Bulletin officiel de l'exposition universelle de 1889
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- T Série. — N° ST. Le Numéro : 15 Centimes. Samedi 10 Août 1889
- ULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE I)E 1889
- ABONNEMENTS
- roun LA DURÉE DE l’exposition
- Paris et. Départements.............
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- 20 fr.
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du publie
- (CLASSE 58)
- Annonces....................... la ligne Sfr-
- Réclames ...................... — 5 »
- Faits divers................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour NVade, Blomfield Ilouse, London-Wall,
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation)>
- SOMMAIRE. — Devant le Bulletin officiel. — Chronique.— Le Scliah de Perse à Paris. — Echos. — Dernière heure. — Les Fêtes universitaires. — Les Fûtes de 1 Esplanade. — D’où vient l’argent? — Les Congrès. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite), — La Bourse. — Annonces et réclames.
- DE\ ANT LE “ BULLETIN OFFICIEL ’. — Les dîneurs un jour de fête au Champ de Mars.
- DEVANT LE “ BULLETIN OFFICIEL ”
- La marée montante des dîneurs et des saucissonnants est venue battre les murs enverdurés du pavillon du Bulletin Officiel. Si bien que Gil-Baer, le dessinateur spécial du journal, n’a eu qu’à s'asseoir à la fenêtre du Salon du rez-de-chaussée pour crayonner les bonnes gens qui ne veulent ni dîner
- dans les restaurants, ni sortir de l'Exposition où ils sont venus pour un ticket, pour y rentrer avec deux tickets aux heures des Fontaines lumineuses.
- On s’étonne du nombre incalculable de ces dîners improvisés. Et cependant quoi de plus naturel? Prenons un exemple.
- Une famille de cinq personnes, le cas est fréquent, fait d’abord, en ne prenant qu’un ticket et en restant
- après le coup de canon de six heures, une économie de deux tickets par personne, qu’elle dépenserait en sortant de l’Exposition pour prendre ses repas. Soit dix tickets : soit 4 fr. 50 c.
- Avec cette somme, on achète les victuailles de la petite smala; et, dès lors, le surplus est insignifiant, n’atteignant pas 50 centimes par tête.
- Voilà le calcul très simple que font les milliers de
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- BULLETIN OFFICIEL UE L’EXPOSITION* DE 1889
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- personnes qui dînent chaque jour en plein air, au Champ de Mars, sur les quais et à l’Esplanade, et dont le budget ne permet pas d’aborder les restaurants.
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- CHRONIQUE
- Parmi tous les moyens de locomotion déjà usités pour se rendre, directement, d’un point quelconque de l’étranger à la Tour Eiffel, il en est un dont on n’avait pas encore parlé : on était venu à la Tour Eiffel — centre du monde, comme Ta écrit un enthousiaste — en fiacre, en brouette, en vélocipède, etc. ; il est question maintenant d’y venir en ballon.
- En effet, samedi prochain, une grande course de ballons aura lieu à Bruxelles.
- Paris est désigné comme but d’atterrissement et le gagnant sera le ballon qui descendra le plus près de la tour Eiffel.
- Quatre prix sont donnés par le conseil communal de Bruxelles qui fournit également le gaz nécessaire au gonflement des ballons.
- J’ai eu le plaisir de voyager, dans le train spécial de Cherbourg à Paris, avec le docteur Tholozan, qui s’était assis, dans le wagon-restaurant, à la même table que les journalistes.
- Quel homme simple et charmant ! Quelle bonhomie et quelle finesse dans sa conversation! Que de détails curieux il m’a donnés sur sa vie à Téhéran, auprès du schah de Perse, sur son long séjour là-bas. et sur l’immense besoin de repos qu’il éprouve en ce moment!
- Il ressortait de toutes ses paroles, !e désir ardent, vu son âge et son état de santé actuel, de prendre sa retraite et de goûter à Paris, quitte depuis plus de vingt ans, des loisirs bien gagnés :
- « — Je suis tout dévoué à Sa Majesté, nous disait-il, mais il m’est devenu impossible de la suivre à cheval dans ses tournées fréquentes à traversées Etats; le schah est fort et vaillant, je ne suis plus à sa hauteur, et je demande grâce ! »
- A l’Exposition, dans les quelques visites du souverain persan , j’ai remarqué moi - même l’éclipse brusque du docteur Tholczan, que la promenade fatiguait trop, surtout le jour de l’ascension à la tour Eiffel :
- — Mais il faut présenter un successeur au schah, lui disions-nous, et un Français, n’est-ce pas ?
- Ce projet était déjà dans les idées du docteur Tholozan qui, ces jours-ci, avait fait presque agréer par Sa Majesté persane un médecin principal de notre armée ; il paraît que des influences étrangères ont momentanément fait relarder son acceptation définitive.
- Elle serait pourtant très importante au point de vue national, car le médecin du schah a beaucoup d’influence sur son auguste client. Le docteur Tholozan Ta prouvé en maintes circonstances, notamment quand il a fait autoriser par son souverain les fouilles de Suse, demandées par M. et Mme Dieulafoy.
- Nous formons donc les vœux les plus vifs pour que le schah admette finalement auprès de lui un médecin français.
- D’après le premier programme officiel que nous avons sous les yeux, le schah devait quitter Paris le 7 août; cette date est déjà passée et le jour du départ définitif n’est pas encore fixé : ce sera pourtant, selon toutes prévisions, vendredi soir ou samedi matin. Nasser-ed-Din doit se rendre d’abord à Bade et de là .à Munich, où il at-
- tendra, jusqu’au 15 août environ, que l’empereur d’Autriche soit revenu de Berlin.
- Il ira visiter l’empereur à Vienne, où il ne restera que peu de jours, et de là il rentrera dans ses Etats par le Caucase.
- Eh bien ! je serais curieux de savoir au juste ses impressions sur ce voyage mirifique à travers l’Europe; elles seront consignées dans les Mémoires qu’il rédige au jour le jour, avec une. grande exactitude et une ponctualité digne d’un chroniqueur consciencieux, — ne riez pas, il y en a! — mais ces Mémoires ne seront pas complètement livrés à la publicité.
- On peut, néanmoins, croire, sans trop de fatuité, que c’est à Paris que le schah s’est le plus amusé et a reçu l’accueil le plus chaud et le plus désintéressé. On n’a rien épargné, ni fêtes, ni banquets, ni spectacles pour le distraire.
- On aurait voulu seulement qu’à l’Exposition le schah dirigeât un peu plus ses pas du côté des sections françaises qui auraient pu lui offrir des curiosités tout aussi remarquables que les séchons étrangères.
- Mais, il est probable qu’il garde la France pour la bonne bouche !
- F. L.
- LE SCHAH DE PERSE A PARIS
- Le schah de Perse avait annoncé qu’il se rendrait hier matin au Jardin des Plantes ; mais il a ajourné cette visite et a préféré ne pas sortir de la matinée. Du reste, il n’est pas resté inoc-cupé. Il a reçu la visite du prince Ibrahim, gouverneur d’une des principales provinces de Perse, accompagné de Mirza Mehdi, son intendant.
- Puis M. de Brazza, gouverneur général du Congo, est arrivé rue Copernic, vers onze heures, et a demandé à être présenté au souverain persan: sa visite a duré près d’une demi-heure.
- Sa Majesté a ensuite examiné son portrait photographique, et s’est fait lire un sonnet dans lequel un poète de talent, le comte de Tarade, lui souhaite la bienvenue en vers élégants et finement ciselés.
- Visite à, Enghien
- Vers une heure de l’après-midi, le schah, accompagné du général Bérenger et de deux dignitaires de sa maison, a pris place dans un landau et est parti pour Enghien, suivi de plusieurs voitures occupées par les personnages de sa suite. Les douze kilomètres qui séparent Paris d’Enghien ont été parcourus en une heure à peine.
- Arrivé au bord du lac, le schah a mis pied à terre; il est monté sur un bateau que Ton avait préparé pour le recevoir et qui Ta conduit à Saint-Gratîen, devant la propriété de la princesse Mathilde. Nasser ed-Dinafait une longue visite à la princesse qui ne l’attendait pas. Il lui a dit qu’il n’avait pas voulu quitter Paris sans la revoir, tant il avait conservé un excellent souvenir de l’accueil qu’elle lui avait tailloirs de son dernier voyage en France. Le souverain s’est ensuite fait présenter le prince Louis, second fils du prince Jérôme.
- Un peu avant cinq heures, le schah et son cortège ont quitté Enghien et ont repris le chemin de Paris.
- Visite à IMEcole aies mines
- Vers six heures, la voiture de Nasser-ed-Din a remonté le boulevard Saint-Michel, au milieu des acclamations de nombreux étudiants.
- Arrivé à l’Ecole des mines, le schah a été reçu par M. Eaton de la Goupillière, directeur de l’Ecoie, et par M. Adolphe Carnot, sous-di-recteur et professeur à l’Ecole, frère du président de la République. Le nom de IM. Carnot a paru impressionner beaucoup Sa Majesté persane.
- M. Haton de la Goupillière a fait visiter à Nasser-ed-Din les magnifiques collections que possède l’Ecole des mines. Le schah, qui décidément aime les pierreries, a examiné assez longuement la curieuse et remarquable collection de diamants.
- A sept heures moins le quart, Nasser-ed-Din quittait l’Ecole des Mines, et à sept heures un quart arrivait rue Copernic.
- On lui a offert à ce moment son buste en terre cuite dû au sculpteur Colonna, mort il y a deux ans.
- Le départ du souverain est maintenant arrêté d’une façon définitive. Aujourd’hui, à 3 heures, Nasser-ed-Din fera une visite d’adieu à M. Carnot, et demain, à deux heures, il s’embarquera à la gare de l’Est
- Le schah se rend à Baden-Baden; pour y aller, il ne traversera pas T Alsace-Lorraine, mais passera par Bâle et par Fribourg. Cette attention sera certainement appréciée.
- A lpE«len.-TIi.é»tre
- Jamais, peut-être, depuis son arrivée à Paris, le schah n’a excité aussi vivement la curiosité qu’hier soir à l’Eden, où Ton donnait en son honneur une représentation de gala d’Eæcel-sior.
- Le spectacle était annoncé pour neuf heures et longtemps avant ce moment la salle était comble et le public très nerveux. A chaque seconde quelqu’un s’écriait : « Le voilà », et aussitôt tout le monde se levait, lorgnant la loge de face toute tendue de satin vert qui avait été réservée au souverain.
- Enfin, après vingt alertes de ce genre, à'neuf heures et demie passées, Nasser-ed-Din a fait son entrée dans la salle. Il était temps, car déjà les spectateurs et surtout les spectatrices commençaient à s’impatienter et manifestaient leur mécontentement par des trépignements très expressifs. L’arrivée du souverain a aussitôt calmé 1a salle et, par un brusque revirement, chacun s’est mis à applaudir avec vigueur.
- La représentation a immédiatement commencé. mais c’est à grand’peine qu’on a pu obtenir des spectateurs de rester assis.
- Dès qu’un effet de scène était jugé susceptible de surprendre le schah, tout le monde se levait pour lire sur sa figure l’impression produite.
- Inutile de dire que les spectateurs n’ont guère pu exercer leur talent de physionomistes.
- Gomme toujours, Nasser-ed-Din est resté impassible, se contentant lorsqu’il était vivement intéressé de se pencher légèrement sur le bord de sa loge.
- Il n’en a pas moins trouvé la soirée très agréable etl’a déclaré, à plusieurs reprises, aux personnes de sa suite.
- ÉCHOS
- Les concours d'JioiUîculture
- Mercredi a pris fin le cinquième concours d’horticulture.
- Le prochain aura lieu du 16 au 21 août.
- Les ascenseurs
- A partir d’hier, l’ascenseur de la pile nord, qui va directement du sol à la deuxième plate-forme de la tour, a cessé de fonctionner. Son service est suspendu pour quelques jours, jusqu’à dimanche probablement. — On va apporter à l’appareil quelques
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- modifications analogues à celles qu’on a fait subir à l’ascenseur du pilier sud, afin d’augmenter le nombre des voyageurs et la vitesse.
- Les Tahitiens sur la Foui*
- Avant de quitter la France, la petite colonie taliitienne a fait l’ascension de la tour Eiffel. Il serait difficile de traduire l'admiration de c-s braves français de l'Océanie pour le gigantesque ê- ifice du Champ de Mars.
- Yoiçd les noms de nos aimables hôtes, que guidaient leurs délégués : MM. E. Frank Pu au et E. Raoul: M. et Mme Tetuanni; M. et Mme Tua; M. et Mme Teripo : M. et Mme Tetau ; M. Tematahi et M. Tuai)a.
- Au pavillon de la presse
- Mardi, un déjeuner intime réunissait au restaurant du pavillon de la presse les amis de M. Henri Coudreau. venus pour dire adieu au vaillant explorateur de la Guyane centrale sur le point de partir pour une nouvelle exploration.
- Parmi les convives, citons au hasard MM. de Saint-Arroman, du ministère de l’instruction publique; Cauthret, secrétaire général de la société de géographie commerciale, et nos confrères Léo Biron, Pierre Robbe, Guilaine, Arsène Alexandre. Henri Mayen, de Bellet, Ch. Bayle, François La-veau, le compagnon de Coudreau, etc., etc.
- Réunion très cordiale naturellement.
- On a bu à la fondation d’un groupement qui assure à nos vaillants explorateurs le repos dont ils ont si grand besoin à leur arrivée
- Présents au prince d’Annam
- Le ministre des affaires étrangères a fait remettre au prince d’Annam le brevet- de commandeur de la Légion d’honneur.
- Le conseiller d’Etat et le ministre des rites ont été promus au grade d’officier.
- Les interprètes et le médecin du prince ont obtenu soit des médailles d’or, soit des médailles d’argent.
- L’interprète en chef, Truong-Minh-Ky, professeur au collège de Saigon, a reçu les palmes académiques. Truong a traduit en chinois les fables de La Fontaine.
- Le président de la République fait parvenir au roi d’Annam, comme cadeau, quelques meubles de salon, parmi lesquels un petit bureau incrusté d’or.
- La « Posl » et l’Exposition
- La Posl publie une lettre de son correspondant spécial sur l’Exposition universelle.
- Nous en détachons le passage suivant :
- Celui qui voudrait prétendre que l’Exposition de Paris n’est pas une œuvre grandiose, tant au point de vue de ses dimensions qu’à celui de la richesse, de la variété des objets exposés, devrait être, à mon avis, qualifié de calomniateur malveillant.
- R faut reconnaître que le gouvernement français a fait tout ce qui dépendait de lui pour donner à cette Exposition le plus vif éclat.
- Diriali-Salil’ou chez AL SelnxTclier
- Le roi Dinah-Salifou et les princes sénégalais, accompagnés du commissaire de l’exposition coloniale, M. Henrique, et du commandant Noirot,sont allés, rendre visite mercredi à M. le sénateur Schœl-cher.
- M. Henrique, se faisant l’interprète des sentiments qui avaient inspiré cette démarche, a dit à M. Schœlcher que nos visiteurs africains n’avaient pas voulu quitter le sol de la France, sans exprimer leur gratitude à l’homme d’Etat, qui a été le promoteur de l’abolition de l’esclavage, et dont la vie tout entière n'a été qu’un long dévouement à la race noire.
- M. bchœlcher a répondu, en termes émus, combien il était touché de cette démarche ; il en a plusieurs fois renouvelé l’expression au roi, et il a vivement remercié AI. Henrique.
- Dinah-Salifou et les princes ont tenu à emporter, comme souvenir dF cette visite, la photographie de IM. Schœlcher.
- Le coùl de la visite du sehali de Perse en Angleterre
- On vient d arrêter le compte des dépenses occasionnées au gouvernement anglais par la visite du sclialn Elles se montent à 7,050 livres sterling (IJ 1,250 fr.) Avant de se séparer, la Chambre des Commîmes aura à sanctionner cette dépense.
- Le schah et AI. de Lesseps
- Hier malin, le schah de Perse a reçu en audience pmée M. terdinand de Lesseps, qui portait en sautoir le grand cordon de la Légion d’honneur.
- Après cette audience, qui dura une demi-heure, le prince a reçu les ministres du roi Dinah-Salifou, accompagnés des musiciens du roi nègre, qui sont venus lui offrir une sérénade.
- Les Roumains à l'Exposition
- On télégraphie de Bucharest que le prince Georges Bibesco, président du comité national et commissaire général de Roumanie à l’Exposition universelle, vient de prendre les mesures nécessaires pour envoyer à Paris, où ils resteront quinze jours, trente-cinq professeurs, élèves, mécaniciens, agriculteurs, choisis, dans les écoles techniques, parmi les plus méritants et les plus aptes à profiter des enseignements de l’Exposition.
- Ces visiteurs seront entièrement dédommagés de leurs frais par le comité national, à la tête duquel se trouve le prince Bibesco, et auquel la Roumanie doit d’être si dignement représentée à l’Exposition.
- Ouvriers IJordeîais
- Le Conseil municipal de Bordeaux vient de voter une somme de 2,000 francs pour l’envoi d’ouvriers à l’Exposition.
- L’Alliance française
- Ia Alliance Française est une association qui s’est donné pour but la propagation de la langue française dans les colonies et à l’étranger. C’est en quelque sorte la contre-partie de la propagande faite par les apôtres du volaptik.
- A1 occasion' du congrès qu’elle vient de tenir, Y Alliance française s’est réunie hier soir dans un banquet au Grand-Véfour, sous la présidence de M. Spuller, ministre des affaires étrangères. Une centaine de convives étaient présents; parmi eux se trouvaient MM. Colonna Ceccaldi, conseiller d’Etat, ministre plénipotentiaire; Foncin, inspecteur général de l’Université, secrétaire général de Y Alliance; Aymonnier, directeur de l’Ecole coloniale et plusieurs hauts fonctionnaires du ministère des affaires étrangères et du sous-secrétariat des colonies.
- Au dessert, M. Spuller a félicité Y Alliance française des résultats qu’elle a déjà obtenus et l’a assurée du sympathique appui du gouvernement.
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- DERNIÈRE HEURE
- ^Ranquet
- Grand banquet hier à Fhôtel Continental, offert par les jurés étrangers et MM. les experts aux jurés français de la classe 73 (produits alimentaires de l’Exposition).
- Parmi les convives : MM. le prince.Galitzine, Enrique Avansays, Navarro Hevertere, Rodo-canachi, Paul .Jurgensen, Brevet, Jarlauld, le comte Werlé, Macieira, etc.
- Nous ferons demain le compte rendu de cette importante réunion.
- Le soiawia et le téléphone
- Nasser-ed-Din assistera, aujourd’hui à une heure, à des expériences de téléphonie militaire aérienne qui auront lieu au moyen d’un câble reliant le Trocadéro au ballon captif Godard. Les appareils téléphoniques fixés dans la nacelle du ballon ont déjà été expérimentés par E. E. Nazare-Aga, le docteur Tholozan et Dje-hanguir-Khad.
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- LES FETES UNIVEIISÏTAIHIÎS
- Très belle réception hier soir à l’Hôtel de Ville, en l’honneur des membres du congrès scientifique et des étudiants français et étrangers.
- Dès neuf heures un quart, une foule considérable était massée, contenue par plusieurs cordons de gardiens de la paix, sur la place de fllôtel-de Ville. Cette foule regardait défiler les nombreuses délégations d’étudiants de tous les pays d’Europe, en costumes nationaux.
- M. Cliautemps. président du conseil municipal. et le corps entier du conseil, recevaient les invités au haut du grand escalier d’honneur.
- Dès dix heures, les salons étaient absolument remplis d’invités.
- Le grand succès de la soirée a été pour M. Pasteur, arrivé à dix heures et demie, qui. en
- passant dans les salons, a été l’objet d’ovations répétées, où les cris de : Vive Pasteur ! se confondaient avec ceux de : Vive la République ! Vive la France !
- Un orchestre, dirigé par M. Danbé. a donné un excellent concert symphonique dont le programme était très choisi.
- Les Fêtes de l’Esplanade
- Hier, à deux heures, a eu lieu au palais des colonies la réunion des commissaires des sections coloniales algérienne et tunisienne.
- Ces messieurs ont élaboré le programme des fêtes qui seront données à l’esplanade des Invalides les 12,19, 26 août et le 2 septembre.
- Afin de donner à ces fêtes le plus d’éclat possible, M. Berger a décidé que les distributions de prix aux harmonies et fanfares qui prendront part aux differents concours du Trocadéro auraient lieu à l’Esplanade aux dates que nous venons de fixer.
- De plus, on organise un grand défilé aux flambeaux, auquel prendront part tous les habitants exotiques de l’esplanade des Invalides et ceux de la rue du Caire.
- Ce matin, à dix heures, M. Berger réunira les commissaires des sections algérienne et tunisienne, et le programme des fêtes sera immédiatement arrêté. .
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- D’OU VIENT L’ABSENT?
- Notre confrère Gaston Jollivet vient, sous un titre emprunté à la politique, d’écrire un article excellent, quoique, sinon parce que, la politique n’y est pour rien du tout.
- 11 a attiré l’attention en prenant pour titre cette question fort usitée en dehors de l’enceinte de l’Exposition : « D’où vient l’argent? »
- Ecoutez notre confrère et vous verrez que l’argent dont il parle est celui qui enrichit Paris et la France par contre-coup ; et non celui qui a été employé à enrayer le succès de l’Exposition, ù troubler la paix publique et à entraver les affaires.
- Nos excellents amis de l’autre côté de la* Manche, n’ayant guère trouvé à mordre sur notre Exposition, dirigent en ce moment les gentillesses de leur humour national sur nos hôteliers, sur nos restaurateurs, sur tous les industriels parisiens par lesquels ils se déclarent odieusement exploités. Le Times nous décochait hier ce trait :
- — Paris continue à offrir généreusement une hospitalité aux étrangers... moyennant trente francs par chambre et par nuit.
- D’autres journalistes anglais débarqués à Paris font mieux que de se plaindre ou que de railler. Ils ont publié à son de trompe leur résolution de ne point coucher dans un lit d’hôtel parisien et de camper sous une tente dans un terrain loué quelque part du côté de Neuilly, comme les Peaux-Rouges. Le matin, quelqu’un de la bande se dévouera pour aller aux provisions qu’un autre, au retour, improvisé cuisinier, accommodera au goût britannique. Et, du coup, voilà les exactions de la carte à payer conjurées !
- .le n’ai ni la mission ni le goût de défendre nos hôteliers et nos restaurateurs, mais j’ai quelque idée que les aménités du Times et la menace d’une tente britannique dressée en pleine banlieue de Paris les laisseront profondément indifférents. En tant que voyageur, en effet, l’Anglais est aujourd’hui jugé, Les directeurs d’hôtels ou les patrons de restaurants qui croient encore au mylord appartiennent à la noble race des Calinos et des Guibollards. Depuis vingt ans environ, il s’est levé en Angleterre une nouvelle couche d’excursionnistes continentaux qui, loin de se piquer de prodigalités à la lord Seymour dans les villes oû elle passe, semble avoir formé une compagnie — illimited — pour désespérer, par ses façons de couper un penny en quatre, quiconque* après
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- leur avoir servi à boire et à manger, les couche dans des draps moins trouées que ceux des hôtels de Londres et d’Edimbourg. L’Anglais en voyage est devenu proprement une peste non seulement pour les autres voyageurs, niais pour la plupart des hôteliers. C’est son droit assurément de s’adresser à des agences qui débattent les prix pour lui, mais^ce marchandage est tellement serré, tellement âpre, qu’on peut hardiment affirmer aujourd’hui^ qu’une bonne part des sujets de la reine Victoria voyage uniquement pour faire des économies. C’est assez dire qu’en fait d’exploitation les rôles se trouvent retournés et que mes confrères anglais dont je viens de parler peuvent dormir tranquillement sous leur tente. L’avidité de nos aubergistes ne viendra pas les y déranger.
- Et alors une question se pose : D’où vient l’argent? D’où viennent ces sommes énormes que l’Exposition rapporte àParis depuis le mois de mai, ce gigantesque revenu quotidien qui va grossissant en ce moment en plein mois d’août et dont la source paraît bien ne devoir se tarir que tout à fait aux derniers jours d’octobre, et encore ? J’ai entendu dire par des gens qui ont consulté les registres des paquebots et des chemins de fer et qui connaissent leurs cinq parties du monde sur le bout des doigts, que, du fait seul des étrangers, un milliard tout rond s’est dépensé ou se dépensera à Paris. Un million d’étrangers laissant ici en moyenne mille francs chacun et voilà le compte établi. Je me défie, en général, des statistiques dressées au pied levé, mais celle-là pourrait bien n’êtrepas aussi fantaisiste qu’on le croirait volontiers de prime abord. Si l’élément anglais n’entre dans cette moyenne que pour un nombre très restreint de guinées, combien d’autres peuples moins regardants à la dépense semblent s’être donné le mot pour rétablir la balance !
- Un simple tour au bois de Boulogne, entre cinq et sept heures, vous en dira plus long sur ce point qu’une enquête psychologique sur le plus ou moins de propension de chaque nation à délier les cordons de sa bourse. Tout d’abord, dès votre entrée dans l’allée des Acacias, vous aurez une surprise. Alors que, généralement, à cette époque-ci de l’année, une trentaine de malheureux fiacres défilent, très espacés, à la queue-leu-leu le long de l’avenue, vous retrouverez là presque les trois rangées de voitures des beaux jours de rentrées de courses. Mais ces équipages, vous ne les reconnaîtrez pas. Vous ne pourrez pas davantage mettre un nom sur les visages de ceux qui les occupent. Ce ne sont pas des figures parisiennes.
- Les voitures, d’ailleurs, si vous les regardez de près, portent rarement chiffres ou armoiries. On voit qu’elles sont de louage, bien que la forme, la coupe et le harnachement soient du meilleur style et que les chevaux n’aient pas l’air une seconde de sortir de chez l’équaris-seur. La clef du mystère est facile à trouver. Tous ces véhicules ont été pris à la journée ou au mois par de riches étrangers qui tiennent à mener la grande vie parisienne pendant leur séjour parmi nous. Tant pis si les Parisiens ne sont pas là pour les regarder. Ils s’amusent pour leur compte entre eux.
- Examinez maintenant les traits de ces nouveaux habitués du Bois. Les hommes ont généralement le visage bronzé et les femmes le teint mat, la fameuse morbidezza créole. Il n’y a pas à s’y tromper. Ce sont là, en grande majorité, des Sud-Américains et avec un peu d’illusion, en remplaçant les acacias de l’avenue par la flore des pays exotiques, vous pouvez vous croire pendant une heure à la promenade principale de Rio-de-Janeiro ou de Buenos-Ayres.
- Ces étrangers, qui enrichissent les loueurs de voitures, vous les retrouvez, le soir, dans les avant-scènes de nos théâtres, dans les grands cabinets des restaurants, payant sans compter, aussi magnifiques comme donneurs de pourboires que l’aimable bambin persan, le favori du schah et des mendiants de la rue Copernic. Et c’est par milliers qu’on les signale. C’est une légion se renouvelant sans trêve, car d’incessantes recrues, le portefeuille bourré de chèques, viennent remplacer par chaque vapeur les premiers arrivés qui ont épuisé leurs lettres de crédit sur l’Europe.
- Joignez à ces enfants du Brésil, de La Plata, du Chili, les autres Américains, ceux du Nord, des Anglo-Saxons, ceux-là, plus volontiers prodigues que leurs consanguins du' Royaume-Uni, ajoutez une pincée d’Altesses, voyageant sans apparat officiel, mais trahissant leur incognito par des largesses vraiment princières, quelques grands seigneurs et riches bourgeois européens, et je parie qu’en mettant bout à bout les dépenses de tous ces étrangers de distinction, nous n’arriverons pas déjà très loin du milliard pronostiqué plus haut, lequel constitue le plus fameux drainage d’or opéré depuis que le monde est monde, par une seule ville, dans l’espace de six mois.
- Et maintenant, quels sont les bénéficiaires de cette manne heureuse ? J’ai déjà nommé les métiers vivant du luxe, et je suis bien obligé de faire rentrer dans cette catégorie l’industrie particulière à certaines demoiselles qui n’ont pas entendu pour rien au café concert ce conseil pratique :
- Pendant l’Exposition Il faut se faire un’ position.
- Mais, heureusement, cette année, les professions avouables ou non qui s’adressent aux gens riches n’accaparent, pas tous les dollars et toutes les piastres laissés par l’étranger àParis. Le milliard de tout à l’heure se complète par l’appoint des gros sous. Grâce à l’affluence inouïe des gens de tout pays jetés ici par les trains de plaisir, il n’est pas un quartier de notre ville, même le plus humble, qui restera déshérité pendant l’Exposition. Les hôtels et les cafés modestes s’accommodent des bourses modestes de ces milliers de petits commerçants ou de boutiquiers venus des quatre coins du monde pour contempler un embrasement de tour Eiffel, un ressort inconnu de machine ou un déhanchement de gitana. Toutes ces hôtelleries, tous ces estaminets de troisième ou de quatrième ordre retrouvent en général les frais qu’ils ont faits pour se rendre le plus alléchants possible.
- C’est là la caractéristique de l’Exposition de 1889. En 1867 et même en 1878, les gens de loisir seuls ou les gros bonnets de l’industrie avaient été nos hôtes, et l’argent de ces voyageurs n’avait guère rayonné que dans un cercle restreint d’élégances, dans le centre du Paris élégant. Aujourd’hui, tout Parisien qui travaille trouve à gagner à l’Exposition, non seulement son pain, mais le saucisson qu’il mange, avec un peu trop de sans-gêne, le dimanche, sur les pelouses de M. Alphand.
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- BALS DU 10-AOUT
- De 9 heures du soir à 2 heures du matin
- Place de l’Hôtel-de-Ville
- Harmonie (60 exécutants), dirigée par M. Mélé. Place de la Bastille
- Harmonie (60 exécutants), dirigée par M. Dousr
- SAINT.
- LES C 0 N & R È S
- Congrès de PAlliance Française
- Le congrès de l’Alliance française a tenu hier sa séance de clôture. Les vœux émis sont les suivants :
- 1° L’Alliance française émet le vœu que l’enseignement direct de la langue française soit aidé, encouragé et favorisé dans toute l’Indo-Chine française. La première section adopte ensuite, à l’unanimité, un vœu additionnel de M. Priou demandant que l’Alliance française réserve des récompenses pour les instituteurs de l’Indo-Chine qui auront obtenu les meilleurs résultats dans leur enseignement de la langue française, autant que possible sans se servir de la langue annamite comme intermédiaire.
- 2° Question de l’enseignement du français en Algérie et en Tunisie. Le congrès, constatant l’insuffisance des ressources actuelles, émet le vœu que les crédits nécessaires au développement progressif et continu de cet enseignement soient inscrits dans les budgets des années qui suivront l’application de la nouvelle loi sur l’en-
- seignement primaire. Le congrès estime qu’il est avantageux d’employer concurremment des maîtres français et des maîtres indigènes. Il est d’avis de maintenir le principe de l’obligation inscrite dans la loi, mais en usant, dans son application, de tous les tempéraments reconnus nécessaires. Il croit enfin utile de donner aux jeunes indigènes dans l’école, mais seulement à titre accessoire, l’enseignement de l'arabe, et se prononce contre l’enseignement de la langue kabyle qui ne correspond pas aux mêmes besoins.
- 3° Le Congrès, dans le but de faciliter l’étude du français aux colonies et à l’étranger, déclare adhérer officiellement à la pétition adressée à l’Académie en vue de la simplification de l’orthographe française et des règles qui la régissent.
- Enfin, après avoir examiné contradictoirement les propositions concernant l’écriture phonétique qui lui ont été soumises, d’une part, par M. P.-A. Martin, au nom de l’Ecole phonétique lyonnaise, d’autre part par M. René Fourés, au nom de la Société de réforme orthographique, le Congrès émet le vœu que toute latitude soit laissée aux maîtres qui désireraient se servir d’une écriture phonétique à titre de procédé pédagogique et de moyen abréviatif pour l’enseignement du français.
- Le soir, à sept heures, les membres du Congrès se sont réunis chez Véfour, en un banquet présidé par M. Spuller. Le ministre des affaires étrangères avait à sa droite M. Le Myre'de Vi-lers, résident général à Madagascar; à sa gauche, M. de Brazza, et, en face de lui, M. le comte Colonna Ceccaldi, président du Congrès, ministre plénipotentiaire, conseiller d’Etat. Au dessert, un toast a été porté au président de la République par M, Colonna Ceccaldi, auquel a répondu M. Spuller qui, après s’être excusé modestement de ne pas parler avec autant de justesse que M. Jules Simon et de finesse que M. Renan cette belle langue française, « la plus belle que les hommes aient parlée depuis la langue grecque », s’est félicité d’avoir pris part à cette Association, qui a pour but le maintien de l’influence française à l’étranger. M. Nyholm, docteur de l’Université de Copenhague,'a porté un toast plein de cordialité à la France, cette belle France qui est l’idéal du Danemark.
- Après lui, M. Floresco, délégué roumain, dans un discours très applaudi, a annoncé qu’une chaire de littérature française était instituée à l’Université de Bucharest. Enfin, M. van Hamel,professeur à l’Université de Gro-ningue, délégué de Hollande, rappelant le mot de Bornier : « Tout homme a deux patries : la sienne et la France », a fait l’éloge de la langue française en un langage spirituel et élevé et que beaucoup de Français pourraient lui envier.
- Parmi l’assistance on remarquait MM. Fon-cin, secrétaire général de l’Alliance; J. Fleury, de l’Université de Saint-Pétersbourg; le docteur Tholozan, MM. Meurand, Dreyfus, Armand Colin, libraire-éditeur, etc.
- La soirée s’est terminée à minuit.
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- Les journées sanglantes de juin 1848 sont l’œuvre des ateliers nationaux.
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- et ne criaient pas. L’émeute, cela se sentait, préparait ses armes ; il y avait là plus de cent mille (( travailleurs » qui n’avaient rien à gagner à l'établissement d’un gouvernement stable et régulier.
- A la suite de la nomination du prince Louis-Napoléon comme représentant du peuple, des rassemblements inquiétants se produisaient chaque jour. La Chambre se trouvant en présence, de demandes de crédits, les discutait et, à cette occasion, Victor Hugo ne craignait pas, risquant sa popularité, de qualifier les « ouvriers » des ateliers, de « prétoriens de l’émeute ».
- Le 23 juin, la situation prenait corps; des barricades étaient élevées en toute hâte, et non sans quelque science stratégique, sur divers points de la capitale.
- Le général Cavaignae hésitait. Espérant vaincre l’insurrection sans effusion de sang, il adressait au peuple des exhortations qui auraient dù être écoutées, mais il était trop tard et, follement, sans direction et sans but, les insurgés, sourds à toute entente, se précipitaient, tête baissée, dans une voie sans issue.
- La résistance s’organisa donc et les généraux Lamoricière, Bedeau et Damesme reçurent le commandement de trois colonnes militaires qui devaient prendre les positions les plus importantes.
- Livré à une effroyable guerre civile, l’une des plus redoutables qu’il lui ait été donné de voir, Paris attendait avec anxiété le résultat d’une lutte (jui ne lui offrait pas de point de comparaison.
- Le 24 juin, l’état de siège était décrété et Ca-vaignac recevait de l’Assemblée les pouvoirs nécessaires pour agir efficacement. Les événements prenaient, en effet, non plus le caractère d’un simple mouvement politique, mais bien celui d’une lutte sociale dont le terme restait douteux. Les hostilités ouvertes, de part et d’autre, on fit courageusement son devoir, mais force resta à l’armée qui, dans les journées des 25 et 26 juin se montra résolument attachée aux institutions existantes.
- Les journées de juin, plus sanglantes peut-être qu’une bataille rangée, coûtèrent à la France près de quatre mille hommes. Les généraux Du-vivier, Damesme, de Bourgon et François furent tués dans la lutte. Le général de Bréa, lâche ment frappé à la barrière de Fontainebleau, sur le lieu même où s’élève aujourd’hui l’église de la Maison Blanche, perdit la vie avec son aide-de-camp, le capitaine Mangin.
- Le 28 juin, Cavaignae déposait sa démission sur la tribune de l’Assemblée, qui lui votait des remercîments et rendait, séance tenante, un décret attribuant au général le titre de Président du conseil des ministres et de Chef du pouvoir exécutif.
- Dès le début de l’état de siège, onze journaux avaient été supprimés; parmi eux figurait la Presse, dont Emile de Girardin était le rédacteur en chef. Girardin était déjà, à cette époque, la plume incisive, le polémiste puissant que nous avons connu. Justement inquiet, le gouvernement avait brisé la plume en enfermant le polémiste.
- Cavaignae, homme de devoir et sincèrement républicain, n’avait pas songé que Girardin, redevenu libre, pourrait favoriser de son inlluence et de son talent la candidature de Louis Napoléon à la présidence de la République.
- L’état de siège ne fut levé qu’au mois d’octobre 1848; pendant sa durée, le général Ca-vaignac passa en revue, au Champ de Mars, les troupes de la garnison de Paris et la garde Nationale. Cette revue, à laquelle parurent soixante-dix mille hommes, eut lieu le 3 septembre 1848, par une superbe journée.
- A onze heures et demie les troupes de toutes armes étaient établies sur leurs emplacements respectifs.
- Les mesures ayant été prises par les états-majors de la division militaire et de la garde
- nationale, toute cette armée put se réunir, se placer, défiler et se dissoudre sans confusion. L’agrandissement récent du Champ de Mars permettait d’ailleurs de larges développements en front de bataille et en colonne sur une profondeur considérable.
- Sur le pont d’Iéna se tenaient les gendarmes de la Seine, dont la tenue rappelait celle des grenadiers à cheval de l’ancienne garde impériale.
- L’infanterie et l’artillerie, en tenue de campagne, étaient massées dans le Champ de Mars; la cavalerie, sur le quai d’Orsay.
- Une foule immense couvrait les talus latéraux. Beaucoup de dames se montraient aux fenêtres de l’Ecole militaire. Le grand balcon était réservé aux membres de l’Assemblée nationale.
- Toutes les légions de la garde nationale de Paris et de la banlieue, représentées à raison de deux compagnies par bataillon, un bataillon par légion, s’alignaient sur quatre rangs, à l’ouest et dans presque toute la longueur du Champ de Mars.
- La garde mobile et la garde républicaine, représentées par deux cents hommes par bataillon, s’alignaient sur deux rangs de bataille au centre. L’infanterie de ligne et l’infanterie légère, les sapeurs du génie, les soldats d’administration, formaient quatre rangs de bataille au levant. Le public était maintenu au niveau des pieds des talus par un triple cordon de fantassins, de sergents. de ville et de lanciers. Devant le pont d’Iéna, dans le Champ de Mars et faisant face à l’Ecole militaire, étaient huit batteries d’artillerie à cheval ou montées. Sur le quai d’Orsay, au couchant du Champ de Mars, étaient la garde républicaine à cheval et la gendarmerie de la Seine. Au levant, avaient pris place les 1er et 2e cuirassiers, le 2e dragons, cinquante voitures des équipages, le 4e dragons et le 5e lanciers.
- A midi précis, Cavaignae arriva suivi d’un nombreux état-major. Le général était en uniforme de divisionnaire, avec le pantalon garance ; il portait le cordon de commandeur de la Légion d’honneur et montait un superbe cheval arabe. Le général de Lamoricière, ministre delà guerre; le générai Changarnier, commandant en chef de la garde nationale et un nombreux état major avaient pris place dans le cortège.
- La revue commença par la garde nationale, la garde mobile, la troupe d’infanterie, et continua par l’artillerie, la gendarmerie et la cavalerie rangées en bataille sur le quai. Au passage du général devant les fronts de bataille^ retentissaient les cris de : « Vive la République! Vive le général Cavaignae ! Vive l’Assemblée nationale ! » Le chef du pouvoir exécutif parcourut tous les rangs, précédé d’un détachement de dragons. Pour arrière-garde il avait un peloton de guides, de lanciers et de garde républicaine. Le général Cavaignae se plaça ensuite près du pavillon de l’Horloge pour présider au défilé, qui dura trois heures, pendant lesquelles les musiques des légions et des régiments exécutèrent des fanfares guerrières ou des airs patriotiques.
- (A suivre). E. Maindron.
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- raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table- à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs ;
- 4° Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
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- . pour impression en chromo, format double carré;
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- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique ; elle est disposée également pour la réception à la main ;
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- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement a\fec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
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- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo. dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif deAGita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Dimanche 11 Août 1889
- 2e Série. — N° 88,
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres chez M. Seyhodr Wade, Blomfield Jlouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de VExploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique.— Bonne soirée pour la France. — Le. Scliali de Perse à Paris. —• Les Etudiants étrangers à la Comédie-Française. — Dernière heure. — Echos. — Le Départ des Sénégalais. —Le Pavillon de la Presse. — .Tournée à l’Exposition. — Programme du Festival au Trocadéro. — La Bourse. — Annonces et réclames.
- CHRONIQUE
- Nous avons tous des (ils, des frères ou des neveux qui. pour deux mois, ont jeté la tunique de collégien aux orties, et, vêtus d’un simple complet gris, sont arrivés dare dare à Paris pour voir de près la Tour Eiffel et visiter en tous sens l’Exposition.
- Mais ces grands Uandrins de collégiens, avec leurs quatre brins de moustache sous le nez, leurs longues jambes maigres et leur képi sur l’oreille, ne viennent pas seuls, ils sont accompagnés de toute leur famille. C’est un appoint énorme pour l’Exposition ; aussi, depuis le commencement des vacances, le chiffre des entrées de la semaine a-t-il considérablement augmenté : nous oscillons toujours entre 120 et 130,000.
- C’est superbe et cela se prolongera évidemment pendant deux mois ; nous n’avions donc pas tort d’appeler, il y a quelque temps, août et septembre « les grands mois ».
- Avec les collégiens, nous avons en ce moment les étudiants étrangers, dont les costumes variés et les coiffures spéciales égaient singulièrement l’Exposition.
- A partir d’hier et jusqu’à lundi, les étudiants étrangers seront admis gratuitement à l’Exposition, à la condition toutefois d’v entrer par groupes et accompagnés d’un des commissaires de l’Association.
- Lundi, visite générale et gratuite des étudiants : ils seront au nombre de quinze cents ; les étrangers seront revêtus de leurs costumes spéciaux et de leurs insignes.
- L’excursion commencera par une visite à la Tour, dont les ascenseurs seront tenus à la disposition des étudiants de huit heures à midi. À midi, banquet général dans les quatre restaurants de la première plateforme.
- Ce sera un bien joli coup d’œil, et nous nous promettons d’y assister.
- La journée se terminera par une grande fête au château de Meudon, précédée d’un dîner organisé par les soins d’un ami de l’Association, M. Gau van, sous quinze cents mètres de tentes !
- Six bateaux-mouches seront mis, pour l’aller, à la disposition des étudiants, et deux trains pour le retour.
- Plusieurs orphéons ont déjà promis leur concours à cette fête superbe.
- Nos hôtes, les étudiants, passeront là une belle journée.
- Descendre des hauteurs de la tour Eiffel, sor-
- tir de l’émerveillement du panorama de Paris, pour monter sur les collines verdoyantes de Meudon et, de là, admirer le cours sinueux de la Seine, c’est vraiment une succession d’impressions délicieuses et tous les jeunes gens d’élite, qui profiteront de l’excursion, se souviendront de ces paysages inoubliables.
- Ils devront quelque reconnaissance au vaillant président de l’association des étudiants, M. Chau-meton, qui a organisé avec tant de succès toutes ces fêtes universitaires, et qui a bien mérité les palmes académiques reçues ces jours derniers.
- LE DOME CENTRAL
- Quant au scliali de Perse, il nous quitte décidément samedi à deux heures, encore tout ébloui des splendeurs de Paris.
- Il laisse ici le docteur Tholozan et, heureusement, les craintes que nous exprimions sur la non-acceptation de son successeur, sont tombées. C’est le docteur Feuvrier, médecin principal de l’armée française, qui succède au docteur Tholozan. Le scliali semble déjà enchanté de ses soins.
- Après la Majesté persane, nous aurons à fêter une majesté scientilîque : nous voulons parler du célèbre électricien Edison, du grand et immortel Edison, l’inventeur du téléphone et du phonographe, qui a quitté samedi dernier New-York à bord de la Bourgogne, et sera à Paris lundi ou mardi prochain.
- A l’occasion de l’arrivée de ce savant des savants, il est question, parmi les électriciens de tous les pays, d’organiser une grande manifestation en son honneur.
- En même temps paraîtra Edison, sa vie, ses œuvres, un volume de notre confrère Emile Durer, qui a vécu longtemps dans l’intimité du maître.
- Emile Durer initie le lecteur à l’histoire des plus importantes et des plus récentes découvertes d’Edison ; il publie aussi un do -cument très curieux et aujourd’hui introuvable ; c’est le fac-similé d’un journal édité par Edison, à l’âge de douze ans, dans le fourgon d’un train allant de Chicago à Detroit.
- Signalons également « un duel électrique » et « une causerie plionographique en vingt-cinq langues ».
- Nous n’avons pu encore que parcourir . les bonnes . feuilles de cet intéressant volume, très élégamment et très ebiirement écrit, et qui sera, outre un excellent véhicule de vulgarisation scientifique, comme un salut de bienvenue au grand inventeur.
- F. L.
- BONNE SOIRÉE POUR U FRANCE
- Le banquet superbe offert par les jurés étrangers et les experts de la classe 73 aux jurés français, a été d’un bout à l’autre-une fête dont notre patriotisme peut, à juste titre, s’enorgueillir.
- Le président du banquet, le prince G-alit-zine, a dit qu’il se levait pour parler au nom de tous les jurés étrangers de la classe 73, pour remercier cette France où, il y a cent ans, les classes privilégiées déposaient leur privilège sur l’autel de la patrie ; à cette France qui, depuis lors, a toujours beaucoup plus pensé aux autres qu’à elle-même; à cette France personnifiée par la vigne, qui elle aussi est un véhicule de civilisation.
- Lui, prince Galitzine, le grand voyageur, l’œnologue impeccable, qui a étudié sur le vif les vignobles du monde entier, qu’a-t-il vu? Partout les cépages français. Si le Chili, le Far-West, l’Australie, le Cap, la Tunisie, l’Algérie et tous ces pays lointains aux légitimes ambitions peuvent nous montrer des produits remarquables, d’où sortent ces produits? Des
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- cépages français. La France est la mère-patrie de tous les vins comme de tous les progrès et de toutes les libertés.
- Remercions donc la France, s’est écrié le prince Galitzine, et exprimons-lui ici toute notre reconnaissance. Et déclarons à la face du monde que, s’il est des vins exotiques d’une grande valeur, les vins les plus grands et les plus délicats sont encore ceux de la France.
- Associez-vous à moi, messieurs les jurés étrangers et crions, de tout notre être, en levant ce verre de champagne :
- Vive la France !
- A
- U fallait voir l’enthousiasme des assistants aux paroles chaudes, fougueuses, entraînantes <lu prince Galitzine. Il y a du Gambetta dans l’ampleur de son éloquence, de la furia de Sko-foeletf dans son entrain.
- M. Prévet, président du groupe VII, a répondu au prince Galitzine et l’a vivement remercié pour les bonnes et affectueuses paroles adressées par lui à notre cher pays de France. Il a constaté que le prince, le plus Français des Russes, sait faire de la science en faisant de la •culture. Il n’y a pas d’esprit plus pur, a ajouté M. Prévet, que l’esprit que donne le bon vin.
- Et il boit à celui qui l’incarne, au prince Galitzine.
- M. Jarlauld, président de la classe 73, a porté le toast suivant :
- Messieurs,
- Je remercie M. le prince Galitzine du toast si flatteur et si cordial qu’il vient de porter à la France au nom de ses collègues.
- Notre pays a bien des raisons de se féliciter de son Exposition.
- Elle l’a mis en effet à môme de faire constater non seulement que quoi qu’en puissent penser des gens peu désintéressés, son génie artistique, scientifique et industriel est toujours à la hauteur de son passé. Mais elle a mis en évidence les sentiments qu’inspire la France a tous les jurys étrangers. Oui, messieurs, nous avons été profondément touchés de l’impression de haute sympatie et j’ose dire d’amitié que vous avez bien voulu nous témoigner. G’est que vous savez que le coeur de la France bat non seulement pour elle mais pour toute l’humanité. Son histoire est là pour le prouver.
- On entend dire parfois: assez d’expositions ! je dis, au contraire, encore et encore des expositions; c’est le meilleur moyen de se connaître, de s’estimer et de fraterniser.
- Messieurs, je bois à la santé de M. le prince Galitzine, le digne, l’éloquent interprète des jurys étrangers; je bois à tousses collègues et aux experts qui ont été nos si utiles et si consciencieux collaborateurs.
- Et puisque nous avons la bonne fontune d’avoir M. Decauville parmi nous, permettez-moi de saisir cette occasion pour remercier l’habile ingénieur qui a construit ce petit chemin de fer si utile pour notre exposition, d’avoir bien voulu le mettre gracieusement à notre disposition pour parcourir toutes les •sections et tous les pays que nous avions besoin de visiter en vue de nos travaux : A Monsieur Decauville !
- M. Decauville remercie M. Brevet de lui avoir souhaité la bienvenue et boit aux jurés étrangers amis de la France.
- M.. Blanchet boit à la Classe 73 tout entière.
- M. Navarro-Revertere a parlé au nom de l’Espagne.
- Faisant allusion à la difficulté avec laquelle il s’exprime en français, M. Navarro-Revertere dit qu’il voudrait bien pouvoir exprimer ce qu’il sent si bien, mais bientôt on devine en lui un de ces orateurs de race capable d’entraîner un auditoire lorsqu’il exprime dans l’idiome qui lui est familier ce que son grand cœur sent avec tant de chaleur.
- Il exprime sa reconnaissance envers la France, pays étonnant ayant su faire une Exposition qui éblouit le monde entier et montrer au monde étonné le plus haut monument sorti de la main des hommes.
- Il boit à la France, le pays hospitalier, où les étrangers trouvent une cordialité, une politesse et une bienveillance si grandes 1
- Si grandes ! a ajouté M. Navarro, que nous
- autres étrangers nous nous croyons Parisiens sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple excellent duquel tous les progrès rayonnent sur le monde.
- Applaudissements enthousiastes, je n’ai pas besoin de le dire.
- M. Delaporte, le gendre de M. Dubouché, un grand artiste, le fondateur du fameux musée céramique de Limoges, un vieil ami que j’ai regretté du fond du cœur, a pris la parole, étant membre du jury pour les alcools, comme directeur d’une maison de Cognac.
- Il a, avec infiniment d’esprit, bu aux femmes, à toutes les femmes que nous aimons... et même à celles que nous n’aimons pas... pourvu cependant qu’elles soient jeunes et jolies.
- ##
- M. Gaillardon, un confrère agricole, grand expert dans les choses de la viticulture et surtout de la viticulture d’Algérie et de Tunisie, a pris la parole au nom des experts que les jurés titulaires ont accueillis auprès d’eux avec tant d’urbanité et dont ils ont si volontiers admis les appréciations.
- M. Gaillardon a bu au prince Galitzine, le « prince des experts » pour la viticulture et la dégustation.
- M. Gaillardon aurait pu ajouter que le vice-président de la classe 73 a, pour la dégustation, un vrai « palais de prince » !
- M. Debrouk, juré belge, porte également un toast enthousiaste à la France.
- Le prince Galitzine se lève de nouveau pour porter un toast à M. Prevet, « toast qui sera comme le bouquet de ceux qui ont été portés ».
- M. Mosenthal, que j’allais ôublier, et qui représente le Cap de Bonne-Espérance, a dit qu’il ne fallait pas oublier nos grands brasseurs français, qui ont su affranchir la France, jadis tributaire de ses ennemis, et qui ont, par la perfection de leur fabrication, su mettre une barrière déjà forte à l’importation étrangère.
- Ce mot de Cap de Bonne-Espérance inspire au prince Galitzine un cri du cœur :
- — A la France ! à ses espérances !
- Et l’on s’est rendu dans le salon voisin où le café était servi.
- Bonne soirée pour la France, n’est-ce pas ?
- Ch. L.
- LE SCHAH DE PERSE A PAillS
- Le schah de Perse est arrivé à une heure et demie au parc d’aérostation du Trocadéro, avenue Kléber, pour assister à l’ascension du ballon libre le Marceau., cubant 400 mètres.
- Il était accompagné de M. de Balloy, ministre de France à Téhéran, du général Bérenger et d’une dizaine de personnages de sa suite.
- Il a été reçu par MM. Louis et Alfred Godard, et par M. Camille Dartois, qui dirigent si habilement les ascensions du ballon captif.
- Les dernières opérations du gonflement du Marceau, et son ascension ont paru beaucoup intéresser Sa Majesté, qui se faisait du reste donner force détails par ces intelligents aéro-nautes.
- Le Marceau s’est très bien enlevé à une heure cinquante, ayant à bord de sa nacelle MM. Louis Godard et le comte Léon Keller, un charmant jeune homme de la colonie russe, de passage à Paris, en ce moment, qui paraissait du reste assez ému, au moment du lâchez-tout.
- M. Clovis Hugues s’est entretenu quelques instants avec le schah, qui lui a fait quelques questions sur l’époque de son élection et la contrée qu’il représentait au parlement.
- Une artiste a ensuite dit une pièce de vers du député-poète, se rapportant aux ballons et aux aéronautes en général ; puis on a voulu faire j faire à Sa Majesté une ascension en ballon captif.
- Le schah s’y est énergiquement refusé, mais a tenu à ce que toute sa suite fasse ascension.
- Il faisait à ce moment une assez forte brise,
- et lorsque le ballon fut à peu près à 100 mètres en l’air, Sa Majesté le voyant aller fortement de droite à gauche et éprouvant de l’inquiétude pour ceux qu’il avait obligés à ascensionner, s’est alors avancé et a fait signe à M. Camille Dartois de faire redescendre l’aérostat et ses voyageurs.
- Le schah s’est retiré vers les deux heures en emportant une collection- de photographies aérostatiques en souvenir de sa visite.
- A l’Élysée
- A trois heures, Nasse’r-ed-Din s’est rendu au palais de l’Elysée pour faire sa dernièie visite au président de la République.
- Le schah était accompagné de son grand vizir et de tous les personnages de sa suite, il était escorté par tout un escadron de cavalerie. Les honneurs militaires lui ont été rendus et la musique du :119e régiment de ligne a exécuté plusieurs morceaux d’une manière très remarquable»
- Le président de la République a reçu Sa Majesté, entouré de sa maison militaire, de MM. Ti-rard, Spuller, d’Ormesson, Mollard. L’entrevue, qui a été des plus cordiales, a duré plus de vingt minutes : le schah a remercié M. Carnot de l’accueil sympathique qui lui a été fait en France. A 8 heures 25 seulement, le schah et sa suite ont quitté le palais de l’Elysée.
- Mernière visite à l’Süxposition
- Après sa visite au président, Nasser-ed-Din est retourné rue Copernic, où il a quitté ses habits de cérémonie, puis il est allé, vers quatre heures et demie, avec toute sa suite, faire sa sixième et dernière visite à l’Exposition. •
- Dans ses précédentes promenades, il avait regardé surtout les pavillons étrangers. Cette fois-ci il a passé devant l’exposition Decauville et celle des fournisseurs militaires, qu’il avait promis de voir avant son départ. Puis il a visité longuement les sections de bijouterie et de cristallerie, qui ont su l’intéresser et le retenir.
- A la section de bijouterie, il a acheté 700 francs les médaillons • entourés'de diamants de Mmes Jane Hading et Depoix, deux profils suaves.
- Partout où il a passé, dans l’Exposition, le schah a été acclamé par la foule. Vers 6 heures, il a quitté, définitivement cette fois, les beautés de l’Exposition et s’est rendu à l’ambassade persane.
- A sept heures, Nasser-ed-Din arrivait rue Copernic.
- La foule a stationné assez tard dans la soirée devant le palais du schah, attendant la sortie de Sa Majesté : mais Nasser-ed-Din, fatigué de toutes les courses de la journée, a préféré demeurer chez lui.
- Aujourd’hui, le président de la République, accompagné du général Brugère et de sa maison militaire, se rendra à une heure et demie rue Copernic pour saluer le schah, l’accompagner à la gare de l’Est et assister à son départ pour Baden-Baden.
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- Les EMaMs étrangers à la Comédie-française
- On pouvait se demander, hier, pendant cette belle représentation offerte à la jeunesse universitaire européenne, si l’on assistait à une fête internationale ou fraternellement patriotique. Tous les esprits, en effet, semblaient français, à en juger par l’effet que produisaient la grande parole cornélienne et les larges gaîtés de Molière, et quelque chose comme une entente profonde de tous les cœurs, a certainement vibré dans les applaudissements enthousiastes qui ont acclamé la pièce de vers de M. Claretie, si chaleureusement lue par M. Lambert fils, durant l’entr’acte du Cid et des Précieuses, vers bien frappés où s’affirmait le génie pacifique de la France.
- Les ovations et les rappels se prodiguaient, d’ailleurs, à chaque tomber de rideau et l’on pense si les acteurs du Théâtre-Français, emportés sur un tel courant d’admirations ont été dignes d’eux-mêmes et de leur renommée. M. Mounet-Sully n’a jamais mieux rendu ce qu’il y a de fougue héroïque dans le Cid et de noblesse amoureuse chez
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- Rodrigue; M. Sylvain a merveilleusement exprimé le martial orgueil paternel de don Diègue; M. Du-pont-Yernon incarne supérieurement la dignité nuancée d’indulgence politique qui caractérise le rôle du roi. L’émotion prêtée à Ghimène par Mlle Dudlay était sombrement ardente, mêlée de hauts éclats. Mlle Hadamard, grâce à sa diction heureuse et juste, a fait paraître sous un jour nouveau, presque touchant, ce rôle ingrat de l’Infante aux infortunées amours, qui d’ordinaire se supprime dans le chef-d’œuvre de Corneille.
- Dans les Précieuses ridicules, M. Coquelin cadet, salué à son entrée comme un vieux camarade européen, a joué Mascarille avec cette joie comique du verbe et du geste qui semble improvisée à force de vivre dans le rôle. Il a été secondé le mieux possible par MM. Boucher, Truffier, Garraud, etc.; puis, c'était un ravissement d’assister aux jolies façons maniérées de Mlles Ivalb et Ludwig, traduisant les jeunes Madelon et Gathos, telles que les a voulues Molière : ridicules et adorables.
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- Dernière Heure
- JL es fêtes de l’Esplanade
- Nous donnons en primeur le programme étudié et arrêté dans deux réunions des commissaires généraux, qui ont eu lieu hier : l’une, à dix heures du matin, chez M. Berger, l’autre, à huit heures et demie du soir.
- Voici ce qui a été résolu :
- Grande Fête orientale le mardi de chaque semaine à l’occasion de la distribution des prix des sociétés chorales, des fanfares et des sociétés d’harmonie (Direction Laurent de Rillé et Altès).
- Distribution des Prix de 8 à 9 devant le grand palais des Colonies.
- Après la distribution, grand Cortège oriental. Défilé des indigènes de toutes les sections, Algériens, Tunisiens, Annamites, Sénégalais, les femmes algériennes, tunisiennes et javanaises seront en pouss-pouss et en palanquins. Le cortège sera éclairé par d’innombrables lanternes.
- Promenade du Dragon lonlnnois. Illuminations.
- Chœur par les sociétés chorales à divers points de l’Esplanade.
- Fermeture probable de l’Esplanade à onze heures et demie.
- On est en instance pour obtenir cette prolongation.
- Tel est le sommaire des fêtes qui sont appelées à donner à l’Esplanade cette vie du soir, qui lui a fait défaut jusqu’à présent, en attendant que le programme définitif soit communiqué à la presse.
- Ea fête d'aujourd'hui
- Aujourd’hui samedi 10 août, à trois heures, aura lieu rinauguration de la Gran pluza de T or os du Bois de Boulogne.
- Départ du scliah
- Le schah part aujourd'hui à deux heures, par la gare de l’Est, pour se rendre directement à Baden-Baden.
- Le président de la République viendra à une heure et demie, rue Copernic, avec le même cérémonial qu’à l’arrivée, pour accompagner le schah de Perse jusqu’au chemin de fer.
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- Le Congrès international des pouvoirs publics dans l’émigration et l’immigration se tiendra à Paris, du 12 au 15 août, au Collège de France.
- La première séance aura lieu le lundi 12 août, à dix heures du matin.
- Pour toutes communications s’adresser à M. Chandèze, secrétaire du comité d’organisation, 80. rue de Yarenne.
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- M. Georges Berger s’est entendu avec les commissaires des colonies, de l’Algérie et de la
- Tunisie, afin que les distributions des prix décernés à la suite des prochains concours d’orphéons et de musicjues d’harmonie, aient lieu à l’Esplanade des Invalides pendant les soirées des mardis 13, 20, 27 août et du mardi 3 septembre.
- Ces solennités seront l’occasion de fêtes extraordinaires et intéressantes sur l’esplanade des Invalides.
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- ÉCH O S
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 119.670.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................ il .711
- Du 1er au 2me. . .......... 7.805
- 2e étage direct............ 2.182
- . Du 2e étage au sommet... 4.003
- En tout.............. 23.519
- Les Congrès
- Aujourd’hui samedi, à deux heures de l’après-midi, a eu lieu, au palais du Trocadéro, la séance d’ouverture du Congrès international d’anthropologie criminelle dont les autres séances, jusqu’au
- 17 courant, auront lieu à l’Ecole de médecine.
- Demain dimanche, à neuf heures du soir, dans l’un des grands salons de l’Hôtel Continental, rue Castiglione, séance d’ouverture du Congrès international de sténographie. Les autres séances, jusqu’au
- 18 aoitt, auront lieu au même endroit.
- Promenade-visite
- Demain dimanche, à dix heures du matin, réunion devant le pavillon de la presse pour la promenade-visite faite aux appareils d’éclairage, sous la conduite de M. J. Guichard, ingénieur-constructeur, membre du conseil de la société centrale du travail professionnel, société par qui ont été organisées ces conférences.
- Etudiants tunisiens à l’Exposition
- Une mission scolaire, composée de dix élèves indigènes du collège Sadiki et de quatre du collège Aloui, part aujourd’hui de Tunis pour Paris, sous la. conduite de Takar-ben-Salah, directeur du collège Sadiki.
- Elle doit visiter principalement l’Exposition.
- Cadeau tunisien au schah de Perse
- M. Ch. Sanson, commissaire général de la section tunisienne à l’Exposition, s’est présenté mercredi chez Nasser-ed-Dm de la part de Tayeb-Bey, le frère du bey de d’unis, en ce moment à Vichy, pour lui offrir en présent une magnifique selle en velours rouge brodé de vieil or fin. Le schah, en acceptant ce cadeau, s’est montré satisfait de la marque de respectueuse sympathie qui lui était ainsi donnée, par le prince héritier présomptif de Tunisie.
- Changement de câbles •
- Mercredi, depuis dix heures, les visiteurs qui voulaient passer sous la tour Eiffel ne pouvaient circuler que sous les piles du côté droit.
- Une barrière entourait les deux piles du côté gauche. Les ouvriers étaient en train de changer les câbles des ascenseurs de cette partie de la tour.
- C’est là une opération que la direction fait exécuter périodiquement comme mesure d’entretien.
- Les Concerts au Champ de Mars
- Dimanche de six heures à huit heures, le soir, un concert sera donné au kiosque n° 2, par la société philharmonique de Sainte-Marie d’Oignies (Belgique), sous la direction de M. Balthasar-Florence.
- Le soir, de huit heures et demie à dix heures et demie, les quatre kiosques seront occupés comme tous les autres dimanches, du reste, par quatre de nos meilleures sociétés musicales.
- En Persan franc-maçon
- La loge franc-maçonnique Les Droits de l'Homme devait procéder, lundi dernier, à l’initiation de trois grands dignitaires de la suite du schah de
- Perse. Mais cette initiation n’apu avoir lieu au jour indiqué par suite d’une indiscrétion commise, car, paraît-il-, le schah ne goûte pas fort la franc-maçonnerie, étant peu d’avis d’en voir répandre dans ses Etats les idées.
- C’est mercredi soir, à la loge de La Clémente amitié, qu’un seul des trois dignitaires proposés d’abord, M. Mirza-Mattaleb, ministre des postes du schah de Perse, s’est présenté et a été admis à l’initiation.
- Aux questions qui lui ont été posées, Mirza-Mattaleb a répondu en homme de beaucoup -d’esprit, de même qu’il a subi sans sourciller les différentes épreuves.
- Dans cette séance, la Clémente amitié lui a conféré les trois premiers grades d’apprenti, de compagnon et de maître, avec l’espoir que le nouvel initié fondera bientôt à Téhéran une loge correspondante du Grand Orient de France.
- Le tir national
- MM. les invités au concours national de tir sont avisés que M. le président de la République sera reçu au polygone de Yincennes le dimanche 11 août, à trois heures, et qu’ils seront admis à cette réception sans autre invitation.
- Dîner ministériel
- M. Ccnstans, ministre de l’intérieur, offrira, samedi prochain, un dîner aux membres du congrès international d’hygiène.
- Ce dîner ne sera pas suivi de réception.
- Le buste de M. Jules Ferry
- Les visiteurs de l’Exposition avaient pu jusqu’ici remarquer dans la galerie Rapp, où se trouvent exposés en grande partie les ouvrages de sculpture français et étrangers, un buste de M. Guillaume, représentant M. Jules Ferry. Ce buste, qui portait la mention « hors concours », M. Guillaume ayant été président du jury de sculpture, se trouvait juste au centre de la galerie, dans l’axe de l’allée centrale du palais des Beaux-Arts et de la section industrielle anglaise. Ce buste vient d’être déplacé. Voici quelles sont les causes de ce déplacement.
- M. Guillaume ayant reçu depuis quelques jour» plusieurs lettres anonymes l’avertissant que s’il ne faisait pas retirer son œuvre de la galerie Rapp, celle-ci serait brisée avant peu, a fait part de ses craintes au commissaire général des Beaux-Arts à l’Exposition et lui a demandé d’opérer entre le buste en cause et une autre œuvre du même artiste, le buste de Marc Seguin, membre de l’Institut, une simple transmutation. C’est pour faire droit à ces instances que le déplacement en question a été autorisé.
- Aujourd’hui le buste de M. Jules Ferry se trouve-à une place d’honneur. Il a été éxposé sous le dôme du palais, au rez-de-chaussée de la rotonde, contre un des pylônes du grand escalier. Il fait pendant à celui de M. J -B. Dumas, également de M. Guillaume.
- Les pommes de terre gelées de Bolivie
- Dans la section bolivienne, notre attention a été attirée par une exhibition de pommes de terre gelées dont la conservation est indéfinie.
- D’après les renseignements qui nous ont été donnés, ces tubercules, après avoir été récoltés à la manière ordinaire, sont , placés dans des locaux bien ventilés où ils subissent normalement l’action de la gelée.
- Ils perdent ainsi une partie de leur eau de composition et diminuent de volume. La vie végétative s’arrête et aucune fermentation ultérieure n’est à craindre.
- Lorsqu’on veut utiliser ces pommes de terre, on les met à tremper pendant vingt-quatre heures dans l’eau fraîche ; elles se ramollissent, se gonflent et on peut alors les cuire entre deux couches de paille.
- Tous les samedis, les gardiens de l’exposition bolivienne se régalent de ces légumes qui sont en grand honneur dans leur pays.
- Le feu chez les Cong-oiais
- Avant-hier soir, après la fermeture de l’Exposition, un commencement d’incendie s’est déclaré dans les paillettes congolaises.
- Tous les habitants du village sont accourus; l’un d’eux, ayant voulu s’asseoir sur le feu pour l’éteindre, a eu la cuisse fortement grillée; un enfant a subi quelques brûlures légères.
- Les pompiers avaient éteint le feu au bout d’un quart d’heure.
- Grand Festival
- Dimanche, dans la salle des Fêtes du Trocadéro,
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- grand festival dans lequel (se feront entendre dix-huit cents chanteurs. Les chœurs seront conduits par M. Vianesi, chef d’orchestre de l’Opéra.
- Le lendemain, concours des sociétés chorales ; le matin concours à vue, l’après-midi, concours d’exécution. Différents locaux dans le Trocadéro et dans le Champ de Mars seront affectés à ces concours.
- La Tombola
- On a collé hier matin dans l’enceinte du Champ de Mars cinq~milîe affiches donnant JousjLes renseignements relatifs à la grande tombola de l’Exposition.
- Le Decauville
- Statistique des voyageurs l’Exposition :
- Du 6 au 31 mai...............
- Du 1er au 30 juin............
- Ou 1er au 31 juillet.........
- du chemin de fer de
- 463.420 voyageurs 933.384 —
- 1.051.938 —
- Total au 31 juillet.... 2.448.742 voyageurs
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- Une jeune artiste de grand talent, Mlle Aimée liapin, est arrivée à Paris, Cette jeune fille, qui est née sans bras, peint, dessine, écrit et sculpte avec ses pieds ; elle a produit des œuvres remarquables. Désirant se faire connaître, elle a cherché à avoir un petit atelier à Paris ; la direction du Palais des Enfants a mis à sa disposition un emplacement, et, ces jours-ci, elle travaillera sous les yeux du public.
- M. Jules Salmson, fondateur de l’école des arts industriels de Genève, nous l’a présentée Im^Bulletjn Officiel éFnoüs*avons pu admirer qïïelquéUuneslde] sesjœuvres qui sont de premier ordre.
- LE DÉPART DES SÉNÉGALAIS
- C’est aujourd’hui que les trente-deux Sénégalais de la suite du roi Dinah-Salifou quittent Paris pour regagner leur pays.
- Hier, M. Henrique, commissaire général, les réunissait au palais des colonies. Il fit entrer dans son cabinet le fils du roi et les fils des chefs et leur annonça que le gouvernement, désireux de laisser dans leur esprit un souvenir aimable de leur voyage en France, l’avait chargé de leur offrir quelques cadeaux.
- Le commandant Noirot a ouvert cette petite solennité par une allocution dont nous détachons le passage suivant :
- « Yous direz là-bas aux chefs dont vous êtes les fils que vous avez vu un peuple fort, intelligent et travailleur, que ce peuple possède une armée belle et puissante et qu’il veut avant tout la paix; que le gouvernement français aime les indigènes de ses colonies et qu’il les assure de sa bienveillance. »
- Puis, au nom du gouvernement, il a remis à chacun des jeunes gens un gentil fusil à deux coups, un sabre du modèle de celui des sous-officiers d’infanterie et une coquette montre en nickel avec sa chaîne.
- Sur chacun de ces objets est gravé le nom de celui à qui il est offert.
- De plus, le commissariat général a remis à chacun des enfants un louis d’or qui lui servira pendant la route à acheter quelques douceurs.
- Les enfants ont vivement remercié et leur joie faisait plaisir à voir; tous examinaient curieusement la détente de leurs fusils et, sortant du fourreau la lame de leur sabres, en essayaient la pointe sur le bout de leurs doigts.
- Le commandant Noirot a clos la cérémonie en disant aces enfants de ne pas oublier qu’un objet donné avait, en France, une tout autre valeur qu’une chose achetée, et qu’il était défendu de s’en séparer.
- il les a, en outre, engagés à donner dans leur pays l’exemple du travail, qui fait les hommes instruits et heureux, et cela dès leur arrivée chez eux, en continuant, à l’école française du gouvernement, les études commencées.
- Enfin, M. Henrique, appelant à lui Ibrahim-Sali-fou, fils du roi Dinah-Salifou, lui a annoncé que, .sur la demande de son père, le gouvernement l’admettait au lycée d’Alger.
- Les princes sénégalais et leur suite arriveront à Lyon le 10 et y passeront une journée.
- Ils repartiront ensuite pour Marseille. Le lendemain. départ pour Toulon et, après un dernier séjour de vingt-quatre heures à Marseille, embarquement pour le Sénégal, où ils arriveront dans douze -ou quinze jours.
- PAVILLON DE LA PRESSE
- Une barrière fer et bois, de la Société des ateliers de Neuillv (directeurO. André), dontlesdeuxpoteaux surmontés de deux gracieuses consoles en fer forgé de Gilbert Tronchon, soutenant deux lanternes à verres de couleur, forme l’entrée du pavillon.
- L’immense parasol, le mobilier de jardin, tables, sièges de teintes variées, du rose au rouge vif, des verts tendres et des gris d’argent offerts par « La Ménagère. »
- Deux sphinx en porphyre vert d’une grande beauté, de facture irréprochable, au masque énigmatique, gardent l’entrée; deux vases de même matière sur gaines en syénite rouge, proviennent également des carrières de Ternay, d’où ont été extraits les blocs du cénotaphe de M. Thiers, et qui sont la propriété de la Société anonyme des granits et porphyres des Vosges, 3, rue Chambiges.
- Les deux colonnes monolithes en granit poli qui ornent la façade du palais de l'hygiène.à l’Esplanade des Invalides ont la même origine. Ces colonnes mesurent 6 mètres de hauteur et 2m80 de circonférence, chacune d’elle pèse environ 10,000 kilos. L’inscription et les médaillons, les dallages du porche d’entrée, sont de Facchina, 47, rue Car-dinet; de Georges Mortreux, parc de Montsouris, les deux panneaux du porche; •< La Penséé » et « La Critique » exécutés en émaux grand feu sur faïence, la composition en en est due à M. Lionel Royer.
- Les deux jardinières à émaux cloisonnés, les foyers et rétrécissements des cheminées des salles du Comité, de correspondance, de réception, des téléphones et celles du premier étage.
- De M. J. Godon, rue Rochechouart, les peintures décoratives, le plafond de l’escalier, un motif sur toile et marouflé sur place représentant des enfants rédigeant « le Journal des Journaux » indique l’intention du décorateur d’éviter l’allégorie trop sérieuse. Le plafond de la salle du comité, poutrelles et poutres, les entrevans décorés d’arabesques peints à l’huile et or sur fond bleu avec fleurons, s’harmonisent délicatement avec la tenture sur toile forte, fond métallique d’un procédé nouveau, d’une tonalité chaude relevée par des fleurons sur fond d’or.
- Les tentures de la galerie du rez-de-chaussée, de l’escalier, du vestibule du premier étage, sur fond bleu semés de rosaces en ton bleu et or et rosaces rouges.
- Salle de réception, tenture fond vert olive avec semis d’œillets et rosaces en couleur et bronze.
- Salle de lecture, tenture treillis à chevrons. Au premier, les trois pièces en tenture unie, rouge, bleue, havane.
- De Léopold Bro et fils, 89, faubourg Saint-Denis, la grande glace jardinière de la salle du comité, de la salle de lecture, des lavabos et du restaurant.
- Les fleurs des deux jardinières de l’entrée et delà jardinière, glace de la salle du comité sont fournies et renouvelées depuis l’ouverture par M. Tuffreau, jardinier à Neuilly.
- M. Tuffreau est également chargé de l’entretien du rocher et pourtour de la Diane dans la fgalerie de 30 mètres,Aies jardins de l’exposition de Monaco, Uruguay, Portugal, Espagne, Finlande ; sur le quai d’Orsay son exposition de fougères d’Australie est tout à fait remarquable.
- Les vitraux de la maison veuve Charles et Emmanuel Champigneulle de Bar-le-Duc, successeur du grand verrier lorrain Charles-Laurent Maréchal de Metz.
- La belle verrerie allégorique de l’escalier est de M. Emmanuel Champigneulle et de Pierre Frétel, peintre d’histoire, les deux auteurs de la Bataille de Bouvines, au Palais des Machines qui couvre 60 mètres de largeur sur 10 mètres de hauteur. Deux figures, « La Presse », une jeune femme au torse nu, la plume à la main; à sa droite, « La Renommée », le tout d’une coloration lumineuse et vibrante. C’est du verre avec tout son éclat, non surchargé de peintures et d’émaux. Dans la salle du comité, des grisailles à bordure Renaissance, enrichies de médaillons merveilleux d’imitation des anciens vitraux.
- Toutes les salles du pavillon sont ornées de vitreries d’appartemeni d’un goût très fin, sur modèles nouveaux, dont la composition et le dessin sont dus à M. Pierre Girard, architecte, collaborateur et représentant de M. Champigneulle à Paris.
- La maison Krieger (A. Damon etGie successeurs) a fait toute l’installation, mobilier et tapisserie. Elle n’a rien ménagé, tout est merveilleusement compris et d’un goût parfait; sa réputation est complètement justifiée.
- Dans la salle du Comité, un grand meuble noyer ciré à chimères à couronnes, le haut formant grand vaisselier, le bas à portes vitrées ; une grande bibliothèque en noyer ciré; un petit meuble entredeux, le tout admirable d’exécution.
- Dans les autres salles et répandus à profusion des meubles à usages divers, bahuts vieux chêne incrustés d’émaux, plusieurs bibliothèques à trois corps en bois noir sculpté d’une grande richesse,
- causeuses tendues de tapis, sièges de toutes sortes, etc.
- A voir dans la classe 17 le merveilleux escalier qui donne accès au salon, d’une distinction parfaite, et d’une réelle sobriété dans l’ornementation, tout s’harmonise, sculpture, peinture, broderie, d’une composition bien moderne charment la vue sans jamais la lasser ; tout ce qui peut choquer le regard en a été impitoyablement banni.
- La maison Krieger expose également des articles courants toujours de bon goût et d’excellente fabrication qu’elle peut offrir à des prix très avantageux grâce à son outillage à vapeur.
- Depuis un an la maison Krieger, qu’il fallait aller chercher dans le faubourg Saint-Antoine, s’est rapprochée de sa clientèle : un dépôt de ses meubles a été installé au centre de Paris, dans l’ancienne maison Duval, boulevard de la Madeleine.
- De G.-J.-E. Passerat : un merveilleux régulateur Louis XYRunedes bonnes créations du dessinateur Pelletier, remarquable par la pureté de ses lignes et sa parfaite exécution.
- Une gaine Louis XYI, d’après Delafosse, avec baromètre, surmontée du Penseur de Michel-Ange.
- Pendule Louis XIY, à dôme, reproduction d’une ancienne marqueterie boule, très décorative.
- Pendule Louis XIV, marqueterie sur cul de lampe, surmontée d’un Temps, et comme applique les trois Parques.
- Les bronzes, pendules et garnitures de cheminées sont de la maison Raingo frères, médailles d’or en 1867 et 1878. Un très beau vase Louis XIV, marbre griotte et bronze doré, deux trépieds émail cloisonné, une charmante statuette la Tentation, bronze argenté; deux bustes, Nubienne, Japon-naise; trois groupes, Bellérophon, la Séduction, la Réprimande.
- L’installation de la maison Raingo frères (classe 25), avec boiseries et tentures de styles Louis XV et XVI, offre un attrait particulier et contient un choix de bronzes excessivement soignés dont aucun n’a figuré aux précédentes expositions.
- M. Durand-Ruel, soixante tableaux, entre autres : de Renoir, Femme dans une loge, Sur la terrasse, Baigneuse, Une rue à Osuy, Ermitage à Pontoise, etc., etc.;
- De Baudin : Berk, Port du Havre, Animaux au repos, Trouville, etc.;
- De Brown : Rendez-vous de chasse, Abreuvoir, Bien aller (aquarelle), Maréchal-ferrant.
- De Glaude-Monet : Effet de neige (Vetheuil), Rivière de Fourville, la Seine à Rouen, Saint-Adresse.
- De Sisley : St-Mammes, deux vues; effet de neige, les Sablons.
- De Lépine : Seine à St-Denis, Pont de Bercy, Canal à Caen.
- De Damoye : La rivière, deux vues de Ste-Mar-guerite.
- De Berchère : Marché au Caire, Repos sous la tente.
- De Prion : Duo vénitien, Brise lames, Soupe du pauvre.
- De Valton : la Fonderie.
- De Collard : Cheval dans un verger.
- De la Rochenoire : Pâturage.
- De Benassit : En reconnaissance.
- De Faiguière : Mort du taureau.
- De Reynaud : Repos de midi.
- De Petit Jean : Rue de village.
- De Mlle Marthe Breton : trois de ses œuvres très sincères.
- De Mlle Marie Adrien : une charmante aquarelle de roses.
- De Manuel Perier : un travail curieux sur cuir, au thermocautère du docteur Pasquelin, représentant Renaudot publiciste et conférencier 1584-1653.
- La maison Beau et Bertran Taillet : les appareils à gaz. On ne trouve cette maison que dans les classes du bronze, du gaz et de l’électricité.
- A la classe 27 outre les modèles d’éclairage, deux tableaux représentant les illuminations du dôme central et de la Tour Eiffel, travail exécuté en moins d’un mois.
- La Belle Jardinière a spontanément offert les vêtements des trois huissiers à chaînes et des grooms. Ces costumes, d’un goût parfait, d’une coupe irréprochable, ont été cnoisis par la maison elle-même.
- La Belle Jardinière expose dans la classe 36.
- La Société générale des Téléphones a relié gracieusement les cabines téléphoniques du pavillon au réseau de Paris.
- La Compagnie continentale Edison s’est chargée de l’éclairage intégral, y compris la tente couvrant la terrasse du restaurant de la Presse.
- La maison F. Besnard, de Paris, complète l’éclairage ; la lumière de ses lampes fixe et brillante rivalise avec celle des lampes à incandescence électrique.
- Les foyers de soixante-dix bougies donnés par les gros brûleurs des quatre belles suspensions artistiques de la salle du restaurant ont fait l’admiration de tous les visiteurs.
- M. Besnard est un de nos industriels qui ont apporté le plus de perfectionnement dans leur industrie depuis l’Exposition de 1878. Ses expositions au palais des industries diverses (classe 27) et au pavillon des applications du pétrole, berge du pont
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- LES ILLUMINATIONS DU TROCADÉRO
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- 6
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- PALAIS DU TROCADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- Aud.itions musicales
- LE DIIAXCHE 11 A «I I , A DELA HEURES
- FESTIVAL
- DES
- Sociétés Cliorales Françaises
- DIX-HUIT CENTS CHANTEURS
- AVEC LE CONCOURS GRACIEUX DE
- L’HARMONIE DU BON-MARCHÉ, dirigée par M. PAULUS
- Ancien Chef de la Musique de la Garde Républicaine
- PREMIÈRE PARTIE
- 1. La Marseillaise, chœur général
- avec accompagnement........ R. del’Islk
- 2. Les Marins de Kermor, chœur
- de division................ Saint-Saiîns
- 3. Le Y in du Gaulois, chœur général Gounod
- 4. Les Lansquenets, chœur de divi-
- sion ...................... Léo Delibes
- 5. Trio de Guillaume Tell, chœur
- d’ensemble avec accompagnement....................... Rossini
- Les récitatifs par MM. Duc, Melchis-sédecii et Gresse, de l’Opéra.
- 6. Ouverture de Gxiülaume Tell, par
- l’Harmonie du Bon-Marché... Rossini
- DEUXIÈME PARTIE
- 1. Les Gardes-Chasse (du Songe d’une Nuit d’Elé), chœur de division....................
- 2. lui Kamarinshaïa, division..........
- chœur de
- A. Thomas
- L. DE Rillé Rameau
- 3. Paix charmante,, chœur général.
- 4. Chœur des Romains d’Hérodiade,
- chœur général avec accompagnement ................... Massenet
- 5. Marche solennelle, par l’Har-
- monie du Bon-Marché........ X...
- Les Chœurs seront conduits par M. VIAN ESI, chef d’orchestre de l’Opéra
- Lundi 12 Août, à 1 heure et à 4 heures
- CONCOURS DES SOCIÉTÉS CHORALES FRANÇAISES
- d’Iéna, sont remarquables pour le choix des modèles, tant pour l’éclairage de luxe que pour l'éclairage industriel et l’éclairage public des petites villes.
- M. Besnard a été élu par les exposants de sa classe, membre du comité d’installation à l'Exposition universelle de 1889.
- M. Alfred Vaudoyer, le sympathique architecte du pavillon de la Presse, a su grouper des. collaborateurs de premier ordre qui, sous son habile direction, ont créé une merveille de goût.
- Déjà à l’Exposition de 1878, les travaux de M. Vaudoyer avaient été remarqués; il était rarchitecte des républiques de l’Amérique du Sud, du grand-duché de Luxembourg, des républiques de Saint-Marin. d’Andorre et de la principauté de Monaco.
- En 1839, il a construit le Pavillon de la Presse et celui du grand-duché de Luxembourg.
- M. Favaron, directeur de la Société des ouvriers charpentiers de la .Villette, entrepreneur général des travaux du Pavillon.
- Le restaurant est l’œuvre propre de M. Favaron ; la charpente remarquable par sa combinaison,principalement la lanterne centrale, lui a valu une médaille d’or personnelle à l’Exposition du Travail en 1885, une médaille d’or également à la société qu’il dirige pour l’exécution.
- La Société des ouvriers charpentiers de la Vil-lette a exécuté d’importants travaux à l’Exposition, dans la galerie des machines.
- Les terres cuites et la couverture en tuiles émaillées sont de la maison Mülleret Ce d’Ivry-Port, près Paris. Cette maison a fourni les dômes des Palais des Beaux-Arts et des Arts-Libéraux.
- Eacour, passage du Génie, faubourg Saint-Antoine, les jalousies en lames concaves, reliées entre elles par de doubles rangées de chaînettes, permettant de les mettre dans toutes les positions, et de donner, par conséquent, dujour et de l’air à volonté. La manœuvre s’opère de l’intérieur par un cordon sans fin actionnant une poulie à gorge dentée, à arrêts nickelés.
- La bibliothèque du pavillon de la presse a été dotée généreusement par la maison Hachette et (R, Félix Alcan ; peu de bureaux de rédaction peuvent offrir un ensemble aussi complet.
- M. Auguste Racineta offert à la Presse son œuvre immense, le costume historique et l’ornement polychrome; édition riche de Firmin Didot et (U, merveilleusement reliée par Michel Ritter.
- Le Restaurant est dirigé par M. Bonnefons, les meubles sont de E. Grété, faubourg Saint-Antoine, les bronzes d’Auguste Gouge, entre autres :
- David vainqueur, de Michel Béguine; l’original appartient à l’Etat, il est exposé dans le grand escalier du palais des Beaux-Arts.
- Un Volontaire, de Paul Chapin.
- A l’Assaut, de Fontaine.
- La Vendange, de A. Rivet.
- Relais de chiens de Saint-Hubert, L. Barcaud.
- Chienne d’arrêt et épagneul Gardon, V. Peter; ces deux derniers bronzes en bas-relief.
- De P. Comolera, têtes de chiens griffons nivernais et vendéen en hauts reliefs.
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- JOURNÉE A L’EXPOSITION
- Cette fois-ci, nous ne passerons qu’une partie de notre journée à l’Exposition où nous entrerons à la première heure pour visiter en détail le Trocadéro, cette portion supérieure de l’Exposition qui présente un charme tout particulier en ce moment et qui est en tout temps une des plus jolies promenades de la capitale.
- Les moyens de transport pour s’y rendre de n'importe quel point do Paris sont des plus nombreux, six lignes d’omnibus y coin pris une à vapeur aboutissent ou passent sur la place du Trocadéro et en plus de nombreuses tapissières y transportent des visiteurs.
- Les bateaux de la Compagnie Parisienne amènent eux aussi, au b as du Trocadéro, un nombreux public. Nous aurons très probablement à revenir plus tard sur la manière dont ce service a été organisé.
- Il faut visiter avec soin les salles contenant le musée d’art rétrospectif, les trésors d’église, les curiosités dues à l’intrépidité d’aventureux explorateurs, la sculpture comparée, toutes expositions des plus intéressantes au double point de vue historique et artistique.
- Nous conseillons l’ascension, mais toute petite celle-là, de la Tour, par l’ascenseur Edoux, car au sommet on jouit d’un magnifique coup d’œil (panorama de Paris et vue d’ensemble de l’Exposition. De là aussi on peut se rendre un compte exact de l’importance de cette colossale construction, la tour Eiffêl, ce clou de l’Exposition.
- Entrons après dans les jardins où se trouvent réunies les plus belles collections de plantes et de Heurs que l’on puisse voir. Vous, mes charmantes
- lectrices, qui aimez toutes les fleurs, vous les verrez soit au milieu des massifs, des pelouses, des corbeilles ou dans les serres, et parmi elles vous verrez celles que l’on ne connaissait jusqu’à présent en Europe que par leur reproduction sur des vases, potiches ou écrans venant des contrées les plua lointaines.
- Toutes les variétés de plantes potagères, de graines, de fruits, d’arbres y sont aussi, ainsi que tous les outils et matériel employés pour les parcs et les jardins. Dans les constructions destinées au même Dut, nous ne trouvons pas que de grands progrès aient été réalisés et nous espérions mieux de cette partie de notre industrie.
- Nous signalerons à votre attention le pavillon de l’Administration des Eaux et Forêts, construit avec tous les bois de toute nature connus en France, contenant à l’intérieur de curieux spécimens de l’industrie des objets en bois et une admirable vue des Alpes. Ce pavillon est vraiment remarquable.
- L’heure du déjeuner étant arrivée, où aller? telle est la question. Il y a un restaurant au Trocadéro, mais est-il bien gai de s’y asseoir ? nous ne le pensons pas, car dans cette partie de l’Exposition il n’existe pas la même animation qu’au centre, et par conséquent la vue est moins agréable. Or, comme aujourd’hui nous ne comptons pas traverser la passerelle qui relie le Trocadéro au Champ de Mars, ayant l’intention d’aller visiter le Panorama des chutes du Niagara, dont on dit merveille, et d’assister ensuite à l’ouverture du Gran Plaza des Toros dubois de Boulogne, qui a lieu à trois heures, il est préférable d’aller se réconforter dans un restaurant en dehors de l’Exposition, chez Gagé, par exemple, qui sê trouve sur notre route.
- Dans une de nos prochaines causeries nous rendrons compte de notre impression sur les courses de taureaux que nous allons voir et que tout fait
- prévoir comme devant être très brillantes. Nous-avons déjà vu la magnifique installation de ces arènes qui laisse bien loin derrière elle celles que nous connaissons.
- Egalement nous dirons notre pensée sur l’œuvre-de M. Pliilippoteaux, la toile des chutes du Niagara, et sur le panorama construit par R.-E. Eyler, membre de l’Institut royal des architectes britanniques.
- J. B UNE Y.
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- La Rente est à 84.95, l’Amortissable à 88,25, le 4 1/2 à> 104.30. L’Italien baisse à 92.60 et clôture, non sans peine, à 92.70. Ce fonds est destiné à Laisser encore beaucoup.. Sa reprise est maintenant une impossibilité.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitcin, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la SeguüUlla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo. dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des^Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 89.
- Le Numéro : 10 Centimes.
- Lundi 12 Août 1889,
- BULLETIN
- OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1899
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
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- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — La Maccarona. — Le départ du schah de Perse. — Echos. — Dernière heure. — La Dégustation à la Section Tunisienne. — Etudiants français et étrangers. — L’Anniversaire du 10 août. — Sa Majesté Edison. — Le Voyage aérien du Marceau. — Les Congrès. — La Bourse. — Annonces et réclames.
- LA M ACCARONA
- La nouvelle danseuse Gitane que le Grand-Théâtre a fait- venir de Grenade est tout simplement une artiste du plus grand talent. C’est l'étoile Gitane qui a fait courir Madrid et Séville.
- La Maccarona est toute jeune. A-t-elle dix-sept ans? A peine, je crois.
- Elle danse les mêmes pas que ses camarades. Mais avec quelque chose de pins, avec ce je ne sais quoi, qui est le signe des natures d’élite.
- La Maccarona a les mêmes trémoussements de hanches que les autres: mais ils sont plus doux, plus onduleux, plus séduisants. On dirait parfois une'couleuvre lovée qui se détend et bondit; d’autres fois, la charmante danseuse se rapetisse à ce point qu’elle semble rentrer en terre; puis ce sont des bonds de cabri effarouché, dos devions de corps invraisemblables, des mouvements de hanches étonnamment expressifs, des mines et des airs de tête inattendus, nouveaux, surprenants ! Je me représente de la sorte la Bacchante antique. La jeune Bacchante Bondit: le vont se joue dans ses tresses ilottantes !
- Oui, l’on peut dire de la Maccarona, avec cet autre poète :
- Elle vole, pareille à la jeune [Bacchante.
- A
- Gomme les Bacchantes, les Gitanas, qui semblent nous avoir été léguées par L antiquité, frappent la terre de leurs pieds chaque fôis qu’elles dansent : et l’on attend que leurs trépignements, comme ceux
- des prêtresses deBacclms, fassent jaillir des Ilots de lait, de miel et.de vin.
- Encore reste-t-il quelque chose de cette légende divine : puisque l’on peut dire de tous ceux qui voient danser la Maccarona « qu’ils boivent de la crème ».
- Cette évocation des Bacchantes conduit encore vers d’autres analogies.
- Evohé ! evohé ! ne pourrait-il pas être l’origine d’ollé ! ollé ? Je n’en répondrais pas sur les mollets de Pitcliiri; mais, après tout, les éty-mologistes —des messieurs qui font danser aux substantifs de si jolies danses du ventre, — en ont trouvé bien d’autres !
- La Maccarona,. les cheveux épars, avec sa tête de jeune faunesse, avec ses soubresauts de pouliche échappée et ses bras de canéphore, est et sera toujours pour moi la vision réalisée de la Bacchante antique.
- G. L.
- LE DEPART DD SCHAH DE PERSE
- Le schah de Perse est parti. Il a quitté Paris hier, à deux heures, salué sur son passage des mêmes acclamations qui l’avaient accueilli *à son arrivée.
- A midi quarante, le président de la République, accompagné des officiers de sa maison militaire, s’est rendu rue Copernic.
- M. Carnot portait en sautoir le grand cordon de la I^égion d’honneur et, pendu au cou par un ruban bleu pâle, l’ordre du Timsal qui lui a été conféré dernièrement par le schah.
- Après un entretien de quelques instants avec le souverain persan, dans le grand salon de l’hôtel, le cortège s’est formé pour se rendre à la gare de l’Est.
- Le schah est monté clans la calèche à la Dau-mont du président. M. Carnot s’est assis à ses côtés. En face ont pris place Emilie Sultan,premier ministre persan, et M. Spuller, ministre des affaires étrangères.
- Les personnages de la suite du schah, installés dans les voitures de la présidence, l’escorte
- de cuirassiers s’est ébranlée aux cris de plusieurs milliers de curieux rassemblés devant l’hôtel.
- Yoici l’itinéraire suivi : rue Copernic, avenue Victor-Hugo, avenue du Bois-de-Boulogne, Champs-Elysées, rue Royale, place de la Madeleine, me Scribe, rue Lafayette et boulevard Magenta.
- L’allure des chevaux était très vive et trois ou quatre cuirassiers, gênés par l'agglomération des curieux et des voitures qui était considérable, sont tombés de cheval sur différents points du parcours.
- Aucune de ces chutes n’est grave.
- Sur tout le parcours, des vivats ont été poussés.
- A la gare de l’Est, une foule considérable attendait le cortège dont l’arrivée a été saluée de cris nourris : « Vive le schah! Vive Carnot! Vive la République ! »
- Dans la gare, Nasser-ed-Din a été reçu par MM. Constans, ministre de'l’intérieur; Etienne, sous-secrétaire d’Etat aux colonies, et les généraux Saussier, Rousseau, Brault, l’ainiral Ger-vais, représentant le ministre de la marine; Poubelle, Lozé, Alphand, Chautemps, etc. etc.
- Après s’être assis et avoir causé quelques instants avec M. Carnot, dans le salon d’honneur, qui était tendu de draperies, le schah, escorté de tous les personnages officiels, s’est rendu sur le quai, où étaient rangés des gardes municipaux et où la musique de la garde républicaine a joué l’hymne persan.
- Le schah est monté en wagon à deux heures précises, s’est tenu un moment debout à la portière et, tendant une dernière fois la main à M. Carnot, a donné le signal du départ.
- Un coup de sifflet retentit et le train s’ébranle
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- aux acclamations des nombreux curieux massés dans la gare.
- M. Carnot est remonté dans sa voiture et est rentré à l'Elysée une demi-heure après.
- Sur son passage, le président a été l’objet d’une ovation enthousiaste de la part des Parisiens.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l'Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 96.238.
- A la Tour
- Voici le nombre des' ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage.................. 9.040
- Du 1er au 2me...............6.323
- 2e étage direct..................
- Du 2e étage au sommet... 2.800
- En tout.............. 18.109
- Les Congrès
- Lundi, à dix heures, séance d’ouverture du Congrès international. de l’enseignement primaire. Séances du il au 19 août à la Sorbonne.
- A deux heures, au palais du Trocadéro, séance d’ouverture du Congrès international des Sociétés par actions. Les autres séances, du 13 au 19 août, auront lieu à l’Ecole des sciences politiques, 19, rue Saint-Guillaume.
- Lundi toujours, au Palais de l’Industrie, porte XII, séance d’ouverture du Congrès international de l’intervention des pouvoirs publics dans l’émigration et l’immigration. Les séances de ce congrès auront lieu du 12 au 15 août, au même endroit qu’aura lieu la première.
- Aux ministères
- La soirée donnée jeudi soir au ministère des travaux publics a été réussie sous tous les rapports.
- Beaucoup de monde; on remarquait surtout un grand nombre d’étudiants et d’étrangers en costumes nationaux.
- Les chœurs de l’Opéra-Comique se sont fait entendre dans les. salons et une société de trompettes sonnait des marches et des refrains dans les jardins splendidement éclairés.
- Un prestidigitateur très au courant de son art a fort intéressé ses très nombreux auditeurs.
- Lundi prochain, 12 courant, nouvelle réception au même ministère. Un programme spécial a été composé pour charmer les yeux et les oreilles des nombreux invités.
- Excursion américaine
- Cinquante personnes, y compris quatre femmes, représentant les principales industries américaines, se sont embarquées à New-York.à bord du Cily-of-Rome pour venir visiter l’Exposition universelle de Paris, et y étudier les résultats obtenus par les diverses méthodes de travail en usage à l’étranger.
- Cette excursion a été organisée sous les auspices d’une association de journaux de l’Ouest, à la tête de laquelle se trouvent des journalistes connus. Tous les membres de l’excursion sont considérés comme des experts, chacun dans sa partie.
- On cite entre autres, un agronome, M. Colman, ancien chef de bureau de l’Agriculture à Washington, M. Masters du Texas, qui fait autorité dans les questions métallurgiques, M. Cheney, chef constructeur à la grande minoterie de Mineanolis, connue sous le nom de Washbury Mills, etc.
- La typographie, la carrosserie, la charpenterie, la menuiserie, la plupart des métiers, en un mot, sont également représentés par des artisans habiles, la plupart Américains d’origine.
- Avant de s’embarquer, les excursionnistes, portant tous un ruban de soie représentant un drapeau américain, se sont rendus à i’Hôtel de Ville et ont été reçus par le maire, M. Grant.
- Mission scolaire
- Une mission scolaire, composée de dix élèves indigènes du collège Sadiki et de quatre du collège Aloui, partira demain pour Paris, sous la conduite de Takar-Ben-Salah, directeur du collège Sadiki.
- Elle doit visiter principalement l’Exposition.
- Déclamations
- Plusieurs de nos confrères se plaignent de l’eau croupissante qui entoure certaines maisons de l’flis-
- .toire de l’habitation. Il en est de même de l’eau qui se trouve dans le bassin de la charmante cascade avoisinar-t le pavillon du Brésil. Il y a une couche telle de matières de toutes sortes accumulées à la surface que l’eau ne peut plus couler.
- C’est un foyer pestilentiel que l’administration a le devoir de faire disparaître.
- Commencement d'incendie
- Un commencement d’incendie, causé par le sur-chauü'age d’un moteur à gaz appartenant à un exposant, s’est déclaré vendredi soir vers huit heures et demie dans la classe 52, galerie des machines ; le feu, rapidement éteint par les'pompiers, a causé des dommages s’élevant à cent francs environ.
- Les gardiens de section
- Dans chaque section les gardiens ont pour consigne de ne quitter leur poste sous aucun prétexte. Mais cette consigne est fréquemment violée. Il fait chaud dans les galeries et puis on n'y peut fumer. Bref, un petit tour dans les jardins est chose bien agréable.
- Malheureusement pour les gardiens l’administration a eu vent de ces coups de canif donnés au règlement et, par un arrêté sévère, elle va dès aujourd’hui rappeler les délinquants à l’ordre.
- Les présents au schah
- Dans la matinée de vendredi, le schah a reçu les présents offerts par le président de la République et par le gouvernement, par l’entremise de M. le comte d’Ormesson, introducteur des ambassadeurs, et M. de Balloy, notre ministre à Téhéran.
- Le présent du président de la République est le buste de Nasser-ed-Din, en biscuit de Sèvres, supporté par un socle en velours, avec les armes impériales de Perse. Ceux du gouvernement sont représentés par un fusil incrusté d’or, avec un canon shoke bored, un service à café fond rose et or, venant de la manufacture de Sèvres, et une superbe tapisserie des Gobelins.
- Fédération d’étudiants
- L’idée d’une fédération universelle des étudiants semble accueillie avec faveur par les délégations étrangères venues à Paris pour l’inauguration de la nouvelle Sorbonne.
- En attendant le Congrès qui aura lieu l’an prochain, le comité, d’initiative a décidé d’organiser une réunion préparatoire où sera exposé le but de l’œuvre.
- Cette réunion se tiendra demain dimanche 11 août, à neuf heures du matin, dans la salle des fêtes de la Mairie du cinquième arrondissement, place du Panthéon.
- Les orphéons à l'Esplanade
- M. Berger a décidé que les distributions de récompenses aux orphéons et aux musiques d’harmonie qui doivent avoir lieu les 13, 20 et 27 août et le 3 septembre se feraient à l’Esplanade des Invalides.
- Il a prévenu de cette décision les commissaires des sections algérienne et tunisienne et les a engagés à organiser des fêtes qui coïncideraient avec ces solennités.
- Les commissaires ont naturellement accepté avec empressement et se sont aussitôt concertés pour fixer rapidement le programme des fêtes auxquelles ils comptent donner un grand éclat.
- Visiteurs de marque
- On annonce la prochaine arrivée à Paris de M. Gladstone, qui se proposerait de visiter en détail l’Exposition universelle.
- — On annonce l’arrivée à Paris de M. Edouard Wilde, écrivain de talent, ex-ministre de l’intérieur de la République Argentine, qui a toujours montré de grandes sympathies pour les Français, Il est accompagné de son bean-frère, M. Pascual Costa, membre de la commission nationale de la République Argentine à l’Exposition de 1889.
- Le concours hippique
- Le concours international des chevaux, pour lequel plusieurs dates avaient été successivement indiquées, s’ouvrira définitivement le 10 septembre prochain.
- 11 sera divisé en six sections, les races pur sang, la race Tarbe, les races trotteuses, les races de demi-sang, les races de trait.
- Enfin une section spéciale sera réservée à l’espèce ovine.
- La réception des animaux aura lieu les 29, 30 et 31 août.
- Le jury sera nommé moitié par le ministre de l’agriculture, moitié par les exposants.
- Danquet scientifique
- M. et Mme Yves Guyot ont offert, vendredi, au ministère des travaux publics, un grand dîner en l'honneur des membres du Congrès pour l’avancement des sciences.
- Mme Yves Guyot présidait le repas qui comprenait trente-trois convives.
- Parmi les invités nous citerons : MM. de Fran-chimant, professeur à l’Université de Leyde; le docteur Lubeski, médecin des hôpitaux de Varsovie; Hugo Gylden, directeur de l’Observatoire de Sto-kholm ; Yaldemar Schmidt, professeur à l’Université de Copenhague ; le docteur de Szabo, conseiller royal à Buda-Pesth; Ragona, Malaise; Chautemps, président du conseil municipal de Paris; Mlle YNes Guyot; M. et Mme Sébillot ; M. Guillain, M. et Mme Sigismond Lacroix, M. Mme et Mlle Raffalovich, MM. Isaac, Oudinet, Malaval, Beurdeley, Lacaze-Duthiers, Cornu, Boulé, Lecouteux, Gobin, Galante, M. et Mme Gariel et M. Cartaz.
- Le dîner a été suivi d’une très brillante réception à laquelle ont pris part les notabilités du monde scientifique et un grand nombre de personnages politiques.
- Déjeuner mexicain
- Vendredi, déjeuner offert par le comité mexicain à M. Berger et au personnel de la direction, au restaurant de France. Quarante couverts, des toasts les plus cordiaux. M. Diaz Mimiaga, commissaire général du Mexique, a porté la santé de M. Berger, qui a répondu par un discours des plus aimables. Parmi les invités, MM. Bablot, docteur Flores, Rafael Zayas, Senties, Segura, Maria Campos; bref, toute la haute colonie officielle mexicaine. Les Tziganes ont joué la Marseillaise au commencement et à la fin, au milieu des applaudissements généraux.
- Ouvriers étrangers
- Les ouvriers envoyés de Danemark à PaUs pour visiter et étudier l’Exposition commencent à arriver par groupes de dix et sont reçus à la gare du Nord par M. Harnemann, secrétaire du commissariat danois.
- Soixante-cinq artisans norvégiens, subventionnés par leur gouvernement, arrivent également à Paris ces jours-ci.
- A l’Esplanade
- On a reçu à l’Esplanade des Invalides, des objets du Congo et du Gabon, que le commissaire délégué a fait immédiatement placer dans le Palais des Colonies. On y remarque des pointes de sagaies dentelées dont les blessures doivent être terribles, et des défenses d’éléphant pesant soixante-dix kilogrammes chacune et mesurant un mètre de longueur sur vingt centimètres de diamètre à la base. M. Avinenc, commissaire délégué, suppute que le pachyderme à qui avaient appartenu ces formidables défenses devait être âgé de cent cinquante ans au moins.
- Les exposants russes et le schah
- Sa Majesté le schah de Perse n’ayant pas eu l’occasion de visiter la section industrielle russe, a exprimé le désir que les principaux exposants lui présentassent les plus beaux spécimens de leurs différentes industries.
- Les fournisseurs de S. M. l’empereur de Russie, Pavel Michailovitch Grunivaldt, de Saint-Peters-bourg; P. Ovtchinnikoff fils, de Moscou, et Ghle-buikoff fils et Cie, de Moscou, ainsi que M. WToerf-fel, de Saint-Pétersbourg, ont envoyé hier matin, rue Copernic, leurs représentants, avec de nombreux échantillons de leurs produits.
- Sa Majesté a beaucoup admiré les fourrures de P. M. Grumwmldt, les objets en émail transparent de P. Ovtchinnikoff, les bols à punch en argent ciselé de J. Chlebuikoff fils et C*e, ainsi que les merveilleux objets en malachite et lapis-lazuli, de Wœrffel.
- Sa Majesté a daigné acheter tout ce qui lui avait été présenté. '
- — La section russe a eu également l’honneur d’avoir la visite de Mme Carnot, qui a beaucoup admiré les fourrures dp M. P. Gruimvaldt, et a promis d’y revenir; elle a acheté chez M. Wœrffel un cadre en malachite pour le portrait de M. le président, et chez M. Ovtchinnikoff fils une coupe en argent émaillé.
- Encore un visiteur orîg-inal
- Un nouveau visiteur excentrique. C’est un Danois
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- qui vient de Copenhague à Paris en vélocipède ; son passage a été signalé hier à Mons.
- Le vol (Pavant-hier
- Nous avons signalé le vol avec effraction commis avant-hier au pavillon suédois. On connaît aujourd’hui le coupable qui n’est autre qu’un employé d’un des exposants du pavillon. Il est en fuite, mais ne peut tarder à tomber entre les mains de la justice.
- Au Cours-la-lteine
- La démolition des baraquements installés au Cours-la-Reine et qui ont servi au concours des animaux, vient d’être commencée. On gardera seulement de ces constructions celles nécessaires pour le concours hippique, qui a lieu le mois prochain.
- Affluence de Belges
- L’affluence des voyageurs à destination de Paris a été telle samedi dernier, au train express quittant Bruxelles à 1 h. 15 de l’après-midi, que cet express a dû être dédoublé depuis Bruxelles jusqu’à Paris. -------------------------------------
- Dernière Heure
- Nous apprenons au moment de mettre sous presse, que le congrès international de l’intervention des pouvoirs publics dans l’émigration etl’immigration, qui a été annoncé comme devant tenir ses séances du 12 au 15 août courant, au Palais de l’Industrie, les tiendra au Collège de France, aux mêmes dates (avis aux intéressés).
- FEUILLE D’IMAGES
- Un de nos abonnés nous a écrit la lettre suivante :
- Monsieur le directeur,
- Pourquoi ne feriez-vous pas ce que fait un très curieux et très ancien journal illustré de Munich, qui réunit de temps en temps les gravures éparses dans ses numéros dans des « feuilles d’images » qui constituent des ensembles, ici sur la chasse, là sur la pêche, plus loin sur les costumes ou les Beaux-Arts.
- Cela plairait dans nos familles.
- Agréez, etc.
- L’idée est bonne et nous allons l’expérimenter dès demain. Dans ce but, nous avons fait.graver à nouveau plusieurs des gravures parues et nous avons constitué un ensemble relatif à la Tour Eiffel.
- Si la chose plaît...nous recommencerons.
- La Rédaction.
- LA DÉGUSTATION GRATUITE
- A LA SECTION TUNISIENNE
- Sans esprit de dénigrement pour quelque produit que ce soit, les viticulteurs tunisiens ont une telle confiance daiis l’excellence de leurs produits, qu’ils n’ont pas redouté d’offrir au public la dégustation gratuite.
- Chacun peut donc apprécier ces vins excellents, sans faux goût ni terroir.
- Parmi les propriétaires qui ont• largement envoyé leurs vins pour la dégustation gratuite, je puis citer M. Paul Potin, propriétaire du grand domaine de Bordj-’Cedria sur lequel il n’y a pas moins de 400 hectares de vignes; MM. Crété et Cie, qui ont près de 300 hectares de vignes dans la plaine de Mornag, au pied de cette fameuse montagpe de plomb, où Flaubert place le terrible massacre des mercenaires, dans son roman de Salambôo; la société franco-africaine qui possède le fabuleux domaine del’Enftda (120,000 hectares, un département) et qui a de 300 à 400 hectares de vignes; M. Charles Géry, ancien conseiller d’Etat qui possède sur la ligne de Bône-Guelma, près de 900 hectares dans une situation rêvée, avec
- 120 hectares de vignes; M. Terras qui en a plus de 100 dans son beau domaine d’Ahmed-Saïd; enfin le cardinal Lavigerie, propriétaire des vignobles fameux plantés sur les rui nés mêmes de l’antique Carthage.
- La dégustation gratuite se fait chaque matin, entre dix heures et midi, dans un très élégant kiosque-bar, placé à gauche de l’entrée da la galerie des souks, à deux pas de la cave placée sous le pavillon forestier tunisien.
- On déguste là des vins naturels non plâtrés et qui possèdent un titre de 11 à 12 degrés d’alcool et 32 degrés d’extrait sec.
- La direction du bar de la dégustation gratuite des vins tunisiens a été confiée à un homme très expert et d’une rare affabilité, M. Georges Barbier, agent des viticulteurs tunisiens à l’Exposition universelle. M. Barbier a pris la chose à cœur, et il remplit sa mission avec un réel dévouement.
- ’***
- Je serais dépourvu de tout sentiment de cette gratitude particulière que l’on appelle vulgairement «la reconnaissance de l’estomac », si je n’écrivais pas, ici, un mot flatteur pour les meilleurs vins muscats du Cardinal, une fusion de pierres fines, un bouquet idéal comme il. n’en peut provenir que des « vignes du seigneur! »
- S. E. le cardinal Lavigerie, grand missionnaire, grand colonisateur et grand viticulteur, a compris la propagande par la vigne. Et plus d’un musulman s’est pris à reconnaître, dans son for intérieur, que le grand marabout chrétien qui a ainsi semé la richesse dans un pays, pouvait bien être, lui aussi, un élu d’Allah !
- Et, si ce musulman arrive à tremper ses lèvres dans le muscat de Carthage? Adieu le Prophète, alors ! — et toutes ses prescriptions.
- Le muscat de Carthage est fait pour battre-les plus fins Lunels et les vins liquoreux les plus délicats et les plus parfumés.
- Si vous avez des protections, et si M. Barbier vous reconnaît pour un initié, vous pourrez goûter le merveilleux muscat du Cardinal au bar de dégustation de la Section tunisienne.
- Ch. L.
- ETUDIANTS FRANÇAIS ET ETRANGERS
- L’Association générale des étudiants a reçu hier officiellement les délégations d’étudiants français et étrangers dans l’amphithéâtre de l’ancienne Sorbonne.
- Les délégations sont parties à deux heures du siège de l’Association, 41, rue des Ecoles. Ce défilé qui comprenait près de deux cents étudiants anglais, croates, hongrois, italiens, russes, etc., etc., vêtus de costumes différents et porteurs pour la plupart d’insignes originaux, présentait un aspect très pittoresque. Plus de vingt drapeaux et bannières étaient déployés par les délégués des facultés étrangères.
- A deux heures et quart, le cortège pénétrait dans l’amphithéâtre de la Sorbonne au milieu d’acclamations enthousiastes.
- M. Chaumeton, président de l’Association, a pris le premier la parole, puis une trentaine de discours ont été prononcés dans toutes les langues.
- Les délégués ont ensuite offert à l’Association un grand nombre de cadeaux.
- Aujourd’hui, les chefs des délégations seront reçus à onze heures à l’Elysée par le président de la République.
- En raison de cette réception, la réunion générale des étudiants français et étrangers, où devaient être jetées les hases d’une association internationale de la jeunesse universitaire, a été avancée d’un jour.
- Cette séance, tenue à la mairie du cinquième arrondissement, a pleinement réussi. Dès maintenant, la Fédération universelle des étudiants se trouve fondée, et une délégation permanente, élue au cours de la réunion, se met à l’œuvre afin d’organiser pour l’année prochaine le premier grand congrès.
- Pour tous renseignements, s’adresser à M. François David, avocat à la cour d’appel, 90, boulevard Saint-Germain.
- Demain, les étudiants de Paris offrent, à Belle vue,
- un grand banquet à leurs camarades étrangers. Ils iront individuellement, en bateau ou en voiture, au rendez-vous, et reviendront par le chemin de fer, dans deux trains qui leur seront spécialement affectés et qui partiront de Bellevue, le premier à dix heures vingt, le second à dix heures trente.
- Détail curieux :
- Le délégué dès étudiants, en prenant 1.200 billets à la Compagnie de l’Ouest, a demandé que les wagons qu’on destine à ses camarades n’aient pas d’impériales, afin d’écarter toute chance d’accident. Prudence est mère de sûreté.
- L'Anniversaire du 10 Août
- Hier 10 août, la municipalité de Paris a fêté l’anniversaire de la prise des Tuileries et de la chute de la royauté.
- Et bien que dès cinq heures du soir une pluie torrentielle, qui n’a cessé qu’à neuf heures, soit venue quelque peu contrarier les plans des organisateurs, les illuminations de l’Hôtel de Ville, de rave-nue Victoria, des ponts Notre-Dame, d’Arcole et Louis-Philippe et de la place de la Bastille n’en, ont nullement souffert. \
- Il faudrait bien mal connaître le peuple de Paris,, si fidèle aux grands souvenirs, si prompt à l’enthousiasme, si ' accessible aux généreux sentiments, si dévoué à la République, pour supposer que l’humidité, voire la boue qui couvrait le sol, l’aient empêché de venir en foule devant l’Hôtel de Ville et autour de la colonne de Juillet danser aux sons des orchestres qui y avaient été installés.
- Et quand le feu d’artifice, très brillant, qui a été-tiré à la pointe de l’île Saint-Louis, a lancé ses premières fusées, il a fait bon voir tout ce peuple battre des'mains et regarder, visages épanouis, les bombes éclatant en l’air en pluies d’étoiles multicolores ou en cataractes de louis d’or.
- Jusqu’à une heure fort avancée dans la nuit on s’est amusé ferme dans les deux quartiers en fête et l’on a célébré dignement cette date du 10 août, si chère aux cœurs républicains.
- A LA RELIGIEUSE, 2, rue Tronchet, Paris, Deuil complet et sur mesure en 12 heures.
- SA MAJESTÉ EDISON
- Edison arrive.
- Demain, après-demain, dans quelques jours* Paris fera àTEurope la grâce et l'honneur'de lui présenter Edison.
- En ce moment, en effet, te roi des éléments est sur celui de l’Atlantique. Avec toute sa famille, femme, enfants et associé, le sage de Leweln a quitté les Etats-Unis et vient, pour la première fois, dans ce vieux monde qu’il a si superbement conquis, dont il a transformé l’activité, agrandi la vie, en diminuant ses distances et ses nuits.
- Donc, le Dieu moderne, qui lance des éclairs et des étincelles plus dangereuses que celles de cette vieille bête de Zeus, désormais remisée, fait à la France Fbonneur de quitter son Olympe.
- Hier nous recevions avec tous les honneurs un roi de Perse. C’est fort bien.
- Mais, demain, laisserons-nous arriver chez nous, sans cortèges ni escortes, ce roi de la pensée? Ce serait mieux. Aujourd’hui, les savants sont nos princes. Décernons-leur donc des honneurs de prince, dit très justement un chroniqueur du Figaro.
- Les dieux, auxquels on a élevé des palais, n’ont jamais fait que nous jouer de vilains tours, nous donnant la vie quand nous ne savions qu’en faire, nous la volant quand nous ne savons plus nous en passer.
- Les rois, auxquels nous dressons des arcs de triomphe, n’ont jamais fait que nous faire tuer, nous chargeant de les représenter sur les champs de bataille, se chargeant de nous représenter dans les fêtes.
- Edison a inventé le téléphone, le phonographe, une lumière qui détrône celle de cette vieille lune cassée qui promène depuis des siècles ses morceaux sur nos têtes. Il invente le téléphote. Il fait tout pour nous. Ne ferons-nous rien pour lui ?
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- Pourquoi M. Carnot qui est, d'ailleurs, son confrère, n’irait-il pas au-devant de M. Edison?
- Pour ce jour, il serait suivi de sa maison intellectuelle.
- O11 laisserait les soldats à la caserne, et Carnot, Renan, Pasteur, Berthelot, Bertrand, Dumas, Augier, Jules Simon, les Académies, les Facultés, les Ecoles, les savants, les poètes, Fustel de Coulanges, Leconte de Lisle, tout l’état-major du génie français ferait au jeune grand homme une simple et émouvante apothéose.
- La plus extraordinaire, la plus étrange, la plus invraisemblable des carrières fut celle d'Edison.
- _ Des aventures, des crises, des passions aussi diverses qu’exaltées, une vocation àlafoisaussi marquée qu’imprévue rendraient cette existence incompréhensible, si on n’en devinait le secret et l’unité dans une activité incessante, débordante, une fièvre, un feu-au-cœur de tout savoir, de tout faire, d’agir, de vivre.
- Pour Edison, la vie c’est le mouvement. La sienne n’en fut pas privée.
- Quelques recherches et des renseignements que me fournit un de ses amis me permettent de vous présenter notre futur hôte, et de vous initier à tous les détails — tant aimés aujourd’hui — de la vie de cette Majesté moderne.
- Thomas Alva Edison, né, comme on sait, à Milan, comté d’Erié, Etat d’Ohio, le 11 février 1847, est fils d’un pauvre diable, tour à tour, suivant son caprice, ou ceux de la fortune, tailleur, magnanier, marchand de bois, de grains, deterres. Il est grand, beau; les épaules sont larges et la tête puissante.
- La figure, imberbe, pâle, fortement accentuée, aux yeux gris, au regard lent, au sourire bon, ressemble à celle de François Coppée.
- Mais là se borne la ressemblance, qui se poursuit encore cependant, car l’ingénieur fut des petits que chante le poète.
- A onze ans, ce gavroche américain, ce petit gars joufflu qui, sous sa casquette cirée, vend, sur la ligne du Canada au Michigan, des allumettes, des oranges, des sirops et des journaux aux voyageurs du Grand Trunk Railroad, lit, entre deux haltes, Y Angleterre de Hume, la Rome de Gibbon, Y Encyclopédie, Y Analyse Qualitative de Frésénius. Il devient savant, moins par passion de l’étude, que par l’obsession du faire-quelque-chose.
- 11 installe dans sa niche ambulante un laboratoire de bouteilles et de tablettes, fait des expériences de chimie et même d’incendie, un jour qu’il mit le feu au train.
- Il fait un journal de douze pouces sur six. La guerre éclate et c’est le Grand Trunk Herald du jeune camelot scientifique qui annonce le premier la bataille de Pittsburg.
- Du coup sa fortune est faite,"et il fonde, à Port-Huron, le Paul Pry, dont le sans-gêne révélateur lui révèle que l’eau des fleuves n’est pas toujours tiède quand on y est jeté.
- Cependant, son succès, lors de la guerre, lui avait montré l’importance de la télégraphie. C’est ainsi qu’il s’en occupe et que se révèle la plus inattendue des vocations.
- Aussi se refuse-t-il à la reconnaître. Et profitant des loisirs de sa nouvelle situation d’opérateur, il s’occupe... de cordonnerie. Il pressentait sans doute qu’il aurait une longue route à parcourir.
- La route a des incidents. Il les aplanit avec un à-propos expéditif.
- Un jour, un bloc de glace rompt le câble télégraphique entre Port-Huron et Sarina, à deux kilomètres de cette dernière ville.
- Grand embarras, grosse question, qu’Edison tranche, en le renouant.
- Il monte sur une locomotive, atteint le lieu de l’accident, et, là, actionnant le sifflet de la vapeur imite, par des sons plus ou moins prolongés, les signes correspondants de l’alphabet télégraphique.
- — M’entendez-vous, Sarina ?
- Sarina, qui ne comprend mot. ne répond pas.
- — M’entendez-vous, Sarina ?
- Sarina comprend, répond et la télégraphie est rétablie à coups de sifflets à vapeur.
- Son activité débordande, diverse, pour être admirable, n’en désolait pas moins son directeur qui imagina de contrôler la présence du diable-à-quatre toujours en l’air, en lui ordonnant de télégraphier le mot sise toutes les demi-heures.
- Le directeur fut ravi : toutes les demi-heures, le mot six arrivait, témoignant au chef de sa propre habileté et de la bonne conduite de l’employé. Mais celui-ci ne s’en gênait pas moins, ayant imaginé un ressort à déclanchement qui, toutes les demi-heures, télégraphiait le six attendu au soupçonneux directeur.
- Ces^petites inventions, et d’autres, amenèrent Edison à partir à la découverte. La. chasse fut longue, n’est pas encore close, et fut belle depuis le jour où il vendit 100,000 dollars, à la Western Union Company, le téléphone à carbone.
- Dès lors, le caractère d’Edison, sans trêve satisfait et accaparé par de si angoissantes inventions, s’équilibra. Et l’Edison qui va être notre hôte est devenu une grande divinité méditative, sérieuse et vénérable.
- Cet Edison, le voici.
- Après avoir longtemps vécu à Menlo-Park, dont on l’appelait le sage, Alva Edison habite aujourd’hui le parc de Leweln, près d’Orange, à quinze milles de New-York
- Sur une colline élevée, boisée, s’élève le château, qui est le plus beau de cet Eden habité par les plus milliardaires des Néw-Yorkais. A vrai dire, le style et le luxe en sont simples. Un grand chalet aux hases de pierre, aux étages de bois et de fer, aux ogives inclinées, aux couleurs voyantes,
- Ce château est une vraie combinaison électrique. Boutons contre les voleurs, appels du laboratoire, du service, de la lumière, de l’eau, tout est à ressorts, tout vibre et, au moindre commandement, tout est exécuté. Ce n’est pas comme en France.
- Le maître de la maison se lève à quatre heures, déjeune, promène, et va au Laboratoire,
- Quand il est tracassé par miss Electric, sa muse favorite, le grand homme s’enferme chez lui pendant des soixante heures, sans manger, ni dormir, ni voir sa femme ou ses enfants.
- Mais ces cas sont rares; on a beau être Edison, on n’a pas du génie tous les jours. Alors, il visite ses fabriques, surveille ses employés.
- La besogne en est encore assez longue, ceux-ci étant près de trois mille :
- 650 aux dynamos.
- 600 aux phonographes, àNewdjeasiw.
- 500 aux lampes incandescentes.
- 150 au Laboratoire.
- 800 à la fabrique de montures, New-York City, 5e avenue.
- 200 femmes pour les travaux délicats.
- Ces ouvriers travaillent dix heures par jour, sont pavés 18 francs par tête au minimum. Us ne sont constitués ni en société, ni en phalanstère, comme cela a souvent lieu chez nous. Us adorent M. Edison dont la bienveillance, la gaîté et les bons conseils allègent les fatigues de leur vie pénible.
- Constamment entouré d’un état-major d’ingénieurs, dont il surveille toutes les tentatives, Edison a inventé sioc cent dix découvertes.
- C’est par millions que se chiffre le produit de ses fabriques, bien que leur but soit moins dans la vente que dans les travaux scientifiques de recherches et d’expériences.
- Ces expériences, qui ont déjà coûté quatre cent mille dollars, sont récompensées par des résultats financiers superbes.
- Le droit de vente en Amérique du phonographe a été acheté par M. Lippencap sept cent cinquante mille dollars.
- Malgré la concurrence de Brusli et de Wes-ton, Edison éclaire presque toute l’Amérique. II y a gagné dix millions de dollars.
- Quand il annonça le phonographe, qui reste comme sa merveille, on cria à la folie ! mais on dut vite s’incliner. On devra s’incliner encore.
- U travaille à une talking doll, poupée qui parlera pendant une heure. Il vient d’achever son séparateur du minerai de fer et il espère inventer un bateau volant. U ferait au-dedans le vide par la compression de l’air, qui actionnerait deux ailes. Il a bon espoir.
- Enfin, il s’occupe du téléphote, qui, justement, retarde son arrivée parmi nous.
- Cet homme infatigable est d’une simplicité-désespérante. Ni fêtes, ni bruit, le travail résume sa vie et l’absorbe.
- Sa seule distraction est de se promener dans Leweln sur un tricycle électrique de son invention. U vit avec ses ouvriers, ses ingénieurs et sa famille.
- Marié deux fois, il a quatre enfants, dont l’aînée, Marion, a actuellement dix-neuf ans, et dont la dernière, Marguerite, a trois ans. M. Edison a recueilli dans un phonographe le-premier cri de cette petite et compte le lui faire entendre à sa majorité.
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- 1 h. 45, avec une force ascensionnelle de 6 k. ; à
- 2 h. 15, il était à 970 mètres au-dessus du globe-terrestre, avait 25 k. 7 de force ascensionnelle et se trouvait juste au-dessus du fort de l’Est, près de Saint-Denis ; à 2 h. 45, il était à 1,250 mètres d’altitude et avait 21 k. de force; à 3 heures, il avait l,5GO mètres d’altitude et avait 18 k. de force ; à 3 h. 15, il avait 850 mètres d’altitude et avait 21 k. 8 de force; à 3 h. 30, il était à 10 mètres d’altitude et avait 25 k. de force, entre Dommartin et Chantilly; à 3 h. 45, à 900 mètres d’altitude et 21 k. de force ; à 4 heures, 1,780 mètres d’altitude et 15 k. 7 de-force, au-dessus de la forêt de Compiègne. Entre cette dernière ville et Pierrefonds, coup d5œil splendide ; à 4 h. 30, à 800 mètres d’altitude et 22 k. de force.
- La descente s’est effectuée très tranquillement à 4 h. 50, au milieu d’un champ de Rethondes, à 11 kilomètres de Compiègne.
- Le Marceau., ses accessoires et ses voyageurs, étaient de retour au parc vers les dix heures, le soir, très contents du charmant, voyage aérien qu’ils avaient fait.
- Disons maintenant qne l’administration du ballon captif, dont M. Louis Godard est le directeur, a, pour donner plus de sûreté aux ascensionnistes, fait faire une expérience à Angers sur un morceau du câble qui sert depuis 60 jours déjà.
- Cette expérience a été faite le 9 courant, en présence de l’ingénieur des mines du sous arrondissement minéralogique d’Angers, et de M. Ch. Besso--neau, le fabricant du câble.
- Le bout du câble à essayer avait neuf mètres de-longueur; il a été coupé en deux parties égales pesant environ chacune 3 k. 350 gr. Ces deux morceaux ne se sont rompus que sous un effort moyen-de 8,620 kilogrammes.
- La traction du ballon captif n’étant que de 800 k., il y a encore de la marge d’ici à ce qne les ascensionnistes aillent faire un petit voyage libre forcé.
- Du reste, le jour où les essais ont été faits devant la commission spéciale déléguée par la préfecture-de police, le câble qui, pour ces essais, ne devait porter normalement que 8,000 k., en portait 9,000., et aujourd’hui par excès de prudence et après un. service de deux mois, il en porte encore 8,500.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhâmbra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la SeguüUlla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique: Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont Tune, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- SOMMAIRE : Chronique. — Les étudiants à l’Elysée. — Echos. — Concours de tir. — Edison en France. — Les Zélande et des mers du Nord. — Un dimanche à l’Exposition. — Annonces et réclames.
- fêtes orientales à l’Esplanade. — Exposition de la Nouvelle-
- CHROIM9QUE
- A Tlieure où paraîtront ces ligues, notre hôte persan nous aura quittés, emportant évidemment dans son cœur le regret profond de ne pouvoir rester plus longtemps au milieu de toutes les merveilles que Paris a étalées à ses yeux pendant dix jours.
- Je reviens sur sa dernière visite à l’Exposition, qui a été comme le couronnement des visites précédentes; je l’ai attentivement suivi du regard, et je l’ai rarement vu aussi ébloui, car il s’est promené d’abord à travers la bijouterie française, au milieu des scintillements des diamants, exposés aux vitrines de nos premiers joailliers, qui sont tous de véritables artistes.
- On sait quelle passion a le schaîi de Perse pour les pierres précieuses : il en porte toujours de magnifiques sur lui, comme collier et comme boutons de tunique.
- Mais toutes ses splendeurs privées et tous les trésors de son palais de Téhéran ne peuvent pas lutter avec l’exposition do la joaillerie française; aussi n’a-t-il pas perdu un coup d’œil au cours de cette promenade féerique; il se penchait avec une sorte d’avidité sur les petites balustrades, entourées de velours rouge, qui isolent le public de la vitrine même, et il dévorait littéralement du regard les diamants qui revêtaient les formes les plus séduisantes : oiseaux, fruits, fleurs, fantaisies étonnantes et exquises.
- Un moment, l’œil allumé et comme fasciné par les feux de toutes ces pierreries, il a murmuré dans une sorte d’extase : « C’est un rêve! »
- Ce rêve des mille et une nuits, Paris est fier de le lui avoir fait entrevoir avant son départ.
- A
- 11 sera dit que tout le monde montera à la Tour, même les exotiques : avant-hier, c’étaient quarante indiens de la troupe de 4S Buffalo Bill ” qui arrivaient sous la conduite de M. Albert Sheible et du major Burke.
- A neuf heures, ils étaient tous à la troisième plate-forme, admirant avec des exclamations de surprise et de grands gestes le panorama des environs de Paris.
- En descendant, ils ont tenu à nous rendre visite et ont envahi tous ensemble le petit pavillon du Figaro.
- De nombreux curieux les admiraient.
- Avec leiirs grands manteaux sombres jetés
- sur leurs épaules, leurs larges basanes de couleurs claires, leurs tatouages et les plumes qui ornent leurs longues chevelures, ils ont en effet une beauté originale très frappante.
- Tous les Indiens ont voulu avoir leurs noms imprimés dans le petit Figaro de la Tour. Comme ils ne savent point écrire, le major Burke les a fait défiler militairement devant lui.
- Nous n’en avons pas fini avec les voyageurs excentriques.
- Outre tous ceux qui sont en route pour Paris, soit en voiture, soit à pied, soit en vélocipède, on parle maintenant d’un habitant de Belfort qui vient de parier qu’en moins de six jours, il se rendrait de Belfort à Paris avec un cheval de réforme, dont il s’est rendu récemment acquéreur pour la somme de 40 francs.
- Le parieur s’engage même dans cette course de fond à battre un cheval de race.
- D’autre part, à propos de Blondin, dont nous avons déjà annoncé le projet, voici la lettre qu’il écrit à un de nos confrères :
- Monsieur le rédacteur,
- gffJe viens de recevoir de M. X... — dont je me réserve de publier plus tard le nom — une lettre me disant qu il maintient son pari de cent mille francs relativement à la traversée, sur un câble, dé la tour Eiffel au dôme central, en moins de cinq minutes.
- Moi aussi, je maintiens le pari, et je tiens à ce qu’on sache que je n’attends, pour m’exécuter, que l’autorisation de tendre le câble entre les points extrêmes. Je n’ai besoin, pour cela, que d’une chose : de l’autorisation de la direction. de l’Exposition. Aussitôt que je l’aurai, je m’exécuterai, etj’espère bien que ce sera le plus tôt possible.
- • Veuillez agréer, monsieur le rédacteur, mes civilités empressées.
- Signé : Arsens Blondin.
- Si l’administration autorise cette traversée aérienne, ce qui nous semble assez douteux, il ne sera pas excessif de demander dix tickets d’entrée — et même plus.
- On serait sûrMe faire salle comble.
- F.-L.
- I5S ETUDIANTS A L’ELYSt
- 5IÎ
- A chacun il faisait toucher le porte-plume, traçait une croix et. en regard, écrivait le nom de l’Indien.
- C'est ainsi, parait-il, que les Peaux-Rouges ont signé tous leurs enga ;emeats. Avoir touché la plume avec la main leur suffit. C’est leur façon de parapher.
- Adieux au président. — Des fleurs à Mme Carnot. — A Meudon.
- Le président de la République a reçu hier matin, .à onze heures, les étudiants délégués par les Universités étrangères pour assister aux fêtes données par l’Association générale des étudiants.
- Au nombre d’une centaine, les délégués ont été reçus dans le grand salon d’honneur.
- Rien de plus pittoresque que l’ensemble de leurs costumes : Hongrois aux grands manteaux brodés et doublés de rouge, chaussés de bottes à glands retombants; Anglais coiffés de leurs chapskas; Italiens aux bonnets rouges ou verts; Grecs avec un sautoir, un cordon moiré bleu ciel, etc.
- Les pays représentés étaient la Belgique, la Suisse, l’Italie, l’Autriche, la Hongrie, l’Angleterre,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- la Rassie, la Finlande, la Grèce, la Roumanie, la Suède, la Norvège, la Hollande, le Paraguay.
- Trois superbes corbeille? de fleurs ont été offertes par les délégués à Mme Carnot.
- M. Chaumeton, président de l’Association générale des étudiants, a, dans une courte allocution, présenté ses camarades étrangers au président de la République.
- M. Carnot a salué, au nom de la France, les étudiants étrangers. Les étudiants l’ont applaudi en criant unanimement : Vive la France !
- A l'issue de la réception, Mme Carnot est venue elle-même remercier les délégués de leur gracieux envoi.
- Aujourd’hui, dernier jour des fêtes universitaires.
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- LES
- FEUILLES D’IMAGES DU “ BULLETIN OFFICIEL ”
- Ainsi que nous l’avons annoncé dans notre numéro d’hier, le Bulletin Officiel, d’après le désir esc primé par plusieurs abonnés, se propose de réunir certaines de ses gravures en Feuilles d’images. Nous en faisons un essai dans le présent numéro, en établissant la Feuille de la Tour Eiffel.
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- ÉGUOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 234.041.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................ 12.264
- Du 1er au 2me.............. 6.774
- 2e étage direct............. 2.208
- Du 2e étage au sommet... 2.857
- En tout.............. 24.103
- Réception des maires
- M. Carnot, président de la République, recevra, dans l’après-midi du lundi 19 août, les maires qui seront venus à Paris pour assister au banquet du 18.
- Le jardin de l’Elysée leur sera ouvert et un lunch leur sera offert.
- Le banquet des maires
- Le nombre des convives pour le banquet des maires qui doit avoir lieu le 18 août au Palais de l’Industrie est à peu près fixé aujourd’hui.
- D’après les réponses reçues à l’Hôtel de Ville, samedi dernier, on comptait 4,712 acceptations.
- Depuis, il en est arrivé 2,500, et on sait que la dernière limite pour les acceptations est le 12 au soir.
- Si l’on ajoute à ce chiffre les acceptations attendues pendant les deux jours qui restent et les invitations qui sont adressées à l’armée, au monde officiel et à la presse, on prévoit que le nombre total des invités à ce repas monstre sera d’environ 10,000, au lieu des 15,000 sur lesquels on avait compté.
- Dans ce cas, les 10,000 convives seront réunis dans la même salle, la grande nef du Palais.
- Banquets scientifiques
- Deux grands banquets ont eu lieu samedi soir, à l’hôtel Continental.
- Le premier qui réunissait ^ les membres du congrès des sciences géographiques, était de cent cinquante couverts.
- Parmi les convives : le prince de Monaco, la comtesse de Bizemont, M. Daubrée, le général Kaul-bars, Mme Amado, le prince Roland Bonaparte, M. deBrazza, Mme Retzius, M. Cavalcanti, M. d’Ab-badie, etc., etc.
- Le second banquet était donné par les membres du congrès de la médecine mentale. Y assistaient entre autres :
- Le docteur Fairet, le professeur Bail, M. Barbier, premier président à la cour de cassation, M. le sénateur Roussel, le docteur Semai, M. Lucien Puteaux, M. Babut, M. Leclère, M.Ramollini, etc.,etc.
- Le déjeuner des jurés
- L’association amicale des jurés, que préside M. Ch. Prevet, député de Seine*et-Oise,-a offert samedi,
- au pavillon de la Presse, un déjeuner à M. Yves Guyot, ministre des travaux publies.
- Une soixantaine de convives en tout, parmi lesquels MM. Berger, Henry Muret, Sandoz, Thur-neissen, etc.
- Au dessert, M. Yves Guyot a prononcé un petit discours dans lequel il a vivement remercié les jurés pour le zèle qu’ils ont déployé depuis le commencement de leurs travaux. Le ministre a félicité ensuite M. Berger de la façon dont il avait organisé le service d’ordre dans le Champ de Mars.
- La bonne tenue de l’Exposition est d’autant plus remarquable que l’affluence considérable du public rend souvent très difficile la tâche du personnel.
- L’Exposition universelle de New-York
- La chose est décidée et aura lieu en 1892, en l’honneur de Christophe Colomb.
- Le jeu des chemins de fer
- Pourquoi deux poids et deux mesures?
- Le jeu des chemins de fer, que la police vient d’interdire dans un des théâtres de l’Exposition, n’est-il pas permis dans tous les casinos ?
- Le roi nègre
- Le roi Dinah-Salifou, qui devait quitter Paris samedi soir à dix heures, a été obligé de retarder son départ : les cadeaux divers qu’il attendait de la munificence gouvernementale ne lui ont pas, en effet, été livrés à temps.
- Le roi Kalakaua
- On a déjà parlé de la prochaine visite du roi Kalakaua, des îles Sandwich.
- Ce qu’on sait moins, c’est la cause de son retard à nous arriver. Yoici une lettre de ce souverain polynésien qui explique bien des choses :
- Avec mon revenu actuel (150,000 francs palan) je parviens non seulement à joindre les deux bouts, mais à désintéresser « pas mal » de mes créanciers. Je compte toujours visiter l’Exposition de Paris. Pour ce voyage, il me manque malheureusement 50,000 francs. Comme l'éditeur qui vient de publier mon volume de vers m’informe que la vente s’annonce bien, j’espère obtenir de lui les 10,000 dollars. »
- Lion et Soleil
- Le schah, avant son départ de Paris, a voulu manifester sa satisfaction au personnel de l’Exposition. Il a décerné plusieurs décorations.
- Sont décorés de l'ordre du Lion et du Soleil: M. Berger, grand-officier ; MM. de Lacretelle, Mon-tiers, Thurneyssen, commandeurs ; MM. Ossude, Dupuich, Harmant, Moreau, Bonnier, officiers ; MM. Darcel et Schmith, chevaliers.
- La Tour Eilïel en diamants
- Cette merveille de joaillerie exécutée au300me par MM. Martin Fosno et Ce, 32, rue de Trévise, est complètement terminée et va être exposée dans quelques jours.
- Adieux au docteur Tholozan
- Samedi matin, le schah est sorti de ses appartements de très bonne heure et est entré dans son cabinet de travail, où il a reçu le général Nazare-Aga et les personnages de sa suite.
- A dix heures, Nasser-Eddin a reçu en audience M. Decauville, avec qui il s’est entretenu au sujet de l’établissement d’un chemin de fer à voie étroite en Perse.
- Le schah n’a pas reçu d’autres personnages dans la matinée, à l’exception du docteur Tholozan, dont il se voit séparé avec peine pendant quelques mois.
- En recevant, en effet, les adieux du docteur Tholozan, le schah lui a dit, en lui serrant cordialement les deux mains :
- — Va, mon vieil ami; repose-toi, puisque tu es fatigué, mais reviens auprès de moi dans trois mois, car j’ai besoin de toi. C’est à la seule considération de ta santé que je consens à me séparer de toi.
- Le docteur Tholozan, très émotionné de ces paroles, a pris congé du schah en lui baisant la main.
- Avis aux étrangers
- Les garçons de café et de restaurant de l’Exposition, toujours à l’affût d’un profit nouveau, ont imaginé le truc suivant : Après avoir reçu du client « qui a la bonne tête » une pièce de cinq francs et rendu la monnaie, le garçon revient tout effaré en disant :
- — Monsieur m’a donné une mauvaise pièce.
- Neuf fois sur dix, la « bonne tête » en donne une
- autre sans penser à réclamer la première et le tour est joué.
- La direction générale, sinon la préfecture de police, a le devoir de faire cesser ce petit truc.
- Commencement d’incendie
- Un commencement d’incendie s’est déclaré samedi, vers huit heures du soir, dans la galerie des Machines.
- Il a été rapidement éteint et les dégâts sont peu importants.
- Arrivée des princes tunisiens
- On annonce pour mercredi prochain l’arrivée à Paris du frère et du fils du Bey de Tunis, le prince Taïeb et le prince Mohammed.
- On sait qu’ils descendront à l’hôtel que le schah de Perse vient de quitter, rue Copernic.
- Dernière Heure
- Malgré le mauvais temps et les averses qui n’ont guère cessé pendant toute l’après-midi d’hier, l’affluence a été considérable au Champ de Mars ; on a bien un peu pataugé dans la boue et quelques tombereaux de sable ne seraient pas de trop ces jours-là; mais, néanmoins, la soirée a été gaie, comme d’ordinaire.
- Au moment le plus fort de l’ouragan, deux grandes tentes appartenant à un exposant du Trocadéro ont été violemment arrachées par le vent : heureusement que personne ne s’était mis à l’abri sous ces tentes. Aucun accident à déplorer, mais on fera bien de veiller à la solidité de ces tentes.
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- CONCOURS DE TIR
- Inauguration officielle
- Les averses qui s’étaient abattues pendant toute la matinée sur Vincennes pouvaient faire craindre pour le concours de tir un sort aussi désastreux que pour le concours de gymnastique du mois de mai dernier.
- Ces craintes, fort heureusement, ont été vaines, et' à part un vent violent qui faisait voler la poussière et gênait considérablement la justesse du tir, tout s’est passé le mieux du monde. ,
- A trois heures précises, M. Carnot, accompagné de son escorte de cuirassiers, est arrivé sur le polygone de Vincennes. Il avait près de lui le général Brugère, le colonel Lichtenstein et le commandant Toulza. Le superbe attelage à la Daumont du président de la République a été fort admiré, et les acclamations ont retenti, nourries et chaleureuses, sur tout le parcours du cortège.
- A l’entrée du pavillon de France, M. Carnot a été reçu par le comité d’organisation du concours de tir, ayant à sa tête M. Mérillon, dépu té, de la Gironde, président ; M. Lermusiau, secrétaire général ; les officiers de la garnison de Vincennes, conduits par le général^Gallion.
- M. Mérillon a adressé au président de la République le discours suivant :
- Monsieur le président,
- J’ai l’honneur de vous présenter le comité d’organisation du concours de tir de 1889. Dans cette enceinte où, comme vous l’entendez, le premier orateur inscrit est la poudre, je ne me permettrais pas de faire un discours. Vous savez également les liens étroits qui nous attachent à l’armée. Nous vous approuvons de former aux exercices de tir les soldats qui ont appris à porter un fusiletàs’en servir et qui n’ont pas eu le temps pendant la courte durée du service militaire de se perfectionner par un travail individuel absolument indispensable.
- Notre oeuvre si utile a reçu le premier encouragement du Parlement et de la ville de Paris; mais aucune marque de sympathie ne peut nous être plus agréable que celle du président de la République, qui, par l’éclat de ses services, sa position élevée, par son grand nom, a apporté, permettez-moi de le dire, si aimablement et si simplement, son dévoué concours aux œuvres d’utilité publique fondées pour la grandeur et la prospérité de la patrie.
- • Du fond du cœur, monsieur le président, et au nom de tous les tireurs de France, je vous adresse l’expression de la gratitude respectueuse et de la
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- joie patriotique que nous ressentons à vous recevoir parmi nous.
- M. Carnot a répondu par quelques mots aimables et a décerné la croix de la Légion d’honneur à M. Lermusiaux. Puis il a commencé l’inspection des pavillons et des divers services.
- Arrivé au pavillon Jeanne d’Arc, à la cible 108, M. Carnot a pris un fusil Gras et a tiré trois coups à trois cents mètres. La première balle a porté un peu bas, mais cependant parfaitement en ligne et comptant pour quatre points; la seconde, dans le haut du carton (un point) : la troisième au milieu même du noir central (dix points). De l’avis des tireurs les plus compétents.cette balle sera une des plus belles du concours.
- Pour le tir du président. M. Bar, chef de pavillon, remplissait les fonctions de greffier, et M. Marot, chef des tranchées, celles de marqueur.
- Après cette visite, M. Carnot s’est rendu au pavillon du comité, où il lui a été remis un exemplaire de la montre prime et une coupe d’argent dans laquelle il avait bu le champagne. Le tout était accompagné d’un très beau bouquet aux couleurs nationales..
- M. Carnot est ensuite remonté dans sa voiture, salué par de nouvelles acclamations.
- Je ne veux pas terminer sans remercier les membres du comité du cordial et sympathique accueil qu’ils ont bien voulu réserver à la presse, ainsi que de l’excellente organisation de leur concours.
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- ÉDISON EN FRANCE
- Le Petit Journal publie la dépêche suivante :
- Le Havre, 11 août.
- Ce matin à sept heures, au moment où le petit damier bleu et blanc hissé au sémaphore de la chambre de commerce du Havre a annoncé que la Bourgogne était en vue, neuf personnes se sont embarquées en même temps que moi à bord de la République, remorqueur de la Compagnie Transatlantique, pour aller en mer souhaiter la bienvenue à Thomas-Al va Edison, le grand inventeur américain, le père de la lampe à incandescence et du phonographe.
- Aucun personnage officiel, aucun membre des académies ou sociétés savantes parmi ces neufs passagers, rien que des amis ou des représentants chargés de vulgariser en Europe les découvertes de ce mécanicien de génie : M. Charles Porgès, président de la Compagnie Edison de Paris, accompagné de Mlle Porgès, safille, et de M. Ferdinand Dreyfus, son gendre, le major Flood Page, de Londres, et MM. Dick, Tate, Hammer, Dit et Emile Durer.
- Au bout d’une demi-heure de route on aperçoit à l’horizon le panache de fumée de la Bourgogne; quelques minutes après, on distingue nettement la passerelle, puis les passagers accourus sur le pont pour voir les côtes de France; mais c’est vainement qu’on braque les jumelles pour découvrir Edison parmi eux. Il est à ce moment en train d’achever son lunch du matin dans la salle à manger, où nous le trouvons encore assis lorsque nous arrivons un quart cifiieure plus tard à bord du grand
- transatlantique.
- Les photographies et les gravures qui ont popularisé son image .n’ont réellement pas flatté l’illustre électricien elles ont pu donner une idée de son nez droit, de ses lèvres minces, de sa figure rasée, elles n’ont reproduit ni l’expression d’enjouement du visage ni l’extraordinaire puissance du regard, qui sont les deux traits caractéristiques de cette physionomie. On prétend généralement qu’il ressemble à Napoléon Ier; Edison rappelle bien plutôt — le professeur Charcot.
- Thomas Edison fait mentir la légende qui veut que tous les savants soient quelque peu voûtés à force de vivre penchés sur leurs livres. Il se tient fort droit ; c’est, pour employer une expression vulgaire, un <, grand bel homme » qui ne paraîtrait pas ses quarante-deux ans si
- ses cheveux n’étaient déjà complètement gris.
- Aux compliments de bienvenue qu’on lui apporte il répond très aimablement, mais assez brièvement.
- La conversation est d’ailleurs assez difficile à soutenir avec lui : d’abord il ne comprend ni ne parle un seul mot de français, puis il emploie à tout bout de phrase des locutions purement américaines à peine intelligibles pour les Anglais eux-mêmes; de plus il a l’ouïe très dure et déteste les mondanités et les politesses de salon.
- Du reste très « bon garçon » et ne se croyant pas obligé par sa qualité de grand homme à fuir la plaisanterie ou à éviter le rire.
- On a à peine échangé quelques mots qu’il se voit déjà invité à plusieurs dîners ou soirées.
- — Oh ! dit-il, et sans autre réponse il dessine dans l’espace l’abdomen proéminant qui serait pour lui la conséquence de ces invitations... s’il les acceptait, car il évite de se prononcer sur ce point.
- Après avoir présenté son ami M. Hupton et son avocat M. Lewis, qui ont fait la traversée avec lui, il va jusqu’à sa cabine chercher mis-tress Edison. Tous deux reviennent bientôt nous rejoindre sur le pont.
- Mistress Edison est une jeune femme de vingt à vingt-deux ans, fort jolie et fort aimable; le great discoverer était veuf et avait trois enfants lorsqu’elle l’a épousé il y a trois ou quatre ans ; une petite fille est née de ce mariage.
- Pendant qu’on s’empresse autour d’elle, Edison s’esquive vers l’avant pour fumer tranquillement ; ceux qui l’ont suivi cherchent à lui parler de ses travaux, de ses inventions passées ou futures, mais il ne tient pas à ce sujet de conversation et préfère bavarder gaiement ou écouter les renseignements qu’on lui donne sur les collines de Sainte-Adresse, qui se dressent à sa gauche, ou sur Honfleur, qu’il aperçoit à droite, derrière la ligne jaune de la Seine.
- A neuf heures un quart, la Bourgogne est amarrée dans le bassin de la Compagnie Transatlantique. Edison débarque, reçoit encore les souhaits de bienvenue de M. Verne, ingénieur en chef de la compagnie Edison, et de quelques autres personnes, puis monte dans le train direct qui part à 10 heures 40 pour Paris.
- A Paris
- A son arrivée à la gare Saint-Lazare, à trois heures de l’après-midi, Edison a été reçu par sa fille aînée, une jeune fille de dix-huit ans qui ressemble beaucoup à son père.MissEdison habite Paris où elle achève son instruction. Après l’échange de quelques compliments avec M. Clerc, directeur des travaux du chemin de fer de l’Ouest, et plusieurs ingénieurs français qui lui ont été présentés, il est parti en voiture avec sa femme et sa fille.
- L’illustre inventeur américain restera notre hôte pendant une huitaine de jours.
- DEUX MILLE ORPHÉONISTES AU TROCADÉRO
- La salle du Trocaiéro était bondée dans l’après-midi d’hier. Le gouvernement avait chargé MM. Laurent de Rillé et Lory d’organiser un festival à l’occasion de l’Exposition. Deux mille chanteurs, faisant partie de nos meilleures sociétés chorales françaises, devaient chanter des choeurs d’ensemble.
- En 1867, un festival semblable'à celui-ci avait été organisé parM. Laurent de Rillé et dirigé par Georges Hainl, chef d’orchestre de l’Opéra; la partie instrumentale avait été confiée à M. Jonas. En 1878, l’organisation avait encore été confiée à M. Laurent de Rillé; ce fut M. Colonne qui dirigea les masses chorales et M. Arban les masses instrumentales.
- Ces deux festivals obtinrent un plein succès. Celui d’hier ne leur a pas été inférieur.
- Toutes les notabilités musicales qui sont en ce moment à Paris avaient tenu à confirmer par leur présence le succès de cet intéressant spectacle. Mme Carnot se trouvait dans une loge, à côté d’Ambroise Thomas.
- A deux heures et demie, lorsque les deux mille exécutants furent parvenus, non sans peine, à se
- placer sur la scène, M. Vianesi, chef d’orchestre de-l’Opéra, Jevait son bâton et les deux mille voix entonnaient la Marseillaise, accompagnée par l'harmonie du Bon-Marché. L’effet a été grandiose ; M. Vianesi a dirigé avec une sûreté remarquable le chant national qui a été redemandé par la salle entière. Pas un accroc, pas une fausse attaque.
- Les orphéonistes ont exécuté avec le même talent dix choeurs, parmi lesquels le trio de Guillaume Tell, dont les récitatifs ont été chantés par MM. Duc, Gresse et Violette; le Vin du Gaulois, de Gounod; Paix charmante, de Rameau ; la Kama-rinshaia, de M. Laurent de Rillé. Ce festival a été terminé à cinq heures, après, une nouvelle exécution de la Marseillaise, redemandée par acclamations.
- Aujourd’hui, à neuf heures du matin, aura lieu le concours de lecture à vue ; aune heure, concours d’exécution. Le public y sera admis gratuitement. Mardi, distribution des prix, aux Invalides. Lejury sera présidé par MM. Ambroise Thomas et J. Mas-senet.
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- LES FETES ORIENTALES
- A L’ESPLAAADE
- Depuis longtemps, les commissaires, les marchands et les exposants de l’esplanade des Invalides se plaignaient de l’état d’infériorité flagrante où était placée l’exposition coloniale depuis son ouverture : — on la sacrifiait à la grande sœur du Champ de Mars; — M. Berger et le comité des fêtes la laissaient dans son coin comme la Cendrillon du Centenaire, — et, résultat, dès neuf heures du soir, il n’y avait plus personne dans les rues de Hué et de Tanana-rive. Les marchands voulaient fermer à partir de huit heures, prétextant avec assez de raison que leurs recettes étaient absolument nulles après cette heure.
- Or, cet état de choses va cesser. On s’est rendu compte enfin que le public pouvait'finir par trouver monotone et insuffisante la seule contemplation des fontaines lumineuses et de la Tour. On a pensé avec raison que l’esplapade des Invalides, avec son artistique chaos le palais maures, de mosquées, de pagodes et de-kampongs, avait un cachet autrement oriental que la rue du Caire, qu’elle pouvait devenir, le soir, un centre d’attraction bien plus pittoresque et bien plus varié que les cafés et les allées du Champ de Mars, — et que, dans tous les cas, l’un ne devait pas nuire à l’autre.
- Et, mardi prochain, se donne la première fête orientale.
- Voici quel en est le programme :
- Distribution des récompenses du grand festival orphéonique du Trocadéro, sous le portique du palais central des colonies ;
- Exécution de morceaux de concours par mille cinq cents exécutants, sous la direction de MM. Laurent de Rillé, président du jury des concours orpliéoniques, et Altesse, ancien chef d’orchestre de l’Opéra;
- Chœurs au kampong javanais, au pavillon algérien et au pavillon tunisien ;
- Illumination de l’esplanade, des arbres et des pelouses, aux lanternes vénitiennes et aux verres de couleur. — Feux de Bengale.
- A neuf heures et demie grand défilé aux flambeaux de tout ce que l’Exposition contient d’exotiques : Spahis sénégalais, Arabes d’Algérie et Tunisiens à cheval, Congolais, Canaques, Javanais, Tonkinois, Annamites, Chinois, Japonais.
- Dans ce défilé figureront les femmes exotiques en pouss-pouss, sur deux rangs, les acteurs du théâtre annamite revêtus de leurs costumes, accompagnés par la Noubah algérienne, musique des tirailleurs algériens.
- A II heures, promenade du dragon de l’An-nam, par des annamites en casque et en ces-tume de fête. On se rappelle que cette exhibition a été faite le jour de la promenade du président de la République à l’esplanade.
- Ces fêtes, qui promettent d’être très brillantes, se renouvelleront désormais tous les mardis.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- EXPOSITION DE LA NOUVELLE-ZÉLANDE
- ET DES MERS DU NORD
- 1889-1890
- SOUS LE PATRONAGE DE
- Son Excellence Sir YILLIAM F. D, GERYOÎS, G.G.M.G., C. B., R. E.
- (Gouverneur de la Nouvelle-Zélande)
- Vice-présidents :
- L’honorable sir HARRY ATKINSON, K. C. M. G., premier ministre de la Nouvelle-Zélande.
- L’honorable FERGUS, ministre de la guerre.
- Le comte JOUFFROY d’ABBANS, consul général pour la France.
- L’honorable sir W. FITZHERBERT, K. G. M. G., président du Conseil législatif.
- Sa Dignité J. COURBET", Esq., maire de Dune-din, etc.
- Commissaire exécutif :
- R. E. N. TWOPENY, Esq.
- Jules JOUBERT, Esq., directeur-général.
- Le cinquantenaire anniversaire de la fonda-tien de la Colonie de la Nouvelle-Zélande sera célébré dans la ville de Dunedin par l’ouverture d’une Exposition Internationale des arts, industries, ressources et coutumes de la Nouvelle-Zélande, de l’Australie et des autres pays.
- Le but principal de cette Exposition est de démontrer d’une manière pratique le développement et les ressources de la Nouvelle-Zélande, pendant la première moitié du siècle de son histoire en comparaison des autres colonies anglaises et étrangères.
- Le gouvernement de la Nouvelle-Zélande a reconnu cette Exposition comme la célébration officielle du Jubilé de la Colonie et a officiellement invité les gouvernements d’Australie et des autres pays à se faire représenter officiellement à cette Exposition._ Le gouvernement a, de plus, entrepris d’assister l’Exposition en érigeant lui-même et à ses frais le Palais de l’Industrie, qui contiendra aussi les galeries des Beaux-Arts, les collections officielles de la Géologie, de la Minéralogie, etc., etc., de la Nouvelle-Zélande, aussi bien que des intérêts historiques.Le gouvernement organisera aussi, avec l’assistance des gens indigènes, la représentation de la vie et des coutumes des Maoris.
- Avec le consentement et le rapport des autres principales villes de la Nouvelle-Zélande, cette Exposition sera tenue à Dunedin, lequel est le centre du système des chemins de fer de l’île du Sud, qui est la plus populeuse de la colonie: un endroit convenable a été obtenu au cœur de la ville, près de la station des chemins de fer et des quais intercoloniaux; une ligne de chemins de fer livrera les produits dans l’intérieur du jardin de l’Exposition.
- L’Exposition sera ouverte au public le mercredi GO novembre 1889 et fermera à la fin de la semaine d’après Pâques 1890; elle sera ouverte le soir aussi bien que le jour.
- Par une loi, la reproduction des expositions sera prohibée.
- EXTRAITS DU RÈGLEMENT :
- Le prix ordinaire de l’espace demandé est L. 1,1 sch., ou 26 fr. 25, pour les 10 premiers pieds carrés, et 1 schelling (1 fr. 25)-ensuite pour chaque pied carré additionnel ; la sculpture et la peinture seront admises gratuitement, à la condition qu’elles soient approuvées par le comité des Beaux-Arts.
- Les machines et expositions encombrantes seront mises dans une annexe spéciale et payeront
- L. 1,1 sch. pour les 20 premiers pieds carrés additionnels; l’espace sur murailles sera donné au même prix que pour les machines ; toutes les demandes doivent être accompagnées par le payement entier de l’espace demandé.
- Toute demande d’emplacement doit être faite avant le 20 septembre 1889.
- Toutes les caisses destinées à l’Exposition doivent être peintes ou libellées avec la marque distinctive suivante : N. Z. E. 1889. le nom de l’exposant et le nom de la nation ou de la colonie dans la section de laquelle les produits doivent être exposés.
- Pour tous renseignements, s’adresser à
- M. Victor LA11UELLE, Représentant et Agent
- officiel, 63, rue de Rambuteau, 143, rue Saint-Martin, Paris; ou dans la section delà Nouvelle-Zélande, à M, MALFROY, délégué du Gouvernement de ce pays à l’Exposition de Paris; dans la section Australienne, à M. GASSIS, délégué du Gouvernement de l’Etat de Victoria pour l’Exposition de Paris.
- Nous ajouterons les quelques suivants :
- Les principaux vice-présidents de cette exposition sont : le premier ministre de la Nouvelle-Zélande, le ministre delà justice et de la guerre, le président de l’Assemblée législative, le comte Jouffroy d’Albans,eonsul général de France, etc.
- Depuis quelques années le commerce d’importation de la Nouvelle-Zélande augmente considérablement; sa population actuelle est d’environ sept cent mille européens sans compter sa population indigène; trois ou quatre grandes lignes de paquebots à vapeur subventionnés font le service direct entre l’Europe et la Nouvelle-Zélande; les Messageries maritimes prennent du frêt pour ce pays avec transbordement à Melbourne ou à Sydney.
- Depuis longtemps la Nouvelle-Zélande est sillonnée de chemins de fer d’un bout à l’autre ; tous les produits étrangers importés sont mis sur lé même pied d’égalité que les produits anglais, les droits d’entrée sont seulement appliqués à quelques produits et cela très faiblement, environ 10 0 0.
- Tous les produits exposés seront plus vite connus que partout ailleurs ; les nombreux succès que je viens de faire remporter âmes constituants cette année à l’Exposition de Melbourne et connaissant la Nonveile-Zélande dans tous ses détai's, sa langue, ses usages et ses mœurs, ayant moi-même voyagé dans les principales villes de la Nouvelle-Zélande, je puis vous assurer que, si vous voulez m’honorer de votre confiance, je ferai tous mes efforts pour vous créer des débouchés nouveaux et vous créer des agences solvables; ma longue expérience de la Nouvelle-Zélande et des colonies Austra-Fennes en est un sûr garant que votre adhésion à cette Exposition \ ourrait vous y recueillir des avantages signalés.
- Les prix des emplacements sont fixés,comme suit :
- L 1,1 sch., soit 26 fr. 25 pour les premiers 10 pieds carrés et 1 schelling (1 fr. 25) pour chaque pied additionnel. La sculpture et la peinture d’art seront admises gratuitement.
- Les machines exposées dans une annexe spéciale seront admises avec une réduction de 50 0[0. Four mes honoraires je traiterai de gré à gré ou à forfait.
- A LA RELIGIEUSE, 2, rue Tronchet, Paris, Deuil complet et .sur mesure en 12 heures.
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- UN DIMANCHE A L’EXPOSITION
- Ce jour-là l’Exposition présente un aspect différent et c’est pour cette raison que dans notre série « Journée à l’Exposition » nous lui consacrons un article particulier.
- Nous 11e nous occuperons donc que du public, ce bon public populaire que nous aimons et dont le jugement toujours droit consacre les grands succès, et il a consacré celui de ces grandes assises internationales par sa franche et naïve admiration. Il ne recherche pas les causes, ne tient pas compte des précédents, mais ce grand juge dit : C’est ou ce n’est pas bien, en ne suivant que son impression, ce qui fait de lui le meilleur de tous les juges.
- Or, il est intéressant à ce point de vue, pour l’observateur, de se mêler à la foule qui envahit chaque dimanche le grand espace qui a pour limites : l’entrée de la Concorde, les Invalides, le quai, l’Ecole Militaire, l’avenue Suffren, et la place du Trocadéro.
- A l’Esplanade, les différents peuples étrangers qui y sont campés, les baraquements de ces indigènes, l’empoignent complètement. Il trouve cette réunion étrange, charmante et il exprime sa pensée avec un véritable enthousiasme.
- Il se groupe autour de cette colossale et magni-
- fique construction, la tour Eiffel, la regarde longuement, suit des yeux la marche des ascenseurs, et combien n’en avons-nous pas entendu dire avec cette gauloiserie toute parisienne. «Je voudrais bien y monter, moi aussi, mais pus mèche, pas assez de g nielle. » Aussi émettons-nous le vœu qu’à la Tour Eiffel comme dans toutes les autres attractions de l’Exposition, les différentes directions prennent d’ici quelque temps une mesure toute patriotique, celle de baisser les prix d’entrée le dimanche. Nous espérons que notre vœu sera exaucé, et ajoutons que les deux intéressés y trouveront leur avantage.
- Très curieux, le dimanche, le coup d’œil de six à sept heures avec ses dîners improvisés sur les gazons, les marches des monuments. Avec quel appétit on dévore les provisions transportées pendant toute la journée, ce qui ne doit pas être du reste une chose des plus agréables ; mais qu’importe, on veut voir et on ne regarde pas à la fatigue et à la gêne.
- Le dîner terminé, on se groupe le plus près possible . des fontaines lumineuses, attendant avec anxiété cette brillante représentation dont on a entendu tant parler dans les magasins et dans les. ateliers.
- A neuf heures et demie, ceux dont la bourse est mieux garnie fendent la foule et vont, les uns vers le Grand-Théâtre de l’Exposition voir les Gitanas que les camarades leur ont recommandé de ne pas oublier; ils pourront dire à leurs amis qu’eux aussi sont ravis de cette prodigieuse exhibition de ces danses exotiques et ajouter qu’ils ont vu une nouvelle recrue : la “ Maccarone ” la reine des Gitanas. Les autres vont dans les cafés, entendre les musiciennes hongroises, Y orchestre de la princesse Dolgoroulii. On gagne ainsi onze heures, moment où la retraite sonne et les fait quitter ce lieu enchanteur en se promettant d’y revenir le dimanche-suivant, car on les entend dire : « Nous avons vu beaucoup de choses, mais combien nous en reste-t-il à voir ! »
- En terminant, bien que cela ne soit pas situé dans l’Exposition même, nous croyons devoir tenir la promesse que nous vous avons faite dans notre dernière causerie et vous rendre compte de la première de la Plciza de Toros du bois de Boulogne. Elle a été des plus brillantes, le Tout-Paris qui° né s’est, pas encore enfui vers les plages y assistait,, c’est dire que la réunion était nombreuse et des plus select.
- Nous nous promettons de consacrer un long article aux courses de taureaux, qui d’après la représentation d hier semblent destinées à prendre parfaitement ici, or, une étude sur cette si grande attraction pour nos voisins au-delà des Pyrénées nous semble nécessaire ainsi qu’un compte rendu bien complet du magnifique et immense local de la rue Pergolèse, aménagé avec le plus grand soin et une parfaite élégance. Construction en brique et pierre, avec charpente en fer, comprenant l’arène,, le coral, et une exposition complète de tauromachie’.
- Pour audjourd’hui, disons qu’hier le magnifique défilé composé de la Gardovere des trompettes et timbaliers à cheval, des alguazils, des cadrillas précédées de leurs chefs, avec les élégants et riches costumes espagnols et les différentes courses ont. émerveillé les spectateurs.
- Nous avons remarqué tout particulièrement MM. Luis Dorego et Alfred Tinoco, hardis cavaliers, solidement plantés sur de beaux chevaux an-dalous qu’ils maniaient en écuyers consommés, se-précipitant sur le taureau, tournant autour, se faisant poursuivre et finissant par enfoncer des banderilles dans le cou de l’animal en fureur.
- Les feintes des chulos et des banderilleros sont des plus savantes et prouvent tout leur sang-froid; et leur agilité.
- Cucharès a eu une véritable ovation méritée.. Jugez-en. Assis sur une chaise, il attend la charge du taureau, lui plante d’une main ferme deux banderilles, fait deux pas avec grâce pour éviter le choc de l’animal furieux et se retire tranquillement en marchant à tout petits pas.
- L’opinion générale était que jusqu’ici, il n’avait pas été présenté dans la capitale un pareil spectacle et on lui prédisait un succès à faire pâlir celui que Buffalo Bills a eu au début.
- Seconde course, jeudi 15 courant, à 3 heures, précises.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitcin, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d'arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près ue i’Aihambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Ghivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique , Pépa, la giîana à la danse Lascive
- et provocante; Mercédès Cruz. « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Ghivo. dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- EIRs sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- N° 91
- Le Numéro
- 15 Centimes
- Mercredi 14 Août 1889
- 2• Série.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1899
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- (près de la Direction Générale de /’Exploitation).
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- LES EXOTIQUES DE L’ESPLANADE DEVANT LE PALAIS COLONIAL
- Ce soir, mardi 13 août, a lieu la première Fête de nuit coloniale à l’Esplanade*
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE : Chronique. — M. Carnot à l’Exposition. — Les fêtes de l’Esplanade. — Echos. — Les Congrès. — — L’association scientilique de France. — Les vins de la Gironde à l’Exposition universelle. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — La- Bourse. Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- CHRONIQUE
- Hier, dès huit heures du matin, un grand nombre d’étudiants, qu'on peut évaluer à plus de cinq cents, ont fait l’ascension de la Tour Eiffel: toutes facilités leur avaient été données à cette occasion, et le tarif ordinaire de l’ascension avait été réduit de moitié, de plus, l’escalier qui mène du second au troisième étage, leur avait été ouvert, à titre exceptionnel.
- Aussi, pendant toute la matinée, la Tour a-t-elle présenté une animation extraordinaire: les étudiants français et étrangers s’appelaient dans les escaliers ; chantaient des refrains nationaux, et jetaient partout la note gaie de la jeunesse.
- Quatre étudiantes s’étaient jointes aux cinq cent six étudiants, et presque tous se sont fait inscrire au Figaro de la Tour: toutes les nationalités s’v trouvaient représentées : les Russes avec leurs hautes casquettes noires à turban bleu ; les Hongrois à dolman noir et en bottes, portant la toque de velours à plumes et le sabre d’acier à lame recourbée ; les Anglais (des universités d’Oxford, de Cambridge et d’ Edimbourg) avec leurs shapskas noirs à glands d’argent, et des Américains, des Norvégiens, des Tchèques, des Portugais, des Belges, des Hollandais, des Suisses portant les insignes de leurs universités; les étudiants de Paris étaient bien reconnaissables à leur entrain et à leurs bérets aux rubans multicolores.
- On avait espéré que M. berger présiderait le déjeuner, qui a eu lieu, à midi, chez Brébant; mais, retenu par la visite de M. Carnot aux soieries de Saint-Etienne et à la galerie des Machines, M. Berger s’est fait excuser.
- Son absence a été vivement regrettée; mais le déjeuner n’en a pas moins été charmant.
- M. Chaumeton, président de l’association des étudiants, était retenu à Meudon, par les préparatifs du grand banquet du soir. Aussi, le déjeuner a-t-il été présidé parM. Jeanmaire. vice-président de l’association des étudiants de Paris, assisté de M. Léné, délégué.
- Nous citerons, parmi les étrangers présents, M. le docteur Edward Elilers, publiciste à Copenhague, Cold, docteur en droit de Copenhague, etc., puis MM. Holm, Oldham, étudiants d’Oxford, Emile Max, avocat de Bruxelles, etc. ; pas de toasts ennuyeux, mais une franche camaraderie, et une cordialité sans contrainte..
- A une heure et demie, la bande joyeuse a pris, au ponton de Suffren, les bateaux-mouches qui amenaient des Tuileries un millier d’autres étudiants et qui sont partis directement pour Meudon.
- ***
- Bien que le temps fût à averses, la traversée a été délicieuse.
- En mettant le pied sur le sol de la commune de Meudon, des détonations ont accueilli les étudiants et leur ont annoncé le débarquement dans le village de Rabelais.
- Tous crient : « Vive Meudon ! » et l’on se met en route processionnellement.
- A la tète du cortège marche le maire de Meudon, M. Le Corbeiller ; le cortège se déroule sur une étendue de près de deux kilomètres.
- Voici les bannières aux couleurs multiples, les costumes plus ou moins bizarres, plus ou moins pittoresques des délégués étrangers, les
- cantiques joyeux du quartier latin, dont l’auteur profane est notre confrère l’étudiant Xauroff.
- Devant le buste de Rabelais se rangent bientôt toutes les bannières : le maire de Meudon souhaite alors la bienvenue à ses jeunes hôtes.
- M. Chaumeton, président de l’Association, le remercie en quelques mots : la fête officielle est terminée.
- Comme une bande d’oiseaux échappés de leur cage, les étudiants se répandent alors clans les jardins de l’Observatoire que le directeur. M. J anssen, leur a gracieusement ouverts.
- Sur la terrasse de l’Orangerie, un photographe braque son objectif sur un groupe compact obéissant, pour un moment, au « Ne bougeons plus » traditionnel; en bas, on assiège le comptoir en plein vent d’un marchand de bière ; dans l’Orangerie, on s’entasse ; un concert improvisé va y être donné.
- Mlle Felicia Mallet, MM. Rerr, de la Comédie-Française, Duard, de l’Odéon, et les étudiants croates y ont été chaleureusement applaudis.
- A six heures et demie, une bombe annonçait que le dîner était prêt, et tout le monde venait prendre place sous une tente gigantesque dressée sur la terrasse et qui n’abritait pas moins de 1,200 couverts.
- Très pittoresque ce banquet en plein bois, au milieu des arbres garnis de lampions, servi par des maîtres d’hôtel dont la tenue correcte — habits noirs et gants blancs — tranchait avec le décor champêtre et la bruyante bonne humeur des convives.
- Quel dîner ! quels éclats ! Et comme l’ombre de Rabelais a dû être contente !
- La gaieté se manifestait dans toutes les langues : les Français chantaient et frappaient dans leurs mains des « bans » vigoureux, les Belges accomplissaient des tours de force bachiques et vidaient à qui mieux mieux les bouteilles, les Anglais portaient des toasts interminables; les Russes, plus calmes, mangeaient abondamment, en attendant le champagne qui leur est cher; un seul cri cependant retentissait en chœur, poussé par toutes les voix : « Vive la France ! »
- Au dessert, M. J anssen a pris le premier la parole pour encourager les étudiants dans leurs sentiments de fraternité internationale, sentiments qui n’ont rien d’incompatible avec le patriotisme.
- M. E. Lavisse, professeur à la Faculté des lettres, a prononcé ensuite un discours fort applaudi qui se termine par ces mots e.
- Messieurs les étudiants étrangers, à la lin de nos fêtes, dont vous avez été la joie et Tornement, au moment de nous séparer de vous, plein de respect pour vos patries, tout ému des spectacles qu’a donnés votre jeunesse pendant cette semaine de fraternité, sachant que vous serez demain l’humanité, je ne trouve point dans mon coeur de vœu plus humain que-celui que j’exprime, la main étendue sur vos bannières : « Que l’esprit de la France soit avec vous ! »
- Après d’autres allocutions de AL Chaumeton, président de l’association, du maire de Meudon, de plusieurs étudiants étrangers, après des bans multiples et des cris répétés de: « Vive la France! Vive Paris! » on décroche les lampions, une sorte de retraite aux flambeaux s’organise et on regagne la gare de Bellevue, où un train spécial vient prendre les étudiants à dix heures et demie pour les ramener à Paris.
- Aujourd’hui, les délégués des diverses facultés françaises et étrangères nous quittent, mais ils n’oublieront ni Paris, ni la France, dont l’esprit restera avec eux, suivant l’éloquente expression de M. Lavisse.
- F. L.
- II. CARXOT A L’EXPOSITION
- Hier matin, troisième visite de AI. Carnot à la galerie des machines et à l’exposition des soieries de Saint-Etienne. *
- Arrivé vers dix heures au Champ de Mars, accompagné de Aime Carnot et du général Bru-gère, le président s’est rendu tout d’abord à la section des soies, dont.l’entrée avait été décorée pour la circonstance d’arbustes et de fleurs. AI AI. Berger, commissaire général de l’Exposition ; Raymond, sénateur de la Loire ; de Mont-golfier, président de la "chambre de commerce de Saint-Etienne; Al. Galtier, préfet delà Loire, y attendaient AI. Carnot, qui a examiné avec un intérêt marqué les magnifiques vitrines de nos exposants. Avant de quitter la section, ces derniers ont offert au président plusieurs corbeilles de fleurs.
- Al. Carnot s’est dirigé ensuite vers la galerie des machines dont il a parcouru tout le côté « Ecole Militaire ». AI. Haton de la Goupillière, inspecteur général des mines, et, peu après lui, le peintre Meissonier, ont rejoint le cortège.
- Ce n’est que vers midi que M. le président de la République a quitté les galeries des machines. Sur tout son parcours, il avait été l’objet des manifestations les plus sympathiques, autant de la part des industriels que de celle des ouvriers avec lesquels il s’entretenait cordialement.
- En môme temps que M. Carnot visitait la galerie des Machines, Alnie Carnot parcourait l’exposition des dentelles, broderies et passementeries.
- FÊTES DE L’ESPLANADE
- L’administration de l’Exposition vient de décider que les concours d’orphéons, de musiques d’harmonie et de fanfares auront lieu à l’Esplanade des Invalides les mardis 18, 20, 27 août et 3 septembre.
- _ La distribution des prix se fera sons le portique du palais central des colonies.
- La première fête est fixée à ce soir mardi 13 août, à huit heures.
- Programme de la Fête de nuit du 13 août à l’esplanade des Invalides
- 1. Distribution des prix, de 8 à 9 heures.
- 2. Défilé : 4 cavaliers (2 Arabes et 2 Sénégalais). — Spahis et Janissaires tunisiens à pied. — Nouba algérienne.
- 3. Acteurs annamites en costume de théâtre. — Femmes arabes, tunisiennes, javanaises en pousse-pousse, entre une haie formée par les piétons annamites, porteurs de lanternes.
- k. Nègres du Gabon et du Sénégal avec musiques nègre, javanaise et tunisienne entre porteurs de lanternes.
- 5. Personnel arabe avec bannières et étendards.
- G. Palanquins avec femmes javanaises escortées de lanternes.
- 7. Promenade du Dragon. Illuminations.
- 8. Chœur par les sociétés chorales à divers points de l’Esplanade.
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- ÏÛCZEÏOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 140.788.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage.................. 9.866
- Du 1er au 2me.............. 6.485
- 2e étage direct............ 2.371
- Du 2e étage au sommet... 3.527
- En tout............... 22.249
- Les Cong-rès
- Avant-hier, à neuf heures et demie, un punch a été offert, dans les salons du ministère de l’instruction publique, par AI. Fallières, au membres du congrès de l’enseignement (primaire, secondaire et
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- supérieur). Environ 1.500 personnes y ont pris part. Le congrès de l’enseignement secondaire et supérieur a pris fin samedi. Celui de l’enseignement primaire a été ouvert avant-hier matin.
- Clôture du congrès international do dermatologie, tenu dans la grande salle du musée de l’hôpital Saint-Louis, sous la présidence d’honneur du docteur Ricord, et la présidence du docteur Hardy ; parmi les membres du Comité, le docteur Barta-relli, de Milan; Rœck, de Christiania; Colcott Fox, de Londres; Lassar. de Berlin; Riehl, de Vienne; Petersen, de Saint-Pétersbourg; etc., etc. Le congrès s’est occupé de toutes les affections de la peau et des nouveaux traitements employés.
- Hier lundi, ouverture du congrès des sociétés par actions et du congrès de l’intervention des pouvoirs publics dans l’émigration et l’immigration, sous la présidence de M. Isaac, sénateur.
- Les savants sur la Tour
- Les docteurs Potain, Paul Segond, Clermont et Gaucher sont montés dimanche matin jusqu’au campanille delà Tour Eiffel, pour y faire quelques expériences physiologiques sur la pression artérielle.
- Les ouvriers belges
- Les ouvriers belges désignés par le collège éche-vinal de Bruxelles pour aller visiter l’Exposition arriveront à Paris dans quelques jours. Ils seront reçus à la Bourse du Travail par une commission composée de quarante membres désignés par les, chambres syndicales. D’accord avec le conseil municipal, cette commission a pris des mesures pour que les délégués belges soient logés et nourris dans les meilleures conditions.
- l)on à rilôtel-Dieu
- A la suite d’une visite qu’il a faite à l’Hôtel-Dieu, Emin-Sultan, ministre de Perse, a adressé au directeur de l’Assistance publique une somme de 2,000 francs pour être distribuée aux malades de cet hôpital.
- M. Poubélle. préfet de la Seine, s’est empressé de transmettre ses remerciements et ceux des malades au ministre de Perse.
- Les princes tunisiens
- Le prince Taïeb-Bey, frère du bey de Tunis, et le fils du bey, le prince Mohammed, ont fait savoir au ministre des affaires étrangères qu’ils arriveraient à.Paris demain mercredi.
- Le prince Taïeb, qui est accompagné de son gendre, de son petit-fils, d’un aide de camp et de quelques domestiques, est porteur de présents pour le président de la République et pour le ministre des affaires étrangères. Les princes descendront à l’hôtel do la rue Copernic, que le schah de Perse vient de quitter et qu’on est en train de préparer à leur intention.
- De grandes fêtes orientales seront données à l’esplanade des Invalides en l’honneur de ces visiteurs : la première est dès à présent fixée à jeudi prochain, c’est-à-dire au lendemain même de leur arrivée.
- Une fermeture
- Sur la plainte d’un certain nombre de restaurateurs des Invalides, M. Berger a ordonné la fermeture du « restaurant de Madagascar » qui n’avait demandé pour s’installar aucune autorisation officielle.
- Un (liéàtre monstre
- Le public, qui a admiré la splendeur de la nef du palais de l'Industrie transformée en salle des fêtes, ne se doute guère que cette enceinte sert aujourd’hui, moitié de chantier et moitié d’atelier de peinture.
- Le matériel du festival militaire enlevé, menuisiers et peintres, décorateurs se sont mis à l’œuvre pour édifier un théâtre sur lequel seront données des représentations spéciales.
- Ce théâtre aura des proportions énormes. Placé à l’extrémité est de la nef, il en occupera toute la largeur et le faite de la scène touchera presque au point culminant de la coupole vitrée. Pareil théâtre devra être en quelque sorte improvisé dans l’espace de quelques jours, aussitôt après le banquet des maires ; aussi faut-il préparer d’avance tous les matériaux qui entreront dans sa construction.
- Ce travail se fait sur place. Charpentiers et menuisiers préparent les châssis, hauts de dix à douze mètres, sur lesquels seront tendus les décors.
- Hier, on a achevé d’assembler les dix ouvrages en bois devant former les cintres en forme de demi-coupole de la scène.
- Cette coupole mesure 37 mètres d’ouverture et 8 mètres de hauteur.
- Le bas de la nef est livré aux artistes peintres décorateurs.
- Rien de plus curieux que de voir ces artistes, chaussés de pantoufles, allant et venant au milieu des toiles fixées sur le plancher, et sur lesquelles, à l’aide de pinceaux grands comme des balais, ils dessinent et peignent les décors.
- Plusieurs de ces toiles mesurent de cinq cents à six cents mètres carrés. Ce double travail devra être terminé après demain soir. Atelier et chantier seront aussitôt évacués pour commencer à dresser, sur 1’emplaçement qu’ils occupent, les tables du fameux banquet des maires.
- Le triomphe du Decauville
- Le scliah de Perse a fort apprécié le chemin de •fer Decauville à l’Exposition et-a chargé la Société Decauville d’en établir une ligne en Perse.
- . Avant de partir, il a conféré le grade de grand-officier de l’ordre du Lion-et-Soleil à M. Paul Decauville, et le grade du même ordre à M. Pierre Decauville.
- Concours d’horticulture
- Vendredi prochain, 16 août, s’ouvrira au Troca-déro, le sixième concours d’horticulture.
- Ce concours finira le mercredi 21 août.
- Les conférences
- Demain mercredi 14 courant, à quatre heures, au palais du Trocadéro, conférence par M. de 1 ourcaud. Sujet : U Evolution de la peinture française au XIX^ siècle.
- Les délégations ouvrières
- Chaque jour un certain nombre de délégués ouvriers viennent à la direction des finances demander des passes pour visiter l’Exposition.
- On ne peut se figurer le nombre des délégations qui ont déjà obtenu ces passes qui leur sont du reste très gracieusement et très largement octroyées par toute la haute administration de l’Exposition.
- Ouvriers étrangers, provinciaux et parisiens n auront pas à se plaindre de ce côté du moins, car ils n’ont qu’à se présenter munis de pièces justificatives pour qu’immédiatement leurs demandes soient agréées.
- Il en est de même pour toutes les écoles professionnelles dont on peut voir du reste chaque jour des groupes accompagnés de leurs professeurs.
- Trois cents militaires de la garnison de Paris continuent à visiter également chaque jour les splendeurs de notre Exposition universelle, chose qu’ils pourraient difficilement faire s'ils étaient obligés de se payer leurs entrées sur les économies qu’ils pourraient faire sur leur
- De plus 500 enfants des écoles municipales de la Ville de Paris viennent aussi chaque jour dont 250 le matin et 250 l’après-midi.
- En chemin de fer
- Le chemin de fer Decauville a transporte dimanche, entre les gares de la Concorde et de la galerie des machines 39.358 voyageurs.
- Les suites de la visite du s eh ah
- Nous sommes heureux d’apprendre les nominations suivantes dans l’ordre persan du Lion et Soleil :
- Au grade de grand-officier, M. Bouvard ; à celui de commandeurs : MM. de Mallevoue, Laforcade et Lion; à celui d’officiers : MM. Gravigny, Lesueur, de Chevert, Guénant et Tétrel; à celui de chevaliers, MM. Barbary et Reidharr.
- Tous ces messieurs sont attachés au service des travaux et ont contribué à la réussite si complète de notre magnifique Exposition.
- En haNon
- Le téléphone a marché une bonne partie de la journée d’hier, dans les bureaux du petit chemin de fer Decauville; tout le monde voulait avoir des renseignements sur l’accident arrivé dimanche soir à Saint-Ouen, au moment de l’ascension du ballon « La commune de Saint-Ouen ».
- On n’a pu nous dire qu’une chose, c’est que le voyageur qui ascensionnait était M. A. Decauville, un cousin-germain des propriétaires du chemin de fer de l’Exposition.
- Nous avons appris plus tard dans la journée que la descente avait eu lieu dans la soirée de dimanche à Ponthierry, près de la forêt de Fontainebleau et avait été très périlleuse, comme le départ, par suite du grand vent qui régnait encore.
- Nous avons été très heureux d’apprendre qu’âpres toutes ces péripéties, les trois voyageurs n’ont eu que des contusions sans gravité.
- Au banquet du 18 août
- Le portrait du président de la République, par Pierre Petit, sera encarté dans tous les menus du banquet des maires qui, comme on le sait, aura lieu dimanche prochain, 18 courant, au palais de l’Industrie.
- Suite du banquet
- A la suite du banquet des maires, qui aura lieu dimanche au Palais de l’Industrie, M. Alphand se propose d’emmener les banqueteurs à l’Exposition, et de les faire assister à deux embrasements de la Tour Eiffel, de la durée d’un quart d’heure chaque.
- Le signal de chacun de, ces embrasements sera donné de la terrasse du Dôme central; un effet spécial des Fontaines lumineuses sera fait en l’honneur des maires, entre chacun de ces deux embrasements.
- Trouvaille
- Un des gardiens du Champs de Mars, nommé-Lehman n, a trouvé avant-hier soir dans l’une desallées du parc, un très joli bracelet en or, avec chaînette, qu’il s’est empressé de déposer entre les mains de M. Dulac, commissaire de police spécialement attaché au service de l’Exposition.
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- Dernière Heure
- M. Ëdison à la Tour Eiffel
- Au moment où nous mettons sous presse, nous apprenons que M. Edison se trouve dans le salon de Tappartement de M. Eiffel, au-dessus de la troisième plate-forme.
- En l’absence du constructeur de la Tour, c’est M. Sales, ingénieur, gendre de M. Eiffel, qui fait les honneurs de la Tour de 300 mètres au célèbre électricien du Nouveau-Monde.
- M. Edison a été reçu à son arrivée par MM. Thomas, administrateur-délégué, et Ansaloni, directeur de l’Exploitation.
- Un concert a été organisé en son honneur dans Tappartement de M. Eiffel, au sommet de la Tour. Ce concert sera recueilli par les appareils phonographiques d’Edison et sera ensuite envoyé à New-York, où il sera reproduit phono-graphiquement.
- C’est M. Lion de la maison Pleyel qui assiste M. Edison dans ses opérations de réception musicale et phonographique.
- Ces appareils sont perfectionnés à ce point, paraît-il, que la reproduction peut en être faite près de 22,000 fois.
- Pendant que M. Edison se trouve sur la Tour on y voit monter quarante Indiens de la troupe de Buffalo, conduits par un de leurs chefs.
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- LES CONGRÈS
- Hypnotisme expérimental et Thérapeutique
- Dimanche a eu lieu la séance solennelle d’inauguration du congrès international d’hypnotisme expérimental et thérapeutique.
- Salle littéralement comble et parmi les curieux un grand nombre de dames.
- Le docteur de Montpellier, président, a ouvert la séance par un excellent discours où il a rappelé les origines de Thypnotisme, puis son oubli, puis sa renaissance, due à l’initiative du docteur anglais Burke, puis les travaux des docteurs Berheim Liébaud et Liégeois, secondés par les douteux mêmes, et le docteur Àzal de Bordeaux, comment le professeur Boulet, qui fut dès la première heure un défenseur convaincu des théories de Pasteur, a puissamment contribué à ouvrir à Thypnotisme les portes de l’Institut, le zèle du docteur Bérillon, fondateur de la Revue de l’Hypnotisme et organisateur du présent congrès, etc. L’hypnotisme aujourd’hui est une science et ses détracteurs, quoi qu’ilarrivese devront résoudre à l’impuissance.
- Le docteur Bérillon annonce que les ministres de l’instruction publique et des travaux publics se sont fait excuser de ne pouvoir venir l’un pour cause d’absence de Paris, l’autre pour surcroît, de travail. Le docteur Mesnay l’un des maîtres de la science nouvelle est absent aussi. Il vient d’avoir la douleur de perdre son lils et il lui transmettra les condoléances de Tassem-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- blée en lui annonçant qu’on le nomme président d’honneur.
- Le Dr Ladame lit ensuite un rapport très in-téressant. Il s’élève contre les théories du docteur Pelbeuf, de Liège, qui veut « l’hypnotisme libre », contre les représentations publiques de magnétisme et d’hypnotisme, qui sont tout au plus bonnes à divertir le public et ont souvent des conséquences fâcheuses et des suites regrettables. Elles propagent des épidémies mentales et enseignent souvent à des misérables le moyen de réaliser des choses inavouables.
- Quant à ceux qui accusent les médecins de vouloir le monopole de l’hypnotisme, dans un but d’omnipotence malfaisante, il leur répond que le corps médical, dans son immense majorité, est au-dessus de tout soupçon et de toute calomnie et il lit la proposition suivante sur les dangers des représentations publiques de magnétisme et d’hypnotisme : Le congrès de l’hypnotisme, considérant que l’emploi de l’hypnotisme comme agent thérapeutique rentre dans le domaine de la science médicale, et que l’enseignement officiel de ses applications est du ressort de la psychiatrie, émet les vœux suivants :
- I. Les séances publiques d’hypnotisme et de magnétisme doivent être interdites par les autorités administratives, au nom de l’hygiène publique et de la police sanitaire.
- IL La pratique de l’hypnotisme comme moyen curatif doit être soumise aux lois et aux règlements qui régissent l’exercice de la médecine.
- III If enseignement de l’hypnotisme et de ses applications médicales doit être introduit officiellement dans les programmes des cliniques de psychiatrie, et l’on devra exiger àl’avenir des candidats en médecine, les connaissances nécessaires à la pratique de l’hypnotisme comme agent thérapeutique.
- Une discussion très vive s’élève et se prolonge, à laquelle prennent part les docteurs Bourdon, Magnin, Mazoin, Ballet, Bérillon, Bernheim, et les vœux I et II, mis aux voix, sont adoptés dans la rédaction ci-dessus par la quasi-unanimité de l’assemblée. Le vœu III, très débattu, est modifié, réduit et adopté sous la forme suivante : Il est désirable que l’étude de l’hypnotisme et de ses applications thérapeutiques prenne place dans l'enseignement des sciences médicales.
- La séance finit par la lecture que fait le docteur hollandais Van Henterghem du compte rendu des résultats obtenus par lui et son collègue E. Van Eyden dans leur clinique de psycho-thérapie suggestive.
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- L’ASSOCIATION SCIENTIFIQUE
- RE FRANCE
- La 18e session de cette importante association, émule de l’Association britannique et de l’association américaine, et qui compte parmi ses membres tous les savants français, a été ouverte à l’hôtel des Sociétés savantes (1), au milieu d’une affluence considérable, où se trouvaient de nombreux savants étrangers, invités à cette occasion.
- ##
- Selon l’usage, dit le rédacteur de Y Estafette, après quelques mots de bienvenue de M. le vice-président du Conseil municipal (2), le président de l’Association, M. de Lacaze-Duthiers, membre de l’Institut, a pris la parole.
- L’assemblée d’élite à laquelle il s’adressait n’était pas uniquement composée de savants de profession, car Y Association scientifique appelle indistinctement à elle tous ceux qui aiment la science et veulent en faciliter le développement et la diffusion ; aussi, bien qu’il traitât d’une matière de philosophie scientifique, M. de Lacaze-Duthiers a su se rendre accessible tout en se maintenant à la hauteur de son sujet. En sa qualité de naturaliste, il a voulu exposer les divers points de vue sous lesquels on a envisagé la science des animaux, c’est-à-dire la zoologie, depuis un siècle environ. Son discours d’une allure à la fois noble et familière, est agrémenté de souvenirs personnels, d’anecdotes
- (1) hue Serpente, ancien hôtel Pantcoucke.
- (2) Le Conseil municipal a voté une subvention de 30,000 francs.
- et de curiosités scientifiques qui ont constamment tenu en éveil l’attention des auditeurs. C’est à l’expérience que nous devons recourir, c’cst d’elle que nous devons attendre de nouvelles conquêtes,
- Il est impossible de ne pas reconnaître qu’elle répond seule aux besoins nouveaux du moment, et que par elles seules les grandes questions de philosophie naturelle seront résolues. M. de Lacaze-Duthiers donne à l’appui de sa thèse plusieurs exemples bien curieux.
- Tant la chose en preuves abonde.
- Il n’est personne qui n’ait observé sur les chênes de nos bois des excroissances plus ou moins arrondies, de grosseur et couleur variées. Elles ont reçu différents noms, selon les apparences qu’elles présentent. Celles qu’on nomme pommes de chêne sont molles et spongieuses et assez semblables à de petites pommes vertes ou rouges d’un très joli effet. Elles se développent sur les feuilles. Il en est d’autres d’une rondeur parfaite et d’une grande dureté, que porte un chêne du Levant, et connues sous le nom de noix de galle ou simplement galles. D’autres, plus grosses, se trouvent sur les racines.
- Ces excroissances sont produites par des insectes, les cynips ; très petits, difficiles à apercevoir et à observer. La femelle, sur le point de pondre, a fait choix du chêne, et, sur le chêne, d’une partie déterminée, feuille, tige ou racine. Elle pratique un trou imperceptible à l’aide de sa tarière, et dépose ses œufs à l’intérieur du végétal. La galle se développe et contient l’œuf. Le jeune en sortira et trouvera tout ce qui lui est nécessaire pour vivre et se développer tranquillement et complètement. Cet abri, dit M. de Lacaze, rappelle assez bien le fromage de Hollande de la fable. Au moins en est-il ainsi ordinairement, car Réaumur fait remarquer que ces vers, si bien renfermés de toutes parts, logés dans des cellules parfaitement closes, à parois épaisses, solides, et quelquefois plus dures que le bois même, ne sont pas toujours en sûreté. D’autres insectes savent percer les murs de ces habitations, qui semblaient inaccessibles et déposent, à leur tour, un œuf d’où sort une larve qui dévore la larve du cynips. De là, ajoute Réaumur, il arrive que des galles d’une même espèce abritent des cynips d’espèces différentes, ce qui ne laisse pas que d’embarrasser les observateurs.
- Les entomologistes ont recueilli les cynips, les ont inscrits sur leurs catalogues en désignant les espèces et les genres. « En cela, ils ont fait de la zoologie pure, dit M. de Lacaze, comme on en faisait au temps de Linné et de Cuvier. » Or, l’expérience a rectifié les faits observés, et toutes les espèces, tous les genres ont dû être révisés.
- Les insectes sortis des galles des racines sont privés d’ailes ; tous sont femelles et ont été reconnus capables de produire des galles semblables à celles d’où ils sont sortis.
- Oui donc avait produit ces galles, quelle est la mère de ces insectes ?
- Les cynips des pommes de chêne sont également impuissants à reproduire des galles semblables à celles qui les ont abrités. Ils diffèrent des premiers en ce qu’ils sont ailés, et que parmi eux se trouvent des mâles et des femelles.
- La même question se po«e: où est la mère ?
- Voici maintenant où l’expérimentateur triomphe, — cet expérimentateur s’appelle M. Adler. — Il suit pas à pas, à leur sortie des galles, les cynips des racines. — Ces naturalistes sont cloués d’une patience !... — Il les voit s’élever lentement et péniblement le long de la tige, jusqu’aux extrémités des rameaux de l’arbre. Là ils percent les feuilles pour pondre, déterminent l’apparition des pommes, et de leurs œufs naîtront les cynips ailés, mâles et femelles. _
- """Ces derniers s’accouplent et les femelles fécondées viennent déposer leurs œufs dans les racines. De la sorte, les cynips des racines ont pour mères ceux des feuilles et réciproquement. Ce sont là des faits aussi étranges qu’imprévus et qui avaient échappé à un observateur aussi sagace que Réaumur.
- Et voilà que ces cynips, qui avaient jusqu’alors appartenu à deux genres tout à fait distincts par leurs mœurs, leur organisation, leurs caractères extérieurs, se trouvent ne constituer qu’un seul et même genre. Comment M. Adler eût-il découvert ces faits, s’il n’eùt institué des expériences ? s’écrie notre savant naturaliste.
- A cet exemple. M. De Lacaze-Duthiers en ajoute d’autres, que nous regrettons de ne pouvoir reproduire, car la place nous est mesurée. Cependant,
- qu’il nous soit permis de dire un mot de la langouste, qui constitue un aliment recherché.
- Il y a fort peu de temps qu’un naturaliste français, M. Gerbe, a fait connaître la première forme des langoustes qui est loin de ressembler à l’animal parfait. Au sortir de l’œuf, la jeune langouste est un être plat comme une feuille de papier et transparent; aussi le nomme-t-on phyllosome (semblable à une feuille). Elle vit alors dans la haute mer, nageant à la surface de l’eau ; devenue langouste, elle habite les rochers du fond et de la côte. Longtemps ces deux êtres avaient été considérés comme absolument distincts. C’est l’expérience qui nous a appris que le phyllosome et la langouste sont les deux formes d’un même individu.
- Le discours de M. de Lacaze a été fort goûté.
- Les membres de l’Association ont ensuite constitué leurs bureaux. Les séances de section ont lieu à l’Ecole des Ponts et Chaussées, rue des Saints-Pères.
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- LES VINS DE LA GIRONDE
- à l’Exposition universelle
- Les vins de la Gironde sont largement représentés ; depuis les crus les plus célèbres jusqu’aux vins ordinaires des artisans et des paysans, toutes les communes ont tenu à honneur de faire juger leurs produits, dans les années les mieux réussies, 1878, 1881, 1887 et môme dans les 1888.
- C’était merveille de déguster ces vins admirables de Château-Latour, Château-Lafitte, Château-Margaux, Haut-Brion, Léoville, Rau-glan-Ségla, Château-Monrose, Château-Larose, des années 1874, 1878, 1881, et même des 1887 qui marquent déjà !
- Quels délicieux souvenirs nous ont laissé encore les vins de Sauternes, de Preignac, de Barsac, de Sainte-Croix-du-Mont, etc.
- Et si l’on descend seulement de quelques pas le sommet de cette colline enchantée, on trouve chez certains vins de 3e et même de 4e cru des mérites assez grands pour nous permettre de les remonter d’une classe le jour où l’on pourra toucher à l’arche sacro-sainte de la classification actuelle !
- Cette modification s’impose-pour plusieurs grands domaines; comment admettre, par exemple, que des Ludon, des Margaux de 1870 et de 1878 puissent obtenir à la dégustation des notes presque aussi élevées que certains vins des premiers et des seconds crus des mêmes années?
- Tous ces grands vins présentent dans l’ensemble une perfection, une harmonie, et, nous pouvons le dire, une majesté qui laisse bien loin de nous les meilleurs des vins étrangers, ceux même que nous avons pu assimiler à certains vins de la Gironde.
- C’est là une vérité lumineuse, incontestable pour tous les esprits impartiaux ; encore faut-il l’affirmer et la répéter, pour répondre aux louanges exagérées de ceux qui prétendent avoir trouvé en Australie, au Chili, ou ailleurs, des vins équivalents aux meilleurs crus girondins.
- Notre appréciation semblera d’autant plus sincère à nos amis d’outre-mer, que nous avons été des premiers (1) à reconnaître les mérites de nos concurrents étrangers; nos travaux même ont pu aider puissamment aux progrès réalisés dans leurs fermes vignobles (2).
- Mais si nous avons eu plaisir à rendre justice à nos concitoyens qui ont su conserver haut et ferme la réputation de la Gironde, nous devons aussi adresser quelques reproches à la plupart des bourgeois, des artisans et des paysans du Bourgeais, du Blayais, du Bas-Médoc, de l’Entre-deux-mers, etc.
- A part quelques communes comme Listrac, Moulis, Léognan, Gradignan, Pessac, Portets, etc., qui ont montré des mérites réels, les progrès réalisés, sont loin d’être à la hauteur des nécessités actuelles.
- Les propriétaires des crus ordinaires giron-
- (1) Rapport à la Société de géographie commerciale (décembre 1886).
- (2) Manuel du Vigneron.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- dins doivent améliorer sensiblement leurs procédés de vinification et surtout leurs méthodes de viticulture : exclusion absolue des cépages communs, plantations plus larges des Malbeck, des Merlot, des Cabernet. cépages qui nous sont indispensables pour résister à la concurrence redoutable que nous prépare la production étrangère.
- Tous ceux qui ont pu apprécier les produits de ces grands vignobles naissants du Cap, de l’Australie et de l’Amérique du sud, ont été frappés des efforts considérables tentés de ce côté pour imiter les vins français.
- L’intelligence de ces ardents viticulteurs leur a permis d’appliquer, du premier coup, les meilleurs procédés dus en grande partie à notre vieille expérience et aux récents travaux de nos œnologues les plus distingués (1).
- Mais l’ardeur de nos jeunes concurrents les entraîne trop loin ; ils sont trop disposés à s’exagérer la valeur de leurs produits ; ils ne craignent pas de manifester des espérances absolument irréalisables, en ce sens qu’ils rêvent de pouvoir rivaliser un jour avec les premiers crus français !
- Si impossible, ou même si lointain que nous semble ce but, il y a lieu néanmoins de s’inquiéter des nouveaux facteurs qui peuvent amener des modifications sensibles dans nos conditions économiques. Nos concurrents étrangers sont poussés par une force vitale d’une grande puissance; ils jouissent d’une volonté, d’une énergie incapable évidemment de faire des miracles, mais susceptible de troubler profondément la grande quiétude de nos trop confiants et trop apathiques concitoyens.
- Quelques propriétaires ont vu le danger, mais ils comptent trop sur les garanties que leur offrent les barrières douanières; le véritable salut n’est pas là : le vent de liberté qui souffle de tous côtés est assez violent pour renverser promptement ces remparts toujours fragiles et temporaires.
- Le véritable moyen de défense de notre viticulture réside dans les progrès à réaliser; ils doivent être incessants et continus afin de conserver à la Fraice, non pas seulement la première place par ses grands crus, mais encore pour permettre aux vins de deuxième classe de garder leur supériorité sur les meilleurs des produits étrangers.
- Ce but est facile à atteindre pour les Girondins qui ont toujours été les maîtres dans la science œnologique ; aussi nous ne quitterons pas l’Exposition universelle sans chercher à organiser une campagne pour entraîner les producteurs bordelais toujours plus loin, toujours plus haut, dans la voie du Progrès.
- B. Gatllardon,
- Expert adjoint au jury, classe 73.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration (2)
- (suite)
- Revue passée au Champ de Mars par Changarnier
- (30 Mai 1850)
- Depuis 1848, bien des événements s’étaient accomplis en France, qui avaient en partie déta ché les esprits de la forme républicaine.
- La majorité de l’Assemblée législative, obéissant à ce mouvement d’opinion, tendait nettement vers la réaction. De son côté la minorité restée fidèle aux idées qu’elle avait vaillamment défendues, se sentant menacée, résistait, appe-
- (1) Nous étudierons tout spécialement le Chili et son Institut agronomique de Santiago, dirigé par M. Lefœuvre avec une largeur de conception et une hauteur de vues qui ont porté des fruits.
- (2) Le Champ de Mars, 1750- i889, par Ernest Maindron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
- lant le peuple aux armes; mais le peuple se souvenait des journées de juin.
- Le plus puissant ami, l’appui le plus sûr des réactionnaires, était le général Changarnier. Appelé en 1848, par le général Gavaignac, au commandement de la garde nationale, il avait conservé ses fonctions après l’élection à la présidence du prince Louis-Napoléon Bon api rte et y avait joint bientôt la direction de l’armée de Paris. Changarnier avait ainsi entre les mains un pouvoir presque discrétionnaire; c’était sur ce pouvoir que l’Assemblée comptait pour entraver la marche active et résolue des républicains.
- Le 30 mai 1850, devait avoir lieu dans la ville une manifestation qui préoccupait fort le gouvernement. Ce jour-là, le général commandant décida de réunir au Champ de Mars, une force armée imposante, dont l’attitude pourrait donner à réfléchir aux combattants de la rue.
- Craignant une surprise, Changarnier avait t laissé à l’Hôtel de Ville le 2e régiment d’infante rie de ligne et plusieurs compagnies de gendarmerie mobile. Aucun trouble ne se produisit à Paris, et la revue, égayée par un joyeux soleil printanier, resta pacifique et intéressante.
- Les troupes réunies au Champ de Mars se composaient de vingt-deux bataillons d’infanterie et de vingt-deux escadrons de cavalerie. La première brigade d’infanterie, commandée par le général Julien, était composée des 8e et '15e régiments de ligne; la seconde, sous les ordres du général Sauboul, était composée des 24e, 27e, 61e et 64e régiments.
- La première brigade de cavalerie était placée sous les ordres du général de Grouchy ; elle était formée des deux régiments de carabiniers, venus de Versailles. Le général Reybel commandait la 2e brigade composée du Ier régiment de lanciers du 5e régiment de hussards et du 2e régiment de chasseurs, en garnison à Saint-Germain.
- La garde républicaine, à pied et à cheval, deux compagnies du génie et deux batteries d’artillerie prenaient part à cette démonstration militaire.
- Changarnier, considérant son rôle comme sérieux, manifesta, dans les termes les plus vifs, sa satisfaction à tous les chefs de corps.
- Le président de la République inspecte les troupes.
- (7 Juin 1850)
- Elu président de la République le 10 décembre 1848, par plus de cinq millions de suffrages, le prince Louis-Napoléon Bonaparte prêtait solennellement le serment constitutionnel, le 20 décembre, et recevait le pouvoir des mains du général Gavaignac, dépossédé par lui.
- Commandant la garde nationale et la première division militaire, Changarnier, dont les tendances n’étaiem, un secret pour personne, croyait à la monarchie ; il s’efforçait de tenir la balance égale entre les légitimistes et les orléanistes, espérant, le jour du succès, s’attribuer le mérite d’une restauration à laquelle il aurait contribué pour une large part.
- Louis-Napoléon avait, lui, de tout autres visées. Sentant le péril, il ne voulait pas laisser -le général s’emparer de l’esprit des troupes. La revue du 30 mai lui avait été un avertissement salutaire.
- Dans ces circonstances, il résolut d’inspecter l’armée. Le 7 juin au matin, le Champ de Mars présentait une fois de plus l’aspect des grands jours.
- Toutes les troupes casernées à Paris, celles de Saint-Germain et celles de Versailles étaient rangées sur trois lignes d’infanterie et deux lignes de cavalerie.
- La première ligne d’infanterie, sous les ordres du général Dulac, était composée de deux bataillons de gendarmerie mobile et du 3ft bataillon de chasseurs à pied: la deuxième ligne se composait des 0e. 7e et 10e bataillons de chasseurs à pied: la troisième ligne était formée par les 50e et 58e régiments de ligne, sous les ordres du général Sauboul.
- La première ligne de cavalerie, commandée par le général de Grouchy, était composée des deux régiments de carabiniers et du 9e régiment de dragons ; la deuxième ligne, sous les ordres du général Reybel, comprenait le 1er régiment de lanciers et le 5e régiment de hussards.
- Deux batteries d’artillerie étaient rangées eh bataille en avant du pavillon central de l’Ecole militaire.
- A dix heures, le président de la République, suivi de son état-major, arriva au Champ de Mars, avec les ministres de la guerre et des affaires étrangères.
- Le général Changarnier, accompagné du général Perrot, commandant la garde nationale de la Seine, et du général Legendre, commandant l’artillerie de Paris, s’était porté à la rencontre du chef de l’Etat qui passa devant le front des troupes. Le prince, ayant fait sortir des rangs les officiers et les soldats désignés pour recevoir la croix de la Légion d’honneur, leur adressa une allocution patriotique et leur remit la récompense de leurs services.
- Pour le défilé le Président se plaça devant l’Ecole militaire. Les chasseurs à pied passèrent au pas gymnastique et la cavalerie au trot. Les troupes acclamèrent chaleureusement le chef de l’Etat.
- Six mois plus tard, au commencement de l’année 1851, Louis-Napoléon Bonaparte, faisant acte d’énergie, brisait les pouvoirs de Changarnier, dont la tutelle lui pesait et paralysait son action.
- (A suivre). E. Maindron.
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- LA BOURSE
- Les rentes françaises ont été très brillantes aujourd’hui. Sous l’impuision des demandes des Trésoreries générales, c’est-à-dire de l’épargne des départements, le 3 0/0 s’est avancé à 85 35 et l’amortissable à 88 85, au comptant. Il est bon de noter que le comptant a pris la direction du marché. Il mène les cours et il a la prétention d’aller loin une fois qu’il sera débarrassé de la politique électorale. Les vendeurs à découvert seront en mauvaise position à l’automne, si la politique extérieure ne vient pas à leur aide.
- Le pauvre Italien est de plus en plus offert. Il tombe à 92 50 et ce n’est pas fini. On prévoit une baisse beaucoup plus grande, line fois le cours de 02 entamé, la chute sera prompte.
- Lés autres fonds étrangers sont très calmes. Cependant les fonds russes ont des tendances à la hausse.
- Le marché des valeurs est sans animation.
- L’action de la Tour Eiffel est à 810 et la part bénéficiaire à 515.
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- Compagnie de Paris-Lyon-Méditerranée
- Exposition Universelle
- A l’occasion de l’Exposition universelle, la Compagnie organise des trains de plaisir à prix très réduits composés de voitures de 2e et 3e classe permettant de passer plusieurs jours à Paris.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- oxx sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver parla, porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES i
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 30, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — , Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et ! soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe j 32. tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — ! Classe 00, carrosserie. — Classe 40, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non ali- j mentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe ; 30, objets de voyage et de campement. — Classe 38, j armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition i •forestière. - - Classe 43, chasse et pêche. — Classe i 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux. '
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. j Galei-ie de trente mètres. — Vestibule du palais j
- des Machines. — Dôme central. \
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, i bronzes et fontes d’art. — Classe 20, horlogerie. — | Classe 29, maroquinerie. - - Classe 28, parfumerie, j
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2® partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et "pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au. coin des avenues de La Bourdonnais et ae Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour axotr une Idée d'ensemble de ht galerie. |
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre j suivant, en commençant par le côté droit en venant ! de l’avenue de La Bourdonnais. I
- SECTIONS ÉTRANGÈRES !
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse. j
- SECTIONS FRANÇAISES i
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’cfrdre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, ' Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du ceütre : deux pour l’Es- j pagne, une pour la Russie. I
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de I La Bourdonnais: première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie. i
- Monter au premier étage par l’escalier de l’exlré- j mité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles ! sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle j côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor- ; wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, : et dernière, rétrospective. '
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles ! .côtéde l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, j Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, ! Grèce. !
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite ! aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement j du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les .œuvres de scdptuie réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et «les pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Cou tan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir lec quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord. Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée ; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts liberaux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classé et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostatinn. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles i de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix) ; de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc i
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la I
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel d© l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin deferdeCein-ture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Gzarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonldn, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la. station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre-dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon. '
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des-travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètrss
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue du Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa. dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; M'ercédès Cruzt, « La Lola » ; Antonia Perez,~un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Ellss sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 92.
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- Jeudi 15 Août 1889.
- BULLETIN
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymoür Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenu© de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — M. Carnot à l’Exposition. — M. Edison à Paris. — Dernière heure. 1— Echos. — Les ouvriers américains. — Les Tchèques à Paris. — La soirée à l’Intérieur. — La fédération universelle des étudiants. — La première fête de nuit à l’Esplanade. — M. Carnot et l’Exposition. — Les congrès. — La bourse. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- LE. PAVILLON DES PASTELLISTES
- CHRONIQUE
- La curiosité publique est vivement excitée par la présence d’Edison à Paris.
- Ce nom, presque magique, qui flamboie en lettres électriques dans la galerie des machines et dans la section des Etats-Unis, est-ce celui d’un génie, d’un sorcier, d’un inventeur comme il n’y en a jamais eu, ou d’un yankee industrieux et audacieux, qui est, avant tout, pratique comme tous ses compatriotes, et qui a poussé à l’extrême ce sens spécial ?
- On aurait voulu lui faire des réceptions étonnantes ; tous les journalistes auraient désiré
- l’interviewer et lui faire dire des choses merveilleuses. Jusqu’à présent, Edison a été assez difficilement abordable : voici, pourtant, quelques bribes de conversation amusantes à rapporter.
- — Toutes ces réceptions qu’on m’annonce, a dit Edison à un de nos confrères, ne m’amusent qu’à demi. Je ne suis pas fait pour le monde et je ne l’aime pas. Je viens en Europe avec ma jeune femme, pour faire « le grand tour » aussi rapidement que possible, à la manière de mes compatriotes, voir l’Exposition, me promener à travers Paris, Londres, Florence et Naples. Tout le reste m’importe peu, et je n’ai point affaire d’être présenté au monde savant qui se soucie
- médiocrement de moi, selon toute apparence.
- 11 ne faudrait pas croire, en effet, que l’ingénieur américain est un savant à toupet et à lunettes, et que son entourage ressemble à un institut quelconque.
- Loin de là!
- Notre confrère du Temps raconte qu’il n’a vu auprès de lui qu’une bande joyeuse de très jeunes gens, en chapeau mou, comme le sien, et qui ont l’air de petits employés de commerce ou de banque en rupture de comptoir, très disposés à s’amuser de leur mieux tout en gardant « un œil ouvert sur les affaires », selon le bon précepte yankee. Que sont ces jeunes gens? Tout
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- simplement des secrétaires, des aides, des « préparateurs », comme on dit à la Sorbonne et au Collège de France. M. Edison ne marche pas sans cette petite cour. A Menlo-Park comme à Paris, sa force est faite de cette communion de tous les instants avec quelques douzaines de disciples ardents et dévoués, qui exécutent ses ordres, suivent des pistes, recueillent pour lui des observations et des notes de tout genre. Elle est faite aussi, peut-être, de ses ignorances théoriques ou, si le mot semble trop fort, de ses insouciances et du soin qu’il prend de ne jamais s’inquiéter des formules. Il va de Pavant, cherchant à tort et à travers, trouvant souvent, plus souvent utilisant les résultats du travail de deux ou trois cents hommes pliés à ses procédés de recherches. Ce n’est pas au propre sens du mot un inventeur, c’est le gérant d’une raison sociale, d’un véritable syndicat scientifique et financier.
- Voilà à quel point de vue il faut l’étudier si l’on veut saisir dans sa réalité cette physionomie curieuse à tout prendre, et même extraordinaire, mais non pas au sens qu’imagine le vulgaire. 11 suffit précisément de causer dix minutes avec M. Edison pour comprendre que sa qualité maîtresse est le sens pratique. C’est celle aussi de tous ceux qui l’entourent et de toute sa nation.
- Ils ont vu très clairement qu’il y a tout à gagner à réunir en un seul faisceau les forces éparses et à mettre une marque unique sur tout ce qui se fait de neuf. Aussi n’y manquent-ils point. Quand un homme a une idée, désormais il ne va plus au bureau des brevets, mais au cabinet d’Edison. On examine ce que vaut l’idée. — en dollars — et ce qu’il est possible d’en tirer, par quel fil elle se rattache aux produits de la maison : on lui donne l’estampille sociale, et elle prend sa volée.
- La série continue :
- Un coureur, M. Bion, a fait le pari de se rendre, en cent trente-cinq minutes, de Versailles au sommet de la Tour Eiffel, sans le secours des ascenseurs bien entendu. Les autorisations nécessaires viennent de lui être accordées. C’est le 15 août que cette curieuse expérience aura lieu. M. Bion entrera à l’Exposition par la porte du Pont d’Iéna.
- Comme instrument de locomotion, que reste-t-il, sinon les échasses?
- Vous verrez que, ces jours-ci, un habitant du département des Landes partira de son pays, juché sur ses grandes jambes en bois, et arrivera cahin-caha à Paris.
- Il est vrai qu’on peut encore marcher sur les mains, ou à reculons, comme les écrevisses, ou sur le ventre, comme les serpents et les vers de terre, ou encore sur la tête 1
- Quant à venir de loin avec les ailes d’Icare, c’est un peu mythologique, et le précédent n’est pas très engageant : Blondin lui-même ne s’y risquerait pas.
- Mais le plus gros du public n’est pas composé d’excentriques : les bons provinciaux, les bons bourgeois, les collégiens et leurs familles viennent par les voies ordinaires.
- Aussi les trains sont-ils bondés sur toutes les lignes et l’Exposition atteint-elle une moyenne de 130,000 visiteurs par jour, sans parler des tickets, qui remontent tout doucement et qui atteindront peut-être un franc, leur prix d’origine.
- F. L.
- M. CARNOT A L’EXPOSITION
- Longue, très longue visite du président de la République, hier, à l’Exposition. Arrivé à deux heures, M. Carnot n’est parti qu’à six heures passées.
- Accompagné du général Brugère et du colonel Kornprobst, le président de la République a fait son entrée dans la galerie des machines par la porte La Motte-Picquet. Traversant l’immense galerie dans toute sa longueur, il est allé à l’autre extrémité prendre l’escalier qui conduit au premier étage, à la classe 61 (matériel des chemins de fer). Les ingénieurs en chef des diverses compagnies l’ont dirigé à travers leurs expositions qu’il a très minutieusement examinées.
- Visite ensuite à la classe des machines à coudre. Le président est entré dans le salon de M. Vigneron, l’inventeur de la machine à coudre française bien connue.
- En sortant du salon de M. Vigneron, le cortège présidentiel s’est apprêté à redescendre par un ascenseur. Mais M. Carnot s’apercevant qu’une foule considérable l’attendait au bas, a préféré prendre l’escalier. Aussi des acclamations très nourries ont-elles retenti sur son passage. La galerie tout entière était, du reste, bondée de monde.
- Le président parcourt ensuite, en s’arrêtant très fréquemment, les classes 53, 57, 63. Entre temps, il se fait présenter un aveugle de naissance, qui, malgré son infirmité, fabrique avec une rare adresse des rabots et différents outils qu’il a exposés.
- On monte ensuite dans un ascenseur qui transporte M. Carnot et sa suite presque jusqu’au sommet de la galerie. Là, le président s’avance sur la plate-forme pour jouir du coup d’oeil de la galerie réellement magnifique à cette hauteur. D’en bas, on l’acclame encore.
- Descendu de nouveau, M. Carnot s’en va dans la classe du tissage. En route, une charmante jeune fille l’arrête pour lui offrir une pointe et un volant de dentelles fabriqués dans l’Exposition même pour Mme Carnot.
- La visite est eofin achevée. M. Carnot se retire emportant plusieurs autres cadeaux, entre autres un verrou de sûreté qu’une enfant est venue lui apporter dans une jolie petite boîte.
- M. Carnot a annoncé qu’il reviendrait aujourd’hui à deux heures à la galerie des machines.
- M. EDISON A PARIS
- Nous avons publié hier en dernière heure l’ascension d’Edison à la Tour Eiffel. Nous avons dit que le célèbre électricien américain avait trou vé dans l’appartement de M. Eiffel, au sommet de la Tour, un concert organisé. Le phonographe était prêt.
- M. Taffanel, soliste de flûte à l’Opéra, a exécuté une rêverie de Saint-Saëns ; M. Brun, premier violon de l’Opéra, a fait entendre une mazurka de AViéniavski, et enfin Mme Leroux-Ri-beyre a chanté d’une façon ravissante un vieil air de Martini.
- Les accompagnateurs au piano n’étaient autres que M. Vianési, chef d’orchestre de l’Opéra et M. Leroux, un de nos meilleurs pianistes.
- A son arrivée dans le salon, M. Edison a été charmé d’entendre répéter, par un des appareils dont il est l’inventeur, le speech adressé aux ouvriers de l’usine Pleyel, le jour de son arrivée en France, par M. Lyon, directeur de cette usine.
- Nous avons remarqué dans l’assistance MM. Russel, B. Harrisson, fils du Président des Etats-Unis ; A. O. Tate, secrétaire particulier de M. Edison ; Mme Edison ; M. Lanes, secrétaire du ministre de l’instruction publique; M. et Mme Upton, les inséparables amis deM. Edison ; M. et Mme de Jolly ; M. et Mme Ed. Frisch ; M. Wangemann, qui prenait les inscriptions au phonographe ; Mme Wangemann ; M. Lyon, l’organisateur de cet exceptionnelle matinée ; M. d’Eichthal, administrateur du chemin de fer
- du midi ; Mme Enoch, femme du docteur bien connu ; M. Berthon, directeur de la société des téléphones ; Mme Salles ; Mme Ansaloni ; M. Thibouville-Lamy, rapporteur de la classe XIII(instruments de musique), M. Gaud, luthier du Conservatoire ; M. Meyer, chef adjoint du cabinet du ministre de l’Intérieur, etc., etc.
- M. Salles, ingénieur, gendre de M. Eiffel, a remplacé son beau-père pour recevoir dignement le grand électricien. Il avait à ses côtés MM. Thomas et Ansaloni, administrateur de la société de la Tour.
- Après l’audition on est redescendu à la seconde plate-forme où tous les invités, M. Edison le premier, sont entrés au pavillon du Figaro pour s’inscrire au registre spécial. On a fait faire un tour à la machine Marinoni en présence du célèbre ingénieur qui s’est ensuite inscrit comme un simple visiteur. Tous les assistants ont suivi son exemple.
- Un numéro du Figaro, édité en français et en persan, a été offert par M. Beer, qui faisait les honneurs du pavillon, à Mme Edison.
- On-est ensuite descendu au premier étage où l’on a déjeuné.
- Nous avons eu le plaisir de faire la descente avec M. et Mme Upton et AI. Edwin W. Ranimer, un de nos confrères de NewWork.
- Un incident assez curieux a eu lieu au cours de cette visite ; au moment où Edison arrivait sur la troisième plate-forme, les quarante Indiens de la troupe de Buffalo, qui s’y trouvaient aussi, ont salué leur compatriote par des hurras frénétiques, à l’indienne, d’un effet saisissant.
- MM. Harrisson et Salles ont également été l’objet d’une de ces ovations indiennes.
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- Dernière Heure
- Accident à la Tour Eiffel
- Plusieurs de nos confrères du matin annoncent qu’un accident a eu lieu hier soir, entre huit et neuf heures, à l’ascenseur Otis du pilier nord; voici ce qui s’est passé :
- Par suite d’un léger choc un des taquets qui retiennnent les coins de sûreté s’est déclanché, et cet appareil a alors fonctionné comme il aurait dû le faire si le mécanisme l’avait fait marcher lui-même.
- Ce léger incident s’est déjà produit une fois et n’a, du reste, amené aucun accident; l’ascenseur s’est simplement arrêté à huit mètres du sol et les personnes qui s’y trouvaient n’ont nullement poussé des cris de frayeur et ne se sont pas non plus évanouies, comme le font entendre nos confrères ; quant aux échelles qui ont été appliquées pour le soi-disant sauvetage des voyageurs, elles se bornent à celles qui ont servi aux ouvriers pour remettre l’ascenseur en marche, travail auquel les quarante personnes qui se trouvaient dans les cages ont paru fort s’intéresser.
- En moins d’une heure tout était remis en état, et les voyageurs et voyageuses, interrogés sur leurs impressions à la sortie des wagons par M. Ansoüni, l’un des administrateurs de la société de la Tour, ont tous répondu qu’ils n’avaient, nullement été effrayés, persuadés qu’ils étaient du bon fonctionnement des appareils et des freins d’arrêt.
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- IS G HOS
- Les entrées à l'Exposition
- Le nombre clés visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 128.060.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................... 9.176
- Du 1er au 2me............ 5.920
- 2e étage direct............. 2.383
- Du 2« étage au sommet... 3.801
- En tout.............. 21.340
- Au .Ministère des Travaux publies
- Une autre réception avait également lieu lundi au
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- ministère des travaux publics. M. et Mme Yves Guyot offraient une soirée musicale au personnel du ministère, lequel n’a pas manqué de se rendre à la gracieuse invitation de son chef.
- Le programme comportait des morceaux de chants et d’orchestre; cette seconde partie de la fête avait été confiée à M. Danbé. Les artistes de l’Opéra-Co-mique pour lesquels Mmes Molé-Truffier, Simonet, MM. Taskin, Fugère, etc., se sont fait vivement applaudir, — tandis que retentissaient dans le jardin, brillamment éclairé, les accents de l’orchestre des dames hongroises.
- Dans la section des lîeaux-Arts
- Le jury de la section des Beaux-Arts a rendu le jugement suivant dans les concours simultanés de trois arts :
- Section d’architecture (dessin d’après nature et d’après l’antique). Médailles : MM. Ballé et L. Lé-rolle.
- Modelage (ornement tête antique). Médailles : MM. Bonefassi, Lacoste, Barigny, Barden, A. et L. Lerolle, Audiffred.
- Dessin ornemental. Médailles : MM. Burel, Sct-tos, Uhry, Gironi, Delassus, Brun, Tussau, Novi, architectes de 2e classe; deuxièmes médailles : MM. Garnier, Crefendille, Beon et Cargille.
- Au Trocadéro
- La direction des grandes fêtes espagnoles donnera demain jeudi, en matinée, une représentation extraordinaire dans la salle des fêtes du Trocadéro.
- Le programme est des plus attrayants, et la majeure partie des places est déjà retenue.
- l'n accident
- Pendant la visite présidentielle de lundi, un incident s’est produit. Ayant appris par dépêche que M. Carnot se rendrait hier matin à l’Exposition, M. Descots, un des plus grands manufacturiers de Saint-Etienne, avait aussitôt pris le train avec M. Gonon, son principal employé. Pendant le trajet du pont de l’Alma à l’Exposition, le cheval de leur voiture, effrayé par le passage d’un train, a pris le mors aux dents et est allé s’abattre devant la porte
- Rapp. , ^
- M. Descots a été légèrement contusionne. Quant a M. Gonon, son employé, il a été gravement blessé.
- M. le président s’est vivement intéressé à l’état des deux victimes de cet accident.
- Promenade d’exploration
- La troisième promenade d’exploration de la Société de médecine pratique de Paris aura lieu demain mercredi, sous la direction de M. Hamy, conservateur du musée d’ethnographie.
- Bendez-vous à dix heures un quart précises, pavillon des Arts libéraux, section 1.
- Programme : Explication des objets exposés. — Mœurs et coutumes des populations primitives.
- Concours d’horticulture
- Vendredi prochain, 16 courant, s’ouvrira dans les jardins du Trocadéro le concours général d’horticulture de la septième époque qui sera très complet.
- Il comprendra :
- 10 Les fleurs et plantes d’ornement ;
- 2° Les plantes potagères ;
- 3» Les fruits et arbres fruitiers ;
- 4° Les graines et plantes d’essence forestière ;
- 5o Les plantes de serres qui, à elles seules, comprennent vingt-quatre séries et plus de quarante variétés.
- Ce concours sera un des plus complets de ceux qui ont encore eu lieu.
- De plus fort en plus fort
- Après tout ce qui a été imaginé d’excentrique, comme moyen de locomotion, pour se rendre d’une ville ou l’autre à l’Exposition, il était permis de croire que rien ne saurait plus être trouvé.
- Eh bien ! non, après le fiacre, le vélocipède, la brouette, voici que l’on annonce le départ d’Amsterdam d’un voyageur qui a parlé d’effectuer, en huit jours, le trajet de Paris sur des patins à roulette.
- 11 doit quitter la capitale néerlandaise aujourd’hui lundi pour être rendu à Paris le lundi suivant. Ses adversaires le suivent en voiture afin de bien constater sa bonne foi.
- Quoique ce ne soit pas dit, il est à supposer qu’il a avec lui plusieurs paires de patins de rechange.
- lue usine (l’électricité
- Le maintien des principaux palais du Champ de Mars porte déjà ses premiers fruits.
- La conservation de ces palais va permettre à M. Alpliand de créer une usine d’électricité qui pourra être utilisée pour l’éclairage des grandes voies avoisinant le Champ de Mars.
- LES OUVRIERS AMÉRICAINS
- Avant-liiér soir, sont arrivés, à la gare du Nord, cinquante ouvriers américains qui ont été délégués par leurs corporations à l’Exposition de Paris.
- La commission de réception de la Bourse du travail avait mis à leur disposition trois grands breaks et un fourgon pour les bagages.
- A huit heures, les ouvriers français leur ont offert un banquet dans un restaurant du Palais-Royal. Au dessert, le citoyen Brunet a salué les Américains en ces termes : « Quoique ne faisant pas de distinction de race ni de nationalité, nous ne pouvons nous empêcher d’affirmer nos sympathies particulières pour les ouvriers américains, car nous ne pouvons oublier que nos pères ont versé ensemble leur sang sur les champs de bataille pour la conquête de la liberté. »
- « Au nom de ma délégation américaine, a répondu le citoyen Thomas Kearney, j’affirme nos sympathies pour la France. C’est la première fois que nous venons dans votre pays, mais ce n’est pas la première fois que nous nous en occupons, car nous avons lu l’histoire, et nous savons que les petits-fils de Lafayette n’ont pas dégénéré et sont toujours les champions de la liberté ».
- Ces paroles, traduites tour à tour en anglais et en français, ont soulevé des hourras enthousiastes.
- La délégation des ouvriers américains a offert hier, après midi, au Grand-Hôtel, un lunch à la commission de réception de la Bourse du travail.
- Plusieurs toasts ont été prononcés à cette occasion par les ouvriers américains et français.
- Les discoprs de ces derniers ont été traduits en anglais par un journaliste de New-York, M. Frédérick Burt-on, qui est attaché à la délégation américaine.
- Après cette petite fête très cordiale, les Américains sont allés porter une couronne de fleurs, nouée avec des rubans aux couleurs françaises et américaines, sur la statue de la liberté à l’île des Cygnes.
- Aujourd’hui, ils déposeront une couronne sur le tombeau du général Lafayette.
- LES TCHÈQUES A l’AHIS
- Les Tchèques, au nombre de trois à quatre cents, ont été reçus hier, à trois heures, à l’Hôtel de Ville, dans la salle des séances du conseil municipal.
- M. Chautemps, président du conseil municipal, qui était entouré d’un grand nombre de ses collègues, tous revêtus comme lui de leurs écharpes et de leurs insignes, leur a souhaité la bienvenue.
- M. Schmidt-Beauchez, correspondant du Narodni Listy, organe libéral tchèque, a répondu au nom de ses compatriotes en célébrant les merveilles de l’Exposition universelle et « le triomphe pacifique de la glorieuse nation française ».
- Les délégués ont alors été conduits dans les grands salons, où un vin d’honneur leur a été offert; de nombreux toasts ont été portés à la France et à la Bohême.
- M. Bilek a bu à l’expansion des idées françaises
- dont la Bohême, a-t-il dit, a jeté le germe il y a quatre cents ans.
- Mlle Zdenka Makowski, en français, et Mme Aun Kresl, en tchèque, ont exprimé la reconnaissance de toutes les dames tchèques pour l’accueil éminemment sympathique qu’elles ont reçu de la population parisienne et de ses représentants.
- M. le docteur Konetopski a insisté sur la communauté des sentiments généreux chers aux deux nations.
- L’assemblée s’est séparée après le chant de l’hymne tchèque et les paroles de M. Schmidt qui a dit que la Bohême, dans les jours heureux comme dans les jours malheureux, était toujours l’alliée-fidèle de la France.
- « Toujours fidèle à la France! » se sont écriés les-délégués en prenant congé des membres du conseil municipal.
- La Soirée de l’Intérieur
- La seconde soirée, donnée lundi par le ministre de l’intérieur et par Mme Constans, a été-aussi brillante que la première.
- Malgré la saison avancée, une assistance fort nombreuse avait répondu à l’appel du ministre;, et c’est avec la plus grande difficulté qu’on circulait dans les salons décorés superbement d’arbustes et de fleurs entre lesquels se jouaient les feux de lampes électriques.
- La réception avait été précédée d’un dîner offert aux membres du corps diplomatique. Mme Constans faisait les honneurs avec son ordinaire et exquise bonne grâce. Elle portait une ravissante toilette de dentelles blanches sur jupe de satin vert d’eau, tunique et traîne en damas de-Lyon de même couleur , broché de grandes fleurs ; dans les cheveux, un piquet de plumes vert pâle retenues par une agrafe de diamants. Elle avait à sa droite M. Spuller, à sa gauche M. le baron de Beyens. M. Constans était entre Mme Delyannis et Mme YVhitlowd-Reid.
- Parmi les autres convives citons : M. White-law-Reid, M. Chrisanto-Medina, M. Delyanni, M. Ramon-Fernandez, le général Gusman Blanco, M. Lewenhorn, M. le baron de Malsa-brier, M. et Mme Moreno, M. Diaz, le général Posado, M. Quiros, M. Tucher, M. Grouith,. M. et Mme Humbert, M. Bouffet, M. et Mme Gazelles, M. Iierbette, M. et Mme Monod, M. Demagny, M, Alpliand, M. Berger, M. le comte-et Mme la comtesse d’Ormesson, M. et Mme Goujon, M. et Mme Devès, M. et Mme Le-guay, etc., etc.
- A la réception, qui n’a pris fin que fort tard, on remarquait toutes les sommités du monde politique, des sciences, des arts et des lettres, un grand nombre de préfets, beauçoup de médecins étrangers venus pour assister aux différents congrès, etc.
- La musique de la garde républicaine, installée dans le cabinet de travail du ministre et cachée par un massif d’arbustes, a joué pendant le dîner et la soirée.
- La Fédération iraiveralle Ses Étudiants
- L’Exposition de 1889 porte des fruits chaque jour plus appréciables. Lors des expositions précédentes les peuples prenaient un contact industriel et commercial dans lequel s’établissaient les moyennes de science et de progrès matériel.
- L’Exposition de 1889 aura eu sur ses devancières l’avantage d’avoir été l’occasion d’un congrès de la jeunesse du monde entier. Les étudiants, c’est-à-dire la génération qui éclate au soleil de l’humanité, celle qui prendra demain son orientation intellectuelle et morale ; celle qui aura dans quelques mois la main aux affaires; celle que le vingtième siècle à son aurore trouvera dans son plein épanouissement, a tenu ses assises à Paris, en -une réunion générale des étudiants étrangers et français, à la mairie du Ve arrondissement.
- Il a été décidé, dans cette réunion, de fonder une « Fédération universelle des étudiants », ayant à sa tête une délégation permanente et devant se réunir en congrès annuels dans des villes
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- dont les noms seront déterminés à chaque congrès.
- Cette nouvelle association, qui n’a aucun caractère politique et dont l’idée a été chaleureusement approuvée par plusieurs professeurs, M. La-visse, entre autres, a pour but de fournir aux étudiants des renseignements sur les Universités où ils désireraient se rendre, de leur procurer des relations et enfin de donner aux médecins, ingénieurs, architectes, professeurs, etc., des indications sur les pays où ils pourraient trouver un débouché convenable à leur activité.
- Dans le comité permanent qui a été nommé, trente-quatre nations sont représentées.
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- La première graiiüe fête fle irait à l'Esplanade
- Enfin, nous avons vu l’Esplanade des Invalides dans son beau,le soir.
- La pauvre déshéritée en avait grand besoin : car le vide s’y faisait même avant la nuit venue, par suite d’une sorte de malentendu qui induit le public en erreur.
- Lorsque l’Exposition du ministère de la guerre ferme ses portes, on rassemble les soldats de toute sorte, exotiques et français, pour les conduire en troupe à leurs casernements de l’Ecole militaire.
- Mais comme cette opération se fait à grands coups de clairons et de tambours, la plus grande partie du public prend cela pour un signal de retraite et, docilement, évacue cette pauvre Esplanade en plein jour.
- Il y a là une petite réforme humblement sollicitée par ceux qui ont fait des frais d’installation dans la pensée fort légitime qu’ils seraient traités à l’égal de leurs confrères, les industriels installés au Champ de Mars, payant comme eux des redevances.
- M. Henrique, commissaire général des colonies, M. Charles Sanson, commissaire général de la Tunisie, M. Muller, commissaire général de l’Algérie, et leurs collègues de l’Esplanade se sont émus de cet état des choses; et dans des réunions qui ont eu lieu à la direction de l’exploitation, ils ont élaboré un programme de fêtes de nuit.
- La première de ces fêtes coloniales a eu lieu nier soir, après la distribution des prix aux sociétés orphéoniques, devant le palais des colonies. Le jardin qui s’étend devant ce palais, si mal éclairé d’ordinaire, était étincelant; des guirlandes de lampions entouraient la rivière qui traverse ce jardin et reflétaient dans l’eau leurs mille feux. C’était charmant et de disposition vraiment artistique.
- Le grand cortège colonial s’est formé là. Après avoir passé le pont il s’est avancé à droite, marchant sous le vélum, jusqu’au chemin de fer Decauville. Puis il est revenu sur ses pas pour se disloquer dans le Kampong javanais. Plus de dix mille curieux étaient massés des deux côtés du vélum.
- Le cortège a été fort beau et du plus grand intérêt, étant la synthèse de tous les exotiques éparpillés sous les ormeaux de l’Esplanade. Ce défilé a été acclamé avec enthousiasme et sa réussite a été complète.
- Des cavaliers arabes, tunisiens et algériens, montés sur des chevaux richement caparaçonnés et des cavaliers noirs sénégalais aux vêtements éclatants ouvraient la marche : tête de cortège imposante. Puis venaient, en ligne, les janissaires de la résidence de la Tunisie et les spahis algériens, marchant gravement, solennellement. Après eux, la nouba des turcos, qui égayait le cortège. Derrière eux, un peloton de tromblonmers tunisiens qui avaient vidé le magasin des frères Barbouclii, toujours complaisants dans ces occasions, pour s’équiper à la façon des tromblonniersde Nabeul. Après venait une masse compacte d’Algériens et de Tu-
- j nisiens, porteur d’étendards et de lanternes, formant un groupe des plus pittoresques, plein d’animation et de couleur.
- Le groupe nord-africain passé, on vit venir les Sakalaves, les Sénégalais et les Congolais donnant la note sombre après la note éclatante des Algériens et des Tunisiens. Mais tout aussi intéressante.
- Les piroguiers et les congolais portaient mille attributs, et ils exécutaient les danses guerrières les plus fantastiques.
- Quel contraste entre l’exubérance de ces bons frères noirs et la placidité des annamites qui les suivaient, aux sons monotones du gong. Le dragon fantastique ondulait au-dessus d’eux, agitant sa terrible tête de monstre et sa queue de poisson. Mais quels costumes magnifiques et quels beaux étendards.
- Les femmes exotiques fermaient le cortège, traînées en pouss-pouss. Elles étaient riantes et prises de folle gaieté. Les négresses surtout. Les jolies Algériennes et les danseuses tunisiennes, en costumes magnifiques, envoyaient des baisers au public. Les si gentilles petites Javanaises lui adressaient leurs plus gracieux sourires et leurs saluts les plus charmants.
- En somme, ce cortège est un spectacle unique, introuvable en Europe, que, seule, l’Exposition de 1889 peut offrir à son public cosmopolite.
- Vous verrez que grâce à ce cortège extraordinaire, les fêtes de nuit de l’Esplanade auront un succès étourdissant.
- Mille félicitations à MM. les commissaires-généraux.
- Ch. L.
- M. Carnot se dévoue à l’Exposition : et son nom restera à jamais attaché à cette grandiose manifestation du génie et de la vitalité de la FYance. Aussi avons-nous lu avec un étonnement mêlé de patriotique satisfaction l’article suivant, publié dans un journal de langue allemande, la Gazette de Woss. Cet article a pour titre « Le Président de la République Française ».
- L’Exposition, dit la Gazette de Woss, rehausse d’une façon extraordinaire le prestige dont jouit la France à l’étranger ; elle rehausse peut-être bien plus encore le prestige du président Carnot aux yeux de ses compatriotes et aux yeux des étrangers.
- Aucun Français ne peut songer sans un sentiment d’effroi que l’année de l’Exposition aurait pu très bien trouver M. Jules Grévy à la tête de la République. Que seraient devenues alors les fêtes, les réceptions, les inaugurations, les banquets et les représentations de gala qui remplissent de leur joyeux éclat et de leur splendeur cet été sans exemple !
- Un vieillard qui dédaigne le monde et se retire loin de lui, qui craint de sortir de la règle étroite qui régit sa vie prosaïque de Philistin et qui déteste les efforts et les fatigues qu’impose la représentation, n’eût pas convenu au Paris de l’Exposition. Ses habitudes de retraite morose auraient jeté un voile gris sur l’éclat éblouissant de la fête du Champ de Mars. 11 fallait à l’Exposition un jeune président jouissant d’une santé résistante, ne reculant ni devant un mouvement presque perpétuel ni devant des efforts de toute sorte.
- M. Carnot remplit de façon idéale toutes les espérances que l’on pouvait fonder sur la part personnelle qu’il prendrait aux incidents divers de l’Ex-
- position. Il n’est un géant ni par la constitution ni par la taille ; ii donne même une impression de débilité avec sa taille moyenne, son corps grêle, sa petite tête et sa figure mince. Mais l’élasticité dont il fait preuve depuis des mois est presque surhumaine. Et les visites qu’il fait ne sont pas les promenades tranquilles d’un rentier qui s’amuse, qui regarde à loisir ce qui lui plaît, qui passe à côté des choses qui lui sont indifférentes et qui s’assied, s’essuie le front et avale doucement un verre de bière quand il se sent fatigué.
- M. Carnot est tenu de se présenter toujours entouré d’un cortège solennel: des soldats par devant, des soldats par derrière; adroite et à gauche, des murs épais et vivants de curieux qui rôtissent et fument sous le soleil de juillet et d’août. La Marseillaise éclate partout où il paraît; des hommes en habit et en cravate blanche se pressent autour de lui et le reçoivent devant chaque boutique et attirent impitoyablement son attention sur chaque clou et sur chaque boîte à emballage.
- Tout en allant et venant, il faut qu’il écoute des discours et y réponde; et quand, après un travail d’esclave accompli pendant des heures, il quitte, en ne faisant probablement plus qu’automatiquement des signes de tête, en souriant et en saluant, l’Exposition qui est pour lui un véritable lieu de supplice, il faut qu’il retourne promptement à l’Elysée, change de costume et coure à une fête, à une cérémonie où la Marseillaise fait de nouveau rage, où de nouveaux discours sont prononcés et demandés, où il f;<ut garder une attitude de commande.
- Et qu’on ne dise pas qu’en fin de compte tout monarque remplit des devoirs de représentation semblables ! Un souverain se dépense moins. L’étiquette de cour diminue les points de contact des citoyens avec le monarque, et le monarque, la plupart du temps, n’est tenu de se montrer qu’à distance à des groupes d’une certaine importance. Le président d’une République démocratique est tenu de se prodiguer. Le peuple ne se contente pas de le contempler à distance respectueuse; il veut le voir de tout près, il veut l’entendre parler, lui serrer, si possible, la main, attirer sans se gêner son attention sur ses petits intérêts et sa petite personne, et il ne se tient pas pour satisfait s’il n’accapare pas un peu le temps et la pensée du chef de l’Etat à son propre profit.
- Pour rempli!' une pareille tâche il faut avoir un sentiment du devoir qui ne recule pas devant le sacrifice et, de plus, des nerfs d’acier. M. Carnot paraît en avoir. Il paraît, il est vrai, extrêmement fatigué, et ses amis se demandent s’il pourra supporter trois mois encore cette vie agitée. Mais M. Carnot ne restreint pas encore son activité; il ne s’accorde aucun repos et paraît, après comme avant, posséder le don de l’ubiquité. Le peuple observe ces efforts et calcule très bien que, depuis le commencement du mois de mai, M. Carnot n’a probablement pas dormi plus de cinq heures dans les vingt-quatre heures. Mais le peuple lui en sait gré et l’acclame avec plus d’enthousiasme 4 mesure que l’été de l’Exposition avance vers sa fin. La reconnaissance durera-t-elle jusqu’à la fin? C’est une autre question. Pour le moment, M. Carnot est l’homme le plus populaire de toute la France.
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- La réunion des membres du congrès pédagogique a eu lieu, à la Sorbonne, sous la présidence de M. Le Myre de Vilers.
- M. Le Myre de Vilers a ouvert la séance par J’allocution suivante :
- Comme vous, messieurs, je suis un voyageur venu à Paris pour admirer les merveilles de l’Exposition, cette manifestation du génie de notre race. La seule différence est que je viens de plus loin. Il y a un mois, j’étais encore à Madagascar et je gravis; sais péniblement, sous des torrents de pluie, les pentes abruptes des forêts qui séparent Tananarive de la côte.
- Rien ne me désignait donc à la présidence de votre réunion, et si le comité m’a fait l’honneur de m’y appeler, c’est pour témoigner de son attachement à
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- l’expansion coloniale, dont je suis moi-même un des partisans et des agents les plus convaincus.
- Cette politique, messieurs, après avoir été, au début, l’objet d’un engouement excessif, est devenue absolument impopulaire. Faut-il en conclure que nous, les ouvriers de la première heure, nous nous sommes trompés ; que, par nos paroles, nos écrits, nos actes, nous avons entraîné le pays dans une voie périlleuse ; que nous avons compromis la défense nationale et la fortune publique ? Tel n’est pas mon sentiment, et je continue à penser que la -France ne pouvait pas, sans s’amoindrir, sans renoncer à ses traditions, se désintéresser d’une question dont l’importance s’accroît chaque jour.
- La fin de notre siècle, messieurs, n’est pas, comme on l’a dit, caractérisée par l’accession aux affaires du quatrième Etat. Chez nous, du moins, sous le régime de la liberté, il ne saurait exister ni. castes ni classes, mais le travail est devenu la loi commune. Chacun, petit ou grand, riche ou pauvre, est forcé de travailler, et ceux qui restent dans l’oisiveté sont condamnés à une déchéance certaine.
- Dans notre société il rfy a pas de place pour les hommes de loisir. De là résulte pour les gouvernements, quelle que soit leur forme, l’obligation d’assurer .l’emploi de toutes les activités. La tâche est d’autant plus difficile que les progrès de l’industrie ont rendu la production-indéfinie. L’Europe est saturée, ses besoins sont dix fois dépassés. Atout prix il faut trouver des marchés d’exportation.
- Toutes les nations l’ont compris.
- L’Angleterre, bien qu’elle possède la moitié du monde, que le soleil ne se couche jamais sur son immense empire, profite de toutes les occasions et souvent les fait naître avec une extrême habileté, pour augmenter son domaine.
- Elle s’est ainsi emparée de Chypre, de l’Egypte, de la Birmanie ; le Sud africain lui appartient ; elle pénètre dans la région des grands lacs, que Stanley cherche à relier au Soudan; elle s’attaque à l’Afghanistan au Thibet ; ses explorateurs préparent la route commerciale entre l’Inde et la Chine. La presqu’île de Malacca et les provinces voisines de Siam sont passées sous ses lois ; Hong-Kong est devenu un des premiers entrepôts du monde.
- En Polynésie, les colons australiens nous contestent la possession des Nouvelles-Hébrides, qui dépendent de la Calédonie.
- Venue sur le tard, l’Allemagne s’efforce de se créer des colonies à Cameron, à Angra-Pequena, sur^la côte occidentale d’Afrique, à Zanzibar, sur la. côte orientale et dans la région des grands lacs. Si elle a échoué aux Garolines et à Samoa, elle s’est établie à la Nouvelle-Guinée et aux Marshall.
- Malgré le mauvais état de ses finances, l’Italie poursuit la conquête de l’Abyssinie et de la côte Comali. Elle n’attend qu’un moment favorable pour faire valoir ses prétentions sur la Tripolitaine.
- Le roi des Belges a fondé l’Etat libre du Congo..
- Silencieusement la Russie établit sa domination dans l’Asie centrale, construit des chemins de fer qui ne tarderont pas à relier l’Europe à la Chine. Elle se prépare à fonder un arsenal en Corée, sous un climat tempéré.
- Il n’est pas jusqu’à l’économe Hollande qui ne dépense des millions à la conquête d’Atchin.
- Enfin, dans son discours d’installation, le président Harrison a déclaré que les Etats-Unis, eux aussi, allaient entrer en lutte et commencer par fonder des dépôts de charbon sur tous les points du globe.
- Pouvions-nous, messieurs, rester en dehors de ce mouvement social universel, nous isoler sur notre territoire européen? Une pareille abstention aurait réduit la France à l’état de puissance de quatrième ordre, et les hommes qui se placent en dehors et au-dessus des partis sont unanimes à reconnaître que l’expansion coloniale était et reste une nécessité de notre époque.
- Malheureusement, l’exécution n’a pas été à la hauteur de la conception. Plus que toute autre, la politique coloniale exige de la prudence, de la patience, de la persévérance, de la suite dans les idées, un programme défini, une préparation sérieuse. Ses résultats sont à longue échéance, et cependant, avec les ardeurs de notre tempérament national, sous la surexcitation nerveuse de nos querelles intestines, nous avons voulu, je dirai même il a fallu obtenir des résultats immédiats, et, pour y parvenir, des expéditions militaires toujours coûteuses ont été entreprises, quand parfois peut-être il eût été possible de résoudre les difficultés avec du temps et de la diplomatie.
- A qui incombe la responsabilité de ces fautes ? A tout le monde et à personne. Ne nous livrons pas à des récriminations stériles; laissons-les aux impuissants qui s’attardent aux regrets d’un passé irréparable.
- Evidemment, il faudra profiter des leçons de l’expérience, éviter de retomber dans les mêmes erreurs ; mais l’œuvre sera continuée, et son succès est assuré. Nous, hommes d’action, de volonté et de travail, nous devons avoir pour devise : En avant ! toujours en avant pour la gloire et la grandeur de la patrie !
- Messieurs, vous êtes en situation mieux que personne, par la nature de vos fonctions, de rétablir
- o
- la vérité. Ne manquez pas d’enseigner à vos élèves quels sont les véritables intérêts de la France, la nécessité inéluctable, si nous voulons conserver notre rang dans le monde, de faire pénétrer nos sciences, nos arts, notre langue, notre civilisation et surtout nos produits chez les peuples primitifs..
- Mon honorable ami, M. Foncin, avec l’autorité que lui donne sa haute compétence, va vous exposer comment nous sommes parvenus par renseignement, par les missions, par la diplomatie, à développer pacifiquement notre influence. dans l’Orient méditerranéen, à conserver notre clientèle commerciale, malgré une concurrence acharnée. En présence des résultats considérables obtenus, une conclusion s’imposera à nos esprits : celle d’appliquer sur les autres points du globe, en l’adaptant aux milieux, la méthode pacifique qui nous a si bien réussi.
- Ce discours a été très vivement applaudi. M. Foncin, secrétaire général de l'Alliance française, prend alors la parole et traite de Fin-fluence française en Orient. S’adressant aux instituteurs présents, il leur recommande d’exhorter leurs élèves à ne pas borner leur rêve à la conquête d’une place rétribuée par l’Etat ; qu’ils sachent la géographie,, qu’ils apprennent les langues étrangères. L’émigration dans certaines limites serait pour nous une soupape nécessaire, et beaucoup d’esprits dévoyés trouveraient à l’étranger un emploi utile de leur activité.
- Le soir, à neuf heures et demie, un punch a été offert, dans les salons du ministère de l’instruction publique, par M. Fallières, aux membres du congrès de l’enseignement (primaire, secondaire et supérieur). Environ 1,500 personnes y ont pris part.
- LES TRAVAUX DU CONGRÈS
- Voici quelles sont les questions proposées :
- lo Sous quelles formes et dans quelle mesure l’enseignement professionnel (agricole, industriel, commercial) peut-il être donné dans les écoles primaires, élémentaires et supérieures, et dans les écoles normales ?
- 2° De la part qu’il convient de faire aux femmes dans l’enseignement primaire, comme institutrices, comme directrices d’établissement et comme inspectrices.
- 3o Du rôle et de l’organisation des écoles d’application annexées aux écoles normales ou des établissements analogues.
- Le congrès s’est divisé entrois sections qui se sont réunies dans les salles A, B et G de la Sorbonne.
- Enseignement supérieur et enseignement . secondaire
- Le congrès international de l’enseignement supérieur et de l’enseignement secondaire a terminé ses travaux.
- Le nombre des adhérents était de près de quatre cents, parmi lesquels cent cinquante appartenant aux diverses nationalités étrangères; plus de trois cents membres ont suivi assidûment les travaux du congrès.
- Dans le discours qu’il a prononcé lors de la clôture des travaux du congrès, M. Gtréard les a résumés en ces termes :
- L’enseignement secondaire des jeunes filles n’est pas celui qui ale moins occupé le congrès..C’était justice: n’est-il pas le plus délicat, le dernier-né ? Des idées générales que vous avez controversées, et des discussions de détail que vous avez touchées deux points ressortent : le premier, c’est que l’éducation des jeunes filles ne. saurait être entendue comme une parure superficielle, que, pour elles comme pour les jeunes gens, l’objet qu’on s’y doit proposer est à la fois l’acquisition d’un certain nombre de connaissances bien digérées et la culture des facultés ; le second, c’est que, si l’on ne peut refuser l’aide aux femmes capables de s’élever au-dessus de la portée ordinaire, l’enseignement secondaire, s’adressant à la moyenne des esprits, doit chercher sa règle dans les conditions de temps, de santé, de situation sociale, d’aptitude communes au plus grand nombre et tendre à préparer les jeunes filles à la vie de famille dont elles sont destinées à être le support moral et l’attrait.
- Pour l’enseignement secondaire des jeunes gens, considérant la masse des connaissances accumulées par les programmes de tous les pays, et l’impossibilité de faire uniformément et encyclopédiquement appprendre tout à tous, vous avez reconnu la nécessité d’assouplir et de diversifier les types des lycées ou écoles secondaires. Vous avez d’abord proclamé très haut le devoir de maintenir, en le fortifiant, le type fondé sur la connaissance des deux langues classiques par excellence, — le grec et le
- latin, dont l’étude a été si longtemps comme le berceau de l’humanité pensante et qui est aujourd’hui encore le lien des intelligences d’élite.
- Mais, en même temps, il vous a paru qu’à côté de ce règne classique pur, il n’était pas impossible de constituer, pour ceux qui ont besoin de réserver une part de leur temps et de leurs forces à des enseignements différents, une autre forme d’éducation secondaire reposant sur la connaissance approfondie d’une seule langue ancienne, de celle qui est la plus rapprochée de nous par sa parenté grammaticale comme par les idées dont elle est l’interprète, — la langue latine.
- Vous avez pensé enfin que, dans un état de civilisation qui a tant de besoins, tant d’intérêts à satisfaire, il y avait place aussi pour un enseignement secondaire où l’étude de la langue nationale, combinée avec l’étude des langues vivantes, fût le fond de l’éducation : enseignement moderne, enseignement « ré al », comme on voudra l’appeler, le mot importe peu, dès qu’on s’est entendu sur son caractère qui est, pour lui de même que pour les deux autres, la culture désintéressée de l’esprit.
- Chemin faisant, vous avez abordé plus d’une fois la question de la méthode à suivre dans l’enseignement des langues vivantes, insistant plus particulièrement : les uns sur la nécessité d’arriver avant tout à la possession pratique de la langue; les autres, sur les avantages que les jeunes gens et les jeunes filles devaient trouver pour leur culture générale, dans la lecture des grandes œuvres des littératures étrangères, finalement convaincus tous qu’une langue vivante était faite d’abord pour être parlée, mais qu’une langue que l’on parlait ne pouvait manquer de servir à cet autre commerce non moins précieux, le commerce avec les sentiments (t les idées de ceux qui nous ont laissé dans leurs œuvres le meilleur d’eux-mêmes.
- Le baccalauréat a provoqué des argumentations contradictoires. Qu’une sanction des études secondaires soit indispensable, que cette sanction doive être le résultat naturel d’un travail régulier, d’une série de classes bien faites, qu’il y ait lieu d’y tenir compte des notes méritées par le candidat au cours de sa vie scolaire, vous en êtes aisément tombés d’accord. Sur le jury appelé à délivrer ces sanctions, vous avec hésité à vous prononcer en présence des difficultés que peut créer la liberté d’enseignement dans les pays où elle est établie. Mais la conclusion du débat, c’est que les pays de baccalauréat ou d’examens subis devant les jurys autres que des jurys composés des maîtres ordinaires du candidat ont quelque chose à faire pour arriver à un régime d’études plus satisfaisant dans sa direction et moins aléatoire dans ses résultats.
- Les questions pesées pour l’enseignement supérieur étaient d’une haute portée. Sur la place à faire aux sciences sociales, le congrès n’avait guère qu’à procéder à une sorte d’enquête ; cette enquête a donné les résultats les plus intéressants. Nos procès verbaux en conserveront le souvenir. Yous avez recueilli, en outre, des vues et des projets d’organisation qui resteront au nombre des préoccupations les plus pressantes de tous les esprits soucieux de l’avenir moral du monde.
- Il était plus facile de conclure dans l’examen de l’équivalence internationale des études et des grades. Ecartant de la question tout ce qui avait trait à l’exercice des professions auxquelles les grades peuvent conduire, tout ce qui touchait à des intérêts d’Etat, vous avez fait prévaloir, dans l’ordre pur des études, une doctrine libérale et sage, une doctrine qui abaisse les barrières inutiles ou nuisibles, sans porter atteinte à l’autorité nécessaire des grandes compagnies académiques ou universitaires préposées à la garde du haut enseignement ; vous avez ouvert la voie aux rapprochements, aux communications, aux pénétrations réciproques, pour le plus grand profit de la science et des sentiments de confraternité qu’elle éveille et entretient.
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- 3° Une Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs ;
- 4° Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique;.
- 5° Une Utile, Presse typographique à pédale, système à platine ;
- 6° Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, l’une plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique ;
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre ; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique ; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angletei’re et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
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- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Un© Machin© Rotative, nouveau modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
- 12° Une Machine Rotative, cette Machine est montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
- (Au deuxième étage de la fèour <Ei8el.
- 13° Une Machine Rotative, montée dans l’imprimerie spéciale installée par le journal LE FIGARO ;
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- 14° Une Presse mécanique, pour impressions en taille-douce (système Guy-Marinoni) ;
- (Au galais du (Ministère de la §uerre
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- avec cylindre marche à bras et à pédale : elle possède des dispositions nouvelles et elle est construite en vue d’un transport facile.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et ** Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière heure. — Echos. — L’arrivée des princes tunisiens. — M. Carnot à l’Exposition. — En ballon. — Edison. — Le banquet des maires. — La manutention à l’Exposition. — Lettre des étudiants à Ni. Carnot. — Les congrès. — La bourse. — Annonces et réclames.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Les ateliers de Vimprimerie du Bulletin officiel étant fermés le 15 août, le journal ne paraîtra pas demain.
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- CHRONIQUE
- A l’Exposition, tout est représenté, tout vit devant nos yeux, tout travaille, tout mange, tout boit, tout danse; il y avait cependant une fonction qu’on ne voyait pas encore, c’était un culte religieux.
- Or, l’idée de montrer aux Parisiens et aux visiteurs du monde entier des cérémonies religieuses, absolument inusitées chez eux, comme celles du culte bouddhique, était évidemment originale.
- Dans quelques jours, par les soins de M. Dumontier, inspecteur de l’enseignement franco-annamite en Indo-Chine, sera ouvert un temple bouddhiques, où officieront neuf bonzes, dont trois officiants, trois diacres et trois acolytes.
- Ces bonzes sont ceux que l’on a vus déjà dans la fameuse procession du Dragon de l’An nam à l’Esplanade des Invalides ; ils habitent jusqu’à présent dans le village annamite, en attendant qu’ils logent dans la pagode, dont ils seront en même temps les prêtres et les gardiens.
- Voici, d’après le Figaro, la description de cette pagode qui sera gratuitement ouverte au public, excepté aux heures des offices : on n’y recevra alors que les « fidèles » présents à Paris, soit environ deux cents personnes.
- La pagode bouddhique, construite sur le modèle générique de tous les temples bouddhiques de l’Annam et du Tonkin, figure en plan un T majuscule renversé, de la sorte de caractères dits en typographie antiques, soit ceci J[. On y pénètre par deux portes situées latéralement à chaque bout de la barre horizontale, laquelle représente la nef où se placent les fidèles. La partie verticale est occupée par le sanctuaire. Là s’étagent, trois par trois, sur cinq degrés d’un énorme autel en amphithéâtre montant jusqu’au plafond, quinze idoles en bois doré, rangées dans l’ordre hiératique.
- Tout en haut, le Bouddha passé, le Bouddha présent et le Bouddha futur, qui forment la trinité bouddhiste. Au second rang, en descendant vers la table où l’on officiera, trois Bouddhas dans les poses extatiques consacrées, celui du milieu tenant entre ses pouces « la perle de la Pureté ». Gilac, le Bouddha à face joyeuse, au rire large, qui personnifie l’abondance et la satisfaction, occupe le centre du troisième gradin. Au quatrième, nous voyons Chuandê, divinité chinoise, rayonnante dans une auréole de bras ; à sa droite et à sa gauche, deux espèces de tabernacles, d’une sculpture originale, nous montrent les neuf dragons enchevêtrés et le mystère de la naissance de Bouddha sortant de la manche de Maïa, sa mère. Au cinquième rang, le dieu Quam-Am avec son fils, flanqué de Van-Thu sur son lion bleu et de Pho-Yen sur son éléphant blanc.
- Au bas de cette perspective montante d’idoles terribles ou fantasques, réjouies ou mystérieuses, les cérémonies seront accomplies. Elles consistent en prières et récitation de litanies, en offrandes de légumes et de fruits très minutieusement réglées, tel dieu n’aimant pas les bananes dont tel autre raffole, les mandarines étant agréables à celui-ci quand on ne pourrait sans offense les présenter à celui-là. Très démonstratif, le culte bouddhique veut qu’on brûle beaucoup de parfums, qu’on multiplie les génuflexions
- et lçs gestes sacrés. Les sons du Khanh, qui est le gong des pagodes, accompagnent les prières, rythment les mouvements.
- D’autres divinités de moindre marque (déifications de guerriers qui ont jadis affranchi l’Annam du joug de la Chine) se trouvent placées dans la nef des fidèles.
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- Le titre de la nouvelle pagode parisienne sera : Pagode de la grande Tranquillité.
- C’est un magnifique ouvrage de charpente sculptée, qui a été exécuté à Hanoï en moins de deux mois, sous la direction de M. Lichtenfelder, architecte, puis envoyé et monté à Paris. Le bois, sorte de bois de fer appelé go-lim et provenant des forêts du Thanh-Hoâ, a été donné par le roi d’Annam. Cette essence précieuse a la densité et presque le grain d’un métal. Les colonnes qui soutiennent intérieurement la toiture semblent être de bronze. La façade se compose d’une série de panneaux finement ouvragés. Les pièces de la charpente apparente ont surpris nos ouvriers parisiens, pourtant soigneux, par la manière parfaite dont elles s’ajustaient. — « C’est du meuble! » a déclaré l’un d’eux.
- Bouddha n’aimant pas la richesse, l’intérieur du temple restera très simple. A la vérité, le groupe des quinze idoles disposées comme nous avons dit forme à lui seul un puissant motif de décoration. Quelques tableaux orneront les murs dans l’entre-colonnement qui règne de chaque côté du sanctuaire. Nous les avons vu tracer par des peintres annamites avec une dextérité remarquable. Ces tableaux représentent des scènes visionnaires de l’enfer bouddhique tonkinois. On voit, par exemple, s’avancer un damné vers le juge suprême, des lèvres duquel se déroule l’acte d’accusation, comme les rubans à légendes dans les tapisseries gothiques. Le malheureux est reconnu coupable d’avoir tué un porc, un chien et un coq (la religion bouddhique défend le meurtre des animaux quand ils ne sont pas magiciens). L’arrêt prononcé, l’exécution suit tout aussitôt : des diables ouvrent le ventre du meurtrier et, par une application raffinée de la loi du talion, donnent ses entrailles à manger à un porc, à un chien et àmn coq.
- Les bonzes, soumis aux règles les plus sévères de la sobriété et de la chasteté, attendent en ce moment avec impatience l’ouverture de leur temple : leurs fidèles seront surtout les soldats annamites de l’Esplanade et les pousse-pousse : aucun profane, pas même les journalistes, ne sera admis aux cérémonies proprement dites ; mais on nous promet, pour le jour de l’inauguration, une conférence très savante de M. Du-moutier, qui connaît le bouddhisme à fond.
- F. L.
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- Paris, le 1er août 1889.
- Monsieur le Directeur du Comité de la Presse, La commission des ouvriers exposants, nommée en vue de sauvegarder les intérêts des exposants ouvriers installés au Pavillon de la ville de Paris (Champs-Elysées), s’est présentée au Comité de la Presse, au Champ de Mars, pour vous demander, monsieur le directeur, de bien vouloir prendre en considération la situation où nous sommes : installés au Pavillon de la ville de Paris, faute de place au Champ de Mars, nous sommes perdus au milieu d’amas de baraquements qui ont servi au concours d’animaux reproducteurs et qui demeurent pour le prochain concours des chevaux.
- D’autre part, le public ignore complètement notre existence, et les rares personnes qui veulent nous visiter ont du mal de nous trouver. Ceci nous est répété à chaque instant. Aucun affichage n’avait fait connaître notre exposition, aussi notre commission s’est présentée à la commission municipale
- qui, sur notre prière, nous a promis cet affichage.
- Lors de notre visite au Comité de la presse, nous avons été reçus par M. le secrétaire du Comité, qui nous a déclaré nous être tout acquis, mais cependant qu’il n’agirait qu’avec l’assentiment de M. le directeur du Comité.
- Nous vous prions donc, monsieur le directeur, d’avoir la bonté de nous accorder vôtre concours pour faire insérer dans la Presse un petit article à notre sujet, accompagné des renseignements suivants :
- L’annexe de l’Exposition universelle, comprenant ceux des exposants ouvriers admis par les jurys, qui n’ont pu être classés au Champ de Mars faute d’emplacement, est installée au pavillon de la Ville de Paris, à côté du palais de .l’Industrie (Champs-Elysées), place de la Concorde.
- Des conférences traitant le travail y seront faites.
- La commission vous prie également, Monsieur le directeur, d’être notre interprète auprès de M. le président de la République pour le prier d’avoir la bonté de bien vouloir honorer de sa visite notre exposition ouvrière et le prier de croire à nos plus profonds respects.
- Nous sommes assurés, Monsieur le directeur, que vous nous accorderez votre attention, et nous vous prions de bien vouloir nous visiter, pour vous assurer par vous-même de la situation qui nous est faite; nos travaux, nous osons l’espérer, méritent d’être visités.
- Nous prions également M. le directeur d’avoir la bonté de faire savoir le résultat de sa démarche auprès de M. le président de la République à notre secrétaire, et s’il y a lieu d’en annoncer la visite par la presse.
- Nous avons l’honneur, Monsieur le directeur, de vous saluer et vous prions de croire, avec nos remerciements, à nos plus profonds respects.
- Pour la Commission des ouvriers exposants :
- Le secrétaire : A.-P. Moreau,
- 95, avenue d’Italie.
- Dernière Heure
- Aujourd’hui jeudi, à midi, le personnel des grandes fêtes espagnoles se formera en cortège devant le Cirque d’hiver.
- Les danseuses, revêtues de leurs plus beaux atours, l’estudiantina El Figaro, l’estudiantina Infantil, en costume national, se rendront par les boulevards à la salle des fêtes du Trocadéro, où a lieu la grande matinée que nous avons annoncée.
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 123.065.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................. 10.957
- Du 1er au 2me.............. 7.461
- 2e étage direct............ 2.446
- Du 2e étage au sommet... 4.149
- En tout............... 25.013
- Les Enfants de Paris
- Au grand concours musical de l’Exposition, la Société chorale « les Enfants de Paris » a remporté les prix suivants :
- Division d’Excellence :
- 1er prix de lecture à vue;
- 1er prix d’excellence;
- 1er grand prix d’honneur sur tous les premiers prix de la division d’Excellence.
- Lne délégation madrilène
- Samedi prochain partira de Madrid la délégation envoyée à l’Exposition par la Société Fomento de las Arles ; cette délégation, composée de 48 personnes, représentant tous les corps de métier de Madrid, publiera un mémoire rendant compte de ses observations.
- Les Eètes de jeudi
- Au conseil des ministres, on a examiné la question des fêtes qu’on a l’intention de donner demain
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- jeudi et auxquelles seront invités les frères et les fils du bey de Tunis.
- Visiteur de marque
- On annonce l’arrivée à Paris de M. Silva Cou-tinko, l’éminent ingénieur brésilien, chargé d’une mission par son gouvernement.
- Fausse alerte
- Avant-hier, on amenait au service médical de l’avenue de La Bourdonnais, une dame M..., qui venait d’être prise subitement des douleurs de l’enfantement.
- Fort heureusement, le personnel du poste médical en a été quitte... pour la peur, et Mme M..., après avoir reçu quelques soins, a pu être reconduite à son domicile... avant le dénouement redouté.
- De Versailles à la Tour
- MM. Raoul Denain et Georges Bion ayant obtenu de M. Berger, directeur général de l’exploitation, l’autorisation de pouvoir gravir les escaliers de la tour Eiffel, ont décidé d’accomplir le trajet de Versailles au sommet de la tour Eiffel, à la marche, en 135 minutes.
- Cette marche eiffellesque aura lieu jeudi 15 courant, départ de Versailles à cinq heures du soir, arrivée au sommet de la tour à sept heures quinze.
- Le Club alpin français
- Avant-hier a eu lieu, à la première plate-forme de la tour Eiffel, le banquet du Club alpin français. La réunion, très nombreuse, était présidée par M. Xavier Blanc, sénateur, remplaçant M. Janssen, président de l’Académie des sciences, excusé.
- Après le discours d’usage, M. Blanc a, au milieu des applaudissements de l’assemblée, donné lecture d’une poésie de M. Fernand Mazade, paraphrasant très heureusementda devise du club : Per Ardua.
- MM. le commandant Prudent et le comte Louis de Sarran d’Allard ont bu ensuite aux délégués étrangers.
- Le bey de Djibouti
- M. Etienne, sous-secrétaire d’Etat aux colonies, a reçu en audience particulière le bey de Djibouti.
- Le bey était vêtu d’un uniforme d’officier de chasseurs d’Afrique.
- Il a été présenté au sous-secrétaire d’Etat par M, Lagarde, gouverneur d’Obock.
- Le bey est très grand et très noir; il séjournera en France jusqu’à la fin du mois d’août.
- Les pompiers anglais
- Trois cents pompiers anglais, sous le commandement d’un major général et d’un colonel, débarqueront à Calais le 26 courant. Ils viennent à Paris assister au concours international de pompes.
- Parmi eux se trouvera l’équipe d’une pompe conduite et manœuvrée par des femmes-pompiers coiffées du casque. C’est là un genre d’exhibition. qu’on verra pour la première fois en France.
- La municipalité, les pompiers et les sociétés musicales de Calais leur feront une réception et leur offriront un lunch dans la galerie de la nouvelle gare maritime; après quoi pompiers anglais et pompiers français iront prendre le train à la gare centrale,.à destination de Paris.
- Une farce du petit favori Le schah de Perse est arrivé dimanche matin à onze heures, à Baden-Baden, où il a été reçu par le grand-duc. Le soir, il y a eu dîner officiel.
- Dans la soirée de lundi, il a assisté à la représentation de gala donnée en-son honneur.
- Un plaisant incident s’est produit pendant le cours du voyage du schah entre Paris et Belfort.
- A quelque distance de la gare de Ghalindrey, petite station du département de la Haute-Marne, le petit favori du prince, Aziz, s’étant amusé à tirer le cordon de la sonnerie d’alarme, a provoqué l’arrêt subit du train en pleine campagne. Le schah, qui dormait déjà, se réveille et demande le motif de ce brusque arrêt. On lui en apprend la cause. Nasser-ed-Din se met à rire et, se levant, profite de la circonstance pour examiner avec beaucoup d’intérêt le mécanisme de la sonnerie : « Très bien ! bon système ! » dit-il, et se tournant vers un de ses ministres, il lui donna l’ordre de prendre en note les renseignements qu’on venait de lui fournir.
- « Excelsior » à Téhéran
- Le schah de Perse, absolument ébloui par la représentation d, Excelsior, a décidé de donner ce ballet à Téhéran, dans son palais, bien entendu.
- Son ministre a reçu l’ordre d’organiser dès maintenant une troupe.
- Il a fait demander à ce sujet tous les détails possibles à M. P. Renard, directeur de l’Eden. Ajoutons que M. Renard a reçu, à l’issue de la soirée de gala, la croix d’officier de l’ordre du Lion et du Soleil.
- La Tour Eiffel partout
- Dimanche dernier, on a célébré à la Haye l’anniversaire de la reine de Hollande par une revue de la garnison et par une illumination des principaux édifices et des grands lacs du beau parc de la capitale néerlandaise.
- Or, quelle a été cette année la pièce de résistance, le clou de cette fête de nuit?
- La tour Eiffel... en miniature, naturellement.
- Concours cl’liorticulture
- Nous rappelons que c’est demain, vendredi 16 août, que s’ouvre dans les jardins du Trocadéro, le concours d’horticulture dit de la septième époque.
- Il durera jusqu’au 21 inclus, et promet, par ce que nous en avons vu déjà, d’être des plus complets.
- Un maniaque
- On a arrêté, hier après-midi, dans une des galeries des sections de l’agriculture, un nommé Leroy, Edouard, qui avait dans ses poches les objets suivants :
- Un il&con d’alcool haut de 50 centimètres, un pot de fuchsia en fleurs, une bouteille d’anisette de Rintz, deux œufs crus, un pot de miel, deux tasses à café en faïence avec leurs soucoupes, une bouteille de vin rouge, un cabas en vannerie, un bracelet d’enfant en métal blanc avec tour Eiffel qu’il portait au bras gauche, une fiole de vermouth, un porte-monnaie jaune en peau de crocodile, un porte-cartes, un couteau de poche, un sac contenant des graines de choux et d’épinards, et enfin un volume du progrès agricole et viticole.
- C’est au moment où il s’emparait de ce volume que cet individu a été arrêté.
- Cet homme, que M. Dulac, commissaire de police, croit être un fou ou tout au moins un maniaque, a été, après interrogatoire, dirigé sur le Dépôt.
- Au Trocadéro
- Hier après-midi, a eu lieu dans la grande salle des fêtes du palais du Trocadéro, la répétition de la représentation qui doit être donnée aujourd’hui à deux heures et demie et dont le programme est des plus attrayants.
- Trois orchestres et le corps de ballet de la société des ;fêtes Espagnoles du Cirque d’Hiver, doivent s’y faire voir et entendre.
- Ce spectacle attirera, nous pensons, toute la colonie Espagnole en ce moment à Paris, et les ollé ne feront sûrement pas défaut à toutes les charmantes danseuses que nous avons vues se trémousser aujourd'hui, à la répétition générale.
- Les Conférences
- Après-demain, à quatre heures, au palais du Trocadéro, conférence par M. J. Hirsch. Sujet : La mécanique èi VExposition universelle de 1889.
- « Lion et Soleil » de Perse
- Voici une suite des nominations dans l’ordre du Lion et Soleil : au grade de grand-officier, M. Gri-son, directeur de l’administration des finances de I l’Exposition, et M. Savoye, secrétaire de la direction ! générale du même service.
- Pas très large, Sa Majesté, pour le service des finances de l’Exposition...
- A la galerie Desaix
- Demain soir vendredi, à neuf heures, aura lieu dans cette galerie, l’audition au piano donnée par Mme Dietz-Dratz, professeur au conservatoire de Bruxelles.
- Au programme :
- 1. Polonaise (op. 3).................... Chopin
- 2. Prélude et Fugue IV.................. Bach
- 3. Sous la .Feuillée.................... Tiiomé
- 4. Carnaval................................ Schumann
- a) Préambule : Pierrot, Arlequin, Eusèbe.
- b) Reconnaissance : Pierrot et Golombine.
- c) Valse allemande,
- d) Marche des Dawidsbünler.
- 5. Nocturne fa mineur.................. Chopin
- 6. Ballade en la b..................... Chopin
- 7. Grande valse des soirées populaires . Iïubinsteix
- Correspondance aérienne
- Une escouade de menuisiers a posé, hier matin, sous les abris de la deuxième plate-forme, des tables inclinées formant pupitres, où le public pourra rédiger commodément, quoique debout, les cartes postales qu’il jette par milliers dans les deux boîtes du pavillon du Figaro.
- Cette heureuse innovation a obtenu un grand succès. Déjà tout le monde se précipite pour écrire : on fait queue auprès des tables. Et c’est un spectacle curieux, amusant au possible, de voir les femmes, — car les femmes sont en majorité, — toutes en rang, penchées sur de petits papiers et rédigeant, très appliquées, leurs impressions d’ascensionnistes.
- Edison à Paris
- M. Edison, accompagné du colonel Gouraud, a rendu visite, hier à trois heures, à M. Berger.
- La chasse aux décorations
- La direction générale de l’Exploitation est, depuis quelques jours, assaillie de demandes de croix de la Légion d’honneur qui lui sont adressées par . les divers jurys de classes et de groupes de l’Exposition.
- La Direction générale nous prie de rappeler aux intéressés qu’elle ne peut mettre à la disposition des exposants que la seule espèce de distinction honorifique qui leur a été attribuée par les règlements, — à savoir des médailles.
- Quant aux croix, ce n’est pas l’Administration qui en dispose, c’est le gouvernement; elle ne saurait donc donner aucune suite aux demandes qui mi sont adressées.
- Le concours des sociétés chorales
- Au concours d’honneur des sociétés chorales, qui a eu lieu lundi, au Trocadéro, sous la présidence de M. Ambroise Thomas, le premier grand prix, un objet d’art offert par le président de la République, a été décerné à la société chorale : Les Enfants de Paris; le second grand prix, un objet d’art offert par le ministre de l’intérieur, a été décerné à la société chorale : Les Orphéonistes de Tourcoing.
- Visiteurs de fa Tour Eiffel
- Quarante des intrépides cow-boys de la troupe de Buffalo-Bill, seront amenés à l’Exposition demain matin vendredi, à huit heures et demie, par le major Burke, pour faire l’ascension de la Tour Eiffel.
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- L’ARRIVÉE DES PRINCES TUNISIENS
- Les nouveaux hôtes de la France à T hôtel de la rue Copernic se sont rejoints à Blois et sont arrivés ensemble à Paris hier matin, à 10 h. 39, par la gare d’Orléans.
- S. A. le prince Taïeb, frère du bey régnant, bey du camp, héritier présomptif, grand officier de la Légion d’honneur, venait de parcourir le Sud-Est de la France. S. A. le prince Moliam-med-bey, second fils du bey régnant, commandeur de la Légion d’honneur, venait, lui, de parcourir les Pyrénées et de visiter Bordeaux.
- Les princes étaient accompagnés du général Valensi, premier interprète du bey, du général Zacharia, gendre du prince Taïeb et d’une suite nombreuse.
- Ils ont été reçus à la gare par M. Massicault, ministre résident général à Tunis, et par le comte d’Ormesson, introducteur des ambassadeurs, envoyé par le président de la République pour les saluer.
- Le général Mohammed-el-Asfouri, président de la municipalité de Tunis (Scheich-el-Médina); M. le commandant de Labonne, attaché militaire à la Résidence ; M. Monge, secrétaire du comité de l’Exposition à Tunis; M. Hassen-Bellouachia, secrétaire du général Asfouri, et un très grand nombre de Tunisiens actuellement à Paris, sont venus à la gare pour présenter leurs hommages aux princes.
- Aussitôt leur arrivée, M. le comte d’Ormesson les a conduils à l’hôtel de la rue Copernic, dont il leur a fait les honneurs et où il a procédé à leur installation.
- Dès la journée d’hier, les princes ont reçu un très grand nombre de visites.
- Avant-hier, les étudiants musulmans de Tunis ont fait leur entrée à l’Exposition. Ils sont au nombre de treize, dont quatre de l’Ecole normale, et neuf du collège Sadiki, sous la conduite de MM. Taliar ben Salah. directeur du collège Sadiki, Alfred Perrin, directeur de l’Ecole
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- normale de Tunis, et de Dutïo, professeur au collège Sadiki.
- Ces élèves sont vêtus de la grande lévite brune qui est Tuniforme du collège Sadiki et ils sont coiffés de la chéchia traditionnelle. Tous parlent le français.
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- M. CARNOT A L’EXPOSITION
- M. Carnot a fait hier à l’Exposition sa dernière visite officielle avant son départ pour Fontainebleau. Le président de la République était accompagné du général Brugère et du colonel Lichtenstein. Il a passé encore toute son après-midi dans la galerie des machines et dans la cour de la force motrice. M. Carnot s’est arrêté devant plusieurs expositions.
- Avant de partir, M. Carnot a eu la fantaisie d’entrer dans les bouillons Duval installés aux deux extrémités de la galerie des machines.
- Il était près de six heures. Dans ces établissements les consommateurs se pressaient et beaucoup déjà faisaient queue aux portes. Personne n’était averti de la visite du chef de l’Etat. Aussi on imagine la surprise qui s’est emparée de tous lorsque M. Carnot est apparu-au milieu des dîneurs. Surprise des plus sympathiques d’ailleurs. C’est au milieu des applaudissements et des acclamations que M. Carnot s’est retiré.
- lESZKT BALLOM
- M. Alfred Godard, un des aéronautes du parc du Trocadéro, a fait dimanche dernier à Tinchebray, dans le département de l’Orne, une ascension des plus réussies, quoique très mouvementée, par suite du vent violent qu’il faisait. Ce jour-là, à l’anémomètre de Granville, le vent marquait vingt-deux mètres de vitesse à la seconde.
- Le gonflement de l’aérostat n’a pas été chose facile, par suite de la petitesse du gazomètre, qui était juste de la contenance du ballon, c’est-à-dire de 100 mètres cubes.
- M. Alfred Godard a été obligé de passer une bonne partie de la nuit et la journée entière, pour arriver à pouvoir faire son ascension; pendant la nuit, il n’y avait presque pas de pression, par suite de la consommation de gaz faite par les habitants de Tinchebray, et pendant la journée, le vent était tellement fort, qu’à chaque instant le ballon était complètement couché sur le sol, malgré les nombreux sacs de lest accrochés à son filet et à sa nacelle, pour le maintenir en équilibre.
- Le ballon qui a servi pour cette ascension était le même que celui qui a été enlevé en présence du schah de Perse, vendredi dernier, ballon qui, comme nos lecteurs le savent, avait nom Le Marceau.
- L’ascension s’est faite sans incident ni accident, vers les sept heures du soir ; le ballon est monté à 800 mètres et, poussé par un fort vent, est allé s’échouer assez tranquillement au beau milieu d’une vaste prairie normande, près de 'Fiers.
- M. Alfred Godard a eu juste le temps d’expédier son matériel sur Paris et de retourner à Tinchebray par le chemin de fer pour aller banqueter avec les autorités qui l’avaient engagé à faire cette ascension.
- EDISON
- Lq Bulletin officiel est sobre de publications de portraits. Il ne pouvait cependant se dispenser de publier celui d’Edison, à l’occasion de son arrivée en France.
- Ses biographies sont nombreuses et nous ne les recommencerons pas. Tout a été dit de ce côté-là.
- Le nom d’Edison n’est devenu réellement populaire en Europe qu’en 1877, quand il inventa le premier téléphone à pile de charbon. Le téléphone magnétique de Bell n’a qu’une portée assez limitée; le téléphone à pile est un téléphone à grande distance. Edison en vendit la patente 100,000 dollars à la AVcstern Union Company. Le phonographe fit peut-être encore plus pour répandre son nom. C’est à la même époque qu’il inventait la plume électrique, le micro-tasimètre, thermomètre et hygromètre très sensibles, l’électro-motographe qui repro-
- duit en les amplifiant les sons'du téléphone, le phonomètre, petit appareil dans lequel, enchantant, on fait fonctionner une machine à coudre, j le mégaphone, qui permet, avec de simples cornets en carton, de parler à deux ou trois kilomètres de distance, etc. Mais ces inventions sont d’ordre spéculatif. Edison préfère les applications industrielles. En 1878, il parvint enfin à fabriquer les fameuses lampes à incandescence qui ont permis à la lumière électrique de pénétrer dans les théâtres et dans les maisons.
- Quelque temps plus tard, il s’occupait avec succès de rendre possibles les communications entre les trains en marche et les stations, sans aucun contact direct avec les fils télégraphiques de ligne, mais par simple influence à distance. C’est encore lui qui, le premier, arrivait à mettre en correspondance téléphonique sous l’eau deux navires éloignés l’un de l’autre de plusieurs centaines de mètres, etc. Nous en oublions ; nous oublions ses dynamos, les chemins de fer électriques, des tentatives de direction des ballons, le nouveau phonographe, le séparateur électrique de minerais, etc.
- En ce moment, il reprend ses premiers travaux sur le téléphote, instrument qui donnera le moyen de voir à distance. Ses recherches sont assez avancées et l’inventeur fait espérer des résultats pratiques avant quinze ou dix-huit mois.
- On peut beaucoup compter sur Edison, disent les Débats, parce que^ en dehors de ses aptitudes personnelles vraiment remarquables, il possède des moyens d’action incomparables. On n’invente pas chez lui comme ailleurs ; on invente par métier, avec méthode, scientifiquement et par des efforts bien conduits. Son fameux et ancien laboratoire de Menlo-Park est une véritable usine où mathématiciens, physiciens, chimistes s’adonnent sous l’inspiration du maître à des travaux de très longue haleine. Edison est le cerveau, mais il a tout autour de lui des bras habiles qui lui obéissent sur l’heure. On peut procéder par élimination et voir ce qui convient ou ce qui éloigne de la solution du problème. Il y a là aussi presque un véritable ministère des inventions, avec bureau des informations, bureau de renseignements, bureau du contrôle, bureau de la mise en valeur, etc. On se préoccupe de savoir ce qui a été fait, pourquoi on a échoué et où est le point faible. On corrige, on expérimente et l’on trouve les problèmes qui resteraient sans solution ailleurs. On ne regarde jamais à la dépense, on sacrifie l’or à pleines mains, car on sait que la moisson viendra après la semence. Edison a gaspillé des millions à Menlo-Park, mais que lui importait; il savait que ses inventions rapporteraient aussi des millions, et, pour sa part personnelle, il a gagné, en effet, plus d’une vingtaine de millions de francs.
- Le laboratoire d’Edison a donné naissance à de nombreuses usines qui lui appartiennent. Il a sous ses ordres plus de 3,000 employés, répartis entre les fabriques de dynamos, de phonographes, de lampes à incandescence, d’appareillage, de montures diverses, etc. Et encore le laboratoire de Menlo-Park a maintenant un pendant à Leweln près d’Orange, à 15 milles de New-York. C’est là qu’habite aujourd’hui Edison depuis son mariage avec sa toute jeune femme. L’habitation se trouve sur une colline élevée et boisée; c’est un immense chalet aux fondations de pierre, aux étages de bois et de fer. La maison est simple, mais machinée comme jadis la maison de Robert Iloudin. Tout s’y fait comme par magie. Les portes s’ouvrent électriquement. les plats viennent sur la table amenés par pn chemin de fer électrique. Téléphones, sonnettes, tableaux électriques, etc.
- Edison est, évidemment, le chef incomparable d'une usine à inventions qui nous promet de grandes surprises pour l’avenir; il est à la tète d'une vaste Société d’inventeurs et
- d’inventions multiples avec laquelle il faut compter. De son côté, c’est un virtuose en matière de découvertes; il sait les choisir, en deviner la portée, l’avenir, et il sait à merveille en tirer parti. En Amérique, Edison éclaire presque toutes les principales villes; de ce chef, ses bénéfices se sont traduits par dix millions de dollars. Le droit de vente du phonographe a été achetépar M.Lippeneap750,000dollars. On ne néglige pas non plus les petits profits ; bientôt on livrera au commerce les talking doll, poupées qui parleront pendant une heure, les orateurs du gouvernement qui prononceront en chambre des discours, etc. Tout cela se traduit par des dollars. Times is money.
- Tel est, brièvement, l’inventeur, l’ingénieur et l’homme d’affaires ; il a fait du chemin depuis le petit journal du raihvay du Canada. Gomme homme, Edison est des plus simples; il est toujours gai, de bonne humeur; il est de taille élevée, les yeux très bleus et très clairs, les cheveux blonds et déjà grisonnants. La démarche est celle d’un pasteur. Il est malheureusement affecté d’une demi-surdité qui rend difficile toute conversation un peu longue avec lui, il suit cependant la parole sur les lèvres et parvient encore à comprendre assez bien ce qu’il n’entend qu’imparfaitement.
- Edison paraît très heureux d’être en France, et, quand on lui parle de son voyage, il dit avec un bon sourire : « Oui, j’ai tenu, en mettant le pied en Europe, à commencer par la France. »
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- Le Banquet des maires
- Le banquet offert par la ville de Paris aux maires de toutes les communes de France aura lieu, comme nous l’avons déjà dit, le 18 août, dans la grande nef du Palais de l'Industrie. Il sera servi pur la maison Potel et Chabot, qui déjà, l’année dernière, avait été chargée du banquet du 14 juillet dans les galeries des expositions diverses de l’Exposition universelle.
- Chaque invité recevra à son arrivée un plan indiquant la place qui lui est réservée.
- Le service de l’entrée sera assuré par un grand nombre de commissaires, choisis par M. Alphand parmi son personnel de la ville et de l’Exposition.
- MM. les commissaires guideront les invités de la ville à travers l’immense salle et assisteront au banquet auquel ils sont également invités par l’administration.
- Ce service d’honneur a été l’objet de tous les soins de M. le commissaire général des fêtes qui est assuré de trouver chez ce personnel, heureux de cette distinction, le concours le plus dévoué et le plus empressé.
- Pendant le repas, trois musiques, la Garde républicaine, l’harmonie de la Muette et la fanfare de Courbevoie, ainsi que deux'sociétés chorales, les Enfants de Lutèce et le Choral de Belleville, feront entendre les plus beaux morceaux de leur répertoire.
- LA MANUTENTION
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE M
- L’exposant de la dernière heure, probablement l’un des industriels ou commerçants le plus voisin du Champ de Mars, vient enfin d’apporter le dernier produit à exposer et combler ainsi le vide heureusement imperceptible qui en marquait la place.
- Tout ce qui était prévu et plus encore estdonc entré dans cette ville idéale du Champ de Mars dont les rues sont bordées de palais resplendissants de chefs-d’œuvre, et qui a pour faubourgs le Trocadéro, le quai d'Orsay et l’esplanade des Invalides avec son intéressante population cosmopolite.
- Nous voilà donc à même de donner le chiffre colossal du tonnage de tout ce qui a été manutentionné par les Compagnies de chemins de
- (1) Il s’agit bien entendu de la Manutention à l’arrivéec
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- fer et par les plus importants entrepreneurs de transport.
- Ce chiffre approche bien près de celui de 100.000 tonnes. C’est, par conséquent, un total de 100.000.000 de Kilogrammes qui ont été en mouvement pour la construction des palais et Papport des produits et objets actuellement exposés.
- Quand on pense aux efforts qu’il a fallu faire et à la stratégie qu’on a dû combiner pour arriver à temps sans provoquer de chocs, on ne peut que féliciter tous les fonctionnaires des compagnies de transport, jusqu’aux plus modestes d’entre eux, de l’initiative qu’ils ont souvent dû prendre et du zèle vraiment patriotique qu’ils ont mis à faire leur devoir et plus que leur devoir, pour que tout soit à sa place à l’heure dite.
- Le rôle si utile qu’ils ont rempli sous l’ombre des grands soleils, nous devons le reconnaître ici et le montrer au grand jour, afin que chacun ait sa part dans le tribut de reconnaissance que la France doit à tous ceux qui ont contribué au succès si complet du grandiose effort d’où est sortie l’Exposition universelle de 1889, cette œuvre de paix à laquelle on ne pourrait comparer même une guerre heureuse.
- Or c’est avec une très vive satisfaction que nous constatons que, dans l’ordre des travailleurs de la manutention, tout le monde y a mis une bonne volonté dépassant de beaucoup ce que les règlements imposaient à chacun.
- Sans accuser les exposants d’oubli de ces services, nous tenons à les mentionner pour ceux qui les ignorent ou n’ont pu les suivre.
- D’abord la Compagnie de l’Ouest a commencé le feu, dès le mois de décembre dernier, avec ses voies ferrées qui rayonnant de sa gare dans l’enceinte du Champ de Mars, a très méthodiquement dirigé les "4,000 wagons qui ont apporté les merveilles que nous admirons. Cet heureux résultat, on le doit au personnel distingué dont M. l’Inspecteur principal Gasc n’a pas craint de suivre jour et nuit les mouvements.
- Ce personnel, qui se compose des inspecteurs MM. de Beclierel, de Ravenel et du très actif chef de gare M. Routier, les exposants le connaissent bien et ils n’ont eu qu’à se louer de son empressement à satisfaire jusqu’aux demandes que l’on serait en droit d’appeler des exigences.
- Le camionnage par chemin de fer que la compagnie de l’Ouest a fait jusque dans l’enceinte du Champ de Mars a porté sur 4,000 wagons et 18,000 tonnes. Ses camions ont amené, de leur côté, de 7 à 800 tonnes.
- Les autres compagnies et certains grands entrepreneurs de transport, dont les efforts ont été très heureusement groupés et coordonnés par le chef du service de la manutention de l’Exposition, M. Buffeteau, que sa grande expérience a fait appeler à ce poste, ont aussi montré le plus utile dévouement dans la livraison des produits qu’ils ont apportés jusqu’à leurs places respectives, bien que le règlement ne les obligeassent qu’à les déposer sur les voies macadamisées. Ce n’est pas sans difficultés que tout cela s’est lait, l’exposant était souvent absent à l’arrivée de ses envois et cette absence entraînait de droit le retour à la gare des colis et par conséquent double camionnage et frais de magasinage. Grâce au dévouement des agents des compagnies, ces difficultés ont été évitées pour le plus grand bien des exposants et de l’Exposition elle-même, dont les produits ont été mis ainsi en place sans retard.
- Nous citerons donc avec une vive satisfaction les noms des agents qui ont contribué à cet heureux résultat.
- D’abord parmi le personnel de la Compagnie Paris-Lyon : M. l’inspecteur principal Mai-gnien, M. l’inspecteur Turgis et le chef du factage, M. Bocher et M. Emillant. Ce sont de nombreux objets dont le tonnage n'a pas été inférieur à 2,200 tonnes qu’ils ont fait mettre en place.
- La Compagnie de l’Est, dont le chef du service commercial, M. Bié. d’une étonnante activité malgré son âge, a distribué dans les enceintes de l’Exposition plus de 1.700 tonnes que M. l’inspecteur Jourdeuil et le chef du camionnage Biger ont fait placer sur des points très différente.
- Quant à la Compagnie d’Orléans, c’est treize
- cents tonnes divisées en une innombrable quantité de colis que M. l’inspecteur Guignot et l’infatigable chef surveillant Dubois ont amenées aux places qui leur étaient assignées.
- 'La compagnie du Nord, dont les agents MM. les inspecteurs Lenglin et Peltier ont sous la direction de 41 le chef de service commercial Aubertin a fait pénétrer plus de 1800 tonnes très divisées si on compte le nombre des colis apportés.
- Parmi les grands entrepreneurs de transport nous citerons MM. Puthet, Devalmont, etc., qui ont camionné de 2000 à 3000 tonnes.
- En résumé le camionnage par chemin de fer a amené 18000 tonnes, le camionnage par camion 17000 tonnes. Au total35,000 tonnes, chiffre supérieur à celui de 1878.
- En traitant la question de la manutention, nous ne saurions oublier de mentionner les services rendus par l’administration de la douane, dont le personnel dirigé par M. Marie du Mesnil, a facilité bien des mouvements par une ! bienveillante et intelligente application des règlements. Tous les exposants des sections étrangères ont eu à se louer de la courtoisie de M. Je contrôleur Mullot et de tous ses collègues.
- L’administration de l’octroi, qui est représentée au Champ de Mars par M. le contrôleur Applancour, a également apporté dans l’exercice de ses droits les procédés les plus courtois.
- En somme, nous sommes heureux de reconnaître que tous ceux qui ont eu à concourir aux si nombreux et si variés mouvements du colossal apport de cent millions de kilogrammes dans les enceintes de l’Exposition ont montré le zèle et le dévouement qu’on en attendait.
- D.
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- On se souvient qu’à la réception des délégués des Universités étrangères, dimanche dernier, à l’Elysée, M. Carnot, faisant allusion à des incidents récents, félicitait les étudiants d’avoir « du premier coup d’œil démélé où pouvaient naître les dangers pour les libertés auxquelles ils étaient attachés. »
- Le comité antiboulangiste des étudiants, nommé en Assemblée générale au lendemain des manifestations républicaines de la jeunesse, a remercié le président de la République par la lettre suivante :
- Paris, 12 août 1889.
- Monsieur le président,
- Nommé par l’unanimité des étudiants républicains et à une heure où la France semblait vouloir livrer ses libertés aux mains d’un aventurier, pour affirmer leur haine de toute dictature et les mener au combat contre la réaction, le Gomiié antibou-lângiste des étudiants est l’interprète de la jeunesse des écoles en vous exprimant la profonde gratitude de l’éclatante approbation que vous avez voulu hier donner à ses efforts et à son œuvre.
- L’approbation du chef universellement respecté de la République est la seule récompense que les étudiants désiraient obtenir. En vous remerciant de la leur avoir accordée, ils tiennent, monsieur le président, à vous assurer qu’ils continueront la lutte — aujourd’hui, grâce à vous, plus facile — qu’ils ont engagée depuis plus d’un an contre les adversaires de nos libertés.
- Daignez agréer, monsieur le président, l’assurance de notre profond et respectueux dévouement.
- Le Comité antiboulangiste des étudiants.
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- LES CONGRÈS
- Le congrès international pour la transmission de la propriété foncière s’est ouvert le jeudi 8 août, à deux heures, au Trocadéro, sous la présidence de M. Du verger, M. Yves Guyot étant président d’honneur.
- . Un grand nombre de délégués étrangers y assistaient. Le congrès a décidé d’étudier la question cadastrale et doit s’occuper de la création d’un livre foncier, qui sera l’objet d’un projet de loi.
- Le congrès international de l’intervention des pouvoirs publics dans l’émigration et l’immigration se tient au Collège de France.
- La séance d’inauguration a eu lieu lundi 12 courant, à dix heures du matin. Ce congrès sera clos le 15 août.
- Les congrès des œuvres et institutions féminines, dont nous avons annoncé les intéressants travaux , a adopté les vœux suivants, relativement aux questions de législation concernant la femme :
- 1° Mise en pratique des principes de 1789, en ce qui touche l’égalité civile des deux sexes ;
- 2e Que l’âge de protection des mineurs soit élevé et que le séducteur supporte toutes les conséquences de la faute ;
- 3° Que la femme puisse être témoin instrumentaire ; qu’elle puisse exercer les fonctions de tutrice et de membre d’un conseil de famille, alors même qu’il ne s’agit pas de ses propres enfants;
- 4-o Que la femme mariée puisse disposer librement du fruit de son travail, quel que soit le régime matrimonial auquel elle est soumise, et qu’elle puisse également disposer de tous ses biens provenant de donation ou de succession, sous réserve des conditions spéciales de son contrat de mariage ;
- . 5° Que les époux aient un droit égal pour l’éducation des enfants, pour le droit de correction.
- Citons en passant le remarquable rapport de Mlle Lœvy,jmembre rapporteur du congrès.
- ##
- Le congrès international de sténographie a ouvert sa session, hier matin, à l’Hôtel-Conti-nental,sous la présidence de M. Grosselin, chef du service sténographique de la Chambre des députés, assisté de M. Depoin, sténographe de la Chambre, secrétaire général, ét de sténographes officiels des Parlements allemand, espagnol, anglais, hellène et bulgare, et du Parlement de la République argentine.
- La séance était consacrée à l’historique de la sténographie. Des mémoires fort intéressants ont été lus, notamment sur les origines et les progrès de la sténographie en Allemagne, en Russie, dans les Pays-Bas, dans l’Amérique du Sud, dans les Etats jugo-slaves, au Japon et à Madagascar.
- Aujourd'hui, le congrès étudiera la question très importante et très actuelle de l’emploi de la sténographie dans renseignement, pour faciliter les études et diminuer le surmenage.
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- 3° Une Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs ;
- 4° Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ; -
- 5° Une Utile, Presse typographique à pédale, système à platine ;
- 6° Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec' arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, l’une plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique ;
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre ; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations ; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Une Machine Rotative, nouveau modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
- 12° Une Machine Rotative, cette Machine est montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
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- 13° Une Machine Rotative, montée dans l’imprimerie spéciale installée par le journal LE FIGARO ;
- §ans l’exposition de M.
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- Au palais du (Ministère de la i§uerre
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo. dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des^Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- SOMMAIRE : Chronique. — Les princes tunisiens. — Dernière heure. — Echos. — Les congrès. — L’Exposition par classes. — Une visite de nuit au village javanais de l’Esplanade. — Le grand bouddha. — La bourse. — Annonces et réclames.
- LES ÉGYPTIENS A L’EXPOSITION
- Le Tourneur
- C H R 0 NI (J U E
- Pendant que Bouddha va avoir son culte à deux pas de la Tour Eiffel, et qu’on va psalmodier dans cette nouvelle chapelle des litanies qui datent des commencements les plus mystérieux du monde, M. Edison, le grand inventeur moderne, passe six heures sur la tour, s’extasie, fait des expériences phonographiques et donne le dernier mot de la science du XIXe siècle : c’est bien Y alpha et Y oméga qui se rencontrent dans la même enceinte, et ces rencontres sont
- L’Anier
- assez rares pour que nous les mettions en relief.
- Au sujet des dernières inventions d’Edison, on est très intrigué de sa nouvelle création, Lal-ling-DolI, la poupée parlante, une poupée qui pourra discourir pendant une heure sans interruption. Les renseignements manquent jusqu’à présent; on peut s’imaginer « une Lalling-üoll minuscule, figurine délicate à la voix frêle et lointaine, ou une miss d’Amérique, de taille naturelle et de physionomie exacte, tenant les propos de là-bas, le résumé d’un sexe, un type complet et irréprochable d’une race et d’une société ».
- On peut aussi s’imaginer un simple automate, articulé avec un peu plus d’ingéniosité que les automates ordinaires, .et revêtant une forme un peu plus séduisante, un peu plus artistique; mais tout l’intérêt de cette nouvelle création résidera évidemment dans la façon dont elle émettra les sons emmagasinés dans son intérieur.
- A vrai dire, ce ne sera qu’une application, presque vivante, du phonographe.
- Un spirituel chroniqueur se demande ce que dira Laliing-Doll; on espère, ajoute-t-il, que M. Edison aura fait construire une gracieuse automate, plus souple, plus vraie que les mondaines de l’Amérique du nord exprimées en peinture par les peintres d’outre-Atlanîique campés en bandes menaçantes dans les hôtels de l’avenue de ViHiers. S’il nous fallait revoir, en ce mannequin qui doit enfin nous fournir un idéal significatif, s’il nous fallait revoir Je mannequin artistique qui figure dans les cotillons à habits rouges et dans les garden-parties en flanelles blanches, ce serait à renoncer à la science comme au reste, et à croire que la fameuse fin de siècle va enregistrer décidément une faillite générale.
- Non, cet espoir dernier ne sera pas trompé. Lalling-Doll sera une poupée géniale, une marionnette exquise, bâtie dans un parti-pris défi cieux, offrant au regard ravi des lignes et des colorations consolantes. Quand elle s’avancera sur la scène où son créateur ne peut manquer de l’exhiber, il faut qu’on la comprenne, au premier coup d’œil, différente de tout ce qui l’entoure,! habitante d’un autre monde, étrangère à la vieille|Europe fanée et ridée qui la regardera avec stupeur à travers les lunettes, une sorte d’é-vapopation, de feu-follet, jailli d’une contrée neuve, d’une population sans passé, avide de sensations, ivre de vie.
- M. Edison devrait bien réserver à l’Exposition
- Le Potier
- universelle la première exhibition do Lalling-Doll; il serait sûr de remporter un immense succès.
- Il ne se doute peut-être pas qu’un poète de grande valeur et d’une originalité vraiment géniale, Villiers de LIsle-Adam, a, il y a quelques années, écrit un chef-d’œuvre avec cette donnée d’un savant animant une poupée.
- Ce chef-d’œuvre, c’est Y Ere future, livre éton-
- Le Marchand de Limonade
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- nant, bien connu de tous les lettrés, niais bien ignoré du public bourgeois !
- Aujourd’hui, l’électricien est au pinacle de la gloire et de la fortune; quant au poète, il est pauvre et atteint d’une maladie cruelle qui, nous le craignons bien, ne lui fera pas grâce.
- A
- Le scliah de Perse est à peine parti, que déjà des indiscrétions nous apprennent ce qu’il pense sincèrement de la France et des Français.
- L’appréciation qu’il a portée sur nous dans une conversation qu’il a eue avec un rédacteur du Times est trop curieuse et trop juste pour que nous ne la citions pas tout entière :
- Ce qui m’a surtout frappé, a dit le schah, c’est la •différence complète qui existe entre les nations française et anglaise, et entre la France et l’Angleterre, malgré le peu de distance qui les sépare. Il n’y a aucun point de ressemblance entre elles, sous aucun rapport. Les Français et les Anglais vous regardent de façons toutes différentes. Un Français vous regarde gaiement, sans vous demander pourquoi vous êtes venu. Us s’amusent beaucoup à voir des gens qui ne sont pas habillés comme eux et qui ont des physionomies différentes des leurs. Vous pouvez voir que c’est une nation toujours en mouvement. Je n’ai vu nulle part autant de gens pour me regarder. Partout où j’allais, du matin au soir, le même fait s’est produit. Il en résulte cette impression, qu’il y a une grande prospérité dans le pays.
- En Angleterre on dit : Time is money . En France on pourrait dire : Time is pleasure (le temps c’est le plaisir). Je demandais comment il se faisait que tous les braves gens qui me regardaient et me saluaient gracieusement avaient autant de temps à dépenser. La seule réponse était que pour le rattraper ils travaillaient plus vite.
- En toutes choses la France diffère de l’Angleterre; l’air qu’on respire, le ciel, les maisons, les voitures, les hommes et les femmes. J’ai été très frappé de cette différence. Les Français produisent sur moi l’impression qu’ils sont puissants, riches, gais et •contents de vivre. Il paraît qu’ils le seraient encore davantage s’ils étaient moins divisés. On a essayé de m’expliquer toutes ces divisions ; mais je ne puis les comprendre. Je crois que cela provient de ce que personne ne veut obéir à autrui.
- Paris est comme une ville que l’on voit dans un rêve. L’Exposition, le jour de la fête, a fait sur moi une impression telle, que je ne pouvais tenir en place un instant. C’était un rêve. J’admirais infiniment M. Carnot. Il est modeste et très bon. On me dit que c’est un parfait honnête homme. Je le crois. Vous pouvez le voir. Il a été très aimable pour moi, ainsi que Mme Carnot, qui est très bonne et très digne. 11 m’a semblé que tous étaient animés de .sentiments de bienveillance à leur égard.
- J’estime que M. Carnot se fatigue trop ; mais il ne pourrait pas, comme moi, s’abstenir de gouverner pendant plusieurs mois. M. Tirard et M. Spuller m’ont beaucoup plu. Leurs réceptions ont été très belles... J’ai admiré Cherbourg et la Hotte de guerre française, ainsi que les manoeuvres des soldats. Quand d’aussi puissantes nations se touchent pour ainsi dire, on comprend de combien d’intelligence doivent faire preuve leurs gouvernements pour maintenir la paix.
- Il a très bien vu, très bien senti, très bien jugé, le souverain persan, et son renom d’homme de sens n’est certainement pas usurpé.
- Il nous plaît de voir comme il a estimé à sa juste valeur la gaîté, la cordialité et l’entrain français ; comme il a admiré sans restriction notre merveilleuse exposition et comme l’attitude simple et bonne du président de la République La frappé.
- Par exemple, il ne comprend rien à nos chinoiseries politiques,—et nous l’en félicitons de tout cœur. F.L.
- LES PRINCES TUNISIENS
- Leurs altesses le prince Taïeb bey et le prince Mohammed sont arrivées hier à l’Exposition, à trois heures quinze avec leur suite, dans des landaus à leur livrée.
- M. Massicault, ministre résident général, accompagné de M. le commandant de Labonne, attaché militaire à Tunis, attendait leurs altesses au pont d’Iéna.
- Dans la première voiture se trouvaient le prince Taïeb, le prince Mohammed, fils du bey, le général Valensi et le général Zacharia, le prince Si Mohammed, petit-fils du prince Taïeb, et les officiers de la suite étaient dans d’autres voitures.
- Le général Asfouri, Scheich el Médina, maire de Tunis, était dans une Victoria avec son secrétaire, M. Hassen Bellouachia.
- Lorsque les princes sont descendus de voiture devant le Dôme central, ils ont été reçus par MM. Tirard, président du conseil, Alphand et Berger, directeurs généraux, le conseiller d’Ambassade baron d’Estournelles, Tourneis-sen, secrétaire de l’exploitation, et un grand nombre de fonctionnaires des affaires étrangères et de l’Exposition.
- Le service d’ordre était confié à MM. Ossude et Dupuich, inspecteurs principaux.
- M. Tirard a fait les honneurs de l’Exposition en faisant visiter aux princes tunisiens la galerie de trente- mètres et le premier étage de la Galerie des machines.
- Les princes sont sortis de la galerie des machines du côté de l’avenue de Suffren et ils ont pris le chemin de fer Decauville pour se rendre à la section tunisienne.
- Il y avait dans le petit wagon-salon le prince Taïeb, le prince Mohammed, le résident général, le général Asfouri, le général Zacharia, le petit fils du bey et un officier supérieur de la suite.
- En descendant du train, leurs altesses se sont dirigées vers la section tunisienne. Tous les Tunisiens étaient présents Dour saluer leurs princes. Les honneurs du palais tunisien ont été faits par M. le baron d’Estournelles, M. Sa-ladin, architecte ; M. Lefèvre, directeur des forêts en Tunisie ; M. Zurlinden, inspecteur des forêts, organisateur du pavillon des forêts tunisien : M. Trussy et M. Monge, représentant M. Sanson, commissaire général, retenu chez lui par une indisposition. Tous les employés de la section tunisienne étaient présents.
- Les princes ont visité le palais en détail et en arrivant dans le patio ils ont hautement manifesté leur joie en voyant le minaret de Sidi-Ben-Arrous, si fidèlement reproduit par M. Saladin. Leur cœur de musulman en a battu.
- Il sont ensuite sortis par la porte latérale et ont visité le si charmant pavillon des forêts. De là ils se sont rendus dans la galerie des souks qu’ils ont traversée, s’arrêtant à plusieurs boutiques, entre autres à celle de M. Bar-bouchi.
- Puis ils sont entrés au café tunisien où l’on a servi du café et du champagne.
- Comme les voitures n’étaient pas encore arrivées, les princes sont remontés au palais et se sont reposés dans le salon d'honneur, dit salon du Bey.
- Au départ les personnages tunisiens sont partis dans l’ordre de leur arrivée. M. Tirard a tait monter M. Massicault dans sa voiture.
- Une foule compacte à salué les princes tuni-nisiens sur tout le parcours de l’Esplanade.
- Hier soir, les princes tunisiens ont assisté à la représentation de l’Opéra dans la loge du président de la République. M., Mme et Mlle Massicault, qui avaient dîné chez le prince Taïeb, rue Copernic, les accompagnaient.
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- Le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- Vu le décret du 24 décembre 1885.
- Arrête :
- Est nommé officier de l’instruction publique :
- M. Eiffel (Gustave), ingénieur-constructeur à Le-vallois-Ferret (Seine).
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- Dernière Heure
- Les Maires
- Les maires, au nombre d’environ 13,000, seront reçus demain dimanche, à trois heures, à l’Hôtel de Ville, par le conseil municipal ; ils se rendront en cortège, par la rue de Rivoli, jusqu’au Palais de l’Industrie où un banquet monstre leur sera servi. Le président de la République prononcera un discours après M. Cliautemps, président du conseil municipal.
- Les princes à îa Tour
- A neuf heures et demie du matin, les princes tunisiens Taïeb et Mohammed, accompagnés de MM. Tirard, Massicault, d’Ormesson, du général Valensi, du maire de Tunis, Mohammed-el-As-fouri, du baron d’Estournelles et de toute leur suite, sont arrivés à l’Exposition pour faire l’ascension de la Tour.
- Ils ont été reçus au pilier Sud par MM. Berger, Thomas et Salles. On est monté d’abord à la seconde plate-forme, dont on a fait le tour, puis à la troisième. Un lunch a été servi dans le salon de M. Eiffel. Presque toute la suite est montée au sommet, sous le drapeau; le prince Taïeb s’est arrêté sous le phare. 11 a paru enchanté de sa visite à la Tour.
- Après un arrêt au Figaro, un déjeuner de dix-huit couverts a été servi au restaurant russe de l’Exposition et les toasts les plus sympathiques à la France ont été échangés.
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- éguos
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée de jeudi de 242.134 et pour la journée d’hier, vendredi, de 157.564.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour les journées de jeudi et vendredi :
- .içum
- 1er étage................. 14.206
- Du 1er au 2me.............. 8.009
- 2e étage direct............ 2.743
- Du 2e étage au sommet... 4.252
- En tout.............. 29.210
- VENDREDI
- 1er étage................. 13.584
- Du 1er au 2me étage...... 8.941
- 2me étage direct........... 3.071
- Du 2e au sommet............ 4.485
- En tout.............. 30.085
- Les Maires
- Le soir du lundi 19 août, des représentations gratuites, où seront seuls admis les maires sur la présentation de leur carte d’invitation, auront lieu à l’Opéra, à l’Opéra-Gomique et à l’Hippodrome.
- La répartition des maires invités, entre les trois théâtres, sera faite par voie de tirage au sort entre les départements.
- Un avis qui leur sera distribué le jour du banquet fera connaître aux maires l’indication du théâtre dans lequel ils seront admis, sur la présentation de leur carte d’invitation au banquet. ' Ils devront, d’ailleurs, donner au contrôle le nom du département auquel ils appartiennent.
- Lue fête à Edison
- Les commissaires des sections étrangères, auxquels se joindraient les membres de la direction de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- l’Exposition, ont l’intention d’organiser une grande réception en l’honneur de M. Edison. Le programme de la fête n’est pas encore dressé.
- Les carnets d'ascension
- L’administration de la Tour Eiffel vient de créer des carnets d’ascension contenant dix billets pour le troisième étage, et donnant au titulaire le droit d’accéder à tous les ascenseurs sans attendre devant les guichets.
- Ces carnets, rigoureusement personnels, seront délivrés contre la somme de cinquante francs à toutes les personnes qui en feront la demande à l’administration, 35, rue Pasquier. Il est indispensable de remettre en même temps sa photographie en feuille, comme pour les cartes d’abonnement de chemin de fer.
- Train de plaisir
- La compagnie du chemin de fer du Nord organisera pour la visite de l’Exposition, le dimanche 25 août, un train de plaisir à marche rapide, au départ* de Calais, Saint-Omer, Hazebrouck, Ber-guette, Béthune, Lens et Arras, allant directement au Champ de Mars, et repartant de la gare de Paris-Nord le même jour.
- Les prix en 3e classe aller et retour, y compris un ticket d’entrée à l’Exposition, varient de 10 fr. à 12 fr. pour les adultes et de 6 fr. 50 à 7 fr. 50 pour les enfants.
- Les BufTalo-Bills
- Pendant sa première visite à la tour Eiffel, Edison a été fort agréablement surpris de rencontrer sur la dernière plate-forme un groupe d’indiens des Montagnes-Piocheuses..
- C’étaient les Peaux-Rouges de la troupe de Buf-falo-Bills qui, ayant appris le nom du célèbre inventeur, connu jusque dans la Prairie, ont poussé trois hourras, à l’indienne bien entendu, en l’honneur d’Edison, de Russel-Harrisson, le fils du président des Etats-Unis, de MM. Eiffel et Salles qui accompagnaient l’illustre savant.
- Edison, vivement ému, a prononcé un court speech, ajoutant qu’il était heureux de serrer la main à cette hauteur aux représentants de la libre Amérique, sur ce chef-d’œuvre de l’industrie humaine.
- L’exposition du Transvaal
- Une exposition qui aura un succès de curiosité assuré et fera commettre bien des péchés d’envie, est celle des produits des mines d’or du Transvaal pendant le mois dernier. Cette exposition a été organisée par MM. de Villiers, Yan den Brug et Oul-man, avec le concours des Standard Bank London et Westminster Bank, Natal Bank et Bank of Africa.
- Elle est installée dans le pavillon de la République sud-africaine (esplanade des Invalides) et se compose de lingots, pépites et amalgames représentant une valeur de trois millions et demi de francs.
- Comme il fallait permettre de voir et non de toucher, on a enfermé cette masse d’or dans un très ingénieux coffre-fort-vitrine. Le public peut ainsi se rendre compte des immenses ressources minières du Transvaal, sans que ce trésor ait rien à redouter.
- On le garde, du reste, jour et nuit.
- La hausse des tickets
- Depuis deux jours le prix des tickets du Crédit foncier a augmenté dans de notables proportions. Hier, à toutes les portes de l’Exposition, on les vendait couramment 70 centimes.
- Or, il y a très peu de temps, on les offrait à 45 ou 50 centimes. Les malins qui les ont accaparés, — car seul un accaparement gigantesque peut être la cause de cette hausse subite, — n’auront certes pas fait une mauvaise affaire.
- Visiteurs de marque
- La famille de don Carlos est venue à l’Exposition. La reine Marguerite, don Jaime, dona Blanca, dona Elvira, tous, enfin, excepté le chef de la maison, ont passé plusieurs jours à Paris et ont fait l’ascension de la tour Eiffel.
- La famille de don Carlos n’est pas descendue dans un hôtel ; un Français, titré, très dévoué à la cause caxdiste, l’a eue chez lui pendant une semaine, et, depuis quelques jours, elle est de retour en Autriche.
- L’horticulture
- Un nouveau concours d’horticulture, dit « de la septième époque », s’ouvrira vendredi au Troca-déro.
- Voici la nomenclature exacte des produis qui seront exposés :
- Fleurs et plantes d’ornement. — Plantes de nouvelle introduction. — Fleurs coupées. — Bouquets
- et garnitures. — Arbres, arbustes et arbrisseaux de plein air. — Plantes annuelles et vivaces de plein air.
- Rosiers, palmiers, orchidées. — Fougères, broméliacées, aroïdées, caladiums, crotons, etc. — Nepen-thes, cycadées. — Plantes potagères. — Fruits frais. — Fruits de la région du sud.
- Une cellule-modèle
- Nous parlions dernièrement de la petite cellule-modèle de Mazas, qui se trouve au palais des Arts-libéraux,dans la section du ministère de l’intérieur. Ce spécimen mériterait mieux qu’une description sommaire.
- C’est une réduction au dixième, remarquable par son exactitude et sa délicatesse. Elle appartient au docteur de Beauvais qui l’a fait exécuter, il y a plusieurs années, par deux détenus, un menuisier et un serrurier fort habiles.
- On y voit le mobilier complet d’une cellule à lit et d’une cellule à hamac. La serrurerie de la porte, ses verrous, son guichet, son oculaire mobile, la fenêtre sont de véritables merveilles de finesse et d’exécution.
- Défense de sortir les objets
- Beaucoup de plaintes sont parvenues à l’administration au sujet des agissements de certains exposants qui, au mépris de toutes les prescriptions, continuent à sortir de leurs étalages les objets qu’ils ont vendus au public.
- Us emploient pour la sortie de leurs marchandises les trucs les plus invraisemblables; mais aux portes de l’Exposition, on veille avec le plus grand soin, et plusieurs procès-verbaux ont été dressés contre les délinquants qui appartiennent presque tous à la section d’Autriche-Hongrie.
- Les musiciens croates
- Il est dit que toutes les curiosités du monde défileront sous nos yeux.
- Voici dans nos murs la tamburaski-sbor, société musicale composée de jeunes gens croates, la plupart étudiants en cirer t de la ville d’Àgrain.
- La tamburaski-sbor fait entendre sur la tam-boura, la bisernica, la kontrasica et le brac, sortes de violons, de violoncelles et de guitares, des airs croates et russes du plus charmant effet. Les musiciens, au nombre de seize, portent avec beaucoup d’originalité le vêtement de leur pays : culotte blanche soutacliée, large plastron, veste bleue brodée de noir et d’or, béret rouge et bleu.
- Edison à l’Exposition
- Edison continue ses promenades à travers l’Exposition.
- Au pavillon des Téléphones, où l’éminent directeur de la Société, M. Berthon, l’a reçu, il a fait une assez longue station. On lui a présenté une ingénieuse application du téléphone dans un appareil tout nouveau et tout à fait original appelé le « Théâtrophone ». Cet appareil est excessivement simple dans son maniement ; il sera placé bientôt, il faut l’espérer, sur tous les boulevards, et ses mélodieuses confidences seront très appréciées de tous les curieux. Il suffit de glisser cinquante centimes dans l’élégante petite boîte dite « Théâtrophone » pour entendre, pendant cinq minutes, ce qui se chante ou se joue sur la scène avec laquelle on se trouve aussitôt en communication !
- Edison se trouvait en communication avec un concert et il en a été tellement ravi qu’il a fortement engagé les inventeurs à établir à New-York pareil système de communication automatique.
- A quand l’opéra-transatlan tique ?
- Le prince Baudouin à l’Exposition
- Le prince Baudouin, neveu du roi des Belges, a fait hier matin à l’Exposition sa première visite. Il est arrivé à neuf heures et demie, en bourgeois, accompagné seulement d’un ami.
- Reçu par M. Berger, le prince s’est rendu aussitôt dans la section belge dont il a parcouru les différentes galeries, puis il est monté dans un des wagons exposés où l’on avait eu l’idée originale de servir un déjeuner à son intention.
- Le prince Baudouin a pris place à une petite table avec le baron de Beyens, ministre plénipotentiaire de Belgique à Paris, M. Berger et M. Carlier, commissaire général belge.
- Il y avait à d’autres tables une vingtaine de couverts. A midi, le prince quittait l’Exposition.
- Le Festival de dimanche
- Demain dimanche 18 août, aura lieu dans la grande salle des Fêtes du Trocadéro le festival des sociétés instrumentales françaises comprenant les
- musiques d’harmonie et les fanfares (1,400 exécutants), sous la direction de M. Félix Leroux, ex-clief de musique à l’école d’artillerie de Vincennes.
- Lundi, à une heure, aura lieu au même endroit le concours entre les différentes sociétés présentes.
- Au Palais du Trocadéro
- La matinée qui a été donnée jeudi dans la grande-salle des Fêtes du Palais du Trocadéro, parles orchestres et le corps de ballet de la Société des Grandes Fêtes Espagnoles du Cirque-d’Hiver, a eu un tel succès, qu’on est à faire les démarches-nécessaires pour arriver à pouvoir donner encore une ou deux auditions de ce magnifique spectacle, auquel les Français et les étrangers se sont fôrt attachés.
- A la matinée de jeudi, et aussitôt après le défilé-des danses de tout le corps de ballet, représentant les neuf régions de l’Espagne, une danseuse de chacune des régions représentées s’est détachée de son groupe, et les neuf déléguées sont allées, fleurs, en mains, se présenter et complimenter Mme Carnot dans la loge que lui réserve l’administration pour chacune de ses représentations ; Mme Carnot, qui avait été charmée par le spectacle auquel elle venait d’assister, leur a fait remettre 500 francs.
- Nos visiteurs de marque
- S. A. R. le prince Beaudoin de Belgique, fils de Monseigneur le comte de Flandre et héritier de la Couronne, viendra à l’Exposition dimanche matin, à huit heures et demie, pour faire l’ascension de la Tour Eiffel.
- Un rude marcheur
- Nous avons déjà parlé d’un marcheur qui se' proposait de venir, au pas de course, en 135 minutes, de Versailles jusqu’au sommet de la tour Eiffel.. Voici les détails de son odyssée :
- Parti à 5 heures 5 de la terrasse du château de-Versailles, il arrivait à 5 heures 37 au pont de Sèvres, à 6 heures 15 à la porte de Saint-Cloud, où il demandait comme attestation la signature d’un employé d’octroi; à 6 heures 45, il entrait à l’Exposition, et à 7 heures 6 minutes, il avait accompli tout son trajet, en avance de 14 minutes.
- M. Denain, qui avait accompagné le marcheur depuis Vers ailles, a été moins heureux que M. Bion.
- Pris de crampes dans les jambes, il a du s’arrêter à quelques mètres du but à atteindre.
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- LES PRINCES TUNISIENS A L’ÉLYSÉE
- Les princes Taïeb et Mohammed ont été reçus jeudi à deux heures de l’après-midi par le président de la République.
- A une heure et demie, M. d’Ormesson, introducteur des ambassadeurs, est venu les chercher à l’hôtel Copernic, où l’avait précédé M. Massi-cault, notre résident général à Tunis.
- Les princes et leur suite sont montés dans deux voitures de gala.
- Dans la première avaient pris place avec le prince Taïeb M. le comte d’Ormesson, le général Valensi, premier interprète, et le général Zaccha-rie, gendre du prince.
- Dans la seconde, le fils du bey, le jeune prince Mohammed, le commandant de Labonne, le petit-fils du prince Taïeb et un colonel de la garde tunisienne.
- Un détachement du 14e dragons escortait les voitures.
- Quand le cortège a franchi la grande porte de l’Elysée,' une compagnie de lagarde républicaine, massée dans la cour d’honneur du palais, leur a présenté les armes et rendu les honneurs.
- Les princes ont été aussitôt introduits dans le grand salon d’honneur du premier étage où les. attendait M. Carnot entouré de M. Spuller, du général Brugère, de sa maison civile et militaire.
- C’est M. Massicault, résident général à Tunis, qui a présenté leurs Altesses au président de la République.
- M. Carnot leur a souhaité la bienvenue et a serré la main aux princes qui l’ont, à leur tour, vivement remercié de l’accueil dont ils étaient l’objet de la part du gouvernement français.
- La réception n’a duré qu’une demi-heure ; à. quatre heures et demie, M. Carnot s’est rendu à l’hôtel de la rue Copernic pour rendre leur visite-à ses hôtes tunisiens.
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- LES CONGRÈS
- ILassistance publique
- C’est à M. Mono!, directeur général de l’assistance publique et de l’hygiène au ministère de l'intérieur, qu’incombait la tâche à la fois lourde et délicate d’organiser le congrès international qui devait tenir ses séances à Paris. Dès la première séance.M. Monod trouvait dans l’affluence des adhérents et dans l’accueil que faisaient à son discours les délégués des vingt-cinq Etats représentés au congrès la plus précieuse des récompenses.
- C’est, en effet, au milieu des applaudissements les plus chaleureux et des marques de l’approbation la plus vive que l’orateur, dont nous regrettons de ne pouvoir citer le discours en entier, a tracé le programme des travaux et défini le but à atteindre.
- Etablissant un parallèle entre les deux théories qui font de l’assistance publique, l’une une vertu, l’autre un devoir, M. Monod a rappelé le temps où il n’existait en France d’autres écoles que celles qui étaient dues à la générosité du clergé ou à la vanité de quelque grand seigneur. Sons la Restauration l’instruction s’appelait encore une charité.
- Nous pensons, a continué M. Monod, qu’il en est exactement de même de l’assistance, et nous espérons avoir écrit pour elle l’histoire de demain en retraçant celle d’hier pour l’instruction. Les auteurs de la Constitution de 1791 ont envisagé de la même manière le devoir d’enseignement et le devoir d’assistance; ils ont même fait passer le devoir d’assistance le premier.
- Aujourd’hui comme alors, les partisans de l’intervention de l’Etat sont raillés, traités de rêveurs ou de dilapidateurs, dénoncés comme des dangers pour les finances publiques et pour la liberté : ils n’en ont cure.
- ils savent qu’ils servent la cause de la justice et de l’intérêt public; ils marchent au but étape par étape; ils savent que ce but sera un jour atteint; que le jour viendra où tous les enfants abandonnés seront recueillis, élevés, mis en valeur pour la plus grande utilité générale; où tous les malades pauvres seront gratuitement soignés, soit à domicile, soit dans un hôpital; où les infirmes, les incurables, les vieillards sans ressources ne seront pas laissés sans secours.
- 11 sont les premiers à admirer la charité privée; ils considéreraient comme un crime de l’entraver ou seulement de la décourager. Mais, comme en matière d’instruction, ils'estiment qu’en matière d’assistance certaines règles sont indispensables ; que ceux qui prétendent à l’honneur de soigner les malades doivent, comme ceux qui ont l’ambition d’instruire les enfants, faire la preuve de leurs capacités, que les intentions les meilleures ne justifient pas plus la réunion des malades dans un local malsain que celle d’enfants dans une école insalubre, et que l’Etat, .donnant le premier dans ses établissements l’exemple de l’observation de ces règles, doit être armé par la loi pour l’imposer à tous. Elle serait indigne de son nom, la démocratie qui ne prendrait pas ainsi en main la défense de ceux qui ne peuvent se défendre eux-mêmes.
- M. Monod a terminé ainsi :
- La grande objection que nous rencontrerons, c’est l’objection financière.
- Nous y répondons en demandant : la société ne fait-elle pas un placement avantageux lorsqu’elle s’impose quelque dépense pour rendre à la santé, dans le moindre temps possible, un travailleur adulte ?
- Losqu’un enfant, qui semblait voué par sa naissance à toutes les plaies physiques et morales, condamné à n’êfre qu’une charge ou un péril pour ses contemporains devient une force sociale, un citoyen honnête et laborieux, est-ce que, son éducation eût-elle coûté quelque chose, le bénéfice réalisé n’est pas certain ?
- Puisqu’il est impossible de tout entreprendre à la fois, nous admettons, nous proposons que l’on commence par la partie de l’œuvre la plus profitable, par les dépenses évidemment productives. Cette politique n’altère pas notre conviction que le devoir de la société est plus étendu. Nous pensions avec un philosophe contemporain, que « la réalisation du bonheur de tous est la formule universelle du devoir », et nous terminons comme nous avons commencé, en répétant avec nos pères de 1789 : « Les secours publics sont une dette sacrée ».
- Les membres du congrès, au nombre desquels se trouvaient MM. Lejeune, ministre de la justice de Belgique, le docteur Angel Gavino (Mexique), le docteur Bagenoff (Russie), le docteur Costa (La Plata), le docteur Wanos (Hon-
- grie), le professeur Palacky (Bohême) et un grand nombre d’autres savants étrangers ont divisé leur travail en deux parts, dont l’une a été consacrée aux visites dans les établissements de secours et l’autre à la discussion des rapports et des projets de résolutions qui ont été déposés.
- Les visites ont eu successivement pour but Nanterre, l’asile des convalescents de Vincen-nes, la nourricerie des Enfants assistés, l’asile des enfants idiots, arriérés ou épileptiques de Bicêtre, l’école professionnelle de Montevrain destinée aux enfants moralement abandonnés, etc.
- Avant de clore ses travaux, le- congrès a proclamé de grands principes destinés à faire progresser les oeuvres d’assistance dans tous les pays.
- Notons d’abord le vœu qu’il a émis de rendre obligatoire l’assistance à tous ceux qui étaient reconnus incapables de subvenir par eux-mêmes à leurs besoins. Les secours médicaux et les médicaments devront être donnés gratuitement et partout aux indigents malades et c’est la plus petite unité administrative, commune, paroisse, etc., qui devra faire face à cette dépense dans tous les pays. Si elle ne peut y arriver, c’est le département ou, à défaut de lui, l’Etat qui s’en chargera.
- En ce qui concerne les enfants assistés et moralement abandonnés, ceux qui les gardent devront être soumis à une surveillance incessante, des garderies seront établies pour permettre à l’ouvrier qui va à son travail d’y laisser l’enfant en dehors des heuies de classes, et des maisons correctionnelles seront réservées pour ceux que ni' les conseils ni les menaces n’auront pu amender.
- Pour hâter la réalisation de ces vœux, le congrès a décidé dans sa dernière séance de provoquer la réunion prochaine d’un nouveau congrès international d’assistance publique.
- •24-
- Le congrès international des médecins aliénistes s’est réuni, le 10 août, à l’asile de Ville-juif. Il était présidé par M. le docteur Falleret.
- A midi, un splendide déjeuner de 98 couverts était servi dans la grande salle des fêtes de l’établissement, admirablement décorée pour la circonstance.
- Dans l’assemblée, les docteurs Bourneville, Goujon, Paul Garnier, Puteaux, Ritti et une foule de notabilités médicales étrangères.
- Le Conseil municipal était représenté par MM. Bailly, Albert Pétrot et Stupuy ; les bureaux, par MM. Bahut, chef de division, et Le Clère, chef de bureau.
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- L’EXPOSITION PAR CLASSES
- L’Exposition de cette année laissera à tous, non seulement un grand souvenir au point de vue des merveilles de l’art, de l’industrie, de ses constructions élégantes et de la grâce coquette de son parc et de ses jardins, mais an point de vue administratif, elle aura une caractéristique que les précédentes ne possédaient pas. Elle laissera après elle des documents d’une importance précieuse pour l’avenir.
- Il est donc naturel que le Bulletin officiel de l’Exposition de 1889, dont la collection sera conservée soigneusement par les abonnés, complète le plus possible les documents existant déjà. Cette raison nous a déterminé à entreprendre te travail que nous commençons aujourd’hui et qui sera complètement terminé avant la fin de l’Exposition.
- Nous suivrons l’ordre du numérotage des classes et, dans un tableau alphabétique qui suivra notre dernier article, nous donnerons le numéro du Bulletin officiel désignant la ou les classes dont il sera question, afin de rendre les recherches plus faciles.
- Classe n° 1. — Peinture à l’huile.
- Classe n° 2. — Peintures diverses et dessins.
- Classe n° 3. — Sculptures et gravures en médailles.
- Classe n° 4. — Dessins et modèles d’architecture.
- Le Jury ayant été très sévère pour l’admission des œuvres d’art, on peut dire que toutes ont la plus grande valeur et que le goût particulier de chacun peut seul déterminer les préférences.
- Nous n’avons donc qu’à résumer dans un court
- historique les diverses phases que l’art de la peinture a traversées depuis son origine.
- La sculpture et la peinture ne furent, nu débul, que les corollaires ou la conséquence de l’architce-ture, cardans l’antiquité, toutes les trois étaient exclusivement employées à exprimer les symboles religieux, formant, pour ainsi dire, une langue à expression inmgée.
- La sculpture arrive au perfectionnement en Grèce, avec Phidias, et ce fut nlors que l’usage d’employer les couleurs dans un sens symbolique commença à devenir un travail d’imitation, mais qui ne se perfectionna qu’au IVe siècle lorsque la peinture se développe sous Fs auspices de la religion qui l’accapare complètement. La preuve incontestable existe dans un manuscrit grec intitulé : Le Guide de la Peinture, publication due à M. Didron.
- Cet accaparement eut pour conséquence un tel abus clans les églises au Ville siècle, qu’il donna lieu à la naissance d’une secte d’hérétiques les Iconoclastes, qui, soulevant la populace, brisèrent les statues en poursuivant et frappant ceux qui continuaient à leur rendre hommage. Ces briseurs de statues furent condamnés en 787 par le Concile de Nicée, qui rétablit les cultes des images saintes expliquées.
- Jusqu’au XIIIe siècle, la peinture ne fut guère qu’un métier exercé par les ouvriers peintres de Constantinople; mais vers 1250, au moment de la renaissance de la philosophie et des beaux-arts, elle passe à l’état d’art.
- Cinabué, le premier, eut l’idée de consulter la nature, d’imiter ses formes, ses coloris et les expressions des personnages, aussi ses vierges, par la vivacité du coloris et de l’expression, excitèrent l’enthousiasme de ses contemporains. Le Dante en donne le plus éclatant témoignage.
- La peinture passe ensuite par trois périodes ayant chacune des procédés particuliers d’exécution.
- La première est personnifiée par l’école de Goïtto et par Lra-Angélico et Masaccio, les deux derniers tenant le milieu entre Michel-Ange, Léonard de Vinci et Raphaël qui personnifient la seconde. Ce fut aussi à cette époque qu’Antoine de Messine établit en Italie, l’usage de peindre à l’huile, procédé qui était déjà pratiqué en Allemagne, et dont l’emploi détermina un fait grave dans les arts en ôtant à la peinture murale et monumentale son importance et en la remplaçant par des ouvrages isolés et des tableaux de chevalet.
- Raphaël, vers la fin de sa vie, cédant au goût du moment, peignit presque toujours à l’huile et produisit un grand nombre de tableaux de cabinet. Il en fut de môme pour Léonard de Vinci, son génie le portant à rechercher une perfection indéfinie lui fit exécuter plus d’œuvres à. l’huile qu’à la fresque.
- Michel-Ange seul resta fidèle à ce dernier procédé et l’employa pendant toute sa vie dans ses compositions si pittoresques, ayant le plus profond mépris pour la peinture à l’huile, car, disait-il, « elle n’était bonne que pour les femmelettes, ne pouvant donner la sévérité et la grandeur nécessaires aux grandes œuvres ». Or son opinion était vraie en ce sens que la peinture à l’huile qui, par sa délicatesse, sa suavité, facilite et amène la finesse des formes, du coloris et de l’expression ne peut convenir aux grandes compositions murales où la sévérité et la grandeur de l’ensemble occupent le premier plan.
- La troisième phase a été marquée par le genre de peinture dont les Carrache et leur élève Michel-Ange de Carrache furent les promoteurs et qu’ils imposèrent à l’école espagnole. Ce genre consistait dans l’empâtement de la couleur, sa pose par touches sur couches grossières recouvertes d’une impression brune donnant des ombres d’une extrême intensité, mais ne permettant d’obtenir des teintes lumineuses que par l’empâtement des couleurs, méthode si différente de celle de Leonard de Vinci et d’André del Sarto, avec laquelle il était impossible de surprendre le travail des mains et la trace des matières colorantes, ce qui, dans les œuvres de ces grands peintres, étonne encore aujourd’hui les hommes exercés à la pratique de l’art.
- En 1050, la division de la peinture en genres cultivés séparément fut fatale à cet art, qui ne fut plus soutenu que par quelques hommes de grand talent, Rubens, Rembrandt, Poussin, Le Sueur, tandis qu’une foule de peintres de paysages, d’animaux, de fruits, de fleurs, de nature morte, de portraits d’apparat, de miniatures battant les modèles avec autant de hardiesse que d’audace, surgissaient de toutes parts.
- En 1772, ère nouvelle, celle de l’archaïsme, qui vint récéper l’art jusque dans sa racine en s’effor-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1883
- çant de le reconstruire sur les principes suivis par la Grèce antique; mais la disparition des chefs-d’œuvre des Polygnotte, des Parhasius, des Zémis et des Appelle forcèrent les peintres qqi entreprirent cette révolution à procéder par analogie. De là nécessité d’étudier la statuaire antique en suivant les cours d’étude de Hyne et de Winkelmam, deux savants archéologues qui fondèrent une école d’artistes dont les plus célèbres furent Mangs, Ganova, Louis David, école qui se perdit en 1830.
- Aujourd’hui, nous trouvons que nous sommes revenus aux mêmes errements qu’avant l’archaïsme, et que nous sommes loin des idées symboliques, philosophiques qui seules donnent à l’art toute sa vitalité et toute sa splendeur.
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- UNE VISITE DE NUIT
- au village Javanais cle l’Esplanade
- Nous avons esquissé, tout récemment, un tableau de l’Exposition la nuit au Champ de Mars. L’esplanade des Invalides, où on voit en ce moment, sur un étroit espace, les types les plus divers des races humaines, doit attirer aussi notre attention.
- Que se passe-t-il là, la nuit ? Lorsque les habitants de toutes les parties du monde nous ont donné, de huit heures du matin à onze heures du soir, le spectacle de leurs mœurs et de leurs habitudes dans ce qu’ils ont de caractéristique, de particulier et d’intéressant pour nous, ne nous offrent-ils pas, quand tous les visiteurs se sont retirés, un sujet d’études aussi curieux qu’instructif?
- Les portes de l’Exposition fermées, les voilà à peu près libres, abandonnés àeux-mêrnes,sans souci de parader, tout entiers à leurs dévotions, à leurs pratiques mystérieuses. Ils se réunis-entre eux, goûtent quelques instants la vie en commun, se rappellent le pays qu’ils ont quitté, et font, sur notre pays, sur l’Exposition, les observations les plus curieuses et les plus originales.
- C’est à ce moment qu’il faut les visiter, les surprendre dans leurs conversations et les voir d’un peu près si on veut se faire une idée juste et de ce qu’ils ressentent et des impressions que, le jour, nous avons produites sur eux.
- Badjoe et Soekia
- Notre première visite est pour le Kampong javanais.
- Onze heures viennent de sonner et les roulements du tainboui invitent les visiteurs à se retirer. En quelques minutes, le petit village javanais est désert. Les danseuses font entendre de petits cris stridents, quittent l’estrade où elles ont paradé tout le jour et viennent gaiement se mêler à la foule des danseurs, des musiciens et des autres habitants du Kampong.
- Depuis qu’elles sont à Paris, ces danseuses font chaque jour des progrès marqués dans l’art de s’adapter à nos mœurs. Pour peu, elles passeraient pour de jeunes Parisiennes habituées de l’Elysée-Montmartre. L’une d’entre elles, Mlle Ayse, pour l’appeler par son nom, prend un plaisir extrême à substituer la poudre de riz à la poudre de safran dont se servent les danseuses javanaises pour peindre leur visage, et à exprimer par ses gestes et par son sourire la mimique d’une petite modiste en bonne fortune
- Si le temps est beau, nos danseuses ne rentrent dans leur case que vers minuit et demi, et profitent de ces instants de liberté pour apprendre quelques mots de français et demander aux rares privilégiés qui sont en ce moment dans le kampong les renseignements les plus détaillés sur les mœurs et les habitudes des Parisiennes.
- Si tin bar est encore ouvert, elles boivent volontiers, très volontiers; et s’il n’y a rien à boire, elles se contentent de fumer des cigarettes. Oh ! elles n’ont pas de folles passions! tout au plus quelques désirs en-fantins de ressembler aux belles femmes qui, le jour, viennent les visiter, en buvant comme elles un bock ou un verre de champagne.
- Elles sont très frileuses. Aussi, depuis quelques jours, la représentation du soir finie, ren-
- trent-elles immédiatement dans leur case. On les voit là, les unes couchées sur une natte de bambou et enveloppées dans une couverture de laine, les autres accroupies et se livrant à quelques travaux d’aiguille.
- Lorsque nous les visitâmes dans leur case, sur le coup de minuit, accompagné de M. Ossud, le sympathique inspecteur général, qui avait bien voulu nous faciliter l’élude que nous nous proposions de faire, Bacjoe, étendue sur sa natte, à peine recouverte de sa camisole, riait aux éclats en contemplant une photographie.
- — De qui est ce portrait ?
- — Du roi !
- — Du roi ?
- — Oui, du roi qui est venu... Et il ne nous a rien donné ! Moi, j’ai acheté sa photographie. Ce roi, c’était le schah de Perse.
- Nous continuons avec elle la conversation : — Et pourquoi avez-vous acheté sa photographie ?
- — Parce que j’ai eu envie de l’embrasser tout le temps qu’il a été là à nous regarder.
- Puis elle se mit à rire aux éclats, disant :
- — Il est plus beau que l’autre roi, le nègre, celui qui est plus noir que le charbon.
- Ce roi noir c’était Dinah-Salifou.
- Près de Bacjoe, une autre danseuse, Soekia, se confectionne un maillot avec une pièce de soie qui lui a été donnée. La mère de Soekia doi;t à ses côtés. Le père de Bacjoe, sur son séant, nous examine d’un œil inquiet et invite sa fille à se taire. Et comme nous tardons, indiscrets que nous sommes, à nous retirer, il dit :
- — Laissez passer le monde !
- Laissez passer le monde ?
- On nous explique que cette expression signifie, dans leur jargon javano-parisien : laissez partir ces messieurs, ne les retenez plus en conversant avec eux.
- Les Javanais et l’A B C
- Nous pénétrons dans la tente voisine de celle des danseuses. Il est une heure du matin. Nous I sommes chez Raden.
- L’intérieur de cette case de bambou est d’une propreté exceptionnelle. Sur une table, recouverte d’un journal, sont rangés avec ordre : une théière, quelques tasses à café, des livres, un portefeuille, des photographies, etc., et les restes du dîner : une bouteille d’eau, une orange, un morceau de pain.
- Raden est un des musiciens de la troupe. C’est un Javanais d’une rare intelligence ; il est , en train d’apprendre l’alphabet de notre langue ! au moment où nous entrons chez lui. Il laisse ! là son alphabet pour nous donner des sièges, : avec une politesse charmante. Déjà il sait écrire : toutes les lettres, majuscules et minuscules, de j notre alphabet. I
- — Est-ce bien difficile? demandons-nous. :
- — Oui, très, très difficile. Je ne peux pas j rapprocher nos consonnes des vôtres. Je ne ! comprends pas très bien f et v.
- Pour se graver notre alphabet dans la mémoire, Raden a orné merveilleusement toutes nos lettres. Son A B C a des fioritures inouïes qui feraient la joie de nos bambins.
- tables, des ustensiles de cuisine et des photographies.
- Les Javanais font des folies pour les malles et les photographies. Ils ont dévalisé l’avenue de l’Opéra, et ils posent devant tous les objectifs des photographes, dans les costumes les plus bizarres. Ils sont tout fiers de paraître avec un faux-col et une canne à la main. C’est une manière à eux de témoigner qu’ils ont fait le voyage de Pma s.
- A l’aurore, ces braves gens, qui se sont couchés fort tard et n’ont dormi qu’un d’un œil, se lèvent tout joyeux et vont faire leurs ablutions à la Seine ; puis ils reviennent au Kampong, et prennent le costume sous lequel ils vont recevoir leurs visiteurs.
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- Le respect de la femme
- Dans une case, nous trouvons Alie, le poète de-la troupe. Les cheveux hérissés, l’œil vif, la figure franche et gaie. Lui aussi consacre ses
- veillées à apprendre notre alphabet.
- Séparée de lui par un simple rideau, une femme veuve, jeune et jolie encore.
- —- Le poète ne lui fait pas la cour ?
- On nous répond :
- — U n’est séparé d’elle que par ce rideau, mais elle est sacrée pour tous Jamais on ne lui dira un mot irrespectueux. Jamais elle n’entendra, dans la case, une conversation déplacée.
- Plus loin, dans une case plus grande que les précédentes, des hommes, des femmes et des enfants en grand nombre, presque côte à côte. Au moment où nous entrons, plusieurs d’entre eux lèvent la tête. Ils ne dorment que d’un œil et ne... ronflent jamais. Leur sommeil est léger. Au moindre bruit ils sont debout. Voilà la couturière delà petite colonie. Sa machine à coudre est à ses côtés, comme un objet précieux.
- Sur le lit de camp, un amoncellement de malles de tout genre et de toute dimension. Sur les
- LE GRAND BOUDDHA
- Au milieu de la cour centrale du palais de rAnnam-Tonkin, sur une aire de ciment élevée de plusieurs marches au-dessus du sol, se dresse, depuis quelques jours, le moulage de la statue colossale de bronze noir connue à Hanoï sous le nom de Grand-Bouddha.
- M. Dumoutier donne quelques renseignements curieux sur cette statue dansl’Avenir du Tonhin :
- Cette statue se trouve près du grand lac de Hanoï, dans le sanctuaire obscur d’une pagode historique ; on ne peut la voir qu’à la lueur de chandelles fumeuses ; encore est-elle en partie couverte par trois robes superposées, dues à la munificence des rois.
- Il est inutile de faire observer que ce personnage n’a rien de "bouddhique, c’est un des plus anciens génies des Chinois ; on retrouve dans leurs annales des traces de son culte remontant à l’empereur Hoang-ti, 2,500 ans avant Jésus-Christ.
- Ce génie est à Hanoï l’objet d’un double culte ; les Chinois l’ont en grande vénération et ne se méprennent pas sur son origine et son identité. Ils viennent l’implorer et le consulter en interrogeant devant lui les petites baguettes divinatoires (thê) et le amduong. Quant aux Annamites, tout en conservant le souyenir de l’origine chinoise du Sombre Guerrier, ils en ont fait un génie annamite, le
- génie national, le palladium de la vieille cité tonkinoise.
- Les rois d’Annam ont toujours manifesté la plus grande dévotion à Tran-Vu. Aussi, lorsque, à la fin du siècle dernier, les rebelles Tay-Son s’emparèrent de Hanoï, voulurent-ils détruire la statue de bronze noir, iis incendièrent le village au milieu duquel se trouvait la pagode, qui fut miraculeusement préservée des flammes. Ils attachèrent ensuite à la statue un grand nombre de cordes sur lesquelles tiraient des centaines d’hommes, la statue poussa un rugissement et les sacrilèges furent frappés de mort.
- C’est à M. Raffegeau, statuaire à Saigon, que nous devons le moulage du Grand-Bouddha !
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- 4° Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
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- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique ; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations ; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Ma chines/accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitcm, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Ghivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse las-cive
- et provocante; Mercédès Gruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Ghivo, dont 1 une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elias sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des^Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- C’est aujourd'hui, dimanche, qu’a lieu au Palais de l’Industrie le banquet des maires, qui sera aussi colossal que les deux bals donnés dans la même salle immense : bals et banquets
- resteront comme une chose inusitée, gigantesque, qu’on n’aura jamais vue et qu’on ne reverra probablement jamais.
- Le chiffre des convives oscille entre trei/.c et quinze mille; car, outre les maires, il y a des couverts mis pour les sénateurs, les députés, les membres du Conseil municipal de Paris, les fonc-
- tionnaires de toutes sortes et les membres de la Presse.
- Quelques curiosités culinaires à ce propos : la maison Potel et Chabot, qui s’est chargée du service de ce repas pantagruélique, a commencé ses préparatifs depuis plusieurs jours ; voici d’abord le menu officiel du banquet :
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Potage Parisienne Hors - d’œuvre varié Truites saumonnées sauce française Filet de bœuf à la gelée Galantine de poulardes-truffée Dindonneaux rôtis Pâté de caneton Salade russe Petits soufflés glacés Babas au rhum Gâteaux variés Dessert
- vixs
- Madère
- Graves
- Médoc
- Pommard, Bouchard aîné Champagne frappé Café — Liqueurs
- Ce menu, élégamment imprimé en lettres d’or sur papier parchemin orné de rubans aux couleurs de la ville, et orné d’un portrait de M. Carnot gravé sur cuivre, sera distribué à •chacun des convives.
- Dès jeudi on a procédé à la confection de la mayonnaise qui doit accompagner la plupart des plats froids du banquet municipal.
- Oh ! cette mayonnaise !... Quel rêve!... Rabelais lui-même resterait épouvanté devant les deux mille œufs qu’on a employé pour la confectionner et qui, réduits en sauce, ne remplissent pas moins de trois grands tonneaux.
- On a également rôti d’avance les douze cents volailles qui seront servies froides ce jour, de même que les quinze cents canards mis en pâté.
- Mais ce n’est pas tout de manger, il faut boire.
- On a, depuis hier, emmagasiné au Palais de, l’Industrie plus de vingt-sept mille bouteilles de vin.
- Hier, 95 cuisiniers et autant d’aides ont passé la nuit à préparer 2,500 litres de potage, à accommoder 300 kilos de poisson, 1,500 kilos de bœuf, etc.
- Mille maîtres d’hôtel et quarante sommeliers feront le service; on utilisera pour le service 80,000 assiettes, et, étant donné que 10 assiettes placées l’une sur l’autre forment une hauteur de 10 centimètres, toutes les assiettes superposées atteindront la hauteur de 1,800 mètres, cinq fois et demie celle de la Tour Eiffel.
- On boira 18,300 litres de vins divers dont voici la nomenclature :
- Vin ordinaire, 15,000 bouteilles ; Grave,3,000; Madère, 1,800; Pomard, 4,500; Champagne, 4,000.
- Pour tenir ces vins frais, on a employé environ 6,000 kilos de glace, indépendamment des carafes frappées.
- L’aspect de ce banquet unique sera étonnant : nous y irons à la place qui nous est assignée, et nous en reparlerons.
- La presse a été admise à admirer, hier matin, chez les fabricants, MM: Martin Posno, la Tour Eiilel en diamants, réduite au trois centième, c’est-à-dire d'une hauteur d’un mètre.
- Cent ouvriers ont travaillé jour et nuit, pendant quatre mois, à ce joyau composé de quarante mille brillants qui pèsent un poids total de trois mille carats.
- La carcasse de la tour est toute en or recouvert d’argent dans lequel sont serties les pierres. L’aspect général est rendu plus merveilleux encore par l’exactitude de la reproduction.
- Tout y est. jusqu’aux moindres détails : les escaliers intérieurs de la tour, en or ; les pilas-
- tres, en pierres fines; les arcades et les colonnades, les ascenseurs pris dans leur marche, les guichets avec les sergents de ville à leur poste, les restaurants, dont on voit l’intérieur comme l’extérieur, les drapeaux de toutes les nations sont reproduits par de ravissants émaux d’un goût artistique achevé.
- Les quatre grands arcs de la tour sont formés par d’énormes brillants ; chacun de ces arcs, à dire d’expert, vaut cent mille francs ! Enfin les boulons sont d’autres gros diamants qui relient ensemble les croisillons exactement reproduits.
- Pour donner une idée du soin apporté à la recherche de la ressemblance, il suffira d’ajouter que tous les noms inscrits sous le soubassement de la première plate-forme figurent lisiblement par une fine gravure sur or émaillé.
- Des perles fines simulent à ravir les globes de verre dépoli qui entourent cette première plateforme. Mais le lin du fin c’est le campanille de la troisième, vraie dentelle de diamants, puis le phare qui la surmonte.
- Ce phare qui, comme l’autre, le grand, projette ses rayons électriques, tourne avec la même vitesse que lui.
- Il est fait de saphirs, de brillants et de rubis comme le drapeau tricolore qui flotte au-dessus de la Tour.
- Quarante mille brillants étincellent là sous les feux croisés des lampes électriques, et le public pourra jouir dans quelques jours de ce spectacle féerique.
- La tour est placée sur un piédestal de marbre entouré d’une chaîne d’or de cinq mètres dont les bornes, aux angles, sont faites de gros diamants.
- Ce piédestal est lui-même placé sur un haut socle revêtu de peluche.
- Le bruit court que les Américains viendraient enlever, moyennant trois millions, ce chef-d’œuvre de la joaillerie française : ils nous ont bien enlevé, à prix d’or, Y Angélus de Millet !
- Et ce n’est pas tout ; pour l’exposition de New-York de 1892, un ingénieur américain propose d’élever au centre des bâtiments de l’exposition une tour cylindrique de 455 mètres.
- Nous verrons bien !
- F. L.
- LES ÉTUDIANTS TUNISIENS
- Le ministre des affaires étrangères a reçu avant-hier matin M.Tahar-ben-Salah, directeur du collège Sadiki, à d’unis, M. Alfred Perrin, directeur de l’Ecole normale de Tunis et M. Duffo, professeur au collège Sadiki qui lui ont présenté treize étudiants tunisiens dont quatre de l’Ecole normale (collège Alaouï), et neuf du collège Sadiki.
- Ce sont les élèves les plus méritants de ces collèges.
- Ils sont arrivés en France sur le Saint-Augustin, de la compagnie transatlantique. Aucun d’eux n’avait encore traversé la Méditerranée, ni le directeur du collège Sadiki non plus.
- Ces jeunes gens passeront la plus grande partie de leur temps à s’instruire en parcourant l’Exposition en tous sens. On les y remarquera à leur uniforme, qui se compose de la traditionnelle cliechia à gland bleu et d’une grande tunique brune avec palmes en argent brodées
- sur le collet. Ce sont là pour la plupart des boursiers appartenant à de modestes familles indigènes. Leur travail et leur mérite personnel seuls leur ont valu la faveur de faire un voyage aux frais du gouvernement tunisien.
- L’envoi de la mission produit très bonne impression à Tunis. Plus de trois cents indigènes, parents ou amis, leur ont fait escorte jusqu’au port de la Goulet te.
- Le dîner d’hier à l’Elysée
- Ce dîner, tout intime, donné en l’honneur des princes tunisiens, ne comprenait que vingt-cinq couverts. Parmi les convives : le président du conseil et Mme Tirard, M. Spuller, M. Massicault, résident général à Tunis, Mme et Mlle Massicault, le baron et la baronne d’Estour-nelle, le comte et la comtesse d’Ormesson et toute la maison militaire du président.
- Mme Carnot avait à sa droite le prince Taïeb, à sa gauche le prince Mohammed. M. Carnot était entre Mme Tirard et Mme Massicault. Le dîner n’a pas été suivi de réception.
- Les princes tunisiens seront nos hôtes jusqu’au 30 août. ^
- Mardi prochain, une fête orientale sera donnée, dans la soirée, à l’Esplanade desinvalides, en leur honneur. Un cortège, composé de tous les groupes indigènes en grand costume de cérémonie parcourra l’Esplanade, dont les palais, temples et pagodes seront illuminés.
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- Dernière Heure
- Au Trocadéro
- Aujourd’hui a eu lieu au Trocadéro le Festival des Sociétés instrumentales françaises, — musiques d’harmonie et fanfares — quatorze cents exécutants doivent y prendre part.
- Les Maires
- Après le banquet, fumoir au Jardin de Paris; des voitures transporteront ensuite les 13,000 maires à l’Esplanade.
- M. Decauville, maire de Petit-Bourg, met un train spécial à la disposition de ses collègues pour les mener autour des fontaines lumineuses, qui joueront à dix heures et demie, pendant que la, Tour Eiffel sera embrasée.
- Les tireurs suisses
- Le président de la République a reçu hier matin une délégation des tireurs suisses, venue pour lui présenter ses hommages et lui offrir un bouquet des fleurs des Alpes.
- Ces tireurs, qui doivent prendre part au con cours national de tir, sont arrivés dans la matinée par train spécial.
- Ils sont au nombre de 1,200 et forment trois colonnes : la première se compose des habitants de la Suisse orientale et des Bernois ; la deuxième, des Vaudois et Neufchâtelois ; enfin, la troisième est formée par les Genevois.
- Le gouvernement helvétique a confié à la délégation bernoise la bannière fédérale qui sort, pour la première fois du territoire et qui sera présentée officiellement aujourd’hui, au polygone de Vincennes, à M. de Freycinet, ministre de la guerre.
- Nos hôtes portent tous la cocarde rouge au chapeau, ainsi qu’un petit bouquet de roses des Alpes et d’edelweiss.
- On en voyait hier des quantités à l’Exposition et sur la tour Eiffel.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- ÉCHOS
- Le prix des tickets
- Le prix des tickets a augmenté depuis deux jours : on les vend maintenant 70 centimes au lieu de 40; ce n’est pas à cause des maires, puisque ceux-ci entreront gratuitement.
- On se trouve donc en présence d’une manœuvre d’accaparement; on a pu remarquer du reste, dans ces derniers temps, quantité de camelots qui offraient de racheter des tickets. C’était la rafle qui s’opérait.
- M. Berger candidat
- Nous apprenons que M. Berger, directeur de l’exploitation à l’Exposition, posera sa candidature aux prochaines élections législatives dans Seine-et-Oise, à Saint-GermainTcn-Laye ; il est soutenu par M. Léon Say.
- Pigeon égaré
- Hier, à deux heures et demie, un pigeon voyageur exténué de fatigue est venu s’abattre dans un des kiosques qui avoisinent la tour Eiffel. Cet oiseau porte imprimée sous l’aile uno inscription ainsi conçue : « Vrive Vluckt Berchem, Anvers ». 11 a été envoyé à la fourrière, où son propriétaire pourra le réclamer.
- A l’Elysée
- M. Carnot a reçu hier matin les membres du bureau du congrès de sténographie.
- A deux heures, il a reçu le prince Baudouin, fils du comte de Flandre.
- Les honneurs militaires ont été rendus au prince à son entrée et à sa sortie du palais de l’Elysée.
- Visiteur princier
- Il est question de la prochaine arrivée, à Paris, du duc de Bragance, prince héritier de la couronne de Portugal.
- Bien n’est encore officiel à cet égard, mais le voyage du prince est à peu près résolu.
- Visite présidentielle
- Le président de la République, qui ne comptait plus venir à l’Exposition avant son départ pour Fontainebleau, a été invité par les ouvriers exposants, installés au pavillon de la ville de Paris, de venir consacrer leur exposition qui, quoique fort intéressante, se trouve un peu perdue au milieu des baraquements des animaux gras.
- La visite présidentielle la mettrait en relief et M. Carnot a accepté avec empressement de rendre ce service à des exposants aussi dignes d’intérêt.
- Clôture de l'Exposition
- D’après des renseignements de source certaine, l’Exposition qui, en principe, devait fermer ses portes le 31 octobre, ne sera clôturée que le 15 novembre.
- Prochains Concerts
- Les étudiants musiciens d’Agram se proposent de donner, au Trocadéro, une série de concerts.
- Nous en publierons les dates et le programme, dès qu’ils auront été fixés.
- Dîner officiel
- M. Thévenet, garde des sceaux, a offert, avant-hier soir, au ministère de la justice, un grand dîner en l’honneur des membres du Congrès d’anthropologie criminelle.
- Tous les délégués étrangers assistaient à ce dîner.
- Bon exemple
- Il paraît qu’un des membres les plus actifs du comité italien de l’Exposition, M. Eduardo Philipson, vient d’envoyer à Paris, à ses frais, plusieurs élèves des écoles professionnelles d’i talie parmi les plus méritants et les plus aptes à profiter des enseignements de l’Exposition.
- Voilà une excellente idée qui devrait se généraliser.
- Etudiants visiteurs
- Les étudiants musulmans de Tunis, dont nous avions annoncé il y a quelques jours l’arrivée à Paris, sont venus avant-hier à l’Exposition.
- Ils sont au nombre de treize, dont quatre de l’Ecole normale et neuf du collège Sadiki, sous la conduite de MM. Tahar ben Salah, directeur du collège Sadiki; Alfred Perrin, directeur de l’Ecole normale de Tunis, et de Duîfo, professeur au collège Sadiki.
- Ces élèves sont vêtus de la grande lévite brune qui est l’uniforme du collège Sadiki et ils sont coiffés delacheelda traditionnelle. Tous parlent le français.
- I nc Exposition flottante
- Le projet d’exposition flottante, qui semble avoir été abandonné en France, a été repris en Allema-
- gne. On construit en ce moment chez nos voisins d’outre-Rhin un vaisseau colossal destiné à faire le tour du monde avec une exposition à son bord.
- Ce navire, dont les journaux allemands ne donnent pas les dimensions exactes, pourra emporter une provision de 3 millions de kilogrammes de charbon.
- Outre les salles de lecture et pavillons divers, me., il contiendra huit salons de treize mètres de long sur six de large, une boucherie, une charcuterie, une boulangerie, des débits de bière allemande et trois presses qui imprimeront un journal illustré de l’exposition, dont le texte sera en trois ou quatre langues. Trois machines à vapeur de GO chevaux chacune serviront à la production de la lumière électrique.
- On compte que cette exposition flottante sera prête dans un an et demi et qu’elle pourra commencer son tour du monde vers Pâques, en 1891.
- Et chez nous, qu’est devenu le projet d’une exposition flottante à bord de la Sarthe !
- Au sujet de la Tour
- La Tour Eiffel nous est enviée par toutes les nations.
- A propos de l’Exposition universelle qui doit se tenir à New-York en 1893, un architecte américain, M. Charles Ivinckel, a offert de construire une tour beaucoup plus élevée et qui formerait le centre de l’exposition.
- Cette tour, toute en fer comme son modèle, serait cylindrique au lieu d’être carrée etaurait500 mètres d’élévation. Elle serait construite au milieu d’une rotonde de 80 mètres de hauteur et serait entourée de 48 grands bâtiments en fer dans lesquels seraient installées les diverses sections de l’exposition.
- Edison
- Edison a raconté hier à un de nos amis qui déjeunait avec lui que le roi Humbert venait de le créer grand-officier de la couronne d’Italie. Les insignes de l’ordre lui avaient été remis dans la matinée par le chevalier Capello.
- Cette distinction confère le titre de comte à Edison et celui de comtesse à sa femme. Ajoutons que le grand électricien se propose, en quittant Paris, de retourner directement à New-York, bien que le roi Humbert ait exprimé le désir de le voir en Italie.
- Les commissaires des sections étrangères auxquels se joindraient les membres de la direction de l’Exposition ont l’intention d’organiser une grande réception en l’honneur de M. Edison.
- Le programme de la fête n’est pas encore dressé.
- Musiciens et Choristes
- Aussitôt que MM. le maires de France auront fini de banqueter ce soir, on servira à dîner aux musiciens et aux choristes qui prêtent si gracieusement leur concours à ces agapes patriotiques.
- Des table seront dressées par les soins de l’administration dans des salons spéciaux.
- Voilà chose bien faite, car tous ces jeunes gens auront un appétit féroce, il nous semble, quand ils auront vu manger, pendant deux heures, la plus grande partie des autorités de France.
- Les choristes sont au nombre de 230 et les musiciens à celui de 180.
- Le concours d’horticulture
- Gomme nous le disions avant son ouverture, le concours d’horticulture qui s’est ouvert vendredi après-midi est un des plus beaux et des plus complets que nous ayons encore vus depuis l’ouverture de l’Exposition. Nous conseillons donc à nos lecteurs, et surtout à nos lectrices, d’aller visiter cette charmante exposition, qui durera jusqu’au mercredi 21 courant : fleurs, fruits, plantes vertes, légumes, etc., etc., tout 3’ est ravissant pour les yeux et pour l’odorat.
- Le petit chemin de fer
- Jeudi dernier,'jour de l’Assomption, 48.661 voyageurs ont été transportés entre l’esplanade des Invalides et la Galerie des Machines.
- Depuis l’ouverture de l’Exposition, jusqu’au 15 août inclusivement, 3,014,234 voyageurs payants ont employé ce mode de locomotion.
- Matinées futures
- La Société chorale d’Espagne, dite « Grand Orphéon de la Gorogne », donnera prochainement deux auditions dans la grande salle des Fêtes du Trocadéro, sous la haute présidence de MM. Ambroise Thomas et Laurent de Rillé.
- On entendra des œuvres de compositeurs espa-
- gnols et des chants populaires de l’ancienne Ibérie.
- Ges concerts seront dirigés par le maestro Pascual Véga.
- Au théâtre annamite
- Le théâtre annamite va offrir au public une première représentation de la pièce populaire Lé Hué (la rose).
- Gette pièce a eu en Annam le renom de notre meilleur drame. On y verra la machination naïve et les trucs employés chez ce peuple où l’illusion occupe la plus large place.
- Le Hué, tant par les costumes toujours superbes et par le mouvement que comporte cette pièce, attirera encore un plus 'nombreux public, si c’est possible.
- Aux Folies-Parisietines
- Le succès va toujours croissant au théâtre des Folies-Parisiennes. La direction vient d’engager deux nouveaux artistes, Bruet et Rivière, qui compléteront merveilleusement la troupe remarquable que le public applaudit chaque soir : Mlle Edmée Lescat, la chanteuse internationale ; Mlles Dufresny, Baria, Reine, le tambour-major Plessis, MM. Ma-gron, Daubray fils, Guillemot, et pour compléter cette énumération, le chanteur populaire marseillais, le désopilant Salomon, qui obtient un véritable succès dans sa dernière création : La Dernière Bou-Leille.
- Les ouvriers étrangers à l’Exposition
- Cinquante ouvriers américains, délégués parleurs leurs corporations, sont arrivés à Paris il y a trois jours.
- Le soir de leur arrivée, les ouvriers français leur ont offert un banquet dans un restaurant du Palais-Royal. Au dessert, le citoyen Brunet a salué les Américains en ces termes ;
- « Quoique ne faisant pas de distinction de race ni de nationalité, nous ne pouvons nous empêcher d’affirmer nos sympathies particulières pour les ouvriers américains, car nous ne pouvons oublier que nos pères ont versé ensemble leur sang sur les champs de bataille pour la conquête de la liberté. »
- Le citoyen Thomas Kearney lui a répondu :
- •< Au nom de la. délégation américaine, a-t-il dit, j’affirme nos sympathies pour la France. G’est la première fois que nous venons dans votre pays, mais ce n’est pas la première fois que nous nous en occupons, car nous avons lu l’histoire et nous savons que les petits-fils-de Lafayette n’ont pas dégénéré et sont toujours les champions de la liberté. »
- Cos paroles, traduites tour à tour en anglais et en français, ont soulevé des hourras enthousiastes.
- Le lendemain, les délégués sont allés déposer de magnifiques couronnes de fleurs naturelles, garnies de rubans aux couleurs américaines, à la statue de la République, place de la République; à la statue de la Liberté éclairant le monde, à la pointe de l’île des Cygnes.
- Incognito bien gardé
- La famille de don Carlos est venue à l’Elxposition. La reine Marguerite, don Jaime, dona Blanca, don a Elvira, tous, enfin, excepté le chef de la maison, ont passé plusieurs jours à Paris et ont fait l’ascension de la Tour Eiffel.
- La famille de don Carlos n’est pas descendue dans un hôtel : un Français, titré, très dévoué à la cause carliste, l’a eue chez lui pendant une semaine, et depuis quelques joui’s elle est de retour en Autriche.
- A'os* visiteurs de marque
- S. A. R. monseigneur le prince Baudouin est venue de nouveau hier matin pour terminer sa visite de la section belge.
- Il a été reçu à neuf heures par M. Jules Carlier, député, commissaire général de la section, ainsi que par tous les membres du comité qui se trouvent actuellement à Paris, avec les chefs de service dont nous avons déjà donné les noms.
- Le prince a d’abord examiné tous les produits de l’agriculture, puis il s’est rendu à l’Esplanade des Invalides pour visiter les sections d’économie sociale, des maisons ouvrières puis, de l’Exposition militaire. De là, en prenant le chemin de fer Decau-ville, il s’est rendu au Trocadéro pour voir l’exposition d’horticulture, où la Belgique est grandement représentée, et où elle vient d’obtenir de très beaux succès.
- Ensuite visite au pavillon des arts libéraux, puis à l’art ancien belge.
- Le prince a quitté l'Exposition en remerciant M. Jules Cai’lier et les membres du Comité.
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- La fè<e exotique des Invalides
- Mardi prochain 20 août aura lieu, de huit heures à huit heures et demie du soir, à l’Esplanade des Invalides, la distribution solennelle des récompenses du concours de fanfares et musique d'harmonie.
- Immédiatement après, une fête orientale sera donnée, en l’honneur des princes de Tunis présents à Paris.
- Tous les édifices de l’Esplanade seront illuminés. Un cortège composé de tous les groupes indigènes en grands costumes de cérémonie, et plus brillant encore que celui du mardi précédent, avec musiques et embrasements des palais, temples et pagodes.
- La fête sera terminée par l’embrasement des palais, temples et pagodes.
- Les cow-l)oys de lîuflalo à la tour Eill'el
- Gomme nous l’avons annoncé, quarante des cow-tooys de la troupe de Buffalo-Bill, sont venus vendredi matin visiter la tour.
- Us étaient accompagnés par le major Burke et ont trouvé très original de se mettre à jouer avec des dés, les jeux de leur pays, en disant qu’ils devaient être les premiers à faire cette chose à cette place, pendant que miss O’Kley, la jeune et adroite tireuse, faisait avec ses trois jeunes amies, les filles de la frontière, l’ascension au campanille, par l’échelle du fameux tube par lequel'on atteint le phare et ledit campanille.
- Ces intrépides et charmantes jeunes fillesiétaient pilotées pour cette excursion périlleuse, par M. An-saloni, l’un des aimables administrateurs de la société de la tour.
- Banquet du club Alpin français
- Vendredi soir a eu lieu, à la première plate-forme de la Tour Eiffel, le' grand banquet du club alpin français. Réunion très nombreuse et very select : plusieurs dames, adorables dans leur costume d’alpiniste, des délégués des clubs alpins suisse, belge, espagnol, italien, MM. le commandant Prudent, Schrader, le comte de Sarran d’Allard, Durier, etc.
- Après une charmante allocution, le président, M. le sénateur Xavier Blanc, a donné lecture, au milieu d’applaudissements unanimes de la paraphrase, par le poète Fernand Mazade, de la devise du G. A. F., Per Ardua, proposée par M. Janssen et gravée par M. Rety, son .collègue de l’Institut, sur la médaille du Club.
- Les effets (le la chaleur
- Dans la journée d’hier, quatre cas de syncope et de congestion cérébrale se sont produits ; les deux derniers ont été graves ; on a dû transporter les malades à l’ambulance et ensuite à leur domicile.
- IMcpocket
- Hier soir, à neuf heures et demie, le nommé Pas-tré a été pris, dans la galerie des machines, en flagrant délit de vol à la tire.
- Il a été arrêté et envoyé au Dépôt.
- Les tireurs suisses
- Les tireurs suisses, bernois, vaudois, genevois et Neufchatelois, qui sont arrivés hier matin à Paris, au nombre de 1,200, ne perdent point leur temps. On les rencontrait déjà, dans la matinée d’hier, par groupes, dans le Champ de Mars, la cocarde rouge avec la croix blanche fédérale sur le chapeau, le delweiss ou la rose des Alpes piqués sur le côté.
- L’article que nous avons publié hier sur le Kampong Javanais est extrait du Matin.
- Un oubli typographique a été cause de cette omission.
- Nous la réparons aujourd’hui.
- LES CONGRÈS
- Lundi, ouverture de trois congrès :
- 1° Le congrès d'horticulture, sous la présidence de M. Hardy, vice-président de la Société nationale d’horticulture de France ;
- 2° Le congrès d’anlhropologie et d’archéologie préhistorique, sous la présidence de M. de Qua-trefages, membre de l’Institut;
- 3° Le congrès de médecine légale, sous la présidence de M. Brouardel.
- #*#
- Le congrès international de volapük se tiendra, à Paris, dans les salles de la Société d’encouragement, 44. rue de Rennes, du lundi 19 au mercredi 21 du présent mois.
- Le congrès s’occupera spécialement de la révision des statuts de l’académie et de l’adoption d’un projet de grammaire normale.
- Tous les volapükistes peuvent assister aux séances du congrès, mais les académiciens ou leurs représentants et les délégués des diverses sociétés y ont seuls voix délibérative.
- La langue officielle du congrès est le volapük.
- Le congrès international de sténographie, dont nous avons déjà parlé, a continué ses travaux et abordé la question de l’introduction de la sténographie dans lesprogrammes de renseignement public à tous les degrés.
- Après une vive discussion, il s’est prononcé à l’unanimité pour renseignement obligatoire de l’écriture phonétique dans les collèges et lycées, et à une très grande majorité pour son emploi facultatif dans l’instruction primaire.
- Le congrès a dû discuter, hier, la question si controversée de l’unité de méthode pour la reproduction des débats officiels.
- Le congrès international industriel et commercial des graines et farines se tiendra les 20, 21 et 22 août, au pavillon de l’Orangerie, dans le jardin des Tuileries.
- Le congrès sera terminé par un banquet offert par l’Association nationale de la meunerie française, le jeudi 22, à 7 heures, au Palais de l’Industrie.
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- Nous signalons à nos lecteurs Y Indicateur de la vie à bon marché, qui vient de paraître.
- Cet indicateur donne les prix de toutes les attractions de l’Exposition, avec leur programme.
- Il donne, en outre, une prime à ses lecteurs.
- Cette prime consiste en plusieurs bons de déjeuner et dîner, au prix de 3 fr. 75 et 4 fr. 75 au restaurant franco-américain.
- Le lecteur n’a donc qu’à détacher un de ces bons et, moyennant le prix indiqué, il lui sera servi les repas aux prix mentionnés.
- Cette innovation aura certainement la faveur du public, car cela répond à un besoin réel.
- On trouve Y Indicateur de la vie à bon marché au Salon international de lecture, terrasse des beaux-arts.
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- VARIÉTÉ
- Les Aïssaouas
- La passion pour l’exotisme a sévi avec une telle intensité sur le Parisien que les impres-sarii de nos plaisirs n’ont pas hésité à favoriser cette innocente manie en multipliant le nombre
- des exotiques. Us ont même créé des exotiques de contrebande. Je connais de petits marchands, des femmes qui tiennent un bar et dont le commerce se ralentissait singulièrement à cause du voisinage de la rue du Caire. Ces marchands ont eu un trait de génie : ils se sont coiffés d’un fez, et aussitôt ils ont écoulé leurs produits; la femme d’un bar s’est costumée en Turque, et elle ne sait plus comment salisfaire sa clientèle. Ce penchant du public pour le muge des calottes ou pour la peau noire des coloniaux a poussé certains rie ces imügènes à une extrême familiarité. C'est ainsi que les petits àniers de la rue du Caire n’hésiient pas à presser les genoux des dames qui sont installées sur leurs montures. De là, des cris, des protestations ; et comme je m’étonnais devant un garuien de la paix de la liberté que prenaient les conducteurs trop hardis, il me répondit : « Je suis de garde ici tous les jours, et tous les jours c’est la même chose. »
- A
- Il est certain que notre Exposition, en favorisant certaines hardiesses, a contribué a affaiblir bien des susceptibilités. L’Exposition est en quelque sorte en dehors de la ville : ce T un peu comme les bains de mer, où il y a plus de laisser-aller, plus de liberté, plus d’indulgence; et puis il y a ce fruit de l’exotisme que nous n’aimions pas autrefois, qui est mûr aujourd’hui, et auquel nous goûtons avec quelque frénésie.
- Vous ne vous rappelez pas. il y a quelques années, le début des Aïssaouas aux Folies-Bergère. Ce fut un échec retentissant : ce spectacle fit horreur à la population parisienne. On dut renoncera cette exhibition qui n’était pas dans son cadre; on nous la donne cette fois à l’esplanade des Invalides, en plein exotisme : elle se trouve dans son cadre, elle a réussi. J’ai voulu assister à une représentation, car il faut tout voir. Je n’y venais pas sans quelque appréhension; on m’avait dit : c’est horrible! et ce mot : c’est horrible ! a fait courir tout Paris. Je suis venu, je l’avoue, moins pour assister à ce spectacle que pour surprendre les impression? des spectateurs.
- La mise en scène est bien organisée; il y a une communication intime entre' les acteurs et les spectateurs. Sur un long divan circulaire sont assistes sept Aïssaouas : les rangées-de chaises du public touchent sur le même plan à la scène. L’entrée est de cinq francs, et on paie ses cinq francs : la salle est pleine. La représentation commence par des sortes de chants liturgiques; les Aïssaouas dans leurs robes blanches frappent à coups redoublés sur des tambourins pour accompagner leurs chants; ces coups de tambourins se précipitent, deviennent de plus en plus accentués, de l’encens brûle sur un réchaud. Un Aïssaoua se lève : il se promène de long en large ; il fait décrire à son corps un mouvement ondulatoire, une sorte de balancement rythmique, puis il se plie presque en deux, venant aspirer les fumées de l’encens qui doivent lui procurer une sorte d’ivresse passagère; il s’excite, sa tête s’agite et subit un mouvement giratoire rapide; elle paraît détachée du corps; il crie, mais ses cris sont lugubres, extatiques, et vous produisent l’impression funèbre du malade qui souffre et dont Jes contorsions épileptiques arrachent des cris déchirants.
- Je vois dans la salle des dames qui sont inquiètes et qui ressentent un vif malaise: elles se cachent la figure, elles se bouchent les oreilles, elles éprouvent comme une sorte de contagion nerveuse ; elles voudraient se lever, partir : elles sont retenues par une sorte de respect humain, ou par une curiosité qu’elles paient en dominant leur sensibilité, ou même par l’intérêt qu’excite en elles un spectacle qu’elles n’ont jamais vu.
- L’Aïssaoua s’enfonce dans la peau des aiguilles en poussant des cris plaintifs et en se livrant à des contorsions épileptiformes. Cette fois, des dames se lèvent, se retirent, entraînant à leur suite leur mari qu’elles tirent vigoureusement par la main ; une ou deux se trouvent mal : on est obligé de les transporter au dehors. U imprésario est satisfait. C’est un succès. Son-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1883
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- ,gez au nombre des femmes qui voudront aller là pour savoir si elles se trouveront mal et qui veulent se procurer des sensations, même désagréables, ou pouvoir dire qu’elles les ont surmontées ; plus le spectacle sera horrible, plus on voudra le connaître: c’est absurde, niaise est humain.
- Je vous dirai que j’allais là parce qu’il y avait pour moi un intérêt scientifique. J’avais assisté aux contorsions hystériformes des malades de M. Charcot. Je me" demandais si nous n’avions pas là une succursale de la Salpêtrière. Les Aïssaouas sont des cas pathologiques, ils arrivent à l’insensibilisation momentanée par une griserie obtenue à l’aide de cris, d’excitations, •d’aspirations de parfums qui les étourdissent. Mais cette griserie ne peut se produire que sur un terrain préparé; ces hommes sont des malades, ce sont des hystériques, et vous savez que les hystériques ont des anesthésies très prononcées. Vous percerez la peau d’un hystérique avec de longues aiguilles à tricoter, il ne ressentira rien. Les Aïssaouas sont des hystériques perfectionnés. Ils marchent sur le coupant d’un sabre, ils lèchent des pelles rougies, ils mangent les feuilles épineuses des figuiers de Barbarie, ils broient du verre et avalent des scorpions.
- On nous a donné la représentation complète. L’Aïssaoua n’a pas avalé le scorpion, parce qu’il paraît que la provision des scorpions était épuisée et qu’on en attendait un arrivage ; mais il Ta mis dans sa bouche. Je crois bien qu’il y a quelques trucs dans les exercices ; néanmoins, tout truc à part, les amateurs de spectacles pimentés trouvent leur compte dans ces exhibitions. Les Aïssaouas ont eu tant de succès à l’esplanade des Invalides qu’ils ont rencontré des concurrents à la rue du Caire, où s’est installée une nouvelle troupe. J'ai sous les yeux le prospectus de la concurrence, dans lequel on énumère tous les numéros du programme, et je copie textuellement la note imprimée au bas de la petite affiche : « Tous ces exercices n’offrent aucun danger pour les exécutants : leur prophète, dont un des représentants est au milieu d’eux, le certifie. »
- Nous voilà rassurés ! Nous savons qu’ils ne souffrent pas, nous savons qu’ils ne courent aucun danger, et cependant on éprouve comme un sentiment de terreur, et la direction, pour combattre ce sentiment, nous annonce sur ses prospectus que « pour effacer l’impression qui résulte de ces divers exercices », elle termine la soirée par un concert où prennent part les aimées. C’est le rêve après le cauchemar. Et dire que nous venons là pour nous distraire, ou plutôt pour dire que nous avons tout vu et pour le raconter ensuite ! J’ai assisté une fois à la représentation des Aïssaouas : je n’y reviendrai plus ; mais combien sommes-nous de curieux qui font le même raisonnement? Des milliers! Cela suffira pour remplir jusqu’à la fin de l’Exposition la salle du Concert algérien.
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- Distribution des Aigles à l’armée (10 mai 1852)
- Par le coup d’Etat du 2 décembre 1851, le pouvoir était tombé dans les mains de Louis-Napoléon. Les 20 et 21 décembre, 7,500,000 suffrages avaient couvert de leur approbation l’acte que la Haute cour de justice, constituée quelques jours plus tôt sous la présidence de Al . llardoin, qualifiait énergiquement de « crime de haute trahison ».
- (l)LeC7«nnp de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
- Le plébiscite du 20 décembre confiait à Louis Napoléon, pour dix années, non seulement la présidence de la République, mais encore les pouvoirs constituants qui devaient le conduire au rétablissement de l’Empire.
- La nouvelle constitution était promulguée le 14 janvier 1852; peu de temps après, l’aigle impériale était rétablie sur les drapeaux français.
- Sûr de lui désormais, le Président avait résolu de procéder le 10 mai à la distribution des aigles. A cette occasion, le bruit s’était répandu tlans le pays tout entier que la cérémonie projetée devait servir de prétexte à la proclamation de l’Empire. Le gouvernement hésitait cependant; il lui paraissait que cette proclamation, si avidement poursuivie par les ouvriers du 2 décembre, ne pouvait avoir lieu d’une manière aussi rapide, il fallait donc calmer les impatiences trop vives des amis et des conseillers du prince et laisser croire, pendant quelque temps encore, aux partis vaincus, que la République, aux mains d’un sauveur, ne courait aucun péril.
- Un « communiqué » fut envoyé aux journaux de Paris :
- Un grand nombre de personnes s’imaginent et répètent que l’Empire doit être proclamé à l’occasion d’une fête. Supposer ainsi au gouvernement le désir d’un prétexte pour changer l’ordre de choses établi, c'est se faire une bien fausse idée de la manière dont il envisage ses devoirs. Si la nécessité amenait jamais une semblable résolution, elle ne pourrait s’accomplir que sur l’initiative des pouvoirs constitués, et avec l’assentiment du peuple entier.
- Quant aux acclamations de l’armée, elles sont, il est vrai, pour le chef de l’Etat, un témoignage précieux des sentiments dont elle est animée, mais elles ne sauraient produire aucun résultat politique. Aussi, à la cérémonie du 10 mai prochain, les 60,000 hommes réunis au. Champ de Mars auraient beau saluer le Président du nom d’Empereur, que le rétablissement de l’Empire n’en serait pas avancé d’une heure.
- On espérait que la distribution des drapeaux de la garde nationale pourrait suivre immédiatement celle de l’armée, mais la réorganisation des légions n’étant pas assez avancée, le gouverne-.ment déclara que la distribution de leurs aigles ne serait faite que le 15 août suivant.
- La cérémonie du 10 mai avait été calquée sur celle du Champ de Mai de 1815, à laquelle assistait le futur Napoléon III, alors âgé de six ans et demi.
- Un crédit de 100,000 francs avait été ouvert au budget de la guerre pour la célébration de cette fête militaire.
- Le génie avait construit seul les tribunes couvertes qui s’élevaient devant l’Ecole militaire et concurremment avec l’industrie privée celles qui se dressaient sur les tertres.
- Devant ces tribunes, réservées aux corps constitués, des gradins découverts pouvant contenir douze cents personnes étaient affectés aux officiers des armées étrangères.
- Au tiers du Champ de Mars, un autel orné de Jleûrs, de candélabres et de cassolettes, était surmonté d’une immense croix latine.
- Cet autel avait huit mètres d’élévation et on y pouvait accéder par cinquante degrés sur lesquels étaient échelonnés les membres du Clergé.
- Au sommet de l'autel, des fauteuils étaient disposés pour recevoir l’archevêque de Paris, les cardinaux et les autres prélats assistant à l’office.
- A dix heures du matin, les troupes se mettaient en mouvement; à 10 heures elles commençaient à se former en ordre de bataille sur deux lignes dans toute la longueur du vaste hippodrome : l’infanterie par bataillon en masse, la cavalerie en colonnes serrées par escadron.
- L’infanterie était à droite du pont d’Iéna, la cavalerie à gauche, séparées par un intervalle de soixante mètres. L’artillerie et le train des équipages fermaient le Champ du côté du pont.
- Les députations des différents corps des
- armées de terre et de mer étaient placées dans
- l’espace vide entre les lignes et l’Ecole militaire ; les députations à pied dans leur ordre réglementaire du côté de l’infanterie; les députations à cheval du côté de la cavalerie.
- A midi, toutes les troupes étaient en ordre de bataille, elles se trouvaient ainsi composées :
- INFANTERIE
- Trois divisions, sous les ordres du général Carrelet et deux brigades hors ligne.
- lre brigade hors ligne; général Forey. Ecole de Saint-Cvr, 5e, 6e, 8e, 9e bataillons de. chasseurs à pied, équipages militaires, ouvriers et infirmiers.
- Première division : général Bourgon. — lre brigade : 15e léger, 72e de figue, général de Cotte.
- 2e brigade : 18e 33e et 58e de ligne, colonel Couston, commandant provisoire.
- 3e brigade : 3e léger, 49e de ligne, général Canrobert.
- Deuxième division : général Renault. — lre brigade : 19e, 37e, 38e de ligne, général
- d’Hugues.
- 2e brigade : 51e, 56e de ligne, général Rouat.
- 3e brigade : 6e, 38e de ligne, général Ripert.
- Troisième division : Général Levasseur. — lre brigade: 6e léger, 3e de ligne, général d’Alphonse; 2e brigade: 19e léger, 44e de ligne, général Alaruiaz ; 3e brigade: 51e, 48e de ligne, général Répond.
- GÉNIE
- 2e brigade, hors ligne, pompiers, gendarmerie mobile, garde républicaine, général Gouraut.
- CAVALERIE
- trois divisions sous le commandement du gé-
- néral Létang.
- Première division :
- Général Korte. — lre bri-
- gade : garde républicaine, gendarmerie de la Seine; 1eret2e carabiniers, général Tartas; 2ebrigade : 7e, 6e cuirassiers, général d’Allonville.
- Deuxième division : Général Grand. — lre brigade, 12e, 7e dragons, général Rilliet; 2e brigade ; 7e, 6e, 1er lanciers, général Partouneaux.
- . Troisième division ; Général Rourjolly. — lre„ brigade : 6e, 8e hussards, 10e chasseurs, général Daumas ; 2e brigade : 7e, 4e chasseurs, guides, général d’Oraison; artillerie: 10 batteries, général Hubert.
- Toutes ces troupes étaient placées sous les ordres du général Alagnan, commandant en chef de l’armée de Paris.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- 2° Une Machine en blanc, de même système, format double raisin, avec arrêt facultatif du cylindre, cylindre de sortie de feuilles, Receveur mécanique, chargeurs mobiles, routeurs toucheurs commandés, distribution plate et cylindrique ;
- 3° Une Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs;
- 4° Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
- 5° Une Utile, Presse typographique à pédale, système à platine ;
- 6° Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, l’u.io plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique ;
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations; cotte nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8' pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Une Machine Rotative, nouveau modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
- 12° Une Machine Rotative ,' cette Machine est montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
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- 13° Une Machine Rotative, montée dans l’imprimerie spéciale installée par le journal LE FIGARO ;
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; M'ercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont: la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des,Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- ABONNEMENTS POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION QUOTIDIEN ILLUSTRÉ Annonces la ligne 3 fr. Réclames — 5 » Faits divers. tO »
- Paris et Départements 20 fr. Étranger, le port en sus. Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public (CLASSE 58. — MACHINES MARINONI) Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymoür Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Banquet des Maires. 72 Savants de la Tour. — La Meunerie. — — Dernière heure. — Echos. — Le Prince de Belgique à la Tour Eiffel. — Edison à- Paris. — Rue Copernic. — Les Les Congrès. — Le Bey de Jibouti. — Un Pharmacien voleur. — Les Ascensions à la Tour. — Annonces et Réclames.
- LES GITAN AS.
- Les Sœurs Chivo.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Les hommages les plus flatteurs pour la France nous arrivent de tous les côtés. Nous relations l’autre jour l’opinion du schali de Perse sur la France et sur l’Exposition: voici celle, non moins précieuse, d’un grand journal américain, le N etc-York Sun:
- La grande Exposition de Paris montre ce que peuvent accomplir le patriotisme et l’amour-propre national.
- On est émerveillé des ressources financières d’une nation qui a pendant trente-cinq ans prodigué sans relâche son sang et ses trésors et qui, en cet an de grâce 1889, peut présenter une Exposition universelle d’une grandeur et d’une magnificence telles qu’on peut dire que tout ce qui a jamais été entrepris dans ce genre est aujourd'hui surpassé.
- Les bâtiments, ou plutôt les palais érigés pour cette exposition, sont un sujet d’étude suffisant, sans considérer les trésors qu’ils contiennent. Les audacieuses conceptions de l’ingénieur, les combinaisons uniques de 1 a terre, cuite et du fer chaudement coloré, les dômes émaillés, les ligures colossales, tout atteste aux yeux de l’artiste expérimenté le génie inventif et exécutif de ce merveilleux peuple français.
- Vue du sommet de la tour Eiffel, cette œuvre prodigieuse de la science moderne offre un spectacle étourdissant. Le Champ de Mars, les colossales constructions qui l’envahissent, le Trocadéro et les Invalides réunis, l’éblouissant éclat des couleurs, l’inconcevable gaieté et l’animation de la scène, tout produit sur l’esprit une impression telle que jamais invention humaine n’en a créé.
- Tous les spectacles qui ont été offerts à la contemplation des hommes, qu’ils aient été créés par l’industrie d’un peuple ou par l’orgueil d’un conquérant, pâlissent et.sont insignifiants devant l’Exposition actuellement en cours à Paris. La voir et l’étudier, jour par jour, c’est toute une éducation libérale et une toute-puissante incitation au progrès et à l’effort.
- Et ce n’est pas seulement en éloges écrits que nous paient les étrangers; ils paient de leur personne, ils viennent tous, à la queue-leu-leu; ils quittent leurs intérieurs confortables et tranquilles pour se mêler à la fièvre de notre grand Paris, et ils ne se lassent pas de nous applaudir et de nous admirer.
- Aussi ne saurions-nous trop leur faire bon accueil : ils emporteront chez eux l’ineffaçable souvenir de l’hospitalité d’une nation grande, riche, travailleuse, n’ayant en vue que la paix et la bonne confraternité avec tous les peuples.
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- Cette idée de confraternité s’est puissamment affirmée hier au défilé des maires et au banquet colossal qui leur a été offert au palais de l’Industrie.
- Tous les départements français étaient représentés, chacun par un certain nombre de maires et le nombre total dépassait treize mille.
- Quel spectacle ! Rien ne peut rendre l’impression de cette manifestation pacifique et grandiose dans sa simplicité la fête de la Fédération de 1789 a été rééditée à un siècle de distance et n’a pas eu moins de succès qu’il y a cent ans.
- Les treize mille maires, précédés de cartouches indiquant les noms de leurs départements, sont partis de Fllùtol de Ville pour se rendre au palais de l’Industrie processionnellement.
- Sur tout leur parcours, la population parisienne, échelonnée comme les grands jours de fête, a fait aux maires un accueil cordial et.gai. On se montrait les maires arabes en burnous,.le maire de Tunis, puis les Bretons en costume national, les Basques en béret, de plus humbles en simple blouse ou en veston, tous portant, l’écharpe tricolore et représentant la France.
- Ces innombrables convives se sont placés petit
- à petit et avec le meilleur ordre, dans la plus vaste salle à manger qu'on ait jamais vue. M. Al-phand. à qui Ton doit la décoration splendide de la nef du Palais de l’Industrie s’est prodigué encore hier et a surveillé tous les détails de cette fête monstre.
- .Quel .banquet ! Quel spectacle que celui de ces longues files de tables oii devisaient des groupes animés sous le rayonnement de la lumière électrique, pendant qu’un repas copieux leur était admirablement servi.
- Pas un incident fâcheux, pas une note discordante n’a troublé cette seconde fête de la Fédération ; c'est une réunion qui marquera dans la vie de tous ceux qui y ont assisté.
- Après les deux discours, pleins de patriotisme, qu’on lira [dus loin, tous les maires, dans un élan chaleureux, ont voulu défiler au pied de la tribune du président delà République; ils l’ont acclamé, ils lui ont jeté des fleurs; ils ne pouvaient s’arracher au spectacle féerique qu’offrait la vaste salle en ce moment.
- Le jardin de Paris, brillamment illuminé, a servi un moment de fumoir, puis les maires se sont rendus au Champ de Mars, pour admirer les fontaines lumineuses.
- Leurs yeux et leurs cœurs sont pleins de Paris, et ils n’oublieront de leur vie la journée du dix-huit août, mil huit cent quatre vingt-neuf, désormais historique ! F. L.
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- M. Chautemps, président du conseil municipal, a prononcé le discours suivant au banquet des maires :
- Monsieur le Président de la République,
- Messieurs,
- Ma première parole sera pour les maires que leur âge, leur état de santé, des occupations urgentes, le défaut de fortune, ont empêché d’entreprendre un long voyage, mais qui sont par le cœur au milieu de nous; nous avons reçu d’eux et par milliers des lettres chaleureuses et touchantes dont nous tenons avec les vôtres, Messieurs, un livre impérissable. Ce livre dira aux générations futures qu’au banquet du 18 août 1889 il n’y avait pas d’absents, et qu’en personne ou par la pensée tous les maires de France participaient à cette nouvelle Fédération.
- Jamais, en effet, depuis le 14 juillet 1790, ni dans aucun pays; pareil spectacle ne s’était vu : la nation entière assemblée en un même lieu, non point par la réunion de ses élus politiques, mais par celle de ses magistrats municipaux, lesquels, en contact permanent et intime avec les populations, en représentent exactement les idées, les aspirations !
- Oui, c’est la France elle-même que nous avons devant nous, comme elle était au Champ de Mars il y a quatre-vingt-dix-neuf ans, heureuse d’être libre, débordante de fraternité, pleine de confiance dans ses destinées !
- Et ce n’est plus un roi qui préside aux fêtes de la seconde Fédération, c’est un citoyen que ses éminentes qualités ont élevé, malgré sa modestie, à la première magistrature du pays.
- Paris et toute la France saluent avec respect, messieurs, l’homme intègre qui incarne, avec une autorité chaque jour grandissante, les espérances de la République et de la patrie.
- Je lève mon verre en l’honneur de M. Carnot, président de la République !
- Messieurs,
- Le Conseil municipal de Paris, voulant célébrer le Centenaire de la Révolution qui a brisé les anciennes provinces, supprimé les douanes intérieures et réalisé l’unité'de. la patrie, ne pouvait se borner à convier les maires dés anciennes communes de France ; il a fait appel à ceux de l’Algérie, notre France d’Afrique; Tunis est ici représenté par le chef de sa municipalité, et nos invitations, si le temps l’eût permis, fussent parties, également pressantes, dans toutes nos colopies, partout, en un mot, où battent des cœurs français..
- Le patriotisme n’est-il pas de ces sentiments que la distance exalte ? Par-delà les mers comme sur la vieille terre gauloise, tous les membres de la famille française ne fraternisent-ils pas en ce jour dans un même élan de reconnaissance envers . la Révolution, qui a fait justice de longs siècles de servitude et de révoltante inégalité par la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen ? Envers
- la Révolution, qui a proclamé les principes dont la République a la noble mission de poursuivre, au prolit de la France et de l’Humanité, le triomphe complet et définitif?
- Messieurs, je bois à la République ! Je bois à M. Carnot !..
- A chaque instant ce discours, prononcé d’une voix très forte et qu’on entendait de toutes les parties'de la salle, était coupé par des applaudissements.
- Une triple ovation en a accueilli la péroraison.
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- Discours du président de la lépuliliijue
- Lorsque M. le président de la République s’est levé pour répondre à M. Chautemps, les acclamations l’ont empêché, pendant quelques minutes, de se faire entendre.
- Le calme rétabli, M. Carnot a pris la parole en ces termes :
- Messieurs,
- L’année dernière, au lendemain des élections municipales, le gouvernement de la République conviait les maires élus des principales communes de France à célébrer la fête du 14 Juillet par une imposante manifestation de concorde et d’union, et à préparer la commémoration de la date immortelle de 1789 par cette proclamation de solidarité et de reconnaissance nationales.
- La fête qui nous réunit aujourd’hui s’inspire des mêmes pensées patriotiques : nous avons voulu appeler les représentants de toutes les communes de France à marquer mieux encore, en cette année mémorable, par leurs sentiments de gratitude et de fraternité, la force et l’unité de notre chère patrie.
- Depuis la noble et splendide ville de Paris, qui attire le monde par sa courtoise et généreuse hospitalité, jusqu’au moindre, de nos villages, membres non moins aimés de la famille nationale, nous avons souhaité que tous eussent ici leurs représentants, associés et groupés dans une vaste fédération qui rappelle celles d’autrefois où la France nouveil ; a puisé tant de force et de confiance en ses des;i-nées.
- A tous les élus des communes françaises, aux absents comme aux présents, le premier magistrat du pays, gardien de sa constitution et de ses lois, adresse le salutcordial.de la France républicaine!
- Cette belle manifestation de solidarité nationale ne sera pas seule, Messieurs, à laisser dans vos cœurs de profondes et fortifiantes impressions. Il vous sera donné, pendant votre trop court séjour, de contempler des merveilles qui sont bien faites pour inspirer à tous, avec l’amour sans bornes de la France, le sentiment de ce que nous devons à sa sécurité, à sa liberté, à son influence, à sa grandeur entre toutes les nations.
- Que pourrais-je vous dire de l’Exposition universelle qui soit vraiment digne de splendeurs dont l’imagination reste confondue ? Comment réussirais-je à louer, en quelques paroles, tous ces prodig. s de l’art et de l’industrie que le monde entier ne se lasse pas de voir et d’admirer? Qui ne connaît aujourd’hui, même chez les peuples les plus lointains, ce palais des machines, véritable temple du génie moderne, ou cette tour Eiffel, monument d’audace et de science, ou ces dômes élégants, ou ces galeries remplies de merveilles ?
- Vous verrez tout ce qu’il y a là de travail, de force, de génie accumulé, que de virilité, que de promesses pour l’avenir.
- Et c’est la France, messieurs, c’est notre patrie bien-aimée qui est et qui demeure le foyer de ces lumières, le centre de cette activité que les coupables agitations, que les factieuses entreprises n’ont pas réussi à stériliser! Quel légitime sujet de fierté pour nous, mes chers concitoyens, et avec quelle effusion cordiale nous pouvons remercier tous les peuplesquinous ont soutenus de leurs sympathies et qui sont venus contribuer à la splendeur de ce que des étrangers ont appelé le plus grand monument pacifique de l’Europe !
- Il n’est pas seulement par sa nature même un monument de paix. Il l’est encore par les manifestations dont il ne cesse d’être l’occesion dans le monde entier, par le courant d’affection qu’il a fait naître en faveur de notre pays.
- Je dois à la haute situation où m’ont appelé les suffrages des élus de la nation l’insigne honneur de recueillir parfois, au nom de la France, l’expression des vœux qui s’adressent à elle, et de sentir de près battre les cœurs qui l’aiment. L’assemblée de bons Français qui m’écoute comprendra ma patriotique émotion en présence des visiteurs amis qui ont traversé les frontières ou les mers pour venir acclamer la France.
- Ecrivains, savants, industriels, ouvriers, gymnastes, sociétés chorales, jeunesse des deux mondes, qui accourent pour partager nos travaux ou pour mêler leurs bannières à nos trois couleurs, laissent
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- ici et emportent, j’en suis sûr, des souvenirs et des sympathies qui sont un germe fécond, semé parmi les peuples, d’amitiés plus durables peut-être que des alliances et qui ne portent en elles que des sentiments de concorde et de paix.
- Xotre France, messieurs, a tout à gagner dans cette visite des peuples. Si souvent calomniée, si souvent desservie par des plumes que conduit la 'passion ou la haine, elle peut se montrer telle mi’elle est, dans sa grâce hospitalière, dans son désintéressement, dans sa généreuse loyauté, et fait dire aux visiteurs qui nous quittent, comme au poète : « Tout homme a deux pays, le sien et puis la France. »
- Xos hôtes ont pu constater aussi ce que dix-huit années de travail et d’efforts, sous un régime de liberté, ont fait d’un peuple durement éprouvé, qui a su tenir tête à la mauvaise fortune et reprendre le rang qui lui appartient dans le monde.
- . Ils ont compris que ce peuple se soit fermement attaché à la République qui a présidé à son relèvement, qui a su lui assurer une forte éducation civile et militaire, garantir son indépendance et sa dignité, développer son outillage industriel et commercial, et préparer les progrès qui s’imposent à une démocratie laborieuse.
- La République, Messieurs, cent ans après 1789, la République est devenue là France même.
- Elle est le couronnement nécessaire de notre immortelle Révolution. Le double but qu’ont poursuivi nos pères, la liberté politique et la justice sociale, c’est la République qui nous permettra de l’atteindre. Gouvernement de la nation par elle-même, c’est à la nation qu’il appartient de veiller sut* elle comme sur le plus précieux de ses biens, la garantie de ses droits, le palladium de ses libertés. P .T’ai pleine confiance, messieurs, dans le sens éclairé,' dans la droiture, dans la noble fierté de ce grand peuple de France qu’on peut abuser une heure mais qui sait se retrouver et faire entendre sa voix souveraine.
- Résolument attaché aux conquêtes qu’il a réalisées depuis un siècle, il ne permettra à personne de porter la main sur elles. Ecartant les partis qui songent encore à miner l’édifice indestructible élevé par nos pères sur le vieux sol national, il saura faire appel aux dévouements sincères et désintéressés. 11 saura obtenir l’oubli des discordes passagères, des divisions néfastes qui ont, à certaines heures, jeté dans notre pays des germes de découragement et de faiblesse. Il saura former un faisceau de toutes les forces républicaines et réconcilier tous les fils de 89 au nom de la Patrie.
- C’est dans cette pensée et dans cette espérance, mes chers concitoyens, représentants dévoués des communes françaises, que je vous propose de lever avec moi vos verres.
- A la République une et indivisible ! A la liberté ! A la grandeur de la France !
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- Dernière Heure
- Aujourd’hui, lundi, le président de la République recevra les maires à l’Elysée, de deux heures et demie à quatre heures.
- Les maires devront être revêtus de leur écharpe.
- Ils entreront par la porte d’honneur du palais .Faubourg-Saint-llonoré) et se retireront par les portes du jardin donnant sur les Champs-Elysées.
- De une heure trois quarts à trois heures trois quarts, la circulation des voitures sera interdite dans la rue du Faubourg-Saint-Honoré, entre la rue de l’Elysée et l’avenue de Marigny.
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- Le troisième congrès des grains et farines s’ouvrira demain mardi, à l’orangerie des Tuileries: il durera trois jours. Le congrès,* cette année, est international; un grand nombre de délégués étrangers y prendront part.
- Le président de la République visitera demain, à deux heures de l’après-midi, l’exposition qui complète ce congrès.
- A4-
- Les princes tunisiens ont déjeuné ce matin avec les officiers de leur suite, à Maisons-Laffitte, chez M. et Mme Massieault. Le déjeuner, tout intime, a été de douze couverts. Dans l’après-midi, les étudiants tunisiens des-collèges Sadiki et Alaoui, se rendront à Maisons-Laffitte sous la conduite de leurs mai très. Us seront reçus par M. Massieault et passeront une partie de la journée en promenades.
- ÉCHOS
- Les entrées à l'Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 244.200.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage................ 16.192
- Du Ier au 2me.............. 8.96i
- 2e étage direct............ 2.753
- Du 2e étage au sommet... 4.537
- En tout.............. 32.446
- La première quinzaine d’août
- Voici, pour la première quinzaine d'août, le relevé récapitulatif des entrées payantes aux Expositions .de 1878 et de 1889 :
- En 1878 En 1889
- lfil' août 46.472 93.441
- o 41.893 215.718
- 3 — 40.492 86.134
- 4 — 100.702 212.283
- ,> * . 68.76o 140.256
- G — 51.090 130.629
- 7 — 52.503 130.354
- 8 — 52.200 127.534
- 9 — 45.054 119.670
- 10 — 40.301 96.238
- 11 — 90.659 234.041
- 12 — 60.560 140.788
- 13 — ; 53.865 128.060
- 14 — 45.149 123.065
- 15 — 98.490 242.134
- Totaux .... Si on ajoute à ces chiffres ceux obtenus en mai et juin pour les mêmes entrées... <888.195 2.220.345
- 5.166.553 10.022.620
- — —
- On obtient un total de.. . G.054.748 12.242.965 6.054.748
- Soit en faveur de 1889 une
- différence de 6.188.217
- Lue Exposition à Amsterdam
- Une exposition internationale des plus intéressantes s’ouvrira à Amsterdam le 2 septembre prochain. C’est une exposition d’objets d’art contemporains. Tous les envois destinés à être exposés jouiront au retour du transport gratuit sur les chemins de fer belges et hollandais.
- Visiteurs de marque
- Le gouvernement a été informé que les fils du khédive d’Égypte et, après eux, les représentants de l’empereur du Maroc, viendront, dans la première quinzaine du mois prochain, visiter l’Exposition.
- Dernière vâsite présidentielle
- Il est probable que le président delà République, avant son départ pour Fontainebleau, fera encore une visite à l'Exposition. Mais on annonce qu’il bornera son excursion à l’intéressante exposition ouvrière installée au Cours la Reine.
- La Eète de Mardi prochain.
- La seconde fête exotique qui sera donnée mardi soir, à l’Esplanade des Invalides, promet d’être encore plus brillante que la première. Elle emprunte du reste un éclat particulier à la présence à Paris des princes tunisiens qui ont promis d’y assister.
- Nous ferons connaître d’avance, en détail, le programme de cette fête qui comportera, outre l’illumination de tous les édifices de l’Esplanade et le grand défilé des indigènes, plusieurs numéros à sensation.
- L’Association française
- Les membres de l’Association française pour l’avancement des sciences se sont réunis jeudi dernier en un grand banquet, à la brasserie d’Alsace-Lorraine, sur la première plate-forme de la tour Eiffel. Bien que les convives fussent plus de trois cents, le repas a été servi en une heure et quart, ce qui a permis à un grand nombre d’orateurs de prendre la parole au dessert. A signaler les discours des délégués de la Russie et de l’Espagne, empreints de la plus vive sympathie pour la France et, par suite, chaleureusement applaudis.
- Le Volapük
- Le congrès international de volapük se tiendra, à Paris, dans les salles de la Société «l'encouragement, 44, rue de Rennes, du lundi 19 au mercredi
- 21 du présent mois, à neuf heures du matin et à trois heures de l’après-midi,,..
- Le congrès s’occupera spé.biâjprpent de la révision des statuts de l’Académie et (|'e l’adoption d’un projet de grammaire normale. ' 01
- Tous les volapukistes peuvent assister aux séances du congrès, mais les académiciens ou leurs représentants et les délégués des diverses sociétés y ont seuls voix délibérative.
- Les membres de l’Association française qui désirent prendre part aux discussions en qualité de délégués sont priés d’en faire sans retard la demande au comité central.
- La langue officielle du congrès est le Volapük; il ne sera pas parlé d'au Ire langue à la séance d'ouverture du 19 août.
- Gela promet d’être assez gai !
- Deux banquets
- Deux banquets de congrès ont eu lieu jeudi à l’hôtel Continental, celui du congrès international d’anthropologie criminelle qui comptait cent convives, parmi lesquels MM. le sénateur Moleschott, le professeur Benedikt, le professeur Van Hamel, le professeur Lambroso, le professeur Ferri, le docteur Motet, le baron Garofalo, le professeur Brouar-del,le professeur Ladame, le docteur Dimitri Drill, le docteur Semai, etc.
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- Le second banquet était celui du congrès de la sténographie.
- Ce banquet, qui comptait environ cinquante convives, était présidé par M. Grosselin, sténographe à la Chambre des députés. Assistaient à ce dîner entre autres MM. Laborde, Dupoin, Potin, Guénin, Reed, Karl Albrecht, etc.
- Les fêtes pour Edison
- Plusieurs grandes fêtes sont organisées en l’honneur d’Edison.
- M. Charles'Porgès, président du Conseil d’administration de la Compagnie continentale Edison, et les membres du Conseil offrent au grand savant un banquet le 22 août.
- Ce banquet aura lieu au Continental.
- En outre, une réception, dont la date n’est pas encore fixée, est projetée par les Commissions des sections étrangères de l’Exposition, auxquelles se joindront les membres de la direction de l’Exposition.
- Cette fête aura lieu au Champ de Mars.
- Les Français résidant an lîrésif
- Le président de la République a reçu une adresse couverte d’un grand nombre de signatures et émanant des Français résidant au Brésil.
- Les signataires ont saisi l’occasion‘que leur offrait la date du 5 mai 1889 pour célébrer, en communauté d’idées avec la mère patrie, la commémoration de la réunion des Etats généraux et envoyer un salut à la France, en la personne du président de la République.
- L’adresse est reliée en satin blanc. Sur un côté de la reliure est placée une large plaque d’or qui est maintenue par deux gros diamants.et qui porte une dédicace à M Carnot.
- Itanquet au palais d’Orsay
- Le mercredi 28, il y aura dîner en l’honneur des princes tunisiens au quai d’Orsay.
- M. Spuller s’absente de Paris à partir de demain lundi et ne rentrera que la veille de cette réception.
- Le congrès sténograpliique
- Le congrès sténograpliique international a émis le vœu que la sténographie fît partie, à titre facultatif, du programme des écoles, primaires, à titre obligatoire du programme d’enseignement secondaire.
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- Le prince de Belgip i la Tour Eiffel
- Le prince Baudoin, neveu du roi Léopold et héritier présomptif, a fait hier matin une visite à la loin* Eiffel, accompagné de son aide de camp, le capitaine Terlinden.
- Reçu à neuf heures, au pied de la pile sud, par MM. Berger, Salles, et une délégation des exposants belges, le prince est monté jusqu’à la troisième plate-forme, et de là jusqu’au drapeau .
- Après avoir longuement admiré le panorama,
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- l’idée vint au prince de téléphoner en Belgique. Après quelques pourparlers, la communication fut enfin établie, et le prince téléphona à l’inspecteur du bureau de Bruxelles d’aller porter au roi des Belges, au comte et à la comtesse de Flandre et au colonel de son régiment ses salutations et de leur dire combien il était ravi de son ascension.
- C’est la première fois qu’une communication téléphonique a été établie entre le sommet de la tour Eiffel et une ville étrangère.
- Al >rès être restés assez longtemps à la troisième plate-forme, le prince et sa suite sont re descendus par les ascenseurs, en s’arrêtant à chaque étage. La visite a duré plus de deux heures.
- Le prince s’est ensuite rendu au panorama de la Compagnie Transatlantique. Il a assisté, du balcon du Dôme central, à l’embrasement de la Tour.
- Edison à Paris
- Le chevalier Copello est arrivé à Paris, apportant à Edison, de la part du roi d’Italie, les insignes de grand-officier de l’ordre de la Couronne, et une lettre du ministre de la maison royale d’Italie ainsi conçue :
- Ministère de la Maison Royale Secrétariat particulier
- DK S. M. LE ROI D’iTALIE
- A Villustre chevalier Thomas-Alva Edison
- La présentation du phonographe inventé par Votre Seigneurie, faite par le chevalier Copello, ingénieur, a produit la plus vive impression sur l’esprit de Sa Majesté, qui a beaucoup et longuement admiré votre merveilleuse découverte.
- Le Roi, désirant vous donner un témoignage tout particulier de félicitations pour les grandes découvertes scientifiques universellement connues auxquelles votre nom demeure éternellement associé, a décidé, motu proprio, de vous conférer le grade de grand-officier de l’ordre de la couronne d’Italie. Je suis heureux de vous remettre, de la part de Sa Majesté, les insignes de ce grand honneur. Je vous offre l’assurance de ma considération la plus haute.
- Pour le ministre,
- Ratazzi
- Edison a vivement remercié le chevalier Co-pello et l’a invité à déjeuner à la Tour Eiffel.
- Au dessert, M. Copello a bu à la santé de Mme Edison et à celle de son illustre mari. Edison l’a remercié dans un toast éloquent. Le colonel Gouraud, M. Emile Durer, M. Scherard, du P ail Mail Gazette, ont pris ensuite la parole et terminé la série des toasts.
- RUE COPERNIC
- Rien n’a été changé à l’hôtel de la rue Copernic. L’aménagement intérieur est resté le même. En entrant, une chose nous frappe, c’est qu’on ne rencontre plus dans la cour, dans les couloirs, dans les escaliers, cette nuée de solliciteurs et de trafiquants de toutes sortes qui encombraient le palais pendant le séjour du souverain persan.
- Nous faisons passer notre carte à M. G. Yalensi, général de division et premier interprète de Son Altesse le Bey ; le général nous accueillit avec un empressement et une amabilité dont nous tenons à le remercier sincèrement.
- Le général Yalensi est Français de cœur ; il a fait ses études en France et possède toute la confiance du prince auprès duquel il vit constamment depuis de longues années. Nous lui exprimons notre désir d’avoir l’honneur d’être reçu par S. A. le prince Taïeb-Bey.
- immédiatement, le général, se mettant à notre disposition avec une parfaite bonne grâce, va faire part au prince de l’objet de notre visite. Il revient presque aussitôt, nous annonçant que Son Altesse consent à nous recevoir dans quelques instants.
- M. Massicault
- Nous mettons ces quelques minutes à profit
- pour demander à notre interlocuteur ce qu’il pense de la situation actuelle de la Tunisie.
- — A l’heure actuelle, nous répond le général, la situation est excellente en Tunisie : le pays traverse une ère de prospérité, comme il n’en avait pas connu depuis longtemps.
- L’administration a été réorganisée : des routes nombreuses ont été ouvertes; des chemins de fer ont été créés : l’ordre a été rétabli dans les finances et aujourd’hui le trésor possède une importante réserve, ce qui ne s’était pas vu depuis bien des années ; Tunis, enfin, grâce aux efforts du résident général, est devenu un petit Paris.
- Car je tiens à le proclamer bien haut, ajoute le général Aralensi, c’est à M. Massicault que tous ces heureux résultats sont dus. Depuis trois ans que M. Massicault est résident général à Tunis, il a déployé les qualités d’un administrateur de premier ordre, et on ne saura jamais tous les services qu’il a rendus, tant à notre pays qu’à la France, aussi est-il à souhaiter pour le bien des deux nations que Dieu le conserve longtemps au poste où l’a appelé votre gouvernement.
- M. Massicault a su gagner la confiance absolue du bey, qui lui témoigne, comme tous les autres princes, beaucoup d’affection; la population tunisienne lui est également très reconnaissante de ce qu’il a fait pour elle et pour son bien-être.
- Il est une chose, ajoute notre interlocuteur, que l’on connaît peu et qui a puissamment contribué à faire à M. Massicault une situation tout à fait exceptionnelle, c’est qu’il s’est entremis, avec beaucoup d’habileté, dans certaines affaires très délicates et très embrouillées, qui avaient amené un refroidissement assez marqué dans les relations du bey actuel et de son frère et successeur, le prince Taïeb.
- Grâce à l’habile intervention du résident général, la réconciliation entre les deux frères est complète aujourd’hui, et la preuve c’est qu’Ali-Bey a autorisé son fils, le prince Mohammed, a accompagner son frère dans son voyage en France.
- On vient â ce moment prévenir le général que Son Altesse était prête â nous recevoir.
- Conversation avec le prince Taïeb-bey
- On nous introduit alors dans le grand salon de réception tout tendu de brocatelle cerise, où rions avions déjà eu l’honneur d’être reçu par S. M. Nasser-Eddin.
- Le prince est un homme de cinquante-cinq ans environ, à la physionomie ouverte et intelligente; il est vêtu d’un costume complet gris-clair; sur le revers de velours de la redingote se détache la rosette de la Légion d’honneur.
- Le général Valensi nous présente et aussitôt Son Altesse se lève, nous tend la main et nous invite à nous asseoir; le prince ne comprenant que difficilement le français, le générai se place entre nous deux et veut bien nous servir d’interprète.
- — Youdriez-vous demander à Son Altesse si Elle est contente de son séjour en France?
- — Le prince est très satisfait de son voyage, nous dit M. Valensi, il est très heureux de se trouver en France et à Paris en particulier, qu’il aime beaucoup et où il vient presque tous les ans. Il a été particulièrement flatté de la façon dont il a été reçu par M. le président Carnot.
- — Nous prions alors M. Valensi de demander à Son Altesse ce qu’elle pense du système du Protectorat.
- — Le prince, nous dit le général, est très satisfait des résultats obtenus parle système du Protectorat.
- Au début, on avait pu, dans certains milieux, en Tunisie, concevoir quelques inquiétudes: quelques-uns redoutaient de la part de la France, des projets d’annexion, mais aujourd’hui ces craintes sont dissipées, et le prince se réjouit, comme tous les membres de sa famille, de voir que le protectorat français rend de grands services à son pays et contribuepuissam-ment à son développement et à sa prospérité.
- Nous sommes, ajoute Son Altesse, très reconnaissants à la France de ce qu’elle a fait pour nous.
- Le prince nous parle ensuite de M. Massicault, dont il fait grand cas et dont il apprécie
- hautement les hautes capacités et envers lequel il est lié de gratitude.
- En prenant congé, nous prions le général de vouloir bien remercier Son Altesse de l’honneur qu'elle a bien voulu faire au représentant de Y Estafette et nous quittons la rue Copernic non sans avoir, encore une fois, remercié le général Yalensi pour son extrême obligeance.
- —--------------------—♦-------------------------
- Au pilier de lu Toux*
- Hier, à deux heures de l’après-midi, l’ascenseur Otis du pilier nord qui, comme on le sait, transporte les ascensionnistes du sol à la deuxième plate-forme, s’est arrêté subitement dans sa descente à six mètres environ au-dessus de la première plate-forme.
- Ce léger accident qui, hier, s’est renouvelé pour la troisième fois depuis la mise en service de cet ascenseur, a été produit par suite de la mise en mouvement par la trépidation des appareils de freins de sûreté.
- Gela ne peut prouver qu’une chose, c’est que le public n’a absolument rien à craindre de tous les appareils en service à la Tour.
- Cet accident, suite de la grande sensibilité des appareils, est une preuve de la confiance qu’on peut avoir dans tout le matériel ascensionnel employé sur cet immense colosse de fer.
- En une demi-heure, du reste, l’ascenseur a été remis en état et a immédiatement recommencé à fonctionner.
- Les personnes qui se trouvaient dans la cabine n’ont nullement été effrayées et ont attendu très patiemment que les ouvriers aient enlevé les coins de sûreté qui retenaient l’appareil.
- M. Ansaloni, l’un des administrateurs de la Société de la Tour, surveillait la remise en marche et pressait les ouvriers, car des centaines de visiteurs attendaient impatiemment en bas pour ascensionnel’.
- =##
- Au. «le l’Industrie
- Ce matin on a enlevé tout le matériel qui a servi au banquet d’hier, et les ouvriers du grand entrepreneur de la ville et de l’Exposition, Poirier, ont commencé le montage de la grande scène sur laquelle sera représen tée le soir du 7 septembre prochain l’œuvre symphonique de Mlle Augusta lïolmès.
- Les 72 savants de la Tour
- MM. Georges et Jacques Barrai ont pensé — et ils ne se sont pas trompés — qu’il serait intéressant et instructif de rappeler en un petit ouvrage la vie et les travaux des savants dont M. Eiffel a, en quelque sorte, choisi le patronage.
- Soixante-douze biographies en cent cinquante pages, la tâche n’était point facile.
- MM. Georges et Jacques Barrai s’en sont tirés â force de simplicité, en choisissant parmi les faits remarquables, ce qui leur a paru le plus intéressant et le plus accessible à tous,
- C’est une « histoire populaire » qu’ils ont écrite. Sans raffiner sur aucun sujet, ils se sont bornés à rappeler tout bonnement, en quelques mots très précis, ce que chacun devrait savoir... et ce que tout le monde ignore.
- Le livre abonde en traits justes, en anecdotes amusantes, en réflexions ingénieuses et, pour montrer qu’il est intéressant, il me suffit de citer les noms des grands hommes dont il traite.
- Cette petite liste sera en même temps un document pour ceux qui veulent retenir les noms inscrits sur la Tour.
- Les voici suivant l’ordre où un curieux pourrait les lire dans une promenade circulaire :
- 1° Façade regardant le Trocacléro
- 1. Seguin, — 2. Lalande, — 3. Tresca, — 4. Pom*
- p.8x4 - vue 75/687
-
-
-
- 5
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833
- celet, —5. Bresse, — 6. Lagrange, — 7. Bélanger, — 8. Cuvier, — 9. Laplace, — 10. Dulong. — il. Chasles, — 12. Lavoisier. —13. Ampère, —14. Chevreul,
- — 15. Flachat, — 16. Xavier, — 17. Legendre, — 18. Chaptal.
- 3o Façade regardant le Point-du-Jour
- 19. Jamin, — 20. Gay-Lussac, — 21. Fizeau, — 22. Schneider, — 23. Le Chatelier, — 24. Berthier, 25. Barrai, — 26. De Dion, — 27. Goüin, — 28. Jousselin, — 20. Broca, — 30. Becquerel, - 31, Co-riolis, — 32. Cail, — 33. Triger, — 34. Gillard, — 35. Perrier, — 36. Sturm.
- 3o Façade regardant VEcole-Militaire
- 37. Cauchy. — 38. Belgrand, — 39. Régnault,
- — 40. Fresnel, — 41. De Prony, — 42. Vicat, — 43. Ebelmen, — 44. Coulomb, — 45. Poinsot, — 46. Foucault, — 47. Delaunay, — 48. Morin, — 49. Haüy, — 50. Combes, — 51. Thénard, — 32. Arago, — 53. Poisson, — 54. Monge.
- 4® Façade regardant Paris
- 55. Petiet, — 56. Daguerre, — 57. Wurtz, — 58. Le Verrier, — 59. Perdonnet, — 60. Delambre, — 61. Malus, — 62. Breguet, — Polonceau, • - 64. Dumas, — 65. Clapeyron, — 66. Borda, — 67. Fou-rier, — 68, Bichat, — 69, Sauvage, — 70, Pelouze,
- — 71. Carnot, — 72. Lamé.
- Le sujet est vaste, on le voit. Il est aussi bien traité.
- L’Histoire populaire de MM. Barrai est un excellent livre où chacun pourra apprendre et qui complète très utilement l’idée excellente de M. Eiffel.
- — --------------------------------------—
- LA. MEUNERIE
- Bientôt il sera impossible de faire cinquante pas dans Paris sans se trouver à l’entrée de-quelque exposition.
- Après les Champs-Elysées, voici la terrasse de l’Orangerie et la terrasse du bord de l’eau, au jardin des Tuileries, livrées aux ouvriers pour l’installation de l’exposition industrielle qui doit compléter le congrès international de la meunerie. Ces installations consisteront en baraquements fermés qui •occuperont l’espace compris entre l’Orangerie et la porte de Solférino.
- En môme temps, on aménage le local môme de l’Orangerie, où le Congrès tiendra ses séances. Une •estrade a été dressée à l’extrémité de l’enceinte principale destinée à devenir le lieu des réunions. A •côté, seront installés le buffet, la salle du commissariat et les bureaux de l’administration.
- L’exposition industrielle s’annonce comme devant être très complète. Elle comprendra tous les ustensiles et les instruments en usage dans l’industrie de la meuneide et de la boulangerie. On verra cuire sur place pain et gâteaux, par l’emploi des fours des systèmes de création récente.
- Le congrès de la meunerie durera trois jours, les 20, 21 et 22 août. L’accès de la terrasse de l’Orangerie est interdit au public depuis hier.
- Le jeudi 22, à sept heures du soir, un banquet offert par l’Association nationale de la meunerie française aura lieu au Palais de l’Industrie.
- ——mabm^—^a—
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- de l’intervention des pouvoirs publics dans l’émigration et l’immigration
- C’est une question dont chaque jour l’intérêt augmente, que celle traitée par ce congrès. Aussi ne nous étonnons point de la vive attention qu’ont manifestée les auditeurs, dès 1a. séance d’inauguration, qui a eu lieu sous la présidence de M. Isaac, sénateur, au Collège de France.
- Il a, dans un discours très développé et très impartial, analysé les différentes parties du programme. Etant donné que le fait d’émigration est un fait humain qu’on ne peut ni entraver ni forcer, il a soumis aux délibérations du congrès la question délicate de l’intervention de
- l’Etat. Il a mis en présence les opinions si diverses dont elle a provoqué l’expression, sans prendre parti pour telle ou telle opinion. Il a indiqué les questions que soulève l’émigration au point de vue des colonies, il a abordé la question de l’émigration intertropicale et de son utilité particulière pour les colonies dont la population est insuffisante.
- Il a rappelé que le courant humain qui s’établit et qui porte les citoyens d’un pays à chercher de nouveaux débouchés pour leur travail et pour leurs capitaux, constitue un fait économique et social de la plus haute importance. Il est sur qu’il sera utile de discuter d’une manière scientifique la répercussion que ce fait exerce sur le développement de la richesse nationale, sur la population, sur le travail du pays d’origine, et du pays de destination, et d’envisager ces problèmes dans leurs rapports avec le rôle des pouvoirs publics.
- Il faudra se rendre compte de la concurrence que les travailleurs indigènes éprouvent par l’arrivée des travailleurs,étrangers, de la nécessité plus ou moins grande de l’importation de travailleurs dans les pays nouveaux, de l’influence que peut avoir l’émigration sur le bien-être intérieur d’un état. Cette question a été fort étudiée par l’Angleterre notamment, et elle considère, on le sait, l’émigration comme un remède au paupérisme et comme un moyen d’agrandissement de la puissance et de la fortune publiques, et c’est à cette idée anglaise que se rattache le système d’émigration subventionnée. (State aided émigration).
- L’exposé clair et judicieux de M. Isaac a été fort apprécié, et sur la proposition de M. Mandl, délégué américain, des remerciements lui ont été votés à l’unanimité.
- En l’absence de M. Levasseur, membre de l’Institut, empêché d’assister au congrès, M.Tur-quand, membre de la Société d’économie politique, a lu un travail de statistique sur l’émigration, qui est plein de renseignements fort curieux. Sa conclusion mérite d’être citée..
- Considérant que la population française ne s’accroît pas sensiblement, et qu’au contraire la population étrangère s’immigrant chez nous s’accroît sérieusement,il ne pense pas qu’il soit utile et opportun de créer, comme on y a songé, une taxe sur les étrangers, mais il croit que si l’on soumet les immigrants à l’obligation du service militaire, il n’y aura point lieu de s’inquiéter outre mesure de ce que l’on regarde comme un envahissement progressif.
- Ont été nommés présidents d’honneur : MM. Levasseur, de l’Institut, Meuran, directeur honoraire aux affaires étrangères, Savorgnon de Brazza, Cavalcanti, ancien ministre des affaires étrangères du Brésil; Sigismond Moret y Prendergas, ancien ministre de la couronne en Espagne; Louis Trabayte, directeur aux affaires étrangères de Belgique; Wauwerm, lieutenant-colonel de l’armée belge. Président effectif : M. Isaac, sénateur; vice-présidents : MM. Gauthiot, secrétaire général de la Société de géographie commerciale; Lourdelet, président de la Chambre syndicale des négociants commissionnaires; secrétaire général, M. Ghan-deze, chef du bureau aux affaires étrangères.
- Signalons de suite, parmi les questions qui seront soulevées, celle-ci, qui promet des débats curieux :
- « Intervention des pouvoirs publics aux Etats-Unis pour restreindre l’immigration. Conséquences de cette intervention au point de vue humanitaire, économique et social. »
- M. P.
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- LE BEY DE JIB0UTI
- C’est un homme d’une trentaine d’années, à la physionomie des plus intelligentes, aux yeux vifs, au teint noir, aux cheveux crépus. Sur son dolman rouge, orné de brandebourgs, dont les manches et le col sont brodés d’or comme un uniforme d’ambassadeur, brillent les croix du Xicham, du sultan d’Aouta et du Mérite agricole dont il est très fier.
- Le bey de Jibouli est sous le protectorat français: il était'accompagné hier d’un officier-interprète attaché au gouvernement d’Obock, M. Louis (Ehlschla-ger, et du très aimable résident de France à Obock, M. Lagarde.
- Gomme on lui demandait, par l’intermédiaire de son interprète, ce qu’il pensait de Paris, il a ré-
- pondu : « Je ne puis rien dire avant de rentrer dans, mon pays : j’ai vu trop de choses. » La lumière électrique a paru l’étonner beaucoup : « Mes amis ne me croiront jamais, a-t-il ajouté, quand je leur dirai que j’ai vu de la lumière sans huile ! »
- Le bey montera mardi à la Tour Eiffel. Mercredi ou vendredi, il repartira pour Marseille et de là pour Obock, possession française qui n’est qu’à dix jours de mer.
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- On n’a certainement pas oublié Pastré, l’élève en pharmacie du Havre qui, accusé d’un nombre considérable d’empoisonnements, comparaissait, il y a environ deux mois, devant la cour d’assises de la Seine-Inférieure qui l’acquitta.
- Or, avant-hier, des agents de la sûreté amenaient au commissariat spécial de l’Exposition un individu qu’ils avaient surpris en flagrant délit de vol dans le Champ de Mars. 11 niait avec énergie, mais en le fouillant on trouva dans ses poches un médaillon russe d’une certaine valeur, et on interrogea le marchand chez qui il prétendait l’avoir acheté pour acquérir la preuve que cet objet avait été soustrait.
- Le voleur n’était autre que le Pastré e n question.
- Détail singulier et qui prouve combien il y a de bonnes âmes : Pastré, depuis son procès, n’avait vécu que de subsides à lui envoyés par des personnes charitables qui, pour la plupart, ont gardé l’anonyme.
- Les donateurs avaient été apitoyés par la misère dans laquelle se trouvait plongée la malheureuse et nombreuse famille de cet homme que les jurés de la Seine-Inférieure ont déclarés victime d’injustes soupçons.
- Mais quand il eut dissipé les sommes assez considérables qu’il avait ainsi reçues, Pastré se lit voleur, et depuis plusieurs jours il ne subsistait que de rapines, lui et les siens. Les perquisitions pratiquées à son domicile ne laissent aucun doute sur les agissements du personnage qui pour n’être pas un empoisonneur n’en reste pas moins un bien vilain monsieur.
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- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 li. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 7,
- MARINONI
- | 4875.Chevalier o 1884.0fficier
- 1886, Commandeur
- 4 e l » {
- Région d'Honneur
- DECRET DU 2 FÉVRIER 1875 Marinoni, constructeur, a fail faire de nolables progrès 6 l'im-1 primerie, pflr les, pcrfeclionnc-1 ments qu’il fl introduits dans F construction des machines typographiques.
- MARINONI
- Constructeur-Mécanicien
- EXPOSITION UNIVERSELLE de 1878
- SEUL GRAND PRIX
- Eiposilion d'Amsterdam .le 1883
- SEUL DIPLOME D’HONNEUR
- Les
- plus hautes récompenses pour les
- MACHINES à IMPRIMER
- 96, RIJE D’ASSAS, 96
- EXPOSITION
- UNIVERSELLE DE 1889,
- -----—-----
- A PARIS
- La Maison MARINONI expose 15 MACHINES
- (§ans la §alerie des (Machines
- Classe 58
- 1° Une Machine en blanc, nouveau modèle, format quadruple carré, construite pour les impressions de grand luxe et les tirages en chromotypographie, avec distribution plate et cylindrique;
- 2° Une Machine' en blanc, de même système, format double raisin, avec arrêt facultatif du cylindre, cylindre de sortie de feuilles, Receveur mécanique, chargeurs mobiles, rouleurs toucheurs commandés, distribution plate et cylindrique ;
- 3° Une Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs ;
- 4° Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
- 5° Une Utile, Presse typographique à pédale, système à platine ;
- 6° Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand pigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, l’une plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique ;
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir on en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique ; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du mêmetype fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; M'ercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Eli 3S sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre,primitif des Gitanos, composév1de quelques guitaristes, est soutenu . par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- N° 97 .
- Le Numéro : 153 Centimes.
- Mercredi 21 Août 1889.
- BULLETIN DE L’EXPOSITION OFFICIEL UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS POUR LA DURÉE DE L’EXPOSITION Paris et Départements 20 fr. Étranger, le port en sus. QUOTIDIEN ILLUSTRÉ Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public (CLASSE 58. — MACHINES MARINONI) Annonces la ligne 3 fr. Réclames — 5 » Faits divers — 10 » Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymodr AVadb, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière heure. — Echos. — Congrès national de gymnastique. — Variété. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — La Bourse-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- C H R 0 NIO U E
- Nous étions tout entier, hier, aux impressions grandioses qui se sont dégagées de la fête du Palais de l’Industrie; nous discourions avec enthousiasme sur l’idée de fraternité qui s’affirmait dans toutes ces réunions, soit de citoyens français, soit de peuples étrangers, attirés chez nous, et dans notre capitale hospitalière, par les splendeurs de l’Exposition universelle, aussi n’avons-nous pas pu parler de la réception faite dimanche aux braves tireurs suisses, venus pour le concours national de tir.
- L’aspect de la gare de Yincennes a été bien gai pendant toute l’après-midi : que de fusils ! On se serait cru un jour d’ouverture de chasse ; mais les couleurs helvétiques étaient arborées aux chapeaux des tireurs, déjà très nombreux et, en plus, accompagnés de leurs compatriotes habitant Paris.
- A l’arrivée à Yincennes le cortège s’est formé comme il suit :
- En tête, la musique tessinoise, les délégations des tireurs parisiens avec drapeau français, les drapeaux des sociétés suisses; au centre, la bannière fédérale et les tireurs suisses ; en queue, la musique du Grutli, les sociétés suisses de Paris, les sociétés françaises de tir.
- C’est le colonel Thélin, de l’infanterie suisse, qui commandait le cortège; le lieutenant-colonel du génie Lotz, officier d’une stature gigantesque, mais en civil comme d’ailleurs tous ses compatriotes, portait la fameuse bannière, sur laquelle sont inscrits les mots Schwëitzer Schilt-zen (tireurs suisses), car cette bannière est •exclusivement la propriété des tireurs.
- Autour du drapeau marchaient MM. Bilmann, avocat, conseiller national de Fribourg ; Gavard, de Genève, également conseiller national ; Richard, de Bouteiller, Delhomme, tous trois du conseil municipal de Paris. La haie était formée par la Société suisse de gymnastique de Paris qui a remplacé le clairon par le grand cornet à bouquin.
- Rien de pittoresque comme ce défilé à travers les rues de Vincennes et son entrée par la porte massive du donjon, aux accents de l’hymne national suisse, joué par la musique du Tessin et accompagné par les choeurs des tireurs.
- Trois heures sonnent : le canon tonne, la musique de la direction d’artillerie de Yincennes joue la Marseillaise, et M. de Freycinet fait son entrée, accompagné par le général Brault, un commandant d’infanterie et un lieutenant de vaisseau, et escorté par un peloton du 10e régiment de dragons.
- M. Mérillon a souhaité, en quelques mots, la bienvenue au ministre, et après les remerciements de celui-ci, M. Bilmann, le président de la Société de Fribourg, a pris la parole. Après avoir exalté l’œuvre de la France dans ce siècle et sa merveilleuse Exposition, il a présenté la bannière à M. de Freycinet.
- L’orateur s’est exprimé ainsi :
- Je vous apporte, a-t-il dit, le drapeau des carabiniers suisses, parce que notre pays, plus que tout autre, a le devoir de répondre à la généreuse invitation que vous avez adressée à tous les peuples. C’est la déclaration des Droits de l’Homme qui a supprimé chez nous les aristocraties et a assuré la liberté et l’indépendance des vingt-neuf cantons... La Suisse entend défendre tous ses droits contre toutes les forces, et si jamais nous devions succomber, nous mettrions notre confiance en l’Eternel, -car de notre sang rejaillirait la liberté.
- Rien ne peut rendre l’enthousiasme qui a
- accueilli ces paroles-et la réponse vibrante du ministre de la guerre.
- Le ministre, après avoir vu défiler devant lui toutes les bannières suisses, a parcouru les pavillons de tir, comme l’avait fait, dimanche dernier, M. Carnot, et, comme lui, a beaucoup admiré l’organisation et chaudement félicité le comité. Il a accepté de vider une coupe de champagne en l’honneur de l’armée, et a emporté la coupe même, comme souvenir de sa visite au concours.
- Le banquet du soir n’a pas été moins gai que la réunion de la journée, et, pendant qu’au Champ de Mars, nous fraternisions tous avec les maires de France, à Yinoennes, les tireurs français et suisses trinquaient non moins cordialement ensemble, et l’on n’entendait partout retentir que les cris de : « Yive la France ! Yive la Suisse ! »
- Depuis deux jours, les bons nègres du village congolais de l’Esplanade des Invalides, les Adou-mas et les Okandas ne se tiennent plus de joie ; quatre d’entre eux ont, en effet, reçu des médailles d’honneur en or, que leur a décernées M. Etienne, sous-secrétaire d’Etat aux colonies, sur la proposition de M. de Brazza.
- Deux Adoumas, Mamouaka, chef de pirogue, et Njoukè, qui ont pris une part très active au sauvetage de M. Dolisie blessé, en présence d’un village ennemi, dans le llaut-Congo, ont reçu des médailles d’or de lre classe.
- Bengo, chef de pirogue okanda, qui s’est très bien comporté en escortant M. de Brazza dans un village hostile, et Agoulamba, qui a sauvé autrefois le docteur Ballay dont la pirogue avait chaviré dans les rapides, vont recevoir des médailles d’or de deuxième classe.
- Agoulamba est un des noirs dont un confrère a publié dernièrement les impressions sur Paris et l’Exposition; Bengo, qui porte les insignes de caporal, est un garçon fort sérieux, fils d’un chef influent; caporal également, Mamouaka, petit, gros, excellent chef de pirogue. Son camarade Njoukè, petit, malin, a, sauf la couleur, la physionomie d’un Européen.
- Que d’étapes franchies en peu d’années ! Le Congo n’existait pas, et voilà que, maintenant, ses habitants, déjà façonnés à nos mœurs et à notre civilisation, voient, pour faits méritoires, les couleurs nationales briller sur leurs poitrines .
- Le progrès n’est donc pas un vain mot, et l’Exposition universelle, qui en est le splendide résumé, y contribuera largement.
- Dernière Heure
- C’est très probablement lundi vers neuf heures et demie du matin, ou à deux heures de l’après-midi, que se réunira le jury supérieur des récompenses, et non aujourd’hui mardi, comme l’ont annoncé plusieurs de nos confrères.
- La réception des maires par le président de la République, au palais de l’Elysée, a été des plus cordiales ; elle a duré de deux heures à quatre heures. Le soir, les maires se sont rendus, les uns à l’Opéra où on leur a offert une belle représentation de Guillaume Tell, les autres à l’Opéra-Comique où l’on a donné pour eux les Noces de Jeannette et la Dame blanche, et les derniers à l’Hippodrome.
- Edison a été reçu hier matin par le président de la République; dans la journée, il s’est rendu à l’Institut ainsi que nous le racontons plus loin
- et le soir, enfin, il assistait à un grand banquet donné à l’i lôtel-Continental pour célébrer la cinquantième anniversaire de la célèbre séance du 19 août 1839 à l’Académie des sciences, dans laquelle François Arago assura la vulgarisation de la photographie.
- Deux cents convives se trouvaient réunis à ce banquet que présidait M. Janssen.
- En prenant la parole, au dessert, le président a fait remarquer qu’en voyant Edison assister au cinquantenaire d’une invention française, il lui semblait voir le génie de l’Amérique tendre la main au génieYle la France.
- Aujourd’hui les princes tunisiens arriveront à deux heures à l’Exposition où ils doivent passer toute la journée, désirant assister à la fête coloniale des Invalides.
- Quant au prince Baudouin, il fera encore plusieurs visites à l’Exposition ; mais il a témoigné le désir de s’y promener sans escorte et dans le plus strict incognito ; son aide de camp, le capitaine O. Terlinden, sera seul admis à l’accompagner.
- =##
- Le président de la République ira visiter aujourd'hui, 20 août, à trois heures de l’après-midi, l’annexe — exposants ouvriers — installée au pavillon delà ville de Paris (Champs-Elysées), derrière le palais de l’Industrie.
- M. Carnot, accompagné du colonel Korn-probst, a rendu, hier, à S. A. R. le prince Baudouin, la visite que celui-ci lui avait faite la veille.
- —--------------—--—....................
- ÉiGÜOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 128.034.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage.................. 7.121
- Du 1er au 2me.............. 4.207
- 2e étage direct............ 1.773
- Du2e étage au sommet... 3.646
- En tout.............. 16.747
- Les Congrès
- Après la clôture de leurs travaux, les membres du congrès de sténographie, parmi lesquels se trouvaient un grand nombre de chefs de services officiels étrangers, ont été reçus par M. Fallières, ministre de l’instruction publique.
- Le président du congrès, M. Grosselin, ayant fait part à M. le ministre des vœux émis par le congrès en faveur de l’introduction de la sténographie dans l’enseignement public à tous les degrés, M. Fallières a répondu qu’il avait apprécié depuis longtemps les services rendus par l’écriture abréviative dans le Parlement aussi bien que dans l’Université. D’accord avec ses chefs de services, il va faire pénétrer la sténographie dans les écoles et lycées, comme une connaissance non seulement tolérée, mais encouragée et destinée à rendre aux élèves de très grands services pour recueillir les cours oraux de leurs professeurs.
- Le congrès, dans sa séance d’hier, a voté une motion tendant à la constitution dans tous les pays d’un syndicat professionnel de sténographes.
- Demain mercredi 21 août, à dix heures du matin, au Palais du Trocadéro, séance d’ouverture du Congrès international d’homéopathie.
- Ce congrès tiendra ses séances du 21 au 24 dans le même local où aura lieu la séance d’ouverture.
- Pigeons voyageurs
- M. de Wattines, de la Société colombophile lilloise, a lâché hier matin, à 10 heures 55, un pigeon de la seconde plate-forme de la Tour.
- Malgré le vent assez violent qui soufflait, le pigeon a pris sans hésitation et à tire-d’aile la direction du Nord.
- Il a dû arriver à Lille à deux heures.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Deeauville
- Le chemin de fer Deeauville a transporté, du 6 mai au 31 juillet, 2,448,742 voyageurs, et du R1' au 15 août 565,630. Total au 15 août, 3,014,372 voyageurs répartis en 17,500 trains, ce qui fait qu’actuellement le chemin de fer de l’Exposition a supporté une fatigue égale à celle d’un chemin de fer d’intérêt local pendant douze années.
- La seconde fête orientale
- La seconde fête orientale de l’Esplanade des Invalides a lieu ce soir mardi 20 août. Les princes tunisiens ont promis d’y assister. En voici le programme :
- A huit heures, sur le perron du palais central, distribution solennelle des récompenses des concours des fanfares et des musiques d’harmonie.
- A neuf heures, défilé des indigènes, neuf cavaliers, quatre spahis et cinq Sénégalais. Spahis à pied. Porteurs d’étendards et bannières. Janissaires à pied. Nouba algérienne. Acteurs en costume de théâtre. Femmes algériennes, tunisiennes et javanaises en pousse-pousse. Palanquin. Canaques avec masques de guerre. Nègres du Gabon et du Sénégal. Procession du Dragon.
- Le cortège sera entre deux haies formées par les piétons indigènes, porteurs de lanternes.
- A dix heures, sur le devant du palais central, pilou-pilou par les Canaques. Sur la place de Pa-paëte, simulacres de combats. Danses et chants par les Gabonais.
- Les bonzes officieront à la pagode des dieux.
- Illumination générale des édifices et musique sur divers points de l’Esplanade.
- Gustave Flaubert et l’Exposition
- On dirait que les lignes suivantes de l’auteur de Madame Bovary, datées de 1867 et adressées à George Sand, ont été écrites hier :
- « J’ai été deux fois à l’Exposition; cela est écrasant.
- « Il y a des. choses splendides et extra curieuses. Mais l’homme n’est pas fait pour avaler l’infini ; il faudrait savoir toutes les sciences et tous les arts pour s’intéresser à tout ce qu’on voit dans le Champ de Mars.
- « N’importe ! quelqu’un qui aurait à soi trois mois entiers et qui viendrait là tous les matins prendre des notes s’épargnerait par la suite bien des lectures et bien des voyages.
- « On se sent là très loin de Paris, dans un monde nouveau et laid,un monde énorme qui est peut-être celui de l’avenir. La première -fois que j’y ai- déjeuné, j’ai pensé tout le temps à l’Amérique et j’avais envie de parler nègre. »
- Les orientalistes
- Le congrès international des orientalistes va inaugurer cette année sa neuvième session à Stockolm, sous la présidence d’honneur du roi Oscar II.
- Cette réunion savante est d’origine absolument française et a été créée en 1873 par M. Léon de Rosny.
- La France sera officiellement représentée au congrès de Stockolm par M. Charles Scheffer, membre de l’Institut.
- Déplacements
- Dans les premiers jours du mois prochain, l’Exposition recevra les visites des fils du khédive d’Egypte et des représentants de l’empereur du Maroc.
- Le gouvernement, qui a été avisé officiellement de ces visites, aurait l’intention d’offrir l’hospitalité à ses hôtes à l’hôtel de la rue Copernic.
- Service du contrôle
- Le service du contrôle à l’Exposition universelle, qui comprenait déjà un grand nombre d’employés, vient encore de prendre une nouvelle extension.
- Des contrôleurs sont dès maintenant placés à toutes les portes de sortie, de telle sorte que le contrôle est aujourd’hui complet.
- Exposition des raisins
- Une exposition temporaire de raisins aura lieu sur le pourtour des galeries du palais du Troca-déro, aux dates ci-après :
- 1° Raisins de l’Algérie, de la Tunisie, du midi de la France, de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal, de la Grèce, de la Turquie, etc., du 28 août au 4 septembre ;
- 2° Raisins de Bordelais, de la Bourgogne, de la Champagne, du centre de la France, de l’Autriche-
- Hongrie, de la Suisse, etc., du 27 septembre au 2 octobre.
- Les Congolais
- Les Congolais de l’Exposition ont un grand motif d’être joyeux : le 10 septembre tous reprendront la route de leur pays et comme il leur est alloué là-bas une solde mensuelle de cinquante francs par mois qu’ils n’ont pas touchée depuis leur départ, ils vont se trouver, dès leur retour, à la tête de cinq ou six cents francs.
- Des Rothschild noirs, quoi!
- Les tickets des enfants pauvres
- L’Association générale des étudiants a ouvert, on s’en souvient, une souscription de tickets d’entrée à l’Exposition, destinés aux enfants pauvres des écoles. Cette souscription a produit 2,635 tickets et 76 francs qir/ ont été envoyés pour la plus grande part à l’Association, ou lui ont été transmis par M. Lavisse, à qui plusieurs personnes ont adressé leurs offrandes.
- La distribution sera faite dans tous les arrondissements par les étudiants pendant la période des classes de vacances, qui sont fréquentées surtout par les écoliers pauvres.
- Le service de contrôle
- Le service de contrôle à l’Exposition universelle, qui comprenait déjà une légion d’emjdoyés, vient encore de prendre une nouvelle extension.
- Des contrôleurs sont dès maintenant placés à toutes les portes de sortie, de telle sorte que le contrôle est absolument complet.
- M. le Balleur, contrôleur en chef, a inauguré, avant-hier, ce nouveau service en recevant à la porte R, spécialement ouverte pour lui, le prince Baudouin, neveu du roi des Belges..
- Le Cinquantenaire de la photographie
- La France prépare une manifestation pour fêter le cinquantenaire de l’invention de la photographie.
- Un grand banquet et un concert auront lieu, à cette occasion à l’hôtel Continental, aujourd’hui lundi 19 août, à sept heures et demie du soir.
- Les amis de l’art photographique désireux de s’associer a cette fête, pourront s’adresser aux membres des diverses associations photographiques de Paris.
- Au Palais du Trocadéro
- Comme nous Pavons annoncé, deux auditions musicales seront données par la Société chorale d’Espagne : Grand Orphéon de la Corogne (orphéon Corunès no 4), les jeudi 22 et samedi 24 courant.
- Cette Société sera dirigée par le maestro Pascual Veiga et fera entendre des œuvres de compositeurs espagnols et des chants populaires de l’ancienne Ibérie.
- Nous donnons ci-dessous le programme des morceaux qu’on entendra à la matinée de jeudi :
- PREMIÈRE PARTIE
- 1. La Marseillaise......................... Rouget de l’Islc
- 2. Le Point du Jour........................ Esclava
- 3. Souvenir à M. Pereire (barcarolle)........ Veiga
- 4. L’Heure du crépuscule................... Vidal
- 5. A escala (Miunera)........................ Veiga
- DECXIÈME PARTIE
- 1. L’Aurore................................ Reventes
- 2. Une soirée à Naples (barcarolle)........ Veiga
- 3. A douze ans (mazurka)................... Veiga
- 4. L’Aubade................................ Veiga
- La Marseillaise......................... Rouget do l’isle
- Les conférences
- Demain mercredi, à quatre heures, au palais du Trocadéro, conférence par M. Villard. Sujet : Les associations du travail en France et à l’étranger.
- La journée et la soirée de dimanche
- La journée de dimanche n’a été signalée par aucun accident.
- Cinq enfants perdus dans la foule ont été réclamés par leurs parents au commissariat de police, où ils avaient été amenés; deux voleurs à l’étalage ont été pris la main dans le sac, rue du Caire; ils ont été arrêtés et envoyés au Dépôt.
- Par contre, les dégâts causés par le public sur les gazons sont plus importants que les dimanches précédents. Çela tient à l’affluence extraordinaire de la foule, encore renforcée par la présence des 12,800 maires !
- Déplacement
- Le duc de Bragance a quitté hier Lisbonne pour Paris.
- Il est accompagné du comte de Seisal, son aide de camp, et de son secrétaire intime, le comte de San Mamedo. Le prince vient incognito visiter l’Exposition.
- Les princes tunisiens à l'Exposition
- Hier matin, à huit heures, le prince Taïeb bey,. accompagné du général Valensi, est entré en landau dans l’Exposition par le pont d’Iéna.
- Il s’est immédiatement dirigé vers le Dôme Bouvard oû l’a reçu M. Dupuich, inspecteur principal,, délégué par M. Berger.
- Le prince a successivement visité les différentes expositions des galeries avoisinant le dôme Bouvard, et il a exprimé son étonnement de ce que beaucoup-d’exposants n’eussent pas encore découvert leurs vitrines.
- Taïeb bey est parti à neuf heures et demie pour Maisons-Laffite, oû il est allé rendre visite à M. San-son, commissaire général de la Tunisie, très souffrant depuis quelques jours.
- Aujourd’hui, nouvelle visite des princes tunisiens.
- Ils arriveront à deux heures et demie, cette après-midi ; leur itinéraire n’est pas encore fixé.
- Enfin, ce soir à neuf heures, ils arriveront à l’Esplanade des Invalides et se rendront directement au Palais tunisien.
- Visiteurs de marque
- Un savant norvégien, professeur de mathématiques à l’Université de Christiania, M. Charles-Antoine Bjerknès, vient d’arriver à Paris.
- En 1881, M. Bjerknès figurait à l’Exposition internationale d’électricité de Paris, parmi les sept lauréats des diplômes d’honneur conférés aux étrangers. — Au nombre de ces lauréats furent MM. Edison et Bell.
- M. Bjerknès est connu chez nous pour avoir publié une édition française des œuvres mathématiques du célèbre savant norvégien Abel, grâce à une' subvention de 30,000 francs votée par le gouvernement.
- Il paraît que M. Bjerknès se propose d’assister au congrès électrique et qu’il procédera, en outre, à diverses démonstrations à l’aide de ses appareils,, dans le pavillon norvégien, au Champ de Mars.
- Congrès national de gymnastique-
- Dimanche, à deux heures et demie, a eu lieu au gymnase Voltaire la séance plénière du deuxième congrès national de gymnastique de-France, organisé par l’Union des professeurs, de gymnastique, sous la présidence d’honneur de M. Gréard.
- MM. Cruciani, rapporteur, et Bonne, secrétaire, ont lu aux membres du congrès des procès-verbaux résumant les utiles travaux et les vœux émis jusqu’alors.
- Le docteur Gollineau et le docteur Védrine,., qui avaient accepté la présidence effective, ont prononcé des discours très applaudis et qui prouvent qu’on s’occupe très activement de la gymnastique.
- Le docteur Védrine a défini tout ce qui restait à faire encore pour favoriser le développement de la gymnastique : c’est quelquefois avec une pointe d’esprit critique très spirituel, qu’il a signalé la négligence des pouvoirs à l’égard des professeurs de gymnastique, des collèges et des écoles, qui ne sont pas classés au même titre que ceux des lycées.
- Il a surtout insisté, au nom des membres au congrès, sur la création d’une école nationale civile de gymnastique, où les exercices physiques seraient élevés à la hauteur d’une science et définitivement réglementés.
- Le docteur Gollineau s’est surtout attaché à faire remarquer les rapports qui existent entre la physiologie et la gymnastique.
- Le soir, les membres du congrès se sont réunis dans les salons Corazza, dans un grand banquet terminant les travaux du congrès. On a porté de nombreux toasts pleins d’humour et de patriotisme, ce qui nous a permis de constater que les professeurs de l’Union n’étaient pas tout à fait habiles à la gymnastique de la parole.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- VARIÉTÉ
- L’EXPOSITION ET L’ÉLECTRICITÉ
- Les canalisations électriques. — Plus que le maximum. Origine des fils de cuivre à haute conductibilité. — Lutte du fer et du cuivre. — Les péripéties. — L’électricité et le cuivre.— S’il venait à manquer! Conclusion rassurante. — Arc voltaïque et incandescence. — L’industrie des charbons électriques.— Durée des lampes à incandescence. — Courte et lionne. — Les compteurs d’électricité.
- L’étude des canalisations a fait, comme toutes les autres parties de l’industrie électrique, de sérieux progrès depuis 1881.
- Il y a peu d’années (mais antérieurement à cettedernière date) on savait très imparfaitement épurer le cuivre, de façon à lui donner le maximum de conductibilité électrique qu’il peut atteindre. Depuis, on l’a fait avec un tel succès que les cuivres journellement employés pour les conducteurs sont supérieurs aux cuivres exceptionnels avec lesquels on construisait autrefois les étalons, types de la pureté absolue.
- Généralement, si on compare à ces étalons les tils de cuivre qui entrent dans la confection des câbles électriques, on trouve qu’ils dépassent de 3 et 4 0/0 sa conductibilité, ce qui paraît absurde a priori et s’explique de la façon la plus simple par ce que nous venons de dire.
- Il y a trente ans, au moment de la construction des premiers câbles sous-marins, on ne savait pas très exactement ce que c’était que la conductibilité électrique, celle des cuivres en particulier. Un cuivre était réputé d’autant meilleur qu’il avait été plus facile à tréfiler : formule des plus vagues, comme on le voit. L’analyse chimique ne donnait pas des indications beaucoup plus précises.
- Des fils de cuivre également purs quant au tant pour cent de cuivre peuvent différer complètement au point de vue électrique, suivant la composition des impuretés qui les souillent.
- Aussi était-on réduit à n’inscrire dans les premiers cahiers des charges pour la fourniture des fils de cuivre que des clauses relatives à la souplesse des fils et à la régularité de leur diamètre.
- C’est ce que fit sir W. Thomson lorsqu’il eut à s’adresser à la Gutta-Percha Company pour la fabrication des premiers câbles sous-marins. Du reste, il ne fut pas longtemps à s’apercevoir que les fils employés, bien que comparables quant à leur teneur absolue en cuivre, différaient dans la proportion du simple au double quant à leur conductibilité électrique. Aussi, lorsqu’en 1858 on relia télégraphiquement l’Irlande à l’Amérique, demanda-t-on aux tréfileurs s’ils pouvaient s’engager à fournir des cuivres de haute conductibilité. La réponse fut uniformément négative, et l’on pouvait supposer que l’industrie n’avait pas encore trouvé le moyen d’arriver à un sur procédé d’épuration, lorsqu’on eut fi lée de changer les termes de la question et de demander aux fabricants s’ils pourraient s’engager à fournir des cuivres de haute conductibilité moyennant une augmentation de prix. Ils n’hésitèrent pas à répondre oui.
- Cependant, à cette époque, on était loin d’appeler haute conductibilité ce qu’on entend aujourd’hui par ces mots. Petit à petit, avec l’accroissement des exigences de l’industrie, le degré de conductibilité s’est accru ; il a atteint, comme on l’a vu, puis dépassé le maximum, et, de ce chef, il n’y a plus guère de progrès à espérer. Le summum a été réalisé. Mais, par contre, on a appris à faire varier la conductibilité des fils de cuivre, alliés à de petites quantités de matières étrangères, avec leur résistance mécanique, leur souplesse, leur élasticité, de façon à pouvoir répondre aux exigences de la pose des lignes électriques aériennes, pour lesquelles le fer et l’acier ont été petit à petit supplantés par le bronze, depuis qu’on a su, tout en conservant aux fils l’intégralité à peu près absolue de leur perméabilité électrique, leur
- donner une résistance de rupture presque double de celle qu’ils possédaient autrefois.
- M. Lazare Weiller est l’industriel qui a fait faire les plus grands progrès à cette branche nouvelle des applications de l’électricité. Les I fils qui sortent de ses usines ont fait le tour du i monde, et mis bout à bout, pourraient certaine - . ment le faire plusieurs fois.
- Un instant on a pu craindre que cette indns trie lut mise en péril. C’était à la fin de 1887, lorsque la valeur commerciale des cuivres doubla presque subitement. Du même coup, on peut le dire, leur valeur électrique baissa de moitié, car le prix élevé des fils paralysa le développement des éclairages électriques et rendit aux fils de fer et d’acier, pour la télégraphie et la téléphonie, leur suprématie un instant éclipsée. Aujourd’hui que les choses ont repris leur cours naturel, non sans-de douloureux déchirements, il n’est plus d’obstacles à l’extension de l’industrie électrique, car, il faut bien le dire, ses progrès sont étroitement liés à ceux de la métallurgie du cuivre.
- Si le cuivre venait à disparaître de la surface, ou plutôt des entrailles du globe, l’électricité serait tuée du même coup. Sans lui, plus de générateurs puissants de ce fluide précieux, sans lui plus de canalisations à grand débit.
- On en serait réduit aux piles et au fil de fer, c’est-à-dire à bien peu de chose.
- C’est qu’il n’existe pas et à beaucoup près de corps ayant une conductibilité comparable à la sienne, l’aigent excepté, qui est son égal, sinon son supérieur.
- Mais le jour où il faudrait construire des dynamos avec des fils d’argent, et des câbles conducteurs avec des fils d’argent, adieu la lumière électrique, le transport de la force, l’électro-métallurgie !
- Nous n’en sommes pas là heureusement, et cette hypothèse n’est qu’une invraisemblance.
- Notre bonne terre porte encore dans ses flancs maternels de quoi parer aux besoins électriques de siècles ajoutés aux siècles. Elle le peut d’autant mieux que le cuivre ne s’use pas comme le fer qui se rouille et tombe en poussière. Témoin les vénérables épées de l’âge de bronze qui sont restées presque intactes, après un séjour de plusieurs milliers d’années, au sein des agents de décomposition et de corrosion que renferme le sol.
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- Les lampes électriques, auxquelles nous conduit la suite logique de cet exposé, sont, comme on le sait, de deux catégories tout à fait différentes. Dans les unes, la lumière naît de l’étincelle qui jaillit entre deux pointes de charbon; elles sont caractérisées par l’éclat blafard, lunaire de leurs rayons. Les autres, au contraire, doivent leur éclat à la résistance que rencontre l’électricité en traversant un fil ténu, médiocrement conducteur. Cet effort au passage se traduit par un échauffement assez intense pour que le filament rougisse et devienne lumineux. Presque toutes les lampes à incandescence en usage ont leur filament en charbon. Pour l’empêcher de se volatiliser rapidement sous l’influence de la chaleur, on l’enferme dans une ampoule de verre absolument vide d’air Par conséquent, plus de combustion, ce qui assure la durée de la lampe.
- Les lampes de la première catégorie, appelées aussi régulateurs, ont fait de rapides progrès depuis que la première fut imaginée par Foucault, il y aune quarantaine d’années.
- Son invention consista à combiner un mécanisme, mû par le courant électrique lui-même, qui rapprochât automatiquement les charbons, au fur et à mesure qu’il s’usent, de manière à maintenir leurs pointes à une distance constante.
- Foucault eut beaucoup d’imitateurs, mais, jusqu’en 1876, époque à laquelle M. Jabloch-koff inventa sa célèbre bougie, on ne savait alimenter qu’une lampe à la fois par un même courant électrique. Depuis, le même résultat a été obtenu à l’aide des régulateurs, et leur nombre s’est multiplié au point de défier tout calcul. On en peut citer plusieurs et même beaucoup dont la marche est des plus satisfaisantes. Je n’en veux d’autre preuve que ceux qui fonc-
- tionnent à Paris, à la vue du public, sur les boulevards et à l’Exposition.
- Ici, dans ces dernières années, le progrès a été plutôt dans la quantité des types créés que dans leur qualité. Et, par le fait, le contraire eût été difficile, tant il semble qu’on ait épuisé la variété des combinaisons et l’ingéniosité des mécanismes.
- Le développement des éclairages électriques par lampes à arc a donné une grande extension à la fabrication des baguettes de charbon entre lesquelles jaillit l’arc voltaïque. En parcourant le catalogue de la classe 62, je ne relève pas moins de dix fabriques en activité à Paris même, et dmrt la plupart paraissent s’exercer dans les conditions de prospérité suffisante. 11 est vrai qu’elles joignent à la préparation des crayons celle des charbons agglomérés pour les piles.
- L’une d’elles,annexe des usines deMM.Saut-ter et Lemonnier, a livré, depuis 1879, 500,000 mètres de crayons représentant près d’un million de francs. Ces charbons ont des diamètres très variables, depuis 3 et 4 millimètres (bougies Jablochkoff) jusqu’à 45 millimètres. Ce dernier diamètre est celui des crayons du projecteur monstre exposé par MM. Sautter et Lemonnier au centre du palais des Machines.
- Les charbons sont souvent couverts d’une couche de cuivre qui les rend plus conducteurs, mais cela n’a rien de nouveau, et je n’y insiste pas.
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- Si la construction des régulateurs n’a pas fait, depuis dix ans, de bien remarquables progrès, il en est tout différemment des lampes à incandescence, qui ne datent en réalité que de 1878.
- Depuis, leur emploi s’est développé avec une rapidité surprenante, et l’on peut voir à l’exposition de la Société américaine Edison des tableaux statistiques très curieux et très instructifs sur l’accroissement extraordinaire de leur production.
- En même temps, tout a été amélioré en elles, durée, intensité, force absorbée, prix.
- Leur fabrication est devenue une véritable industrie. Pour ne parler que d’une des usines parisiennes (et il en est plusieurs) qui s’y adonnent, prenons l’exemple de la Société qui a fusionné les brevets Edison et Swan.
- Elle a un capital de 2 millions de francs, une usine à Ivry-Port, avec 250 chevaux de force motrice et un personnel de 200 ouvriers. Par jour, elle peut livrer environ 2,000 lampes dont les deux tiers sont vendus en France, et le jour où les exigences de la consommation seront doublées, la production pourra l’être également.
- Aux débuts de cette nouvelle industrie, on se bornait à construire des lampes à petite intensité lumineuse, 10 et 16 bougies. Depuis, l’intensité s’est progressivement accrue, jusqu’à 100, 200, 500 et 1.000 bougies venant faire une concurrence de plus en plus sérieuse aux régulateurs eux-mêmes.
- La durée a été également très sensiblement augmentée, grâce aux progrès de la fabrication des filaments de charbon et à la précision acquise dans le degré du vide. Elle peut atteindre plusieurs milliers d’heures ; mais, en moyenne, si on ne ménage pas trop les lampes, c’est-à-dire si on ne sacrifie pas trop leur intensité à leur durée, on arrive à un millier d’heures seulement.
- Il résulte d’expériences faites tout récemment en Amérique, qu’il n’y a pas intérêt à trop ménager les lampes à incandescence, qui perdent, en vieillissant, leur puissance lumineuse, tout en exigeant plus de force. On leur applique avec assez de vraisemblance la formule chère aux viveurs : courte et bonne.
- Ainsi, depuis les petites lampes à incandescence d’une intensité de 4 bougies dont le cordon entoure les pelouses des jardins de l’Exposition, jusqu’aux puissants régulateurs tels que celui qui brûle dans le phare de la tour Eiffel, avec une puissance lumineuse de 55,000 bougies, l’électricité se prête avec complaisance à tous les efforts qu’on exige d’elle.
- La lumière électrique se fait toute petite, presque invisible, dans les appareils médicaux
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833
- qui servent à explorer les cavités du corps humain-;- elle brille comme un soleil, dans les projecteurs qui la concentrent en un faisceau long de plusieurs kilomètres avec lequel l’horizon0 peut être scruté dans ses replis les plus cachés. ,
- Pille protège le théâtre contre 1 incendie, la •chaleur, les miasmes produits par la combustion du gaz; elle entre petit à petit dans l’éclairage domestique, depuis qu’on sait canaliser les courants à longues distances.
- Tout récemment, elle a rendu un signalé service au commerce maritime en permettant aux navires qui traversent le canal de Suez d’éclairer leur route et de marcher la nuit avec la même sécurité qu’en plein jour.
- Ce progrès, qui date de deux ans à peine, est dû à l’initiative de la maison Sautter-Lemon-nier. Grâce à elle, depuis cette époque, 1,610 navires de toutes nations ont pu abréger de moitié la durée de traversée du canal, ce qui a une importance considérable.
- ***
- Bornons-nous à ces généralités sur les progrès et les mérites de la lumière électrique. Il nous restera seulement, pour avoir épuisé à peu près ce sujet, à rappeler que depuis qu’elle s’est répandue et est devenue chose marchande, il a fallu apprendre à la mesurer pour que le service rendu pût être évalué en argent.
- Nous touchons là à la branche, aujourd’hui très développée, des appareils de 'mesure. Le besoin de ces appareils s’est fait si vivement sentir que le Conseil municipal de Paris, au moment même oû il accordait des concessions d’éclairage public, ouvrait un concours de compteurs, sans lesquels la garantie du consommateur devient illusoire.
- Il en existe des compteurs d’électricité; il en existe beaucoup : de mauvais, de médiocres, de bons; peut-être d’excellents. Le concours est encore ouvert à l’heure' actuelle. Nous en connaîtrons bientôt les résultats.
- Arrêtons-nous. —L e suj e t e st si v aste, si fé c on d, l’ardeur des inventeurs a été telle qu’il faut -savoir se borner. Nous ne dirons rien des piles qui sont, à peu de chose près, ce qu’elles étaient il y a dix ans. Ce n’est pas la même raison qui nous rend muet, pour le moment du moins, au sujet des accumulateurs. Depuis que Gaston Planté, mort il y a quelques semaines, a indiqué le parti qu’on peut tirer de ces appareils, leur usage s’est rapidement répandu ; ils jouent aujourd’hui, dans les éclairages électriques, le rôie très utile de sources auxiliaires et régulatrices d’électricité. Les grandes installations, dites usines centrales, en font un usage constant pour soulager leurs dynamos. Nous nous réservons de revenir sur leurs propriétés, à propos du transport de la force et des voitures -électriques.
- (La Gironde) Henry Vivarez. '
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration (*)
- (suite)
- Au centre du Champ de Mars, où se trouvait la garde municipale, on avait construit une vaste chapelle, ouverte sur toutes ses faces, et ayant dix-huit mètres de largeur sur vingt-cinq mètres de hauteur. Elle était peinte en blanc, rehaussée d’or, et soutenue par huit colonnes cannelées avec chapitaux corinthiens supportant des statues allégoriques. Sur les quatre pans delà chapelle, le vent agitait quatre immenses velarium de velours cramoisi. Un dais d’une grande magnificence recouvrait l’autel dont le dôme était recouvert d’or.
- Au centre de l’immense estrade adossée à l’Ecole militaire, le prince Président avait fait dresser sa tribune personnelle, dans laquelle avaient pris place : la princesse Mathilde, la princesse Eh sa Bacciochi, le prince Napoléon Bonaparte, le prince Lucien Bonaparte, le prince
- ( 1) L e Champ de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
- dé Canino, le comte Camerata, la maison du prince, les ministres, les maréchaux et amiraux, le corps diplomatique et les principaux généraux "et officiers supérieurs français et étrangers présents à Paris. L’escalier conduisant à cette tribune était orné de statues représentant la Force, la Victoire, la Prudence, l’Histoire et la Paix.
- La tribune présidentielle, d'une richesse extraordinaire, était tendue intérieurement de velours cramoisi étoilé d’or, de torsades, de franges et de crépines écussonnées au chiffre du Président et au monogramme de Napoléon Ier. Des bannières allégoriques, portant des devises et des noms de victoires, flottaient au vent. Des tapis montaient du sol au plancher supérieur, et sur les marches étaient posés des lions, des trophées et d’immenses vases de fleurs.
- Les dames du corps diplomatique, les familles des ministres et de tous les grands dignitaires occupaient les deux tribunes latérales. Chacune de ces tribunes avait trente-deux mètres de long sur vingt-deux rangs de hauteur. Les décorations étaient analogues à celles de la tribune principale. A droite et à gauche, un pavillon de quinze mètres de hauteur et de vingt-deux mètres de longueur était destiné : au Sénat, au Corps législatif, au Conseil d’Etat, à la Cour de cassation, à la Cour d’appel, au tribunal civil, aux magistrats de l’ordre judiciaire, au tribunal de commerce, aux juges de paix et aux prud’hommes; à la Cour des comptes, au Conseil supérieur de l’instruction publique, à l’Institut de France, aux Corps savants, aux ingénieurs des corps des Ponts-et-Chaussées et des Mines, aux fonctionnaires et professeurs de l’école d’Etat-major, des écoles polytechnique et de Saint-Cvr, au préfet du département de la Seine et au préfet de police accompagnés des corps municipaux et des commissaires de police de Paris et de la banlieue, aux consistoires des cultes protestant et israélite, à l’Etat-major de l’année et de la marine, à la Chambre des notaires et à celle des avoués, aux chambres syndicales des agents de change, des commissaires-priseurs, dos courtiers de commerce et d’assurances.
- On le voit, rien n’avait été négligé pour donner à cette solennité un caractère de grandeur dont le souvenir semblait perdu.
- Deux cents mâts garnis de bannières, de trophées et de panoplies portant l’inscription de chaque numéro de régiment, avec l’indication des batailles où il avait figuré, complétaient cette décoration grandiose. On avait voulu faire «rrand et on avait réussi.
- Un peu avant midi, le clergé arriva proces-sionnellement « avec l’habit de chœur d’été ». On remarquait dans ses rangs le chapitre métropolitain, les chanoines honoraires de l’église de Paris, les curés et les vicaires des paroisses et des séminaires diocésains. Le cortège était parti de l’église de Saint-Pierre du Gros-Caillou, où avait été fixée la réunion générale. Sa marche était fermée par l’archevêque de Paris, revêtu des habits pontificaux.
- Le président, parti du palais des Tuileries, arriva vers le Champ de Mars un peu après midi. Il traversa le pont d’iéna, se dirigea vers la gauche de la ligne d’infanterie, la remonta au galop, descendit de même la ligne de la cavalerie et, traversant le Champ devant l’artillerie, vint se placer sur l’estrade. Vingt et un coups de canon avaient salué son entrée. La maison militaire, le maréchal Jérôme Bonaparte, le ministre de la guerre, le général en chef de l’armée de Paris, les maréchaux et un certain nombre de généraux français et étrangers nominativement désignés, l’accompagnaient. A la fin du cortège venait le peloton des chefs arabes conduits par le colonel Durrieu.
- Des Tuileries au Champ de Mars les acclamations avaient retènti. Mais ce n’était rien en comparaison de l’armée, dont l’enthousiasme tenait du délire.
- Il y avait quelque chose de grandiose, dit un té-
- moin oculaire, dans ce spectacle du neveu de l'empereur, passant à cheval devant le front des troupes, avec son brillant cortège, dans lequel on remarquait, revêtus de leurs burnous blancs et rouges, ces chefs arabes qui semblaient attester, par leur présence à cette solennité, le triomphe de la civilisation européenne, personnifiée par la France, sur la barbarie africaine...
- ... Le Champ de Mars offrait à ce moment d’ailleurs un coup d’œil que rien ne saurait décrire. Ces tribunes, remplies de grands dignitaires de l’Etat ; cet autel monumental, ces immenses velarium, ces bannières flottantes, ces trophées, ces panoplies, ces lignes de troupes aux armes si diverses, si variées; ces casques, ces cuirasses, les baïonnettes étincelant au soleil ; ces roulements de tambour, les sonneries des instruments de guerre ; le cliquetis des armes, le piaffement des chevaux, le silence majestueux de la troupe, cette alternative d’immobilité complète et de mouvements précipités ; cette foule immense et enthousiaste qui couvre les tertres delà vaste enceinte, et encadre, pour ainsi dire, ce tableau grandiose, tout contribue à produire sur l’esprit des spectateurs une de ces impressions profondes qu’il n’est donné à aucun écrivain de pouvoir rendre.
- Lorsque le Président fut parvenu sur l’estrade, les officiers de sa maison, le ministre de la guerre, les maréchaux et leurs aides de camp, le commandant en chef de l’armée de Paris, les présidents des comités, les officiers du ministre de la guerre et du commandant en chef vinrent se placer derrière lui.
- (A suivre). E. Maindron.
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- Mais les mêmes spéculateurs voient une baisse intense sur l’Italien et le grand public commence à être de leur avis. L’Italien se maintient avec peine à 92 75. C’est un cours dont il faut profiter pour vendre sans hésitation.
- Le Crédit foncier se rapproche dé 1280. Il ne doit pas tarder à voir le cours de 1300. La hausse est également prochaine pour les obligations à lofs.
- L’action du Chemin de fer du Nord est à 1726. Le dividende de 1889 dépassera de 4 à 5 francs celui de 1888.
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- DECRET DU 2 FEVRIER 1875 Marinoni, constructeur, a fait I faire de notables progrès à l'im-! primerie, par les: pcrfectionne-Imenls qu'il a introduits dans la construction des machines typographiques
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- Exposition d'Amsterdam lie 1883
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889, A PARIS
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- La Maison MARINONI expose 15 MACHINES
- (Bans la paierie des ^Machines
- Classe 58
- 1° Une- Machine en blanc, nouveau modèle, format quadruple carré, construite pour les impressions de grand luxe et les tirages en chromotypographie, avec distribution plate et cylindrique ;
- 2° Une Machine en blanc, de même système, format double raisin, avec arrêt facultatif du cylindre, cylindre de sortie de feuilles, Receveur mécanique, chargeurs mobiles, rouleurs toucheurs commandés, distribution plate et cylindrique ;
- 3° Une Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs ;
- 4° Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
- 5° Une Utile, Presse typographique à pédale, système à platine ;
- 6° Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, l’une plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la. maison Marinoni, et mouillage automatique :
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique; elle est disposée également pour la l’éception à la main ;
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- M
- A
- M
- M
- M
- I
- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-direforméede deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Une Machine Rotative, nouveau modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
- 12° Une Machine Rotative, cette Machine est montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
- Au deuxième étage de la Tour (Eifiel
- 13° Une Machine Rotative, montée dans l’imprimerie spéciale installée par le journal LE FIGARO ;
- Elans l’<E!xposition de M.
- Galerie des Machines, Classe 58
- 14° Une Presse mécanique, pour impressions en taille-douce (système Guy-Marinoni) ;
- Au palais du Ministère de la <§uerre
- Esplanade des Invalides, Classe 66
- 15° Une Presse régimentaire pour l’État-Major. Cette Machine avec cylindre marche à bras et à pédale : elle possède des dispositions nouvelles et elle est construite en vue d’un transport facile.
- Les Machines exposées par la Maison MARINONI
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de FAlhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Ghivo, le fameux danseur de la Seguiclilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; M’ercédès Gruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Ghivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 03, lîouk'VHrd Sébastopol, ce qu’il y a de plus curieux après l’Exposition : les
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Jeudi 22 Août 1889.
- 26 Série. — N° 98.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
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- Bureaux : 16, Avenu© de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — La Fête de nuit de l’Esplanade. — Dernière heure. — Echos. — Edison au banquet des maires. — La Foudre et la tour Eiffel. — M. Carnot à l’Exposition. — La Manutention à l’Exposition. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — La Bourse. — Guide des attractions. — Annonces et Réclames.
- t
- FAÇADE DE LA PORTE D’ENTRÉE DE L’EXPOSITION MILITAIRE
- D'après le plan en élévation de M. A. Walwein, architecte du gouvernement
- (Echelle de 0,02 pour mètre).
- L’exposition militaire de l’esplanade des Invalides est à la fois un grand succès de curiosité et d’attraction, comme aussi, dans son ensemble, une des œuvres architecturales de I Exposition les mieux conçues et d’un aspect hionumental indiscutable.
- Eu reste, quelques jours à peine après l’ou-
- verture, le Gouvernement, en présence des éloges unanimes de la Presse et des visiteurs, s’empressa-t-il de décerner à l’architecte de l’exposition du ministère de la guerre, M. À. Walwein, la croix de la Légion d’honneur — une récompense justement méritée.
- Notre dessin d’aujourd’hui représente la
- façade de la porte d’entrée de l’Exposition du Ministère de la Guerre, construite dans le goût de l’architecture militaire du moyen-âge, avec fossé, pont-levis, herse, mâchicoulis, etc. Les deux tourelles qui surmontent le portique d’entrée contiennent, l’une un des postes-vigie de pompiers, l’autre un colombier militaire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Malgré toutes les notes et toutes les objurgations de l’administration supérieure, on ne peut encore obtenir des exposants que leurs vitrines soient débarrassées de leurs housses à huit heures du matin, et que leurs installations soient nettoyées et en bon état au moment du coup de canon réglementaire.
- Nous avons déjà signalé cet abus plusieurs fois, mais c’est avant-hier matin surtout qu’il a •été flagrant, quand les princes tunisiens se sont présentés, à huit heures, au Dôme central, et qu’ils se sont retirés une demi-heure après, sans avoir rien pu voir, puisque tout, dans les sections latérales, était encore caché par la lustrine importune.
- Mais il n’y a pas que les princes qui viennent à huit heures du matin ; il y a les travailleurs, il y a le public qui paie deux tickets jusqu’à dix heures du matin et qui voit moins de choses que les payeurs d’un seid ticket.
- Les ordres les plus formels vont être de nouveau donnés dans ce sens, et ils seront corroborés par des sanctions sévères.
- Il est plus que temps.
- Un bruit, pas encore officiel, mais quelque peu officieux, court en ce moment à l’Exposition : au lieu de fermer le 31 octobre, on ne fermerait -que le 15 novembre.
- Evidemment, devant le succès, tous les jours grandissant, de notre grande exhibition nationale, devant des chiffres colossaux comme ceux •d’avant-hier par exemple, qui atteignent presque 250,000 visiteurs, — l’équivalent de la population d’une ville de premier ordre, — on désire ardemment prolonger le plus possible cette fête des nations.
- Rien n’est plus naturel, et rien n’est plus légitime. Cependant, il faut compter, je ne dis pas avec la lassitude, mais avec la saison. L’automne c’est presque l’hiver, et le mauvais temps à l’Exposition est désastreux.
- On le voit bien, depuis deux jours que les averses et l’ouragan cessent à peine ; les allées du parc du Champ de Mars sont impraticables et l’on "y patauge dans la plus horrible des boues ; le vent arrache les drapeaux, secoue les arbres mouillés, fait fuir les promeneurs et, le soir, les illuminations sont fort compromises par la pluie et la tempête.
- Que sera-ce en novembre ?
- Faudra-t-il que les belles soirées du Champ de Mars, où tout un peuple se presse autour des fontaines lumineuses, dégénèrent piteusement en un spectacle à peine regardé ?
- Notre humble avis est qu’il ne faut pas trop se hâter pour décider cette prolongation.
- Vers le milieu d’octobre, quand le flot des provinciaux et des collégiens en vacances aura passé, on verra bien si l’affluence des visiteurs, des retardataires, est encore suffisante pour garder à l’Exposition son prestige.
- On a trop brillamment commencé pour mal finir !
- •M-
- Et puis, si nous prenons la question par les petits côtés, que d’objections surgissent encore!
- Dès que la bise et le froid vont se faire sentir, que deviendront les dîneurs en plein air ?
- Plus moyen de s’installer sur les bancs humides, ni sur les marches des pavillons pour saucissonner; alors toutes les théories, peu gracieuses, des mangeurs à bon marché, se réfugieront dans les galeries.
- Quel spectacle, grands dieux, au milieu des œuvres d’art, par exemple ! Et comme l’exhibition de toute cette charcuterie sera peu idéale ! La propreté des .galeries s’en ressentirait aussi, et l’Exposition risquerait fort de finir dans la boue et dans le dégoût.
- C’est ce qu’il faut éviter à toutes forces en ne prolongeant la fermeture que jusqu’à une date normale, suivant le nombre des entrées du dernier mois et l’état de la température.
- LA FÊTE DE NUIT DE L’ESPLANADE
- Hier soir, a eu lieu la seconde Fête de nuit de l’Esplanade des Invalides. Le second Mardi.
- Les abords du palais des colonies étaient splendides, mais je dois une mention spéciale à la Section Tunisienne qui s’est surpassée et où se trouvaient les princes. M. Saladin avait superbement réglé les illuminations. Son beau minaret de Ben-Arrous était enguirlandé de lampions. Toutes les silhouettes du palais étaient marquées par des lignes lumineuses. Les souks étaient ravissants, éclairés à l’intérieur et dessinés au dehors par des lampions verts et rouges (les couleurs du prophète). Partout, dans les jardins et sous les branches des arbres, des lampes électriques et des ballons lumineux.
- L’escalier du palais donnant sur la grande allée centrale était transformé en estrade, avec des bancs. Il y avait là une foule d’invités.
- Dans le Patio, beaucoup de monde aussi.
- Le « salon du bey » était resplendissant : une énorme lampe tunisienne, à jour, éclairée par un puissant feu électrique, projetait mille dessins lumineux sur les riches étoffes qui y sont accumulées.
- A la fenêtre du salon beylical. se trouvaient L. L A. A. les princes Taïeb et Mohammed, le général Valensi, le général Zacharia, le général Baccouch et les officiers de la suite des princes; le général Asfouri, maire de Tunis, et son secrétaire M. Hassen Bellouachia.
- Parmi ces Européens vus dans le salon du bey : M. Massicault, résident général, Mme et Mlle Massicault, M. le baron et Mme la baronne d’Estournelles, M. Le Myre de Villers, résident général à Madagascar, Mme et Mlle Sanson, M. et Mme Saladin, M. le commandant de Labonne, M. Charles Géry, président de la banque de Tunisie ; M. Proust, président de la chambre de commerce de Tunis, et Mme Proust, M. Glosson président de la société des carrières de Schemton; M. Duffo, professeur, avec les élèves des collèges Sadiki et Alaoüi sous sa conduite, un grand nombre de colons tunisiens, de représentants de la presse.
- Le cortège exotique a été admirable. Il a défilé en dehors du vélum, du côté du palais tunisien (le vélum gênait le déploiement des cavaliers et le port des grands étendards musulmans).
- Le défilé des cavaliers Tunisiens, Arabes et Sénégaliens a été imposant. Très beau et très pittoresque le groupe des Algériens et des Tunisiens, précédés d’une ligne de janissaires de la résidence de Tunis.
- Les groupes des Congolais, des Sénégaliens et des piroguiers africains, exécutant leurs danses guerrières, ont eu un succès fou.
- Le défilé des négresses, des aimées algériennes et tunisiennes et des danseuses javanaises, traînées en pouss-pouss, a été l’objet d’une véritable ovation.
- Superbe, la procession annamite avec le Dragon légendaire ondulant au-dessus des têtes.
- En un mot, ce cortège inimitable a excité l’enthousiasme le plus vif parmi les vingt mille visiteurs accourus pour l’admirer. L’Esplanade était bondée.
- Malheureusement plus de mille personnes n’ont pu entrer à l’Esplanade assez à temps pour voir ces belles choses. Et cela, par suite d’une véritable imprévoyance.
- Non seulement on n’avait pas songé à ouvrir les quatre guichets complémentaires de la porte de la Concorde, mais on n’avait ouvert qu’un seul des deux passages de chacun des grands guichets.
- Il en est résulté deux queues interminables de six à sept cents personnes chacune, qui ne pénétraient que très lentement et très péniblement. Si bien que des personnes venues une demi-heure avant le cortège n’en ont rien pu voir une fois entrées.
- Avis à l’administration pour mardi prochain. -------------------------------
- Dernière Heure
- Les tireurs suisses ont été reçus hier à l’Hôtel de Ville par M. Cnautemps, président du conseil municipal, et un grand nombre de conseillers. Nous reviendrons, dans notre Chronique de demain, sur cette réunion cordiale et sur les discours qui y ont été prononcés.
- Le bey de Djibouti, Bourbane-Abou-Beker, s’est rendu hier au Champ de Mars, accompagné de MM. Lagarde, gouverneur d’Obock ; Sainte-Claire-Deville, commissaire de la marine, et Oehlschlager, interprète militaire. Il a visité successivement les première et deuxième plates-formes de la tour Eiffel.
- M. Berger a reçu hier matin la_ visite de M. Beernaert, président du conseil des ministres de Belgique.
- Les Congrès
- Le Congrès international des Sociétés par actions a clôturé ses séances samedi dernier. Ouvert le 12 août sous la présidence de M. Larombière, membre de l’Institut, assisté de M. Rodolphe Rousseau, secrétaire général du Congrès, il a accompli en une semaine un travail considérable. Il serait trop long d’énumérer les questions résolues. Mais ce qu'il est permis de dire, c'est que les discussions auxquelles out pris part MM. Lyon Caen, Renault, Rousseau, pour la France, MM. Guillery, Brunard, Nyssens pour la Belgique, ont été particulièrement brillantes. Le Congrès a adopté une série de vœux qui constitue comme le canevas de la future législation sur les sociétés. Un banquet empreint d’une vive cordialité a réuni les membres du Congrès qui se sont séparés en se disant non adieu, mais au revoir.
- Jeudi 22 courant, à deux heures de l’après-midi, séance d’ouverture du congrès International de photographie céleste, à l’Observatoire d’astronomie physique, à Meudon.
- Les autres séances de ce congrès, auront lieu du 23 août au 3 septembre, et se tiendront à la société française de photographie, rue des Petits-Champs, no 76.
- La Tour Eiffel en diamants
- Elle ne figurera décidément pas à l’Exposition, pour des motifs que nous n’avons pas à apprécier: dès jeudi, elle sera exposée à la galerie Georges Petit.
- Les banquets
- La société française de photographie, la chambre syndicale de la photographie, la société d’excursions des Amateurs de la photographie, le Photo-Club de Paris et la société d’Etudes photographiques ont célébré lundi, par une fête magnifique donnée à l’Hôtel Continental, le cinquantenaire de la divulgation de la photographie (19 août 1839).
- Un banquet de 130 couverts, auquel les organisateurs avaient convié les nombreux confrères de l’étranger qui ont assisté au congrès de la photo-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- oraphie, a été suivi d’une brillante soirée artistique.
- L’orchestre Waldteufel s’est fait entendre pendant le dîner.
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- Lundi a eu lieu également à l’Hôtel Continental ]e dîner offert par le comité de l’Espagne et son délégué général, H. Navarro Reverter, à tous les délégués -généraux des républiques sud-américaines; cinquante convives, parmi lesquels M. Manuel Diaz Mhniaga, M. Rafael Igarzabal, M. J. Diaz, M. Antonio Quiroz, M.Matias Lopez y Lopez, M. Antonio Para Bolivar, M. Enrique Avansays, M. Alexandro Idiaquez, M. Daniel de Artola, etc., etc.
- Visiteurs de marque
- C’est dans une dizaine de jours que l’ex-roi Milan, qui se trouve actuellement à Vienne, viendra à Paris pour visiter l’Exposition.
- Libéralités du schali
- Le schah de Perse a conféré à M. Henri Monnot, manufacturier à Paris, la croix de chevalier de l’ordre du Lion et du Soleil.
- L’ascension de Blondin
- On va trancher une question dont on a déjà parlé dans la presse, et qui passionne beaucoup les amateurs de spectacles émouvants. Blondin sera-t-il autorisé à installer son câble du dôme central au premier étage de la tour Eiffel?
- Si oui, Blondin, qui a déjà fait ses preuves, gagnerait son pari de 100,000 francs.
- C’est le cas de dire que Blondin ne montera sur la corde que si l’administration l’accorde !
- Elle est raide, n’est-ce pas? mais en temps d’Ex-position !...
- Les Tireurs suisses
- Mardi, à cinq heures du soir, la municipalité de Paris a reçu à l’Hôtel de Ville, les tireurs suisses venus à Paris pour assister au concours de tir.
- La délégation, comprenant 1,500 membres environ, a été présentée par M. Gavard, président du conseil d’Etat de Genève. Un vin (/honneur lui a été offert dans les salons de l’Hôtel de Ville.
- Deux fusils historiques
- Au nombre des armes exposées par M. Greener, de Birmingham, dans la section britannique, se trouvent deux fusils qui ont leur histoire : Je premier a longtemps servi au docteur Carver dans ses matches ; il n’a qu’une seule détente, dont le mouvement, analogue à celui du revolver, fait partir les deux coups successivement. Ce fusil a tiré environ 150,000 cartouches !
- Il est de force ordinaire dans toutes ses parties et cependant les pièces de son mécanisme ont conservé une adhérence complète.
- Le second sert à la poudrerie Schultze depuis 1878; il a tiré plus de 100,000 coups avec des charges de poudre de bois pyroxylé les plus fortes. La bascule a de l’aisance, mais pas de disjonction, et Je s chokes des canons ne paraissent pas avoir été altérés.
- Nous avons voulu citer ces deux exemples comme preuve de la solidité et de la force de résistance que donne aux armes de chasse lo triple verrou de Greener, dont le mérite est aujourd’hui partout reconnu, et surtout en France, où M. Greener a pour représentant M. Gumard, l’armurier de l’avenue de l’Opéra.
- « La Domine »
- Cette année, à l’encontre de la coutume, la Société artistique et littéraire la Pomme s’est réunie à Ville-d’Avray.
- Les Pommiers ont été reçus dimanche à la gare de Ville-d’Avray par la municipalité du pays, les Sociétés de gymnastique et les sapeurs-pompiers.
- M. Alphonse Lemerre, l’éditeur bien connu, a souhaité la bienvenue au nom de la municipalité à tous les membres. M. Jules Simon, dans une de ces brillantes improvisations dont il a le secret, a expliqué ce qu’était la Pomme.
- Après lecture d’un rapport de M. Paul Nicole, et i n fort joli concert donné par des artistes parisiens, les Pommiers, toujours précédés par les musiques, •se sont rendus au monument 'de Corot, sur lequel M. Etienne Leroux a déposé un bouquet et devant lequel M. Le Fustec a récité une poésie.
- Un banquet joyeux réunissait les Pommiers, le soir, et l’on a porté des toasts à la prospérité de la pomme avec du champagne.
- Au Trocatléro
- Nous rappelons que c’est demain jeudi, à deux
- heures et demie, que doit avoir lieu, dans la grande salle des fêtes du Trocadéro, le concert donné par la société chorale d’Espagne Grand-Orphéon de la Corogne, dirigée par le maestro Pascual Veiga, et dont nous avons donné le programme dans notre numéro d’hier.
- Les Conférences
- Demain jeudi, à trois heures, au palais du Trocadéro, conférence du congrès international d’anthropologie et d’archéologie préhistorique.
- Le matin du même jour, réunion à dix heures, devant le pavillon de la Presse, pour la promenade-visite à faire sous la conduite de M. Alfred-Paul Levesque, ingénieur des arts et manufactures; on visitera les matériels des travaux publics.
- Les sociétés musicales de i>rovince
- La musique du Comptoir cle Vinduslrie linière d’Abbeville, dirigée par M. Delepierre, s’est fait entendre dimanche au kiosque n° 1. Cette musique qui se compose de 54- exécutants, tous ouvriers tisseurs, a fait le voyage d’Abbeville à Paris tout exprès pour donner cet unique concert.
- Suites du banquet des maires
- Parmi les nombreux objets trouvés avant-hier soir dans le Champ de Mars, après la fermeture de l’Exposition, figuraient plusieurs écharpes de maires. Déposées au poste de police, elles ont été réclamées hier matin par leurs propriétaires à qui on s’est empressé de les rendre.
- Histoire d’un pig-eon voyageur
- Nous avons raconté qu’un pigeon voyageur avait été capturé vendredi dernier sur la troisième plateforme de la tour Eiffel et envoyé en fourrière faute d’une indication qui permit de retrouver son propriétaire.
- Le pigeon égaré a été réclamé hier par M. Philippe Colbert, Convoyeur de la Fédération colombophile d’Anvers (Belgique), qui a constaté que ledit pigeon faisait partie du lâcher quia eu lieu jeudi dernier à Saint-Denis.
- L’oiseau est en parfait état et pourra prendre part aux différents concours qui auront lieu d’ici la fin de la saison.
- Trouvantes
- Un ouvrier nantais, nommé Leray, arrivé le matin même à Paris, a trouvé dans la journée d’hier, dans une des galeries du Champ de Mars, un billet de cinq cents francs qu’il s’est empressé d’aller déposer au commissariat.
- Ce billet a été envoyé aussitôt au bureau des objets trouvés, à la préfecture de police. Quelques instants plus, tard, M. P..., maire d’une commune de la Creuse, est venu le réclamer.
- Un gardien de la paix a trouvé, dans le Champ de Mars, un petit sac de dame contenant trois bagues en or.
- Il a déposé sa trouvaille au commissariat de police de l’avenue de La Bourdonnais.
- Le Congrès de volapüJk
- Nous avons annoncé qu’un congrès international de voiapük se tiendrait à Paris.
- Voici, pour les amateurs, le texte de la convocation.
- C’est du vrai voiapük.
- KONGEF BEVÜNETIR VOLAPUKA Zitol jelü volapükaklub lleutânik LASUMAKAD
- al kokoms le 19id âlidjolula 1889 Suam : Erans 5.
- Topop kokomas : Lût de Rennes, 14.
- De plus en plus fort
- On écrit de Genève que deux amateurs de marche, piqués au jeu par les Rois fameux marcheurs autrichiens qui, en trente jours, ont fait le voyage de Vienne à Paris, se font fort de faire le trajet de Genève à Paris à pied en cent quatre-vingts-heures, à une minute près; ils s’engagent à partir le 20 août, à six heures du soir, et laissent aux personnes qui s’intéresseraient à ce tour de force le soin de désigner les points de départ et d'arrivée.
- Visite
- M. Berger a l'eçu hier la visite de M. Beernaert, président du conseil des ministres de Belgique.
- M. Beernaert était accompagné de M. Carlier, commissaire général de la section belge.
- Exposition de raisins
- Une exposition temporaire de raisins aura lieu sur le pourtour des galeries du palais du Trocadéro, aux dates ci-après :
- •lo Raisins de l’Algérie, de la Tunisie, du Midi de la France, de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal, de la Grèce, de la Turquie, etc., du 28 août au 4 septembre.
- 2° Raisins du Bordelais, de la Bourgogne, de la Champagne,’du centre de la France, de l’Autriche-Hongrie, de la Suisse, etc., du 27 septembre au 2 octobre.
- Le délai des demandes de participation expire aujourd’hui.
- Un peu de statistique
- D’après desrenseignements communiqués à la Société technique de l’industrie du gaz en France, il n’y a pas moins de 66,000 becs de gaz de différentes dimensions en service à l’Exposition. Leur consommation s’élève à 7,000 mètres cubes à l’heure.
- On peut se faire une idée de l’importance de cette dépense et de cette installation en la comparant à l’éclairage public de la ville de Paris, éclairage qui compte actuellement 66,000 becs correspondant à.‘ 100,000 becs du type de 140 litres par heure, soit 14,000 mètres par heure.
- Les illuminations au gaz à l’Exposition représentent donc une consommation égale à environ la moitié de ce qu’exige l’éclairage public de la ville de Paris.
- Réunion du jury supérieur
- La réunion du jury supérieur aura lieu lundi prochain 26 août, à dix heures, à l’Esplanade des. Invalides, au Cercle ouvrier de l’exposition d’Eco-nornie sociale.
- Les petits jeux
- Le préfet de police vient d’autoriser la réouverture des jeux dits des chemins de fer et des petits chevaux au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Il a été seulement décidé que désormais le prix des billets ne pourra dépasser cinquante centimes-et que la valeur des lots ne devra pas être supérieure à quatre francs.
- Bonne mesure
- M. Berger vient d’ordonner la fermeture de deux chalets espagnols dont les concessionnaires, malgré les avertissements réitérés de l’administration, vendaient des articles de Paris.
- Chacun son tour
- C’est l’Orphéon de Roubaix qui a remporté hier le prix d’honneur au concours du Trocadéro.
- EDISON AU BANQUET DES MAIRES
- Le Clairon nous apprend qu’Edison, arrivé-vers six heures du soir au palais de l’Industrie, manifesta le désir de voir le Banquet des Maires,, ce spectacle unique au monde d’un repas servi à treize mille convives. Pour lui faciliter l’accès dans toutes les parties du palais, on lui offrit la rosette de commissaire, le ruban rouge et bleu avec l’écusson aux armes de la ville. Dès le premier service, ayant visité les tables et les cuisines, je pense, il monta aux galeries et, en compagnie d’un jeune américain, s’accouda en face de la table présidentielle. Il resla là plus d’une heure.
- Peu de personnes se doutaient que ce simple spectateur, sans autres insignes que les rubans couleur du chaperon d’Etienne Marcel, en redingote, imberbe, l’air d’un bon- gros garçon tout rond, néanmoins un peu timide, était celui qui a captivé la nymphe Echo jusqu’alors rebelle et mis le tonnerre en bouteille.
- Pourquoi était-il incorrect à nous de l’aller chercher, de lui dire : « Nous vous avons vu,, nous dînons : soyez des nôtres ? » Après tout, s’il n’est pas maire de France, ce citoyen du monde, il est ou fut notre confrère.
- Rien ne s’opposait logiquement à ce qu’on fît asseoir à notre table l’ancien rédacteur en chef du Journal du voyage du chemin de fer du Michigan. Mais nous n’étions nous-mêmes que des invités, et nous ne pouvions que lui exprimer du fond du cœur de loin nos vœux et nos regrets.
- A cette même place, accoudé, il resta presque
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- jusque la fin du repas. Nous nous rappelions que, pendant la traversée, il passa ainsi de longues heures, sur le pont, contemplant les vagues, avouant qu’il enrageait de voir tant de forces perdues : «Un jour, disait-il, nous enchaînerons tout cela, aussi bien les chutes du Niagara que les vents... »
- A quoi pensait-il en contemplant ces treize mille gens à table — treize mille, un mauvais nombre : il y en a qui mourront dans l’année ! Quel rêve lui inspirait ces treize mille nez se plongeant dans treize mille verres ; ces vingt-six mille yeux regardant ces cinquante-deux mille assiettes ; ces cent trente mille doigts manœuvrant treize mille couteaux et treize mille fourchettes? N’enrageait-il pas de voir tant de forces perdues ? Son regard vaguait dans une insondable rêverie....
- Peut-être se disait-il que cela ferait un joli carillon que des milliers de sonnettes pendues à ces milliers de mentons. Ou que c’était le mouvement perpétuel dont donnaient la formule les buveurs intrépides remplissant sans cesse un verre vidé sans cesse. Ou encore songeait-il à quelque système géant qui permettrait de réunir l’humanité dans un même festin perpétuel, servi comme à miracle, du haut bout au bas bout, en sorte que nul ne puisse jamais plus gémir « Au banquet de la vie, infortuné convive... »
- Certainement, à le voir penché sur nous, intéressé, réfléchi, il n’est, pas téméraire d’établir qu’il rêvait quelque projet fabuleux. Nous ne nous lassions pas de regarder ce vaste et beau front, intelligemment obstiné, derrière lequel il se passait à coup sûr quelque chose.
- Vers la tin du repas, il quitta la galerie pour redescendre se mêler à la foule. Nous avions le regret de nous dire que s’il eût été le schah de Perse ou Dinah Salifou, la foule l’eût reconnu, salué, acclamé, et qu’il se fût trouvé un personnage officiel pour lui faire les honneurs de la promenade.
- Notre confrère du Clairon est dans le vrai, assurément, lorsqu’il considère que la place d’Edison, le rédacteur du journal de voyage du Michigan, eût été aux tables réservées pour la presse. Mais je ne crois pas qu’il se soit mis « dans la peau du bonhomme », lorsqu’il a regretté son absence parmi les convives du banquet, comme un oubli.
- Si Edison n’a pas « fourcheté » avec les treize mille maires de France, c’est qu’il lui a plu d’être libre, de voir la chose à son aise, d’être spectatenr et non pas acteur.
- S’il lui avait plu de s’enchaîner à une place, devant un couvert, il n’avait qu’à en manifester le désir, et la table d’honneur lui eût été ouverte toute grande.
- Il a préféré sa liberté, il lui a plu de s’accouder à une galerie, de réfléchir, de se mêler à la foule plutôt que de poser en objectif d’ovation.
- Gomme je comprends cela !
- Gomme je comprends qu’il répugnait à ce bon Américain, à ce grand homme tout simple et tout rond de jouer les schah ou les Dinah-Salifou !
- Aussi n’ai-je pas de regrets du genre de ceux qu’exprime mon confrère du Clairon, lorsqu’il dit que s’il avait été Dinah-Salifou ou le schah, il eût été reconnu, salué, acclamé.
- Mais c’est justement là ce qu’Edison a voulu éviter : car lui aussi apprécie la solitude au milieu des foules, et il l’a recherchée !
- Ch. L.
- LA FOUDRE ET LA TOUR EIFFEL
- Décidément M. Eiffel et les savants ont eu raison. Leurs prévisions se sont réalisées. La démonstration en a été faite avant-hier soir, à neuf heures
- quarante minutes. Un violent orage était déchaîné au-dessus de la Tour, le vent soufflait en tempête, la pluie tombait à torrent, le tonnerre grondait avec fureur et les éclairs se succédaient à de courts intervalles. La bourrasque faisait rage à ce point, que l’on a dû arrêter les projections; la pluie en frappant les miroirs des projecteurs risquait de les faire éclater.
- A dix heures moins vingt minutes, une première décharge électrique s’est produite, de celles que les savants appellent « descriptives », c’est-à-dire se manifestant par une détonation. Un petit jet de flamme est parti du nuage pour aboutir à la pointe du grand paratonnerre, au-dessus du phare. La détonation a été très violente, et quelques gouttes de métal en fusion sont tombées de la pointe du paratonnerre.
- A la suite de cette décharge bruyante, plusieurs décharges dites < silencieuses » se sont produites, accompagnées d’un crépitement perceptible.' sur les paratonnerres de la plate-forme des projecteurs.
- Les électriciens ont dû se mettre à l’abri sous les appareils de projection, qui, étant complètement en fer, leur offraient un abri sûr.
- Ainsi que cela arrive souvent sur terre, aux endroits où tombe la foudre, le gardien du phare s’est trouvé entouré d’une fumée blanche, sorte de nuage lumineux; et il a ressenti un peu d’étourdissement.
- Et ce fut tout.
- La foudre diffuse s’est éparpillée dans le colosse de fer : elle s’y est en quelque sorte diluée, pour se perdre ensuite dans le sol. Et ceux qui se trouvaient au point de chute ou, pour mieux dme, au point de décharge, n’ont pas été frappés.
- La démonstration faite par l’orage de lundi soir prouve d’une façon indéniable que la tour de 800 mètres ne saurait être foudroyée et que ceux qui s’y trouvent pendant le plus violent orage, aux points les plus exposés et les plus voisins de la décharge, ne courent pas le moindre risque.
- A ce titre, l’orage de lundi soir a été un phénomène curieux, intéressant et concluant.
- Ch. L.
- H. CARNOT A L’EXPOSITION
- M. Carnot, accompagné du général Brugère et du colonel Toulza, s’est rendu hier à deux heures à l’Orangerie des Tuileries pour visiter le congrès des grains et farines, ouvert le matin même par M. Yves Guyot, ministre des travaux publics.
- Le président de la République a été reçu par les membres du comité de la meunerie française, ayant à leur tête MM. Dubray, président, et Corne, secrétaire général. Après avoir parcouru l’exposition des machines, il s’est rendu dans la grande salle du congrès. Au moment où il y arrivait, des Anglais placés sur son passage ont poussé un triple « Hip, hip, hourrah! » Les délégués étrangers au congrès ont été présentés àM. Garnot,puis un lunch a été offert.
- Gette visite s’est terminée à trois heures.
- M. Garnot a visité alors l’exposition ouvrière installée au pavillon de la Ville de Paris, Cours la Reine. Il a été reçu à l’entrée du pavillon par MM. Yves Guyot, ministre des travaux publics; Poubelle, préfet de la Seine; Alphand,directeur général des travaux; Jacques,président du conseil général ; Saint-Martin, président du comité d’organisation; Albert Gauttard, président du groupe des ouvriers exposants ; Mesureur, député de la Seine, et un certain nombre de conseillers municipaux.
- Une jeune tille a offert un bouquet au président de la République, qui a parcouru ensuite l’Exposition, s’arrêtant devant toutes les installations, qu’il a examinées avec le plus grand intérêt. M. Garnot ne s’est retiré qu’à quatre heures un quart, et a témoigné, avant de partir, sa satisfaction la plus vive pour les travaux exécutés par les ouvriers exposants.
- Cette exposition, reléguée dans un coin où le public se porte peu, méritait certainement une
- meilleure place, et les œuvres qui y figurent pourraient certainement soutenir avantageusement la comparaison avec la plupart de celles qu’on admire au Champ de Mars.
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- Les Délégations ouvrières à Paris
- Réception à l’Hôtel de Ville
- Hier matin, à dix heures, M. Chautemps, président du Conseil municipal, assisté d’un grand nombre de ses collègues, a reçu les délégués ouvriers français et étrangers venus à Paris pour visiter l’Exposition.
- Gette délégation d’environ trois cents personnes, comprenait des délégués des départements, des ouvriers belges, espagnos et américains.
- M. Chautemps leur a souhaité la bienvenue au nom de la Ville de Paris.
- Aux délégués étrangers il a dit :
- « Je vous remercie d’une façon toute particulière d’être venus témoigner par votre présence de la sympathie de vos diverses nations pour la France.
- « Vous avez compris que les fêtes du Centenaire de la Révolution française n’étaient les fêtes particulières d’aucun peuple, mais la fête de l’humanité, et qu’elle serait l’occasion dans le monde entier d’un grand et magnifique mouvement d’opinion poussant les peuples vers des idéals supérieurs. »
- Faisant allusion à la part qui revient aux ouvriers dans les succès de l’Exposition universelle, M. le président du Conseil municipal a dit aux délégués ; « Au milieu des fêtes dont l’Exposition est'l’occasion, vous avez droit à une mention particulière. Les merveilles accumulées au Champ de Mars sont votre œuvre, vous en êtes les héros obscurs et anonymes et nous avons pensé qu’il appartenait à une municipalité républicaine de rendre à chacun la justice qui lui est due. »
- M. Ribanier, secrétaire de la commission exécutive de la Bourse du Travail, a présenté les délégués français et étrangers et remercié le Conseil municipal de l’intérêt qu’il porte à la cause des travailleurs.
- Un ouvrier lyonnais et un ouvrier américain, ce dernier en anglais, ont ensuite pris la parole et l’on s’est rendu dans les salons où un vin d’honneur attendait les délégués.
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- LA MANUTENTION A L’EXPOSITION
- Dans l’exposé que nous avons fait des opérations de la manutention à l’Exposition universelle, nous n’avons pas parlé de la manutention Decauville, non pas que nous ayons oublié ce qu’elle a fait, mais nous n’avions aucun document la concernant.
- Nous sommes heureux de pouvoir combler aujourd’hui la lacune de notre compte rendu et reconnaître les services rendus aux exposants et à l’Exposition par ces ingénieuses petites voies ferrées qui, en pénétrant jusque dans les coins les plus reculés des enceintes de l’exposition, y ont apporté sans bruit et avec de faciles efforts les plus lourds colis, dont Je total se chiffre par près de 10,000 tonnes. Le matériel employé à ces opérations ne pèse pas moins de 230 tonnes, soit 230,920 kilos en chiffre exact.
- En outre, le chemin de fer de l’Exposition avant de faire faire le très agréable petit voyage de la galerie des Machines à l’esplanade des Invalides, à des milliers de voyageurs, a servi au transport de toutes ces belles machines agricoles qui garnissent les galeries du quai d’Orsay. C’est d’ailleurs, nous devons le dire, la première des enceintes de l’Exposition qui ait été complète à l’ouverture et ce résultat est très certainement dû à la bonne utilisation de ces petites voies qui se prêtent avec une incroyable souplesse à toutes les combinaisons de directions, de pentes et de courbes, surtout lorsqu’elles se trouvent entre les mains de l’ingénieur distingué M. Grille, qui a eu le très important mérite d’organiser une quantité innombrable de trains de voyageurs sans affaiblir en rien la très grande sécurité à laquelle ils ont droit. Ce chemin de fer, dont le matériel pèse
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1883
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- 498,800kilogrammes, sera très certainement, au moment du départ, appelé à rendre de grands services pour le transport à la gare du Champ de Mars de tout ce qu’il a apporté à l’arrivée au quai d’Orsay.
- Actuellement tout le matériel qui a servi à la manutention à l’arrivée, dort dans les magasins de l’Exposition, d’où il ne sera tiré de sa léthargie qu’en novembre, par M. Emile Decauville, qui apportera, nous en sommes certain, le même zèle bienveillant à satisfaire les exposants qu’à l’arrivée, en ne reculant devant aucun sacrifice pour atteindre ce but.
- P. S. — Dans notre article sur la manutention à l’Exposition, nous avons commis un oubli que nous venons réparer en citant le nom de M. le sous-inspecteur Kehringer de la Compagnie de l’Est, qui s’est signalé par son zèle et son dévouement.
- •ROUXEL, ftd’Armes,163,r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- “le champ de mars
- depuis la Restauration O1)
- (suite)
- Les drapeaux et étendards qui allaient être distribués à l’armée avaient été placés sur des ifs préparés à cet effet et disposés derrière le prince Président. Le général Bressolles avait été chargé de surveiller ces préparatifs et d’établir la -chaîne qui devait faire parvenir de main en main les drapeaux au ministre et au commandant en chef de l’armée de Paris qui les présenterait au Président.
- Aussitôt la revue passée, les chefs de corps désignés pour recevoir les drapeaux sortirent des rangs et vinrent se ranger au bas de l’escalier conduisant à la tribune présidentielle, la droite à l’Ecole militaire, la gauche dans Ja direction du pont, par rang de vingt.
- Les chefs de corps se présentèrent dans cet -ordre :
- Le général commandant l’école spéciale militaire de Saint-Cyr ;
- Le chef du 0e bataillon de chasseurs à pied ;
- Les colonels des vingt-cinq régiments d’infanterie légère :
- Les colonels des soixante-quinze régiments d’infanterie de ligne;
- Les colonels des trois régiments d’infanterie de marine;
- Les colonels des trois régiments de zouaves ;
- Les colonels des deux régiments de la légion étrangère ;
- Les colonels des trois régiments du génie;
- Le chef du 1er bataillon de gendarmerie mobile;
- Le colonel de la garde républicaine ;
- Les colonels des quinze régiments d’artillerie de terre ;
- Le colonel du régiment d’artillerie de marine ;
- Le commandant du 1er escadron du train des parcs d’artillerie ;
- Le colonel directeur des parcs des équipages militaires ;
- Le général commandant l’école de cavalerie ;
- Les colonels des trois régiments de spahis;
- Les colonels des quatre régiments de chasseurs d’Afrique;
- Les colonels des neuf régiments de hussards ;
- Les colonels des treize régiments de chasseurs ;
- Les colonels des huit régiments de lanciers;
- Les colonels de douze régiments de dragons;
- Les colonels de dix régiments de cuirassiers ;
- Les colonels des deux régiments de carabiniers ;
- Le premier chef de corps placé au pied de l’estrade monta jusqu’au Président, suivi immédiatement du second, jusqu’à épuisement du premier rang. Le second rang répéta la même manœuvre. Chaque chef, à mesure qu’il arrivait devant le Président recevait son drapeau.
- Tous les drapeaux distribués, les chefs de
- (Yj'Le Champ de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
- corps se rangèrent au pied de l’estrade faisant face à la tribune.
- Au signal donné par le ministre de la guerre, ces chefs de corps remontèrent les gradins, en s’arrêtant, suivant l’espace, les uns sur les marches, les autres sur le palier de l’escalier.
- Le chef de l’Etat prit alors la parole : .
- Soldats, dit-il, l’histoire des peuples est, en grande partie, Phistoire des armées. De leurs succès ou de leurs revers dépend le sort de la civilisation et de la patrie. Vaincues, c’est l’invasion ou l’anarchie; victorieuses, c’est la gloire ou l’ordre.
- Aussi les nations comme les armées portent-elles une vénération religieuse à ces emblèmes de l’honneur militaire, qui résument en eux tout un passé de luttes et de triomphes, r L’Aigle romaine, adoptée par l’empereur Napoléon, au commencement de ce siècle, fut la signification la plus éclatante de la régénération et de la grandeur de la France. Elle disparut dans nos malheurs. Elle devait revenir, lorsque la France, relevée de ses défaites, maîtresse d’elle-mème, ne semblerait plus répudier sa propre gloire.
- Soldats, reprenez donc ces aigles, non comme une menace contre les étrangers, mais comme le symbole de notre indépendance, comme le souvenir d’une époque héroïque, comme le signe de noblesse de chaque régiment.
- Reprenez ces aigles qui ont si souvent conduit nos pères à la victoire, et jurez de mourir, s’il le faut, pour les défendre.
- C’était court, mais c’était clair. Chacun savait ce que cela voulait dire. Les troupes crièrent : Vive Napoléon ! Vive l’Empereur !
- (A suivre). C. Viré.
- LA BOURSE
- Les excellentes dispositions qui s’étaient manifestées hier se sont encore accentuées aujourd’hui avec vigueur. Les achats du comptant, sans avoir une grande importance comme chiffre, sont assez suivis et assez nombreux pour donner ime bonne idée du courant d’opinion créé par la démonstration des maires. Les acclamations enthousiastes qui ont salué le président de la République trouvent un écho sympathique dans toute l’étendue de la France et nous assurent la paix intérieure, de même que les paroles de l’empereur d’Allemagne nous garantissent la paix extérieure.
- Le 3 OjO monte à 85 75 et finit à 85 70. L’Amortissable s’avance à 89 80.
- L’Extérieure espagnole gagne 3[32 à 73 13[32. L’Egyptienne à 457 81, le Hongrois à 84 31[32, le Russe consolidé à 90 11[16 sont fermes.
- Le Turc monte à 16 60, parce que l’on espère que l’arrivée de sir Edgar Vincent à la direction générale de la Banque ottomane sera le signal de mesures très profitables aux finances de la Turquie.
- Mais tandis que tout monte, l’Italien se maintient avec peine. La spéculation allemande à fort à faire pour absorber les titres que les portefeuilles français jettent sur le marché. Malheureusement, il en reste encore beaucoup en France. Il y a des obstinés qui ne se décideront pas à vendre avant que l’Italien ait encore perdu 5 à 10 points, ce qui peut être l’œuvre de quelques mois.
- La hausse des rentes françaises doit nécessairement entraîner celle des valeurs de crédit, puisque toutes les banques ont en portefeuille de grosses quantités Je 3 0/0 et surtout de 3 0/0 amortissable. Aussi voyons-nous le Crédit foncier s'établir à 1282 50. Ce n’est que le commencement. La Foncière 1885 est demandée à 453. en prévision du tirage du 5 septembre.
- Le Crédit Lyonnais monte à 688 75.
- Les chemins de fer sont en hausse. On cote : Est 802 50, Lyon 1335, Midi 1185, Nord 1745, Orléans 1365, Ouest 848 75.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face de la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSufïren.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième. Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à'6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition..
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Goutan, phare tricolore'.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Goutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- Une Machine en blanc, de même système, format double raisin, avec arrêt facultatif du cylindre, cylindre de sortie de feuilles, Receveur mécanique, chargeurs mobiles, routeurs toucheurs commandés, distribution plate et cylindrique;
- Une Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs ;
- Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
- Une Utile, Presse typographique à pédale, système à platine ;
- Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, l’une plate,' l’autre C3dindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique ;
- Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- Une Machine Rotative pour illustrations; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté .soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est cons-truite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Une Machine Rotative, nouveau modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant unutrès grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
- 12° Une Machine Rotative, cette Machine est montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
- Au deuxième étage de la fëour (Eifiel
- 13° Une Machine Rotative, montée dans l’imprimerie spéciale installée par le journal LE FIGARO ;
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitcm, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Âlhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; M'ercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 26 Série. — N° 99.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Vendredi 23 Août 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière heure. — Echos.
- — Paquet d’observations. — Les Congrès. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — La Bourse.
- — Annonces et Réclames.
- CHRONIQUE
- L’Hôtel de Ville, le centre, le cœur de Paris, est le rendez-vous de toutes les corporations étrangères qu’attire chez nous l’ENposition universelle.
- Les fêtes de 1889 auront, sans nul doute, puissamment contribué à resserrer les liens qui unissent la France à presque toutes les nations européennes, et à jeter ainsi les bases de la fédération des peuples.
- Nous avons déjà assisté, dans le palais municipal, à la réception des ingénieurs américains, à celle des Hongrois, à celle des étudiants étrangers. Mardi, nous levions cordialement notre verre à la bienvenue des tireurs suisses.
- Des drapeaux suisses et français, entremêlés fraternellement, ornaient la façade de ITïôtel de Ville et la salle des séances du Conseil municipal ; les écussons de la ville de Paris et les écussons suisses, portant la croix de Genève, mariaient leurs armoiries.
- Les tireurs suisses, au nombre de quinze cents, ont fait leur entrée aux accents de la Marseillaise^ et des liourralis enthousiastes ont éclaté quand leur bannière est apparue, portée par un homme vigoureux et d’une taille de géant, M. Lotz, colonel du génie dans l’armée helvétique, qui est monté au bureau avec son étendard.
- M. Ghautemps, d’une voix très vibrante, a prononcé le discours suivant :
- Messieurs,
- Notre Hôtel de Ville est aujourd’hui en fête : la façade de ce palais et cette salle même sont ornées de trophées où les couleurs fédérales se mêlent harmonieusement aux couleurs françaises ; c’est •que nous éprouvons, messieurs les tireurs suisses, un grand bonheur à vous recevoir, et je suis personnellement très heureux de la mission qui m’est • échue de vous adresser le salut de Paris ! (Applaudissements. Très bien !) Mais cette impression d’une joie très vive n’est, pas la seule que nous ressentions; il s’y joint celle d’u'ne véritable fierté: oui, nous sommes tiers de ces démonstrations de sympathie qui nous sont faites aujourd’hui par une nation laborieuse, instruite et droite, que nous tenons en très haute estime. (Applaudissements prolongés. Bravos.)
- Petit pays, la Suisse est un grand peuple ! (Applaudissements.) Elle est grande par son amour séculaire pour la liberté ! (Applaudissements unanimes.) Elle est grande par le sentiment élevé qu’elle a de sa dignité ! (Bravos.) Vous êtes grands, messieurs, parce que, peuple de travail et de paix, vous sauriez verser jusqu’à la dernière goutte de votre sang pour défendre, non seulement le sol de la patrie, mais son honneur! (Oui! oui! Salve d’applau-•dissements.)
- Vous vous êtes imposés au respect de l’Europe, vous l’avez avertie que désormais, dans l’appréciation des questions internationales, il faudra tenir compte, non plus seulement de l’importance numérique des nations, mais de la valeur morale de leurs citoyens ! (Applaudissements.)
- Et ce n’est pas d’hier que date chez vous la conscience du soin que tout peuple doit prendre de son indépendance et de sa dignité ; votre histoire en est un glorieux témoignage, et nous en trouverions une autre preuve dans le nombre et l’ancienneté de vos sociétés de tir, qui sont pour les nôtres des modèles précieux (bravos) ; toujours vous vous êtes préoccupés d’entraîner votre vigoureuse jeunesse vers les grands devoirs qui pourraient un jour lui incomber et d’entretenir chez elle ces mâles vertus qui ont soutenu vos pères dans leurs luttes pour la liberté ! (Applaudissements.)
- Vous avez atteint depuis longtemps ce résultat,
- que tout Suisse est un soldat et que tout soldat est un tireur habile : vous avez réalisé l’idéal de la nation armée, armée non pas contre la tranquillité de ses voisins, mais pour sa propre sécurité. (Bravos).
- Cependant, messieurs, vos qualités militaires ne sont pas celles que j’ai le plus à cœur de rappeler ici. La vaillance n’exclut pas la bonté, et nous n’avons pas oublié qu’en 1871, au jour des malheurs immérités, vous avez tendu à la France meurtrie une main fraternelle. (Applaudissements unanimes.) Notre pays, aujourd’hui, a reconquis parmi les nations le rang qui lui appartient, mais nous ne perdrons jamais et nous transmettrons à nos enfants le souvenir des témoignages d’amitié que nous avons reçus de vous dans les jours sombres. (Bravos.)
- Est-il besoin d’ajouter, messieurs, que d’autres liens nous rattachent à vous? Notre jeune République est la sœur cadette delà République helvétique; (Très bien ! très bien !) toutes deux sont étroitement unies par une communauté d’idées et d’aspirations et quiconque a visité, au Champ de Mars, les merveilles exposées par les industriels de nos deux pays, a pu se convaincre que la liberté est pour un peuple la source la plus certaine de la grandeur et de la prospérité. (Applaudissements prolongés.)
- Je termine, messieurs, en saluant avec une émotion respectueuse le drapeau fédéral. (Triple salve d’applaudissements.)
- A. ©e moment, tous les Suisses sont debout, agitant leurs chapeaux où se balance le bouquet de fleurs des Alpes et l’effet est saisissant.
- La parole a été donnée alors à M. Gavard, conseiller d'Etat de Genève, dont le discours, prononcé d’une voix mâle et sonore, n’a pas eu moins de succès que celui du précédent orateur. Beaucoup de vigueur, d’élan, d’amour de la France et de haine de l’étranger envahisseur, c’était assez pour faire battre à lTmisson tous les cœurs.
- Voici, d’ailleurs, le discours de M. Gavard.
- Monsieur le président.
- Messieurs lés conseillers,
- Chers concitoyens et confédérés,
- Je suis profondément fier et touché de l’honneur qui m’a été fait par le comité central des carabiniers suisses, lorsqu’il m’a invité à prendre ici la parole pour vous exprimer ses sentiments de cordiale affection. (Applaudissements.)
- En accompagnant aussi nombreux dans cette salle le drapeau de la République helvétique qui va flotter quelques instants au milieu de vous, les tireurs suisses savaient bien qu’ils plaçaient leur bannière sous la sauvegarde d’hommes de progrès et de liberté. (Applaudissements.)
- Ils vous sont particulièrement reconnaissants,, messieurs, de votre réception à la fois si simple, si cordiale et si affectueuse.
- Ils sont surtout heureux, monsieur le président, d’être accueillis, dans ce palais, par vous qui, né sur les confins du territoire suisse, êtes un républicain de naissance et avez pu, par conséquent, apprécier la valeur de nos institutions. (Vifs applaudissements.)
- Vous avez rappelé une phase douloureuse de votre histoire. Eh quoi! nous pourrions nous glorifier d’avoir accompli notre devoir d’hommes et de républicains !
- Nous aurions failli à notre devise : « Un pour tous, tous pour un »>, manqué à l’obligation sacrée de la solidarité humaine, si nous n’avions pas ouvert nos bras et nos cœurs à vos soldats meurtris, qui s’en allaient pieds nus, pleurant peut-être sur les ruines de la patrie, à travers les neiges du Jura! (Longues acclamations et bravos.)
- Ah ! monsieur le président, laissons là ces tristes souvenirs et soyons tous,Suisses et Français, joyeux de cette manifestation grandiose et superbe organisée par la République française, en l’honneur de la civilisation et de là paix, avec le concours de tous les esprits libres qui veulent fonder sur le travail intelligent, sur la moralité et le bien-être du peuple, l’avenir et le progrès de l’humanité. (Salve d’applaudissements et bravos.)
- La République helvétique, représentée ici par l’élite de ses tireurs et de ses soldats, cette petite République cinq fois séculaire, cette nation fière, jalouse de son-indépendance et qui entend rester libre envers et contre tous (longues acclamations),
- vient saluer la grande République voisine et sœur et lui apporter une nouvelle marqxie de sa sympathie et de sa profonde admiration. (Vive la France! Vive la France !)
- Eh quoi ! après des désastres sans nom dans l’histoire, le peuple français s’est ressaisi; il a refait son armée, rétabli ses finances, construit des écoles dans tous les hameaux (Très bien ! Très bien !), multiplié ses voies de communication, et refait avec une rapidité prestigieuse et une abnégation patriotique son outillage matériel, moral, intellectuel. Il a donné ainsi aux désespérés de ce monde le plus noble exemple de courage et de relèvement moral.
- Et cette éclosion d’idées généreuses, de bonne volonté, de confiance que vous avez suscitée, vous, Français, en conviant tous les peuples au Centenaire de 1789, n’est-ce pas l’éclatant témoignage du fait palpable, manifeste à tous les yeux, que vous voulez être une nation forte surtout par les arts de la paix ? (Très bien ! très bien !)
- Notre petit peuple vous tend la main sans arrière-pensée. Il ne craint plus aujourd’hui certaines tentatives d’invasion ; la monarchie ne nous menace plus ; vous êtes une République inspirée des mêmes principes et des mêmes convictions que la nôtre ; et l’union des deux démocraties est fondée non seulement sur l’identité des institutions politiques, mais aussi sur les relations d’une vieille amitié et, nous pouvons le proclamer bien haut, sur un sentiment profond d’estime et de respect mutuels. (Acclamations ; cris de : « Vive la France ! Vive la Suisse! »)
- Je vous l’ai dit, messieurs, la Suisse entend sauvegarder son indépendance et sa dignité. Pas plus que nous ne permettrons à des théories subversives de toute république et de tout état social de s’établir dans notre pays et d’en faire un foyer d’espionnage et de provocation... (Explosion d’acclamations et de bravos) pas plus nous ne souffrirons qu’on exerce sur nous une pression, d’où qu’elle vienne, car, soucieux avant tout de remplir les devoirs qui découlent pour nous des traités internationaux, nous prétendons demeurer les maîtres chez nous ! (Applaudissements prolongés et nouvelles acclamations.)
- Monsieur le président, messieurs, nous sommes ici pour vous présenter l’hommage de notre reconnaissance et de nos vœux pour l’avenir et la prospérité de votre pays.
- De même que plane sur la Suisse la devise d’une étroite solidarité, de même figure au fronton de l’Hôtel de Ville l’image du vaisseau qui symbolise tout à la fois l’avenir et la fortune de Paris et de la France-, avec cette devise : Fluctuât nec mergitur.
- Non, ce vaisseau ne sombrera pas sous les coups de quelque traîtresse entreprise. Il poursuivra sa route sans crainte et sans faiblesse. La République, assise en pilote vigilant près du gouvernail, tient le timon d’une main ferme et sûre.
- Elle dirige le bâtiment à travers les récifs et les écueils, et bientôt, le vent en poupe, toutes voiles gonflées sous le souffle du bon sens et de la raison, le navire, se riant de l’orage et du fracas de la foudre, cinglera paisiblement vers le port.
- Ce sera le repos bien gagné après une traversée périlleuse, le calme indispensable aux matelots après de longs et persévérants efforts sur la route du devoir et de l’honneur. (Applaudissements prolongés.)
- Républicains français, courage et en avant! Vous possédez la sympathie de tous les hommes qui vivent par la liberté et pour la liberté et qui sont résolus à sacrifier pour sa défense les plus précieux de leurs biens.
- Vivent Paris et son conseil municipal! Vive la République française ! (Vifs applaudissements.)
- Au lunch qui a été servi, tous les verres se sont heurtés aux cris cent fois répétés de « Vive la France ! Vive Paris ! Vive la Suisse ! Des chants nationaux ont accompagné l’allégresse générale.
- Les plus blasés se sentent remués au milieu de manifestations aussi sincères et aussi entraînantes.
- F. L.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Dernière Heure
- Hier matin à neuf heures, le prince Taïed, général Yalensi et deux aides de camp se sont rendus de nouveau au Champ de Mars où ils ont examiné les sections de l’orfèvrerie, la céramique, la verrerie, les meubles, etc.
- Le prince Baudouin, héritier de la couronne belge, continue, lui aussi, mais incognito, ses promenades. Il parcourt ainsi toutes les sections.
- M. Edison a fait dans l’après-midi d’hier une longue visite à la galerie des machines, en compagnie de M. Marev. membre de l’Institut. Il est revenu le soir à l’Exposition pour assister au dîner donné en son honneur par la Société des téléphones au pavillon Kuhn. C’est le premier banquet qui ait été olfert à Edison depuis son arrivée à Paris.
- Dîner fort brillant, auquel la présence de dames et de jeunes filles a enlevé le côté un peu trop sérieux qu’ont, d’ordinaire, les réunions de savants ou de personnages officiels.
- MM. Mascart, de l’Institut; Georges Berger, directeur de l’Exposition; Porgès, président du conseil de la Compagnie Edison ; Lair, président du conseil d’administration, et Berthon, directeur de la Société des Téléphones ; un grand nombre d’ingénieurs électriciens : MM. Ader, Yernes, Szarvady, etc, étaient au nombre des convives.
- MM. Lair, Mascart, Berthon, Georges Berger et le colonel Gouraud ont porté en anglais ou en français la santé d’Edison et de Mme Edison.
- La parole a été finalement donnée au phonographe et ce n’a pas été l’orateur le moins applaudi.
- Un employé de la Compagnie des téléphones est venu au nom de ses camarades apporter un bouquet à l’illustre inventeur dont les perfectionnements ont rendu faci le l’usage du téléphone, puis on s’est rendu au pavillon de la société où on a terminé la soirée en écoutant, par téléphone, les représentations de l’Opéra, de l’Opéra-Comique et de l’Eden.
- Hier matin, un groupe de 150 habitants de Florence et de Pise a été reçu à l’Hôtel de Ville par M. Cliautemps, président du conseil municipal, assisté d’un certain nombre de ses collègues.
- L’un des délégués a donné lecture d’une adresse des plus sympathiques à la France, à laquelle M. le président du conseil municipal a répondu en disant qu’à travers le moyen âge et jusqu’à nos jours, les deux grandes cités de Florence et de Pise, parleurs artistes, leurs écrivains et leurs savants, n’avaient cessé de jeter sur le monde de très vives lueurs, et en rappelant que la Renaissance française avait été fille de la Renaissance italienne.
- Des cris nourris et répétés de : Vive la France ! ont accueilli le discours de M. Chautemps, et l’on s’est ensuite rendu dans les salons de l’Hôtel de Ville, où un vin d’honneur attendait les hôtes du conseil municipal.
- Le duc de Bragance est arrivé hier soir à Paris, à 6 heures 52, par le Sud-Express, de la Compagnie internationale des wagons-lits.
- 11 vient directement de Lisbonne.
- Hier matin, à dix heures, au palais du Troca-déro, s’est ouvert le congrès international d’homéopathie, qui compte près de cent cinquante adhérents, parmi lesquels nombre de docteurs étrangers, entre autres : les docteurs Hughes, Dudgeon et Drysdale, de Londres ; Gaillard, de Bruxelles; Brason, de Saint-Pétersbourg; Ci-gliano. de Naples; Bonino. de Turin; Sigrist.de Bâle ; Schaedler, de Berne, et Mme Rankine. une doctoresse new-yorkaise.
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 117.199
- x\ la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
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- 1er étage.................. 8.294
- Du 1er au 2me.............. 5.427
- 2e étage direct............ 2.291
- Du 2e étage au sommet... 3.660
- En tout.............. 19.672
- La prorogation de l’Exposition
- On a annoncé que l'Exposition serait prorogée. On a cru même devoir fixer au 8 novembre la date de la clôture de l’Exposition. D’après les renseignements que nous avons recueillis, aucune décision n’est encore intervenue; l’administration aurait l’intention de proroger jusqu’au 15 novembre, mais tout dépendra du temps et de l’empressement du public. Si l’arrière-saison est belle, il n’est pas douteux que l’Exposition sera prolongée.
- Témoignage de respect
- Nous apprenons qu’à la suite de la réception faite par le président de la République à l’Elysée, l’idée fut émise par plusieurs maires de l’Indre ; MM. Marandon, maire d’Argenton ; Decourteix, maire de Luant; Deyrot-Desgachons, maire du Blanc; Rattier, maire de Sougée ; Aubrun, maire de Pou-laines; Moroux, conseiller général, d’offrir au président delà République un respectueux souvenir.
- Cette idée fut accueillie avec enthousiasme par MM. Mauguin, sénateur, maire de Blidah ; Tré-fousse, maire de Chaumont; Roger, président de la commission départementale de l’Aube, Wiggishoff et Gros, adjoints du 18e arrondissement; le maire de Domfront (Orne), de nombreux maires de l’Orne, de l’Isère, de la Somme, du Nord, etc. *
- En un mot, de tous les côtés, la proposition a été accueillie avec enthousiasme, et les souscriptions vont s’ouvrir pour rendre au président de la République les hommages de la France républicaine représentée par ses maires, qui ont su apprécier l’affabilité du premier magistrat de la nation.
- En outre, pour remercier le Conseil municipal de Paris, une souscription sera ouverte x>cmr tous les pauvres de la capitale.
- Les Marocains
- Une ambassade extraordinaire marocaine partira bientôt pour Paris, accompagnée du premier drog-man de notre légation; elle portera au président de la République divers cadeaux du sultan. A part cela, elle n’a d’autre but que de payer la visite que notre ministre a faite dernièrement à la cour chérifienne pour y présenter ses lettres de créance. 11 n’est même pas permis d’espérer que l’impression que les délégués du sultan vont rapporter de leur voyage en France ait des résultats pratiques au point de vue de notre influence politique au Maroc.
- Les etrangers à l*aris
- Voici un relevé des rapports officiels du service des garnis à la préfecture de police, qui montre l’affluence considérable des provinciaux et étrangers en ce moment à Paris. L’enseignement que donnent ces chiffres est très intéressant ; ils démontrent, en effet, qu’à aucune époque l’affluence n’a été si considérable dans la capitale.
- Le nombre des locataires présents dans les garnis de Paris, pour la journée du 20 août 1889, s’élève à :
- Français (des départements)..... 176.479
- Etrangers (de toutes nationalités). 54.359
- Total...... 230.838
- Ces chiffres n’ont jamais été atteints.
- Pour l’Exposition de 1878, la même journée du 20 août donnait les chiffres suivants :
- Français, 5,771; étrangers, 2,412.
- Les. étudiants italiens
- Les chefs de la délégation des étudiants italiens-viennent d’adresser la lettre suivante à M. Chau— meton, président de l’association des Etudiants parisiens :
- « Monsieur le président,
- « Avant de quitter Paris, nous nous adressons à vous pour remercier publiquement, au nom de tous les délégués italiens, les étudiants français de l’accueil fraternel qu’ils viennent de nous faire.
- « Veuillez être notre interprète auprès de nos chers amis et camarades français, et les assurer que nous garderons toujours un souvenir ineffaçable-des enthousiastes et affectueuses démonstrations qu’ils ont bien voulu faire à notre pays.
- » C’est avec regret que nous quittons Paris et la France, ce cher pays qui, encore une fois, nous a montré que de l’autre côté des Alpes nous avons des amis et des frères; c’est avec regret que nous devons dire à nos chers camarades, non pas adieu, mais seulement au revoir, car nous espérons qu’une nouvelle occasion ne tardera pas à nous réunir encore.
- « Agréez, monsieur, l’assurance de notre considération et de nos meilleurs sentiments d’amitié.
- « Pour tous les chefs des délégations italiennes,.
- GTJIDO PODRECCA, EUGENIO JACCHIA.
- « Paris, 20 août 1889. »
- Une famille nerveuse
- Mardi, vers une heure de l’après-midi, une famille composée de cinq personnes, le père, la mère,, un fils et deux filles, se promenait dans les allées du Champ de Mars, lorsque tout à coup une des jeunes filles, âgée de quinze ans, fut prise d’une violente attaque de nerfs.
- Elle fut aussitôt transportée à l’ambulance de-l’avenue de la Bourdonnais, où le médecin de service lui prodigua les premiers soins. Mais cet accident avait causé une émotion trop forte aux autres membres de la famille, qui furent tous également pris d’une crise nerveuse. Le médecin ne savait plus où donner de la tête.
- Ce n’est qu’une demi-heure après que cette famille si unie, et si nerveuse, put enfin regagner son domicile.
- Collection de Tour Eilïel
- En quittant l’Europe le roi Dinah-Salifou a emporté une trentaine.de jolies réductions de la Tour Eiffel en métal nickelé, qui ont valu aux fabricants, MM. Chouquet et Jossin, 14, rue Gastiglione, des félicitations unanimes. Rappelons qu’il suffit pour s’en procurer un exemplaire d’envoyer un. mandat de 2 fr. 75.
- Nouveau banquet
- Le banquet de la meunerie aura lieu prochainement dans les salons du premier étage du Palais de l’Industrie.
- Belloir, le grand entrepreneur, a commencé hier l’installation des tables et chaises et la décoration, des salons affectés à ce banquet.
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- PAQUET D’OBSEttVATIONS
- Déplorable lenteur
- Les reliefs des constructions du Concours des animaux reproducteurs bouchent encore le Gours-la-Reine et il en résulte un encombrement de voitures .perpétuel sur le quai de la Conférence.
- L’enlèvement des baraques de ce Cou cours" aura duré beaucoup plus longtemps que leur construction. Ce qui est injustifiable. Nous; avons voulu nous assurer des causes de cette* lenteur ridicule. Elle est due a l’insuffisance dénombre des ouvriers employés à la démolition.
- On aurait bâti une maison en pierre, depuis le temps!
- Nous signalons ce-fait, sur lequel nous avons, reçu un certain nombre de communications. L’administration toujours jalouse de la bonne tenue et des bons débouchés de l’Exposition Apportera sûrement son attention.
- Au Deeauville
- Il nous suffira de signaler à l’administration du chemin de fer de Decauville, toujours si soucieuse des intérêts du public, une grave imperfection que les mauvais temps de ces jours der-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- niers ont fait reconnaître, pour qu’il y soit porté remède.
- Lorsque, comme lundi et mercredi dernier, la pluie tombe par rafales, les extrémités des petits wagons sont inhabitables. Ce sont les extrémités du côté de la locomotive.
- Et comme la locomotive change de bout à chaque arrivée, il s’ensuit que toutes les extrémités (8 places au moins) ne sont pas tenables lorsqu’il pleut, les unes à l’aller, les autres au retour.
- Il suffirait de poser à chaque extrémité de voiture un rideau que l’on abaisserait les jours où la pluie fouette dans l’espace vide entre les toitures des wagons.
- Comme j’ai été « saucé » d’importance, sans pouvoir sortir de mon compartiment, j’en parle par expérience.
- Ch. L.
- Un avertissement salutaire
- On nous écrit :
- « Chacun peut voir, dans la section des jouets, dans les galeries des Expositions diverses, exposé au beau milieu d’une vitrine, un carton de couleurs d’aquarelles pour enfants, provenant d’Allemagne.
- « L’inscription est allemande, et l’on ne peut pas dire que c’est là une inscription imprimée à Paris pour l’exportation, puisque ce carton trahit son origine étrangère par des caractères et par un caractère typographique qu’on ne trouve pas en France.
- « C’est donc un produit étranger, prussien, exposé par un fabricant français.
- « Agréez, etc. »
- Sans doute quelque commis maladroit aura mis le carton de couleurs en question dans ladite vitrine ; et il nous suffira d’en avoir avisé l’exposant, à l’insu duquel cela se sera produit, pour que le petit scandale, signalé par notre correspondant, prenne fin.
- Une réclamation
- Nous avons déjà, à plusieurs reprises, formulé une réclamation qui n’a pas été entendue. A partir de huit heures et demie du soir la circulation est absolument impossible dans l’allée qui sépare le parc et la Tour Eiffel. Les promeneurs l’envahissent avec leurs chaises pour voir les fontaines lumineuses, il en résulte que le Champ de Mars se trouve coupé en deux ; à chaque instant il y a des disputes et des protestations, en outre, dans cette foule pressée l’industrie des pick-pockets peut s’exercer avec liberté et avec impunité. ,
- On a créé cependant une escouade de gardiens pour le parc. Ne serait-il pas possible que deux ou trois gardiens maintiennent un passage libre, si étroit qu’il soit? Ce n’est, pas là une exigence excessive, et le public, qui a déjà vu les fontaines lumineuses et qui veut circuler, se trouverait bien d’une réforme qui n’imposerait à l’administration que la peine de donner un ordre.
- LES CONQUES
- Anthropologie criminelle
- C’est le second Congrès de ce genre qui ait lieu. Le premier, tenu à Rome en 1885, avait nommé une commission permanente ayant pour mission de préparer cette seconde session.
- La séance d’ouverture de celle-ci a eu lieu le samedi, 10 août, au Palais du Trocadéro, sous la présidence de M. Thévenet, garde dessceaux, ministre de la justice: Celui-ci ouvre la séance en souhaitant la bienvenue aux anthropologues qui viennent suivre les travaux du Congrès et les félicite du concours précieux que leurs travaux ont apporté jusqu’alors à la justice. Il donne ensuite la parole à M. le docteur Brouar-del. Dans un discours fort goûté, très applaudi, le sympathique doyen de la faculté de médecine fait l’éloge de l’anthropologie criminelle. M. le docteur Moleschott, professeur de physiologie à l’Université de Rome, au nom des savants de l’Europe entière — et les vicissitudes de sa vie entière l’autorisent à parler ainsi — salue la France, patrie de la pensée. La révolution, dont
- nous fêtons le centenaire, a rendu possible l’exercice du droit de critique : c’est grâce à cela que les anthropologues sont réunis aujourd’hui au grand profit de l’humanité. M. le docteur Roussel, sénateur, retenu à la Haute-Cour, a transmis un discours par l’organe du docteur Lacassagne, professeur de médecine légale à la Faculté de médecine de Lyon. Le discours de M. Roussel fait ressortir l’utilité et la nécessité des Congrès en général.
- La question qui, aujourd’hui comme il y a quatre ans, est encore à l’ordre du jour, est l’étude des caractères qui différencient l’homme criminel de l’homme sain.
- Existe-t-il un type de l’homme criminel ? M. Lombroso (de Turin) n’a aucun doute à cet égard. Ses recherches sur les crânes des condamnés lui permettent de confirmer ce qu’il a avancé au premier congrès, à savoir que les criminels présertent généralement les caractères suivants : asymétrie faciale, largeur des orbites, saillie des pommettes, type phéléiforme de l’ouverture nasale, appendice lémurien des mâchoires. Ce type se rapproche beaucoup de celui de l’homme sauvage. Pour M. Lombroso, c’est un type d’homme malade et l’atavisme jouerait un grand rôle dans la criminalité.
- M. Frigerio (d’Alexandrie) ajoute qu’il y a chez les criminels certaines modifications des sens. Ainsi, en Italie au moins, l’acuité visuelle des criminels est bien supérieure à celle des autres individus, par contre l’odorat et le goût seraient moins développés que chez les personnes normales.
- M. Ottolenghi (de Turin) a constaté que l’ouïe est le plus perfectionné des sens des criminels. On a même affirmé que la forme du nez pouvait servir à distinguer un assassin d’un voleur : chez le premier, cet organe est rectiligne, souvent long, gros, à narines écartées ; chez le second il serait écrasé, dévié, court et gros.
- Mais alors comment sera le nez de celui qui assassine pour voler?
- M. Manouvrier (de Paris) montre qu’on n’a pu encore trouver un caractère permettant de reconnaître exclusivement les criminels ou une certaine catégorie de criminels. On peut admettre que certains groupes de caractère se rencontrent le plus souvent chez les criminels, mais il ne faudrait pas aller jusqu’à admettre qu’ils sont spécifiques, c’est-à-dire qu’ils ne se rencontrent que chez des criminels.
- Pour caractériser les criminels en général, il faudrait prendre des moyennes de types qu’on comparerait aux moyennes des individus quel-conques.-de la même race, du même sexe, de la même classe sociale.— Il faudrait les comparer anatomiquement aux gens vertueux. Mais ici il y a une difficulté, car la catégorie des honnêtes gens est pleine de fourbes, de brutaux et de criminels non qualifiés par la loi qu’il faudrait rejeter du type de comparaison. — Pour étudier analytiquement l’anatomie des criminels, il faudrait préalablement ramener les crimes à leurs éléments physiologiques seuls relevables de l’anatomie. On n’est pas obligé de supposer que les crimes ordinaires se rattachent à un état physiologique anormal ou morbide.
- L’imperfection de la nature humaine et les conditions de milieu subséquentes nous en dispensent. Le crime peut même être déterminé, toutes choses égales d’ailleurs, par de véritables qualités et empêché par de véritables défauts, Exemple : brutalité, audace, tempérament amoureux, force musculaire, etc. Il ne faut pas appeler poutre chez un criminel, ce qu’on appelle paille chez un honnête homme, surtout lorsqu’il s’agit de caractères anatomiques, dont on ignore complètement la signification et qui ne paraissent nullement être en relation directe avec le crime.
- Tels sont les termes sur lesquels s’établit une discussion qui se continue encore à la séance du lendemain. — Elle se termine par l’émission des vœux suivants formulés par M. Lacassagne :
- 1° Que le gouvernement facilite aux médecins l’accès des asiles d’aliénés; 2° que les cadavres des suppliciés soient mis à la disposition des anthropologues.
- Dans la séance du 11 août (après-midi), M. Manouvrier fait une communication sur l’anthropologie juridique et l’anthropologie criminelle. — Il propose de réunir sous le nom d’an-thropotechnie tous les arts ayant pour but la
- direction des hommes : médecine, hygiène, morale, éducation, droit et politique.
- M. Lacassagne voudrait voir enseigner l’anthropologie criminelle dans les écoles ae droit. — Il formule, en ce sens, un vœu qui est adopté.
- M. Motet fait une communication sur les réformes à apporter à l’éducation correctionnelle des enfants pour la mettre plus en rapport avec les données de la biologie et de la sociologie criminelles.
- Dans la séance du 12 (soir) — M. Coustagne, médecin expert près les tribunaux de Lyon,fait une communication sur l’influence des professions sur la criminalité. Le pour cent des agriculteurs et des industriels criminels est le plus fort.
- M. Motet invoque les antécédents héréditaires d’alcoolisme et d’aliénation mentale. — A signaler encore dans cette séance une communication de M. Laschi, avocat (Vérone) sur le crime politique au point de vue anthropologique, explique l’influence des races et des types. Le génie déclassé devient souvent criminel.— M. Gram-pietro : Sur la responsabilité criminelle des sourds-muets. Il admet la responsabilité.
- Je m’arrête ici, car un certain nombre de questions importantes ont encore été traitées sur lesquelles je veux insister et que le peu de place qui me reste ne me permettrait pas de faire.
- L’anthropologie criminelle est une science très importante, encore dans l’enfance, mais déjà forte et qui permettra peut-être un jour d’établir scientifiquement que le crime est une lésion dont on pourra reconnaître les causes exactes. On sera bien près alors dè pouvoir enrayer ces causes et de diminuer dans des proportions importantes le chiffre des criminels si considérable de nos jours.
- Je voudrais, avant de terminer, dire un mot d’une communication de M. le Dr Fort à l’Académie des sciences, relativement au mode d’action de l’électrolyse linéaire dans le traitement des rétrécissements de l’œsophage, de l’urètre, du rectum et de l’utérus.
- Dans cette opération, qui évite l’emploi des instruments tranchants et leurs conséquences nuisibles, la destruction du rétrécissement s’opère rapidement, sans douleur et à froid.
- Les conclusions de M. Fort sont basées sur plus de 550 opérations et sur les expériences qui ont été pratiquées au laboratoire de physique du Collège de France, au moyen des appareils thermo-électriques.
- A
- Le congrès de médecine légale s’est ouvert lundi, à l’Ecole de Médecine, sous la présidence de M. le professeur Brouardel, doyen de la Faculté. Les questions à l’ordre du jour sont : 1° les traumatismes cérébraux et médullaires dans leurs rapports avec la médecine légale; 2° de l’intervention des experts dans la procédure à fin d’interdiction ou de mainlevée d’interdiction; 3°questions médico-légales relatives à l’abus de la morphine ; 4° les intoxications chroniques par l’arsenic (rapporteur, M. le docteur Brouardel); 5° la syphilis des nourrices, et 6° des moyens les plus propres à assurer les intérêts de la société et des accusés dans les expertises médico-légales (rapporteurs, MM. Guillot, juge d’instruction, et Démangé, avocat à la cour d’appel).
- Quelques communications particulières sont faites, notamment par M. Clark-Bell sur l’exécution par l’électricité des condamnés à mort : par M. le docteur Garnier, sur le criminel instinctif et les droits de la défense sociale, etc.
- Jeudi, à neuf heures, le Congrès visitera le service anthropométrique de la préfecture de police.
- Les séances dureront iusqu’au samedi 24 août.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1883
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration (»
- (suite)
- En Angleterre on crut à la résurrection du camp de Boulogne.
- Les drapeaux qui venaient d’être ainsi distribués portaient les chiffres du président, les initiales républicaines, et le nom des principales batailles auxquelles le régiment avait assisté.
- A une heure, les chefs des divers corps descendirent les gradins et se rendirent vers l’autel où le clergé les attendait en grande pompe. Ils se placèrent sur le palier qui entourait la chapelle, portant dans leurs mains les drapeaux qu’ils venaient de recevoir.
- A un signal donné de l’autel, le canon tonna et la cérémonie religieuse commença. Un coup de canon annonça l’élévation. Les tambours battirent aux champs, les trompettes sonnèrent, les troupes présentèrent les armes, les drapeaux s’inclinèrent et tous les officiers sans commandement se découvrirent « pour rendre hommage à ce Dieu des armées qui a si souvent béni les glorieuses destinées de la France ».
- L’archevêque Sibour procéda ensuite à la bénédiction des drapeaux. Cent un coups de canon retentirent durant cette cérémonie.
- L’archevêque prononça le discours suivant:
- Sanctificate bellum. .1ER. VI, 4.
- Prince, soldats,
- Le Dieu de paix, dont nous sommes les ministres, est aussi le Dieu des armées. Voilà pourquoi notre place, la place de la religion, est marquée dans cette fête guerrière.
- Il y eut toujours une religion des combats. Chez le peuple juif, c’est Dieu qui dirigeait les batailles, qui formait les grands capitaines, qui inspirait aux prophètes les accents les plus^ belliqueux. Les Romains plaçaient les dieux à côté des aigles, en tête de légions.
- Constantin remporta ses grandes victoires sous l’étendard de la croix. Nos preux chevaliers, avant d’aller combattre les infidèles, se faisaient armer et bénir par l’Eglise. Je ne vous parle pas de ce drapeau de l’ancienne monarchie que nos rois allaient recevoir des mains de la religion, avant leurs expéditions guerrières, sur l’autel de Saint-Denis ; le souvenir en est venu naturellement à tous les esprits.
- Chose étonnante ! l’Eglise qui prêche à tous la paix, l’Eglise dont la milice sainte ne sait verser que son sang, et a même horreur du sang ennemi, l’Eglise a toujours eu de$ bénédictions abondantes pour le soldat, pour ses armes et pour ses drapeaux.
- L’explication de ce mystère n’est pas difficile,, et c’est tout le sens de cette grande solennité, militaire •à la fois et religieuse.
- La paix est le dessein de Dieu. C’est le but vers lequel marchent les sociétés humaines, quand elles suivent, dans leur cours régulier, les principes de la justice et les inspirations d’en haut. La guerre n’est légitime qu’à la condition de conquérir et d’assurer la paix. Les armées sont dans la main de Dieu comme de puissants instruments de pacification et d’ordre public.
- Le droit a besoin de la force pour se faire respecter ici-bas; mais à son tour la force a besoin du droit pour demeurer elle-même dans l’ordre providentiel. La paix est donc toujours le but, la guerre quelquefois le moyen : moyen terrible, mais , nécessaire, hélas ! par l’effet des passions qui agitent le monde.
- Voilà pourquoi Dieu l’approuve.; pourquoi les prophètes l’appellent sainte, sanctificate bellum; pourquoi l’Eglise a pour elle des paroles de bénédiction, d’encouragement et presque d’amour; pourquoi aujourd’hui, comme si souvent dans le passé, le soldat et le prêtre se sont rencontrés et se sont tendu la main.
- Le soldat et le prêtre, placés l’un et l’autre sous les lois austères de la discipline, ayant au cœur les mêmes principes de conduite, qui sont l’amour du devoir par-dessus toutes choses, et l’esprit de dévouement jusqu’au sacrifice de sa vie, travaillent ensemble, quoique diversement, à procurer par l’apaisement des passions, le triomphe de la justice dans les sociétés humaines.
- One de services rendus à la paix publique par cette glorieuse armée qui vient aujourd’hui incliner son front devant la Majesté suprême ! D’où vient que ces bruits sourds qui grondaient dans les entrailles de la France et de l’Europe se sont tus tout
- (1)LeChamp de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
- à coup ? Pourquoi ces menaces de guerre civile et d’anarchie qui jetaient l’épouvante dans les esprits sont-elles désarmées ? Qui a arrêté ce travail de dissolution qui faisait de si rapides progrès ? C’est une volonté ferme et résolue, appuyée a’un côté sur la volonté nationale qui fait son droit, et, de l’autre sur une invincible armée qui fait sa force.
- Et maintenant, salut, glorieux étendards, symbole de tant de victoires! notre âme de pontife, qui n’est restée étrangère à aucun des sentiments de patriotisme, s’émeut en vous revoyant. La gloire en ce moment efface, à nos yeux, les anciens malheurs de la patrie. Et pourtant tant de douloureux souvenirs qui ne trouvent pas place ici, ne sauraient être oubliés !
- O Prince! que la volonté d’un grand peuple a mis à la tête de ses destinées, nous comprenons ce que ces signes héroïques, que vous nous apportez comme la plus glorieuse part de votre héritage domestique, doivent dire à votre cœur.
- Ah! nous comptons sur votre sagesse; elle vous mettra à l’abri des éblouissements de la gloire. La France a soif de tranquillité et d’ordre. Fatiguée de la licence, sans répudier la liberté, elle veut se reposer à l’ombre d’un pouvoir fort et tutélaire. Continuez à la conduire dans les voies pacifiques où elle est entrée ! Qu’elle puisse développer tous les éléments de force et de prospérité cachés dans son sein fécond.
- Au-dessus des intérêts-matériels, il y a les intérêts moraux du pays. Us sont l’âme et le cœur d’un grand peuple, sans lesquels il ne peut tarder à décliner et à se dissoudre. Soyez toujours leur défenseur. La religion que vous aimez ne vous demande pas des privilèges et des faveurs, elle vous demande de lui conserver toujours ce que l’empereur, votre oncle, lui rendit dans les beaux jours de sa gloire, la liberté de vivre et de faire le bien. Vous y gagnerez la reconnaissance des peuples, et la seule gloire, peut-être, qu’un grand cœur puisse encore ambitionner aujourd’hui.
- Prince, regardez moins le passé que l’avenir. On peut parler de paix, quand on tient dans sa main de si vaillantes armées. Vos aigles, des cimes de l’Atlas aux cimes des Alpes et des Pyrénées, auront pour leur vol sublime d’assez vastes espaces.
- La Providence vous destine à l’édification d’une œuvre grande et saine.
- Souvenez-vous que pour bâtir le temple, Dieu préféra Salomon à David. Continuez à reconstruire en paix la société si profondément ébranlée, bâtis-s ant d’une main, et de l’autre tenant toujoursl’épée glorieuse de la France.
- Vous avez d’ailleurs compris qu’à une époque où toutes les institutions tendent à s’imprégner de plus en plus de l’esprit de l’Evangile, l’édifice social ne peut bien se cimenter que dans l’amour et la clémence.
- O Dieu, maître souverain de la guerre et de la paix, qui dissipez les complots, qui calmez les tempêtes; qui brisez, quand vous le voulez, le glaive tiré pour le ccrmbat, qui conteris bella, venez bénir vous-même ces étendards, imprégnez-y des signes éclatants de votre puissance et de votre sainteté. Qu’en les voyant le courage s’anime, s’élève et monte jusqu’à son céleste principe : De cœlo forti-ludo est.
- Ne les rendez terribles qu’aux ennemis du repos public, et à ces nations, s’il s’en trouvait encore, jalouses de notre gloire et de notre prospérité, et qui tenteraient de les troubler. Qu’ils soient pour nos vaillants soldats une sauvegarde et un gage assuré de la victoire.
- Qu’ils renferment dans leurs plis glorieux la paix et la guerre, pour la sécurité des bons et la terreur des méchants ; et qu’à leur ombre la France respire et soit, pour le bonheur du monde, la plus grande et la plus généreuse des nations !
- A une heure et demie le Président remontait à cheval et le défilé commençait
- Après le défilé et avant de retourner dans leurs quartiers, toutes les troupes, massées par bataillons, firent un mouvement de liane droit et de liane gauche, et présentèrent les armes à Louis-Napoléon, qui, suivi de son cortège, rentra aux Tuileries, par le pont d’Iéna et les quais de la rive droite. Le soir Paris illumina; une foule considérable remplissait les rues.
- Lorsque les délégués de l’armée venus des départements, allèrent prendre congé du Prince Président, celui-ci leur adressa ce discours :
- Officiers, sous-officiers, soldats,
- J’ai voulu, avant votre départ, vous adresser quelques paroles de félicitations et d’encouragement.
- Je tenais à vous dire combien j’avais été heureux dans la dernière solennité de me voir entouré des représentants de notre vaillante armée, et de les assurer que mes sentiments d’estime et de sympa-
- thie étaient les mêmes pour tous les corps qui le composent.
- _ Il est bien des services, sans doute, bien des mérites demeurés sans récompense, mais, croyez-le, le jour de la justice ne manquera pas de venir pour chacun.
- D’ailleurs, si ces récompenses sont un droit, ellSs ne sont ni à vos yeux ni aux miens le principal mobile. Ce qui fait votre force et voire gloire, c’est qu’en, vous parlant d’honneur et de patrie, rien n’est impossible avec vous. Voilà le véritable mobile de l’armée, celui qui ne manquera jamais, celui sur lequel je compte.
- Rapportez avec orgueil à vos régiments ces étendards, symboles vénérés de notre gloire nationale, et sur lesquels se trouve écrite l’histoire de chaque régiment; je les confie à votre patriotisme. Dites à vos. frères d’armes que ma pensée est toujours au milieu d’eux, que je suis toujours prêt à partager leurs dangers comme je partage leur amour et leur dévouement pour la grandeur et la prospérité de la France.
- Chaque régiment de la garnison de Paris représenté par une délégation des compagnies ayant à sa tête l’état-major et la musique, alla ensuite reporter au musée d’artillerie, les anciens drapeaux que les aigles venaient de remplacer.
- L’Empire était fondé.
- (A suivre). C. Viré.
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- A PIED
- Montée au 1er étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du Ier au £e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au ier étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du fer étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet,' l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
- LA BOURSE
- Encore une bonne séance à l’actif de la rente française. Le 8 0/0 est à 85 67 et l’amortissable à 89 52. Les affaires ne sont pas très animées ;. cependant les achats des capitaux de placement sont toujours en majorité sur les ordres de vente.
- Les fonds étrangers ont également une bonne tenue. Le Turc s’anime et monte à 16 70.
- Les actions des établissements de crédit ont des dispositions bien indiquées à la hausse. Le Crédit foncier, notamment, se tient à 1282 50 en attendant le cours prévu de 1300.
- La hausse du chemin de fer du Nord suit sa marche. On cote 1750, le cours de 1800 est indiqué. Le Suez est ferme à 9286 25. La Tour Eiffel est à 778 75 pour l’action et 480 francs pour la part bénéficiaire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- 3° Une Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs ;
- 4° Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
- 5° Une Utile, Presse typographique à pédale, système à platine ;
- 6° Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, l’une plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique ;
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindi’e; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ; *
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec Rois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Une Machine Rotative, nouveau modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
- 12° Une Machine Rotative, cette Machine est montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
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- 13° Une Machine Rotative, montée dans l’imprimerie spéciale installée par le journal LE FIGARO ;
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- 14° Une Presse mécanique, pour impressions en taille-douce (système Guy-Marinoni) ;
- Au palais du <Ministère de la §uerre
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; M'ercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’unjB, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez 'M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique. — Les Princes tunisiens. — Dernière heure, — Echos. — Le Congrès d’anthropologie à l’IIôtel de Ville. — Hommage à la France. — La 200e des Gitanas du Grand-Théâtre. — Nouvelles de l’Exposition. — Les Congrès. — Banquet du volapük. — L’Exposition par classes. — Le Congrès de la meunerie. — Le Champ de Mars depuis la Restauration. — La Bourse. — Annonces et réclames.
- LE PALAIS DES BEAUX-ARTS
- (Vue prise des jardins).
- CHRONIQUE
- La tempête qui sévit depuis quelques jours a fait pas mal de dégâts à l’Exposition : on ne compte plus les branches d’arbres et les fleurs brisées, les vases renversés et réduits en miettes. Quant aux pavillons et aux drapeaux, beaucoup sont déchirés et flottent piteusement, en plusieurs morceaux, ou en longues bandes, qui s’effilochent
- de plus en plus au bout de leurs hampes violemment secouées.
- Mais ce ne sont là que des accidents de peu d’importance. Un autre plus grave s’est produit dans la galerie Rapp.
- Cette galerie s’ouvre sur les jardins du Champ de Mars par une sorte de vestibule où sont exposées les œuvres de sculpture norvégiennes, presque toutes en plâtre ou en terre cuite.
- Les trois faces de ce vestibule sont d’immenses verrières qui, hier, étaient restées ouvertes. Le
- vent s’engouffrant là et formant un tourbillon d’une grande violence, a renversé une statue, le Gamin siffleur, de Hertzberg, de Christiana. Dans sa chute, la statue s’est complètement brisée. La tête seule est intacte. Une autre statue, Hors la loi, de Mathias Skeibrok, est tombée sur un buste du même auteur placé devant elle. Heureusement les personnes qui se trouvaient là se sont précipitées et ont pu arriver à temps pour empêcher la chute sur le sol de ces deux œuvres.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- On a, hier matin, fermé la grande baie du fond, et le courant d’air n’existant plus, on n’a pas à redouter de nouveaux accidents.
- Le drapeau de la Tour n’a pas résisté aux efforts de l’ouragan, et hier matin il n’en restait plus qu’un lambeau, une cravate tricolore!
- Quel vent, aussi, là-haut !
- Aux deuxième et troisième étages de la Tour, il soufflait en véritable bourrasque; les ascenseurs qui montent de la deuxième à la troisième plate-forme étaient secoués dans leur cage; sur la troisième plate-forme, on sentait un léger mouvement d’oscillation, et le vent produisait un sifflement aigu.
- Malgré cette tempête, les visiteurs de la Tour ont été très nombreux jusqu’à sept heures du soir; mais, à partir de ce moment, ils sont devenus rares, et à neuf heures du soir le service des ascenseurs a cessé entre les deuxième et troisième étages.
- Mais la Tour n’oscille pas seulement, elle chante !
- Ces jours-ci, je me suis vingt fois placé du côté du palais des Beaux-Arts, près du vélum du jardin, pour écouter chanter la gigantesque harpe éolienne que M. Eiffel a dressée au Champ de Mars.
- Elle a, par les vents soufflant la tempête, des accents étonnants, tantôt on dirait le bruit des vagues de la mer déferlant avec fracas, puis ce sont des accords indéfinissables, variant selon la direction des vents. Un seul point est à noter, c’est que dans la Tour, le vent chante toujours en mineur, gravement et- mélancoliquement, comme dans les tours des vieux manoirs.
- Et la Tour ne chante pas seulement, elle marche !
- Lorsque, sur le ciel bleu, courent, rapides, des nuages blancs qui passent au-dessus du phare, chassés par les vents d’ouest, placez-vous dans l’allée devant le Bulletin officiel et regardez fixement l’extrémité de la Tour. *
- Au bout de quelques secondes vous verrez la Tour marcher, marcher rapidement même. L’illusion est aussi complète que celle que l’on éprouve lorsqu’un train en marche passe à côté du train arrêté où l’on est — et que l’on croit mis en marche, alors qu’il ne bouge pas.
- L’effet est si saisissant qu’il donne le vertige à quelques personnes.
- Nous ne pourrons décidément jamais clore la série des voyageurs excentriques qui se rendent à l’Exposition par des moyens de locomotion divers.
- C’est ainsi qu’avant-hier un Italien, nommé Mallines, s’est présenté à M. Berger.
- Il a déclaré être arrivé le matin même à Paris, en compagnie de sa petite fille, âgée de cinq ans et demi, et d’un jeune âne d’Afrique sur le dos duquel était installé un orgue de Barbarie.
- L’Italien arrive de Cannes ; il a fait un détour pour passer à Saint-Etienne ; la durée de son voyage a été de quarante-cinq jours ; sa petite fille a très bien supporté les fatigues du voyage; il a pu, grâce à son orgue, gagner l’argent qu’il a dépensé et a envoyé, eu outre, une petite somme à. sa femme (38 francs).
- 11 a l’intention de s’établir tapissier à Paris; il était droguiste dans son pays !
- Détail précis : il a, pendant la marche, usé deux paires de chaussures ; sa fille en a usé trois.
- M. Berger a envoyéTltalien, sa fille et son âne
- au commissariat général de la section italienne et a donné à la petite fille quelques tickets d’entrée à l’Exposition.
- Attendons le patineur à roulettes d’Amsterdam... et les autres promeneurs abracadabrants.
- F. L.
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- LES PRINCES TUNISIENS
- Les princes tunisiens, accompagnés du général de division G. Yalensi, aide de camp général, et du général de brigade Zaccaria, gendre de Taïeb-bey, se sont rendus mardi, an sortir du panorama de la Compagnie transatlantique, au bois de Boulogne qu’ils ont parcouru et où ils ont visité le Jardin d’acclimatation. Cet établissement était, à cette heure, fréquenté par de nombreux visiteurs. On y remarquait, en outre, plusieurs noces. Le spectacle des mariées en toilettes blanches, bissées les unes sur un éléphant, les autres sur une girafe ou une autruche, a fort amusé les princes.
- Le prince Mohamed a fait au Jardin d’acclimatation de nombreux achats d’animaux qu’il veut tenter d’acclimater dans ses propriétés de Tunisie et qu’il a fait expédier immédiatement à Tunis, à l’adresse de son père.
- Vers dix heures et demie, après avoir fait, ainsi que nous l’avons annoncé, une apparition au concert de l’esplanade des Invalides, les princes se sont rendus au musée Grévin où ils ont fini leur soirée.
- Mercredi matin, les princes se sont rendus vers neuf heures à l’Exposition, où ils ont visité de nouveau et en détail les sections françaises qu’ils avaient parcourues un peu précipitamment lors de leur première visite. Ils ont parcouru tour à tour les sections d’orfèvrerie, de céramique, de vénerie et d’ameublement.
- Vers trois heures, ils ont visité la manufacture de Sèvres.
- Enfin, le soir, sur l’invitation de M. Tirard, président du conseil, ils ont assisté, au Théâtre-Français, à la représentation de Henri III et sa cour.
- Ajoutons que Taïeb-Bey et Mohamed-Bey sont enchantés de leur séjour à Paris et ne tarissent pas en éloges sur les nombreuses marques de sympathie qu’on leur prodigue en tous lieux et sur l’urba-nité parfaite avec laquelle ils sont accueillis par la population parisienne.
- un grand nombre de notabilités du monde scientifique et du monde politique avaient accepté l’invitation qui leur avait été adressée.
- MM. T irard, président du conseil des ministres; Whitelaw Reid, ministre des Etats-Unis, qui avait quitté en hâte le banquet donné par ses compatriotes à l’Exposition pour venir à l’hôtel Continental ; Pierre Legrand, Prevet et Anto-nin Proust, députés ; Chautemps, président du conseil municipal ; Alphand, l’amiral Mouchez, directeur de l’Observatoire ; Berthelot, Janssen, Mascart, de l’Institut; le colonel Sebert, président de la Société des électriciens; Jules Clare-tie, de l’Académie ; le général Gras, le colonel Gouraud, Decauville et le haut personnel de la Compagnie Edison étaient au nombre des convives .
- Au dessert M.Porgès, président du conseil de la Compagnie, a porté un toast à M. Carnot.
- M. Tirard, après avoir remercié M. Porgès, a bu au général Ilarrisson, président des Etats-Unis, et à l’union de l’Amérique et de la France dans une idée de concorde, de paix universelle et de progrès. Il a terminé en félicitant Edison de ses découvertes et en le remerciant des services qu’il a rendus à la science.
- M. Chautemps a salué l’inventeur américain au nom de la ville de Paris, puis M. Whitelaw-Ileid et M. Chauncey-Depew, dans des improvisations fort aimables pour notre pays, ont fait l’éloge de l’Exposition, où « tous les peuples ont été conviés, mais où c’est surtout la France qui brille ».
- A onze heures, on a quitté l’Hôtel Continental et on s’est rendu au Palais-Royal, où on a fait visiter à Edison Tinstallation de la lumière électrique.
- ---------------------4.--------------------
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 133.351
- A la Tour
- Yoici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage................. 11.821
- Du 1er au âme............. 7.570
- 2e étage direct............ 2.957
- Du2e étage au sommet... 4.418
- Dernière Heure
- Les princes tunisiens
- Hier matin, le prince Taïeb-Bey, accompagné des généraux Yalensi et Ali-Zaccaria, a fait une nouvelle visite à l’Exposition. Reçu à neuf heures au Dôme central, par M. Dupuich, il a visité les section d’horlogerie, de maroquinerie, de parfumerie, de bronze et de tapisserie.
- Remontant en voiture à dix heures, il s’est' rendu au pavillon de la Société générale des téléphones, où M. Berton, président du conseil d’administration, lui a fait visiter en détail tous les appareils. Le bey a parlé ensuite en arabe et en français, et enfin un employé a sifflé la Marseillaise. Puis le bey, émerveillé, a entendu ses propres paroles et celles du général Yalensi. Profondément étonné, Taïeb-Bey a fait renouveler l’expérience et a promis de revenir samedi soir assister à une audition téléphonique de l’Opéra et de l’Opéra-Comique.
- Le bey a téléphoné au préfet de Marseille, avec qui il a été en rapports lors de son arrivée en France, et il lui a dit combien il était ravi des spectacles qu’il a sous les yeux. Il s’est retiré vers onze heures pour rentrer à l’hôtel de la rue Copernic.
- Banquet en l’honiteur d’Edison
- La Compagnie Edison donnait hier soir, à l’hôtel Continental, un grand banquet en l’honneur du célèbre inventeur du phonographe.
- Pour s’associer à cet hommage rendu à Edison
- En tout.............. 26.766
- Les congrès
- Le congrès d’horticulture, ouvert lundi dernier au Trocadéro, sous la présidence de M. Hardy, directeur de l’Ecole nationale d’horticulture de Versailles, vice-président de la Société nationale d’horticulture de France, et sous le patronage du ministre de l’agriculture, du ministre du commerce, du préfet de la Seine, de MM. Alphand, Berger, Léon Say et Tisserand, conseiller d’Etat, directeur de l’agriculture, a clôturé mercredi ses travaux.
- Ce congrès a étudié la fécondation artificielle pratiquée entre espèces ou genres de plantes ; il a critiqué les tarifs des Compagnies de chemins de fer appliqués aux transports des végétaux ; il s’est surtout occupé du phylloxéra, de l’emploi rationnel des engrais chimiques en horticulture, et il a passé en revue les divers moyens de détruire les ennemis des plantes cultivées.
- Mercredi a eu lieu, au Trocadéro, la première séance du congrès international d’homéopathie.
- Cent dix-neuf membres adhérents, français et étrangers.
- Le bureau est ainsi constitué :
- Président : Dr P. Jousset, Paris.
- Vice-présidents : Dr Gailliard, Bruxelles; Dr R. Hughes, Brighton ; Dr Léon Simon père, Paris.
- Secrétaire-général : D1' Marc Jousset.
- Le congrès durera trois jours.
- Edison à l’Opéra
- M. et Mme Edison assistaient, mercredi, à la représentation de l’Opéra, dans la loge du président de la République, qui avait été pour la circonstance décorée de drapeaux français et américains.
- M. Withelaw Reid, ministre des Etats-Unis, s’y
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- BULLETIN OFFICIEL DE L?EXPOSITION DE 1889
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- était aussi rendu et se trouvait dans la loge de M. Caubert, membre du Conseil supérieur de l’agriculture.
- Le spectacle se composait de Rigoletto et du ballet de la Tempête. Dans un entr’acte, on a exécuté l’hymne national américain, qui a été salué par de chaleureuses acclamations.
- Pendant toute la soirée, IM. Edison a été l’objet de la sympathique curiosité du public, et ainsi que AL le ministre des Etats-Unis, il a été fort ému de l’accueil et des démonstrations de la foule.
- Les Vétérinaires
- Le grand conseil des vétérinaires de France ouvrira sa session de 1889 le 29 août, à neuf heures et demie du matin, hôtel des Sociétés savantes, 28, rue Serpente. La salle des séances sera ouverte à tous les vétérinaires français et étrangers.
- Les Anglais
- On mande de Calais que, malgré le vent d’ouest soufflant en tempête depuis hier matin dans le détroit, dix paquebots ont fait la traversée de Douvres à Calais, avec deux mille quatre passagers se rendant à l’Exposition.
- Le prince Baudouin
- Le prince Baudouin, accompagné du baron Beyens, ministre de Belgique en France, et du capitaine Terlinden, son aide de camp, s’est rendu avant-hier, à Chantilly, chez le duc d’Aumale, qui l’avait invité à déjeuner.
- La veille, le prince royal avait dîné chez le baron Beyens, avec le comte Udzecle, premier secrétaire de la légation belge ; MM. Bastin et Louis Bastin, consul général et consul de Belgique à Paris; M. Carlier, commissaire général et consul de Belgique à Paris.
- Après le dîner, le prince et les autres convives sont allés voir les fontaines lumineuses.
- Mercredi soir, le prince royal a assisté à une grande fête donnée à l’hôtel Continental par le comité exécutif belge pour l’Exposition universelle, en l’honneur de MM. Beernaert, président du conseil et ministre des finances à Bruxelles.
- La soirée a été précédée d’un banquet auquel assistaient nombre de notabilités.
- Le paratonnerre de la Tour
- M. Mascart, directeur du bureau central météorologique, a fait il y a quelque temps enlever la pointe en platine du paratonnerre qui surmonte la Tour Eiffel ; cette pointe n’a pas encore été replacée. C’est sans doute à cette circonstance que sont dues les deux fortes détonations produites lundi soir par la foudre.
- Départ
- On télégraphie de Francfort à la Post que le duc de Nassau est parti de Koenigstein pour Fribourg en Brisgau, d’où il se rendra à Paris pour visiter l’Exposition.
- Arrivée
- Bourhane-Abou-Beker, bey de Djibouti, a quitté Paris hier par le rapide de Marseille.
- Le bey s’embarquera à Marseille, dimanche, et regagnera directement ses Etats.
- Le Jury supérieur
- Les opérations du jury dureront quatre ou cinq jours; la séance d’ouverture, qui aura lieu lundi prochain, sera présidée par AI. Tirard, qui prononcera un discours.
- M. Berger présentera ensuite son rapport.
- lu voleur de sabre
- Un inconnu a enlevé à une statue du pavillon de > Siam un glaive qu’elle tenait à la main.
- Mesures de rigueur
- Malgré l’énergie dont fait preuve, chaque jour, le service actif de l’inspection et son chef, M. Ossude, un certain nombre d’exposants et de concessionnaires de kiosques et de chalets recommencent à se livrer de plus belle aux abus que l’on a dû tant de fois réprimer, et il a fallu se décider à en venir aux mesures de rigueur.
- C’est ainsi que dans la seule journée d’hier une exposante du Trocadéro, qui vendait des objets exposés malgré les défenses faites, a été expulsée ; trois chalets espagnols qui débitaient'du vin, au lieu de vendre des produits espagnols, ont été fermés ; un autre kiosque a été fermé pour sa mauvaise tenue, un autre fermé également en raison delà mauvaise qualité de ses denrées.
- Vol à la Tour
- Un vol singulièrement audacieux a été commis lundi, à trois heures et demie, à la tour Eiffel. Voici dans quelles circonstances :
- Les kiosques où se tiennent les buralistes qui délivrent les billets pour l’ascension aux différents étages sont munis de deux guichets; l’un de ces deux guichets est occupé par une buraliste ; l’autre, à côté, fermé par une petite plaque en cuivre servant à la recette.
- Trois individus ayant remarqué que la buraliste d’un des kiosques situé au pied du pilier Ouest avait déposé derrière le guichet fermé une certaine somme d’argent, résolurent de se l’approprier.
- L’un d’eux, s’accoudant au guichet, attira l’attention de la receveuse pendant que son compagnon, soulevant avec la lame d’un couteau la plaque de cuivre, enlevait prestement 450 francs.
- Le coup fait, tous trois ont disparu par l’escalier qui mène au premier étage.
- Deux d’entre eux ont été rattrapés séance tenante; le troisième a été pris hier matin; il avait encore quatre cents francs dans son chapeau.
- Les trois voleurs ont été dirigés sur le Dépôt par les soins de M. le commissaire de police Dulac.
- Lu drapeau neuf
- Le drapeau qui avait été déchiré hier, à la tour Eiffel a été remplacé par un drapeau flambant neuf.
- Les délégués ouvriers américains
- Les délégués ouvriers américains, envoyés à Paris pour étudier l’Exposition, ont offert, hier soir, un banquet, dans un restaurant de la Tour Eiffel à Al. AVhitelaw-Reid, ministre des Etats-Unis, à Paris, et à quelques amis français, notamment Al. Bartholdi, l’auteur de la statue la « Liberté éclairant le monde. »
- De nombreux toastsontété prononcés à la France et aux Etats-Unis.
- Al. AVhitelaw-Reid a porté, dans un toast éloquent, la santé de M. Carnot. Al. Bartholdi a bu au président des Etats-Unis et au peuple américain.
- Le duc de Bragance
- Le duc de Bragance, prince héritier du Portugal, est arrivé à Paris, mercredi.
- Hier matin, accompagné du comte de Sceisal, son aide de camp, et du comte de Saint-Alamede, son secrétaire, il s’est rendu au palais'de l’Elysée pour y déposer sa carte destinée au président de la République, En quittant l’Elysée, le prince a rendu visite tour à tour à Al. Tirard, président du conseil, et à Al. Spuller, ministre des affaires étrangères.
- Le séjour à Paris du duc de Bragance sera vraisemblablement d’une huitaine de jours.
- Lue tour à Londres
- On annonce de Londres que sir Edward AVatkin vient de constituer une société financière en vue de l’érection en Angleterre d’une tour analogue à la tour Eiffel.
- La Société, qui porte le nom de Tower Company (limited), aura un capital de 200,000 livres (5 millions de francs).
- Les détails de la construction projetée ne sont pas encore connus.
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- LE CONGRÈS D’ANTHROPOLOGIE
- à l’Hôtel de Ville
- Les membres du Congrès d’anthropologie se sont, rendus mercredi à l’Hôtel de Ville, sur l’invitation du Conseil municipal.
- AI. Chautemps a adressé aux invités l’allocution suivante :
- Alessieurs,
- C’est un grand honneur pour le conseil municipal que de recevoir les membres du congrès d’anthropologie, congrès où tant de nations se trouvent représentées par leurs savants les plus autorisés. Je vous adresse- à tous, messieurs, à vous qui nous venez des divers départements de France, et à vous surtout, messieurs les savants de l’étranger, le salut respectueux de la ville de Paris.
- Oui, nous vous saluons avec un respect mêlé de gratitude, car l’anthropologie n’est point une science vaine et stérile, un simple prétexte à recherches intéressantes pour les esprits d’élite; c’est une science dont l’étude s’impose à quiconque veut pénéti-er d’une façon intime la psychologie de l’homme et celle des sociétés.
- Son domaine est immense : elle confine à la zoologie par son côté descriptif; à l’histoire,par l’étude
- des premiers âges de l’humanité et par celle des races humaines; à la philosophie et à l’économie sociale jDar les horizons nouveaux et infinis qu’elle ouvre au penseur et à l’homme politique.
- La politique est, en effet, la tributaire de l’anthropologie, et Darwin, en proclamant la loi de la sélection naturelle par la persistance du plus apte, a éclairé d’un jour lumineux les phénomènes sociaux dont nous sommes chaque jour les témoins.
- _ Mais cette loi de la concurrence vitale, qui semble légitimer l’égoïsme et concentrer toutes les aspirations de l’homme dans le souci de la conservation de son existence, cette loi de fer qui s’impose à tous les êtres, l’homme, par le perfectionnement progressif de ses facultés morales, en est arrivé à la faire fléchir, et l’on rencontre des hommes qui vont jusqu’à donner leur vie pour le salut de la patrie ou le triomphe d’une idée.
- Et c’est bien à tort que l’on accuserait l’anthropologie de porter atteinte à la dignité humaine : le spectacle de notre généalogie est loin d’être fait pour nous décourager. Quand nous rapprocherons des merveilles en ce moment accumulées au Champ de Alars les grossiers silex qui résumaient toute l’industrie de nos ancêtres, nous trouverons dans la petitesse de notre origine un puissant motif de croire à-la grandeur des destinées de l’Humanité; nous verrons que le perfectionnement indéfini est la loi de la nature, et nous contemplerons avec un dédain bien légitime les vains efforts des écrevisses de toutes catégories qui voudraient imposer une barrière et une limite au progrès.
- Alais une société démocratiquement organisée, où tous seront appelés à lutter avec les mêmes armes et sans autres privilèges que ceux résultant des inégalités d’aptitude, bénéficiera plus promptement des heureux effets de la sélection naturelle qu’une société basée sur les faveurs de la naissance, et le meilleur moyen, pour un peuple, de prendre l’avance sur ses rivaux, est de s’organiser en conformité des principes de justice et d’égalité que nos pères ont proclamés en 1789.
- Tel est, Alessieurs, l’enseignement qui se dégage de vos travaux, et nous ne saurions .trop vous en témoigner notre profonde reconnaissance.
- M. de Quatrefages a remercié M. Chautemps des sentiments qu’il a exprimés au nom du Conseil municipal, puis les invités de la municipalité de Paris se sont ensuite rendus dans les salons de l’Hôtel de Ville où les attendait un vin d’honneur.
- La musique du 104e régiment de ligne prêtait son concours à cette cérémonie.
- Hommage à la France
- M. Freiwald, le distingué président du comité exécutif de l’Exposition hollandaise, réunissait il y a quelques jours, dans un grand dîner, les membres de la commission hollandaise. Parmi les invités, on remarquait MAL Etienne, sous-secrétaire d’Etat aux colonies ; Georges Berger; Van der Vleet, commissaire général de l’exposition hollandaise; Wynmalew, délégué officiel du gouvernement hollandais au congrès colonial ; sir Colvilie Barclay; von Lier, consul général de Hollande à Paris; Jous-lain, consul général de France ; Haussmann, chef de cabinet du sous-secrétaire d’Etat des colonies, etc., etc.
- Les honneurs de la soirée ont été faits par Aime Freiwald avec une grâce et un tact exquis.
- Plusieurs toasts ont été portés. Nous sommes heureux de reproduire quelques-unes des paroles prononcées par AI. Freiwald qui s’est fait l’interprète éloquent de la commission hollandaise en exprimant au représentant du gouvernement les sentiments de gratitude des exposants hollandais à l’égard de la France.
- La France, a-f-it ajouté, nous montre un exemple frappant de cette largeur de vues dans sa politique coloniale pendant le dix-neuvième siècle. Ii y a cinquante ans, elle a débarrassé la Aléditerra née de la piraterie qui l’infestait en fondant sa belle colonie aux portes mêmes de la vieille Europe et en sauvant toutes ces contrées fertiles de barbarie.
- Et voici qu’en Indo-Chine elle fait de nouveau ce que je voudrais appeler une œuvre de haute police sociale en nettoyant l’Extrême-Orient de ces pirates redoutables pour le monde entier et en créant dans le Delta du fleuve Rouge un Etat dont la prospérité sera bientôt pour l’Asie ce que la Basse-Egypte, Delta du Nil, est pour l’Afrique et ce que la Hollande, Delta du Rhin et de la Aleuse, est pour l’Europe.
- Fonder et organiser des colonies est pour une nation riche comme la France un devoir moral aussi sacré que celui qui incombe aux personnes de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- donner aux enfants une éducation pratique et solide; et nous admirons tous les jours au Champ de Mars et à l’esplanade des Invalides le soin et le bon goût que la France aoporte à cette instruction sociale qu’elle répand à pleines mains.
- Quand j’ai l’honneur de saluer M. le sous-secrétaire d’Etat, je rends hommage aux brillantes facultés de celui qui est à la tête de l’administration coloniale, et en même temps je rends grâce à la France qui, marchant toujours à la tête de la civilisation, fait luire maintenant pour les pays lointains le même flambeau de droit et de justice qu’elle alluma il y a cent ans.
- Ces paroles ont été couvertes d’applaudissements.
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- !00ème des Gitanes
- DU GRAND-THFATRE
- Les Gitaaias de Grenade ont joué mercredi soir leur deux centième représentation. C’est un des plus grands succès que nous ayons à constater à l’Exposition, car le public continue à affluer au Grand-Théâtre.
- Une des Gitanas les plus endiablées, Lola, qui n’avait pas entendu parler de sa mère depuis cinq ans et que sa mère croyait perdue, n’a pas été peu surprise, en recevant hier matin une lettre. Sa mère, qui habite en Espagne, a appris par les journaux parisiens, qu’un ami est venu lui apporter, que Lola était dans la troupe du Grand-Théâtre. Grandes furent sa surprise et sa joie; elle écrivit aussitôt à sa fille qu’elle ne croyait point retrouver. C’est bien là, prise sur le vif, la vie de bohème. Retrouver à Paris sa fille qu’on avait perdue en Espagne !
- Et c’est à Paris que pour la première fois, depuis des années, la brune gitane de Grenade aura pu pousser le doux cri :
- « Oh ! ma mère ! »
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- NOUVELLES EÆ L’EXPOSÏTÎON
- M. Tirard, président du conseil, commissaire général de l’Exposition, donne le 4 septembre un grand dîner aux membres du jury supérieur.
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- Hier matin, à dix heures, une délégation de la société italienne « les Ouvriers et Artistes de Florence » est venue offrir à M. Berger un superbe drapeau italien.
- Ce drapeau sera placé à l’exposition de l’Economie sociale et, au mois de novembre, on la portera à l’Hôtel de Ville. '
- LES CONfrRES
- Le congrès international de sténographie a tenu ses séances à l’Hôtel-Continental sous la présidence de M. Grosselin, chef du service sténographique de la Chambre des députés. Au bureau siégeaient également MM. Laborde, sous-chef du service du Sénat; Guérin, De-poin et Potin, sténographes parlementaires.
- Les assemblées délibérantes d’Allemagne, d’Espagne, d’Angleterre, de Grèce, de Bulgarie et de la République Argentine étaient représentées par plusieurs de leurs sténographes officiels.
- La première séance a été consacrée à l’historique de la sténographie. Des mémoires fort curieux ont été lus par M. Guénin, au nom de M. Steger, chef du service officiel néerlandais, sur la sténographie dans les Pays-Bas ; par M. Dlussky, professeur à l’Université de Saint-Vladimir, sur la sténographie en Russie; par M. Menchaco, sur la sténographie dans l’Amérique du Sud; par M. Faulmann, sur les origines de la sténographie officielle en Allemagne ; par M. Guénin fils, sur la vie de Coulon de Thévenot, tachygraphe français ; enfin, par M. Depoin, au nom du professeur Zeibig, de Dresde, sur la sténographie au Japon et à Madagascar. Cette communication, remplie de données inédites, a été particulièrement goûtée.
- Puis, le congrès a abordé la théorie de l’unité de méthode pour la reproduction des débats parlementaires.
- Actuellement chaque sténographe a pour ainsi dire sa sténographie personnelle, que seul il est capable de traduire. M. Delaunay, ancien sténographe officiel français, et M. Rinder-mann, sténographe au Reichstag, se sont déclarés partisans d’une sténographie unique, lisible pour tous les sténographes employés dans un même service; cette manière de voir a été vivement combattue par les délégués des services parlementaires français et repoussée à la presque unanimité.
- Le congrès a ensuite émis le vœu que l’accès des services officiels fût libre et ouvert par voie de concours à tout candidat sérieux.
- L’organisation des syndicats professionnels a été discutée et adoptée en principe. Jusqu’ici, en effet, les sténographes étaient demeurés isolés, sans cohésion professionnelle, et cette situation était, pensent-ils, très préjudiciable à leurs intérêts.
- Un vœu a été émis en faveur de l’introduction de la sténographie dans l’enseignement public à tous les degrés, à titre facultatif poulies écoles primaires et obligatoirement poulies lycées et collèges. Cette motion a de plus fait l’objet d’une communication spéciale au ministre de l’instruction publique lorsque celui-ci a reçu dans ses salons les membres du congrès.
- M.^Fallières a répondu qu’il avait apprécié depuis longtemps toute l’importance de la question et les services que rendrait l’écriture abréviative dans l’Université. Il a promis de provoquer l’introduction de la sténographie dans les écoles et lycées comme une connaissance non seulement tolérée, mais encouragée et destinée à être de la plus haute utilité aux élèves pour recueillir les cours oraux de leurs professeurs.
- Le congrès de sténographie était complété par une très intéressante exposition spéciale de livres, documents et travaux concernant l’écri-turè abréviative, organisée au siège de l’institut sténographique, grâce à de nombreux envois venus des départements et de l’étranger.
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- BANQUET DU VOLAPUK
- Pour clôturer leur congrès international, les volapûkistes ont organisé, mercredi soir, un grand banquet au grand Véfour du Palais-Ro y al.
- Ce congrès, sans en avoir l’air, est une victoire pour la France. Voici comment : les volapûkistes étaient jusqu’ici divisés en deux camps : le camp Schleyer, l’inventeur, d’origine allemande, qui voulait une langue parfaite, pouvant rendre toutes les nuances du verbe humain: un rêve bleu, parait-il; — puis le camp français, qui projetait une langue simple, commerciale et pratique, accessible à tous, en un mois d’études.
- ? Le congrès, en trois jours de délibérations, s^’est prononcé pour la méthode française, à l’unanimité de ses adhérents. Et, qu’on* le remarque, sur une centaine de congressistes, pris dans tous les pays du monde, à peine dix membres français participaient aux travaux du congrès.
- La victoire est donc aussi complète que loyale.
- C’est donc pour fêter cette victoire, en même temps que pour clôturer le congrès, que le banquet d’hier soir avait été organisé :
- A titre de document, en voici le menu :
- Konge Bevünetik Volapüka
- (Congrès International de Volapük)
- GLEFID
- (Banquet)
- zibalised (Menu) süp (Potages)
- Saint-Germain — Printanier nebazibs (Entrées)
- Fit modü Montreuil (Poisson à la Montreuil) Xolamit modü Duchesse (Bœuf mode Duchesse) _Lulievils modü Yrgel (Levraut chasseur) Nidanagokils et Dekils (Poulets et canetons) Salad
- Bons glunik (Haricots verts)
- Juderelad volapükick (Bombes volapük) postab (Dessert)
- VINS
- Madère — Saint-Julien Bourgogne — Beaune Jampanavin volapük (Champagne volapük)
- Pittoresque réunion qui nous a rappelé celle des sourds-muets, à la mairie de Saint-Sulpice. Eux aussi, venus de tous les pays du monde, s’entendaient dans un langage unique, — silencieusement.
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- L’EXPOSITION PAR CLASSES
- Classe n° 5. — Gravures et Liithograpliies
- L’art de la gravure qui remonte à la plus haute antiquité, a été exercé par tous les peuples. Il consiste à tracer un dessin quelconque sur une matière dure et n’a pris pourtant une importance capitale qu’après la découverte de l’impression, en servant à tirer des planches gravées, des épreuves ou estampes qui portèrent aussi le nom de gravures.
- Les gravures comprennent trois divisions :
- 1° Gravure en creux à taille-douce et sur métal; 2° Gravure en relief ou en taille d’épargne sur bois ; 3° gravure en bas-relief ou de médailles et pierres fines.
- La première division se compose des gravures au burin, à l’eau-forte, au pointillé, au genre du crayon, en mezzotinte, au lavis, en couleurs, ainsi que de la gravure de la musique et de celle du cachet.
- La seconde, des gravures à une seule taille, en camaïeu, de vignettes sur cuivre ou acier.
- La troisième de la gravure en médailles et sur verre. Genre pouvant être comparé relativement à l’art de la gravure comme celui de la miniature par rapport à la peinture.
- La découverte de Maso-Finiguerra a donné la suprématie à la gravure sur métal. Ce fut en 1452 que ce graveur trouva le moyen de tirer une épreuve d’une plaque de métal qu’il avait gravée pour l’église Saint-Jean-de-Florence. Quelques années après ôn tira des épreuves sur de plus grandes planches, épreuves auxquelles on donna le nom d’estampes, du mot latin slampare, imprimer.
- La gravure au burin qui est la plus ancienne donne aussi les meilleurs résultats à condition pourtant de préparer le travail à l’eau-forte et de le terminer avec l’instrument qui la désigne.
- Les Italiens attribuent à François Mazzoli l’invention de la gravure à l’eau-forte qu’on obtient ainsi : Enduire une planche de cuivre d’un vernis passé préalablement à la fumée d’un flambeau, dessiner avec une pointe en enlevant ce vernis. Les natures de ce genre de gravures varient à l’infini, les résultats obtenus dépendant des différentes grosseurs de pointes (échopes) dont on s’est servi, de la régularité du travail ou de l’affectation à ne suivre aucune méthode.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- En 1611, Louis Siégen, lieutenant du prince Robert, palatin, trouva la gi’avure en mezzotinte.
- François, au dernier siècle, invente la gravure au crayon que Demarteaux perfectionne.
- Quant à la gravure en couleur, c’est plutôt un procédé qu’une gravure proprement dite, car il suffit d’imprimer plusieurs genres de gravures pour obtenir une estampe coloriée ayant l’apparence d’un tableau, d’une gouache ou d’une aquarelle.
- Comme la plus grande partie du travail pour graver la musique est faite non pas au burin, mais avec des poinçons que l’on frappe avec le marteau, c’est plutôt une ciselure qu’une gravui’e.
- La gravure du cachet est mixte, puisque l’on se sert alternativement du burin de l’échope et du poinçon.
- La gravure à une seule taille ne s’emploie, poulies petits objets, que sur le buis et pour ceux . d’une plus grande dimension où la finesse du travail n’est pg.s indispensable, que sur le poirier.
- On nomme gravure à plusieurs tailles, celle faite avec deux et souvent trois planches de bois de gravure de couleurs. On lui donne aussi les noms de gravure en camaïeu ou de gravure en clair-obscur.
- Les gravures sur cuivre ou acier désignées sous le nom de gravure en taille d’épargne sont celles avec lesquelles les graveurs de cachets et de médailles font des estampilles qu’on imprime à la main.
- L’art de la lithographie complète la typographie en servant à multiplier les caractères et les dessins tracés avec un corps gras sur des pierres calcaires dites pierres lithographiques.
- On fait remonter l’origine de la lithographié au XVIe siècle, mais on ne la connaît vraiment qu’à dater de 1771, époque à laquelle Aloys Senefeldei la rendit pratique par ses nombreux essais et par ses travaux.
- La lithographie est aujourd’hui tellement vulgarisée qu’il n’est pas intéressant de suivre toutes les phases qu’elle a traversées pour parvenir au perfectionnement. Rappelons cependant qu’avant 1805, année où le professeur Musner, de Munich, découvrit le crayon permettant de l’appliquer au dessin, elle n’avait été employée que pour l’écriture et la musique, et que c’est aussi aux environs de cette ville que se trouvent les pierres lithographiques les plus estimées.
- Terminons en rappelant aussi que la dernière application de la lithographie est l’autographie produisant le décalque de l’écriture du premier venu sur pierre ou sur matière gélatineuse.
- Cette classe, située au premier dans le palais des Beaux-Arts, contient une remarquable collection de gravures et de lithographies. Toutefois signalons les gravures nos 1748, 2181, 2184, 1904 et dans les lithographies les n°s 31, 136 et 137 coloriés, 347 colorié, 387, 360, 2441.
- J. Reney.
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- CONGRÈS DE LA MEUNERIE
- Assemblée plénière. — Médailles aux ouvriers.
- Les vœux. — Le banquet. — La soirée.
- Le congrès de la meunerie a terminé hier ses travaux par une assemblée plénière qui s est tenue dans l’Orangerie des Tuileries, sous la présidence de M. Dubray, président de T Association, nationale de la meunerie française.
- Après la lecture du rappoit annuel sur Ja situation de cette Association, il a été procédé à la distribution aux ouvriers les plus méritants de quatre médailles dont trois données par l’Association et une par le ministre du commerce.
- L’assemblée a ensuite donné son approbation aux vœux émis, au cours de leurs travaux, par chacune des quatre sections du congrès.
- Les vœux
- Voici les plus importants de ces vœux :
- irc section. — Extension du service des renseignements commerciaux. — Substitution aux tribunaux de commerce d’un tribunal arbitral chargé des expertises.
- 2* section. —Unification du poids des sacs de farine. — Révision de l’impôt des patentes.
- 5e section. — Liberté complète du commerce des acquits. — Accomplissement sur place et non à la direction centrale des opérations d’expertise en douane. — Calcul des droits d’entrée
- sur le poids net. — Retour et voyage franco des toiles destinées aux expéditions. — Application du tarif kilométrique à base décroissante sur tous les réseaux.
- 4e section. — Abolition de la politique douanière des guerres. — Etablissement dans tous les pays, au moment de la récolte, de marques types pouvant servir de base aux affaires pendant toute l’année.
- Le banquet
- Le grand salon du palais de l’Industrie, somptueusement décoré, garni de tapisseries des Gobelins et de fleurs, présentait un coup d’œil charmant. Six cents couverts avaient été dressés.
- A huit heures, la musique du 45e de ligne salue aux accents de la Marseillaise l’arrivée du ministre des travaux publics, M. Yves Guyot, qui prend place à la table d’honneur, entre MM. Dubray et Appleton, président des chambres syndicales des meuneries anglaises.
- Au dessert, M. Dubray, président de l’Association de la Meunerie française, porte un toast au président de la République et souhaite la bienvenue au ministre des travaux publics qui répond en excellents termes et promet de transmettre à M. Carnot le toast qui lui est porté. Son discours est couvert d’applaudissements.
- Les représentants des différentes nations prennent ensuite la parole :
- MM. Farcy, au nom de la Belgique; Apple-ton, pour l’Angleterre: Saldini, pour l’Italie. Nous nous faisons un réel devoir de constater la chaleur avec laquelle le discours de ce dernier a été acclamé, notamment lorsque, insistant sur l’utilité de ce congrès, il a conclu en formant les vœux les plus sincères pour l’union des travailleurs et au cri de : « Vive la France! »
- Le prince Bibesco, au nom des meuniers roumains: MM. Grandeau, inspecteur des instituts agronomiques. Cornu, secrétaire général de l’Association des meuniers français, ont également, en termes éloquents, fait valoir les mérites de l’Association,
- M. Louis Marsolleau, au milieu des applaudissements unanimes, récite alors une poésie.
- La soirée
- De nombreuses invitations avaient été lancées, aussi le banquet à peine terminé, les salons sont-ils envahis par un essaim de jolies femmes.
- Le programme comportait, en effet, l’audition des meilleurs artistes de nos principaux théâtres.
- Les Espérances, parfaitement interprétées par Mlle Brandès et M. Hector Dumeny, ont remporté leur succès habituel. Un excellent orchestre de tziganes, dirigé par M. Féher Poldi, a pendant toute cette soirée charmé les auditeurs.
- ROUXEL, fl d’Armes, 163, r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration (*)
- (suite)
- Fête Nationale (15 Août 1853)
- Le 15 août 1853 eut lieu, au Champ de Mars, la première des fêtes impériales. Sans couleur et sans originalité, elles se continuèrent jusqu’au coup de tonnerre de 1870.
- La fête de 1853 était cependant bien ordonnée. On s’y inspira peut-être un peu des cérémonies officielles qui avaient lieu sous le règne précédent, mais on réussit à intéresser la population, qui par le fait même du retour de l’Empire, se reprenait à aimer les manifestations militaires,
- (1) Le Champ de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
- les seules qui aient, encore aujourd’hui, le don de nous émouvoir.
- Au Champ de Mars, on reproduisait l’attaque et la prise de Laghouat, emporté d’assaut le 4 décembre 1852. Sur les talus, on avait construit la ville algérienne. Le premier plan, à droite, représentait une plate-forme située au pied des rochers sur lesquels la ville est assise; une caravane, accompagnée de ses troupeaux, y était campée sous des tentes aux couleurs vives et gaies.
- A gauche se trouvait le marabout, où avait eu lieu l’attaque principale. Près de là se voyaient les deux fortins qui, défendant l’entrée de la ville, avaient été escaladés par nos troupes. Dans le fond et se développant au loin, on apercevait Laghouat, défendu par ses remparts crénelés, ses habitations pittoresques et ses blancs minarets.
- Les arbres bordant le talus du Champ de Mars avaient été encadrés dans la décoration générale et complétaient l’illusion.
- Six cents chasseurs de Vincennes, fantassins, zouaves, spahis, arabes, prenaient part à cette fête, qui fit impression sur les spectateurs.
- Sur un autre point du Champ de Mars, les écuyers de l’Hippodrome retraçaient le bel épisode historique du Camp du Drap d’Or.
- Réglée avec soin, cette représentation, qui faisait grand honneur à ceux qui l’avaient préparée, dura deux heures. Le cortège, composé de quatre-vingt-sept personnages en costumes du temps : rois, reines, écuyers, pages, varlets et porte-bannières, avait une grande et fière allure. Un tournoi, auquel prirent part seize chevaliers français et anglais, couverts d’armures de fer, et combattant sur des chevaux richement caparaçonnés, présenta un spectacle nouveau, et qui passionna fort le public.
- Le jour même, des régates eurent lieu entre le pontd’Iéna et le pont de la Concorde.
- A quatre heures, l’empereur et l’impératrice avaient quitté les Tuileries en voiture découverte et se rendaient au Champ de Mars par le pont d’Iéna. La foule entourait la voiture, qui pendant son parcours, ne put avancer que lentement.
- La Fête nationale de 1853 se termina par une ascension aérostatique et une descente en parachuté. Madame Saqui, l’acrobate des fêtes du premier Empire, effectua une course sur la corde raide.
- (A suivre). C. Viré.
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- 3° Une Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs ;
- 4° Un© Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
- 5° Un© Utile, Presse typographique à pédale, système à platine ;
- 6° Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, l’une plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet,- propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique ;
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et. arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique ; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la' retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- (Sans
- M
- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Une Machine Rotative, nouveau modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
- 12° Une Machine Rotative, cette Machine est montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; M'ercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Le Vénézuela à l’Exposition. — Chronique. — Echos. — Le duc de Bragance à l’Exposition. — Nouvelles de l’Exposition. — A l’Académie des sciences. — L’Hygiène. — Les Congrès. — Programme du festival au Trocadéro. — La Bourse. — Annonces et réclames.
- LE PAVILLON DU VENEZUELA
- LE VÉNÉZUELA
- A l’Exposition Universelle
- Dri*mi les pays dont la participation à l’Exposition universelle, par le grandiose et le sérieux qu’ils y ont apportés, établit une évidente preu ve de sympathie pour la France, il convient de citer tout d’abord les Etats de l’Amérique centrale et du sud. Les Américains latins, avec Peu de produits manufacturés, sont venus, pour fepondre à l’appel de la grande République, intéresser et étonner l’Europe par l’exposition
- de leurs richesses naturelles, en grande partie inconnues.
- Au premier rang de ces Etats, il faut placer, à côté du Brésil, du Mexique, de la République Argentine, la République de Vénézuela. Son pavillon, situé en face du restaurant français, attire de suite les regards; c’est une gracieuse et blanche construction, où se mêlent et se jouent les plus délicats ornements, à la fois mosquée et coquet édifice du moyen âge. Ce petit chef-d’œuvre est d’ailleurs signé Paulin, nom bien connu et prix de Rome.
- Pénétrons-y pour constater que le comité, sous la haute présidence du général Guzman Blanco, intelligemment secondé par M. P. Boli-
- var, commissaire délégué du gouvernement et M. Antonio Parra, consul général à Paris, n’a rien négligé pour réunir et classer, avec autant de goût que d’art, tout ce qui pouvait faire apprécier les richesses et les progrès du pays.
- Le seuil à peine franchi, le regard est arrêté par une belle statuette en bronze du héros de l’indépendance, de Bolivar, dédiée au général G. Blanco. Nous apercevons ensuite au centre du pavillon, ou patio., une sorte de construction formée en carré de quatre colonnes, faite de toutes sortes de bois d’ébénisterie et autres, dont on peut compter jusqu’à cent vingt variétés ; il y a aussi quelques autres groupes dont les coupes intérieures présentent de superbes
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- spécimens des forêts du pays : plusieurs de ces arbres sont odoriférants. Sur les côtés ont été placées quatre pyramides en forme de rochers, •dans lesquelles entrent de nombreux échantillons de minéraux qui donnent une idée, quoique faible encore, de la grande richesse minéralogique de ce pays.
- Au grand salon, salon d’honneur, sont les armoires-vitrines, au nombre de huit, où l’on voit accumulés des trésors inconnus, industriels et agricoles; puis, dans les galeries, quatre panneaux. Commençons à les examiner à droite en entrant :
- Dans le premier, on admire une magnifique collection de textiles, parmi lesquels la ramie, le fique ou cocuiza, et des matières premières pour la vannerie et la brosserie, avec certains modèles déjà fabriqués.
- Dans le deuxième panneau sont réunis les céréales, grains et farines depuis le blé, la semoule, le son, jusqu’au riz, àu maïs, aux pois les plus divers, preuve manifeste de la fertilité du sol, de l’incroyable variété des produits, et de l’avenir prospère d’un pays cpii jouit de tous les climats et de toutes les températures.-Au-dessous, sur des tablettes, une grande collection de farines des Andes et de graines légumières de toutes les latitudes chaudes, tempérées et froides.
- Le troisième panneau contient surtout des plantes médicinales; elles abondent dans cette flore vénézuélienne, une des plus riches du monde. Nous y remarquons la coca : cette plante, qu’on disait originaire du Brésil, se rencontre également et très belle au Vénézuela. Le docteur Bermudez qui l’a trouvée dans la section de Cumana en fait un vin et un rhum exquis.
- Nous voyons encore d’autres plantes souveraines comme la salsepareille, le rob bolivien, et enfin les préparations si connues du D1' M. Ponte et d’autres droguistes. C’est ici sur les tablettes qu’il faut admirer tous ces extraits de plantes utiles à la médecine et à la pharmacie, ainsi qu’un riche échantillon des eaux minérales de toutes sortes et de toutes propriétés que possède le pays : que de bonnes surprises réservées à l’humanité et au monde savant !
- Le quatrième panneau renferme une collection vraiment digne d’attention et d’analyse d’écorces tinctoriales, tannantes, colorantes et odoriférantes les plus variées. Sur les tablettes sont exposés des gommes, des résines de toutes natures, des baumes, etc.
- Faisons maintenant une promenade, et certes elle sera intéressante, autour des vitrines, pour connaître et détailler les diverses industries. Nous constaterons d’abord qu’il est difficile de désirer un classement et une disposition plus artistiques, plus ingénieux à l’œil et plus commodes pour l’étude : Toutes nos félicitations au comité et particulièrement à M. Parra Bolivar. Doyen des consuls du Vénézuela en Europe, où il habite depuis vingt-sept ans, M. P. Bolivar y a rendu d’éminents services à son pays. On nous a parlé d’une campagne qu’il entreprit de 1879 à 1884 en faveur des cafés du Vénézuela; déjà il a, à ses frais, en vrai patriote, fait participer son pays à plusieurs expositions où il a reçu des médailles, et il a obtenu la croix du Mérite agricole. Pour l’Exposition actuelle, il se rendit exprès au Vénézuela, voyagea partout, cherchant et réunissant les produits et les collections, et revenant avec une grande partie.
- Un des Etats de la République, dont il est juste de faire ressortir l’initiative dans cette exposition par le zèle particulier de son premier port, Maracaïbo, est l’Etat Falcon-Zulia : c’est, en effet, à la commission dudit port, à la tête de laquelle se trouve le docteur Andrade, que sont dues les plus belles collections que nous admirons dans le pavillon en textiles, peaux, bois divers, essences, céréales, graines, etc., comme le constatera le visiteur sur nombre de vitrines, étiquettes, bocaux, etc., portant le nom de Maracaïbo.
- Voilà dans une première vitrine de superbes peaux tannées, très variées de couleur et très brillantes, préparées par la maison Van Dissel Theis et Cie, de San Cristobal, puis d’autres de la maison Paul et Cie, de Caracas.
- Une des industries qui se perfectionne chaque jour dans le pays, l’industrie sucrière, nous
- montre dans une seconde vitrine les sucres de diverses espèces en usage dans le pays : le brun ou papelon y domine pour la consommation. ^Notons les sucres de M. Carlos Sanchez, de Valencia, le sucre de G-uatire si justement renommé par sa saveur particulière, les sucres de la maison Wallis de Guacara, également renommés, et les sucres des plantations du général Lopez, président de l’état de Carabobo, qui a aussi puissamment contribué au succès de l’exposition vénézuélienne.
- Une belle vitrine attirera l’attention des gourmets : celle des liqueurs. Contemplons, en effets, limpides et vermeils dans leurs jolies bouteilles les rhums, amers et bitters de M. Batalla déjà médaillé en 1883 à Caracas, de 4L Helmund, de M. F. Varguillas et de M. J. F. Armas; citons aussi les rhums qu’on nous dit excellents de Giamarchi et Gonzalès, de Caru-pano, ceux des deux maisons Ramires de Maracaïbo, et ainsi que les rhums de la maison Chapmann de Coro. Recommandons aussi les chocolats déjà médaillés de la maison Fuélié et Gie. Les autres vitrines ne sont pas moins intéressantes à voir : celle des produits chimiques de Cook et fils de Maracaïbo, celle des spécialités pharmaceutiques de Maracaïbo et Ciudad Bolivar.
- Celle de chimie tropicale, remplie des précieuses collections du savant M. V. Marcano, avec ses échantillons de peptone, de gluten, de terre nitrée, etc.
- L’Amérique centrale est vraiment le pays du tabac. Le Vénézuela tient dignement sa place dans la présentation de ce produit, exposé sous toutes ses formes, cigares, cigarettes, tabacs à fumer, en feuilles, etc. Les manufactures sont très nombreuses et l’industrie importante dans le pays.
- N’oublions pas enfin de signaler aussi comme objets manufacturés lés céramiques de M. Her-rera, de beaux échantillons de toile, des dentelles, de jolies broderies, des chapeaux de panama et auties, etc.
- Immense territoire d’environ 110 millions d’hectares, deux fois l’étendue de la France, le Vénézuela, avec ses plaines, ses pâturages, ses terrains vagues d’une étendue considérable, riche et fertile comme nous venons de la présenter, est une véritable terre promise pour tout travailleur agriculteur, pour tout immigrant qui viendra y tenter la fortune et la demander surtout à la terre.
- Nous présenterons alors ici le café et le cacao comme les deux principales sources de richesse de la contrée. Le pays exporte environ par an un million de sacs de café et cent vingt mille de cacao de cinquante à soixante kilos chaque. Les producteurs exposants sont très nombreux et leurs échantillons sont en général magnifiques ; nous ajouterons que la production du cacao, activement poussée, constituera bientôt une des branches les plus importantes des exportations de la République.
- Terminons cette revue rapide du règne végétal en mentionnant les produits séricoles, des splendides'cocons et des soies filées et teintes, aux colorations les plus réussies et les plus variées, de longues et fines laines et la curieuse plante mata de seda, dite soie végétale, puis réunis dans des vases et des bocaux en cristal et dans des sacs bien en vue des fruits et cent autres produits encore de ce sol fertile : du coton, des gommes, indigos, caoutchouc, huiles diverses, vanille, quinquina, graines oléagineuses, etc.
- Passons au règne minéral qui, aussi riche que le précédent, mériterait, si l’espace ne nous faisait défaut, une nomenclature très étudiée. A droite, en entrant, se trouve un kiosque annexé au pavillon, où sont exposés les divers minerais d’or du Juruary, de cuivre d’Aroa, de plomb argentifère, de fer oligiste de Manoa. Mais l’exposition la plus intéressante, qui attire de nombreux visiteurs, est celle des mines d’or de Callao, dont une pyramide dorée représente le volume d’or extrait de 1871 à 1888 ; elle exprime un poids de 1,217,059 onces et une valeur de 120 millions. Plusieurs Compagnies : Callao bis, Union, Vénézuelian Austin exposent aussi d’appréciables échantillons.
- Le Vénézuela est également riche en gisements liouillers, mais un grand nombre ne sont pas exploités. 11 faut mentionner les char-
- bons de la Compagnie française de Neveri, ceux de Curamichate, de Maracaïbo et de plusieurs autres points du territoire.
- Que faut-il à un pays ainsi favorisé de tous les dons de la nature, pour rester dans la voie du progrès et posséder, avec la richesse, le bonheur ? Il lui faut la paix qui. établissant la confiance générale, développera les féconds éléments de prospérité de cette belle et grande République. C’est ce qu’a bien compris le général Guzman Blanco, plusieurs fois président, aujourd’hui ministre plénipotentiaire, envoyé extraordinaire du Vénézuela en Europe ; c’est la paix, cette paix précieuse, indispensable que sa fermeté et son patriotisme ont réussi à implanter dans le pays. Aussi, sous sa vigilante administration, le pays a vu les travailleurs affluer dans ses campagnes.
- Ce résultat, d’une constitution vraiment libérale, l’immigration étrangère, rend d’incalculables services au Vénézuela qui se peuple et qui travaille. Le président actuel, le Dr Rojas Paul, qu’on pourrait appeler le Carnot du Vénézuela, étant populaire et très estimé partout, maintient le pays dans cette voie de paix et de travail. Son concours personnel pour enrichir le pavillon et compléter les collections a été très efficace.
- Ce que nous nous plaisons maintenant à constater, c’est l’avancement intellectuel, graduel du Vénézuela depuis surtout une douzaine d’années. Si le pays n’a pas hésité à faire des sacrifices, il en a été aussi bien récompensé : les statistiques montrant le nombre croissant des lettrés, docteurs, avocats, ingénieurs, des écoles de tout rang et des élèves de tout âge des deux sexes le prouvent jusqu’à l’évidence. L’instruction primaire est gratuite et obligatoire (décret du général G. Blanco, président, du 27 juin 1870). Nous devons citer, pour connaître exactement la nature et l’organisation du Vénézuela, la belle collection des ouvrages sur la statistique, l’histoire et l’administration qu’expose le gouvernement.
- Le Vénézuela n’a donc rien à envier aux nations qui possèdent ou espèrent posséder un jour tout ce que la civilisation matérielle et morale, acquise par les nobles efforts, peut apporter de progrès, de bien-être et de gloire.
- Jules Auguste.
- C H RON IQ U E
- Nous avons eu « l’Année terrible », qu’un poète immortel a chantée en vers inoubliables ; mais ces souvenirs de deuil s’effacent de plus en plus et c’est aujourd’hui « l’Année joyeuse », que nous devons célébrer; la réussite étonnante de l’Exposition a rejailli sur la prospérité générale et la fortune publique s’en ressentira efficacement.
- Voici, à ce propos, le calcul éloquent que fait un de nos confrères : il y a, dit-il, en ce moment, à Paris, environ deux cent mille étrangers ou provinciaux, qui se renouvellent à peu près tous les quinze jours, depuis le 1er juin, car, au mois de mai, on n’est guère venu, à cause du non achèvement des travaux.
- On peut dire, sans exagération aucune, qu’il a passé dans notre ville, entre le 1er juin et le 15 août plus d’un million de visiteurs, sur lesquels cent mille habitants des départements tout au plus, car ceux-ci ont attendu les vacances scolaires avant de venir voir l’Exposition.
- Nous pouvons donc prendre comme chiffre des étrangers venus à Paris le chiffre de neuf cent mille.
- Chacun de ces hôtes exotiques dépense par jour, en moyenne, vingt francs. S’il faut tenir compte, en effet, des gens peu aisés qui vivent à la grande économie, qui habitent de modestes chambres et qui mangent sans excès, nous avons le droit aussi de noter ceux qui font de gros achats. En même temps que les restaurants à bas prix font fforès, les restaurants de premier ordre reçoivent couramment des
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- commandes de dîners à quinze ou vingt dollars par tête, et des têtes, pour ces dîners-là, il y en a huit ou dix.
- Ajoutons à cela les emplettes faites chez les bijoutiers, les modistes et les couturières, et les appartements luxueux, et les voitures, et les tickets d’Exposition, et vous me direz ensuite si la moyenne de 20 francs par jour et par tête d’étranger est une moyenne exagérée.
- Eh bien, pour ces vingt francs que chacun d’eux dépense, que donnons-nous, s’il vous plaît, à chacun de nos visiteurs ? Lui donnons-nous pour beaucoup plus de 5 francs par jour ?
- Hum! Je crois bien, moi, que nous lui donnons beaucoup moins que cela.
- Il est clair, en tout cas, que les frais généraux de l’hôtel (usure de matériel et gages du personnel), que le prix des victuailles servies à table, que la valeur exacte des objets achetés, représentent au plus 25 0/0 du prix payé.
- Sur chaque étranger qui vient à Paris, il y a donc un bénéfice quotidien de 15 francs qui reste acquis non pas à tel ou tel marchand, mais à la collectivité commerçante de Paris, c’est-à-dire, en réalité, à la richesse nationale.
- Or cet étranger reste ici quinze jours en moyenne, d’où il suit que, en moyenne, il nous laisse un boni de 225 francs, et comme il en a déjà passé neuf cent mille chez nous, de ces semeurs d’argent, cela fait que la fortune nationale s’est déjà augmentée, au minimum, de deux cent deux millions et cinq cent mille francs depuis l’ouverture de l’Exposition.
- En résumé, si l’on fait encore entrer en ligne de compte toutes les emplettes faites par les visiteurs, et qu’il est difficile d’évaluer exactement, on pourra dire que le chiffre total des bénéfices réalisés par le pays atteint presque un milliard. Et l’Exposition a encore près de trois mois devant elle !
- Aussi l’eau vient-elle à la bouche de MM. les Allemands.
- Ils ont d’abord essayé de critiquer notre Exposition ; puis ils y sont venus, et, maintenant, ils projettent pour 4892 une exposition à Berlin.
- Ce ne serait pas une exposition universelle : il y aurait trop de refus à essuyer après l’Exposition de Paris ! Mais une exposition italo-austro-allemande. i
- Les promoteurs de l’idée, des hommes fort titrés et décorés, mettent même carrément en avant le nom d’Exposition de la triple alliance. Si le gouvernement allemand croit de son intérêt de patronner l’entreprise, l’exposition aura lieu. L’idée est très bien accueillie en Allemagne ; elle rencontre, il est vrai, quelque opposition dans les provinces non allemandes de l’Autriche. Cette exposition aura un caractère tout particulier : ce sera une exposition politique.
- D’autre part, le 1er juin 1890, doit s’ouvrir à Cologne « l’Exposition internationale des objets j servant à l’art de la guerre et aux besoins des armées ».
- Là on ne pourra pas mettre, comme nous, sur les écussons : Pax et Lcibor.
- Car, bien qu’on exclue de cette exposition les travaux d’état-major, les machines servant à la fabrication du matériel de guerre inconnu du public, etc., on y admettra : vêtement et équipement du soldat, harnachement du cheval et tout ce qui s’y rapporte, armement de l’infanterie et de la cavalerie, munitions, empaquetage des munitions, hygiène du soldat et du cheval, construction des casernes, application de l’hygiène au campement, au cantonnement et au casernement, service de campagne, poste, télégraphe, télé-
- phone et service de pigeons voyageurs, vélocipé-die militaire, etc.
- Il y aura aussi une exposition rétrospective : tableaux de bataille, portraits, photographies, drapeaux, décorations seront admis.
- On aura beau dire, tout cela ne vaut pas la belle devise de l’Exposition française de 4889 : Pax et labor.
- F. L.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 119.417
- A la Tour
- . Yoici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage................ 9.886
- Du 1er au 2me............... 6.499
- 2e étage direct............. 2.455
- Du 2e étage au sommet... 3.984
- En tout.............. 22.824
- Visiteurs de marque
- On annonce l’arrivée à Paris de M. D.-A. Ler-nat, président de la chambre syndicale des tanneurs de Rome, qui vient visiter l’Exposition.
- Un deuil
- Nous apprenons la mort de M. Domingo Santa Maria, ex-président de la République du Chili pendant la guerre contre le Pérou et la Bolivie.
- Le défunt a été tour à tour ministre des finances, ministre des affaires étrangères, de l’intérieur, président de la cour suprême de justice.
- Il sera vivement regretté non seulement par ses compatriotes mais aussi par toute la colonie française de Valparaiso, à laquelle il s’est toujours montré très sympathique.
- Observation intéressante
- Les appareils enregistreurs thermométriques installés au sommet et au pied de la Tour Eiffel donnent en moyenne une différence de deux ou trois degrés entre la température du sol et celle qui règne à 300 mètres de hauteur.
- M. Beernaert
- M. Beernaert, ministre des finances et président du conseil de Belgique, a visité jeudi matin l’Exposition : il a examiné en détail la section belge et les magnifiques machines belges de la galerie des Machines.
- A l’Hippodrome
- Les princes tunisiens ont assisté à la représentation de l’Hippodrome jeudi soir et ne se sont retirés qu’après avoir très vivement félicité le directeur de cet établissement.
- Chez Bud'alo
- A la représentation de jeudi de Buffalo Bill, où se trouvaient presque tous les maires de France venus au banquet du Centenaire, on remarquait la présence de M. Clément A. Griscons et de Mme Gris-cons, de M. et Mme Brewster, les richissimes'Amé-ricains, et d’une partie du Tout-Neio-Yorh en ce moment de passage à l’Exposition.
- M. Clément A. Griscons est le président de la ligne transatlantique Inman and Internationale, et propriétaire des grands steamers City of Neto-Yorh et City of Paris, qui ont coûté chacun seize cent mille livres sterling.
- La fête de la soierie
- L’une des fêtes les plus attrayantes et les plus utiles, parmi les fêtes sans nombre de l’Exposition, sera sans contredit la fête de la soierie.
- Cette fête de famille, organisée sous les auspices du Commerce de Paris, aura un caractère tout particulier. Elle a pour but de favoriser l’acclimatation en France des Aranéides Sericigènes, merveilleux producteurs de soie, appelés à rendre les plus grands services à notre industrie.
- La great attraction du grand bal de nuit qui sera offert le samedi 31 août, de neuf heures à cinq heures du matin, dans les salons et jardins YTagram, à tout le Paris qui s’amuse, sera la tombola à lots fastes et néfastes gracieusement donnés par les grands magasins de la capitale, qui ont délégué à cet effet leurs plus séduisants représentants.
- Les Gitanas
- C est avec une verve endiablée que les danseuses-de Grenade ont recommencé hier une seconde série de deux cents représentations; et elles sont infatigables ! la chaleur qu’elles mettent dans leur jeu se communique aux spectateurs ; aussi, la plus part,, en sortant de la jolie salle du Grand-Théâtre, vont-ils se rafraîchir au bar du Champagne du Marquisat.
- Le vin pétillant est meilleur encore, servi qu’il est par une blonde et charmante jeune femme, dont la grâce et l’amabilité sont très appréciées par les galants buveurs.
- Trois questions
- Trois questions posées par un de nos confrères :
- Pourquoi, depuis quelques jours, les illumina-du Dôme central sont-elles éteintes une bonne demi-heure plus tôt qu’autrefois ?
- Pourquoi les trains du chemin de fer Decauville ne prennent ils plus de voyageurs pour les stations entre le palais des Machines et l’esplanade des Invalides à partir de 10 h. 45?
- Pourquoi l’esplanade des Invalides est-elle interdite aux visiteurs plus tôt que d’habitude?
- Au Palais du Trocadéro
- Demain dimanche, à deux heures, aura lieu dans-la grande salle des Fêtes du Trocadéro le deuxième festival des sociétés chorales françaises (seize cents chanteurs), avec le concours gracieux de l’Harmonie du Bon Marché, dirigée par M. Paulus, ancien chef de musique de la Garde républicaine.
- Les chœurs seront conduits par M. Yianesi, chef d’orchestre de l’Opéra.
- Le lendemain lundi, à une heure, aura lieu le concours entre les différentes sociétés chorales qui auront pris part au festival.
- A quatre heures, le même jour, aubade offerte aux sociétés chorales françaises par la société chorale belge Les Disciples de Grëtry, de Liège.
- Dernier jour des maires
- Yeut-on savoir combien de ces aimables banque-teurs ont profité de la licence que leur donnait leur carte d’invitation au banquet, pour venir à l’Exposition une dernière fois mercredi, jour de l’expiration de l’autorisation valable pour ces cartes : 1789 ! ! !
- Promenade-visite
- Demain matin dimanche, à dix heures, réunion devant le pavillon de la Presse, pour la promenade-visite qui sera faite sous la direction de M. Charles Zetter, ingénieur des arts et manufactures, ingénieur à la Société d’appareils électriques, système Gance. On visitera les sections d’électricité et de téléphonie.
- Expulsion des camelots
- Nous avons dit que les camelots, chassés il y a quelques semaines de la Galerie des Machines, s’étaient réfugiés dans les galeries de l’Agriculture
- Pour en finir avec ces encombrants industriels, M. Berger vient de décider que les gardiens de la classe auraient désormais toute autorité pour les expulser, séance tenante, de leurs galeries respectives.
- Plus de tricherie
- En vertu d’un nouveau règlement de l’administration des finances, un employé de ce service sera placé tous les matins à chacune des portes du Champ de Mars qui sont ouvertes aux voitures.
- Cette mesure a notamment pour but d’empêcher que les conducteurs n’introduisent avec eux dans l’Exposition des personnes non munies dejetons de service, et qui, blotties dans les voitures d’approvisionnement, trouvaient commode de venir visiter l’Exposition... « à l’œil ».
- La Tombola de l’Exposition
- Les résultats obtenus par la tombola de l’Exposition, dont la mise en train a eu lieu le 1er août-comme en 1878, dépassent toutes les prévisions.
- Ils sont de 50 0/0 supérieurs à ceux de 1878 à la même époque.
- On s’étonne, à juste titre, que le ministère des finances et l’administration des contributions indirectes n’aient pas encore confié de billets aux marchands de tabac, comme cela avait été prescrit par le décret.
- Le service d’inspection
- Le service d’inspection du laboratoire municipal vient de terminer la séide de ses visites dans les différents établissements du Champ de Mars.
- Sur quinze échantillons de vin analysés, dix ont
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- été reconnus bons, trois « mouillés » et deux seulement défectueux.
- L’examen qui portait sur le cidre, la bière et le poivre, a donné de très bons résultats.
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- Le service d’hygiène qui examine la propreté des cuisines et la viande de boucherie a remis également son rapport à la direction.
- Les inspecteurs ont été très satisfaits de leur tournée ; on a constaté qu’à très peu d’exceptions près, tous les restaurants sont tenus avec le plus grand soin.
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- Le flic fle Brapnce à l’Exposition
- S. A. R. Monseigneur le due de Bragance est venue ce matin pour la première fois à l'Exposition.
- Il est arrivé à dix heures trois quarts par la porte située sur le quai d’Orsay, porte qui fait face à l’une des ailes du pavillon Portugais, côté du pont des Invalides.
- Il était accompagné du comte Valborn, ambassadeur du Portugal à Paris, du comte de Seisal, un de ses aides de camp, et du comte de Saint-Mamède, son secrétaire.
- Il a été reçu à l’entrée du pavillon par MM. de Carvalho, président du comité portugais ; Perry, commissaire général ; Quairoz, consul général ; Pina, secrétaire du comité ; comte Azevedo, secrétaire de la légation ; Charles Yalbom ; Bar-dalho Pinheira, dessinateur du pavillon, etc.
- Son Altesse a visité le pavillon en son entier puis est ensuite entrée dans le pavillon réservé au comité, où elle a assisté à plusieurs expériences faites sur le phonographe Edison par M. Carlos Monteiro e Souza, représentant de la société Edison à Lisbonne, qui a prononcé un speach de bienvenue en l’honneur du duc, speach qui s’est terminé par trois vivats au Portugal, et qui a été répété très fidèlement par l’appareil.
- Le duc portait à la boutonnière de sa redingote la rosette de la Légion d’honneur.
- Plusieurs morceaux musicaux de différents instruments ont ensuite été rendus par le phonographe, puis le prince a prononcé dans l’appareil les paroles suivantes, qui ont été également très fidèlement rendues : c< Je suis positivement émerveillé de la perfection avec laquelle cet appareil reproduit les sons que l’on confie à ses plaques. »
- On est ensuite allé prendre le petit train De-cauville, qui a fait un arrêt spécial à l’entrée de la galerie Desaix, pour que le prince puisse faire une visite aux sections industrielles portugaises.
- La visite ducale était terminée à midi ; Son Altesse est sortie par la porte Rapp, où sa voiture l’attendait, après avoir fait remercier M. Thié-bault, officier de paix, qui avait déployé tout son zèle, pour aplanir les difficultés d’une visite ch Altesse Royale.
- NOUVELLES DE L’EXPOSITÏON
- Hier matin, à neuf heures, le prince Taïeb bey, accompagné du général Valensi, est arrivé en landau sur le pont d’Iéna.
- Il s’est dirigé vers le dôme Bouvard. Le prince a visité successivement les différentes parties des sections industrielles françaises.
- M. Dupuich, inspecteur principal, avait été délégué par M. Berger pour recevoir le prince tunisien.
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- M. Beernaert, président du conseil des ministres de Belgique, a fait hier matin l’ascension de la tour Eiffel.
- M. Tirard a invité hier M. Edison à une grande fête qui sera donnée, le 4 septembre prochain, au ministère du commerce.
- Edison a accepté l’invitation du président du. conseil et a décidé de retarder tout exprès son départ.
- En attendant, du 28 août au 2 ou 3 septembre, le grand inventeur ira en Suisse, à Bâle et à Lucerne.
- Dans la soirée d’hier, il y avait, en son honneur, grande réunion de la Société des électriciens, rue de Rennes.
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- Le duc de Bragance a reçu hier, après son déjeuner, un grand nombre de visites, entre autres celle de M. Tirard, président du conseil.
- Ce matin, le prince, accompagné du comte de Yalbom, du comte de Seisal et du comte de San Ma-mede, se rendra à Chantilly où il déjeunera chez le duc d’Aumale.
- Le prince Baudouin sera de retour à Bruxelles
- samedi ou dimanche ; hier, il a longuement visité le musée Grévin.
- À l’Académie des Sciences
- L’Académie des sciences recevait lundi dernier un illustre visiteur, M. Edison, le fameux inventeur des lampes à incandescence et du phonographe, sans compter nombre d’autres merveilles encore dans le domaine des recherches pour application industrielle.
- C’est M. Janssen qui a été l’introducteur du savant constructeur et, comme.celui-ci n’entend ni ne parle le français,^ lui a servi d’interprète. M. Janssen est, en effet, familier avec la langue anglaise. M. des Gloizeaux, président de l’Académie, a donc prié M. Janssen de souhaiter la bienvenue à M. Edison et de lui assurer les sympathies de l’Académie.
- M. Edison, à son tour, a prié son introducteur de vouloir bien présenter ses remerciements à .la docte société, de lui assurer qu’il s’est toujours tenu au courant des travaux de ses membres et de lui dire qu’il n’a pas voulu quitter Paris sans lui faire une visite.
- Les remerciements de M. Edison se sont surtout appliqués à l’accueil fait par l’Académie au phonographe. M. Janssen, qui avait fait visiter à Edison la galerie de portraits, a appris à ses collègues que le savant américain s'était surtout arrêté devant le buste d’Ampère en exprimant le regret de ne pouvoir entendre la voix de l’illustre physicien et aussi celle de ces savants qui, depuis le début du siècle, ont révolutionné la science.
- Aussi, pour conserver à l’avenir l’intonation de voix des membres actuels de l’Académie, M. Edison a-t-il eu l’idée d’offrir à la société un phonographe perfectionné avec un nombre suffisant de cylindres?
- En remerciant de cette offre, M. des Cloi-zeaux répond que l’Académie prendra des mesures pour aménager une salle-bibliothèque où ces cylindres seront conservés.
- L’HYGIÈNE
- Au banquet offert, il y a quelques jours, à l’Asile des convalescents de Vincennes, aux membres du Congrès international de l’Assistance publique, un médecin de Reims disait : « L’hygiène fait de tels progrès qu’un jour viendra,plus prochain qu’on ne croit, où elle rendra vos établissements hospitaliers et vos maisons de bienfaisance inutiles, en supprimant les causes qui engendrent les maux auxquels vous vous efforcez de remédier. »
- Je n’ai pas une foi aussi robuste dans les effets de l’hygiène. Certes, un régime et un exercice bien réglé de tous les organes sont de nature à introduire dans la machine humaine d'heureuses modifications ; ils accroissent la force et prolongent la vie. D’autre part, les progrès de la physique, de la chimie, de la biologie, ont permis de découvrir les causes d’une foule de maladies et, par là même, de les prévenir. Mais, parvînt-on à les connaître toutes, on ne réussira jamais à les éloigner, car, outre le défaut pour le plus grand nombre, des ressources que nécessite l’application des mesures préventives, les goûts, les caprices, les passions des hommes refuseront obstinément de se plier aux prescriptions de la science.
- Tout cé qui touche à la conservation et au perfectionnement de la santé n’en offre pas moins un vif intérêt et il y a toujours profit à s’en rendre compte. Aussi pénètre-t-on avec un sentiment de légitime curiosité dans le pavillon de l’Esplanade des Invalides, aux légères coupoles et aux proportions élégantes, consacré à l’hygiène.
- Le bâtiment, on le conçoit, a été exécuté de façon à présenter un résumé aussi complet que possible de la construction hygiénique. Il n’est pas jusqu’aux matériaux employés qui ne décèlent les préoccupations des organisateurs dans ce sens. En effet, le staff, les étoupes et le carton bitumé dominent dans le pavillon. Mais l’intérieur répond-il à l’attente du visiteur ? On ne saurait malheureusement l’affirmer.
- On y trouve, il est vrai, la collection complète et la démonstration pratique des divers procédés d’assainissement des habitations, l’aménagement entier d’un immeuble, avec les distributions multiples qui assurent a la fois le jeu régulier et l’inocuité des divers services, des eaux, de l’éclairage, des vidanges et de la ventilation. Une étude également fort intéressante est celle du transport et du traitement des immondices. Enfin l’assainissement des cimetières, la crémation, l’hygiène des villes, sont présentés dans leur développement actuel.
- Mais le reste de l’emplacement est occupé par les appareils de tout genre dont l’esprit de concurrence inspire l’invention aux industriels et aux constructeurs. Ils sont nombreux, variés, nerfectionnés. Tous, à en croire leurs propriétaires, contribuent à la régénération physique de la race humaine. Il en est cependant dont l’usage est nuisible et souvent funeste, fiels sont ces poêles mobiles contre lesquels l’académie de médecine et tous les spécialistes s’élèvent avec énergie. Après les constatations qui ont eu lieu, il faut avoir un rude aplomb pour les présenter comme des appareils hygiéniques.
- Des quantités innombrables de bouteilles occupent une partie du bâtiment ; ce sont les eaux de sources que la beauté des sites et des paysages, autant au moins que leurs propriétés médicales, recommandent aux constitutions à refaire ou délabrées. Mais, grand Dieu! comment s’y prendront les commissaires pour distribuer les récompenses ? Chaque therme a sa. spécialité; il n’y a pas de comparaison possible entre les uns et les autres. Il ne restera qu’à les médailler tous.
- Et c’est tout. En somme, c’est fort peu de chose.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1*89
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- Comme à l’Exposition d’Assistance publique, il manque à l’Exposition d’hygiène les documents intéressant vraiment le public, le tableau des progrès accomplis, ce qui a trait à l’influence des climats, de l’atmosphère, des gaz, des poussières, des matériaux* de combustion, des ferments, des professions. On n’y trouve pas non plus trace de l’hygiène internationale. De telles lacunes sont regrettables.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- PALAIS DU TROGADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- LES CONGRÈS
- Les traditions populaires
- L’étude des traditions populaires appelée aussi le Folk-Lore, est une des branches de la science sociologique, ainsi que l’a définie le président du Congrès, M. Charles Ploix, dans son discours d’ouverture.
- Elle a pour objet de rechercher ce qu’on pourrait appeler en quelque sorte les antécédents de notre civilisation.
- A l’époque lointaine où il n’y avait ni documents écrits ni monuments, où les sociétés étaient à l’état rudimentaire, où les familles commençaient à peine à se grouper pour former des tribus, rhumanité se forgeait en même temps que ses premiers outils et ses premières armes, les superstitions, les légendes, les poèmes naïfs qui, transformés et transmis d’âge en âge par la tradition, sont parvenus jusqu’à nous.
- Le Folk-Lore, qui en est le recueil, est donc la véritable histoire psychologique des races humaines.
- Le congrès s’était donné pour tâche d’établir une classification générale du Folk-Lore, une tabulation des Mythes et Légendes et de réclamer la création de musées d’art populaire. Il a reçu communication d’un grand nombre de mémoires sur Y Interprétation des contes mythiques (Ch. Ploix) ; la littérature orale en France (Paul Sébillot); les Monstres cynocéphales dans la légende (H. Cordier) ; la Musique populaire (J. Tiersot); le Rôle des traditions populaires dans les sociétés démocratiques (E. Blemont) ; le Folh-Lore magyar (A. Herman) et YILypno- \ tisme ainsi que la suggestion au point de vue folhlorique, du même savant.
- M. de la Sicotière a fourni une Bibliographie des traditions populaires de l’Orne ;M. Ch. Le-land, un très intéressant mémoire sur Y Influence des Tziganes dans les traditions européennes et sur Y Analogie de leurs rites avec la magie chaldéenne.
- Toutes ces études et un grand nombre d’autres, dont la liste serait trop longue, ont été discutées par les membres du congrès qui, pour se délasser de leurs savants travaux, ont eu l’agréable surprise un jour, dans la salle des fêtes de l’hôtel des Sociétés savantes, d’entendre un concert avec chœurs et soli, organisé par M. Tiersot, bibliothécaire au Conservatoire. Le programme du concert était uniquement formé de vieilles chansons populaires de la France et de l’étranger.
- Avant sa séparation, le congrès a émis le vœu que des musées d’art populaire soient créés en tout pays avec échange, traduction, comparaison et généralisation régulière des catalogues. Il a enfin arrêté les principes d’une classification complète avec tabulation analytique des traditions et matières traditionnelles par un inventaire méthodique et universel du Folk-Lore.
- La médecine légale
- Lé congrès qui vient de terminer ses travaux a adopté les propositions suivantes :
- 1° Il y aura, dans toute expertise médico-légale, deux experts au moins, dont l’un sera désigné par l’inculpé ou lui sera donné d’office en cas d’urgence, s’il est absent ou s’il refuse de le désigner lui-même;
- 2o Ces experts seront choisis, sauf dans les cas qui exigeront une compétence spéciale, suides listes officielles dressées par les pouvoirs publics et les corps scientifiques désignés à cet effet. Au siège des facultés de médecine sera constitué un conseil supérieur de médecine légale, chargé de départager les experts et de statuer en dernier ressort.
- 3° Un enseignement comprenant les principes généraux de la médecine légale doit compléter
- Anaitions musicales
- LE DIMANCHE 25 AOUT 1889,
- DEUXIÈME F
- DES
- SOCIÉTÉS CHORALES
- Seisse cents cliantenrs
- AVEC LE CONCOURS GRACIEUX DE
- L’HARMONIE DU BON MARCHÉ, dirigée par M. PAULUS
- Ancien Chef de la Musique de la Garde Républicaine ------------------
- A DEUX HEURES
- ESTIVAL
- FRANÇAISES
- PREMIÈRE PARTIE
- 1. La Marseillaise, chœur général
- avec accompagnement......... R. de l’Isle
- 2. Cavaliers Fantassins, chœur de
- division.................... Wekerlin
- 3. Le Vin des Gaulois, chœur général .......................... Gounod
- 4. Les Gardes-Chasse (du Songe
- d’une Nuit d’été).......... A. Thomas
- 5. Cachons les pleurs amers, chœur
- mixte....................... L. de Rillé
- 6. Ouverture de Zampa par l’Harmonie du Ron Marché............. Hérold
- Les Chœurs seront conduits par M.
- ÏNS
- 1. Les Marins de Kermor.......... Saint-Saf
- 2. Les Lansquenets, chœur de division ......................... Léo Delibes
- 3. Paix charmante, chœur général Rameau
- 4. Chœur des Romains (d’ILéro-
- diade), chœur général avec accompagnement-, ... !......... Massenet
- 5. Marche solennelle, par l’Harmo-
- nie du Ron-Marché.
- VIA NESI, chef d’Orchestre de l’Opéra
- Lundi 26 Août, à 1 heure* Concours des Sociétés chorales Françaises
- A 4 heures, AUBADE offerte aux SOCIÉTÉS CHORALES FRANÇAISES
- PAR LA
- Société GHorale Relg-e : LES DISCIPLES DE GRÉTRY, de Lièg-e
- dans les Facultés de droit l’étude de la procé-. dure criminelle.
- 4° Le juge d’instruction (ainsi que l’avocat de la défense, afin de pouvoir signaler à l’expert les objections de la défense) doit assister aux autopsies et constatations, sauf dans certain cas particuliers, de façon à fournir à l’expert les renseignements de fait pouvant éclairer ses recherches. Le juge d’instruction ayant la direction des expertises, il convient donc de retirer aux commissaires de police le droit de faire procéder à ces expertises de la première heure et hâtives, qui le plus souvent nuisent à l’instruction.
- Le congrès, reconnaissant que si les pharmaciens seuls pouvaient vendre la morphine le mouvement qui porte les malades à abuser delà morphine serait arrêté, a émis le vœu suivant :
- 1° Les droguistes et fabricants de produits chimiques et pharmaceutiques ne peuvent vendre de la morphine qu’aux pharmaciens: la livraison du toxique ne peut avoir lien qu’à domicile.
- 2° Le pharmacien ne peut exécuter qu’une seule fois une ordonnance toxique. Lorsqu’il livre de la morphine, il doit transcrire non seulement la prescription sur le livre d’ordonnances, mais encore sur le livre de police, sur lequel doivent être inscrits le nom et le domicile de l’acheteur.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’IIaïti (porte Suffren)
- BARBANCOURT & Gïe, Port-au-Prince
- PLUSIEURS MÉDAILLES D’OR ET D’ARGENT
- S’adresser pour renseignements et vente, 23, rue de Naples.
- LA BOURSE
- La hausse du 3 0/0 continue : On arrive à 85 95, tandis que l'amortissable reste à 89 45. Du reste, même pour le 3 0/0 le comptant paraît commencer'à vouloir un temps d’arrêt. 11 ne faut pas oublier qne c’est demain samedi : des réalisations de bénéfices sont dans les choses possibles : mais les dispositions à la hausse sont telles que le cours de 86 a toutes les chances de s’inscrire à la cote en liquidation.
- Quant au reste, il n’y a pas d’affaires, si ce n’est pour le Crédit Foncier qui monte à 1295, et pour le Nord qui se tient à 1760.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’-Vndalousie : Ghivo, le fameux danseur de la Seguiclilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lasci ve
- et provocante; Mercédès Gruz, « La Lola 9 ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux tilles de Ghivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Ellis sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 26 Série. — N° 102.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE. — Les Princes tunisiens. — Chronique. — Le Phonographe d’Edison au Brésil. — Echos. — L’Enseignement professionnel de l’Agriculture. — Les Congrès. — La Bourse. — Annonces et Réclames.
- LES PRINCES TUNISIENS
- Le prince Taïeb-bey, le général Yalensi et le colonel Zacc-haria sont arrivés hier matin, à neuf heures, par le pont cVIéna, et se sont rendus au palais des Beaux-Arts, oùM.Dupuicli les attendait.
- Us ont visité ce palais en commençant par la Grande-Bretagne, puis ils ont vu successivement la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas, F Autriche-Hongrie et la section française des Jouets, où ils ont fait divers achats.
- Ils ont déjeuné dans un des restaurants avec M. et Mme Massicault et Mlle Massicault, sœur de notre résident.
- A une heure, ils ont pris le train Decauville qui les a conduits à la galerie des Machines, où l’ascenseur Edoux les a montés sur le pont roulant. Ils ont visité en détail les machines du Petit Journal et ont assisté au tirage du Bulletin officiel, qui se fait sur les mêmes presses Marinoni. Le prince a été très intéressé parle fonctionnement de ces machines,, devant lesquelles il est resté près de vingt minutes. La machine plieuse du Figaro lui a surtout paru une admirable invention.
- A deux heures et demie, le prince est parti par la porte de la galerie des Machines qui donne sur l’avenue de La Bourdonnais, où les voitures attendaient.
- Hier soir, les princes tunisiens ont assisté aux deux premières parties de la représentation des Soirées espagnoles au Cirque d’Hiver. M. Massicault, ministre; résident général en Tunisie. Mme et Mlle Massicault étaient dans la loge occupée par les princes.
- A
- Le prince Taïeb, dont nous publions aujourd’hui le portrait, est âgé d’une soixantaine d’années. Il est le frère cadet du Bey régnant. Il se trouve prince héritier, étant le membre le plus âgé de la famille beylicale. La succession au trône ne suit pas, comme en Europe, l’ordre de la descendance. C’est le plus âgé de la famille, après le prince régnant, qui est l’héritier présomptif.
- C’est ainsi que si le prince Taïeb venait à disparaître avant son frère, le bey actuel, le titre d’héritier présomptif et de bey du camp reviendrait à un collatéral assez éloigné, à l’exclusion du fils du bey Ali.
- Ce titre de bey du camp mérite une explication. Jadis les contributions étaient levées, un peu au hasard,, par une petite armée commandée par l’héritier présomptif. Cette armée allait camper dans la contrée visée pour le prélèvement des contributions ; et l’on a pris l’habitude de la désigner sous ce nom : « le camp ». Le prince héritier qui la commandait prenait tout naturellement le titre spécial de bey du camp.
- L’office a disparu depuis la régularisation de toutes choses en Tunisie sous l’action bienfaisante du protectorat de la France.
- Mais le titre est resté; et S. A. le prince Taïeb est bey du camp.
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- CHRONIQUE
- Nous parlions succinctement hier, dans un écho, du projet de sir Edward Wattin d’élever une tour de 600 mètres, à Londres.
- Le roi des chemins de fer, interviewé par un reporter anglais, a répondu : « Ce projet, je l’ai
- parfaitement conçu, et j’entrevois même le temps où chaque grande ville aura sa tour. »
- Refusant ensuite de dire quand et à quel propos cette idée lui est venue, sir Watkin a déclaré qu’il se proposait de construire sa tour sur les dépendances de l’Institut impérial, auquel probablement les actionnaires feront don de l’édifice dès qu’il sera terminé.
- Puis il a ajouté :
- « La tour et les bâtiments de l’Institut pourront être terminés en deux ans. Il ne s’agit d’ailleurs nullement du transfert de la tour Eiffel à Londres. La nôtre sera construite avec de l’acier anglais par des ouvriers anglais.
- « Comme les Anglais, en gens pratiques, recherchent avant tout les bénéfices que peut donner une entreprise, nous nous efforcerons de construire notre tour plus haute que celle de M. Eiffel pour un prix moindre que celui qu’a coûté cette dernière, soit 250,000 livres sterling.
- « La nôtre ne servira pas seulement comme lieu d’amusement; elle devra rendre de grands services à l’astronomie, ù des expériences scientifiques et à des entreprises utilitaires. Nous construirons notre tour d’après nos propres plans et devis, et nous avons l’intention d’y établir des ascenseurs portant les visiteurs tout d’une traite de la base au sommet, et sans changer d’appareil. »
- A la fin de cette conversation sir Edward Watkin a revendiqué pour l’Angleterre la première idée d’une grande tour métallique.
- Ah! ah! Messieurs les Anglais, vous aurez beau faire, vous ne détrônerez pas M. Eiffel de la plate-forme élevée où la Renommée aux cent bouches l’a placé. Il paraît, d’après sir Edward Wàtkin, que l’idée de la Tour exécutée à Paris, revient à un Anglais, M. Trevithick, le véritable inventeur de la locomotive, en l’honnenr duquel un vitrail commémoratif a été placé dans l’abbaye de Westminster.
- M. Watkin se propose d’ailleurs d’avoir recours à M. Eiffel, qui, dit-il, est « un homme de génie » (c’est toujours cela- !) à titre d’ingénieur consultant.
- Ce qui n’empêche pas que, cette fois, nous n’avons pas dit comme jadis : « Tirez les premiers, messieurs les Anglais! » Nous avons commencé, nous avons construit la première Tour, et, tout ce que vous ferez ensuite, ne sera que de la copie, pour ne pas dire de la contrefaçon.
- Car si l’on voulait remonter au premier dénicheur de l’idée d’une tour colossale, sinon, métallique, il faudrait envoyer du papier timbré à l’architecte de la Tour de Babel !
- Qu’en dites-vous ? Si l’on essayait ?
- ##
- Du reste, en fait d’exposition, les inventeurs ne chôment pas, et c’est à qui glanera dans le champ des idées... d’autrui.
- Ainsi, il y a longtemps qu’en France on a parlé d’une exposition flottante ; cette entreprise, probablement faute de capitaux, ayant été abandonnée par les Français, a naturellement été reprise par des Allemands.
- On commence, en effet, à construire, à Berlin, un vaisseau colossal destiné à faire le tour du monde avec une exposition à son bord. Ce navire, dont les journaux allemands ne donnent pas les dimensions exactes, pourra emporter une provision de trois millions de kilogrammes de charbon.
- Outre les salles de lecture et pavillons divers, il contiendra huit salons de treize mètres de long ou six de large, une boucherie, une charcuterie, une boulangerie, des dépôts de
- bière allemande et trois presses qui imprimeront un journal illustré de l’exposition, dont le texte sera en trois ou quatre langues. Trois machines à vapeur de 60 chevaux chacune, serviront à la production de la lumière électrique.
- On compte que cette exposition flottante sera prête dans un an et demi et qu’elle pourra commencer son tour du monde vers Pâques en 1891.
- A
- Bien que le scliali de Perse soit déjà loin de nous, et presque oublié (la vie va si vite à Paris!) il nous revient chaque jour des anecdotes amusantes sur cet original endiamanté.
- Ainsi, il paraît qu’en 1878 il était tombé amoureux de Miss Océana, la sylphide du fil de fer; cette fois, l’âge ayant sonné, il s’est contenté de porter son caprice sur une beauté disparue depuis longtemps.
- Je vous le donne en cent, je vous le donne en mille : le schah ne rêve plus que de Mme de Pompadour dont il a entrevu des portraits et des bustes un peu partout.
- Un magnat de Perse, resté à Paris, est chargé de collectionner toutes les images, tous les livres et autres documents qu’il pourra réunir au sujet de cette dame, avec ordre d’envoyer le tout à son souverain.
- Que va dire l’ombre de Louis-le-Bien-aimé?
- Il y a là un véritable casus belli.
- Le phonographe Mison an Brésil
- Jeudi dernier, la nouvelle découverte d’Edison, le phonographe, a reçu une nouvelle consécration, à l’Exposition, de la part des représentants officiels du Brésil à Paris ; le Brésil, d’ailleurs, comme l’a prouvé Don Pedro II à chacun de ses voyages en Europe, tient toujours à se trouver à la tête des peuples de l’Amérique du Sud dans la voie du progrès et de la science.
- Le comité brésilien avait réuni, dans la coquette salle qui lui est réservée au pavillon du Brésil, une assistance d’élite et tout ce qui porte un nom ou qui est une illustration du grand empire du Nouveau-Monde était là; citons, parmi beaucoup d’autres dont nous regrettons de ne plus nous rappeler les noms, MM. le baron de Pinedo, ministre plénipotentiaire du Brésil; le sénateur vicomte de Gavalcanti, commissaire général à l’Exposition; le maréchal Ancora, l’ingénieur Manoel Augusto Texeira, Lour-delet, commissaire général adjoint au titre français — le comité brésilien compte un certain nombre de nos compatriotes, — de Santa-Anna Néry, notre éminent confrère, à Paris depuis de longues années, écrivain des plus remarquables en notre langue, directeur du journal VAmérique; le baron de Marajo, le sénateur Pereira da Silva, le professeur Charcot, l’illustre praticien qui a donné ses soins à Don Pedro à Paris et à Aix-les-Bains l’année dernière; Mme Charcot et sa fille ; A. Prince, secrétaire général du comité; Alfredo Michel, Picot, directeur du Jornal do Commercio de Rio; Leitao, E.-F. Cardozo, le conseiller Netto, etc., etc.
- Le phonographe apporté là était destiné à être adressé à l’Empereur Don Pedro.
- M. le vicomte de Gavalcanti a le premier pris la parole et « a salué Sa Majesté en son nom et au nom du comité du Brésil en rappelant que sans les encouragements donnés par Sa Majesté dès le début à ceux qui ne voulaient pas laisser vide au Champ de Mars la place du Brésil, l’Empire n’aurait pu occuper la place d’honneur que lui a assignée sa large participation à cette Exposition ».
- M. le baron de Pinedo, un des membres les plus appréciés du corps diplomatique a dit ensuite : « Au moyen de ce merveilleux pliono-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- graphe, le ministre du Brésil à Paris, transmet à son souverain ses respectueux hommagas et les vœux sincères qu’il fait pour la santé de sa majesté et de la famille impériale. — Les Brésiliens et amis du Brésil réunis au pavillon Brésilien s’associent aux sentiments exprimés par le très humble et très fidèle sujet de sa majesté. »
- M. Charcot a adressé à l’empereur ces quelques mots caractéristiques : « Sire, ma voix vous transmet au loin le souvenir de la respectueuse et constante affection que vous porte votre confrère à l’Institut, Charcot. »
- M. de Santa-Anna Néry, « comme le doyen des hommes de lettres du Brésil en Europe, a salué ses confrères de la presse brésilienne, et au nom de ses compatriotes de l’Amazonie présents à la réunion, il a prié M. José de Para-nagua, de saluer le marquis de Paranagua, le baron de Loreto, le vicomte de Maracajo et tous les hommes d’Etat qui travaillent en faveur de cette lointaine région du Brésil. »
- La plupart des nombreux assistants que je vous ai cités se sont plu à adresser « de vive voix », à tour de rôle, à Don Pedro, l’expression de leur respectueux hommages, et quatre cylindres « phonogrammes » ont été employés à'emmagasiner pour toujours les. paroles prononcées.
- C’est M. Monteira E. Souza, représentant de M. Edison au Brésil, qui a fait cette démonstration convaincante des résultats obtenus par l’illustre inventeur du phonographe. Toutes les personnes présentes se sont retirées en emportant le meilleur souvenir de l’aimable et si intéressante invitation du comité Brésilien et nous-même nous n’avons qu’à remercier chaleureusement M. de Santa-Anna Néry et ses sympathiques collègues pour le bon accueil qui a été fait au représentant du Bulletin officiel.
- d’Antin.
- ♦
- OS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 107.557
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la la même journée :
- 1er étage................... 8.169
- Du 1er au 2me............ 5.440
- 2e étage direct............. 2.418
- Du2e étage au sommet... 3.920
- En tout.............. 19.947
- Un peu de statistique
- Voici une statistique intéressante :
- Le service médical de l’Exposition vient de terminer son rapport. Voici quelques chiffres : Nombre des pansements faits aux ouvriers 1.780
- Nombre des pansements aux visiteurs.... 945
- Total.......... 2.725
- Un ouvrier est mort par accident. Si visiteurs sont morts de mort subite.
- Nombre d’ouvriers envoyés à l’hôpital........... 18
- Nombre de visiteurs............................ 490
- Total.......... 508
- Enfin cinq cas d’empoisonnement (ceux de la rue du Caire) et trois cas par ingestion de charcuterie malsaine.
- L’abus de la musique
- 11 devient nécessaire de mettre un frein à la fureur
- des flots..d’harmonie. C’est pour obéir à cette loi
- d’ordre et de mesure, que l’administration vient de rappeler aux exposants de la galerie Desaix qu’il y a ce juste milieu dont parle Horace, dans tout, même dans les exercices d’orgue.
- Certains exposants s’acharnaient à faire rimer : orgue avec délices.
- L’administration n’entend pas la prosodie de cette façon et elle a écouté les plaintes de nombreux visiteurs qui ont protesté contre l’épouvantable charivari, horrible concert de tuyaux déchaînés qui déchire les tympans les plus robustes.
- Dorénavant, les exposants seront forcés de restreindre leurs exercices aux heures fixées par les règlements.
- Dura lex, sed lex !
- Plaintes mal fondées
- Les exposants continuent à se plaindre de ne pas-avoir connaissance des décisions du jury, dont les opérations sont cependant terminées depuis quelque temps.
- Us seraient heureux de pouvoir indiquer d’une-manière apparente, devant leurs vitrines, les récompenses qui leur ont été accordées.
- En réponse à ces réclamations, l’administration leur fait remarquer que les décisions prises jusqu’à présent par les différents jurys ne sont, réglementairement, que provisoires.
- Le jury supérieur a seul le droit de statuer d’une façon définitive, et ses travaux ne sont pas encore commencés.
- Honneurs sur honneurs
- Le roi des Belges vient de nommer M. G. Berger grand-officier de l’Ordre de Léopold.
- M. Eiffel a été nommé commandeur du même Ordre.
- Puisque nous parlons do M. Eiffel, disons que-celui-ci pe reviendra pas à Paris avant le 5 septembre ; on sait qu’il séjourne àEvian.
- Troisième fête de nuit orientale à l’Esplanade
- Nous rappelons que mardi prochain aura lieu, à l’Esplanade des Invalides, la troisième fête orientale.
- Après le succès des deux premières fêtes, l’administration a décidé que les illuminations qui avaient été faites en l’honneur des princes tunisiens seraient les mêmes que mardi dernier.
- Même défilé aussi et embrasement final des palais.
- C’est-à-dire un tableau des mille et une nuits.
- Des cheveux ! des cheveux !
- Le dernier paquebot arrivé de l’Extrême-Orient a débarqué vingt-huit balles de cheveux de femmes-chinoises.
- Les faux cheveux vont être pour rien !
- Continuation de la distribution
- M. Emile Vanderheym, l’expert en diamants, a reçu du schah de Perse la croix de commandeur de-son Ordre.
- A la Tour Eilïèl
- Les étrangers et l’Exposition
- On annonce de Sofia que le maire de cette ville et trois conseillers municipaux, un médecin, un ingénieur et un commerçant sont partis hier envoyés par le conseil pour visiter l’Exposition.
- Les conférences
- Demain lundi, à quatre heures de l’après-midi, au palais du Trocadéro, conférence par M. Sarcey.
- Sujet : Le Théâtre en France en 1789 et en 1889.
- Trop bruyants
- Hier soir, à neuf heures et demie, deux jeunes gens très connus par leurs excentricités, ont fait un tel tapage au restaurant russe, que le maître de l’établissement a dû envoyer chercher le commissaire de police.
- M. Dulac a immédiatement expulsé de l’Exposition ces deux tapageurs.
- Toujours des Tours !
- On annonce de Londres que sir Edward Watkin vient de constituer une Société financière en vue de l’érection en Angleterre d’une tour analogue à la Tour Eiffel.
- La Société, qui porte le nom de Tower Company (limited), aura un capital de 200,000 livres (ô millions de francs).
- Les détails de la construction projetée ne sont pas encore connus.
- Les ellets de notre Exposition
- Pendant le mois de juillet, la ville de Zurich a été visitée par 20,763 étrangers, soit 3,500 de plus que l’année précédente.
- On attribue cet accroissement à l’Exposition universelle, la ville de Zurich étant un centre pour les arrivées de Russie, de l’Autriche et de l’Orient pour les voyageurs employant la ligne de PArlberg.
- La santé de M. Berger
- M. Berger, souffrant d’un assez violent mal de gorge, a dû s’aliter pour quelques jours. Mais l’indisposition ne présente heureusement aucun caractère sérieux.
- Le petit chemin de fer
- Nous avons récemment reproduit une note publiée par un de nos confrères qui s’étonnait que la Société Decauville ne.prît plus de voyageurs à partir de 10 h. 45 du soir, pour les haltes de l’Agriculture et de l’Alimentation.
- La Société nous informe que cette mesure a été prise à la suite d’un ordre de la Direction générale de l’Exploitation. Les portes des galeries du quai d’Orsav fermant à onze heures, les voyageurs descendus à ce moment trouveraient les portes de sortie closes. Il est donc inutile que le chemin de fer les y amène...
- Très juste, en somme.
- Le petit Figaro de la Tour Eiffel a reçu hier la visite de M. Beernaert, président du conseil et ministre des finances de Belgique.
- M. Salles lui faisait les honneurs de la Tour. Le président était accompagné de Mme et de Mlle Beernaert, de MM. Thurneyssen, Dupuich, Ansa-loni, etc.
- M. Beernaert a quitté Paris dans la soirée par l’Orient-express. Il se rend à Vienne et de là à Constantinople.
- #**
- Le R. P. Didon a fait ce matin l’ascension de la Tour Eiffel.
- Il était accompagné du R. P. Brivot, des Dominicains d’Arcueil, et de quelques amis qui en descendant de la troisième plate-forme du pavillon se sont inscrits après lui au registre du Figaro : Commandant Terquem, capitaine Waldemar, Drs flanque, Poitou-Duplessy, L. Marevery et Hénocque, et M. Dervieux, maire de Bagneux.
- Le R. P. Didon avait assisté au sommet de la Tour à diverses observations météorologiques faites par les officiers et les médecins qui l’accompagnaient.
- Chez Culfalo-Bill
- A la représentation d’hier, à Buffalo-Bill, assistaient le duc de Bragance et le vicomte de Valbom. A côté d'eux, bon nombre de maires de France, émerveillés de la hardiesse des cow-boys et desexercices des Indiens. A cette même représentation, nous devons mentionner la présence de M. et Mme-Clément Griscons, de M. Brewster, le millionnaire bien connu; de Mme Brewster et d’une notable partie de la colonie américaine. M. Clément Griscons est le président de la ligue transatlantique Inman and International et le propriétaire des grands bateaux City of Neio-Yorh et Cily of Paris, qui ont coûté chacun seize cent mille livres sterling.
- Lne singulière entreprise
- Le chef de musique du régiment des cuirassiers de la garde impériale et royale d’Allemagne a reçu l’autorisation de s’aboucher avec un barnum. Celui-ci offre de promener la musique dudit régiment à travers l’Italie.
- Le barnum s’engage à payer 40 marks (50 fr.) par jour au chef de musique, et 10 marks (12 fr. 50) par jour à chaque musicien.
- Ceux-ci s’engagent, de leur côté, à donner un con-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- cert au moins par jour, dans chaque ville où la troupe s’arrêterait. L’engagement commencera à courir à partir du 20 septembre, à l’issue des manœuvres d’automne. Les musiciens garderont l’uniforme militaire.
- Cet uniforme va donc être promené à travers l’Italie par des soldats transformés en baladins.
- Escalade
- Trois individus tentaient, l’autre soir à neuf heures, d’escalader les barrières de l’Exposition. Des agents de police les ayant aperçus se sont mis à leur poursuite.
- Un d’entre eux a été pris, un autre s’est échappé et le troisième, franchissant prestement la barrière, s’est sauvé dans la direction de la Seine. Là se voyant cerné par les agents venus derrière lui, il s'est jeté à l’eau.
- Il a été repris près du ponton des bateaux-pari-siens et conduit au commissariat de M. Dulac; après l’avoir fait sécher convenablement au service médical, on l’a dirigé avec son camarade sur le Dépôt.
- Conférence
- Conférence mardi 27 août, à quatre heures du soir, au Palais du Trocadéro (Salle des Conférences de l’Exposition), par M. Germain Bapst. Sujet : L’Orfèvrerie et la Bijouterie mérovingiennes.
- Une troupe égyptienne
- Hier est arrivé M. P. Cardahi, directeur de l’Opéra royal du Caire, avec une troupe composée des vingt-huit principaux sujets de ce théâtre.
- Le khédive d’Egypte a autorisé ces artistes à venir se produire à Paris pendant l’Exposition au Théâtre international.
- Léger accident
- Hier, à trois heures et demie de l’après-midi, dans la cour de la force motrice, près du palais des machines, un robinet placé au-dessus, d’un générateur s’est brisé, et la vapeur s’est échappée à grand bruit. Grâce à la présence d’esprit du chautïeur, qui a immédiatement fait tomber le feu, aucun accident ne s’est produit ; mais une certaine panique s’est emparée du public, qui s’est rapidement rassuré du reste.
- Marchand malin
- Dans l’après-midi d’hier un agent vit un individu s’emparer d’un objet exposé à l’étalage d’un marchand marocain; il mit aussitôt la main sur le voleur, qui ne chercha pas à nier le larcin qu’il venait de commettre et le conduisit devant M. Dulac, commissaire de police.
- Le marchand fut appelé pour reconnaître l’objet qui lui avait été soustrait. En le voyant, il s’écria aussitôt :
- — Mais c'est un article de Paris que vous me montrez là ; jamais il n’a figuré à mon étalage; je ne vends que des objets absolument authentiques,
- Il fallut alors, bien que le vol fût constaté et avoué, relâcher le voleur, puisque la victime niait que l’objet lui appartînt.
- L’honorable commerçant préférait la perte de sa marchandise à la fermeture de son magasin, qui lui eiât été certainement infligée s’il eût reconu l’ob® jet qui lui avait été volé.
- Visiteurs de marque
- Hier est arrivée à Paris le major général russe Jassoukovitch du génie, qui a passé deux jours à Toulon, où son passage a donné lieu à une manifestation de sympathie de la part des officiers de Toulon.
- Invité en effet par un capitaine du Ole de ligne de se rendre au Cercle militaire, M. Jassoukovitch, qui accepta avec empressement, fut reçu dans le jardin du Cercle par le colonel du 61 e, entouré de tous ses officiers, qui lui souhaita la bienvenue, tandis que la musique du régiment entonnait l’hymne russe, Dieu protège le czar. Le général a remercié par quelques paroles émues, et on a bu au succès de l’armée française et de l’armée russe.
- Commencement d’incendie
- Hier soir, à six heures, un commencement d’incendie s’est déclaré au premier étage d’un des restaurants de l’Esplanade des Invalides. Après vingt minutes d’efforts, on est parvenu à se rendre maître
- du feu. Une certaine panique s’est produite parmi les dîneurs qui étaient très nombreux en ce moment.
- La boue
- Nous entrons dans la saison des pluies; il semblait qu’on eût dû prendre des précautions pour rendre viables les allées du Champ de Mars. Or, depuis plusieurs jours, ces allées sont transformées en véritables fleuves de boue ; il en résulte que le public ne peut plus circuler dans les jardins et qu’il ne peut rester le soir à l’Exposition. L’administration ne pourrait-elle pas faire un sacrifice en sablant les allées ? Il s’agit d’une somme très faible; et le succès des dernières semaines de l’Exposition en dépend.
- Les âniers de la rue du Caire
- Malgré les remontrances de l’administration, les âniers de la rue du Caire continuent à faire galoper leurs montures dans les allées au risque d’amener des accidents. Nous espérons que la direction donnera des ordres pour que les âniers se soumettent à ses prescriptions.
- MEtr/i
- Ji\ OLIGA iAULit
- DE L’AGRICULTURE
- Il est des questions que l’on ne saurait trop étudier, des sujets sur lesquels on ne peut trop revenir pour les creuser, et c’est pourqiloi nos lecteurs nous permettront de les ramener encore aujourd’hui au quai d’Orsay, à l’exposition du ministère de l’agriculture. Nous l’avons déjà visitée ensemble, mais forcément, étant donné le cadre de ces Chroniques, d’une manière un peu superficielle. Ce que nous en avons dit dans ces rapides descriptions suffit cependant pour nous permettre dans une nouvelle excursion d’aborder la question de plus haut. En comparant les documents réunis à l’exposition du quai d’Orsay nous avons pu marquer les progrès culturaux accomplis dans ce siècle, et c’est l’idée générale qui nous guide dans ces études à vol d’oiseau.
- C’est sur ce point que, grâce aux éléments d’appréciations qui nous sont fournis, nous voudrions insister.
- Qu’a-t-ii été fait dans le siècle écoulé pour l’enseignement agricole? Quelle part le gouvernement républicain peut-il à bon droit revendiquer dans le mouvement scientifique qui est appelé à changer la face de l’agriculture moderne ?
- Ce travail est relativement facile à faire grâce aux expositions de nos grandes écoles, aux travaux de leurs professeurs qui nous sont présentés, à ceux des stations agronomiques, aux plans de champs d’expérience, etc., etc., qui sont groupés avec méthode dans la section où nous nous aventurons aujourd’hui.
- Nous avions raison de marquer comme point de départ le commencement du siècle, car dans ce que nous voyons les premiers travaux qui vont donner à l’agriculture un caractère expérimental sont ceux de Lavoisier, qui, dès 1788, en appliquant la balance à la constatation de tous les phénomènes agricoles, arrivait à doubler le revenu de ses fermes du Perche et posait les règles de la statistique agricole qui devait, un demi-siècle plus tard, devenir une science positive entre les mains de Boussin-gault et de ses successeurs.
- Les hommes de 1789, à l’esprit large et ouvert aux grandes choses, avaient tout de suite compris ce que l’agriculture pouvait gagner à un enseignement professionnel bien distribué, et nous voyons, malgré les graves préoccupations et les orages politiques, l’Assemblée nationale,
- la Constituante et la Convention s’y attacher avec une égale ardeur.
- La période des guerres de l’Empire arrêta ce mouvement, et il est curieux de voir par les documents à l’Exposition combien dans cette période néfaste on abandonna l’agriculture, la laissant sans aide, sans secours. Il s’agissait bien de laboureurs! Il ne fallait que des soldats. Il y eut certes des efforts isolés, et partant bien impuissants, faits dans la période qui suivit les Cent-Jours. Il faut citer l’œuvre de Mathieu de Dombasle qui fonda à l’aide de souscriptions une école à Roville et la création de l’école de Grignon et de celle de Grand-Jouan, dues à l’initiative privée. C’est vers 1835 qu’on voit se produire quelques timides essais de création de fermes-écoles ou fermes modèles.
- Mais cela est vague, incertain, et c’est la République de 1848 qui, reprenant les traditions de son aînée, donne une impulsion au mouvement dont nous voyons aujourd’hui les magnifiques résultats. C’est une loi d’octobre 1848 q i a posé les véritables bases de l’enseignement agricole en France. Nous ne pouvons entrer dans le détail, mais nous conseillons fort aux personnes nombreuses que cela intéresse à des titres divers d’aller à l’Exposition suivre dans une série de documents très bien classés ce rapide développement.
- On verra là ce qu’on a fait pour l’enseignement théorique et pratique.
- A cette place, nous ne faisons pas de politique, mais il nous faut bien constater ce qui est là, patent, sous nos yeux. Le second empire enraya l’œuvre de la République et l’institut agronomique, qui avait produit de si excellents résultats, fut supprimé par décret en 1852. Deux chiffres qui nous permettent de ne pas nous étendre davantage : la République de 1848 avait consacré à l’enseignement agricole 2,500,000 francs ; l’empire réduisit ce chiffre à 1,130,000 francs !
- A l’avènement de la troisième République, il n’y avait plus d’enseignement supérieur agricole. Les écoles spéciales et les fermes-écoles, au nombre de cinquante, étaient en décadence.
- Sans entrer dans le détail des efforts et des sacrifices faits par la République, constatons qu’aujourd’hui on compte vingt-sept écoles, qui toutes nous mettent à même de les apprécier et qui offrent de si grands avantages que partout on en réclame la fondation de nouvelles.
- En 1876, on a rétabli l’Institut agronomique sur de larges bases, pour donner l’enseignement scientifique de l’agriculture et créer un personnel en état d’inspirer une nouvelle impulsion à l’agriculture française.
- Enfin, comme nous l’avons vu à notre visite à la section de l’instruction primaire, la loi de 1879 a rendu obligatoire dans les écoles normales d’instituteurs et .dans les écoles primaires l’enseignement de l’agriculture. Les résultats acquis, pour une œuvre à son début, ont dépassé les meilleures prévisions.
- Nous n’avons pu qu’effleurer ce sujet, inté-téressant à tous, mais nous avons tenu à signaler l’idée qui s’imposait à nous en sortant de cette galerie du quai d’Orsay, consacrée à l’exposition de l’enseignement professionnel agricole, à savoir que le gouvernement de la République a. sur ce point encore, laissé loin derrière lui les régimes qui l’ont précédé. Et nous répétons en d’autres termes ce que nous avons dit en terminant tous les articles consacrés à l’agriculture : Puisse le progrès révélé par l’Exposition universelle éclairer nos futurs députés, et puissenfi-ils, par une visite comme celle que nous venons de faire trop rapidement, se rendre compte qu’aucune dépense ne saurait être plus utile, plus productive que celle qui favorisera la propagation des bonnes méthodes dans nos campagnes. Ce résultat seul mériterait à l’Exposition la reconnaissance non seulement des agriculteurs, mais de tous.
- (La Bataille.)
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- une fois de plus proclamée. Il faut maintenir le régime classique avec le latin et le grec, mais il faut aussi un enseignement moderne où l’étude de la langue nationale combinée avec celle des langues vivantes est le fond de l’éducation.
- Le baccalauréat a provoqué des argumentations contradictoires ; on est cependant tombé d’accord pour réclamer qu’il soit tenu compte des notes méritées par le candidat au cours de sa vie scolaire. La conclusion du débat sur ce point spécial a été que les pays de baccalauréat ou d’examens subis devant des jurys autres que des jurys composés des maîtres ordinaires du candidat ont quelque chose à faire pour arriver à un régime d’études plus satisfaisant dans sa direction et moins aléatoire dans ses résultats.
- En ce qui concerne l'enseignement supérieur, le congrès a examiné l’équivalence internationale des études et des grades. Tout en écartant de la question ce qui avait trait à l’exercice des professions auxquelles les giades peuvent conduire, ce qui touchait à des intérêts d’Etat, l’assemblée a fait prévaloir dans l’ordre pur des études une doctrine libérale et sage, une doctrine qui abaisse les barrières inutiles ou nuisibles, sans porter atteinte à l’autorité des grandes compagnies universitaires ou académiques préposées à la garde du haut enseignement.
- Tels sont les résultats de ce Congrès dont les travaux ont été dirigés avec une compétence indiscutable par un bureau composé de M. Gréard, l’éminent recteur de l’Académie de Paris et de MM. Bréal, Liard, Rabie.r, Morel. Le discours dans lequel M. Gréard a résumé les résolutions du Congrès a été accueilli de la façon la plus flatteuse. Au nom des étrangers, le professeur Laskowski, de la faculté de médecine de Genève,le marquis Alfiéri,représentant d’Italie, et le docteur Stanley, délégué anglais, ont chaleureusement remercié M. Gréard et ses collègues français de l’hospitalité intellectuelle qui leur était offerte.
- Le docteur turc Basiadis, miss Beale, directrice du collège de jeunes filles de Cheltenham, MM. Bogdanow, conseiller privé à Moscou ; Geiser, directeur de l’Ecole polytechnique de Zurich, Van der Rest, recteur de l’Université de Bruxelles, et Urechia, ancien ministre de l’instruction publique en Roumanie, se sont associés à ces remerciements. Tous les délégués étrangers se sont d’ailleurs vivement félicités du lien confraternel qu’a créé entre eux et les universitaires français ce Congrès qui a si brillamment réussi.
- ROUXEL, ffd’Ârmes, 163, r.Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- I De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures: Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côiè de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième. Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 lieui’es du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique ; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, IÇectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROGÂDÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire,
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
- LES CONGRÈS
- Le Congrès international d’anthropologie et d’archéologie préhistotique qui se tient au Collège de France, sous la présidence de M. de Guatrefages, compte 450 adhérents environ. 27 nations ont envoyé des délégués, dont 430 Belges, 52 xkllemands, 47 Anglais, etc. Les trois premières journées ont été consacrées à l’examen des questions relatives à la périodicité des phénomènes glaciaires et à la valeur des classifications paléontologiques et archéologiques à l’époque quaternaire. Une assez longue discussion s’est élevée à ce sujet entre MM. Gaudry, de l’Institut ; Gosselet, professeur à Lille, et Evans, président de la Société zoologique de Londres, d’une part, et, de l’autre, MM. de Mortillet, député, professeur à l’Ecole d’anthropologie, et Goss, doyen de l’Ecole de Médecine de Genève, qui défendaient les anciennes théories.
- Des communications ont été faites encore par M. Muller, sur l’homme à l’âge du bronze et de la pierre en Danemark; par M. Thomas Wilson, sur l’homme primitif en Amérique : par M. Ver-neau, sur des découvertes d’antiquités qu’il a faites aux îles Canaries ; par M. Hainy, conservateur du musée du Trocadéro, sur les monuments mégalithiques de la Tunisie ; par M. Buf-zuréanu (Roumanie), sur les cités lacustres en Roumanie; par M. Piette, sur la gravure et la sculpture à l’âge du renne.
- Deux communications, en particulier, ont été faites sur des points qui depuis longtemps passionnent le monde des archéologues et des paléontologistes. Hier matin, on a présenté au congrès une mâchoire,en parfait état de conservation, de singe anthropoïde, trouvée près de Saint-Gaudens ; jusqu’à ce jour, on n’en possédait qu’une, d’ailleurs en très mauvais état. En outre, un Portugais, M. Ferraz de Mascedo, a fait part au congrès de la découverte qu’il vient de faire d’un squelette humain, intact, dans une couche absolument tertiaire, et la science n’a signalé encore la présence de l’homme qu’à l’époque quaternaire.
- Une troisième question degrande importance a encore été agitée : celle de savoir si le renne et le cheval étaient domestiques dès l’époque du renne.
- Aujourd’hui, le Congrès se rendra au musée de Saint-Germain par le Touriste ; lundi, il ira recueillir à Chelles (Seine-et-Marne), des gra-vières qui renferment des ossements très anciens et des silex taillés. Il clôturera mardi sur une séance complémentaire que le grand nombre des communications qui restent à faire a rendue nécessaire.
- Enseignement supérieur et enseignement secondaire
- Près de quatre cents adhérents avaient répondu à l’appel du comité d’organisation du Congrès international de l’enseignement supérieur et de l’enseignement secondaire. Plus de trois cents membres dont une centaine d’étrangers ont suivi assidûment les séances.
- La session de ce congrès a été longue et laborieuse. Sur toutes les questions, des observations importantes ont été échangées ; sur quelques-unes on a abouti à des conclusions prêtes à être mises en application.
- L’enseignement secondaire des jeunes filles a beaucoup occupé le congrès. Deux points ressortent des débats engagés à ce propos : le premier, c’est que l’éducation des jeunes filles ne saurait être comprise comme une parure superficielle: que, pour elles comme pour les jeunes gens, l’objet qu’on doit s’y proposer est à la fois l’acquisition d’un certain nombre de connaissances bien digérées et la culture des facultés ; le second, c’est que si l’on ne peut refuser l’aide aux femmes capables de s’élever au-dessus de la portée ordinaire, l’enseignement secondaire, s’adressant à la moyenne des esprits, doit chercher sa règle dans les conditions de temps, de santé, de situation sociale, d’aptitudes communes au plus grand nombre et tendre à préparer les jeunes filles à la vie de famille dont •elles sont destinées à être le support moral et l’attrait.
- La nécessité de diversifier les types de lycées
- écoles secondaires pour les jeunes gens a été
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, tou* chant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSufïren.
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- La reprise de l’Italien n’était que feu de paille. Il retombe à 93. Les nouvelles de Turin sont de plus en plus mauvaises. Il faut s’attendre à un écroulement financier auprès duquel notre krach de 1882 ne sera qn’un jeu d’enfant.
- Les autres fonds étrangers sont calmes avec une nuance môme de faiblesse.
- Le Crédit foncier se rapproche de 1300 francs.
- La'Tour Eiffel monte* à 805 francs pour l’action et 310 francs pour la part bénéficiaire,
- Voir à la Section Anglaise
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- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lasci ve
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mardi 27 Août 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Echos. — Le Jury supérieur des récompenses. — Les grands travaux publics. — Nouvelles de l’Exposition. — Concours d’Orphéons. — Le
- Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — Guide des attractions. — Annonces et Réclames.
- CHRONIQUE
- Il y a longtemps qu’on a dit que Paris était « le paradis des femmes et l’enfer des chevaux ».
- Ce vieil adage n’a jamais été si vrai que dans les temps d’exposition : le vin, l’amour et le tabac y obtiennent les grandes médailles d’honneur; dans la rue, tout le monde trouve d’excellentes aubaines, depuis le camelot, qui vous offre pour presque rien des bibelots de toutes sortes, jusqu’à la petite bouquetière, qui a son joli assortiment de fleurs nouvelles, et, de plus, son frais sourire.
- Dans le monde de la galanterie, c’est un véritable lâcher de pigeons et de jolies femmes, sous tous les travestissements possibles, depuis les costumes du moyen âge jusqu’à la jupe écourtée de la danseuse de Ihéâtre.
- Ab! ces dames, elles tâchent de vous séduire, non seulement à l’Exposition, mais aux bains de mer, où, en rangs serrés, et moulées dans leurs maillots coliants, elles attendent, fièrement campées, et la vague... et le Don Juan admirateur.
- Mais pendant que le beau sexe s’amuse et s’enrichit, les
- Pégases des compagnies de voitures, absolument épou-monnés, éreintés, abîmés par leurs courses à l’Exposition, finissent par refuser énergiquement tout service.
- Tape! Tape, mon vieux cocher ; tu perdras ton temps : Cocotte n’avâncera plus.
- L’engouement d’un peuple pour telle ou telle chose n’est pas une chose rare. Aujourd’hui c’est l’engouement pour la tour Eiffel : et, cette fois, c’est l’engouement de l’Europe tout entière et même celui de l’Asie dans la personne du schah, grand poseur de lapins devant l’Eternel, et de l’Afrique en la personne de ce bon Dinah-Salifou, qui a emporté toute une cargaison de Tours Eiffel pour faire plaisir à ses sauvages sujets.
- On voit la tour sous forme : d’épingles, de broches, de chandeliers, d’éventails, de pelotes à épingles, de presse-papier, de porte-plumes, de plioirs, de ronds de serviette, d’albums, de photographies, de pendeloques, de bagues, d’assiettes, de bérets, de manches à cou-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- teaux, de canifs, de ciseaux, de pommes, de canne, de pendules, de candélabres, et même en diamants!
- ***
- Si vous visitez les intéressantes collections disposées sur les terrasses des édicules intérieurs du Palais des Arts Libéraux, vous trouverez, tout autour du ballon captif qui se balance sous le dôme central de ce palais, une des collections les plus précieuses et des plus curieuses, qui rappelle un, engouement tout pareil à celui que suscite aujourd’hui la Tour Eiffel.
- Il y a cent six ans, en l’an de grâce 1783, il a été donné à l’homme de s’élever dans les airs. Le ballon était inventé par Joseph Montgolher et présenté à Paris par son frère Etienne. L’aérostat prit alors le nom de montgollière. L’Académie consacra l’invention le 20 août 1783, eLje 19 septembre une mongolfière énorme, de 240 toises, s’éleva solennellement devant Louis XVI, à Versailles.
- Et tout cela parce qu’une chemise que l’on chauffait au-dessus d’une flamme s’était gonflée et avait tenté de s’élever. A quoi tiennent les découvertes !
- Toujours est-il que la possibilité, entrevue par les pauvres humains condamnés à Camper sur la terre, de s’élever dans les airs, de planer au-dessus des choses d’ici-bas, de parcourir le monde des êtres ailés, provoqua un enthousiasme indescriptible, semblable à celui que provoque en ce moment la Tour Eiffel. Et chose curieuse, par suite de sentiments et de sensations analogues. La Tour, elle aussi, permet de s’élever dans les airs, bien au-dessus de toutes les choses environnantes, là où planent les oiseaux : mais non pas, cette fois, sur un frêle esquif que le vent emporte comme une plume, mais sur le solide « plancher des vaches » verticalement surélevé, avec la faculté de jouer du piano à des hauteurs ou le seul bruit possible était naguère le cri strident du martinet.
- Il y a cent six ans l’engouement, la montgol-jfièromanie ne connut pas de bornes. On mit les montgolfières à toutes sauces : comme en témoignent les collections- de MM. Gaston Tissandier, Nadar et autres, exposées autour du ballon doublement captif du palais des Arts Libéraux.
- Ces collections, péniblement assemblées par des hommes passionnés et patients, nous montrent qu’en 1783, et pendant les années qui suivirent, tout était aux ballons : les modes, les étoffes, les caricatures, les assiettes, les marqueteries, les jeux de loto, les pendules, les lavabos, les médailles, les vases, les boires, et surtout les éventails, les bonbonnières, les tabatières, les boîtes à poudre, les montres, les breloques, les boutons, les tasses, les baromètres et tous les objets de petite dimension qui pouvaient constituer ces petits cadeaux dont on dit « qu’ils entretiennent l’amitié »... lorsqu’ils ne sont pas une manifestation de l’amour.
- Aujourd’hui, nous en sommes à regretter de ne pas voir plus complètes encore ces collections qui font revivre l’engouement populaire de nos aïeux, et voyez de quel prix serait une collection qui eût été rassemblée, avec une somme minime, à l’époque même où cet engouement s’est manifesté !
- Eh bien, ce que nous regrettons de ne pouvoir voir, le gouvernement ou la Ville de Paris, ou même tous deux simultanément, pourraient le
- faire à très peu de frais pour le musée de Carnavalet ou pour d’autres collections publiques.
- Je pose en fait qu’avec une couple de billets de mille francs, on en verrait le bout ; et que Ton réunirait un exemplaire de tout ce qui a paru : journaux, gravures, photographies et bibelots relatifs à la Tour Eiffel.
- Je ne serai pas un vil présomptueux en prédisant que, dans cinquante ans d’ici, une telle collection vaudrait un prix fou ?
- Et puis, ne devrions-nous pas léguer à nos fils l’ensemble des mille et mille manifestations matérielles provoquées par un enthousiasme qui, à l’heure présente, a gagné la France entière et le monde par-dessus le marché ; d’un enthousiasme qui provoque de véritables exodes, qui fait venir des légions de curieux des antipodes !
- Allons ! allons ! Gouvernement, mon ami ! Ville de Paris, ma mie ! un peu de courage à la poche !
- Et allez-y de vos petites collections d’actualités d’Exposition et de Tour Eiffel.
- Du haut de la Tour, le vingtième siècle vous contemple !
- Ch. L.
- Les entrées à, l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 238.260
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage................. 13.129
- Du 1er au 2me.............. 7.086
- 2e étage direct............ 2.909
- Du 2e étage au sommet... 4.388
- En tout.............. 27.512
- Comparaison
- L’Exposition universelle qui a reçu jusqu’ici le plus de visiteurs est celle de Paris de 1878, mais celle de 1889 la dépassera de beaucoup.
- Voici d’ailleurs le relevé du nombre de visiteurs des différentes Expositions universelles :
- 1851 — Londres............... 6.170.000
- 1855 — Paris................. 5.162.230
- 1862 — Londres............... 6.211.103
- 1867 — Paris................. 6.805.969
- 1873 — Vienne................ 6.740.500
- 1876 — Philadelphie.......... 9.789.392
- 1878 — Paris................ 16.032.725
- Déjeuner d’ouvriers visiteurs
- Le ministre des Etats-Unis et Mme Whitelaw Reid ont invité à déjeuner, samedi, les cinquante ouvriers et ouvrières américains venus à Paris pour visiter l’Exposition.
- M. Whitelaw Reid recevait en même temps plusieurs notabilités américaines, telles que M.Depew président des lignes de chemins de fer Vanderbilt, le général Franklin, commissaire général des Etats-Unis à l’Exposition, M. Tuck,commissaire-adjoint; le professeur Riley, connu pour ses travaux sur le phylloxéra.
- Au dessert, le ministre a porté un toast à la nation française.
- Avis aux confrères
- A l’occasion des fêtes nocturnes données avec tant de succès chaque mardi à l’Esplanade des Invalides, il est rappelé à MM. les membres de la presse qu’ils seront admis au pavillon de la presse coloniale sur la présentation de leur carte.
- A la lîastille
- Les vacances amènent depuis quelques jours une recrudescence de visiteurs à la Nouvelle-Bastille.
- Un grand nombre des maires qui ont pris part au banquet du Palais de l’Industrie sont-venus par groupes assister à la prise de la vieille forteresse, qui a lieu tous les soirs à neuf heures et demie. Ce drame vécu, dans son cadre historique, avec tous ses personnages, les a vivement intéressés.
- Vue idée d'ivrogne
- Hier soir à sept heures, un ouvrier, nommé D., voulait absolument entreprendre l’ascension de la Tour Eiffel, en suivant la voie de l’un des ascen-ceurs. Il s’était déjà mis en route, lorsqu’un gardien l’aperçut. On a eu toutes les peines du monde à le faire redescendre.
- Conduit au commissariat, il a été remis en liberté mais expulsé de l’Exposition.
- Nouveaux a isiteurs
- Ou télégraphie au 'Temps de Marseille que parmi les trois cents délégués italiens qui doivent arriver à Marseille dans la journée du 29 du courant pour se rendre à Paris, il y a plusieurs députés et savants italiens, entre autres les députés Bovio et Imbriani et le docteur Napoléon Colajanni, auteur de la Sociologie criminelle. Il était question aussi de l’arrivée du député poète Felice Cavallotti ; mais il résulte d’une lettre adressée de Milan à un de ses amis italiens que Cavallotti, très occupé en ce moment à des travaux littéraires, ne pourra pas se rendre à Paris et visiter l’Exposition avant la tin du mois de septembre. Il est probable qu’à son retour, au mois d’octobre, il viendra passer quelques jours à Marseille.
- Le feu
- Vendredi soir, vers sept heures, un commencement d’incendie a eu lieu au deuxième étage du restau-| rant des Quatre-Tourelles, à l’esplanade des Invalides. Des fils électriques servant à l’éclairage ayant rougi ont communiqué le feu au plafond. Les pompiers du ministère de la guerre ont rapidement éteint les flammes. Les dégâts sont peu importants.
- Au Théâtre International
- Le Théâtre International de l’Exposition, si habilement dirigé par M. Seymour Wade, vient d’engager la troupe khédiviale du Caire.
- Cette troupe se compose de :
- Quatre musiciens de la haute Egypte (Nubie) ;
- Trois types de musiciens arabes;
- Quatre types de musiciens soudanais ;
- Trois types de musiciens du Caire ;
- Six danseuses de genre, parmi lesquelles se trouvent la belle égyptienne Ghoke-Efïendi, et la première danseuse Haneme-Effendi;
- Trois lutteurs ;
- Quatre joueurs de sabre;
- La célèbre chanteuse Zenabe;
- Le chanteur en renom El Scheik Ali-Osman ;
- Ajoutons que le ..directeur de cette troupe, M. Cardahi, a reçu du khédive une gratification de 400 livres sterling et qu’il a été chaudement félicité par lui.
- Chaque, représentation sera terminée par une grande fantasia exécutée par toute la troupe.
- M. Seymour Wade est, croyons-nous, le s.eul étranger, et, en tout cas, le seul Anglais qui ait eu la hardiesse d’ouvrir à Paris un théâtre contenant 2,500 personnes, lequel théâtre a été construit en 35 jours.
- On ne peut que louer l’esprit entreprenant et largement artistique de M. Wade qui, après des difficultés insurmontables pour tout autre, a réussi à obtenir du khédive l’autorisation d’amener à Paris cette troupe unique au monde.
- Curieuse proposition
- On sait qu’il est à peu près décidé que la galerie des machines sera conservée avec peut-être même quelques-unes des autres galeries adjacentes. Une curieuse proposition a été faite à l’administration au sujet de la destination à donner à ce gigantesque hall.
- La Ligue pour le développement des exercices physiques demande que cet emplacement soit converti en une sorte de jardin couvert où les enfants pourraient l’hiver venir prendre leurs ébats. Afin d’éviter l’encombrement des vagabonds qui se faufilent partout ;où ils trouvent un abri, on ferait payer un prix d’entrée aninime (5 ou 10 centimes) dont le produit servirait à l’achat de jouets ou au paiement de moniteurs devant servir en même temps
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- de: surveillants.1 Enfin on. essaierait d'obtenir le maintien, tout au moins pendant la journée, des omnibus desservant actuellement, le Champ de Mars.
- Exposant peu scrupuleux
- Sur la demande d’un commissaire général étranger, on a procédé hier matin à l’expulsion d’un exposant qui avait vendu des bijoux de trois carats pour des bijoux de douze carats.
- A cinq heures et demie, on a expulsé également une Italienne, qui avait installé sans autorisation, dans une section d’une nation autre que la sienne, une vitrine où elle vendait des bijoux italiens. •
- Fête en l’honneur d’Edison
- Une grande fête est annoncée pour le 4 septembre prochain, au Ministère du commerce, en'l’honneur de M. Edison.
- Les pompiers de Londres
- Sont attendus aujourd’hui lundi, à cinq heures de l’après-midi, par train spécial, à la gare du Nord, les sapeurs-pompiers de Londres avec leur matériel d’incendie et leurs appareils de sauvetage. Ces pompiers viennent prendre part au concours et au congrès internationaux qui auront lieu à Paris du 28 août au 5 septembre.
- Epilogue du banquet des maires
- C’est hier seulement, que la Ville a restitué aux mairies et aux écoles le matériel qu’elle s’était vue forcée de leur emprunter pour le banquet des maires. Elle avait envoyé 2,000 tables et 5,000 chaises de son mobilier, mais comme c’était insuffisant elle avait dû avoir recours à des emprunts.
- Le matériel de la Ville s’est augmenté de dix chapeaux et de six pardessus égarés par les convives.
- M. Eiffel en voyage
- M. Eiffel est arrivé mercredi à Ormont-Dessus, (canton de Vaud, Suisse). La Société de chant de cette localité et l’Echo des Diablerets se sont réunis aussitôt connue la nouvelle de l’arrivée du célèbre constructeur, et, pendant le souper, ont fait entendre divers airs. Après le repas, M. Eiffel s’est levé et a prononcé une allocution très applaudie.
- Jardinier voleur
- Depuis quelque temps, on remarquait qu’un certain nombre de plantes disparaissaient journellement des jardins de l’Exposition.
- Avant-hier soir, à sept heures, un gardien de la paix aperçut un ouvrier jardinier, nommé Louis D., qui se préparait à sortir, portant une plante sous chaque bras ; il l’arrêta et le mena au commissariat, où D. ne put expliquer la provenance des plantes. Le commissaire de police, M. Dulac, l’envoya alors au Dépôt.
- LE JURY SUPÉRIEUR DES RÉCOMPENSES
- Quelques exposants se sont plaints de ne pas avoir connaissance des décisions du jury des récompenses dont les opérations sont cependant terminées depuis quelque temps. Ils désireraient vivement pouvoir afficher à leur vitrine les récompenses obtenues.
- A cela, radministration répond, avec raison d’ailleurs, que ces décisions n’ont jusqu’à présent qu’un caractère provisoire. Seul, le jury supérieur a le droit de statuer d’une manière
- définitive et ses opérations ne sont pas encore commencées.
- Ainsi que nous l’avons annoncé, ce matin, à dix heures, au Cercle ouvrier, sur l’esplanade des Invalides, le comité supérieur des récompenses de l’Exposition s’est réuni. M. Tirard, président du conseil, a présidé, assisté de MM. Fallières, ministre de l’instruction publique, et Faye, ministre de l’agriculture. Ce jury suprême examine en dernier ressort les décisions des autres jurys, ainsi que les réclamations dont elles ont été l’objet. Les réclamations sont nombreuses; aussi les travaux du comité supérieur dureront-ils près d’une semaine.
- M. Berger assiste aux séances du jury supérieur..
- LES PRINCES TUNISIENS
- Taïeb-bey apporte à ses visites à l’Exposition une conscience qui n’a été égalée que par M. Carnot.
- Hier encore, accompagné du général Yalensi, il a visité le rez-de-chaussée du palais des Arts libéraux, L’après-midi il a assisté au feslival du Trocadéro et le soir, à neuf heures, il est retourné à l’Exposition pour assister aux auditions téléphoniques des Noces cle Jeannette et du Pré aux Clercs, à l’Opéra-Comi-que.
- Les princes tunisiens quitteront Paris jeudi. Taïeb-bey ira faire un court séjour à Londres. Mohamed regagnera directement Tunis.
- S. A. le prince Taïeb, le général Yalensi, le général Zacharia et. la suite du prince ont visité ce matin, à neuf heures, l’imprimerie de la maison Quantin, Les honneurs en ont été faits par le directeur, M. May.
- La visite a duré plus d’une heure, le prince Taïeb voulant examiner dans leurs moindres détails les opérations de la typographie en noir, de la chromotypographie, de la photogravure et de la taille douce.
- Son Altesse s’est longuement arrêtée devant les machines sur lesquelles on tire, en couleur, les 150 aquarelles de Tunis et ses Environs qui est en voie d’achèvement.
- M. Charles Lallemand, rédacteur en chef du Bulletin Officiel, l’auteur du texte et des aquarelles de Tunis et ses environs, assistait à cette visite.
- Après avoir examiné une à une les feuilles tirées, le prince Taïeb s’est tourné vers lui et lui a dit :
- « Je vous remercie, M. Lallemand: vous venez de me faire passer quelques bonnes minutes dans mon cher Tunis ! »
- En quittant l’imprimerie le prince Taïeb a chaudement félicité M. May, en affirmant qu’il n’avait rien vu de plus intéressant que ce superbe établissement privé pendant tout son voyage.
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- LES GRANDS TRAVAUX PUBLICS
- Une des plus intéressantes expositions est celle du ministère des travaux publics, située dans les dépendances du Trocadéro et continuée dans deux pavillons construits en fer et en briques.
- Le bâtiment principal contient, au rez-de-chaussée, la collection des modèles et des des-, sins relatifs aux travaux exécutés sous la direction du ministre des travaux publics par les ingénieurs des ponts et chaussées et des mines, depuis la dernière exposition. On remarquera, parmi ces travaux, les ponts au Double et d’Austerlitz, à Paris ; les ponts Morand et La-fayette, à Lyon; Saint-Michel, à Toulouse; Barbin, à Nantes; le nouveau pont de Rou-en, les viaducs de Garabit (construit par M. Eiffel), de la Tardes, de Lavaur, Antoinette, de la Crueize, de Saint-Laurent-de-Cubzac, d’Oloron, de Géret, etc.
- Quelques-uns de ces travaux sont de proportions gigantesques.
- Phares et ports
- La même collection comprend les travaux de
- percement du tunnel sous la Manche, avec le-modèle de la perforatrice Beaumont prêté parle prince de Galles ; les différents systèmes de barrages éclusés, récemment construits sur ' la Seine, à Suresnes, à Poses, à Port-Ylllez ; la traction des bateaux par câble télodynamiqueq l’ascenseur desFontinettes ; les ports de Calais, Boulogne, Dieppe, Le Havre, Honfleur, Saint-Malo, Rochefort, Saint-Nazaire, La Palisse* Bordeaux et Marseille ; les-, phares des Cardinaux, de Port-Vendres, de la Vieille, du Grand-Charpentier, de Planier.
- Après les ports et les phares, l’attention du visiteur est appelée sur divers appareils d’éclairage, dont l’un, de stature colossale, occupe le-milieu de la salle centrale.
- La carte géologique de la France, dont un-morceau de sept mètres de hauteur, sur huit de largeur, occupe un quart des parois de la même salle; des cartes des gîtes minéraux de la France, de la statistique minérale de notre pays et du monde entier, des chemins de fer, des voies navigables, etc., attirent également l’attention.
- Dans cet ordre d’idées, l’exposition du ministère des travaux publics nous montre encore : le nivellement général de la France, des tableaux de statistique graphique, des atlas, des livres, des instruments fournis par les écoles des ponts et chaussées et des mines et par les administrations centrales du ministère. On y voit même un important et curieux morceau d’architecture : la restitution de la façade du-palais d’Artaxercès à Suse(mission Dieulafoy)..
- Non loin de là, une espèce de pyramide renversée représente la production de la houille, depuis les premières années du siècle jusqu’à nos jours.
- Le plus petit des deux pavillons est spécialement consacré à l’exposition du service desphares. Précédé par une immense bouée et par un appareil destiné à l’éclairage des balises et des récifs, il contient une machine à air chaud actionnant une sirène, c’est-à-dire une- espèce de trompette produisant un bruit formidable,.. en vue d’avertir les navires, en temps de brume, de l’approche des côtes.
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- NOUVELLES DE L’EXPOSITION
- Le commissaire général siamois vient de constater que de nombreuses dégradations ont été faites au pavillon de Siam : la grille a été forcée et même brisée en partie; des traces de pas ont été remarquées dans l’intérieur, au moment de l’ouverture. Une surveillance étroite va être exercée pour empêcher le renouvellement de ces faits.
- Une campagne commence pour demander que l’heure des fontaines lumineuses soit avancée. La nuit venant maintenant à sept heures, on trouve que l’attente devient trop longue.
- La question sera agitée mardi au Conseil des directeurs.
- Parmi les personnes qui admiraient, samedi soir,, les fontaines lumineuses, on remarquait le général Ignatieff et sa famille.
- Le général Ignatieff est actuellement ministre desvoies et communications en Russie.
- M. Sovourine, le publiciste russe bien connu qui dirige depuis des années le Nouveau Temps, de-Saint-Pétersbourg, est arrivé à Paris, il y a quelques jours, pour visiter l’Exposition. M. Sovourine-voyage avec sa jeune femme.
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- L’Exposition de Paris obtient auprès des Roumains un succès sans précédent. Des trains sont organisés qui, chaque semaine, amènent de Bucha-rest d’innombrables voyageurs. MM. G. Yernescq, ministre des finances, et J. Marghiloman, député, sont attendus dans le courant de la semaine prochaine.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- DÉPART DU PRINCE BAUDOUIN
- «te
- Le prince Baudouin, héritier de la couronne de Belgique, a quitté Paris hier soir par le train de six heures vingt. M. le baron Beyens, ministre plénipotentiaire de Belgique, a été le prendre à l’hôtel Bristol, avec le landau de l’ambassade, et l’a conduit à la gare du Nord.
- De nombreuses personnalités de la colonie belge y attendaient le prince pour le saluer à son départ.
- Avant de monter en wagon, le prince s’est entretenu quelques instants avec sa suite et a dit qu’il quittait Paris à regret, mais absolument enchanté de l’accueil qui lui a, été fait et des merveilles incomparables de l’Exposition qu’il a visitée en détail.
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- CONCOURS D’ORPHÉONS
- Yoici le programme du concours d’orphéons qui a lieu aujourd’hui lundi au palais du Trocadéro.
- Jury : M. Massenet (de l’Institut), président; MM. Archaimbault, Barthe, Boulanger, Oscar Co-mettant, Danbé, Deffès, Duprato, Duvernoy, Grus, De Lajarte, Lecomte, Lory, Heugel, Maréchal, Masson, Messager, Arthur Pougin, Salomon, Snl-rayre, Uzès, Yianesi, Wekerlin, Widor, membres.
- CONCOURS DE LECTURE A VUE,. 8 H. R2 DU MATIN
- Grande Salle des Fêtes
- Division supérieure, lre Section : Nancy, Blois, le Bon-Marché, Saint-Quentin.
- Division Supérieure, 2e Section : Melun, Le Mans.
- Petite Salle des Conférences (au rez-de-Chaussée, à gauche)
- Première division, lrc Section : Bagnolet, Orléans.
- Première division, 2e Section : La Belle Jardinière, Nice, Vallauris, Laon.
- Tente de l’Horticulture (à gauche en entrant dans le Jardin)
- Seconde division, 2° Section, Gr. A. : Nantes, Saintes, Franco-Suisse, Cempuis-Perpignan.
- Tente de l’Horticulture (à droite en entrant dans le Jardin.)
- Seconde division, 2e Section, Gr. B. : Royan, Carcassonne, Damazan, Périgueux.
- Troisième division : Orléans, Verdun, Belfort.
- CONCOURS D’EXÉCUTION A 1 HEURE ET DEMIE
- Grande Salle des Fêtes Division Supérieure. — lrc Section.
- Chœur imposé : Le-? Marins de Kermor, Saint-Saëns.
- L’Alsace-Lorraine de Nancy, 82 chanteurs, directeur M. Rigaud : Les Chantres, Laurent de Rillé.
- La Sainte-Cécile de Blois, 54 chanteurs, directeur M. Bonvalet : Les derniers jours de Pompéï, Ritz.
- Le choral du Bon-Marché, 89 chanteurs, directeur M. Jacob : La Noce Flamande, Boulanger.
- Les Orphéonistes de Saint-Quentin, 70 chanteurs, directeur M. Lètang : La Cour des Miracles, Léo Delibes.
- Division Supérieure. — 2° Section
- Le Choral de Melun, 50 chanteurs, directeur M. Joubier : Chasse en forêt, Laurent de Rillé.
- L’Orphéon du Mans, 80 chanteurs, directeur M. Jacques : La Noce flamande, Boulanger.
- Division Mixte
- Chœur imposé : Cachons les pleurs amers.
- L’Orphéon du Mans (dames et hommes), 155 chanteurs, directeur NI. Jacques: Super Flumina, Gounod.
- Petite Salle des Conférences (au rez-de-chaussée) Première division. — lre section
- Chœur impose : Les Lansquenets, Léo Delibes.
- L’Orphéon de Bagnolet, 37 chanteurs, directeur M. Ma-chard : Xe Vin des Gaulois, Gounod.
- La Société chorale d’Orléans, 64 chanteurs, directeur M. Gack : La Violette, Paliarcl.
- Première division. — 2e section.
- Le Choral de la Belle Jardinière, 76 chanteurs, directeur M. Martini : La Violette, Paillard.
- L’Echo de Nice, 55 chanteurs, directeur M. Zukriegel : La Croisade sur Mer, Bazin.
- L’Orphéon de Vallauris, 37 chanteurs, directeur M. Se-venier des Isles : Les Proscrits, Saintis.
- La Société Chorale de Laon, 48 chanteurs, directeur M. Jouy : Xes Pionniers, Saintis.
- Tente de l’horticulture (à gauche).
- Seconde Division. — 2e Section, Groupe A Chœur imposé : Les Gardes-chasse, Ambroise Thomas. Le Réveil de la Musique de Nantes, 23 chanteurs, directeur M. Monnier : Les Paysans, Saintis.
- La Lyre Saintaise, 36 chanteurs, directeur M. Lamour : La Violette, Paliard.
- Le Choral franco-suisse, 54 chanteurs, directeur M. Ala-gilie : les Lansquenets, Léo Delibes.
- Division Spéciale. — L’Orphelinat de Cempuis Tente de VHorticulture (à droite)
- Seconde Division. — 2e Section, Groupe B Chœur imposé : Les Gardes-Chasse, Ambroise Thomas. L’Orphéon de Royan, 68 chanteurs, directeur M. Zapata : Paix charmante, Rameau.
- L’Union orphéonique de Carcassonne, 51 chanteurs, directeur M. Bardou: Le Combat Naval, Saint-Julien.
- L’Orphéon de Damazan, 24 chanteurs, directeur M. Vau-trier : Le Vin des Gaulois, Gounod.
- Les Enfants de Vesone et l’Orphéon dés Chemins de fer réunis de Périgueux, 54 chanteurs, directeur M. Rehfels: Les Lansquenets, Léo Delibes.
- Troisième Division. — lre Section Chœur imposé : Cavaliers et Fantassins, "Wekerlin. L’Union orphéonique d’Orléans, 65 chanteurs, directeur M. Dieudonné : le Vin des Gaulois, Gounod.
- L’Indépendante de Verdun, 34 chanteurs, directeur M. Vanel : Gaule et France, Saintis.
- L’UnionBelfortaine, 28 chanteurs, directeur M. Dufïner: Sous la Feuillée, Dard-Janin.
- Hors Classe
- Sainte-Cécile de Perpignan, 64 chanteurs, directeur M. H. Rosés.
- Le congrès des sapeurs-pompiers s’ouvrira demain mardi.
- On y étudiera, entre autres questions, les rapports des corps de sapeurs-pompiers et des compagnies d’assurance contre l’incendie, les meilleurs moyens pour prévenir et combattre le feu dans les théâtres, les moyens les plus prompts pour amener sur le lieu du sinistre le personnel et le matériel de secours, le fonctionnement comparé de ce service de secours dans les différents pays, etc.
- Voici le programme officiel arrêté pour ce congrès et les congrès qui doivent en rehausser l’intérêt et l’éclat.
- Mardi 27 août, 2 h. — Séance du congrès international des officiers et sous-officiers de sapeurs-pompiers, salle des Fêtes du Trocadéro. Les adhérents, munis de la carte spéciale, s’y rendront individuellement. (Tenue : tunique ou dolman, képi, sabre.)
- Mercredi 28 août, midi. — Réunion des membres de la Fédération des officiers et sous-officiers de sapeurs-pompiers de France et d’Algérie, place d’Iéna. — Al h. — Réception officielle devant la grille du palais. —A 1 h. Iq2, séance du 9e congrès annuel de la Fédération. — A 9 h. du soir, punch offert par la Fédération, 41, avenue Wagram, dans la salle du même nom.
- Le premier concours aura lieu à Vincennes.
- Jeudi 29 août, trois heures, ouverture en présence de M. le président de la République. Manœuvres complètes d’attaque de feu et de sauvetage, par le régiment des sapeurs-pompiers de Paris. Concours de brigade de feu d’Angleterre.
- Vendredi 30 août, une heure, revue du personnel et du matériel. Concours des Compagnies françaises classées en division d’excellence et division supérieure. A neuf heures et demie du soir, réception, à l’Hôtel de Ville, par le Conseil municipal de Paris, des officiers étran-
- gers et de tous les sapeurs-pompiers, sans distinction de grades.
- Samedi 31 août, une heure. Revue du personnel et du matériel. Concours des compagnies françaises classées en première division.
- A cinq heures. — Distribution solennelle des récompenses à la tribune du champ de courses.
- A huit heures du soir. — Banquet offert, au Salon des Familles, 40, avenue de Saint-Mandé (Paris), aux membres du gouvernement, du Conseil municipal de Paris et du conseil général de la Seine, aux officiers étrangers, aux comités de patronage et de la Fédération, aux officiers du régiment de Paris, aux sous-commissions d’organisation, aux jurys, à la presse, etc.
- Grand concours et festival. Revue à Neuilly-sur-Seine, le dimanche 1er septembre.
- De huit heures du matin à midi. — Revue du personnel et du matériel. Concours des compagnies françaises classées en deuxième et troisième divisions. — A trois heures, avenue de Neuilly, revue du personnel de toutes les compagnies présentes, passée par M. le colonel Ruyssen, commandant du régiment des sapeurs-pompiers de Paris, accompagné des officiers des diverses nations et des autorités. Grand défilé. — A cinq heures, à l’Hôtel de Ville, distribution des récompenses et des médailles commémoratives offertes par le gouvernement. — A neuf heures du soir, clôture des fêtes par une grande retraite aux flambeaux.
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration CD
- (suite)
- Fête Nationale (15 Août 1854)
- La guerre contre la Russie eut pour prétexte la Question des Lieux Saints. Les moines latins de Palestine, protégés par la France, et les moines grecs, soutenus par la Russie, se disputaient la possession des églises de Bethléem et de Jérusalem. La discussion s’envenimait, et le 5 mai 1853, le prince Mentchikoff demandait, au nom du czar, que la Porte reconnût par un traité le protectorat de la Russie sur tous les sujets grecs de l’Empire Ottoman. La Porte refusa.
- Les Russes franchirent alors le Pruth, et occupèrent la Moldavie et la Valachie, tandis que leur flotte détruisait, le 30 novembre 1853, une escadre turque à Sinope.
- Prenant parti, le 10 avril 1854, la France et l’Angleterre contractaient une alliance offensive et défensive, ayant pour but la protection de l’Empire Ottoman.
- Le czar Nicolas Ier comptait sur l’appui de la Prusse et de l’Autriche, qui restèrent neutres
- Une flotte anglo-française partit pour la Baltique, et le 8 août les Français s’emparaient des des à’Aland.
- Outre la flotte, cinquante mille Français et vingt-cinq mille Anglais étaient débarqués à Gallipoli. Il y avait un an que les Russes et les Turcs étaient aux prises sur le Danube.
- Au commencement de 1854, les Russes étaient parvenus à franchir le fleuve; ils assiégeaient Silistrie, défendue par Mussa-Pacha. L’arrivée à Varna des troupes anglo-françaises décidèrent les Russes à lever le siège ; dans les derniers jours, Mussa-Pacha fut tué par un éclat d’obus. Les Russes évacuèrent la Moldavie et la Valachie, qui furent neutralisées et occupées par les troupes autrichiennes. Quant aux troupes françaises, envoyées à la poursuite des Russes, elles furent atteintes du choléra dans les marais de Dobrulja, perdirent six mille hommes en trois semaines, sans avoir vu l’ennemi, et durent ren-
- (1)Le Champ de Mars, 1750- /nn.9, par Ernest Maindron. — Paris, Ludovic Basehet, 1 volume grand in-S’ illustré.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- trer à Varna. Cet événement devait être la cause déterminante de l’expédition contre Sébastopol.
- Tels étaient les événements qui s’accomplissaient au moment dfe la fête nationale de 1854.
- Le programme se ressentit des préoccupations militaires. Au Champ de Mars on représenta le siège de Silistrie et la mort de Mussa-Pacha.
- Le 15 août, à six heures du matin, dit le Moniteur, des salves d’artillerie tirées par le canon des Invalides, annonceront la solennité du jour.
- Ces salves seront répétées le soir, à six heures.
- Le matin, des secours en nature seront distribués aux ménages pauvres, dans chacun des douze arrondissements de Paris. Cette distribution sera faite par les soins de MM. les maires et de MM. les membres des bureaux.
- De deux à six heures, la fête de jour aura lieu simultanément au Champ de Mars, à la barrière du Trône et sur la Seine, entre le Pont-Royal et le pont d’Iéna.
- Au Champ de Mars, les artistes du théâtre impérial du Cirque donneront une _ grande pantomime militaire, représentant la Levée du siège de Silistrie et la mort de Mussa-Pacha, tué au moment où il rend grâce à Dieu de la délivrance de la ville.
- Cette pantomime sera représentée une première fois, de deux heures à trois heures et demie, et une seconde fois à quatre heures et demie.
- Entre les deux représentadons, à trois heures et demie, un intermède, composé de voltige et de divertissements variés, aura lieu au milieu du Champ de Mars, sur un théâtre élevé à cet effet.
- A la même heure, un grand ballon, portant inscrit sur son zodiaque les noms de la Turquie, de la France et de l’Angleterre, s’enlèvera du Champ de Mars, emportant dans sa nacelle pavoisée à leurs couleurs les figures allégoriques des puissances alliées. Une flottille de 300 ballons perdus, portant chacun le nom d’un des navires des trois flottes alliées, partira au même moment.
- A la barrière du Trône, seront établis deux théâtres : l’un de pantomimes, l’autre de funambules; à partir de deux heures, ces théâtres alterneront leurs représentations. Au même endroit et aux mêmes heures, quatre mâts de cocagne, garnis de prix, sont livrés aux amateurs.
- Sur la Seine, entre le Pont-Royal et le Pont d’Iéna, des joûtes, régates et divertissements nautiques auront lieu, de deux heures à quatre heures.
- A deux heures, des représentations gratuites seront données au théâtre impérial de l’Opéra, au Théâtre-Français et aux théâtres de l’Opéra-Comi-que, du Gymnase, de la Porte Saint-Martin, des Variétés, du Palais-Royal, de la Gaîté, de l’Ambigu Comique, aux Cirques de l’Empereur et de l’Impératrice et aux Arènes nationales.
- Le soir, à sept heures, un concert d’harmonie sera exécuté dans le jardin des Tuileries, sur un orchestre élevé au centre du grand bassin des Parterres, vis-à-vis le pavillon de l’horloge.
- Un autre concert aura lieu, à la même heure, sur la Place de l’Hôtel-de-Ville.
- Pendant toute la soirée, des orchestres militaires et d’harmonie, disposés dans les Champs-Elysées, exécuteront des morceaux variés.
- A la nuit, le jardin des Tuileries, la place de la Concorde, la Grande-Avenue et le Rond-Point des Champs-Elysées, richement décorés de portiques à jour dans le style mauresque, d’arcs de triomphe, de guirlandes, de lustres, de vases et de bannières, seront illuminés en verres, globes et lanternes de couleur.
- Le Cours-la-Reine, l’allée d’Antin, l’Arc-de-Triom-phe de l’Etoile, la barrière du Trône, le terre-plein du Pont-Neuf, et tous les édifices publics seront également illuminés.
- L’Hôtel de Ville, pavoisé le jour, sera décoré à la nuit d’une illumination au gaz, représentant le Vaisseau de la Ville.
- A neuf heures du soir, deux feux d’artifices seront tirés : un sur le quai d’Orsay, devant le palais du Corps législatif, l’autre à la barrière du Trône.
- Le feu d’artifice du quai d’Orsay représentera le palais du Louvre terminé, avec la statue équestre de Napoléon Ier, accompagnée des deux figures allégoriques de la Paix et de la Guerre.
- Le feu d’artifice de la barrière du Trône représentera des Cascades enflammées tombant du haut des colonnes de la barrière, et une sphère lumineuse ornée d’étoiles et de dessins allégoriques.
- Tel était le programme de cette fête nationale donnée en pleine guerre. Ce siège de Silistrie, qu’on devait représenter au Champ deMars, avait eu un grand retentissement en France.
- Les fortifications de Silistrie avaient été réparées en 1849 et au commencement de 1853 ; douze forts détachés avaient été construit autour d’elle. C’était donc une place importante, la première que les Russes devaient rencontrer après avoir traversé le Danube. Le siège de cette ville
- fut la première opération qu’entreprit l’armée russe, le Danube franchi, sa prise devait lui donner une base d’opérations et la faculté de marcher en toute sécurité contre l’armée turque, massée dans les Balkans. Mais la garnison, forte de quinze mille hommes, et commandée par Mussa-Pacha, opposa la résistance la plus acharnée. L’attaque commença le 14 avril : ce jour-là, les Russes du général Schilder, lancèrent de Kalaradasch quelques bombes, mais sans grand succès. Ils occupèrent alors les îles d’Olbina et de Tarbaneki-Hakinski, dans le Danube, et commencèrent à canonner vigoureusement la citadelle avec des pièces de gros calibre, placées sur le rivage et à la tête du pont. Leurs efforts demeurant infructueux, les Russes se décidèrent à entreprendre le siège de la place. Trente-deux mille hommes, sous les ordres du général Schilder et du maréchal Paskéwitch, investirent la place sur la rive droite du Danube.
- Des pluies, des inondations, des attaques brusquées par des considérations politiques, la résistance opiniâtre des Turcs, leurs fréquentes sorties empêchèrent la continuation des travaux. Les Russes durent lever le siège, après avoir essuyé des pertes énormes.
- Blessé dans la dernière attaque, Paskéwitch avait dû remettre, le 11 juin, la direction des opérations au prince Gortschakoff. Schilder avait été blessé à mort. La marche en avant d’Omer-Pacha, des Français et des Anglais partis de Varna, décida les Russes à repasser le Danube.
- Au Champ de Mars, Silistrie avait été habilement représentée.
- Les dernières phases du siège furent fidèlement reproduites, mais le plus grand succès fut pour la scène du parlementaire, proposant à Mussa-Pacha de lui livrer la place pour une somme d’argent.
- Lorsque le général indigné s’écria, en s’adressant à ses officiers : « Savez-vous ce qu’on me
- propose?..... De vous vendre!..... » Des vivats
- énergiques et prolongés interrompirent la représentation.
- Le dernier tableau causa aussi une vive émotion ; au milieu des troupes présentant les armes et abaissant leurs drapeaux, Mussa-Pacha, mourant, faisait approcher sa femme et ses enfants, et les enveloppait dans les plis du drapeau otto -man, comme.pour les placer sous la protection de sa patrie.
- Un second théâtre, en face de l’Ecole Militaire, était consacré aux danses de cordes, aux voltiges et aux tours de force.
- A cinq heures, un immense ballon, portant inscrits en lettres d’or les noms de la Turquie, de l’Angleterre et de la France, s’éleva aux cris de : « Vive l’Empereur ! » Quelques instants auparavant, trois cents petits ballons, portant chacun le nom de l’un des bâtiments des flottes combinées, avaient été lancés dans les airs.
- (A suivre). C. Viré.
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux | situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les gale-I ries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, tou.' chant le Grand-Théâtre çle l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue de Sufïren.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième. Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Palisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama* du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Efïets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fo.ntaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Approvisionnement général de Produits alimentaires .
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- GUIDE DE L’EXPOSITION
- 033. sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver parla porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche.de la galerie Rapp; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie.-' Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2e partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une Idée d'ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-ds-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par ie côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de Vaoenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; •station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Bail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- I
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l'escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : dèux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Reine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais ; cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l'enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Cou tan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir lee quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardi.n : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren ; section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le
- ourtour de la galerie. Angleterre, Espagne,
- uisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée ; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin, et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en chaj-pente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aërostatinn. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. —_Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies-* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Bue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l'Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville..........
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- À gauche ; Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’ex position d’art-rétrospectif; aux trésors d'église; à ia sculpture comparée; à l’anthropologie; exposili<>n des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de ia tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure ; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètrjs
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au I guichet'de l’ascenseur pour monter avant que la queue'ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- I Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre Je l’Exposition, côté de l’avenue de I Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux I derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAIN D-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes quhls habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a Jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Ellss sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Mercredi 28 Août 1889.
- 26 Série. — N° 104.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.............. 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux
- (CLASSE 58)
- Annonces......................... la ligne 3 fr.
- Réclames......................... — 5 »
- Faits divers..................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Edison. — Le Jury supérieur. — Echos. — Une Fête américaine à Paris. — Le Concours international hippique. — Une Tour de oOO mètres ? — Arrivée des Pompiers anglais. — L’Exposition de 1892 à New-York. — M. Eiffel en Suisse. — Nouvelles de l’Exposition. — Le Congrès des Traditions populaires. — La Bourse. Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames. .
- EDISON
- EDISON
- La réception que Paris a faite à l'illustre ingénieur américain prend des allures de triomphe. Et ces hommages lui doivent être d’autant plus précieux qu’ils ne portent paâ l’estampille officielle et qu’ils sont comme l’élan spontané de tout un peuple heureux et fier d’avoir pour hôte un des plus nobles génies de ce temps.
- On ne le promène pas dans des carrosses de gala, avec un peloton de cavaliers galopant aux
- portières; il ne passe point de revues: il n’est point le prisonnier de l’étiquette: mais il vit chez nous, en tamille, comme à Menlo-Park, dans une atmosphère de cordiale admiration. 11 y a dans ce tribut du Nombre à L’Intelligence une discrétion de bon goût à laquelle ce solitaire, ennemi du bruit, doit trouver un très grand charme. Et il n’a pas besoin de savoir notre langue pour comprendre la sympathie enthousiaste dont il est l’objet de la part des Parisiens.
- Michelet a dit d’Alexandre Dumas qu’il était « une des forces de la nature ». Edison est
- mieux encore, car, ces forces, il les a toutes vaincues, domptées, enchaînées.
- Certains esprits moroses ont regretté que le choix d’une date politique ait privé l’Exposition universelle de la présence des souverains, l’ait découronnée pour ainsi dire. Pour eux, il n’y a pas de bonne exposition sans cette orgie impériale et royale de 1867, si gaiement et si cruellement célébrée, dans la Belle Hélène, par Henri Meilhac et Ludovic Halévy. Si la visite du roi de Grèce et celle du schah n’ont pas eu raison de ces regrets, celle d’Edison aurait dû. tout au moins, en adoucir l’amertume. Est-il
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- une Majesté plus haute et plus rayonnante que celle du Génie ? En est-il une qui soit d’une essence plus pure, plus au-dessus des orages et des controverses, qui s’impose avec plus de force au respect unanime? N’y a-t-il pas, en outre, matière à quelque orgueil dans le déplacement de ce travailleur génial qui, pour la première fois, s’arrache à son idée fixe, déserte sa solitude laborieuse, et vient chez nous, non pour chercher des hommages, mais pour apporter les siens à la solennelle manifestation de l’industrie et de l’art français ? Cet exode sans faste et sans apparat me console, pour ma part, de toutes les bouderies augustes. Et j’avoue que, comme monarque, Edison me suffit.
- Donc, Edison est en ce moment le roi de Paris, qui se prodigue en ingénieuses attentions pour cet hôte illustre. Mais de toutes les fêtes auxquelles il l’a convié, celle dont il gardera, de son propre aveu, le plus inoubliable souvenir, c’est la fête que notre journal a donnée hier en son honneur.
- Depuis qu’il a pris une si belle place dans le journalisme contemporain, bon nombre de têtes couronnées, d’altesses et de princes — dont les portraits forment chez nous une inestimable galerie — ont honoré le Figaro de leur visite.
- Mais celle dont il est le plus fier, parce qu’elle est comme le symbole de la fraternité des lettres et delà science, c’est la visite d’Edison.
- Ainsi s’exprime Parisis, en rendant compte de la belle fête donnée hier soir rue Drouot, fête qui a été un gros succès pour les « Gitanas » qui ont terminé le spectacle. Soledad a été acclamée dans sa « Gracioza andalouse » qu’elle dansait pour la première fois; la Maccarona dans son allegria avec Pichiri, et Ghivo dans sa segnedilla avec Matilda.
- Nous n’avons rien à ajouter, rien non plus à retrancher à la comparaison si judicieuse et si indépendante que fait Parisis entre les visites scientifiques de 1889 et l’orgie impériale et royale de 1867, si cruellement célébrée par Henri Meilhac et Ludovic Halévy dans la Belle Hélène.
- LE JURY SUPÉRIEUR
- Hier matin, à dix heures, a eu lieu, au Cercle populaire de l’esplanade des Invalides, la séance d’installation du jury supérieur.
- C’est M. Tirard, ministre du commerce et de l’industrie, commissaire général de l’Exposition, qui présidait. Il a ouvert la séance par une courte allocution.
- Après s'être accusé d’avoir prononcé trop de discours déjà au sujet de l’Exposition, il s’est défendu d’enfaire un nouveau. « Ce que je veux seulement, a-t-il dit, c’est vous remercier d’avoir accepté sans hésiter la tâche lourde et difficile qui maintenant vous incombe. »
- M. Berger a pris la parole après le président du conseil. Le directeur général de l’Exposition avait à lire un rapport n’ayant pas moins de quarante-cinq pages, au cours duquel, après avoir sommairement indiqué les travaux effectués déjà par les jurys de classe et de groupe, il établissait d’une façon nette les dispositions que le jury supérieur aurait à prendre pour mener à bien l’examen des nombreuses réclamations présentées.
- Dès que la lecture de ce rapport a été faite, une longue discussion s’est engagée sur la question traitée dans sa dernière partie.
- En fin de compte, cette discussion a amené la nomination d’une sous-commission de vingt personnes, qui auront à faire tout d’abord un travail de classement et de révision des réclamations présentées.
- Cette sous-commission se compose tout particulièrement des présidents des comités de groupe et des présidents ou vice-présidents du jury de groupe. Voici, d’après la liste du jury supérieur, les noms des personnes qui en font partie :
- MM. Alphand, Fouclier de Careil, Poirrier, Dietz-Monnin, Gréard, Lemoine, Larroumet, Frémy, Dauphinot, Picard, Prevet, Meisso-nier, Sommerville-Tuck, Freyvald, David-Perret, Leigh, Sabatier, Frescot, Navarro, Lyle, Colville-Barclay.
- La sous-commission ne recevra aucune des réclamations qui pourraient lui être directement adressées. Elle s’est réunie pour la première fois liiei, à trois heures, au cercle populaire.
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 146.324
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage................ 10.903
- Du 1er au 2me.............. 6.950
- 2e étage direct............. 2.849
- Du 2e étage au sommet... 4.364
- En tout............., 25.066
- La journée de dimanche
- L’Exposition ne désemplit pas, et malgré l’incertitude du temps, rarement l’affluence a été aussi nombreuse que dimanche. Il est vrai que les trains de plaisir organisés par les diverses Compagnies de chemins de fer avaient débarqué le matin à la gare du Champ de Mars même, des milliers de voyageurs venus de province. Après avoir visité longuement les diverses sections, les visiteurs ont repris le soir le train pour rentrer chez eux.
- Toujours beaucoup de Parisiens en famille, le dimanche surtout, au Champ de Mars. Malgré l’abaissement de la température, on continue à dîner en plein air, et le soir, les fontaines lumineuses font toujours florès.
- A l’Exposition ouvrière
- La commission exécutive des exposants ouvriers tiendra une réunion générale mardi à huit heures du soir, salle Horel, rue Aumaire, 13.
- Ordre du jour : la Commission ouvrière rendra compte de ses démarches. Trois succès: D les affiches; 2° notes publiées dans les journaux; 3° visite du président de la République; dernières mesures à prendre.
- La commission municipale sera convoquée.
- La presse sera invitée spécialement.
- L’Exposition tle 1892
- On annonce de Nexv-York qu’une commission spéciale vient d’être chargée de déterminer l’emplacement sur lequel devra s’élever la grande Exposition de 1892.
- A l’Esplanade
- Si l’on veut rencontrer quelques personnalités mondaines actuellement à Paris, c’est au Kampong javanais du Champ de Mars qu’il faut aller. Les petites danseuses Kackiem et Tamina font fureur. Peintres et musiciens sont surtout les plus empressés. Chaque jour, l’on voit des dessinateurs et des aquarellistes qui les prennent pour modèles pendant la représentation.
- Quant aux musiciens, ils sont frappés par les rythmes inusités et les sonorités bizarres des deux orchestres qui jouent au fond de la scène et dans l’un de ses côtés.
- Nous avons rencontré dernièrement la baronne Gustave de Rothschild, la comtesse de Saint-Roman, de Neuforge, de Lanchâtre, le duc de Wallembrose, Caillault, Hubert Delamarre, etc.
- Souvenirs du Banquet
- Le bureau du conseil municipal, d’accord avec l’administration préfectorale, a décidé de faire frapper une médaille commémorative de la journée du 18 août.
- Cette médaille sera remise à tous les maires qui ont assisté au banquet du Palais de l’Industrie.
- ##
- Il paraît que le maire d’Arcueil-Gachan, M. Caron, n’a rien trouvé de mieux que de se faire représenter au banquet des maires par un sieur Jacquelin, qui remplit d’ordinaire auprès de lui les plus humbles fonctions,
- Il lui a donné, pour la circonstance, son invitation et son écharpe.
- Que penser de ce maire sans gêne ?
- Les conférences de l’Exposition
- M. Frédéric Passy, membre de l’Institut, fera, le 30 août, au Trocadéro, une conférence sur « la Population ».
- Les disciples de Malthus n’ont qu’à bien se tenir !
- Visiteurs
- M. Canovas, ancien ministre d’Espagne, doit arriver aujourd’hui à Paris pour visiter l’Exposition.
- A
- M. Savourine, le publiciste russe bien connu, qui dirige depuis des années le Nouveau Temps de Saint-Pétersbourg, est arrivé à Paris, accompagné de sa jeune femme, pour visiter l’Expo,sition.
- Toujours des princes
- Pendant que le second fils de l’empereur de Russie, le grand-duc Georges, arrivait samedi soir à Cherbourg, sur la frégate cuirassée russe, Général-Amiral , ainsi que nous l’avions annoncé, les grands-ducs Georges et Alexandre Michailovitch, cousins du tsar, sont arrivés à Paris venant de Berlin.
- Les deux grands-ducs devaient se rendre à Trou-ville et à Dieppe sans s’arrêter à Paris, mais, vu l’état des temps, ils ont changé d’avis et se sont installés à l’hôtel Vendôme, où ils pensent rester quelques jours. Leur suite se compose du capitaine Zelonini et de MM. Dubreuil-Echapaire, de Châtelaine et Bertenson.
- Le grand-duc Georges quittera Cherbourg aujourd’hui même pour venir à Paris, afin de visiter l’Exposition; pendant ce temps le Général-Amiral restera à l’ancre, à Cherbourg.
- Le grand-duc est âgé de dix-neuf ans et doit un jour exercer le commandement supérieur des forces navales russes.
- Le Général-Amiral, armé spécialement à Cron-stadt pour être le navire d’instruction du jeune prince, porte 16 canons et est monté par 550 hommes d’équipage.
- Le grand-duc Georges et le prince Alexandre Mi-caëlovitch ont commencé hier leurs promenades à l’Exposition.
- On sait que la Russie n’a pas adhéré officiellement à l’Exposition. Les visites des princes russes conserveront donc un caractère strictement intime et privé.
- Attente vaine
- Les grands-ducs de Russie étaient attendus à l’Exposition. Le commissaire russe est resté en permanence toute la journée, mais en vain.
- Les costumes des paysans
- Une bien intéressante exhibition vient de s’ouvrir au Trocadéro ; c’est la collection rétrospective de tous les costumes paysans français : auvergnats, flamands, morvandiaux, comtois, landais, sont représentés sous leurs plus - riches atours, avec des prodigalités d’ornements et de broderies qui donnent une haute idée de la coquetterie de nos ancêtres.
- Nous reviendrons sur cette intéressante exposition.
- Ajoutons, en passant, que la galerie rétrospective des trésors des églises a reçu des envois inestimables provenant surtout de nos musées de province et des collections particulières ; nous citerons entre autres de rarissimes objets mérovingiens et carlovingiens, des pièces d’argenterie massive, des montres ciselées et de superbes tabatières avec miniatures et pierreries.
- Dîneurs sans g-êne
- On a arrêté cette semaine plusieurs visiteurs indélicats qui s’arrogeaient le droit de déguster les bouteilles de vin ou de cidre déposées sur les tablettes des galeries au quai d’Orsay.
- Ces amateurs de fins liquides avaient soin d’apporter des comestibles solides, se réservant d’emprunter la boisson aux vitrines des exposants.
- Un d’entre eux a été pris sur le fait dans la section agricole. Le malheureux n’avait bu que la moitié d’une bouteille de cidre mousseux ! Ce sont les gardiens et les assistants qui l’ont finie pendant qu’on conduisait le délinquant au poste. Encore un mauvais tour de la pomme...
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Succès de plus en plus prononcé
- L’Exposition de Paris obtient auprès, des Roumains un succès sans précédent.
- Des trains sont organisés qui, chaque semaine, amènent de Bucharest d’innombrables voyageurs.
- MM. C. Yernesco, ministre des finances, et J. Marghiloman, député, sont attendus dans le courant de la semaine prochaine.
- Les Conférences
- Demain mercredi, à quatre heures, au palais du Trocadéro, conférence par le général Tchen-Ki-Tong sur l’organisation sociale de la Chine.
- Déplacements
- M. Tirman, gouverneur de l’Algérie, vient d’arriver à Paris. Il assistera à la fête coloniale qui sera donnée ce soir à l’esplanade des Invalides.
- Banquets
- Le président et les membres du comité d’organisation de la Société amicale d’exposants et de membres du jury, dont nous parlions il y a quelques jours, offrent un déjeuner jeudi à M. Gustave Sandoz, fondateur de l’Association.
- Le déjeuner aura lieu à l’Exposition et sera présidé par notre confrère M. Henry Maret.
- Un grand banquet doit être offert ces jours-ci au Mansion-House, à Londres, par le lord-maire à la délégation des ouvrières et ouvriers envoyés à l’Exposition universelle par le gouvernement des Etats-Unis.
- Sur la tour Eitrel
- Le Figaro de la tour Eiffel parlait hier, dans son article sur les cartes postales de la Tour, du désappointement de beaucoup de touristes qui, en arrivant aux plates-formes de la Tour, demandent le télégraphe... et ne l’y trouvent point.
- Grâce aux démarches faites par les représentants de la Société et à l’obligeance de M. Coulon, directeur général des postes et télégraphes, cette lacune va être comblée.
- Des bureaux télégraphiques seront prochainement installés à l’intérieur de la Tour.
- On doit y placer également ces jours-ci des distributeurs automatiques, pareils à ceux qui débitent aux passants, en échange d’une pièce de deux sous, une tablette de chocolat, des bonbons, de la parfumerie, etc.
- Les distributeurs automatiques de la Tour débiteront des petites photographies de la Tour et de l’Exposition.
- Les Congrès futurs
- Le 1er septembre, congrès international dentaire.
- Le 2 septembre, cinquième congrès international de médecine vétérinaire; le même jour, congrès international des mines et de la métallurgie.
- Résultats du concours du Trocadéro
- Les Sociétés chorales et orphéoniques qui ont obtenu les premiers prix hier, au concours qui a eu lieu au palais du Trocadéro, sont les suivantes :
- Division supérieure. — Lecture à vue Première Section
- 1er prix : Choral du Bon-Marché.
- ge — Choral de Saint-Quentin.
- 3e _ Choral de Nancy.
- Division supérieure. — Exécution
- Première Section
- 1er prix : Orphéonistes de Saint-Quentin.
- 2e — Choral du Bon-Marché-
- ge — Choral l’Alsace-Lorraine de Nancy.
- Au Palais du Trocadéro
- Jeudi, à deux heures et demie, sera donnée dans la grande salle des fêtes du Trocadéro une représentation semblable à celle donnée le 15 août dernier par les orchestres et le corps de ballet de la Société des Grandes fêtes espagnoles du Cirque d’Hiver.
- C’est par suite du succès qu’a obtenu cette troupe qu’une seconde représentation a été organisée.
- Nous donnerons le programme détaillé dans notre prochain numéro.
- In habile escroc
- Un habile escroc a trouvé le moyen de se procurer, sans bourse délier, des tickets de TExp'osition.
- Se faisant passer pour un agent de police, il saisit les tickets que vendent les camelots aux abords d a Champ de Mars, sous le prétexte de vente illicite
- et il remet ensuite aux vendeurs une note imprimée leur enjoignant de se présenter, dans le plus bref délai, au commissariat de leur arrondissement.
- Cet individu, camelot lui-même, écoule ensuite les tickets à un bon marché extrême,
- La dernière victime du voleur est un nommé Van-dos Westheimen, âgé de dix-huit ans, demeurant rue Basfroi, 47. Soixante-deux tickets, qu’il vendait à l’angle du pont de la Concorde, lui ont été soustraits par l’inconnu, dont le signalement a été donné à M. Beynaguet, commissaire de police du quartier des Champs-Elysées.
- Balle de pickpockets
- Les agents Piérart et Bouyer ont arrêté dimanche soir, à neuf heures et demie, dans la galerie des machines, en face de l’exposition de la papeterie Nayer, un individu nommé Dominique Bouzon, âgé de trente-sept ans, qui a été pris la main dans la poche d’une dame.
- Ces habiles détectives suivaient les faits et gestes de ce gredin depuis quelque temps déjà et l’avaient vu tâter les poches de deux autres dames, qui probablement n’étaient pas assez bien garnies, à son idée, puisqu’il ne s’était pas donné la peine d’y introduire sa très souple main.
- A onze heures un quart, les agents Girodot et Gaudinot ont arrêté le nommé Victor Henry, âgé de trente ans, au moment où il ouvrait un porte-monnaie qu’il venait de voler pour en retirer l’argent.
- Il a, en outre, été trouvé porteur de deux porte-monnaie vides et de deux autres porte-monnaie contenant l’un, 29 fr. 50, et l’autre 3 fr. 05.
- Un autre pickpocket, nommé D... a été arrêté à la station des tramways du Trocadéro, à onze heures et demie du soir par les agents Garnier et Josset au moment où il sautait dans une voiture pour éviter les agents.
- Il a été trouvé porteur d’un porte-monnaie contenant 21 fr. 50, d’une bourse contenant 6 fr., de trois médailles, d’une broche, d’un porte-monnaie vide et de deux chaînes de montre.
- Les agents ont été obligés de protéger cet individu contre la fureur de la foule, qui, en apprenant à qui, elle avait affaire, voulait faire un mauvais part au voleur.
- Tout ce paquet de pickpockets a été envoyé au Dépôt par les soins de MM. Brissaut et Dulac, commissaires de police de l’Exposition.
- Nouvelle danse
- Nous sommes heureux de signaler-le très grand et très légitime succès que vient de remporter au Grand Théâtre de l’Exposition, Sole-dad, dans sa nouvelle danse intitulée l’Olle. Les applaudissements et les acclamations accueillent chaque jour la gracieuse gitane dont la danse est redemandée à chaque représentation.
- C’est un véritable enthousiasme, et nul doute que Soledad ne fasse courir de nouveau tout Paris.
- Il est impossible de montrer plus de légèreté, de grâce et de souplesse.
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- Une fête américaine à Paris
- En attendant la manifestation imposante qui se prépare aux Etats-Unis pour la célébration, le 12 octobre 1892, du quatrième centenaire de la découverte du Nouveau-Monde par Christophe Colomb, on va fêter à Paris le trois cent quatre-vingt-dix-septième anniversaire de cette date mémorable.
- C’est à un groupe important d’Américains habitant Paris que revient l’initiative de ce projet. M. Alpharid a promis son concours et le programme de la fête qui sera donnée le 12 octobre prochain est déjà en partie arrêté.
- Des délégations américaines iront en grande pompe à l’Elysée et à l’Hôtel de Ville. Sur la Seine on organisera une fête nautique dans laquelle figurera une flottille rappelant celle que commandait Christophe Colomb.
- On assistera ensuite au défilé d’un grand cortège historique qui se rendra à l’île des Cygnes pour déposer des couronnes au pied de la statue .de la « Liberté éclairant de monde ». Enfin, la journée se terminera par un banquet et une grande fête de nuit à l’Exposition.
- Les membres des diverses colonies américaines ont tous promis de prêter leur concours à cette manifestation.
- Employé indélicat
- On a arrêté dimanche soir, à onze heures un quart, un individu qui essayait de sortir une bouteille de cognac qu’il avait dérobée à son patron. Au poste, où on l’a fouillé, on a encore trouvé dans l’une de ses poches une autre bouteille du même liquide, qui, celle-là, était légèrement entamée.
- Il a déclaré qu’il avait caché ces bouteilles’ depuis plusieurs jours déjà avec l’intention de se les approprier le plus promptement possible.
- Pas de chance, vraiment !
- Envoyé au dépôt pour le corriger de ses mauvais instincts.
- LTn voleur à hauteur
- Dimanche soir, vers dix heures, un ascensionniste de la Tour, de nationalité étrangère, a été victime d’un vol très audacieux.
- L’habile voleur a commencé par s’emparer de la jumelle de ce monsieur, qui était dans un étui, retenue à la ceinture par une courroie, puis il a coupé une des poches du gilet, dans laquelle il avait senti une certaine quantité de pièces d’or. Mais le voleur a été volé, car il ne lui est resté dans la main que la poche, les pièces d’or ayant glissé dans une double poche ménagée dans la doublure du gilet.
- Quelques instants après, ce monsieur mettait lui-j même la main au collet de celui qu’il croyait être son voleur, car il était revenu rôder de très près autour de lui. Ne l’ayant trouvé porteur ni de la jumelle, ni de la poche de gilet, il le relâcha, et vint faire sa déclaration au bureau du commissariat. On lui dit qu’il avait eu bien tort de lâcher ce filou.
- La personne qui s’est si bien fait enlever sa jumelle, n’est autre qu’un inspecteur divisionnaire de la police belge.
- Le voleur, pour s’emparer de la jumelle et pour couper la poche du gilet, avait glissé son bras par la fente de la capote d’ordonnance que portait cet officier, et par laquelle on fait ressortir la poignée de l'épée.
- Pour arriver à la poche du gilet, le voleur avait dû d’abord déboutonner un veston qui le recouvrait.
- Habile ce pickpocket ! ! !
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- LE CONCOURS INTERNATIONAL HIPPIQUE
- Le concours international d’animaux reproducteurs des espèces chevaline et asine, qui doit se tenir à Paris, aux Champs-Elysées, du 1er au 10 septembre prochain, s’annonce comme devant être très important et particulièrement intéressant.
- Les engagements se sont élevés à 1,734 ; les forfaits déclarés ont été de 261 ; les animaux portés au catalogue officiel sont en conséquence de 1,473. Au point de vue de la nationalité, ces animaux se répartissent comme il suit :
- Français....................... 1.266
- Anglais........................... 34
- Belges.......................... 134
- Hollandais ....................... 11
- Russes............................ 14
- Américains ....................... 12
- Egyptiens.......................... 3
- 1.473
- La classification par catégorie donne les résultats suivants :
- Ire catégorie. — Races de pur sang : '
- Arabe...............................
- Anglaise............................
- Anglo-arabe.........................
- 2e catégorie. — Race barbe............
- 3e catégorie. — Races trotteuses......
- 4e catégorie. — Races dites de demi-
- sang................................
- 5e catégorie. — Races de trait........
- 6e catégorie. — Espèce asine..........
- 16
- 65
- 38
- 19
- 28
- 806
- 490
- 11
- Total égal........... 1.473
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- UNE TOUR RE 600 MÈTRES ?
- Le plus haut monument d’Angleterre ne dépasse pas 00 mètres. De là une certaine jalousie qui a engendré le désir de monter plus haut que 300 mètres. On veut aller à 600!
- En l’absence de M. Eilfel qui est allé à Evian goûter un repos mille fois mérité, on a posé à son gendre et collaborateur M. Salles, ingénieur, les questions suivantes : 1° s’il était possible d’édifier une tour plus élevée que la tour Eilfel, avec les données scientifiques dont on dispose; 2° Quelles seraient les difficultés de construction d’un monument plus élevé; 3° enfin, s’il reculerait lui-même devant une pareille entreprise.
- Ce qui caractérise la tour Eiffel
- Ce n’est pas seulement ses trois cents mètres qui font que les spécialistes ont apprécié notre oeuvre, dit M. Salles, ce sont aussi les conditions dans lesquelles elles se présente, c’est-à-dire les quatre piliers distincts qui laissent un large espace au-dessous de l’édifice, et l’unité de la construction qui se soutient elle-même. Jusqu’ici les piliers n’avaient pu soutenir d’élévation de plus de 60 mètres, et, comme on l’a souvent répété, nous resterons les premiers qui ayons résolu le problème d’une hauteur plus considérable.
- Nous n’avons pas voulu considérer une autre solution que celle répondant à la donnée de 300 mètres, qui nous a paru un chiffre suffisamment respectable et plus en rapport d’ailleurs avec les capitaux dont nous aurions pu disposer.
- Difficultés d’une tour plus élevée
- On peut, évidemment, monter plus haut que trois cents mètres. Mais alors, on touche à l’inconnu. La résistance aux vents est la principale forme de cet inconnu. La science météorologique nous apprend que la puissance du vent augmente en raison de l’altitude ; mais on ne connaît encore que peu de chose de précis sur cette dynamique spéciale. Pour être à l’abri de toute éventualité, nous avons calculé sur une pression de 400 kilos par mètre carré, c’est-à-dire sur un vent d’une vitesse d’un peu plus de 100 mètres à la seconde. Mais si l’on monte encore, l’inconnu se complique davantage.
- Et puis, ce ne serait pas tout. Le transport des ouvriers et des matériaux devient de plus en plus difficultueux au fur et à mesure que l’on s’élève. Etablira-t-on des ascenseurs pour la construction ? Autre complication, autres frais.
- Malgré cela, puisque vous me le demandez, — continua M. Salles, — je peux vous répondre : Oui, nous ferions une tour de 600 mètres et même plus élevée encore ! Et pour cela, nous n’emploierions pas d’autres moyens que ceux dont nous nous sommes déjà servis.
- Les Anglais plagiaires
- Mais les Anglais, qui projettent cette concurrence à la France, adopteront-ils notre système? Toute la question est là. Ils le peuvent; nous n’avons pas de brevet; il est impossible d’en prendre pour de pareils travaux. Feront-ils, au contraire, une tour haubanée, c’est-à-dire soutenue par des contre-forts? Enfin, inventeront-ils un nouveau mode de construction?
- S’ils copient la Tour Eiffel, ce sont de simples plagiaires qui n’auront à se vanter d’aucune découverte.
- S’ils édifient une tour haubanée, sa valeur scientifique sera nulle, à côté de la nôtre : ce
- ne sera pas un monument homogène, et toute la beauté du travail d’art disparaît du même coup.
- Reste alors la possibilité de nouveaux calculs et de nouvelles combinaisons...
- Ici, M. Salles sourit discrètement, et il ajoute :
- — Mais permettez-moi de ne pas conclure... ------------------------------------
- ARRIVÉE DES POMPIERS ANGLAIS
- Calais, 26 août.
- Les délégués des brigades de pompiers de trente-sept villes d’Angleterre, qui viennent prendre part au grand congrès qui ouvre demain, à Paris, ont débarqué ici, venant de Douvres, sous la conduite du major Heath, du capitaine Davies et de trente-trois autres officiers. Parmi eux se trouvaient douze jeunes et charmantes fire-icomen (pompières), revêtues d’un costume analogue à celui de nos canti-nières.
- Les arrivants ont été reçus par la nmnicipaiité, les pompiers, les sociétés de gymnastique et la musique municipale qui a joué le God save the Queen.
- Sur le même paquebot se trouvait une musique composée de cinquante jeunes orphelins de militaires, portant le costume écossais et précédés d’un tambour-major armé d’une canne plus grande que lui.
- Le cortège s’est rendu à l’Hôtel de Ville, pavoisé aux couleurs anglaise et française, en suivant les principales rues encombrées de curieux poussant des hurrahs. Un vin d’honneur a été offert aux pompieys anglais.
- Après un lurich, un banquet et deux concerts dans le Jardin . Richelieu, nos hôtes sont repartis pour Paris.
- Les deux ou trois mille curieux qui stationnaient hier soir, à cinq heures, aux abords de la gare du Nord, dans l’espoir d’assister à l’arrivée des pompiers anglais, ont éprouvé une vive déception. Ainsi qu’on l’a vu dans la dépêche qui précède, les pompiers n’ont quitté Calais qu’hier soir pour arriver à Paris ce matin à sept heures quarante-cinq.
- à New-Yort
- Le maire Grant vient de faire connaître les noms des cent citoyens notables des villes de New-York, de Brooklyn et de Jersey City, qui constitueront la commission de l’Exposition de 1892.
- Nous remarquons parmi ces noms ceux de MM. Astor, James, G. Bennett, Charles-A. Bana, Grover, Cleveland, Hamilton, Fish, Eugène Kelly, Joseph Pulitzer, général Sherman, Auguste Belmont, Edward Cooper, Osward Ottendorfer, Abraham-S. Hewitt, G. Vanderbilt, L.-P. Morton, Jay Gould.
- John H. Starin, Chancey, M. Depew, William R. Grâce, etc. Les noms des cent commissaires sont répartis par le maire entre quatre sous-commissions, et celles-ci auront à nommer leurs présidents.
- Les sous-commissions seront chargées, la première de l’organisation permanente, la deuxième des finances, la troisième des rapports avec le pouvoir législatif, la quatrième de l’emplacement et des bâtiments de l’exposition.
- La plupart de nos confrères américains approuvent les choix faits par M. Grant. D’après le World, la fortune personnelle des cent commissaires peut être évaluée à 500 millions de dollars, et ils représentent réellement toutes les branches de l’industrie et du commerce de New-York et des villes voisines.
- Il s’agit maintenant de savoir ce que feront
- les cent commissaires et surtout comment ils vont résoudre la question d’argent, la plus importante de toutes celles qu’ils sont appelés à discuter. Le temps presse, car Chicago et Saint-Louis ne restent pas inactifs.
- On annonce de cette dernière ville qu’une commission de deux cents habitants notables s’est réunie sous la présidence du maire pour constituer son bureau.
- De nombreuses offres d’argent ont été faites à la commission par des capitalistes de Saint-Louis, désireux de gagner de vitesse New-York et Chicago.
- On estime à New-York, dans les cercles compétents, que le capital de fondation devra être porté à 20 millions de dollars.
- Le Sun publie des calculs qu’il fonde sur l’hvpothèse d’un ensemble de vingt millions de visiteurs pendant six mois d’exposition.
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- M. EIFFEL EN SUISSE
- Après avoir assisté à la fête des vignerons et visité Yevey et ses environs, M. Eiffel est arrivé à Ormont-Dessus.
- Mercredi, il descendait à l’hôtel des Diable-rets,
- Aussitôt la nouvelle connue, la population montagnarde, la Société de chant et l’Echo des Diablerets se sont réunis dans la soirée, au Grand-Hôtel, pour donner au célèbre ingénieur une marque de sympathie.
- Durant le souper, plusieurs morceaux patriotiques et religieux ont été exécutés par ces Sociétés.
- M. Eiffel s’est alors levé pour adresser quelques paroles à toute l’assemblée, avide de le voir :
- « Chers amis, a-t-il dit, je suis touché de l’intérêt que vous me portez ; mon cœur en est ému, d’autant plus que je viens de découvrir que trois sentiments se manifestent au milieu de vous : l’amour de Dieu, l’amour de la liberté et l’amour de la patrie — sentiments que je partage;— aussi je me sens heureux partout où je les rencoutre.
- « La Suisse est chère aux Français ; vos compatriotes, les tireurs qui sont maintenant à Paris, pourront vous en dire quelque chose à leur retour. «
- M. Favez, pasteur d’Ormont-Dessus, chargé par les assistants de répondre àM. Eiffel, l’a remercié en termes sympathiques.
- « Votre nom, a-t-il dit, vous avait précédé dans notre belle vallée, et a fait l’objet de bien des conversations. Aujourd’hui, nous avons le privilège de contempler en vous l’homme qui, par son entreprise gigantesque, a étonné le monde, lui faisant voir ce que peut la persévérance. Le souvenir de votre passage au milieu de nous restera gravé dans tous les cœurs. Vive M. Eiffel!» .. . ..
- — Vive la France ! a répondu M. Eiffel..
- ROUXEL, Pd’Armes, 163, r. Montmartre, Paris. Drcatal.25 c.
- ' * **-' ^ORmamæaninirsMr^KKsaKmm
- NOUVELLES £Æ L’EXPOSITÏON
- M. Berger, directeur de l'Exposition, vient d’adresser la lettre suivante à huit concessionnaires de kiosques :
- « Madame,
- « En raison du résultat des analyses faites par le laboratoire municipal, j’ai le devoir de vous informer que je vous retire l’autorisation de vendre dorénavant du vin dans votre établissement qui sera fermé si vous ne vous conformez pas immédiatement à la mesure que je suis obligé de prendre pour la santé de nos visiteurs, auxquels je ne peux laisser vendre des vins frelatés.
- « Le directeur général,
- « BERGER. »
- Ajoutons que le laboratoire municipal continue à faire opérer des prélèvements sur les liquides livrés aux kiosques au moment même de la livraison et qu’in dépendamment des mesures prises contre les
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- concessionnaires, des poursuites seront exercées contre les fournisseurs de boissons frelatées.
- A partir d’aujourd’hui mardi, les fontaines lumineuses joueront à 8 heures, 8 h. 40 et 9 h. 20.
- L’embrasement de la Tour aura lieu, le dimanche, à 9 heures et demie.
- Rien n’est changé quant à l’heure de la fermeture des portes de l’Exposition, qui reste toujours fixée à onze heures du soir.
- A partir d’aujourd’hui ou de demain, le pavillon de l’alimentation sera éclairé à la lumière électrique et restera ouvert le soir.
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- CONGRÈS DES TRADITIONS POPULAIRES
- Le chroniqueur du Clairon ne croit pas « que c’est arrivé » ; mais pas du tout ! Cet aimable sceptique s’amuse. Il ne prend pas au sérieux le Congrès des traditions populaires. Tout au plus les voit-il au niveau des faux articles d’Orient ou du vin de raisin sec.
- Et parmi tant de congrès, il devait y avoir le congrès des traditions populaires. Il s’en est tenu de plus ennuyeux. Dans cette réunion d’hommes aimables et distingués, plus volontiers tournés vers le passé que vers l’avenir, épris de la mélancolique poésie des regrets, amoureux de ce qui fut et jamais plus ne reviendra, on a évoqué de petites lueurs falotes, assez pareilles aux feux follets de nos étangs. Chacun a dit son conte, comme à la veillée, aux « écrehous », jadis nos mères-grands ; on a secoué la poussière adamantine des légendes ; et même, s’accompagnant de cornemuses et de pipeaux, on a fredonné d’une voix chevrotante des airs très anciens.
- Cette étude des traditions populaires locales où l’on a la prétention, peut-être excessive, de retrouver les antécédents et les origines non point que de la race, mais de l’humanité tout. entière, se nomme Folk-Lore. On a reculé devant le choix d’un mot bien français, que tout le monde aurait pu entendre. L’étiquette étrangère est aujourd’hui la seule qui soit bien portée chez nous.
- Au nombre de ces collectionneurs d’antiquités orales sont deux érudits, MM. Julien Tiersot et Paul Sébillot. Ils courent la France et, comme d’autres les vieilles faïences, ils ramassent les vieilles chansons. Dans le bric-à-brac qu’ils rapportent, il y a même des petits chefs-d’œuvre. Mais il nous faut, pour leur plaire, tout admirer; or, il s’en faut que tout soit admirable. Est-il seulement démontré que tout soit authentique ? Il serait prudent de se méfier.
- Nous consentons à lire l’esprit des ancêtres dans des productions qu’on dit naïves parce qu’elles sont informes : qu’on dit ingénues parce qu’elles sont maladroites ; qu’on dit délicieuses parce qu’elles sont niaises. Mais.serait-il nécessaire encore d’établir que ces chansons populaires ne sont point des œuvres de lettrés et de lettrés modernes. M. Anatole France a signalé une romance entendue dans la campagne : Quand Margoton va-t-au moulin ; elle a l’honneur d’appartenir à présent au recueil des chansons de terroir. Sait-il que cette romance fait partie d’une scène chantée au café-concert depuis trente ou quarante ans, intitulée la Noce de l’Auvergnat? Est-ce l’auteur, — Jules Choux, je crois, — qui l’a apprise aux paysans ou les paysans qui l’ont apprise à l’auteur ? En tout cas, elle court les rues dans un cahier qui se vend dix centimes.
- Sans une dose suffisante d’imagination et d’emballement, il n’est pas commode de goûter ces complaintes moins primitives que rudimentaires, sans rime ni raison, qui ne nous charment qu’entendues au loin, dans la campagne ; parce qu’au loin, dans la campagne, les paroles les plus sottes et l’air le plus ridicule nous charmeraient, tant le vaste écho des vallons et des plaines enrobe somptueusement les bruits. Pourquoi le son du cor qui nous déchire le tympan, au-dessus du ruisseau de la rue du Bac, est-il si doucement triste au fond des bois?
- La voix humaine la moins harmonieuse, d’un bout d’un champ à l’autre bout, est une musique. Les abois lointains - des chiens, qui nous énervent à la ville, soudain entendus dans l’immensité des plaines, bercent nos rêves loin de les troubler.
- La nature, la campagne est une grande poétesse. C’est pourquoi ces poètes, ces impulsifs, ces érudits se sont extasiés si facilement en écoutant une bonne femme chanter, à quelque dîner de famille — car on ne chante plus au rouet, la filature a brisé les fuseaux, et le chemin de fer a dépoétisé les veillées :
- Par derrière chez ma tante Il lui y a-t-un champ';
- Par derrière chez ma tante Il lui y a-t-un champ Je me mettrai anguille Anguille dans l’étang.
- On ne sait pas ce que cela veut dire ; la complainte est incohérente. C’est précisément ce qui transporte d’enthousiasme nos collectionneurs. Si c’était compréhensible, où serait la beauté ? Le mérite de ces productions c’est d’être absurdes.
- Mes sabots sont des lunettes.
- Des gens d’esprit ont chanté, et en tous les temps, ils ont écrit de jolies choses qui avaient le parfum et la grâce, quelquefois la naïveté. Héroïques ou tendres, ces poètes n’étaient pas des gentilshommes, c’étaient de pauvres clercs, des fils de gueux brûlés de la soif d’apprendre, qui s’étaient barbouillés d’un peu de latin à l’église et plus tard à l’école, en fraude. Ils étaient quasi tous, même les célèbres, d’obscure condition, partant du peuple. Maître Adam était même menuisier en exercice. C’est donc bien l'âme du peuple qui tressaille en leurs œuvres. Pourtant ce n’est point là qu’on veut la trouver. On croit la rencontrer mieux dans des rapso-dies insipides, élégies pleurardes, qui ne valent que comme accompagnement de danses.
- Nous avons de nos jours une poésie, populaire toute pareille, et née des mêmes circonstances.
- Elle est l’œuvre de ces malheureux qui ne savent qu’imparfaitement leur langue, qui ignorent le premier mot de la prosodie. Pourquoi, au lieu de s’adonner à un genre où leur infériorité les perd, ne cultivent-ils point un autre genre si à la mode où leur infériorité les servirait ? Ecrire des vieilles chansons populaires : mais c’est simple comme bonjour. On se laisse aller :
- Je dis donc à,ma mé :
- Ma mé j’ai l’cœur qui saigne. * j
- Y a la fille au père Jean Qu’aime un beau capitaine,
- Lon là !
- Qu’aime un beau capitaine Qui revient de la guerre,
- Je dis donc à ma mé :
- Marné, j’ai l’cœur qui saigne.
- Voulez-vous un échantillon plus gai, dans le genre amour et petit oiseau ? Avec deux vers redoublés et un refrain, vous en verrez la farce :
- Rossignol je te quéris,
- Vole vers qui j’aime.
- Rossignol je te quéris,
- Vole vers qui j’aime.
- J’en veux faire un mari Aux noisette^ qui viennent.
- La muguet te blanche, blanche La muguette
- Blanchira.
- J’en veux faire un mari Aux noisettes qui viennent Mais rossignol dis-y Qui pense pas à mes mitaines.
- La muguette blanche, blanche,
- La muguette Blanchira.
- Je préviens charitablement M. Paul Sébillot, dont l’enthousiasme est si prompt, afin qu’il ne commette point de sacrilège, que ces deux chansons ne sont point des chansons de nos pères ; je viens de les improviser pour l’exemple. C’est un travail aisé, on y parvient sans application. L’application serait même gênante. Il est évident qu’en mjappliquant moins j’aurais pu produire ce petit chef-d’œuvre que M. Catulle Men-dès a choisi pour son recueil. Perle entre les perles :
- Où est mon amant A l’heure de maint’nant?
- Il est à Paris, ou bien à Orléans.
- Où est-il ce rosier blanc
- Qui fleurit en boutons d’argent?
- Il est évident que cette chanson peint admirablement les sentiments d’une paysanne. C’est bien, n’est-ce pas, sous la forme d’un « rosier blanc à boutons d’argent » qu’elle voit son fiancé, le gros gars qui laboure et étend le fumier? Ce sont là des expressions naturelles propres à éclairer l’historien sur le caractère de la race.
- J’ai dans l’idée que nos fins matois des campagnes ont abusé parfois de la crédulité de nos aimables érudits. On savait que M. Sébillot ou ses amis allaient passer : on se portait sur le chemin des folk-loristes et on chantait.
- Ils s’arrêtaient ravis, les larmes pleins les yeux. « Encore une que nous n’avons pas ! » La voix dolente, traînarde, poursuivait la lamentable prosopopée :
- C’est le valet du roi d’carreau,
- C’est le valet du roi.
- Qui s’en va le dimanche,
- Sur les chevaux de bois,
- La dague sur la hanche.
- Ce couplet n’est cité que par manière de dire : c’est un couplet du dix-septième siècle écrit l’an dernier par M. Auriol, du Chat-Noir, qui fait des vieilles chansons populaires pour qu’on ne s’aperçoive pas qu’il pèche contre Boileau. Re-cuilli à la campagne, ce refrain aurait eu les honneurs du congrès. A quoi a pensé Georges Auriol ? Gela se fait, pour les faïences à fleurs ; dans le but de les écouler plus facilement, on les met en dépôt dans le dressoir des paysans où l’amateur les déniche, enchanté de son aubaine.
- Il y a une autre vieille chanson qui fait un peu plus d’honneur à la race, qui a la flamme, l’esprit, l’entrain, l’émotion, la sincérité, qui est belle de sa propre beauté, n’ayant nul besoin pour être riche des dons que notre imagination peut lui prêter. Mais il paraît qu’elle ne compte pas ; elle n’est pas dans les traditions populaires, encore que le peuple la sache. Elle n’est pas anonyme ; elle sort des mains de maître ouvriers. L’admiration est pour les œuvres indécises, indigentes, informes des apprentis, sempiternelles redites, chapelets de chevilles, avec toute la série des turlututus et lonlonlaires et lonlonla !
- Je puis me tromper, mais je vois ainsi. Maintenant les curieux de ces produits seront libres de modifier le refrain qui les remplit d’aise :
- Mes sabots sont des lunettes et de penser que mes lunettes sont des sabots.
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- GUIDE DE L’EXPOSITION
- oxi sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauohe de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamani de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. --- Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. — Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamocte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour a'vmr une Idée d'ensernbie de la gaierie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57. confection des objets mobiliers. — Classe 51, h rts chimiques. — Classe 54, filage et eorderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classa 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes. porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Bail, céramique, palais des Machines, restaurant Cuvai, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Cuvai.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant "oumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine,.porte 1 >esaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, Hépublique dominicaine, Uruguay, globe terrestre su millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Reaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse ; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Gbamp de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren ; section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Dosaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord. Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée ; gaierie côté de l’avenue de Suffren: Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments' de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche, En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostatinn. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- P.grc |
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la !
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. - • Pavillons des différents pays. — Théâtre des Follea-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel da l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, ,1e panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chémin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de i’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadèro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadèro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’iéna.
- Visiter les salles du Trocadèro affectées à l’exposition d’art rétrospectif; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadèro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadèro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère ; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du coté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 30(? mètrjs
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Coihbal uzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : gaierie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-! Lorrain et Anglo-Américain.
- I Au deuxième étage: vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80àtX) kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de | Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitarles, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de FAlhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de là Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et. enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- 26 Série
- N° 105
- Jeudi 29 Août 1889.
- BULLETIN
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA CURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
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- Annonces.......................... la ligne 3 fr.
- Réclames......................... — 5 »
- Faits divers........ ............ — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Sey.moor Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Les pompiers à Paris. — Dernière heure. — Echos. — Les récompenses. — Les étrangers sur la Tour Eiffel. — Journée à l’Exposition. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — La Bourse. — Annonces et Réclames.
- mis en branle, annoncé par des feux de Bengale qui coloraient en rose le Palais du Ministère de la guerre, le transformant en un vrai palais de contes de fées.
- Le défilé des peuples coloniaux a eu fieu dans l’ordre adopté pour les mardis précédents.
- Mais je reprocherai à ce défilé de s’être produit sous le vélum central.
- Que l’on consulte les artistes et les metteurs en scène les plus experts ; et ils diront que c’est là une entrave lamentable au développement de toute mise en scène. Le parcours du vélum est
- un véritable éteignoir, étant dans l’ombre en grande partie ; le vélum est une gaine dans laquelle ce cortège si beau, si brillant, si intéressant et si bien réglé dans son ensemble, est serré à ce point entre deux haies de public, qu’il peut à peine se mouvoir, — il n’a pas quatre mètres d espace libre en largeur entre les lignes de la foule.
- En hauteur, la tête des cavaliers touche au vélum et tout manque d’air; puis les bannières et les étendards ne peuvent se développer et l’on est obligé de les porter d’une façon qui fait peine à voir, les hampes presque horizontalement.
- Pourquoi n’a-t-on pas suivi la marche du mardi de la semaine dernière, entre le vélum et les bâtiments coloniaux, sur le côté?
- Il y a là de l’espace, et surtout de la lumière, ce grand facteur du plaisir des yeux ! On voyait fort bien les danses des nègres, si curieuses et si neuves pour le public; et, hier soir, ces danses sont restées invisibles, s’étant produites au fond d’une espèce de rigole étroite formée par la foule pressée des deux côtés du vélum.
- Ges beaux cavaliers, dont les turbans et les chapeaux à plumes d’autruche époussetaient hier le vélum, s’épanouissaient il y a nuit jours sous le ciel, dans l’air et en pleine lumière.
- Les drapeaux, les bannières, les étendards, honteusement inclinés hier sous le vélum, mar-
- CHRONIQUE
- Décidément l’Esplanade a conquis ses yrands mardis coloniaux. La soirée d’hier a été entièrement brillante. La foule était énorme, enthousiaste, surchauffée par le passage des sociétés musicales, qui venaient de cueillir leurs lauriers devant le palais des colonies et qui chantaient leurs plus beaux chœurs en la traversant.
- A neuf heures, le cortège colonial s’est
- CROQUIS DE L’ES PDA XA DE
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- cliaient alors haut et droit et flottaient fièrement dans l’espace libre.
- Et je soutiens cjue le bon ordre est dix fois plus facile à maintenir en dehors du vélum, là où il y-a espace et lumière.
- Le vélum est fait pour garantir les promeneurs du soleil et de la pluie et non pas pour étouffer un cortège que Ton fait défiler dans un boyau.
- ##
- MM. les commissaires généraux des colonies, au dévouement desquels il importe de rendre le plus grand hommage, perdent une bonne partie du fruit des efforts qu’ils font pour attirer la foule aux « mardis de l’Esplanade », en laissant engouffrer le cortège exotique sous ce maudit vélum, qui étouffe tout, qui obscurcit tout, et qui détruit les plus beaux effets du défilé.
- Et dire que le mardi d’avant tout avait si bien été ! Pourquoi diable changer ce qui est bien, très bien, parfait ! C’est à n’y rien comprendre. J’ai cherché à m’expliquer la raison de ce retour à la gêne et à l’obscurité, et j’ai mis ma cervelle si inutilement à la torture que l’envie me prenait de me casser la tête contre les grandes faïences du patio tunisien !
- Si je ne l’ai pas fait... c’est de peur de casser les faïences.
- ***
- J’ai une prière à adresser à MM. les commissaires généraux de l’Algérie et de la Tunisie. Voici de quoi il s’agit :
- Le défilé se compose de deux parties : l’aller et le retour. Le public, avide de voir des choses belles et brillantes, compte sur le retour. Il veut voir deux fois — bis repetita placent (je parle latin comme une affiche Decauville).
- La première fois, cela passe comme une vision; alors on veut revoir. Ce serait méconnaître le cœur humain que de ne pas savoir le plaisir que procurent les petites répétitions.
- Or, le retour a été écorné hier. On lui a enlevé un charme essentiel : les danseuses tunisiennes et algériennes, que les. directeurs des cafés-dansants ont cueillies aussitôt après le premier défilé pour les exhiber toutes chaudes de leur triomphe. Si bien que le retour s’est effectué avec des pouss-pouss vides.
- Il me semble que messieurs les directeurs des cafés-dansants orientaux, qui gagnent de l’argent à remuer à la pelle, pourraient bien patienter un quart d’heure et laisser le plaisir tout entier à ce bon public qui ne demande pas mieux que de verser ses pièces de vingt sous dans leur caisse.
- Je dirai plus. Je les tiens en ceci pour de parfaits maladroits; car le complément de plaisir ainsi donné à cette foule énorme, est la réclame la meilleure et la moins coûteuse qu’ils puissent faire pour leurs établissements.
- Je crois même que, pour le mardi suivant, M. Müller, l’excellent commissaire général de l’Algérie, pourrait, M. Berger aidant, exiger du Barnum des Aïssaoüa qu’ils fassent, dans le cortège, un petit peloton, donnant, non pas une -exhibition de leur étrange savoir-faire, mais exécutant quelque mimique intéressante, juste assez pour ne pas déflorer leur affaire, juste assez aussi pour amorcer le public.
- MM. Berger et Müller peuvent exiger : car ils n’auraient qu’à faire rentrer dans le rang les nègres pisteurs qui harcèlent les visiteurs dès l’entrée des guichets du quai d’Orsay, le long de la gare du Decauville, et à supprimer les facilités encombrantes pour la voie publique de la
- section algérienne, pour amener les montreurs d’Aïssaouas aux meilleurs sentiments.
- Et ce qui est un comble, c’est que ce que leur demanderaient le directeur général et le commissaire général de l’Algérie, serait dans le propre intérêt de ces industriels.
- Après une assez longue indisposition, M. Sanson, commissaire général, a pu revenir hier à la section tunisienne. Nous ne pouvons que nous réjouir en apprenant l’amélioration de la santé de cet homme excellent et dévoué, aux efforts duquel la section tunisienne doit un incontestable éclat.
- **#
- M. Massicault, Mme et Mlle Massicault, M. Charles Géry, président, et M. Danican, administrateur de la Banque de Tunisie et grands propriétaires tunisiens, ont assisté au défilé colonial dans le Salon du Bey, au Palais tunisien.
- M. Tirman, gouverneur de l’Algérie, y a assisté étant à la section algérienne.
- Ch. L.
- LES POMPIERS A PARIS
- Ce matin, sont arrivés de Londres les pompiers anglais et la compagnie des femmes-pompiers, les firewomen, comme on les appelle de l’autre côté de la Manche, qui viennent prendre part au congrès international qui s’ouvre aujourd’hui. *
- Le train spécial qui avait été commandé pour eux devait arriver à Paris hier soir à cinq heures quarante ; mais Anglais et Anglaises ont été retenus à Calais par l’accueil sympathique qu’ils y ont trouvé.
- En quittant le paquebot, les pompiers, précédés de la musique municipale, jouant le God save the Queen, se sont rendus à l’Hôtel de Ville, pavoisé aux couleurs françaises et anglaises, et où un vin d’honneur leur a été offert par la municipalité. Ils ont passé la nuit à Calais et ont quitté cette ville ce matin, à cinq heures, par le train d’excursionnistes. Les nombreux curieux qui étaient venus les attendre vainement hier soir occupaient de nouveau, ce matin, les abords de la gare du Nord et la gare elle-même. Sur le quai d’embarquement se trouvaient MM. Wolf, président du comité d’organisation du congrès, en uniforme de capitaine d’infanterie de l’armée territoriale, Arnould Rogier, président d’honneur de l’une des Sociétés anglaises de sauvetage, six capitaines de pompiers de Nantes et de Luynes, et les membres du comité d’organisation du congrès. Dès l’arrivée du train, entrant en gare à huit heure’s, les pompiers anglais sautent à terre.
- M. Wolf souhaite la bienvenue au major Heeth, au capitaine Davies, au docteur Richard et aux autres officiers présents, et leur donne lecture du télégramme suivant, qu’il a reçu dans la nuit : '*
- Colonel Lichtenstein à M. Wolf
- Le président de la République remercie les offi-ficiers et le détachement des compagnies anglaises de sapeurs-pompiers du télégramme qu’ils viennent de lui envoyer de Calais, et vous prie de leur souhaiter la bienvenue en son nom.
- Les pompiers se forment rapidement en deux files sur l'e quai, et tandis que les bagages contenus dans de minces sacs de toile sont placés dans un fourgon spécial, le cortège qui doit se rendre à l’hôtel qu’ils doivent habiter, s’organise. Les pompiers n’ont pas amené avec eux leurs engins. Les autorités anglaises, dans la crainte d’un incendie, toujours à redouter, ont refusé de les leur laisser emporter. Les pompiers manœuvreront avec les pompes françaises à la revue du 1er septembre.
- Au milieu de deux haies de curieux, le cortège s’ébranle ; ce sont d’abord, précédées et suivies d’officiers, les six firewomen de la Life saving Brigade Cor'ps-Staff. Cette société de sauvetage, toute particulière, compte parmi ses membres douze femmes - dont la présence n’a pour objet que de prouver que les engins anglais sont d’une manœuvre si facile, que la force y est superflue.
- Six d’entre elles font partie de la délégation. Ce sont misses Nicholls, Bessell. Russell, Prit-chards, Jeffs, sous la conduite de leur sergent, miss Mortemer, qui porte un gros bouquet que lui ont offert les membres du comité d’organisation du congrès. Les fireicomen portent un élégant costume de drap gros bleu, formé d’un corsage ajusté orné de gros boutons de métal et de revers et de parements de drap rouge, et d’une courte jupe laissant voir des bottes de cuir verni. Elles sont coiffées d’une sorte de toque de soie rouge sur laquelle est brodée une ' cocarde portant ces mots : Live-savmg Brigade, et une croix rouge sur fond blanc. La même cocarde est cousue à leur corsage.
- Derrière elles viennent les pompiers au nombre que quatre-vingts environ, représentant les compagnies de Londres et de trente-sept communes suburbaines. Les uniformes, presque tous composés d’une veste de drap bleu serrée à la taille par un céinturon de cuir, ne diffèrent que dans les détails. Ils sont coiffés de casques de cuir bouilli ou de métal. L’un d’eux porte un drapeau anglais dont la hampe est surmontée d’un casque et sur lequel sont brodés ces mots :
- Fixe brigade of Englarid.— Visit to France, 1889
- Jusqu’au numéro 51 de la rue de la Boétie, où se trouve un hôtel particulier aménagé pour les pompiers, une foule nombreuse n’a cessé de suivre le cortège. Dans la cour de l’hôtel, un lunch avait été préparé, et les Anglais, avant de se rendre dans leurs chambres et de se préparer pour la séance de cette après-midi au Trocadéro, ont poussé trois vigoureux hour-rahs en l’honneur de la France.
- On le voit, l’idée d’un concours national de pompes, à incendie a été des mieux accueillies en Angleterre. Le lord-maire de Londres, ainsi que plusieurs autres notabilités du Parlement anglais, ont bien voulu, d’ailleurs, accorder à cette œuvre leur haut patronage.
- Aujourd’hui à deux heures, le congrès s’ouvrira par une réunion des officiers et sous-officiers de pompiers dans la grande salle des Fêtes du palais du Trocadéro. La journée de demain sera spécialement réservée à la réunion des membres de la Fédération des officiers, sous-officiers et sapeurs-pompiers de France et d’Algérie, place d’Iéna.
- Le comité d’organisation du congrès, qui a été nommé par le ministre du commerce et de l’industrie, a pour président M. Raincourt, chef de bataillon au régiment des sapeurs-pompiers de Paris, et pour président, M. Wolf, ancien capitaine de sapeurs-pompiers.
- Dans les réunions qui vont se tenir aujourd’hui et demain, et auxquelles vont prendre part des officiers de sapeurs-pompiers suisses, espagnols, italiens, mexicains, américains, anglais, etc., on étudiera une série de questions intéressant le développement et le perfectionnement de l’œuvre de devoir à laquelle consacrent généreusement leur existence ces héros si modestes et si populaires, les pompiers.
- Les principales discussions porteront sur les rapports des corps de sapeurs-pompiers et des compagnies d’assurance contre l’incendie, en France et à l’étranger, les meilleurs moyens à employer pour prévenir et combattre les incendies dans les théâtres, les mesures les plus promptes à prendre pour amener au feu le personnel et le matériel de secours, l’étude comparative des divers services de secours contre, l’incendie en usage dans les différents pays, et diverses autres questions.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- La langue française sera la langue officielle du congrès ; cependant, le comité mettra à la disposition- des membres étrangers un certain nombre d’interprètes.
- X la suite du congrès aura lieu un concours üXé aux jeudi 29, vendredi 30 et samedi 31 août et dont l’ouverture sera faite en présence de \[. Carnot, président de la République. C’est le terrain de courses de Vincennesqui a été choisi pour ces fêtes, dont le spectacle nouveau ne manquera pas d’attirer un nombre considérable de curieux. On y assistera le premier jour à des manœuvres complètes d’attaque de feu et de sauvetage exécutées par le régiment des sapeurs-pompiers de Paris, et au concours des brigades de feu d’Angleterre. Le lendemain, revue du personnel et du matériel et concours des compagnies françaises classées en division, d’excellence et en division supérieure. Le soir le conseil municipal de Paris, qui n’a pas voulu rester indifférent à ces fêtes, recevra à l’Hôtel de Ville les officiers étrangers et tous les sapeurs-pompiers sans distinction de grades.
- Samedi, après une revue générale, aura lieu la distribution solennelle des récompenses à la tribune du champ de courses de Vincennes, et, le soir, un banquet sera offert par le comité d’organisation aux membres du gouvernement, au conseil municipal, au conseil général de la Seine, aux officiers de pompiers et aux différents comités.
- Le dimanche 1er septembre, les compagnies françaises classées en deuxième et troisième divisions prendront part à un deuxième concours organisé à Neuilly-sur-Seine. A trois heures, une revue du personnel de toutes les compagnies présentes sera passée sur l’avenue deNeuillyparle colonelRuyssen,commandant le régiment des sapeurs-pompiers de Paris, accompagné des officiers des diverses nations.
- Cette revue sera suivie d’un défilé général.
- La distribution des récompenses et des médailles commémoratives offertes par le gouvernement sera faite le même jour à cinq heures, à l’Hôtel de Ville, et le soir, les fêtes se termineront par une grande retraite aux flambeaux.
- Dernière Heure
- Les princes tunisiens
- M. Spuller recevra demain, à dîner, Taïeb-Bey et les princes tunisiens.
- Ce dîner aura un caractère tout particulier. M. Spuller a voulu, en effet, réunir les directeurs des différents ministères qui, à un titre quelconque, ont à s’occuper des âlfaires tunisiennes.
- M. Massicault assistera naturellement à ce dîner.
- Pour le matin, les princes et les directeurs généraux de l’Exposition ont été invités à un déjeûner offert à M. Massicault par les jurés qui ont eu à s’occuper de la section tunisienne.
- A la Tour Eiffel
- Ce matin, vers neuf heures et demie, le duc de Bragance est venu, accompagné de quelques personnes, pour faire l’ascension de la Tour Eiffel.
- 11 a été reçu par MM. Salles, Ansaloni et Couderc, qui lui font en ce moment les honneurs de la Tour.
- Pou r se remettre d’un léger refroidissement dont il a été atteint à Evian, M. Eiffel sera probablement de retour à Paris demain matin jeudi.
- M. Carnot à Vincennes
- Demain, jeudi, M. Carnot viendra à Vincennes pour assister au concours de pompiers.
- Il ne passera pas par Paris.
- Le train s’arrêtera à Charenton, d’où le président de la République ira, en daumont, au terrain de manœuvres.
- Xos visiteurs
- Les princes Abbas-Bey et Méhémet-Ali-Bey, fils du khédive, débarqueront à Marseille le 31 de ce mois.
- **#
- Le comité britannique de l’Exposition avait organisé hier soir, dans le pavillon anglais, une réception en l’honneur d’Edison. Environ deux cents personnes ont assisté à cette réunion où plusieurs toasts ont été portés.
- ***
- Le général Tchen-Ki-Tong, premier secrétaire de la légation de Chine, fera aujourd’hui, à quatre heures, dans la salle des Conférences du Trocadéro, une conférence sur l’organisation sociale de la Chine.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 150.665
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage................ 13.358
- Du 1er au 2me.............. 7.840
- 2e étage direct............ 2.918
- Du 2e étage au sommet... 4.328
- En tout.............. 27.444
- Les Conférences
- Demain, à quatre . heures, conférence au palais du Trocadéro, par M. Marey. Sujet : Le vol des oiseaux.
- Le matin du même jour, réunion devant le pavillon delà Presse à dixheures, pour la promenade-visite à faire sous la conduite de M. Michotte, ingénieur des arts et manufactures. On visitera les matières textiles.
- ' M. Germain Bapst a fait, avant-hier, au Trocadéro une conférence sur l’orfèvrerie et la bijouterie mérovingiennes. L’orateur a montré que les questions les plus importantes, telles que l’origine du peuple français, ne pouvaient êtres résolues que par l’étude des monuments trouvés dans les cimetières, qui, pour la période franque, sont presque tous des bijoux oü des objets d’orfèvrerie.
- Ces bijoux, a démontré M. Bapst, sont purement barbares ; ils se rattachent à l’industrie de l’Inde, qui a été apportée en Gaule par les envahisseurs Iiuns, Tartares ou Mongols.
- La musique au Champ de Mars
- L’harmonie du Bon-Marché donnera un concert demain soir jeudi, de huit heures et demie à dix heures et demie, au kiosque no 4.
- Le prince Taïeb-bey à l’Exposition
- Le prince Taïeb-bey, accompagné du général de division G. Valensi, son aide de camp général, du général de brigade Zaccaria, son gendre, et du jeune prince Mohammed-Zaccaria, son petits-fils, s’est rendu'hier matin, vers huit heures et demie, à l’Exposition, où il a visité les sections d’horlogerie et de céramique, et où il a fait quelques achats.
- De son côté, le prince Mohammed-Bey a quitté / l’hôtel de la rue Copernic vers neuf heures et a fait une promenade à travers la ville en compagnie de son aide de camp, le colonel Sala, et son secrétaire, M. Dinguisly.
- L’Exposition le soir
- Le jeu des fontaines lumineuses aura lieu désormais à partir de huit heures au lieu de neuf heures. L’administration a l’intention de fermer l’exposition à dix heures et demie du soir sous prétexte que la nuit commengeplus tôt. Nous voyons un petit inconvénient à cette décision : le public qui passe sa soirée à l’Exposition préfère ne pas être obligé de rentrer trop tôt et l’utiliser à aller à la rue du Caire et dans les théâtres; en outre, les Parisiens qui vont revenir à Paris, dînent assez tard et ne peuvent arriver au Champ de Mars que vers neuf heures; il est à craindre qu’ils ne viennent pas s’ils doivent ' quitter l’Exposition à dix heures un quart.
- L’Opéra-Comique au Trocadéro
- Jeudi 5 septembre prochain, à deux heures et demie précises, sera donnée dans la salle des Fêtes du Trocadéro, une grande audition de l’orchestre du théâtre national de l’Opéra-Comique, sous la direction de son chef d’orcliestre, M. J. Danbé.
- Nous donnerons sous deux ou trois jours le programme complet de cette intéressante matinée.
- Le festival de dimanche prochain
- Dimanche 1er septembre, à deux heures et demie, aura lieu dans la grande salle des fêtes du Trocadéro, le troisième festival des sociétés instrumentales françaises ("musiques d’harmonie et fanfares), cinq cents exécutants sous la direction de M. Félix Leroux, ex-chef de musique de l’Ecole d’artillerie de Vincennes.
- Voici le programme des morceaux qui seront exécutés :
- PREMIÈRE PARTIE
- 1. Ouverture du Jeune Henri.... Méhul
- Instrumentée par M. Ligner.
- 2. Fragment de Coppélia........ Léo Delibes
- Instrumenté par M. Mayeur, exécuté par les harmonies de la division supérieure.
- 3. Schiller-Marsch....•........ Meyerbeer
- Instrumentée par M. Signard, exécutée par les fanfares de la division supérieure.
- 4. Fragment d'Henry YIII....... Saint-Saëns
- Instrumenté par M. Dureau, exécuté par les harmonies de la division supérieure et les fanfares de la Ire division.
- DEUXIÈME PARTIE
- 1. Noël........................ Adam
- Instrumenté par M. Parés.
- 2. Ballet du Cid................. Massenet
- Instrumenté par M. Chic, exécuté par les harmonies de la division supérieure.
- 3. Prière de Moïse............. Rossini
- Instrumentée par M. Signard.
- exécutée par les fanfares de la division supérieure.
- 4. La Muette de Portici (uverture) Auber
- Instrumentée par M. Brunet, exécutée par les harmonies et les fanfares de la division supérieure.
- 5. La Marseillaise.............. R. de l’Isle
- Par tous les exécutants.
- Voici la nomenclature des sociétés qui prendront part à ce festival :
- L’Union musicale des Magasins-Généraux; Calais; Les Enfants de Bône (Algérie); Tours; Manufacture de Chauny; Fougères; Muret; Afpajon ; Vanves ; Orphelinat Prévost de Cempuis. ,
- Le lendemain lundi 2 septembre, ces différentes-sociétés concourront entre elles pour l'obtention des différents prix et diplômes.
- -------------------------------
- Nouvelle danse
- Une danse toute nouvelle au Grand-Théâtre-de l’Exposition obtient en ce moment le plus vif et le plus légitime succès, c’est la Gracioso-olle andalous. Soledad s’y montre pleine de grâce, de légèreté et de souplesse, et elle recueille les applaudissements les plus chaleureux du public qui lui redemande sa danse à chaque-représentation. C’est un enthousiasme prodigieux dans la salle lorsque Soledad fait sa danse-renversée et se livre à ses flexions du corps agiles et félines, toutes empreintes de poésie et de charme.
- Nous croyons savoir, du reste, que l’administration du Grand-Théâtre a l’intention, pendant le mois de septembre, de nous montrer le répertoire complet de toutes les danses gitanes.
- Hier soir a eu lieu la 225e représentation des-Gitanes.
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- LES RÉCOMPENSES
- Nous empruntons à notre confrère, la Liberté, le tableau récapitulatif des récompenses proposées par les jurys des groupes.
- Le nombre des exposants est de 56,012, dont 859 hors concours comme membres du jury. Les opérations ont donc porté sur 55,153 exposants.
- Le jury des groupes a proposé de décerner :
- 890 grands prix.
- 5.599 médailles d’or.
- 11.104 médailles d’argent.
- 10.985 médailles de bronze.
- 9.027 mentions honorables.
- Ensemble 37.605 récompenses, dont 32.468 sont accordées à des exposants et 5,137 à leurs collaborateurs.
- Les récompenses proposées par le jury des groupes se répartissent comme suit :
- Numéros des groupes Grands Prix Médailles d’or Médailles d’argent Médailles de bronze Mentions honorables Total des récompenses Nombre des exposants
- I 97 281 ’. 456 650 605 2.092 4.144
- II 167 853 1.558 1.599 1.257 5.434 9.390
- III 68 411 1.033 1.404 972. 3.888 4.073
- IV 104 567 JL. 3oo 1.630 1.419 5.075 5.536
- V 139 681 1.124 1.168 1.004 4.116 7.097
- VI 155 812 1.146 1.472 1.135 5.020 6.131
- VII 76 1.391 3.149 2.379 2.129 9.124 13.250
- VIII 39 296 479 432 360 1.606 4.031
- IX 1 13 oo 65 08 202 327
- Economie
- sociale 44 291 449 186 78 1.048 1.174
- 890 5.599 11 104 10.985 9.027 37.605 55.153
- Le jury supérieur, qui s’est réuni lundi, aura donc à statuer définitivement sur les 37.605 propositions émanant du jury des groupes. En outre, il aura à examiner un grand nombre de réclamations. Les chiffres que nous donnons aujourd’hui ne peuvent, par conséquent, être considérés absolument comme définitifs; mais le résultat final sera sensiblement le même.
- Le groupe III (mobilier et accessoires) et l’économie sociale sont les mieux récompensés. La presque totalité des exposants est proposée. Par contre, le groupe VIII (agriculture) est celui auquel le jury des groupes accorde le plus petit nombre de médailles. Enfin, la proportion moyenne des récompenses est d’environ 68 pour 100.
- Les étrangers sur la Tour Eiffel
- Instinctivement, on se demande ce que les étrangers pensent de l’exaltation des Français qui montent sur la tour Eiffel. Et l’on découvre qu’ils lui font écho. Si on en juge par la physionomie des signatures qu’ils y laissent, ils sont très nombrenx ces étrangers qui montent sur la tour. Et ils joignent leur admiration à la nôtre avec beaucoup de bonne grâce.
- Leurs réflexions fourniraient une quatrième catégorie, qui ne serait pas la moins nourrie et dont voici les spécimens :
- Un Italien :
- « L’altezza délia torre Eiffel fa degno riscontro alla grandezza di Parigi. » — Signé : Mirando Giusti.
- Des Hollandais :
- « La tour n’est pas si haute que notre estime pour la France. » — Signé : B., F. et J. Maisonpierre, La Haye.
- Un Suédois :
- « Honneur au génie français ! » — Signé : Nils Nilsson Emitslof, Suède.
- Un Argentin :
- « Salud y gloria à la noble Francia. » — Signé : Mayor Richeri, del Epicito argentino.
- Un Portugais :
- « Vive la France ! la nation scientifique et sympathique à tout le monde ! — Signé : J. Forresbru-heiw, Portugal. »
- Un Autrichien :
- « Pour moi, il n’y a qu’une seule ville au monde, •c’est Paris. » — Signé: Alfred Dannhauser, Vienne.
- Un Espagnol :
- « La torre de Babel separo los pueblos por la confusion de idiomas, y la torre Eiffel los renne. » — Signé : Perico Rata, Jerez de la Frontera.
- Un Brésilien :
- « Jusqu’où montera le génie français en 1989 ? Les nuages le diront. » — Signé : J. Pereira, Mon-teiro, Brésil.
- Un Ottoman :
- « Un admirateur du génie français. » — Signé : G. Sevadjian, gérant politique du journal arménien YAravelh, Constantinople.
- Un Hongrois. J’ai réservé cette citation pour la dernière, parce qu’elle me semble particulièrement touchante :
- « Ma chère patrie !... Quand récolteras-tu un succès pareil ?... »— Signé : Oscar Vertessy, Budapest, Hongrie.
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- NOUVELLES EÆ L’EXPOSÏTION
- Un service, de rondes de nuit vient d’être organisé dans le Champ de Mars. Il commencera à fonctionner à partir d’aujourd’hui.
- Le conseil des ministres sera incessamment appelé à examiner s’il ne conviendrait pas de retarder d’une quinzaine de jours la date primitivement fixée pour la clôture de l’Exposition universelle et de la reporter au 15 novembre.
- JOURNÉE A L’EXPOSITION
- Rappelons d’abord que nous continuerons nos « Journées » comme nous les avons commencées, c’est-à-dire en indiquant les grandes. lignes de l’ensemble de la partie de l’Exposition que nous parcourons avec nos lecteurs, et que nous reviendrons ensuite sur les diverses expositions industrielles, ainsi que sur les attractions que chacune d’elles renferme, en donnant sur toutes une appréciation complètement indépendante.
- Aujourd’hui nous entrons par la porte située à l’angle de l’avenue de Suffren et du quai, en face la gare du chemin de fer que nous avons pris rue Saint-Lazare.
- Immédiatement nous trouvons l’un des trois établissements Duval, dont les deux autres forment les angles de l’avenue Suffren, de l’avenue de la Bourdonnais avec l’avenue Lamotte-Piquet aux deux extrémités de la galerie des machines. Soit que nous longions ce restaurant à droite ou à gauche, nous arrivons à la rue qui contient l’histoire de l’habitation. Mais avant nous descendrons sur la berge de la Seine où se trouvent réunis avant le
- pont d’Iéna, tous les moteurs à vent ou à vapeur faisant marcher moulins, instruments de ferme, cabestans, pompe à purin pour tous liquides chargés, appareils hydrauliques, générateurs à vaporisation instantanée, chaudières pratiques inexplosibles, service des eaux, foyer économique et fumi-vore pour la combustion de toutes espèces de charbon, éclairage électrique. avec son installation mécanique. Nous visiterons ces différentes expositions en montant à notre droite et en revenant sur nos pas par notre gauche pour nous retrouver à notre point de départ, puis, après avoir monté la rampe, nous commençons à visiter la rue de l’Histoire de l’Habitation, en entrant dans la construction des Aztèques, en sortant nous verrons les tentes des Peaux-Rouges, la petite pagode chinoise, l’habitation du Soudan, la maison arabe, la maison russe dont le rez-de-chaussée est un café-restaurant et le premier un magasin pour la vente d’objets russes en bois, le pavillon slave, la construction byzantine, la maison Renaissance, contenant l’installation de la verrerie artistique vénitienne, maison qui n’a qu’un tort, mais il est grand, de faire payer une entrée cinquante centimes pour assister au travail de ses ouvriers, une industrie ne pouvant être considérée comme un spectacle.
- Nous traversons la grande place au milieu de laquelle s’élève majestueusement la Tour Eiffel et obliquant un peu à droite nous entrons dans la maison gallo-romaine et nous nous arrêterons ensuite en allant reprendre notre première direction devant un chariot des Huns au temps d’Attila, véritable maison roulante de cette époque, puis nous verrons ensuite les maisons de styles romans et moyen âge, la maison grecque, les pavillons persan, indou, la construction étrusque, les tentes des Hébreux, le pavillon égyptien, les maisons lacustres au milieu d’un lac, et lés demeures très pittoresques des Troglodytes de l’âge de pierre et de fer.
- Redescendons maintenant sur la berge delà Seine et parcourons la galerie des chaudières et machines, puis celle du matériel de navigation et de sauvetage qui réunit tous les modèles de bâtiments, tous les types de construction avec toutes les améliorations apportées.
- Nous nous trouvons à l’entrée du pavillon du pétrole qui a été représenté par notre gravure dans le numéro du 26 juillet, qui contenait également un article très intéressant d’un de nos collaborateurs sur l’importance et le développement de cette industrie ainsi que sur les services qu’elle rend à notre époque. Il ne nous reste donc qu’à parler de son panorama au point de vue artistique, de l’œuvre de M. Poilpot et de l’exactitude avec laquelle elle représente les différentes phases de l’exploitation de cette huile minérale.
- Ici, c’est un district de Washington, riantpaysage avec ses collines verdoyantes sur lesquelles apparaissent les puits artésiens à l’aide desquels on extrait le pétrole des profondeurs de la terre, on le voit d’abord s’écouler dans une grande cuvé où il ne fait que passer avant d’aller remplir d’immenses réservoirs. Là nous sommes transportés d’Amérique dans le Caucase, à la Grande exploitation de naphte, de Bagou. La verdure est remplacée par les steppes de la Russie ! par ces plaines de sable aridess et stériles du milieu desquelles jaillissent des fontaines de naphte. Ces deux contrastes de la nature sont des plus saisissants. Les difficultés et les dangers de cette exploitation sont représentés bien exactement. L’incendie d’un puits est magnifiquement rendu avec ses proportions formidables et ses nuages de fumée roussâtre s’élançant vers le ciel.
- La galerie inférieure et circulaire extérieurement au Panorama contient les modèles des divers instruments employés pour le travail, les échantillons des produits divers et si nombreux composant le naphte, et des steamers spéciaux qui le transporte. Cette galerie communique à une autre, dans laquelle sont exposés les appareils destinés à l’emploi du pétrole pour l’éclairage, le chauffage et la locomotion sur terre et sur eau.
- En sortant de cette dernière galerie, nous quittons la berge en montant l’escalier qui nous met à l’angle du pont d’Iéna, nous reprenons la rue de l’Habitation pour entrer au Panorama de la Compagnie Transatlantique qui, il faut bien le constater, a obtenu un succès que nous ne trouvons pas très justifiée. Ce qui nous prouve que nous n’avons pas tort, c’est que nous ne sommes pas seuls de cet avis.
- Puisque nous parlons de panoramas, disons que nous préférons encore celui-ci au panorama des
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Chutes du Niagara. Ne trouvez-vous pas, comme nous, chers lecteurs, qu’il y a en ce moment abus 4e panoramas et d’arènes pour courses de taureaux, €t la multiplicité de ces deux attractions finit par en dégoûter. Avant l’ouverture du dernier, on en disait merveille; depuis, on dit... chut. Sera-ce un succès, nous en doutons, malgré la musique qui joue à sa porte. Ce panorama-concert nous a rendu songeur et nous nous demandons si l’orchestre n’est pas là pour couvrir le bruit de sa..., chute.
- 1 Maintenant, continuons notre promenade par la galerie affectée à la classe 73: Agronomie, statistique agricole, organisation de l’enseignement agricole, et avant d’entrer dans celle qui .lui fait suite, retournons sur la berge pour visiter l’ostréiculture, pesisculture, bar de dégustation d’huîtres, chambres de commerce maritimes et quittons la berge pour entrer dans la galerie contenant les appareils de cave.
- En sortant nous sommes à une des extrémités du Palais de l’Alimentation, qui renferme, au rez-de-chaussée : Biscuiterie française, un énorme fût de Champagne de la maison Mercier, appareils à distiller de la maison Egrot, et l’atelier de broyage du chocolat Meunier. Au milieu du palais, un grand escalier central que nous prenons pour arriver au premier étage et en face duquel se trouve un buffet et bar de dégustation avec orchestre; à gauche des vitrines remplies de farines, conserves, corps gras alimentaires; à droite, celles renfermant la confiserie, les liqueurs, le chocolat, le thé, et une construction assez curieuse faite par la fabrication du chocolat Menier dans une seule journée.
- Parmi les liqueurs de toutes espèces, disons qu’une supériorité incontestable reste toujours aux anciennes marques. Celle de la vieille maison Marie Brizard et Roger fondée en 1775, est de plus en plus recherchée par les fins connaisseurs, surtout pour l’anisette et le curaçao.
- Quant à l’exposition du Portugal, qui occupe l’aile droite du palais, elle est splendide et nous en parlerons prochainement en la détaillant complètement.
- Descendons au sous-sol par l’escalier qui donne dans la section portugaise, nous y verrons les expositions des distillateurs de France, les salons des brasseries de la Méditerranée, de la Comète, de Tantonville, de Maxeville, de Gruber et Cie, les collectivités de brasseries, de grandes eaux-de-vie, de vins de Champagne, et l’installation, remarquable des caves du grand Hôtel-Continental.
- Notre promenade nous a conduit assez tard; dans quelques instants, le canon de la tour Eiffel va nous rappeler qu’il est six heures; nous n’avons donc que juste le temps de visiter le dernier bâtiment qui nous sépare de la sortie située auprès du pont de l’Alma. En nous y dirigeant, nous apercevons le restaurant hongrois ; il nous paraît peu gai et surtout bien sombre; cela ne nous donne pas l’envie d’y entrer, et nous continuons notre course vers la galerie qui contient les spécimens d’exploitations rurales et d’usines. Au milieu, nous entendons le coup de canon donnant le signal de la fermeture, et nous nous trouvons, quelques minutes après, devant une porte de sortie de l’Exposition.
- Que faire ? Si, chers lecteurs et aimables lectrices, vous nous demandez notre avis pour bien terminer cette journée, nous vous répondrons : Etant donné que vous êtes tout près de l’Hippodrome, nous vous conseillons d’y passer une agréable soirée en assistant à un bon spectacle. Outre les numéros qui sont tous intéressants, et une mise en scène réussie, il y a deux clous parmi eux : le Lion cavalier et la Chasse.
- Mais où dîner ? nous demanderez-vous peut-être. Au café-restaurant qui est pour ainsi dire une annexe de l’Hippodrome et qui porte son nom. Vous y trouverez une bonne cuisine et une excellente cave.
- J. Renby.
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration W
- (suite)
- Célébration du retour de la Savoie et de l’arrondissement de Nice à la France (14 juin 1860) -
- L'Empire n'était pas heureux dans les guerres qu’il entreprenait. Celle de Crimée, si on en
- (lYLuChamp de Mars, 1750-1889, par ErnestMaindron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
- excepte quelque gloire, n’avait rien rapporté à la France.
- Celle d’Italie, assurant l’unité de ce pays, amenait avec elle ce résultat détestable de créer sur nos frontières une grande puissance qui. tôt ou tard, nous le voyons bien aujourd’hui, battrait en brèche, à l’aide des armes que follement nous lui mettions entre les mains, notre influence dans la Méditerranée.
- Celte guerre, quelle que dût être sa conclusion, était une faute irrémédiable. En 1860, notre diplomatie, nos hommes politiques, uni quement préoccupés du retour de Nice et de la Savoie à la France, et comptant sur la reconnaissance italienne, ne voyaient pas si loin, et ne voulaient songer qu’au présent, plein de promesses.
- C’était, en effet, la première fois, depuis 1815, qu’un accroissement de territoire échéait au pays, en Europe; la première fois qu’un pas était fait dans la voie de la reconstitution de l’unité française. La Exauce saluait avec joie cette victoire inespérée.
- Lorsqu’il avait entrepris la guerre d’Italie, Napoléon III pensait augmenter sa popularité en France et détourner l’attention des affaires intérieures quelque peu troublées. Dès1 l’entrée en campagne, il se trouva en face de difficultés imprévues.
- Aller jusqu’au bout et affranchir l'Italie entière. c’était précipiter la fin du pouvoir temporel du pape, et amener, par suite, l’irritation et la colère du clergé; s’arrêter en chemin, c’était faire œuvre bâtarde, mécontenter les Italiens et ne point tenir la parole solennellement donnée.
- Chacune de ces deux politiques offrait des dangers pour la dynastie. Napoléon ne suivit ni l’une ni l’autre. Placé entre l’impératrice, qui patronnâit le pape, et le prince Napoléon, qui soutenait le roi d’Italie, il hésita sans cesse, « donnant partout des conseils, qui n’étaient suivis nulle part, et mécontentant tout le monde à la fois. »
- Le peuple, lui, ne s’occupait pas de l’avenir; heureux du succès assuré au pays par le traité signé à Turin le 24 mars 1860, il ne se demandait pas si ce succès n’était point trompeur ; c’est avec enthousiasme qu’il fêta la cérémonie nationale du 14 juin.
- Dès le matin de ce jour, la ville présentait le coup d’œil Je plus animé : les édifices publics, les maisons particulières étaient partout pavoi-sées aux couleurs de France et de Piémont.
- A dix heures, un Te Deum solennel fut chanté à Notre-Dame en présence des ministres, des membres du conseil privé, des maréchaux, des grands-croix de la Légion d’honneur, des grands corps de l’Etat et des autorités civiles et militaires. Une députation nombreuse de Savoisiens et de Niçois assistait à cette cérémonie. Le cardinal Morlot, archevêque de Paris, entouré du (fhapitrê de la cathédrale, officiait.
- Des détachements de la Garde impériale et de l’infanterie de ligne formaient la haie aux abords de la cathédrale, dont les tours étaient surmontées de banderoles aux trois couleurs.
- A une heure, l’Empereur et l’Impératrice, ayant quitté Fontainebleau le matin, arrivaient aux Tuileries. De là, ils se rendaient au Champ de Mars.
- Les troupes y étaient déjà réunies, sous le commandement supérieur du maréchal Magnan, commandant le Ier corps d’armée. Les bataillons de la garde nationale, sous les ordres du général marquis de Lawœstine, occupaient sur quinze colonnes, la largeur du Champ de Mars, et faisaient face à l’Ecole Militaire.
- Les régiments de la garde en garnison à Paris, les trois divisions de l’armée de Paris, parmi les=r quelles on remarquait la division Bazaine, en tenue de campagne, les bataillons des sapeurs-pompiers et de la garde de Paris étaient rangés sur cinq lignes de bataille.
- Seize batteries d’artillerie, la garde nationale à cheval, les chasseurs à cheval et les guides de la
- i garde, six régiments de chasseurs, de cuirassiers et de carabiniers, occupaient le terrain que l’infanterie avait laissé disponible.
- Ces divers corps formaient un effectif d’environ soixante mille hommes.
- A deux heures, une salve d’artillerie annonça le départ de l’Empereur. Accompagné du prince Napoléon, du Ministre de la Guerre et du maréchal Pélissier, duc de Malakoff, su Ni d’ui nombreux état-major, dans lequel figuraient plusieurs officiers étrangers, il passa successivement devant les lignes qui l'accueillirent avec les plus vives acclamations.
- L’impératrice s’était rendue en voiture découverte à l’Ecole militaire. Du balcon du grand salon, elle suivit la revue, accompagnée de la grande duchesse Marie de Russie et entourée des ministres et des présidents des grands corps de l’Etat.
- Les divers corps de la garde nationale et de l’armée défilèrent aux cris répétés de : Vive l’empereur! vive l’impératrice! vive le prince impérial !
- A la suite de cette revue, le ministre de l’intérieur Billault, adressa au marquis de Lawœstine, commandant supérieur des gardes nationales de la Seine, la lettre suivante :
- Mon cher Général,
- Les gardes nationales du département de la Seine , ont dignement figuré près de nos braves soldats dans la splendide revue d’hier. Leur nombre, leur belle tenue, leurs sympathies enthousiastes pour l’Empereur ont vivement frappé Sa Majesté. Je suis chargé par Elle de vous en exprimer toute sa satisfaction.
- Cette réunion de Nice et de la Savoie fut le dernier succès extérieur de l’empire, le dernier sourire de la fortune. L’astre pâlissait. Les mauvaises années, les échecs, les déboires de toutes sortes allaient se continuer presque sans interruption jusqu’à la terrible catastrophe de 1870.
- (A suivre). C. Viré.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- GUIDE DE L’EXPOSITION
- oxx sept jours
- (Se m unir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp, au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant <^e 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus dé coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers, —a Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant : t Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Gaii, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxiènïe restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Lota, Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- F aire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salies du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de* l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal. '
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de d’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et m.ètiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de
- l’intérieur (côté de la galerie Desaix) ; de P exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des
- Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif; aux .trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un ' des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. G.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renonfmé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuveA
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Vendredi 30 Août 1889.
- 26 Série. — N° 106.
- Wlletin officiel
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABON N EMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements................ 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ .
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces....................... la ligne 3 fr.
- Réclames....................... — 5 »
- Faits divers................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), .et à rintérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Jury supérieur : Rapport. — Dernière heure. — Echos. — Le grand festival de septembre. — Les pompiers à Paris. — Le duc de Bragance. —
- Les Délégués italiens. —Le Congrès des pompiers. — La Bourse. — Annonces et Réclames.
- CHRONIQUE
- Les Aïssaouas que l’on va voir a Alger, à Gonstantine, à Paris même, à l’Esplanade, sont des bandes organisées, disciplinées, dont les exercices sont réglés et mis en scène. Mais tout autres sont les Khouans (frères), de la secte des Aïssaouas, répandus dans les campagnes du Nord de l’Afrique, sous la tente du nomade.
- Aux jours de réunion de la confrérie, l’appel à la prière et aux pratiques extraordinaires se fait à travers l’espace, à grands cris, à coups de grosse caisse, en agitant des branches de palmier et des burnous ou en allumant des feux.
- Souvent les adeptes de Sidi-Aïssa arrivent au rendez-vous au galop de leur cheval. Le rendez-vous est presque toujours donné autour de quelqu’une de ces Koubbas (coupoles) blanches semées dans les pays africains, pour indiquer au
- loin le lieu où repose quelque marabout vénéré.
- C’est ainsi que jadis, aux époques troublées de l’Algérie, se faisait l’appel à la guerre sainte, la mobilisation de l’insurrection.
- Aujourd’hui on ne se réunit plus que pour avaler des scorpions, de l’étoupe enflammée ou des sabres; pour marcher sur des pelles roupies, pour mâcher du verre ou des palettes éoineuses de figues de Barbarie, ou pour se larder le corps de coups de poignard ou de poinçon.
- Les temps sont changés.... heureusement.
- Le bruit a couru que les hauts conseils de l’Exposition songeaient à fermer le Champ de Mars à dix heures et demie du soir au lieu de onze heures.
- Il faut espérer que cette question, un moment agitée, sera abandonnée, car voici la série des beaux jours qui semble devoir recommencer après les tempêtes et les ouragans de la semaine dernière.
- Bien que le chiffre des entrées se soit maintenu très haut, en dépit des bourrasques, il faut avouer que la physionomie du Champ de Mars était triste et que la boue liquide où pataugeaient, sans trop se plaindre, des centaines de mille de touristes, était peu réjouissante.
- Comme un rayon de soleil anime immédiatement et vivifie ce paysage factice et néanmoins charmant du parc central, avec ses massifs d’arbres, épais comme un bois à certains endroits, ses jolis lacs miroitants, et les gais pavillons de toutes les nations qui flottent à la brise estivale !
- On croyait le soleil parti, évanoui, fondu : pas du tout! il renaît, et reparaît plus radieux que jamais, et septembre, le grand mois des vacances, va être splendide. Ce sera le culmen de l’Exposition; les guichets ne suffiront pas à enregistrer les entrées des visiteurs des provinces
- LES AÏSSAOUAS
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- les plus lointaines et le succès, toujours grandissant, prendra des proportions vraiment renversantes.
- #%
- Ce n’est donc pas du tout 1© moment de fermer les portes de l’Exposition une demi-heure plus tôt.
- Sur quoi s’était-on appuyé pour mettre en avant cette motion? D’abord sur la tombée de la nuit, qui arrive plus tôt, et puis sur le mauvais temps et le froid qui planaient sur les dernières soirées.
- Toutes ces raisons tombent d’elles-mêmes si on les examine d’un peu près.
- Il est plaisant de dire que la tombée de la nuit, arrivant une demi-heure plus tôt, rend la nuit plus noire. Qu’il fasse nuit à sept heures ou à huit heures, peu importe ! Du moment qu’il fait noir, il fait noir, c’est entendu, — et tous les chats sont gris, comme dit le proverbe.
- Le jeu des fontaines lumineuses commence un peu plus tôt, c’est vrai ; mais, dès qu’il est terminé, ne peut-on pas encore se répandre dans les galeries ouvertes et éclairées à la lumière électrique; il y en a une de plus, maintenant, c’est le Palais de l’Alimentation et les estomacs exigeants n’y perdent pas leur temps !
- Et puis, que voulez-vous que je fasse, moi visiteur qui ai dîné à l’Exposition et qui y ai consacré ma soirée, si vous me mettez à la porte à dix heures et demie?
- Je ne pourrai ni rentrer dans Paris à temps pour y jouir d’un plaisir quelconque, ni rentrer chez moi pour me coucher comme les poules : je serai désorienté et ahuri.
- A
- Et. puis vous comptez pour rien les Parisiens qui vont revenir des bains de mer, qui ont vu l’Exposition à son début et qui y retourneront le soir pour la revoir à sa fin.
- Ceux-là, en général, dînent chez eux, en famille, et viennent seulement le soir, sur les huit heures et demie. Laissez-leur au moins une soirée sérieuse à dépenser.
- L’argument du mauvais temps n’existe plus, puisqu’il va faire très beau, et quant au froid, il n’est pas aussi vif que cela. Qu’on se munisse d’un pardessus le soir ou d’un manteau d’été, et l’on se trouvera très bien de passer toute la soirée, jusqu’à onze heures, à l’Exposition.
- Il est plus que probable que la cause est gagnée, et nous nous en félicitons au point de vue de l’intérêt public.
- F. L.
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- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DES COLONIES
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1S89
- DIRECTION GÉNÉRALE DE L’EXPLOITATION
- JURY INTERNATIONAL DES RÉCOMPENSES
- JURY SUPÉRIEUR
- RAPPORT à M. le Président du Conseil,
- Ministre du Commerce, de l’Industrie et
- des Colonies, Commissaire général.
- I
- Monsieur le Président,
- Les opérations des jurys de classes et celles des jurys de groupes sont terminées.
- J’ai l’honneur de déposer sur le bureau du Jury supérieur, chargé d’arrêter la liste définitive des exposants récompensés, les propositions qui résultent de ces opérations.
- Chaque membre du jury supérieur possède un
- tableau récapitulatif qui indique le-nombre total des exposants, celui des exposants placés hors concours comme membres du Jury et les chiffres comparatifs à l’encre rouge et à l’encre noire, des récompenses demandées par les jurys de classes, ainsi que celles adoptées par les jurys de groupes.
- Il résulte de la lecture de ce tableau que 55,158 exposants étrangers et français ont vu leurs œuvres et leurs produits soumis à l’appré-‘ciation du Jury international des récompenses, dans les groupes des Beaux-Arts, des Industries diverses, de l’Agriculture, de l’Horticulture et dans la Section d’économie sociale.
- 32,468 récompenses sont proposées, soit 58,86 0/0 du nombre des exposants examinés.
- En 1878, pour les mêmes groupes et les mêmes classes, sauf la Section d’économie sociale qui n’avait pas été créée, 27.774 récompenses avaient été réparties entre 49,430 exposants, soit 55,60 0/0 du nombre de ceux-ci.
- Je tiens, avant d’aller plus loin, à faire observer, à titre de renseignement utile, que le nombre réel des exposants français et étrangers n’a pu être déterminé avec une approximation suffisante qu’à la suite des travaux du Jury. Gela provient du retard apporté dans-' la publication des catalogues nationaux et des lacunes qui s’y trouvent, par ce fait que beaucoup d’exposants qui avaient longuement douté du succès de l’Exposition, ne se sont décidés que lorsqu’ils ont vu ce succès s’affirmer. Il est juste d’ajouter à la décharge de ces exposants que leurs installations n’ont pas moins été prêtes plus rapidement que cela ne s’était vu dans les précédentes expositions, préparées au milieu de moins de difficultés et d’incertitudes. En 1878, le nombre total des exposants français et étrangers, de toutes classes et de toutes catégories hors classes, a été de 52,835. En 1889, les exposants français et étrangers, jugés et hors concours, du groupe des Beaux-Arts, des groupes des industries diverses, du groupe des Produits alimentaires, non compris les participants aux expositions temporaires, du groupe de l’Agriculture, non compris les exposants d’animaux vivants, et du .groupe de l’Horticulture, non compris les participants aux concours temporaires, sont au nombre de 53,968, savoir : 53,119 exposants jugés et 859 exposants hors concours. En ajoutant à ce chiffre de 53,978 celui des exposants ayant pris part aux concours ou expositions temporaires, aux expositions d’animaux vivants, aux différentes expositions rétrospectives d’art et d’industrie, et, enfin, les 1,175 exposants de la section d’économie sociale dont il sera parlé plus loin, il n’est pas téméraire de dire que le total des exposants de 1889 dépassera amplement le chiffre de 60,000, même sans supputer les effectifs que pourraient fournir certaines collectivités uninominales. Le rapport administratif, qui sera publié après la clôture de l’Exposition, dira exactement dans quelle proportion les exposants français et les exposants des différentes nationa-' lités auront concouru à former ce chiffre considérable et sans précédents.
- L’ouverture solennelle des travaux du Jury international des récompenses a eu lieu le 12 Juin 1889 dans la grande salle des fêtes du Palais du Trocadéro. Les journées des 13, 14, 15 Juin, ont été consacrées à l’installation des Jurys des classes des groupes industriels et agricoles, par les soins de la Direction Générale de l’Exploitation. Les Jurys de classes du groupe des Beaux-Arts n’ont fonctionné qu’un peu plus tard. Les locaux mis par l’administration à la disposition des Jurys de classes dans les bâtiments de l’Exploitation, à l’Hôtel des Invalides, dans un immeuble loué sur le quai d’Orsay, au Palais de l’Industrie, et dans différents pavillons intérieurs de l’Exposition, ont consisté en 75 salles, où plus de 1,000 séances ont été tenues en moins de six semaines.
- Les opérations des Jurys de groupes ont commencé à partir du 25 Juillet; elles ont été
- conduites avec une rapidité et une sûreté égales à celles qui ont présidé aux travaux des Jurys de classes. Cinquante séances ont suffi.
- Avant l’ouverture de la session des Jurys de groupes, j’avais eu la précaution de provoquer une réunion administrative des Bureaux de ceux-ci, afin d’arrêter certaines règles générales à observer, sauf assentiment du Jury supérieur. C’est ainsi qu’il a été convenu qu’il ne serait pas accordé de rappels des récompenses obtenues en 1878. I mrs de cette dernière exposition, les rappels s’imposaient pour ainsi dire; ils ont constitué la forme heureuse sous laquelle le Jury a pu se dispenser d’infliger une sorte de déchéance à des exposants dont la valeur, restée stationnaire depuis 1867, ne comportait pas l’obtention de médailles effectives du même degré, au détriment d’autres exposants nouveaux venus et de mérites égaux, qui Sauraient pu recevoir ces récompenses à cause des nombres fixés par le Règlement en vertu de considérations budgétaires.
- Il a été également entendu qu’un producteur, exposant dans des classes différentes des objets différenciés, pourrait obtenir autant de récompenses distinctes qu’il se trouverait, ainsi, de fois exposant; mais que la même personne ne saurait briguer deux ou plusieurs récompenses pour un même produit examiné par les Jurys de diverses classes, même à des points de vue étrangers les uns aux autres. La plus haute récompense proposée pourrait être décernée dans ce dernier cas, mais à titre unique.
- Dans la même séance il fut résolu que les Jurys de groupes ne recevraient pas directement des réclamations individuelles d’exposants, soit au sujet du non examen de leurs produits, soit au sujet de la nature des récompenses dont ils se croiraient l’objet, soit, enfin, à propos de l’incompétence du Jury ayant jugé, et, par conséquent, du déclassement des produits. Toutes les réclamations de ces divers genres ont été régulièrement notifiées, par la voie administrative, aux Jurys de classes, qui en ont tenu compte dans la mesure du possible.
- Quoi qu’il en soit, Monsieur le Président, nous nous présentons encore devant le Jury supérieur avec un nombre relativement important de dossiers de réclamations. J’estime qu’il conviendra de prendre connaissance de toutes, car les décisions de la haute assemblée qui siège aujourd’hui pour la première fois seront souveraines; elles ne peuvent être prises, dès lors, qu’en toute connaissance de cause. J’ai l’honneur de proposer que, pour l’examen de ces réclamations, ainsi que pour celui qui pourra être reconnu nécessaire des listes, procès-verbaux et rapports des Jurys de Classes et de Groupes, il soit formé une ou plusieurs sous-commissions, après que la discussion aura été épuisée,, en séance plénière, sur les questions peu nombreuses, qui seront soumises, d’autre part, au Jury supérieur et que je signalerai dès maintenant, si vous le permettez, en passant rapidement en revue ce qui ressort du travail de chaque Jury.
- Avant d’aborder cette seconde partie de mon Rapport, vous jugerez sans doute, Monsieur le Président, qu’il y a lieu de décider, conformément aux précédents des expositions antérieures, que les délibérations du Jury supérieur des récompenses devront être tenues secrètes et qu’aucune publication d’une liste quelconque, partielle ou totale, des exposants récompensés ne pourra être faite avant le jour de la distribution solennelle des récompenses.
- II
- Le Groupe I (Beaux-Arts) auquel le règlement général de 1889, comme celui de 1878, n’avait attribué que cinq classes, a compris un sixième Jury, sous le n° 5 bis, pour juger tout ce qui concerne Y Enseignement des aids du Des~ sin. Ce Jury nouveau a fonctionné avec une grande assiduité et au milieu de beaucoup de difficultés, car il a eu à chercher un peu par-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- 3
- tout les 970 exposants qui ont été soumis à son jugement. Le Jury du Groupe I n’a fait que ratifier intégralement les décisions des Jurys des classes, sans tenir compte plus que ces derniers, des réclamations nombreuses et parfois violentes qui se sont- produites contre les récompenses attribuées et divulguées par la Presse, à la suite d’indiscrétions dont la source serait pénible à découvrir. Les exposants du Groupe I n’ont pas à se plaindre quant à la quantité des récompenses ; en 1878, ils étaient au nombre de 2,983 artistes des classes 1 à 5, qui n’ont eu à se partager que 372 diplômes dont bon nombre a été attribué aux maîtres, membres du Jury, qui avaient le droit de concourir et que leurs talents désignaient avant tous ; soit à peine 13 pour 100 du nombre des exposants.
- En 1889, les exposants des classes 1 à 5 du Groupe I ont atteint le nombre de 3,174 environ ; il est proposé pour eux 1,692 récompenses, sans partage avec les artistes exposants membres du Jury; soit 33,30 pour 100 du nombre des exposants.
- Le Rapport du Jury du Groupe II (Éducation et Enseignement, Matériel et procédés des Arts Libéraux) soulève de très sérieuses objections contre le principe admis lors de la réunion préalable des bureaux, de réunir en une seule distinction les récompenses similaires ou de degrés différents, accordées au même exposant pour un même objet. Il a été d’avis, vu les cas très spéciaux devant lesquels s’étaient trouvés les jurys de classes, d’admettre la pluralité des récompenses décernées au même exposant, même lorsque l’exposition de celui-ci n’est pas la réunion d’objets concourant à un but unique, mais d’usage et de fabrication différents. Il a admis que, dans les classes de l’Enseignement, par exemple, il convenait de faire distinguer par des compétences différentes le mérite pédagogique et le mérite industriel ou artistique d’un article. Il n’est pas moins vrai qu’il conviendra peut-être au Jury supérieur de n’attribuer quand même que la plus haute récompense ; et la plus haute s’impose ; le résultat sera identique, car il est bien certain qu’aucun exposant n’aurait la vertu de mentionner sur ses factures et ses prospectus une autre récompense que la plus élevée obtenue pour un objet déterminé, jugé à des points de vue différents.
- Le Jury du Groupe III (Mobilier et accessoires) a tenu à ce que le Jury supérieur fût saisi de deux questions importantes :
- La première concerne la classe 23 (Coutellerie). Le Jury de cette classe a accordé un grand prix à la maison Cardeilhac, dont l’ancien chef, retiré depuis sept ans des affaires, s’est trouvé président de ce Jury et ne s’est pas abstenu de voter en faveur de son . fils, actuellement directeur de la maison. Un membre du Jury de Groupe, profitant du reproche de partialité fait à M. . Cardeilhac père, a demandé qu’une maison concurrente, la maison Leroy, dirigée par M. Piault, membre de la Chambre de Commerce de Paris et membre démissionnaire du Jury de la classe 23, fût portée de la médaille d’or au Grand Prix, comme la maison Cardeilhac. Le Jury du Groupe III s’est déclaré, après plusieurs votes, dans l’impossibilité de proposer une solution, et il s’en remet au Jury supérieur. 11 appartiendra à celui-ci de dire si la maison Cardeilhac peut profiter du vote de son ancien chef, père de son chef actuel et président du Jury, et, d’autre part, si la maison Lerov peut être bien venue à arguer de cette situation pour demander l’augmentation de sa récompense.
- La seconde question, qui n’a cessé de préoccupe]- le Jury du Groupe 111 et certains Jurys de classes de ce Groupe, est celle des Manufactures nationales de Sèvres, des Gobelins et de Beauvais. L’Administration, se conformant à la tradition des anciennes expositions, avait fait inscrire ces manufactures comme expositions de l’Etat, dans
- les classes industrielles qui se rapportent à leurs produits : la Classe 20 (Céramique) pour les ateliers de Sèvres et la Classe 21 [Tapis, tapisseries et autres tissus d’ameublement) pour les ateliers des Gobelins et de Beauvais. Les expositions de ces établissements ont été ultérieurement inscrites, une seconde fois, dans le catalogue spécial des Beaux-Arts. Afin de ne pas soustraire les manufactures nationales, je ne dirai pas au jugement, majs à l’examen du Jury, qui leur aurait sûrement conféré des diplômes de grands prix comme cela a toujours eu lieu, les administrateurs de Sèvres, des Gobelins et de Beauvais n’avaient pas été nommés membres du Jury; ou du moins l’administrateur de Sèvres F avait-il été seul au titre d’industriel privé qu’il est; celui-ci a donné immédiatement sa démission. Au moment oüles jurys des classes 20 et21 allaient procéder à l’examen des produits des manufactures nationales, avis leur a été donné d’avoir à s’abstenir. Des lettres ont été écîiangées ’avec l’Administration de l’Exposition et avec celle des Beaux-Arts, surtout au sujet des produits de Sèvres. L’autorisation ministérielle qui accordait, en dernier ressort, l’examen pur et simple des porcelaines de l’Etat, sans jugement à porter et sans récompenses à attribuer, est parvenue trop tard, c’est-à-dire après la dissolution du Jury de la Classe 20. Le Jury du Groupe III a été saisi de nouveau de ce conflit par le Jury de la Classe 20, qui maintient son droit et son désir de juger les objets de Sèvres, sans que ceux-ci puissent être mis hors concours; le Jury du Groupe III n’a pas cru devoir statuer : il s’en rapporte au Jury supérieur pour savoir si la question doit être reprise.
- Le Jury du Groupe III a également demandé que le Jury supérieur décidât si deux diplômes de grands prix, attribués dans la Classe 25 à M. Barbedienne, peuvent être maintenus exceptionnellement. L’un de ces diplômes de grands prix est alloué à cet honorable exposant comme fondeur, l’autre, comme fabricant de bronzes d’art.
- Le rapport du jury du Groupe IV (Tissus, vêtements et accessoires) fait part que les Jurys de classes ont eu à examiner un nombre relativement important d’expositions n’appartenant ni à des industries isolées, ni à des collectivités d’industriels. Il cite, par exemple, les expositions du « Comité des Expositions permanentes des Colonies françaises » ; celle du Gouvernement beylical de Tunis; du roi d’Annam, etc., etc. Ces expositions sont le plus généralement constituées par l’assemblage de collections formées au prix de grands efforts, et leur étude est de nature à fournir de. précieux enseignements aux industriels et aux commerçants ; beaucoup d’entre elles sont assez intéressantes pour mériter des récompenses, et, parfois, de hautes récompenses; mais le Jury de groupe, sur l’initiative de plusieurs présidents de jurys de classes, a jugé qu’il ne serait pas équitable d’apprécier les mérites de ces collections au même titre que les mérites industriels; il a émis le vœu que le Jury supérieur fût invité à créer des diplômes spéciaux pour les exposants récompensés de cet ordre. J’estime qu’il pourrait convenir au Jury supérieur d’assimiler ces d’plômes à ceux qui sont prévus par l’article 28 du Règlement du Jury, et qui seront attribuables aux personnes avant prêté un concours utile à l’Exposition en général.
- La caractéristique de l’Exposition de 1889 sera indubitablement le progrès réalisé dans la métallurgie et la construction métallique. Le Jury du Groupe Y s’est parfaitement rendu compte de la situation en laissant subsister un nombre important de grands prix pour la Classe 41 (Produits de l’exploitation, des Mines et de la Métallurgie). Le Jury du Groupe Vil a agi de même à l’égard d.e la Classe 63 (Matériel et procédés du Génie civil, des Travaux publics et de l’Architecture). Quoi qu’il en soit, beaucoup de plaintes s’élèvent soit en France, soit en Belgi-
- que, c’est-à-dire dans les deux pays les mieux réputés pour la métallurgie et les constructions métalliques, au sujet du nombre et surtout du degré de récompenses accordées. Il ne saurait m’appartenir d’être juge dans la question; j’ai seulement pensé qu’il était de mon devoir de faire part au Jury supérieur des inquiétudes ou se trouvent un certain nombre de directeurs de nos grands établissements de métallurgie et de construction métallique, après tous les efforts qu’ils ont faits pour donner à l’Exposition l’éclat qu’on lui reconnaît dans les classes consacrées au travail des métaux. Les jurvs des Groupes V et VI ont tenu compte particulièrement des documents qui avaient été remis à leurs bureaux, concernant les nombres des récompenses accordées en 1878. Sans considérer toutefois comme obligatoire la fixation des récompenses de 1889 dans les memes proportions qu’en 1878, par rapport au nombre des exposants, ces deux Jurys sont arrivés à des chiffres qui se rapprochent de ceux de la précédente Exposition. Ainsi, le Groupe V avait, en 1878, 3769 récompenses pour 7191 exposants, et son jury propose, en 1889, 3714 récompenses pour 7097 exposants. Dans le Groupe VI, 4376 récompenses avaient été réparties entre 6058 exposants; les propositions pour 1889 attribuent 3960récompenses pour 6131 exposants.
- Le Jury du groupe V s’est rapproché des chiffres de 1878, en augmentant généralement plutôt qu’en diminuant les nombres de récompenses proposées par les Jurys de classes. Il y aurait peut-être lieu d’examiner, en troisième analyse, si certaines classes du groupe V, telles que les classes 46 et 47, n’ont pas des attributions de grands prix exagérées, proportionnellement au nombre de leurs exposants.
- Le Jury du groupe VI a, au contraire, procédé par diminution des nombres proposés pour les grands prix.
- Aucune question qui puisse réclamer une décision de principe de la part du Jury supérieur ne ressort de la lecture des procès-verbaux des séances des Jurys des groupes V et VL
- (A suivre)
- Dernière Heure
- Hier soir a eu lieu, au quai d’Orsay, le dîner officiel offert par M. Spuller, ministre dès affaires étrangères, aux princes tunisiens, et plus particulièrement aux princes Taïeb-bey et Moham-med-bey, frère et fils du bey de Tunis.
- Assistaient à ce dîner, outre les princes, le général Valensi, le général Zaccharia, le prince Mohammed-Zaccharia, le colonel Si-Salat, le docteur Mohammed-ben-Kaddour, Sidi-ben-Sa-lah, directeur du collège Sadiki; MM. Massicault, résident général de France à Tunis, le commandant Labonne, Nisard, d’Estournelles, Samson, Saladin, Benoît, le général Gillon, le contre-amiral Gervais, le général Mathieu; MM. Buisson, Tisserand, Bard, Marce, Liron d’Airolles, Gay ; les directeurs des divers services du ministère des affaires étrangères, MM. Salomon Reinaeh, d’Ormesson, Roger, Duflos, préfet de l’Oise, Delpeuch, chef du cabineet du ministre, Crozier, Mollard, Pascal, etc.
- On télégraphie d’Alexandrie, 28 août :
- Les princes Abbas-bey et Mehemet-Ali-bev, fils du khédive, se sont embarqués hier matin sur le Gemmait, allant à Marseille, d’où ils se rendront à Paris.
- S. A. II. le duc de Cambridge, généralissime de l’armée anglaise et cousin de la reine Victoria, est arrivé ce matin, à Paris, par le train de 8 h. 40.
- Son Altesse Royale, qui vient visiter l’Exposition, est descendue à l’hôtel Bristol.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le prince Nicolas Ier de Monténégro et le prince héritier Danilo quitteront demain Saint-Pétersbourg pour entreprendre un voyage à l’étranger, notamment à Paris, où ils se proposent de passer quelque temps.
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- Huit vélocipédistes, emportant leur vivres et leurs bagages, quittent aujourd’hui Bruxelles, pour se rendre à Paris en bicycle.
- Le jury supérieur des récompenses vient de décider qu’il considérerait comme définitives et sanctionnerait toutes les récompenses sur lesquelles les jurys de elasse et de groupe se seraient mis d’accord et n’interviendrait comme arbitre que dans le cas de désaccord entre les deux jurys.
- Là où le jury supérieur entend surtout user de ses prérogatives, c’est pour les cas où des vices de forme lui seraient signalés dans le mode de répartition des récompenses et pour annuler toutes décisions prises par des jurys de classe incompétents.
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- éoioios
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 138.358
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage................. 12.32(5
- Du 1er au 2«ne.............. 7.793
- 2e étage direct............. 2.97o
- Du 2e étage au sommet. . . 4.848
- En tout.............. 27.942
- Les princes tunisiens
- Le prince Taïeb-Bey s’est rendu hier matin à l’Exposition. Il était accompagné dans sa visite des généraux Valensi et Zaccaria, ainsi que du jeune prince Mohammed-Zaccaria.
- Le bey et sa suite ont visité les sections d’horlogerie et de céramique, de là Taïeb-Bey et sa suite sont rentrés à l’hôtel de la rue Copernic, où il a été rejoint par Mohammed-Bey, qui, de son côté, avait été faire une promenade en ville, accompagné de son aide de camp, le colonel Salah, et de son secrétaire, M. Dinguisby.
- Une exposition d’horticulture
- Malgré un temps assez triste, l’ouverture de l’exposition d’horticulture de Versailles avait attiré dans le parc toutes les notabilités de la ville et les membres de la société.
- Des bouquets fort jolis étaient offerts aux dames patronnesses, dès leur arrivée. — Sous la vaste tente pressée, sous les marronniers, les exposants avaient réuni des collections de plantes et de fleurs très variées et surtout très admirées.
- Dans l’assistance : MM. Edouard Lefebvre, maire de Versailles; docteur Védrina et Lenoir, adjoints; général Vergé du Taillis, le solicitor Raud-Bailey, Emile Saintenoy, Maxime Barbier, etc. ; Mmes la générale Hartung, Le Noir, Gavin, de Berry, Bo-selli, Maxime Barbier, comtesse deRiancey; mademoiselle Suzanne Devoyod, etc., etc.
- L’excellente musique de l’Ecole d’artillerie s’est fait entendre dans d’excellents morceaux de son répertoire et sous la direction de son chef, M. Laideur.
- Rondes de nuit
- Visiteurs de marque i
- Mardi on signalait la présence du major général \ Webber, chèf du génie militaire de l’armée anglaise, i et du duc de Beauffort. j
- Un décès
- Un Arabe, musicien dans un des concerts de l’esplanade- des Invalides, est mort dans la nuit de lundi à mardi. Plusieurs exposants, compatriotes du défunt, avaient fermé leur boutique en signe de deuil.
- Au congrès d’anthropologie
- La dernière séance du Congrès d’anthropologie a été très intéressante. On y a pris des mesures anthropométriques surles plus beaux types indiens de la Buffalo Bill’s Company. Ce qui a beaucoup frappé les , docteurs présents, parmi lesquels : MM. Topinard, Hamy, Schlieman, Lageneau et E. Castaillac, c’est l’abondance et la beauté des cheveux de la race rouge.
- Une pétition
- Les, concessionnaires de kiosques du Champ de Mars ont adressé à la direction générale de l’Exposition une lettre dans laquelle ils se plaignent « que des camelots ou autres industriels, sans aucune autorisation, vendent du vin, des comestibles, des bonbons, du nougat, de l’eau-de-vie, etc. » Cet état de choses est très préjudiciable aux concessionnaires qui paient une redevance et se voient ainsi privés d’une partie de leur vente ; il est, en outre, dangereux pour la santé publique, les marchandises ainsi vendues n’étant soumises à aucun contrôle.
- On n’a pas attendu cette pétition pour faire la chasse aux marchands non autorisés.
- Le Concours hippique
- Par suite d’un retard tout à fait imprévu dans la construction et l’amérfagement des locaux de l’Exposition internationale hippique, l’ouverture du concours qui devait avoir lieu le 1er septembre, est remise au 5 septembre.
- Les animaux seront reçus : pour les poulinières, le 3 septembre, et pour les étalons, le 4 septembre.
- Visiteurs cle marque
- On annonce la prochaine arrivée, à Paris, du général N. N. Obroutcheff, chef du grand état-major russe, qui vient pour visiter l’Exposition.
- Le fils du tsar
- Le grand-duc George, second fils de l’empereur de Russie, est installé depuis deux jours à l’hôtel Vendôme, et fait chaque après-midi de longues promenades au Champ de Mars.
- Le grand-duc est âgé de dix-neuf ans : brun, de grande taille, la physionomie des plus fines et des plus intelligentes, le prince parle français comme le plus accompli des Parisiens.
- Son séjour parmi nous sera malheureusement de courte durée, car le grand duc accomplit un voyage d’études à travers l’Europe et son navire, le Général-Amiral, qui compte six cents hommes d’équipage, l’attend à Cherbourg.
- Les sociétés italiennes
- Le Secolo annonce que le voyage à Paris des délégués des sociétés démocratiques italiennes a été réglé comme suit :
- Réunion à Gênes mardi 27 août. Départ pour Toulon mercredi 28 août, à sept heures du matin. Arrivée à Paris dimanche 1er septembre.
- Les délégués s’arrêteront à Marseille et à Lyon.
- Le Festival du 15 septembre
- Le grand Festival des musiques municipales d’harmonie aura lieu le 15 septembre, au Palais de l’Industrie.
- Concours et Festival des pompiers
- Voici le programme complet du grand concours de pompiers et du festival que nous rappelions lundi :
- A la suite de la série de vols commis dans divers pavillons du Champ de Mars, l’administration vient de se décider à organiser un service de rondes de
- nuit. , , , , _
- Le télégraphe a la Tour
- Cédant aux sollicitations d’un groupe d’excursionnistes, M. Coulon, directeur général des postes et télégraphes, va faire installer un poste télégraphique sur la Tour Eiffel.
- Une innovation
- Le palais de l’alimentation est resté ouvert au public, mardi soir, pour la première fois.
- Le premier concours aura lieu à Vincennes.
- Aujourd’hui 29 août, à trois heures. — Ouverture en présence de M. le président de la République. Manœuvres complètes d’attaque de feu et de sauvetage, par le régiment des sapeurs-pompiers de Paris. Concours de brigades de feu d’Angleterre.
- Vendredi 30 août, une heure. — Revue du personnel et du matériel. Concours des compagnies françaises classées en division d’excellence et division supérieure. A neuf heures et demie du soir, réception, à l’Hôtel de Ville, par le conseil municipal de Paris, des officiers étrangers et de tous les sapeurs-pompiers, sans distinction de grades.
- Samedi 31 août, une heure. — Revue du personnel et du matériel. Concours des compagnies françaises classées en première division.
- A cinq heures. — Distribution solennelle des récompenses à la tribune du champ de courses.
- A 8 heures du soir. — Banquet offert au Salon des Familles, 40, avenue de Saint-Mandé (Paris), aux membres du gouvernement, du conseil municipal de Paris et du conseil général de la Seine, aux officiers* étrangers. aux comités de patronage et de fédération, aux officiers du régiment de Paris, aux sous-commissions d’organisation, aux jurys, à la presse, etc.
- Grand concours et festival. Revue à Neuilly-sur-Seine, le dimanche 1er septembre.
- De 8 heures du matin à midi. — Revue du personnel et du matériel. Concours des compagnies françaises classées en deuxième et troisième divisions.
- .. A 3 heures, avenue de Neuilly, revue du personnel de toutes les compagnies présentes,passée par M. le colonel Ruyssen, commandant du régiment des sapeurs-pompiers de Paris, accompagné des officiers des diverses nations et des autorités. Grand défilé.
- A 5 heures, à l’Hôtel de Ville, distribution des récompenses et des médailles commémoratives offertes par le gouvernement.
- A 9 heures du soir, clôture des fêtes par une grande retraite aux flambeaux.
- A la Tour Eillel
- L’ascenseur Edoux, qui fait le service entre le deuxième étage de la Tour et le sommet, vient de subir des remaniements qui ont permis d’augmenter considérablement sa vitesse.
- Le voyage est abrégé de 85 secondes ; l’ascenseur fait, à partir d’aujourd’hui, huit voyages à l’heure, au lieu de six.
- Ce perfectionnement sera bien accueilli du public.
- W-
- M. Eiffel vient de faire placer dans son salon, sur la plate-forme des laboratoires, un « Livre d’or » où les visiteurs de marque déposeront leurs signatures.
- Dans quelques années, ce registre ne sera pas une des moindres curiosités de la Tour.
- Un agrégé de l’Université, M. J. Lefebvre, a eu la plaisante idée d’apporter ce matin, à la deuxième plate-forme, un de ces minuscules parachutes que les enfants fabriquent eux-mêmes à l’aide d’une mince feuille de papier, de quelques fils et d’un bouchon, et de le lancer...
- Le parachute s’est envolé dans la direction du ballon captif de Grenelle, qu’il paraissait avoir rejoint, au bout de quelques minutes, à une hauteur de près de 400 mètres.
- Un groupe nombreux d’ascensionnistes se pressait à' la balustrade du deuxième étage, suivant anxieusement les péripéties de ce voyage aérien.
- Drôle d’isisloire
- Plusieurs de nos confrères racontent une aventure tout à fait originale :
- Les premiers visiteurs de la section coloniale aux Invalides se souviennent d’une truie annamite, spécimen très curieux, paraît-il, que l’on avait eu l’intention d’exposer et qui, en effet, avait figuré pendant quelque temps aux abords du village tonkinois, alors en construction. Bientôt cet animal étant devenu pour ce coin de l’esplanade une cause véritable d’infection, le commissariat, mû par de louables co nsidérations d’hygiène, décida sa mise à mort.
- On livra la bête aux indigènes, qui l’immolèrent et, après s’en être distribué les membres, surent en faire les. plus délicieux rôtis. Jusqu’ici, rien que de très simple. Mais les choses allaient se compliquer. La bête ayant été prise en charge à son entrée dans Paris par le ministère des colonies, l’octroi ne tardait pas à présenter sa note, 28 francs.1
- A tort ou à raison, le commissariat général des colonies s’est refusé à payer, et l’octroi soutenant sa revendication, un procès va être engagé.
- Mesure radicale
- L’administration a décidé hier la fermeture de -douze kiosques étrangers des galeries de l’Alimentation.
- Les débitants qui s’y étaient installés, avec l’autorisation d’y vendre des produits de leur pays, n’y débitaient en réalité que du vin, du pain et du saucisson.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le 11 septembre aura lieu la première exécution de l’Ode triomphale de Mme Augusta Holmès ; Le Triomphe de la République.
- Cette œuvre sera interprétée par 1200 exécutants. L’orchestre sera de 300 musiciens sous la direction de M. Colonne.
- L’Ode de Mme Holmès est conçue dans la forme antique, avec chœurs de vignerons, de marins, de moissonneurs, de forgerons, etc.
- Pour cette audition extraordinaire le Palais de l’Industrie conservera la décoration des grandes fêtes précédentes. On y établira une scène colossale qui tiendra un tiers de la grande nef du palais de l’Industrie. Les décors, qui seront resplendissants, sont actuellement en voie d’exécution dans les ateliers de MM. Lavastre et Carpe-zat.
- L’énorme charpente, formant le cadre de la scène, est dressée déjà. Cette scène a 55 mètres de hauteur sur 45 de largeur et 44 de profon deur. La toile du fond, représentant un paysage, montagnes, rochers, grottes, etc., a été placée hier.
- Au fronton de la scène, l’inscription : « Exposition universelle, 1889 » est peinte en lettres d’or. Au-dessous se trouvent, entrelacées, les deux initiales R. F., hautes de près de 2 mètres.
- Sur la scène, on construit un rocher artificiel qui atteint le niveau de la galerie intérieure du palais. Deux passages en pente douce, partant de cette galerie, conduisent à la scène. C’est par là que se fera le défilé.
- Quant à l’éclairage, il sera fait au gaz. Les tuyaux n’auront pas un développement total de moins de 4,000 mètres. Dix-huit herses à gaz illumineront la scène.
- C’est lundi qu’on commencera la construction des gradins en amphithéâtre, qui pourront recevoir 22,500 spectateurs assis.
- La première représentation del’Ode de Mme Holmès, aura lieu le 11 septembre, sur invitations.
- La seconde, celle du 12 septembre, sera donnée pour les enfants des écoles.
- La troisième, enfin, celle du 14 septembre, sera gratuite.
- Ces trois représentations auront lieu à huit heures du soir.
- Je ne trouve pas, en vérité, de termes assez éloquents, au bout de ma plume, pour louer la grandeur des vues, la puissance d’impulsion, la mise en œuvre magistrale et la mise en scène fabuleuse des fêtes organisées par M. Alphand, si bien secondé dans ce travail gigantesque par MM. Bouvard et de Mallevoue. On dirait que ces hommes ont trouvé le fameux point d’appui d’Archimède : à voir comment ils remuent des mondes!
- LES POMPIERS A PARIS
- Les habitants de l’avenue du Trocadéro ont assisté hier au défilé d’un millier d’officiers et de sous-officiers de sapeurs-pompiers des départements, qui, précédés d’une musique militaire, se rendaient au palais du Trocadéro, où ils allaient prendre part à la réunion annuelle de leur fédération.
- A la grille du palais, officiers et sous-officiers ont été reçus par le président, M. le capitaine Latour, entouré de nombreux officiers étrangers.
- A la séance, il a été décidé que le congrès de 1890 se tiendrait à Vichy et qu’en 1891 -on se réunirait à Constantine.
- Par acclamation les officiers de pompiers
- I étrangers ont été nommés membres d’honneur de la Fédération, dont les insignes leur ont été remis au milieu d’une chaleureuse ovation.
- Le soir, un punch a réuni tous les membres de la Fédération à la salle Wagram. On a fraternisé jusqu’à une heure avancée.
- Les pompiers ne se bornent pas, d’ailleurs, à se réjouir. Hier, une députation de la compagnie de Neufchûteau s’est rendue au cimetière Montparnasse et a déposé une superbe couronne sur le monument élevé par la ville de Paris aux sapeurs-pompiers morts victimes du devoir.
- Le Punch de la salle Wagram
- Le punch que la fédération des officiers et sous-officiers de sapeurs-pompiers offrait, hier, aux délégués étrangers a été merveilleusement réussi. Un millier au moins d’officiers de pompiers en uniforme se pressaient autour des tables, et la variété des uniformes, les broderies, les galons, tout cela formait un coup d’œil des plus attrayants et des plus pittoresques à la fois.
- Tout d’abord, M. le capitaine Alfred Latour, des sapeurs-pompiers de Mézières, président, de la Fédération, a pris la parole et souhaité en excellents termes la bienvenue aux hôtes étrangers, accourus de si loin à l’appel de leurs camarades de France. Il a bu au président de la République et aux sapeurs-pompiers de toutes les nations.
- M. le major Heath, de Londres, lui a succédé.
- II a levé son verre en l’honneur de la République française. L’excellente harmonie de Cour-celles, qui prêtait son concours à cette cérémonie, a joué le God scive tîie Queen, que l’assistance a fait bisser.
- Le troisième orateur a été le major Alallet (Suisse), un véritable orateur, qui a fait de la vie d’abnégation et de dévouement du sapeur-pompier, un tableau des plus saisissants. L’harmonie de Courcelles ajoué alors l’hymne national suisse, également bissé.
- Mais c’est une ovation véritablement délirante qui a été faite au colonel Czomsezewsky, de Moscou. Le toast très chaleureux et très bref qu’il a prononcé, a causé un enthousiasme indescriptible. Les cris de : « Vive la Russie ! » ont salué à maintes reprises l’exécution de l’hymne national russe : Dieu sauve le Czar ! par l’harmonie de Courcelles.
- Un très gros succès aussi pour le capitaine José Plantado Forés, des sapeurs-pompiers de Barcelone, qui a prononcé en espagnol un discours, traduit ensuite par M. Hubbard, puis par M. Nicolas Muller (de Luxembourg), très applaudi également.
- Aujourd’hui,' à trois heures, ouverture du concours au champ de courses de Vincennes, en présence de M. le président de la République. L’affluence promet d’être très grande, d’autant que l’organisation ne laisse rien à désirer. Le chemin de fer Decauville, qui desservait le polygone a été prolongé jusqu’au champ de Courses, et l’excellent buffet du Concours s’y est également installé.
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- LE DUC DE BRAGANCE
- S. A. R. Mgr le duc de Bragance a encore passé sa journée à l’Exposition : il était, dès neuf heures et demie, à la porte de l’avenue La Bourdonnais, où MM. Berger, directeur de l’exploitation, Thurneys-sen, Diiprison, etc., le recevaient.
- Le prince était accompagné de M. le comte de Seisal, pair du royaume, son aide de camp; de M.le comte de San-Mamede, son secrétaire, et de MM. Queiros, consul général, et le vicomte Chartes de Valbom, fils du ministre de Portugal à Paris.
- Conduit au pilier est de la Tour Eiffel par M. Berger, le duc de Bragance a été reçu à l’entrée de l’ascenseur par M. Salles, gendre de M. Eiffel, qui lui a fait les honneurs de la Tour.
- L’ascenseur avait été réservé ; le prince et les personnages de sa suite y ont pris place, et ont été conduits aussitôt jusqu’au troisième étage de la Tour ; ils ont continué l’ascension jusqu’au phare, par le petit escalier en tire-bouchon. M. Eiffel avait bien fait les choses; un lunch était préparé dans le petit salon aérien du célèbre ingénieur.
- Son Altesse Royale est restée plus d’une heure sur la troisième plate-forme, ne se lassant pas d’admirer le paysage, sur lequel il demandait des explications détaillées à MM. Berger et Salles. Ce qui l’a surtout frappé, c’est la comparaison de hauteur entre la
- plate-forme du phare et le ballon captif, qui, à ce moment, opérait de nombreuses ascensions. Le panorama était si beau parle magnifique temps d’hier, que le prince décida tout à coup de déjeuner dans un des restaurants du premier étage.
- Le vicomte Charles de Valbom pria aussitôt M. Salles de vouloir bien faire renvoyer la voiture du Prince qui attendait dans le coin de la Direction générale, avenue La Bourdonnais. M. Salles, obtempérant à ee désir, s’absenta un instant, et quatre minutes après, il montrait au duc de Bragance le landau qui filait, par le quai d’Orsay, dans la direction de l’hôtel Bristol. Si Edison s’était trouvé là, il aurait pu entendre les exclamations admira-tives qui ont été proférées alors à l’adreese du téléphone.
- A onze heures, le prince royal descendait au deuxième étage, où il visitait plusieurs installations, puis à la première plate-forme, où il déjeunait en compagnie de MM. de Seisal, de San-Mamede, de Valbom et Queiros.
- Après déjeuner, il s’est longtemps promené dans les galeries de l’Exposition.
- S. A. R. a dîné à l’hôtel Bristol et a passé la soirée sur les boulevards à visiter nos magasins.
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- Menton, 28 août,
- Soixante-douze délégués italiens, sous la conduite du publiciste AlbanÇ venant de Gênes et se rendant à Paris pour visiter l’Exposition, ont traversé la gare ce matin à sept heures.
- Nice, 28 août.
- Une centaine de délégués des sociétés ouvrières italiennes des diverses provinces, allant à Paris, sont arrivés ce matin; 2,000 personnes environ les attendaient à la gare. Des délégations du cercle Mazzini et du cercle Oberdank les attendaient également et leur ont offert des bouquets aux couleurs françaises et italiennes.
- MM. Verguière, du Petit Niçois ; Dalsème, de la Volonté de Nice, et Rovighi ont prononcé des discours en faveur d’une alliance franco-italienne.
- Les Italiens, parmi lesquels plusieurs portaient le costume garibaldien de 1870, ont déployé la bannière offerte, en 1870, aux garibaldiens par les dames de Chambéry.
- De nombreux cris de : « Vive la France ! vive l’Italie ! Vive l’alliance latine ! Vive la République universelle ! A bas Crispi ! » ont été poussés à l’arrivée et au départ.
- Répondant aux discours prononcés par MM. Verguière, Dalsème et Rovighi, l’Italien Frati, avocat à Forli, a déclaré que, quoi qu’il arrive, la démocratie italienne marcherait aux côtés de la démocratie française et qu’à l’alliance des rois et des prêtres elle opposerait l’alliance des peuples.
- Rome, 28 août.
- On télégraphie de Gênes au Popolo romano :
- Les Sociétés ouvrières génoises ont accompagné la nuit dernière à la gare, aux accents de la Marseillaise, cent cinquante ouvriers italiens portant quinze bannières, qui se rendent à Paris pour visiter l’Exposition.
- Des cris séditieux ont été poussés devant le palais royal. La police a fait une première sommation légale qui a été accueillie par un véritable tumulte. Cinq personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles le président de la Société des maçons. Plusieurs ont été blessées, entre autres un brigadier de gendarmerie.
- Toulon, 28 août.
- Les délégués de la démocratie italienne viennent d’arriver à Toulon par le train de une heure quarante. Plusieurs députés et savants italiens se trouvent parmi eux, ainsi que le citoyen Albani, rédacteur en chef de YEmanci-pazione.
- La réception officielle des délégués a été l’objet d’une imposante manifestation.
- A leur descente de wagon ils ont été reçus
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- par le maire de Toulon, le comité franco-italien, par une quinzaine de sociétés, de cercles et syndicats, par la colonie italienne, par les musiques et orphéons. Des porte-étendards déploient les drapeaux français et italiens.
- Le maire, M. Fouroux, dit qu’il est heureux de recevoir les délégués de la démocratie italienne qui viennent affirmer à nouveau et d’une façon éclatante que les liens qui nous unissent à l’Italie n’ont pas cessé d’exister;
- Après avoir rappelé que les Italiens et les Français ont mêlé un sang généreux sur les champs de bataille de l’indépendance, il a déclaré que de tels liens ne peuvent être rompus et qu’en dépit de la diplomatie on n’arrivera jamais à séparer deux nations qui sont sœurs. Ce discours est accueilli par des cris unanimes : Vive la France ! Vive l’Italie !
- M. Frati, avocat du barreau de Rome, a été acclamé lorsqu’il a présenté les salutations de la démocratie italienne qui travaille avec ardeur en faveur de la paix et de la fraternité des peuples.
- « Nous tenons à l’amitié d’un peuple frère, » qui est à nos yeux particulièrement pré-» cieuse, dit en terminant l’orateur. » Des cris de : Vive la France ! Vive l’Italie! retentissent à nouveau, comme au temps de Magenta et de Solférino. De toutes parts on n’entend que des paroles de sympathie et de fraternité.
- Divers autres discours ont été prononcés. Ils se résument ainsi : L’accueil chaleureux dont les représentants de la démocratie italienne, c’est-à-dire du peuple de la péninsule, ont^ été l’objet, scelle une fois de plus la fraternité latine. L’Italie démocratique, l’Italie de la paix, l’Italie sœur de la France a envoyé ses délégués au sein de notre capitale pour affirmer envers nous ses sentiments fraternels.
- C’est au milieu d’un immense cortège et aux accents de la Marseillaise que la délégation s’est rendue à la sous-préfecture, à la mairie, puis à la ligue franco-italienne où un lunch était préparé. Là des toasts à la France, à l’Italie, à l’union et à la solidarité franco-italienne ont été portés.
- A quatre heures, banquet de quatre cents couverts au jardin de la ville.
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- NOUVELLES UE L’EXPOSITION
- Un chef de bureau du chemin de fer du Nord, M. H., se promenait hier dans le Champ de Mars. Un passant le bouscula assez fortement. Quelques instants après, ayant à payer une acquisition, il s’aperçut que son porte-monnaie avait disparu. _
- Il n’a eu d’autre ressource que de porter plainte à M. Dulac, commissaire de police.
- Mme veuve D..., âgée de 82 ans, descendait hier soir l’escalier de la passerelle de l’Alma; elle est tombée et s’est fait de profondes blessures à la tête.
- Soignée au poste médical central, elle a été ensuite reconduite à son domicile.
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- LE C0NGRÈS1 DES! POMPIERS
- Le Congrès international des sapeurs-pompiers vient de s’ouvrir, De nombreuses délégations représentant l’Angleterre, l’Amérique, la Belgique, la Suisse, le Danemark, le Portugal, etc., etc., prendront part aux différentes séances qui auront lieu.
- Hier, la séance d’ouverture du Congrès a eu lieu, en la salle des fêtes du palais du Troca-déro.
- Le coup d’œil était très pittoresque, car la variété des uniformes qui étaient présents dans la salle formait un curieux mélange de couleurs.
- La note curieuse est surtout donnée par les
- uniformes des délégations étrangères qui sont l’objet d’une très grande curiosité pour nos sapeurs de France.
- La séance était présidée par le commandant Raincourt dos sapeurs-pompiers de Paris. Dans une allocution charmante, le président, après avoir souhaité la bienvenue aux délégués français et étrangers, a parcouru rapidement le programme des travaux dont le congrès devait s’occuper.
- Puis, M. le capitaine Wolf, président du comité, a donné lecture de l’ordre du jour.
- Après avoir entendu un long rapport rédigé par M. Georges Hamon, le congrès, sur la proposition de M. Gilbert, lieutenant des sapeurs de Chatou, a émis le vœu suivant, adopté à l’unanimité :
- Qu’il soit perçu une taxe spéciale sur l’ensemble des primes nettes recueillies par les compagnies d’assurances contre l’incendie et que le montant de cet impôt soit réparti annuellement, à titre de subvention, aux communes pour l’entretien et l’achat du matériel de secours et pour le service des sapeurs-pompiers municipaux.
- MM. Moreau, Olivier et Wolf prennent ensuite la parole, traitant le sujet suivant : Des mesures les plus promptes à prendre pour amener au feu personnel et matériel.
- La discussion s’est terminée par l’étude comparative des divers secours contre l’incendie, par M. Delphin.
- A cinq heures, M. le commandant Raincourt a levé la séance, en donnant rendez-vous aux membres du congrès pour aujourd’hui mercredi, à une heure et demie.
- Dans la soirée, un punch, offert par la Fédération nationale des pompiers de France, a eu lieu dans la salle Wagram.
- ROUXEL, fld’Armes, 163,r.Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien,
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, ton* chant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSuffren.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à G heures : Pavillon des aquarellistes,
- à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumaiyi, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- ^ De 8 heures du matin à 6 heures du soir Histoire de l habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole intemiational.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes!
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
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- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heuies à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 31 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
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- Chose étrange : l’Italien est toujours très ferme. Les Allemands se donnent beaucoup de mal pour le soutenir. On cote 92 82 après 93. Les nouvelles d’Italie sont de plus en plus mauvaises. On s’attend à des catastrophes dans toutes les grandes villes et même à des trouilles populaires à Rome et à Naples, où les travaux d’édilité sont suspendus.
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- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri »,le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lasci ve
- et provocante; M'ercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 107.
- Le Numéro : 1S Centimes.
- Samedi 31 Août 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Direction, Rédaction et Administration : 03bLaÆXX]£> cl© 3VEæ>X*JS» (16, Avenue de La Bourdonnais)
- SOMMAIRE : Petite Chronique illustrée. — Chronique. — Le rapport du Jury supérieur (suite). — Echos.— Dernière heure. —L’Union amicale des Jurés. — Les pompiers a Vincennes. — A la Tour Eiffel. — Conférence du général Tchen-Ki-Tong. — A quoi sert la Presse. — Petite réclamation. — Variété : le Présent et le Passé.— La Bourse. — Annonces et Réclames.
- PETITE CHRONIQUE ILLUSTRÉE
- *
- M. le prince’de Bismarck s’était mis en chasse de petites bêtes pour nous être désagréable, et il •avait pensé qu’il pourrait "mettre l’Exposition de 1889 en interdit.
- Il avait même ameuté contre elle les princes d’Europe, qui ont fait avec lui une alliance d’abstention.
- Mais l’amour du jaunet et des belles choses l’a emporté : et les princes ameutés par M. de Bismarck viennent, les uns après les autres, avec de laux-nez, visiter notre magnifique Exposition.
- Et ils y voient des gymnastes, des tireurs et des orphéonistes couverts de gloire et de médailles.
- Ils y voient des peintres qui refusent les médailles qui leur sont décernées et d’autres qui les acceptent aux applaudissements de la foule.
- • V\ \
- TPm
- Ils v ont des visions c'
- Ils y voient de bons paysans qui s’extasient devant tant et tant de choses éblouissantes.
- Ils y voient tomber une pluie d’or dans le sac de la France.
- Et tout ça ne fait pas plaisir au Prussien.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- LA POLICE DE l’eXPOSITION
- C’est tout un monde que l’Exposition et un monde qui se renouvelle sans cesse, depuis le matin jusqu’au soir, et qui change tous les jours; aussi, rien n’est-il plus difficile, plus délicat et plus compliqué que la surveillance de cette foule compacte et mêlée qui passe, comme un véritable flot, à travers le Champ de Mars et à travers l’esplanade des Invalides.
- Je suis heureux de constater, avec tous ceux qui vivent à l’Exposition, que ce service de police, qui dure depuis trois mois, est absolument admirable.
- Si l’honneur de notre grande entreprise nationale revient à la direction générale, le service d’inspection a droit tout particulièrement à des éloges, auxquels personne ne reprendra rien.
- MM. Thurneyssen, secrétaire de la direction générale de l’exploitation, Dupuich et Ossude, inspecteurs principaux, Casland, Greppo et Flagey, inspecteurs ; les officiers nie paix Montpellier et Thiébaud, qui ont si assidûment accompagné le président de la République, le schah de Perse, les princes Tunisiens et tous les autres visiteurs de marque dans leurs nombreuses excursions à l’Exposition, méritent plus que des compliments, — des remerciements pour le zèle qu’ils ont déployé et pour le résultat étonnant qu’ils ont obtenu.
- En effet, grâce à leur constante surveillance, la proportion des délits, conflits, cas d’ivresse, vols, larcins, etc., a été absolument minime relativement à la population quotidienne de cent vingt à cent trente mille personnes qui hante l’Exposition.
- Le jour, des millions de touristes ont pu circuler à l’aise, en toute sécurité; et la conservation des merveilles exposées est assurée par des rondes commencées à six heures dans les galeries fermées et continuées toute la nuit dans le parc. Nous reviendrons sur le côté pittoresque de ces rondes.
- Cette surveillance, qui fonctionne si bien, par suite de la vitesse acquise, vient d’avoir un surcroît d’occupations et de préoccupations à cause de l’examen des denrées livrées à la consommation par les kiosques; les prélèvements faits par le Laboratoire ont amené la constatation de la mise en vente d’un très grand nombre de boissons falsifiées^-de vins plâtrés ou dénaturés, qui vont mener -en police correctionnelle pas mal de débitants^
- Je suis d’avis, pourtant, que cette surveillance, excellente en elle-même, doit surtout s’exercer à l’arrivée de la marchandise au kiosque, par cette raison que le plus souvent, les marchands des kiosques sont irresponsables, ne débitant les denrées que telles qu’on les leur apporte; il s’agit donc de remonter plus haut pour trouver les responsabilités de ces fraudes et c’est, je crois, ce que l’administration a l’intention de faire, si déjà elle ne l’a fait.
- En effet, le petit marchand du kiosque se contente presque toujours d’allonger son vin en y mettant de l’eau, ce qui n’est pas nuisible, au contraire, au milieu de la surexcitation de l’Exposition universelle.
- Je ne pense pas qu’un seul d’entre eux possède les connaissances techniques et scientifiques qui, seules, présentent quelque danger dans les falsifications de vins.
- Néanmoins, quelques-uns des kiosques les
- plus rebelles aux avertissements réitérés de l’administration ont été fermés.
- C’est par esprit de justice et pour établir les responsabilités exactes que j’agite aujourd’hui cette question.
- Et puisque je parle de fermeture, je dois dire que des épées de Damoclès sont suspendues sur certains restaurants qui semblent être les pires sourds aux avertissements nombreux de l’administration relativement aux prix excessifs et à la méconnaissance outrageante des tarifs qu’ils sont tenus d’afficher.
- Ainsi, on me cite un restaurant qui couramment faisait payer le vermouth un franc, et soixante centimes une tasse de lait de la contenance de celles que l’on vous sert au palais de l’Alimentation pour dix centimes.
- Si donc la leçon est donnée, elle sera joliment méritée !
- F. L.
- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’iNDUSTRIE ET DES COLONIES
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1889
- DIRECTION GÉNÉRALE DE L’EXPLOITATION
- JURY INTERNATIONAL DES RÉCOMPENSES
- JURY SUPÉRIEUR
- RAPPORT à M. le Président du Conseil, Ministre du Commerce, de VIndustrie et des Colonies, Commissaire général.
- (Suite)
- Le Jury du groupe VII (Produits alimentaires) a fonctionné dans de conditions particulières. Ses opérations ont été commencées avant que celles d’un certain nombre des Jurys de ses classes ne fussent achevées. Il fallait qu’il en soit ainsi afin d’éviter des pertes de temps trop considérables; les Jurys des classes 72 et 73, spécialement, ne pouvaient qu’être en retard par rapport aux autres, eu égard à l’infinité d’échantillons de vins et de liqueurs qu’il a été indispensable de déguster. 11 est résulté du travail simultané du Jury de groupe et des Jurys de classes qu’on s’est mis d’accord d’emblée sur les nombres des récompenses à proposer; cela ressort du tableau que MM. les Membres du Jury supérieur ont sous les yeux; aucun chiffre à l’encre noire n’y est inscrit dans les colonnes du groupe VII.
- Bien décidé à conserver aux grands prix leur caractère exceptionnel en ne les prodiguant pas et à n’attribuer chacun qu’à un exposant qui soit, sans contestation possible, hors de pair par rapport aux exposants appartenant à la même branche d’industrie, le Jurv du groupe VII s’ est trouvé en face des difficultés qui s’étaient déjà présentées en 1878; il lui a été souvent impossible de distinguer dans des ensembles aussi excellents, par exemple, que ceux qui ont constitué les expositions des grands centres vini-coles, un exposant unique sans blesser l’équité ; c’est alors qu’il a eu l’idée de substituer des grands prix collectifs à certaines séries de grands prix qui avaient été proposés. Ces grands prix collectifs ont été attribués à des personnes morales représentant un groupement plus ou moins étendu, soit d’industries, soit de produits, ou même, dans certains cas, à plusieurs exposants nominativement désignés et de mérite égal. Il a pu se montrer plus large, comme tous les autres Jurys d’ailleurs, dans l’attribution des grands prix dévolus à des gouvernements, à des ministères ou à des institutions publiques ; les récompenses ainsi décernées ne pouvant, en aucun cas, avoir de conséquences au point de vue de la concurrence commerciale. J’estime que
- le Jury supérieur approuvera la méthode adoptée par le Jury du groupe VII qui, autrement, se trouverait entraîné à se montrer trop prodigue de diplômes de grands prix.
- La classe /3, qui comprend les boissons fermentées, a créé des incidents nombreux et a soulevé des discussions au cours desquelles le Jury du groupe VII a dû déployer à la fois une grande fermeté, une sagacité incomparable et une impartialité à toute épreuve, ainsi qu’en témoigne le remarquable rapport de son secrétaire. Cette classe compte 7,000 exposants fran çais et étrangers, de vins, d’eaux-de-vie, de bières et de cidres; son Jury et ses experts ont été amenés à déguster plus de 20,000 échantillons en faisant, dans leurs appréciations, la part des provenances. Ainsi que le rapport le constate, les dégustateurs, mus par un sentiment à coup sûr aussi naturel qu’honorable, avaient cru devoir apporter autant d’indulgence pour les jeunes vignobles de l’Algérie, par exemple, que de sévérité pour les grands crus ; le Jury de groupe a dû intervenir, avec toute son autorité, pour rétablir l’équilibre qui avait été compromis. J’ai tenu à citer ce fait entre mille autres, pour donner une idée de ce qu’ont pu être les travaux des J.urvs de classes et du Jury de groupe pour le groupe VIL
- Le Jury du Groupe VIII (.Agriculture, Viticulture et Pisciculture), est au nombre de ceux qui ont jugé à propos de réduire notablement le nombre des Grands Prix proposés par les Jurys des classes, afin de conserver à cette haute récompense la valeur qu’elle doit avoir. Il a jugé néanmoins que de grands encouragements étaient dus aux agriculteurs qui ont pris à l’Exposition de 1889 une part exceptionnellement importante. 1,455 récompenses sont, proposées' pour 4031 exposants, soit 36 0{0 du nombre de ceux-ci.
- Le Jury du Groupe IX (.Horticulture) n’a pu examiner et statuer définitivement que sur les propositions des Jurys des classes 78 (Serres et matériel de l’Horticulture) et 82 (Graines et Plantes d’essences forestières). En ce qui concerne les classes 79, 80, 81 et 83, les Jurys de ces classes n’ont pu établir aucune proposition, en raison de la série de concours temporaires auxquels prennent part leurs divers exposants et qui dureront jusqu’au 23 Octobre. Néanmoins le Jury de Groupe s’est préoccupé de la situation regrettable qui serait faite à ces nombreux exposants, s’ils ne figuraientpas sur la liste officielle des récompenses, le jour fixé pour la distribution solennelle de celles-ci ; il a reconnu qu’avec les renseignements déjà recueillis sur les divers exposants et les concours à venir d’ici le 20 Septembre inclus, il lui serait possible de statuer définitivement sur tous. Une délégation spéciale du Jury surieur pourrait donc examiner, le 21 Septembre prochain, les propositions du Jury du Groupe IX, relatives aux classes 79, 80, 81 et 83, de telle façon que les décisions prises puissent être connues des intéressés le jour de la distribution solennelle des récompenses.
- Reste une deuxième proposition du Jury du Groupe IX, sur laquelle je me permets d’appeler l’attention du Jury supérieur. Le Règlement Général du Jury international des récompenses a réglé : Titre III, Articles 24, 25 et 26, les attributions de récompenses pour les concours temporaires des Groupes VII, VIII et IX. L’article 25 dit que les exposants dignes de récompenses seront rangés en quatre catégories sous les titres de premiers prix, deuxièmes prix, troisièmes prix et mentions honorables, des concours partiels. L’arLicle 26 ajoute que les Jurvs des Groupes VU, VIII et IX dresseront la liste nominative de ces exposants et décerneront ensuite à chaque lauréat un diplôme unique qui relatera les prix et mentions obtenus par lui dans les expositions temporaires et les concours, pendant toute la durée de l’Exposition. Le Jury du Groupe IX estime que le Règlement est trop sévère pour bon nombre de ses exposants; il fait remarquer
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- qu’un exposant qui sera venu aux onze concours , qui aura contribué, pour une large part, à l’ornenientation générale de l’Exposition, devient, par tous ses sacrifices et par tous ses efforts, un exposant permanent; il émet, en conséquence, le vœu : 1° Que certains exposants du neuvième Groupe, ayant participé d’une manière suivie, aux concours temporaires, puissent être considérés comme des exposants permanents; 2° Qu’il soit permis au Jury du Groupe IX, dans la mesure qu’il jugera convenable, de proposer ces exposants pour les récompenses inscrites dans l’article 9 du Règlement à destination des exposants ordinaires des Beaux-Arts, de l’Industrie et de l’Agriculture.
- J’estime, Monsieur le Président, qu’il y a lieu de tenir compte, aussi largement que possible, mais sans porter une atteinte trop profonde au règlement, des vœux exprimés par le Jury du Groupe IX, en faveur d’exposants dignes de toute considération. Je crois savoir que ce jury accepterait une modification au règlement, qui consisterait à accorder à chaque exposant des concours temporaires de l’horticulture autant de diplômes qu’il aurait mérité de récompenses dans ces différents concours, au lieu de mentionner en bloc ces récompenses sur un diplôme unique. La dénomination des récompenses ne signifie rien, du moment que celles-ci ont des degrés différents, conformément à ce qui a généralement lieu dans les concours d’horticulture.
- III
- Vous savez, Monsieur le Président, que l’Exposition de 1889 contient une section spéciale consacrée à l’Économie sociale. Cette section, qui a réuni 1,175. exposants français et étranger, a été particulièrement intéressante; elle a été organisée par une commission spéciale et le règlement du jury international des récompenses lui a réservé des juges à part. Les documents et les matériaux réunis dans FExposition de l’Économie sociale ont été choisis avec un soin, un discernement et une science qui font le plus grand honneur à la commission; tous ont une valeur qui les rendrait dignes d’être récompensés. Le jury a tenu, néanmoins, à faire une sélection et à établir un ordre de mérites parmi les objets les plus remarquables. C’est ainsi que 873 récompenses sont proposées pour 1,175 exposants. 44 grands prix figurent parmi ces récompenses.
- Je n’ai entendu formuler qu’une critique au sujet des jugements rendus par le Jury de l’Exposition (l’Economie sociale ; on semble trouver discutable une médaille de bronze proposée en faveur de « la Fédération britannique, continentale et générale ». Cette société poursuit le but de faire abolir tous actes destinés à surveiller et à réprimer la prostitution. Le Jury supérieur décidera s’il doit examiner la question aün de reviser une attribution de récompense dont l’opinion publique semble appelée à s’émouvoir.
- IV
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- J’aborderai., en terminant, la question des récompenses proposées pour les collaborateurs. Ces récompenses pour les Groupes II à VI! I et pour la section d’Economie sociale sont au nombre de 5,130 en chiffre rond, soit un peu plus de 1/G du nombre de celles proposées pour les exposants. Je crains, ainsi que je l’ai lait observer dans une circulaire récente adressée à MM. les Présidents des Jurys de Groupes, que le troisième alinéa de l’article 16 du Règlement du Jury n’ait pas été appliqué d’une façon assez conforme à ses termes cependant très précis, ou que son sens n’ait été trop largement interprété, h est écrit dans cet alinéa : « Le Jury classera « sans distinction de nationalités, les collabora-« teurs, contre-maîtres et ouvriers, qu’il croira j « devoir signaler pour leur participation à la « production d’objets remarquables figurant à J « l’Exposition. » Il ressort clairement, à mon :
- avis, des termes mêmes de cet alinéa que nul ouvrier ou contre-maître ne saurait être récompensé que s’il est prouvé qu’il a travaillé très effectivement à un objet distingué par le jury et que, si cet objet porte indiscutablement F empreinte d’une habileté professionnelle ou d’une initiative utile, propre à cet ouvrier ou à ce contre-maître.
- La collaboration à récompenser ne peut donc être qu’une collaboration directe et personnelle, apparaissant sous une forme palpable dans l’ensemble, ou dans certaines parties d’un produit exposé et remarqué par le Jury. Malgré cela, beaucoup d’exposants, comme le font très bien remarquer certains rapports des Jurys de Groupes, ont cru devoir signaler à la bienveillance du Jury, qui n’a généralement pas rejeté leurs propositions, des ouvriers ou des employés dont le seul mérite est l’ancienneté des services. Ce mérite, fort respectable, d’ailleurs, est précisément celui qui donne droit aux médailles distribuées par le ministère du Commerce et de l’Industrie, tandis que les récompenses dont dispose le Jury international de l’Exposition sont exclusivement destinées à des collaborateurs au sens vrai du mot, c’est-à-dire à des agents de tout ordre, ouvriers, contre-maîtres, ingénieurs, directeurs d’usine ou de culture, ayant personnellement contribué par leur habileté et leur intelligence, leurs découvertes, ou leur esprit de perfectionnement, aux progrès constatés et proposés pour être récompensés par le Jury.
- Beaucoup des Jurys de Groupes n’ont pas possédé les éléments nécessaires pour reviser les propositions des Jurys de classes à l’égard des collaborateurs; ils ont donc adopté, presque sans discussion, les listes présentées à leur examen, en stipulant, toutefois, qu’un collaborateur pourrait, dans certains cas, avoir une récompense égale à celle du patron, mais jamais supérieure. D’autre part, il peut se faire que certaines récompenses soient demandées, dans les classes d’Art appliqué à l’Industrie, pour des collaborateurs qui exposent, qu auraient pu exposer personnellement dans le Groupe!.
- J’ai cru qu’il était de mon devoir d’appeler très spécialement l’attention du Jury sur cette question des collaborateurs. Les patrons peuvent, au nom de l’affection et de la reconnaissance qu’ils portent à leurs collaborateurs de mérite, désirer pour-'ceux-ci des distinctions qui leur seront un encouragement aussi légitime que précieux; mais ces distinctions perdront certainement leur prix, comme toutes autres, si elles sont données avec profusion. Peut-être même les patrons auraient-ils à se repentir prochainement des récompenses sollicitées et obtenues en faveur des collaborateurs qui ne posséderaient pas de qualités absolument supérieures et qui, ne comptant pas la modestie au nombre de leurs vertus, se croiraient le droit d’être insoumis parce qu’ils auraient été récompensés en même temps et parfois de la même façon que le chef de la maison.
- Une enquête sur les récompenses de collaborateurs semble s’imposer au Jury supérieur.
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- Je ne terminerai pas, Monsieur le Président, ce trop long Rapport sans me permettre de rendre hommage au zèle et à l’abnégation déployés par les membres du Jury international des récompenses. Je n’ai pas besoin de dire que jamais la courtoisie la plus parfaite n’a cessé de présider aux discussions. Les Français et les étrangers n’ont eu qu’à se louer réciproquement de leurs rapports; personne n’a épargné son temps ni sa peine ; aucune considération vulgaire de concurrence, aucune question de personnes n’est jamais intervenue pour troubler les délibérations du Jury. Les procès-verbaux des Jurys de classes, ceux des Jurys de groupes et les rapports de MM. les secrétaires de ces derniers, sont là pour témoigner l’immensité du travail accompli et les nobles efforts tentés pour arriver aux dé-
- cisions les plus impartiales et les plus équitables.
- MM. les Commissaires étrangers se sont multipliés pour assurer la défense de leurs exposants dans les Jurys où ils ne possédaient pas de représentants attitrés. Beaucoup d’entre eux assisteront aux séances du Jury supérieur en vertu de l’article 19 du Règlement qui les en fait membres. Je pense que le Jurv supérieur ne fera pas d’objection à appeler, lorsque les circonstances l’exigeront, ceux de MM. les Commissaires étrangers qui comptent dans leurs sections moins de cinq cents exposants, et, dès lors, ne bénéficient pas de l’article 19. 11 est légitime, en effet, que chacun puisse être entendu, au moins à titre consultatif, pour présenter les observations que peut lui suggérer la connaissance des intérêts qu’il a charge de sauvegarder, au nom des exposants qu’il représente.
- Le Directeur général de VExploitation, Georges BERGER.
- Paris, le 26 août 1880.
- Les entrées à l’Exposition Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 127.715
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage................ 9.875
- Du 1er au 2me............... 6.068
- 2e étage direct............. 2.951
- Du 2e étage au sommet... 4.552
- En tout............... 23.446
- Le grand duc Georges (le Russie
- Les grands ducs Georges, second fils du tzar, et Alexandre Michaïlovitch, ont fait hier leur première visite à l’Exposition, accompagnés de MM. Nicolas Zelenoi, capitaine de vaisseau de la marine impériale russe, le lieutenant Dubreuil-Echappari et W. de Châtelain.
- Les grands ducs ont fait l’ascencion de la Tour Eiffel, où ils ont été reçus par MM. Salles et Ansa-loni, et, à onze heures, ils quittaient le Champ de Mars.
- Rapportons à ce sujet la nouvelle, mise en avant par l’un de nos confrères, annonçant un voyage prochain du- tzarévitch, l’héritier de la couronné de Russie, qui viendrait officiellement, visiter l’Exposition.
- Les délégués Italiens
- Les délégués des fédérations ouvrières démocratiques italiennes, qui sont en ce moment fraternellement accueillis dans les grandes villes du midi de la France, arriveront à Paris le dimanche 1er septembre.
- Us seront reçus à la gare de Lyon, à dix heures cinquante, parle comité franco-italien.
- Le comité fait appel à tous ses adhérents et à tous les amis de son oeuvre pour participer à la réception des démocrates et républicains italiens, qui viennent apporter à la France un témoignage éclatant de sympathie et de solidarité.
- Remerciement
- Les princes tunisiens ont fait exprimer hier leurs remerciements à M. Dupuich, inspecteur principal, pour la gracieuseté qu’il a mise à les accompagner dans toutes leurs visites à l’Exposition.
- Le duc de Cambridge
- Ainsi que nous l’avons annoncé, le duc de Cambridge est arrivé à Paris hier matin, à huit heures et demie. Ün des attachés de l’ambassade anglaise est allé le saluer à la gare du Nord. Le duc, qui est accompagné de MM. le major général Stéphens et le major Gerald Talbot, ses aides de camp, et de M. Christophe Sykes, est descendu à l’hôtel Bristol.
- Le duc de Cambridge, actuellement âgé de soixante-dix ans, est cousin germain de la reine d’Angleterre, et porte en cette qualité le titre d’altesse royale. Outre sa dignité de feld-maréchal et ses fonctions de commandant en chef de l’armée anglaise, il a encore les titres honorifiques de colonel des grenadiers de la garde et du 20e régiment d’infanterie de Bengale.
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- I>es Drapeaux
- On a déjà remplacé les drapeaux des pavillons; mais le grand vent et les grandes pluies les ont encore bien abîmés.
- L’administration ne pourrait-elle pas remplacer ces loques? Deux toilettes pour une Exposition qui duresixmois.ee n’est vraiment pas excessif; la dépense ne serait pas énorme, et les visiteurs qui viennent en foule à l’Exposition n’emporteraient pas la fâcheuse impression d’abandon que leur donnent ces chiffons décolorés et déchiquetés.
- On réclame des drapeaux neufs !
- A la gare Saint-Lazare
- Une sortie supplémentaire va être faite dans le hall d’arrivée de la gare Saint-Lazare, sur l’impasse d’Amsterdam, près de la rue de Londres. Ce dégagement sera mis en service samedi prochain ; mais, si c’est bien une sortie pour les voyageurs à pied qui pourront s’en aller à leur choix, soit par l’impasse, soit par la rue d’Amsterdam, ce sera surtout une entrée pour les voitures. C’est par là, en effet, que pénétreront les fiacres et les omnibus à vide, les véhicules pleins devant sortir exclusivement par la rue d’Amsterdam.
- On évitera de la sorte l’encombrement des voitures chargées et de celles cherchant des voyageurs.
- Le quinzième million
- Le total des entrées payantes au 27 août était de 14,063,275. Nous entrons en ce moment dans le quinzième million d’entrées.
- A treize mille près, les sept derniers jours, auront donné un million net de visiteurs, soit une moyenne quotidienne de 145,000 environ.
- Les princes tunisiens
- Les princes Taïeb-bey et Mohammed sont venus une dernière fois au Champ de Mars, mercredi matin, à neuf heures et demie. Après avoir parcouru les pavillons du Mexique et du Brésil ils se sont rendus à un déjeuner qui leur était offert par les jurés tunisiens.
- Les sociétés chorales
- Voici les principales récompenses distribuées aux sociétés chorales et orphéoniques qui ont pris part au festival du Trocadéro lundi dernier : L’orphéon du Mans a obtenu le premier grand prix ; le choral de la Belle-Jardinière, l’Alsacienne-Lorraine de Nancy, la Sainte-Cécile de Périgueux, l’orphéon de Bagnolet, l’indépendante de Melun, le choral de Saint-Quentin, la chorale de Nancy et le choral Franc'o-Suisse.
- Augmentation de vitesse (
- L’ascenseur qui fait le service entre le deuxième étage de la Tour et le sommet vient de subir des remaniements qui ont permis d’augmenter considérablement sa vitesse.
- Le voyage est abrégé de 85 secondes ; l’ascenseur fait, à partir d’hier, huit voyages à l’heure, au lieu de six.
- Un théâtre monstre
- Les préparatifs destinés à construire un immense théâtre au Palais de l’Industrie avancent rapidement. Déjà la carcasse de la scène, la plate-forme, les plans inclinés, les escaliers, sont construits : il ne s’agit plus que d’habiller cette énorme charpente, qui ne mesure pas moins de 55 mètres de hauteur sur 45 de largeur et 44 de profondeur. Ce dernier travail sera bientôt achevé, car les matériaux de décoration sont déjà prêts.
- Il n’y aura pas moins de 22,500 places assises.
- L’exploitation de la Tour Eilïèl
- Le conseil d’administration de la Société delà Tour Eiffel a l’honneur d’informer messieurs les actionnaires que, conformément à l’article 38 des statuts et à la décision prise par l’assemblée générale du 20 juin dernier, le troisième cinquième du capital social sera remboursé à partir du 2 septembre prochain aux caisses de .-
- La Société générale du crédit industriel et commercial, 72, rue de la Victoire;
- La Société générale, pour favoriser le développe-met du commerce et de l’industrie en France, 54, rue de Provence;
- La Banque internationale de Paris, 3 et 5, rue Saint-Georges.
- Ce remboursement sera effectué à raison de 100 francs par action, contre remise du coupon numéro 3 et sur présentation des titres, qui seront frappés d’une estampille.
- Recettes de l’exploitation de la Tour Eiffel: .
- Du 15 mai au 20 août 3.345.304 fr.
- Du 21 au 27 août 318.569 75
- Total au 27 août 3.063.933 75
- La foudre à la Tour Eiffel
- Il résulte des explications données par M. Mas-car t, à l’Académie des sciences et au Congrès des électriciens, que le coup de foudre du 19 août n’a occasionné aucun dommage appréciable sur la Tour Eiffel : d’après ce savant la protection était donc parfaite, quoique la tige ait été dépourvue alors de sa pointe réglementaire. Les personnes qui l’examineront avec une longue-vue pourront s’assurer qu’on n’a point replacé la pointe primitive, qui était en platine et en tout conforme aux instructions de l’Académie des sciences. On y voit maintenant briller un faisceau de pointes multiples groupées en balai, système inventé par un Belge, préconisé par des savants étrangers, et que l’Académie des sciences de Pari s a refusé de sanctionner d’une façon officielle à plusieurs reprises.
- Locomotion
- La Compagnie des tramways-sud vient de créer un service spécial pour l’Exposition, sur une pa,rtie de la ligne allant de la gare Montparnasse à l’Arc-de-l’Etoile. Les nouvelles voitures, dont le premier départ s’effectue à cinq heures de l’après-midi et le dernier à onze heures du soir, font le trajet de la gare Montparnasse à l’Ecole-Militaire (porte' La Bourdonnais).
- Du même modèle que celles qui parcourent la ligue dans son entier, elles peuvent recevoir vingt voyageurs à l’impériale, seize à l’intérieur et six sur chaque plate-forme. Leurs conducteurs délivrent, aux personnes qui leur en font la demande, un ticket leur permettant de changer de voiture à l’Ecole-Militaire pour se faire transporter jusqu’à l’Arc-de-Triomphe.
- Nouvelles mesures
- A partir du 1er septembre, comme nous l’avons annoncé, la fermeture de l’Exposition aura lieu à 10 heures et demie.
- La retraite sera battue à 10 heures et quart; les galeries fermeront à 5 heures et demie jusqu’au 20 septembre, et à 5 heures et quart à partir du même jour.
- Les guichets d’entrée seront fermés à 9 heures et demie.
- ***
- A partir du même jour, les modifications suivantes seront apportées dans le fonctionnement de la force motrice à là galerie des Machines :
- Les machines marcheront de neuf heures à onze heures le matin, et de une heure à cinq heures et demie le .soir.
- Les pompiers à, Daris
- La Direction générale de l’Exploitation rappelle à MM. les adhérents du Congrès international des pompiers qu’ils peuvent entrer gratuitement à l’Exposition, à la conditioh de s’y présenter en uniforme, parla porte Rapp ou le Trocadéro.
- La Société de la Tour Eiffel a, de son côté, diminué de 50 0/0 en leur faveur le tarif des ascensions, à la condition qu’ils se présentent aux guichets à neuf heures du matin.
- Bonne idée
- A partir du 1er septembre, la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest fera délivrer, aux points de départ des- trains de plaisir accédant directement au Champ de Mars, des tickets d’entrée à l’Exposition en même temps que les billets de chemins de fer.
- Le prix de ces tickets sera confondu avec celui des billets de chemins de fer.
- Bonne idée, et qui sera accueillie favorablement par les excursionnistes de plus en plus nombreux qu’amènent chez nous les vacances.
- Nos visiteurs
- Le Conseil communal de Fribourg (Suisse) a décidé d’allouer un subside de 200 francs à dix industriels qui seront délégués à l’Exposition de Paris par la Société des métiers et arts industriels.
- Le Conseil d’Etat a voté dans le même but un subside de 500 francs.
- En maniaque
- On a arrêté dans la soirée de mercredi, vers les onze heures, à la station des tramways de la place du Trocadéro, un individu qui venait de couper avec des ciseaux une splendide natte blonde de la
- longueur de cinquante centimètres appartenant à une jeune fille de seize ans qui attendait son tour pour monter en omnibus.
- A la suite d’une perquisition faite à son domicile, on a découvert près d’une centaine de nattes provenant de rapts faits dans les mêmes conditions.
- L’individu en question a de plus été trouvé porteur d’un carnetcontenant ses impressions poétiques.
- Il a, du reste, été reconnu par l’un des secrétaires du. commissariat pour s’être livré au même genre d’exercice en décembre 1886, mais cette fois il avait coupé la natte avec un couteau, et cela toujours à une station d’omnibus. ,
- Envoyé au Dépôt pour information et examen.
- En serpent en promenade
- Un gardien de la paix a aperçu hier et aujourd’hui rampant dans les maisons de la rue de l’Habitation (côté Sufïren), un serpent Egyptien, long d’environ deux mètres, qui s’est probablement échappé d’un des concerts de.l’Esplanade ou de la' rue du Caire ; on s’occupe de le reprendre pour le faire rentrer au bercail. Ce serpent est du reste inoffensif.
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- Dernière Heure
- Les princes tunisiens ont quitté Paris hier soir.
- Mohamed bev s'est embarqué à la gare de Lyon pour se rendre directement à Tunis. Il est accompagné du colonel Si-Salat et de son secrétaire Si-Mustapha Dinguizli.
- Quant à son oncle, le prince Taïeb-bey, il va passer quatre jours à Londres en compagnie de ses aides de camp, les généraux Valensi et Zac-caria. Lundi ou mardi prochain, il reviendra à Paris, où il descendra pour quarante-huit heures dans un hôtel, puis avec toute sa suite il repartira pour Tunis.
- Demain samedi, à deux heures et demie précises, dans la grande salle des fêtes du Trocadéro, séance d'orgue.
- Dimanche, troisième festival des sociétés instrumentales françaises. Cinq cents exécutants, sous la direction de M. Félix Leroux, ex-chèf de musique de l'école d’artillerie de Yincennes. Le lendemain lundi, concours des sociétés entre elles.
- On télégraphie de Londres que M. Gladstone part lundi pour Paris.
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- L’Union amicale des jurés
- Un grand déjeuner a été offert hier, à M. Sandoz, vice-président de, l’Union amicale des jurés, en remerciement du zèle qu’il a mis à organiser les réunions hebdomadaires de la Société. M. Yves Guyot, le général Roland, le général Riu, MM. Donnât, Chassaing, tout le haut personnel de l’Exposition, les présidents de groupe et les présidents de section assistaient à ce déjeuner.
- Au dessert, M. Chassaing a porté la santé de M. Sandoz.
- Répondant à ce toast, M. Sandoz s'est fait l’interprète des regrets que causerait dans le commerce parisien et dans la population tout entière la disparition de l’œuvre colossale de l’Exposition.
- Il a émis l’avis qu’il conviendrait de rechercher les moyens d’utiliser l’effort- considérable dont témoigne cette grande manifestation, en fondant en France une œuvre destinée à compléter l’outillage commercial de notre pays. Ce moyen, a dit M. Sandoz, c’est de fonder à Paris, au Champ de Mars, une grande foire annuelle, à l’imitation des foires européennes qui se tiennent pour l’Orient à Nijni-Novgorod, au centre à Leipzig, et où, pendant un mois, se traitent pour plus d’un milliard d’affaires.
- Après quelques mots de M. Donnât, M. Yves Guyot a approuvé l’idée émise par M. Sandoz, puis a exprimé l’espoir que l’Exposition mar-
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- querait, une ère politique nouvelle, celle de la politique utilitaire.
- M. Prevet a pris ensuite la parole et, dans une chaleureuse improvisition, il a convié tous les auditeurs à s’attacher à faire prévaloir, dans les élections prochaines, la politique utilitaire préconisée par le ministre.
- Les pompiers à Vincennes
- A partir de deux heures, une longue file humaine s’allongeait en caravane depuis le donjon jusqu’aux palissades qui clôturaient le champ de courses. De places en places, des débitants de bière parisienne, des marchands de coco, des négociants en cigares à bon marché, des camelots détaillant le programme de la journée s’étaient installés.
- Cinquante mille personnes au moins s’étaient rendues au champ de courses par tous les moyens de locomotion.
- Les vastes tribunes étaient bondées, et dans l’enceinte ordinairement consacrée au pesage, les pompiers français et étrangers étaient massés. Sous ce soleil éclatant, dans cet admirable décor, la variété des uniformes mettait une note gaie et chatoyante.
- On avait dressé, en face de la loggia présidentielle, d’énormes échafaudages simulant une maison à six étages et destinés aux exercices de sauvetage.
- L’arrivée du président
- A trois heures quinze, la musique de l’Ecole d’artillerie de Vincennes attaque la Marseillaise, et l’on voit déboucher du bois l’attelage à la Daumont du président de la République; M. Carnot, qui est accompagné du général Bru-gère et du colonel Toulza, est l’objet, de la part de la foule, d’une manifestation des plus chaleureuses.
- A l’entrée de la tribune d’honneur, il est reçu par M. Constans, ministre de l’intérieur, et l’amiral Krantz, ministre de la marine, accompagnant les organisateurs du concours. L’ovation redouble. On se répète dans les groupes que M. Carnot, qui s’était arrêté à Charenton, avait répondu à l’adresse de la municipalité de cette ville par des paroles empreintes delà plus virile énergie républicaine, et les acclamations ne cessaient point.
- Les exercices
- M. Carnot, aussitôt après son arrivée, gagne sa tribune, et les exercices commencent. Ce sont d’abord les incomparables sapeurs-pompiers de Paris, qui escaladent, avec une souplesse et une rapidité vraiment prodigieuses, les échafaudages,, et qui simulent une reconnaissance d’incendie, un établissement de pompes et un sauvetage de sinistrés. Cette dernière expérience, effectuée au moyen d’une gigantesque manche de toile, dans laquelle les hommes à sauver glissent jusqu’au sol. est une merveille d’ingéniosité et de simplicité pratique.
- Les Fire- Women ou pompières d’Angleterre apparaissent alors sur la pelouse. Elles sont charmantes, les jeunes misses, avec leurs bottes, leur jupe courte et leur toquet rouge éclatant. On les acçlame comme il convient-à un peuple appréciateur du beau sexe en présence d’échantillons aussi séduisants.
- Les voilà grimpées à leur tour, peut-être un peu moins rapidement que leurs concurrents mâles de Paris, mais si peu ! Et elles manœuvrent, à ces hauteurs vertigineuses avec sûreté étonnante, voltigeant sur les poutres, enjambant les charpentes, gracieuses et professionnelles à la fois. Puis, à l’aide d’une sorte spéciale de sauvetage, elles descendent le long du bâtiment, s’arrêtant à chaque étage, reprenant leur descente interrompue, maîtresses absolues de leur vitesse. Le coup d’œil est véritablement charmant.
- Les Firemen anglais leur succèdent. Ce sont maintenant des .expériences d’extinction. Un feu de cave, un feu de cheminée et un feu de chambre sont successivement allumés. Des tourbillons de flammes et de vapeurs noires s’élèvent tout à coup, un homme se détache du groupe, jette dans le brasier ardent des boules qu’il tient à la main, et tout s’éteint instantané-
- ment. L’effet produit est vraiment extraordinaire, et le capitaine Sidney Gamble, des pompiers de Grantham, qui commande la manœuvre avec une sûreté étonnante, est applaudi d’enthousiasme par la foule. Sans se départir un instant de son flegme britannique, le brave officier porte la main à son casque pour saluer, mais il ne peut se défendre d’une très visible émotion.
- Les officiers étrangers viennent alors saluer le président de la République, ceux au moins qui ont pu pénétrer jusqu’à lui, car les consignes étaient si bizarrement données que plusieurs officiers suisses ou suédois se sont vu refuser impitoyablement l’accès de la tribune présidentielle. Il me faut même ajouter que certains officiers des départements, justement émus de cet état de choses, ont signé, à ce sujet, une protestation énergique rédigée par le capitaine Troin, des pompiers de Marseille.
- Après avoir remis la croix de la Légion d’honneur à M. Wolff, président du Congrès, M. Carnot a regagné sa voiture au milieu des acclamations générales. Les officiers étrangers, parmi lesquels le colonel russe se distinguait aisément, grâce à sa très- haute stature et à son uniforme clair, ont salué le président de la République au moment de son départ.
- A LA TOUR' EIFFEL
- Le grand-duc Georges, second fils du czar, et le grand-duc Alexandre Michaëlovitch sont montés hier matin de bonne heure à la Tour Eiffel ; ils étaient accompagnés de MM. Nicolas Zelenoï, capitaine de vaisseau de la marine impériale russe, le lieutenant Dubreuil-Echappare et \Y. de Châtelain.
- Les grands-ducs ont été reçus par MM. Salles et Ansaloni. Après une longue station au troisième étage et au campanile de la Tour, les princes sont redescendus à la seconde plate-forme et ont visité l’imprimerie.
- Le clichage du numéro du Petit Figaro du jour a lieu en leur présence; puis quelques exemplaires du numéro persan (qui a toujours beaucoup de succès) ont été également tirés devant eux.
- Les princes se sont ensuite inscrits au registre, ainsi que les visiteurs qui les accompagnaient, et dont nous venons de donner les noms.
- Ils se sont retirés à onze heures, très satisfaits de leur visite, et emportant, avec les journaux, sortant de la presse, le compliment de bienvenue que les ouvriers avaient composé devant eux, et tiré à deux exemplaires.
- La Société de la Tour s’ingénie (et nous ne saurions trop l’en louer) à multiplier les attractions en faveur de sa clientèle. Elle vient de décider de mettre en vente prochainement, à tous les étages de la Tour, de petits ballons et des parachutes à bon marché disposés de telle sorte qu'on y puisse accrocher une lettre.
- L’adresse de l’envoyeur sera laissée en blanc. Suivant les indications contenues dans le message, la personne qui l’aura recueilli sera invitée à renseigner l’envoyeur sur le lieu, l’heure et les circonstances de l’atterrissement, et à réexpédier la lettre à l’adresse désignée par lui.
- Souhaitons aux parachutes de la Tour le même succès qu’à ses cartes postales!
- Conférence ta général Tcta-Ki-Tong
- Le général Tchen-Ki-Tong, premier secrétaire d’ambassade de la légation impériale de Chine, est déjà trop connu de nos lecteurs, pour que nous retracions ici sa carrière en France. Le lettré s’est déjà fait apprécier par de nombreux travaux dans la Revue des Deux-Mondes, et par des conférences très suivies à la salle du boulevard des Capucines.
- Mercredi, il s’est fait entendre et très écouter, à la salle des conférences du palais du Trocadéro. Son sujet: L’Organisation sociale en Chine, avait attiré énormément de monde ; on était obligé de fermer les portes dès quatre heures un quart, la salle étant pleine.
- Ce que le conférencier a surtout voulu établir,
- c’est la profonde sagesse et l’immuable harmonie de l’organisation générale de l’empire Chinois.
- Il a montré, dans un fort beau langage, l’ordre logique de la société chinoise, basée, en politique comme en morale, sur le respect des traditions en général, et sur le culte de la famille en particulier.
- — L’Etat, a-t-il dit en résumé, est une immense famille dont l’Empereur est le père. Non pas un père théorique, mais un père dans le sens radical du mot.
- Le gouvernement se compose de huit ministères, dontlesfonctionnairessont choisis parmi les lettrés : le ministère des finances et de l’agriculture, qui perçoit les impôts fonciers, les douanes, les droits sur les sels, sur les mines, et qui paie les dépenses.
- Le ministère des rites, qui comprend l’assistance publique, l’Instruction publique, surveille les greniers de réserve, et fait promulguer les lois.
- La guerre, les travaux publics, les affaires étrangères, sont organisés comme en Europe. Le ministère de la marine fut créé il y a trois ans seulement au moment où l’effectif de la"flotte fut devenu assez important pour motiver cette innovation.
- Le ministère de la justice juge les affaires èrimi-nelles que le conseil de famille ne peut juger. Les avocats, les avoués, les notaires, les huissiers y sont inconnus. Et voilà pourquoi on prétend que les Chinois sont en retard! La Chine'n’a qu’un code, le code pénal.
- Les fonctionnaires des ministères sont choisis moitié chez les Chinois,moitié chez les Mandchous; depuis des siècles, la prévoyance des empereurs l’a décidé ainsi, pour éviter les discussions et les conflits qui ne manqueraient pas de s’élever entre les sectaires des différentes religions de la Chine.
- La Chine comprend 18 provinces, 182 départements, 1,293 cantons, administrés par des sous-préfets.
- La plus haute juridiction de la Chine est la Censure, qui n’a rien de commun — souligne le conférencier — avec ce que la presse française appelle irrévérencieusement Anastasie. La censure chinoise est la cour qui veille à tout. Le collège des censeurs se compose de 56 titulaires, 28 Chinois et 28 Mandchous; il siège à Pékin, dans un palais particulier ; ses attributions sont les plus hautes et les plus considérables de l’empire.
- La cour, qui veille à tout, examine tous les actes officiels ; elle est la conseillère intime du Maître de la Chine, lui présente des observations sur ses volontés et sur ses actes, souvent même en termes sévères. Elle délibère en dernier ressort sur les affaires criminelles, fait rapporter quelquefois des décrets impériaux, déjà signés, etc., etc. Mais les censeurs peuvent être eux-mêmes traduits devant les tribunaux par un simple particulier qui se croirait calomnié par quelqu’un d’eux ; car ces grands maîtres de toute justice sont sous le joug de la justice.
- La fonction de censeur, très peu rémunérée, est la plus enviée de toutes les fonctions, « Quelle plus haute ambition pour un lettré chinois, dit le conférencier, quel idéal plus élevé que de devenir un jour le guide de l’empereur et l’avocat du péuple! »
- Après avoir étudié le fonctionnement des grands corps de l’Etat chinois, le général Tchen-ki-Tong a passé à la peinture de la •< petite famille chinoise, qui est l’image parfaite de la grande ».
- Si l'empereur se considère comme le père de tous ses sujets, chaque chef de famille est une sorte de roi chez lui. Le père est le représentant de la collectivité et les membres d’une même famille sont absolument solidaires : tous participent à son illustration comme à son abaissement. Si l’un d’eux est appelé à une haute position, tous s’élèvent avec lui ; si un autre est condamné pour un crime, tous sont flétris en même temps.
- Le conférencier explique que cette solidarité n’a pas pour but de punir indifféremment innocents et coupables, mais cette responsabilité collective s’oppose à la naissance et au développement du mal par une surveillance morale respective et continue, et par l’intervention physique qui empêchera l’accomplissement des fautes.
- Il cite, à l’appui de cette théorie, l’exemple d’une province chinoise qui, en 1867. n’a vu que douze exécutions sur vingt-cinq millions d’habitants. Et il rappelle que le crime de vol trois fois répété est puni de mort.
- C’est encore grâce à cette responsabilité, que trente mille fonctionnaires suffisent en Chine, aidés qu’ils sont par ces milliers de collectivistes, cette multitude de fonctionnaires volontaires qui font la besogne la plus utile à la nation.
- La famille, assemblée en conseil, exerce l’autorité judiciaire, sous la présidence du père, qui, dans les temps anciens, l’exerçait seul. En l’absence du père, c’est la mère qui préside. On comprend alors facilement que les Chinois soient monogames et que le mariage soit indissoluble. Pourtant, il y a deux cas légaux de divorce : si l’épouse est stérile, et si l’un des conjoints a désobéi aux parents de l’autre et qu’il les a injuriés.
- C’est ainsi que se conserve en Chine le culte des ancêtres, qui constitue le fond même de la morale de Confucius.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Mais, pour éviter la séparation de deux époux qui s’aimeraient, la loi autorise le mari, en cas de stérilité de la femme, à entretenir au foyer conjugal une concubine qui n’exercera pas l’autorité familiale, mais dont les enfants jouiront des mêmes droits que des enfants légitimes.
- L’adoption d’un enfant étranger est également permise par la loi.
- Les Chinois ont encore une façon particulière d’encourager le culte des ancêtres : chaque chef de maison est forcé de tenir un registre de famille qui contient les actes importants de son histoire, la biographie des ascendants, l’arbre généalogique de la famille qu’on entoure du plus grand respect. C’est aussi l’instruction rendue obligatoire, caries scribes publics ne sont admis à y rien tracer.
- Chacun voulant perpétuer le Livre d’or de sa famille, qui est pour lui tout son orgueil, tout. le monde tient à avoir des enfants ; le célibat est inconnu chez les Chinois.
- En Chine, la fille n’hérite pas; il ne faut pas, dans l’intérêt de l’unité et de la prospérité de la famille, que la femme porte ailleurs les richesses accumulées par ses parents. C’est l’aîné qui gère le bien patrimonial que tous continuent à cultiver en commun, après comme avant la mort du père.
- En concluant, le général Tchen-Ki-Tong dit en substance :
- « Il est naturel de découvrir des mœurs si différentes dans deux pays qui se trouvent aux deux points opposés du diamètre de la terre, dont l’un est impétueux et agité, dont l’autre est calme, et réfléchi, comme il convient à un peuple qui a 5,000 ans d’histoire ! »
- A QUOI SERT LA PRESSE
- Lorsque Emile deGirardin parlait de l’impuissance de la Presse, il avançait un de ces paradoxes dans lesquels il se complaisait : mais il n’en pensait pas un traître mot.
- Voulez-vous une preuve nouvelle de son utilité ?
- Ces jours derniers le Bulletin Officiel insérait une lettre qui reprochait à un exposant de la classe des jouets d’avoir exposé un carton de couleurs d’aquarelles dont l’origine allemande semblait indéniable.
- Tout naturellement, l’exposant s’en est ému et il est venu me voir au Bulletin.
- — Monsieur, nTa-t-il dit, vous avez été trompé par les apparences. Notre maison est une maison française et patriote. Jadis la France était tributaire de l’Allemagne et de l’Angleterre pour les couleurs d’aquarelle. Aujourd’hui notre maison est de celles qui ont délogé l’importation étrangère, et, tout au contraire, c’est elle qui exporte maintenant.
- —- Mais ce carton allemand, qui est dans dans votre vitrine?
- — Précisément, c’est la preuve de notre exportation. Pour lui donner l’aspect d’un article allemand pour la vente en Allemagne, nous faisons tirer la légende dans une imprimerie allemande. Mais, regardez-y de près et vous verrez que les pains de couleurs portent la légende française et la marque de notre fabrique française :
- Déposée. Bourgeois aîné..— Paris.
- Cette rectification faite, je constate que M. Bourgeois a fini par où il eût pu commencer. Il a ajouté à son carton allemand qu’il était pour l’exportation.
- Tout le monde comprend maintenant.
- C. L.
- PETITE RÉCLAMATION
- Ne serait-il pas possible à la direction de l’Exploitation — ou des Finances, de rendre, le matin, u.n peu plus facile l’accès de l’Exposition par les portes du pont d’Iéna ? *
- A la porte Rapp. les deux guichets qui se font face, à chaque entrée, sont bordés de deux courtes barrières qui servent à canaliser la foule, il est vrai, mais entre lesquelles se trouve ménagé une espace libre par où peuvent entrer rapidement les exposants, journalistes, etc., qui n’ont pas de tickets à faire poinçonner.
- Au pont d’Iéna, ces deux barrières sont jointes par une barre de bois transversale à laquelle un sergent de ville est confortablement appuyé. Le passage central est donc obstrué et la circulation ralentie d’autant.
- A dix heures du matin, notamment, nous avons assisté à de véritables cohues, qu’on pourrait, ce nous semble, éviter.
- * -v \ ^ ' **
- VARIÉTÉ
- LE PRÉSENT ET LE PASSÉ
- Toutes les galeries les plus importantes de l’Exposition peuvent être divisées en deux parties qui se complètent l’une par l’autre.
- L’une nous présente les objets que nous voyons en usage tous les jours, qui se fabriquent maintenant; l’autre,consacrée à l’exposition rétrospective, nous montre les objets similaires ou destinés aux mêmes usages. C’est le passé évoqué en face du présent qu’il a préparé. Rien n’est plus attrayant et plus instructif que cette comparaison; nous l’avons faite hier pour les machines, nous pouvons la faire aujourd’hui pour ce qui touche à l’art militaire.
- Dans le plan général de l’Exposition, on a rattaché celle-ci' à l’histoire du travail et des sciences anthropologiques. Le pavillon qui lui est consacré est situé à l’esplanade des Invalides. En entrant, on salue un trophée de quatorze drapeaux surmontant un cartouche, sur lequel on lit : « R. F. 1889. — Aux anciennes armées françaises ». Et, en effet, tout ce qui a été rassemblé là est destiné à représenter l’histoire de l’armement, de l’habillement, de l’équipement des troupes françaises et à en suivre la transformation jusqu’en 1870. Au point de vue historique et pittoresque, on a aussi réuni un certain nombre de portraits, de bustes et de tableaux représentant des personnages militaires, ainsi que d’armes et d’objets divers leur ayant appartenu.
- Réduits par la place dont nous disposons à faire de cette chronique comme un chapitre de catalogue, constatons que les objets ont été classés en cinq grandes catégories correspondant aux cinq grandes divisions de l’armée : état-major et commandement, infanterie, cavalerie, artillerie et génie. Chacune de ces' catégories occupe une place à part; l’artillerie et le génie, représentés par des objets généralement lourds, sont placés au rez-de-chaussée; les autres dans des galeries supérieures auxquelles on accède par des escaliers fort élégants.
- Dans la partie du commandement nous voyons d’abord khistorique de tous les régiments, ces volumes sont très consultés, et cela se conçoit à une époque où tout le monde a été soldat ou bien a eu quelqu’un des siens sous les drapeaux. Outre quelques drapeaux dont le plus ancien est un étendard de cavalerie du temps de Louis XIV, se trouvent des bustes d’hommes de guerre depuis Çondé jusqu’à Bugeaud.
- Ajoutons qu’il y a là quelques fétiches : un chapeau, des uniformes de Napoléon dont on eût pu se priver la montre ; pourquoi pas ses mouchoirs de poche encore maculés du tabac dont il emplissait ses augustes fosses nasales. Parmi les objets historiques, citons une série de bâtons de maréchaux, d’épées et de sabres; mais les plus curieux sont le sabre de Marceau et la carabine du soldat tyrolien qui le frappa mortellement. Détail à relever, il y a là les trois bâtons du maréchal Macdonald, l’un brodé d’abeilles, l’autre avec des îieurs de lys d’or et le troisième qu’il tenait de Louis-Philippe.
- \u centre de la salle consacrée à l’infanterie sont disposées des vitrines renfermant des estampes, gravures, aquarelles représentant tous les costumes successivement en usage dans les troupes à pied, et une série d’armes de tous les modèles adoptés depuis le fusil de 1717, le plus ancien type réglementaire. A signaler, au point de vue artistique, une série de dessins au crayon d’Horace Vernet, représentant des types de l’armée d’Afrique.
- La salle affectée à la cavalerie offre à peu près les mêmes dispositions et a. été organisée sur le même programme : dessins, costumes, portraits, armes. Parmi les pièces les plus curieuses. on s’arrête devant la cuirasse du carabinier Fauveau, tué à 'Waterloo, cuirasse dans le plastron et le dos de laquelle un boulet a fait
- emporte-pièce, enfin une veste rouge, doublée d’une cotte de mailles, portée par l’adjudant-major de Colbert, des mamelucks de la garde.
- Dans la salle de l’artillerie, une série de modèles réduits qui permet de suivre l’histoire du matériel ; au mur, une série de dessins des uniformes successifs et des souvenirs de personnages ayant appartenu à cette arme. Il faut remarquer que cette salle est moins riche en personnages .marquants ; on fait la même observation en visitant la salle consacrée au génie, qui contient une série de plans en relief de nos places fortes, telles qu’elles étaient il y a quarante ans, avant les modifications modernes; plus une série de plans représentant les épisodes des sièges célèbres.
- Comme illustration, cette salle nous présente Vauban, de Cormontaigne, son élève; le général Bézor, tué à Sébastopol, et Montalembert, qui dès la fin du dix-huitième siècle proposa le système aujourd’hui généralement adopté.
- Quelque peu chauvin que l’on soit, on ne peut sans une certaine émotion visiter ces galeries où est évoqué le passé militaire de la France, gage de son avenir.
- {La Bataille.)
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- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
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- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan. leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa. dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Gruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original. qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 108.
- Le Numéro : 15 Centimes*
- Dimanche 1er Septembre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de i’ Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la. Direction Générale, de F Exploitation).
- SOMMAIRE : Une œuvre d’art. — Chronique. — Dernière heure. —Eehos;. — Le s pompiers à l’Hôtel de Tille. — Variété : L'exposition rétrospective militaire. — Guide des attractions. — La Bourse. — Annonces et Réclames.
- b.
- A titre de monument commémoratif de l'Exposition Universelle et des Fêtes du Centenaire de 1889.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- UNE ŒUVRE D’ART
- Nous consacrons notre première page à la reproduction réduite du beau plat de faïence que vient de créer M. Olivier de Sorra, à titre de monument commémoratif de l’Exposition universelle et des fêtes du Centenaire de 1889.
- Chacune des reproductions de ce plat, qui mesure trente centimètres de diamètre, est établie, décorée et cuite à deux feux, sur commande spéciale, indiquant les inscriptions particulières qui doivent être reproduites dans les écussons réservés à cet effet dans la bordure.
- Ces inscriptions comportent, — pour les exposants, leur nom ou raison sociale, leur classe ou leur section, les œuvres ou produits exposés, les récompenses obtenues ; — pour les fonctionnairesmembres des commissions d’organisation ou des jurys, agents ou employés, la désignation des fonctions qu’ils ont remplies ou des classes nu sections pour lesquelles ils ont prêté leur concours ou leurs services.
- Cette œuvre d’art, en raison de son grand caractère décoratif et de l’intérêt personnel que présente chacune de ses reproductions, constitue le plus précieux souvenir qui ait été offert de la grande année commémorative de 1889.
- Nous n’avons donc pas hésité à prêter le concours gratuit de la publicité du Bulletin Officiel, à l’initiative très heureuse du peintre céramiste qui nous a présenté le premier spécimen de cette belle pièce de faïence.
- Ce spécimen reste exposé dans nos bureaux, où MM. les exposants pourront adresser leurs commandes, en nous renvoyant le bulletin ci-annexé, après y avoir consigné les indications qu’il comporte.
- Le prix du plat commémoratif de l’Exposition de 1889 est de 25 francs, payable dans nos bureaux, à la livraison : le temps nécessaire pour la décoration et la cuisson de chaque pièce sera d’ènviron un mois.
- ♦
- CHRONIQUE
- Nous nous étions trop hâtés de triompher, à propos du maintien de la fermeture de l’Exposition à onze heures ; on n’a pas voulu écouter la presse et, tandis que tout allait bien avec les anciennes mesures, on va changer subitement les habitudes du public.
- Nous ne sommes pas les seuls à nous en plaindre ; le Figaro écrit à ce propos :
- Cette fermeture anticipée ne fait pas, nous le répétons, le bonheur des exposants et encore moins celui des visiteurs, surtout des provinciaux qui affluent en ce moment et qui, n’ayant que peu de jours à rester à Paris, verront avec regret restreindre le temps qu’ils ont à passer à l’Exposition, but de leur voyage.
- En revanche, nous décernons sincèrement un bon point à l’administration qui a décrété que les machines de lagrande galerie fonctionneraient désormais le matin, de neuf heures à onze heures, et l’après-midi, de deux heures à cinq heures et demie. Le fait est que l’immobilité de tous ces puissants engins mécaniques était navrante le matin* c’était lettre morte pour le public et il fallait à tout prix remédier à cet état de choses.
- Il est très heureux que dès le 1er septembre les visiteurs du matin puissent enfin voir ce spectacle grandiose de toutes les machines de la galerie
- Dutert en marche, spectacle dont ils avaient été bien indûment privés jusqu’à ce jour.
- Nous voici arrivés au moment psychologique.
- Les exposants, qui ont fait tant de sacrifices pour leurs installations et à qui revient, en somme, l’honneur d’avoir, par leur ensemble, constitué la magnifique Exposition qui fait courir toute l’Europe, s’inquiètent de savoir quand la liste définitive des récompenses sera portée à leur connaissance.
- C’est le 30 septembre que doit avoir lieu la distribution des médailles ; il est bien évident qu’on ne réunira pas au palais de l’Industrie les trente et quelques mille lauréats pour proclamer leurs noms. Alors comment procédera-1-on ?
- Beaucoup d’exposants nous écrivent pour nous faire remarquer qu’il est pour eux d’un grand intérêt de savoir avant les derniers jours s’ils ont obtenu ou non une récompense, et qu’ils voudraient bien être fixés le plus tôt possible à cet égard.
- Nous ne pouvons encore fournir sur ce point aucun renseignement précis. Il est probable que la liste des lauréats sera imprimée et distribuée aux intéressés.
- Nous espérons bien que le Bulletin officiel sera le canal le plus commode entre les jurys et les exposants.
- Nous nous ferons un plaisir et un devoir de communiquer à ces derniers, le plus tôt possible, tout ce que nous aurons appris sur cette question capitale pour eux.
- .
- Nous avons parlé hier, très succinctement, du déjeuner de l’Union amicale des jurés et de l’idée émise d’une foire annuelle à Paris.
- Voici, à ce propos, les paroles de M. Sandoz :
- M. Sandq^,s’est fait l’interprète des regrets que causerait dans tout le commerce parisien et dans la population tout entière la disparition de l’oeuvre colossale de l’Exposition. Il a émis l’avis qu’il conviendrait de rechercher les moyens d’utiliser l’effort considérable dont témoigne cette grande .manifestation, en fondant en France une oeuvre destinée à compléter l’outillage commercial de notre pays. Ce moyen, c’est, a dit M. Sandoz, de fonder à Paris, au Champ de Mars, une grande foire annuelle, à l’imitation des foires européennes qui se tiennent pour l’Orient à Nijni-Novgorod, au centre, à Leipzig, et où, pendant un mois, se traitent pour plus d’un milliard d’affaires.
- La foire de Paris serait la grande foire de l’Occident. Il n’est pas douteux que les étrangers, attirés en même temps par l’attrait particulier à Paris, y apporteraient volontiers leurs matières premières et les productions diverses que nos négociants sont aujourd’hui obligés d’aller chercher au dehors, à Anvers, à Hambourg, à Londres, et, en échange, achèteraient volontiers nos produits manufacturés.
- Par ce moyen, les splendides installations du Champ de Mars pourraient être maintenues et le commerce de la France y trouverait un bénéfice dont il est impossible de mesurer l’importance.
- M. Yves Guyot, de son côté, a dit :
- Il paraît certain, que si une grande foire européenne peut avoir aujourd’hui chance de succès, c’est celle qui serait établie à Paris, la ville où vont le plus volontiers les étrangers, aussi bien pour leurs affaires que pour leurs plaisirs.
- C’est, d’ailleurs, un trait caractéristique de l’époque que nous traversons, que le développement de ce mouvement commercdal qui se manifeste en France et qu’il faut encourager par tous les moyens. Or, le moyen proposé est excellent. Il faut, en effet, que l’Exposition, qui fixe une date économique et artistique, ait un lendemain.
- Si nous savons des légendes où des fois et des princes jettent à la mer des objets précieux, elles ne sont plus faites pour nous; et quelles richesses royales peuvent être comparéés à ces admirables constructions qui s’élèvent au Champ de Mars ! Quels joyaux plus précieux que cette galerie des machines et ces palais qui ont fait l’étonnement du monde !
- Qu’ils restent donc debout, non pas comme des constructions inutiles, mais comme des foyers d’une nouvelle activité industrielle et commerciale !
- Nous avons le droit d'espérer d’ailleurs, que c’est de plus en plus vers ce but que tendent les efforts de la démocratie française, et que l’Exposition marquera une ère politique nouvelle, celle de la politique utilitaire.
- Eh bien! va pour la foire de Paris!... Ce ne sera pas la moins courue de l’Europe !
- F. L.
- Dernière Heure
- Le grand-duc Georges, fils de l’empereur de Russie, et ses cousins, les grands-duc Georges et Alexandre, ont quitté hier vers huit heures l’hôtel Vendôme, pour se rendre au Champ de Mars, avec leurs aides de camp.
- A midi et demi, Leurs Altesses Impériales ont déjeuné avec leur suite chez Bignon.
- A ce moment la grande salle était bondée.
- Parmi les personnes qui y déjeunaient : M. et Mme Michel Ephrussi, M. Maurice Ephrussi, M. Albareda, ministre d’Espagne à Londres, arrivé depuis trois jours à Paris ; M. et Mme Ni-kita Wisevolojskov, et un grand nombre de notabilités de la colonie russe.
- Après le déjeuner, qui s’est terminé à deux heures, les grands-ducs se sont promenés sur les boulevards et, vers quatre heures, ils ont fait une promenade au bois.
- Dans la soirée, ils sont retournés au Champ de Mars pour assister au spectacle des fontaines lumineuses.
- A
- Le duc de Cambridge a passé la matinée d’hier au Champ de Mars, où il a déjeuné avec sa suite.
- Rentré vers trois heures à l’hôtel Bristol, il a reçu la visite de lord Lytton.
- Après le départ de l’ambassadeur d’Angleterre, le duc est sorti. Il a fait une promenade au bois et s’est rendu de nouveau à l’Exposition, où Son Altesse Royale a dîné et assisté au spectacle des fontaines lumineuses.
- Le duc de Cambridge quittera Paris dimanche soir pour retourner à Londres.
- Les fils du Khédive sont attendus après-demain à Paris.
- Ils descendront, ainsi que nous l’avons dit, à l’hôtel de la rue Copernic.
- Les délégués italiens, dont nous avons annoncé la prochaine arrivée, seront à Paris dimanche ou lundi.
- A partir du dimanche 1er septembre, l’Exposition sera fermée à 40 heures et demie du soir, et par conséquent la retraite sera battue à 10 heures un quart.
- Les galeries intérieures seront, à partir du Ier septembre, fermées à 5 heures trois quarts et à partir du 20 septembre à 5 heures et demie.
- .........—-----------—+----------:------:-------
- i T-ir JCÜLs JETjL
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 119.035
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage.................. 8.251
- Du 1er au 2me.............. 5.175
- 2e étage direct............ 2.734
- Du 2e étage au sommet... 4.411
- En tout............... 20.571
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les princes tunisiens
- Au dîner du ministère des affaires étrangères, le prince Taïeb-bey, répondant au toast du ministre M. Spuller, a prononcé les paroles suivantes, qui sont l’expression de la plus sincère gratitude de notre hôte :
- Au nom de Son Altesse le Bey, Moi et le prince, fils de Son Altesse, nous buvons à M. Ti-rard et à M. Spuller, ministre du gouvernement de la République qui protège si efficacement la Tunisie. Nous les remercions de toutes les marques d’affection qu’il a données à Son Altesse, notre Seigneur, et nous, nous comptons sur son amitié et l’assurons de la nôtre. Nous associons à sa santé celle de son représentant à Tunis, M. Massicault, ministre résident général, notre grand et bon ami, et celle de tous ceux qui, à Paris, dans les différents ministères, travaillent pour la Tunisie, indissolublement liée à la France.
- Un cocher ingénieux
- Innovation ingénieuse en ce temps d’Exposition et de visiteurs étrangers.
- Nous avons rencontré un fiacre d’un jaune éclatant muni d’un petit écriteau, sur lequel le cocher avait fait inscrire : English spoken,
- Au Trocadéro
- L’Exposition des Trésors d’églises vient encore de recevoir de superbes collections d’objets mérovingiens et carlovingiens. des pièces d’argenterie massive, etc., provenant pour la plupart de prêts faits par des particuliers.
- Toujours les excentriques
- Après le fiacre viennois, le lieutenant Asseef venant de Russie à Paris à cheval, la brouette et le voyage à pied dés trois Autrichiens, nous avons à constater le voyage de deux gentlemen espagnols, M. le vicomte de Yrneste, de la première noblesse de Madrid, et M. Fernando Moreno, cdballerizo de Sa Majesté la Reine régente, qui ont fait le voyage de Madrid à Paris en vingt jours, dans une voiture à- six chevaux conduite par eux.
- Une promenade un peu longue, mais très amusante, paraît-il.
- Concours de denrées destinées à l’exportation
- Le congrès et le concours internationaux de produits alimentaires destinés à l'exportation, organisés par le comité de propagation gastronomique, auront lieu à Paris, le 16 septembre prochain, salle du boulevard des Capucines, et 10, avenue de l’Alma, sous le haut patronage de membres du corps diplomatique et consulaire.
- Le congrès et le concours ont pour but, en réunissant à Paris, pendant notre grande Exposition universelle, les denrées et liquides des principaux pays du monde, d’établir par une étude des plus sérieuses un parallèle entre les différents produits internationaux, au triple point de vue de leur qualité sanitaire, du goût et de leur conservation, et de publier un rapport complet à ce sujet, qui traitera également de l’alimentation des principales contrées de notre globe et des débouchés commerciaux qui seront crées grâce à l’efficace appui du corps consulaire.
- Les exposants ouvriers
- Les membres de la commission exécutive des exposants ouvriers ont tenu, à la salle Horel, rue Aumaire, une réunion dans laquelle plusieurs décisions ont été prises.
- Après avoir assez âprement critiqué la majorité de la commission municipale chargée de l’organisation de l’exposition des ouvriers pour la mauvaise volonté avec laquelle, paraît-il, celle-ci aurait aidé / la commission exécutive, les ouvriers exposants ont décidé :
- lo D’adresser une lettre collective de remerciements au président de la République pour la visite qu’il a bien voulu faire à l’exposition organisée par eux au pavillon de la Ville de Paris ;
- 2° De faire des démarches dans le but de savoir à qui incombe la responsabilité de leur installation hors du Champ de Mars, où cependant des expositions d’ouvriers ont été installées ;
- 3° Qu’une demande d’autorisation serait adressée au ministre de l’intérieur pour la création d’une loterie spéciale ayant pour objet l’exposition ouvrière du pavillon de la Ville de Paris.
- Pour l’organisation de celle-ci, il serait nommé une commission composée de sept membres ainsi répartis : trois conseillers municipaux faisant partie de ht commission exécutive, trois exposants ou-
- vriers et un journaliste délégué par le comité de la presse.
- Après l’adoption, à l’unanimité, de ces diverses propositions, plusieurs exposants se sont plaints, en signalant le fait à qui de droit, que, sous prétexte d’aménagement du concours de chevaux, on interdise l’accès de l’exposition ouvrière à tous les visiteurs qui tentent d’y pénétrer.
- In ballon monstre
- Dimanche prochain aura lieu l’ascension d’un ballon monstre d’un nouveau genre, ayant à peu près la forme d’un flacon.
- Les Parisiens pourront voir s’élever ce ballon curieux par sa forme, vers les quatre heures. Il partira de l’enclos du boulevard de Grenelle, où se trouve le grand ballon captif de l’Exposition, qui monte à 400 mètres, en emmenant quatorze personnes à chaque ascension, et sera monté par trois aéronautes de l’administration du ballon captif.
- Un roi nègre
- Demain Paris comptera de nouveau un « roi nègre » dans ses murs :
- Oaymas Jassi-Almany, roi du Boundou (Soudan français), chevalier de la Légion d’honneur, en effet, est arrivé hier à Bordeaux par le paquebot Equateur.
- Le roi est accompagné de M. Briqulot, capitaine d’infanterie de marine, son aide de camp, de son frère Tourou-ben-Jassi, du fils aîné de son premier conseiller, d’un officier de sa garde d’honneur, de Sadi-Malou-Tassa, interprète.
- Il est âgé d’une trentaine d’années. Il offre, ainsi que toutes les personnes de sa suite, un superbe spécimen de la race noire soudanaise.
- Les passeports allemands
- On avait fait courir le bruit qu’à la frontière d’Alsace-Lorraine le passeport n’était pas exigible pour les voyageurs ne faisant que traverser les pays annexés. C’est une erreur, le visa de l’ambassade d’Allemagne est absolument nécessaire, et nous connaissons des étrangers qui ont été forcés de revenir d’Avricourt à Paris pour faire apposer le visa.
- Sait-on, à ce propos, que le visa de l’ambassade d’Allemagne coûte 12 fr. 50 ? Or, cent mille visiteurs allemands ayant déjà passé la frontière pour aller à Paris, admirer l’Exposition universelle, c’est une somme d’un million deux cent cinquante mille francs qui est entrée dans les coffres du Trésor allemand par le fait seul de cette traversée de l’Alsace !
- Toujours dans les honneurs
- M. Berger, directeur général de l’Exploitation, a été nommé grand-croix du Christ de Portugal.
- • Déplacements
- On annonce la prochaine arrivée à Paris du prince Nicolas Rr de Monténégro et du prince héritier Danilo.
- Les princes partent aujourd’hui de Saint-Pétersbourg.
- ##
- On télégraphie de Londres que M. de Staal, ambassadeur de Russie, est parti hier matin en congé pour Paris.
- Banquet d’honneur
- M. Gladstone, accompagné de Mme et Mlle Gladstone, arrive dans quelques jours à Paris.
- A cette occasion, un comité composé de MM. Jules Simon, Teisserenc de Bort, Léon Say et A. Courtois, a décidé d’offrir un banquet à l’illustre homme d’Etat.
- Le banquet aura lieu à l’Hôtel-Continental, le samedi 7 septembre prochain, à sept, heures et demie.
- La cotisation est de 25 francs. Les dames sont admises à souscrire.
- La réponse doit être adressée à la librairie Guillaumin, 14, rue Richelieu, avant mardi prochain, 3 septembre.
- Un intrépide
- Le Figaro a reçu hier la visite de M. Auguste Mossler, du Club « Rad fahrer die Wanderer, de Vienne.
- M. Auguste Mossler avait entrepris de faire le voyage de Vienne à Paris en bicyclette. Il est arrivé, sain et sauf, au terme de son voyage, mercredi à midi.
- Ce vélocipédiste remarquable a quitté Vienne le Il août. Il a donc mis dix-sept jours à parcourir l’énorme distance qui sépare les deux villes,-en passant par Heidelberg et Strasbourg.
- Encore, sur ces onze jours, M. Mossler a-t-il
- perdu la valeur de deux jours pour faire réparer sa bicyclette, qui a été avariée quatre fois.
- C’est un joli tour de force, mais M. Mossler, qui est jeune et très vigoureux, n’en paraissait hier nullement fatigué.
- Une inauguration
- Vous doutiez-vous qu’il y eût encore au Champ de-Mars une exposition à inaugurer ? C’est celle de-Costa-Rica. Après bien des péripéties et bien dès-difficultés, le gouvernement de ce petit pays a pu réunir les subsides et les marchandises dont il aval besoin : il arrive très tard, mais il arrive !
- L exposition de Costa-Rica sera ouverte dans quelques jours. Elle est installée devant l’entrée du palais des Arts-Libéraux, à côté du Chili, dans le petit pavillon qui figure sur tous les plans sous le-nom de Lota.
- A l’Esplanade
- C’est mardi prochain, 3 septembre, qu’aura lieu la quatrième et dernière fête exotique de nuit à l’Esplanade des Invalides. Même programme que précédemment : promenade aux lanternes, illuminations et embrasement des palais, pagodes, temples et minarets, et distribution des récompenses aux sociétés d’harmonie et de fanfares au pavillon central des colonies.
- Grand-Théâtre
- Les représentations des Gitanas, au Grand-Théâtre, sont toujours très suivies. Ces derniers soirs on faisait queue aux guichets, les salles sont très brillantes et remplies d’un monde élégant. Nous avons remarqué, hier et avant-hier, bon nombre de nos plus célèbres demi-mondaines en grande toilette.
- Le duc de Bragance a assisté hier à la représenîa-tion des Gitanes au Grand-Théâtre.
- Théâtre international
- La répétition générale que le théâtre international a donnée à la presse a été très brillante. M. Seymour Wade a fait les honneurs du théâtre dont il est le directeur avec une bonne grâce parfaite. La • troupe égyptienne est, d’ailleurs, fort intéressante et les joueurs de sabre, les lutteurs, les escrimeurs, les danseurs ont rivalisé d’entrain. Nous avons le spectacle de la rue du Caire singulièrement agrandi et augmenté. Nous souhaitons à M. Seymour Wade le succès que méritent à la fois ses efforts et les sa-fices qu’il a faits pour apporter à l’exposition une nouvelle et originale exhibition.
- Au Trocadéro
- La reprise des grandes auditions d’orchestre aura lieu dans la salle des fêtes du Trocadéro, le jeudi 5 septembre, avec l’orchestre de l’Opéra-Comique. Le jeudi 19, l’orchestre du grand Opéra clôturera cette superbe série de fêtes musicales.
- Les courses de taureaux
- Nous trouvons dans Ta Nation l’avis suivant :
- Demain nous publierons le texte d’une pétition adressée à M. Tirard, président du conseil.
- Cette pétition a pour offet d’obtenir, des pouvoirs publics, l’interdiction immédiate des combats de taureaux sur tout le territoire français.
- Pour répondre aux sentiments, si nettement exprimés par la grande majorité des Parisiens, nous invitons tous les citoyens, qui entendent protester contre ce spectacle ignoble, à signer cette pétition.
- A partir de demain dimanche, comme nous l’avons annoncé, la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest distribuera des tichets d’entrée à l’Exposition en même temps que les billets de chemin de fer.
- Des guichets spéciaux seront installés dans les gares; les tickets seront vendus au cours de la Bourse.
- Cette innovation sera mise en pratique, pour la première fois, à l’occasion de l’arrivée du train de plaisir de Caen.
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- Les pompiers à l’Hôtel de Ville
- Après avoir continué pendant toute la journée d’hier à faire valoir leurs aptitudes professionnelles à Yincennes, les pompiers français et étrangers se sont retrouvés le soir à l’Hôtel de Ville, où une brillante réception était organisée en leur honneur.
- Dès huit heures et demie, de tous cotés débouchaient sur la place de l’Hôtel de Ville les compagnies des départements. Les curieux n’ont pas tardé à se masser sur les trottoirs pour assister à leur défilé.
- A neuf heures les portes du palais municipal se sont ouvertes devant les invités. Au haut du grand escalier se tenaient MM. Chautemps, président du conseil municipal, et Ruyssen, colonel des pompiers de Paris, entourés de la plupart des conseillers et des membres du comité d’organisation du congrès international des pompiers.
- L’entrée des officiers, sous-officiers et sapeurs-pompiers a été des plus pittoresques. De nombreuses compagnies se sont présentées tambours et clairons en tête; d’autres étaient précédées de leur drapeau.
- " Grand succès, comme chaque fois qu’elles se sont produites en public, pour les fïrewomen. C’était à qui parmi les membres du comité offrirait son bras aux gracieuses pompières pour faire le tour des salons.
- La musique de la garde républicaine et celle du 102e régiment d’infanterie se sont fait entendre à tour de rôle.
- Parmi les officiers étrangers qui sont venus saluer la municipalité de Paris, on remarquait MM. le commandant Pereira, de Lisbonne ; le colonel Davis, de Londres; de Barani,de Buda-Pesth; Cornet, Wilsch, Marteau, de Bruxelles et Gand; Planta de Florès, de Barcelone; Blœ-cher, Malet, Rochat, de Lausanne et Berne, etc.
- Quatre buffets avaient été dressés, trois dans les salons du premier étage et un au rez-de-chaussée. Malgré l’affluence considérable qui se pressait autour des rafraîchissements, on a beaucoup remarqué que tout se passait avec plus-d’ordre que dans des réceptions composées d’éléments mondains ou soi-disant tels.
- Les officiers anglais sont tellement enchantés de l’accueil qui leur est fait depuis trois jours qu’ils ont sollicité hier une audience du président de la République, auquel ils veulent offrir un magnifique drapeau en souvenir de leur séjour à Paris. M. Carnot a accédé bien volontiers à ce désir. Ils seront donc reçus aujourd’hui, à onze heures, au palais de Fontainebleau.
- VARIÉTÉ
- L’Exposition rétrospective militaire (1)
- L’exposition rétrospective militaire se rattache, dans le plan général de l’Exposition, à l’histoire du travail et des sciences anthropologiques. Elle occupe une partie du pavillon du ministère de la guerre, sur l’esplanade des Invalides. Le premier
- (1) Le général Thoumas publie dans le Temps de remarquables articles sur les choses militaires. Celui que nous reproduisons est tout spécialement consacré à l’Exposition du ministère de la guerre à l’esplanade des Invalides. On ne saurait faire mieux,
- objet qui frappe les yeux du visiteur, lorsqu’il pénètre dans ce pavillon par le vestibule central, est un trophée de quatorze drapeaux placé au milieu et dont le cartouche porte l’inscription : « R. F. 1889. — Aux anciennes armées françaises. » Ce cartouche peut être regardé comme une dédicace indiquant le but de l’exposition rétrospective. La commission, qui. sous la présidence de M. le général Coste, s’est occupée avec autant de zèle que de compétence, d’organiser et d’installer cette exposition, a cherché tout d’abord à représenter l’histoire de l’armement, de l’habillement et de l’équipement des troupes françaises et à en suivre les transformations jusqu’à la guerre de 1870, date marquée par elle-même comme Je terme final de son œuvre. Elle ne s’est pas arrêtée là et s’est efforcée de rappeler au souvenir de la génération actuelle les hommes de guerre qui, sous un titre plus ou moins élevé, se j sont signalés dans les guerres soutenues par notre I pays. A cet effet, elle a réuni un certain nombre de J portraits, de bustes et de tableaux représentant les personnages militaires, ainsi que d’armes et d’objets divers leur ayant appartenu ou servi. Tout cela provient de sources multiples.
- En premier lieu, on a mis à contribution le musée d’artillerie de Paris et le musée historique du palais de Versailles ; on s’est adressé ensuite aux musées de province ; enfin, plusieurs familles ont bien voulu prêter les portraits et souvenirs qu’elles possèdent. La collection ainsi obtenue s’est trouvée, forcément limitée par la nécessité de ne pas dépouiller les musées de Paris et de Versailles au moment même où ils devaient être visités parles nombreux étrangers qu’attire l’Exposition universelle, et par la répugnance de quelques villes ou familles à se dessaisir d’objets auxquels elles attachent un grand prix. Il est d’ailleurs bien peu d’hommes de guerre, ayant vécu antérieurement au règne de Louis XIV, dont on ait le portrait et on n’a conservé qu’un très petit nombre d’objets ayant appartenu aux personnages de ce temps. Ainsi de toutes façons, malgré l’activité et la compétence de la commission, malgré le bon vouloir qu’elle a rencontré presque partout, son exposition devait présenter de nombreuses lacunes. Telle qu’elle est cependant, elle offre l’aspect le plus saisissant et l’intérêt le plus vif.
- La commission a classé les objets en cinq catégories correspondant aux cinq grandes divisions de l’armée, savoir : état-major et commandement, infanterie, cavalerie, artillerie et génie. Cette classification laissait un peu de place à l’arbitraire .en ce qui concerne l’état-major, et plus d’un général qu’on y a fait figurer aurait pu à aussi bon droit, à meilleur droit peut-être, représenter l’infanterie ou la cavalerie; mais c’est là une nuance d’appréciation fort peu importante et qui ne change rien à la valeur de l’exposition. Chacune des cinq catégories occupe une salle à part : l’état-major ou plutôt le commandement a pris en outre possession du vestibule. A tout seigneur, tout honneur. L’artillerie et le génie, représentés par des objets généralement lourds, sont placés dans deux salles du rez-de-chaussée ; les autres catégories se trouvent à l’étage.
- Commençons notre visite par le vestibule. Le trophée dont j’ai déjà parlé comprend quatorze drapeaux, dont le plus ancien est un étendard de cavalerie du règne de Louis XIV et dont les plus modernes sont trois drapeaux du règne de Napoléon III. Sur des tables sont disposés de gros volumes contenant l’historiqun de tous les régiments de l’armée française. Ces historiques sont aussi simples que possible. Ils indiquent l’origine des corps de troupes qui ont, à des époques successives, porté le numéro du régiment dans la même arme ou subdivision d’arme (infanterie de ligne, infanterie légère, cuirassiers, dragons, chasseurs, etc.), les noms de leurs chefs de corps, les campagnes auxquelles ils ont pris part. Les visiteurs de l’Exposition paraissent le consulter avec platsir. Chacun aime à connaître' l’histoire du régiment dans lequel lui-même ou un de ses parents a servi.
- Dans le même vestibule figurent, par leurs portraits ou leurs bustes, le grand Condé, Catinat, Vil-lars, Maurice de Saxe, Bonaparte, Gouvion-St-Cyr, Lecourbe, Davout,- Bugeaud. La statue de Bonaparte lieutenant d’artillerie, par Guillaume, s’y trouve certainement à sa place : j’avoue cependant que j’aurais aimé à le voir dans la salle de l’artillerie. Cette arme est plus pauvre que les autres en grandes illustrations militaires, et il est fâcheux qu’on ait été pour ainsi dire obligé de la priver de la plus grande de toutes. Je me hâte d’ajouter que j’exprime là un regret et nullement une critique. Deux vitrines contiennent les souvenirs de Napoléon donnés par son fidèle compagnon d’exil, le général Bertrand, à la ville de Châteauroux. On voit encore dans ce vestibule l’épée de Bonaparte lieutenant d’artillerie, le chapeau qu’il portait à la bataille de Waterloo et qui appartenait au prince Jérôme, cet habit d’uniforme de chasseurs à cheval de la garde (petite tenue) avec les épaulettes de général. Le reste, c’est-à-dire la plus grande partie de la catégorie Etat-major, se trouve à l’étage, dans la salle V. Les personnages qui ont vécu antérieurement au règne de Louis XIV y sont représentés par
- Gaston de Foix, Henri IV, les maréchaux de Bris-sac, Fabert et de Ghoiseul. Le portrait de ce dernier porte l’inscription : « Ch. de Ghoiseul, marquis de Plessis-Praslin, maréchal de France, 50 années de service. 47 batailles et combats. 58 villes soumises. 86 blessures, a servi sous Charles IX, Henri III et Henri IV. « Le prince de Condé y figure, grâce au prêt généreux de M. le duc d’Aumale, par un portrait où le vainqueur de Rocroi est revêtu d’une cuirasse de son temps, tandis qu’on ne connaît guère de lui que des portraits en costume romain, par un médaillon en bronze de Coysevox, par la paire de pistolets qu’il pendait en campagne. Près de là, une table de campagne rappelle des souvenirs multiples. Elle avait appartenu au grand Condé et fut donnée par l’empereur Napoléon 1er au maréchal Lannes, qui s’en servait habituellement.
- Vient ensuite le dix-huitième siècle, représenté par Chevert, qui, malgré ses hauts faits, ne put être nommé maréchal de France à cause de sa naissance plébéienne, le maréchal de Belle-Isle, etc., et par deux objets des plus curieux, deux sauvegardes du maréchal de Nouilles, c’est-à-dire deux panneaux destinés à être appliqués comme écriteau de maison à louer, l'autre suspendu comme enseigne contre la maison à laquelle le maréchal accordait la protection d’une'sauvegarde.
- Pour la période révolutionnaire, on peut voir le costume de Hoche comme général en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse en 1797, et celui de Bonaparte, général en chef de l’armée d’Italie, en 1796-1797 : ces deux vêtements sont semblables, ce qui est tout naturel, puisqu’ils datent de la même époque; un portrait de Carnot, où l’illustre organisateur de la victoire est représenté en lieutenant général, particularité très rare ; les souvenirs de Marceau, prêtés par le musée de Chartres, savoir : le sabre de ce jeune et brillant général, sur lequel est gravée une inscription des plus curieuses, et la carabine du chasseur tyrolien qui le frappa mortellement; le portrait de- Davout en général de brigade, à son retour d’Egypte ; la lourde paire de lunettes d’or que portait en campagne le vainqueur d’Auers-taedt, aussi renommé dans l'armée pour sa myopie que pour ses talents militaires, appartient plutôt à la période impériale, représentée en outre par les portraits de Lannes, de Masséna,. Victor, Poniatowski, Bessières, Gérard, Mortier, etc.
- Dans la même salle sont les trois bâtons du maréchal Macdonald : celui-ci qu’il reçut lors de sa nomination, en 1809, après la bataille de Wagram, celui que lui donna en échange le gouvernement de la Restauration et que le gouvernement de Louis-Philippe remplaça, après la révolution de 1830, par un nouveau bâton, afin de faire disparaître les fleurs de lis d’or. Avec les trois bâtons, M. le duc de Tarente a bien voulu prêter, pour l’exposition, le sabre qui venait dé Mourad-bey. le grand chef des Mamelucks, et que l’empereur donna, lors de son abdication, au maréchal Macdonald en signe d’estime pour ses procédés loyaux.. De l’autre côté de la salle sont : le sabre que portait Bonaparte à la bataille de Mont-Thabor, le vêtement de cour et la selle de campagne du maréchal Lannes. L’époque plus moderne est représentée par la coiffure légendaire du maréchal Bugeaud, celle qui donna lieu à la chanson favorite des troupiers d’Afrique : « As-tu vu la casquette ? », par le fanion qui suivait le duc d’Aumale lors de la prise de la Smalah d’Abd-el-Kader, par celui qui fut porté derrière le général Mac-Mahon à l’assaut de Sébastopol, le 8 septembre 1855, et qui fut planté sur la tour de Malakoff par le sergent Lihaut, du 2e zouaves.
- A la suite de la salle V se trouve la salle U, consacrée à l’infanterie au centre de laquelle des vitrines renferment des gravures, estampes, aquarelles, reproduisant les différents uniformes successivement portés par l’armée française et provenant du legs Dubois de l’Estang ainsi que de plusieurs collections particulières dont les plus importantes appartiennent à M. le général Vanson, à MM. Millon et Perrot, On y voit aussi de très curieuses estampes allemandes représentant des épisodes où figure l’armée française sous l’empire, des vêtements qui ont été réglementaires à diverses époques et une série d’armes de tous les modèles adoptés depuis le fusil 1717, le plus ancien modèle réglementaire. Cette série fait suite à celles des arbalètes, arquebuses, mousquets, usités antérieurement au fusil. L’infanterie, comme l’état-major, est représentée par les portraits de plusieurs militaires ayant appartenu à cette arme et par des objets provenant d'eux. Tels sont le jeune comte de Gisors, fils du maréchal de Belle-Isle, tué en 1757 à la bataille de Crefeld; Dau-mesnil, à la jambe de bois ; Curial, qui commanda les grenadiers de la garde; Morand, l’illustre divisionnaire du 3e corps ; Lamoricière, Cavaignac, etc. Je me permettrai d’observer que le général Dau-mesnil sortait de la cavalerie et que toute sa brillante carrière s’était passée dans les chasseurs à cheval de la garde impériale, lorsqu’il fut nommé-, après amputation de la jambe, gouverneur de Vin-cennes ; il n’aurait donc pas plus de droit à figurer dans cette salle que le commandant Legrand, des chasseurs d’Afrique, et le duc d’Elchingen, anciea colonel de dragons, mort quand il commandait une
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- PALAIS DU TROCADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- Auditions musicales
- Jeudi 5 Septembre 1S8Î), à «leux heures et demie très précises
- Ouverture des Portes à une heure trois quarts
- GRANDE AUDITION OFFICIELLE
- DE L’ORCHESTRE DU
- Théâtre National de l’Opéra-Comique
- Soit, Chœurs et Orchestre, sous la Direction de
- 3Vt. J HJ LES DANBÉ
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- brigade de cavalerie. Mais la classification adoptée par*la commissiou n’avait sans doute rien d’absolu, et, dans l’installation d’une exposition d’objets si variés, il y a eu bien des conditions d’emplacement et de coup d’œil dont il a fallu tenir compte. Un portrait qui appartient incontestablement à l’infanterie est celui de Jean Thuret, doyen des vétérans du régiment de Touraine, exposé au Salon de 1788.
- ° Une série de dessins au crayon d’Horace Ver net représente des types de l’armée d’Afrique, parmi lesquels figurent plusieurs personnages connus ; des sabres, épées, pistolets d’honneur rappellent le souvenir des généraux et officiers d’infanterie auxquels ils ont été donnés et dont ils portent le nom. Une vitrine contient des souvenirs du combat de Sidi-Brahim, dans lequel la garnison de Djemma-Ghazouat fut entourée et massacrée par les Arabes d’Abd-el-Kader après une défense héroïque (24 septembre 1845) ; on y voit figurer le portrait du lieutenant-colonel de Montagnac, commandant supérieur de Djemma-Ghazouat, peint par lui-même. Son képi, son épaulette telle qu’on l’a retrouvée sur le lieu du combat, tout l’or ayant été arraché par les Arabes, ainsi que la carabine d’honneur donnée par le roi au caporal Laveyssière, le plus élevé en grade des rares survivants de cette catastrophe. Je ne citerai plus dans la salle de l’infanterie qu’un certain nombre de drapeaux de la garde nationale datant de la Révolution, un drapeau du 1er régiment de grenadiers à pied de la garde impériale, celui dont l’aigle fut embrassée par l’empereur Napoléon lors des adieux de Fontainebleau, qui fut ensuite conservé par le général Petit et que son fils, général lui-même, a prêté pour l’Exposition.
- La salle T, affectée à la cavalerie, présente à peu près les mêmes dispositions quala salle de l’infanterie : des vitrines centrales y renferment des gravures qui sont groupées par subdivisions d’armes (cuirassiers, dragons, chasseurs, etc.) et représentent les transformations successives des uniformes de la cavalerie. Au mur, sur appliques, les armes réglementaires. Dans des vitrines murales, sont exposés les uniformes, coiffures et armes les plus précieux. Enfin, l’ornementation des murs est complétée par les portraits et tableaux. Je citerai notamment plusieurs personnages portant la perruque poudrée et les uniformes du règne de Louis XY, le colonel de Machault en tenue de mestre de camp de Languedoc (dragons); le maréchal de Gastries, revêtu de l’habit rouge de la gendarmerie, dont il commandait la compagnie écossaise et dont il était en même temps l’insuecteur général ; le chevalier de Grassin, l’organisateur et le chef d’un des corps de partisans les plus renommés du dix-huitième siècle : les arquebusiers de Grassin, levés en 1744; Auguste de Colbert, qui promettait de prendre place au premier rang de tous les généraux de cavalerie de la Grande Armée, lorsqu’il fut tué à trente et un ans dans un combat d’avant-poste en Espagne ; à côté de lui est son fils M. le marquis de Colbert-Chabanais, qui a écrit sur lui les souvenirs les plus intéressants ; Lasalle, le type du hussard (portrait peint par Gros et bien connu par ses reproductions en gravure); un beau portrait de Murat peint par Girodet ; le tableau populaire d’Horace Vernet, qui représente Poniatowski, à cheval, se précipitant à Leipzig dans les flots de l’Elster (qui n’a pas vu dans son âge une gravure grossière de ce tableau figurer sur les murs d’un cabaret ou d’une auberge de village ?) le lieutenant de Lau-riston. du 20e chasseurs, au combat d’Amstete en 1809 (fils du maréchal, devenu plus tard lui-même officier).
- Deux épisodes de Waterloo, l’un peint par Langlois et représentant le colonel Bro, du 4e lanciers, entouré par les dragons écossais de Pensséby ; l’autre, dessiné à la sépia par Horace Yernet, et consacré à l’action glorieuse du maréchal des logis Orban, de ce même régiment, arrachant aux dragons écossais l’aigle du 45e de ligne dont ils venaient de s’emparer. Le colonel de Belmont Briançon, qui commandait à Reims, dans la campagne de 1814, le 3e régiment des gardes d’honneur; plusieurs des cavaliers des plus célèbres de la Grande Armée : Pajol, Arrighi, Lefebvre-Desnouettes, Caulaincourt, Franceschi, de Braek, de Marbot; sous la Restauration, les colonels de Talhouët, des Moutiers-Merin-ville, de Nadaillac, les trois frères de Mac-Mahon.
- Parmi les vêtements, coiffures et uniformes les plus curieux, on remarquera une série de casques qui provient du musée d’artillerie, la riche collection Meissonier, comprenant entre autres objets une tenue complète du 1er régiment de cuirassiers sous Napoléon 1er, avec le harnachement paqueté; la cuirasse du carabinier F au veau, tué à Waterloo, cuirasse dans le plastron et dans le dos de laquelle un boulet a fait emporte-pièce ; elle appartient à M. le colonel de Lichtenstein ; l’uniforme complet du colonel du 7e hussards, provenant du général de Marbot, qui commanda le régiment en 1814 et 1815: la veste rouge, doublée d’une cotte de mailles, portée par le général Edouard de Colbert, alors qu’il était adjudant-major aux mamelucks de la garde impériale.
- Parmi les armes, le sabre donné par le général Bonaparte au capitaine Arrighi après le combat de
- PROGRAMME
- PREMIÈRE PARTIE
- 1. Ouverture de Z amp a........... Hérold
- 2. La Statue (Fragments).......... E. Reyer
- a. Introduction du 2me acte.
- b. Récit et air de Margyane à la Fontaine, par Mlle Simonnet.
- c. Grand Récit de Selim, par M. Dupuy.
- d. ' Marche de la Caravane et Air
- de Margyane, par MUe Simon-
- net et les Chœurs.
- 3. Entr’acte de Joli Gille......... F. Poise
- 4. Jean de Nivelle (Fragments)..... Léo Delibes
- a. Chœur des Yendangeuses.
- b. Ballade de la Mandragore, par M1Je Blanche Deschamps.
- 5. Menuet du Capitaine Fracasse.. E. Pessard (J. La Fête au Village voisin (Cava-
- tine), par M. Soulacroix...... Boieldietj
- 7. Finale du 2e acte de Proserpine, par Mlles Simonnet, Chevalier,
- Auguez et Mary, MM. Taskin,
- Dupuy et Cobalet.
- DEUXIÈME PARTIE
- 8. Ouverture du Domino noir..... Auber
- 9. La Déesse et le Berger (Romance)
- par M. Dupuy................ Duprato
- Salehieh, et l’épée d’honneur offerte au même par les officiers, sous-officiers et soldats du 1er dragons, qu’il commandait à Wertingen, où il fut grièvement blessé; le sabre du général Walther, chef de la cavalerie de la garde impériale ; l’épée de Pajol, le héros de Montereau ; le sabre, le portefeuille, la cuirasse du colonel Grandjean, du 2e cuirassiers ; les deux pièces de la cuirasse sont trouées par un éclat d’obus, reçu à Waterloo; les pistolets donnés par Mourad-bey à Edouard de Colbert ; ceux que Bonaparte envoya à Auguste de Colbert, blessé au siège de Saint-Jean-d’Acre, en y joignant un billet qui se terminait ainsi : « Certain que personne n’en ferait meilleur usage. » Enfin, l’étendard de Languedoc-Dragons (6e chasseurs), et celui du 10e hussards, rapporté de Russie en 1814.
- Pour visiter l’exposition de l’artillerie et du génie il faut, comme je l’ai déjà dit, redescendre au rez-de-chaussée, où les salles F et D sont respectivement consacrées à ces deux catégories. Sur des tables, contre les murs et au centre de la salle F, sont placés les petits modèles du musée d’artillerie qui permettent de suivre l’histoire complète du matériel. Au mur sont appliqués des dessins représentant les uniformes successifs de l’artillerie et quelques portraits ou souvenirs de personnages ayant appartenu à cette arme : Gribeauval, le créateur de l’artillerie de campagne, Songis, premier inspecteur général de l’artillerie sous Napoléon D, Eblé, le héros à jamais illustre de la Bérézina, le maréchal de Lau-riston, qui commanda la grande batterie de Wa-gram, La Riboisière, qui succéda à Songis comme
- 10. Joseph (fragments)............. Méhul
- a. Duo, par Mlle Simonnet et M. Cobalet
- b. Cantique, par Miles Deschamps, Chevalier, Mary et
- les Chœurs.
- H. Ouverture de Giralda............. A. Adam
- 12. Les Saisons (Sélection)......... V. Massé
- a. Entr’acte du troisième . acte.
- b. Andante (orgue) par M. A.
- Bazille.
- c. Air: Ah! Pourquoi suis-je revenue ? par Mile Deschamps.
- d. Chanson du Blé, par M.
- Taskin.
- 13. La Jolie Fille de Perlh, (fragments)............................. G. Bizet
- a. Danse Bohémienne.
- b. Trio du le1’ acte, par Mlle Simonnet, MM. Dupuy et Soulacroix.
- c. Quatuor, par Mlles Simonnet,
- Chevalier, MM. Dupuy et Soulacroix.
- d. Chœur de la Saint-Valentin.
- 14. Finale des Amoureux de Catherine, par Mlle Chevalier et les
- Chœurs........................ H. Maréchal
- premier inspecteur général, ancien ami de Napoléon Bonaparte au régiment d’artillerie de la Fère, type d’honneur, de loyauté et de probité; un tableau peint par Gros représente le général le matin de la bataille de la Moskowa, au moment où il fait ses adieux à son fils, lieutenant de carabiniers, qui allait être tué en chargeant avec son régiment; le général Foy, officier d’artillerie distingué avant d’être un général renommé et un orateur politique incomparable ; M. le colonel de Salles, commandant le 5e chasseurs, a prêté, pour l’Exposition, le buste du maréchal Valée,un grand nombre d’objets lui ayant appartenu et un tableau d’Horace Vernet qui le représente faisant visiter la brèche de Constantine au duc de Nemours. Le maréchal Yalée compte à la fois dans la période du premier empire, pendant laquelle il s’illustra en concourant à la prise des places de_ l’Aragon, sous les ordres de Suchet, et dans la période plus moderne comme gouverneur général de l’artillerie. En somme, la salle de l’artillerie et celle du génie, qui vient après, sont moins riches que les autres en personnages marquants.
- Au milieu d’un panneau se trouve l’étendard de l’artillerie de la garde impériale, avec cette inscription : « Vienne, Berlin, Madrid, Milan, Moscou, Varsovie, Le Caire ». Le corps des canonniers sédentaires de Lille, illustre depuis le bombardement de cette ville en 1792, a envoyé les portraits d’un certain nombre de ses commandants et des pièces relatives à son organisation ainsi qu’à ses services.
- Le milieu de la salle D, affectée au génie, est oc-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- cupée par les plans en relief d’un certain nombre de nos places fortes, avant d’avoir subi les transformations modernes, et par de petits plans en relief représentant des épisodes supposés de la guerre de siège. Gomme illustrations militaires, le génie présente Yauban, le premier des ingénieurs de, tous les temps et de tous les pays, Evrard,,son prédécesseur, de Cormontaigne, son meilleur élève, le maréchal Vaillant, le général Bizot, tué au siège de Sébastopol, Montalembert, qui proposa dès la fin du dix-huitième siècle, le système de fortifications aujoui-d’hui généralement adopté, et qui est un exemple remarquable des persécutions que font subir aux innovateurs les partisans opiniâtres de la routine.
- Au rez-de-chaussée du pavillon se trouve encore la salle E, consacrée aux armes de l’Extrême-Orient et dans laquelle on admire surtout les superbes collections de sabres japonais de MM. Montefiore, Couse, etc.
- Si maintenant nous montons à 1 étage, il nous faudra encore visiter la salle P, affectée au service géographique, dans laquelle on a réuni les cartes établies en France avant la carte dite de l’état-major ; la salle Q, consacrée aux autographes de nos hommes de guerre et aux ouvrages rares traitant des questions militaires ; la salle R, contenant la magnifique collection d’armes et d’armures de M. Riggs, une des plus complètes qui existe et qui a fourni à l’Exposition plus de 3,000 pièces, dont plusieurs sont uniques en leur genre ; la salle S, qui renferme diverses collections d’armes, et notamment celle de M. Spitzer, où se trouvent de véritables merveilles; enfin, la salle M, où l’on verra l’exposition rétrospective de l’histoire de la ferrure comprenant plus de 800 types différents de fers à cheval, l’histoire de l’escrime et l’exposition rétrospective militaire belge. La Belgique est la seule puissance qui ait pris part à l’exposition rétrospective militaire; le salon qui lui est consacré, très artistiquement décoré, contient les dessins reproduisant, les uniformes de l’armée belge, ainsi que les modèles des différents fusils mis en service avec les modèles réduits des bouches à feu et des voitures, le,tout organisé par une commission militaire que préside M, le général d’Olivier et installé par le capitaine de Hentsch, des grenadiers belges.
- On le voit, l’exposition rétrospective militaire est des plus riches et des plus intéressantes.. Plusieurs journées seraient nécessaires pour la visiter en détail et avec attention. Elle ne fait pas seulement honneur au zèle, à l’activité et à la compétence des membres de la commission présidée par le général Goste; elle n’offre pas uniquement un spectacle curieux et intéressant, son aspect est surtout propre à faire vibrer la fibre patriotique dans le coeur de tous les visiteurs français et à inspirer aux visiteurs étrangers le respect du passé militaire de la France, gage de son avenir.
- Général Thoumas.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- . CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à G heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de four. Promenoir avec exposition et bars. — Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSuflren.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et delà direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à G heures du soir Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Darffe le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 306 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 8 heures à heures 8 20.
- Deuxième effet, de 8 heures 40 à 9 heures.
- Troisième effet, de 9 heures 20 à 9 heures 50.
- A LA RELIGIEUSE, 2, rue Tronchet, Paris Deuil complet et sur mesure en 12 heures
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- Nous signalons à nos lecteurs Y Indicateur de la vie à bon marché, qui vient de paraître.
- Cet indicateur donne les prix de toutes les attractions de l’Exposition, avec leur programme .
- Il donne, en outre, une prime à ses lecteurs.
- Cette prime consiste en plusieurs bons de déjeuner et dîner, au prix de 3 fr. 75 et 4 fr. 75-au restaurant franco-américain.
- Le lecteur n’a donc qu’à détacher un de ces bons et, moyennant le prix indiqué, il lui sera servi les repas aux prix mentionnés.
- Cette innovation aura certainement la faveur du public, car cela répond à un besoin réel.
- On trouve Y Indicateur de la vie à bon marché au Salon international dé lecture, terrasse des beaux-arts.
- ROUXEL, f4 d’Armes, 163, r. Montmartre, Paris. Dr catal.25c.
- LES ASCENSIONS A LA TOUR
- A PIED
- Montée au Pr étage, par l’escalier de la pile-Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du i er ait 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au P r étage, par les piles Est et Ouest,
- Descente dit étage, par les ascenseurs de» mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
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- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au publie iusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitan os, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitanaà la danse lascive
- et provocante; M'ercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elbs sont, pour la plupart, généralement accompagnées de éhants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 109.
- Numéro
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- Lundi 2 Septembre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Bons de l’Exposition : Liste officielle des numéros gagnants. — Dernière heure. — Echos. — Le Congrès des pompiers. — Le duc de Cambridge à la Tour Eiffel. — L’Exposition par classes. — Variété : Le Monde de.la mer. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames.
- GALERIE DE TRENTE MÈTRES, PORTE D’ENTRÉE DE LA CLASSE 17 (Meubles).
- CHRONIQUE
- On absorbe beaucoup) par les yeux à l’Exposition, mais il faut avouer que les estomacs y fonctionnent terriblement aussi, et du matin jusqu’au soir.
- On peut ranger les mangeurs de LExp>osition en deux catégories bien distinctes : ceux qui viennent au Champ de Mars pour y faire un dîner succulent dans les restaurants de première marque, et qui ue s’effrayent pas des additions eif-fellesques qu’on peut leur présenter; et ceux
- qui, pdus modestes, plus avares ou olus économes, apportent leurs vivres où domine toujours la charcuterie, s’installent partout et comme ils pieuvent et font de légères collations renouvelées toutes les deux ou trois heures.
- C’est pourquoi l'on voit les mâchoires fonc-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- tiormer tout le jour sur les bancs, sur les coins de gazons ou sur les marches des pavillons.
- Mais il y a un moment où les provisions des touristes sont épuisées, où les paniers vides ouvrent des bouches désespérées, tandis que les estomacs eux-mêmes, à peine lestés par des acomptes insuffisants, aspirent à d’autres récréations.
- Ces pauvres estomacs de saucissonnants, il faut bien qu’ils s’amusent un peu ; ils se jettent alors sur toutes les friandises qui pullulent à l’Exposition : sur le bouillon instantané, sur les sandwichs et les tasses de chocolat ou de thé, sur les galettes sortant toutes chaudes des fours du palais de l’Alimentation, sur les biscottes, sur les croquettes, sur les macarons et sur les plaisirs.
- On en mange, on en croque de ces bêtises-là, et l’on a toujours faim, et surtout l’on a soif!
- Que boire?
- Pour les hommes, il y a la bière, puis les cidres mousseux, et, comme luxe, la coupe de champagne; il y a le vin de Porto et mille liqueurs variées aux comptoirs de dégustation, — sans parler de l’eau naturelle des fontaines Wallace et des eaux minérales que l’on débite de droite et de gauche.
- Il y a aussi les glaces, les tubes-sorbets, les tasses de café arabe, de limonades égyptiennes, marocaines, etc., les fruits des colonies, ananas, bananes, amandes, dattes; les nougats, les dragées, les pralines, et sur le quai d’Orsay, les huîtres toutes fraîches de Cancale, d’Arcachon e.t de bien d’autres lieux.
- Ah ! il y a de quoi grignoter à l’Exposition !
- =&
- Anguis in lier b a t Ce que c’est que le mauvais exemple. Voici que je parle latin comme une simple affiche Decauville !
- O cives ! (citoyens), anguis in herba se traduit en français libre : méfiez-vous du coup.
- Voici la nouvelle : « On est sur la piste d’un serpent d’un mètre cinquante de longueur qui s’est échappé de la hutte des ‘Incas et que l’on suppose Caché dans les buissons voisins. »
- Eh! bien, pour ne pas effrayer les paisibles saucissonnants qui mettent le couvert sur les gazons de M. Alphand, on n’a livré aux reporters qu’une partie du rapport de l’agent.
- La vérité est que toute une famille de serpents s’est échappée de la hutte des Incas. L’aîné de la famille est un serpent à sonnette : Mais (c’est incas particulier), ce reptile fallacieux, pour mieux surprendre les dîneurs qui fêtaient sur l’herbe sous laquelle il se cache, a laissé sa sonnette au domicile des Incas.
- Le descendant du tentateur qui mit à mal la première femme pouvait seul donner la preuve d’une aussi noire perfidie.
- Galino se trouve avec un ami dans le chemin de fer Decauville :
- — On voit bien, dit-il, que la chasse est ouverte.
- — Pourquoi cela !
- — Lisez donc les affiches polyglottes : « O Cives ! »... Les lièvres n’ont qu’à bien se tenir.
- -— Parbleu, c’est du latin de cuisine !
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- du Tirage du 31 Août
- Le Numéro 0.274.113 a gagné 100,000 francs.
- Le Numéro 0.042.339 a gagné 10,000 francs
- Les dix bons dont les numéros suivent gagnent chacun 1,000 francs :
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- Dernière Heure
- Les Délégués italiens en France
- On télégraphie de Lyon, 31 août :
- Soixante-douze délégués italiens, venant de Marseille, sont arrivés, à 8 heures du matin, à la gare, où les attendaient quelques délégués des Sociétés ouvrières et les représentants du consulat. Quelques cris de « Vive l’Italie ! » ont été poussés.
- Le cortège, ayant été formé, s’est mis en marche, précédé de treize bannières et drapeaux italiens et de trois drapeaux rouges qui, sur l’ordre du commissaire de police, sont restés enfermés dans leur gaine.
- Un lunch a été offert aux délégués par la municipalité, à la brasserie Fritz. M. Bouffier, adjoint de Lyon, attendait la délégation sur le perron du restaurant.
- A l’arrivée du cortège, un ouvrier lyonnais a déployé un drapeau rouge ; mais sur 1 a menace de se voir interdire l’accès au banquet, il l’a replié immédiatement.
- Aussitôt les convives placés, M. Bouffier a souhaité la bienvenue aux délégués italiens au nom de la municipalité et a bu à la fraternité des deux nations.
- Un ouvrier lyonnais a souhaité la bienvenue aux Italiens au nom des syndicats ouvriers et a énergiquement blâmé la triple alliance, qui n’a qu’un but : détruire le régime gouvernemental de la France et la France elle-même.
- M. Fratti, avocat, chef de la délégation italienne, a prononcé ensuite un long discours en italien sur la liberté de la presse; il a bu à notre régime libéral.
- Ces trois discours ont été accueillis par des cris de : « Vive la France! Vive l’Italie! Vive la République italienne ! » Un seul cri de : « A bas Crispi ! » a été poussé.
- Deux cents Italiens doivent arriver ce soir de Modane.
- AU
- Abbas-bey, fils et héritier du vice-roi d’Egypte, qui vient de quitter le Caire à bord du Djem-nah, arrivera à Paris lundi prochain. Il est ac-
- compagné de son frère cadet, Mohamed-Ali-Bey. Avec les deux princes voyage une suite de huit personnes, sous la conduite d’Abdul-Rahman-Roùchs-Pacha, grand maître des cérémonies.
- Lord Lytton est arrivé à Paris hier à deux heures et demie de l’après-midi, venant de Dieppe.
- Il s’est aussitôt rendu à l’hôtel Bristol pour faire une visite au duc de Cambridge.
- ' L’ambassadeur d’Angleterre repartira pour Dieppe demain soir, si le prince anglais quitte Paris dans la journée, comme il en a l’intention.
- M. de Staal, ambassadeur de Russie à Londres, est arrivé hier matin à Paris.
- Ainsi que nous l’avons annoncé, M. Gladstone sera à Paris mardi prochain.
- Samedi prochain, la Société d’économie politique lui offrira, à l’hôtel Continental, un grand banquet dont les promoteurs sont MM. Léon Sav, Jules Simon et Teisserenc de Bort.
- ♦
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 103.358
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage................ 7.368
- Du 1er au 2me.............. 4.491
- 2e étage direct............ 2.332
- Du 2e étage au sommet... 4.298
- En tout.............. 18.489
- Faveurs aux pompiers
- La direction générale de l’exploitation rappelle à MM. les adhérents du congrès international des pompiers qu’ils peuvent entrer gratuitement à l’Exposition, à la condition de s’y présenter en uniforme, par la porte Rapp ou du Trocadéro.
- La Société de la Tour Eiffel a, de son côté, diminué de 50 0/0 en leur faveur le tarif des ascensions, à la condition qu’ils se/présentent aux guichets à neuf heures du matin.
- Au Trocadéro
- Jeudi prochain, 5 septembre, à deux heures et demie précises, sera donnée, dans la salle des fêtes du Trocadéro, une grande audition de l’orchestre du théâtre national de l’Opéra-Comique, sous la direction de son chef d’orchestre, M. J. Danbé.
- Un faux Inspecteur
- Un individu nommé T..., se disant sous-inspecteur dans le service de M. Ossude, inspecteur principal, s’ést présenté, il y a quelques-jours, dans un kiosque du Champ de Mars, et, à l’aide de sa pré-' tendue qualité, s’est fait prêter 20 francs par la concessionnaire, Mme P... Il devait restituer cette somme dans les quarante-huit heures, mais on ne l’a pas revu depuis. M. Ossude engage toutes les concessionnaires de kiosques ou de chalets à se tenir en garde contre de semblables manœuvres et à faire appréhender par les agents tout individu qui essaierait de renouveler ce genre d’emprunt.
- Un sculpteur grec
- Le jury de l’Exposition vient d’accorder une médaille d’argent à un jeune sculpteur grec plein d’avenir, M. Georges Bonnanos. Hier, nous avons profité de notre visite à l’Exposition pour nous rendre à la galerie des Beaux-Arts, où nous avons pu admirer l’Esclave hellène, Paris, Canaris, les trois œuvres de ce sculpteur, qui ont déjà obtenu des récompenses à l’Exposition d’Olympe, en Grèce.
- Les sciences ethnographiques
- Le 30 septembre prochain s’ouvrira au Trocadéro, sous la présidence de M. J. Oppert, de l’Institut, le congrès international des sciences ethnographiques. On cite dès â présent MM. Berthelot, Adolphe Franck, Albert Réville, H. Bernardeau et Gaultier de Clom-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 3
- brv, parmi les savants qui prendront part à ce con-grès.
- Le registre des souverains
- 31. Salles vient de faire placer au sommet delà 'jour Eiffel, dans les appartements réservés aux laboratoires et à M. Eiffel, un livre d’inscription sur lequel les visiteurs princiers apposeront leurs
- signatures.
- "h’est une excellente idée et ce livre d’or serait déjà couvert de noms s’il avait été inventé plus tôt.
- Depuis huit jours, il est placé dans le salon de la dernière plate-forme, et les princes tunisiens, le duc de Bragance, le fils de l’empereur de Russie et les orands-ducs ont déjà signé sur les premières pages. ° Dans quelques années, ce registre ne sera pas l’une dès moindres cusiosités de la Tour.
- La tour en diamants .
- L’inauguration de la tour Eiffel en diamants, au 300e, de MM. Martin Posno et Cie, aura lieu avec le nouvel éclairage électrique, dans les salons Georges Petit, 8, rue de Seize, le lundi 2 septembre, à huit heures du soir.
- L’exposition qui avait eu lieu auparavant constituait, en effet, un simple essai. Aujourd’hui tout est au point: la décoration et l’éclairage, qui font admirablement ressortir la magnificence et l’éclat de c.e joyau incomparable.
- Mardi prochain et jours suivants, de neuf heures du matin à onze heures du soir, le public sera admis à visiter la tour Eiffel en diamants.
- Exposition de laiterie
- Une exposition de laiterie et des produits de la laiterie sera ouverte au Trocadéro, sous la vaste tente qui se trouve à droite des jardins, au-dessus du pavillon du ministère des travaux publics.
- Cette exposition durera du 13 au 18 septembre.
- Indisposition subite
- M. M..., propriétaire à Aubervilliers, se promenait, dans la soirée de vendredi, sous la tour Eiffel.
- Il s’affaissa subitement. Des promeneurs le relevèrent et il fut transporté au service médical, où le médecin eut beaucoup de peine à lui faire reprendre ses sens.
- M. M..., dont l’état a été jugé grave, a été transporté à l’hôpital.
- Vol à l’Esplanade
- Le nègre Djenjas, qui était de planton ce matin vers onze heures, à la porte de sortie du pavillon du Congo, a arrêté un nommé N... qui essayait d’emporter une bouteille d’eau-de-vie de Mangles, en disant que c’était du vin.
- Le nègre s’apprêtait à faire un mauvais parti à l’individu en question, quand est arrivé un gardien plus au courant de nos moeurs, qui a calmé l’exaspération du fidèle gardien, et l’a aidé à conduire le voleur au commissariat de l’Exposition, où, après interrogatoire, il a été envoyé au Dépôt.
- Suite du banquet des maires
- On a bu d’excellents vins au banquet des maires, et, au dessert, comme supplément au menu officiel, MM. Boyard frères, de Rethonvillers (Somme) ont mis sur les tables les plus voisines de la tribune présidentielle des spécimens exquis de leur délicieuse invention d’hier, la liqueur clés Boyards, qui est destinée à un grand succès comme tout produit de premier ordre.
- Au Trocadéro
- Nous donnons ci-dessous le détail du concours de musiques d’harmonie et de fanfares qui aura lieu demain lundi au Palais du Trocadéro.
- .jury :
- MM.Barthe, Besson, Bisch,Cahen, Ganoby, Decq. Déliés, Delsart, Dureau, Guilmand, Hartmann, Lajarte, Leroux, Lory, MadierdeMontjeau, Mayeur, Salvayre, De Vos, Weber.
- Concours de lecture à vue, à 9 h. du matin.
- Grande Salle des Fêtes harmonies :
- Division Supérieure. Magasins Généraux, Calais, Boue (Algérie), Tours.
- Tente de VHorticulture (à gauche en entrant dans le jardin)
- FANFARES 1
- Division supérieure. Chauny, Fougères.
- Petite Salle des Confèrences (au rez-de-chaussée) Première division. lie Section. Muret.
- Première division. 2e Section. Arpajon.
- Première division. Enfants. Cempuis.
- Concours d’exécution à 1 heure et demie
- Grande Salle des Fêtes harmonies — Division Supérieure
- Morceaux imposé : Ballet du Cid (Massenet).
- 1. L’Union Musicale des Magasins généraux, 55 exécutants, directeur M. Fournier. Jeanne d’Arc (Lenepveu).
- 2. Les Sapeurs-Pompiers de Calais, 80 exécutants, directeur M. Ollagnier. Ouverture de Guillaume Tell (Rossini).
- 3. Les Enfants de Bône (Algérie), 53 exécutants, dir. M. Letellier : Ballet de Coppélia (Léo Delibes).
- 4. Les Sapeurs-Pompiers de Tours, dir., M. Bé-cret : 3e Marche aux flambeaux (Meyerbeer).
- Tente de l’Horticulture (à gauche en entrant dans le jardin.) — Fanfares. — Division supérienre. — Morceau imposé : La Prière de Moïse, Rossini.
- 1. Manufactures de Chauny, 56 exécutants, directeur M. Mansard. Ouverture, Delgrange.
- 2. Fanfare de Fougères, 57 exécutants, directeur, M. Chevreult. — Mosaïque sur Y Etoile du Nord, Meyerbeer.
- Tente de l’Horticulture (à droite en entrant dans le jardin). Fanfares. —Première division. — Première section. Morceau imposé : Le Noël. (Adam).
- 1. La Fanfare de Muret, 49 exécutants, directeur M.... Poète et Paysan (Suppé).
- (Deuxième section.)
- 1. La Fanfare d’Arpajon, 37 exécutants, directeur M. Barré. Poète et Paysan (Suppé).
- ENFANTS
- 1. Orphelinat Prévost de Cempuis, 40 exécutants, directeur M... Ouverture du Jeune Henri (Méhul)-.
- LE CONGRÈS DES POMPIERS
- Chez M. Carnot
- M. le président de la République a reçu hier à Fontainebleau, une délégation des pompiers volontaires anglais, au nombre de huit, conduits par le major W. E. Heath,, de F armée anglaise, et accompagnés par le comité de la fédération des pompiers volontaires français, représenté par le président, M. Latour, le commandant Ricoud et le capitaine-ingénieur Biron.
- La délégation a remis à M. Carnot un drapeau anglais orné des couleurs françaises, avec la dédicace : « En souvenir de l’Exposition et du congrès de sapeurs-pompiers de 1889. »
- M. Carnot a remercié les pompiers de cette visite et leur a offert un lunch.
- Après avoir déjeuné à l’hôtel de Lyon, la délégation des pompiers a visité le palais et est rentrée à Paris pour dîner, après une promenade en forêt.
- Distribution des récompenses
- Hier, à une heure, a eu lieu à Vincennes la revue du matériel de concours des compagnies françaises classées en première division.
- Les tribunes étaient encore très garnies et une foule considérable se pressait sur la pelouse.
- Pendant les manœuvres, un accident, qui aurait pu avoir des conséquences très graves, est / arrivé : un pompier de la compagnie de Fonte- ' nay-sous-Bois, nommé Jousse, en accrochant une échelle à un échafaudage, est tombé d’une hauteur de 6 mètres environ ; il s’est blessé au bas des reins; on craint des troubles internes. Transporté immédiatement au poste de secours, il a été ensuite transporté chez lui, après avoir reçu les premiers soins, dans une voiture d’ambulance.
- A six heures a eu lieu la distribution solennelle des récompenses.
- Au pied de la tribune d’honneur, sur laquelle prennent place MAI. le commandant Mailly, inspecteur des pompiers du département de la Seine ; le commandant Raincourt, président d’honneur, etc., viennent se ranger les bannières de quatre-vingt-seize compagnies qui ont pris part au concours.
- Voici les principales récompenses accordées :
- Médaille spéciale
- Le jury de la division d’excellence a demandé à ce qu’il fût accordé une médaille spéciale pour les manœuvres du jeudi 29 août, pour Neuillv-Courbe-voie.
- MANŒUVRE Prise d'honneur
- PREMIÈRE SECTION. — SAINT-OUEN
- 1er prix, Malakoff. — 2e Levallois-Perret. — 3e La Fère. —• 4e Vincennes. — 5e Beaumont-sur-Oise. — 6e Soissons. — 7e Boulogne-sur-Seine.
- DEUXIÈME SECTION. — PUTEAUX
- 1er prix, Aubervilliers. — 2e ex æquo, Senlis et Vaux-de-Cernay. — 3e Saint-Quentin. — 4e Melun — 5e Montrouge. — 6e Sannois.
- MATÉRIEL
- 1er prix, ex æquo, Saint-Ouen, Vaux-de-Cernay Montrouge. — 2e Puteaux.— 3e Malakoff.— 4e Boulogne-sur-Seine. — 5e Levallois-Perret. — 6e Melun.
- TENUE
- 1er prix, Saint-Quentin. — 2e Saint-Ouen. — 3e Levallois. —4-e Vincennes. —5e ex æquo, Montrouge, Malakoff, Vaux-de-Cernay. — 6e Sannois.
- DIVISION SUPÉRIEURE
- Tours. — Prix d’honneur ascendant, 1er prix ; Matériel. — 1er prix : Tenue.
- Montreuil. — 1er prix : Manœuvre. — 4e prix : Matériel. — 3e prix : Tenue.
- Lizy. — 2e prix : Manœuvre. — 3e prix : Matériel. — 3e prix : Tenue.
- Ont ensuite obtenu des prix, les pompiers des villes qui suivent :
- Arcy, Villetaneuse, Montesson, Le Bourget, Champigny, Sens, Joinville, Chamby, Mesnil-Amelot, Jory, Gonesse, Brunoy, Balencourt, Creil Chantilly, Montereau, Pierrelaye, Asnières, Beauvais, Colombes, Ferrières, Magny-en-Vexin, Garges-les-Gonesse, Boissy-l’Aillerie, Nangis, Dole, Joigny, Lunéville, Remiremont, Claye, Longpont, Bezon’ Tliillay, Saint-Mandé, Athis.
- Le Banquet
- Le soir un banquet de 500 couverts a réuni chez Maurice, au Salon des Familles, les principaux membres du Congrès international.
- Salle superbement décorée et ornée de trophées, de drapeaux de fleurs et d’oriflammes.
- La musique de l’Ecole d’artillerie, dirigée par M. E. Mastis, s’est fait entendre pendant le repas.
- Parmi les assistants nous y. avons remarqué MM. le colonel Ruyssen, des pompiers de Paris, qui présidait le banquet, le commandant Raincourt, le capitaine Wolff, organisateur du Congrès, le commandant Shaw, de Soudry, capitaine Latour, président de la Fédération des pompiers de France,Caubet, Bompard, conseiller général, Major Hath, Bailly-Blanchard, le commandant Mieczyslaw Grabozewski, de Eatish (Russie), etc.
- Au dessert, le colonel Ruyssen a porté la santé du président de la République aux applaudissements chaleureux des spectateurs. M. le colonel Pingou, commissaire de la division militaire de Lausanne, a bu à l’alliance et à l’amitié indissolubles de la Suisse et de la France. Un toast très spirituel et très enthousiaste a soulevé un tonnerre de bravos.
- Après lui, MM. Nicolas Muller, de Luxembourg ; le commandant Bleuher, de Berne ; un représentant de Belgique; Bailly-Blanchard, secrétaire général du comité des Etats-Unis à l’Exposition, ont bu à l’amitié française et à la prospérité de notre pays. M. Bailly-Blanchard a parlé en termes chaleureux de l’amitié séculaire des deux Républiques, rappelant que la France avait largement contribué à l’émancipation de l’Amérique.
- Le toast porté par le représentant de la Russie, M. Miecylaw-Grabezewski, de Katisch, a valu à son auteur un accueil dont il gardera longtemps la mémoire. La salle tout entière debout, Fa acclamé et des cris mille fois répétés de : « Vive la Russie ! » se sont fait entendre pendant cinq minutes. Le commandant Raincourt, des pompiers de Paris, avait tout d’abord remercié les pompiers étrangers de leur présence et du précieux concours qu’ils ont apporté avec tant de bonne grâce au Congrès.
- Disons, pour terminer, -que les Anglais ont décidé que le portrait du président de la République., tiré à quarante mille exemplaires, sera offert à tous les postes de pompiers d’Angleterre, et qu’il sera placé à côté du portrait de la reine d’Angleterre.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- J^ÉNtMfôSPSR,.....,
- L’EXPOSITION PAR CLASSES
- Classes 6, 7, 8 : Enseignement primaire secondaire et supérieur
- Classes G bis, 7 £ns, 8 ôfs : Enseignement technique et professionnel
- L’enseignement est l’action, la puissance et le droit d'enseigner, prenant l’homme au berceau et le suivant jusqu’à la fin de sa vie, en lui donnant les règles qui établissent sa croyance, les lois qui dirigent sa conduite en cultivant son âme et son intelligence pour l’amener au complet développement de sa nature morale.
- En France, jusqu’à l’époque de la Révolution de •1789, l’enseignement était resté presque complètement entre les mains du clergé, mais avec cette commotion qui substitua une ère nouvelle à celle du passé, l’enseignement changea de nom et prit celui d’instruction publique. L’Etat prenant la place des corps d’enseignement remit en pratique la théorie de Sparte qui voulait que l’enfant fût avant tout à la patrie. C’est alors que naquit une législation toute nouvelle que nous allons résumer brièvement.
- Le décret de l’Assemblée constituante (13 et 14 novembre 1791) est le premier acte légal établissant l’instruction publique. Il est ainsi conçu :
- « 11 sera créé et organisé une instruction publique commune à tous les citoyens, gratuite à l’égard des parties de l’enseignement indispensable pour tous les hommes et dont les établissements seront distribués graduellement dans un rapport combiné avec la division du royaume. »
- En décembre 1792, février 1793, mars 1793, la Convention prononce l’abolition des anciennes écoles et de leurs dotations, forme un comité d’instruction publique et donne à l’Etat tous les droits des corporations détruites.
- La Convention (décret du 15 septembre 1793) institue les écoles primaires en indiquant le programme d’éducation qui y sera suivi dans les termes suivants :
- « On fera connaître aux enfants les traits de vertu qui honorent le plus les hommes libres et particulièrement les traits de la Révolution française les plus propres à élever l’âme et à les rendre dignes de la liberté. »
- Elle complète ce programme par le décret suivant (27 janvier 1794):
- « L’instituteur est tenu d’enseigner la déclaration des droits de l’homme à tous les jeunes citoyens des deux sexes que les pères, mères et tuteurs sont obligés d’envoyer dans les écoles publiques. »
- Enfin le 25 février 1795, la Convention décrète la formation des écoles centrales.
- Plusieurs lois furent faites sur l’instruction publique sous le Directoire, mais l’arrêté du 17 novembre 1797 est l’acte le plus remarquable. Il disait:
- « Considérant qu’il est de notre devoir de faire prospérer par tous les moyens dont nous pouvons disposer, les diverses institutions républicaines et principalement celles qui ont rapport à l’instruction publique, prescrivons à tous les fonctionnaires et à tous ceux qui veulent le devenir, l’obligation d’envoyer leurs enfants aux écoles centrales de la République, la faveur du gouvernement étant à ce prix. »
- Cet arrêté donna lieu à la revendication de la liberté de l’enseignement qui fut demandée plus d’une fois dans les assemblées. Malgré tout, les choses restèrent en cet état jusqu’au Consulat.
- Le premier rapport de Chaptal contient cette appréciation de la situation : « L’éducation est presque nulle, presque partout les écoles centrales sont désertes », et il conclut au projet suivant : l'instruction publique divisée en trois degrés qui seraient donnés chacun dans trois écoles différentes, municipale, communale et spéciale, que tous les citoyens fussent libres de former des établissements d’instruction et comme couronnement le Prytanée, mais Fourcroy organise, en 1802, les lycées qui répondent mieux à la nature de Napoléon.
- En 1806, l’empereur voulant transformer complè-
- tement l'instruction publique fait porter au Corps législatif le décret conçu en ces termes :
- 1° II sera formé, sous le nom d’université impériale, un corps chargé exclusivement de l’enseignement et de l’éducation publics dans tout l’Empire.
- 2° Les membres du corps enseignant contracteront des obligations civiles, spéciales, temporaires.
- 3° L’organisation du corps enseignant sera présentée sous forme de loi au corps législatif à la session de 1810.
- Mais l’empereur, avec l’impatience et la décision qui étaient le propre de son caractère, n’attendit pas-l’époque primitivement fixée pour cette organisation et il l’institua par un décret en 1808.
- Aussitôt il s’engage à une lutte d’abord sourde entre l’Empire et l’Eglise, car cette dernière jalouse de la liberté qu’elle avait dans le passé, tenta de la reprendre en s’opposant à l’assujetissement des séminaires au contrôle de l’instruction publique, voulant qu’ils ne dépendissent que du pouvoir si complètement exclusif des évêques et, sans la chute de l’Empire, il est certain que de sourde la lutte serait devenue des plus violentes et il eût été bien impossible d'en prévoir les conséquences.
- Louis XVIII voulut rétablir les anciennes universités, mais il trouva une telle résistance, qu’après les cent jours il dut y renoncer et conserver l’instruction publique comme elle avait été organisée par l’Empire en y apportant seulement, en 1820, une modification. Le Grand maître devint conseil royal et l’Instruction publique un ministère. La lutte commencée sous l’Empire devint alors des plus vives et amena un conflit entre l'Eglise et la Philosophie, qui toutes les deux invoquaient le mot de liberté. Ce fut à ce moment que la Révolution de 1830 arriva.
- Pendant un moment on espéra que le gouvernement de Louis-Philippe allait enfin donner raison à la cause de la logique et de la liberté. Il n’en fit rien et ce fut la République de 1848 qui leur donna gain de cause. En 1850, une loi vint transformer profondément l’instruction publique, l’État conserva ses écoles et le Clergé les siennes, laissant aux familles la complète liberté du choix, les maîtres acceptant de bonne grâce avec une surveillance de police. On eut donc alors une organisation équitable, la seule à laquelle on aurait dû se tenir, sans les fautes qui ont été commises depuis.
- On n’est plus au temps où un gouvernement peut imposer une réglementation arbitraire de renseignement, car les pères de famille ont droit à une liberté absolue et la veulent. La théorie des partisans d’un passé désormais impossible et antipathiques à 1 état politique du présent et de l’avenir, ne tient pas debout. Vouloir que le peuple soit ignorant pour accepter son sort, n’est-ce pas reconnaître implicitement qu’on ne veut rien faire pour l’améliorer, et qu on veut maintenir ce peuple dans une servitude abjecte? L’instruction qui, en élevant l’esprit de l’homme, en ouvrant son intelligence, lui donne des aspirations plus élevées, adoucit ses mœurs et l’éloigne des plaisirs grossiers, est donc le principe primordial de l'état républicain, ou tout homme doit être à hauteur des obligations que sa condition de citoyen d’un pays libre lui impose, et dont les deux premières sont : de sacrifier sa vie pour la défense de la patrie et d’être assez intelligent pour choisir en connaissance de cause les hommes auxquels on eh confie les destinées.
- L instruction seule peut obtenir ces résultats, car elle apprend le nom des citoyens morts pour la défense de la nation, les grandes et glorieuses pages de l’histoire de chaque peuple, et permet d’apprécier les actes de la vie des hommes qui se présentent au suffrage populaire.
- Signalons d’abord le tableau indiquant la progression de l’instruction en France depuis un demi-siècle, de 1837 à 1887. Puis nous passerons aux différentes expositions nous montrant les diverses méthodes employées. Ici, c’est un tableau mural pour renseignement de la lecture, là les cahiers pour écriture, avec modèles gravés et imprimés mécaniquement sur cylindres, après, l’enseignement populaire avec son matériel, l’enseignement secondaire de garçons et de jeunes filles, les différentes méthodes pour la comptabilité, la sténographie, nous voici en face des dictionnaires, celui de Larousse illustré est bien le plus complet et a sa place marquée dans toutes les bibliothèques. Maintenant, voici le mobilier scolaire, comprenant les expositions de M. Féret et de MM. Savary et Ce.
- Les tables de M. Féret, à élévation facultative, présentent un grand progrès sous le double rapport de la commodité et de l’hygiène. Non seulement il a des tables pour les écoles, mais un modèle très
- élégant et très pratique pour les hommes de bureau. M. le président de la République a acheté l’une d’elles, que l’on voit avec l’inscription indiquant la vente. Il nous est impossible de parler en détail de toutes les expositions de la salle de cette classe située au premier étage du palais des Arts libéraux, et nous la quittons pour descendre au rez-de-chaussée du palais, où elle se continue par les expositions de 1’enseignement technique des écoles des Arts et Métiers, de l’Ecole nationale de Dellys (Algérie), des institutions commerciales et industrielles, écoles d’apprentis, cours professionnels, écoles primaires supérieures, écoles de tissage de Lyon, Bordeaux, Amiens, institut industriel du nord de la France, école d’horlogerie, école professionnelle des tailleurs de Paris, patronage des apprentis tapissiers, ébénistes, etc.
- J. Reney.
- A LA RELIGIEUSE, 2, ru© Tronchet, Paris Deuil complet et sur mesure en 12 heures
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- Le Monde de la mer
- Si vous entrez à l’Exposition par le pont d’Iéna, et que vous ayez quelques instants à perdre — à utiliser plutôt — avant de vous engager dans les merveilleux jardins du Champ cle Murs, descendez sur la berge, par l’escalier qui dessert l’extrémité du quai, et vous vous trouvez en face du pavillon de l’exposition de navigation et de sauvetage. Navigation maritime ou fluviale, cuirassés gigantesques ou légers yachts de plaisance, bateaux de toute forme et de toute longueur, toute une forêt de mâts et de voiles, de pyramides et de cordages, des panoplies de haches, de sabres et de mousquets: le monde de la mer, le triomphe de l’élément liquide, de la vie flottante, guerrière ou pacifique. Dominant cet assemblage original, l’éclairant de ses feux multicoles, l’éternel phare aux lentilles éblouissantes.
- Voici, tout à l’entrée, l’exposition du Yacht-Club de France, avec une curieuse carte sur laquelle sont indiqués, par des drapeaux tricolores piqués dans le carton, les stations de régates. La côte de l’Atlantique en est toute constellée. Voici Nice sur la côte méditerranéenne, et Paris... sur la Seine. Au-dessous, les modèles réduits de yachts les plus célèbres, Linotte, Mouquette, Fauvette, 1 ’Fros, de M. de Rothschild, le rêve des excursionnistes de l’onde azurée.
- Quelques pas à travers la section de sauvetage, les pompes à bras et à vapeur, les conduites d’incendie, repliées sur elles-mêmes comme des serpents endormis, les échelles, les filets, les mille inventions contre le feu, et nous sommes devant une haute et solide barque, montée sur train roulant, pleine de crocs, d’amarres, de ceintures, de flotteurs de liège, la Maman Poy-denot, l’une des barques de la Société centrale de sauvetage des naufragés, celle de Saint-Gué-gnolé. Tout près d’elle, le canon porte-amarres et sa flèche, qui s’en va, pardessus la mer démontée, s’accrocher au flanc de la barque en péril, et là rattacher au rivage.
- Savez-vous que, depuis sa fondation, la Société de sauvetage des naufragés a arraché à la mer 759 navires et 5,284 personnes ! Ses ressources personnelles lui ont permis d’installer 77 stations de canots de sauvetage, semblables à celui qu’elle expose au pavjllon de la navigation, et 430 postes de canons, et fusils porte-amarres. Une belle et bonne besogne, ma foi, que doivent bénir nos « Pêcheurs d’Islande ! »
- Passons rapidement devant les scaphandres, debout, dans leur grotesque armure, comme des guerriers cuirassés du moyen âge. Voici toute une série de barquettes, à la taille élégante et serrée comme un essaim de fillettes, bien astiquées, brillantes comme des miroirs. Sur les banquettes de velours, les longues rames sont au repos. Messieurs les canotiers, admirez-moi cela. J’avoue pour compte être encore parmi les profanes.
- Plus intéressant pour moi, et pour la foule
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- aussi, est ce modèle grandeur naturelle des salons de l’un des plus magnifiques steamers de nos sociétés de navigation, le Polynésien, qui fait le service des lointains archipels. Comment! on est si bien que’cela sur mer! Des tapis, des fleurs, de la musique, des divans moelleux et profonds, un véritable hôtel flottant, et un hôtel de premier ordre encore ! Que vient-on nous parler alors de naufrages, de tempêtes et de mal de mer : on est trop à son aise" là-dedans! Méfiez-vous, visiteurs, mes amis, qui n’avez point encore senti le ballote-ment des vagues, ni entendu le sinistre craquement du navire en péril. L’onde « perfide » se moque un peu de vos tentures et de vos étincelants miroirs.
- C’est toute la vie du navire que nous montre encore cette curieuse reproduction du Paraguay, la vie à bord pendant les longues traversées de Bordeaux aux villes de la côte d’Amérique, Rio-de-Janeiro, Montevideo, Buenos-Ayres, reines du Nouveau-Monde. Voici les cabines élégantes avec leurs couchettes et les mille ustensiles servant au passager. Au-dessous, les bagages des voyageurs, les marchandises embarquées à destination lointaine. Voici les machines et les chaudières, la soute à charbon, l’arbre moteur de l’hélice, tout le mécanisme du gouvernail, la voilure et la mâture, les canots de sauvetage prêts à être mis à la mer, la « maison flottante » de Jules Verne, en un mot.
- Halte ! nous sommes arrivés à la partie la plus intéressante, l’exposition de la marine de guerre. Aussi; les vitrines sont-elles assiégées. Considérez avec attention ce ravissant petit modèle de torpilleur éclaireur, à la coque resplendissante, avec ses quatre tubes lance-torpilles, d’où sort la pointe finement effilée du terrible engin, réduit à des proportions minuscules, quelque chose comme un fuseau à tricoter. La voilà, du reste, la vraie torpille, cette fois-ci dans sa véritable grandeur, le long de la muraille voisine. Son corps métallique, allongé comme un double obus, voguera peut-être un jour entre les flots, conduit dans sa course sous-marine par ces petites ailettes héliçoïdales que vous voyez fichées à ses extrémités.
- Gare la torpille ! Elle peut, d’un seul coup de sa dent mortelle, ouvrir le ventre de ce superbe Formidable, dont le modèle est là devant nous. Tout autour de sa carapace énorme, un filet, comme une cotte de mailles, est suspendu à quelques mètres de sa coque, le filet contre-torpilles, qui doit arrêter et capter le projectile de mort. Le Formidable appartient au port de Lorient. Voici le Sfaœ, croiseur du port de Brest; le Trident, à Toulon; le Surcouf, à Cherbourg ; la canonnière Mitraille, le Davout, le Condor, le Dupuy de Lôme, le Hoche et l’Annamite.
- N’oubliez point de regarder avec attention le modèle, réduit au dixième, de la partie supérieure du cuirassé d’escadre Magenta, avec ses tourelles armées de canons géants, ses canons-revolvers et ses tubes lance-torpilles, en armes dans l’entre-pont, ses canons à tir rapide et ses hotchskiss sur la plate-forme. Un joli joujou pour un aspirant amiral.
- Mais, voici le clou de cette tant intéressante exposition. Sur une longue table support, de charmantes petites machines à vapeur, réduction des colossales machines à triple expansion des cuirassés, font danser leurs pistons, tourner leur manivelles et leurs bielles. Les petites chaudières fument, l’arbre de couche tourne, l’hélice fait battre ses ailes. Nous avons là, sous les yeux, les entrailles vivantes, le cœur et les poumons du colosse dont la carcasse flotte sur l’immensité, majestueuse et inconsciente.
- C’est fini. Nous voici revenus à l’air libre, ayant sous nos pieds le pavé du quai, le solide et sûr « plancher des vaches » comme l’appellent les marins. Ce n’est point trop tard à la vérité. N’est-ce pas que l’on commençait à avoir le mal de mer, là-dedans ?
- (Le Radical).
- Le Duc de Cambridge à la Tour Eiffel
- Hier matin, à neuf heures, S. A. R. le duc de Cambridge a visité la Tour Eiffel. Le prince a voulu faire une ascension complète ; accompagné par MM. Salles, Thomas et Ansaloni, il est monté dans le campanile, jusqu’au phare et jusqu’au drapeau.
- Malgré la brume qui, depuis quelques jours, restreint l’horizon et trouble l’atmosphère, le duc de Cambridge est resté en haut fort longtemps, admirant la campagne.
- En redescendant, vers onze heures, le prince a voulu visiter le pavillon du Figaro ; il est entré dans l’imprimerie, accompagné de son secrétaire particulier, le lieutenant-colonel Auguste Fitz George ; de son aide de camp, le général Stephens ; de M. Christophe Sykes, membre du Parlement; du colonel R. Talbot, et du capitaine Shaw, commandant la brigade des pompiers de Londres.
- Le prince, qui est très affable, a entretenu fort aimablement en français ceux de ces messieurs qui faisaient les honneurs du pavillon, tout en fumant, assis dans un des cabinets de rédaction.
- Il s’est montré très sensible à un petit compliment de bienvenue qui lui a été remis, — composé en anglais et tiré devant lui à la brosse.
- Après avoir assisté à l’impression de quelques exemplaires du numéro persan qui sera décidément dans toutes les mains, le prince a pris l’ascenseur du pilier Sud, qui l’a conduit au premier étage.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti (porte Suffren)
- BARBANCOURT & C", Port-au-Prince
- PLUSIEURS MÉDAILLES D’OR ET D’ARGENT
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration (*)
- (suite)
- Les courses de chevaux
- Enoncer les courses qui eurent lieu au Champ de Mars serait fastidieux. Depuis 1819 jusque sous le second Empire, époque à laquelle le champ de courses fut porté à Auteuil, il y en eut un nombre considérable.
- A l’origine, sous la Restauration, la population parisienne était franchement hostile à ce genre de sport d’importation anglaise. Elle devint un peu moins indifférente sous Louis Philippe et sous l’Empire. Aujourd’hui, ces luttes la passionnent.
- Voici, ce que disait en 1853, Achille de Vau-label le :
- ... Notre système de courses nous parait mieux
- entendu que celui des Anglais : ces derniers admettent à cette lutte de trop jeunes chevaux, et l’habitude où ils sont de ne pas mesurer le temps leur ôte tout moyen de comparaison pour les courses faites dans des années et sur des lices différentes, ainsi que pour la vitesse des chevaux qui ne luttent pas ensemble. Il y a au reste dissemblance complète entre les courses des deux nations. En Angleterre, une course remue toute la population d’un comté. En France, c’est à peine si une solennité de ce genre réunit une partie des habitants de la ville où elle a lieu. En Angleterre, les courses sont une institution nationale, qui soutient le public, et dont il fait volontairement et largement- les frais ; chez nous, les courses ont lieu par ordre, et la dépense en est prise sur les fonds de l’Etat. Une seule course en Angleterre suffît pour élever ou détruire des fortunes ; en France, c’est à peine si (en dehors des membres du Jockey-Club de Paris, qui ne se ruinent pas eux-mêmes, quoi qu’ils disent), de rares parieurs y échangent de rares pièces de 5 francs. Pour réunir quelques centaines de spectateurs, nos préfets sont obligés de fixer ces luttes au dimanche; en Angleterre, elles attirent de toutes les parties du royaume une telle affluence, que l’amateur éloigné qui veut s’assurer un gîte est obligé de le payer au poids de l’or et de le retenir longtemps à l’avance: Chez les Anglais, l’avidité pour les courses semble en raison directe des pertes et des dépenses qu’entraînent ces réunions; en France, le peuple et les
- (1) Le Champ de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
- oisifs s’y portent, surtout parce que c’est un spectacle gratuit. Une course chez nous n’est en quelque sorte qu’un lieu de promenade; la masse des assistants y est calme, presque indifférente; à Paris, quelques rafraîchissements pris dans l’intervalle de chaque lutte; dans les provinces, quelques divertissements peu coûteux à la fin de la journée : voilà toutes les dépenses que fait naître chez nous ce spectacle.
- Mais c’est précisément cette absence de toute pensée de jeu, - de toute habitude de parti, qui conserve à nos courses leur caractère d’utilité. Aussi, doit-on désirer de les voir se multiplier sur tous les points de la France; elles exciteraient la paresse routinière et l’amour-propre des éleveurs, qui pouvant espérer honneur et récompense, produiraient plus et mieux. Les abus et les maux réels qu’elles entraînent aujourd’hui en Angleterre ne sont point à craindre ; notre population agricole, assise sur un sol qui lui appartient, a peu de goût pour les opérations hasardeuses.
- Quand il écrivait ce qui précède, M. de Vau la-belle ne prévoyait pas la fièvre singulière qui s’emparerait de nous, vers la fin de notre siècle. L’amélioration de la race chevaline est restée le moindre de nos soucis. La « performance » du cheval nous laisse aussi froids que la déformation du jockey; ce que nous demandons aux courses, il faut bien nous l’avouer, c’est l’émotion malsaine que procure le jeu. Nous n’avons donc rien gagné, en France, à ce que, au point de vue hippique, notre éducation devînt plus parfaite que ne l’était celle de nos pères.
- Au Champ de Mars, la première course de chevaux date du mois d’août 1819. A cette occasion, la Préfecture de Police avait publié un avis défendant expressément à toutes personnes qui se rendraient aux courses des 21 et 22 août, d’amener des chiens, afin de prévenir les accidents que ces animaux pourraient occasionner en poursuivant les chevaux engagés.
- Le 21 août, les tertres étaient occupés par un bon nombre de curieux; les allées extérieures étaient laissées aux voitures, et à l’intérieur de la piste circulaient librement les cavaliers.
- Trois pavillons drapés avaient été élevés dans la partie occidentale du Champ. Ces pavillons étaient occupés par M. de Chabrol, préfet de la Seine, par le secrétaire-général de la préfecture, par l’intendant militaire et par les juges des courses. Deux galeries avaient été construites pour recevoir les invités de la ville de Paris.
- Dans le pavillon de droite, se trouvaient le duc d’Orléans et sa famille. Dans celui de gauche, le chargé d’affaires de la Porte ottomane, accompagné de plusieurs personnages étrangers, avait pris place.
- Les courses, commencées à une heure et demie, étaient terminées à deux heures un quart ; elles étaient au nombre de trois, et onze chevaux devaient y prendre part.
- Les vainqueurs furent : une jument , à M. Dreck; un cheval à M. Narbonne et une autre jument à M. Legrand. Ces trois chevaux devaient courir le lendemain et se disputer le Grand Prix.
- Le 22 août, deux chevaux seulement se présentèrent, celui de M. Narbonne fut victorieux.
- « La course terminée, Madame et les Princes « ont quitté leur tribune, et, en rejoignant leurs « voitures, le jockey, qui avait monté le cour-« sier vainqueur, Ta présenté à LL. AA. RR.
- « Monsieur, avec son affabilité ordinaire, a parlé « à cet homme d’une manière flatteuse. »
- (A suivre). E. Maindron.
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- • BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp, au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie, - - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — dusse 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine,' Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Lota, Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté ,du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège ; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse ; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections1 étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A fi roi te et à gauche, vitrines du Ministère de
- l’intérieur (côté de la galerie.Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des
- Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant "tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris,
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro. Bar, \V. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux derrière le pavillon du Chili.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur çapitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- èt provocante ; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un qlaquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- SOMMAIRE : Chronique. — La fin d’un serpent. — Dernière heure. — Echos. — Les Pompiers, — L’arrivée des délégués italiens. — Le Marché de l’Occident. — Variété : La Folie des hauteurs. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- CHRONIQUE
- Où s’arrêteront MM. Alphand et Bouvard? Après le bal phénoménal et le banquet gigantesque donnés au Palais de l’Industrie, ce n’a été qu’un cri. La décoration intérieure de l’immense nef du Palais était merveilleuse, admirable, aussi largement exécutée que grandement conçue. Et l’on se demandait si ce n’était pas le moment psychologique pour tirer l’échelle.
- Comment serait-il possible de faire mieux ?
- M. Alphand et ses collaborateurs ne comprennent rien à ces défis par interrogation. Ils marchent devant eux, élargissant sans cesse le cadre, à ce point qu’on se demande où s’arrêteraient leurs conceptions, si les ressources disponibles cessaient d’avoir des limites ?
- Après avoir fait une salle de bal incomparable, une salle de banquet comme il n’en existe nulle part, ils sont en train d’achever une salle de théâtre comme personne n’en a jamais vu... quatre fois plus grande que le plus grand théâtre du monde.
- convenablement vêtu, il a l’aspect d’un bon bourgeois paisible.
- L’inspecteur de police qui l’arrêta dépose :
- — Je l’observais depuis un certain temps. Je le prenais pour un pickpocket. Il se glissait dans les groupes, frôlant les gens, surtout les femmes. Je le vis derrière deux demoiselles qui accompagnaient leur mère. Il s’approcha de l’une d’elles, de très près, puis brusquement disparut. Je m’avançai, demandant à la jeune tille : « Ne vous a-t-on rien volé, mademoiselle ?» — Non, dit-elle, mais au même instant l’autre demoiselle s’écria ; « On t’a coupé ta natte. » Je courus après Peltier et je l’arrêtai. Il avait jeté à terre la natte et une paire de ciseaux. Quand je le tins, je le reconnus parfaitement. Il y a deux ans, aux Batignolles, il a été soupçonné d’un fait semblable à celui qui l’amène aujourd’hui devant le tribunal et mis en prison, mais on dut le relâcher, faute de preuves. Nous avons fait une perquisition chez Peltier et nous avons trouvé, dans une armoire à glace, soigneusement fermée, des fleurs séchées, des rubans, des sachets parfumés de toutes sortes, ainsi que soixante nattes de cheveux de femmes.
- Le président interroge le prévenu :
- — Pourquoi agissez-vous ainsi ?
- — Je ne peux pas vous le dire, balbutie le prévenu, j’ai été riche autrefois... J’ai perdu ma fortune... Cette perte m’a fortement impressionné... Souvent des crises nerveuses m’assaillent... Quand je suis dans une crise... une impulsion irrésistible m’entraîne...
- Est-on vis-à-vis d’un de ces monomanes à l'instinct sexuel perverti qui tombent dans 'les aberrations les plus étranges ?
- La grande nef du Palais de l’Industrie est divisée en deux parties. Un tiers (du côté de Paris) est transformé en scène. Le reste est réservé aux spectateurs. De celle-ci rien à dire, sinon que c’est par dizaines de mille que les spectateurs trouveront à s’asseoir. La décoration de cette partie reste à peu près ce qu’elle était pour le Bal et pour le Banquet des maires.
- Mais la scène! Quelle merveille! Quelle conception grandiose !
- Point de manteau d’arlequin, point de cadre de scène vulgaire.
- La partie réservée à la scène figure un portique immense dont Y intrados est d’une architecture d’une richesse inouïe, composée de panneaux merveilleux, percé d’élégantes loggias dans lesquelles Bottent des tentures de brocart. Cette arcade colossale encadre une scène que remplit un paysage idéal, tout noyé d’azur, où l’œil voit aussi loin qu’il peut voir.
- Un escalier monumental avec paliers, autels, bal us très et colonnes ros traies arrête d’abord la vue comme les réalités de premier plan des spectacles panoramiques.
- Derrière ces plans tangibles un décor superbe vous fait voir une large et riche vallée qu’encadrent de grandes montagnes dont les silhouettes majestueuses se perdent dans l’éther.
- Lorsque les cortèges allégoriques descendront par cet escalier pour venir défiler sur le devant de la scène, ce sera prodigieux.
- Je remercie M. de Mallevoue. de m’avoir procuré le plaisir d’admirer, en pleine exécution, •cette merveille nouvelle que notre Exposition verra éclore dans quelques jours.
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- C’est aux tribunaux que nous empruntons l’incident, qui s’est produit récemment près du Champ de Mars; on se rappelle qu’on avait arrêté, il y a quelques jours, à la station des omnibus du Trocadéro, un individu qui venait de couper la natte d’une jeune fille.
- Cet individu s’asseyait hier sur les bancs de la dixième chambre correctionnelle.
- C’est un homme d’une quarantaine d’années, nommé Peltier, et menuisier de son état. Très
- Comme vous pouvez le deviner, les juges ont été très embarrassés ; ils ont confié au docteur Socquet la mission d’examiner l’état mental de Peltier. •
- Pourvu que cette monomanie ne devienne pas épidémique à l’Exposition ; il y a, en effet, tant de jolies nattes, blondes ou brunes, anglaises ou espagnoles, sans parler des sud-américaines, qui •flottent sur de jolis dos de seize à vingt ans !
- On dit toujours que les crimes et les délits vont par séries ; cela est vrai également des folies.
- Nous souhaitons vivement que celle-ci ne se perpétue pas à l’Exposition; que deviendraient les mandarins chinois, si leur appendice décoratif leur était enlevé en masse!
- LA FIN D’UN SERPENT
- La lin d’un serpent
- Nous apprenons que le serpent dont nous parlions hier, n’était qu’une couleuvre et qu’après une chasse en règle elle a été mise à mort (1).
- Pauvre couleuvre inoffensive! Pourquoi l’a-t-on mise à mort? Quel mal pouvait-elle faire? Que l’homme, pris collectivement, est bête, ayouons-le... Ce nous sera compté. Quoi! la couleuvre est une bête inoffensive, bienfaisante même comme le crapaud — une autre victime de la stupidité humaine — et on la met à mort sous ce prétexte que c’est un serpent et qu’il y a des serpents dangereux. Mais si Ton devait mettre à mort les citoyens d’un pays parce que d’autres citoyens du même pays sont des êtres malfaisants, il n’y aurait plus oe citoyens du tout dans ledit pays après vingt-quatre heures passées.
- Que les dîneuses qui s’installent irrévérencieusement sur les beaux gazons de M. Alphand aient horreur du serpent — par atavisme sans doute — et redoutent que le squameux se fau-
- (1) Si nous pleurons sur la mort de la couleuvre, c’est surtout au point de vue de la « copie rentrée », mal toujours très douloureux pour un chroniqueur : Nous espérions toute une série de péripéties comme pour le fameux serpent du Constitutionnel, de légendaire mémoire.
- file dans les plis de leurs cotillons, c’est affaire à elles.
- Mais ce que je ne conçois pas, c’est que Charles Garnier, l’architecte du Grand Opéra et de la petite Histoire de l’habitation, n’ait pas fait à la regrettée couleuvre de la cité lacustre un rempart de son corps.
- Quoi, une jolie couleuvre, échappée des fagots apportés au Champ de Mars avec les broussailles sèches qui ont servi à la reconstitution des huttes des époques préhistoriques, dont la race pullulait autour des habitations sommaires del’homme primitif, semblait être venue là tout exprès pour donner la couleur locale et la vie aux ronces désordonnées, aux herbes folles, aux cavernes, aux pilotis, aux plantes fluviales de cette partie de l’histoire de l’habitation humaine ; et voici-qu’on la met à mort !
- Et pourquoi, grands dieux !
- Ah! si les bêtes pouvaient écrire l’histoire des sottises et de l’iniquité des hommes, nous en lirions de belles !
- Pauvre couleuvre !
- Désormais les plantes fluviales, les herbes folles et les ronces désordonnées qui entourent les demeures primitives reconstituées au Champ de Mars seront sans vie.
- Seuls, les moustiques éclos dans l’eau putride de la cité lacustre apprendront aux passants que cette bonne Nature ne perd jamais ses droits... et feront respecter la pauvre couleuvre !
- Ch. L.
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- Dernière Heure
- Congrè§ et Conférences
- Aujourd’hui, lundi, ouverture de divers congrès. A neuf heures, au Trocadéro, séance d’ouverture du congrès dentaire, présidé par M. Ga-riel. A la Société de Géographie, 178, boulevard Saint-Germain, congrès de médecine vétérinaire. Au . Conservatoire des Arts et Métiers, à deux heures et demie, congrès international des mines et de la métallurgie ; ce dernier congrès, qui durera deux jours, promet d’être particulièrement intéressant.
- Aujourd’hui lundi, à une heure et demie, au Trocadéro, l’Association permanente universelle du congrès des institutions de prévoyance (caisses d’épargne, sociétés de secours mutuels et retraites, unions coopératives), tiendra la première séance de sa troisième session quinquennale sous la présidence de M. Jules Simon, assisté des autres présidents français et étrangers.
- Le congrès des anti-vaccinateurs s’est ouvert hier au Trocadéro.
- D’après les adhérents à ce congrès, la vaccine est inefficace, quand elle ne produit pas des effets désastreux.
- A dater d’hier, M. Beynaguet, commissaire de police, a remplacé M. Dulac au commissariat central de T Exposition.
- Nïos Hôtes
- Le duc de Cambridge s’est rendu hier, dans la matinée, à Jouy-en-Josas, chez le maréchal Canrobert.
- Le duc a quitté Paris hier soir, par le train de 8 heures 40, pour retourner à Londres.
- Le grand-duc Georges-Alexandrowitch, second fils du rzar, a quitté hier Paris, à huit heures du matin, pour retourner à Cherbourg, où il s’ r.l'arquera sur le Général-Amiral, et continu-- ' s-m voyage d’études sur les côtes de l’Europe.
- Ses deux cousins, les grands-ducs Georges et Aîexan .r<-:mchaïio\vitch, qui restent encore qiu-lqin-' jours à Paris, l’ont accompagné à la gare Sa;ut-Lazare, où se trouvait le baron de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- }lohreniieim et russe.
- le personnel de l’ambassade
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- C’est aujourd’hui, à neuf heures et demie du matin, que le fils du Khédive est arrivé à Paris par le rapide du Marseille.
- ÉCHO S
- Les entrées à l'Exposition
- Le nombre dés visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 233.702
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage.................. 13.161
- Du 1er au 2me.............. 6.975
- 2e étage direct............ 2.847
- Du 2e étage au sommet... 5.062
- En tout............... 28.045
- Le festival du Trocadéro
- Le festival des sociétés instrumentales françaises donné hier dans la grande salle des fêtes du Trocadéro, n’a pas été moins brillant que ceux dont nous avons déjà rendu compte.
- Accueil enthousiaste à la Marseillaise, succès mérité pour les instrumentistes. L’ouverture du Jeune Henri, de Mehul, le Noël populaire d’Adam, la prière de Moïse, et l’ouverture delà Muette, ont été très applaudis.
- Aujourd’hui, concours, et demain mardi, pour la quatrième et dernière fête de l’Esplanade des Invalides, distribution des récompenses.
- Le Brésil en 1889
- Un des membres les plus distingués de la colonie Brésilienne à Paris, notre éminent et très sympathique confrère M. de Santa-Anna Néry, directeur du journal « V'Amérique » fera demain mardi 3 septembre , une conférence-visite au Grand-Théâtre, Palais des Enfants.
- Sujet : le Brésil en 1889. — Sujet des plus intéressants pour peu que l’on ait visité le pavillon brésilien au Champ de Mars, ou que l’on songe un instant à ce vaste empire du Nouveau-Monde, — si riche à tous les points de vue, — près de dix fois plus étendu que la France.
- Avec l’orateur charmant et disert qu’est M. de Santa-Anna Néry il faut s’attendre à ce .que le Grand-Théâtre fasse salle comble une fois de plus.
- Les ouvriers romains
- La-municipalité de Rome a assigné un crédit de 5,000 francs à la Société ouvrière romaine pour l’envoi d’un comité de délégués ouvriers à l’Exposition universelle de Paris.
- La laiterie
- Une exposition de laiterie et des produits de la laiterie sera ouverte au Trocadéro, sous la vaste tente qui se trouve à droite des jardins, au-dessus du pavillon du ministère des travaux publics.
- Cette exposition durera du 13 au 18 septembre.
- Les tickets montent
- Le prix des tickets d’entrée de l’Exposition, qui s’était un instant considérablement abaissé, s’est relevé depuis quelques jours. Il est difficile d’en trouver maintenant à moins de 60 centimes, et les marchands offrent à tous les passants de leur en acheter à 50 centimes.
- La dernière fêle
- Mardi prochain, à huit heures, quatrième et dernière fête exotique à l’esplanade des Invalides. Même programme que précédemment : promenade aux lanternes, illumination et embrasement des pagodes, palais, temples, minarets, etc.
- Un marcheur intrépide
- Un jeune Alsacien, M. Joseph Moch, est arrivé samedi, à pied, de Mulhouse à Paris. Il a fait quatre cent soixante-dix kilomètres en neuf jours et demi, et ne témoigne d’aucune fatigue !
- Joseph Moch est âgé de dix-neuf ans. Sa plus forte journée de marche a été de 80 kilomètres.
- Deux accidents bizarres
- Un accident bien curieux est arrivé l’autre soir à M. Ernest Thurneaux, ingénieur. Il s’est enfoncé dans le genou gauche, en se promenant dans le vestibule des sections étrangères, l’épée de bronze placée dans la main de la statue du général La-fayette.
- M. Thurneaux a été conduit auprès du médecin de service, qui a déclaré que la blessure ne présentait aucune gravité.
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- M. Daubray, le fils de l’acteur du Palais-Royal, joue le rôle d’Arlequin dans une pantomime à un théâtre de l’Exposition.
- A un moment on amène devant le public un porc sur le crâne duquel M. Daubray donne, en manière de plaisanterie, un coup d’un de ces plateaux de métal dont se servent les garçons de café. Le plateau s’était-il usé à ce service ou était-il faussé, on ne sait. Toujours est-il que vendredi soir il s’est tordu sous le choc et s’est violemment partagé en deux fragments, dont l’un, rebondissant jusqu’au visage de M. Daubray, lui a presque entièrement coupé le nez. '
- Immédiatement conduit au service médical, le jeune homme y a été pansé. Il devra prendre plusieurs jours de repos avant de pouvoir remonter sur la scène.
- Un concours de tir
- Ce n’est pas seulement à Vincennes que les amateurs de tir exercent leur adresse. U existe à côté de l’Exposition, avenue de Sufïren, un établissement organisé d’une façon merveilleuse.
- On se croirait en plein pays de chasse, car, depuis le chevreuil jusqu’au rat d’eau, le monde animal y bondit, court et nage.
- Un concours, ouvert depuis le 19 août, réunissait hier les cinq meilleures carabines qui, après avoir jusqu’alors obtenu le plus de points, devaient se disputer les trois prix définitifs.
- Le premier a été remporté par un français, M. Delaporte ; le second par un anglais, M. Weber ; le troisième par... une dame! Mlle OlgaMoussine-Pouch-kine, une charmante artiste russe, du théâtre impérial de Saint-Pétersbourg. Peintre, musicienne, fine comédienne, Mlle Olga Moussine est aussi une chasseresse qui rendrait des points à Diane, dont elle a l’élégance.
- Le tir de l’avenue de Suffren organisera bientôt, nous dit-on, un nouveau concours.
- LES POMPIERS
- Le Festival de Meuilly
- Les fêtes organisées par le comité du congrès international des sapeurs-pompiers ont pris fin hier par un festival à Neuilly-sur-Seine.
- De huit heures du matin à midi, les compagnies françaises classées en deuxième et troisième division ont concouru devant les membres du jury, installés derrière l’hôtel de ville, sur une estrade spécialement construite pour la circonstance.
- Pendant toute la matinée, Neuilly a retenti de fanfares et de sonneries de clairon; les compagnies arrivaient de tous côtés, puis après avoir manœuvré regagnaient, avec grand tapage, les cantonnements improvisés dans lesquels elles avaient pour la plupart passé la nuit.
- De midi à deux heures repos pour le déjeuner. De chaque côté de l’avenue de Neuilly, dans toutes les rues, on ne voyait que pompiers de tous grades attablés . et se restaurant de leur mieux.
- A deux heures et quart, M. le général Hen-rion-Bertier, maire de Neuilly, a remis aux pompiers de cette ville un superbe drapeau neuf.
- Le colonel Ruyssen, commandant du régiment de. sapeurs-pompiers de Paris, est arrivé à trois heures précises à l’entrée de l’avenue de Neuilly et a commencé immédiatement à passer en revue les sept ou huit mille pompiers qui y étaient rangés en bataille.
- Cette revue "avait attiré une telle affluence que les rares appariteurs de Neuilly ont eu grand’peine à contenir les curieux qui se précipitaient sur les talons du colonel.et des officiers étrangers qui l’accompagnaient. Le cortège s’est ensuite rendu à l’hôtel de ville, et c’est du haut de l’estrade qu’il a assisté au défilé.
- La musique de Puteaux et la fanfare des sapeurs-pompiers de Courbevoie ont fait tour à tour défiler les compagnies, parmi lesquelles on a particulièrement applaudi celles de Versailles et d’Abbeville, dont les hommes avaient une tenue remarquable.
- Après le défilé, le générai Henrion-Bertier et M. Wolff. président du comité d’organisation, qui s’est vraiment multiplié dans cette journée,
- ont conduit les officiers étrangers dans la salle de Fêtes de l’hôtel de ville, où un lunch avait été préparé. Le général-maire a porté un toast émouvant à la paix universelle, puis la musique de Puteaux a joué successivement plusieurs airs nationaux étrangers que les officiers ont écoutés debout, la main à la coiffure, pendant tout le temps qu’en durait l’exécution.
- A un moment, la foule ayant aperçu à une des fenêtres le major russe‘Mieczyslaw-Grabe-zewski, lui a fait une ovation prolongée.
- A cinq heures et demie, distribution des récompenses. Puis les officiers anglais, qui devaient partir le soir même, ont regagné l’hôtel de la rue La Boétie où ils étaient logés. Là, de nouveaux toasts ont été portés par les Anglais à la France et par un membre de la presse aux nations amies représentées au congrès.
- Pendant ce temps un certain nombre de membres du comité et d’officiers se rendaient à l’hôtel Continental, où le colonel Ruyssen les avait conviés à un dîner intime.
- A neuf heures cette journée de fête, heureusement favorisée par un temps superbe, a été close par une retraite aux flambeaux, qui a parcouru, au milieu d’une foule énorme, les rues de Neuilly brillamment illuminées.
- Ainsi s’est terminée la partie extérieure du congrès des pompiers qui, on ne saurait trop le-répéter, a dù son succès à la persévérance et au dévouement de M. Wolff, dont le président de la République a récompensé les services militaires de 1870-71 et le dévouement aux pompiers en le faisant, jeudi dernier, chevalier de la Légion d’honneur.
- L’arrivée des Délégués italiens
- Le matin et l’après-midi. — Les discours.
- Vive l’Italie ! v
- L,es délégués italiens sont arrivés hier à Paris; leur nombre étant très considérable, ils ont été obligés de se scinder en deux groupes, dont l’un est arrivé à midi dix et l’autre à trois heures vingt.
- L’arrivée du matin
- C’est à dix heures cinquante que devaient arriver les premiers délégués ; mais, par suite de l’organisation des trains de courses de Fontainebleau, leur train a été, pendant une heure, garé à Moret.
- Quand le train est entré en gare, la musique de la société italienne « Monte Rosa » a exécuté la Marseillaise, pendant qu’aux portières des wagons se penchaient les délégués agitant leurs chapeaux et criant à pleine voix : « Eviva la Francia ! »
- Sur le quai attendaient MM. Camélinat, Basly, Amilcar Cipriani, Imbriani, Costa et un groupe de délégués de la Bourse du travail, un délégué franc-maçon, etc.
- Divers discours ont été prononcés par MM. Camélinat, au nom du comité franco-italien; Dubois, au nom des chambres syndicales ouvrières ; Parmentier, au nom de la franc-maçonnerie, et par le président du cercle ouvrier italien de Paris.
- L’allocution de M. Camélinat a été particulièrement applaudie; en voici le passage principal :
- « Je vous remercie, a-t-il dit, de n’avoir pas hésité, malgré les difficultés de la situation actuelle, à venir affirmer parmi nous vos sentiments républicains. A l’alliance des monarques, qui n’est faite ) que pour préserver leurs privilèges et pour soutenir leur domination, nous devons, nous les ouvriers, opposer l’alliance des nations. Votre présence marque une nouvelle étape dans l’union des peuples. Je vous en remercie et je crie avec vous : « Vive l’Italie ! «
- Après les discours et pendant que la musique exécutait l’hymne à Garibaldi, les délégués sont sortis de la gare et ont gagné les hôtels qui leur avaient été assignés.
- L’après-midi
- A trois heures trente, le train amenant à Paris les derniers délégués italiens est entré en gare.
- Le comité franco-italien, ayant à sa tête 51. Anatole de la Forge, les attendait sur le quai. 5151. Ci-j priani, Camélinat, B. 5Iatou, etc., étaient également' présents.
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- Les délégués italiens avaient à leur tête le citoyen Albany.
- Les mêmes vivats que le matin ont été poussés avec le même enthousiasme.
- Le citoyen Anatole de la Forge, en quelques mots, leur a souhaité la bienvenue.
- Il leur a rappelé le sang versé en commun en 1870, pour la défense de la cause républicaine, et a salué le drapeau offert par les Dames françaises de Chambéry à Garibaldi.
- Le citoyen Fratti lui a répondu en termes émus ; il a rappelé les sentiments sincères qui unissent les deux peuples, et surtout les ouvriers des deux nations, flétri en termes énergiques les alliances fatales et fait des vœux pour l’entente entre tous les peuples.
- Pendant la sortie,' les musiques jouent la Marseillaise, qu’accompagnent 500 citoyens.
- Les délégués sont montés dans des voitures préparées par les soins du comité et prennent le chemin des Batignolles, où des logements leur sont préparés.
- Sur le parcours, les voitures s’arrêtent place de la Bastille, où les délégués saluent les martyrs de la liberté, et place de la République pour acclamer la République. A chaque station, la Lyre italienne joue la Marseillaise et l’Hymne de Garibaldi.
- Parmi les nombreuses bannières que portent les délégués, nous remarquons celle du Cercle Mazzini, de Formy, avec un crêpe à la hampe ; le drapeau offert par les dames françaises de Chambéry à Garibaldi, en 1870; la bannière de la fédération ouvrière de Gênes.
- Rappelons que les Italiens seront reçus le 4 septembre à l’Hôtel de Ville, où le conseil municipal leur offrira le vin d’honneur, et le 5 septembre un banquet .leur sera offert par le comité, au Rocher suisse. /
- ROUXEL, Pd’ArmeSjldS, r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- LE MARCHÉ DE L'OCCIDENT
- Les avantages pour la France
- Les avantages pour notre pays seraient considérables.
- La foire de Paris, qu’on pourrait appeler le Marché de l’Occident, attirerait chez nous un grand nombre d’étrangers, les négociants de tous les pays y viendraient faire les achats qu’ils font actuellement aux marchés de Londres ou d’Anvers.
- Les Italiens, les Belges, les Suisses, les Anglais viendraient à Paris traiter leurs affaires, et, au point de vue du développement commercial, les résultats seraient considérables.
- Quant à la durée, elle ne devrait pas être supérieure à un mois, mais ne saurait non plus être plus courte : c’est d’ailleurs la durée des grandes foires de Nijni-Novgorod et de Leipzig.
- Quelques chiffres
- Pour donner une idée des avantages que notre pays pourrait retirer de l’établissement du Marché d’Occident, il suffit de voir ce qui se passe en Russie et en Allemagne. A Nijni-Novgorod, ville qui ne compte que 45 à 50,000 habitants, l’affluence des étrangers, pendant la durée de la foire, est de 250,000 au moins.
- Les transactions, qui n’étaient en 1860 que de 180 millions de francs, montaient, en 1876, à 540 millions de francs, plus d’un demi-milliard ! Elles portaient principalement sur les cotons, les laines, les fers, les peaux, les cuirs et le thé.
- A Leipzig, le chiffre d’affaires qui se traitent pendant la foire n’est pas inférieur à 375 millions ; rien que les articles de librairie représentaient 33,937,000 francs en 1877.
- Ces chiffres n’ont fait certainement queprogres-ser, mais il m’a été impossible de me procurer des renseignements plus récents.
- On peut juger par là de l’importance de ces foires et de l’influence qu’elles exercent sur le mouvement des affaires.
- Il est bien certain que Paris, avec son admirable situation géographique, serait appelé à un succès plus grand encore; les chemins de fer,Ta marine marchande, les octrois seraient les premiers à profiter des avantages qui résulteraient de la création du marché de l’Occident.
- La foire annuelle de Paris
- A un banquet offert, l’autre jour, à M. Gustave Sandoz, membre du jury de l’Exposition, par les jurés et les commissaires étrangers, une idée, séduisante entre toutes, avait été mise en avant : Celle d’établir à Paris une grande foire annuelle et de réserver à son installation une partie des constructions du Champ de Mars.
- Le promoteur de cette idée était M. Gustave Sandoz : nous avons voulu savoir comment il avait formé ce projet qui peut, par la suite, être si fécond en heuieux résultats.
- Depuis longtemps, nous dit M. Sandoz, je pensais à cette affaire; deux raisons principales m’en avaient démontré la nécessité. D’abord le désir de développer, au point de vue industriel et commercial, l’activité d’un grand centre comme Paris et.ensuite l’idée de conserver quelques-uns des magnifiques palais qui décorent le Champ de Mars et qu’on déplore, en les voyant si luxueux, si élégants, de savoir voués à une démolition prochaine.
- La première fois que j’ai parlé de ce projet à M. Alphand c’est au banquet offert à M. Edison. L’idée a paru le séduire.
- En somme, ajoute notre interlocuteur, nos grandes Expositions d’aujourd’hui ne sont que des transformations des anciennes foires, maintenant disparues.
- Les Expositions ont d’incontestables avantages, elles attirent chez nous une quantité d’étrangers et contribuent puissamment au développement des affaires en même temps qu’elles affirment aux yeux du monde la grandeur de la France et la prodigieuse activité industrielle et commerciale.
- Mais ces expositions, précisément à cause de leur importance, des dépenses excessives qu’elles entraînent, ne peuvent pas être renouvelées souvent ; il était donc tout naturel de songer à établir un grand marché, qui en serait comme la réduction et qui se tiendrait annuellement.
- Tel est le germe de l’idée : Créer à Paris une troisième grande foire européenne pouvant rivaliser avec celles qui se tiennent à Nijni-Novgorod et à Leipzig. .
- Autres avantages
- Il y aurait encore bien d’autres avantages à signaler et qui découleraient de l’adoption de ce projet. Bornons-nous à signaler la conservation d’un certain nombre de monuments de l’Exposition, et aussi le courant d’étrangers qui affluerait vers Paris. Ce courant, l’Exposition l’a créé, il faut l’entretenir, les attractions du Champ de Mars y contribueraient grandement.
- Quant à la date à laquelle il conviendrait d’ouvrir ce grand marché, M. Sandoz pense que l’époque la plus convenable serait du 15 juin au 15 juillet.
- En terminant, l’aimable promoteur du grand marché parisien nous apprend que le projet, auquel M. Yves Guyot a promis son puissant appui, entre dans la voie de l’exécution.
- Un comité d’initiative international, dont font partie tous les commissaires généraux étrangers, est déjà formé et un grand comité de patronage, en formation, est chargé d’étudier la question dans ses détails.
- * Nous ne pouvons que souhaiter bonne chance et prompte réussite à ces hardis novateurs.
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- VARIÉTÉ
- La Folie des Hauteurs
- Nous apprenons une fâcheuse nouvelle. La nation anglaise est atteinte de la folie des hauteurs, qu’il ne faut pas confondre avec celle des grandeurs. Cet accès est compliqué de manie imitative.
- Cela a pris à notre voisine en venant visiter l’Exposition. Remarquant, sans peine, que la tour Eiffel est le clou monstrueux auquel s’accroche tout d’abord la stupéfaction universelle, l’Angleterre a commencé par être un peu mortifiée dans son amour-propre. Elle a tourné tout autour de la tour, d’abord d’un air d’envie, puis d’un air de dédain. Enfin elle s’est décidée à dire,
- en haussant les épaules : « Peuh ! nous en ferions bien d’autres si nous voulions; il ne suffit que de nous y mettre. » Et voilà qu’elle s’y met, et que sir Edward Watkin est en train de faire appel à ses compatriotes afin de réunir les fonds nécessaires pour édifier une tour de six cents mètres. Et la voilà fière. la chère enfant, la voilà heureuse de tenter, d’un premier coup, le double de nos efforts. Voilà en quoi consiste sa folie des hauteurs.
- • Eh bien, il faut le dire, si elle a voulu ébahir l’univers à nos dépens, elle n’y réussira pas du tout. Pour être vraiment original (et encore!) il faudrait maintenant non pas bâtir une tour de six cents mètres, mais quatre, qui seraient autant de piliers pour soutenir une immense plate-forme, sur laquelle se dresserait une cinquième tour deux fois plus haute que les autres. C’est cela qui vaudrait la peine de rassembler des capitaux et de vider la terre du fer qu’elle contient, jusqu’à la rendre anémique.
- Et encore, ces dix-huit cents mètres ne seraient qu’une misère comparés à l’Himalaya. C’est donc ce qui s’appelle un effet raté d’avance.
- M. Salles, gendre de M. Eiffel, l’a fort bien expliqué à un de nos confrères : trois cents mètres, c’était étonnant, parce que cela ne s’était jamais fait, parce qu’on croyait, dans le monde constructif, que des piliers ne pouvaient aller au delà de soixante mètres. Enfin, parce qu’il y avait là des difficultés mathématiques à résoudre qui passaient pour presque insolubles. Mais une fois le principe trouvé, tout le monde pourrait construire sa tour, avec des fonds, des hommes et de la patience. Cela ne diminue pas le mérite de M. Eiffel, dit le Père la Hauteur, puisque ceux qui construiront d’autres tours, fussent-elles deux fois plus élevées, ne seront que des plagiaires. Sans compter que ce petit exercice serait à la fin un peu bébête et ne se-ait jamais que du « réchauffé », comme on dit.
- Nous avons le droit d’être fiers en regardant notre tour, au moins six fois plus fiers (en hauteur) qu’en regardant la Colonne. Et puis, elle est bien à nous; nous l’avons vu construire; pour un peu nous croirions avoir mis la main à la forge. D’ailleurs, elle était bien extraordinaire, en ce temps-là, notre fille adoptive, et si elle a beaucoup profité, elle avait, aux jours de sa croissance, bien des séductions disparues. Vous la rappelez-vous, flâneurs mes amis, quand les quatre énormes piliers, non encore réunis par la première plate-forme, paraissaient près de tomber les uns sur les autres, malgré leurs monstrueuses béquilles en bouts d’allumettes ?
- C’est alors que l’œuvre avait un caractère vraiment titanesque. Depuis, on nous l’a un peu gâtée par unu mauvaise ornementation et par une lanterne finale qui gêne l’œil. On nous l’a gâtée surtout par les images réduites qu’on en vend. Oh! nous ne voulons pas faire tort à une branche considérable de l’industrie parisienne. Nous admettons fort bien que les visiteurs de France et de l’étranger emportent comme souvenir et pour orner leur chambre à coucher une tour Eiffel en verre, en carton ou en métal, jeu de patience, bouteille de liqueur, breloque porte-veine, pendule, baromètre ou nécessaire à ouvrage. Cela possède surtout une valeur de commémoration plus qu’une beauté de lignes. Car la beauté de la vraie tour consiste dans ses proportions ; réduisez-les aux dix-millième, vous n’avez plus guère qu’une façon de suppositoire bizarrement équarri.
- Avouez que c’est fort agaçant de la voir à chaque pas, dans tant de boutiques, sur tant de trottoirs, sous tant de formes. L’autre soir, à l’Exposition, j’ai failli me casser les dents avec une tour minuscule, en acier, qui s’était vraisemblablement détachée du bracelet de la cuisinière dans une portion de veau aux petits pois.
- Quoi qu’il en soit de cette particulière obsession, la tour conserve encore, même pour les artistes, des beautés réelles et de fortes impressions : c’est surtout quand on est dedans, quand on monte dans ce prodigieux entre- croisement de poutres et de poutrelles, mouches imperceptibles que nous sommes dans une immense et inoffensive toile d’araignée.
- Là, on est toujours, si familiarisé qu’on soit, oppressé par l’emploi écrasant du fer, tandis que, par compensation, l’esprit se dilate aux
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- panoramiques étendues qui s’accroissent à mesure que l’on monte.
- Tout cela est fort bien ; mais de pareilles sensations auront beaucoup moins d’à-propos et même de force si, par une plate imitation, on les transporte ailleurs. Les Anglais ne s’aperçoivent point de cela. L’orgueil seul les inspire, et les inspire très mal. Il faut donc les remettre dans le chemin du bon sens en les avertissant de deux choses.
- La première, c’est qu’il fait trop de brouillard chez eux et que, par conséquent, ne pouvant presque jamais voir plus haut que le pied de leur tour, cela leur fera exactement le même effet que si elle était seulement de trente mètres.
- La seconde, c’est que la Tour Eiffel avait surtout de l’intérêt comme expérience, comme surprise et comme difficulté, et non comme utilité réelle. L’expérience est faite, la difficulté vaincue, la surprise éprouvée. Donc plus la tour anglaise sera haute, plus elle sera inutile : nos voisins n’ont pas songé à cela, mais on ne saurait s’aviser de tout. Pourtant, avant de commencer les calculs forcément compliqués de la tour de six cents mètres, ils auraient pu faire celui-là qui est extrêmement simple.
- Et puis, ne trouvez-vous pas cette folie des grandeurs un peu sotte? Voyez-vous les différentes nations s’amusant à qui perchera le plus haut? On dirait que l’homme, désespérant, vu le peu de perfectibilité de son esprit, d’avoir des idées plus élevées que ses pères, veut se rattraper par les monuments. Après tout, cette émulation serait encore préférable à un autre genre de folie qui parfois sévit entre peuples civilisés. Gela vaudrait mieux, comme on dit, que d’aller au cabaret, — c’est-à-dire que de se jeter à la tête, au lieu de kilomètres de fer ouvragé, des obus perfectionnés et des balles infernalement explosibles.
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- (suite)
- Les courses de chevaux
- Quand Charles X fut monté sur le trône, il voulut donner quelques encouragements aux courses de chevaux. Dans ce but, il institua le Prix du Roi (6,000 francs), payé sur les fonds de la liste civile, et le Prix du Dauphin (3,000 francs), dont les fonds étaient fournis par le Dauphin.
- Le prix du Roi se composait d’un vase d’une valeur de 1,500 francs, d’une coupe de 800 fr. et de 3,700 francs en numéraire; le prix du Dauphin était représenté par un vase de 1,000 francs et par une somme de 2,000 francs.
- Chacun des vases portait une inscription rappelant sa provenance.
- Pour le prix du Dauphin, tout cheval entier ou jument de quatre ans et au-dessus était admis à courir, à la condition de justifier qu’il y avait été élevé. Le prix était disputé en trois épreuves ; la distance à parcourir était de quatre kilomètres, qui devaient être franchis à raison de 650 mètres par minute.
- En l’année 1825, les Prix d’arrondissements furent courus au Champ de Mars, le 28 août,
- Le Champ de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. aris, Ludovic Basehet, 1 volume grand in-8° illustré.
- sous la présidence du préfet de la Seine. Ils étaient au nombre de quatre et avaient une valeur de douze cents francs chacun.
- Pendant l’intervalle de ces courses, des chevaux lapons de quatre pieds au maximum, coururent entre eux, montés par des enfants de douze à quinze ans.
- Pour le prix de 2,000, les courses eurent lieu le 30 août, en présence des préfets de la Seine et de police.
- Les prix royaux, dit un journal de l’époque furent courus le 4 septembre. Le roi, le Dauphin et la Dauphine assistèrent à ce concours, qui fut présidé par le Ministre de l’Intérieur, accompagné du Directeur de l’administration générale des Haras, de l’Agriculture et du Commerce, et du préfet de la Seine, président du Jury.
- Le prix de 5,000 fr. disputé par six chevaux fut gagné en trois épreuves par Olga, à M. Grimwooa.
- Deux chevaux seulement : Lucy, au duc d’Escars, et La Distribution, à MM. Tillard et Drake, coururent pour le prix de 6,000 fr. ; Lucy, gagnante, franchit la distance en 5 minutes 12 secondes dans une première épreuve, et en 5 minutes 15 secondes 4(5 dans une seconde.
- Les chevaux des vainqueurs furent couronnés au brait des fanfares, par le Ministre de l’Intérieur.
- Enfin, le prix du Roi et le prix du Dauphin furent courus au Champ de Mars le 8 septembre.
- Ces courses furent présidées par le Ministre de l’intérieur, le Directeur des* Haras et le Préfet de la Seine, comme pour les courses du 30 août.
- Trois chevaux entrèrent en lice pour disputer le prix Dauphin, gagné en deux épreuves par la Tigresse, jument appartenant à M. Rieussec, propriétaire des haras de Viroflay.
- Six chevaux disputèrent le prix du Roi. Ce prix se'décomposait en deux prix : l’un de 4,000 fr. (un vase en vermeil d’une valeur de 1,500 fr. et une somme 2,500 fr.), et l’autre de_2,000 fr. (une coupe en argent de 800 fr. et une somme de 1,200 fr. en numéraire).
- Ces courses, remarquables par la beauté des chevaux qui ont disputé les prix et par la vitesse et les qualités que ces animaux. ont déployées, ont été favorisées par un temps magnifique. Elles avaient attiré un grand concours de spectateurs.
- On a pu voir par les sentiments que les propriétaires des chevaux qui y ont figuré ont manifestés dans cette circonstance, combien leur émulation était vivement excitée, et combien était grande leur reconnaissance envers le roi et envers S. A. R. M. le Dauphin, pour la bienveillance si marquée et si généreuse avec laquelle ils daignent encourager leurs efforts, pour l’amélioration de nos races de chevaux.
- C’est surtout à partir de 1833 que les courses de chevaux prirent en France un sérieux développement. A cette époque fut fondée la Société d’Encouragement. L’année suivante paraissait un arrêté qui élevait la quotité des prix et faisait disparaître la faveur que les règlements antérieurs accordaient au demi-sang sur le pur-sang.
- L’acte de fondation de la Société d’Encoura-gement nous semble devoir, malgré sa longueur, trouver sa place ici :
- Les soussignés, frappés de la décadence de plus en plus croissante des races chevalines en France, et jaloux de contribuer en les relevant, à créer dans ce beau pays un nouvel élément de richesse, se sont réunis pour aviser aux moyens d’y parvenir.
- Il ne leur a pas été facile de constater les causes du mal; sans les énumérer ici, une, entre autres, méritait leur sérieuse attention. Le manque d’encouragement accordé à l’élève des chevaux de pur sang réduit depuis trop longtemps cette industrie à l’inaction et à la stérilité, et cependant rien n’emporterait plus que de la secourir et de lui donner tous les développements imaginables, car elle seule (et ce n’est plus contestable aujourd’hui), peut parvenir à doter la France des espèces légères qui lui manquent, et l’affranchir enfin un jour du tribut annuel qu’elle paie aux étrangers ; c’est donc à la propagation des races pures sur le sol français, qu’ont dû tendre particulièrement les efforts des soussignés, et c’est dans le but de concourir de tous ses moyens à les multiplier, qu’est fondée la Société d’Encouragement pour l’amélioration des races de chevaux en France.
- Depuis longtemps, des théories arbitraires servaient, dans ce pays, de guide à nos éleveurs; on y avait procédé sans aucun succès à des essais de toute nature, à des combinaisons, à des croisements de tout genre pour améliorer nos races, et le gouvernement n’avait pas été plus heureux que les particuliers dans ces recherches; cependant la paix,en rendant plus fréquente nos relations avec l’Angleterre, nous a permis d’étudier plus attentivement les principes qui la dirigent dans l’art de produire
- et d’élever les chevaux ; quelques esprits observateurs que n’arrêtaient pas des routines surannées, où cl’étroites considérations n’ont pas tardé à acquérir la conviction que l’immense supériorité de nos voisins d’outre-mer, dans cette branche d’industrie devait s’attribuer, surtout à l’influence des courses qui, alimentées par des chevaux de race, faisaient refluer continuellement le sang pur dans la circulation, et amélioraient de cette manière de plus en plus, chaque année, la population chevaline par l’intervention de ces croisements salutaires.
- Il était tout simple alors, profitant des observations recueillies en Angleterre depuis trois cents ans, de s’approprier une expérience acquise en important chez soi des méthodes éprouvées, sans perdre du temps à chercher queiques meilleures solutions que les Anglais; car on ne pouvait raisonnablement pas espérer les surpasser.
- 11 y a néanmoins, il faut le croire, bien de la difficulté à déraciner en France certains préjugés, puisque nous sommes malheureusement forcés de reconnaître que toutes les vieilles préventions contre les procédés employés par l’Angleterre, et en particulier contre les courses de chevaux, ne se sont pas encore évanouies. Il est facile de voir, en effet, à la modicité des prix de courses fondées par le gouvernement, combien peu l’administration des Haras semble leur accorder d’importance. Et pourtant, il est impossible de le nier, l’opinion publique paraît en progrès sensible sous ce rapport. Il existe un besoin général de donner aux courses une plus grande impulsion; ce besoin se fait sentir tous les jours davantage, et la Société n’est ici que l’organe de toutes les personnes éclairées, en déclarant qu’elle regarde ces épreuves comme le moyen d’améliorer le plus capital que l’on puisse employer; aussi croit-elle devoir employer tous ses efforts à les multiplier de plus en plus en France.
- C’est en n’admettant que les chevaux entiers et juments de pur sang français à concourir pour les prix de courses que l’effic'acité de ces encouragements, comme éléments d’amélioration ne tardera pas à se faire sentir ; ici comme en Angleterre la race de pur sang se propagera, et son influence sur toute la population chevaline sera bien vite visible. La France a besoin d’une race de demi-sang; le croisement de nos fortes jumentsindigènes avec'des étalons de pure race peut promptement amener ce résultat. ; offrons donc.à la production des poulains et pouliches de pur sang une prime suffisante ; et pour que l’encouragement soit toujours éclairé et toujours profitable, qu’il ne soit accordé qu’au cheval vainqueur d’une- épreuve où il aura remporté le prix de la vigueur, du fond et de la vitesse.
- Une souscription dans ce but a été ouverte par la Société, elle monte déjà à la somme de 15,000 fr., qui seront affectés à des prix de course disputés dans la première quinzaine de mai 1834, aux conditions exposées plus bas.
- Les soussignés ne se sont pas fait illusion sur l’efficacité des prix des courses qu’ils instituent, quant à l’influence que leur quotité peut exercer sur toute la France, mais dans la carrière où elle entre avec l’espoir d’être utile, la Société se flatte que son exemple trouvera des imitateurs.
- Elle a tenu, surtout aujourd’hui, en formulant clairement les principes qui la dirigent, à faire appel à toutes les personnes de son opinion.
- Il appartient après cela au Gouvernement d’imprimer aux courses une impulsion profonde par les puissants moyens dont il dispose.
- La Société ayant l’espérance fondée que les courses se propageront en France d’une manière considérable, s’attend à voir s’élever souvent, relativement à ses courses, des discussions d’autant plus embarrassantes qu’elles seront pour ainsi dire interminables, par le manque d’un tribunal compétent pour se prononcer entre les différentes réclamations, avec connaissance de cause.
- Dans le désir d’obvier à cet inconvénient, • elle nommera dans son sein, chaque année, trois commissaires, pour juger les difficultés qui pourraient s’élever en pareilles circonstances. Ces commissaires opineront en dernier ressort sur celles qui seraient relatives aux prix fondés par la Société ;' ils seront prêts d’ailleurs à exercer les fonctions d’arbitres, si toute autre difficulté provenant de toute autre course en France leur était soumise. Ils baseront dans tous les cas leur jugement sur le code des courses, que la Société se propose de publier incessamment.
- Leurs jugements seront sans appel.
- Cet acte est du mois de décembre 1883. À ce moment la Société se composait de quatorze membres.
- (A suivre). E. Maindron.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L'EXPOSITION
- oix sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp, au centre de 1 avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40. jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. Classe 30, tissus de coton. — Classe GO, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, cha.sse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29. maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- sections étrangères
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS- FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Cl’asse 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Lota, Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège ; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côtéde l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce. •• ...
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne. .
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de
- l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie ("côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition:
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des
- Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauv^le et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salie des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro. qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE Tour de 300 mètres
- Arriver avânt dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéra ux derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la PtOSA, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série.
- N° 111.
- Le Numéro
- 15 Centimes.
- Mercredi 4 Septembre 1889.
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- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : lô, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Partie officielle : Arrêtés. — Partie non officielle : Chronique. — Les délégués italiens à Paris. — Dernière heure. —Echos. — En l’air. — Les pompiers. — Les Gitanes à la Tour. — Réclamation. — Variété : La Viticulture à l’Exposition. — La Bourse. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames.
- PORTE D’ENTRÉE DE L’EXPOSITION DE L’ANGLETERRE
- PARTIE OFFICIELLE
- Par arrêté en date du 1er septembre 1889. M. Parmentier, chef du cabinet delà présidence du conseil, est chargé des fonctions de chef du cabinet du ministre du commerce.-de l’industrie et des colonies, en remplacement de M.Da-vid Dantrespie, dont la démission est acceptée.
- Par arrêté, en date du même jour, M. Jacques Rouché, sous-chef du commissariat général de
- l’Exposition, est nommé chef du commissariat général de l’Exposition.
- PARTIE AON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- C’est dimanche soir qu’ont été inaugurées les innovations que nous avons critiquées il y a quelques jours, et que nous persistons à criti-
- quer. À savoir : la fermeture des galeries intérieures à cinq heures trois quarts, au lieu de six heures, et la fermeture de l’Exposition à dix heures et demie du soir au lieu de onze heures.
- Certes, nous n’allons pas jusqu’à prétendre qu’il y a eu une émeute dans le jïublic; niais il v a eu certainement une gène, lin ennui, un malaise, comme quand on retire à un enfant un gâteau qu’il mordait déjà à belles dents.
- Car le public du dimanche (les provinciaux
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- surtout) est une réunion de grands enfants ; ils désirent s’en donner à Louche que veux-tu; ils n’en ont jamais assez, et c’est avec peine qu’ils ont dû quitter hier les galeries intérieures avant six heures — heure à laquelle ils sont accoutumés depuis dix sept dimanches.
- De plus, le canon de la troisième plate-forme a parlé à six heures moins le quart et a induit bien des gens en erreur.
- Que de coups de pouce ont été donnés aux montres et dont on s’est repenti trop tard !
- 11 faut, à tout prix, que des affiches bien visibles soient apposées à tous les guichets: sinon, il y aura là une source interminable de conflits et de contestations pour le paiement des deux tickets.
- Enfin, la sortie générale s’est effectuée à dix heures et demie, un peu à contre cœur, car la soirée était si belle, et une demi-heure de plus sur la terrasse des cafés eût été si agréable!
- Les petits marchands non autorisés continuent à pulluler au Champ de Mars. Dimanche, il n’y a pas eu moins de vingt-sept expulsions de marchands de friandises diverses.
- Les débitants clandestins de vin, de bière, de charcuterie sont aussi de plus eh plus nombreux, notamment autour des fontaines lumineuses, aidés qu’ils sont dans leur commerce illicite par l’obscurité qui enveloppe la foule.
- Nous profitons de cette occasion pour nous plaindre aussi, avec tout le monde, des sollicitations de tout genre auxquelles sont en butte les visiteurs et dont trop souvent ils sont victimes.
- Ce ne sont, à tous les coins, que camelots, ayant l’air de simples promeneurs et dissimulant dans leurs poches, ou sous leurs blouses, des cargaisons entières de bibelots divers : des cigares-éventails, des cartes pornographiques, des tours Eiffel, etc.
- Ah ! le chapitre des abus est long : il faudrait pouvoir soustraire le public à la mendicité, qui s’exerce sous tant de formes à l’Exposition, aux garçons armés de leurs menus, qui, à l’heure des repas, hèlent sans aucune pudeur le passant; aux gens qui mendient littéralement pour une œuvre de charité, pour une fondation religieuse; aux musiciens des orchestres de cafés ou de restaurants, qui quêtent sans vergogne après chaque air : c’est absolument la dîme dans toute son horreur !
- Un petit incident pour finir, au restaurant S., du palais des Beaux-Arts.
- J’y étais attablé hier, prenant un bock avec un de mes amis, à neuf heures et quelques minutes du soir, lorsque les garçons traînèrent sous notre nez une boîte à bourrier d’où s’exhalaient des miasmes engendrés par de vieilles écorces de melon en décomposition. Et ils plantèrent ce foyer d’infection au bord de la galerie, aux pieds d’une belle statue... Quelle offrande au Dieu !
- J’ai vu le moment ou la main maigre aux doigts démesurément longs et effilés du musicien hongrois, si bien portraicturé par l’artiste, allaient parcourir les cordes cle son violoncelle comme une araignée monstre courant le long de ses fils, pour exhaler la czarda du désespoir !
- Il me semble que M. S... pourrait attendre le départ de ses clients et l’absence des promeneurs pour la mise en lumière de ses boîtes à ordures. Je crois même que la police aurait le droit d’exiger de lui ce respect des fosses na-
- sales du public par les fosses à détritus de ses établissements.
- J’en ai encore plein le nez, rien que de l’écrire.
- Les délégués italiens à Paris
- Une réunion a eu lieu lundi soir au siège du Comité franco-italien, bureaux de la Revue socialiste, 8, rue des Martyrs, composée des représentants des délégations italiennes, des délégués de la Bourse du travail et dudit comité franco-italien.';
- Pour donner une expression plus éclatante aux sentiments de fraternité qui animent les deux peuples, il a été unanimement décidé de recevoir successivement les hôtes italiens :
- io A un punch donné par la Bourse du Travail, le mardi 3 septembre, à huit heures et demie du soir, au Salon des Familles, à Saint-Mandé ;
- 2° A un . banquet offert par le comité franco-italien, ayant pour présidents les citoyens Anatole de la Forge et Amilcare Cipriani ; secrétaire général, B. Malon.
- Toutes les délégations et les comités organisateurs assisteront à cette double manifestation, ainsi qu’au vin d’honneur offert, le 4 septembre, à quatre heures de l’après-midi, à l’Hôtel de Ville. ----------------------^-----------------------
- Dernière Heure
- Nos Hôtes
- Les princes égyptiens sont arrivés à Paris hier matin par le train de neuf heures et demie à la gare de Lyon. Ils ont été reçus par le comte d’Ormesson, qui leur a présenté M. le capitaine Coquet, officier d’ordonnance du ministre de la guerre, que le président de la République attache à leur personne pendant leur séjour à Paris. Les princes se sont rendus à l’hôtel de la rue Copernic.
- Abbas bey et Mohamed bev sont âgés, le premier de dix-sept ans et le second de quinze ans. L’un et l’autre font, depuis plus de deux ans, leurs études à Vienne, au Theresianeum, collège renommé où plusieurs princes de l’Orient et même de l’Occident ont fait, au cours des dernières années, leur éducation littéraire et scientifique.
- L’un et l’autre sont de taille moyenne et bien prise. L’expression de leur physionomie est très sympathique.
- Les princes, après avoir passé une partie de leurs vacances en Egypte, se sont rendus à Paris pour y visiter l’Exposition. Ce voyage sera pour eux, dans l’idée du khédive, qui les a fait accompagner de leur gouverneur et de plusieurs de leurs professeurs, à la fois un voyage d’agrément et d’études.
- Voici les noms des personnages attachés par le khédive à leurs personnes :
- S. E. Abderrahman pacha, grand-maître des cérémonies de S. A. le Idiédive ;
- S. E. Ali-Gamali pacha, gouverneur de LL. AA. les princes ;
- S. E. le docteur Issa-Hamdy pacha, médecin spécial de la famille khédiviale.
- M. le colonel üamdy bey, aide de camp du khédive ;
- M. Mahmoud-Bey-Ghoukry, secrétaire turc;
- M. Joussuf-Zia bey, officier des cérémonies du khédive ;
- M. Nedjib effendi, professeur turc des princes;
- M. Ghefic effendi, secrétaire.
- Les princes ont amené en outre quatre serviteurs.
- Us seront reçus officiellement à l’Exposition mercredi matin.
- Le correspondant du New-York Herald à
- Saint-Pétersbourg se dit autorisé à annoncer que la visite du csarevitch à Paris, dans le courant du mois de septembre, est chose décidée et qu’il ne gardera pas l’incognito. Sa visite aura un caractère semi-officiel, comme celle du roi de Grèce.
- Le csarevitch acceptera de M. Carnot une invitation officielle à l’Elysée.
- La lumière électrique
- Depuis hier, la lumière électrique est distribuée de meilheure heure à tous les établissements de l’Exposition. Us sont éclairés maintenant à sept heures et non plus à sept heures et demie connue avant.
- Cette mesure s’imposait.
- Le gros lot
- On annonce que le gros lot du quatrième tirage des bons de l’Exposition, qui a eu lieu samedi, a été gagné par un ouvrier de la manufacture d’armes de Saint-Etienne.
- Les princes égyptiens
- Les princes égyptiens, accompagnés de LL. EE. Abderrahman Pacha et Ali-Pacha-Gamali, sont allés hier, à deux heures et demie, à l’hôtel de l’ambassade de Turquie, pour saluer le représentant du Sultan.
- Celui-ci, aussitôt après leur départ, s’est à son tour rendu à l’hôtel de la rue Copernic.
- A trois heures et demie, Leurs Altesses avec leur suite ont fait une promenade au Bois.
- Les princes se sont rendus ce matin, par le train de neuf heures, à Fontainebleau, pour saluer le président de la République, qui les a retenus à déjeuner et leur a fait visiter le château et la forêt.
- 4L.
- Demain soir, à l’Hippodrome, les princes égyptiens assisteront à la première représentation de Skobeleff.
- G JH O
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée ' d’hier de 153.324
- A la Tour
- Voici le, nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage................... 11.693
- Du 1er au 2me............... 7.305
- 2e étage direct............. 2.851
- Du 2e étage au sommet... 5.154
- En tout........... 27.003
- Cîiilïres comparatifs
- Voici, pour la deuxième quinzaine d’août, le relevé récapitulatif des entrées payantes aux Expositions de 1878 et de 1889 :
- En 1878 En 1889
- 16 août 67.108 157.564
- 17 — 60.844 140.706
- 18 — (dimanche) 102.164 244,200
- 19 — 70.074 128.034
- 20 — 63.549 137.431
- 21 — 59.417 117.199
- 22 — 62.264 133.351
- 23 — 56.747 119.417
- 24 — 45.283 107.159
- 25 — (dimanche) 100.354 238.260
- 26 — 77.392 146.324
- 27 — 66.590 150.665
- 28 — 68.643 138.358
- 29 — 57.498 127.715
- 30 — .... 60.327 119.035
- 31 — 52.88o 103.358
- Totaux ... . 1.071.139 2.308.776
- Si on ajoute à ces chiffres ceux obtenus en mai, juin, juillet et dans la première quinzaine d’août pour les
- mêmes entrées............ 6.054.748 12.242.965
- On obtient un total de... 7.125.887 14.486.741
- \ 7.125.887
- Soit en faveur de 1889une ----------
- différence de........................... 7.360.854
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les électeurs à FExposition
- Nous lisons dans Y Evènement :
- A l’heure qu’il est, plus de dix mille électeurs du département de la Seine se trouvent employés à l’Exposition. Aucun d’eux ne pourra disposer, le 22 septembre, du temps nécessaire pour aller A'oter dans les diverses sections. Le gouvernement a-t-il pris des mesures en prévision de cette éventualité? Xv aurait-il pas lieu, cependant, d’aviser aux moyens propres à assurer à un aussi grand nombre d’électeurs l’exercice de leurs droits ? Ne pourrait-on, par exemple, installer dans l’intérieur de l’Exposition, un bureau électoral où seraient admis à voter les électeurs dont nous parlons ? Le comité radical-socialiste du neuvième arrondissement demande que le gouvernement se préoccupe de cette question ; nous ne pouvons qu’approuver la réclamation de ce comité et nous espérons qu’il y sera fait droit.
- Visiteurs de marque
- M. Arpad Berczik, un des auteurs dramatiques les plus populaires de la Hongrie contemporaine, est arrivé depuis peu à Paris.
- M. Berczik est en même temps conseiller de section au ministère hongrois et directeur au bureau de la presse.
- On signale l’arrivée à Paris du général Baque-dano, le héros de la guerre du Chili contre le Pérou.
- Le principal objet du voyage du général, qui est accompagné de deux aides de camp, est d’étudier les progrès de l’art militaire en Europe-
- Départ du lieutenant russe
- Le lieutenant russe Aséeff, qui était venu à cheval de Pultawa à. Paris, a fait hier une dernière visite à l’Exposition ; il repart aujourd’hui pour la Bussie. Il vient d’être nommé capitaine de la garde.
- Soieries anglaises
- Il est question d’ouvrir, au printemps prochain, une exposition de soieries anglaises et irlandaises, dans le but d’intéresser le public à l’industrie de la soie, si prospère aujourd’hui en Grande-Bretagne.
- L’affaire est aux mains de la Silk Association dont le président, M. Thomas Wardle, s’est depuis longtemps signalé par son extrême compétence en cette matière. L’exposition comprendra les échantillons de toutes les industries de la soie. On pourra également assister aux transformations multiples que subit la matière avant d’arriver à ses diverses applications.
- Déplacements
- Lord Lytton, venu de Dieppe à Pains pour saluer le duc de Cambridge, est reparti pour Dieppe dans l’après-midi d’hier.
- A
- M. Gladstone, dont nous avons annoncé la prochaine arrivée, se*ra à Paris demain soir.
- Le banquet organisé en son honneur par la Société d’économie politique aura lieu à l’hôtel Continental samedi.
- =#>
- Le cheik de la tribu limitrophe de Tétouan est arrivé dimanche à Madrid. Il se rend à Paris avec un secrétaire, un médecin espagnol et trois domestiques arabes.
- On annonce que M. Tisza va se rendre incognito à Paris pour visiter l’Exposition qu’il avait tant dénigrée du haut de la tribune, en disant que les étrangers ne seraient pas en sécurité à Paris !
- La journée de dimanche
- La foule, très nombreuse,"est arrivée plus tôt que les dimanches précédents pour prendre place autour des fontaines lumineuses qui, depuis jeudi, fonctionnent à huit heures et demie.
- Plusieurs accidents se sont produits dans la journée. Le médecin du poste central a donné des soins à huit personnes.
- Six étaient indisposées par la chaleur ; une s’est fait, en tombant, une plaie légère au front ; enfin un visiteur, eu coupant du pain, s’est fait, avec son couteau, une entaille (peu dangereuse heureusement) à la poitrine.
- Seize enfants, dont plusieurs étrangers, ont été égarés et conduits au commissariat de police, où leurs parents sont venus les chercher.
- Enfin plusieurs plaintes de vol et déclarations d’objets perdus ont été faites au commissariat de police.
- Un seul voleur a été arrêté.
- Nouveau commissariat
- Un commissariat spécial de surveillance va être installé à l’esplanade des Invalides.
- Cette mesure est motivée par deux raisons : d’abord, les pickpockets sont nombreux à l’Esplanade, où le peu d’espace réservé au public occasionne des bousculades dont ils profitent aisément; et puis, il parait que la police des mœurs a souvent maille à partir avec le personnel de quelques établissements exotiques.
- D’où la nécessité d’un renfort,. qui sera le bienvenu.
- Toujours les pickpockets
- Dans la soirée de samedi, à l’Esplanade des Invalides, un professeur d’une de nos facultés de médecine, a été la victime d’un adroit pickpocket, qui lui a enlevé sa montre en coupant avec des pinces la chaîne qui la retenait au gilet.
- Ce monsieur n’a pu que faire la déposition du rapt dont il a été victime, ne s’étant aperçu de la disparition de sa montre qu’au moment où il allait partir de l’Exposition.
- M. Dulac, commissaire de police, a ouvert une enquête qui permettra peut-être de retrouver l’adroit voleur.
- Au commissariat
- M. Beynaguet, l’aimable et distingué commissaire de police du quartier des Champs-Elysées, a remplacé depuis hier M. Dulac, au service de l’Exposition.
- M. Brissaut, sera remplacé à son tour le 5 courant par M. Dhers.
- Vol de tickets du Trésor
- Dans l’après-midi d’hier dimanche, un certain nombre de visiteurs ont présenté des tickets du Trésor frappés d’opposition comme ayant été volés chez .un marchand de tabac de Montmartre.
- Interrogés par les contrôleurs sur la provenance de ces tickets, ils ont déclaré les avoir achetés à une femme qui les leur avait vendus sur le quai de la Tournelle.
- Un des contrôleurs est alors parti pour l’endroit désigné plus haut, avec plusieurs des personnes porteurs de ces tickets. Arrivés là, ils ont immédiatement reconnu la vendeuse, qui a été conduite chez le commissaire de police du quartier où elle se trouvait.
- Le long du chemin, le prépose au contrôle des entrées, lui ayant demandé comment elle s’était procuré ces tickets, elle lui a dit les avoir achetés à un homme qu’elle ne connaissait pas, lorsqu’au moment où tout le monde arrivait au commissariat, elle reconnut son individu qui passait sur le même trottoir. Il tut immédiatement arrêté et conduit chez le commissaire de police, qui après interrogatoire mit la femme en question en liberté.
- Quant à l’individu, il ne voulut pas se faire connaître, mais il s’offrit de lui-même à accompagner le contrôleur au commissariat de l’Exposition, pour mettre cette affaire au net.
- Là, interrogé par Al. Brissaut, commissaire de police, il a dit n’avoir à répondre à aucune des questions qui lui furent posées, et a continué à ne pas vouloir faire connaître son identité.
- M. le commissaire de police, voyant cela, a commencé une sérieuse enquête, et a envoyé notre homme au dépôt.
- Il était porteur d’un livret militaire, et de différents autres papiers sur lesquels il n’a pas voulu donner d’éclaircissements.
- E 3NT L. ’ A. I JEL
- Le canon de la Tour Eiffel n’a pas voulu ' faire mentir son nom. Canon (en Orient Ka-noun) signifie loi, décret, règlement. Le canon de la Tour Eiffel sert au règlement de l’heure. Le parisien qui passe sur la place de la Bourse ou qui entend le canon de la Tour, tire instinctivement sa montre du gousset de son gilet, pour voir si elle est d’accord avec l’horloge qui fait loi.
- Eh bien, dimanche dernier, nombre de bonnes gens ont un instant perdu confiance dans leurs chronomètres respectifs. Le coup de canon parti :
- — Tiens, ma montre retarde.
- — La mienne aussi.
- Et de donner le coup de pouce traditionnel à la grande aiguille.
- Voici que, peu à peu. tous les carillons d’alentour se mettent à sonner six heures.
- — Mais alors ma montre allait bien?
- — Et la mienne donc !
- — Vous ignoriez, messieurs, intervint un tiers, que l’heure de fermeture des galeries a été avancée, ce qui a fait avancer également le coup de canon qui en donne le signal et qui annonce l’heure du changement du tarif des entrées, l’heure des deux tickets ?
- Oui, le sort en est jeté. Le canon de la Tour a dû être mis d’accord avec le canon administratif.
- Gomme ce canon a fait parler de lui, dimanche dernier, il est juste que je vous présente, afin que vous puissiez apprécier son office, pièce en mains, c’est le cas de le dire.
- Le canoa de la Tour Eiffel est une jolie petite pièce d’artillerie en bronze, longue d’un peu moins d’un mètre, bien fourbie et brillante, se chargeant par la bouche.
- On l’avait d’abord placé au premier étage, d’où il brisait le tympan des promeneurs du jardin et où on lui reprochait d’avoir arrêté bon nombre de digestions chez les dîneurs des restaurants.
- 11 ne put rester davantage au second, faute de place convenable ; au troisième, il gênait la manœuvre des projecteurs ; et, finalement, le voici juché sur l’une des poutres placées verticalement, en croix, au-dessus de l’appartement de M. Eiffel, dans lesquelles sont logées les poulies de l’ascenseur Edoux, et desquelles partent les deux arceaux qui couronnent la Tour. Le dessus de ces poutres forme de petites plates:bandes larges de 89 centimètres et longues de 6 à 7 mètres. C’est sur la poutre orientée vers l’ouest que le fameux canon est arrimé au moyen de quatre grosses cordes.
- Il est cinq heures et demie. Dans quinze minutes le canon devra annoncer urM et ôrM que l’heure des deux tickets a sonné. Le brave Fer-ret, le gardien du phare, se munit de poudre, d’étoupe et de mèches; il s’arme d’une lunette et d’un fanion blanc. Puis il descend tranquillement de son poste et se met à charger le canon. La fusée .est placée dans la lumière et il tient d’une main, tout allumée, une mèche jaune (de celles dont se servent les fumeurs) et de l’autre la lunette.
- L’heure approche. Aussi le gardien braque-t-il sa lunette vers le cadran du dôme central qui lui donne l’heure. Voici l’instant solennel : Ferret approche la mèche, la fusée fuse, le coup part !
- C’est alors un retentissement magnifique, le roulement du tonnerre, les mille échos renvoyant successivement le bruit de la détonation au point de départ. C’est le grondement de l’orage dans toute sa majesté.
- Que ceux qui peuvent obtenir de monter à l’extrême sommet, y montent à l’heure du coup de canon. Il pourra leur être donné , d’entendre le roulement du tonnerre,par un beau soleil et sous un ciel d’azur. L’effet vaut l’ascension.
- ***
- Déjà, le gardien du phare a capturé deux oiseaux que la fallacieuse lumière avait hypnotisés ; mais l’époque des émigrations n’est pas encore venue. Nous verrons cela à la fin de septembre ou le mois prochain. Peut-être, à ce moment, le bon Ferret pourra-t-il alimenter les casseroles des restaurants du premier étage. Ce serait drôle tout de même.
- Si cela se passait comme au phare de la Liberté éclairant le monde, de Bartholdy, érigé devant New-Yoxk, il pleuvrait tout simplement des rentes sur le gardien.
- Je les lui souhaite de tout mon cœur.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Si cela arrivait, ce serait la réalisation des alouettes qui tombent du ciel; avec cette nuance qu’elles ne seraient ni plumées ni toutes rôties.
- ***
- Si les oiseaux ne se sont pas encore montrés en masse sur le sommet de la Tour, il s’y est abattu par contre, ces jours derniers, un épais nuage de fourmis ailées. C’en est noir, et le sol des plates-formes et des balcons en est jonché. Ces nuages de fourmis se tiennent sous le vent de la tourelle du phare, à l’abri.
- Les fourmis en haut : en bas les rats.
- Cela devait arriver... le sehah étant parti...
- Les savants sont sur les dents.
- Comment les rats sont-ils arrivés au premier étage de la Tour?
- Les uns tiennent pour leur translation accidentelle au milieu de quelqu’un des innombrables colis que l’on bisse chaque jour sur la Tour.
- Les autres estiment que ces migrateurs par excellence, dont on a pu suivre l’invasion à la suite de celle des Alliés, en 1815, ont bien pu éprouver une attraction verticale, ne fùt-ce que pour varier leurs plaisirs et pour goûter de la cuisine aérienne des restaurants babyloniens.
- Que décidera l’Académie des sciences ?
- Je me garderai de rien préjuger en un cas aussi grave. D’abord parce qu’il est toujours maladroit de fourrer son doigt entre deux savants, et puis aussi, entre nous, parce que je m’en moque comme de mon premier pensum de collège.
- Ch. L.
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- LES POMPIERS
- Les lauréats du concours de Neuilly
- Voici la liste des récompenses décernées aux compagnies de pompiers à la suite du concours de dimanche à Neuilly :
- DEUXIÈME DIVISION
- groupe
- Manœuvré. — Prix d’honneur, première section : Vissous, Saint-Chéron-sur-Oise, Charly, Garches, RomilIy-s'ur-Seine, Vaujours, Bagneux, Villeneuve-la-Grange, Saint-Martin-le-Neuf. — Deuxième section : Doullens, Suresnes, Nôgent-sur-Seine, Bougi-val, Montrillet, Carrières-Saint-Denis, Vésinet, Trin-court, Rueil.
- Tenue. — lre section : 1er prix, Garches ; 2e, Vissous ; 3e, Saint-Chéron ; 4e, Bagneux; 5e, Saint-Martin.
- 2e section : 1er prix, Doullens ; 2e, Carrières-Saint-Denis; 3e, Vésinet; 4e, Remilly-sur-Seine ; 5e, Suresnes.
- Matériel. — 2e section : 1er prix, Vissous ; 2e, Saint-Chéron; 3e, Vésinet: 4e, Carrières-Saint-Denis ; 5e, Garches. — 3e section : 1er prix, Doullens ; 2e, Romilly ; 3e, Boisvillet; 4e, Suresnes ; 5e, No-gent-sur-Seine.
- 2e groupe
- Manœuvre. — Prix d’honneur.Première section: Bourg-la-Reine, Alfortville, Chatou, Alonne, Châtil-lon-sur-Bagneux, Orphin, Villeneuve-sur-Yonne, Cernay-la-Ville, Chàtenay, Jouarre. — Deuxième section : Abbeville, Nanterre, Chandellières, Ville-bon, Bobigny, Fresnes-le-Raingy, Versannaux, Villeilles, Saumur.
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- TROISIÈME DIVISION
- Manœuvre. — Prix d’honneur, première section : Arbory-Verbery, Mondhuy, Brionne, Le Haulme, Belloy, Follenville, Thorigny. — Deuxième section Ville d’Avray, Solesmes, Montigny, Le Per-ray, Dinan, .Le Perreux, Fontaine-le-Gorps, Ver-mont-Saint-Quentin. — Troisième section : Chelles, Gland, Brie-sur-Marne, Bue, Dugny, Saint-Mireui], Bourg-la-Reine, Pomponne. — Quatrième section : La Boissière.
- Prix spécial : Saint-André-les-Lille, compagnie n’ayant jamais concouru.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
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- LES GITANES A LA TOUR
- Hier matin, les Gitanes ont fait, pour la première fois, l’ascension de la Tour.
- Très gais avant le départ, ils ont été absolument terrifiés en sentant l’ascenseur s’enlever. Us ont été même un peu fatigués à la troisième plate-lorme et ont demandé à redescendre, mais non sans avoir célébré la Tour sur ces paroles du capitan : « Gitan as, votre capitan vous demande de pousser un olle pour le capitan de l’air » ; ces paroles ont été suivies d’un formidable olle dont nous renvoyons l’écho à M. Eiffel.
- Le personnel de la Tour a été fort aimable et a fort facilité les traversées ; le public faisait c®rtège à cette caravane si bruyante et si bizarre avec ses costumes bariolés; on entendait les réflexions les plus baroques; les uns affirmaient que c’étaient les Javanaises, et beaucoup voyaient en elles des Buffalos.
- Les Gitanas reconnaissantes de raccueil qui leur a été fait, il y a quelques semaines, n’ont pas voulu passer.devant le bureau du Figaro de la Tour sans y entrer ; très aimablement reçues par MM. Emile Berr et de Castellane, elles ont voulu que leur capitan signât pour elles sur le registre.
- Leur joie a surtout débordé quand elles ont mis pied à terre : ce fut un vacarme assourdissant de cris de joie, (Polie, de chants Padio à la Torre, etc.
- Elles ont cru voir du haut de la Tour « la Giralda de Séville ».
- Nous n’avons pas eu le courage de les détromper.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
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- RÉCLAMATION
- On nous écrit :
- Monsieur,
- Je viens joindre ma voix à celle des nombreux exposants qui ont déjà formulé leurs plaintes au sujet de la lenteur apportée par la direction de l’Exposition à la publication des récompenses.
- En effet, quelles que soient les récompenses attribuées aux exposants, il serait juste et équitable qu’elles fussent rendues publiques avant la fin de l’Exposition. Or, on peut lire dans les documents officiels que la liste ne sera pas publiée avant la fin du mois de septembre, et cette date peut être considérée commercialement comme la clôture de l’exposition, du moins pour les exposants (et ils sont nombreux) qui traitent principalement pour l’exportation.
- Tous les étrangers qui ont visité l’Exposition dans le but de se renseigner au point de vue commercial, seront passés fin septembre, il n’y a plus guère que quelques Anglais qui viendront après ce temps, et si les exposants n’ont pas la ressource d’afficher dans leurs vitrines les récompenses qui leur ont été décernées, on les prive bénévolement d’un moyen de réclame très puissant et qui les mettrait à même de récupérer clans une large mesure les sacrifices qu’ils se sont, imposés.
- L’administration semble perdre de vue que les exposants sont, à un double point de vue, la pierre angulaire de cette merveilleuse exposition, et en maintes occasions elle n’a pas tenu un compte suffisant de leurs désiderata.
- Les exposants ont vu avec plaisir la campagne que le Bulletin Officiel mène pour activer la publication des récompenses et ils ne sauraient trop vous encourager à la continuer.
- Si le Jury supérieur est entravé par suite de quelques réclamations, il ne nous paraîtrait pas que les exposants qui ri ont pas réclamé dussent en souffrir. Il serait facile, en effet, de publier une première, liste ; sauf à faire une liste additionnelle des exposants dont les cas auront soulevé quelques difficultés.
- Veuillez agréer, etc.
- E. D.
- Classe 21, Groupe III.
- A LA RELIGIEUSE, 2, rue Tronchet, Paris Deuil complet et sur mesure en 12 heures
- VARIÉTÉ
- La Viticulture à i’Exposition
- S’il est une science devenue difficile, c’est assurément celle de la viticulture. Pour peu que cela continue, on sera obligé de faire passer des examens aux jeunes gens se destinant à cette carrière, et l’on délivrera des diplômes de bachelier ès viticulture. Ce sera curieux et nouveau. Le vingtième siècle verra peut-être cela.
- En attendant, comme nous n’y sommes pas encore, contentons-nous de voir et d’étudier à l’Exposition tout ce qui concerne cette science. Nous en retirerons peut-être quelque profit.
- La partie viticole est disséminée un peu partout, sur le quai d’Orsay, depuis les Invalides jusqu’au Champ de Mars ; sur l’Esplanade elle-même, on découvre dans la section algérienne les produits viticoles de notre colonie. Commençons donc par elle puisque nous nous y trouvons.
- On a planté beaucoup, dans ces dernières années, en Algérie et en Tunisie ; on évalue aujourd’hui à plus de 80,000 hectares le nombre de vignes existant en .Algérie, et la Tunisie marche rapidement sur ces traces. Malheureusement, le phylloxéra s’étend lui aussi, surtout dans la province de Gonstaritine, et ses foyers augmentent chaque année, malgré les efforts du gou vernement pour les éteindre, efforts impuissants, comme l’ont été ceux de la Suisse, qui a cependant usé des moyens les plus radicaux pour couper court aux progrès du tléau.
- On comptait que notre colonie africaine viendrait réparer le mal fait à la mère-patrie par l’insecte dévastateur; on se demande aujourd’hui si l’avenir de la viticulture en Algérie n’est pas mis en jeu, et il y a là un gros point d’interrogation que je ne me charge pas de résoudre.
- Puis vient encore une autre question fort importante, dont nous parlerons tout à l’heure,car elle a occupé et préoccupé le Congrès international d’agriculture : c’est la question de vinification. Et cependant, malgré tout cela, les viticulteurs algériens marchent et vont de l’avant. Bravo et courage !
- Leur exposition est intéressante en ce qu’elle permet de se rendre compte de la valeur des divers crus de l’Algérie, car, très libéralement, les propriétaires algériens, soucieux d’avoir des débouchés en France, font goûter leurs vins aux visiteurs qui désirent savoir par eux-mêmes à quoi s’en tenir à leur sujet. S’il y en a de légers, il en est aussi, parmi les vignobles de coteaux, ayant un arôme fin et délicat et possédant une assez bonne force alcoolique. Lorsque Içs années auront marché et que les procédés de vinification seront bien compris, l’Algérie aura des vins honorablement ciassés.
- Il faut, de là, revenir au quai d’Orsay et suivre les diverses sections pour apprécier les importations étrangères. La Russie, où nous entrons tout d’abord, produit peu de vin, deux millions d’hectolitres à peine, en grande partie de la Grimée. C’est là que se trouvent les meilleurs crus, ceux du prince Galitzine notamment, qui expose des échantillons de sa cave à côté de ceux du prince d’Oldenbourg, dont les vins du Caucase ont une certaine réputation à Saint-Péte; sbourg.
- La Roumanie possède quelques vignobles et notamment un cru célèbre : celui de Cotnar. Cette vigne historique fut plantée au seizième siècle par Etienne le Grand, avec des ceps provenant du fameux terroir de Tokay. Le phylloxéra a encore respecté ces souches vénérables. En sera-t-il de même longtemps ? Toujours est-il qu’on peut voir à l’Exposition le vin de Cotnar.
- L’Italie vient en second rang pour la surface plantée en vignobles, qui n’est pas moindre de 1 million 900,000 hectares, avec une production de 35 millions d’hectolitres, surlesquels la Sicile entre pour une bonne part (7 millions 1\2 environ) et pour les meilleurs crus. Nous voyons au quai d’Orsay des vins de Marsala, de Syracuse et de Zucco. Ce dernier cru appartient au duc d’Aumale et se trouve à quelques kilomètres de Palerme. §on bouquet rappelle un peu le Madère.
- L’Espagne nous a expédié une grande quantité d’échantillons de ses vins, placés dans les
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- vastes caves de son pavillon particulier sur les bords de la Seine Elle vient en troisième rang-dans la production européenne avec 1 million 700,000 hectares e t 20 millions d’hectolitres. Tout le monde connaît ses crus renommés : malheureusement, peu de personnes boivent de vrais vins d’Alicante, de Xérès et de Malaga, falsifiés, fabriqués et imités de toutes façons avant d’arriver dans le palais du consommateur. Aujour-• d’hui, ses plus beaux vignobles sont dévastés par le phylloxéra; et comme la lutte là-bas a été reconnue'impossible ou à peu près, on arrache et on replante en cépages américains greffés.
- Nous avions oublié dans notre dernier compte rendu de parler du Portugal, qui a, lui aussi, un pavillon spécial sur les bords de la Seine. Si son exposition agricole proprement dite est peu importante, il n’en est pas de même de ses vins, qui se pressent en longues rangées dans les caves de ce pavillon. Le Portugal est un des pays où la production vinicole s’est beaucoup accrue dans ces derniers temps. Elle est aujourd’hui arrêtée, là aussi, par le phylloxéra, qui a déjà détruit 20,000 hectares sur les 150,000 qui donnent le délicieux vin de Porto et qui réduirait rapidement les 4 millions d’hectolitres produits par le Portugal, si l’on ne se hâtait de replanter en cépages américains.
- De l’Autriche-Hongrie, nous voyons au quai d’Orsay quelques échantillons du vin de To-kay, un des premiers crus du monde. C’est la Hongrie qui fournit la majeure partie des 9 millions d’hectolitres de vin récoltés dans l’empire austro-hongrois, de même que sur les 2 millions d’hectolitres constatés en moyenne dans les Etats allemands, ce sont les provinces rhénanes qui fournissent la plus grosse part.
- Mais ce n’est pas seulement d’Europe que nous viennent des vins faisant concurrence à notre production nationale. Nous sommes menacés un peu de tous les côtés, et toutes les parties du monde veulent nous inonder de leurs produits. Ainsi on peut goûter dans un des pavillons du quai d’Orsay des vins du Cap de Bonne-Espérance, doux et liquoreux, rappelant certains vins d’Espagne.
- J’ai constaté de même dans les sections américaines la présence d’un bon nombre de bouteilles qui indiquent clairement que la jeune Amérique a l’intention de faire suivre' à ses produits vinicoles la route connue de la France, autrefois si hospitalière, aujourd’hui un peu plus farouche à l’égard des envois exotiques.
- Toutefois, ce n’est pas de là que peut naître le danger pour le moment. Il proviendrait plutôt de l’Australie, qui a planté beaucoup depuis quelque temps et dans des conditions excellentes. Les colons anglais ont fait preuve en cette occasion, de cette intelligence particulière qu’ils savent apporter dans leur colonisation. Ils' ont pris à l’Europe ses plants les plus renommés, ont examiné dans quels terrains ils venaient le mieux, et ont cherché dans cette immense Australie des sols aussi identiques que possible pour y planter ces cépages. Et c’est ainsi qu’ils ont du faux madère, du faux porto, du faux alicante, mais en somme des vins qui ne sont nullement à dédaigner et qui ont surtout le mérite du bon marché. En vieillissant, tout cela prendra plus de force, plus de bouquet et viendra faire concurrence aux produits européens. Le vieux monde est destiné à servir de déversoir général au nouveau, s’il ne se défend pas.
- Nous voici, après cette excursion à l’étranger, dans les deux galeries où se trouve l’outillage viticole français. Entre elles, on a planté dans des conditions déplorables quelques cépages américains, qui essaient, en faisant monter leurs sarments effilés, d’avoir un rayon de soleil. Hélas ! ils ne peuvent y réussir, et emprisonnés entre deux murs élevés et recouverts de l’ombre des grands arbres, ils ont à peine la lumière suffisante pour ne pas mourir.
- Et cependant,Dieu sait quel tapage on a mené autour de ces malheureux plants, qui, a entendre certaines personnes, allaient 'porter la peste au Champ de Mars! Enfin, on a admis quelques cépages; mais on leur fait paver cher ‘hospitalité donnée. Le Comice de Cadillac, celui de Libourne, la Société d’agriculture de 1 Indre, le Syndicat d’Issoudun ont là un certain nombre de plants greffés, de porte-greffes ou producteurs directs américains.
- Dans un petit coin se trouvent quelques échantillons assez intéressants de plants sauvages, issus de semis. Ce sont les: Vitis Coignetiœ, du (Japon ; Vitis Chiaïsi, de la Chine ; Vitis Davicli, Romaneti et Pcignucci, encore de la Chine, et le Vitus Rjoukiyama, du Japon. Le ministère de l’agriculture aurait pu choisir, ce me semble, un emplacement plus favorable à ces exotiques.
- Les deux galeries parallèles dont nous parlions tout à l’heure et qui terminent la série des bâtiments affectés à l’agriculture sont en partie occupées pour l’outillage viticole : foudres, cuves, tonneaux, pressoirs, f'ouloirs, appareils à filtrer et à distiller, produits oenologiques : tout ce qui concerne la vigne et le vin se trouve là, exposé par nos meilleurs constructeurs. Dans l’impossibilité où je suis, même de donner les noms des exposants, ce qui serait d’ailleurs fastidieux pour mes lecteurs, je me contenterai de citer ceux de la région girondine que fiai remarqués.
- Je trouve çà et là : les appareils de filtrage de M. Géraud fils, de Bordeaux ; le plan en relief du vignoble de MM. Gilbey, au château Lou-denne (Gironde) ; les appareils de bouchage et scellement de M. Letourneau, de Bordeaux ; la composition antiphylloxérique de M. Guy, pharmacien à Bergerac, dont le succès a été constaté, l’année dernière, par divers viticulteurs du Sud-Ouest : les pompes, pulvérisateurs et autres instruments viticoles de M. Pépin fils aîné, de Bordeaux ; les sondes à vins de M. Rousseau fils, de Bordeaux ; un pulvérisateur et des échantillons de vins de M. Roy, au château d’Is-san (Gironde), avec un plan en refief du château ; des caisses à bouteilles, bouchons et capsules de la maison Scepval et Sort, de Bordeaux; le pulvérisateur de M. Vigneau, d’Aiguillon ; les cachets et scellés de sûreté pour caisses à vin de MM. Tascher frères, de Bordeaux.
- Dans ces deux galeries se trouvent encore les expositions de quelques sociétés de départements viticoles. La Gironde y est largement représentée par les envois de la Société d’agriculture de la Gironde, du Comice agricole et viticole de Libourne et du Comice .de Cadillac. Il y a là une réunion intéressante d’outils et machines diverses, photographies, produits viticoles, échantillons de vins, etc. ; mais j’ai spécialement remarqué dans l’exposition du Comice agricole et viticole de Cadillac des spécimens de différents sols avec les noms des cépages américains dont la faculté d’adaptation à ces natures de terrain est reconnue. Voilà q*ui est intéressant et peut servir de base à ceux qui ont des plantations à faire.
- La Société d’agriculture du Gard et celle de l’Hérault ont envoyé aussi des lots importants, et notamment des échantillons Ve vins de leur région. L’Union des Syndioats de l’Armagnac a une bonne quantité d’eau-de-vie ; elle veut prouver ainsi que les fameux armagnacs n’ont pas disparu.
- En entrant dans une de ces galeries, on aperçoit une série de grands tableaux faisant connaître, sous leurs diverses transformations, les principaux ennemis de nos vignobles : phylloxéra, mildew, black-rot, anthracnose, oïdium. La foule s’y arrête constamment et regarde avec intérêt. Elle a l’air de dire : « Que les propriétaires ayant à se défendre contre tous ces parasites sont donc à plaindre ! » Et elle a mille fois raison.
- Plus loin se trouve le tableau très exact des expériences faites en 1888, pour détruire le black-rot, par M. Lavergne, pharmacien à Aiguillon, sous la direction de M. Prillieux. M. Lavergne a exécuté ces expériences avec beaucoup de soin et d’intelligence, et le tableau par lui dressé est intéressant, en ce qu’il parle aux yeux et fait bien connaître les résultats favorables de la lutte intentée contre ce nouvel et si dangereux ennemi.
- Les viticulteurs ont eu, au reste, l’occasion toute récente de s’éclairer sur toutes les questions qui ressortissent à leur domaine.
- Le Congrès international avait une section spéciale, s’occupant exclusivement de la partie viticole et elle n’était pas la moins intéressante. M. Saint-René Taillandier était chargé du rapport général et s’en est acquitté de main de maître. Les rapports particuliers étaient confiés
- à des spécialistes; M. Salomon avait à traiter de la vigne en treille; M. Reich, des vignes en Camargue; M. Gaston Bazille, des plants américains; M. Millardet, de l’hybridation et des hybrides; M. Pétiot, delà vinification: M. Bat-tanchon, de la vinification en Algérie.
- C’est sur ces rapports que la discussion s’est ouverte. Elle a été particulièrement intéressante sur les procédés de vinification à adopter en Algérie. M. Battanchon a fait remarquer les conditions défectueuses dans lesquelles s’opère la fermentation dans notre colonie africaine, à cause des grandes chaleurs qui régnent à l’époque des vendanges. Les moûts y fermentent si vite que la forte quantité d’alcool produite en quelques heures arrête la fermentation du liquide, tout en laissant une notable proportion de sucre bien transformé.
- Ce vin, contenant des principes fermentescibles, continuera à avoir des fermentations secondaires, surtout aux approches du printemps, lesquelles le feront aigrir. M. Battanchon a proposé les remèdes suivants :* 1° choix de. cépages à maturité tardive ; 2° ne pas vendanger trop tard, afin d’augmenter l’acidité du moût qui est, la plupart du temps, insuffisante en raison du sucre en excès; 3° maintenir le moût à une température suffisamment basse pendant la fermentation, et pour cela employer des cuves, des chais'et des caves bien construits, avec des murs épais; enfin, entourer les cuves de matières isolantes et même de blocs de glace, comme le font, m’a-t-on assuré, les trappistes de Staoueli.
- Le Congrès a demandé qu’on établisse en Algérie une cave expérimentale pour les fermentations et que des bourses soient accordées à un certain nombre de jeunes gens des départements et de l’étranger, leur permettant de venir suivre à l’Institut agronomique les travaux du laboratoire de fermentation dirigé par M. Duclaux.
- 'Un .rapport, dont l’importance capitale pour l’avenir de la viticulture a été accueillie avec faveur, est celui de M. Millardet, le savant professeur à la Faculté des sciences de Bordeaux. Pour ma part, j’ai toujours saisi l’occasion de rendre hommage aux qualités exceptionnelles dont fait preuve M. Millardet en conduisant avec un soin et un tact d’une précision absolument scientifique le problème délicat l’hybridation-, aidé d’ailleurs par un praticien fort distingué qui mérite de n’être pas oublié, M.. de Grasset,.
- Je reste convaincu que c’est dans les hybrides et par les hybrides qu’aura lieu la solution de la crise viticole. L’attendrons-nous longtemps ? La négative est à présumer. Le congrès" a voulu entrer dans cet ordre d’idée en émettant le vœu qu’un prix de 100,000 francs soit institué pour récompenser l’auteur de la découverte d’un hybride franco-américain résistant au phylloxéra, prospérant dans les terrains marneux et donnant des produits de bonne qualité.
- L’assemblée a encore demandé :
- Qu’une statistique officielle des surfaces de terrain pouvant servir à la création de vignobles submersibles soit publiée par les soins du gouvernement, avec la désignation de ces terrains et leur analyse physique;
- Que le même travail de statistique soit fait pour les terrains sablonneux semblables à ceux d’Aigues-Mortes, avec l’indication de la nappe souterraine.
- Puissent tous ces vœux ne pas rester stériles et permettre à la France viticole de reprendre sa prospérité d’autrefois !
- (La Gironde)
- LA BOURSE
- Encore une liquidation à l’actif de la majorité, si ce n’est de l’universalité des haussiers. Le 3 0/0 a été compensé à 85 30, l’amortissable à. 80 20. le h 1/2 à 104 05. Les reports, pour lesquels on avait demandé 0 20, pour le 3 0/0, en commençant, sont tombés à 0 15, puis à 0 12. Ils sont maintenant très offerts, l'argent étant très abondant et les positions à reporter étant très restreintes.
- L’Italien s’est relevé à 02 00 sur la nouvelle d’une détente de la crise des banques. M. Crispi a fait de grands efforts pour atténuer les effets de la suspension des paiements et pour permettre à la Banque Tibérme de rouvrir ses guichets. Mais il reste à savoir si les expédients employés auront les résultats espérés.
- L’Extérieure est à 73 13/82.
- Le Paisse 1880 est à 01 12. Le Turc à 16 50. L'Egyptienne unifiée se tient à 454. Elle l’a échappé de près ; 'un chevalier d’industrie avait essayé d’écouler 5000 obligations fausses. Il est arreté, dit-on. *
- Le Crédit foncier est ferme à 1275.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L'EXPOSITION
- oxx sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp, au centre de l’avenue de La Bourdonnais. *
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. _ Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Yestïbule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d'art. — Classe 26, horlogerie. —• Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- . Continuer dans l’ordre suivant :
- Côte de l’avenue de'La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maron, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Lota, Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue R.app. Visiter la Galerie Rapp; scplpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de. ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège ; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de renseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal. .
- Descendre au rez-de-chaussée ; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté cle l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethno,graphie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de
- l’intérieur (côté de la galerie Desaix) ; de l’exposition de Géographie ('côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Bue de VHabitation. — Quais. — Esplanade des
- Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer i Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- 1 Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadëro
- Arriver par l'un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chejnin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la scU-pture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet du l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage: vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l'extrémité du palais des Arts libéraux derrière le pavillon du Chili.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de FAlhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidillct; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del .no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 28 Série
- N° 112
- Le Numéro : 1S Centimes
- Jeudi 5 Septembre 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomjleld Bouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Prière à l’Administration. — Dernière heure. —Echos. — Nos chemins de fer. — Les princes égyptiens. — Les délégués italiens à Paris. — Le « Triomphe de la République ». — Une conférence au Grand-Théâtre. — Sur la Tour Eiffel. — Les congrès. — La Bourse. — Annonces et Réclames.
- -----_-----------------------------------------^-------------------------------------------------------------------------------------—-----------------------------------------------
- PALAIS DES ARTS LIBERAUX. — CAMPEMENT SAMOYÈDE.
- CHRONIQUE
- Les exposants continuent toujours à être sur lus braises.
- — Quand saura-t-on les résultats des travaux du jury supérieur?
- — Quand aurons-nous des nouvelles?
- — Il est plus que temps qu’on nous informe; nous ne pouvons pas attendre jusqu’à fin septembre.
- — Nous sommes les premiers intéressés ; nous avons fait assez de sacrifices !...
- Et patati... et patata...
- En réponse à toutes ces réclamations, très justes d’ailleurs, nous ne pouvons aujourd’hui que donner quelques renseignements purement officieux.
- Il ne faut pas blâmer le jury supérieur de ses lenteurs ; il faut, au contraire, l’en remercier ; si ses travaux se prolongent, c’est qu’il y met le plus grand soin ; c’est que le sous-comité
- chargé du rapport destiné à l’assemblée plénière prépare ce rapport avec tous les scrupules possibles, après examen sérieux des réclamations qui lui sont adressées par les exposants; mais il est indispensable que ces réclamations soient nettement formulées.
- Hier, un groupe entier restait encore à rapporter et la question des collaborateurs à récompenser de diplômes et de médailles n’avait pu encore être abordée.
- MM. Léon Say, Prevet et Grandeau ont ex-
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- pliqué les décisions prises par les jurys de l’économie sociale, des produits alimentaires et de l’agriculture. M. Sabatier, juré belge; sir Col-ville Barclay, juré anglais; le colonel Perret, pour la Suisse, et M. Gustave Roy, pour la France, ont présenté des rapports très remarquables sur les groupes dont ils sont chargés.
- Dans l’état des choses (et nous pouvons dire cela sans trop nous avancer), nous ne pensons pas que le jury supérieur puisse terminer ses travaux à la fm de la semaine prochaine.
- L’assemblée plénière ne sera donc très probablement pas ouverte samedi prochain : M. Berger doit, en effet, rédiger encore son rapport rendant compte des opérations du sous-comité.
- ##
- Nous énumérions hier quelques-uns des abus dont on se plaint journellement à l’Exposition.
- Pour que la série soit complète, il convient d’y ajouter le' sans-gêne, vraiment trop grand, avec lequel la cohue des « saucissonnants » (le nom leur restera), s’installe partout, sans respect pour les œuvres d’art ou les œuvres curieuses et antiques qui sont exposées sous les galeries.
- Un de nos confrères rapporte que, dimanche, des dîneurs étaient grimpés sur la « Rocket », sur la « Fusée », ces vénérables aïeules de nos locomotives, et s’y étaient installée pour dîner. Il est mutile d’insister sur les risques que courent en pareil cas ces reliques scientifiques. Il faut empêcher de laisser commettre de tels actes qui sont de véritables profanations.
- Nous croyions en avoir fini avec le serpent, dont on parle depuis plusieurs jours.
- Eh ! bien, non, il en pousse, paraît-il, dans les gazons de l’Expositton ; car si le premier a été tué, il a sans doute un compagnon à en croire la lettre ci-jointe d’un Brésilien.
- Ce Brésilien prétend avoir vu un serpent du coté nord de la Tour Eiffel, et il écrit à ce sujet :
- « Ce serpent pouvait avoir environ cinquante centimètres de longueur ; il était d’une couleur noirâtre et semblable à ceux que nous autres, habitants de la province de Minas Geraes-Brasil, appelons cascctvel. Cette espèce a la tête un peu plus plate que les autres. Quand je me suis approché du serpent pour le frapper, il a rapidement disparu dans un bosquet. »
- Tous ces serpents-là commencent à ressembler furieusement à des canards, et ce ne sera plus la queue qu’il faudra leur couper, ce sera les ailes !
- F. L.
- PRIÈRE A RADMISTRATM
- La fermeture de l’Exposition à dix heures et demie nous a valu un très grand nombre de lettres de protestation. Mais c’est un fait accompli maintenant et il n’y a plus à y revenir.
- Cette mesure a cependant eu des conséquences qu’il est de notre devoir de signaler à l’administration. La première de ces conséquences a été la suppression ou, si vous aimez mieux, la fermeture des guichets d’entrée à neuf heures et demie.
- Cette mesure, consécutive de la première, nous a valu, depuis hier, plusieurs lettres contenant, suivant nous, des protestations judicieuses.
- Le public en général, nous écrit-on, est privé d’entrer à une heure où l’on peut encore passer une bonne heure dans les cafés de la rue du Caire et dans les théâtres de l’Exposition. Si cette.réclamation était isolée, nous comprendrions que des raisons de service pussent la J
- mettre dans la pénombre aux yeux de l’administration.
- Mais il en est d’autres. C’est ainsi que des concessionnaires se sont vu refuser l’entrée, alors qu’ils venaient à neuf heures trente-cinq minutes, pour assister à la fermeture de leurs établissements et régler leurs affaires après avoir passé une partie de la soirée dans Paris.
- C’est ainsi, et le fait nous paraît très grave, qu’un de nos confrères? désireux de voir comment se comportait l’Exposition sous le nouvel état de fermeture du soir, s’est vu refuser l’entrée, nonobstant la présentation de sa carte violette (carte de presse).
- Ainsi, un journaliste que sa fonction appellerait dans l’Exposition pour une raison quelconque, vers dix heures du soir, ne pourrait plus y pénétrer ? Il semble que cette interdiction ne se justifie en aucune façon.
- Seuls, les membres de l’administration et les députés peuvent entrer de neuf heures et demie à dix heures et demie. Pour les premiers, pas d’observations. Mais les députés? Que diable peuvent-ils avoir à faire dans l’Exposition entre neuf heures et demie et dix heures et demie du soir, alors que les collèges électoraux les tiennent au collet et que beaucoup n’ont plus qu’un mandat précaire, in partilms?
- Nous autres, journalistes, nous pouvons être occupés en ville jusqu’à neuf heures; et il peut nous être utile, indispensable même, d’aller jeter le coup d’œil de la dernière heure au Champ de Mars, pour « rafraîchir » notre article du lendemain matin.
- Et crac ! on.nous pousse la porte au nez {
- L’administration reviendra sans doute sur cette mesure, que nous croyons être une simple omission dans la façon de donner la consigne : car il ne lui en coûtera rien d’ordonner qu’on laisse entrer les journalistes à carte violette et les concessionnaires par les portes de sortie, ouvertes aux députés et aux personnes de l’administration jusqu’à dix heures et demie.
- A
- Et si même l’administration voulait se montrer très libérale, elle pourrait désigner trois ou quatre guichets seulement qui resteraient ouverts pour les entrées du public à tickets jusqu'à dix heures. Cela ne fatiguerait point l’ensemble de son personnel qui, nous en convenons, doit se trouver heureux d’être libéré à neuf heures et demie.
- Nous attendons donc un complément de décision de l’administration, qui s’est, il fautle dire, toujours montrée soucieuse de donner satisfaction au public, aux concessionnaires et à la presse, dont nous venons de plaider la cause.
- Cii. L.
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- Dernière Heure
- Ea visite du t/aréwitcli
- La possibilité de la visite du premier fils du tzar, héritier de la couronne de l’empire russe, est considérée comme un fait d’une importance capitale.
- D’après les renseignements du Temps, la visite du tzaréwitch serait considérée dans les cercles officiels comme extrêmement probable. Cette visite aurait lieu avant la clôture de l’Exposition ; mais, contrairement à ce que certains journaux ont annoncé, aucune indication ne permet actuellement de fixer une date précise.
- Nos Hôtes
- M. Gladstone est arrivé hier à six heures vingt par le train de Boulogne. U était accompagné de Mme Gladstone et de sir Edward Watkins, son gendre.
- Mme Gladstone portait à la main une gerbe de roses.
- A l’Esplanade
- La quatrième et dernière fête exotique qui a
- eu lieu hier soir à l’Esplanade des Invalides a été particulièrement animée.
- A huit heures et demie, on a procédé, dans le pavillon central des colonies, à la distribution des récompenses aux sociétés de fanfare et d’harmonie, dont les concours sont terminés. Pour le reste de la fête, le programme était le même que pour les fêtes précédentes.
- Au pont roulant
- Un grave accident s’est produit hier à trois heures de l’après-midi dans la galerie des machines. •*
- Le pont roulant (système Mégy) qui traverse la galerie dans toute sa longueur était arrêté contre la plate-forme servant d’embarcadère, et les voyageurs en très grand nombre avaient déjà pris place sur le pont, lorsqu’une dame d’une cinquantaine d’années et de forte corpulence voulut passer à son tour. Mais au moment même où elle avançait le pied, le pont se mit en marche, se détachant ainsi de l’embarcadère. La malheureuse femme posa donc le pied dans le vide, et fut précipitée sur la table à marger d’une presse Marinoni. Cette table, en se brisant, amortit le choc, et préserva la victime d’une mort à peu près certaine, ou tout au moins de quelque grave fracture. En rebondissant sur le sol cette dame se fit une blessure à la tête.
- Son fils était sur le pont roulant. Que l’on juge de son angoisse ! On fit aussitôt faire machine en arrière pour lui permettre de se précipiter au secours de sa mère.
- Contrairement à ce que dit un confrère, le docteur Beurnier se rendit aussitôt sur le lieu de 1 accident et fit porter la victime à l’ambulance du palais des Machines, où les soins nécessaires lui furent prodigués. On préféra, pour la porter à la voiture qui devait la conduire à son domicile, se servir d’un fauteuil roulant : le brancard .n’était pas nécessaire, la victime ayant tout à fait repris ses sens.
- Reste à savoir à qui incombe la responsabilité de l’accident. On nous dit (mais c’est à constater) que-fi la porte qui conduit au pont roulant avait été fermée avant la mise en route du pont roulant, l’accident n’aurait pas pu se produire. Une enquête établira sans doute les responsabilités.
- Le IMiier de ce soir
- A l’occasion de la réunion du jury supérieur des récompenses de l’Exposition universelle, le président du Conseil et Mme Tirard donnent ce soir un grand dîner au ministère du commerce.
- Trois cents invitations ont été faites pour ce dîner.
- Edison est parmi les invités.
- ÏAExpositioii chevaline
- Demain, s’ouvre au Cours la Reine l’exposition chevaline. Le prix d’entrée sera de cinq tickets pour la première journée;Tes jours suivants, le tarif sera le même que celui de l’Exposition.
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 140.529
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la même journée :
- Ier étage................ 11.200
- Du 1er au 2me.............. 7.215
- 2e étage direct............ 2.817
- Du 2e étage au sommet... 5.208
- En tout.............. 26.530
- la
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les exposants ouvriers
- La commission exécutive des exposants ouvriers s’est réunie pour s’informer des motifs qui lui ont interdit l’accès du Champ de Mars, où d’autres expositions sont représentées.
- 1 Après avoir signé une demande d’autorisation pour la création d’une loterie ayant pour objet l’exposition ouvrière du Cours-la-Reine, les membres de la commission se sont également plaints de ce que, sous prétexte d’un concours de chevaux qui n’est pas encore ouvert, on interdit l’entrée de leur exposition aux visiteurs qui désirent y pénétrer.
- Plus-value de l’Octroi
- Le produit de l’octroi de Paris, pendant le mois d’août dernier, est supérieur de 1,310,984 francs aux évaluations budgétaires et supérieur de 1,683,152 francs au produit d’août 1883.
- Le produit des huit mois écoulés de 1889 présente une plus-value de 7,196,557 francs par rapport aux prévisions budgétaires, et une plus-value de 7 millions 414,364 francs, par rapport à la période correspondante de 1888.
- Les électriciens à Fontainebleau
- Le bureau du congrès des électriciens, composé de MM. Mascart, membre de l’Institut; sir William Thomson, professeur à l’Université de Glascow; Preece, ingénieur en chef du Post-Office de Londres; Rousseau, professeur à l’Université de Bruxelles; Ferraris, professeur à Turin; Kareis, ingénieur en chef du ministère du commerce à Vienne ; Stoletow, professeur à l’Université de Moscou; Potier, professeur à l’Ecole polytechnique; Joubert, secrétaire général de 1a. Société française de physique; Lippmann, membre de l’Institut; Fribourg, ingénieur, directeur à l’administration des télégraphes, s’est rendu lundi matin à Fontainebleau.
- Après avoir visité le château, sous la conduite du colonel Toulza, ces messieurs ont été reçus par le président de la République, qui les a retenus à déjeuner.
- Les électriciens ont ensuite passé l’après-midi dans la forêt, puis sont repartis pour Paris à quatre heures et demie.
- Bans le ballon captif
- Lundi, ascension intéressante dans le grand ballon captif de l’Exposition universelle obligeamment mis par le directeur, M. Lachambre, à la disposition du docteur Potain.
- Le professeur de la Charité, accompagné de plusieurs de ses élèves, a renouvelé, dans des conditions plus favorables encore, les expériences de sphygmomanométrie, recherches sur les modifications de la pression artérielle, qu’il avait déjà faites
- au sommet de la Tour Eiffel.
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- Vandalisme
- Dans la classe 9 on a, par malveillance, ouvert, dimanche, le robinet de prise d’eau en l’absence du gardien.
- Le parquet a été inondé et plusieurs cartes géographiques et cosmographiques détériorées. On ne connaît pas l'auteur de cette stupide équipée.
- Dans la même journée on a brisé chez un brasseur du Champ de Mars la conduite d’une pompe à bière. Inconnu aussi celui qui a fait ce beau coup.
- Les entrées de faveur
- L’administration des finances, dont MM. Grison et Savoie ont la-haute direction, continue à délivrer chaque jour quantité d’entrées de faveur aux nombreuses délégations ouvrières françaises et étrangères, ainsi qu’aux différents groupes d’élèves des institutions françaises de Paris et dé la province.
- On peut évaluer à plusieurs milliers le nombre des entrées gratuites délivrées chaque jour.
- Les membres de ces délégations, à leur retour dans leurs foyers, font part à leurs camarades des merveilles qu’ils ont vues et ils les engagent à former d’autres délégations.
- C’est ce qui explique que le nombre de ces visiteurs ouvriers va chaque jour en augmentant.
- Concours particulier d’horticulture
- Vendredi prochain s’ouvrira au Trocadéro le concours particulier d’horticulture dit de la huitième époque.
- Ce concours comprendra les séries suivantes :
- Fleurs et plantes d’ornement ; plantes potagères ; fruits et arbres fruitiers; plantes de serre.
- Comme pour les concours précédents, l’exposition en sera faite dans les jardins et sous les tentes et Vélums du splendide parc du Trocadéro.
- Conférence
- Jeudi, à quatre heures, conférence au palais du Trocadéro par M. Martel.
- Sujet ; La région des Gausses (Lozère et Aveyron).
- Promenade-visite
- Demain jeudi, à dix heures du matin, réunion devant le pavillon de la Presse, pour la promenade-visite à faire, sous la direction de M. Emile Quénol, membre du conseil de la société organisatrice de ce genre de conférences, ingénieur des arts et manufactures.
- On visitera l’industrie des poêles mobiles.
- Statistique
- Une curieuse statistique donne l’augmentation progressive des visiteurs anglais aux expositions de Paris, viâ Douvres et Calais. Exposition de 1855': 80,400; en 1867, 200,100; en 1878, 260,600; au 31 août 1889, 224,900. Le chiffre de 350,000 sera atteint cette année, en augmentation de près de 100,000 sur 1878.
- La dilatation de la Tour
- Nous avons dit récemment que la dilatation de la Tour Eiffel par les températures excessives était des plus faibles, 4 centimètres à peine; la dilatation des immenses fermes de la galerie des machines est un peu plus forte, mais le chiffre en est encore bien petit : pour une différence de température de 50 degrés, 15 degrés au-dessous de zéro en hiver et 35 degrés au-dessus en été, là ferme entière ne s’allonge que de 8 centimètres.
- La ferme se compose de deux demi-arceaux qui sont comme articulés à charnière à la base et libres au faite, de telle sorte que tout le sommet de la galerie, sous l’action de la chaleur ou du froid, peut se déplacer un peu, monter ou descendre.
- Le système est tout à fait curieux et très nouveau et fait grand honneur à M. Dutert, l’architecte, et à MM. Gontamin, Charton et Pierron, qui ont établi tous les calculs.
- Au sujet des élections
- A la suite de la plainte dont nous avons parlé dans notre numéro d’hier, au sujet de l’installation d’un bureau électoral à l’Exposition, l’administration nous fait savoir qu’elle n’a reçu aucune demande officielle. D’ailleurs, la mesure qu’on propose est tout à fait inapplicable.
- En effet, un seul bureau ne suffirait point ; il en faudrait plusieurs, autant qu’il y a d’arrondissements, puisque les employés de l’Exposition appartiennent à tous les arrondissements de Paris.
- C’est à l’administration, aux présidents de classe et aux exposants de donner, le jour du vote, à leurs employés, quelques heures de loisir qui leur permettent d’aller voter.
- Recommandation au public
- Plusieurs de nos confrères font au public une recommandation à laquelle nous nous associons tout à fait.
- Il y a dans l’Exposition des spécimens de machines et œuvres d’art qui sont placés sous la sauvegarde des visiteurs eux-mêmes et que dans des journées comme celle du dimanche, aucune surveillance ne saurait protéger si le public n’y met du sien.
- Avant-hier, des dîneurs étaient grimpés sur le « Rocket », sur la « Fusée »- ces vénérables aïeules de nos locomotives », et s’y étaient installés pour dîner. Il est inutile d’insister sur les risques que courent en pareil cas ces reliques scientifiques.
- Il faut que le public lui-même s’oppose à de pareils actes de vandalisme.
- Calé î lîono !
- Lundi soir, àl’Esplanade des Invalides, un Arabe, t domestique au service d’un exposant, aperçut deux jeunes ouvrières qui flânaient autour de sa tente.
- L’Arabe invita courtoisement les promeneuses a entrer chez lui pour y prendre du café.
- Celles-ci accédèrent à son désir et l’une d’entre elles, séduite par les aimables manières de l’amphitryon, se laissa aller à une conversation des plus intimes... Pendant ce temps, sa compagne faisait le guet au dehors, assise devant lune des portes. Malheureusement, la tente avait deux portes, et la seconde n’était pas gardée; brusquement, une tête apparaît, celle d’un gardien de l’Esplanade, qui a mis fin à l’aimable entretien en conduisant l’Arabe et les deux demoiselles au commissariat de police.
- Maccich poublie ! répétait l’Arabe, voulant protester contre la violation de domicile dont il avait été l’objet.
- Ce qu’il paraissait regretter le plus, c était les (
- quatre francs.... de café que lui avait coûtés sa galante et criminelle aventure.
- Accident
- Une dame M..., âgée de soixante-dix ans, descendait hier la passerelle qui mène de l’Histoire de l’Habitation dans l’Exposition; elle est tombée si malheureusement qu’elle s’est brisé la cuisse gauche.
- Transportée au service médical, Mme M..., après avoir reçu les soins les plus urgents, a été envoyée à l’hôpital Necker.
- Son état est très grave.
- NOS CHEMINS DE FER
- Un succès pour la voie étroite. Adoption oiûcielle
- de la voie de soixante centimètres.
- Le fonctionnement si remarquable du chemin de fer Decauville à l’Exposition vient de motiver une mesure qui sera accueillie avec reconnaissance par les partisans, de plus en plus nombreux, des voies étroites.
- Le sous-secrétaire d’Etat aux Colonies a décidé d’adopter la voie de soixante centimètres pour la ligne de Pliu-Lang-Thuong à Lang-Son (110 kilomètres) et pour tout le réseau qui pourra être construit ultérieurement au Tonkin.
- Le ministre des travaux publics, qui est homme de progrès dans toute l’acception du mot, est disposé à faciliter les installations de ces voies réellement économiques et fait étudier les décrets qu’il y a lieu de rapporter pour permettre la construction des chemins de fer à voie de soixante centimètres en France, où ils rendront bien certainement les mêmes services qu’en Angleterre et aux Indes.
- LES PRINCES ÉGYPTIENS
- M. Tirard,président du conseil, et M. Spuller, ministre des affaires étrangères, se sont rendus hier, à Fontainebleau, accompagnés de l’ambassadeur de Turquie à Paris, pour présenter officiellement les princes Abbas-Bey et Mehemet-Ali-Bey, fils du khédive, au président de la République. ‘
- Les princes sont arrivés à la gare de Fontai» nebleau à dix heures treize. Ils ont été reçus par le colonel Lichtenstein, qui les a fait monter dans les voitures de là présidence. Ils sont arrivés au palais dans Tordre suivant : premier landau, à la livrée du président, princes Abbas-Bey et Mehemet-Ali-Bey, colonel Lichtenstein, Essad-Pacha, ambassadeur de Turquie ; second landau, en poste, aide de camp, du khédive, MM. Tirard, Spuller, le comte d’Aubigny ; troisième voiture, le médecin, le gouverneur des princes et le grand-maître des cérémonies ; dans une Victoria venaient enfin le comte d’Ormesson et le capitaine Coquet.
- Avant midi, les princes et leur suite, accompagnés du colonel Lichtenstein et deM. Carrière, régisseur du palais, ont visité le château en détail. A midi, ils ont pris place à un déjeuner de vingt-quatre couverts, pendant lequel . la musique d’artillerie s’est fait entendre : son premier morceau a été la marche égyptienne.
- Après le déjeuner, pendant lequel les deux princes étaient aux côtés de Mme Carnot, les fils du khédive et leur suite, accompagnés du président, se sont promenés dans le jardin anglais, sur la pièce d’eau et dans le musée chinois. Ils ont ensuite donné du pain aux célèbres carpes; c’était tout indiqué.
- Le plus jeune prince a trouvé le jardin anglais charmant et a témoigné ses regrets de le quitter si vite. Lui et son frère, en visitant le palais, ont beaucoup admiré les appartements.
- A deux heures et demie, ils sont partis en voiture avec leur suite. Le président les a recon-
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- duits jusqu’au vestibule et le colonel Lichtenstein les a accompagnés dans une visite aux hautes futaies de Franchard et de la Tillaie.
- Sur les ordres mêmes de M. Carnot, le poste d’honneur qui ne doit sortir que pour lui, a pris les armes à l’arrivée et au départ ; les princes ont salué en portant militairement la main à leur coiffure.
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- Les délégués italiens à Paris
- La commission de réception de la Bourse du Travail a offert hier un vin d’honneur aux délégués italiens, ainsi qu’aux délégués ouvriers de province et de l’étranger actuellement à Paris.
- N’ayant pas de local approprié à cet effet, la Bourse du travail avait choisi pour cette réception le vaste Salon des Familles, à- Saint-Mandé, où douze cents personnes se sont trouvées réunies, sous la présidence du citoyen Ribanier, assisté des citoyens Philippe, secrétaire de la commission d’organisation; Dumay, conseiller municipal; Im-briani et Andréa Costa, députés au Parlement d’Italie'.
- Après le salut de bienvenue aux délégués étrangers par le citoyen Philippe, de nombreux discours ou toasts ont été prononcés ou portés à l’union des races latines et à la fédération des peuples, par les citoyens Fiadère, au nom du comité ouvrier de Milan pour la Lombardie et le Piémont; Herbault, délégué socialiste français, qui a prôné l’association internationale des travailleurs; Imbriani, député italien; Yelguis, délégué espagnol; Dumay, conseiller municipal de Paris; Amilcare Cipriani, Maga-thois, Lima, rédacteur du journal O Seculo, de Lisbonne; Fratti, etc.
- Dans chacun des discours, l’amour de la France tenait la plus grande place. Chacun des orateurs s’efforçait de prouver que la politique des rois n’est pas celle des peuples et que pourréoondre à la triple alliance, les peuples devaient s'unir par la pensée sur le terrain des réformes sociales.
- Ces idées ont été chaleureusement applaudies, et le citoyen Cipriani en particulier a eu une véritable et touchante ovation.
- Le Choral des Epinettes a chanté deux fois la Marseillaise et le Chant des travailleurs, accompagné par toute la salle, debout et enthousiasmée.
- Le Conseil municipal a reçu aujourd’hui, à quatre heures, à l’Hôtel de Ville, les groupes italiens, en ce moment à Paris, lesquels, outre les délégués de la démocratie italienne, comprennent les délégués des sociétés ouvrières de la Lombardie, de l’Emilie et du Piémont, sous la conduite du consulat ouvrier milanais, ainsi qu’une délégation des républicains italiens de Buenos-Ayres.
- • Les ouvriers, ainsi que la délégation de Buenos-Ayres, ont remis à la municipalité, les premiers un parchemin, les autres, une grande plaque en bronze destinée à un monument public de Paris.
- " Des discours ont été prononcés par MM. Albani et Fratti, au nom des .républicains italiens; par M. F.iadere, du consulat milanais, au nom de tous les groupements ouvriers italiens ; par M. Paul La-pierre, délégué des sociétés républicaines italiennes de Buenos-Ayres. M. Lazz'arini a communiqué l’adresse envoyée par les sociétés.
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- LE “ TRIOMPHE DE LA RÉPUBLIQUE ”
- Nous avons annoncé les fêtes musicales qui auront lieu prochainement au palais de l’Industrie pour l’exécution d’une grande symphonie avec orchestre et chœurs de Mlle Holmès.
- Donnons quelques nouveaux détails sur la transformation du palais de l’Industrie et sur l’œuvre musicale.
- Le titre définitif de l’ode symphonique de Mlle Holmès est le Triomphe de la République.
- Ôn se souvient que la commission des fêtes de l’Exposition et du Centenaire avait mis au concours une cantate allégorique à grand spectacle, avec un imposant déploiement de chœurs et de figuration.
- Les résultats du concours ne furent pas satisfaisants.
- On eut alors l’idée de demander à Mlle Holmès la partition de son ode lyrique et pour donner à cette œuvre un cadre digne de son ampleur, il fut décidé que les auditions auraient lieu dans le Palais de l’Industrie.
- On n’imagine pas quel -travail énorme'il a fallu faire pour construire dans le palais une scène capable de contenir les quinze cents musiciens, chanteurs, choristes et figurants qui doivent prendre part à cette solennité musicale.
- Tout était à faire, et à faire rapidement.
- Dans les premiers jours de juillet, MM. La-vastre et Carpezat, les peintres décorateurs bien connus, soumettaient les esquisses de leurs décors. Il s’agissait de peindre d’abord une toile de fond de 60 mètres de large sur 80 mètres de hauteur ; or, les plus grandes toiles de l’Opéra n’ont que 27 mètres sur 20.
- M. Lavastre s’installa dans le palais de l’Industrie, et peignit à plat, sur le plancher même, l’immense toile qui forme le fond de la scène.
- Cette toile occupe l’extrémité du palais du côté de la place de la Concorde.
- La scène mesure 60 mètres de long, auxquels il faut ajouter 12 mètres pour l’orchestre, soit en tout un peu plus du tiers de la nef, laquelle a 192 mètres de longueur sur 48 de large.
- L’orchestre de 350 musiciens, sous la direction de M. Colonne, est placé en dehors de la scène, qui commence ou plutôt est précédée par une vaste estrade élevée de 1 m. 75 environ.
- Le rideau vient ensuite.
- On sait déjà quel beau spectacle se déroulera au lever du rideau ; le point central de la scène est l’autel de la Patrie, simple mais grandiose, entouré de trépieds antiques ; le drapeau tricolore, image de la patrie française, une palme verte, symbole de la paix, topt partie de l’ornementation.
- Derrière l’autel de la Patrie se trouvent des rochers sur lesquels est posée une colonnade d’ordre corinthien; enfin la toile de fond dont le lointain est à perte de vue.
- Des deux côtés, de grands arbres forment berceau.
- Sur l’estrade placée en avant défileront successivement les groupes représentant l’agriculture, l’armée, la marine, les corps de métiers, etc., qui iront déposer des couronnes sur l’autel de la Patrie.
- Par les praticables supérieurs descendront, pour rendre le même hommage, les groupes figurant les lettres, les sciences et les arts.
- Avant les défilés des groupes la République aura brisé les chaînes des victimes de la tyrannie symbolisées, par une femme en grand deuil, agenouillée au pied de l’autel de la Patrie.
- Il n’y aura pas moins de 1,200 choristes et figurants, hommes, femmes et enfants; tous les groupes auront des costumes allégoriques dessinés par M. Bianchini.
- Pour éclairer ce splendide décor et cette scène grandiose, neuf herses à gaz de cinquante mètres ont été reconnues nécessaires, indépendamment des foyers lumineux disposés derrière les portants, et des projections électriques.
- L’œuvre lyrique de Mlle Holmès comprend des morceaux d’orchestre, quelques soli, des chœurs par groupe et de formidables ensembles.
- Toute la partie matérielle, qui a été dirigée par M. Alphand, est terminée; la scène est livrée dès aujourd’hui aux musiciens, et tout porte à croire que le Triomphe de la République aura un succès digne du cadre merveilleux que la ville de Paris lui a donné.
- La première représentation est fixée au 11 septembre.
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- INDISPOSITION SUBITE
- Une visiteuse qui venait de tomber en syncope a été amenée hier soir, vers neuf heures et demie, au poste médical de l’exploitation, où les soins que nécessitait son état lui ont été donnés.
- Une fois remise, ce qui n’a pas été facile, cette dame a été reconduite à son domicile en voiture, par des parents qui l’avaient accompagnée à l’Exposition.
- Belle réunion et des plus « select » hier matin, au Grand-Théâtre, où M. de Santa-Anna Néry a fait la conférence que nous avions annoncée : le Brésil en 1889. Constatons tout d’abord le grand et légitime succès qu’a obtenu l’aimable conférencier.
- M. de Santa-Anna Néry, avec une bonhomie pleine d’humour et une érudition rare, nous a
- retracé — dans une langue facile et élégante qu’animait une grande sincérité et surtout un grand amour du pays natal — un tableau saisissant et yrai de la situation actuelle du Brésil au triple point de vue de ses richesses naturelles, de son commerce d’exportation et d’importation et de l’immigration européenne.
- L’orateur s’est étendu longuement sur les ressources magnifiques qu’offre la nature dans ce superbe empire de l’Amérique latine : le café, qui fournit à l’Europe à peu près les deux tiers de sa consommation ordinaire ; le caoutchouc, dont la production s’est accrue, ces dernières années, dans des proportions inimaginables; le coton, la canne à sucre, le tabac sont cultivés au Brésil avec fruit; des bois de toutes essences, le cacao et mille autres plantes que nous ne pouvons énumérer ici, y poussent presque sans culture. Les mines aussi abondent dans ce pays aux climats si divers — on trouve toutes les températures dans cet immense territoire à peine défriché — mines d’or, d’argent, de diamants, de houille, etc.
- Au point de vue des échanges et du transport les chemins de fer ont pris une extension rapide ; enfin le commerce d’exportation, qui n’existait pas là-bas en 1834, l’a emporté en 1885 sur l’importation de produits étrangers de 62,000 contos.
- L’immigration, à son tour, a suivi la même marche ascendante : en 1867, dix mille Européens à peine apparaissaient annuellement au Brésil pour s’y établir, les deux tiers étaient Français. L’année dernière, en 1888, le Brésil a reçu 134.000 émigrants pour la plupart Italiens, Belges, Allemands ; depuis quelque temps les Français s’y trouvent en nombre très restreint. M. de Santa-Anna Néry nous a fait toucher du doigt, pour ainsi dire, combien la situation commerciale de la France, prépondérante en 1881, au point d’être quatre à cinq fois plus importante que tous nos autres rivaux Européens réunis, s’était amoindrie, — par ce fait de l’arrêt de l’émigration française au Brésil — de telle façon que nos échanges, à l’heure actuelle, balancent à peine ceux de l’Italie et sont de très peu supérieurs à ceux de l’Allemagne qui nous suit de très près, paraît-il.
- Aussi dans une éloquente péroraison — que nous avons applaudie de tout cœur — M. de Santa-Anna Néry a-t-il fait un appel vigoureux à nos compatriotes en leur disant que « notre situation acquise dans l’industrie, dans l’agriculture, nos efforts heureux prouvés par cette merveilleuse Exposition de 1889 donnaient à la France le droit sublime — qu’invoquait comme un suprême honneur le chef indien de Montaigne, de marcher la première au combat — pacifique celui-là ».
- Alors l’auditoire, encore sous le charme de cette chaude parole, s’est écoulé lentement ; parmi les assistants, nous avons pu noter au passage MM. A. Prince, secrétaire général du comité franco-brésilien ; Lourdelet et Pra, président et vice-président de la Chambre syndicale des négociants commissionnaires à Paris; A. Michel et Mme A. Michel, le baron de Marajo, le docteur Clément Jobert, le conseiller Netto, l’ingénieur Manoel Texeira, d’Etiveaud, d’Al-meida, Ducasble, le baron d’Estrella , Wagner ; Mme da Rocha-Miranda, avec Mlle de Néry, fille du sympathique conférencier , M., Mme et Mlle Richert ; Mlle de Latour, MM. Klin-gelhofer, Verissimo, Leitao, Boris, E.-F. Car-doso, Domicio da Gama, correspondant de la Gazeta de Noticias de Rio-Janeiro ; M. L. Pinto de Sampaio ; le contre-amiral baron de Teffé et son fils ; M. et Mme Menezes Vieira ; le major Silva Coutinho, un savant et hardi explorateur; Albert Cahen, rédacteur à Y Etoile du Sud de Rio-Janeiro : le docteur P. Betim Paes Leme, Pineirho, etc.
- d’An;tin.
- P. S. Nous comptons d’ailleurs avoir l’occasion sous peu de consacrer au Brésil, à l’aide
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- des documents officiels que nous a fait espérer le comité franco-brésilien — à qui l’on doit la réussite si complète du Pavillon brésilien — une étude approfondie de ce pays si grand, si riche et si réellement ignoré.
- A LA RELIGIEUSE, 2, rue Tronchet, Paris Deuil complet et sur mesure en 12 heures
- SUR LA TOUR EIFFEL
- Nous avons dit dernièrement qu’on trouverait, à la deuxième plate-forme et au sommet de la Tour, des ballons et des parachutes qu’on pourrait lancer dans les airs avec un message.
- Ce matin, avec M. Thomas, administrateur de la Tour, les rédacteurs du Petit Figaro ont procédé au lancement solennel des premiers ballons.
- A chacun d’eux ils avaient fixé une carte-postale portant ces mots :
- Prière à la personne gui trouvera cette carte de la renvoyer à l’adresse ci-jointe, en indignant la date, l’heure et le lieu où cette carte aura été recueillie.
- Au recto était l’adresse du Figaro, rue Drouot.
- Emportés par un vent d’ouest assez vif, les ballons se sont élevés rapidement et, s’éloignant dans la direction de -Montmartre, ils ont disparu au bout de quelques minutes.
- Le public les suivait attentivement des yeux, s’intéressant à toutes les péripéties de leur voyage aérien, et formant toutes sortes de conjectures amusantes sur le lieu d’atterrissement.
- Voilà un jeu qui aura beaucoup de succès. Il fera prendre patience aux personnes qui attendent sur la deuxième plate-forme leur tour pour monter au sommet.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
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- LES CONGRÈS
- Congrès des Antivaccinateurs
- La Ligue internationale des médecins antivaccinateurs, dont nous avons déjà parlé, tient en ce moment son cinquième congrès scientifique à la salle de l’Ermitage, 'rue de Jussieu, où elle a dû se réfugier par suite du refus de M. le préfet de la Seine, de mettre à la disposition des congressistes la salle du Trocadéro, qu’ils avaient sollicitée et que l’on a indistinctement accordée à tous les autres congrès scientifiques.
- La première séance, assez animée, a eu lieu sous les présidences alternatives du docteur Hubert Boëns, membre de l’Académie de médecine de Belgique, et du docteur A. Vogt, professeur à l’Université de Berne. Elle a été en grande partie occupée parle discours d’ouverture du docteur Hubert Boëns, président de la Ligue, qui a exposé l’histoire de la vaccine et des épidémies varioliques depuis le moyen âge jusqu’à Jenner, puis jusqu’à l’époque moderne.
- Il a donné connaissance de nombreuses statistiques démontrant que dans toutes les épidémies varioliques, les vaccinés ont été les premiers atteints, et que la vertu prophylactique attribuée au vaccin est purement imaginaire. Il a ajouté que le vaccin animal et le vaccin humain donnent de graves maladies, telles que la scrofule, la tuberculose, et la syphilis.
- Il prouve par la statistique que la petite vérole a repris plus de vigueur et d’extension depuis que la vaccine est plus répandue ; que les armées et les populations les plus vaccinées sont celles qui sont le plus exposées à contracter la syphilis, la petite vérole et diverses autres affections graves.
- Le docteur A. Vogt, professeur à l’Université de Berne, communique ensuite un long travail conçu dans le même sens et appuyé sur de nombreuses statistiques recueillies dans divers pays.
- On a entendu successivement les délégués des ligues antivaccinatrices de l’étranger, notamment le docteur Gifford, de Kokomo (Indiana) ; le docteur
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- PALAIS DU TROCADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- Auditions musicales
- «Jeudi 5 Septembre 1889, à deux heures et demie très précises
- Ouverture des Portes à une heure trois quarts
- GRANDE AUDITION OFFICIELLE
- DE L’ORCHESTRE DU
- Théâtre National de l’Opéra-Comique
- Soli, Chœurs et Orchestre, sous la Direction de
- M. JXJLES DANBÉ
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- PROGRAMME
- PREMIÈRE PARTIE
- 1. Ouverture de Zampa............. Hérold
- 2. La Statue (Fragments).......... E: Reyer
- a. Introduction du 2me acte.
- b. Récit et air de Margyane à la Fontaine, par Mlle Simonnet.
- c. Grand Récit de Selim, par M. Dupuy.
- d. Marche de la Caravane et Air de Margyane, par Mne Simonnet et les Chœurs.
- 3. Entr’acte de Joli Gille......... F. Poise
- 4. Jean de Nivelle (Fragments).... Léo Delibes
- a. Chœur des Vendangeuses.
- b. Ballade de la Mandragore, par M1Je Blanche Deschamps.
- 5. Menuet du Capitaine Fracasse.. E. Pessard
- 6. La Fête au Village voisin (Cava-
- tine), par M. Soulacroix...... Roieldieu
- 7. Finale du 2e acte de Proserpine, '
- par Mlles Simonnet, Chevalier,
- Auguez et-Mary, MM. Taskin,
- Dupuy et Cobalet.
- deuxième partie
- 8. Ouverture du Domino noir.... Auber
- 9. La Déesse et le Berger (Romance)
- par M. Dupuy................ Duprato
- 10. Joseph (fragments)............. Méhül
- a. Duo, par Mlle Simonnet et M. Cobalet
- b. Cantique, par Mlles Deschamps, Chevalier, Mary et
- les Chœurs.
- 11. Ouverture de Giralda............ A. Adam
- 12. Les Saisons (Sélection)......... V. Massé
- a. Entr’acte du troisième acte.
- b. Andante (orgue) par M. A.
- Bazille.
- , c. Air: Ah! Pourquoi suis-je revenue ? par Mlle Deschamps. d. Chanson du Blé. par M.
- Taskin.
- 13. La Jolie Fille de Perth, (fragments)............................. G. Bizet
- a. Danse Bohémienne.
- b. Trio du 1er acte, par Mlle Simonnet, MM. Dupuy et Soulacroix.
- G. Quatuor, par Mlles Simonnet,
- Chevalier, MM. Dupuy et Soulacroix.
- d. Chœur de la Saint-Valentin.
- 14. Finale des Amoureux de Catherine, par Mlle Chevalier et les
- Chœurs......................... H. Maréchal
- Spedr, de Philadelphie; le docteur Gidsmann, de Linnich (Allemagne) et divers médecins hollandais, suisses, anglais, etc... qui ont donné connaissance de rapports intéressants sur la vaccine et la variole dans leurs pays respectifs.
- D’autres communications importantes seront faites dans les séances ultérieures, exclusivement réservées aux congressistes.
- Mines et métallurgie
- Lundi matin, a eu lieu, au Conservatoire des Arts et Métiers, l’ouverture du Congrès international des mines et de la métallurgie,, sous la présidence de M. Castel, assisté de MM. Béral, Haton de La Gou-pillière, Jordan et Remaury.
- Après l’allocution d’ouverture, prononcée par M. Castel, et les remerciements aux délégués français et étrangers, le secrétaire a donné lecture des questions à l’ordre du jour et qui sont : pour les mines, la lampe desûreté (rapporteur, M. Lechatelier, ingénieur des mines) ; emploi des explosifs dans les mines (rapporteur, I\l. Maillard, inspecteur général des mines) ; applications diverses de l’électricité aux travaux souterrains ; tirage des mines, éclairage, signaux, transmission de la force motrice ; questions relatives à la montée, à la descente et à la circulation des mineurs.
- Pour la métallurgie, le programme comprend : la question de l’affinage et de la déphosphoration dans
- la fabrication des fers et des aciers ; forgeage comparé au pilon et à la presse ; alliages ferro-métalli-ques, fabrication, propriétés et emploi; nouveaux alliages des métaux autres que le fer, et spécialement du cuivre ; nouveaux procédés de, trempe.
- En outre, des communications particulières seront faites au cours du Congrès, qui se réunira jusqu’au 11 septembre.
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- LA BOURSE
- La liquidation des rentes s’étant effectuée facilement, celle des valeurs a été encore plus aisée. Les reparts sont pour rien et la hausse se dessine sur toute la ligne.
- Le 3 0/0 monte à 85 75, l’amortissable à 89 45, le 4 1/2 à 104 55.
- L’Italien est à 92 92, l’Extérieure espagnole à 73 13/16, l’Egyptienne à 457 81, le Hongrois à Sô 1/8, le Busse 1880 à 91 Î5/16, le Turc à 16 82.
- Le Crédit foncier est demandé à 1277 50, la Banque de France monte à 3940, le Nord est à 1748 75, le Suez à 2287 50. La Tour Eiffel est à 672 50 pour l’action et 485 pour la part.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DS L'EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à i ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp, au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTR AN GÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 3tj, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux. — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais des Machines. — Dôme central.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles-sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège ; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse ; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- l’intérieur (côté de là galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (coïè de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- &
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des
- Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station céntrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal,
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin,. Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et. Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le-chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la scD-pture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, TV. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de .monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux derrière le pavillon du Chili.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2® partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et 'pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS -ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’.avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Lota, Nicaragua.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Cbamp de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée ; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et m,étiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grot'tes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ;. Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’AUéo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Faits divers..................... — 10 «
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymocr Wa.de, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de /’Exploitation).
- SOMMAIRE — Partie officielle : Arrêté. — Partie non officielle : Chronique.'— Plat commémoratif. — Les princes égyptiens. — Dernière heure. — Echos. — Les Italiens à Plloiel de Ville. — Le concours international des espèces chevaline et asine. — La foire de Paris.— Petites réclamations. — Les congrès. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — Guide des attractions. — La Bourse. — Annonces et Réclames.
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- LA BELLE FATMA ET SA TROUPE AU GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- PARTIE OFFICIELLE
- Par arrêté en date du ler septembre 1889. M. Dupleix, attaciié principal au commissariat général, est nommé sous-chef du commissariat général.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- La foule est continuelle au palais des Beaux-Arts, car les tableaux captivent tous les yeux, aussi bien ceux des ignorants en matière de peinture que ceux des dilettante dans l’art si difficile de reproduire avec des couleurs la vérité, la vie, la nature, l’être humain ou l’être animal.
- Mais il faut bien avouer que la grande majorité des visiteurs n’est pas artiste ; elle ne s’intéresse pas à la manière dont le peintre a peint, à l’école à laquelle il appartient, au talent qu’il a déployé dans la représen tation du sujet choisi : ce que les profanes en matière d’art (peinture ou sculpture) recherchent avant tout, c’est le sujet lui-même :
- — Qu’est-ce que cela représente?
- — Quel est le personnage qui tue l’autre ?
- — Quels sont les généraux qui figurent dans cette bataille ?
- — Et ce paysage? Dans quelle contrée se trouve-t-il?
- Eh bien ! il faut avouer que, sous ce rapport, le public, malgré des demandes nombreuses, n’a pas encore obtenu satisfaction, — et deux mois nous séparent de la fermeture de l’Exposition.
- Nous avons réclamé tout les premiers, et maintes fois, que des cartouches indicateurs, portant le nom du peintre et la désignation sommaire du sujet fussent placés au bas des tableaux.
- Ce travail a été fait pour la sculpture ; mais il est loin d’être terminé pour la peinture; au second étage, cela marche un peu; mais, au rez-de-chaussée, il n’y a rien ou presque rien de fait, et la foule ignorante, qui a pourtant droit à quelques égards, passe mécontente, ennuyée de n’avoir pu deviner l’énigme placée devant ses yeux.
- Encore, si elle avait un catalogue i
- Mais les catalogues de la section des Beaux-Arts ont paru il y a un mois à peine, et malgré ce retard, déplorable à tous les points de vue, ils fourmillent d’erreurs.
- Donc, le remède le plus sûr à ces nombreuses lacunes sera de hâter le plus possible l’apposition des cartouches sous tous les tableaux sans exception.
- De la sorte, le public sera quelque peu édifié et ne s’exposera plus à faire des erreurs saugrenues.
- On vient de sévir contre un Marocain qui, sous une vaste tente, débitait du saucisson dont l’origine ne remontait pas jusqu’à Fez ou Me-quinez.
- — Ça lui apprendra, dit un gardien Alsacien, qu’il se trompe s’il croit qu’en vendant du saucisson il n’v a pas de Tanger !
- Oh! Mahomet! qu’en diras-tu là-haut, voici tes fidèles voués à l’immonde et échouant au porc!
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- A propos de ce musulman vendant du saucisson sous la tente des caravanes, au son de la
- derbouka, voici un autre fait qui lui aussi a eu pour abri la maison volante du désert.
- Une jeune personne au cœur folâtre, aux mœurs légères comme les sables mouvants du Sahara, était en train de s’en laisser conter par un des fils les plus galants des tribus africaines qui ont planté leur tente dans le Sahel de l’Esplanade.
- Une amie complaisante faisait le guet devant ce qui sert de porte à ces maisons en poil de chameau.
- Il est dit quelque part, dans le Petit Faust, que l’honneur est une île escarpée et sans bords et « que quand on est dedans on n’est pas dehors. »
- La jeune personne qui a pris une leçon d’arabe et sa complaisante amie ont renversé l’ordre de cette proposition.
- — Pourquoi?
- — Parce que toutes deux étaient dedans.
- __ ?
- — Vous ne saisissez pas? "
- — Du tout?
- — Eli bien, celle qui faisait le guet était comme l’autre.
- — Je ne saisis pas encore.
- — Dame... elle aussi était dans l’attente.
- — Navrant.
- PLAT COMMÉMORATIF
- AVIS AUX EXPOSANTS
- Depuis que nous avons publié la gravure du Plat commémoratif de l’Exposition et des fêtes du Centenaire, un grand nombre d’exposants nous ont écrit qu’ils désiraient ajourner leurs commandes jusqu’après la publication des récompenses, afin de pouvoir faire inscrire celles qu’ils auraient pu obtenir, dans le cartouche réservé à cet effet dans la bordure.
- Nous croyons devoir les engager à nous adresser néanmoins, dès aujourd’hui, leurs commandes, avec cette réserve, consignée en observation sur leurs bulletins.. Les plats qui leur sont destinés pourraient ainsi être mis en fabrication immédiatement; quelques jours suffiraient pour les terminer, les donner à la cuisson et les livrer à leurs destinataires, dès la publication de la liste des récompenses.
- LES PRINCES ÉGYPTIENS
- Hier matin, à dix heures et demie, les princes Abbas-Bey et Mohamed-Ali se sont rendus à l’Exposition.
- Conduits par M. Dupuich, inspecteur principal de l’exploitation, les voitures, qui étaient entrées par le pont d’Iéna, se sont arrêtées devant le dôme central, où les princes ont été reçus par MM. Tirarrl, président du conseil ; Spuller, ministre des affaires étrangères ; le comte d’Ormesson, directeur du protocole ; Berger, directeur général de l’exploitation, et Al-phand, directeur des travaux.
- Les princes ont aussitôt visité la section égyptienne et la rue du Caire, où les attendait le baron Delort de G-léon, commissaire général, entouré de nombreux indigènes et de plusieurs musiciens arabes.
- Des bouquets ont été présentés et le café a été offert dans une boutique de la rue du Caire ; puis la visite a continué par les différentes galeries.
- Partout une foule considérable de curieux se pressait sur leur passage, et ils ont à plu-
- sieurs reprises été l’objet de manifestations sympathiques.
- A midi, M. Tirard leur a offert à déjeuner au restaurant russe du Champ de Mars.
- Ce matin, à huit heures et demie, les princes ont fait l’ascension de la Tour Eiffel.
- Les princes égyptiens n’ont pas été découragés par le brouillard, ils ont tenu à monter tout en haut et à toucher le drapeau français qui flotte au sommet de la tour.
- Un lunch leur a été offert au troisième étage. M. Salles, M. Thomas et M. Ansaloni leur en ont fait les honneurs au nom de l’administration de la Société de la Tour.
- Au logement de M. Eiffel les princes ont écrit plusieurs lettres.
- Au second étage, visite au Figaro de la Tour et inscription sur les registres.
- A 10 heures et quart, les princes remontaient en voiture dans la cour de l’exploitation, à côté de l’imprimerie du Bulletin officiel.
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- Dernière Heure
- Nous croyons savoir que la distribution solennelle des récompenses de l’Exposition universelle de 1889 est fixée au lundi 30 septembre prochain.
- M. Gladstone est allé hier à l’Exposition. Il est entré par le Trocadéro où il a visité l’exposition rétrospective de l’art français. U a pris, à la tour Eiffel, le chemin de fer Decauville,.et s’est arrêté à l’esplanade des Invalides; MM. Filker et Barre ont reçu l’illustre savant, et lui ont fait visiter le chemin de fer glissant.
- M. Tirard, président du conseil, et Mme Tirard, ont reçu hier à dîner, au ministère du commerce, les commissaires principaux des jurys de l’Exposition. En tout deux cents trènte convives parmi lesquels se trouvaient, en dehors des commissaires de l’Exposition, les ministres et un certain nombre de personnages politiques et de hauts fonctionnaires. L’orchestre d’Olivier Métra a joué pendant le dîner qui n’a pas été suivi de réception. /
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- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 127.049
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage.................. 10.045
- Du 1er au 2™e............ G. 782
- 2e étage direct............. 2.828
- Du 2e étage au sommet... 5.304
- En tout............... 25.559
- Visiteurs de marque
- L’une des grandes célébrités médicales de Madrid, le docteur Garrido, dont la réputation pour les maladies d’estomac est universelle, vient d’arriver à Paris pour visiter l’Exposition.
- Il s’est installé au Grand-Hôtel.
- Dès le lendemain de son arrivée, plusieurs centaines de malades venaient déjà frapper à sa porte et son cabinet ne désemplit pas.
- A l’ambassade de Russie
- Mlle Hedwige de Morenbeim, fille cadette de l’ambassadeur de Russie, s’est rendue hier chez la comtesse de Mun, au château de Vaux-le-Peny, près Melun, où elle résidera pendant l’absence de sa mère et de sa sœur, qui depuis hier sont arrivées à Copenhague.
- Le baron de Mohrenheim ne quittera pas Paris, ce qui donne crédit à la nouvelle répandue du voyage du Tzarevitch en France.
- Détail important : on restaure complètement l’hôtel de l’ambassade, car c’est là que le grand-duc héritier de Russie descendrait à son arrivée à Paris.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le pavillon de la Guyane
- Le pavillon de la Guyane, situé aux portes du Kampong javanais, vient d’être ouvert au public. Il renferme une collection de produit^ végétaux et minéraux, des spécimens de la flore et de la faune
- coloniales.
- Les pièces d'eau
- Les pièces d’eau du Champ de Mars sont d’une insigne malpropreté et sentent fort mauvais. Des papiers gras et des résidus de toute sorte y flottent gUr une eau verdâtre, ce qui est d’un effet déplorable. Ne pourrait-on pas nettoyer le matin ou tout au moins établir une eau courante, qui donnerait à la fois fraîcheur et propreté ?
- Les étudiants Tchèques
- On télégraphie de Vienne, le 2, à la Gazette de Cologne :
- Les étudiants tchèques ont envoyé aux étudiants français une nouvelle adresse dans laquelle ils leur annoncent la dissolution de l’association universitaire. Iis ajoutent que bien que l’on dissolve les associations à cause de leurs témoignages de sympathie pour la nation française, ils continueront comme étudiants et plus tard comme conseillers du peuple, de soutenir avec une fidélité inébranlable les principes qui sont l’idéal de la nation française, c’est-à-dire la lumière et la liberté.
- Les statuts d’une nouvelle association des étudiants tchèques ont été remis'au lieutenant de l’empereur en Bohême.
- Nouvelle mode américaine
- Les femmes et les jeunes filles les plus élégantes ont pris l’habitude de mâcher du caoutchouc. Elles se livrent à cette douce manie partout, au théâtre, dans les salons, dans la rue. Il leur faut des petits carrés de caoutchouc de la grandeur d’une pastille ordinaire. Ce caoutchouc est préparé d’une façon spéciale et il y a, à l’heure qu’il est, aux Etats-Unis, quarante-deux fabriqués de caoutchouc à mâcher !
- La mission scolaire tunisienne
- La mission scolaire tunisienne, composée du directeur du collège Sadiki.M. Tahar ben Salah; d’un professeur, M. Duffo, et de quatorze élèves arabes parlant tous français, a visité hier, sous la conduite de M. Ernest du Fresnel, les ateliers de la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée où elle a été reçue avec beaucoup de courtoisie par MM. Bornet, Jourdan, Regnoul et Sicart.
- Les princes Egyptiens
- Le Figaro a publié hier des détails inédits sur les princes égyptiens qui sont arrivés lundi à Paris, en même temps que la liste des personnages attachés par le khédive à leurs personnes.
- Ajoutons à ces renseignements que les princes Abbas-Bey et Mohamed-Bey font, depuis deux ans, leurs'études à Vienne, au Theresianeum, collège renommé où plusieurs princes de l’Orient et même de l’Occident ont fait, au cours des dernières années, leur éducation littéraire et scientifique.
- Ce voyage des princes à Paris sera pour eux, dans l’idée du khédive, qui les a fait accompagner de leur gouverneur et de plusieurs de leurs professeurs, à la fois un voyage d’agrément et d’études.
- Suite des honneurs
- A l’occasion de la ratification de la convention sur les marques de fabrique passée récemment entre la France et la Roumanie, S. M. le roi Charles a conféré à M. Spuller le grand cordon de l’Etoile de Roumanie.
- Le ministre des affaires étrangères a reçu hier, à son retour de Fontainebleau, en audience particulière, M. Beugesco, chargé d’affaires de Roumanie, qui lui a remis les insignes de l’ordre.
- Visiteurs de la tour
- Mme Sarah Bernhardt et sa sœur Jeanne Ber-nhardt, accompagnés de MM. Salles, Thomas, An-saloni, William Busnach et plusieurs amis, ont fait hier matin, à dix heures et demie, l’ascension de la tour Eiffel.
- Mme Sarah Bernhardt est montée directement au troisième étage et s’est arrêtée une grande heure aux appartements de M. Eiffel.
- Redescendue au second étage, la grande artiste est allee visiter l’imprimerie du Figaro. Elle a feuilleté avec curiosité les pages du registre où figurent les signatures des visiteurs royaux et princiers.
- Sarah Bernhardt a signé à son tour et, après elle, MiUiam Busnach, Mmes Jeanne Bernhardt, Saryta Bernhardt et Suzanne Seylor.
- Notre confrère William Busnach a fait suivre sa signature de cette mention :
- « Très fier d’être inscrit en la compagnie de mon illustre amie. »
- Les ballons de la Tour Eiffel
- Nous avons raconté comment la rédaction du Petit Figaro a lancé de la deuxième plate-forme de la Tour hier, à onze heures du matin, plusieurs ballons emportant des cartes postales. Une de ces cartes vient d’être retrouvée.
- Elle a été renvoyée ce matin, rue Drouot, par M. Lucien Bourbon qui l’a ramassée hier, à une heure dix minutes de l’après-midi, c’est-à-dire environ deux heures après le lancer, dans la plaine de Bouillancy, canton de Tez (Oise).
- Cette expérience a donc tout à fait réussi.
- Le Prince Taïeb bey
- Avant-hier le prince Taïeb bey est rentré à Paris venant de Londres, où il a passé six jours:
- Le prince, accompagné de son petit-fils Mohamed et du général Valensi, est arrivé hier matin, à neuf heures, au Champ de Mars par le pont d’Iéna.
- Il a fait une promenade d’une heure et demie dans les différentes galeries du Palais des Arts-Libéraux.
- A dix heures et demie, Taïeb bey quittait l’Exposition.
- Encore un voyageur excentrique
- Le 27 août, à midi, est parti de Saint-Pétersbourg pour Paris, en bicycle, M. Z..., un vélocipédiste assez connu. Au bicycle sera fixé un sac de voyage pesant plusieurs livres. M. Z... compterait faire le trajet entre Saint-Pétersbourg et Paris en dix jours.
- Les Italiens à l’Hôtel de Ville
- Les délégués ouvriers italiens ont été reçus hier par la municipalité de Paris.
- L’Hôtel de Ville était pavoisé, intérieurement et extérieurement, de trophées de drapeaux italiens et français alternés.
- Gomme pour les au tres délégations étrangères, la réception a eu lieu dans la salle des séances du Conseil municipal.
- M. Chautemps, président du conseil municipal, a, dans un discours empreint du plus pur patriotisme, souhaité la bienvenue aux délégués italiens et affirmé les sentiments de fraternité qui unissent les deux nations italienne et française.
- Son discours a été plusieurs fois souligné des vivats de l’auditoire qui n’a pas ménagé les cris de : « Evviva la Francia 1 Evviva Fltalia ! »
- M. Anatole de la Forge a ensuite, parlant au nom du comité franco-italien, énuméré . les nombreux points communs de l’histoire des deux peuples ; il a parlé avec émotion de Gari-baldi, dont il a été pendant quarante ans l’ami ; il termine par le triple vivat :
- « Vive l’Italie ! Vivent les délégués ouvriers italiens ! Vive Garibaldi ! »
- D’autres discours ont été prononcés par M. Albany, en italien, et par M. Imbriani, en français.
- Les allusions nombreuses, faites dans ces discours à l’inutilité de la triple alliance, ont été accueillies par des vivats enthousiastes et des bravos unanimes.
- Les délégués se sont ensuite rendus dans les salons de l’Hôtel de Ville, où un lunch leur a été servi.
- Etaient représentées à la manifestation : les loges italiennes Archimède, Carlo Pisacane, Euraco, Nouvelle-Confiance, le Devoir, Félix Orsini, Nouvelle-Révolution, Castellazzo, la Réforme, Garibaldi, la Nouvelle - Alliance, l’Humanité, l’Indépendance, ainsi que les clubs ouvriers Orsi, Nouvelle-Alliance, Giordano Bruno, la Fédération ouvrière.
- On remarquait, en outre, la Société des anciens combattants des Vosges, la Confédération ouvrière républicaine ligurienne, les, délégués des associations républicaines de Piéniont, de Milan, de Pavie, de Brescia et d’autres villes de Lombardie, les délégués des associations de la Toscane, de Florence, de Livourne, de Parme, de l’Emilie, de la- Romagne, des Marches et de Rome, de Naples, de la Calabre et de la Pouille, de la Sicile et de la Sardaigne.
- LE CONCOURS INTERNATIONAL
- des espèces chevaline et asine
- C’est aujourd’hui que s’ouvre au Cours-la-Reine le concours international des espèces chevaline et asine. Nous avons déjà dit quels-étaient les chiffres d’engagements pour ce concours et en combien de catégories ces engagements se subdivisaient.
- Ajoutons qu’une somme de 230.400 francs est affectée aux récompenses ainsi réparties : 123 premiers prix de quatre à cinq mille francs. 123 seconds prix de deux mille cinq cents à trois mille francs et 105 troisièmes prix de quinze cents à deux mille francs. Des médailles d’or, d’argent et de bronze s’ajouteront dans chaque catégorie aux prix décernés ; enfin, des objets d’art seront, en dehors des récompenses officielles, offerts aux éleveurs qui auront exposé les lots les plus intéressants.
- Voici exactement le tarif des entrées :
- Aujourd’hui jeudi, 5 septembre, de midi à 5 heures, 2 tickets ; le 6 septembre, de 9 heures-à 5 heures, 2 tickets ; les 7 et 8 septembre (opérations du jury), de 9 heures à 5 heures, 5 tickets; le 9 septembre, de 9 heures à 5 heures, 1 ticket ; le 10 septembre, de 9 heures à 5 heures, 1 ticket.
- A ce sujet, un incident administratif assez curieux a été soulevé. On sait que le pavillon de l’exposition ouvrière de la ville de Paris est englobé dans le territoire de l’exposition chevaline. Cette exposition n’a qu’une entrée. Or, c’est une exposition payante et l’exposition ouvrière est gratuite.
- M. Saint-Martin, conseiller municipal, qui représente les ouvriers exposants, a réclamé la gratuité absolue au concours hippique. De son côté, M. de Cormette, directeur des haras, par les soins de qui a été organisé le concours, a protesté, en demandant que l’exposition chevaline ne reçoive que des visiteurs payants, dût on, pendant cinq jours, suspendre la gratuité dont bénéficiaient les visiteurs de l’exposition ouvrière.
- L’administration s’est résignée à passer outre aux réclamations des ouvriers.
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- LÀ FOIRE DE PARIS
- Berlin, 4 septembre. -
- La Gazette Nationale déclare qu’elle considérerait comme une grosse faute de traiter à la légère le projet consistant à perpétuer en quelque sorte l’Exposition universelle sous forme de foire internationale, analogue à celles de Nijni-Nowgorod et de Leipsig.
- Les difficultés que rencontrerait la réalisation de ce projet ne sont pas minimes, ajoute le journal allemand, mais elles sont loin d’être insurmontables. Ce qui est déjà fait présente la situation sous des conditions plus favorables qu’elles ne l’ont jamais été auparavant.
- Les orateurs parisiens ont parlé de faire concurrence à Hambourg et Leipsig : on n’a pas à craindre qu’ils aient oublié Berlin. Ils ont seulement jugé superflu de mentionner cette ville.
- Le commerce allemand et en particulier le commerce berlinois ont pour devoir de suivre avec attention le projet parisien et d’imaginer en temps utile le moyen de faire en sorte qu’il ne soit pas porté préjudice à Berlin comme marché des régions dont cette ville est le centre naturel et géographique.
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- PETITES RÉCLAMATIONS
- Quelques-uns de nos confrères ont recueilli les doléances de plusieurs des médecins attachés au service de santé de l’Exposition, qui se plaignent de l’insuffisance du traitement qui leur est alloué.
- Il est bien tard, ce nous semble, pour présenter à la Presse ce genre de récriminations.
- On sait qu’une trentaine de médecins sont attachés au service médical de l’Exposition. Une allocation mensuelle de 200 francs est attribuée au médecin en chef; cinq médecins principaux 'reçoivent une indemnité fixe de 150 francs ; les autres médecins reçoivent 10 francs par séance de garde, sans préjudice de la gratification semestrielle de 250 fr. qui" leur est allouée, en janvier et en juillet, depuis que le service médical est organisé à l’Exposition, c’est-à-dire depuis trois ans.
- Assurément, ce ne sont pas là des émoluments princiers; maisi est convenu que les fonctions de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- ce genre sont surtout des fonctions honorifiques, destinées à mettre en lumière les aptitudes et le zèle de praticiens jeunes et désireux de se faire connaître, et que c’est également par des distinctions honorifiques que ce zèle et ces aptitudes doivent être rémunérés.
- Nous espérons qu’à cet égard, le ministère du commerce se montrera, quand l’heure en sera venue, aussi généreux que possible. Mais quant à relever le prix des cachets, nous trouvons qu’il est bien tard pour y penser !
- Empressons-nous d’ajouter que cette réclamation n’est point générale; elle n’a été formulée que par quelques-uns des médecins de service; et l’on nous affirme que le personnel du Bureau central s’en désintéresse absolument.
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- LES CONGRÈS
- Les institutions de prévoyance
- La séance d’ouverture, de l’Association permanente du Congrès universel des institutions de prévoyance a eu lieu hier après-midi, au palais du Tro-cadéro, sous la présidence de M. Jules Simon, de l’Académie française, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, et président de la Société des institutions de prévoyance de France. Dans son discours de bienvenue, M. Jules Simon a rappelé éloquemment les origines et le développement de cette Association scientifique, d’abord circonscrite à la France, et devenue aujourd'hui véritablement universelle, et dont l’objet est de favoriser l’étude comparée des lois, organismes, méthodes et résultats des diverses institutions de prévoyance dans les différents pays du monde, afin d’améliorer et de réformer sur le terrain solide de l’expérience. Le président, en souhaitant la bienvenue, a fait valoir l’importance de cette réunion d’élite, où tous les pays d’Europe, des Etats-Unis et du Brésil sont représentés, la plupart officiellement, par des hommes d’Etat et de science les plus considérables.
- Après ce discours, des allocutions, où les orateurs ont exposé le caractère général et le progrès des institutions de leur pays respectif, oht été prononcées par M. le baron de Roodenbecke, premier vice-président du Sénat de Belgique; M. da Costa Lobo, directeur général de la Caisse d’épargne portugaise, délégué du gouvernement portugais ; M. le docteur en droit John S. Wilson, délégué américain, parlant en son nom et pour son collègue M. John Pomeroy Townsend ; M. le vicomte de Caval-canti,. sénateur, conseiller d’Etat, ancien ministre du Brésil, parlant au nom de son collègue le baron de Rio Branco, délégués du gouvernement brésilien; M. Aug. Couvreur, ancien vice-président de la Chambre des représentants de Belgique; M. Ravée, délégué de plusieurs Caisses d’épargne et Sociétés de prévoyance d’Italie; M. Guillaume Lebrecht, délégué du gouvernèment italien ; M. le Révérend Senckel, président de la Société allemande des Caisses d’épargne des écoles et des collèges; M. Riedel, secrétaire général de la Société d’utilité publique des Pays-Bas, et M. de Nagorny, président à la Banque de Pologne.
- A cette séance assistaient, en outre, les présidents français et le général Franklin, M. Tuck, M. Bœtz-mann et autres commissaires généraux à l’Exposition universelle ; M. Frank Lombard, président de la Société d’utilité publique de Genève ; M. Édouard Fatio, président de la Caisse mutuelle d’épargne ae Genève; M. Ferrante Gonzaga, président de sociétés de prévoyance d’Italie, etc., etc. Des télégrammes ont été lus, annonçant l’arrivée de M. Childers, ancien chancelier de l’échiquier d’Angleterre; de M. P. de Messoyédofï; conseiller d’Etat de l’Empire russe ; de M. Wertheim, membre de la première Chambre de Pays-Bas, et autres notables étrangers.
- La séance a été terminée par un discours du secrétaire perpétuel, M. de Malarce, qui a esquissé à grands traits et en quelques chiffres précis, le mouvement merveilleux des institutions de prévoyance depuis quarante ans, et surtout depuis ces.dernières années, dans tous les pays du monde civilisé, et le caractère de ce progrès, qui se fait par les ingénieuses et,sages combinaisons que les savants dégagent de l’expérience comparée de tous les peuples. M. de Malarce a rappelé ensuite les services et caractérisé les mérites des principaux fondateurs (en 1876) de cette association des Congrès, décédés dans ces dernières années et dont les noms sont illustres dans le monde entier : Ainsi Franz Déak, le grand patriote hongrois; Minghetti et Sella, les deux sages ministres italiens; Nortncote d’Iddesleigh, ministre
- des finances et des affaires étrangères d’Angleterre; Rowland-Hill, le grand réformateur des Postes ; Rio-Branco, le libérateur des esclaves du Brésil, et Schuzle Delitz, le grand organisateur des sociétés coopératives en Allemagne.
- Les séances continueront jusqu’à vendredi.
- Le congrès dentaire
- Le congrès international dentaire a tenu sa première séance hier matin au Trocadéro. Le bureau était composé de MM. le docteur David, chirurgien-dentiste des hôpitaux de Paris, président; Brasseur, directeur de l’Ecole dentaire de France, et Saussine professeur à la même école, vice-présidents; M. Pourchet, secrétaire, professeur à l’école dentaire.
- Les membres du congrès se sont répartis en plusieurs sections qui étudieront les diverses questions du programme.
- Les séances jusqu’au 7 septembre se tiendront le matin dans les salles de réunion des Sociétés odontologiques; rue •Rochechouart, 57.
- Le congrès des vétérinaires
- Le cinquième congrès international de médecine vétérinaire s’est ouvert lundi matin, dans la salle delà Société de géographie, boulevard Saint-Germain, sous la présidence de M. Chauveau, membre de l’Institut, assisté de M. Leblanc, membre de l’Académie de médecine, délégué de la Société centrale de médecine vétérinaire, vice-président; de M. Nocart, délégué de l’Ecole d’Alfort.
- L’ordre du jour comprend les questions suivantes : 1° La tuloerculose considérée aux points de vue spéciaux de la police sanitaire et de l’hygiène alimentaire (rapporteurs, MM- Arloing, de Lyon, et Perroncito, de Turin); 2° Service sanitaire inferna-tional ; son utilité, son organisation. Sur ce point important, prendront la parole MM. Leblanc (Paris), Neiman (Saint-Pétersbourg), Remartinez (Madrid) et Thomassen (Utrecht); 3° Indemnité en cas d’abatage ; des moyens pratiques d’en assurer le payement; caisse des épizooties et assurances; 4° Prophylaxie de la péripneumonie contagieuse des bêtes bovines; 5° De l’inspection des viandes de boucherie.
- Au cours du Congrès aura lieu, à l’Ecole d’Alfort, l’inauguration du monument élevé, par souscription publique, à la mémoire d’Henri Bouley.
- L’Institut international statistique
- Lundi matin, rue de Yarennes, dans les locaux du ministère du commerce, a eu lieu la première réunion de l’Institut international statistique, sous la présidence de sir Rawson-W.-Rawson, président de l’Institut international.
- M. Tirard, qui avait été invité à cette séance d’inauguration mais qui s’est trouvé dans l’impossibilité de s’y rendre, s’est fait représenter par M. Parmentier, chef du cabinet de la présidence du Conseil.
- Après une allocution de M. Parmentier, qui, au nom du gouvernement de la République, a souhaité la bienvenue aux membres de l’Institut international, le président, sir Rawson, a fait un discours que les applaudissements ont fréquemment interrompu.
- L’assemblée était composée d’un grand nombre de savants étrangers et de notabilités parisiennes.
- Le Congrès spirite
- Les organisateurs du Congrès spirite qui doit se tenir lundi prochain, 9 septembre, prennent des mesures spéciales afin d’éviter la présence de faux frères, qui pourraient apporter le trouble ou l’incrédulité dans les réunions.
- Des cartes nominatives seront remises aux adhérents par les chefs de groupes ou de sociétés.
- A l’entrée des salles du Grand-Orient, où se tiendront les séances, on exigera la preuve de l’identité et la signature du congressiste.
- Enfin, tous les discours qui devront être prononcés auront dû être préalablement adoptés par la commission exécutive.
- Le Congrès de prévoyance
- La séance du congrès universel de prévoyance de mardi a été présidée par M. le bajron T’Kint de Roodenbeke, premier vice-président du Sénat de Belgique, assisté de M. de Nagorny, président de la Banque de Pologne; le président Roy, président de la Cour des Comptes; John Pomeroy Townsend, président à la Caisse d’épargne de New-York; Franck-Lombard, président de la Société d’utilité publique de Genève, et M. de Malarce, secrétaire
- perpétuel de l’Association permanente du Congrès des institutions de prévoyance.
- M. JohnS. AVhite, docteur en droit, directeur du collège à New-York (Amérique), a exposé incidemment les efforts réussis qu’il a faits depuis huit ans pour promouvoir l’éducation physique, combinée avec l’éducation économique et morale ; la description de sa méthode éducative, embrassant toutes les forces et facultés de l’homme, a été fort applaudie.
- M. Townsend a présenté la suite des mémoires qu’il avait apportés aux précédentes sessions de 1878 et 1883, sur les Caisses d’épargne des Etats-Unis. Ce mémoire (lu par M. Goullin, président de la Caisse d’épargne de Nantes et consul de Belgique à Nantes) a montré la belle progression des Caisses d’épargne des Etats-Unis, qui dans les treize Etats les plus avancés, représentant le tiers de la population delà grande Union Américaine, compte trois millions et demi (8,405,988) de déposants, avec un stock en dépôt de six milliards de francs (1,202 millions de dollars).
- Le secrétaire perpétuel du Congrès a fait observer que les mémoires apportés par les délégués américains, outre la valeur tirée de l’autorité des auteurs, offrent une double valeur, en ce qu’ils ont été lus et soumis à la Société américaine des Sciences sociales, et portent ainsi la confirmation des hommes les plus compétents de toute l’Amérique.
- M. MahUon, directeur de la Caisse générale d’épargne et de retraite de Belgique, a exposé l’organisation de ce service national, qui dessert toute la Belgique par les succursales de la Banque nationale belge et par les bureaux de poste.
- MM. Léon Lebon, Lebrecht, Bruinwold-Riedel, de Nagorny, ont pris successivement la parole, et M. de Malarce a clos la séance en indiquant, avec une clarté et une compétence hors ligne, l’organisation des caisses d’épargne d’Angleterre.
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration W
- (suite)
- Les courses de chevaux
- Le duc d’Orléans et le duc de Nemours étaient membres honoraires ; Maxim Caccia, comte de Cambis, Delamarre, comte Demidoff, Fasquel, Charles Lafitte, Ernest Leroy, chevalier de Ma-chado, prince de la Moskowa, de Normandie, Rieussec, lord Henri Seymour, étaient membres fondateurs.
- Ces douze membres actifs pouvaient s’adjoindre un nombre illimité de collègues. Un président, deux vice-présidents et un trésorier, nommés chaque année, dirigeaient la Société.
- Les membres fondateurs nommaient entre eux trois sociétaires qui remplissaient les fonctions de commissaires des courses.
- Toutes les difficultés, contestations ou réclamations qui s’élevaient pendant les courses, soit sur les qualifications et l’âge des chevaux, soit sur la course elle-même, étaient déférées à l’arbitrage de ces commissaires, et jugées par eux en dernier ressort.
- C’étaient les commissaires qui nommaient le juge de la course et le dépositaire des enjeux. Ce dépositaire inscrivait les noms des chevaux, ceux des propriétaires sur un registre spécial, mentionnant également les conditions de la course.
- Toute réclamation, pour être valable, devait être présentée avant la fin du pesage des jockey*. Elle était adressée au juge de la course, ou à l’un des commissaires, ou au dépositaire des fonds. Les fonds n’étaient remis au gagnant que si aucune réclamation ne s’était produite en temps utile.
- Les commissaires prenaient les mesures d’ordre et de police qu’ils jugeaient nécessaires, et établissaient les règles qui leur paraissaient convenables relativement au terrain de course, au départ, aux hommes de service, etc.
- Ils étaient seuls juges des qualifications des chevaux.
- (1) Le C/iamp de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Dans toutes les courses où on pavait une entrée, l’enjeu devait être déposé F avant-veille, avant midi.
- N’étaient admis à concourir pour les prix décernés par la Société que les chevaux entiers et juments de pur sang, nés et élevés en France. Les chevaux nés et élevés dans un rayon.de 120 kilomètres autour de Paris devaient payer les droits d’entrée fixés par le programme des courses qui avaient lieu à Paris.
- Etaient considérés comme pur sang français les chevaux et juments nés et élevés en France, et issus d’une jument et d’un cheval dont la o-énéalogie se trouve constatée au Steed-Book, ou qui étaient eux-mêmes issus d’ancêtres dont les noms s’y trouvaient insérés.
- Toute personne désirant concourir pour les prix de la Société était tenue de faire insérer le nom de son cheval, quinze jours avant le jour fixé pour la course.
- En juin 1834, la Société d’Encouragement prenait l’arrêté suivant.
- Considérant que les courses entre particuliers, en entretenant le goût des chevaux de selle, et propageant celui des chevaux de race, sont à coup sûr un des éléments d’améliorer qu’elle a le plus à cœur de soutenir ;...
- Considérant que pour leur donner le développement dont elles sont susceptibles, il importe surtout de les régulariser, et d’en établir les transactions sur des bases fixes et convenables, arrête ce qui suit :
- Art. 1er. — Les membres de la Société s’engagent sous peine d’être considérés comme démissionnaires, à ne "prendre part à aucune course quelconque de plus de 500 fr. de prix, si elle n’est publiée et réglée dans les formes suivantes :
- Art. 2. — Il y aura, au lieu de la réunion de la Société, un livre de paris, où seront inscrits les défis ou engagements de course ; y seront mentionnés les prix des enjeux, celui du dédit,l’époque de la course, la distance à parcourir, les poids à porter, l’âge, l’espèce des chevaux, le nom et l’adresse de la personne dépositaire des fonds, et toutes les conditions ou détails propres à caractériser la course et à éviter tout malentendu. Les personnes qui accepteraient les conditions du défi signeront ainsi que celle qui le propose, sur le livre.
- Art. 3. — Quatre jours avant la course, un extrait du livre, comprenant l’engagement ou défi et le nom des sousc.ipteurs, sera affiché au Café de Paris, par les soins de l’Agent de la Société et à la diligence du juge de la course.
- ' Art. 4. — La veille du jour fixé, il sera publié un avis supplémentaire contenant l’heure des courses, les couleurs des jockeys, ainsi que les dispositions intérieures.
- Art. 5. — Ne seront pas soumises aux présentes -conditions les courses conclues inopinément sur l’Hippodrome et qui seraient vidées dans la journée.
- Ces règles ne tardèrent pas à être partout adoptées.
- Dès 1835, la Société d’Encouragement décerna des prix dans les courses qui eurent lieu les 3, 7 et 10 mai, au Champ de Mars.
- Au mois de septembre, les 6, 10, 13 et 17, •on courut encore des prix de 2,000 francs, 3,000 francs, 5,000 francs, 6,000 francs (Prix Royal) et 12,000 francs (Grand Prix Royal). Le 20 septembre eurent lieu quatre autres courses : le Prix du Roi (6,000 francs), le Prix du Prince Royal (3,000 francs) et deux prix particuliers.
- Depuis cette époque, les courses de chevaux se continuèrent, à plusieurs reprises, chaque année, mais aucune modification importante ne fut apportée aux règlements adoptés par la Société d’Encouragement.
- Les courses du 12 mai 1839 présentent un certain intérêt. Ce jour-là éclatait à Paris un mouvement républicain.
- Pendant que la foule s’était portée au Champ de Mars, la rue était en proie à l’insurrection. Le ministère avait démissionné, et Armand Barbés, mettant à profit les circonstances qui lui paraissaient favorables, tentait une révolution.
- Le mouvement éclata dans , l’après-midi, s’apaisa dans la soirée, et reprit, plus intense, le lendemain. Au bout de deux jours, tout était terminé.
- M. Drumont, dans la Fin d’un monde, consa-
- cre à cette insurrection quelques lignes fort curieuses :
- Prenez Barbés le 12 mai 1839, au matin, dit-il. Il est jeune, très riche, très aimable, très aimé, et la vie doit lui sembler agréable. C’est un dimanche : la moitié de Paris est allée à la revue qui se passe au Champ de Mars, et cependant Barbés, en descendant dans la rue, rencontre encore pas mal de Parisiens retardataires. C’est le monde de Paul de Kock, de bons bourgeois qui se dirigent vers les guinguettes de Romainville avec des paniers de provision sous le bras, et la progéniture qui suit le père et la mère. Barbés se dit peut-être : « Ce sont ces gens-là qui ont raison et qui sont des sages. »
- Peut-être Barbés, en regardant passer un étudiant et sa grisette, pense-t-il à une maîtresse qui l’attend, lui aussi. Il songe peut-être aux pièces qu’il pourrait aller voir ce soir-là.
- A l’Opéra-Comique on donne la première représentation d’un petit acte : le Panier Fleuri, d’un compositeur encore inconnu qui s’appelle Ambroise Thomas et qui est joué par Chollet et Mlle Prévost.
- Au théâtre de la Renaissance, Mlle Anna Thillon chantait par extraordinaire : YEau merveilleuse, et M Frédérick Lemaître jouait, pour une de ses dernières représentations, Y Alchimiste, de M. Alex. Dumas, tandis qu’au Gymnase on avait la Belle-Sœur, où, nous dit le Constitutionnel, Mme Dorval est si parfaite, et un Ange au sixième étage, par la piquante Nathalie.
- La semaine, d’ailleurs, était pleine d’attractions.
- A l’Académie royale de musique, c’était Mario dans le Comte Ory ; au Français, Mlle Rachel qui continuait ses débuts dans Eryphile (YIphigénie en Aulide...
- Barbes, qui avait l’âme d’un artiste,dut avoir une minute d’attention pour toutes ces séductions de Paris ; il vit devant la porte du Palais de Justice, quelques hommes de garde et un officier qui se promenait de long en large, et il est probable qu’il eut la consolation qu’on éprouve devant une muraille énorme qu’on est résolu à escalader.
- Que de choses, en effet, derrière cet officier, tous les soldats et tous les officiers de tous les régiments de France, et tous les magistrats, tous les préfets, tous les commissaires de police, tous les gendarmes, tous les gardes-champêtres, et la Chambre des députés et la Chambre des Pairs !...
- L’heure s’avançait cependant. L’attaque était indiquée pour trois heures et demie, et le rendez-vous donné pour trois heures au n° 33 de la rue Quin-campoix, chez une dame Roux, au domicile de laquelle étaient déposées des cartouches et des armes. tTout le monde était exact, Barbés disait : « En avant! >> et à trois heures et demie une vive fusillade était dirigée sur le poste du Palais de Justice.
- A sept heures tout était fini.
- Repoussé du palais de justice et de la préfecture de police, Barbés avait réussi à s’emparer de l’Hôtel de Ville, il en avait été délogé, et, après une lutte acharnée dans les petites rues Transnonain, Gre-neta et Simon-Lefranc, il avait été blessé à la tête et fait prisonnier. Quelques mois après, cet homme qui aurait pu voir la première du Panier Fleuri à l’Opéra-Comique, écrivait ses dernières pensées dans le cachot des condamnés à mort, en attendant son exécution.
- On sait que Barbés ne fut pas exécuté. Les jours qui suivirent sa tentative avortée, on enterra les morts de part et d’autre : les « insurgés » rapidement et sans cérémonie, les « défenseurs de l’ordre » en grande pompe. La garde nationale fut officiellement complimentée, et tout redevint tranquille jusqu’à la prochaine émeute.
- (A suivre). C. Viré.
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, tou* chant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face de la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSufïren.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de'La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième. Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique ; musique de tziganes,
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 8 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, .exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.-
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 8 heures à heures 8 20.
- Deuxième effet, de 8 heures 40 à 9 heures.
- Troisième effet, de 9 heures 20 à 9 heures 50.
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- LA BOURSE
- La hausse s’accentue sur les rentes françaises. Le 3 0/0 monte à 86 à terme, à 85 90 au comptant. Sur l’Amortis-sable, c’est le comptant qui mène le mouvement à 89 70, tandis que le terme s’ai’rête à 89 50. Le 4 1/2 est à 104 55 au comptant et à 104 65 à terme. On a porte l’Italien à 93. Mais if n’a pu s’y maintenir. Il revient à 92 80. Les ten-> tatives de hausse provoquent toujours des offres.
- L’Extérieure espagnole progresse à 73 27/32, l’Egypte à 458, le Hongrois à 85, le Russe 1880 à 92 1/8, le Turc à 16 97, le Crédit foncier à 1282 50, le Nord à 1753 75, l’Orléans à 1355, le Suez à 2297 50. Le Rio Tinto est ferme à 302 50, l’action de la Tour Eiffel à 680 et la part à 490.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DS L'EXPOSITION
- oxx sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp, au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux. — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Yestibule du palais . des Machines. — Borne central.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- - Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les- deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, ! Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de renseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.'
- l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la Mer. — Pavillons, des républiques américaines. — Pavillons des dilférents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de VHabitation. — Quais. — Esplanade des
- Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue deSufïren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare, du champ de Mars); ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant, tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville. ' •
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin,. Sénégal, Madagascar, villages, d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du. Trocadéro, par les bateaux, ou par le-chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la scUpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro. qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre-dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéra ux derrière le pavillon du Chili.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 24, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2e partie)
- Russie _ vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et "pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais dès Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Lota, Nicaragua.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments. de musique, au centre de là galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté,de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aéroslation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A Jroite et à gauche, vitrines du Ministère de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Approvisionnement général de Produits alimentaires
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi <ies Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique: Pépa, lagitanaà la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Samedi 7 Septembre 1889
- 2* Série. — N° 114.
- BULLETIN OFFICIEL
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- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de VExposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE — Partie officielle : Décret. — Partie non officielle : Chronique. — A l’exposition chevaline. — Dernière heure. — Echos. — Les princes égyptiens sur la Tour Eiffel. — L’aérostation militaire à l’Exposition. — Les congrès. — Variété : Le coupeur de chevelures. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — La Bourse. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames.
- L’INTÉRIEUR DU RESTAURANT DU PAVILLON INDIEN.
- PARTIE OFFICIELLE
- Le président de la République française,
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- Vu la loi du 25 juillet 1873 sur les récompenses nationales ;
- #Vu ta loi du 15 avril 1889, relative aux récompenses à décerner à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889;
- Vu la déclaration du conseil de l’ordre, en nate du 4 septembre 1889, portant que la nomination du présent décret est faite en conformité nés lois, décrets et règlements en vigueur,
- Décrète :
- Art. 1er. — Est nommé au grade de chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur, M. Allouard ('Henri-Emile), statuaire.
- Art. 2. — Le président du conseil, ministre dn commerce, de l’industrie et des colonies, et le grand chancelier de la Légion d’honneur sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.
- Fait à Fontainebleau, le 5 septembre 1889.
- Carnot.
- Par le président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de Vindustrie et des colonies,
- P. Tirard.
- partie non officielle
- CHRONIQUE
- L arrière-saison devait forcément amener une certaine débandade parmi les exotiques de l’esplanade des Invalides.
- Le fait est que les matinées sont fraîches et les soirées aussi, et que quand on est né au Congo, en Annam ou en Cochinchine, l’automne de Paris paraît bel et bien être l’hiver. Donc,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- plus de soleil... plus de Suisses... pardon, plus de Congolais !
- Ce sont, en effet, les Congolais qui ont donné les premiers le signal du départ. Mardi, M. de Brazza et M. de Latouclie les ont accompagnés à Rouen et, jeudi, ils se sont embarqués à bord de la Ville de Maceio, le premier paquebot de la Compagnie des ehargeurs-réunis qui inaugure le service postal entre la France et le Congo.
- Avec la gaîté un peu bruyante qui caractérise ces vigoureux nègres du Congo, ils ont déclaré qu’ils étaient enchantés de l’Exposition, de Paris, de tout ce qu’ils avaient vu et entendu; mais
- Où peut-on être mieux qu’au sein de sa famille ? comme dit le vieux refrain.
- On a beau être Congolais, on n’en est pas moins homme, et ces braves gens ont eu, comme nous l’aurions tous, le mal du pays, après cinq mois environ d’absence; ils aspirent à revoir leurs horizons, leurs négresses et leurs négrillons.
- Bon voyage, bons nègres !
- Après les Congolais, viendra le tour de la mission annamite, qui est en ce moment rue du Quatre-Septembre et qui prendra le paquebot à Bordeaux le 8 ou le 10 courant.
- Puis ce seront les Sénégalais qui s’embarqueront entre le 12 et le 15. Rien n’est encore décidé pour le village canaquç.
- Les Annamites resteront probablement jusqu’à la fin de l’Exposition, si elle ne se prolonge pas trop tard. Ils ont très bien supporté le refroidissement de l’atmosphère qui s’est produit il y a quelques jours ; leur délégué a seulement demandé pour eux des habillements plus chauds qui sont commandés et qui leur seront bientôt distribués.
- Ah ! dame, c’était à prévoir : on n’acclimate pas ainsi en quelques mois les peuples du soleil dans notre pays de brouillards.
- Il ne faut pas être trop exigeants après tout ; les exotiques sont restés fidèles au poste pendant les beaux mois de l’Exposition; ils nous ont donné le spectacle pittoresque de leurs types, de leurs costumes, de leurs mœurs curieuses; ils ont contribué, pour leur bonne part, au succès des belles fêtes orientales de l’Esplanade des Invalides ; il ne faut donc pas trop se plaindre si, l’automne venant, ils veulent nous quitter.
- Jusqu’à la fin d’octobre, nous pouvons peut-être espérer le maintien intégral du Kampong javanais : les petites danseuses ne sont pas la moindre joie de nos yeux et nous somrpes heureux d’avoir l’espoir de les garder les dernières .
- A
- Nous disions plus haut que les matinées étaient fraîches à l’Exposition; hier matin, particulièrement, un brouillard planait sur tout le Champ de Mars, et le sommet de la Tour Eiffel disparaissait littéralement dans' le gris; d’en bas on r?e voyait pas plus haut que la seconde plate-forme; puis, vers dix heures du matin, le regard a pu embrasser la plate-forme intermédiaire, où a lieu le transbordement des voyageurs des ascenseurs.
- Le faîte est resté dans une teinte nébuleuse jusqu’à près de midi.
- Si la Tour se perd déjà dans les nuages, au commencement de septembre, on se demande ce ({ue ce sera en plein hiver? 11 est probable que pendant deux ou trois mois le même phénomène «{Lie nous signalons se reproduira, sauf pendant les journées très claires.
- Les visiteurs, qui monteront encore, monte-
- ront pour ne rien voir ; quant au brave gardien du phare, il pourrait bien être tout à fait cristallisé.
- F. L.
- -------------------*♦----------------------
- A L'EXPOSITION CHEVALINE
- Au concours qui s’est ouvert aujourd’hui dans les dépendances du palais de l’Industrie, aux Champs-Elysées, on peut voir les plus beaux types de l’espèce chevaline. Chevaux français : normands, bretons, landais, du Limousin, etc.; puis des chevaux anglais, écossais, hollandais, belges, russes, égyptiens, etc. Et encore, dans la section des ânes, une quinzaine de ces animaux aux longues oreilles qui, par leur beauté — nous serions presque tentés de dire par leur gentillesse — semblent vouloir détruire le préjugé qui existe contre leur famille!
- Mille chevaux étaient déjà arrivés et installés avant-hier soir à cinq heures. Les arrivages de la nuit et ceux annoncés pour aujourd’hui, par les trains du matin, portent ce nombre à près de quinze cents.
- Le public parisien aime trop les chevaux pour que nous ne disions pas un mot sur cette exhibition internationale de la gent chevaline. Le concours durera sept jours. Son ouverture a eu lieu hier jeudi, à midi, et sa clôture se fera le 11 septembre au soir.
- Les prix d’entrée, payables en tickets, sont fixés comme suit : hier et aujourd’hui 2 tickets. Samedi et dimanche, pendant les opérations des jurys : 5 tickets. Les 9, 10 et 11 septembre : 1 ticket.
- Le début du Concours a été marqué par la note funèbre : une superbe- jument, âgée de deux ans et demi, venue de Belgique, est morte le soir de son arrivée, d’une fluxion de poitrine, dans un des baraquements des Champs-Elysées.
- Et comme mot de la fin ? On évalue à près de vingt millions la valeur totale des chevaux qui figurent au concours. On y verra un cheval, bien connu sur le turf, dont on a offert, paraît-il, six cent mille francs.
- —-------------------------
- Dernière Heure
- L’audition de Forchestre de 1 Opéra-Comique, qui a eu lieu hier, sous la direction de M. Jules Danbé, a été particulièrement brillante. Grand et mérité succès pour les interprètes, soli, chœurs et orchestre. Mmes Deschamps et Simonet ont été très applaudies. Le programme qui comprenait des fragments de Joseph, de Méhul; des Saisons, de Victor Massé; de la Statue, etc., était fort bien composé du reste, et nous adressons nos sincères félicitations aux organisateurs de cette intéressante fête musicale.
- A
- M. et Mme Gladstone et leurs compagnons de voyage ont quitté hier, à huit heures et demie du matin, l’hôtel Bristol, pour se rendre au Champ Lie Mars.
- Personne ne se trouvait à leur rencontre. Ils ont visité d'atord la section anglaise. La galerie élu Dôme central et surtout la galerie des Machines, ont été l’objet de leur admiration.
- Quand ils sont arrivés devant la superbe exposition deM. Edison, le phonographe les a accueillis en faisant entendre la Marseillaise avec une rare perfection. M. Gladstone et Mme Gladstone après lui, invités à parler au phonographe, ont formulé un compliment pour M. Edison, tout en exprimant leur regret de ne pas avoir pu le rencontrer encore.
- Pour rester tout l'après-midi à l’Exposition, M. et Mme Gladstone et leurs amis ont lunché au Champ de Mars, et ne sont rentrés à l’hôtel de Bristol, que vers cinq heures.
- Ils ont passé la soirée à l’Hippodrome.
- M. Gladstone quittera Paris lundi matin.
- Le duc de Bragance, invité à présider les spectacles de la Plaza de toros, pendant son séjour à Paris, a tenu à assister encoiœ aux courses de taureaux qui ont eu lieu hier.
- Rentré à l’hôtel Bristol après une courte promenade au Bois, il a dîné à sept heures.
- A huit heures trois quarts, le prince s’est rendu à la gare de Lyon où il a rencontré le comte de Yalbom avec son fils le vicomte Charles de Yalbom, et tous les membres de la délégation et du consulat de Portugal à Paris, venus pour le saluer à son départ.
- Le duc de Bragance, aussitôt après la célébration du baptême du fils du duc d’Aoste, reviendra à Paris, où il passera encore plusieurs jours pour assister à la délivrance de la duchesse de Braga nce.
- On télégraphie de Lisbonne :
- Le transport de guerre portugais Africa partira aujourd’hui pour le Havre, emmenant deux cents ouvriers subventionnés par les arsenaux de l’armée et de la marine et par les municipalités, pour visiter l’Exposition de Paris.
- ÊGHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 132.412
- Le chiffre des entrées à l’exposition chevaline s’est élevé à 2,686.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage.................. 7.478
- Du 1er au 2me.............. 3.984
- 2e étage direct............ 2.048
- Du 2e étage au sommet... 3.577
- En tout.............. 16.977
- Un mariage
- Hier jeudi, a été célébré le mariage de M. Jules Veil-Picard avec la toute jeune et toute charmante Mlle Olga Mosticzker, de la colonie autrichienne.
- Les témoins étaient, pour la mariée, MM. Alphonse Bernard, homme de lettres, et Eugène Manuel, inspecteur général de l’instruction publique; pour le marié, MM. Arthur Yeil-Picard, banquier' l’aîné des quatre frères, et Saillard, capitaine au 33e de ligne, chevalier de la Légion d’honneur.
- Le Caïd des Zibans
- A toutes les visites qu’à reçues le Figaro, il faut ajouter celle de Mhamed ben Gana, le caïd des Zibans, près de Biskra.
- Les Ben Gana appartiennent à une des plus grandes familles d’Algérie. Depuis la conquête, ils sont restés toujours les plus fidèles alliés de la France et tous ceux de nos compatriotes qui, en visitant l’Algérie, sont allés les voir, ont reçu chez eux la plus large et la plus cordiale hospitalité.
- Mhamed ben Gana, qui est venu hier nous serrer la main, est un homme superbe, d’une taille et d’une allure vraiment imposantes. Il parle le français comme Lin Parisien.
- Le caid est chevalier de la Légion d’honneur, officier du mérite agricole et décoré de l’ordre des saints Maurice et Lazare.
- Chez les Gitanas
- Avant-hier, S. A. R. le duc de Bragance, accompagné de ses deux aides de camp, a tenu à assister aux danses des Gitanas, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Le prince héritier a fort applaudi la Maccarona, la reine des Gitanas, et la Soledad, qui a dansé en son honneur le Vito Vito, danse très populaire en Portugal; il a envoyé aux bohémiennes plusieurs gerbes de fleurs.
- Edison ! for ever !
- La municipalité parisienne organise en l’honneur d’Edison, pour le lundi 9 septembre, un banquet qui aura lieu dans les salons de l’Hôtel de Ville.
- Un certain nombre de hauts fonctionnaires assisteront à ce banquet.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les délégués ouvriers
- M. Alphand vient d’adresser la lettre suivante à tous les présidents des chambres syndicales ouvrières :
- « Monsieur,
- « Dans sa séance du 8 juillet dernier, le conseil municipal de Paris a émis le vœu que des entrées gratuites fussent accordées aux membres des chambres syndicales ouvrières, qui voudraient étudier à l’Exposition universelle les produits de leur spécialité.
- « Je me suis concerté avec mon collègue, M. Gri-son, directeur général des finances de l’Exposition, dans le but de donner satisfaction à ce vœu dans la plus large mesure possible. Il résulte de notre entente commune que les chambres syndicales ouvrières seront autorisées à déléguer chacune dix de leurs membres qui seront admis gratuitement dans l’Exposition les dimanches 8,15, 22 et 29 septembre.
- « Je vous prie, monsieur, de vouloir bien porter cette décision à la connaissance de vos syndiqués et les engager à nommer leurs délégués dans le plus bref délai possible. Dès que la délégation de dix membres aura été ainsi formée et constatée par un procès-verbal, cette délégation devra se mettre directement en rapport (par un ou plusieurs de ses membres spécialement désignés à cet effet) avec la direction générale des finances de l’Exposition, 18, avenue La Bourdonnais, qui délivrera les autorisations nécessaires.
- « Agréez, etc.
- « A. Alphand. »
- Musique
- La cantate de M. Gabriel Vicaire ne figurera pas parmi les morceaux qui seront exécutés à la distribution solennelle des récompenses.
- Après plusieurs séances de la commission des auditions musicales (première section), au cours desquelles des discussions très vives se sont produites, on a fini par décider que le jugement précédemment rendu au sujet du concours musical aurait son plein et entier effet. Ce jugement, on le sait, ne reconnaissait digne d être couronnée aucune des œuvres présentées au concours pour la mise en musique de la cantate de M. Vicaire.
- En conséquence, cette cantate, demeurant sans musique, ne pourra être chantée au palais de l’Industrie. Elle sera remplacée, dans le programme, par l’audition d’un morceau connu déjà et que devra choisir la première section de la commission des auditions musicales.
- L’épuisement des tickets
- Nous avons dit que le chiffre des entrées payantes à l’Exposition s’était élevé, du 6 mai au 31 août, à 14,561,862.
- Ajoutons que le nombre de tickets déposés aux guichets et correspondant à ces entrées s’est élevé à 16,470,969.
- A l’Esplanade
- La mission annamite dont parle notre chroniqueur a quitté Paris jeudi soir pour aller s’embarquer à Bordeaux où son départ est fixé au 8 courant'.
- Les concessionnaires exposants de l’Esplanade ont l’intention de se réunir et de se concerter, pour 1 arriver à continuer à donner chaque semaine une fête de nuit semblable à celle qui ont déjà eu lieu.
- Concours d’iiorticulture
- Aujourd’hui s’ouvrira au Trocadéro le concours particulier d’horticulture dit de la huitième époque.
- Ce concours comprendra les séries suivantes :
- Fleurs et plantes d’ornement; plantes potagères; fruits et arbres fruitiers ; plantes de serre.
- Il se tiendra, comme toujours, dans les jardins et ' sous les tentes et vélums du splendide parc du Trocadéro.
- Les Congrès
- Aujourd’hui samedi aura lieu, au palais du Trocadéro, la séance d’ouverture du congrès international des Sociétés Coopératives de consommation.
- Les autres séances auront lieu chaque jour jusqu’au 12 septembre inclus.
- Les ballons postaux de la Tour
- Nous avons dit qu’une des cartes postales, lancées avant-hier par ballon de la seconde plate-forme, avait été renvoyée de la commune de Betz, département de l’Oise, où elle avait été recueillie deux heures après le lancer.
- Une seconde carte est revenue ce matin.
- Elle a été mise à la poste avant-hier, à Juilly (Seine-et-Marne), par M. Pancheret, aux mains de qui elle était tombée, à 1 heure 15, à Plessis-aux-Bois.
- Le Jury supérieur
- Les opérations du jury supérieur des récompenses sont terminées.
- M. Berger a dû terminer dans la journée d’hier son rapport.
- L’assemblée plénière que nous avons annoncée aura lieu lundi.
- Précoces voleurs
- Deux voleurs à l’étalage ont été pris avant-hier, à quatre heures, en flagrant délit, rue du Caire.
- Ce sont les nommés Jeanson Louis et Messinger Mathias, âgés tous deux de seize ans.
- Les deux précoces gredins étaient porteurs d’une quantité d’objets volés...
- Us n’ont du reste fait aucune difficulté pour avouer leur vol.
- Ils ont été envoyés au Dépôt.
- ----------------- ---------------------------
- LES PRINCES ÉGYPTIENS
- sur la Tour Eiffel
- Hier matin, les princes égyptiens et leur suite sont arrivés à la Direction de l’Exploitation.
- M. Berger les a reçus. M. d’Ormesson, le capitaine Coquet et M. de Lacretelle étaient aux côtés de M. Berger.
- On s’est rendu à la Tour Eiffel où M. le baron Delort de Gléon et M. Salles, ingénieur et gendre de M. Eiffel, les attendaient au pilier sud pour leur faire les honneurs de la Tour.
- M. Dupuich était chargé du service d’ordre pendant l’ascension.
- Les princes égyptiens et les personnes qui les accompagnaient ont pris place dans la cabine, l’ascenseur Otis du pilier sud, qui s’est élevé à neuf heures moins un quart.
- A ce moment un épais brouillard enveloppait le sommet de la Tour. Le second étage apparaissait comme une ombre, la plate-forme intermédiaire était à peine visible. Quant au troisième étage, on n’en voyait rien du tout. Arrivés au sommet, les princes égyptiens ont cependant vu ce que l’on voit rarement sur les bords du Nil, un de ces brouillards, que l’on n’a pu mieux définir qu’en disant qu’il était à couper au couteau.
- Après avoir bu un verre de champagne, les princes allaient redescendre, lorsque Mehemet-Alli demanda s’il était possible de monter jusqu’au drapeau.*
- Sur la réponse affirmative de M. Thomas, le jeune prince, qui paraît très leste, grimpa résolument dans le tuyau. Quelques minutes après, il redescendait tout à fait ravi.
- Revenus au second étage, les princes se sont arrêtés au pavillon du Figaro.
- Ils ont été reçus par les rédacteurs, qui se sont fait un plaisir de leur donner des détails techniques, qu’ils ont parfaitement saisis, sur la composition, le clichage, l’impression des journaux parisiens.
- Ils ont tenu à faire eux-mêmes quelques épreuves à la brosse, sur le marbre de l’imprimerie, puis ils ont assisté au moulage d’une forme et au tirage de quelques exemplaires du numéro persan, qui est de toutes les fêtes.
- Gomme on remettait à S. A. Abbas-Bey un de ces numéros, le prince, qui parle très facile- ( ment le français, a demandé comment on avait su composer un journal en caractères arabes.
- On lui a alors expliqué qu’il avait fallu avoir recours à l’Imprimerie Nationale, où les ouvriers composent dans toutes les langues du monde, et que le rôle des collaborateurs du Petit Figaro, plus modeste, s’était borné à rédiger le texte qu’on avait traduit en persan, puis à clicher et à imprimer le journal.
- Très intéressé, le prince a voulu tout voir, et sa visite s’est prolongée assez longue, tandis qu’on distribuait des journaux aux personnes de sa suite.
- Après s’être inscrits au registre, les princes ont remercié très aimablement de l’hospitalité que la rédaction avait été si heureuse de leur offrir.
- L’ascenseur du pilier Nord les a reconduits directement au sol.
- Les fils du khédive qui ont, comme nous l’avons dit, dix-sept et quatorze ans, ont les traits réguliers, les yeux grands et noirs, le teint clair. — Leur physionomie, bien ouverte,’ est expressive et très line.
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- En dehors du palais des Arts libéraux, où se trouve l’histoire complète des ballons, on a élevé, à l’Esplanade des Invalides, un temple véritable à l’aérostation militaire.
- Il y a là, dit notre confrère A. Froment, côte à côte, deux catégories de ballons, les ballons captifs et les ballons libres que l’on a cherché à rendre dirigeables.
- Une reproduction d’une aquarelle de Comte nous montre, sous la forme d’un épisode du siège de Mayence, l’emploi de l’un de ceux-là sous la première République : un peu plus loin, un échantillon du ballon de Fleuras provenant de l’Ecole d’application de Metz, où il était conservé, apparut comme une sorte de relique, rappelant la naissance de cette branche si curieuse de l’art militaire. Contelle, physicien renommé qui, avec Guyton-Morveau, fut ensuite directeur de l’école d’aérostation de Meudon (1794), resta pendant huit heures dans la nacelle de ce premier ballon le jour de la bataille de Fleuras.
- Chose curieuse, l’aérostation aux armées est restée près d’un siècle sans recevoir de développement pratique ; il a fallu la guerre de 1870, la nécessité de communiquer quand même, pendant le siège, pour que l’on s’y remette. Et, précisément, voici. la nacelle réglementaire des ballons du siège et à côté celle de l’aérostat de Dupuy de Lôme qui ne put revenir à son point de départ, car il était à direction.— Oh ! les ballons du siège, qui emportèrent tant d’espoir et rapportèrent si peu d’encouragements, que les Parisiens suivirent si souvent du regard, laissant aller leurs yeux, comme l’a dit le poète :
- Du pigeon qui revient au ballon qui s’envole.
- Le grand intérêt de cette exposition d’aérostation réside évidemment en ce qui touche à la solution du grand problème qui fit et fait encore travailler tant de cervelles: celui de la direction des ballons. Nous disions tout à l’heure quelle part considérable revenait à l’élément militaire dans la solution qu’il a reçue; mais c’est à la naissance même des aérostats que les militaires s’en sont occupés. En effet, dès la première heure, un de ceux qui s’attachèrent le plus à la découverte de Montgolfier fut un officier, le lieutenant du génie Meusnier, devenu plus tard général, et à la mémoire duquel une statue a été récemment élevée à Tours, sa ville natale.
- Dès 1783, Meusnier entrevit la possibilité d’arriver à diriger les ballons, et les travaux qu’il publia sur cette question lui firent ouvrir en 1784, à l’âge de vingt-neul ans, les portes de. l’Académie des sciences. G’est alors qu’il conçut le projet de construire deux aéronefs pouvant porter l’une trente hommes avec soixante jours de vivres, l’autre six hommes seulement.
- Je n’ai pas à entrer dans l’exposé de son système, qui existe au ministère de la guerre très longuement expliqué et accompagné d’un album de planches dont plusieurs figurent à l’esplanade des Invalides. Je me bornerai à dire qu’il eût coûté trois millions à construire et que Louis XVI, ayant d’autres questions plus graves à trancher à cette époque de troubles, le projet ne fut jamais réalisé.
- Un vaste tableau appendu à la muraille du pavillon de l’aérostation montre, à côté de celui de Meusnier, les types des ballons dirigeables de Giffard (1852), Dupuy de Lôme (1872), Hœn-lein, Tissandier (1883), Renard et Krebbs (1885).
- Près de ce tableau sont la nacelle du ballon de Dupuy de Lôme déjà citée, les appareils d’aviation d’Alphonse Penaud qui, le premier, émit une théorie complète du mouvement de l’aile de l’oiseau et l’appliqua avec succès à la construction d’oiseaux artificiels — notamment l’hélicoptère bien connu, sous une forme très simplifiée, parmi les jouets d’enfants — enfin
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- le fameux ballon La France dont la nacelle, de grandeur naturelle (32 m. de long sur 1 m. 30 de large et 1 m. 90 de hauteur maximum) occupe le centre du pavillon. Ce ballon, construit par MM. Renard et Krebbs, est actuellement le seul qui soit revenu à son point de départ après une série d’évolutions sous l’action de son moteur électrique.
- Le public est évidemment dérouté d’en voir la nacelle en forme de fuseau garnie de toute une machinerie bizarre : accumulateurs, transmetteurs, hélice, etc., etc.
- Une carte représente sur le mur du fond le tracé des sept voyages accomplis par cet aérostat jusqu’en 1885, inclus. Le moteur, grâce à la nouvelle pile Renard, lui imprima, lors des expériences, une vitesse de 23 kilomètres à l’heure, ce qui était un grand progrès, mais encore insuffisant puisque l’on estime qu’il faut arriver à un résultat au moins quadruple pour pouvoir surmonter les courants atmosphériques.
- Un topo de 79 ascensions libres exécutées avec des ballons provenant des parcs du génie dans ces quinze dernières années, nous montre qu’à côté de ces expériences encore spéculatives, notre service d’aérostiers militaires fonctionne régulièrement et pratiquement. C’est ce que prouvent aussi les itinéraires des aérostats au Tonkin et le matériel ayant servi à Bac-Ninh et Hong-Hoa, qui ont trouvé place à côté des autres.
- Une historique de la production de l’hydrogène par la juxtaposition des divers appareils usités depuis celui de Charles en 1783 jusqu’à l’appareil à gazéïne plus récent de cent deux ans, des modèles de ballon captif réglementaire avec tous les accessoires et les voitures qui lui sont nécessaires, complètent cette très belle exposition.
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- LES CONGRÈS
- Les Institutions de prévoyance
- La séance du Congrès des Institutions de prévoyance a été présidée, mercredi, par S. E. M. de Nagorny, conseiller d’Etat actuel de Russie, ancien président à la Banque de Pologne.
- M. le baron T’Kint de Roodenbeke, premier vice-président de la commission permanente officielle des Sociétés de secours mutuels, a exposé le système légal et réel des Sociétés de secours mutuels belges.
- M. Gaétan Pinto, délégué portugais, présente et résume un très beau ‘ mémoire sur le progrès des institutions de prévoyance du Portugal. L’auteur de ce mémoire, M. da Costa Goodolphim, l’un des co-fondateurs du Congrès en 1876, continue ainsi les savants travaux que chaque cinq ans, en 1878 et 1883, il a apportés à cette association scientifique du Congrès, qui a réuni depuis treize ans, en une légion d’élite, naturellement restreinte, les hommes d’Etat, de science, et les administrateurs les plus experts de tous les pays civilisés d’Europe et d’Amérique.
- M. Wets, artisan bruxellois, doué d’un rare esprit d’organisateur, est venu, avec plusieurs de ses collègues de la Fédération libre des Sociétés de secours mutuels de Bruxelles, exposer une organisation des plus ingénieuses et des mieux conduites, celle des pharmacies coopérativees adaptées aux Sociétés de Secours mutuels. Le mémoire de M. Wets, complété par de très nettes explications, a vivement intéressé et a été très applaudi.
- Après M. Putteaux, un des plus anciens présidents des Sociétés de Secours mutuels de Paris, M. Bava, président de laSociété italienne des Voyageurs et Commis de commerce, M. Ferrante Gon-zaga, de Mantoue, et M. Frank Lombard, président de la Société d’utilité publique de Genève, M. de Malarce a exposé la législation et la pratique sur la constitution des Sociétés mutuelles (Eriend-ley Societies) en Angleterre et en France : et ses savantes informations ont été confirmées par M-. de Roodenbeke.
- M. de Nagorny, conseiller d’Etat actuel de Russie, a décrit les diverses institutions de prévoyance de ce vaste état qui, depuis quelques années, tend à s’organiser de toutes pièces suivant les meilleurs modèles des pays les plus expérimentés.
- Après cette séance de si profond intérêt, on a décidé de continuer après-demain les questions'rela-tives aux Sociétés mutuelles et Retraites, et de re-
- prendre demain jeudi les Caisses d’épargne, et samedi les Coopérations, notamment les Banques populaires, industrielles et agricoles.
- Vendredi soir, le banquet d’usage.
- Les institutions de prévoyance
- La séance de jeudi, affectée à l’exposé des systèmes des caisses d’épargne, a été présidée par le très honorable M. Hugh Culling Eardley Childers. membre du Parlement britannique, conseiller privé de la Reine, ancien chancelier de l’Echiquier, assisté de M. Frank Lombard, président de la Société d’utilité publique de Genève, de M. Couvreur, ancien vice-président de la Chambre des représentants de Belgique, et de M. de Malarce, secrétaire perpétuel du Congrès.
- M. Goullin, président de la caisse d’épargne de Nantes, a fait connaître son avis sur certaines modifications suggérées dans ces dernières années aux lois organiques des caisses d’épargne en France.
- M. Fr. Lombard a présenté un résumé des caisses d’épargne de la Suisse, en montrant que l’opinion générale en Suisse n’est pas favorable à l’établissement des caisses postales.
- M. Rostand, président de la Caisse d’épargne de Marseille, a développé un projet tendant à laisser chaque Caisse d’épargne placer' elle-même ses fonds.
- M. Mahilon, directeur de la Caisse d’épargne générale de Belgique, a donné des détails sur le mode de gestion des fonds de cet établissement, qui existe depuis 1865 et a rallié un nombre de déposants aussi étendu qu’on pouvait le prévoir.
- M. de Malarce a exposé le système des placements de fonds d’épargne, réglé par les lois ou statuts en Angleterre depuis 1817 et en France depuis 1818, et qui a toujours été dominé par cette pensée : offrir aux déposants les plus grandes facilités pour leurs opérations et leur donner la plus grande sûreté possible.
- Le très honorable M. Childers.a très gracieusement félicité les divers orateurs, qu’il avait écoutés avec un grand intérêt.
- Aujourd’hui a eu lieu une séance plénière sur les retraites et autres assurances en rapport avec les sociétés de secours mutuels.
- VARIÉTÉ
- x Le Coupeur de chevelures
- Jeunes filles, voilà Peltier qui passe, cachez vos lourdes chevelures ! s’écrie le chroniqueur du Clairon.
- Ce Peltier est un collectionneur ; il a l’amour irrrésistible de ces nattes que les vierges portent où les anges ont leurs ailes. A dessein, s’étant pourvu de ciseaux, en pleine rue, il les coupe. On l’a surpris sur le fait, procédant avec une habileté inouïe. La victime ne s’était aperçue de rien. L’agent qui observait l’étrange mono-mane depuis quelques instants, mis en éveil par ses mouvements louches, croyait avoir affaire à un pick pocket. Le voyant s’éloigner en hâte, il demanda à la jeune fille : « Ne vous a-t-on rien pris? » La question l’étonna : elle explora ses poches : « On ne m'a rien volé », répondit-elle.
- Les choses en seraient restées là si sa sœur, qui .l’accompagnait, ne se fût écriée : « On a coupé ta natte ». Cette enquête avait été assez rapide pour que le coupable, pressé dans la foule qui attendait à l’omnibus du Trocadéro, n’ait pu s’éloigner beaucoup. On le rejoignit. Il possédait encore les cheveux et les ciseaux qui lui avaient permis de les détacher.
- Depuis longtemps, ce monomane exerçait sa perverse industrie. A chaque instant, nous lisions le récit d’un de ces vols barbares. Leur auteur demeurait introuvable. On reconnaissait à certains détails une môme main exercée ; le cri me — car c’est un crime de voler aux visages de seize ans cette parure— portait sa signature, pourrait-on dire. Il y a deux ans Peltier, arrêté aux Batignolles, fut assez habile pour se débarrasser à temps des pièces compromettantes, et, faute de preuves, relâché. Il n’y a pas exagération à le rendre responsable de tous les méfaits de cet ordre commis depuis plusieurs années, puisque dans une armoire à glace, chez lui, une perquisition a amené la découverte de soixante nattes — soixante ! — de fleurs séchées, de sachets parfumés, de gants de femme...
- Il s’est expliqué devant ses juges, balbutiant,
- confus, et n’a point menti. Il a parlé d’une volonté plus forte que sa volonté, d’une raison s’imposant à sa raison. Il était entraîné irrésistiblement, par nue force qui paralysait sa conscience. Il essayait en vain de se reprendre, de s’isoler, il s’enfuyait à la campagne, loin des foules, il s’enterrait dans les bois, errant parmi les solitudes pour s’arracher à la tentation, — pauvre saint Antoine qui portait en lui son cochon ! Mais c’était en vain; il revenait rappelé, attiré par son vice. Si une jeune fille passait près de lui, de beaux cheveux se jouant librement sur le cou. il était pris de vertige.
- « J’étais possédé », dit-il. Il suivait les cheveux, hypnotisé, par sa pensée fixe, irresponsable de'l’acte odieux qu’il allait commettre. Il appelait cela « ses crises »; quand il était sous le coup de l’une de ces crises, une impulsion surhumaine l’entraînait.
- On a défini l’amour un fleuve qui prend sa source dans les grandes passions et se jette dans la mort; on n’a pas dit tous les pays qu’il traverse, — car il faut tenir pour puérile et très incomplète la carte du Tendre. Impétueux comme le Rhône, il est du Rhône une autre image : sur un point de sa course, il se perd dans un gouffre dont on ne sondera jamais toute l’horreur. Il y a là un passage ténébreux où grouillent toutes les iaides, toutes les atroces passions, tous les êtres comme ce Peltier, brûlés de feux violents, impurs, démoniaques. Le coupeur de chevelures ne faisait que franchir la limite permise aux amants exaltés qui gardent jalousement de chers souvenirs, qui se les procurent à des prix fous; qui vont chercher au fond du précipice la fleur touchée par les lèvres d’une femme. Seulement, la limite franchie, Peltier alla très loin,— il fut pareil à ces admirateurs de je ne sais plus quel personnage anglais qui, pendant un discours, lui avaient coupé, pour s’en faire des reliques, des morceaux de sa redingote.
- C’est une bien rare perversité digne d’un cabanon à Bicêtre, que ce fait de voler aux jeunes filles leurs cheveux, mais n’est-elle pas voisine de cette manie dont tant d’honnêtes touristes sont affligés, qui consiste à enlever au canif, dans les musées ou les jardins publics, des fragments de chef-d’œuvre ? On a vendu dernièrement, en Amérique, une canne faite d’une infinité de petits morceaux de toutes natures qui avaient été « collectionnés » au détriment des monuments et des statues des pays qu’avait parcourus son propriétaire, un amateur extrêmement original. Les collectionneurs qui ont tailladé les plombs de Versailles, à tel point que les nymphes sont méconnaissables, croyez-vous qu’ils étaient beaucoup plus sains d’esprit que ce Peltier qui scalpait les vierges ?
- On a pensé au tribunal qu’il relevait surtout des médecins: c’est bien jugé. Sur cette ardente imagination quelques douches seront salutaires.
- Il était impossible de traiter comme un vulgaire voleur ce maniaque qui ne tirait point d’argent de ses prises. Les nattes étaient rangées chez lui pieusement ; c’étaient surtout des ♦ nattes blondes. Est-ce coïncidence ? ou n’affectionnait-il si fort que cette couleur? Les soixante victimes que représentaient les soixante nattes apprendront sa capture avec une satisfaction double. La coquetterie perd rarement ses droits.Peut-être, quelques-unes qui croyaient jusqu’à présent leurs cheveux tombés entre les mains d’un drôle approvisionnant la montre des coiffeurs, accorderont-elles le bénéfice des circonstances atténuantes au misérable pour les hommages qu’il leur rendit. Quelques-unes auront la bonté de tenir compte du cantique d’admiration ; elles considéreront dans le dommage l’éloge. Eùt-on volé leur cheveux s’ils eussent été moins irrésistiblement beaux?
- Ce qu’il y a de remarquable c’est la dextérité de ce fou ; elle serait presque une preuve d’inconscience. Il opère en toute impunité, soixante, cent fois, quand nous voyons les plus habiles pickpockets qui soient venus à l’Exposition se faire pincer dès les premiers porte-monnaie. Cependant, l’acte est imprudent, d’un accomplissement difficile. Ce r’est pas d’un seul coup de ciseaux que l’on peut couper une natte; il faut s’y reprendre à plusieurs fois, méthodiquement, rester bien dans la même section ; au moindre mouvement, la natte est tirée et la victime avertie. Puis, autour de l’opérateur, il y a la foule, il y a les parents de la jeune fille,
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- oll sa bonne ; il faut déjouer toutes ces vigilances défavorables, être rapide, sûr. L’expérience a fait la main au coupeur de chevelures ; mais cette expérience, comment l’a-t-il acquise sans risques ?
- N’avez-vous pas été frappé de cette réussite continue des maniaques. Ils sont insaisissables quoique leur audace soit presque naïve. Leur personnalité, au moment de l’acte, est comme dédoublée, et c’est l’autre volonté qui agit pour eux, avec une intelligence merveilleuse des circonstances, une entente stupéfiante des diffi-
- cuftés. ^ t . , , ,
- Jack l’Eventreur est certainement un phénomène de ce genre. On devine sa hardiesse, qui semble un perpétuel défi ; on devine son sang-froid; on voit son ombre.
- Mais il reste insaisissable, et toujours le crime se découvre, que le cadavre est encore chaud. Une seconde de plus et l’assassin serait pris, mais cette seconde, par une ironie sinistre, est toujours pour l’assassin.
- Quel mauvais génie mystificateur prend donc ainsi sous sa protection les misérables, qui, suivant, ici, les vierges blondes, là-bas les blondes prostituées, vont à la conquête de la toison d’or avec des ciseaux ou le poignard en iriain ?
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration OU
- (suite)
- Les Revues sous le second Empire Un grenadier présentant les armes
- Louis-Napoléon avait une prédilection marquée pour les manifestations militaires. Ayant conquis le pouvoir, il entendait le conserver en s’assurant l’appui et le concours de l’armée; il connaissait bien d’ailleurs Tinlluence exercée par elle sur l’esprit public.
- Au milieu de nos défaillances passagères, nous avons, de tout temps, gardé dans le fond de notre cœur, une sorte de culte pour nos soldats ; la vue d’un képi galonné nous procure, sans qu’il nous soit possible de nous y soustraire, un sentiment d’orgueilleuse confiance. Ce respect est, à bien peu près, le seul que nous ayons conservé. Napoléon III le savait.
- Le 22 janvier 1852, il introduisait dans le décret concernant la restitution des biens de la famille d’Orléans au domaine de l’Etat, un article ainsi conçu :
- « Art. 11. — Il est créé une médaille militaire donnant droit à cent francs de rente viagère, en faveur des soldats et sous-officiers de l’armée de terre et de mer, placés dans les conditions qui seront fixées par un règlement ultérieur. »
- Poursuivant quelques jours plus tard, la réalisation de cette pensée, il rendait, le 29 février, un décret dont le texte suit :
- Louis-Napoléon, président de la République française,
- Vu le décret du 22 janvier 1852, portant création d’une médaille militaire, donnant droit à 100 fr. de rente viagère en faveur des soldats et sous-officiers des armées de terre et de mer, placés dans les conditions qui seront déterminées par un règlement ultérieur ;
- Sur le rapport du ministre de la guerre et l’avis conforme du ministre de la marine,
- Décrète :
- Art. 1er. La médaille militaire instituée par l’art. 11 du décret du 22 janvier 1852, sera en argent et d'un diamètre de 28 millimètres. <
- Elle portera cl’un côté l’effigie de Louis-Napoléon, avec son nom pour exergue, et de l’autre côté, dans l’intérieur du médaillon, la devise valeur et discipline. Elle sera surmontée d’une aigle,
- Art. 2. Les militaires et marins qui auront obtenu la médaille, la porteront attachée par un ruban jaune avec un liseré vert, sur le côté gauche de la poitrine.
- (lJLeCTiamp de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
- Art. 3. La médaille pourra se porter simultanément avec la croix de la Légion d’honneur.
- La rente viagère de 100 francs, attachée à chaque médaille accordée est, comme le traitement de la Légion d’honneur, incessible et insaisissable.
- Elle peut se cumuler avec toute allocation ou pension sur les fonds de l’Etat ou des communes, mais non avec le traitement alloué aux membres de la Légion d’honneur.
- Art. 4. La médaille militaire est accordée par le président de la République sur la proposition du Ministre de la Guerre ou de la Marine, aux militaires ou marins qui réuniront les conditions déterminées ci-après.
- Art. 5. La médaille militaire peut être donnée :
- 1° Aux sous-officiers, caporaux ou brigadiers, soldats ou marins qui se seront réengagés après avoir fait un congé, ou à ceux qui auront fait quatre campagnes effectives;
- 2° A ceux dont les noms auront été cités à l’ordre de l’armée, quelle que soit leur ancienneté de service;
- 3° A ceux qui auront reçu une ou plusieurs blessures en combattant devant l’ennemi ou dans un service commandé ;
- 4° A ceux qui se seront signalés par un acte de courage ou de dévouement méritant récompense.
- Art. 6. Les dispositions qui précèdent seront applicables à tous les employés, gardes et agents militaires qui, dans les armées de terre ou de mer, ne sont pas traités ou considérés comme officiers.
- Art. 7. Les ministres de la guerre et de la marine, ainsi que le grand chancelier de la Légion d’honneur, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret,
- Fait au Palais des Tuileries, le 29 février 1852.
- LOUIS-NAPOLÉON.
- Par le Prince Président :
- Le Ministre de la Guerre, A. de Saint-Arnaud.
- Le Ministre de la Marine et des Colonies, Thédore Ducos.
- Parvenu au trône, Napoléon III avait rétabli, le 4 mai 1854, la garde impériale. Au début, l’effectif de cette garde était peu considérable, mais il avait été augmenté à diverses reprises et, en 1865, il comprenait, pour l’infanterie, trois régiments de grenadiers et quatre régiments de voltigeurs à quatre bataillons ; un régiment de gendarmerie et un régiment de zouaves à deux bataillons ; un bataillon de chasseurs.
- La cavalerie avait un escadron de cent gardes ; deux régiments de cuirassiers, un régiment de guides ; un rpgiment de chasseurs ; un régiment de lanciers; un régiment de dragons; un escadron de gendarmerie.
- L’artillerie avait un régiment de six batteries montées ; un régiment de six batteries à cheval ; un escadron du train, de deux compagnies.
- Le génie avait une division.
- Présentée ainsi, la garde impériale offrait, sur le pied de guerre, un effectif de 54,650 hommes.
- Pendant toute la durée de l’Empire, le Champ de Mars vit souvent réunies ces troupes d’élite dont les costumes resplendissants sont restés dans tous les esprits.
- Il ne nous est pas possible de retracer l’ensemble des démonstrations militaires auxquelles elles ont pris part. Nous voulons seulement indiquer le caractère dont ces fêtes étaient revêtues.
- Le 14 août 1858, à l’occasion de la fête de l’Empereur, le maréchal Magnan inspectait au Champ de Mars les régiments de l’armée de Paris et ceux de la garde impériale.
- Longtemps avant la revue, les tertres du Champ étaient couverts d’une foule de spectateurs. A une heure, les troupes arrivèrent et prirent place: l’infanterie de la garde et de la'ligne, à droite de l’Ecole militaire; la cavalerie à gauche, l’artillerie adossée au pont d’Iéna.
- Ces troupes se composaient:
- Pour la garde impériale, de trois régiments de voltigeurs, du 2e régiment de grenadiers, du bataillon de chasseurs à pied, du régiment de gendarmerie, des deux régiments de cuirassiers, de deux batteries d’artillerie à cheval, d’une compagnie du train des équipages, commandés par les généraux Camou, Morris et Mellinet.
- Pour la ligne, des divisions Forey. Ladmirault, Uhrich et Vinoy, comprenant trente-quatre ba-
- taillons d’infanterie, trois bataillons de la garde de Paris et un bataillon de sapeurs-pompiers ; une division de cavalerie composée de vingt-quatre escadrons; trois escadrons de la garde de Paris commandés par le général d’Allonville.
- Sept batteries d’artillerie étaient placées sous les ordres du général Beuret.
- Le commandement supérieur des troupes était confié au général Regnauld de Saint-Jean d’An-gely, commandant en chef la garde impériale.
- A deux heures, le général Magnan, suivi de son état-major, arriva au Champ de Mars. Après avoir parcouru les lignes, il se plaça devant l’Ecole militaire et les troupes défilèrent aux cris répétés de vive l’Empereur.
- (A suivre). C. Viré.
- LES ASCENSIONS A LA TOUR
- A PIED
- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du fer au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escalffers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au fer étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du fer étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public iusqu’à 11 h. soir; les 2e et 3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- s’enfilant toutes seules, fabriquées par
- W, BARTLEET ET SONS
- Vente en gros à Paris: MM, les FilsdeF. Charpentier, 36, tld Sébastopol
- LA BOURSE
- C’est encore une fois l’Italie qui gêne notre marché. La hausse de nos rentes est arrêtée par la baisse de l’Italien. La crise des banques en Italie n’a pas été dénouée par les expédients de M. Crispi. Un changement de politique pourrait seul amener une amélioration. Mais c’est impossible. L’Italie ira jusqu’au bout du fossé.
- Le 3 0j0 est à 85 90. L’Amortissable à 89 60, le 4 lj2 à 104 62.
- L’Italien baisse à 92 50. On voit des cours plus bas encore. Les Allemands commencent à se lasser d’acheter. Les autres fonds étrangers sont faibles, à l’exception du Portugais et du Russe. Tout ce que l’on vend d’Italien est remplacé par du Russe ou par du Portugais.
- L’action de la Tour Eiffel est à 665 et la part à 487 50.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’IIaïti (porte Suffren)
- BARBANC0URT & Cie, Port-au-Prince
- plusieurs médailles d’or et d’argent
- S’adresser pour renseignements et vente, 23, rue de Naples.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp, au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. _ Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines;— Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie —- vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège-, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour, avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Caii, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte,_ Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Lota, Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre-: deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège ; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- QUATRIÈME JOURNÉE _________*
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée ; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de 'gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dé Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts in-' dustriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de
- l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (coté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des
- Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-
- déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des ^quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculturd. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins, anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont ci’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la scu’pture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble .de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du. Figaro, Bar, AV. G.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéra ux derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L'EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitcin, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, TAlléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2S Série. — N° 115.
- Le Numéro : 15 Centimes
- Dimanche 8 Septembre 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.............. 20 fr.
- Éiranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRE
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les jeux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces......................... la ligne 3 fr.
- Déclames......................... — f> »
- Faits divers..................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blom/îeld House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE — Partie officielle : Décret. — Partie non officielle : Chronique. — Les délégués italiens à Paris. — Dernière heure. — Echos. — Les fêtes du Palais de l’Industrie. — La Guadeloupe. — Réclamation. — Les congrès. — Variété : Pacotilles d’indigènes. — La Bourse. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames.
- LE MUSÉE DE SCULPTURE COMPARÉE AU TROCADÉRO
- PARTIE officielle
- Le président de la République française,
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- Vu la loi du 25 juillet 1873 sur les récompenses nationales ;
- Vu la loi du 15 avril 1889, relative aux récompenses à décerner à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889 ;
- Vu la déclaration du conseil de l’ordre, en
- date du 29 août 1889, portant que la nomination du présent décret est faite en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur,
- Décrète :
- Art. 1er. — Est nommé dans l’ordre de la Légion d’honneur':
- Au grade de chevalier
- M. Bernard Wolff, dit AVolff (Pierre-Edouard), président du comité d’organisation des congrès et concours internationaux de sapeurs-pompiers, ancien lieutenant de la garde mobile de l’Aisne ; une campagne, une blessure, ancien capitaine de sapeurs-pompiers de Soissons. Services exceptionnels
- rendus pour l’organisation des congrès de l’Exposition.
- Art. 2. — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, et le grand chancelier de la Légion d’honneur sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.
- Fait à Fontainebleau, le 29 août 1889.
- Carnot.
- Par le président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- P. Tirard.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- On fait beaucoup de bruit dans certains journaux autour des « Mystères de l'Exposition ». mystères amoureux et pornographiques, s’entend, avec lesquels les chroniqueurs en quête de détails croustillants, cherchent à émoustiller l'attention du public.
- Il faut beaucoup rabattre de toutes ces inventions plus ou moins lascives.
- Les « Mystères de la rue du Caire » ne feront certainement pas pendant, dans la littérature de la fin du siècle, ni aux légendaires « Mystères de Paris », ni aux non moins célèbres « Mystères de Londres ».
- Quel est, en somme, l’alinéa à ajouter au volumineux chapitre de Vénus?
- Quelques dames légères se sont un soir amourachées d'un éphèbe, de son état ânier dans la rue du Caire et ont essayé de l’enlever ; une autre Eve capricieuse et en quête de voluptés inédites, aurait pris à son service un Annamite de l’Esplanade et lui aurait, pendant quelques jours, versé des appointements de ténor, d'autres disent d'archevêque.
- Et puis c’est tout.
- Les intrigues amoureuses qui ont pu se dérouler sous les tentes arabes ou marocaines ne sont pas plus prouvées que les deux anecdotes précédentes.
- Certes, les danses du ventre, les exhibitions excitantes de toutes sortes ne manquent pas à l’Exposition et peuvent influer d’une façon érotique sur les cerveaux faibles, qu'ils appartiennent au beau sexe ou au sexe laid ; • mais vous oubliez que la garde qui veille à tous les guichets est sévère; elle veille aussi bien sur les exotiques que sur les visiteurs ; et les rapts, — si rapt il y a eu, — ne doivent pas se compter par douzaines.
- Chaque jour, plusieurs centaines de soldats sont amenés de leurs quartiers par leurs officiers et leurs sous-officiers et visitent gratuitement l'Exposition.
- Ne pourrait-on pas faire' profiter de cette faveur nos braves musiciens militaires, qui, de trois heures à cinq heures, jouent dans les quatre kiosques du Champ de Mars et "jettent la note sonore et gaie à travers la foule des visiteurs, éparse dans les allées sinueuses et dans les frais bosquets ?
- Jusqu'à présent, nous ne croyons pas qu’en dehors de leurs heures de service, les musiciens militaires aient obtenu la moindre autorisation de visiter gratuitement l'Exposition; car on devine bien que, quand ils sont à . leur poste, soufflant dans un piston, ou dans un trombone, ils ne voient rien du tout.
- La division à laquelle appartiennent les musiques, la -10e d'infanterie, va quitter Paris pour les grandes manœuvres. L'administration de l’Exposition ne pourrait-elle pas en profiter pour octroyer à ces braves soldats une gratification bien méritée et qui serait certes la bienvenue?
- Renvoyé à qui de droit.
- Finissons aujourd’hui par la dernière des excentricités qu’a produite la hantise de la Tour Eiffel.
- Jusqu’à présent on avait reproduit la Tour, qui obsède tous les cerveaux : en bois, en fer, en or, en argent, en diamant, en pâtisserie, en sucre, en chocolat,' etc.; les coiffeurs de Londres ont eu l’idée d’ouvrir un concours pour reproduire
- la Tour Eiffel en cheveux; vous avez bien lu... en cheveux !
- C'est un coiffeur de Calais établi à Londres, Charlotte-Street, qui a remporté la palme dans ce concours.
- À la bonne heure, l'honneur national est sauf, puisque c'est un Figaro français qui a eu l’honneur d’édifier en cheveux une tour de deux mètres de hauteur à côté de la tour française en fer de trois cents mètres !
- F. L.
- Les délégués italiens à Paris
- Le banquet offert hier aux délégués italiens par le comité franco-italien a eu lieu au Rocher suisse, à Montmartre.
- La vaste salle de cet établissement était décorée de trophés de drapeaux aux couleurs françaises et italiennes.
- Derrière M. Anatole de la Forge, qui présidait, deux portraits de Garibaldi avaient été appendus à la muraille.
- Les convives étaient au nombre de quatre cents environ. A la table d’honneur, outre M. Anatole de la Forge, nous remarquons MM. Albani, Antoine Fratti, Fabriani, Amilcare Cipriani, Benoit Malon, Millerand, Solas, délégué espagnol, etc.
- Plusieurs dames assistaient à cette réunion, empreinte de la plus grande cordialité.
- Au dessert, M. Anatole de la Forge a pris le premier la parole et porté un toast au président d’honneur de la réunion, à Garibaldi, que l’on ne s’attendait guère, à la vérité, à retrouver en cette affaire.
- M. Antoine Fratti a prononcé ensuite en italien, un discours tout vibrant et plein de feu sur l’alliance latine et particulièrement l’alliance franco-italienne. De chaleureux applaudissements ont salué la péroraison de cette éloquente improvisation.
- Après lui, Almilcare Cipriani, puis Imbriani, le chef du parti irrédentiste, ont affirmé les sympathies de l’Italie pour la France.
- •< Les monarchies ne sont pas les peuples, a dit Cipriani. La preuve, c’est qu’en 1870 Garibaldi s’est battu pour la France et qu’aujourd’hui le gouvernement italien s’allie à l’Allemagne. Le peuple italien proteste contre cette alliance ; c’est un peuple ami qui a combattu avec Vous et qui est prêt à combattre encore. »
- MM. Dumas, conseiller municipal, Imbriani, Millerand, député ; Salas, délégué espagnol; Lima, délégué des sociétés argentines, et enfin Rouanet, au nom de la Revup socialiste, et Brunet pour la Bourse du travail ont ensuite pris la parole.
- C’a été une réunion toute pleine de cordialité, où Français et Italiens ont vraiment fraternisé, que le banquet d’hier. *
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- Dernière Heure
- Mo ss hôtes
- M. et Mme Gladstone ont visité, hier matin, l'esplanade des Invalides, notamment la section coloniale.
- A la section des Indes françaises, M. Hen-rique, commissaire général, et M. Bhumgara ont reçu les visiteurs.
- Répondant aux paroles de bienvenue de ce dernier, M. Gladstone a prononcé en anglais une allocution très applaudie des assistants, appartenant pour la plupart à la nationalité britannique.
- Après avoir rappelé qu’il était venu à l’exposition indienne en simple promeneur pour y visiter des choses remarquables et d’un grand intérêt pour lui qui y sont accumulées, il a dit tout d'abord que les paroles qui venaient d’y être prononcées lui rendaient sa visite plus agréable encore.
- Insistant ensuite sur ce fait «pie le gouvernement de la République française, qui a si ex-
- cellemment créé une périodicité dans la série des expositions, avait cette fois organisé une exhibition dépassant tout ce que son imagination pouvait concevoir, il a ajouté que le monde entier en devait à la France et à la République une reconnaissance profonde.
- En accomplissant de tels travaux, en parachevant avec autant de bonheur une telle œuvre, en en faisant une école d’enseignement mutuel, le gouvernement de la République française a rendu à tous les peuples un signalé service. Il leur a ouvert plus largement qu’elle ne l’avait été jusqu’ici la voie du progrès.
- A onze heures trois quarts, M. et Mme Gladstone quittaient l’Esplanade. N
- Le concours liortieole
- Hier, à onze heures du matin, après la visite du jury, le • concours horticole de la « huitième époque » a été ouvert dans les jardins et la serre du Trocadéro. Dans les deux grandes tentes placées parallèlement au pied des tours, les fleurs aux nuances les plus variées et les fruits les plus divers ont été disposés très artistiquement.
- Les ouvriers
- Nous apprenons que les ouvriers auront leur part dans h} distribution des récompenses accordées aux exposants. M. Tirard, président du conseil, ministre du commerce, fait arrêter une liste de travailleurs auxquels des médailles d’honneur seront décernées.
- Officiers étrangers
- On mande de Bucarest que le général Mano, ministre de la guerre, a décidé d’envoyer à l'Exposition de Paris une commission composée d'officiers de chaque arme, pour y étudier les engins de guerre qui y sont exposés.
- Cette commission partira dans le plus bref délai.
- Les princes égyptiens
- Les princes égyptiens Abbas-bey et Mehemet-Ali, après une nouvelle visite à l’Exposition, se sont rendus au concours de la race chevaline ouvert depuis hier aux Champs-Elysées.
- Ils ont été reçus à la porte de l’avenue d’An-tin par MM. de Froidevaux, inspecteur général des haras, commissaire général du concours ; Portalès, directeur du dépôt d’étalons de Saint-Lô, secrétaire, et par tous les membres du comité. Ils ont visité en détail toutes les galeries de l’Exposition, s’arrêtant devant les boxes des chevaux de pur sang, et prenant le plus vif intérêt aux explications fournies par MM. de Froidevaux et Portalès. Des étalons des haras de l’Etat leur ont . été présentés par les palefreniers des haras et par des cavaliers du 14e régiment de dragons.
- A quatre heures et demie, les princes, accompagnés du capitaine d’état-major Coquet, ont quitté l'exposition chevaline par la porte de la place de la Concorde et sont rentrés à l'hôtel de la rue Copernic.
- Le jury supérieur
- Si nous en croyons certains bruits, les travaux du jury supérieur ne seraient pas encore prêts d’être terminés.
- Les réclamations sont en si grand nombre et beaucoup d’entre elles, paraît-il, sont si légitimes, que la commission supérieure ne croit pas devoir clôturer ses opérations avant de les avoir soigneusement examinées.
- En tout cas, la réunion plénière du jury supérieur, qui devait avoir lieu après-demain lundi serait renvoyée à un autre jour non encore désigné.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- ÉGHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 139.314 Le chiffre des entrées à l’exposition chevaline s’est élevé à 5,416.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- l'a môme journée :
- 1er étage.................. 12.376
- Du 1er au 2me............... 7.924
- 2e étage direct............. 3.042
- Du 2e étage au sommet... 5.573
- En tout............... 28.915
- Statistique des voyageurs du chemin de fer de l’Exposition
- Du 6 mai au 31 juillet............... 2.448.742
- Du 1er au 31 août.................... 1.201.723
- Total au 31 août.... 3.650.465
- Les trains partent maintenant toutes les cinq minutes et emmènent quatre cents voyageurs à la fois; on n’attend jamais plus de trois ou quatre minutes aux stations.
- Les Concours
- Un concours de machines et instruments d’agriculture (7e groupe) aura lieu le 23 septembre, à neuf heures du matin, dans la Galerie des Machines et dans une des galeries de l’Agriculture.
- Ce concours comprendra notamment les appareils destinés à la décortication de la ramie.
- A la Galerie des Machines figureront les appareils et instruments exposés au Champ deMa,rs; l’exposition du quai d’Orsay sera ouverte aux appareils, instruments et machines qui figurent à l’esplanade des Invalides.
- Les concerts
- La société musicale la « Renaissance de Chatou » (Seine-et-Oise), se fera entendre à l’Exposition le dimanche 8 septembre, de huit heures à dix heures du soir, au kiosque n° 4, Champ de Mars.
- Ce soir, à huit heures et demie précises, galerie Desaix, à l’Exposition, audition des harpes Erard, par Mlle Jeanne Delacour.
- Changement dans le service
- Depuis le 5 septembre, M. Dhers, commissaire de police, remplace M. Brissaud au commissariat central.
- Mesure administrative
- L’Administration vient d’autoriser la réouverture de plusieurs kiosques de la section espagnole, qui avaient été fermés il y a quelques jours pour avoir débité du pain, du vin et des comestibles, au lieu de vendre des produits de provenance étrangère, comme ils y sont tenus par le cahier des charges.
- Ils ont été autorisés à rouvrir, à condition de pratiquer désormais le respect des règlements.
- Avertissement
- Des marchands ambulants vendent au Champ de Mars, et surtout à l’Esplanade des Invalides, des paquets de cigares où le tabac est remplacé par de la menthe, de la verveine, etc. La police, mise en éveil, a l’œil sur eux.
- Droit fait à plainte
- Des visiteurs s’étaient plaints de sortir de l’Exposition dans la plus profonde obscurité, la lumière électrique s’éteignant après la retraite. L’administration a pris des mesures : désormais la lumière électrique brillera jusqu’à onze hehres du soir. On l’allume actuellement à six heures et demie ; mais on avancera cette heure à mesure que la nuit viendra plus tôt.
- Faut de la musique, mais......
- La section italienne a des orgues à manivelles qui sans doute produisent un grand effet musical, mais qui ont le don d’agacer et d’énerver les visiteurs des sections voisines, d’autant plus que les agents épris de musique et d’art tournent constamment la manivelle. On s’est plaint de ce bruit incommode et ordre a été donné aux musiciens de limiter leur zèle aux heures réglementaires, sous peine de défense définitive.
- Avis à qui tle droit
- Plusieurs kiosques espagnols ont encore été fermés pour avoir vendu des comestibles sans , en avoir le droit; un magasin marocain, qui se trouve dans le même cas, subit la même peine à partir d’aujourd’hui.
- L’administration de l’Exposition reçoit de nombreuses demandes d’autorisation d’ouvrir des kiosques à la place de ceux que l’on ferme ; mais elle ne peut les agréer, parce que les kiosques fermés subissent simplement des peines disciplinaires qui ne sont que temporaires.
- Les Tickets
- Et les tickets montaient toujours...
- On les cotait 35 centimes, le mois dernier, sous le péristyle de la Bourse; ils se sont relevés jusqu’à 50, et se vendent couramment aux abords de l’Exposition 60 et 65 centimes.
- Cette hausse n’a rien qui doive étonner. Elle est la conséquence de la recrudescence du nombre des visiteurs que les vacances nous amènent des département et de l’étranger.
- Ouvriers portugais
- Le transport de guerre portugais Africa est parti pour le Havre, emmenant 200 ouvriers, subventionnés par les arsenaux de l’armée et de la marine et par les municipalités, pour visiter l’Exposition de Paris.
- Cadeau présidentiel
- M. Carnot, président de la République, a fait remettre au prince Taïeb-Bey, prince héritier de Tunis, son portrait, entouré d’un cadre artistique, en témoignage de sa sympathie et de son estime particulières pour la famille beylicale.
- Le prince part, enchanté des attentions délicates qui lui ont été prodiguées dans les sphères gouvernementales et des marques de sympathie qu’il a recueillies partout sur son passage de la part de la population parisienne..
- Les concerts
- C’est lundi prochain 9 septembre, à deux heures et demie très précises, qu’aura lieu au Trocàdéro le concert historique d’orgue et de chant donné par M. Alexandre Guilmant avec le concours de Mme Montégu-Montibert et de M. Auguez, de l’Opéra.
- Les différentes écoles seront représentées par ordre chronologique, en partant du XVIe siècle, par les noms d’auteurs suivants : André Gabrieli, Palestrina, Claude Merulo, Monteverde, Titelouze, S. Scheidt, Frescobaldi, Cesti, G. Muffat, Lulli, Froberger, Buxtchude, Alex. Scarlatti, Pachelbel, Clérambault, Marcello, Rameau, Bach, Boèly, Men-delssohn et Lemmens.
- Dîner officiel
- Un grand dîner sera offert lundi aux fils du khédive par M. Spuller.
- Les ministres assisteront à ce dîner.
- Visiteurs de marque
- Jeudi, M. Manuel Alonzo Martinez, président des Cortès espagnoles, a fait l’ascension de la Tour Eiffel.
- Les Fuégiens
- Dix Fuégiens sont arrivés hier, au Havre, à bord du steamer Pacifique. Ils se rendent à Paris.
- Ce sont des hommes de haute stature, mais d’une malpropreté repoussante. Leurs vêtements se composent de couvertures de laine et de peaux de cigogne. Pour armes, ils ont des arcs et des flèches, Ils se. nourrissent de viande crue et de coquillages.
- Les Anglais
- 109,821 Anglais sont venus visiter l’Exposition, dont 50,728 par Douvres-Calais, 39,504 par Newhaven-Dieppe, 10,589 par Folkestone-Boulogne.
- Pendant les huit premiers mois de cette année, le trafic a été de 416,830 passagers, dont 224,908 via Douvres-Calais, 119,748 via Newhaven - Dieppe, 72,174 via Folkestone-Boulogne.
- Ln provincial indigné
- Hier soir, vers dix heures, pendant une des représentations données sous la tente du Maroc, un monsieur s’est écrié « oh! les c...nes! » en voyant la façon obscène dont les deux danseuses faisaient danser leur ventre, en se rapprochant de façon à presque se toucher.
- Les spectateurs qui entouraient ce chaste provincial l’ont, parait-il, approuvé.
- Morale : quand on veut voir du nouveau lascif, il ne faut pas s’effaroucher pour si peu.
- Pour Pobservatoire de la Tour
- Le présent mois de septembre sera remarquable par un événement astronomique tellement rare, qu’il ne s’est pas produit une seule fois depuis trois ou quatre mille ans qu’op observe le cours des astres. La planète Mars viendra se placer si près de la planète Saturne, que ces deux corps célestes ne sembleront en faire qu’un pendant la nuit du 19 au 20 septembre.
- Le lever du soleil interrompra les observations à Paris et dans toute l’Europe occidentale, mais on pourra les continuer en Amérique, jusqu’au moment de la plus grande approche qui se produira à huit heures du matin.
- Accidents
- Hier matin, vers dix heures, un visiteur qui se promenait dans l’allée comprise entre les galeries situées sur le quai d’Orsay, a été projeté contre un arbre par une voiture lancée au grand trot, le cheval ayant été effrayé par le petit chemin de fer Decauville.
- Le conducteur de cette voiture, un garçon laitier, étant parvenu à maîtriser son cheval, a lui-même amené au poste médical de la cour de l’exploitation le visiteur qu’il avait bousculé malgré lui.
- Là, les soins que nécessitait son état lui ont été immédiatement donnés par le docteur Dandiu qui était de service.
- Le blessé avait une plaie contuse au front, une petite plaie au pouce et une très forte contusion au genou droit.
- Il a été, après pansement, ramené en voiture à son domicile.
- On a également soigné dans cette matinée, au même poste médical, le docteur N..., médecin en chef des hôpitaux de Bordeaux, qui avait eu le pouce de la main droite pris dans la portière d’une voiture.
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- - Les Fêtes Au Palais de FMastrie
- Le Figaro a donné des détails circonstanciés sur les préparatifs qui sont faits au Palais de lTndustrie pour les représentations prochaines de l’Ode Triomphale de Mme Augusta Holmès. Le Temps d’hier complète ces renseignements.
- La scène du Palais de lTndustrie représentera, comme on l’a dit, un vaste paysage, terminé à l’horizon par laligne des Vosges. Adossé contre la frontière se dressera l’hôtel de la patrie, surmonté du drapeau français. Après l’ouverture, exécutée par neuf cents musiciens, la toile se lèvera, tandis que des groupes représentant les forces humaines de la France pénétreront sur la scène par les deux portes latérales.
- Chaque groupe portera en tête les emblèmes et les symboles de sa corporation. Lorsque tous les acteurs seront réunis sur la scène, la République apparaîtra et prendra le drapeau, tandis que les chœurs l’acclameront. A ce moment, une trappe s’ouvrira sur le devant de la scène. Il en sortira une femme voilée et chargée de chaînes qui viendra s’agenouiller devant la République. Les bénédictions de cette dernière feront tomber les chaînes de la femme voilée. Ce sera l’apothéose. Les génies de la Raison et de l’Art apparaîtront dans les airs; une grande gerbe de blé surgira du sol; les soldats briseront leurs armes et les hommes s’embrasseront, et la figure voilée, représentant la République universelle à qui la République française a donné sa liberté, sè relèvera.
- Ce ne sont pas des acteurs qui interprètent les divers rôles de YOde triomphale. Les ouvriers, les soldats et les marins sont de vérita* blés ouvriers, soldats et marins à qui il a longuement fallu apprendre à chanter et à marcher.
- Le lever du rideau est fixé à huit heures et demie.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LA GUADELOUPE
- Le pavillon de la Guadeloupe est situé entre le village canaque et le restaurant créole, sur l’esplanade des Invalides.
- Dans ce pavillon, on a sous les yeux l’expression entière de toutes les forces vives d'un pays en plein progrès intellectuel, agricole, industriel et commercial.
- Ici, c’est une grande vitrine pleine d’échantillons de sucres de toutes les usines de la colonie, de cafés bonifiés, moka et bourbon,de cacaos créole et caraque, de vanille et van il Ion, de roucou, de textiles variés, d’eaux thermales, de tabacs en feuilles, en carottes et fabriqués, de sel marin ; de phosphates variés, de fécules appétissantes.
- Là, une autre vitrine où s’étalent des échantillons des principales essences forestières, de nombreux travaux d’ébéniste rie el de tabletterie.
- Plus loin, c’est un amoncellement de liqueurs et de confitures variées, de chocolats parfumée de fruits conservés dans leur jus, de dragées et bonbons.
- On voit encore une collection d’oiseaux aussi variés de formes que de plumages et dé tailles; on y ‘admire la petitesse du brillant oiseau-mouche à côté de l’envergure démesurée du pélican et la frégate, et des pattes et du bec immense du crabierrada.
- A côté, ce sont des collections de coléoptères, de fossiles marins de monnaies locales anciennes, d’antiquités caraïbes, de graines sauvages aux couleurs les plus vives, des herbiers de fougères, d’algues, de plantes phanérogames, des travaux intéressants sur les institutions de crédi t et sur l’instruction dans la colonie depuis 1685, une biographie des hommes illustres auxquels la Guadeloupe a donné le jour.
- On remarque aussi des spécimens de reliures très bien exécutées, des travaux de vannerie, des ouvrages en coquilles et en écailles de poissons, (les éventails, des potiches, des harnais, des échantillons nombreux de cuirs, des coiffures en madras et des robes aux grands ramages.
- Sur les murailles intérieures, tapissées de haut en bas, s’étalent des trophées curieux, formés les uns avec des éponges et des coraux, les autres avec des lianes, des filets et autres articles de pêche, des balais, des éventails, des appareils propres à la fabrication du manioc, etc. etc.
- Figurent aussi de nombreuses aquarelles donnant une idée parfaite des fleurs et des fruits de la colonie, des photographies montrant les richesses et les splendeurs de la végétation tropicale, une grande carte de la Guadeloupe et de toutes ses dépendances, avec indication de toutes les surfaces mises en culture. Au centre du pavillon sont exposés les rhums.
- Sous la galerie extérieure , on admire de beaux échantillons de bois en billes et en planches, des travaux de charronnage, une grande embarcation de quinze pieds de longueur avec ses agrès et ses apparaux, embarcation d’un gabarit inconnu en France.
- Le pavillon de la Guadeloupe est très visité.
- RÉCLAMATION
- Nous avons reçu la lettre suivante :
- Paris, 5 septembre 1889
- Monsieur,
- Vous dites dans votre chronique d’hier que le sous-cornité du Jury supérieur prépare son rapport après examen sérieux des réclamations qui lui sont adressées par les exposants. Qu’est-ce que cela, veut dire? pour faire une réclamation, si quelqu’un a à en faire une, il faut savoir le résultat obtenu, c’est-à-dire la récompense proposée par les jurys de groupes et de classes. Mais, comment pourrais-je, par exemple, réclamer, moi, si je me croyais fondé à réclamer a uprès du Jury supérieur, puisque toutes les décisions sont soi-disant secrètes et que, pour ma part, je no sais absolument pas si j’aurai ou non une médaille, puisque personne ne me l’a fait connaître.
- Vous obligerez extrêmement un exposant du groupe ü, classe 25 en m’expliquant le mystère de ce casse-tête chinois. De deux choses l’une: ou il y a des exposants qui connaissent déjà les récompenses qui leur seiont attribuées èt alors je comprends qu’il y en ait qui se trouvent fondés à réclamer, ou, selon la décision arrêtée, les divers jurys n’ont communiqué à personne les résultats et alors comment se fait-il qu’il y ait des réclamations? Ouvrez-moi les yeuxx je vous en prie, je ne demande qu’à voir clair et je me joins aux exposants qui sont, je crois, unanimes à demander la publication officielle des récompenses avant... la prochaine grande Exposition, ce serait peut-être un peu tard. En 1878, n’a-t-on pas connu les résultats à la fin de juin? si c’est le progrès aujourd’hui, je m’incline; mais je me permets de douter.
- Agréez, etc.
- Un Exposant
- Ce matin, à neuf heures et demie, séance d’ouverture du congrès de chronométrie, à l’Observatoire.
- Le congrès durera du 7 au 14 septembre.
- Les organisateurs du congrès spirite qui doit se tenir lundi prochain, 9 septembre, prennent des mesures spéciales afin d’éviter la présence de faux frères, qui pourraient apporter le trouble ou l’incrédulité dans les réunions.
- Des cartes nominatives seront remises aux adhérents par les chefs de groupes ou de sociétés.
- A l’entrée des salles du Grand-Orient, où se tiendront les séances, on exigera la preuve de l’identité et la signature du congressiste.
- Enfin, tous les discours qui devront être prononcés auront dû être préalablement adoptés par la commission exécutive.
- C’est le 14 septembre que commencera le congrès international des chemins de fer : les billets spéciaux délivrés aux délégués par toutes les compagnies d’Europe pour se rendre à Paris sont valables à partir d’aujourd’hui. Le congrès se composera d’environ sept cents membres et donnera lieu à une série de fêtes officielles, samedi, 14, réception au ministère des travaux publics ; mardi 17, banquet offert au palais de l’Industrie, par les compagnies françaises : jeudi 19, représentation de gala, àl’Opéra, organisée également par les compagnies françaises; lundi 23, grand banquet, aux frais du gouvernement. au palais de l’Industrie.
- Voilà, en perspective, du travail et du plaisir pour MM. les ingénieurs.
- Le congrès et le concours internationaux de produits alimentaires destinés à l’exportation, organisés par le comité de propagation gastronomique, auront lieu à Paris le 16 septembre
- prochain, salles du boulevard des Capucines,et 10, avenue de l’Alma, sous le haut patronage de membres du corps diplomatique et consulaire.
- Le congrès et le concours ont pour but, en réunissant à Paris pendant notre grande Exposition universelle les denrées et liquides des principaux pays du monde, d’établir un parallèle entre les différents produits internationaux, au triple point de vue de leur qualité sanitaire, du goût et de leur conservation.
- Un rapport sera publié, à la suite du congrès, qui traitera également de l’alimentation des principales contrées de notre globe et des débouchés commerciaux qui seront créés grâce à l’efficace appui du corps consulaire.
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- Enseignement primaire
- On jugerait mal l’œuvre accomplie par les congrès, si on l’appréciait d’après les conclusions qu’ils formulent. Leur importance réside souvent surtout dans les discussions auxquelles donne lieu le vote des vœux et qui en sont en quelque sorte le commentaire et l’indication de l’esprit dans lequel ils sont émis. Fréquemment, en effet, avant de chercher des solutions, les membres des congrès se voient obligés de se mettre d’accord sur les définitions. C’est ce que faisait remarquer très justement M. Gréard, en' présentant le résumé des travaux accomplis par le congrès de l’enseignement primaire, dont il a présidé les séances.
- Les questions à résoudre étaient au nombre de trois. '
- Il s’agissait d’abord de déterminer sous quelle forme et dans quelle mesure l’enseignement professionnel (agricole, commercial, industriel) peut être donné dans les écoles primaires, élémentaires et supérieures ainsi que dans les écoles normales.
- En ce qui concerne l’enseignement agricole de l’école primaire, il a été admis qu’il devrait être souvent aidé par des leçons, devoirs, lectures, par des musées, des jardins et des promenades scolaires et qu’il s’appuierait essentiellement sur des expériences simples, relatives au développement des végétaux. A l’école primaire supérieure, le cours spécial d’agriculture et les démonstrations au champ d’expériences seront particulièrement appropriés aux besoins locaux et régionaux.
- A l’Ecole normale, les élèves-maîtres seront mis à même de donner l’enseignement dans les conditions qui viennent d’être indiquées.
- Le congrès n’a pas pensé, en revanche, que 1’enseignement commercial dût être introduit à l’école primaire élémentaire, mais il a estimé qu’il pouvait être utilement donné dans les écoles primaires supérieures soit de garçons, soit de filles ; il serait plus développé dans les écoles des grandes villes, plus restreint et plus simple dans les autres. A l’Ecole normale, on se bornerait à donner aux élèves-maîtres des notions de droit usuel, de comptabilité et de tenue des livres.
- Enfin, l’enseignement industriel a été déclaré incompatible avec l’objet et le programme des écoles primaires et des écoles normales.
- « De la part qu’il convient de faire aux femmes dans l’enseignement primaire comme institutrices, comme directrices d’établissement, comme inspectrices. »
- Tel était le texte de la deuxième question.
- Voici ce qui a été proposé :
- Dans toute classe enfantine, comprenant'au moins cinquante élèves inscrits, l’institutrice sera aidée par une femme de service, — suivant les localités, la classe enfantine sera annexée à l’école maternelle ou à l’école élémentaire des filles. — 'Dans les écoles spéciales de garçons, les classes inférieures peuvent être confiées à des institutrices. — Dans les écoles normales d’institutrices et dans les écoles supérieures de filles, certains cours pourront être confiés à des professeurs hommes. — Les écoles mixtes peuvent être confiées à des instituteurs ou à des institutrices, suivant les cas et suivant les besoins. — A titre d’essai, des emplois d’inspectrices pourront être confiés à des femmes. — Il y a lieu de maintenir l’inspection des femmes pour les écoles maternelles et l’inspection générale des écoles maternelles.
- Le troisième point sur lequel ont porté les débats était relatif au rôle et à l’organisation des écoles d’application annexées aux écoles normales ou des établissements analogues.
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- Le congrès a reconnu qu’une école d’application, annexée à l’école normale, est indispensable pour l’éducation professionnelle des élèves de l’Ecole normale. Les directeurs seront choisis parmi les membres de l’enseignement ayant cinq ans d’exercice.
- Enfin, il sera tenu un compte spécial des notes obtenues à l’école annexe dans le classement de sortie des élèves maîtres.
- Sans vouloir examiner si ces réformes et améliorations sont immédiatement applicables, il est juste de reconnaître qu’elles semblent inspirées par une connaissance approfondie des besoins et des aspirations de l’enseignement primaire. Elles ont, au surplus, donné lieu à des débats vraiment intéressants.
- VARIÉTÉ
- Pacotilles d’indigènes
- Si,par extraordinaire, vous n’avez pas encore échangé un bonjour amical avec les Javanaises, serré la main de quelques Annamites ou donné des sous aux petits Arbi, — toutes choses fort à la mode depuis quatre mois sur l’Esplanade,
- — hâtez-vous : les dernières journées d’août ont été belles et chaudes, mais en redoute, pour septembre, les brouillards du matin, les après-midi pluvieuses où les indigènes de toutes couleurs prendraient, un à.un, le lugubre chemin de l’hôpital. Les villages deviendront donc bientôt déserts et, en même temps que les hirondelles, leurs hôtes regagneront la terre natale que le soleil ne délaisse jamais. A la fin de ce mois, il ne restera plus de cette exposition coloniale si vivante et si gaie que son cadre, la carcasse des paillottes et, dans les pagodes, les collections de bijoux et de bouddhas, surveillées alors par des gardiens parisiens, en veston bleu et casquette dorée.
- Les départs des indigènes se feront successivement ; on les espacera de telle façon que l’esplanade n’aura pas l’air abandonnée tout d’un coup. Déjà, vers le 15 août, les Tahitiens nous ont quittés ; leur disparition est passée inaperçue. Cette mission ne ressemblait pas aux autres : les hommes qui la composaient étaient assez civilisés pour se prêter mal à la grosse curiosité du public; puis les femmes étaient d’une laideur macabre et on pourrait croire qu’on les dissimulait, les sachant telles. La légende est pourtant bien séduisante, à ce sujet! Ces grosses commères jaunes étaient-elles donc les sœurs de la mignonne Rarahu que Pierre Loti chanta dans une prose rythmée comme le plus doux des poèmes?... On révéla, après coup, que, si les Tahitiennes étaient disgracieuses, la faute en incombait au fonctionnaire colonial qui les avait choisies. Rarahu et ses amies sont, en réalité, charmantes, dans l’éden que Loti regrette encore, — mais elles ont le cœur à portée de la main et l’administration, très rigide, demandait qu’on n’envoyât en France que des personnes de mœurs irréprochables. Ces scrupules furent respectés; or il paraît qu’à Tahiti, seules les femmes laides tiennent leurs cœurs fermés. Ce sont celles qui sont venues ici et qui, presque toujours, se sont tenues cachées sous leur case.
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- Après les Tahitiens, les Congolais de M. de Brazza ont pris le rapide à destination du Havre. Puis, les Sénégalais s’embarqueront; puis, les Annamites et les Javanais.
- Il y aurait, au moment de tous ces embarquements, une curieuse visite à faire, celle des bagages que les indigènes emportent avec eux ;
- — et si Ton pouvait, dans leur propre idiome, obtenir d’eux une « confession générale », une récapitulation des impressions éprouvées en France, le compte rendu de telles interviews
- serait à coup sûr très original. L’expérience a été tentée, je crois, à l’ouverture de l’Exposition, et, à la suite de grandes fêtes : Pahouïns, Canaques, Sénégalais, Annamites n’ont pas caché leur vive admiration pour la France et la stupéfaction que leur causaient la puissance et le nombre de ses habitants. Ces sentiments ne se sont pas affaiblis et le but que poursuivaient les organisateurs de l’exposition coloniale, qui est de répandre dans le monde une haute idée de notre civilisation, ce but sera atteint; mais peu à peu. au contact quotidien de leurs visiteurs innombrables, les indigènes ont élargi le cercle de leurs connaissances, de leurs désirs aussi. Que raconteront-ils maintenant, tout là-bas, dans leur pays, et quels spécimens de notre industrie et de notre commerce y transporteront-ils?
- On le devine en recherchant où tendent leurs convoitises, en s’informant des emplettes qu’ils font et des bibelots qui les émerveillent. D’une façon générale, leurs préférences se dessinent pour lous les objets de toilette, les bijoux et les étoffes.
- Aux Annamites il a fallu, dès le premier jour, des chaussures. Us ont presque tous aux pieds des bottines à élastiques à demi éculées, dont ils sont très tiers. Us pourraient, sans fatigue, marcher nu-pieds, ainsi qu’ils le font en Indo-Chiné, mais ils ne veulent pas se singulariser à ce point parmi nous. Après les chaussures, les gants, — les gants blancs surtout. Le supérieur des bonzes, à la pagode bouddhique, en possède une paire magnifique; on a grand’peine à le décider à les quitter lorsqu’il gravit les degrés de l’autel des bouddhas.
- Les Javanaises, comme les petits singes et les perroquets dont elles possèdent les dons d'imilation.adorent les fleurs. Elles en reçoivent chaque matin, des mains de jeunes dames qui font profession de s'intéresser à elles; mais quand on les a oubliées, par tnégarde, elles savent fort bien le dire. Elles demandent aussi de la poudre de riz. des parfums violents dont elles se barbouillent ets’iuondent; enfin à leurs doigts, à leur cou, étincellent force bagues, colliers et médaillons qui, pour elles, représentent une fortune. Elles ont enfin, très capricieuses et très femmes sous leurs apparences enfantines, imploré d’une de leurs « protectrices » le don d’une montre où elles regardent l’heure A quatre heures précises, « plus danser, sortir, disent-elles; voiture ». Et elles geignent et se plaignent jusqu’à ce qu’on les ait promenées eu fiacre, à Ira vers les rues de Paris. Les hommes, les Javanais, achètent aussi des bijoux et des habits, mais ils n’ont pas les étonnemenis et les engouements subits de leurs petites compagnes : ies relations constantes qu’ils ont, à Batavia, et Java., avec les marchands hollandais, les rendent moins facilement enthousiastes.
- Les Arabes ont l’esprit plus pratique : ils se contentent d’encaisser les pièces de dix centimes que leurs enfants, prêtés de famille en famille, obtiennent de tout venant. La monnaie a pour eux sa réelle valeur ; les âniers du Caire s’enivrent et courent les mauvaises aventures ; les Tunisiens, comme les Arabes, amassent un magot et nous vendent leurs marchandises sans prendre les nôtres.
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- Les Congolais qui s’en vont nous donnent, par la composition de leur pacotille, la connaissance exacte des goûts ou des besoins de toute la population noire. A Rouen, où ils se sont arrêtés pendant une demi-journée en allant au Havre, ils ont dépensé tout ce qu’ils possédaient. L’argent, chez eux, n’a pas cours; la marchandise seule sert à traiter les échanges, et leurs emplettes ont été les suivantes : tout d’abord, des costumes à l’européenne bizarrement composés de pièces disparates. Chacun des Congolais s’est rendu acquéreur de chapeaux-gibus, dont le mécanisme les émerveille. Qui sait si on ne les transformera pas, au Congo, en armes de guerre ? Puis, avec le gibus, des casquettes galonnées, des ulsters de voyage et de la parfumerie à bon marché. Les flacons d’eau de Cologne et de Lubin disparaissaient par douzaines dans leurs malles !
- Cet amour du clinquant et des futilités satisfait, les Congolais ont songé au « sérieux ». Ils
- ont fait emplette de vaisselle, de couverts, de poêles, de chaises, de pliants, et ils ont réuni une volumineuse cargaison d’allumettes qui remplaceront chez eux le briquet primitif, le silex et le morceau de fer. On leur a interdit d’acheter des armes en France même; ils ont alors transformé le restant de leur pécule en pièces d’étoffes, — ils en ont acquis 1,800 mètres ! — Sur place, ils échangeront ces lainages et ces cotonnades contre des fusils à pierres que les négociants belges expédient en grandes quantités. II en est un, dans la troupe, qui a d’autres projets : celui-là veut tout simplement payer sa femme.
- On achète, au Congo, une épouse fidèle et dévouée moyennant quelques verroteries et quelques coupons de drap. Tant que la dette ainsi contractée vis-à-vis de la famille n’est pas éteinte, la jeune négresse demeure dans la case paternelle. Notre Congolais s’est acquitté d’une partie du prix fixé pour la possession d’une fillette dont les charmes lippus et mafflus étaient irrésistibles pour lui. Sur ces entrefaites, il s’est embarqué pour la France. II compte bien, dès son retour, consommer son mariage, grâce à ses économies.
- Tous les indigènes, en effet, ont reçu pendant leur séjour à Paris un salaire qui varie entre 10 et 50 francs par semaine. Si l’on y ajoute les dons de gros sous qui leur ont été faits, et ils se sont montrés parcimonieux, — surveillés, d’ailleurs par les commissaires et délégués des colonies, — on obtient pour chacun d’eux un total très rondelet. La joie du nègre qui fait sauter des pièces de monnaie dans sa main amène sur ses lèvres le sourire du parfait bonheur. « Vive la France ! » disaient les Congolais à l’Esplanade lorsqu’on leur remettait cinquante centimes. « Vive la France ! » répétaient-ils à Rouen et au Havre en répondant aux saints joyeux de la foule. Ce cri reconnaissant, ils le répéteront encore là-bas.
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- LA BOURSE
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L'EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver parla porte Rapp, au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. _ Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires.’— Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Yestïbule du palais
- des Machines. —Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2e partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du- palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte,_ Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Lota, Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- . Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par là porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières,-Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège ; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin. *
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de
- l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Bue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade desinvalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinturé (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville. -
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grandpalais du ministère, de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la scUpture comparée; à l’anthropologie ; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéra u% derrière le pavillon du Chili.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Gruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des , Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Lundi 9 Septembre 1889.
- 26 Série. — N° 116.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LN DURÉE DE L’EXPOSITION
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- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
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- Réclames......................... — 5 »
- Faits divers..................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour NVade, Blomfie-ld House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière heure. — Echos._ — Au Palais de l’Industrie. — Conférence-visite au palais tunisien. — Numismatique des mines. — Une excellente décision.— Galant avec les dames. — Les congrès. — Variété : Le pavillon des travaux publics. — Le Champ de Mars depuis la Restauration [suite) — La Bourse. — Annonces et Réclames. *
- CHRONIQUE
- L'Exposition a ses coins privilégiés où la foule va, attirée par on ne sait quel aimant irrésistible.
- Il y a d'abord le « clou », qui est, sans contredit, la Tour Eiffel ; là, c’est l'affluence continuelle, c’est un flot qui ne cesse de couler sous les arches gigantesques, depuis le matin jusqu’au soir; on y passe, on y observe, on s'y arrête, on s'y assied, on y mange, on y boit, on y rit, on y parle dans tous les idiomes humains.
- Ah! si un phonographe était installé là, comme il en raconterait !
- Dans le parc, les kiosques de musique sont très entourés, de 3 heures à 5 heures; et, le soir, les fontaines lumineuses sont littéralement assiégées : c’est de règle, et cela ne s’est pas démenti une seule fois depuis l’ouverture de l'Exposition.
- Le jour, les attractions sont surtout à la rue du Caire, qui ne désemplit pas, que le ciel soit clair, qu’il vente ou qu'il pleuve et qu’une boue liquide couvre le sol.
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- Dans les galeries intérieures, les vêtements féminins et les bijoux sont, depuis le premier jour, très entourés pour les belles élégantes comme par les plus vulgaires filles d'Eve.
- Mais le petit coin, toujours couru, toujours encombré, à n'importe quelle heure du jour, c’est la se:tion des jouets ; les enfants de tout âge et de toute condition se pressent entre ces jolies vitrines, si bien placées à l’amorce du parc, quoique un peu resserrées ; c’est un caquetage continuel, ce sont des rires et des cris joyeux, on dirait d’une volière où s’ébattent de gais oiseaux.
- Et comme le dit très bien un de nos confrères en chronique, cet émerveillement des jeunes visiteurs s’explique. Ce doit être un rêve pour eux de trouver réuni tout ce que bien souvent,
- à la veille de Noël ou du lourde l’An, ils ont pu souhaiter de plus féerique comme jouet. Leur imagination n’avait même jamais dû aller si loin. Ce ne sont pas, en effet, les modèles qu'on voit partout qui sont exposés dans ces vitrines. Chaque fabricant a voulu surpasser le voisin et de cette émulation sont nés de petits chefs-d’œuvre.
- Quelle fillette ne s’extasierait pas devant ces centaines de poupées, grandes, petites, brunes, blondes, en robe de soie ou en jupon de laine qui lui tendent les bras, lui sourient et semblent lui demander d’être leur petite mère. Layettes, berceaux, mobiliers complets sont tout prêts pour faciliter l’adoption. Quelle tentation! Mais bientôt d'autres attractions sollicitent les petites visiteuses. Comment ne répondraient-elles pas aux sourires de cette grande dame qui se regarde complaisamment dans le miroir qu'elle tient à la main, tourne la tête vers le public et lui envoie un baiser?
- Et ce bébé qui, non content d’ouvrir et de fermer les yeux, de dire « papa » et « maman » — ce qui est maintenant chose fort ordinaire — rit ou pleure suivant l'inspiration communiquée au mécanisme dissimulé sous sa robe! Les petites filles le regardent d’un œil attendri. Mais voici qui va les intriguer: c’est un bébé tétant dont le biberon se vide à vue d’œil et qui restitue ensuite au flacon le liquide blanchâtre affecté à ce perpétuel circuit.
- Avec ces automates, les enfants ont pour un instant l’illusion de la vie. Aussi comme ils dévorent des yeux cet élégant incroyable : il tient à la main une mignonne cigarette, il l’approche de ses lèvres ; le feu s’attise; on voit que le fumeur « tire » et quelques secondes après, lorsqu'il a écarté Isa cigarette, de ses lèvres s'échappe un filet de fumée. Cet incroyable est le seul personnage autorisé à fumer dans les galeries et il ne s’en prive pas; il fume pour tout le monde.
- Un peu plus loin, c'est l'armée des soldats de plomb qui fait s’extasier tous les petits garçons, — notre future armée.
- Ah ! ces soldats de plomb, que de progrès ils ont faits depuis quelques années. Jadis ils étaient minces, fragiles; un rien suffisait à les estropier; maintenant ils ont pris du ventre, ils sont solides, bien campés et capables de résister sans faiblir aux canons chargés de petits pois.
- Les instincts chauvins des garçons sont vive-
- ‘“frp'-riWffi .
- ment surexcités par la mise en scène militaire qu’offrent ces forts, à l’assaut desquels marche un corps d’armée tout entier, dont les opérations sont appuyées sur mer par des cuirassés et des torpilleurs. Rien ne manque à cet épisode guerrier; tous les services auxiliaires d une armée v sont repré-sentéset derrière, les masses profondes de l’infanterie s'avancent les voitures d’ambulances, les fourgons des télégraphes et les prolonges de l'artillerie.
- ^ A côté du soldat, le pompier occupe une place d'honneur. La reproduction d'une maison en flammes, au secours de laquelle viennent, avec tout leui materiel, de braves petits pompiers, constitue encore une des émouvantes attractions de cette reproduction lilliputienne de la vie.
- Le nom de Lilliput amène sous la plume celui de Gulliver.
- On s’écrase littéralement autour de la reproduction de la capitale de Lilliput, dans laquelle une centaine de petits automates agissent sous l'œil bienveillant et narquois du héros de Swift ? Il y a là une cour de lycée de filles où les lilliputiennes « élevées comme les garçons » se livrent à une gymnastique désordonnée.
- J’en passe et de meilleurs : Trapèzes, barres parallèles, barres fixes, échelles, anneaux, perches et coi des ont ete construits dans des proportions de nature à les rendre accessibles à l'enfance.
- Avec les jeux de croquet, de lawntennis, de boule et de paume, il y a là de quoi divertir hygiéniquement les jeunes générations.
- Tout le monde s’amuse dans cettç section, grands et petits, car il n’y a pas que les fillettes et les collégiens qui dévorent des yeux toutes ces petites merveilles, essentiellement parisiennes : les parents, père et mère, tout en esquissant un sourire de complaisance, s'v divertissent aussi, et doublement, pour eux et pour leur progéniture.
- N’ont-ils pas aussi été des bébés?
- F. L.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Dernière Heure
- Banquet oiïert à 31. Gladstone
- Un groupe d’amis et d’admirateurs deM. Gladstone, à la tête duquel s’était placé M. Jules Simon. a offert hier au célèbre homme d’Etat anglais un grand banquet à l’hôtel Continental. Les convives étaient au nombre d’environ cent cinquante.
- M. Gladstone occupait' la place d’honneur, ayant à sa droite M. Tirard, président du conseil, et à sa gauche M. Léon Sav, sénateur. M. Jules Simon se trouvait en face de lui.
- Parmi les autres convives citons : MM. Yves Guyot, Berger, Alphand, Grison, Xavier Charmes, Jules Bapst, Patinot, Moret, ancien ministre des affaires étrangères d’Espagne, de Gar-vallm, Baïdôux, Boucher de Careil, Frédéric Passy, Lalande, Jules Glaretie, Cucheval-Clari-gny, Cernuschi, Janssen, Larroumet, Carlier, commissaire général de la Belgique à l’Exposition; le prince Bibesco, Sommerville, Tuck, commissaire général des Etats-Unis, etc. Quelques dames, parmi lesquelles Mme Léon Say, assistaient également au banquet.
- Au dessert M. Jules Simon s’est levé le premier pour porter la santé du président de la République et de M. Gladstone. Celui-ci a répondu en buvant de son côté à M. Carnot. M. Léon Say s’est levé à son tour et a bu exclusivement à la santé de M. Gladstone.
- L’homme d’Etat anglais a pris alors la parole et a prononcé en français un speech que les applaudissements ont fréquemment interrompu. Il a déclaré qu’il avait été émerveillé par l’Exposition dont il était loin de soupçonner l’importance avant son arrivée à Paris.
- « L’Angleterre, a-t-il ajouté, a inauguré la série des expositions il y a trente-huit ans; mais c’est à la France que revient l’honneur d’avoir créé la pltfs belle de toutes. »
- En terminant, M. Gladstone a dit qu’il ne parlerait pas de la situation politique de la France parce que cela ne le regardait pas, mais il a déclaré qu’on ne devait pas médire de notre régime républicain qui jusqu’à présent a su maintenir l’ordre à l’intérieur et garder de bonnes relations avec l’étranger.
- Après M. Gladstone, M. Sommerville Tuck a prononcé un speech en anglais, et M. Tirard a remercié le grand old man des paroles sympathiques qu’il avait eues pour la France.
- Le petit discours du président du conseil, vivement applaudi par les assistants, a terminé le banquet.
- Les Concert»
- Demain lundi, à deux heures et demie précises, aura lieu, au Trocadéro, le concert historique d’orgue et de chant, donné par M. Guil-rnant, avec le concours de Mme Montégu-Monti-bert et de M. Alignez, de l’Opéra.
- Nos ïaotes
- Hier matin, vers dix heures, les princes égyptiens Abbas-Bey et Mehemet-Ali ont de nouveau visité l’Exposition. Ils étaient attendus au pont d’Iéna par M. Delort de Gléon qui était venu à leur rencontre sur un âne de la rue du Caire,
- Les princes ont rapidement parcouru les salles du palais des arts libéraux et, décidément attirés par ce qui leur rappelle leur pays, ils ont gagné la rue du Caire, où ils se sont longuement promenés.
- ***
- M. Tisza, ministre président hongrois, est attendu à Paris aujourd’hui. Il vient d’Ostende et voyage sous le nom de baron IJoscli, voulant garder le plus strict incognito.
- ÉCHOS
- Les congrès
- Après-demain lundi, au palais du Trocadéro, séance d’ouverture du congrès international des procédés de construction.
- Les autres séances auront lieti du 9 au 14 courant, au Conservatoire des arts et métiers.
- Le même jour, séance d’ouverture du congrès international des accidents de travail, à l’Ecole de droit.
- Ce congrès tiendra ses autres séances du 9 au 14 septembre dans le local où aura eu lieu la séance d’ouverture.
- A la Tour Eiffel
- La visite de M. Gladstone qui avait été annoncée pour vendredi, à la Tour Eiffel, a eu lieu hier matin.
- M. Gladstone est arrivé à la Tour à neuf heures et demie ; il était accompagné de son fils, M. Herbert Gladstone, de MM. J.-M. Carmichaël, Edward W. Watkin, M. P., Herbert F. Gye, R. N. et Harry Drew.
- M. Eiffel, qu’on revoyait pour la première, fois depuis son récent retour. d’Evian, faisait lui-même les honneurs de son monument, et après une longue station au troisième étage de la Tour, a amené son illustre voyageur au pavillon du Figaro.
- M. Gladstone, en parfaite santé, plus vigoureux et plus vert que jamais, portait avec une aisance de jeune homme une claire redingote grise, ornée d’une rose à la boutonnière.
- Après avoir visité en détail l’imprimerie, M. Gladstone a signé au registre, et après lui son fils et tous ses amis.
- Les signatures du prince de Galles et de sa famille lui ayant été montrées : « Cela est très intéressant pour moi », a-t-il dit en souriant.
- M. Gladstone a quitté la Tour à midi, respectueusement salué par ses compatriotes, plus nombreux que jamais à la Tour.
- Au palais de l’Industrie
- La cantate de M. Gabriel Vicaire étant définitivement éliminée, comme nous l'avons annoncé il y a quelques jours déjà, le chœur des soldats de Faust la remplacera à la distribution solennelle des récompenses.
- Accident au pont roulant
- Vendredi matin, à dix heures vingt, le pont roulant de la galerie des Machines s’est subitement arrêté au milieu d’un voyage. •
- On fit des recherches pour connaître la cause de l’accident et il fut reconnu qu’une lampe électrique, appartenant à un exposant, avait été mal placée et entravait la marche d’une des roues du pont.
- L’accident était réparé à midi.
- Déplacements
- M. Nordenskiold, le célèbre explorateur suédois, vient d’arriver à Paris, accompagné de sa fille.
- M. Nordenskiold se propose de séjourner quelque temps chez nous, pour visiter en détail l’Exposition.
- Les Princes Egyptiens
- Les princes Abbas-Bey et Mehemet Alli sont arrivés hier matin, à dix heures et demie, à l’Exposition; M. Delort de Gléon, arrivé quelques instants auparavant sur un âne de la rue du Caire, attendait les princes au'pont d’Iéna.
- Ceux-ci ont parcouru les salles du Palais des Arts libéraux et se sont dirigés vers la rue du Caire.
- Le Jury supérieur des récompenses
- Ce ne sera pas encore lundi, comme nous l’avions annoncé hier, qu’aura lieu la première réunion de 1’assemblée plénière du jury supérieur des récompenses.
- La sous-commission a bien terminé ses travaux mais M. Berger n’a pas achevé son rapport.
- L’assemblée plénière se tiendra sans doute jeudi ou vendredi, mais il h’y a pas encore de date fixée d’une façon certaine. • - ----
- Lâcher d’hirondelles
- Hier à quatre heures et quart, M. Jean Desbou-vrie, éleveur d’hirondelles, a donné la volée devant le pavillon de la-guerre, à un couple de ses jolies élèves.
- M. Desbouvrie est venu à Paris pour entrer en pourparlers avec le ministère de la guerre, relativement à la construction d’un projet d’hirondellier militaire à l’Esplanade des Invalides. Il avait amené avec lui deux de ses pensionnaires âgées de six à sept semaines; mais les deux pauvres petites bêtes constamment en cage depuis lundi, s’ennuyaient tellement qu’il s’est décidé à leur donner la liberté.
- Leur propriétaire avait télégraphié à Roubaix pour que les voyageuses trouvassent ouverte à leur retour la porte de leur domicile. A huit heures du soir il recevait de chez lui la dépêche suivante : « Hirondelle » rentrées à cinq heures et demie.
- Les» fêtes de l’Esplanade
- Les fêtes du mardi à l’Esplanade des Invalides vont continuer. Les exposants des diverses sections, après en avoir référé à leur commissaire général respectif, se sont syndiqués pour subvenir, aux dépenses que nécessitent l’illumination et l’embrasement des divers palais.
- M. Berger a donné son autorisation, et mardi prochain un nouveau défilé sera formé. Une musique civile prêtera son concours à la fête.
- La France et l’Italie
- M. Imbriani, député au Parlement italien, sur l’invitation du comité de la Ligue franco-italienne, fera une conférence publique sur la France et l’Italie.
- Cette conférence aura lieu lundi prochain 9 septembre, à deux heures et demie de l’après-midi, au Grand-Orient, 16, rue Cadet, sous la présidence de M. Edouard Lockroy, député de la Seine.
- Une délégation belge à l’Hôtel de Ville
- Vendredi, a quatre heures, M. Chautemps, président du Conseil municipal, assisté d’un grand nombre de ses collègues, a reçu à l’Hôtel de Ville, une délégation d’instituteurs liégeois, de passade à Paris. D
- M. Chautemps leur a souhaité la bienvenue au nom de la Ville de Paris. « Vous nous êtes deux fois chers,- a-t-il dit, comme Belges et comme instituteurs. Comme Belges, vous êtes amis de la France; comme instituteurs, vous poursuivez le même but que nous, un but très élevé de moralisation ».
- Le président de la délégation a remercié très vivement M. Chautemps et le Conseil municipal.
- L’entrevue qui a duré environ trois quarts d’heure a été des plus cordiales.
- Le prince de Monaco
- Une dépêche, datée du château de Marchais et affichée hier matin sur les murs de Monaco, annonce que l’état du prince Charles est de plus en plus inquiétant. Le prince a reçu mardi les derniers sacrements.
- Le prince héritier, le prince Louis et la duchesse d’Urach sont au chevet du malade.
- Les élection»
- La direction est très préoccupée de la situation difficile dans laquelle vont se trouver, le 22 septembre, les dix mille employés de l’Exposition.
- Comment feront-ils pour aller voter?
- Le Petit Journal propose de n’ouvrir ce jour-là l’Exposition qu’à dix heures.
- L’alïaire Pastré
- L’élève en pharmacie Pastré-Beaussier, acquitté par la cour d’assises de Rouen, où il comparaissait le 17 mai dernier sous l’accusation de treize crimes d’empoisonnement commis au Havre, a été arrêté comme nous l’avons annoncé, le 16 août à l’Exposition, dans la galerie des machines, au moment où il tentait de voler des porte-monnaie aux visiteuses.
- Pastré a comparu vendredi devant la 10e chambre coirectionnelle, sous les inculpations de vol, de tentatives de vol et d’outrages aux agents.
- Il a été condamné à quatre mois de prison.
- Machines agricoles
- Comme nous l’avons annoncé, un concours de machines agricoles s’ouvrira le 23 courant.
- Ce concours aura lieu dans la galerie des ma-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- chines et dans une des galeries de l’agriculture ; le premier de. ces bâtiments, sera affecté aux. instruments agricoles du Champ de Mars..;; le second aux appareils et machines situés à l’Esplanade des Invalides.
- Suicide dTm délégué italien
- Léonard Zaneo, âgé de quarante-trois ans. tailleur, faisant partie de la délégation des vingt ouvriers envoyés par la chambre de commerce de commerce de Plaisance, sous la conduite de l’ingénieur Manfred, était descendu avec ses compatriotes à l’hôtel garni situé rue Oberkampf, 91.
- Il y a quelques jours, ce malheureux, dans un accès de fièvre chaude, se portait sur toutes les parties du corps onze coups de couteau.
- Ce désespéré, qui avait été transporté à l’hôpital Saint-Louis parles soins de M. Depaix, commissaire de police, y est mort dans la nuit de mercredi à jeudi des blessures qu’il s’était faites à l’abdomen.
- ' Faux cigares
- Les fumeurs feront bien de prendre gare aux cigares débités dans l’intérieur de l’Exposition.
- Avant-hier, M. Ossude, directeur de la gardien-nerie, accompagné de deux agents, a saisi 3,000 de ces cigares en moins d’une demi-heure, rien que sur l’Esplanade des Invalides.
- Les marchands les vendent par paquets de six, entourés de papier doré;nousles avons eus sous les yeux, et nous avons constaté'qu’ils contenaient de la lavande au lieu de tabac. Le public,'séduit par leur jolie apparence, les achetait en quantité. L’administration va continuer ses actives recherches.
- Du reste, pendant les précédentes Expositions, le mois de septembre était riche en vols de toutes sortes ; jusqu’à présent, il n’en a pas été ainsi cette fois, et les mesures rigoureuses que l’on prend empêcheront probablement les voleurs de suivre ce fâcheux exemple.
- AU PALAIS DÉ L’INDUSTRIE
- La décoration de la salle sera la même que précédemment. La scène dont les décors ont été composés et peints par M. Lavastre occupe un espace de 60 mètres de long sur 48 de large, c’est-à-dire presque le lp3 de la nef du palais de l’Industrie.
- Un arc triomphal ferme les côtés de la scène et laisse apercevoir à travers son ouverture un fond de montagnes et de verdure au milieu desquelles apparaît l’autel de la patrie; c’est sur cette vaste scène qu’aura lieu le défilé des mille figurants qui prendront part au triomphe allégorique de la République.
- Au moment final, une trappe s’ouvrira, il en sortira une gerbe de blé, symbole delà fécondité et de la prospérité de la République, puis on verra apparaître un immense drapeau tricolore, des plis duquel sortira la République personnifiée par Mlle Mau ri?
- Treize mille personnes pourront tenir au rez-de-chaussée, et près de trois mille au premier 'étage.
- Le rez-de-chaussée sera divisé par gradins, allant en pente douce, de façon à permettre à chacun de bien voir sans gêner son voisin.
- L’éclairage sera assuré par l’électricité, et par d’innombrables rampes de gaz, qui permettront les effets de lumière les plus variés dans les frises.
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- Gonférence-Yisite an Palais Tunisien
- Une conférence-visite sera faite, après-demain mardi 10 septembre, à dix heures un quart du matin, au palais Tunisien (esplanade des Invalides), par M. H. Saladin, architecte du palais Tunisien à l’Exposition.
- Le conférencier a pris pour thème : La Tunisie à l’Exposition.
- Tous ceux qui désirent se renseigner sur l’avenir de cette merveilleuse colonie, qui était réputée déjà du temps des Romains pour la fertilité de son sol et la douceur de son climat, s’empresseront de suivre l’heureux architecte de la section tunisienne dans sa conférence-visite.
- Nous les y engageons vivement.
- En ce moment où les ingénieurs des mines sont réunis en congrès à Paris, nous leur recommandons vivement d’aller voir dans l’un des quatre salons de l’art rétrospectif belge, galerie Desaix, palais des Arts libéraux, sous le grand escalier (à côté de l’imprimerie Plantin), la collection unique de médailles, jetons, mé-reaux, etc., réunie par l’ingénieur Edmond Peny, de Morlanwel-Mariemont (Belgique).
- Il y a là notamment toutes les monnaies fictives de paiement des ouvriers mineurs d’Ànzin, au siècle dernier et au commencement de ieelui-ci, des médailles artistiques comme celle de Dupré pour les mines d’Allemont (près Grenoble), comme les grandes pièces reproduisant des travaux de mines des divers pays d’Europe, etc.
- Le médailler contient 250 pièces, et M. le Président de la République a paru y prendre intérêt lors de sa visite du 28 juin.
- UNE EXCELLENTE DÉCISION
- On sait qu’à partir du 1er septembre, les portes de l’Exposition étaient fermées à 9 heures R2 du soir.
- Sur la demande du comité de.la presse, la direction générale des finances de l’Exposition vient de décider qu’un guichet restera ouvert jusqu’à dix heures du soir aux portes suivantes :
- Affaires étrangères ; Rapp ; la Mothe-Piquet ; Chemin de fer; place du Trocadéro.
- Nous sommes heureux de voir que la direction générale des finances a bien voulu faire droit aux réclamations que nous avions formulées.
- Galant avec les dames
- Un négociant turc, Ahmed K..., venu ces jours derniers à Paris pour visiter l’Exposition vient d’être le héros d’une bien désagréable mésaventure.
- Ahmed K..., remontait lentement l’avenue de Wagram, s’arrêtant à toutes les devantures pour satisfaire sa curiosité d’Oriental, quand une gente demoiselle se plaça tout à coup en travers de sa route et lui susurra à l’oreille une invitation à laquelle il ne parut pas rester insensible.
- Le Turc s’exprimant très difficilement en (français, les pourparlers durèrent quelques instants ; après quoi le couple alla se réfugier dans un hôtel de la rue de l’Etoile. - .
- La chaleur était accablante, Alimed’’ Iv... s’était mis à l’aise, quand tout à coup sa compagne s’empara de ses vêtements et gagna prestement l’escalier qu’elle descendit plus rapidement encore, après avoir fermé à double tour de clef la porte de la chambre.
- L’action de la jeune femme avait été si rapide que le brave ottoman était resté absolument abasourdi. Quand il fut remis de sa stupéfaction, il se précipita à la fenêtre et aperçut sa compagne qui, dans le lointain,- détalait à toutes jambes..
- Ahmed K... se mit alors à pousser des cris désespérés, accompagnés d’une mimique tellement expressive que deux gardiens de la paix qui, par hasard, passaient par là comprirent facilement de quoi il s’agissait.
- Ils s’élancèrent à la poursuite de la voleuse qu’ils attrapèrent au moment où elle esseyait d’introduire dans une bouche d’égout fiés vêtements du Turc, afin de faire disparaître le corps du délit.
- Conduite au commissariat de police de M. Véril-lon, la jeune femme qui se nomme Marie G..., subissait l’interrogatoire du magistrat, quand Ahmed K... fit son entrée dans le bureau, vêtu d’une blouse bleue et' d’un pantalon de toile, qu’avait bien voulu lui prêter le garçon de l’hôtel pour aller faire sa déclaration.
- A peine l’Ottoman avait-il pénétré dans le cabinet du commissaire qu’il se précipitait sur ses vêtements, en palpait fiévreusement les poches et son visage
- rayonna d’une joie immense quand il eut retrouvé son portefeuille, lequel renfermait sept mille francs en billets de banque. fi
- Marie C... a été envoyée au Dépôt.
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- LES CONGRÈS
- Le Congrès de Stockholm
- Il ne faudrait pas croire que Paris ait le monopole des congrès. Il y en a beaucoup en cette année d’exposition, il y en a même trop aux dires des gens qui sont obligés de les suivre ou de les présider, mais il y en a encore dans d’autres pays. Ainsi en ce moment, il y a un congrès à Stockholm, et, chose assez inattendue au premier abord, c’est un congrès d’orientalistes! C’est qu’il y a longtemps que les pays Scandinaves ont cessé de s’occuper exclusivement de choses Scandinaves ; les hommes de science du Nord — et ils sont très nombreux — sont, dans toutes les branches, parmi les premiers, et de l’Université d’Upsala viennent, tous les ans, des travaux qui font honneur à ceux qui les ont écrits. Qu’on demande par exemple à nos savants ce qu’ils pensent des travaux sur la langue romane qui ont paru récemment en Norwège !
- Le Congrès de Stockholm a été organisé par le comte de Landberg, consul général de Suède à Alexandrie et orientaliste de marque ; c’est lui qui, lors du Congrès orientaliste de Vienne, a décidé, non sans peine, les savants, ses collègues, à choisir Stockholm pour le siège du congrès de 1889. Six cents savants ont répondu à son appel : 33 français, 62 anglais, 50 italiens, 39 austro-hongrois, 68 allemands, 24 turcs, 20 américains, 20 russes, 27 hollandais, 6 suisses, 10 danois, 4 belges, 3 espagnols, 3 portugais, 4 finlandais, 1 brésilien, 2 grecs, 7égyptiens,' 8 indiens, 3 persans, 3 japonais et 2 siamois. Le Congrès s’est partagé en plusieurs sections : langues sémitiques, langues ariennes, langues africaines, langues de l’Asie centrale, langues malaises et polynésiennes. On trouvera peut-être que les orientalistes s’occupent de langues qui n’ont rien d’oriental, mais c’est leur affaire..
- Le Congrès a été ouvert par le roi Oscar qui a adressé aux membres du Congrès un compliment de bienvenue des plus aimables. Malheureusement, au point de vue pittoresque, les autres présidents d’honneur n’étaient pas là : ils sont très nombreux et il y en a quelques-uns qui sont inattendus : l’empereur du Brésil, le schah de Perse, le Khédive, le guikowar de Baroda, le grand-duc de Saxe-Weimar, sans oublier le duc de Saxe-Cobourg-Gotha. Tous orientalistes, à ce qu’il paraît. Comme dans tout Congrès qui se respecte, les fêtes ne manqueront pas : il y en aura à Stockolm, à Drollumgholm, à Chris* tiania, à Upsala, et quand les orientalistes rentreront chez eux, ils n’auront peut-être pas creusé la langue malaise, mais ils connaîtront à fond la vie gaie en Suède et en Norvège. Pour le banquet de la fin on a imprimé un menu de 48 pages ! Il y a de tout dans ce volume, des- vers hébreux, des paradoxes chinois, des souhaits de bienvenue en arabe — et un menu en français.
- Les savants français sont reçus avec la plus grande amabilité par le roi, avec un véritable enthousiasme par la population, et il rfy a pas un Français qui ne sera heureux de savoir que nos amis du Nord ont une fois de plus su montrer les sympathies qu’ils ont pour notre pays.
- Les électriciens
- Ce congrès très intéressant et. de quelque importance a tenu une première réunion préparatoire, sous la présidence de sir W. Thomson, délégué anglais.
- La société des électriciens français recevait la société anglaise, Institution of Electrical Enge-nars.
- Au bureau siégeaient MM. Edison, Preece, Douglas, Galton, Carpentier, le colonel Sebert, Sheghes, Mascart, de l’Institut.
- Un discours de bienvenue a été prononcé par le colonel Sebert, et MM. Preece et Mascart ont pris la parole après lui.
- M. Carpentier a présenté à l’assemblée son mélo-graphe, merveilleux instrument qui note avec précision les improvisations musicales, et le batteur de mesure en usage à l’Opéra. M. le comte de Chardonnet a présenté un nouveau procédé de fabrication de la soie artificielle.
- Après cette séance, qui a eu lieu à l’hôtel de la Société d’encouragement, xue de Rennes, où se tient le congrès, a eu lieu le lendemain samedi ; au Tro-
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- VUE INTÉRIEURE DU DOME CENTRAL
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- PALAIS DU TROCADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- Auditions musicales
- Lundi î) Septembre, à «leux hetares et demie précises
- Les Portes ouvriront à une heure trois quarts
- Neuvième Séance aOreue
- DONNEE PAR M.
- ALEXA
- UILMANT
- PB.OQRA.MME
- 1. 1510 1524 1533 1538
- 2. 1568
- 3. ? 1587 1587
- 4. 1620
- 5. 1635
- 6. 1633
- 7. 1635 1635
- 8. 1649
- 9. 1653 1684
- 1676 10. 1683
- 11. 1685
- 12. 1733
- 13. 1785 1809 1823
- 1585.
- 1594.
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- 1687,
- 1695.
- 1707.
- 1725
- 1706.
- 1740,
- 1749.
- 1764,
- 1750.
- 1809.
- 1858,
- 1847.
- 1881
- (Ecole Italienne)..
- (Ecole Anglaise).. (Ecole italienne)..
- André Gabrieli, Canzona.
- Palestrina, Ricercare.
- Claude Merulo, Toccata du 3e Ton. •
- William Byrd, Pavane : The earle of Salisbury. -Monteverde, Lamento d’Arianna,
- Chanté par Mme MONTÉGU-MONTIBERT.
- (Ecole Française). Tirelouze, Verset du 5e Ton.
- (Ecole Allemande) Samuel Scheidt, Choral : Da Jésus and dem Creutze Stundt. (Ecole Italienne).. Frescobaldi, Capriccio Pastorale. , Js>
- — Cesti, Scène d’Orontea,
- Chantée par Mme MONTÉGU-MONTIBERT.
- (Ecole Allemande) Georges Mufeat, Toccata en ut mineur.
- (Ecole Française). Lulli, Air du Triomphe de l'Amour,
- Chanté par M. AUGUEZ.
- (Ecole Allemande) Froberger, Caprice, en fa,
- — D. Buxtehude, Choral : LoM Gott,
- (Ecole Italienne) . Alexandre Sgarlatïi, Air de Rosaura,
- Chanté par Mme MONTÉGU-MONTIBERT.
- (Ecole Allemande) Pachelbel, Chaconne.
- (EcoleFrançaise). 1 Jaxdiuel:. Muselle.
- — ‘ Clérambault, Prélude. C
- — Rameau. Récit et air de Dardanus (Monstre affreux).
- Chanté par M. AUGUEZ.
- (Ecole Allemande) J. S. Bach, Toccata et Puga en ut majeur.
- — J. Haydn, Cavatine à’Orfeo,
- Chantée par M. AUGUEZ.
- (Ecole Française). Boely, Andante con moto.
- (Ecole Allemande) Mendelsohn, Prélude eh sol.
- (Ecole Belge). .... J. Lemmens, Scherso symphonique concertant.
- Grand Orgue de la Maison CAVAILLÉ-COI7L. — Piano de la Maison ÉRARD
- cadéro, la séance d’inauguration, ouverte par un discours de M. Mascart, président du congrès.
- Ont été nommés vice-présidents : MM. Ferraris (Italie), Preece (Angleterre), Stoleton (Russie), Rousseau (Belgique), Potier (France) et Veber (Suisse). Le congrès s’est divisé en quatre sections : Section industrielle, celle des mesures électriques, celle Je télégraphie et de téléphonie, et section des études physiologiques.
- Le congrès s’est aussitôt mis à l’œuvre et a examiné divers appareils, un appareil chromophotographique, des projectiles enregistreurs, les appareils enregistreurs de Richard frères et Cie, et il a eu une audition téléphonique de l’opéra de Carmen. Le soir ont eu lieu devant un nombreux public, à l’hôtel de la Société d’encouragement, de curieuses expériences sur les ondulations électriques. -----------------------------------------
- VARIÉTÉ
- Le Pavillon des Travaux publics
- Au Trocadéro. — Exposition du ministère des travaux publics. — Tour de France. — De 1878 à 1888. — Modèles des grands ouvrages français.
- — Ponts et viaducs. — Tendances modernes. — Les longues portées. — Ponts en maçonnerie. — Pont de Lavaur. — Viaducs de Crueize, de Saint-Laurent. — Arches en acier. — Ponts de Rouen, de Lyon, de Nantes. — Les ponts suspendus. — Le fameux pont de Brooklyn, — Ponts à poutres métalliques. — Le viaduc de Garabit. — L’industrie des ponts en treillis aux Etats-Unis. — Ponts à boulons. — Navigation intérieure : les rivières.
- — La loi de 1878. — Travaux en Seine. — Mouillage de 3m20. — Les nouveaux barrages. - Système Poirée, Boulé, Gameré. — Le barrage de Poses. — Les écluses de Bougival.— Manœuvres mécaniques des écluses. — L’eau sous pression et la chute de Marly. — Les trains de bateaux.
- — Trafic.
- Au Trocadéro, au milieu des jardins, on voit de loin se profiler sur le ciel à 38; mètres de hauteur au-dessus du sol la lanterne dorée de son phare. La foule connaît bien le chemin. On monte seize marches; la porte est ouverte à deux battants ; au-dessus on lit simplement : Travaux publics.
- C’est là, en effet, que radministration a réuni les modèles et les dessins des principaux travaux exécutés en France depuis 1878. On a été, en quelque sorte, choisir dans nos départements les travaux les plus remarquables; on les à réduits à une échelle convenable, et l’on est venu nous les placer sous les yeux, de sorte qu’en visitant ce pavillon, on fait très vite un tour de France très instructif. Quand on en sort, on conserve une notion juste de l’œuvre qui a été poursuivie dans notre pays depuis dix ans et qui, en somme, représente,, sous une forme bien tangible, une partie de la fortune publique.
- Le pavillon du Trocadéro a été construit sur les plans de M. de Dartein, ingénieur en chef des ponts et chaussées, professeur d’architecture à l’Ecole polytechnique. Il est surmonté d’une tour avec étages successifs à pans coupés graduellement rétrécis, supportée par quatre fermes en plein cintre croisées deux à deux et maintenues par un chaînage octogonal en acier. On juge très bien de cette disposition à l’intérieur. L’effort réparti sur le chaînage atteint 80 tonnes. La décoration est sobre; tous les effets décoratifs sont obtenus avec la brique ordinaire et la brique émaillée de diverses nuances. On a très bien réparti la lumière, et la ventilation a été assurée pour que la température ne s’élève pas sensiblement dans le bâtiment. La superficie occupée par les modèles dans la seule salle centrale est de 140 mètres carrés ; elle n’était que de 90 mètres carrés en 1878; la surface murale absorbée par les dessins, cartes et tableaux atteint 600 mètres carrés; plus du double de celle de la précédente Exposition. Au dernier moment, malgré le choix sévère des modèles, il a encore fallu ajouter un pavillon accessoire'en bois. C’est assez dire l’ample développement que l’on a donné à cette exposition spéciale (1).
- (1) L’exposition du ministère des travaux publics a été organisée par une commission présidée d’abord par M. Gouzav et ensuite par M. Lagrange, inspecteur général, directeur de l’Ecole des ponts et chaussées. La construction, les installations ont été faites par VI. de Dartein, avec l’assistance de VI. Boulard, chef de bureau à l’Ecole des ponts et chaussées.
- L’administration a publié, en outre, - exemple que l’on aurait bien dû suivre ailleurs, — un volume de notices illustrées sur lesmodèles, dessins et documents divers relatifs aux travaux des ponts et chaussées, et elle en publiera un second relatif aux mines (1).
- Le public examine tout ; il va aux cartes, aux aquarelles, mais il reste des heures devant les modèles qui excitent sa curiosité. 11 est de fait qu’ils sont charmants, ces modèles, depuis les ponts, les canaux, les écluses, les barrages, jusqu’aux ports et aux phares. C’est partout la réalité prise sur le vif, seulement vue par le petit bout d’une lorgnette. Les réflexions des curieux abondent; quelques-uns poussent quelquefois des exclamations de joie ; on les entend dire avec certaine fierté : « Mais c’est mon port ; voilà notre canal ; c’est Calais, c’est Cherbourg... » Ils sont tout heureux de se retrouver chez eux en plein Paris et ils décrivent eux-mêmes les travaux exécutés devant la foule qui les entoure et qui les écoute avec empressement. Suivons de loin le public et, comme lui,
- (1) Le premier volume que nous avons parcouru est un catalogue avec dessins bien précieux ; il'donne des détails importants sur les routes et ponts., navigation 'intérieure, navigation maritime, phares, balises, chemins de ter. Il a été publié par les soins de VL l’Ingénieur en chef Choisy a^ec le concours de VI. Boulard.
- jetons un coup d’œil rapide sur les points les plus saillants.
- Autrefois un pont en pierre, qui avait une arche de 40 à 45 mètres, était réputé remarquable ; quand il atteignait 48 mètres de portée comme le vieux pont du dix-huitième siècle voisin de Lavaur sur la route de Castres, on se dérangeait de loin pour aller l’admirer. Aujourd’hui, ces portées sont devenues courantes et l’on n’a exposé que des ponts en maçonnerie dont les arches ont au moins 45 mètres d’ouverture et, parmi ceux-là, précisément le nouveau pont de Lavaur sur la ligne de Saint Sulpice à Castres et le pont Antoinette sur la même ligne. Le pont Antoinette a une arche de 50 mètres; le pont de Lavaur, une arche de 61 mètres 50. De nos jours on construit mieux et plus vite qu’auT trefois.
- La construction de la voûte sur le cintre en bois s’effectue par rouleaux successifs et par tronçons multiples symétriques que l’on cl ave isolément; on attaque le travail par plusieurs points et l’on peut ainsi établir une arche de 60 mètres en quatre-vingts jours. On compte par mois au lieu d’années depuis les progrès réalisés clans les procédés de construction. En même temps le travail par rouleaux successifs soulage beaucoup les cintres et, à l’épreuve, on ne relève que des tassements insignifiants. Au
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- d’ouverture et formée seulement de deux fermes. Cette arche est exactement du type inauguré par la maison Eiffel et Ce au pont du Douro, en Portugal. Les piles métalliques les plus élevées aux extrémités de l’arche ont.61 mètres de hauteur. Le viaduc de la Tardes (ligne de Montlu-çon à Eygurande) aussi est remarquable. Il est à trois travées droites, celle du milieu ayant 100 mètres et les deux latérales 69 m. 45 c. La pile la plus haute mesure 60 mètres de hauteur.
- (A suivre) Journal des Débats.
- RHUM DE L’ÉTOILE Recommandé
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration W
- (suite)
- Les Revues sous le second Empire Un grenadier présentant les armes
- Le 31 janvier 1859, le prince Napoléon, fils du prince Jérôme, ancien foi de Westphalie, devait épouser la princesse Mariè-Clotilde, fille de 'Victor-Emmanuel, roi de Piémont. L’était un mariage politique, gros de conséquences pour l’avenir. 11 semblait impliquer, de la part du gouvernement impérial, la résolution d’intervenir dans les affaires d’Italie et de ne pas permettre l’extension de l’influence autrichienne dans la Péninsule.
- L’Autriche le sentit si bien qu’elle concentra immédiatement une armée sur la frontière sarde et que les rapports se tendirent à l’extrême entre les cours de Paris et de Turin et la cour de Vienne. La guerre semblait inévitable, surtout après l’envoi à Turin d’un ultimatum autrichien, qui réclamait le désarmement immédiat du Piémont. Le gouvernement français déclara qu’il considérerait le passage du Tessin par les Autrichiens comme une déclaration de guerre.
- Le 29 avril 1859, les Autrichiens passaient le Tessin.
- Pendant que se préparaient ces événements, Napoléon III avait voulu jeter un dernier coup d’œil sur sa garde, qui, vraisemblablement, allait avoir sous peu à combattre de nouveau et à renouveler les exploits héroïques, mais stériles, de la guerre de Crimée. Le 20 mars, il passa au Champ de Mars une revue de la garde impériale.
- L’Empereur était à cheval, il avait à sa droite le prince Jérôme, et à sa gauche le prince Napoléon. Derrière lui venaient le ministre de la guerre, le maréchal Magnan, le maréchal Ran-don, le général commandant en chef les gardes nationales de la Seine, suivis de nombreux généraux et de quelques officiers étrangers.
- Le général Regnaud de Saint-Jean d’Angely, entouré de son état-major, reçut Napoléon III à l’entrée du Champ de Mai*!.
- Les troupes formées sur neuf lignes dessinaient un immense rectangle.
- En faisant face aux bâtiments de l’Ecole militaire on avait devant soi, sur deux lignes, la division du génie, le bataillon de chasseurs à pied, le régiment de zouaves et le régiment de gendarmerie ; à droite, sur trois lignes, les régiments de voltigeurs et les régiments de grena-
- diers ; à gauche, sur trois lignes, la cavalerie; enfin, derrière soi, l’artillerie et le train des équipages.
- Le souverain fut accueilli par de vives acclamations lorsqu’il passa .devant le front des troupes.
- L’impératrice et le prince impérial qui portait l’uniforme du 1er régiment de grenadiers de la garde, sur les contrôles duquel il était inscrit, étaient arrivés quelques instants après l’Empereur, en calèche découverte, et avaient pris place au balcon de l’Ecole militaire.
- L’Empereur s’étant placé devant le pavillon central remit les décorations de la Légion d’honneur et des médailles militaires à des officiers, sous-officiers et soldats présentés par le ministre de la guerre. Le défilé eut heu immédiatement après. Cette revue fut splendide.
- Qu’on nous pardonne de ne point insister davantage sur les revues impériales. Le Moniteur universel et le Journal officiel en ont mentionné un nombre considérable pendant ce règne de dix-huit années. Toutes les revues passées, soit dans la cour des Tuileries, soit au Champ de Mars, soit à Auteuil, ont fait le plus grand honneur à l’armée impériale. Le pays doit à ses généreux efforts un souvenir ému, reconnaissant et respectueux.
- (A suivre). C. Viré.
- Chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- A l’occasion de l’Exposition universelle, la Compagnie de Paris-Lyon-Méditerranée organisera pour Paris des trains de plaisir à prix très réduits, composés de voitures de 2e et 3e classe, permettant de passer plusieurs jours dans cette ville.
- Ces trains qui desserviront certaines gares du réseau partiront : le 9 septembre, de Besançon ; le 10 septembre, de Genève; le 11 septembre,de Cette; le 13 septembre, de Clermont ; le 15 septembre, de Lyon; le 16 septembre, de Marseille; les 8 et 17 septembre, de Dijon, et le 13 septembre, de Valence.
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- LA BOURSE
- Pour un samedi, la séance est bonne, car si les affaires sont très restreintes, les cours sont très fermes. Le 3 0/0 s’est maintenu à 86 27, l’amortissable est à 89 97, le 4 1/2 à 104 65, Mais l’Italien descend à 92 30. Les nouvelles sont mauvaises. Une grosse faillite de 2 millions et demi vient d’éclater à Ancône. D’autres sont attendues.
- Les autres fonds étrangers sont fermes, principalement le Lusse et le 3 0f) Portugais. Tout ce qui sort de l’Italien se reporte sur ces deux valeurs. La Banque de France est à 3,910. Le Crédit Foncier à 1285. La Banque de Paris monte à 790 sur la nouvelle de la création par cet établissement d’une banque d’émission au brésil- Le Suez est à 2,295. Bonne tenue des chemins de fer : Le Nord est à l,7o0. La Tour Eiiïel est à 675.
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- pont de Lavaur le tassement sur cintre n’a été que de 18 millimètres, et le tassement au décin-trement n’a pas atteint 1 millimètre. Les ponts en maçonnerie ne sont pas en défaveur, comme on le pourrait supposer; au contraire, les ingénieurs les établissent avec un certain plaisir, car ils sont leur œuvre bien plus que les ponts métalliques où la part dévolue au constructeur est toujours plus large. Niais, pour choisir la pierre et la maçonnerie, il faut que le terrain s’y prête et que des raisons d’ordre économique n’obligent pas à avoir reconrs au métal. On a élevé dans ces derniers temps de beaux viaducs en pierre. On a représenté notamment, au pavillon, le viaduc de St-Laurent de 269 mètres de longueur, formé de dix arches de 20 mètres d’ouverture, ligne de Mende à Sévérac-le-Châ-teau. Le modèle est à l’échelle de 1/25 comme la plupart des spécimens exposés. Il faut citer encore, sur la ligne de Marvejols à Neussargues, le viaduc de Crueize,desix arches de 25 mètres d’ouverture, qui s’élève à 63 mètres au-dessus de la vallée.
- On s’arrête surtout devant les ponts établis dans les grandes villes, devant les nouveaux ponts de Rouen, de Lyon, de Nantes. Le pont de Rouen remplace le pont suspendu à péage de 1838 ; il a été terminé en 1888. Il est à trois travées métalliques de 40, 49 et 55 mètres de portée, appuyées sur des piles en maçonnerie. Pour la première fois en France, on a construit les trois arcs en acier; aussi leur épaisseur à la clef a-t-elle pu être réduite au centième de l’ouverture, ce qui augmente d’autant la hauteur libre au-dessus des eaux. Les travaux de reconstruction des ponts Morand et Lafayette, sur le Rhône, commencés en 1887, sont en bonne voie d’exécution. Là aussi on a adopté trois arcs en acier. Le pont de Barbin, à Nantes, sur l’Erdre, terminé en 1885, se compose d’une seule arche métallique de 80 mètres d’ouverture.
- Il est à noter aussi que, à l’opposé de ce qui se passait généralement autrefois, on se préoccupe de nos jours beaucoup des effets décoratifs. On cherche à faire monumental, à frapper le regard par l’ampleur des abords et la grandeur des arches, par les ornements des piles. Au pont Lafayette, sur le joli modèle exposé, les avant-becs des piles, sont surmontés de reproductions des groupes deCoustou en fonte représentant l’unie Rhône, l’autre la Saône. A Rouen, M. de Dartein a décoré, avec un véritable goût, le nouveau pont ; le garde-corps en fonte ornée est d’une grande élégance.
- Les ponts suspendus ne sont représentés C[ue par un cadre de dessins figurant la reconstruction du tablier du pont de Touney-Gharente. Il y a, de ce côté, un progrès à signaler. Les anciens câbles de suspension tordus dans un seul sens s’allongeaient à la longue. M. Arnodin a eu la bonne idée de les constituer avec des brins alternativement tordus dans les deux sens.^ Ce système offre de grands avantages. Peut-être les ponts suspendus reverront-ils de beaux jours? Si autrefois nous avons établi les beaux ponts de Fribourg, il ne faut pas oublier que les Américains ont construit le pont unique, merveilleux, de Brooklyn sur la rivière de l’Est à New-York. Il a 1,825 mètres de longueur; il est tonné d’une travée centrale de 486 mètres et de deux latérales de 283 mètres. La hauteur au-dessus des liantes mers est encore de 41 m. 15 c. Sa largeur est de 25 mètres avec deux routes de voitures, un double passage pour tramways, un trottoir central surélevé pour les piétons. Les piles ont jusqu’à 83 mètres de hauteur. Les cables sont énormes. 48 centimètres de diamètre ; ils sont formés de 5,290 fils d’acier fondu.
- Les ponts à poutres métalliques se multiplient tous les jours ; ils sont économiques et on les établit vite. On monte les poutres à terre par tronçons successifs et on les fait avancer par petits mouvements sur galets jusqu’à la première pile, et ainsi de part et d’autre. Le pont s’en va tout seul prendre sa place définitive à travers l’espace. On a exposé divers modèles de ponts à treillis ou de viaducs métalliques. A l’entrée, la porte franchie, les yeüx se portent sur une élégante réduction du viaduc de Gara-bit (ligne de Marvejols à Neussargues), projeté, étudié par le regretté M. Boyer et réalisé par M. Eiffel. La rivière de Truyère est ^franchie par une grande arche centrale de 165 mètres
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- BULLETIN OFFIGLEL DE L’EXPOSITION DE, 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitan os, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidüla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2€ Série. — N° 117.
- Le Numéro : lo Centimes.
- Mardi 10 Septembre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L'EXPOSITION
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- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
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- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- HISTOIRE DE L’HABITATION
- Abris sous roches, habitations troglodytes Habitations des cités lacustres,
- de l’époque de la pierre.
- Habitations de l’époque mégalithique.
- Pavillons hébreu et égyptien.
- HISTOIRE DE L’HABITATION
- Plusieurs abonnés nous demandent pourquoi le Bulletin officiel ne publie pas les gravures de VHistoire de l’habitation ?
- Gomme c’était là une série tout entière nous attendions que le moment fût venu de lui trouver une place dans le journal.
- Nous la commençons aujourd’hui par la construction pittoresque des abris sous roche des hommes primitifs, des troglodytes,'de l’époque dite des cavernes.
- Nous donnons aussi un spécimen des premières tentatives d’architecture de l’époque mégalithique, où nos ancêtres primitifs alignaient de grosses pierres non taillées pour en faire des sortes de murailles.
- Puis vient la cité lacustre, bâtie sur pilotis, à l’abri des incursions ennemies et des attaques des bêtes fauves, A cette époque ou la scie était inconnue, les troncs des arbres qui servaient aux constructions étaient coupés en deux par carbonisation du point de section.
- Les pavillons hébreu et égyptien font suite à ces habitations primitives.
- (A suivre).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE : Histoire de l’habitation. — Chronique. — La retraite du soir. — Dernière heure. — Echos. — Les congrès. — Variété : Le pavillon des travaux publics (suite). — La Bourse. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames.
- CHRONIQUE
- Une véritable innovation sera inaugurée, cette année, à la distribution des récompenses : nous voulons parler de la participation des ouvriers aux distinctions accordées aux exposants. Cette décision de M. Tirard, président du Conseil et ministre du commerce, lui fait le plus grand honneur et tous ceux qui voient dans l’Exposition la fête du travail et de la démocratie méritante, applaudiront, comme nous, à cette mesure pleine d’équité qui fait enfin s’asseoir à la même table, pour ainsi dire, les collaborateurs et les patrons.
- Un général ne gagne pas ses batailles sans soldats. Un architecte ne bâtit pas de maisons sans maçons; mais cette vérité de M. de la Palisse est encore plus vraie quand il s’agit des grandes industries. Là, un maître de forges, un grand verrier, un grand fabricant de meubles ou de céramique, ou d’horlogerie, ou de telle autre branche importante de l’industrie doit pouvoir compter sur des contre-maîtres habiles, intelligents, dévoués, qui ont le secret de sa méthode, de ses procédés, de ses inventions; qui sont, pour lui, comme autant d’cilter ego ; qui se donnent tout entiers à son art, qu’ils ont eux-mêmes perfectionné et porté au summum : ce sont plus que des ouvriers, plus que des employés; ilslont partie intégrante de la maison dont ils ont assuré la renommée, la prospérité, la richesse, et ayant été au travail, ils méritent bien d êtie a l’honneur ; c’est ce qu’a parfaitement compris M. Tirard en faisant préparer une.liste très complète de médailles d’honneur pour les ouvriers les plus méritants.
- C’est un premier acheminement vers la participation aux bénéfices, qui sera la solution pacifique de la question sociale, toujours en suspens.
- A propos de question en suspens, il y a aussi celle du jour des élections, par rapport au personnel occupé à l’Exposition : que d’employés, que de représentants de commerce, que de petits fonctionnaires de toutes sortes, sont occupés, la journée entière, au Champ de Mars ou à l’Esplanade ! Et ils sont nombreux, bien qu’on en ait exagéré le chiffre.
- Ils gagnent honnêtement leur vie pendant six mois à l’Exposition ; pour cela ils ont momentanément abandonné Paris: ils quittent leur domicile avant l’aube et ils n’y rentrent qu’à la nuit ; ils restent pourtant des citoyens, et de bons citoyens, pour la plupart ; ils ont absolument le droit et le devoir de voter, comme tous, le 22 septembre, et il est désirable qu’ils puissent prendre part à la grande manifestation nationale qui comptera dans les annales de la République.
- Or, chacun de ces employés appartient à un arrondissement, à une circonscription différente de Paris: pour les grouper suivant leur recensement politique, il faudrait faire une sorte d’appel, presque impossible à mener à lien au milieu du va-et-vient et du brouhaha de l’Exposi tion.
- Créer vingt bureaux spéciaux de vote au Champ de Mars semble donc irréalisable.
- Quoique l’on fasse, il va des forces majeures contre lesquelles aucune loi n’est efficace, surtout par ce temps d’Exposition.
- Allez donc demander à un garçon de restaurant de renoncer à une journée comme celle d’un dimanche, toujours très fertile en pourboire !
- Allez donc demander au patron du même café ou du même restaurant de renoncer à son personnel, même une partie de la journée du 22 !
- Et les électeurs de province, les comptez-vous pour rien?
- Combien sont venus de leurs départements, et sont employés à l’Exposition, et qui ne pourront pas retourner dans leurs circonscriptions respectives — sans parler des provinciaux en tournée de train de plaisir, à l’Exposition, et qui, le 22, oublieront carrément leur candidat !
- Ce n’est pas à dire que nous ne désirions pas ardemment que le plus grand nombre possible d’électeurs aille aux urnes; mais il faut reconnaître qu’entre ce désir et sa réalisation, c’est comme entre l’arbre et l’écorce, il y a un abîme; par suite de la situation exceptionnelle faite à certains électeurs pour l’Exposition, il y a là toute une série d’impossibilités presque insurmontables.
- Néanmoins, nous conseillons à l’administration ou aux directeurs de maisons, soucieux que leurs subordonnés remplissent leur devoir politique, de faire leur possible pour leur faciliter cette tache.
- Mais là se borne notre vœu sérieux, quoique peut-être platonique, de journaliste.
- Dans l’énumération des différents sports possibles, pour se rendre à l’Exposition ou pour la parcourir en tous sens, avait-on songé aux échasses ?
- A ce propos un pasteur landais a écrit à M. Berger pour lui demander l’autorisation de se promener au Champ de Mars sur des échasses hautes de 7 mètres 80.
- M. Berger, craignant les accidents, a répondu par un refus.
- D’ailleurs, les invalides étaient déjà en émoi, les jambes de bois s’élevant à des hauteurs jusqu’à ce jour inconnues :
- Hodie mihi, cras tibia !
- F. L.
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- LÀ RETRAITE DU SOIR
- L’avancement de l’heure des Fontaines lumineuses, la quinzaine de mauvais temps du mois d’août aidant, a totalement modifié les habitudes du public qui reste à l’Exposition pendant les dernières heures du soir.
- Dès que la grande Fontaine rentre dans l’ombre et que ses jets obscurcis semblent rentrer dans leurs gaines, le public abandonne doucement les jardins et il ne reste bientôt plus que quelques centaines d’auditeurs autour des kiosques dans lesquels on fait de la musique.
- Vingt minutes après la cessation des Fontaines lumineuses, l’on ne voit plus que quelques rares promeneurs dans- les allées de ces immenses et magnifiques jardins, si admirablement éclairés. On dirait alors des ombres flânant dans des champs élyséens !
- La vie s’est retirée dans la Galerie de trente mètres, dans la Galerie des Machines et surtout dans 1# voie latérale du côté de l’avenue de Suf-fren. C’est à ce moment que les théâtres s’emplissent et que s’anime la rue du Caire.
- Les cafés et les restaurants font leurs dernières recettes, pendant qu’au comptoir et dans les sous-sols on met tout en ordre pour l’heure de la retraite générale.
- Déjà les jardins sont presque vides, lorsque
- le tambour de la Garde de Paris apparaît sur le seuil du Dôme central, flanqué d’un gardien de la paix et battant la retraite à tour de bras.
- Il est curieux, à ce^moment, d’observer avec quelle docilité, avec quel sentiment de discipline ce public, venu des quatre coins dumonde, s’oriente vers les issues dès les premiers coups de baguette du tambour. Les uns se dirigent vers la porte Rapp, d’autres vers la porte Desaix, d’autres redescendent les allées des jardins vers la Seine, soit pour sortir par les portes extrêmes de la rue des Habitations humaines, soit pour enfiler le pont d’Iéna.
- .. Et c’est <'1 ce Point que la battue générale, et finale se fait le plus souvent dans le vide.
- On sait que les galeries des expositions diverses sont évacuées dès six heures moins un quart, et fermées à toutes leurs issues, soit par des grilles, soit par des filets. Cent soixante agents sont préposés chaque nuit à leur surveillance. Quatre-vingts de chaque côté. Je ne pounais rien ajouter, qui n ait été dit, au sujet de cette surveillance irréprochable, à laquelle concourent avec un soin jaloux, MM. les inspecteurs principaux, les officiers de paix et les commissaires de police, et qui fait que les exposants peuvent, comme l’on dit, dormir sur leurs deux oreilles.
- Je. veux aujourd’hui vous montrer par le détail, comment se fait le vide dans la Galerie des Machines, dans la Galerie de trente mètres et, finalement, dans les jardins.
- . Lorsque j’ai accompagné M. Montpellier, officier de paix de service ce soir-là, nous avons îencontié, piès de la fontaine Goutan, le tambour battant la retraite. A peine deux ou trois petits groupes se dirigaient encore vers la porte Rapp.
- A ce moment, l’entrée dans la Galerie de trente mètres est saisissante. Inondés de lumière électrique, 1 on ne voyait âme qui vive, là où, une heure plus tôt, il y avait foule ! Une sensation du conte de la Belle au bois dormant.
- Derrière les grilles ou les filets qui ferment les portiques des sections diverses se tiennent à leur poste les gardiens de la paix préposés à la garde des galeries. Celles-ci sont noires comme des bouches de fours. De temps à autre on voit briller une petite lanterne posée sur le sol, et qui montre le poste d’un gardien.,
- Aucun autre bruit que celui de nos pas !
- Nous arrivons à la hauteur du portique de l’horlogerie. Il est onze heures. Vingt horloges se mettent a sonuei a la fois comme pour prouver qu’elles sont toutes bien d’accord, bien réglées et dignes de figurer à la grande Exposition. billes eussent voulu nous faire une politesse, qu’elles n’y auraient pas pu mieux réussir.
- Puis le silence se fait de nouveau autour de nous.
- Nous dépassons la fontaine Bartholdi, nous pénétrons dans l’immense nef du Palais des Machines. Elle est merveilleusement éclairée et pas un être vivant visible dans cette immensité.
- Arrivés au centre du Palais, M. Montpellier m’explique que si je ne vois personne en ce moment, c’est que la battue de détail se fait dans les galeries supérieures et au fond des galeries du rez-de-chaussée.
- Un instant après il me dit :
- — Voyez à droite et à gauche, tout au fond, là-bas, ces hommes avec leurs lanternes. Ce sont nos gardiens. Il en vient maintenant vers nous, simultanément, dans toutes les allées, Derrière* eux, c’est le vide absolu. Et l’on pourra éteindre.
- Au bout de quelques minutes toutes ces rondes étaient arrivées au centre, dans l’axe de la Galerie de trente mètres. Toutes se dirigèrent vers cette galerie.
- Au moment d’arriver sous le vestibule, nous
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- vîmes descendre des escaliers les rondes des paieries du premier étage.
- ° Il y avait alors là une centaine d’hommes, aardiens de la paix et gardes républicains.
- ° Us furent divisés en deux sections, qui se mirent en marche sur l’ordre de l’officier de paix, à droite et à gauche de la Galerie de trente mètres.
- En sortant du Dôme central, les hommes de la battue se divisèrent en quatre sections. I/une pour battre les galeries des restaurants et la o-auche du pavillon de la Ville de Paris, côté de Sufîren ; la seconde pour battre les allées du même côté. Les deux autres pour agir de la même façon du côté de La Bourdonnais.
- A la hauteur de la Fontaine Coutan, les gardes ne formaient plus qu’une seule ligne, que j’ai suivie jusqu’à la rue des Habitations humaines.
- Arrivés à ce point, au bord de la Seine, lorsque les derniers et rares retardataires eurent effectué leur retraite par le pont d’Iéna, par les portes du quai du côté de la gare de l’Ouest et vers le Panorama Transatlantique, les gardiens, armés de lanternes, tout en faisant un examen nouveau des allées et des massifs, reprirent la direction des postes respectifs qu’ils doivent occuper durant la nuit.
- La lumière électrique est éteinte. Seuls, quelques becs de gaz brûlent de loin en loin pour guider les rondes.
- Il ne reste plus dans ce Champ de Mars, où cent cinquante mille personnes ont grouillé pendant la journée, que cent cinquante à deux cents hommes de garde et quelques rares individus pour lesquels certains établissements ont obtenu le droit de passer la nuit dans un but de surveillance intérieure.
- L’ombre étend son voile sur cette accumulation de merveilles, et le silence n’est interrompu que par les coups de marteau sonores frappés par les ouvriers dans la Tour Eiffel, où, presque chaque nuit, il y a quelques petits travaux de réparation à faire aux restaurants, aux escaliers ou -aux ascenseurs, pour assurer le bon fonctionnement du lendemain.
- La Tour Eiffel est évacuée comme le reste, et si quelque retardataire en descend, comme il n’y a qu’une seule porte ouverte, celle qui se trouve à côté du Bulletin officiel et qui donne sur la cour de l’Exploitation, il est bien forcé de montrer patte blanche, c’est-à-dire d’exhiber la carte qui l’autorise à circuler comme ouvrier, comme électricien, comme fonctionnaire, ou à quelque titre que ce soit, après l’heure de la retraite.
- La rue du côté La Bourdonnais, la rue du Caire et ses bas côtés du côté de l’avenue de Sufîren sont l’objet de battues spéciales qui se font dans le même sens et en même temps que la battue générale, vers la Seine.
- La battue du Trocadéro se fait également vers la Seine, en partant du palais.
- Je ne puis m’empêcher de répéter, en terminant, avec quels soins minutieux et avec quel ordre parfait ces battues se font chaque fois ; et d’ajouter avec quelle docilité le public obéit à l’ordre de la retraite.
- Si, les dimanches et les jours de grande cohue, quelques noctambules acharnés ou quelques groupes d’amoureux pour lesquels les soirées sont toujours trop courtes, n’évacuent le Champ de Mars qu’à regret, lentement, de • vaut les agents : par contre ceux-ci ne trouvent le plus souvent devant eux que le sable des allées.
- En vérité, tout aura été en faveur de cette incomparable Exposition de 1889 ! Un temps exceptionnel, l’absence inconcevable d’acci-
- dents graves au milieu de fouies énormes, et jusqu’à la discipline de ces foules.
- Çà, qu’en disent les jaloux ce qu’ils voudront, cela peut s’appeler de la veine !
- C. L.
- ÉCHOS
- Dernière Heure
- Banquet Edison
- Grand banquet, ce soir, dans les salons de l’Hôtel de Ville, organisé par la municipalité parisienne en l’honneur d’Edison.
- Les princes égyptiens
- Les princes égyptiens n’ont quitté, hier, l’hôtel de la rue Copernic, que vers trois heures, pour faire une promenade dans les bois de Saint-Cloud.
- Dans la soirée, ils ont assisté au spectacle des Buffalo-Bill.
- C’est dimanche prochain que Leurs Altesses quitteront Paris, pour reprendre leurs études au lycée Theresianum, à Vienne.
- La date de leur départ est irrévocable ; l’hôtel de la rue Copernic devant recevoir, quelques jours plus tard, les princes marocains.
- Le dix-huitième dimanche
- La journée d’hier a été favorisée par un temps absolument exceptionnel : aussi, jamais la foule n’a-t-elle été plus nombreuse dans toutes les parties de l’Exposition, depuis le matin jusqu’au soir.
- La journée d’hier
- L’affluence des visiteurs a été telle, hier dimanche, que ce matin les cantonniers n’en finissaient pas de nettoyer pelouses et allées.
- Il a été ramassé près de dix tombereaux de papiers provenant des festins faits sur l’herbe.
- Les pelouses ont été tellement piétinéeset tassées, qu’il sera presque impossible de les remettre dans l’état où elles étaient hier matin.
- Les plaques de gazon, dont disposait la ville, ont été complètement employées aux réparations de lundi, ce qui fait que nous aurons des pelouses un peu pelées, d’ici la fin de l’Exposition.
- Mos hôtes
- M. et Mme* Gladstone ont assisté hier matin au service religieux de l’église anglicane de l’ambassade, rue d’Aguesseau.
- M. Gladstone a reçu, après son déjeuner, plusieurs de ses intimes.
- Sa femme a quitté l’hôtel vers quatre heures pour faire une promenade au Bois. M. et Mme Gladstone, avec tous leurs compagnons de voyage, se sont rendus, après leur dîner, au Champ de Mars pour voir les fontaines lumineuses et l’embrasement de la tour Eiffel.
- Les illustres voyageurs ont quitté ce matin Paris par le train de dix heures. Ils- se rendent directement, via Bouîogne-Folkestone, dans leur terre de Hawarden.
- Commencement d’incendie
- Hier dimanche, à une heure de l’après midi, un incendie s’est déclaré dans l’une des cahutes du village javanais, de l’esplanade des Invalides.
- L’un des indigènes, en allumant le feu pour son repas, a communiqué le feu à la case.
- On craignait un moment pour tout le village, car l’incendie, en un clin d’œil, avait gagné la toiture de la maisonnette.
- Heureusement qu’à l’intérieur du village même, se trouve tout un matériel d’incendie. On eut donc vite fait de circonscrire le feu; une seule case a été brûlée.
- Cela avait suffi pour jeter l’épouvante dans le petit camp javanais: les pompiers, prévenus, étaient aussitôt accourus avec leurs pompes : ils n’ont pas eu à s’en servir.
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 303.905
- Le chiffre des entrées à l’exposition chevaline s’est élevé à 3,304.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la la même journée :
- 1er étage................ 16.239
- Du 1er au 2me.............. 8.245
- 2e étage direct........... 3.182.
- Du 2e étage au sommet... 5.716
- En tout............. 33.382
- La musique de la garde républicaine
- Bruxelles a reçu lundi la musique de la garde républicaine. Toutes les sociétés de l’agglomération bruxelloise ont été invitées à se rendre à la gare du Midi, ainsi que les sociétés françaises et les divers corps de musique.
- Il y aura réception à l’Hôtel de Ville, et une fête musicale à l’Alhambra, avec le concours de la Société des Artisans-Réunis.
- Le produit du concert est destiné à l’œuvre de la Croix-Rouge .et aux victimes du coup de grisou de Saint-Etienne.
- Au Concours Hippique
- M. Carnot, qui doit revenir à Paris mardi, pour présider le conseil des ministres, a l’intention de visiter, ce jour-là, le concours hippique, accompagné de MM. Tirard et Paye.
- A Fontainebleau
- M. Carnot a reçu samedi à Fontainebleau la visite de Mohamed-ben-Ganah, caïd des Zibans, dont la résidence est à Biskra.
- Ben-Ganah, dont nous avons parlé dernièrement à l’occasion de sa venue au Figaro, est, comme nous l’avons dit, le chef de la plus puissante et de la plus influente famille de la province de Cons-tantine; son dévouement et sa fidélité à la France ne se sont jamais démentis.
- M. Carnot s’est longuement entretenu avec le caïd qui parle très^bien le français. Puis, il lui a fait visiter le palais M lui a offert un lunch.
- Ben-Ganah est reparti à quatre heures et demie.
- Détail curieux
- Un détail curieux sur M. Gladstone, notre hôte depuis quelques jours :
- L’homme d’Etat anglais, qui porte très allègrement ses quatre-vingts ans, attribue l’excellente santé dont il jouit à certain exercice physique auquel il s’est toujours adonné avec passion ; M. Gladstone abat des arbres à coups de cognée.
- Tous les samedis on peut le voir, armé d’une hache, s’escrimant contre les arbres de sa propriété de Hawarden. Comme il pratique ce sport avec une adresse consommée, il ne craint pas les spectateurs, au contraire. Aussi, est-ce par milliers que chaque semaine les touristes se rendent à Hawarden pour assister aux exploits de l’illustra octogénaire.
- Le tronc, les branches, les copeaux mêmes des arbres abattus par lui sont vendus aux enchères, et les amateurs en font faire des objets d’art de toutes sortes sur lesquels on grave ces mots ; Fragment d’un arbre fendu par M. Gladstone le...
- Le mois dernier, à l’occasion de ses noces d’or, l’ex-premier ministre n’a pas reçu' de ses admirateurs moins de trois cents cognées.
- Visiteurs de marque
- M. Castelar, l’éminent homme d’état espagnol et M.'Toveno, ancien président des Cortès, vont arriver prochainement à Paris.
- Hier est arrivé M. Arpad Berezik, conseiller de section au ministère hongrois, directeur du bureau de la presse, et l’un des auteurs dramatiques les plus populaires de Hongrie.
- Enfin, hier au soir, M. Tiszal, le président du conseil des ministres de Hongrie, est également débarqué à Paris ; mais pour éviter les nombreuses manifestations sympathiques qu’il prévoyait, M. Tisza s’est fait inscrire sous le nom de baron Hosch.
- Lui aussi ! lui qui avait tant vilipendé la France ; il fera bien de se dissimuler.
- L’infante Isabelle est attendue le 24 septembre à
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- Saint-Sébastien où elle sera de passage, se rendant à Paris.
- La Sociedad Coral de San Sébastian comprenant, outre les chanteurs, une brillante estudiantina, se rendra prochainement à Paris pour donner des auditions au Trocadéro.
- Aux travaux publics
- Une grande réception aura lieu le 14 septembre, au ministère des travaux publics, à l’occasion du congrès international des chemins de fer.
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- Un éminent homme d’Etat du Mexique, M. Mathias Romero, aujourd’hui ministre plénipotentiaire aux Etats-Unis, vient d’arriver à Paris, profitant d’un congé de quelques semaines pour se rendre compte des merveilles de notre Exposition. Les membres du comité mexicain au Champ de Mars, se sont empressés d’offrir à l’ancien ministre des finances, leur illustre compatriote, un banquet qui aura lieu mercredi prochain.
- De nombreuses personnalités mexicaines se promettent d’assister à cette cordiale réunion : en tête M. Ramon Fernandez, ministre plénipotentiaire et envoyé extraordinaire du Mexique à Paris, M. Diaz Mimiaga, délégué du gouvernement et commissaire général à l’Exposition ; MM. Bablot, Zarate, Crespo y Martinez, le docteur Florès, J. Senties, Antonio Penafiel, Se-gura, J. Beltran, Maria Velasco,.R. de Maria-Campos, etc., etc.
- ROUXEL, fld’Armes,163, r. Montmartre, Paris. Dr catal. 25 c.
- LES CONGRÈS
- Les Institutions de prévoyance
- La séance de clôture de la troisième session quinquennale du Congrès a été présidée d’abord par M. Frank Lombard, président de la Société d’utilité publique de Genève, et ensuite par M. Jules Simon, qui a terminé cette session par un discours de courtoisie, doublé d’un très intéressant exposé des tentatives, généralement peu réussies, faites en France depuis vingt-cinq ans pour organiser des Banques de crédit populaire.
- Dans le mémoire lu à la séance de jeudi, M. E. Rostand a exposé que le placement exclusif des fonds des Caisses d’épargne dans les valeurs de la Dette publique n’existe ni en Allemagne, ni en Autriche-Hongrie, ni en Suède, ni en Danemark, ni en Hollande, ni en Norvège, ni en Belgique, ni aux Etats-Unis. Il a indiqué les différences qui rendent l’exemple anglais peu topique pour nous, résumé le mouvement d’opinion en France, et conclu à une réforme, soit par l’attribution de la fonction d’emploi à une caisse générale ou à de grandes caisses de régions, soit par la liberté donnée aux caisses telle que la. demandent un certain nombre de caisses, c’est-à-dire facultative, limitée au quart des fonds, et en des emplois réglés par la loi, avec un cadre plus large des emplois pour les fonds qui continueraient d’être versés à la Caisse des dépôts et consignations. Il a aussi demandé l’institution d’un conseil supérieur des Caisses d’épargne.
- Nous devons rappeler que plusieurs orateurs du congrès ont constaté que dans la plupart des pays où les placements des fonds des caisses d’épargne sont faits en d’autres valeurs que les valeurs de tout repos, des pertes graves s’étaient produites; et qu’ainsi, aux Etats-Unis, par exemple, les législatures des Etats de New-York et de New-Jersey avaient été amenées, par suite de tels désastres, à prescrire par des lois organiques que les caisses d’épargne devaient placer leurs fonds exclusivement en valeurs fédérales ou en valeurs des Etats, des comtés ou des villes, interdisant môme les placements hypothécaires : la sûreté étant le grand principe des caisses d’épargne, la condition de la confiance populaire.
- Après le discours de M. Jules Simon, qui a montré (comme il l’avait fait hier au banquet du Congrès) l’importance de cette session, encore plus riche de documents (plus de quatre mille) et d’informations bien autorisées que les deux sessions précédentes, M. de Nagorny et M. Couvreur ont adressé des remerciements au président,dont le grand nom, si universellement estimé, honorait cette assemblée d’élite d’hommes d’Etat et de science, et M. de Ma-larce, dont on a apprécié une fois de plus la pro-
- fonde compétence spéciale en ces questions législatives et administratives, et le dévouement infatigable à cette œuvre scientifique du Congrès universel, qu’il a fondée en 1876, et où se montre toujours son esprit de sage et habile organisateur.
- Congrès des sociétés coopératives
- Il s’agit, en l’espèce, uniquement des coopératives de consommation ; mais comme elles sont à l’heure actuelle les plus développées et les plus prospères, comme elles sont en France plus de neuf mille et que les plus importantes sont presque toutes sans exception représentées au congrès, celui-ci constitue une fort importante manifestation de socialisme pratique.
- Le congrès, qui compte également beaucoup de délégués des sociétés étrangères, a ouvert hier sa séance d’inauguration dans la salle du Trocadéro.
- Séance de vérification des pouvoirs, d’allocution présidentielle, de souhaits de bienvenue de la part des Français aux étrangers, de remerciements de la part des étrangers aux Français ; séance de discours à considérations générales qui ont toujours le grave défaut de rouler sur des abstractions, comme celles qui ont rempli la plus grande partie du discours de M. le professeur Gide, qui, plein de bonne volonté et de tendances généreuses, n’a pas su, dans la campagne qu’il mène depuis longtemps pour la coopération, se dégager de la méthode métaphysique.
- M. Gide bâtit tout son système sur une antithèse, comme un pur romantique. Ici la production, là la consommation. Antagonisme, bataille. Qui des deux tombera l’autre ? Ce sera, dit M. Gide, la consommation, laquelle s’emparera des moyens de production. Les sociétés de consommation deviendront alors les seules propriétaires et dispensatrices de l’outillage.
- Ainsi une école collectiviste annonce qu’un jour tout l’outillage sera 'aux mains des chambres syndicales. M. Gide a créé un collectivisme de 1a, consommation. Le congrès préférera des éléments de discussion plus terre à terre, plus concrets, plus réels, plus probants, plus féconds.
- Voyez ce qu’est le mirage des mots. Si au lieu d’employer sans cesse les vocables production et consommation, M. Gide s’était servi des expressions producteurs et consommateurs, au lieu d’une antithèse, il auiait trouvé une synthèse, au lieu d’une lutte un concours possible et prochain pour la vie il aurait constaté que les fonctions des producteurs et des consommateurs sont simplement complémentaires, que le consommateur ne peut consommer qu’à condition d’être également producteur, et il aurait conclu que tout le problème consiste à trouver les moyens de faire que tous les producteurs consomment l’équivalent de tout leur produit.
- Un de ces moyens est justement la société dite de consommation, et puisque je discute des appellations, il serait peut-être utile de faire remarquer que les sociétés de consommation sont, en fin de compte de véritables sociétés de production, se livrant aux meilleures conditions possibles, à une simple industrie de transport, entre le producteur quel qu’il soit et le consommateur faisant partie de la, société.
- Nous voici loin de l’antithèse de M. Gide.
- Eh bien ! les sociétés coopératives représentées au Congrès ont déjà fait des merveilles dans leur industrie, puisqu’une, par exemple entre beaucoup, mais dont je parlerai demain parce que je l’ai visitée plus particulièrement, est parvenue à réaliser tous les désidérata de ses consommateurs avec un prélèvement pour tous frais de seulement 5 fr. 44 pour 100 francs de marchandises distribuées. C’est la Société civile coopérative de consommation du dix-huitième arrondissement de Paris.
- Je serai d’autant plus autorisé à retracer son fonctionnement, que son président, M. Fitsch, a été nommé hier vice-président du Congrès, et ’qu’en qualité de rapporteur de la première question soumise au Congrès (But de la coopération), il a dû, naturellement, citer sa Société.
- C’est d’ailleurs le bureau tout entier du Comité oi ganisateui qui a été élu par acclamation comme bureau définitif du Congrès, avec M. Clavel comme piésident, MM. Jitscher et Lambert comme vice-piésidents, MM. Audéoud et Guetton comme secrétaires.
- Toim les jours jusqu’à jeudi, les séances auront lieu à l’hôtel des Société savantes, 28, rue Serpente. Jeudi, dans l’après-midi, séance de clôture et le soii, réception à l’hôtel de ville par le Conseil municipal de Paris qui offrira aux délégués le vin d’honneur.
- VARIETE
- Le Pavillon des Travaux publies
- (suite)
- L’industrie des ponts à treillis a pris en France de grands développements. Il ne faut pas cependant perdre de vue ce qui se fait aux Etats-Unis. M. Macdonald, directeur de l’Union Bridge Company, a terminé, l’année dernière, le grand pont de Poughkeepsie sur I’Hudson, avec cinq grandes travées de 151 et 157 mètres de portée reposant sur des piles en acier qui s’élèvent à 40 mètres au-dessus du niveau des eaux. Toute la partie métallique a été mise surplace en quelques mois. En Amérique, on tend à supprimer les rivets de montage et cà les remplacer par de gros boulons ou axes d’articulation de 25 à 30 centimètres de diamètres ajustés à 5 dixièmes de millimètres près. L’assemblage se pratique très vite.
- Le grand pont du Niagara construit d’après ce système, en bas de la chute, à 60 mètres de hauteur au-dessus du fleuve, se compose de poutres de 146 mètres de portée.
- L’exécution des travaux, le montage surplace ont été effectués en neuf mois et demi. Au viaduc de Veraguas, sur le chemin de fer qui frapchit la Cordillère à une altitude de 3,700 mètres, trois petites travées de 30 mètres ont été montées en seize heures par une équipe de 50 hommes à 83 mètres au-dessus du sol. Il restera à savoir comment se comporteront les nouveaux ponts boulonnés au bout de plusieurs années de service (1). En tous cas, lorsqu’il s’agira d’aller vite, les ponts à boulons sont tout indiqués.
- La navigation intérieure mérite principalement de fixer l’attention ; on doit la considérer comme une partie essentielle de l’outillage national. Il faut s’efforcer d’effectuer les transports le plus vite et le plus économiquement possible. Les voies navigables et les chemins de fer sont destinés, non pas à se supplanter, mais bien à se compléter ; entre eux, se fait un partage naturel d’attributions, une répartition judicieuse qui a pour conséquence certaine l’accroissement de la richesse publique. Jusqu’en 1878, aucune pensée d’ensemble n’avait présidé à la construction des canaux. Sur les voies ferrées, on avait exigé dès l’origine l’unité d’écartement des ra’ils ; sur les voies navigables, le tirant d’eau, les dimensions des écluses variaient un peu partout. La loi du 5 août 1879 fit cesser ce défaut d’homogénéité. Aux trente lignes principales de navigation qui sillonnaient le territoire, elle imposa l’obligation de réunir, l’ensemble des conditions communes suivantes :
- Profondeur d’eau.................. 2m00
- Largeur des écluses............... 5^20
- Longueur........................ 38m50
- Hauteur libre sous les ponts... 8m70
- Ces dimensions correspondent à celles de la péniche flamande, qui est le type de bateau le plus répandu et qui mesure 38 mètres de long, 5 mètres de large, lm80 d’enfoncement avec 300 tonnes de chargement.
- Le programme arrêté en 1878 a prévu l’amélioration de 4,000 kilomètres de rivières et de 3,600 kilomètres de canaux, et la construction de 1,400 kilomètres de canaux nouveaux. La dépense totale a été évaluée à 700 millions. Pendant les neuf années qui viennent de s’écouler entre 1879 et 1888, les sommes consacrées à l’amélioration des voies navigables dépassent 456 millions. On a poussé partout les travaux avec une grande activité. On peut donner une idée des résultats obtenus par les quelques chiffres suivants qui représentent en kilomètres
- (1) Il est l)on, à titre de document, d’enregistrer les faits suivants, signalés par M. de Garay à la Société des ingénieurs civils. Sur la ligne des Andes, on construisit dernièrement quatre ponts de 30 mètres -d’ouverture. Deux furent exécutés par les Anglais. La mise en place dura plus de deux mois. Lors de l’épreuve, le premier tomba au fond du ravin; le second s’affaissa sur les échafaudages. Le troisième pont, de construction française, à treillis rivés, fut monté en un mois ; il résista parfaitement. Le quatrième, de construction américaine, d’après le nouveau système Fink, subit aussi l’épreuve avec succès; mais il avait été mis en place en cinq jours. Les trois ponts européens pesaient 126 tonnes et le pont américain seulement 67 tonnes.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- les longueurs des voies réunissant les conditions de la loi du 5 août 1879 :
- Fleuves Canaux Ensemb.
- et rivières. — —
- En 1878........... 996 463 1.459
- En 1887....... 1.819 1.747 3.566
- Différence en--------- ------ -----------
- faveur de 1887.. 823 1.284 2.107
- Nos grands fleuves, la Seine, le Rhône, la Garonne, etc., ont été l’objet d’améliorations importantes. Les travaux de canalisation de la Seine, notamment, ont été considérables. La loi du 6 avril 1873 avait prescrit de remanier les ouvrages, barrages, écluses, et d’assurer aux bateaux en tout temps un mouillage minimum de 3m20; celle du 21 juillet 1880 étendait le mouillage permanent à toute la traversée de Paris. Tout a été exécuté en moins de six ans: il ne reste plus à terminer que l’écluse de Villez. Les dépenses de canalisation au total se sont élevées à 88,530,000 fr. Les résultats économiques sont significatifs.
- La durée du trajet de Rouen à Paris (220 kilomètres), qui était jadis.de quatre à cinq jours, n’est plus que de trois jours pour les convois toués ou remorqués et de vingt-huit heures pour les porteurs à vapeur. Le prix du fret, qui était en 1840 de 13 à 15 fr. la tonne, de 8 à 9 fr. en 1869, s’est abaissé, suivant la nature des marchandises, de 4 à ,5 fr. à la remonte et de 2 fr. 75 c. à 3 fr. 50 c. à la descente et diminue à mesure que la batellerie transforme son vieux matériel. Le trafic a augmenté considérablement. Le tonnage ramené au kilomètre a monté, de 1881 à 1888, de 227,307,266 à 389,568,346. En 1888. il a passé 25,267 bateaux aux écluses de Bougival.
- Dans tout travail de canalisation, on se propose de rendre la rivière navigable en tout temps, pendant les sécheresses, pendant les basses eaux, de régulariser le courant, de supprimer les écueils, etc. On y parvient au moyen de barrages successifs qui relèvent le plan d’eau et assurent la pente convenable. Le fleuve se trouve ainsi comme partagé en une série d’étages à profondeur déterminée que les bateaux franchissent par l’intermédiaire des écluses (1). La construction des barrages arrêta longtemps les ingénieurs, car, si les anciens barrages fixes avaient l’avantage de relever le plan d’eau, en cas de sécheresse, ils avaient l’inconvénient de faciliter les inondations et de rendre les crues désastreuses ; c’est seulement en 1834 que le problème fut résolu, lorsque M. Poirée eut inventé les barrages mobiles à fermettes et à aiguilles, dont le premier type 'fut établi à Bezons, près Paris. En cas de hautes eaux, en effet, on supprime tout barrage ; il n’y a plus qu’à enlever les aiguilles juxtaposées qui barrent le cours du fleuve et à abaisser les fermettes de soutien. Le système Poirée avec de légères modifications a été installé un peu partout. Cependant, l’expérience a montré qu’il n’était pas exempt de certains inconvénients. Le déplacement des aiguilles est lent et pénible quand on dépasse les petites chutes. Le système très suffisant pour des retenues réduites devient beaucoup moins pratique pour des barrages à grande chute.
- Dans ces derniers temps, M. A. Boulé, ingénieur en chef de la navigation de la Seine à Paris, a eu l’idée de supprimer les aiguilles et de les remplacer par des vannes. Il dispose sur le châssis formé par les fermettes une série de panneaux en bois de lm22 de largeur sur 1 mètre de hauteur. On glisse un panneau, puis un second. un troisième, jusqu’à ce que cette muraille en bois barre le courant. Quand on les retire successivement de haut en bas. le débit du fleuve s’effectue par déversement, ce qui évite les courants de fond qui tendent à affouil-ler le radier; en même temps la pression de l’eau sur les vannes diminue progressivement et l’effort à faire pour enlever le panneau est toujours faible. Ce nouvel engin de fermeture, expérimenté d’abord à Port-à-1’Anglais, a été établi au barrage de Suresnes dont la chute est de 3m27, concurremment avec un autre système combiné par M. l’ingénieur en chef Gameré.Les modèles exposés font très bien comprendre les
- (1) Sans écluses, pas de canalisation possible. On dit que la première écluse à sas fut construite en 1528, près de Milan, pour faciliter le transport des marbres du Lomé.
- détails des moyens de fermeture employés à Suresnes. Le système Boulé constitue dans sa simplicité un progrès,
- C’est le barrage de Poses qu’il convient de visiter pour bien juger dans son ensemble de l’ingénieuse invention de M. Cameré. Ici nous sortons complètement du dispositif Poirée : plus de fermettes, plus d’aiguilles, et le système devient applicable à des retenues d’eau dont la hauteur dépasse tout ce qui a été fait jusqu’alors. Le principe du nouveau barrage peut s’esquisser en quelques lignes. Un pont constitué par deux poutres à treillis repose sur les piles séparatives des passes ; il est établi assez haut pour laisser dans tous les cas le passage libre aux bateaux. Du tablier du pont pendent des montants en tôle entretoisés formant toute une série de cadres Ces montants, fixés au pont par des articulations, viennent buter au fond de l’eau sur des bornes qui les maintiennent en place, et ils s’appuient parleur extrémité supérieure sur des consoles. Ces cadres tiennent lieu de fermettes de l’ancien système. Les aiguilles Poirée, les vannes Boulé sont remplacées par des rideaux de 2m28 de largeur constitués par d’épaisses lames de bois juxtaposées horizontalement les unes au-dessus des autres. Ces rideaux, accrochés à des supports, se déroulent à la façon des jalousies, s’appliquent contre les cadres et forment fermeture. Pour ouvrir le barrage, on fait agir un treuil installé sur un petit pont de service ; il enroule les rideaux En même temps, on relève les cadres de soutien en leur faisant décrire un demi-cercle autour de leurs articulations et on les fixe du côté aval sous-lepoint de suspension; la passe est libre. Les fermettes se rabattaient dans l’eau, ce qui est toujours désavantageux; les montants relevés hors de l’eau peuvent toujours être visités. On conçoit que la manœuvre des rideaux soit beaucoup plus simple et plus rapide que celle des aiguilles et même des vannes ; on comprend aussi que, en forçant un peu les épaisseurs des cadres et des rideaux, on puisse augmenter la charge d’eau sans grand inconvénient et élever le barrage.
- Ce dispositif est très élastique ; il se prêterait même après coup à une nouvelle surélévation ; il suffirait de modifier les cadres et les rideaux. Le système de M. Cameré présente donc des avantages sérieux. Il n’y a pas de médaille sans revers; il est.malheureueement très coûteux. Il est vrai que, par la hauteur de la retenue, il permet d’agrandir les biefs et de diminuer le nombre des barrages. C’est ce qui est survenu à Poses.
- Le barrage, de Poses (Eure), établi au kilomètre 202, est le plus important des ouvrages récemment installés enlre Paris et Rouen. Par suite de l’élévation exceptionnelle de sa retenue, il maintient le mouillage à 3m20 dans un bief de 41 kilomètres compris entre Poses et Notre-Dame-de-la-Garenne ; la longueur moyenne des autres biefs est seulement de 23 kilomètres. On avait d’abord projeté un barrage Poirée de 4 mètres ; mais le niveau était insuffisant pour couvrir les hauts fonds de la Mare et de Tosny, on devait établir, 10 kilomètres plus haut, à André, un autre barrage de 1 mètre. L’emploi du système Cameré a évité ce travail supplémentaire et il a permis de porter à 5 mètres la hauteur de la retenue de Poses.
- Le nouveau barrage Cameré a été très apprécié par les ingénieurs du Congrès de la navigation fluviale pendant le récent voyage qu’a fait, le long de la Seine, M. Yves Guyot, ministre des travaux publics.
- Le remaniement des ouvrages en Seine a exigé aussi la construction de nouvelles écluses à côté des anciennes. A Bougival notamment, on a établi deux écluses accolées, l’une pour les convois de 220 mètres de longueur utile sur 17 mètres de largeur, et l’autre pour les bateaux isolés de 41m60 de longueur utile et de 8m20 de largeur. La Compagnie du touage remorque ordinairement entre Saint-Denis ei Paris 16 ou 17 péniches et le toueur. Le modèle des écluses de Bougival, très entouré par les visiteurs,
- montre aussi les appareils hydrauliques employés pour la manœuvre des portes des écluses Tout marche mécaniquement. Les divers appareils sont actionnés par l’eau sous pression provenant d’un accumulateur Armstrong chargé à 60 kiiog. par centimètre carré. L’eau est refoulée dans l’accumulateur au moyen de turbines mues par la chute du barrage de Marly. Ce système mécanique tend à se généraliser dans les ports de mer. L’adoption des appareils mécaniques à Bougival a été motivée par le trafic de ces écluses, les plus importantes du réseau; en 1888, il a été de 3,056,829 tonnes. L’installation actuelle permettra de desservir un trafic double, soit 6 millions de tonnes. Le passage d’un train qui peut porter 4,500 tonnes exige encore cinquante-six minutes ; il est vrai que quarante minutes sont absorbées sur ce temps, uniquement par les manœuvres de rangement à la sortie et à rentrée des 17 bateaux.
- . Nous aurions beaucoup à dire sur l’amélioration de la Seine maritime, sur celle du Rhône ; il y a partout de grands progrès. Mais nous sommes déjà au bout de l’espace qui nous est réservé et nous n’avons parlé que des ponts et des rivières. Nous jetterons un coup d’oeil rapide dans un dernier article sur les canaux, les travaux maritimes et les phares.
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- LES ASCENSIONS A LA TOUR
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- Montée au 1*r étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du 4 er au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par.les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au fer étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du 1er étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le fer étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour D 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L'EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp, au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2% partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers.— Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Caii, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Dota, Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin.: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- . Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren: Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librame, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de
- l’intérieur (côté de la galerie Desaix) ; de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition. ;
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Bue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des
- Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, com-prenantles machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de P aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ;. aux trésors d’église; à la scUpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre Je l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libère, ux derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla ; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mercredi 11 Septembre 1889.
- 26 Série. — N° 118.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Pureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de VExploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Edison à l’Hôtel de Ville. — Dernière heure. — Echos. — Pour les sinistrés d’Anvers. — La Musique de la Garde républicaine en Belgique. — Le Concours hippique. — Les Congrès. — Variété. — La Bourse. — Guide cle l’Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames.-
- MATHILDA. GHIVO. SOLEDAD.
- CHRONIQUE
- L’inépuisable succès des charmantes Gitanes du Grand-Théâtre de l’Exposition, nous a engagé à faire graver deux jolies photographies instantanées de M. Albert, notre photographe. La première représente, °est le cas de le dire, une famille entière, celle des Ghivo. Le père, un danseur émérite, a à sa droite la gracieuse Mathilda, dont le succès date des premiers jours, et à sa gauche la charmante Soledad, qui a bit l’étonnement de tous, dans un pas tout nouveau dans lequel elle a des attitudes merveilleuses, qui lui ont attiré de véritables ovations.
- L’autre gravure représente Juan a et Lola, deux étonnantes Gitanes toujours en mouvement, piétinantes, trépignantes, chantantes et dansantes, ne connaissant pas le repos, ne pratiquant pas le silence. Pour elles, c’est le tapage qui est d’or.-
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- le faisais avec vous, il y a deux jours, une promenade dans le quar-tler si gai et si bruyant des jouets ; si, aujourd’hui, nous allions dans Un tout autre quartier, moins réjouissant, sans doute, mais plus utile,
- — je veux parler du service de santé qui se trouve répandu un peu de toutes parts à l’extérieur du pavillon de la guerre.
- Devant, sont des tentes de divers modèles, appartenant aux différentes formations de campagne : tente Tollet, Mignot-Mahon, Walker, Favret, etc., abritant chacune un certain nombre de couchettes, assez engageantes, ma foi, et pourvues de tous leurs accessoires. On y a poussé l’amour du détail à un point tout à fait... pharmaceutique; on y a montré au public des irrigateurs, des seringues en verre, des bandes de carton, des thermomètres à alcool, etc.
- Je préfère de beaucoup la partie de ce service qui se trouve derrière le pavillon principal. Là, sous un hangar, sont les différents modèles de cantines, les voitures de transport, de chirurgie, d’administration, les mulets avec cacoiets pour le transport des malades assis^ et litières pour malades couchés.
- Sur rails, voici le train sanitaire permanent n° 1 qui a fonctionné ces dernières années à plusieurs reprises sur la ligne de l’Ouest; on y voit un fourgon de blessés contenant huit lits superposés deux par deux, un tourgon pour la chirurgie, la lingerie et la pharmacie, un pour la cuisine et un allège ; il manque les quatre fourgons spéciaux réservés aux médecins, aux infirmiers, aux provisions et aux débarras.
- Enfin, voici un wagon plein de marchandises aménagé avec les appareils Bry servant à suspendre de huit à douze brancards superposés
- J U AN A.
- LOLA.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- par deux ou trois rangées dans un wagon ordinaire.
- En résumé, progrès très réel à constater là encore, même depuis 1878, et tranquillité pour les familles qui peuvent voir que, dans la mesure du possible, on s’est efforcé de mettre le remède auprès du mal.
- Le soin à donner aux malades est une des grandes préoccupations du temps de guerre; mais le mieux est encore d’en réduire le nombre, et le premier de tous les moyens, pour cela, est de bien nourrir les hommes ou, tout au moins, de les nourrir régulièrement. L’exposition des services administratifs nous montre les efforts faits dans ce but. Sous les hangars qui abritent avec les voitures de remise de santé, celles de l’artillerie, du génie, du train, de la télégraphie et de l’état-major, se trouvent divers appareils ou machines plus ou moins perfectionnés, appelés à rendre de réels services en campagne.
- Ce sont surtout des fours mobiles et démontables que les récits faits à l’époque de l’essai de mobilisation — il y a deux ans — et les gravures des journaux illustrés ont rendus familiers à tout le monde. Voici les grands fours roulants Geneste-Husches, les fours Lespinasse, les fours de montagne pouvant se charger à dos de mulets. Voici également des pétrins, des modèles de greniers, de fours en briques, des presses à fourrages, etc. Tout cela est assurément fort curieux, mais le serait bien davantage encore si, comme dans la galerie des Machines, on les voyait fonctionner, fabriquer des biscuits, par exemple. Nous voici au bout de notre promenade : dans le coup d’œil rapide jeté sur tout ce que nous avons rencontré, certaines choses ont pu échapper; c’est ainsi que je n’ai rien dit de la très curieuse exposition rétrospective des fers à cheval, qui se trouve à côté de celle des fournitures militaires, et qui est bien une des choses-les plus originales du pavillon de la Guerre.
- Donc, si les engins les plus formidables de destruction qu’on ait jamais vus sont réunis dans le pavillon de la guerre, et si cette exhibition batailleuse a fait pousser des cris de paon à quelques chroniqueurs étrangers, peu amis de la France, s’ils ont trouvé étrange qu’on montrât des engins de guerre dans une exposition pacifique, nous leur rappellerons le fameux adage : Si vis pacem, para hélium.
- Dans tous les cas, c’est une consolation que de voir, à côté du carnage possible, les remèdes les plus ingénieux pour soigner les blessés, sustenter les troupes en temps de guerre et rendre supportable, jusqu’à un certain point, ce fléau des sociétés humaines.
- L’autre jour, pendant la pluie, quelques visiteurs s’étaient réfugiés dans la maison grecque, rue de l’Habitation humaine.
- Une jeune personne, en péplum bleu, profite de l’occasion pour leur offrir des cornets de raisins secs.
- — Des raisins de Corinthe. . . des raisin sans pépins. . .
- — Sans pépin? Comme nous alors! Ça va bien quand il fait beau. . . mais quand il tombe de la pluie... Et on appelle cela des raisins secs!
- F. L.
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- EDISON A L’HOTEL DE VILLE
- Charmante fête, hier, à l’Hôtel de Ville, où le Conseil municipal donnait un dîner en l’honneur d’Edison. M. Chautemps, président du Conseil municipal, avait à sa droite l’illustre électricien et à sa gauche M. Yves Guyot, ministre des travaux publics.
- Parmi les invités, au nombre de cent vingt-neuf, nous avons remarqué MM. Alphand, Tuck, commissaire des Etats-Unis à l’Exposition ; Lair, président de la Société des téléphones; la plupart des conseillers municipaux, et un grand nombre d’ingénieurs électriciens français et étrangers.
- La musique du 24e régiment de ligne, qui prêtait son concours à cette réception, a joué au dessert la Marseillaise et l’hymne national américain que tous les assistants ont écoutés debout.
- M. Chautemps a pris ensuite la parole et a salué le savant américain par le toast suivant :
- « Messieurs,
- « Je n’ai point ie projet de faire un discours, mais j’ai pensé que mes collègues du conseil municipal m’en voudraient beaucoup si je ne me faisais l’interprète de leurs sentiments unanimes de respect et d’admiration pour le savant illustre qui a bien voulu accepter d’être ce soir notre hôte.
- « M. Edison, qui a ouvert à la science des horizons nouveaux et infinis, n’est pas seulement une gloire pour sa patrie; il honore l’humanité elle-même pour laquelle il est un bienfait.
- « D’autres ont appliqué leur génie, en politique, à entretenir parmi les nations de funestes rivalités; dans l’ordre scientifique, à rechercher de nouveaux engins de destruction ; mais les découvertes de M. Edison, qui tendent à supprimer les distances et à rapprocher les peuples, sont, au contraire, des instruments de fraternité.
- « L’Histoire a retenu les noms de quelques grands tueurs d’hommes, mais qu’est-il resté d’eux dans le cœur des peuples ? Edison, dans le' monde des sciences physiques, Pasteur dans celui des sciences biologiques, et notre grand et immortel Victor Iiugo dans le domaine de l’Idée, apparaîtront aux générations futures comme les trois points lumineux de notre siècle, et la postérité reconnaissante constatera que ces trois bienfaiteurs de l’humanité étaient les citoyens de deux républiques.
- « Messieurs, je bois à la gloire de M. Edison. »
- M. Tuck a répondu à ce discours, en rappelant les souvenirs de Washington et de La Fayette, et a bu à la France et à la ville de Paris qui, d’après lui, est « un vrai paradis ».
- M. Rouzé, conseiller municipal, a porté la santé de M. Alphand, qu’il regarde comme un des plus grands génies du siècle. Celui-ci, à son tour, au nom des ingénieurs français, a retracé les travaux d’Edison et a célébré sa gloire.
- A neuf heures et demie, on passait dans les salons prendre le café et, à dix heures, Edison se retirait, sans avoir prononcé de discours, mais après avoir remercié, en particulier, la plupart de ses hôtes, qu’il laissait enchantés de sa bonne humeur et de son affabilité.
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- Dernière Heure
- Hier soir, a eu heu au ministère des affaires étrangères, le dîner offert par M. Spuller aux fils du Khédive.
- Le ministre des affaires étrangères avait à sa droite, Son Excellence Essad-Pacha, ambassadeur de Turquie et à sa gauche, le prince Mohamed-Al-bey.
- M. Tirard, président du conseil, qui faisait avec M. Spuller les honneurs du banquet, avait à sa droite, le prince Abbas-bey, et à sa gauche, Abdel-Rahman Rouchdipacha.
- Le nombre des convives était de cent cinquante environ.
- Le salon de réception et la salle du banquet
- étaient tapissés de verdure;- la table était décorée d’une façon aussi attrayante qu’originale.
- Dos bouquets de roses la jonchaient entièrement tandis que d’autres bouquets de roses et de gardénias, plantés dans des bambous, s’échappaient partout en gerbes, et que des guirlandes de roses, retenues aux lustres par des rubans étaient suspendues au-dessus de la table dans toute sa longueur.
- Un excellent orchestre, presque exclusivement composé d’instruments à cordes et comptant quinze exécutants environ, a joué pendant toute la durée du dîner, les meilleurs morceaux de son répertoire, sous l’habile direction de M. Georges Au v ray.
- Le «Jury supérieur des récompenses
- A ce que l’on annonce, l’assemblée plénière du jury des récompenses aura lieu demain, mercredi matin.
- A l’ordre du jour: le rapport de M. Berger, qui doit être terminé ce soir, et la discussion des propositions du sous-comité.
- Le télégraphe à la Tour
- Hier matin, à dix heures, a été inauguré le bureau télégraphique de la. troisième plate-forme de la tour Eiffel. Le personnel se compose de huit employés et de quatre facteurs, répartis en deux brigades, dont l’une relève l’autre dans le courant de la journée. Le bureau comprend deux guichets, qui sont ouverts aux ascensionnistes de neuf heures du matin jusqu’à l’heure de la fermeture de la Tour.
- La première dépêche a été envoyée à M. Eiffel par M. Ansaloué, chef de l’exploitation. Le Times a reçu la seconde, expédiée par M. de Blowitz, qui se trouvait au sommet de la Tour au moment de cette inauguration.
- Dès qu’on a appris l’ouverture de ce nouveau bureau, les visiteurs se sont précipités aux guichets, se disputant le plaisir d’envoyer des dépêches à 285 mètres de hauteur. A dix heures et demie, plus de cinquante télégrammes avaient été déjà envoyés du sommet de la Tour.
- lieux lueendies
- Hier, à neuf heures du matin, le feu a pris galerie des machines, dans les tentures d’un exposant. L’incendie a été éteint par des ouvriers qui ont arraché les tentures, et par un inspecteur, M. Balme, qui a décroché le tuyau d’incendie placé à dix mètres et a lancé le jet sur les flammes. Les pompiers du poste de la galerie des machines sont arrivés ensuite et ont enlevé la poutre à lequelle étaient suspendues les tentures.
- Les pertes sont évaluées environ à trois ou quatre cents francs.
- On croit que le feu a été communiqué aux tapis par une cigarette qui aurait été jetée sur le parquet étant encore allumée. Les gardiens de la galerie des machines se plaignent d’ailleurs de ce que les visiteurs ne les écoutent pas lorsqu’ils défendent de fumer; des exposants eux-mêmes, paraît-il, en font autant alléguant pour excuse l’exemple des machines.
- Enfin, un autre commencement d’incendie s’est déclaré encore dans la galerie des machines à sept heures, hier soir. Il était causé par une lampe électrique. H n’a pas eu de suites et les dégâts sont insignifiants.
- Avis aux restaurants de la Tour Eilfcl
- A chaque instant, il tombe de menus objets qui proviennent des restaurants de la Tour ; les employés ne sont vraiment pas assez soucieux des occiputs qui se promènent sous l’immense arcature.
- Jusqu’à présent il n’en est pas résulté d’accidents : mais, ce matin il est tombé (on suppose que c’est de la cuisine d’un restaurant), il e?t
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- tombé une planche pouvant bien peser de trois à quatre kilogrammes. Heureusement elle n’a fait qu’effleurer le bras d’une dame. Si elle était tombée sur elle, elle l’eût tuée net.
- Au moment où nous écrivons ces lignes, la police se transporte à la Tour Eiffel pour ouvrir une enquête. Elle va préciser l’endroit où la planche est tombée et le point dont elle a dû se détacher. '
- Puis, elle déterminera les responsabilités.
- Fête de nuit à l’Esplanade
- Ce soir aura lieu, avec une pompe inaccoutumée, la cinquième fête de nuit exotique à l’esplanade des Invalides.
- Les piûnees égyptiens
- Dès ce matin, à huit heures et demie les princes égyptiens sont venus à l’Exposition pour v continuer leurs visites.
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- Ce matin a eu lieu la promenade-conférence du palais Tunisien. M. Saladin, architecte, a remporté le plus vif. succès : nous reviendrons en détail demain sur cette intéressante causerie.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 200.885
- Le chiffre des* entrées à l’exposition chevaline s’est élevé à 9,889.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage.............. 15.472
- Du 1er au 2me............. 9.307
- 2e étage direct............ 2.987
- Du 2e étage au sommet... 5.-772
- En tout.............. 33.538
- L’exposition chevaline
- L’exposition chevaline continue à attirer une foule considérable. Cette exposition est fort intéressante même pour de simples amateurs : il y a là de superbes spécimens de bêtes de trait, notamment parmi les étalons anglais. Les poneys minuscules ont un grand succès, ainsi'que les trois échantillons de la race asine, les seuls qui figurent à l’Exposition, de l’un desquels on a offert jusqu’à dix mille francs. Rien d’amusant aussi comme les juments pouli-nières avec leurs petits poulains aux membres efflanqués, qui viennent frotter leur museau aux barreaux des boxes et se laissent très complaisamment caresser par les visiteurs.
- L’Ambassade marocaine
- L’ambassade marocaine, composée de treize fonctionnaires et de quinze domestiques, est arrivée hier à Alger, venant d’Oran, où elle avait été laissée par le cuirassé Redoutable, sur lequel elle s’était embarquée à Tanger.
- L’ambassade a été reçue à la gare par un représentant du gouverneur; puis, escortée par un escadron de chasseurs d’Afrique, elle s’est ‘ rendue immédiatement au Palais d’hiver du gouverneur, où elle est logée en attendant son départ pour la France.
- Les Concerts
- Après le concert’ de l’Opéra-Gomique au Troca-déro, celui de l’Opéra.
- Cette séance est fixée au jeudi 19 septembre. Elle a été organisée par la commission des auditions musicales, dans les mêmes conditions et avec le même souci du passé que celle de l’Opéra-Gomique : on entendra ce jour-là, au Trocadéro, des fragments d’œuvres qui n’apparaissent plus sur l’affiche de l’Opéra: Êerculanum, de Félicien David; Guido et Ginevra, d’Halévy ; la Vestale, de Spontini; le délicieux ballet de Giselle, d’Adolphe Adam; le Roi de Lahore, de M. Massenet; Françoise de Rimini, de M. Ambroise Thomas, etc. Cette séance complétera la série des auditions officielles des compositeurs français, qui auront figuré au nombre de pins de quarante sur les programmes des grands concerts du Trocadéro.
- En succès prodigieux
- Le Tagblatl, de Vienne, dit que le succès fabuleux de l’Exposition de Paris est un fait sur lequel on ne saurait passer légèrement :
- « Il est prouvé ainsi que l’épée du vainqueur et même la puissance d’une politique supérieure ne décident pas exclusivement de la vie et de la prospérité d’une nation.
- « Qui donc, après Sedan, aurait cru possible que dix-neuf armées plus tard; et sans qu’il se soit produit un changement politique en faveur de la France, Paris deviendrait le centre d’attraction de tous les riches aisés du monde civilisé ?
- « La tour Eiffel attire l’or roulant. Une pluie d’or tombe incessamment sur Paris et remplit les caisses des industriels. Paris nage dans les fêtes et la ville est comme enivrée de ses succès. \
- « Jamais la vie ne s’est manifestée, pendant des mois, d’une manière aussi riche et aussi brillante dans un grand centre.
- « Nous voyons dans l’Exposition de Paris un avertissement sérieux pour que toutes les sphères influentes dirigent leur attention sur le bien-être matériel et la prospérité des peuples, dans les conditions imposées par les temps actuels. »
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- Pour les sinistrés d’Anvers
- Le GU Blets écrit :
- Nous recevons d’un de nos lecteurs la lettre suivante, au sujet de la catastrophe d’Anvers :
- « Monsieur le rédacteur,
- « En présence de l’épouvantable explosion d’Anvers qui vient de faire tant de victimes, ne croyez-vous pas qu’une importante manifestation de la charité publique s’impose ? Pourquoi n’installerait-on pas dans les galeries de la section belge, à l’Exposition, des. boîtes destinées à recevoir l’obole des visiteurs. Je suis persuadé que tout le monde tiendrait à venir en aide à nos voisins, en présence d’une aussi douloureuse calamité.
- « Veuillez agréer, etc.
- « Un DE VOS LECTEURS ASSIDUS. »
- «
- Certainement l’idée de notre correspondant nous paraît excellente, et nous avons la conviction que si M. Carlier, commissaire général de la section belge, voulait tenter une démarche auprès de la direction de l’Exposition, celle-ci n’hésiterait pas à y répondre favorablement.
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- La rnisip de la Garde Béplcaine
- EX BELGIQUE
- La musique de la Garde Républicaine de Paris est arrivée dimanche soir, à cinq heures, à Charleroi.
- Elle a été reçue à la gare par plus de cinq mille personnes qui l’ont acclamée.
- Un vin d’honneur lui a été offert au Cercle liégeois.
- Le soir, elle a donné un concert au profit des. victimes de Verpilleux.
- Hier, à Bruxelles, elle s’est fait entendre à l’Alhambra, an profit de plusieurs œuvres de charité. Le roi s’était fait représenter.
- La chambre de commerce avait convoqué les membres de la colonie française à se rendre à la gare pour recevoir nos compatriotes et les acclamer.
- L’accueil qui leur a été fait a prouvé la sympathie des Bruxellois, dont les maisons étaient pavoisées.
- Devant la gare, une foule immense poussait des acclamations enthousiastes. A toutes les fenêtres flottaient les drapeaux belges et français. Depuis la gare du Midi jusqu’à l’Hôtel de Ville où a eu lieu la réception, cela n’a été qu’une marche triomphale. A toutes les fenêtres on agitait des mouchoirs et une foule compacte poussait les cris de : « Vive la République ! Vive la France ! »
- Sur la demande de M. Roland, président de la chambre de commerce française à Bruxelles, le général Saussier et le ministre de la guerre ont autorisé la musique de la garde républicaine à rester aujourd’hui encore à Bruxelles, pour y
- donner au parc un concert au bénéfice des victimes de la catastrophe d’Anvers.
- La réception à l’Hôtel de Ville a été superbe.
- M. Valvarens, remplissant les fonctions de bourgmestre, a salué la musique au nom de la ville de Bruxelles :
- « Je salue, a-t-il dit, cette phalange d’artistes qui viennent accomplir une œuvre de paix et de charité. A ce titre, ils ont acquis un véritable droit de cité parmi nous. »
- M. Valvarens a rappelé le cordial accueil qui a été fait à tous les Belges qui ont visité l’Exposition de Paris : « Soyez les bienvenus parmi nous » a dit en terminant le bourgmestre.
- M.Wettge a répondu : « Permettez-moi, monsieur le bourgmestre, de vous présenter la musique de la garde républicaine et de vous remercier des paroles que vous venez de nous adresser.
- « Nous sommes encore émus de l’accueil qui nous est fait. Nous avons, en effet, assisté à une éclosion de bravos et de cris unanimes de : « Vive la France ! » qui nous ont été au cœur. Aussi nous ne saurions trop vous dire combien nous sommes heureux de nous associer à votre œuvre de bienfaisance à laquelle nous sommes flattés de coopérer.
- « Je salue fii ville de Bruxelles et son éminent bourgmestre. »
- De nouvelles manifestations sympathiques se sont produites à l’issue de ce discours et à la sortie de l’Hôtel de Ville.
- Le soir, à ]’Alhambra,la salle était comble, le public a été obligé de rester debout. La garde a d’abord exécuté la Brabançonne, puis la Marseillaise.
- Gelie-ci a été réclamée par le public et jouée trois fois de suite.
- Atout instant le cri de : « Vive la France ! » se faisait entendre.
- Le Concours hippique
- Le jury des récompenses du concours hippique (Ire catégorie, races de chevaux pur sang) a rendu son jugement.
- La grande prime d’honneur, consistant en un objet d’art réservé à l’éleveur qui présenterait le meilleur lot d’ensemble, composé d’au moins cinq chevaux, a été décernée à M. Paul Aumont.
- Voici, en outre, les principales distinctions qui ont été attribuées :
- Ire section (étalons arabes). — Première prime, médaille d’or et 1,800 fr., à M. Paillard, pour son cheval Goulta.
- 2e section (juments arabes). — Première prime, médaille d’or et 1,400 fr., au prince Sangusko, pour sa j ument Austria.
- 3e section (étalons anglais). — Première prime, médaille d’or et 5,000 fr., à M. Paul Aumont, pour son cheval Saxifrage.
- 4e section (juments anglaises). — Première prime, médaille d’or et 1,000 fr., à M. P. Donon, pour sa jument Glémentine.
- 5e section (étalons anglo-arabes). •— Première prime, médaille d’or et 1,800 francs, à M. de Thé-zan, pour son cheval Elan.
- 6e section (juments anglo-arabes). — Première prime, médaille d’or et 1,400 francs, à Mme de la Guéronnière, pour sa jument Bannière.
- A l’occasion du concours hippique, le ministre de l’agriculture offrira, aujourd’hui mardi 10 septembre, nn dîner au personnel supérieur des haras, à MM. les présidents de section du jury et aux lauréats des primes d’honneur.
- Ge dîner sera suivi d’une réception sur invitations personnellas.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LES CONGRÈS
- Congrès commercial international
- Le premier congrès commercial international annuel de Paris tiendra ses réunions les 10, il et 12 septembre à la Bourse du commerce, sous le patronage du ministre de l’agriculture, du ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, et de plusieurs personnalités de l’administration supérieure de Paris et du département de la Seine.
- Congrès des accidents du travail
- La séance d’ouverture du congrès international des accidents du travail a eu lieu hier, lundi, à deux heures de l’après-midi, à l’Ecole de droit, place du Panthéon.
- La Société des ingénieurs civils a invité à venir en France les ingénieurs belges, hollandais, espagnols et russes, ainsi que les membres de VIron and Steel Instilute d’Angleterre. Ces ingénieurs doivent séjourner à Paris aux époques suivantes : Belges et Hollandais, du mardi 10 au samedi 14 septembre; Espagnols et Russes, du mardi 17 au vendredi 20; Anglais, du mardi 24 au jeudi 26.
- Botanioue
- Le congrès botanique, organisé par la Société botanique de France, a été remarquable autant par le nombre que par l’intérêt des communications qui lui ont été faites.
- La première question, proposée par le comité d’organisation, était relative à la confection de cartes de la distribution des espèces végétales à la surface du globe. Elle a reçu un commencement' d’exécution sur la nomination d’une commission permanente internationale chargée de centraliser les documents et de préparer des cartes jusqu’à la réunion du prochain congrès. En font partie : MM. Bureau, professeur au Muséum ; le docteur E. Cos-son, de l’Institut ; Maury. secrétaire de la Société botanique de France, et des représentants de l’Italie et du Luxembourg.
- La seconde question avait trait à l’application des caractères tirés de l’anatomie à la classification des végétaux. Elle a fait l’objet d’une importante communication de M. Yesque. La discussion qui l’a suivie a amené le Congrès à émettre l’avis qu’il y a lieu d’introduire dans la classification les caractères que peut fournir la structure intime.
- A côté de ces deux questions inscrites à son ordre du jour, le congrès a examiné toute une série de travaux présentés par ses membres adhérents. Citons entre autres : la Flore de la Grèce, par le docteur Poniropoulos ; la Fécondation des végétaux, par'le professeur Guignard ; les Algues perforantes, par MM. Bornet et Flahaut ; l'Action de la chaleur sur les pétales des plantes, par M. E. Roze; les Broméliacées, étude de M. Ed. André ; la Flore d’Algérie, par MM. Battandier et Trabut; les Plantes de France, par MM,. Malinvaud et Camus, etc., etc.
- Les travaux de ce Congrès étaient présidés par M. Henri Lévêque de Vilmorin. Ils ont été fort utilement complétés par des visites aux cultures de Verrières, aux herbiers du Muséum et enfin à l’Exposition.
- Gymnastique
- Trois jours durant, de nombreux professeurs de gymnastique ont tenu un congrès au gymnase Voltaire. A la suite de débats animés, ils ont émis une série de vœux dont voici le résumé :
- Extension aux institutions libres de la loi d’obligation de la gymnastique, actuellement en vigueur dans les écoles publiques ; classement de çet enseignement parmi les connaissances exigées pour tous les examens, et traitement égal de la gymastique et des autres matières au point de vue des récompenses ; création d’une école normale civile de gymnastique.
- Sur les questions de recrutement, de classement et de retraites des professeurs, le congrès a demandé qu’on exigeât des candidats, pour l’obtention du diplôme de maître de gymnastique, des examens plus étendus, des connaissances scientifiques, pédagogiques et militaires plus approfondies et la suppression des commissions d’examen départementales.
- Les membres du congrès ont également pensé que les professeurs de gymnastique des collèges et des écoles normales devaient être classés au même titre que leurs collègues des lycées. Ils ont demandé que les professeurs des écoles communales soient nommés, classés et qu’ils obtiennent une augmentation triennale régulière aux mêmes conditions que
- leurs collègues des écoles municipales supérieures; enfin leur désir serait de voir les professeurs de gymnastique classés comme fonctionnaires du service actif.
- ijR question des pupilles dans les sociétés de gymnastique a beaucoup préoccupé le Congrès. En ce qui les concerne, des vœux ont été adoptés demandant qu’ils soient exercés en dehors des séances des adultes et soient soumis à des exercices progressifs en rapport avec leur âge. Il serait à désirer encore que les pupilles soient toujours placés sous la direction d’un professeur de gymnastique ou d’un homme qui, par son âge, sa compétence et sa moralité, donne toutes les garanties'désirables. Enfin, il semble convenable que les pupilles ne prennent part qu’aux concours organisés pour les enfants des écoles primaires ou à des concours spéciaux.
- Le président de ce congrès était M. Combesfer-rier, ancien président de l’Union des professeurs de gymnastique de France, professeur au lycée Charlemagne.
- Les libres-penseurs
- Le congrès universel des libres-penseurs, subventionné par le conseil municipal de Paris, se tiendra rue de Lancry, 10.
- La date de l’ouverture est fixée au dimanche 15 septembre, à neuf heures du matin, et la clôture au samedi 21 septembre.
- Le public sera admis aux séances.
- La commission d’organisation engage les groupes qui n'ont pas encore répondu à son appel à lui envoyer leur adhésion, les noms de leurs délégués ayec leur cotisation, qui est facultative.
- Pour tous les . renseignements s’adresser au citoyen E. Pasquier, 6, rue Jarente, secrétaire général trésorier du congrès universel des libres-penseurs.
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- VARIÉTÉ
- L’Exposition du IVlinistère de la Guerre
- Les œuvres de destruction ne sont pas le seul objet de l’armée, ou plutôt, si elles sont sa destination, il se trouve que leur accomplissement exige, à côté, des œuvres d’autre sorte. C’est ainsi que même la religion et la philanthropie ont leur place dans le pavillon destiné aux choses de la guerre. La science pure, l’hygiène, la médecine ont un rôle à jouer jusque sur fies champs de bataille. La balistique n’abdique pas pendant les combats : le tir en est comme le couronnement. Le nombre des victimes mesure la justesse des formules et donne leur suprême consécration aux méthodes de réglage.
- Ces victimes, il faut les ensevelir ou essayer de les arracher à la mort. Les blessés sont recueillis, portés à l’ambulance, évacués vers l’intérieur du pays. Les trains militaires, organisés au moment de la mobilisation pour le transport des troupes sur les points de concentration, sont aménagés pour ramener en arrière les soldats mis hors de combat. Comment les disposer ?
- Comment aussi installer des voies ferrées de circonstance pour tourner un tunnel effondré ? Comment réparer un pont dont l’ennemi, en se retirant, a fait sauter une arche? Ou comment en construire un de toutes pièces ?...
- On n’en finirait pas si on voulait énumérer toutes les branches de l’art, de l’industrie, des sciences auxquelles l’armée est obligée de faire appel en campagne : depuis l’aérostatique jusqu’aux travaux de terrassement, depuis l’électricité jusqu’à la cryptographie, elle met tout à contribution. Les militaires doivent s’occuper des marches, et par conséquent de la chaussure pour le fantassin, du cheval (et même du vélocipède) pour le cavalier, du matériel roulant pour l’artillerie et les trains. Une exposition militaire complète comprendrait presque toutes les connaissances humaines. Il ne faut donc pas s’étonner si, à côté des canons et des fusils, on | voit figurer des engins et des appareils d’une | nature essentiellement différente, et si on remarque une variété considérable d’objets qui ne semblent intéresser en aucune façon l’art de la guerre.
- D’ailleurs, la paix aussi à ses exigences. Le service de garnison appelle certaines dispositions spéciales. Nourrir économiquement la troupe, l’habiller avec soin et conformément
- aux règles de l’hygiène, éviter les maladies, prévenir les épidémies, c’est ménager Je budget de l’Etat, en même temps que la santé des hommes, et se préparer pour une guerre à venir une précieuse réserve d’argent et de forces. Ne passons donc pas indifférents devant des marmites qui permettent de confectionner dans de bonnes conditions, au point de vue de la qualité aussi bien que du prix de revient, des repas suffisamment variés et nourrissants.
- Ne considérons pas non plus comme de simples objets de curiosité les spécimens d’uni-fonnes dont la galerie du premier étage comprend une série complète. Il y a, dans la détermination d’une tenue rationnelle, à introduire une foule de considérations variées. L’industrie nationale est intéressée, par exemple, à la conservation du pantalon garance. La couleur n’a pas uniquement d’importance à cause de son origine. Suivant leur teinte, les étoffes sont plus ou moins salissantes. Il y a plus : suivant le cas, elles peuvent donner du moral ou décourager. Ainsi, on assure que les vêtements blancs des Autrichiens ont cet inconvénient que les taches de sang y paraissent dans tout leur éclat, et qu’il en résulte un rapide abattement dès que les troupes commencent à être atteintes. Sur le drap de couleur sombre, les éclaboussures rouges se remarquent à peine, et leur vue impressionne moins l’esprit. D’autre part, on donne un surcroît de confiance aux hommes en les munissant de coiffures qui les garantissent des coups, en protégeant leurs épaules par des brides ou leur poitrine par des cuirasses. Mais il en résulte une surcharge, et un dilemme se pose : vaut-il mieux alourdir l’homme pour augmenter sa sécurité, ou l’alléger pour augmenter sa mobilité? Vaut-il mieux le rendre invulnérable, ou le mettre en état de faire plus de mal à l’ennemi ? Que d’autres côtés encore présente la question ! Et quand on tourne autour d’elle, on la voit sous de nouvelles faces, de sorte qu’il semble qu’on ne l’ait jamais bien envisagée, sentiment qui se manifeste par une interminable suite de tâtonnements. On ne veut pas admettre que le mieux soit l’ennemi du bien : on cherche la perfection et on crée... l’instabilité.
- Le grand Frédéric, dit-on, avait une galerie complète des uniformes des di verses puissances militaires de l’Europe : seule, la France n’était pas représentée. Gomme on lui en demandait la raison, le roi de Prusse répondit que, dans notre pays, on changeait trop souvent la tenue, et qu’il lui deviendrait trop dispendieux de suivre les transformations du costume militaire. Depuis un siècle, les choses en sont toujours au même point, et nos officiers éprouvent souvent que les variations coûtent cher. Heureusement ces variations sont parfois des recommencements.
- Il y a quatre ou cinq ans, on retira aux officiers d’artillerie le plumet rouge en plumes de coq (de la forme dite saule pleureur, pour parler comme la description officielle). Bien avisés ceux qui, comptant sur un retour des choses d’ici-bas, n’ont pas vendu aux brocanteurs l’ornement supprimé : ils peuvent l’arborer de nouveau ; un récent arrêté en a prescrit le port.
- Uniformes et écuries, boulangeries et appareils de levage... on est un peu ahuri, s’il faut l’avouer, de voir réunis à l’exposition de la guerre tant d’objets qui semblent si étrangers à l’armée : on est tenté de croire qu’ils sont rattachés artificiellement et arbitrairement. Il n’en est rien : les instruments électro-balistiques et les modèles de ponts, les tronçons de voie ferrée et les spécimens de wagon intéressent l’armée autant peut-être que les armes et les projectiles*
- A l’impression d’extrême variété, passablement inattendue, qu’on éprouve en entrant dans le pavillon monumental de l’esplanade des Invalides et en parcourant les salles, succède bientôt le dépit de ne rien trouver de ce qu’on cherche. Et que cherche-t-on, sinon des fusils Lebel, des obus, torpilles, et, pour tout dire, ce que l’art de détruire a imaginé de plus récent et de plus terrible ? Si on tient à ne pas montrer l’engin, que n’en fait-on pas voir les effets? Des photographies, donnant l’aspect d’un peloton qui fait feu ou d’un canon qui tire renseigne-
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- raient sur le sens exact qu’il faut attacher au mot « poudre sans fumée ». On nous fait voir, en une très jolie reproduction en carton-pâte, un fort attaqué selon les règles de Vauban, appropriées à nos idées modernes : il n’est pas question de saillant de bastion, mais d’un front défendu par une caponnière, et, sans doute, on aurait là le dernier mot de la poliorcétique, si la mélinite, la crésylite et les autres substances analogues n’étaient venues, depuis peu d’an-nées, changer les conditions et le caractère de cette sorte de guerre. Qu’on nous représente donc un fragment à petite échelle du fort de la Malmaison, après le bombardement qu’il a subi à titre d’épreuve, et nous verrons les ravages des projectiles chargés de substances extraexplosives : nous verrons les « entonnoirs » qu’ils ont creusés dans les parapets, sortes de cratères assez profonds pour qu’un homme puisse s’v tenir debout sans être vu du dehors.
- Eh bien ! tous ces renseignements réconfortants, on voudrait les trouver, et on ne les trouve pas. Peut-être existent-ils, mais nous les avons cherchés en vain. C’est dommage : quel danger peut-il bien y avoir à mettre en évidence des faits, des résultats? Qu’on n’expose pas d’échantillon de la poudre nouvelle, soit; mais pourquoi n’en pas montrer les effets?
- Le mécontentement de la déception s’efface graduellement à mesure qu’on avance dans les salles de l’exposition, bien qu’on n’arrive à découvrir ni le fusil Lebel ni la nouvelle poudre : mais on peut dire de l’un et de l’autre qu’ils sont invisibles et présents. Quand on voit les armes puissantes que la France étale et quand on songe que ce n’est pas tout, qu’elle a réservé le meilleur, on se sent un peu rasséréné. Quelle énorme quantité d’engins meurtriers, de canons surtout, de toutes dimensions : des géants et des pygmées ! Et ces projectiles obtenus par une série d’emboutissages successifs qui font l’admiration des métallurgistes ! Et ces modèles de mitrailleuse !...
- Car on y revient, à la mitrailleuse, seulement elle a changé de forme, d’objet, de nom. Elle s’appelle présentement canon-revoir ou, d’une façon plus générale, canon à tir rapide ; elle est destinée à accompagner la cavalerie et non plus à remplacer l’infanterie. Enfin, elle a acquis un calibre qui lui permet de lancer des projectiles explosibles.
- On sait que la convention de Genève a proscrit l’emploi inhumain des balles qui éclatent dans la plaie qu’elles ont faite ; mais, comme le shrapnel n’était pas prohibé, il a bien fallu admettre une limite en deçà de laquelle le projectile est balle, et, au-delà, obus. On a adopté le diamètre de quatre centimètres : à partir de cette dimension, on peut, sans manquer aux principes officiels de l’humanité, se servir d’obus qui éclatent. Les canons à tir rapide ont donc, en général, un calibre de quarante millimètres au moins.
- Déjà on les emploie à bord des navires ou dans les caponnières qui flanquent les escarpes de la fortification. Pour cribler d’une grêle de balles une colonne d’assaut qui s’est engagée dans le fossé d’un fort, les anciennes mitrailleuses sont excellentes. Elles ne se dérangent pas pendant le tir : elles restent constamment braquées sur la face de l’ouvrage; elles « enfilent » le fossé. Malheureusement, leur chargement est lent. Après qu’elles ont tiré les vingt-cinq coups dont elles sont approvisionnées, il faut remplacer les vingt-cinq cartouches consommées, et il s’en suit un temps d’arrêt marqué. Les canons à tir rapide qu’on propose pour remplacer ces bouches à feu s’alimentent d’une façon continue en munitions; par contre, on n’a pas trouvé le moyen de les immobiliser dans la direction voulue, et le temps qu’on ne aerd pas a les recharger, on le perd à les re-pointer.
- La mitrailleuse, en effet, lançait des balles de fusil relativement légères. La réaction éprouvée par l’arme était donfffaible. Lorsqu’un canotier repousse une épave flottante avec sa rame ou avec une gaffe, son canot recule, et il recule d’autant plus que l’épave est plus lourde. Les gaz de la poudre agissent de même : ils s’appuient en quelque sorte contre la paroi de l’âme, contre la culasse qui la ferme, et ils poussent le Projectile. Celui-ci est-il léger comme une balle,
- le recul sera plus faible que s’il s’agit d’un véritable petit obus de quatre centimètres de diamètre au moins et pesant non plus quelques grammes, mais bien un ou deux kilos. Un ingénieux inventeur, M. Maxim, a bien construit un canon à tir rapide que la force même du recul ramène en batterie (on peut en voir un spécimen à l’Exposition) ; mais il est aisé de constater que cet appareil compliqué ne peut guère entrer en son état actuel dans la composition de notre matériel de guerre. Le principe de l’utilisation du recul est une idée originale et féconde, dont l’application donnera sans doute d’excellents résultats. Ceux qu’on a obtenus jusqu’à ce jour ne sont que curieux.
- Les canons Hotchkiss, installés sur les bastingages et parfois même dans les hunes de nos navires, y sont placés pour guetter les torpilleurs et leur lancer des obus capables d’entamer leur carapace en tôle. Une balle et surtout une balle en plomb serait impuissante à remplir cet office. Aussi cherche-t-on à construire des fusils qui puissent lancer des lingots d’acier possédant une force de pénétration suffisante : la commission d’expériences de Calais en a récemment expérimenté un modèle dû aux patientes études et aux savantes investigations du capitaine Pralon, adjoint à l’Ecole de pyrotechnie militaire de Bourges. D’après nos renseignements particuliers, on pourrait compter ouvrir une voie d’eau dans une épaisseur de tôle égale à celle des plus solides torpilleurs, si cette plaque se présentait normalement à la trajectoire; mais la forme arrondie de ces ovoïdes métalliques dévie la trajectoire et produit des ricochets : la balle glisse sans l’entamer sur cette surface fuyante qu’elle rencontre obliquement; pour la percer, il faudrait qu’elle l’atteignît à pic.
- Utilisables dans la marine et dans les ouvrages dp fortification, les canons à tir rapide semblent aussi avoir un certain avenir dans les armées combattantes. On prétend que leur place est marquée sur les champs de bataille et qu’ils sont destinés à remplacer avantageusement les pièces de fort calibre qui arment les « batteries de cavalerie » : on sait que chez nous ce sont des pièces de 80 millimètres de diamètre, les pièces lourdes étant du calibre de 90. Cette grosse question mérite d’être traitée à part : son étude soulève une foule d’arguments pour ou contre, et on ne saurait indiquer une solution, en quelque sorte en se promenant à travers l’Exposition.
- Mais ce qu’on reconnaît, même en passant, c’est qu’il y a* là une orientation nouvelle de l’armement, et que le problème du canon à tir rapide préoccupe, à tort ou à raison, les constructeurs, sollicités sans doute par les tacticiens. La variété des modèles proposés et exposés ne peut manquer de frapper l’esprit. Resterait à savoir si ce genre d’engins bénéficie d’un engouement passager, ou si des considérations de haute valeur justifient les efforts, qu’on ne peut se dispenser de constater, faits en vue d’en rechercher un type satisfaisant. Ces efforts, aux yeux des gens du métier, sont ce que l’exposition militaire offre de plus saillant, au moins au point de vue technique.
- A:
- Mais on ne saurait s’empêcher d’envisager une autre face de l’exposition. A côté de ce qui attire l’attention des officiers, il y a pour la foule même des révélations qui ne peuvent la laisser indifférente. L’essor pris par les établissements de l’industrie privée pour la construction du matériel de guerre est un fait d’une importance inconiestable. A cet égard, le visiteur est bien vite renseigné. Il ne peut faire autrement que d’admirer les produits exposés par des maisons françaises, et, pour qui s’y connaît, ces formidables bouches à feu, ces affûts, aux organes complexes et aux agencements savants, dénotent une puissance d’outillage considérable, la possession d’appareils de levage, de tours de précision, de machines de toutes sortes qui représentent une grande richesse pour le pays, indépendamment des précieuses ressources qu’ils offriraient en cas de guerre
- La suppression du monopole que l’état s’était réservé se traduit par l'extension de nos grandes usines. Elle a aussi pour résultat la formation d’un personnel d’ingénieurs spécial. La balistique n’est plus l’apanage des seuls officiers, des
- civils s’en mêlent et on est obligé d’avouer qu’ils ne s’en tirent pas trop mal. On nous permettra de ne pas citer de noms : il en est que la réclame a surfaits : il en est qui mériteraient d’être connus et qui ne le sont pas. Il ne nous appartient pas d’établir ce départ et déjuger les mérites relatifs de nombreux concurrents.
- Mais il nous est agréable de constater que ces concurrents réussissent. Les nations étrangères, en quête de bons systèmes d’artillerie, ne s’adressent plus seulement à l’Angleterre et à l’Allemagne : on vient chez nous ; on nous commande des affûts, des canons et du matériel de guerre. C’est là un nouveau débouché pour les produits de notre industrie; c’est une source de richesse pour notre commerce, d’extension pour notre influence. En même temps, l’acquisition d’un matériel convenable pour l’exécution de ces grands travaux et la formation d’un personnel apte à les diriger offre une appréciable garantie de sécurité dans l’éventualité d’une guerre. Pendant la campagne de 1870, les ateliers Voruz? de Nantes, et Claparède, de Saint-Denis, — si nos souvenirs ne nous trompent pas, — ont livré des batteries de 5 et de 7 (système de Reffye) ; beaucoup d’usines ont coulé des obus. Mais leurs efforts considérables ont abouti à de maigres résultats : ces établissements n’étaient pas préparés à ce genre de travail qui exige à la fois tant de puissance et tant de précision, à cause du poids considérable des pièces à manier et de la délicatesse de leurs organes. Il n’y a qu’à voir les colosses de fonte et d’acier qui sortent de nos usines privées, il n’y a qu’à examiner les obus qu’elles confectionnent pour l’artillerie et qui sont des merveilles d’emboutissage pour se sentir rassuré pour l’avenir.
- Si on ne trouve pas à l’exposition précisément ce qu’on y cherchait, et si, de ce fait, on éprouve, de prime abord un mécompte, on en sort le cœur léger, et la fibre patriotique doucement remuée. Les visages souriants de la foule qui se presse dans ces belles galeries disent assez l’agréable impression qu’on remporte... de la vue, hélas ! de tant de puissants engins de destruction !
- (La Gironde).
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- LA BOURSE
- Si, maintenant, les capitalistes français qui possèdent encore des valeurs italiennes, ne comprennent pas que leur devoir impérieux est de vendre à tout prix, il faut renoncer à leur ouvrir les yeux, lisse ruineront de gaieté de cœur et nul ne pourra les en plaindre. M. Crispi pousse l’Italie à la guerre: il ruine les finances: il démolit, pièce à pièce, le crédit de son pays. Un Français n’a plus le droit de garder en portefeuille une seule valeur italienne. L’Italien a baissé aujourd’hui de plus d’un point. C’est le commencement.
- Vendre de l’Italien pour acheter des Rentes françaises, du Portugais ou du Russe, tel est l’enseignement à tirer de la cote.
- L’action de la Tour Eiffel est à 665.
- Voir à la Section Anglaise
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- oxx sept jours
- (Se munir clu Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp, au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe CO, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES (2^ partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer «par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59., machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cait, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Lota, Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège ; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face Tescalier une porte conduit â la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimeïie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A rivoite et à gauche, vitrines du Ministère de
- l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie ('côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la Ner. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Pnvalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-
- déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alrpa et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE .. .
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser lepontd’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la scGpture comparée; à l’anthropologie ; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage: vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres. '
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux derrière le pavillon du Chili.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana.à la danse lascive
- et provocante; M'ercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des .Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 119
- Le Numéro : 1S Centimes
- Jeudi 12 Septembre 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière heure. — Echos. — A la Section Tunisienne. — L’exposition par Classe. — Le monument de Dalou. — La clôture de l’Exposition. — k * Variété : Exposition d’Algérie. — La Bourse. — Annonces et Réclames.
- TOUR
- L’ASCENSEUR OTIS
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- O
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Savez-vous que nous sommes en marche sur le dix-septième million d’entrées, et que le temps continue à être splendide et que la foule arrive toujours plus dense?
- Cela commence à toucher à l’inouï, à l’invraisemblable, et les plus irréconciliables se rallient forcément, et s’inclinent devant un succès sans aucun précédent.
- Quand on pense que voilà M. Tisza, — oui, Tisza lui-même, — celui qui, du fond de Buda-Pesth, et du haut de son fauteuil de premier ministre hongrois, a jeté la pierre à notre Exposition, avant qu’elle ne fut ouverte; Tisza, qui a dit à ses compatriotes de bien se garder de venir à Paris, où ils seraient assassinés ; eh bien, c’est ce même personnage qui vient, incognito, admirer les merveilles du Champ de Mars, tant l’attrait en est irrésistible.
- Pourvu qu’il vienne à résipiscence, c’est tout ce que nous lui demandons ; car nous ne voulons pas la mort de l’aveugle; nous souhaitons seulement qu’il ouvre les yeux et qu’il soit ébloui par les rayonnements qui partent de tous les coins de notre Exposition : notre vengeance sera suffisante.
- Chaque jour, même à ce moment avancé de la saison, apporte sa nouveauté au visiteur intrépide et curieux qui cherche toujours quelque chose d’inusité et d’insolite à voir.
- La dernière nouveauté est, sans contredit, la pagode bouddhique de l’Esplanade des Invalides. Nous avons déjà décrit naguère, ici même, le temple avec ses bouddhas monstrueux et toutes les statues dorées des idoles secondaires qui sont étagées sur des degrés peinturlurés.
- Ce n’était, au début, qu’une sorte de musée oriental; mais le piquant de la chose, c’est qu’aujourd’hui l’autel n’est plus une simple curiosité, une lettre morte pour les profanes : tout y.vit, tout y est animé; l’encens fume, les prêtres, les bonzes en robe jaune y officient avec force coups de tam-tam et force salutations, génuflexions, danses, etc.
- Sans s’émouvoir des passants qui écarquillent leurs yeux derrière les balustrades ouvragées pour les voir et les railler, on ne sait guère pourquoi, les bonzes officient imperturbablement sans se retourner, sans sourciller : ils sont admirables de bonne tenue et de sincérité : nous détaillons ailleurs par le menu les phases assez compliquées de leurs cérémonies. '
- Ceux qui rient d’eux sont bien mal venus à le faire; car si on demandait à ces mêmes bonzes, qui paraissent intelligents et convaincus, ce qu’ils pensent de notre culte et de nous-mêmes, et de notre Exposition, et de Paris, et de la France et de toute la civilisation européenne, il se pourrait faire que certaines de leurs observations ne fussent pas non plus de notre goût.
- À ce propos, un de nos confrères, M. Paul Ginisty fait une intéressante proposition : Avant le départ de ces représentants de toutes les races, est-ce qu’il ne serait pas possible, dit-il, d’obtenir, des plus intelligents de la bande, le récit sincère de leurs impressions? J’imagine que ces récits constitueraient d’assez piquants documents. Ce serait une sorte d’exposition psychologique, qui compléterait l’autre et qui aurait son intérêt.
- Les commissaires de chacune des colonies qui sont représentées seraient tout désignés pour diriger cette enquête. Ils connaissent les habi-
- tudes de leurs indigènes, ils ont vécu avec eux en rapports constants, depuis plus de quatre mois; ils savent comment il faut s’y prendre pour les interroger sans les dérouter. Au le-soin, on pourrait s’entendre pour rédiger le plan de ce petit questionnaire, afin que les réponses pussent être comparées. L’ensemble fournirait la matière d’un rapport .qui serait curieux, et on aurait ainsi quelque idée de ce qu’ils raconteront à leurs compatriotes, en revenant chez eux.
- On devrait nous laisser ce souvenir de leur passage à Paris, par ces notations exactes de ce qui s’est passé en ces cerveaux qui ne sont point façonnés comme les nôtres. J’imagine qu’on aurait, de leur part, des pensées plus originales que celles qu’inscrivent gravement les ascensionnistes de la Tour Eiffel.
- Gela avait été tenté pendant l’Exposition coloniale qui eut lieu à Anvers il y a quelques années. Mais c’était un simple journaliste qui avait procédé à ces investigations, un peu au hasard, sans être initié aux manières d’être, aux façons de s’exprimer de ceux qu’il interrogeait, sans être armé comme il le fallait pour mener à bien cette étude assez délicate, et obligé de recourir à des interprètes qui n’étaient pas toujours très fidèles. Cette fois, on aurait tous les éléments nécessaires.
- On s’est bien intéressé au journal de route du scliah de Perse, déjà très frotté de civilisation européenne, et on y a bien trouvé, çà et là, quelques réflexions assez neuves, assez imprévues. On aurait mieux, sans doute, avec les sensations d’esprits beaucoup plus ingénus.
- Il était peut-être un peu tard pour commencer un travail de ce genre, mais nous avouons qu’il serait intéressant; et si l’on arrivait à forcer la dissimulation naturelle à tous les orientaux, on ferait là un volume unique.
- Allons, Messieurs les éditeurs, qui de. vous exploitera cette idée?
- Dernière Heure
- M. Carnot
- Hier, à l’issue du conseil des ministres, M. Carnot s’est rendu au concours hippique et est rentré ensuite à l’Elysée, d’où il est parti à cinq heures un quart pour la gare de Lyon.
- Il a pris à six heures moins dix un train spécial qui l’a conduit à Fontainebleau.
- Il est probable que le président de la République passera encore une quinzaine de jours à Fontainebleau.
- An ministère de l’Agrienïtnre
- A l’occasion de l’exposition hippique., M. Faye, ministre de l’agriculture, a donné hier une soirée dans les salons de l’hôtel de la rue de Varen-nes.
- Cette réception a été tout particulièrement brillante.
- Le jury supérieur
- Le jury supérieur doit tenir ce matin la réunion plénière qui devait avoir lieu avant-hier lundi.
- C’est à cette réunion que M. Berger lira son rapport sur l’ensemble des opérations du jury.
- Selon toute probabilité, les travaux du jury seront clôturés aujourd’hui et, dès demain, beaucoup d’exposants pourront connaître le sort qui leur a été fait.
- Nous l’avons déjà dit, les mécontents seront en grand nombre et, s’il faut en croire la rumeur publique, bien des causes de mécontentement seraient pleinement justifiées.
- A la Tour Eiffel
- La foule des ascensionnistes est presque aussi considérable qu’hier et est en majeure partie composée d’Anglais. Comme hier, les dames se sont emparées des chaises et les traînent avec elles à mesure qu’elles avancent.
- L’ascension des ingénieurs par le pilier Sud ne retardera en rien le service du public, cet ascenseur ne servant ordinairement qu’au transbordement des ascensionnistes de la première plate-forme à la seconde et vice-versa.
- Départ d’Edison
- M. Edison est parti ce matin, non pas pour l’Orient, comme on l’avait cru, mais pour Berlin.
- t Ea fermeture
- MM. Berger et Alphand semblent décidés à garder la date du 31 octobre comme limite extrême de la fermeture.
- Nous examinerons dans notre chronique de demain les raisons alléguées.
- Aux Invalides
- Les fêtes exotiques de l’esplanade des Invalides ont recommencé hier soir à huit heures: mêmes illuminations et même défilé que précédemment.
- Ces fêtes seront données désormais chaque mardi; les concessionnaires se sont entendus pour en payer les frais; il est même question d’organiser une tombola, dont les lots seraient choisis parmi les objets exotiques, et dont le produit serait affecté aux illuminations.
- La Société des ingénieurs civils s’est réunie hier matin à neuf heures, au palais des machines, classe 63, où AI. Contamin, vice-président de la Société, a adressé aux ingénieurs belges et hollandais des paroles de bienvenue. Les ingénieurs se sont ensuite' divisés en groupes pour visiter les différentes sections scientifiques de l’Expositioni.
- Les princes égyptiens Abbas-Bey et Alehemet-Ali sont allés hier matin au Champ de Alars. Personne n’étant là pour les recevoir, ils ont visité, au hasard, quelques sections du palais des Arts libéraux et quelques palais étrangers du Champ de Alars.
- •--------------------«s^—---------------------
- ÈGI-IOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 166.291
- Le chiffre des entrées à l’exposition chevaline s’est élevé à 10,150.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage................ 14.333
- Du 1er au 2me.............. 8.856
- 2e étage direct............ 3.053
- Du 2e étage au sommet... 5.546
- En tout.............. 31.788
- 31. Eifïel lils
- M. Edouard Eiffel, fils du constructeur de la tour, est à New-York où il visite les œuvres et travaux d’art. Le pont de Brooklyn a surtout attiré son attention. Il visitera également le « Suspension Bridge » sur les chutes du Niagara.
- La France et ntalie
- M. Imbriani, député au Parlement italien, avait été invité par le comité de la ligue franco-italienne à faire une conférence sur la France et Lltalie.
- Cette conférence, qui a eu lieu lundi au Grand-Orient, avait attiré plus de deux cents personnes. La réunion était présidée par M. Lockroy, député de la Seine, qui avait à ses côtés MM. Cipriani, Bor-done et de Hérédia.
- Après une courte allocution de M. Lockroy, le député italien prend la parole. Il fait, en termes éner-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- 3
- criques et éloquents, le procès de la triple alliance et qe la politique qui en est le résultat. Le conféren-cjel- termine en disant qu’il faut opposer l’union des
- upies à l’union des souverains.
- ^ Son discours a été couvert d’applaudissements.
- ’M. Lockroy a remercié M. Imbriani des sentiments qu’il porte à notre pays.
- Pauvres tours Eiffel I
- Le train qui a déraillé l’autre semaine en Russie, entre Zmerinka et Birzoula, ne contenait que les Lavages du scliah de Perse.
- Deux caisses remplies des reproductions delà tour Eifi’el ont été défoncées. Là se bornent les dégâts.
- L'Exposition Américaine
- L’idée de créer une Exposition universelle aux Etats-Unis en 1892 fait son chemin.
- D’après le Times, une souscription par actions de 10 dollars aurait déjà réuni à Chicago 3,500,000 dollars sur 5 millions jugés nécessaires. Le comité d’initiative intrigue pour que la préférence soit donnée à Chicago sur New-York.
- On parle également de Washington, afin de donner un caractère fédéral à l’Exposition.
- Téléphone franco-anglais
- L’administration des postes et des télégraphes fait en ce moment procéder à des expériences intéressantes pour tenter de relier téléphoniquement la France à l’Angleterre.
- Dans ce but, on a inauguré entre Douvres et Calais un fil spécial d’une longueur de,41 kilomètres à l'aide duquel la correspondance a été établie; la ligne sera ensuite prolongée jusqu’aux deux capitales, mais seulement lorsqu’on sera parvenu à surmonter les difficultés qui, jusqu’à présent, rendent les communications fort imparfaites.
- Les voyages d’Edison
- M. Edison prend goût aux vcyagës. Comme tous les gens qui ont beaucoup travaillé, il veut que les distractions qu’il prend servent encore à son infraction.
- Enthousiasmé par tout ce qu’il a vu à l’Exposition, il a décidé que l’excursion qu’il compte faire en quittant la France ne se bornerait pas à l’Europe centrale, comme il en avait primitivement la pensée. Il compte visiter également la Grèce, la Turquie, l’Egypte, etc.
- Délégations ouvrières
- La délégation des ouvriers de Barcelone est arrivée à Paris. Les délégués, au nombre d’une cinquantaine, ont été reçus à la gare par les journalistes espagnols actuellement à Paris et par le délégué officiel de la ville de Barcelone, M. Pompeye Gener, et des délégués de la Bourse du travail.
- Cent dix des plus anciens ouvriers des usines métallurgiques d’Harfleur, dirigées par M. Félix llubin, sont arrivés hier à Paris pour parcourir l’Exposition. Une vingtaine de leurs camarades, employés de la maison de commerce et de l’usine de Paris, se sont joints à la caravane arrivée d’PIar-ileur au Champ de Mars à dix heures quarante-cinq minutes et ont partagé le repas qui leur était offert par M. Félix Hubin.
- Le Festival du 15 septembre
- Le président du conseil des ministres, d’accord avec MM. les directeurs généraux de l’Exposition universelle, a décidé que le grand festival-concours de musiques d’harmonie civiles, françaises et étrangères, qui aura lieu au Palais de l’Industrie le dimanche 15 septembre, sera donné au profit des victimes de la catastrophe d’Anvers.
- Le prix d’entrée est fixé à 3 fr. en espèces.
- Les tickets téléphoniques
- ' Puisqu’il est beaucoup question en ce moment de l’organisation du service des téléphones, profitons-en pour faire connaître une innovation curieuse qui vient d’être mise en pratique à Londres et dont l’application va être demandée à Paris.
- Pour suppléer au petit nombre de bureaux et de cabines mis à la disposition du public, ori a eu l’idée de créer des tickets spéciaux d’une valeur de 50 centimes, donnant le droit au porteur d’entrer chez un abonné et de se servir de son appareil. La compagnie rachète ensuite ces tickets 25 centimes aux abonnés avec lesquels elle partage ainsi le bénéfice.
- Ce système, outre les grands avantages qu’il offre au public, amènera, suppose-t-on, une énorme aug-
- mentation dans les demandes d’abonnement, car une . président du conseil et le ministre de l’agriculture, foule de cafetiers, de marchands de tabac ou de ; M. Carnot quite Paris à cinq heures pour retour-vins et de commerçants feront installer le téléphone, J ner à Fontainebleau, espérant se rembourser avec bénéfice de leurs frais. J
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- Les ouvriers maritimes
- Le ministre de la marine avait demandé aux compagnies de chemins de fer une réduction de 75 0/0 sur le prix de transport, en faveur des ouvriers des établissements maritimes se rendant à l’Exposition.
- Les cinq grandes compagnies ont fait connaître qu’une réduction de 50 0/0 était accordée, à la condition que les ouvriers des ports maritimes voyageraient par groupes de quatre ou huit au maximum.
- Par suite de cette décision, des permissions de dix jours seront délivrées à ceux des maîtres, contre-maîtres et ouvriers qui voudront profiter de la réduction de tarif pour se rendre à Paris.
- Plaisanterie élevée
- Sur un des piliers du pavillon du Figaro à la tour Eiffel, quelqu’un a crayonné ces lignes :
- « Dire que le gouvernement n’a pas songé à décorer M. Eiffel du Mérite agricole!
- « N’est-il pas pourtant le plus grand éleveur de France? »
- Les Congrès
- Aujourd’hui, au palais du Trocadéro, séance d’ouverture du congrès monétaire.
- Le congrès durera jusqu’au 14 septembre; toutes les séances se tiendront au Trocadéro.
- Suite du rapatriement
- Après le rapatriement des guitaristes et des danseurs, — celui des chevaux.
- Le commissariat tunisien en avait exposé quelques-uns. Les moins bons ont été vendus à des marchands parisiens, au prix moyen de 425 francs.
- Les meilleurs viennent d’être réexpédiés en Tunisie.
- Edison à la Tour
- M. Edison a déjeuné hier avec sa famille au restaurant Brébant, première plate-forme.
- Il est ensuite monté aux appartements de M. Eiffel, pour y prendre le café en compagnie de quelques amis.
- M. Eiffel, absent lors de la première visite de l’illustre inventeur, a tenu à lui faire lui-même, avant son départ, les honneurs de son installation aérienne.
- ' A la tour Eiffel
- Il y a eu hier à la tour Eiffel, une foule invraisemblable. Jamais nous n’avions vu pareille affluence. »
- Hier matin, à neuf heures, la queue des personnes attendant leur tour pour prendre l’ascenseur du pilier Nord se prolongeait jusqu’à la tête du pont d’Iéna.
- Les dames avaient pris des chaises et s’étaient assises en rang. A chaque mouvement de la foule, toutes se levaient, traînaient leurs sièges tant bien que mal et se rasseyaient à quelques pas de là.
- Beaucoup de messieurs lisaient leurs journaux.
- Les gardiens du Champ de Mars étaient sur les dents pour mettre un peu d’ordre dans la longue théorie.
- C’était un spectacle comique.
- Depuis onze heures du matin, la queue des personnes qui veulent, du deuxième étage, monter au sommet, fait le tour de la plate-forme.
- Et sur toute cette cohue pressée, un soleil de plomb...
- Au conseil des ministres
- Le conseil des ministres s’est réuni hier à l’Elysée à midi et demi jusqu’à trois heures un quart.
- M. le président de la République avait quitté Fontainebleau à onze heures pour venir présider ce conseil. Il est arrivé à midi 20 à l’Elysée,
- Tous les ministres étaient présents, à l’exception de M. Fallières qui est dans sa circonscription, à Nérac (Lot-et-Garonne).
- Le ministre du commerce a entretenu le conseil des récompenses aux exposants.
- La distribution aura lieu du 1er au 3 octobre.
- Les nominations dans la Légion d’honneur, à l’occasion de l’Exposition, ne seront faites que quelques jours après.
- Le conseil a décidé qu’une représentation extraordinaire serait donnée au Trocadéro, au profit des victimes de la catastrophe d’Anvers.
- A l’issue du conseil, M. le président de la République est allé visiter l’exposition hippique avec le
- Deux accidents se sont produits à l’esplanade des Invalides dans l’après-midi d’avant-hier.
- Une enfant de quatre ans, la petite Sevain, s’étant approchée d’une machine agricole et l’ayant mise en mouvement, a eu la main prise dans un engrenage.
- On l’a transportée immédiatement au poste médical de l’Esplanade, et le médecin de service a constaté qu’elle avait la main écrasée et deux doigts coupés, et que l’arrachement de l’articulation s’était produit ; elle a été transportée dans un état très grave au domicile de ses parents.
- Presque au même moment, un M. Grillet s’étant avancé pour voir le chemin de fer glissant, a été projeté contre un arbre. Il n’est revenu à lui qu’a-près un long moment, et porte à la tête plusieurs graves contusions. On l’a reconduit à son domicile après un premier pansement.
- Prise sur le fait
- Une veuve Eudeline, bretonne, arrivée à Paris depuis quelques jours, couchant dans les asiles de nuit, a été prise en flagrant délit de vol à la tire hier soir vers cinq heures, au pavillon tonkinois à l’Esplanade des Invalides par les agents de la sûreté Mirbach et Colin.
- Elle avait commencé ses exploits sans succès quelques moments plus tôt au même pavillon, avait été ensuite au village Canaque, oû elle n’avait pas plus réussi et de guerre lasse était enfin revenue au pavillon Tonkinois où les agents nommés plus haut qui la surveillaient la surprirent au moment où elle venait de prendre le porte-monnaie d’une visiteuse.
- Après un interrogatoire sommaire, M. Beynaguet, commissaire de police de l’Exposition, l’a envoyée au dépôt.
- Au rez-de-chaussée du pavillon Norvégien, Champ de Mars. M. Bjerknes, professeur à l’Université de Christiania, vient d’installer sa collection d’appareils hydrodynamiques qui avait déjà, à l’exposition d’électricité de 1881, attiré l’attention des savants et obtenu un diplôme d’honneur. M. Bjerknes ne restera à Paris que quelques jours encore, pendant lesquels il fera lui-même, le matin à dix heures et l’après-midi à deux heures, la démonstration des phénomènes d’analogie entre les forces hydrodynamiques et les forces électriques pour l’illustration desquels ces appareils ont été construits.
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- ILes ingénieurs
- Les ingénieurs belges et hollandais ont été reçus hier, au nombre de 450, à Dhôtel de la cité Rougemont, appartenant à la Société des ingénieurs civils ; un concert, mêlé d’auditions téléphoniques, a charmé les assistants.
- M. Eiffel, qui présidait, a tenu à ce qu’aucun discours ne fût prononcé.
- Ce matin, à huit heures et quart,, les ingé nieurs, au nombre de 000, se sont donné rendez-vous au bas' du pilier sud pour faire l’ascension complète de la tour Eiffel.
- Us sont pilotés dans leur voyage aérien par MM. Salles et Ansaloni.
- En redescendant, ils doivent s’arrêter au restaurant Brébant, à la première plate-forme, où un déjeuner leur a été préparé.
- Demain, visite aux égouts de Paris, à l’Ecole centrale et aux irrigations de Gennevilliers.
- Vendredi visite à Noisiel, chez MM. Menier, et samedi, à Petit-Bourg, dans les ateliers de M. De-eauville.
- RHUM DE L’ÉTOILE Recommandé
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- A LA SECTION TUNISIENNE
- La conférence faite hier matin par M. Saladin, architecte de la section tunisienne, devant un auditoire nombreux et attentif, a porté sur l’avenir agricole, commercial et industriel de ce beau pays, auquel les capitaux français rendront un jour la splendeur et la fertilité qui l’ont mis en renom pendant les quatorze siècles que vécut Carthage, punique pendant sept cents ans, romaine pendant sept autres siècles.
- M. Saladin a montré, pièces en mains, par la découverte de pressoirs à huile et à vin,'de travaux d’irrigation et de captation, de routes, de barrages, de chaussées, etc., datant de l’époque romaine, dans des régions en apparence désolées, étant incultes depuis l’invasion des peuples pasteurs qui ont tout laissé dévorer par leurs moutons et leurs chèvres, et qui ont dénudé le pays.
- M. Saladin a passé en revue les grandes exploitations agricoles et vinicoles, les richesses forestières et minières de la Tunisie : mais le champ de sa conférence a été si vaste que nous serons dans l’obligation d’y revenir.
- En attendant, il faut féliciter M. Saladin, pour la clarté de son exposé, pour la forme attachante de son récit et pour les enseignements précieux qui ont découlé de sa science et de son expérience des choses de Tunisie.
- La conférence-promenade s’est terminée par la visite aux caves qui renferment les jeunes vins de la Tunisie, puis par une station au gracieux pavillon de la dégustation érigé devant la porte des Souks. Là, les auditeurs ont pu constater les espérances mirifiques que donnent les vignes de la Tunisie. Il y avait parmi eux de sérieux appréciateurs, qui ont été étonnés, profondément étonnés en dégustant les muscats exquis exposés par S. E. le cardinal Lavigerie, les vins blancs secs, si coquets, si parfumés, si spirituels, oserions-nous dire, exposés par M. Paul Potin, les jeunes eaux-de-vie délicieuses de l’Enfida et les vins rouges francs de goût, sans terroir, bien titrés et colorés de MM. Terras, Grété, Guignard, Pilter et autres viticulteurs de Tunisie... la liste en serait longue !
- Pour terminer, rendons hommage à l’affabilité de M. Barbier, le représentant si zélé et si dévoué des vignobles tunisiens à Paris, qui remplit sa délicate mission avec un zèle et un dévouement sans bornes.
- F. L.
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- L’EXPOSITION PAR CLASSES
- CLASSE IX
- Imprimerie et Librairie
- La découverte de l’imprimerie qui trace une Séparation complète entre l’ancien monde et le monde moderne a été revendiquée par dix-sept villes et a donné lieu à des controverses acharnées appuyées par une multitude de mémoires et prouve plus que surabondamment l’importance et la force de cette découverte qui a révolutionné le monde entier.
- Les germes de cette invention existaient dans l’antiquité, car plusieurs passages de Cicéron, de Quintilien, de Saint-Jérôme prouvent que les anciens connaissaient la mobilité des lettres et qu’ils l’admettaient dans quelques cas, et que, de plus, ils s’en servaient d’une manière qui frisait de bien près la typographie elle-même; ainsi,les potiers romains les employaient pour marquer leurs ouvrages ; les Etrusques ornaient leurs vases de lettres et d’images à l’aide de patrons découpés qu’ils décalquaient ensuite sur bois, terre cuite ou pierre. Charlemagne avait une plaque en or avec laquelle il signait, les lettres formant son nom y étant découpées, et il traçait sa signature en suivant les linéaments de ces lettres taillées à jour.
- La foi et la science furent les deux plus puissants facteurs qui hâtèrent la découverte de l’imprimerie, la première voulant ses livres pieux, la seconde ayant un impérieux besoin de la lecture pour s’éten-
- dre et se propager; or, les copistes de manuscrits, bien que nombreux, étaient insuffisants pour contenter les croyants et les savants.
- On commença dans la première moitié du XVe siècle à graver sur planches de bois des sujets religieux les accompagnant au début d’un texte assez court, puis successivement on diminua la figure pour augmenter le texte et on arriva enfin à n’avoir que des gravures excessivement petites. Ces feuilles qui étaient d’abord faites séparément étaient ensuite réunies en volume, c’est ainsi que l’on obtint les livres dont la plus ancienne édition connue date de 1420 et se nomme « la Bible des Panores », et à la même époque, la science obtenait de la même façon la grammaire Donat qu’elle répandait par milliers dans les écoles.
- Un homme transforma d’un seul coup tous ces essais grossiers et informes en l’art admirable que nous possédons et qui prouve le génie humain. Aussi est-il assez naturel que plusieurs villes sè soient disputé la gloire de l’invention. Nous ne citerons que les trois qui semblent avoir de véritables droits à cette magnifique découverte. Harlem qui la réclame pour Laurent Coster, Mayence et Strasbourg pour Gutenberg. Une solution bien nette à ces prétentions n’a jamais été donnée, mais tout porte à croire que Gutenberg en est réellement l’inventeur, c’est du moins l’avis des esprits les plus compétents.
- Suivre dans toutes ses phases les difficultés que Gutenberg eut à traverser pour atteindre le but qu’il poursuivait nous entraînerait trop loin. Ce fut à Mayence, où il s’installa avec Fust et Schœffer, qu’il finit par mener à bien sa grande invention. Pourtant Gutenberg, malgré toutes ses recherches, ne put arriver à l’imitation parfaite, même après de nombreux essais sur tous les métaux, pour les tailler et les fondre en lettres. Ce fut Schœffer, gendre et associé de Fust qui trouva la composition métallique dont on se sert encore aujourd’hui pour la fonte des caractères et avec laquelle on obtint des lettres plus fines, plus solides, moins dures et tout aussi nettes que celles en fer. La conséquence de cette amélioration servit de prétexte à Fust pourchasser de l’association le malheureux Gutenberg en lui disant qu’il devenait inutile, mais cette action si inique, car elle aurait enlevé à Gutenberg la gloire qui devait rester à son nom, fut effacée par Jean Schœffer, petit-fils de Fust, qui répara l’injustice de son grand-père, en mentionnant dans un livre qu’il imprima et qu’il dédia à l’empereur Maximilien en 1505 : •< Que c’était à Mayence que l’art de la typographie avait été inventé par l’ingénieux Gutenberg, en l’an 1450 et qu’il avait été postérieurement amélioré et propage pour la postérité par les capitaux et les travaux de Fust et de Pierre Schœffer. »
- Les Allemands propagèrent partout l’imprimerie : Géring, de Constance; Michel Friburger, de Colmar, demandés par le docteur Sorbonne, allemand lui-même, viennent s’installer à Paris en 1470, où ils renient leur originetudesque en abandonnant l’emploi de la vieille écriture allemande du XVe siècle pour adopter un type tout romain qui ressemble arfx inscriptions latines du siècle d’Auguste.
- Les nombreux ouvrages, livres de piété, traités du docteur Sorbonne et de ses adeptes, imprimés par Géring, n’ont ni pagination, ni titres, ni numéros, lès lettres capitales sont'laissées en blanc pour être peintes à la main ainsi qup la fin des mots qui doivent être terminés à la plume. Si les titres restaient en blanc c’était pour donner de l’ouvrage aux enlumineurs et surtout aux copistes, car ces derniers qui formaient une corporation du nombre de six mille, se voyant enlever le travail par cette nouvelle invention. Ils se réunirent, allèrent au Parlement et obtinrent un arrêt ordonnant la confiscation et la saisie des livres imprimés, mais heureusement Louis XI qui se rendait compte de l’importance de cette découverte, interposa son autorité ro'-ale. donna tort au tribunal persécuteur, « lui défendit, dit Voltaire, de connaître de cette affaire et fit payer aux Allemands les objets qu’on leur avait pris, leur octroya en 1471, des lettres de naturalisation » et envoya probablement avec une arrière pensée digne de son caractère astueux, Nicolas Janson, l’habile graveur, directeur delà Monnaie à Mayence, pour puiser tous les renseignements nécessaires sur l’art de l’imprimerie, Janson après s’être initié à tous les secrets de la typographie, ne voulant probablement pas entrer dans les vues du Roi, ne rentra pas, quitta la France et se rendit à Venise, ville ou l’imprimerie était fort appréciée, s’y installa, et grâce aux éditions don-
- nées par Jean et Vendelin de Spire, Jean de Cologne et Jean Monthen, exécuta de magnifiques travaux.
- Il ne fut pas du reste le seul Français qui se distingua dans cet écart; Garamond, un Parisien, élève de Janson, continua à marcher sur ses traces. Pour les lettres romaines il suit les mêmes modèles, mais pour les types grecs il se sert des dessins qui lui ont été donnés par Henri Estienne et surtout de l’admirable calligraphie du grec Ange Végèse. Les caractères dont il dota l’imprimerie furent employés dans tous les pays et aujourd’hui encore on désigne sous son nom les types qui comme grosseur correspondent à ceux que nous appelons corps de huit points. Les Elzévirsn’employèrentque ces caractères et plus tard ceux de fonte française provenant des ateliers de Guillaume le Ré et de Jacques Saulecques, son élève, qui au XVIIe siècle se distingua par la fonte de caractères orientaux, mais ce ne fut pas seulement pour les caractères que les Elzévirs furent tributaires de la France, mais encore pour le papier qu’ils prenaient dans nos fabriques d’Angoulême, ainsi que par leur correcteur, Simon Moynet, qui était un Parisien.
- Les Français s’adonnèrent à cet art. Plantin, un Tourangeau, exécute à Anvers de magnifiques éditions; Commeling, le typographe distingué d’Heidelberg, était de Douai; Grespin, célèbre par les presser génevoises, était né à Arras. Encore français Julien Notary et Jean Barbier, qui établirent à Westminster une imprimerie rivale à celle de Cax-ton, et Guillaume Faques qui produit des types supérieurs à tous ceux existant alors en Angleterre.
- On pourrait croire en présence de cette émigration de typographes que la France n’en possédait que peu à l’intérieur, ce serait une grande erreur, car non seulement toutes les grandes villes avaient au moins une imprimerie, mais même aux seizième et dix-septième siècles, on en trouvait dans des villes où il n’en existe plus aujourd’hui.
- La date du premier livre imprimé à Lyon se perd dans les temps les plus anciens et le second date de 1474 ou 1477.
- Nicolas .Teanson avec Jacques des Rouges font paraître à Venise des éditions restées célèbres de 1474 à 1476.
- En 1513, les imprimeurs étaient exemptés en France du droit de péage sur les livres et en 1515, François Ier dispensait les imprimeurs-libraires du service militaire.
- Mais on 1521, la face des choses change complètement et la liberté dont ils jouissaient est remplacée par des mesures d’une sévérité rigoureuse. A cette époque, établissement de la censure défendant d’imprimer et de vendre aucun livre sans l’autorisation de l’Université et de la Faculté de théologie. L’imprimerie ayant fait une active propagande en faveur des Luthériens, onia menace en 1534 dans son existence et des lettres patentes en date du 13 janvier la frappent d’interdiction en édictant la peine de hart contre les imprimeurs; heureusement que ce verdict mortel ne fut pas exécuté. De 1547 à 1551, ces mesures sévères se relâchèrent un peu, mais elles recommencèrent à sévir dans toute leur vigueur, le 27 juin 1551. Charles IX. en 1563, renouvelle contre les imprimeurs les édits de 1521 et 1547, et donne en 1571 une ordonnance relative à la corporation, au paiement des ouvriers par mois ou par semaine, assurant ainsi l’existence de la typographie tout en qualifiant les imprimeurs de gens peu'dociles, incapables d’écouter la voix de la raison et ne tenant aucun compte des édits. Ce fut probablement en souvenir de cette insubordination native, paraît-il, des typographes, qu’on les claquemure dans les étroites limites du quartier de l’Université. Ce fut aussi en cette même année que le syndicat de l’imprimerie est fondé par lettres-patentes. Ses officiers qui portent le nom de Gardes de l’Université ont la mission de surveiller l’impression des livres en bon caractère, de veiller à ce qu’on n’emploie qnedn papier de bonne qualité, et de vérifier Incorrection. •
- En 1686, renouvellement de l’édit de démarcation pour les quartiers attribués aux imprimeurs, et, en 1723, d’Aguesseau rédige et fait paraître le grand règlement sur l’imprimerie, comprenant cent vingt-trois articles et dans lequel tout était indiqué, depuis la fonte des caractères jusqu’à la. fête patronale de Saint-Jean-Porte-Latine, ainsi que les trente sous qui doivent être donnés ce jour-là aux syndics de la communauté, par chaque maître, à titre d’apport confraternel.
- Toutes ces diverses ordonnances n’ont jamais été applicables à l’Imprimerie royale, qui est restée de tout temps en dehors de la loi commune et dont la prospérité n’a fait que s’accroître depuis son établis-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- PALAIS DU TROCADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- JEUDI 12 SEPTEMBRE 1889, A DEUX HEURES PRÉCISES
- GRAND CONCERT RUSSE
- DONNÉ PAR LA CÉLÈBRE CHAPELLE NATIONALE
- Dmitri Slaviansky dAgréneff
- PROGRAMME
- ! PREMIÈRE PARTIE
- 1. Poème épique, chantant le célèbre héros du
- onziè'me siècle, Dobrynia Nihititch. Les préparatifs pour ses exploits guerriers chez les Tartares et ses adieux à sa mère.
- 2. Cherchez mon anneau que je cache. Chant de
- bonne aventure.
- 3. A toi mon cœur, jeune homme aux yeux
- noirs! Chant dialogué.
- 4. Le sommeil m’qccable. Chanson de mœurs.
- (Plainte d'une jeune femme).
- 5. Le petit obier et le petit framboisier. Chanson
- divertissante du gouvernement de Tambow. (Kalinka, Malinka, Moïa.)
- 6. Gloire à l’astre du jour. Gloire! Hymne an-
- cien, arrangé et dédié à l’Empereur Alexandre II.
- DEUXIÈME PARTIE
- 1. En descendant le Wolga. (Ynis po matuchké
- po Wolgué). Célèbre ancienne chanson du Wolga.
- 2. Ivoulchha. (Chanson lyrique). Le saule pleureur.
- Ce nom est la personnification d’une jeune fille plongée dans l’affliction.
- 3. Oh ! pourquoi me marie-t-on si tôt! Chanson
- petite-russienne.
- 4. L’obier de la montagne. (Ballade sibérienne).
- 5. Ei Oukhnem. Chanson chantée par des gens qui
- gagnaient leur pain en remorquant contre le courant du Wolga les énormes barques chargées de blé; on appelle ces gens des bourlaks.
- 6. Il passe un jeune homme le long ' du village.
- Chanson à danser.
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- Orgue do la Maison ikXi EXi\.KTDIlE
- senient sous Louis XIII. Riche déjà du temps de François Ier, des caractères grecs de Conrad Xéobar, qes caractères turcs, orientaux, persans, arabes, elle possédait encore une fonte nouvelle de tous les caractères permettant de distinguer ses types de ceux des imprimeries ordinaires. Napoléon lui apporta les richesses de l’imprimerie de Médicis, de Florence, et celle de la Propagande, de Rome, richesses qui, malheureusement, lui furent reprises; niais qui n’empêche pas l’Imprimerie nationale de posséder un matériel de plus de sept cent millions de kilogrammes de caractères et de deux cents pièces mécaniques. L’Imprimerie impériale de Vienne, qui a obtenu une des plus honorables distinctions à l’Exposition universelle de 1855, est 1a. seule qui puisse lutter avec elle.
- Quelques mots seulement sur la librairie qui se trouve si étroitement liée à l’imprimerie qu’elle en fait pour ainsi dire partie, les mêmes lois la régissant.
- La librairie se divise en deux parties, en deux •âges, dirons-nous.
- Le premier, avant la découverte de l’imprimerie; le second, après.
- Chez les Hébreux, les hommes qui copiaient les productions célèbres et qui les vendaient à leur profit, étaient appelés scribes.
- Les négociants grecs, qui avaient installé des salles où les savants venaient lire leurs œuvres, s'appelaient bibliopoles. Si l’ouvrage d’un auteur était accueilli favorablement à cette première lecture, le bibliopole en copiait ou en faisait copier par ses employés un certain nombre d’exemplaires qu’il mettait en vente. Alors, comme aujourd’hui, le prix de cette copie variait suivant la réputation de l’écrivain. Ainsi Platon acheta 100 mines (9.147 francs) trois traités de Pythagore et Aristote donna trois talents (16,465 francs) pour les œuvres de Spen-sippe, neveu de Platon.
- Sous l’Empire, Rome fut envahie par les bibliopoles qui habitèrent plusieurs quartiers, la via-Sigillaria, l’Argilerum, le vicus Scandalarius, les environs du temple de la Paix et le Forum. Leurs boutiques étaient précédées d’un grand portique qui était le rendez-vous des savants et des littérateurs. On a retenu les noms des plus célèbres libraires qui furent les deux Sosie, Atreetus, Typhon.
- L’apparition du christianisme fit disparaître les bibliopoles. car les auteurs ecclésiastiques ne voulurent pas leur confier leur texte craignant qu’ils ne l’altèrent, ce fut alors que chaque établissement religieux eut ses ' librarii, copistes soldés par les monastères et qui par conséquent ne vendaient pas.
- Après la découverte de l’imprimerie, l’université de Paris qui désirait avoir la haute direction des études, aidée par l'autorité royale, prit des mesures pour l’organisation de ce corps d’état, qui d’ordonnances en ordonnances, et elles sont nombreuses, arriva à être ce qu’il est aujourd’hui. L’ordonnance de 1823 est conçue en ces termes :
- Ont droit de vendre des livres : 1° les libraires établis en vertu d’un brevet détermiué pour un endroit; 2o les bouquinistes qui sont assimilés aux libraires lorsqu’ils sont en boutique; 3° les étalagistes qui sont sans boutique, mais qui ont la permission de vendre, de par l’autorité municipale, au point indiqué dans ladite permission.
- Il résulte de cet aperçu que la librairie, tout en étant soumise aux lois régissant le commerce, a en plus à observer des règlements qui lui sont parti-
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- s’enfilant toutes seules, fabriquées par
- W BARTUEET ET SOXS
- Vente en gros à Paris: MM. les Filsde F. Charpentier, 36, bd Sébastopol
- La commission des fêtes a définitivement arrêté le programme de la grande manifestation politique qui doit avoir lieu le 21 septembre, à l’occasion de l’inauguration du monument « le Triomphe de la République » qu’on est en train de construire sur la place de la Nation.
- La cérémonie aura lieu à deux heures précises. Elle sera présidée par M. Carnot, qui sera entouré de tous les membres du gouvernement. Tous les corps constitués de l’Etat y seront représentés par des délégations. Il y aura également des délégués des grandes administrations, des services municipaux de la Ville de Paris et de la banlieue, ainsi que des corporations ouvrières.
- Des discours seront prononcés par M. Tirard, par M. Ghautemps, président du conseil municipal, et aussi, très probablement, par le président de la République.
- Le défilé des troupes (douze mille hommes environ) constituera, pour le public, le côté attrayant de la cérémonie.
- Le soir, tout le quartier de la place de la Nation sera illuminé et il y aura des réjouissances diverses sur la voie publique.
- Aujourd’hui, on commencera à construire, aütour du grand bassin au milieu duquel s’élève le monument, les estrades pour les invités. Il va être lancé vingt mille invitations pour cette solennité.
- ROUXEL, hd’Armes, 163, r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- «cattaBaugawstaMaaiwaMamaBaBaMMWBlBMWiMlllJti «bhlm—————
- LA CLOTURE DE L’EXPOSITION
- MM. Berger et Alphandont été pressentis hier matin par un de nos confrères du Temps au sujet de la prolongation de l’Exposition.^ Tous deux ont répondu qu’ils étaient décidés à conserver la date du 31 octobre comme limite extrême.
- M. Alphand a bien voulu appuyer son affirmation de quelques explications sur les causes de la décision prise.
- « Tout d’abord, a dit le directeur de& travaux, nous pensons que l’Exposition qui a obtenu le succès extraordinaire que l’on sait — avant-hier nous avions encore plus de deux cent mille entrées — doit être fermée en pleine réussite. Seulement ainsi elle gardera son grand caractère.
- « Il ne faut pas que la neige et la pluie viennent en chasser en novembre les visiteurs, et que l’on puisse à ce moment la croire désertée ou rabaissée dans l’esprit du public.
- « Une deuxième raison, qui ne manque pas d’importance, et qui, celle-là, est plus palpable étant d’ordre matériel, a dicté notre décision. Les exposants, d’après les règlements admis de
- part et d’autre et en vigueur, ne nous doivent leur présence que jusqu’au 31 octobre.
- v Plusieurs ont pris avec le dehors des engagements qui, passé cette date, les forceraient à quitter le Champ de Mars. Il nous faudrait donc alors, pour aider à leur départ, découvrir les chemins de fer qui ont subsisté sous le parquet de la plupart des galeries.
- « Il faudrait aussi reconstituer au travers des jardins la voie ferrée qui a permis le transport rapide de lourds cojis. Cela à une époque ou le terrain détrempé se changerait en flaques boueuses.
- « Nous avons pensé que cela était impossible, que l’Exposition y perdrait trop. Cette raison et celle que je vous ai dite déjà étaient de trop grande valeur pour que nous changions la date de la clôture. Le 31 octobre, au soir, les guichets seront fermés définitivement au public. » -------------------------------_-----
- VARIÉTÉ
- L’EXPOSITION DE L’ALGÉRIE
- Le Marabout de Sidi-Abd-ër-Rahman
- Un jour, vers le commencement du dix-septième siècle, sur fine galère des corsfcires d’Alger, un jeune captif chrétien qui ramait à demi-nu fut frappé par un Turc. C’est à ce coup-là, rien de plus, que vous devez la coupole et le charmant minaret qui font le coin du palais de l’exposition algérienne sur le Champ de Mars, et voici comment :
- Notre homme voulut se venger. Rendre coup pour coup était se condamner à la pire des morts. Il se fit musulman. Italien, né sur une côte de la Calabre ou de la Sicile, il se nommait Piccinino; il devint Ali Bitchin, ou Pégelin. tua, dit-on, son adversaire, et, comme le sort l’avait jeté dans la condition d’un pirate, il y resta.
- Or, dans ce beau temps de désordres, de sur-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- prises et de tueries qui tachaient la Méditerranée occidentale, alors qu’on vendait des chrétiens depuis Tunis jusqu’à Mogador et des musulmans depuis Messine jusqu’à Gibraltar, il y avait place pour tout le monde au banquet de la vie barbare. A Alger surtout, forteresse et capitale de bandits de toute race, qui le voulait pouvait jouer sa tête tout de suite contre la fortune. Les risques étaient clairs, les gains éblouissants ; on était en un tour de main riche ou pendu. Saborder un galion d’Espagne était aisé; se faire tuer ne l’était pas moins; ramer toute sa vie sur les galères de Malte était probable. Ni la science, ni l’expérience, ni l’audace, ne garantissaient le succès ; mais il y avait des chances inespérées ; et au fond le destin était le Dieu unique et réel, infiniment libéral et terrible de ce peuple sans lois.
- Pégelin se mit à jouer sa vie tous les jours comme ses camarades, renégats aussi. De même que l’habitué d’un cercle pose sa bourse sur la fable en face du banquier, il mit son corps sur une barque de guerre, enleva des hommes au lieu d’être enlevé, prit au lieu de perdre. Peu à peu il devint quelqu’un. Les familles honnêtès de la haute ville lui confièrent leurs économies ; il équipa un grand navire ; y mit des soldats, et continua de courir sur la mer, tuant hardiment et pillant sans cesse. Pourquoi se serait-il arrêté ? Quand Paul de Gondi faisait une battue sur les côtes d’Espagne, il se trouvait près de la Sardaigne; quand l’amiral hollandais Man-sel montrait à Alger toutes les vergues de son navire garnies de pirates étranglés, il se promenait dans le port. Il était de toutes les bonnes affaires, et jamais des mauvaises.
- Il devint bientôt riche, très riche, d’une richesse exubérante et brutale qui rappelait les temps de Rome et de Carthage. Il eut à foison de l’or et de l’argent, des étoffes précieuses, brochées pour des évêques d’Espagne et d’Italie, des pièces de bois de Norvège, du cuivre et du goudron pour ses navires, des faïences bleues pour ses maisons, des draps de Flandre, des glaces de Venise, du vin et surtout des troupeaux d’hommes. Il en avait pris beaucoup de sa main ; ses lieutenants lui en amenaient tous les jours des files qui s’engloutissaient dans ses bagnes comme dans l’antre de Moloch. Il les vendait, les troquait, les mêlait comme de la ferraille. Il possédait, à la façon de Scipion Emilien et de Lucullus, assez de grammairiens pour doter Alger, s’il l’avait voulu, d’une centaine d’écoles primaires, assez de poètes pour se faire célébrer en vers épiques, dans toutes les langues de l’Europe, assez de bourgeoises pour donner à tous ses amis des femmes de chambres, assez de charpentiers et de forgerons pour réparer en huit jours une escadre, assez de maçons et d’architectes pour démolir et rebâtir en même temps tout son quartier, en somme près de 4,000 têtes sans cesse renouvelées, blondes, brunes, rouges ou noires, depuis le Saxon enlevés dans la mer d’Irlande jusqu’aux nègres du Soudan vendus déjà tant de fois qu’ils ne se souvenaient plus de leurs premiers maîtres. Trois grosses maisons contenaient tout cela, contiguës dans la basse ville, voûtées à l’épreuve de la bombe, blanches et sans fenêtres au dehors comme d’énormes tombes, et, quand il en sortait, c’était à cheval, couvert d’une robe richement brodée, assis sur une selle de velours, entouré de piques et d’épées, suivi d’une troupe de mignons vêtus de brocart et de soie.
- Un jour, il prit pour femme une princesse de Kouko, une Kabyle parée de corail rouge et d’émaux byzantins verts et bleus : il s’en fit un instrument redoutable, son beau-père était presque toujours en révolte contre les Turcs. Il devint le chef réel et officiellement reconnu de de la Taïffe, c'est-à-dire de la compagnie des corsaires qui tenait tête alors à toute l’Europe civilisée. On le salua du titre d’amiral. Il n’eut qu’un signe à faire pour*sillonner la mer d’une centaine de galères qui s’élançaient enlevées par les muscles des ehiourmes sous les coups de ce même bâton qui lui avait touché l’épaule. Le roi de France lui fit des avances, et plaça près de lui un de ses plus habiles diplomates, Sanson Napollon. Les Pères de la Merci n’avaient pas assez de pieuses déférences pour cet homme auquel Dieu prodiguait tant d’âmes chrétiennes à vendre. S’il l’avait voulu, le Pape lui aurait écrit, bien qu’il eût tenté de piller le
- trésor de Notre-Dame-de-Lorette. Il se moqua complètement du Pacha turc d’Alger, un mince Pacha triennal qui arrivait tout juste à ne pas se faire étrangler par ses janissaires, tandis que lui, Pégelin, distribuait à son gré la bastonnade et la mort dans sa rude populace de bandits de mer, et tenait tout Alger par le ventre, lui jetant en pâture les déchets de ses prises. Il eut même l’audace de résister à Constantinople, et il n’y perdit rien, quand vingt autres à sa place y auraient laissé leurs têtes. 11 fut un vrai roi, et toujours la même chance inflexible le poussait plus haut, plus loin devant lui.
- Italien et musulman, il n’est pas surprenant qu’à la fin il ait eu peur, oui, peur, non pas des hommes qu’il battait comme des chiens, mais de l’inconnu qui le couvrait dans les mêlées, écartait le poison de ses lèvres, le réveillait la nuit pour lui donner conseil, lui soufflait l’audace, la prudence, le tenait comme un enfant par les reins au-dessus des précipices. Si celui-là le lâchait, quelle chute terrible ! Sur quel pal tomberait-il ? Dans quelle fosse les rats mangeraient-ils son corps? Et puis, bien au delà de tout, il y avait peut-être encore quelque chose. Tous les prêtres qu’il avait entendus, les seuls hommes qui lussent des livres, parlaient de flammes éternelles, et les aventuriers de sa trempe et de son temps avaient vu tr^p de choses extraordinaires .pour ne pas croire au surnaturel.
- Il n’avait pas oublié les trois dieux de sa jeunesse, ni leurs saints bariolés d’or et de vermillon au fond des niches bleues dans les églises de la Calabre. Quoiqu’il les méprisât un peu comme les divinités inférieures, il se mettait en règle avec eux, traitant bien leurs religieux quand ils avaient la bourse pleine, abandonnant une cellule à leur culte. On disait la messe chez Pégelin. et même un jour il fit rouer de coups un forçat qui voulait se faire musulman.
- Mais bien au-dessus était l’être redoutable qui l’avait évidemment comblé de richesses par pur caprice, le dieu jaloux de l’Islam qui ne veut être adoré qu’entre des murailles nues, qui donne à qui lui plaît, reprend quand bon lui semble et distribue tous les ans, une fois pour toutes, la mort ou la vie, la joie ouïes supplices, dans l’assemblée de ses élus, morts et vivants, réunis subitement en une nuit, de tous les coins de la terre.
- Il se mit à lui bâtir une mosquée. Il la fit faire large et basse, sur un socle, à la façon des temples de son pays. Il n’avait qu’une rue à traverser pour s’y rendre et s’y mêler au peuple qui priait, les mains levées et les pieds nus, devant la niche sans idole qui indique la direction de la Mecque. Les soirs de fête, sous la lumière d’une centaine de lampes suspendues, la foule en veste de soie rose, verte ou lilas, se prosternait sur les nattes sans tache et se recueillait, écoutant des litanies plaintives qui descendaient du haut de la voix des chanteurs pour mourir en accents monotones et pénétrants d’âmes abandonnées. Pégelin baissait la tête comme les autres sous ces effluves sacrés. Tous les jours, cinq; fois* la voix aérienne du muezzin jetait du haut du minaret le nom d’Allah aux quatre vents du ciel par-dessus les calottes de pierre qui recouvraient ses richesses et ses captifs. Pégelin sanctifiait ses bagnes.
- Néanmoins, le ciel lui semblait toujours vide et effroyable. Il lui manquait un protecteur, quelque saint bienfaisant, inconnu jusque-là, qui s’occupât uniquement de ses affaires, et qu’il comblerait de dons et d’honneurs en récompense. Il le chercha, et sa chance singulièrement fidèle le lui trouva dans sa maison même : c’était un pauvre diable de taleb, mort il y avait bien cent ans et enterré au pied d’un mur, un des plus misérables sans doute parmi les plus débiles de cette époque barbare. On disait dans le bas peuple qu’il avait vu le Prophète et s’était appelé Abd-er-Rahman. Pégelin s’agenouilla (levant ses os, le supplia d’être son ami, et jura de lui bâtir, à la porte de Bab-el-Oued, une demeure éternelle plus belle que celle des pachas mêmes. Des renégats italiens s y employèrent; il s’y joignit des maçons du Maghreb, arrière-petits-fils des constructeurs de llemcen et de Grenade, et bientôt., sur lé renflement d'une colline, à deux pas de-la muiaille d’Alger, du côté du Nord, une coupole toute blanche s’élev.a accotée d’un minaret blanc, carré, paré de.yo-lonnettes et rayé de faïences multicolores,bijou
- de pierre immaculé, si juste dans toutes ses. parties qu’on n’en pouvait détacher les yeux, éblouissant sous le dôme immense du ciel azuré, reluisant à l’intérieur de faïences bleuâtres sur lesquelles couraient des versets du Koran en lettres noires. A côté, voûtée comme une casemate, s’allongeait une école où des tolba devaient étudier la grammaire et la jurisprudence ; en avant s’étendait un champ de repos destiné peut-être à Pégelin lui-même. Quand tout fut prêt^ il fit porter, en une pompe magnifique, Abd-er-Rahman sur les épaules de la ville entière ; il le déposa au milieu de la coupole sur un catafalque, dans un coffre triple ; il l’enveloppa d’étoffes de soie brochée qui tombaient jusqu’à terre; il attacha derrière sa tête et sur ses côtés des drapeaux éclatants dont les hampes se terminaient par des boules et des croissants d’or; il entoura d’une fine balustrade de bois ciselé cette couche royale ; il pria sans doute en public, mais eut hâte de revenir seul.
- Il y revint mille fois peut-être, ayant mis là toute son âme inculte, toutes ses angoisses et toutes ses espérances. Si les murs, qui gardent les parfums, retenaient aussi le murmure des voix humaines, nous l’entendrions encore, le bandit, gémir accroupi contre cette balustrade, la caressant de ses mains et parlant à son ami. Etait-il content, le petit taleb qui n’avait peut-être dans toute sa vie terrestre qu’une seule chemise? Etait-il assez bien là, sous la soie lamée d’or, dans une demeure qu’aucun de ses pareils n’aurait rêvée, honoré comme un prince appelé Seigneur ? Entendait-il assez souvent réciter les prières qu’il aimait? Avait-il assez de professeurs savants dans son ecole? Tout cela, Pégelin le lui donnait de bon cœur; mais était-il allé trouver le Maître, le Tout-Puissant, le Vivant, qui là-haut fait ce qu’il veut des hommes? Lui avait-il parlé de Pégelin ? Lui avait-il dit qu’il était prêt à jeter dans les mains de ses pauvres la moitié de ses richesses pour garder le reste, à vendre même son grand bagne et ses pages, à condition de rester fort? Lui avait-il demandé s’il devait se fier à celui-ci, tuer celui-là, s’embarquer demain sur la mer, traiter avec le Turc ou le roi de France? Il lui expliquait alors par le .menu toute la trame subtile de ses ruses dont les fils s’étendaient sur la Méditerranée entière, et les secrets des ambassades, les combinaisons édifiées à Constantinople, à Madrid, à Tunis, au Louvre, défilaient devant la poussière de ce simple qui n’avait jamais rien vu; puis c’étaient des confidences encore plus intimes, faites à voix très basse, de coups de main criminels aux yeux de Pégelin lui-même, d’atrocités sans nom exécutées pour rire sur des côtes lointaines, de trahisons noires, de meurtres d’amis, et, pour le pardon de tout cela, Pégelin offrait encore de l’or, toujours de l’or.
- Il mourut en quelques heures, surpris en pleine prospérité, tordu par un poison violent, jusqu’au fond de ses entrailles, et Haëdo, historien exact, affirme qu’il rendit son âme au diable. Abd-er-Rahman avait eu sans doute trop à faire : peut-être aussi n’avait-il jamais vu le Dieu unique, ni même Mohammed, son Prophète, quoi qu’on en eût dit. En tous cas, l’architecte qui nous fait passer sous le marabout de Sidi-Abd-er-Rahman pour nous introduire dans la grande salle de l’Exposition de. l’Algérie a eu la main heureuse. Il était impossible de choisir dans le vieil Alger un monument plus joli de tous points, plus sobre, plus attrayant. C’est tout ensemble la plus élégante des chapelles, la plus gracieuse des tombes, l’expression la plus délicate qu’ait jamais revêtue la plus profonde des terreurs.
- (Les Débats.) E. M.
- LA BOURSE
- La nouvelle baisse de l’Italien à 91 ne laisse pas que d’iniluencer, dans une certaine mesure, le marché de nos rentes françaises.
- Notre 3 0/0 a été discuté à 86 francs, mais, en fin de compte, il a résisté.
- Quant à l’Italien, on prévoit que le cours de 90 n’est pas assuré. Une baisse intense est dans les choses possibles.
- Les autres fonds étrangers sont calmes.
- Toutefois, les achats de Paisse et de 3 0/0 portugais sont assez animés. Le Portugais est maintenant à 67. On compte bien le voir prochainement à 70.
- Le Crédit Foncier reste à 1280, le Crédit Lyonnais à 69 ». le Suez à 2280, le Rio-Tinto à 297 50.
- La Tour Eiffel est ferme à 670,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- I
- MÂRINOm
- 11875.Chevalier o 1884. Officier.
- 1886. Commandeur
- de (
- Légion d’Honneur
- DÊCRET DU 2 FEVRIER 1875 Marinoni, constructeur, a fait I faire de notables progrès à l'Im-1 primerïe, par les, pcrfcclionne-Imenls qu'il a introduits dans la construction des machines typographiques.
- MARINONI
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- EXPOSITION UNIVERSELLE de 1878
- SEUL GRÀXD PRIX
- Eiposilioa d'Amsterdam *ie IS-S3
- SEUL DIPLOME D’HOMEUR
- Les
- plus hautes récompenses pour les
- MACHINES à IMPRIMER
- EXPOSITION
- UNIVERSELLE DE 1889, A PARIS
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- La Maison Marinoni expose 15 Machines
- (§ans la §alerie des .Machines
- Classe 58
- 1° Une Machine en blanc, nouveau modèle, format quadruple carré, construite pour les impressions de grand luxe et les tirages en chromotypographie, avec distribution plate et cylindrique ;
- 2° Une Machine en blanc, de même système, format double raisin, avec arrêt facultatif du cylindre, cylindre de sortie de feuilles, Receveur mécanique, chargeurs mobiles, routeurs toucheurs commandés, distribution plate et cylindrique ;
- 3° Une Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs ;
- 4° Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
- 5° Une Utile, Presse typographique à pédale, système à platine ;
- 6° Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, Tune plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique ;
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- If
- d’un seul côté; l’enerage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Un© Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Un© Machine Rotative, nouveau modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
- 12° Une Machine Rotative, cette Machine est montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
- Au deuxième étage de la T.our çEilîel
- 13° Une Machine Rotative, montée dans l’imprimerie spéciale installée par le journal LE FIGARO ;
- (§ans l’exposition de <M.
- Galerie des Machines, Classe 58
- 14° Une Presse mécanique, pour impressions en taille-douce (système Guy-Marinoni) ;
- .Au palais du .Ministère de la <§uerre
- Esplanade des Invalides, Classe 66
- 15° Une Presse régimentaire pour l’État-Major. Cette Machine avec cylindre marche à bras et à pédale : elle possède des dispositions nouvelles et elle est construite en vue d’un transport facile.
- Les Machines exposées par la Maison MARINONI
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE» 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baiie del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 1S Centimes
- Vendredi 13 Septembre 1889
- 26 Série. — N° 120.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l'Exploitation). .
- SOMMAIRE : Histoire de l’habitation humaine. — Chronique. — Un spectacle et une surprise. — Dernière heure.— Echos. — La séance plénière du Jury supérieur. — L’Ode triomphale. — Au ballon captif Godard. — Les ingénieurs. — Musique de la garde républicaine à Bruxelles. — Les congrès. — La bourse. —Annonces et réclames.
- HABITATION PHÉNICIENNE,
- HABITATION JUIVE.
- Il AB 1T ATIO N ÉTRUSQUE
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- L’Histoire fle FHaliitaîioii Humaine
- Les gravures que nous publions dans ce numéro représentent :
- \JHabitation phénicienne, du pays délicieux qui s’étend en bande étroite entre le Liban et la mer, auquel nous donnons le nom de Syrie, d’où partit la belle Didon pour fonder Carthage et pour lequel est parti le beau Dunois... de la chanson. De Tyr, il ne reste plus que des débris épars sur le sol, parmi lesquels j’ai chevauché pendant plus d’une heure. A la place de Sidon, il y a une petite ville arabe, Saïda. C’est dans ce pays que prit, dit-on, naissance l’art de peindre la parole et de parler aux yeux : l’écriture.
- Si la restitution, faite sur de maigres documents arrivés jusqu’à nous, est exacte, il faut louer M. Charles Garnier de nous montrer une restitution de l’antique civilisation de ces Phéniciens qui colonisèrent les côtes de la Provence aussi bien que celles de l’Afrique.
- Puis vient Y Habitation juive. Ici l’architecte a navigué en pleine hypothèse et il a fait ce qu’il a pu pour nous montrer une maison contemporaine du Temple de Salomon. Il a surtout procédé par analogie avec l’Egypte, d’où les enfants d’Israël ont dû rapporter des notions de l’art de construire.
- La Maison étrusque était de reconstitution facile, la merveilleuse céramique étrusque nous ayant transmis d’assez précieux documents.
- Quant kYHabitaionindoue, les fouilles récentes de M. et Mme Dieulafoy ont permis de présenter une restauration, indiscutablement sincère, de la maison persane à l’époque de Darius. Elle est bâtie avec des briques'émaillées dont l’harmonieuse tonalité est copiée sur les précieux documents exposés au Louvre. Pour la première fois, nous voyons la voûte apparaître, et la ligne courbe s’unir à la plate-bande.
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- CHRONIQUE
- Gomme c’est triste !
- En plein succès, en pleine prospérité, alors que les journées ordinaires atteignent le chiffre de 200,000 visiteurs, et les journées extraordinaires celui de 300,000, on agite la question de la fermeture, c’est comme si l’on sonnait le glas funèbre à côté d’une personne en pleine santé !
- C’est un crève-cœur pour tout le monde, et, pourtant, il n’y a pas moyen d’échapper à la date fatale.
- Le tout est de savoir à quand sera fixée cette date.
- Il paraît que MM. Alphand et Berger ne veulent pas démordre de la date du 31 octobre, pour la clôture définitive.
- Il faut avouer qu’ils donnent des raisons assez sérieuses : ils veulent faire fermer l’Exposition en pleine réussite, afin qu’elle garde jusqu’au bout son grand caractère; en novembre, la neige et la pluie pourraient chasser les visiteurs, et il ne faut pas que, les derniers jours, le Champ do Mars devienne un désert.
- De plus, les exposants se sont engagés seulement jusqu’au 31 octobre; quelques-uns ont pris des engagements au dehors, et doivent forcément se retirer à cette date ; pour les aider à déménager il faudra donc rétablir les chemins de fer Decauville, qui sont sous les planchers et, ce qui est pis encore, rétablir la voie ferrée à travers les jardins. Par la pluie et la boue, ce serait un véritable désastre pour le parc, et l’on sait que M. Alphand est amoureux de son parc î
- Bref toutes ces raisons combinées pourraient bien triompher ; il n’y aurait guère qu’une arrière-saison exceptionnelle et le maintien d’un chiffre d’entrées raisonnable qui pourraient faire prolonger l’Exposition d’une quinzaine.
- Nous disions hier que M. Tisza était venu voir le Champ de Mars ; quelques confrères le démentent ce matin, mais nous maintenons notre information. Quoique gallophobe, le ministre hongrois n’a pu résister à la tentation ; il s’est échappé vingt-quatre heures, en catimini, d’Os-tende, et ces vingt-quatre heures, il les a passées à l’Exposition ; il était accompagné d’un grand nombre de députés hongrois de son bord que l’on a formellement reconnus ; pour dépister les gens, il n’est pas descendu à l’hôtel Mirabeau, comme d’ordinaire, mais dans un hôtel meublé du quartier des Champs-Elysées.
- Qu’il soit venu, c’est tout ce que nous demandions, et, malgré son pronostic, il n’a pas été assassiné, ce dont nous le félicitons vivement.
- Si M. Tisza n’a fait que passer, M. Edison, lui, s’est au moins prodigué à Paris, qu’il a quitté hier.
- On avait cru un moment qu’il continuerait sa tournée en Europe par l’Italie, la Grèce, la Turquie.
- Il n’en est rien, paraît-il. M. Edison va directement de France en Allemagne, de Paris à Berlin : la transition est brusque, et l’on a beau dire, cela nous a donné un coup en plein cœur quand nous avons appris cela.
- Car enfin, dans .deux jours, cette même main, qui a pressé cordialement la nôtre, pressera celle des Allemands, et, qui sait, les mêmes toasts enthousiastes et les mêmes souhaits chaleureux seront échangés.
- Certes, M. Edison est maître de ses mouvements, de ses itinéraires et de ses voyages,., mais il aurait pu agir peut-être avec un peu plus de délicatesse et mettre quelques villes, comme Bruxelles et Amsterdam, entre Paris et Berlin : cela aurait atténué le coup ! Mais on n’est pas Yankee pour* s’inquiéter des nuances.
- Nous avons parlé de ce berger landais auquel on avait refusé le droit de se promener dans l’intérieur de l’Exposition sur des échasses. Pour la curiosité du fait cette défense a été levée, et mardi matin on pouvait voir « l’échassier » en question se promener sur la deuxième plateforme de la tour Eiffel juché sur de gigantesques échasses.
- Se trouver trop bas à Tl 5 mètres de hauteur, la chose est au moins originale !
- ÜN SPECTACLE ET UNE SURPRISE
- Cent mille, deux cent mille, trois cent mille étrangers remplissent Paris et circulent chaque jour dans l’enceinte de l’Exposition. C’est une marée humaine... irrésistible comme la mer légendaire... qui montait toujours!
- Que n’ait-on pas dit, écrit, tenté et imaginé cependant, pour empêcher, pour enrayer et pour entraver ce flux?
- Avant l’ouverture de ses portés, c’est à qui pronostiquerait que l’Exposition n’aurait pas lieu, qu’elle serait reculée, remise à un mois, à deux mois, à un an !
- On a dit aussi que personne n’y viendrait, que la fâcheuse concordance de la célébration
- du centenaire de la Révolution éloignerait l’étranger, que l’abstention des gouvernements monarchiques ferait le vide, etc., etc. L’envie jointe à une dose de haine gallophobe, et peut-être des ordres d’en haut, ont mis l’Exposition de 1889 en interdit à ce point que, chose inouïe! des feuilles illustrées de grande importance entre le Rhin et la Vistule s’abstiennent d’en publier des gravures. La question des passeports dans les provinces annexées, les articles innombrables de journaux reptiliens d’Allemagne et d’Itâlie, où il est écrit chaque matin que les Italiens et les Allemands assez osés pour aller admirer la Tour Eiffel, la galerie des Machines et les palais du Champ de Mars, sont grossièrement baffoués et injuriés par les Français, rien n’a fait. On ne coudoie en ce moment qu’italiens et Allemands à l’Exposition.DesEs-pagnols d’Europe et d’Amérique je n’ai pas à en parler. Ils sont accourus sans hésiter, dès la première heure. Nous leur avons fait tous les succès ; et ils sont entrés dans notre vie. Des Russes non plus, car ils savaient trouver chez nous l’accueil le plus cordial et le plus sympathique. Si leur Czaréwitch venait en France on lui ferait un accueil frénétique... intuitif!
- Eh bien, à tous ces étrangers, venus de gré, ou de force, par irrésistible attraction, nous réservions une exposition particulièrement curieuse et une surprise. Le spectacle d’une période électorale, d’une élection générale paisible.
- Ah! on l’avait dit aussi: Comment! une période électorale en pleine Exposition ? mais ce sera un four...les étrangers feront leurs malles!
- En ceci, on a eu raison. Les étrangers ont fait leurs malles : mais c’est pour venir en plus grande foule que jamais ; et nous constatons que les plus grgnds chiffres d’entrées de jours non fériés concordent précisément avec l’ouverture de cette période électorale pendante.
- Les centaines de mille étrangers qui remplissent Paris constatent avec surprise que, contrairement à ce que racontent des reptiles grincheux ou intéressés, ou l’un et l’autre, Paris est aussi calme en cette période d’élection qu’en temps ordinaire, que les étrangers n’en sont pas incommodés le moins du monde, et qu’au contraire ils jouissent d’un spectacle nouveau pour beaucoup d’entre eux : de l’affichage à outrance qui habille les bases de nos édifices de couleurs voyantes, et semble mettre des caleçons de bains à tous nos édifices. Les colonnes du ministère de la marine, les piédestaux des chevaux de Marly, et jusqu’aux becs de gaz et aux troncs des arbres des Champs-Elysées, tout enfin ce qui est à hauteur de colleur disparaît sous les affiches. Et l’on y voit Passy-Pélion entassé sur Hervé-Ossa !
- Cette flore électorale qui met du rose, du jaune, du bleu, du vert, de l’orangé, du violet, du rouge et du saumon à la place des murs gris, ne manque pas d’égayer la vue... sinon l’esprit.
- Ainsi cette dernière cartouche des grincheux et des pessimistes du dedans, des envieux et des ennemis du dehors, la « malencontreuse » période électorale qui devait mettre à mal l’Exposition aura été comme les autres.
- Les ennemis de l’Exposition, de l’Exposition en 1889, auront épuisé la guigne ! Un sort malin les aura fait eascader de contradictions en contradictions, de déconvenues en déconvenues, de démentis en démentis. Et, au bout de toute cette déveine il se sera trouvé que l’Exposition, exposée à la cgnnexité du Centenaire et aux hasards d’une période électorale, rencontres inouïes, dont la portée n’était pas à mesurer à l’avance, n’a cessé de marcher dans un irrésistible crescendo vers le succès.
- Elle aura prouvé aux méchants du dehors que la France estune aimable personne, accueil-
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- lante, hospitalière et sans rancune, à qui l’on peut rendre visite en tout temps et en toute circonstance, sans avoir jamais à le regretter.
- Dernière Heure
- Edison a quitté Paris hier matin, ainsi que nous l’avions annoncé. Avant son départ, l’inventeur américain a tenu à marquer son passage dans la capitale par une bonne oeuvre, ce dont nous ne saurions trop le féliciter.
- Voici la lettre qu’il a fait adresser à M. Cliau-temps, président du conseil municipal :
- Monsieur le président,
- J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint la somme de dix mille francs que M. Edison m’a chargé avant son départ de vous remettre pour les pauvres de la ville de Paris. '
- Ce n’est à ses yeux qu’un faible témoignage’ de reconnaissance envers tous ceux qui ont contribué à faire de son séjour à Paris l’époque de sa vie qu’il aimera toujours le mieux à se rappeler et qui a reçu sa consécration la plus flatteuse par le diner que la municipalité a bien voulu lui offrir.
- Permettez, monsieur le président, que la compagnie que je représente se joigne à M. Edison pour vous exprimer ses plus sincères remerciements et veuillez recevoir l’expression de ma considération distinguée et de mon entier dévouement.
- Signé : Louis Rau.
- Ad. délégué de la C. C. Edison.
- M. Chautemps a fait aussitôt transmettre les dix mille francs à M. Peyron, directeur de l’Assistance publique.
- Mort du prince de Monaco
- Le prince de Monaco est mort hier, au château de Marchais, près de Villers-Cotterets (Aisne), à neuf heures du soir. Le prince Charles LU, né en 1818. avait succédé à son père, FlorestanP1', en 1856.
- L’acte le plus important de son règne est le décret rendu par lui à Monaco, le 8 février 1869, et par lequel tous les impôts furent abolis.
- Il avait épousé, en 1846, la princesse Antoinette Ghislen, comtesse de Merode, morte le Tl février 1864.
- Le prince héritier est son fils, le prince Albert-Honoré-Charles, duc de Valentinois, né le 13 novembre 1848, dont nous avons annoncé les fiançailles avec madame la duchesse de Richelieu. •
- La mort de Charles III va retarder la conclusion de cette union : mais elle ne peut en empêcher bien longtemps la célébration ni faire obstacle aux voeux que tous, littérateurs et savants, forment pour le prince Albert de Monaco .
- On sait que le prince qui vient de mourir était aveugle depuis une dizaine d’années; il était très aimé de ses sujets.
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- ÉGHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 148.991
- Le chiffre des entrées à l’exposition chevaline s’est élevé à 9,131.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la môme journée :
- 1er étage................ 12.937
- Du 1er au 2me.............. 7.976
- 2e étage direct............ 3.116
- Du 2e étage au sommet... 5.328
- En tout.............. 29.357
- Aux Arènes Espagnoles
- Une représentation extraordinaire, au bénéfice de la Caisse des veuves et des orphelins de la Presse, fondée par l’Association des journalistes républicains, aura lieu samedi soir dans les arènes du quai de Billy.
- Le spectacle se composera principalement de lut-
- tes athlétiques internationales, .auxquelles sont conviés les premiers lutteurs du monde.
- On pense que Tom Cannon, le Champion du monde, tiendra à donner à cette occasion un spécimen de son savoir-faire.
- En deuil
- Un deuil cruel vient de frapper le général Guzman Blanco ; son troisième fils André Blanco, âgé de dix-sept ans, est mort avant-hier des suites d’une chute qu’il a faite le 8 juillet dernier, en jouant dans une des cours du collège de Beaumont, à Windsor.
- Les obsèques de M. André Blanco seront célébrées jeudi à midi, en l’église Saint-Pierre de Chaillot.
- L’exposilion américaine
- On mande de Chicago au Times que de grands efforts sont faits pour que l’Exposition universelle de 1892 soit tenue dans cette ville. Une souscription à dix dollars l’action y est ouverte pour couvrir les frais des travaux préliminaires : 5 millions de dollars sont jugés nécessaires ; 3,500,000 sont déjà souscrits.
- Le comité d’initiative intrigue auprès des membres du congrès pour les amener à donner à Chicago la préférence sur New-York. Dans cette dernière ville, au contraire, l’élan n’est pas encore donné et l’on s’y montre très mou au sujet de l’entreprise projetée.
- Les délégués ouvriers
- La commission ouvrière déléguée par la ville de Barcelone vient d’arriver à Paris ; cette délégation se compose de cinquante personnes prises dans les divers corps de métier. La délégation a été reçue à la gare de Lyon par les journalistes espagnols présents à Paris, le délégué officiel de la ville de Barcelone, M. Pompeyo Gener, et des délégués de la Bourse du travail.
- La Fête du Tsar
- C/était hier la fête patronale du Tsar, la saint Alexandre Newski.
- Un service religieux solennel a été célébré à l’église russe de la rue Daru.
- Le baron de Mohrenheim et tous les membres de l’ambassade et du consulat russe à Paris y assistaient en uniforme de gala.
- A l’issue du service religieux, le baron de Mohrenheim a donné un grand déjeuner à l’hôtel de l’ambassade.
- Les Concerts Russes
- Les 12, 15, 18 et 21 septembre, quatre grands concerts russes seront donnés dans la salle du Troca-déro par la chapelle nationale de M. Dimitri Sla-viansky d’Agrénefï, qu’on a déjà entendue à Paris il y a deux ans.'Ce chœur est composé d’une soixantaine d’exécutants, hommes, femmes et enfants, vêtus des costumes russes des seizième et dix-septième siècles, aux splendides étoffes et aux broderies étincelantes de pierres précieuses; il n’interprétera que des chants nationaux slaves.
- Pour le» sinistrés d’Anvers
- Les ministres se sont unanimement ralliés à l’idée d’une représentation qui sera prochainement donnée au Trocadéro, en faveur des victimes de la catastrophe d’Anvers. La date de cette représentation sera bientôt fixée.
- Le service médical
- Voici quelques chiffres extraits du rapport donné par le service médical de l’Exposition : pendant le mois d’août, 358 personnes malades ou blessées ont été conduites aux différents postes médicaux de l’Exposition ; 1,096 pansements ou consultations ont été nécessaires; on n’a eu à constater qu’un seul cas de mort.
- Toast aux princes égyptiens
- A la fin du dîner que M. Spuller a offert en l’honneur des fils du khédive, le ministre des affaires étrangères a porté le toast suivant :
- Messieurs,
- Je crois répondre à vos sentiments à tous en vous proposant de lever vos verres en l’honneur de S. A. le khédive Mohamed-Tewfik, pacha d’Egypte.
- En portant la santé de votre père, monseigneur, c’est aussi la vôtre que nous portons et celle de votre frère. Au nom de tous ceux que j’ai tenu à réunir ce soir autour de vous et qui sont tous les amis sincères, les amis désintéressés de votre, pays et de son gouvernement, je bois à la prospérité de l’Egypte, cette terre antique et toujours, jeune et féconde, que votre illustre père est chargé, sous la suzeraineté de Sa Majesté impériale le sultan- de conduire dans les voies du bien-être, du progrès et de la civilisation.
- Vous continuerez une œuvre si bien commencée, monseigneur; vous trouverez toujours, pour vous y aider, la France indissolublement liée à l’Egypte par tant de traditions, d’intérêts et de sympathies.
- C’est pourquoi nous formons, nous tous qui vous entourons en ce moment, des vœux si sincères pour vous et votre dynastie.
- Son Excellence Essad-Paclia, ambassadeur de Turquie à Paris, a répondu en quelques paroles, par lesquelles il a vivement remercié le ministre des affaires étrangères des sentiments qu’il venait d’exprimer»
- Au Palais de l’Industrie
- Le palais de l’Industrie ne subira pas. une nouvelle transformation, comme on en avait eu le projet, pour la distribution solennelle des récompenses aux exposants.
- Il a été décidé, en effet, que l’énorme scène qui vient d’être construite pour les auditions de l’ode triomphale de Mlle Holmès serait conservée et servirait d’estrade pour la distribution des récompenses.
- Sur l’avant-scène, seront placés le président de la République, les membres du gouvernement et le jury supérieur.
- Les praticables qui forment le fond de la scène seront légèrement modifiés. On y étagera les j urys de classes et les jurys étrangers.
- Pour donner à cette partie de la scène un caractère vraiment international, on y disposera par groupes les détachements de troupes des diverses nations qui ont été envoyées à l’Exposition pour constituer la garde des sections étrangères.
- L’admirable décor peint par MM. Lavastre et Car-pezat formera un cadre qui ajoutera encore à la solennité de cette fête pacifique du travail.
- Un défilé auquel prendront part les membres des comités et des sections et le personnel de l’Exposition, aura lieu au Palais de l’Industrie.
- Chaque groupe d’exposant sera précédé d’une bannière de couleur différente; de plus, les subdivisions de groupes par classe seront également représentées par des bannières.
- Ce défilé aura lieu aux accents de plusieurs musiques militaires.
- La fête du 21 septembre
- La commission des fêtes, sous la présidence de M. Alphand, a arrêté dans ses grandes lignes le programme de la fête qui sera donnée, le 21 septembre, sur la place de la Nation, pour l’inauguration du monument deDalou : A la gloire de la République. Cette cérémonie, qui sera présidée par M. Carnot, entouré de tous les membres du gouvernement, aura lieu à deux heures. Les corps constitués, les grandes administrations, les services municipaux de la ville de Paris et de la banlieue, des corporations ouvrières y seront représentés par des délégations.
- C’est M. Chautemps, président du conseil municipal, qui offrira à la France le monument au nom de la Ville, qui en a fait les frais. M. Fallières, probablement, en prendra possession au nom du gouvernement.
- Les discours prononcés, un grand cortège composé de toutes les sociétés musicales, de gymnastique et autres présentes à Paris, et des troupes, défilera devant le monument.
- La fête officielle ayant ainsi pris fin, une deuxième partie consistera dans les réjouissances diverses qui seront organisées le soir sur la voie publique. Une illumination générale du quartier y ajoutera un éclat plus grand encore.
- Récompense légère
- Mardi après-midi, le nommé Equoi, gardien d’une des sections du Palais des Beaux-Arts a trouvé un porte-monnaie contenant 675 francs, qu’il s’est empressé de déposer au commissariat de police.
- Il a été restitué, environ une heure après, à sa propriétaire, une dame italienne très riche, paraît-il, qui n’a laissé pour toute récompense, à cet honnête garçon, qu’une pièce de cent sous ! ! !
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- Nous appelons l’attention de l’administration générale de l’Exposition et celle de la Tour Eiffel, si soucieuse d’être agréable à ses visiteurs, sur le restaurant Spiers et Pond.
- Ce matin, à ce restaurant du premier étage, en compagnie de plusieurs confrères de la Presse, nous avons assisté à des protestations nombreuses et très vives.
- Des prix exorbitants et des garçons impertinents rendent légitimes ces réclamations.
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- La Séance plénière k Jnry supérieur
- Hier matin, à dix heures, a eu lieu au cercle ouvrier de l’esplanade des Invalides, sous la présidence de M. Tirard, la séance plénière du jury supérieur. Dans cette séance, devaient être discutées un certain nombre de réclamations, et M. Berger devait présenter son rapport résumant les travaux de la sous-commission des récompenses.
- Dès l’ouverture de la séance M. Berger a donné lecture de son rapport. Ce document est assez court, mais il s’y ajoute de nombreuses pièces annexes. Le directeur général a conclu en proposant l’adoption de soixante-neuf nouvelles récompenses proposées par la sous-commission, et ainsi réparties :
- Diplômes d’honneur............ 43
- Médailles d’or............... 108
- — d’argent............ 190
- — de bronze........... 177
- Mentions honorables.......... 173
- Soit.......... 690
- Les récompenses étant votées par le jury supérieur, on aborde la question de la distribution des récompenses aux collaborateurs. Sur la proposition de M. Prévet, il a été décidé qu’une classification ne serait pas établie pour ces récompenses.
- La sous-commission a résolu une question de principe intéressante : elle a décidé que la présence, dans un jury, de chefs de services spéciaux attachés à des sociétés industrielles n’entraînait point la mise hors concours de ces sociétés : « Seuls, dit le rapport, les directeurs-généraux, administrateurs délégués et présidents de conseils d’administration sont susceptibles d’entraîner, comme membres du jury, la mise hors concours des sociétés dont ils font partie. »
- Autre décision importante : «Un producteur, exposant dans des classes différentes des objets différents, pourra obtenir autant de récompenses distinctes qu'il est de fois exposant^; mais la même personne ne saurait briguer deux ou plusieurs récompenses pour un même produit examiné par les jurys de diverses classes, même à des points de vue étrangers les uns aux autres. »
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- L’ODE TRIOMPHALE
- Le Triomphe de la Répitblique, paroles et musique de Mlle-Augusta Holmès.
- Vingt mille personnes, hier au soir, pressées dans le palais de l’Industrie, ont frissonné d’enthousiasme devant un spectacle d’une incomparable grandeur, d’une splendeur éclatante. Dans un cadre grandiose, dans une nef immense décorée des trésors de nos industries d’art, a eu lieu l’apothéose de la France, la glorification de la République, grâce à laquelle la patrie est un peu à chacun de nous. L’élévatien des idées évoquées, l’énergie virile de la poésie, les accents d’une musique inspirée, toute vibrante d’amour, d’admiration et d’allégresse, font de l’ode triomphale de Mlle Augusta Holmès un inoubliable
- spectacle. .
- Le décor est sinrplé mais grandiose. C est la terre de France avec ses villes, ses vastes champs de blé ondoyant au soleil, ses coteaux plantés de vignobles et, fermant l’horizon, la ligne des Vosges, cette frontière que nous a value un empire abhorré et vers laquelle sont tournés tous nos regards et tendent tous nos efforts.
- Sur le devant l’autel de la patrie surmonte du drapeau.
- Des appels de trompette retentissent sonores, éclatants, joyeux comme la diane qui sonne dans le grand air d’un camp. C’est le peuple de France qui va paraître, peuple de soldats, soldats de l’.idée et non du sabre, mais sachant s’en servir au besoin, chevalier errant de la liberté et de la fraternité, effroi et terreur des despotes et des potentats.
- Mais l’orchestre entonne une marche d’une superbe allure, et les vignerons apparaissent. Les vignerons, à qui nous devons le vin, le vin qui nous rend forts, vigoureux, alertes, et qui
- donne à notre race sa gaieté, sa bonté, sa vivacité. Puis viennent les laboureurs qui sont liés d’une si intime façon au sol de la patrie, qui sont en communication si directe avec la terre.
- Vignerons et laboureurs entonnent un double chœur :
- Ce xin, c’est le sang Chaud et rubescent De la terre qui nous fit naître !
- Ce pain, c’est la chair Du sol trois fois cher,
- Que le soc déchire et pénètre !
- Forts et rénovés,
- Mangez et buvez,
- • Fils du Rire et de la Vaillance,
- Le pain, le vin,
- Sans qui tout est vain.
- La chair et le sang de la France !
- C’est maintenant le tour des marins et des soldats qui défendent le sol que leurs pères fécondent par un labeur acharné. Leurs chants ne sont point ceux de reitres et de soudards. Ils ne réclament ni massacre ni carnage, ils n’aspirent pas après des vengeances cruelles et basses; ils respirent le calme, la fierté et l’inébranlable confiance dans les glorieuses destinées d’un pays chéri.
- L’arme au bras, l’épée au côté,
- Le front haut, le cœur sans colère,
- Nous en qui la patrie espère,
- Nous attendons sa volonté.
- Eritends-nous ! Notre âme te crie :
- « Nous voulons mourir en t’aimant ! «
- Car c’est vivre éternellement Que de mourir pour la patrie !
- Le chœur des marins, sur un rythme balancé est d’une jolie tournure poétique. Il est plein de la rêverie douce des gens habitués à contempler les vastes horizons de la mer, habitués à braver journellement les dangers, résignés à la mort.
- Nous t’invoquons, France la blonde !
- Et nous semons, vermeilles fleurs,
- Les pavilons aux trois couleurs
- Aux paysTointains où nous mène l’Onde !
- A toi la conquête féconde !
- A toi l’or et la perle ronde !
- Qu’importent les morts,
- Si par nos efforts,
- La France obtient les richesses du monde !
- Voici venir les travailleurs, dont le chœur, d’une grande simplicité, est un des plus beaux morceaux de la partition ; à l’orchestre se mêle un cliquetis de forges et d’enclumes d’un effet très original. Les vers qu’ils chantent sont prophétiques.
- Avec la pioche et la truelle,
- Avec l’équerre et le compas,
- Cimente, égalise et nivelle,
- Compagnon, ne t’arrête pas !
- Construis le temple de justice,
- Le cœur tranquille et plein de foi ;
- Il faut que l’ordre s’accomplisse;
- Frère ! l’Avenir est à toi !
- La musique, jusqu’ici d’un rythme décidé, superbe et martial, commence à s’amollir et à s’imprégner de mélodie. C’est qu’après les soldats et les travailleurs, force vive de toute nation, qui contribuent pour une si puissante part à rendre un pays riche, fort et fécond, voici les artistes, les poètes, les musiciens, les écrivains qui donnent à la France une incomparable auréole de gloire, qui en font la véritable déesse de la Raison qu’ont adorée les grandes intelligences de tous les pays.
- Peuple, lève les yeux vers la lyre'immortelle :
- Regai’de ! c’est elle
- Qui dit à l’univers ta gloire et tes travaux....
- Puis voici les amoureux qui préparent les générations nouvelles, les générations qui continueront notre tâche d’émancipation et qui propageront nos grands principes.
- Les amoureux et les amoureuses, répartis entre deux chœurs, chantent alors un duo qui est une symphonie pleine de langueur, comme on devait en chanter dans l’île de Cythère, l’île féconde consacrée à Vénus.
- Cependant la scène s’obscurcit ; dans l’orchestre, les violons se lamentent, les cuivres étouffent leur sonorité et les tambours battent comme voilés d’un crêpe. Une femme, en habit
- de deuil, chargée de chaînes, apparaît, c’est la République. Alors, tous les bras se tendent vers elle, toutes les poitrines entonnent une longue et douloureuse supplication :
- Toi qui protèges notre mère,
- Apparais, déesse, apparais !
- Toi qui vaincras la haine amère, '
- Apparais !
- Toi par qui l’ignorance expire,
- Apparais !
- Toi qui chante la grande Lyre,
- Apparais !
- Toi la juste libératrice,
- Apparais !
- Toi qui veux que le mal périsse.
- Apparais !
- Toi par qui s’enfle notre voile,
- Apparais !
- Toi notre égide et notre étoile,
- Apparais !
- Toi que la fleur des blés couronne, Apparais!
- Toi pour qui la vigne fleuronne,
- Apparais !
- Et à chaque verset de cette litanie, la voix des suppliants devient plus désespérée. Mais bientôt les cuivres se déchaînent, on sent grandir dans les poitrines’ toutes les colères amassées par des siècles de royauté.
- Un éclair sillonne le ciel, la République sort de ses crêpes, le drapeau tricolore à la main,, et le peuple, droit et fier, conscient enfin de sa force, entonne un hymne de triomphe et d’allégresse :
- Trompettes, emportez jusqu’aux cieux grands ou-
- | verts
- L’hymne de joie et de victoire !
- Gloire à toi, fille de la gloire !
- Gloire à toi, Liberté, soleil de l’univers!...
- D’après ce rapide résumé, on peut se rendre compte du lyrisme puissant de cette œuvre. La conception de Mlle Augusta Holmès est des plus grandiose. Sous le rapport musical il est plus difficile de porter son jugement.
- Ce que je puis dire, c’est qu’elle manie habilement les masses orchestrales. Certains de ses airs que j’ai signalés au passage sont d’une fort belle venue : les autres paraissent parfois ternes et monotones, mais il faut 'sans doute en accuser le défaut d’acoustique du palais de l’Industrie, qui n’est évidemment pas construit pour y donner des auditions musicales.
- Quant au petit commencement d’incendie qui s’est manifesté au début de l’exécution, au premier lustre de droite, nous croyons que quelques-uns de nos confrères se sont exagéré son importance. Nous espérons, dans la chronique de demain, démontrer que, la question de panique réservée, le feu ne pouvait en aucun cas se communiquer au câble qui retenait le lustre, et encore moins au vélum du palais.
- AU BALLON CAPTIF GODAHD
- La presse parisienne est convoquée pour la millième ascension du grand ballon captif à vapeur de Louis Godard et Gabriel Yon.
- Cette millième aura lieu après-demain samedi 14 septembre (attention, les superstitieux!), de neuf heures du matin à une heure de l’après-midi.
- Nos confrères pourront donc ascensionner à leur aise pendant ces quatre heures. Le public payant ne sera admis qu’à partir d’une heure.
- Un lunch accompagnera cette petite fête qui promet d’être charmante, si le temps se maintient au beau.
- MM. Louis, Alfred Godard et Camille Dartois se font un véritable plaisir de faire les honneurs de leur parc aérostatique à tous nos confrères et de leur prouver qu’avec un bon matériel et quelque peu de pratique en matière do voyages aériens, on peut arriver à faire sans aucun danger des ascensions libres et captives, par tous les temps.
- LES INGÉNIEURS
- Les ingénieurs belges et hollandais ont fait, hier matin, entre huit heures et demie et dix heures l’ascension de la Tour Eiffel. Ils sont montés, dans quatorze convois, au nombre de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- cinq cents : quatre cents ingénieurs belges, des écoles de Liège, de Bruxelles, de Gand, de Louvain et de Mons, et près de cent ingénieurs hollandais, sortant de l’Institut national néerlandais. M. Ansaloni les, a conduits lui-même jusqu’au campanile ; la vue du haut de la tour n’était malheureusement pas très claire, une ceinture de brume entourait Paris et ne laissait distinguer qu’un rayon assez étroit autour de l’Exposition. Dans le salon de M. Eiffel, M. Wit-mer, professeur à l’université de Bruxelles, a donné un véritable concert, comme pour prouver que les ingénieurs peuvent être aussi des artistes: il a chanté en s’accompagnant la Marseillaise, qui a été accueillie par des cris enthousiastes de vive la France ! et ensuite la Brabançonne, l’air national belge dont le refrain a été repris en chœur par tous les ingénieurs belges.
- A onze heures et demie, les cinq cents ingénieurs prenaient part au banquet qui leur était offert à la première plate-forme de la tour. M. Eiffel présidait, ayant à sa droite M. Yan Lier, ingénieur hollandais, et à sa gauche M. Montefiore-Lévi, ingénieur et sénateur belge. A la fin du déjeuner, M. Eiffel a lu un toast très délicatement écrit ; il a uni dans une même acclamation les noms des trois souverains, le roi des Belges, le roi des Pays-Bas et M. Carnot, président de la République, que les ingénieurs peuvent revendiquer comme un des leurs ; et il a bu à la prospérité des deux peuples belge et néerlandais, qui sont de petites nations à regarder leur nombre d’hectares, mais qui sont grandes par la science et le travail.
- M. Carlier, député de Mons et commissaire général de l’Exposition belge, a remercié M. Eiffel, en lui disant que sa tour était la fascination de l’étranger, le lieu de rendez-vous des intelligences du monde entier, et que son nom personnifiait 1a, science française.
- Puis, M. Montefiore a bu à la Société des ingénieurs civils. Tous les ingénieurs sont frères : Français, Belges et Hollandais, sont des prénoms; ingénieur est un nom de famille.
- D’autres toasts ont été portés par MM. Mi-chaëlis et Tideman, ingénieurs néerlandais, et par MM. Morelle et de Koning, ingénieurs belges.
- A deux heures et demie, les ingénieurs se séparaient.
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- MUSIQUE DE LA GARDE RÉPUBLICAINE
- à Bruxelles
- Le concert donné mardi, au Parc, par la musique de la garde républicaine, au profit des victimes de la catastrophe d’Anvers a obtenu un succès colossal.
- Dès quatre heures, le Parc était envahi par une fonle énorme. Les membres de la colonie française étaient chargés des fonctions de commissaires et les dames artistes des principaux théâtres faisaient la quête. Après l’exécution de chaque morceau, le public enthousiaste acclamait les artistes.
- Le concert terminé, la foule a réclamé la Marseillaise, qui a dû être jouée à plusieurs reprises et a été chantée par le public.
- A la sortie la foule a reconduit les musiciens en poussant les cris mille fois répétés de : Vive la France ! Vive la République ! Merci ! Merci !
- Dans la foule qui assistait au concert du Parc, on remarquait : MM. Bourée, ministre de France, et sa famille; Toutain, secrétaire de l’ambassade de FTance, de Guillemau, attaché à la chancellerie française : Rolland, président de la chambre de commerce française de Bruxelles ; le général Pontus, ministre de la guerre; un grand nombre d’officiers supérieurs, des conseillers communaux, etc., etc.
- La chambre de commerce française offre ce soir un banquet aux artistes de la garde républicaine.
- Au cours du banquet qui a eu lieu le soir, M. Bourée, ministre de France, a remis à M. Wettge, les insignes de chevalier de l’ordre de Léopold.
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- LES CONGRÈS
- Congrès spirite et spiritualiste international
- Lundi s’est ouvert à Paris, dans un des temples du Grand-Orient, le congrès international de toutes les écoles spirites et spiritualistes.
- Ce congrès doit, dans l’esprit de ses organisateurs, être le plus important de tous ceux qui ont élé tenus jusqu’ici par les hommes qui ont le privilège de communiquer avec l’autre monde et de commander à ses habitants.
- L’assemblée comportait environ quatre cent cinquante délégués venus de tous les points du globe, d’Angleterre, d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, d’Espagne, du Portugal, de Russie, de Pologne, d’Amérique, du Brésil, de Melbourne, du Mexique, de Gorfou, de Turquie, de l’Egypte, de l’Inde orientale, etc., représentant plusieurs centaines de sociétés pour l’étranger, quarante mille adhérents et soixante-quinze journaux spéciaux écrits dans toutes les langues.
- Ges délégués appartiennent aux deux sexes dans des proportions à peu près égales. Les hommes représentent toutes les classes de la société, depuis les plus élevées jusqu’aux plus modestes. Quelques membres appartiennent à la plus haute aristocratie, celle du Nord principalement, et portent des noms quasi historiques.
- En ce qui touche l’élément féminin, on nous pardonnera de constater que, même dans l’étude de ces bizarres questions, la coquetterie ne perd jamais-ses droits. Toutes les déléguées sont en toilette de fête. Quelques adhérentes toutes jeunes, blondes, roses, frêles et jolies, venues du Nord vraisemblablement,-portent de ravissantes toilettes estivales.
- M. Jules Lermina, qui occupe le fauteuil de la présidence, après avoir souhaité la bienvenue aux membres du congrès, a ouvert la séance en donnant quelques explications sur le but que poursuit le congrès spirite et spiritualiste.
- « Gette œuvre, dit-il, n’est rien moins que l’affirmation de la science nouvelle, l’alliance de la physiologie et de la psychologie, le défi jeté par la libre recherche au préjugé et à Ta routine, la levée en masse des chercheurs de vérité contre l’obscurantisme, qui se réclame, pour arrêter l’essor de l’esprit humain, de l’intolérance persécutrice et irraisonnée des Académies et des Eglises. »
- L’assemblée a ensuite installé son bureau et s’est constituée en trois sections, comprenant : la première le spiritisme et le spiritualisme, le deuxième la philosophie, la troisième l’occultisme, la théoso-phie, la kabbale et la franc-maçonnerie.
- Chacune de ces sections est entrée immédiatement en travail, après quelques discours sur la réincarnation et l’immortalité de l’âme. Les travaux de la section de spiritisme promettent d’être intéressants. M. le capitaine Yolpi, délégué d’Italie, ayant annoncé qu’il montrerait, à la prochaine séance, des photographies spirites, et qu’il demanderait qu’on vienne en discuter la validité à la tribune.
- Le congrès dentaire
- Le congrès dentaire international de Paris, qui vient de terminer ses travaux, est la première consécration officielle de l’existence de la chirurgie dentaire. Si extraordinaire que cela puisse paraître, le chirurgien dentiste n’existait pas au point de vue légal; cette si utile profession, qui soulage l’humanité d’un mal qui, s’il est malheureusement presque généralement répandu, n’en est pas moins très douloureux, n’était pas classée.
- Ge congrès, présidé par MM. Gariel, de la Faculté de médecine de Paris, représentant le ministre du commerce; Lecaudey, directeur de l’école dentaire de Paris ; Gaillard, docteur de la Faculté de Paris ; Poinsot, président de l’Association générale des dentistes de France, professeur à l’école dentaire de Paris ; docteurs Saussine, Pourchet, Blocmann, Kuhn, avec le concours de MM. le docteur Marchandé, Damain, sir J. Tomes, docteur Cunningham, docteur Redard et de toutes les sommités dentaires de l’étranger, a tenu ses séances aux écoles dentaires de la rue Rocliechouart et de la rue de l'Abbaye. Il a successivement étudié la physiologie dentaire, la dentisterie opératoire, la prothèse et orthopédie dentaires, l’hygiène dentaire, et enfin la clinique.
- M. Poinsot, avec un très grand talent et une compétence hors ligne, a étudié l’application de toutes les nouvelles découvertes scientifiques à l’art dentaire, le rôle des micro-organismes dans la patho-
- logie dentaire et buccale, l’anesthésie locale par l’emploi de la cocaïne, etc., etc.
- En résumé, le congrès a montré que les Américains ont brillé avec leurs engins facilitant les opérations; les Anglais ont prouvé leur supériorité littéraire et bibliographique, et les Français leur supériorité scientifique qui ne fera que croître de plus en plus, grâce à la création des Ecoles dentaires et des relations qui unissent aujourd’hui tous les chirurgiens-dentistes français.
- Mines et Métallurgie
- Le Congrès international des mines et de la métallurgie, dont la séance d’ouverture a eu lieu lundi dernier et qui terminera ses travaux aujourd’hui, a eu pour but de fournir des documents précieux pour tous les esprits soucieux des progrès de l’art des mines et de l’industrie métallurgique.
- Ge Congrès est composé des ingénieurs les plus éminents, entre autres; MM. Henri Schneider, du Greusot ; Jordan et Brüll, anciens présidents de la Société des ingénieurs civils; Linder, inspecteur général des mines; colonel de Bange, le créateur de notre artillerie ; Duval, de Fives-Lille, Boucheron et Albert de Selle, professeurs à l’Ecole Centrale.
- Parmi les membres d’honneur : sir Frederick Abel, de l’arsenal royal de Woolwich ; sir Henry Bessemer, W. Galloway, d’Angleterre ; Hans Hœ-fer et von Tanner, d’Autriche; le sénateur-bourgmestre de Liège, J. d’Andrimont; Arnould, directeur général des mines de Belhique ; Gornélis de Groot, ingénieur en chef des mines de Hollande; Farbaky, directeur de l’Académie des mines du gouvernement russe dans l’Oural ; le prince Roma-nowski, duc de Leuchtemberg, membre du conseil des mines ; Nordstrœm, directeur des mines à Stockholm ; Edhem-Pacha, ancien élèves de l’Ecole des mines de Paris, secrétaire du vice-roi de Pé-Tchi-Li ; le général Tchen-Ki-Tong, Oshima-Takato, directeur des mines du Japon.
- MM. les ingénieurs Lechatelier, Mallard, inspecteur général des mines; Ghalon, de Bovet, Chans~ selle, Charousset et Remaux, ingénieur en chef de la compagnie des mines de Lens, rapporteur du congrès pour les questions minières, ont successivement étudié les meilleures lampes de sûreté, l’emploi des explosifs dans les mines, les applications diverses de l’électricité aux travaux souterrains tels que l’éclairage, les signaux, la transmis-, sion de la force motrice avec application à la ventilation des mines; les parachutes pour éviter les accidents dans la montée et la descente dans les puits de mine.
- MM. Gruner, Bresson, Gautier, Brustlein, Manne, Vincotte, Weiler, Evrard et Osmond, rapporteur de la section de la métallurgie, ont étudié les progrès récents de l’affinage et de la déphosphoration dans la fabrication des fers et aciers, le forgeage, les alliages ferro-métalliques, les nouveaux alliages j de cuivre et les nouveaux procédés de trempe.
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- LA BOURSE
- Le marché a été troublé par la nouvelle du suicide d’un agent de la Banque ottomane. Renseignements pris, il ne s’agit que d’un fait d’ordre privé. La finance n’y est pour rien.
- La baisse de l’Italien a fini par provoquer des achats et, nécessairement, une reprise. Les rachats ont alimenté le'marché. La reprise de l’Italien a profité au 3 0/0 français qui remonte à 86 10. Le comptant est assez animé. Il achète et suit de près les cours du terme. C’est une cause de solidité pour le marché.
- Le Crédit foncier reste à. 1280, la Banque de Paris à 785, le Suez à 2285, l'Egyptienne à 458 75. Le Portugais a de nombreuses demandes à 67 50. On prévoit une grande hausse.
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- 4° Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
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- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Une Machine Rotative, nouveau modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
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- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Gruz, « J.a Lola »; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Ghivo. dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tan-' dis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Faits divers................... — lu »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Histoire de l’habitation humaine. — Chronique. — Dernière heure. — Lettre d’un groupe d’exposants. — Grande fête de nuit au Palais de l’Industrie. — Echos. — La seconde audition de l’Ode triomphale. — Les chanteurs russes au Trocadéro. — Musique de la garde républicaine à Bruxelles. — Réclamations. — Variété : Le temple de Boudha. —Les congrès. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — Guide des attractions. — La bourse. —Annonces et réclames.
- La maison romaine-itaiienne.
- La maison gallo-romaine.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- L’Histoire k l’HaMoB \mm
- (suite)
- Avec Yluibitcition persane nous voyons naître les premières coupoles et aussi les premières briques vernissées. Ici encore, les découvertes de M. et Mme Dieulafoy ont été de précieux documents. On a contesté la valeur de cette reconstitution, la tenant pour trop moderne dans son ensemble. Mais, telle qu’elle est, elle est très jolie et d’un aspect gracieux, avec son porche spacieux sous lequel de vrais Persans servent le thé. Ces braves gens ont été confus, lors de la visite de leur souverain.
- Appréciant à sa juste valeur l’œil-de-Schah.
- le plus petit sequin eût cependant bien mieux fait leur affaire !
- Puis vient la maison en bois, élevée sur pilotis par les anciens Germains, déjà méfiants ; et les huttes hospitalières de nos pères, les vieux Gaulois, dans lesquelles on entrait de plain-pied. C’est ainsi que les trouva César, lorsqu’il fit la conquête des Gaules.
- UfiaMtation grecque dénote l’état d’une civilisation raffinée. Les lignes sont pures et l’ensemble élégant. Les contemporains de Péri-' clés habitaient des maisons de ce genre. Cette reconstitution, très exacte, a été faite d’après un bas-relief de notre musée des Antiques. C’est peut-être la plus fidèle de toutes.
- La maison romaine italienne n’est pas moins gracieuse. Elle procède visiblement des principes de l’architecture grecque.
- Avant d’arriver au pont, nous avons l’habitation gallo-romaine, comme on l’édifiait après les temps troublés des grandes invasions des Barbares, pendant lesquelles tout fut brûlé, ruiné, bouleversé. Elles sont construites sans style, avec une multitude de fragments disparates provenant des ruines des édifices romains, et que les constructeurs nouveaux ont insérées au hasard dans les murailles.
- Le Chariot des Iluns clôt la série à gauche du pont d’Iéna. C’est le principe de la « roulotte » de nos forains, l’habitation roulante des barbares envahisseurs.
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- Par décision du Gouvernement, la recette qui sera faite aux portes du Palais de l’Industrie, le diman-15 septembre, pour le concours des musiques municipales d'harmonie et civiles étrangères (Prix d’entrée : 3 francs, par personne), sera versée au profit des sinistrés d’Anvers (Belgique).
- En conséquence aucune invitation ne sera adressée pour le concours.
- CHRONIQUE
- L’incident de la grande Fête musicale du Palais de l’Industrie a été exagéré par plusieurs journaux, et surtout par un journal très répandu qui semble prendre plaisir à grossir les moindres incidents.
- Inexactement, n’avançait-il pas, l’autre jour, lorsqu’une dame est tombée d’un pont roulant, qu’aucun médecin n’était accouru,q alors que deux médecins des ambulances s’étaient aussitôt mis à la disposition de la victime de l’accident.
- Avant-hier soir, un fil électrique a mis le feu à l’un des lustres du Palais de l’Industrie: aussitôt ce confrère crie : au feu ! comme un brûlé. Ceci est une maladresse. Pour un journal qui a la prétention de parler avec son gros bon sens, c’est là.^ une singulière manière de prêcher le calme et d’éviter les paniques. C’est tout au contraire mettre le public en perpétuelle crainte... d’où les paniques.
- On a donc fait beaucoup trop de bruit pour rien. Je dis bien : pour rien, car ce n’était rien en réalité, que ce fumeron. Ce qu’il y avait à craindre, c’était une panique, les paniques se produisant aussi bien sans motifs que par suite de causes sérieuses.
- Si les articles pessimistes, malveillants, apeu-
- rants du lendemain avaient paru avant une représentation... n’eussent-iis pas pu devenir une cause directe de panique?
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- Voici, au surplus, à quoi se réduit le feu en question. Les lustres latéraux du Palais de l’Industrie se composent chacun d’un grand cercle auquel des lampes électriques sont suspendues. Les fils qui portent le fluide courent autour de ce cercle auquel sont pendus aussi quelques ornements. C’est à ces ornements qu’un des fils, mal isolé, a communiqué le feu. Mais comme la tige du câble de suspension aboutit au centre du susdit cercle, la combustion des petits ornements ne pouvait nullement gagner le câble de suspension et mettre le. feu au vélum.
- Il n’v avait quelque péril que par suite des flammèches ou des verres cassés qui auraient pu tomber immédiatement au-dessous du lustre : mais cette place avait été évacuée aussitôt.
- Si même on avait laissé le lustre en place, le petit feu accidentel se serait forcément éteint, faute d’aliment.
- On a descendu le lustre et l’on a bien fait. Cela a tranquillisé le public, qui s’est mis à applaudir, lorsqu’il l’a vu s’abaisser lentement.
- Pour mon compte, j’ai donné immédiatement ces explications autour de moi, et je puis affirmer qu’en cet endroit il n’y eut pas de panique. On était calme. J’avais même ajouté que si le vélum prenait feu ce ne serait rien, qu’il se consumerait en quelques minutes, et ne pourrait rien allumer, le palais étant tout entier en verre et en fer. Que, même, la combustion du Ÿelum serait si rapide, qu’elle ne pourrait oe-; casionner le bris des vitres de la toiture.
- Aussi étions-nous loin de certaines peurs qui se sont manifestées sur d’autres points.
- Voilà ce qu’il faudrait dire pour éviter les paniques au palais de l’Industrie, où le feu n’est jamais à craindre, où les paniques seules sont à redouter.
- A
- La cérémonie de l’exécution de Y Ode triomphale, avec sa masse orchestrale, sa masse de choristes, et le développement colossal de la scène où se sont déroulés et groupés si harmonieusement les chanteurs, a été le digne pendant des deux bals du Palais de llndustrie, du festival militaire et du banquet des maires.
- C’est du grandiose dans du grandiose, et cela dépasse toutes les proportiçns reçues et connues : cela ne s’est jamais vu, et cela ne se reverra de longtemps.
- Heureux les privilégiés d’avant-hier î Heureux les vingt-deux mille personnes qui ont assisté à ce spectacle, dont l’ordonnance magnifique fait le plus grand honneur à M. Alphand!
- Nous permettra-t-il, comme journaliste, de lui faire une petite réclamation ?
- Avant-hier, la vérité, c’est que les membres de la presse, qui doivent bien voir et bien entendre pour bien raconter, ont été peu favorisés; ils n’ont obtenu que des cartes vertes donnant droit aux places de parquet, et ils se sont trouvés mêlés à foule, noyés parmi les assistants.
- Pour les cérémonies exceptionnelles comme celle-là, ne pourrait-on pas ménager une travée de côté pour la presse ?
- Elle est habituée à avoir sa tribune à la Chambre et au Sénat et des tables spéciales dans certaines réunions ; elle serait bien aise d'être traitée de la même façon pour les grandes fêtes du Centenaire.
- F. L.
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- Dernière Heure
- La commission des fêtes vient de décider que mercredi prochain serait donnée une audition payante de Y Ode Triomphale de Mlle Augusta ïlolmès, au bénéfice des victimes de la catastrophe d’Anvers.
- Hier matin, à neuf heures, M. Eiffel a fait lui-même les honneurs de sa tour à M. Mac-Lane, ministre des Etats-Unis, et à l’ambassadeur du Brésil à Saint-Pétersbourg.
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- Un groupe d’exposants s’est adressé au Bulletin Officiel pour lui demander la reproduction de la lettre suivante, qui arrivera sans doute à destination. Gomme elle remplace, sous une autre forme, un article que nous voulions faire pour le Bulletin Officiel, nous nous empressons de l’insérer.
- F. L.
- Monsieur le Ministre,
- Messieurs les Directeurs généraux,
- Des journaux annoncent que vous avez pris la résolution de fermer l’Exposition le 31 octobre ; on en a été un peu surpris dans le public et dans le monde des exposants.
- Les objections que vous avez formulées, ou du moins qu’on vous attribue, sont de trois sortes :
- 1° II faut fermer l’Exposition en plein succès, au milieu de son apothéose, et non pas au moment où le public la désertera ;
- 2° Les mauvais temps vont arriver et il serait plus difficile de transporter par les routes défoncées des parcs les colis et les caisses des exposants ;
- 3° Il y a des engagements avec les exposants qui ont escompté leur départ pour le 31 octobre, et on ne pourrait les obliger à rester au delà du temps fixé.
- Vous avez, monsieur le Ministre et messieurs les Directeurs généraux, organisé la plus merveilleuse Exposition qui ait jamais été vue, vous avez consacré à cette œuvre colossale votre intelligence, vos efforts, vos capacités, votre dévouement; vous avez réussi, et vous tenez à ce que le succès ne soit pas amoindri par une fermeture dans le désert, mais nous voilà arrivés au milieu de septembre, le nombre des visiteurs augmente et vous n’igr.orez pas que, lors des dernières Expositions, les entrées ont été plus considérables au mois de septembre et d’octobre que dans les uutres mois. L’empressement de la foule devient chaque jour plus extraordinaire, vous avez pu constater en un seul jour plus de 200,000 entrées.
- Le temps est plus merveilleux que jamais. S’il doit changer, il me paraît peu probable que le nombre des visiteurs diminue. Ne vous semblerait-il pas logique d’attendre pour arrêter la fermeture, la double indication du public et du baromètre.
- Le jour où vous verrez qu’il n’y aplus que soixante mille visiteurs dans l’Exposition et que le baromètre baisse, eh bien vous fermerez deux on trois jours après, mais si les visiteurs continuent à affluer, pourquoi voulez-vous les priver du spectacle admirable dont vous êtes les grands metteurs en scène?
- Et puis songez qu’à la fin d’octobre les parisiens seront revenus de la campagne, des bains de mer et de la chasse, et ils voudront venir une dernière fois dire un adieu à toutes les merveilles avant qu’elles ne disparaissent pour toujours.
- Songez d’ailleurs que vous nous avez promis une exposition qui durerait six mois ; elle a ouvert le 6 mai, elle devrait fermer le 6 novembre, et elle n’a été réellement ouverte qu’à la fin du mois de mai : le public l’a jugé ainsi, car il n’est venu qu’au mois de juin.
- Quant à la question des routes défoncées par les pluies,permettez-nous de ne pas s’y arrêter. Nous avons eu des pluies torrentielles au mois d’août et telles que nous n’en retrouverons pas de semblables au mois de novembre, on n’a ce-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- pendant pas fermé l’Exposition au 1er septembre. Nous poumons en avoir pendant la première quinzaine cl’octobre, et on ne fermera pas l'Exposition le 15 octobre.
- Restent les exposants. Mais n’y a-t-il pas déjà eu de nombreuses expositions qui ont été prorogées? Votre droit est incontestable, les exposants le savent bien, et l’on a entendu un. grand nombre d’entre eux qui se plaignaient de ne pouvoir afficher leurs récompenses à leurs vitrines que pendant un mois et qui souhaitent ardehïment une prolongation pour pouvoir bénéficier auprès des visiteurs de ces récompenses si ardemment attendues. En admettant même que quelques vitrines se vident, ce qui n’est pas,, vraisemblable, ne restera-t-il pas encore assez de merveilles à admirer dans les galeries, dans les jardins, dans les pavillons particuliers?
- Croyez, Monsieur le Ministre, Messieurs les Directeurs généraux, des partisans fervents de la arande œuvre à laquelle vous avez attaché vos noms, ne prenez pour l’instant aucune décision définitive, dites que l’Exposition ne sera close que le jour où le public et le temps auront dicté vos résolutions. Le commerce parisien qui profite si largement de cette Exposition, vous saura gré de favoriser le séjour des étrangers parmi nous. Il y trouvera largement son bénéfice.
- Il est possible qu’il soit nécessaire de fermer l’Exposition le 31 octobre, mais si du 25 au 31 octobre vous avez cent mille visiteurs chaque jour, si vous avez un beau temps, quels regrets n’éprouverez-vous pas si vous êtes liés par une décision antérieure ?
- En vous demandant, Monsieur le Ministre, Messieurs les Directeurs généraux, d’annoncer que vous réservez votre liberté d’action, pensez être l’interprète de tous les admirateurs de l’Exposition, du commerce parisien, d’un grand nombre d’exposants et de tous ceux qui pensent, que le succès, en durant, ne peut être que profitable aux intérêts de la France.
- Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, et Messieurs les Directeurs généraux, l’assurance de notre haute considération.
- Un Groupe d’Exposants ----------------------------------------
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- GRANDE FETE DE NUIT
- AU
- 1=» AT . A 1T«^> DE Ij’IIMDUSTRIE
- Dimanche 15 Septembre 1889
- CONCOURS INTERNATIONAL Des Musiques d’harmonie Municipales
- ET CIVILES ÉTRANGÈRES
- 1er grand prix, valeur 5.000 francs et un objet d’art offert pàr M. le président de la République.
- 2e grand prix, valeur 3,000 francs et un objet d’art offert par M. le président du Conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies.
- 8e grand prix, valeur 2,000 francs et un objet d’art offert par M. le Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts.
- 4e grand prix, valeur 1,000 francs et un objet d’art offert par M. le Ministre des affaires étrangères. _____
- PROGRAMME DU CONCOURS
- 1» Musique municipale d’Armentières (Nord), 110 exécutants. Directeur : M. Stappen.
- Premier morceau de la Symphonie héroïque, Beethoven.
- 2o Philharmonique de Leuze (Belgique), 85 exécutants. Directeur M. Colot.
- Premier morceau de la Symphonie en ré, Beethoven.
- 3<> Société d’harmonie de Marchienne-au-Pont, (Belgique), 87 'exécutants. Directeur : M. Steene-brugen.
- Les Erinnyes, Massenet.
- 4° Musique municipale de Reims,' 129 exécutants. Directeur : M. Bazin.
- Romance et finale de la Réformation, symphonie, Mendelssohn.
- 5° Musiqueinunicipale de Rennes, 89 exécutants. Directeur : M. Tapponier-Dubost.
- Ouverture de Ficlélio, Beethoven.
- Polonaise de Concert, P. Vidal.
- 6° Musique des Canonniers Sédentaires de Lille, 110 exécutants. Directeur : M. Colin.
- Patrie! Ouverture, Bizet.
- Le Concours commencera à 8 heures 1/2 du soir et les portes du Palais seront ouvertes à 7 heures.
- PRIX IPEXTRÉE : 3 FRAXCS
- Payable aux tourniquets établis sous les portes 1, 2, 3 et 4 du Palais sur l’avenue des Champs-Elysées.
- Le Commissaire général des Fêtes, A. ALPHAND.
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- ÉCHOS
- Les entrées à rExposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 140.616
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage....:........... 12.027
- Du 1er au 2me.............. 7.506
- 2e étage direct............ 8.988
- Du 2e étage au sommet... 5.222
- En tout.............. 33.743
- Les ambassadeurs marocains
- L’ambassade marocaine est attendue à Toulon le 14 septembre. Les mesures sont prises pour recevoir dignement les hôtes de la France.
- Aujourd’hui, les cuirassés Richelieu, Friedland, Indomptable, Colbert et Terrible seront mis en rade. Lorsque le cuirassé Redoutable fera son entrée avec le pavillon marocain hissé au grand mât, il sera salué de dix-sept coups de canon par le vaisseau-école Couronne.
- Le vice-amiral Duperré, commandant en chef le 5e arrondissement, accompagné d’un aide de camp et du général Couston,se rendra à bord pour saluer l’ambassadeur.
- Au moment de l’entrée en rade du Redoutable, quinze torpilleurs de la défense mobile lui formeront escorte et manœuvreront devant la mission.
- L’ambassadeur prendra passage dans le canot du préfet maritime et sera salué au départ de 17 coups de canon par le Redoutable.
- Deux canots à vapeur embarqueront la suite de la mission.
- Les bâtiments présents en rade auront leurs hommes sur fies vergues.
- Lorsque le canot amiral passera, les clairons sonneront aux champs. Les hommes de garde présenteront les armes.
- L’ambassadeur, à son arrivée au quai de l’Horloge, sera salué par le major de la Hotte, les chefs de service de l’arsenal, le sous-préfet et le maire.
- La musique des équipages de la flotte jouera la Marseillaise.
- Un détachement de gendarmerie maritime et un bataillon des équipages formeront la haie dans l’intérieur de l’arsenal.
- Le cortège se dirigera vers le Grand-Hôtel, en landaus. Deux bataillons du 4e d’infanterie de marine, sous les ordres du colonel, avec le drapeau et la musique, formeront la haie et présenteront le* armes.
- Après quelques instants de repos dans ses appartements, la mission recevra les autorités civiles et militaires. Elle visitera ensuite l’arsenal et les,bâti-ments en rade.
- Les empiéteurs
- Le public se plaint de ce que la circulation devient de plus en plus difficile autour des kiosques à cause des empiétements des concessionnaires. Ceux-ci étehdent, en effet, de jour en jour leur étalage et leur commerce. Une circulaire paraîtra très prochainement, qui leur défendra de dépasser telles mesures réglementaires, sous condition de peines disciplinaires.
- A l’Esplanade
- Le succès obtenu par les fêtes du soir à l’Esplanade des Invalides a encouragé les organisateurs à demander l’autorisation de les continuer. Ils l’ont eue pour une fois et on a pu constater mardi soir combien ces fêtes plaisaient au public. Ils vont faire les démarches nécessaires pour réunir, si on leur accorde encore une ou deux soirées, des attractions inédites. Par exemple, on remplacerait le traditionnel défilé et la promenade du dragon par des exhibi-
- tions sur des estrades spéciales. Ces exhibitions se composeraient de nègres musiciens ou jongleurs, de danseuses accompagnées de musiques, etc., etc.
- Pour subvenir aux dépenses d’illumination, les intéressés ont formé le projet d’organiser, avec l’assentiment du directeur général de l’Exposition, une tombola. Les lots seraient choisis dans les étalages de bibelots exotiques. Le prix du billet serait fixé à cinquante centimes.
- C’est peut-être 1-à ce qui sera le plus difficile à obtenir. On a cependant l’espoir que M. Berger, qui tient à donner à l’Exposition tout l’éclat possible, autorisera la tombola.
- Au Palais de l’Industrie
- L’énorme scène où a été représentée pour la première fois hier l’Ode triomphale de Mme Holmès ne disparaîtra pas du palais de l’Industrie immédiatement après la troisième représentation de cette œuvre. Elle sera conservée j’usqu'au jour de la distribution des récompenses aux exposants et servira alors d’estrade officielle.
- M. Carnot y prendra place à l’avant-scène, entouré des membres du gouvernement et du jury supérieur. Au fond de la scène, derrière eux, se placeront les jurys de classes et les jurys étrangers.
- Les détachements des diverses nations envoyés à l’Exposition, disposés également sur l’estrade, contribueront à donner à la solennité le caractère international qui lui convient.
- Pour obtenir ainsi un spectacle assez imposant, il suffira de modifier légèrement les praticables qui forment le fond de la scène.
- A ce propos, il sera intéressant, pensons-nous, de publier le décompte des diverses dépenses prévues pour l’exécution de l’œuvre de Mme Holmès.
- Les 300,000 francs qui y ont été affectés se répar-
- tissaient ainsi :
- Praticables...........................fr. 25.000
- Décors................................... 66.000
- Equipe............................ 15.000
- Eclairage......................... 22.000
- Costumes.......................... 60.000
- Accessoires....................... 14.000
- Partie musicale, devis de M. E. Colonne. 70.000
- Invitations, cartes, affiches, contrôle,
- police, étc................................. 12.000
- Honoraires, frais d’agence et de règlement, service administratif, frais de personnel et de bureau à 5 0[0......... 14.200
- Somme à valoir pour imprévu et appoint. 1.800
- Total.........fr. 300.000
- — ------------------;—
- Après demain, 15 septembre, M. Ramon Fernandez, le diplomate si distingué et si apprécié chez nous, ministre des Etats-Unis du Mexique à Paris, donnera un grand dîner à l’occasion du double anniversaire de la proclamation de l’indépendance du Mexique et de la naissance du général Porfirio Diaz, président actuel du Mexique.
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- Le Figaro a reçu la lettre suivante :
- Mon cher Figaro,
- Jeudi prochain, en quittant Paris — cette cité magnifique dans laquelle on croit renaître tous les jours, et dans laquelle, comme dans d’autres villes, vous êtes reconnu comme l’un des représentants les plus attitrés du journalisme français —j’emporterai le souvenir de la brillante réception que vous m’avez si généreusement offerte, et pour laquelle j’éprouve de tels sentiments de reconnaissance que je ne puis les traduire par la parole.
- Voulez-vous me permettre de vous charger de transmettre en mon nom à la direction, à l’administration, à la rédaction, à tous ceux qui. ont contribué au succès de cette soirée, ma reconnaissance pour le grand honneur qu’on m’a fait, grand honneur immérité, mais pour lequel je vous suis sincèrement reconnaissant ?
- Votre dévoué,
- T.-A. Edison.
- Paris, 10 septembre.
- Une petite part de la gratitude du grand électricien ne revient-elle pas aux Gitanas, endiablées et charmeresses du Grand-Théâtre de l’Exposition ? Edison les a déclarées charmantes, lors delà soirée donnée par le Figaro.
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- LA SECONDE AUDITION
- DE
- L’ODE TRIOMPHALE
- C’est devant des milliers d’enfants des écoles parisiennes qu’a été exécutée hier soir, pour la seconde fois, YOde triomphale, en l’honneur du Centenaire, de Mme Augusta Holmès.
- La nef du palais de l’Industrie présentait un aspect analogue à celui d’une immense salle de distribution de prix; filles et garçons avaient revêtu leurs toilettes de fête. Dans les galeries supérieures, des places avaient été réservées aux familles des jeunes invités.
- Nous avons déjà décrit les splendeurs de la mise en scène de YOde triomphale et constaté le grand succès de la partition de Mme Holmès. Occupons-nous cette fois de la scène proprement dite : le coup d’œil y est des plus curieux. De chaque côté des immenses praticables qui constituent le théâtre ont été construites des loges destinées à abriter les masses chorales. A droite les hommes; à gauche les femmes, formant un total de mille soixante-douze personnes réparties comme suit :
- 50 vignerons et 50 vigneronnes; 50 moissonneurs et 50 moissonneuses; 50 arts hommes et 50 arts femmes ; 50 sciences hommes et 50 sciences femmes ; 160 travailleurs; 80 soldats ; 80 marins ; 60 jeunes gens et 60 jeunes filles, 160 enfants; enfin, 64 porteurs de pavois et 8 figures allégoriques.
- Sitôt que tout ce personnel est habillé, le régisseur général, M. Baugé, le chef du chant, M. Alfred Fock, et le régisseur de la scène, M. Jules Debray, le dirigent vers les gradins où chacun va attendre son tour d’entrer en scène. Dès qu’un peloton a paru devant le public, un autre groupe le remplace sur les escaliers qui conduisent aux praticables. De cette façon, pas d’à-coups à craindre et les entrées se font avec une merveilleuse ponctualité.
- Les sociétés chorales q;ui constituent les différents groupes sont : les Amis de la rive gauche, le Choral de Belleville, le Choral du Louvre, les Enfants de Paris, la Lyre de Belle* ville, les enfants des écoles de la Ville de Paris, l’école Galin-Paris-Chevé, le Choral des amis réunis, les Chevé de Belleville et Montmartre, l’Union chorale française, l’Union chorale néerlandaise.
- D’autre part, les chœurs de l’Association artistique du Châtelet prêtent aussi leur concours à leur chef ordinaire, M. Colonne.
- Tout se passe avec un ordre remarquable et il convient de rendre hommage àM. Baugé qui, en quatre répétitions de scène seulement, est parvenu à régler les mouvements de masses aussi considérables.
- Nous voyons passer successivement, avant leur entrée en scène, Mlle Romi, la superbe République de YOde, Mmes Berthe Travers, Louisette Morlon et Bordo, les trois danseuses chargées de symboliser la France opprimée, l’Amour et la Jeunesse.
- Hier, ainsi qu’il fallait s’y attendre, le chœur des enfants a été redemandé par toute la salle. L’effet produit par l’ensemble de l’œuvre a été comme la veille, considérable.
- L’exécution de l’Ode s’est achevée au milieu d’un vif enthousiasme.
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- Les Chanteurs Russes ai Trocafléro
- Les chanteurs russes de la « Chapelle nationale » Dnntri Slaviansky d’Agréneff, que l’on a pu entendre déjà, il y a trois ans, au théâtre de la Gai té, viennent faire un nouveau séjour parmi nous. Us ont donné hier après-midi leur premier concert dans la salle du Trocadéro et ont obtenu un succès des plus mérités.
- Ces artistes possèdent des voix d’une justesse et
- d’une pureté de timbre incomparables. Leurs basses-tailles surtout sont étonnantes ; elles poussent des notes d’une gravité et d’un volume tellement extraordinaires que jamais on ne saurait imaginer que des sons pareils puissent sortir de gosiers humains.
- La « Chapelle nationale » n’est du reste pas seulement agréable à entendre, est est aussi fort belle à voir, à commencer par son chef, M. d’Agréneff, qui, avec sa grande barbe et ses longs cheveux partagés sur le front ressuscite le portrait de notre grand poète Théophile Gautier.
- M. d’Agréneff conduit ses chanteurs non point comme les chefs d’orchestre ordinaires, en se tournant vers eux ; il fait face au public. Il se tient sur le devant de la scène, monte sur une petite estrade adossée à un harmonium, seul instrument employé pour accompagner les voix. Il est habillé d’une longue tunique, presque une robe, velours et or. Comme tous les hommes de sa troupe, il estchaussé de bottes dont le cuir est rehaussé de broderies d’or.
- A sa droite et à sa gauche, sur une ligne, sont assises les chanteuses, vêtues de robes aux couleurs éclatantes, et surchargées de, passementeries d’or et d’argent. Leur tête est couverte du diadème russe qui, pour les premières d’entre elles, prend les proportions d’une véritable mitre épiscopale. Derrière ces femmes, sont placés debout des enfants tout petits, puis une autre rangée d’enfants plus âgés, enfin les hommes, ténors, barytons et basses. Tout ce monde est couvert de costumes splendides.
- Les chants qu’exécute ce chœur russe peuvent paraître aux profanes quelque peu monotones, mais ils n’en sont pas moins d’un charme pénétrant et d’une exquise poésie.
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- MUSIQUE DE LA GARDE RÉPUBLICAINE
- à Bruxelles
- Le banquet offert le 11, à la garde républicaine par la chambre de commerce française de Bruxelles, comptait 150 couverts.
- M. Bourée, ministre plénipotentiaire de France présidait.
- Au dessert, il a adressé une chaleureuse allocution à la garde qu’il a remerciée pour la bonne action qu’elle venait d’accomplir, et comme partout, a-t-il ajouté, c’est avec de bonnes actions qu’on fait de la bonne politique.
- S’adressant ensuite à M. Wetge, « au moment, a-t-il continué, où j’entrais dans le Parc pour entendre et applaudir votre excellente musique, j’ai rencontré le comte d’Oultremont qui avait été chargé de m’exprimer les remerciements du roi pour votre généreuse initiative. Que de souvenirs, messieurs, votre présence n’évoque-t-elle pas ! Il n’y a pas longtemps qu’ici la garde a donné. Il s’agissait d’assurer à ce pays ses libertés et de conquérir Anvers qui en est devenu le boulevard. »
- Après avoir montré les horreurs de la catastrophe qui désole la Belgique, « la reconnaissance de tous les Belges, a-t-il dit, avait besoin d’une conclusion tangible. Le roi a bien voulu se faire l’expression des sentiments de son peuple, et j’ai le bonheur de pouvoir vous annoncer que je suis chargé par le souverain d’apporter à M. Wetge les insignes de l’ordre de Léopold. » (Triple salve d’applaudissements. Gris enthousiastes de : Vive la France ! vive la Belgique !)
- M. Wetge a remercié en termes émus.
- Un sergent de carabiniers a félicité le chef de la musique de la garde au nom de l’armée belge. Enfin, le président de la chambre de commerce française a porté un toast à la garde, en la félicitant de la distinction dont son chef vient d’êtr© l’objet.
- Le banquet s’est terminé à onze heures un quart.
- La musique de la garde républicaine a quitté Bruxelles hier matin à neuf heures quinze, revenant à Paris.
- La colonie française de Bruxelles a lancé les deux télégrammes suivants :
- A Sa Majesté le Roi
- La colonie française, réunie au Grand-Hôtel pour
- acclamer la musique de la garde républicaine, envoie à Votre Majesté l’expression de sa profonde reconnaissance pour la haute distinction qu’elle vient de conférer au chef de la première phalange artistique de France.
- A M. Carnot, président de la République française,
- La colonie française, réunie au Grand-Hôtel, pour acclamer la musique de la garde-républicaine, vous envoie l’assurance de son dévouement absolu.
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- RÉCLAMATIONS
- L’administration de la Tour Eiffel a toujours écouté avec bienveillance les réclamations qui lui étaient adressées. Nous sera-t-il permis d’en formuler une qui doit être accueillie favorablement? Les journalistes qui sont appelés dans la Tour par leur service sont obligés de faire souvent la queue pendant trois quarts d’heure, ne pourraient-ils pas entrer dans les ascenseurs avec les mêmes facilités qui sont accordées aux abonnés? Partout ils jouissent de ces petits privilèges, dans la Tour seule ils sont condamnés à perdre un temps précieux. Ce que nous demandons n’est pas excessif, surtout si on considère qu’il ne monte pas dix journalistes par jour.
- Une autre réclamation : les employés de la Tour usent parfois vis-à-vis du public d’une brutalité excessive.
- C’est ainsi que sous prétexte de multiplier le nombre des voyages, des employés vous poussent brusquement dans les ascenseurs ou vous parlent grossièrement pour vous faire sortir rapidement des ascenseurs. Le public est cependant pressé plus que personne de montei ou de s’en aller. Nous demandons à MM. les administrateurs de la Tour de vouloir bien recommander à leurs employés d’user de plus d’égards envers le public.
- VARIÉTÉ
- Au Temple de Boudha
- Nous avonq assisté, l’autre matin, à une très curieuse cérémonie au temple de Boudha de l’Esplanade des Invalides, dit un chroniqueur de Y Echo de Paris.
- La pagode, les autels, les idoles et tous les ornements ont été amenés de Hanoï, par M. G. Dumoutier, inspecteur de l’enseignement franco-annamite en Indo-Chine, délégué du protectorat à l’Exposition universelle de 1889, et ancien président à Hanoï du comité exécutif pour la participation du Protectorat à l’Exposition universelle. ,
- La pagode, a été construite par un architecte du Protectorat, M. Lichtenfelder. C’est - une construction dont la forme est à peu près celle de nos églises catholiques, mais en réduction. Elle est couverte de tuiles. Les grosses colonnes cylindriques qui soutiennent le toit sont en bois de lim (espèce de bois de fer) et ont été données par le roi d’Annam.
- Le milieu du monument est presque entièrement occupé par un grand autel formé d’une estrade en bois recouverte de nattes et de tapis, sur lequel le bonze (prêtre boudhique) officie. A partir de cette estrade jusqu’au mur du fond et par gradins superposés jusqu’au plafond, sont disposées des tables ou crédences ornées d’idoles, de vases, de flambeaux, etc. La première table, près de l’estrade, est assez petite et de hauteur normale ; elle est garnie d’un tapis brodé. Au milieu se trouve un brûle-parfums ; de chaque côté du brûle-parfums des espèces de veilleuses en verre rouge, plus loin des lampes à pétrole, et, de chaque côté de ces lampes qui sont allumées ainsi que les veilleuses, d’autres veilleuses en verre violet.
- La table qui suit est un peu plus haute que la précédente. Elle supporte une coupe pleine
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- de fruits exotiques et deux grandes potiches remplies de fleurs, de roseaux et de bambous. Celle qui vient encore après comporte des ornements du même genre, plus une idole dorée, aux bras multiples, Chuan-Di. La suivante est honorée de la présence de la Trlmourti. La Trimourti est l’incarnation en trois personnes de Cakya-Mouni : au milieu le Boudha actuel, à droite le Boudha passé et à gauche le Boudha futur. C’est la représentation matérielle du dieu hindou que nous retrouvons encore sur le dernier gradin, près du plafond. Ce sont les Bou-dhas purs.
- A droite et à gauche du grand autel, il y a des autels secondaires: à droite celui du génie de la o-uerre Quandé, qui est un dieu chinois introduit dans le boudhisme au XIIe siècle. L’idole est à peu près de la taille d’un homme, avec des oreilles énormes, une moustache et'une barbiche pointues. A sa gauche se tient son ministre et à sa droite son prisonnier de guerre, qui est l’incarnation de la fidélité ; ce vaincu avait pris en si grande affection son vainqueur qu’il s’est tué sur sa tombe, ce qui lui valut d’être déifié.
- Napoléon IeR paraît-il, est adoré dans une pagode du nord de la Chine.
- Nous avons encore d’autres idoles : le dieu de Jade, qui habite la grande Ourse, le génie du bien, qui garde les portes du paradis, et le génie du mal, qui tente les hommes, etc.
- Mais la cérémonie commence.
- Les neuf bonzes arrivent en procession. Il y en a trois habillés d’une ample robe de soie rouge recouverte d’un manteau jaune avec des raies bleues. Les autres ont une robe bleue en percale recouverte d’une tunique en laine de couleur brune. Une sorte de coiffure en soie noire leur cache les cheveux. Les trois bonzes supérieurs ont une tiare bleu et jaune en forme de couronne ouverte.
- Ils avancent lentement, portant chacun un instrument de musique des plus rudimentaires.
- D’abord un grelot en bois évidé peint de toutes les couleurs ; un petit tambour en forme de tonneau, un timbre en cuivre, une plaque de fer suspendue dans un cercle, etc. Ils ont une petite baguette de bois ou de fer dans chaque main et tapent des coups plus ou moins forts sur leurs instruments. Il serait bien inutile, comme on le voit, qu’ils eussent fait des études au Conservatoire de Paris.
- Les trois bonzes à manteau jaune quittent leurs sandales et montent sur l’estrade ; puis ils s’accroupissent devant une petite table chargée de livres saints et placée devant l’autel.
- Les autres bonzes s’asseoient de chaque côté de l’estrade sur des canapés en bambous. Alors commencent d’interminables litanies chantonnées d’un ton nasillard et avec une régularité stupéfiante qui berce et endort. Si elles duraient des heures comme dans leur pays, on serait vite plongé comme dans les rêveries vertigineuses qui conduisent au Nirvâna.
- A droite de la petite table aux livres saints se' trouve un gong, sur lequel on frappe de temps à autre pour évoquer la présence du dieu : alors les trois bonzes s’inclinent par trois fois jusqu’à terre. La musique du grelot en bois est pour chasser les mauvais esprits.
- Les litanies sont interrompues trois fois pour l’offrande de fleurs, de fruits et d’eau lustrale.
- Les trois bonzes descendent de l’estrade et se mettent à tourner sur eux-mêmes de droite à gauche et de gauche à droite en faisant avec leurs mains des gestes symboliques. Puis ils partent en procession avec les offrandes et s’arrêtent devant chaque hôtel particulier où recommence la même cérémonie du tournoiement et des gestes symboliques.
- Tout cela dure à peu près une heure et demie et pourrait durer davantage si les spectateurs français avaient la patience et la ferveur des disciples de Boudha.
- Les neuf bonzes que nous avons vus et qui composent toute la mission sont de race annamite. Ils sont petits et presque entièrement imberbes. Leurs dents sont noires. Leurs vêtements exhalent une odeur d’encens.
- La cérémonie finie, ils se sont inclinés à l’orientale devant l’assistance, ont mis leurs sandales et sont partis avec le même cérémonial qu’à l’arrivée.
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- LES CONGRES
- Les procédés de construction
- Lundi, à deux heures, • a eu lieu, au Trocadéro, l’ouverture du congrès international des procédés de construction, sous la présidence de M. Eiffel. Le bureau de la commission d’organisation du congrès ayant été maintenu, à M. Eiffel ont été adjoints MM. Boutillier, Clerc et M. Leblanc en remplacement de M. Muller, vice-président; MM. Moreau, Rabel et Petit, secrétaires. Plusieurs délégués étrangers ont, en outre, été nommés vice-pi’ésidents.
- M. Eiffel, dans son allocution d’ouverture, a donné lecture des travaux qui occuperont le congrès : 1° emploi de l’acier dans les constructions (rapporteurs, MM. Hallopeau, ingénieur civil, professeur à l’Ecole centrale, et Lantrac, ingénieur en chef du service des ponts, à la Compagnie de Fives-Lille); 2° chaux, ciments et mortiers (rapporteurs, MM. Le Chatelier, Durand-Claye, ingénieur en chef des ponts et chaussées); 8° étude des divers procédés de fondations, pieux à vis, air comprimé, congélation, blocs en béton, etc. (rapporteurs MM. Hersent, de Préaudeau et Terrier).
- En outre, des communications seront faites par M. Considère sur l’emploi de l’acier, sur les constructions métalliques par M. Eiffel, sur les ponts suspendus, etc.
- Les séances auront lieu au Conservatoire des arts et métiers ; elles se tiendront tous les matins jusqu’au 14 septembre.
- Les accidents du travail
- A la même heure, s’est ouvert, à la Faculté de droit, le congrès international des accidents du travail, sous la présidence de M. Linder, inspecteur général des mines, assisté de MM. Ricard, député, et Emile Muller, vice-président.
- Le Congrès, après avoir établi les caractères distinctifs des accidents du travail dans les divers pays et les incapacités qui en résultent, examinera les questions de la règlementation et de l’inspection officielle des établissements industriels de tous pays, du travail des femmes et des enfants dans les manufactures, questions qui ont été débattues, il y a deux mois, par les Congrès socialistes dont nous avons rendu compte.
- Il examinera ensuite les mesures prises par les industriels et Associations industrielles, en France et à l’étranger, pour prévenir les accidents et quelles responsabilités en sont les conséquences ; de l’intervention des tribunaux en cas de fixation d’indemnités, etc.
- Samedi, dans la séance de clôture, M. Réziat d’Audibert discutera les mesures financières à prendre pour garantir efficacement le service des pensions et la constitution de capitaux de réserve.
- Les sociétés de consommation
- Le congrès international des Sociétés coopératives de consommation s’est ouvert dimanche à 3 heures, au Trocadéro, sous la présidence de M. Gide, professeur d’économie politique à la Faculté de droit de Montpellier. La constitution du bureau et la formation de commissions chargées d’examiner les communications qui pourront être proposées en dehors des questions à l’ordre du jour ont pris la séance de dimanche et celle d’hier, cette dernière tenue au siège des Sociétés savantes, rue Serpente.
- On sait qu’un projet de loi sur les Sociétés coopératives a été adopté par la Chambre des députés, il y a quelques mois. C’est l’examen de cette loi, telle qu’elle doit être proposée au Sénat, qui occupera particulièrement le Congrès. Il entendra, en outre, des rapports de nombreux représentants étrangers,
- et notamment des délégués de la Belgique, sur l’état des Sociétés coopératives dans les différents pays.
- Le Congrès commercial
- Mardi à trois heures s’est tenue la séance d’ouverture du congrès commercial international annuel de Paris,
- M. Yves Guyot, ministre des travaux publics, occupait le fauteuil d’honneur, représentant M. Faye, ministre de l’agriculture, obligé d’accompagner, à l’exposition hippique, le président de la République.
- M. Way, membre de la chambre de commerce de Paris, président de la chambre syndicale des grains, graines, farines et huiles, a ouvert la séance par un discours.
- D’après lui, les lois nouvelles douanières auraient non seulement relevé le courage des producteurs, mais elles auraient encore sauvé le pays d’une crise dont il se refuse à mesurer les conséquences.
- Il a terminé en remerciant le ministre d’avoir bien voulu assister à la séance d’ouverture du Congrès et donner ainsi une preuve de la sollicitude du gouvernement de la République pour les intérêts de l’agriculture, du commerce et de l’industrie.
- M. Yves Guyot a pris ensuite la parole en ces termes :
- « Vous.avez entendu, Messieurs, les explications que votre président, M. Way, vient de vous donner et je le félicite de l’excellent esprit qui les anime ; il a montré ce qui a déjà été fait pour le commerce, l’agriculture et les travaux publics par le gouvernement républicain..
- « En même temps, ce que vous devez demander à un gouvernement, c’est de vous assurer la sécurité à l’intérieur et à l’extérieur, sans compromettre toutefois sa dignité afin que chaque citoyen puisse sans I crainte chaque jour se livrer à son négoce, à sa tâche, car il sera sûr que rien, aucun désordre, aucun trouble ne viendra le troubler dans l’exercice de sa profession.
- « Mais, Messieurs, c’est à vous, c’est à vos collègues qu’il appartient de faire acte de commerce, de continuer à chercher les meilleurs débouchés, les meilleures voies pour l’accroître, car c’est vous qui faites la fortune dm sol, la richesse du pays.
- « Messieurs, je ne veux pas vous retenir plus longtemps, mais je tiens à vous affirmer, au nom du gouvernement tout entier, de sa sollicitude pour toutes les réclamations, pour toutes les pétitions que vous voudrez bien lui adresser, non pas qu’il se réserve de les accueillir sans le moindre examen; au contraire, il se réserve le droit de les examiner avec un soin scrupuleux, non pas dans un but de mesquine taquinerie, non pas avec le désir dé les éluder, mais avec le désir, au contraire, d’entrer dans vos vues et de seconder vos efform. »
- ROUXEL, ffd’Armes, 163, r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration W
- L’Exposition Universelle de 1867
- L’idée première des expositions internationales est une idée française; en 1849, elle avait été émise dans nos assemblées délibérantes. L’Angleterre s’est empressée de la mettre à profit et l’appliqua en 1851 ; nous la lui avons reprise deux ans plus tard.
- Le 8 mars et le 22 juin 1853, deux décrets impériaux ordonnaient la réalisation d’une exposition universelle pour 1855. Cette exposition devait s’ouvrir et s’ouvrit'en effet du 1er mai au 30 septembre. Afin de lui donner un logis digne
- ~LeChamp de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. aris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- d’elle, on construisit, pour la recevoir, aux Champs-Elysées, sur les dessins de M. Yiel, architecte, et aux frais d’une compagnie concessionnaire. un palais qu’on appela le Palais de l’Industrie. L’emplacement étant insuffisant on dut créer sur le bord de l’eau une grande galerie reliée au palais lui-même par des jardins et par une galerie de jonction.
- Aujourd’hui, notre système de classification des produits exposés en 1889 comprend 85 classes, en 1855 il était fort simple et n’en mentionnait que vingt-sept. L’emplacement réservé aux exposants était alors de 152,052 mètres carrés.
- Dans cet espace prirent place 11,763 exposants français et 11,121 exposants étrangers; le nombre des visiteurs s’éleva à 5,162,330, et le produit des entrées atteignit le chiffre de 3,202,485 francs.
- L’organisation de l’Exposition universelle de 1855 avait été confiée à une commission nommée par décret du 24 décembre 1853, et placée sous la présidence du prince Napoléon. Le prince était assisté de trois vice-présidents : MM. Tro-plong, Baroche et Billault.
- C’est seulement en 1865 que l’Exposition universelle de 1867 fut résolue.
- Deux décrets, en date du 1er février et du 4 mars, instituèrent la commission impériale qui devait être chargée de la direction et de la surveillance des opérations.
- Présidée par le prince Napoléon, assisté de trois vice-présidents : M. Rouher, ministre d’état ; M. Béliic, ministre de l’agriculture,' du commerce et des travaux publics ; M. le maréchal Vaillant, ministre de la maison de l’Empereur et des beaux-arts, et de M. Le Play, commissaire général, cette commission fut composée de 60 membres, et se réunit pour la première fois le 7 avril. Elle s’occupa tout d’abord de former l’association de garantie, et fixa le minimum du capital à souscrire à la somme de huit millions.
- L’appel adressé aux souscripteurs donna des résultats inespérés; le 20 juillet 1865, date fixée pour la clôture des listes, la commission constatait un apport de 10,347,000 francs.
- Ceci fait, il fallait entrer résolument dans le vif de la question. Le choix de l’emplacement fut immédiatement, comme on pouvait s’y attendre, l’objet de vives et longues discussions.
- Pour cette solennité, à laquelle il importait de donner un grand éclat, on parla successivement d’utiliser : le Champ de Mars; le Palais de l’Exposition permanente d’Auteuil ; d’étendre à l’aide de constructions annexes, le Palais de l’industrie, érigé aux Champs-Elysées pour l’Exposition de 1855 ; de s’emparer des vastes terrains des docks de Saint-Quen; de choisir le quartier Monceau, ou enfin de s’établir à Courbevoie, près du pont de Neuillv.
- Tout bien examiné, le choix définitif de la commission impériale se porta sur le Champ de Mars, qui sembla propre à remplir, mieux que tout autre emplacement, le programme dont on avait déjà arrêté les grandes lignes.
- La surface utilisable, en chiffres ronds, était de 45 hectares; de larges voies conduisaient sur ce point de Paris admirablement situé, et assuraient aux voitures ou aux piétons une circulation régulière et'rapide. On avait compris aussi que la Seine pouvait être d’un puissant recours, spécialement au point de vue des moyens de communication qu’elle offrait, non seulement pour le transport peu coûteux des matériaux, mais encore pour celui des visiteurs; d’autre part, la proximité d’une voie de fer permettait de se tenir en rapport constant et direct avec les grandes compagnies.
- - En créant la Compagnie des bateaux-omnibus et la voie qui relie la gare de Grenelle au chemin de fer de ceinture, on rendait immédiatement la situation tout à fait exceptionnelle. Ces projets réalisés, aucun lieu ne pouvait mieux convenir à la grande manifestation nationale qui se [(réparait.
- En effet, cette solution, la seule désirable, on l’a bien vu depuis, donna pleine satisfaction à tous les intérêts en présence, elle assura le succès de l’Exposition de 1867, la plus intéressante, la plus productive et la plus vivante qu’il nous ait été donné de voir. 52,200 exposants parmi lesquels 15.969 Français y prirent part.
- Ouverte officiellement le 1er avril 1867 par l’Empereur et par l’Impératrice, accompagnés du prince d’Orange, du comte de Flandre, du duc de Leuchtenberg, du prince et de la princesse Murat, l’Exposition ferma ses portes le 3 novembre, tout en laissant au public l’entrée dans les jardins, jusqu’au 21 du même mois. Pendant ce laps de temps, comprenant 235 jours, elle reçut par quinze portes, en y comprenant les entrées par abonnement, la visite de
- trente millions de personnes :
- Le chemin de fer lui apporta.... 1.472.969 Les bateaux à vapeur omnibus.. . 2.787.620
- Les omnibus......................... 7.169.606
- Les tapissières. . ............. 2.328.000
- Les voitures publiques.......... 1 .486.000
- Les voitures de maîtres......... 371 .000
- Vinrent à pied.................. 14.384.805
- L’examen des comptes publiés en 1869, dans un rapport magistral, permet de constater que les recettes totaless’étant élevées à 26,114,662 09
- et les dépenses à.............. 22,983,817 99
- Les opérations de la Commission impériale se soldèrent par un excédent de recettes
- de............................ 3,130,844 10
- L’ouverture des chantiers du Champ de Mars avait eu lieu a la fin d’octobre 1865; au mois de juillet 1866, le chiffre des ouvriers employés aux travaux avait atteint 1,477.
- La- surface du palais proprement dit était en
- mètres carrés, de.................. 165.816 m.
- Celle du parc, de............... 245.174 »
- Celle du jardin, de.............. 48.350 »
- Ce qui donnait, pour le Champ f ; . (
- de Mars seulement, une surface "
- de.. ............................ 459.340 »
- A cette surface; heureusement insuffisante, il convient d’ajouter, si l’on veut savoir exactement quelFtait l’emplacement réservé à l’Exposition toute entière :
- 1° La surface de la berge, qui était de 8,395 mètres carrés; — 2° celle de l’Exposition annexe de Billancourt, qui était de 220,000 mètres carrés. Ces deux derniers chiffres, ajoutés aux précédents, donnaient à l’Exposition de 1867, une surface totale de 687,835 mètres carrés.
- Le jury des récompenses décerna pour cette exposition, 64 grands prix, 833 médailles d’or, 3,650 médailles d’argent, 6,565 médailles de bronze, et 5,800 mentions honorables.
- (A suivre). E. Maindron.
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- s’enfilant toutes seules, fabriquées par
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- LA BOURSE
- Reprise de la hausse. Le 8 0/0 arrive à 86 25, l’amortissable à 89 90, le 4 12 à 104 GO, mais l’Italien ne progresse plus. Il s'arrête à 91 70. C’est déjà un bien joli prix, car l’Italie est, financièrement, dans une position désespérée. M. Crispi a ruiné pour longtemps les finances de son pays. Il n’y a qu’une solution : le renversement du ministère après des élections générales. Cette hypothèse est réalisable. Ce serait de la hausse sur toute la ligne, car ce serait la paix assurée pour l’Europe. L’Extérieure espagnole monte à 74, l’Egyptienne unifiée à 464, le 3 0/0 portugais à 68, le Russe 1880 à 92 5/16. Le Turc reste à 16 90, La Banque ottomane est à 533, le Crédit foncier à 1278 75, le Nord à 1745, le Suez à 2287 50.
- -RHUM DE L’ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti (porte Suffren)
- BARBANCOURT & Gie, Port-au-Prince
- plusieurs médailles d’or et d’argent
- S’adresser pour renseignements et Tente, 23, rue de Naples.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de RExposi-tion et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSufïren.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures d.u soir Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert, tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des coloyiies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue dm Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 8 heures à heures 8 20-
- Deuxième effet, de 8 heures 40 à 9 heures.
- Troisième effet, de 9 heures 20 à 9 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- MARINONI
- 1875. Chevalier « IS84. Officier
- 1886.. Commandeur
- delà (
- Légion d’Honncur
- DÉCRET DU 2 FÉVRIER 1875 Marinoni, constructeur, a fait faire de notables progrès à I Imprimerie, pûr les. perfectionnements qu'il a introduits dans la construction des machines typographiques.
- MARINONI
- Constructeur-Mécanicien
- 96, RUE D’ASSAS, 96
- EXPOSITION UNIVERSELLE de 1878
- SEUL GRAM PRIX
- EiposUion d’Amsterdam lie 1883
- SEUL DIPLOME D’HONNEUR
- Les
- plus hautes récompenses pour les
- MACHINES à IMPRIMER
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889, A PARIS
- » ---— ----—-
- La Maison Marinoni expose 15 MACHINES
- (§ans la paierie des Machines
- Classe 58
- 1° Une Machine en blanc, nouveau modèle, format quadruple carré, construite pour les impressions de grand luxe et les tirages en chromotypographie, avec distribution plate et cylindrique ;
- 2° Une Machine en blanc, de même système, format double raisin, avec arrêt facultatif du cylindre, cylindre de sortie de feuilles, Receveur mécanique, chargeurs mobiles, routeurs toucheurs commandés, distribution plate et cylindrique ;
- 3° Une Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs ;
- 4° Un© Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
- 5° Une Utile, Presse-typographique à pédale, système à platine;
- 6° Un© Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, l’une plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique ;
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique ; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjàen France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés,' soit imprimer avec trois couleurs
- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux I Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties N encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies, et encartées mécaniquement. Gette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Une Machine Rotative, nouveau modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
- 12° Une Machin© Rotative, cette Machine est montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
- Au deuxième étage de la Tflur $iSel
- 13° Un© Machine Rotative, montée dans l’imprimerie spéciale installée par le journal LE FIGARO;
- i§ans l’exposition de M. §&%
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de TAlhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia. Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des . Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — X° 122.
- Le Numéro : 15 Centimes
- Dimanche 15 Septembre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1888
- SOMMAIRE : Le rapport du jury supérieur. — Dernière heure. — Le café en Annam et au Tonkin. — La maison Picon. — Les canonniers de Lille à Paris. — Echos. — La Bourse. — Guide des attractions. — Annonces et réclames.
- CHRONIQUE
- Où en est donc la grande tombola de l'Exposition? Voilà bientôt deux mois que les billets en sont eu vente, et le public a l’air de les délaisser singulièrement : ils s’étalent piteusement aux vitrines des vendeurs et leur nombre ne semble guère diminuer.
- L’administration a reconnu les deux causes principales de cet insuccès : 1° Le manque de publicité au début; 2° l’omission d’un détail d’une réelle importance dans la confection des billets. Ce détail n’est autre que la mention des lots à partager entre les gagnants, et cela intéresse vivement les'preneurs des billets qui, après les innombrables loteries de ces derniers temps, ne se laissent plus allécher que par des attractions considérables.
- Eli bien ! rappelons que les quinze millions de billets qui ont été mis en vente participent au tirage d’un gros lot d’une valeur de deux cent mille francs. Ce sont des bijoux achetés déjà et que l’on peut voir à la section de la joaillerie, dans le voisinage du dôme central.
- De plus, pour chaque série d’un million de billets, il y aura un millier de lots d’une valeur de cinquante mille à cent francs.
- Pour remédier, au moins partiellement, à l’insuccès du début, une proposition a été soumise à M. Berger par le chef comptable de la tombola. Elle consiste en l’adjonction aux billets non encore placés — soit à l’aide d’un composteur ou même d’une réimpression sur la face demeurée blanche — d’une liste indiquant le nombre des lots à gagner et leur valeur. Les billets vendus déjà garderaient, bien entendu, tels qu’ils sont, tous leurs droits.
- Puisque peu de billets ont été écoulés jusqu’à ce jour, le mal est encore réparable et l’adjonction de la liste des lots ira encore trouver à temps la majorité des acheteurs.
- Ce pourquoi il sera peut-être un peu tard, c’est pour les délégations ouvrières ; on se souvient, en effet, que le tiers du produit de la vente des billets de la grande tombola devait être affecté au séjour à Paris de travailleurs méritants, pour qui le spectacle de notre colossale Exposition aurait été un enseignement fécond et une leçon inoubliable ; or, nous n’avons plus que six semaines devant nous et, pour les excursions à Paris, il ne faudra pas trop tarder : il importe que les délégués ouvriers voient l’Exposition dans son beau et non pas détrempée par les pluies d’automne.
- En même temps que l’adjonction des listes, on pourrait faire un affichage sérieux et ce qui serait mieux encore : fixer une date pour le tirage de la tombola et une date très prochaine.
- Rien n’exciterait comme cela le zèle des acheteurs retardataires.
- ***
- Encore un mot sur le commencement d’incendie du Palais de l’Industrie : il vient de M. le préfet de police lui-même, qui a répondu à un de nos confrères qui l’interrogeait :
- « L’incident de mercredi soir est ce que l’on peut appeler : Beaucoup de bruit pour rien.
- « Je tiens tout d’abord à vous dire que le service de secours contre l’incendie était parfaitement assuré et qu’une pompe à vapeur sous
- pression stationnait aux abords du Palais de l’Industrie dès les sept heures du soir.
- « Plus de trente pompiers étaient disséminés dans toutes les parties du gigantesque édifice. Lorsque le feu s’est déclaré, les pompiers étaient tout prêts et ne sont pas intervenus, sur l’ordre formel de M. Alphand, qui a craint que la vue de ces soldats ne vînt grossir, aux yeux du public, l’importance du danger.
- « Car je puis vous l’affirmer, aucun danger n’existait, d’autant plus que la flamme minuscule produire par l’étincelle électrique se trouvait à plus de six mètres du vélum et, par conséquent, ne pouvait l’atteindre.
- « Le seul reproche que l’administration ait cru devoir formuler s’adresse aux ouvriers électriciens qui auraient dû, dès le début, baisser le lustre dont les passementeries avaient pris feu. On aurait ainsi évité cette pseudo-panique qui n’avait aucune raison d’être puisque ce commencement d’incendie qui durait depuis sept minutes, a été éteint par un pompier muni d’une éponge imbibée d’eau.
- « En résumé, je tiens à ce que le public sache bien que l’administration avait pris toutes les mesures exigées en pareil cas. Les pompiers étaient à leur poste, ' les prises d’eau manœuvraient à merveille, et la preuve c’est que par suite d’un excès de zèle tous les invités de la tribune officielle ont été couverts d’eau. »
- Si le public n’est pas rassuré après ces déclarations formelles et les explications que nous avons données hier, il sera difficile !
- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DES COLONIES
- Exposition universelle de 1889
- DIRECTION GÉNÉRALE DE L’EXPLOITATION
- JURY SUPÉRIEUR
- RAPPORT à M. le Président du Conseil,
- Ministre du Commerce, de VIndustrie et
- des Colonies, commissaire généra,l.
- Monsieur le Président,
- Dans sa première séance générale tenue le 26 août, le Jury supérieur des récompenses a décidé de confier à une sous-commission de vingt-cinq membres, composée principalement des présidents des comités, des jurys de groupes, le soin d’examiner certaines questions litigieuses soulevées au cours de cette première séance, de faire le recensement des propositions des récompenses qui lui paraîtraient devoir être maintenues et de procéder à l’examen des réclamations parvenues.
- Cette sous-commission a été composée ainsi qu’il suit :
- M. T eisserenc dè Bort, président.
- MM. Dietz-Monnin et Poirier, vice-présidents,
- Membres : MM. Alphand, Sir Corville Barclay. Dauphinot, Foucher de Careil, Frémy, le commandeur Frescot, Gréard, Hardy, Larroumet, Leigh, Lyle, Lemoine, Meissonier, Navarro-Re-verter, le colonel Perret, Picard, Poubelle, Brevet, Léon Say, Sabatier.
- Secrétaires : MM. lletzel et Trélat.
- M. Gréard s’est fait suppléer par M. Sommer -ville Pinknev-Tuck, et M. Foucher de Careil par M. Grandeau.
- Le directeur général de l’exploitation, assisté dé M. Monthiers, chef du service des. sections françaises et du jury, a assisté à toutes les séances.
- La sous-commission s’est réunie quinze fois et
- a tenu généralement deux séances par jour. L’ini-portance et la multiplicité des travaux qu’elle a dû accomplir sont démontrées par le fait qu’il a fallu plus de deux journées à un bureau composé de nombreux employés pour dépouiller les procès-verbaux et classer les décisions prises, sous la surveillance de MM. Monthiers et Hetzel.
- Les exposants sont fatalement portés à croire qu’un jury supérieur possède tous les pouvoirs nécessaires pour s’ériger en redresseur de torts et. qu’à ce titre, il a mission de reviser et de vérifier, nom par nom, le bien prononcé de tous les jugements des jurys de classes et de groupes. La sous-commission n’a pas compris ainsi sa mission ; elle a posé, tout d’abord, comme principe général, qu’elle ne modifierait que dans des cas tout à fait exceptionnels les jugements1 portés par les jurys de classes, qui auraient été ratifiés par les jurys de groupes. Elle a décidé cependant d’examiner toutes les réclamations présentées par les exposants ou au nom de ceux,-ci, tout en sachant qu’elle aurait à prendre connaissance surtout de plaintes et de doléances d’amours-propres blessés. Afin d’assurer la promptitude et la régularité de son travail, elle a envoyé au représentant de chaque jury de groupe le dossier, des réclamations concernant des exposants des classes de ce groupe.
- La procédure a consisté ensuite dans la lecture par le représentant de chaque groupe, des noms des titulaires des hautes récompenses proposées, telles les diplômes de médailles d’or, et en deuxième lieu, dans la présentation des réclamations écrites. Une fois la discussion terminée et les décisions prises, MM. les Commissaires généraux des différents pays étrangers ont été admis à présenter toutes les observations qu’ils pouvaient avoir à faire, d’autre part, au nom de leurs nationaux et qui n’avaient pas pu être transmises par écrit. Cette manière d’agir était la seule admissible pour faire échapper la sous-commission au reproche de partialité et de dédain des intérêts de qui que ce soit.
- Un grand nombre de réclamations ont porté sur le non-examen des produits ou sur leur examen par les jurys des classes dans lesquelles ils n’auraient pas dû être rangés. La sous-com-mission, chaque fois qu’elle a reconnu le bien fondé des réclamations de ce genre, a délégué ceux de ses membres que leurs compétences spéciales désignaient et leur a adjoint, soit des membres des jurys de classes et de groupes, soit des commissaires généraux étrangers, pour aller voir et apprécier les produits en question. Les rapports de .ces délégations ont seuls motivé les attributions de récompenses supplémentaires qui figurent sur les états joints au présent rapport, à côté de celles qui proviennent de changements décidés à la suite de réclamations reconnues valables. Il convient d’ajouter que ces changements qui consistent en relèvement ou en abaissement du degré des diplômes proposés par les jurys de classes et de groupes, ont été généralement inscrits, après que la sous-commission eut entendu, pour s’éclairer tout à fait, les Présidents, les Secrétaires ou les Rapporteurs de ces jurys convoqués par elle.
- Les rapports ont été présentés par le groupe 1 (Beaux-Arts) par M. Meissonier, pour le groupe II (Education et enseignement ; matériel et procédés des arts libéraux) par M. Poubelle; pour le groupe III (.Mobilier et accessoires) par M. le colonel David Perret ; pour le groupe IV (Tissus-vêtements et accessoires) par M. Leigh. assisté de M. G. Roy, secrétaire du groupe; pour le groupe à (Industries extractives, produits bruts et ouvrés) par M. Sabatier; pour le groupe VI (Outilloge et procédés des industries mécaniques, électricité) par M. Picard ; pour le groupe VII (Produits alimentaires) par M. Brevet; pour le groupe VIH (Agriculture, viticulture et pisciculture) par AL Grain deau ; pour le groupe IX (Horticulture) par sir Colville Barclay et pour la section d’écononue sociale, par M. Léon Say.
- Les formes magistrales sous lesquelles ces rap-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- uorts ont été présentés et les discussions aux-luelles leurs énoncés ont donné lieu, ont été tout à l’honneur des hommes éminents qui composaient la sous-commission. S’il avait été possible d’enregistrer les idées élevées qui ont été échangées, de faire le tableau des hautes questions industrielles, économiques et artistiques oui ont été traitées au cours de la discussion avec une ampleur saisissante, l’Exposition laisserait après elle un document de plus pour certifier la valeur des hommes qui ont composé ses jurys.
- Il serait long d’extraire des procès-verbaux rédigés, une précision remarquable et une fidélité pue la, complication des discussions aurait pu rendre impossible, le résumé même sommaire des arguments et des considérations sur lesquels s’appuient les décisions prises dans les affaires soumises à l’examen du Jury et présentées sous des points de vue aussi différents qu’inattendus, bien que se rattachant à des questions similaires.
- Il me suffira de dire que la sous-commission a tenu constamment à ne jamais paraître substituer son •opinion à celle des jurys de classes et de groupes, dont elle avait à respecter les enquêtes faites avec des compétences qu’elle ne pouvait prétendre posséder intégralement. Elle n’a pas émis de jugements; elle a seulement apprécié, lorsqu’il l’a fallu, la forme et l’esprit dans lesquels des jugements avaient été rendus.
- Les dépositions qu’elle a eu à enregistrer ont amplement démontré d’ailleurs le soin et l’équité qui ont présidé aux opérations ees Jurys.
- La sous-commission, s’inspirant des paroles prononcées par vous, Monsieur le Président, dans la séance d’ouverture du Jury international des récompenses, a tenu à fournir à nos hôtes étrangers la preuve de la cordiale hospitalité de la France et de la reconnaissance de celle-ci envers les nations qui ont répondu à son appel. Il tie lui a pas suffi que les étrangers fussent représentés dans son sein par sept membres ; elle a donné libre accès dans la salle de ses délibérations aux représentants des différentes sections nationales, qu’ils fissent partie ou non du Jury supérieur. Tous ont pu venir se faire entendre à sa barre.
- L’Exposition de 1889 marquera dans l’histoire des nations américaines. Par leur admirable concours dans certaines classes du groupe II, notamment par leurs incomparables expositions de matières premières et de produits naturels dans les groupes Y et VII, ces nations ont affirmé et le jury supérieur aura confirmé leur droit irréfutable d’entrer dans le concert des plus puissantes nations. L’ancien monde doit compter décidément avec les progrès du nouveau.
- Une des nouveautés de l’Exposition aura été la section d’économie sociale. M. Léon Say, aux applaudissements de la sous-commission, a développé un émouvant et intéressant rapport sur cette section, dans laquelle il a fallu bien souvent apprendre aux économistes et aux chefs des institutions de prévoyance ou autres, comment ils pouvaient devenir des exposants. C’est un fait maintenant acquis qu’il y a dans les choses de l’économie sociale un élément nouveau de classement pour les expositions futures.
- Au cours de ces quinze séances la sous-commission a examiné 809 affaires environ, savoir :
- 1° 35 questions soumises à son jugement et relatives, sous des aspects différents, au principe des mises hors concours, aux distinctions à établir entre les diplômes de récompenses et les diplômes commémoratifs inscrits dans l’article 23 du règlement du jury, au classement à faire des collaborateurs proposés pour des récompenses.
- 2° 674 questions relatives aux exposants proprement dits et ayant pour but le relèvement ou 1 abaissement de certaines récompenses, l’attribution de diplômes à des produits non ou mal examinés, le maintien des décisions prises par les jurys de classes et réformées par les jurys de groupes, etc., etc.
- Il a été statué sur un certain nombre de ces
- dernières questions après l’audition des rapports présentés par les représentants des groupes ou fournis par les délégués que la sous-commis-sion avait nommés. Ces 674 réclamations se répartissent ainsi qu’il suit par groupe :
- Groupe I.................................. 9
- Groupe II............................... 153
- Groupe III............................... 74
- Groupe IV................................ 90
- Groupe Y..............,............... 125
- Groupe VI............................... 159
- Groupe VII............................... 18
- Groupe VIII.............................. 33
- Groupe IX................................. 1
- Economie sociale...................... 7
- Total égal......... 674
- Enfm, les présidents de groupes ont été autorisés par la sous-commission à, statuer directement, en s’entendant avec les présidents et les rapporteurs des jurys de classes ou avec les secrétaires des jurys de groupes: sur 91 affaires simples dont la nomenclature a été annexée aux procès-verbaux et qui portent à' 890 le nombre total des questions ou réclamations auxquelles il a été donné une solution.
- Je joins au présent rapport un tableau numérique, qui donne l’état comparatif du nombre.des récompenses de chaque degré proposées dans chaque groupe par les jurys de groupes d’une part, et par la sous-commission d’autre part. L’augmentation de récompenses qui résulte est de 670, à savoir :
- 23 diplômes de grands prix.
- 108 diplômes de médailles d’or.
- 190 diplômes de médailles d’argent.
- 177 diplômes de médailles de bronze.
- 177 diplômes de mentions honorables.
- 670
- Cela n’a rien d’excessif si l’on tient compte du nombre considérable' d’objets et de produits omis par les jurys, que la sous-commission a dû faire examiner et juger par ses délégués.
- J’ai l’honneur de vous demander de vouloir bien proposer au Jury supérieur d’adopter ce chiffre. S’il a besoin d’être éclairé sur le détail des opérations de la sous-commission, les Etats dressés classe par classe et les procès-verbaux sont à sa disposition, de même les membres delà sous-commission sont prêts à donner les explications nécessaires, chacun en ce qui le concerne .
- Je n’ai pas besoin d’ajouter que la commission a résolu, conformément au sentiment qui avait paru prévaloir dans la première séance du Jury supérieur, certaines questions de principe qui ont dû lui être soumises ; c’est ainsi qu’elle a maintenu fermement la jurisprudence adoptée au sujet des mises hors concours, en ratifiant la décision prise par les jurys, de considérer les directeurs généraux, les administrateurs délégués et les présidents de Conseils d’administration, de sociétés ou de compagnies industrielles, comme seuls susceptibles par leur fonction de membre du jury, de faire mettre hors concours les expositions de ces sociétés et de ces compagnies. Elle n’a admis aucune exception à cette règle et a même déclaré hors concours une exposition du groupe III organisée sous la rubrique d’une raison sociale qui contenait le nom d’un exposant du groupe I. Elle a refusé, par contre, d’admettre que des directeurs de services spéciaux des sociétés et compagnies en question, puissent entraîner, par leur présence dans le jury, la mise hors concours de celles-ci.
- C’est ainsi, de même, qu’elle a conclu conformément aux termes de mon dernier rapport, qu’un producteur exposant dans des classes différentes des objets différenciés, pourrait obtenir autant de récompenses distinctes qu’il se trouverait, ainsi, de fois exposant; mais que la même personne ne saurait briguer deux ou plusieurs récompenses pour un même produit exposé par les jurys de diverses classes, même à des points de vue étrangers les uns aux autres.
- La Commission a enfin pensé, contrairement
- aux conclusions du même rapport, que certains exposants du XIe groupe ayant participé d’une manière sérieuse aux concours temporaires d’horticulture, pouvaient être considérés comme des exposants permanents et susceptibles, dès lors, de recevoir des récompenses de la nature de celles prévués par l’article 9 du règlement du jury, pour les exposants des groupes des beaux-arts, de l’industrie et de l’agriculture.
- Une délégation spéciale sera adjointe au jury du groupe IX pour statuer sur les propositions faites par ce dernier jury à cet effet.
- La dernière question dont a dû être saisie la sous-commission est celle des récompenses des collaborateurs. Une discussion très approfondie a été engagée sur ce sujet; chacun a reconnu que, comme je l’avais fait observer dans mon rapport, l’esprit de l’article 16 du règlement avait été mal ou trop largement interprété. Se rendant compte qu’il y avait impossibilité absolue de faire en temps opportun une révision complète et équitable du travail des classes, la sous-commission a agité la question de savoir s’il fallait, pour diminuer le nombre des propositions dans la mesure réclamée par l’administration, procéder à la suppression de toutes les hautes récompenses de collaborateurs, jusqu’à la médaille d’argent, par exemple. Cette méthode était soutenable, en considérant que les directeurs, ingénieurs en chef et fonctionnaires supérieurs d’établissements récompensés avaient moralement, par leur situation même, leur part de la récompense accordée. Mais cette manière de voir a été considérée comme subtile.
- Par contre, il eût été déplorable d’atteindre le but cherché en rayant une quantité relativement considérable de récompenses de degrés inférieurs. Le procédé eût été anti-démocratique et eût privé de récompenses les ouvriers et les contremaîtres que le Règlement a particulièrement visés lorsqu’il a parlé de collaborateurs.
- La sous-commission s’est alors décidée à proposer que le nombre des récompenses de collaborateurs fût limité' à 5,500 et que celles-ci, quels que fussent leurs titulaires, consistassent .en un diplôme unique.
- C’est cette solution que fa sous-commission propose au Jury supérieur de vouloir bien adopter.
- Georges BERGER.
- ------------------—
- E TA T comparatif des Récompenses proposées
- par les Jurys de Groupes et la Commission
- supérieure.
- ♦
- Groupe I. — Grands prix : 970) 97 ; or : 284, 284; argent: 456, 461; bronze: 650, 650; mentions honorables : 605, 609.
- Groupe II. — Grands prix: 167, 170; or: 740, 762 ; argent : 1301, 1337; bronze: 1365, 1382; mentions honorables : 1108, 1122.
- Groupe III. — Grands prix : 67, 72; or : 339, 340 ; argent : 738, 770; bronze: 1035, 1056; mentions honorables 806, 829.
- Groupe IV. — Grands prix: 104, 102; or: 496, 505 ; argent : 981, 992; bronze: 1019, 1046 ; mentions honorables : 907, 935.
- Groupe V.— Grands prix.; 136, 142 ; or: 633, 651 ; argent: 96o, 966 ; bronze : 1026, 1031 ; mentions honorables: 954, 952.
- Groupe VI. — Grands prix : 149, 158 ; or : 655, 669 ; argent : 1,117, 1,116 ; bronze : 1,110, 1,121 ; mentions honorables, 929, 948.
- Groupe VII. — Grands prix : 76, 81 ; or : 1,368, 1,391 ; argent : 3,113, 3,156 ; bronze : 2,358, 2,377; mentions honorables : 2,101, 2,106.
- Groupe VIII. — Giands prix: 39, 36 ; or : 265, 285 ; argent : 415, 478 ; bronze : 377,455; mentions honorables : 349, 430.
- Groupe IX. — Grands prix : 1, 1 ; or : 12, 12 ; argent: 52, 52; bronze : 64, 64; mentions honorables, 66, 66.
- Economie sociale. — Grands prix : 44, 44\ or :
- (1) Les chiffres en caractères romains représentent les récompenses proposées par les jurys de groupe, et les chiffres italiques les récompenses demandées par la sous-commission du jury supérieur.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 252, 254; argent : 302, 362: bronze : 142, 142 ; mentions honorables : 73, 73.
- Totaux. — Grands prix : 880 ; or : 5,044 ; argent : 9,500; bronze : 9,116; mentions honorables : 7,898.
- Total des récompenses proposées :
- Par les jurys de groupes..... 32.468
- Par la sous-commission....... 33.138
- -------------------------------:-----------
- Dernière Heure
- L’Ode Triomphale
- Aujourd’hui, au palais des Champs-Elysées, à neuf heures du soir, troisième audition de Y Ode Triomphale de Mlle Augusta Holmès, sous la direction de M. Edouard Colonne.
- L’entrée sera gratuite.
- Le Festival de dimanche
- M. Carnot est empêché d’assister au grand festival des musiques d’harmonie qui sera donné demain, au Palais de l’Industrie, au profit des victimes de la catastrophe d’Anvers. Mais il a tenu à s’associer personnellement à cette manifestation de sympathie et il vient de faire remettre au président du Conseil la somme de 2,000 francs pour être jointe au produit des entrées.
- Funérailles du prince de Monaco
- La cérémonie des funérailles du prince Charles de Monaco aura lieu aujourd’hui à Marchais.
- M. le président de la République y sera représenté par M. le capitaine de frégate Cordier.
- M. Edison
- M. Edison est arrivé hier à Berlin. Il est l’hôte de M.Werner Siemens, l’électricien bien connu. On dit qu’Edison sera salué officiellement par la municipalité de Berlin.
- Les princes Egytiens
- Les princes Egyptiens, qui ont assisté hier soir dans la loge présidentielle, à la représentation de l’Opéra, quitteront Paris demain matin dimanche, se rendant directement à Vienne.
- Présentation
- L’almami Oussman-Jassi a été présenté, hier après-midi, par M. Ilenrique, commissaire général des colonies, à M. Tirard, président du conseil.
- Le soir, il s’est rendu à l’Opéra, où on lui a fait visiter le foyer de l’Opéra.
- L’almami ayant exprimé le désir d’être présenté, en sa qualité de guerrier, au ministre de la guerre, une entrevue, qui aura probablement lieu dimanche, lui sera ménagée.
- Enfin, Oussman-Jassi sera invité par M. de Freycinet à assister à la grande revue d’honneur qui sera prochainement passée au camp de Châ-lons.
- M. Eiffel a reçu le curieux télégramme suivant, qui lui a été adressé à la troisième plateforme de la Tour par un membre du congrès international de rémigration:
- Monsieur,
- Grâce a l’observatoire de la Tour Eiffel je viens de découvrir à l’horizon du dix-neuvième siècle deux étoiles en guise de deux hommes de fer. L’un se fait admirer et aimer et tout un' pèlerinage d’admirateurs de tous les coins du globe arrive à Paris pour lui rendre hommage: il est Français. L’autre se fait craindre, détester, haïr : il est à Berlin. Le nom dé ces deux hommes de fer est sur les lèvres de tout le monde. Ai-je besoin de les nommer ? Eiffel et Bismarck ! — Avant mon départ pour les Etats-Unis, mon pays, je tiens.comme un devoir .de vous informer, monsieur, que je suis un atome intégral de la masse de vos admirateurs, et je vous prie de bien vouloir agréer mes hommages les plus respectueux.
- La Tombola
- Dans la matinée d’hier, M. Dupuich, inspecteur principal, a fait une tournée dans tous les kiosques des marchandess de catalogues pour leur prescrire d’avoir toutes des billets de tombola, ou en cas de refus, pour leur ordonner de ne plus vendre que des catalogues.
- Le café en Annam et an Tonlin
- Un de nos confrères reçoit la lettre suivante:
- Monsieur le Directeur,
- Au mois de Mars dernier, j’ai reçu du P. Guer-lach, missionnaire chez les Baliuar, peuplade indépendante du Laos, près les frontières de T Annam, un échantillon de café récolté par lui.
- J’ai apporté en France une partie de cet échantiL Ion et l’ai exposé au pavillon de l’Annam et du Ton-kin, dans la galerie de l’Enseignement.
- En même temps, j’ai demandé au P. Guerlach quelques renseignements sur ce café, son origine, mode de culture, nature du sol, climat, résultats obtenus, etc.
- Ces renseignements viennent de me parvenir ; je vous les envoie, dans l’espoir que quelques-uns de vos lecteurs pourront en tirer profit.
- Les caféiers du P. Guerlach proviennent de plants pris en Annam il y a douze ans. Le rendement de ces plants a laissé à désirer, mais leurs graines ont donné des semis plus vigoureux et des fruits de meilleure qualité; la troisième génération a donné d’excellent café. (L’échantillon exposé par moi en provient).
- Les plants demandent pendant trois semaines les mêmes soins que ceux nécessaires aux jeunes plants dans les pays chauds, des arrosages et de l’ombre.
- Us ne craignent pas l’humidité : on en a vu rester plusieurs jours sous l’eau, au moment des inondations, sans en avoir souffert.
- Deux mois après le repiquage, ils ne réclament plus de soins particuliers.
- Au bout de quinze mois, certains pieds ont donné une récolte passable. C’est entre trois ans et demi et sept ans que la récolte est plus abondante.
- La moyenne du rendement obtenu parle P. Guerlach est de 5 kilos par pied.
- Ce caféier est très rustique ; la transplantation de pieds déj à vieux a pu se faire pendant les grandes chaleurs, sans grand inconvénient..
- Le P. Guerlach donné encore d’autres renseignements que je tiens à la disposition de ceux de vos lecteurs qui le désireraient.
- La culture du caféier est-elle une culture de l’avenir dans nos possessions de l’Indo-Chine ?
- Je ne puis, pour moi, que dire ceci :
- Le café récolté par le P. Guerlach provient de l’Annam et est d’excellente qualité — je le sais par expérience.
- Le jardin de la Résidence supérieure de l’Annam, à Hué, contient de très beaux caféiers — je les ai vus.
- A la mission de Keso au Tonkin, on m’a montré un caféier qui, l’année dernière, à l’âge de quatre ans, a donné quinze livres de café. Le P. Bon, le savant bien connu au Tonkin, m’a expliqué que la mission ne cultive que le café nécessaire à sa consommation et qu’il ne doute pas que la culture en grand du caféier ne devienne un élément de fortune pour ceux qui l’entreprendront.
- Dans ces conditions, ce ne serait certes pas donner un conseil téméraire à nos colons de l’Annam et du Tonkin, que de les engager à planter quelques pieds de café et à étendre cette culture graduellement, si les résultats sont aussi favorables qu’il est permis de l’espérer.
- Personne n’ignore que le caféier, dans les pays actuels de production, est atteint de maladies qui diminuent son rendement et menacent son existence. M. Raoul, pharmacien de la marine, chargé d’une mission à .Java et autres lieux de production, nous a annoncé que, dans quelques années, cette plante aurait vraisemblablement disparu de ces pays.
- Il faut donc prévoir que le prix du café, qui s’est sensiblement élevé depuis quelque temps, augmentera encore.
- Faisons notre profit de tout cela, et plantons du café en Annam et au Tonkin.
- Veuillez agréer, Monsieur le directeur, l’assurance y de mon entière considération.
- Thüread,
- Vice-résident de France au Tonkin.
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- Le banquet mexicain
- La légation de Mexique donnera un banquet, le 15 courant, pour célébrer le double anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis du Mexique et de la naissance du président M. le général Porfirio Diaz.
- Sont invités à ce banquet, outre la colonie mexicaine, tous les ministres américains présents à Paris. Aucune invitation n’a été faite au cabinet français, la plupart des ministres étant absents.
- La légation du Mexique donnera incessamment un nouveau dîner auquel seront conviés les ministres d’Etat.
- LA MAISON PICON
- Rien n’est carieux à étudier comme l’origine et les développements successifs d’une grande industrie.
- Il me souvient toujours d’avoir vu, à l’une des dernières fêtes données par M. Gail, étalé sur un coussin de velours, comme une précieuse relique, le livret d’ouvrier du célèbre fondeur.
- Ce livret, il y tenait autant qu’un gentilhomme à ses parchemins ; ce livret c’était tout son début, toutes ses souffrances, toutes ses luttes, et cela lui rendait plus appréciable Qe triomphe final. C’était le souvenir des premières tentatives et des vastes combinaisons caressées comme un rêve qui devait, plus tard, si merveilleusement se réaliser.
- Lorsque M. Gf. Picon inventa pour son usage personnel, et sans viser en aucune façon à la célébrité, sa boisson connue actuellement du monde entier, il ne se doutait guère qu’il jetait les bases d’une des plus grandes industries du globe. Il appelait cela « sa tisane », et cette « tisane » il l’offrait à ses amis en leur conseillant de remplacer par elle l’absinthe dont il avait personnellement éprouvé les funestes effets.
- La « tisane » a fait son chemin : la « tisane » met aujourd’hui en mouvement des milliers de mains, elle emplit des millions de verres, elle fait ronfler les machines de quatre usines colossales situées sur différents points de la France et de l’Algérie ; elle utilise le travail d’une armée d’ouvriers et l’intelligence de tout un état-major d’ingénieurs et de distillateurs !
- La « tisane », c’est le trésor de famille de l’honorable maison Picon, et ce trésor, loin de vieillir et de diminuer, se perfectionne et se renouvelle sans cesse, grâce au zèle intelligent du modeste et illustre inventeur.
- Le pavillon Picon, à l’Exposition, dit à lui seul tout le succès de la célèbre liqueur.
- C’est à l’esplanade des Invalides, à l’entrée du quai d’Orsay, tout près de la station de la Concorde, du chemin de fer Decauville, une ravissante mosquée arabe, toute constellée d’or et de verroterie, avec son dôme pimpant, ses vitraux polychromes et la baie engageante de sa double porte romane, sans cesse ouverte au visiteur.
- Au fond de ce petit temple de l’hygiène un dressoir en marbre blanc où s’étalent les instruments du sacrifice, verres mousseline, bouteilles d’amer Picon exemptes de contrefaçon, coiffées de leur capsule rougeoyante et revêtues de leur étiquette dorée sur laquelle une main grande ouverte proteste, en signe de marque de fabrique, de la sincérité du produit.
- C’est à l’initiative intelligente et éclair g'de M. Bouchy, l’habile directeur de l’usine de Rouen, que nous devons cette élégante construction.
- Continuant les traditions de sa famille, M. Bouchy a tenu à porter haut le vieux renom de notre industrie nationale.
- Il est difficile de donner une idée de l’admirable installation de son usine, de l’ordre qui y règne, des perfectionnements qui y sont quotidiennement apportés et c’est plaisir de voirie zèle et le dévouement qu’apporte dans l’exécution de sa tâche un véritable régiment d’employés, ouvriers, collaborateurs à des titres divers, sous la direction supérieure d’une intelligence d’élite.
- Ancien officier de l’armée active, vétéran des guerres d’Afrique, M. Bouchy a apporte dans sa nouvelle situation toute la loyauté, toute l’activité et toute la sympathique fermeté dont il avait contracté l’habitude dans sa 'première carrière; on peut être assuré qu’il ne laisse rien sortir de ses vastes chantiers qui ne soit minutieusement contrôlé.
- Très bien secondé d’ailleurs par ses beaux-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- M. BOUCHY.
- nements quotidiens pour ne pas remercier la maison Picon des services qu’elle rend à l’hygiène, et nous ne saurions trop rendre hommage à l’inventeur de cette boisson anti-fiévreuse et apéritive qui remplace peu à peu la perfide absinthe dans la consommation habituelle tout en déclarant, ce qui nous paraît un devoir, que les trop nombreuses contrefaçons de cette liqueur sont plus dangereuses encore que la liqueur verte.
- Un médecin avec lequel nous causions ces jours derniers du péril que créait pour la santé publique les imitations des grandes marques nous disait textuellement : « J’irais jusqu’à « prescrire l’Amer Picon « dans certains cas, si « j’étais sûr que l’on s’a-« dressât directement à «des représentants pour « se le procurer, mais
- « le plus souvent on achète sous ce nom une « solution à base d’aloës à forte dose ou môme « de strychnine qui n’a du produit authenti-« que que la couleur et qui .altère l’économie « au lieu de stimuler les fonctions vitales.
- Largement récompensée de ses efforts, la maison Picon s’est vu attribuer les principales récompenses aux vingt-six expositions où elle fait figurer ses produits.
- Mais le succès éveille les jalousies : nombre de pseudo-inventeurs ont prétendu avoir découvert le secret de la composition de la liqueur brune qui emprunte aux plantes d’Algérie ses vertus curatives et son goût agréable: ils ne sont arrivés qu’à obtenir une couleur à peu près analogue et à remplacer par des produits chimiques les simples produits, triés avec soin et minutieusement étudiés par M. Picon.
- S’en rapportant au bon sens public pour faire justice des fraudes et des contrefaçons dont ils étaient victimes, M. Bouchy et ses associés ont longtemps laissé faire ; mais en présence des protestations qui leur parvenaient de toutes parts, ils ont tenu à aider à l’éducation de leur clientèle et à lui apprendre à discerner, l’Amer Picon authentique des falsifications, c’est pourquoi, ne reculant devant aucun sacrifice, ils en offrent la dégustation gratuite dans le magnifique monument dont nous donnons la reproduction en première page.
- Et pour terminer, nous envoyons tous nos vœux à la maison Picon, qui a déjà sa place marquée au Panthéon de l’industrie française.
- Alban.
- frères associés qui dirigent avec beaucoup d’habileté les usines non moins importantes de Marseille, Bordeaux et Bône, M. Bouchy s’attache plus spécialement à fournir Paris et la région du Nord.
- On ne saurait contester que le pavillon Picon ne soit à l’Exposition le spécimen le plus réussi et le plus attrayant des installations dues à l’initiative individuelle.
- M. Bouchy a estimé, comme le généreux et malheureux commandant Hériot, que la patrie devait tirer quelque gloire et quelque profit du travail de ses enfants. Alors que les autres exposants n’offrent que moyennant rétribution la dégusta,tion de leurs produits, il offre le sien gratuitement à tous. Le gouvernement nous semble n’avoir pas tenu suffisamment compte de sa générosité toute militaire, en l’astreignant à acquitter des droits d’octroi pour une liqueur qui est distribuée gratis à tous les altérés de l’Exposition. Aussi espérons-nous que M. Rou-vier reviendra sur cet errement et que, de deux choses l’une, ou il autorisera M. Bouchy à vendre ses produits à l’Exposition, ou qu’il l’exonérera des droits d’octroi. Il nous semble, en effet,, que lorsqu’une industrie française a acquis une importance telle qu’elle puisse défier la concurrence du monde entier, on lui doit quelque reconnaissance au point de vue national, et que c’est faire un faux calcul que de vouloir lui imposer des contributions exceptionnelles, sous prétexte qu’elle a exceptionnellement réussi.
- Grâce à la générosité de la maison Picon, les deux ou trois cent mille visiteurs quotidiens de l’Exposition peuvent constater par eux-mêmes qu’ils dînent de meilleur appétit et qu’ils se sentent plus à l’aise lorsqu’ils ont dégusté là célèbre boisson algérienne. Au surplus, si l’on veut être édifié sur l’innocuité de l’amer Picon, il faut se reporter à la journée du 13 juillet, au cours de laquelle on a vu, aux applaudissements de la foule, toute une lignée de babys roses, dont l’un encore à la mamelle, absorber gaiement, comme des accoutumés, l’apéritif paternel, et nous doutons très fort que les minuscules inventeurs des autres apéritifs se risquent à donner de telles preuves à l’appui de leurs prospectus réclamistes.
- Nous sommes trop exposés aux empoison-
- LA MAISON PICON ET L’USINE DE ROUEN
- PLACE SAINT-MARC, 27.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LES CANONNIERS I)E LILLE
- A PARIS
- On sait que dimanche prochain 15 septembre, la musique des canonniers lillois se rendra à Paris pour prendre part au concours international des musiques d’harmonie municipales et civiles françaises et étrangères, qui sera ouvert à huit heures et demie du soir au Palais de l’Industrie.
- Les canonniers auront de rudes concurrents.
- Voici, en effet, les sociétés que nous relevons dans le programme :
- lo Musique municipale d’Armentières (Nord), ÜO exécutants. Directeur : M. Stappen.
- Premier morceau de la Symphonie héroïque, Beethoven.
- 2° Philharmonique de Leuze (Belgique), 85 exécutants. Directeur M. Colot.
- Premier morceau de la Symphonie en re, Beethoven. _
- 3° Société d’harmonie de Marchienne-au-Pont, (Belgique), 87 exécutants. Directeur : M. Steene-brugen.
- Les Erinnyes, Massenet.
- 4° Musique municipale de Reims, 129 exécutants. Directeur : M. Bazin.
- Romance et finale de la Ré formation, symphonie, Mendelssohn.
- 5° Musique municipale de Rennes, 89 exécutants. Directeur : M. Tapponier-Dubost.
- Ouverture de Ficlélio, Beethoven.
- Polonaise de Concert, P. Vidal.
- 6° Musique des Canonniers Sédentaires de Lille, 110 exécutants. Directeur : M. Colin.
- Patrie! Ouverture, Bizet.
- Quatre grands prix seront décernés : un premier grand prix de 5,000 francs et un objet d’art offert par le président de la République ; un deuxième grand prix de 8,000 francs et un objet d’art offert par le président du conseil, ministre du commerce ; un troisième grand prix de 2,000 francs et un objet d’art offert par le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts : un quatrième grand prix de 1,000 francs et un objet d’art offert par le ministre des affaires étrangères.
- Le jury, composé des troisième et quatrième sections de la commission des auditions musicales, sera présidé par M. Ambroise Thomas.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 138.743
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage............... 10.904
- • Du 1er au 2me............. 6.054
- 2e étage direct............ 3.016
- Du2e étage au sommet... 5.191
- En tout.............. 25.765
- Un truc de « l’Ode triomphale »
- La. gerbe qui pousse est, au point de vue du décor, le clou final de Y Ode triomphale, de Mlle Augusta Holmès. Voici le détail de ce truc qui produit un si j oli effet :
- La gerbe aune hauteur de deux mètres cinquante; elle se compose de quatre panneaux mobiles, retenus par des fils fixés sur une bande placée à la base et portant le nom deplieurs.
- Dès que la gerbe commence à apparaître, le machiniste placé dans les dessous dégage les fils et les’ fait se dérouler lentement, afin que l’effet paraisse plus naturel. Les quatre panneaux, chargés d’épis d’or, de coquelicots, de bleuets et de marguerites, mettent environ vingt secondes à se développer sur leur fond de gaze dorée. Un seul homme suffit à la manœuvre des fils.
- Les Concerts
- C’est au jeudi 19 septembre qu’est fixée l’audition de l’orchestre de l’Opéra au Trocadéro. Comme pour la précédente, on tirera de l’oubli un certain nombre d’opéras que bien peu d’entre nous se rappellent avoir entendus : notamment ILerculanum, de Félicien David ; Guido et Ginevra, d’Ilalévy ; la 1 er-tute, de Spontini, etc...
- Relevés comparatifs
- Une intéressante communication vient d’être faite à la dernière réunion de l’Institut international de statistique. C’est le relevé compartif des entrées aux grandes Expositions. L’Exposition qui vient en tête est celle de Paris en 1878, qui a compté 12 millions et demi d’entrées, avec une moyenne de 65,000 par jour. Puis viennent celle de Philadelphie, qui a eu 10 millions d’entrées, 61,000 par jour; celle de Paris en 1867, 9 millions d’entrées, 42,000 par jour ; celles de Vienne 1873 et de Londres 1851, qui ont vu chacune 40,000 visiteurs quotidiens et ont compté, la première 7 millions et la seconde 6 millions cl’en-trées ; enfin, le nombre des entrées s’est élevé à Londres, en 1862, à 6 millions, 34,000 par jour, et à Paris, en 1855, à 4 millions et demi, 24,000 par jour. La moyenne des entrées à l’Exposition de 1889 est jusqu’ici d’environ 150,000 par jour.
- Pour les enfants pauvres
- Un Marseillais, qui a fait un séjour d’un mois à Paris, adresse à un de nos confrères cent tickets pour les familles qui n’ont pas les moyens d’aller visiter l’Exposition.
- Notre confrère s’est empressé d’envoyer les cent tickets de M. Nuvem à l’association des étudiants, qui les distribuera dans les écoles de Paris aux enfants pauvres, afin que ceux-ci puissent aller, aussi bien que leurs camarades plus fortunés, visiter les merveilles de l’Exposition.
- Ajoutons que l’exemple donné par M. Nuvem est excellent, et nous ne saurions trop engager nos lecteurs à l’imiter, en envoyant les tickets à l’Association des étudiants, 41, rue des Ecoles.
- Obsèques
- Les obsèques de M. Andrès-Antonio Guzman Blanco, .troisième fils du général Guzman Blanco, ministre des Etats-Unis de Vénézuela en France, ont été célébrées hier à Saint-Pierre de Chaillot.
- Le deuil était conduit par le général Guzman Blanco et par ses deux fils aînés, Antonio et Ber-nardot; lé colonel Lichstenstein représentait le président de la République.
- Puis venaient les autres parents, le duc de Morny, revenu tout exprès du Puy-de-Dôme, où il est candidat; M. Francisco Barrias Parejo, Mgr Journe et, derrière eux, le comte d’Ormesson, introducteur des ambassadeurs; M. Armand Mollard, M. Lafargue^ représentant le président de la Chambre; M. Crozier, représentant le ministre des affaires étrangères, et les membres du corps diplomatique.
- S. E. le Nonce apostolique, assisté de Mgr Celli, présidait la triste cérémonie.
- Après l’absoute, donnée par le curé delanaroisse, le cercueil a été déposé clans les caveaux de l’église, pour être inhumé plus tard à Caracas.
- Liï banquet
- Le congrès international du commerce, qui se tient annuellement à Paris, s’est réuni jeudi en un grand banquet à l’Hôtel Continental, sous la présidence de M. Way.
- Deux cents convives, parmi lesquels : le ministre de l’agriculture, le ministre des travaux publics, le président du Conseil général, le président du Conseil municipal, M. Félix Godillot, Pa'llain, le marquis de Dampierre, M. Blondel, etc., etc.
- Plusieurs discours ont été prononcés par le président du congrès, MM. Faye, ministre de l’agriculture ; Cousté, vice-président de la Chambre de commerce; Bivort, président'de la Chambre syndicale des courtiers assermentés ; Gathelier, et enfin par MM. Félix Gandillot, président du syndicat général des blés, farines, huiles, sucres et alcools, qui a raconté avec beaucoup d’humour comment il avait, en 1865, fondé le Cercle commercial du Louvre, embryon de la Bourse du commerce actuelle.
- Le deuil à Monaco
- A l’occasion de la mort du prince Charles, tous les édifices publics de Monaco, les consulats, l’hôtel des postes et télégraphes, celui des douanes, la gare et presque toutes les habitations privées ont arboré des pavillons en berne, cravatés de noir.
- Le Casino a été fermé hier.
- Tous les travaux sont suspendus.
- A l’Exposition, le pavillon de Monaco a été fermé jeudi; les trophées de la porte principale recouverts d’un immense crêpe et le drapeau de la principauté mis en berne.
- Télégramme royal
- Voici le texte de la réponse du roi des Belges au télégramme que la colonie française lui a adressé à
- l’occasion du séjour de la musique de la garde républicaine a Bruxelles :
- « Ce 11 septembre 1889.
- « Monsieur le président,
- « J’ai l’honneur de vous accuser réception du télégramme que vous avez adressé au roi au nom de la colonie française réunie au Grand-Hôtel pour fêter la garde républicaine. Sa Majesté a ,été heureuse d’accorder son Ordre au chef d’une des meilleures musiques de l’Europe, qui est venue se faire entendre chez nous au profit d’œuvres philanthropiques et qui a bien voulu, autorisée par le ministre de la guerre, prolonger son séjour à Bruxelles, afin de donner un concert spécial au profit des victimes de l’épouvantable catastrophe d’Anvers.
- « Veuillez agréer, etc.
- « Signé : Comte Van den Steenejehay, « attaché au cabinet du roi. »
- Aos Ilotes
- Cette fois-ci, c’est un nabab indien, Nawazish-Ali-Khan, qui es.t arrivé à. Paris pour visiter l’Exposition.
- C’est un homme de haute stature à la figure expressive.
- En 1882, durant la guerre d’Afghanistan, il s’est distingué par une bravoure héroïque.
- L’Angleterre a reconnu .ses services en lui donnant un vaste territoire dans la Pendjab.
- Sa suite se compose d’un secrétaire et de quatre domestiques.
- Parmi les étrangers de marque arrivés ces jours-ci à Paris pour visiter l’Exposition, signalons M. Alfred Friedmann, l’écrivain viennois bien connu.
- A la fois poète et prosateur, M. Friedmann est, bien que jeune encore, l’auteur d’œuvres fort remarquables. Citons, entre autres, la Dernière Aventure de don Juan, les Chansons légères, Deux Mariages, le Prssage de Yénus et les Chansons du cœur.
- Signalons également la présence à Paris de certaines notabilités allemandes, parmi lesquelles le peintre bien connu M. Knaus, le célèbre professeur Virchow, etc.
- ***
- Il faut citer aussi Mme Olga de Chérémétefï, arrivée hier matin de Rome, qu’elle habite; depuis plusieurs années.
- Elle est la sœur du général Skobelefï et de la duchesse Zénaïde de Leuchtenberg.
- Son mari l’avait précédée de quelques jours pour trouver un appartement.
- Toujours les excentriques !
- Un écrivain belge, jaloux des lauriers des voyageurs excentriques, va partir pour Paris dans, une charrette attelée de deux chiens.
- Défense de fumer
- Le directeur de l’exploitation vient de rappeler aux gardiens de classes l’exécution des prescriptions du règlement qui défendent de fumer dans les salles.
- Il leur recommande la plus grande surveillance à ce sujet; aucune exception ne doit être faite en faveur des exposants ni de leurs employés.
- Examen de dossiers
- MM. Alphand et Berger examinent en ce moment les dossiers des exposants et fonctionnaires de leurs services qui sont candidats à la décoration.
- Ce n’est pas une mince besogne ; il n’y a pas moins de sept à huit cents demandes de croix !
- Le pavillon de Costa-Rica
- Le pavillon de Costa-Rica, placé entre le palais des Arts Libéraux et l’élégant palais de la République du Chili, sera très probablement inauguré dimanche prochain.
- D’une architecture gracieuse et coquette, il est d’un aspect très original et très pittoresque au milieu des groupes des palais exotiques ; ses deux étages, assez étroits, renfermeront l’exposition des produits de l’état de Costa-Rica, des bois, de l’acajou, des sucres de cannes, des minerais, etc. Hier, il était encore vide. C’est aujourd’hui qu’on doit achever son installation intérieure.
- Le concours de laiterie
- Le concours d’hoifficulture est terminé. Il est remplacé au Trocadéro, dans la tente de droite, par
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- le concours de laiterie qui commence aujourd’hui et durera jusqu’au 18 septembre. A la place des gerbes de roses et de bégonias et des corbeilles de fruits, on peut voir cette exposition de lait, d’œufs, de beurre, et une collection de fromages variés qui ravirait M. Emile Zola.
- Le trafic des chaises
- Un curieux trafic se fait avec les chaises qui sont autour des fontaines lumineuses. Des personnes en retiennent trois ou quatre en payant les tickets au tarif réglementaire de quinze centimes, puis revendent ensuite ces tickets vingt-cinq centimes au moment de la fête de nuit. Ce marché est absolumeat frauduleux et les personnes auxquelles on offre des chaises à ce prix n’ont qu’à appeler des agents.
- Les objets perclus
- Depuis le 1er mai jusqu’à hier, on a rapporté au commissariat de police à peu près, douze cents objets perdus dans l’intérieur de l’Exposition. Sur ces douze cents objets, quatre cents ont été réclamés par leurs propriétaires, et huit cent douze comprenant des porte-monnaie dont l’un contenait 1,750 fr., des ombrelles, des lorgnons, des- broches, des médaillons et même des chapeaux et des souliers ont été envoyés au dépôt de la préfecture de police.
- iXos visiteurs
- Hier matin, à dix heures et demie, est arrivé à la gare de l’Est, sous la direction de M. Paul Schwimmer, le dernier train spécial qui amène à Paris 347 visiteurs hongrois. Le train qui contenait bon nombre de députés, parmi lesquels MM. le comte Raday, le baron Szentkeresky, le baron , Eugène Nyary, Jules Gulmer, etc., des conseillers généraux, des peintres, des artistes lyriques, ainsi que plusieurs membres de la presse hongroise; MM. Charles de Legrady, du journal Pesti Hirlap; Fenyo Sandor, du Pesti Naplo ; Agai, du Borszem Yariko ; Yeszy, du Budapester Tagblatt, etc., est entré en gare aux cris de ; « Vive la France ! vive la Hongrie !»
- Un grand nombre de membres du comité austro-hongrois et delà colonie hongroise attendaient leurs compatriotes sur le quai pour leur souhaiter. la bienvenue, et ont poussé en leur honneui des cljen innombrables.
- Au Palais tle l’Industrie
- L’ode de Mme Holmès a été exécutée, avant-hier soir, devant un public d’enfants. Public enthousiaste s’il en fût. Des sept heures du soii, ils ani-vaient par troupes dans les Champs-Elysées et pénétraient dans le Palais de l’Industrie, où des commissaires les plaçaient. Il y en avait quatorze mille environ, comprenant les délégations des écoles primaires de garçons et de filles, des écoles supérieures, des écoles professionnelles, etc. Quand M. Colonne a paru au pupitre et levé son bâton, la nef a retenti du cri de : « Vive la République ! » poussé par tout l’auditoire. Marins, soldats, travailleurs ont véritablement enthousiasmé leur public, qui a bissé le cœur de la Jeunesse.
- Le spectacle qu’offrait la sortie du palais n était pas le moins curieux. Sous les arbres, tous les enfants se cherchaient, s’appelaient, se ralliaient, tous débordant de joie et échangeant leurs impressions. D’immenses tapissières avaient été frétées par les mairies, afin de ramener les enfants des arrondissements excentriques.
- Avis à qui tle droit
- M. Berger a reçu jeudi après-midi une délégation de marchands tunisiens de l’Esplanade des Inva-lidss.
- Ces industriels ont demandé à M. Berger l’autorisation de vendre « l’article de Paris ».
- Us prétendent qu’étant à la veille de la fermeture de l’Exposition, les marchandises qu’ils feront venir d’Orient seront perdues ou devront être retournées, ce qui leur occasionnera des frais considérables..
- Le directeur de l’Exploitation n’a pas fait droit à la demande des marchands tunisiens et 1’ « article de Paris » est définitivement exclu des boutiques de l’Esplanade.
- Les billets de la Tombola
- M. Dupuich, inspecteur général, a fait hier matin une tournée dans tous les kiosques de, marchandes de catalogues pour leur prescrire d’avoir
- toutes des billets de tombola.
- Si les vendeuses ne se conformaient à cette instruction, il leur serait interdit désoimais de mendie autre chose que des catalogues.
- De plus en plus fort
- Un habitant de Sainte-Savine (Aube) se fait fort
- de faire le voyage à pied, de Troyes à l’Exposition, en moins de quatre jours, et cela accompagné d’un voyageur de la même localité qui se tiendra sur les épaules du marcheur, « position de l’homme à deux têtes y>, pendant toute la durée du trajet (167 kilomètres). L’entrée aura lieu à l’Exposition par la porte Rapp.
- Aux fumeurs
- La circulaire de M. Berger relative à la défense de fumer dans les galeries a, dès hier, produit son effet.
- Quatre ou cinq fumeurs récalcitrants ont été conduits au commissariat de police ; ils ont été sérieusement gourmandés par M. Beynaguet, commissaire, qui a consenti, pour cette fois, à ne pas dresser procès-verbal.
- Les congrès
- Le congrès international de mécanique appliquée tiendra ses séances au Conservatoire national des Arts et Métiers du 16 au 21 septembre.
- La séance générale d’ouverture aura lieu le lundi 16 septembre à neuf heures et demie du matin.
- .Après demain dimanche, à trois heures, séance d’ouverture, au Trocadéro, du congrès d’Otologie et de Laryngologie.
- C’est également au Trocadéro que se tiendront les séances de ce congrès, du 15 au 21 septembre.
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- La hausse continue. Le 3 0{0 monte à 86 42. L’amortissable à 90. Mais le 4 lj2 reste à 104 60.
- Les deux, 3 Ofi) sont appelés à une hausse encore plus grande à cause de leur coupon, qui se détache, pour le 8 0/0 perpétuel le 16 septembre et pour l’amortissable le 1er octobre.
- L’Italien arrive à 92 10 par suite des rachats des vendeurs à découvert. Le .Portugais 3 Op) est à 68 avec -de lionnes dispositions. L’Egyptienne unifiée est à 463. On commence à reparler de la conversion de la privilégiée.
- Le Hongrois est à 85 5f32, le Russe 1880 à 92 lp2. Le Turc reste à 16 45. Le Crédit foncier se traite à 1282 50. Ses abligations communales et foncières sont très demandées. Le Suez est à 2292 50.
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- ’ Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Ainsiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de, la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de îour. Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue de Suffren.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième. Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOTJT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
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- Douze Gritanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de FAlhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime cqitü-que : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; M'ercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- galant d’herbes folles et d’insectes appétissants.
- Il fera bien de ne pas mordre un de ces jours au fruit défendu, au goûter alléchant d’une famille de « saucissonnants ».
- Car, dès ce moment-là, sa perte serait décidée.
- Cache-toi, serpent, cache-toi dans l’herbe et fais le mort : c’est le seul moyen que tu aies de vivre à cette heure.
- Et quand l’Exposition sera fermée, quand ce vaste.enclos si gai et si fréquenté sera redevenu un désert, tu pourras paisiblement sortir de ta cachette et errer à l’aise parmi les ruines !
- Le Figaro a publié hier matin la lettre suivante de M. Santerre des Boves, directeur des journaux officiels égyptiens :
- Ministère de VIntérieur Le Caire, 7 septembre 1889.
- DIRECTION
- des
- Journaux officiels
- Monsieur et cher confrère,
- Permettez-moi de faire appel à votre courtoise impartialité pour faire rectifier l’information suivante, parue dans le Courrier de l’Exposition du numéro du Figaro en date du 24 août dernier :
- S. À. le khédive d’Egypte a, pour la première fois, gracieusement accordé la permission, à une troupe de trente danseuses et chanteuses de l’Opéra royal du Caire, de s’absenter de l’Egypte. Celles-ci ont été soigneusement choisies par M. S. Cardahi, directeur de l’Opéra, qui accompagnera la troupe en brance.
- Cette troupe a quitté Alexandrie samedi dernier, et M. Seymour Wade, directeur du théâtre international de l’Exposition, attend d’heure en heure une dépêche annonçant leur arrivée à Marseille ; les artistes apportent avec eux leurs costumes et les décors du grand Opéra royal.
- Que M. Cardahi fasse de la réclame, car c’est évidemment à un des prospectas qu’il a lancés que le Figaro a emprunté l’information ci-dessus — autour d’une troupe féminine dont l’art couvre de son manteau chorégraphique'un dilettantisme plus intime, c’est affaire à lui et aux gens qui se laissent prendre à ses promesses, mais là où son droit cesse absolument, c'est alors qu’il place sous l’égide de S. A. le Khédive un personnel artistique pour lequel fart n’est qu’un prétexte.
- M. Cardahi n’est pas et n’a jamais été directeur du théâtre khédivial du Caire — ou royal, peu importe.
- M. Cardahi n’a jamais demandé à S. A. le Khédive, qui, par suite, n’a pas eu à l’accorder ou à la refuser, l’autorisation de conduire à Paris la troupe qui donne actuellement des représentations au théâtre international de l’Exposition.
- Enfin, M. Cardahi n’a emporté en France ni costumes, ni décors, ni même accessoires du théâtre khédivial du Caire.
- En même temps que cette lettre, monsieur et cher confrère, j’ai l’honneur, du reste, de vous adresser un numéro du journal officiel du gouvernement égyptien, opposant un démenti formel aux assertions auxquelles je viens de faire allusion. Il vous fournira les éléments de la rectification que je sollicite officiellement de votre impartialité.
- Veuillez agréer, monsieur et cher confrère, l’assurance de ma considération la plus distinguée.
- Le directeur du Journal Officiel Santerre des Boves.
- Conformément à cette lettre, M. Berger vient d’interdire à M. Seymour Wade d’attribuer à ses acteurs un titre auquelils n’ont aucun droit.
- Cette interdiction est basée sur une raison analogue à celle qui a fait défendre aux marchands exotiques de vendre des objets sous des dénominations de provenances inexactes.
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- Dernière Heure
- Les princes japonais
- Les princes japonais ont fait hier matin l’ascension de la tour Eiffel.
- aux Cortès, de plusieurs membres de la municipalité de Barcelone et d’une soixantaine d’ouvriers venus pour visiter l’Exposition, a été reçue hier à l’IIôtel de Ville.
- M. Chautemps a souhaité la bienvenue aux délégués dans une petite allocution vivement applaudie. M. Pompeyo Genevr et un ouvrier de Barcelone ont répondu au président du conseil municipal.
- Au moment où l’on passait dans les salons où un vin d’honneur avait été servi, cinquante ouvriers romains, délégués par des sociétés diverses, sont arrivés à l’Hôtel de Ville pour apporter au conseil municipal l’assurance des sentiments d’amitié que professent pour la France les trente mille ouvriers de Rome dont ils sont les interprètes autorisés.
- Il va sans dire qu’on a fait aux nouveaux arrivants le plus chaleureux accueil, et Espagnols, Italiens et Français ont bu ensemble à la fraternité des races latines.
- Amx travaîix publies
- Grand dîner de cinquante-trois couverts, hier soir, au ministère des travaux publics, en l’honneur des membres du congrès international des chemins de fer. Le baron de Bevens, M. Gay, directeur des chemins de fer, commandeur de la Légion d’honneur depuis le matin, M. Picard, conseiller d’Etat; les directeurs des grandes compagnies, MM. Barabant, Noblemaire, Sartiaux, Matin, Heurteau, Gendre et Blagé, étaient au nombre des convives.
- Ce dîner a été suivi d’une réception très brillante et d’un concert donné par les artistes de l’Opéra-Comique et un orchestre russe, dirigé par la princesse Lilly Dolgorouky. Dans le jardin, fort bien illuminé, la fanfare de trompettes, VEtendard du Xe arrondissement, a fait entendre quelques jolies fantaisies.
- SA ©de triomphale
- Trente mille Parisiens se sont offert hier soir, au Palais de l’Industrie, l’audition gratuite de YOde triomphale de Mme Augusta Holmès.
- Les portes de ce théâtre sans précédent avaient été ouvertes dès six heures; deux heures plus tard il n’était plus possible de laisser entrer personne.
- On ne reverra pas de longtemps un coup d’oeil analogue à celui que présentait l’immense nef du Palais de l’Industrie. Des galeries du premier étage, bondées de spectateurs échafaudés sur des banquettes, on n’apercevait, en bas, que des milliers de têtes attentives et les programmes que les auditeurs agitaient pour combattre tant bien que mal la chaleur.
- Lorsque le rideau s’est entr’ouvert sur le magnifique décor de MM. Lavas tre et Carpezat, des applaudissements prolongés ont retenti. Puis un silence admirable s’est fait. Il n’a été rompu que par les bravos qui ont salué les parties saillantes de la partition. Le chœur des enfants a été de nonveau redemandé.
- Après l’apothéose de la République, la foule a applaudi avec tant d’insistance que le rideau a dû s’écarter plusieurs fois de suite. Puis, l’enthousiasme continuant, l’orchestre et les chœurs out attaqué la Marseillaise dont le refrain a été repris en chœur par trente mille poitrines.-
- Les élections
- La direction vient d’adresser aux présidents de classes une circulaire qui prescrit de laisser toute latitude aux gardiens pour aller voter, et de leur laisser cette liberté successivement, de manière à concilier l’exercice du droit d’électeur et le service de l’Exposition.
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière heure. — Echos. — Congrès clés chemins de fer. — Correspondance. — Les Marocains.— Les Congrès. — La Bourse. — Guide des attractions. — Annonces et réclames.
- CHRONIQUE
- L’administration fait la chasse aux fumeurs et elle a mille fois raison il ne faut pas que la fin de l’Exposition soit attristée par un incendie.
- On a accumulé circulaires sur circulaires ; on a réitéré les observations et rien n’v fait : aussi, avant-hier, a-t-on dû mener de force au commissariat de police une demi-douzaine de fumeurs récalcitrants qui ne voulaient pas se séparer de leur cigarette ni de leur cigare.
- Certes, la plupart du temps, ils ne le font pas méchamment et ils ne songent pas aux conséquences terribles d’une étincelle égarée ; mais c’est ici qu’on peut plaider les circonstances atténuantes, tout en approuvant les mesures sévères de l’administration.
- On est dans le parc, après le déjeuner, avec un bon londrès à la bouche; poussé par une •curiosité d’un instant, on pénètre au bord d’une galerie quelconque où quelque chose vous a attiré, mais l’on n’a pas l’intention d’y séjourner; on ne veut qu’y mettre le pied et le bout du nez; aussi, pour tout au monde ne lâcherait-on pas son cigare; on le dissimule tant bien que mal dans sa main, voire dans sa poche, au risque de s’incendier soi-même.
- Mais jamais, au grand jamais, on n’obtiendra d’un fumeur qu’il jette son cigare pour quelques secondes.
- La série des voyageurs excentriques n’est pas près d’être terminée : nous parlions hier, dans nos échos, d’un écrivain beige qui allait venir, avec un de ses amis, de Bruxelles à Paris, dans une voiture attelée de quatre chiens.
- C’est original, mais ce n’est peut-être pas aussi difficile que cela; il suffit d’avoir été une fois dans la capitale du Brabant pour s’être assuré de visu que beaucoup de petites industries, les laitiers particulièrement, ont des véhicules de ce genre, traînés par des chiens d’une vigueur exceptionnelle qui traînent de très gros fardeaux : ils ne vont pas très vite, mais ils sont solides et vont longtemps. Nous verrons bien s’ils pourront aller de Bruxelles à Paris sans trop tirer la langue.
- Voici maintenant un habitant de l’Aube qui se fait fort de venir de Troyes, à l’Exposition (167 kilomètres) en quatre jours, en portant un homme sur son dos : je plains le porteur, â moins qu’il ne soit relayé par son compagnon.
- Enfin, j’apprends qu’un coureur anglais, Jack Bills vient de parier une forte somme qu’il se rendrait au pas gymnastique de Calais à Paris et qu’il ne s’arrêterait en tout que quatre heures pendant le trajet.
- Gela devient de l’pxtravagance pure.
- Et le serpent ? le second serpent qui a été si gnalé il va une quinzaine, du côté du pavillon du Brésil et qu’on n’a pas revu?
- Au moins, jusqu’à présent, il a été inoffensif; il n’a pas marché sur les traces des serpents de l’Inde qui, en 1887, n’ont pas détruit moins de 19,740 sujets de la reine Victoria.
- Gs brave reptile jouit du repos momentané que lui laisse la presse parisienne, tout entière à l’agitation de la période électorale : il s’égare probablement du côté de la cité lacustre, se ré-
- Délégations ouvrières
- Le ministre de l’intérieur a ouvert nu préfet de Vaucluse un crédit de 3,400 francs pour l’envoi à l’Exposition de délégations ouvrières.
- A l’Hôtel de Ville
- Une délégation espagnole, composée de députés
- La laiterie
- Le concours général des produits de laiterie sera ouvert au public à partir d’aujourd’hui à midi. Un grand nombre de comices, syndicats, sociétés de laiterie sont représentés et on compte plus de 1,200 déclarations. Jamais un concours semblable n’a été organisé au point de vue de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- l’ensemble, de la qualité et du choix des produits.
- Cette exposition comporte plusieurs divisions ; les laits frais, conservés, crèmes fraîches, beurres frais, et un étalage extraordinaire de fromages.
- La Tombola
- Dans la journée d’hier, il s’est vendu plus de 10,000 billets de tombola rien que dans le Champ de Mars.
- Au Trocadéro
- Demain lundi, au Trocadéro, à deux heures et demie, M. Capocci, organiste de Saint-Jean-de-Latran à Rome, donnera une séanee officielle d’orgue dont le programme est très intéressant et artistique.
- Fête au pavillon tlu Mexique
- Demain lundi, 16 courant, à l’occasion de l’anniversaire de la proclamation de l’indépendance mexicaine, le Pavillon du Mexique, au Champ de Mars, restera ouvert toute la soirée.
- M. Diaz Mimiaga, délégué du gouvernement, commissaire général du Mexique, recevra les invités. Un orchestre se fera entendre pendant cette réception.
- jËlS C2 3EE O S
- A propos des élections
- Quelques-uns de nos confrères ont demandé que des bureaux électoraux soient installés dans l’enceinte de l’Exposition, afin que le nombreux personnel qui y est employé pût prendre part aux élections.
- M. Berger a jugé qu’il valait mieux laisser aux employés le temps nécessaire pour remplir leurs devoirs électoraux, que d’installer dans le Champ de Mars des bureaux ad hoc.
- Il vient d’adresser aux présidents de classes une circulaire qui leur prescrit de laisser à leurs gardiens toute latitude pour se rendre à leurs mairies et voter.
- Le numéro spécial du « Figaro de la Tour »
- Il ne reste plus un seul exemplaire du numéro de mercredi, dans lequel cette charmante petite feuille reproduit les affiches du chemin de fer Decauville.
- Pour faire droit aux nombreuses demandes qui sont arrivées rue Drouot et à la Tour, il a été tiré hier après-midi une seconde édition de ce curieux numéro, afin de pouvoir satisfaire tous les retardataires.
- Coups de balai
- L'e directeur de l’Exploitation vient d’ordonner la fermeture de deux kiosques : l’un au Maroc, où se débitaient du vin et du saucisson en guise d’articles marocains, l’autre aux Beaux-Arts.
- Celui-ci porte le no 81.
- Le concessionnaire est puni de huit jours de fermeture pour avoir placé autour de son kiosque une quantité de tables qui obstruaient la circulation.
- Nous avons raconté qu’un jeune homme, représentant d’ane maison italienne de la classe 13, s’obstinait, malgré les plaintes de ses voisins, à jouer de l’orgue toute la jouruée.
- Une pétition ayant été adressée à M, Berger, ce-lüi-ci a chargé M. l’inspecteur principal Ossude d’expulser le jeune organiste.
- Le musicien était si férocement attaché à son instrument qu’il a fallu, pour le mettre dehors, l’intervention de deux gardiens de fa paix !
- Pour Anvers
- Le président de la République ne pouvait assister au grand festival des musiques d’harmonie et tenant à s’associer personnellement à cette manifestation de sympathie pour les victimes d’Anvers, vient de faire remettre au président du conseil la somme de 3,000 francs pour être jointe au produit des entrées.
- Tout le monde content
- Sur la plainte des exposants de la classe 13 et sur la demande du comité d’installation, le représentant d’une maison qui ne voulait pas se conformer au
- règlement concernant l’interdiction de la vente a été expulsé par les agents.
- L’électricité sur les quais
- Décidément, l’électricité ne fonctionne pas d’une façon normale dans le palais de l’Alimentation : avant-hier soir elle a eu des variations jusqu’à neuf heures et demie; à sept heures, le buffet était complètement plongé dans l’obscurité.
- Les articles de Paris
- Parmi les exposants de la section tunisienne, un seul ne voulait pas suivre le règlement qui défend de vendre des articles de Paris. Hier, il a fait sa soumission, et désormais il ne se débitera plus dans la section tunisienne que des objets de provenance authentique.
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- La vitrine d’un exposant italien a été fermée hier pour la même raison.
- Au Trocadéro
- Mercredi, 18 septembre, au Musée Ethnographique du Trocadéro, ouverture de l’exposition coréenne, sous la direction de M. Charles Varat, explorateur.
- Ouvriers anglais
- Une députation de l’association des ouvriers de Londres, au nombre de onze membres, sous la présidence de M. Georges Potter, est partie hier matin, se rendant à Paris, afin de faire un rapport impartial sur les divers appareils exposés se rapportant aux métiers exercés par les classes ouvrières de Londres.
- Visiteurs de marque
- M. Emilio Castelar sera le 15 à Paris. Il descendra à l’hôtel de M. Calzado, avenue du Bois de Boulogne. Ses appartements sont préparés et toute la famille du député espagnol est arrivée hier pour l’attendre.
- M. Castelar est en grand deuil, il n’assistera donc à aucune fête. Il se propose de rester à Paris au moins trois mois.
- A la Tour Eiffel
- Les princes japonais ont fait, hier matin, l’ascension de la Tour Eiffel.
- A huit heures et demie, ils étaient sur la seconde plate-forme, accompagnés de MM. Dupuich, de La-cretelle et Ansaloni.
- L’ascenseur Edoux ne fonctionnant pas encore à cette heure matinale, les princes ont passé le temps en visitant en détail l’imprimerie du Figaro.
- Naturellement, ils ont voulu s’inscrire sur le registre disposé à cet effet.
- Voici leurs noms, autant qu’ils ont pu être déchiffrés :
- Le prince Iahehito, fils adoptif de l’empereur du Japon ; la princesse Yasu, le prince You-LIiti, le marquis Meyéda.
- Le maître des cérémonies de S. M. l’Empereur du Japon, le commissaire général du Japon et le lieutenant E. Yoshii les accompagnaient.
- En quittant le pavillon du Figaro, les princes sont montés jusqu’au sommet delà Tour. Us y sont restés jusqu’à dix heures.
- En redescendant, ils ont déjeuné au restaurant Brébant avec M. de Lacretelle, qu’ils avaient retenu.
- Accident
- M. B... est tombé hier, à la Galerie des Machines, du'haut d’un escalier ; dans sa chute, il s’est fracturé deux côtes.
- Après avoir reçu les premiers soins au poste médical de la Galerie des Machines, M. B... a été transporté à l’hôpital Necker.
- Un dératé
- Un coureur anglais, Jack Bills, vient de parier une forte somme qu’il se rendrait au pas gymnastique de Calais à Paris et qu’il ne s’arrêterait en tout que quatre heures pendant le trajet.
- Les Congrès
- Demain, lundi, à neuf heures et demie du matin, séance d’ouverture du Congrès de mécanique appliquée.
- Les séances auront lieu au Conservatoire des arts et métiers. Le Congrès durera jusqu’au 22 septembre.
- L'audition de mercredi
- Pour la représentation de YOde triomphale, de
- Mme Holmès, qui sera donnée au palais de l’Industrie le mercredi 18 septembre, au bénéfice des victimes de la catastrophe d’Anvers, on trouve des billets :
- A la légation de Belgique, rue Bizet, 6. — Au ministère des affaires étrangères. — A la présidence du conseil des ministres, au ministère du commerce, de l’industrie et des colonies, rue de Grenelle, 101. — A ly. direction générale des travaux de l’Exposition universelle, avenue de La Bourdonnais, 22. — A la direction générale de l’exploitation de l’Exposition universelle, avenue de La Bourdonnais, 16. — A la direction générale des finances de l’Exposition universelle, avenue de La Bourdonnais, 18. — Au commissariat général belge, à l’Exposition universelle. — A la préfecture de la Seine (pavillon de Flore, palais des Tuileries). — A la préfecture de police. — A l’Hôtel de Ville. — Dans les agences des théâtres et chez les éditeurs de musique.
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- le Congrès des tanins de fer
- M. Yves Guyot, ministre des travaux publics, a présidé hier la séance d’inauguration du congrès de chemins des fer, qui, après avoir tenu ses deux premières sessions à Bruxelles en 1885 et à Milan en 1887, va continuer ses travaux à Paris jusqu’au 23 septembre.
- Le congrès compte près de trois cents membres, parmi lesquels de nombreux délégués étrangers.
- M. Yves Guyot a prononcé un éloquent et intéressant discours.
- Le ministre a vanté les progrès accomplis au point de vue de la sécurité des transports.
- Cette sécurité, du reste, est à peu près absolue sur les chemins de fer français, car, pour les cinq années de 1882 à 1887, nous constatons un voyageur blessé pour 90 millions de kilomètres parcourus et un voyageur tué par 3 milliards de kilomètres parcourus.
- M. Yves Guyot a cité ensuite quelques chiffres relatifs à la situation des chemins de fer en France. Ils sont arrivés à un développement de 35,000 kilomètres, alors qu’il y a vingt ans il n’était que de 15,600 kilomètres et en 1877 que de 21,000 kilomètres.
- Le nombre des voyageurs kilométriques a passé de 4 milliards 300 millions à 7 milliards 800 millions, soit une augmentation de 68 pour cent, et le nombre de tonnes kilométriques de 5 milliards 845 millions à 9 milliards 900 millions, soit une augmentation déplus de 72 pour cent.
- Il y a dix ans, le rapport de la longueur des chemins de fer à la superficie était de 4 kilomètres par myriamètre carré : il est maintenant de plus de 6 kilomètres. Le rapport de la population par 10,000 habitants était de 4 kilomètres : il est maintenant de 8 kilomètres et demi.
- La statistique donne des indications sur une question plus complexe : les goûts et les besoins des voyageurs. L’un de vos rapporteurs, ajoute le ministre, a été conduit à constater la tendance du public à utiliser de plus en plus les voitures de troisième classe.
- Il veut en même temps qu’elles soient de plus en plus commodes. Vous en arrivez ainsi à transporter des voyageurs dans des wagons aussi confortables que ceux de seconde classe, en n’exigeant d’eux que le prix de la troisième.
- Cet abaissement de tarif est encore plus apprécié quand la dernière classe participe à tous les avantages de la vitesse.
- A ce discours longuement applaudi, M. Vas-seaux, président de la commission internationale, a répondu.
- correspondance;
- Nous recevons la lettre suivante que nous nous nous empressons d’insérer à titre de rectification.
- Monsieur,
- Abonné de votre Bulletin officiel quotidien, je viens de recevoir le no 119 portant la date du 12 septembre.
- A la 2e colonne de la page 3, je lis l’article suivant :
- EDISON A LA TOUR
- M. Edison a déjeuné hier avec sa famille au restaurant
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- 4
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Brébart, première plate-forme. Il est ensuite monté aux appartements de M. Eiffel, pour y prendre le café en compagnie de quelques amis.
- M. Eiffel, absent lors de la première visite de l’illustre inventeur, a tenu à lui faire lui-même, avant son départ, les honneurs de son installation aérienne.
- Je n°. sais s’il y a une erreur ou une confusion de dates dans l’article ci-dessus, mais je vous envoie la carte ci-jointe qui indique la nature de la réunion qui a eu lieu le mardi 10 septembre, à la prejnière plate-forme de la tour.
- A ce déjeuner de midi, chez Brébant, assistait M. Eiffel, président pour 1889 de la Société des ingénieurs civils (avec ses collaborateurs), avec les menâmes du bureau et du comité et les anciens présidents de la société.
- Le déjeuner était offert à Edison par les sociétaires désignés ci-dessus.
- Au dos d’une carte semblable à celle que je vous remets se trouvent les signatures apposées séance tenante par MM. Edison, Eiffel et par M. Gounod (qui avait rejoint les convives à l’étage où l’on prenait le café).
- Je prendrai la liberté de vous communiquer quelques autres détails sur cette réunion ; le temps me manque pour vous les donner maintenant.
- Agréez, monsieur, mes civilités empressées.
- G. Loustau.
- ROUXEL, Bd’ArmeSjlÇB, r.Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- LES MAROCAINS
- L’ambassade marocaine est arrivée à Toulon, à sept heures à bord du Redoutable.
- Lorsque ce cuirassé, escorté d’une quinzaine de torpilleurs de la défense mobile qui s’étaient portés à sa rencontre, est arrivé sur notre rade, le pavillon marocain (rouge à croissant blanc), qu’il avait arboré au grand mât accolé au drapeau français, a été salué de 21 coups de canon par le vaisseau la Couronne, qui hissait en même temps à son grand mât, ainsi que tous les navires de l’escadre de réserve, le pavillon marocain, pendant que les équipages montaient dans les haubans.
- Le vice-amiral Duperré, préfet maritime, accompagné de son état-major, s’est rendu à bord du Redoutable pour saluer l’ambassadeur, avec qui il est descendu dans son canot quelques instants après.
- Au moment où ce canot s’est éloigné du Redoutable pour gagner la terre, le cuirassé a amené le pavillon marocain et fait un salut de vingt et un coups de canon.
- Deux canots à vapeur suivaient celui de.l’ambassadeur avec les personnes de la suite de la mission ; un nombre considérable de petits canots formaient l’escorte. Au moment où le cortège est passé devant l’escadre de réserve, les tambours et les clairons de chaque navire ont battu et sonné aux champs, la garde a présenté les armes ; le coup d’œil était imposant.
- Le cortège est arrivé vers onze heures et demie au quai de l’Horloge où se trouvaient réunies les autorités maritimes, militaires et civiles et où étaient massées toutes les troupes des équipages de la flotte qui ont présenté les armes.
- MM. les contre-amiraux, major général et major de la flotte, le sous-préfet et le maire de Toulon, tous les chefs de service de la marine ont souhaité la bienvenue à nos hôtes africains à leur débarquement sur le sol français ; à ce moment la musique- des équipages de la flotte a fait entendre la Marseillaise.
- Voici la composition du personnel de cette mission :
- Le caïd El-Mohati, ambassadeur ; M. Piat, premier drogman de la légation de France à Tanger; Athaleb, Kerdoudi, El-Hadj-Mohammed-ben, El-Madani-Benis, attachés à la cour de l’empereur du Maroc; un imam un muezzin, un interprète, deux secrétaires, quatre caïds, quatre domestiques et douze palefreniers.
- Douze magnifiques étalons de la plus belle race et une quantité de colis renfermant des cadeaux superbes sont destinés au président de la République.
- Le cortège a pris place dans des landaus et s’est dirigé sur le Grand-Hôtel, précédé d’un peloton de gendarmerie à cheval. Le 4e régiment d’infanterie de marine formait la haie et présentait les armes sur tout le parcours de la mission.
- Après avoir pris un peu de repos, l’ambas-
- sadeur a reçu les autorités civiles et militaires, puis il a rendu les visites officielles.
- L’ambassade est partie le soir pour Paris par un train spécial.
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- LES CONGRÈS
- Le congrès monétaire
- Le congrès monétaire international a tenu sa première séance, mardi matin à dix heures, au palais du Trocadéro.
- M. Magnin, sénateur, gouverneur de la Banque de France, président du comité d’organisation, en ouvrant la séance, a donné lecture à l’assemblée d’une lettre, par laquelle le ministre des finances s’excuse de ne pouvoir prendre part aux travaux du congrès.
- M. Magnin a lu ensuite le discours -suivant que devait prononcer M. Rouvier :
- « Messieurs,
- « Je suis heureux de me trouver chargé de souhaiter la bienvenue aux membres du congrès monétaire et je vous remercie tous d’avoir bien voulu répondre à notre appel. Je vous en remercie au nom du gouvernement de la République.
- « Ce n’est pas sans un sentiment de légitime fierté qu’il voit tant d’hommes, occupant une place considérable dans les sciences, les lettres ou les arts, venir apporter ici, chaque jour, le concours de leurs lumières et de leur expérience.
- « Si je m’en, croyais le droit, je vous en remercierais aussi au nom de tous ceux qu’intéresse le progrès économique et social des peuples, progrès si intimement lié à la solution des problèmes monétaires.
- « Plus on a creusé ces problèmes, plus on a été amené à reconnaître que ce n’est pas seulement la facilité des échanges qui en dépend, mais aussi le développement de la production qui peut, suivant les solutions adoptées, prendre un essor puissant ou se voir paralysé et atteint dans ses forces vives.
- « C’est cette vérité, mieux connue à notre époque qu’à aucune autre, qui partout a attiré sur les questions monétaires l’attention des hommes d’Etat et des hommes de science.
- « Ces questions ont pris dans les dernières anpées un caractère d’actualité, je pourrais dire d’acuité tout spécial. On a vu la situation monétaire des différents pays profondément influencée par des causes diverses.
- « De brusques variations se manifestaient dans la production et surtout dans la valeur réciproque de l’or et de l’argent. Y a-t-il réellement dans ces faits une action pertubatrice qui puisse expliquer les crises dont, à des degrés divers, tous les pays ont eu récemment à souffrir?
- « Peut-on entrevoir dans telle ou telle solution un remède à cet état de choses qui préoccupe à bon droit les gouvernements et les peuples ? Telles sont les questions que le monde entier-se pose. Elles ont déjà donné lieu à bien des recherches, à bien des discussions.
- « Beaucoup d’entre vous y sont intervenus, apportant des idées souvent opposées, mais toujours soutenues avec science et talent. Plus que jamais nous devons continuer à les approfondir, cherchant à les éclairer chaque jour d’une lumière nouvelle.
- «Aussi, Messieurs, est-ce avecleplus vif intérêt et avec la certitude d’en tirer de pieux enseignements que nous suivrons vos savantes discussions. Elles feront faire, nous n’en doutons pas, un pas de plus à la science monétaire et prépareront, -pour un avenir que nous souhaitons prochain, une solution. »
- L’assemblée a procédé ensuite à la constitution de son bureau qui se trouve ainsi composé :
- Président d’honneur : M. Pellegrini, vice-président de la République argentine ;
- Président : M. J. Magnin, sénateur, gouverneur de la Banque de France.
- Vice-présidents : MM. Léon Say, sénateur, Cer-nuschi, Dana Morton, de Laveleye, Levasseur, Luzzati, Max AVirth ;
- Secrétaires : MM. Goste, Fernand Faure et Arthur Raffalovitch.
- M. Magnin, en prenant place au fauteuil présidentiel, a prononcé un discours qui a été fréquemment applaudi et dans lequel, après avoir remercié le congrès et rappelé l’état de la question, il dit :
- « Le désordre monétaire qui (on peut le dire sans témérité) date de 1873 et auquel la conférence de 1881, si elle avait abouti, aurait pu porter remède, n’a fait que s’aggraver. L’écart de valeur entre l’or
- et l’argent s’est encore augmenté dans une large proportion.
- « Les perturbations du change entre les pays monométalliques argent et les pays qui ne frappent que des monnaies d’or, sont devenues plus intenses et plus fréquentes. Les perspectives, loin d’être rassurantes, sont faites pour effrayer les esprits prudents.
- « En effet, que les Etats-Unis viennent à abroger le Bland-Bill, que l’union latine soit dénoncée, et 1 avilissement du métal blanc par rapport au métal jaune n’aurait pour ainsi dire plus de limite. Ce serait alors une terrible catastrophe monétaire et commerciale dans le monde entier.
- M. Magnin rappelle ensuite les paroles prononcées il y a quelques semaines par lord Salisbury, répondant a la députation de la ligue bimétallique qui sollicitait l’appui du gouvernement pour la réalisation du système bitémétallique universel :
- . * Faites donc en sorte que cette question, la question monétaire, ne soit pas entachée de préjugés insulaires. Engageons le débat avec le monde monétaire et le monde politique tout entier, et efforçons-nous de dégager des lumières que nous sommes tous en état d’y apporter, des leçons susceptibles de nous faire aboutir à un résultat certain et fécond. »
- Au nombre des membres du congrès se trouvent MM. Freemantle, sous-directeur de la Monnaie de Londres, et Murray, délégués officiels du gouvernement anglais ; Tanaka, délégué du Japon ; Ed. Tuck, délégué du commissariat général des Etats-Unis; Moret, ancien ministre des affaires étrangères d’Espagne; Allard, directeur de la Monnaie de Bruxelles ; Vignon, chef du cabinet du ministre des finances, de Liron d’Airolles, Ruau, de Foville, Glavery, Clément Juglar, Gustave Roy, Scharling, député du Danemark, André Cochut, Lalande, etc.
- Le congrès étant, avant tout, une assemblée d’études, ne formulera pas de résolutions.
- •ai-
- Après la séance officielle, le Congrès monétaire a commencé ses travaux. M. À. Goste a rendu compte de ce qu’avait fait le comité d’organisation; il a présenté les rapports préparés par lui-même, par M. de Flaix, M. Fernand Faure et M. de Foville.
- M. Allard, banquier à Paris et directeur de la Monnaie de Bruxelles, l’un des protagonistes du bimétallisme, a demandé qu’on entendit d’abord les représentants officiels du mouvement en Angleterre et en Allemagne. L’attitude du Cabinet anglais, l’accueil fait par lord Salisbury et le chancelier de l’Echiquier à une députation composée de 500 personnes au mois de mai, donneraient de l’intérêt à cette communication, d’autant plus que le gouvernement anglais était représenté officiellement par deux délégués.
- M. Grenfell a dû déclarer qu’il ne pouvait parler qu’en sa qualité privée, ni comme membre du Conseil de la Banque d’Angleterre, ni comme trésorier du Club économique de Londres, car dans la Banque et dans le Club, la plupart de ses collègues ne partageaient pas ses idées. Il a exposé les difficultés que l’agitation organisée par la ligue bimétallique anglaise doit surmonter, l’encombrement législatif et les préjugés des économistes, qui ne veulent pas se remettre à l’étude des questions nouvelles.
- M. Arendt, secrétaire de la ligue allemande pour le bimétallisme international, le porte-parole du parti des grands propriétaires fonciers, est venu soutenir que la crise économique de 1873 était due à l’adoption de l’étalon or unique par l’Allemagne. L’agitation que ses amis ont entamée a fait suspendre, en 1879, la vente de l’argent démonétisé, mais ils n’ont pas réussi à obtenir que le gouvernement allemand prît l’initiative de convoquer une conférence internationale. Tout ce qu’ils ont gagné, c’est que l’empire suivrait l’Angleterre, si celle-ci entrait dans la voie de la réhabilitation de l’argent. L’Allemagne est devenue protectionniste par suite de la crise qu’a amenée l’adoption de l’étalon d’or. Aussitôt que l’Angleterre deviendra bimétalliste, on verra l’Allemagne revenir au libre échange. Le bimétallisme assurera la paix sociale à l’intérieur : c’est la panacée universelle.
- M. Moret, l’ancien ministre des affaires étrangères d’Espagne, a tenu le congrès sous le charme de sa parole élégante et chaleureuse. Il a insisté sur l’importance du congrès, sur la responsabilité, qui lui incombe. Il a affirmé à la fois ses convictions libres-échangistes et bimétallistes,
- M. Mannequin a exposé la doctrine des adversaires et il a fort bien rempli sa tâche.
- M. Cernusclii, avec sa fougue habituelle et son
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- o
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- PALAIS DU TROGADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- Auditions musicales
- Lundi 16 Septembre, à deux heures et demie précises
- Les Portes ouvriront à une heure trois quarts
- «
- Dixième Séance d’Orgue
- DONNÉE PAR M.
- FILIPPO G A F* O G G I
- Premier Organiste de Saint-Jean-de-Latran
- PROGRAMME
- ( Sortie Nuptiale en si bémol.
- ( Première Sonate en ré mineur.
- Andante un pocco mosso.
- Andantino.
- Allegro maestoso.
- a. Cantilena en si bémol.
- b. Scherzo en ré majeur.
- Minuetto en fa dièze mineur.
- Cantabile en ut majeur.
- Preludio e Fuga. en la mineur.
- ( a. Melodia en si bémol.
- ( 6. Finale en sol majeur.
- —------------
- Grand Orgue de la Maison CAVAILLÉ-COLL. — Piano de la Maison ÊRARD
- 1. — GUILMANT
- 2. — CAPOCCI...
- 3. — GUILMANT
- CAPOCCI...
- 4. — H AN DEL...
- 5. — CAPOCCI...
- 6. — J. S. BACH
- 7. — CAPOCCI...
- langage imagé, a fait les délices de ses admira-teurs. Il a comparé les deux métaux à deux oiseaux. pun jaune, l’autre blanc, vivant heureux dans une même cage, dont le méchant mono-métalliste a ouvert la cage et qui se sont envolés ; il a comparé parlent au ballon captif, le rapport de un à quinze et demi représente le câble, qui est coupé aujourd’hui, et tout va à la dérive.
- M. Coste a répondu, au nom des partisans de l’étalon'd’or, avec une compétence et une lucidité qui lui ont valu les plus chaleureux applaudissements, jl a demandé le maintien du statu quo, du monométallisme que la force dee choses a établi ; il a conseillé de limiter à 1,000 fr. la force libératoire de l’argent, la moitié des transactions s’applique à des chiffres inférieurs à 1,000 fr. Il faut réserver l’argent pour la circulation nationale et faire de l’or la vraie monnaie internationale.
- M. Gernuschi a donné lecture de quelques articles de la convention bimétallique, élaborée sans doute dans la réunion tenue à son hôtel. L’Angleterre, l’Allemagne, les Etats-Unis d’Amérique et la France admettront l’or et l’argent au monnayage sans aucune limite de quantité et adopteront la proportion de 1 à 15 1/2 entre le poids du métal pur contenu dans l’unité monétaire en or et le poids du métal pur contenu dans la même unité en argent. La frappe sera absolument libre et gratuite.
- La deuxième séance a eu lieu jeudi, M. Pelle-grini, vice-président de la république argentine (où l’agio sur l’or est arrivé à 100 0p0/, assistait à la discussion.
- M. Fournier de Flaix a pris la parole le premier. U a constaté que les déclarations de MM. Grenfell et Arendt étaient bien peu encourageantes pour la réussite des efforts bimétalliques en Angleterre et en Allemagne. Les chances d’un traité international rétablissant le fameux 15 1\2 sont bien minces. La France ferait une œuvre contraire à ses intérêts en s’y ralliant, et jamais un ministre n’aura le courage de proposer au Parlement la ratification d’un traité semblable. Les hommes d’Etat (M. Léon Say), qui en 1873 ont arrêté la frappe de l’argent, ont rendu un incomparable service à leur pays. M. Fournier de Flaix indique divers remèdes qui ont été proposés par des théoriciens allemands et anglais et qui méritent l’attention.
- M. Boissevain a exposé la situation monétaire de la Hollande. Il s’est déclaré franchement partisan du double étalon ; il a attribué à la démonétisation de l’argent par l’Allemagne, à l’arrêt de la frappe, à la rupture du rapport de 15 1\2 entre l’or et l’argent, tous les maux, toutes les crises.
- M. Levasseur, de l’Institut, a demandé d’abord à rétablir la vérité sur les définitions. Lui et ses amis sont partisans de l’unité d’étalon monétaire. Les bimétallistes désirent la plénitude du pouvoir libératoire pour l’or et l’argent, avec la liberté illimitée de la frappe; M. Levasseur a voulu d’abord écarter un certain nombre d’objections, qui attribuent à l’étalon d’or unique toutes sortes de maux imaginaires : aggravation des crises, baisse des prix, souffrances des classes ouvrières. Il a fait justice de toutes les allégations dans une allocution pleine d’une éloquence familière, qui a arraché des applaudissements même à ses adversaires. Il a montré que la baisse des prix, qui est un bienfait pour les consommateurs, est due surtout au progrès de l’outillage économique (machines, voies de communication, transport plus rapide, améliorations techniques); elle avait été précédée d’une hausse qui a suivi l’afflux d’or californien.
- Dans la séance du soir, M. Levasseur a continué sa démonstration.
- Dans la séance qui a eu lieu jeudi, l’après-midi, M. Levasseur a apporté la partie positive de son exposé. Il a rappelé les notions théoriques généralement admises; il a montré qu’avec un seul étalon monétaire les oscillations sont moins intenses et moins étendues, que la stabilité de la valeur sera plus grande.
- Il a fait justice de la convention monétaire proposée par les bimétallistes entre les Etats-Unis, la France, l’Angleterre, l’Allemagne. Il est invraisemblable, a-t-il dit, que l’Angleterre et l’Allemagne y adhèrent; pour la France, ce serait une. faute et un marché de dupe,les Etats-Unis seuls en profiteraient. Enfin, AL Levasseur se déclare en faveur du statu 5wo, dans le sens indiqué par AI. Coste. Il demande la liberté de la frappe de l’argent à une condition, c est que celui qui veut faire: frapper de l’argent remette à l’Etat la différence entre la valeur marchande du métal blanc et la valeur nominale de l’écu, —
- qu’il ajoute autant de fois 1 fr. 50 c. par exemple qu’il veut obtenir de pièces de 5 fr. Il y aurait un bénéfice pour le Trésor et le public ne serait pas lésé par les spéculateurs.
- M. Allard, banquier à Paris et directeur de la Monnaie à Bruxelles, a déclaré qu’il voulait traiter la question, non pas en théoricien, mais en praticien. A l’entendre, nous serions dans une situation épouvantable à tous les points de vue. La grève de Londres elle-même serait due, suivant lui, à la baisse du métal blanc. Il a déploré la rareté de l’or et cité comme exemple ce fait, qu’à Saint-Pétersbourg la prime est de 35 0[0.
- M. Arthur Raffalovich a répliqué que la baisse des prix est due à tout un ensemble de facteurs : ouverture du canal de Suez, progrès techniques, construction de chemins de fer. La démonétisation de l’argent y aune part, mais elle ne domine pas la situation.
- Quant à la prime sur l’or à Saint-Pétersbourg, elle est due à la dépréciation du papier-monnaie, à l’exagération de la circulation fiduciaire. Vouloir rétablir le 15 R2, ce serait courir au devant de perturbations extraordinaires, bouleverser les contrats. Il n’y a pas rareté d’or. AL Raffalovich a, en outre, attiré l’attention sur la situation monétaire de l’Autriche.
- Al. Lalande a parlé en faveur du double étalon.
- Se rendant à l’aimable invitation de AL. Magnin, les membres du congrès monétaire ont visité vendredi matin la Banque de France. AI. le gouverneur leur en a fait les honneurs avec sa bonne grâce et sa courtoisie habituelles. Les congressistes,, parmi lesquels se trouvait une très jolie anglaiseront parcouru les caves, où sont emmagasinés les écus de5 francs; les lingots d’or et les pièces de 20 fi., l’imprimerie des billets et la caisse centiale.
- Afin de laisser aux visiteurs un souvenir tangible, AI. Alagnin a eu la gracieuseté d’offrir, à chacun d’eux, un jeton en argent, frappé aux armes de la
- Banque et portant la devise : « La sagesse fixe la fortune. »
- La séance de l’après-midi a été consacrée à entendre Al. du Puynode, qui a parlé au nom des partisans de l’étalon monétaire unique. MM. Dana Horton et de Laveleye, bimétallistes. Le savant professeur de l’Université de Liège, a été fort applaudi de ses confrères en bimétallisme. Cependant, plus d’une de ses assertions est sujette à caution, notamment sa tendresse pour les débiteurs aux dépens des créanciers. M. Frédéric Passy lui a répondu avec une vigueur qui lui a valu des applaudissements unanimes et à laquelle ont rendu hommage ses contradicteurs eux-mêmes.
- Il a été décidé par le comité d’organisation qu’aucune résolution ne serait soumise à un vote du congrès.
- Voir à la Section Anglaise
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- LA BOURSE
- La fin de la semaine est très bonne. Le 3 0/0 ferme à 86 47. Il va donc se retrouver lundi à 85 72 ex-coupon de 0 75 et, à moins d’événement, il ne sera pas difficile de ramener le cours de 86. Le 3 0/0 amortissable se tient à 90, le 4 1/2 à 104 65. L’Italien reste à 92 15. Le comptant vend toujours, mais la spéculation berlinoise achète. L’unifiée égyptienne reste à 463 75, le Turc monte à 16 42. Les fonds russes ont, comme toujours, des achats suivis. La Banque de France est immobile à 3950. Le Crédit foncier à 1280, le Crédit lyonnais à 695, la Banque de Paris à 785 ont tous une excellente tenue. Le Suez reste à 2285. En résumé, la fermeté reste la note dominante du marché.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- ©n sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VEcoposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée, à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à i ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp, au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer. à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- G-alerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES .
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51 arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de Va,venue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes-station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Lota, Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de LmBourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre .au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis : première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège ; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côtéde l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de
- l’intérieur (côté de la galerie Desaix) ; de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer- — Pavillons des républiques américaines.____
- Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de 1 Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de 1 avenue de Suffren, ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troea-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation.
- Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Gochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale,, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l'un des omnibus ou tramways de la station du Procadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la scUpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de 1 Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage: vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, 4V. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéra ux derrière le pavillon du C\ddi.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 7
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- MARINONI
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- i§ans la <§alerie des Machines
- Classe 58
- 1° Une Machin© en blanc, nouveau modèle, format quadruple carré, construite pour les impressions de grand luxe et les tirages en chromotypographie, avec distribution plate et cylindrique ;
- 2° Une Machine en blanc, de même système, format double raisin, avec arrêt facultatif du cylindre, cylindre de sortie de feuilles, Receveur mécanique, chargeurs mobiles, rouleurs toucheurs commandés, distribution plate et cylindrique;
- 3° Un© Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul' margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs;
- 4° Un© Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le fermât coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
- 5° Une Utile, Presse typographique à pédale, système à platine ;
- 6° Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, Tune plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique ;
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique ; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- d’un seul côté ; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux
- Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties . séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Une Machine Rotative, nouveau modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
- 12° Une Machine Rotative, cette Machine est' montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
- <Au deuxième étage de la $oui (EiIîel
- 13° Une Machine Rotative, montée dans l’imprimerie spéciale installée par le journal L.E FIGARO ;
- Qans V(Exposition de (M.
- Galerie des Machines, Classe 58
- 14° Une Presse mécanique, pour impressions en taille-douce (système Guy-Marinoni) ;
- <£u <§alais du Finistère de la (§uerre
- Esplanade des Invalides, Classe 66
- 15° Une Presse régimentaire pour l’État-Major. Cette Machine avec cylindre marche à bras et à pédale : elle possède des dispositions nouvelles et elle est construite en vue d’un transport facile.
- Les Machines exposées par la Maison MARINONI
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE* 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les. plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la .Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « .le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 26 Série. — N° 124.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mardi 17 Septembre 1889.
- ULLETIN OFFICIEL
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- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de VExposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Histoire de l’habitation humaine. — Chronique. — Fête de nuit au Palais de l’Industrie. — Dernière heure. — Echos. — Les obsèques du prince de Monaco.' — Le triomphe de l’automatisme. —Les congrès. — Variété: Le congrès spirite. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — Guide de l’Exposition en sept jours. —Annonces et réclames.
- 3
- MAISON SCANDINAVE.
- L’Histoire de l’Habitation humaine
- (suite)
- IV
- Nous avons donné dans les précédents numéros les spécimens de l’Histoire de l’Habitation humaine qui sont alignés à gauche du pont d’Iéna.
- Nous passons maintenant à la gauche du pont. La première maison est la Maison Scandinave. Dans ces pays couverts de forêts de sapins, où les hivers sont longs, il était tout naturel que le bois devînt l’essence et le luxe de la construction. Non plus en planches, mais en poutres superposées, mortaisées aux angles, avec des ornements au faîte et à la tombée de la toiture, rappelant les retroussements chinois. On a le sentiment du chaud et du confortable, rien qu’à la regarder.
- Puis vient la Maison romane en gros appareil, massive, avec son grand arc protégeant le mur de retraite dans lequel se trouvent les baies, avec son joli balcon et sa couverture en tuiles rondes.
- La Maison du moyen cige nous montre son pignon traditionnel avec toiture à pinacle, avançant comme une cape, toute percée de baies encadrées par des poutres apparentes. Elle ne serait pas vraie, si l’étage ne surplombait pas au-dessus du rez-de-chaussée. Celui-ci a conservé la forme romane dans presque toutes nos vieilles villes, pour motiver une boutique d’artisan.
- Tout à côté, la Maison renaissance montre sa coquette tourelle, ses fenêtres àmeneaux, encadrées de sculptures, ses panneaux de briquetage encadrés de chaînes de pierre de taille, sa toiture gracieuse qu’ornent de hautes cheminées comme des plumets ornent le chapeau. Ce spécimen est charmant. On n’avait du reste que l’embarras du choix, car la France est couverte de merveilles d’originalité et d’élégance que nous a léguées l’époque de la Renaissance.
- (A suivre).
- CHRONIQUE
- L’administration a bien compris qu’il était matériellement impossible d’établir à l’Exposition des bureaux de vote pour les élections du 22 septembre, et elle a adopté le meilleur moyen, c’est-à-dire qu’elle a autorisé les gardiens de sections à aller, à tour de rôle, voter dans leurs circonscriptions respectives, mais de manière à ce que leur service n’en souffrît en rien.
- C’est parfait, et l’administration a rempli strictement son devoir en ce qui concerne ses subordonnés.
- Mais, parmi les électeurs occupés à l’Exposition, il n’y a pas que les gardiens de sections : il y a tous les représentants des exposants ; il y a les garçons de café et de restaurants, les employés de toutes catégories, depuis les balayeurs jusqu’aux laveurs de vaisselle.
- Ceux-là doivent leur présence du matin au soir et il est plus que probable qu’ils ne trouveront guère de patron complaisant qui les laissera sortir dans la journée, pour aller aux urnes;
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- MAISON ROMANE, MAISON DU MOYEN AGE. MAISON DE LA RENAISSANCE.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- car5 le dimanche est im jour de fortes recettes et personne ne peut chômer surtout dans les établissements où l’on mange et où Ton boit.
- Nous bavons déjà dit et nous le répétons : il y a là un cas de force majeure. Il faudra se résigner à ce que quelques milliers d’électeurs, employés a l’Exposition, ne remplissent pas leur devoir civique le 22.
- Leur nombre ne sera pas très considérable ; c’est celui des touristes qui sera le plus grand.
- Et là, il n’y a vraiment aucun remède, car les compagnies de chemins de fer qui organisent des trains de plaisir pour Paris, à la fin de chaque semaine, ne vont certainement pas interrompre le 22 la série si fructueuse de leurs excursions à bon marché.
- Mettons une moyenne de 250,000 touristes (hommes et femmes) pour la journée du 22 : laissons de côté 50,000 étrangers et 50,000 Parisiens qui auront pu voter dans la journée. Partageons en deux (pour faire la part du sexe qui ne vote pas) les 150,000 restant, que nous attribuons à la province, il restera environ 75,000 électeurs qui ne voteront pas, car ils seront arrivés la veille de leurs départements, et, s’ils y retournent le soir, ils y arriveront après la fermeture du scrutin.
- L’Exposition sera donc sans s’en douter une cause d’abstention électorale pour environ 80,000 électeurs français.
- Qui sait ? dans certaines circonscriptions où l’écart est surtout insignifiant entre deux candidats, ces abstentions pourront être préjudiciables à l’un ou l’autre.
- Ce sera la faute de l’Exposition, mais nous nous en consolerons facilement.
- A?
- Septembre, dont la première quinzaine avait véritablement été une période d’été, avec ses chaleurs, son ciel pur et son soleil éblouissant, redevient au tournai depuis deux jours : le ciel est couvert depuis le matin et ne s’éclaire vraiment que vers midi.
- Aussi les pardessus ont-ils fait leur réapparition à FExposition, et les robes blanches des misses anglaises sont-elles devenues presque introuvables ; il faut évidemment s’attendre à ce que les matinées et les soirées deviennent de plus en plus fraîches, à mesure qu’on approchera plus d’octobre, et surtout de novembre.
- Mais, est-ce une raison d’insuccès pour l’Exposition?
- Je dirai presque que ce sera le contraire. On délaissera un peu les jardins et bon visitera plus longtemps et plus consciencieusement lés galeries intérieures, quelquefois bien délaissées pendant les grandes chaleurs.
- C’est une ère nouvelle, une ère de deux mois, (si bon proroge au 15 novembre), qui s’ouvre pour l’Exposition ;etee ne sera ni la moins fructueuse ni la moins agréable.
- F. L.
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- Fêle de nuit h palais de FMostrie
- La série des fêtes de l’Exposition compte un grand succès de- plus. Le concours international des musiques d’harmonie municipales et civiles étrangères a été merveilleusement réussi.
- Nous ne reviendrons pas sur l’admirable décoration du Palais de l’Industrie, dont la description a été donnée déjà à l’occasion de l’Ode triomphale de Mlle Augusta Holmès. Disons simplement que les exécutants des diverses sociétés s’étaient rangés sur la scène et que le
- coup d’œil ainsi offert était des plus originaux.
- Le concours devait commencer à huit heures et demie, mais II était neuf heures moins cinq quand la garde républicaine est venue se joindre, pour ouvrir le concours, aux six Sociétés concurrentes. Gomme parmi ces dernières se trouvaient deux musiques belges, tous les exécutants réunis ont joué d’abord la Marseillaise. puis la Brabançonne. Enfin les opérations du concours ont commencé.
- Le jury, présidé par M. Ambroise Thomas (naturellement) comprenait soixante membres : Nous relevons les noms de MM. Léo Delibes, Massenet, Colonne, Delsart. B. Godard, Guil-mant, Guiraud, Joncières, Léon Kerst, Lamou-reux, Salvaire, A. Vitu, Wettge, etc.
- Le concours a donné les résultats suivants :
- Premier prix : 5,000 francs et un objet d’art offert par le président de la République. La musique municipale de Reims (129 exécutants, directeur : M. Bazin).
- Une excellente interprétation de la Réformation-Symphony deMendelssohn. Les ensembles de clarinettes ont peut-être été un peu grêles, mais le final, très bien conduit, a été enlevé avec une maestria superbe.
- Premier prix : 3,000 francs et un objet d’art offert par M. Tirard, président du conseil. La musique des canonniers sédentaires de Lille (110 exécutants, directeur : M. Collin) a joué l’ouverture de Patrie, de Bizet.
- Troisième prix : 2,000 francs et un objet d’art offert par M. Fallières, ministre de l’instruction publique. La musique municipale de Rennes (89 exécutants. Directeur M. Tapponier-Dubost). L’ouverture de Fidélio de Beethoven et une mauvaise Polonaise de concert de Vidal.
- Quatrième prix : 1,000 francs et un objet d’art offert par M. Spuller, ministre des affaires étrangères. La Société d’Harmonie de Marchienne (Belgique), 80 exécutants. Directeur M. Steene-brugen. Suite d’orchestre des Erinnyes- de Massenet.
- Deux sociétés seulement n’ont point obtenu de récompense, et, au moins pour la première, cela est particulièrement regrettable. Ce sont:
- La musique municipale d’Armentières (110 exécutants, directeur : M. Stappen). — Allegro de la Symphonie héroïque, n° 3, de Beethoven, et la Philarmonique de Leuze (Belgique) (88 exécutants, directeur M. Colot) qui a exécuté le premier morceau de la Symphonie en ré n° 2, de Beethoven.
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- Dernière Heure
- Nos liôtes
- Les princes Abbas-Bey et Mehemet-Ali, fils du khédive, ont quitté Paris hier par l’Orient-Express se rendant à Vienne où ils vont reprendre leurs études.
- Sur le quai de la gare se trouvaient M. Mollard, le comte d’Aubigny, ministre de France au Caire, et le capitaine Coquet, aide de camp du ministre de la guerre, qui ont salué les jeunes princes au moment du départ du train.
- Le général Légitime, ancien président de la République d’Haïti, est arrivé hier à Paris; il compte passer quelque temps à Paris pour visiter l’Exposition.
- La Tombola
- Le succès de la tombola se dessine d’une façon certaine. Dans la journée d’avant-hier on a vendu 17,000 billets dans toute l’Exposition : les conducteurs de fauteuils roulants sont autorisés à en vendre à leurs clients.
- iLes Ingénieurs
- Demain mardi, à neuf heures du matin, réception à l’Exposition, au salon de la Société des ingénieurs civils, des ingénieurs espagnols et russes.
- En fiacre
- Samedi dernier, 1 4 septembre, à huit heures du matin, trois voyageurs venus de Lyon en fiacre sont arrivés à Paris ; ils étaient partis le
- 12 courant, à huit heures du soir, ce qui fait une durée de trente-six heures. Ils avaient parié 1,500 francs de venir en trente-huit heures ; ils ont donc gagné deux heures, et ont fait une moyenne de 14 kilomètres par heure avec le même cheval; on a remarqué qu’à l’arrivée les voyageurs paraissaient plus fatigués que le cheval.
- La Fête «lu £5©
- Il est question d’organiser des fêtes à l’occasion de la distribution des récompenses, le 30 septembre.
- La direction hésite dans son choix. Fera-t-on une fête de jour ou de nuit?
- Il est probable qu’on préférera la fête de nuit; le 30 septembre étant jour d’échéance, beaucoup de négociants et d’industriels se trouveraient, en effet, dans l’impossibilité de prendre part à une fête de jour.
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 269.329
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage..... ............. 14.410
- Du i«r au 2®e......______ 0.909
- 2e étage direct.___________ 3.009
- Du 2e étage au sommet... 4.729
- En tout............... 29.057
- • Les exotiques
- Quinze Annamites, conducteurs de pousse-pousse, sont partis vendredi soir pour Toulon, où ils s’embarqueront pour retourner dans leur pays. Leurs compatriotes ne s’en iront pas avant la fin de l’Exposition. '
- La recrudescence de la chaleur depuis le commencement du mois de septembre a fait ajourner le départ des Sénégalais, Tahitiens et Canaques. Il n’en est actuellement plus question.
- Les congrès
- Le Congrès international des procédés de construction tenu au Conservatoire des arts et métiers vient de clôturer ses travaux sous la présidence de M. G. Eiffel, président de la Société des ingénieurs civils. Les vice-présidents étaient MM. Boutillier, ingénieur en chef des ponts et chaussées, professeur à l’Ecole des ponts et chaussées et à l’Ecole centrale ; Clerc, ingénieur en chef des ponts et chaussées, directeur des travaux de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest; Emile Muller, ancien président de la Société des ingénieurs civils.
- MM. de Nansouty, rédacteur en chef du journal le Génie civil ; Contamin, vice-président de la Société des ingénieurs civils ; Gouin, Hersent, Du-rand-Claye, etc., prêtaient leur concours.
- Ce congrès a étudié successivement les nouveaux moyens de fabrication des chaux et ciments ; l’emploi de l’acier à la place du fer dans les. constructions ; les modes d’essai de la résistance des matériaux; l’exécution des grands terrassements parles excavateurs, machines perforatrices et par les {explosifs ; les divers procédés de fondations par pieux à vis, air comprimé, congélation du sol, blocs en béton, etc.; la construction des tunnels, des ponts et viaducs en maçonnerie. Le congrès a terminé ses travaux par un très intéressant rapport -de MM. Eiffel, Contamin et Bouquet sur les constructions métalliques.
- Le congrès universel des libres-penseur», subventionné par le Conseil municipal de Paris, se tiendra à la grande salle, 10, me Lancry, du 15 au 21 septembre.
- Première séance hier dimanche 15, à deux heures, et le soir à huit heures, ainsi que toute la semaine.
- Le public sera admis..
- Tous les Fiv. M.-. républicains, libres-penseurs, sont spécialement invités.
- Un congrès météorologique international, réuni a
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- l’occasion de l’Exposition, se tiendra à Paris du 19 aU 26 septembre.
- Un grand nombre de savants étrangers prendront part à cette réunion.
- Police intérieure
- Les commissionnaires de kiosques ont été avertis à nouveau que tout étalage qui dépasserait la mesure réglementaire serait fermé.
- Et, pour commencer, une fermeture de huit jours est imposée au kiosque n° 81 (Beaux-arts) où les tables obstruaient la circulation.
- On a fermé également un kiosque où, en guise d'articles marocains, on vendait du saucisson.
- Délégués ouvriers
- Une députation de l’Association des ouvriers londoniens, au nombre de onze membres, est partie-pour Paris dans le but de faire un rapport sur les différents instruments, machines et appareils exposés et employés à Londres par les diverse-s classes d’ouvriers.
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- Pendant toute la durée de l’Exposition le Musée des arts décoratifs est gratuitement ouvert au public, tous les jours, de dix heures à cinq heures, au palais de l’Industrie, porte VIL
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- LES OBSÈQUES DU PRINCE DE MONACO
- La cérémonie des funérailles du prince de Monaco a eù lieu samedi, à dix heures du matin en l’église de Marchais. Elle a été présidée par M. Theurel, évêque de Monaco.
- On a procédé jeudi à l’embaumement du corps. Vendredi, dans l’après-midi, le corps a été mis en bière et transporté à la chapelle du château, transformée en chapelle ardente. Il a été exposé sous un dais de velours à colonnes torses, dont le dôme est surmonté de la couronne royale.
- Des trophées de drapeaux de la principauté sont placés sur les tentures.
- Quatre torchères à bougies et cinquante cierges brûlaient sans cesse autour du catafalque placé au milieu de la nef.
- Le cercueil lui-même était entouré de huit torchères à bougies et de cent cierges.
- L’intérieur du cercueil est garni de satin blanc. Une glace, avec couvercle à charnières, permet de voir le visage du prince.
- Dix poignées d’or entourent le cercueil qui ne sera pas soudé à Marchais, afin que l’exposition du corps à visage découvert puisse être faite à Monaco.
- La cour du château et les grilles extérieures sont tendues de rideaux frangés, drapés à l’antique et garnis d’hermine. Sur toutes les tentures, on a placé les armes et le chiffre du prince surmontés de la couronne royale.
- Un immense drapeau, recouvert d’un voile noir, est hissé au faîte du château.
- Le corbillard sera attelé de six chevaux appartenant aux écuries princières et tenus en main par des valets de pied en grande livrée.
- Après le service funèbre à l’église de Ma-chais, le corps a été de nouveau transporté au château et placé dans la chapelle ardente, où il restera pendant le temps nécessaire pour organiser la grande cérémonie des funérailes princières et officielles, qui seront célébrées dans la cathédrale de Monaco.
- A Monaco, le corps restera, jusqu’aux obsèques, exposé au palais royal.
- LE TRIOMPHE DE L'AUTOMATISME
- •T’ai trop insisté jadis, dit un chroniqueur du A7Ae Siècle, sur le développement à'outrance de l’automatisme, dont la substitution de plus en plus complète à l’activité consciente des travailleurs de chair et d’os n’est pas loin de m’apparaître comme la marque distinctive et la matérialisation même du progrès scientifique en action, pour ne pas me croire obligé d’en enregistrer. au fur et à mesure, au passage, toutes les manifestations nouvelles.
- Force m’est cependant de limiter ma besogne, de trier sur le volet les innovations les plus curieuses et de faire une sélection méthodique
- dans cette pullulation ininterrompue qui permet de transformer bientôt nos ateliers, nos magasins, nos appartements, nos villes entières, et jusqu’au sous-sol de nos rues, machiné comme les dessous d’un théâtre de féerie, en un chaos sans fin de mécaniques reliées à perte de vue par un inextricable réseau de raijs, de tuyaux, de fils conducteurs et de courroies de transmission. Force m’est bien de choisir, et, dans l’invasion grossissante des automates à tout faire, de ne distinguer que les automates les plus ingénieux, les plus inattendus, les plus abracadabrants.
- Les deux appareils dont je me propose de vous entretenir aujourd’hui méritent incontestablement d’être rangés dans cette élite, et l’hésitation n’est pas possible.
- Parlons d’abord d’un appareil photographique automatique que tout un chacun a pu admirer à l’Exposition.
- Vous vous campez, dans l’attitude convenable, en face de cette boîte à miracles, dans laquelle vous avez préalablement déposé, par le trou d’une tire-lire cul hoc, la modique somme de 10 centimes (deux sous), puis vous attendez. Des aiguilles, courant sponte sud sur des cadrans divisés en secteurs et portant en exergue toutes les indications désirables, vous mettent au courant de tout ce qui se passe et de tout ce que vous avez à faire : « Préparez-vous! Attention ! » etc.
- A l’instant précis où commence la « pose » proprement dite, vous en êtes avisé de la même façon, et une sonnerie, non moins automatique que le reste, — car, je vous le répète, ce n’est pas Pierre Petit, c’est l’appareil qui opère lui-même, — une sonnerie automatique se met à tinter et ne s’arrête que quand l’opération est finie, et croquée votre « binette ». Vous n’avez plus dès lors qu’à vous retirer et à reprendre avec votre société la conversation interrompue. Cinq minutes plus tard, vous passez derrière l’instrument magique, qui vous crache dans la main votre carte photographique d’identité, ressemblance garantie.
- Je mets au défi les plus sceptiques, les plus navrés des schopenhauerdeurs, les plus farouches et les plus intransigeants ennemis de l’américanisme édisonien, de se défendre devant ce prodige d’un petit tressaillement de surprise sinon même d’un brin d’enthousiasme. Domestiquer Phœbus et en faire le peintre ordinaire de Sa Majesté lTTomme, c’était déjà gentil. Mais l’obliger à opérer tout seul, sans le concours et sans le contrôle d’aucun guide, asservir et assouplir la lumière de façon à la transformer non plus seulement en un peintre, mais, par-dessus le marché en un mécanicien et en un chimiste doués d’initiative, et, pour ainsi dire, d’autonomie, happant et fixant les images au vol, il faut avouer que c’est un peu plus fort et que cela dépasse presque l’imagination.
- Le temps n’est plus où, comme à la fin de l’empire, il était permis de chanter :
- Ah! zut alors, si Nadar est malade !
- Qu’importe, en effet, que Nadar ou même Garjat soient malades, absents ou occupés ? Plus n’est besoin pour portraicturer le monde à la ronde, de la présence de ces maîtres du collodion. Le soleil fara da se!!'!
- En vérité, je vous le dis, l’heure approche où les jolies coquettes pourront à volonté, rien qu’en appuyant sur un bouton, fixer ou effacer leurs traits réflétés par le miroir de leur psyché, et donner, au gré de leurs caprices, corps et durée à ces « réflexions » si fugitives !
- D’ores et déjà, pourtant, cela pouvait passer pour le dernier mot de l’automatisme triomphal, et l’on était tenté de croire qu’après l’automate photographe, — mille fois plus fantastique que le fameux automate joueur d’échecs, véhémentement suspect d’avoir dans le ventre un Rosenthal quelconque, — il n’y avait plus qu’à tirer l’échelle.
- C’était une erreur, et l’automate nouveau dont l’annonce nous arrive de l’Angleterre, sur les ailes de la renommée, semble, dans une certaine mesure, plus extraordinaire encore.
- Imaginez que dans les voitures du South Eastern Railway, on vient de disposer de petites lampes à incandescence ne fonctionnant que moyennant l’introduction d’une pièce d’un penny dans une fente ménagée tout exprès. A ce prix-là, le voyageur en a pour trente bonnes
- minutes de clarté ; mais, s’il en veut pour plus longtemps, il n’a qu’à remettre, toutes les demi-heures, un nouveau penny dans le tronc. Un commutate.ur spécial lui * permet, d’ailleurs, d’éteindre ad libitum l’ingénieux lumignon, quand l’envie lui vient, de dormir.
- Une dame inconnue écrivait l’autre jour à un confrère une lettre qui m’a laissé rêveur, en ouvrant à mes yeux candides toute une enfilade d’affriolantes perspectives, pour se plaindre de l’insuffisance de l’éclairage diurne des wagons du chemin de fer du Nord : il en résulterait que le passage de certains tunels, au milieu d’une obscurité favorable aux tentatives à la hussarde, « en compagnie d’inconnus qui ne sont pas toujours très bien élevés », ne laisserait pas de présenter quelque risque pour l’honneur des voyageuses isolées. Yoilà désormais, pour peu que l’innovation du South Eastern Raihcciy se généralise, la pudeur de la plaignante définitivement rassurée ! Pour se laisser... manquer de respect avec une veilleuse de ce genre sous la main, il faudrait vraiment qu’une dame y mît de la complaisance (eh ! eh !) ou qu’elle n’eût pas deux sous dans sa poche.
- Mais ce n’est pas encore là ce que l’invention a de plus curieux. Distribuer de la lumière, en fin de compte, ce n’est ni plus incompréhensible, ni plus malin que de distribuer de la galette, de la réglisse-, des timbres-poste, de la musique... ou de la justice, une fois établi le principe distributeur.
- Mais il y a mieux, et c’est ici que l’histoire tourne au conte de fées. Si, pour une cause ou pour une autre, l’appareil est dérangé; s’il vient accidentellement à être mis hors d’usage, la pièce de monnaie ressort immédiatement. La lampe automatique n’accepte de paiement qu’en échange d’un travail effectif et d’un service caractérisé. Elle ne prend que les engagements qu’elle peut tenir, et, avec un scrupule digne de la maison qui n’est pas au coin du quai, elle rend l’argent aux clients qu’elle se sent impuissante à satisfaire. Je sais de notables commerçants qui n’en pourraient pas dire autant !
- Elle # restitue même toute pièce qui n’est pas le penny de rigueur... Pour un peu, elle trierait les pièces fausses. Vous ferait le change et vous rendrait la monnaie.... Nous y viendrons, et le séparateur magnétique Edison qui sait déjà classer, par suggestion pour ainsi dire, les poussières métalliques dans les balayures des ateliers, est peut-être un premier jalon sur cette voie chimérique.
- Vous verrez, en tout cas, que les appareils automatiques, qui déjà savent laver la vaisselle, cirer les bottes, aiguiser les couteaux, mettre le couvert, brosser les parquets, battre les tapis, prévenir les incendies ou les explosions de grisou, tourner les pages des pianistes et cristalliser en l’air leurs volatiles improvisations, aiguiller les trains, étendre, quand grésille le-givre, un tutélaire rideau de fumée au-dessus des vignes frileuses, sonner le tocsin au moment opportun, etc. ; — vous verrez que les automates finiront par jouer également des guichetiers, contrôleurs, conducteurs d’omnibus et cochers de fiacres, distributeurs de prospectus et de tickets, allumeurs de réverbères et garçons de café, comptables, changeurs et caissiers !
- Et cela, sans le moindre risque d’erreur, de carottage ou de supercherie. L’exactitude et la probité régneront — mathématiquement— sans partage. Le triomphe de l’automatisme sera le triomphe de la vertu.
- S’il suffisait seulement de jeter une pièce de deux sous, voire même un petit écu, dans la bouche de bronze d’un Brown-Sequard automatique, pour y être transporté tout de suite, autrement qu’en l’imagination, à cette époque bénie où les notaires municipaux seront à ressorts, de fer battu, et ne pourront plus, faute d’estomac, manger la grenouille ! ! !
- Mais, hélas ! nous sommes nés trop vieux en un siècle trop jeune...
- Raoul Lucet,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- LES CONGRES
- Les Sociétés de consommation
- Le congrès international des Sociétés coopératives de consommation a voté les décisions suivantes :
- La consommation doit être le but des Sociétés coopératives. Les Sociétés coopératives de consommation devront être parvenues à leur maximum d’étendue et de puissance, pour aborder les Sociétés coopératives de production.
- Sur un rapport de M. de Boyve, l’assistance a décidé qu’un congrès aurait lieu tous les ans. Nul ne pourra être délégué au congrès s’il ne fait partie d’une association coopérative. Pendant l’intervalle des congrès, des Sociétés seront représentées par un comité central. Ce comité sera composé de douze membres choisis dans chaque centre régional coopératif et soumis annuellement au vote du congrès.
- Il aura son siège à Paris. Les membres de ce bureau devront être domiciliés dans les départements voisins, de manière à pouvoir se réunir au moins une fois par mois.
- Par contre, le congrès a repoussé le vœu émis par M. Glavel, que les adhérents à une société, qui auraient versé une cotisation d’une chiffre déterminé, ne seraient plus admis à faire d’autres versements, et s’est rangé à Lavis de MM. Boyve, Sabatier, etc., qui n’admettent pas que Bon divise des sociétaires en bons et mauvais adhérents.
- Relativement au projet de loi sur les sociétés coopératives, le congrès a décidé qu’il y avait lieu de modifier l’article 4. « Le capital social ne peut être porté par les statuts constitutifs de la société au-dessus de 300,000 francs. « Or, dit M. Godin, créateur du familistère de Guise, le familistère a un million de capital, et limiter à300,000 francs le capital social ce serait empêcher la création de toute association sérieuse.
- Les autres changements réclamés pendant la discussion de cette loi n’ont été que des changements de mots.
- Enfin, le Congrès a décidé la fusion de la Fédération et du syndicat des Sociétés coopératives de Paris. Une commission a été nommée pour opérer la révision des statuts.
- Jeudi, au Trocadéro, a eu lieu la séance de clôture sous la présidence de M. Clavel. Cent dix Sociétés françaises et quarante-sept Associations étrangères s’y étaient fait représenter. La séance s’est terminée par un discours, très étudié, de M. Steinmetz, administrateur de la Solidarité, Société coopérative de Pantin, sur l’avenir des Sociétés coopératives et la places qu’elles occuperont dans la révolution sociale qui se prépare»
- A l’issue de la réunion, les membres français du' Congrès ont donné un banquet en l’honneur des délégués étrangers.
- Congrès de médecine vétérinaire
- Le cinquième Congrès international de médecine vétérinaire qui vient de siéger à Paris, du 2 au 8 septembre, a brillamment réussi; il a considérablement augmenté l’héritage que lui avaient légué les congrès tenus précédemment à Hambourg, à Vienne, à Zurich et à Bruxelles.
- 650 vétérinaires dont 180 étrangers, appartenant-à tous les pays du monde, ont participé à ses travaux.
- Les cinq questions inscrites, longtemps à l’avance, à son ordre du jour avaient pour but exclusif la conservation de la santé publique et la préservation du bétail, cette partie si importante de l’industrie agricole. Toutes avaient été confiées à l’examen préalable de vétérinaires compétents, français et étrangers, dont les rapports, mûrement étudiés, avaient été envoyés en temps utile à tous les membres du congrès.
- Grâce à la procédure suivie, la discussion a été des plus intéressantes et des plus sérieuses, et elle a abouti à des résolutions fortement motivées.
- C’est ainsi que le Congrès a formellement demandé qu’il fût établi « une convention interna-« tionale, concernant les mesures à prendre contre j
- « les épizooties » et qu’il a tracé les grandes lignes du service sanitaire international à instituer; la haute utilité de ce service n’est plus à démontrer ; s’il eût existé en 1865, la Hollande et l’Angleterre eussent certainement échappé aux effroyables ravages de l’épizootie de peste bovine qui décima leur bétail et dont la France ne fut préservée que par la clairvoyance et l’esprit de décision de l’illustre H. Bouley, dont la statue vient d’être inaugurée à l’école d’Alfort.
- De même le Congrès a établi les principes à la fois scientifiques et pratiques sur lesquels doit reposer « la prophylaxie de la péripneumonie contagieuse et de la tuberculose des bêtes bovines », qui sont parmi les plus graves maladies contagieuses qui menacent la production et l’élevage du gros bétail; la prophylaxie de la tuberculose bovine n’est pas seulement nécessaire au point de vue économique ; elle rendra encore de grands services à l’hygiène publique en tarissant l’une des sources probables de la tuberculose humaine. Dans le même ordre d’idées, le congrès a proclamé de nouveau « le danger de l’usage alimentaire de la viande et surtout du lait des animaux tuberculeux » et il a indiqué les moyens les plus sûrs de parer à ce danger.
- De même encore, le congrès a proclamé « la nécessité absolue de généraliser l’inspection des viandes de boucherie » et de la confier exclusivement aux vétérinaires, seuls compétents pour apprécier la salubrité ou le danger de ces viandes. Jusqu’ici cette inspection n’existe en réalité que dans les grandes villes ; aussi les propriétaires des animaux suspects les font-ils abattre dans la banlieue ou dans les villages, ou les tueries particulières des bouchers et des charcutiers ne sont pas effectivement soumises à la surveillance des vétérinaires sanitaires; il en résulte que ces viandes insalubres sont consommées dans les campagnes ou sont expédiées dans les grandes villes sous une forme qui ne permet pas ou ne permet que rarement d’apprécier leur état de salubrité.
- Pour supprimer cet état de choses et avec lui les accidents (fréquents et graves) que provoque l’usage alimentaire de ces viandes malsaines, (et ceux qui viennent de se produire au camp d’Avor en sont un saisissant exemple) le congrès demande que les tueries privées soient fermées, et que les bouchers et charcutiers ne puissent abattre leurs sujets que dans un abattoir communal ou cantonal, toujours ouvert à la surveillance rigoureuse des agents sanitaires.
- Enfin le congrès a fixé la nomenclature des épizooties pour l’extinction desquelles il est nécessaire de recourir à l’abatage des animaux malades et a voté la création d’une caisse spéciale, des épizoties destinée à assurer le payement des indemnités dues aux propriétaires de ces animaux, en réparation des sacrifices qu’on leur impose au nom de l’intérêt commun.
- Avant de se séparer, le congrès a décidé que le prochain congrès international de médecine vétérinaire aurait lieu en 1894, à Berne, ou dans telle autre ville que désignerait l’autorité fédérale.
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- VARIÉTÉ
- Iji» spirite
- Cette semaine, siège un congrès qui, s’il ne se recommande pas à l’attention générale par les services qu’il peut rendre, a l’avantage d’éveiller la curiosité des masses : c’est le congrès des spirites. N’est pas dentiste qui veut ou, du moins, le premier dentiste ne peut se faufiler dans une assemblée de doctes poseurs de fausses dents pourinlliger ensuite au public l’ennui d’un résumé exact de leurs opinions sur la matière. Tout au contraire, le spiritisme est accessible à tous, il n’exige ni connaissances spéciales ni longues études: il suffit, pour en devenir l’adepte passager, de regarder, d’entendre et de croire, — si tel est votre bon plaisir.
- Le congrès spirite, qui ne se terminera que le
- 16 septembre, après avoir duré plus de huit jours, est donc très suivi. On s’étonne,lorsqu’on y pénètre, d’y rencontrer tant d’adeptes — et aussi assidus. Dans une salle du Grand-Orient, au troisième étage, deux fois par jour, trois ou quatre cents personnes sont assemblées : les vieillards y coudoient de jeunes dames élégantes et des éplièbes à la barbe rare. Ils écoutent très religieusement l’orateur qui occupe la tribune et qui parle sa propre langue, sans s’inquiéter d’être compris ; — « l’esprit » plane peut-être au-dessus de tout cela, donnant aux auditeurs des grâces d’entendement cosmopolite ; — et l’on n’a point, dès l’abord, une mauvaise impression, celle que l’on apportait en quelque sorte avec soi, en croyant se mêler, pour quelques instants, à une réunion de rêveurs exaltés et de « fumistes ». Au bureau, parmi les promoteurs du congrès, figurent MM. Jules Lermina, Eugène Nus, Leymarie, la duchesse de Pomar, Charles Fauvety, Jules Bessac, le docteur Heulvès Temprado. ex-député aux Cortès, le vicomte de Torrès-Solano, le colonel Tortensœn, M. van Straetten, qui représentent la France, l’Amérique, l’Angleterre, l’JEspagne, la Hollande, etc. Il est venu des spirites de tous les coins du monde, et chacun d’eux prend sa mission au grand sérieux.
- On s’est efforcé, en effet, de donner à ce congrès une allure sévère et d’en bannir toute magie blanche. Les congressistes ne font pas d’expériences en public ; — ils ne se livrent pas au jeu des petites tables tournantes qui égaient certaines soirées extra-familiales où, dans un entresol à demi-éclairé, les mains s’entrelacent et les jambes se joignent, tandis que, sous la poussée commune, les pieds du meuble entrent en danse.
- On ne voit pas apparaître sur des tableaux noirs des figures blanches éplorées, entourées de longs voiles, qui représentent l’ombre d’un «cher défunt»; aucun esprit ne frappe les cloisons et les verres d’eau ne prédisent pas l’avenir. Toute cette charlatanerie un peu démodée, qui fait la joie des jeunes gens invités à de telles fêtes, est tenue hors du Grand-Orient : le congrès a coupé la queue de médiums qui se serait allongée devant la tribune que l’on aurait pu réserver à l’exhibition de phénomènes extra-lucides; ces médiums, chaque spirite, qui les paie fort cher, les retrouvera à Ta sortie, après le banquet final, et puisera dans leurs jongleries un redoublement de conviction, une moisson nouvelle d’observations pour les séances futures. En ce moment le congrès s’est constitué en une assemblée délibérant sur des sujets de haute philosophie, de théogonie, de socialisme, etc.
- Jusqu’ici, dit la République française, les travaux des différentes « sections » — sans lesquelles il n’est point de bon congrès — ont fait entre tous les membres, l’accord sur les points suivants :
- fo L’âme est immortelle ;
- 2° Il existe une perpétuité du moi-constant ;
- 3° La communication avec les morts est absolument démontrée par la réalité de nombreux faits constatés.
- C’en est assez déjà, pour donner matière à de vives controverses et pour faire hausser les épaules à bon nombre de gens... Mais si vous entendiez un spirite congressiste développer ses idées sur chacun des articles de ce credo désormais officiel et international, combien vous admireriez les miracles que fait la foi, — ou la crédulité !
- L’âme, disent-ils en substance, ne pouvant périr, se transporte de corps en corps. Au début de la création, elle était grossière, elle ne possédait aucune qualité morale ou intellectuelle : c’était une cire molle, destinée à recevoir des impressions. Ces impressions sont sa propriété et de siècle en siècle, en passant du. cerveau d’un bouvier dans celui d’un artiste, elle devient peu à peu l’âme d’un homme de génie. Immortelle, elle reste en communication constante avec ses sœurs qui sont encore enfermées dans une enveloppe terrestre, elle les encourage, elle les guide, elle leur indique le moyen de rendre plus agréable leur séjour sur cette terre... Le spiritisme, voilà, en fin de compte, la vraie solution de la question so-
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- riale!••• Je n’exagère pas : ce sont ces conclurions que j’ai ouï développer, Lier, par un ora-teur qui a été très applaudi.
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- XI faut laisser aux bons spirites leurs illusions, puisque aussi bien, cette fois, elles panassent entourées d’une certaine apparence de ûncérité; il faut leur savoir gré surtout d’avoir écarté de leurs séances, sur lesquelles l’atten-tion publique a été attirée par plusieurs articles, la fantasmagorie des tours de passe-passe mû affolent tant de cerveaux faibles et qui font tant de dupes, spoliées et ruinées, — car le véritable danger de toutes ces entreprises est là. .
- En général, en dehors de ce congrès, le spiritisme,°aux séances duquel on convie les vieilles dames et les demoiselles mûres, n’est qu’une série de représentations où la spéculation entre pour une grande part.
- F Le spiritisme actuel est né en Amérique, vers 1847. Une famille de pauvres gens imagina de se créer des ressources, en affirmant qu’une jeune fille communiquait avec les esprits, à raide d’un « alphabet frappé » sur les murailles. Les spirites sont donc au nombre de cinq ou six millions dans la libre Amérique; en Angleterre, on a cherché à dégager de leurs expériences quelques vérités scientifiques ; on a fondé une Société des études psychiques qui a fait beaucoup parler d’elle ; quelques-uns de ses membres, « emballés » peut-être, en sont arrivés à photographier les esprits. Mais en France, si la doctrine spirite rallie beaucoup d’apôtres et de prosélytes convaincus et dignes d’estime après tout, en raison du but élevé visent, — les médiums qui se moquent agréablement de leurs contemporains occupent, à côté d’eux, une place beaucoup trop grande. Ce sont des « professionnels » qui font argent de la bonté humaine.
- Il nous souvient qu’en 1887 une réclame considérable se créa autour du nom d’un médium d’origine américaine, S..., qui donnait des séances payantes et dont les exploits mettaient bien des cerveaux en émoi. S... avait le don de s’entretenir avec les esprits ; il plaçait une ardoise sous une table, tenait dans ses mains celles de deux personnes et obtenait de ses correspondants célestes la précieuse faveur de l’inscription d’une pensée sur l’ardoise.
- Quelques journalistes allèrent le voir. S..., ce matin-là, était mal disposé ; néanmoins, au bout de quelques instants, il déclara qu’il sentait venir le fluide. On s’en alla dans une chambre obscure d’un hôtel meublé des Champs-Elysées, où demeurait le médium : _ il commença son évocation, mais un journaliste était plus méfiant que les autres. Quand il entendit grincer le crayon sur l’ardoise, il passa sa main sous la table et il empoigna le pied de S... qui, chaussé d’un soulier vernis très large, dont il se débarrassait facilement, transcrivait ^ ainsi les communications de l’esprit ! Le médium disparut ; il doit opérer en Amérique.
- S’il n’était oiseux et trop facile de retracer ici l’histoire de toutes les mésaventures semblables, les colonnes du journal seraient trop étroites. Les plus intelligents, les plus sceptiques en ax>parence, se laissent tromper ; les apparitions, les photographies instantanées, les conversations, les prédictions d’avenir, les dictées de chefs-d’œuvre conçus par les esprits, ont abusé nombre d’hommes éminents.
- Il y a à l’Exposition, dans la classe IX, sous le dôme du palais des Arts libéraux, un grand cadre qui renferme un croquis au burin représentant les félicités du paradis. Il a pour auteur Victorien Sardou, et l’éditeur de cette planche, M. Leymarie, raconte que l’auteur de Nos intimes l’a exécuté sans posséder les premières notions du dessin : il était « voyant », — lise/ spirite ; ses camarades l’ayant défié de prendre nn outil de graveur, il tint le pari et acheva le chef-d’œuvre, crue l’on vend aujourd’hui aux fidèles !
- M. Victorien Sardou n’est pas le seul, parmi les gens de lettres, qui se soit laissé entraîner finns ce dangereux domaine de l’inconnu, tout semé de pièges. Le catalogue de la librairie spi-fite de AI. Leymarie rappelle que Balzac, dans Seraphifa; George Sand,dans Consuelo: Théophile Gautier, dans Avatar, ont mêlé à leurs
- romans des fictions siûrites auxquelles ils semblaient ajouter croyance. Le même éditeur revendique aussi M. Alexandre Dumas filscomme l’un des siens, parce que, dans les Idées de Mme Aubrciy, Mme Aubray s’exprime ainsi :
- Oui, matériellement, mon époux a disparu de ce monde, mais son âme est près de moi; il assiste à toutes mes actions, il commande à tout ce qui est bien; c’est lui qui vous parle en ce moment par ma bouche; il est assis à côté de moi. je le vois, je l’entends, je le sens.
- « C’est une profession de foi spirite ! » s’écrie M. Leymarie. Mais il est mieux encore : AI. Charles Lomon, qui a fait représenter avec succès, à la Comédie-Française, un drame envers, Jean Dacier, qui lui fut, en partie, dicté par « l’âme de son frère » !... Enfin, on vend à la même librairie, une vue de la « bataille de Constantin contre A'Iaxence » tracée par un esprit, et d’innombrables têtes de Christ dues aux mêmes auteurs.
- On a sagement fait de mettre à l’écart du congrès actuel ces mirobolantes prouesses. Où nous sourions, simplement, nous aurions ri à pleine gorge en renvoyant les spirites aux exploits des frères Davenport.
- Voir à la Section Anglaise
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- Les ascensions aérostatiques
- Au Champ de Mars, depuis les fêtes révolutionnaires, les ascensions aérostatiques ont été nombreuses, et la sympathie publique ne leur a jamais fait défaut. Pour la plupart, en exceptant les mémorables expériences de 1783 et 1784, elles sont sans grand intérêt, et peuvent être considérées comme de simides exhibitions, sans portée scientifique.
- Il nous faut signaler cependant, sous le premier Enqûre, la malheureuse tentative de l’horloger Deglien, qui prétendait s’enlever dans les airs, aidé d’un très petit ballon, et armé d’immenses ailes de vingt-deux pieds d’envergure. L’insuccès de ce nouvel Icare fut complet et irrémédiable ; la foule qui l’entourait ne voulut {>oint le lui pardonner. Elle maltraita violemment le pauvre inventeur, et brisa son appareil.
- Il faut rax>peler également la fête publique dans laquelle Elisa Garnerin, la fille de Garne-rin l’aîné, effectua, en 1820, sa descente en parachute, au milieu de nombreux spectateurs, pendant que s’exécutaient des courses de chevaux et des courses à jiied. Ce jour-là, le Champ de Mars était abandonné à des jeux de toutes sortes. Du côté de l’avenue de Suffren, on avait construit des montagnes russes, qui eurent une grande vogue.
- Le 22 mai 1831, huit jours après la distribution des croix de juillet, le Chamxi de Mars était encore le théâtre de réjouissances poxiulaires dédiées cette fois à la garde nationale.
- Plusieurs particuliers avaient pris l’initiative de cette fête ; ils avaient organisé des courses de chevaux libres et de chevaux montés. Eugène Robertson, fils du célèbre jihysicien, }iossédé comme son père, de la passion de l’aérostation, gratifiait les Parisiens d’un spectacle nouveau. Après avoir préjiaré l’ascension d’un éléphant en baudruche, qui se balança longtemps dans l’atmosphère, suivi de milliers d’veux, il effectuait son propre départ accompagné d’une flottille de cinq ballons pavoisés.
- Sous Louis-Philippe, et surtout sous le règne de Napoléon III, il n’y avait guère de solennité nationale sans ascension aérostatique. C’est de
- (L)TueChamp de Mars, 1750-1889, par Ernest Alaindron. — Paris, Ludovic Bascliet, 1 volume grand in-8° illustrer
- cette dernière époque que date la popularité de Godard, le chef d’une véritable dynastie d’aéro-nautes, dont on retrouve toujours quelque membre dans les ascensions les plus remarquables.
- On se souvient du Géant.
- La naissance de ce ballon se rattache à l’idée fort séduisante, émise par M. Nadar, hardi défenseur, apôtre convaincu du « plus lourd que l’air ».
- En 1863, Nadar, vivement ayipuyé par de puissants amis, sollicitait la libre disposition du Chami) de Alars, afin d’y organiser plusieurs ascensions du Géant, qu’il avait fait construire par Godard, dans le but de « gagner le premier ca-pital nécessaire à une société de navigation aérienne sans ballons ». Quelque éminents que fussent ses protecteurs, malgré ses opinions q>oli-tiques bien connues, Nadar dut voir lui-même les personnages les jilus élevés de l’administration impériale.
- 11 le fit avec un dévouement auquel il convient de rendre hommage. Ses démarches souvent difficiles nous ont été révélées par un livre plein d’humour qu’il publia, sur ce sujet, en 1864.
- Le ballon Le Géant, tout en soie, cubait six mille mètres. De forme allongée, il avait une hauteur de quarante mètres. Sa nacelle, la première de cette forme et de cette importance, était bien l’œuvre d’un esprit original, et qui ne doutait de rien. Elle avait la physionomie d’une petite habitation, avec jiortes et fenêtres.
- La première ascension du Géant eut lieu le 4 octobre 1863, au Champ de Alars.
- Pour le gonflement de ce monstre, il avait fallu disposer douze cents mètres de tuyaux de cinquante centimètres. Au milieu de la jilace réservée à l’aérostat, la valve devait fournir trois mille mètres cubes de gaz à l’heure. Le ballon était maintenu au sol par une armée de chefs d’équipe et d’artilleurs, obligeamment prêtés par les autorités militaires.
- Quand le sacramentel « Lâchez tout » fut prononcé, le ballon monta lentement, majestueusement.
- « On eût dit, écrit Nadar, que le Géant soulevait avec peine, de son énorme crâne, la voûte immense. »
- Treize voyageurs avaient pris place dans la nacelle : Mme la princesse de la Tour-d’Auvergne, Nadar, son frère Adrien, Tournachon, Eugène Delessert, Saint-Félix, Lucien Thirion, le prince Eugène de Sayn Wittgenstein, Robert Mitchell, Piallat, Yon, M. de S., les deux frères Louis et Jules Godard.
- On s’était proposé un long voyage. Les , aéro-nautes x>révovants s’étaient munis de vivres, de guides et de passe-jiorts, mais le ballon sur lequel on fondait de si hautes espérances se comporta fort mal dès son entrée dans le monde. La corde de la soupape était trop lourde, et les clapets bâillant, la soupajie était restée ouverte pendant le cours du trajet. A tout instant il fallait jeter du lest. Quoique allégé, le Géant ne put tenir longtemps, et tomba à Barcy, près de Aleaux, en pleine nuit, à neuf heures du soir.
- « Les guides et les passe-ports étaient, on le voit, bien inutiles. »
- (A suivre). E. Maindron.
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- BULLETIN, OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- oîi jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel)..
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée, à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à i ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp, au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de'6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe/22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique.' — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2% partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe). Caii, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de Vavenue de Sicffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siarn, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Ilawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Lota, Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de Tavenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège ; suivan te, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les nçuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; Jeux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée ; galerie côté, de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier nue porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie,, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aèrostalion. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre aü rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A «'Boite et à gauche, vitrines du Ministère de
- l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines.____
- Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren, ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la,rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- • Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche :. Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge,- village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de- - l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai,'station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE Trocaxléro
- Arriver pax; l'un des omnibus ou tramways de. la station du Trocadéro, par les bateaux, où par le chemin de fer Decauville et traverser le pont uléna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la scrdpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro-qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure-; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéra use derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- ?
- MARINONI.;
- 11875. Chevalier « i884.0fTîcicr
- 1886. Commandeur
- do la i
- Légion d’Honnour
- DÉCRET DU 2 FÉVRIER 1875 Marinoni, constructeur, a fait | faire de notables progrès à l'im-1 primerie, pâr les, pcrfectionne-1 ments qu’il a introduits dans .la construction des machines typographiques.
- MARINONI
- Constructeur-Mécanicien
- 96, RUE D’ASSAS, 96
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889, A PARIS
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- La Maison IVlARgMONi expose 15 Machines
- (§ans la paierie des (Machines
- Classe 58
- 1° Une Machine en blanc, nouveau modèle, format quadruple carré, construite pour les impressions de grand luxe et les tirages en chromotypographie, avec distribution plate et cylindrique ;
- 2° Une Machine en blanc, de même système, format double raisin, avec arrêt facultatif du cylindre, cylindre de sortie de feuilles, Receveur mécanique, chargeurs mobiles, rouleurs toucheurs commandés, distribution plate et cylindrique ;
- 3° Une Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur vchaque cylindre avec un ou avec deux margeurs.;
- 4° Un© Active, presse typographique .à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
- 5D Une Utile, Presse typographique à pédale, système à platine;
- 6° Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, l’une plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique;
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur .zinc en noir ou en couleur,, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique ; elle est disposée également pour la réception à la main ; *
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur î’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Un© Machin© Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Une Machin© Rotative, nouveau .modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles;
- 12° Une Machine Rotative, cette Machine est montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
- <Aü deuxième étage de la $our (Eiflel
- 13° Une Machine Rotative, montée dans l’imprimerie spéciale installée par le journal LE FIGARO ;
- i§ans l’exposition de Jf. <§@$
- Galerie des Machines, Classe 58
- 14° Une Presse mécanique, pour impressions en taille-douce (système Guy-Marinoni) ;
- (Au <§alais du <Ministère de la <§uerre
- Esplanade des Invalides, Classe 66
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi, une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte ies danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante ; M'ercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 26 Série. — N° 125.
- Le Numéro : 15 Centimes
- Mercredi 18 Septembre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR IA DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.............. 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Annonces... Réclames... Faits divers.
- la ligne 3 fr.
- — 5 »
- — 10 »
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Nos Adieux. — Chronique. — Ode triomphale. — Dernière heure.— Echos. — La fête mexicaine. — Frascuelo à Paris. — La grande fête du palais mexicain. —-Un canon monstre. — Variété : L’exposition d’Algérie. — Les congrès. — La bourse. — Annonces et réclames.
- NOS ADIEUX
- C'est à ces bons noirs de l’Esplanade, que l’on rapatrie les uns après les autres, que j’adresse ces adieux.
- Adieu les sourires immenses qu’Homère aurait chantés s’il y avait eu des nègres au siège de Troie. Adieu, ces larges rires qui montraient les puissantes touches d’ivoire au milieu de leurs faces noires. Ce qui fit dire à nn gamin :
- — Bonjour, piano d’ébène ! en s’adressant à l’un d’enx.
- Ils retrouvent leurs épouses et leurs dieux.
- Ils s’égrènent peu à peu, fuyant les frimas... qui s’avancent. Heureux de revoir le grand soleil de l’équateur et de reprendre l’absence de costume qui est leur costume national, de retrouver leurs femmes de la fidélité desquelles ils avaient tant de souci étant au milieu de nous, de remercier leurs dieux de bois pour l’heureuse issue de leur grand voyage.
- Quelques-uns mangeront peut-être avec un
- Nos bons Noirs de l'Esplanade reprennent là-bas'la costume national (?)
- Mais je crains bien qu’ils n’aient emporté cet amour-là.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- nouveau plaisir, du filet d’adulte, plat introuvable dans les restaurants qui hérissent les bords de la Seine, et leur cœur battra au premier gorille qu’ils verront se balancer dans les hauts cocotiers. C’est que, pour eux, la patrie absente est faite de toutes ces choses.
- Il est à craindre que quelques-uns n’y mêlent le souvenir de la bouteille d’eau-de-vie, de ce xvisky meurtrier que le commerce anglais introduit partout et qui met fin aux races dites sauvages.
- Quels souvenirs emporteront ces bons noirs, de Paris, des Parisiens, des Parisiennes?
- Qui peut le dire ?
- Peut-être en arriveront-ils, à l’exemple des musiciens, à réfléchir sur la valeur intrinsèque et relative des blanches et des noires ?
- Mais si j’allais me tromper. Si au lieu de retourner à la bonne nature, ces gaillards-là avaient emporté des faux-cols, des manchettes et des complets de la Belle Jardinière ?
- Et si au lieu de reprendre les plumes, les pagnes et les amulettes sous lesquels les a entrevus notre dessinateur: si au lieu de redevenir des nègres-nature, ils allaient être chez eux les précurseurs du Copurchi-kisme européen !
- Dame ! tant pis pour eux.
- Ils retrouvent leurs filles.
- - CHRONIQUE
- A l’heure qu’il est, l’Exposition a atteint son apogée; de mémoire de Parisien, on ne vit jamais pareille affluence, à telle preuve qu’en trois jours on a compté près de 700,000 entrées payantes à l’Exposition.
- Dans les hôtels, les gérants sont obligés de se barricader contre les tentatives désespérées des voyageurs qui veulent conquérir de force une chambre où, au moins, un lit. Jusqu’à minuit et demi on rencontre dans les rues des malheureux touristes harassés, qui, la valise à la main, quêtent un domicile.
- Dans les restaurants, on livre bataille afin d’obtenir un coin de table et un semblant de nourriture.
- Si on veut se faire une idée de cette fringale cosmopolite, il faut aller au Palais-Royal à l’heure des repas: on a dû installer des guéridons dans les allées tout autour du jardin, et les gens affamés rôdent autour des dîneurs afin de s’emparer de leur place dès qu’ils seront repus.
- Sur le boulevard, le coup d’œil n’est pas moins étrange, à l’heure où règne la lumière Edison, une foule compacte, hétérogène, s’avance en rangs pressés sans espoir de jamais trouver un' siège.
- Dans cette armée babélique on entend parler toutes les langues ; et si par hasard quelqu’un lance une phrase en français, soyez sûr que c’est un Russe. Signe des temps : le chapeau haute forme, le cylindre hideux a presque disparu : c’est toute une éclosion de petits melons ou de feutres mous, à couleurs tendres, agrémentés d’une foule de casquettes anglaises à l’usage des deux sexes.
- Qui n’a pas vu Paris en ce moment n’a rien vu, et cela prouve bien que la campagne des restaurateurs de Paris contre l’Exposition n’avait pas de raison d’être : l’Exposition regorge, Paris regorge; on refuse du monde partout ; l’or coule à flots dans toutes les caisses.
- Et il y a encore des politiciens qui, dans leurs professions de foi, parlent de la misère des temps, de l’abaissement et de la ruine de la France !
- ***
- Par exemple, les cochers continuent toujours à être aussi désagréables ; aux environs de l’Exposition, ils recommencent à refuser de marcher au tarif ordinaire, et ce sont des conflits perpétuels avec les voyageurs.
- A la porte Rapp, on avait, il y a quelque temps, donné des ordres pour que les voitures de place, venant du pont de l’Alma, prissent la file adroite, dès leur entrée dans l’avenue; de la sorte, elles étaient toutes à la disposition du public, au tarif.
- Mais on s’est relâché de cette excellente mesure. Maintenant, les fiacres appartiennent aux raccoleurs, à ces infects petits voyous, sortis d’on ne sait quelles carrières d’Amérique et qui prennent littéralement d’assaut tous les véhicules vides maraudant dans ces parages.
- Depuis la porte Rapp jusqu’au pont de l’Alma, on les voit s’aboucher avec des familles en détresse, faire des prix et s’informer de la destination des voyageurs. Aussitôt qu’ils ont ces renseignements, ils filent à toutes jambes, accostent les cochers qu’ils rencontrent, leur proposent le prix fait avec le client, et, suivant la lanterne de l’automédon, ils lui disent la destination.
- Cette nuée de gaillards exerce son métier jusqu’au delà de l’Hippodrome, et assez loin dans l’avenue Montaigne; là, si l’on remonte vers les Champs-Elysées,Tl se produit ce phénomène assez curieux de la décroissance des prétentions des cochers; au lieu de cinq francs, ils demandent successivement quatre, trois et deux francs; aux Champs-Elysées, on peut les avoir au tarif.
- Un.’ conseil : quand un cocher vous dit : « Bourgeois, c’est cinq francs! », montez tout de même dans sa voiture et dites-lui : « Allez toujours ! » Puis donnez l’adresse d’un commissariat de police, voisin de votre dorqicile; là, vous êtes sûr de ne pas avoir à payer plus que le tarif.
- J’ai fait cela et je m’en suis bien trouvé.
- Le changement de température n’a pas modifié sensiblement la physionomie de l’Exposition.
- Il n’y a que les habitants de l’esplanade des In valides qui soient vraiment malheureux de cette invasion subite du froid. 11 faut voir les Sénégalais se draper dans leurs man teaux pour y chercher un peu de chaleur ; ils ont l’air de regretter sérieusement de ne p$s avoir suivi leurs voisins les Congolais au pays du soleil.
- Ah ! le soleil !... ils donneraient toute l’Exposition, et la Tour Eiffel avec, pour un bon rayon réconfortant.
- Mais ils doivent se résigner momentanément à grelotter; aussi, rien de plus drôle que la façon dont ces exotiques s’attifent pour se garantir de la bise : Boubou, le jeune forgeron, porte plusieurs cache-nez ; Boubakar-Abdul a endossé un pardessus d hiver absolument parisien ; quant aux jeunes femmes, elles reçoivent sans cérémonie les cadeaux de couvertures et de fourrures qu’on leur fait. Tous semblent attendre avec impatience leur départ qui, du 20 septembre, sera reporté au 5 octobre. F. L.
- ODE TRIOMPHALE
- Représentation du 18 Septembre au Palais de l’Industrie.
- C’est mercredi prochain 18 septembre qu’aura lieu au palais de l’Industrie la quatrième et dernière représentation de l’Ode triomphale, de Mme A. Holmès, au bénéfice des victimes de la catastrophe d’Anvers.
- Il va sans dire que toutes les places sont très recherchées, car tous les dilettanti n’ont pas eu la bonne fortune d’applaudir cette belle œuvre encadrée dans une mise en scène incomparable. Ajoutons qu’il s’agit encore une fois de venir en aide à des voisins, nos amis, cruellement éprouvés.
- Parisiens et étrangers trouveront la double satisfaction d’être charmés et d’accomplir une bonne oeuvre.-
- Le prix des places a été fixé à 10, 5 et3francs. Des dépôts de billets ont été installés au palais de l’Industrie, aux pavillons* de l’exploitation, des finances et des travaux de l’Exposition5 avenue de La Bourdonnais. On en trouve également :.à la légation de Belgique, rue Bizet, 6; au ministère des affaires étrangères ; à la'prési-dence du Conseil, au ministère du Commerce, de l’Industrie et des Colonies, rue de Grenelle' 101 ; au commissariat-général belge, à l’Exposition; à la Préfecture de la Seine (pavillon de Flore, palais des Tuileries) ; à la Préfecture de police; à l’Hôtel de Ville ; dans les agences des théâtres et chez les éditeurs de musique.
- Plusieurs personnes ont même envoyé des sommes bien supérieures au prix du billet, dans le but généreux d’adresser ainsi un supplément d’aumône aux victimes de la catastrophe d’Anvers.
- Au premier rang de ces généreux donateurs se sont inscrits pour 100 francs : MM. F. de Hedemann, gentilhomme de S. M. le roi, commissaire général du Danemark, et M. Bing, vice-président du comité de Copenhague.
- Nous apprenons avec plaisir à la dernière heure que ces exemples louables ont été suivis de plusieurs autres.
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- Dernière Heure
- î^a distribution des récompenses
- C’est le dimanche 29 septembre, et non le 30, date tout d’abord fixée, qu’aura lieu au palais de l’Industrie la' distribution des récompenses aux exposants.
- MM. Alphand et Berger ont pensé, — et M. Tirard, président du conseil, est de leur avis,— que la fin du mois avec ses échéances et les occupations nombreuses qu’elle occasionne pour tous les commerçants était de nature à nuire à la cérémonie de la distribution des récompenses à laquelle on veut surtout donner un caractère solennel.
- C’est M. Carnot qui ouvrira en quelque sorte la journée, en se dirigeant, sur un parcours déterminé et suivi d’une nombreuse escorte, de l’Elvsée au palais de l’Industrie.
- La voiture présidentielle sortira de l’Elysée par l’avenue Marigny, descendra l’avenue des Champs-Elysées jusqu’à la place de la Concorde, qu’elle traversera en faisant le tour des fontaines,
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- puis regagnera une porte de derrière du Palais ,3e l’Industrie, par laquelle le président de la République accédera à la scène transformée en estrade.
- Quant au défilé d’exposants dont nous avons déjà parlé, il ne comprendra pas moins de cent cinquante comités, quatre-vingt-dix français et cinquante étrangers. Chaque comité, on le sait, sera précédé de bannières et de drapeaux. Les sections coloniales qui ont été invitées à se préoccuper aussi de l’organisation du défilé, lui donneront un curieux caractère avec leurs étendards multicolores.
- Le soir il y aura fête de nuit à l’Exposition corrqu’enant toutes les attractions habituelles : illumination des jardins, embrasement de la Tour, fontaines lumineuses, etc., etc.
- Fête coloniale
- Aujourd’hui mardi, à huit heures du soir, continuation des fêtes coloniales à l’Esplanade des Invalides. Les commissariats et les exposants se sont syndiqués pour donner un nouvel éclat à ces réjouissances exotiques. Les palais seront brillamment illuminés. Une des musiques qui ont participé au dernier concours se fera entendre sur la place de Papeete pendant toute la soirée.
- Nos hôtes
- Les fêtes en l’honneur des membres du congrès international des chemins de fer vont se succéder cette semaine presque sans interruption. Ce soir, banquet de mille couverts au palais de l’Industrie, organisé par les grandes compagnies qui donnent également une représentation de gala jeudi, à l’Opéra. Le programme est composé du 1er acte de Y A fri came, du 2e acte (YAida et de Coppélia.
- Samedi, le gouvernement traite à son tour les congressistes, et dimanche le président de la République les reçoit à Fontainebleau.
- JÎS O X3C O £*£
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 184.217
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage.................. 14.975
- Du 1er au 2me.............. 9.542
- 2e étage direct........... 3.127
- Du 2e étage au sommet... 5.282
- En tout............... 32.926
- jVos hôtes
- Les ministres et les représentants officiels à Paris des cinq Républiques du Centre-Amérique, le Guatémala, Salvador, Honduras, Nicaragua et Cos-ta-Rica, se réunissaient dimanche à midi, dans un grand lunch offert à une centaine d’invités au Restaurant Français de la Tour, pour célébrer banni-_ versaire de l’indépendance de leurs pays.
- Après le repas, ascension générale.
- Un certain nombre de convives sont venus s’inscrire au registre du Figaro. Voici leurs noms :
- Crisanto Médina, ministre du Guatemala. — Edouard Wunderly, délégué du comité néerlandais. — M. Diaz Mimiaga, commissaire général du Mexique. — A. Petitdidier, consul général du Nicaragua. — Désiré Pector, consul du Nicaragua. — Mauricio Rodriguez. — Louis Gaubert, consul général de Honduras. — J. Pablo Maldonado. —Leo-poldo Rodriguez. — José E. Maldonado. — José Maria Lasso, consul de Espana en Quito. — Auguste Meulemans, directeur de la Revue diplomatique. — M.-A. Gramatges. — Francis A. Stout, commissaire du Nicaragua. — J.-T. Ford. — Emile Chevalley, secrétaire de la commission du Nicaragua. — Léopold Amourous, secrétaire de la commission du Salvador.
- Visiteurs à venir
- On télégraphie de Sofia que le gouvernement bulgare s’est déclaré prêt à faire visiter, aux frais
- de l’Etat, l’Exposition de Paris aux principaux fonctionnaires de chaque ministère, ainsi qu’aux ministres qui en exprimeraient le désir.
- Le premier ministre qui s’est présenté pour en profiter est M. Toutschef, ministre de la Justice.
- Un crédit de 3,400 francs a été ouvert au préfet de Vaucluse pour l’envoi à l’Exposition de délégations ouvrières.
- La distribution des récompenses
- MM. Tirard et Berger viennent de fixer définitivement au 29 septembre la distribution des récompenses. Elle aura lieu au Palais de l’Industrie.
- L’Administration ne disposant que d’un nombre de places relativement restreint, on ne convoquera que les exposants qui ont remporté les principales récompenses, à savoir les grands diplômes et les médailles d’honneur.
- Le défilé général d’exposants dont nous avons parlé n’aura cionc pas lieu.
- La journée de dimanche
- Une foule énorme se pressait dimanche soir autour des fontaines lumineuses ; à un moment, la cohue a été telle que presque simultanément huit personnes se sont trouvées mal et ont dû être transportées au service médical.
- Les incidents ont été peu nombreux; dix enfants égarés ont été emmenés au poste de police ; huit d’entre eux y ont été retrouvés par leurs parents ; deux ont été reconduits chez eux par la police, l’un à Issy, l’autre à Nogent-sur-Marne!
- Deux voleurs à la tire ont été pris en flagrant délit; ce sont deux gamins de quinze et seize ans ; ils ont été envoyés au Dépôt.
- La tombola
- Les directeurs de l’Exposition viennent d’autoriser l’installation, dans l’Exposition, de vingt marchandes de billets de Tombola.
- Ces buralistes n’auront pas le droit de vendre autre chose que des billets de loterie; elles n’auront pas de table, mais une simple chaise à leur disposition.
- Les amers
- Hier matin, à dix heures, quatre âniers de la rue du Caire, juchés sur leurs bêtes, parcouraient à fond de train les allées du Champ de Mars.
- Sous la Tour Eiffel, l’un d’eux a failli écraser une dame.
- Voici plusieurs fois que de pareils abus se renouvellent.
- L’impresario, M. Delort de Gléon, ne pourrait-il un peu plus surveiller son personnel et éviter le retour d’accidents dont on serait en droit de lui demander compte ?
- A l’esplanade
- M. Berger a reçu hier matin, une délégation des exposants et commerçants de l’esplanade des Invalides.
- Ces délégués venaient demander au directeur de l’Exploitation l’autorisation d’organiser pour aujourd’hui une fête à l’Esplanade.
- M. Berger a autorisé la fête ; il a même engagé les commissaires des sections tunisiennes et |colo-niales à aider de leurs deniers les marchands de l’Esplanade.
- Ne quittons pas l’Esplanade sans rassurer les personnes qui seraient tentées de plaindre les exotiques du froid prématuré qui sévit depuis deux jours.
- Des mesures vont être prises ; les habitants des paillottes vont être logés dans les palais et -dans des baraques; on leur distribuera des vêtements plus chauds et des couvertures pour la nuit.
- Les surveillants et les élections
- Les gardiens chefs ont été convoqués (hier par M. Berger afin, d’examiner quelles sont les mesures à prendre afin de permettre à tous les gardiens de classe de remplir leurs devoirs d’électeurs.
- Les Anglais
- La circulation entre l’Angleterre et la France continue d’accuser des chiffres énormes. Les seuls steamers de Douvres à Calais ont transporté cette semaine 13.946 voyageurs.
- Le nombre des voyageurs sur la ligne London Chatham and Dover dépasse de bien plus de 100,000 celui de la période correspondante lors de l’Exposition de 1878.
- Les Congrès
- Le congrès international monétaire a clôturé samedi ses travaux.
- MM. Fielclen et le professeur Foxwell (de Cambridge-Université), professeur d’économie politique à l’Université de Londres, ont parlé comme bimé-tallistes.
- M. Foxwell a mis en lumière le progrès fait en Angleterre par l’idée du bimétallisme.
- M. Cernuschi a remis au Président, M. Magnin, une soqime de dix mille francs pour ouvrir un concours bimétallique.
- Sir HenryMeysey-Thomson a ajouté2,500 francs au prix institué par M. Cernuschi.
- Les accidents du travail
- Le congrès international des accidents du travail, tenu à l’Ecole de droit, sous la présidence de M. Linder, inspecteur général des mines, vice-président du conseil général des mines, vient de terminer ses travaux.
- Ce congrès a divisé l’étude de ses travaux en deux sections.
- La première s’est occupée des questions économiques, statistiques et de législation se rapportant aux accidents du travail.
- La seconde a étudié les mesures préservatrices générales et les dispositifs spéciaux appliqués ou projetés pour prévenir les accidents, ainsi que les résultats obtenus.
- Parmi les membres d’honneur, MM. Hirn, de l’Institut; sir Frederick Abel, Polydor de Kayser, Schuler, membre de la Chambre des seigneurs d’Autriche et directeur général des Chemins de fer du sud autrichien; le chevalier de Moreau, ancien ministre de l’industrie en Belgique; Primez, ministre d’Etat de Belgique; Moret, ancien membre du cabinet espagnol, président de la Commission des réformes sociales ; Reverter, député espagnol, président du Conseil des ingénieurs civils à Barcelone; le commandeur Bodio, directeur de la statistique à Rome ; le commandeur Luzzati, député italien, professeur à l’Université de Padoue; Deu-cher, conseiller fédéral, chef du département de l’industrie et de l’agriculture en Suisse, etc., etc. Dans le comité d’organisatioxi, MM. Ricard, député; Emile Muller, ingénieur des arts et. manufactures ; Testelin, Tolain et Reynaud, sénateurs; Keller, Aguillon et Olry, ingénieurs en chef des mines ; Cauvet, directeur de l’Ecole centrale; Labeyrie, directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations; Max de Nansouty, etc., etc.
- Tentative de \roï
- Un employé de la Compagnie de Fives-Lille qui traversait dimanche matin, vers neuf heures et demie, dans la galerie des machines, la classe 50, fut très surpris de voir un individu, ayant la mise d’un ouvrier, occupé à dévisser un manomètre qui fait partie de l’exposition de M. Mariolle-Pinguet. Il signala le fait au gardien de classe en surveillance, mais celui-ci refusa d’intervenir. Le contre-maître de M. Mariolle-Pinguet fut alors prévenu. Il accourut et fit arrêter le coupable. Comme le gardien de classe était invité à suivre tout le monde chez le commissaire, il invoqua un prétexte pour s’éloigner mais cela ne lui fut heureusement pas permis.
- Devant le magistrat, l’inconnu et le gardien de classe se troublèrent et ils finirent par laisser voir qu’il y avait entre eux connivence. Et, comme on les fouillait tous deux, on découvrit dans les poches du gardien quatorze cartes de service en blanc, lesquelles avaient été volées par lui à son chef de classe et étaient destinées à des complices. Ceux-ci, pouvant se donner l’allure d’ouvriers employés au palais des Machines, y écartaient tout soupçon.
- Les deux complices ont été dirigés sur le Dépôt.
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- LA FÊTE MEXICAINE
- Il y avait, dimanche, grand dîner suivi de réception à la légation américaine des Etats-Unis mexicains, où l’on fêtait le double anniversaire de l’indépendance du Mexique et de la naissance du général Porfirio Diaz, président constitutionnel de la République mexicaine. La soirée a été des plus brillantes : toute la colonie .mexicaine et beaucoup de jolies femmes appartenant à la colonie hispano-américaine y assistaient. Enfin, une grande partie du corps diplomatique, et notamment les ministres des Etats américains, avaient tenu à se rendre à l’invitation de M. Ramon Fernandez, qui faisait les honneurs de ses salons avec bienveillance et distinction.
- Devenu tout à fait Parisien par l’esprit et les
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- goûts, encore qu’il soit resté un patriote mexicain éprouvé, M. Rarnon Fernandez ne compte que des sympathies à Paris. C’est non seulement un "diplomate expérimenté, c’est encore un maître de maison hors ligne. Aussi ses réceptions sont elles très courues.
- Autrefois le ministre du Mexique actuel habitait un hôtel, rue Cimarosa ; maintenant il a un somptueux appartement avenue de Kléber, à deux pas de l’ancien hôtel de Girardin, actuellement occupé par le général Guzman Blanco, si cruellement éprouvé par la mort de l’un de ses fils.
- Que les temps sont changés et que nous sommes loin de cette sotte aventure que M. Routier avait appelée « la plus belle pensée du règne » !
- Le salon de M. Ramon Fernandez est l’un des plus fréquentés de l’aristocratie parisienne, et tout récemment, le premier secrétaire de la légation était M. Benito Juarez, le fils même du patriote mexicain !
- Parmi les personnages présents à cette belle soirée citons MM. Jules Simon, le docteur Chautemps, président du conseil municipal, Cernuschi, Manoel Payno, ancien ministre des finances au Mexique, et tous les membres du comité mexicain, M. Diaz Mimiaga en tête.
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- FRASCUELO A PARIS
- Il est dit que l’Exposition attirera à Paris tou tes les célébrités, les célébrités de tous genres.
- Dimanche, quinze mille personnes ont acclamé la première spada d’Espagne, le triomphateur des courses madrilènes, le célèbre Frascuelo, qui est descendu dans l’immense arène de la rue Pergolèse.
- Voici le portrait qu’en fait T « Ingénu » du GU Blas :
- Vous le reconnaîtriez dans la rue : tous les toréadors de tous les éventails rouges et jaunes, or et sang que l’on nous a rapportés de Castille reproduisent sa stature, ses traits. Il est celui à qui tous les artistes de la profession veulent ressembler, celui dont le visage sert de modèle à toute une armée d’hommes d’élite. Et, au risque de vous paraître mauvais patriote, j’aime mieux, je l’avoue, cet effort du toréador d’Espagne pour modeler ses traits sur le mâle visage de Frascuelo, que le succès parmi nos mentons bleus du clignement d’œil et du tour de bouche de Paulus.
- Frascuelo est de taille moyenne, large comme un cerf-volant, nerveux comme un cheval d’Afrique. Et sûrement il a dans les veines un peu du sang de ces bêtes généreuses, le beau sang maure qui couche sur la peau comme une feuille d’or légère. L’éblouissance neigeuse du linge sur qui la courte veste noire, sans basques, s’ouvre large, à deux battants, met dans un effet surprenant cette chaleur du teint. Des diamants gros comme des pendeloques de lustre boutonnent cette chemise, du petit col rabattu à la ceinture haute du pantalon collant. Les cheveux très fins, très légers, très bouclés, très noirs, s’arrangent artistement sur la tête de chaque côté d’une raie irréprochable.
- C’est dans toute sa sobriété la tenue professionnelle.
- Mais ce qui appartient bien en propre à Frascuelo, ce que les imitateurs ne lui voleront point, c’est son visage.
- Je n’ai jamais vu pareille intensité d’expression encadrée dans des lignes plus nettes, plus immobiles. Imaginez la précision de formule d’un masque japonais. Et vraiment on dirait que les yeux flambants et noirs où apparaît seulement la vie, les mouvements de cette âme appartiennent à un autre homme, qui regarderait le monde de derrière ce masque impassible.
- Et l’« Ingénu » continue :
- Gardien des traditions classiques, Frascuelo n’entre pas dans l’arène pour soi-même, il y entre pour tuer le taureau. Il le tue comme son maître Galepano le tuait. Il se livre entièrement à la bête. Il oublie les milliers de spectateurs qui regardent. Il ne songe qu’à l’adversaire qu’il a devant lui, un adversaire courageux comme lui-même et qu’il estime.
- Le courage, c’est la moelle même des os de Frascuelo au dedans comme au dehors de l’arène. J’ai sous les yeux une surprenante image dans le goût des impressions coloriées, d’un si beau caractère populaire, dont l’éditeur Bas-chef vient d’illustrer le livre d’Armand Dayot sur les Courses de Taureaux. Gela représente Frascuelo sauvant des flammes une femme et ses petits enfants. L’aventure s’est passée dernièrement, dans un incendie de la rue Carmen. Aussi, il y a deux ans, lorsque le taureau Mo-lienero donna à Frascuelo un coup de corne dans la poitrine, l’angoisse fut immense en Espagne.
- Le célèbre spada avait fait ce jour-là avec son manteau, des choses merveilleuses. La blessure reçue, il resta debout, sans chanceler, et tua le taureau froidement, comme à l’ordinaire. Puis, auprès du corps de son ennemi, il s’évanouit.
- La ville entière alla prendre de ses nouvelles, car le spada est un personnage placé très haut dans l’opinion publique. Notre ami, le chanteur Ernest Gibert, m’a conté qu’on lui avait dit à Madrid :
- — Vous avez été honoré, monsieur, des deux plus hautes faveurs qu’un étranger puisse espérer en Espagne : la Reine vous a reçu et Frascuelo vous a fait visite.
- Je n’ajoute qu’une lumière à cette esquisse. Il me semble qu’elle éclaire le fond même de , cette âme, si différente des nôtres, pétrie de fierté de cabotinage, de vraie et de fausse gen-tilhommerie.
- Quelqu’un demandait un jour à Frascuelo pourquoi il attelait des mules à son carrosse.
- Il répondit :
- — Je pourrais avoir les plus beaux chevaux d’Espagne...
- Puis avec un sourire discret où il ensevelissait sa vanité de bel homme, ses succès de héros acclamé, adoré, triomphant, il ajouta :
- — ... Mais cela ferait crier.
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- La pitié fête ftu Palais leiicaia
- AU CHAMP DE MARS
- Le pavillon du Mexique offrait hier soir, aux yeux des promeneurs étonnés et charmés, un aspect très pittoresque. Illuminé « a giorno, » le temple des Incas semblait se consacrer comme jadis au culte du feu, des girandoles aux tons variés décrivaient des arabesques étranges aux pieds des anciens dieux ou rois des Aztèques; des lanternes vénitiennes suspendues à des mâts pavoisés aux couleurs françaises et mexicaines, donnaient un éclat inaccoutumé aux hautes murailles si sévères et si originales du palais.
- C’était fête, en effet, pour toute la colonie mexicaine à Paris : M. Diaz Mimiaga, l’homme distingué qui a présidé à l’organisation de la belle exposition du Mexique, donnait la grande réception que nous avions annoncée à l’occasion du double anniversaire de la proclamation de l’indépendance et de la paissance du général Porfirio Diaz, président de la République.
- Le palais à l’intérieur présentait un coup d’œil encore plus ravissant : le public circulait librement et à l’aise dans le vaste hall du milieu et les deux pavillons latéraux, tout en admirant à la clarté éblouissante de mille lampes électriques les richesses naturelles et industrielles amassées et exposées sous ses yeux.
- L’escalier central, recouvert de tapis et garni de superbes plantes et de fleurs odoriférantes, conduisait les invités au premier étage où le comité mexicain tout entier faisait les honneurs de ses splendides galeries aux membres du corps diplomatique, aux représentants officiels délégués par nos ministres et par l’administration de l’Exposition et à tout ce qui porte un nom dans la colonie mexicaine et sud-américaine. Nombre de jeunes et jolies femmes ajoutaient encore le charme de leur capiteuse et exotique beauté aux attraits de cette fête.
- Dans la section de peinture, qui compte nombre d’œuvres de valeur pour une école jeune encore, était installé un buffet très bien servi, aux séductions multiples.
- On a vidé force coupes de champagne en fai-
- sant des vœux pour la prospérité de la sympathique nation mexicaine.
- Les galeries supérieures étaient magnifiquement décorées de drapeaux mexicains et français entrelacés; des plantes vertes encadraient le buste du général Porfirio Diaz, qui était l’objet du pèlerinage général.
- Un orchestre, très bien dirigé par M. Lureau, dissimulé sous le grand escalier, a fait entendre toute la soirée un répertoire des plus variés et souvent applaudi des œuvres musicales les plus populaires du Mexique.
- Dans cette assistance choisie, nous avons pu remarquer M. Ramon Fernandez, ministre plénipotentiaire du Mexique à Paris, très entouré, les ministres des différents Etats de l’Amérique du Sud, du Brésil, de la République argentine, le colonel Diaz, de l’Uruguay. M. Médina, du Guatemala, du Chili, les membres de la légation du Japon, Mme et Mlle Diaz Mimiaga, MM. Bablot, secrétaire général du comité mexicain, M. et Mme Antonio Penafiel, M., Mme et Mlle Maria de Campos, MM. le docteur Flores, Eduardo Zarate, Grespo, Yaldez, J. Beltran, Segura, Whithelaw Reid, ministre des Etats-Unis à Paris, M. et Mme Altamirano, M. et Mme Croza du Puy, M. et Mme Lacaza, M. An-guiano, directeur de l’observatoire du Mexique, et Mme Anguiano, M. de Santa-Anna Néry, directeur du journal VAmérique et commissaire au pavillon brésilien, M. et Mme Madero, M. et Mme Iturbë, MM. et Mmes Beistegui, M. Marc Millas, directeur des sections étrangères à l’Exposition, M. Dupuich, inspecteur principal, M. Claverie, du ministère des affaires étrangères, M. de Lacretelle, M. d’Ormesson, introducteur des ambassadeurs, M. de Moulinion, attaché au cabinet de M. Berger, le docteur Para Bolivar, commissaire général du Venezuela, le colonel Perry, attaché militaire du Portugal, M. et Mme Ganas, M. et Mme Amor Escandon, M. Yueno Paz, M. et Mme Blanco, M. et Mme Juan Cervantes, M. et Mme Liman-tour, MM.Huidobro, Pedro Pagès, Girola, ingénieurs, Gustave Baz, secrétaire de la légation mexicaine, Antonio del Castillo, directeur de l’école des mines à Mexico; M., Mme et Mlle Zuleman Garcia, — cette dernière, charmante jeune fille, est une artiste de beaucoup de talent et d’avenir qui veut encore poursuivre ses études musicales à notre Conservatoire — Mme la vicomtesse de Testa, etc., etc.
- La fête s’est terminée aux sons'de l’hymne national mexicain et aussi de la Marseillaise. qui ont été applaudis tour a tour. Cette brillante soirée laissera certainement dans le souvenir de tous ceux qui y ont assisté la plus favorable impression, et ne pourra que resserrer, s’il était possible, les liens d’affectueuse sympathie qui unissent la France d’aujourd’hui à la République mexicaine.
- b’Antin.
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- UN CANON MONSTRE
- Quelques détails sur le fameux canon du ministère de la guerre qui fait l’étonnement de tous les visiteurs des Invalides, le canon Ganet, de 32m, pesant 68,000 kilogrammes. Son projectile perce une plaque de cuirasse de plus d’un mètre d’épaisseur !
- C’est la bouche à feu la plus puissante qui ait été construite en France. On a môme calculé que la force dont est animé le projectile serait suffisante pour élever à 1 m. 50 de hauteur la tour Eiffel tout entière.
- A côté de lui se trouve d’ailleurs un ensemble complet de matériel de guerre : canons et affûts de côtes, de navire, de siège, déplacé, de campagne, de montagne, canons à tir rapide, tubes lance-torpilles, tourelles, etc., exécutés par des sociétés françaises, soit pour la France, soit pour un grand nombre de pays étrangers.
- G’est un'système d’artillerie absolument nouveau, conçu d’après des idées d’ensemble, comportant les types les plus divers et répondant à toutes les nécessités du service, à terre et à bord.
- On admire beaucoup aussi en ce moment, aux In-velides le canon Ganet de campagne, muni du frein à gaz du capitaine de Place, qui permet de réduire le recul dans une forte proportion. G’est un appareil appelé à un très grand avenir.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- VARIÉTÉ
- L’Exposition de l’Algérie
- LA CARTE
- Entrez dans les grandes salles de T exposition de l’Algérie en nassant sous le dôme de Sidi Abd er Rahman. Promenez vos regards autour de vous. Sur le mur qui fait face aux trois travées d’Alger, d’Oran et de Constantine, s’étend une grande carte exécutée sous la direction de M. Pouyanne, ingénieur en chef des mines; à o-auche, une plus petite, encore offerte par Si. Pouyanne, montre la proportion de T Algérie à l’Espagne et à la France ; à droite, des graphiques très bien faits et très clairs, dus à M. Thévenet, professeur de l’Ecole des sciences d’Alger et directeur du service météorologique, indiquent le régime de ses pluies. Au milieu de la salle, sous des vitrines, six plans en relief, groupés deux à deux, représentent l’orographie de ses trois provinces. L’Algérie nous apparaît là tout d’abord dans son ensemble, rigide et muette. Essayons s’il est bien difficile de la faire vivre et parler.
- Elle regarde le Nord. Elle est à vingt-neuf heures de la Provence, à dix heures de l’Andalousie et de la Sicile. Quelques-uns de ses ports naturels sont très larges : Mers-el-Kebir, Alger, Bougie, Stora, Philippeville, Bône. A quelque époque que ce soit, montés sur des flottilles de barques ou sur des escadres de grands navires, les septentrionaux y ont pris pied à l’abri de ses promontoires. Il en est venu autrefois des centaines de mille des points extrêmes de l’Espagne et de l’Italie, et, depuis soixante ans, combien de bâtiments chargés d’hommes de France y ont abordé, traversant régulièrement la mer. Aperçue de loin, elle est montueuse et escarpée; vue de près, elle s’entr’ouve : elle donnerait passage à des peuples_ marchant de front par ses échancrures de la Mitidja et de la plaine de Bône. Dans l’intérieur, on n’y trouve pas un massif qu’on ne puisse tourner sans peine. Son Djurdjura, son Ouarensenis, son Aurès, isolés au-dessus de plaines plus ou moins larges, émergent et tranchent sur le ciel comme des îles de l’Océan.
- En même temps elle est striée de larges voies qui se dirigent toutes du Sud-Ouest au Nord-Est. Elles semblent appeler les gens de l’Orient pour les conduire au bord de la mer des Ténèbres. La chaîne de ses oasis relie le sud de la Tunisie au sud du Maroc. Les Arabes n’ont eu qu’à suivre des avenues bordées de collines lointaines pour la traverser de part en part. De Tébessa à Batna„ tout le long du plateau des Nememscha et de l’Aurès septentrional, de Batna à Sétif, puis à Boghar, à travers de hauts plateaux sans arbres, de Boghar au Maroc, dans des steppes infinis, hérissés de plantes basses, on peut galoper ventre à terre. Laissons aux collèges le Grand, le Moyen et le Petit Atlas.
- Il n’y a rien de tout cela en Algérie ; pas de chaîne qui ressemble, aux Alpes et aux Pyrénées; pas de barrière qui s’oppose sur une ligne de plus de 100 kilomètres aux» envahisseurs d’où qu’ils viennent. Tous les hommes hardis qui l’ont voulu s’y sont promenés à leur aise, le sabre à la main.
- Elle tient à la fois du nord et de l’est ; elle est aryenne autant que sémite. Dans la profondeur des alluvions humaines qui s’y sont succédé, des couches d’hommes blonds, très anciens, bâtisseurs de dolmens, s’y laissent deviner encore ; puis sont venus des Chananéens, des Syriens, des Coptes, des marchands et des conquérants de Sidon et de Tyr, puis des' Romains traînant à leur suite une multitude d’Italiens, d’Espagnols, de Celtes et d’Ibères ; puis des ô andales roux, partis de la mer Baltique : puis des Arméniens, des Grecs et des Huns, confondus dans les troupes de Byzance ; puis des armées et des tribus d’Arabes ; puis des Turcs.
- La guerre les a tellement mêlés, et la religion musulmane les a maintenus pendant ces dix derniers siècles sous une pression si dure qu’il est difficile de les distinguer au premier coup d’œil sous leur burnous égalitaire ; mais nous-même qui venons, à notre tour, reprendre l’œuvre de Rome, nous sommes la meilleure preuve de ce conflit grandiose et peut-être éternel.
- Pays mixte encore par son climat, sa flore, sa faune, tous les nouveaux arrivants qui s’y installent disent : « Je suis chez moi. » Le Provençal y reconnaît ses oliviers, ses orangers, ses figuiers, ses chênes verts, agrandis par la vertu d’un humus plus profond et d’un soleil plus puissant : l’Arabe, ses plaines rases, brunes, fauves, douces aux yeux comme de vieux tapis et cerclées d’horizons bleus. Les lourdes nuées du Nord viennent s’abattre sur sa côte, s’arrêtent en arrière sur des massifs boisés et se répandent en pluies abondantes sur une zone bonne pour le blé et les pâturages aimés des bœufs. 209 kilomètres plus loin, le vent des grands déserts de l’Arabie et de l’Egypte passe en travers, dessèche le sol et le ciel, pulvérise les collines en bancs de sable, ne laisse debout que les térébinthes et les palmiers qui vivent la tête dans le feu, les pieds dans l’eau des fleuves souterrains : lui aussi a sa zone très nette, parcourue par des chameaux, hantée par des gazelles. Entre les deux, des plateaux d’une altitude moyenne de 1,200 mètres se couvrent pendant l’hiver d’une légère couche de neige, et flamboient sous une lumière ardente pendant l’été. Pauvres en arbres,ils abondent en plantes sèches et parfumées, et les moutons pourraient y pulluler comme dans le Karoo du cap de Bonne-Espérance. Ce Tell, ces Haüts-Plateaux et ce Sahara sont d’ailleurs juxtaposés par ia nature avec tant d’art qu’on passe insensiblement de l’un à l’autre, et qu’un voyageur,allant à petites journées du Nord au Sud, entre sans surprise sous une voûte de palmes- entrecroisées, quinze jours après qu’il a quitté la place de son village ombragée de sycomores.
- De là, indépendamment des questions de race, plusieurs sortes d’hommes, des sédentaires, des demi-nomades et des nomades purs. La Kabylie du Djurdjura est hérissée de villages couverts de tuiles, et toutes les montagnes voisines de la mer sont parsemées de huttes de branchages et de masures de pierre; dans les steppes, des tentes étalées sur le sol par petits ; groupes gravitent autour des fermes rares et peu à peu s’en éloignent, comme de lourds oiseaux qui .s’essayent à prendre leur vol. Dans le Sahara, des plaines habitées pendant huit jours ne le sont plus ensuite pendant six mois ; des fractions de tribus s’y posent et passent, pliant et dépliant leurs demeures comme des vêtements. Ici les hommes sont attachés au sol par les racines des arbres qui les nourrissent; là ils attendent que les épis de blé soient mûrs pour en couper les têtes et partir ; là-bas ils suivent leurs troupeaux, les pluies, les nuages du ciel. Les uns cultivent la terre avec amour; les autres ne comprennent même pas qu’on la possède.
- Cette diversité, ce paysage continu d’un monde dans un autre, ce rapprochement merveilleux de toutes les conditions de la vie humaine donnent à l’Algérie son charme intime, et font qu’on ne s’en peut déprendre, tant elle saisit l’âme entière. Toute l’histoire de l’humanité s’y fait visible et tangible depuis les temps de la Chal-dée et de la Grèce homérique jusqu’à l’heure présente qui nous donne tant d’orgueil. Le matin, au moment où les marchands d’Alger découvrent leurs vitrines pleines de fines étoffes et de bijoux pareils à ceux de la rue de Rivoli ou des boulevards, les arabes de Boghar chargent de ballots de laine rude leur chevaux qui beuglent dans un steppe tacheté d'armoises; les femmes kabyles, aux bras nus cerclés d’argent, descendent à la file de leurs hauts villages pour emplir leurs amphores aux torrents d’en bas. La même nuit étoilée enveloppe, à vingt lieues de distance, des maisons resplendissantes d’une vie presque surnaturelle et des douars bibliques de pasteurs.
- L’unité y prévaut cependant. Tous les êtres enfermés là entre le Sahara et la Méditerrané concourent au même but, tirant plus ou moins parti du sol humide ou brûlant qui les porte,
- tentant d’accroître chacun leur part de bonheur par l’échange de leurs idées et de leurs produits. Depuis trente siècles peut-être que des peuples tombent dans ce creuset les uns sur les autres, une Afrique s’est dessinée complexe encore et comme monstrueuse, mais bonne à modeler par des mains habiles et puissantes. Enfin, la nature nous a chargés de compléter son œuvre, en la faisant à notre image avec les qualités prépondérantes de notre race, les instruments dont nous disposons et le temps qu’il faut croire que nous avons devant nous ; en retour, elle nous a promis une sorte de royauté, de grands biens, une puissance indéfinie, une gloire immortelle. Ce sera peut-être un de nos plus beaux titres d’avoir accepté ce pacte et de l’avoir bien exécuté.
- Soixante ans ne sont pas écoulés : voyez déjà nos villes qui semblent jetées sur cet immense pays comme des grains de poussière. Il y en a de maritimes qui font face à l’Europe sur la mer bleue ; il y en a de sahariennes, qui font face au pays des Noirs, ports véritables du grand désert; il y en a d’intérieures, qui s’étendent dans des plaines, commandent des débouchés, sont posées au milieu de montagnes sauvages. Quelques-unes sont très vieilles ; nous 'les avons rebâties, rajeunies, triplées ; d’autres sont sorties du sol comme des cités américaines. Voici la plus belle, Alger, fondée par Hercule, [blanc repaire de corsaires, aujourd’hui fourmilière de cent mille hommes de toute race, dans un golfe divin, auquel il ne manque que le Vésuve; Constantine, aire d’aigles où s’est posé Jugur-tha, bien payée de notre meilleur sang, débordant au delà des précipices qui l’entourent; Oran, autrefois blottie dans un ravin aride sous les canons d’un fort espagnol, maintenant épanouie sur un plateau immense; Orléansville, fondée par Saint-Arnaud, d’où s’élançaient les colonnes infernales qui portaient la mort dans le Darah et dans l’Ouarensenis; Boghar, créée par Abd-el-Kader, à la fois ville arabe et forteresse d’où le regard plonge dans le plus beau paysage du Sud; Sétif, qui date du règne de Nerva; Batna, née d’un mot du duc d’Aumale; Tébessa, contemporaine de Carthage, et Biskra, et Laghouat, et Géryville, portes du Sahara, et Tlemcen, capitale déchue d’un grand royaume, et Sidi-bel-Abbés, qui n’est que d’hier, déjà riche et pleine d’hommes; Bône, oubliée, réclame ; mais que diront Guelma, Souk-xVras, Philippeville, Bougie? Elles sont trop, vraiment.
- ^Voyez nos routes et nos chemins de fer dirigés de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, se recoupant comxne les canaux d’une rizière. D’Oran par Orléansville, Alger, Sétif, Guelma, vous glissez jusqu’à Ghardimaou, où la vallée de la Medjerda s’ouvre plantureuse et droite comme l’Alsace, une Alsace qui débouche à Tunis et à Carthage. Elles plongent de Constantine à Biskra, par une voie large, les petites bandes de fer sur lesquelles une machine rapide vous enlève en huit heures des brumes de l’hiver sous le clair soleil, et, à deux pas de leur point d’arrêt, une voiture vous attend pour vous mener plus loin encore. Vous pouvez aller dans la fabuleuse Tougourth en diligence. Une route de près de 400 kiloiflétres vous conduit d’Alger au pied du rocher de Laghouat, dans le Sahara de Fromentin, et là on est prêt à vous porter dans les villes saintes des Beni-Mezab aussi' curieux au moins que les mormons de l’Amérique. Aimez-vous mieux le Sud oranais, les steppes tragiques de Bou-Amama, les tentes seigneuriales des Aoulâd Sidi Cheikh, et la vue lointaine de l’oasis de Figuig que nous finirons bien par prendre ? D’Arzen à Saïda et à Méchéria, les petits vagons d’un chemin de fer stratégique vous emportent tout aussi bien que ceux de la grande voie de Constantine au désert. De Mostaganem à Tiaret, de Bône à Guelma, Aïn-Beida, Tébessa, d’autres lignes encore, artères secondaires, s’allongent et se ramifient vers le Sud.
- Et, dans ces villes complétées par un grand nombre de villages, c’est la France qui s’est fixée avec sa force, son esprit pacifique et ses lois; et, dans ce réseau de voies ferrées et de grandes routes qui se subdivisent en chemins et en sentiers, c’est la France qui circule avec ses arts, son commerce, son ardent amour du progrès. Regardez encore ces deux longues
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- lignes de couleur qui coupent l’Algérie en trois parties presque égales, en trois départements semblables aux nôtres, en arrondissement et sen communes ; dans ces communes entrent graduellement, pour s’élever jusqu’à notre niveau, tous ces descendants de Chananéens, de Coptes, de Romains, d’Arabes, Musulmans que nous assimilerons à force de générosité. La vieille Afrique est devenue la nouvelle France.
- Les impatients, et nous en sommes, ne regardent qu’en avant et pressent avec ardeur peur qu’on se hâte encore, poursuivant leur idéal qui est qu’à bref délai cette nouvelle France soit absolument homogène et se confonde dans l’ancienne comme l’on fait les pays de langue d’oc, le royaume d’Arles et la Bretagne ; mais, à cette date de 1889, il faut qu’on s’arrête et qu’on jette un coup d’œil en airière.
- Or, dans ce. pays qui nous ignoràit il y a cinquante-neuf ans, nous avons introduit comme un ferment, installé 477,125 Européens au milieu de 3,262,849 indigènes; à travers ces plaines et ces montagnes sans chemins, nous avons tracé 13,812 kilomètres de routes et 2,329 de voies ferrées ; d’Alger à El Goléa, de Nemours à la Calle, nous faisons régner la paix, nous encourageons le. commerce et le travail. Grâce à nous, la production des céréales y atteint à 17 millions de quintaux; celle de la vigne, à près de 2 millions d’hectolitres ; nous y avons délimité, sauvé, une étendue de 3,247,692 hectares de forêts.
- Par nous, cette Algérie, qui n’avait presque aucune relation avec le reste du monde, exporte 200,540,457 francs de marchandises, en importe 220,094,772 francs, et ce commerce total de 420,635,229 francs donne lieu sur sa côte, naguère infestée de pirates, à la navigation de 4,760 vaisseaux jaugeant 2,465,916 tonnes, montés par 105,647 marins. Enfin, nous pourrions presque nous suffire à nous-mêmes, nos recettes s’élevant à 44,932,751 francs, et ne faisant que s’accroître. Croyez-moi, on n’a pas.fait beaucoup mieux, dans des conditions infiniment meilleures, soit au Cap de Bonne-Espérance, soit en Australie.
- {Les Débats)
- ROUXELj fid’ArmeSjlGbc- Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- LES CONGRÈS
- Anthropologie criminelle
- Suivant les traditions transmises par le congrès tenu à Rome en 1885, le congrès d’anthropologie criminelle organisé à l’occasion de l’Exposition avait pour objet l’étude scientifique de la criminalité chez l’homme dans ses rapports avec la biologie et avec la sociologie.
- A la séance d’ouverture présidée par M. Théve-net, ministre de la justice, M. Brouardel a fait un intéressant historique de l’anthropologie criminelle et de ses dernières découvertes. L’éminent professeur a particulièrement insisté sur les doctrines de l’école unitiste pour laquelle l’âme et le corps ne font qu’un et qui considère le crime comme un produit quelconque, ce qui exclut toute responsabilité pour le criminel. M. Brouardel a étudié ensuite la théorie opposée défendue par les « dualistes » qui s’appuient sur la morale et la dignité humaines pour repousser l’irresponsabilité. Entre ces deux thèses extrêmes, il y avait place pour un système moins absolu : M. Joly l’a développé.
- A ses yeux, tout en admettant que certaines maladies ou certaines blessures peuvent amener la suppression de la responsabilité, il y a lieu de se demander si l’individu n’est pas responsable de son état mental lorsqu’il l’a volontairement compromis. M. Brouardel a beaucoup blâmé à ce propos les médecins experts qui se constituent les défenseurs officieux des accusés.
- C’est M. Manouvrier, professeur à l’Ecole d’anthropologie, qui a répondu à la seconde question :
- « Existe-t-il des caractères anatomiques propres « aux criminels ? Les criminels présentent-ils en « moyenne certains caractères anatomiques parti-« culiers ? Comment doit-on interpréter ces carac-« tères? »
- 71. Manouvrier ne pense pas qu’on ait trouvé le type du criminel.
- On n’arriverait même pas à constituer ce type en groupant les divers caractères pathologiques et anormaux observés sur des milliers de criminels.
- Il n’existe donc pas de type de criminel à proprement parler, mais on constate un ensemble d’anomalies acquises ou naturelles qui se rencontrent chez un grand nombre de criminels.
- — Mais alors, disent certains anthropologistes, comment ne pas en conclure que le crime est lié aux conditions de l’organisme, qu’il en est l’effet direct?
- Une objection se dresse immédiatement en face de cette tendance aune généralisation excessive; c’est que, de l’aveu unanime des membres du congrès, les caractères observés sur les criminels existent aussi chez des gens parfaitement honnêtes, et que parfois'des scélérats ne les présentent pas.
- Alors le système tout entier s’effondre.
- Le congrès s’est également occupé de rechercher si la profession exerce une influence sur la criminalité. Il paraît que le nombre le plus élevé de criminels se rencontre parmi les agriculteurs, les ouvriers d’industrie et les employés aux transports.
- Une communication d’un haut intérêt a été faite par le docteur E. Magitot. de l’Académie de médecine, ancien président de la Société d’anthropologie de Paris, secrétaire général du comité d’organisation du congrès, au cours de la discussion relative à la criminalité politique. M. Magitot a mis sous les yeux de ses collègues les photographies de seize femmes condamnées à mort ou à la déportation par les conseils de guerre pour participation à la Commune. Toutes portent les stigmates visibles de la folie et de l’hystérie.
- La prédisposition des enfants au crime a été l’objet d’un long débat provoqué par M. Roméo Taverni, professeur de pédagogie à l’université de Catane, et par M. le docteur Magnan, médecin de l’asile Sainte-Anne. L’avis général a été qu’il faut appliquer les principes de l’éducation à l’enfance bien avant l’âge de l’entrée dans la maison correctionnelle. M. Motet a fait remarquer que les deux tiers des enfants délaissés, parmi lesquels se recrute la clientèle de ces maisons, sont tout à fait illettrés.
- L’école italienne représentée par le célèbre professeur Lombroso s’est efforcée d’établir que l’enfant est un criminel en miniature et qu’en venant au monde il a en lui le germe de tous les vices. Tous les membres du congrès ne se sont pas aventurés sur un terrain si glissant; pour eux l’enfant est inconscient.
- Le prochain congrès d’anthropologie criminelle se tiendra en 1892 à Bruxelles. Il aura à étudier de nouveau la plupart des problèmes soumis au congrès de Paris, car bien peu ont reçu une solution.
- Médecine vétérinaire
- En exécution de la décision prise au quatrième congrès international tenu à Bruxelles en 1883, le cinquième congrès de médecine Vétérinaire a siégé à Paris. Le comité d’organisation avait pour président M. Chauveau, de l’Institut, inspecteur général des écoles vétérinaires, assisté de MM. Leblanc de l’Académie de médecine, vice-président, Nocard, de l’Académie de médecine, secrétaire général, Benjamin et Butel, vétérinaires, secrétaires, Capon, vétérinaire principal en retraite, délégué du ministre de la guerre, trésorier.
- Six cent cinquante vétérinaires dont cent quatre-vingts étrangers 'ont suivi les séances de ce Congrès l’un des plus réussis de la série. Cinq questions figuraient à l’ordre du jour; elles avaient pour objet la conservation de la santé publique et la préservation du bétail.
- Elles ont donné lieu à des rapports très travaillés dont la discussion a abouti à des résolutions fortement motivées.
- Le congrès a d’abord réclamé l’établissement d’une convention internationale concernant les mesures à prendre contre les épizooties, et il a posé les hases du service sanitaire international à créer. Puis l’assemblée a établi les principes sur esquels doit s’appuyer la prophylaxie de la péripneumonie contagieuse et de la tuberculose des bêtes bovines.
- Le danger de l’usage alimentaire de la viande et du lait des animaux tuberculeux a été de nouveau mis en lumière. Pour parer à ce danger, le meilleur moyen serait de généraliser l’inspection des viandes de boucherie. Cette surveillance devrait être exercée seulement par des vétérinaires, plus compétents que qui que ce soit pour apprécier la qualité des viandes.
- Ce service ne fonctionne jusqu’à présent que dans les villes importantes; les tueries particulières des campagnes n’étant pas soumises au contrôle des vétérinaires, il en résulte que les propriétaires qui possèdent des animaux suspects les font abattre dans ces établissements, et que les viandes malsaines
- sont alors consommées dans les campagnes. Parfois aussi on les dirige sur les villes importantes après leur avoir fait subir des préparations qui les dénaturent au point d’empêcher toute constatation de leur salubrité.
- Les incidents récents qui se sont produits au camp d’Avor ont montré une fois de plus les funestes conséquences que peut avoir l’introduction dans l’alimentation de viandes malsaines.
- Les seuls remèdes à la situation seront la fermeture des tueries privées et l’obligation imposée aux bouchers et aux charcutiers d’aller abattre leurs animaux dans les abattoirs communaux ou cantonaux qui offrent toutes les garanties voulues de surveillance.
- Il y a un certain nombre d’épizooties qui ne prennent fin que par l’abatage des animaux malades ; le congrès en a dressé la nomenclature. Ensuite a été votée la création d’une caisse spéciale des épizooties, dont le but est d’assurer le payement des indemnités dues aux propriétaires des animaux.
- Les rapports sur ces divers sujets ont été présentés par MM. Arloing, de Lyon, Perroncito, de Turin, Leblanc, Neimann, de Saint-Pétersbourg; Re-martinez, de Madrid; Thomassen, d’Utrecht; Cope, de Londres; Delamotte, de Yincennes; Potterat, de Berne ; Butel, de Meaux; Degué, de Cureghem-lez-Bruxelles ; Robinson, de Greenock ; Baiilet, de Bordeaux, et Yan Hertzen, de Bruxelles.
- Avant de se séparer, les vétérinaires ont décidé que leur prochain congrès se tiendrait en 1894 à Berne.
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- LES ASCENSIONS A LA TOUR
- A PIED
- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile-Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du 1 er au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au Dr étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du 1er étage, par les ascenseurs desmêmes piles.
- Montée au £e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2* étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et 3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- ' Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.,
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Jeudi 19 Septembre 1889
- 26 Série. — N° 126.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Réclames........................... — 5 »
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House,'London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près dp. la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : L’Histoire de l’Habitation humaine. — Chronique. —Le Banquet du Palais de l’Industrie. — Dernière heure. Place de la Nation. — Autour de l’Exposition. — Les Congrès. — L’Exposition ouvrière. — Annonces et réclames.
- Echos. — Concours Hippique International.
- %
- LA MAISON BYZANTINE.
- LA MAISON SLAVE
- LA MAISON RUSSE.
- L’Histoire de l’Haliitatioii Hnmame
- (suite)
- V
- La maison byzantine est massive, à gros appareil. Les constructeurs de ces liabitations-là
- sont encore dominés par les traditions romaines. La maison byzantine estime masse cubique. Sur sa façade se trouve un balcon en retrait, sorte de loggia, supporté par des»piliers trapus.
- On sait que l’Europe occidentale vit, tout entière, dans la tradition byzantine. Il n’est
- donc pas étonnant de trouver à côté de la maison byzantine la maison en bois du Slave, qui est en quelque sorte le trait d’union entre le style byzantin et le style russe.
- Le style russe est comme la préface des divers styles de l’Orient. Il en a les coupoles ; ses clochetons jouent au minaret et ses ogives à
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- accolades sont les cousines germaines des arcs arabes. Ce que l’on appelle aujourd’hui le style russe tient de l’arabe, du persan et de l’indou : et cependant sa polychromie toute particulière et certaines formes hiératiques de ses détails d’ornementation en font un style à part et bien caractérisé, exprimé par la maison russe de la rue de l’habitation.
- -------------------------
- CHRONIQUE
- L’Exposition et les fêtes commémoratives du grand Centenaire ont inspiré une belle œuvre, YOde triomphale, due à la plume d’une femme poète et musicienne ; il est question d’attacher sur sa poitrine le ruban de la Légion d’honneur.
- C’est donc le moment de présenter à nos lecteurs le portrait de cette artiste éminente, qui est, en plus, une jolie femme :
- Irlandaise de naissance, dit M. Gray, elle a conservé pour sa patrie d’origine un culte religieux qu’elle a prouvé en chantant noblement ses douleurs dans une belle et vaste composition: Irlande. Française de cœur et d’adoption, elle a prouvé son amour pour cette seconde patrie en exaltant sa grandeur et sa gloire dans plusieurs poèmes lyriques d’une haute et pure inspiration : Lutèce, Ludus pro patriâ, et cette Ode superbe qui semble proclamer d’avance le prochain et définitif triomphe de la République sur ses ennemis les plus acharnés.
- Elle peut dire, d’ailleurs, comme le poète des Messéniennes :
- J’ai des chants pour toutes les gloires,
- Des larmes pour tous les malheurs,
- car elle a des accents émus pour toutes les victimes, en même temps qu’elle est l’interprète inspirée des plus nobles sentiments. Elle a chanté tour à tour la patrie et la liberté, la gloire et l’amour, l’héroïsme et le sacrifice, et toujours en un style poétique et musical plein tout ensemble de grâce et de fierté, de tendresse et d’émotion, de grandeur et d’enthousiasme.
- Poète et musicienne, en effet, elle n’a pas besoin de collaborateur. Dans une langue à la fois ferme et souple, elle écrit des vers à la cadence mâle, aux images hardies, au souffle héroïque, et, quittant la plume pour la lyre, elle met ses vers en musique à l’aide d’une chaude et généreuse inspiration, doublée d’un savoir technique incontestable, qui la placent au nombre des premiers compositeurs de ce temps. Musicalement, elle joint à la tendresse et à la grâce féminines la vigueur harmonieuse et l’accent viril des grands maîtres. C’est, en un mot, une artiste d’une valeur rare, dont les facultés multiples auraient lieu d’étonner chez un homme, et dont elle est la première de son sexe à donner l’exemple.
- Nous applaudirions, pour notre part, des deux mains, à la distinction dont on parle pour elle, et ce ne serait pas une des singularités les moins intéressantes de l’Exposition que d’avoir fait naître une nouvelle chevalière de la Légion d’honneur.
- A
- Les queues qui se forment à la Tour Eiffel, tant en bas qu’aux différentes plates-lormes, et particulièrement à la seconde, deviennent de plus en plus longues.
- La nuée de touristes qui se sont abattus sur Paris, ne rêvent en effet qu’une chose, dès qu’ils mettent le pied au Champ de Mars, c’est de monter à la Tour Eiffel et c’est de prouver à leurs compatriotes de la province ou de 1 étran-
- ger, en leur envoyant des cartes postales timbrées des différentes plates-formes, qu’ils ont bien fait l’ascension tant convoitée.
- Seulement, dame ! il faut de la patience, de la persévérance... et des cache-nez, car la bise souffle aigre et froide à travers l’ossature de fer.
- Il faut, outre la patience, beaucoup de temps, et à l’heure actuelle ce n’est pas moins de cinq heures qu’on doit sacrifier pour visiter successivement toutes les plates-formes, pour monter et descendre, — voire déjeuner. -
- Mais il y a un moment où l’attente produit sur certaines natures une irritabilité spéciale : la curiosité est tellement excitée, le désir de voir, de voir quand même, est arrivé à un tel paroxysme que le libre arbitre est annihilé, et qu’on veut monter coûte que coûte.
- C’est cette fièvre momentanée, cette Eiffelite, (si ce néologisme est possible), dont deux touristes ont été pris avant-hier.
- Dans un mouvement d’impatience, ils ont escaladé les barrières de l’étroite plate-forme qui mène à l’escalier en colimaçon du troisième étage, escalier absolument interdit au public, et ont tenté de continuer leur escalade à pied.
- Mais un gardien s’est immédiatement précipité à leur poursuite : Il ne les rattrapa qu’une trentaine de mètres plus haut et les fit redescendre au milieu des rires de la foule.
- Cela n’est pas bien grave évidemment, et il fallait dresser procès-verbal ; car, si le fait se reproduisait, s’il venait à l’esprit de cent personnes à la fois l’idée d’escalader les barrières, les gardiens ne sauraient plus où donner de la tête et l’ascension, même si elle était permise, pourrait devenir très dangereuse par ce mince escalier.
- Mais si la surveillance de la tour Eiffel menace de devenir difficile, il faut rendre justice une fois de plus à la surveillance nocturne de l’Exposition, qui est, de tous points, admirable.
- Dans une de ses dernières rondes de nuit, M. Ossude, inspecteur principal, a constaté que partout les agents étaient à leur poste et que la sécurité était aussi grande qu’en plein jour.
- Un détail pittoresque pour finir :
- A l’esplanade des Invalides, les nègres grelottaient de froid dans leurs cases, trop légèrement construites ; les Javanais se tenaient autour de feux de bambous ; les Annamites fumaient gravement l’opium.
- On fait ce qu’on peut pour se réchauffer.
- F. L.
- Le Banpct du Palais de l'Industrie
- Les conseils d’administration des chemins de fer français de l’Est, du Midi, du Nord, de l’Ouest, de Lyon, d’Orléans et de l’Etat ont offert hier un banquet aux membres du congrès international des chemins de fer.
- Ce banquet a eu lieu dans la salle du Palais de l’Industrie, complètement transformée en une vaste salle de banquet, qui ne comptait pas moins de douze cents couverts, et en un magnifique salon.
- La salle du banquet tenait la place qu’occupaient les chaises d’orchestre du théâtre, le salon est dans la partie désignée pour les représentations sous le nom de parquet. Des arbustes bordent ces emplacements et les délimitent.
- Un personnel nombreux a été engagé par la maison Potel et Chabot, chargée de la partie culinaire de la fête. Les cuisines ont été installées derrière la tribune que l’on avait aménagée pour les membes du gouvernement et qui est
- encore en place. La musique de la garde républicaine, qui s’est fait entendre pendant le repas, occupait l’orchestre.
- Le banquet était présidé par le baron Alphonse de Rothschild, ayant à ses côtés MM. Yves Guyot, ministre des travaux publics, et Oscar, ingénieur des ponts-et-chaussées, et les principaux représentants des chemins de fer de France et de l’étranger.
- Dîner rothschildien. menu princier, vins de la cave du richissime financier.
- Au dessert, plusieurs toasts ont été portés parle baron de Rothschild, au président de la République et aux membres du congrès international, par MM. Yves Guyot, ministre des travaux publics; Picard, conseiller d’Etat et Broschi, délégué du gouvernement italien, qui a répondu au nom des étrangers.
- MM. Poubelle, préfet de la Seine : Jacques, président du Conseil général de la Seine, et Gustave Meyer, syndic du Conseil municipal, assistaient à ce banquet.
- ---------------------------------------------
- Dernière Heure
- La Fête coloniale
- Malgré le départ de quelques exotiques, la fête d’hier soir, à l’Esplanade, a été très brillante et l’animation a été grande jusqu’à la fermeture.
- Au Trocadéro
- Demain jeudi, à deux heures et demie, aura lieu, dans la salle des fêtes du Trocadéro, une grande audition officielle de l’orchestre de l’Opéra, sous la direction de M. Yianesi. Deux cent vingt exécutants prendront part à cette audition, à laquelle Mmes Adiny, Bosman, Agussol, MM. Duc, Dubulle, Muratet, Plançon, et les chœurs prêteront leur concours.
- #%
- Le septième concours d’horticulture s’ouvrira au Trocadéro après-demain vendredi. Il durera jusqu’au mercredi suivant.
- A la Tour Eiffel
- Environ trois cents ingénieurs russes, espagnols, portugais, brésiliens et chiliens ont fait ce matin l’ascension complète de la Tour jusqu’au phare.
- MM. Eiffel, Salles et Ilolfeld la leur ont fait voir et leur en ont expliqué la construction dans tous ses détails.
- L’ascension a commencé vers neuf heures par l’ascenseur du pilier sud qui avait été réservé spécialement pour cette réception.
- Un grand nombre de ces messieurs se sont inscrits au registre du Figaro à leur passage à la deuxième plate-forme.
- Un banquet, offert par la Société des ingénieurs civils de France, réunira ces messieurs à onze heures et demie au restaurant Brébant.
- ÆOHOiS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre clés visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 162.819
- A In Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage................. 13.533
- Du 1er au 2me.............. 8.509
- 2e étage direct............ 2.842
- Du 2e étage au sommet... 4.945
- En tout.............. 29.829
- Le petit chemin de fer
- Au 15 courant le petit chemin de fer Decauville avait transporté 4,350,183 voyageurs.
- Quel succès ! Les grandes compagnies ont véritablement de quoi être jalouses.
- J
- Réception d’insrénieurs étrangers
- Hier matin, à neuf heures, dans leur pavillon de la galerie des machines, les ingénieurs civils fran-
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-
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 3
- çais ont reçu les ingénieurs russes, espagnols, portugais, brésiliens, chiliens et argentins, au nombre de cent cinquante environ*
- C’est M. Eiffel, président de la Société des ingénieurs civils, qui a prononcé, à l’adresse de ses collègues étrangers, l’allocution de bienvenue. Ses paroles ont été très applaudies.
- Après les vifs remerciements des diverses délégations, on a procédé à la formation de sept groupes ' d’études réunissant les ingénieurs s’occupant plus spécialement des mines, de la métallurgie, de la mécanique, de la chaudronnerie-sucrerie, des chemins de fer, de l’électricité, enfin des travaux publics. Ces groupes se sont séparés ensuite pour visiter, sous la conduite d’ingénieurs français, les diverses parties de l’Exposition devant plus particulièrement les intéresser.
- Chiffres comparatifs
- Voici, pour la première quinzaine de septembre le relevé comparatif des entrées payantes aux Expositions de 1878 et de 1889 :
- En 1878 En 1889
- 1er sept.(dimanche) 2 — 3 108.955 95.923 78.292 233.702 153.324 140.529
- 4 — 83.227 127.049
- 78.392 135.098
- 6 — 73.192 144.730
- 7 64.201 137.773
- 8 — (dimanche) 9 — 10 — 43.239 21.182 88.360 307.106 210.774 176.441
- Il — 76.529 158.122
- Ï2 — 75.820 140.616
- 13 — 77.473 138.743
- 14 — 84.013 135.777
- 15 — (dimanche) 113.324 269.327
- Totaux ... . 1.162.112 2.610.211
- Si on ajoute à ces chiffres ceux obtenus en mai, juin, juillet et août pour les
- mêmes entrées............ 7.135.887 14.486.741
- On obtient un total de... 8.287.999 17.096.952
- 8.287.999
- Soit en faveur de 1889 une ----------
- différence de............. 8.808.953
- Remarquons cependant que dans le total des entrées de la dernière quinzaine sont comprises celles du concours hippique.
- Au Palais de l’Industrie
- Ce soir sera donnée la quatrième représentation de l’ode de Mme Holmès ;. c’est la première soirée payante au profit des sinistrés d’Anvers. Les journalistes, munis de leur carte d’entrée permanente à l’Exposition universelle, seront admis, sur présentation de cette carte, à pénétrer dans la nef du palais de l’Industrie, où des places leur seront réservées.
- Les pickpockets
- Depuis l’ouverture de l’Exposition, cent cinquante-cinq pickpockets ont été arrêtés par la brigade spéciale dite des pickpockets.
- La Tombola
- Un grand nombre de personnes, désirant vendre des billets de la tombola, nous demandent où elles peuvent s’adresser pour en avoir.
- Les billets sont délivrés aux marchands : à Paris, au ministère des finances; dans les départements, chez les trésoriers-payeurs généraux et receveurs particuliers.
- A ce propos, disons que dans la journée d’hier 30,000 billets de la tombola ont été vendus dans l’intérieur de l’Exposition.
- Pour activer le placement des billets une vingtaine de jeunes filles vont être autorisées à en vendre dans l’enceinte du Champ de- Mars; elles porteront un brassard qui permettra aux visiteurs de les reconnaître.
- Trains d’Espagnols
- Lundi soir est arrivé à Paris un train spécial, venant de Barcelone, avec 380 voyageurs, qui viennent visiter l’Exposition.
- Les Marocains
- L’ambassade marocaine n’arrivera probablement que jeudi à Paris.
- Les ambassadeurs marocains ont résolu de passer deux jours à Marseille, où ils sont arrivés dimanche dans l’après-midi.
- Ils ont été reçus à la gare par le général -Japy et le préfet.
- Un détail curieux : A l’hôtel Terminus de Marseille, où ils sont descendus, on met chaque jour à la disposition du cuisinier marocain vingt pigeons, seize poulets, deux moutons, du beurre, du riz, du poisson. Les aliments, avant d’être préparés, sont purifiés par le marabout de l’ambassade.
- A propos des élections
- L’administration a réuni lundi soir, à six heures, comme nous Pavons annoncé, tous les brigadiers de classes pour leur donner des instructions au sujet des élections de dimanche prochain. Les gardiens pourront s’absenter à tour de rôle pour aller voter.
- Saisie de cigares et cigarettes
- A la suite de la saisie des cigares et cigarettes de contrebande dont nous avons parlé il y a quelques jours, la régie a fait une descente dans une maison de la rue Dupleix où des Tunisiens'ont été surpris en train de fabriquer des cigarettes en stigmates de niais, chanvre indien et jus de réglisse. On a trouvé dans la maison quinze mille de ces cigarettes.
- Au sujet de la distribution des récompenses
- Les dispositions de la fête de la distribution solennelle des récompenses fixée au 29 septembre viennent d’être arrêtées par MM. Alphand et Berger.
- Cette fête sera exclusivement consacrée aux exposants titulaires des hautes récompenses qui recevront des invitations personnelles. Le public ne sera donc pas admis. Le président de la République, les ministres et les grands corps de l’Etat occuperont la tribune d’honneur.
- Une estrade sera réservée aux membres du Jury et aux représentants des divers comités de l’Exposition ainsi qu’à la commission de contrôle et de finances.
- Un orchestre et des chœurs placés sous la direction de M. Garcin se feront entendre pendant la cé-‘ rémonie.
- Un journal prétend que M. G. Berger a distribué à ses amis, pour la première représentation du Triomphe de la République plus de 6,000 cartes d’invitation dans un but de manœuvre électorale. M. G. Berger n’a eu des cartes que pour son personnel, n’étant pas chargé de la distribution qui appartient à la commission des fêtes.
- Accident
- Lundi soir, à la galerie des Machines, un visiteur, M. Emile Petit, s’étant approché imprudemment d’une presse rotative, a eu le bras droit pris dans un engrenage.
- On n’a pu arrêter la machine immédiatement; le poignet a été cassé et la peau de l’avant-bras entièrement arrachée.
- Le blessé a été transporté à l’hôpital Necker.
- I)n Petit Figaro
- L’écha'ssier Sylvain Dornon, dont nous avons raconté la promenade fantaisiste à la deuxième plateforme, vient de nous envoyer un long mémoire qui révolutionnerait l’armée pour peu qu’il fût pris au sérieux.
- En deux mots, voici la chose :
- M. Dornon propose de créer, pour remplacer les vélocipédistes militaires, un service d’échassiers qui porteraient rapidement les dépêches, sans souci des fondrières, des petits cours d’eaux, des marécages, etc.
- Il ne dit pas les chances que ces estafettes auraient d’être découvertes de loin et criblées de balles ennemies en cas de guerre...
- Mais nous ne sommes point compétents en l’espèce. Renvoyons l’idée à M. de Freycinet!
- On répand depuis quelques semaines le programme d’un concours international de produits alimentaires et notamment de boissons, qui doit s’ouvrir à Paris le 15 octobre. Un prix d’admission de 50 fr. est demandé, et une autre somme égale sera encore réclamée pour frais d’installation dans un local qui n’est pas encore déterminé. Ce concours n’aura aucun patronage officiel.
- L’Administration de l’Exposition universelle de 1889, soucieuse des intérêts des exposants français et étrangers, que le jury international vient de récompenser, s’opposera à l’émission des diplômes que les organisateurs du concours en question se proposent de décerner avec la
- mention ; Paris 1889, grand concours international, comme l’indiquent les prospectus et les circulaires envoyés.
- Il importe, en effet, qu’aucun titre de récompense de cette espèce ne soit remis à des personnes peu scrupuleuses, qui pourraient s’en servir pour faire croire qu’elles sont lauréats de l’Exposition du Champ de Mars.
- Nous croyons savoir que M. Georges Berger a averti, en conséquence, l’administration du concours annoncé.
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- Un certain nombre d’exposants qui, par le fait d’indiscrétions regrettables, pensent être exactement renseignés sur la récompense que le jury leur a attribuée, adressent, soit à M. le Ministre, commissaire général, soit à M. le directeur général de l’Exploitation, des réclamations ou des protestations au sujet du degré de ces récompenses.
- Les opérations du jury étant terminées et celui-ci étant dissous, ces réclamations et ces protestations ne sauraient être prises en considération, et aucune réponse ne peut être faite à leurs auteurs.
- L’Exposition universelle qui, jusqu’à ce jour, avait excité au suprême degré l’admiration des étrangers et celle des Français vient de prêter à la critique en ce qui concerne l’organisation du concours hippique.
- La composition des catégories mal définies, mal combinées, a mis en concurrence des animaux si disparates comme types et comme aptitudes que les juges ont eu beaucoup de peine à se débrouiller.
- Aussi, que d’erreurs commises et rectifiées après coup, par l’opinion publique !
- Un désordre absolu régnait dans tous les détails du service et l’on ne savait même pas présenter correctement les chevaux.
- Lorsque M. Carnot, par exemple, s’est rendu au concours, au lieu de faire défiler devant lui les lauréats, on a dû le promener de box en box au milieu de la foule qui obstruait le passage des chevaux.
- Constatons, toutefois, que les lauréats représentaient les reproducteurs de trait, de demi-sang et surtout de pur sang, les plus remarquables de France et de l’étranger.
- Les chevaux étrangers de demi-sang, moins nombreux, révélaient leur mérite, plutôt par l’éclat de leurs mouvements que par la régularité de leur conformation et la netteté des membres, souvent dépourvus de l’ampleur d’articulations, que nous recherchons en France surtout chez les reproducteurs.
- Ainsi les trotteurs du Norfolk, qui doivent à la Hollande leurs premières souches, tirées de la province de Gueldres, parmi les juments de ITardrave, race trotteuse la plus ancienne sinon la plus vite d’Europe ; les Norfolks laissent souvent à désirer à divers points de vue.
- Les trotteurs de la race Orloff, issus de mêmes souches maternelles que les précédents, déve- • loppés, confirmés sous l’influence du sang oriental, qui les rapproche de l’aspect du cheval barbe, ces trotteurs, dis-je, dont l’ampleur des actions et la vitesse ne sont pas contestables, diffèrent de nos races françaises de même ordre dont la conformation est mieux appropriée à l’usage de la selle.
- Les chevaux de pur sang étrangers, de race orientale, avaient dans le joli étalon Binmicli et dans YAustria, propriétés du prince Roman Sangusko, de dignes représentants de l’élevage russe.
- Quant à l’élevage français, ses chevaux de trait n’avaient rien à envier à la Belgique, aux Ardennes et à l’Angleterre, dont les races massives de gros trait. qui ont leur raison d’être, dans leur pays ou à l’étranger, trouvent peu d’emploi en France, où l’on se contente des Boulonnais, des Percherons et des Bretons, donnant satisfaction, par leur volume, leur activité et leur résistance, aux besoins du camionnage, des omnibus, des transports industriels et aux exigences de l’artillerie.
- Ces qualités inhérentes à nos races de trait françaises leur ont mérité de la part des Américains une'préférence marquée qui, depuis quel-
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- que s années, enrichit le Boulonnais et le Perche, où l’on grossit considérablement le joli cheval percheron, pour obéir aux exigences commerciales. Tant il est vrai que le cheval, instrument de locomotion, est une force motrice dont les facultés doivent subir les modifications nécessitées par les circonstances.
- L’allure du trot qui manque aux gros chevaux de provenance étrangère vaut au cheval français une faveur justifiée en outre par sa sobriété relative et un meilleur tempérament.
- La catégorie des demi-sang a beaucoup trop prêté à la confusion par la réunion de types disparates.
- Aussi les chevaux Bretons du Finistère, concourant avec les Normands, les Vendéens et les Saintongeois, ont-ils dû subir une défaveur marquée, malgré le brio de leur action, qu’ils doivent à l’infusion du sang Norfolk et qui les fait tant rechercher par le commerce.
- Témoin, la paire de Bretonnes, vendue 7,000 francs pour T Angleterre, où elles vaudront bientôt le double.
- Le public ignore combien ces humbles cultivateurs du littoral de Bretagne possèdent l’art d’élever les chevaux, de les présenter et de les vendre.
- L’espèce de demi-sang était largement représentée par la Normandie, voisine de Paris, qui n’a pas hésité à remplir toutes ses places, au concours hippique, malgré ses menaces de grève et le retard apporté à l’ouverture, retard qui a privé le public de la présence de certains reproducteurs d’élite des contrées éloignées.
- Malgré l’absence de plusieurs sujets hors ligne de son élevage, la Vendée n’en a pas moins brillé par la supériorité marquée de chevaux doués d’une charpente harmonieuse et puissante, supportée par des membres larges et bien trempés, constituant un ensemble empreint d’élégance et de noblesse au repos comme en mouvement.
- Ce type de l’ancien hunter, en même temps que du parfait cheval de guerre, serait facilejà propager en Vendée, si les haras et les remontes daignaient traiter cet élevage avec les égards dont il est digne.
- Aussi le jury n’a-t-il pas épargné les plus importantes récompenses aux chevaux vendéens, dont l’aspect n’était nullement éclipsé par leurs rivaux de Normandie, mieux stylés peut-être, mais moins sérieux au détail.
- La Saintonge a fourni des chevaux qui ont obtenu de'fiatteuses récompenses.
- Bien d’autres contrées eussent pu envoyer de bons spécimens, si leur évelage était mieux favorisé par l’Etat.
- Mais les centres importants, qui pourraient produire un grand nombre de chevaux de troupe, sont délaissés pour, la Normandie, qui est comblée de toutes les faveurs civiles et militaires.
- Ce privilège a atteint un tel degré que l’on pourrait se demander s’il existe, aux yeux des haras et des remontes, une France chevaline en dehors de la Normandie, qui est loin de sortir complètement victorieuse du concours hippique.
- Quelques trotteurs français de grande marque ont figuré au Cours-la-Reine, mais, à part quelques exceptions, le modelé et la netteté laissaient à désirer.
- Il est douteux que la propagation excessive des trotteurs d’hippodrome, auxquels on sacrifie trop la condition plastique en faveur de la vitesse, arrive à produire des résultats satisfaisants sur l’élevage du cheval de troupe dont l’extension et l’amélioration ne doivent jamais être perdues de vue par les administrations de l’Etat.
- La catégorie des chevaux français de pur sang d’origine arabe et anglo-arabe était composée d’excellents produits des Pyrénées, de Gascogne et d’Auvergne, remarquables par leur origine, le modelé et la distinction unis à la force.
- Enfin, la catégorie de pur sang anglais offrait un ensemble admirable de reproducteurs appartenant aux particuliers et à l’Etat, qui tait le plus grand honneur à l’élevage français et qui ne laisse rien à envier aux autres nations.
- L’espèce asine, qui ne doit pas être oubliée pour l’importance qu’elle donne à l’industrie mulassière, était représentée par des types de baudets aussi précieux que laids, qui sèment la
- fortune en Poitou et dans plusieurs départements du Midi.
- En résumé, le concours hippique international de 1889 a fait preuve des puissantes ressources chevalines de la France.
- Le commerce étranger fréquente plus que jamais le marché français et sous une influence salutaire, le cheval de guerre pourra faire face aux besoins de la défense nationale.
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- PLACE DE LA NATION
- Le programme de la grande manifestation qui doit avoir lieu, le 21 septembre, place de( la Nation, a été définitivement arrêté par la commission des fêtes.
- La cérémonie aura lieu à deux heures précises. Elle sera présidée par M. Carnot, qui sera entouré de tous les membres du gouvernement.
- Tous les corps constitués de l’Etat y seront représentés par des délégations.
- Des discours seront prononcés par M. Tirard, par M. Chautemps, président du conseil municipal, et aussi, très probablement, par le président de la République.
- Le défilé des troupes (douze mille hommes environ) constituera, pour le public, le côté attrayant de la cérémonie.
- Le soir, tout le quartier de la place de la Nation sera illuminé et il y aura des réjouissances diverses sur la voie publique.
- Aujourd’hui, on commencera à construire, autour du grand bassin au milieu duquel s’élève le monument, les estrades pour les invités.
- Il va être lancé vingt mille invitations pour cette solennité.
- Les sociétés ouvrières, les sociétés patriotiques, les sociétés musicales et orphéoniques, les sociétés de tir et de gymnastique qui voudraient prendre part au défilé qui aura lieu devant le monument, sont priées de se faire inscrire d’urgence dans les bureaux de M. Alphand, commissaire général des fêtes du Centenaire, à l’Hôtel de Ville et avenue de La Bourdonnais, 22, de dix heures à quatre heures.
- Toutes les sociétés devront être rendues à une heure et demie aux emplacements qui leur seront indiqués par les commissaires, avenue Philippe-Auguste.
- AUTOUR DE L’EXPOSITION
- Le mois de septembre est signalé par une recrudescence d’étrangers de toute provenance qui, au sortir de l’Exposition universelle, vien-n ent tous à la Nouvelle Bastille dont les attractions rétrospectives de la journée et la prise à main armée dans la soirée sont le rendez-vous quotidien des Parisiens.
- Aussi l’administration de cette remarquable Exposition rétrospective, se préoccupant des conditions atmosphériques, qui vohît exposer le public à la fraîcheur du soir, songe-t-elle à lui offrir un abri confortable, après la prise et l’embrasement de la forteresse, qui ont lieu en plein air, tous les soirs, à neuf heures et demie.
- Les spectateurs trouveront cet abri dans la magnifique salle des fêtes où les représentations ordinaires des pantomimes du dix-huitième siècle, du ballet des trois couleurs et de la Gavotte Louis XV, alterneront, à partir de cette semaine, avec une reconstitution inédite du Théâtre Tcibarin.
- On y entendra et on y verra les parades et farces du célèbre bouffon de la place Dauphine, I qui faisait la joie des seigneurs et dames de la
- cour de 1618 à 1622. L’auteur, tout en respectant le langage et la tradition du bouffon légendaire, a réussi à donner au scénario un tour aimable per mettant d’être entendu par toutes les oreilles.
- A l’usage des érudits qui visitent journellement la Bastille, avides des curiosités littéraires et théâtrales, nous rappellerons, en passant, que c’est après Tamarin que naquit le théâtre de Molière. C’est un vif contraste avec certaines insanités des temps présents.
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- LES CONGRÈS
- Congrès des chemins de fer
- Lundi matin, le congrès des chemins de fer s’est réuni et a constitué ainsi son bureau :
- fre section (Voies et travaux), — Président, sir Andrew Fairbairn, ancien membre du parlement anglais, administrateur du Great Northern Railway. Secrétaire, M. Perle, ingénieur hollandais.
- 2e section (Traction et matériel). — Président, M. Frescot, directeur de la traction du réseau italien de la Méditerranée ; secrétaire, M. Glérault, ingénieur de la traction à la compagnie de l’Ouest.
- 5e section (Exploitation). — Président, M. J. de Ludwigh, directeur général des chemins de fer hongrois ; secrétaire, M. de Espergueira, inspecte ur général des travaux publics et des mines du Portugal.
- 4e section (Ordre général). —- Président, M. No-blemaire; directeur de la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée ; secrétaire, M. de Perl, conseiller d’Etat russe.
- 5e section (Chemins de fer secondaires). — Président, M. Urban, directeur général du Grand Cen-tr al belge; secrétaire, M. de Burlet, directeur général de la Société nationale des chemins vicinaux belges.
- Jeudi soir les congressistes se retrouveront à l’Opéra où une représentation de gala composée du premier acte d'Aïda, du premier acte de l’Africaine et de Coppèlia leur sera offerte. Samedi prochain, le gouvernement leur donnera un banquet au palais de l’Industrie.
- M. le président de la République recevra les membres du congrès dimanche, à Fontainebleau.
- Après l’installation de leurs bureaux les sections du congrès international des chemins de fer ont commencé la discussion des quarante et une questions portées à l’ordre du jour.
- La première section a terminé l’examen de la première question :
- « Résultats acquis par l’emploi de métal de qualités différentes pour les rails et les accessoires de la voie ; chercher à déterminer, dans chaque cas, celle à laquelle il faut donner la préférence. « Rapporteur, M. Bricka, ingénieur en chef des chemins de fer de l’Etat français.
- La deuxième section a abordé la discussion de la huitième question : « Quels sont les moyens que l’expérience semble indiquer comme les plus efficaces pour faciliter le passage du matériel roulant dans les courbes ? Exposer les avantages et les inconvénients des bogies, boîtes radiales, trains Bis-sel, etc., en tenant compte des diverses circonstances de l’exploitation et de la nature de la ligne. «
- La discussion du rapport de M. Banderali, ingénieur-chef du service central du matériel à la Compagnie du Nord, n’est pas terminée.
- La troisième section s’est prononcée sur la question : « Quelles sont les meilleures dispositions à recommander pour l’aménagement des grandes gares à voyageurs, en vue d’amener un trafic très intense sur le moindre espace possible (dispositions des voies des quais et des bâtiments) ? » Rapporteurs, MM. Goffin, ingénieur en chef-directeur des chemins de l’Etat belge, et Cossiman, ingénieur de la Compagnie du Nord.
- La quatrième section a fait connaître ses idées sur la question 18 : » Situation respective des chemins
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- de fer et des voies navigables au point de vue des impôts et des charges diverses qui, dans les différents pays de l’Europe, pèsent sur les transports effectués par l’un ou l’autre de ces modes de commu-, rncation. » Le rapport émane de M. Colson, ingénieur des ponts et chaussées, maître de requête au Conseil d’Etat.
- Enfin, la cinquième section s’est prononcée sur la question : « Quelle est la charge utile dont doivent être capables les vagons à marchandises des chemins de fer secondaires? »
- Les travaux des sections doivent être soumis à une assemblée plénière du congrès qui sera tenue vendredi prochain.
- Le congrès de mécanique appliquée
- Lundi matin a eu lieu, au Conservatoire des Arts et Métiers, l’ouverture du congrès international de mécanique appliquée, sous la présidence de AI. Fhilipps, de l’Institut, inspecteur général des mines en retraite.
- AI. Philipps a d’abord rappelé aux membres du Congrès les six rapports désignés par le comité d’organisation pour être discutés en séance générale. Ce sont un rapport de M. Tresca sur l’unification du cheval vapeur ; de M. Boudenoot, sur la transmission et la distribution du travail ; de M. Philipps (mesures d’élasticité), de MM. Cornut (essais de résistance des matériaux) ; Hirsch (les machines thermiques) ; Richard (la production mécanique et l’utilisation du froid artificiel), et Mallet (machines à vapeur à détente en plusieurs cylindres). En outre, A'I. Polonceau fera une conférence sur les progrès des machines à vapeur ; M. Bour, sur les progrès des Associations de propriétaires d’appareils à vapeur, et Al. Olry, sur les progrès des appareils à production de vapeur; chaudières à petits éléments.
- Le congrès a procédé ensuite à l’élection de son bureau et a nommé président, M. Philipps ; vice-présidents, MM. Gottschalk, membre du comité consultatif des chemins de fer, et Farcot. ingénieur-constructeur ; secrétaires, MM. Tresca, professeur à l’Ecole centrale ; Max de Nansouty, rédacteur en chef du Génie civil, et Boudenoot, ingénieur civil des mines. Des délégués étrangers, MM. Bramwel (Angleterre), Krafft (Belgique), le général Menabrea (Italie), etc., ont été nommés vice-présidents adjoints.
- Les séances générales auront lieu tous les matins, jusqu’au vendredi 20, jour de clôture; les séances des sections se tiendront l’après-midi et seront suivies de visites à l’Exposition.
- Le congrès de chronométrie
- Le congrès international de chronométrie, qui a tenu ses séances à l’Observatoire de Paris, vient de terminer ses travaux. La question de l’unification internationale de .l’heure et du premier méridien était formellement exclue des discussions.
- Le congrès s’est occupé des régulateurs astronomiques, chronomètres de marine, chronomètres de poche et instruments chronométriques divers. De l’horlogerie civile et monumentale. Des procédés mécaniques de construction. Des conditions industrielles et économiques de la fabrication. De tout ce qui concerne le réglage : isochronisme, positions, compensation et température, influences magnétiques. De la réglementation des épreuves, matériel, bulletins d’épreuves, comparaison et uniformisation des divers règlements. De la conservation du ré-, glage et des marches à terre et à la mer. Des perturbations et formules des marches. De la transmission et de la distribution de l’heure, et enfin des applications de la chronométrie à la science.
- M. le vice-amiral Fauque de .Jonquières présidait, assisté de MM. Phillips, Cornu et Wolff, membres de l’Institut; contre-amiral Alouchez; Rodanet, directeur de l’Ecole d’horlogerie de Paris; Gaspari, ingénieur hydrographe de la marine ; lieutenant-colonel Bassot ; major d’Avila, pair du royaume de Portugal; Christie, directeur de l’Observatoire de Greenwich; colonel Gautier, directeur de l’Observatoire de Genève ; Gylden, directeur de l’Observa-i°ire de Stockolm ; Hirn, corresnondant de l’Acadé-ftde des sciences à Colmar; le général Ibanez, mar-
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- PALAIS DU TROCADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- Auditions musicales
- «Jeudi 19 Septembre, à deux heures un quart précises
- Les Portes ouvriront à une heure et demie
- GRANDE AUDITION OFFICIELLE
- DE L’ORCHESTRE DU
- THÉÂTRE NATIONAL DE L’OPÉRA
- Soli, Chœurs et Orchestre. — 220 EXÉCUTANTS sous la direction de
- m. v I A N e s i
- PROGRAMME
- Deuxième Partie
- 5. Françoise de Rimini......... A. Thomas.
- Prologue.
- Francesca. Aimes Bosrpan.
- Virgile.... Adiny.
- Paolo... AIM. Muratet.
- Dante.... Plançon.
- 6. Sapho.,...................... Ch. Gounod.
- a. Final du 1er acte.—b. Stances.
- Mme Adiny.
- 7. Guido et Ginevra............. Halévv.
- Scène et air du Tombeau.
- Al. Duc.
- 8. La Tes taie.................. Spontini.
- Final du 2e acte.
- M. Plançon et les chœurs.
- quis de Mulhasen, de Madrid; Mac Leod, de Montréal; Newcomb, de Washington; Peters,de Konigs-berg ; contre-amiral baron de Teffé, du Brésil;
- Struve, de Poulkova; Thiele, de Copenhague, etc.
- Le congrès des Sociétés par actions
- Deux cents adhérents environ ont pris part au congrès international des Sociétés par actions, qui s’est ouvert sous la présidence de M. Larombière.
- Parmi eux figuraient : AIM. Guillery, ancien président de la chambre des représentants ; Lyon-Caen,
- Renaudt, professeur à la Faculté de droit de Paris, etc., etc.
- Des délibérations de ce congrès ont été des plus importantes. Il en ressort que les sociétés anonymes ou en commandite par actions ne doivent pas être soumises à l’autorisation préalable et qu’elles doivent être considérées comme commerciales. Le congrès est d’avis qu’il y a lieu d’établir une réglementation légale pour la constitution et le fonctionnement des sociétés par actions, et de soumettre leurs actes à une large publicité. Il a également émis le vœu que la loi ordonne la publication des statuts avant la souscription des actions, et qu’elle ne fixe ni le nombre minimum des actionnaires, ni la valeur minima des actions. Le congrès a exprimé l’avis qu’en cas de violation de la loi dans la constitution d’une société, les fondateurs, auteurs de cette violation, doivent être responsables, civilement d’abord, et ensuite correctionnellement s’il y a lieu ; l’esprit général des travaux de ce congrès a été de s’attacher à donner plus de garanties et de sécurité aux actionnaires, en obligeant les sociétés à s’administrer d’une façon plus appréciable, et à soumettre les actes de leur gestion à un contrôle plus précis.
- VARIÉTÉ
- L’exposition ouvrière
- Elle est bien négligée par le public et par la presse, cette pauvre exposition ouvrière, dit le chroniqueur de la République française. On l’a placée, aux Champs-Elysées, dans le pavillon de la ville de Paris dont elle occupe le tiers à peine, et c’est en vain que des affiches et quelques notes dans les journaux ont annoncé que l’entrée en est gratuite Elle est pourtant, quoique toute petite, fort intéressante, et M. Carnot l’a bien jugée telle lorsqu’il l’a visitée avant son départ pour Fontainebleau. Les exposants parlent encore, avec des intonations de voix reconnaissantes, de la gracieuseté du président, de ses compliments et de la bienveillance qu’il a montrée à chacun d’eux. Ce souvenir les console-t-il d’être délaissés par la masse des curieux qui font la queue au pied de la tour Eiffel? J’en doute. Tous ces braves gens qui ont mis dans leurs « chefs-d’œuvre » le meilleur d’eux-mêmes, tout ce qu’ils possèdent d’imagination et d’habileté de main, éprouvent, au contraire, une grande amertume à se sentir ainsi dédaignés. Et rien n’est plus injuste que cette inattention et cette indifférence presque générales.
- Sans doute, l’exposition ouvrière est peu considérable ; elle ne réunit qu’une centaine d’exposants, mais, en raison de cela même, elle a un caractère d’originalité tout particulier qui devrait attirer le public vers elle.
- Au Champ de Mars, dans les galeries, on admirera maints produits des industries diverses,
- Première Partie
- 1. La Muette de Portici......... Auber.
- (a. Ouverture. — b. Duo).
- MM. Duc et Dubulle.
- 2. Herculanum................... J- David.
- a. Chœur des Chrétiens.—-b. Prière.
- 3. Patrie ........'............. Paladilhe.
- Ballet ; a. Passe-Pieds. — b. Pavane. — c. Valse. —d. Andante et Finale.
- 4. Le Roi de Lahore............. J. Massenet.
- Final du 1er acte.
- Sita.... Mmes Adiny.
- Kaled.. Agussol.
- Alim... MM. Muratet.
- Scindia. Plançon.
- Timour. Dubulle.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- manufacturés par des usiniers qui mettent en œuvre toutes les ressources de la mécanique moderne. Ce sont des étoffes, des bijoux rares ou des armes superbes, — mais ils sont le produit anonyme d’une collectivité qui suit les traditions et se conforme aux indications de la science, lui révélant le progrès. On ne perçoit pas là directement l’effort de volonté individuelle.
- L’exposition ouvrière aurait ce même défaut, c’est-à-dire elle eût été semblable à toutes les expositions plus ou moins grandes ou luxueuses si on l’avait faite très étendue, très importante.
- Tout d’abord, il avait été question au conseil municipal, d’attribuer un fort crédit aux chambres syndicales pour qu’elles organisassent elles-mêmes l’exposition ouvrière. Mais les chambres syndicales delà Bourse du travail ne sont guère unies entre elles; dès le premier jour, des discussions se produisirent. Un parti accusa l’autre de vouloir accaparer _ l’œuvre commune ; bref, on trancha ainsi la difficulté : on forma une commission devant laquelle comparurent les ouvriers qui désiraient exposer un spécimen de leur savoir-faire. Ils indiquèrent le chiffre de la subvention qu’ils jugeaient nécessaire à l’achèvement de leur travail. Après débat, la commission fixa définitivement ces chiffres et les transmit à la ratification du conseil municipal. M. Saint-Martin rédigea, à ce sujet, un rapport où l’on voit que la moyenne des sommes ainsi réparties varie entre 25 et 1,500 francs.
- C’est dans ces conditions, sur ces bases toutes nouvelles et avec le concours du conseil'municipal que l’exposition ouvrière s’est ouverte et a pris son aspect très significatif : on n’y trouvera pas beaucoup de vitrines garnies d’objets de grand prix où s’affirme un réel souci de la perfection de la forme. Les expositions de quelques chambres syndicales — dont les envois sont inscrits sous le nom d’un représentant unique — témoignent seules de ces intentions. La chambre syndicale des peintres en décor de Paris exhibe une cheminée en imitation de marbre; la chambre syndicale des mouleurs, des fragments de statues et un grand moulage du Fugit amorale Damé ; un membre delà chambre des tailleurs de pierre, M. Burlot, a construit une tour quadrangulaire qui dénote une science de la coupe très approfondie ; les chambres syndicales des bijoutiers, teinturiers, etc,, sont également exposantes, mais leurs plâtres, leurs bijoux et leurs laines ne nous montrent rien que le Champ de Mars ne renferme dans des proportions plus vastes. Aussi bien, ces associations sont au nombre de cinq ou six, sur un total de cent exposants.
- Cette exposition ouvrière est plutôt une exposition d’inventeurs, de petits inventeurs qui se sont longtemps creusé la cervelle pour produire un bibelot inédit, pour perfectionner un outil selon la connaissance qu’ils ont de ses usages.
- Chacun sait combien le camelot âge parisien est inventif, fécond en surprises et en créations qui lui donnent une vogue uni verselle. La plupart des camelots — les fabricants s’entend — sont des ouvriers qui exécutent eux-mêmes une idée qu’ils ont conçue. Il en est, dans la quantité, qui paraissent singulières, inapplicables ; mais en somme, de ces recherches et de cette dépense d’inventions propres à notre race, naît un commerce qui fait vivre des quartiers entiers, Il s’étale dans tout son beau, sous ce pavillon de la ville de Paris.
- Un minuscule catalogue crée, entre les exposants, des classes qui comprennent cinq ou six noms. Mais pour visiter une exposition de ce genre, où la fantaisie est maîtresse, le mieux est d’aller droit devant soi, sans guide, en s’arrêtant au passage devant les pancartes écrites à la main qui vantent naïvement les merveilles d’une découverte.
- Tout d’abord, on pourrait craindre que, devant les facilités accordées à la folle du logis, les appareils et les inventions un tantinet ridi-dicules ne fussent très abondants et, invinciblement, l’esprit se tourne dès l’entrée, avec une nuance d’ironie, vers une recherche des expositions de cette nature. Ce sera, pour les détracteurs d’œuvres populaires comme celle-là, une vaine espérance, une fausse joie. En un seul
- coin du pavillon, on peut regretter que la -place occupée ait été accordée à une exposition qui ne méritait pas une telle faveur.
- La directrice d’un pensionnat de jeunes filles qui s’intitule « Pensionnat anticlérical » a fait composer par ses élèves un tableau réellement grotesque : c’est une grande « machine » qui représente un château-fort peint sur verre. Douze fenêtres sont pratiquées dans la façade et fermées par des tapisseries où les enfants ont brodé un calendrier républicain. La notice qui y est jointe est conçue dans un style qui achève de rendre cette exhibition sotte et malencontreuse. 11 y est expliqué que dans le nouveau calendrier les mois seront de trente jours et cinq semaines, dont chacune comptera six journées. De la sorte, « le lundi sera supprimé»! De loin en loin, dans l’année, on célébrera quelques fêtes telles que celles de l’Agriculture, delà Jeunesse, delà Vieillesse, etc., et, comme si ce retour en arrière n’était pas suffisant déjà pour donner lieu de rire aux adversaires de la République, le calendrier remplace par une kyrielle de noms bizarrement choisis les saints en honneur : Théophile Gautier y figure auprès de Carnot, Frédéric Soulié non loin de Gay-Lussac, et au lendemain de la Saint-Rubens on souhaiterait désormais la Sainte-Jeanne d’Arc ! Avouez que ce dernier rapprochement' est charmant !
- Mais ce calendrier, « qui a coûté un an de travail », — les pauvres fillettes, que n’employait-on mieux leur temps? — est une exception, tout à fait unique, dans l’exposition. Les vitrines voisines contiennent les ouvrages d’excellents ouvriers qui n’ont pas eu des visées rénovatrices si hautes et si prétentieuses et qui se sont contentés simplement de faire de leur mieux.
- L’ébénisterie — toute la première — est une des industries où les artisans isolés excellent. Ils y emploient judicieusement les notions de dessin qu’ils ont acquises à l’école du soir, et leurs bahuts, leurs tables sont d’un style très pur, très correct. Us joignent à ce respect de la ligne une préoccupation qu’explique fort bien la gêne de leur vie quotidienne dans des intérieurs trop étroits : le plus beau meuble pour eux, autrement dit le plus utile, est celui qui se prête à différentes transformations et qui, sous un petit volume, offre' des commodités très diverses.
- Ainsi on voit, dans l’Exposition, des bahuts qui servent à la fois de bibliothèques, de théâtres enfantins et qui abritent une lanterne magique !
- Plus loin,M.Kremer (rue Grange:aux-Belles) montre un lit qui devient, à volonté, un cabinet de toilette pour les malades. L’invention vaut la peine d’être détaillée. La personne souffrante, en tirant un premier cordon, s’entoure de rideaux et fait l’obscurité autour d’elte. Puis, sous l’action d’un second jeu de cordons, une table se détache du ciel de lit et tombe, tout installée... En môme temps, la lumière électrique s’allume dans de petites lampes, et enfin un dernier rouage avance la tête du lit de façon à l’appuyer contre les reins du « patient ». Tout ce mécanisme est conçu et exécuté avec une précision très curieuse.
- Voici, ensuite, une splière-table-jardinière, créée par M. Vannesson, rue Rousselet. A première vue, ce meuble a l’aspect d’une mappemonde ; on fait jouer un ressort : la sphère s’ouvre comme une orange à demi écorcée. C’est la jardinière. On abat chaque quartier : la table est complète et solide.
- Un troisième exposant, M. Robin, passage Vaucouleurs, a enfermé une literie complète dans une valise, etc.
- Viennent ensuite les industries de • l’alimentation. 11 y a plusieurs modèles de cafetières économiques : la réserviste, de M. Dussand, qui se met en poche comme une bourse et la locomotive, une mignonne locomotive en métal. On dépose la poudre de café moulu dans le corps de la machine ; l’eau y pénètre, le sifflet prévient le consommateur de la confection de son breuvage et le sucre est enfermé dans le tender. Cela se vend chez M. Demazy. avenue des Gobelins. Enfin M. Bibolet, rue Civiaîe, a créé un modèle de nécessaire de cuisine qui. sous un tout petit volume, renferme dans trente-huit cases tous les ingrédients, liquides et so-
- lides, indispensables pour la cuisson d’un bon dîner entier.
- A côté de ces objets, que l’on aurait tort de taxer d’inutilités et de frivolités, car ils répondent bien aux besoins d’une certaine classe, figurent aussi des inventions dont la portée est toute différente et plus haute. M. Gault, rue Gide, à Levallois-Perret, a imaginé un système de cadran qui donne l’heure dans tous les pays du monde, à l’aide d’un appareil très pratique ; — un sculpteur-professeur de la ville de Paris’ M. Gauttard est l’auteur d’une méthode de dessin très savante et très utile : dès qu’un enfant a saisi la structure des objets qui l’environnent et qu’il sait tracer les lettres de l’alphabet, M. Gauttard le met à même de dessiner les êtres et les choses dont l’extérieur a, d’après sa méthode, un rapport immédiat avec ces objets et ces choses.
- M. Gauttard a également inventé un appareil à levier qui donne aux malades la facilité de se soulever eux-mêmes dans leur lit. Les hôpitaux militaires ont adopté ce système.
- Ce sont ensuite, un peu pêle-mêle, des objets en vannerie — un bateau et un train de chemin de fer — crées par M. Moreau, avenue d’Italie ; des spécimens de vernis à chapeau, de goudron inaltérable ; des bronzes d’art à bon marché reproduisant la Bastille ; des fleurs artificielles par un « professeur » émérite ; des placages de bois sur zinc et sur étoffe (système Brunfaut) qui permettent aux modistes de faire des chapeaux en véritable acajou ; des modèles de faux dentiers ; un piano Lescuyer dont le mécanisme met en mouvement une harpe, etc.
- La liste exacte de toutes ces inventions serait trop longue à dresser. Je dois l’écourter à regret. Au surplus, il suffisait, à notre sens, de prouver que cette exposition donne, dans son ensemble, la mesure des efforts incessants que des ouvriers privés de toute aide font pour lutter contre la vie. A ce seul titre déjà, les résultats de leur travail sont dignes d’intérêt et méritent, comme les œuvres de leurs puissants voisiné et concurrents, une récompense.
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- Montée au Ier étage, par les piles Est et Ouest.
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- En partant du sol, par la pile Nord;
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- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est
- obligatoire.
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- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir; _
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leuiqchef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux tilles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes ’ les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gità-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Vendredi 20 Septembre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de VExposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de Y Exploitation),
- CHRONIQUE
- Les aménités électorales sont dans la période aiguë. Les affiches se placardent les unes sur les autres, l’encre, la colle, les injures coulent et débordent dans Paris et leur marée monte dans les départements.
- Seule, l’Exposition semble indemne, la contagion n’a pas pénétré dans son enceinte. Et pendant que quatre pelés ne peuvent plus rencontrer un tondu hors dé cette enceinte sans que cela tourne à l’aigre, vous avez le spectacle de cent cinquante mille personnes paisibles concentrées sur une superficie d’une centaine d’hectares, qui se promènent, se coudoient, sans qu’il arrive à aucun de demander à son voisin, ce qu’il est, ce qu’il veut, ce qu’il pense et même ce qu’il ne pense pas.
- C’est le calme, la concorde, la paix de l’esprit séparée de l’agitation, de la haine, des troubles de l’esprit, par quoi? par une faible palissade en bois.
- Les guichets sont des vestiaires dans lesquels on dépose les loques frippées de la politique, pour faire peau neuve en déposant son ticket.
- Le timbre du contrôleur annonce que l’homme nouveau pénètre dans l’enceinte de l’Exposition.
- Qui donc ose dire qu’il n’y a plus de miracles ?
- Pleurez, gens de la politique troublante et troublée, votre r o y a um e n’est pas dans notre Exposition !
- Pleurez ! pleurez ! pleurez !
- DANS UN ESCALIER DE LA TOUR.
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Nous avons jusqu’à présent enregistré scrupuleusement tous les éloges que nos voisins ont fait de notre grande Exposition ; quand ils viennent d’amis, ils nous sont précieux ; mais on pourrait les croire dictés par la complaisance et îa sympathie.
- Quand ils viennent de l’Allemagne, on ne peut y voir que l’expression, même atténuée de la vérité.
- C’est ainsi qu’une partie de la presse allemande commence à reconnaître le succès qu’obtient l’Exposition de Paris.
- La Gazette nationale constate que l’Exposition est une des entreprises des temps modernes dont les projets ont été le plus mûrement pesés dans toutes leurs parties et dont l’exécution a été le plus parfaitement réussie. Ce journal ajoute qu’il est peu probable qu’il soit possible, avant longtemps, qu’aucune ville du monde puisse surpasser Paris dans aucune entreprise du même genre.
- D’autre part, M. Stockbauer, qui avait été envoyé par le Geiverbe-Muséum (musée commercial) de Nuremberg, pour étudier l’Exposition, a publié son rapport auquel nous empruntons les passages suivants :
- Tout visiteur de l’Exposition de Paris peut résumer son impression dans un seul mot : grandiose. Tout est grandiose : le plan, l’exécution, les résul-' tats obtenus, les constructions et la masse des visiteurs.
- Tout Paris est à l’Exposition et, cependant, on n’est pas gêné. Personne pour vous obliger à déposer votre canne ; pas de surveillant qui gêne dans l’admiration prolongée qui vous arrête; pas d’écriteau qui vous oblige à vous conformer aux ordres de la direction. Tout est beau et admirable, et de longtemps le souvenir en restera à ceux qui ont vu, et qui ont constaté avec quelle merveilleuse exactitude et régularité tout fonctionne dans cette Exposition.
- Partout des surprises ! Et c’est avec un sentiment de tristesse qu’on pense au rôle qu’aurait joué l’Allemagne, .si elle avait pris part à l’Exposition. Il faut espérer que beaucoup d’Allemands seront venus à Paris pour comprendre quel immense abîme nous sépare encore de la France, en tout ce qui concerne l’art et le goût. On me dira que nous ne sommes pas les seuls. Que ceux auxquels cette consolation suffit se consolent ! Pour mon compte, je constate que la France a essayé d’atteindre et atteint un but idéal : faire comprendre au monde sa grandeur et sa puissance, et montrer les admirables travaux de ses habitants.
- Il a bien fallu songer à préserver du froid les exotiques de l’Esplanade :
- Ainsi les Sénégalais, Canaques et Annamites, au lieu d’habiter les huttes construites par eux, seront désormais logés dans les baraquements en planches établis en bordure de la rue de Cons-tantine. Ajoutons que l’autre matin une distribution de douillettes a été faite au village tonkinois.
- Au kampong javanais, les grandes cases, où les indigènes passaient la nuit, ont été déjà doublées à l’intérieur d’épaisses cloisons de paille qui n’v laissent pas pénétrer le froid.
- Et cependant il ne faudrait pas trop s’apitoyer sur le sort des exotiques, sur celui des Tonkinois en particulier. L’impresario de ces derniers, M. Viterbo, a assuré à un de nos confrères qu’au Tonkin ils subissaient des froids beaucoup plus vifs.
- Qu’ils prennent donc patience jusqu’à la lin de l’Exposition ; ils étaient une des curiosités de la grande exhibition ; il ne faut pas, dans la mesure du possible, que nous soyons privés d’eux avant la fermeture.
- ***
- Avez-vous remarqué que sur le registre du
- Figaro, à la seconde plate-forme de la Tour, c’est à qui enverra des baisers : les uns à leur femme, les autres à leur fille, à leur maîtresse, voire à leur belle-mère ! — c’est une avalanche d’embrassades de toutes sortes ; sur cent visiteurs, il y a plus de cinquante embrasseurs.
- Il faut croire que la chaleur des sentiments est en raison directe de l’altitude : le cœur se dilate, s’améliore, s’épanche à mesure que l’on monte, et si Ton pouvait maintenir l’humanité dans cette gamme d’amativité, nul doute que le problème si inquiétant de la dépopulation de la France ne soit promptement résolu.
- L’influence de la Tour aura donc été moralisatrice et utile au premier chef.
- #**
- Mais, maintenant, voici le vice-ver s a :
- Un de mes amis est resté au pied de la Tour.
- — Que fais-tu là?
- — J’attends que ma mie soit tout en haut.
- — Pourquoi?
- — Pour lui envoyer un baiser... ça me changera des inscriptions du Figaro de la Tour.
- De bas en haut, au lieu d’être de haut en bas.
- F. L.
- BANQUET D’INGENIEURS
- Gomme nous le disions hier en dernière heure, après une ascension à la tour de 300 mètres, les ingénieurs français ont offert au premier étage de la Tour, à leurs collègues étrangers venus en délégation à Paris, un déjeuner qui a réuni 260 convives.
- Au dessert, M. Eiffel a porté un toast à l’industrie. Au cours de son allocution, il a rappelé les premiers travaux français exécutés en Russie qui ont donné naissance chez cette nation au corps des ingénieurs.
- Plusieurs ingénieurs étrangers ont pris la parole pour remercier les ingénieurs français.
- Quelques noms dans le nombre : espagnols : MM. Thos, Ybarreta, Garcia Faria, de'Cher-ruca ; brésiliens : MM. Pereira , Galvao, de Mello; russes : MM. Sokoloff, Baranoff, Jabloch-koff, Borodine ; de la Société des ingénieurs civils : MM. Mathieu, ancien président ; Brüll, Lipmann,. Ganet, Ghabrié, de Dax, etc.; de l’ad-ministratiorffde la Société de la Tour : MM. Salles, Ansaloni, Thomas, Holfeld.
- Après le banquet, M. Ansaloni a fait visiter à la plus grande partie des banqueteurs les machines des ascenseurs de chaque pilier.
- Dernière Heure
- L’Ode triomphale
- Hier soir, pour la quatrième fois, ont retenti sous les voûtes du palais de l’Industrie les accents de Y Ode triomphale de Mme Augusta IIol-mès. Cette audition était donnée, nous l’avons dit, au bénéfice des incendiés d’Anvers : la soirée aura été fructueuse pour les victimes, car l’immense salle de spectacle était comble.
- Dans la tribune officielle avaient pris place MM. de Bruyn, ministre des travaux publics de Belgique; le baron Beyens, ministre plénipotentiaire de Belgique à Paris ; Tirard, président du conseil, qui avait payé sa place cent francs ; Poubelle, préfet de la Seine; Alphand, Bouvard, de Mallevoue et de nombreuses notabilités de la colonie belge de Paris.
- Le chœur des jeunes gens et des jeunes filles a été bissé.
- La représentation s’est terminée par la Marseillaise. Beaucoup de spectateurs ont également demandé la Brabançonne, mais comme l’orchestre n’avait pas eu la précaution d’apprendre cet hymne, il lui a été impossible de donner cette marque de courtoisie à nos amis les Belges.
- Réceptions officielles
- Le président de la République arrivera demain soir à Paris. Il recevra samedi matin les ambassadeurs marocains qui lui apportent les présents du sultan du Maroc.
- Le roi du Boundou, Ousman Gassv, sera reçu le même jour par M. Carnot.
- Au Trocailéro
- Aujourd’hui, à quatre heures, au palais du Trocadéro, conférence de M. Gaston Tissandier sur le présent et l’avenir de la navigation aérienne.
- Lundi prochain, 23 septembre, dans la salle des fêtes du Trocadéro, onzième séance d’orgue, donnée par M. Emile Bouichère, maître de chapelle de la Trinité, avec le concours de Mlle Nardi et de MM. Saléza et Fournets, de TOpéra-Comi-que, et de M. Paul Viardot, violoniste.
- Conférences
- La Société de médecine pratique de Paris fera demain sa quinzième promenade dans l’Exposition, sous la direction de M. A. Poirier. Cette visite sera consacrée à l’explication des objets exposés au Palais de l’Alimentation.
- Une saisie
- Une saisie curieuse vient d’être effectuée dans les vitrines d’un exposant de la section américaine, miss de Broc, exposant de brochures religieuses, et spécialement d’un ouvrage contenant des pronostics sur Jérôme-Napoléon et sur... Boulanger. Avis a été communiqué à M. le préfet de police, qui prendra les mesures nécessaires contre la boulangiste miss.
- Nos hôtes
- Les ambassadeurs marocains, enchantés de l’accueil qui leur est fait, ont décidé de prolonger d’un jour la halte qu’ils devaient faire à Marseille.
- Les ambassadeurs partiront directement pour Paris aujourd’hui, à huit heures trente-cinq.
- Un détail sur nos hôtes de demain : ils emmènent avec eux leurs cuisiniers et ne mangent pas d’autres mets que ceux qu’ils préparent; ils ont donc fait leurs provisions de route pour ne pas avoir à recourir aux buffets.
- Les ambassadeurs arriveront à Paris demain vendredi. Avec les officiers qui les accompagnent et leurs domestiques, ils sont au nombre de trente-deux.
- A
- Il se confirme que l’infante Isabelle arrivera dans les premiers jours d’octobre à Paris.
- A
- Quant au czarewitch, son voyage à Paris est définitivement abandonné, il ne viendra pas visiter l’Exposition. Il s’est embarqué hier à Kiel, sur la Tzarewna, pour se rendre à Copenhague. *
- Nous avons publié la liste des fêtes offertes aux membres du congrès des chemins de fer. Il faut y ajouter la réception que M. le président et les membres du Conseil municipal de la ville de Paris donneront en leur honneur à l’Hôtel de Ville, demain vendredi 20 septembre, à cinq heures du soir Après la réception, les membres du congrès visiteront lTIôtel de Ville, sous la conduite des ingénieurs et architectes du service municipal.
- A la Tour Eiffel
- Les membres de la commission du mètre, au nombre de douze personnes, ont fait, ce matin de très bonite heure, l’ascension complète de la Tour. , ,
- M. Mascart, directeur de l’observatoire météorologique de Paris, les a présentés à M. Ansalom, l’un'’des administrateurs de la société de la Tour, qui la leur a fait visiter de bas en haut.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 143.788
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- la même journée :
- 1er étage............... 12.030
- Du 1er au 2me........... 7.731
- 2e étage direct............ 2.829
- Du 2e étage au sommet... 4.618
- En tout.............. 27.208
- A'os hôtes
- S. E. M. Alexandre Lahovari, ministre des affaires étrangères de Roumanie, est notre hôte depuis trois jours. M. Lahovari vient à Paris pour placer son jeune fils au lycée Louis-le-Grand, lycée dont il a été lui-même Pun des plus brillants élèves.
- Le comte de Flandre, frère du roi de Belgique, viendra vers la fin du mois à Paris, pour visiter l’Exposition. Il fera un séjour d’environ une semaine.
- Lue Croix méritée
- Le vicomte Mélicio, président de la commission portugaise, vient d’être nommé commandeur de la Légion d’honneur.
- On sait qu’à défaut de représentation officielle l’exposition du Portugal est l’œuvre collective de quatre compagnies qui sont de véritables puissances dans ce royaume. C’est de leur initiative commune que sortit la grande commission chargée d’organiser la section portugaise, et par qui le vicomte Melicio fut acclamé président.
- De zélé patriote a reçu de ses concitoyens une première récompense par sa réélection récente comme pair du royaume. La haute distinction que lui accorde aujourd’hui le gouvernement français est le complément, en quelque sorte, de la première.
- M. Melicio est propriétaire-directeur d’un journal du plus grand format et d’une grande influence politique : le Comercio de Portugal.
- La Tombola
- Le placement des billets de la tombola de l’Exposition s’opère avec succès. Dimanche dernier, plus de 30,000 billets ont été vendus au Champ de Mars.
- Vingt jeunes filles ont été chargées delà vente des billets dans l’intérieur de l’Exposition. Elles porteront un brassard comme signe distinctif
- Auditions
- Mercredi soir, dans la galerie de Beauvais, à l’Exposition., le public a fort applaudi les charmantes pianistes Lydie et Jenny Pirodon, dans différents morceaux à quatre mains et à deux pianos. Au programme se trouvaient réunis les noms de Mozart, Pfeiffert, Saint-Saëns, Thomé, B. Godard et Au-gusta Holmès; on a particulièrement remarqué plusieurs transcriptions des deux jeunes artistes, dont l’éloge n’est plus- à faire. Nous espérons avoir encore le plaisir d’admirer leur talent original et expressif avant la fermeture de l’Exposition. Pour cette seconde audition, qu’on ne saurait nous refuser, plus d’un dilettante aura, comme mercredi soir, peine à trouver place dans la galerie de Beauvais.
- Une croix
- M. Carnot vient d’envoyer la croix de chevalier de la Légion d’honneur à M. Bender, chef de la musique des grenadiers belges. On se souvient que ce corps de musique était venu à Paris pour l’inauguration de l’Exposition.
- Sur la Tour
- Ousman Gassy, roi du Boundou, fa fait avant-hier matin l’ascension de la Tour Eiffel, en compagnie de son frère Siré Thouré, d’un de ses ministres, d’un interprète et du lieutenant Coumba, des tirailleurs sénégalais.
- Le roi nègre a été reçu par M. Ansaloni, qui lui a remis une médaille commémorative de l’ascension.
- Vandalisme
- On a détérioré mardi une des statues du pavillon de Siam : un ornement doré entourant l’oreille de cette statue a été enlevé. Voilà plusieurs fois que des faits semblables se produisent; d’après l'enquête qui a été ouverte, on suppose qu’ils sont dus à des collectionneurs, qui agissent ainsi pour emporter des souvenirs de l’Exposition.
- IL Edison
- M. Edison a quitté Berlin lundi : il se rend à Heidelberg où il assistera au congrès des naturalistes. On dit qu’il renverra le phonographe à Berlin la semaine prochaine, pour que l’empereur puisse assister à de nouvelles expériences.
- Une confusion
- Une confusion dans la collation des chiffres a amoindri le total des entrées que nous avons publiées hier. Les entrées à fin août étaient de 14,486,741 et non de 12,242,765. En y ajoutant les entrées de la première quinzaine de septembre, soit 2,610,211, on arrive au total de 17,096,952.
- Les entrées, en 1878, s’étaient élevées, jusqu’au 15 septembre, à 8,287,999. La différence est donc jusqu’ici de 8,808,953 entre les entrées de 1878 et celles de 1889.
- La Fête du 29 et la distribution des récompenses
- La commission des fêtes a tenu, ce matin, une courte séance au Palais de l’Industrie. On s’y est occupé de là fête du 29; quelques nouvelles dispositions de détail ont été prises concernant le placement des invités.
- Nous dirons dans notre prochain numéro, les décisions qui auront été prises.
- Les Etrangers à l’Exposition
- On annonce l’arrivée à Paris des ingénieurs de l’Iron and Steel Institute.
- Ils seront présentés le 24 à la Société des ingénieurs civils par Sir James Kitson, leur président, et se réuniront à l’Exposition dans la journée.
- Une ascension générale à la Tour aura lieu le surlendemain matin, à huit heures et demie.
- Au Trocadéro
- Demain vendredi, à deux heures et demie, aura lieu dans la grande salle des Fêtes du Trocadéro, le concert donné par la Société chorale et Estudiantina de Saint-Sébastien (80 exécutants), dirigée par II Senor Mariano Arnao.
- . Nous donnons le programme de cette matinée à la page 5.
- Procédés amicaux
- Le comité de l’Exposition du Guatemala vient de faire frapper des médailles commémorativps en or et en argent qu’il a distribuées, avec des diplômes de parchemin, au personnel supérieur del’Exploita-tion.
- Avis aux intéressés
- On répand depuis quelques semaines le programme d’un concours international de produits alimentaires, et notamment de boissons, qui doit s’ouvrir à Paris, le 15 octobre. Un prix d’admission de 50 fr. est demandé, et une autre somme égale sera réclamée pour frais d’installation dans un local qui n’est nas encore déterminé. Ce concours n’a aucun patronage officiel. r" i
- L’administration de l’Exposition universelle de 1889, soucieuse des intérêts des exposants français et étrangers que le jury international vient de récompenser, s’opposera à l’émission des diplômes que les organisateurs du concours en question se proposent de décerner avec la mention : Paris 1889, Grand concours international, comme l’indique les prospectus et les circulaires envoyés.
- Il importe, en effet, qu’aucun titre de récompense de cette espèce ne soit remis à des personnes peu scrupuleuses qui pourraient s’en servir pour faire croire qu’elles sont lauréats de l’Exposition du Champ de Mars.
- Nous croyons savoir que M. G. Berger a averti en conséquence les organisateurs du concours annoncé.
- Les délégués ouvriers étrangers
- M. Francis Elliot, chargé d’affaires à l’ambassade d’Angleterre, a présenté hier matin à M. Tirard une députation de l’association des ouvriers de Londres déléguée à l’Exposition pour étudier les diverses industries qui y sont représentées.
- M. G. Botter, président de l’association, qui fait partie de la délégation, a exprimé les félicitations des ouvriers anglais pour le succès de l’Exposition et les sentiments d’amitié dont ils sont animés à l’égard de leurs camarades français.
- M. Tirard a vivement remercié M. G. Potter et la députation de leur démarche. Il les a priés d’être, à leur retour en Angleterre, ses interprètes auprès des diverses industries qu’ils représentent, pour
- l’empressement qu’elles ont mis à participer à l’Exposition, cette grande fête des travailleurs.
- Date définitive de la distribution des récompenses
- M. Tirard, président du conseil, commissaire général de l’Exposition, a déûnitrcement fixé la distribution des récompenses au dimanche 29 septembre.
- A cette occasion, des discours seront jDrononcés par M. le président de la République et par M. le président du. conseil.
- A la section italienne
- Le modèle du monument érigé à Rome, le 19 juin dernier, à la mémoire de Giordano Bruno, figure à l’Exposition, dans la section italienne. Il a valu à son auteur, le sculpteur Ferrari, un diplôme d’honneur.
- Chez Buffalo-Bill’s
- Le succès des représentations de Buffalo-Bill’s avait été si grand dès les premiers jours, qu’on ne pouvait croire qu’il pût être dépassé. Et pourtant tous les jours, en matinée et en soirée, on refuse du monde au contrôle. Une heure avant et une heure après la représentation, le public envahit littéralement l’immense campement des cow-boys et des Indiens, retenu très longtemps par les musiques de la troupe yankee et des tziganes du café-restaurant.
- Au Trocadéro
- Le septième concours d’horticulture s’ouvrira au Trocadéro demain vendredi 20 septembre, et durera jusqu’au mercredi suivant.
- Le comité de la chambre de commerce horticole de Bruxelles a organisé dernièrement, à la Bourse de cette ville, une magnifique exposition des produits que les horticulteurs belges enverront sous peu à l’Exposition de Paris.
- Plus de 1,200 plantes figuraient à cette exhibition qui a obtenu le plus grand succès. L’envoi se composera de 60 paniers et de 4 wagons complets de plantes rares.
- Les agents d’assurances
- Une. centaine d’agents, des compagnies d’assurances italiennes viennent d’arriver à Paris pour visiter l’exposition d’économie sociale. Hier soir,, ils ont convié à un banquet un certain nombre de leurs collègues des compagnies françaises.
- Les condamnés à mort et M. Edison
- MM. les condamnés à mort pourront voter une adresse de remerciements à M. Edison, car d’une communication faite par le secrétaire perpétuel dans la séance de l’Académie des sciences, sur l’opinion du célèbre électricien américain relative à la mort par l’électricité, il résulte que le patient soumis à un courant alternatif de mille volts est foudroyé subitement et meurt sans aucune souffrance.
- Précoce gredin
- Mardi soir vers sept heures, un exposant du pavillon du Mexique, a arrêté lui-même un gamin de onze ans à peine, qui venait de prendre à son étalage une blague à tabac, et qui se sauvait à toutes jambes en s’apercevant qu’il avait été vu.
- L’exposant, après restitution de la blague, et en conséquence de son peu de valeur, ne voulait pas porter plainte contre ce gamin, et il se serait contenté de lui faire une verte admonestation : mais un gardien de la paix avait vu ce qui venait de se passer, et il remarqua que les poches du pantalon du jeune vaurien étaient passablement gonflées. Il fut alors fouillé et on le trouva porteur d’un gros paquet de cigarettes du Levant non entamé, et de couteaux à manche de nacre tout à fait semblables.
- Après un court interrogatoire que lui a fait subir M. Dhers, commissaire de police de l’Exposition, ce jeune garnement a été envoyé au Dépôt, d’où il sera expédié dans une maison de correction.
- Au commencement de son interrogatoire, et ce qui prouve la perversion de ce petit vaurien, il avait donné un faux nom et une fausse adresse.
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- AU TROCADÉRO
- Les horticulteurs ont vraiment dans les mains une baguette de fée pour commander aux fleurs et obtenir d’elles leur épanouissement à heure fixe, comme nous l’avons constaté d'ans la série des concours tenus au Trocadéro, à des dates déterminées longtemps à l’avance.
- Cette ponctualité, de la part de toutes ces individualités délicates, sensibles jusqu’au caprice, est d’une fragilité extrême: aussi, faut-il tout l’art qu’apportent nos horticulteurs dans les soins qu’ils leur prodiguent, pour qu’il n’y ait pas, au moment du levé du rideau des concours, trop de révoltées parmi ce charmant personnel, si varié de couleur, d’attitude et d’éclat.
- Notre Exposition universelle a été, sur ce point comme sur tous les autres, favorisée par un succès sans précédent car les concours du Trocadéro, dont nous avons rendu compte ici, n’ont rien laissé à désirer.
- C’était vraiment un délicieux et reposant spectacle que celui formé par ces beaux ensembles multicolores, dont la vue et les parfums jouaient le rôle de calmant au milieu des excitantes merveilles de leur entourage.
- Nous avons à rendre compte des deux derniers concours ; l’un qui s’est tenu du 16 au 21 août et l’autre du 6 au 11 septembre. Le premier était international, la Belgique y avait apporté ses plus belles productions de serre, aussi les vélums étaient-ils plus que complets.
- En suivant les pas du jury nous arrivons d’abord dans la classe 79 où nous voyons des lots de plantes nouvelles, obtenues de semis, et nous notons un rappel de premier prix avec mention concernant M. Crousse et des premiers à MM. Gourchault et Lemoine fils. Egalement des premiers prix à MM. Robert fils, Latour Morléac pour les plus belles plantes, espèces ou variétés mises dans le commerce depuis l’Exposition universelle de 1878.
- Comme exemplaires de belle culture le jury n’a décerné que des deuxièmes prix à Mme veuve Jamain et. à MM. Eberlé et Simon.
- Citons un rappel de premier prix de M. Vil-morin-Andrieux pour ses plantes annuelles d’ornement.
- Dans les reines-marguerites nous notons un premier prix à M. Forgeot et des deuxièmes prix à MM. Dupanloup et Gie, Thiebeau-Le-gendre, Vilmorin-Andrieux, Delahaye.
- Pour les rosiers, un deuxième prix à M. Le-vêque. A l’égard des fleurs coupées, nous constatons avec plaisir un premier prix avec mention décerné à M. Thiébaut aîné et un rappel de premier prix avec mention à MM. Souillard et Brunelet.
- En continuant notre revue, nous remarquons dans la classe 80 une collection nombreuse et très intéressante de produits maraîchers divers exposée par MM. Vilmorin et Ce, qui a mérité les félicitations du jury avec un premier prix. Nous admirons des ananas cultivés en pot qui ont valu un premier prix à M. Cremart jeune.
- Des premiers prix ont été décernés à MM. Hyacinthe Rigault et Joseph Rigault pour de très complètes collections de pommes de terre. Nous voyons aussi qu’un premier prix a été accordé à MM. Dupanloup et Ge pour une collection de légumes.
- Les autres lots de légumes ont été remarqués, mais n’ont donné lieu qu’à des seconds prix.
- Nous abordons maintenant la classe 81 et nous trouvons classés hors concours pour des vignes incisées, M. de Choiseul, et pour de superbes pêches, M. D. Vitry.
- Parmi les expositions de fruits frais divers des diverses sociétés, nous notons un premier prix à la Société horticole et vigneronne de
- l’Aube et un premier prix également à la So ciété de Montreuil-sous-Bois.
- Parmi les horticulteurs praticiens, nous remarquons les lots de MM. Salomon à Thomery, Croux à Châtenay, Boucher à Paris.
- Nous entrons maintenant dans la classe 83 (plantes de serre) et nous admirons sans réserve la belle collection d’orchidées qui a valu un premier prix avec mention à M. Peeters : d’autres collections fort belles aussi d’orchidées ont valu des premiers prix à MM. Martin, Vuylstek.
- De superbes dracanas, apportés par MM. Charron et Chantrier, leur ont fait décerner des premiers prix.
- La belle collection de maronta, exposés par M. Dallière, lui a fait attribuer un premier prix avec mention.
- Des premiers prix ont été attribués avec mention, à M. Delavier, pour ses aroïdées et ses palmiers; à M. Binot pour ses fougères arborescentes, ainsi qu’à M. Dallé.
- Des premiers prix également avec mention ont été attribués à de magnifiques lots de palmiers apportés par MM. Poignard et Hattin.
- Des premiers prix avec mention à MM. Chantrier frères, pour leur collection de Nepenthes, à M. Simon, pour ses cactées, et un premier prix à M. Dallière, pour sa collection déplantés grimpantes de serre, reconnue la plus belle. Parmi les Bégonia à feuillage ornemental nous voyons qu’un premier prix bien mérité a été décerné à M. Gogneau. Un premier prix avec mention àM. Van Houtte, pour sa belle collection de Bertolonia et Panevila.
- Nous remarquons plusieurs plantes fleuries introduites récemment en Europe par M. Ma-koy et Ce, qui lui ont valu un premier prix avec mention.
- Pour d’autres collections nous notons des premiers prix attribués à M. Peeters pour son odontoglosum vexillarium superbum, à M. Van Houtte pour ses plantes fleuries ou à feuillage, arrivées à un maximum de développement et de beauté.
- D’autres premiers prix ont été décernés à MM. Couamier, Peters Duval, Lelieu.
- Dans la catégorie des concours imprévus, des premiers prix avec mention ont été attribués à MM. Besson et à la société florale de Nice pour leurs plamées, à M. Simon pour sa collection d’euphorbes cactiformés, à MM. Chantrier frères, collection d’allocasia, à M. Vuyls-teke pour un lot d’odontoglossum, à M. Gillard (lot de Bonvardia), Delovier (collection de par-danées), à M. Dupont (ornementation d’une serre), à M. Landry (présentation de palmiers à divers âges élevés de semis par l’exposant.)
- A la commission impériale du Brésil, un premier prix avec mention pour la culture de la Victoria regia en pleine terre, et la décoration florale de la serre et du jardin du pavillon du Brésil.
- (A suivre). G. D.
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- CORRESPONDANCE
- Un de nos confrères de la presse départementale habitant Grenelle nous signale l’organisation plus que défectueuse du bureau de poste de la rue Lour-mel qui dessert ce quartier. Par suite de l’insuffisance du nombre des employés, un seul guichet est ouvert au public aux heures de départ des courriers. Get unique guichet doit suffire aux chargements, envois et retrait d’argent, affranchissements etc., car les employés des autres points sont accaparés par l’expédition du courrier. On se rend compte facilement des retards qu’une pareille organisation apporte à l’expédition des affaires et l’on devine l’encombrement qui doit se produire à ce malheureux guichet. Le public n’a qu’à ne pas être pressé.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
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- LES CONGRÈS
- Congrès international des chemins de fer
- La première section a terminé l’examen de la première question :
- « Résultats acquis par l’emploi de métal de qualités différentes pour les rails et les accessoires de la voie ; chercher à déterminer, dans chaque cas celle à laquelle il faut donner la préférence. »
- Rapporteur : M. Bricka, ingénieur en chef des chemins de fer de l’Etat français.
- La troisième section s’est prononcée sur la question :
- « Quelles sont les meilleures dispositions à recommander pour l’aménagement des grandes gares à voyageurs, en vue d’assurer un trafic très intense sur le moindre espace possible ? » (Disposition des voies, des quais et des bâtiments.)
- Rapporteurs : MM. Goffin, ingénieur en chef, directeur des chemins de fer de l’Etat belge, et Coos-man, ingénieur de la Compagnie du Nord.
- La quatrième section a fait connaître ses idées sur la question 18 :
- « Situation respective des chemins de fer et des voies navigables au point de vue des impôts et des charges diverses qui, dans les différents pays de l’Europe, pèsent sur les transports effectués par l’un ou l’autre de ces modes de communication. »
- Le rapport émane de M. Colson, ingénieur des p onts et chaussées, maître des requêtes au Conseil d’Etat.
- Enfin, la 5e section s’est prononcée sur la question :
- « Quelle est la charge utile dont doivent être capables les wagons à marchandises des chemins de fer secondaires? »
- Les travaux des sections doivent être soumis à une assemblée plénière du congrès, qui sera tenue vendredi prochain.
- Le congrès spirite
- Le congrès spirite et spiritualiste international a te nu lundi sa dernière séance. Nous avons conté à cette placé la séance d’ouverture. Durant huit jours les spirites ont beaucoup travaillé ou du moins beaucoup parlé sous la présidence de M. Jules Ler-mina. Ils étaient partagés en plusieurs sections, où l’on a longuement discuté les questions de spiritisme expérimental, de spiritisme philosophique, d’occultisme, de propagande, etc. Ruis dans deux réunions générales tous les spirites assemblés (au nombre d’environ 500) se sont communiqué les résultats de leurs travaux et se sont mutuellement exhortés à poursuivre leurs investigations et à propager leur foi. Des Espagnols, des Anglais, des Américains, des Hollandais, des Allemands sont venus, à tour de rôle, les uns dans leur langue ma-t ernelle, les autres en français, saluer leurs frères de France et leur dire avec de grandes effusions leur espoir de voir bientôt le spiritualisme universel opérer l’union des peuples. L’assemblée les acclamait tous, — souvent de confiance.
- Ce qui paraît surtout ressortir de tous les discours prononcés à ce congrès, c’est le caractère religieux du spiritisme. La plupart des harangues, qu’ont entendues les spirites réunis au Grand-Orient, ressemblaient fort à des sermons. C’est la même rhétorique et la même mimique que celles des prédicateurs. L’orateur qui paraît le plus en faveur parmi les spirites français est un certain M. Denis, qui a la parole facile, abondante, et toujours « vibrante». Il a le regard plein de feu, de belles attitudes d’apôtre et une profusion d’images romantiques à rendre jaloux le meilleur des disciples du Père Lacordaire. Il a une façon noble et attristée de déclarer : « Périssent nos noms, périsse notre mémoire, périsse notre honneur même, pourvu que la vérité, etc... » qui donne au plus humble des spirites l’orgueil mélancolique des martyrs obscurs et des héros inconnus. Les autres orateurs ont en général moins de faconde et moins d’ampleur,
- Le discours le plus original et, — il faut le reconnaître, — celui qui a mieux diverti, a été débité par M. l’abbé Rocca. Ce prêtre, à demi détaché de l’Eglise catholique, se présente dans un costume à demi ecclésiastique. Il a la face bien portante, un peu congestionnée, le regard vif et la voix formidable. Il commence, au milieu de la curiosité générale, par protester de sa volonté de ne point se séparer de l’Eglise, bien qu’il ait été déjà frappé d’interdit dans un diocèse; mais il ajoute que ce qu’il a à dire à l’assemblée est si grave qu’il aime mieux lire qu’improviser, et, après ce préambule, il
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- lit, avec des intonations de parade, une longue dissertation sur les doctrines « judéo-chrétiennes», dont il est l’apôtre.
- Il paraît résulter de ces considérations que nous sommes des « christ involués », des « dieux obscurcis » et qu’il ne faut pas confondre le « Christ-Soleil >•, « Christ-Médium » avec le « Christ du Vatican ». A ces derniers mots, le public, qui semblait un peu ahuri par le « judéo-christianisme » de M. l’abbé Rocca, se retrouve et trépigne d’enthousiasme. C’est du délire lorsque l’orateur dit leur fait aux « ultramontains », et, appelant à la rescousse saint Paul, saint Luc et Isaïe, « ce grand médium », injurie le clergé catholique avec les gestes, les formules et la réthorique que lui-même tient de l’E-o-lise. Qui croirait qu’il pût entrer tant d’anticléricalisme dans l’âme d’un spirite ? Il est vrai que nous sommes au Grand-Orient et qu’à plus d’une reprise la franc-maçonnerie a montré dans ce congrès le bout de l’oreille.
- Tout le monde n’a pas eu d’ailleurs au Congrès la même liberté que M. l’abbé Rocca pour exprimer ses opinions. Les orateurs s’en tenaient scrupuleusement aux généralités les plus vagues, tant on redoutait quelque brusque éclat de l’esprit de coterie. Le président, avec une grande vigilance rappelait à l’ordre les imprudents. A la dernière séance, un spirite hardi s’était avisé de se demander s’il ne con-viandrait pas de chercher un mot nouveau pour désigner Dieu; alors le président, M. Jules Lermina, avec un grand sérieux, lui fit observer qu’on avait sagement évité de parler de Dieu au Congrès, parce que certains spirites croient à son existence, et que d’autres n’y croient pas. On voit à quel prix ont été achetées la concorde et l’union entre les spirites réunis au Grand-Orient.
- ROUXEL, ftd’Armes,lGbr-Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration W
- (Suite)
- Les ascensions aérostatiques
- Un seul événement marqua cette trop courte promenade dans les airs ; Nadar le rapporte plaisamment dans les termes suivants :
- Allons bon !... s’écrie à côté de moi, une voix terrible.
- Nous fîmes tous un soubresaut, — sauf la dame, qui rêvait aux horizons, accoudée des deux mains sur le bord.
- Si absorbée qu’elle fût, je l’aurais cependant défiée de ne pas se retourner à ce cri.
- C’était le cri d’Eugène Delessert.
- Parbleu !
- Qu’est-ce qu’il y a ? lui demandai-je.
- Gomment ? ce qu’il y a ? Il y a que j’ai oublié la pince à sucre.
- Il y eut une salve de fou rire.
- Madame la princesse de la Tour-d’Auvergne laissa, dans l'esprit de Nadar, une impression profonde :
- Dans un des angles de la plate-forme, à l’arrière, se tenait accoudée et muette notre voyageuse.
- Je me penchai sur le bord, près d’elle, pour lui demander si elle se trouvait bien.
- Mais, dès que je l’eus regardée, je ne lui demandai rien....
- Elle tenait son regard fixé sur l’immense horizon où s’éteignaient dans les nuages gris les derniers feux du jour, et ses joues étaient inondées de larmes....
- Elle admirait sans doute. Peut-être priait-elle ?
- Je me retirai discrètement.
- Nadar se devait à lui-même une revanche. Il était impossible que le Géant restât sur sa lamentable chute de Meaux. D’ailleurs, le résultat poursuivi était bien loin d’être atteint ; les frais de la première ascension étaient considérables ût les recettes bien inférieures à ce qu’on espérait. Il fallait donc tenter une nouvelle expérience et se lancer une seconde fois dans l’espace.
- (lYLeChamp de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré»
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- PALAIS DU TROGADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- Vendredi 30 Septembre 1889, à deux heures et demie
- Les Portes ouvriront à une heure trois quarts
- ET
- ESTUDIANTINA DE SAINT-SEBASTIEN
- 80 EXÉCUTANTS
- Dirigée par II Senor MARIANO ARNAO
- PROGRAMME
- Première Partie
- Deuxième Partie
- 1. Viva Francia (pas redoublé).... Garcia
- Par la Estudiantina.
- 2. Charmangarria fZortzico)....... Santezteban
- Par les Choeurs.
- 3. Danse américaine ... .......... J. Perez
- Par la Estudiantina.
- 4. Orannena (Zortzico)............ Gorriti
- Par les Chœurs.
- 5. Seguidillas Le Secret de ma Dame Barvieri
- Par la Estudiantina.
- 6. Soirée d'automne............... L. de Rillé
- Par les Chœurs.
- 7. Mémoires d’un Etudiant (Jota).. Audrid
- Par la Estudiantina.
- 8. Urne Eder Bat (Zortzico)....... Santezteban
- Par les Chœurs.
- 1. Chanson de la Brise..........
- Parles Chœurs.
- 2. El Cenlenario de Calderon (pas
- redoublé)..................
- Par la Estudiantina.
- 3. Madrid.......................
- Par les Chœurs.
- 4. Danse « La Cubana »..'.......
- Par la Estudiantina.
- 5. Oh Eushal erri Maitea fZortzico)
- Par les Chœurs
- 6. Seguidillas de el Barberillo de
- Lavapies ...................
- Par la Estudiantina.
- 7. Sérénade d’Hiver.............
- Par les Chœurs.
- 8. Les Déesses de l’Olympe.......
- Par la Estudiantina.
- J. Cariez
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- Barvieri
- Saint-Saens
- Audrid
- Cette nouvelle expérience eut lieu le 18 octobre. Madame Nadar, Nadar, M. de Montgolfier, Lucien Thirion, Saint-Félix, Yon, Louis et Jules Godard, étaient du voyage. Cette fois, le? précautions étaient bien prises, on voulait aller loin.
- Le Champ de Mars, gardé par de nombreux sergents de ville et par de forts détachements de cavaliers et de troupes de ligne, était occupé par une foule immense. Afin de montrer l’importance du Géant, on gonflait, à côté de lui, un ballon de forme ordinaire.
- L’empereur avait voulu assister au départ, qui fut très beau.
- Poussé par un fort vent d’ouest, le Géant passa au-dessus de Lille, Bruxelles, Malines. L’ascension fut admirable. Ignorant le point où ils avaient été portés, les hardis voyageurs, craignant de rencontrer la mer, se décidèrent à prendre terre à la naissance du jour. Le vent faisait rage, la corde de la soupape, cette fois trop peu résistante, se brisa sous la main de Godard. Un traînage fou commença alors, et dura de vingt-cinq à trente minutes; tout un siècle !
- Les bonds du ballon, abandonné à lui-même, étaient désordonnés. Par un vent de quatorze à quinze lieues à l’heure, l’aérostat, portant sa maison, sautait à travers les prairies, renversant tous les obstacles qui s’opposaient à son passage. Luttant contre les éléments, plein de vie encore, il s’éleva soixante ou quatre-vingts fois, tantôt de quelques mètres, tantôt de quarante mètres environ, toujours pour retomber lourde-
- ment sur le sol, meurtrissant les voyageurs qui, tous, croyaient leur dernière heure venue.
- On put cependant ressaisir la corde de la soupape, et cette fois l’amarrer solidement.
- Le traînage continua longtemps encore, mais; las de combattre, le Géant tomba pour ne pas se relever, n’ayant plus à son bord que deux passagers : Madame Nadar et Nadar.
- On était dans le Hanovre, à Frehren, près Rethem.
- Quand on put se revoir et se compter, on constata que Madame Nadar était très grièvement contusionnée ; que Nadar avait une forte foulure au pied; que Saint-Félix avait les jambes cassées et que s’il n’y avait point eu de morts, c’était bien par miracle.
- (A suivre). E. Maindron.
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- LA BOURSE
- Les affaires sont absolument dénuées d’animation et cette situation menace de se prolonger au moins jusqu’au premier tour de scrutin ; car, il serait puéril de se le dissimuler, ce sont les élections seules qui arrêtent la Bourse ; en paralysant les demandes du comptant. La spéculation se déciderait encore à s’aventurer, mais, ne se sentant pas soutenue par le comptant, elle s’abstient.
- Le 3 0;0 a varié entre 85,25 et 85,52. En clôture, les dispositions étaient meilleures qu’au début. L’Amortissable est à 89,77. Le 4 R2 à 104,35. L’Italien à 91,97 après 91,65. L’Extérieure espagnole est ferme à 74,25 : il est de nouveau question d’un emprunt de 5 à 600 millions. Le 3 0[0 Portugais se tient aux environs de 68 francs. Le Crédit f oncier est à 1270, le Suez à 2280, le Nord à 1747,50.
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- 3° Une P resse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en bianc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs ;
- 4° Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
- 5° Une Utile, Presse typographique à pédale, système à platine ;
- 6° Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, l’une plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique ;
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique ; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ; -
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobinés de papier. Cette Machine produit a volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Un© Machin© Rotative, nouveau modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
- 12° Un© Machin© Rotative, cette Machine est montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
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- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la * Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Gruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo. dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Samedi 21 Septembre 1889
- 26 Série. — N° 128.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- L'HISTOIRE DE L'HABITATION HUMAINE
- (Suite).
- VI
- 4/-
- J§(bîbuo
- X&S.
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- Nous continuons la série complète des gravures de l’Histoire de Y Habitation humaine par les constructions orientales.
- C’est d’abord Yhabitation arabe. Ici M. Garnier n’a pu faire œuvre de synthèse. Il a donné la préférence à l’habitation marocaine composée d’un corps de logis et d’une cour fermée, avec portique. Et encore est-ce plutôt une habitation isolée de la campagne, qu’une maison des villes. Dans les cités arabes, la maison n’apparaît pas. A l’extérieur, on n’en voit, en général, qu’un mur nu. Le luxe arabe est intérieur. Il est égoïste et cryptogame comme le maître du logis On le veut pour soi, comme la femme du harem. La maison arabe de Tunisie, d<3 Palestine, de Syrie ou d’Arabie n’a rien de commun avec la maison arabe présentée par M. Garnier dans son Histoire de l’Habitation.
- M. Garnier l’a si bien compris lui-même, qu’il crut devoir montrer un spécimen particulier de la maison soudanaise, arabe aussi, mais un peu cousine issue de germaine de la maison égyptienne.
- Je n’ai rien à dire de la maison du Japon et de celle de la Chine. Le chinois et le japonais courant les rues et l’Exposition est bourrée d’exemples de ces architectures baroques et curieuses.
- (A suivre.)
- HABITATION ARABE.
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-
-
- O
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE : L’Histoire de l’Habitation humaine. — Chronique. — Dernière heure. — Echos. — A l’exposition des chemins de fer. — L’ambassade marocaine à Paris. — Variété. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — La Bourse. — Annonces et réclames.
- CHRONIQUE
- Où la politique va-t-elle se nicher?
- Dans le Palais des Arts libéraux, section américaine, où malgré les injonctions réitérées d’un commissaire spécial, un exposant s’est obstiné à exhiber dans sa vitrine une brochure contenant des pronostics sur le rôle que doivent jouer Jérome-Napoléon et le général Boulanger.
- Comme nous l’avons annoncé hier, une saisie d’un grand nombre de ces brochures a été faite.
- La vitrine qui les contenait appartenait à miss de Broc, une exposante de brochures religieuses. Son représentant, M. Gage, a protesté contre la saisie.
- Les brochures en question sont au moins eu rieuses. Elles annoncent la fin du monde pour le 11 avril 1901, après les événements suivants : de grandes guerres en 1890 ou 1891 et la confédération de dix royaumes en 1892; la venue d’un Napoléon comme roi d’un des Etats grecs en 1892 et de Syrie en 1894; l’ascension de 144,000 chrétiens au ciel, sans qu’ils aient vu la mort, le jeudi 5 mars 1896; la guerre universelle de janvier à août 1897 ; la grande tribulation et la persécution par l’antechrist Napoléon de 1897 à 1901; enfin la descente de Jésus-Christ à Jérusalem pour sauver les Juifs et détruire l’antechrist le 11 avril 1901.
- On y trouve des passages comme celui-ci :
- Le général Ernest Boulanger, comme on l’a prédit en 1887, dans les Guerres à venir, doit se montrer un homme très remarquable dans les guerres qui vont éclater, parce que son nom contient 666.
- Et plus loin :
- Le prince Jérôme-Napoléon, qui naquit en 1823 et qui aurait donc soixante-dix-huit ans en 1901, devint le chef de la dynastie des Napoléon, lors de la mort du prince Louis-Napoléon en 1879, à la guerre contre les Zoulous. C’est un homme au « fier visage et entendu en subtilité, c’est-à-dire d’un aspect audacieux et d’une grande sagacité » et en même temps une personne méprisée, ridiculisée au plus haut degré et avilie,. un sceptique, un démocrate, tous traits qu’on prédit appartenir à l’antechrist.
- Je trouve, pour ma part, qu’on a peut-être un peu tort de prendre toutes ces prophéties au sérieux : c est leur donner beaucoup plus d’importance qu’elles n’en ont.
- Cai se sont ou oeuvres de farceurs, ou oeuvres de fou, et, dans les deux cas, personne ne songera jamais à y ajouter foi.
- A ce propos, à côté des grandes inventions et des vastes projets qu’élabore le cerveau humain, il aurait peut-être été intéressant d’ouvrir une galerie pour toutes les excentricités, folies et insanités, conçues par notre malheureuse race.
- On n aurait pas pris cette exposition au sérieux, c’eût été comme une exposition des maladies intellectuelles des hommes, — et à côté du mal, on aurait mis le remède.
- Un palais nouveau « le palais de la Folie » aurait dû être édifié à côté des nombreux palais déjà existants, et c’est dans celui-là qu’on aurait pu mettre miss de Broc.
- On s agite beaucoup, en ce moment, autour des décisions du Jury des récompenses; le Jury supérieur est dissous, et l’on continue, avec rai-son, à garder le secret sur les décisions suprêmes; cependant, quelques indiscrétions maladroites
- s’étant produites, elles ont été suivies de réclamations et de protestations.
- Elles ne peuvent nullement être prises en considération, et nous approuvons hautement l’administration de ne pas envoyer la moindre réponse aux auteurs des lettres violentes, malsonnantes ou protestataires qui arrivent de différents cotée.
- L’administration va veiller aussi très sévèrement à empêcher le grand concours international dont nous avons déjà annoncé l’existence et qui semble être un vaste traquenard organisé pour tromper le public.
- Les organisateurs de cette fausse exposition, ont tâché de réunir tous les refusés, tous les fruits-secs de la grande, de la vraie, de la seule Exposition, moyennant une somme minime ; et ils ont l’intention de leur délivrer prochainement des pseudo-diplômes portant la mention : Paris 1889, grand concours international.
- Le but bien évident de cette manœuvre frauduleuse est d’établir une confusion entre les récompensés de l’Exposition universelle, qui ont fait de grands sacrifices pour venir au Champ de Mars, et les ratés ou les industriels de dernière catégorie qui achèteront pour cinquante francs un diplôme faux, que des ignorants ou des naïfs prendront pour un vrai.
- On ne saurait être trop implacable contre une pareille entreprise.
- Nous sommes heureux d’apprendre que le ministre du commerce, d’accord avec M. Berger, s’opposera, sinon au concours, tout au moins à l’émission des diplômes que les organisateurs se promettaient de décerner.
- F.-L.
- Un journal étranger vient de publier une liste des récompenses qu’il prétend avoir été décernées aux exposants de son pays.
- Basée sur des indiscrétions partielles de quelqu’un de ses compatriotes, ce journal n’a fourni que des indications incomplètes et inexactes.
- Nous sommes autorisés à dire que toutes communications de ce genre ne peuvent être qu’incomplètes ou erronées, et que les réclamations qu elles peuvent provoquer seront considérées d’avance comme non avenues par l’administration de l’Exposition.
- Nous lisons à ce sujet dans Y Indépendance belge :
- La publication anticipée des listes partielles et erronées des récompenses obtenues par nos exposants à Paris a causé, dans le sein de la commission belge à l’Exposition universelle, une émotion assez naturelle.
- M. Üarlier, commissaire général, arrivé à Bruxelles dimanche soir, s’en est montré particulièrement affecté, non seulement à cause des omissions et des erreurs innombrables d’une publication irrégulière, faite sur des listes provisoires et n’ayant pas reçu la consécration définitive du jury supérieur, à cause du préjudice grave que ces inexactitudes peuvent causer à nombre d’exposants, mais encore en raison des circonstances dans lesquelles ces indiscrétions ont été commises et des faits qui y ont donné lieu.
- G est, en effet, à la suite d’un détournement commis dans le bureau du commissariat de Belgique, en l’absence du commissaire général, que ces documents incomplets ont été livrés à la publicité.
- Un employé du commissariat, faisant fonction de secrétaire suppléant et chargé de certains travaux de copie, a été révoqué hier par dépêche.
- Ce jeune fonctionnaire, appartenant à une des familles les plus justementconsidérées de l’aristocratie belge, est arrivé ce matin à Bruxelles et nous sommes heureux d’ajouter que, d’après ses déclarations formelles, les responsabilités encourues par lui en cette affaire sont infiniment moins graves qu’on ne l’avait soupçonné tout d’abord.
- 11 a été simplement victime d’un vol : occupé à coordonner certaines pièces relatives aux jurys de classes et de groupes, il s’était absenté quelques minutes de son bureau.
- Quand il est rentré, ces documents avaient disparu.
- Dernière Heure
- Un Hôte
- Le roi du Boundou, Ousman-Gassy, accompagné de son frère, de son ministre et d’un interprète, s’est rendu hier à l’IIôtel de Ville, où il a été reçu par M. le docteur Chautemps. C’est M. Baoul Augé de Fleury, secrétaire du commissariat général de l’exposition des colonies, qui a présenté le roi sénégalais au président du conseil municipal.
- La fermeture
- A partir d’aujourd’hui 20 septembre, les galeries du Champ de Mars fermeront à cinq heures et demie au lieu de cinq heures trois quarts.
- Les concerts
- Demain samedi, à deux heures et demie, l’orchestre et les chœurs de la chapelle nationale russe, dirigés par M. Dmitri Slavianskv d’Agré-neff, donneront dans la salle des fêtes du Tro-cadéro leur quatrième et dernier concert.
- Les artistes de cette chapelle vont entreprendre une tournée dans les départements.
- La Tombola
- Les vendeuses de billets de tombola,dont nous avons déjà parlé,commenceront aujourd’hui leur service dans le Champ de Mar-s. Elles sont autorisées à pénétrer dans les divers établissements pour offrir les billets aux visiteurs. Ces vendeuses sont munies, pour que l’on puisse les reconnaître, d’un brassard en drap blanc bordé d’un galon d’or, et portant en lettres d’or, sur une bande de soie verte, le mot « Tombola ».
- La vente des billets augmente chaque jour dans de fortes proportions; les gardiens de la section de la bijouterie en vendent journellement à eux seuls plus de quatre mille.
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- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 135.323
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................... 9.572
- Du 1er au 2me............... 5.799
- 2e étage direct............. 2.695
- Du 2e étage au sommet... 4.468
- En tout............... 22.534
- Au sujet des récompenses
- Le journal Y Etoile belge publie la liste des récompenses décernées par le jury supérieur aux exposants de la section belge.
- Notre confrère a profité d’indiscrétions regrettables, commises probablement par quelques-uns de ses compatriotes, membres du jury.
- Les indications qu’il fournit sont, d’ailleurs, pour la plupart erronées et ont déjà causé une foule de réclamations anticipées — que M. Berger considéré d’avance comme non avenues.
- A propos des récompenses, la France croit voir une manœuvre électorale dans le retard apporté par M. Berger à la publication des décisions du Jury.
- L’époque de cette publication n’a pas été fixée par M. Berger, qui n’avait nullement qualité pour le faire, mais par la commission du jury supérieur.
- C’est donc à elle qu’il faudrait s’en prendre.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les Congrès
- Aujourd’hui vendredi, à neuf heures du matin, séance d’ouverture du congrès des travaux maritimes.
- Les séances se tiendront, au Palais du Trocadéro, du 20 au 26 septembre.
- Réclamation
- M. Berger a reçu de nombreuses réclamations au sujet de l’ouverture tardive de certains pavillons du Champ de Mars, ceux du Mexique et de l’Uruguay notamment.
- M. Berger a fait lui-même une tournée d’inspection pour s’assurer de ces faits ; il vient de donner des instructions formelles pour que tous les pavillons soient ouverts désormais à huit heures.
- L’Ode triomphale
- Il est question de donner une nouvelle audition de Y Ode triomphale de Mme Holmès, dont le succès, si l’on en juge par les premières représentations, est loin d’être épuisé.
- A PEsplanade des Invalides
- Ainsi que nous l’avions fait pressentir, la fête donnée mardi dernier à l’Esplanade des Invalides sera la dernière.
- Le peu de succès qu’elle a obtenu n’a pas encouragé les exposants à la recommencer.
- INordenskiosld à Paris
- M. Nordenskiold, en ce moment à Paris pour prendre part à la réunion actuelle de la commission internationale du Mètre et visiter l’Exposition, est venu hier à la tour Eiffel ; il était accompagné de sa fille et de M. Descloiseaux, de l’Institut.
- Le célèbre explorateur, plus aimable et plus alerte que jamais, s’est arrêté assez longtemps dans l’imprimerie du Petit Figaro qu’il a visitée en détail, après s’être inscrit au Registre des visiteurs.
- Il quitte Paris le 24, et retournera directement à Stockholm.
- Concours horticole
- Voici, par le détail, la nomenclature des plantes, fleurs, etc. qui seront exposées au concours qui s’ouvre aujourd’hui vendredi, sous les tentes et dans les jardins du parc du Trocadéro et qui durera jusqu’au 25 courant,
- Ce concours particulier est celui dit de la neuvième époque.
- Il comprendra donc :
- FLEURS ET PLANTES D’ORNEMENT
- 1. Plantes d’ornement.
- 2. Plantes nouvelles;
- 3. Belle culture;
- 4. Fleurs coupées;
- 5. Ornementation en fleurs naturelles;
- C. Corbeilles de plantes fleuries ou à feuillages;
- PLANTES POTAGÈRES
- 1. Plantes potagères;
- 2. Plantes nouvelles;
- 3. Belle culture.
- FRUITS ET ARBRES FRUITIERS
- 1. Fruits;
- 2. Fruits nouveaux.
- PLANTES DE SERRES
- 1- Plantes diverses.
- 2. Plantes nouvelles;
- 3. Belle culture ;
- 4. Culture spéciale.
- Réception à l’Hôtel Continental
- Le commissaire général des Pays-Bas et Mme W. van der Vliet recevront le 27 septembre, à l’Hôtel-Continental, le haut personnel de l’Exposition. Les salons ouvriront à dix heures..
- Concert et tableaux vivants suivis d’un bal.
- Le succès de l’Exposition
- Le Nouveau Temps russe publie une lettre de son rédacteur en chef Souvarine, actuellement à Paris, dans laquelle il rend un hommage enthousiaste au plein succès, matériel et moral, de l’ExpG-sition, et constate la force réelle de la France par l’unité de son peuple, son esprit national, sa civilisation, sa discipline intérieure, son travail assidu, son amour pour la gloire et la patrie, son immense richesse.
- M. Souvarine oppose ce paisible triomphe du progrès humain au spectacle menaçant du militarisme agité constamment par ceux qui se prétendent forts parce qu’ils possèdent les moyens de tout extermi-
- ner. Les peuples français et russe leur répondront qu’ils sont également forts parce que, floin de vouloir exterminer personne, ils tâcheront, dans la mesure de leurs forces, d’empêcher l’extermination et l’abaissement des peuples.
- Cadeau princier
- En souvenir de leur ascension à la Tour Eiffel, les grands-ducs de Russie ont envoyé à M. Salles un splendide porte-cigarettes en or, rehaussé de pierres précieuses. Une inscription donne la date de leurs ascension et l’expression de leur sympathie.
- Les ouvriers de Londres à Paris
- M. Francis Elliot, chargé d’affaires à l’ambassade d’Angleterre, a présenté mercredi à M. Tirard une députation de l’association des ouvriers de Londres, déléguée à l’Exposition pour étudier les diverses industries qui y sont représentées.
- M. G. Potier, président de l’association, qui fait partie de la délégation, a exprimé les félicitations des ouvriers anglais pour le succès de l’Exposition et les sentiments d’amitié dont ils sont animés à l’égard de leurs camarades français.
- M. Tirard a vivement remercié M. G. Potter et la députation de leur démarche. Il les a priés d’être à leur retour en Angleterre, ses interprètes auprès des diverses industries qu’ils représentent, pour l’empressement qu’elles ont mis à participer à l’Exposition, cette grande fête des travailleurs.
- Les finances de la tour Eilï'el
- Le Conseil d’administration de la Société de la tour Eiffel a l’honneur d’informer MM. les actionnaires que, conformément à l’article 38 des Statuts et à la décision prise par l’Assemblée générale du 20 juin dernier, le quatrième cinquième du capital social sera remboursé à partir du 23 septembre prochain aux caisses de :
- La Société générale de Crédit industriel et commercial, 72, rue de la Victoire;
- La Société générale pour favoriser le développement du Commerce et de l’Industrie en France, 54, rue de Provence ; .
- La Banque internationale de Paris, 3 et 5, rue Saint-Georges.
- Ce remboursement sera effectué à .raison de 100 francs par action, contre remise du coupon n° 4 et sur présentation des titres, qui seront frappés d’une estampille.
- Recettes de l’exploitation de la tour Eiffel :
- Du 15 mai au 10 septembre.. F. 5.372.271 35
- Du 11 au 17 septembre.......... 382.076 10
- Total au 17 septembre..... 5.754.347 45
- La Tombola de l’Exposition
- Le succès de la Tombola sera subordonné, dit-on, au bon choix des lots, et comme nul ne met en doute le bon goût de M. Berger, directeur de l’administration chargée de ce soin, chacun peut être tranquille à ce sujet, et il le sera d’autant plus que, dans toutes ses installations féerique's, il a su captiver notre admiration ; offrons-lui sans hésitation notre concours le plus dévoué en achetant les billets de la Tombola.
- Le succès de la Tombola semble désormais assuré. Les billets s’enlèvent rapidement. Dans la seule journée de mercredi, on a vendu un total de quinze mille billets, dont quinze cents à la Tour Eiffel.
- Accident
- Hier soir, à neuf heures et demie, le nommé Mos-cati, conducteur de l’ascenseur du pilier nord, s’est heurté la tête contre une des cornières, au moment où l’ascenseur se mettait en marche.
- C’est par son imprudence que cet homme a été blessé, pendant qu’il répondait à un de ses camarades qui l’avait interpellé.
- La blessure n’est heureusement pas très grave, et cet homme reprendra très probablement son service sous deux ou trois jours.
- Les Concerts
- Hier, au Trocadéro, a eu lieu le cinquième et dernier grand concert officiel de l’Exposition devant une salle absolument bondée.
- L’orchestre de l’Opéra, dont il n’est pas besoin de vanter les mérites, a, dès le premier numéro du programme, conquis son public par la façon magistrale avec laquelle il a enlevé la fougueuse ouverture de la Muette.
- Le duo du même ouvrage : « Amour sacré de la
- patrie », chanté avec une entraînante conviction par Duc et Dubulle; deux beaux fragments d’Hercula-num, ouvrage inconnu de la génération actuelle et qui devrait avoir sa place au répertoire; le délicieux ballet de Patrie, de Paladilhe, et l’ample et sonore finale du premier acte du Roi de Lahore, de Masse-net, composaient la première partie du concert.
- La seconde partie s’est ouverte par le prologue de Françoise de Rimini, d’Ambroise Thomas. Le succès de ces pages à la beauté sereine, où la profondeur des pensées est traduite dans une langue musicale admirable a pris les proportions d’un triomphe.
- Les stances de Sapho, dites par Mlle Adiny, et le finale de la Vestale conduit par la voix solide de Plançon, ont complété cet attrayant programme, exécuté sous la direction de M. Vianesi.
- Ce dernier concert a donc dignement clôturé la série.
- De toutes les manifestations musicales qui se sont produites au Trocadéro pendant l’Exposition, il n’en est point qui aient réussi à l’égal des cinq concerts officiels. L’idée, si attrayante et si neuve dans sa forme comparative, d’exposer devant le public d’étrangers qui nous visitent les cinq grands orchestres dont Pavis est légitimement fier, a été comprise et appréciée de tous.
- Il est juste d’ajouter qu’elle appartient tout entière àM. Georges Berger.
- L’éminent directeur de l’exploitation a là comme toujours, atteint son but; on sait maintenant que Paris compte cinq orchestres dont la supériorité défie toute concurrence, et c’est grâce à M. Berger que cette importante vérité artistique est désormais entrée dans le domaine des faits irrécusables.
- Ce soir, à neuf heures, audition sur les pianos Pleyel et Wolff, donnée par Mme L. Herman à la galerie Desaix.
- Nous donnons ci-dessous le programme de ce concert :
- 1. a) Allemande et Toccata........ Paradies
- b) Impromptu en si bémol........ Schubert
- c) Prélude........................ Mendelssoiin
- 2. a) Etudes................... Chopin
- b) Mazurka...................... Chopin
- c) Polonaise en la bémol......... Chopin
- o. a) Tarentelle.................. Tir. Ritter
- b) Marclie hongroise............ Liszt
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- A l’Exposition des Chemins de fe*
- Hier matin, les membres du Congrès international des chemins de fer ont fait une visite à l’exposition rétrospective des moyens de transport et de l’exposition du matériel de chemins de fer.
- Parmi les visiteurs, M. de Bruyn, ministre de l’industrie, des travaux publics, du commerce de Belgique, membre du congrès.
- Les honneurs de ces deux expositions ont été faits par M. Alfred Picard, président du congrès et en même temps président des deux comités d’organisation, ainsi que par MM. Clérault, ingénieur en chef de la Compagnie de l’Ouest ; Choisy, ingénieur en chef des ponts et chaussées ; Bixio, président du conseil d’administra-tioD des Voitures de Paris, etc. Les principaux exposants étaient présents.
- Les congressistes ont été charmés de l’excellent accueil qu’ils ont reçu, ainsi que des explications intéressantes qui leur ont été fournies par les représentants des grandes Compagnies.
- Les conseils d’administration des chemins de fer français ont offert hier, à l’Opéra, une’ représentation de gala aux membres du Congrès international des chemins de fer.
- Le monument de Garnier était brillamment illuminé à l’extérieur et admirablement décoré à l’intérieur. Partout des plantes rares et des fleurs. On sentait la main de M. Bouvard, l’habile metteur en scène des fêtes de la Ville de Paris.
- Dans chaque loge, les dames invitées ont trouvé à leur place un magnifique bouquet. Trois buffets abondamment servis étaient dressés dans les foyers et dans les nouveaux fumoirs dont les invités ont pu, pour la première
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- fois, admirer les peintures décoratives et surtout le superbe plafond de Clairin.
- Au programme le 1er acte de Y Africaine, le 2e acte d'Aida et Coppelia ; succès pour la nouvelle danseuse. Mlle Dell’ Fra.
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- L’AMBASSADE MAROCAINE A PARIS
- L’ambassade marocaine est arrivée hier soir à Paris par la gare de Lyon, à onze heures quarante.
- Le comte d’Ormesson, introducteur des ambassadeurs ; M. Mollard, sous-directeur du protocole; M. Deligny, commissaire de la section du Maroc à l’Exposition, et trois commissaires marocains en costume attendaient sur le quai l’arrivée du train.
- L’ambassade occupait entièrement les deux premiers wagons.
- Elle comprend en effet un nombreux personnel. D’abord les trois ambassadeurs : le caïd Almahté ben Alkeber, Si Ahmed Alkardudi et ben Almadani ben Nis. Puis quatre caïds, un interprète marocain, Taher ben Alhadj, et treize domestiques, presque tous du plus beau noir.
- Le commandant Piat, premier drogman de la légation française du Maroc, qui accompagne les ambassadeurs, a fait sur le quai les présentations obligatoires ; puis les Marocains sont passés par le cabinet de M. Regnoul, inspecteur de la gare, pour rejoindre les voitures qui les attendaient
- Un grand nombre de voyageurs du train, attirés par le pittoresque costume des voyageurs africains, les ont accompagnés jusque dans la cour.
- Un seul petit incident a signalé cette arrivée. Quatre domestiques, deux adultes et deux enfants, venaient de terminer, dans leur wagon, les préparatifs d’un copieux souper : un poulet froid, trois douzaines d’oeufs durs et des tranches de noix de coco étaient disposés sur le plancher lorsqu’on est entré en gare et que les employés du chemin de fer ont ouvert la portière.
- Les quatre soupeurs ne voulaient rien entendre et refusaiént de comprendre lorsqu’on leur expliquait par gestes qu’ils étaient arrivés et qu’ils devaient descendre. Il a fallu l’intervention d’un de leurs compatriotes pour les décider à remettre dans leurs paniers les appétissantes provisions.
- Les ambassadeurs sont arrivés à l’hôtel delà rue Copernic à minuit et quart. Quelques domestiques et l’interprète sont restés à la gare pour emmener les bagages qui sont extrêmement volumineux.
- Les étalons destinés à être offerts au président de la République avaient devancé l’ambassade et étaient arrivés dans la journée ; ils ont été conduits aux écuries de l’Alma.
- VARIÉTÉ
- L’histoire du Travail. — L’atelier d’Euphronios
- La conception simple, classique et jacobine d’une humanité toujours semblable à elle-même, capable, dès le premier moment, des plus hautes vertus et atteignant sans effort à la perfection de la sagesse et de la beauté, semble avoir perdu de son crédit, car la foule elle-même se passionne pour les restitutions historiques et les résurrections du passé. Le goût d’apercevoir les états successifs qui ont précédé les civilisations actuelles, apparaît nettement dans les intelligences les moins munies de notions exactes. Les différents visages, terribles ou grotesques, hideux ou charmants, dont les races éteintes ont laissé le souvenir confus, nous attirent plus que le « fond permanent » et T « homme éter-
- nel » dont il est parlé dans les cours de philosophie.
- Ce qui frappe le plus l’intelligence contemporaine, c’est l’infinie variété de l’histoire, l’absence presque totale d’identité entre les époques les plus voisines, les nuances innombrables par où se distinguent les tonnes et les types que la nature s’amuse à faire éclore; et nous trouvons ce spectacle fort divertissant. Moins d’un siècle après David, nous ne mettons plus aux héros d’Homère un casque de pompier ; nous n’habillons plus Périclès etPolyeucteavec la même chlamyde. Seuls quelques romantiques ont encore la notion d’un vague « moyen âge » de bal travesti, où l’on porte uniformément de Rutebœuf à Villon, les mêmes souliers à la poulaine et où les mêmes troubadours chantent, la plume à la toque, devant l’immuable hennin des châtelaines, la même chanson.
- Il est intéressant de constater que c’est l’effort patient des érudits qui a mis la couleur et la vie dans la grisaille monotone où s’attardaient les rhéteurs. Des critiques chagrins ont beau nous dire que le décor « étouffe » la pièce, et que le costume « empêche de remarquer les sentiments », nous refusons de les croire. Nous nous permettons d’évoquer, autour des scènes que l’on nous raconte, un cadre éblouissant ou sombre, l’ardeur d’un ciel de feu ou la lourdeur morne des gros nuages, le contour arrêté des montagnes précises ou la ligne flottante des horizons mouillés ; nous prenons même un plaisir philosophique à cataloguer les étoffes voyantes, les bijoux singuliers, les armes barbares, avec lesquels le corps humain a essayé de masquer sa faiblesse ou de chamarrer sa nudité grêle. Et ce souci de fixer tant d’apparitions décevantes, de noter toutes les tentatives par où les hommes ont essayé de séduire les yeux ou de se faire peur les uns aux autres, n’est pas le plus mauvais moyen pour voir très loin, par delà l’extérieur des choses, jusqu’au fond de l’âme nue.
- On pense à tout cela, devant les galeries rétrospectives du palais des Arts libéraux. On a tout dit, ou à peu près, sur la splendeur de notre Exposition, sur les fontaines lumineuses et sur le cabaret roumain, sur la cuisine hongroise et sur l’embrasement de la tour Eiffel. On a répété avec raison combien est colossal et jolie la « Cité bleue ». Il faudrait noter, de plus, son caractère décidément « évolutionniste ». Par endroits, elle est une véritable illustration des œuvres de Darwin et de Spencer. Quelques fougueux anthropologistes voulaient même la rendre plus dogmatique encore : ils avaient écrit sur la porte de la section préhistorique : Zoologie de l’homme. On dut renoncer à ce titre, pour ne pas jeter un défi aux croyances respectables qui ménagent davantage notre amour-propre, et aussi pour ne pas manquer de politesse envers les nombreux représentants de l’espèce humaine que nous avons invités.
- Quoi qu’il en soit, qu’il descende ou non du singe, Yhomo industriosus, premier sous-ordre des primates, s’est toujours donné une peine infinie pour assurer d’abord sa vie et sa sécurité matérielles, ensuite pour parer de jolies bagatelles sa demeure périssable. C’est un ouvrier, et c’est un artiste. Chez certaines races, c’est le premier trait qui domine, chez d’autres c’est le second.
- Les exposants de la section archéologique ont bien caractérisé, semble-t-il, les différentes époques qu’ils avaient à représenter. Il y a bien de la misère dans l’attitude des deux forgerons nègres qui peinent et suent pour redresser, parmi les cailloux, un mauvais bout de fer mal chauffé et tout tordu. Rien n’est plus sauvage que l’éclat de rire satisfait avec lequel l’homme de l’âge de pierre regarde à l’entrée de la grotte où il habite son horrible compagne, parée d’un collier de coquillage enfilés par une corde d’herbes tressées.
- Il était îéservé à une race privilégiée d’avoir, à la fois, le goût de l’utile et le souci du beau. C’est cette double tendance qui a donné au génie hellénique son équilibre stable et sa robuste élégance. Il fallait marquer ce trait dans cette histoire des contributions apportée par chaque race à l’œuvre du progrès commun. MM. Perrot et Collignon l’ont très bien compris, lorsqu’ils ont choisi pour sujet de leur restitution historique, non pas batelier d’un sculpteur ou d’un peintre, mais l’atelier d’un potier grec.
- Grâce à MM. Perrot et Collignon, nous sommes à Athènes, dans batelier d’Euphronios. La pauvreté de notre langue nous oblige à dire qu’Euphronios était « potier » de son état. Mais il faudrait un mot moins lourd et moins vulgaire pour désigner l’art délicat du vieux maître. Justement, les Grecs ont excellé dans l’art de donner aux choses les plus ordinaires la grâce exquise du contour. La lourdeur de nos soupières, le profil pauvre de nos carafes et la silhouette inquiétante de nos bouilloires auraient offensé leur délicatesse. Jamais ils n’auraient consenti à boire, même du nectar, dans une canette. Ils achetaient pour quelques drachmes, simplement pour y boire de beau claire ou pour y mettre un peu d’huile d’olive, des vases qui n’avaient jamais l’air d’être des pots.
- Les principaux détails de la restitution exposée par MM. Perrot et Collignon sont empruntés aux peintures d’une hydrie à figures noires, conservée à la Pinacothèque de Munich, à une plaque corinthienne du musée du Louvre et à une coupe de Corneto, conservée au musée de Berlin (1).
- Les deux savants archéologues, aidés par la collaboration d’un architecte de grand talent, M. Blavette, ont groupé ingénieusement leurs personnages dans un décor fort élégant. Le toit de la maison repose sur deux colonnes doriques gaiement enluminées ; des branches de myrte et de lauriers-roses flottent autour de la fenêtre ouverte et mettent sur le pavé des ombres mobiles; au fond, sur le ciel clair, au delà d’une plaine fauve piquée de tamarins et de lentisques on voit les escarpements roux et le profil robuste de l’Acropole.
- Euphronios, le patron, est assis devant son tour. Appliqué et silencieux, il modèle et lustre au polissoir, dans l’argile encore molle, la panse d’un grand vase. Il n’a voulu confier à personne le soin d’établir le dessin conforme aux traditions qui lui ont été transmises. Euphronios est un artiste, jaloux de sa renommée et amoureux de son art. Il veut qu’on retrouve dans ses œuvres la finesse et l’élégance de Chacry-lion, l’exactitude soigneuse d’Epictétos, la vigueur de Sosias, l’impeccable dessin d’Ando-kidès. Il sait façonner les œnochoés, hautes et sveltes, l’élégant plateau des kylix, la panse épanouie des cratères, les hydries, où beau des sources reste fraîche et claire, les lécythes que bon emplit de myrrhe et que bon met dans les tombeaux pour parfumer la demeure des morts, les canthares, dont les anses sont minces et frêles, les amphores panathénaïques où les vainqueurs reçoivent l’huile de l’olivier sacré, et tous ces menus objets qui font partie du mobilier d’une jolie femme; les pyxis où bon conserve les pastilles de fard, les aryballes, les alabastres qui distillent goutte à goutte les essences précieuses. Quelquefois il met au service des architectes les plus renommés, son talent de décorateur : on lui demande des acro-tères pour les frontons des temples, des chêneaux enluminés de rouge et d’or, des tuiles peintes, des antéfixes fleuronnées.
- Souvent, il donne pour rien, aux pauvres gens, des plaques de terre cuite’ des ex-votos que bon suspend aux murs des temples ou aux branches des arbres, dans les bois sacrés. Les marins lui achètent des tablettes où bon voit la figure de Poséidon, avec la formule consacrée: « Donne-nous un heureux retour. »
- Quand le tournassage a fixé la forme du vase et qu’un apprenti l’a fait sécher au soleil, il faut souder les parties accessoires, tournées ou moulées à part, le col, le pied, les anses. Une jeune fille, assise au milieu de la salle, les pieds sur un tabouret de bois sculpté, ajuste l’anse d’une amphore.Elle tient sur ses genoux, dans une pose très gracieuse, le vase frêle et fin, dont les bords s’épanouissent comme une corolle, Ses cheveux, très noirs, sont cerclés d’une bandelette rouge. Au-dessus de la tunique talaire, dont les plis s’étalent sur les pieds nus, un péplum cbétoffe légère, couleur de lilas, égayé de discrètes broderies, drape, sans l’emprisonner, le buste ferme et souple. Oa rêve au nom charmant, harmonieux, qu’elle devait
- (1) Voir Dumont et Chaplain, les Céramiques de la Grèce propre; Olivier Rayet et Max. Collignon, Histoire de la céramique grecque) E. Pottier, Essai sur les lécythes blancs atiiques à représentations funéraires ; E. Pottiev et S. Eeinach, la Nécropole de Myrina, p. 126.
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- nortel’; on s’attend presque à voir s’ouvrir les lèvres mortes; on guette l’écho lointain de cette mélopée très musicale qui chante encore dans la voix nette des filles d’Eleusis.
- C Un troisième ouvrier, un peintre, est chargé de décorer l’argile nue. Au lieu de copier sans effort une banale parure de fleurs et de feuillages, il retrace les hauts faits des héros de la cité, les aventures que racontent les poètes. Il illustre l’épopée et la tragédie. Le plus souvent, il reproduit les plus grandesfresques qui peuplent de héros et de dieux les portiques, les temples, les murs nus des vastes salles. Il reproduit, dans ses esquisses et ses raccourcis, le Combat clés Athéniens et des Amazones et le Retour des Argonautes, de Micon; le Jugement cVAjaœ. Y Enlèvement des Leucippides, le Sacrifice de polyocène. de Polvgnote de Thasos, surtout la célèbre Prise d’ïlion, que le maître thasien avait peinte dans la lescliê des Cnidiens à Delphes. Les anciens céramistes aimaient les figures noires sur fond rouge. Us divisaient la silhouette confuse des groupes et accusaient les détails des costumes, à l’aide d’une pointe aiguë qui faisait reparaître, sous le vernis noir, la couleur de la terre. Euphroniosaime mieuxque les figures se détachent en clair sur un fond sombre.
- Le peintre qui travaille sous ses ordres ébauche d’abord sommairement son esquisse, à l’aide d’une pointe émoussée ou d’un crayon dur. Puis, il trace les contours au pinceau et cerne son dessin d’un trait noir, très large, qui suit exactement le profil des silhouettes. Cette précaution prise, avant d’étaler largement l’enduit noir qui formera le fond du tableau, il arrête minutieusement les détails intérieurs des figures, tuyautant les plis droits des lourdes draperies, frisant la longue chevelure et la barbe bouclée des héros, hérissant le cimier des casques, faisant bouffer en lignes pressées les plis foisonnants des étoffes légères et molles.
- Il ne reste plus, dit le chroniqueur des Débats, pour achever l’œuvre et pour la fixer, qu’à livrer le vase à la cuisson. Cette opération, purement technique, n’est point aisée. Le jeune ouvrier qui, au premier plan de la composition, à gauche, est penché, le torse nu, sur la bouche du four, et acti ve le feu avec un ringard, n’est pas un simple manœuvre. Son attention doit être minutieuse et son travail exige des soins infinis. U y a des génies malfaisants fort redoutés des potiers : Syntrips, celui qui brise ; Sma-ragos, celui qui fêle les vases et les étoile de craquelures; Asbetos, celui qui enfume et qui noircit. On accrochait quelquefois devant le four des masques de Silène ou des ex-votos consacrés à Poséidon, pour écarter les méfaits des mauvais esprits.
- Dans quelques instants, les patrons de calque, des marchands phéniciens qui font escale dans l’archipel ou dans les ports de la Grande-Grèce, peuvent venir chercher leur précieuse cargaison. Euphronios signera fièrement son œuvre récente, toute brillante de fraîcheur et de nouveauté.
- Nous possédons huit coupes et deux vases signés d’Euphronios. L’admirable kylix, dite de Gervetri, acquise par le Louvre en 1871, représente une scène relative à une des plus vieilles traditions de la légende athénienne. On racontait que Thésée, lorsqu’il vint en Crète pour sauver les sept jeunes gens et les sept jeunes filles livrés au Minotaure, eut une violente querelle avec Minos. Celui-ci le défia de prouver qu’il était fils de Poséidon et jeta dans la mer son sceau royal, disant au héros que, si vraiment il était fils d’un Dieu, il pourrait sans peine le lui rapporter. Aussitôt, Thésée fut guidé par des dauphins vers le palais des divinités marines et reçut des mains d’Amphitrite. le sceau de Minos et une couronne d’or.
- La Réception de Thésée par Amphitr'ite avait été peinte par Micou, en 469, sur le mur de la cella du Théséion. Il est probable que le céramiste s’est appliqué à en faire une exacte copie. Un psykter du musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg, nous fait voir qir’Euphronios ne consacrait pas toujours son talent aux scènes austères et aux sévères effigies. Sur des coussins, brodés de couleurs voyantes, des femmes nues, les cheveux roulés dans un foulard de mince étoffe, enguirlandées de feuilles d’ache, chantent, rient et boivent. Tandis que Sécliné U musicienne joue, sur la double flûte, une
- eantilène d’Ionie, Smikra (la petite), appuyée sur le coude s’apprête à lancer contre le mur le contenu d’un skyphos, et dit, en songeant au beau stratège qui commande en Thrace : « C’est pour toi que je lance ce latax, Léa-gros. » Agapima (le Baiser) la regarde faire en riant aux éclats, et la buveuse Aliasto épuise, à loig traits une grande coupe, Les paroles de Smikra ont été gravées au burin, afin que la postérité la plus reculée ne perdit pas le souvenir de ces amours fragiles. A côté, on lit le pinxit du vieux maître: Eupl&onios egrcifsen.
- Il y a loin, des vases de la Troade, modelés en formes de visages barbares, et des poteries de Santorin, dont l’argile blanchâtre est cerclée de rubans ondulés, à l’art charmant et vigoureux du cinquième siècle. Rien ne serait plus curieux que de suivre les étapes du progrès accompli. On assiste aux tâtonnements de la main inexpérimentée, qui crayonne de naïves ébauches, et n’arrive que par des approches successives à tracer, sans trembler et sans gauchir, le contour exact. Mais, sur tous les points où le hasard des migrations a fixé la race grecque, à lalysos où les pêcheurs d’éponges copient, sur l’argile revêtue d’une glaçure de sable, les herbes marines, les poulpes et les coquillages des grèves ; à Mycènes, où la vision, déjà plus exercée, s’amuse à suivre le vol des oiseaux, le frisson des fleurs, l’aigrette des casques et la ligne brisée des boucliers échancrés ; à Hali-carnasse où les pirates cariens fixent, sur la terre cuite, le souvenir de leurs razzias dans les Gyclades ; à Milo, à Camiros où les potiers, séduits par les inventions de l’Egypte et de la Phénicie, brodent, sur la couverte des grandes amphores, des bandes de pourpre, des torsades, des fleurs radiées, des palmettes assyriennes, des cercles de croix gammées, des guirlandes d’étoiles, et déroulent dans ce décor ajouré, parmi les tiges effilées des lotus, des troupeaux de bêtes chimériques et des défilés de guerriers aux yeux obliques ; partout on retrouve la même volonté tenace d’égayer la vie, de réjouir l’âme par révocation des choses irréelles, de divertir les yeux par le ressouvenir des choses vues, d’atténuer la tyrannie des habitudes par les libertés de la fantaisie, et de rendre supportable la laideur des objets utiles, en y surajoutant le caprice des lignes et l’éclat joyeux des couleurs.
- C’est pourquoi on a bien fait de donner, dans l’histoire du travail, une si belle place aux arts industriels et décoratifs de la Grèce. On ne saurait trop féliciter MM. Perrot et Collignon du bonheur avec lequel ils se sont acquittés de leur tâche. Sans céder à la fantaisie, et en réduisant autant que possible la part de la conjecture, ils ont su faire de leur restauration élégante et érudite à la fois, une œuvre de science et une œuvre d’art.
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration W
- (Suite)
- Les ascensions aérostatiques
- Toutes les démarches tentées par Nadar en 1863 pour les ascensions du Géant, Gaston Tis-sandier les renouvela en 1869. II s’agissait cette fois de venir en aide à une œuvre digne des sympathies les plus hautes.
- Gustave Lambert, l’un des glorieux morts de Buzenval, était un espril éclairé, aussi hardi qu’aventureux. 11 poursuivait, en 1869, en y consacrant ses forces et sa fortune, la réalisation d’un projet très étudié d’expédition au pôle Nord.
- Ne doutant pas du succès de son œuvre, il en avait saisi les grandes sociétés scientifiques, et parcourait la France, faisant partout sur son passage, d’un accent convaincu et d’une parole claire, de nombreuses conférences. Gustave Lambert avait ainsi recueilli de puissantes adhésions, mais l’expédition était coûteuse, et rien ne devait être livré au hasard, il fallaiL avant tout
- (l)LeC/iamp de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron, — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré
- qu’il s’assurât les moyens d’action qui lui manquaient.
- Le 15 février, Gaston Tissandier, que cette grande question sollicitait, adressait à Gustave Lambert la lettre suivante :
- Monsieur,
- M. Henri Giffard a bien voulu mettre à notre disposition un immense aérostat de 10,500 mètres cubes, le plus grand et le plus merveilleux qui ait été construit jusqu’ici. Mon ami de Fonvielle et moi, nous songeons à continuer dans cet admirable ballon nos pérégrinations aériennes, mais comment subvenir aux frais considérables que nécessite un voyage exécuté dans un tel engin ? Il faut évidemment recourir au public. Toutefois, nous ne voulons pas, si nous faisons une ascension payante, bénéficier d’aucune recette, nous tenons formellement à rester étrangers à toute spéculation.
- Pour tout concilier, voici l’offre que j’ai l’honneur de vous proposer :
- Le ballon s’appellerait le Pôle Nord; il ferait une ou plusieurs ascensions publiques au bénéfice de votre grande expédition dans les mers glaciales. Nous pourrions ainsi continuer nos expériences aériennes sur une grande échelle, et imprimer peut-être un nouvel élan à l’œuvre si méritante à laquelle vous vous êtes consacré avec un si généreux dévûûment. Notre patriotisme est outragé en voyant que toutes les nations rivales de la France organisent des expéditions arctiques ; apôtre d’une grande idée, vous dépensez votre éloquence, votre énergie, sans arriver à vos fins ; quelle joie pour nous si nous pouvions vous venir en aide; et quel exemple de solidarité scientifique si la navigation aérienne allait tendre la main à la navigation océanique.
- Gustave Lambert répondait le 17 février, en acceptant avec gratitude l’offre qui lui était si simplement et si noblement faite.
- Tissandier et Wilfrid de Fonvielle se mirent donc à l’œuvre.
- « Plein d’enthousiasme et de confiance, dit Tissandier, je ne savais pas dans quelle voie j’allais m’engager et je ne me doutais guère que plusieurs mois de sollicitations, de démarches, de déboires, de difficultés, étaient nécessaires pour organiser une ascension si simple en apparence. »
- Il réussirent cependant, et le 21 mai, le ministre de la guerre répondit favorablement à leur demande et leur donna la libre disposition du Champ de Mars, Tout n’était pas fini et bien des difficultés restaient à vaincre. Aucune ne rebuta ces vaillants esprits.
- (A suivre). E. Maindron.
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- L’Extérieure monte à 74 21i32 et la Banque de Paris et des Pays Bas qui se charge, parait-il, de lancer l’affaire, s’avance à 915. On s’occupe aussi beaucoup des AÎpincs qui arrivent à 195 et de leurs obligations 4 OpO. Ces deux valeurs semblent appelées à une forte hausse en raison de la situation prospère de la Compagnie.
- Le Crédit foncier reste à 1275 francs, ses obligations ont un bon courant de demandes. Le Suez est à 2283 75, le Nord à 1745, l’Orléans à 1350, le Lyon à 1338 75, le Lombard à 255.
- Un quatrième coupon de 100 francs sera payé le 23 septembre sur les actions de la Tour Eiffel. Il ne restera plus à rembourser que 100 francs, ce qui se fera certainement avant la fin de l’Exposition.
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- 4° Un© Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique ; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
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- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
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- Le Palais'des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur caipitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur güa.n® renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux tilles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des _Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- PLUS HAUT!
- Le public ne va que jusqu’à la grande salle vitrée qui se trouve à la troisième plate-forme de la Tour Eiffel.
- Et chacun, avant de redescendre, se demande qu’y a-t-il plus haut? et pourquoi le public n’y monte-il pas?
- Le public ne monte pas plus haut, parce que les moyens d’accès ne le permettent pas. On ne peut parvenir à l’étage où se trouve le logement de M. Eiffel qu’en passant par un tout petit escalier tournant, large de soixante centimètres, dans lequel une personne un peu forte a de la peine à s’engager. Et l’on ne pouvait le faire plus large, c’est-à-dire assez large pour la circulation publique, qu’en empiétant sur la salle de la troisième plate-forme, trop petite déjà poulies milliers d’ascensionnistes qui, arrivés là, regardent, écrivent et télégraphient.
- Et puis, pour mille raisons il importait que cette salle publique fût close et vitrée comme elle l’est. Si l’on avait donné l’accès plus haut encore, il eût fallu également-vitrer et dore le local où le public était reçu. Et ainsi de suite.
- On s’arrête donc à la troisième plate-forme à 275 mètres environ du sol du Champ de Mars. On se rassasie de l’incomparable panorama qu’on y voit tout à l’entour, sans obstacle à la vue; on . écrit des cartes postales à sa famille, on télégraphie à ses amis, et l’on reprend l’ascenseur Edoux pour descendre au premier étage.
- En descendant, chacun se demande ce qu’i.1 y a plus haut ?
- A
- Notre gravure vous le montre.
- Donc, un escalier minuscule conduit à l’ensemble de petites pièces encastrées dans la charpente de fer qui soutient les poulies de l’ascenseur Edoux et sert de contre-torts au phare.
- Eiffel a là un assez joli salon de forme irrégulière et (leux ou trois petites pièces hui ressemblent à des cabines (te navire.
- D’autres pièces sont réserves aux laboratoires des sa-Vants et des électriciens.
- t ue belle terrasse fait le tour de ce qu’on appelle le
- logement de M. Eiffel. Des rails de Deeauville —^ sont posés sur cette terrasse pour la manœuvre
- des deux grands projecteurs électriques qui, la *>~qnuit venue, jettent leurs rayons immenses vers es quatre points cardinaux.
- Un escalier droit, situé à l’ouest, conduit au-dessus du corps de logis de M. Eiffel. Un autre escalier droit mène à un palier placé contre l’énorme tube qui supporte le phare, comme une colonne supporte un chapiteau.
- On se trouve là devant une porte pratiquée dans le tube. A l’intérieur de ce cylindre, on voit des échelons en fer placés les uns au-dessus des autres, verticalement.
- C’est là-dedans qu’il faut s’engager, si l’on veut monter plus haut. Il y a dix-neuf échelons. On débouche alors dans une petite salle hexagonale autour de laquelle règne un joli balcon, fort agréable.
- De cette petite salle, une échelle de meunier en fer, conduit à une trappe, qui s’ouvre dans l’intérienr du phare.
- Dans sa construction technique, le phare n’a rien de particulier, et je n’ai pas à vous faire ici la théorie des prismes et des lentilles combinés pour éclairer au loin.
- Du phare, une nouvelle échelle en fer de 2m50 environ conduit à la dernière trappe : celle qui s’ouvre sur la petite terrasse qui couronne la tour, sur laquelle est planté le drapeau, et où les savants ont accumulé les instruments qui enregistrent un peu de tout, vent, électricité, chaleur, etc.
- Vous comprenez maintenant qu’il eût été impossible d’accorder au public l’accès de locaux aussi compliqués et aussi exigus.
- G. L.
- CHRONIQUE
- Nous avons baptisé ici mémo août et septembre « les grands mois de l’Exposition ». et nous ne nous étions pas trompés. Dans ces grands mois il y a eu « la grande semaine », celle qui s’est écoulée du lundi 9 au 16 septembre.
- Le total de ces sept jours, qui seront certainement le point culminant de l’Exposition, est de un million deux cent vingt-neuf mille huit cents en-
- COUPE DE LA PARTIE SUPÉRIEURE DE LA TOUR EIFFEL
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- trées payantes, c'est-à-dire une moyenne de cent soixante-quinze mille six cent quatre-vingt-cinq par vingt-quatre heures.
- Sans exagération ni amour-propre patriotique on peut dire que jamais exposition publique dans aucun pays du monde n’a réussi à amener autant de touristes. Le total des entrées au lundi 16 dépasse quinze millions.
- C'est un résultat,, cela, et cependant les étrangers qui, après leur excursion à l’Exposition, se répandent dans Paris, peuvent voir sur tous les murs les affiches bariolées des candidats grincheux qui s’apitoient d’une façon, qu’ils croient tragique, mais qui n’est que burlesque, sur les malheurs, les infortunes et la ruine delà France. *Si on les prenait au mot, Paris ne serait qu’un amas de décombres, Paris montrerait la corde, et notre pauvre pays serait à la veille du suprême cataclysme.
- Le touriste étranger y perd son latin, ou mieux sa langue vivante, — car le latin reste langue morte, — et il se demande, non sans surprise, ce que signifie ce contraste : dans la rue, dans la ville, sur les places publiques, au Champ de Mars, la joie, la prospérité, l’abondance ; et sur les affiches électorales, la fin, la mort, la désolation.
- Rassurez-vous, ô étrangers, la vérité est au dehors, le mensonge, la calomnie, l’imposture sont sur les affiches. Ne lisez pas les affiches, et jouissez de Paris, du beau, du superbe, de l’hospitalier Paris, qui vous accueille si brillamment et qui vous offre tant de fêtes extraordinaires.
- Le véritable amphitryon Est l’amphitryon où l’on dîne.
- Après plusieurs jours de froid et de sécheresse désagréables, la pluie est venue, une pluie fine et douce qui a été la bienvenue, à la condition qu’elle ne persistera pas et que la boue horrible ne reparaîtra pas dans les allées du parc.
- N’écoutons donc pas les quelques pessimistes, qui prétendent que, avec l’automne pluvieux,, l’Exposition sera gravement compromise : le flot ne s’arrêtera pas, le flot qui, parti des confins du monde, traversera Paris quand même.
- Et vous comptez pour rien l’été de la Saint Martin !
- On comprend l’impatience des exposants, qui sont très intéressés à connaître les récompenses qu’ils ont obtenues, afin de les afficher sur leurs vitrines et de jouir des privilèges que leur conféreront leurs distinctions.
- Mais, entre l’impatience et le vol, il y a un abîme, et l’incident que nous avons signalé hier, à propos des récompenses belges, a fait quelque bruit.
- Par arrêté en date du 14 septembre, M. Gautier (André) sous-chef du cabinet de la présidence du Conseil, a été nommé chef de cabinet adjoint du président du Conseil, ministre du commerce, de l’industrie et. des colonies, commissaire général de l’Exposition.
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- Dernière Heure
- Ce soir, au palais de l’Industrie, banquet offert par le gouvernement aux membras du congrès des chemins de fer, sous la présidence du ministre des travaux publics et du ministre des finances.
- Mille invitations ont été lancées et on attend
- trois discours de MM. Rouvier, Yves Guyot et baron A. de Rothschild.
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- Aujourd’hui samedi, à quatre heures, M. Balte t fera au Trocadéro une conférence sur l’horticulture depuis cent ans.
- Le président de la République a quitté Fontainebleau hier soir, par train spécial, et est rentré à l’Elysée à dix heures et demie; il était accompagné du commandant Chamoin.
- M. Carnot assistera aujourd’hui à F inauguration du monument de la République, sur la place de la Nation. Il retournera à Fontainebleau après la cérémonie et rentrera définitivement à Paris mercredi ou jeudi:
- Le garden-party qui a eu lieu hier au palais de Fontainebleau et qui était le dernier donné par Mme Carnot a été gâté par le temps ; la saison est, en effet, bien avancée pour les fêtes en plein air. On va maintenant s’occuper à l’Elysée des deux grands bals qui seront donnés par le président de la République, dans la deuxième quinzaine d’octobre, en l’honneur des principaux exposants récompensés.
- Les galeries du Champ de Mars, qui devaient à partir d’hier être fermées à cinq heures et demie du soir, resteront jusqu’au 25 septembre ouvertes jusqu’à cinq heures trois quarts. Cette décision a été prise sur la demande d’un grand nombre d’exposants.
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- A la suited’indiscrétions commises par un journal belge, un journal espagnol et un journal italien, des exposants de ces diverses sections avaient cru pouvoir mettre, sur leurs vitrines, la mention indiquant quel genre de récompense ils avaient obtenu du Jury.
- Comme il est absolument impossible qu’offi-ciellement ces exposants aient pu être renseignés, des ordres ont été donnés par la direction à M. Ossude, inspecteur principal, afin qu’il fasse disparaître aujourd’hui tous les écritaux indiquant les récompenses soi disant obtenues par les exposants de ces différentes sections.
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 111.760
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage.................. 6.154
- Du 1er au 2>ne........... 3.780
- 2e étage direct............ 2.2C8
- Du2e étage au sommet... 3.890
- En tout............... 16.092
- Au Palais de l’Industrie
- Voici les dispositions de détail prises concernant le placement des invités :
- Sur la scène seront placés les membres des jurys.
- En face de la tribune officielle et sur la droite (côté de la scène), seront placées les autorités civiles et militaires; sur la gauche seront les présidents de comités de classes.
- Tous ces sièges seront placés parallèlement à la tribune officielle.
- A droite de cette dernière tribune sera celle de
- Mme Carnot, de ses invités, et un certain nombre de places pour le haut personnel de l’Exposition.
- Dans la grande nef, les sièges resteront disposés comme ils l’étaient pour les représentations de YOde triomphale, et seront réservés aux exposants récompensés.
- Dans les tribunes seront les invités.
- Une tribune spéciale, située en face de la tribune de Mme Carnot, sera réservée aux membres de la presse.
- Un orchestre sera placé.entre la scène et les places réservées aux autorités civiles et militaires.
- De cette façon, environ quatorze mille personnes seront assises.
- L’Exposition Américaine
- On commence à se préoccuper vivement à New-York de l’Exposition universelle qui doit être organisée à l’occasion du quatrième centenaire de la découverte de l’Amérique. A ce propos, la presse scientifique vient de mettre en avant une idée qui ne peut manquer de surprendre par son originalité bien... américaine.
- On voudrait qu’en 1892, le jeune roi d’Espagne en sa qualité de successeur de Ferdinand et d’Isabelle la Catholique, fût chargé de présider ,l’inauguration de l’Exposition. C’est lui qui, de sa main enfantine et royale, mettrait en mouvement, à l’aide d’un contact électrique, tous les moteurs renfermés dans la galerie des machines.
- Il est peu probable que la reine régente fasse bon accueil à cette idée.
- Les délégués irlandais à l’IIôtel de Ville
- M. Chautemps, président du Conseil municipal de Paris, assisté d’un certain nombre de ses collègues, a reçu jeudi une délégation d’ouvriers irlandais envoyés à l’Exposition par la municipalité de Dublin.
- M. Ghautemps a souhaité la bienvenue aux délégués'. 11 leur a dit que Paris était heureux d’accueillir des ouvriers irlandais, car il n’a jamais marchandé sa sympathie à l’Irlande.
- M. Michel Byrne a remercié le président et M. John Martin a donné lecture d’une adresse des délégués aux représentants de la ville de Paris.
- Notre hôte malgré lui
- Un des délégués italiens venus récemment à Paris pour visiter l’Exposition, M. Andrea Costa, député socialiste, va rester notre hôte malgré lui. Pendant son absence d’Italie, il a été frappé d’une condamnation à trois ans de prison pour participation aux désordres ouvriers qui se sont produits l’hiver dernier à Rome.
- M. Andrea Costa, ne se souciant pas d’être arrêté en mettant le pied sur sa terre natale, se propose d’attendre à Paris l’ouverture de la Chambre italienne qui statuera sur son sort.
- A l’Esplanade
- Il est question de donner une dernière grande fête de nuit à l’Esplanade des Invalides, le dimanche soir, 29 courant, jour de la distribution des récompenses.
- A la tour Eiffel
- L’ascension complète de la Tour a été faite ce matin à neuf heures par M. de Bruyn; Ministre des travaux publics de Belgique et Aime de Bruyn; AI. Poubelle, préfet de la Seine, et Mme Poubelle.
- Us étaient accompagnés de A1M. Berger, directeur général de l’Exploitation, et Dupuich, inspecteur principal.
- En l’absence de AL Eiffel et de son gendre, AL Salles, qui assistait à une réunion d’ingénieurs français et étrangers à Petit-Bourg, c’est AI. Ansa-Ioni, l’un des administrateurs de la Société de la Tour, qui a fait les honneurs aux visiteurs.
- Les Sirènes
- Plier, à deux heures et demie, nous avons eu le plaisir d’entendre à plusieurs reprises la voix harmonieuse de la sirène établie au pavillon des Travaux publics, au Trocadéro.
- Pour le coup, les nombreux visiteurs de la province et de l’étranger s’arrêtèrent court en se demandant ce que ces épouvantables mugissements pouvaient bien signifier.
- Les gardiens et les employés s’empressaient d’expliquer que ces beuglements désagréables étaient produits par les sirènes-avertisseurs dont l’office est d’éviter les collisions en mer par les temps de brouillard.
- On parle d’établir des kiosques de marchands de coton... pour les oreilles des pauvres visiteurs aux tympans délicats !
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- Les excentriques
- Al. le baron Kelles Krauss, capitaine de l’artillerie russe, vient d’arriver à Faris en vélocipède. M. de Kelles Krauss est parti de Kovno (Russie occidentale) le 14 août, dans l’après-midi. Il a eu cent kilomètres à franchir pour gagner la frontière allemande. lia passé par Ivœnigs bey, Custrin, Berlin, \[a°'debourg, Hanovre, Cologne, Aix-la-Chapelle, Maestricht, Liège, Bruxelles, Condé, Douai, Arras, kmiens, et est arrive à Paris, le 17 septembre, à cinq heures du soir.
- Il a pris en route six journées de repos, et a dû en deux fois, entre Cologne et Aix et entre Liège et Bruxelles, faire 130 kilomètres à pied, à cause de la poussière où sa bicyclette enfonçait. M. de Killes Krauss compte rester huit jours à Paris et repartir, toujours avec sa bicyclette, par F Alsace-Lorraine.
- Nos hôtes
- Le célèbre explorateur Nordenskiold, venu à Paris pour prendre part à la réunion annuelle de la commission internationale du Mètre, a fait avant-hier l’ascension de la tour Eiffel.
- M. Descloiseaux, de l’Institut, accompagnait le fameux voyageur.
- Les Concours
- Hier s’est ouvert, au Tocadéro, le neuvième concours de fleurs. Ce concours cpmprend quatre catégories- :
- lo Fleurs et plantes d’ornement, plantes nouvelles, belle culture, fleurs coupées, ornementation en fleurs naturelles, corbeilles de plantes fleuries et à feuillages.
- 2° Plantes potagères.
- 3o Fruits et arbres fruitiers.
- 4° Plantes de serre.
- Après-demain lundi s’ouvrira, dans la galerie des machines, un concours d’instruments pour la décortication de la ramie. Ce concours durera trois jours.
- Deux ivrognes
- Hier soir vers neuf heures, les gardiens de la paix de service du côté du restaurant Russe, ont été obligés de mettre en état d’arrestation, deux individus fortement éméchés, qui causaient du scandale, et qui insultaient les agents qui cherchaient à les mettre à la raison.
- On les a mis au séchoir, vu leur état d’humidité et ce matin on a dressé procès-verbal contre celui des deux qui était le moins humide hier soir, et on a envoyé l’autre au dépôt, à cause des insultes dont il a agoni les agents au moment de l’arrestation. -----------------------------------:------
- Le comité de la presse se réunira jeudi prochain, au pavillon de la Presse, pour discuter les titres des candidats au prix Osiris, de cent mille francs. On sait que ce prix doit être décerné à l’œuvre la plus remarquable ou la plus utile de l’Exposition.
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- UNE ENTREVUE AVEC OSMAN-GASSI
- 11 me semble que les journaux se sont montrés assez réservés à l’égard du roi Osman-Gassi. On se montra, tout récemment, plus dithyrambique pour Dinah-Salifou. Et pourtant, Osman-Gassi mérite tout particulièrement notre attention et notre sollicitude : son cœur n’a jamais battu qu’à l’unisson de la France. C’est précisément pour cela que j’ai voulu voir le roi du Boundou — pays qui, comme on le sait, fait partie du Soudan français.
- Osman-Gassi habite — comme Dinah-Salifou — au n° 48 de la rue Fabert, esplanade des Invalides. La maison où se trouve son appartement mériterait à elle seule une description. Située au fond de la cour, elle a l’apparence d’un vieux manoir, avec ses boiseries de vieux chêne sculpté, ses plafonds bleus aux poutres apparentes, ses niches et ses saints, ses vitres aux couleurs truculentes. C’est curieux et surtout étonnant, mais cette restitution ne supporte pas l’examen. Je ne^sais, par exemple, si l’ameublement sort de l’administration du Mobilier national, mais si cela est, il est clair que W illiamson s’est défié de la fantaisie et de 1 inexpérience de nos hôtes.
- Il n’y a qu’à Paris, dit le chroniqueur de YEcho de Paris, où raisonnablement puisse avoir lieu le dialogue suivant :
- — Concierge, à quel étage demeure le roi ?
- — Au quatrième, au fond de la cour, la porte à droite...
- Et cependant, c’est le colloque qui est intervenu entre le plus amiable des descendants de feu Pipelet et votre serviteur. Je me hâte d’ajouter qu’avec une prévenance dont je lui sais gré, la femme de mon interlocuteur s’empressa d’ajouter en s’adressant à lui :
- — Chéri, allume l’escalier pour que ces messieurs puissent y voir !
- Arrivés à l’étage supérieur, nous pénétrâmes sans êtie annoncés, dans l’appartement royal, dont la porte était toute grande ouverte. Après avoir traversé deux pièces plongées dans l’obscurité, nous arrivâmes dans une pièce plus grande et qu’éclairait à peine la lueur vacillante d’une bougie, presque complètement consumée. Autour de la table étaient assis le roi Osman-Gassi, portant sur sa gandoura la croix de la légion d’honneur, son frère, son beau-. frère et un interprète qui l’accompagnait dans son voyage.
- Sur la table, un repas simple, mais copieux. Le roi ne boit que de l’eau de seltz; mais, son beau-frère qui n’est pas du même pays que lui, — et, chez un musulman, le fait m’a paru assez rare pour être relevé — boit du vin. L’interprète parle très bien le français, encore qu’il ait appris , notre langue sans le secours d’aucun professeur.
- Au bout de quelques instants, l’œil s’iiabituait assez bien à cette quasi obscurité et je percevais distinctement un lit immense en vieux bois sculpté, un antique bahut et quelques meubles d’une origine antédiluvienne — dans le style de la maison même.
- J’observai le roi et sa suite. Tous ont l’œil vif, intelligent. Osman-Gassi porte la barbe en fer à cheval, sans moustaches.
- J’ai dit qu’Osman-Gassi a rendu, de tout temps, les plus grands services à la France. Son père, Bou Bakar Saadi, auquel il a succédé sur le trône du Boundou, ne fut pas moins notre ami. Il convient de ne pas oublier, en effet, qu’au début du gouvernement du commandant Faidherne, notre colonie africaine était menacée par El Hadji Omar qui s’avançait victorieux jusqu’au Haut Sénégal. Ce fut Bou Baka Saadi qui l’arrêta dans sa marche.
- Gomme son père, Osman-Gassi a eu constamment les yeux tournés vers la France. Il eut raison de Mahmadou-Lamine, qu’il combattit, les armes à la main, à la .tête de ses troupes, en compagnie du capitaine Fortin. Après une lutte héroïque, il prit d’assaut la « tata » (forteresse), où Madmadou s’était retiré. La tête du rebelle fut décollée et envoyée en France. Tel le sultan envoyait les têtes des ennemis en guise de trophée — et d’avertissement — pendant cette campagne de 1887 que suivit mon excellent ami, l’intrépide explorateur Charles Soller.
- Enfin, grâce à Osman-Gassi, le zèle des marabouts des états voisins s’est ralenti et la paix est assurée dans le Soudan français.
- Pendant notre conversation - que l’interprète traduisait au fur et à mesure en français — le roi nègre m’a exprimé sa satisfaction la plus grande de son voyage à Paris et de sa visite à l’Exposition. Il parle en termes enthousiastes de la France, qui peut compter sur son ardent dévouement.
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- Statistipe des Chemins de fer de l’Ouest
- L’affluence des étrangers et des provinciaux attirés à Paris par l’Exposition universelle est de plus en plus considérable.
- C’est ainsi, pour ne citer qu’un exemple, que les régions desservies par la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest ont fourni, dans les journées des 31 août et 1er septembre, des 7, 8 et 15 septembre, un mouvement de voyageurs (arrivée et départ) qui se chiffre, en nombres ronds, de la manière suivante, en ce qui concerne la seule gare de Paris (Saint-Lazare) :
- Dimanche . 1er septembre 279.000 voyageurs Dimanche 8 — 275.000 —
- Dimanche 15 — 266.000 —
- à destination ou en provenance des lignes de banlieue.
- Samedi 31 août 23.000 voyageurs
- Dimanche 1er septembre 24.000 —
- Samedi 7 — 23.000 —
- Dimanche 8 — 28.000 . —
- Samedi 14 — 21.000 —
- Dimanche 15 — 26.000 —
- en provenance ou à destination des grandes lignes.
- Toutes proportions gardées, la gare Montparnasse
- a eu, de son côté, un mouvement tout à fait exceptionnel à assurer :
- Dimanche 1er septembre 44.000 vovageurs
- Dimanche 8 — 31.000 ~ —
- Dimanche 15 — 34.000 —
- à destination ou en provenance de la banlieue
- R. G.
- Samedi 31 août Dimanche 1er septembre Samedi 7 —
- Dimanche 8 —
- 6.000 vovageurs 10.000 " —
- 6.000 — 14.000 —
- en provenance ou à destination des grandes lignes..
- De cette sorte, si l’on groupe ces mouvements, on constate que la gare Saint-Lazare a expédié sur toutes destinations et reçu de toutes provenances : Dimanche 1er septembre 303.000 voyageurs Dimanche 8 — 303.000 —
- Dimanche 15 — 292.000 —
- et la gare Montparnasse :
- Dimanche 1er septembre 54.000 Dimanche 8 — 45.000
- Enfin, si l’on réunit le mouvement qui s’est produit dans ces deux gains aux dates précitées, 011 voit qu’il s’est élevé :
- Le 1er septembre à 357,000 voyageurs Le 8 septembre à 348,000 —
- Nous avons hâte d’ajouter, après informations prises et à l’éloge du personnel de la Compagnie de l’Ouest que, malgré les difficultés inhérentes à des déplacements aussi énormes, le service a été exécuté partout avec ordre et régularité et sans le moindre incident.
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- LES CONGRÈS
- Le Congrès météorologique
- Le congrès météorologique international a eu hier au Trocadéro (salle des congrès) sa séance d’ouverture.
- De nombreux savants, venus de presque tous les points du monde, se sont rendus à l’appel qui leur était adressé, en apportant avec eux les très intéressants résultats de leurs observations.
- Nous citerons, au milieu de beaucoup d’autres, les noms de MM. le général Grulg, chef du Signal office de Washington; A. Paulsen (Copenhague), Cap C. Pujazon (Saint-Fernando), Bilviller (Zurich), Zenger (Prague), R. Pere Deuza Montca-lieri), Cruls (Rio-de-Janeiro), Symons, de la Société royale à Londres; Merino (Madrid), baron de Heerdt (Pays-Bas) ; Hildebraudsson (Upsal), Rotch (Etats-Unis), Lancester (Bruxelles), Hepites (Roumanie), Dufour, recteur de l’Académie de Lausanne, etc.
- Dans sa séance d’hier vendredi d’importantes communications ont déjà été faites par le savant directeur de l’observatoire de Stockolm, au sujet d’une nomenclature nouvelle et plus complète des nuages, basée sur leur forme et leur mode de groupement.
- Le Rév. P. Deuza, de l’observatoire de Montca-lieri, vient apporter ensuite des observations sur les températures à diverses hauteurs, montrant que la température s’élève avec l’altitude.
- Après, M. Paulsen, de Copenhague, fait une très intéressante communication sur les aurores boréales, en fixant les hauteurs auxquelles elles se produisent, dans les régions arctiques.
- Enfin, un savant japonais vient faire part des observations qu’il a faites sur divers points de la plus haute montagne du Japon (3.700), qui est un volcan éteint situé près des côtes.
- Le Congrès météorologique international tiendra ses séances jusqu’au 26 septembre."
- Une visite dans l’après midi au bureau central de météorologie de la rue de l’Uuiversité, nous a montré combien on commençait à prendre souci de cette science en France et les progrès accomplis depuis l’installation à Montsouri du pavillon Egyptien de l’Exposition de 1867.
- Nous rendrons compte ici de toutes les séances de ce congrès qui s’annonce comme devant être très instructif et très utile aux progrès d’une science à laquelle les navigateurs comme les agriculteurs doivent de sages avertissements.
- (A suivre.) G.-D.
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- Au Trocadéro vient de s’ouvrir le Congrès d’oto-gie et de laryncologie. On été élus membres du bureau : MM. les docteurs Gellé, président; Moure, Lawenberg, Gougulheim etCartaz, vice-présidents; Ruault, secrétaire; Ménière, trésorier. Cent onze
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- savants de tous les pays assistaient à la séance d’inauguration. Le Congrès prendra tin demain.
- Le Congrès international des chemins de fer
- Nous avons déjà donné ici quelques-uns des résultats des travaux des sections du Congrès des chemins de fer. Hier vendredi, nous avons pu assister, grâce à une invitation de son très courtois président, M. le conseiller d’Etat Picard, à sa première assemblée générale.
- Disons tout d’abord qu’en entrant dans cette assemblée on est immédiatement pénétré de l’élévation intellectuelle du milieu dans lequel on se trouve. Rien de banal, ni dans les attitudes, ni dans les discussions des hommes qui la composent. Aussi écoute-t-on avec recueillement, car tous les mets portent dans les exposés qu’on y fait des améliorations et perfectionnements dont ces hautes intelligences se préoccupent, pour toutes les branches de cette grande industrie des chemins de fer, où chaque détail à son importance.
- La séance a été levée à quatre heures pour permette aux membres du congrès de se rendre à la réception de l’Hôtel de Ville où ils ont été reçus à cinq heures par M. le docteur Chautemps, président du Conseil municipal, entouré de ses collègues.
- M. Picard, conseiller d’Etat, président du congrès, a présenté ses collègues,
- M. Chautemps leur a souhaité la bienvenue au nom de la Ville de Paris et a ajouté : « Vous nous avez dit que vous avez été reçus avec beaucoup d’empressement et de cordialité; mais la France n’a-t-elle pas donné la preuve de sa haute estime pour votre noble profession en élevant un ingénieur à la première magistrature du pays ?
- Sir Andrew Fairbairn a, au nom des ingénieurs étrangers, remercié le Conseil municipal de son accueil sympathique et a terminé son allocution par le cri.de : « Vive la France ! « auquel tous les assistants se sont associés.
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- VARIÉTÉ
- L’alimentation à l’Exposition
- Sous ce titre, notre confrère G. de Gherville a écrit un article intéressant et charmant, comme il sait les écrire, qui débute par cette sentence bien connue : « Il faut manger pour vivre et non point vivre pour manger. »
- Notre éminent confrère ne tient avec Harpagon, qui eût voulu qu’on la retraçât en lettres d’01% et, selon lui,elle n’est pas, dans sa seconde partie du moins, d’une vérité absolue. C’est aussi notre avis.
- Il faut,dit-il, quelque peu vivre pour manger, puisque la nature a placé une jouissance dans l’acte qui entretient notre organisme à l’état de vie. Que l’homme n’en fasse pas le but principal de ses préoccupations comme tous les êtres inférieurs, cela est méritoire ; mais il n’en doit pas moins attacher un certain prix aux sensations agréables que lui procurent les divers modes de son alimentation; il est rationnel qu'il établisse entre eux divers degrés. Dans l’état social où nous vivons, il est également d’un intérêt de premier ordre qu’il recherche les formules de nourriture les plus économiques; il n’y a donc pas lieu de s’étonner si notre Exposition a taillé une large place aux produits alimentaires.
- Leur palais se trouve entre les ponts d’Iéna et de l’Alma; il est baigné d’un côté par la Seine, il suit de l’autre le chemin de fer Decauville. La construction est d’une simplicité avenante et coquette, sobre d’ornementation, sans dorure et sans enluminures, telle qu’il convenait pour abriter les joies paisibles de la vie. Au-dessus de la porte, en glfise de colossal fronton, s’arrondit une futaille gigantesque que le vieux Silène eût choisie pour trône. C’est le tonneau gigantesque expédié par la maison Mercier d’Epernay; il ne contient pas moins de 1,600 hectolitres; son odyssée a défrayé les faits divers de la presse parisienne pendant une
- semaine; les ingénieurs qui ont tracé les routes n’avaient point prévu la circulation de majestés aussi rebondies ; plus d’une fois il fallut abattre des pans de mur pour lui livrer passage.
- Sous ce géant s’ouvre la galerie'qui sert de vestibule au temple de la gastronomie: il est plein de lumière, de bruit, d'animation. On fabrique dans son enceinte, sous les yeux du public, toutes sortes de succulences : à gauche MM. Yaury, Guillout, Olibet ont installé une série de machines servant à la confection de biscuits anglais ; un pétrin mécanique fabrique une fournée entière en quelques minutes : une seconde machine lamine la pâte, une troisième la façonne et la découpe; elle passe de là dans un four immense d’où, après un séjour de quelques instants, elle sort brûlante et dorée sous la forme de petits gâteaux croustillants.
- Les appareils de distillerie pour la fabrication des liqueurs et sirops fonctionnent sur la droite. Un peu plus loin, de vastes récipients hémisphériques en cuivre tournent perpétuellement des dragées et des bonbons qui vont, d’eux-mêmes, s’aligner circulairement dans des boîtes sous une dentelle de papier. Une énorme machine à broyer le chocolat tient le bout de cette galerie. Un des ateliers de la grande usine de Noisiel, à laquelle cette machine appartient, se développe en perspective derrière elle sur une toile de fond. Un appareil réfrigérant attire et retient la foule ; les femmes et les enfants en encombrent les abords et se disputent les petits sorbets à la fraise, à la menthe, au citron, qu’il débite, enfermés dans un étui de papier.
- Ce laboratoire des produits destinés à la gueule est toujours plein d’un public non seulement friand, mais très curieux du fonctionnement des machines et s’émerveillant sans relâche de la rapidité et de la perfection de ces fabrications. Bien différente est la physionomie de la galerie où sont exposés les véritables trésors de la gastronomie et à laquelle on arrive en gravissant quelques marches. En bas, c’était l’agitation, la cohue, le vacarme, en haut on trouve la paix et le silence. A mesure que l’on avance, le fracas des machines s’éteint, les visiteurs deviennent plus rares, ils cheminent sans bruit dans une clarté douce où, çà et là, chatoient discrètement les ors, les rubis, les émeraudes des flacons. Ici la curiosité a cessé d’être turbulente ; on contemple avec le calme et le recueillement qui conviennent à des gens sérieux et convaincus.
- On voit dans ces vitrines tout ce qu’emploie l’art culinaire : on y trouve réunis tout ce qui flatte le palais, tout ce qui réconforte l’estomac, tout ce qui se mange, depuis les pâtes, les fécules à potage, les consommés à la minute, jusqu’aux condiments, jusqu’aux desserts; rien n’y manque, ni douceurs,ni plats de résistance; collections de jambons, de saucisses, d’an-doiiilles, d’andouillettes, de saucissons de toutes les tailles, de tous les calibres, de toutes les provenances; pâtés de foies gras de Strasbourg, de Chartres, de Pithiviers, d’Amiens, etc., etc. Tripes à la mode de Caen ; gibier de toute espèce, depuis l’ours jusqu’aux alouettes, en conserve bien entendu. En somme, une collection de harnois de gueule assez formidable pour faire tomber Pantagruel en pâmoison.
- Cette industrie des conserves qui joue le grand rôle dans ce défilé des victuailles solides a fait depuis quelques années des progrès vraiment intéressants. Nous permettre de voir paraître sur notre table toute espèce de gibier et de poisson lorsque leur vente est légalement prohilaée, c’est fort peu de chose à notre avis; elles sont d’une tout autre utilité pour les explorateurs, pour les marins, qui avec elles, au milieu des mers, dans les solitudes les plus sauvages, retrouvent les mets de la patrie. Enfin'et surtout, elles auront désormais une importance considérable dans l’approvisionnement des armées. Ajoutons qu’elles conservent aujourd’hui les aliments sans trop leur enlever leur saveur spéciale; pour certains légumes, qui contractaient un goût désagréable au contact du métal, on garnit de bois l’intérieur des boites, et cette doublure préserve le contenu de toute altération.
- Les condiments sont en nombre, vinaigres, huiles d’olive. Les vitrines les plus importantes sont celles du syndicat des commerçants de
- Salon et celles de l’Union des propriétaires de Nice. Les produits de la basse-cour et de l’étable ne sont pas oubliés. MM. Boulier, Arnoult de Gambais présentent des collections d’œufs de poule de dinde, d’oie et de canard ; MM. Voitel-lier, de Mantes, à un envoi non moins complet ajoutent des œufs énormes d’oies de Toulouse’ de pintades et de diverses variétés de faisans’ A défaut de lait frais, on vous présente du lait concentré, les beurres les plus fins que fabriquent la Bretagne et la Normandie, et enfin des assortiments de fromages véritablement épiqnes dans leurs proportions: fromages de Roquefort de Coulommiers, de Brie, de' Camembert, de Pont-l’Evêque, de Champagne, des monts d’Auvergne, du Jura, des Pyrénées et cent autres encore.
- Les fruits secs complètent ces spécimens du dessert; Agen a envoyé ses plus superbes pruneaux. Aimez-vous le pain d’épice? Il y en a des blocs énormes ; c’est à la maison Sigout que revient l’honneur d’avoir exposé le plus gros. Si vous avez un faible pour les douceurs, vous n’avez qu’à gagner le quartier de la confiserie en passant sous un arc de triomphe construit avec des paquets de chocolat; ce monument, c’en est un, dont le poids total arrive à 50,000 kilos, représente la production quotidienne de l’usine de MM. Menier; sa valeur en argent n’est pas de moins de 300,000 francs. Quand vous l’avez dépassé, vous vous trouvez dans ce pays de Cocagne, que célébrait une chanson de notre enfance. Vos regards, de quelque côté qu’ils se tournent, ne rencontrent que des friandises, sirops, liqueurs douces et apériti-ves (!) dragées, pastilles, bonbons, fruiis confits, etc., etc. L’atmosphère est tellement surchargée de leurs douces senteurs, que, malgré soi, on passe sa langue sur ses lèvres pour en surprendre le goût et que l’on se demande si les murs de ce temple du sucre ne doivent pas être bons à croquer, comme disait la chanson susdite.
- Le sous-sol nous ramène à la gastronomie sérieuse, dans la partie dont s’inspirent les poètes du Caveau ; il est consacré à tout ce que la France produit de boissons soit fermentées, soit distillées : vins rouges et vins blancs de tous les crus, cidres et poirés de Normandie et de Bretagne, bières du Nord, de l’Est, de Nérac et de la région parisienne. Nos compatriotes de l’Alsace manquent à ce rendez-vous, et ce n’est pas leur bonne volonté qu’il en faut accuser.
- L’exposition des vins traduit glorieusement les richesses vinicoles de notre pays. On serait tenté d’oublier le phylloxéra, le inildew et les tas de rot dont nons sommes affligés, devant ces armées de bouteilles. Tous les grands crus de Bourgogne, romanée, chambertin, corton, nuits, pomard, clos-du-roi, thorins, pouilly, chablis, etc., etc., figurent dans leurs rangs pressés. La Gironde lui tient tête avec l’élite de ses produits : lafitte, margaux, haut-brion, yquem, saint-émilion, sauterne, barsac et tant d’autres châteaux dont la renommée s’étend aux deux mondes. Toutes les bonnes marques du Bordelais se retrouvent sur ces rangées d’étiquettes. Un peu plus loin ce sont les vins chauds et capiteux du Rhône ; ermitage, côte-rotie, saint-peray; puis ces cousins germains des vins d’Espagne que nous donnent les premières assises des Pyrénées-Orientales. Ce serait une énumération homérique que celle des titres illustres de ces bouteilles dont l’éclat projette dans le demi-jour de cette cave comme un reflet du soleil qui dora ou rougit les grappes dont ce nectar est extrait.
- La section champenoise a le privilège d’attirer de nombreux visiteurs. Non seulement la popularité de ce vin des fêtes, de la jeunesse et des amours résiste au temps, comme aux concurrences, mais l’exposition organisée par le syndicat du commerce de ces vins est à la fois très importante et très instructive. Le vignoble champenois s’y déroule sur une grande carte; au-dessous d’elle des plans en relief permettent de suivre toutes les phases de la culture de la vigne, depuis la plantation jusqu’à la vendange. Ailleurs, ce sont des coupes de bâtiments laissant voir l’intérieur des caves, des celliers, des ateliers. Puis ce sont des panneaux représentant les opérations si délicates que comporte la manutention du vin de Champagne : un chantier en travail avec figures de cire de grandeur
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- naturelle; enfin,une collection de bouteilles de toute taille, tant anciennes que modernes, un assortiment de bouchons ; citons encore une petite vitrine dans laquelle sont classés les minuscules mais redoutables ennemis des vignes champenoises, parmi lesquels on constate avec satisfaction que le phylloxéra ne ligure pas.
- Le Midi a encore expédié ses excellents vins de Saint-Georges et de Langlade, la Haute-Garonne son aimable Yillandrie, la Corse son vin de Sartène ; Béziers, Narbonne, Carcassonne leurs meilleurs produits. Cependant l’aristocratie du caveau n’a pas accaparé toutes les phices ; les vins roturiers ont trouvé des vitrines pour se caser; c’est surtout en matières de boissons qu’il faut satisfaire non seulement tous les aoûts mais toutes les bourses. Nous y avons dégusté même du vin de raisins secs : il est joli de couleur et agréable à boire, mais il tant le payer 50 centimes la bouteille et, pour une boisson économique, destinée aux humbles ménages, ce prix nous parait bien élevé, du vin de raisins frais ne coûte pas beaucoup plus.
- Les eaux-de-vie sont en nombre. Beaucoup sont de bon aloi, car les négociants de Cognac ont mis en ayant tout ce qu’il leur restait en cellier de grandes et petites champagnes ; celles-ci sont devenues si rares que ce n’est plus une figure de les qualifier d’or liquide. La Bourgogne présente ses marcs et l’Ouest ses eaux-de-vie de cidre, un produit jadis vulgaire, mais qui devient de plus en plus apprécié. Des comptoirs de dégustation permettent de se livrer aux études comparatives les plus approfondies sur les boissons que l’on vient de passer en revue ; non seulement elles peuvent avoir leur charme, mais elles ne sont pas dispendieuses. Avec trois ou quatre francs, un gourmet curieux fera la connaissance de quantité de vins de premier choix, seulement il ne devra pas s’étonner s’il titube quelque peu en s’en allant.
- Les colonies ont exposé leurs productions comestibles dans leurs pavillons respectifs ; les Antilles ont envoyé leurs sucres de canne, leurs rhums, leur cafés. Le pavillon de la Guadeloupe exhibe un très intéressant modèle d’usine pour la fabrication du sucre et du rhum. Dans les envois de l’Algérie et de la Tunisie figurent des pâtes alimentaires, des huiles, des vins. L’exposition vinicole de l’Algérie est d’une grande importance et témoigue de l’extension merveilleuse, prise si rapidement dans la France africaine par la culture de la vigne ; elle pourrait, au besoin, devenir le cellier de la métropole et cependant les progrès de sa viticulture sont loin et bien loin d’avoir dit leur dernier mot.
- Les nations étrangères ne sont pas restées en arrièee en ce qui concerne l’alimentation. Le Portugal et l’Espagne, avec leurs vins fameux, ont envoyé des chocolats, des huiles, des olives, des pâtes, des salaisons et de magnifiques fruits confits. L’Italie, ses vermouts de Turin et de Milan, ses liqueurs, ses vins de l’Etna, de Marsala, de Zucco, de Syracuse, des miels, des huiles, d’énormes fromages et ces pâtes alimentaires dont la supériorité est consacrée. Ce sont encore le miel, le lait concentré, les jambons fumés, l’absinthe, le kirsch, la bière et les vins du Valais, qui composent l’apport de la République helvétique. Nous retrouvons encore une riche collection de bières dans l’exhibition belge ; de très appétissantes conserves et des liqueurs dont la réputation n’est plus à faire, dans l’envoi des comestibles des Pays-Bas. Avec son ale, son porter, son whisky, l’Angleterre expose force jambons et même des cochons entiers ; la boulangerie mécanique Baker fabrique du matin au soir du pain pour accompagner cette charcuterie, ainsi que des biscuits anglais que l’on déguste avec du thé.
- Nous devons signaler encore la vacherie britannique, où une demi-douzaine de vaches fournissent aux amateurs des tasses de lait frais si nombreuses que nous soupçonnons ces bêtes-là d’avoir reçu du ciel le pouvoir de multiplier le liquide de leurs mamelles. Citons encore d’excellents vins de Roumanie et de Hongrie ; des thés et des sucres parmi les envois de la Russie, et aussi des vins très méritants du Caucase et de la Crimée, sans compter une bière légère et tonique des plus agréables à boire.
- En résumé, l’Exposition alimentaire de 1889
- est la plus complète et la plus intéressante qui ait jamais eu lieu. Elle donne satisfaction à notre amour-propre national, car tout en rendant justice aux divers pays qui y ont participé. on peut prétendre sans chauvinisme que la nôtre l’emporte de haut par l’excellence et la variété de ses produits. Eu ce qui concerne les choses de la table, la France garde son antique suprématie. Nous devons lui en souhaiter d’autres, mais il n’est pas contestable .que celle-là ait son prix. La gastronomie a une importance qu’on ne saurait nier ; elle sert à rapprocher les hommes, elle rend l’existence aimable et dispose à l’indulgence et à la modération envers ses semblables, deux dispositions d’esprit singulièrement précieuses par le temps qui court.
- G. DE CHERVILLE.
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration H)
- (Suite)
- Le 20 juin, tout était au point. 1 & Pôle Nord était porté au milieu du Champ de Mars par soixante artilleurs. Le lendemain, jour de l’ascension, la foule était considérable, plus encore au dehors qu’au milieu de l’enceinte même. Les spectacles aérostatiques ont eu, de tout temps, le don d’intéresser vivement les parisiens.
- Pendant le gonflement, Y Hirondelle, un petit ballon qui devait accompagner le Pôle Nord., fût pris par un coup de vent, et réduit instantanément, en pièces. Le public s’aperçut à peine de cet incident.
- Le départ du Pôle Nord, retardé par plusieurs circonstances indépendantes de la volonté des aéronantes, ne put avoir lieu qu’à six heures quarante-cinq minutes. L’aérostat emportait neuf voyageurs : Gaston Tissandier, Wilfrid de Fon-vielle, Albert Tissandier, le docteur Tardieu, Sonrel, Tournier, Mangin, Moreau, Menue.
- Presque tous étaient, dès longtemps, familiarisés avec les courses aériennes. Résolus à obtenir de cette ascension, faite dans des conditions excellentes, des résultats utiles à la science, tous s’occupèrent à bord d’observations intéressantes. Chacun, avait accepté une mission spéciale, et s’appliqua à la remplir.
- Le voyage fut admirable. L’aérostat prit terre, le soir même, après un tramage de quelques minutes, à Anneau, près de Chartres.
- L’Exposition Universelle (1er Mai 1878)
- Accablée par des revers sans exemple dans notre histoire, la France, dès 1876, reprenait possession d’elle-même; elle poursuivait, non sans succès, avec le calme d’une nation injustement frappée, l’œuvre de sa réorganisation administrative, politique et militaire. La confiance en elle-même semblait lui être revenue, elle avait foi dans les institutions qu’elle s’était librement données.
- Résolue de suivre avec persévérance les idées de sagesse patriotique proclamées pac ses mandataires, voulant par-dessus toute chose montrer au monde qu’elle désirait sincèrement la paix, et qu’elle était uniquement préoccupée de son maintien, elle eut alors la pensée généreuse de convier le monde entier à une nouvelle Exposition universelle. Cet appel à l’activité humaine, à la science contemporaine fut entendu; les artistes, les agriculteurs, les industriels, se mirent résolument à l’œuvre.
- On sait aujourd’hui quels ont été les résultats de cette gigantesque entreprise.
- Le 4 et le 13 avril 1876 parurent les deux premiers décrets instituant l’Exposition de 1878.
- Cette fois encore, comme en 1867, le Champ de Mars fut considéré comme le point le plus central et le plus facilement accessible pour ces
- (lYLe Champ de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron, Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré-
- nouvelles assises du travail ; on y adjoignit le Trocadéro, qui dut être transformé pour cette mémorable circonstance.
- Le plan, parfaitement étudié, qui réunit tous les suffrages, consistait, pour le Champ de Mars, en une vaste surface de 240,000 mètres carrés, flanquée de dômes aux quatre angles ; le pont d’Iéna, sensiblement élargi, mettait en communication directe l’Exposition proprement dite et le palais du Trocadéro, dont l’édification avait été primitivement évaluée à cinq millions de francs, et qui en absorba neuf; les quais eux-mêmes, englobés dans l’enceinte, étaient laissés en communication avec la ville par deux tranchées : l’une de vingt mètres de largeur, sur la rive droite, et l’autre de cinq mètres sur la rive gauche.
- C’est à la commission supérieure des Expositions internationales, constituée en 1870, à l’occasion de l’ouverture de l’Exposition de Londres, que furent confiés l’exécution des travaux et l’examen de toutes les questions se rattachant à l’organisation.
- AI. J.-R. Krantz, sénateur, fut chargé des fonctions de commissaire général.
- Le temps pressait, on avait devant soi que dix-huit mois seulement. Ce qu’il fallut alors dépenser d’activité, montrer de décision, de dévouement et de zèle, nul ne le sait aujourd’hui, si ce ne sont pourtant ceux qui tentent encore une fois, par leurs persévérants efforts, de renouveler cette tentative, et de créer de toutes pièces une nouvelle Exposition, qui ne le cédera en rien à ses devancières.
- Dans l’Exposition de 1878, le palais du Trocadéro, dont l’exécution avait été confiée à Da-vioud et Bourdais; joua un rôle utile et sérieux. La salle des fêtes qu’il renfermait, pouvant contenir de six à huit mille personnes, trouva de précieuses applications; les deux vastes galeries qui l’enveloppent et complètent sa décoration extérieure, rendirent des services qui n’ont pas été oui liés. U Histoire du Travail, où se trouvaient groupées les collections particulières les plus remarquables, avait trouvé là un asile admirablement disposé pour la recevoir.
- Merveilleusement situé, le palais, dans son ensemble, dominait l’Exposition tout entière; on avait là, comme on l’aura encore en 1889 un panorama unique au monde.
- L’Exposition s’ouvrit le 1er mai 1878, en présence du maréchal de Mac-Mahon, président de la République. Paris n’a pas oublié cette solennité véritablement nationale, apportant au monde entier la certitude qu’il avait repris enfin, parmi les nations les plus grandes, la place à laquelle il n’avait cessé d’avoir droit.
- (A suivre). E. Maindron.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus cu-lieiises qui s’est emparée de la scène*.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l'Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Posa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lasci \ e
- et provocante; Mercédès Gruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo. dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elbs sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Sene. — N° 180.
- Le Numéro : XS Centimes.
- Lundi 23 Septembre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- !S
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- (près de la Direction Générale de l}Exploitation).
- SOMMAIRE — P artie. officielle : Décrets..— Partie non officielle: Chronique. — Une Réponse. — Dernière heure. — Echos. — L’ambassade marocaine à Paris. — Les Congrès. — Le Triomphe de la République. — L’Exposition rétrospective du Trocadéro. — Le Champ de Mars depuis la Restauration /suite). — La Bourse. — Annonces et réclames.
- PARTIE OFFICIELLE
- Le Président de la République française,
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies.
- Yu la loi du 25 juillet 1873 sur les récompenses nationales ;
- Yu la loi du 15 avril 1889, relative aux récompenses à décerner à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889 ;
- Vu la déclaration du conseil de l’ordre, en date du 20 septembre, portant que la promotion du présent décret est faite en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur.
- Décrète :
- Art. 1er. — Est promu dans l’ordre de la Légion d’honneur :
- Au grade d’officier
- M. Dalon(Jules),statuaire.
- Médaille d’honneur en 1883.
- Auteur de la statue le Triomphe de la République.
- Art. 2. — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, et le grand chancelier de la Légion d’honneur sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.
- Fait à Fontainebleau, le 21 septembre 1889.
- Carnot.
- Par le président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- P. Tirard.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Nous continuons à glaner dans la Presse allemande les commentaires qui ont trait à l’exposition universelle.
- Gomme ils sont tous à notre éloge, nous h’avons presque rien à y ajouter, témoin ce fragment d’une importante étude de la Gazette, nationale :
- Une fois de plus Paris jouit de la gloire d’être la première ville du monde, et une fois de plus Paris a mérité cette gloire entièrement, et cela par un travail honnête, par l’utilisation sage et consciencieuse de tous les avantages que lui offrent sa situation et les conditions sociales, par la mise à profit de toutes les expériences acquises et le développement habile de toute l’avance gagnée autrefois.
- En Allemagne, on est très disposé à considérer la préférence que l’on donne dans une grande partie du monde aux Français, comme une espèce de préjugé reposant sur de vieilles traditions dont tout homme sagace devrait s’être dépouillé depuis longtemps. On croit pouvoir résoudre les questions qui s’imposent aujourd’hui, en parlant avec quelque
- VUE DU PREMIER DE LA TOUR.
- ironie du « savoir-faire » des Français comme d’une chose superficielle et pleine d’infatuation, servant à éblouir le monde, et on s’efforce de représenter tout travail consciencieux comme une chose particulière au peuple germanique. Et l’Exposition elle-même, on ne demanderait pas mieux que de la représenter comme une bulle de savon sans consistance, ou comme une pièce de théâtre à grand spectacle et grande réclame, mais vide de sens.
- Sans doute, autour de cette Exposition, comme autour de toute autre, il se fait beaucoup de bruit inutile, mais le noyau de cette Exposition universelle est si sain et si complètement le produit d’un solide travail, que les fioritures inutiles n’entrent pas en ligne de compte. On peut affirmer avec une
- cune entreprise aussi mûrement conçue, et exécutée d’une façon aussi grandiose et aussi pratique dans toutes ses parties que cette Exposition universelle et on ne peut guère attendre que, dans un temps prochain et dans quelque pays que ce soit, on puisse dépasser ce qu’offre cette Exposition. e
- Paris a profité des travaux résultant des trois grandes Expositions qui avaient précédé • Paris et la France ont parfaitement compris l’importance décisive que cette entreprise devait avoir pour la si tuation internationale du pays, et c’est ainsi cra’en écartant toute espèce d’influence exercée par le* haines politiques, toutes les forces du pays se sont mises au service de l’entreprise; les plus grandes et les plus petites choses ont été exécutées à fond de façon à résister à toutes les éventualités et à tous les ha-saids, et de la sorte est née cet e œuvre dont l’œil ne sau-i ait embrasser l’organisme gigantesque, et qui, cependant, dans toutes ses parties, fonctionne ^aussi paisiblement et . aussi sûrement que si elle était on exploitation depuis des géné-rations et comme si elle devait durer pendant une série de générations.
- A
- C’est bien, en effet, la caractéristique de l’Exposition de 1889; elle est comme le résumé des Expositions précédentes, résumé gigantesque, qui, de trois exhibitions déjà très importantes, en a fait une qui renferme tout, qui présente toutes les solutions actuelles de l’industrie, du commerce et de l’art.
- Et comme le dit très bien la Gazette Nationale, ce colossal établissement de parcs et de palais n’a nullement l’air d’une chose provisoire : tout y est tellement solide, tellement assis sur la pierre, et sur des fondements sérieux, que cette ville immense, où passent chaque jour cent cinquante mille promeneurs, semble avoir été bâtie « depuis des générations, et comme si elle devait durer pendant une série de générations ».
- Et, en somme, les travaux préliminaires n’ont pas duré trois ans et l’exploitation va cesser dans six semaines !
- Mais comment lutter contre l’intempérie des saisons? Quand même on ferait de tous les palais existant un vaste palais d’hiver avec ouvertures soigneusement matelassées et calorifères brûlant
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- jour et nuit, on n’attirerait pas les étrangers pendant les mois de brouillard et de neige.
- L’iiiver, chacun rentre chez soi et ne pense qu’à se reposer des fatigantes et coûteuses excursions de l’été.
- ##
- Encore un éloge qu’il nous est agréable de reproduire ; il ne vient pas d’un pays ennemi celui-là, mais de Pétersbourg; la Novoié Vremia parle ainsi :
- L’Exposition a obligé tous les peuples à parler de nouveau de la France comme de la capitale du monde. Elle a relevé le moral de la nation française; elle a inspiré l’idée d’organiser à Paris une grande foire annuelle et de faire de cette capitale un port de mer. Les centaines de millions de francs qu’il faudra dépenser pour atteindre ce but n’effraient pas ce pays entreprenant, riche et plein de talent et d’énergie.
- Et pendant que la France nous offre le spectacle du triomphe du travail et du développement pacifiques, on voit passer du Nord au Sud et du Sud au Nord des nuages orageux, on entend retentir des clameurs belliqueuses, on porte des toasts à la guerre et à l’extermination de ceux qui se réjouissent de vivre en paix. On se livre à des simulacres de bataille, on donne des dîners de revue, dans lesquels on fait sonner son sabre en prononçant des discours belliqueux et en adressant des menaces à ceux qui oseraient troubler la paix, aux puissances de l’Ouest et de l’Est, qui ne songent précisément qu’à la paix.
- Les bienveillants protecteurs de la paix, armés de pied en cap, s’efforcent de prouver qu’ils sont prêts à troubler la paix et à verser des flots de sang. De cette façon, les défenseurs de la paix menacent la paix de ceux qui ne veulent pas se soumettre à la suprématie brutale et égoïste de l’empire allemand.
- On nous dit : « Nous sommes forts, parce que » nous pouvons tout détruire. Rien ne peut résister » aux armées réunies des Allemands, des Autri-» chiens et des Italiens I »
- Nous avons, quant à nous, cette autre devise : « Nous sommes forts, parce que nous ne voulons » rien détruire et que nous employons les ressour-» ces dont nous disposons à empêcher la destruc-» tion et l’anéantissement des peuples. » C’est pourquoi les seules puissances qui soient capables de porter un toast vraiment sincère et loyal à la paix sont notre chère patrie, la Russie, et cette France, qui a prouvé sa force par le pacifique triomphe de l’Exposition.
- Pax et labor, c’est la devise fraternelle qui luit en lettres d’or sur les palais du Champ de Mars; c’est la nôtre et celle de tout vrai patriote.
- On croit connaître l’Exposition à fond parce qu’on y passe ses journées, et pourtant on y découvre toujours quelque chose de nouveau.
- Tout le monde connaît les interprètes patentés, qui pilotent les Anglais, les Espagnols, les Italiens, etc.
- Eh bien ! il y a le comble de l’interprète, — c’est l’interprète pour sourds-muets.
- On ne le reconnaît qu’à ses gesticulations désordonnées.
- F. L.
- UNE RÉPONSE
- M. Oardahi a fait la réponse suivante à la lettre publiée récemment par le Figaro et reproduite par nous :
- Paris, le 14 septembre 1889.
- Monsieur le directeur du Figaro,
- Usant de mon droit de réponse, je viens vous prier d’insérer la rectification suivante à l’article paru dans le Figaro :
- M. le directeur du Journal officiel du Caire, M. Santerre des Boves, fait à la troupe égyptienne
- du Théâtre international de l’Exposition l’honneur de s’occuper d’elle. Sans relever les épigrammes de M. Santerre des Boves. n’ayant pas l’intention d’entrer en polémique avec lui, je me borne à rectifier les faits.
- J’ai donc l’honneur de vous mettre sous les yeux :
- •lo L’acte de concession du théâtre kédivial de l’Opéra qui a été délivré par S. Exc. Abdelrhamann pacha Roudchdy, ministre des travaux publics, en date du 26 mai 1886.
- 2° Le contrat de renouvellement de cette concession en date du 26 février 1889 et signé de S. Exc. Mohamet-Zeki pacha, ministre des travaux publics.
- 3° Une note au conseil des ministres, signée de S. Exc. Abdelrhamann pacha, le 21 avril 1887, et disant textuellement que « M. Soliman Cardahi poursuit une œuvre des plus intéressantes pour le pays, et que, autorisé par le gouvernement égyptien à donner des représentations de comédie au théâtre khédivial de l’Opéra, il a fait les plus grands efforts... et que toutes les personnes éclairées sont unanimes à constater l’importance des résultats obtenus ». La note, qui ajoute que S. A. le khédive a témoigné, par sa présence, de l’intérêt qu’elle porte au progrès de l’art dramatique arabe, stipule la subvention par le gouvernement de Son Altesse d’une somme de 400 livres sterling.
- Enfin, voici les lettres émanant d’autorités diverses et me remerciant des représentations de bienfaisance organisées par moi à l’Opéra khédivial.
- Il reste la question des costumes, décors et accessoires. Or, le prospectus du Théâtre international, que je prends la liberté de placer de même sous vos yeux, porte que « les décors sont peints par le célèbre Mancini, d’après l’Opéra khédivial au Caire » : des costumes et accessoires, il n’est pas question.
- Il serait superflu d’en dire davantage. Le public est éclairé sur la valeur des déclarations de M. le directeur du Journal Officiel du Caire, dont l’intervention est au moins inattendue.
- Veuillez agréer, etc.
- S. Cardahi.
- ------------------------------
- Dernière Heure
- La fermeture
- La fermeture du soir, contrairement aux bruits qui ont couru, reste fixée à dix heures et demie.
- La distribution des récompenses
- Hier, à quatre heures, les commissaires généraux étrangers se sont réunis au commissariat général anglais pour fixer les détails du défilé des exposants à la distribution des récompenses, le 29 septembre.
- Les colonies marcheront en tête, avec drapeaux et bannières; puis viendront les représentants des pays étrangers et les neuf groupes français. Trois musiques se feront entendre pendant le défilé.
- Les Marocains à l’Elysée
- Hier, à onze heures, M. Carnot a reçu à l’Ely-sée, entouré de sa maison militaire et de plusieurs ministres, l’ambassadeur du Maroc El Caïd El Mââti ben Abd-el-Kébîr el Mezamzi, ayant avec lui le premier drogman de la légation de France à Tanger et les divers attachés à la cour de l’empereur composant sa suite.
- Après la réception officielle qui a eu lieu dans le grand salon du rez-de-chaussée du palais, l’ambassadeur a fait remise à M. Carnot des présents et des chevaux qui lui soiit envoyés par l’empereur du Maroc.
- Le président de la'République, après avoir reçu l’ambassade du Maroc, a reçu le roi nègre Oussman-Gassy avec les personnes et l’interprète qui l’accompagnent.
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 97.916
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................' 6.255
- Du 1er au 2me............ 4.153
- 2e étage direct.....*.... 2.572
- Du2e étage au sommet... 4.110
- En tout............. 17.090
- Le Banquet du Congrès des chemins de fer
- Le ministre des travaux publics et le ministre des finances ont, à leur tour, offert hier, un banquet aux membres du Congrès des chemins de fer.
- Ce banquet a eu lieu au Palais de l’Industrie, sous la présidence de M. Yves Guyot.
- A côté du ministre se trouvaient MM. de Bruys, ministre belge; le baron Alphonse de Rothschild, président du conseil d’administration des chemins de fer de Lyon : Maurice Rouvier, E. Spuller, Alfred Picard, conseiller d’Etat, président du Congrès, Léon Say et les principaux membres des conseils d’administration des chemins de fer français.
- Au dessert, plusieurs toasts ont été portés par M. Alfred Picard, qui a fait un éloge fort apprécié et très applaudi de l’ingénieur Carnot, par M. de Bruys, qui a bu à l’amitié française, et par M. Ver-skowsky, conseiller d’Etat russe, au nom des délégués étrangers, à la gloire de la grande nation française.
- Le ministre des travaux publics a répondu en félicitant les membres du congrès des résultats de leurs études et de leurs travaux.
- Pendant le dîner, la musique de la garde républicaine s’est fait entendre, et,, au-dessert, elle a joué les airs nationaux de tous les pays représentés au congrès, que les convives ont écouté respectueusement debout.
- Les ministres ont bien fait les choses. Après le repas, ils ont offert à leurs invités l’audition de quelques fragments du Triomphe de la République, d’Augusta Holmès, admirablement exécutés par l’orchestre et les chœurs.
- Le Pavillon de Costa-ltica
- Le consul de Gosta-Rica à Paris avait été chargé par son gouvernement de faire construire un pavillon à l’Exposition, dans l’enceinte du Champ de Mars. La construction n’était pas très importante : 'aussi fut-elle prête dès les premiers jours de l’ouverture de l’Exposition. Mais les produits qu’elle devait contenir tardèrent tant à arriver que c’est vendredi, après-midi seulement, que le pavillon a été ouvert au public.
- Placé entre le palais des Arts libéraux et l’élégant palais de la République du Chili,, au milieu du groupe des pavillons sud-américains, le pavillon de Costa-Rica présente un aspect des plus ravissants.
- Vos hôtes
- On signalait dernièrement le séjour à Paris de M. Nicotera, ancien ministre de l’intérieur d’Italie; on annonce aujourd’hui l’arrivée de M. Visconti Venosta, ancien ministre des affaires étrangères du même pays, qui vient visiter l’Exposition.
- La Tombola
- Quelques détails sur l’organisation des vendeuses de billets de tombola dont nous avons déjà parlé.
- Ces vendeuses sont au nombre de trente environ: elles se promèneront sur les différents points de l’Exposition.
- Hier après-midi, à titre d’essai, deux d’entre elles ont été installées au Champ de Mars; elles portaient une écharpe blanche sur fond de soie verte, avec le mot Tombola inscrit en lettres d’or.
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- L’AMBASSADE MAROCAINE A PARIS
- Ainsi que nous l’avions annoncé, l’ambassade marocaine est arrivée jeudi à Paris à onze heures trente-sept, par la gare de Lyon.
- Les trois ainbassadeurs, les caïds Almat-ben-Alkeder, Si-Ahmed-Alkan-Dudy et Alma-Dan y-Benès, occupaient un wagon-salon avecM. Pia-t,
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- drogman de la légation française. Dans un compartiment de première classe avaient pris place fes officiers et gens de la suite, le tout formant vingt-sept personnes.
- Un interprète marocain est aussi attaché à l'ambassade.
- Sept voitures à la livrée bleue et à cocarde rouge ont conduit l’ambassade à l’hôtel de la rue*bopernic.
- ##
- Les ambassadeurs, un peu fatigués du voyage, n’ont pas quitté l’hôtel de la rue Copernic pendant la journée de vendredi.
- ***
- Voici quelques détails sur la façon dont les ambassadeurs marocains et leur suite se nourrissent :
- Les Marocains font trois repas par jour dont un très sommaire pourtant, celui du matin, qui ne se compose que de café au lait, de beurre et de gâteaux.
- Le déjeuner est plus copieux, les bases résistantes se composent d’un mouton, d’une vingtaine de poulets et d’autant de pigeons.
- Un sacrificateur spécial est chargé de la boucherie de toutes ces bêtes dont il tranche la gorge. Lorsque le mouton est mort, l’animal est saisi par les pattes de derrière et le sacrificateur lui infuse de l’eau tiède dans les boyaux « à même avec ses lèvres... », l’usage le veut ainsi. Puis il est dépecé par quartiers, et la préparation du ragoût commence. En voici la recette exacte :
- Dans une grande casserole, le cuisinier fait un fond avec beaucoup de beurre, énormément d’oignons coupés en tranches, une dizaine de têtes d’ail, des tomates, du sel, du poivre rouge et noir, de la cannelle, du girofle, du persil, de l’anis et des aromates divers; il fait bouillir le tout pendant .un quart d’heure environ et y jette ensuite du mouton avec toute sa graisse.
- Une demi-heure après tout est cuit, et on sert avec une garniture de riz, d’aubergines, de courgettes et de coings coupés en quartiers.
- Les ambassadeurs se font servir chez eux et par leurs domestiques. Après chaque plat ils mangent des fruits, raisins, pêches, figues, poires, etc., en quantité considérable et avec une grande satisfaction.
- Tout le monde (ambassadeurs et domestiques) est nourri de la même manière. Il n’y a guère qu’une variante pour le liquide : de l’eau avec du sirop de groseille ou d’orgeat; les autres se contentent d’eau claire. Le vin est absolument prohibé.
- On sait que parmi les présents il y a sept chevaux marocains de toute beauté. A peine débarqués, ils ont fait parler d’eux, car l’un d’eux, échappant à son conducteur, a parcouru la rue de Lyon, renversant'tout ce qui se rencontrait sur son passage. Lorsqu’on pu le rat-trapper il avait déjà brisé les glaces d’un tramway et les brancards d’un fiacre.
- LE “ TRIOMPHE DE LA RÉPUBLIQÜE ”
- Hier a eu lieu l’inauguration du monument de la République, de Dalou, sur la place de la Nation.
- C’est en 1879 que le « Triomphe de la République » parut pour la première fois, dans un concours organisé par le Conseil municipal de Paris. Il s’agissait d’élever, sur la place de la République, une statue monumentale destinée à glorifier les institutions démocratiques de la France.
- Le projet de Dalou ne fut pas primé.
- Le jury, pourtant, avait remarqué le « Triomphe de la République », et s’il l’avait repoussé, c’était pour ce motif qu’il s’éloignait un peu du programme donné. Avant de se dissoudre, la besogne finie, il recommanda la maquette de Jules Dalou à l’attention du Conseil municipal, et celui-ci décida, en effet, de faire exécuter deux monuments au lieu d’un seul. C’est ainsi que l'œuvre de M. Dalou n’a pas été perdue, et qu’à dater d’aujourd’hui ses admirateurs peuvent aller la contempler sur la place de la Nation,
- sinon dans son apparence définitive, car toutes les pièces n’en sont pas encore fondues, au moins dans sa plus exacte représentation possible, en plâtre bronzé.
- Dans ce monument, qui est d’une magnifique allure, la République est placée sur un char triomphal traîné par deux lions. Celui de droite qui supporte un conductenr, le Progrès, un flambeau à la main, mord son frein rageusement. L’autre, la tête droite, soutient la main gauche du Progrès. L’idée triomphale est complétée par plusieurs figures allégoriques qui, du geste, poussent le char en avant. Ce sont un ouvrier et deux femmes représentant, l’une la Paix, l’autre la Justice.
- Enfin, autour du char, de petits génies portent des attributs et des fleurs. La République, debout sur un globe, domine cet ensemble décoratif. Son attitude est haute et fière. Elle semble recevoir l’hommage de l’humanité tout entière. De la main gauche elle s’appuie sur le faisceau de l’union des peuples.
- Le piédestal du monument, composé de trois marches en pierre, est entouré d’une pièce d’eau.
- A trois heures, au milieu des vivats de la foule, l’échafaudage qui avait servi à monter le monument, a été disloqué d’un seul coup, et la belle œuvre de M. Dalou est apparue, détachant sur l’horizon tses lignes harmonieuses. Le matin, on avait achevé la décoration des tribunes.
- A celle de droite, dite tribune d’honneur, avait été ajouté un dais avec baldaquin en velours rouge à franges d’or pour le président de la République.
- Devant la tribune de gauche étaient placés, sur une longueur de quatre-vingts mètres, sept rangs de banquettes où se trouvaient onze cents invités. Parmi ces derniers figuraient tous les ouvriers : maçons, plombiers, tailleurs de pierre, etc., qui avaient travaillé à l’édification du monument.
- A deux heures, un mouvement se produit dans la foule qui, accourue de tous les points des quartiers voisins, recouvrait complètement la place de la Nation. En même temps, on entendait les cris prolongés de : « Vive Carnot ! vive la République ! j:
- C’était M. le président de la République qui arrivait.
- Sur tout le parcours, depuis l’Elysée, il a été acclamé avec le plus vif enthousiasme.
- Dans le faubourg Saint-Antoine notamment, des femmes d’ouvriers s’étaient mises aux fenêtres et agitaient leurs mouchoirs en criant : « Vive Carnot ! vive la République ! »
- A la place de la Nation, M. Carnot a pris place sous le dais dont nous parlons plus haut. Il avait à sa droite MM. Tirard, de Freycinet, amiral Krantz, Yves Guyot, et à sa gauche MM. Chautemps, Lozé, Spuller et Jacques.
- Derrière setrou vaientMM. Poubelle, Lockroy, Floquet,Mathé et un grand nombre de sénateurs, de députés et de conseillers municipaux avec leurs familles.
- M. Chautemps, président du Conseil municipal, a pris le premier la parole et, après avoir fait l’éloge de Dalou, il a terminé ainsi :
- Oui, la République est aujourd’hui triomphante : héritière d’une situation désespérée, elle a réorganisé nos armées de terre et de mer, et fait de la France une nation qui ne saurait être pour la paix du monde une cause d’inquiétude, mais qui, confiante dans sa force, peut attendre les événements ; elle a répandu l’instruction à flots et jusque dans les villages les plus reculés ; elle a développé nos réseaux de routes, de chemins de fer, de canaux ; elle a fait pour la protection des faibles des lois qui seront son honneur; mais le plus grand de ses triomphes, n’est-ce pas la France saluée dans son Exposition universelle et dans le centenaire de son immortelle Révolution par le monde entier? Ne sont-ce pas ces délégations venues chaque jour de tous les points du globe pour affirmer la reconnaissance de tous les membres de la famille humaine envers la nation qui a proclamé les . Droits . de l’Homme, et leurs espérances dans la mission civilisatrice de la France républicaine?
- La France, messieurs, est devenue, par la.République, plus grande que jamais dans l’estime et l’amitié des peuples.
- Vive la République î
- M. Tirard a répondu et après avoir rendu hommage à notre grand statuaire, il a dit :
- M. le président du Conseil municipal avait bien
- raison de rappeler tout à l’heure les bienfaits de la République et les dix-neuf années de paix et de tranquillité qu’elle a données à la France, au lendemain d’effroyables revers, malgré bien des orages et malgré les violents assauts d’adversaires acharnés qui ne cessent de travailler à sa ruine.
- Grâce au bon sens et à la clairvoyance de nos populations, grâce à la fermeté, au courage et à la foi profonde des vrais patriotes, la France républicaine ne tardera pas, j’en suis convaincu, à sortir, plus que jamais triomphante des épreuves qu’elle subit encore aujourd’hui, et qui, je l’espère, seront les dernières.
- La République offre en ce moment un éclatant té-moignagne de sa force robuste, de sa vitalité, en même temps que de son amour de la paix et du travail; n’est-ce pas un gage de prospérité et de sécurité pour l’avenir ? Et quand le monde étonné, ébloui, la contemple et l’admire, continuerons-nous éternellement ces luttes impies dont la patrie est l’enjeu ? Serons-nous donc à jamais divisés ?
- Ne se lèvera-t-il pas le jour où nous tous Français qui aimons notre pays d’un égal et ardent amour, nous le laisseronsjouir, enfin, delà paix intérieure à laquelle il aspire et que le gouvernement de la République, ouvert à tous, au-dessus des compétitions personnelles des vieux partis, peut seul lui donner?
- Telle est mon espérance !
- Telle est, mes chers concitoyens, mon vœu le plus ardent et le plus cher !
- Puisse-t-il être le vôtre !
- Vive la France ! vive la République !
- De nombreux applaudissements ont accueilli ces deux discours.
- Ges discours terminés, M. Carnot s’est levé et a attaché lui-même à laboutonnière de M. Jules Dalou, l’auteur du monument, la croix d’officier de la Légion d’honneur. Il a ensuite remis les palmes d’officier d’académie a M. Renaud, architecte.
- Immédiatement après, le défilé des troupes et des sociétés a commencé. Parmi les sociétés, nous avons remarqué : l’Harmonie Piat, les Francs-Tireurs de Paris, défenseurs de Châ-teaudun ; l’Alsace-Lorraine, l’Avenir du onzième, la Jeune France, le Drapeau, l’Etoile, la Moissonneuse, la Yoltairienne, la Libre gymnastique du douzième, la Bastille, la Fraternelle, l’Harmonie du douzième, la Fanfare de Ménilmontant, les Enfants de Lutèce, la Parisienne, l’Union de Vincennes, l’Abeille de Montreuil, l’Avenir de Yincennes, l’Espérance de-Fontenay, la Saint-Mandéenne, la Fédération typographique des travailleurs du Livre, la Société typographique parisienne (15, rue de Savoie), les Fondeurs typographes, etc.
- Pendant le défilé, un grand mouvement d’enthousiasme s’est produit et M. Carnot a été constamment et unanimement acclamé. A quatre heures, la cérémonie était terminée et le-président a rejoint sa voiture, après avoir fait le tour de la place de la Nation, aux acclamations de la foule.
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- LES CONGRÈS
- Congrès international des travaux maritimes
- Vendredi matin, le congrès international des travaux maritimes a tenu sa séance d’ouverture, au Trocadéro, sous la présidence de M. Bernard, inspecteur général des ponts et chaussées, assisté de M. Lavalley, sénateur, vice-président.
- De nombreux rapports seront lus sur l’état, l’entretien et l’amélioration de nos principaux ports : le Havre, Bordeaux, les fondations et les écluses du port de Calais, le troisième bassin à flot de Roche-fort, les travaux de la Garonne maritime et de la Gironde supérieure, la Seine maritime, les ports en plage de sable, etc.
- D’une façon générale le congrès étudiera tous les ouvrages extérieurs et intérieurs des ports, ouvrages fixes (jetées, phares), flottants (balises, feux flottants, signaux sonores).
- Les séances auront lieu le matin. Chaque après-midi, des visites seront faites à l’Exposition. La séance de clôture, mercredi prochain, se terminera par une conférence de M. Laroche sur « les travaux maritimes à l’Exposition », et par une visite, à deux heures, de la Tour Eiffel et des fontaines lumineuses.
- Deux excursions auront lieu après la clôture des séances. L’une s’effectuera les 26. 27 et 28 septembre et aura pour but l’examen des ports de Boulogne, de Calais et de Dunkerque; l’autre, le 30 septembre, les 1er et 2 octobre, pei^iettra de visiter le port de Bordeaux, ainsi que les travaux en cours d’exécution au passage d’Ambès.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- L’Exposition Rétrospective tu Troeafléro
- Le ltoman et le Gothique
- Celui qui voudra se procurer un plaisir délicat et raffiné n’a qu’à se rendre au palais du Trocadéro et à visiter l’aile placée du côté de Passy. Il est impossible de se figurer rêverie plus suggestive que cette promenade à travers les merveilles disposées avec un goût exquis, non seulement dans des vitrines admirablement aménagées, mais encore au-dessus de la tête des curieux où s’arrondissent les arcs superbes des plus beaux morceaux d’architecture qu’ait pu choisir la commission des monuments historiques.
- Ce n’était certes pas une entreprise facile que d’entrer en lutte avec les multiples attraits du Champ de Mars et de l’Esplanade des Invalides. Des amateurs, des gens de goût et d’érudition profonde ont résolu ce problème. Ils se sont montrés philosophes très subtils, car ils ont deviné que, pour attirer la foule gorgée d’exotisme et de musiques barbares, il suffisait de s’adresser à son esprit, à son cœur, à son âme et surtout à son patriotisme.
- Car dans cette exposition rétrospective d’objets d’art français, présidée par M. Antonin Proust, commissaire spécial de l’Exposition, et organisée par un comité d’amateurs sous la direction du savant conservateur du musée de Cluny, M. Alfred Darcel, on a tenu à ne faire voir que des objets français : c’est comme une histoire magique et triomphante de notre art qui se déroule à travers les siècles sous les yeux éblouis du spectateur.
- Ce n’est pas sans un certain recueillement religieux, une émotion tenant de l’impression causée par un lieu saint et de l’initiation intime avec les premiers âges de notre histoire, qu’en pénétrant dans la première salie, plus spécialement consacrée au style roman, on passe sous le superbe fragment moulé sur la façade occidentale de l’église Saint-Trophime, à Arles. Immédiatement l’histoire mérovingienne dresse devant nous la sombre silhouette des Huns, Clovis, saint Remi, la longue liste des rois chevelus.
- En effet, dès le premier pas on se heurte aux armes et aux bijoux d’or trouvés sur le squelette d’un chef guerrier qui a dû périr dans les champs catalauniques lors de la sanglante défaite d’Attila; et voici, dans la vitrine des ivoires, un peigne liturgique qui guérissait, dit-on, de la gale; c’est celui de saint Loup, l’évêque devant lequel recula le roi des Huns aux portes de Troyes.
- A peine a-t-on passé la porte, dit un chroniqueur du Rappel, et déjà, de tous côtés, les objets les plus variés sollicitent votre curiosité. Si vous voulez commencer à droite, sous ces grandes tapisseries du quinzième siècle appartenant à l’hospice de Chalais, vous verrez que leurs tons doux, effacés, ne nuiront nullement aux cabochons, aux figures gravées et aux ornements repoussés de _ l’Evangéliaire de Saint-Gauzelin (neuvième siècle), ni à ce très curieux reliquaire qui enferme au milieu d’un losange d’orfèvrerie une molaire de saint Nicolas. Sont-ce des objets plus anciens que vous désirez? L’abbaye de Conques vous les fournira, soit à l’aide de ce naïf reliquaire, commencé au cinquième siècle et restauré au douzième, soit avec le reliquaire du pape Pascal ou la lanterne de saint Vincent ; la célèbre abbaye ne se flatte pas en vain d’avoir été classée la première, puisque Charlemagne, lorsqu’il envoya une lettre de l’alphabet à chaque grande abbaye de son empire, lui adressa cet A à l’énorme cabochon de cristal de roche qu’elle expose fièrement aujourd’hui dans son trésor.
- Parmi tant de joyaux, de curiosités, comme le soulier épiscopal du treizième siècle, une grande croix frappe les regards; par le charme de son Christ en bas relief si doux ciselé dans le métal, par le fin travail de broderie enchâssant des perles et des pierres fines, par ses camées, elle suffirait à faire honneur au douzième siècle ; mais lorsqu’on lit sur le cartouche qu’il s’agit de la croix processionnelle du Paraclet, onrevoit aussitôt les infortunés amants Héloïse et Abélard, l’u# fondateur du Paraclet, en 1123, l’autre première abbesse de ce monastère où la même tombe les réunit avant qu’ils fussent ensevelis au Père-Lachaise.
- C’est ainsi que chacun de ces objets incite aux souvenirs, aux réflexions, et si la grande vierge d’argent de Beaulieu séduit par sa grâce souriante et naïve, si la crosse de Saint-Robert émerveille par son filigrane ajouré, le calice de Saint-Gauzelin montre comment on travaillait l’or au dixième siècle, soulignant bien la différence considérable qui existait entre la forme évasée et basse de cette époque et celle demi-ovoïde avec pieds découpés en contre-lobes que les orfèvres imaginèrent au treizième siècle.
- La vitrine placée sous la tapisserie bleue et rouge, représentant des bûcherons, offre les plus intéressants spécimens d’un art absolument propre au douzième siècle, celui de l’émail incrusté, dit cloisonné ou champlevé. On n’a que l’embarras du choix entre toutes ces pièces d’une tonalité merveilleuse, car il n’y a rien de plus admirable que la manière dont les bleus, les verts et les ors se fondent : l’harmonie qui en résulte est une des joies de l’œil. L’abbaye de Conques se retrouve là avec des gemellions ou lave-mains du treizième; Chartres, avec un grand triptyque formant tabernacle ; puis, ce sont des crosses, des reliures évangéliaires, des boîtes à hosties, des châsses, toutes en émaux champlevés d’une couleur exquise.
- Deux pièces méritent une mention particulière : le pied de croix de Saint-Bertin, supporté par quatre évangélistes, qui est un des types les plus purs du travail verdunois au douzième siècle, et la grande plaque de soixante-trois centimètres, représentant Geoffroy Plantage-net, comte d’Anjou, mort en 1151, et qui ornait l’un des piliers de la cathédrale du Mans. Ce portrait a un beau caractère avec sa robe verte au dessous bleu et son manteau fourré de menu vair rejeté sur les épaules. De sa main droite, Geoffroy Plantagenet tient un glaive, et de sa gauche un long bouclier pointu sur lequel passent des léopards ; des tons jaunes dans l’émail feraient croire à un travail rhénan.
- Beaucoup , de ces émaux se rapprochent du bysantin, et l’on ne peut s’empêcher de songer aux merveilles de Sainte-Sophie, de Constantinople, et de Saint-Marc, de Venise, devant quelques-unes de ces châsses, de ces colombes eucharistiques si curieuses; mais il ne faut pas oublier que les émaux de Limoges, l’un des principaux centres de fabrication, furent longtemps crus bysantins. L’explication en est facile : ce sont en effet des Vénitiens venus à la fin du dixième siècle à Limoges qui apportèrent cette influence aux émailleurs limousins.
- Un grand coffret du neuvième au dixième siècle domine la collection des ivoires placés ensemble sous une vitrine centrale; des personnages décorent cette belle pièce envoyée par la cathédrale de Lyon; elle est entourée d’objets de toute rareté, l’olifant du onzième, du musée de Toulouse, le diptyque de Saulieu, dans la Côte-d’Or, un bel ivoire du septième siècle dont la patine jaunâtre donne une sorte de vie aux figures du Christ et de la Vierge. Ce que nous trouvons peut-être de plus bizarre à relever ici, c’est le contraste des figures décoratives, contournant deux boîtes à hosties des cinquième et sixième siècles, avec ces objets sacrés ; l’une représente une chasse au lion, l’autre une théorie dansante, certainement copiées sur quelque bas-relief antique et ayant un arrière-goût de paganisme. On voit que l’art chrétien ne s’était pas encore dégagé des formules mythologiques.
- Pour passer dans la seconde salle où le gothique apparaît, le portail de la façade occidentale de l’église Saint-Pierre de Moissac semblait tout indiqué, comme étant la transition de l’arc à l’ogive; son plein cintre est à peine brisé, le fouillis des personnages est absolument roman, et il mérite d’être attentivement examiné, autant pour cette particularité que pour l’expression si juste de toutes les figurines dirigées vers le Très-Haut avec un remarquable ensemble.
- C’est la célèbre tapisserie de la légende de la Vierge (1500) que Notre-Dame de Beaune a prêtée pour décorer l’entrée de cette salle, un bijou d’éclat, de conservation, et dont la fraîcheur rivalise avec la légende de saint Julien, en deux panneaux, et la scène de roman, si douce en sa tonalité jaune, qui appartient au baron d’Hunolstein.
- Le visiteur est ainsi admirablement préparé à la nouvelle série d’enchantements qui va s’étaler devant lui. L’art perd un peu de sa rai-
- deur hiératique, commence à s’éloigner de la rigidité, des époques romanes; il semble qu’on ait senti le besoin de couleur, de mouvement, de choses gaies et brillantes. La collection de bois de M. Desmottes en est une preuve absolue. Des statuettes dorées, peintes, comme le saint Jacques du quinzième, la sainte Madeleine, fragment d’un retable polychromé du seizième, y alternent avec des figures isolées d’une expression étonnante, ainsi deux personnages attribués à l’école de Bourgogne, le beau groupe si finement sculpté par l’école du nord de la France.
- Alors s’explique le progrès fait dans l’art de l’émail, amené par le désir de faire mieux les figures, le dessin; c’est la naissance de l’émail translucide appliqué sur un dessin en relief, comme le montre la plaque préparée provenant du musée de Saint-Lô. Des merveilles en sont résultées parmi lesquelles le calice, un peu trop frotté et nettoyé, venant de la cathédrale de Séville et appartenant à M. Spitzer. C’est du reste le défaut d’autres pièces en cuivre doré comme la châsse de Saint-Taurin, du treizième siècle, brillante ainsi qu’un soleil, et du reliquaire du voile de Sainte-Aldegonde, que les dames ursulaires de Maubeuge font reluire à la croire sortie de la rue Saint-Sulpice. Combien sont préférables les tons patinés du brave évêque martyr du quatorzième siècle, ou le beau Saint-Jean l’Evangéliste, ou encore le Saint-Nicolas d’Amiens, crosse en main, si embués par le temps. Cela n’empêche pas les vitrines de M. Spitzer de renfermer des chefs-d’œuvre ; sa ceinture d’autel, sa Vierge assise, le grand reliquaire porté par des lions avec émaux translucides et cabochons, ses orfrois suffiraient à contenter les plus difficiles.
- Quand nous aurons admiré les beaux ivoires et les bois sculptés, où l’on remarque le coffret du quatorzième siècle de Saint-Trophine, le pleureur du Puy, le fauconnier du quinzième siècle, les prophètes, on pourra se reposer de ces formes délicates en étudiant la ferronnerie et en venant s’arrêter un peu devant la Dinan-derie, qui donne une haute idée de ce qu’étaient ces chaudronniers de Dinan-sur-Meuse, de purs artistes, fabriquant avec le même goût varié des mortiers, des aiguières, des co-quemars, des encensoirs, auxquels ils donnaient les formes les plus diverses, allant du cheval au griffon, représentant au besoin des fabliaux, comme le lai d’Aristote, en un coque-mar, ou imitant l’art persan dans un aquama-nille.
- On dirait que la flamme de l’art, ainsi que la langue de feu descendue le jour de la Pentecôte sur la tête des apôtres, brillait sur le front des plus humbles artisans, à ces époques où l’on passait sa vie à ciseler une belle pièce. N’est-il pas vrai que le fait d’avoir mis ainsi à la portée de tous, de nos artisans, et de nos ouvriers surtout, ces choses qu’ils ne pouvaient aller voir dans les sanctuaires où elles sont cachées aux quatre coins de la France, est le plus utile complément de notre grande Exposition, et que les. organisateurs peuvent se féliciter à bon droit du succès qui les récompense dans leurs efforts?
- Mais on ne saurait tout citer, ni les magnifiques aumônières à broderies d’or sur velours rouge ou vert, ni le bâton de chantre du treizième siècle, ni les morceaux de mosaïque, ni cette naïve mître du quatorzième siècle qui couvrait le front de l’abbé de Saint-Gildas, de Reims.
- Les styles roman et gothique vont céder la place à un art nouveau ; la porte de la façade occidentale de l’abbaye de Gharlieu, avec la surchage d’ornements, semble nous prévenir que la transformation est proche et que nous allons entrer dans cette Renaissance étincelante, dont les plus beaux échantillons nous attendent dans la salle qui fait suite à celle-ci, et que nous visiterons prochainement.
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- LE PALAIS DES COLONIES, A L'ESPLANADE DES INVALIDES
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- PALAIS DU TROCADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- Auditions musicales
- Lundi 23 Septembre 1889, à deux heures et demie précises
- Les Portes ouvriront à une heure trois quarts
- ONZIÈME SÉANCE D’ORGUE
- DONNÉE PAR M.
- ÉMILE BOUIGHÈRE
- Maître de Chapelle de la Trinité
- PROGRAMME
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration CD
- (Suite)
- L’Exposition Universelle (1er Mai 1878)
- L’Exposition de 1867 comprenait 52,200 exposants ; celle de 1878 en reçut 52,835; la France seule en avait fourni 25,872. Elle donnait ainsi, une fois de plus, la preuve de sa prodigieuse énergie et de sa singulière vitalité.
- Nous pouvons bien dire aujourd’hui que nos voisins furent attérés du relèvement si complet et si prompt d’un pays qu’ils croyaient avoir à tout jamais accablé.
- Fermée le 10 novembre 1878, l’Exposition universelle avait duré 194 jours. Pendant cette période, elle avait reçu plus de 40 millions de visiteurs.
- Le chemin de fer lui en avaitamené. 961,947
- Les bateaux à vapeur. ......... 3,416,360
- Les omnibus et les tramways. . . 27,693,563
- Les statistiques n’ont pas relevé le nombre de ceux qui sont venus pédestrement ou par des voi tures particulières.
- Moins heureuse que l’Exposition de 1867, celle de 1878, quel qu’ait été d’ailleurs son extraordinaire succès, a laissé derrière elle un déficit peu considérable, et dont il est permis de ne pas tenir compte dans une opération aussi colossale et d’une réalisation aussi difficile et aussi rapide. Il est bon de faire remarquer, à ce sujet, que lors de sa disparition, Paris a bénéficié du palais du Trocadéro, qu’il ne possédait pas primitivement, et d’une promenade admirable, autour de laquelle sont venues se masser nombre d’habitations luxueuses, qui ont transformé cette partie de la ville et l’ont rendue exceptionnellement attrayante.
- L’Exposition de 1878 occupait, en y comprenant toutes ses annexes, 750,000 mètres carrés.
- En 1885, au Champ de Mars, Paris assistait à des courses de chiens.
- Pauvre Champ de Mars ! Il avait vu la Fédération, il avait vu aussi l’échafaud de Bailly.
- Les grandes fêtes de la Révolution, les Pompes Funèbres, le Champ de Mai, la fête de la Concorde, les Expositions de 1867, et de 1878, lui avaient imprimé un caractère de gravité, nous allions dire de majesté, qui pouvait, semble-t-il, le défendre de toute profanation.
- Ce n’est pas ce qu’ont pensé ceux qui, en 1885, avaient la garde de ce dépôt national. Sans y insister davantage, nous regrettons qu’un pareil spectacle, indigne d’un tel lieu, ait pu être donné aux parisiens ; il est cependant de notre devoir de reproduire ici le programme de cette fête, qui devient un document historique; nous lui conservons sa forme originale.
- On se rappelle qu’en 1885, la ville de Paris avait, depuis quelques années déjà, prélevé sur le Champ de Mais, et aliéné au profit de divers particuliers, deux bandes de terrains, qui ont, chacune, en chiffres ronds, cent mètres de longueur sur quarante mètres de profondeur. L’une, en bordure sur le quai et sur l’avenue de La Bourdonnais est actuellement couverte de constructions ; l’autre, qui lui est parallèle, sur l’avenue de Sulfren, est restée nue.
- (1)LeChamp de Mars, 1750-1889, par ErnestMaindron. • Paris, Ludovic Bascliet, 1 volume grand in-8° illustré.
- 1. Allegro de la O Sonate..... Mendelssohn
- 2. Prélude du Déluge, pour violon Saint-Saens
- Exécuté par M. Paul Viardot.
- 3 Toccata en/u................, Bach
- 4. Aubade du Roi d’Ys.........’. Lalo
- Chantée par M. Saléza, de l’Opéra-Comique.
- 5. 3e Sonate en ut mineur..... A. Guilmant
- I. Preludio. — II. Adagio. — III. Fuga
- 6. Grand Air de Cinq-Mars..... Gounod
- Chanté par Mlle Nardi de l’Opéra-Comique.
- 7. a) Andantino transcrit de l’Or-
- chestre .............. E. Bouichère
- Chemins de fer de l’Ouest
- Depuis quelques jours, la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest a ouvert, à la gare Saint-Lazare, à l’extrémité de l’impasse d’Amsterdam, une nouvelle entrée exclusivement réservée aux voitures vides qui viennent attendre les voyageurs arrivant par les trains de grandes lignes.
- Cette entrée donne accès dans la cour de la rue d’Amsterdam où maintenant, les voitures peuvent stationner au nombre de 46, savoir :
- 8 voitures de maître ou retenues à l’avance;
- 19 omnibus de la Compagnie de l’Ouest ;
- 10 coupés de la Compagnie de l’Ouest ; -
- et 9 voitures de place provenant de la station Aie la rue de Londres.
- Après leur chargement effectué, ces voitures sortent toutes de la cour par la grille du n« 17, de la rue d’Amsterdam, en ne formant, par conséquent,
- ê) Prélude................. Clérambault
- c) Rêverie................... A. Guilmant
- 8. Hymne à Sainte Cécile....... Gounod
- M. Paul Viardot.
- 9. Grand air delà Jolie Fille de
- Perth..................... Bizet
- Chanté par M. Fournets, de l’Opéra-Comique.
- 10. a) Vieille Chanson de Noël... G. Street
- b) Cantilène.............. Th. Salomé
- 11. Trio de Faust.............. Gounod
- • Mlle Nardi, MM. Saléza et
- Fournets.
- 12. Gland Chœur Dialogué....... E. Gigout
- On ne se croirait pas à la veille des élections générales. Le marché reste solide. Le 3 0j0, un peu faible au [début, est revenu en clôture à 85 60. L’amortissable à 89 82 et le 4 1;2 à 104 37 sont délaissés. L’Italien monte à 92 30. L’Extérieure espagnole est très soutenue à 74 17p32, en vue de l’emprunt et de la conversion en baisse. Il y a de nombreux achats de fonds russes. Le- 4 OjO 1880 se tient à 92 5j8. L’Egyptienne unifiée est à 463. On croit que la conversion de la privilégiée ne trouvera plus d’opposition de la part de la France.
- Le Crédit foncier à 1263 75 est bon à. mettre en portefeuille. Le Lyon est à 1332 50 et le nord à 1742 50; Le Suez remonte à 2280.
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- Pourquoi cette aliénation? On l’ignore et nous ne pensons pas qu’elle ait subitement enrichi la ville, elle l’a seulement conduite à établir un jardin public, encadrant les deux petits lacs construits lors de l’Exposition universelle de 4878.
- Pour limiter ce jardin, dont l’elfet était charmant, et complétait bien l’ornementation générale du quai et du Trocadéro, M. Alpliand avait fait dresser sur le Champ de. Mars, réduit ainsi de cent mètres, une balustrade en pierre, surmontant une terrasse d’un fort joli effet.
- C’est sur cette balustrade, aujourd’hui disparue, que venait' s’appuyer l’estrade rudimentaire, élevée en 4885, pour la course de chiens, dont nous avons dû dire quelques mots,
- (A suivre). E. Maindron.
- --------------♦-..............
- qu’un seul sens de courant dans cette cour, avantage bien appréciable si l’on songe aux encombrements que produisait, sur ce point, la rencontre des véhicules de toutes sortes qui entraient et sortaient par la même issue.
- . Enfin, les voyageurs (piétons), arrivant par les trains de grandes lignes peuvent sortir de ia gare par la nouvelle porte de l’impasse d’Amsterdam; cette nouvelle facilité sera certainement appréciée par les voyageurs se dirigeant vers les quartiers. Nord de Paris et auxquels cette issue évite un assez long détour.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 131.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mardi 24 Sentembre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR Là. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements............. 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré a l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
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- Réclames....................... — 5 »
- Faits divers................... — 10 >
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à' Londres, chez M. Seymodr NVade, Blomfield Uouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE — Histoire de l’Habitation. — Chronique. — L’incident belge. — Dernière heure. — Echos. — Pour les sinistrés d’Anvers. — La Distribution des Récompenses. — Le Grand Palais colonial — Les Congrès. — Variété. — Guide des Attractions. — Annonces et réclames.
- £8
- Maison des Aztèques.
- Maison des Incas.
- U HISTOIRE DE ^HABITATION
- (Suite et fin).
- -----------------—--
- YII
- Nous terminons la série complète des gravures de l’Histoire de l’habitation humaine publiée par le Bulletin officiel par une sorte de retour en arrière.
- De même qu’on a retrouvé l’âge de pierre, c’est-à-dire l’usage de la pierre pour la confection des outils et des armes à peu près indispensables
- ____________________ à l’homme primitif, dans des peuplades de
- ! l’Océanie et d’ailleurs; de même on ren-
- contre de nos jours, dans des pays perdus, des habitations analogues à celles qui se
- rencontraient dans notre Europe, dans les temps antérieurs aux plus élémentaires civilisations.
- C’est par cette sorte de constatation que l’on pourrait qualifier en unissant deux termes contraires « les préhistoriques-actuels » que M. Charles Garnier a terminé son évolution à travers l’habitation humaine. Et il nous a montré les huttes en forme de champignon dee Lapons, les huttes capitonnées des Esquimaux, les huttes en écorce de bouleau des Peaux-Rouges et les huttes coniques des sauvages de l’Afrique centrale. Les villages de l’Esplanade complètent la série.
- Comme hors concours, tout au bout vers la gare de l’Ouest, se trouvent réédifiées des maisons des Aztèques et des Incas, témoins de civilisations étonnantes du centre des Amériques, aujourd'hui disparues. Ces maisons, comme le palais du Mexique au Champ de Mars, ont une telle parenté, par les lignes et par le décor, avec les constructions égyptiennes, que c’est à se demander si l’architecture des Incas et des Aztèques n’est pas née à la suite .de l’arrivée sur ces côtes lointaines de quelques navigateurs égyptiens ou asiatiques perdus au milieu des Océans?
- CHRONIQUE
- Huttes des Lapons, des Esquimaux, des sauvages de l’Afrique centrale et des Peaux-Rouges.
- Sept jours à peine nous séparent de la grande fête de la distribution des récompenses, et quelques-uns de nos confrères critiquent le programme arrêté; ils se plaignent que la cérémonie du palais de l’Industrie soit exclusivement consacrée aux exposants titulaires qui recevront des invitations personnelles.
- Un chroniqueur de nos amis ajoute :
- On nous affirme le fait, et nous n’y pouvons croire.
- Il ne s’agit point ici de faire une représentation à « huis clos. »
- A notre sens, il faut, au contraire, dans cette circonstance, faire mieux que tout ce qui a été fait jusqu’à présent.
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Tout l’indique, tout l’impose.
- Jamais exposition eut-elle autant de succès ? rallia-t-elle tant d’éloges? Nous en avons assez dit, -en ne faisant qu’effleurer le sujet que nous n’avons pas épuisé, pour être dispensés d’insister. Le monde entier 3’ a envoyé des représentants dans ce qu’il y a de plus humble comme dans ce qu’il y a de plus élevé dans le commerce et toutes les branches de l’industrie et de l’art.
- Et c’est ce qui nous autorise à demander qu’on modifie, pendant qu’il en est temps encore, ce programme de cette fête, qui doit couronner et éclipser toutes les autres : la distribution des récompenses.
- Plusieurs programmes nous sont soumis, et nous-mêmes avons bien, à ce sujet, quelques idées, que du reste nous nous réservons d’exprimer s’il est nécessaire, nous contentant pour aujourd’hui, en nous faisant l’écho de nombreux exposants « de lever le lièvre ».
- Tout cela est bel et bon, mais notre confrère 11e voit pas bien les difficultés pratiques qu’il y aurait à ouvrir le palais de l’industrie au public.
- Il s’exagère la capacité de cette grande nef, où Ton a déjà donné tant de fêtes.
- Admettons que, pour les deux bals, trente-cinq mille personnes aient pu entrer; mais il faut bien admettre qu’elles circulaient et qu’elles ne se sont pas trouvées toutes ensembles dans le même local ; nous en dirons autant du festival où l’on était debout également.
- Lors du banquet des maires, il y a eu environ quinze mille places assises.
- Lors des représentations de Y Ode triomphale, on a évalué les personnes assises à vingt-deux mille environ.
- C’est sur ce chiffre qu’il faut tabler ; il est impossible d’asseoir plus de vingt-deux mille personnes dans le palais de l’Industrie, de manière à ce que toutes voient, de près ou de loin, ce qui passera sur la scène du fond.
- Eli bien ! il nous semble que le vieux proverbe : « A tout seigneur, tout honneur ! » est ici de mise plus que jamais.
- Ce sont les exposants qui ont fait l’Exposition, c’est à eux, avant tous les curieux ou les oisifs qui se faufilent partout comme la mouche du coche, qu’appartiennent les sièges du palais de l’Industrie.
- Les exposants ne sont pas seuls; ils ont comme chacun de nous, leurs femmes, leurs enfants, leurs parents, leurs amis. Même en les triant sur le volet, ils seront aisément vingt mille, puisque le nombre des récompensés défasse trente mille.
- Restera deux mille places pour les personnages officiels, les étrangers de marque, la presse, etc.
- Et voilà !
- Où mettrez-vous, avec cela, le public, ce qu’on appelle le public, qui n’a d’autre droit que sa curiosité?
- On comprend facilement, à la suite de ces raisons, que le public ne puisse pas être admis à la cérémonie du 29 ; quant à donner à cette fête le plus d’apparat possible, c’est ce qu’on fera certainement, et ce ne sera pas du tout une séance à buis-clos : plus de vingt-deux mille personnes y assisteront.
- N’est-ce pas du public, cela?
- F. L.
- IL-S. — M. Alpliand a réglé avec M. Sédille, architecte du gouvernement, chef du service des installations de l’Exposition, le cérémonial de la fête du 50 au palais de l’Industrie.
- Il y aura décidément un défilé, mais seulement devant la loge présidentielle; les quatre-TingMrois classes, dont les bannières seront pla-
- cées sur la scène, seront représentées par neuf groupes seulement ayant chacun un emblème distinctif.
- MM. Alphand et Sédille se sont réunis de nouveau avec les commissaires étrangers, afin de prendre les dernières dispositions concernant leurs groupes.
- L’INCIDENT BELGE
- Les assertions soutenues par Y Indépendance belge, et dont nous avons parlé hier, ont soulevé une polémique assez vive entre ce journal et YEtoile belge, qui avait publié les listes énoncées en question.
- En réponse aux dénégations de cette dernière Y Indépendance belge publie deux lettres adressées par M. Cartier aux deux journaux précités, et dont voici la teneur :
- 19 septembre 1889.
- Monsieur le directeur de Y Indépendance belge,
- Les renseignements que vous avez publiés hier sont en effet exacts de tous points. Il y a eu détournement de la pièce publiée et celle-ci n’est nul' lement la liste officielle des récomnenses.
- J’avais, du reste, dès mardi après midi, adressé à YEtoile belge, qui ne Ta pas encore insérée, la lettre suivante :
- « Monsieur le directeur de YEtoile belge,
- « Vous publiez dans votre numéro d’hier une liste des récompenses attribuées aux participants belges à l’Exposition de Paris.
- « Cette communication, résultat d’indiscrétion dont les auteurs seront sévèrement punis, contient nombre d’erreurs et d’omissions.
- « Je_ prie donc les intéressés d’attendre la publication officielle, qui ne peut longtemps tarder, pour être fixés sur les distinctions qu’ils ont obtenues.
- « Veuillez agréer, monsieur le directeur, mes compliments distingués.
- « Le commissaire général,
- « Jules Carlier. »
- Ces lettres nous paraissent clore le débat.
- Dernière Heure
- Le Comité de la presse se réunira jeudi prochain au pavillon de la Presse, pour discuter les titres des candidats au prix Osiris, dont le montant est de cent mille francs. On sait que ce prix doit être décerné à l’oeuvre la plus remarquable ou la plus utile de l’Exposition.
- Les ambassadeurs marocains, accompagnés de M. de Bruyn, ministre de l’agriculture de Belgique, et de MmeTirard, se sont rendus hier soir à huit heures et demie à l’Exposition. Ils ont été reçus à la porte Rapp par M. Dupuich, qui les a conduits au dôme central, d’où ils ont admiré les fontaines lumineuses.
- M. Georges Berger, directeur général de l’Exploitation, qui s’est présenté comme candidat républicain dans le IXe arrondissement de Paris, se trouve à la tête du ballottage avec 3,478 voix.
- Nous faisons des vœux pour le succès électoral de M. Berger qui sera en quelque sorte 1a. confirmation de son incontestable et colossal succès comme organisateur de l’Exposition universelle.
- Le comité austro-hongrois réunissait, hier soir, en un banquet de deux cents couverts, ses exposants et les comités des sections qui avoisinent la sienne dans le palais des industries diverses : la section belge et la section hollandaise.
- Au dessert, M. Burger, président du comité-austro-hongrois, se félicitant du chaleureux accueil que ses compatriotes ont trouvé à Paris, a bu à M. Carnot, président de la République française.
- Plusieurs discours ont été prononcés.
- A la fin du banquet, une collecte a été faite
- dont le produit sera réparti entre les pauvres de Paris, le bureau de bienfaisance austro-hongrois et les victimes de la catastrophe d’Anvers.
- La somme ainsi réunie a atteint le chiffre de 500 francs environ.
- La fête donnée mardi dernier à l’Esplanade des Invalides sera la dernière. ------------------------------—---------------—_
- mmmï. v
- m c n o s
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 187.815
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage....;.............. 9.456
- Du 1er au 2me............... 4.929
- 2e étage direct.......... 2;489
- Du 2e étage au sommet... 3.921
- En tout.............. 20.795
- Les concours de machines
- C’est aujourd’hui que s’ouvre au Champ de Mars, au quai d’Orsay et à l’Esplanade des Invalides, le coucours de machines que nous avons annoncé.
- Le concours spécial d’instruments pour la décortication de la ramie se tiendra au palais des machines.
- lionne idée
- A la demande de plusieurs de nos agents consulaires, le ministie du commerce est en train d’examiner si, sur les fonds de la Tombola de l’Exposition destinés aux frais de voyage des délégations ouvrières, on pourrait prélever une certaine somme pour permettre à quelques-uns de nos nationaux établis à l’étranger de venir visiter l’Exposition. Les rapports adressés à ce sujet font remarquer qu’il serait juste de faire bénéficier des avantages accordés aux travailleurs français ceux de nos compatriotes qui contribuent à l’extension du commerce français à l’étranger.
- , A la Tour Eiffel
- M. Perrollet, colombophile, a fait hier matin un important lâcher de pigeons, de la troisième plateforme de la Tour.
- L’altitude de 300 mètres n’étant pas habituelle aux pigeons messagers, il était intéressant de savoir si ceux-ci plongeraient immédiatement pour se rapprocher du sol, ou s’envoleraient horizontalement vers leur colombier. C’est ce dernier cas qui s’est produit.
- A neuf heures un quart, les pigeons ont été lâchés; ils se sont tous envolés en ligne droite vers le Val-de-Grâce, d’où ils venaient.
- Us ont franchi en trois minutes l’espace qui sépare la Tour du Val-de-Grâce; à neuf heures dix-huit minutes, ils étaient arrivés.
- M. Perrollet est enchanté de son expérience et a fait remarquer à nos confrères du Figaro delà Tour, à qui il a communiqué le résultat de sou expérience,, que la race de pigeons essayée ce matin së-rait particulièrement utile en temps de guerre, puisque ceux-ci, au lieu de voler près du sol, se tiendraient hors de la portée des balles.
- Le prix Osiris
- Le comité de la presse se réunira jeudi prochain, au pavillon de la presse, pour discuter les titres des candidats au prix Osiris, de 100,000 francs. On sait que ce prix doit être décerné à l’oeuvre la plus remarquable ou la plus utile de l’Exposition.
- Les ingénieurs étrangers
- Les ingénieurs étrangers sont partis samedi matin dans un train spécial pour Corbeil.
- A l’arrivée, deux trains pareils à ceux qui fonctionnent à l’Exposition prenaient les invités à la gare et les conduisaient aux ateliers de Petit-Bourg-
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- La visite a duré près de deux heures, et pendant tout ce temps MM. Decauville ont montré à leurs invités des opérations plus étonnantes les unes que les autres et qui ont fort émerveillé les heureux excursionnistes. Des expériences de traction sur les voies étroites ont eu un succès éclatant, qui d’ailleurs a été souligné par de vigoureux applaudissements.
- A midi, Russes, Espagnols, Portugais et Chiliens remontaient en wagon, et le train miniature les conduisait au château des Tourelles, qù un lunch avait été organisé chez M. Paul Decauville. Au dessert, des toasts ont été portés par MM. Decauville, Eiffel, de Ibarreta, Baranoff, de Mello, Jablosch-koÛ‘, etc., etc.
- A trois heures, tout le monde s’embarquait dans le petit train qui conduisait les invités de MM. Decauville à la gare de Corbeil. Pendant le trajet, comme le convoi passait devant l’usine, les voyageurs l’ont saluée une dernière fois de hourrahs enthousiastes. A la gare, MM. Decauville ont été eux-mêmes l’objet d’une ovation des plus flatteuses.
- Les Congrès
- Le 24 septembre s’ouvrira, au Trocadéro, le congrès international du repos hebdomadaire au point de vue hygiénique et social.
- Les jetons de service
- Depuis quelque temps un certain nombre de représentants et d’employés d’exposants prêtent leurs jetons de service à des personnes qui s’en servent pour entrer gratuitement dans l’Exposition. Tous les jours le contrôle saisit plusieurs de ces jetons. L’administration est décidée à exercer des poursuites contre les personnes qui se servent ainsi de jetons ne leur appartenant pas.
- Les courants d’air
- Plusieurs personnes ont écrit à la direction de l’exploitation pour se plaindre des courants d’air que produisent dans les galeries les portes ouvertes aux deux extrémités. Des mesures vont être prises pour remédier à cet état de choses.
- Un Anglais trop curieux
- Dans la nuit de samedi, vers deux heures, une ronde d’agents, qui parcourait les galeries de l’agriculture, au quai d’Orsay, a arrêté un Anglais vêtu avec une certaine recherche.
- Conduit au poste, cet Anglais, qui ne sait pas un mot de français, n’a pu fournir aucune explication. Ce n’est qu’hier matin qu’il a pu être interrogé nar l’officier de paix et lui fournir la preuve de sa parfaite honorabilité.
- Il a été remis en liberté, après que procès-verbal eut été dressé contre lui.
- La température
- Il ne faudrait pas nous plaindre de la subite fraîcheur de la température.
- A Saint-Pétersbourg et à Moscou, il a neigé le 12 septembre — et le 17 septembre, la neige a repris.
- Il a neigé à Berlin dimanche.
- Ouvertures tardives
- A la suite des nombreuses réclamations au sujet de l’ouverture tardive de certains pavillons du Champ de Mars, notamment ceux du Mexique et de l’Uruguay, M. Berger a fait lui-même une tournée d’inspection pour s’assurer de ces faits ; il vient de donner des instructions formelles pour que tous les pavillons soient désormais ouverts à huit heures.
- Le concours de tir
- La distribution des récompenses du concours national de tir qui a eu lieu au polygone de Vincennes, au mois d’août dernier, est définitivement fixée au dimanche 13 octobre prochain, et aura lieu dans la salle des Fêtes du Trocadéro.
- Les lauréats du concours et les personnes qui désirent'assister à cette solennité peuvent, dès maintenant, adresser leur demande de cartes au comité à Paris, rue de Provence, 7.
- Demande d’expulsion
- Un président de comité de classe à écrit à l’administration pour demander l’expulsion d’un exposant qui avait apporté des objets achetés au dehors et les avait placés dans sa vitrine, à la place de ceux qui y étaient exposés.
- Déception et bal
- Vendredi prochain, le commissaire général de la
- Hollande à l’Exposition, M. W. van der Yliet, recevra dans les salons de l’Hôtel Continental ses compatriotes et les notabilités parisiennes.
- Avant le bal, les invités auront le spectacle de tableaux vivants.
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- POUR LES SINISTRÉS D’ANVERS
- Un groupe de Belges habitant Paiis a eu, aussitôt après l’explosion d’Anvers, la charitable pensée d’organiser une grande fête au bénéfice des victimes de cette terrible catastrophe.
- Le projet a fait rapidement son chemin, et, patronné par quelques-uns de nos confrères parisiens, il est à la veille d’être mis à exécution.
- Le programme de la fête vient en effet d’être arrêté.
- Il comporte un concert et une grande kermesse.
- Le concert sera donné samedi prochain, 22 septembre, dans la salle des fêtes du Trocadéro. On n’y entendra que des œuvres de compositeurs belges, notamment de Gevaert, Peter Benoît, Badus, Le Borne, Beckx et même de G-rétry.
- Pour le choix des interprètes, on s’est montré moins exclusif et on s’est contenté de les trier soigneusement sur le volet.
- On entendra M. Talazac, qui n’a pas chanté depuis longtemps à Paris ; Mme Bosman, Mlle Blanche Deschamps; MM. Soulacroîx, Fournès, M. Marsick, etc. L’orchestre désigné est celui de l’Opéra-Gomique, mais pour la circonstance M. Danbé doit abandonner la direction de cette phalange artistique et passer son bâton de chef d’orchestre à son collègue du théâtre de la Monnaie, M. Jehin.
- • Quand à la kermesse, elle sera donnée au Palais de l’Industrie qui, pour la vingt-cinquième fois depuis le commencement de l’année, recevra une décoration nouvelle.
- Une reproduction très fidèle de la grande place de rHôtel-de-Yille d’Anvers occupera le centre de la nef. C’est dans ce cadre original que se tiendra lakermesse qui comportera les attractions les plus variées.
- Citons entre autres le défilé d’un cortège auquel prendront part les représentants de toutes les corporations d’Anvers et de Bruxelles, des musiques et des orphéons belges, etc.
- Comme on voit, les organisateurs ont fait tous leurs efforts pour donner un grand éclat à cette fête. Il est vrai qu’il y a eu tant de fêtes grandioses cette année qu’on se demande ce qui pourrait encore étonner ou séduire le public.
- ----------------------;-----
- LA DISTRIBUTION DES RÉCOMPENSES
- Hier, à trois heures, a eu lieu, au commissariat général anglais, la réunion des commissaires généraux que nous avions annoncée.
- Elle était présidée par le général Franklin.
- M. Berger a prononcé, au début de la séance, une allocution où il engage les commissaires généraux et les délégations des comités étrangers à prendre part au défilé qui précédera la cérémonie.
- A l’unanimité, les commissaires généraux et les délégués des comités ont adhéré à l’invitation qui leur était faite.
- M. Sédille, d’accord avec M. Alphand, a ensuite donné quelques explications sur le défilé, qui aura lieu dans l’ordre que nous avons indi-
- qué hier ; les troupes des pays étrangers venues à l’Exposition y prendront part ainsi que celles de nos colonies.
- De plus, nos différentes armes y seront représentées.
- Une fête de jour est organisée pour le 29 par M. Alphand; des illuminations auront lieu au Champ de Mars et à l’Esplanade des Invalides.
- Les compagnies de chemins de fer organisent des trains de plaisir pour le même jour. ----------------------------:--------
- LE GRAND PALAIS COLONIAL
- Entrons de plain pied dans la majestueuse et à la fois élégante construction, qui renferme les expositions de celles des contrées de notre empire d’outre-mer auxquelles il n’a point été fait l’honneur d’un palais spécial. Sous le portique, adossés aux bronzes colossaux venus de l’Indo-Chine, les tirailleurs sénégalais, avec leur face d’un noir brillant et leur râtelier d’une •éblouissante blancheur, forment à eux seuls un décor d’une exotique originalité. Nous sommes dans la salle centrale, la plus curieuse de toutes, avec sa pyramide de bouddhas aux attitudes étrangement méditatives, le ventre ballonné, ^étincelant comme une casserole énorme. Autour d’eux, les milles divinités du culte brahmanique, en bronze, en marbre, en bois, les gongs aux inscriptions serrées, les cloches ornées de chimères, les canons pris dans les récents et sanglants combats tonkinois.
- Il y a là, dans cette salle pleine d’ors et de laques, de curieux sujets d’études pour l’archéologue, de réflexions pour qui veut s’arrêter quelques instants devant ces vestiges des anti-‘ ques civilisations. Cette pyramide d’idoles,, pour les appeler comme le vulgaire, symbolise, le savez-vous, la religion de vingt peuples, le culte le plus puissant et le plus vivace du globe. Le boudhisme est, de toutes les croyances, celle qui compte encore le plus de fidèles, en adoration devant le monstre à la tête d’éléphant, personnifiant le dieu de la sagesse, tout comme nous le sommes, dans notre occident, chrétien, devant les images nimbées du paradis moderne. Regardez en passant le curieux « sacran » de bronze, au disque rayonnant comme un ostensoir, similtitude des objets servant aux cultes les plus dissemblables en apparence.
- Impossible de nous éterniser dans notre admiration boudhique. Tournons vite à gauche, dans la salle richement ornée où sont exposés les produits et les œuvres d’art de nos possessions, ceux du Congo, du Gabon, du Sénégal, de la Guyane, de la Nouvelle-Calédonie et de la Martinique. Le Congo nous montre ses hideux fétiches, gossièrement sculptés, aux formes grotesques et risibles — ce que le monde s’attroupe là, surtout devant les fétiches féminins ! — ses dents d’éléphants, ses ivoires finement sculptés, ses ustensiles et ses armes indigènes; le Gabon a envoyé ses bois, son caoutchouc, son tabac; le Sénégal — dont il faut visiter le village installé à proximité — ses bijoux en or et en argent, aux formes primitives, rappelant les ornements des âges préhistoriques, ses gommes, ses armes. Voyez, dans un salon voisin, les spécimens' des mille applications des matières coloniales, les ouvrages en écaille, ceux en buffle, en coquillages, les nacres, les coraux, les coffrets, les porte-monnaie en peau de serpent, kboa ou python, jusqu’à un corsage entier en peau de serpent, monté sur un buste de femme. Ce que je me méfierais, de cette Eve-là !
- Voici les bois de la Calédonie, le cacao et le rhum de la Martinique, le bois et les gisements d’or de la Guyane, et puis, à chaque détour, à chaque entrée dans une case nouvelle de cette salle pleine d’un fouillis étrangères silhouettes peintes des tabous, divinités protectrices de ces peuples encore primitifs.
- Tout est à voir, mais il nous faut passer rapi-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- dement, retourner sur nos pas, et, après avoir salué au passage les bustes de Paul Bert et de Sehœlcher, traverser de nouveau la salle hiératique des bouddhas, et entrer dans l’aile droite du palais.
- Aux deux côtés de la porte, Faidherbe et Du-pleix. Dupleix, l’Inde française au temps de sa prospérité et de sa grandeur, irrémédiablement perdues. De ce puissant empire qu’il avait fondé, que nous reste-t-il ? Quelques cinquante mille hectares ! Passons ; et relisez cette honteuse page de notre histoire coloniale. Regardons toutefois l’amoncellement original des céramiques aux tons de turquoise, les plats, les amphores en cuivre ciselé de Madras, de Pondichéry et de Bombay, un curieux modèle de char destiné aux cérémonies religieuses.
- Toujours des armes, des soies, des idoles, et dans des vitrines moins brillantes mais tout aussi instructives, des céréales, des étoffes communes, des gommes, des produits du sol et de la forêt coloniale. Voici Tahiti, Mayotte, les Comores, Nossi-Bé, la Réunion, et à côté, la Nouvelle-Calédonie, que tant de nos amis ont pu apprécier... par force; le café, le maïs, la résine, le tabac des colons de la Nouvelle, les minerais de nickel, de cobalt; et, pour les savants une superbe et large hache canaque en serpentine. Amateurs des trois billes d’ivoire, admirez ces queues de billard en noix de cocotier, et, toi, petit tapin du bataillon scolaire, cote-moi ce tambour canaque qu’il te serait bien difficile de te pendre au cou. Il a bien, le bruyant joujou, deux mètres de haut, un vrai tambour-major.
- Un tour aux galeiies supérieures. Que d’attractions pour les yeux! Des collections et des •collections encore, des vitrines d’annes du Sénégal, de bijoux du Soudan et de l’Inde. Ah! les jolis bracelets de bayadères, tout en or au ton mat avec une vaste émeraude au sommet, les fines bagues, encore pour les bayadères. En voici du reste une, debout sur son socle, constellée de pierres et de perles, d’anneaux surchargés de joyaux, passés un peu partout, à travers les oreilles, le nez, les lèvres, et où encore? Au hasard de notre promenade : un colossal gorille du Gabon, qui nous écraserait les os comme des fétus, un paisible tisserand Sénégalais, tissant sa toile sous un hamac, un python de la Guyane, enroulant son hideux corps flexible autour d’un tronc d’arbre. Six mètres de longueur ! Quelle rencontre au coin d’un bois !
- Allons, quittons le palais. Il faudrait un volume pour le décrire, et je ne dispose point, hélas ! de cette latitude. Rien de si attrayant, cependant, que ce voyage dans notre empire colonial, et, si vous m’en croyez, faites-le en détail. Si vous voulez, du reste, que je vous enseigne un guide charmant, qui ne vous embarrassera guère, et ne vous assassinera pas de réflexions saugrenues, prenez avec vous les •charmantes et utiles petites monographies illustrées qui viennent d’être publiées chez Quantin par ordre du sous-secrétaire d’Etat aux colonies, sous la direction du commissaire spécial de l’exposition coloniale, M. Louis Henrique. Elles vous renseigneront à merveille, beaucoup mieux que je n’ai pu le faire moi-même. Et, cependant, j’y ai mis, je vous l’assure, toute ma meilleure volonté.
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- LES CONGRÈS
- Aérostation et Colombophilie
- Un certain nombre de sociétés scientifiques, ainsi qu’un groupe de personnes préoccupées de l’avenir de la navigation aérieune et des destinées de la colombophilie, ont pensé qu’il serait utile de mettre à profit l’Exposition de 1889 pour convoquer un congrès qui traitât de ces questions.
- Ce congrès international a eu lieu sous la présidence de M. Janssen, de l’Institut. Des notabilités du monde de la science, cent colombophiles délégués des sociétés de France et de l’étranger, environ cinquante aéronautes représentaient ces deux branches si intéressantes des sciences nouvelles.
- A citer au nombre des membres du congrès MM. Yves Guyot, Berthelot, Frémy, Marcel Des-
- prez, baron de Teffé, amiral, délégué du Brésil ; les représentants officiels de la Belgique, du Dane-marck, de l’Italie, de l’Espagne, de l’Angleterre, du Brésil, du Mexique, du royaume de Hawaï, etc.
- L’aérostation et la colombophilie empruntent aujourd’hui la plus grande part de leur importance aux services qu’elles peuvent rendre, en temps de guerre, c’est surtout comme moyens annexes de la défense militaire qu’elles doivent être envisagées. De ce chef, l’aérostation et la colombophilie sont appelées à jouer un rôle considérable dans les futures campagnes.
- Le problème de la navigation aérienne est posé depuis un - siècle. Dans une première phase, un point a été fixé: l'art de s’élever dans les airs. On a cru longtemps que c’était là tout ce que comportait la nouvelle science; mais bientôt de nouvelles ambitions se sont fait jour et après avoir trouvé le moyen de s’élever on a voulu découvrir un procédé pour s’y diriger.
- C’est la seconde phase. Quand trouvera-t-on la solution? Il est assez difficile de le dire. On y travaille et tout ce qu’on peut avancer c’est que de réels progrès ont été réalisés. Il a fallu bien des siècles à l’homme pour asseoir la navigation maritime sur les bases actuelles; avec les méthodes scientifiques acquises, il est à croire que la navigation aérienne triomphera plus rapidement des difficultés qu’elle a à surmonter et que le vingtième siècle en verra la solution.
- Le congrès a examiné, au point de vue aéronautique, douze questions distinctes, et il a émis les vœux suivants qui résument ses travaux :
- 1° Les gouvernements sont invités à instituer des brevets d’aéronautes civils à l’effet d’éviter les accidents dus à l’inexpérience des aéronautes et d’interdire la profession aux individus incapables ;
- 2° Les autorités militaires devront traiter les aéronautes comme belligérants, s’ils sont militaires, et comme espions, s’ils sont véritablement espions;
- 3o On doit interdire aux aéronautes les uniformes dont certains abusent et le titre de capitaine auquel, jusqu’à nouvel ordre, ils n’ont qucun droit.
- En ce qui concerne la colombophilie/ainsi que l’a expliqué M. Janssen, le problème se présente de la façon suivante : il faut s’appliquer à perfectionner les instincts et les facultés du pigeon voyageur, la plus merveilleuse machine volante qu’il nous soit donné d’admirer.
- L’utilisation des pigeons-voyageurs date de loin. Ils furent employés, en 1594, par les Parisiens qu’assiégeaient les troupes de Henri IY.
- Mais c’est en réalité du dernier siège de Paris que date l’essor de l’art colombophile. On compte aujourd’hui plus de deux cents sociétés qui cultivent ce sport. Malheureusement les liens manquent.
- Il s’agit de les réunir. C’est dans ce sens que le congrès a émis ses vœux. Il a donné à ceux-ci la forme d’un projet de loi en neuf articles, dont les principales dispositions visent la protection spéciale du pigeon voyageur en temps de paix et en temps de guerre.
- Avant de se séparer, le congrès a voté le principe de la fédération des sociétés colombophiles et a nommé une commission spéciale chargée de poursuivre l’examen des statuts, sous la présidence de M. Drouard.
- Congrès international de mécanique appliquée.
- Clôture du Congrès international de mécanique appliquée, tenu au Conservatoire des arts et métiers, sous la présidence de M. Phillips, membre de l’Institut; vice-présidents : MM. Gottschalk et Far-cot, anciens présidents de la Société des ingénieurs civils; secrétaires : MM. A. Tresca, Max de Nan-souty et Bondenoot, ingénieurs.
- Parmi les membres du Comité : MM. Maurice Lévy, Résal, membres de l’Institut; Eiffel, Polon-ceau, Yigreux, Hirn, sir Bramwel, Webb, Joule, Baker, ingénieur du pont du Forth, le plus gigantesque pont métallique du monde; Belpaire, administrateur des chemins de fer de l’Etat belge; Thurston et Egleston, des Etats-Unis; Boscha, directeur de l’Ecole polytechnique de Delft; le général Menabrea, membre correspondant de l’Institut de France; Ferrante, président de la Société des ingénieurs et architectes de Turin; Nicolas Petroff, général-lieutenant de l’Académie des ingénieurs militaires russes; Almgreen, directeur des Chemins de fer suédois; Colladon, membre correspondant de l’Institut, président de la Société des ingénieurs et architectes vaudois.
- Le Congrès a examiné les questions suivantes : Unification du cheval-vapeur, choix des métaux les
- plus propres à la construction des machines, méthodes d’essais et de calculs de résistance, production mécanique et utilisation du froid artificiel transmission à distance et distribution du travail par Peau, l’air, la vapeur et les câbles, étude des différentes machines à vapeur, progrès réalisés par les machines et les chaudières à vapeur depuis 1878, et progrès réalisés par les associations de propriétaires d’appareils à vapeur.
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- VARIÉTÉ
- Le Pavillon des travaux publics
- IL
- Les canaux en France. — Nombre d’écluses. — Longueur moyenne des biefs. — Progrès récents dans l’outillage de la navigation intérieure. — Le canal du Centre. — Les écluses à grande chute.
- — Chute de 5m20. — Les vannes cylindriques. — Les ascenseurs pour canaux. — La balance aérohydrostatique Seiler. — Rachat de grandes différences de niveau. — Les ascenseurs Clarck. — L’ascenseur desFontinettes. — Canal deNeuffossé.
- — Chute de 18m50. — Importance de la' solution.
- — Le halage funiculaire. — Grands travaux maritimes. — Les ports de Calais, Boulogne, Dieppe, la Pallicm — Fondations à l’air comprimé. — Les caissons à la Pallice et à Bordeaux. — Service des phares. — Le plus grand appareil optique du monde. — Les phares électriques et les phares à l’huile. — Une solution neuve. — Appareil hyper-radiant. — Les signaux sonores. — Les tours balises à la gazoline. — Conclusion.
- Après les rivières,les canaux. Le programme de 1878 comportait l’amélioration de 3,000 kilomètres de canaux et la construction de 1,400 kilomètres de nouveaux canaux. Dès aujourd’hui plus de 1,300 kilomètres satisfont aux prescriptions de la loi du 5 août 1879. Le travail accompli a été considérable ; l’outillage de la navigation très perfectionné. L’écluse joue naturellement le rôle dominant dans l’exploitation et gouverne en grande partie la vitesse des transports. On comprend que la répétition des écluses entraîne une perte de temps, un accroissement dans le volume d’eau consommée, une importante aggravation des dépenses de construction et d’entretien, une gêne pour la circulation, etc. On tend déplus en plus aujourd’hui à diminuer leur nombre, à augmenter par suite la hauteur de chute et la longueur des biefs. En France,on compte pour les rivières canalisées 581 écluses sur un développement de 3,579 kilomètres, ce qui donne pour le bief moyen une longueur de 6 kilomètres. Les canaux sans bief de partage n’ont déjà plus qu’un bief moyen de 4 kilomètres 600 avec 471 écluses réparties sur 2,179 kilomètres. Pour les canaux avec bief de partage, la longueur moyenne du bief descend à moins de 2 kilomètres avec 1,395 écluses pour 2,160 kilomètres. Les écluses s’étagent sur le flanc des vallées comme les marches d’un gigantesque escalier. Certains-biefs ont moins de 200 mètres. Sur le canal du Centre, par exemple, à Longpendu, 7 écluses étaient séparées par des biefs d’une longueur moyenne de 103 mètres. A Saint-Julien-sur-Dheune, on comptait 9 écluses avec bief moyen de 298 mètres.
- On a dû se décider sur ces points à supprimer un certain nombre d’écluses et à les remplacer nar des écluses à plus grande chute : on a doublé les hauteurs de chute et, par suite, réduit de moitié le nombre des écluses. Les nouvelles écluses du canal du Centre, qui viennent d’être visitées, ces jours derniers, par le ministre des travaux publics, ont 5m20 de chute et 38m50 de longueur. Treize écluses à grande chute remplacent à Longpendu, à Saint-Julien, à Rully, etc., avec de grands avantages, vingt-six anciennes écluses.
- Chaque sassée, en pareil cas, exige le déplacement de 1,200 mètres cubes d’eau. Pour hâter le remplissage et la vidange, on a eu recours à
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- un dispositif ingénieux. L’eau ne s’écoule plus du bief supérieur dans le sas par l’ouverture de vannes ménagées dans les portes. Le débit par les vannes ordinaires eût exigé beaucoup trop de temps. Au fond des enclaves des portes, sous une voûte en plein-cintre, s’ouvre dans le radier de chaque côté, un large puits de lm40 de diamètre. Chacun de ces puits descend dans le bajoyer au' niveau du busé d’aval et aboutit à un aqueduc voûté en plein-cintre de lin70 de hauteur sous-clef et 1 mètre de largeur. Cet aqueduc longe le sas ; il communique avec lui par 4 ouvertures rectangulaires espacées de 0m80 de largeur sur un mètre de hauteui. Voilà, comme on voit, une large route d’écoulement pour les eaux. A la partie supérieure de chaque puits, on a installé des vannes cylindriques qu’il suffit d’ouvrir pour donner issue aux eaux du bief supérieur et pour emplir rapidement le sas. Ces vannes cylindriques sont très commodes; il est facile d’en saisir le fonctionnement.
- Le puits est prolongé par un cylindre en fonte. Ce gros tuyau est coiffé d’un chapeau cylindrique ; entre le cylindre et le chapeau existe un vide annulaire par lequel peut s’engouffrer l’eau. Mais à l’intérieur du chapeau peut monter et descendre une couronne de fonte de 0m46 de hauteur. Si la couronne est descendue convenablement, elle bouche l’orifice annulaire, fait vanne, et l’eau ne peut s’écouler. Si, au contraire, on veut emplir le sas, à l’aide d’un cric qui agit sur la tige à laquelle est fixée la couronne mobile, on soulève cette vanne cylindrique qui rentre dans le chapeau et l’eau tombe dans le puits. Le chapeau reçoit la pression verticale de l’eau ; les pressions latérales sur la vanne s’équilibrent, de sorte que la manœuvre se réduit au soulèvement du poids de la couronne, soit de 370 kilogrammes.
- Les vannes d’aval pour la vidange fonctionnent comme les vannes d’amont. Ce système organisé par M. Moraillon est très pratique et fournit sans effort une grande ouverture de débit, avec une charge plus forte que sur un orifice ouvert à travers une porte d’écluse. Le remplissage du sas s’effectue en 3 minutes
- 10 secondes par les deux vannes; la vidange demande 5 secondes de plus. Malgré un déplacement de 1,200 mètres cubes, l’éclusage dans ces conditions ne dépasse que de 2 minutes la même opération faite dans les anciennes écluses à 2m60 de chute; il absorbe environ 14 minutes pour un bateau de 30 mètres de longueur, chargé de 150 tonnes et halé par deux hommes ; grâce aux aqueducs latéraux, l’arrivée de l’eau se produit sans mouvements tumultueux.
- Le nouveau système à vannes cylindriques pour écluses de grande chute est plein d’avenir;
- 11 a déjà été adopté pour d’autres canaux, pour ceux de Paris, pour les écluses de Panama, etc. On en trouvera un bon modèle au Pavillon. Les projets des écluses à grande chute du canal du Centre ont été dressés par M. Eugène Resal, ingénieur; MM. Moraillon et Yariot, sous-ingénieurs, et M. Fontaine, ingénieur en chef.
- C’est déjà bien de racheter d’un seul coup une différence de 5ra20. Mais ne pourrait-on aller plus loin ? Avec les écluses, le problème semble limité autour de 5 à 6 mètres au moins pour le moment. La solution est d’ailleurs dans certaines circonstances ; elle paraît se trouver dans une combinaison hardie, qui constituera une étape importante dans l’histoire de la navigation ; nous voulons parler des ascenseurs pour bateaux.
- Il existe au pavillon des travaux publics un modèle bien remarquable du premier ascenseur construit en France, de l’ascenseur des Fonti-uettes, qui a excité vivement la curiosité publique depuis quelques mois, qui a fait l’objet d’une visite spéciale du président de la République et qui est resté le but des excursions ordinaires de tous les ingénieurs étrangers venus on France pour l’Exposition.
- }Le canal de Neuffossé réunit la Lys et le canal d’Àireàl’Aa; il met les ports de Dunkerque, Gravelines et Calais en communication avec le réseau de navigation intérieur ; il donne lieu à pu mouvement annuel de près de 13,000 bateaux tant chargés que vides. C’est sur ce canal, à Arques, près de Saint-Omer, qu’a été construite autrefois l’écluse des Fontinettes ; elle se compose de cinq sas superposés rachetant ensemble une
- chute de 13m13. Les bateaux franchissent ce passage avec une lenteur que l’on devine; la durée de l’éclusage dépasse quelquefois deux heures. On a dû, pour gagner du temps, renoncer à procéder par croisement et affecter alternativement un jour à la navigation montante et un jour à la navigation descendante. Les encombrements étaient permanents, et il fallait prévoir le jour oû l’exploitation deviendrait impossible. D’ailleurs les sas des Fontinettes n’avaient pas la longueur réglementaire de 38m50, qui est celle des nouveaux bateaux des canaux du Nord. L’administration, pour remédier à cette situation déplorable, prescrivit, en 1881, la construction, à côté des écluses, d’un ascenseur hydraulique analogue à celui qui fonctionne en Angleterre, à Anderton, sur le canal de Trent etMersey, mais beaucoup plus puissant, puisque le nouvel ascenseur devait livrer passage à des bateaux de 300 tonnes, tandis que l’ascenseur d’Anderton ne fait circuler que des bateaux de 80 à 100 tonnes. On achève en ce moment un ascenseur analogue à celui des Fontinettes en Belgique, à la Louvière, sur le canal du Centre; il réunira le canal de Charleroi à Bruxelles à celui de Mous à Condé. On pourra examiner le modèle de l’ascenseur de la Louvière dans la section belge au Champ de Mars.
- La conception des ascenseurs pour bateaux n’est pas aussi nouvelle que l’on nous parait le croire ; sans remonter au delà de 1862, nous nous souvenons fort bien avoir vu à l’Exposition de Londres un modèle d’ascenseur combiné par M. Seiler, sous le nom de « balance aérohydrostatique ». Le système de M. Seiler, très analogue aux élévateurs actuels, avait fait l’objet de rapports favorables, notamment fie M. Huet, aujourd’hui sous-directeur des travaux de la Ville, alors ingénieur des travaux de Paris, et de M. Houel, ingénieur en chef des établissements Cail. La combinaison est d’ailleurs simple, du moins en principe. Au lieu de ramener le plan d’*eau dans le sas de l’écluse à la hauteur du bief supérieur, M. Seiler songea à rendre le sas lui-même mobile, à le faire s’élever avec l’eau ou le bateau, ou s’abaisser de même. Il accoupla deux sas comme les plateaux d’une balance, de façon qu’avec une légère surface d’eau l’un des sas entraînât l’autre dans son mouvement. Le sas descendant faisait monter le sas accouplé. Les sas consistaient en grands bacs de 35 mètres de longueur. Pour l’époque, le procédé choisi pour les faire mouvoir était assez ingénieux. Chaque bac reposait sur 4 gazomètres, 2 à l’avant, 2 à l’arrière. Les 4 gazomètres de chaque bac communiquant par un tuyau, il est clair que toute surcharge de l’un comprimait l’air qui, refoulé, passait dans les 4 autres gazomètres, et les soulevait avec le sscond bac. La descente de l’un entraînait la montée de l’autre (1). D’où le nom de balance' aérohydrostatique. La perte due au passage de chaque bateau était réduite à une faible tranche liquide. M. Seiler avait proposé ce système pour racheter des différences de niveau de 20 mètres soit sur canaux, soit même sur chemins de fer. Passons.
- Dans les ascenseurs actuels, c’est l’eau sous pression qui remplace avec grand avantage l’air comprimé. On peut dire que les appareils sont la résultante des progrès scientifiques et industriels réalisés depuis vingt ans. Il fallait, pour les construire avec sûreté, avoir l’expérience des grandes pressions, arriver à faire manœuvrer des poids gigantesques de 1,300,000 kilog. soutenus sur des pistons de grand diamètre. On dut procéder méthodiquement en passant progressivement du petit au grand. Il a été indispensable d’attendre que la métallurgie et l’art des constructions mécaniques eussent permis de fabriquer des pistons et des corps de pompe résistant à des pressions énormes, car, dans les nouveaux élévateurs, les bacs sont soutenus et mus par les pistons de presses hydrauliques.
- M. Edwin Clarck, l’éminent ingénieur anglais, n’a construit en 1880 le premier ascenseur, celui d’Anderton, que lorsque, par de longues études préliminaires, il se fut rendu maître du maniement de l’eau sous haute pression. A vrai dire, ce sont les applications ingénieuses qu’il fit de l’eau sous pression au soulèvement
- 1) Causeries scientifiques, Découvertes et Inventions. Tome II, 1862.
- des navires à radouber qui le conduisirent peu à peu à la réalisation des ascenseurs. C’est à ses conseils que l’on a eu recours pour le grand ascenseur des Fontinettes. M. Edwin Clarck en a fourni l’avant-projet; les études définitives ont été commencées sous la direction de M. Bertin, ingénieur en chef. Le projet des terrassements et maçonneries a été dressé par M. Gruson, ingénieur en chef, et M. Cètre, ingénieur ordinaire, qui ont dirigé les travaux pendant toute leur durée. Les travaux commencés en 1883 ont été terminés en 1887, et l’ascenseur mis en service le 26 avril 1888.
- Le nouvel ascenseur se compose de deux caissons ou sas métalliques renfermant de l’eau, et dans lesquels flottent les bateaux. Chaque sas est fixé par son milieu sur la tête d’un énorme piston qui plonge dans un cylindre de presse hydraulique installé au centre d’un puits. Les deux presses communiquent souter-rainement au moyen d’une conduite munie d’une vanne qui peut les isoler à volonté. Les deux sas mobiles sont disposés parallèlement ; on a ainsi une véritable balance hydraulique ; il suffit que l’un des caissons reçoive une certaine surcharge d’eau pour que, la vanne étant ouverte, il s’abaisse en produisant l’ascension de l’autre. Une dérivation est ouverte sur la rive droite du canal de Neuffossé. Chaque bateau descendant arrive sur le caisson qui doit s’abaisser, chaque bateau montant est rangé de son côté sur le caisson qui va s’élever. En sorte que chaque mouvement des deux bacs assure le passage de deux bateaux.
- Chaque bac ou sas mobile a une longueur totale de 40ln35 et une largeur en tête de 29m50, avec une largeur, au milieu, de 5m50 et une profondeur de 4m5Ô, au milieu, réduite à 3n,50 aux extrémités. Il y a toujours au moins 2m10 d’eau dans les sas. Les pistons qui supportent le sas ont une longueur de 17m13, environ la' hauteur d’un quatrième d’une maison de Paris ; ils sont en fonte, avec un diamètre extérieur de 2 mètres et d’une épaisseur de 7 centimètres. On les a constitués par des tronçons de 2m80 empilés les uns par-dessus les autres, avec feuille de cuivre intermédiaire pour assurer l’étanchéité du joint. Quant aux cylindres des presses, ils ont 15m70 de hauteur et 2m078 de diamètre extérieur; ils sont formés par des anneaux en acier laminé de 0m155 de hauteur et de 0m06 d’épaisseur, emboîtés les uns dans les autres, avec chemise continue en cuivre à l’intérieur pour assurer l’étanchéité.
- La machinerie destinée à envoyer de l’eau dans les presses, sous les pistons, pour élever le bac ascendant, est installée entre les deux caissons mobiles. Elle comprend deux turbines mises en mouvement par la chute d’eau empruntée au bief supérieur. L’une de ces turbines, d’une force de 50 chevaux, actionne quatre pompes de compression qui mettent en charge un accumulateur de 1,200 litres de capacité. L’autre turbine de 15 chevaux commande un compresseur d’air et une pompe d’épuisement des eaux des cales des sas mobiles. Le compresseur d’air a une destination spéciale. Les sas mobiles et les parties du canal qui font suite ont besoin d’être raccordés hermétiquement ; il existe entre eux un espace de quelques centimètres. On a imaginé de gonfler dans cet intervalle des poches de caoutchouc qui comblent le vide ; on ouvre une ventelle qui laisse écouler de l’eau dans cet espace étroit; puis on soulève les portes du sas et le bateau passe. Le compresseur à air sert à gonfler ces poches, qui servent aussi à conserver l’étanchéité des portes des sas.
- En somme, la manœuvre est facile. Un des sas étant au haut de sa course, on fait passer le bateau dans le bief supérieur. On fait entrer le bateau descendant; on donne à ce sas une surcharge de 30 centimètres d’eau, soit 65 tonnes. La vanne de communication des presses hydrauliques est ouverte; l’eau est refoulée par le
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- sas descendant sons le piston du sas ascendant qui s’élève. On arrête le mouvement en fermant la vanne. La position d’un sas peut être corrigée en manœuvrant des distributeurs qui laissent échapper de l’eau des presses ou donnent accès au contraire à l’eau sons pression des accumulateurs (1\
- Sans entrer dans plus de détails techniques, on peut dire que la durée totale d’une manœuvre est en moyenne de 26 minutes, savoir : entrée des bateaux et fermeture des portes. 8 minutes; ascension et descente des sas. 5 minutes; correction de la position des sas, o minutes; ouverture des portes et sortie des bateaux, 10 minutes.
- On installe des cabestans hydrauliques pour accélérer la sortie et l’entrée des bateaux, ce qui fera gagner 6 minutes environ. On pourra livrer passage h six bateaux par heure dans les deux sens.
- En définitive, la construction de l’ascenseur a permis de racheter d’un seul coup une différence de niveau de 14 mètres, de supprimer 5 écluses, de gagner près de deux heures sur le passage des bateaux,d’économiser du personnel et surtout de l’eau. Chaque élévation et abaissement d’un bateau ne dépense qu’une éclusée ordinaire; le gain est dans le rapport de 1 à 5, ce qui devient d’une réelle importance pour les canaux à point de partage où l’alimentation a toujours été la plus grave des préoccupations des ingénieurs.
- A côté des progrès réalisés dans l’outillage des canaux, il nous faudrait parler des moyens de transport, des différents bateaux, du halage, de la traction mécanique, etc., et notamment de la traction mécanique telle que vient de l’installer M. Maurice Lévy, de l’Institut, entre Paris et Saint-Maur. Le système de halage funiculaire de M. Maurice Lévy semble promettre des résultats économiques importants. Nous y reviendrons ultérieurement. Il nous faut aller vite, faute de place.
- Après les canaux, nous devrions insister suites constructions gigantesques qui ont été poursuivies depuis dix ans dans nos ports maritimes. On a entièrement refait à neuf le port de Calais, on a considérablement agrandi et modifié les ports de Boulogne, de Dieppe ; on a achevé en 1888, au Havre, le bassin Bellot, destiné à la grande navigation ; à Honfleur, on a construit un bassin de retenue de chasses avec déversoir à hausses mobiles pour arrêter les envasements du port. A mentionner encore les importants travaux des ports de Rouen, Saint-Malo, Saint-Nazaire, Rochefort, Bordeaux, Marseille et surtout ceux de la Pallice, à la Rochelle, A la Rochelle, en effet, on a créé de toutes pièces un port, un nouveau bassin, le bassin de la Pallice accessible aux plus grands navires; on a mordu sur la terre ferme, jusqu’au rocher; on a pratiqué des fouilles, enlevé les déblais. Le travail commencé en 1881, sera terminé en 1890.
- (A Suivre).
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- INDICATIONS UTILES
- La Compagnie de l’Ouest organise deux nouveaux trains de plaisir pour la visite de l’Exposition : l’un, jeudi prochain 20 septembre, du Havre à Pails; l’autre, dimanche prochain 29, de Rouen à Paris. Le retour aura lieu dans la même journée.
- La Compagnie du chemin de fer du Nord organisera pour la visite de l’Exposition le dimanche 29 septembre, jour de la distribution des récompenses, deux trains de plaisir à marche rapide, Pun au départ de Dunkerque, Bergues, Hazebrouck, .Berguette, Béthune, Lens et Arras, et l’autre au départ de Calais-Ville, Boulogne, Abbeville, Long-pré et Amiens allant directement au Champ de Mars et repartant de la gave de Paris-Nord le même jour.
- Des trains de plaisir contenant des voitures de 2e et de 3e classe, avec réduction de 50 0[0 seront également organisés sur Paris, au départ de toutes les stations du réseau du Nord situées au-delà d’un rayon d’environ 80 kilomètres.
- Le départ aura lieu le vendredi 27, samedi 28 ou dimanche 29 septembre, suivant la distance.
- Le retour s’etfectuera à volonté les dimanches, lundi, mardi, mercredi ou jeudi soir (3 octobre), dernier délai, suivant la distance.
- (1) Le poids à élever comprenant le piston, un sas, l’eau et le bateau atteint 800 tonneaux. La pression clans les presses est de 85 atmosphères. On a dù charger les accumulateurs à 30 atmosphères, pour assurer le bon fonctionnement des presses de soulèvement des portes.
- Chemins de fer de l’Ouest
- Depuis quelques jours, la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest a ouvert, à la gare Saint-Lazare, à l’extrémité de l’impasse d’Amsterdam, une nouvelle entrée exclusivement réservée aux voitures vides qui viennent attendre les voyageurs arrivant par les trains de grandes lignes.
- Cette entrée donne accès dans la cour de la rue d’Amsterdam où maintenant, les voitures peuvent stationner au nombre de 46, savoir :
- 8 voitures de maître ou retenues à l’avance;
- 19 omnibus de la Compagnie de l’Ouest ;
- 10 coupés de la Compagnie de l’Ouest ;
- et 9 voitures de place provenant de la station de la rue de Londres.
- Après leur chargement effectué, ces voitures sortent toutes de la cour par la grille du no 17, de la rue d’Amsterdam, en ne formant, par conséquent, qu’un seul sens de courant dans cette cour, avantage bien appréciable si l’on songe aux encombrements que produisait, sur ce point, la rencontre des véhicules de toutes sortes qui entraient et sortaient par la même issue.
- Enfin, les voyageurs (piétons), arrivant par les trains de grandes lignes peuvent sortir de la gare par la nouvelle porte de l’impasse d’Amsterdam ; cette nouvelle facilité sera certainement appréciée par les voyageurs se dirigeant vers les quartiers Nord de Paris et auxquels cette issue évite un assez long détour.
- RHUM DE L’ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti (porte Suffren)
- BARBANC0URT & Port-au-Prince
- PLUSIEURS MÉDAILLES D’OR ET D’ARGENT
- S’adresser pour renseignements et vente, 23, rue de Naples.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars.—'Dans la Salle Mauresque: la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue de Suffi en.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième. Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir Histoire de Vhabitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Pa?iorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique ; musique de tziganes*.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
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- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de-l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROGADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
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- Premier effet, de 8 heures à heures 8 20.
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- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du iei au 2e etage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au fer étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du ier étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord •
- En partant du 1er étage, par la pile'Sud.
- Descente du Re étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;.
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
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- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 li. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
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- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitcm, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte tes danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gfita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 132.
- Le Numéro : 1S Centimes.
- Mercredi 25 Septembre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à. l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de /’Exploitation).
- SOMMAIRE — Les Tentes arabes de l’Esplanade. — Chronique'. La Distribution des Récompenses. — Dernière heure. — Echos. — Au Trocadéro. — Les Ambassadeurs marocains. — Variété. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — La Bourse. — Guide de l’Exposition en sept jours. —; Annonces et réclames.
- CAMPEMENT ARABE A L’ESPLANADE DES INVALIDES.
- LES TENTES ARABES DE L’ESPLANADE
- La gravure que nous publions aujourd’hui complète, plus qu’il n’y paraît, Y Histoire de VHabitation humaine, dont le Bulletin officiel vient de terminer la série.
- L’habitation de l’homme est, pour ainsi dire, l’expression tangible de ses besoins physiques et sociaux. Et ces bes.oins-là sont eux-mêmes les résultantes du climat sous lequel il respire et de la nature du sol sur lequel il vit.
- Si l’Arabe est nomade, ce n’est pas pour son plaisir ou pour son agrément. Il obéit en cela à des conditions orographiques et climatériques.
- Nous autres européens, nous nous faisons généralement une fausse idée du désert, du Sahara, que l’on se représente avec des immensités de sables jalonnées de carcasses de chameaux et de chevaux étoufféte par le si-
- moun. C’est bien un peu cela en été, mais en hiver?
- En hiver, sous l’action des pluies d’octobre et de novembre, les vallées de ce que nous appelons le Sahara, le grand désert, se couvrent d’une abondante verdure et aucun fourrage n’est comparable à cette végétation. Alors tous les troupeaux sont dans le sud.
- Mais, vienne avril, avec les ardeurs desséchantes du grand soleil d’Afrique, et c’en est fait des verts pâturages ! Les plantes desséchées sont emportées par le siroeo; et le sol se dénude. 11 faut alors déguerpir : et, marchant vers le nord, vers le littoral, il s’agit d’atteindre des pays où l’on trouve encore des pâturages.
- De là les migrations incessantes de ce peuple qui s’appelle lui-même arbi, c’est-à-dire errant. Arabe et errant sont, comme l’on dit là-bas : kif-kif!
- Errant, nomade, toujours en quête de pâturages pour le troupeau dont il vit, qui lui donne le lait, la laine et la viande, c’est-à-dire tout, hormis les céréales qu’il sème en passant et que, toujours en passant, il récolte.
- L’Arabe n’aurait que faire d’une habitation fixe, qui le clouerait là ou ses troupeaux périraient infailliblement, l’été venu.
- Il s’arrange pour passer là où il doit semer l’orge ou le blé, au moment voulu. Puis il s’en va. Allah se charge de faire pousser le blé et l’orge. Puis il règle ses migrations de façon à passer près de son champ à l’époque de la moisson. Il récolte et enfouit dans des silos les grains qu’il n’emporte pas et s’en va plus loin.
- L’Arabe nomade ne peut donc s’accommoder que d’une maison mobile et portative. Ail moment venu, il plie bagage. Il arrime sa tente sur le dos des chameaux, et ses coffres sur le
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- dos des Anes. S’il a des volailles, il les attache avec ses casseroles et ses tamis à cousscouss au-dessus des coffres. Et en route !
- Lui, le cavalier, il caracole autour de la caravane et les femmes marchent à pied, portant souvent ce qui n’a pu trouver place sur les ânes et les chameaux. Les moutons et les chèvres encadrent ces groupes pittoresques.
- Si l’on arrive aux endroits de bonne paisson, on plante de nouveau sa tente et l’on reste autant qu’il plaît à Allah ’!
- Vous avez tous vu les tentes des Arabes qui sont à l’esplanade des Invalides et que représente notre gravure. Elles sont inusables, étant faites dans les tribus, pour défier les intempéries. Elles sont très ingénieusement combinées.
- Les seigneurs du désert, ceux qu’on appelle les chefs de grande tente, ont un luxe oriental dans leur maison mobile. Armes magnifiques, harnais luxueux, bijoux merveilleux et, chose précieuse, d’épais tapis partout, dans lesquels les pieds enfoncent et sur lesquels on peut dormir sans redouter la fraîcheur du sol ou le froid de la nuit.
- La tente arabe n’est pas toujours ce qu’un vain peuple pense : et elle comporte souvent plus de confortable que bien des maisons dont les habitants passent pour avoir de l’aisance.
- -*• Ch. L.
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- CHRONIQUE
- Dimanche matin, à la première heure, ayant besoin d’un pardessus demi-saison, commandé depuis plusieurs jours et dont la livraison devenait urgente, à cause de la fraîcheur eles matinées et des soirées automnales, j’ai forcé le domicile intime de mon tailleur, un brave commerçant qui m’habille depuis ma première communion.
- C’est vous dire que je suis connu de lui, de longue date !
- Là, j’ai assisté, dans cet intérieur essentiellement bourgeois et essentiellement parisien, à une petite scènè' très caractéristique, que je me permets de reproduire ici en raccourci.
- Madame. — Eli! bien, Théodore, tu t’apprêtes, n’est-ce pas ?
- Monsieur. — Mais, certainement.
- Madame. — A quelle heure partons-nous? Je serai prête à dix heures comme tous les dimanches; laisse-moi seulement le temps d’habiller Anatole et Adèle et de mettre mes provisions dans mon panier.
- Monsieur. — C’est entendu.
- Madame. — C’est encore moi qui t’attendrai!
- Monsieur. — Moi ! mais je n’ai rien à faire, je suis tout prêt, je n’ai qu’à te conduire au tramway.
- Madame. — Comment! Me conduire?... Tu ne viens donc pas avec nous, comme tous les dimanches?... J’ai acheté hier trois livres de jambon et de saucisson !...
- Monsieur. —Ah! pardon, tu oublies les élections : je suis électeur et il faut que j’aille voter.
- Madame. —Eh! bien, tu voteras en passant.
- Monsieur. — Ce n’est pas tout de voter : Je veux rester dans ma circonscription, voir des camarades, des coreligionnaires politiques, que je ne vois que les grands jours, me concerter avec eux, savoir d’avance les résultats...
- Madame. — Enfin, dis-le-moi carrément, tu me lâches !
- Monsieur. — Voyons, voyons, du calme : (avec dignité) j’ai mes devoirs civiques.
- Madame. —Eh! bien, et moi?
- Monsieur. — Pardon, chère amie, tu n’es pas encore électrice, et tu às d’autres devoirs : tu es mère de famille avant tout.
- Madame. — C’est-à-dire?...
- Monsieur. — C’est-à-dire que tu iras, comme tous les dimanches, à l’Exposition, avec ton panier et tes enfants, et que...
- Madame. — Et que, et que... (Elle pleure.)
- Monsieur. — Calme-toi, je t’en prie.
- Madame. — Et que monsieur me lâche, voilà tout, pour faire ses fredaines !...
- Monsieur. — Ah ! tu m’ennuies à la fin, va te promener !... Vas-y à ton Exposition !... Tu es assez grande pour te diriger seule au Champ de Mars avec tes deux enfants : je te rejoindrai ce soir.
- Madame (très dépitée). — Eh bien ! j’irai, et je rentrerai ou je ne rentrerai pas : c’est toi qui l’auras voulu!
- Monsieur (suppliant). — Thérèse !...
- Madame. — Théodore!... (Un silence.)
- Monsieur. — Au revoir ! à tantôt !
- Madame (très ferme). — Adieu l... (Se ravisant) Encore, si c’était seulement aujourd’hui ; mais, dans quinze jours, il y aura le ballottage et tu me sacrifieras encore !...
- Monsieur. — Va toujours !... Au revoir !...
- Je me suis tenu coi pendant ce dialogue conjugal qui menaçait de tourner à l’aigre; et j’ai effectué une sortie à l’anglaise.
- C’est ainsi qu’au Champ de Mars, où j’ai passé l’après-midi et où le chiffre officiel a signalé plus de 180,000 visiteurs, je n’ai presque vu que des femmes et des enfants et très peu d’hommes, sauf des étrangers.
- Dame ! ils étaient tous aux urnes, à Paris ou en province, et les femmes étaient prédominantes : plus de cent mille, sans exagération.
- Le vrai Royaume des Femmes, comme on le joue actuellement aux Nouveautés.
- La scène de Théodore et de Thérèse s’était généralisée, et l’élément féminin avait envahi l’Exposition : le dimanche 22 septembre peut donc être appelé : le Dimanche des femmes.
- Aussi, l’on n’a guère servi dans les cafés que des sirops, de l’orgeat, de la grenadine et de la limonade; les marchands de gaufres ont fait des affaires d’or, pendant que les débitants de tabac n’ont pas fait un sou, et que les picpockets pour dames ont prospéré : on en a arrêté des demi-douzaines.
- Un avis charitable à messieurs les époux pour finir : dans quinze jours, le jour du ballottage, les dames, actuellement prévenues, pourraient bien chercher ailleurs des compensations à leur abandon : il y a, dans l’Exposition, tant d’étrangers qui ne votent pas!...
- Caveant maritil...
- Quant aux fonctionnaires et employés de l’Exposition tous les patrons leur ont permis d’aller, à tour de rôle, remplir leurs devoirs civiques.
- La distribution solennelle des récompenses de l’Exposition universelle aura lieu, au palais de l’Industrie, le 29 septembre 1889, par le président de la République, assisté des présidents des Chambres et des ministres.
- Le président de la République, accompagné de sa maison militaire et escorté par un escadron de cavalerie, partira de l’Elysée à une heure et demie et se rendra au palais de l’In-
- dustrie par l’avenue Marigny, les Champs-Elysées, la place de la Concorde et le Cours la Reine, et entrera par la porte n° XII. Son arrivée sera annoncée par des salves d’artillerie qui seront tirées de l’ile des Cygnes.
- A deux heures, à l’entrée du palais, il sera reçu par le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition, par les ministres et par les directeurs généraux de l’Exposition.
- Le président de la République prendra place sur la tribune qui lui est réservée, où il sera entouré par les présidents du Sénat, de la Chambre des députés et par les ministres.
- Sont invités à se réunir sur cette tribune :
- Le corps diplomatique.
- Le Sénat et la Chambre des députés.
- Le grand chancelier de la Légion d’honneur.
- Le gouverneur militaire de Paris.
- Le conseil supérieur de la guerre.
- Le vice-président du Conseil d’Etat.
- Le premier président et le procureur général de la cour de cassation.
- Le premier président et le procureur général de la cour des comptes.
- Le premier président et le procureur général de la cour d’appel.
- Le préfet de la Seine et le secrétaire général de la préfecture.
- Le préfet de police et le secrétaire général de la préfecture.
- Le président du conseil municipal.
- Le président du conseil général.
- Prendront place sur des sièges, dans une enceinte spéciale, au bas et à droite de la tribune du président de la République :
- Le conseil d’Etat.
- Les députations :
- Des grands-croix, grands-officiers de la Légion d’honneur et du conseil de l’ordre.
- De la cour de cassation.
- De la cour des comptes.
- Du conseil supérieur de l’instruction publique.
- L’Institut de France.
- Les députations :
- De la cour d’appel.
- Du conseil.supérieur du commerce.
- Du conseil supérieur de l’agriculture.
- Les gouverneur et sous-gouvernéurs de la Banque de France.
- Les gouverneur et sous-gouverneurs du Crédit foncier.
- Les secrétaires généraux, directeurs, sous-directeurs et chefs de cabinet des ministères et de la Légion d’honneur.
- La députation du conseil de préfecture de la Seine.
- Le conseil municipal de Paris et le conseil général de la Seine.
- Les directeurs et sous-directeurs des préfec tures de la Seine et de police.
- Les maires de Paris.
- Le corps académique et l’instruction publique.
- Les députations :
- Du tribunal de première instance de la Seine.
- Du tribunal de commerce.
- De la chambre de commerce.
- Des juges de paix.
- Du conseil des prud’hommes.
- Des commissaires de police.
- Du conseil général des ponts et chaussées. •
- Du conseil général des mines.
- De l’école des ponts et chaussées.
- De l’école des mines.
- Des présidents et directeurs des chemins de fer.
- Du Collège de France.
- De l’école normale.
- De l’école des langues orientales vivantes.
- De l’école des Chartes.
- Du Muséum d’histoire naturelle.
- De l’académie de médecine.
- Du Conservatoire national des arts et métiers.
- De l’école spéciale des beaux-arts.
- De la société nationale d’agriculture.
- De l’institut agronomique.
- De l’école centrale des arts et manufactures.
- De l’école des hautes études commerciales.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Du conseil de l’ordre des avocats au conseil d’Etat et à la cour de cassation.
- Du conseil de l’ordre des avocats à la cour d’appel.
- Du conseil des référendaires au sceau.
- De la chambre des notaires.
- De la chambre des avoués près la cour d’appel.
- De la chambre des avoués de première instance.
- De la chambre des commissaires-priseurs.
- De la chambre des huissiers.
- De la chambre syndicale des agents de change.
- De la chambre syndicale des courtiers d’assurances.
- De la chambre syndicale des courtiers en marchandises. ♦
- Le préfet de Seine-et-Oise et le secrétaire général.
- Les députations de l’armée de terre et de la marine.
- Prendront place dans la même enceinte, au bas et à gauche de la tribune du président de la République : '
- Les commissaires généraux étrangers et les commissariats étrangers.
- Les comités techniques et les commissions spéciales de l’Exposition.
- Les jurys de classe et les comités de l’Exposition.
- L’amphithéâtre sera réservé aux exposants récompensés.
- Arrivé sur l’estrade, le président de la République prononcera un discours auquel répondra le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,commissaire général de l’Exposition.
- MM. les membres du Sénat, de la Chambre des députés, du conseil municipal et du conseil général seront reçus, et dirigés aux places qui leur sont affectées, sur la présentation de leurs insignes.
- Les membres du Parlement, des conseils général et municipal, les fonctionnaires civils seront en frac, revêtus de leurs insignes; les autorités militaires seront en grande tenue.
- Les portes du palais seront ouvertes à une heure.
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- Dernière Heure
- Les Marocains
- L’ambassade marocaine, qui avait déjà visité l’Exposition avant-hier au soir, a été reçue hier officiellement au Champ de Mars par le président du conseil, les directeurs de l’Exposition et M. Deligny, commissaire général du Maroc.
- Les ingénieurs
- Les ingénieurs, membres du Congrès international des chemins de fer, sont allés dimanche à Fontainebleau, présenter leurs hommages au président de la République.
- Au nombre de quatre cents, ils ont été reçus par M. Carnot dans les salons du palais, qui sont appelés « les appartements du Pape ».
- Placés alphabétiquement, par nationalité, les membres du congrès ont été présentés individuellement au chef de l’Etat.
- Un lunch était servi ensuite. Quelques femmes d’ingénieurs s’étaient jointes au cortège et ont offert à Mme Carnot une splendide corbeille de roses.
- Le président de la République quitte définitivement Fontainebleau mercredi pour rentrer à
- IM-^I v^pp
- Pour lu Tour Eiffel
- Les ambassadeurs Marocains viendront demain matin à huit heures et demie, pour faire l’ascension complète de la Tour.
- Ils seront pilotés par MM. Berger et Dupuich.
- M. Eiffel a été prié, pour le cas où il voudrait leur offrir quelques rafraîchissements dans son appartement réservé, de ne faire servir que des sirops et de la limonade, les représentants du sultan du Maroc étant de fidèles observateurs des préceptes du Coran.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 138.657
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la même journée :
- 1er étage . 10.065
- Du 1er au 2me . 6.381
- 2e étage direct . 2.896
- Du 2e étage au sommet.., , 4.633
- En tout . 23.975
- Statistique des voyageurs du chemin de fer de' l’Exposition
- Voici la statistique des voyageurs du chemin de fer de l’Exposition :
- Du 6 mai au 31 juillet.. 2.448.742 voyageurs
- Du 1er au 31 août....... 1.201.723 —
- Du 1er au 15 septembre........................ 706.716 —
- Total au 15 septembre.... 4.357.181 voyageurs
- La journée la plus forte a été celle du dimanche 8 septembre, avec 63,276 voyageurs !
- La Clôture
- On s’occupe, à la présidence de la République, de la préparation des fêtes qui seront données à l’Elysée pour la clôture de l’Exposition; deux grands bals seront offerts aux principaux récompensés parmi les exposants (diplômes d’honneur et médailles d’or).
- La liste des récompenses ne devant être publiée que le 29 septembre, il est probable que les fêtes n’auront lieu que vers le milieu d’octobre.
- La Tombola
- L’administration avait décidé que les trente vendeuses de la Tombola, nouvellement installées dans le Champ de Mars, porteraient un brassard.
- Cet insigne n’ayant pas paru désigner d’une façon suffisamment claire les vendeuses à l’attention du public, on vient de le modifier fies vendeuses portent depuis ce matin une écharpe verte bordée de blanc sur laquelle' se détache le mot tombola en grosses lettres.
- Lue idée heureuse
- Le grand restaurant Créole de l’Esplanade des Invalides a loué au mois dix voitures de pousse-pousse.
- Ces véhicules attendent, à la sortie du chemin de fer Decauville, les clients et les transportent gratuitement au restaurant Créole.
- La Tombola
- Les trente vendeuses de billets de tombola sont définitivement mises en possession des « ilôts » de l’Exposition qu’elles auront à parcourir.
- Il paraît que ces jeunes femmes étaient inscrites comme postulantes d’emplois aux Magasins du Louvre, c’est donc le Louvre qui les prête à l’Exposition, en attendant que les places qu elles sollicitent soient devenues vacantes.
- A la Tour Eilïél
- Dans une conférence faite le 20 février_ 1889, M. Eiffel, énumérant les nombreuses expériences scientifiques que rendrait possibles la Tour de 300 mètres, signalait entre autres l’étude de la composition chimique de l’air.
- Des essais viennent d’être commencés dans ce but par MM. Léon Lefèvre et Georges Darzens, ancien élève de l’Ecole polytechnique, au laboiatoiie de M. Grimaux, professeur à cette école.
- C’est grâce à la bienveillance de M. Eiffel et de son conseil d’administration, que ces expéiiences ont pu être entreprises et pourront être menées à bien. Elles dureront, en effet, plusieurs années, et semblent destinées à fournir des résultats intéressants, surtout au point de vue des productions
- gazeuses qu’un centre industriel comme Paris rejette constamment dans l’atmosphère.
- JL de Freycinet chez JL Eiffel
- Hier matin a eu lieu dans les ateliers de M. Eiffel, à Levallois-Perret, une expérience des plus intéressantes à laquelle assistaient :
- M. de Freycinet, ministre de la guerre, accompagné du général Haillot, chef de l’état-major du général Mensier, directeur du génie au ministère, du colonel Pamard, chef de cabinet, et de plusieurs-officiers d’ordonnance.
- Etaient également présents un très grand nombre de membres du congrès des chemins de fer, ainsi qu’un grand nombre d’ingénieurs des grandes compagnies de chemins de fer françaises et étrangères.
- Il s’agissait de lancer un pont démontable à treillis de quarante-cinq mètres de portée, pour chemins de fer à voie normale et destiné au rétablissement rapide des voies ferrées, soit en temps de guerre, soit en temps de paix, à la suite de l’enlèvement d’un pont par des crues ou tout autre accident.
- L’opération du lançage a parfaitement réussi, et M. de Freycinet, ainsi que tous les assistants, ont vivement félicité M. Eiffel de ce nouveau succès.
- Les ouvriers romains
- Les ouvriers romains délégués à l’Exposition sont revenus à Rome ; ils ont été accueillis à la gare par une quinzaine de sociétés ouvrières précédées de bannières aux cris de : « Vive l’union latine ! Vive la France et l’Italie ! »
- Les affiches Decauville
- Deux nouvelles affiches viennent d’être apposées par la Société Decauville sur les palissades du quai d’Orsay ; l’une en polonais, l’autre en provençal.
- Ça fait trente-deux !
- La trente-troisième affiche Decauville, placardée hier au quai d’Orsay :
- OUELLET!
- DÏHOUELLET DOH ER HOET TENNET AR DRAN HOU DIHOAR HA HOU PENN
- Vous vous demandez quelle est cette langue extraordinaire ?
- C’est du celtique !...
- Pickpockets
- Dans l'après-midi d’avant-hier, quatre Italiens bousculaient les visiteurs de la galerie des machi-nus et profitaient du désordre qu’ils produisaient dans la foule pour chercher à fouiller dans les poches. Arrêtés par des agents de la sûreté avant d’avoir pu soustraire aucun objet, ils ont été conduits au commissariat et envoyés de là au dépôt.
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- Hier, à trois heures, des agents ont surpris, à l’esplanade des Invatides, un jeune homme d’une vingtaine d’années, occupé à voler des mouchoirs dans les poches des dames. Conduit au commissariat de police de l’avenue de La Bourdonnais, il a été envoyé de là au dépôt. C’est un nommé Emile M.
- ##
- Deux inspecteurs de la sûreté ont arrêté, hier, dans la galerie des machines, un individu qui venait de voler dans la poche d’une dame un porte-monnaie contenant cent deux francs. La dame ne s’était pas aperçue du vol dont elle venait d’ètre la victime.
- Conduit devant M. Beynaguet, commissaire de police, ce pickpocket à déclaré se nommer G. En le fouillant, on a trouvé sur lui un révolver chargé de six coups. Ce malfaiteur a été écroué au dépôt dans la soirée.
- Trois qui promettent
- On a arrêté hier soir vers neuf heures dans la rue du Caire à la section du Maroc, trois jeunes garçons de quinze ans qui venaient de prendre à l’étalage du sieur Panayotte, trois bracelets en métal blanc.
- M. Dhers, commissaire de police de l’Exposition, les a envoyés au dépôt après interrogatoire.
- Le marchand ne s’était pas aperçu du rapt; c’est un gardien de la paix qui observait depuis quelques instants déjà ces trois jeunes vauriens, qui les a arrêtés au moment où ils venaient de s’emparer de trois bracelets.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AU TROCADÉRO
- Nous avons annoncé, il y a quelques jours, l’ouverture de l’exposition coréenne.
- Cette exposition est située dans le musée ethnographique du Trocadéro.
- C’est M. Charles Varat, chargé par le ministre de l’instruction publique de missions scientifiques en Corée, qui a organisé cette intéressante section.
- Deux personnages en cire, un enfant d’une douzaine d’années et une femme de vingt ans, sont représentés dans leur intérieur. Une serpillière, verte ou grise, serrée à la taille, montant jusqu’au cou et s’ouvrant sur la poitrine, tel est le costume des femmes'. Elles portent, en outre, une sorte de domino qui cache leur visage.
- Le Temps signale dans cette exposition divers objets funéraires, un danseur des morts, les lèvres rouges, les yeux blancs, le visage recouvert d’un masque noir.
- L’homme, selon les croyances du pays, a deux âmes, l’une matérielle, l’autre spirituelle. La première est l’objet d’un culte domestique; la seconde doit, sous peine des plus grands malheurs, ne plus revenir dans sa demeure. C’est pourquoi l’on tians-porte le mort dans un catafalque fermé jusqu’à une distance donnée ; puis les porteurs s’arrêtent, tournent le cercueil dans toutes les directions afin que le mort ne puisse plus retrouver son chemin, et on procède ensuite à l’inhumation.
- Des faïences, des éventails d’un caractère original, des bijoux, des chapeaux, des vêtements civils et religieux, etc., donnent une idée de l’industrie et de l’art en Corée.
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- Voici quelques nouveaux renseignements sur les membres de l’ambassade marocaine :
- L’ambassadeur El Mââti est un bel homme de cinquante-huit ans, de haute taille, au port majestueux, qui offre le type le plus pur de la race arabe. C’est un des principaux vassaux du sultan du Maroc et il occupe dans son pays une situation prépondérante.
- Le second envoyé, El Fkih el Kerdouli, est, lui aussi, presque un vieillard. Il a soixante ans. Secrétaire du sultan, très lettré, très diplomate, il est toujours adjoint au ministère des affaires étrangères du sultan lorsqu’il s’agit de quelque négociation importante.
- Ces deux gros personnages sont accompagnés de quatre capitaines des gardes du sultan et de neuf autres fonctionnaires parmi lesquels Bennis, administrateur de la mosquée de Karaouiyne, la principale mosquée de Fez. Us sont servis par seize domestiques, tous plus ou moins noirs.
- Le costume de ces ambassadeurs est presque uniforme. C’est le seroil, culotte très étoffée, le kaïck, sorte de tunique sous laquelle ils portent ici, à cause de la température, un autre vêtement de drap ; l’inévitable burnous de drap blanc recouvre le tout. Sur le turban qui est leur.coiffure immuable, ils tiennent rabattu le capuchon de leur burnous, et cela constamment si ce n’est dans les cérémonies officielles.
- Seuls les militaires, c’est-à-dire le caïd et les quatre capitaines, sont armés du sabre, un sabre très riche, suspendu à un baudrier chargé d’ornements.
- VARIÉTÉ
- Le Pavillon des travaux publics
- (suite )
- L’avant-port a une étendue de 11 hectares 1/2 et une profondeur aux hautes mers de llm56 ; le bassin à flot a une étendue de 11 hectares 1/2. La jetée Sud a une longueur de 300 mètres ; les fondations ont été faites au-dessous du niveau des eaux au moyen de blocs gigantesques en maçonnerie, construits flans des caissons mobiles à air comprimé amenés sur place et immergés en mer. Les fondations du mur du quai, écluses, formes de radoub ont été généralement établies aussi au moyen de caissons à air comprimé. Ce genre de fondation prend chaque jour un développement plus considérable. Au port si remarquable de la Pallice, les caissons mesuraient 22 mètres de long sur 10 mètres de large, les dimensions d’un hôtel parisien. A Bordeaux, les deux quais de la rive gauche, sur un développement de 1,600 mètres, ainsi que les cales de radoub, ont été établis sur fondations, faites aussi avec des caissons à air comprimé, à des profondeurs comprises entre 20 et 25 mètres au-dessous des eaux.
- Nous voilà bien loin des petits caissons à air comprimé de 40 mètres carrés, qu’en 1860 l’entrepreneur français Castor employait pour établir les fondations du pont de Kehl. Aujourd’hui on se sert couramment de caissons de plusieurs mille mètres carrés de superficie qui permettent de construire d’un seul coup une écluse entière, un bassin de radoub, des murs de quai. C’est tout à fait prodigieux. Castor reprenant l’idée de Triger, autre ingénieur français qui s’était servi le premier sur la Loire de l’air comprimé pour travailler à sec, a approprié le système à l’exécution des fondations ; il a été le véritable créateur de ces procédés hardis dont notre pays a eu l’initiative. Il est juste de rappeler le nom de Castor en face des travaux colossaux exécutés aujourd’hui un peu partout. Les ingénieurs anglais, qui ont conçu et exécuté le célèbre pont sur le Forth, une des œuvres les plus grandioses de notre temps, n’ont pas hésité à confier les fondations des piles à l’entreprise française Couvreux et Hersent, qui avait déjà exécuté avec tant de succès les travaux à air comprimé d’Anvers.
- Il est bon d’ajouter encore que partout maintenant sur les ports, les portes d’écluses, les ponts tournants ou roulants sont manœuvrés mécaniquement. Les grues, les treuils, les cabestans, etc., fonctionnent avec de l’eau sous pression. On pourra se rendre compte au pavillon de toute l’importance des travaux exécutés dans nos ports. On trouvera aussi de beaux plans en relief de nos ports transformés dans l’Exposition des chambres de commerce maritimes, à gauche du pont d’Iéna, sur la berge.
- Allons plus vite ; abandonnons les travaux maritimes et arrêtons-nous comme le public dans cette visite rapide devant le magnifique appareil optique pour phare installé au milieu du Pavillon : un appareil en vraie grandeur, celui-là même qui est destiné à l’éclairage du cap d’Antifer. C’est le plus grand appareil qui ait été jamais construit encore. C’est un phare à huile. Il a été décidé que l’éclairage électrique ne serait appliqué qu’aux phares, principaux qui servent au grand atterrage. Malgré cela, nous possédons en France treize de ces phares électriques dont huit sont actuellement en service à Dunkerque, Calais, Cris-Nez, la Canche, la Hève, Creac’h, les Baleines et Planier, et dont cinq sont en voie d’établissement à Barfleur, à Penmarc’h, Belle-Isle, île d’Yeu et la Coubre. A l’étranger, on ne trouve, au contraire, que dix stations éclairées à l’électricité parmi lesquelles quatre seulement en Angleterre. En France, on a cherché à créer un système intermédiaire entre les phares de premier ordre et les phares électriques toujours coûteux, en améliorant les phares éclairés à l’huile. Pour assurer à un feu un grand éclat lumineux, il est indispensable de concentrer les rayons, de les empêcher de diverger. Or, la divergence augmente quand les dimensions du foyer lumineux augmentent elles-mêmes.
- Pour la diminuer il faut, à mesure que la
- grandeur du foyer s’accroît, accroître de même le diamètre du système optique. Avec l’électricité, l’optique est réduite parce que le foyer est très réduit lui-même; mais si l’on veut employer l’huile et, par suite, des flammes un peu grandes, il devient indispensable, pour ne pas augmenter la divergence.des rayons, d’avoir recours à des appareils optiques de très fort diamètre. Or, jusqu’ici, on n’avait guère pu dépasser les dimensions adoptées par Fresnel pour les appareils optiques de premier ordre, soit lm34 de diamètre intérieur. En Angleterre, à défaut de mieux,on a superposé dans une même lanterne 2, 3 et même 4 appareils de premier ordre: ces combinaisons appelées Mforme, tri-forme. qncitriforme compliquent le service, élèvent le prix de revient de l’unité de lumière et augmentent la divergence déjà excessive des appareils.
- En France, on a attendu que les progrès de l’industrie aient permis d’augmenter les dimensions des appareils d’optique. G’està M. Barbier, constructeur de phares, que revient l’honneur de la solution. Il est parvenu, en 1885, à fabriquer de grandes lentilles de lm330 de longueur focale. Le bel appareil du Pavillon a 2m66 de diamètre extérieur. Il est susceptible, d’après les expériences faites à South-Foreland, en Angleterre, de tripler l’éclat d’un appareil de 1er ordre. C’est un véritable progrès. Déjà la Russie et les Etats-Unis ont adopté pour des feux fixes illuminés avec une seule lampe les appareils dits hyper-radiants de M. Barbier. Le système est très économique et assure une juste proportion entre les dépenses et les besoins à desservir; on y aura recours sur notre littoral pour les points d’intérêt secondaire qui réclament cependant l’amélioration de l’éclairage.
- Les visiteurs s’arrêtent aussi devant les modèles des nouveaux phares construits de 1878 à 1888, les phares à huile de la Vieille (Finistère), des Grands-Cardinaux (Morbihan), du Grand-Charpentier, à l’embouchure de la Loire ; le phare métallique de Port-Vendres, le phare électrique de Planier, près de Marseille. On a beaucoup amélioré, dans ces derniers temps, les installations de nos phares électriques. L’administration a groupé dans un bâtiment spécial altenant au Pavillon toute une installation de phare électrique, avec appareil optique bifocal, dynamos Meritens, instruments de contrôle très ingénieux, moteurs à air chaud. La force motrice est fournie par les nouvelles machines à air Bénier, qui évitent l’emploi des chaudières et l’usage de l’eau. On associe aussi maintenant aux phares électriques des signaux sonores pour remédier à l’insuffisance de l’éclairage par les temps de brouillard. M. Bourdelles, ingénieur en chef du service des phares, fait exécuter en ce moment le nouveau programme à Belle-Isle et à Barfleur. Au début on se servait en France des sirènes si employées aux Etats-Unis et actionnées par la vapeur d’eau. Maintenant, afin de pouvoir produire des sons au moment du besoin, sans attendre que la vapeur soit sous pression, on a recours à l’air comprimé. Les moteurs qui servent à l’éclairage servent aussi à comprimer de l’air, et, au moment utile, il suffit de mettre des accumulateurs d’air en relation avec la sirène.
- Les premières expériences faites au phare de Gris-Nez ont donné d’excellents résultats. On pourra examiner ce nouveau genre de sirène dans le bâtiment des phares. Enfin, le public regarde aussi curieusement une tour-balise en béton et une tour-balise en grandeur naturelle installées devant le bâtiment des phares. La tour en béton est intéressante par son mode de construction ; c’est le type de la tour du Sou-lard, située aux abords de la rade de Lorient. La construction se fait vite,- et elle résiste bien à la mer. La seconde tour-basile est destinée, comme les bouées lumineuses, à l’éclairage des écueils. Elle est munie de quatre brûleurs à la gazoline groupés autour d’un tambour dioptique à feu fixe. Le feu n’a besoin d’être ravitaillé que tous les trois mois. Les brûleurs sont en relation avec deux réservoirs ayant chacun 225 litres de capacité et renfermant la gazoline. Avec l’optique, l’éclairage correspond sensiblement à celui des feux de cinquième ordre. Les frais d’entretien ne dépassent guère 1,000 fr. par an. M. Bourdelles a fait installer ce type aux abords de l’île de Ré, du nouveau port de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- la Pallice, et on l’établira aussi sur l’écueil des Chiens-Perrins, à l’ouest de l’île d’Yeu, sur la roche de Menhir, siiuée au large de Penmarc’h, dans les parages les plus exposés de la côte
- française. . . '
- Nous ne pouvons plus que signaler encore, parmi les curiosités du Pavillon, l’exposition des travaux du tunnel sous la Manche, le beau modèle de l’Apadana d’Artaxercès, de M. Dieu-lafoy les documents sur le service des mines, sur la statistique graphiquée de M. Gheysson, sur le nivellement général de la France, les cartes des chemins de fer, de la navigation, des routes, etc. Il faudra des heures et même des journées pour visiter en détail le pavillon des Travaux publics.
- En comparant les modèles du Pavillon à ceux de la période antérieure qui figurent dans la section de l’histoire du travail, dans le palais des Arts libéraux, on se rendra facilement compte de l’importance des progrès réalisés depuis un demi-siècle. En se reportant aussi à l’Exposition de 1878, on constatera avec satisfaction que les dix dernières années constituent également une période d’activité considérable pour les travaux publics; jamais peut-être on n’a autant construit, aussi sagement appliqué les ressources disponibles dans l’intérêt général de notre pays.
- Il nous est agréable, en terminant cette esquisse trop rapide, de rendre un hommage bien mérité aux ingénieurs des ponts et chaussées et aux ingénieurs des mines, aux auteurs de toutes ces grandes œuvres qui depuis dix ans ont tant contribué pour leur part à accroître les sources vives de la richesse nationale.
- Henri de Parville.
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration (*)
- (Suite)
- Fêtes du commerce et de l’industrie (21 et 23 mai 1886)
- Une triste année, que l’année 1886 !
- La guerre, dont on parlait sans cesse, apparaissait inévitable ; nos divisions intérieures s’accentuaient ; le commerce parisien, languissant, gravement atteint, cherchait des voies nouvelles.
- Dans les classes déshéritées, la misère entrait par bien des portes qui ne lui avaient pas encore été ouvertes. Il fallait venir en aide aux travailleurs inoccupés.
- C’est alors que le haut commerce de Paris : ceux qui ont le temps de voir venir les événements et qui les attendent toujours les mains ouvertes; les artistes : ceux qui, à défaut de numéraire, donnent, sans compter, leur cœur, leurs peines et leurs œuvres; la Presse, enfin, (llli, chaque fois que l’occasion s’en présente, offre généreusement tout ce qu’elle a de talent et d’activité, se réunirent et constituèrent un comité qui accepta la mission d’organiser une série de fêtes dont le produit devait sécher bien des larmes et rendre un peu de calme d’esprit a nombre de désespérés.
- f Le j ardin des Tuileries, habilement tn formé, donna asile à des constructions légè d un aspect artistique fort original ; on y él notamment un « Cabaret de Ramponneau » ( pendant quelques semaines, devint le rem 'ous d’un monde élégant, remuant et dépens A l’Opéra, on organisa diverses représeï
- ^)heChamp de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindro ~~ » aris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustr
- tions qui eurent un grand succès et produisirent de fort beaux résultats.
- Au Champ de Mars, enfin, on prépara des fêtes militaires dont l’éclat a frappé ceux qui ont pu y assister.
- Une vaste tribune ornée de drapeaux et d’oriflammes, faisant face à l’Ecole militaire, avait été adossée au jardin bordant la Seine. Sur cette tribune, les places louées à l’avance coûtaient cinq francs, vingt francs et quarante francs.
- Vivement sollicité par le Comité, le gouvernement avait permis à l’armée de prendre part aux fêtes. Les exercices projetés consistaient en courses de têtes, de bagues, de javelots et en sauts d’obstacles. Un carrousel où devaient évoluer quatre escadrons, suivait les courses; une fantasia, exécutée par cinquante spahis, venus exprès d’Algérie sous le commandement du capitaine de la Bachêlerie, couronnait le tout.
- Le vendredi 21 mai 1886, outre les personnes placées dans la tribune, plus de deux cent cinquante mille spectateurs, massés devant l’Ecole militaire, devant la tribune et sur les côtés du Champ de Mars, assistaient à cette solennité qui devait se renouveler, et qui se renouvela en effet le dimanche 23 mai.
- Le programme était séduisant. Il fut ponctuellement suivi.
- L’escadron de Saint-Cyr, un escadron des 7e cuirassiers, 14e et 16e dragons arrivèrent sur le Champ de Mars ayant à leur tête le colonel de Rothwiller et le capitaine de i’Espée. Ils se présentèrent, face à la tribune sur deux escadrons de front et deux de profondeur. Saint-Cyr était commandé par le capitaine de Ferluch ; le 7e cuirassiers par le capitaine de Bastide ; le 14e dragons par le capitaine Menuau et le 16e dragons par le capitaine Burnol.Ces officiers étaient assistés de deux lieutenants et de deux sous-lieutenants.
- Tous les mouvements avaient été réglés à l’avance ; plusieurs répétitions avaient dû avoir lieu, afin de ne rien laisser au hasard. Le carrousel fut de tous points admirable. Les figures qui le composaient et qui furent dessinées avec la plus parfaite rectitude, obtinrent un véritable succès d’enthousiasme. La mêlée en cercle fut spécialement remarquée et valut à nos soldats les applaudissements de la foule entière.
- Après ces évolutions si diverses et qui firent grand honneur à ceux qui les dirigeaient, les spahis exécutant une course furibonde, faisant feu de leur arme, s’armant ensui te de leur sabre recourbé, assujetti à la selle de leur cheval, simulèrent l’attaque d’un convoi.
- Pour achever dignement cette journée pleine d’imprévu, les Saint-Cvriens, les dragons, les cuirassiers et les spahis, partis tous de l’Ecole militaire, chargèrent en ligne, sur toute la longueur du Champ de Mars et s’arrêtèrent instantanément devant la tribune, salués de salves de bravos qui ont dû retentir longtemps à leurs oreilles.
- (A suivre). E. Maindron.
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- DÉPÔT AU Bulletin Officiel de l’Exposition 16, Avenue de La Bourdonnais
- EN TENTE A IC EXPOSITION
- CES ASCENSIONS A EA TOUR
- A PIED
- Montée au 1*r étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du ter au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au 1er étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du Ier etage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente dit 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire. -----------------------—---------------
- INDICATIONS UTILES
- La Compagnie de l’Ouest organise deux nouveaux trains de plaisir pour la visite de l’Exposition : l’un, jeudi prochain 26 septembre, du Havre à Paris; l’autre, dimanche prochain 29, de Rouen à Paris. Le retour aura lieu dans la même journée.
- La Compagnie du chemin de fer du Nord organisera pour la visite de l’Exposition le dimanche 29 septembre, jour de la distribution des récompenses, deux trains de plaisir à marche rapide, l’un au départ de Dunkerque, Bergues, Hazebrouck, Berguette, Béthune, Lens et Arras, et l’autre au départ de Calais-Ville, Boulogne, Abbeville, Long-pré et Amiens allant directement au Champ de Mars et repartant de la gare de Paris-Nord le même jour.
- Des trains de plaisir contenant des voitures de 2e et de 3e classe, avec réduction de 50 0[0 seront également organisés sur Paris, au départ de toutes les stations du réseau du Nord situées au-delà d’un rayon d’environ 80 kilomètres.
- Le départ aura lieu le vendredi 27, samedi 28 ou dimanche 29 septembre, suivant la distance.
- Le retour s’effectuera à volonté les dimanches, lundi, mardi, mercredi ou jeudi soir (3 octobre), dernier délai, suivant la distance. .
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- LA BOURSE
- Les affaires ont été animées aujourd’hui. La Bourse est conservatrice. L’échec de Jules Ferry dans les Vosges est considéré comme la caractéristique des élections du 22 septembre. La France veut la République ouverte, modérée, conservatrice.
- Aussi le 3 0j0 monte-t-il à 86 17. L’Amortissable arrivé à 90 20, le 4 R2 à 104 80.
- Tous les fonds étrangers profitent de la hausse de nos rentes. L’Italien monte à 92 85. C’est un beau prix pour vendre. On achète, en remplacement, du Ruase ou du Portugais.
- Le Crédit foncier de France est remonté à 1280 sur la réélection de son gouverneur, M. Christophle. Une campagne de baisse était entreprise contre tontes les valeurs du Crédit f oncier.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GUIDE DE L'EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver parla porte Rapp, au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. _ Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes^ du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre,.Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Caii, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Coté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Lota, Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères)»
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue de Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de
- l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposi tion de Géographie ('côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la Mer. — Pavillons des républiques américaines — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des
- Invalides
- t Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren, ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-
- déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.-
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadëro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier,
- L’un, des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien^ Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité au palais des Arts libéra, ux derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889v
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, * La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 133.
- Le Numéro : 1S Centimes.
- Jeudi 26 Septembre 18S9.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Direction, Rédaction et Administration : Clli am p cio (16, Avenue de La Bourdonnais)
- SOMMAIRE — Chronique. — La Mission marocaine à la Tour Eiffel. — Dernière heure. — Echos. — Inauguration de la Bourse du Commerce. — Les Ingénieurs. — Le Maro à Paris. — Les Pouss-Pouss chez eux. — Variété. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — La Bourse. — Annonces et réclames.
- Voir à la page 5 de ce numéro le PLAN EXPLICATIF, contenant tous les Renseignements utiles pour le Champ de Mars
- CHRONIQUE
- Et les trains sont plus bondés que jamais;
- Et c’est à peine si le jour de l’élection générale s’est fait sentir ;
- Et voici le temps remis au chaud ;
- "A" Et qui. sait !
- cet été extraordinaire ne fera peut-être qu’un avec l’été de la Saint-Martin;
- Et alors on mettra une petite rallonge en novembre;
- Et tout le monde sera content.
- Nous aurons vu de tout à cette Exposition. Des noirs, des bruns, des café-an-lait, des blancs, des jaunes et même des peaux-rouges qui ont la peau grise. Il y a des Roumains, des Serbes, des Russes, des Espagnols, des Portugais, des Norvégiens, des Persans et des Batignollais dans leurs
- costumes natio-I naux. Nous avons
- vu au premier étage du pavillon du Bulletin Officiel un échassier des Landes, couvert de sa peau de bique. Un type a cependant
- manqué à la collection: le Pifferare italien. Est-ce que l’horrible politique serait pour quelque chose dans cette abstention qui nous prive des mélodies transalpines ?
- Ce serait bien mal à elle !
- Les ballons ont toujours du succès. Je suis étonné de n’en pas voir davantage dans les airs. Mais ça viendra. Et lors de la prochaine exposition le ciel en sera obscurci. Vous verrez cela. On se dira bonjour l’un à l’autre en l’air, en
- passant au-dessus de la Tour Eiffel, qui. paraîtra toute petite.
- J’espère que les étrangers s’en vont tous convaincus des sentiments pacifiques, bienveillants et hospitaliers de la France, à l’égard des autres nations.
- Us ont assisté à une épreuve électorale de la dernière gravité et ils ont pu constater que cer tains passent leur vie et usent leur venin à calomnier la France.
- La France veut se montrer bonne : mais elle tient son rang dans le monde et veut être respectée comme il convient.
- Elle s’est armée non pour attaquer, mais pour se défendre si quelqu’un était assez mal avisé pour lui chercher querelle.
- Elle montre ses armes à l’esplanade des Invalides : mais elle les montre en faisceaux et en trophées.
- Et pendant ce temps, le triomphe des sémillantes Gitanes va en s’accentuant. Chaque semaine Matliilda et Soledad imaginent quelque pas nouveau, des trémoussements indescriptibles, des bonds qui les portent d’un côté de la scène à l’autre : au point que l’on se demande si elles sont femme ou oiseau.
- Leur légèreté est telle que l’œil peut à peine les suivre et que si les planches du Grand-Théâtre pouvaient parler, elles se plaindraient de ne pas sentir la pression de leurs petits pieds.
- Il sera dit que toutes les célébrités, à quelque catégorie qu’elles appartiennent, viendront à l’Exposition : cependant, il ne faudrait pas y faire venir des gens de l’autre monde.
- C’est ainsi que plusieurs journaux ont annoncé l’arrivée prochaine d’Abmet-ben-Àmar, le fameux tueur de lions et de panthères de la province de Constantine, dont les exploits ont-dépassé ceux de Jules Gérard et de Bombonnel.
- Le courageux fils du Soleil devait arriver, disait-on, précédé de sa petite légende. Le nombre de lions tués par lui est si grand, raconte-t-on, que les autorités locales, afin d’échapper à des charges ruineuses, ont abaissé pour lui la prime offerte pour chaque dépouille de lion.
- Vous conviendrez que si cette mesure ne donne qu’une piètre idée de la générosité des autorités susnommées, elle met une auréole au front de celui qui en est l’objet.
- Ahmet-ben-Amar a été fait chevalier de la Légion d’honneur au mois de janvier 1887. La famille du célèbre destructeur de fauves était établie autrefois au Ivef, en Tunisie; mais,quelque temps avant l’arrivée des Français en Algérie, son père, à la suite de quelques coups de fusil malheureux échangés avec les chefs de sa tribu, avait dû chercher un refuge aux environs de Souk-Ahras. Lorsque notre domination s’implanta, la famille d’Ahmet-hen-Alnnar, qui avait pour cela d’excellentes raisons, l’accepta fran-
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- {Bernent. Ses membres n’ont jamais cessé de nous donner des preuves non équivoques de dévouement.
- La province de Constantine, en général, les environs de Souk-Aliras en particulier, étaient alors infestés de lions et de panthères qui rendaient la vie dure aux populations, et, selon l’expression locale, leur enlevaient Je sommeil des yeux.
- L’autorité accordait cent francs pour un lion tué, soixante francs pour une panthère. Almiet-ben-Amar se lit chasseur.
- Doué d’une énergie, d’une patience, d’un tempérament à toute épreuve, il ne tarda pas à acquérir dans toute la région une réputation égale à celle qu’avait conquise, dans la province d’Alger, Mohammed-ben-es-Snoussi, un autre brave qui habitait aux environs de Tiaret.
- Il connaissait les lions, leurs passées et leurs repaires, absolument comme un braconnier de nos campagnes connaît les habitudes et le gîte du lièvre qu’il s’est réservé pour la veille d’une fête. C’est ainsi que, prévenu de l’arrivée d’un préfet, il put se présenter à lui avec la peau d’un énorme lion qu’il avait tué la veille, à son intention, en compagnie de son élève Belkassem-ben-Salah.
- Une médaille d’or fut sa récompense.
- D’après le chroniqueur du Petit Journal, il y a plusieurs manières de chasser le lion. Voici la plus pittoresque :
- Quand' une contrée est lasse de payer l’impôt au sultan à la majestueuse crinière, on fait une publication dans les marchés, et l’on réunit, à un moment donné, tous les cavaliers et fantassins en état de prendre part à une battue qui coûte presque toujours la vie à plusieurs hommes.
- D’autres fois, lorsque après une nuit de bombance, sous l’empire d’une digestion difficile, assoupi, fatigué, incapable de-bouger, le roi des animaux ouit sa viancle, comme disent les indigènes, un homme courageux, un enfant même, — on a vu cet exploit accompli par un berger ' kabyle de douze ans, — s’approche de l’animal, l’ajuste posément, et le tue roide en lui logeant une balle au défaut de l’épaule ou entre les deux yeux.
- On emploie aussi différentes embuscades : excavations recouvertes d’une mince claie qui s’effondre sous le poids de l’animal cherchant sa proie, trous défendus par une. solide palissade dans lesquels s’embusquent les.chasseurs, etc., etc.
- Mohammed-ben-es-Snoussi était, lui, un solide cavalier qui n’avait jamais été désarçonné, un fin tireur dont la balle n’avait jamais touché terre. Il a tué près de cent lions à cheval. Lorsqu’il en avait blessé un, il évitait sa vengeance grâce à la vitesse d’une monture comme on n’en rencontre que dans son pays.
- Alimet-ben-Amar n’a jamais dérangé ni cavalier, ni fantassin, ni cheval; il n’a jamais creusé de trou, jamais élevé de palissade. Mais Allah lui avait donné en naissant une âme intrépide, de bons yeux et un bras qui ne devait pas trembler.
- La plupart du temps seul à seul, au clair de lune, dans un duel à mort avec ses terribles adversaires, il a cent fois risqué sa peau.
- Ses expéditions ont presque toujours été heureuses.
- Cependant, on le rapporta un matin mourant à Souk-Ahras en même temps qu’une lionne qui avait vendu chèrement sa vie. Il avait vingt-deux blessures et dut rester sept mois à l’hôpital.
- Jules Gérard affirme que chaque lion, en prenant la moyenne de sa vie qui est de trente-cinq ans, coûte deux cent mille francs aux Arabes. Ahmet-ben-Amar, à qui l’on doit la destruction de plus de quatre-vingts lions et de plus de quarante panthères, aurait, d’après certaines évaluations, sauvé des griffes des animaux féroces pour près de vingt-cinq millions de bestiaux.
- Voilà ce qu’on peut appeler une vie bien remplie.
- Les indigènes, lorsqu’ils parlent de lui, en font gravement ce laconiqùe et viril éloge dont ils sont peu prodigues :
- — Haclak houa. Celui-là, c’est lui.
- Ce qui veut dire en français familier : — C’est un rude lapin.
- C’est donc ce héros qu’on allait voir, disait-on, ces jours-ci, au pied delà Tour Eiffel.
- C’eût été certainement une curiosité; mais il n’y a qu’un petit malheur à cela, c’est que Ahmet-ben-Amar est mort depuis trois ans.
- 11 ne verra donc pas l’Exposition et l’Exposition ne le verra pas : nous le regrettons autant pour lui que pour nous, mais nous nous en consolerons puisque nous avons raconté ses hauts faits et que nous avons ainsi popularisé sa mémoire.
- La Mission marocaine flans la Tour Eiffel
- La mission marocaine est entrée au Champ de Mars à neuf heures, ce matin, par la porte des voitures, à côté du pavillon du Bulletin officiel.
- Après avoir fait le tour des pelouses, les voitures se sont arrêtées devant la sortie du pilier Nord. Là, M. de Thurneyssen, secrétaire général de M. Berger, a reçu les membres de la mission. MM. Thomas et Ansaloni, administrateurs délégués de la Société de la Tour,leur ont fait les honneurs de l’ascension.
- La mission était-accompagnée par M. D’Hormes-son, directeur du protocole.
- M. Dupuich, inspecteur principal, veillait au service d’ordre.
- L’ascension s’est effectuée dans de bonnes conditions, malgré la bise qui soufflait avec violence et qui n’a pas précisément réchauffé ces Africains.
- Pour la première fois on a vu les membres de la mission devenir expansifs. En général les musulmans qui visitent notre pays sont extrêmement réservés.
- Cette fois, la grandeur du spectacle et l’étonnement de l’ascension ont arraché à ces « âmes bouclées » des cris d’admiration et de louanges. Ils ont hautement loué la puissance industrielle et la grandeur des conceptions qui distinguent l’Exposition de 1889.
- Ils ont écrit leurs louanges, et l’un d’eux a été inspiré à ce point qu’il a failli produire une poésie sur la Tour même.
- Somme toute, l’effet a été excellent.
- Dernière Heure
- Le coup de canon annonçant la fermeture des galeries sera tiré, à partir d’aujourd’hui, à cinq heures et demie.
- Par conséquent, après cette heure, il n’y aura plus d’accessible aux visiteurs que les galeries dont voici la dénomination ;
- Galerie des Machines ;
- Galerie de Trente mètres et Dôme central;
- Galerie Rapp (sculpture) ;
- Galerie Desaix (musique) ;
- Et, enfin, le palais de l’Alimentation.
- Dîner officiel
- M. Tirard offre ce soir, à l’hôtel de la présidence du conseil, rue de Grenelle, un dîner officiel à l’occasion de l’inauguration de la Bourse du commerce.
- Ce dîner, auquel soixante-dix personnes ont été invitées, ne sera pas suivi de réception.
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- 3±à O II O jS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 133,177
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée:
- 1er étage................ 9.333
- Du 1er au 2me.............. 5.884
- 2e étage direct............ 2.807
- Du 2e étage au sommet... 4.478
- En tout............. 22.502
- Nominations dans l'Ordre de la Légion d’honneur
- Sont nommés, à l’occasion du congrès des chemins de fer, commandeurs de la Légion d’honneur; MM. Belpaire (Belgique), Brioschi (Italie), Fair-bairn (Angleterre) et Werchowsky (Russie).
- D’autres distinctions doivent encore être accordées.
- Nos visiteurs de marque
- Une ambassade du sultan de Zanzibar, composée de trois dignitaires avec leur suite, vient d’arriver à Marseille à bord de l’Amazone, des Messageries maritimes.
- Ges noirs sont vêtus de grands kaïks blancs. Ils ont annoncé l’intention de changer ces vêtements pour des habits européens, quand ils se présenteront chez M, Carnot.
- Ils se rendent à Paris d’abord, où ils viennent pour visiter l’Exposition. En suite ils visiteront le chancelier d’Allemagne, afin de discuter le litige pendant entre l’Allemagne et leur pays.
- De là ils se rendent à Londres pour traiter de l’abolition de l’esclavage. Ils promettent de s’entretenir à ce sujet avec le cardinal Lavigerie.
- La Distribution des Récompenses
- Nous avons donné dernièrement l’ordre du défilé qui aura lieu au Palais de l’Industrie et à la distribution des récompenses.
- Voici quelques nouveaux détails.
- Chaque arme sera représentée par quatre hommes et un sous-officief. La cavalerie marchera en tête du cortège ; les cuirassiers les premiers.
- L’infanterie fermera la marche.
- Après la cavalerie défileront les 18 groupes coloniaux avec leurs fanions distinctifs ; à leur tête, le drapeau des colonies.
- Quinze cents places seulement seront réservées aux invités.
- Les membres de la Presse entreront sur présentation de leur carte violette.
- Plusieurs répétitions du défilé auront lieu avant dimanche.
- La première aura lieu demain jeudi matin, à dix heures.
- Au Trocadéro
- Le neuvième concours d’horticulture ferme aujourd’hui.
- Il en sera organisé deux encore, au Trocadéro, avant la fermeture de l’Exposition : le concours de la dixième époque, du 4 au 9 octobre, et celui de la onzième époque, du 18 au 23.
- Ranquet de musiciens
- Les membres des sections et comités des auditions musicales et les comités et jurys de la classe XIII (Instruments de musique), offrent le 19 octobre un grand banquet à M. Ambroise Thomas, membre de l’Institut.
- Le banquet aura lieu à l’Hôtel Continental : les directeurs et le haut personnel de l’Exposition y assisteront.
- Les conférences
- Des conférences seront faites par MM. Beaurin-Gressier, Holtz et de Foville, jeudi, vendredi et samedi — à quatre heures, au palais du Trocadéro.
- Incendie
- Un commencement d’incendie a éclaté dans la nuit de lundi à mardi, vers une heure du matin, dans le bouillon Duval situé avenue de Suffren.
- Les plongeurs avaient laissé un fourneau allumé pour chauffer de l'eau destinée à laver la vaisselle le lendemain matin.
- Le feu du fourneau s’est communiqué à des vêtements accrochés tout près et a gagné un placard.
- Le gardien de nuit, à demi asphyxié par la fu-
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- niée, a pu cependant appeler au secours. Les pompiers du poste de l’avenue de Suffren sont aussitôt arrivés et ont ouvert le placard d’où se sont échappées des gerbes de flammes.
- * Après un quart d’heure de travail, ces pompiers sont parvenus à se rendre maîtres dû feu.
- Les dégâts, qui sont insignifiants, auraient été certainement considérables, si le feu s’était communiqué à une armoire voisine, où était enfermée une importante provision d’alcool.
- INAUGURATION
- DE LA
- BOURSE DU COMMERCE
- L’inauguration officielle de la nouvelle Bourse du commerce a eu lieu liier. A l’extérieur, quelques centaines de curieux stationnaient, rue du Louvre, devant l’entrée principale, débarrassée des échafaudages qui cachaient le fronton monumental de Croisy, la Ville de Paris protégeant les Arts et l’Industrie.
- L’entrée des personnages officiels se faisait par l’autre côté du monument, où quelques personnes seulement s’étaient portées. Us pénétraient dans la salle des syndics, servant de salon d’honneur et décorée de quelques plantes vertes placées aux quatre coins.
- C’est là que les premiers convives, MM. Yves Guyot, Spuller, Faye, ministre de l’agriculture ; Faîtières, Poubelle, Lozé et un certain nombre de conseillers municipaux sont reçus par M. Poirrier, sénateur, président de la Chambre de commerce et attendent en causant l’arrivée de M. Tirard qui a eu lieu à deux heures un quart.
- La grande salle est décorée de tapisseries eh de tentures du garde-meuble. Elle est garnie de banquettes sur lesquelles ont pris place quinze cents personnes.
- Les ministres entrent dans la salle aux sons de la Marseillaise et prennent place sur une estrade dressée en face de l’entrée principale.
- M. Chautemps prononce le premier une allocution, dans laquelle il constate le concours prêté par la Ville de Paris à l’érection du nouveau monument si indispensable au commerce.
- M. Poubelle parle après lui. L’écho de la salle empêche de distinguer ses paroles. Il fait l’historique du monument.
- . M. Poirrier, président de la chambre de commerce, remercie le préfet de la Seine et le Conseil municipal.
- Il fait en excellents termes l’éloge de l’éducation commerciale et termine, aux applaudissements de l’assemblée, en demandant la stabilité gouvernementale, dans l’intérêt de la France et de la République.
- M. Tirard prend ensuite la parole et prononce un discours qu’il termine ainsi :
- Eh bien ! j’estime que l’éducation commerciale, beaucoup trop négligée chez nous, est la cause principale de cette tendance, ancrée dans nos moeurs, à recourir sans cesse et en toutes choses à l’intervention de l’Etat.
- Aussi ne saurais-je trop applaudir aux efforts faits depuis plusieurs années parMios chambres de commerce pour réagir contre ce fâcheux état de choses et doter notre pays de jeunes gens instruits qui, grâce à leurs connaissances variées, trouveront dans le commerce, dans l’industrie et dans l’agriculture, des perspectives pour le moins- aussi avantageuses et sûres que celles des carrières dites libérales, déjà si encombrées et surtout que les fonctions publiques, où les candidats foisonnent.
- Certes, messieurs, nous avons le droit d’être fiers de l’immense succès dont nous jouissons en ce moment aux yeux du monde entier; mais succès oblige, et nous devons ne rien négliger pour conserver le haut rang où nous sommes parvenus.
- Aujourd’hui que la paix intérieure est assurée, et que rien ne nous fait craindre qu’elle soit troublée à l’extérieur, ayons confiance dans l’avenir, n’ayons d autre souciaue d’assurer la prospérité de la France par notre sagesse et par le travail.
- Lorsque le président du conseil a prononcé la dernière phrase de son discours : « Aujourd’hui que la paix intérieure est assurée » les applaudissements éclatèrent de toute part, et à Dois reprises, l’assemblée debout a souligné parles acclamations la défaite de la réaction et du boulangisme.
- La musique de la garde républicaine a joué ensuite la Marseillaise et les assistants se sont
- retirés après avoir salué les membres du gouvernement.
- Le Banquet
- Hier soir, à la suite de la cérémonie, la municipalité et la chambre de commerce de Paris ont offert un grand banquet dans la nouvelle Bourse de commerce auquel assistaient plusieurs membres du gouvernement et les représentants les plus autorisés du commerce français et des commissions étrangères des pays qui ont participé à l’Exposition.
- L’aspect de la salle était vraiment magnifique. Le dîner servi par Potel et Chabot était exquis.
- A côté de M. Yves Guyot, ministre des travaux publics, qui avait accepté la présidence du dîner, se trouvaient MM. Spuller, ministre des affaires étrangères; Faye, ministre de l’agriculture: Lozé, Poubelle, Alphand, Berger et Grison, les trois directeurs de l’Exposition; Poirrier, sénateur; Alfred Picard, conseiller d’Etat, inspecteur général des chemins de fer; Guillottin, président du tribunal de commerce; Louis Burger, président du comité austro-hongrois ; Poznausky, commissaire général de la Russie, etc.
- Au dessert, plusieurs toasts ont été portés par MM. Chautemps-, Poubelle, Poirrier, président de.la Chambre du commerce, et Yves Guyot. Le toast du président du Conseil municipal au président de la République a été plus particulièrement applaudi; les convives éminents ont témoigné par leurs acclamations l’estime qu’ils éprouvent pour le chef vénéré de l’Etat et la confiance qu’ils ont dans la fermeté du gouvernement.
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- Les Pousse-pousse chez eux
- Dans Y Avenir du Tonhin à Y Exposition de 1889 (8e livraison), M. Saint-Pol Lias nous donne de curieux détails sur les pousse-pousse.
- De leur vrai nom, ces charmantes petites voitures s’appellent djinrischa.
- Les djinrischas sont originaires du Japon, mais elles tendent à envahir tout l’Extrême-Orient.
- L’allure tranquille des pousse-pousse de. l’Esplanade, promenant les flâneurs de l’Exposition, ne saurait donner une idée exacte de l’usage que l’on fait de ces véhicules en leur pays. C’est le fiacre à bon marché des gens qui ne peuvent s’offrir une voiture, mais qui prennent . des pousse-pousse pour aller vite à leurs affaires, pressés de faire leurs courses parfois longues, d’autant plus exigeants qu’ils paient moins cher.
- Les malheureux koulis qui les mènent' sont de véritables coureurs, allant toujours à grande allure, suants, ruisselants, essoufflés, ne ralentissant leur trot que dans les foules compactes ou les encombrements de charrettes et de voitures que leurs cris gutturaux ne peuvent écarter. Ces pauvres diables ne durent pas longtemps : ils meurent généralement phtisiques, tués par ce métier de bêtes de somme.
- En 1887, on eut l’idée d’implanter au Tonkin lés pousse-pousse de louage ainsi qu’à Singapour ; le gouvernement colonial mit en ferme l’exploitation des pousse-pousse de louage à Haïphong et à Hanoï et mit la ferme en adjudication.
- C’est un Chinois qui obtint, à l’adjudication, la ferme des pousse-pousse à Haïphong.
- Mais le Chinois ne put tenir ses engagements, et la ferme passa aux mains de M. Planté, un négociant français à qui elle devait revenir.
- L’histoire de M. Plaqté est une confirmation du proverbe : « A quelque chose malheur est bon ! » — Ayant eu à Haïphong un mal à la jambe, qui l’empêchait de marcher pour aller à ses affaires, il dut à l’obligeance de son voisin. M. Roque, une djm-riska, venue de Hong-Kong, qu’il trouva très commode. Il en fit venir alors six du Japon. Elles trouvèrent aussitôt leur emploi.
- De là l’idée de la ferme dont l’exploitation a commencé le 1er janvier 1888, qui employait en moyenne 120 voitures par jour à Haïphong au commencement de cette année, et qui en emploie 150 aujourd’hui, bien que le prix de location ait été augmente.
- Ce fait seul peut, dit le Petit Figaro, donner une idée du mouvement et de l’animation qui régnent dans cette ville du Tonkin, qui n’a que 20,000 âmes.
- L’exploitation des djinrischas de Haïphong se fait à peu près comme celle des voitures de la Compagnie à Paris, mais avec beaucoup plus de simplicité, puisqu’on a en moins l’embarras des chevaux. Chaque cocher, qui est en même temps le cheval de sa voiture, la paie tant par jour à M. Planté et en tire lui-même ce qu’il peut.
- Le prix quotidien de la djinrischa pour le kouli qui la mène est de 3 francs, uniformément le même pour tous les jours de l’année.
- Pour le public un tarif règle ainsi les prix :
- La course, 3 cents (de piastre) — 25 centimes.
- L’heure, 15 cents (de piastre) — 75 centimes.
- Ce tarif est un maximum. Les Européens le paient quelquefois, les Chinois jamais. Ils se font porter pour deux ou trois sous, suivant la longueur de la course. Quant aux Annamites, souvent camarades des coureurs, ils ne paient rien ou à peu près : une cigarette, une pincée de tabac. Et pourtant les djinrischas donnent aux indigènes, peu exigeants à la vérité, qui les exploitent, des journées dont ils sont satisfaits.
- LE MAROC A PARIS
- Les ambassadeurs du Maroc ont fait lundi après midi leur visite officielle à l’Exposition.
- Arrivés à deux heures au pont d’Iéna, ils y ont . été reçus par M. Dupuich, inspecteur principal, qui les a conduits au dôme Bouvard, où les attendaient MM. Berger, Thurneyssen, Deligny, commissaire général du Maroc; Patenôtre, représentant de la France au Maroc, et Moreau, attaché aux sections étrangères.
- L’ambassade a parcouru successivement 1a galerie d’honneur, l’exposition des meubles et de Siam, et s’est arrêtée quelques instants au Pavillon du Maroc, où les deux commissaires marocains l’ont reçue.
- Les princes ont visité ensuite la rue du Caire et sont arrivés à la galerie des Machines, qu’ils ont traversée sur le pont roulant.
- Un train spécial de la Compagnie Decauville les attendait à la station de la galerie des Machines et les a transportés directement à l’esplanade des Invalides. Après un rapide coup d’oeil à la section tunisienne, les ambassadeurs ont fait une longue station au palais de la Guerre ; ils ont particulièrement admiré notre belle collection de canons de montagne.
- A cinq heures et demie, les princes marocains quittaient l’Exposition par la porte des affaires étrangères.
- Dimanche soir, c’est-à-diré quelques heures après leur arrivée à Paris, les ambassadeurs marocains ont voulu voir le spectacle de Buffalo-Bill dont la renommée avait pénétré dans l’empire du Maroc, si fermé cependant à toutes les réputations européennes.
- Aussitôt après la réception du Président de la République, ils sont allés assister à la matinée des Arènes de la Porte des Ternes. La loge présidentielle et les loges officielles leur avaient été heureusement réservées, car sans cela, malgré la fièvre électorale qui retenait bon nombre de personnes dans leurs quartiers, il eût été impossible de trouver 10 places libres dans ces immenées tribunes.
- Les représentants de Sa Majesté Chérifienne ont suivi avec intérêt les évolutions rapides et brillantes des 300 cavaliers, Mexicains et Indiens sous les ordres du colonel Cody, évolutions qui surpassent de beaucoup les fantasias arabes, car Sioux et Ar-ropalieucs galopent sans selle. Ils ont applaudi aussi beaucoup, malgré la gravité arabe, la Post-Poney et le domptage des Mustangs terribles de la prairie.
- Après la représentation, les cheiks marocains ont parcouru le camp, visité les écuries et les tentes. Ils ont fort admiré les splendides mules qui traînent chaque soir la diligence de Deadvood et qui, en Afrique, seraient d’un prix inestimable: les tentes canadiennes en peau les ont intéressés, mais ils ont fini par déclarer qu’ils préféraient encore leurs tentes arabes en poil de chameau. Ils se sont retirés après avoir serré la main aux cheiks Sioux, llocky Bear et Red-Shirt et manifesté leur plaisir d’avoir
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- vu d’aussi près toute une civilisation étrange qu’ils ne soupçonnaient même pas.
- Le public parisien suit d’ailleurs avec le plus vif intérêt les émouvantes représentations de la Buf-falo-Bill’s et matinées comme soirées on refuse du monde au contrôle.
- VARIÉTÉ
- L’Histoire du Travail
- Lorsqu’on parle de la civilisation de la Gaule avant la conquête romaine,il faut toujours faire abstraction de la Narbonnaise, qui, cent ans avant l’ère chrétienne, n’était qu’un prolongement de l’Italie au delà des Alpes. Depuis bien longtemps, la cité grecque de Marseille représentait avec éclat, sur le rivage de la Méditerranée, les influences et les idées helléniques; à l’époque de la seconde guerre punique, elle était déjà l’alliée fidèle des Romains.
- Cependant, dans les siècles qui précédèrent l’arrivée de César, le rayonnement de la civilisation grecque ne paraît guère avoir dépassé les Cévennes,si ce n’est pour pénétrer dans le pays des Eduens, dont la capitale était Bibracte (Autun). Le reste de la Gaule s’y montra rebelle et plus accessible, comme par le passé, aux influences venues de l’est de l’Europe qu’à celles dont le point de départ était au sud.
- Les découvertes archéologiques faites sur le sol de la Gaule, en particulier dans l’Est et le Nord-Est, nous révèlent une industrie et un outillage qu’on ne retrouve pas au sud des Gé-vennes, mais qu’il est possible de suivre pas à pas au delà du Rhin, vers la vallée de l’Elbe et leHolstein.
- Cette civilisation estcelle des Belges de César, peuple belliqueux et remuant qui, comme César nous l’apprend lui-même, recevait mal les marchands qui lui apportaient les produits de la Narbonnaise. Le témoignage du conquérant romain aurait pu faire croire que les Belges vivaient dans un état voisin de la barbarie, mais l’archéologie prouve qu’il n’en était rien.
- Des fouilles nombreuses, exécutées depuis vingt-cinq ans dans les départements de la Marne, de l’Aisne, de l’Aube et des Ardennes, nous ont fait connaître l’habileté des Belges à travailler le bronze et le fer, l’emploi qu’ils savaient faire du corail pour orner des agrafes et des appliques, enfin et surtout, leur céramique noire si originale, qui ne se rattache pas à celle des Grecs et semble bien avoir pris naissance sur leur sol.
- M. Morel, au palais du ministère de la guerre sur l’Esplanade des Invalides ; MM. Nicaise et Moreau, à l’exposition de d’histoire du travail, ont réuni d’intéressantes séries provenant des tombes de la Champagne. Dans une des vitrines de M. Nicaise, on remarquera deux magnifiques vases à couverte noire, décorés d’animaux fantastiques qui se détachent en violet. Ces spécimens sont d’autant plus précieux que les ornements empruntés au règne animal se montrent rarement dans l’industrie du Belgium.
- L’homme est plus rare encore et les œuvres de la statuaire proprement dite font défaut. Industriels habiles, en possession d’un style décoratif très original, les Gaulois d’avant la conquête n’étaient pas artistes. César dit pourtant que l’on voyait chez eux beaucoup de statues du dieu Mercure, mais ce témoignage n’a pas été confirmé parles découvertes archéologiques, sauf peut-être les grossiers bas-reliefs d’Entre-monts, près d’Aix, il n’y a pas chez nous de sculpture qui puisse être attribuée avec certitude à l’époque de la Gaule indépendante.
- Il existe toutefois un certain nombre de figures en bronzes qui, par la barbarie originale de leur style, doivent être considérées comme des œuvres d’art gauloises étrangères à l’influence
- gréco-romaine. Cela i.e veut pas dire qu’elles soient chronologiquement antérieures à César, mais qu’elles sont nées d’une tradition artistique plus ancienne, qui s’est perpétuée bien au delà de la conquête, à côté de la tradition classique importée.
- Un très remarquable objet de cette catégorie a éjté exposé par AI. de Lestrange : c’est un masque viril en bronze mince, admirablement patiné, où l’on reconnaît au premier coup d’œil le type gaulois. Ce type, connu surtout par les monnaies, est caractérisé par l’étroitesse du crâne et par le développement de la région inférieure de la face.
- Les artistes grecs, qui ont représenté des Galates d’Asie-Mineure, ont parfaitement saisi et rendu ces particularités de conformation ; le Gaulois mourant, dit à tort Gladiateur, du Capitole, en offre.un frappant exemple. Bien que le masque de M. de Lestrange ait été acquis par lui à l’hôtel Drouot et que la provenance précise en soit inconnue, on n’a qu’à le comparer à quelques bronzes analogues, trouvés à Compiègne et ailleurs, pour se convaincre qu’il est de fabrique gauloise.
- Après la conquête, il a suffi d’une cinquantaine d’années pour que la Gaule, en particulier celle du centre et du sud-ouest, s’imprégnât de la civilisation romaine et s’assimilât presque à la Narbonnaise. Celte transformation fut l’œuvre de la politique habile de Rome, qui compléta heureusement celle des légions. Un des monuments les plus curieux de cette politique est une plaque de bronze découverte en 1887 : on y lit une partie du règlement relatif à 1’assemblée de la Narbonnaise, sorte de diète provinciale instituée vers l’an 15 avant Jésus-Christ par Auguste ; plus tard, les trois Gaules, c’est à-dire la Lyonnaise, l’Aquitaine et la Belgique, eurent une assemblée analogue qui se réunissait à Lyon. Il y a là comme une ébauche du système représentatif, car le Conseil des Gaules, composé des délégués de soixante cités, était admis à formuler les griefs des provinces contre les agents de l’empereur.
- La plaque de Narbonne figure à l’Exposition : elle a été acquise parM. A. Démy, qui, avec une générosité dont il y a trop peu d’exemples, l’a immédiatement offerte au musée du Louvre. On ne saurait donner trop de publicité à ces actes d’intelligent patriotisme, par lesquels l’initiative individuelle vient au secours de la pénurie de nos musées. Puisse M. Démy trouver des imitateurs!
- L’industrie de la Gaule à l’époque romaine est extrêmement variée et, grâce à nos chercheurs de province, nous la connaissons d’une manière assez complète. C’est surtout la céramique. la fabrication des vases à reliefs et des statuettes en terre cuite, qui semble avoir pris un rapide essor. Le style gaulois des poteries de la Champagne disparaît et l’on trouve presque exclusivement des poteries à couverte brillante, rouge ou noire, avec sujets imprimés au moule, à limitation des produits italiens d’Arretium, vasa arretina. M. le docteur Plic-que en expose une incomparable collection, recueillie tout entière près de Lezoux, dans le Puy-de-Dôme. Il y avait là des ateliers de céramique qui ont duré pendant plusieurs siècles et dont on peut suivre les variations jusqu’à la fin de la domination romaine en Gaule.
- Parmi les fragments de vases à reliefs prêtés par M. Plicque, on remarque de véritables chefs-d’œuvre; je citerai seulement un chasseur lançant son javelot au milieu d’une forêt et Vénus sur un trône avec l’Amour auprès d’elle. L’invention de ces sujets n’est certainement pas due à des artistes gaulois; on a lieu de croire aujourd’hui que les moules de la céramique rouge à reliefs étaient façonnés, en partie du moins, sur des vases d’argent à reliefs de travail alexandrin. Partout où l’on trouve la vraie beauté artistique, il faut remonter, en dernière analyse, jusqu’à des ateliers grecs.
- Ce qu’il y a d’unique dans la collection de M. Plicque, dit la République Française, c’est la série des moules qui servaient à la fabrication des vases. Entre les mains d’un faussaire habile, ce serait là un arsenal redoutable. Il est vrai qu’on ignore encore aujourd’hui le moyen d’obtenir la couverte rouge, brillante et solide à la fois, qui prête tant d’éclat aux vases arretins de la belle époque.
- A côté des pièces qui trahissent exclusivement l’influence gréco-romaine, il y en a quelques-unes où le goût et la tradition indigènes paraissent survivre. Tel est un grand vase noir avec saillies verticales dont les rentrants portent des ornements de couleur blanche. Forme et décor, rien n’y rappelle le style grec. ’
- Les figurines en terre cuite sont très nombreuses dans le centre de la Gaule : la collection du docteur Plicque en contient plusieurs et l’on a aussi découvert les moules qui servaient à les fabriquer. Il est singulier que les Gallo-Romains n’aient jamais eu l'idée de surmouler les beaux bronzes grecs que le commerce leur apportait; ils se sont contentés de s’inspirer, assez maladroitement d’ailleurs, de ces modèles et souvent, en imitant des chefs-d’œuvre, ils ont produit des caricatures.
- Un des motifs les plus fréquents dans la série des terres cuites gallo-romaines est la Vénus pudique, dans l’attitude de la statue de Florence; les meilleures reproductions de ce type sont d’une vulgarité écœurante. Nous sommes loin des figurines de Tanagra, de Smyrne, de Myrina et de l’Italie méridionale: celles-ci, d’ailleurs, étaient polychromes, tandis que les statuettes gallo-romaines sont moulées dans une terre à pipe qui a conservé toute sa blancheur.
- Quand on considère la médiocrité de ces ob-, jets et qu’on voit à côté quelques admirables bronzes gréco-romains que le commerce introduisait en foule, — par exemple la tête de dieu cornu découverte par M. Plicque près de Lezoux, — on se prend à douter des théories qui expliquent les grandes floraisons de l’art par des influences mystérieuses dues à la race !
- Pendant les quatre siècles où elle resta romaine, la Gaule n’a rien produit que de médiocre, bien qu’elle eût à sa portée les chefs-d’œuvre de l’art antique, si nombreux dans ses temples et dans ses villas. Au treizième siècle, ces modèles sont à peu près inconnus, et la Gaule se couvre de merveilles. Cependant la race lia point-changé, car personne ne voudra attribuer d’importance à l’introduction de quelques éléments germaniques depuis le quatrième siècle. Mais la civilisation a changé, car la Gaule est devenue chrétienne etféodale; d’autre part, dix siècles se sont écoulés entre le milieu de la période romaine et saint Louis. Lors donc qu’on dit que la race grecque, ou la race italienne. ou J a race française, sont supérieurement douées pour les arts, on commet une erreur qui, bien que renouvelée sans cesse, n’en est pas moins très facile à réfuter. Le milieu et le moment sont quelque chose: le sang, ou ce qu’on appelle ainsi, n’explique rien et ne répond à rien...
- Pour compléter cette section gallo-romaine, on a fait du « Grévin scientifique »; on a reconstitué la boutique d’un céramiste, celle de Pixtillus et Gie (Piætüli et sociorum), à l’enseigne de l’Amphore rouge (ad Amplioram ru-bram). Dans la boutique, on a placé un marchand gaulois debout, qui fait voir ses marchandises à une élégante Gallo-Romaine, assise auprès de lui sur un de ces fauteuil d’osier dont les Gaulois paraissent avoir été les inventeurs.
- Rien ou presque rien, dans cette restitution, n’appartient au domaine de la fantaisie. Le marchand a été copié sur un bas-relief de Lille-bonne ; la cliente est inspirée par une figure d’un bas-relief de Mayence et l’éventail qu’elle tient à la main, analogue aux éventails japonais actuels, est l’exacte reproduction d’un flabellum figuré sur une stèle gallo-romaine d’Autun.
- Quant aux marchandises rangées dans la niche ou sur les rayons de la boutique, ce sont des moulages de vases et de terres cuites blanches appartenant au musée de Saint-Germain. Parmi les vases, il y a de ces curieuses urnes à visages, imitant la figure humaine, dont le type est extrêmement ancien, puisqu’on le trouve en Egypte, à Chypre et à Troie.
- Les vases rouges à reliefs sont bien tentants et la belle cliente se décidera sans doute à en acquérir; mais au nom de Taranis, ma chère, laissez les vilaines figurines blanches sur leurs rayons! Ces Vénus aux épaules grêles et aux lourdes hanches ne sont point dignes de figurer sur votre étagère : elles paraîtraient trop laides à côté de vous.
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- PLAN EXPLICATIF
- g Boîtes aux lettres
- Restaurant Duval, près la porte de Grenelle*
- Restaurant Duval, à l’angle de l’avenue de La Bourdonnais.
- Restaurant des Petites Marmites.
- Rue du Caire, au théâtre.
- A droite du Dôme central.
- Restaurant anglais, à gauche du Dôme central.
- Restaurant Duval, quai d’Orsay.
- Restaurant Tourtel, à droite de la Tour Eiffel.
- Pourtour du Palais des Arts libéraux, en face du grand jet des fontaines.
- Pourtour du Palais des Beffux-Arts, restaurant Sapin.
- Panorama transatlantique.
- w
- Water-ôloset
- Près la porte Rapp (entrée de la section anglaise).
- Près la porte Desaix (entrée do la section des Etats-Unis).
- Derrière la Galerie des Machines, à coté du restaurant Duval qui est au coin de l’avenue de La Bourdonnais.
- Devant le pavillon de la Douane, à droite de Champ de Mars près le quai d’Orsay.
- A l’angle sud-ouest du bâtiment de l’Exploitation.
- Entre le pilier Nord et le pilier Est de la Tour.
- Quai d’Orsay, adroite du restaurant Duval. Au bout et à gauche de la galerie de trente mètres.
- 5 p Postes de Pompiers
- A l’angle Nord-Ouest du palais du Mexique.
- A gauche du pavillon du Guatemala (rue du Caire).
- En face de la section Japonaise (rue du Caire).
- A gauche du restaurant Duval, qui est à l’angle des avenues Suffren et de la Motte-Piquet.
- A côté du Commissariat de la Belgique (avenue de La Bourdonnais).
- A droite des Forges du nord (avenue de La Bourdonnais).
- Dans les bâtiments des bureaux de l’Exploitation.
- B P Bureau de poste et télégraphe
- A droite du pavillon de la Presse (côté La Bourdonnais en longeant le palais des Beaux-Arts):
- P P Pavillon de la Presse
- Côté La Bourdonnais, à droite du bureau dé poste en longeant le palais des Beaux-Arts.
- B 0 Bureaux du « Bulletin officiel »
- A droite du théâtre des Folies-Parisiennes.
- S |YI Services médicaux
- Près du Théâtre International (côté Suffren).
- '<: Au centre de la galerie des Machines.
- A gauche de l’escalier central.
- Bâtiment de l’Exploitation.
- P H Pharmacie
- Bâtiment de l’exploitation.
- C H Change
- Palais des Beaux-Arts, près le bureau de la poste, côté la Bourdonnais.
- C L Cabinet de lecture
- Palais des Beaux-Arts, près la porte Rapp, côté La Bourdonnais.
- R B
- Restaurants et Brasseries
- Sous toutes les galeries ayant leur façade sur les jardins.
- En face et au pavillon de la Presse.
- En face du bureau de poste.
- Entre la Galerie des Machines et les sections étrangères ('côté La Bourdonnais).
- A l’angle des avenues de La Bourdonnais et de laMotte-Picquet.
- A l’angle des avenues Suffren et de la Motte-Picquet.
- Rue du Caire (Cabaret roumain).
- A droite de la Tour EiffeL
- A gauche de la Tour.
- En face du pavillon des tabacs français, au pavillon de la Presse.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- T H Théâtres
- Grand théâtre de l’Exposition, Palais des Enfants, à droite de la Tour, derrière le pavillon du Chili, côté Suffren.
- Théâtre International, derrière le palais du Mexique, même côté.
- Folies Parisiennes, en face du pavillon du Bulletin officiel.
- Rue du Caire : Théâtre Marocain, Egytien, etc.
- E S N 0 Piliers de la Tour
- A gauche du pont d’Iéna :
- Coté de la Seine, pilier nord; côté du palais des Beaux-Arts, pilier est.
- A droite du Pont dTéna :
- Côté de la Seine, pilier ouest; côté du palais des Arts libéraux, pilier sud.
- Portes d’entrées
- (Numéros, situation)
- N° 21, quai d’Orsay, en face le Panorama Transatlantique.
- No 22, quai d’Orsay, près le coin de l’avenue de La Bourdonnais.
- N°s 23, 24, 25, 26, 27, 28, Porte Rapp, en face de l’avenue Rapp, avenue de La Bourdonnais.
- N°s 29. 30, 31, porte de l’Ecole Militaire, en face la porte de l’aile gauche de la galerie des Machines.
- N° 32, porte Suffren, au coin des avenues Suffren et de la Motte-Picquet..
- No 33, Porte Desaix, avenue Suffren, au milieu.
- N0S 34, 35, 36, 37, porte de la gare, en face de la gare du Chemin de fer de l’Ouest.
- Pontons de bateaux
- Débarcadère des bateaux des magasins du Louvre quai d’Orsay, en face des guichets et de Ta gare du Champ de Mars.
- N° du guichet de ces bateaux, 38.
- Les déoarcadères des bateaux-mouches et des hirondelles se trouvent sur le quai d’Orsay, un peu à gauche du panorama Transatlantique.
- S 0 Stations d’omnibus
- A la porte de l’Ecole militaire :
- Ligne de l’Ecole militaire au Palais-Royal, à partir d’une heure après-midi.
- Ligne des tramways de la gare Montparnasse à l’Etoile.
- A la porte Rapp :
- A partir d’une heure seulement, gare Saint-Lazare-Porte Rapp. Louvre-Porte Rapp.
- Toute la journée, Bastille-Porte Rapp.
- F L Fontaines lumineuses
- En face de l’entrée principale du Dôme central et entre les sections étrangères.
- D C Dôme central
- Au centre du Champ de Mars et des sections françaises, derrière les fontaines lumineuses.
- Portes de service
- Porte A, en face la rue de l’Université.
- — B, après la porte Rapp.
- — C, en face la rue de Grenelle.
- — D, à.gauche de la galerie dès Machines.
- — E, derrière la galerie des Machines, à gauche.
- — F, derrière la galerie des Machines, à droite.
- — G, en face la galerie Desaix.
- — H, en face la galerie du Champ de Mars.
- — J, sur le quai d’Orsay.
- — K, pont d’Iéna,
- —-----------------------------------------------
- LES INGÉNIEURS
- La société des ingénieurs civils continue la série de ses réceptions ; hier, elle donnait une soirée en l’honneur des membres de Ylron and steele Institute (Institut du fer et de l’acier). Cette société de métallurgistes anglais a, en effet, envoyé trois cent soixante-quatorze de ses adhérents visiter Paris et l’Exposition, sous la direction de sir James Kindson, baronnet.
- MM. Eiffel, président : Périssé, Polonceau, Contamin. Jousselin, vice-présidents, et de Dax. secrétaire général de la société, ont fait à leurs hôtes les honneurs de l’hôtel de la cité Rougemont décoré, comme d’habitude, avec beaucoup de goût.
- Le comité de réception avait organisé un con-
- cert très réussi, au programme duquel- figuraient le chansonnier Gibert et la princesse Lilly Dolgorouki, qui est décidément de toutes les fêtes.
- Comme elle l’a fait pour tous les ingénieurs étrangers qui sont venus en France, la Société va piloter ses hôtes anglais dans plusieurs excursions scientifiques; mais, cette fois, ces excursions vont devenir de véritables voyages. Cinq groupes sont, en effet, formés, qui vont visiter le Creusot et les établissements Schneider, Saint-Etienne et les usinos de la région, Longwy et les fabriques du Luxembourg, Maubeuge, et enfin les aciéries d’Isebergues.
- A
- Les ingénieurs de Ylron and Steel Institute se réunissent aujourd’hui à deux heures, à l’Exposition ; puis ils se diviseront en sept groupes, conduits chacun par un membre de la Société des Ingénieurs français, et visiteront les expositions spéciales, d’après le programme, suivant :
- 1er groupe : : Mines.
- 2e — Métallurgie.
- 8e — Mécanique.
- 4e — Chaudronnerie, sucrerie
- 5e — Chemins de fer.
- 6e — Electricité.
- 7 e — Travaux publics.
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration CD
- (Suite)
- Le banquet des maires et la fête nationale (14 juillet 1888)
- Dans les premiers mois de l’année 1888, le Conseil municipal de Paris avait -manifesté, de manière officielle, l’intention de réunir dans la capitale, à l’occasion du 14 juillet 1889, tous les maires de la France.
- Il s’agissait d’organiser pour cette époque, dans un but purement politique, une sorte de fédération, au sein de laquelle on aurait discuté, entre autres questions, l’autonomie communale, qui reste la préoccupation • constante de nos édiles.
- Des circulaires furent lancées par le Conseil, mais le gouvernement, étranger à cette manifestation, ne pouvait admettre qu’un lait aussi important pût s’accomplir sans qu’il en fût régulièrement saisi, et sans que les pouvoirs publics en eussent préalablement délibéré.
- Il s’opposa donc avec énergie à la réalisation du projet voté par le Conseil municipal, qui, n’ayant pas qualité pour provoquer une pareille réunion, dut, malgré sa résistance, abandonner la fédération des maires.
- C’est, on peut le croire, de cette idée première, utilement modifiée dams sa forme et dans son but. qu’est né le banquet du 14 juillet 1888.
- Vers le lo juin, désireux de faire connaître à la province tout entière, l’état d’avancement des
- travaux de l’Exposition universelle, le Gouvernement eut l’heureuse pensée de convier les maires des chefs-lieux de canton, à la fête nationale et à un immense banquet qui devait avoir lieu dans le Champ de Mars, en présence du président de la République, des ministres, des sénateurs, des députés, et de nombreux invités, appartenant aux administrations de l’Etat.
- Cette invitation fut acceptée avec empressement par mille quatre-vingts maires et par douze, cent vingt personnages officiels. Les tables préparées durent, en conséquence, donner place à deux mille trois cents.convives.
- Ce n’était pas chose facile. On y parvint cependant en installant le banquet et ses services dans les deux travées de l’Exposition les plus voisines du bâtiment de la Direction des travaux, dont l’entrée est, comme on le sait, sur l’avenue de La Bourdonnais, au débouché de la rue Saint-Dominique.
- M. Alphand, un magicien, se chargea de l’organisation et de l’ornementation de la salle, dans laquelle devaient se réunir les deux mille trois cents invités. Cette salle, sans y comprendre ni le vestiaire, ni les cuisines, présentait un rectangle de 50 mètres sur 116 m. 62 c.; sous les ordres de M. Alphand, et sous son inspiration, elle prit en moins de dix jours, et comme par miracle, un aspect artistique remarquable.
- Pour cette circonstance, le garde-meuble s’était dessaisi de trente-deux tapisseries choisies parmi ses plus riches et ses plus belles. Encadrées par des tentures d’un ton calme et tranquille, elles conservaient leur valeur et leur éclat.
- Ces tapisseries célèbres sont toutes connues des amateurs, il y avait là : Le sacrifice d’Iplri-génie, la colère d’Achille, Enée et Didon, la chasse au cerf à Fontainebleau, l’Opéra au palais des Tuileries, l’Opéra au Louvre, le château de Marmont, Scipion brûlant et forçant le camp des Numides, la prise de Carthage par Scipion, la bataille de Scipion et d’Asdrubal, la bataille de Xarna, Scipion visité par les ambassadeurs de Carthage, Diane implorant Jupiter, Mercure au milieu des Nymphes, le taureau de Mars dompté, le Parnasse, l’Ecole d’Athènes, Vénus et l’Amour, Bacchus, la distribution des Couronnes, l’exécution militaire, la ville embrasée, Constantin sur le champ de bataille, le camp de Constantin, le partage du butin, le banquet, le passage du pont de Môle, la paix, un cirque avec la statue d’Hercule, l'évolution militaire, la toilette de Floue, l’Amour couronné.
- (A suivre). E. Maindron.
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- La hausse s’accentue aujourd’hui. La Bourse compte-sur la constitution d’un groupe parlementaire composé d’hommes sérieux qui imprimeront à la politique financière une impulsion nouvelle et aborderont franchement les réformes économiques, c’est pourquoi le 3 0/0 monte à 86 42, l’amortissable à 90 40, le 4 1/2 à 104 75, l’Italien à 93 07. Les fonds étrangers sont animés. On achète le Paisse 1880 4 93 1/8, l’Extérieure espagnole à 74 7/8, le Turc à 16 67, l’Egyptienne unifiée à 465. Les valeurs des établissements de crédit se réveillent. La Banque de France monte à 3970, le Crédit foncier â 1287 50, le Crédit lyonnais à 702 50, le Lyon est demandé à 1347 50, le Nord à 1762 50, le Suez à 2295.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosà, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elias sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 1S Centimes
- Vendredi 21 Septembre 1889.
- 26 Série. — N° 134.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.............. 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces.......................... la ligne
- Réclames.......................... — 5 »
- Faits divers..................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wadb, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE — Chronique. — Avis importants. — Dernière heure. — Le Prix de cent mille francs. — Echos. — Un beau Concert. — A Monaco. — Les Costumes du Trocadéro, — Variété. — Les Congrès. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — La Bourse. — Annonces et réclames.
- LA RUE
- DU CAIRE
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Le bruit de. la prorogation de l’Exposition reprend de plus belle : c’était fatal, car à mesure que le temps marche, on voit, avec plus de peine, arriver la fin de cette superbe fête internationale, qui dure depuis cinq mois, sans que son succès se soit un seul jour ralenti.
- Que répéter à ce sujet, que nous n’avons déjà dit ?
- Tout dépendra du temps et des dernières entrées payantes enregistrées en octobre.
- Mais, en principe, on peut soutenir, et nous soutenons que les six mois pleins sont dus au public, comme aux exposants : on a ouvert le 6 mai, on ne peut pas fermer avant le 6 novembre.
- Cela, c’est-bien entendu. Et, pour le reste, remettons-nous-en au baromètre et au thermomètre.
- Si, au commencement de novembre, nous sommes dans une perturbation atmosphérique persistante ; si la neige s’accumule en Ilots au pied de la Tour Eiffel, il serait insensé, il serait déraisonnable de demander une prorogation inutile, puisque le froid et les frimas chasseraient forcément les visiteurs; mais on peut espérer une arrière saison belle, quoique fraîche, et, alors quinze jours de plus permettraient aux exposants de jouir davantage des privilèges des récompenses obtenues et de placer de droite et de gauche quelques-unes de leurs marchandises primées. x
- Donc pas d’impatience; du calme jusqu’au bout.
- La prorogation peut s’imposer comme s’imposera la fermeture si la saison nous est contraire.
- En attendant, le public continue à affluer et les trains de plaisir qu’on annonce sur toutes les lignes pour octobre, établiront comme un nouveau courant entre le monde entier et le Champ de Mars.
- Les collégiens et les familles de province vont partir, soit ; mais nous allons avoir le retour des parisiens parisiennant, et l’arrivée des retardataires étrangers qui profiteront de leur arrivée à Paris pour s’y fixer tout l’hiver : Paris aura certainement sa queue d’Exposition.
- Combien de riches boyards et d’américains opulents ne pourront pas s’arracher aux charmes de notre capitale !
- Octobre qui vient nous assure donc encore de belles journées à l’Exposition : contentons-nous-en si nous n’avons pas davantage.
- F. L.
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- AVIS IMPORTANTS
- LES CARTES DE LA PRESSE
- Contrairement à ce qui a été dit, les cartes violettes de la presse (avec photographies) ne donneront pas droit à l’entrée au palais de l’Industrie le jour de la Distribution des Récompenses, dimanche 29 septembre.
- La commission des Fêtes a distribué à cet effet à la Presse des cartes spéciales.
- Ces cartes sont attrilauées à la tribune de la Presse, située en face de la tribune du président de la République.
- Les dames munies desdites cartes de Presse, portant au bas ces mots en gros caractères :
- Tribune de la Presse
- seront admises dans cette tribune, quoique l’on
- ait effacé sur quelques-unes ces mots : « Les dames en toilette de ville ».
- L’entrée de ces cartes (jaunes) est par la porte
- n° IV.
- Le Comité de la presse prendra place dans une partie de Y Enceinte officie lie-Parquet, dont l’entrée est par les portes n°s II et III (cartes chamois).
- Les dames ne sont pas admises dans cette tribune.
- ------------♦-------------
- Dernière Heure
- Le 11 an que t tPïaiei*
- Hier soir, à l’hôtel du ministère du commerce, dîner de soixante-dix couverts offert par M. Ti-rard, président du conseil, et par Mme Tirard, à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Bourse du commerce.
- M. Tirard avait à sa droite M. Constans, ministre de l’intérieur, et à sa gauche, M. Bouvier, ministre des finances.
- Mme Tirard avait à sa droite M. Thévenet, garde des sceaux, et à sa gauche M. Spuller, ministre des affaires étrangères.
- Parmi les autres convives citons : MM. Fal-lières, Yves Guyot, Faye, Poivrier, Poubelle, le préfet de police, Chautemps, Berger, Grison, Alphand, Ollendorf, Jacques, etc.
- La musique de la garde républicaine s’est fait entendre pendant le dîner.
- Les trains «le plaisir
- Les recettes ne baisseront pas encore cette semaine à l’Exposition, car toutes les compagnies de chemins de fer organisent des trains de plaisir pour le 29 septembre, jour de la distribution des récompenses.
- Le pavillon de Monaco
- En raison des obsèques du prince de Monaco, qui sont célébrées aujourd’hui dans la Principauté, le pavillon de Monaco reste fermé toute la journée.
- Nos la ô tes .
- On annonce que l’archiduc d’Autriche Albert qui doit aller dans quelques jours en Espagne pour rendre visite à la reine régente, s’arrêtera à Paris pour visiter l’Exposition, Pendant son séjour parmi nous, l’archiduc Albert conservera l’incognito.
- Le comte Thomas Manzoni et le commandeur Florio viennent d’arriver au Grand-Hôtel.
- M. Florio, sénateur du Royaume, un des banquiers les plus connus d’Italie, est le propriétaire d’une Compagnie de navigation associée à la Compagnie Rubattino.
- Le comte Manzoni, sénateur et homme d’Etat influent, était l’ami privé et politique du marquis de Torrearsa, ancien président du Sénat, mort récemment.
- On annonce également la présence momentanée du prince et de la princesse de Trabia et du duc et de la duchesse de Villarosa, deux des plus grands noms de la Sicile.
- LE PRIX DE CENT MILLE FRANCS
- Le Comité de la presse, chargé de décerner le prix de cent mille francs, offert par M. Osiris à l’œuvre la plus utile de toute VExposition, va se réunir aujourd’hui à quatre heures.
- La marge extraordinaire laissée par le donateur aux juges de ce concours sera pour eux la cause d’un grand embarras.
- Tout naturellement, la Tour Eiffel vient à l’esprit; mais, d’après ce que j’entends, tout en reconnaissant qu’elle a été l’œuvre la plus utile
- à l’Exposition et à l’heureuse Société qui l’exploite, on ne peut affirmer qu’elle soit l’œuvre la plus utile de l’Exposition. Je crois bien que sou utilité sociale ultérieure se définira; mais elle ne l’est p§s encore assez nettement dans le présent.
- Il ne saurait être question d’œuvres d’art, le prix pouvant tomber sur un artiste qui sera démodé dans vingt ans : et puis il serait inadmissible que par son jugement, la commission des cent mille francs s’érigeât en arbitre des discussions d’écoles.
- Les philanthropes, les inoculateurs montrent plutôt des théories que des œuvres, et c’est une œuvre plus tangible que, dans son esprit, le donateur a certainement entendu récompenser.
- Il y aura encore de nombreuses prétentions et l’attirante timbale ne manquera pas de « dé-erocheurs ».
- Niais voulez-vous mon humble avis sur cette délicate question ?
- Je crois que la commission, après avoir parcouru le cycle des candidatures au prix de cent mille francs, fera tout bonnement un retour au Champ de Mars, et qu’elle examinera les titres du Palais des Machines et des deux Palais des Arts.
- J’avoue que j’hésiterais entré eux.
- Si le Palais des Machines a réalisé la formule de l’inouï, les deux Palais des Arts ont donné celle de la construction de l’avenir en fer et terre cuite, dans sa dernière expression.
- Tous deux ont mis à l’art de construire des bottes de sept lieues ; tous deux ont résolu de grandes questions ; tous deux ont ouvert des voies nouvelles !
- Aussi, si j’avais voix au chapitre, couperais-je la poire en deux. Et je donnerais le prix eæ-œquo aux deux architectes.
- Mais pourquoi pas aux trois? Si celui du dôme central n’a pas des titres identiques à ceux de ses deux confrères du Palais des Machines et du Palais des Arts, il en a d’autres. N’a-t-il pas, dans l’art du décor et de l’organisatien des,fêtes nationales, été le plus précieux collaborateur de M. Alphand.
- Dans tous les cas je crois que le ou les prix accordés à l’architecte ou aux architectes devra être partagé par eux avec leurs collaborateurs directs.
- C’est là une idée bien sommairement formulée. Mais je crois qu’après une Exposition aussi heureuse, aussi belle, dont la belle part de succès revient à ceux qui ont dû voir grand et faire grand, tout le monde applaudirait à la récompense partagée entre eux.
- Ch. L.
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- lËSCJESIOiS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 128.693
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................... 7.958
- Du 1er au 2me............... 4.846
- 2e étage direct............. 2.641
- Du 2e étage au sommet... 4.298
- En tout................ 19.743
- Aos hôtes
- Le duc et la duchesse de Montpensier, venant de Lugano, arriveront ce soir à Paris, où ils resteront plusieurs semaines.
- Leurs Altesses Royales seront reçues à la gare par le duc d’Almenara, qui est à la tête de l’ambassade d’Espagne pendant l’absence de M. Léon y Castillo.
- Pour les sinistrés d’Anvers
- Le grand concert belge, dont nous avons parlé,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- reste fixé à samedi prochain, 28 septembre, au Tro-eadéro, et s^annonce comme devant avoir un succès extraordinaire. Talazac, le célèbre ténor, qu’on n’a plus entendu à Paris depuis longtemps, vient d’ar-river pour prendre part aux dernières répétitions, à côté de Mmes Bosman, Deschamps et Ferrari et de MM. Soulacroix, Fournets et Marsick. L’orchestre de l’Opéra-Comique, dirigé par M. Jehin, le chef d’orchestre de la Monnaie de Bruxelles, a commencé les répétitions du programme, qui contient les œuvres les plus populaires en Belgique de Ge-vaert, Benoit Blochx, Le Borne, etc.
- M. Edison
- . M. Edison, qui est actuellement l’hôte désir John Pender, à Foot’s-Cray, sera dé retour à Paris jeudi prochain.
- Il a été atteint, dernièrement, d’un refroidissement qui a augmenté la légère surdité dont il souffre et qui rend difficile sa conversation.
- M. Edison revient à Paris avec sa femme, pour voir quelques-uns de ses amis, desquels il n’a pas eu le temps de prendre congé.
- Il ne sera notre hôte que pendant quarante-huit heures.
- Il partira samedi prochain pour le Havre, où il s’embarquera le même jour sur la Champagne, pour retourner en Amérique.
- Au pavillon de la Presse
- Mardi dans l’après-midi, le ministre de l’intérieur et Mme Constans sont venus à l’Exposition. Dans le cours de sa visite, le ministre est entré au pavillon de la Presse, qu’on lui a montré en détail. On lui a présenté une jeune artiste peintre de grand talent, née sans bras, à laquelle en souvenir de son passage il a fait une commande. Après avoir admiré l’aménagement du Pavillon et du Restaurant, il s’est retiré très satisfait de l’accueil qu'il a reçu.
- Banquet colonial
- Un groupe de sénégalais ou coloniaux au nombre desquels se trouvent l’amiral Thomasset président de la société des études coloniales et maritimes ; le général Philbert, commandant la place de Paris ; l’explorateur Charles Soller que le grave incident hispano-marocain va, dit-on, rappeler au Maroc d’ici quelques jours ; le capitaine Benger, de retour de sa magnifique exploration du Soudan français; M. Grodet, directeur honoraire des colonies ; M. Burdo, explorateur de l’Afrique équatoriale; Caste-net-Desfosses, Marbeau, le commandant Fortin qui, avec Osman-Gassi, prit d’assaut le tata de Senou-Debou, le capitaine Decaze, explorateur du Congo, Sevin-Desplaces, le savant publiciste sénégalais, etc., etc., ont offert jeudi un banquet à l’hôtel Continental à notre fidèle allié et ami, Osman-Gassi, roi de Boundou.
- Concours international
- Mardi s’est ouvert, à trois heures, au ministère des affaires étrangères, le concours international des poids et mesures.
- M. Spuller a prononcé le discours d’ouverture, dans lequel il a souhaité la bienvenue aux membres du congrès.
- Le ministre des affaires étrangères a cédé ensuite la présidence effective à M. des Cloizeaux, membre de l’Institut, président de l’Académie des sciences.
- Exposants récalcitrants
- Quelques exposants persistent à mettre des pancartes sur leur vitrine. L’administration a le soin de les faire retirer aussitôt ; aucune pancarte ne -sera autorisée avant la publication de la liste des récompenses.
- La chasse aux parieurs
- L’administration ayant été informée que des employés du pari mutuel se réunissaient au Champ de Mars dans deux cafés pour se mettre à la disposition des parieurs, a prévenu les propriétaires de ces' deux établissements qu’on les obligerait à fermer immédiatement s’ils continuaient à laisser exercer chez eux ce commerce.
- Fermetures
- Mardi, M. OsSude, inspecteur principal, a fait fermer quatre chalets et kiosques dont les propriétaires encombraient les allées eh laissant pêle-mêle ‘autour de leur établissement des tonneaux, des bouteilles, des tables et des chaises.
- Avis
- On remarque depuis quelques jours que certains visiteurs s’amusent à tracer dans les water-closets
- des dessins inconvenants. Ces personnes ignorent certainement que cet amusement pourrait leur coûter très cher si elles étaient surprises. En tous cas, nous les prévenons qu’un service de surveillance va être organisé à ce sujet.
- .Mesures disciplinaires
- M. Berger vient d’ordonner la fermeture de quatre kiosques qui ont contrevenu ^aux instructions de sa récente circulaire relative à l’empiètement en dehors des emplacements concédés.
- Les conférences
- Aujourd’hui jeudi, à quatre heures, conférence de M. Beaürin-Gressier, au Palais du Trocadéro : Du rôle économique clés voies de navigation ultérieure.
- Incognito
- Le ministre de l’intérieur et Mme Constans ont fait mardi une longue promenade à l’Exposition.
- Après une visite aux pastellistes et aux aquarellistes, M. Constans a parcouru les différentes salles du pavillon de la Presse.
- Demandes de subventions
- La Direction de l’Exploitation reçoit quotidiennement, de Paris et aussi de province, des lettres de personnes demandant des subventions pour venir visiter l’Exposition !
- L’Administration ne peut répondre à aucune demande de ce genre ; elle n’a, en effet, aucun crédit à sa disposition qui lui permette d’y faire droit.
- A la Tour
- Au-dessous des signatures de l’ambassade marocaine figure, sur le registre du Petit Figaro,la mention que voici :
- Tous mes? remerciements pour votre aimable hospitalité.
- JULES SIMON.
- L’illustre écrivain qui a rendu visite au pavillon du Figaro, un instant après l’ambassade marocaine, redescendait du campanile, très gai et enchanté de son ascension.
- Mme Jules Simon, M. G. Simon, son fils, notre - directeur, et M. Holfeld, délégué par l’administration de la Tour, l’accompagnaient.
- La Pologne chez nous
- On télégraphie de Varsovie que les journaux de , cette ville annoncent que plusieurs propriétaires fonciers de Volhynie font ensemble une excursion à Paris.
- Un des professeurs de langue française de Jéto-mir, chef-lieu de la province, leur servira de guide et d’interprète.
- On annonce, en outre, que plusieurs ouvriers de Varsovie sont envoyés par leurs patrons pour faire le tour de l’Exposition.
- Le palmarès des récompenses
- C’est dimanche prochain que paraîtra le palmarès des récompenses accordées aux exposants par le jury supérieur.
- Ce document sera mis en vente dès la première heure dans tous les kiosques du Champ de Mars..
- Ce palmarès sera vendu 2 francs.
- Ln drame
- Un drame épouvantable a failli mettre en émoi mardi la paisible commune de Cliichey...
- Il faut vous dire d’abord que cette commune se trouve à quatre kilomètres de Sezanne, arrondissement d’Epernay, situé (pour ceux qui ne sont pas bacheliers) dans le' département de la Marne.
- C’est là que M. Adnet Laurent exerce la paisible profession de propriétaire meunier et qu’il chasse avec bonheur pendant ses loisirs.
- C’est même dans une de ces dernières excursions cynégétiques que l’aventure est arrivée.
- Mais n’anticipons pas et laissons la parole au narrateur :
- Cliichey, 24 septembre 1889
- « Monsieur,
- « Partant en tournée de chasse ce matin, je recueille votre ballon porteur d’une carte nostale. -Je n’ai pas cru devoir vous renvoyer cette dernière, attendu que le côté de l’adresse se trouve sali par l’enduit qui recouvre le ballon. On la croirait barbouillée d’encre. Néanmoins, si vous teniez à la voir, je pourrais vous la retourner.
- « Il était tombé dans un chaume d’avoine et ne faisait que s’agiter sans bouger (sic). Depuis combien de temps était-il là? C’est ce que je ne pourrais vous dire : mais ce que je puis vous dire, c’eH
- que, cro}Tant avoir affaire à un animal supposé, je me préparais à le fusiller sans jugement.
- « Miss elle-même tenait au ferme.
- « Je vais donc continuer ma tournée qui ne peut manquer d’être chanceuse. Hier, j’ai tué un lièvre et trois perdreaux. Aujourd’hui, je commence par trouver votre missive: je me demande si ce sera de bon augure.
- « Si vous étiez à la place de votre ballon, je vous engagerais de bon cœur à manger du lièvre tué et élevé à la campagne.
- « Excusez-moi, cher monsieur, si je vous donne des détails que vous ne me demandez pas; j’espère que vous les prendrez de bonne part.
- « Agréez, etc.
- « Adnet. »
- Voilà un ballon qui peut se vanter de l’avoir échappé belle !
- Trains de plaisir
- La Compagnie de l’Ouest va mettre en circulation chaque semaine, pendant toute la durée du mois d’octobre des trains de plaisir de tous les points de son réseau sur Paris, avec séjour prolongé et retours facultatifs.
- Grâce à cette mesure, les retardataires empêchés jusqu’ici par leurs occupations, ou par tout autre cause, pourront profiter des larges facilités ainsi offertes jusqu’au dernier jour pour venir admirer les merveilles de notre Exposition de 1889, qui ont attiré des visiteurs du monde entier dans des proportions inconnues jusqu’à ce jour.
- Des affiches spéciales renseigneront le public en temps utile sur les conditions dans lesquelles auront lieu les trains mis à sa disposition.
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- On a amené hier, vers trois heures de l’après-midi, au poste médical central, un horloger de Sedan, âgé de quarante-cinq ans, qui venait d’être frappé d’une congestion cérébrale.
- Les soins nécessaires lui ont été donnés par le médecin de service qui, après avoir constaté un mieux sensible, a envoyé le malade à l’hôpital Necker.
- Les Ingénieurs Allais à la Tour Eiffel
- Trois cent quarante ingénieurs de la Iron and steel Instilute ont fait ce matin l’ascension de la Tour jusqu’au phare.
- Ils ont été reçus par MM'. Eiffel, Salles et Ansa-loni.
- Un banquet offert par la Société des Ingénieurs civils Français, attend ces messieurs au restaurant Brébant à la première plate-forme.
- Le président de cette très importante société, composée des plus grands métallurgistes du fer et de l’acier, en Angleterre, qui malheureusement n’a pas son équivalent en France, est sir James Kitson, baronnet.
- Après le banquet, les membres présents de cette Société vont se diviser en cinq groupes qui iront visiter les centres métallurgiques dont voici la dénomination :
- 1er Groupe, sous la direction de MM. Eiffel et de Dax : Saint-Etienne et la Loire ; 2e-groupe, sous la conduite de M. Bérissé : Le Creuzot; 3e groupe: Longwy et la région du Luxembourg ; 4e groupe, Maubeuge et les environs; 5e groupe : Uberguettes (Pas-de-Calais).
- J&. MONACO
- Mardi à trois heures, est arrivé à Nice le wagon mortuaire contenant le corps du prince Charles HT de Monaco. Le comte de Lamotte et le comte de Zeppelin, plusieurs secrétaires et des religieuses, accompagnaient le corps du prince. — A cinq heures, le train spécial, auquel avait été rattaché le wagon mortuaire, et clans lequel M. ITadet, inspecteur de la Compagnie Paris-Lyon-Méditerrannée, avait pris place, entrait en gare de Monaco. Sur le quai de la gare se tenaient, dansTe salon d’honneur, décoré de tentures noires lamées d’argent, le prince Albert, le prince Louis, le prince Karl et Je baron de Farincourt, gouverneur général de la principauté. Sur le trottoir de la gare attendent des officiers et des fonctionnaires en grande tenue, parmi lesquels M. Dugué de Mac-Carthy. secrétaire, général du Gouvernement, M. Jolisot, secrétaire d’Etat, le colonel de Sainte-Croix. Partout les cloches sonnent à toute volée, le canon tonne. Le corps est porté
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- sur un splendide catafalque, orné aux quatre coins de drapeaux monégasques, et attelé de six chevaux tenus en mains par des laquais en livrée. Le cortège funèbre se dirige vers le palais tandis que battent lugubrement les tambours voilés de crêpe. M. Henri de Borniol dirige toute la cérémonie du défilé.
- A la grande porte du palais le poste d’honneur, commandé par le lieutenant de Montjoye, présente les armes et le cercueil est transporté dans la chapelle ardente où défilent le prince et les grands dignitaires.
- Un accueil très enthousiaste a été fait par les Monégasques à leur nouveau prince — le prince Albert, qui, on le sait, est exposant au Champ de Mars.
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- LES COSTUMES DU TROCADÉRO
- C’est un thème commun de regrets que la disparition des costumes populaires; ces couleurs vives, ces formes gracieuses ou bizarres de vêtements et de coiffures jetaient, dans nos provinces, une note pittoresque que l’on y chercherait vainement aujourd’hui.
- Sans doute, on trouve encore des accouti’ements spéciaux à tel ou tel pays, et nous pouvons voir journellement, à Paris, des costumes encore assez originaux portés par des habitants de nos provinces que l’Exposition a attirés dans la capitale. Mais, ces campagnards respectueux des traditions et des modes anciennes sont des exceptions qui se perdent dans la masse; le costume en France s’est beaucoup unifié et cette tendance à l’unification s’accuse davantage chaque jour.
- Tant pis ! Qu’y avait-il de plus intéressant que de voir, de'.province en province, ces costumes différents qui révélaient à l’œil le genre de vie, le goût, les habitudes de ceux qui les portaient.
- Chaque costume, en effet, était approprié au genre d’occupations, à la manière de vivre ; jusqu’à un certain point, ne pourrait-on pas dire qu’ils s’harmonisaient avec la nature environnante ?
- Aujourd’hui c’est la blouse ou le bourgeron, c’est le pantalon bleu,pour les hommes; pour les femmes ce sont les robes de laine, les tabliers, les fichus uniformément sombres qui ont détrôné les anciennes modes d’autrefois.
- Où sont les tabliers de peau blanche, les bas de laine noire, les chapeaux à trois cornes des hommes de la Bresse? Où sont les jupes gris perle, les tabliers brodés, les ceintures dorées, les corsages de moire, les bonnets mignons jetés derrière la tête des coquettes Artésiennes ? Et les bonnets, véritables monuments, d’un tuyautage si compliqué, des Bretonnes? et les coiffes gracieuses de l’Ile-de-France, et les si étranges sabots de l’Ariège ?
- Tout cela a disparu. Mais on vient d’installer une exposition rétrospective du costume français au Trocadéro. On fait là une charmante excursion dans le passé, mais il faut avouer aussi qu’au plaisir qu’on éprouve, se mêle une certaine mélancolie déterminée par les regrets que la‘vue de tous ces piquants ajustements réveille forcément.
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- Pour la bizarrerie, les Auvergnats, croyons-nous, doivent tenir le premier rang. Quoi de plus étrange que ces sortes de gigantesques tricornes dont les hommes ornaient leur chef? Obéissaient-ils à cette idée générale qui dictait la création de ces énormes coiffures, de ces bonnets à poils démesurés que l’on donnait à nos soldats, jadis, pour les grandir et ainsi les douer d’un aspect plus terrible ?
- La coiffe des jours de fête des femmes de l’Ariège peut seule disputer à ces tricornes la première place au point de vue de l’étrangeté. Un petit bonnet de couleur tendre enserre la tête complètement, mais,
- au milieu, s’élance une tige haute de vingt à vingt-cinq centimètres; de cette tige partent des rameaux qui supportent des quantités de bijoux faux, de perles, de pierres. Chaque femme ainsi coiffée à l’air de porter une sorte d’arbre de Noël sur sa tête. On doit reconnaître que cela est plus singulier que gracieux.
- En revanche, est-it de plus jolis costumes que ceux de la Provence et de la Haute-Provence? L’habillement des hommes n’offre rien d’original, mais celui des femmes, fait d’étoffes de laine à couleurs vives et tranchantes où dominent le rouge, le vert et le violet, est d’un effet charmant. On s’imagine voir, sous les rayons éclatants du soleil du Midi, s’agiter les sémillantes Provençales en large jupon à plis, soutenu par un corset dë drap très épais et fermé par derrière avec de forts lacets. Leur coiffure était un bonnet de toile blanche garni de dentelles sur lequel elles posaient soit un large chapeau de paille ou de feutre, soit un mouchoir de gaze noire Les jeunes filles portaient ce chapeau incliné sur l’oreille gauche, les femmes parvenues à l’âge mûr le portaient horizontalement; les vieilles l’abaissaient sur le front.
- 'On a eu beau dire que « l’habit ne fait pas le moine » il indique néanmoins les caractères quelquefois.
- Regardez les Artésiennes : leur costume n’indique-t-il pas immédiatement qu’elles sont coquettes, vives, et qu’elles ont un penchant naturel à se faire regarder et admirer ?
- La jupe courte de la Bordelaise dévoile aussi la coquetterie ; la Bordelaise n’ignore pas qu’elle a un joli pied et une fine cheville, elle les montre.
- Les étoffes grossières et solides dont se servent les Auvergnats n’attestent-elles point que s’ils parviennent quelquefois à la richesse, c’est à force d’économiser de gros sous ?
- Tournons-nous vers la riche, la plantureuse Normandie. Il y avait le même abîme entre les costumes de l’Auvergne et ceux de la Normandie qu’il y en a dans le caractère et les mœurs des habitants de ces deux provinces.
- Les hommes portaient généralement, aux jours de fête, des habits bleus et de couleur brique, ces habits recouvraient une veste et un ou plusieurs gilets de laine en hiver, d’indienne en été.
- Le costume des femmes était remarquable par le choix des couleurs. L’écarlate, qui semblait la couleur favorite des Normands, y jouait le principal rôle, quelquefois même à l’exclusion de tous les autres. Le plus -ordinairement, cependant, le justaucorps seul était de couleur écarlate, avec des jupes d’étoffe gros-bleu ou rayée écarlate et blanc. Les jeunes filles portaient des coiffes dont le fond s’élevait en pyramide au-dessus de la tête et auxquelles elles attachaient de longues barbes garnies de dentelles.
- On rencontre encore ces coiffes spéciales; des anciens vêtements c’est la coiffe, en effet, qui résiste le plus à l’unification.
- Plus curieux et plus sévères étaient les costumes de la Basse-Bretagne ! Celui des environs de Lesne-ven n’était pas le moins singulier : les hommes avaient de grandes culottes bouffantes et des sabots recourbés, des gilets fort courts, ils portaient une casaque de toile à capuchon. A Larribol, jusqu’à vers 1845, les costumes étaient restés les mêmes que sous Louis XIV : les habillements de Paimpol donnaient aux habitants un caractère antique; un bonnet de forme phrygienne; une large capote de laine descendant à mi-cuisse, et garnie d’un capuchon retombant sur un gilet qu’entoure une ceinture. Des pantalons très larges s’arrêtant au genou, et des guêtres complètent ce vêtement singulier
- Cette diversité de costumes est des plus attrayantes, et il n’est pas douteux, en effet, que cette exposition rétrospective obtienne un vif succès de curiosité; mais il est une vitrine que, certes, on ne regardera pas sans émotion, c’est celle qui renferme les anciennes coiffes et les jolis bonnets de l’Alsace et de la Lorraine.
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- VARIÉTÉ
- J apon
- Installée dans un cadre admirablement adapté par l’architecte Charles Gautier aux objets qu’il devait mettre en valeur, l’exposition de l’empire du Japon a été organisée avec un soin et une méthode dont il convient de reporter l’honneur à la commission chargée d’assurer la participation officielle du Japon au grand concours international du Champ de Mars. C’est accomplir un acte de courtoisie et de justice que d’inscrire ici les noms des membres de cette commission :
- Président : M. le comte Inoyé, ministre de l’agriculture et du commerce; Vice-président : M. le vicomte Fugimaro Tanaka, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire du Japon à Paris; Commissaire général : M.Ken-taro Yanagiya; Commissaire général adjoint : M. Tsunasuke Ohyama; Membres : MM. No-riyoski Oshikawa, Kenkithi Narashima, Sa-toshy Nakadé, Issoku Yamada, Yuzaburo Sakaï, Nobuyoshi Komai, Johanis Raynaud et Hayato Foukouba.
- Les œuvres- d’art japonaises, inspirées exclusivement par la nature, ne sont pas seulement un régal pour les collectionneurs ; elles constituent des documents précieux pour nos producteurs. Dessinateurs industriels, illustrateurs de livres, architectes et décorateurs, fabricants de papiers de tenture, imprimeurs sur étoffes, tisseurs, céramistes, bronziers et orfèvres ne peuvent que consulter avec fruit les spécimens exposés par les artistes japonais.
- Porcelaines, bronzes, émaux cloisonnés, ivoires, bijoux, objets de laque, stores, paravents, leur fournissent des modèles qui, à la saveur locale, joignent des qualités absolues d’esthétique. Il ne s’agit pas, bien entendu, de copier servilement les motifs japonais, mais d’y trouver le point de départ de toute une série d’idées nouvelles.
- Les objets offerts à l’attention des visiteurs n’appartiennent pas, en effet, à la catégorie des « japoneries » douteuses qu’on peut voir un peu partout dans les bazars exotiques ; ce sont des œuvres choisies avec soin, des originaux et non des pastiches plus ou moins réussis. La probité artistique est un des grands mérites de cette exposition.
- Le ministère de l’instruction publique du Japon nous initie de la façon la plus complète à l’organisation et au fonctionnement de ses établissements scolaires. La première salle d’asile a été ouverte en 1876 à Tokio; depuis cette époque, presque toutes les villes ont suivi l’exemple de la capitale : les cadeaux en usage dans ces salles d’asile et les objets exécutés par les enfants de trois à six âns sont intéressants à examiner, l’ingéniosité du Japonais s’y révèle déjà.
- Le nombre des écoles primaires de l’empire japonais est de 25,530; plus' de trois millions d’enfants les fréquentent. Des vues photographiques des édifices d’enseignement primaire, des livres classiques, le matériel et les travaux des élèves donnent un aperçu de l’état de l’instruction primaire au Japon. L’impression est des plus favorables. L’enseignement pour les aveugles et les sourds-muets semble également fort bien compris.
- Les écoles normales et les lycées sont de création relativement récente. Une école normale supérieure établie à Tokio forme les directeurs et professeurs d’écoles normales ordinaires, où se préparent à leur carrière les directeurs et [instituteurs des écoles primaires publiques. Il y a quarante-six écoles normales ordinaires.
- Les lycées sont de deux classes : supérieurs et ordinaires; ils donnent l’enseignement nécessaire à ceux qui se destinent à une profession pratique et à ceux qui aspirent à entrer dans une école d’ordre supérieur.
- Ces divers établissements, ainsi que ceux spécialement affectés à l’enseignement commercial et professionnel pour les deux sexes, ont envoyé au Champ de Mars des échantillons de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- leurs travaux qui font avantageusement augurer des méthodes d’enseignement préconisées par le gouvernement japonais.
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- Le ministère de l’agriculture et du commerce a voulu, lui aussi, faire connaître au public européen le résultat de l’impulsion qu’il donne aux divers services dont il a la direction. L’école agricole et forestière de Komaba nous montre une superbe collection de bois de construction, d’insectes, de vers à soie, de cocons, de plantes potagères, d’arbustes et de fruits. Paimi les papillons, il y en a un qui répond au nom démesurément long de :
- Yana gk inoskankakoumo uskiti o
- La direction de l’agriculture expose des soies, des oiseaux utiles et nuisibles, des tabacs, des mûriers, des céréales, des thés ; la direction de l’industrie a choisi chez les fabricants les objets les mieux travaillés et soumet au public les échantillons des marchandises utiles pour favoriser le développement commercial. Une mention spéciale est due à l’imprimerie impériale, Insetsu-Kio, et aux papiers qu’elle emploie.
- La direction du service technique au ministère des communications présente des appareils télégraphiques et téléphoniques de premier ordre. On pourra se convaincre en les examinant du degré de perfection auxquels sont parvenus les électriciens japonais.
- Il nous est impossible de terminer cette re-.vue, trop rapide à notre gré, de la section japonaise sans mentionner deux institutions dont les envois méritent les plus sincères éloges : VEcole de langue française, de Tokio, fondée en 1886, dans le but de développer l’étude de la langue française, du droit français et du droit japonais, et la Société d’éducation du Japon, dont la création remonte à 1883.
- Patronnées par toutes les notabilités politiques, scientifiques et littéraires de l’Empire, ces deux sociétés attestent hautement les tendances européennes et françaises du gouvernement impérial. Elles sont le gage de relations qui deviennent chaque jtfur plus étroites, plus amicales entre la nation japonaise et la France.
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- UN BEAU CONCERT
- Le concert d’orgue donné au Trocadéro par le jeune et sympathique maître de chapelle de la Trinité, M. Emile Bouichère, avait attiré plus de cinq mille personnes : la salle était comble.
- L’Andantino, de Bouichère, la Sonate, de Guilmant, la Toccata de Bach, et la Vieille chanson de Noël, de G. Street, ont été très remarqués et applaudis.
- Le public a fait ovations sur ovations, à la charmante Mlle Nardi, de l’Opéra-Gomique, ainsi qu’à MM. Saléza et Fournets et à M. Paul Yiardot, l’excellent violoniste.
- LES CONGRES
- Congrès du Commerce et de l’Industrie
- Lundi matin a eu lieu, au Conservatoire des Arts et Métiers, l’ouverture du Congrès international du commerce et de l’industrie, sous la présidence de M. Poirrier, sénateur, président de la chambre de commerce de Paris. Le Congrès a maintenu le bureau de son comité d’organisation ainsi composé : président, M. Poirrier ; vice-président : M. Lausse-•dat, directeur du Conservatoire des Arts et Métiers ; Levasseur, professeur au collège de France ; Roy, ancien président de la chambre de commerce de Paris, secrétaire général, M. Hayem, président des comités d’admission et d’installation de la classe 35 à l’Exposition.
- En outre, un grand nombre de délégués étrangers ont été nommés vice-présidents d’honneur.
- On a procédé ensuite à la répartition des membres du Congrès en trois sections. La première s’occupera du régime économique actuel, des conditions auxquelles doivent être soumis les tarifs généraux et conventionnels, des avantages et inconvénients des droits spécifiques et ad valorem, etc. La deuxième étudiera la question de l’enseignement professionnel ; la troisième, sous la présidence de
- M. Lyon-Caen, professeur à la Faculté de Droit de Paris, discutera les réformes légales à apporter concernant le commerce et l’industrie : nécessité de conventions internationales assurant aux étrangers le même traitement qu’aux nationaux dans la répartition des produits de la faillite ; unification des effets des lettres de change ; règlementation du travail, etc.
- Les séances générales se tiendront tous les jours de cette semaine à deux heures. Aujourd’hui, par exception, il n’y a eu que des réunions de sections ; l’après-midi, les membres du congrès ont assisté à l’inauguration de la nouvelle Bourse du commerce.
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration (*)
- (Suite)
- Le banquet des maires et la fête nationale (14 juillet 1888)
- Dans la partie supérieure de l’immense vaisseau, éclairé par un nombre considérable de lampes électriques, courait une large draperie de velours rouge, aux crépines d’or, qui complétait l’ornementation.
- Les drapeaux, les oriflammes, les fleurs et les plantes rares y étant à 'profusion, disposés avec un art parfait, l’effet général était merveilleux et tel qu’il n’en fut jamais de semblable.
- La table mise, tout était prêt quand le 14 juillet, de retour de la revue de Longchamps, à laquelle ils avaient assisté, dans une tribune réservée, les maires vinrent visiter en détail les chantiers de l’Exposition, et prendre, au banquet, les places qui leur étaient indiquées par des écriteaux, portant le nom de leur département."
- A sept heures quarante, M. le Président de la République faisait son entrée : quelques instants après on était à table.
- Pendant le repas, dissimulés par un massif de de verdure, les musiciens de la garde républicaine et la société chorale les Enfants de Lutèce, jouaient ou chantaient leurs morceaux les meilleurs.
- Au dessert, M. le président de la République se leva et prononça le discours suivant, fréquemment interrompu par les acclamations et les bravos les plus enthousiastes :
- Messieurs,
- Le gouvernement de la République vous a conviés à venir célébrer la Fête nationale du 14 Juillet par une manifestation de concorde et d’union.
- Entouré des membres du Parlement, des représentants de la ville de Paris, des chefs de la magistrature, de l’armée et des grandes administrations publiques, il a voulu souhaiter la bienvenue aux nouveaux élus du suffrage universel, à ceux que le vote indépendant des conseils municipaux vient de placer à ’ la tête des principales communes de France.
- Vous avez, Messieurs, avec empressement répondu à notre appel et, de tous nos départements, vous êtes venu apporter ici une éclatante affirmation de l’unité nationale, de la solidarité des villes et des campagnes, du dévouement de tous à la patrie commune et à la République.
- Au nom iu Gouvernement, je vous remercie, avec l’émotion qu’un pareil spectacle inspire à tout cœur patriote.
- La fête qui nous réunit, Messieurs, couronne deux belles journées, qui laisseront dans vos mémoires un ineffaçable souvenir.
- Le Champ de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron, aris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré
- Hier, vous aviez sous les yeux ce spectacle touchant et grandiose de la glorification d’un grand citoyen, qui n’a pas désespéré de son pays, accablé par la fortune. L’acclamation populaire vous a rappelé cet immense élan qui emportait naguère aux funérailles de Gambetta, la France entière, personnifiant, dans le puissant tribun, la défense du sol et de l’honneur national.
- Aujourd’hui, Messieurs, vos cœurs français ont battu d’une patriotique émotion, à l’aspect de notre armée si forte, si disciplinée, si confiante dans ses chefs dignes d’elle, animée des seuls sentiments de l’honneur et du devoir. Vous avez ressenti tout ce que cette fleur de notre jeunesse, pénétrée de sa haute mission, doit inspirer de confiance et de sécurité à un pays qui veut résolument, au dedans, le calme et le respect de la loi, au dehors la paix et l’estime du monde.
- Ce soir enfin, vous venez de parcourir un merveilleux chantier où s’élèvent, comme par enchantement, les constructions élégantes et hardies qui doivent, dans quelques mois, abriter l’Exposition universelle.
- Ces vastes travées, que nous inaugurons aujourd’hui par une fête de la solidarité nationale, cette tour gigantesque qui semble croître à vue d’œil sous l’effort de la science de nos ingénieurs, tout se prépare pour le rendez-vous que la France a donné à l’art et à l’industrie de l’univers.
- Tout sera prêt à l’heure dite ; et sur ce théâtre immense, que vous avez pu embrasser du regard, s’ouvriront, l’année prochaine, ces grandes assises du travail qui commandent la concorde entre les citoyens et les bons rapports entre les peuples.
- Vous emporterez, messieurs, des souvenirs réconfortants de votre visite à la généreuse cité républicaine qui vous réservait un accueil fraternel.
- Vous avez trouvé en elle ce foyer toujours actif de la civilisation, répandant au loin sa vivifiante lumière. Vous avez vu cette partie du goût, fertile en toutes les productions du génie, chaque jour plus animée, et mettant à profit le calme et la paix dont elle n’a cessé de jouir sous l’égide de la République.
- Vous direz à vos concitoyens que vous avez rencontré ici des cœurs battant à l’unisson des vôtres, ayant vos aspirations et vos espérances; des fils de la Révolution française résolus à défendre l’héritage des libertés léguées par nos pères; des fermes républicains qui demandent le progrès au développement régulier des institutions de la France, qui savent garder le plus parfait sang-froid en face des agitations des partis, au dedans ou au dehors de nos frontières,, et ne se laissent pas plus réduire par de fallacieuses promesses qu’émouvoir par de bruyantes entreprises.
- Vous emporterez de votre visite, Messieurs, le sentiment profond que les destinées de la France sont indissolublement liées à celles de la République, et qu’un siècle après la Révolution, un gouvernement ne peut avoir d’autre assise que la volonté nationale.
- Ici même, sur ce Champ de Mars, aujourd’hui transformé en un champ de travail, la France entière, il y a quatre-vingt-dix-huit ans, s’est trouvée un jour réunie comme dans une fraternelle étreinte pour proclamer la solidarité nationale.
- Les mêmes sentiments vous animent, messieurs, et, en appelant ici les représentants que nos communes ont honorés de leurs libres suffrages, c’est à ces sentiments que le gouvernement faisait appel.
- Rien ne saurait, plus que leur éclatante manifestation, réjouir des Français et fortifier la patrie.
- A la fraternité française !
- (A suivre). E. Maindron.
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- LA BOURSE
- La journée a été encore excellente, bien que la clôture n’ait pas confirmé tout ce que faisait prévoir le début. Le 3 Ü]0 est à 86 37 après 86 52. Mais l’amortissable arrive à 90 57.et le 4 1;2 à 104 75. Il y a cependant des réalisations, car, sur le marché du comptant, le 3 OjO revient à 86 20.
- On a vendu aussi de l’Italien. Le Comptant redescend à 92 85 et le terme à 92 92 après 93 15. Mais le Russe 1880 se maintient à 93 7;16. L’Extérieure espagnole à 74 31|32, l’Egypte à 465 31, le Turc à 16 70.
- La Banque de France monte à 4050, la Banque de Paris à 810. Le Crédit foncier est très ferme à 1285. Le Suez est à 2300, le Nord à 1762 50, le Rio Tinto à 308 75, la Banque ottomane à 544.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GUIDE DE L'EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp, au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pâys-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. __ Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe*31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyagé et de campement. — Classe 38, armes portatives-, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. —• Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25 bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — dusse 24, orfèvrerie. — Classe 26* mosaïque.
- sections étrangères (3e partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège,, etc.
- Terminer par la galerie R.app.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et 'pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- 'Visiter les classes, du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant deT’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel .des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. —' Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de Vavenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Sujfren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionième, Salvador, Lota, Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois^ salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.-
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle codé du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage fie la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue de Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie,' dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles, de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de
- l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la Mer. — Pavillons des réjiubliques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des
- Invalides
- j Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren, ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-
- déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne liagriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda - hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, , eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la scippture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs.. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants ’: Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (11 est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux derrière le pavillon du Chili.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla', Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Réclames......................... — 5 »
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour Wade, Blomfietd House, London-Wail.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l'intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de /’Exploitation).
- SOMMAIRE — Chronique. — Distribution des récompenses. — Echos. — Le prix Osiris. — Les membres du Congrès international des chemins de fer à Petit-Bourg. — A l’Hôtel de Ville. — A la galerie Desaix, — Les obsèques du prince Charles III. — Les Congrès. — Variété : La Russie. — La Bourse. — Annonces et réclames.
- Voir aux pages 4 et 5 le PLAN DU PALAIS DE L’INDUSTRIE (Distribution solennelle des Récompenses)
- TOUR EIFFEL. - GALERIE DE POURTOUR DU PREMIER ÉTAGE.
- CHRONIQUE
- Nous donnons, ailleurs, la décision du comité do la presse au sujet du prix de cent mille francs que M. Osiris destinait à l’œuvre la plus belle à la fois et la plus utile de l’Exposition de 1889.
- La difficulté était grande, sans doute, pour nos confrères, qui avaient à choisir parmi les cent mille chefs-d’œuvre du Champ de Mars; ils s’en sont tirés avec tact et nous ne leur ménagerons pas les éloges.
- La palme revenait, en effet, sans conteste à cette admirable construction qui s’appelle le Palais des machines, et qui est un émerveillement pour Je vulgaire touriste comme pour l’ingénieur compétent : c’est le triomphe du fer dans toute sa grandiose simplicité et dans sa robuste puissance.
- Et dire que, quand M. Dutert apporta son projet, un simple dessin, on le traita presque de fou.
- C’était très beau sur le papier, lui disait-on, mais c’était une véritable utopie; les ingénieurs les plus expérimentés déclarèrent que ce projet
- était inacceptable, parce qu’il était irréalisable.
- M. Dutert tint bon; il lutta contre toutes les difficultés, il déploya une énergie sans égale, une énergie de fer, c’est le cas de le dire : M. Contamin fut l’habile calculateur du grand travail auquel collaborèrent avec un talent rare MM. Charton, Pierron, Deglave, Rlavette et Ilénard ; tous auront leur part proportionnelle de la récompense si bien méritée : et l’autre moitié sera équitablement distribuée entre les ouvriers.
- Sur le modèle du Palais conçu par le jeune
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- -et déjà célèbre architecte Du ter t, dont Douai, sa ville natale, est justement fière, vont s’élever prochainement, et un peu partout, des halls colossaux, des gares de chemins de fer, des ateliers gigantesques : le problème une fois trouvé, les applications en seront innombrables, et, pour •commencer, le Palais du Champ de Mars va servir de champ de manœuvre couvert pour la cavalerie ; des milliers d’hommes et de chevaux y pourront, l’hiver, évoluer à l’aise.
- Que de provisions, que de vivres, que de munitions de toutes sortes on pourrait également accumuler, dans des circonstances graves, sous cette vaste nef! Elle pourra servir aux usages les plus différents ; elle remplit donc, au premier chef, la condition d’utilité exigée par le généreux donateur et, de plus, elle est belle de hardiesse,, elle est belle do proportions et cette courbe audacieuse jetée dans 1 espace, sans colonne, sans soutien, est aussi séduisante pour l’œil de l’artiste que les anciennes colonnades grecques ou les temples antiques : c’est du nouveau, en tous cas, c’est l’avenir de l’architecture en fer, et, nous le répétons, la palme revenait à ce palais de la science moderne.
- #**
- L’hommage rendu à M. Formigé et à M. Bouvard, pour les Palais des Arts et pour le Dôme central n’est pas, comme on pourrait le croire, un hommage purement platonique : c’est un tribut •d’admiration méritée donné à la construction de fer et de terre cuite, si élégante, si neuve, si harmonieuse à l’œil, mais qui, malgré tout son charme, ne répond pas à la condition d’utilité précisée par M. Osiris.
- La Tour Eiffel, on l’a dit parfaitement bien ici même, a été utile à l’Exposition, mais elle n’est pas, pour le présent du moins, la plus utile de l’Exposition.
- Il ne fallait pas, enfin, songer à quelques inventions de premier ordre sans doute, mais qui existaient auparavant, comme certaines institutions de bienfaisance dont on a parlé.
- Le comité de la presse n’a pas voulu partager le prix Osiris entre le Palais des machines et le Palais des beaux-arts ; il a voulu laisser la récompense intacte' entre les mains des collaborateurs de la grande œuvre en fer qui est, dès aujourd’hui, consacrée par la distinction suprême qu’on vient de lui accorder.
- Donc, bravo, et des deux mains!
- F. L.
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- LA DISTRIBUTION DES RÉCOMPENSES
- Les préparatifs de la cérémonie de dimanche prochain au palais de l’Industrie sont poussés avec une grande activité. Ce matin, dès huit heures et demie, les masses chorales et les instrumentistes qui doivent y exécuter un grand nombre d’œuvres musicales de nos- compositeurs contemporains, MM. Gounod, Massenet, Benjamin Godard, etc., etc., ont répété sous la direction dç M.. G a rein et la surveillance des -auteurs, h . .,
- MM. Alpliand, Berger, Bôuyanl et Lion/assistaient à la répétition et se Côncertaient au sujet des demièrèh dispositions à prendre, tandis que MM. Sédrlle ét Hèrmânf, aidés des services des installations e't des sections étrangères:, réunissaient au premier étage,, dans1 le salon carré, les commissaires: des différentes: nations :et leurs; gardiens pour, organiser unes, répétition.; du,
- défilé, • . ; i J :,, f. -, - ,
- Après avoir indiqué aux conifiiissaires les précautions qu’ils auraient à prendre pour assurer la bonne marche, du cortège, M. Paul Se-
- - • X i i : î I >J j 1 • .1 ; 1 • L :
- dille les a remerciés du concours qu’ils voulaient bien donner à la fête.
- Les commissaires ont pu alors se retirer, laissant toutefois leurs gardiens et porte-bannières, qui se sont rangés à l’appel et sont allés se placer dans les diverses salles, où M. Her-mant les a mis sous la conduite de commissaires chargés de les diriger.
- Dimanche, le défilé descendra par le grand escalier, traversera la salle dans sa partie centrale et dans toute sa longueur, puis, faisant un crochet à droite, passera au pied de la tribune présidentielle en faisant doucement flotter les drapeaux et les étendards. Ensuite, il pénétrera par une porte latérale sur la scène, où il prendra place.
- En voici exactement la composition :
- Les comités étrangers, classés par ordre alphabétique, ayant à leur tête, autour du drapeau, les gardiens de leur section ou de leur pavillon; un peloton de soldats français ; les neuf comités français de groupes précédés de bannières; enfin les commissariats de l’Algérie, de la Tunisie, des colonies et du pays de protectorat.
- Au moment de l’entrée du publie, le rideau sera baissé. Il ne sera écarté et levé que lorsque l’orchestre aura attaqué son premier morceau. A ce moment, la scène sera occupée déjà par les gardiens français de classes portant leurs bannières. Ceux-ci ne prendront pas part au défilé.
- Quand le cortège sera arrivé et placé, les groupes seront disposés sur la scène de la façon suivante :
- Sur l’avant-scène, deux cent vingt-cinq places auront été réservées aux membres du Jury. De chaque côté, quatre porteurs de bannière de groupe français prendront place. La neuvième bannière se tiendra au centre, derrière le jury. Sur les degrés qui conduisaient à l’autel de la patrie, pour Y Ode triomphale., seiont groupés les étrangers, ayant tout autour d’eux, sur le monticule, les gardiens français de classe. Au fond de la scène, sur le monticule, figureront les colonies.
- En ce qui concerne la salle, sur la droite, en face de la tribune où le président de la République et les ministres prendront place, 1,260 chaises environ auront été réservées au conseil d’Etat, aux députations de la Légion d’honneur, de la cour de cassation, de la cour des comptes, du conseil supérieur de l’instruction publique, de l’Institut de France ; à celles de la cour d’appel, du conseil supérieur du commerce, du conseil supérieur de l’agriculture, etc. Sur la gauche, toujours en face de la tribune de M. Carnot, il y aura environ 750 chaises. Les comités techniques de l’Exposition et les jurys de classe y prendront place, avec les commissaires étrangers qui, arrivés devant la tribune, se détacheront du défilé.
- De dix heures à midi, ce matin, les commissaires détachés du service des installations et des sections étrangères ont organisé pour les gardiens une répétition du défilé.
- La répétition générale aura lieu samedi.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 143.116
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la môme journée :
- 1er étage . 10.736
- Du 1er au 2me 6.656
- 2e étage direct . 2.829
- Du 2e étage au sommet.., . 4.376
- En tout . 24.597
- i Les Ingénieurs Anglais à la Tour Eilïél
- Au banquet offert au restaurant Brébant par la iSociété des Ingénieurs civils Français aux mem-î ;‘b ' i
- bres de Ylron Steel Institute, M. Eiffel a porté au dessert un toast à l’union des Anglais et des Français. Il a rappelé que l’Angleterre nous avait montré la voie des grandes constructions métalliques et fait allusion à la construction du pont du Forth. Il a ajouté que nous étions devenus des émules dignes d’eux.
- Sir James Kitson, président de l’institut anglais; a rendu hommage à l’industrie française et a porté un toast à M. Eiffel.
- L’enthousiasme des Anglais était indescriptible.
- Ils ont poussé des hourras prolongés en l’honneur de M. Eiffel.
- Les ingénieurs anglais sont partis, comme nous l’avons dit, hier soir pour aller visiter par groupes les grands établissements métallurgiques de France. Les uns vont au Creusot, les autres à Saint-Cha-mond, etc.
- Les voyageurs excentriques
- Nos lecteurs se souviennent peut-être du capitaine américain Rogers, qui avait faire la gageure, lors de l’ouverture de l’Exposition, de se rendre de Boston au pont des Invalides sans quitter son petit cahot.
- Voici quelques détails sim cette étrange expédition :
- A son départ, le capitaine eut beau temps pendant une semaine, mais survint une tempête qui le porta contre les îles Georges, dans les eaux desquelles il rama à l’aventure pendant trente-huit jours.
- Le 28 juillet, aveuglé par la réverbération du soleil, exténué, incapable d’aucun mouvement, il se laissa choir au fond de son canot, attendant la mort. C’est dans cet état que le recueillit, quatre jours après, le schooner américain Bradley, qui le ramena à New-York.
- Le capitaine Rogers est resté quarante-cinq jours à l'hôpital, en proie au délire, à deux doigts de la mort. Enfin il s’est rétabli et, à la stupéfaction de tous, la première chose qu’il a dite c’est qu’il allait recommencer son expédition.
- 11 se prépare, en effet, à repartir la semaine prochaine.
- L’exploitation île la Tour
- Recettes de l’exploitation de la tour Eiffel :
- Du 15 mai au 17 septembre..... 4.754.347 45
- Du 18 au 24 septembre......... 290.798 65
- Total au 24 septembre .... -5.045.146 10
- Les concerts
- La célèbre Société l’FIarmonie des charbonnages de Mariemont et de Bascoup se fera entendre dimanche prochain à l’Exposition universelle (Dôme central), à huit heures du soir. Dans le programme, nous remarquons le Cortège de Bacchus (Delibes), une marche de Saint-Saëns, les Scènes pittoresques de Massenet, qui feront brillamment valoir cet orchestre d’élite.
- M. Eiffel
- M. Eiffel est grand-père depuis avant-hier.
- Sa fille, Mme Salles, est heureusement accouchée d’un garçon, qui portera le nom de Georges.
- Sur la tout*
- Mercredi matin, les membres de trois congrès : des travaux maritimes, des chemins de fer, des météorologistes ont fait l’ascension de la tour Eiffel. •
- Les derniers se sont tout particulièrement arrêtés dans le laboratoire de météorologie installé au sommet de la Tour et dont M.Eiffel leur a fait examiner l’installation, en détail.
- Au Trocadéro
- Hier a été clos le neuvième concours d’horticulture. Il en sera organisé deux encore, au Trocadéro, avant la fermeture de l’Exposition : le concours de la dixième époque, du 4 au 9 octobre, et celui de la onzième époque, du 18 au 23 octobre. Et &e sera tout.
- Les merveilleuses expositions llorales qui attirent tant de visiteurs au Trocadéro auront vécu.
- lîanquet à M. Ambroise Thomas
- Les membres des sections et comités des auditions musicales et les comités et jurys de la classe XIII (instruments de musique), offriront le 19 octobre, un grand banquet à M. Ambroise Thomas, membre de l’Institut. Le banquet aura lieu à l’Hôtel Continental, les directeurs et le haut personnel de l’Exposition y assisteront.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les Strasbourgeois à l’Exposition
- Dans le courant de cette année, la direction de police de Strasbourg a délivré près de _3,300 cartes passeports. Ce chiffre toutefois n’indique pas la totalité exacte des personnes qui se sont rendues à l’Exposition de Paris, car un bon nombre de cartes délivrées étaient des cartes de famille, c’est-à-dire valables pour deux, trois ou quatre personnes à la fois. En outre, bien des Strasbourgeois, pour éviter les formalités des passeports, se sont rendus en France par la ligne de Bâle-Belfort. L’année dernière, il n’a été délivré à la direction de police qu’environ 500 cartes-passeports.
- Les inscriptions des Marocains
- Sur le livre d’or de M. Eiffel, ils ont consigné leurs réflexions. La pensée du premier ambassadeur, El Maalhi, a été traduite ainsi :
- La tour Eiffel est la chose la plus merveilleuse que l’homme ait édifiée.
- Le deuxième ambassadeur a écrit :
- La tour Eiffel donne la preuve que l’industrie française est la première du monde.
- Les Écossais
- D’ici quelques jours, Paris verra dans ses murs cinq cents highlanders (Ecossais), que le colonel David White, de Abbay Craig, amène à Paris.
- Le colonel White est un Ecossais fervent et il veut faire voir aux Parisiens de quelle race sont ses compatriotes; parmi ces cinq cents highlanders se trouvent quatorze des meilleurs tireurs de Glasgow, qui ont chacun six pieds de haut.
- Des courses à pied et des luttes à mains plates seront organisées, auxquelles prendront part ces Ecossais, qui, selon le colonel White ont aussi peu à redouter de leurs concurrents que les femmes écossaises, que le colonel déclarait «les plus belles » de l’univers.
- 11 y aura également un orchestre compose des fameux fifres écossais; le fifre de la reine et celui du duc de Fi'fe ont obtenu une permission spéciale pour se rendre à Paris.
- Vos hôtes
- L’archiduc Albert quittera Vienne avant la fin de cette semaine et viendra directement à Paris ; il voyage incognito. .
- De Paris, il se rendra à Madrid pour faire visite à la reine régente.
- M. Martos, ancien président des Cortès, est arrivé hier matin à Paris, venant de Madrid.
- Il s’est installé avec sa famille au Grand-Hôtel.
- Autre arrivée fort intéressante à signaler :
- M. de Bleichroeder, le fils du banquier allemand, l’ami du prince de Bismarck, est à Paris depuis hier.
- Réception
- M. Spuller, ministre des affaires étrangères, a reçu hier matin les ambassadeurs marocains, qui lui ont remis un Mémorandum des différentes questions que le sultan Muley-Hassan soumet à l’examen du gouvernement français.
- Une nouvelle entrevue aura lieu entre le ministre des affaires étrangères et les ambassadeurs, quand M. Spuller aura étudié le document qui lui est soumis.
- Un gardien fidèle
- Un brigadier de la classe 16, nommé Gassot, vient d’être signalé à l’administration pour plusieurs bonnes actions. Il y a quelques jours, ce brigadier trouvait une bague de 2,000 francs qu’il s’empressait de remettre à son propriétaire; le lendemain, il arrêtait deux pickpockets. Enfin, avant-hier, M. Gassot était allé changer un billet de 1,000francs chez un restaurateur; celui-ci, croyant lui donner des billets de 50 francs, lui remit vingt billets de 100 francs; M. Gassot s’empressa de rapporter l’argent qu’il avait reçu en trop. Le restaurateur a été tellement touché de l’honnêteté du brigadier qu’il lui.a offert de déjeuner gratuitement tous les jours dans son établissement jusqu’à la fin de l’Exposition.
- Visiteur princier
- Les journaux de Vienne annoncent que, dans le
- courant de la semaine, l’archiduc Albert partira pour l’Espagne.
- Avant de se rendre à Madrid, l’archiduc passera quelques jours incognito à Paris, pour visiter l’Exposition universelle.
- Son voyage durera trois semaines.
- L’histoire de notre Exposition
- Le Petit Figaro dit :
- L’Exposition universelle et cette prodigieuse année d’abondance ne manqueront pas d’historiographes. Déjà ils sont au travail; et l’on signale l’apparition prochaine des premiers ouvrages.
- Citons, tout d’abord, Paris sous la Tour Eiffel, par M. Richard Kauffmann, le distingué correspondant du grand journal danois Nationaltidende, à Copenhague.
- L’œuvre, qui paraît en ce moment en livraisons, sera assez volumineuse et contiendra de nombreuses illustrations des meilleurs dessinateurs parisiens.
- C’est le quatrième volume sur Paris que publie — hors Paris — M. Kauffmann.
- Avis répété
- Depuis quelques jours les employés du contrôle de service aux portes de l’Exposition étaient avertis par l’administration qu’un grand nombre de personnes se servaient pour entrer dans l’Exposition de jetons d’ouvriers ne leur appartenant pas.
- Hier, trois personnes ont été arrêtées à la porte Rapp au moment où elles tentaient d’entrer par ce moyen dans le Champ de Mars ; elles ont été consignées à la disposition du commissaire de police du Champ de Mars et seront poursuivies.
- La distribution des récompenses
- Quantité' d’exposants ont demandé des places à l’Administration pour la distribution des récompenses.
- L’administration ne répondra à aucune demande de ce genre, les exposants ayant été prévenus que ceux d’entre eux qui ont obtenu les plus hautes récompenses seront seuls invités.
- La Tombola
- Les billets de la Tombola se placent toujours bien. En ce moment, la vente s’en élève à 17,000 environ par jour.
- On remarque que les Anglais en achètent en grand nombre ; hier, un Anglais en a acheté cent d’un coup à une des nouvelles marchandes récemment installées dans le Champ de Mars.
- Statistique
- Du Petit Figaro :
- Dans l’une des grandes brasseries du Champ de Mars, il a été débité, depuis l’ouverture de l’Exposition :
- 98,000 beefteacks ;
- 7.500 kilos de beurre ;
- 1.400.500 bocks.
- Très forts en statistique, nos confrères de la Tour !
- Distribution des prix de tir
- La distribution des récompenses du concours national de tir qui a eu lieu au polygone de Vin-cennes, au mois d’août dernier, est définitivement fixée au dimanche 13 octobre prochain, et aura lieu dans la salle des fêtes du Trocadéro.
- Les conférences
- Aujourd’hui, à quatre heures, au Palais du Trocadéro, conférence de M. Holtz. Sujet : De la construction et de l’amélioration des voies de navigation intérieure.
- Les Congrès
- Le congrès international des travaux maritimes, organisé à Paris, à l’occasion de l’Exposition universelle, fera une excursion un peu plus longue que n’ont coutume de le faire les réunions de ce genre. Il est décidé, en effet, que ce congrès viendra examiner les travaux de la Gironde maritime et ceux exécutés en vue d’améliorer les passes de la Garonne.
- On sait qu’il compte parmi sas membres nos plus éminents ingénieurs, de grands entrepreneurs de travaux publics, des officiers généraux de la marine et des délégués des gouvernements étrangers. Il arrivera à Bordeaux le 30 septembre et y séjournera le 1er et le 2 octobre. La chambre de commerce et la municipalité se disposent à lui faire une réception officielle et à lui offrir un banquet.
- Les Concerts à la fête de nuit de dimanche
- Au kiosque n° 1, on entendra la Société musicale-l’Etoile des Ternes, qui est présidée par le sergent Hoff.
- Au kiosque n° 2, la Fanfare de Ménilmontant,. directeur, M. C. Polie;
- Au kiosque n° 3, la Société Chorale, les Enfants de Lutèce;
- Au kiosque m 4, l’Harmonie des Chemins de fer de l’Ouest, sous la direction de M. Reingard ;
- Et enfin, au Dôme central, la Société « l’Harmonie des Charbonnages de Mariemont et de Bas-coup ». Dans le programme de cette Société, nous-remarquons le « Cortège da Bacchus s> (Delibes),. une Marche de Saint-Saëns et les « Scènes Pittoresques » de Massenet.
- A l'Esplanade
- L’administration commence à s’occuper du départ des exotiques de l’Esplanade des Invalides.
- Plusieurs d’entre eux ayant demandé à rester en-France, l’administration examine en ce moment si elle doit faire droit à leur demande.
- Au sujet de ces exotiques disons qu’une médaille nominative et commémorative en nickel sera donnée-en souvenir à chacun des indigènes qui sont venus-à Paris à l’occasion de l’Exposition.
- Ces médailles seront distribuées avant leur départ à ceux des indigènes qui sont encore en France,, et envoyées à ceux qui sont partis.
- Les tickets
- Les tickets d’entrée à l’Exposition, qui étaient récemment montés à 65 centimes, se vendent maintenant au prix de 45 et 50 centimes.
- Les ivrognes
- Mercredi, à deux heures, un gardien de la classe-49, en état d’ivresse, ayant insulté des gardiens delà paix, a été arrêté et envoyé au dépôt.
- Sa révocation a été signée hier.
- Voleurs à la tire
- Les époux Zuckowski ont été arrêtés hier vers sept heures du soir devant l’établissement des gaufres hollandaises, au moment où ils se livraient à l’exploration des poches de leurs voisins.
- Ils ont été envoyés au dépôt avec tous les égards dus-à leur corporation.
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- Le nombre des exposants récompensés étant beaucoup plus considérable que les places dont peut disposer l’administration, il n’y aura d’invités, dimanche, que ceux qui ont obtenu un diplôme d’honneur ou une médaille d’or.
- On voit d’ici la joie de ceux qui ont reçu des-, cartes d’invitation, car ceux-là sont sûrs décompter au nombre de ceux qui ont obtenu les plus hautes récompenses.
- LE PRIX OSIRIS
- Ainsi que nous l’avons dit, le comité de la presse, sous la présidence de M. lourde, remplaçant M. Ilébrard absent, s’est réuni hier à quatre heures au pavillon de la presse, pour examiner les différentes candidatures au prix Osiris de 100,000 francs.
- Après deux heures de discussion, le comité a décidé que le prix devait être décerné aux constructeurs du palais des machines, M. Dutert, l’architecte qui en a conçu l’idée, M. Contamin, le calculateur de la construction et les ingénieurs MM. Charton, Pierron, Deglave, Blavette, Hé-nard.
- Les ouvriers du palais auraient également leur part dans la répartition du prix, répartition qui n’est pas encore arrêtée.
- M. Gustave Simon a été chargé de rédiger un rapport qui sera déposé à la prochaine réunion, où sera arrêtée définitivement la répartition du. prix Osiris.
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- M. Victor Lynen, président du Comité exécutif Belge, offre lundi prochain, un dîner de deux cents couverts à l’Hôtel Continental, au Comité, aux membres du jury et à tous les exposants Belges ayant obtenu un grand prix.
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- A VENUE DES ELVSEES
- COTÉ DE LA PLAGE DE LA CONCORDE
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- COTÉ DE L’AVENUE DANTIN
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- Les lentes ta Congrès international
- DES CHEMINS DE FER
- A PE TI T- BOURG
- Quelques-uns des délégués au congrès international des chemins de fer qui ne connaissaient pas encore les ateliers de Petit-Bourg, s’v sont rendus mardi dernier sur la gracieuse invitation de M. Paul Decauville, qui avait très courtoisement mis son wagon-salon à leur disposition.
- A leur arrivée à Petit-Bourg M. Decauville a dirigé ses invités, avec d’intéressantes explications, à travers ses ateliers où la division du travail est merveilleusement ordonnée.
- Tout, en effet, a été combiné dans ces ateliers pour la bonne construction de la voie et du matériel de ces ingénieux et si utiles chemins de fer, qui, déjà très répandus, sont appelés à un grand avenir, car dans bien des cas ils devront être substitués aux chemins à grande voie prévus dans les projets, si l’on veut éviter de grosses dépenses qu’on reconnaît aujourd’hui être disproportionnées avec les intérêts à desservir.
- En conduisant ses invités jusqu’à son habitation dans un train sur un chemin à voie de soixante centimètres, 1\I. Decauville nous a montré que son système de voies et de wagons bravait courbes et pentes sans danger pour les voyageurs. C’était vraiment un très intéressant coup d’œil de voir ces élégants petits salons et tramways circuler au milieu des arbres dans les allées, aux gracieux contours d’un parc dont une partie est de création récente.
- Après ce petit voyage, dont le but était un déjeuner, qui a été des meilleurs et des plus gais, nous avons assisté à des expériences de manutention qui nous ont démontré que les manœuvres étaient possibles, même avec les plus lourdes pièces, sur ces petits wagonnets, dont la construction, jointe à celle des voies, occupe plus de 800 ouvriers.
- De cette visite aux ateliers de Petit-Bourg et aux installations annexes, dues à l’esprit de prévoyance qu’apporte M. Decauville pour tout ce qui touche au bien-être de son personnel, nous avons emporté la meilleure impression, et nos collègues étrangers nous ont paru être aussi heureusement impressionnés que nous.
- Un membre clu Congrès international des chemins de fer.
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- A L’HOTEL-DE-VILLE
- Mercredi, à quatre heures et demie, a eu lieu, à rHôtel-de-Ville, la réception des ouvriers portugais envoyés à l’Exposition universelle parle conseil municipal de Lisbonne. Les ouvriers étaient sous la direction de M. Maria de Avellar, ingénieur de la ville de Lisbonne.
- M. Ghautemns, président du conseil municipal leur a souhaité la bienvenue : « Je suis d’autant plus heureux, a-t-il dit, de recevoir les ouvriers portugais, que. comme les ouvriers italiens et espagnols* ils font partie de la grande famille latine. »
- M. Maria de Avellar a remercié, en son nom et au nom des ouvriers portugais, le président du conseil des paroles amicales qu’il leur avait adressées. Puis il a dit : « Je suis heureux de profiter de l’occasion qui m’est offerte, pour exprimer mon admiration pour l’Exposition universelle, qui est la vraie merveille du dix-neuvième siècle, et pour adresser à la France mes félicitations de ce grand succès. »
- Après une courte réplique de M. Cliautemps, les ouvriers portugais se sont rendus dans la salle des fêtes où un lunch avait été préparé. Le président du conseil municipal a porté un toast au Portugal, et un ouvrier a bu à l’union des races latines. Ce soir, les ouvriers portugais seront reçus par la délégation de la Bourse du Travail.
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- A la galerie Desaix
- Ce soir à huit heures trois quarts, aura lieu à la galerie susdénommée une audition sur les pianos
- Pleyel et Wolff donnée par M. Francis Thomé, avec •le concours de M. Xavier Leroux, grand prix de Rome.
- En voici le programme :
- 1. (a) Largo du Concerto n° 1.... Beethoven
- (b) Gavotte................. Baci-i-St-Saexs
- 2. (a) Prélude n° 15........... Tiiomé
- (b) Badinage................ Thomé
- 3. (a) Nocturne................ Chopin
- (b) Au Rossignol............ Liszt
- 4. (a) Madrigal................ Tiiomé
- (b) Rigaudon................ Thomé
- 5. (a) Habanera................ Thomé
- (&) Simple aveu,............ Thomé
- (c) Ronde de nuit........... Thomé
- 6. (a) Menuet.................. Thomé
- (bj Sérénade................ Tiiomé
- (c) Marche nuptiale......... Thomé
- A deux pianos.
- MM. Francis Thomé et Xavier Leroux.
- Les obsèques du prince Charles III
- (Dépêche de notre correspondant)
- Monte-Carlo, 26 septembre.
- Les obsèques solennelles du prin ce Charles III ont été célébrées ce matin au milieu d’une foule considérable, venue depuis hier par les divers trains de tous les points du littoral de Cannes à San Rerno. L’affluence était telle qu’on estime à quinze mille le nombre des visiteurs venus à cette occasion, que malgré les efforts des agents et des carabiniers la circulation était impossible sur la place et dans les rues environnantes que devait suivre le cortège pour se rendre du palais à la cathédrale.
- ROUXEL, fld’Armes, 163, r. Montmartre, Paris. Dr catal. 25 c.
- LES CONGRÈS
- Congrès des médecins-vétérinaires
- Le congrès international de médecins-vétérinaires a tenu ses séances à l’hôtel delà Société de géographie, sous la présidence de MM. Chauveau, membre de l’Institut, inspecteur.général des écoles vétérinaires, professeur au Muséum, et Leblanc, membre de l’Académie de médecine. Rapporteurs : MM. Ar-loing, de Lyon ; Perroncito, de Turin ; Neimam, de Saint-Pétersbourg; Remartinez, de Madrid; Tho-massen, d’Utrecht; Gope, de Londres; Potterat, de Berne; Delamotte, Butel, Bafilet, Robinson, de Gfreenoclc, Van Hertzen et Degive, de Bruxelles.
- Le congrès a étudié les question suivantes : la tuberculose aux points de.vue de la police sanitaire et de l’hygiène alimentaire; l’utilité et l’organisation du service sanitaire international; de l’indemnité en cas d’abatage; la prophylaxie de la péripneumonie contagieuse des bêtes bovines et enfin de l’inspection des viandes de boucherie.
- Congrès de Chirurgie
- La. séance d’ouverture du congrès français de chirurgie aura lieu lundi 7 octobre, à deux heures, dans le grand amphithéâtre de la Faculté de médecine, sous la présidence de M.-le baron Larrey.
- Les séances auront lieu ensuite du 8 au 13, deux fois par jour, à neuf heures du matin et trois heures de l’après-midi.
- Concours bimétallique
- Voici le texte du programme du concours sur la question bimétallique :
- « Un prix de dix mille francs (cette somme a été déposée à la Banque de France par M. Henri Cer-nuschi, initiateur du concours) sera décerné à l’auteur du meilleur Mémoire sur la question suivante :
- « Comment se comporteraient le pouvoir payant de l’argent et le pouvoir payant de l’or, si, en Angleterre, en France, en Allemagne et aux Etats-Unis était pratiqué le système monétaire ci-après;
- « Unité monétaire bimétallique, appelée juste; ayant cours forcé pour toute somme ; le juste d’argent au poids et à la finesse de la pièce de cinq francs en argent; le juste d’or au poids et à la finesse du dollar en or des Etats-Unis. Le monnayage gratuit et libre pour tous. »
- li y aura un second prix de cent livres sterling offert par sir Henry Meysey-Thompson.
- M. Henri Cernusclii aurait souhaité que M. Gos-chen, l’éminent chancelier de l’Ecliiquier, consentit à être juge de ce concours. Malheureusement, il ne lui a pas été possible d’accueillir sa proposition.
- Voici la réponse qu’il a adressée à M. Henri Cer-nuschi ;
- « Clonmél, le 19 septembre.
- « Mon cher Monsieur,
- « J’apprécie hautement le sentiment du bien public qui vous a porté à offrir un prix destiné au meilleur Mémoire sur quelques-unes des questions qui se rattachent au bimétallisme. Je considère aussi comme très flatteur pour moi votre désir de me constituer juge de ce concours. Je viens néanmoins vous prier d’être assez aimable pour permettre que je m’excuse en invoquant le lourd et continuel travail qui pèse sur moi. Il m’interdit d’accepter une mission extrêmement intéressante, mais en même temps très laborieuse. Ce concours' en effet, sera certainement nombreux et important et il me serait impossible de donner une attention suffisamment sérieuse aux divers travaux qui s’y produiront, sans y employer beaucoup plus de temps que je n’en ai à ma disposition. Il vous sera d’ailleurs facile, j’en suis sûr, de trouver un autre juge qui, — sans cependant s’y intéresser autant que moi, — aura plus de loisir pour entreprendre le travail que vous désirez.
- « Croyez-moi votre très sincère,
- « George J. Goschen. »
- Congrès du repos hebdomadaire
- Le Congrès du repos hebdomadaire a tenu sa première séance mardi matin, dans la salle du cercle populaire de l’Exposition, sous la présidence de M. Léon Say. - . '
- Le président a déclaré le Congrès ouvert. Il en a indiqué le but et en a fait ressortir l’importance. Il a donné lecture de plusieurs lettres d’adhésion. Celles de M. Harrison,- -président des Etats-Unis, et M. Gladstone, ont été particulièrement remarquées. Voici ces lettres :
- Lettre du président Harrison à M. Léon Say
- « Cher Monsieur, j’accepte avec plaisir de devenir membre honoraire du Congrès du repos hebdomadaire.
- « L’expérience et l’observation m’ont convaincu que toute personne travaillant des mains ou de la tête a besoin du repos qu’une observation générale du dimanche peut seule lui garantir.
- « Les philanthropes et les chrétiens peuvent envisager la question à des points de vue différents. Mais soit que nous considérions l’homme comme un animal ou comme un être immortel, nous devons nous unir pour lui assurer le repos que le corps .et l’esprit réclament également pour être places et maintenus dans les meilleures conditions possibles.
- « Ceux qui ne voient pas le commandement divin dans là Bible ne pourront manquer de le trouver écrit dans l’homme lui-même. »
- Lettre de M, Gladstone
- « Il est pour moi incontestable que l’observation , du repos du dimanche a des racines profondes aussi bien dans les convictions que dans les habitudes de l’immense majorité de mes compatriotes. S’il apparaît à beaucoup d’entre eux comme une nécessité de la vie spirituelle et- chrétienne, d’autres, en non moins grand nombre, le défendent avec une égale énergie, comme une nécessité sociale.
- « La classe ouvrière en est extrêmement jalouse et s’oppose, non seulement à son abolition avouée, mais à tout ce qui pourrait contribuer indirectement à ce résultat.
- « Personnellement, je me suis toujours efforcé, autant que les circonstances me l’ont permis, d’user pour mon compte de ce privilège. Et maintenant, parvenu près du terme d’une carrière publique laborieuse de près de cinquante-sept années, j’attribue en très grande partie à cette cause la prolongation de ma vie et la conservation des facultés que je puis posséder encore. En ce qui concerne les masses, la question est bien plus importante ; c’est la question populaire par excellence. »
- Après avoir reconnu, sur les rapports de MM. Haegler, docteur en médecine.à Bâle, et Thouverez, professeur de philosophie au lycée de Bourges, qu’un jour de repos par semaine était nécessaire à l’ouvrier, tant au point de vue hygiénique qu’au point de vue social, le congrès a examiné si ce principe, ben en lui-même, était pratique, notamment dans les grands centres ouvriers, dans les grandes usines où le personnel est obligé de se livrer à un travail sans répit, par suite de l’emploi des machines qui, elles, ne peuvent s’arrêter sans causer des dommages souvent fort considérables.
- La question a été discutée à ce point de vue par
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Jules Pagny, industriel à Bruxelles. Il a cité de nombreux témoignages d’industriels en tous genres, raffineurs, maîtres de forges, qui ont réussi à donner un jour par semaine à leurs ouvriers sans avoir eu à constater le moindre ralentissement dans la production; néanmoins, sur les observations de plusieurs délégués étrangers, le congrès n’a pas voulu se prononcer d’une façon absolue et a voté les conclusions suivantes :
- j.o Le repos du dimanche est possible, à des cle-arés divers, dans toutes les industries. Le dimanche est le jour qui convient le mieux au patron et à l’ouvrier, tant au point de vue de l’individu qu’à celui de la vie de famille, et il est bon que le jour de repos soit, autant que possible, le môme pour tous.
- 2o Quand le repos du dimanche est irréalisable pour des raisons majeures, techniques ou autres, il doit y être suppléé par d’autres jours de congé, de telle manière que l’ouvrier ait cinquante-deux jours dans l’année, aussi régulièrement espacés que possible. Ce repos permet à l’homme de produire un travail plus considérable et mieux fait, en ce qu’il contribue à soutenir son entrain et à restaurer ses forces physiques.
- Il est du devoir et de l’intérêt matériel et moral de l’Etat et de tous les ehefs d’industrie de donner le bon exemple dans ce domaine.
- Enfin, un dernier vœu a été admis par le Congrès. Ce vœu tend à recommander aux patrons de faire la paye des ouvriers un tout autre jour que le samedi ou le dimanche. Dans certains établissements industriels elle est pratiquée avec avantage le vendredi; dans d’autres, on a eu recours à certaines combinaisons qui ont donné également de bons résultats.
- Le Congrès, qui tiendra sa séance de clôture aujourd’hui, vendredi, discutera les mesures légales prises dans les différents pays et les associations fondées en faveur du repos du dimanche.
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- LES ASCENSIONS A LA TOUR
- A PIED
- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du fer au 2& étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au fer étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du fer étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du'2e étage :
- Jusqu’au Ier étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est
- obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et 3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- VARIÉTÉ’
- La Russie
- Pour n’être pas officielle, la participation de la Russie à l’Exposition n’en a pas été moins importante : cinq cents des sujets du czar ont répondu à l’appel de la France et de leurs efforts combinés est sortie une fort belle section où tout mérite l’attention et devant les vitrines de' laquelle on passe facilement une couple d’heures.
- L’exposition russe commence dès le vestibule qui la précède; il est impossible de ne pas donner un regard à la façade sur laquelle se détachent une série d’appliques reproduisant les spécimens les plus célèbres de l’architecture byzantine de Moscou ; le Kremlin est là tout entier.
- Malheureusement pour bien juger de l’effet de cette décoration, il faudrait pouvoir reculer et le peu de largeur du vestibule ne le permet pas. On est d’ailleurs attiré immédiatement par les splendides pièces d’orfèvrerie et les bijoux byzantins que renferment les montres des exposants qui, faute de place à l’intérieur du vaste salon consacré à la Russie, ont dû se contenter de s’installer dans le vestibule.
- Un des premiers objets à voir est un coffret en argent sur le couvercle duquel se déroulent les splendeurs du couronnement de l’empereur Alexandre III : l’artiste a choisi le moment où le nouveau souverain effectue son entrée au , Kremlin : c’est une véritable page d’histoire.
- Dans une vitrine spéciale, le voyageur Alibert expose les albums de ses voyages en Sibérie, des échantillons de graphite et de néphrite, des vitraux et bijoux en néphrite et des zibelines de Sibérie.
- lie graphite provient des mines de Batougol, dans la Sibérie orientale. La néphrite est employée en Chine à la fabrication d’objets de luxe; c’est ainsi que le sceptre de l’empereur du Milieu est en néphrite; aujourd’hui les bijoutiers d’Europe commencent à la mettre en œuvre.
- Des trois plaques de néphrite exposées par M. Alibert, la principale représente en transparence les armes de l’Empire russe; les deux autres sont des vitraux d’une épaisseur de trois millimètres dont on peut ainsi voir les nuances variées. Au bas de ces vitraux se trouve une plaque en bronze doré rappelant les éloges adressés, en 1886, à l’explorateur par l’empereur de Russie.
- Le premier des albums exposés contient 12Q vues d’après nature de la Sibérie orientale et occidentale, représentant les villes, les sites les plus pittoresques,les mines d’or et leur exploitation. Il fait partie de la bibliothèque du Conservatoire des arts et métiers à laquelle M. Alibert en a fait don.
- Les visiteuses de la section russe ont naturellement une prédilection marquée pour la partie où sont exposées les fourrures. Zibeline, renard, martre, putois, kerbogan, castor du Kamtschaka, ours, lynx, lollinsky, hermine s’offrent à elles sous les formes les plus variées et les plus séduisantes. Il y a là des pelisses d’une ampleur et d’un confortable dignes des
- boyards le plus invraisemblablement millionnaires. Et tout près, vous trouverez de petits objets en fourrure dont le bas prix surprend.
- Une odeur forte se dégage de toutes ces dépouilles d’animaux utilisées pour le vêtement humain ; ce n’est cependant encore rien en comparaison des senteurs qu’exhalent les cuirs blancs, noirs et rouges. Le cuir de Russie, sous forme de porte-feuille ou de porte-monnaie, a une odeur fort agréable et que l’on recherche volontiers, mais lorsqu’on passe au milieu d’une double rangée de bottes et de selles ainsi parfumées, la migraine vous saisit et l’on fuit en toute hâte.
- Les magnifiques brocarts d’or et d’argent destinés aux ornements religieux, les soieries pour l’Orient, des velours tissés de trois mètres de largeur, des écharpes brodées dans le genre caucasien, sollicitent quelques pas plus loin l’attention et excitent l’admiration.
- Puis, voici la collection des bustes en bronze de tous les grands princes, czars et empereurs russes : le modèle de la porte du tombeau de Pojarski à Sousdal, et cent autres bronzes d’art, en face, des porcelaines fabriquées dans le gouvernement de Wladimir et à Riga ; des services de table de style byzantin, en argent et or. des objets en argent genre caucasien.
- Le fac-similé d’un meuble du seizième siècle pris dans l’église de l’Assomption, de Sousdal, est voisin d’un immense buffet de chêne sculpté rehaussé de ferrures, qui est une des plus belles pièces d’ameublement de. l’Exposition.
- Les saintes images polychromes qu’on trouve en Russie dans presque toutes les maisons, des miroirs aux cadres d’or sont également agréables à examiner. Il est étonnant que la mode ne se soit pas encore emparée de ces motifs de décoration et que « l’icône » russe ne soit pas plus répandue à Paris.
- L’exposition de la Russie est surtout, on le voit, une exposition de détail ; les cinq cents exposants qui y ont pris part n’ont disposé chacun que d’un emplacement relativement restreint. Le nombre des objets semblables se trouve donc forcément limité et on n’éprouve aucune lassitude en visitant cette section. L’œil et l’esprit passent en effet à chaque instant,. d’un sujet à un autre.
- L’impression d’ensemble qu’on emporte est que, dans un grand nombre de branches industrielles et artistiques, la Russie occupe un rang-en rapport avec sa puissance et le grand rôle que lui réserve l’avenir dans la solution des problèmes de la politique internationale.
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- LA BOURSE
- Ainsi qu’on le prévoyait, la Banque d’Angleterre a porté le taux de l'escompte à .3 0[0. La Banque de France ne l’a pas imitée, mais il est probable que les reports seront eliers à la prochaine liquidation. Celte perspective arrête un peu la hausse. Le 3 0\0 cependant arrive à 86 40, l’amortissable à 90 70, le 4 1$ est à 104 75.
- La Banque de France est banne à acheter à 4080, de meme que la Banque de Paris à 815 et le Crédit foncier à 1287 50. Le renchérissement de l’escompte ne peut être que profitable aux établissements de crédit.
- L’Italien à 93 05, l’Extérieure à 75 5(32, l’Egypte à 464, le Hongrois à 85 5(8, le llusse 1880 à 93 Ipf le Turc à 16 70, le Suez à 2302 50, le Nord à 1762 50 ont un bon courant d’affaires.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DEM889,
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla', Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante ; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2® Série. — N° 136.
- Le Numéro : IL £5 Centimes
- D'manclie 29 Septembre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- A B O N N E !Y! E N T S
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour 'Wade, Blomfield House, London-Wall.
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de VExploitation).
- SOMMAIRE — Partie officielle : Décret. — Partie non officielle: Chronique. — Le prix de 100,000 francs. — Dernière Heure..— Echos. — Les Cartes pour demain. — Le Congrès des trois Amériques. — La Distribution des Récompenses. — Le Ventre de Paris et le Gosier de l'Exposition. — Variété. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — La Bourse. — Annonces et réclames.
- LA PAGODE D’ANGKOR
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- PARTIE OFFICIELLE
- Le Président de la République française,
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies.
- Vu la loi du 25 juillet 1873 sur les récompenses nationales ;
- Vu la loi du 15 avril 1889, relative aux récompenses à décerner à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889 ;
- Vu la déclaration du conseil de l’ordre, en date du 26 septembre, portant que la promotion du présent décret est faite en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur.
- Décrète :
- Art. 1er. — M. Cousté (Joseph-Désiré), entrepreneur detravauxpublics à Paris, est promu au grade d’officier dans l’ordre national de la Légion d’honneur.
- Vice-président de la chambre de commerce, dont il est membre depuis 1876, ancien président de section au tribunal de commerce de la Seine, chambre des comités d’admission et des récompenses aux Expositions universelles de 1878 et 1889 ; a exécuté de nombreux et importants travaux pour la Ville de Paris. Chevalier du 20 février 1875.
- Art. 2. — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, et le grand chancelier de la Légion d’honneur sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris le 27 septembre 1889.
- Carnot.
- Par le président de la République :
- Le président dm conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- P. Tirard.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Cet animal n’est pas méchant :
- Quand on l’attaque il se 'défend.
- On peut dire de notre Bulletin officiel, qui fait corps avec l’Exposition, qui a eu foi en elle, alors que mille détracteurs s’acharnaient autour de son berceau et qui n’admet pas que des mains impures touchent à son succès et à sa gloire. Et il lui est permis de dire, en parlant de lui-même :
- Cet animal n’est pas méchant : mais quand on attaque l’Exposition, il la défend,
- Si peu méchant qu’arrivé à son 135e numéro, après cinq mois d’existence, on n’a pas à lui reprocher une ligne de politique.
- Les médecins disent que la femme enceinte est préservée de nombreuses maladies, L’Exposition est enceinte... ce qui l’a préservée de la politique, maladie terrible, endémique, contagieuse, épidémique, cérébrale, qui s’infiltre cependant partout.
- Etat dans l’état, ville dans la ville, l’Exposition, elle, a été un état pacifique dans un état mentalement troublé. La ville enceinte, séparée de la grand# ville par une simple muraille à claire-voie, a été préservée de la folie électorale. Pas une affiche,.pas un énergumène dans son sein.
- ***
- Le Bulletin officiel a bénéficié de cette immunité. Et je défie que l’on trouve dans les quinze cents colonnes publiées par lui depuis l’ouverture de l’Exposition, la moindre fissure par laquelle se soit introduit le virus politique.
- Mais, je l’jpLjlit, quand on attaque l’Exposi-
- tion, il la défend. Et voici que, si j’en crois un télégramme publié par le Matin, le brav’ général chercherait à couvrir ses derrières par un retour
- offensif... contre ses ennemis? Non pas..........
- contre l’Exposition.
- Voici ce que dit le télégramme en question.
- Parlant de l’Exposition, le général a dit que les Parisiens n’y avaient pas gagné d’argent; les seules personnes qui en ont profité sont les hôteliers et les propriétaires de restaurants.
- Les provinciaux qui sont venus visiter l’Exposition ont dépensé tout leur argent, et retourneront chez eux la bourse vide.
- La conséquence est que l’hiver sera rude et que le gouvernement se trouvera en présence de gens qui n’ont pas d’argent.
- Si le brav’ général « croit que c’est arrivé», c’est un niais. S’il ne le croit pas, c’est un... malheureux.
- Mais, brav’ général, si les restaurant sont consommé par millions et par millions du vin, de la viande, du pain, des légumes et des fruits, sur lesquels ils ont fait plus ou moins de bénéfices ; il n’en est pas moins vrai, que ces fruits, ces légumes, ce pain, cette viande et ce vin ne sont pas sortis de votre ex-chapeau à plumes, comme certain morceau de lard, sorti de certain chapeau que votre ami de Luçay connaît bien.
- Ce vin, cette viande, ce pain, ces légumes et ces fruits ont été achetés à la campagne à des prix rehaussés par l’Exposition, donc rémunérateurs. Et l’argent qui est entré à l’Exposition, si vous voulez bien en suivre la trace, brav’ général, vous le retrouverez sous forme d’épargne chez nos paysans.
- C’est que, voyez-vous, brav’ général, l’argent retourne forcément à la terre, qui, au fond, alimente tout, étant le point de départ de toute prospérité et de toute détresse, selon que les recettes qu’elle donne sont bonnes ou mauvaises.
- C’est pour cela, je vous le dis en toute sincérité, vous dites ou une bêtise ou une méchanceté, lorsque vous affirmez que des millions et des millions de francs apportés par des millions d’étrangers accourus à l’Exposition de 1889, ont profité aux seuls hôteliers et propriétaires de restaurants.
- Amen !
- ##
- A mesure que le thermomètre baisse, le cours des tickets d’entrée à l’Exposition suit, lui aussi, une marche descendante !
- La semaine dernière, aux abords de la porte Rapp, on les vendait couramment soixante-cinq et soixante-dix centimes ; les voici aujourd’hui tombés à quarante-cinq et même quarante centimes.
- Si, selon toute probabilité, cette baisse continue et s’accentue, vers le milieu d’octobre on aura des tickets pour trente et même pour vingt centimes.
- Un de nos confrères se livre, à ce propos, au petit calcul suivant :
- Du G mai au 15 septembre, c’est-à-dire en 130 jours, 17,096,952 tickets ont été présentés aux guichets de l’Exposition; soit environ une moyenne de 130,000 par jour.
- En supposant, ce qui est peu probable, que du 15 septembre au 15 octobre, c’est-à-dire en 30 jours, la moyenne soit toujours la même, on aurait à ajouter environ quatre millions de tickets aux dix-sept millions déjà écoulés et on arriverait ainsi à un total de vingt et un millions.
- Des trente millions de tickets émis, il en resterait donc, au lendemain de la clôture de l’Exposition, neuf millions qui n’auraient plus qu’une valeur rétrospective et que les détenteurs vendront à des prix dérisoires plutôt-que de les laisser perdre.
- Nous n’avions donc pas tort de dire, dans notre
- chronique d’avant-hier, qu’octobre nous réservait encore de belles journées : le flot populaire passera tout entier par le Champ de Mars, dès que les tickets seront à la portée des bourses les plus modestes.
- F. L.
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- Plusieurs journaux ont publié des comptes rendus sur la discussion qui a eu lieu, au sein du Comité de la Presse, au sujet du prix Osiris.
- Nous sommes autorisés à déclarer que ces comptes rendus sont, pour la plupart, inexacts.
- -------------- -------------------—----_
- Le prix de 100,000 francs
- M. Osiris, qui n’en n’est pas à ses débuts connue philanthrope, a eu, il y quelques mois, la belle pensée d’offrir un prix de cent mille francs à l’œuvre qui serait jugée la plus remarquable à l’Exposition universelle, au point de vue artistique, au point de vue industriel ef au point de vue de l’utilité publique.
- Des chinoiseries administratives ayant fait surgir des difficultés pour l’acceptation pure et simple d’un aussi généreux don, M. Osiris s’en remit au Comité de la Presse, qui accepta avec empressement la mission d’exécuter son vœu.
- Le Comité de la Presse a laissé cinq mois aux postulants pour établir et présenter leurs titres.
- Il s’est réuni avant-hier pour prendre une décision.
- Il a écarté successivement une foule de prétentions sans valeur et sans importance. Finalement, le cercle s’étant rétréci, le Comité de la Presse s’est renfermé dans la pensée même du donateur dans ce sens qu’il s’agissait non pas de récompenser l’œuvre la plus belle ou la plus remarquable de l’Exposition, au point de vue de l’art, de la bienfaisance ou de l’économie sociale ; mais bien celle qui, à l’Exposition, avait réalisé les progrès les plus grands à tous les points de vue.
- Il a eu alors devant lui la Tour Eiffel et les divers palais de l’Exposition ; mais le comité a écarté la Tour Eiffel, comme étant l’objet d’une exploitation industrielle et comme étant passée aux mains d’une société anonyme.
- Il avait dès lors à choisir entre les divers palais du Champ de Mars.
- Le choix du comité est tombé sur le Palais des Machines, où pour la première fois, on a osé, sans* appuis intermédiaires, ériger des fermes de 115 mètres.
- Il a semblé au Comité que la réalisation heureuse de ce progrès prodigieux, dont la proposition parut dans l’origine stupéfiante par son audace, qui remplit d’admiration les ingénieurs du monde entier, dont futilité pour les gares et pour la couverture de toutes les grandes surfaces est indéniable, répondait pleinement à la pensée de M. Osiris : le Palais étant une œuvre d’art par.la beauté cle sa nef, une œuvre industrielle de premier ordre et aussi une œuvre utile, comme premier type et comme modèle des vastes constructions en fer, sans appuis intermédiaires.
- Le comité à voulu placer au premier rang celui qui a conçu cette idée gigantesque et qui l’a formulée avant tout autre, M. Dutert, l’architecte auquel il a décerné 20,000 francs.
- Il a décerné ensuite 15,000 francs à l’éminent ingénieur en chef qui, par ses calculs et sa haute surveillance, a conduit l’œuvre à bonne fin, M. Contamin.
- Il a entendu ne pas oublier les savants ingénieurs qui ont collaboré avec M. Contamin, en allouant 15,000 francs à MM. Charton, Pierron, Deglave, Blavette et Hénard (3,000 franos * cb*' cun).
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- BULLETIN OFFICIEL LE L’EXPOSITION DE 1889
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- Après avoir disposé ainsi, de la moitié du don de M. Osiris, le Comité a décidé que les cinquante autres mille francs seraient attribués aux ouvriers des usines Cail et Fives-Lille, qui ont fourni un travail réel dans la construction du Palais des Machines.
- On ne pouvait disposer plus judicieusement et plus sagement du don princier de M. Osiris.
- Dernière Heure
- Sur la Tour
- M. Constans a fait, hier matin, l’ascension de la Tour avec Mme Constans, M. Demagny et M. de Joly : un lunch lui a été offert à la dernière plate-forme.
- Les Palmarès
- Il avait été décidé, comme nous l’avions annoncé, que la liste des récompenses paraîtrait demain à l’Officiel. Une décision du conseil des ministres renvoie cette publication à lundi matin.
- Ce n’est que le 15 octobre que seront vendus dans l’Exposition les palmarès que Ton trouvera dans tous les kiosques du Champ de Mars.
- Les Ingénieurs
- Le groupe le plus important des ingénieurs anglais qui sont les hôtes de la Société des ingénieurs français est arrivé hier matin, sous la conduite de M. Eiffel.
- Ils ont visité les aciéries de Saint-Etienne. Pendant deux heures ils ont assisté, émerveillés, au travail de ces immenses ateliers où les ouvriers semblent se jouer au milieu du fer en fusion.
- Sir James Kinston, au nom de ses compatriotes, a félicité les ouvriers de la sûreté de leur coup d’œil et de leur prodigieuse dextérité.
- L’après-midi, MM. Eiffel et Armand de Dax, secrétaire général de la Société des ingénieurs français, ont fait visiter à leurs hôtes les usines de Firminy et d’Unieux.
- Le soir, un banquet offert par la chambre de commerce a réuni les ingénieurs sous la présidence du préfet de la Loire.
- La soirée (Pkier
- Très jolie soirée hier à THôtel-Continental, où le commissaire général des Pays-Bas à l’Exposition universelle et Mme W. van der Yliet recevaient l’élite de la colonie hollandaise. Au nombre des personnages présents, citons le général Brugère, les consuls généraux de Hollande et du Paraguay, M. Clérault, ingénieur en chef des mines, MM. Freiwald, Scheffer, Ileineker, industriels hollandais, etc.
- M. et Mme van der Yliet avaient voulu offrir à leurs invités des distractions originales et ils y ont pleinement réussi en produisant les danseuses javanaises de l’Exposition et tous leurs compagnons, danseurs et musiciens ; deux tableaux vivants des plus réussis : la Fête de Saint-Nicolas, de Jean Steen, et la Ronde de Nuit, de Rembrandt, complétaient le programme.
- À minuit, on a commencé à danser, et, comme il y avait un grand nombre de jolies et charmantes étrangères, le bal a été très animé et s’est prolongé fort tard.
- II. Edison
- Edison a quitté Paris hier soir à six heures. Il se rend au Havre par le train spécial de la Coimj pagnie transatlantique et s’embarque aujourd’hui à bord de la Champagne.
- 11 est enchanté de son séjour à Paris. De nom-
- breux amis l’ont accompagné à la gare Saint-Lazare et M. Rau lui a fait ses adieux au nom du personnel de la Société.
- La dernière journée d’Edison a été consacrée à de courtes promenades à l’Exposition et à des visites à l’Elysée, chez M. Spuller et chez le ministre des Etats-Unis.
- MM. Y ergnes et Hammer accompagnent Edison au Havre.
- Avant son départ, il avait reçu une lettre de M. Spuller lui annonçant qu’il était nommé commandeur de la Légion d’honneur.
- Ordre de service]
- Demain dimanche, jour de la cérémonie de la distribution des récompenses, le Président de la République quittera l’Elysée à une heure cinquante-cinq minutes et se rendra au palais de l’Industrie en suivant l’avenue Marignv, l’avenue des Champs-Elysées, la place de la Concorde et pénétrera dans le palais par l’entrée donnant sur l’avenue du Cours-la-Reine.
- Sur tout le parcours, les troupes feront la haie.
- A l’occasion du passage du cortège du Président, la circulation sera interdite sur l’avenue des Champs-Elysées et sur le quai, à partir d’une heure quarante-cinq minutes. Les personnes qui voudront aller en voiture au Palais de l’Industrie devront s’y rendre ayant cette heure-là.
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- 3ËÏ G II O JS
- Les Conférences
- Aujourd’hui samedi, à quatre heures, conférence au Palais duTrocadéro par M. de Forville : L’Épargne.'
- Visiteurs de marque
- Le duc et la duchesse de Montpensier, arrivés à Paris mercredi, ont visité, jeudi après-midi, l’Exposition.
- l'n peu de politesse S. V. P.
- Constatation faite par un de nos confrères de la Tour :
- Au pied de la Tour Eiffel, à deux pas du pavillon de Suez, il y a un petit kiosque blanc où l’on vend des rafraîchissements variés et des gaufres dites hollandaises.
- Il parait que les gaufres sont excellentes, mais on affirme que les demoiselles préposées au comptoir — dites hollandaises également — so&Wd’une amabilité plus que douteuse
- Avec le plus pur accent batignollais, elles rabrouent leurs clients sur un ton parfaitement désagréable. Il faut ajouter qu’elles n’ont même pas le mérite de compenser l’insuffisance de leur urbanité par des avantages plastiques appréciables — au contraire !
- Sur ce dernier point, il n’y a malheureusement rien à faire, mais le premier mérite d’être signalé à qui de droit
- Les Congrès
- La séance d’ouverture du congrès français de chirurgie aura lieu lundi 7 octobre, à deux heures, dans le grand amphithéâtre de la Faculté de médecine, sous la présidence du baron Larrey.
- Les séances auront lieu ensuite du 8 au 13, deux fois par jour, à neuf heures du matin et à trois heures de l’après-midi.
- Concours de raisins
- Le deuxième concours de raisins, organisé par le comité de la classe 75 (viticulture) de l’Exposition
- universelle, s’est ouvert hier dans les galeries du Trocadéro.
- Cette exposition renferme les échantillons des cépages de tous nos grands vignobles et peut permettre au public d’apprécier ce que sera la récolte de 1889.
- A côté de nos anciens cépages français, on voit les produits des cépages américains soit producteurs directs, soit greffés, qui peuvent s’adapter aux différents sols de notre pays.
- La visite de cette exposition permet de se rendre compte des progrès accomplis dans la reconstitution de notre vignoble national.
- LES CARTES POUR DEMAIN
- gComme nous l’avons déjà dit et contrairement à ce' qui avait été décidé d’abord, les cartes violettes de presse ne donneront pas droit d’entrée à la fête de dimanche.
- Seront seuls admis les journalistes munis d’invitations spéciales, c’est-à-dire des cartes jaunes,portant la mention : Tribune de presse.
- Yoici du reste la nomenclature des cartes qui ont été créées pour cette fête :
- Cartes violettes (estrade du jury). — Membres des jur-ys supérieurs et de groupes;
- Cartes chamois (enceinte officielle, parquet). — Membres des jurys de classes, comités français et étrangers;
- Cartes vertes (amphithéâtre). — Exposants français — quelle que soit la récompense;
- Cartes lilas (tribune nord rez-de-chaussée). — Exposants étrangers sans distinction de récompense;
- Cartes oranges (tribune sud, rez-de-chaussée). — Invités;
- Cartes roses (tribune sud, 1er étage). — Invités;
- Cartes bleues (tribune nord, 1er étage). —• Invités];
- Cartes blanches. — Tribune officielle.
- Les membres des comités qui prennent part au défilé reçoivent une lettre d’invitation qui leur tiendra lieu de carte d’entrée.
- Cette.lettre est imprimée sur papier chamois. Les destinataires sont invités à se rendre directement aux salons du premier étage, où le cortège sera formé d’avance.
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- LE CONGRÈS DES TROIS AMÉRIQUES
- La Nortfi American Revieio n’espère pas de résultats immédiats du grand congrès économique de tous les Etats du Nouveau Monde, qui doit se réunir à New-York dans les premiers jours du mois d’octobre prochain :
- Pour le moment, dit M. William Eleroy Curtis, la conférence ne produira pas des échanges d’effusions sentimentales.
- Un des principaux motifs dont se sont inspirés les hommes qui ont pris l’initiative de cette réunion a été l’intérêt que nous portons à des voisins et le désir de les mieux connaître. L’ignorance des habitants des Etats-Unis au sujet de tout ce qui concerne l’Amérique latine est tout simplement étonnante. Il n’v a pas longtemps que, dans un discours officiel prononcé à Washington, un membre du cabinet a fait de Buenos-Ayres la capitale du Brésil.
- Les magistrats ne connaissent pas mieux la géographie que les ministres. Il est arrivé, naguère, à un juge de la cour suprême des Etats-Unis de demander quelle est la langue que l’on parle au Chili. Dans les écoles, on enseigne encore aux enfants que la République argentine est une confédération sans tenir aucun compte de la guerre qui a fait de ce pays un Etat unitaire. Il convient, d’ailleurs, d’ajouter que nos voisins et amis de l’Amérique du Sud ne nous connaissent guère mieux que nous n.e les connaissons eux-mêmes.
- Défions-nous de cette indifférence et de cette ignorance si complaisamment affichées. Il est bien vrai que les Ymnkees n’ont entrepris que depuis quatre années seulement la conquête
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- économique de l’Amérique du Sud ; mais ils ont rattrapé le temps perdu. La race anglo-saxonne est habile, patiente et tenace, tandis que les Latins sont des hommes du premier mouvement, qui ont beaucoup de peine à résister à la fascination des phrases toutes faites.
- Puissent nos frères du Nouveau-Monde être assez clairvoyants pour ne pas se laisser exploiter et ruiner de fond en comble, afin dé rendre hommage à la formule : « L’Amérique aux Américains. »
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- LA DISTRIBUTION DES RÉCOMPENSES
- Voici le programme de cette cérémonie :
- 1° De une heure et demie à une heure quarante-cinq : Marche héroïque (Saint-Saëns), avant l’entrée de M. Carnot,
- Le président de la République, entouré de ministres, prendra place sur l’estrade officielle qui fait face à la porte principale.
- 2° A deux heures, la Marseillaise sera exécutée à l’entrée de M. Carnot.
- 3° Lever du rideau aussitôt la fin de la Marseillaise.
- 4° Au signal du trompette placé sur l’estrade officielle, les trompettes du balcon du grand escalier répondront et le cortège se mettra en marche.
- Voici la composition du cortège : les comités étrangers,classés par ordre alphabétique,ayant à leur tête, autour du drapeau, les gardiens de leur section ou de leur pavillon ; un peloton de soldats français ; les neuf comités français de groupes précédés de bannières ; enfin, les commissariats de l’Algérie, de la Tunisie, des colonies et des pays de protectorat.
- Le défilé descendra par le grand escalier, traversera la salle dans sa partie centrale et dans toute sa longueur, puis faisant un crochet à droite, passera au pied de la tribune présidentielle. Ensuite il pénétrera par une porte latérale sur la scène, où il prendra place.
- 5° Pendant le défilé les orchestres et les chœurs du Conservatoire, sous la direction de. MM. Saint-Saëns, Massenet et Léo Delibes, exécuteront les morceaux suivants :
- Marche d ’Hamlet (Ambroise Thomas); Apothéose de la Symphonie triomphale de Berlioz; chœur des soldats de Faust (Gounod).
- 6° Dès que les derniers membres du cortège auront pris leur place sur la scène, M. le président de la République prononcera un discours.
- Puis on exécutera Imoc, de M. B. Godard.
- 7° Discours du président du conseil des ministres.
- 8° Exécution d’un morceau de M. L. Delibes.
- La cérémonie continuera par la proclamation des récompenses.
- 9° Exécution de la Marseillaise.
- Le soir, grande fête de nuit à l’Exposition. Illumination des pelouses; jeu des fontaines lumineuses ; embrasement de la Tour Eiffel. Cinq tickets seront exigibles à partir de cinq heures du soir.
- L’administration supérieure de l’Exposition est assaillie de demandes de cartes d’invitation. Il ne pourra être répondu à aucune de ces demandes. Toutes les places sont prises ; elles ont été réparties exclusivement, en dehors des tribunes officielles, entre les membres des comités et jurys de l’Exposition et les exposants titulaires de hautes récompenses.
- LE VENTRE DE PARIS
- ET
- LE GOSIER DE L’EXPOSITION
- L’Octroi divise en plusieurs groupes de renseignements les tableaux qu’il communique mensuellement aux bureaux de la sta istique municipale; ces groupes sont présentés sous les rubriques suivantes :
- Poissons. — Alcools dénaturés.— Liquides autres que les boissons.— Comestibles.— Combustibles. — Matériaux. — Bois à ouvrer, bateaux et bois de déchirage. —Fourrages. — Objets divers.
- Evidemment chacun des recensements afférents à ces rubriques diverses peut être considéré, dans une certaine mesure, tout au moins — comme thermomètre de l’activité générale, et du développement de vie occasionné dans Paris, depuis cinq mois, par l’arrivée des visiteurs de province et de l’étranger.
- Mais il est clair que certaines, formes de consommation se ressentent d’une façon plus directe de l’accroissement d’activité et de circulation qui s’est manifesté chez nous depuis le début de l’Exposition.
- Ainsi l’Exposition n’a dû influer que très indirectement, et très faiblement aussi, sur la consommation des combustibles et des matériaux; elle a dû exercer une influence déjà plus sensible sur la consommation des fourrages ; mais nulle part le contre-coup ne s’en est fait plus directement et plus fortement sentir que sur celle des comestibles et des boissons.
- On en jugera par la comparaison des tableaux suivants. Nous ne donnons que des chiffres ronds, pour en faciliter la lecture.
- L’Octroi avait reçu, en juillet 1888, les quantités suivantes de boissons ;
- hectolitres
- Vins en cercles et en bouteilles............... 345.000
- Alcool pur et liqueur................... 12.000
- Cidres et poirés........................ 10.000
- Bière................................... 26.000
- Et les quantités suivantes de comestibles :
- kilogr.
- Viande dAboucherie.................. 14.000.000
- Viande de porc....................... 2.000.000
- kilogr.
- Volaille et gibier................. 1.500.000
- Poissons............................... 400.000
- Beurres et from âges............... 2.000.000
- Œufs................................. 1.700.000
- Voyons maintenant à quels chiffres se sont élevées les consommations similaires, au mois de juil-
- let de cette année :
- hectolitres
- Vins.................................... 383.000
- Alcools et liqueurs...................... 13.000
- Cidres et poirés......................... 19.000
- Bière.................................... 54.000
- kilogr.
- Viande de boucherie.................. 15.000.000
- — de porc......................... 2.000.000
- Volaille et gibier................. 1.600.000
- Poissons........................... 550.000
- Beurres et fromages................... 2.100.000
- Œufs.................................. 1.840.000
- On remarquera que la consommation de la viande de porc est seule restée à peu près stationnaire..
- Il est vrai que la consommation de la charcuterie a presque doublé ; elle était de 143,000 kilos en juillet 1888 ; elle s’est élevée, en juillet 1889, à 224,000 kilos !
- Ces chiffres n’étonneront aucun de ceux qui ont eu l’occasion de flâner au Champ de Mars, le dimanche soir, à l’heure du déballage des saucissons.
- Je me permettrai de pousser un peu plus loin encore les chiffres et les appréciations de mon excellent confrère Emile Berr, du Figaro de la Tour. Et je me demande (ce que vous vous êtes déjà demandé sans doute), quelle quantité de liquide peuvent absorber les visiteurs de l’Exposition pendant une bonne journée de septembre ?
- Mettons-la à 150,000 personnes.
- Pour arriver à une appi'éciation présentable il n’y a qu’une base possible, celle qu’admet le commerce de Bercy pour la consommation du vin.
- Il est admis que chaque habitant de Paris consomme en moyenne 60 centilitres de vin par jour. Et encore les enfants, les vieillards et les malades sont-ils compris dans cette moyenne. Elle est donc admissible pour l’Exposition, où ne viennent que des visiteurs valides.
- A 60 centilitres par figure, 150,000 visiteurs consommeraient 90,000 litres, soit environ 400 barriques de vin par jour) sans compter la bière, les cidres et les alcools étendus d’eau et les sirops, que l’on pent évaluer ensemble à un chiffre égal à celui du vin. Il s’en suivrait que près de 800 barriques de liquide passent par les 150,000 œsophages qui honorent l’Exposition de leur présence en une seule journée.
- Or, en mettant bout à bout ces 800 barriques, on arriverait à up assez joli boudin, long d’un kilomètre. et si l’on renfermait le liquide dans un canal large de 2 mètres et profond de 40 centimètres, on pourrait y faire évoluer de petits canots à vapeur qui pourraient fournir des courses de mille mètres. Insondable le gosier des humains !
- Ch. L.
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- VARIÉTÉ
- Le Pavillon des Tabacs
- Un des pavillons les plus intéressants parmi ceux qui environnent la tour Eiffel est celui que radministration des Contributions indirectes a ouvert, un peu tardivement, il y a quelque temps.
- Une élégante construction, tout en fer, avec deux perrons, entre lesquels se trouve une plantation de tabac en fleur, réunit la collection la plus complète qu’il soit possible de voir de tous les échantillons de tabac, depuis la « carotte » du douanier jusqu’aux monstrueux invencibles à 5 fr. pièce des millionnaires, en passant par toutes les qualités de cigarettes empaquetées vendues par l’administration.
- Au milieu des vitrines contenant la -multitude de ces échantillons, ainsi que des feuilles de tabac de tous les pays, se trouve une machine fort compliquée, mais très ingénieuse, que l’Etat vient d’acheter à un inventeur. Elle peut produire 3,000 cigarettes à l’heure, et elle a pour avantage de n’employer que la quantité de papier strictement nécessaire à l’enveloppement du tabac. Cette cigarette, nouveau modèle, promet d’avoir tous les agréments de la cigarette à la main, puisque, fermée sans gomme, elle est faite d’un tabac qui n’a pas eu besoin d’être préalablement séché. Voici de quoi se compose cette superbe invention.
- A l’une des extrémités, une bobine de papier sans fin qui, au passage, est timbré en rouge ; puis, une broche servant à former le tube, non collé, mais simplement replié à l’intérieur ; enfin, un appareil remplissant le tube en le poussant sur un entonnoir d’où sort le tabac, — et un coffret qui reçoit les cigarettes, toutes coupées, à leur chute.
- A l’autre extrémité de la machine se trouve une seule ouvrière installée devant un distributeur automatique, préparant et conduisant la quantité de tabac nécessaire à la formation de la cigarette. L’appareil est complété par une boîte servant à déposer le tabac pour l’alimentation du distributeur — par un coffret disposé pour l’emmagasinement des cigarettes par mille — et par un levier de débrayage qui met la machine en marche et l’arrête.
- Le public s’intéresse énormément à cette exhibition ; on se presse du matin au soir devant les ouvrières qu’on interroge, mais qui ne répondent pas, — obéissant à une consigne sévère. Nos lecteurs nous sauront donc gré de leur avoir décrit cette merveilleuse mécanique, dont les détails ne sont pas faciles à saisir au premier abord.
- A côté, et dans le même hémicycle, se confectionnent les paquets de tabacs d’un kilogramme et de quarante grammes. Une fois faits, — et avec quelle rapidité ! — ils sont portés au pesage et placés dans un appareil des plus ingénieux. Cet appareil les apporte sur une balance d’une extrême sensibilité, laissant passer ceux dont le poids est exact, tandis qu’un mécanisme fort ingénieux renvoie de côté les paquets trop légers, qui doivent être recommencés.
- Sur les murs sont appendues toutes les statistiques de l’administration des tabacs, avec des cartes de France nuancées suivant la production et la consommation du tabac sur les différents points du pays.
- Nous y apprenons que ce sont les habitants du Nord qui sont les fumeurs les plus enragés. Chaque habitant y consomme, annuellement, 2,241 grammes de tabac.
- En seconde ligne, vient le Haut-Rhin, avec une moyenne de 1,951 grammes par habitant. Puis le Var, avec 1,678 grammes; la Meurthe-et-Moselle, avec 1,627 grammes; le Pas-de-Calais, 1,645 grammes, etc. La Seine arrive en cinquième rang, avec 1,370 grammes.
- Les départements où l’on fume le moins sont:
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- la Haute-Loire, 477 grammes par habitant ; la Vendée, 490 grammes ; le Cantal, 480 grammes, etc., etc. Les autres départements tiennent la moyenne entre 500 et 1,000 grammes.
- Dans une seconde salle, l’administration a exposé des réductions de tous les systèmes de ' machines qui servent au travail du tabac. Mais, comme ces machines ne marchent pas, et que personne n’est là en mesure de donner au public les explications qui pourraient lui servir à comprendre, l’intérêt de ce coin de l’Exposition nous paraît absolument nul.
- Il y a, pourtant, écrit sur des plaques de cuivre : essoreuses de Nantes, laveuses de Bordeaux, coupe-cigares de Château roux, machines de rapage, de tannage, de pilonnage du tabac à priser, mouilleuses, monte-charges, tire-sacs, hachoirs pour poudre de tabac, dont le rendement est de 800 kilogrammes à l’heure ; presse hydraulique pour la fabrication des carottes, sécheur pour tabac à fumer, 1,000 kilogrammes à l’heure, etc., etc. Mais, je le répète, devant ces engins qui doivent être d’une combinaison admirable, les visiteurs passent sans s’arrêter; les plus curieux tournent deux minutes tout autour, et s’en vont.
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- LE CHAMP DE MARS
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- (Suite)
- Le banquet des maires et la fête nationale (14 juillet 1888)
- Déjà, nous l’avons dit en son temps, le Champ de Mars avait vu un banquet de quinze mille couverts; mais ce banquet, peu luxueux dans sa distribution, avait lieu à l’air libre, et d’ailleurs, on ne dînait pas en 1815 comme on dîne aujourd’hui.
- • Le repas du 14 juillet 1888, nous semble être le premier qui, à Paris, ait réuni en lieu clos, au milieu d’un décor magnifique, un nombre aussi considérable de convives. Ses organisateurs nous paraissent avoir le droit d’être fiers de leur complète réussite.
- Veut-on se représenter ce qu’il a fallu d’initiative, de soins, d’intelligence, pour obtenir le résultat cherché.
- Il y avait, à servir, soixante-seize tables, y compris la table d’honneur. Cinq cent cinquante maîtres d’hôtel, cuisiniers ou aides furent employés à cette tâche; pour tous les services, vingt-sept mille assiettes passèrent successivement devant les invités, chacun ayant près de lui cinq verres, pour les différents vins qni étaient offerts.
- Ces chiffres suffisent, le reste étant à l’avenant.
- Après le discours de M. Carnot, les présentations eurent lieu, puis les convives se répandirent de nouveau dans les chantiers, afin, d’assister au feu d’artifice qui devait être tiré sur la deuxième plate-forme de la Tour Eiffel, à cent treize mètres d’élévation.
- Vu du Champ de Mars, le spectacle était extraordinaire de grandeur. Sous l’arc de la tour, éclairée seulement par les illuminations voisines, et, de temps à autre, par des jets de lumière électrique, se développait, dans son imposant ensemble, le palais du Trocadérc, brillant de milliers de feux de couleurs différentes.
- (l)LeChamp de Mars, 1750-1889, par Eÿnest Ma-indron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume granu in-8° illustré.
- A dix heures, le signal du feu d’artifice était donné. Trois artificiers, parmi lesquels se trouvaient MM. Edouard Philippe et Dida, étaient à leurs postes, et furent seuls à jouir, non sans danger, d’un spectacle que personne, sans doute, ne reverra.
- Qu’on nous permettre de reproduire ici le saisissant tableau qui en a été publié par le journal le Temps, nous ne saurions mieux faire :
- SUR LA TOUR EIFFEL
- Voir l’embrasement de la tour, admirer les cascades d’étincelles qui tombaient de son sommet, c’est ce qu’un million de Parisiens ont fait hier soir. Mais un spectacle dont ils ne pouvaient jouir, c’était celui qu’offrait le feu d’artifice vu du haut de la tour elle-même avec Paris illuminé à ses pieds. Spectacle incomparable. Derrière d’épais nuages, tandis que, à cette hauteur, lèvent redouble et qu’il fait un froid vif, le soleil disparait, et peu à peu l’ombre fond les profils aigus des toits.
- Paris s’allume.
- Dire que Paris s’allume, c’est pourtant exagérer. Paris s’éteint, au contraire. Mais cette masse prodigieuse qu’on sent vivre, qu’on entend vivre, se pique par ci par là de points lumineux, qui vont se multipliant à l’infini, et qui forment bientôt une sorte de voie lactée étendue à nos pieds. Les illuminations s’allongent lentement : on dirait des serpents de feu dont les tronçons rampent, grandissent et se rejoignent enfin.
- La salle du banquet des maires nous apparaît sous la forme d’une carapace lumineuse. Les rues avoisinantes ont été évacuées. Des troupes en nombre important les occupent.La foule, au Troçadéro, est immense. Il se trouve là, au centre, deux pièces ovales de gazon entourées d’un trottoir; sur ces trottoirs, en rang régulier,se sont assis des gens, et cela forme, vu du haut de la tour Eiffel, un encadrement fort étrange.
- Bientôt, l’obscurité grandissant, la foule disparaît; elle se fond dans la masse sombre. Mais nous sentons qu’elle est toujours là plus nombreuse, plus vivante. C’est d’un effet incomparable, du haut de la tour, le bruit que font ces- centaines de mille personnes. A certains moments, la tour est éclairée par des jets de lumière oxhydrique. Nous ne pouvons pas juger du coup d’œil. Nous savons seulement que c’était pour nos yeux quelque chose de très désagréable. Mais cette foule énorme trahissait aussitôt, son enthousiasme par des cris confus qui nous arrivaient de toutes parts, et semblaient parfois provenir de si loin, en si grand nombre, que nous nous sentions pleins de respect pour nous mêmes en songeant que nous étions l'arbitre de tout, et qu’au signal convenu, armés de petits tisons, nous ferions converger’ vers le point unique où nous nous trouvions des centaines de milliers de regards.
- Malheureusement, cet ambitieux orgueil ne tarda pas à être déçu. Sur la plate-forme de trente-quatre mètres de côté que nous occupions se trouvaient disposées en bon ordre les pièces d’artifice. Ces pièces se composaient d’une galerie entourant la plate-forme à hauteur d’homme. Cette galerie comprenait 680pluies de feu et 680 chandelles romaines. Une série de feux devaient remplacer les fusées, auxquelles il avait fallu renoncer, pour le sommet du moins. Les fusées devaient partir d’en bas, en face de chacun des angles de la Tour Eiffel. Qu’y avait-il encore ? Deux mille saucissons détonants avaient été suspendus à vingt-cinq mètres au-dessous de notre plancher. Enfin, le bouquet qui occupait le centre de la plate-forme, se composait de trois milles chandelles romaines, suivies de quatre cents bombes tricolores.
- Après quelques minutes d’attente, le signal est donné. Nous occupons tous des abris déterminés. M. Dida, l’artificier, allume son tison. Il y aune demi-minute d’angoisse. Allons-nous sauter avec le feu d’artifice ou brûler avec le plancher? Brusquement, une série de détonations éclatent. Nous sommes dans un nuage de fumée et de feu. Puis tout disparaît dans l’obscurité. Un second feu succède au premier. C’est le signal pour les fusées qui partent de terre. Celles-ci, qui sont magnifiques, s’élèvent à quelques mètres seulement au-dessous de nous. Le vent d’Est pousse naturellement vers la plate-forme celles qui sont tirées de ce côté. Nous sommes donc attaqués par un point auquel nous n’avions guère songé. Cette pluie de feu qui nous tombe sur la tète est intolérable. Sans compter que sur la plate-forme les détonations continuent et que la fumée est épaisse.
- Dans la Tour tout entière, c’est une trépidation constante. La chaleur est si forte que les fers eux-mêmes sont chauds au toucher. Le vacarme est horrible. Tout à coup, on signale un incident. La galerie a pris feu avant le temps voulu. C’est une des maudites fusées d’en bas qui bouleverse absolument l’ordre fixé. Alors, tout autour de nous, un bruit étourdissant éclate.
- La fumée, où nous distinguons pourtantla bonne odeur de la poudre, nous asphyxie. Les étincelles
- tombent avec un bruit métallique étrange. Nous ne voyons rien, d’ailleurs. Tout trépide sous les détonations successives. Car ce n’est pas seulement la galerie qui a pris feu, mais la plupart des autres pièces. Il ne reste guère d’intact que les saucissons et que le bouquet. Enfin, M. Dida met le feu à ces dernières pièces. La chose est finie, le feu d’artifice est éteint; nous n’en avons rien vu. Mais, aussitôt la fumée dissipée, Paris surgit de nouveau à nos yeux, où du moins cette masse d’ombre piquée de lumière où roulé tout un peuple, tandis que le Tro-cadéro s’étend devant nous, ouvrant ses bras lumineux, agrandi par les girandoles coloriées, à travers lesquelles on entend la chûte d’eau couler avec un bruit. harmonieux et clair, et tandis que sur la droite, ainsi que les ailes immenses d’un moulin à vent horizontal, les rayons périodiques d’un phare posent sur les toits et sur les façades des maisons, des taches lumineuses.
- (A suivre). E. Maindron.
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- LES ASCENSIONS A LA TOUR
- A PIED
- Montée au 1*r étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du 1er au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au 1er étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du ier étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au Be étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2% étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- Le 3 0/0 se retrouve comme hier à 86 40, après avoir coté 86 57. Les dispositions sont donc très bonnes. Mais il faut compter, d’ici la liquidation, avec les ventes des acheteurs de primes qui veulent échapper au report déjà plus élevé qu’à la dernière liquidation, puisque l’on paie 0.20 par anticipation. L’Amortissable monte à 90 87 et le 4 i/2 à 104 85, avec un report de 0 24. L’Italien est en hausse à 93 15. L’Extérieure se traite à 75 3/8, l’Egypte à 364. le Hongrois à 85 1 2, le Russe 1880 4 93 7 16, le Turc à 16 77. La Banque de France monte à 4120. On croit que le taux de l’escompte sera élevé la semaine prochaine. Le Crédit foncier monte à 1292 50. L’obligation foncière 1885 est à 455 avec des demandes. Les actions de chemins de fer ont un marché suivi avec tendances à la hausse. Le Suez arrive à 2310.
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- 1° Une Machine en blanc, nouveau modèle, format quadruple carré, construite pour les impressions de grand luxe et les tirages en cliromotypographie, avec distribution plate et cylindrique ;
- 2° Une Machine en blanc, de même système, format double raisin, avec arrêt facultatif du cylindre, cylindre de sortie de feuilles, Receveur mécanique, chargeurs mobiles, rouleurs toucheurs commandés, distribution plate et cylindrique ;
- 3° Une Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs ;
- 4° Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
- 5° Une Utile, Presse typographique à pédale, système à platine ;
- 6° Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, l’une plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique ;
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique ; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- 9° Un© Machine Rotative pour illustrations; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux
- Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de ,6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Une Machine Rotative, nouveau modèle perfectionné, construite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
- 12° Une Machine Rotative, cette Machine est montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
- Au deuxième étage de la gour (giûel
- 13° Un© Machine Rotative, montée dans l’imprimerie spéciale installée par le journal LE FIGARO ;
- (Dans l’(Exposition de M,
- Galerie des Machines, Classe 58
- 14° Une Presse mécanique, pour impressions en taille-douce (système Guy-Marinoni) ;
- $u $alais du (Ministère de la §uerre
- Esplanade des Invalides, Classe 66
- 15° Une Presse régimentaire pourl’Etat-Major. Cette Machine avec cylindre marche à bras et à pédale : elle possède des dispositions nouvelles et elle est construite en vue d’un transport facile'.
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- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; M'ercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont: la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elbs sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 26 Série. — N° 137.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Lundi- 30 Septembre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION Paris et Départements 20 fr. Étranger, le port en sus. QUOTIDIEN ILLUSTRÉ Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux dit public (CLASSE 58) Annonces la ligne 3 fr. Réclames — J» » Faits divers — 10 » Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour Wade, Blomfield Bouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Le Journal officiel et le Palmarès. — Dernière Heure. — La Répétition d’hier. — Echos. — Guide des Attractions. — La Bourse. — Annonces et réclames. Le Plat diplôme. — Les Congrès. — Variété. —
- CHRONIQUE
- Il est arrivé jusqu’à nous quelques plaintes, tant d’exposants que de journalistes, au sujet de la distribution (qu’ils ont trouvée à tort trop chiche) des cartes d’entrée au palais de l’Industrie.
- Naturellement, tout le monde voudrait entrer, tout le monde voudrait voir ce magnifique spectacle: mais, il faut, pourtant se faire une raison, le contenu ne peut pas être plus grand que le contenant..
- En 1878, M. Berger a pu placer de vingt à vingt-deux mille personnes assises aux Palais de l’Industrie, pour la solennité de la distribution des récompenses.
- Aujourd’hui, la scène, montée pour la cantate Holmès .et pour les fêtes qui s’y sont données depuis, a empiété à ce point sur la surface du palais de l’Industrie et de ses galeries, qu’il reste à peine douze mille places disponibles pour les exposants, alors qu’il y en a plus de 30,000 récompensés.
- Malgré ce petit nombre de places disponikles, le Comité des fêtes a réservé une tribune entière à la Presse ; cette tribune, située en face de celle du président de la République, contient 400 places, dont une partie a dû être affectée à la Presse étrangère et à la Presse départementale, si bien qu’on n’a pu disposer que d’environ 200 places qui ont été réparties parmi les journaux de Paris.
- D’une part, il eût été impossible, sinon inconvenant, d’enlever aux exposants récompensés, les premiers ayants droit, plus de 400 places pour les donner à la presse ; d’autre part, il y a plus de 400 cartes violettes de presse aux mains des journalistes de tous pays ; on conçoit dès lors l’impossibilité où.s’est trouvé le Comité des fêtes d’accorder aujourd’hui l’entrée du palais de l’Industrie aux dites cartes violettes; aussi le Comité
- a-t-il dû créer pour cette solennité des cartes spéciales en nombre égal à celui des places disponibles.
- Outre cela, le Comité des fêtes a réservé un petit espace aux membres du Comité de la presse, à gauche de l’enceinte réservée aux corps constitués.
- On a donc fait tout ce qu’il était humainement possible de faire, et journalistes ou exposants auraient mauvaise grâce à donner un ton aigre à leurs plaintes, après les explications très nettes que nous venons de leur donner.
- LE “ JOURNAL OFFICIEL
- ET LE
- PALMARÈS
- Les récompenses décernées à l’occasion de l’Exposition de 1889 seront l’objet d’une double publication.
- Elles seront d’abord publiées demain lundi 30 septembre, par le Journal officiel, dont elles rempliront environ 130 pages.
- Mais pour être faites par le Journal officiel, cette publication n’en sera pas moins trop hâtive pour avoir la précision d’un document définitif.
- Le document définitif sera le palmarès, : et pour lui donner toute l’exactitude désirable, pour le rendre irréprochable on laissera s’écouler une dizaine de jours après la publication par l’Officiel.
- Le palmarès paraîtra donc vers le 10 octobre, après que toutes les rectifications de la publication de l’Officiel auront pu se produire.
- La publication des récompenses par le Journal officiel sera donc comme une sorte de répétition générale du palmarès. --------------------^----------------------
- Dernière Heure
- Les récompenses des exposants
- Le conseil des ministres s’est occupé hier de régler le cérémonial relatif à la fête de la distribution des récompenses aux exposants.
- Des discours seront prononcés par M. Carnot, président de la République, et par M. Tirard,
- en sa qualité de commissaire général de l’Exposition.
- Aucune nomination dans la Légion d’honneur ne sera faite au cours de cette cérémonie, les jurys de groupes n’ayant pas encore terminé leur travail et fait connaître leurs propositions.
- Il a été décidé, en effet, sur la proposition de M. Tirard, qu’aucune décoration ne serait accordée à l’occasion de l’Exposition en dehors des propositions faites par les présidents de jurys de groupes.
- Il n’v aura environ que 350 promotions dans la Légion d’honneur, sur les 500 qui ont été votées par les Chambres.
- Les cent cinquante autres décorations ayant été données aux architectes, ingénieurs, employés et industriels qui avaient préparé l’Exposition, les trois cent cinquante nominations qui seront faites dans les premiers jours d’octobre seront tout naturellement réservées aux exposants et aux membres du jury qui ont travaillé jusqu’à la dernière heure pour assurer le succès sans précédent de cette grande manifestation de l’art et du travail.
- Le départ d.’JEdisosi
- Edison s’est embarqué hier au Havre, à bord du transatlantique la Champagne.
- Quelques heures avant le départ du paquebot, le grand inventeur a adressé au Figaro la dépêche suivante :
- Cher Figaro,
- J’envoie à tous ceux qui m’ont si cordialement reçu mes sincères remerciements, en regrettant de quitter un si beau pays.
- Edison.
- Edison a dit à MM. Vernes et Rau, qui l’accompagnaient au Havre, qu’il reviendrait l’an prochain pour visiter la France plus tranquillement.
- Nos hôtes
- Comme nous l’avions annoncé, les grands-ducs Alexandre et Georges Michaïlowitch sont arrivés hier matin à Paris par le train de six heures.
- Les grands-ducs, avec leur suite, sont descendus à l’hôtel Vendôme.
- Dans la journée, ils se sont rendus au Champ
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- de Mars, pour reprendre leurs visites à travers l’Exposition.
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- M. Pidal, T ancien ministre de l’instruction publique en Espagne, est arrivé hier à Paris.
- ***
- Nous avons annoncé la nomination à Madrid de M. le colonel Juan Diaz, ministre de l’Uruguay en France; son successeur à Paris est un parent du président actuel de l’Uruguay, le général Tajes, et il doit s’embarquer ces jours-ci pour prendre possession du poste.
- On annonce l’arrivée à Paris de M. Walravens, échevin de Bruxelles.
- —----------—----------------------
- LÀ RÉPÉTITION D’HIER
- C’est à deux heures qu’a eu lieu au palais de l’industrie la répétition générale de la cérémonie qui aujourd’hui doit réunir autour du président de la République l’élite du commerce international.
- Tout permet de croire que le cortège sera du plus bel effet et que, parmi les solennités auxquelles l’Exposition a donné lieu, celle d’aujourd’hui ne sera certainement pas la moins imposante.
- Nous avons donné sur le cérémonial les détails les plus précis. Ajoutons qu’après le défilé le cortège prendra place sur la scène dans l’ordre suivant :
- Sur l’avant-scène, deux cent vingt-cinq places seront réservées aux membres du jury. De chaque côté, quatre porteurs de bannières de groupes français prendront place. La neuvième bannière se tiendra au centre, derrière le jury. Sur les degrés qui conduisaient à l’autel de la patrie, pour YOde triomphale, seront groupés les étrangers, ayant tout autour d’eux, sur le monticule, les gardiens français de classes. Au fond de la scène, sur le monticule, figureront les colonies.
- A l’occasion du passage du cortège du prési-sident la circulation sera interdite aujourd’hui sur l’avenue des Champs-Elysées et surle^quai à partir d’une heure quarante-cinq minutes. Les personnes qui voudront aller en voiture au palais de l’Industrie devront s’y rendre avant cette heure-là, et celles qui se rendront aux courses feront bien de prendre le boulevard Malesherbes.
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- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 108.366
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage.................. 5.718
- Du 1er au 2me.............. 3.445
- 2e étage direct............. 2.122
- Du 2e étage au sommet... 3.618
- En tout.............. 14.903
- Conférences
- Le docteur Paul Topinard reprendra ses conférences explicatives, dans la section des sciences anthropologiques de l’histoire rétrospective du travail.
- palais des Arts libéraux, le mardi 1er octobre, à dix heures un quart, et les continuera tous les mardis et vendredis.
- Les Congrès
- Le congrès internationale des sciences ethnographiques s’ouvrira, en séance publique, le 30 septembre, à trois heures, au Trocadéro (salle A), sous la présidence de M. Jules Oppert, membre de l’Institut.
- Le Congrès international des sciences ethnographiques inaugurera sa session lundi 30 septembre, ' au Trocadéro, sous la présidence de M. Oppert, de de l’Institut, assisté de M. Maspero, l’éminent égyptologue ; Levasseur, Viollet, Franck, de l’Institut; Léon de Rosny, président de la société d’ethnographie ; le général Légitime, Duclaud,. député, Félix Hément, etc. MM. le général Tcheng-Ki-Tong et l’explorateur Soller feront de très intéressantes communications.
- Voyages d’ingénieurs
- Le groupe le plus important des ingénieurs anglais de l’Iron and Steel Institute, qui sont les hôtes de la Société des Ingénieurs français, est ai rivé vendredi matin à Saint-Etienne, en gare de Château-creux, sous la conduite de M. Eiffel.
- Us ont été reçus à la gare par une délégation de la Chambre de Commerce, M. Reymond, sénateur, etc., et ont visité, dans la matinée, les aciéries de Saint-Etienne. Pendant deux heures ils ont assisté, émerveillés au travail de ces immenses ateliers où les ouvriers semblent se jouer au milieu du fer en fusion. Sir James Kinston, au nom de ses compatriotes, a félicité les ouvriers de la sûreté de leur coup d’œil et de leur prodigieuse dexiérité.
- Dans l’après-midi, MM. Eiffel et Armand de Dax, secrétaire général de la Société des Ingénieurs français, ont fait visiter à leurs hôtes les usines dé Firminy et de Dunieux.
- Le soir, à sept heures, un grand banquet offert par la chambre de commerce, dans la grande salle du palais des Arts, a réuni les ingénieurs sous la présidence du préfet de la Loire.
- bienfaisance étrangère
- Le directeur de l’Assistance publique a reçu du comité général austro-hongrois de l’Exposition, pour les pauvres de Paris, la somme de 159 francs, prélevée sur le montant d’une quête s’élevant à 475 francs, faite à l’issue du banquet offert par ce comité à ses exposants et dont le surplus a été affecté aux victimes de l’explosion d’Anvers et aux pauvres du comité de bienfaisance austro-hongrois de Paris.
- Les highlanders
- La semaine prochaine, à la Tour de Nesles, début des highlanders du colonel Whlte.
- Les montagnards et les champions écossais paraîtront dans leur costume national si pittoresque. Leur spectacle se compose de musique, dé danses, de courses plates et d’obstacles et de jeux divers en vogue dans leurs pays. Après le biniou, les fligs et autres danses nationales, les coureurs et les champions écossais lutteront d’agilité et de force avec tous ceux qui le désireront.
- A l’Elysée
- Le président de la République a reçu, hier matin, les membres du bureau du congrès du commerce et de l’industrie, et les a accueillis avec un intérêt particulièrement bienveillant.
- M. Poirrier, président, a insisté sur les traités de commerce sous le régime desquels la prospérité des Etats européens s’est considérablement accrue depuis trente ans, et dont le renouvellement peut seul assurer aux négociants la sécurité et la suite nécessaires aux transactions internationales.
- Le président de la République, après avoir exprimé sa satisfaction de recevoir les membres des bureaux du congrès du commerce et de l’industrie, et après avoir remercié les étrangers de s’être associés aux travaux du congrès, a terminé à peu près en ces termes :
- « Aujourd’hui que les destinées de la France républicaine sont assurées, il importe que le Parlement donne moins de place à la politique spéculative, pour se consacrer davantage à une politique pratique, qui seconde, au point de vue matériel et moral, le développement pacifique de la France. »
- La fête flamande
- Nous avons déjà parlé de la grande fête flamande
- qui doit avoir lieu au palais de l’Industrie au profit de la catastrophe d’Anvers.
- Une réunion a été tenue à ce sujet avant-hier soir à Anvers chez M. Goemaere, rédacteur du Précurseur, à laquelle assistaient MM. Werbrouch, le promoteur de l’idée de cette fête, nos confrères Emile Blavet, G. Lefèvre et les représentants des principaux journaux de Bruxelles et d’Anvers.
- Toutes les autorités civiles et militaires d’Anvers les artistes belges, ont promis un concours actif pour la réussite de cette fête de bienfaisance.
- La délégation belge
- On nous écrit de Bruxelles qu’une délégatiou de plus de cent hommes se rend à Paris pour représenter la Belgique à la distribution des récompenses de l’Exposition. Cette délégation se compose de nombreux groupes représentant les branches principales de l’industrie nationale. La garde civique sera également représentée par des officiers de différents corps. La députation, escortant le drapeau tricolore, défilera devant les autorités françaises au cours de la cérémonie.
- Au Trocadéro
- Hier, à deux heures, le ministre de l’agriculture, accompagné de M. Tisserand, directeur de l’agriculture, a visité le deuxième concours de raisins, organisé au Trocadéro, par le comité de la classe 75 (viticulture), de l’Exposition.
- M. Faye a été reçu àj’entrée de la galerie par le président de la classe 75, entouré des membres du jury et du comité d’installation.
- Le ministre a parcouru les diverses expositions et a exprimé toute sa satisfaction des résultats obtenus dans la reconstitution de nos vignobles. Il a admiré les merveilleuses collections de vignes françaises exposées.
- En se retirant, le ministre de l’agriculture a remercié le comité de l’initiative qu’il avait prise et a félicité les viticulteurs des efforts qu’ils ont faits pour conserver au pays l’une des plus grandes richesses nationales.
- Le bai de la section néerlandaise
- Un bal a été donné vendredi soir, à l’hôtel Continental, par le comité de la section néerlandaise. Au programme figuraient divers tableaux vivants, parmi lesquels la Ronde de nuit de Rembrandt, et qui tous ont obtenu un grand succès. Les honneurs de la soirée étant faits par M. le commissaire général et Mme Van der Vlict, par M. de Fredwald, Wun-derli et Thyssen. Au nom des invités se trouvaient le général Bruyère, représentant le président de la République, et plusieurs membres du corps diplomatique. La soirée s’est terminée par un bal.
- Le dîner belge
- Un grand dîner offert par le président du comité exécutif belge et Madame Lynen réunira le 30 septembre, à l’hôtel Continental, les directeurs et le haup personnel de l’Exposition.
- Ans hôtes
- Avant-hier matin, est arrivé à Paris, venant de Biarritz, le grand-duc Alexandre de Russie, cousin germain du czar. Il retourne en Russie, après avoir passé quelques jours ici.
- Le prince est accompagné de son aide de camp, M. V. de Châtelain.
- L’ex-reine Isabelle est attendue le 2 ou 3 octobre à l’hôtel de l’Avenue Kléber.
- On annonce également la prochaine arrivée à Paris du comte Amelot de Ghaillu, ministre de France à Rio-de-Janeiro, qui a débarqué hier à Bordeaux en compagnie de sa femme.
- Pour les pauvres de Paris
- Le directeur de l’assistance publique a reçu du comité général austro-hongrois de l’Exposition, pour les pauvres de Paris, la somme de 159 francs, prélevée sur le montant d’une quête s’élevant à
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- 475 francs, faite à l’issue du banquet offert par ce comité à ses exposants et dont le surplus a été affecté aux victimes de l’explosion d’Anvers et aux pauvres du comité de bienfaisance austro-hongrois de Paris.
- Le feu
- Hier, vers minuit et quart, les pompiers aperçurent sur le toit de la classe 50 un paquet de chiffons qui brûlait, ils accoururent immédiatement et, en quelques minutes, purent éteindre ce commencement d’incendie.
- Les petits ballons
- Un petit ballon auquel était attachée une carte postale portant le nom de l’expéditeur, a été lancé du premier étage de la Tour Eiffel le 25 septembre, à cinq heures du soir. Ce ballon a été trouvé le lendemain matin, à dix heures, à Saint-Symphorien-les-Charolles, commune de Saône-et-Loire. Il avait donc parcouru cent lieues en dix-sept heures.
- LE PLAT DIPLOME
- La Direction générale de l’Exposition vient de donner son approbation à un diplôme d’un nouveau genre offert aux lauréats par un peintre céramiste, M. Olivier de Sorra; c’est un plat de faïence d’un grand effet décoratif dont la bordure contient des écussons destinés à recevoir l’inscription des récompenses obtenues.
- Chaque reproduction de cette pièce de faïence est donc établie et cuite sur commande spéciale, indiquant les inscriptions qui intéressent son destinataire, et forme ainsi un véritable monument commémoratif et inaltérable de ses succès artistiques ou industriels. Le prix de ce plat est de 25 francs.
- Voici la lettre que M. Berger adresse à M. Olivier de Sorra.
- Monsieur,
- Je ne veux pas tarder à vous dire combien j’apprécie la valeur artistique du plat que vous avez composé comme souvenir de l’Exposition et sur lequel vous vous proposez d’inscrire les noms et qualités de ceux qui s’en rendront acquéreurs.^
- Je souhaite que votre oeuvre ait le succès qu’elle mérite, et je suis heureux d’avoir pu être parmi vos premiers souscripteurs, en compagnie d’un certain nombre de nos chers collaborateurs de la direction générale de l’exploitation.
- Agréez, monsieur, l’assurance de mes sentiments les plus distingués.
- Le directeur général,
- G. Berger. ' *
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- LES CONGRÈS
- La géographie
- Le temps est loin où l’on définissait ainsi le Français : « Un monsieur décoré qui ne.sait pas la géographie ». Aujourd’hui, on sait la géographie et cette science est honorée des plus hauts et des plus brillants patronages.
- C’est devant une assistance nombreuse et choisie, au milieu des représentants de la science géographique accourus de toutes parts, d’Angleterre, de Suède, de Norwège, de Hollande, de Belgique, de Russie, d’Italie, d’Espagne, des pays transatlantiques, etc., que le président de la Société de géographie de Paris, M. de Lesseps, a ouvert le congrès. Les travaux en ont été très suivis. Le congrès comprenait sept divisions distinctes": groupe mathématique, groupe physique, groupe économique, groupe historique, groupe- pédagogique, groupe des explorations, groupe etnograpliiqne.
- Le programme comportait, comme on le voit, bien des sujets différents. Il était par suite extrêmement chargé, trop chargé même, car sous prétexte de géographie on s’est occupé de géodésie, de géologie, de^co.sniographiejèt môme d’économie agricole, politique et financière. C’était évidemment donner
- au principe du congrès un développement exagéré et distraire le principal au profit de l’accessoire.
- Il y aurait eu profit à serrer de plus près le fond; en se bornant aux quatre derniers groupes, en effet, on gagnait en clarté et les enseignements acquis avaient plus de valeur et de portée. Néanmoins, bien que touffus, les résultats du congrès ont été très remarquables. Un grand nombre de communications ont été faites qui révèlent à la fois le zèle avec lequel on s’occupe partout des sciences géographiques et aussi les progrès considérables qui ont été réalisés.
- Nous n’entreprendrons pas d’examiner tous les travaux qui ont été soumis au congrès; tous, à peu d’exception près, constituent, pris isolément, une question intéressante sur laquelle il conviendrait de s’expliquer longuement. Nous enregistrerons seulement, car il y alàun objet pratique et d’intérêt général, les décisions du groupe pédagogique.
- Les vœux suivants ont été adoptés : 1° Il convient d’abord de combiner les exemples fournis par la géographie locale avec l’enseignement des rapports généraux qui relient les phénomènes de géographie générale, ensuite de régler les exercices pratiques d’après les données des cartes de Tétat-major; 2° dans les examens, on réduira la part des exercices de pure mémoire; il y aurait lieu d’attirer l’attention du ministre de l’instruction publique sur l’utilité de publier une note dans ce sens; 3° l’enseignement géographique, dans les écoles spéciales d’agriculture, d’industrie et de commerce, aura pour base la géographie générale.
- Ces vœux ont leur importance. A côté de la géographie scientifique, en effet, il est nécessaire de développer la géographie pratique; le but est moins élevé, mais les profits en seront plus clairs. Avec la pénétration intensive qui existe maintenant, au point de vue économique, sur toute la surface du globe, il faut orienter les forces actives, celles qui sont la force et la richesse du pays, dans le sens des nécessités nouvelles et pour cela les instruire et les documenter.
- ------------------------------
- VARIÉTÉ
- TOUREIFFELOMANIE
- I
- C’est toute une histoire, pittoresque et curieuse, que celle des engouements pour certains objets, pour certaines nouveautés, pour certaines formes particulières ; car. ce sont autant de documents qui nous font pénétrer dans les mœurs, dans la vie intime des époques. Cette série de petits riens, d’inventions, de constructions ou de recherches hardies ; cette succession d’emballements prenant fin aussi rapidement qu’ils sont venus, nous permettent de restituer des coins d’humanité, ce que ne pourraient faire les récits solennels et pompeux des historiographes en titre.
- Voici les ballons et tout, dans la toilette, dans l’ameublement, dans la décoration, dans la sculpture, dans la verrerie, dans les mille objets que fabrique déjà l’industrie parisienne, à la fin du XVIIIe siècle, va retracer les formes de cet hémisphère.
- Voici, en l’an VII, venue on ne sait d’où, une passion subite pour le losange.' Et aussitôt, costume, mobilier, objets d’alimentation, tout” est au losange. Losanges aux canapés, au fauteuils, aux parquets, aux volets: qui ne se souvient des contre-vents de campagne, en bois plein, avec une ouverture en losange ! Boutons en losange, médaillons en losange, services en losange, gâteaux en losange.
- La girafe fait une révolution. On se coiffe à la girafe, on en orne les étoffes imprimées. Et girafes, en carton ou en découpages articulés,
- se propagent à la plus grande joie des enfants. Plus tard, l’obélisque aura, lui aussi, son heure de célébrité.
- Sous la seconde république, la loterie du lingot d’or amène, aux étalages, des piles de marchandises disposées sous forme de lingot.
- Sous l’Empire, le succès des pamphlets de Rochefort introduit la lanterne partout où faire se peut : elle prend la forme de boucles d’oreilles et de boutons de manchettes; elle s’accroche en pendeloque aux chaînes de montre et aux bracelets; elle se multiplie à la vitrine des marchands de lampes et de veilleuses. Les victoires de Gladiateur valent à cette célébrité hippique d’être montée en épingle de cravate, de figurer en vignette sur les mouchoirs et objets de maroquinerie. La photographie pénètre dans tous les objets minuscules, tandis que les zouaves de l’Alma et de Sébastopol se transforment naturellement, en chandeliers et en candélabres.
- Que d’objets ayant joui, plus ou moins longtemps, de la vogue du public, fabriqués en grand nombre et qu’il serait souvent difficile de retrouver sans quelques collections précieuses à ce point de vue documentaire. Qui se douterait qu’il y a eu des chapeaux de Napoléon ' en bronze — cendriers ou tabatières !
- II
- De tout temps, ajoute le chroniqueur du Figaro, l’industrie a fabriqué pour les papetiers de petites colonnes en métal, auxquelles s’adapte quelquefois un thermomètre : colonne ïrajane, colonne de Juillet, colonne Vendôme. De tout temps, l’humanité paraît avoir eu un faible pour ce qui s’élève dans les airs, et ceci explique l’engouement actuel en faveur de la tour Eiffel.
- Discussions _ byzantines sur telle ou telle forme de révision, boulangisme, opportunisme; tout cela sera depuis longtemps oublié que la tour de 300 mètres pourra être encore considérée comme une actualité. Elle seivira à marquer notre fin de siècle, de la même façon que les ballons caractérisent si puissamment la fin du XVIIIe siècle; et avec cet avantage que, venant à une époque d’extrême vulgarisation, dans tous les domaines, elle se trouve popularisée par tous les moyens, sous toutes les formes, à des milliers et à des millious d’exemplaires. Rien du grand art, assurément, qui nous a donné les chef-d’œuvre si patiemment rassemblés par Gaston Tissandier; mais une multitude d’objets drôles, amusants et, quelquefois, pittoresques.
- Ce n’est pas Carnot, Boulanger, Eiffel : c’est Eiffel, Boulanger, Carnot.
- A Paris, à Londres, à Vienne, à Saint-Pétersbourg, qu’entend-on, que voit-on, que demande-t-on? Consultez l’écho; il vous répondra : Tour Eiffel.
- A elle, chaque jour, une rubrique spéciale dans les journaux; pour elle, chaque jour, des milliers de commandes et des milliers de sous. Un instant, il fut question d’établir dans les grands magasins un rayon Tour Eiffel : on dut y renoncer, la tour étant partout.
- L’homme et l’œuvre, ce sont actuellement deux inséparables. Sur les images on ne montre plus la tour sans son constructeur. L’une est de fer, en attendant que l’inventeur se voie coulé en bronze. C’est saint Roch et son chien ; c’est Napoléon et sa redingote grise.
- Tandis que les chromistes répandent sur toute la surface du. monde habité ces grandes planches aux tons criards où la groseille, l’ocre et les épinards apparaissent sous les couches de vernis, la caricature et l’imagerie de la rue s’emparent, elles aussi, de la Tour Eiffel. Ici, c’est une tour figurée par des personnages, ce sont les amusantes fantaisies de Robida, à l’esprit toujours inventif, ou les appropriations, quelquefois singulières, du colosse de fer aux exigences de la politique. Là ce sont des prétextes à image pour prospectus de magasin : on empile les "étoffes en forme de colonne, on entoure le monument des horloges et des heures qui figurent sur sa première plate-forme; ailleurs, c’est l’objectif unique auquel visent les cortèges cosmopolites en marche sur Paris.
- Prêtez une oreille attentive aux cris assourdissants du boulevard, voici « 300 mètres de musique, polka pour piano », regardez à la devanture des kiosques, voici une tour en 300
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- vers, construction graphique qui rappelle les portraits à la plume, tout enguirlandés de fioritures, des grands hommes de la Révolution ou de la Restauration. Entrez dans cette salle d’exposition, vous allez y voir une tour en diamant à 300 carats.
- 300 : chiffre à la mode et consacré par le succès. Le tour du monde serait à refaire qu’il s’accomplirait, aujourd’hui, en 300 jours. N’a-t-il pas pris fantaisie, à un de ces déballages où on liquide à tout prix, d’annoncer ces lots à marchandises par séries, toujours uniformes de 300? C’est 300 jaquettes, 300 pardessus, 300 vestons, 300 pantalons, 300 complets. Un de ces marchands de chaussures qui sont en train de révolutionner l’art de la cordonnerie, et de déformer le pied français, n’a pas voulu rester en arrière : il taxe tous ses cuirs à 300 sous. Bientôt nous allons revenir aux beaux jours du calembour. Un canard, dépourvu d’ailes et de sel, ce qui ne lui a pas permis de voler, ne prétendait-il pas, du haut de la tour, poser à la lune les 101 devinettes de l’Exposition !
- Colères et protestations, peintres et poètes, elle a eu tout contre elle. Gomme à propos de Wagner, on pourrait faire un recueil des injures qui lui ont été adressées, depuis «monstre hideux » et « mât ridicule » jusqu’à « pointe de casque prussien ». Grâce à Figaro, qui a su faire appel à l’âge d’orpour célébrer l’âge de ter, elle a son journal, son registre d’impressions humaines, macédoine qui, tout récemment, inspirait à Paul Bourde une curieuse étude.
- Publicité dans tous les domaines, à la fois graphique et littéraire, qui va jusqu’à l’enseigne de magasin — il y a des « horlogerie » et des « pâtisserie » de la tour Eiffel, et c’est bien peu de chose, en présence des reproductions en relief du domaine de l’industrie.
- III
- Papeterie du coin, bazar à treize, grand magasins de nouveautés, bureaux a' R/ba Ri-ciers, marchands de porcelaines, toute là gamme de la boutique, jusqu’au camelot ; c’est là qu’il faut aller pour assister au triomphe de l’art de l’ingénieur par la vulgarisation toureiffelesque. Ici il ne s’agit plus de l’homme, mais de la tour seulement.
- Entrez et voyez : Tours Eiffel en or, en diamant, en bronze, en nickel, en acier, en cuivre, en fer, en faïence, en verre, en bois, en carton, et-même en cheveux. De 300 francs à trois sous; mesdames et messieurs, faites votre choix !
- Voulez-vous la « décoration nationale », voulez-vous le « souvenir national »? De médailles et de décorations les camelots sauront vous garnir.
- Pas de boutique qui n’élève en sa vitrine le petit « monument national ». La colonne, pour la seconde fois, est déboulonnée par Eiffel. Lisez les écriteaux derrière les glaces des magasins : « Tout le monde constructeur, tout le monde ingénieur, » Ainsi qu’une pendule premier Empire, ce chapelier la met sous globe, et affiche : « Tour Eiffel en métal découpé, se montant en 15 minutes. »
- Comme le drapeau français, le « béret Tour Eiffel » a déjà fait le tour du monde : sur les pantoufles en tapisserie — chaussure préférée des Alphonses de barrière — la tour de fer est en train de détrôner pipes et jeux de cartes. De la tête aux pieds elle se plaque, elle s’imprime partout : la voici sur les cravates, sur les chemises et sur les mouchoirs — sur les étoffes, sur les ombrelles et sur les rubans. Voici de la dentelle à pointes toureiffelées, voici des bandes perlées se terminant en pointes, voici des quilles de robes plaquant en plein costume féminin le triomphe de l’âge du fer.
- Elle s’applique sur les couteaux et sur les services en métal anglais, sur les boîtes d’allu-
- mettes, sur les porte-monnaie, sur les porte-cartes, sur les serviettes; sur les boutons et sur les épingles de cravate; sur les manches de cannes et de parapluies ; sur les invitations et sur les papiers à lettre; sur les coupe-papier et sur les porte-plumes; sur les assiettes, sur les verres et sur les vases, au fond desquels, bientôt, elle ira détrôner l’œil, sur les porte-cigarettes et sur les blagues à tabac ; sur les nappes, sur les rideaux et sur les tapis ; sur tontes les boîtes, sur toutes les surfaces planes, — ciselée, gaufrée, imprimée, véritable marque de fabrique de l’industrie moderne à la fin du dix-neuvième siècle.
- La voici en bouteille, échantillon de liqueurs ou flacon de parfumerie « avec vues diverses »; la voici en salière et en moutardier, faisant concurrence aux chats ; la voici en veilleuse — la science éclairant la nuit — la voici remplaçant les ancres sur les rubans des chapeaux-matelots — la voici... ouvrez la bouche et, délicatement, vous savourerez le « bonbon-succès de l’Exposition ».
- Encore, encore elle, toujours elle î Ici, collée au fond des grosses lentilles, presse-papier banal et classique; là, thermomètre, ornement obligé de tous les salons de province, destiné à figurer sur le guéridon,, à côté des recueils de poésie de Loïsa Puget. O thermomètres posés sur coussins de marbres, fructueuse recette des papetiers, qui nous eût dit qu’un jour vous descendriez la colonne pour monter à la tour !
- Articles de Paris, voyez et choisissez ! Les camelots sont là agitant des chaînes de Tours Eiffel, bracelets, boucles d’oreilles, clefs de montre, boutons de manchettes, et toute cette bijouterie de carrefour demain fera la joie des bons villageois, passera la frontière, traversera les mers, popularisant le nom de cet immortel unique, immortalisé par sa tour.
- O Eiffel ! sois béni des camelots, boutiquiers et petits fabricants en chambre. O Eiffel ! que ton image, partout reproduite, prenne place au premier rang des novateurs des « trouveurs » de l’architecture du fer, mais grâce, grâce pour nous !
- Arrête ce flot producteur qui menace de forger la terre à l’image de ton œuvre, et surtout, plus de thermomètres, plus de bérets, n’est-ce pas ?
- « Demandez la Tour Eiffel, polka pour piano, le succès du jour. » Décidément, le camelot est sans pitié. O Eiffel, construis une tour qui, sans ouvertures, sans fenêtres protège nos oreilles et nous mette à l’abri de cette marée toujours montante !
- • John Grand-Carteret.
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de iour. Promenoir avec exposition et bars. — Dans la Salle Mauresque: la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, tou* chant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs D’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté da l’avenue de Suflren.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et delà direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heui’es, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
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- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du 1 er au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au 4er étage, par les piles Est et Ouest. Descente du F r étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au Be étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2% étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est
- obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir; Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte an public jusqu’à 11 b. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- Les cours d’aujourd’hui sont, à peu de chose près, ceux d’hier, avec des affaires très actives pour un samedi. Les acheteurs de primes ont continué leurs ventes de ferme et trouvé facilement la contrepartie. Le 3 0/0 est à 86 42, l’amortissable à 90 80, le 4 1/2 à 104 80. L’Italien se tient assez bien à 93 10, mais l’Extérieure espagnole faiblit un peu à 75 5 16, comme TEgvptienne unifiée à 463, le Hongrois à 85 7/16, le Pusse 1880 à 93 5/16. Le Turc reste ferme à 16 77. La Banque de France se maintient à 4115, le Crédit foncier à 1290. Les obligations à lots, communales et foncières, sont encore bien en retard sur les valeurs similaires de la Ville de Paris, bien qu’elles aient plus de lots et qu’elles présentent autant de sécurité. Le Suez monte à 2325. Les valeurs de cuivre faiblissent.
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- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais., dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Posa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique. — Dernière Heure. — Les Entrées à l’Exposition. — Guide des Attractions. — Liste des Récompenses.
- M. CARNOT LISANT SON DISCOURS A LA DISTRIBUTION DES RECOMPENSES
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- LA DISTRIBUTION DES RÉCOMPENSES
- La cérémonie de la distribution des récompenses a été absolument admirable; elle a marqué le point culminant de l’Exposition et elle laissera, dans les mémoires de tous ceux qui y ont assisté, un souvenir inoubliable.
- On peut dire que tout l’univers était là représenté par l’élite du monde artistique, industriel et commercial, groupé autour des drapeaux des nations, au-dessus desquels planait, comme un doux et pacifique protecteur, le drapeau de la France.
- Mais le récit même de cette grande journée sera plus éloquent que toutes les considérations.
- La Salle
- Dans la grande nef le spectacle est incomparable. Sur le fond grenat et or des tribunes se détachent les bannières multicolores, les écussons aux couleurs vives, les longues guirlandes aux glands d’or et de pourpre. Un immense vélum, placé sur toute la longueur de la nef, apaise la lumière, et jette sur la décoration entière de la salle une teinte d’une douceur exquise. Le décor grandiose qui a servi à l’exécution de Y Ode triomphale a été conservé dans son ensemble. Rien de plus saisissant que cette immense toile de fond, qui ferme la scène, et qui nous montre, à demi-perdus dans la brume, les pics abrupts qui muraillent la fameuse trouée des Vosges. Sur la scène vont venir se ranger tout à lTieure les bannières des pays qui, ont apporté leur concours à la grande œuvre de l’Exposition.
- Dès une heure et demie, la nef est comble. Partout, au rez-de-chaussée, dans les tribunes, des habits noirs, des plastrons éblouissants, de délicieuses toilettes féminines. Tout cela s’agite, cause, rit : la joie éclate de toutes parts, la joie d’un triomphe victorieusement remporté et mérité. M. le président de la République fait son entrée, et prend place au premier rang de la tribune officielle. A ses côtés, M. Tirard, président du conseil et commissaire général de l’Exposition; M. Le Royer, président du Sénat; M. Méline, président de la Chambre des députés ; M. Spuller, ministre des affaires étrangères ; M. de Freycinet, ministre de la guerre ; M. Thévenet, ministre de la justice ; M. d’Or-messon, chef du protocole; MM. Àlphand et Berger, etc. L’estrade est remplie d’uniformes. Les vivats qui ont accueilli M. Carnot avant son entrée se renouvellent, plus nourris encore et plus chaleureux. Les chapeaux s’agitent au-dessus de cette, mer humaine. L’enthousiasme est unanime. Dans une tribune voisine, Mme Carnot, en ravissant costume de drap blanc et or, entourée d’un groupe brillant de dames.
- Iré g-ï*»mS défilé
- Le chef d’orchestre lève son bâton, et voici que se font entendre les premières notes de la Marseillaise. Tout le monde debout, tête nue. La salle est superbe, et c’est au milieu d’une bruyante et chaleureuse ovation que s’éteignent les dernières notes de l’hymne national. Tout aussitôt les trompettes, qui annoncent le commencement du défilé, sonnent du haut de l’estrade qui fait face à la scène : tous les regards se dirigent de ce côté, où, dans un amoncellement de couleurs et de reflets, flottent les bannières et les drapeaux qui vont venir, à tour de rôle, s’incliner devant le président de la République. Du haut du grand escalier, d’autres sonneries éclatent, emplissant la nef. Le cortège commence à se mettre en marche, avançant lentement à travers la foule, précédé de quatre huissiers de la ville de Paris, de M. Thur-neyssen, et de MM. Ossude et Dupuich, inspecteurs principaux.
- Rien de pittoresque comme ce long et flexible serpent multicolore, dont chaque anneau porte les couleurs d’une nation amie. Voici la jeune et vigoureuse République Argentine, au drapeau blanc et bleu ; l’étendard d’Autriche-Hongrie, portant à son centre un écu porté par deux anges et surmonté d’une couronne ; le
- cortège de l’exposition belge, longuement acclamé. Sur un grand cartouche jaune et rouge, que traverse une bande noire, éclate en lettres d’orle nom de la Belgique ; neuf drapeaux des provinces belges l’entourent portés par les représentants des corps d’état, en costume de travail, le mineur avec son pic suspendu à la hanche, le pêcheur avec ses filets, le faneur enrubanné de couleurs gaies. Voici de nouveau l’Amérique avec la Bolivie, au drapeau rouge, jaune et vert, frangé d’or, le Brésil, portant au centre l’écusson à la sphère, le Danemark, la République Dominicaine, la Colombie, la Chine, montrant son pavillon, jaune sur lequel court un long dragon noir, la Grèce. Tout cela passe lentement et majestueusement devant la tribune présidentielle, inclinant ses étendards et se dirigeant ensuite vers la scène. -
- lie défilé continue. Le long ruban mobile coupe en deux la longueur entière de la nef. L’orchestre, qui, tout-à-l’heure, a joué l’admirable Marche triomphale, de Berlioz, attaque lîamlet. L'Australie, le Cap de Bonne-Espérance défilent successivement, puis la Grande-Bretagne, avec les bannières de Birmingham, de Newcastle et de Belfast, les trois grandes cités industrielles anglaises. Voici le drapeau semé d’étoiles des Etats-Unis, escorté de ce détachement de soldats américains, aux casques blancs, qui ont été admirés à l’Exposition, le général Francklin, en grand uniforme, vient derrière eux. Suivent l’Espagne, l’Equateur, l’Egypte, le Guatemala, Haïti, Hawaï, Honduras,d’Italie, le Japon, le Luxembourg aux couleurs françaises, blanc, bleu et rouge, Monaco et la bannière du Maroc qui s’incline à la fois' devant le Président de la République et devant les ambassadeurs marocains, au second rang de l’estrade officielle.
- C’est le tour du Nicaragua, et celui de la Norwège, du Paraguay., des Pays-Bas, de la Perse, du Portugal, de la Roumanie.
- Une mention toute spéciale revient à la Russie. Au moment où l’oriflamme des czars est déployé et traverse l’immense nef, une manifestation d’un caractère profondément émouvant a lieu. Tout le monde se lève, les dames agitent leurs mouchoirs, des bravos frénétiques partent de tous les points de la salle. Ces cris, ces hoùrrahs, ces applaudissements, sont tellement chaleureux qu’ils dominent les notes éclatantes de la marche d’lîamlet. Cette ovation n’est pas, d’ailleurs, la seule; tous les peuples amis de la France ont eu hier leur part d’acclamations, mais nous le répétons, dans ce concert unanime, c’est la Russie qui a été l’objet de la démonstration la plus touchante et la plus enthousiaste.
- Puis, la Finlande, le Salvador, la Serbie, Siam, la Suisse, l’Uruguay et le Venezuela. Voici maintenant un peloton de soldats français de toutes les armes et de marins, sabre au clair ou l’arme au bras, représentant dans le cortège l’Exposition des ministères de la guerre et de la marine. L’orchestre attaque le chœur deSçSoldats de Faust ; une longue ovation accueille le passage de nos braves soldats. Viennent ensuite les neuf groupes français avec leur bannières, que suivent de près l’Algérie et la Tunisie, avec leurs riches étendards, en soie rouge pour l’Algérie, en filigrane d’argent pour la Tunisie. Un long frémissement a couru dans la salle lorsque le drapeau tricolore, porté par un Arabe en long burnous blanc, s’est abaissé jusqu’à terre devant le président de la République. Le spectacle était vraiment empoignant.
- Restent les colonies, et ce n’est pas la partie la moins pittoresque de ce cortège d’une originalité incomparable. Nous retrouvons là nos petits Annamites au teint cuivré, dont la taille minuscule fait mieux ressortir encore la haute stature des Sénégalais couleur d’ébène. La Réunion, la Calédonie, le Japon, le Congo, le Soudan, Sainte-Marie, Diégo-Suarez, l’Inde, la Martinique, Saint-Pierre, la Guyane, Tahiti, la Guadeloupe, le Cambodge, la Cochinchine, l’Annam et le Tonkin, Obock, Nossi-Bé, Mayotte et les Comores, passent tour à tour. Voilà le dernier peloton de soldats qui ferme le cortège. Nous levons les yeux sur la scène, elle est remplie de bannières, d’étendards, de drapeaux, tout or et tout soie aux mille reflets.
- L’orchestre se tait, la salle se recueille, l’ad-miiable spectacle est définitivement ordonné.
- C’est alors que M. le président de la République se lève, et d’une voix forte, dont les accents nous arrivent très distinctement par dessus la largeur de la nef, prononce le discours suivant :
- Discours de M. Carnot .
- Messieurs,
- IL y a cinq mois, nous ouvrions les portes de l’Exposition de 1889, nous venions saluer les travailleurs du monde entier en les remerciant de' s’être faits nos collaborateurs dans l’œuvre de paix et de concorde à laquelle nous avions convié les nations, et nous souhaitions la bienvenue aux visiteurs de tous pays qui, répondant à l’appel de la France, se donneraient chez elle rendez-vous pour célébrer le centenaire économique de 1789.
- Cette Exposition voit aujourd’hui approcher le terme assigné à sa durée (trop tôt, sans doute, si nous écoutons nos regrets) et nous venons, au nom de la France, décerner les récompenses qu’ont méritées les esposants dans ce grand tournoi de l’industrie.
- Mon premier devoir, et je le remplis de grand cœur, est d’adresser nos remerciements sincères à tous nos hôtes, exposants ou visiteurs, dont le précieux concours a si largement contribué à l’éclat sans égal de la belle fête internationale qui touche à sa fin.
- Ils ne nous ont pas seulement apporté les produits de l’art, de l’industrie ou dé l’agriculture de leur pays; la France a reçu d’eux des témoignages, d’estime et de sympathie qu’elle n’oubliera pas. ils emporteront, je l’espère, en nous quittant, des sentiments de sincère et durable amitié.
- L’Exposition de 1889 a été, messieurs, de tout point digne de la France, digne de la République, digne des grands souvenirs qu’évoquait sa date.
- Elle laissera une belle page dans l’histoire de l’activité humaine. Honneur à ceux qui en ont conçu le projet ! Honneur à ceux qui ont-sule réaliser et élever cet ensemble d’édifices dont la belle ordonnance saisit et charme les visiteurs-! Honneur aux organisateurs de ce merveilleux concours et à leurs pins modestes collaborateurs ! Tous ont été à la hauteur de leurs devoirs et ont bien mérité de la République.
- Nous devons un égal tribut de reconnaissance aux exposants de tous les pays qui n’ont reculé devant aucune difficulté, devant aucun sacrifice et sont accourus si courageusement, en comptant sur leurs forces, nous apporter les produits de leur travail. '
- Félicitons et remercions les travailleurs du sol, de la mine, de l’atelier, qui ont accumulé dans les galeries du Champ de Mars et du quai d’Orsay tant de richesses agricoles et industrielles. Ils ont montré ce qu’il y a de vitalité, de puissance productive et d’inépuisables ressources dans notre chère patrie, et ce dont est capable, avec de libres institutions, une grande nation honnête et laborieuse. Honneur à tous ces artisans de la prospérité nationale!
- Si, dans quelques semaines, messieurs, les merveilles reunies dans l’Exposition, doivent être dispersées et si l’œuvre matérielle, réalisée au prix de tant de dévouements, doit disparaître, elle laissera dans les intelligences et dans les cœurs des traces durables, des souvenirs précieux, des enseignements utiles. - ;
- Les splendeurs de l’art et de l’industrie modernes ne se bornent pas à éblouir les regards des' visiteurs. Elles appellent l’étude, elles sollicitent les comparaisons, elles suscitent les idées, elles répandent dans le monde du travail des germes de progrès, elles engendrent de fructueux efforts pour perfectionner les moyens de produire.
- C’est ainsi que l’Exposition de 1889 se survivra à elle-même,
- Elle portera d’autres fruits non moins précieux en vulgarisant les dernières conquêtes de la mécanique industrielle, les procédés les plus propres à garantir la sécurité de l’ouvrier et la salubrité de l’atelier, en appelant l’attention sur les méthodes comparées d’instruction dans tous les pays, de l’enseignement professionnel surtout, inséparable de la liberté de travail.
- L’Exposition n’a pas été seulement une exposition de choses. Elle a été une exposition d’idées. Les congrès internationaux, où les hommes éminents de tous les pays ont apporté le contingent de leurs idées sur les sciences, les arts, les lettres, les questions économiques et sociales, laisseront les plus précieux documents.
- Un groupe entier de l’Exposition, spécialement consacré à l’économie sociale a réuni d’inappréciables trésors de renseignements sur la production et sur les initiatives capables de l’améliorer. On a pu y voir la glorification de l’œuvre de 1789, l'affranchissement de l’industrie et le tableau complet d’une des plus grandes évolutions économiques et sociales de l’humanité.
- De telles richesses, Messieurs, formeront une mine précieuse à exploiter, à l'heure où s’impose, plus que jamais, l’étude de toutes les questions qui
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE
- touchent au travail, à la production, au crédit, à l'association et à l’épargne; à l’heure où l’examen et la défense de nos intérêts commerciaux réclament autant de vigilance que de sang-froid ; au moment ' enfin ou le patriotisme commande, avec la paix du dedans et du dehors, avec la concorde entre les citoyens, une politique pratique et féconde.
- . Que l’Exposition de 1889 ouvre cà notre pays cette èrë"d’apaisement et de travail; elle aura porté les fruits que les patriotes en attendent. Ses bienfaits ne doivent pâs s’arrêter à nos frontières. Les hôtes que la France a accueillis avec joie et qu’elle ne verra pas s’éloigner sans regrets auront appris à la connaître. Lés jugements éclairés qu’ils auront pu fournir, les sentiments qu’ils emporteront dans leurs pays ne peuvent rester sans effets sur les relations entre les peuples; la politique à laquelle la France est fidèle aura trouvé de nouveaux défenseurs, et l'Exposition de 1889 aura encore servi la grande cause de la paix et de l’humanité.
- De longues acclamations accueillent les dernières paroles du président de la République, dont le discours a £té fréquemment interrompu par d’unanimes applaudissements. L’orchestre attaque la symphonie de Benjamin Godard, Luoc, M. Tirard, président du conseil, prend la parole à son tour.
- Discours de 31. Tirard
- Messieurs,
- J’avais l’honneur de dire le 6 mai dernier, jour de l’ouverture de l’Exposition, que les appréhensions manifestées à la première heure n’avaient pas tardé à se dissiper et que l’on pouvait être assuré du succès d’une entreprise qui avait pu paraître témérairement engagée, eu égard au court espace de temps écoulé depuis la précédente exposition internationale.
- Que dirais-je aujourd’hui ? sinon que ce succès dépasse les espérances les plus optimistes et que jamais nation pacifique et laborieuse n’a remporté plus éclatante victoire.
- Ce succès est tel qu’il nous impose, en quelque sorte, l’obligation d’être modeste, car il serait difficile de se faire ici l’écho du concert d’éloges et d’admiration qui retentit de toute part.
- Nous avons cependant le droit d’être fiers de cette imposante manifestation, apparaissant au milieu de difficultés, de crises et de luttes intérieures, qui pouvaient faire craindre que la France, inquiète et troublée, ne fût pas en suffisante possession d’elle-même pour briller encore au premier rang.
- Ces craintes mal fondées n’ont point arrêté les pouvoirs publics. L’agitation, toute de surface, entretenue par l’abus d’une liberté sans précédent ne pouvait inspirer de sérieuses inquiétudes aux esprits clairvoyants et réfléchis. La France républicaine avait supporté avec trop de stoïque énergie les malheurs qui l’avaient naguère accablée, pour s’éteindre ou même s’affaiblir sous les coups d’adversaires politiques plus violents que véritablement convaincus.
- Et certes, ils ont eu bien raison ceux qui, confiants dans la sagesse et la robuste énergie des travailleurs de leur pays, n’ont pas craint d’associer la libre et spontanée manifestation des forces vives de la France à la célébration du Centenaire de la Révolution de 1889, dont ils marquaient ainsi le caractère essentiellement pacifique et humanitaire.
- N’était-il pas naturel, en effet, de mettre en relief les immenses et incessants progrès réalisés dans toutes les branches de l’activité humaine depuis cette époque mémorable qui vit disparaître les anciens privilèges, l’oppression et l’abaissement du peuple, pour faire place à l’affranchissement du travail, à la libre propriété du sol, à l’accession de tous les citoyens aux fonctions publiques, à l’égalité civile, à la loi obligatoire pour tous.
- Cette coïncidence de la célébration du Centenaire de la Révolution de 1789 avec une grande Exposition internationale n’est donc pas, comme on a paru le croire, une stérile manifestation politique, mais bien la démonstration de la puissance et de la vitalité d’une nation libre, et qui, fidèle aux traditions de sa race, travaille incessamment à améliorer le sort des citoyens qui la composent.
- C’est qu’en effet les expositions d’aujourd’hui ne sont plus simplement ce qu’elles étaient à leur origine, de grands et vastes marchés, n’ayant d’autre but que le trafic des marchandises;, ces expositions — et celle qui nous occupe en ce moment le prouve surabondamment — ont une portée plus étendue et plus haute.
- Elles font connaître non seulement des produits nouveaux ou perfectionnés, des découvertes ou des inventions nouvelles, mais encore tous les efforts tentés ou réalisés en vue d’augmenter le bien-être général.
- Sous le titre génériqué d'économie sociale, tout ce qui touche à l’hygiène publique, à l’éducation et à l’instruction des enfants, à la prévoyance, à l’alimentation, à l’habitation, au soulagement des souffrances physiques et morales, tout ce qui touche, en un mot, aux conditions intimes de l’existence
- tient largement sa place dans notre Exposition, à côté des productions artistiques, scientifiques, industrielles, agricoles et commerciales.
- C’est ainsi que nous possédons la plus complète description des associations qui, depuis quelques années, se sont constituées en France et à l’étranger, sous forme de sociétés coopératives de consommation, de secours mutuels, de caisses de retraites et d’épargne, d’assurances contre les accidents, d’apprentissage, de syndicats professionnels, d’habitations ouvrières, d’hygiène sociale, etc., et c’est une grande satisfaction de constater le zèle désintéressé avec lequel des hommes considérables consacrent leurs efforts et leurs études à suivre et à diriger ce grand mouvement de saine philanthropie,
- L’Exposition de 1889 se distingue également entre toutes par l’importance des congrès réunis à cette occasion. Leur nombre est de 70, et si je ne craignais de fatiguer par l’énoncé de chacun d’eux, l’on verrait qu’il est peu de questions intéressant la masse des populations qui n’aient trouvé place dans ces utiles et savantes réunions, auxquelles veulent bien prendre part les représentants les plus autorisés d’un grand nombre de pays.
- Je n’entreprendrai pas la description, bien mutile d’ailleurs, des merveilles que chaque jour des fîots de visiteurs, venus de tous les points du globe, admirent avec enthousiasme; mais je ne puis m’empêcher de signaler, toujours dans l’ordre d’idées que je viens d’indiquer, les progrès considérables que l’Exposition non 3 révèle dans l’enseignement technique ou professionnel. Cet enseignement s’est étendu avec une grande rapidité. L’initiative privée trop faiblement encouragée, je le reconnais, par les maigres crédits dont l’administration dispose, s’efforce d’améliorer les conditions de l’apprentissage des jeunes garçons et des jeunes filles en quête d’un métier. Pour bien apprécier les avantages des écoles professionnelles publiques et privées (qui ne sont souvent, à la vérité, que des préparations à l’apprentissage), il faut se souvenir de ce qu’était l’apprentissage d’autrefois, il faut admirer avec reconnaissance les fondateurs et les administrateurs de ces écoles, qui consacrent leur temps et leur argent à des oeuvres justement considérées aujourd’hui comme indispensables à la prospérité de l’industrie.
- Eh bien! Messieurs, n’avais-je pas raison de dire qu’une Exposition où l’étude des questions économiques et sociales joue un si grand rôle, avait sa place marquée dans la célébration du centenaire de 1789, dont la solution de ces questions doit consacrer les pacifiques conquêtes ?
- Mais ce n’est pas seulement par l’étude des questions spéculatives et morales que se distingue l’Exposition actuelle. Les produits industriels de toute nature qui s’y trouvent accumulés marquent un très sensible progrès par la variété des genres et par les efforts réalisés dans la petite comme dans la grande industrie, pour répondre aux besoins de la consommation à bon marché, sans préjudicier au goût et à la perfection des produits. Ce qui est à remarquer également, c’est l’habileté des procédés de fabrication et surtout la souplesse avec laquelle ils se prêtent aux exigences de tous les pays, comme aux caprices de la mode et à ses incessantes transformations. L’on voyait naguère des maisons exclusivement adonnées à un genre spécial et qui, fortement occupées pendant un certain temps, tombaient en chômage dès que ce genre était abandonné. Aujourd’hui les fabricants multiplient leurs procédés de travail; véritables Protées, ils suivent le goût du public dans toutes ses fantaisies et assurent ainsi l’utilisation continue de leurs ouvriers et de leur outillage. On peut dire que sous, ce rapport nos admirables fabriques de soieries françaises ont fait de véritables prodiges, car jamais plus belle exposition et plus variée n’a frappé les yeux des visiteurs .
- Ce que je dis des soieries nationales, je pourrais le dire de la plupart des industries françaises et étrangères, car partout on constate le progrès et la variété des fabrications répondant au goût et aux besoins de la consommation. Aussi les gens sérieux et attentifs, qui cherchent dans une exposition antre chose que le plaisir des yeux, trouvent-ils dans le palais du Champ de Mars et ses abords de fructueux et vastes sujets d’étude.
- La grandiose galerie des machines, où semblent s’être donné rendez-vous toutes les magies de la science moderne, la Tour Eiffel, les nombreux et intéressants palais disséminés dans l’espace réservé aux nations étrangères, les édifices de la guerre, de la marine et et des colonies, les pavillons des autres administrations publiques, les immenses galeries des industries diverses, étrangères et françaises, les spécimens d’habitation s depuis les temps les plus reculés, tout est sujet d’étude, de comparaison et souvent de surprise instructive.
- Qui ne serait frappé, par exemple, de la révélation soudaine que nous font plusieurs nations américaines par leurs incomparables expositions de matières premières et de produits naturels, aussi bien que par les prémiers efforts d’une industrie qui, à en juger par ses débuts, ne tardera pas à entrer dans le concert des plus puissantes nations ? L’en-
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- seignement professionnel y est particulièrement remarquable, et tels dessins de jeunes élèves pourraient rivaliser avec ceux de nos plus anciennes-écoles. Loin de nous effrayer, cette perspective de concurrence doit être pour nous une espérance, en même temps qu’un stimulant, car l’expérience etles statistiques nous démontrent que les pays les plus riches et les plus industrieux ont toujours été les-meilleurs clients de la France.
- L’Exposition des beaux-arts, superbement installée dans un palais spécial, digne de sa haute destination, est la plus importante qui ait jamais figuré dans un concours international. Elle nous démontre-qu’à l’étranger comme en France, la peinture, la sculpture, le dessin, la gravure et l’architecture occupent un rang particulièrement élevé.
- La peinture française des dix dernières années était soumise à la redoutable comparaison de l’Exposition centenale, composée, en grande partie de toiles signées des plus grands maîtres du siècle. Ce rapprochement n’a servi qu’à montrer, dans nos maîtres contemporains, les dignes successeurs de leurs illustres devanciers, et l’admiration universelle a proclamé avec quelle suite l’art français continue ses nobles traditions, avec quel courage il ouvre des voies nouvelles,
- La sculpture française mérite surtout une mention particulière, car sa gloire incontestée est l’une des gloires les plus rayonnantes de notre pays. Saluons donc ces vaillants artistes, dont l’existence est vouée à un art superbe, mais qui n’enrichit guère ceux-là mêmes qui en atteignent les plus-hauts sommets.
- Quant aux artistes étrangers, ils ont bien voulu constater eux-mêmes la sympathie cordiale de notre-accueil, et j’ai plaisir à rappeler les éloges par lesquels les artistes français ont salué en eux une conscience, un talent et des succès égaux aux leurs.
- Félicitons et remercions aussi de nombreux artistes musiciens, compositeurs' et exécutants, étrangers et français qui se sont fait entendre au palais du Trocadéro et au palais de l’Industrie, à la grande satisfaction du public.
- Nous devons également un juste tribut de reconnaissance aux heuieux possesseurs des objets d’art anciens qu’ils ont bien voulu nous prêter et qui figurent dans les diverses galeries consacrées aux expositions rétrospectives. En dehors de la curiosité-que ces objets d’art suscitent, ils servent à démontrer que, sans posséder les ressources et les procédés perfectionnés d’aujourd’hui, nos devanciers savaient exécuter de véritables chefs-d’œuvre dont nous ne parvenons pas toujours à égaler le goût et la perfection.
- L’exposition agricole est également de beaucoup supérieure à toutes celles qui l’ont précédée. L’immense espace qu’elle occupe renferme des spécimens complets de la production du sol, et des collections d’outils et de machines aratoires provenant de divers pays et qui font bien augurer de l’avenir de l’agriculture.
- Notre concours d’animaux reproducteurs a été des plus satisfaisants et nous a démontré une fois de plus les perfectionnements réalisés dans l’élevage de nos races indigènes et des races étrangères que nous avons acclimatées.
- C’est surtout le concours hippique qui a captivé l’admiration des connaisseurs. Ils ont pu constater non sans orgueil, le merveilleux résultat de la loi de 1874, sous l’empire de laquelle les éleveurs français sont parvenus à satisfaire non seulement au recrutement complet de l’armée et à tous lesbesoins du travail et du luxe, mais encore aux demandes de l’exportation, qui prennent chaque jour une importance plus grande.
- L’année dernière, notre exportation chevaline a été triple de l’importation.
- Comme à l’utile il faut toujours ajouter l’agréable, les magnifiques collections de fleurs étrangères et françaises, sans cesse renouvelées dans le parc du Trocadéro, ont été l’un des plus grands attraits-de l’Exposition, et la foule des visiteurs n’a cessé d’y prendre un plaisir extrême.
- Messieurs, c’est dans cette immense quantité d’œuvres et de produits divers, tous recommandables par leur mérite et par les sacrifices qu’ils ont imposés à leurs auteurs, que le jury des récompenses a dû faire un choix méthodique et raisonné. Ce n’était certes pas une tâche facile — je n’en connais pas de plus ingrate, — mais que ne peut le dévouement quand il est soutenu par la compétence, le désintéressement et l’impartialité?
- La première difficulté, ce sont mes collaborateurs et moi qui l’avons éprouvée : le choix des jurés. Mais cette difficulté a été considérablement atténuée par la générosité d’un grand nombre d’exposants français et étrangers — non des moins méritants — qui, se trouvant dans les conditions réglementaires, ont abandonné leurs droits aux récompenses en consentant à faire partie du jury, qui a été complété par des hommes dont la compétence est d’une incontestable notoriété.
- Tous ont travaillé avez un zèle qui ne s’est jamais ralenti, et c’est le résultat de leurs travaux que nous vous apportons aujourd’hui.
- Le nombre des exposants est de plus de 60,000.
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- Les jurys de groupe ont accordé 32,468 récompenses. Le jury supérieur, faisant droit à 671 réclamations. a porté le nombre de ces récompenses à 33,139, qui se répartissent ainsi :
- Grand Prix.......................... 903
- Médailles d’or.................... 5.153
- — d’argent............... 9.690
- — de bronze.............. 9.323
- Mentions honorables............... 8.070
- De plus, il a été accordé 5,500 diplômes de diverses catégories à un nombre égal de collaborateurs.
- Ces chiffres considérables témoignent beaucoup moins de la bienveillance de messieurs les jurés que du mérite de l’ensemble des exposants, et il est à craindre qu’il n’y ait encore bien des mécontents et bien des blessures d’amour-propre. C’est le sort inévitable de tous les concours.
- Nous voudrions cependant ne décourager personne et comme, en réalité, toutes les œuvres, tous les produits admis à l’Exposition ont un véritable mérite, nous nous proposons, à l’exemple de ce qui s’est fait en 1878, d'accorder des médailles commémoratives à tous les exposants non récompensés.
- Messieurs, la cérémonie d’aujourd’hui est le précurseur de la fin prochaine de cette Exposition, au succès de laquelle vous avez tous travaillé avec tant d’ardeur et de talent. Avant la séparation définitive, permettez-moi de vous féliciter et devons remercier encore, vous tous qui, à des titres divers, exposants, délégués et commissaires étrangers, membres de la commission de contrôle et des finances, commissaires spéciaux, membres des comités d’admission, membres du jury des récompenses, organisateurs de congrès, artistes, ingénieurs, architectes, cons-, tracteurs, ouvriers et fonctionnaires, avez contribué au succès d’une entreprise qui a donné de si bril-lanis résultats.
- Merci à vous, messieurs les directeurs généraux, qui avez été l’âme de cette entreprise et qui, après avoir aidé par vos éminents services mes honorables prédécesseurs, MM. Lockrov. Dautresme et Pierre Legrand, dans leur tâche difficile d’organisateurs, avez rendu plus facile encore la tâche de celui qui, sans avoir été à la peine, s’est trouvé à l’honneur.
- Messieurs, ce n’est pas sans serrement de cœur que l’on songe à la dispersion prochaine de tant de richesses, de tant de merveilles, si merveilleusement encadrées, et dont le cadre lui-même est appelé, en grande partie au moins à disparaître Ce n’est pas non plus sans tristesse que nous verrons s’éloigner peu à peu nos collaborateurs étrangers, qui ne se sont pas contentés d’embellir et d’enrichir l’œuvre commune de leurs produits et de leurs pittoresques édifices, mais qui ont bien voulu y ajouter le charme cl’une collaboration dont le dévouement et la cordialité ne se sont jamais démentis. S’ils emportent de leur séjour parmi nous un souvenir semblable à celui qu’ils nous laissent, nous n’aurons pas, dans leur pays, de plus zélés propagateurs de l’amitié française.
- Ils diront que la France n’est pas seulement une nation honnête et laborieuse, riche et puissante, mais qu’elle est aussi une nation hospitalière et généreuse et que sa légitime fierté n’est injuste ni hautaine pour personne.
- Ils diront que, contrairement à des pronostics désobligeants, ils ont vu pendant plusieurs mois se succéder des millions de visiteurs, venus de tous les points du globe, pressés dans des espaces relativement restreints, au milieu de richesses incalculables, sans que jamais l’ordre ait été troublé et sans autre manifestation que celle d’une satisfaction unanime.
- Messieurs, j’exprime en terminant, au nom du gouvernement français, et, j’ai le droit de le dire, au nom de la France entière, notre profonde reconnaissance aux gouvernements et aux peuples étrangers qui, par leur participation et par leur présence au milieu de nous, ont donné un si grand éclat à notre concours international.
- Quant à nous, Français, assurés désormais de la paix intérieure, désireux de vivre en bonne harmonie avec tout le monde sans jamais rien sacrifier des intérêts, de l’honneur et de la dignité de la France, fiers de notre succès pacifique, nous ne nous endormirons pas sur les lauriers conquis.
- Nous poursuivrons avec ardeur tous les progrès de la science et des arts, tous les perfectionnements de l’industrie et de l’agriculture, ainsi que la recherche de tout ce qui peut contribuer â élever les âmes, orner l’esprit et améliorer le sort de ceux qui peinent et qui souffrent.
- Nous continuerons avec sagesse et résolution l’œuvre de 89, sans que les exigences sans cesse renaissantes d’un idéal nouveau, succédant â l’idéal réalisé, nous lassent et nous découragent.Nous saurons nous souvenir que les réformes sociales entrevues par nos pères et dont'nous poursuivons la réalisation ne s’obtiennent ni par surprise, ni par violence et que, pour produire des efforts sûrs et durables, elles doivent être patiemment et progressivement conquises.
- C’est ainsi, messieurs, que la France continuera sa marche ascendante dans la voie du progrès et de
- la civilisation, avec le culte de la liberté, avec l’amonr du travail, qui est aujourd’hui le maître du monde !
- L,» Proclamation des Récompenses
- Après ce discours, M. Berger proclame les noms des lauréats à qui des grands prix ont été décernés. On sait le chiffre de ces récompenses. Le directeur ne pouvait s’acquitter de sa tâche d’un seul coup. Aussi le programme avait-il été arrêté de façon à lui permettre de se reposer.
- C’est aux apolaudissements unanimes qu’il a proclamé d’abord les grands prix des groupes 1 à 3 inclus. L’exécution d’un morceau de musique lui a alors permis de reprendre haleine. Un autre morceau a séparé la proclamation des groupes 6 à 7. Enfin, 1’ « Invocation », tirée du Roi de Lahore, de Massenefc a mis fin à la cérémonie.
- L’immense salle se vide lentement, les bannières quittent l’estrade, découvrant une dernière fois ce superbe décor des Vosges, qu’elles avaient caché tout à l’heure derrière leurs orgueilleuses dorures.
- Le président de la République se retire et rentre à l’Elysée avec le cérémonial qui l’avait accompagné à son arrivée.
- La grande fête de l’intelligence et du travail était terminée : c’est un triomphe de plus pour la France et pour la République !
- Dernière Heure
- Les mécontents
- Les récompenses sont à peine connues que déjà des exposants commencent à se plaindre.
- Hier, l’un d’eux a affiché dans la galerie des machines une pancarte injurieuse pour les membres du jury. Cette pancarte a été immédiatement enlevée par les soins de M. Dliers, commissaire de police, en l’absence de l’administration .
- Nos hôtes
- La fille aînée du prince de Bismarck a visité hier matin l’Exposition, incognito, naturellement.
- ***
- Le rédacteur en chef du grand journal russe « Novosti », A. K. Notovitch, est arrivé hier à Paris. Il a consacré son après-midi, à visiter l’Exposition.
- Sur la Tour
- On vient d’afficher dans la Tour Eiffel l’avis suivant :
- « La Tour est ouverte de neuf heures du matin à dix heures du soir.
- « La distribution des billets cesse à huit heures du soir pour le premier étage et dès la nuit pour les étages supérieurs. »
- -----:-------+>-----------
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 307.515
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................. 10.855
- Du 1er au 2me............. 4.771
- 2e étage direct........... 2.528
- Du 2« étage au sommet... 4.024
- En tout.............. 22.178
- -----♦------
- M. le ministre de Tagriculture, accompagné de M. Tisserand, directeur de l’agriculture, a visité, samedi, le deuxième concours de raisins organisé au Trocadéro par le comité de la classe 75 (viticulture) de l’Exposition universelle.
- M. le ministre a été reçu à l’entrée de la galerie par M. le président de la classe 75, entouré des membres du jury et du comité d’installation .
- M. le ministre a parcouru les diverses expositions et a exprimé toute sa satisfaction des résultats obtenus dans la reconstitution de nos vignobles. Il a admiré les merveilleuses collections de vignes françaises exposées.
- En ss retirant, M. le ministre de l’agriculture a remercié le comité de l’initiative qu’il avait prise, et a félicité les viticulteurs des efforts qu’ils ont faits pour conserver au pays l’une des plus grandes richesses nationales.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures: Fonctionnement des-machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque: la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du~Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue de Suffi en.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes. De 9 â 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- VIENT DE PARAITRE
- L’Esplanade des Invalides et la rie fli Caire
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DES COLONIES.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- —------
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- DISTRIBUÉES AUX EXPOSANTS
- Le 29 Septembre 1889
- Première Liste. — GRANDS PRIX
- GROUPE 1er .(Œuvres d’art)
- Classes 1 et 2. — Peinture à l’huile, Peintures diverses et Dessins
- Alma Tadema. Grande-Bretagne.
- Bergli. Suède.
- Bernier. France.
- Boldini. Italie.
- Chelmonski, Joseph. Russie.
- Collin, Raphaël. France.
- Cormon. France.
- Courtens, Frantz. Belgique.
- Dagnan-Bouveret. France.
- Delaunay, Elie. France.
- Détaillé. France.
- Dupré, Jules. France.
- Edelferld. Finlande.
- Flameng, F. France.
- Gigoux, J. France.
- I-Iéhert, E. France.
- Israels, J. Pays-Bas.
- Jimenez, L. Espagne.
- Kroyer. Danemark.
- Lefebvre, Jules. France.
- Lhermittë. France.
- Libermann. Allemagne.
- Melchers, Etats-Unis.
- Moore H. Grande-Bretagne.
- Morot, Aimé. France.
- Munkaczy. Autriche-Hongrie.
- Sargent. Etats-Unis.
- Stevens, Alfred. Belgique.
- Uhde. Allemagne.
- Wauters, Emile. Belgique.
- YVerenskiold. Norvège.
- Classe 3. — Sculpture et Gravure en médailles
- Butti. Italie.
- Barrias. France.
- Cariés. France.
- Dalou. France.
- Dillens, Jules. Belgique.
- Ferrari. Italie.
- Gemito. Italie.
- Gilbert, A. Grande-Bretagne.
- Injalbert. France.
- Lanson. France.
- Leighton sir Frederick. Grande-Bretagne.
- Meunier, Constantin. Belgique.
- Mercié. France.
- Noël, Tony. France.
- Peinte. France.
- Roty. France.
- Sinding. Norvège..
- Tourguenelf. Russie.
- Van der Stappen, P.-C. Belgique.
- Vigne (Paul de). Belgique.
- Classe 4. — Dessins et Modèles d’architeclure
- Chipiez. France.
- Colcutt, T.-E. Grande-Bretagne.
- Daumet. France.
- Fonnigé. France.
- Ginain. France.
- Lheureux. France.
- Ministère du commerce et de l’industrie. France. Ministère de l’instruction publique et des beaux-arts. Fiance,
- Ministère de la justice et des cultes. France. Paulin. France.
- Schadde. Belgique,
- Shaw, R. Norman. Grande-Bretagne.
- Ville de Paris (la). France.-
- Classe 5. — Gravure et Lithographie
- Boilvin. France.
- Chauvel. France.
- Haden, F.-Seymour. Grande-Bretagne.
- Jacques, Charles. France.
- Jacquet, Achille. France.
- Ivoepping, Allemagne.
- Pannemacker, Stéphane. France.
- Classe 5 Ms. — Enseignement des arts du dessin
- Le ministère de l’instruction publique et des beaux-arts (Direction des beaux-arts ; direction de l’enseignement primaire; direction de l’enseignement secondaire). France.
- Le conseil d’administration des écoles de Lyon. France.
- Le corps des inspecteurs de l’enseignement du dessin. France.
- Ecole.nationale des arts décoratifs. France.-
- Ecole nationale du dessin pour les jeunes filles. France.
- Ecole nationale d’arts décoratifs de Limoges. France.
- Ecole nationale des arts industriels à Roubaix. France.
- Ecole régionale des beaux-arts de Rennes. France.
- Ecole municipale des beaux-arts de Bordeaux. France.
- Ecole nationale des beaux-arts de Lyon. France.
- Ecole municipale des beaux-arts de Toulouse. France.
- La ville de Paris, direction de l’enseignement primaire. France.
- Les écoles primaires maternelles, élémentaires, primaires supérieures. France.
- Les cours d’adultes (ville de Paris). France.
- Ecole spéciale d’architecture de Paris. France.
- Ecole normale d’instituteurs à Amsterdam. Pays-Bas.
- Collaborateurs : Foulogne, professeur à l’école nationale des arts décoratifs de Paris. France.
- Grenaud, professeur à l’école nationale des arts décoratifs de Limoges. France.
- Hédin, professeur à l’école des beaux-arts, à Lyqju
- GROUPE II. — Education et Enseignement. — Matériel et Procédés des Arts libéraux
- Classe 6. — Education de l’enfant. — Enseignement primaire. — Enseignement des adultes
- Administration académique du gouvernement général de l’Algérie. Algérie.
- Alliance française. France.
- Altchenkaïa, Mme Christène, Russie.
- Boston public Schools. Etats-Unis.
- Commissions du ministère de l’instruction publique. France.
- Commission royale grand - ducale d’instruction. Grand-duché de Luxembourg.
- Conseil national d’éducation. République argentine.
- Département fédéral de l’intérieur. Suisse.
- Direction de l’enseignement primaire au ministère de l’instruction publique. France.
- Direction de l’instruction publique de la régence de Tunis. Tunisie.
- S. M. I. Dom Pedro d’Alcantarâ. Brésil.
- Ecoles nationales primaires supérieures, ministère de l’instruction publique. France.
- Ecoles nationales primaires supérieures, ministère du commerce et de l’industrie. France.
- Ecole normale primaire d’instituteurs et d’institutrices du département de la Seine. France.
- Ecoles normales supérieures de Saint-Cloud et Fon-tenay-aux-Roses, ministère de l’instruction publique. France.
- Ecoles primaires des cantons d’Argovie, Râle-ville Berne, Genève, Soleure, Neufchâtel, Schafïouse, Saint-Gall, Thurgovie, Vaud, Zurich. Suisse. _
- Maisons d’éducation de la grande chancellerie de la Légion d’honneur. France.
- Ministère de l’instruction publique. Japon.
- Ministère des travaux publics. Mexique.
- Musée pédagogique et commission de la Revue pédagogique, ministère de l’instruction publique.
- School Board de Londres. Grande-Bretagne.
- Société pour l’instruction élémentaire. France.
- Ville rte Paris, enseignement primaire. France.
- Classe 7. — Organisation et matériel de Venseignement secondaire
- Bureau d’éducation, département de l’intérieur. Etats-Unis.
- Départements de l’instruction publique. Suisse.
- Ministère de l’instruction publique. France.
- Ministère de l’instruction publique. Japon.
- Classe 8. — Organisation, méthode et matériel de l’enseignement supérieur.
- Albert de Monaco (le prince). Monaco.
- Association française pour l'avancement des sciences, ministère de l’instruction publique. France.
- Bureau central météorologique, ministère de l’instruction publique. France.
- Bureau d’ethnographie de Washington. D. C. Etats-Unis.
- Bureau d’éducation de Washington. D. G. Etats-Unis.
- Bureau des longitudes, ministère de l’instruction publique. France.
- Collège de France, ministère de l’instruction publique. France.
- Commission géographique exploratrice de la République mexicaine. Mexique.
- Commission géologique. Etats-Unis. '
- Direction de l’enseignement supérieur, facultés et établissements publics, ministère de l’instruction publique. France.
- Ecole des Chartes, ministère de l’instruction publique. France.
- Ecole des hautes études, section des sciences philosophiques et historiques, ministère de l’instruction publique. France.
- Ecole des hautes études, section des sciences naturelles, ministère de l’instruction publique. France.
- Ecole des langues orientales vivantes, ministère de l’instruction publique. France.
- Ecole des mines d’Ouro-Preto. Brésil.
- Ecole nationale supérieure des mines, ministère des travaux publics. France.
- Ecole nationale des ponts et chaussées, ministère des travaux publics. France.
- Ecole française d’Athènes et de Rome, ministère de l’instruction publique. France.
- Ecole libre des sciences politiques. France.
- Ecole normale supérieure, ministère de l’instruction publique. France.
- Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Suisse.
- Expédition du Travailleur et du Talisman, ministère de l’instruction publique. France.
- Grandidier. France.
- Masson, G., France.
- Ministère de l’agriculture. France.
- Ministère de la guerre. — Etats-Unis.
- Ministère de l’instruction publique. Japon.
- Mission archéologique française du Caire. Ministère de l’instruction publique. France.
- Mohn. Dr Iienrik. Norvège.
- Observatoire de Meudon. Ministère de l’instruction publique. France.
- Observatoire de Paris, ministère de l’instruction publique. FTance.
- Observatoire de Rio-de-Janeiro. Brésil.
- Rennelaer politechnic Institude Iroy. N.-Y. Etats-Unis.
- Secrétariat de F’omento. Mexique.
- Service météorologique. Etats-Unis.
- Smithsonian Institution Washington. D.C. Etats-Unis.
- Société des touristes de Finlande. Grand-Duché de Finlande.
- Universités suisses. Suisse.
- Université de John Hopkins, à Baltimore (Maryland). Etats-Unis.
- Université de l’Etat de New-Vork. Etats-Unis. Classes 6, 7, 8. — Enseignement technique
- Assistance publique de Paris. France.
- Chambre de commerce de Paris. France.
- Collectivité d«s associations d’enseignement populaire de Paris. FTance.
- Collectivité des écoles industrielles professionnelles et d’apprentissage de Belgique. Belgique.
- Conservatoire des arts et métiers. FTance.^
- Ecole centrale des arts et manufactures. France.
- Ecole de la Martinière. France.
- Ecoles nationales d’arts et métiers, France.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889.
- Ecole nationale d’horlogerie de Cluzes. France. Ministère du commerce, de l’industrie et des colc nies. France.
- Ministère de l’instruction publique du Japon. Japon. Société d’enseignement professionnel du Rhône. France.
- Société pour l’enseignement professionnel des femmes, écoles Elisa Lemonnier. France.
- Yille de Paris. France.
- Classe 9. — Imprimerie et Librairie
- Belin et fils, Ve Eugène. France.
- Century Company (The). Etats-Unis.
- Clarendon Press and Oxford üniversity. Grande-Bretagne.
- Falk, Th. Belgique.
- Imprimerie nationale de Lisbonne. Portugal. Lahure, Alexis, Société anonyme de l’imprimerie générale. France.
- Masson, Georges. France.
- Plon, E. Nourrit et Ce. France.
- Quantin (Maison). France.
- Ville de Paris (Service des travaux historiques). France.
- Classe 10. — Papeterie, reliure, matériel des arts de la peinture.et du dessin.-*
- Cuzin. France.
- Fairchild Leroy W. and G0. Etats-Unis.
- Gelber fils (van). Pays-Bas.
- Laroche-Joubert et Ce. France.
- Lefranc et Ge. France.
- Marius Michel et fils. France.
- Ministère des finances (imprimerie de l’Etat). Japon. Naeyer.(de) et Gie. Belgique.
- Outhenin, Ghalandre et Gie. France.
- Papeteries deVidalon. France.
- Poure, O’Kelly et Gie. France.
- Piette, P. Autriche-Hongrie.
- Smyth et Meynier. Autriche-Hongrie.
- Classe 11. —Application usuelle des arts du dessin et de la plastique
- Boussod, Valadon et Gie. France.
- Garpezat, Eugène-Louis. France.
- Chaperon, Philippe. France.
- Corroyer, Edouard. France.
- Détaillé, France.
- Ecole des arts industriels de Genève. Suisse.
- Janlet, G. Belgique.
- Lacoste. France.
- Robert frères. France.
- Rubé, Alfred. France.
- Union centrale des Arts décoratifs. France.
- Classe 12. — Épreuves et appareils de photographie.
- Application de la photographie aux sciences, exposition collective de MM. Girard, A., Henry, P. et P. frères, Jansen, Marex, Dr, Moessard, Mous-sette, Thouroude, Tissandier et les services du ministère de la guerre et de la Salpétrière. France. Association belge de photographie. Belgique. Dujardin, Paul. France.
- Lumière et ses fils. France.
- Nadar, Paul. France.
- United States geological Survey. Etats-Unis.
- Classe 13. — Instruments de Musique.
- Erard et Cie. France.
- Evette et Schaeffer. France.
- Mustek France.
- Pleyel, Wolff et Cie. France.
- Classe 14. —^ Médecine et Chirurgie, Médecine vétérinaire et comparée.
- Baretta. France.
- Mariaud. France.
- Martin, Claude. France,
- Mathieu, Raoul. France.
- Tramond. France.
- Classe 15. — Instruments de précision
- Brunner frères. France.
- Carpentier. France. •
- Collot. France.
- Ducretet. France.
- Gautier. France.
- Kern. Suisse.
- Laurent. France.
- Ministère de la guerre, service géographique. France.
- Ministère de l’instruction publique, bureau des longitudes. France.
- Ministère de la marine. France.
- Ministère des travaux publics, service du nivellement général. France.
- Naval Observatory Washington. Etats-Unis. Nemetz. Autriche-Hongrie.
- Olland. Pays-Bas.
- Richard frères. France.
- Ross and G°. Grande-Bretagne.
- Rowland. Etats-Unis.
- Signal service de l’armée fédérale. Etats-Unis.
- Classe 16. — Cartes et appareils de géographie et de cosmographie, topographie, statistique
- Bureau topographique fédéral. Suisse.
- Commission géographique exploratrice de la République mexicaine. Mexique.
- Commision géologique de la société helvétique des sciences naturelles. Suisse.
- Corps of Engineer United States army. Etats-Unis. Imfeld. Suisse. >
- Ministère de l’agriculture. Administration des Forêts. France.
- Ministère du commerce, de l’Industrie et des colonies. France.
- Ministère de la guerre, Service géographique du l’armée. France.
- Ministère de l’intérieur. France.
- Ministère de la marine, Service hydrographique. France.
- Ministère des travaux publics, Service des ponts-et-chaussées (exposition collective). France. Ministère des travaux publics, Service des.mines (exposition collective). France.
- Ministère des travaux publics (Carte géologique de la France). France.
- Prince héréditaire Albert de Monaco. Monaco. Secrétariat des travaux publics. Mexique.
- Simon. Suisse.
- Société de géographie de Paris. France.
- United States Goast and Geodetic Survey. Etats-Unis.
- United States signal service (Département de. la guerre), Etats-Unis.
- United States geological Survey. Etats-Unis.
- Ville de Paris (Statistique municipale). France. WursterRandegger et Gie. Suisse.
- GROUPE III. — Mobilier et accessoires
- Classe 17. — Meubles à bon marché et meubles de luxe
- Damon et Gie. France.
- Dasson, Henry et Gie. France.
- Classe 18. — Ouvrage du tapissier et du décorateur
- Cantini, Jules. France.
- Comité de l’exposition tunisienne. Tunisie.
- Goyers frères. France.
- Jacquier, Francis et Aimé. France.
- Janlet, Gustave. France.
- Nishimura, Sozayemon. Japon.
- Protectorat de i’Annam et du Tonkin. Annam-Tonkin.
- Varangoz, Charles. France.
- Classe 19. — Cristaux, verreries et vitraux
- Bsfhdoux, E. Belgique.
- Gallé. France.
- ILawkes, T.-G. Etafs-Unis.
- Lambert, L. et Gie. Belgique.
- Landier et Ploudaille. France.
- Legras. France.
- ' Lotz, veuve. Autriche-Hongrie.
- Montois. France.
- Sainte-Marie-d’Oignies. Belgique.
- Société des glaces et verreries Hainaut, Roux. Belgique.
- Salviati. Italie,
- Société des glaces de Jeumont. France.
- Société Venise-Murano. Italie.
- Webb, Thomas and Sons. Grande-Bretagne.
- Classe 20. — Céramique Bapterosses et Gie. France.
- Brow-Westhead, Moore and Gie. Grande-Bretagne. Boch, frères. France et Belgique.
- Gopeland and Sons. Grande-Bretagne.
- Doulton and Cie, Grende-Bretagne.
- Fabrique royale de porcelaine. Danemark. Faïencerie de Gien. France.
- Hache, Julien et Ge-, France.
- Haviland et C<L France.
- Manufacture de Sèvres. France.
- Muller et Gie. France.
- Union céramique et chaufournière. France.
- Classe 21. — Tapis, tapisseries et autres tissus d’ameublement
- Braquenié et Gie. France et Belgique.
- Cro^doy, John et fils. Grande-Bretagne.
- Hamot et Cie. France.
- Leborgne, Ferdinand. France.
- Manufacture nationale de Beauvais. France. Manufacture nationale des Gobelins. France. Sallandrouze frères. France.
- Warée. France.
- Classe 23. — Coutellerie.
- Exposition collective du syndicat des ouvriers de la Haute-Marne. France.
- Classe 24. — Orfèvrerie.
- Armand Gailliat. France.
- Ghristotle et Ce. France.
- Fannières frères. France.
- Froment-Meurice. France.
- Tifany and Go. Etats-Unis.
- Classe 25. —Bronzes d’art, fontes d’art diverses, ferronnerie d’art, métaux repoussés.
- Barbedienne, Ferdinand, France.
- Gouet, Gauthier et Ce. France.
- Monduit fils, Ph. France.
- Namikawa Sosuké, Japon.
- Thiébaut frères. France.
- Zuolaga y Zuolaga, Placido. Espagne.
- Classe 26. — Horlogerie.
- A l’ensemble de l’Ecole municipale d’horlogerie de Besançon et de la collectivité de l’horlogerie du Doubs. France.
- Collectivité de l’horlogerie suisse. Suisse. Collectivité des écoles d’horlogerie suisse. Suisse. Ecole d’horlogerie de Paris. France.
- Fénon, Auguste. France.
- Francillon Ernest, et Ce. Suisse.
- Henri Lepaute. France.
- Japy frères et Ce. France.
- Nardin, Paul D. Suisse.
- Patek Philippe et Ce. Suisse.
- Classe 27. — Appareils et procédés de chauffage et d’éclairage non électrique.
- Geneste, Herscher et Ce. France.
- Classe 28. — Parfumerie.
- Chiris, Antoine. France.
- Klotz, Victor, maison E. Pinaud: France.
- Piver, L.-T et Ce. P’rance.
- Roger et Gallet. France.
- Classe 29. — Maroquinerie, tabletterie, vannerie et brosserie. *
- Adt frères. France.'
- Sormani. France.
- Van Oye et Ce. Belgique.
- GROUPE IV. — Tissus, Vêtements et accessoires Classe 30. — Fils et tissus de coton
- Raranoff (Asaph) et Cie. Russie.
- Baranoff, Compagnie de la manufacture Baranoff. Russie.
- Dollfus-Mieg et Gie. France.
- Espana industrial (La). Espagne.
- Girard et Gie. France.
- Keittinger et fils. Franco.
- Kunz, Henri. Suisse.
- Parellada y Cia. Espagne.
- Parmentier Van Hœgaerden et Gie. Belgique. Rylands et fils. Grande-Bretagne.
- Société anonyme de filature et friterie réunies. Belgique.
- Zahar Morozoff fils'. Russie.
- Classe 31. — Fils et tissus àe lin, de chanvre, etc.
- Casse, J., et fils. France.
- Liniticio et Canapificio nazionale. Italie.
- Morel et Verbeke. Belgique,
- Rey aîné. Belgique.
- Société anonyme La Lys. Belgique.
- Société anonyme de Pérenchies. France.
- York Street Flax Spinning Gie. Grande-Bretagne.
- Classe 32. Fils et tissus de laine peignée fils et tissus de laine cardes
- Association des fabricantes de Sabadell. Espagne Bellest, E., et Gie. France.
- Breton, L., et fils. France.
- Chambre de commerce de Roubaix. France. Chambre de commerce de Tourcoing. France. Exposition collective de draperies viennoises. France.
- Exposition des fabricants de drap de la ville de Sedan. France.
- Grandjean, A., et Gie. France.
- Leclerc, Dupire. France.
- Simonis, Iwan. Belgique.
- Société du commerce et de l’industrie lainière de la région de Fournies. France.
- Tabourier, Bisson et Gie. France.
- Classe 33. — Soies et Tissus de soie.
- Baumann aîné et Cie. Suisse.
- Bardon, Ritton et Mayen. France.
- Bérard et Ferrand. France.
- Bonnet (les petits-fils de G.-J.) et Gie. France. Bouvard, E., et Mathevon fils. France.
- Bresson, Agnès et Cie. France.
- Brosset-IIeckel et Gie. France.
- Brunet-Lecomte, Moïse et Gie. France.
- Chambre de commerce de Lyon. France.
- Chabert, J., et Gie. France.
- Chatel et Tassinari. France.
- Colcombet, F., et Gie. France.
- Ducoté, Caquet-Vauzelle et Cote. France.
- Durand frères. France.
- Emery, L. et A. France.
- Filature impériale de Tomyoka. Japon.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 7
- Giron frères. France.
- Gourd, A., et Cie. France.
- Henry, J.-A., France.
- Lamy, A., et Giraud, A., France.
- Montessuy, A., et Chômer, A. France.
- Palluat, H., et Testenoire, France.
- Payen, Louis, et Cie. France.
- Piotet, J.-M., et Roque, J. France.
- Poncct père et fils. France.
- Sapojniltoff, A. et W. Russie. Schwarzenbach-Landis, J. Suisse.
- Schulz, Gourdon et Cie. France.
- Tissage mécanique de soieries à Adlisweil. Suisse. Tresca frères, Sicard et Cie. France.
- Troyet, P., et Cie. France.
- Classe 34. — Dentelles, tulles, broderies et passementeries.
- Aylé Idoux. France et Suisse.
- Bergeren, René, Belgique.
- Davenière. France.
- Directoire commercial de Saint-Gall. Suisse. Exposition collective du gouvernement tunisien. Tunisie.
- Lava, Jules. Belgique.
- Langlois. France.
- Martin, Georges. France et Belgique. Minne-Dansaert. Belgique.
- Neveu. France.
- Roi d’Annam (S. M. le). Annam-Tonldn.
- Robert. France.
- Robert-West. France.
- Warée. France.
- Classe 35.— Articles de bonneterie et de lingerie, objets accessoires du vêtement
- Collectivité des fabricants de gants à Grenoble. France.
- Fromage et Ce. France.
- Rivière et Ce. France.
- Tréfousse et Ce. France.
- Classe 36. — Habillement des deuoo sexes
- Christy et Ce. Grande-Bretagne.
- Fanien fils aîné. France.
- Mossant frères. France.
- Stetson, John et Ge. Etats-Unis.
- Tirard frères. France.
- Classe 37. —Joaillerie et bijouterie
- Boucheron. France.
- Naver. France.
- Savard et fils. France.
- Topart et Ruteau. France.
- Classe 38. — Armes portatives, chasse
- Administration des colonies, exposition permanente des colonies. France.
- Canonnerie Léopold Bernard. France.
- Eley Brothers. Grande-Bretagne.
- Faûré-le-Page. France.
- Gaucher-Bergeron. France.
- Heusse-Lemoine, Ernest. Belgique.
- Pieper, FI. Belgique.
- Richards, Westley, and G». Grande-Bretagne.
- S. M. l’empereur d’Annam. Annarn.
- Société française de munitions. France.
- Winchester Repeating arms C°. Etats-Unis.
- Classe 40. — Bimbeloterie Lefèvre frères. France.
- GROUPE Y. — Industries extractives. Produits
- BRUTS ET OUVRÉS.
- Classe 41. — Produits de l’exploitation des mines et de la métallurgie. Administration royale grand-ducale des mines.
- Grand-Duché de Luxembourg.
- Bricard frères. France.
- Caramin et Cie. Belgique.
- Ghappée, Armand. France.
- Commissariat de l’exposition du Chili. Chili. Commission de Minas Geraes. Brésil.
- Compagnie anonyme des forges de Châtillon et Gommentry. France.
- Compagnie des fonderies, forges et aciéries de Saint-Etienne. France.
- Compagnie Huanchaca. Bolivie,
- Compagnie minière du Callao. Vénézuéla. Compagnie de MountBishop. Tasmanie.
- Compagnie royale asturienne des mines. Espagne. Compagnie de San Domingo. Portugal.
- Consett îron et Cie. Grande-Bretagne. Dandoy-Maillard, Luc et Cie. France.
- De Beers Consolidated mines. Colonie du Cap. Depoilly, J. et Fleury. France,
- Dervaux-Ibled, Ernest. France.
- Département des mines et de la géologie, ministère des finances. Républiqne Argentine.
- Département des mines de la République Sud-Africaine.
- Dumont, G. et frères. Belgique.
- Ecole des mines de Paris. France.
- Escliger, Ghesquière et Cie. France.
- Exposition collective des Forges du Nord. France.
- Exposition collective des mines et métallurgie des Forges de la Loire. France.
- Exposition collective du syndicat des tôles fines belges. Belgique,
- Forges de Couzon, A. et P. Arbel. France. Fould-Dupont. France.
- Goldenberg et Cie. Alsace-Lorraine.
- Gouvernement du Brésil pour l’établissement de San Joâo de Iponema. Brésil.
- Gouvernement de la Nouvelle-Zélande. Nouvelle-Zélande.
- Gouvernement de Victoria. Victoria.
- Johnson Matthey and Cie. Grande-Bretagne.
- Marrel frères, forges de la Loire et du Midi, France.
- Négociation mineira de Pachuca y Real del Monte. Mexique.
- Nobel frères. Russie.
- Ores et minerais of the United States. Etats-Unis. Pacheto ministerio de Fermento (M. le général). Mexique.
- Peugeot frères (les fils de). France.
- Sculfort-Maillar et Meurice. France.
- Société anonyme des forges et mines de Clabecq. Belgique.
- Société anonyme des aciéries et forges de Firminy. Fiance.
- Société anonyme des aciéries de France. France. Société des aciéries de Longwy. Fiance.
- Société anonyme des aciéries du Nord et de l’Est. France.
- Société anonyme de Marcinelle et Couillet, Belgique.
- Société anonyme de Malfidano. Italie.
- Société anonyme de Vezin-Aulnoye. France.
- Société de Biscaye. Espagne.
- Société des hauts fourneaux et forges de la Providence. France et Belgique.
- Société des mines et fonderies de zinc de la Vieille-Montagne. France et Belgique.
- Société du nickel. Nouvelle-Calédonie.
- Tharsis sulphur and Copper C°. Grande-Bretagne.
- Classe 42. — Produits des exploitations et des industries forestières
- Commission auxiliaire de Missiones. République Argentine.
- Gouvernement du Brésil. Brésil.
- Gouvernement du Mexique. Mexique. Gouvernement du Paraguay. Paraguay. Gouvernement du Portugal. Portugal. Gouvernement de la République Argentine. République Argentine.
- Lepage, José. Brésil.
- Martin, Société de tranchage. France.
- Ministère de l’agriculture, administration des forêts. France.
- Classe 43. — Produits de la chasse, engins et instruments de la pêche et des cueillettes
- Commission général du Brésil. Brésil.
- Commission de Russie. Russie.
- Falco, C.-T.-A. Fiance.
- Gouvernement du cap de Bonne-Espérance. Cap de Bonne-Espérance.
- Gouvernement de la République de Guatemala. Guatemala.
- Gouvernement de la Norvège. Norvège.
- Loyer, E., et fils et Besnus. France.
- Ménier, Gaston. Brésil.
- Ministerio de Fomento. Guatemala.
- Révillon frères. Fiance.
- Valenciennes, L.-L. France.
- Classe 44. — Produits agricoles non alimentaires
- Artus, Constant V.-E. France.
- Collectivité de fabricants de tabac. Belgique. Collectivité de la société de Saint-Roch. Belgique. Ensemble de l’exposition des tabacs de la Havane. Cuba.
- Gouvernement de la République Argentine. République Argentine.
- Gouvernement du Cap de Bonne-Espérance. Colonie du Cap.
- Gouvernement de la Nouvelle-Zélande. Nouvelle-Zélande.
- Gouvernement de l’Uruguay. Uruguay. Goldsboroug. Victoria.
- Japlot, Léon. France.
- Mazamet (Exposition collective du syndicat des négociants en laines et cuirs de la ville de). France. Marchand, P., frères. France.
- Ministère de l’agriculture à Washington, D.-C. Etats-Unis.
- Ministère de l’agriculture et du commerce. France. Ministre des finances, direction générale des manufactures de l’Etat. Fiance.
- Ministère des travaux publics. Mexique.
- Olivera, Eduard. République argentine.
- Salle de commerce du 11 septembre à Buenos-Ayres.
- Républque Argentine.
- Urdubey, Ignace. Uruguay.
- Wilson sir Ersildon. Victoria.
- Classe 45. — Produits chimiques et pharmaceutiques.
- Arnavon. Fiance.
- Bidault. France.
- Chance Brothers. Grande-Bretagne.
- Genevoix et Ce. France.
- Compagnie de Saint-Gobain, Chauny et Cirey, France.
- Hardy-Milori. France.
- Laire (de) et Ce. France.
- Lefranc et Ce. France.
- Ménier. Brésil.
- Milly (de). France.
- Nobel. Russie.
- Pechiney et Ce. France.
- Poulenc frères. France.
- Price’s Patent Candie C°. Grande-Bretagne.
- Société pour l’industrie chimique. Suisse.
- Solvay et Ce. France et Belgique.
- Tanret. Fiance.
- Classe 46. — Procédés chimiques de blanchiment, de teinture, d’impression et d’apprêt.
- Blanchisserie et teinturerie de Thaon. France. Bœringer, Zucher et Cie. France.
- Bonnet, Ramel, Savigny, Girard et Cie. France. Chappat et Cie. France.
- Corron, J., et Baudouin. France Descat-Leleu fils. France.
- Gillet et fils. France.
- Grobon et Cie. France.
- Guillaumet (les fils de A.) et Maës, G. France. Hulot et Colin-Chambaut, France.
- Motte et Mellasoux frères. France.
- Renard, Villet etBunand. France,
- Classe 47. — Cuirs et peaux Basset et fils.
- Baugnies frères. Belgique.
- Biot-Caigne. Belgique.
- Combe et Oriol. ,
- Corneillan et Cie.
- Donau et fils.
- Durand, Achille.
- Lebermuth. Belgique.
- Leven frères.
- Mercier, Jean. Suisse.
- Petitpont et Cie.
- Peltereau, veuve Placide.
- Salomon. Etats-Unis.
- Savin. Russie.
- Sueur, Th., et fils.
- Trefousse et Cie.
- GROUPE VI. — Outillage et procédés des industries MÉCANIQUES. — ÉLECTRICITÉ
- Classe 48. — Matériel de l’exploitation des mines et de la métallurgie
- Chaudron, J. Belgique.
- Compagnie des mines d’Anzin.
- Compagnie des mines de Blanzy.
- Compagnie des mines de Roche-la-Molière et Firminy.
- Gilchritss. Grande-Bretagne.
- Grande-Lury.
- Société Cokeril. Belgique.
- Société des charbonnages de MariemontetBascoup, Belgique.
- Société des mines de Montrambert et la Beraudière. Société des mines de Lens et Douvrin.
- Tharsis Sulphur et Copper company. Grande-Bretagne.
- Classe 50. — Matériel et procédés des usines agricoles et des industries alimentaires.
- Brault, 'Teisset et Gillet.
- Compagnie de Fives-Lille.
- Anciens établissements Cail.
- Halot, Emile et Jules et Ce. Belgique.
- Robinson, Thomas, and Son (limited). Grande-Bretagne.
- Savalle fils, D., et Ce.
- Classe 51. — Matériel des arts chimiques de la pharmacie et de la tannerie.
- Baudoux, Eugène. Belgique.
- Chardonnet (comte de).
- Desmoulins, Lemaire et Cie. '
- Johnson, Matthey et Cie. Grande-Bretagne. Ministère des finances (direction générale des manufactures de l’Etat).
- Morane jeune.
- Classe 52. — Machines et appareils de la mécanique générale.
- Babcock et Willcox C°. Grande-Bretagne.
- Belleville et Cie.
- Bon et Lustremant.
- Brass^ir, Victor.
- Carels frères, Alph. et G. Belgique.
- Compagnie de Fives-Lille.
- Edoux, Léon.
- Escher Wyss et Cie. Suisse.
- Gallovay, W.-D., and Sons. Grande-Bretagne. Guvenet, A.
- Meunier et Ce.
- Næyer (de) et Ce. Belgique.
- Rie ter, Joli.-Jacob, et Ce Suisse.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Société alsacienne de constructions mécaniques. Sultzer frères. Grande-Bretagne.
- Worthington Pumping Engine G°. Etats-Unis.
- Classe 53. — Machines, outils
- Bariquand et fils.
- Bouclier, E. et P., fils.
- Brown et Sharpe. Etats-Unis.
- Sellers win et Ce. Etats-Unis.
- Steinlein et Ce. Allemagne.
- Classe 54. — Matériel et procédés de la filature et de la corderie.
- Grun, F.-J.
- Martin, C. Belgique.
- Société alsacienne. Alsace.
- Société verviétoise. Belgique.
- Classe 55. — Matériel et procédés du tissage
- Ateliers de construction de Ruti, successeur de Gaspard Honegger. Suisse.
- Compagnie des fonderies et forges de l’Horme, chantiers de la Buire.
- Hodgson, George. Grande-Bretagne.
- Sureck, Ye Mathieu. Belgique.
- Classe 56, — Matériel et procédés de la couture et de la confection des vêtements.
- Batley et Keats. .
- Cornely. E., et fils.
- International Button H. S. M. C. Etats-Unis. Wheeler et Wilson S. M. C. Etats-Unis.
- Classe 57 Matériel et procédés de la confection des objets de mobilier et d’habitation
- Faure, Pierre-P.
- Fay, J.-A., et Cie. Etats-Unis.
- Gaillet et fils.
- Classe 58. — Matériel et procédés de la papeterie, des teintures et des impressions
- Darblay père et fils.
- Dautrebande, PI. et Thiry, F. Belgique.
- Tuleux.
- Classe 59. — Machines, instruments et procédés usités dans divers travaux
- Ministère des finances, Direction générale des manufactures de l’Etat.
- Ministère des finances, direction générale des monnaies et médailles.
- Classe 60. — Carrosserie et charronnage, bourrellerie et sellerie.
- Binder, G.-Jules.
- Grummer, Joseph.
- Iiealey and Gie. Etats-Unis.
- Harmès, E., et fils.
- Jeantaud, Charles.
- Classe 61. — Matériel des chemins de fer
- Chemin de fer Grand Central belge. Belgique. Compagnie de Fives-Lille.
- London and North Western raihvay C°. Grande-Bretagne.
- Midland raibVay C°. Grande-Bretagne.
- Ministère des travaux publics.
- Pensylvania railroad C°. EJats-Unis.
- Société alsacienne de constructions mécaniques. Société des chemins de fer de la Méditerranée. Italie.
- Société Cockerill. Belgique.
- Société italienne des chemins de fer méridionaux. Italie.
- Société suisse pour la construction de locomotives, de machines (Winterthur). Suisse.
- Classe 62. — Électricité. Administration des postes et des télégraphes. Ateliers d’Oerlikon. Suisse.
- American Bell and C° Etats-Unis.
- Baudot.
- Carpentier.
- Chris tofle et Ge.
- Edison. Etats-Unis.
- Elihu Thomson. Etats-Unis.
- Elislia Gray. Etats-Unis.
- Elliot Brothers. Grande-Bretagne.
- Planté.
- Société générale des téléphones.
- Classe 63. — Matériel et'procédés du génie civil des travaux publics et de l’architecture.
- Barbier et Ce.
- Beaudet, Douau et Ce.
- Bouwens.Vanderboyen.
- Bureau des ingénieurs du gouvernement. Etats-Unis.
- Chambre de commerce du Havre.
- Chambre de commerce de Marseille.
- Civet-Grouet, Gauthier et Ce.
- Compagnie générale des asphaltes de France. Compagnie du canal de Suez.
- Compagnie de Fives-Lille.
- Eiffel,'G.
- Gibault.
- Gouvernement du Brésil, ensemble de travaux et chemins de fer de Dom Pedro. Brésil.
- Lepaute, Henry.
- Gouvernement de la République Argentine. République Argentine.
- Gouvernement du Mexique. Mexique.
- Gouvernement du Brésil. Brésil.
- Hersent.
- Institut royal des ingénieurs. Pays-Bas.
- Leblanc, J.-Lucien.-
- Manufacture des glaces de Saint-Gobain.
- Mathelin et Garnier.
- Ministère de l’intérieur, bureau dee chemins vicinaux.
- Ministère des travaux publics.
- Monduit fils.
- Moreau frères.
- Muller.
- Pavin de Lafarge, J. et A.
- Pille Daydée.
- Société anonyme des anciens établissements Cail.
- Société des ateliers de Neuilly.
- Société centrale des architectes.
- Société de construction des Batignolles.
- Société Decauville aîné.
- Société des ingénieurs civils.
- Société John Cockerill.
- Société des ponts et travaux.
- Union des maîtres de carrières de petit granit. Belgique.
- Ville d’Anvers, Belgique.
- Ville de Paris, service des voies publiques.
- Zschokke et Terrier. France-Italie.
- Classe 64. — Hygiène et Assistance publique
- Association des Dames françaises.
- Etablissement thermal d’Aix-les-Bains.
- Geneste, Herscher et Cie. France-Belgique.
- Janssens (le Dr). Belgique.
- Ministère de l’intérieur (direction de l’assistance et de l’hygiène publiques : établissements généraux de bienfaisance, asiles du Vésinet, de Vincennes, de Charenton ; institution nationale des jeunes aveugles; institutions nationales des sourds-muets de Paris, des sourdes-muettes de Bordeaux, des sourds-muets de Chambéry; services de la protection de l’enfance et des enfants assistés; service des hôpitaux et hospices ; service des aliénés ; service de l’hygiène publique; mont-de-piété de Paris).
- Préfecture de la Seine (Ville de Paris : service des eaux d’égoût, service de l’assainissement, service des logements insalubres, service de la statistique municipale, direction des affaires municipales, direction générale de l’administration de l’assistance publique. Observatoire de Montsouris.
- Préfecture de police (Ville de Paris : service de l’hy-giéne et des secours publics, laboratoire municipal de chimie, service de l’inspection des halles et marchés.
- Société française de secours aux blessés des armées de terre et de mer.
- Société de protection des Alsaciens-Lorains.
- Union des femmes de France.
- Classe 65. — Matériel de la navigation et du sauvetage.
- Compagnie générale transatlantique.
- Fairfield Shipbuilding Company. Grande-Bretagne.
- Messageries maritimes,
- Ministère de la marine.
- Normand (Augustin) et Ce.
- Société centrale de sauvetage des naufragés.
- Société nouvelle des forges et chantiers de la Méditerranée.
- Yacht-Club de France.
- Classe 66. — Matériel et procédés de l’art militaire.
- Bariquand et fils.
- Compagnie anonyme des forges de Châtillon et de Commentry.
- Geneste, Herscher et Ce.
- Ministère de la guerre,
- Poudrerie royale Coopal et Ce. Belgique.
- Société des anciens établissement Hotchkiss et Ce.
- Société anonyme des forges et chantiers de la Méditerranée.
- GROUPE VII. — Produits alimentaires Classe 67. — Céréales, produits farineux
- Collège d’agriculture de Dookie. Australie-Victoria.
- Commission des céréales et commission des farines.
- Echeto frères. République Argentine.
- Lavie (Ye) et Cie. Algérie.
- Leconte-Dupond.
- Ministère de l’agriculture. Etats-Unis.
- Ministère de l’agriculture et du commerce. Japon.
- Moulins Muller, Louisen, Gizella, Pannonia et Victoria. Autriche-Hongrie.
- Regino Garcia. Iles Philippines (colonies espagnoles).
- Société des moulins de Novorossick. Russie.
- Société des usines de Wygmaël, Rémy, et Cie. Belgique. 1
- Truffaut, Alexandre.
- Classe 68. — Boulangerie et pâtisserie
- Les fabricants de biscuits français.
- Classe 69. — Corps gras alimentaires, laitage et œufs
- Cuadra (Enrique de la). Espagne.
- Galache, José-Augusta. Portugal.
- Maison Plagniol de James; Gounelle successeur.
- Maurel, H., Prom et Maurel frères,
- Société générale des huileries du. Sahel tunisien. Tunisie. '
- Yerminck et Cie.
- Classes 70 et 71. .— Viandes et Poissons.
- Légumes et Fruits
- Commission norvégienne. Norvège.
- Gouvernement hellénique. Grèce.
- Sansinena. République Argentine.
- Classe 72. — Condiments et stimulants, sucres et produits de la confiserie. — Première section : cafés.
- Barillas (le général). Guatemala.
- Gouvernement brésilien. Brésil.
- Gouvernement de Costa-Rica. Costa-Rica.
- Gouvernement de la République Dominicaine. République Dominicaine.
- Gouvernement du Guatemala. Guatemala.
- Gouvernement du Nicaragua. Nicaragua.
- Gouvernement de Paraguay. Paraguay.
- Gouvernement de Salvador. San-Salvador.
- Gouvernement de Vénézuéla. Vénézuéla.
- Guzman Blanco (le général). Vénézuéla.
- Het Colonial Comité der Néderlandst Afdeeling. Indes néerlandaises.
- Lecoat de Kerveguen. La Réunion.
- Musée des colonies de Lisbonne. Portugal.
- Seminario frères. Equateur.
- Syndicat Franco-Brésilien. Brésil.
- Syndicat pour le commerce du café d’Amsterdam et de Rotterdam. Indes néerlandaises.
- TengTing Kong. Chine.
- Classe 72, — 2e section : Chocolats, Confiserie.
- Commission cèntrale de Bahia, sucres. Brésil.
- Commission centrale dePernambuco, sucres. Brésil.
- Commission centrale de Rio-Janeiro, cafés. Brésil.
- Gouvernement du Mexique, ministère des travaux publics. Mexique.
- Kharitonenko. Russie.
- Ménier.
- Raffinerie Say.
- Classe 73. — 3e section : Liqueurs-
- Les distillateurs français pour leur exposition collective de fabrication.
- Classe 73. — Boissons fermentées. Re section :
- Vins.
- Association commerciale de Porto. Portugal.
- Cardinal Lavigerie. Tunisie.
- Castella (de), Paul. Victoria, Australie.
- Chili.
- Collectivité des exposants de Madère. Portugal.
- Djordjadze. Russie.
- Gonzales Diass. Espagne.
- Ligue des propriétaires du Douro. Portugal.
- M. Henri d’Orléans, duc d’Aumale. Italie.
- Ministère de l’agriculture, alcools et sucres. Brésil.
- Pladellorens. Espagne.
- Segovia, Aurelio. Espagne.
- Syndicat du commerce des vins de Champagne.
- Vignobles de la Côte-d’Or, représentés par les expositions collectives organisées par les soins du comité départemental de la Côte-d’Or, du comité d’agriculture de Beaune et Nuits, de la chambre de commerce de Beaune et la chambre syndicale de commerce en gros des vins et spiritueux de la Côte-d’Or.
- Vignobles de la Gironde, représentés par les expositions collectives organisées par les soins du comité départemental de la Gironde et des syndicats viticoles et agricoles de Saint-Emilion et de Blan-quefort et Lesparre, ainsi que par les expositions des maisons de commerce de Bordeaux et du syndicat du commerce en gros des vins et spiritueux de la Gironde.
- Classe 73. — 2e section: Spiritueux.
- Ayale et Cie. Espagne.
- Collette, René.
- Collectivité belge, Bal et Gie, Jean Meens, Van der Berghe. Belgique.
- Colonie de la Martinique. Martinique.
- Dècle, Ve Ch.
- Dolgoff, A.-B. Russie.
- Dulken, Weyland. Pays-Bas.
- Ministère de l’agriculture. Brésil.
- Sociedad de cosecheros. Espagne.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Société anonyme de distillerie de la Méditerranée, Vignobles des deux Charëntes. •
- Vignobles de l’Hérault.
- Classe 73. — 3e section: Bières.
- Bergor et Engel. — Etats-Unis.
- Brasserie belge. Belgique.
- Brasserie française, pour les progrès remarquables et incontestés réalisés depuis l’Exposition ' de 1878.
- Grosfils, Pierre. Belgique.
- Heineken (Société des brasseries de). Pays-Bas. Jacobsen. Danemark.
- Springer et Cie (levures).
- GROUPE VIII. —Agriculture, viticulture, pisciculture
- Classe 73 bis. — Agronomie, statistique agricole Australie.
- Comice central agricole de la Sologne, exposition collective.
- Département de l’agriculture. Etats-Unis.
- Direction générale dé l’agriculture du Portugal. Portugal.
- Ministère de l’agriculture, statistique agricole. Ministère des travaux publics. Etats-Unis du Mexique.
- Société nationale d’agriculture de France.
- Classe 73 ter. — Organisation, méthodes et matériel de V enseignement agricole
- Ecole nationale d’agriculture de Montpellier.
- Ecoles nationales vétérinaires de France.
- Institut national agronomique.
- Institut agronomique Rio. Brésil,
- Ministère de l’agriculture.
- Classe 49. — Matériel et procédés des exploitations rurales et forestières.
- Bajac, Antoine.
- Bernard, Léopold. Belgique.
- Le Clerc, directeur de la Société des Polders de Bouin (Vendée).
- Mac Cormick Harvesting. Etats-Unis.
- Ministère de l’agriculture, administration des forêts. Société agricole et industrielle de Batna et du Sud-Algérien. •
- Société Decauville.
- Wood, Walter A. Etats-Unis.
- Classe 74. — Spécimens d’exploitations rurales et d’usines agricoles
- Agriculteurs du Nord.
- Agriculteurs du Pas-de-Calais.
- Chiris, Antoine. Algérie.
- Bergerie de Rambouillet.
- Département de Seine-et-Marne.
- Exposition collective du gouvernement tunisien. Tunisie.-
- Comité d’organisation de la section roumaine. Roumanie.
- Gouvernement de la République Argentine. République Argentine.
- Vilmorin.
- Classe 75. — Yiticuliure Salomon, Etienne.
- Société centrale d’agriculture de l’Hérault.
- Classe 76. — Insectes utiles et insectes nuisibles
- Ministère de l’agriculture des Etats-Unis. Etats-Unis.
- Ministère de l’agriculture du Japon. Japon.
- Riley.
- GROUPE IX. — Horticulture Classe 79. — Fleurs et plantes d’ornement
- Croux et fils.
- Defresne.
- Lévêque et fils.
- Mexique (ministère des travaux publics). Vilmorin-Andrieux.
- Classe 80, — Plantes potagères >
- La société de secours mutuels des jardiniers-horticulteurs de la Seine.
- Vilmorin-Andrieux et Cie.
- Classe 81. — Fruits et arbres fruitiers
- Ville de Paris.
- Salomon, Etienne.
- Croux et fils.
- Bruneau et Jost.
- Classe 82. — Graines et plantes d’essences forestières
- Administration des forêts.
- Classe 83. — Plantes de serre.
- Chantrier frères.
- Commision impériale du Brésil. Brésil.
- Commission royale d’Australie. Australie.
- Gou vernement de Guatemala. Guatemala. j
- Peeters. Belgique.
- Jardin d’essai, Rivière directeur. Algérie.
- ECONOMIE SOCIALE
- Hors section. „
- Comité départemental du Nord.
- Comité départemental du Rhône.
- Commission belge pour l’exposition d’économie sociale, présidée par M. Carlier, commissaire général de.Belgique. Belgique.
- Œuvre de Tourasse, continuée par M. Paul Piche.
- 2e .Section. — Participation aux bénéfices, association coopératives de production.
- A la nation brésilienne, à l’empereur dom Pedro, à la princesse impériale (abolition de l’esclavage. Brésil.
- Bon Marché (le).
- Redouly et Cie.
- Société pour l’étude pratique de la participation du personnel dans, les bénéfices.
- 3e Section. — Syndicats professionnels.
- Départaient of labor, ministre du travail des Etats-Unis. Etats-Unis.
- Société internationale des études pratiques d’économie sociale. .
- 4e Section. — Apprentissage.
- City and Guiids of London institute for the avancement of technical éducation. Grande-Bretagne. Commission de l’enseignement technique près la société polytechnique russe, Saint-Pétersbourg. Russie.
- Department of the interior, bureau of éducation Washington. Etats-Unis.
- Ecole nationale des arts décoratifs de Paris et écoles nationales dç Limoges et d’Aubusson, directeur, M. Louvrier de Lajollais.
- Ministère de l’agriculture à Paris.
- Ministère du commerce à Paris.
- Préfecture de la Seine
- Société de protection des apprentis et des enfants employés dans les manufactures de Paris.
- 6e Section. — Caisse de retraites et de rentes viagères.
- Caisse nationale des retraites pour la vieillesse .gérée par la Caisse des dépôts et consignations.
- 7e Section. — Assurances contre les accidents et sur la vie.
- Comité des quatre compagnies françaises d’assurances sur la vie.
- Caza nazionale di Associazione per gli infortuni dègli operai su lavoro, Milan. Italie.
- 8e Section. — Epargne.
- Caisse nationale d’épargne.
- Caisse générale d’épargne et de retraite belge. Belgique.
- Caisse d’épargne de Milan. Italie.
- 9e Section. — Associations coopératives de consommation
- Central coopérative board and labor association.
- Grande-Bretagne.
- Société philanthropique de Paris.
- 10e Section. — Associations coopératives de crédit
- Worchuss-Vereine (banques populaires allemandes du système Schultz Delitzh). Allemagne. Associazione per le banche popelari, Milan. Italie.
- Ile Section. — Habitations ouvrières Engel, Alfred.
- Improved industrial Dwelling C°, àLondres. Grande Bretagne.
- Mansion-House. Grande-Bretagne.
- 12e Section. — Cercles d’ouvriers
- Cercle mulhousen. — Allemagne.
- Working Men’s and Instituts Union. Grande-Bretagne.
- 13e Section. — Hygiène sociale.
- Association pour prévenir les accidents de fabrique.
- Président : M. F. Engel Gros.
- Corporation of thecity of London. Grande-Bretagne. Société de protection des engagés volontaires, élevés dans les maisons djéducation correctionnelle; président : M. Voisin*'
- 14e Section. — Institutions patronales.
- Anzin (Mines d’).
- Baccarat (Cristallerie de).
- Blanzy (Compagnie des houillières de).
- Le Bon Marché.
- Marne, à Tours.
- Mariémont, société anonyme de charbonnage. Bel-• gique.
- Schneider, au Creuzot.
- Vieille-Montagne. Belgique.
- oection. — Intervention economique des pouvoirs publics.
- Liberty and property defence League, à Londres. Grande-Bretagne.
- (A Suivre).
- LES ASCENSIONS A LA TOUR
- A PIED
- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du Ier au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- - par ascenseur
- Montée au fer étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du fer- étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- : Én-partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte- au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre âu guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- Chemins de fer de POuest
- Depuis quelques jours, la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest a ouvert, à la gare Saint-Lazare, à l’extrémité de l’impasse d’Amsterdam, une nouvelle entrée exclusivement réservée aux voitures vides qui viennènt attendre les voyageurs arrivant par les trains de grandes lignes.
- Cette entrée donne accès dans la cour de la rue d’Amsterdam où maintenant, les voitures peuvent stationner au nombre de 46, savoir :
- 8 voitures de maître ou retenues à l’avance;
- 19 omnibus de la Compagnie de l’Ouest ;
- 10 coupés de la Compagnie de l’Ouest ;
- et 9 voitures de place provenant de la station de la rue de Londres.
- Après leur chargement effectué, ces voitures sor tent toutes de la cour par la grille du n° 17, de la rue d’Amsterdam, en ne formant, par conséquent, qu’un seul sens de courant dans cette cour, avantage bien appréciable si l’on songe aux encombrements que produisait, sur ce point, la rencontre des véhicules de toutes sortes qui entraient et sortaient par la même issue.
- Enfin, les voyageurs (piétons), arrivant par les trains de grandes lignes peuvent sortir de la gare par la nouvelle porte de l’impasse d’Amsterdam; cette nouvelle facilité sera certainement appréciée par les voyageurs se dirigeant vers les quartiers Nord de Paris et auxquels cette .issue évite un assez long détour.
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- M. Pierre PETIT, photographe du Bulletin officiel, se tient à la disposition des exposants. S’adresser à lui, place Cadet, 17, 19, 21, à Paris, ou au Bulletin officiel, qui se charge de transmettre les ordres.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Mercredi 2 Octobre 1889
- 2* Série. — N° 139.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA DURÉE DE L’EXPOSITION
- Pans et Départements...............
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Annonces... Réclames... Faits divers.
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfteld House, London-Wall.
- IkitEALX : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de ïExposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chroni^;.e. — Dernière Heure. — Echos. —Tirage des Bons de l’Exposition. — Les Exposants récompensés. — Les adieux du Figaro de la Tour. — Liste des Récompenses. — Les Congrès. — La Bourse.. — Annonces et réclames.
- COUR DU PALAIS DE LA COCHINCHINE.
- CHRONIQUE
- M. Tirard a dit en excellents termes, dans son discours de dimanche que, cette année comme toutes les autres, il y aurait, à l’issue du grand concours international, des grincheux et des mécontents.
- C’est fatal, c’est inévitable, même avec le soin
- le plus méticuleux qu’une administration puisse apporter à la composition des jurys.
- Tout le monde est ambitieux, tout le monde veut arriver plus haut, surtout les petits, et l’on oublie complètement le vieux proverbe :
- Ne sutor ultra crepidam Le mécontentement des désillusionnés se manifeste de dilïerentes manières : ils ont, à la ri-
- gueur, le droit de maudire quarante-huit heures leurs juges, in petto, comme tout condamné; car le dépit rentré est toujours très mauvais; il vaut mieux exhaler sa bile, mais qu’on le fasse chez soi, en famille, sans manifester au dehors.
- Cela dépend des caractères, direz-vous ; tel homme du Nord avalera sa mauvaise humeur, le méridional fera une vraie tempête; mais, ces
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- tempêtes-là, il faut les arrêter à tout prix et par les mesures les plus énergiques.
- Aussi l’administration est-elle absolument décidée à sévir contre tout exposant qui aura, comme cela s’est vu dimanche dans le palais des machines, affiché sur sa vitrine des injures grossières à l’adresse des membres du jury.
- D’autres se jurent de refuser leurs médailles et de la refuser bruyamment ; d’autres enfin déclarent qu’ils retireront leurs produits de l’Exposition.
- C’est ici qu’il importe plus particulièrement de les arrêter : les exposants n’ont le droit ni de fermer leurs vitrines, ni d’enlever les objets vendus, et, à plus forte raison, les objets non vendus que le jour où, officiellement, la fermeture de l’Exposition sera annoncée.
- Il est bien entendu, et nous l’avons répété à satiété ici même, que les six mois pleins sont dûs, ce qui nous porte tout d’abord au 6 novembre.
- Mais s’il y avait une prorogation de quelques jours?
- Eli! bien, même dans ce cas, nous sommes d’avis que la présence des exposants et de leurs produits est obligatoire jusqu’au dernier moment; les prorogations, en fait d’expositions, sont, en effet, pour ainsi dire passées dans l’usage. Qu’on nous cite une Exposition qui n’ait pas été prorogée? Or l’exposant fait partie intégrante de l’Exposition; elle n’est pas sans lui; il n’est pas sans elle. Donc, avant que les portes aient été closes, il se doit à la grande entreprise nationale, à laquelle il a collaboré.
- Les départs précipités ne pourront donc être aucunement tolérés.
- Et, s’il nous est permis de faire un appel à la conciliation générale, nous conseillerons aux mécontents, qui sont une très petite minorité, de calmer leurs nerfs, de rentrer dans le rang, «t de laisser à la joie du plus grand nombre le' loisir de se manifester : Il faut que l’Exposition finisse par la concorde universelle ; les trouble-fêtes seront les mal venus.
- F. L.
- -------------^---------------
- M. Gustave Simon,, l’un des secrétaires du Comité de la Presse, ayant notifié à M. Osiris la décision du Comité, M. Osiris lui a répondu la lettre suivante :
- Cher Monsieur,
- En acceptant la tâche délicate de désigner l’œuvre à laquelle le prix que j’ai offert, en l’honneur du grand Centenaire et à l’occasion de l’Exposition universelle, méritait d’être attribué, le comité de la Presse a donné une nouvelle preuve de son libéralisme en décernant ce prix à tous ceux : ingénieurs, architectes et ouvriers qui contribuèrent à édifier notre merveilleuse galerie des machines; le Comité a affirmé une fois de plus la sûreté de son jugement et la sollicitude pour le génie de notre industrie nationale.
- Permettez-moi donc, à moi simple donateur, qui ne fais que sanctionner votre décision, d’adresser ici mes plus vifs remerciements au Comité de la Presse tout entier et particulièrement à son président, mon honorable ami M. Hébrard, ainsi qu’à vous, cher monsieur, qui avez pris une part si active à l’attribution de • ce prix.
- Croyez, cher monsieur, à mes sentiments bien dévoués.
- Osiris.
- Paris, 29 septembre 1889.
- • WL
- Dernière Heure
- A l’Académie des sciences
- Au cours de la séance d’hier, M. Daubrée a présenté un gros volume rédigé en français par la commission brésilienne et donnant à propos de l’Exposition universelle, un résumé complet de l’état actuel de l’Empire, des moyens de s’v rendre, de la nature des relations à établir avec la France.
- La partie géologique est très remarquable. Le gouvernement brésilien vient de faire exécuter une série de fac-similé des gros aérolithes du Brésil, et de les envoyer à la section brésilienne. Cette collection des plus remarquables sera offerte au muséum après la clôture de l’Exposition internationale.
- Le ISsiïiquet belge
- M. de Lynen, président du comité exécutif belge de l’Exposition universelle, offrait hier, à riIôtel-Continental, un banquet de cent cinquante couverts au haut pèrsonnel de l’Exposition et aux principaux exposants de Belgique.
- M. Yves Guyot, ministre des travaux publics, était au nombre des convives, ainsi que MM. Thurneyssen, représentant M. Berger, Sédille, de Lacretelle, Ossude, Dupuich, Carlier, commissaire général de Belgique, etc.
- La musique des mineurs de Mariemont prêtait son concours à la fête.
- -Au dessert, M. de Lynen a porté un toast à la France, en la remerciant de sa généreuse hospitalité et en la félicitant de l’œuvre magnifique qu’elle a su mener à bien.
- M. Yves Guyot lui a répondu, heureux, a-t-il dit, de saisir cette occasion de constater que les liens fraternels qui unissent la Belgique et la France se sont encore resserrés par l’Exposition universelle.
- Les exposants récompensés
- La plupart des exposants récompensés ont commencé, hier matin, à placer sur leurs vitrines des pancartes indiquant les récompenses obtenues par eux.
- Les notices des mécontents indiquant qu’ils refusaient leurs récompenses, et injuriant le jury, ont été enlevées.
- Les quelques erreurs ou omissions de la liste publiée par le Journal Officiel feront l’objet d’un erratum.
- Pour les sinistrés d’Anvers
- La grande troupe égyptienne du Théâtre International donnera ce soir, à huit heures trois quarts, une représentation extraordinaire, au bénéfice des victimes de la catastrophe d’Anvers.
- M. le baron Beyens, ambassadeur de Belgique, a promis d’assister à cette soirée de bienfaisance avec le personnel de la légation.
- Le prix des places sera de 5 francs et 2 francs.
- -----------------------------
- Demain matin, vers neuf heures, M. Alphand, accompagné de MM. Lozé, Chautemps, d’une dizaine de conseillers municipaux et d’une délégation espagnole, doivent venir pour faire l’ascension complète de la Tour Eiffel.
- -----------
- Ë C H O S
- Les entrées à TExposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 122.783
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................... 5.060
- Du 1er au 2me............... 2.922
- 2e étage direct............. 1.614
- Du 2e étage au sommet... 3.064
- En tout................ 12.696
- Les Concerts au Champ de Mars
- La musique belge des charbonnages de Marie-mont et Bascoup avait obtenu de M. Berger l’autorisation de se faire entendre dimanche soir sous le dôme Bouvard.
- M. Carlier, commissaire général de la section belge, a offert un vin d’honneur aux musiciens.
- A la Fête de nuit
- La direction de l’Exposition avait mis, avant-11er soir, le balcon du dôme Bouvard à la disposition d’Ousman Gassy, roi du Boundou, et de sa suite.
- Parmi les personnalités invitées, M. et Mme Poubelle, M. Carlier, commissaire général de la section belge, M. et Mme Dupuich, etc.
- La journée et la soirée de dimanche
- Dès cinq heures, le Champ de Mars a été envahi par une foule de camelots qui vendaient la liste des récompenses qu’a publié hier matin VOfficiel.
- Le Petit Journal dit que certaines personnes ont payé jusqu’à 7 francs ce supplément de Y Officiel. Il est certain que de nombreuses erreurs de noms, d’adresses, de chiffres, ont dû se glisser dans ce fascicule.
- Les mentions n’en doivent donc être enregistrées que sous toutes réserves, en attendant la publication du palmarès, qui paraîtra le 15 octobre prochain.
- ***
- Le clichage du dernier numéro du Figaro de la Tour a eu hier matin pour témoins les deux petits-fils de Saïd-Pacha, ancien vice-roi d’Egypte, neveux du khédive Tewfick.
- Les princes Saïd et Omar Toussoun sont de très aimables jeunes gens, de physionomie ouverte et sympathique; ils parlent et écrivent parfaitement le français.
- Plusieurs personnes de leur suite les accompagnaient, ainsi que quelques amis : M. et Mme Pa-doa Bey, Mme et Mlle Frique, M. Gras, Borelli bey, M. Jules Borelli et M. A. Rivière d’Arc.
- Les prince se sont inscrits au registre du Figaro en arabe et en français.
- Ils quittent Paris dans quelques jours et doivent visiter la Suisse, avant de retourner dans leur pays.
- Lâcher de pigeons
- Un Parisien vient de faire un important lâcher de pigeons du haut de la troisième plate-forme de la Tour Eiffel.
- L’altitude de 300 mètres n’étant pas habituelle aux pigeons messagers, il était intéressant de savoir si ceux-ci plongeraient immédiatement pour se rapprocher du sol, ou s’envoleraient horizontalement veis leur colombier. Ce dernier cas s’est produit.
- A neuf heures un quart, les pigeons ont été lâchés ; ils se sont tous dirigés en ligne droite vers le Val-de-Grâce, d’où ils venaient, et ils ont franchi, en trois minutes, l’espace qui sépare la Tour du Val-de-Grâce; à neuf heures dix-huit minutes, ils étaient arrivés.
- Xos hôtes
- Dimanche à quatre heures de l’après-midi, est arrivé à Paris le grand duc Alexis, frère du czar, amiral-général et commandant de la flotte. Le grand-duc a été reçu à la gare par les grands-ducs Alexandre-Georges Michaïlowitch ainsi que par le bardn de Mohrenheim.
- Le grand-duc Alexis, qui est accompagné de son aide de camp, le prince Schahovskoy, s’est reposé quelques heures à l’hôtel Continental et est reparti dans la soirée pour Biarritz.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 3
- On annonce la prochaine arrivée à Paris du colonel Jérôme-Napoléon Bonaparte, accompagné de sa femme, du marquis de Chasseloup-Laubat, du marquis de Bonneval; ils ont pris passage à bord de la Gascogne, qui a quitté New-York ces jours derniers.
- A
- M Pidal, ex-ministre de l’instruction publique d’Espagne, est arrivé hier à Paris,
- Statistique des grains et farines
- A la dernière séance du Congrès international des grains et farines qui vient d’avoir lieu, on a donné connaissance d’une curieuse statistique : la production totale du blé dans le monde.
- Cette production est évaluée à 825 millions 1/2 d’hectolitres ainsi calculés : Europe, 475 millions 1/2 hors d’Europe, 349 millions 000,000 hectolitres. Les deux nations qui produisent le plus sont les Etats-Unis qui récoltent 186 millions 400,000 hectolitres et la France qui en produit 100,000 millions 700,000 hectolitres.
- Ajoutons à cela que la population du globe s’élève actuellement à 1 milliard 429 millions d’habitants.
- lTn concours artistique
- La République argentine ouvre un concours pour l’exécution d’une statue de Cambacérès, qui doit être élevée sur une place publique de Buenos-Ayres.
- Deux cent cinquante mille francs en or ont été votés pour le coût du monument, comprenant la base et la statue.
- Les projets devront être déposés au 30 décembre 1889; le jury se prononcera le 30 mars 1890, à Buenos-Ayres.
- Statistique du tabac
- L’administration des tabacs, nous apprend que ce sont les habitants du Nord qui sont les fumeurs les plus enragés; chaque habitant y consomme, paraît-il, annuellement 2,241 grammes de tabac.
- En seconde ligne, vient le Haut-Rhin, avec une moyenne de 1,951 grammes par habitant. Puis le Var, avec 1,678 grammes; la Meurthe-et-Moselle, avec 1,627 grammes; le Pas-de-Calais 1,645 grammes, etc. La Seine arrive au cinquième rang avec 1,370 grammes.
- Les départements où l’on fume le moins sont : la Haute-Loire, 477 grammes par habitant; la Vendée, 490 grammes; le Cantal, 480 grammes.
- Les autres départements tiennent la moyenne entre cinq cent et mille grammes.
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- M. Aragon, commissaire de police du quartier de l’Europe a remplacé depuis ce matin M. Beynaguet au service de l’Exposition.
- M. Dhers sera remplacé à son tour par M. Collas, du quartier Saint-Vincent-de-Paul, le 6 courant au matin.
- LES GRANDES RÉCOMPENSES
- Nous commencerons très prochainement à publier des notices un peu détaillées suivies principaux exposants récompensés et sur leurs industries.
- Mais, dès aujourd’hui, nous tenons à applaudir au Grand Prix obtenu par la maison Leroy W. Fairchild, de New-York. La récompense suprême, accordée à cette importante fabrique de plumes en or, porte-mines et crayons en or, n’est d’ailleurs que la consécration de quarante ans d’existence et de succès toujours croissants; déjà, cette maison a obtenu, dans d’autres expositions, des médailles de première classe ; elle a de nombreux brevets d’invention pour ses articles de poche, à la fois très élégants et très utiles, qui lui ont valu, dans toute la haute société, une incontestable réputation.
- Nous pouvons affirmer, sans aucune exagération, que la maison Leroy W. Fairchild est la plus importante du monde entier pour la fabrication de ce genre d’articles en or et en argent et la récompense obtenue aujourd’hui la classe définitivement au premier rang.
- ----------------------------
- Tout passe, tout lasse, comme dit le vieux proverbe et, pour notre belle Exposition, la se-
- conde partie du proverbe est au moins fausse; nous, tous les jours sur la brèche, à la recherche de tout ce qui est grand, de tout ce qui est beau, et tout est grand et tout est beau dans l’Exposition, nous voyons avec terreur ce vilain mot de fermeture qui sonne lugubrement au milieu d’un enthousiasme général non interrompu depuis près de cinq mois, et qu’il nous va falloir abandonner toutes ces merveilles accumulées si laborieusement, cesser ces promenades quotidiennes si intéressantes, ne plus aller ^e reposer dans l’établissement aimé et distingué entre tous, j’ai nommé la maison Marie Brizard etRogers , au début de cettechronique, je m’étais promis de ne citer aucun nom, ne voulant, à aucun prix, que l’on suppose qu’il y a là une question de publicité ; mais, franchement, pourrait-on m’accuser de publicité quand je parle d’une maison connue comme la Bastille, comme la Madeleine, comme la Tour Eiffel, si vous voulez de l’actualité. Dans le principe, on avait été quelque peu surpris de voir que cette vieille maison de liqueurs faisait de la limonade ; un peu intrigué de cela j’ai eu l’occasion d’en causer avec l’un des principaux employés et j’ai eu le mot de l’énigme. La maison Marie Brizard et Roger, si connue, puisque sa création est presque bi-centenaire, quelle a de plus, au centre même de Paris, une succursale en pleine prospérité avait, surtout en vue de la grande affluence d’étrangers, voulu créer un pavillon où l’on aurait absolument dégusté que des produits ; à tort ou à raison, cette autorisation lui fut refusée, tout ce qu’elle put obtenir, c’est de ne pas donner à manger, de faire, en un mot, de la limonade, et dame ! les malins, les vrais amateurs n’étaient pas fâché de celà, car, avec sa réputation, la maison ne pouvait, eu quoi que ce soit, ne servir que des consommations de tout premier choix, et c’est ce qu’elle fit dans toute l’acception absolue du mot. Elle obtint, à la porte Rapp, un tout petit emplacement, mais qu’elle fit si bien agencer et orner par un habile architecte, M. de Rupé, que nous pourrions mettre au défi de trouver le pareil dans toute l’Exposition ; puis comme le patriotisme peut exister dans les plus petites comme dans les plus grandes, elle ne vendit que de la bière française prouvant, du reste comme la chose a été dite souvent, que les brasseurs français pouvaient tout aussi bien faire que leurs concurrents étrangers d’où qu’il en soit. Gomme il fallait que la maison servit des glaces, elle s’adressa à Tortoni. La première maison ne pouvant avoir que des produits de première maison, puis alors elle put faire déguster ses produits ; on est sûr au moins là d’en avoir de la vraie anisette, quand dans tant d’autres maisons, on vous fait bien voir la bouteille, avec la marque ; mais quelle drogue fourre-t-on là-dedans dix-neuf fois sur vingt ! ! et dans quelques semaines tout cela sera fermé, cette maison et les autres ; il est vrai que l’ani-sette, le curaçao et les autres produits de MM. Marie Brizard et Roger, nous les trouverons toujours à la succursale du boulevard des Italiens, mais ce qu’il nous va falloir abandonner, c’est toutes ces délicieuses promenades, au milieu des beaux-arts, où tant de richesses sont accumulées au palais des Arts libéraux, au milieu des expositions françaises et étrangères, ça Ana fermer et je ne puis que répéter mon mot du commencement : tout passe, tout passe.
- ... — - -------------------— ---------—
- LES ADIEUX DU “ FIGARO DE LA TOUR ”
- Tout finit par des chansons !
- Yoici les deux couplets que notre ami Golias vient d’improviser en l’honneur du dernier numéro du Figaro de la Tour :
- Avouons qu’on ne saurait mourir plus gaiement...
- aie : Le Père la Victoire I
- Amis, je viens d’avoir cinq mois...
- Je cesse mon tirage,
- Aujourd’hui j’ déménage;
- J’aurai vu des Tares, des Siamois,
- Des gens d’tous les pays,
- Des gras, des maigr’s, des aplatis.
- Les blancs, les jaun’s,les roug’s et les noirauds Tracèr’nt sur moi des pensées Tout’s plus ou moins insensées ;
- On s’arrachait ensuit’ mes numéros, Pendant cent trente-neuf jours,
- C’est moi qui fus le dieu d’la tour !
- Ah ! C’est pénible ! C’est navrant ! Nom d’un chien !' D’mourir si jeun’ quand on s’porte bien !
- REFRAIN
- Vous, qui montiez là-haut,
- Qui trouviez chez moi, par la pluie,
- Avec un abri très chaud Des rédacteurs pour vous finir compagnie! Ascensionnisfi Avouez qu’ c’est trisfi...
- Quand j’s’rai plus là sur vot’ passage, Poussant des cris d’rage,
- C’est tout en pleurs Qu’vous r’gagn’rez l’ascenseur!
- II
- Papa habit’ la rue Drouot;
- Il donn’ tout Y temps des fêtes,
- Sa santé.est parfaite.
- J’aurais pas dû monter si haut;
- Les courants d’air d’là Tour,
- C’est çà qu’a abrégé mes jours.
- J’ai publié un numéro persan,
- J’ai reçu des tas d’ministres,
- Qui s’sont inscrits sur mes r’gistres ;
- S’il n’avait pas, pour un motif pressant,
- Filé à l’étranger,
- J’aurais pu r’cevoir Boulanger.
- Ah ! C’est navrant ! C’est pénible ! Nom d’un chien !. D’mourir si jeun’ quand on s’port’bien!
- REFRAIN
- Vous qui montez là-haut. Dépêchez-vous, homrn’s, femrn’s et filles, Ach’tez l’dernier numéro,
- Pour lir’ le soir, sous la lampe, en famille — Ceux qui compos’
- Ecrivez quelqu’chos’
- Sur mon registr’ avant qu’je n’meure.
- O mes rédacteurs,
- Berr et Duret,
- A. vous tous mes regrets !
- Colias.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- BONS DE L’EXPOSITION
- Liste Officielle fies Numéros Gagnants
- du Tirage du 31 Septembre
- Hier matin, à dix heures, a eu lieu, au Crédit Foncier, le cinquième tirage des Bons de l’Exposition.
- En voici le résultat :
- Le Numéro a gagné
- 100,000 francs.
- Le Numéro 0.904.494 a gagné 10,000 francs
- Les dix bons dont les numéros suivent gagnent chacun 1,000 francs :
- 1.041.099 267.452 910.070 1.179.104 254.350
- 526.585 1.106.791 434.724 505.962 649.764
- Les cent bons dont les numéros suivent gagnent
- chacun 1OO francs :
- 198.705 271.454 559.881 427.575 650.112
- 959.824 10.556 72.364 814.930 953.965
- 761.309 203.028 48.410 939.004 780.600
- 9.5831 .154.703 969.462 797.748 39.128
- 82.1061 .036.811 526.547 735.733 505.566
- 313.387 334.079 167.685 699.900 504.819-
- 23o.456 45.405 999.416 820.664 323.141
- 158.513 814.776 1 .067.378 390.592 818.719
- 611.717 477.036 1 .188.224 709.018 171.795
- 288.947 209.275 1 .175.704 968.299 452.103
- 834.220 993.158 543.539 717.729 689.065
- 548.308 39.070 49.703 420.486 733.868
- 188.341 702.637 790.632 1.199.243 648.073
- 82.479 967.941 844.717 1.050.7 7o 387.671
- 730.604 336.608 980.719 1.035.275 3.143
- 159 603 484.312 146.472 109.198 534.144
- 924.792 378.405 43.192 484.442 105.129
- 652.620 612.663 559.229 454.4o0 1 .054.086
- 801.254 319.383 540.326 45.525 1 .149.726
- 232.149 560.802 9S4.728 285.036 1 .051.327
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DES COLONIES.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- LISTE DES RÉCOMPENSES
- DISTRIBUÉES AUX EXPOSANTS
- Le 29 BeptemTore 1809
- GROUPE Ier (Œuvres d’art)
- Classes 1 et 2. — Peinture à l’huile, Peintures diverses et Dessins
- GRANDS PRIX
- Alma Tadema. Grande-Bretagne.
- Bergh. Suède. — Bernier. France. — Boldini. Italie. Chelmonski, Joseph. Russie. — Collin, Raphaël. — Cormon. — Courtens, Frantz. Belgique. Dagnan-Bouveret. — Deîaunay, Elie. — Détaillé.
- Dupré, Jules. '
- Edelferld. Finlande.
- Flameng, F. France.
- Gigoux, J. France.
- Hébert, E. France.
- Israels, J. Pays-Bas.
- Jimenez, L. Espagne.
- Kroyer. Danemark.
- Lefebvre, Jules. — Lhermitte. — Libermann. Allemagne.
- Melchers, Etats-Unis. — Moore H. Grande-Bretagne. — Morot, Aimé. — Munkaczy. Autriche-Hongrie.
- Sargent. Etats-Unis. — Stevens, Alfred. Belgique. Uhde. Allemagne.
- Wauters, Emile. Belgique. — Werenskiold. Norvège.
- MÉDAILLES D’OR
- Adan. — Alvarez, Luis. Espagne. — Ancher, M. Danemark. — Aranda, Gimenez. Espagne. — Aublet.
- Bâche, Otto. Danemark. — Barau, — Barillot. — Barrias. — Bazzaro. Italie. — Baudoin, P. — Benjamin Constant. -—.Béraud. — Binet, Victor.
- — Blanc. — Boudin, — BresLau (Mlle), Suisse.
- — Breton E. — Brown .J.-L. — Burnand. Suisse.
- — Burne Jones E. Grande-Bretagne.
- Carcano. Italie. — Ciardi. Italie. — Claus, Emile.
- Belgique. — Courtois.
- Damoye. —. Dan tan. — Dawant. — Demont A. — Mme Démont-Breton. — Dubufe.
- Ehrmann.
- Ferrier G. — Forbes Stonhope, A. Grande-Bretagne. — Fourié, A. — Friant.
- Gilbert. — Giron. Suisse. — Glaize. — Gœuneutte, Norbert.
- Hanoteau. — IJarlameff, Alexis. Russie. — Idarrison. Etats-Unis. — Herkomer, H., Grande-Bretagne. Heyerdahl. Norvège. — Hitchcock. Grand-duché de Finlande. — Iiook, J.-C., Grande-Bretagne.— Humbert. — Ilynais. Autriche-Hongrie.
- Jacque. — Jarnefeld. Etats-Unis. — Johansen, V., Danemark.
- Lamorinière, J.-P., Belgique. — Ladson. Suède. — Lavastre. — Leader, B.-W., Grande-Bretagne. — Le Plant. — Lehmann, Georges. Russie.— Lcibl. Allemagne. — Leighton (sir Fred.). Grande-Bretagne. — Lépine. — Lévy, E. — Loir, Luigi. — Luminais.
- Madrazo(de) R. Espagne.— Maignan.— Makowski, Constantin. Russie. — Marée. — Maris, J. Pays-Bas. — Martin, H. — Mathey. — Meissonnier, Ch. — Merson, L.-Ô. — Mesdag, Pays-Bas. — Miche-lena. Section internationale. — Montenard. — Morbelli. Italie.
- Orchardson, W.-Q. Grande-Bretagne.
- Payer (de). Autriche-Hongrie. — Pelouse. — Pille.
- — Petersen, E. Norvège. — Pointelin.
- Raffaelli. — Rupin. — Ileid, J.-R. Grande-Bretagne. — Renouf. Autriche-Hongrie. — Ribarz. Autriche-Hongrie. — Rixens. — Robert-Fleury, T.
- Saintin. — Sartorio. Italie. — Sautai. — Segantini. Italie. — Shannon, G.-J. Grande-Bretagne. ~ Struys, Alexandre. Belgique. — Szymanowski, Vincelas. Russie.
- Tattegrain. — Tissot.
- Vail. Etats-Unis, — Vayson. — Yerhas, Jan. Belgique. — Verstraete, Théodore. Belgique. — Verwée, Alfred. Belgique. — Vuillefroy (de). Wecks. Etats-Unis. — Wencker. — Whistler, .T.-M.
- Grande Rretagne.
- Yon.
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- Zacharian. Section internationale. — Zorn. Suède. — Zuber.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Agache. —Ancher (Mme). Danemark. — Aranjo, Joaquin. Espagne. — Artan, Louis. Belgique. — Aubert, Jean. — Ayrton de los Bios (Mme). Espagne.
- Backer (Mlle). Norwège. — Bail, Joseph. — Bakuy-sen van de Sande. Pays-Bas. — Bartlett, W.-H., Grande-Bretagne. — Beauverie. — Bergeret. — Berdtson. Grand-Duché de Finlande. — Berne-Bellecour. — Berteaux, Hippolyte. — Bertelon.— Bezzi. Italie. — Bilinska (Mme). Section internationale. — Billet. — Billotte. — Binet, Adolphe. — Bisschop, Pays-Bas. — Bjorck. Suède. _— Bloch. — Bocion. Suisse. — Boggs, Etats-Unis. Bompard, — Bonnefoy. — Bordes.— Boutigny. — Bratland, Norwège. — Breitner. Pays-Bas. — Bridgmann. Etats-Unis. — Brispot. — Buland. — Bussen, Georges.
- Carrière. — Cesbron. — Charnay. — Charles, J., Grande-Bretagne. — Chartran. —• Ghaze, Etats-Unis. — Clairin. — Claude, Max. — Clause, G. Grande-Bretagne. — Colin, Gustave. — Collard (Mlle). Belgique. — Corelli. Italie. — Courant, Maurice. — Gurzon (de).
- D’Anethan (Mlle). Belgique. — Davis. Etats-Unis. — De Coninck. — Delacroix. — Delahaye. — Den Duyts, Gustave. Belgique. — Destrem. — Dewing. Etats-Unis. — Dinet. — Donoho. Etats-Unis. — Doucet, Lucien. — Dupré, Julien. — Durst.
- Endogourofï, Jean. Russie.
- Fichel. — Fildes. Grande-Bretagne. — Flameng, Auguste. — Forsberg. Suède.
- Gabriel, Pays-Bas. — Gagliardini. — Galien, Grand duché de Finlande. — Gay, Etats-Unis. — Gilbert, Victor. — Girard, Albert. — Girardet, Eugène. Suisse. — Girardot. — Gloersen. Norvège. — Gow, A. C. Grande-Bretagne. — Grégory, E.-J. Grande-Bretagne. — Grigoresco. Roumanie. — Gros. — Guay. — Gueldry. — Guétal. — Guignard. — Guillemet. — Guiïlou.
- Halkett, François. Belgique. — Hareux. — Harris-son, Birge. Etats-Unis. — Hennebicq, André. Belgique. — Hidalgo, Félix-Résurrection._ Espagne. — Hischeh Autriche-Hongrie. — Hirszen-berg, Samuel. Russie. — Plowe, W. Etats-Unis. —- Hun ter, Colin. Grande-Bretagne. Jan-Monchablon. — Japy. — Jean, E. Eman. — Jeanniot. — JerndofF. Danemark. —J-osephson. Suède. — Jourdain.
- Keller. Allemagne. — Kielland (Mlle). Norvège. — Knight. Etats-Unis; — Knopff, Fernand. Belgique. — Koemmerer. Pays-Bas. — Kouznetzoff. Russie. — Ivreyder. — Krstitch. Serbie. Lagarde. — Lapostolet, — Latouche. — Laugée, Désiré. — Lecomte du Nouy, Jean. — Le Liepvre. — Le Roux, Victor. — Liljefors. Suède. — Lindholme. Grand duché de Finlande. — Lira. — Loustaunau. — Lucas.' — Luyten, (Henry). Pays-Bas.
- Mac-Èwen. Etats-Unis. — Machard. — Maris, Willem. Pays-Bas. — Martin, Etienne. — Martinetti, Maria. Italie. — Meyer; Allemagne. — Michel, Marius. — Millet, F.-D. Grande-Bretagne. — Mirea, Roumanie, — Moreau, Adrien. — Moreau de Tours. — Moreno Carbonero, José. Espagne. — Mosles. Etats-Unis. — Moutte. — Munster-jelm. Grand-Duché de Finlande. — Munthe, G. Norwège.
- Neuhuys. Pays-Bas. — Niss. Danemark. —- Nono.
- Italie. —Nordstrom. Suède.
- Olde. Allemagne. — Olive. — Osterlind. Suède. Pankiewicz, Joseph. Russie. — Parsons, A. Grande-Bretagne. — Paulsen. Danemark. — Pelez. — Penne (de), O. — Perrandeau. — Petitjean. — Picard.
- Quost.
- Ralli, T. Grèce.— Reinhart. Etats-Unis. — Renard, Emile. — Rico, Martin. Espagne. — Rcederstein (Mlle). Suisse. — Roëlofs. Pays-Bas. — Romani j (Mme). Italie. — Rosset-Granger.
- | Sain, Edouard. — Sala y Frances, Emilio. Espagne.
- — Sanchez-Perrier, Emilio. Espagne. — Sartori. Italie. — Schlomka. Autriche-Hongrie.— Schom-mer. — Schwartze (Mlle). Pays-Bas. — Séon. — Sinding. Norvège. — Siwan, J.-M. Grande-Bretagne. — Sochor. Autriche-Hongrie. — Soot. Norvège. — Souza-Pinto. — Stone. Marcus. Grande-Bretagne. — Stobbaerts, Jan. Belgique.
- — Swiedomski. Russie.
- Tanzi. — Therkildsen. Danemark. — Thiollet. — Thirion. — Thompson. Section internationale. — Toudouze. — Toulmouche.
- Velasco, Mexique. — Verhaert, Pierre. Belgique. — Villodas (Ricardo de). Espagne. — Vos. Pays-Bas.
- Waterhouse, J.-W. Grande-Bretagne. — Weertz. — Wegmann (Mlle). Danemark. — Weir.Etats-Unis.
- — Wentzel. Norvège. — Westerholm, V. Grand-duché de Finlande.
- Yarz.
- Zarembski, Marie. Russie.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Agazzi. Italie. — Aimé-Perret. — Alexandre. Section internatirnale. — Alchimowicz. Russie. — Allègre. — Allen, W. Etats-Unis. — Ancilloti. Italie. — Anthonissen, Louis. Belgique. —Assel-berghs. Belgique. — Apot. Pays-Bas. — Armand-Beauvais.— Arsenius. Suède.'—Asknasi, Jacques. Russie. — Auguin. — Aumônier, J. Grande-Bretagne.
- Badin. — Banuelos Thorndike, Antonio. Espagne.
- — Bastert. Pays-Bas. — Beadie. J.-P. Grande-Bretagne. — Belmont. Mexique. — Bellel. — Ber-natzick. Autriche-Hongrie. — Rerton, E. — Beyle.
- — Biesbroeck, van Jules. Belgique. — Bilbao y Martinez. Espagne. — Blashlleld. Etats-Unis. — Plau (Mme). Autriche-Hongrie. — Blayn. — Bloinmers. Pays-Bas. — Blombled, Louis. Pays-Bas.— Bouchor. — Boulard. — Bourgain. — Bourgeois, U. — Bourgeois, E. — Bourgogne. — Bouvier, A. Belgique. — Bramtot. — Brende-kilde. Danemark. — Brétegnier. — Brielmann.
- — Brissot de Warville. — Broerman, Eugène. Belgique.
- Gain, C. — Cain, H. — Calderon, P.-H. Grande-Bretagne.— Caraud. — Carteron.— Castro (Mlle). Chili. — Cavé. — Ghaigneau. — Chapron. — Charlton. Grande-Bretagne. — Ghigot. — Cho-carne-Moreau. — Choquet. — Claude. — Coessin de la Fosse. — Cole (Vicat). Grande-Bretagne. — Comerre. — Corbett, M.-R. Grande-Bretagne. — Cox. Etats-Unis. — Crofts, E. Grande-Bretagne. Dall’Oca. Italie. — Danielson (Mile). Grand-duché de Finlande. — Dauphin. — Debat-Ponsan. — Defaux. — Delachaux. Etats-Unis. — Delanoix.
- — Dell’Orto. Italie. — Deschamps. — Detti. Italie. —-De Winter. — Deyrolle. — Didier,J.— Dodge. Etats-Unis. — Dubois. Algérie. — Du Chattel. Pays-Bas. — Dufaux. Suisse. — Dufour, C. — Dupain. — Durangel. — Dutzschhold. — Duval. Suisse. — Duverger.
- Ebner. Autriche-Hongrie. — Edouard. — Elias, section internationale. — Enault ("Mme). — Ernest. Autriche-Hongrie.
- Faivre. — Faldi. Italie. — Farasyn, Edgard. Belgique. — Farny. Etats-Unis. — Ferry, J. — Feyen, Eugène. — Fisher, M. Grande-Bretagn.e
- — Flick. — Fowler. Etats-Unis. — Fragiacomo. Italie. —Frankfort. Pays-Bas. —Furet. Suisse.
- Garnier. J. — Gélibert. — Gerson, Adalbert. Russie. — Gioli, Italie. — Girard, Firmin. — Godefroy. — Gola. Italie. — Goodall, F. Grande-Bretagne. — Goubié. — Greive. Pays-Bas. — Gri-melund. Norvège. — Gutherz. Etats-Unis. — Gysis, N. Grèce.
- Hacher (A.). Grande-Bretagne. — Ilanstein. Norvège. — Haslund. Danemark. — Hofer. Autriche-Hongrie. — Hoffmann (Oscar). Russie.
- Isembart.. — Innés. Etatz-Unis.
- Jacquier. — Jamin. — Jara (José). Mexique. — Jœrgensen. Norvège. — Johnson (C.-E.). Grande-Bretagne. — Johnson (E.). Etats-Unis. — Jolyet.
- — Josseling de Jong. Pays-Bas.
- Kazantzeff (Vladimir). Russie. — Kennington
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- (T.-B.)- Grande-Bretagne. — Ivever. Pays-Bas.— Keyser. Suède. — Kholodowski. Russie. — Kleineh. Grand-duché de Finlande. — Ivlinken-berg. Pays-Bas. — Knight (J.). Grande-Bretagne. — Knight (.J.-W.-B.). Grande-Bretagne. — Kolstoe. Norvège. —Kreutzer. —Ivkijitzki (Constantin). Russie. Krouthen. Suède. — Krug.
- La Boulay (de). — Laugée, G. — Lagorio. Russie.
- — Lahaye. — Lalire. — Lambakis, E. Grèce. — Landelle. — Laurent-Gsell. Suisse. — Laurens-Desrousseaux — Lavery, J. Grande-Bretagne. — La Villette (Mme E.). — Layraud. — Lebel. — Lecamus. — Leenhardt. — Lematte. — Le Alayeur, Adrien. Belgique. — Lerch. Autriche-Hongrie. — LeslD, G.-D. Grande-Bretagne. — Liardo. Italie. — Liljelund. Grand-duché de Finlande. — Lindenschmitt. Allemagne. — Lix. — Locher. Danemark. —Lytras, N. Grèce.
- Macbeth, R.-W. Grande-Bretagne. — Maarel, Van der. Pays-Bas. — Madrazo, Rie do. Espagne — Mayné, Jean. Belgique. — Maillard. — Machilef, Nicolas. Russie. — Marais. — Marchetti. Italie. Maso, Felipe. Espagne. — Masriera, Francisco. Espagne. — Masriera, José. Espagne.— Masure.
- — Maurin. — Meifren, Eliséo. Espagne. — Alel-nik. Autriche-Hongrie. — Mertens, Charles. Belgique. — Méry. — Mesdag Van Houten (Mme). Pays-Bas. — Âleslé. — Meulen, F.-Peter.. Pays-Bas. — Meunier (Mlle Georgette). Belgique."— Meyerheim. Allemagne. — Michel, Ernest. — Michel, Lévy.— Minor. Etats-Unis.— Monginot.
- — Montever (de). Suisse. — Moore. Etats-Unis.— Morlon. — Morris, P.-R. Grande-Bretagne. — Murraud, AV. Grande-Bretagne. — Muzzioli. Italie.
- Nemoz. — Nicolet. Suisse. — Nielsen, A. Norvège. Normann. Norvège.
- Odier. Suisse. — Oft'ermans. Pays-Bas. — OliveTi. Italie. — Ouroch Preditch. Serbie. — Oyens, David. Pays-Bas.
- Palloni. Italie. — Pascali. Roumanie. — Panerai. Italie. — Pawliszak, Vincelas. Russie. — Feters. Etats-Unis. —Pesenti. Italie. — Philipsen. Danemark. — Piechowski, Adalbert. Russie. — Pinel. Pion, Louis. Belgique. — Plassan. Popelin. — Porcher.— Prévost Roqueplan (Mme).— Prinsep (V.-C.). Grande-Bretagne. — Prouvé. — Prze-piorski, Lucien. Russie.
- Ouignon. — Quinsac.
- Rachou. Ravanne. — Ravaud. — Révész. Autriche-Hongrie. — Reynaud. — Richemont. — Riva (Suisa de la). Espagne.— Rivey. — Rivière, B. Grande-Bretagne. — Rochegrosse. — Ronner (Mlle Alice). Belgique. Ronot. — Rosen, Jean. Russie. — Roeier, A. — Rousseau. Roy, Marins. — Rozier, Dominique.- — Ruel.
- Saï, P. — Saintin. — Salzedo. — Samar (Mlle). Uruguay.— Sant, J. Grande-Bretagne.— Sauzav.
- — Schenck. Section internationale. — Scherrer.
- — Schiaffîno. Section internationale. — Schjerf-beck. Grand-duché de Finlande. — Schmidt. — Schuller. — Sébilleau. — Seligmann. Danemark.
- — Serena. Italie.— Sicard.— Signorini. Italie, — Simi. Italie. — Simon-Durand. Suisse. — Simons, Frantz. Belgique. — Simmons. États-Unis. — Skovgaard, J.-F. Danemark. — Skovgaard, N.-K. Danemark. — Smeth, Henri de. Belgique. — Smith. — Smyfhe, L.-P. Grande-Bretagne. — St rit, S. Grande-Bretagne. — Steinheil. — Stokes, A. Grande-Bretagne. — Stremen. Allemagne.
- Thédy. Allemagne. — Thegerstrom, Robert. Suède.
- — Tholen. Pays-Bas. — Thompson. États-Unis.
- — Tivoli, de. Italie. — Tomasi. Italie. — Tom-masi. Italie. — Tournés. — Trayer. — Trembacz, A. Russie. — Troegaardh. Suède. — Tytgadt, LouW Belgique.
- Ulrich. États-Unis.
- Van Havermaet, Pierre. Belgique. — Verheyden, Isidore. Belgique. — Veyrassat. —Vianelli. Italie.
- — Von Bochmann. Allemagne. —Vonnoh. États-Unis. —_ Vouros, A. Grèce.
- Walker. États-Unis. — AVattelin. — Woods, H. Grande-Bretagne. — Wright, Grand-duché' de Finlande. — Wyllie, C.-W. Grande-Bretagne. Zanetti. Italie. — Zahrtmann. Danemark. — Zele-ehowski, Gaspar, Russie.
- MENTIONS HONORABLES
- Abrahams (Mlle). Pays-Bas. — Achen Danemark.
- — Agghazy. Autriche-Hongrie. — Agrasot, Joa-quin. Espagne. — Ankarcrona, G. Suède. — An-selma (Mme). — Appian. — Argence (Eug. d’). — Aviat.
- Baertsœn, Albert. Belgique. — Bail, F. — Baillet.
- — Barth. Norvège. — tfaudouin, Eug. — Beau-metz. — Beaumont (G. de). Suisse. — Beaury-Saurel (Mlle). — Beauvais (Mme). — Bellangé, Eug. — Bellée (L. de). '— Bellenger, G. — Bellis, Hubert. Belgique, — Berthault, L. — Berthélémy.
- — Bertin. — Bieler. Suisse. — Biessy. — Bilders van Bosse (Mme). Pays-Bas. — Bilhaut. — Bis-sen, R, Danemarck. —Bisson, E. — Blache, Chr. Danemarck. — Bocquet, — Boks. Pays-Bas. — Bonnier (Mlle), Suède. — Bordignon. Italie. — Borsa, Emilio. Italie. Bosch-R.eitz. Pays-Bas. —
- Bouchard. —Boucher. — Boudry, Aloïs. Belgique. ;
- — Bourgonnier. — Breek. Etats-Unis. — Bred-berg (Mme). Suède. — Bribiesca. Mexique. — Bristol. Etats-Unis. — Brown, J.-G. Etats-Unis.
- — Bruck-Lajos. Autriche-Hongrie. — Brunei. — Burgess, J.-B. Grande-Bretagne. — Burgkan (Mlle). — Butler. Etats-Unis.
- Cabane. — Cabrit, — Cagniart. — Camici. Italie.
- — Carter, W. Grande-Bretagne. — Cartier. — Castagnary (Mme), W Castan. Suisse. — Chalon.
- — Chanet. — Chicotot. — Clary. — Claude, E. — Clausen. Danemark. — Coeylas. — Colin-Libour (Aime). — Combe-Velluet.' — Comte (Ad. le), Pays-Bas. — Cornelier. — Correa, Rafael. Chili.
- — Cortazzo, Oreste. Italie. — Csok. Autriche-Hongrie. — Curtis. Etats-Unis.
- Da Alolin, Oreste. Italie. — Dargent. — Dastugue.
- — David de Sauzéa — Delance-Feurgard (Aime)
- — Delhumeau. — Delpy. — Denman, H. Etats-Unis. Desbordes (Aime). — Desgoffe. — Desmarquais. — De Vigne, Emma. Belgique. — Dierichx, Orner. Belgique. — Diesen. Norvège. — Dieudonné. — Dow, Arthur-AV. Etats-Unis. — Doyen. — Dubouchet. — Duffaud. — Dulemba (Aille). — Autriche-Hongrie. — Dulemba (Aille Marie). Russie. — Dumas, P. — Dupuis, P.
- East, A. Grande-Bretagne.— Essen (J. Van). Pays-Bas.
- Falero, Luis. Espagne. — Fath. — Fattori. Italie.
- — Flad. Allemagne. — Fleury (Mme F.). — Fodo-rovitch. Russie. — Fouace. — Fontana. Italie. — Fonvielie (de). — Fournier, H. — Frappa, José. Galerne. — Gardette. — Ghica, E.-N. Roumanie. Giani. Italie. — Gignous; Eugenio. Italie. — Go-lynski. Russie. — Goodal, T.-F. Grande-Bretagne.
- — Gorguet. — Graner, Luis. Espagne. — Gridel.
- — Gritzenko. Russie. — Gross. Etats-Unis. — Gude. Norvège. — Guiilon. Eugène. — Guyon (Mlle).
- Haas (F.-FI. de). Etats Unis. — Halswelle (Iveely). Grande-Bretagne. — Hansen (Hans Nicolai). Danemark. — Hansen, Cari Sundt. Danemark. — Hart, Cornelie Van der. Pays-Bas. — Havet, — Hayden. Etats-Unis. — Heffner. Allemagne. — Helstedt. Danemark. — Hemy, C.-N. Grande-Bretagne. — Henkes, Pays-Bas. — Flenry. Etats-Unis^- — Herbo, Léon. Belgique. — Herreros de Tejada, Luis. Espagne, — Hiersing. Norvège. — Hirsch. — Hjerlow. Norvège. — Hodler, F. Suisse. — Hoermann (Th. de). Autriche-Hongrie.
- — Holsoe. Danemark.
- Ilsted. Danemark. — Irminger. Danemark.
- Jacob, Stephen. — Jacques, E. — Jensen, Karl. Danemark. — Jobert. — Johanson, Cari. Suède.
- — Jourdeuil.
- Kalcreuth (comte de). Allemagne. Keinanen, S. Grand-duché de Finlande. — Klever, .Jules. Russie. — Korokuyai. Autriche-Hongrie.
- Laissement. — Lambert, E. — Lamy, F. — Langlois, P. — Laporte. Uruguay. — Laroze.’— La-xenay (de). — Lavielle (Mme). -- Lazerges,P. — Lecomte, P. — Lemaire. — Lemarié des Landel-les. — Léon y Escosura, Ignacio, Espagne, — Lesrel. — Lignier. — Lindman, Axel. Suède. — Lonza. Autriche-Hongrie.— Lopisgich. —Lorenzo (de). Uruguay. — Lowstaedt-Chadwick (Mme). Suède. —"Lugardon. Suisse.
- Alac Entee, Jervis. Etats-Unis. — Alaillart, E.
- — Mankowski, C. Russie. — Alarcotte de Quivière. — Margitay (de). Autriche-Hongrie.
- — Alariani. Italie. — Marty. — Maugeant. — Alégret (Aille). — Alélingue. — Alencina-Krzesz. Autriche-Hongrie. — Alendez, Alanuel. Espagne. Alengin. — Alerritt, Anna. Grande-Bretagne, — Merwart, — Alesdag Van Calcar (Aime). Pays-Bas.— Mettling.— Metzmacher. — Aleza (W.cïe). Etats-Unis. — Michel, Em. — Alilanolo: Italie. — Alirabent Gatell, José. Espagne. — Alontalba, Aliss Clara. Grande-Bretagne. — Aloormans. Pays-Bas. — Alorlot. - Aïueller. Norvège. — Alusin, Auguste. Belgique. — Alunka, E. Grand-duché de Finlande.
- Nani. Italie. — Nicolas (Aime). — Nicoll. Etats-Unis. — Noailly. Norvège.
- Obedeano. Roumanie. — Oldewelt. Pays-Bas. — Oppenoorth, AV. Pays-Bas. — Otemar. — Outin. Oyens, Pierre. Pays-Bas.
- Parton, E. Etats-Unis. —Parton, E. Grande-Bretagne. — Pedersen, Ole. Danemark. — Pedersen, Thorolf. Danemark. — Pedersen, ATggo. Danemark. — Péraire. — Perret, Alarius. — Peters, AV. Norvège. — Pezant. — Pidoll (Ch. de). Autii-clie-Hongrie. — Piguet, II, Suisse. -- Pisa. Italie. Plume. Etats-Unis. — Poilleux-Saint-Ange. — Pomey. — Popovici, Georges. Roumanie. — Por-gès. — Pospolitaki. Russie, — Botter. Suisse. — Pozier. — Prévôt (Aille Alaria). Pujol de Guasta-vino, Clemente. Espagne.
- Rae, II., Aliss. Grande-Bretagne. — Rattray, AV. Grande-Bretagne. — R.éal del Sarte (Aille). — Réalier-Dumas. — Renevier. Suisse. — Ring, Danemark. — Rip, AAT.-G. Pays-Bas. — Robinet. — Rossi. Italie. — Rouffio. — Roussel. — Rous-selin. — Rumoroso, Enrique. Espagne. — Rusi-nol, Santiago. Espagne.
- Saunier, — Schjelderup (Aille). Norvège. — Schlitt-
- gen. Allemagne. — Schmidt-Phiseldeck, Cari. Danemark, — Schryver (de). — Schulfzberg. Suède. — Seiquer, Antonio. Espagne. — Ser-gueielf. Nicolas. Russie. — Serra. Italie. — Shir-law. AValter. Etats-Unis. — Simoni. Italie. — Simonnet. —Soerensen. Norvège. — Soldan (Aille). Grand-Duché de Finlande.— Sparre (Aime Emma de), Suède. — Spiridon. Italie. — Spring. Allemagne. — Stancesco (Aime). Roumanie. — Stei-neger (Aille). Norvège. — Stroem. Norvège. — Stuekelberg, Ernest. Suisse. — Swinburne, Enrique. Chili. — Szyndler, Pantaleon.Russie. Tannaes (Aille). Norvège. — Tanoux. — Tataresco, G.-AI. Roumanie. — Tedesco. Aime Julia. Italie.
- — Tiratelli. Italie. — Theriat. Etats-Unis. — Tholer. — Thomas. — Thomsen, Cari. Danemark. — Thorenfeld, Anton. Danemark. — Tliur-ner. -— Torgersen. — Norvège. — Truebner. Allemagne. — Turner. Etats-Unis.
- Umbricht.
- Valkenburg. Pays-Bas. — Aralloton, F.-E. Suisse.— Van der AVeele. Pays-Bas. — Ahiuthier. — Ved-der. Fltals-Unis. — Veillon. Suisse.— Verhaeren, Alfred. Belgique. — Villa. — ATillebesseyx (Aime de). — Vimont. — Visconti. Italie. — Voellmy. Suisse. — Voinesco. Roumanie. — Von Schul-zenheim (Aille). Suède.
- AVallen. Suède. — AVeber. — AVeisse. Autriche-Hongrie. — AVennerberg. Suède. — A\Tergeland. Norvège. — AVertheimer. Autriche-Hongrie. — AVestermark (Aille H.). Grand-duché de Finlande. Westman, Edouard. Suède. — AVillumsen, J.-F. Danemark. — AVislin. — AVitheman. Etats-Unis. Whittredge. Etats-Unis. — AVyant. Etats-Unis. Zacho, Christian. Danemark. — Zeggos. Italiq. — Zillhardt (Aille). — Zuegel. Allemagne. — Zwart (AV. H. de). Pays-Bas.
- Classe 2
- MÉDAILLES D’OR
- Arbey. Etats-Unis. — Aranda, José Jimenez. Espagne. — Aumônier, J. Grande-Bretagne.
- Bida.
- Gâte, S.-J. Ten. Pays-Bas. — Cazin (Aime).
- Doucet.
- East, A. Grande-Bretagne.
- Gregory, E.-J. Grande-Bretagne.
- Keene, C. Grande-Bretagne.
- Langley, W. Grande-Bretagne.
- Maccari. Italie.
- Parsons, A. Grande-Bretagne.
- Reinhart. Etats-Unis. — Renouard.
- Simoni, Italie. — Sokoloff, Pierre. Russie.
- Tegner, Hans Danemark.
- Urrabieta Vierge, Daniel. Espagne.
- Wallander. Suisse. — Wyllie, AV.-L. Grande-Bretagne.
- Médailles d’argent
- Allan, R.-W. Grande-Bretagne. — Allongé. — Alma Tadema (Miss). Grande-Bretagne.'
- Bayard, Emile. — Blum. Etats-Unis. — Bock, (Th.
- de). Pays-Bas. — Bosboomr Pays-Bas. Carrier-Belleuse. — Clausen, G. Grande-Bretagne.
- — Collier, T. Grande-Bretagne. — Cotman, F.-G. Grande-Bretagne. — Crâne, AValter. Grande-Bretagne. — Crosnier. Suisse.
- Detti, C. Italie. '
- Eliot.
- Gerson, Adalbert. Russie. — Girardet, J. Suisse. — Guyon (Aime).
- Hague, A. Grande-Bretagne. — Hermann. Allemagne. — Holloway, G.-E. Grande-Bretagne, Iwill.
- Linton (Sir James), D. Grande-Bretagne. — Low. Etats-Unis.
- Marshall, II. Grande-Bretagne.
- North, J.-AV. Grande-Bretagne.
- Pennachini. Italie. — Petersen. Allemagne. -- Pomey (Aille).
- Remington. Etats-Unis. — Rietti. Italie. — R.olsho-ven. Etats-Unis.
- Samokitch, Nicolas. Russie. — Sherwood, Aliss. Etats-Unis.
- Tapiro, José. Espagne — Thegerstrom. Suède. AVeissenbruch, H.-J. Pays-Bas. — Whitemore. Etats-Unis. — AVollen, AW-B. Grande-Bretagne.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Amstrong (Aliss), E.-A. Grande-Bretagne. — Argence (d’) E. —Axentowicz. Autriche-Hongrie. Beaury-Saurel (Aille). — Bourgoin. — Bretenstein.
- Suisse. — Brewtnall, E.-Z. Grande-Bretagne. Cagniart, — Coeffler. — Contai (Aille). — Cox, Kenyon. Etats-Unis. — Cresty (Aime).
- David. — Dien. — Dinaumare.
- Emslie, A.-E. Grande-Bretagne.
- Feuillas-Creuzy (Aime). — Fulleylove, J. Grande-Bretagne.
- Greenaway (Aliss). Grande-Bretagne. — Gritzenko. Russie.
- Halil-Bey. Section internationale. — Hartley, A Grande-Bretagne. — Hebert (Aille). Suisse. — Hine, II.-G. Grande-Bretagne. — Ilitz (Aille), Dora. Allemagne.
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- 6
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- King, Y. Grande-Bretagne.
- Léandre. — Lemaistre. — Le Yillain.
- Marie, Adrien. — Michel. François-Emile. — Moriot. — Mottram, C.-S. Grande-Bretagne. Olarria, Frederico. Espagne.
- Pellicer, Luis. Espagne. — Pescador-Saldana. Espagne. — Piguet. Suisse. — Poggenbeek. Pays-Bas. — Pyne, T. Grande-Bretagne.
- Rejchan. Autriche-Hongrie. — Rivoire. — Russ. Autriche-Hongrie.
- Sambourne, L. Grande-Bretagne. —Serret.— Stac-quet, Henri. Belgique.
- YYaite, R. Th. Grande-Bretagne. — Weedon, A.-YV. Grande-Bretagne. — YVeir. États-LTnis. — YYim-peris, E.-M. Grande-Bretagne. — YYyllie, C.AY. Grande-Bretagne.
- MENTIONS HONORABLES
- Ahrenberg. Grand-duché de Finlande. — Ancona (Mlle M. d’). Italie. — Atalaya, Enrique. Espagne. Bernamont (Mlle). — Bonomé (Mlle). — Bouchot. Cazin, Michel. — Convers. Suisse. — Cortazzo. Italie.
- Drake. Etats-Unis. — Dornois.
- Eugen. Suède.
- Florez, Eduardo. Espagne.
- Girardet, Léon. Suisse. —- Guichard (Mlle). — Greatorex.(Mlle). Etats-Unis.
- Latruffe-Colomb (Mme).
- Manuel-Garcia, Hispaleto). Espagne. — Morizot (Mlle). — Myszkow (Mlle). Russie.
- Nielsen, Eivind. Norvège. — Nordgren (Mlle). Suède.
- Pennel. Etats-Unis. — Pontecoiwo. Italie.
- Real del Sarte (Mlle). — Richard (Mme).
- Severn, A. Grande-Bretagne. — Smythe, L.-P.
- Grande-Bretagne. — Stuck. Allemagne. Traversari. Italie.
- Uytterschaut, Yictor. Belgique.
- Viteau (Mlle). — Vogel. Etats-Unis.
- Wiles, Irving. Etats-Unis.
- Zandomeneghi. Italie.
- Classe 3. —Sculpture et Gravure en médailles
- GRANDS PRIX
- Butti. Italie. — Barrias.
- Cariés. — Dalou. — Dillens, Jules. Belgique. Ferrari. Italie.
- Gemito. Italie. — Gilbert, A. Grande-Bretagne. Injalbert.
- Lanson. — Leighton sir Frederick. Grande-Bretagne.
- Meunier, Constantin. Belgique. — Mercié.
- Noël, Tony,
- Peinte.
- Roty.
- Sinding. Norvège.
- Tourgueneff. Russie.
- Yan der Stappen, P.-C. Belgique, —Vigne (Paul de). Belgique.
- MÉDAILLES DOR
- Aizelin. ‘— Allar. — Arias, Virginio. Chili. — Aubé.
- Barthélémy, Raymond. — Bertaux (Mme).— Blanchard. — Bonheur, Isidore. — Boucher.
- Cain. — Carlier. — Charlier, Guillaume. Belgique. — Coutan.
- Daillion. — Danielli. Italie. — Dampt. — Desca.— Desbois. — Delaplanche. — Deviliez, Louis. Belgique. — Dupuis, Daniel.
- Eriksson. Suède. — Enderlin.— Escoula.
- Fagel. — François, Henri.
- Gardet, Georges. — Gaudez. — Gautherin. — Guil-loux. — Granet.
- Hugues.
- Lanz. Suisse. — Leenhoff. Pays-Bas. — Lenoir, Alfred. — Lemaire, Flector.
- Maccagnani. Italie. — Marqueste. — Michel, Gustave. — Mignon, Léon. Belgique. — Millet, Aimé.
- — Moreau, Mathurin.
- Paris. — Pereda. Suisse. — Peynot.
- Saabye. Danemark. — Saint-Marceaux (de). — Sodini. Italie. — Steiner. — Suchetet. — Sul-Abadie.
- Thomas, Jules.
- Yalton. — Yerlet.
- YYallgren. Grand-duché de Finlande.
- MÉDAILLES D’ARGENT AUasseur, — Allouard.
- Baffier. — Barrau. — Baujault. — Bazzaro. Italie.
- — Becquet. — Béguine. — Bernstamm. Russie.— Boisseau.
- Captier. — Cambos. — Charpentier. — Cordonnier. Cros.
- Doublemard. — Dubois, Alphée. — Dubois, Paul. Belgique. — Dumihitre.
- Etchéto. —Ferrary. — Ford. E. Onsbow. Grande-1 Iretagne.
- Gauthier, Charles. — Guerra. Mexique. — Gugliel-mo-Lange.
- Ilayn. —Allemagne. —Hexamer.
- Jacquot.
- Kafka. Russie,
- Labatut. — Laoust, St. — Lagarrigue, Carlos. Chili.
- — Le Duc. — Lefèvre, Camille. — Lefèvre-Des-nolchamps. — Lemaire, Georges. — Léona.id. — Leroux, Etienne. —.Levillain. — Lindberg. Suède. — Lombard. — Loiseau. — Louis-Noël.
- Malfatti. Italie. — Massoulle. — Mariotton, Çlau-dius. — Moreau-Yautliier. — Mullins.
- Namur, Emile. Belgique. — Nono, Urbano. Italie. Pallez. — Pech. — Pépin. — Pézieux.
- Querol, Augustin. Espagne.
- Ringel. — Roger — Roulleau. — Rudder (Isidore de). Belgique.
- Salaison. — Salvini Italie. — Samuel, Samuel.
- . Belgique. — Schultz. Danemark.
- Thabard. — Tournois. — Trutfot.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Aarslefï, C. Danemark. — Ahlborn (Mlle). Suède. — Allegretti. Italie. — Arracèja-Costa. Section internationale. — Astanières (d’).
- Barbaroux.— Belliazzi. Italie. — Berthet.— Biggi. Italie. — Pissen, V. Danemark. — Bordiga. Italie. — Bottée. — Bonanos. Grèce. Bourgeois. — Brock, T. Grande-Bretagne. — Broder-sen, Anna. Danemark. — Browning, R.-B. Grande-Bretagne.
- Carlus. — Gassavetti-Zambaco (Mme). Grèce. — Cazin (Mme). — Chatrousse. — Choppin. — Chrétien. — Confier, Henri. — Cornu. Contreras Mexique. —Coulon. —Croisy.
- Damé. — Dagonet. — Delliomme. — Delorme. — Deloye. '
- Engel. Autriche-Hongrie. — Engrand.
- Fossé. — Fouques. — Fourquet. —Frère.
- Gaspar, J.-M. Belgique. — Gâté. — Gaulard. — Gauquié. — Germain. —Georgescu. — Roumanie. — Gossin.
- Hébert. P. Grande-Bretagne. — Heller. — Hercule. — Iiiolin. — ILirou. — ITolweck. — Houssin. — Huet.
- Iguel. Suisse. — lowanovitch. Serbie.
- Kinsburger. — Kitson. Etats-Unis.
- Laporte. — Larroux. —Lechevrel. — Le Cointe. — Lee, T. Stirling. Grande-Bretagne. — Legueult. — Leroux, Gaston. — Le Roy, Hip. Belgique. — Levasseur. — Lormier. — Lundlberg. Suède. Mabille. —Maniglier. — Mangionello. Italie. — Mariotton, Eugène. —Marsili. Italie. —Martin, Félix. — Martin, Louis. — Mathet. — Mathieu-Meusnier. —- Mégret. — Mengue. — Mombur. — Morice. — Montagny. — Moreau, Louis.
- Ogé. — Oliva. — Ottin. — Oubawkitch. Serbie. Paernio. Italie. — Pardo de Lavera. Espagne. —• Patey. — Pecou. — Pegrarn, H. Grande-Bretagne. — Perrey. — Perrin. — Peter. — Pilet. — Printemps.
- Qarslef. — Quinton.
- Ratïegeault. — Ramazzoti. Italie. — Reymond. Suisse. - Rolard. — Rouraud. — Rozet. Rune-berg. Grand-duché de Finlande.
- Saint-Vidal. — Samain, Louis. Belgique. —San-son. — Schrœder. —Susillo, Antonio. Espagne. Taluet. —Thomas-Soyer (Mme). — Tombay, de. Belgique.
- Valbudéa. Roumanie. — Yan Hove. Pays-Bas. — Vauréal. —• Vernon. —Voisin-Delacroix. YVillems, Joseph. Belgique.
- MENTIONS HONORABLES
- Adams. Etats-Unis. — Adamson. Russie. — Ancil-lotti. Italie.— A.struc, Zacharie. — Astorri. Italie.
- — Arosenius. Suède. — Arsénius. Suède. — Avella. Italie.
- Barcaglia. Italie. — Barbella. Italie. — Basset. — Benet. — Bezzola. Italie. — Bianchi (Mme). — Bourdelle. — Bottinelli, G.-B. Italie. — Bovy. Suisse. — Braecke, Pierre. Belgique. — Branca. Italie. — Brandstrup, L. Danemark. — Bruun. Norvège.
- Cadou. — Calvi. Italie. — Casini (Mlle Amelia). Italie. — Cazin, Michel. — Ghereau. — Chevalier. — Cochi. Italie. — Collet. — Crespi. Italie. Debrie. — Démaillé. — Descat (Mme). — Diderich-sen, Ilenny. Danemark. — Dies. Italie. — Dubois, Henri.
- Federspiel. Grand-duché de Luxembourg. — Felici. Italie.
- Galmuzzi. Italie. — Gangeri, Lyon. Guatemala.
- — Geerts, Edouard. Belgique. — Giedroyz, Romualdi Russie. — Guillon. —- Gunsbourg. Russie. — Gravillon (de).
- Haltia. Grand-duché de Finlande. — Heninngsen, Albert. Chili. — Hogh Niels. Danemark.
- Itasse. —Itasse (Mlle).
- Jeffreys (Mlle), E.-G. Grande-Bretagne.
- Kissling. Suisse.
- Lagrange. — Lambert. — Lancelot (Mlle).— Lami.
- — Latour. Algérie. — Laurenti. Italie. — Lazze-rini, Italie. — Le Boureg. — Lemaître (Mme).
- Mac-Lean, T.-N. Grande-Bretagne. — Maltoni.
- Mazzuchelli. Italie.
- Nelson. — Noreini. Italie.
- Pagano. Italie. — Pandiani. Italie. — Péchiné. — Pelczarski. Autriche-Hongrie. — Pe3Trol. — Plé.
- — Pompon.
- Quadrelli. Italie.
- Ramraud. — Récipon. — Richard. — Ripamonti. Italie. — Robert. — Rondoni. Italie. — Rosso. Italie. — Rothmann. Suède. — Rougelet. — Ruo-1 . gles (Mlle Théo-A.). Etats-Unis. °
- Skeibrok. Norvège. — Stecchi. Principauté de Monaco. —Sochos, L. Grèce. — Storck. Rou-r manie. —Strobel. Autrtclie-Hongrie.
- Tasset. — Topffer. Suisse. — Trentanove. Italie. — Troubetzkoy. Italie.
- Vaudet. —Vernier. — Yillani, 'S. Italie. — Yitsa-ris, J. Grèce.
- YVaggener. Allemagne. — Warner. Etats-Unis —. Weyl (Mme).
- Classe 4. — Dessins et Modèles d’architecture
- GRANDS PRIX
- Chipiez. — Colcutt, T.-E. Grande-Bretagne. Daumet,
- Formigé.
- Ginain.
- Lheureux.
- Ministère du commerce et de l’industrie. — Ministère de l’instruction publique et des beaux-arts. — Ministère de la justice et des cultes.
- Paulin.
- Schadde. Belgique, — Shaw, R. Norman. Grande-Bretagne.
- Ville de Paris (la).
- MÉDAILLES D’OR
- Académie des beaux-arts de Copenhague. Danemark. — Ancelet.
- Ballu. — Dernier. — Blavette. — Boeswillwald, P.
- — Bouvard.
- Coquart.
- Darcy, Denis. — Deglane. — Dens. Belgique. — Diet. — Direction des travaux publics de Tunisie Tunisie. —Dutert. —Douglas et.Fordham. — Grande-Bretagne.
- Goût. — Guadet.
- Hermant, Ach.
- Laloux. — Lefort. — Loviot.
- Nénot. — Normand, Alf.
- Petitgrand.
- Sauvageot. — Sédille. — Selmersheim.
- Webb et Bell. Grande-Bretagne.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Amador de Los Rios, Ramiro. Espagne. — Anderson, R.-R. Grande-Bretagne. — Azzurri, F. Saint-Marine.
- Blondel, P. — Benouville. ••— Bernard, Cassien.
- Boitte. — Bouwens. — Brunfaut. Belgique. Corroyer. .
- Darcy. Georges. .— Dauphin. —Deperthes. Emerson, YV. Giande-Bretagne. — Ernst. Suisse. — Esquié.
- Goddard et Pagel. Grande-Bretagne. — Girault. — Guillaume.
- Lafon et Marcel. — Laisné. — Lambert. — Leclerc.
- — Lilljeqvist. Suède. — Louzier.
- Moreau. — Moussis. Grèce.
- Rapine. — Revoil.
- Sauvage. Brésil. — Schreiner. Brésil. — Simil. — Soudée. — Stokes, L. Grande-Bretagne.
- Thirion. Belgique. — Train. — Troump. Grèce. Verheul. Pays-Bas.
- Young, W. Grande-Bretagne.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Aldrophe. — Auburtin.
- Birch, G.-H. Grande-Bretagne. — Blanc. Grande-Bretagne. — Bruneau. — Burnett et Campbell. Grande-Bretagne.
- Galinaud, Eug. — Campbell, Douglas et Sellars.
- Grande-Bretagne. — Camut. — Chaine.
- Danjoy. — David, Claude. — Decanchy. — De la Roque. — Deslinières. — Deverin.
- Evers. Pays-Bas.
- Faure-Duj arric.
- Galleron. Roumanie. — Gelbert. Grèce. — Gion.
- Girette. — Gontier. — Gottereau. Roumanie. Iluillard.
- Jourdain, Frantz.
- Klein et Duclos.
- Ledeschault.
- Maréchal. — Mayeux. — Montes!. Italie.
- Narjoux. — Ilérlot. Algérie. — Rigault. — Ru-prich-Robert, Gabriel. — Roussi. — Rouillard. Sallebon. — Scott, J.-O. Grande-Bretagne.
- Trélat, G. — Thierry-Ladrange.
- Ulmann.
- Varcollier. — Vaudoyer.
- YVable. — YYTerlé.
- MENTIONS HONORABLES
- Aubry. — Auzorena y Agreda, Mexique.
- Barradas, Enrique. Mexique. — Boudin.
- Degeorge. — Delecourt-YYinqz, Belgique.- — Dusse rt.
- Emilian, Roumanie.
- Frowein. Pays-Bas.
- Hourlier.
- Lafilée. — Lafollye, Paul. —Le Bègue. —Le Roux.
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-
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- v
- Malençon. — Michelin. — Molina, Luis. Mexique.
- — Moyneaux.
- Oudiné.
- Rainike Chettner. Roumanie. — Ridel. —Robellaz.
- Monaco. — Robert de Massy. Ruy.
- Saintenoy, P.-P.-J. Belgique. — Sandier. — Sliman en Negro. Tunisie.
- (A Suivre).
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- LES CONGRES
- Congrès international du Commerce et de l’Industrie.
- La 3e section du Congrès international du commerce et de l’industrie a, sur la question du connaissement, formulé les vœux suivants:
- 11 serait utile que les nations maritimes s’entendissent sur un modèle contenant les énonciations essentielles à insérer dans les connaissements afin d’éviter, dans la mesure du possible, les négociations frauduleuses des divers exemplaires d’un même connaissement, faites» au profit de plusieurs personnes. Il y a lieu de recommander aux intéressés le moyen suivant :
- Le connaissement à ordre ou au porteur devrait contenir une clause ainsi conçue « Le capitaine du susdit navire déclare avoir établi, en plus d’une copie pour lui, oc connaissements, tous de même teneur et date, qu’il a signés et délivrés et dont un seul est transférable. Celui-ci accompli, les autres deviendront nuis. »
- En outre, la mention « transférable » sur l’un des originaux et la mention « non transférable » sur les autres devaient être imprimées ou tracées en caractères indélébiles.
- En matière de faillite, le Congrès a exprimé l’opinion que les créanciers étrangers doivent être traités de la même manière que les créanciers nationaux. JEri attendant l’adoption de ce
- principe par toutes les législations, il est à désirer que des conventions internationales soient conclues pour assurer aux étrangers le même traitement c[u’aux nationaux dans la répartition des produits de faillite.
- Après avoir décidé qu’il est désirable que les Etats s’entendent pour faire une loi uniforme sur l’hypothèque maritime, M Lyon-Caen, pro- fesseur à la faculté de droit de Paris et président de la 3e section, a soumis à l’assemblée les conclusions de cette section sur les abordages maritimes. Le Congrès a admis sans discussion les premiers paragraphes de l’article Ier, ainsi conçus :
- En cas d’abordage fortuit ou d’abordage douteux, chacun supporte son dommage.
- Si la faute est imputable à un seul navire, le dommage est supporté par l’auteur de cette faute.
- Mais une controverse s’est élevée au sujet de l’attribution des dommages à payer, en cas de faute commune. La 3e section, après avoir examiné les solutions des législations des différents pays, en avait formulé une de la façon suivante : « S’il y a faute commune, il est fait masse des dommages causés ; cette masse est supportée par chacun des navires proportionnellement à la gravité des fautes respectivement commises.
- Les délégués anglais ont insinué que le principe du partage par moitié, c’est-à-dire le prin- ( cipe anglais, était préférable à celui du partage ' proportionnel : « Comment voulez-vous, ont-ils dit, CRie le juge puisse décider que l’un des capitaines en faute est pour un tiers dans le dommage causé et l’autre pour deux tiers? Il n’a, pour se prononcer, que des témoins partiaux, ou il n’en a pas. Én outre, le principe du partage par moitié est le seul vrai, puisqu’il est pratiqué depuis des siècles. » M. Tranchant leur a fait remarquer que, si ce principe est pratiqué depuis si longtemps, il ne doit plus guère ré-. pondre aux idées que l’on se fait aujourd’hui de la justice et de l’équité.
- On leur a fait en outre remarquer que, en effet, au moins six fois sur dix, le juge n’aura aucun renseignement, aucun témoignage pour établir la proportionalité des fautes commises et des dommages à payer; mais quatre fois sur dix il le pourra; et dans ces quatre cas, il ne ,
- faut pas qu’il soit obligé de prononcer, contre sa conscience, le partage par moitié que, d’ailleurs, il aura évidemment à prononcer en cas de doute.
- Sur cette dernière observation, le Congrès a admis le principe du partage proportionnel tel qu’il avait été formulé par la section.
- Une dernière question a été vivement discutée. Chaque capitaine devra des dommages proportionnellement à la gravité des fautes commises, mais en sera-t-il de même dans les rapports entre les capitaines en faute et les tiers lésés, avec les chargeurs, par exemple, dont les cargaisons auront été détériorées? En d’autres termes, y aura-t-il ou non solidarité entre les deux capitaines ? Le tiers lésé aura-t-il recours contre le premier pour un tiers et contre le second pour deux tiers seulement, ou indifféremment pour le tout contre l’un ou l’autre, à son choix ?
- Après une discussion assez vive, le Congrès, considérant qu’il serait parfaitement injuste d’obliger le capitaine, qui n’aurait commis qu’une faute très légère, à payer la totalité des dommages, a déclaré que le principe de la solidarité ne pouvait s’appliquer dans ce cas.
- Enfin, le Congrès, désirant que le capitaine, autant qu’il le peut sans danger, porte secours au navire abordé, a exprimé le vœu que les législateurs des différents pays édictassent des pénalités contre les infractions à ces principes d’humanité.
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- A PIED
- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du 1er au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au 1er étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du 1er étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord; *
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des macxbnes au Palais des Machines. — Pont roulant fai-
- sant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Mille de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. — Dans la Salle Mauresque: la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, tou* chant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue de Sufïren.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l'Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes. De 9 à 11 heures* au Concert égyptien, rue du Caire. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
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- M. Pierre PETIT, photographe du Bulletin officiel, se tient à la disposition des exposants. S’adresser à lui, place Cadet, 17, 19, 21, à Paris, ou au Bulletin officiel, qui se charge de transmettre les ordres.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- 2‘ Série. — N° 140
- Jeudi 3 Octobre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS POUR LA DURÉE DE L’EXPOSITION Paris et Départements 20 fr. Étranger,: le port en sus. QUOTIDIEN ILLUSTRÉ Tiré à l'Exposition daps la Galerie des Machines, sous les yeux du public (CLASSE 58) Annonces la ligne 3 fr. Réclames ... — 5 » Faits divers .-.. . — 10 » Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Sey.uoir N\ ade, BÏomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de VExposition, au Pavillon du Bulletin Officiel (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie officielle : Décret. — Partie non officielle : Chronique. — Dernière heure. — Echos. — Photographie. — La Bourse. — Annonces et réclames. Liste des Récompenses. — Les Inventions de la
- LA MESSE DE BOUDDHA A L'ESPLANADE DES INVALIDES
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- PARTIE OFFICIELLE
- Le Président de la République française,
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies.
- Vu la loi du 25 juillet 1873 sur les récompenses nationales ;
- Vu la loi du 15 avril 1889, relative aux récompenses à décerner à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889 ;
- Vu la déclaration du conseil de l’ordre, en date du 1er octobre, portant que la promotion du présent décret est faite en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur.
- Décrète :
- Art. 1er. — Est promu dans l’ordre national de la Légion d’honneur.
- Au grade d’officier
- M. le comte d’Ormesson (Olivier-Gabriel-François-de-Paule), ministre plénipotentiaire, chef du service du protocole au ministère des affaires étrangères : services exceptionnels rendus à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889. — Chevalier du 12 juillet 1880.
- Art. 2. — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, et le grand chancelier de la Légion d’honneur sont •chargés, chacun en ce -qui le concerne, de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris le 1er octobre 1889.
- L AR.NOT.
- Par le président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- P. Tirard.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- C’est encore aux mécontents que nous nous adresserons aujourd’hui pour leur recommander de nouveau le calme et la tenue.
- Ils ont eu d’amères désillusions, soit; mais pourquoi crier immédiatement à l’injustice? Ils se croient supérieurs à leurs récompenses et ils accusent leur jury; mais s’ils prétendent que ce jury s’est trompé, eux-mêmes sont-ils infaillibles ?
- Il y aura peut-être lieu d’examiner de près quelques réclamations, mais il y en a d’autres qui sont absolument inacceptables.
- Voyons, raisonnons ; voici un petit tableau comparatif des récompenses de 1878 et de 1889; il est des plus instructifs et nous engageons les exposants à le méditer :
- 1878 1889
- Grands prix...................... 133 903
- Diplômes d’honneur.............. 571 «
- Médailles d’or................. 2.724 4.153
- Médailles d’argent............. 6.580 9.690
- Médailles de bronze............ 9.177 9.323
- Mentions honorables............ 9.403 8.070
- Récompenses accordées aux collaborateurs......................... 270 5.500
- Cette année les diplômes d’honneur ont été réunis aux grands prix.
- On voit par le tableau qui précède que le nombre des récompenses en 1889 est bien supérieur à celui de 1878.
- L’augmentation porte sur les grands prix, les médailles d’or et d’argent et surtout sur les récompenses accordées aux collaborateurs.
- Bref, plus de la moitié des exposants de 1889 a été récompensée. Ne vous plaignez plus que ce n’est pas assez ; vous nous feriez dire que c’est trop !
- L’automne vient, doré, tiède ou frais, et répand un nouveau charme sur les paysages si pittoresques du Champ de Mars et de l’esplanade des Invalides.
- En juillet et août, pendant les chaudes soirées d’été, la foule emplissait tumultueusement les allées, se bousculait autour des kiosques et des villages exotiques, envahissait les devantures des cafés, dînait sur l’herbe, en famille. . . Les indigènes de tous pays continuaient imperturbablement leurs petits commerces : très à l’aise dans leurs tuniques légères, comme ils le sont dans les pays tropicaux, ils dansaient toujours leurs danses lentes avec une lassitude accablée ; ils lançaient au public leurs appels gutturaux, les invitant à boire le « bono caouah » et à déguster les « boun-bouns ».
- De même, l’aspect extérieur des palais ne se modifiait guère : dans l’atmosphère tiède et limpide, ils découpaient d’une façon précise et nette leurs clochetons hardis ou leurs masses colossales. L’Exposition formait alors une immense kermesse nocturne, toute remplie d’une vie exhubérente et tumultueuse. Les chercheurs d’impressions délicates ou étranges y brisaient les ailes de leurs rêves.
- Aujourd’hui, les premiers froids ont singulièrement amoindri le nombre des visiteurs du soir. On ne dîne plus sur les pelouses ; on s’attarde devant les tables dressées à l’intérieur des restaurants dont les vérandas sont désertes et, la nuit tombée, on éprouve cette sensation poignante- de goûter seul, ou du moins avec une élite d’artistes et d’admirateurs forcenés, le charme qui se dégage de toutes ces merveilles elles-mêmes, sous un ciel brumeux qui ne s’harmonise plus avec les ors et les couleurs violentes des façades enluminées.
- De l’Esplanade au Champ de Mars, roulent, jusqu’à onze heures, les petits trains de M. De-cauville. Les files de voyageurs s’allongent encore devant les barrières, mais on recherche déjà les places de luxe, dans les wagons fermés, et les arrêts intermédiaires ont été presque supprimés. Le trajet se fait le plus souvent directement jusqu’à la Tour. Là, la foule reparaît, moins drue que précédemment, mais aussi enthousiaste. Quinze cents ou deux mille curieux entourent les fontaines lumineuses, et, malgré les gardiens, ils louent des chaises aux camelots qui, leur stock de programmes épuisé, se sont assis en se réservant de céder leurs sièges aux Anglais contre de bons pence. Dans la nuit noire, les illuminations font un elfet superbe, et les gerbes de flammes ont des colorations qui semblent plus éclatantes que jamais...
- Il est neuf heures et demie, le dernier volcan, violet, orangé et vert s’est éteint ; les curieux se dispersent, discutant encore sur le mécanisme des jeux qu’ils n’ont pas compris, quoiqu’on en vende « l’explication pour dix centimes »... Un couple de bons bourgeois échange, notamment, des théories sur la physique extravagantes : c( Gela doit se conserver, dit la femme, on pourrait mettre l’eau de couleur en bouteille et la vendre... —Mais non. — Mais si... Il y en_a bien chez les pharmaciens... » Auriez-vous ouï de tels propos, dans le brouhaha asssourdissant de la foule d’été ?
- A
- Dans la façade sombre du palais des Arts libéraux, une seule porto est ouverte, auprès d’un café où des Lauthars jouent perpétuellement la Marseillaise sur une flûte de Pan : c’est la porte de la galerie des instruments de musique.
- On donne un concert sur les pianos de la maison Z... et deux cents personnes applaudissent. Les artistes sont de toutes jeunes filles en toilette de bal rose et bleue, qui montrent de maigres épaules décolletées. Leur maman les surveille... Survient un coup de vent, qui s’engouffre dans le palais ; elles se couvrent d’un châle, — et les pianos se ferment. La gamme a ses martyrs.
- Dans la rue du Caire, les ventres s’agitent de plus belle, comme si une bise aigiie ne secouait pas les panneaux des tentes : on a protégé par une verrière, au concert égyptien, ces précieux ventres devant lesquels cent mille Prudhomme ont baillé d’aise... Les âniers, là-bas, s’abritent silencieusement derrière l’échine grise de leurs jolies bourriques et, l’un après l’autre, les mer-canti abaissent les volets de fer sur leurs éventaires.. ......... . -
- Le tambour de la retraite résonne au loin; il est dix heures et demie et l’on a regret, plus âprement qu’autrefois, de quitter ce Champ de Mars où les contrastes s’accusent si fortement, aujourd’hui, entre nos mœurs européennes et tout cet exotisme pâli... A la sortie, enfin, les cochers de fiacre sont polis et presque prévenants.
- C’est encore là une rareté qui a bien son prix, et que nous devons à l’automne.
- F. L.
- Dernière Heure
- Banquet officiel
- A l’occasion du congrès international de géodésie, dont il est le président et qui s’ouvre aujourd’hui au ministère des affaires étrangères, M. Spuller donnera un grand dîner le 5 octobre. Un banquet, suivi d’une soirée artistique, réunira le 8 octobre les membres du congrès à l’hôtel Continental, et enfin, le 10, une représentation de gala leur sera offerte à l’Opéra.
- Un mécontent
- Un exposant mécontent de la récompense qui lui a été décernée par le jury, a retourné les objets exposés dans sa vitrine; de sorte que les visiteurs ne peuvent plus les voir. C’est le public qui souffre ainsi de la mauvaise humeur de cet exposant, contre qui l’administration va prendre des mesures.
- Spéculation interdite
- Le gardien M... avait trouvé un moyen facile d’augmenter son salaire. Hier matin, il invitait les visiteurs à monter sur les wagons du train sanitaire de la Société de secours aux blessés, ex posé à l’Esplanade des Invalides, pour voir les obsèques du général Faidherbe. lies échelles avaient été installées afin de faciliter l’ascension ; mais avant de franchir le premier échelon, il fallait verser un franc.
- M... ayait déjà fait une assez belle recette, lorsque des gardiens de la paix ont mis fin à son petit commerce en faisant évacuér le toit des wagons. Le gardien a dû rendre une partie de la recette, que les visiteurs ont réclamée avant de descendre; quant au reste, il devra le verser entre les mains de l’administration, pour être distribué aux pauvres, sans préjudice delà peine disciplinaire qui va être prononcée contre lui.
- Pour les sinistrés d’Anvers
- La représentation de la troupe de M. S. Car-dahi, si généreusement donnée hier par M. Seymour Wade, directeur du théâtre International de l’Exposition, au bénéfice des victimes de la catastrophe d’Anvers, a été des plus brillantes. Une foule considérable y assistait. Son Exc. le baron Beyens et le personnel de l’ambassade de Belgique occupaient la loge d’honneur. La salle
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- était ornée de drapeaux belges et français, et l’orchestre a joué la Marseillaise et la Brabançonne. Bref, succès complet.
- Le grand-duc Wladimir de, Russie assistait à la représentation de jour.
- Les exotiques au théâtre
- Les danseuses "javanaises, accompagnées" de leurs gentillçs camarades soudanaises, iront ce soir, en costume de gala, au théâtre de la Gaîté.
- M. Bernard, directeur du Kampong, leur avait promis, si elles étaient bien sages, de les mener applaudir Mmes Simon-Girard et Gélabert, dans la Fille du Tambour-Major, et les petites Javanaises comme les petites Soudanaises ont été bien sages.
- — L’ambassade marocaine assistera également ce soir à la représentation de lTlippodrome.
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- £3 G H O &
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs, payants a été pour la journée d’hier de 112.033
- A la Tour.
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage.................. 7.898
- Du 1er au 2rae..............4.753
- 2e étage direct... ;........ 2.448
- Du 2e étage au sommet... 4-. 124
- En tout................ 19.223
- Chiffres comparatifs
- Voici, pour la deuxième quinzaine de septembre le relevé récapitulatif des entrées payantes aux Expositions de 1878 et de 1889 :
- 16 sept, (dimanche) En 1878 134.541 En 1889 184.217
- 17 — . 101.955 102.819
- 18 88.964 143.788
- 19 — 84.069 135.323
- 20 74.011 111.700
- 21 .. 76.323 97.916
- 22 (dimanche) 135.923 187.815
- 23 — 95.530 138.657
- 24 — 77.458 133.177
- 25 — 81.138- 128.693
- 26 — 68.797 143.116
- 27 — 71.353 128.683
- 28 — 65.900 .108.366
- 29 — (dimanche) 120.227 307.515
- 30 — 82.294 122.783
- Totaux ... J 1.358.483. 2.234.628
- Si'on ajoute à ces chiffres ceux obtenus en mai, juin, juillet, août et pendant la première quinzaine de septembre pour les mêmes entrées 8.287.999 17.096.952
- On obtient un total de... 9.646.482 19.331.580
- Soit en faveur de 1889 une différence de 9.646.482 9.685.098
- Un autre relevé non moins intéressant, c’est celui que nous avons pu faire, sur des documents officiels, des totaux mensuels de certaines affaires dont le commissariat spécial de l’Expositien a eu à s’occuper pendant les cinq mois écoulés.
- Il y a eu en mai :
- 21 vols à la tire, 3 enfants perdus, amenés au commissariat et rendus à leurs parents; enfin, 39in-dividus envoyés au Dépôt sous diverses inculpations.
- En juin ,
- 10 vols à la tire; 57 enfants amenés au commissariat, puis retrouvés ; 32 Individus envoyés au Dépôt sous diverses inculpations.
- En juillet :
- 10 vols à la tire ; 49 enfants perdus, retrouvés au commissariat; 52 individus envoyés au Dépôt.
- En août :
- 9 vols à la tire. 03 enfants perdus, retrouvés au commissariat, 78 individus envoyés au Dépôt.
- En septembre :
- 10 vols à la tire, 68 enfants perdus, retrouvés au
- commissariat, 44 individus envoyés au Dépôt sous diverses inculpations.
- Soit, pour les cinq mois écoulés, un ensemble de 06 vols à la tire, 240 enfants nerdus et retrouvés. 245 individus envoyés- au Dépôt.
- Vos hôtes
- Lundi,à quatre heures de l’après-midi, est arrivé à Paris le grand-duc Alexis, frère du tzar, amiral-général et commandant de la flotte.
- Le grand-duc a été reçu à la gare par les grands ducs Alexandre-Georges Michaïlovitch, ainsi que par le baron de Mohrenheim : il a visité la section russe dans l’Eposition.
- Le grand-duc Alexis, qui est accompagné de son aide-de-camp, le prince Shahowskoy, s’est reposé quelques heures à l’hôtel Continental et est reparti dans la soirée pour Biarritz.
- Les grands-ducs Alexandre et Georges Michaïlovitch ont quitté hier Paris, pour retourner à Saint-Pétersbourg.
- ###
- Les ambassadeurs marocains resteront encore une semaine à Paris, dont le séjour, malgré la température froide, leur paraît des plus agréables.
- Ils ont assisté officiellement à la distribution des récompenses au Palais de l’Industrie.
- Le comte de Flandre a, paraît-il, l’intention de prolonger son séjour à Paris jusqu’à la fin de cette semaine. Il rentrera ensuite à Bruxelles où la comtesse de Fran dre et ses deux filles, les princesses Henriette et Joséphine, le rejoindront, venant de Sigmaringen, où elles sont depuis hier, auprès de la princesse Marie de Hohenzollern.
- Les Mécontents
- Nous avons dit hier qu’un certain nombre d’exposants s’étaient portés, dans la matinée, lors de la pose des pancartes indiquant les récompenses obtenues, à des appréciations plus ou moins désintéressées sur la façon dont le jury s’est acquitté de sa tâche.
- Plusieurs ne se sont pas contentés d’exhaler en paroles leur mécontentement. Ils ont accompagné l’écriteau indiquant la récompense qui leur avait été décernée de placards récusant les travaux du jury, refusant la récompense qu’on leur a allouée, ou portant même, à l’adresse du jury, des allégations injurieuses.
- Par les soins de M. Ossude, inspecteur principal, et du commissaire de service à l’Exposition, ces placards ont été retirés des vitrines.
- Au Palais de l’Industrie
- On sait que le Figaro organise, de concert avec M. de Werbrouck, directeur de la Banque parisienne, une grande fête flamande au bénéfice des victimes de la catastrophe d’Anvers. Parisis, collaborateur de ce journal, raconte le résultat du voyage qu’il vient de faire en Belgique pour s’assurer le concours de diverses personnalités et pour s’occuper des moyens de transporter à Paris un certain nombre de curiosités autochtones. Parmi ces dernières, nous remarquons lé géant et la géante d’Anvers, « Druon-Antigon et madame son épouse ». Ces deux importants personnages qui, suivant Parisis, sont le palladium anversois, devront être transportés, à cause de leurs dimensions, par voie fluviale. Ils seront accompagnés par la statue colossale de Salvius Barbo, qui décore la place de l’Hôtel-de-Ville, et par le char historique de Rubens.
- La fête aura lieu au palais de l’Industrie, le 19 octobre.
- Le dernier mois
- Hier, 1er octobre, a commencé le dernier mois d’Exposition. Dans trente et un jours les merveilles qui font l’admiration des visiteurs venus du monde entier se disperseront de tous côtés. De la plupart des magnifiques palais du Champ de Mars et de l’Esplanade des Invalides, il 11e restera bientôt plus que le souvenir. Aussi les retardataires ne se sont-ils pas laissés arrêter par le mauvais temps, qui ne sera pas de longue durée, espérons-le.
- Le vingtième million
- Le chiffre d’entrées payantes de la journée de dimanche a été de 300.545. Celui de* samedi avait été 108,366.
- Nous voici donc entrés dans le vingtième million de visiteurs pavants. Exactement au 30 septembre, 19,280,918.
- Aimables farceurs
- Avant-hier, six jeunes gens, correctement vêtus-d’habits noirs, poussaient, dans la galerie de la sculpture, des fauteuils roulants où ils avaient installé les conducteurs. Devant chaque statue, ils s’arrêtaient gravement et donnaient à leurs voyageurs improvisés les explications les plus fantaisistes, à la grande joie du public.
- Sur la Tour Eiffel
- M. Eiffel vient d’accorder à deux chimistes la permission de faire des expériences dosimétriques à l’altitude de trois cents mètres. Ce sont MM. Léon* Lefèvre et Georges Darsens, qui étudient actuellement, sous la haute direction de M. Grimault, professeur à l’Ecole polytechnique,le pouvoir corrodant de l’air sur les matières colorantes.
- Le Musée Guimet
- Ce n’est pas sans quelque surprise qu’on voit passer la période des fêtes qui attirent tant de monde à Paris, sans que le musée Guimet ait été ouvert au public.
- Complètement installé depuis plusieurs mois, livré à la ville de Paris et à l’Etat par son organisateur, ce musée, désormais une des curiosités de la capitale, reste portes closes.
- La raison du retard que l’on met à livrer ce nouvel établissement au public est aujourd’hui la même que celle qui existait, il y a trois mois. L’entrée de ce musée devant être payable, sinon tous les jours, au moins plusieurs fois par semaine, il faut que, par une loi, le service des entrées ait préalablement été approuvé par les Chambres. Un projet sera déposé à cet effet par le ministre des beaux-arts, dès les premiers jours de la reprise des travaux parlementaires.
- Le dixième concours horticole
- Vendredi s’ouvrira au Trccadéro le dixième concours horticole, il durera jusqu’au mercredi 9 courant inclus et comprendra les catégories de plantes, fleurs, etc., dont nous donnons la nomenclature ci-dessous.
- Ce concours, comme les précédents se tiendra dans les jardins, sous les tentes et les vélums du parc du Trocadéro.
- Il est désigné Concours général et comprendra les catégories suivantes :
- FLEURS ET PLANTES D’ORNEMENT
- 1. Plantes d’ornement;
- 2. Plantes nouvelles;
- 3. Belle culture ;
- 4. Fleurs coupées;
- 5. Ornementation en fleurs naturelles ;
- 6. Corbeilles de plantes fleuries ou à feuillage.
- PLANTES POTAGÈRES
- 1. Plantes potagères ;
- 2. Plantes nouvelles ;
- 3. Belle culture.
- FRUITS ET ARBRES FRUITIERS
- 1. Fruits;
- 2. Fruits nouveaux.
- GRAINES ET PLANTES D’ESSENCE FORESTIÈRE
- 1. Plans en relief et dessins de forêts et de parcs;.
- 2. Graines forestières.
- PLANTES DE SERRE
- I. Plantes diverses;
- Orchidées exotiques en fleurs : quatre concours.-
- Araliacées : trois concours.
- Cyclamens : deux concours.
- Palmiers de serre froide : trois concours.
- Palmiers cultivés en plein air dans le midi de la France : trois concours.
- II. Plantes nouvelles : cinq concours.
- III. Belle culture : quatre concours.
- IV. Culture spéciale : deux concours.
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- 4
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DES COLONIES.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- DISTRIBUÉES AUX EXPOSANTS
- Le 29 Septembre 1300
- (Suite).
- Classe 5.— Gravure et Lithographie
- GRANDS PRIS
- Boilvin.
- Chauvel.
- Haden, F.-Seymour. Grande-Bretagne.
- Jacques, Charles. — Jacquet, Achille.
- Koepping, Allemagne.
- Pannemacker, Stéphane.
- MÉDAILLES D’OR
- Baude. — Brunet-Debaines. — Burney. Champollion. —Courtry.
- Didier, Adrien.
- Goujean.
- Jacquet, Jules.
- Kingsley, Elbridge. Etats-Unis.
- Lamotte. — Lecouteux. — Lerat. — Lepère. — Lé-veillé.
- Macbeth, R.-W. Grande-Bretagne.— Meunier, J.-B. Belgique.
- Short, Frank. Frande-Bretagne. — Sirouy.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Bellenger, Clément. — Buhot.
- Closson, W-B. Etats-Unis.
- Davis. — Danse, Auguste-Michel, Belgique. — De-veaux.— Desboutin.
- Gilbert.
- Haussoullier.
- Laguillermie. — Lunois. — Lowenstam. Grande-Bretagne.
- Mathey-Doret. — Michiels. Belgique. — Mongin.
- — Monziès. — Morse. — Moultanowski. Russie. Rios, Ricardo de los. Espagne.
- Soudain, — Strang, W. Grande-Bretagne.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Aikman, W.-M. Etats-Unis. — Annedouche. — Arendzen. Pays-Bas. — Ardail, Albert.
- Boulard.
- Damman. — Desmoulin, P.-Fernand.
- Gœnette. — Greux. — Guérard, Ch.-Henri.
- Hœgg, Alex-Herman. Suède.
- Kratké.
- Lalauze. —Larivière (Mlle). — Lefort, Henri. — Lenain, Louis. Belgique. — Louveau-Rouveyre (Mme). — Manesse, G.-Henri. — Mare, Tiburce
- Piguet, Rodolphe. Suisse. — Putnam, S.-G. États-
- Unis. ......
- Toussaint. x
- Van Muyden, Evert. Suisse. — Van der Weele.
- Pays-Bas. — Vion.
- Willie, W.-L. Grande-Bretagne.
- MENTIONS HONORABLES
- Bahuet.
- Daumont. — Davidson, H. Etats-Unis. — Deblois, Ch.-T. — Delaunay. — Dubouchet.
- Focillon.
- Giroux, Charles. — Grenier.
- Jacob (Mlle).
- Kruell, G. Etats-Unis.
- Lauwers. Belgique.
- Meermann (de). Belgique. — Muller. — Mordant. Oury.
- Van Loo, Florimond. Belgique. —Vintraut.
- Witsen. Pays-Bas. — Wolf, Henry. Etats-Unis. Zilcken. Pays-Bas.
- Classe 5 bis. — Enseignement- des arts du dessin
- GRANDS PRIX
- Le ministère de l’instruction publique et des beaux-arts (Direction des beaux-arts; dmection de l’enseignement primaire; direction de l’enseignement secondaire).
- Le conseil d’administration des écoles de Lyon. Le corps des inspecteurs de l’enseignement du dessin.
- Ecole nationale des arts décoratifs.
- Ecole nationale du dessin pour les jeunes filles.
- Ecole nationale d’arts décoratifs de^ Limoges.
- Ecole nationale des arts industriels à Roubaix.
- Ecole régionale des beaux-arts de Rennes.
- Ecole municipale des beaux-arts de Bordeaux.
- Ecole nationale des beaux-arts de Lyon.
- Ecole municipale des beaux-arts de Toulouse.
- La ville de Paris, direction de Renseignement primaire.
- Les écoles primaires maternelles, élémentaires, primaires supérieures.
- Les cours d’adultes (ville de Paris)..
- Ecole spéciale d’architecture de Paris.
- Ecole normale d’instituteurs à Amsterdam. Pays-Bas.
- MÉDAILLES D’OR
- Ecoles académiques de Douai. — Ecoles académiques de Lille. — Ecoles académiques de Valenciennes. — Ecole de dessin des jeunes filles, à Copenhague. Danemark. — Ecole régionale des beaux-arts, à Montpellier. — Ecole régionale des beaux-arts, à Nancy. —Ecole de géométrie appliquée aux arts et métiers d’Abbeville. — Ecole de la chambre syndicale de la bijouterie-orfèvrerie, à Paris. — Ecole de la manufacture nationale de Beauvais.—Ecole de la manufacture nationale des Gobelins. — Ecole de la manufacture nationale de Sèvres. — Ecole de la réunion des fabricants de bronze, à Paris. — Ecole nationale d’art décoratifs, à Nice. —Ecole des beaux-arts, à Marseille. — Ecole gratuite de dessin, à Orléans. — Ecole industrielle des Vosges, à Epinal. — Ecole municipale des arts industriels, à Calais. — Ecole municipale de dessin, à Bayonne. — Ecole municipale de dessin, à Laon. — Ecole municipale de dessin, à Troyes. — Ecole municipale des beaux-arts, à Angers. — Ecole municipale du petit collège de Lyon. — Ecole municipale du quai Saint-Antoine, à Lyon.—Ecole nationale d’art décoratif d’Aubusson, — Ecole nationale des beaux-arts, à Bourges. — Ecole normale d’enseignement du dessin, à Paris. — Ecole régionale des beaux-arts, à Clermont-Ferrand. — Ecole régionale des beaux-arts, à Tours. — Ecole régionale des arts industriels de Saint-Etienne. — Ecole d’application de la ville de Paris.—Ecoles subventionnées de la ville de Paris.
- Lycée des arts et manufactures, au Brésil. Brésil.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Chambre syndicale des tapissiers, à Paris. — Collège à Abilio. Brésil. — Collège d’Auxerrè. — (jeunes filles).— Collège de Cambrai.— Collège de Château-Gontier. — Collège de Saint-Girons. — G'liège de Sedan. — Collège d’Auxerre
- Ecole académique de dessin, peinture et architecture de Tourcoing. — Ecole d’arts industriels à Haar-lem. Pays-Bas. —Ecole delà chambre syndicale de la bijouterie d’imitation. — Ecole normale
- . d’enseignement secondaire pour jeunes filles, à Sèvres. — Ecole municipale des beaux-arts, à Besançon. —Ecole municipale de dessin, à Poitiers. — Ecole municipale de la Croix-Rousse, à Lyon. — Ecole municipale de dessin, à Saint-Quentin. — Ecole municipale de dessin, à Sois-sons. — Ecole nationale des beaux-arts d’Alger. Algérie. — Ecole nationale des beaux-arts de Dijon. — Ecole normale d’instituteurs de Paris.— Ecole normale d’instituteurs d’Aix. — Ecole normale d’instituteurs de Commercy. — Ecole normale d’instituteurs de Dijon. — Ecole normale d’instituteurs d’Evreux. — Ecole normale d’instituteurs de Limoges. — Ecole normale d’instituteurs de Lons-le-Saulnier. — Ecole normale d’instituteurs de Mirecourt. — Ecole normale d’instituteurs de Nancy. — Ecole normale d’instituteurs de Parthenay. — Ecole normale d’instituteurs de Périgueux. — Ecole normale d’instituteurs de Poitiers. — Ecole normale d’instituteurs de Rennes. Ecole normale d’instituteurs de Toulouse.—Ecole normale d’instituteurs de Troyes. — Ecole normale d’institutrices d’Aix. — Ecole normale d’institutrices de Bar-le-Duc. — Ecole normale
- d’institutrices de Paris.—Ecole normale d’institu-tricf s de Bourges. — Ecole normale d’institutrices de Carcassonne. — Ecole normale d’institutrices de Dijon.—Ecole normale d’institutrices d’Epinal. Ecole normale d’institutrices de Nancy. — Ecole normale d’institutrices d’Oran. Algérie. — Ecole normale d’institutrices de Versailles.— Ecole normale du Caire. Egypte.— Ecole spèciale de dessin d’Aix. — Ecole de 'dessin''et"'de stéréotomie, à Bayeux. — Ecole de dessin, à Béziers. — Ecole de dessin, au Cateau. — Ecole de dessin, à Château-Landon. — Ecole de dessin, à Helsingfors. Finlande. — Ecole de dessin, à Laval. — Ecole de dessin de la société industrielle de Reims. — Ecole régionale de dessin et de peinture, à Rouen.
- Lycée d’Alger. Algérie. — Lycée de Carcassonne.— Lycée de Charleville. — Lycée Condorcet. — Lycée de Limoges. — Lycée d’Orléans. — Lycée de Rennes. — Lycée de Tarbes. — Lycée de Toulouse. — Lycée de Troyes.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Collège d’Abbeville. — Collège de Beaufort. — Collège de Blidah. Algérie. — Collège de Calais. — Cours secondaire de jeunes filles, à Cherbourg. — Collège de Commercy. — Collège d’Epernay (jeunes filles). — Collège de Fontainebleau. — Collège de Médéah. Algérie. — Collège d’Oran (jeunes filles). Algérie. — Collège de Sairit-Yrieix. — Collège de Tarbes (jeunes filles). — Collège de Vitry-le-François (jeunes filles).
- Cours de géométrie, à Reims. — Cours secondaire de jeunes filles, à Philippeville. Algérie. — Cours secondaire de jeunes filles, à Soissons.
- Ecole de dessin, à Vitry-le-François. — Ecole de dessin linéaire et artistique, à Dieppe. — Ecole de la Société libre d’émulation, à Rpuen. — Ecole des arts, à Amiens. — Ecole de stéréotomie, à Souppes. — Ecole municipale de dessin, à Arras. — Ecole municipale de dessin, à Cahors.
- — Ecole municipale de dessin, à Châtillon-sur-Seine. — Ecole municipale de dessin, à Epinal.
- — Ecole municipale de dessin, à la Capelle. — Ecole municipale de dessin, à la Rochelle. — Ecole municipale de dessin, à Périgueux. — Ecole municipale de dessin, à Saint-Lô. — Ecole municipale de dessin, à Tarare. — Ecole municipale des beaux-arts, à Saint-Omer. — Ecole normale d’instiluleurs d’Agen. — Ecole normale d’instituteurs u’Alger. Algérie. — Ecole normale d’instituteurs d’Amiens. —Ecole normale d’institut-urs d’Auxerre. — Ecole normale d’instituteurs dë'Caréassonne. — Ecole normale d’instituteurs de Charleville. — Ecole normale d’instituteurs de Conslantine. Algérie.—Ecole normale d’instituteurs de Foix. —Ecole normale d’instituteurs de Grenobl-. —Ecole normale d’instituteurs de la Roche-sur-Yon. — Ecole normale d’instituteurs de Montauban. — Ecole normale d’instituteurs de Montpellier. — Ecole normale d’instituteurs de Quimper. — Ecole normale d’instituteurs de Savenay. — Ecole normale d’instituteurs de Tulle. — Ecole normale d’instituteurs de Valence. — Ecole normale d’instituteurs de Versailles. — Ecole normale d’instituteurs de Vesoul.
- Ecole normale d’institutrices d’Alençon. — Ecole monnaie d’institutrices d’Auxerre. — Ecole normale d'institutrices de Beauvais. — Ecole normale d'institutrices de Charleville. — Ecole normale d’institutrices de Chartres. — Ecole normale d’institutrices de Clermont. — Ecole normale d’institutrices de Foix. — Ecole normale d’institutrices de Grenoble. •- Ecole normale d’institutrices de Limoges. — Ecole normale d’institutrices de Mâcon.— Ecole normale d’institutrices du Mans.
- — Ecole normale d’institutrices de Melun. — Ecole normale d’institutrices de Montauban. — Ecole normale d’institutrices de Saint-Etienne.— Ecole normale d’institutrices de Toulouse.— Ecole normale d’institutrices de Troyes. — Ecole normale d’institutrices de Tulle. — Ecole normale d’institutrices de Valence. — Ecole particulière de Mlle Alida Stolk. Pays-Bas.
- Lycée d’Albi. — Lycée de Bar-le-Duc. — Lycée de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Clermont-Ferrand. — Lycée de Dijon. — Lycée d’Evreux. — Lycée de Grenoble. — Lycée' de Guéret. — Lycée de La Roche-sur-Yon. — Lycée de Laval. — Lycée de Lille. — Lycée de Lyon.
- — Lycée de Montauban, jeunes tilles. — Lycée de Montpellier, jeunes tilles. — Lycée de Nancy.
- — Lycée de Niort. — Lycée de Pontivy. — Lycée de Reims. — Lycée de Reims, jeunes filles. — Lycée Fénelon, jeunes filles, à Paris. — Lycée Racine, jeunes filles, à Paris.
- MENTIONS HONORABLES
- Collège d’Albi, jeunes filles. — Collège de Baume-les-Dames. — Collège de Béziers. — Collège de Cambrai, jeunes filles.- — Collège de Châlons-sur-Marne. — Collège de Grenoble, jeunes filles. — Collège de Josselin. — Collège de La Fère, jeunes filles. — Collège de Meaux. — Collège de Melun.
- — Collège de Millau. — Collège de Moissac. — Collège de Pont-à-Mousson. — Collège de Saint-Maixent. — Collège de Saumur, jeunes filles. — Collège de Toul. — Collège de Vitrÿ-le-François.
- — Cours municipal de dessin, à Saint-Chamond.
- — Cours secondaire de jeunes filles, à Douai.
- — Cours secondaire de jeunes filles, à Versailles.
- — Cours municipal de dessin, à Oran (Algérie).
- Ecole de dessin et dé modelage, à Auxerre. — Ecole
- de dessin et de modelage, à Brive.— Ecole annexe à l’école normale d’institutrices, à Auxerre. — Ecole annexe à l’école normale d’instituteurs, à Grande-Sauve. — Ecole annexe à l’école normale d’institutrices, à Melun.— Ecole annexe à l’école normale d’institutrices, à Paris. — Ecole annexe à l’école normale d’institutrices, à Rouen. — Ecole annexe à l’école normale d’institutrices, à Versailles. — Ecole de dessin, à Cambrai. — Ecole de dessin, à Consolre. — Ecole de dessin, à Grandville. — Ecole de dessin, à Menton. — Ecole départementale, à Volvic. — Ecole municipale, à Saulieu. — Ecole municipale de dessin, à Bar-le-Duc. — Ecole municipale de dessin, à Boulogne. — Ecole municipale de dessin, à Châlons-sur-Marne. — Ecole municipale de dessin, à Hirson. — Ecole municipale de dessin, à Lan-.gres. — Ecoles municipales de Grenoble, pour les quatre. — Ecole municipale de jeunes filles, rue de la Tête-d’Or, à Lyon. — Ecole municipale de la Guillotière, à Lyon. — Ecole municipale des beaux-arts, à Avignon. — Ecole municipale des Brotteaux, à Lyon.— Ecole municipale de Vaise, à Lyon.
- Ecole normale d’instituteurs, à Ajaccio. — Ecole normale d’instituteurs, à Avignon. — Ecole normale d’instituteurs, à Belfort. — Ecole normale d’instituteurs, à Châlons-sur-Marne. — Ecole normale d’instituteurs, à Clermont. — Ecole normale d’instituteurs, à Guéret. — Ecole normale d’instituteurs, à Lescar. —Ecole normale d’instituteurs, à Melun. —Ecole normale d’instituteurs, à Rouen. Ecole normale d’instituteurs, à Saint-Lô. —Ecole normale d’institutrices, à Avignon. — Ecole normale d’institutrices, à Montpellier. — Ecole normale d’institutrices, à Rouen. — Ecole normale d’institutrices, à Vesoul.
- Lycée de Belfort. — Lycée de Bourges. — Lycée de Caen.— Lycée de Lons-le-Saulnier. —Lycée de Montauban. — Lycée de Montluçon. — Lycée de Montpellier. — Lycée de Niort (jeunes filles). — Lycée de Perpignan. — Lycée de Rodez. — Lycée de Saint-Brieuc. — Lycée de Toulon.
- GRANDS PRIX
- Collaborateurs : Foulogne, professeur à l’école nationale des arts décoratifs de Paris. — Grenaud, professeur à l’école nationale des arts décoratifs de Limoges. — Hédin, professeur à l’école- des beaux-arts, à Lyon.
- MÉDAILLES d’OR
- Bethencourt, directeur du lycée des arts et métiers. Brésil.
- Cahuzac, professeur à l’école municipale du petit collège, à Lyon. — Carteau Degrange, professeur à l’école nationale des Beaux-Arts à Lyon. — Crost. Organisation des écoles aux palais des arts libéraux et beaux-arts.
- Defraine, professeur à l’école nationale des beaux-arts, à Lyon.
- Genuys, professeur à l’école nationale des arts décoratifs, à Paris. — Gober t. professeur à l’école de la manufacture nationale de Sèvres.
- Lacoste, professeur à l’école nationale des arts décoratifs de Limoges. — Laurent, professeur à l’école régionale des beaux-arts, à Tours. — Les professeurs des écoles académiques de Lille. — Les professeurs de l’école nationale des arts décoratifs, à Paris. — Les professeurs de l’école municipale des beaux-arts, à Bordeaux. — Lorrain, professeur à l’école nationale de dessin pour les jeunes filles.
- Molkenboer, directeur de l’école normale d’Amsterdam. Pays-Bas.
- Pornin, professeur à l’école nationale des arts décoratifs, à Limoges.
- Robert (frères), professeurs à la réunion des fabricants de bronze.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Bastien, professeur à l’école normale d’institutrices de Versailles. — Bernaux, professeur à l’école nationale d’art décoratif, à Aubusson. — Beylard, professeur à l’école régionale des beaux-arts, à Clermont-Ferrand. — Biard, professeur au collège d’Auxerre. — Briiyas, professeur à l’école municipale de la Croix-Rousse.
- Gavaro. professeur à l’école nationale de dessin pourleè jeunes filles, à Paris. — Cleret, professeur à l’école de la manufacture nationale dès Gobe-lins.
- Deveneau, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Troyes. — Devos, professeur au lycée Condorcet, à Paris.
- Fouquet, professeur à l’école de dessin, à Avran-ches.
- Gaucher, professeur à l’école normale d'instituteurs à Troyes.
- Larcanger, professeur à l’école gratuite de dessin, à Orléans. — Larcanger, professeur au lycée d’Orléans. — Les professeurs de l’école régionale des beaux-arts, à Clermont-Ferrand. — Les professeurs de l’école de dessin et de peinture, à Montpellier. — Les professeurs de l’école des beaux-arts de Marseille.
- . Villème, professeur au collège de Sedan.
- Les professeurs de l’école municipale de dessin, d’architecture et de mathématiques appliquées, à Troyes. — Lutchini, professeur à l’école des beaux-arts, à Angers.
- Macabultas, directeur du collège à Abilio. Brésil.
- Nanteuii, professeur au lycée Condorcet, à Paris. — Naturel, professeur au lycée Condorcet, à Paris.
- Poutier, professeur à l’école municipale des beaux-ai ts à Angers.
- Randon, professeur au lycée de Tarbes.
- Rives, professeur à l’école .normale d’instituteurs, à Carcassonne. — Roché, professeur à l’école municipale des beaux-arts, à Angers.
- Teissier( professeur à la chambre syndicale de la bijouterie d’imitation. — Tourniei, professeur à l’école de la manufacture nationale des Gobe-lins. — Trépeau, professeur à l’école municipale des beaux-arts, à Angers.
- Valentin, professeur à l’école industrielle des Vosges. — Vétaut, professeur à l’école municipale des beaux-arts, à Angers. — Viau, professeur à l’école municipale des beaux-arts, à Angers. — Von Saher, directeur de l’école des arts indus-industriels, à Haarlem. Pays-Bas.
- MÉDAILLES DE BRONYE
- Alida-Stolk (Mlle), directrice de l’école particulière. Pays-Bas. — Armand, professeur à l’école normale d’instituteurs d’Alger. Algérie. — Audra, professeur à l’école normale d’instituteurs de Valence.
- Barden, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Lons-le-Saulnier. — Bastien, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Mirecourt. — Borgne, professeur à l’école normale d’institutrices. boulevard des Batignolles, à Paris.
- Cartelle, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Poitiers. — Charbonnier, professeur à l’école normal» d’institutrices, à Nancy. Colin, professeur au lycée de Chaîdeville. — Courtot, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Limoges.
- Daniel, professeur au collège de Ghâteau-Gontier. — Drojat (Mlle), professeur à l’école normale d’institutrices, boulevard des Batignolles, à Paris. — Duval, professeur à l’école normale d’institutrices, à Melun.
- Etienne, professeur à l’école normale d’institutrices, à Bar-le-Duc.
- Friollet, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Alençon.
- Gibert, professeur à l’Ecole d’institutrices d’Aix. — Gineste, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Toulouse. — Godefroy, professeur à l’école normale d’institutrices, rue Molitor, à Paris. Govin, professeur à l’école normale d’institutrices, à Dijon.
- Henry, professeur à l’école normale d’institutrices, à Commercy.
- Jarry, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Parthenay. — Jéard, professeur à l’école normales d’instituteurs, à Toulouse.
- Ledoyen, professeur au collège de Beaufort. — Les-gourges, professeur au lycée de Charleville. — Les professeurs du lycée d’Alger. — Les professeurs de l’école de dessin de Château-Landon. — Les professeurs du lycée de Toulouse. — Lieure, professeur à l’école normale d’institutrices, à Grenoble. — Lombard, professeur à l’école normale d’institutrices, à Nancy.
- Martin, professeur à l’école normale de Parthenay. — Maurette, professeur à l’école normale d’institutrices, à Toulouse. — Moria, professeur aux écoles annexes normales de Paris (instituteurs et institutrices). — Mussard, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Rennes.
- Nicouleaux, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Poitiers.
- Pagnona, professeur au lycée de Carcassonne. —
- Pasquet, professeur â l’école normale d’institutrices, à Périgueux. — Pétre, professeur aux écoles normales d’institutrices de Chartres.
- Soudé, professeur à l’école gratuite de dessin, à Orléans.
- Trinquet, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Foy.
- Valentin, professeur à l’école normale d’institutrices, à Epinal.
- MENTIONS HONORABLES
- Bonnet, professeur au lycée de Nancy. — Bouchiol, professeur au lycée d’Albi.
- Chubilleau, professeur à l’école de dessin, à Laval.
- — Gribier, professeur à l’école de dessin, à Laval.
- — Courtot, professeur nu lycée de Limoges. — Coutard, professeur à l’école normale d’institutrices, au Mans.
- Didier, professeur à l’école de dessin de Châtillon-sur-Seine.
- Fourie, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Agen. — Fournier, professeur à l’école normale d’institutrices, à Montauban.
- Gérard, professeur à l’école normale d’institutrices, à Saint-Etienne. — Granet, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Montauban. — Gué-neau, professeur au lycée de Nancy.
- Kerleroux, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Savenay.
- Lanternier, professeur au lycée d’Albi. — Les professeurs du collège de Blidah. Algérie. — Les professeurs du lycée de Laval. — Lhôte, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Amiens.
- — Louis, professeur à l’école normale d’instituteurs, à Amiens.
- Magnonnaud, professeur au collage de Saint-Yrieix.
- Nerrière, professeur à l’école de dessin linéaire artistique de Dieppe.
- Pétrot, professeur au lycée de Dijon.— Plissonnier, professeur à l’école normale d’instituteurs, - à Constantine. Algérie.
- Raymond (Mlle), professeur au lycée de Montpellier. Éavaut, professeur à l’école municipale de dessin, à Saint-Lô. — Royer, professeur à l’école normale d’institutrices, à Troyes. — Roze, professeur à l’école municipale de Saulieu.
- Sacré, professeur à l’école normale d’institutrices, à La Roche-sur-Yon. — Soulié, professeur à l’école normale d’institutrices, à Tulle,
- Verdier, professeur à l’école normale d’institutrices, à Savenay. — Viennet, professeur à l’école normale d’institutrices, à Clermont.
- GROUPE IL — Education et Enseignement. — Matériel et Procédés des Arts libéraux
- Classe 6. — Education de Venfant. — Enseignement primaire. — Enseignement des adultes
- GRANDS PRIX
- Administration académique du gouvernement général de l’Algérie. Algérie. — Alliance française. Altchenkaïa (Mme Christène). Russie.
- Boston public Schools. Etats-Unis.
- Commissions du ministère de l’instruction publique.
- — Commission royale grand-ducale d’instruction. Grand-duché de Luxembourg. —Conseil national d’éducation. République argentine.
- Département fédéral de l’intérieur. Suisse. — Direction de l’enseignement primaire au ministère de l’instruction publique. — Direction de l’instruction publique de la régence de Tunis. Tunisie. — S. M. I. Dom Pedro d’Alcantara. Brésil.
- Ecoles nationales primaires supérieures, ministère de l’instructiop publique. — Ecoles nationales primaires supérieures, ministère du commerce et de l’industrie. — Ecole normale primaire d’instituteurs et d’institutrices du département de la Seine. — Ecoles normales supérieures de Saint-Cloud et Fontenay-aux-Roses, ministère de l’instruction publique. — Ecoles primaires des cantons d’Argovie, Bâle-ville, Berne, Genève. Soleure, Neufchâtel, Schaffouse, Saint-Gall, Thurgovie, Vaud, Zurich. Suisse.
- Maisons d’éducation de la grande chancellerie de la Légion d’honneur. - Ministère de l’instruction publique. Japon.— Ministère des travaux publics. Mexique.— Musée pédagogique et commission de la Revue pedagogique (ministère de l’instruction publique).
- School Board de Londres. Grande-Bretagne.
- Société pour l’instruction élémentaire.
- Ville de Paris (enseignement primaire).
- MÉDAILLES D’OR
- Alliance israélite, à Tunis, écoles de garçons et de filles. Tunisie. — André, O., architecte à Paris,
- — Armengaud aîné, 45, rue Saint-Sébastien, à Paris. — Association polytechnique. — Association philotechnique, à Paris.
- Bardeen. C.-AV., and Co, de Syracuse, Etat de New-York, Etats-Unis. — Barnes, A.-S., and C°, de New-York, Etat de New-York. Etats-Unis. — Bastinos, Juan et Antoine, éditeurs à Barcelone
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- Espagne. — Beale (miss Dorothea), directrice du collège de jeunes filles à Chettenham. Grande-Bretagne. — Belin, Yve Eugène et fils, éditeurs à Paris." — Bertrand, A.-IL, inspecteur de l’enseignement primaire à Gharleville, et instituteurs de l'arrondissement de Mézières, Ardennes. — Borie, inspecteur, et les fonctionnaires de l’enseignement primaire de l’arrondissement de Vienne, Isère. — Braliim ben Fatah. Algérie.
- Canton de Zurich. Suisse. — Canton de Berne. Suisse. — Cercle parisien de la Ligue de l’enseignement. — Chevé, 36, rue Yivienne, à Paris.
- — Chicago (Bibliothèque publique de la ville de) INI. Poole, directeur (Illinois). Etats-Unis. — Collège Abilio. Brésil. — Collège Alaoui, école normale franco-arabe de Tunis, et cours préparatoire avec l’école annexe. Tunisie. — Collège Chaptal (Ville de Paris). — Collège Chasse-loup-Laubat, à Saigon, Cochinchine. Colonies. — Collège des sourds-muets de Séville. Espagne. _— Collèges des interprètes, à Hanoi, Larnaudie. directeur: Nordman, adjoint, Tonkin. Colonies. Collège national pour les sourds-muets, à _ Washington (D.-C). Etats-Unis. — Collège Sadiki, à Tunis, et ses annexes. Tunisie. — Commission des études publiques du Gouvernement de Saint-Marin. République de Saint-Marin. — Comité du district fédéral. Mexique. — Compagnie « Lancastenana » à Mexico. Mexique.-— Comte, Jules, directeur de la biblothèque de l’enseignement du dessin. — Conseil général d’éducation de la province de Buenos-Ayres. République Argentine. — Cours d’adultes pour les hommes et cours commerciaux. Ville de Paris.
- Danhauser, à Paris, 31, rue deMaubeuge. — De-fodon, directeur du Manuel général de Vinstruction publique. — Delarue, institeur à Pondichéry. Inde française. Colonies. — Départe-
- tements de l’Instruction publique de Zurich. Suisse. — Deyrolle, naturaliste, 46, rue du Bac, à Paris. — Direction de l’intérieur de la Nouvelle Calédonie. Service de l’Instruction publique. Colonies. — District fédéral de Mexico. Ecole nationale d’aveugles à Mexico. Mexique. — Du-ployé, Emile, 174, rue Saint-Jacques, à Paris. —
- Dumourtier, E.-G., inspecteur de l’enseignement
- . en Annam et au Tonkin. Colonies.
- Ecoles maternelles, Ville de Paris. — Ecoles maternelles et écoles de garçons et de filles, Ville de Paris. — Ecoles maternelles du département de la Seine : écoles de Boulogne-sur-Seine, Malakoff, Saint-Denis, Saint-Mandé, Saint-Ouen (la gare),
- Sceaux, Noisy-le-Sec, Aubervilliers (Quatre-Che-mins), Pantin (centre), Saint-Ouen (Cayenne), Fontenay, Neuilly-sur-Seine, Pantin (Quatre-Che-mins), Joinville, Arcueil-Cachan, Champigny, Dugny, Ivry, Alfortville, Argenteuil, Issy, Kremlin. — Ecoles maternelles du département de l’Isère. — Ecole municipale de filles, à Saigon (Cochinchine). Colonies. — Ecole nationale française de MM. Devaux et Schaffner, collège Faure, institution de Mme Rocognand, Pères-géorgiens de Papaz Ivepru; communauté arménienne catholique, à Constantinople ; religieuses de l’immaculée conception, à Dardanelles ; collège des PP. Augustins de l’Assomption, à Philippopoli ; école hellénique de jeunes filles, à Andrinople ; école des frères de la doctrine chrétienne, àTrébizonde; collège des PP. capucins, à Salima; Pères de la 'frappe (établissement agricole à Akbès (mont Liban). Turquie. — Ecole normale d’instituteurs de Douai (Nord). — Ecole normale d’institutrices de Versailles (Seine-et-Oise.
- Ecole normale d’instituteurs de Clermont-Ferrand. Puy-de-Dôme. — Ecole normale d’instituteurs de Caen. Calvados. — Ecole normale d’instituteurs de Belfort. ITaut-Rhin. — Ecole normale d’instituteurs de Bourges. Cher. — Ecole normale d’ins-titrices d’Aix. Bouches-du-Rhône. — Ecole normale supérieure de Tokio. Japon. — Ecole normale primaire du Ken deFukushima. Japon.
- — Ecole normale de filles annexée de Ekenaes et de Juvaeskulae. Finlande. — Ecole normale de Sordavala. Finlande. — Ecole normale de maîtresses d’écoles enfantines de Leyde, dirigée par M. L. Ilardenberg et Mlle Id. Haanstra. Pays-Bas. — Ecole normale du Caire. Egypte. — Ecole normale primaire d’instituteurs, à Lyon. Rhône (Plan). — Ecole normale primaire d'instituteurs, à Caen. Calvados (Plan). — Ecole normale primaire d’instituteurs, à Rouen. Seine-Inférieure (Plan). — Ecole Bischoffsheim à Paris et ses annexes israélites en Orient. — Ecole Boulle. Ville de Paris. — Ecole Calvé, à Pondichéry. Inde française. Colonies. — Ecole coloniale, à Paris. Colonies. — Ecoles communales primaires de Finlande. Finlande. — Ecole des aveugles et sourds-muets de Tokio. Japon.— Ecole des- frères de Saint-Denis. (Réunion). Colonies. — Ecoles de l’église wallonne de Hollande. Bays-Bas. — Ecoles de Port-Saïd, dirigées par les soeurs du Bon-Pasteur ; les écoles de Sciout et de Mansourah. Egypte. — Ecole de M. Yienot, à Tahiti. Colonies.
- — Ecole Germain-Pilon. Ville de Paris. — Ecole industrielle pour les enfants indiens, à Carliste (Pensylvanie). Etats-Unis.
- Ecole libre de MM. Geneste et Iierscher, dirigée par M. Somascho, à Creil (Oise). — Ecole, à Angers (Maine-et-Loire). Groupe scolaire de la place Victor-Hugo, comprenant : R Ecole de garçons ;. 2° école de filles; 3° école maternelle (plans.) — Ecole, à Boulogne-sur-Mer. Pas-de-Calais (plan).
- — Ecole, à Genillé; école dè filles, à .Semblançay. Indre-et-Loire (plans). — Ecole, à Servières. Ardèche (plan). — Ecole de la place Morel, à Lyon. Rhône (plan). — Ecole à Fiers. Orne (plan). — Ecole de la Chapelle, à Saint-Mesmin. Loiret (plan). — Ecoles primaires de garçons et de filles. Ville de Paris. — Ecoles primaires élémentaires de garçons. Ville de Paris. — Ecoles primaires élémentaires de filles. Ville de Paris. — Ecoles primaires élémentaires de garçons et de filles. Ville de Paris. — Ecoles primaires supérieures de garçons (J.-B. Say, Arago, Lavoisier, Colbert, Turgot). Ville de Paris. — Ecole primaire supérieure de jeunes filles Sophie-Germain. Ville de Paris. — Ecole primaire supérieure et professionnelle de garçons de Rouen Seine-Inférieure. — Ecole primaire communale de la rue Tournefort, à Paris. Ville de Paris. — Ecole primaire supérieure de garçons de Lille. Nord.
- Ecole primaire supérieure de garçons de St-Etienne (Loire). —Ecole primaire supérieure de Bordeaux (Gironde), dirigée par Mme Chopis. — Ecole primaire supérieure Sainte-Catherine . de jeunes filles, à Lyon (Rhône), dirigée par Mme Vache-ron. —Ecole primaire supérieure de-jeunes filles de Melun, Seine-et-Marne, dirigée par Mme Valette. — Ecole primaire supérieure de garçons de Roubaix, Nord. — Ecole primaire supérieure de garçons de Fournes, Nord. — Ecole primaire supérieure de garçons de la place du Petit-Potet, à Dijon. Côte-d’Or, — Ecole primaire supérieure de garçons d’Onzain, Loir-et-Cher. — Ecole primaire supérieure de garçons d’IIaubourdin, Nord, dirigée par M. Loridan.— Ecole primaire élémentaire de filles, rue Mazenon. dirigée par Mme LIanon, et les écoles maternelles des rues Lafayette, de la Nouclie, de Montgolfier, avenue des Ponts et porte de Lyon, à Lyon, Rhône. — Ecole primaire élémentaire de garçons, rue du Mulet: école primaire élémentaire de filles, rue Nansouty, Montaigne, Naujac, à Bordeaux, Gironde.— Ecoles primaires élémentaires du Petit-Potet, garçons ; de la place Darcy, garçons et filles; du Nord et de l’hôtel de; ville, garçons, et de la rue Turgot, filles, à Dijon. —- Ecoles primaires élémentaires de garçons des rues Bournes, Fonbelle, de Juliers, des Stations et Fénelon, à Lille, Nord. — Ecole primaire élémentaire de garçons et de filles de Rethel, Ardennes. — Ecole primaire de garçons, à Nam-Dinh. Tonkin (Colonies).
- Ecole primaire supérieure de garçons, à Rouen. Seine-Inférieure (Plan). — Ecole primaire supérieure de jeunes filles, au Havre. Seine-Inférieure (Plan). — Ecole primaire supérieure de garçons, à Châtillon-sur-Chalaronne. Ain (Plan).— Ecoles primaires dè filles et de garçons : l’école arabe française, rue Héliopolis; les écoles primaires françaises de filles et de garçons et les écoles maternelles, rue du Divan et rue Scipion, à Alger. Algérie. — Ecoles professionnelles de jeunes filles Paris, rues Bourret, Fondary, Ganneron, Bossuet, de Poitou (Ville de Paris).— Ecole professionnelle et ménagère de Rouen. Seine-Inférieure, dirigée par Mme Lassire. — Ecole des sourds-muets de Rueil. Seine-et-Oise, M. Meynat, directeur. — Ecole secondaire et école laïque pnblique de filles de la rue du Maroc, à Tunis. Tunisie. — Ecoles des sœurs de Saint-Paul de Chartres, à Saïgon (Cochinchine). Colonies. — Ecole Sockanosset pour garçons, à Howard. Etat de Rhode-Island. Etats-Unis. — Ecoles subventionnées de dessin pour les femmes à Paris et cours commerciaux. Ville de Paris. — Ecole supérieure de filles de Boosjeghem, canton de Zurich. Suisse. — Ecole supérieure de garçons de Toulouse, Haute-Garonne.— Ecole Vaucanson primaire supérieure de garçons, à Grenoble. Isère. — Education and the common school éducation. Etats-Unis. — Enseignement du chant, garçons et filles. Ville de Paris. — Elisabeth. New-.Jersey (Ecoles publiques de). Etats-Unis. — Etat dè Californie, bureau de l’instruction publique, à Sacramento, Californie. Etats-Unis. — Etat d’Iowa, département de l’instruction publique, à Des Moines. Iowa. Etats-Unis. — Etat de Puebla. Mexique. — Etat de Oxaca. Mexique. — Etat de Pensylvanie, département de l’instruction publique, à Harris-bury, Pensylvanie. Etats-Unis. — Etat de Ohio, les commissaires des écoles à Colombus, Ohio. Etats-Unis. — Etat de Wisconsin, bureau d’éducation, à Madison (Wisconsin). Etats-Unis.
- Fief(I. du), à Bruxelles. Belgique. — Flamand, inspecteur, et les instituteurs du territoire de Belfort.
- — F reté, fabricant à Paris. — Froville, instituteur à Epinay-sur-Orge (Seine-et-Oise).
- Ganz. à Zurich. Suisse. — Geneste et Iierscher, à Paris. — Gédalge. — Godchaux, éditeur à Paris.
- — Gouvenement de Guatemala. Guatemala. — Gouvernement hawaïen. Hawaï. —Grande chancellerie de la Légion d’honneur, maison des Loges.
- — Grôb, C., secrétaire de l’instruction publique à Zurich. Suisse.'
- Hae.uselman. Suisse. — Hubert, J., - architecte à Mons, Belgique.
- Inspection académique de Seine-et-Oise. — Inspection académique et les instituteurs et .institutrices du département de Constantine’. Algérie. — Inspection (1’) et les fonctionnaires de renseignement primaire du département de la Svaoi'e. — Inspection (1’) et les fonctionnaires de l’enseignement primaire du département de Seine-et-Marne. — Inspection (1’) et les fonctionnaires de l’enseignement primaire du département de la Marne. — Inspection (1’) et les fonctionnaires de l’enseignement primaire du département de Meurthe-et-Moselle. — Inspection (1’) et les fonctionnaires de l’enseignement primaire du département de la Meuse. — Inspection (P),et les fonctionnaires de 1’enseignement primaire du dëpàr le ment de l’Aisne
- — Institut des sourds-muets de Frienisberg (canton de Berne). Suisse. — Institut des aveugles de Lausanne. Suisse. — Institut des aveugles d’Amsterdam. Pays-Bas. — Institut Perkins, école de l’Etat de Massachussets pour les aveugles, a Boston. Etats-Unis. — Ivison, Biakeman et Cie, éditeurs à New-York Citv. Etats-Unis.
- Jardins d’enfants de" (Genève. Suisse. — Jardins d’enfants, à Saint-Gail. Suisse. — Javary, inspecteur de 1’enseignement primaire, et les instituteurs de la ville de Tours (Indre-et-Loire). — Journal of éducation and the american Seacher. Etats-Unis.
- Kemp, Pierre, architecte. Grand-duché de Luxembourg.
- Lambert, Marcel, architecte de l’école modèle aux Invalides. — Larousse et Cie, éditeurs à Pàris. — — Le département du Pas-de-Calais. — Les fonctionnaires de l’inspection et les instituteurs auteurs des monographies communales et scolaires de la Haute-Saône. — Lebon, L., à Bruxelles. Belgique.. — Lippincott, J.-B., and C°, éditeurs à Philadelphie (Pensylvanie). Etats-Unis. — Lutz, fabricant à Paris, 65, boulevard Saint-Germain.
- Maison Poure, O’Kelly et Cie, fabricants, à |Bou-lognë-sur-Mer. — Macahubas (Baron de), Rio de Jqnëiro. Brésil. Machuel. Tunisie. — Mau-cnain-Genest. Suisse. — Menzes Vieira, de Rio-de-Janeiro. Brésil. — Merriam, G, et C., and G°, éditeurs à Springfield, Massachussets. Etats-
- ' Unis. — Mille, à Douai. Nord. — Ministère de la Marine. — Ministère de l’instruction publique, à Belgrade. Serbie. — Ministère de l’instruction publique, à Montévidéo. Uruguay. Ministère de l’instruction publique, a Mexico, Mexique. — Moreno-Martiny, Eusèbe, à Madrid. Espagne. — Musée pédagogique de Zurich,
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- National bureau of éducation, à Washington (D. C.). Etats-Unis. —Noé, 8, rue Berthollet, à Paris.
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- Parent, successeur de Baraban, à Paris, rue Saint-Honoré.— Picart, 20, rue Mayet, à Paris. — Pitts-burg, Pensylvanie (écoles publiques de la ville de) (Pensylvanie). Etats-Unis. — Popular éducation. Etats-Unis.
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- Taillefer, inspecteur primaire, et les instituteurs et les institutrices de la circonscription de Prades, Pyrénées-Orientales. — Prélat fils, G., architecte à Paris.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Vannier et Hamon, inspecteurs, et les instituteurs auteurs des monographies du département de Maine-et-Loire. —Vice-rectorat de la Martinique. Colonies. — Ville de Bâle. Suisse. — Ville de Buffalo, Etat de New-York (Ecoles publiques de la). Etats-Unis. — Ville de Moline. Illinois (Ecoles publiques de la). Etats-Unis. — Ville d’Arcueil-Cachan (Seine). —Vilmorin-Andrieux, à Paris.
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- Les Mentions «le la Pliotoppliie
- DOmnigraphe et le Passe-Partout
- Pour faire le volume qui va paraître chez Quantin le mois prochain (1) j’ai rapporté de Tunisie deux cents aquarelles. C’est vous dire le nombre de croquis que j’ai dû faire. Et cela n’est pas toujours commode. Vous voyez un groupe, vous tirez de votre poche un album, vous donnez les premiers coups de crayon, et... l’Arabe qui s’aperçoit que le saouer (dessinateur) s’occupa de lui, tourne le dos d’abord : les talons ensuite.
- Il est tout aussi méfiant lorsque l’on essaye de le photographier. Il connaît le trépied et la chambre noire. Le voile dont se couronne le photographe le fait fuir littéralement. Chez les nomades c’est pis encore ; ils s’imaginent que l’instrument va leur porter la guigne, leur faire du mal où même les tuer. Aussi n’ai-je pu me servir du précieux secours de la photographie. Et cependant, que d’attitudes merveilleuses, que de groupes étonnants m’ont échappé, que je n’ai plus revus et que j’aurais pu surprendre, saisir au vol... à la dérobée, avec un instrument commode et invisible.
- C’est ce que je me promets de faire pour mon second volume, grâce à un petit appareil tout simple et merveilleux, inventé par M. E. Hanau.
- Je dois vous présenter d’abord l’inventeur. £’est, parmi les exposants considérables qui
- c,0)%Tunis et ses environs. 150 aquarelles et texte, par Salaries Lallemand, 35 francs. On souscrit chez l’auteur, rue du Four-Saint-Germain.
- concourent au développement desconnaissances photographiques, un des derniers venus, un jeune comme on dit : mais déjà il a sa place marquée parmi les meilleurs. Le nombre des récompenses obtenues atteindra prochainement la douzaine. A l’exposition de Barcelone, son envoi a fait sensation.
- M. Hanau n’est pas un vulgaire fabricant. C’est un chercheur et un chercheur heureux. Il fabrique et perfectionne une foule d’instruments et d’accessoires photographiques : mais il ne tire vanité que de ceux qu’il invente, de ceux qui sont sa création personnelle.
- C’est ainsi que le jury de l’Exposition de 1889, a reçu de lui, avec une réelle faveur, la communication d’un instrument nouveau, en préparation, et encore à l’état brut.
- C’est ainsi qu’il a enlevé une médaille*d’argent à l’Exposition de Barcelone avec YOmni-graphe, nouvel appareil de poche, simple, portatif et fixé sur un châssis-boîte à escamoter, contenant douze plaques qui se substituent automatiquement l’une à l’autre, sans que l’on ait à ouvrir la boîte, et par conséquent sans que le plus petit filet de lumière puisse y pénétrer,
- Gomme l’opération, pour ne pas dire la substitution par escamotage se fait dans l’intérieur de la boîte sans qu’on ait à l’ouvrir, M. Hanau y a ajouté un compteur dont l’aiguille tourne sur les chiffres correspondants aux plaques posées.
- L’Omnigraptie est utile, agréable et merveilleux.
- Eh bien ! Si extraordinaire, si merveilleux et si utile que soit Y Omnigraptie, je crois que, pour mon usage personnel, c’est-à-dire pour fixer des groupes ou des attitudes artistiques à la dérobée, c’est encore au Passe-Partout que je donne la préférence.
- Vous avez dans une de vos poches un petit châssis moins grand qu’un volume Charpentier, pas plus épais qu’un doigt. Dans une autre poche un objectif en forme d’entonnoir, du volume d’une poire moyenne. Et c’est tout.
- Personne n’y voit rien.
- Si vous voulez opérer, vous vissez l’enton-noir-objectif sur le châssis et vous y adaptez le viseur. Puis vous armez un obturateur qu’une puce pourrait déclancher, vous braquez au inoy-en dudit viseur, et: crac ! c’est fait. Quatre-vingt-dix neuf fois sur cent la personne visée, si c’est une personne, ne s’en sera même pas douté.
- Voilà qui va joliment faire ‘mon affaire et je vous promets bien, dans mon second volume sur la Tunisie, de donner des attitudes ainsi surprises et qui... surprendront assurément.
- Je vous conseille, artistes mes amis, et à vous messieurs les savants que je respecte, je vous conseille d’aller voir M. E. Hanau, l’heureux inventeur et le constructeur habile, dans ses magasins du boulevard de Strasbourg, 27. Vous me saurez gré de vous avoir donné ces indications sur Y Omnigraptie et le Passe-Partout.
- Ch. L.
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- La Banque de France monte à 4240, entraînant le Crédit foncier à 1305, le Crédit lyonnais à 710.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguîdilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguîdilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elbs sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2‘ Série. — N° 141
- Le Numéro : 15 Centimes
- Vendredi 4 Octobre 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- SOMMAIRE : Les Cochers. - Chronique. — Les Visiteurs à la Tour. — Liste des Récompenses. — Echos. — La Bourse. — Annonces et réclames.
- LES COCHERS
- Mon métier de dessinateur et de rédacteur des grands journaux illustrés m’a mis parfois en présence de têtes couronnées. Eh bien, je le déclare sous la foi du serment, avec toute la solennité imaginable, je n’ai jamais vu une tête couronnée faire sa tête comme un cocher « à vide » remontant l’avenue Rapp, hêlé par des familles exténuées !
- Jamais le grand seigneur le plus hautain, l’aristocrate le plus atavisé n’a esquissé un sourire plus hautain et plus méprisant que celui
- qui tombe des lèvres du cocher qui n’a pas diagnostiqué la course à cent sous.
- Le père de famille, lui, montre sa femme épuisée, sa fille, affalée sur un banc : lui-même n’en peut plus. Le cocher, au cœur de roc, s’éloigne en tournant la tête pour prolonger l’ironie du sourire cruel qu’il a laissé tomber sur ces infortunes.
- exceptionnelle, ce fut terrible. Les prétendants au fiacre étaient légion. Au-dessus * d’une mer de boue, les parapluies ondulaient comme les vagues d’un océan. Une « plaine liquide » sur l’onde.
- Si je vous disais qu’il pleuvait tout le temps une pluie fine : vous pourriez dire que'c’est là un « pluieonasme ! »
- Somme toute, comme en économie,^l’offre
- Lundi dernier, jour de pluie légendaire au milieu de cette sai-superbe et
- LE CHRONIQUEUR ET LA BALAYEUSE.
- APRÈS L’EXPOSITION.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION-DE 1889
- •étant au-dessus de la demande, messieurs les cochers ont été à la noce.
- Eu voilà qui font leur beurre dans la boue, élans laquelle patauge le pauvre visiteur. Un -de ces visiteurs eut un de ces cris qu’on appelle le cri du cœur : en souvenir des souffrances ob-••sidionales de 1871, il apostropha un cocher:
- Eh, va donc 1 mangeur de pain de siège !
- ***
- Mais vos jours sont comptés, tyranneaux! Votre superbe d’aujourd’hui n’aura guère de lendemains.
- Dans un mois, lorsque les visiteurs de l’Exposition auront repris le chemin de toutes les parties du monde; lorsque vous stationnerez, isolés, dans les quartiers excentriques, guignant le rare client : dans un mois ce sourire méprisant et narquois, qui s’irradie sur vos lèvres en ces jours d’Exposition, fera place à un sourire plat et quémandeur. Vous serez alors disposés à vous jeter aux genoux de ceux dont vous vous moquez encore si méchamment.
- Voyez plutôt le tableau que notre dessinateur Ifaïfc du vide qui vous entourera dans un mois. USt, puissent les réflexions que vous suggérera ce dessin vous rendre plus amènes pour le reste d’octobre, sinon pour le reste de vos jours.
- "Notre troisième dessin représente l'infortuné chroniqueur par ce jour de cataractes, marqué dîO septembre sur le calendrier. Le chapeau sur les yeux, le parapluie à demi ouvert, il entend le bruit des roues.
- D’est le salut ! C’est le fiacre libérateur qui m’avance. Sa marche est lente ; il n’est donc pas chargé ? Lui aussi doit être à la recherche ?
- Comme le bruit des roues approchait, mon compère leva le nez ret aperçût une balayeuse, qui laissait derrière elle l’épais sillage, dans lequel viennent ensuite trotter les chevaux .pour vous couvrir de; presqu’autant de boue qu’en peut recevoir un candidat en période électorale. ,G.-L.
- —------------------«#----------------—
- CHRONIQUE
- L’amende honorable de la presse allemande '•a été tardive, mais on peut dire aujourd’hui qu’elle est complète.
- L’Exposition universelle, par son éclat et son succès sans précédents, s’est imposée à nos pires ennemis.
- Les extraits des journaux, que nous avons publiés ici même, il y a quelques jours, prouvent surabondamment que l’Allemagne, après -s’être officiellement abstenue d’y participer, se voit aujourd’hui obligée de reconnaître (pie l’Exposition actuelle atteste merveilleusement la suprématie du génie français et que par son importance et son brillant aspect elle tient la première place parmi toutes les expositions uni-'verselles connues jusqu’à ce jour.
- C’est, ainsi que.Je Tagblatt de Berlin, termine par les réflexions suivantes une série d’études sur les merveilles industrielles et artistiques du Champ de Mars :
- Tontes les nations paraissent instinctivement 'subordonnées à la suprématie de la culture française.
- Celle-ci, comme la Tour Eiffel, domine tout autour d’elle et, comme une poule, couvre de ses ailes maternelles les poussins étrangers. ~
- Et l’Allemagne et surtout la Prusse — à part ses amitiés pour ainsi dire imposées par la force, un seul ami véritable, 'sincère ou. même fidèle ? A la suite de l’action habile de la France
- pendant l’Exposition, l’industrie allemande a été reléguée dans un coin, et il y a des millions d’étrangers aux yeux desquels — c’est une chose bien triste à constater — nous ne sommes que des trouble-fête malintentionnés, grincheux et toujours menaçants.
- Les Français considèrent tout cela, c’est-à-dire le succès de leur Exposition universelle — sans se soucier si cela nous convient ou non — comme une défaite morale et industrielle-de l’Allemagne.
- Même les peuplades demi civilisées de l’Asie et de l’Afrique, qui ne jouissent que d’une importance secondaire en matière d’économie politique, sont plongées par l’Exposition de Paris dans une extase d’admiration dont les gens d’affaires français si expérimentés savent bien tirer leur profit.
- Et comme conclusion, le journal allemand demande à ses compatriotes d’imiter la France, d’organiser, pour 1893, une exposition universelle à Berlin.
- Essayez, essayez,- refaites le Champ de- Mars et l’Esplanade dans un milieu comme Paris, et nous irons à Berlin, nous vous le promettons !
- Nous ne craignons pas la concurrence, nous l’appelons, au contraire, et de tous nos vœux. La concurrence c’est l’âme du commerce, c’est le plus puissant stimulant de la civilisation.
- A
- L’été a vu fleurir à l’Exposition toutes les élégances et toutes les attractions de l’Espagne; tout était à l’Espagne et l’on ne rêvait que castagnettes et boléros.
- L’automne va voir, à Paris, l’Ecosse et les Ecossais, spectacle nouveau, viril, réconfortant. Saluons donc les cinq cents highlanders du Strathallian Gathsrigns Committee ; allions les neveux de la vieille race celtique, les vieux Bretons du Nord.
- Un chroniqueur de nos amis dit, à ce sujet, qu’il faudrait n’avoir jamais été jeune pour ne pas rêver de l’Ecosse. Il faudrait ne s’être jamais laissé aller à la moindre méditation sur l’idéal, pour ne pas l’aimer, cette terre de l’éternelle poésie.
- Pendant qu’hier je voyais ces highlanders s’exercer, dans les dépendances de la tour de Nesle reconstituée; pendant que je les voyais chanter, lutter et courir, sous ce ciel gris et humide, qui: doit leur rappeler leurs brumes épaisses, je me souvenais des pages admirables dans lesquelles Walter Scott a immortalisé i’Écosse.
- Walter Scott, le romancier de la jeunesse, celui qu’on lit à quinze ans et qui vous fait encore pleurer à trente, le conteur infatigable que certains impudents auraient voulu ensevelir sous un excès de respect, et que MM. Louisv et Daily de la Monnoye ont tfu la courage idée de ressu-citer en une luxueuse traduction, chez Didot. L’Ecosse, la terre aux plaines verdoyantes et aux douces collines ; la terre aussi des montagnes sauvages, abruptes^ et des profondes vallées ; Ja terreaux>cours d’eau torrentiels; la terre enfin des lochs, aux larges étendues et aux bords pittoresques. Que de poésie, que de légendes, que de visions, que de féeries de la pensée et des veux se sont envolées de vos surfaces, ô lacs de Awe, de Tay, de Lomond, de Katrine, de Leven! Que de héros sont venus laver, dans vos. eaux limpides, le sang de mortelles blessures ! Que de voix se sont élevées au crépuscule, perdues parmi vos sites délicieux, pour chanter les amours bénies, et les tendresses ignorées !
- Walter Scott J Ecosse ! Deux noms qui ne se séparent plus dans notre souvenir : deux noms qui vivent l’un par l’autre. Aussi, en criant ? « Vive l’Ecosse ! » sur le passage des highlan-ders arrivés à Paris, il me semble que c’est toute l'Ecosse que nous saluons. l’Ecosse de Septime Sévère, la vaillante Calédonie, comme l’Ecosse
- de David Bruce, celle de Dongard et celle de Malcolm, celle de Macbeth et celle de Marie Stuart, celle même de 1746, qui se soulevait à l’appel de Charles-Edouard.
- L’Ecosse d’autrefois, pauvre, Itère et fidèle !
- dit le vieillard aveugle Angus, au premier acte des Jacobites, de François Coppée.^
- Le grand aigle qui la traversait d’un coup d’aile Sentait qu’un air plus libre emplissait ses poumons; Et l’azur de nos lacs, la neige de nos monts,
- Et l’écume d’argent que le torrent charrie,
- Et le soleil levant, rose dans le brouillard,
- Etaient moins purs qu’un cœur de pauvre montagnard !
- Là palpitait, auprès des vertus domestiques, L’amour de nos vieux chefs et de nos lois antiques,* Le vent de la montagne y faisait circuler Un sang, pour le pays, toujours prêt à couler ;
- Là, résidait, ainsi qu’en une tour murée,
- Le respect du serment et de la foi jurée;
- Quand on l’avait promis, sur un clignement d’yeux, On aiguisait l'épée au tombeau des aïeux Et l’on courait chercher la mort qui glorifie ;
- Et n’ayant qu’un dédain superbe pour sa vie,
- Le montagnard bien plus aisément la donnait Que l’aile de faisan piquée à son bonnet.
- Voilà les Ecossais des poètes; ceux qui vont s’installer à l’avenue de Lamotte-Piquet ne seront peut-être pas aussi poétiques ; mais nul doute qu’ils n’apportent au milieu de notre société effén inérs, énervée, amoindrie, le spectacle d’une race toujours robuste et vierge.
- Cela nous changera de tous les raffinements des exotiques !
- F. L.
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- LES VISITEURS DE LA TOUR
- M. Chauteinps, président du Conseil Municipal, accompagné de MM. Roussel, Stupuy, Boll, Delhomme et Bassinet, conseillers municipaux, ont fait hier matin l’ascension complète de la Tour Eiffel.
- Ces messieurs pilotaient la délégation du Conseil municipal de Barcelone, composée de MM. Juan sol y Ortega, syndic, José Paonès, conseiller, José M. Jordan, ingénieur, Francisco Vendrell, Compeiro Jener, etc., etc.
- Une vingtaine de dames et de demoiselles ont accompagné ces messieurs, et quelques unes de ces dernières ont même été jusqu’au drapeau.
- M. Lozé, préfet de police et Mme Lozé étaient parmi les ascensionnistes.
- MM. Eiffel, Salles, Thomas et Ansaloni ont reçu cette nombreuse, société.
- En redescendant à la deuxième plate-forme, on a visité l’imprimerie du Petit Figaro, qui est bien déserte maintenant'; cette charmante petite feuille ayant cessé de paraître. C’est notre confrère Duret qui a fait les honneurs de. l’imprimerie aux visiteurs et qui a remis, en souvenir de cette visite, le numéro persan et le numéro Decauviîle à chacun des visiteurs. —^
- Conduits par M. Eiffel, les visiteurs sont redescendus à pied par le petit escalier du pilier Ouest, et arrivé à la première plate-forme tout le monde s’est retrouvé au restaurant Brébant, où un déjeuner a été offert par le Conseil municipal de Paris aux délégués espagnols, à M. Eiffel et aux administrateurs de la société de la Tour.
- M. de Mohrenheim, ambassadeur de Russie, accompagné de quelques-uns de ses compatriotes démarqué, se trouvait au balcon de M. Eiffel en meme temps que les délégations municipales désignées plus haut, et dont les membres se sont empressés de féliciter l’ambassadeur du pays qui possède-toutes nos sympathies.
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- Les princes Saïd et Omar Toussoun,- neveux du khédive d’Egypte et petits fils de l’ancien khédive Saïd-Pacha, ont fait mardi l’ascension de la Tour Eiffel, en compagnie de M. Salles «fc de M. Ansaloni.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- &
- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DES COLONIES.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- DISTRIBUÉES AUX EXPOSANTS
- Le 29 Septemtor© 1889
- (Suite).
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- GROUPE IL — Education et Enseignement. — Matériel et Procédés des Arts libéraux
- Classe 6. — Education de l’enfant. — Enseignement primaire. — Enseignement des adultes
- médailles d’argent
- Académie professionnelle de Genève. Suisse. — Administration pénitentiaire de la Nouvelle-Calédonie, (Ecole urbaines et rurales de garçons et de tilles). Nouvelle-Calédonie. — Ajol (de). Vosges. — Altmayer (Mgr), archevêque de Bagdad. Turquie d’Asie.
- Antenen, à Berne. Suisse. — Anthoine, directeur de l’ecole libre, à Oran. Algérie. — Asile Lam-brechts, à Courbevoie (Seine). — Association philotechnique de Saint-Denis (Seine).
- Bar, Mimi. à Helzingfors. Finlande. — Bæchtold, à Andelfîgen. Suisse. — Bardet, instituteur à Villedo. — Beglinger (Mlle), à Molis. Suisse. — Benoit, inspecteur d’académie, à Nantes (Loire-Inférieure. — Berra.- A. Francisco. Uruguay. — Bertaux. éditeur, à Paris. — Besnard, instituteur, à l’île de Ré. Charente-Inférieure, — Betz, Cari, à Kanzas City. (Etat de Missouri) —Etats Unis, — Bichat, instituteur à Puellemontier, Haute-Marne. — Bienaimé-Riomet, instituteur à Grandwie, Aisne. — Bigot, instituteur, à Châ-teaudun. Eure-et-Loir. — Boudouard, instituteur, à Corbeil. Seine-et-Oise. — Bourrelly, inspecteur primaire, à Toulon. Var. — Branche scolaire et populaire des biblothèques publiques des villes de Poughkeepsie et de Buffalo (Etat de New-York) et de Woburn et Somerville (Massachussets) Etats-Unis, — Brichet, instituteur, à Floing. Ardennes. — Brunet, maire, et Lepy, instituteur, àIssoudun, Indre.
- Cabrisy-Blanc, éditeur, 161, rue Lecourbe, à Paris.
- — Cadet, à Chaville (Seine-et-Oise). — Caisse des écoles du canton de Rebais (Seine-et-Marne). — Camus, Inspecteur, et le personnel enseignant des écoles d’Amiens (Somme). — Canel, instituteur, à Héricourt (Haute-Saône). — Canton de Schafïouse. Suisse. — Gassin, instituteur, aux Rairies (Maine-et-Loire). — Chambon et Baye, à Bois-Colombès (Seine). — Chaumeil, inspecteur primaire, à Paris, directeur du Progrès de l’enseignement. — Chartier, instituteur, à Wissous (Seine-et-Oise). — Cherest, instituteur, à Guergy (Yonne). — Chaunavelle, instituteur, à Grand (Vosges). — Chouanard, fabricant à Paris. —-Claude, instituteur, à Lamarche (Vosges). — Clayton (Mlle), à Paris. — Colin, instituteur, à Combs-la-Ville. — Collège de Mytho. Cochin-chine. — Collège d’Adran. Cochinchine. Comité de l’instruction primaire de là société impé-riole libre économique de Saint-Pétersbourg. Russie. — Commission des écoles de Zurich. Suisse. — Convoix, instituteur, à Saint-Mihiel (Meuse). — Coulet, Montpellier. — Cours d’adultes, Tunis. Tunisie. — Cours complémentaire de garçons de Saint-Martin, Périgueux (Dordogne).
- — Cours complémentaires de Val..
- Dames (les) de l’Immaculée-Conception, au Gabon. Sénégal. — Damseaux, Eugène, Nivelles. Belgique. — Delord, directeur de l’école de Ivar-guentah, Oran. Algérie. — Demany, architecte, Liège. Belgique. — Denis, instituteur, Francon-ville (Seine-et-Oise). — Dewingle, Paris. — Dybdalt, P., instituteur, Trondhjem.. Norvège.
- Ecole annexe du collège Sadiki, à Kairouan. Tunisie. — Ecoles communales de garçons et de filles, à Saint-Denis. La Réunion. — Ecole communale de filles du Locle. Suisse.— Ecole congréganiste publique de fille-s, à Sousse, Tunisie. — Ecoles congréganistes de filles de la rue Bab-Gar-thagène et de la rue Sidi-Saber, à Tunis. Tunisie.
- — Ecoles congréganistes de garçons, rue de là Ivasba, rue de l’Eglise et rue Bab-el-Djedid, à Tunis. Tunisie. — Ecole des arts du Ferrol. Espagne. — Ecoles dirigées parles Ursuiines, à Nanos et à Zinos, et par les sœurs Saint-Joseph de l’Assomption, à Athènes. Grèce. — Ecoles du colonel Galieni, sur le Haut-Fleuve. Sénégal. — Ecoles de
- M. Dormoy, sous-directeur, à Papeete. Tahiti. — Ecole de Nouméa. Nouvelle-Calédonie.— Ecole de Blidah. Algérie. — Ecole de Taka (département d’Alger). Algérie.— Ecole des filles de Bâle. Suisse.— Ecoles dePorto-Novo et d’Agone (Afrique, côte occidentale), dirigées par les R. R. des missions africaines, de Lyon. Colonies françaises.
- — Ecole de Colorado pour les aveugles et les sourds-muets, à Colorado. Etats-Unis.
- Ecole pour les faibles d’esprit, à Elwyn (Pensylva-nie). Etats-Unis. — Ecole pour les faibles d’esprit, à Columbus (Ohio). Etats-Unis. — Ecole de filles et école maternelle, à Dombasle. Meurthe-et-Moselle (plan). — Ecole de filles et école maternelle, à Revigny. Meuse (plan). — Ecoles dé filles, à Gennevilliers, à Levallois-Perret, à Pier-refitte et à Saint-Ouen, rue de la Gare et rue du Centre. Seine. — Ecoles de filles de Mme Millevet et école de garçons de M. Parageot, à Versailles. Seine-et-Oise. — Ecole de filles à Châlons-sur-Marne. Marne (plan). — Ecole de filles, à Combs-la-Ville. Seine-et-Marne (plan). — Ecole de filles de Genève. Suisse, -r Ecole de garçons, à La Roehe-Maulay. Nièvre (plan). — Ecole de garçons, à La Roche-sur-Yon. Vendée (plan). — Ecole de garçons, à Morley. Meuse (plan). — Ecole de garçons, à Agincourt. Meurthe-et-Moselle (plan). — Ecole de garçons, à Saint-Léonard. Haute-Vienne (plan). — Ecoles de garçons, à Rouen (écoles Michelet, Thomas Corneille et Ba-chelet, et école de filles Laurent de Bimorel). Seine-Inférieure. — Ecole de garçons et de filles, Longjumeau. Seine-eFOise, — Ecole de garçons des Jacobins, Troyes. Aube (plan). — Ecole de garçons, Fort-de-France. Martinique. — Ecole de garçons, Mazouna (département d’Oran). Algérie.
- Ecoles intérieures. Nouvelle-Calédonie. — Ecole de Kamchameha. Hawaï. — Ecoles de l’arrondissement de Chambéry, Savoie. — Ecole laïque de garçons, dirigée par M. Ernest Lods, à Sousse. Tunisie. — Ecole laïque de Saint-Pierre. La Réunion. — Ecole maternelle de la rue de Maroc, à Tunis. Tunisie. — Ecole maternelle (école de l’est de Dijon), Côte-d’Or. — Ecoles maternelles Veil-Picard et de la rue Saint-Paul, à Besançon,Doubs.
- — Ecoles maternelles des rues des Justices, Bouillon et Saint-Esprit, à Angers, et école maternelle de Saumur, Maine-et-Loire.. — Ecole maternelle de Bayonne. Basses-Pyrénées. — Ecole maternelle, à Chalon-sur-Saône. Saône-et-Loire. — Ecole maternelle, à Nemours. Seine-et-Marne. — Ecole maternelle, à Niort. Deux-Sèvres. — Ecole maternelle, à Creil. Oise (Plan). — Ecole maternelle Hamma, à Moustapha, département d’Alger. Algérie, — Ecole mixte, à la campagne de Trou-ville-sur-Mer. Calvados (Plan). — Ecole mixte, à Sainte-Marie d’Alvey. Savoie (Plan). — Ecole mixte, à Valensolles. Basses-Alpes (Plan). — Ecole mixte, à Buzançais, hameau de Bonneau. Indre (Plan). — Ecole normale et école annexe. La Réunion. — Ecole normale d’institutrices, à Milianah. Algérie.— Ecole normale d’instituteurs, à Constantine. Algérie. — Ecole normale d’instituteurs de Hopwyl. Suisse. — Ecoles normale et communales de jeunes filles de Zurich. Suisse.
- Ecole normale d'instituteurs de Troyes (Aube). — Ecole normale d’instituteurs de Dijon (Côte-d’Or).
- — Ecole normale d’institutrices de Dijon. (Côte-d’Or. — Ecole normale des instituteurs de Rennes. (Ille-et-Vilaine). —'Ecole normale d’institutrices de Nantes (Loire-Inférieure).— Ecole normale d’instituteurs d’Orléans (Loiret). — Ecole normale d’instituteurs de Cahors (Lot). — Ecole normale d’instituteurs de Chaumont (Haute-Marne). — Ecole normale d’instituteurs de Laval (Mayenne). Ecole normale d’instituteurs de Nancy (Meurthe-et-Moselle). — Ecole normale d’instituteurs de Versailles (Seine-et-Oise). — Ecole normale d’instituteurs de Limoges. — Ecole normale d’instituteurs d’Auxerre (Yonne). — Ecoles normales d’instituteurs et institutrices Juvaeskulae. Finlande. — Ecole normale primaire, Ken de Miyagi. Japon. — Ecole normale primaire, Ivioto. Japon. Ecole normale primaire, Ken de Saituma. Japon.
- Ecole normale d’institutrices, Clermont-Ferrand? (Puy-de-Dôme). Plan. — Ecole normale d'institutrices, Lyon (Rhône). Plan. — Ecole normale-d’institutrices, Orléans (Loiret). Plan. — Ecole-normale d’instituteurs. Douai (Nord). Plan. — Ecole normale d’instituteurs, Angoulème (Charente). Plan. — Ecole normale d’instituteurs, Cahors (Lot). Plan. — Ecole normale d’in sti tuteurs,. Chambéry (Savoie). Plan. — Ecole normale d’instituteurs, Mende (Lozère). Plan. — Ecole orale-pour les sourds-muets, Scranton (Pensylvanie)_ Etats-Unis.
- Ecole primaire supérieure de jeunes filles de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), dirigée par Mlle Burgnet. — Ecole primaire supérieure de garçons-de Pau (Basses-Pyrénées). — Ecole primaire supérieure de garçons de Lyon (Rhône). — Ecole-primaire supérieure de jeunes filles de la rue Ma~ zenod, à Lyon (Rhône), dirigée par Mme Hanon_.
- — Ecole primaire supérieure de garçons du Mans. (Sarthe). Ecole primaire supérieure de garçons de Nemours (Seine-et-Marne). — Ecole primaire--supérieure déjeunes filles d’Amiens (Somme). — Ecole primaire supérieure et professionnelle de> garçons de Mazamet (Tarn). — Ecole primaires supérieure de garçons de Rouvière, à Touloife (Var).— Ecole primaire supérieure de jeunes-filles de Toulon (Var), dirigée par Mlle Givaudas_.
- — Ecole primaire supérieure de garçons de la Seyne (Var). — Ecole primaire supérieure de garçons de Poitiers (Vienne), dirigée par M. René.— Ecoles primaires de garçons de Belley et de Pé— rouges (Ain). — Ecoles primaires de garçons-. d’Osue, Dom-le-Ménil, Séry (Ardennes). — Ecoîesv primaires de garçons et de filles du faubourg de?-Montbéliard et écoles de filles du faubourg desv Vosges, à Belfort (Haut-Rhin). — Ecole primaire-de garçons de M. Boucherie, à Cognac (Gharenfe> (cours supérieur et complémentaire). — Ecoles-primaires de garçons de Rochefort et de Ciré— d’Aulins (Charente-Inférieure). — Ecole primaire-de garçons et de filles de Morieux (Côtes-du-Nord)^
- — Ecole primaire de garçons de Saint-Arnoult-des-Bois (Eure-et-Loir). — Ecole primaire de filles-de la rue des Bénédictins et école maternelle, à. Nîmes (Gard). — Ecoles primaires de filles de-Saint-Cyprien et de Saint-Aubin, à Toulouse (Haute-Garonne).
- Ecoles primaires de garçons du Musée et Morton, sè Tours (Indre-et-Loire). — Ecoles primaires do garçons Paul Bert et Arago, à Cette (Hérault).— Ecole primaire de garçons, Châteaubriant (Loire-Inférieure. — Ecole (primaire de garçons, rue de l’Université, dirigée par M. Jousset, à Orléans-(Loiret). — Ecole primaire de garçons à Epernay (Marne). — Ecole primaire de garçons à Châlons-sur-Marne. — Ecoles primaires de garçons, rte-Nationale et rue Solf'érino (travail manuel), à Ar-mentières (Nord). — Ecoles primaires de garçons, à Hanoï. Tonkin. — Ecole primaire de filles, à Hanoï. Tonkin. — Ecole primaire de Goconque. Cochinchine. — Ecole primaire publique franco-arabe de garçons, dirigée par M. Montassia et école de filles, à Mehdia. Tunisie. — Ecole primaire laïque de garçons et école primaire congréganiste de filles, tenue par les sœurs de Saint-Joseph, Bizerte. Tunisie. — Ecoles primaires et école indigène de garçons, Constantine. Algérie.
- — Ecole primaire supérieure de garçons de Joinville (Haute-Marne). — Ecole primaire supérieure-de jeune filles de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle). — Ecole primaire supérieur de garçons (dite Salicis), Montluçon. Allier. — Ecole primaire supérieure de garçons de Charleville. Ardennes. — Ecole primaire supérieure de garçons de Bar-sur-Seine. (Aube). — Ecole primaire supérieure de garçons de Bourges (Cher). — Ecole primaire supérieure de jeunes filles de Besançon (Doubs), dirigée par Mlle Pagès. — Ecole primaire supérieure de garçons de. Montpellier (Hérault). — Ecole primaire supérieure de garçons d’Amboise (Indre-et-Loire). — Ecole primaire supérieure de garçons d’Angers (Maine-et-Loire),.. M. Ghevrollier, directeur.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Ecole primaire de garçons, à Beauvais. Oise. — Ecole primaire de garçons, dirigée par M» Masson, à Arras. Pas-de-Calais. — Ecole primaire de filles du 2e arrondissement, Lyon. Rhône. — Ecole primaire de garçons, Oullins. Rhône. — Ecoles primaires de garçons, à Dampierre-sur-Linotte, Noidans-les-Vesoul, et école de filles, Dampierre-sur-Salon. Haute-Saône. — Ecole primaire de garçons, Breil-sur-Mérize. Sarthe. — Ecoles primaires de garçons et de filles, au Creuzot. Saône-et-Loire. — Ecole primaire de garçons. Bainh-mont. Saône-et-Loire — Ecoles primaires de garçons, à Fontenay-sous-Bois et à Montrouge. Seine. — Ecole primaire de garçons, rue du Cor-billon, Saint-Denis. Seine. Ecole primaire de garçons, Sainte-Colombe. Seine-et-Marne. — Ecole primaire de garçons, rue Damé-d’Aple-mont, au Havre. Seine-Inférieure. — Ecoles primaires de garçons, à Yvetot, à Saint-Léger et au Bourg Denis. Seine-Inférieure. — Ecoles primaires de garçons et de filles, à Mantes et à Franconville. Seine-et-Oise. — Ecoles primaires de garçons et de filles et école maternelle, à Cor-beil. Seine-et-Oise. — Ecole primaires de garçons Parthenay. Deux-Sèvres. — Ecoles primaires, à Amiens, école du faubourg de Noyon, garçons, et école de filles. Somme.
- Ecole primaire publique, à Ken de Iskikama. Japon. Ecole primaire libre Dowa, Tokio. Japon.—Ecoles primaires publiques et libres, Fu et Ken. Japon. — Ecole primaire libre Jibim, à Tokio. Japon. Ecoles primaires publiques, Ken de Miyagi. Japon. — Ecoles primaires publiques, Utzuno-miya. Japon. — Ecole primaire publique Ibaragi. Japon. — Ecoles primaires publiques et libres, Tokio. Japon. — Ecole primaire publique, Hic-jaski Hibancho du Ken de Miyagi. Japon. — Ecole primaire libre, Tokio (Japon). — Ecoles primaires, Saint-Gildas (garçons), le Hezo (mixte) et Keventrech-Lorient, garçons (Plan). — Ecole primaire supérieure de garçons, Thonon, Haute-Savoie (Plan).
- Ecole primaire supérieure de garçons de la Charité (Nièvre). Plan. — Ecole primaire supérieure de filles, à Constantine. Algérie. — Ecole professionnelle de filles du Locle. Suisse. — Ecole professionnelle ménagère, à Arnhem. Pays-Bas. — Ecoles publiques de Woburn, Massachussets. Etats-Unis. — Ecoles publiques de Galveston,
- • Texas. Etats-Unis. — Ecole publique laïque de filles et école publique congréganiste de garçons, à Sfax. Tunisie. — Ecoles publiques de Colom-bus, Ohio. Etats-Unis. — Ecoles publiques de Cincinnati. Ohio. Etats-Unis. — Ecoles publiques de Chicago, Illinois. Etats-Unis. — Ecoles publiques de Cambridge, Massachussets. Etats-Unis.
- — Ecoles publiques de New-Haven, Connecticut. Etats-Unis. — Ecoles publiques de Sandusky, Ohio. Etats-Unis. — Ecoles d’Orléansville (département d’Alger). Algérie. — Ecole des sourds-müets, à Villeurbane, près Lyon. — Ecole Saint-
- . Germain, à Compiègne (Plan). — Ecole de travaux manuels à Bâle-ville. Suisse.
- Education. Revue pédagogique de quinzaine, Buenos-Ayres. République Argentine. — Egloff, Soleure. Suisse. — Estupinian, B., de Salvador. San-Salvador. — Etat de Colorado, le surintendant de l’instruction publique, Denver. Etats-Unis. — Etat de Michigan, département de l’instruction publique, Leasing. Etats-Unis. — Etat de Maryland, le surintendant de l’instruction publique, Baltimore. Etats-Unis. — Etat de Dakota, département de l’instruction publique. Etats-Unis.
- — Etat de Rhode-Island, département de l’instruction publique; Providence. Etats-Unis. — Etat de Guanajuato. Mexique. — Etat de Jalizco, lycée de jeunes filles de Guadalajara. Mexique.
- — Etat de Queretaro. Mexique. — Etat de Vera-Cruz. Mexique. — Etat de Yucatan. Mexique. — Etat de Sinalva,. Mexique.
- Fau, instituteur, Cuq. — Faure, Gardaïa. — Feret, fabricant, Paris. — Flament, E. Douai. — Flamand, inspecteur primaire, Belfort. — Fortier (Mlle), 20, boulevard Poissonnière, Paris.
- Garcet et Nisius. — Gascard, Boisguillaume, près Rouen. — Gaspar, H.,instituteur, Remich. Grand-duché de Luxembourg. — Gatard (Mlle), institutrice-adjointe, Béziers. —Gaultier, éditeur, Paris.
- — Gauthier, instituteur. Beaumont-la-Ferrière.— Girardot (Mlle), Nédroma. Algérie. — Gorde, Tamarzit. Algérie. Gravereau, architecte, 56, rue des Tournelles, Paris. — Groupe scolaire, Ville-juif^ Plan. — Groupe scolaire, Champagnol. Plan. —Groupe scolaire,aux Fourneaux. Savoie. Plan.— Groupe scolaire, Viroflay. Plan. — Groupe scolaire,Ruelle. Charente.— Groupe scolaire de l’école Saint-Georges. Lyon. Plan. — Groupe scolaire, Rives. Plan. — Gubler. Suisse. — Guérin, Gustave, éditeur, rue des Boulangers, 22, Paris. — Guérineau, instituteur, Montaigu. — Guillemin et Pâquier, chez Suzanne, éditeur, Paris. — Gun-ziger, Soleure. Suisse.
- Harold Petersen. Norvège. — Henriet (d’), Paris. — Hiélard, éditeur de musique, 7, rue Laffitte, Paris. Hommem de Melo (le baron) et M. le colonel Pimenta Bueno, Rio de Janeiro. Brésil.
- Inspection (F) et les auteurs des monographies, Calvados. — Inspecteur d’académie (F), les inspecteurs primaires, le personnel des écoles primaires de la Haute-Savoie. — Inspecteur primaire (F) et les instituteurs de la circonscription de Versailles. — Inspecteur d’académie (F), président, et les membres du comité de préparation aux examens du certificat d’aptitude pédagogique. — Inspecteur d'académie (F), président, et les membres du comité de préparation aux examens du certificat d’aptitude pédagogique, Laon.
- — Institut des sourds-muets de Mondeu. Suisse.
- — Institut Ghristiansen, àBroocklyn (Etats-Unis).
- — Institut des sourds-muets, Anvers (M. Segers, secrétaire). Belgique. — Instituteurs du canton de Coussy, Vosges. — Institut de jeunes filles de Durango. Mexique.
- Javal. — Just y Valenti, F., Alicante. Espagne.
- Konig (Mlle), ancienne inspectrice départementale, Paris.— Kœthner. Charles, Winterthaun. Suisse.
- Lagleyze, directeur de l’école indigène, Constantine. Algérie. — Lamaure, professeur à l’école normale supérieure d.e Saint-Cloud, Seine. — Lancé, éditeur, rue de la Paix, 8, Paris. — Lefèvre et Cabin fils, boulevard de Sébastopol, 74, Paris. — Léger, directeur de l’école normale de Rodez.— Lévêque, Bucharest. Roumanie. — Liithi (le professeur), Berne. Suisse.
- Malherbe, inspecteur primaire, et les instituteurs de la circonscription de La Réole, Gironde.—Maison de refuge de New-York, Randall, Etat de New-York. Etats-Unis. — Maison pour les enfants faibles d’esprit, Santa^Clara. Californie. Etats-Unis. — Mangin, instituteur à Goviller. Meurthe-et-Moselle. — Mabille, Alfred, à Molembeck-St-Jean. Belgique. — Mauvin (Mme), institutrice, rue de l’Arche. Lyon. — Mesnil, instituteur, Mantes. Seine-et-Oise. — Michel, instituteur, Iverfenteim. Finistère.— Miquel, Trinidad-Palma, Puebla. Mexique. — Mokhtar, professeur au collège Sadiki. Tunisie. — Monrocq frères, Paris.
- — Montigny, instituteur, et Chevillotte, adjoint, Gravant. Yonne. — Mouton, inspecteur primaire, Saint-Quentin. Aisne.
- Né"l, instituteur à Rueil. —Noé, éditeur, àHarlem. Pays-Bas. — Nunez, Abelardo, du Chili (Lector americano). Chili.
- Orphelinat de filles, à Thaddert ou Fellah. Algérie. Orphelinat et maison de correction de l’Etat de Michigan, à Coldwater. Etats-Unis.— Orphelinat de Sempuis. Oise.
- Palatianos, de Corfou. Grèce. —Parisot, instituteur à Montereau-sur-Yonne. — Picard et Kaan, éditeurs, rue Soufflot, à Paris. — Picard, instituteur à Courcelles-sur-Seine. — Pinot, inspecteur primaire, à Lesparre. — Pognon, instituteur à Lan-daville. Vosges.—Portejoie, inspecteur primaire à Nantes. Prat, D.-C., de New-York. Etats-Unis.
- Rabeyrin, directeur de l’école annexe à l’école normale du Puy. — Radiguet, fabricant, 9, boulevard des Filles-du-Calvaire, Paris. — Ramon Montevola, Tacubaya. Mexique. — Reiber, rue Vavin, 54, Paris. — Rémond, Laghouat. Algérie. Renaud, inspecteur primaire, Commercy. — Ré-gimbeau, inspecteur principal du matériel des écoles. — Ribairo, Rio-de-Janeiro. Brésil. — Reusse, instituteur à Villeneuve-le-Roy, Seine-et-Oise. — Richard (Mlle), institutrice, rue Petit-Pierre, à Nantes. — Rotogès, inspecteur primaire, et Abribat, instituteur, Bordeaux. — Rouland, instituteur, Tilly, Seine-et-Oise. — Roy, instituteur, Saint-Martin-des-Noyers, Vendée. — Roy, instituteur, Grenoble. — Rumeau, instituteur, Toulouse.
- Salle d’asile annexée à l’école, Sakurai. Japon. — Salle d’asile libre. Azabu, Tokio. Japon. — Salle d’asile publique, Fukagawa Japon. — Sanard-Derangeon et Cie, 174 rue Saint-Jacques. — Sa-vary, fabricant, Quimperlé. — Schenck. Suisse.
- — Sitine et Cie, Moscou. Russie. — Société des téléphones de Zurich. Suisse. — Société centrale des produits chimiques, Paris, — Société sténo-graphique unitaire, 25, rue Tronchet, Paris. — Société du Sylloge du Parnasse. Grèce. — Spal, instituteur, Thouarcé, Maine-et-Loire. — Spiers, professeur de gymnastique, Berne. Suisse.
- Télesphon Izal, Saint-Félix-de-Guixols. Espagne. — The Hyatt school State C<b de Bethléem (Etat-de Pensylvanie). Etats-Unis. — The american Journal of éducation, revue publiée par C.-W. Merwin, à Saint-Louis (Missouri). Etats-Unis. The School Journal, revue de pédagogie publiée par E.-L. Kellogg et Co de New-York. Etats-Unis. — The Academy, revue pédagogique publiée par G. A. Bacon, de Syracuse (Etat de New-York). Etats-Unis — Thibault, instituteur au Vésinet, et H. Johnson, professeur de dessin. — Troschler-Wettstein, Ilalbon. Suisse. — Toussaint, inspecteur primaire, Lille.
- Union normaliste, revue pédagogique mensuelle, Buenos-Ayres. République Argentine. — Vallé, instituteur au Mans. — Van der Wée, Anvers. Belgique. — Van Sweevelt, instituteur Saint-Gilles-lès-Bruxelles. Belgique. — Verdy, à Taourirt-Mimoun. Algérie. — Ville d’Aarau
- (Ecole de jeunes filles de la) Suisse. — Wider-holm (Mile Agnès), Helsingfors. Finlande.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Académie de tachygraphie, Barcelone. Espagne. — Albert, à La Rochelle. — Alix, instituteur à Blois.
- — Allard, instituteur-à Sainte-Cécile. —Arluison, inspecteur de l’enseignement primaire à Landerneau. — Arnoux, instituteur à Lure. — Arrau-goize de la Sonora (J.), La Instruccia Publica. Mexique. — Association philotechnique, à Bou-logne-sur-Seine. — Auzende (Mlle Ange-Marie) Paris.
- Badimoi, instituteur indigène, Canala. Nouvelle-Calédonie. — Baillache, instituteur, Fort-Saint-Père. — Baracchini, professeur de gymnastique au collège d’Abbeville. — Barroyo (Le père Antonio), directeur de l’école d’enfants nègres, San Salvador. Congo-Portugal. — Barillot, 19, rue Brochant, Paris. — Bastien, professeur à l’école normale de Mirecourt. — Bâton, instituteur, à Neuville-sur-Saône. — Baron, instituteur, à Mé-zières. — Braine, directeur d’école, Vitry-sur-Seine. — Beaudoin, instituteur, Cellettes, Loir-et-Cher. — Beerli, Morat. Suisse. — Berthelot, instituteur, Suippe, Seine-et-Marne. — Bibliothèque circulante de Lisy-sur-Ourcq. — Borel, instituteur. Suisse. — Bouchenot (Mme), institutrice Chebli. Algérie. — Bouchard (Mlle), institutrice’ Banassac. Lozère.
- Boulard, directeur à l’école annexe à l’école normale du Mans. — Bourgoin, Clairvaux. — Bour-guin, instituteur, Belfort (territoire de Belfort).
- — Bourson, inspecteur primaire, Remiremont. — Brocard, instituteur, Philippeville. Algérie.' — Brochard, inspecteur primaire, Dôle. — Brunet Saint-Nargis-lès-Mortagne. — Brunot, instituteur, Chemilly. Yonne. — Brusser, Thaddert ou Fellah. Algérie. — Buchillot, instituteur, Poilly-sur-Serein. Yonne. — Bureau, directeur de l’école de la rue Pixérécourt. — Burgevin, instituteur, Jouy-le-Comte.
- Cambo, instituteur à la Gardiole. Tarn. — Canton de Saint-Gall. Suisse. — Carde, Bordeaux. — Cas-taudet, instituteur. Bordeaux — Castel, inspecteur primaire. Carcassonne. — Cautle, directeur de l’école Saint-André-Pottier. Rouen. — Chpanovki inspecteur des écoles populaires, Odessa. Russie!
- — Chauvin, directeur de l’école normale d’An-goulême. — Cobdobez Berrios, José, Porto-Rico-Laves. Espagne. — Cocu, Liart. — Cœuret, A. — Colombini, J., Florence. Italie. — Comité d’enseignement libre laïque, M. Silvestre, secrétaire, 8, rue de Jarente. Paris. — Commune de Thiais.
- — Cordoves, J. Chili. — Cornot, instituteur-adjoint à l’école de la place du Commerce. Paris.
- — Correa, M.-Alberto. Mexico. — Cours complémentaire de la rue d’Echange. Rennes. — Cours complémentaire de l’école primaire de garçons. Chauvigny. — Couturier, G., Rio-de-Janeiro. Brésil.— Crouvisier, instituteur. Roncourt.— Cuvely, inspecteur primaire. Grenoble. — Crosti, professeur au Conservatoire. Paris.
- Daguenèt, instituteur à Follainville. — Darchez-M., 20, rue de Solférino, Lille. — Dauvat, directeur d’école publique au Puy. — Debraisse, commis auxiliaire d’inspection"! Versailles. — Dela-plane, éditeur, Paris.— Délignon, inspecteur primaire de Marvejols. — Demolon, directeur de l’école primaire supérieure de Tourcoing. — Démon, instituteur, Ancy-le-Franc. — Dervillé. instituteur, Lassigny. — Desnoyer. 120, rue de Rivoli, Paris. — Destips, instituteur, Lyon. — Des-tribat, inspecteur primaire, Pau. — Directeurs (les) des écoles laïques de Montauban. — Dodey, inspecteur primaire, Bar-sur-Seine. — Dorien, ins-titùteur, Arques-la-Bataille. — Duffiën, instituteur, Saint-Macaire. — Duluc, instituteur, professeur de chant à l’école normale de Nancy: — Du-mur, instituteur, Bordeaux. — Durand, instituteur, Chaumont-la-Ville.
- Ecole, Ardentes. Plan. — Ecole Berkeley (Berkeley School, New-York. Etats-Unis. — Ecole de Bou-farick. Algérie. — Ecole de Minnesota pour les sourds-muets, Fairmbault (Etat de Minnesota). Etats-Unis. — Ecole de Tizi-Ouzou. Algérie. — Ecole de Windisch (canton d’Argovie). Plan. Suisse. — Ecole du cours Charlemagne, Lyon. Plan. — Ecole congréganiste de filles de Sfax. Tunisie. — Ecoles congréganistes mixtes de garçons de La Goulette. Tunisie. — Ecole congréganiste mixte de La Marsa. Tunisie. — Ecole de filles, Aubenas. — Ecole de filles, Saint-Malo. Ecole Rocabey et de Saint-Briac. — Ecole de filles du village nègre, Oran. Algérie. — Ecole de filles de Saint-Joseph et des Trois-Islets. Martinique.
- — Ecoles de filles de la rue du Ruisseau et de la Rivière. Réunion. — Ecole française laïque mixte de Kairouan. Tunisie. — Ecole de garçons, Sor-monne et Sommauthe. — Ecoles de garçons de la ville de Neuchâtel. Suisse. — Ecole de garçons de Relizane. Algérie. — Ecoles de garçons de Marigot, Saint-Esprit, Mauclin. Martinique. — Ecole de garçons, Akbou. — Ecoles de garçons, aux Justices, Touarcé (garçons et maternelle), Gennes, Saint-Mathurin, Saint-Lambert, du Luttay, Mont-
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- iean (écoles mixtes), et écoles maternelles deTré-lazé, Baugé et Montreuil-Bellay. — Ecoles indigènes. Nouvelle-Calédonie. — Ecole indigène ordinaire de Mansourah. Algérie. — Ecole indigène ordinaire d’Oran. Algérie. — Ecole indigène ordinaire de Tlemcen. Algérie. — Ecole indigène préparatoire et cours élémentaire d’El-Flay. Algérie.
- 'Ecole laïque de garçons de Djerba. Tunisie. — Ecole laïque de garçons de Nabeul (Tunisie). — Ecole laïque de garçons de Djerba. Tunisie. — Ecoles laïques de garçons et école congréganiste • de filles de Monastir. Tunisie. — Ecoles laïques de Nossi-Bé. — Ecole maternelle, Epernay.
- - Marne (Plan). — Ecole maternelle, au Havre. Seine-Inférieure (Plan). — Ecole maternelle, Périgueux. Dordogne (Plan). — Ecole maternelle,
- ' Saint-Pierre-lès-Calais. Pas-de-Calais (Plan). — Ecole maternelle, Bougie, Constantine. Algérie.— Ecole maternelle, Vesoul. Haute-Saône (Plan). — Ecole maternelle, Montluçon. Allier. — Ecole maternelle, Bar-sur-Seine. Aube. — Ecole maternelle, Montesquieu-Volvestre. Haute-Garonne. — Ecole maternelle, Loches. Indre-et-Loire.—Ecoles maternelles, Nancy. Meurthe-et-Moselle.-^ Ecoles maternelles et écoles primaires de garçons de la Halle aux toiles et de Fougièvres, Clermont-Ferrand et écoles de garçons, Le Coudre et à Martre-de-Veyres. Puy-de-Dôme.— Ecoles maternelles, Melun et à Sannois. Seine-et-Marne.
- Ecole maternelle, Montlhéry.— Ecoles maternelles, Amiens. — Ecole maternelle, Brignoles.— Ecoles municipales de Taçubaya. Mexique. — Ecole normale primaire d’instituteurs, Arras. — Ecole normale d'instituteurs, Auch. — Ecole normale d’instituteurs, Aurillae. — Ecole normale d’instituteurs, Blois. — Ecole normale d’instituteurs, Bourges. — Ecole normale d’instituteurs, Cahors.
- __ Ecole normale d’instituteurs, Châlons-sur-
- Marne. — Ecole normale d’instituteurs, Château-roux. — Ecole normale d’instituteurs, Evreux. — Ecole normale d’instituteurs, Grenoble, — Ecole normale d’instituteurs, Guéret. — Ecole normale d’instituteurs, Lescar. — Ecole normale d’insti-' tuteurs, Limoges. —Ecole normale d’institutrices, Melun. — Ecole normale d’instituteurs. Mire-court. — Ecole normale d’instituteurs, Périgueux. — Ecole normale d’instituteurs, Poitiers. —Ecole normale d’instituteurs, au Puy. — Ecole normale d’instituteurs, Quimper. — Ecole normale d’instituteurs, Laon. — Ecole normale d’instituteurs, Montbéliard. — Ecole normale d’instituteurs, La Sauve.
- Ecole normale, Savenay. Ecole normale d’instituteurs, Vannes. — Ecole normale d’instituteurs, Alençon. — Ecole normale d’instituteurs, Aix. —
- Ecole normale d’instituteurs, Angoulême. —
- - Ecole normale de Bouzaria. Algérie. — Ecole normale d’instituteurs, Vesoul. — Ecole normale d’institutrices, Grenoble. — Ecole primaire supérieure de garçons, Aubenas. — Ecole primaire supérieure de jeunes filles, Aubenas. — Ecole primaire supérieure de jeunes filles (Gran-velle). Besançon. — Ecole primaire supérieure de garçons, Béziers. — Ecole primaire supérieure de jeunes filles, dirigée par Mlle Guillout, Blé-neau. — Ecole primaire supérieure de garçons, Bonneval. — Ecole primaire supérieure de garçons, Bourges. — Ecole primaire supérieure de jeunes filles, Charleville. — Ecole primaire supérieure de filles, dirigée par Mme Le Mardelay, Doudeville. — Ecole primaire supérieure de jeunes filles. Excideuil. — Ecole primaire supérieure de jeunes filles, Joigny. — Ecole primaire supérieure de garçons, à la Capelle. — Ecole primaire supérieure de jeunes filles, la Rochelle. — Ecole primaire supérieure de garçons, Limoges. — Ecole primaire supérieure de filles de Mme Guillemin, à Lyon, 2e arrondissement. — Ecole primaire de filles, à Nam-Dinh. Tonkin — Ecole pride Bien-Hoa. Gochinchine.
- -Ecole primaire de Sadec. Cochinchine. — Ecole primaire de Thudaumot. Gochinchine. — Ecole primaire de Hat-Bentré. Gochinchine. — Ecole primaire de Gia-Dinh. Gochinchine. — Ecole primaire laïque mixte de Ghouiggi. Tunisie.— Ecole
- - primaire de filles de Bône. — Ecole primaire supérieure de jeunes filles, dirigée par Mme Rivière. Nantes. — Ecole primaire supérieure. Perpignan. — Ecole primaire supérieure de garçons. Saint-Dizier. — Ecole primaire supérieure de jeunes filles. Saint-Etienne. — Ecole primaire supérieure
- , et cours professionnels de garçons, dirigés par M. Delarue. Saint-Germain-en-Laye. — Ecole primaire supérieure de garçons. Tours. — Ecole primaire supérieure de garçons. Vervins.— Ecole . primaire laïque mixte d’PInfida-ville. Tunisie. —
- - Picoles primaires élémentaires de garçons. Druil-
- • lat et à Thoissey. Ain..— Picoles primaires de gai’çons. Essomes, Soissons et Chauny, école mixte. Dampieux. Aisne. — Picoles primaires publiques de filles, Wattigny, école congréganiste de
- • filles. Vervins. Aisne. — Picole primaire élémentaire de filles. Charleville. Ardennes. —Picole primaire de garçons. Châtillon-sur-Bar. Ardennes. — Ecole, primaire de filles. Rumigny.
- Ecoles primaires élémentaires de garçons, Loches et Ricey-Haut — Ecole primaire élémentaire (Mon-teil) de garçons, le cours supérieur, le cours complémentaire, Rodez. — Ecole primaire élémentaire de garçons et de filles, Beaucourt, et école primaire mixte, Frais (territoire de Belfort). — Ecoles primaires élémentaires de garçons et de filles, et écoles maternelles, Marseille. — Ecole primaire élémentaire de garçons, Tarascon. — Ecoles primaires élémentaires de garçons, Gaen et Neuilly. — Ecoles primaires élémentaires de garçons, Saintes et Saint-Genès. — Ecoles primaires élémentaires de filles de la rue Saint-Michel (école d’Auroy), Bourges, et école primaire de filles, Saint-Amand. — Ecole primaire élémentaire de garçons, Beaulieu. — Ecole primaire élémentaire de garçons, Vico. — Ecole primaire élémentaire de filles, Rouvre. — Ecole primaire élémentaire de garçons, Fontaine-Française, et école mixte, Marandeuil. — Écoles primaires élémentaires de garçons, Daglan et Brantôme. —Ecole primaire élémentaire de M. Vitot et école primaire élémentaire de M. David, Besançon. — Ecole primaire élémentaire de garçons, Bourguignon. — Ecole primaire élémentaire de garçons, Noirefon-taine. — Ecole primaire élémentaire de filles, cours complémentaire, Pontarlier.
- Ecole primaire élémentaire de garçons, Folleville.
- — Ecoles primaires élémentaires de garçons, à la Framboisière et à Ghaudon ; de filles, à Givry et à Cherizy. — Ecole primaire élémentaire de filles, Quimper. —- Ecole primaire de garçons, Montes-truc-Saint-Lavy et école primaire de filles, Go-logne-du-Gers. — Ecoles primaires de garçons, de Saint-Michel et de Patte-d’Oie (maternelle), Toulouse. — Ecoles primaires laïques de garçons Montpellier, et écoles maternelles de la rue Expert et de la rue du Général-René, Montpellier. — Ecole primaire élémentaire de filles de la - rue Saulaie, à Grenoble, et écoles de garçons, à Péage-de-Roussillon et à Trept. Ecoles primaires de garçons, à Blois, à Ouzouer-le-Marché et à Villebarou. — Ecole primaire de garçons de la rue Saint-André-de-Cubzac, Bordeaux. — Ecole primaire de garçons, Saint-Macaire. — Ecoles primaires de filles, Palevas. — Ecole primaire de garçons, boulevard Laënnec, Rennes. — Ecoles primaires de garçons, à Issoudun et à Veuil. — Ecoles primaires de filles, dirigées par Mmes Besson et Augé, au Puy. — Ecoles primaires de filles, rue Bodinier, rue du Boulevard-Laval et cours Saint-Laud, Angers. — Ecoles primaires de garçons et école maternelle, Ghalonnes. — Ecoles primaires de filles, à Reims et à Ludes. — Ecoles primaires élémentaires de garçons, à Cherbourg et à Percy. — Ecoles primaires élémentaires de garçons, à Chaumont et à La Ferté-sur-Amance.
- — Ecoles primaires élémentaires de garçons, place du Palais et rue de Bootz, Laval. •— Ecole primaire élémentaire de garçons du centre (M. David, directeur), Lunéville. — Ecole primaire élémentaire de garçons, Vannes. — Ecole primaire élémentaire de garçons (M. Blondin, directeur), à Saint-Sulpice et à Alluy. — Ecoles primaires élémentaires de garçons, à Maubeuge et à Merkeghem. — Ecoles primaires élémentaires de garçons, à Valdampierre, àBreteuilet à Mouy. Ecole primaire élémentaire de filles, Fiers, et école primaire de garçons, Céton. — Ecoles pri-mrires élémentaires de garçons, à Autoreille, Fresne-Saint-Mamès, Baulay, Jussey, Lure et Hérisson. — Ecoles primaires élémentaires de garçons, Marcilly, Paray-le-Monial, Saint-Julien-de-Ciry, et école mixte de Sampigny.
- Ecoles primaires élémentaires de filles, à Châlon-sur-Saône et à Charolles. — Ecoles primaires élémentaires de garçons, au Chatelard (cours complémentaire), M. Thomel, directeur. — Ecoles primaires de filles, à Annecy (cours complémentaire) et à Chilly, et école d’Annemasse. — Ecoles primaires de garçons et filles, Ghoisy-le-Roy. — Ecole primaire de garçons, avenue de Paris, Saint-Denis. — Ecoles primaires de garçons, Malakoff.
- — Ecoles primaires élémentaires de filles, au Petit-Ivry (Mlle Giot, institutrice). — Ecoles primaires élémentaires de filles,Neuilly-sur-Seine.
- — Ecoles primaires élémentaires de filles, Fonte-
- nay-sous-Bois. — Ecoles primaires élémentaires de filles, Courbevoie. — Ecoles primaires élémentaires de filles, Lafare. — Ecoles primaires de filles, rue du Four, Melun. — Ecoles primaires de garçons, à Rebais, Verdelot et Ghoisy-en-Brie ; école mixte, Nandy. — Ecole primaire de filles, Avon-Changis. — Ecole primaire de garçons, rue Saint-Barthélemy, Melun. — Ecole primaire Jeanne-Ilachette (filles), Rouen. — Ecoles primaires élémentaires de filles, Saint-Germain-en-Laye. — Ecoles primaires élémentaires de filles, Gonesse. — Ecoles primaires élémentaires de filles, | Pussay. 1
- Picoles primaires de garçons. Epinay sur-Orge.— Seine-et-Oise. — Ecoles primaires de garçons, Gonflans-Sainte-Honorine. Seine-et-Oise.— Ecoles primaires de garçons, Saint-Arnoult. Seine-et-Oise. — Ecoles primaires de garçons, Epinay-sous-Senart. Seine-et-Oise. — Ecoles primaires
- de garçons, Bouray. Seine-et-Oise, — Ecoles primaires, Montauban. Tarn-et-Garonne. — Ecoles primaires de garçons, Remiremont, Punerot et Val d’Ajol. Vosges. — Ecoles primaires de garçons, Gravant, Mizennes, Seigneley et Villeneuve-le-Guyard. Yonne. — Ecoles publiques primaires de la ville de Coldurater. Michigan. Etats-Unis.
- — Ecole publique de la ville de Rimmersbury. Pensylvanie. Etats-Unis. — Ecoles publiques laïques deBéja. Tunisie. — Ecoles publiques de la ville d’Oskaloosa. Jowa. Etats-Unis. — Ecoles publiques d’Omaha, Nebraska (Public school of Omaha, Neb). Etats-Unis. — Ecoles rurales de Bourkika, Anneur-el-Aïn, Hammam, Righa, Messaour. Algérie.
- Etat de Chiapas. Mexique. — Etat de Ghimhuahua. Mexique. — Etat de Goahuila. Mexique. — Etat de Guerrero. Mexique. — Etat de Hidalgo. Mexique. — Etat de Morelos. Mexique.— EtatdeNew-Hampshire, département de l’instruction publique Departement of New-Hampshire and Concord. N. H. Etats-Unis. — Etat de South Garolina,bureau de l’instruction publique, Colombia S. G. Board of Education of South Garolina à Columbia. S. G. Etats-Unis. — Etat de Texas, département de l’instruction publique, Austin (State departement of public instruction à Austin Texas). Etats-Unis,
- — Etat de Zacatecas, Mexique. — Etat d’Orégon, département de l’instruction publique, à Salem (Orégon). Departement of public instruction of Oregon, Salem (Oregon). Etats-Unis.
- Fabre, directeur d’école, Collobrières. — Flament-Behaut, Douai. — Fleury, instituteur, Belfort. — Foye et Dunant, 7, rue Chariot, Paris. — Forsten, instituteur à Ruschliken, canton de Zurich. Suisse.
- — Fournier, instituteur, Damiette. — Frallion (Mme), institutrice, Oued-el-Alloig. Algérie. — Frias Elias Fernandez. Chili.
- Gaillard, instituteur, Maves. — Garcia Fernandez, J., Gijon. Espagne. — Gatillon, 3, rue Elzévir, Paris. — Gauharon, directeur de l’intérieur. Nouvelle-Calédonie. — Gaulard, instituteur, Fontaine-en-Sologne. — Gaultier, 55, quai des Grands-Augustins, Paris. — Genisson, instituteur, Voul-ton. — Genoud, directeur du musée pédagogique de Fribourg. Suisse. — Gérard, directeur de l’école Voltaire, Montbrison. — Gilhodes, instituteur, Alligny-Gosne. — Girod. — Gobin, directeur de l’école communale d’Issy. — Gourlian, Milianah. Algérie. — Grivois, L., 59, rue des Saints-Pères, Paris. — Guillon, instituteur, Gondreceau.
- Haumonti, instituteur, Nomexy. — Herlem, instituteur, Hautmont.
- Idouy, instituteur. Givors. — Ildefonse-Cayalès Luna, Jain. Espagne. — Illinois School Journal, revue d’éducation, publiée par G.-P. Brown, de B. Goomington ( Illinois ). Etats-Unis. — Instituteurs du canton de Bulgéville. — Instituteurs.(les) du canton de Neufchâteau. — Instituteurs du groupe de Fonchécourt. —• Intelligence, revue d’éducation, publiée par M. Vaile, de Chicago (Illinois). Etats-Unis.
- Janer y Soler San Juan, Félix. Espagne.— Journal de travail manuel, par Evekink, P., Arnhem. Pays-Bas.
- Kalbeher, Nomeny. Meurthe-et-Moselle.
- Langhard et Wirth, instituteurs, Kusnach. Suisse.
- — Lapchin, instituteur, Boissy-Saint-Léger.Seine-et-Oise. — Laporte, instituteur, Auradé. Gers. Laroix, D.(le Panthéon des sauveteurs d’enfants).
- — Laurent (Mme), Buxières-les-Mines. Allier. — Ledrait, instituteur, Loches. Indre-et-Loire. — Lelièvre, instituteur, Gazeran. Seine-et-Oise. — Lemoine, inspecteur primaire, Lisieux. Calvados.
- — Lepetit, instituteur, Maisons-Laffitte. Seine-et-Oise. — Liobi et Karlen-Thoum. Suisse. — Ligue de l’enseignement du canton de Clères. Seine-Inférieure. — Linden, 15, boulevard St-Germain, Paris. — Loiseau, rue de Richelieu. Paris. — Louis, instituteur indigène aux îles Loyalty. Nouvelle-Calédonie,
- Magnant, serrurier. — Mahieu, inspecteur primaire, Falaise. — Malsoute (Mme), institutrice, Jau. — Marchand, instituteur, Valenciennes. — Marcaut (Mlle), institutrice-adjointe, Paris. — Martin et Poignon, instituteurs, Dommartin-lès-Remire-mont. — Mathieu, inspecteur primaire, Joussac*
- — Matte, Claudio. Chili. — Maurice, éditeur, rue du Cherche-Midi, 4 bis, à Paris. — Maviet, instituteur, la Fère-en-Tardenois. — Mazzoni, N., Bologne. Italie. — Mercadier, 70, rue de Rivoli, Paris. — Merchadier (Mlle), institutrice, Albaret-Sainte-Marie. — Mettez, directeur, et les instituteurs-adjoints de Montbéliard. — Moisson, insti-
- tutrice, Montenotte. Algérie, — Mommeja, instituteur, Négrepelisse. — Montané, inspecteur primaire, Toulouse. — Morel, instituteur, Bavans.
- — Motes, instituteur au Pas-Grenier. — Musée pédagogique de Fribourg. Suisse.
- Nuudin, instituteur. Grisenoy. Seine-et-Marne. — Nonus. inspecteur primaire. Quimper. Finistère. Nummelin. Finlande.— Orrellana. Enrique. Barcelone. Espagne. — Ortiz, J. San Salvador. — Pagès, instituteur. Boufarick. Algérie. —Parisot, inspecteur primaire. Mirecourt. Vosges. — Payot, instituteur. Lozanne. Suisse.— Pelissié. Aïn-Sul-
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- tan. Algérie.— Pernet, Chapelle-d’ühins. Doubs.
- — Perricat, instituteur. Argentât, Corrèze. — Pezzavossa. Italie. — Picart, directeur de l’école de la place de la Nativité. Paris. — Pigoreau. éditeur. Paris. — Plisson, directeur d’école. Poissy. Seine-et-Oise. — Porcker, inspecteur primaire. Bône. Algérie. — Président et secrétaires de- la conférence pédagogique du canton de Compiègne. Oise. — Président et secrétaires de la conférence pédagogique des trois cantons de Dijon. Côte-d’Or.
- — Puerta Yizcaino Juan del A. Espagne. — Py et Quenaud. Martinique. —Pagot, inspecteur primaire. Lyon.
- Raufaste, fabricant. Paris. Raymond, instituteur. Pougeaille. — Revue de l’Enseignement, journal des Normaliens, revue mensuelle. Bue-nos-Ayres. République Argentine. — .Rème, instituteur, Cliebli. Algérie. — Robert,. instituteur, Hoéricourt. — Robert, inspecteur primaire, et les instituteurs de la circonscription de Sillé-le-Guil-laume. — Rolet, Jean, inspecteur primaire, Arles. Romieux, professeur à l’école .normale de Gap.
- — Ronsin, instituteur, Etrepilly.
- Saillant, instituteur. Fresnay-le-Vicomte. — Saint-Glas, instituteur, Bonneval. — Saint-Pierre, instituteur, Béziers. — Salander, Gottembourg. Suède. — Salle d’asile annexée h l’école primaire publique de Koto (de Tokio). Japon. — Salon (Ve), à Bougie. Algérie. — Sandeweger, Heiden, canton d’Appenzell. Suisse. — Sant-Angelo. Italie. — Sanvoisin, inspecteur primaire, Issoire. — Sarrau, directeur de l’école supérieure de Saint-Julien. — Schindler, Ragatz. Suisse. — Simon, instituteur à Beaumont-sur-Oise. — Snyckers, à Liège. Belgique. — Société de Mont-Saint-Aignan. — Société populaire, d’encouragement à l’enseignement moral et civique de Montfort-l’Amaury. —Suavez, J.-B., Chili.
- Territoire de la Basse-Californie. Mexique. — Teton. instituteur, Epinay-sous-Senart. — The Ohio educational Monthly et National Teacher, revue d’éducation, publiée par Sam Findley, de Akron (Ohio). États-Unis. — The Teacher, revue pédagogique publiée par The Teacher Publishing and C°, de New-York (N. I.). États-Unis. — The Educational Neivs (revue d’enseignement publiée par The Educational New Publishing C° de Philadelphie (Pensylvanie). États-Unis. — Thié-bault, inspecteur primaire, Barcelonnette.— Thomas, inspecteur primaire, Bibérac. — Tordini, Kuigi. République de Saint-Marin. — Trameçon, P., instituteur, Imphy. — Trameçon, instituteur, Tracy-l’Orgueilhe. — Trianon, délégué du comité d’organisation. Colombie.
- Ulgade, C. et Maury, J. Chili.
- Valot, instituteur, Nogent-le-Rotrou. — Vauquelin, directeur de l’école Vauquelin, Rouen. — Viguié, Djemaa-Saaridj. Algérie.
- .Wilson. États-Unis.
- Achevanne, instituteur, Senantes. — Aillct, instituteur, Luzech. — Amis (Mme), 188, rue du Faubourg-Saint-Martin, Paris. - — Angot, Châtillon-sur-Seine. — Assailly. instituteur, Gormeray. — Aujard. instituteur, Nemours. — Azar, instituteur, Pâissy.
- Bardet, instituteur, Villedomer, Indre-et-Loire. Barrois, instituteur, Ceaux-en-Barrois, Meuse. — Bastien, instituteur, Châtenois, Vosges. — Bau-vrière, instituteur, Ambonville. Haute-Marne.— Beaufort, instituteur, Nouvion-sur-Meuse. Ardennes. — Becerris, L., Mexico. Mexique. — Bernadou, instituteur, Montricourt, Tarn-et-Garonne. — Bernard, instituteur, Saint-Géréon, Loire-Inférieure. — Bernard, instituteur, Seigne-lay, Yonne.—Bernet. instituteur, Chapelle-d’Huin, Doubs.—Besson, Espaly. — Blin, instituteur, Grimault, Yonne. — Bolleter, instituteur. Zurich. Suisse. — Bonnat, instituteur, Saint-Marcellin, Isère. — Bonnefois, instituteur à Warby, Ardennes. — Boulard, instituteur, Verginy, Yonne. — Bourden, directeur de l’école publique de Mont-de-Marsan, Landes. — Bourgougnon, directeur d’école à Huriel, Allier. — Brazillicus, Rio-de-Janeiro Brésil. — Bricon, éditeur, Paris. — Brochet, commis de l’inspection académique. Versailles. — Brunet, instituteur, Chemilly, Yonne.
- Caquelard, instituteur, Sahurs. — Carpentier, instituteur, Fontenay-aux-Roses. — Carjaval, à Za-catecas. Mexique. —Cassagne, 8, rue de Constan-tine, Paris. — Castro, Rio-de-Janeiro, Brésil. —
- — Cazet, instituteur, Saint-Beuvry.— Chédeville, instituteur, Chevilly-la-Rue. — Chevrier, instituteur, Cevilly. — Chiganne, instituteur, Sergines.
- — Civot, instituteur, l’Isle-Jourdain. — Clavin, à Estaweger. Suisse. — Collège Jourdan, à Parras de la Fuente. Mexique. — Commission de Rio-de-Janeiro. Brésil. — Commune de Fresnes. — Commune de Tliiais. — Cosmovici. Roumanie. — Courcian, instituteur, ChAtillon-sur-Saône. — Cours complémentaire de l’école de garçons de Courville. — Cours complémentaires de garçons, Courville. — Cours complémentaire de garçons, La Ferté-Macé. — Cours complémentaire de garçons, Saint-Aignan. — Cours complémentaire de garço-ns, Doudeauville. — Courtes, instituteur,
- Barre-de-Cévenne. — Guénin, instituteur, Belfort.
- Danguenger, instituteur, rue du Moulin-des-Prés, Paris. — Dedienne, instituteur à Villeneuve-sur-Yonne. — Deille, instituteur, Meillas. — Delpech, instituteur, Montalzat. — Demay, instituteur. Sinoenv. — Desport, instituteur. Birmandrin, Algérie". — Destips, instituteur, Lyon. — Destrie instituteur, Mostaganem. Algérie. — Dhomnié, instituteur, Loué. — Dillet, instituteur, Punerat.
- — Dubourguet, Paris. — Dumas, instituteur, Saint-Antonin.
- Ecoles, Graulhet et Canals. — Ecoles congréganistes de filles des sœurs de Saint-Joseph-de-Cluny. Nossi-Bé. — Ecole d’Antony. — Ecole de Dellys. Algérie. — Ecoles de filles, Rouffach. Algérie. — Ecoles des Pères du Saint-Esprit. Nossi-Bé. — Ecole de l’Etat d’Orégon pour les sourds-muets, Salem. Etats-Unis.
- Ecole de garçons, Alaincourt, et école de filles, Jeantes. — Ecoles de filles de la Basse-Pointe, du Prêcheur, de Sainte-Marie. Martinique. — Ecoles de filles de Saint-Gilles-le-Haut, des Trois-Ponts, les Grands-Bois, les Bois-de-Nélle. La Réunion.— Ecole des frères, Saint-Louis. Sénégal; — Ecoles de filles, Bézenet et Cérilly. — Ecoles de garçons, Nice, Yillefranche, Yallauris. — Ecoles de garçons, Essoyes et Landreville. — Ecoles de garçons, Montferrand et Rieux-Minervois. — Ecole de garçons, Roquevaire. — Ecole de garçons, Saint-Cernin. — Ecole de garçons et de filles, Brcnil-Magné. — Ecoles de garçons de Mehun-sur-Yèvre, de Vierzon-Village, de Dun-sur-Auron, de Maumier et de Saint-Amand. — Ecole de filles de Larché. — Ecoles de garçons de Saint-Brieuc et école de filles de Tréguier. — Ecoles de garçons d’Amancey, de Montbéliard et de Pontet. — Ecole de garçons de Tantainville. — Ecoles de garçons et de filles de Meaucé. —. Ecole de garçons dite Saint-Mathieu, Quimper. — Ecole de filles de Mlle Vincent, Bordeaux. — Ecole de filles de la Renaissance, Cette. — Ecole de filles. Montpellier.
- Ecole de garçons, Cussay. Indr e-et-Loire.— Ecoles de garçons, Grand-Lemp et à Pont-de-Beauvoisin, et écoles de filles. Bourg-d’Oisans. Isère. — Ecoles de filles de Mlles Baudier et Gindre, rue Gambetta, Lons-le-Saunier. Jura. — Ecole de filles, à Morbier, et écoles de garçons, Chilly-le-Vignoble et à Villeneuve-sous-Pymond. Jura. — Ecole de garçons, rue des Sept-Epées, au Puy. Haute-Loire. — Ecoles de filles, rue du Bocage et rue du Petit-Pierre, et école dirigée par Mlle Prévost. Nantes Loire-Inférieure. — Ecoles de garçons, Boiscommun, à Châteaurenard et à Courtenay. Loiret. France. — Ecoles de garçons, à Mondou-bleau, Célettes, Lanthenay, Romorantin, école de l’Hotel de Ville. Loir-et-Cher. — Ecole de filles, Castelnau-Montratier. Lot. — Ecole de garçons,
- • école Saint-Etienne, Villeneuve-sur-Lot. Lot-et-Garonne. — Ecoles de garçons de Saint-Etienne et Sainte-Catherine, garçons, et écoles de filles à Damazan. Lot-et-Garonne. — Ecole de garçons, groupe Condorcet, Angers. Maine-et-Loire. — Ecoles de garçons, à Feneu, Chemiré, Tierce et Chavagnes. Maine-et-Loire. — Ecoles de filles, à Saumur, à Feneu et à Longué. Maine-et-Loire.
- Ecole de filles, Sézanne; école de garçons, Juvigny, et école mixte, Bussy-le-Château. — Ecole de garçons, Chaumont-la-Ville. — Ecoles de garçons et de filles, Pont-à-Mousson. — Ecoles de garçons et de filles, Saulx-en-Barrois. — Ecole de garçons, dirigée par M. le Bourhis, Guéméné. — Ecoles de garçons, Ghâtillon-en-Bazois et à Chevenoy. — Ecole de filles, dirigée par Mlle Verdreau, Ville-franche.— Ecoles de garçons, Bonnelet, Hersant, et école de filles, Saint-Omer-en-Chaussée. — Ecoles de garçons.. Mingoval, Sanghen. Havrin-court. — Ecoles de garçons, Ainhice-Mongelos, Artiguelonne, Jurançon.
- Ecoles de filles, à Belleville etVillefranche. — Ecoles de garçons, à Héricourt et à Bussurel. — Ecole de garçons de la Grande-Rue, au Mans. — Ecoles de garçons, à Albens et à Bourgneuf. — Ecole de filles, Saint-Julien. — Ecole de garçons, Petit-Ivry. — Ecoles de filles, à Malakoff, à Pantin, rue des Quatre-Chemins, et à Ivry-Centre. — Ecoles de filles, à Glamart, Fontenay-aux-Roses, Epinay, Issy (Moulineaux), Sceaux, Suresnes, Saint-Denis, Montrouge. — Ecoles de garçons, Crisenoy, Bray-sur-Seine, et école de filles, San-cy-les-Provins. — Ecoles de garçons, Vrange-\;ille-sur-Mer, Elbeuf, Amfreville, Compainville.
- — Ecoles de garçons, Wissous (arrondissement de Corbeil), Villiers-le-Bel. —Ecoles de filles, En-ghien-les-Bains, Etréchy. — Ecoles de garçons, Saint-Germain-en-Laye. — Ecoles d6 filles, au Crotoy. — Ecoles de garçons, Toulon (école Saint-Roch)", Draguignan (école laïque). — Ecoles de garçons, Saint-Martin-des-Noyers, Fontenay-le-Comte. — Ecoles de garçons, Wassy-les-A vallon, Ville-cl’Ancy-la-France, Villeneuve-1’Archevêque, La Selle-Saint-Cyr, et école de filles, Toucy.
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- _ nisie. — Ecole libre de jeunes filles., à la Nouvelle-Orléans (Louisiane). Etats-Unis. — Ecole mater-
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- . . Ecole maternelle, Nantes. — Ecole maternelle, Ay. — Ecoie maternelle, Chaumont. Ecole maternelle, Aix-les-Bains. — Ecole maternelle, Saint-Germain-en-Laye. — Ecole maternelle. Cannes. — Ecoles mixtes d’Andé et de Saint-Cyr-de-Vau-dreuil ; école de garçons et école maternelle de Verneuil. — Ecole municipale no 2 de San Juan . de Guadalupe. Mexique. — Ecole normale d’institutrices, Charleville. — Ecole normale d’instituteurs, Draguignan.— Ecole normale d’instituteurs, Lons-le-Saulnier. — Ecole normale d’instituteurs, Lyon.— Ecoles ' normales d’institutrices, Lyon. — Ecole normale d’instituteurs. Mâcon. — Ecole normale d’instituteurs, Melun. Ecole normale d’instituteurs, Montpellier. — Ecole normale d’instituteurs, Nice. — Ecole normale d’institutrices, Niort.
- Ecole normale d’institutrices, au Puy, Haute-Loire. — Ecole normale d’institutrices, Quimper, Finistère. — Ecole normale d’instituteurs, Rouen,
- . Seine-Inférieure. — Ecole normale d’institutrices,. Rouen, Seine-Inférieure. — Ecole normale d’instituteurs, Tulle, Corrèze. — Ecole normale d’institutrices, Tulle, Corrèze. — Ecole primaire, Cantho. Cochinchine. — Ecole primaire, Vinh-Long. Cochinchine.— Ecole primaire, Haï-Duong. Armam-Tonkin. — Ecole primaire de garçons, Haïphong. Annam-Tonkin. — Ecole primaire de garçons, Binh-Dinth. Annam-Tonkin. — Ecole primaire de garçons, Ninh-Dinh. Annam-Tonkin. — Ecole primaire de-garçons à Qui-Nhon Annam-Tonkin.
- Ecole primaire de garçons, Son-Tay. Annam-Tonkin.— Ecole primaire publique de Jukayawa, Tokio. Japon. — Ecole primaire (cours élémentaire de garçons), dirigée par M., Souvray, La Ferté-Macé, Orne. — Ecoles publiques de Lewis-ton, Maine. Etats-Unis. — Ecoles publiques de Fort-Worth,.Texas. Etats-Unis.
- Ecole supérieure de garçons, Annonay. — Ecole supérieure de garçons, Baugé. — Ecole supérieure cle jeunes filles, Belfort. — Ecole supérieure de garçons, Bray-sur-Seine. — Ecole supérieure de garçons, dite école P. Bert, Cette. — Ecole supérieure de garçons, Château-du-Loir. — Ecole supérieure de garçons, Châtillon-sur-Chalaronne — Ecole supérieure de garçons, Doudeville. — Ecole supérieure de" garçons, Flavy-le-Martel. — Ecole supérieure, Gérardmer. — Ecole supérieure de jeunes filles, Levallois-Perret. — Ecole supérieure de garçons, Lorgues. — Ecole supérieure, Bouviers. — École supérieure, Luzech. — Ecole supérieure de jeunes filles, Moissac. — Ecole supérieure de garçons, Nogent-le-Rotrou— Ecole supérieure de garçons, Saint-Lô. — École supérieure de jeunes filles, La Seyne près Toulon. — Escoffier, Draguignan. — Etats de Mexico, de Micoacan, de Senora, de Tabasco. Mexique. — Egger, Frutingen, canton de Berne. Suisse.
- Ferreira, Rio de Janeiro. Brésil. — Flesch, instituteur, Fayt-la-Seneffre. Belgique. — Florentin, J.-P. Roumanie. — Foote, A.-E., minéralogiste, Philadelphie. Etats-Unis. — Francisco de P. Reyes, Cuernavaca. Mexique. — Frère Auctor de la Croix, la Goulette. Tunisie.
- Genty, instituteur, Champseru. — Genty, instituteur, la Framboisière. — Gilbert-Clavey, éditeur. Tours. Gombert, instituteur. Fourmies. — Gou-and, Lécoanet et Troyon, instituteurs au Ban-de-Moulin. — Guérin, Ed., interprète militaire en chef. Algérie. — Guérin, 175, boulevard Voltaire. — Guichot, instituteur. Bruges. — Mlle Guillaume, institutrice. Corbeil. — Guillemain, instituteur. Clerval. — Guillet, instituteur. Rezé.
- Harwod and C«. Etats-Unis. — Hébert, instituteur Hyainville. — Hoël, 18, rue des Archives, Paris.
- — Hofstetter, instituteur, Zurich. Suisse.— Iluel-ve~, Joachim, Madrid. Espagne.
- Institut de Notre-Dame du Sacré-Cœur, Washing-ton-Heights. Etats-Unis. — Instituteur de Teniat el Had. Algérie. — Institut Monasteriot, Mexico. Mexique. — Instituteur de Saint-Nauphary.
- Janesco. Roumanie. — .Tuttin, instituteur, Angers.
- — Jouve, instituteur, Fort-de-l’Eau. Algérie.
- Kossodo, Odessa. Russie.
- La Nouvelle Librairie, 14, rue de la Sorbonne, Paris. — Labatut, instituteur, Palestro. Algérie.
- — Lannes (Mlle), institutrice au Val-des-Rez. — Larcher, instituteur, Deville-les-Ilouen. — Launay, instituteur, Landivy. — Lebrun, 151 bis, rue de Rennes, Paris. — Ledroit, instituteur, Châtillon-en-Bazois. — Lemesle, instituteur, Saint-Michel. — Lepetit, instituteur, Ceaucé. — Lespagnol, instituteur, Yilleneuve-la-Dondagre.
- — Lestang et Moradée. Angers. — Loge des amis de la patrie, Paris. — Louvet, Clichy. — Lycée Fournier, Mexico. Mexique.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Maillard, instituteur, Neufchâtel. Suisse. — Malé-carie, directeur de l’école supérieure de Lembèye.
- — ISlalliot, instituteur, Doyet. — Malizart, Etam-pes. — Marche, instituteur, Griquebœuf. — Mar-citeau, instituteur, La Ferrière. — Marguin, ins31 tituteur, Echallon. — Marloy, instituteur, La Brosse. —. Martin, instituteur. — Martin, directeur. Martinique. —- Martinez, Ramon,. Madrid. Espagne. — Maurice, instituteur, Gerbepal. — Maury, instituteur-adjoint, Moissac. — Meier, Zurich. Suisse. — Mercadié, instituteur, Bruni-quel. — Méricant, Toulouse. — Messal, instituteur, Toulouse. — Mevelo, Madrid. Espagne. — Michail, Pope. Roumanie. — Michel, instituteur, Yannes. — Mignon, J., instituteur, Romain-de-la-Marche-aux-Bois. — Mignot, instituteur, Saint-Germain-des-Fossés. — Montagne, instituteur, Coulommiers.— Morel (Mlle), institutrice, Vitry-sur-Seine. — Moriot, instituteur, Bizeneuille. — Munevet, instituteur, Cuzan.
- Narny, instituteur, Saint-Aubin-les-Forges. — Neveux, directeur de l’école supérieure de Charte-ville. — Noest, J., Pays-Bas.
- Palissier, instituteur, Gemozac. — Petrot-Garnier, éditeur, Chartres. — Pierpont (Mlle de), Paris et Bruxelles. — Pigeon, instituteur, Ampoigné. — Pillon, instituteur à l’école Herson, Compiègne.
- — Pillot, instituteur, Yiterne. — Pinée, A.-T., Roumanie. — Prat, instituteur, Rousse. — Le président et les membres de la conférence pédagogique du canton nord de Blois. — Le président et les membres de la conférence pédagogique du canton ouest de Blois. — Prévost, directeur de l’école de Cour-Chavigny, Saint-Denis. Prieur, instituteur, Migennes. — Pugnière, 66, rue de Cléry, Paris.— Pujarniscle, instituteur, Ollioules.
- Quillâtre, A.. instituteur-adjoint, Monthermé.
- Rand Mac Nally et Cie, Chicago. Etats-Unis. — Ray, instituteurs, Yichy. — Regrain, instituteur, Montmarault. Reis, Antonio Leonardo da Silva. Portugal. — Rehamen, Enrique-C., Jalapa. Mexique. — Reverclion, instituteur, Autoreille. Richaud, 4, avenue Rapp, à Paris. — Rodriguez-Tezuitlan, lvaquen-M.. Puebla, — Mexique. — Rondailliez, instituteur, Roost-Wavendin. — Routin, instituteur, à la Chapelle-Saint-Sauveur, Saubadis, instituteur, Gazaville-Laspine, Haute-Garonne. — Sechevey, instituteur, Balan. — Simon, instituteur, Châteauneuf-en-Thimerais, Eure-et-Loir.
- Tâcheux, instituteur, Saint-Elier, Seine-Inférieure.
- — Tavoillot, instituteur, Villeneuve-le-.Guyard, Yonne. — Thouvenin, instituteur, Argenteuil, Seine-et-Oise. — Thuaire, instituteur, St-Etienne-de-Yicq, Allier. — Trottey. instituteur, Nolay, Nièvre. — Trouvin, instituteur, Bry-sur-Marne,
- — Turpin, instituteur, Bloux, commune de Lurcy-Lévy, Allier. — Toporkoff, À-., Neivo-Alapaevrk. Russie.
- Yala, Bartolome, Saint-Martin-de-Provensals. Espagne. — Valantin, instituteur, Saint-Chely-du-Tarn, Lozère. — Valejo, Cyrille, Barcelone, Espagne. — Valette, instituteur, Mirabeau, Algérie.
- — Vignier, instituteur, Verfeil, Tarn-et-Garonne.
- — Yillette, instituteur, Mont-Notre-Dame, Aisne. Wettstein (le Dr). Suisse.
- Zaitzeff, membre de la société de secours mutuels, Moscou. Russie.
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- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 107,304
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................ 8.100
- Du 1er au 2me.............. 5.105
- 2e étage direct............ 2.436
- Du 2e étage au sommet... 3.992
- En tout.............. 19.633
- Aos hôtes
- Ce n’est que dans la seconde quinzaine de ce mois que le roi Milan — le gros Milan pour ses amis — arrivera à Paris, où il compte faire un assez long séjour.
- Il a quitté hier Carlsbad pour se rendre en Suisse, °ù il doit faire une cure complémentaire.
- M. Castelar, dont l’arrivée avait été annoncée pour dimanche, est attendu aujourd’hui à Paris.
- Le célèbre orateur espagnol, qui est également un écrivain de premier ordre, sera notre hôte pendant deux semaines.
- ***
- On annonce l’arrivée à Paris du baron dTtajuba,
- fils de l’ancien ministre du Brésil à Paris. La baronne dTtajuba accompagne son mari.
- Signalons également la présence à Paris du gouverneur de la colonie anglaise de Lagos (Afrique occidentale), sir Alfred Moloney.
- Enfin, on attend à la fin de la semaine M.Gifkoff, ministre de l’instruction publique bulgare, qui vient à Paris avec deux chefs de section de son département pour visiter l’Exposition.
- Le duc d’Aumale est réinstallé à Chantilly, où il compte passer tout l’automne et même une partie de l’hiver; mais il vient constamment à Paris et visite très souvent l’Exposition ; on le voit aussi à l’Opéra et aux Français.
- Le petit Chemin de fer
- Pour un petit chemin de fer, ça va bien!
- Quelques chiffres à l’appui de ce que nous avançons :
- Le nombre de voyageurs transportés depuis l’ouverture de l’Exposition jusqu’au 30 septembre inclus, est de 4,945.849.
- Rien que pendant le mois de septembre il y en a eu 1,295,393 et le chiffre des recettes pour ce seul mois s’est élevé à 323,845 80.
- Dimanche dernier 53,718 visiteurs se sont servi de ce commode et pratique moyen de transport, entre la gare de l’Esplanade et celle de la galerie des machines.
- Le Shah
- A peine rentré dans ses Etats, le shah, qui a pris force notes pendant son voyage en France, a manifesté le désir que la navigation sur le fleuve Ka-roun soit ouverte au commerce.
- Des ordres positifs ont été donnés pour qu’un service de bateaux remonte le Karoun. Ces bateaux correspondront à Mohammeret, dans le Chat-El Arab/avec les paquebots européens.
- Un mariage de Gitanes
- Nous avons souvent parlé du Grand-Théâtre de l’Exposition et de sa troupe de gitanos si intéressante et si curieuse.
- Avant-hier, les spectateurs habitués étaient tout étonnés de voir dans les danses un entrain et une furia auxquels ils n’étaient point accoutumés. Nous avons voulu en connaître la raison* et nous avons appris que dans la journée même avait eu lieu le mariage de deux gitanos.
- Le grand danseur Pitchiri avait demandé et obtenu la main d’une des plus gracieuses danseuses de tango: Reyes. La cérémonie avait eu lieu suivant la tradition bohémienne, on avait cassé un verre, et autant de morceaux, autant d’années d’union. 11 paraît que celle-ci doit durer 47 ans. Le soir, après la représentation, on a mangé une pâtisserie spéciale, arrosée du célèbre vin de Manzanilla.
- Le roi de lïouadou
- Le roi du Boundou, Oussmann-Gassi, et sa suite, assistait, du haut dn balcon du Dôme central, à la magnifique fête de nuit donnée dimanche soir au Champ de Mars, après la distribution des récompenses.
- Le chiffre seul des entrées que nous avons publié dit assez ce qu’a été cette fête, malgré le temps peu favorable. Plus de neuf mille visiteurs ont déposé les cinq .tickets réclamés pour cette soirée, tant le succès a répondu parfaitement à celui de l’inoubliable fête du palais de l’Industrie.
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- Le Ministre Commissaire Général, et le Directeur Général de l’Exploitation, reçoivent un nombre assez considérable de lettres d’exposants qui se plaignent des récompenses qui leur on tété accordées par le jury.
- Ni le gouvernement, ni l’administration n’ont eu à intervenir dans les décisions du Jury international des récompenses qui, seul, a eu qualité pour apprécier et juger les produits.
- Le Jury international des récompenses a cessé de fonctionner : la plupart de ses membres ne sont plus à Paris: aucun travail de révision ne saurait d’ailleurs lui être demandé.
- L’administration est donc dans l’impossibilité de répondre aux réclamations qui lui par- -viennent. Elle se contente de rechercher scrupuleusement les erreurs matérielles qui ont pu
- se produire dans l’impression rapide de plus de 35,000 noms.
- Les exposants sont invités à signaler, d’urgence, les fautes typographiques, les fautes d’orthographe de noms ou les erreurs de rédaction des titres et raisons sociales, qu’ils auront pu relever dans la publication du Journal officiel. Cela est essentiel pour l’impression du volume spécial qui contiendra la liste des récompenses, pour la frappe des noms sur les médailles, et leur inscription sur les diplômes.
- Une excursion ouvrière
- Six cent ouvriers et ouvrières de l’usine de Noisiel sont arrivés hier matin au Champ de Mars, amenés directement par un train que MM. Menier frères avaient organisé exprès pour eux. Une fois dans l’Exposition, chaque ouvrier, muni d’un plan qui avait été distribué avant le départ, a été laissé libre de se promener à sa guise et d’aller visiter les sections qui l’intéressaient le plus. Comme on peut le penser, les deux cents ouvrières ^e sont dirigées en un groupe compact vers léS galeries de l’habillement.
- A quatre heures, tout le monde s’e$t retrouvé dans un restaurant où un dîner commandé par MM. Menier était préparé. Enfin, vers six heures, le train spécial a reconduit à Noisiel les excursionnistes ravis de leur journée.
- Les autres ouvriers de l’usine feront la même promenade samedi et mercredi prochains.
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- Le 8 0/0 est à 87 07, TAmortissable à 90 72, le 4 1/2 0/0 à 105 27.
- La Banque de France monte encore à 4.235; le Crédit Foncier s’avance à 1.306 25 ; la Banque.de Paris à 840 ; le Crédit Lyonnais à 710.
- L’Ifalien est en reprise à 93 15. Les journaux italiens cherchent un rapprochement avec la France. L’Extérieure espagnole est à 76; le Hongrois à 85 5/16;. le Russe 1880 à 93 5/16 ; le Turc à 17 07.
- Le Suez est demandé à 2.350; le Lyon à 1.375 ; le Nord à 1.790.
- En résumé, la .-Bourse est à la hausse sur toutes les valeurs.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont: la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exc-cutent les danseurs au repos.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Enfin !
- La préfecture de police a fait droit, après bien des tergiversations, aux réclamations que de nombreux journaux, y compris le Bulletin Officielont formulées à maintes reprises contre la Compagnie des Omnibus.
- Aux abor.ds de l'exposition, aux têtes de lignes des omnibus partant, soit de l’avenue Rapp, soit du Trocadéro, on a pu voir que, depuis cinq mois, l’encombrement était effrayant.
- Chacun de nous en a souffert. Dès qu’un omnibus ou un tramway arrive, la foule, munie de numéros de séries, se précipite, se bouscule, se massacre littéralement pour escalader le véhicule vide. Ce sont les épaules les plus larges ét les poings les plus solides qui passent naturellement les premiers; les femmes, les enfants, sont écrasés, meurtris; ce sont des cris, des gémissements, et bien des accidents se sont produits à ces têtes de lignes.
- La cause unique de tout ce désarroi, c’est l’adoption des numéros de série au lieu des numéros d’ordre; le numéro d’ordre est individuel ; il sauvegarde à chaque voyageur sa place, suivant qu’il est arrivé avant ou après tel autre ; le numéro de série, au contraire, distribué à une cinquantaine de personnes (cinquante pour une voiture), est l’objet de conflits perpétuels, puisque la force prime le droit ; c’est le plus accaparant, le plus donneur de coups de poing et de coups d’épaule qui arrive à se frayer un passage . à travers la foule et à occuper enfin la place tant désirée après des heures d’attente.
- Eh 1 bien, cette injustice flagrante, qui s’est maintenue si longtemps, uniquement à cause de la paresse des contrôleurs, très enclins à s’épargner la peine de fabriquer des numéros différents, les numéros de série se confectionnant beaucoup plus rapidement, cet abus criant va enfin prendre fin ; la préfecture de police ordonne que partout,quel que soit l’encombrement, le numéro d’ordre fera désormais place au numéro de série.
- Il est regrettable que cette excellente mesure soit seulement édictée quelques semaines avant la clôture de l’Exposition, juste au moment où la foule va être moins considérable, et, par conséquent, les abus moindres.
- Enfin, mieux vaut tard que jamais!
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- Au sujet des exposants protestataires, nous répéterons ce que nous avons déjà publié hier dans l’intérieur du journal, à savoir que c’est une infime minorité, une trentaine à peine sur plus de 30,000 récompensés, qui a affiché des pancartes de refus ou des pancartes injurieuses pour le jury.
- Ces tapageurs ont eu un bien maigre succès et leurs réclamations, en général ridicules et mal fondées, ne passeront pas la rampe, comme on dit en style de coulisses.
- Quant à ceux qui prétendent, pour un motif ou pour un autre, enlever leurs produits et dégarnir leurs vitrines avant la clôture de l’Exposition, l’administration saura leur rappeler les contrats qui les lient.
- Du reste, les simples convenances, vis-à-vis-des voyageurs, devraient leur dicter leur conduite : leur vitrine appartient pendant six mois au public, qui leur fait l’honneur de sa visite.
- D’ailleurs, bon gré mal gré, on saura leur faire comprendre <*{ue pas un paquet ne doit dis-
- paraître de l’Exposition, avant- que l'ordre officiel de la clôture n’ait été donné par l’administration supérieure. F.-L.
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- LES DERNIERS JOUIS DE L’EXPOSITION
- ET L’ÉTÉ DE LA SAINT-MARTIN
- La distribution des récompenses est généralement le chant du cygne, des exhibitions. Après elles se meurent.
- Les récompenses de l’Exposition de 1889 sont dislribuées, quelques jours de pluie ont succédé à cette grande solennité, et le nombre des visiteurs ne déchoit pas. C’est que son succès est si grand, et la poussée telle, que tout obéit aujourd’hui à une vitesse acquise et que, à quelque moment qu’on- la clôture, elle se fermera en plein succès.
- Je vous le dis, en vérité, mes chers amis, les masses mises en mouvement dans le fond de la province et à l’étranger, les multitudes à venir ébranlées par les récits merveilleux des multitudes passées, ne s’arrêtèrent pas devant les menaces du ciel. Qu’est-ce qu’un jour, deux jours, trois jours de pluie! Après la pluie, le beau temps; et l’on se met en route, dùt-iltomber des hallebardes! Et rien n’arrêtera plus l'effet de l’impulsion donnée. Et l'on viendra jusqu’au dernier moment.
- Si M. Alphand voulait parier avec moi, je gagerais encore pour cent mille personnes le 5 novembre, quelque temps qu’il fasse..
- A
- Le 5 novembre? Mais l’administration nous doit nos six mois. L’Exposition a été ouverte le 6 mai. Correctement, elle devrait être close le 6 novembre.
- Envisageons maintenant les choses avec le plus grand calme.
- Sauf le respect que je dois à l’inconnu qui prétendrait le contraire, fermer le 31 octobre serait une pure bêtise.
- Le 1er novembre est un jour de grande fête carillonnée. Les Compagnies de chemins de fer organiseront, à cette occasion, des masses de trains de plaisir. Il y aura un monde fou, à Paris, et les entrées dépasseraient cent mille, quoi qu’il arrive.
- Je ne vois donc pas pourquoi l’on fermerait la veille, le 31.
- L’Exposition restant ouverte le vendredi 1er novembre, les provinciaux des trains de plaisir feront tous le « pont » par dessus le samedi, pour passer ici le jour de fête et le dimanche qui se succèdent de si près.
- Ceci fait, beaucoup s’en iront le lundi soir ou le mardi soir, car les Compagnies donneront de 4 à 5 jours. *.
- Mardi ce sera le 5. la veille du 6, jour de clôture dû par l’administration.
- Mais pourquoi ne pas donner la semaine ? ce qui conduirait au lundi 11, jour de la Saint-Martin.
- N’avons-nous pas les chances de ce traditionnel et tardif été, la probabilité d’une série de derniers beaux jours ?
- Pourquoi ne pas risquer l’aventure du 6 au 11 ?
- C. L.
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- DERNIÈRE HEURE
- Les Sénégalais
- Les Sénégalais, qui devaient quitter l’esplanade des Invalides aujourd’hui, pour aller s’embarquer à Bordeaux, ne partiront que mardi prochain.
- Les fêtes de l’Elysée,
- Les fêtes qui doivent être offertes au palais de
- l’Elysée aux principaux lauréats de l’Exposition sont fixées aux 17 et 24 octobre.
- Les bureaux de la présidence s’occupent très activement de dresser les listes d’invitations.
- Le comte de Flandre
- Le comte de Flandre qui, depuis son arrivée à Paris, a conservé l’incognito le plus absolu, ne perd pas son temps et visite la capitale avec une ardeur peu commune. Accompagné de son aide de camp, il quitte son hôtel dès le matin et n’y rentre que le soir.
- Presque tous les jours il se rend à l’Exposition et il en est déjà à sa quatrième ascension à la Tour Eiffel. Le comte de Flandre est, paraît-il, enchanté de pouvoir se promener ainsi en simple particulier et le séjour de Paris lui plaît infiniment.
- Le roi Oussman-G-assi
- Le roi Oussman-Gassi partira de Paris lundi pour retourner au Sénégal. Il s’arrêtera plusieurs jours à Lyon et embarquera le 20 à Bordeaux, à destination du Sénégal.
- Vols
- On a dérobé, aux Arts libéraux, deux épées du costume de Patrie, un tableau et deux petits poignards.
- «O JEÎ O £3
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 121.505
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la même journée:
- 1er étage.................. 6.113
- Du 1er au 2me.............. 3.783
- 2e étage direct.......... 2.214
- Du 2e étage au sommet.... 3.558
- En tout.............. 15.668
- L’Exploitation de îa Tour
- ' Recettes de l’exploitation de la Tour .Eiffel :
- Du 15 mai au 24 septembre...... 5.045.146 10
- Du 25 septembre au 1er octobre.. 261.674 70
- Total au 1er octobre... 5.306.820 80
- Statistique des. voyageurs du chemin de fer de l’Exposition
- Du 6 mai au 31 août...... 3.650.465 voyageurs
- Du 1er au 30 sentembre... 1.298.259 —
- Total au 30 septembre.. 4.947.724 voyageurs
- Nos hôtes
- Le comte Manzoni, sénateur du royaume d’Italie, dont nous avons déjà annoncé l’arrivée à Paris, a été très satisfait de son ascension à la Tour Eiffel et enchanté des merveilles de l’Exposition ; il continue à habiter Gênes et il est un des plus assidus aux séances du Sénat : il ne quittera Paris que la semaine prochaine.
- Les ambassadeurs marocains, en compagnie de M. Piat, le premier drogman du Maroc, ont visité avant-hier l’imprimerie nationale, où on a composé devant eux, en arabe, le compliment suivant:
- « Nous souhaitons la bienvenue aux ambassa-« deurs du Sultan du Maroc.
- « Que Dieu dorme toujours la victoire au Sultan. »
- La rapidité et la perfection de la composition les ont étonnés.
- Les ambassadeurs, forcés de rentrer à Fez avant la saison des pluies pour rendre compte au Sultan de leur mission, quitteront Paris au commencement de la semaine prochaine, ils ne savent pas si, d’après ce qui a été annoncé par les journaux, ils devront passer par Madrid pour saluer la Reine-Régente au nom du Sultan.
- Marcheurs intrépides
- Nous avons parlé de tous les voyageurs excentriques venus à Paris, en fiacre, charrette, brouette, bicycle, vélocipède, etc. Aujourd’hui, on nous si-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- giiale le projet de M. Marchand, ancien vice-consul d’Angleterre à Marseille, actuellement attaché à l’ambassade britannique à Paris, qui se propose de partir vers le 6 octobre, accompagné de Mme Marchand pour se rendre tous deux à pied à Marseille, en passant par Montargis, Nevers, Saint-Etienne, privas et Avignon, soit en tout 782 kilomètres.
- M. et Mme Maicliand espèrent arriver à Marseille par le Vallon de l’Assassin, du 15 au 20 novembre.
- Au Palais de l’Industrie
- Nous avons également déjà parlé de la fête en faveur des victimes de l’explosion d’Anvers, qui doit avoir lieu au Palais de l’Industrie.
- Cette fête aura lieu le 19 octobre.
- On y verra figurer plusieurs curiosités belges : les gigantesques mannequins d’Anvers, « M. Druon-Antigon et son épouse », qui arriveront à Paris par eau, leurs dimension ne permettant pas d’entrer en wagons, la statue colossale de Silvius Barbo et le char historique de Rubens.
- Les petits cadeaux...
- Le ministre des travaux publics et Mme Yves Guyot visitaient, il y a quelques jours, la taillerie de diamants du Cap à l’Exposition. Les visiteurs ont assisté au lavage de la terre diamantifère; M. le vicomte de Montmorre a offert à Mme Yves Guyot un'des diamants qu’on venait de trouver, et lorsque les visiteurs se sont rendus à la taillerie. M- Roulinat en a offert un autre que l’on venait de percer. Pas banale, la galanterie des négociants en diamants !
- Promotion bien méritée
- Par un décret paru avant hier à l'Officiel, M. le comte d’Ormesson, ministre plénipotentiaire, chef du protocole au ministère des affaires étrangères, a été promu au grade d’officier de la Légion d'honneur.
- Le chemin de 1er de Chine
- Enfin, le chemin de fer est officiellement adopté en Chine.
- Un décret impérial institue un bureau de chemin de fer. Le président de ce bureau est le père du jeune empereur; le marquis Tseng, ancien ambassadeur à Paris, est nommé directeur général.
- Le bureau se compose, en outre, de six membies, parmi lesquels Li-Hung-Chang, le vice-roi du Petchili.
- Un congé mérité
- -M. Alphand vient de partir en congé. Le principal organisateur de la magnifique fête de dimanche avait bien droit de se reposer quelques jours.
- Aux obsèques de Faidherhe
- Au nombre des personnes qui assistaient hier au convoi du général Faidherhe, on remarquait M. Dupuich, inspecteur principal de l’Exposition, venu comme ancien capitaine d’artillerie de l’armée du Nord aux obsèques de son ancien général.
- La Tombola
- Eu face de la clôture prochaine de l’Exposition, il serait indispensable que toutes les personnes qui désirent des billets de la Tombola les prennent sans retard, afin de permettre à l’administration de la loterie de faire, en conséquence, son choix définitif parmi les objets encore exposés.
- Les mécontents
- Il ne faudrait pas exagérer le nombre des exposants mécontents; sur 38,000 récompenses, il n’y a guère plus de 30 protestaires; quant aux farceurs comme celui qui a mis hier, dans sa vitrine, un mannequin surmonté d’un plumeau, ils montrent simplement qu’ils manquent de tact et d’éducation .
- Mort subite
- M. Casimir Pierret, maire de Relieuse (Somme), était assis mardi à la station de l’alimentation, attendant le passage du chemin de fer Decauville. lorsqu’on le vit tout à coup s’affaisser. Il venait de succomber à une attaque d’apoplexie.
- M. Pierret était arrivé par un train de plaisir et devait repartir le soir même.
- Un nouveau service de musée
- La Commission de l’Exposition coloniale, présidée par M. Etienne, sous-secrétaire d’Etat, a fait établir un service ainsi dénommé : Service des musées et des renseignements commerciaux.
- Ce service comporte un bureau dont les renseignements sont absolument gratuits et qui peuvent être utiles aux négociants et industriels, au pointde
- vifle de l’exportation. L’intérêt qu’il présente est surtout de leur faciliter le moyen de nouer des relations directes avec les-exposants et de leur fournir les indications nécessaires sur la tarification des transports et des douanes, sur les frêts et assurances maritimes, sur les usages commerciaux des ports d’embarquement, d’escale, de destination, etc.
- Plainte mal fondée
- Nous rappelons aux exposants qui se sont plaint que la distribution des récompenses avait été faite trop tard, que cette cérémonie, lors de l’Exposition universelle de 1878, n’eût lieu que le 21 octobre.
- Le Drapeau de la Finlande
- Nous avons, dans notre compte rendu de la distribution des récompenses, signalé l’ovation faite au drapeau russe. Un de nos confrères prétend — et nous ne le démentirons pas — que la Russie n’étant pas venue officiellement à l’Exposition, ce n’était pas le drapeau de la Russie même, mais celui du grand-duché de Finlande.
- Peu nous importe, c’est toujours la Russie que nous avons saluée en lui.
- A la tour Eiffel
- Des strapontins vont être adaptés tout le tour des parois des ascenseurs Edoux, conduisant de la seconde à la troisième plate-forme, de façon à ce que les dames puissent au moins ne pas être obligées de rester debout pendant ce court trajet.
- Pendant que nous sommes à la tour disons que le nombre des cartes postales expédiées chaque jour des différentes plates-formes, dépasse souvent le chiffre fabuleux de dix mille.
- Souveau-ué exotique
- La femme du grand chef indien Red-Shirt a mis au monde avant-hier matin un gros et beau baby fort bien portant, ma foi.
- La venue du futur chef des, Sioux qui certes sera Parisien tout au moins d’état-civil, a été accueillie par des you-you frénétiques. Red Shirt est en effet, non seulement respecté comme chef d’une des plus puissantes nations indiennes (les Sioux), mais encore fort aimé pour sa douceur, jointe à une inaltérable énergie et à une grande noblesse de caractère.
- Détail curieux qui montre à quel point la civilisation atrophie la nature humaine : deux heures après sa délivrance, l’épouse de Red Shirt vaquait aux travaux du ménage. A son précédent accouchement, elle avait dû suivre à pied, dès le jour même, sa tribu dans une marche de cent milles.
- Il est question, paraît-il. de donner au petit peau-rouge les prénoms de Buffalo et de Tour-Eiffel.
- M. Whitelaw Reid a adressé la lettre suivante à M. le ministre des affaires étrangères, en réponse à celle où M. Spuller annonçait la nomination de M. Edison au grade de commandeur de la Légion d’honneur.
- Légation des Etats-Unis
- Paris, le 30 septembre 1889.
- Son Excellence Monsieur Spuller,
- Ministre des affaires étrangères, Paris.
- Monsieur le Ministre,
- J’ai l’honneur de vous accuser réception de votre lettre du 24 courant m’informant que le Président a bien voulu, sur votre proposition, accorder à M. Edison le grade de commandeur de l’Ordre nationale de la Légion d’honneur et me priant de lui en transmettre le brevet, ainsi que les insignes.
- Je vous remercie de m’avoir choisi pour intermédiaire dans cette circonstance. J’ai été heureux de remettre de votre part à mon éminent concitoyen la haute distinction que lui confère le gouvernement de la République, qui honore ainsi, une fois de plus, le génie et une nation amie. M. Edison vous remerciera pour lui; je vous remercie au nom de mes compatriotes.
- Agréez, je vous prie, monsieur le ministre, l’assurance de la haute considération et des cordiales sympathies de votre obéissant serviteur.
- Signé : VThii'elaw Reid.
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- RHUM DE L’ÉTOILE Recommandé
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- Le Muté, le Nettoiement et l’Enlèvement
- A L’EXPOSITION
- Les travaux de viabilité, en dehors des trottoirs et des surfaces bitumées, dont il sera parlé ci-après,.
- comprennent ;
- Chaussées pavées.............. 13.100 mèt. e3
- Chaussées empierrées.......... 40.600 —
- Allées, sentiers, parties sablées • 38.700 —
- Surface totale...... 92.400 mèt. c3
- Il ne s’agit bien entendu dans le total ci-dessus que de la viabilité du Champ de Mars, sur lequel
- rien n’existait et où il a fallu tout créer.
- Indépendamment de la surface ci-dessus, il y a à entretenir dans l’enceinte de l’Exposition : lo Les chaussées et les sentiers du Quai
- d’Orsay............................... 18.600m. c3
- 2° Les chaussées et certaines parties de l’esplanade des invalides.......... 15.600
- To tal..... 34.200m. c3
- soit au total : 126.600 mètres carrés.
- Au Champ de Mars, les chaussées ont été terminées promptement, de façon à permettre le transport des matériaux à pied d’œuvre, condition indispensable pour mener activement, non seulement la construction des palais, mais encore celle des nombreux édifices élévés dans l’enceinte de l’Exposition.
- Sur les parties les plus fréquentées il a été fait des chaussées pavées pour lesquelles il a fallu 393,000 pavés ; sur d’autres points moins fatigués, il a été établi des chaussées empierrées à Laide de 8990 mètres cubes de caillou comme première couche, et de 5420 mètres cubes de meulière cassée pour former la couche supérieure. Enfin, pendant la durée de l’Exposition, il a été répandu 2000 mètres cubes de gravillon sur les parties sablées sur lesquelles roulent journellement les nombreuses voitures d’approvisionnement.
- Il a été, en outre, répandu dans les allées des jardins et sur les diverses parties en terre, un cube de sable de rivière de 6,800 mètres cubes.
- Le service d’entretien, d’arrosement et de nettoiement est fait par 65 cantonniers, sous les ordres de quatre chefs.
- La quantité d’eau employée par jour est en moyenne de 730 mètres cubes, dont 700 pour le lavage des caniveaux et 30 pourl’arrosement, lorsque cet arrosement est nécessaire.
- Indépendamment de ce service de nettoiement d’arrosement et d’entretien, il a été établi un service d’enlèvement des ordures ménagères et des produits du balayage. Neuf tombereaux avec-charretiers et retrousseurs font ce service et enlèvent journellement 80 mètres cubes environ, tant d’ordures ménagères -que' de détritus de diverses natures. Commencé à quatre heures l’enlèvement des ordures est terminé à huit heures du matin.
- Il a été établi des trottoirs en bitume avec bordures en ciment, encadrant les palais, ces trottoirs
- ont une surface de................... 9.910m.c.
- Il a été également construit des dallages en bitume, répartis de la façon suivante :
- Galerie Rapp.................... s. 3.530 m. c3
- Galerie Desaix....................... 3.500
- Palais des Beaux-Arts................ 8.580
- Palais des Arts-Libéraux............. 7.200
- Galerie de 30 mètres................. 4.340
- Galeries extérieures du palais des
- expositions diverses............... 4.500
- Galerie de 15 mètres................. 3.170
- Dôme de la galerie des machines... 790
- Surface totale.... 45.520 m. c3
- Yoilà des chiffres qu’il était Intéressant de con-uaître. Nous donnerons dans' un prochain article, des détails sur l’éciairage électrique et au gaz, et sur le nombre d’hommes que nécessite l’entretien, la mise en marche des machines et l’allumage pour les diverses façons dont sont éclairé l’Exposition et ses dépendances.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DES COLONIES.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- LISTE DES RÉCOMPENSES
- DISTRIBUÉES AUX EXPOSANTS
- Le 29 Septembre 1030
- (Suite).
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- Classe 7. — Organisation et matériel de Venseignement secondaire
- GRANDS PRIX
- Bureau d’éducation, département de l’intérieur. Etats-Unis. — Départements de l’instruction publique. Suisse. — Ministère de l’instruction publique. France.—Ministère de l’instruction publique. Japon.
- MÉDAILLES D’OR
- Armand Chevé.
- Belin et fils (veuve Eugène). — Bureau d’éducation du royaume de Hawaï. Hawaï.
- Collet, Ambroise, et fils, Armand.
- Département de l’instruction publique (Etat de Iowa). Etats-Unis. — Département de l’instruction publique (Etat de Massachussetts). Etats-Unis. — Direction de l’enseignement public. Tunisie. — Dodel-Port. Suisse.
- Ecoles publiques de Galveston (Texas). Etats-Unis. — Ermant. — Etat de Californie (département de l’Instruction publigue). Etats-Unis. — Etat de Michigan (département de l’instruction publique). Etats-Unis. — Etat de Wisconsin (département de l’instruction publique). Etats-Unis.
- Genest, Hercher et Cie. — Goût, PauL
- Hofer et Burger.
- Laisné. — Lavignac. — Le Cœur. — Leduc. — Lussy, Mathis. Suisse.
- Orell Füssli et Cie. Suisse.
- Pellin, Philibert.
- Société centrale des produits chimiques.
- Train.
- Ville de Boston (Ecoles publiques de la). Etats-Unis). — Ville de Pittsburg (Ecoles publiques de la). Etats-Unis.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Bœswilwald, Paul. — Brody, Alexandre.
- Oollègo Abilio, Rio-de-Janeiro. Brésil. Collège de Puebla. Mexibue,
- Du Fief, Jean. Belgique. — Duvernoy, Henry L.-C.
- Fouraut, A.
- Ginn et Cie. Etats-Unis.
- IJeath, D.-C. and C°. Etats-Unis. — Hiélard.
- Institution Springer.
- Jacob, Alexandre.
- Klincksieck. F.-Charles-H.-C.
- Lake Erie seminary (collège de jeunes filles). Etats-Unis. — Lutz, Edouard.
- Massau, Alfred. Belgique. — Mt Holyoke seminary and collège. Etats-Unis. — Ministère de l’instruction publique et des cultes. Serbie. — Musée pédagogique, Zurich. Suisse.
- Noé, Charles-F.
- Ogontz, Pensylvanie, collège de jeunes filles. Etats-Unis.
- Parent (Mlle G.-F.-IJortense.) — Proust.
- Quantin et Cie.
- Société anonyme des ateliers de Neuilly, O. André, directeur. — Société nationale des professeurs de français en Angleterre. Grande-Bretagne. — St~ Stanilaus commercial collège. Etats-Unis. — Suzanne, L.
- Villemot, N.-Antoine.
- Wettstein. Suisse.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Baraban (Maison), V. Parent sr. — Bornemann, Oscar. — Bougueret, Ambroise-F.
- Carue, Ph. — Chassevant (Mlle Marie-A.). — Collège des sourds-muets, Séville. Espagne. — Commission du gouvernement de Saint-Martin. Saint-Marin. — Gottillon, Johannes. — Cubain, Jules-L. V.
- Deyrolle, Emile.
- Ecoles publiques de Moline. Etats-Unis. — Etoffe (Maison), F. Boubée, sr.
- Frété et Cie.
- Guimard.
- Joly. Auguste, Belgique.
- Lemoine, Alexandre. — Liefquin et Cie.
- Martinet, Roger. — Méline. — Musicesco, Gabriel. Roumanie.
- Nony et Cie.
- Trélat, Gaston. — Trojelli, A. — Van der Wée, F. Florent. Belgique. — Van Norman Institute New-York. Etats-Unis. — Ville de Coldwater, Michigan. Etats-Unis, —Ville de Rouen..
- MENTIONS HONORABLES
- Adnet, E.
- Benteli. Suisse. — Betz, Cari. Etats-Unis. — Brun (Librairie de A). Norvège.
- Chané, Adolphe.
- Dummer Academy, south Bifield (Massachusetts). Etats-Unis. — Duquesne, Alfred.
- East-Florida seminary (Gainsville). Etats-Unis. Egloff. Suisse.
- Fortier (Mlle).
- Kradolfer, J.-C. Suisse.
- Lago, Eugène.
- Mathieu, professeur au lycée de Constantine. Algérie. — Meister. Suisse. — Mouzon, Joseph. Belgique. — Musée pédagogique de Fribourg Suisse.
- Pelletier, J.-B. — Picart, A.
- Radiguet. — Ruth, Théodore. Luxembourg..
- Schurter. Suisse. — Staub. Suisse. — Société de gymnastique et de tir de Bordeaux. Longchamps.
- Union nationale des sociétés de tir de France, à Paris.
- Classe 8. — Organisation, méthode et matériel de Venseignement supérieur.
- GRANDS PRIX -
- Albert de Monaco (le prince). Monaco. — Association française pour l’avancement des sciences, ministère de l’instruction publique.
- Bureau central météorologique, ministère de l’instruction publique. — Bureau d’ethnographie de Washington. D. C. Etats-Unis. — Bureau a’édu-cation de Washington. D. C. Etats-Unis. — Bureau des longitudes, ministère de l’instruction publique. France.
- Collège de France, ministère de l’instruction publique. — Commission géographique exploratrice de la.République mexicaine.Mexique.— Commission géologique. Etats-Unis.
- Direction de l’enseignement supérieur, facultés et établissements publics, ministère de l’instruction publique.
- Ecole des Chartes, ministère de l’instruction publique. — Ecole des hautes études, section des sciences philosophiques et historiques, ministère de l’instruction publique. — Ecole des hautes études, section des sciences naturelles, ministère de l’instruction publique. — Ecole des langues orientales vivantes, ministère de l’instruction publique.— Ecole des mines d’Ouro-Preto. Brésil.
- Ecole nationale supérieure des mines, ministère des travaux publics. — Ecole nationale des ponts et chaussées, ministère des travaux publics.—Ecole française d’Athènes et de Rome, ministère de l’instruction publique. — Ecole libre des sciences politiques.— Ecole normale supérieure, ministère de l’instruction publique. - Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Suisse. — Expédition du Travailleur et du Talisman, ministère de l’instruction publique.
- Grandidier. France.
- Masson, G. — Ministère de l’agriculture. — Ministère de la guerre. Etats-Unis. — Ministère de l’instruction publique. Japon. — Mission archéologique française du Caire. Ministère de l’instruction publique. — Mohn. Dr Henrik. Norvège.
- Observatoire de Meudon. Ministère de l’instruction publique. — Observatoire de Paris, ministère de l’instruction publique. — Observatoire de Rio-de-Janeiro. Brésil.
- Rennelaer politechnic Institute Iroy. N.-Y. Etats-Unis.
- Secrétariat de Fomento. Mexique.— Service météorologique. Etats-Unis. — Smithsonian Institution Washington. D.-C. Etats-Unis. — Société des
- touristes de Finlande. Grand-Duché de Finlande.
- Universités suisses. Suisse. — Université de John Hopkins, à Baltimore (Maryland). Etats-Unis.
- — Université de l’Etat de New-York. Etats-Unis.
- MÉDAILLES D’OR
- Académie de Lausanne. Suisse. — Alcan, Félix. — Alvergniat, A. — Ameghino. République Argentine. — Archives communales, Ministère de l’instruction publique. — Archives départementales, Ministère de l’instruction publique. — Archives hospitalières, Ministère de l’instruction publique.
- — Archives nationales, Ministère de l’instruction publique. — Archives du ministère des affaires étrangères, Ministère de l’instruction publique. — Association pour l’encouragement des études grecques en France. — Aumont. Sénégal. — Aymonier, E., Ministère de l’instruction publique.
- Bibliothèque nationale de Bueynos-Ayres. République Argentine. — Bibliothèque nationale de Rio de Janeiro. Brésil. — Bonaparte (Le prince R.). — Bonvalot et Capus, Ministère de l’instruction publique. — Besne (Le). Sénégal. — Blanco, Guzman. Vénézuela. — Boudin, E., Belgique. — Bouquet de la Grye, Ministère de l’instruction publique. — Bresson, André. République de Bolivie. — Burmeinster, G. République Argentine.
- — Bureau météorologique. République Argentine.
- Chantre, E., Ministère de l’instruction publique. — Champoiseau. — Commission des Olympies. Grèce. — Conseil supérieur des douanes. Portugal. Conseil univer.-ity d’Ithaca. Etats-Unis.— Cope, E.-D. Etats-Unis. — Conservatoire national de musique. Mexique.
- Delaporte, L., Ministère de l’instruction publique.
- — Delatre. Tunisie. — Dieulafoy. Ministère de l’instruction publique. — Digeon, J. H. — Direc-
- tion générale des contributions directes. Portugal.
- Ecole des hautes études. Section des sciences mathématiques. Ministère de l’Instruction publique.
- — Ecole militaire. Belgique. — École militaire. Mexique. — École nationale des beaux-arts. Mexique. — École nationale des ingénieurs. — Mexique. — Ecole nationale de médecine. Mexique. — Ecole et société libre d’anthropologie. — École navale fédérale. Etats-Unis. — Eloffe-Bou-tée. — Exposition permanente des colonies. Go-chinchine.
- Folie, François. Belgique. — Fournereau, Lucien. Ministère de l’instruction publique. — Frie, V., Autriche-Hongrie.
- Guerde. Guadeloupe. — Godman, F.-D., et Saloin, 0. Mexique.
- Hassler, docteur. Paraguay. — Homolle et Nénot. Ministère de l’instruction publique. — Huber, docteur. — Hyades, docteur, et Certes, A. Ministère de l’instruction publique.
- Institut de Fomento du collège national. Espagne.
- — Institut historique et géographique de Rio. Brésil. — Institut médical de la République du Mexique. Mexique.
- Lantz, .Jean. La Réunion. — Latzina. République argentine. — Lechalas, M.-G. — Lutz, E.
- Marlinière (IL.-M.-P. de la). — Mission tunisienne. Ministère de l’instruction publique. — Mohn. Norvège. — Musée américain d’histoire naturelle de New-York. Etats-Unis. — Musée d’ethnographie française — Musée national,Brésil.— Musée national de Mexico. Mexique.
- Observatoire astronomique national de Tacubaya. Mexique. — Observatoire de Besançon (ministère de l’instruction publique. — Observatoire de Marseille (ministère de l’instruction publique). — Observatoire d.eBordeaux (ministère de l’instruction publique). — Observatoire du Pic-du-Midi (ministère de l’instruction publique). — Observatoire de Lyon (ministère de l’instruction publique). — Observatoire de Nice (ministère de l’instruction publique). — Observatoire de Toulouse (ministère de l’instruction publique). — Observatoire de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Coimbra. Portugal. — Observatoire de l’infant dom Luis. Portugal. — Observatoire météorologique central de Mexico. Mexique. — Observatoire astronomique central de Mexico. Mexique.
- — Observatoire national argentin. République-Argentine..
- Pelin, Philibert. — Philippson, M. Belgique. — Raoul, E. Iles Sous-le-Vent. — Reinwald. G.
- Saisse. Monaco. — Sarzec, E. de. — Société asiatique. — Société .d’aclimatation de France. Seine.
- — Société des anciens textes. Seine. — Société archéologique d’Athènes. Grèce. — Société auxiliaire d’industrie nationale. Brésil. — Société biblique protestante de Paris. — Société botanique de Paris. — Société centrale des produits chimiques. — Société d’encouragement pour l’industrie nationale. — Société philomatique de Paris. — Société d’enseignement supérieur. Seine. — Société entomologique de France. — Société de géographie et de statistique. Mexique. — Société géologique. Belgique. — Société helvétique des sciences naturelles. Suisse. — Société de l’histoire de France. Seine. — Société de l’histoire du protestantisme français. Seine. — Société de l’histoire de Paris et de l’île de France. Seine. — Société mathématique de France. Seine. — Société météorologique de France. Seine. — Société mexicaine d’histoire naturelle. Mexique. — Société nationale des antiquaires de France. Seine. — Société royale malacologique de Belgique. Belgique. — Société de sténographie. Grand-duché de Finlande.- — Société géologique de France. Seine.
- Université de Buenos-Ayres. République Argentine.
- — Université de Christiana. Norvège. — Université of Virginia. Etats-Unis. — Wiesnegg.
- MÉDAILLES D’ABGENT
- Académie nationale de Reims.— Académie deNeuf-châtel. Suisse. — Académie de Nîmes. — Académie des sciences de Bordeaux. — Académie de Stanislas de Nancy. — Adnet, Ernest-V. — Al-corta. République argentine. — Alély, Alph. — Ansherst collège. Etats-Unis. — Association artistique et archéologique de Barcelone. Espagne.
- — Association des ingénieurs de l’école de Gand. Belgique. — Association rurale de l’Uruguay. Uruguay. — Avinenc. Gabon-Congo.
- Banco national. République Argentine. — Baudoin, A. Cochinchine.
- Carlo Malagola. République de Saint-Marin. — Cartailhac, Emile. — Carrasco, Gabriel. République argentine. — Chafanson. Ministère de l’instruction publique. — Charnay. Ministère de l’instruction publique. — Club des ingénieurs de Rio. Brésil. — Gogit, Ernest. — Collège de médecins et chirurgiens de Baltimore. Etats-Unis. — Collège médical éclectic de Cincinnati (Ohio). Etats-Unis. — Collège de pharmacie de Massachussets. Etats-Unis. — Collège de pharmacie de Philadelphie. Etats-Unis. — Collège policlinie de de New-York. Etats-Unis. — Commission des antiquités de la Côte-d’Or, Dijon. — Commission de la marine. République argentine. — Commission géographique de Rio de Janeiro. Brésil. — Commissariat de ^Exposition. Chili. — Congrès national. République argentine. — Coni, Emile-R. République argentine. — Costa. Brésil. — Cou-dreau. Ministère de l’instruction publique. — Crespo. République argentine. — Crie, L.-A., Gabon-Congo. — Cross, Félix. Sénégal.
- Dalloz. — IJauge. Belgique. — Département national d’hygiène. République Argentine. — Diana (La), société archéologique et historique du Forez, Montbrison. — Dinah Salifou (Le prince). Sénégal. — Direction générale de la statistique. Uruguay. — Duss, R.-P. Martinique. — Dutreuil de Rhins, I.-L. (ministère de l’instruction publique).
- Ecole américaine d’Athènes. Etats-Unis. — Ecole des arts et métiers de Bnenos-Ayres. République Argentine. — Ecole des hautes études (section des sciences religieuses) [ministère de l’instruction publique]. — Ecole nationale de jurisprudence. Etats-Unis. — Ecole navale. République Argentine. — Emilio del Castillo. Negrete. Mexique. — Errington de La Croix (M. et Mme) [ministère de l’instruction publique]. — Evens. Monaco.
- Faculté de médecine. République Argentine. — Faculté des sciences. République Argentine. _— Forir, H. Belgique. — Francisco, A., Florès. Mexique.
- Garcia Cubas, Antonio. Mexique. — Garcia Teruel de Schmidtlein, Gertrudio. Mexique. — Gaspard fils et Piollat, A. — Gasselin, Edouard. — Gou-haron. Nouvelle-Calédonie.— Guebhard, Adrien.
- — Guimet et de Milloué (ministère de l’instruction publique). — Guiraud, Jean. Sénégal.
- Hausen Cari. Danemark. — Hinoi (Le prince). Tahiti.
- Institut agronomique vétérinaire de Buenos-Ayres. République Argentine. — Institut royal grand-ducal. Grand-duché de Luxembourg. — Institut supérieur de commerce. Belgique.
- Jolivet. Monaco. — Jouffroy d’Abbans (Comte). Tunisie. — Journal cle physique.
- Klincksiek, C.
- Labonne, (Dr H)., Ministère de l’instruction publi-
- que. _— Lasteyrie (Robert de), Ministère de l’instruction publique. — Latzina, François. République Argentine. — Lacroix, ministère de l’instruction publique.
- Malaise, C., Belgique. — Mansoni (Le comte), République de Saint-Marin. — Massau, Junius. Belgique. — Maton, Adolphe. Belgique. — Mazé Guadeloupe. — Mendizabal Tambowell, Joacq. Mexique. — Ministère de l’instruction publique. Serbie. — Longe (L. de). Belgique. —Moriceau. Nouvelle-Calédonie. — Moréno, François-P., République Argentine. — Montes de Oca, R. Mexique. — Montessus. — Municipalité de Buenos-Ayres. République Argentine.
- Noirot, Ernest, Sénégal.
- Observatoire de Clermont-Ferrand, Ministère de l’instruction publique,
- Pasquier, Ernest. Belgique. — Pillet, Jules.
- Rabot, Ch., ministère de l’instruction publique. — Revoil, G., ministère de l’instruction publique. — Rivière, E., ministère de l’instruction publique.
- — Rochemonteix (M. de) et Guérin, A., ministère de l’instruction publique. — Rohn, Ignace-Gustave. République Argentine. — Rolland de Kers-sang. Tunisie.
- Secrétariat des finances. Mexique. — Secrétariat de la justice et de l’instruction publique. Mexique.
- — Service local. Gabon-Congo. — Service local. Martinique. — Service local. Mayotte et Comores.
- — Service météorologique. République Argentine. — Société anonyme du recueil général des lois, etc. — Société des antiquaires de la Morinie, St-Omer. —• Société des antiquaires de l’Ouest, Poitiers.— Société des antiquaires de Normandie, Caen. — Société des antiquaires de Picardie, Amiens. — Société américaine des antiquaires, Worcester Mars. Etats-Unis. — Société archéologique. — Société archéologique et historique de l’Orléanais. — Société archéologique de Sens. — Société des archives historiques du Poitou, Poitiers. — Société des archives historiques de la Gironde. — Société française d’archéologie pour la conservation des monuments historiques, Caen.
- — Société centrale des architectes français, Seine.
- — Société Edueune des lettres, Autun. — Société belge de géologie, paléontologie, etc. Belgique. — Société de géographie commerciale de Bordeaux.
- — Société de géographie de Rio de Janeiro. Brésil.
- — Société historique cle la Virgine. Etats-Unis.— Société des ingénieurs et des architectes. Mexique.
- — Société de l’industrie minérale de St-Etienne, Loire. — Société internationale des électriciens.
- — Société pour l’étude des langues, Montpellier, Gard. — Société de législation comparée, Seine.
- — Société linnéenne de Bordeaux. •— Société ] scientifique argentine. République argentine.—
- Société nationale des sciences naturelles de Cherbourg.— Société des sciences naturelles de Saône-et-Loire. — Société des sciences historiques et nationales de l’Yonne.— Société de la Révolution de 1789. — Société rurale argentine, République Argentine. — Steinhell, George. — Stéphanos, Clon. Grèce.
- Talrich. — Thiollier, Félix. — Thouar. — Toussaint, P. — Travaux statistiques du-gouverne-ment du Salvador. Salvador. —Tribus indigènes. Nouvelle-Calédonie.
- Verneau (Dr R,). — Viallane (Dr) et Dumège. — Vignon, Louis.
- Washington lee Universaty. Etats-Unis. — Wilde (de). Belgique.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Académie d’Hippone. Bône. Algérie. — Académie des jeux floraux, à Toulouse. — Académie des sciences de Toulouse. — Académie des sciences, lettres et arts d’Arras. — Académie des sciences de Dijon. — Administration locale. Saint-Pierre et Miquelon. — Agote, Pedro. République Argentine. — Amoretti et Moralès. République Argentine. — Arcos, Dario. Equateur. — Association des ingénieurs industriels de Barcelone. Espagne. — Ateneo Barceloneo. Espagne.
- Balme, Guiseppe. République de Saint-Marin. — Barrocta, G. Mexique. — Barrüs e-t Ofïret (ministère de l’instruction publique). — Bertrand et Kilian (ministère de l’instruction jpublique.) — Best, Alberto. Mexique. — Bréon (ministère de l’instruction publique). — Bulletin départemental de VAgriculture. République Argentine. — Busto, Emiliano. Mexique. — Bustamante, J. Espagne.
- Calvo, Nicolas. République Argentine. —Campos, Ricardo-M. Mexique. — Chavero, Alfred. Mexique. Collège Princeton de N. Jersey. Etats-Unis.
- — Collège Vassar Poughkupzic. Etats-Unis. — Commission du gouvernement. République de Saint-Marin. — Commission générale d’immigration. République Argentine. — Comité du district fédéral. Mexique. — Comité de l’exposition de l’Inde. Inde française. — Comité d’histoire vosgienne, à Epinal. — Cotteau. Iles Sous-le-Vent. — Cour de justice fédérale. République Argentine.
- I)iaz de Arcaya, M. Espagne. — Ducorps. Guadeloupe.
- Ecole des Arts et métiers. Chili. — Epstein, Isidore.
- Mexique. — Escalanle, AV. République Argentine.
- Federsen, Arthur. Danemark. — Fenoul, Gustave. — Prias. Stanislas. — Fuente (Diego de la). République Argentine.
- Galarce, A. République Argentine. — Garcia. Ma-nuel-R. République Argentine. — Gfeller, Jules.
- — Gouvernement de l’Etat de Jalisco. Mexique.
- — Gouvernement de l’Etat de Yucatan. Mexique.
- — Greblan. Nouvelle-Calédonie.
- Henrique, Louis. — Herrera, Alphonse. Mexique. Jordana y Morera, R. Espagne.
- Karmonski.
- Lamas, Andrès. République Argentine. — Lafer-rière, abbé. Ministère de l’instruction publique.
- — Léal, Mariano. Mexique. — Lemee, Charles. République Argentine. — Lemercier, Ve H.-A. — Llerena, B. République Argentine. — Lopez, V. République Argentine. — Lopez, Valtodano-H. République Argentine.
- Mission évangélique. Taïti. — Montes de Oca. République Argentine. — Morfaux, Jules. — Musée Lherminier. Guadeloupe.
- Nansouty (Max de).
- Olivera, Edouard. République Argentine.
- Paz, E.-N. République Argentine.
- Quesada, ATncent. République Argentine.
- Raso Del. Mexique. — Reich-Lapleire. Gabon-Congo.
- — Rodriguez, Jules-P. République Argentine. — Rodriguez, Gil. République Argentine.
- Saint-Johns college (Annapolis). Etats-Unis. — Service des ponts et chaussées. Algérie, — Société académique d’agriculture de l’Aube. Troyes.
- — Société académique de Nantes et de la Loire-Inférieure. — Société académique de l’arrondissement de Boulogne-sur-Mer. — Société des antiquaires du centre à Bourges. — Société Antonio Alzatir Mexique. — Société des archives historique de la Saintonge, Saintes. — Société archéologique d’Eure-et-Loir, Chartres. — Société d’archéologie lorraine, Nancy. — Société archéologique de la Touraine, Indre-et-Loire. — Société d’émulation du département du Doubs, Besançon. — Société d’émulation des Côtes-du-Nord. — Société de géographie de Lyon. — Société de géographie de Marseille. — Société de Géographie de l’Est, Nancy. — Société de géographie de Rio de Janeiro. Brésil. — Société d’histoire et d’archéologie de Chalon-sur-Saône. — Société historique et archéologique de Langres. — Société historique et archéologique du Maine, au Mans.
- — Société historique et archéologique du Périgord, Périgueux. — Société historique de Com-piègne. — Société de l’histoire de Normandie, Rouen. — Société linéenne de Normandie, Caen. Société savoisienne d’histoire, Chambéry. — Société des sciences de l’agriculture de ‘Lille. Société scientifique de la Corrèze, Brives. — Société de statistique, sciences , des Deux-Sèvres, Niort. — Sobiano. ManueJ. Alexique. — Société académique de l’Oise. Beauvais.
- Tempère, A.-J. — Touvelot. — Travers. Iles Sous-le-Vent.
- Viglione, A.-L. République Argentine.
- Ximenès de la Cuesta. Mexique.
- Zboinski. Belgique.
- MENTIONS HONORABLES
- Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen. —Académie des sciences et belles-lettres d’Angers. — Académie delphinale. Grenoble. — Académie des belles-lettres, sciences et arts de la Rochelle. — Académie nationale des sciences de Caen. — Aguirre, Julien-Louis. République Argentine.
- Bachmann, Eugène. République Argentine. — Bar-ros, Martin-Espino. Mexique. — Barrciro, Manuel. Mexique. — Basuldo, Benjamin. République Argentine. — Berg, Charles. République Argentine. — Bibliothèque de l’institut des lois, Chicago. Etats-Unis. — Bibliothèque publique d’Omaha. Etats-Unis. — Bibliothèque publique de Saint-Louis. Etats-Unis. —Bibliothèquepublique de Woburn. Etats-Unis. — Beown university of. Providence. Etats-Unis. — Bibliothèque de la Société mercantile de New-York. Etats-Unis. — Biot, IL J. Belgique. — Biraben, Alfred. République Argentine. — Boulvin, Jules. Belgique. — Breco, Isaac. République Argentine. — Brusseaux père et fils. Gabon-Congo. — Buelna, Ustaquio, Mexique.
- Cadres, George. République Argentine. — Camburg (baron de). Madagascar. — Cartabio, A.-R. Ré” publique Argentine. — Chacatana. République Argentine. — Chatelot (Mlle Mélanie). Algérie. — Cliueco, Manuel. République Argentine. — Collège de Wellesley. États-Unis. — Comité archéologique de Senlis. — Cornet. Indes françaises. —
- — Cortez, G. République Argentine.
- Daireaux. Emile. République Argentine. — Dam-
- seaux. Belgique. — Dartmouth collège Hanovre. Etats-Unis. — Davalos, Arthur. République Argentine. — Deschamps, Henri. Belgique. — Département de la police. République Argentine. — Direction des postes et télégraphes. République
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Argentine. — Discailles, Ernest. Belgique. — Dorado, Manuel. Bolivie. —Drago. République Argentine. — D ligués. Alfredo. Mexique.
- Ecole des mines. Mexique. — Ecole de médecine de Puebla. Mexique. — Eloffe, A. — Escobar, Fernando. Mexique. — Fink, Bugo. Mexique. — Flutiot. Guadeloupe.
- Garay, Fr. Mexique. — Gonzalès, Charles. République Argentine. — Gonzalès, Maxime-P. République Argentine. — Gouvernement de l’Etat d’Aguascalientes. .Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Michoacan. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Morelas. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Puebla. Mexique — Gouvernement de l’Etat de Sinaloa. Mexique.’—Gouvernement de Santa-Fé. République Argentine. — Gouvernement de Santiago del Estero. République Argentine. — Gouvernement de Tucuman. République Argentine. —-Gouvernement de l’Etat de Guerrero. Mexique. — Guerrero, Auguslin. Mexique. — Guzman, Louis. Bolivie.
- Hall, Joseph. République Argentin’!. — Hamma (Jardin d'essai de). Algérie. — Henricet, J.-Joseph. Heusch (Florent de). Belgique.
- Institut populaire du Progrès et Observatoire.
- Jaquelin. Réunion. — Joly.
- Kavser, Gabriel. Belgique.
- La' Fayette collège Easton, Etats-Unis. — Larsen del Gastano, Gabriel. République argentine. — Lelong du Dreneux. — Lista, R. République argentine. — Lopez, Joseph. République argentine.
- — Losson, Edouard. République argentine. — Lozano, Godefroy. République argentine.
- Malanco, Fernando. Mexique. — Mallo, Pierre. République argentine. — Martinez, Augusta-N., Equateur. — Médina, François. République argentine.. — Menendez, Mexique. — Miliarikis, Antoine. Grèce. — Ministère des affaires étrangères. République'argentine. — Ministère des finances. République argentine. — Ministère de la guerre et de la marine. République argentine. — Ministère de l’intérieur. République argentine. — Ministère de l’instruction publique. — Municipalité de Cordoba. République argentine.
- ’Navarro Yiolla, Henri. République Argentine. — Nicolas, Léon. Mexique. — Norman William public library Wodstock (The). Etats-Unis.
- Obarrio, Manuel. République argentine. — Obzabal, Arthur. République Argentine.
- Pecqueur, Léona. Gabon-Congo. — Penna, José. République Argentine. — Perez, Eugénio. République Argentine. —• Poulin. Inde française. — Porcel de Peralta, M. République Argentine. —
- — Prida, F., Arteaga y Perez Yento. Mexique. — Protectorat du Tonkin. Annam-Tonkin.
- Quiroga, I et A. République Argentine.
- Reyn-al, O’Connor N. République Argentine. — Robelo, Gécilio. Mexique. — Rouland. Achille-V.-A.
- Sacaze, Julien. — Saldias, A., République Argentine. — Sarmiento, Carlos D., République Argentine. — Segura, José-G. Mexique. — Seing-Leing. innam et Tonkin. — Séminaire du Mont-Holyoke, Etats-Unis. — Snienanonski, Jules. Russie. — Service local. Nossi-Bé. — Siégen, Pierre, Grand-duché de Luxembourg. —Sirchels-hen. Gabon-Congo. — Société académique indochinoise de France. — Société académique des sciences de St-Quentin. — Société académique de Brest, section de géographie. — Société d’agriculture et industrie de'la Lozère, Mende. — Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées.
- — Société des amis des sciences naturelles de Rouen. — Société d’agriculture, sciences, arts et commerce du Puy. — Société des amis des monuments. — Société américaine numismatique et archéologique de New-York. Etats-Unis.— Société d’anthropologie de Lyon.— Société archéologique de Soissons. — Société archéologique du midi de la France, Toulouse. — Société archéologique et statistique de la Drôme. — Société archéologique, scientifique et littéraire de Yendôme. — Société de bienfaisance. République Argentine. — Société d’émulation de l’Ailier. — Société d’étude des sciences naturelles de Béziers. — Société d’émulation du Jura.—'Société d’émulation des Yosges. Société El Cojô. Vénézuéla. — Société de géographie commerciale de Saint-Nazaire. — Société géologique de Normandie, au Havre.
- Société de géo’graphie de Tours. — Société historique algérienne.— Société historique de Buffalo. Etats-Unis. — Société historique de Gascogne. — Société historique de New-Hawen. Etats-Unis. — Société d’histoire naturelle clc Toulouse. — Société pour l’instruction de la femme. Etats-Unis. — Société languedocienne de géographie de Mont-
- ' pellier. — Société libre d’agriculture, sciences de l’Eure. — Société médicale pharmaceutique de Guanajuato. Mexique. — Société nationale d’agriculture, sciences et arts d’Angers. — Société philomathique de Yerdun. — Société rouennaise des bibliophiles de Rouen. — Société des sciences de la Corrèze, à Tulle. — Société des sciences historiques et naturelles de Semur. — Société des sciences physiques et naturelles de Toulouse. — Société des sciences et lettres de Blois. — S. Ste- j
- phan, collège annandale, New-York. Etats-Unis.
- — Suir-e. Inde française.
- The Pax university green castle. Etats-Unis. — Torrès, .J.-M. République Argentine. — Trelles, Manuel. République Argentine.
- Union géographique du nord de la France, Douai,
- — Université du Chili. Chili. — University of Kentucky Lexington. Etats-Unis.
- Yarel-a, Louis. République Argentine. — Wilde, Jos.-A. République Argentine.
- Classes 6, 7, 8. — Enseignement technique
- GRANDS PRIX
- Assistance publique de Paris.
- Chambre de commerce de Paris. — Collectivité d^s associations d’enseignement populaire de Paris. — Collectivité des écoles industrielles professionnelles et d’apprentissage de Belgique. Belgique.
- Conservatoire des arts et métiers.
- Ecole' centrale des arts et manufactures. — Ecole de la Martinière. — Ecoles nationales d’arts et métiers. — Ecole nationale d’horlogerie de Cluzes.
- Ministère du commerce, de l’industrie et des colc nies. — Ministère de l’instruction publique du Japon. Japon.
- Société d’enseignement professionnel du Rhône. Société pour l’enseignement professionnel des femmes, écoles Elisa Lemonnier.
- Ville de Paris.
- MÉDAILLES D’OR
- Armengaud aîné. — Assistance paternelle, des enfants employés dans les fabriques de fleurs et de plumes, à Paris.
- Collège de la Paix. Mexique. — Cours commerciaux pour les jeunes filles de la chambre de commerce de Paris. — Cours commerciaux poulies jeunes filles de'la ville de Paris. — Cours de la Société philomathique de Bordeaux.
- Denis Boulot. —. Dictionnaire E.-O. Lamy.
- Eastman collège Poughkeepsie. New-York. Etats-Unis.
- Ecole centrale lyonnaise. —- Ecole d’arts et métiers de Tokio. Japon. — Ecole d’apprentissage et école d’apprentis mécaniciens pour la marine du Havre. — Ecole d’apprentissage Diderot, à Paris.— Ecole d’apprentissage de Rouen. — Ecole de dessin pour les jeunes filles de Copenhague. Danemark. — Ecole des hautes études commerciales de Paris. — Ecole d horlogerie de Paris — Ecole de physique et de chimie de la ville de Paris. — Ecole industrielle de Morlanwelz. Belgique. — Ecole industrielle des Yosges. — Ecole supérieure de commerce et d’industrie de Bordeaux. — Ecole supérieure de commerce du Havre. — Ecole supérieure de commerce pour les jeunes filles, à Lyon. — Ecole supérieure de commerce et de tissage de Lyon. — Ecole supérieure de commerce de Marseille. — Ecole supérieure de commerce de Paris. — Ecole supérieure de commerce de Tokio. Japon. — Ecole municipale de tissage de Sedan. — Ecole commerciale de l’avenue Trudaine, à Paris. — Ecole nationale d’apprentissage de Dellys. — Ecole nationale professionnelle de Vierzon. — Ecole nationale des arts et métiers de Mexico. Mexique. — Ecole de commerce de l’administration de Mexico. Mexique. — Ecole des-arts et métiers de Mexico (jeunes filles). Mexique. — Ecole des arts et métiers de Montévidéo. Uruguay. ---Ecole professionnelle de filles de la rue Fondary, Ecole professionnelle de filles de la rue Bouret. — Paris. — Ecole professionnelle de filles de la rue de Poitou, à Paris. — Ecole professionnelle de la chambre syndicale de la bijouterie-imitation, Paris. — École professionnelle de la chambre syndicale de la bijouterie, orfèvrerie et joaillerie,' à Paris. — École professionnelle de la chambre syndicale des fabricants de bronze, à Paris. — Ecole professionnelle de la chambre sydicale du papier et des industries qui le transforment, à Paris. — Ecole profesionnelle des tailleurs, à Paris.
- Huet. Pays-Bas.
- Institut commercial et industriel de Lisbonne. Portugal. — Institut industriel du nord de la France.
- — Institution Livet, à Nantes.
- Léautey. — Lycée des Arts et Métiers de Rio de Janeiro. Brésil.
- Manual Training school (Philadelphie). Etats-Unis.
- — Manual Training school (Saint-Louis). Etats-Unis. — Massachussets, institute of Technologie (Boston). Etats-Unis.
- Orphelinat israélite de Neuilly. — Orphelinats de Santa Isabel à Pernambuco et de N. Senora de Esperança à Bahia. Brésil.
- Patronage des apprentis tapissiers, à Paris —Patronage industriel des enfants de l’ébénisterie de Paris.
- Société des anciens élèves des écoles d’arts et métiers. — Société industrielle d’Amiens. — Société industrielle d’Elbeuf. — Société industrielle du nord de la France. — Société industrielle de Saint-Quentin. — Société philomatique de Bordeaux.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Académie professionnelle, de Genève. Suisse. —
- Aussel.— Asociation de Jngeniros industriales-de Barcelona. Espagne.
- Conventz. —Cooper Union, New-York. Etats-Unis.
- — Cours gratuits commerciaux du Grand-Orient de France, — Cours professionnels de l’Association philotechnique. — Cours professionnels de l’Association polytechnique. — Cours professionnels d’apprentis de la Compagnie du chemin de fer du Nord. — Cours professionnels de lai Chain-, bre syndicale des entrepreneurs de couverture et de plomberie de Paris. —Cours professionnels de la chambre syndicale, des ouvriers . plombiers, couvreurs, zingueurs, à Paris. — Cours professionnels de la chambre syndicale des ouvriers en voitures, à Paris. — Cours professionnels de l’U1 nion française et de la jeunesse. — Cours-professionnels de l’Union centrale du commerce et de l’industrie, à Paris. — Cours professionnels de Qevallois-Perret.
- Desforges.
- Ecole professionnelle de l’Etat de San Louis de Potosi. Mexique. — Ecole des arts et métiers de Morelia. Mexique. — Ecole d’ameublement de la ville de Paris. — Ecole -professionnelle de l’Est. Nancy. — Ecole professionnelle de dessinateurs-lithographes de Paris. — Ecole professionnelle de Choisy-le-Roi. — Ecole professionnelle de chapellerie de Meaux-Villenoy. — Ecole professionnelle de la rue Bossuet. Paris. — Ecole professionnelle des jeunes filles de Tokio. Japon. — Ecole typographique Gutenberg. Paris. — Ecole des arts industriels de Harlem. Pays-Bas. — Ecole des métiers de Leyde. Pays-Bas. — Ecole de chimie industrielle de Lyon. Ecole de fabrique de Nîmes. — Ecole de filles de Zurich. Suisse. — Ecole gratuite de comptabilité de la municipalité de 1er arrondissement de Paris. — Ecole professionnelle industrielle et commerciale de Versailles (ancienne-institution Bertrand). —- Ecole israélite du travail. Paris. —Ecole industrielle de Saumur. —Ecole manufacturière cTElbeuf. — Ecole des machinistes d’Amsterdam. Pays-Bas. — Ecole pratique de commerce et de comptabilité Pigier. Paris. — Ecole primaire supérieure et d’apprentissage de jeunes filles du Havre. — Ecole primaire supérieure et professionnelle de filles de Bléneau, Yonne. — Ecole gratuite professionnelle centrale des métaux précieux et artistiques et'des industries d’art. Paris. — Ecole professionnelle de filles de Santiago. Chili. — Ecole professionnelle de la rue Ganneron. Paris. — Ecole municipale professionnelle de Reims. — Ecole professionnelle de Fiers.
- Free Evening industrial Draving School (Boston, Etat de Massachussets). Etats-Unis.
- Guillon fils.
- Institut commercial de Paris. — Institute del formante del trabajo nacional. Espagne. — Institution des jeunes aveugles des Pays-Bas. Pays-Bas.
- Lambert (Mlle Gabrielle). Belgique. — Leduc. Martin, M., du Havre. — Martin, Ph. de, Paris. — Monduit.
- Reibert. — Roret.
- Simon, Alexandre. Belgique. — Société des ateliers d’aveugles à Paris. — Syndicat du matériel et du . mobilier d’enseignement, à Paris. — Société industrielle Y Emulation dieppoise, — Société d’instruction professionnelle de carrosserie, à Paris.
- — Société libre d’émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure, à Rouen. — Société pour l’instruction élémentaire de Paris. — Société mutuelle de prévoyance des employés de commerce du Hâvie. — Société du travail de temps perdu. Norvège. — Slevens institute of technology. Etats-Unis.
- Tecnicum de Wintherthur.' Suisse. — Tissot. —
- ’ Torrents y Monner, Antonio. Espagne.
- University of lllinois-Champaigne. Illinois.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Alabama Polytechnic Institute. Etats-Unis.
- Badoux. — Barbieux-Delahens. — Ben Tayou. — Bonnot.
- Ecole professionnelle Joulia, Bordeaux. — Ecole professionnelle de Troyes. —• Ecole de filles du Locle. Suisse. — Ecole professionnelle pour l’in-, dus trie dans le ménage. Pays-Bas. —• Ecole pro-. fessionnelle pourlapeinture. Pays-Bas.— Eserski,.. Théodore. Russie.
- Institut polyglotte.
- Lehigh University. Etats-Unis.
- Montupet.
- Noyom
- Orphelinat municipal de Saint-Denis.
- MENTIONS HONORABLES
- Archambault. — Association philotechnique, de St-. Ouen.
- Ecole des arts de Puebla. Mexique. — Ecole du pénitentier de Malduro. Mexique. — Ecole professionnelle de Saint-Chamond, Loire. — Ecole professionnelle de Fourmies, Nord.
- Ijedent, Jean. Belgique.
- Massart, Emile. Belgique. — Michaux,. Edouard. -Belgique. — Michotte.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Péconnet.
- Reuille, Elie. — Renaud.
- Société d’apprentissage de jeunes orphelins, Paris. — Stenhower.
- Classe 9. — Imprimerie et Librairie
- • GRANDS PRIX
- Belin et fils, Ve Eugène. France.
- Cenlary Company (The). Etats-Unis. — Clarendon Press and Oxford University. Grande-Bretagne.
- Falk, Th. Belgique.
- Imprimerie nationale de Lisbonne. Portugal.
- Lahure, Alexis, Société anonyme de l’imprimerie générale.
- Masson, Georges.
- Plon, E. Nourrit et Ce.
- Quantin (Maison).
- Ville de Paris (Service des travaux historiques).
- MÉDAILLES D’OR
- Alcan, Félix. — Appleton, 1)., and Co. Etats-Unis.
- Baillière, J.-B., et fils. — Baschet, Ludovic. — Berger, Levrault et Ce. — Bourlard, Louis. Belgique. — Roussod, Valadon et Ce. .
- Chaix, Société anonyme. — Chardon, Charles, — Conquet, A.-Léon. — Constantinidès, A. Grèce.
- Danel, L. — Doin, P.-Octave. — Dupont, Paul.
- Enschedé et fils, Joannès. Pays-Bas. — Eyre et Spottiswoode. Grande-Bretagne.
- Gerlach et Schenk. Autriche-Hongrie.— Godchaux. Al'ph. —Gounouilhou. — Gouvernement de Monaco. Monaco.
- Hérissey. — Houghton. Miflin and C°. Etats-Unis. — Huber. Suisse.
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- lvolfi’ et Cie. Pays-Bas. — Kouchnereff et Cie. Russie.
- Larcier, E. Belgique. — Larose et Forcel. — Lau-rens, Henri. —La Tribuna (direction du jour-*
- ~~ nal). Italie. —Lecène et Oudin. — Lemale et Cp-..
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- LA BOURSE
- Le marché a beaucoup d’entrain. C’ëst bien la vraie reprise des affaires. Elle débuté d’ailleurs par rémission d’un emprunt brésilien 4 0[0 de 20 millions de livres s ter- ' ling (500 millions de francs) pour la conversion des emprunts 5 0p) de 1865, 1871, 1875 et 1886, qui ont déjà dépassé lé pair. Les deux derniers sont cotés à Paris au-dessus de 104. Le nouvel emprunt est émis à. U). Les porteurs de 5 0J) ont le privilège de souscrire en litres,, avec irréductibilité et bénéficient d’une prime en especes de 12 1[2 OpO. Ceux qui ne profiteront pas- de leur- droit de souscription ne toucheront pas la prime et seron1 remboursés au pair. La souscription, ouverte chez AIAI. de Rothschild frères, sera close le 9 octobre.^
- La Rente s’avance à 87.22 et le 4 lp2 à 105.32. Cependant l’Amortissable est plus calme à 90.50. L’Italien faiblit à 92.97. L’Extérieure se tient à 76. L’Egyptienne unifiée s’avance à 466.50. La Banque de France monte à 4250. Le Crédit foncier est à 1310.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidüla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, 1a. gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que Forchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Dimanche 6 Octobre 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Sey.moor Wade, Blomfield üouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à. l'intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière Heure. — Départ des Sénégalais. — Echos. — Le Banquet Brésilien. — L’artillerie à l’Exposition. — Liste des ascensions à la Tour Eiffel. —Liste des Récompenses (Suite). — La Bourse. — Annonces et réclames.
- Le Bulletin Officiel publie la liste des ascensions à la Tour Eiffel (voir la page 4).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 2
- CHRONIQUE
- L’actualité commence à devenir quelque peu rare dans l’intérieur de l’Exposition : plus de visites présidentielles, plus d’hôtes exotiques, plus de cérémonies, ni de fêtes; les récompenses sont distribuées.
- Adieu paniers !
- Vendanges sont faites !
- Mais il reste une question capitale, et même brûlante, c’est toujours la question des récompenses et la question des mécontents.
- Nous avons publié le texte de la circulaire officielle, adressée par l’administration aux exposants.
- 11 importe de mettre à côté de cette circulaire les résultats d’une petite enquête faite parmi les exposants.
- Les exposants, avec qui un de nos confrères et nous même avons causé, reprochent au Jury deux choses: de n’avoir pas toujours possédé une connaissance assez approfondie des spécialités qu’il était appelé à juger et de s’être souvent laissé influencer par les effets de l’étalage, par le-côté mise en scène, plutôt que par le mérite réel des objets exposés.
- Ce sont là, évidemment, des griefs inhérents à la nature même des choses, et aucun Jury d’Exposition ne peut se flatter d’avoir échappé à ce genre de reproches : la perfection n’est pas de ce monde, et le Jury qui trouverait moyen de satisfaire tout le monde, n’est pas encore inventé.
- Nous avons tenu cependant à entendre à ce sujet les explications de l’Administration, et voici à peu près ce que l’un des commissaires généraux nous a répondu :
- C’est généralement la petite industrie qui se plaint, mais, à moins de récompenser tout le monde, il ne pouvait guère en être autrement.
- En effet, pour agir avec équité on s’est efforcé de faire des catégories et on a compris dans chacune de ces catégories des objets dont l’industrie productive s’appliquait à une même matière première ou à des matières premières similaires.
- . Mais il était impossible d’aller plus loin.
- Ainsi, un exemple entre mille : un fabricant d’abat-jour peut être -un spécialiste hors pair ; il a été cependant impossible de créer une classe spéciale pour les abat-jour, qui sont compris dans la papeterie: or, il est indéniable qu’aucune comparaison ne saurait être établie entre un grand fabricant de papier et un fabricant d’abat-jour; ce dernier ne peut donc prétendre à la récompense suprême et doit se contenter d’une médaille.
- En ce qui concerne la compétence et l’impartialité des jurys qui a été discutée, il y a deux réponses à faire :
- Par leur essence même et leur exclusion de toutes récompenses, les membres des jurys sont au-dessus de toute suspicion.
- D’autre part, toutes les fois qu’un Jury ou des exposants ont estimé que les jurés n’avaient pas pour certains cas particuliers la compétence voulue, ils ont demandé l’adjonction d’associés-experts dont la nomination n’a jamais été refusée.
- Enfin, en ce qui concerne le Jury supérieur, ce dernier a été saisi de deux cas particuliers : il a eu cf abord à décerner certaines récompenses sur lesquelles des jurys de groupes ne s’étaient pas crus autorisés à statuer, telles que celles qui concernaient les grands gouvernements étrangers, les administrations publiques, les collectivités uninominales; il a enfin fait,.en second
- lieu, examiner par délégation beaucoup d’objets exposés par des étrangers, qui avaient échappé à l’examen du jury par suite de l’imperfection inévitable du catalogue.
- Et, maintenant, espérons que l’incident est clos.
- #**
- Comme physionomies de visiteurs, il y en a de curieuses à dessiner dans cette arrière-saison.
- Pour les Parisiens, retour des bains de mer ou delà campagne, c’est comme un renouveau. Ils ont quitté le Champ de Mars pour les bords de la Manche ou de l’Océan, au moment où le grand soleil flamboyait sur les palais de l’Exposition, allumait les ors, faisait rutiler les rouges et pâlir les bleus.
- Ah ! le décor est bien changé ; au-dessus du Champ de Mars, ne plane plus le ciel implacablement pur que nous avons eu pendant plusieurs mois ; ce. n’est plus cette chaleur étouffante qui vous chassait des galeries, et qui, une fois dehors, vous forçait à vous installer à une table de café pour calmer votre soif.
- Maintenant, c’est un ciel délicat, mouillé et mélancolique qui semble pleurer à l’idée de ce qui va finir. Le sol devient boue et vous prend aux pieds, faisant un dernier effort pour retenir exposants et visiteurs, sur le point de l’abandonner.
- A côté des Parisiens qui viennent une dernière fois dans la grande enceinte, il y a les ruraux retardataires, qui ont longtemps hésité à se mettre en route. Ce sont, dit très-bien un de nos confrères, des timides, des prudents; ils ont voulu s’assurer, par le récit de leurs voisins plus pressés que « vraiment, vraiment » cela en valait la peine.
- Ils ont longtemps soupesé le bas de laine et ont fait sonner, un à un, les gros écus qui servent à la dépense. Enfin ils sont venus, parce qu’il faut pourtant avoir vu cela.
- Les voilà ; ils sont cent mille, deux cent mille; en bonnet rond, en cornette, en casquette, en sarrau couvrant la vieille redingote de noces, roussie par le temps. Et ils vont, silencieux, ébaubis; ils ne croyaient pas tout de même que c’était si grand que cela. Ils réfléchissent, -supputent, ne comprennent pas la moitié des choses qu’ils voient, mais devinent que c’est admirable et se sentent chatouillés dans leur vanité de Français.
- De sorte que l’Exposition aura passé par les trois grandes phases des trois saisons : au printemps nous avons eu le high-life, débordant de vie et d’élégance; l’été, les bourgeois et leur lignée de collégiens ; voici l’automne avec ses paysans et ses paysannes en robes sombres, en bonnets blancs, le nez pointu, l’œil rond ; ce n’est pas beau... beau, mais,— ne rions pas,— ces pavsans-là ont fait la richesse de la France; c’est bien le moins qu’ils viennent voir, eux aussi, le spectacle de sa prospérité.
- DERNIÈRE HEURE
- Réception officielle
- Le président de la République a reçu ce matin, avant le conseil, le général Floresco, président du Sénat roumain.
- Charité russe
- Le commissaire général russe à l’Exposition universelle a remis au chapelain de l’église russe, M. Tachaloff, pour être distribuée aux pauvres, la somme de 1,710 fr., montant des cotisations versées par les membres du comité et
- les exposants de la section. Cette somme devait être primitivement affectée à l’organisation d’un banquet qui devait être donné à l’occasion de la fête nationale russe. Les souscripteurs ont préféré en consacrer le montant à des œuvres de charité.
- Accidents
- Jeudi, à deux heures de l’après-midi, Mme Colin, demeurant rue de Belzunce, 24, est tombée subitement près la porte Rapp, prise d’une crise d’asthme. Conduite à l’ambulance, elle a reçu les soins du docteur Jamet, et a été transportée ensuite à l’hôpital Lariboisière.
- Un garçon attaché à un des restaurants du Champ de Mars, nommé Jean-Marie Bariteau, a été pris jeudi soir, à cinq heures, de convulsions et est tombé évanoui. Transporté à l’ambulance de l’avenue de La Bourdonnais, il y a reçu pendant une heure les soins les plus empressés, mais n’a pu reprendre connaissance. On a dû le conduire à l’hôpital Necker.
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- LE DÉPART DES SÉNÉGALAIS
- Les bons Congolais sont partis depuis trois semaines. Et là-bas, sous les grandes nuits étoilées d’Afrique, ils content à leurs amis, à leurs parents, à leurs enfants, les merveilles du pays des blancs.
- Si M. Eiffel pouvait écouter aux portes, il apprendrait que sa tour est plus haute que les nuages et qu’elle a des milliers de mètres de hauteur. Je voudrais bien connaître les broderies d’imagination dont les bons Congolais ornent le récit de leur séjour sur les bords de la Seine.
- Les Congolais sont chez eux. Les Sénégalais vont s’embarquer mardi prochain à Marseille. Eux aussi vont raconter tout le long du grand fleuve les merveilles de l’Exposition et répandre l’idée de la grandeur et de la puissance de la France.
- Bon voyage aussi, à ces excellents Sénégalais, auxquels le Bulletin officiel consacre aujourd’hui trois gravures.
- 2i3î G KE «O S
- Nos liôteis
- M. Castelar est arrivé hier soir à Paris par le train rapide de Bordeaux. Son arrivée a été presque une surprise, et seul son ami intime, M. Cal-zado, l’attendait à la gare.
- L’éminent orateur, qui est toujours en deuil, désire éviter les fêtes, les réceptions et visiter tranquillement l’Exposition, dont il s’est fait l’ardent champion. Cependant, il lui sera assez difficile de vivre à l’écart, l’hôtel de M. Calzado, où il est descendu, étant depuis quatre jours assiégé par les visiteurs qui-viennent déposer leur carte.
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- Lady Litton, femme de l’ambassadeur d’Angleterre à Paris, a fait hier matin, accompagnée de sa fille, lady Emily Lytton, l’ascension de la Tour Eiffel.
- Avec elle se trouvaient S. Exc. sir Augustin Pa-get, ambassadeur d’Angleterre à Vienne; lord et lady Wantage, M. H. Barclay et sa famille, et quelques amis.
- Au registre du ” Figaro de la Tour ”
- Commandant G. Escudier : comtesse Amicie de Larderel, de Florence; Constantin Uiesco,rédacteur à la Liberté roumaine, de Bucharest ; comtesse Blanche de Mirafiore, de Florence ; M. Kolkmann, député; M. G. de Zimmermann, lieutenant de vaisseau .de la marine impériale russe. ^
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- L’Exposition de Toulon
- L’Exposition universelle n’est pas encore finie et déjà des expositions partielles se préparent sur divers points de la France.
- C’est ainsi qu’un comité d’initiative vient de se constituer dans le bat d’organiser, en avril 1890, à Toulon, une « exposition d’hygiène, de sauvetage et de prévention des accidents. »
- Cette exhibition coïncidera d’ailleurs avec le cinquième congrès de sauvetage qui se tiendra dans cette* ville, ainsi que l’a décidé le congrès du Tro-cadéro.
- Le produit de l’exposition de Toulon est destiné à être réparti, api’ès prélèvement des frais, entre les institutions charitables qui auront prêté leur concours à l’œuvre projetée..
- Le président du comité est M. Roche, avocat à rIoulon; le secrétaire général, M. l’ingénieur Emile Cacheux, qui a rempli les mêmes fonctions au dernier congrès de sauvetage.
- La famille Edison
- Les Edison sont originaires de Hollande où ils étaient meuniers de père en fils, lorsque le dernier émigra en Amérique vérs 1730.
- La longévité est exceptionnelle dans la famille. L’arrière-grand-père du célèbre inventeur est mort à cent deux ans et son grand-père à cent trois. Son père, qui vit encore et porte allègrement ses quatre-vingt-cinq ans, est d’une vigueur peu commune. 11 a six pieds et deux pouces.
- Tramé par des chiens
- M. Francis Nautet, littérateur belge, parti de Bruxelles dans une charrette attelée de deux chiens, vient d’arriver à Paris. Son voyage a duré sept jours.
- Au cours de sa promenade fantaisiste, M. Nautet a rencontré quelques obstacles qui ont retardé son arrivée, notamment un incident que son passage a soulevé à Louvroil (Nord).
- JDans cette localité, le maire, s’appuyant sur la loi Grammont, refusa de laisseP l’excursionniste continuer son voyage s’il ne changeait pas de moyen de locomotion. Le voyageur eut alors une idée originale. Il mit ses chiens dans sa voiture et la traîna jusqu’à la limite du territoire de la commune.
- Parvenu ainsi hors de la juridiction du maire de Louvroil, M. Nautet remis ses chiens à l’attelage et poursuivit sa route en ayant soin d’éviter autant que possible les villes.
- De Gompiègne, l’excursionniste télégraphia à des amis, à Paris, qui sont allés l’attendre en grand nombre sur la route au moment indiqué par lui, pour son arrivée. M. Nautet compte effectuer son retour avec le même moyen de transport.
- LE. BANQUET BRÉSILIEN
- Hier soir, un grand nombre de Brésiliens, de Français et de Portugais ont offert au vicomte de Gavalcanti, sénateur, commissaire général du Brésil à l’Exposition, un banquet d’adieu. Parmi les convives :
- MM.Guillaume, Daubrée, Charcot, Levasseur, membres de l’Institut; le comte d’Ormesson, Parmentier, chef du cabinet du président du Conseil, représentant M. Tirard ; le personnel de la légation et du consulat du Brésil ; Pinlieiro Chagas, ancien ministre de la marine, en Portugal : Eça de Lueiroz, le grand écrivain portugais; les vicomtes d’Azevedo Ferreira et de Santa-Victoria ; les barons de Rio Branco, de Tufïe, de Marajo, le général Ancora, baron de Albuquerque, baron de Estrella, etc.
- Avant le dîner, M. d’Ormesson, au nom du ministre des affaires étrangères, a présenté au vicomte de Cavalcanti le brevet et les insignes de grand-officier de la Légion d’honneur, en le remerçiant des services éminents rendus par lui dans l’organisation de l’exposition du Brésil.
- Le commissariat général à son tour a offert à son président un beau bronze de Mercié.
- Au dessert, plusieurs toasts ont été portés M. Lourdelet a salué M. de Cavalcanti au nom de tous les collaborateurs de l’exposition brésilienne; les trois membres de l’Institut présents ont fait ressortir les progrès réalisés par le Brésil sous le règne de Dom Pedro II, dont chacun d’eux a esquissé la grande figure. M. Pi-nhero Chagas, dans une improvisation chaleureuse, s’est affirmé orateur de premier ordre, parlant notre langue avec une pureté et une éloquence merveilleuse,
- M. de Sant’Anna Néry, qui avait bu à la santé des nombreux savants français amis du Brésil, a terminé le banquet en résumant, comme il le disait, le sentiment de toutes les personnes présentes, dans ce cri : « Vive la France! »
- L’ARTILLERIE A L'EXPOSITION
- Nous devons à l’un des officiers les plus distingués de l’armée belge, au - lieutenant d’artillerie J. Malengreau, un très beau volume qui a été édité à Bruxelles et qui porte ce titre : Y Artillerie à V Exposition de 1889.
- Cet important ouvrage, appuyé par un très grand nombre de. planches techniques bien gravées, laisse de côté l’exposition de la guerre et de la marine, qui, en réalité n’est que la représentation des types connus et réglementaires, qui ne présentent d’autres perfectionnements nouveaux, que ceux qui ont pour but ou pour effet de limiter le recul.
- Plus avisé, M. le lieutenant Malengreau s’est appliqué à étudier et à décrire les expositions des usines privées françaises qui ont quitté les régions réglementaires pour traiter et résoudre les questions d’artillerie les plus variées. Le résultat de l’ensemble de ses observations est pour faire le plus grand honneur à la métallurgie française. M. J. Malengreau est surtout un ami de la France.
- Alors que la Belgique était engagée avec l’usine Krupp, alors que l’industrie française était calomniée en Europe, M. Malengreau a élevé la voix, et, avec l’autorité que donnent la conscience et la foi, il a déclaré hautement, et le premier, que le canon de Bange était supérieur au canon de M. Krupp. En outre il met en lumière le système du gouvernement français, qui consiste à répartir les commandes du matériel entre toutes les usines du pays, se réservant bien entendu, la faculté de lui faire subir les épreuves réglementaires.
- Ces appréciations, venant d’un officier compétent, eurent le plus heureux effet pour la France, notre industrie prit un essort presque immédiat et, aujourd’hui la fourniture du matériel de guerre n’est plus exclusivement l’apanage de la maison d’Essen.
- Aussi, appréciant comme il convenait les services rendus, le gouvernement accorda la croix de la Légion d’honneur au lieutenant belge, cette récompense honore les deux pays.
- ADIEUX DES SÉNAGALAIS
- Les indigènes du village sénégalais'de l’Esplanade des Invalides ont été reçus mardi matin, par le président de la République, auquel ils venaient faire leurs ndieux.
- Le commandant Noirot, qui les conduisait, a fait part à M. Carnot d’un acte tout à l’honneur des Sénégalais. Le ministère avait récemment mis à la disposition de ces derniers une somme qui devait les mettre à même avant leur départ de visiter les environs de Paris. Mais aussitôt qu’ils apprirent la mort du général Faidherbe, en quelque sorte le créateur du Sénégal français, ils résolurent spontanément de consacrer l’argent destiné à la promenade, à l’achat d’une couronne qu’ils portaient hier aux funérailles.
- Le président de la République, qui a été très-touché de ce fait, a exprimé au nom de la France, sa sincère reconnaissance aux Sénégalais et leur a souhaité un excellent voyage.
- Les Sénégalais devaient quitterParis demain, mais, la place manquant sur le paquebot de Bordeaux, ils ne se mettront en route que mardi prochain et iront s’embarquer à Marseille sur un vapeur faisant le service du Congo.
- A propos des Sénégalais, disons que leur exposition compte cent vingt-cinq récompenses ; le roi Dinah-Salifou notamment, a obtenu une médaille d’or.
- En outre, plusieurs distinctions honorifiques ont été données; citons, la croix de chevalier du Cambodge au bijoutier artiste Samba-Cambé et au jeune Bouboie, qui a été un précieux collaborateur pour le commandant Noirot, dans l’organisation du pittoresque village sénégalais.
- LES ASCENSIONS A -LA TOUR
- A PIED
- Montée au fer étage, par d’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du fer aie fie étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au fer étage, par les piles Est et Oues™
- Descente du fer étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au fie étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du fie étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
- VIENT DE PARAITRE
- L'Esplanade des Invalides et la rne fln Caire
- ALBUM ILLUSTRÉ ET COLORIÉ Contenant tous les types exotiques réunis à VEsplanade des Invalides et dans la rue du Caire
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LES LISTES DES ASCENSIONS
- À LA TOUR EIFFEL
- Autant les quatre premiers mois furent pleins de charme pour les rédacteurs et les imprimeurs du Figaro de la Tour, autant, le jour se levant tard et les matinées devenant glaciales, l’œuvre devenait pénible. Monter là haut à six heures du matin, en plein jour et en plein soleil, c’était un vrai plaisir. Maintenant il fait encore nuit à l’heure ou le compositeur devrait gravir les escaliers qui mènent au second étage, et le vent est glacial. L’imprimerie du Figaro de la Tour ne pouvait donc pas doubler le cap de septembre.
- Soucieux, avant tout, de la santé des vaillants collaborateurs et de la courageuse équipe qu’il avait envoyés en éclaireurs vers la région des nuages, le Figaro a sagement fermé son imprimerie aérienne au moment où la bise commençait à chanter faux dans les entretoises de la Tour.
- Le bureau du Figaro de la Tour n’est pas fermé pour cela; et le registre sur lequel s’inscrivent les ascensionnistes reste ouvert à tous.
- Par un accord intervenu entre le confrère d’en haut et le confrère d’en bas, c’est le Bulletin officiel de l'Exposition qui se charge de publier les signatures et les réflexions apposées sur les registres du Figaro de la Tour.
- De cette façon, les visiteurs trouveront dans le Bulletin Offciel, le lendemain de leur ascension, la constatation de leur passage à la seconde plate-forme de la Tour-Eiffel au bureau du Figaro.
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- LISTE DU 4 OCTOBRE
- Constantin Iliesco, rédacteur du journal La . Liberté Roumaine de Bucaresth.
- Joseph. Yainson, négociant à Nancy, rue Stanislas, 21.
- Ferdinand Zaharoff, strada Càmàrasului, 7. Roumanie. Giurgiu.
- S. Huchette, rue Sainte-Catherine, 43. Nancy.
- Bruneau, abonné, Crécy-en-Brie.
- Juliette Soudier, Meudon.
- Albert Soudier, Meudon.
- E. Eymond, président du syndicat des sociétés musicales de France.
- J. Rival. Agen.
- Gaston Sabatier. Agen.
- Y. Henri Mouchanol.
- Victor Antinesco, magistrat, Buzeu, Roumanie.
- Dr Frédéric Kratter. Czernowitz.
- Cornel Mikoiajewicz. Soutry.
- José Arthur de Murinelly-Brasil. Rio de Janeiro.
- Dona Joaquina de Murinelly de Rio de Janeiro. Brazils.
- Mario Baroggi.
- Lago Maggino. Italie.
- Alexandre D. Pacleano, propriétaire de Buzeu. Roumanie.
- Balasa-Grigore, Statesco, Buzeu, Roumanie.
- Le capitaine Benone Anastasiu, Buzeu, Roumanie.
- Masinca B. Anastasiu, Buzeu, Roumanie;
- Georges J. Anastasiu, Buzeu, Roumanie.
- Jean Tabora de la Bucovine en Autriche, hôtel d’Espagne, rue Taitbout, 4.
- Casimir Bohdanowicz de la Bucovine en Autriche, hôtel d’Espagne, rue Taitbout, 4.
- Pierre Altkoff, hôtel des Pays-Bas, 32, Paris.
- Je salue mes amis et connaissances. — François Hubert, Strasbourg.
- Gombley, Toulon.
- Juan Yrazuota, fabrica de papel « La Confianza » Guipuzcoa, Tolosa, Espagne.
- Rose Epostein, Lemberg.
- Philippe Epstein, imp. roy. lieutenant. Yaros-lau.
- Je -voudrais avoir le talent d’un Victor Hugo, pour exprimer mon admiration pour l’œuvre de M. Eiffel. — Pierre Abat, Amsterdam.
- Bernard Spanyaard. Amsterdam.
- Marcel Pommeau, rue d’Allemagne, 168, Paris.
- R. Avrignon, vétérinaire, aux Moutiers-sur-le-Lay, Vendée.
- Bonjour à toute ma famille. — Augustine Gaillard, Paris.
- Cécile glace, Paris.
- Mme veuve Chanson.
- Mme Eugène Vignal.
- M Albert Vignal, Marseille.
- E. Chollet, Nantes,
- Max Stern de Vienne (Autriche), salue ses-bons Viennois.
- Dr Hemann von Sottschall, Leipzig.
- Mme Adrien Berger, Lyon.
- Félix Berger, ingénieur, Moirans, Isère.
- J. H. Tardieu, Marseille.
- Salzmann (hôtel Jacob), rue Jacob.
- Raymond Caressa, Nice.
- A. IJaranger, Paris.
- A. Chelle, Bordeaux.
- Mes amitiés à la famille.
- Pegard, à Châlons.
- H. Schutte, Rouen.
- Ruelle, Ernest, maître mécanicien de la marine. Edmond Ruelle.
- Mme Edmond Ruelle.
- L. Raes, Bruxelles.
- MmeE. Lambert, Paris.
- - Mme Prieur, à Dieppe.
- Mme C. Olivier van Delden, Amsterdam.
- J.-J. Olivier, Amsterdam.
- Carlos-Henrique Fonseca, Lisboa.
- P. Lebas, maréchal des-logis, 9e dragons, Provins.
- François Scholler, Vienne (Autriche).
- Berthe Lassailly, Joinville-le-Pont.
- Mme Genoux, Joinville-le-Pont.
- M. de Renémesnil, de Caen.
- Mme de Renémesnil.
- Blanche Fénin.
- Naulotpère, instituteur retraité, officier d’académie.
- Adam Braunschvveig, de Varsovie.
- Un abraco aos meus amigos de Portugal.
- Arnaldo Metello pe Liz Peixeira Delegado do Procurador Regio Beja, Portugal.
- Raffaele Carducci.
- Albert Courcy. Leuilly-sous-Coucy-le-Château (Aisne).
- Dr Ferne-Edwards, London.
- A. Ferne-Edwards, Sulze-Hill, London.
- J.-J. Flary, London.
- Aug. Cambon, Paris.
- Jules Cambon, Sumène, Gard.
- Marie-Louise Ytier, Marseille.
- J. Ytier et L. Ytier, Marseille.
- Alexandre et Fanny Braun, Bruxelles.
- Josef Polke, Wien.
- Collet, Caporal au 54e de ligne.
- E. Bienn-Hyolle, Aubervilliers.
- Grosjean, Milan.
- Brunet Adeo, Paris.
- Henriette Bienne, Aubervilliers.
- E. Taurines, Bombay.
- Matheus Augusto Ribeiro de Sampaio.
- Morio Augusto de Sampaio.
- Voyager c’est bon, mais le monde est déjà bien petit. — Matheus de Sampaio.
- Vicomte Clément de Maugny, à Paris.
- A. Trinquet, avocat, Douai.
- J. Servos, Crefeld, Allemagne.
- Madeleine Bry, Gagny, Seine-et-Oise.
- Madame Bry. Gagny, Seine-et-Oise.
- Léon Bry, Gagny, Seine-et-Oise.
- Th. Buquet, Toulouse.
- Itho de S. Thomé. Afrique portugaise.
- Clara Meunier, Mondorf-les-Bains. Luxembourg. Louise Pieau, Paris.
- Albert Allard, à Mortagne, Orne.
- John Fisher, 15, ChurchRoad, Willesden, London. Emily C. Fisher, Willesden, London.
- Esther Meredith, Southsea.
- Herbert Fisher, London.
- John E. Erskine, Ryde.
- Henry Lurion de Bagdad, de Vienne (Autriche), Wenngate, III.
- Haran H. Gareh, Bassorah.
- Moschi Lurion, Wienne.
- Gloire au génie français. — Pawien.
- Noël, Justin, de Nancy.
- A. Vercruysso de Patin, Courtrai.
- G. Goethals, Courtrai.
- M. Vercruysse van der Straeten, Courtrai.
- Albert Vercruysse, Courtrai.
- Armand Verte, Courtrai.
- Charles Goethals, Courtrai.
- Bayle, receveur des finances, Ribérac.
- Docteur Saint-Ange Davillé, à Saint-Michel. (Vendée).
- Commandant G, Escudier.
- Jane de Bassompierre.
- Comtesse Amicié de Larderel. Florence.
- E. Parisot, Marie, Le Révérend.
- Mlle Louise Charnay, Vichy,
- Comtesse Blanche de Mirafiore, Florence.
- Hans de Pfeyffer Altislofen, Lucerne.
- Gustave Zehnder. Wohlen (Suisse).
- Ch. Noblée, architecte, à Tourcoing (Nord). Mathilde Noblée, à Tourcoing (Nord).
- Paul Behaghel Massiet du Biest, à Bailleul(Nord). Jeanne Behaghel Massiet du Biest, à Bailleul (Nord).
- Rizzoleo Guiseppe, Intra (Italie).
- Bertarelli, Marie, Intra (Italie).
- Albert Bourjalliat.
- Edmond Logeât, avenue de Baz, 114,
- Vive l’Harmonie lyonnaise! — Bourgeaux.
- Vive ma belle-mère! — Bourgeaux.
- Mme Bonnet et M. R. Bonnet, architecte ingénieur.
- Auguste et Ernest Bonnet. Marseille.
- Kolkman, député. La Haye.
- J. Frits, M.-J. Kolkman. Dordrecht. Hollande.
- Ce n’est pas les Alpes, mais c’est beau quand même. L’œuvre de l’homme est digne de celle de la nature.
- Joséphine Honnorat-Bastide.
- Honnorat-Bastide.
- Le lieutenant Saint-Martin.
- Carlos Faës. Alicante.
- Vincente Laforga.
- Francisco Baeta Dias. Lisboa.
- Edmond Hugues. Anduze.
- Emmy Hugues. Anduze.
- Antoine Desthieux de Salles.
- Julien Levy. Nancy.
- A. Lévy. Nancy.
- E. Bonnet. Saint-Maixent. Deux-Sèvres. Mirvault, négociant. Villiers-St-Georges (Seine-et Marne).
- Isidore Ernult. Paris.
- Louis Picher. Paris, 87, avenue Malakofï. Sourdon. Paris, 110, avenue Victor-Hugo.
- Bonne fête. — Labey.
- Thesin, G.-G.
- A.-S. Georges. Brighton. Angleterre.
- Bonnal. Morlàas. (Basses-Pyrénées).
- Alberto de Brocena.
- Achusi. Bilbao.
- Santiago de Brocena. Bilbao.
- G. de Zimmerman, lieutenant de vaisseau de marine impériale russe.
- Mme veuve Aury-Sabouré, de Vouvray (Indre-et-Loire.
- G. L., Besso, Manchester.
- Georges Croizet, St-Même, Charente.
- G. -A. Scheid, Wien.
- MM. A. Cunningham Anderson, Glascow. Auguste Heller, Zurich, Suisse.
- Lambert Keller, Berne, Suisse.
- Léon Croizet et sa famille.
- Louis Dorche, Perpignan.
- M. et Mme Bardou, Marseille.
- Comte Léon Vaillant de Barjols, Marseille.
- M. Clergeot, Everly, Seine-et-Marne.
- Char ton, Troyes.
- Mme A. Pavy, Paris.
- Cesare Pozzi, joaillier, Milan.
- Julia Moulin, Paris.
- Angèle Hoyen, Vouvray.
- J. Lafond, Rouen.
- Marguerite, Lafond, Rouen.
- Mlle Marthe Allard, à Mortagne (Orne).
- M. Gabriel, Louis, rue Carterie, Nantes.
- Mme Adrienne N.
- H. Grégoire, 224, boulevard Saint-Germain. Charles Münch, Strasbourg.
- Léon Münch, Gennevilliers (Seine).
- Charles Auger, conducteur des travaux à la Cie des chemins de fer du Midi, 162, rue de Bègles, Bordeaux.
- Alexandre Vajda et Flora Vajda, Szegedin, Hongrie.
- Godefroy et Jeanne Meyer, A.arbourg (Suisse). Aman, Munich.
- Graf, Munich.
- L. Thireau, Chisseaux (Indre-et-Loire).
- Mme E. Schenker,. née Ghabert et E. Schenker, Blida (Algérie).
- Giovanni Lami, Pisa.
- Gaston Aunay, Gacé (Orne).
- Alfred Marre, Paris.
- Adolphe Grateau, Paris.
- Octave Besnard, Tours.
- Georges Gaillard, Beauveaux (Aisne).
- Marie Cerisier, Coutainville-les-Bains (Manche).
- J. Guidon, Rosporden (Finistère).
- Alice Aimeras, Genève.
- Adrienne Gay, Genève.
- Gustave Aimeras, Genève.
- Achille Cadet, Paris.
- Embrasse sa chère petite fille Jeanne.
- L’abbé Joannès, curé de Saint-Just (Marne). Envoie de la Tour ses meilleurs souvenirs à sa sœur.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DES COLONIES.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- DISTRIBUÉES AUX EXPOSANTS
- Le 29 Septemlore 1889
- (Suite).
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- Classe 10. — Papeterie, reliure, matériel des arts de la peinture et du dessin.
- GRANDS PRIX
- Cuzin.
- Fairchild Leroy W. and C°. Etats-Unis.
- Gelber fils (van). Pays-Bas.
- Larocfie-Joubert et Cie. — Lefranc et Cie.
- Marius Michel et fils. — Ministère des finances (imprimerie de l’Etat). Japon.
- Naeyer (de) et Cie. Belgique.
- Outhenin, Chalandre et Cie.
- Papeteries de Yidalon. — Poure, O’Kelly et Cie. — Piette, P. Autriche-Hongrie.
- Smyth et Meynier. Autriche-Hongrie.
- MÉDAILLES ü’OR
- Antoine fils. — Arnd, J.-J. et fils. Pays-Bas.
- Bac, Charles. — Baignol et Farjon. —Banque de France. — Bertholet frères. '— Bichelberger, Champron et Cie. — Bigot. — Blancan, Ch. — Bourgeois aîné. — Brown (LL.) paper Cri Etats-Unis. — Bullier fils.
- Claessens, L. et fils. Belgique. — Clarendon Press. Grande-Bretagne. — Clément (I. Petersen, successeur de). Danemark.
- Darblay père et fils. — Darras, Adrien. — Desver-nay et Cie.
- Ellissen. Autriche-Hongrie. — Etablissement de la Risle.
- Fabrique de Soczewka. Russie.
- Gauche. — Gérault. — Gilbert et Cie. — Gillott, J. et Sons. — Grande-Bretragne. — Grimaud, B.-Paul et Chartier. — Grosvenor, Chater and Cri Grande-Bretagne.
- Hauducœur.
- Kumagai, Naoji. Japon.
- Lacroix, Léonide fils. — Lafuma. — Lard. — La-tune et Cie. — Legrand, Ch. —. Lourdelet, Mari-cot et Cie. — Lutkié et Cranenburg. Pays-Bas.
- Magnier et ses fils. — Marion fils et Cie. — Marquis© et Cie. — Masure et Périgot. — Mauduit et Cie. Miliani, Pierre. Italie. — Montgolfier, Ch. de, et Cie. — Montgolfier, Vincent de.
- Nakayama Hils. Japon.
- Osenalde, Pedro-H. Espagne. — Oxford University Press. Grande-Bretagne.
- Procop et Cie.
- Ryckers, Gustave. Belgique.
- Société Vargounine frères (de la fabrique de papier de Newski). Russie. Swiridoff. Russie.
- Toiray-Maurin, C.-Gustave.
- Vaissier, Jules.
- Zech et fils. Belgique. — Zuber, Rieder et Cie.
- Warren, S. and D. et C°. Etats-Unis.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Albors Satore. Espagne. — Audiber. — Aussedat.
- Bardou, Joseph, et fils. — Bickel—Henriod, Frédéric. Suisse. — Binant. — Blommesteyn Powalsky (H.-C. van) - Pays-Bas. — Bolloré (Veuve).
- Campenhout frères et sœurs (van). Belgique. — Carter, Dinsmore et C°. Etats-Unis. — Gartonnerie de Leuwarden. Pays-Bas. — Cawley et Henry ; — Chapon frères. — Collection de Mgr Puginier. Annam et Tonkin. — Companhia da fabrica de papel de Prado. Portugal. — Conor (veuve), Bau-dard et Cie. — Constantinides Anesti. Grèce. — Costas (Bartholomé) neveux. Espagne. — Cramer Pays-Bas.
- Dagron et Cie. — Dambricourt frères. — Delcroix F. Belgique. — Desbordes, Lucien. — Desloye et Cie. — Dubourguet. — Dumas, Bernard. — Durozier.
- Eyre, Spottiswoede. Grande-Bretagne.
- Fabrica de papel de Rimes. — Portugal. — Fabrique de pâtes de bois Eneso. Grand-duché de Finlande. — Fabrique de registres de Berne. Suisse. — Forest, Vincent et fils. — Fossey, J.
- Galignani Library. Grande-Bretagne. — Girault. — Godcliaux. Gompel frères. — Gouvernement de Vénézuéla. Yénézuéla. — Grenier. — Guéri-mand, (F. et Cie).
- Hattererd, V. — Hatlori (Gensaburo). Japon. —
- Hooites et Beukema. Pays-Bas. Ino-Seishi-Kaisha. Japon..'
- Jenner.
- Kafka, Rodolphe. Autriche-Hongrie. — Kiodio-Shoshi-Kaisha. Japon.
- Lacroix, J. Lucien. — Lacroix, Oscar. — Landry et Dechavannes. — Latry. — Leblond, Désiré. Lemoine.— Lenègre.— Léonart D. et Cie. Grande-Bretagne.
- Leuzinger et fils. Brésil. — Linner. Roumanie. —- Lombaertsz et Cie. Brésil. — Macniven et Cameron. Grande-Bretagne. — Magnin, Lucien.
- — Massias et Cie. — Matsuil Genjun. Japon. — Mercier (Ve).--- Metenett C. et Cie. — Michaux. —-Ministère des finances. Mexique. — Minot et Cie, — Mitchell, William. Grande-Bretagne. — Moncarré. — Moniteur de la papeterie française. Morel (Ve). — Montgolfier père et fils (de).
- Neelmeyer et Cie. Pays-Bas.
- Obry et Cie. — Orengo-Vibert.
- Papeteries de Renage. — Paul, Alexandre. — Pelletier. — Peuser,. Jacob. République Argentine. — Peyron frères. — Proust.
- Ravenel. — Rowney, Geo., et Cie. — Ruban. P. — Rubin (Ve).
- Sanard, Derangeon et Cie. — Schrebler, Federico. Chili. — Société des encres et produits chimiques de Dijon. — Société « EICojo » Herrera Yrigoyen etCe. Vénézuéla. — Stafford, S.-S. Etats-Unis. — Strebel.
- Tochon-Lepage. — Torras et Morgat. Espagne. — Torras et Juvinya, Salvador. Espague. — Torras frères. Espagne.
- Usines Kangas (Modeen). Grand duché de Finlande.
- Victorson, A.-S. Russie. — Vignerie et Cie. — Vila-seca y Domenech, José. Espagne. — Zeller.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Adam. — Alexandre, J. Grande-Bretagne. — Alexandre, Napoléon, et Cie. — Argy (Gaston d’). Bagster et Sons. Grande-Bretagne. — Barbier. — Becker. — Benfield. Mexique. — Benque (Mlle).
- — Berges, Aristide. — Bermann-Reischer. Roumanie. — Bonnard. — Bony, Charles. — Bor-geaud.— Braunstein frères.— Brunache, Lucien. Algérie. — Buchet.
- Cailiault et Levasseur. — Cardoso, Monteiro etCe. Brésil. — Catala (Vve Victor). Belgique. — Gaw’s Ink and pen Company. Etats-Unis. — Chapon, A.
- — Chevrant. et Cie. — Chouanard. — Cohen, B -S, Grande-Bretagne. — Coninck, Georges de. Belgique, — Cornu-Gille. — Costes de Ledieu. — Cour-val.
- Dechamps. — Doucet, Emile. République argentine.
- — Duveau.
- Exposition permanente des colonies, Annam-Ton-kin. — Exposition permanente des colonies. Co-chinchine,
- Fabricants des vallées de Valeyre et de la Forie. — Fabrique de papiers de paille, M. de Burlett, Ulbum. Pays-Bas. —Fac-similé Apparatus et Cie, Grande-Bretagne. — Forestier, Brouillet et Cie. — Fouqueray, Victor. — Fournier-Heraclio. Espagne. — Fresnay, Adrien. — Fusayasu (Kiliashi). Japon.
- Gaevski frères, M. et W. Russie. — Gaillard.
- — Galli, Junior. Suisse. — Gelle. — Georget. — Gerbe, Gabriel. — Giraudon. — Golfier-Besseyre (Ve). — Gondolff. — Gouchon. — Guérin. — Gyurky, Paul. Autriche-Hongrie.
- Hébert et Cie. — Henriot, Auguste. Algérie. — Herment. — Hétier père et fils.
- Imprimerie nationale. San Salvador.
- Jamelin. — Jourdan. Algérie.
- Kalff. Pays-Bas.— Kiss, Henri. Belgique.— Ivouch-nereff, J.-N. et Ce. Russie. — Kurita, Sensuke. Japon.
- Labouré. — Lamour. — Laporte et Brachet. — Laurent. —Lechertier, Barbe et Ce. Grande-Bretagne. — Lefebvre.— Lefils. — Lussereau-Renard. Mary et fils. — Maunourv et Wolff. — Mazoyer.
- — Mazza, Eugène. — Mercier, Emile. Belgique. — Merimée. — Milot, jeune. — Miranda, Roberto.
- Chili. — Musée des colonies, Lisbonne. Portugal.
- Noirot, Ernest. Sénégal.
- Ossent. — Ozouf et Leprince.
- Pantchenko. Russie. — Papeterie de Phalere, Grèce,
- — Papeterie du Souche. — Papeteries du Vald’En-raud. — Pépin-Malherbe. — Plateau. — Paulino Ferreira. Portugal. — Popowitch. Serbie.— Prat, Dumas et Cie. — Province de Hanoï. Annam-Tonkin.
- Ramirez. Mexique. — Recappe. — Restorff. — Ri-cardo Archerou. Mexique. — Richard, Léon. — Rigaud frères et Boutan. — Ritter. — Rivage. — Rivière, Robert et Son. Grande-Bretagne. — Roca e hijos, Francisco. Espagne. — Royer et Cie.
- Sanders et fils. Pays-Bas. — Schlüter et Cie. Autriche-Hongrie. — Schnabl et Cie. Autriche-Hongrie. Schmittz. Belgique. — Seijo, Aurelio. Républiquo Argentine. — Service local des colonies. Cochin-chine. — Sévin.— Société des lunetiers.
- Société anonyme de Kymmené. Grand-duché de Finlande. — Société anonyme des papeteries de Saventhem.'Belgique. — Société du Prieur. — Société anonyme de Tammerfors. Grand-duché de Finlande. — Soper and C°. Grande-Bretagne. — Steckel, Frédéric-Antonio. Brésil. — Strauss.
- Tardif. — Thagaard, Hans-Christian. Norvège. — Thébès, Henri. — Triebel frères. — Tsoucanélis et Cephalas. Grèce. — Turlin.
- Underwood, John, et Cie. Etats-Unis. — Uyeda, Yuhei. Japon.
- Vicaire. — Villaret. — Vincent-Traber. — Voisin, Henri.
- Waterman,L.-E., et Cie. Etats-Unis. — Weitemeyer, Cari. Danemark.
- Zuccato et Wolff. Grande-Bretagne.
- MENTIONS HONORABLES
- AmorMozo, Gerardo. Espagne.— Amstel-Hollman, (Ploos van). Pays-Bas. — Arniotis, M. Grèce. — Association ouvrière, Fontana. Algérie.
- Bac, Guillaume.— Bertolotti, J. République Argentine. — Bloch. — Boitard. — Bolatre, exposition ouvrière. — Boule.
- Gallamand, Ed. — Galle (Placido de la). Espagne. Ghalmel, J. — Contogonis, A. Grèce.
- Delagarde. — Delasalle. — Duclos.
- Eberhardt, Ch.-E. J. — Eliachew, M.-M. Russie. — Engelhardt. Serbie.
- Fabre. — Fabrique d’ardoises pour écrire, Trouné, Liebi et Karleu. Suisse. — Floutier, Pierre. Belgique. — Fontaine. — François, Désiré.
- Gagarine, Jean. Russie. — Garcia Fossas (Jayme). Espagne. — Gauthier fils, Eugène. — Gemy. — Girol.
- Hartmann, H., fils et Cie. Autriche-Hongrie.— Hat-chards. Grande-Bretagne. — Hecht, Ignace. Autriche-Hongrie. — Hiernaux. — Huet frères. — Hunt et Cie, W. Grande-Bretagne.
- Jonitui, Constantin. Roumanie. — Juarez Romero. Mexique. — Just y Valenty, Francisco. Espagne.
- Kagimoto, Tzurugiro. Japon. — Kobayaski, Kojiro. Japon. — Koch Jorand C°. Suisse.
- Landrin. — Laperche et Périer. — Lardis, N.-C. Grèce. — Legrand (Ve). — Léon et Cie. — Leon (Maurice de) et Cie. Pays-Bas. — Lévy (veuve). — Little, A.-T. Etats-Unis. — London Rubber Prin-ting C°. Grande-Bretagne. — Luttringer.
- Maske, Julius A.-L. Norvège. — Mazereau. — Mi-non, Léonardo. Espagne. — Mongruel et Barbey.
- — Montiz, J.-B. et Cie, Algérie. — Mottier.
- Nassau Manufacturing C°. Etats-Unis. — Narro, Fr.
- Espagne. — Nerson et fils.
- Osaka-Sekihitsu-Kaiska. Japon.
- Pailis et Cotzias. Grèce. — Paymalina. — Philadelphia Novelly manufacturing C°. Etats-Unis. — Picart. — Planté, à Pnom-Penli. Cambodge. — Plet. — Pradon. — Protectorat de l’Annam et du Tonkin. Annam-Tonkin. — Province de Sontay. Annam-Tonkin.
- Rapin, E. Suisse. — Renau (Y. de). Espagne. — Rezende (Francisco de). Brésil. — Ricco et Maho-tiere. Chili. — Richard, G. — Rogers Stamp Ce. Etats-Unis. — Roupnel et Cri — Ruat-Desforges.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Sainte-Marie (veuve). Belgique. — Sanders (Hy.) et Sons. Grande-Bretagne, — Sardinha, J.-H. Brésil. — Scott, Walter. Grande-Bretagne. — Shi-mada, Senyemen. Japon. — Simon. — Société anonyme de papiers cirés imperméables, Quaro-gnon. Belgique. — Société industrielle à Fribourg (Suisse) — Stephanowich. Serbie.
- Tempels, Daniel. Belgique. — The Case Lockvvood and Braillard C°. Etats-Unis. — Thompson et Norris. — Trussy et Robertson. —Tournay-Ca-tala (de). Belgique.
- Xànthakis, Michel. Grèce.
- Yee-King-Fong. Chine.
- AYalfrido de Carvalho. Brésil. — AVeeks et Campbell. Etats-Unis. — AATitting Brothers.
- Classe 11. — Application usuelle des arts du dessin et de la plastique
- GRANDS PRIX
- Boussod, Yaladon et. Cie. — Carpezat, Eugène-Louis. — Chaperon, Philippe. — Corroyer, Edouard.
- Détaillé. •
- Ecole des arts industriels de Genève. Suisse.
- Janlet, G. Belgique.
- Lacoste.
- Robert, frères. — Rubé, Alfred.
- Union centrale des Arts décoratifs.
- MÉDAILLES d’OR
- André, Daly fils et Cie.
- Baes, Henr^. Belgique. — Becquet frères. — Blo-che.
- Chardon. — Claesen, Ch. Belgique. — Gordts, Cari. Danemark. — Commission du Gouvernement. République de Saint-Marin. — Comité de Siam. Siam.
- Dubufe fils. — Dufresne. —Dujardin, — Durand,
- Edel. Ralie. — Engelmann, Robert. — Etablissement de la A'Ionnaie de Lisbonne. Portugal.
- Gabin, Gustave. — Garnier, Jean. — Gattiker. Suisse. — Gillet François. — Gillot. —Goossens, J.-E. et Cie. Belgique. — Gouvernement mexicain. Mexique. — Grados. — Grilikhes, A., Russie. — Guesde. Guadeloupe. — Guifard. — Grandhomme.
- Plaider. Autriche. — Iiendriksen, PA et Cie. ' —
- • Danemark.
- Jamin. — Joindy.
- Lameire. — Lechevrel. — Legras. — Leroudier (Aime).—Liard, Antonin. —Libert. — Loraih.
- Alanfredi. Italie. — Marioton. — Mertens, Adolphe. Belgique. — Aleirelles .et Langerock. Brésil. — Alilovanowitch. Serbie. — Minot, J. et Cie. —• Alolmann et Cie. Danemark. — Mouchon, L.-E.
- Petit, Georges. — Poilpot. — Prang et C°. Etats-Unis.
- Reiber. — Rose, Victor.
- Schroder, Nielsen èt Hainsen. Danemark. — Simo-net. — Skipper et East. Grande-Bretagne. — Souchon. — Stern.
- Titfany and C°. Etats-Unis. — Tournayre.
- AMncutsem. Belgique.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Armengaud, aîné. — Arnaud.
- Baillif.— Baldwin Gleason G° Limited. Etats-Unis. Bazzanti et fils. Italie. — Berg (Hans G.). Danemark. — Berger, Charles. — Bianchini. — Bidau. Bigex, E. Grande-Bretagne. — Boch, frères. Belgique. — Borzacchini. Italie. — Boussenot, G.— Brard. — Breger et Javal. — Burlot.
- Capelle, H.— Carlos Montoya. Mexique.—Chambre syndicale de la gravure. — Collectivité d’ouvriers mouleurs.— Cornet. Inde française. — Cremnitz, Alax.
- De la Montagne. Belgique.— Demengeot.—Depoix. frères. — Despiegeler, A. Belgique. — Devambez.
- — Douieb. Tunisie. — Dudicourt.— Dupuis, A.
- Elkjaer. Danemark. — Eudes.
- Falk, Th. Belgique. — Fisch, Paul. Belgique. — Frilli. Italie. — Franciscn Ajuria. Alexique. — Frisenberg. Norvège. — Fumière, Armand. Bel-•gique.
- Garaudé. — Garibaldi. Italie. — Garin dos Santos (Aille Christina). Portugal. — Gaulard. — Gau-vin. — Gouweloos frères et sœurs. Belgique. — Griner, Edmundo. Espagne. — Gros-Renaud.
- Hautecœur, J.-A. — lien g. — Héquetfils Uruguay. Ilirtze. — Hofer et Burger. Suisse. — Hubert. — Hugo d’Alesi. — Huguenin. Brésil.
- lwamoto, Hanji. Japon.
- Janvier. Victor. — -Joten. Norvège. — Jouanin.
- Kisenwik. Norvège. — Kittendorf, Ad. Danemark.
- — Kluge, AAT.
- Laitliier. Gabon-Congo. — Lallemant, Luciano. Portugal. — Lamansky, AI.-A. Russie.--Lapini. Italie. — Leer (L. AMn) et Cie. Pays-Bas. — Lé-chopier, II. — Le Double. — Léon, S. Algérie. — Lièvre, J. — Lowell, John-A., et Cie. Etats-Unis.
- — Lund, Cari. Danemark. — Lyng, AI. Norvège.
- Alaincent aîné. — Alariel. —Alanuel-Périer. — Alar-
- tin, Arthur. — Aley.— Aliclielet. — Alinistère des finances. Alexique. — Alontelatici. Italie. — Alorel, Numa. — Aloullot fils aîné.
- Nakamura. Zenjiro. Japon. — Napoléon, Alexan dre. — Nègre-Baudoin, Henri.
- Orell Fussli et Cie. Suisse. — Gsawa, Nankoku. Japon.
- Pastrana. Aiexique. — Péconnet, Charles. — Pe-droso. Portugal. — Peuchot, P.-E. — Pham Ivhue. o Annam. — Poyet.
- Raoul. — Rath, A. Etats-Unis. — Rato, A.-AL, et fils. Portugal. — Robin, Paul, et Cie. Brésil. — Roggero. E. Suisse. — Roullet, G. Annam. — Royer (Emile).
- Sawaki, Saburo. Japon. — Seghers, Louis. Belgique. — Sentléri, G. Roumanie. — Sliibata, Zen-din. Japon. — Spiegel, J.-E. — Stiers, Charles. Tchirikolf (S.-S.). Russie. — Tegner. J.-AV. Danemark. — Pétrel, Prosper. — Thomas, G. - To-mas y Cia. Espagne. — Tilgmann. Grand-duché de Finlande. — Titelbach. Serbie. — Twedt. Norvège.
- Ugolini. Italie.
- Akiudet. — AYrhier. — Vichi. Italie. — Aueillemerd et fils. — ATi-Dui-Ky. Annam. — Am-Giang. An-nam.
- AVatanabe, Alasatura. Japon. — AVeill.
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- MÉDAILLES DE BRONZE
- Abplanalp, J. Suisse. — Aost et Gentil. — Ardeshir et Byraniji. Grande-Bretagne. — Avrillier. Bannaux, J. et fils. —Barelli. République Argentine. Bataille, Georges. — Bedin, Luigi. — Autriche-Hongrie. — Bertrand (Teresa AI. de). Guatemala. — Bielmann. Suisse. — Borgero-Borgersen.' Norvège. — Bornet. — Bonasse, Emile. — Boucherat et Alalpièce. — Bourgerie (Ve) et .fils aîné. —Bourlard. Belgique. — Bouton, Noël. — Bouvet, René. — Boves (Henrique de). Espagne. — Brichaut et Cie. Belgique. — Buttner-Thierry, E.
- Cavalcanti (vicomtesse). Brésil. — Camis. — Cato. Danemark.—Chapper. Sénégal. —Charlemagne. Charlet. Belgique. —Clochez.— Comité du district fédéral de Alexico. Alexique. — Cottenspère et fils. — Chabert.
- Dagestad. Norvège. — Daussin. — Dam-Van-Cham. Annam. — DaoWan-Tinh. Annam. — Dô-Trong-Thuy. Annam. —Dô-Van-Ban. Annam.—Dejey. — Delarue, P. — Délayé — Deraismes, Pierre-Georges. — Desaide. — Desaucourt, Antoine. Belgique. — Diamandis, N. Grèce. — Diogo-Netto Alanoel. Portugal. — Dubost. — Duche-min de Freitas, (Aime). Brésil. — Duranton. — De Alunter, Pierre. Belgique. — De AVitte. Belgique.
- Egoroiï, A. Russie.
- Falconis. Alartinique. — Felz. — Fernique. — Fleuret. — Flint (Aille Sophie). Rus.sie. — Foucault.
- — Foucher E.-A.— Fournier, H. — Fournier, Heraclio. Espagne.
- Galaviz. Alexique. — Gibert-Clarey. — Giraud-Ba-riol. — Goffart, P. Belgique. — Grande, Rosario. République Argentine. — Greiner. Espagne. — Groundmann. Grèce. — Guériot. — Gugny. — Guilbert, Ch.. République Dominicaine. — Gui-sier-Dubur (Aime). Russie. — Guy.
- Hansen, E.-AI.-A. Danemark, —Hattori, Kumaji. Japon. — Heins, Heins. Belgique. — Hervcl. Uruguay. — Ilista. — Holter. Norvège. — Hom-berg.Suisse. — Huggler, H. Suisse. — Huot, G. Imprimerie nationale de San Salvador.
- Jadin. — Jakobsen. Norvège. — Janet. — Jœdins-glid. Norvège.
- Kouchneretf et Cie. Russie.
- Laas, H. et Cie. — Laclair. — Lafon. — Lavery. — Lazaro-Fernandez, Ignacio. Espagne. — Lefèvre et Cabin fils. — Lemoine, Ern. — Lequeux. Annam. — Lessertisseux et Cie. — Lè-Duy--Phûong. Annam. — Lê-Van-Thuyet. Annam. — Levasseur et Cie. — Liard, F. — Lippi, Guido-Baptista. Portugal.' — Lôfficiaux, A. — Loquet. Louvel et Cie.
- Alaia, Cassiano. — Portugal. — Alarin, Ch. — Alartin, L.,— Alasson L. . Belgique. — AIauler.
- — Alerlini. Italie. — Aleunier, E. Belgique. — Alochidzuki, Giokusen. Japon. — Alohamed Borin, Torjdmann. Tunisie. — Alontcharmont (Aille). —
- Alontiel. Alexique. — Alortet (AL Cluzeau). Uruguay. — Alunzinger. E-J.
- Nakamura. Japon. — Naten, Joseph. Belgique. — Néret, AI.-A. —. Nghièm-Huû-Uyen. Annam. — Nguyên-Huy-Hanh, Annam. — NguyênWan-Duc) Annam — Nguyôn-Van-Lac. Annam. — Nguyèn-Yan-Tai. Annam. — Nguyên-Van-Trûong. Annapi. — Nordmann, A. — Nortier, G. — Numans, A. Belgique.
- Oigaard. AI.-C. Danemark.
- Patouillet, L.-G. — Paulin.— Périer, P. Algérie.— Pétola, Camille. — Pham-Dinh-Phûong. Annam.
- — Poinsignon. Sénégal. — Procter et Cie. Grande-Bretagne.
- Radkovic, J. Autriche-Hongrie. — Robin, Honoré.
- — Roca, José. Espagne. — Romanet etCie.— Rou-geron-Vignerot et Cie. — Roussin. Ile de la Réunion. — Rouyer, E.
- Sicard. — Sins, Emile. — Soguel, Ulysse. — Société anonyme les Arts graphiques. Belgique. — Stel-mans. — Strenz.
- Thevenon et Cie. — Tlirondsen, Ivar. Norvège.___
- Tisseron et Cie. — Tresling et Cie. Pays-Bas. — TruongWan-Bon. Annam. — Turgis et fils. Yagné. — Aran Drooghenbrœck. Belgique. — AVil-ling et Cie. Grande-Bretagne. — Vu-Ich-Khiém. Annam.
- MENTIONS HONORABLES
- Aguilar, André. San Salvador. — Alix. — Ando. Japon. — Andreoni. Italie. — Audebaud. — Avinenc. Gabon-Congo.
- Banneville. — Barrutia, Salvador. Guatemala. ___
- Baumann, Robert. — Baumann, André. Suisse.___
- Beau. Tunisie. — Bertrand, Henri. Chili. ____
- Bhumgara. Grande-Bretagne. — Blanchon. ______
- Blot (Aille). — Bourgeois père et fils.— Bourgoin. Cabrera (Aime Antonio). Guatemala. — Calavas (Aime). — Costa-Carregal. Portugal. — Cappelli. Italie. — Caulle, L. — Chanalet, E. Chili. — Chantemerle. — Chavanne (Aime)- — Compagnie des Nouvelles-Hébrides. Nouvelle-Calédonie, — Commission provinciale deSeibo. République Dominicaine. — Coulon-Nugues. Annam-Tonkin. — Cousturier. Gabon-Congo. — Couty. — Grosnier. France. — Cucul, Salvador. Guatemala,
- Dautrey. — Debricon. '— Desmarest. — Dittière, Paul-Louis. — Doll-Panseron (Aime). — Dumou-tier. Annam-Tonkin. — Duseaux, Adolphe.
- Ecole de sculpture de Brienz. Suisse. — Egorofï (Aime AI.). Russie. — Espinasse.
- Ferrazini. République Argentine. — Ferret (Aille). Fiter, Pedro. Espagne. — Florentin. — Fluck. Suisse. — Fontaine,— François, A.
- Gagnepain. — Ganneau. — Gardella. République Argentine. — Gonzalez (Aime Alercèdes de). — San Salvador. — Gonzalez, P. San Salvador. — Gottuzzo.,République Argentine.
- Halimbourg. — Harris, Nathaniel-R. Etats-Unis.— Hurtado. San Salvador. — Hou (Ferdinand de). Belgique.
- Institut des beaux-arts de Alalines. Belgique. Jeandraut. — Jusseraud.
- Kito, Japon.— Klysen, J.A.C. Pays-Bas. — Krémer. Nouvelle-Calédonie.
- La Jugie de la Chapelle (de). — .Lanneau, G.-A. Belgique. — Leblanc (Aime Julie). — Leclerc, J.-Frédéric. —• Lefèvre. H. — Le Retord, José-Antonio. Portugal. — Leroux. — Liguori et Cie. Brésil. — Lindencher. — Lithographie portugaise à Porto. Portugal. — Logelain,'Pierre. Belgique. —Lom-berts. Brésil. — Longuet. — Longueteau et Budaqi. Guadeloupe. — Louël (Aille Alarie). Réunion. Alarchand. Algérie. — Marie, E. — Alarliave (Mlle), Alartinique. — Alauchain. Suisse. — Alaurice, S.
- — Alichel, J. Suisse. — Alichel, P. Suisse. —- Mi-niot, A. — Mommaerts frères. Belgique. — Alorel Algérie. — Alüller et Cie. Suisse.
- Navarro, Francisco, Lerida. Espagne, — Noël, R. Odsen. Norvège. —Ory. F. Brésil.
- Pablo Nin y Gonzalez. Uruguay. — Peequeur, Léona. Gabon-Congo. ,— Perrot, Joseph. — Pimenta, Rafael-Iderio-Alaria. Portugal. — Pissis de L. San-Salvador. — Plumet. — Prévôt, Mauriès. — Pro-copidès. Grèce. — Prossalentis. Grèce. Reis-Loureiro, José. Portugal. — Renaud. — Rigo-ley. — Rimbert. — Robert, L. Belgique. — Rodi-ghiero. — Roger. — Reppart. — Ruffin, Al.-C.-H. Alartinique.
- Samaras, P. Grèce. — Schæfer. — Scheggi. Italie,
- — Schlussel, L. Gabon-Congo. — Silva Pereira (da), A--X. Porlugal. — Société de bois gravé. Norvège. — Stolk, Alida. Pays-Bas.
- Talliadoros. Grèce. — Terquem (Aime Sarah). Réunion. — Thibaron. — Tiersot.
- Vallée. — Vallès, Al. Espagne. Van der Burg (école de peinture). Pays-Bas. — Yeneziani et Coppini. Italie. — Verdoux, Ducourtioux et Huilard. — Verheyden, Louis. Belgique. — Yiollet. — Arû-Dinh-Tuân. Japon.
- AVatanabe, Chiuki. Japon. — AValflin. République Argentine.
- Zumbrunn, P. Suisse. — Zilhardt (Aille).
- Classe 12. — Épreuves et appareils de photographie.
- , GRANDS PRIX
- xApplication de la photographie aux sciences, exposition collective de Al AI. Girard, A., Henry, P. et P. frères, Janssen, Alarey, Dr, Aloessard, AIous-sette, Thouroude, Tissandier et les services du ministère de la guerre et de la Salpêtrière. Association belge de photographie. Belgique. Dujardin, Paul.
- Lumière et ses fils.
- Nadar, Paul.
- United states geological Survey. Etats-Unis.
- MÉDAILLES d’ûR
- Alinari frères. Italie.
- Balagny, Georges. — Parker. Etats-Unis. — Ber-thaud frères. — Bellingard. — Bover, Paul-A.-AI.-J.
- Chalot, .A.-Isidore. — Chary, F., maison Wabry. Dallmeyer, J.-H. Grande-Bretagne. — Damas-chino (Dr).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Eastmann et Cie. Etats-Unis. — Eckstein. Pays-. Bas.
- Famin et CW Algérie. — Fleury-Hermagis, Jules. •Oéruzet, frères. Belgique.
- Jonte, Frédéric. — Josiah, Martin. Nouvelle-Zélande.
- Lindt, J.-W. Australie.
- Maës, J. Belgique. — Marine (Ministère de la). — Mathieu-Deroche. — Michaud. — Michelet, Abel. Mieusement, Médéric. — Molteni, Alfred. Neurdein frères.
- Grell Fussli et Cie. Suisse. — O'Shanessy, J. Australie.
- Pirou, Eugène.
- Quinsac, André, et Baquié, G.
- Ramirez - y Cia (sucesores de N.). Espagne. — Relvas, Carlos. Portugal. — Ross et Cie. Grande-Bretagne. — Roydeville (comte de). — Rowland. Etats-Unis.
- ;Salovioff, S.-F. Russie.
- Terpereau, J.-Alphonse. — Thomson, John. Grande-Bretagne.
- Université de Californie. Etats-Unis.
- 'Vanderweyde, Henri. Grande-Bretagne. — Van Monckhoven. Belgique.
- Waiery. Grande-Bretagne. — Wàtson and Sons. -Grande-Bretagne.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Aost et Gentil. — Alexandre Drains." Belgique."' Alman, Louis. Etats-Unis. — Anson brothers. Tasmanie.— Artigue, J.-Victor. — Arenas. Rafael.- Espagne. — Attout-Tailfert. -Audouard. y Cia.- Espagne. — Avinenc. Congo'. — Baldwyn (Coolidge). Etats-Unis. — Barco. — Bazard, G.-Edouard, Benetalli, Italie. — Bern-goeft, Cli. — Grand-duché de Luxembourg. — Boernaert. Belgique. — Berthiot, Claude. — Bezu Hausser et Cie. — Blanc, Numa fils. — Monaco-Blaid frères. — Block. — Bobone, Auguste. Portugal. — Boissonnas. F. et E. Suisse. — Boote République Argentine. —- Bouillaud, Gustave. — Burton frères. Nouvelle Zélande.
- Caire, N. J. Australie. — Camacho, A. Portugal. Capelle A. — Carette et Cie — Cayez. — Clarck, V. R. Etat-Unis. — Commissariat général d’Hawaï. Hawaï. — Courrier, A.
- Danilovitch. Serbie. — Debas, E. Espagne. — De-maria, Isidore. — Derogy. — Dimitrieff, M.-P. Russie. — Ducasble. Brésil. — Duchesne, Léon.
- — Durandelle.
- Enjaibert. — Esplagas, Antonio. Espagne. — Es-trada de Ferro D. Pedro II. Brésil. — Exposition permanente des colonies. — Exposition (rép. de Paraguay. Paraguay.
- Fabre. — Falk, Th. Belgique. — Faure père et fils, Fauvel. — Fedetski, A. Russie. — Fernique, Albert. — Ferrand, J. — Ferrez, Marc. Brésil.— Fillat. Urugay. — Français, J.-P.-Emile. — Frith et Cie. Grande-Bretagne.
- •Garin. — Garrigues. Tunisie. — Geiser. Algérie.— Georgi, H. La Réunion. — Gervais-Courtelle-mont. Algérie. — Gibson, J.-P. Grande-Bretagne.. — Godfrin. — Gratfe et Jougla. — Grassin, Charles-L. — Greck (R. de). Suisse. — Gros, H.-F. TranswaaL— Guérin, F.-W. Etats-Unis.
- — Guler, Romedo. Suisse.
- Harrisson et C®. — Hollyer Frédérick. Grande-Bretagne.
- Joulfroy d’Albans. Colonies françaises.
- Karsenty, Charles. Algérie, — Khimelewski, J.
- Russie. — Knudsen. Norvège.
- Lachenal. — Lafayette James. Grande-Bretagne.— Lampué père et fils. — Lamy, E. — Laverne et Cie. — Leroux. Algérie. —• Liébert. — Bonde, Albert.
- May et Cie. Autriche-Hongrie. — Mackenstein. — Marinier père et fils.— Marion fils et Ce. — Marks Chili. — Marti, Juan. Espagne. — Martinet. — Martin, H. — Martiriolto frères. — Mendelsohn, II.-S. Grande-Bretagne. —Mênier. — Michaud.
- —- Moegele, Jean. Suisse. — Moessard.— Monaco (prince de), Monaco. — Moraites, G.-J. Grèce. — Morgan, P., et Gie.
- Nacivet, II. — Noirot, E. Sénégal.
- Patin, P. — Peace. Nouvelles-Hébrides. — Pector. / Peigné père et fils. — Plennenger, O. Suisse. — Perpigna (de), — Perron, J.-B. — Petersen, J. et fils. Danemark. — Petit et Cie.— Poulenc, frères.
- — Préfecture de police. — Provost, E.-Antoine-E. Raoul. Colonies françaises. — Raymond. — Ro-
- maïdes, frères. Grèce. — Renage (Papeterie de).
- — Reutlinger, Charles.
- Sands et limiter. Grande-Bretagne. — Sauvager. — Schaelïner, Antoine. — Shew et Cie. Grande-Bretagne. — Sehotton, John A. Etats-Unis. — Saint-James (de). Annam-Tonkin. — Saint-Senoch (H. de). — Société centrale de produits chimiques. — Société de Douai. — Société d’excursions (Ph.).— Société des arts géographiques. Belgique. — Société des Touristes (Amis). Grand-duché de Finlande. — Stein. Etats-Unis. — Sut-^ cliffe, F.-M. Grande-Bretagne, l’abor, II. Etats-Unis. — Thouroude. — Thomas y compania. Espagne: — Thury et Amey. Suisse.
- — Tissandier, Gaston.— Torrès, Ginès. Espagne.
- — Trompette, J.
- Valletto et Cie. Mexique. — Vallot frères. — Van Neck. Belgique.
- Werner et Son. Grande-Bretagne.—West, G., et Son. Grande-Bretagne. — Williams, G. Hawaï. — Witcomb, A. République Argentine.
- Zeyen, H. Belgique.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Abel, J. — Administration locale (Saint-Pierre-Miquelon). — Appert, E. — Aron frères. — Au-douin, J.— Audouin, Paul. — Aumont, J. Backelandt et Cie. Belgique. — Baker, Farquliar. Australie. — Balbreck, M., aîné. — Bannel. — Barthélémy, F. — Bay, G.-T. — Bayard, J.-E. — Bellotti, Louis. — Belvas (Mlle). Belgique. — Blanc, G. — Bobone (Mme), Elisa de Amaral. Portugal. — Boscher, G. — Bourdin, J. — Bray, J. de. — Bucquet, M. —Buen Abad. Mexique. — Burnside, James. Grande-Bretagne. — Byrne, W.-J. Grande-Bretagne.
- Calavas. — Carette, H. — Chabrier, E. — Chesnay, E. — Clément, P. — Codognato. Italie. — Collectivité des Etats du Mexique. Mexique. — Comité de l’Exposition, Nouvelle-Calédonie. — Comité de l’Exposition de la Pointe-à-Pitre. Guadeloupe.
- ..— Comité local. Inde-française. — Comité local. Obock. — Comité local. Sénégal. — Commissariat dû Chili.— Commissariat de la Nouvelle-Zélande. Commissariat du Paraguay. — Commissariat de Tunis. — Commissariat de" Vénézuéla. — Compa-. gnie,des NoiiyèllêB-Hébrides.— Coteau. Nouvelle-- Zélande. —' Goudan, , Noël. — Couturier, P. — Cudenel, F. La Réunion.
- Dagron (Mme). -- Daireaux, V.-L. — David, J. — David, Louis. Algérie. — Decoudun, Jules. — Dehors et Deslandres. — Demachy, France. — Des-marts, E. — Dessendier. — Dessaudeix, Charles.
- — Dewambez, Nouvelle-Calédonie. — Diaz et Spencer. Chili. — Dieulefils. Annam-Tonkin. — Doisen, L. — Dubroni, Roger. — Ducom. — Du-metaux, J. — Duncan Pierce. Australie.
- Eckert, J.
- Faller, E. — Fetter, J. — Fidanza, J.-A. Brésil. — Fiorillo, Ed. Italie. — Flury, A. Suisse. — François, Th.
- Gabriel. — Gaillard, Ch. —Garaud, Chili. — Garcia, R. Mexique. — Giion, L. — Giraudon, B.-A.
- — Giroud. Algérie. — Glueckmann, J.-W. Russie. _ Goldschmidt, E. — Gottlieb, F, Russie. — Gourdon père et fils. — Gravereaux, J. — Guer-ry, Cl. — Guyard, L.
- Hanau, Eug. — Hautecœur. Ed. — Hermann (Mme). — Hermans, G. Belgique. — Hervé L. — Hiekel. G. — Hoare (Mme). Tahiti. — Hofuans. Belgique. — Huillard, E. — Huber. Autriche-Hongrie.
- Janot-Dufournoux. — Jannin- Jumeau. — Janssens (Mlle de). — Joaque. Congo. — Joltrain (Mlle Clarisse). — Jouves, Noël. Algérie.
- Koerner. Norvège. — Krafft. Hugues.
- Ladrey.—Lamarao, Augusto. Portugal.—Lambel, j. — Landry et Dechavannes. — Landy, James. Etats-Unis. — .Larger. — Seavey, Lafayette W. Etats-Unis. — Lefèvre-Pontalis, E. — Lemercier.
- — Letzter et Keglevich. Autriche-Hongrie. — Lienhart et Salzborn. Suisse. — Linderman. Brésil. — Logé, H.
- Marcilly, IJ.-F. — Marco-Mendoza. — Marty. Grande-Bretagne. — Martin, Louis. — Marx. Etats-Unis, — Maure. — Méheux. F. — Mendel, Charles. — Metenkoff, S.-P, Russie. — Michaud. Congo. — Moraïtis, G.-P. Grèce. — Mourgeon, Cl.-J.-B.
- Nicholsori et Ferrira. Brésil.
- Otto.
- Pamard, L. — Pannetier (Ve). — Paris-Tunis. Tunisie. — Perlât, Alfred. — Picard, Léon. — Pi-larsey, Gaëtan et Cie. — Pinet-Peschardière. — Placek — Poirel et Cie. — Poppi, Piétro. Saint-Marin. — Prouzet, Albert.
- Quéval, J.-II.
- Ramon-Ramos. Mexique. — Rauser et Cie. Suisse.
- — R.elvas (Mme Marianna). Portugal.— Richtem-berger. E. — Riegel. — Robert (Mme). — Robertson. Transwaai.
- Saint-Priest (de). — Salnz-Martinez. Vénézuéla. — San Martin. Paraguay. — Scott J. Blaine. Grande-Bretagne. — Silvestre et CW— Service local. Dié-go-Suarez. — Service local, Hanoï. Annam-Tonkin. — Service local. Martinique. — Service local, Saigon. Cochinchine. — Skoien, M. Norvège — Société des amateurs photographes de New-York. Etats-Unis. — Société des applications photographiques, Sgap. — Société d’études. — Sousa (Joa-quim Augusto de). Portugal. — Spurling. Tasmanie. — Stein, W. Russie — Stéphan. Suisse.
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- Taluffe, A. — Target. —Thors. Etats-Unis. —Tom-belle (de la). — Tondeur. — Tuttle. Australie. — Vallot, H.-F. — Van Riekeghen. D. — Vathis. Solon. — Villalba Rieardo. Bolivie.— Villecholle (de). — Vœlker, Francis-X.
- Westenborg. Pays-Bas. — WTilz, A. — WTrth. Suisse. York et Son. Grande-Bretagne. — Yves, A.
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- Dangereux, E. — Damer, Ch. — Desor, A.-J. — Dragoumi, D. Grèce. — Dreyfus, G.
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- Ferrand. — Fischer, J. — Fruchier et Pottier. Gorde, A. — Guiton, P.-J.
- Heck, Nestor. Roumanie. — Hinnen (Mlle Elise).
- Suisse. — Ho fer frères.
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- Lobato. Mexique.- — Laferrière, J. — Lagrange, Desiderio. Mexique. — Lazare et Cie. La Réunion. Lemuet, Léon. — Lespesqueur, H. — Liebovitch, W.-M. Russie, — Lyold. Etats-Unis. — Lormier. Malfait,. G._-R, — Marillier et Cie. — Mario-Carquero et frères. — Mathieu. — Mercier. — Mieusement (Mlle).
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- Pacheco, J.-M. Mexique. —Palmero, F. Bolivie.— Pector, Désiré, Salvador. — Perrenoud. — Pick (Mlle Anaïs). — Photographie CoLombienne. Chili.
- Ramirez, Géronima. Mexique. —Rosati. Tunisie. Ross, A. —Rostaing, F.-A. Portugal. —Rothier. — Roussel et Barteau. — Rubenxertuche-PIer-mann. Mexique. — Ryder, E. Etats-Unis.
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- Tarday, A. France. — Tissier aîné.
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- LA BOURSE
- La hausse des Rentes françaises continue. Le 3 OjO est à 87.35, l’Amortissable à 90.40, le 4 1\2 à 105.45. L’ensemble du marché est excellent, sauf pour l’Italien, toujours faible à 92.87. Le Hongrois est à 85 8[16, le Russe à 93 15i32, l’Extérieure à 76R8, le Turc à 17.10, l’Egyptienne à 469.
- La Banque de France a faibli à 4220. Mais le Crédit foncier est à 1313.75, la Banque de Paris à 840, le Crédit lyonnais à 710, le Crédit mobilier à 466.25, le Suez monte à 2347.50.
- Le gouvernement brésilien a décidé la conversion de sa Dette 5 0J), qui se compose, des emprunts suivants : Emprunts Emis à
- 1865 74 0j0 coté à Londres 102 R2
- 1871 89 0[0 — 102
- 1875 96 1t2 0]0 coté à Paris 104
- 1886 95 0[0 — 104
- A cet effet, il émei, par les soins de MM. N. M. de Rothschild et lils de Londres, un emprunt 4 0/q de 20 millions de liv. st. en capital nominal, divisé en obligations de 100, 500 et 1,000 livres.
- Le prix d’émission est fixé à 90 0/0.
- Cet emprunt étant exclusivement destiné à la conversion ou au remboursement de la 'Dette 5 0/0, des avantages particuliers ont été réservés aux porteurs de titres de 1865, 1871, 1875 et 1886. Ils peuvent souscrire en titres; leurs souscriptions sont irréductibles ; en outre, il leur est accordé une bonification de 1 1/2 0/0, par 100 livres de capital nominal: ce qui réduit au prix net de 88 1/2 les rentes 4 0/0 qui leur sont données en échange.
- Ainsi donc, le porteur d’une obligation 5 0p0 1886 de 100 liv. st. de capital nominal souscrite, il y a trois ans, pour 95 liv. st., recevra :
- 1° Un titre de rente 4 0[0 de liv. st. 100 de capital ;
- 2° Une soulte en espèces de liv, st. 11.10, soit, au change de 25.27 R2 fr„ 290.66 IR ;
- 3° Le montant des intérêts courus du 1er juillet au 30 septembre, soit 31 50.
- En somme, l’obligation nouvelle rapportant liv. st. 4, soit 101 fr. 10, ressortira à 2,205 fr. 33 8[4 net, pour le porteur de 5 0j0 1886 et lui donnera un revenu de 4 58 OR avec une marge de 322 fr. 16 R4 entre le prix de revient et le taux de remboursement.
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- M. Pierre PETIT, photographe du Bulletin officiel^ se tient à la disposition des exposants. S’adresser à lui, place Qadet, 17, 19, 21, à Paris, ou au Bulletin officiel» qui se charge de transmettre les ordres.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Lundi 7 Octobre 1889
- Série. — N° 144.
- — ;— r — —
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR IA DURÉE DE L’EXPOSITION
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- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
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- Faits divers................... — 10 *
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymoür Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- Le Bulletin Officiel publie la liste des ascensions à la Tour Eiffel (voir la page 4).
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière Heure. — Echos.
- — Mouvement des voyageurs à la gare du Champ de Mars. — Un Timbre-poste international,— Les congrès.
- — Liste des ascensions à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses (Suite). — La Bourse. — Annonces et réclames.
- CHRONIQUE
- Nous n’étions pas tout à fait exacts hier en disant qu’il n’y avait plus guère de fêtes à l’horizon pour le mois d’octobre.
- Si l’on n’en annonce pas dans l’enceinte même de l’Exposition, on en annonce dehors : deux bals à l’Elysée offerts aux exposants récompensés, le 17 et le 24, et une grande Kermesse au palais de l’Industrie, organisée par le Comité belge au profit des sinistrés d’Anvers, et par le Figaro.
- Nous ne pouvons' mieux faire que de laisser la parole à notre confrère :
- « Le vaste et splendide cadre du Palais de l’Industrie, dit Parisis, nous oblige à faire grand, mais nous tenons à ce que la fête des 19 et 20 octobre soit amusante en même temps qu’originale, et qu’elle rallie non seulement les suffrages des Parisiens, mais ceux des innombrables étrangers qu’attirera la dernière quinzaine de l’Exposition universelle.
- Sans entrer dans de grands détails, nous pouvons dire que la fête aura deux aspects très distincts :
- « 1° L’aspect. flamand, qui en rappellera le but, et auquel on s’efforcera de donner, comme décors, comme costumes et comme expressions typiques de mœurs, un beau caractère de couleur locale;
- « 2° L’aspect parisien, où se concentre l’effort principal des organisateurs qui, pour lui donner un relief sans précédent, mettront en œuvre tout ce qu’il y dans Paris .d’éléments artistiques et pittoresques, surtout inédits.
- « Il suffira, du reste, pour se convaincre qu’il s’agit d’une fête dont le souvenir doit être ineffaçable, de dire que les frais, d’après les devis approximatifs, dépasseront cent vingt mille
- FRANCS. ,.
- « Comme toujours, ce sont les artistes de nos théâtres qui seront, en cette circonstance, nos plus précieux collaborateurs- et collaboratrices. Les adhésions des directeurs et de leurs pensionnaires nous sont déjà parvenues en masse. Les initiatives charitables du Figaro ne laissent personne indifférent dans ce monde auquel le rattachent tant de liens. Mais le temps presse, et nous venons faire un nouvel et pressant appel aux retardataires. Etant donné que la fête durera deux jours et qu’elle évoluera dans un cadre gigantesque, nous avons besoin d’un énorme personnel. Et, pour ne pas mettre sur les dents les bonnes volontés, pour ne pas imposer aux théâtres des sacrifices trop lourds, nous devons pouvoir compter sur le concours, non seulement des artistes qui sont à l’attache quotidienne, mais encore de ceux et de celles qui sont momentanément en inactivité. A partir de minuit, ceux-là nous sont acquis; mais, de huit heures à minuit, les autres nous sont indispensables. Il nous est impossible d’aller à eux; qu’ils viennent à nous spontanément. Le comité d’organisation est en permanence, au Figaro, de trois à six heures.
- a Bien que nous nous soyons fait jusqu’à nouvel ordre une loi de la discrétion, nous ne pouvons résister au plaisir de soulever un coin du voile et d’attirer l’attention sur deux « numéros » du programme qui, à eux seuls, par leur caractère exceptionnellement artistique, par leur rare
- originalité, suffiraient à faire la fortune de notre fête.
- « C’est d’abord l’utilisation de l’immense théâtre du Palais de l’Industrie — ce chef-d’œuvre de Lavastre — pour une manifestation d’art qu’on n’a jamais tentée jusqu’à ce jour, et dont l’exécution serait impossible, si le met « impossible » faisait partie du vocabulaire du Figaro. Il démontrera ce que peut donner, dans un ordre d’idées extra-chorégraphique, ce .merveilleux corps de ballet de l’Opéra, que les directeurs ont mis à notre disposition, depuis les premiers sujets jusqu’à la dernière marcheuse.
- « On se souvient de l’effet grandiose qu’a produit, à la distribution des récompenses, le défilé des Nations. L’idée nous est 'venue de lui donner un pendant qui sera très apprécié, croyons-nous, non seulement des étrangers, mais encore de la grande majorité des Parisiens, peu familiers avec les coulisses. C’est le défilé, bannières en tête, de tous les artistes dramatiques, dans les costumes des rôles qu'ils auront joués le même, soir, la Grande-Revue de tous les théâtres de Paris, en un mot. Nous allons, dès aujourd’hui nous mettre en rapport avec les directeurs pour assurer l’exécution de ce « numéro » de grande marque.
- « La tombola, dans les fêtes de bienfaisance, a fait son temps. Mais l’Exposition universelle nous permet de la rajeunir. Il nous a paru que nous serions-agréables à tous les exposants, surtout à ceux qui s’en retournent chez eux chargés de lauriers, en les associant à notre œuvre. Si chacun d’eux, au moment d’emballer les bibelots de sa vitrine, voulait nous laisser un souvenir de son séjour parmi nous, avec mandat de l’utiliser au profit des victimes de la catastraphe d’Anvers, nous réunirions en quelques jours les éléments d’une tombola comme on n’en aurait jamais vu. Leurs noms seraient inscrits dans un nouveau palmarès, qui serait comme le Livre d’Or de ce grand acte de philanthropie internationale. L’idée est semée ; elle germera. Prière à nos adhérents de vouloir bien adresser leurs dons ou leurs lettres de promesses, soit au Figaro, soit 54, rue Taitbout, à M. Emile Vanderheym, l’éminent expert de l’Etat, qui veut bien, comme pour la tombola de Szegedin, nous prêter sa gracieuse assistance.
- Indépendamment de la Tombola, nous aurons une vente à la criée dont les Escribe et les Chevalier seront nos plus aimables comédiennes, en costumes caractéristiques. Pour cette vente, qui se composera de menus bibelots — les bibelots de prix seront même acceptés — nous tirons, sans craindre qu’on ne fasse pas honneur à notre signature, en même temps que sur les exposants sur les industriels et commerçants parisiens. Et aussi sur nos artistes, peintres et sculpteurs, que nous avons toujours trouvés près de nous, à l’avant-garde, dans les combats de la bienfaisance. Il ne tient qu’à eux que leurs offrandes — qu’ils pourront envoyer aux adresses ci-des-sus — soient d’importance à figurer dans la Tombola.
- « Il y a dans notre fête une partie gastrono mique dont il est de notre devoir de nous préoœ eu per. Le Grand-Hôtel a devancé notre invitation en nous offrant cent bouteilles de champagne. Nous avons lieu de croire que cet exemple généreux sera suivi. »
- Telles sont les grandes lignes du programme
- des organisateurs de la fête des 19 et 20 octobre.
- On peut juger par les fragments que nous venons de reproduire que cette fête de charité, une des dernières de l’Exposition, ne le cédera en rien, ni en magnificence, ni en amusement, à toutes les fêtes précédentes.
- Ce sera de plus une manière "française de prouver notre affection à une nation amie, si cruellement éprouvée par le sinistre d’Anvers.
- F. L.
- ---------------------------------------
- DERNIERE HEURE
- Le Prix Osiris
- Le Comité de la Presse se réunira mercredi prochain, à quatre heures, au Pavillon de la Presse, pour entendre la lecture du rapport sur le prix Osiris.
- A l’Elysée
- La musique de la chapelle, nationale russe, sous la direction de M. D mi tri' Slavlansky d’A-greneff, s’est fait entendre hier à trois heures, dans la grande salle des fêtes du-palais de l’Elysée.
- Les membres du corps diplomatique et les ministres avaient été conviés.
- On remarquait MM. le baron de Morenheim, ambassadeur de Russie, lord Lytton, ambassadeur d’Angleterre, le comte Hoyos, ambassadeur d’Autriche-Hongrie, le comte de Munster, ambassadeur d’Allemagne, MM. Beyens et Lardy, ministres de Belgique et de Suisse, les ambassadeurs marocains et un très grand nombre de dames et de jeunes filles.
- Lès membres du congrès géodésique, qui avaient été reçus à trois heures moins le quart parle président de la République, ont été priés d’assister à cette audition, qui a obtenu un grand succès et, ne. s’est terminée qu’à cinq heures.
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 102.722
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage.................. -8.187
- Du 1er au 2me............... 5.282
- 2e étage direct............. 2.535
- Du 2e étage au sommet... 4.182
- En tout................ 20.13G
- Aos hôtes
- On annonce l’arrivée à Paris du marquis de Cer-ralbo, chef du parti carliste espagnol, de la marquise de Cerralbo, sa femme et de M. Louis Sorela, qui vient assister à la réunion des comités propa-gantistes de la ligue anti-esclavagiste qui doit se tenir dimanche.
- Le baron d’Itajuba, fils de l’ancien ministre du Brésil à Paris, et la baronne d’Itajuba sont arrivés, ainsi que sir Alfred Molonev, gouverneur de la colonie anglaise de Lagos (Afrique occidentale).
- Enfin, on annonce pour le courant de ce mois l’arrivée du roi Milan et celle de M. GfirkofF, ministre de l’instruction publique bulgare, qui sera accompagné de deux principaux fonctionnaires de son ministère.
- Aux Iîeaux-Arts
- On a pu remarquer jusqu’ici que, contrairement
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 3
- à ce qui s’est produit dans les diverses classes, aucune indication de récompense n’avait été affichée dans les expositions du groupe (beaux-arts). Il n’en sera placé aucune dans la section française, si la décision que M. Meissonier vient de prendre en qualité de px*ésident du jury d’installation est observée. Pour le groupe I, le commissariat spécial, et non les exposants, devait faire procéder à ce travail par les employés. Les cartels venaient d’ètre commandés par l’administration pour les récompenses françaises et au nom des comités étrangers, lorsque M. Meissonier a fait connaître au commissariat sa résolution de ne laisser apposer aucune indication en ce qui concerne les exposants français.
- En conséquence, les cartels de récompense qui vont être posés dans quatre ou cinq jours au palais-des beaux-arts concerneront seulement les sections étrangères.
- Le Banquet des musiciens
- Un banquet sera offert, mardi prochain 8 octobre, à M. Ambroise Thomas, l’éminent directeur du Conservatoire.
- Ce banquet est organisé par les présidents et vice-présidents de la commission des auditions musicales, des comités et du jury de la classe XIII des instruments de musique à l’Exposition dont M. Ambroise Thomas est le doyen et le président.
- Le président du conseil, M. Tirard, M. Fallières, ministre. de l’instruction publique, M. Larroumet, etc., ont promis d’assister à cette réunion, à laquelle prendront une part toute naturelle les compositeurs les plus connus.
- Les lettres d’invitation sont signées de MM Léo Delibes, L. de Rillé, Altès, Em. Jonas, Eug. Gand, etc.
- Les adhésions sont reçues chez Durand, l’éditeur de musique de la place delà Madeleine.
- Le banquet aura lieu au Continental.
- Les Tickets
- Le Journal Officiel donne le nombre de tickets d’entrée employés jusqu’au 30 septembre. Ce chiffre est de 31,707,159.
- Les journées des 1èr et 2 octobre ont donné un total de 247,861 tickets.
- Le vingt-troisième million est donc entamé.
- Commissaire de police
- M. Collas, commissaire de police du quartier Saint-Vincent-de-Paul, remplace à partir d’aujourd’hui M. Dbers dans le service de l’Exposition.
- Le g-ag-naiit du gros lot
- C’est un Marseillais qui a gagné le gros lot de 100,000 fr. au dernier tirage des Bons de l’Exposition ; c’est un père de famille des plus intéressants, M. Audibert, actuellement employé à la raffinerie Boude et fils de Marseille, où il lîabite avec sa femme et ses deux filles, rue de l’Abbé-Féraud, G.
- Le lot de 10,000 fr. au même tirage des Bons de l’Exposition, a été gagné par M. Hippolyte Andric, ouvrier à Saint-Henri, localité voisine de Marseille.
- Tous veinards ces Marseillais!
- Les Anglais
- Pendant le mois de septembre, plus de cent mille Anglais ont traversé le détroit pour venir visiter l’Exposition. Quarante-sept mille huit cent quarante-trois sont venus via Calais-Douvres; trente-cinq mille cinq cent vingt-quatre vià Dieppe-Newhaven; dix-huit mille quatre cent vingt-cinq vid Boulognc-Folkestone.
- Enfin, le trafic des . neuf premiers mois de cette année, entre l’Angleterre et la France, par les trois lignes susdites, dépasse grandement un demi-million.
- Et le mois d’octobre s’annonce comme devant subir une grande augmentation sur les mois précédents !
- Le congrès des trois Amériques
- Les délégués au congrès des trois Amériques se sont réunis hier à Washington, au ministère d’Etat, cù M. Blaine leur a, au nom du gouvernement et du pays, souhaité la bienvenue.
- Dans un long discours très applaudi, M. Blaine a fait ressortir l’importancé, pour les peuples d’Amérique, de la réunion de ce congrès. Il a déclaré qu’il n'y aurait aucune entente secrète, aucune alliance égoïste contre les autres nations, que toutes les décisions, au contraire, seraient publiées.
- « Nous nous réunissons, a-t-il dit, avec la ferme croyance que les nations américaines doivent et peuvent s’aider les unes les autres, et que chacune trouvera dans des rapports plus étendus et bienfaits
- et profits. Nous croyons aussi qu’il est de leur intérêt de se lier plus étroitement sur mer et qu’avant peu les réseaux de chemins de fer de l’Amérique du Nord et du Sud se rejoindront à l’isthme de Panama. »
- M. Harrison, entouré des membres du cabinet, a ensuite régulés délégués et leur a offert un lunch.
- Après avoir élu M. Blaine président, le congrès s’est ajourné au 18 novembre.
- Le lâcher de la Tour Eiffel
- Ge matin, vers dix heures, un superbe lâcher de pigeons a eu lieu au campanile de la Tour Eiffel, en présence d’officiers du Ministère de la guerre et d’un grand nombre de curieux.
- Les pigeons ont été lâchés par un très beau soleil. Us ont fait un grand tour dans l’air, autour de la Tour, et ont pris leur direction vers le nord-ouest.
- Le vent venait de ce côté-là au moment du lâcher.
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- LA TOMBOLA
- Tout le monde s’occupe aujourd’hui de la Tombola de l’Exposition dont les billets obtiennent un si grand succès, et on nous demande à ce propos quelques détails sur le nombre des billets et le nombre non moins intéressant des lots. Voici des chiffres officiels :
- Quinze millions de billets sont mis en vente sur lesquels dix millions sont consacrés à l’achat des lots. Les cinq autres millions ayant servi, comme le prescrivait le décret, à faciliter le voyage à Paris des délégations d’ouvriers, d’industriels, d’agriculteurs et d’instituteurs.
- Les quinze millions de billets participent tous au tirage du gros lot de deux cent mille francs : en outre, pour chaque série d’un million de billets, il y aura cinquante lots de cinquante mille francs, vingt-cinq de dix mille, des lots de quatre et cinq mille francs et deux milliers de lots dont le moindre dépassera, paraît-il, deux cents francs : presque tous pourront être changés contre la somme d’argent équivalente.
- Quand à la date du tirage, elle dépend du public : aussitôt que le dernier billet aura été placé, le tirage aura lieu. Tout porte à croire que cette date ne sera pas éloignée, car on vend chaque jour vingt mille billets au Champ de Mars.
- ----------------------------
- Mouvement des voyageuus
- A LA GARE DU CHAMP DE MARS
- Après les milliers de wagons de produits exposés, qui ont été si heureusement dirigés de la gare du Champ de Mars dans le dédale des enceintes de l’Exposition, ce sont des milliers de voitures d’admirateurs de ces merveilleux produits qui arrivent depuis le 6 mai.
- Les incidents ne manquent pas de se produire à l’arrivée ou au départ de ces foules agitées par le désir de voir ou grisées par tout ce qu’elles ont vu. Aussi faut-il toute l’énergique courtoisie du sympathique inspecteur de Bécherel et du non moins sympathique chef de gare Routier, pour applanir bien des difficultés et faire partir à l’heure ou recevoir un total de 142 trains par jour, sans compter que le dimanche, ce chiffre est de beaucoup dépassé, car ce jour-là on reçoit 120 trains et on en fait partir 107, ce qui constitue une moyenne de 52,000 voyageurs.
- En outre de ces trains réguliers, la gare du Champ de Mars a reçu déjà près de cent trains de plaisir venant du réseau de l’Ouest et du Nord, les autres Compagnies ayant reçu et débarqué dans leurs gares respectives les trains de cette nature.
- Maintenant, si l’on veut avoir une idée du mouvement des voyageurs depuis le 6 mai, à la gare du Champ de Mars, on n’a qu’à jeter les yeux sur le tableau ci-dessous :
- Mai......................... 366,000
- Juin........................ 623.000
- Juillet..................... 574.000
- Août........................ 649.000
- Septembre................... 723.000
- Comme on peut le voir, c’est au mois de septembre que le mouvement a atteint son maximum et il y a lieu de-eroire--qu’il ne faiblira pas trop parce que l’on connaît les arrivages et les départs de ces premiers jours d’octobre.
- En totalisant les nombres ci-dessus en obtient le chiffre de2,935,000, qui est déjà supérieur de près d’un million à celui de toute la durée de l’Exposition universelle de 1878.
- Dans un prochaine article nous donnerons le mouvement des voyageurs, pour les autres moyens de transport à l’Exposition. OL-D. ------------:—:--— ----------------
- LES CONGRÈS
- F.-. C.'. D.\T.'.L.'. D.\ R.\
- La FédéraMon Compagnonnique de tous les Devoirs Réunis a tenu ses assises à l’Elysée-Ménilmontant.
- Bien qu’il n’ait plus son importance d’autrefois, le compagnonnage réunit encore près de trente mille adhérents en France. A l’origine sa mission était d’assurer aux ouvriers les ressources nécessaires pour accomplir le tour de France classique.
- Au cours de son voyage, l’ouvrier descendait chez la « mère », dont la maison était le lieu de rendez-vous de tous les compagnons ; là le voyageur retrouvait des camarades prêts à lui ouvrir leur bourse et à lui assurer des soins en cas de maladie. Il régnait alors une étroite solidarité entre les compagnons.
- De nos jours la facilité des communications aréduit debeaucoupl’utilité du compagnonnage. Il aurait peut-être même fini par disparaître peu à peu si quelques-uns de ses membres, parmi lesquels figurent MM. Lucien Blanc, ancien compagnon bourrelier, maintenant banquier à Lyon, Frise, ancien-plâtrier, devenu aussi un riche financier, Escole, autrefois tailleur de pierre, et quelques autres, n’avaient réussi à galvaniser l’antique institution en la formant en une sorte de société de secours mutuels et de retraite.
- Il y a neuf ans que ces anciens compagnons, demeurés fidèles à leurs amis de la première heure, ont fondé la caisse qui alimente le compagnonnage rajeuni. L’encaisse atteint déjà la somme de 110,000 francs.
- Le congrès avait pour but de décider toutes les corporations qui sont déjà affiliées au compagnonnage à adhérer a la nouvelle association.
- Jusqu’ici les compagnons étaient divisés en trois catégories ayant chacnne ses attributs spéciaux et ses insignes. Les deux premières, formées Enfants de Jacques et des Enfants de Soubise étaient groupées sous le titre général de: « Compagnons du Devoir ». La troisième famille, composée des Enfants de Salomon. était connue sous la désignation de : « Compagnons du Devoir de Liberté ».
- Quatre-vingt-quinze délégués investis du droit de vote ont participé aux séances du congrès; une quinzaine de corporations y ont décidé de se réunir en une seule société et d’adopter à l’avenir le titre d’Enfants de V Union compagnonnique.
- Les compagnons au nombre de plusieurs centaines ont fêté par un banquet la'fédération qui est le résultat de leur congrès.
- Dernier détail : parmi les congressistes figurait un ecclésiastique qui a été dans sa jeunesse compagnon cordonnier et qui, depuis son entrée dans les ordres, n’en a pas moins continué à s’intéresser vivement au compagnonnage, pour la prospérité duquel il a même fait, paraît-il, d’importants sacrifices pécuniaires.
- Voir à la Section Anglaise Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
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- 4
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage de la Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONS
- A LA TOUR EIFFEL
- 4 OCTOBRE
- (Suite).
- Peter Jensen. Copenhague.
- Jules Tardy, Niort (Deux-Sèvres).
- Mugnier frères, Dijon.
- F. Magnac, Paris.
- J. Mugnier, Dijon.
- Amanda Jensen, Copenhague.
- Johanne Crone, Copenhague.
- Petrea Jensen, Copenhague.
- P. Jensen Y., Copenhague.
- D. Mahé, Lille.
- Lelong Alphonse, Paris.
- Hanus Neumayer, Vienne.
- Martin Galan, Pampluna.
- Antonia Pastor, Estella.
- Delcourt Scordel D., Chalon-sur-Saône.
- Charles de Bonnecorre, Tarascon.
- Cyprien de Chenerilles, Aix.
- Une habituée, Paris.
- Susanne Anfry, Le Havre.
- Jonette, proviseur du Lycée de Bordeaux et sa dame.
- . Nègre, Aix-en-Provence.
- Betty Pornitz, Wien.
- Betty, Bertha Fürst, Wien.
- Trillault Célestin, Villeporcher (Loir-et-Cher). Fernand Cornu Mathieu, à Laroche-sur-Cydroine (Yonne).
- Chaves, Paul, à Ormoy (Yonne).
- Mlle Amélie-Pauline Tarascon, Avignon (Vaucluse).
- Rose Reynaud.
- Julia de Séguier.
- Ida de Séguier.
- Arthur de Séguier.
- Jayme de Séguier.
- Chassagne, V.
- Lucot, Georges.
- Désobry, Paris,,
- Docteur Dmitry, Stanislawsky, Moscou, Russie. Halvor Halvorsen, Paris.
- Victor Derozier, Chalon-sur-Saône.
- Mme Derozier. Chalon-sur-Saône.
- Louis Martin, Chalon-sur-Saône.
- Romaz Lobo. Lisbonne.
- Carlos Lobo, Lisbonne.
- Bento Pereira da Costa, de Lisbonne.
- Savida a Luz.
- Eiffel e a França republicana.
- Nicolas de Czarnomski, Pologne.
- Pignol, Raymond, Marseille.
- MM. J. T. Byrne, de New-York. — Miss Maie Byrne, de New-York.
- ’Manoel José Monteiro, Lisbonne.
- José, E. de Olano, Barcelona.
- Albert Oppenheimer, Mainz.
- Laure Péronnier.
- M. et Mlle Bertouille, Bruxelles.
- Comte Gaston Saint-Yrieix des Biards.
- A. Duprez, à La Bassée (Nord).
- Becquet, Louis, greffier de Paix, Routot (Eure). Serge Stracolï, hôtel Laffitte.
- L. Seriselme.
- Savin, agent-voyer en retraite, à Bourgtheroulde (Eure)..
- Jeanne Arger de Nouvion-en-Ponthieu (Somme). Ernest Bourdin, principal clerc de notaire, à Boccages (Calvados).
- Marguerite Michel.
- Auguste Michel.
- Narciso de Olano. — Rosa Reig de Olano. — Anna de Olano. — Adela de Olano et de Barcelona. Henry Saziar, avocat, Bordeaux.
- 5 OCTOBRE
- Edmond Galland, à Bligny-sur-Ouche (Côte-d’Or).
- Consul Carlos Armstrong, Nonce Puertonco. Henri Cabrera, correspondant du journal La Bénis ta de Porto-Rico.
- E. Bellit, Nogent-sur-Marne.
- Je suis venu. J’ai vu. Je suis descendu.
- Paule Perrin et Paulette.
- Je suis ici et t’envoie, mon cher époux, mes plus tendres baisers.
- Henri Paulin, Vernoyaz, Suisse.
- Gallet, de Millery (Rhône).
- Albert Loyer, sous-officier, 11e de ligne.
- Herbay Deneuville, Hesdin (Pas-de-Caiais).
- Henry Col, London.
- Alfred E. Johnson, correspondant du Court Cir-cular, Paris.
- Emilio D. Podestà, Bahia (Brasil).
- F. Pitou.
- Marius Béranger, dit Baron, Marseille.
- Ernest Levesque, Marseille.
- Bancal frères, des Réjouis, Marseille.
- Emile Amene, Marseille.
- Louis Clôt, Marseille.
- Emile Ladet, dit le comte des Garennes, Marseille.
- Eugène Boulle fils.
- Annette Panard, Pont-à-Mousson.
- Emile Riquier.
- Charlotte Argout, Abbeville.
- Alfred Anienc, Marseille.
- Eugène Boyer, dit « lou Vieil », Marseille.
- Louis Tassy, dit le Joli, Marseille.
- Eugène Gigou, dit le Pastaïré, Marseille. Dominge, pâtissier.
- A. Sutcrifïe.
- Sunthris Bentley, Halifax.
- D. Pisani, Madrid.
- Henriette Pisani,,Angleterre.
- Maurice Vialiard, dit lou Pateu, Marseille.
- Veuve Thomas, Paris.
- C. Therriat, Paris.
- De Goul, Auch.
- Zoé Ghiko, Bucarest.
- Blanche Vautier.
- Irène Ghika, Bucarest.
- Anna Viaud, Bordeaux.
- Irma Viaud, Bordeanx.
- Pour la quatrième fois, enchantée de mon ascension.
- L. Bescherer, artiste dessinateur et graveur. Janun Nicdzialvrowski, directeur des travaux
- publics de la ville de Cracovie.
- M. Neri Pia, Bologna, Italia.
- Clara Dingle, England.
- Suzannch Alice Yco, England.
- José-F. de Sotomayor, Ilduara Feyjos.
- Emile Lemare et Henri Lemare, à Saint-Pois (Manche).
- A. Durand, huissier à Vitré.
- Reboul, Bône, Algérie.
- H. Latscha, Jungholz (Alsace).
- Ernest Réné, à Romilly-sur-Seine (Aube).
- Léon Bergerat, à Lyon.
- Georges Rieger, à Lure, Haute-Saône.
- Georges Dumont, Paris.
- Vischer, de Bâle.
- Julien Cremong.
- B. Bobin.
- Mignon, à Senlis.
- Prevot-Valeri, Paris.
- Goquigne Solnet, Jouarre.
- A. Cambeux, Cannes.
- Emile Heudes, Calais.
- J. Notovitch, rédacteur en chef du journal Les Novosti.
- Ph. Crozter.
- ' Ii. Roux.
- Honneur à Eiffel. — P. Gaslon.
- Lucien Bobin, sous-lieutenant au 159e régiment d’infanterie, Nice.
- Irene Giunti Nicolette Martucci.
- Marcheze Carfizzi.
- Rafïaello Faudati.
- Mlle Elisa et M. et Mme F. Olivier, Marseille.
- Ev. Barfour.
- Max-Louise-Emma Ritter.
- Alexandre-Adèle Askenasy, Maria-Arthur-Robert Askenady et le professeur Dr E. Weiss, Wien.
- V.-L. Simmonds. London.
- Albertshawen. Wien.
- Marcel Dor, de Marseille.
- Reynaud Jules. d’Aix, Provence.
- E. -M. Vis, Amsterdam.
- Mme Deville, à Bordeaux.
- Chef-adjoint du cabinet du Ministre des affaires étrangères.
- Monachon, Mermet Jean, Dardel Joseph, Cochet Joseph, Aix-les-Bains.
- Emile .Jeammaire, Ghaux-de-Fonds, Suisse.
- Jules Beaujon.
- Bodru, François, Nantes.
- G. Petit, Bordeaux.
- M. Gomes Costa Pereiro, Portugal.
- Abbé M. Maxime da Santa-Vienna, Minho, Portugal.
- G. Mimmy et Lucette, Saint-Germain.
- Lucie, Evreux, Eure.
- Cécile, Evreux, Eure.
- Mignot, Rouen.
- N. Lippmanowitz, de Moscou, Russie.
- J. Rogoline, Moscou.
- Guillaume Lamazure, Fiers, Orne.
- Marie Lescroel, Paris.
- Marie Janot, Paris.
- J. Prime, Paris.
- J. Goblet, Paris.
- Marguerite Goblet, Paris.
- Bonjour à Henry et Albert. — Pfister, Paris.
- Marqueza do Fagal, Lisbonne. Portugal.
- Marquez do Fagal, Lisbonne, Portugal.
- Emilie Wittnich.
- Th. Westeren, Norvège.
- Célestin Frésure, Ghamford.
- P. Jung.
- Howe José, Buchwood., Armstrong, H. Kent. Louise Holladen, San Francisco.
- James Campbell D. Edvar, C.-Co, Edimburgh.
- A. Marchais, La Rochelle.
- E. Blondelin, Paris.
- A. de Crèvecœur, Abbeville.
- T. de Crèvecœur, Nancy.
- Lannenberg, ingénieur, Gorlitz.
- Rolke, Berlin.
- Vallée aîné, Caen.
- Eugène Selmal Architers, Wien.
- Douzlasgibbs, Wien.
- Jules E. Bergean, Livourne.
- Federick Frosl, Jonbridge, England.
- MM. C. Frost, Horscham, England.
- MM. James Conner, Sandown, Isle of Wiglit.
- L. Movre, Deviz, Wilts.
- Philippe Faure fils, Lorle (Suisse).
- J. Acknyper, Rotterdam.
- E. Robellet Elise, Lyon.
- L. Manicou Bettabo, Marseille.
- Cesse Anquetil de Beauregard, Martinique. Demany Jules, capitaine commandandant belge.
- F. Demany, architecte, Liège.
- V. De Lange, Gand.
- Léonie Demany.
- Josefa de.Anduaga de Crens, Madrid.
- Honneur et bonheur au peupe Français. — N. Tyéhor. José Evens.
- Heissier, ingénieur civil, Nîmes,
- Gyongyosy Janos, Budapest.
- Gyongyosyné Màtray Laura, Budapest.
- Szèp Néla, Budapest.
- Eugène Rambowski, Budapest.
- Juan Astudio, de Gurman.
- J.-N. D. Schmidt, Scharback.
- Elisabeth Giquel, Paris.
- Demetrio Astudillo.
- Goncha Clainz. Astudillo.
- Salut à Eiffel. Madrid. — Concha Astudillo.
- E. de Ruytter, Bruxelles.
- Marlet, Sagy.
- M. et Mme Eug. Jung, Huningue (Alsace).
- M. et Mme Tilger, St-Louis (Alsace).
- Robert Schaeffer, Mulhouse (Alsace).
- Victor Rode. St-Mandé.
- H. Pihut, La Ferté-Bernard.
- C. Bas, officier d’administration, Villefranche, (Rhône).
- M. H. Urllis, Bamstaple. England.
- M. et Mme Charles Chancel, Marseille.
- Frédéric Mallebrein, Mannheim.
- Herman Mallebrein, Anvers.
- M. Jolyot, sous-lieutenant, au régiment do fa-peurs-pompiers, Paris.
- R.-B. Ferris. England.
- H. Fould, Leek England.
- D. -W. Krauss, Brunswick, Georgia, U. S. Q.
- J. Allouis, Dijon.
- Mention, Reims,
- Mortain, Caen.
- Giacomo de Stéfani, Firense.
- Mme Marcheix.
- •I. Gumbel, Heilbronn.
- Léopold Gumbel.
- Dora Gumbel,
- Louis Gumbel.
- Léon Ghassan, Gravelines (Nord).
- J. Nolan. Ireland,
- Gustave Aden, Audruicq (Pas-de-Calais),
- Georges Faurax, Lyon.
- Charles Herz.
- Johanna Rosenthal, London.
- L. Rosenthal, London.
- Alice Steinhardt.
- H. Moslothaf, London.
- Henri Serres.
- Sursan, notaire, Wevelghem (Belgique).
- De Geest, greffier, Moorseele (Belgique).
- E. Laune,
- Gross, César.
- Archibald Hervines, Ecosse.
- Mme P. Comont et son fils, Le Havre.
- Léopold Grosso, Turin.
- Léon Rodrigues, caporal au 67e.
- (A Suivre).
- p.53x4 - vue 458/687
-
-
-
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- o
- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DES COLONIES.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ---------
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- DISTRIBUÉES AUX EXPOSANTS
- Le 29 Septembre 1809
- (Suite).
- ----------
- Classe 13. — Instruments de Musique.
- GRANDS PRIX
- Erard et CK — Evette et Schaeffer.
- Mustel.
- Pleyel, Wolff et CK
- MÉDAILLES D’OR
- Aciéries de Firminy. — Albert frères. Belgique. — Berden. Belgique. — Bord.
- Carpentier, — Gerveny. Autriche-Hongrie. — Che-vrel. — Christophe et Etienne. — Couesnon et Cie.
- Fontaine-Besson.
- Fxposition permanente des colonies.
- Focké fils aîné.
- Caveau. — Gehrling. — Gouttière.
- Hill et fils. Grande-Bretagne. — Hel. — Herz (Ye Henri).
- Kerntopf et fils. Russie. — Krall et Seidler. Russie.
- Lepée.
- Merklin et Cie. — Mille. — Millereau.
- Pinet. — Poudra.
- Quertaro. Mexique.
- Rodolphe fils. — Rohden, G. de.
- Silvestre. — Société Alexandre et fils.
- Wentel et Stazk. Roumanie.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Abbey, E. et J. — Alibert. — Arban et Bouvet. — Association générale des ouvriers (François, Maître et Cie). — Aucher frères. — Augenscheidt.
- Backer, Troll et Cie. Suisse. — Baruth. — Blanchard. — Bohman, Joseph. Etats-Unis. — Bonneville. — Brinsmead et Sons. Grande-Bretagne. — Brizzi et Nicolaï. Italie. —- Brusco. Espagne. — Burckardtet Marqua. — Busson.
- Caldera. Italie. — Chediw, J.-J Russie. — Collin-Mézin.— Conservatoire national de Mexico. Mexique. — Cottino et Tailleur. — Cousin.
- Devenuti. Italie. — Delerue, J. Portugal. — Dietz. Belgique. — Deroux. — Dumont et Lelièvre.
- Gavioli et CK — Gervex. — Grandon. — Gueissaz fils et Cie. Suisse. — Gueisser, E. Russie.
- Hansen. — Heinemann. Belgique.
- Institut de musique de Tokio. Japon.
- Jacquot et fils. — Joâo dos Santos Conseiro. Brésil. *
- Kneip.
- Lachenal et CK Grande-Bretagne. — Lafontaine. — Lamy. — Lévêque. — Lévèque et Thersen. — Le*-vet. — Lévy Mario. — Lorée.
- Malecki, J. Russie. — Martin frères. — Menti, Charles. — Monti. Ferdinand. — Muller, Ed.
- Paillard et Cie. Suisse. — Peccate. — Pettex Muftat. — Porchet. — Pourtier. — Pruvost, Victor.
- Quan tin et Rolle.
- Renaudin. — Renson et fils. Belgique. — Richard et Cie. — Rive. — Roblin. — Rordorf et Cie. Suisse.
- Santos, Manoel Pereira. Portugal. — Souffeto. —
- • Sudre.
- Thibouville, André. — Thibouville-Cabart. — Thibouville, Martin fils, aîné. — Thibout, Amédée. Thoresen. Norvège. — Tomasini. — Trost, J. et Cie. Suisse. —Truchot et Collin. — Van Cauw-laert frères. Belgique. — Weber, Albert. Etats-Unis.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Allard et Sandoz. — Suisse. — Atkinson, William. Grande-Bretagne. — Aurand-Wirth.
- Bieger. Suisse. — Bing. — .Boussuge. — Bretonneau.
- Casanovas frères. Espagne. — Charly. — Chavez, Thomas. Salvador. — Constantz.
- Busuttil et de Mattéis. Tunis.
- • Collection d’instruments indigènes. Siam. — Contreras, Elias. Guatémala. — Cossange Barbu. — Cosselis et Pag non.
- Danti. — Dliibaut. — Dolnet-Lefevre et Pigis. — Dvorak. Autriche-Hongrie.
- Fedoroff, N. Russie. — Fortin. — Frantz. — Francisco Nunez. République Argentine.
- Gasparini. — Gauss. — Giorgi et Schaefïner. Italie-— Gomez et fils. Esp'agne. — Guarro et fils. Espagne. — Guérin. — Guillot.
- Hainaut et fils. Belgique. — Henry.
- Jaeger. —Jaulin. — Jeaupert. — Joray.
- Kasriel. — Kisslinger. Italie. — Klein.
- Labrousse. — Lacape. — Langdorff et fils. Suisse.
- — Lapasset. — Larssen. Norvège. — Lary. — Le Dan. — Laubé-Drauxin. — Legay. — Limonaire.
- Marcopoulos, G. Grèce. — Marti Vieh, José. Espagne. — Murtzino. Grèce.
- Oury.
- Paquet et ses fils. — Paquotte frères. — Pereira et Gie (Custodi Cardozo)'. Portugal. — Perrelet. Suisse. — Picard. — Pierrard. Belgique. - Pilât. Autriche-Hongrie. Pilverdier. — Poirson. •— Pruvost, Henri.
- Santucci. Italie. — Siebenhuner. Suisse. — Silvani et Smith. Grande-Bretagne. — Simoutre. Suisse.
- — Société des facteurs de pianos de Paris (Hanel Bénard et Cie). — Strobl, A. Russie.
- Thibouville-Coudevillain. — Thibouville, Eugène et fils.
- Van Lieshout et fils. Pays-Bas. — Volpi. Italie. — Varju et Horvath. Autriche-Hongrie.
- Wagner, Ernesto Victor. Portugal. — Warlen. Suisse. — Ward et fils. Grande-Bretagne.' — Wolff. Suisse.
- MENTIONS HONORABLES
- Agence internationale A. de Roth de Markus, Suisse. — Alegria, Antonio-Jorge. Portugal. — Alvarengas. Salvador. — Amat-Chantoux. — Andreevitch. Russie. — Avisseau.
- Barrouin. — Baudres. — Burgasser et Thellmann. Chardot. —Collection d’instruments. La Réunion.
- — Collection d’instruments indigènes. Hawaï. — Collectivité des instruments indigènes. Algérie.
- — Collectivité des instruments indigènes du Congo. Gabon. — Collectivité des instruments indigènes. Nouvelle-Calédonie. — Collectivité des instruments indigènes. Annam et Tonkin.— Collectivité des instruments indigènes. Bolivie. — Collectivité des instruments in digènes. Cambodge,
- — Collectivité des instruments indigènes. Colonies portugaises. — Collectivité des instruments indigènes. République Dominicaine.— Collectivité des instruments indigènes. République Sud-Africaine.
- — Collectivité d’instruments nationaux. Roumanie. — Collectivité des instruments indigènes. Sénégal. — Collectivité d’instruments nationaux. Serbie. — Collectivité des instruments indigènes. Tahiti. — Collectivité des instruments indigènes du district fédéral de Mexico, des Etats de Jalisco Michoacan, Puebla et Yucatan. Mexique. — Comité d’exposition de l’Inde, instruments de Chandernagor. Inde française. — Corlmacher, Antonio. Chili.
- Dattiner, A. et Specht, Ch. Russie. — Delanoé. — Derondel et Rocacher. — Dieffenbacher. — Ellef-sen Stenkjoendalen. Norvège.
- Garcia, Victor. Salvador.
- Jouffroy.
- Leguerrinais. — Leibver.
- Mezzetti. Italie. — Milani. République Argentine.— Municipalité de Sacatepequez, instruments indigènes. Guatémala.
- Oberdoeffer.
- Parisse.
- Rindlisbacher. Suisse. — Rossero.
- Service local de Mayotte. Mayotte et Comore. — Service local de Saigon. Cochinchine.— Sezérie.— Stathopoulos. Grèce.
- Toudy,
- Vanet.
- Warschawer, M. — Russie. — Winther.
- Classe 14. — Médecine et Chirurgie. Médecine vétérinaire et comparée.
- GRANDS PRIX
- Baretta.
- Mariaud. — Martin, Claude. — Mathieu, Raoul. Tramond.
- MÉDAILLES D’OR Aubry. — Auzoux (VQ.
- Challandes. — Chardin. — Crétès.
- Gaifïe et fils. — Giroux, Ernest.
- Institut vaccinal suisse. Suisse.
- Laskowski. Suisse.
- Préterre.
- Simon, J.-B. Belgique.
- Walter-Lécuyer. — Wiesnegg, — Wulfing, Liier.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Bergstrom. — Burlot, Joseph.
- Clausolles, José. Espagne.
- Délogé. — Demaurex. Suisse. — Desnoix. — Desprez (Dr).
- Eternod. Suisse.
- Favre. —- Feighine (Dr F.-J.). Russie. — Forstetter (DQ. Russie. — Frees, G.-A. Etats-Unis. — Froger.
- Gamichon, Auguste. — Graillot. — Gray, Joseph, and Son. Grande-Bretagne.
- Hay. Autriche-Hongrie. — Heymen-Billard. Karmanski.
- Lacroix.
- Office vaccinogène d’Athènes. Grèce.
- Seabury and Johnson. Etats-Unis. — Surgicil appliance (société).
- Talrich.
- Vergne, Henri.
- Wirth.
- Yvon et Berlioz. •
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Achard-Milhet.
- Berguerand fils. — Bing. — Boissonneau, A.-P., fils. Coulomb successeur. — Bonnefoy (DQ. — Bourgogne. — Bordier. — Boussenot. — Brede ville et Paturel.
- Cea, Léopoldo. Espagne. — Contenau et Godard fils.
- — Coulomb Boissonneau et fils.
- Delatre, Aug. Belgique. — Doucet. — Dutheil. Egli-Sinclair. Suisse. —Eynard et Richefeu. Fabrique suisse de pansements. Suisse. — Fellen-daels, G.-H. Belgique.
- Guimard. — Grodet.
- Institut vaccinal du Chili. Chili.
- Jourdain.
- Khroustchoff, J.-J. Russie.
- Macaya, José. Espagne. — Mauchin. Suisse. — Mayet. — Meheux.
- Nicoud.
- Oliete é hijos, S. Espagne.
- Paulier (Dr). — Pecsi. Autriche-Hongrie. — Pom-meroy, Truss et Cie. Etats-Unis. — Potier. Richard Vanschoor. — Redon (DQ. — Rondeau, maison Delamotte.
- Société des lunettiers.
- Thillier,
- Van den Broeck et Gie. Belgique.
- Webrer.
- MENTIONS HONORABLES
- Abrioux.
- Bacq-Prodhomme. — Buchi. Suisse. — Brenot. — Bruyge.
- Carue. — Chane. — Choquart et Peuchot. —Claise.
- — Goutinho, A. Portugal.
- Delacroix-Froust. — Dorigny.
- Frebault, V.-Félix. — Friederich. Pays-Bas. — Friese. — Froelich. Suisse.
- Gauthey et Haussmann. — Gengoux. Belgique. I.acerda, Alberto de. Portugal. — Lelièvre. — Lo-ret et Cie.
- Martin, Odile.
- Paiva, J, Pedro-Godinho._ Portugal. — Perdrizet, Ramirez. Brésil. — Reinier. — Rein and Son. Grande-Bretagne, — Robert, Edouard. — Iiobil-lard. — Rougeot (DQ.
- Schoen. Suisse.
- Tollay fils et Leblanc.
- Ulmann. Suisse.
- Classe 15. — Instruments de précision
- GRANDS PRIX
- Brunner frères.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Carpentier. — Collot.
- Ducretet.
- Gantier.
- Kern. Suisse.
- Laurent.
- Ministère de la guerre, service géographique. Ministère de l’instruction publique, bureau des longitudes. — Ministère de la marine. — Ministère des travaux publics, service du nivellement général.
- Naval Observatory Washington. Etats-Unis. — Nemetz. Autriche-Hongrie.
- Olland. Pays-Bas.
- Piichard frères.
- Ross and C°. Grande-Bretagne.
- Rowland. Etats-Unis.
- Signal service de l’armée fédérale. Etats-Unis.
- MÉDAILLES D’OR
- Balbreck. — Bardou. — Baudin. — Beckers’sons, Pays-Bas. — Bellieni. — Bézu-Hausseb. — Bollee. Léon. — Bourdon. — Brosset frères.
- Château.
- Dallmeyer, J.-H. Grande-Bretagne. — Dasling, Brown and Scharps. Etats-Unis. — Deleuil. — Dumoülin-Froment.
- Gérard et Cie. Belgique. — Golaz.
- Hollerith. Etats-Unis. —Hürlimann.
- Lancelot. — Lutz.
- Moreau-Teigne.
- Naudet.
- Payen. — Pellin. — Perreaux. — Pillieher, J.
- Grande-Bretagne.
- Rabinowitch, L. Russie.
- Seichert. Autriche-Hongrie. — Sanguet. — Simon.
- — Société des lunettiers.
- Tavernier-Gravet. — Tichkoff, P.-P. Russie. —-Tonnelot.
- Usteri-Reinacher. Suisse.
- Verdin. Yerick et Stiassnié. — Ville de Paris. Watson and Sons. Grande-Bretagne. — Werlein.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Avery, W. et T. Grande-Bretagne. — Avizard. Bastien. — Bazerga. — Benoist et Berthiot. — Ber-thélemy. — Boulan. — Bourette.
- Clarkson, Alexander. Grande-Bretagne. — Clermont. — Colas. — Golmont. — Coppin. — Cor-radi. Suisse.
- Delaunay. — Derogy. — Duboscq, A. — Dumaige.
- — Du trou.
- Eon.
- Fillieux. —• Foulon. — Franquin..
- Guérineau. — Guyard et Canary. — Gresset.
- Plue. — Huetz, Alphonse.
- Imbert.
- Jacquemin frères. — Jacqemin-Verguet. Koérshunofï.
- Lacombe. — Lamotte. — Langlet. — Laverne. — Lefebvre. — Lévy.
- Marcel (commandant). — Mergier. — Mirand. Nachet jeune. — Napoli. — Neergaard. Danemark. Parent. — Pazos, J.-FI. Brésil. — Peigné (lieutenant-colonel. — Périllat. — Picart. — Pierroni. Grèce. —Prince (Ve). — Pyat.
- Radiguet. — Raymond. — Renaut. — Renaud-Ta-cliet. — Rohn, J.-G. Russie. — Roussel et Ber-teau.
- Secrétan. — Subra.
- Torrès Puigsecli, José. Espagne. — Tacher. Etats-Unis. — Thury et Amey. Suisse. — Timtchenko. J.-A. Russie. — Trenta.
- Vion frères.
- Wery, Alexis. Belgique.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Autié.
- Bablon. — Biennait.
- Canzi. Italie. — Ghampigny. — Charnot. — Colard. Denise (Ve). — Depeyre. — Dreux. — Durand, Falk-Rasmussen. Danemark.
- Giot. — Goubeaux. —Guepratte.
- Hoffmann. Suisse.
- Ivozlovv (le colonel). Russie.
- Luizard.
- Macchi. Italie. — Makepeace. — Marc. — Masson.
- — Morel-Fatio.
- Rougier.
- Senée. — Stang. Norvège.
- Torrès Puigsech, José. Espagne.
- Yigevano. Italie. —• Villepigue.
- MENTIONS HONORABLES
- Artisans ruraux du gouvernement de Moscou (Collectivité des). Russie.
- Bouisly. — Bourdon. G.-II. — Buzenac.
- Châtelain. Suisse.
- Deialiaye. — Dessendier. — Desprès. Suisse. Garnier. —Ghidini. Italie.
- Institut industriel et commercial de Lisbonne. Portugal.
- Kern. — Klingelfuss. Suisse. — Kotlrewski. Russie.
- Lorieux Yc et Royer.
- Maréchal — Morin et Gense.
- Ramirry, Francesco. Espagne.
- Classe 16. — Cartes et appareils de géographie et de cosmographie, topographie, statistique
- GRANDS PRIX”
- Bureau topographique fédéral. Suisse.
- Commission géographique exploratrice de la République mexicaine: Mexique. — Commision géologique de la société helvétique des sciences naturelles. Suisse. — Corps of Engineer United States army. Etats-Unis.
- Imfeld. Suisse.
- Ministère de l’agriculture. Administration des Forêts. — Ministère du commerce, de l’Industrie et des colonies. — Ministère de la guerre, Service géographique de l’armée. — Ministère de l’intérieur. — Ministère de la marine, service hydrographique. — Ministère des travaux publics, Service des ponts et chaussées (exposition collective). — Ministère des travaux publics. Service des mines (exposition collective). — Ministère des travaux publics (Carte géologique de la France).
- Prince héréditaire Albert de Monaco. Monaco.
- Secrétariat dps travaux publics. Mexique. — Simon. Suisse. — Société de géographie de Paris.
- United States Coast and Geodetic Survey. Etats-Unis. — United States signal service (Département de la guerre). Etats-Unis. — United States geological Survey. Etats-Unis.
- Ville de Paris (Statistique municipale). France.
- Wurster Randegger et Cie. Suisse.
- MÉDAILLES D’OR
- Amiral baron de Tefle, V.-I.-C.-E. Brésil.
- Commission de l’Exposition. République Argentine.
- — Commissariat général. Brésil. — Colonel Niox. Combes. Algérie. — Club Alpin français.
- Département des ingénieurs de la Province de Bue-nos-Ayres. République Argentine. — Direction générale des colonies. Portugal. — Direction générale des travaux publics (exposition collective). Tunisie. — Delaune, Emile. — Douanes de Rio de Janeiro. Brésil. —Dru, Léon.
- Eckstein, C.-A. Pays-Bas. — Erhard frères.
- Fernandez, Ramon. Mexique. — Flammarion, Camille. — Friis. Norvège.
- Gouvernement général. Algérie. — Gouvernement de la province de Buenos-Ayres. République Argentine. — Gouvernement du Salvador. — Gran-clidier, Alfred.
- Heim, Albert. Suisse.
- Instituto historico e geographico. Brésil.
- Les amis tourristes d’Elsinfort. Grand-duché de Finlande. — Lesley, J.-P. Etats-Unis.
- Ministère de l’instruclion publique (Missions scientifiques). — Ministère des finances. Mexique. — Ministère des finances (Direction des contributions directes). — Ministère des finances (Bureau de statistique et législation). —Ministère • de la justice (Bureau de la statistique).
- Pouyanne. Algérie.
- Roblet (Révérend Père). — Rosenweig. Mexique.
- Schrader, Franz. — Service du cadastre à Saigon. Cochinchine française.
- Van Scherpenzeel-Thim. Belgique. — Vasseur et Garez. — Ville de Reims. — Ville de Paris (Plan).
- Agote Pedro. République Argentine.
- Barrère (suce. d’Andriveau-Goujon). — Baudry et Cie. — Belin Ve et fils. — Bertaux Emile. —
- Bresson, André. Bolivie. — Bridet. La Réunion. — Borel, Maurice. — Bureau central météorologique d’FIelsingfors. Grand-duché de Finlande.
- — Calheiros (Francisco) da Graça et Indio do Brazil. Brésil. — Cammermeyer. Norvège. Car-rasco, Gabriel. République Argentine. .— Casa-nal, Dionisio. Espagne. — Challamel et Cie. — Chamberlin, Etats-Unis. — Chevreux, Paul. — Civial, A. — Colvin, Verplanck. Etats-Unis. — Comité du canal de Nicaragua. Nicaragua. — Commission de cartographie à Lisbonne.—Portugal. — Commission directrice du recensement d@ la province de Buenos-Ayres. République Argentine. —- Compagnie maritime de Suez. — Cook, G.-II. Etats-Unis.
- Département topographique de la province de Entre Rios. République Argentine. — Dietri-son. Norvège. — Drapeyron, Ludovic. — Dufre-noy, E. — Ecole nationale d’agriculture de San Jacinto. Mexique.
- Falk, Institut national de géographie, Bruxelles. Belgique. — Fouquet, Louis. — François, Joseph, Belgique. — Frébault, François.
- Garcia y Cubas, Antonio. Mexique. Geïsendorfer. Gouvernement hawaïen. Hawaï.
- Hall, James. Etats-Unis. — Hérault (Département de 1’). — Hofer et Burger. Suisse.
- Jacob. Gabon-Congo. — Jeppe. République Sud-Africaine. — Johnston, W. et A. K. Grande-Bretagne.
- Ivleinhans (Mlle).
- Calzina. — République Argentine.
- Louis, Léon.-
- Ministère de l’agriculture. Service central. — Ministère de l’agriculture et du commerce, Géologie et géographie. Japon. — Ministère de l’intérieur. Assistance publique. —Ministère de l’intérieur.
- Bureau de statistique. Japon. — Ministère de-l’intérieur. Direction de l’administration départementale. — Mission topographique. Nouvelle-Calédonie. — Martel, E.-A.
- Pas Soldan. — République Argentine. — Pires Fa-rinha, D*' J. Brésil.
- Rand, Mac Nally and G». — Etats-Unis. — Robin Paul et Cie. Brésil. — Résidence générale de France, Madagascar. — Rochas (colonel de). — Ringier, A. Suisse. — Roustans, Honoré, directeur général de la statistique. Uruguay. Secrétariat de l’intérieur. Mexique. — "Secrétariat des finances. Mexique. — Service météorologique. Algérie. — Société de géographie de Marseille. —
- Société de géographie commerciale de Paris.___
- Société de statistique.
- Thuillier, Louis. — Turquan, Victor.
- Winchell. Etats-Unis. — Whitehouse. Etats-Unis.
- — Wührer.
- Zeballos, E. République Argentine.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Bails, Jean. Algérie. — Beaurepaire-Rohan (de). Brésil. —- Bouty, Joseph. Algérie. — Bouygues, Félix. — Buclon, Jean. — Bureau topographique (Secrétariat du protectorat. Tonkin.
- Cabrisi et Blanc, —-- Cantagrel. — Chaix et Cie. — Champeaux (de). — Chrysochoos, M. Grèce. — Commissarirt de l’Exposition. Algérie. — Commissariat de l’Exposition à Santiago. Chili. ___
- Compagnie des chemins de fer de dom Pedro II. Brésil. Commission du gouvernement. Saint-Marin. — Corps d’état-major à Belgrade. Serbie. Dennery, le commandant. — Députation permanente-du conseil provincial de Liège. Belgique.
- Fauchet, Jules. — Fau, Foureau et Cie. Algérie.
- —• Fief (du). Belgique. — Fontaine fils.
- Guillard, Victor.
- Flansen, Jules. — Holmboe, Norvège. — Hugo Su-, ringaer. Pays-Bas.
- Janet. Tonkin.
- Kruin, Norvège.
- .Lebègue et Cie. Belgique. — Leroux, Ernest. —Le-tot, Eugène. — Lomelino de Carvalho. Brésil. — Lopez Netto. Brésil.
- Malherbe, Georges. Belgique. — Masson, ,R. — Miliaraki, A. Grèce. — Ministère de l’instruction publique et des cultes. Serbie. — Murat, Charles. Naturel, Pierre. Monaco.
- Pamard. Algérie. — Pelet, Paul. — Pedro Correia de Araujo. Brésil. — Paz (Manuel-Maria) et Ponce-de Léon- (Manuel). Colombie. — Prado (Angelo de Sarrea) et Perret. Portugal.
- Raoul, E. — Rigoli et Guzman. République Argentine.
- Santa Anna Nery (Mme de). Brésil.— Seine-et-Marne-(Les agents voyers de). — Service local. Nouvelle-Calédonie. — Simon, Alphonse. — Société agricole et industrielle de Batna et du Sud-Algérien. Algérie. — Société de géographie commerciale de-Bordeaux. — Société de géographie de Lille. — Société de géographie commerciale de Nantes. — Sonnet, Louis. — Surugues, Charles. — Syllogue. Grèce.
- Ville de Paris (Direction des finances de la). — Vuillaume, Raoul.
- Weber, capitaine. Nouvelle-Calédonie.
- Yfnert, Juan M. République argentine.
- Zboinski, Claude). Belgique.
- MENTIONS HONORABLES Adrien, Emile. Belgique.
- Bayle, Pierre. — Bécat. lieutenant-colonel.— Beyer,.. Charles. République Argentine. — Ballot, Victor. Bourgoin, Adolphe. — Bouthillier de Beaumont. Suisse.
- Chardon, Jules. — Chatiloff, P. Russie. — Cher-vin, I)r. — Commission centrale de météorologie du Cher.
- Denamiel. La Réunion. — Dantès Fortunat. Haïti.
- — Descuignières (Dr). —- Direction générale des . travaux publics. Chili. — Département de l’agriculture à Washington. Etats-Unis.
- Ecole normale du Caire. Egypte.
- Farfan, Ventura. Bolivie. — Foote, Albert-Edward,. Etats-Unis.
- Galarce, Antoine. République argentine. — Garas-sut, Auguste.,— Gaultier, Jules.— Gfeller. Suisse.
- — Giot. — Gouvernement de l’Etat de Puebla. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Quere-taro. Mexique.— Gouvernement de l’Etat de Yera-Cruz. Mexique.
- Ilérard. Guyane française. — Hydrographie office. Etats-Unis.
- Lacoste. Charles. —Larochette, Ch.-E. — Légation de Bolivie à Paris. Bolivie. — Lemarié. Sénégal.
- — Lepervanche. La Réunion. — Le Vasseur et Cie. — Lindgaard. Norvège. — Locchi. Italie. — Lopo Netto. Brésil. — Lucy, Armand.
- Mabyre, Maxime. — Maggiolo, Carlos. Uruguay.— Mônefiy, Charles. Chili. — Morgenstern. Paraguay.
- Nolte, Ernesto. République argentine.
- Ortiz, Nicolas. Bolivie,
- Parra-Nicarazu, Gorgonio. Espagne. — Perrinr Maurice. — Provost.
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- BULLETIN OFFICIEL LE L’EXPOSITION DE 1889
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- Quillatre, Alfred.
- Raguet. — Robert. Algérie. — Rlpoll, Cayetano R. République argentine.
- •Schmit. Grand-duché de Luxembourg. — Simon, Jules. — Société de topographie, exposition collective. — Société de géographie d’Oran. Algérie.
- — Société de géographie commerciale de Saint-Nazaire. — Suzuki. Japon. — Sythoff, Pays-Bas.
- Thièmé et Cie. Pays-Bas.
- Yaltodano. République argentine. — Yasquez Corez (Francisco). Uruguay. — Yiénot, Paul, —Ville de Rouen.
- Weidner, Frederico. Mexique.
- Zeggelt. Pays-Bas.
- GROUPE III. — Mobilier et accessoires
- Classe 17. — Meubles à bon marché et meubles de luxe
- Damon et Cie. — Dasson, Henry et Cie.
- MÉDAILLES D’OR
- Administration pénitentiaire. Guyane. — Administration pénitentiaire. Nouvelle-Calédonie. — Ar-m-itage, G. Faulkner. Grande-Bretagne.
- Bey. (S. A. le). Tunisie — Besarel-Panciera frères.
- Italie. —Blanqui.— Bri*ts, F. Belgique.
- •Gazes. Inde française. — Comité deSiam. Siam. Damman et Washer. Belgique. — Derracle. Belgique. — Dienst. — Drapier.
- Fabrica- progresso. Brésil. — Fichet (maison). — Flachat et Cochet.
- Gouvernement tunisien. Tunisie. — Graham et Biddle. — Grande-Bretagne. — Guéret, Ernest. Heywood Brothers and C°. Etats-Unis.
- Jeanselme, Ch., et Cie. — Jensen, Séverin et Andréas. Danemark..
- Kobayaski, Ivojiro. Japon.
- Moreira Carvaiho et Cie. Brésil.
- Oxelberg. Danemark.
- Patronage des enfants del’ébénisterie. — Protectorat de l’Annam. Annam.
- Quartara. Italie.
- Roll (Maison).
- Schmit et Piollet. — Service local. Guyane. — Svrisky.. N. Russie.
- Toso. Italie.
- Yiardot.
- .Zwiener, Emmanuel.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Abit, F. Tunisie. — Aberlé, G. Belgique. — Ahmed ben Aderahmann. — Tunisie. — Andersson. Suède. — Aronnassala-Assary. Inde française. Bailly, Théroux et Warth. — Balny, Camille. — Boison. — Boyoud. Algérie.—• Brunswick, Balke, Collender C°. Etats-Unis. —Burton. Belgique. Gamins y Parera. Espagne. — Chevrel. —Chevrie. Comité d’exposition. Inde française. —Cornejo. S an-Salvador.’ •
- Derby et Kilmer Desk CP. Etats-Unis. — Dietrich, Rodolfo et Cie. République Argentine. — Doc JphuPhong. Cochinchiue. —Durand.
- Edwards et Roberts: Gramîe-Bretagne. •
- Fiume (Fabrique de). Italie. — Flaibani. Italie. — Frâger, Eugène.
- •Galle, Emile. — Gaspari et RaggioJ République Argentine. —Giles, Frank et Cie. Grande-Bretagne. — Goyers, frères. Belgique.
- Hébert, P.-Alphonse. — Hertenstein fils. — Hoffmann et Cie. Mexique. — Hugnet, E.-Alexandre. — ITunsinger, Charles.
- -Ignacio Tavares. Brésil.
- Jennings, G. GrandetBretagne.
- Relier. Suisse.—Knobloch. Autriche.
- Léger, Emile et Cie. — Lexcellent. — Lordrault.
- — Louveau. — Loviton, N. Russie.
- Majorelle. —Manoel J. Martins. Brésil. — Martin,
- Eugène. — Ministère de la justice. Cambodge. — Mobilier royal. Hawaï. — Mohamed-Chereiet. Tunisie. — Moratilla, Vicente. Espagne. — Muhlbach. Russie. —Muller et fils.
- Neuville et fils. Belgique.
- Ocampo, Manuel, Sackmam et Cie. Républiquë Argentine.
- Passerat. —Perez, Antonio. République Argentine.
- — Perla, Raimundo. San-Salvador. — Pérol frères. — Perret et fils et Yibert. — Peyton et Peyton. Angleterre. —Pianca, José. Espagne.
- — Potheau frères. —Poulain. —Prison centrale. Cochinchine. — Puginier (Mgr.). Annam.
- Baggio, Gaspardo. République Argentine.—Raison-Renouvin. — Raulin, Victor. — Rebeyrotte. — Rieben. Suisse.— Rossi. Italie.— Roux et Brunet. Royer, maison Leroux.
- Sandwiken. Grand-duché de Finlande. — Segretin, Irmâos. Brésil. — Service local, Cochinchine. — Service local du Gabon. — Slouma Eszmerli. Tunisie.
- Teugels-Sc-hippers. Belgique. — Topp. Danemark.
- — Toulet. Belgique.
- Vanderauwera. Belgique. — Yiterbo. Annam. \Vojcechow. Russie.
- Canetti, Antoine. Italie.
- '------ MÉDAILLES DE BRONZE
- Abadie. — Abdoulaye Niang. Sénégal. — Ali el
- Abassi. — Tunisie. — Ali Gourdah. Tunisie. — Alix. Arens. Belgique. Ardeshii’ et ' By-ramji. Grande-Bretagne. — Armentano, Yicente. République Argentine. —Arnaud. Algérie.
- Barbe. — Barbier., — Baur-, Gass et Schamber. — Bedendo. Italie. — Bertrand. — Besana et fils. Italie. — Boniau. Grand-duché de Finlande. — Borel. — Braschi. Italie. — Brémont. — Brossier, Victor. — Buttiker. Suisse)
- Campos, Juan. San-Salvador. — Candiani (Dr N.)) Italie. — Candido Lens. — Espagne. — Casca-rini, Carlos et Cie. — République Argentine. —. Chambry. — Champagne frères. Changea, Carlos. République Argentine.— Clement Francisco. Espagne. — Comité central. Sénégal. — Commission de Pernambuco. Brésil. — Constanti-nescu, S. Roumanie. — Copula frères. République Argentine. — Cornet, Ernest. Inde française.
- — Cruyen. — Cutler, A. and Son. Etats-Unis..
- Dimba War. Sénégal. — Dugast.
- cole des arts et métiers de Loesti.. Roumanie. —
- FEckaardt. Pays-Bas.
- Eaèssel, Jean. — Filly N’Diaye. Sénégal. — Fonol-losa, Ramon. Espagne.
- Gajani. Italie. — Gale, George, and Sons. Grande-Bretagne. — Garino. Italie. —Garms. — Gautier.
- — Gay. -— Gèrderès. — Gouvernement de l’Etat de San Luis Potosi. Mexique. —.Gouvernement de l’Etat de Vera-Cruz. Mexique. — Gouvernement de Michoacan. Mexique. — Gouvernement de Puebla.-Mexique. —Güétriri. Réunion. — Guetta. Italie. — Guiliana. Egypte. — Guillot
- Hergott. • ~
- Ibrahima. Sénégal. — Isogaya, Kotaro. Japon. — Isogaya, Risoji. Japon.
- Jung.
- Kohl. — Kula. — Kron. Autriche.
- Labourel. — Laffon et Cie. — Lampre.— Le Berre (Mgr). Gabon. — Lebrun, Henri-A. — Lebrun (Ve et fils). — Levasseur. — Lê Van Hué. Cochinchine. — Levy frères. Espagne. — Lianes Martinez, José. Espagne. — Lopez et fils. Espagne. — Louault. — Luiz, J.-C.-Baptista. Brésil.
- Marchling. — Mairel. — Malard.. — Mariano Fernandez. Mexique. — Marillier frères. — Marks Adjustable Folding Chair G°. Etats-Unis. — Martini, G. République Argentine.—Martini, Carlos. République Argentine.— Marty. Annam. — Mau-chain. Suisse. — Merklen Brothers. Etats-Unis.— Meuser fils. Algérie. — Mohamed el Lebbane. Tunisie. — Moisseron ét André. — Molina, César. San-Salvador. — Montealegre, Fernando. Guatemala. — Morgenthaler. Suisse. — Morin. — Mu-solinè. République argentine. — Mustapha ben Mansour. Tunisie. — Mutsaers, Noez. Belgique.
- — Mutters et fils. Pays-Bas.
- Nakamura. Japon. — Nascimento, Venancio de. Portugal. — Nauiot-Ribalier. — Nunez, Véné-zuéla.
- Palisson. — Pasquier. — Patronage dé Cherbourg,
- - Noyon frères. — Personne. — Pères trappistes. Algérie. — Perrault. — Perrenoud, Jules, et Cie. Suisse. — Petralli frères, Italie. — Philippe. — Picard, Léon. —Piricemy, V.-C. Algérie.—Porte-Secretain. —Proctor et Cie. Grande-Bretagne.
- Rabinel, Henri. — Richstaedt aîné, Pignot sl — Riehl, Georges. — Rivoire. — Routchine. — Ruf-
- 1 fie-des-Aimes et Cie.
- Saint-Martin, William. — Salah Lebanne. Tunisie. Samba Diakati. Sénégal. •— Sarfatti et Cie. Italie. — Sçherf. — Société anonyme Manufactures malinoises. Belgique. — Souédet. — Stei-chen. —Surget. — Samba Diakaté. Sénégal.
- Testolini. Italie. — Tixier,.
- Urquiza hermanos. Espagne.
- Valin. — Van den Eynde-Smets. Belgique. — Van Inthoudt, Huych. Belgique. — Vallet frères. — Vekens et Fournier. —Verheyden. Belgique. — Verot, J. — Viollet fils et Belle. — Vogel.
- Waaser. — Welfringer. —We-ssbecher. — Wilson, Lawrence. — Grande-Bretagne.
- Yamamoto. Japon.
- Zaragoza. Algérie.
- MENTIONS HONORABLES
- Abderrahman. Algérie. — Allez frères. — Ali el Dehenne. Tunisie. — Avisse.
- Bancilhon. — Bardel. — Barzi. République Argentine. — Baumann. Suisse. — Belatz, Antonio. République Argentine. — Bernard. Suisse. — Blondy (Ve). Bonvalot. — Boucherie. — Bonrdot et Bourgeois. — Boutros Ilelweh. Egypte. — Brière. Cochinchine.— Bringas, Miguel.Mexique.
- Canguillo. Italie. — Cardini, Eugenio. République Argentine. — Cervantes, Aurelio. Mexique. — Ghaillet. Suisse. — Chariot. Sénégal. — Chedli ben Ali. — Tunisie. — Chedli ben Khemis. Tunisie.— Chenu. — Clermont. — Commission du Tucuman. République Argentine. — Colli frères, Autriche. — Courtois.
- Dangereux. Decrette. — Dimarko. Algérie.-— Dôme. — Duclos. — IJurotoy.
- Eternod. Suisse. — El Hadj Ismain. Tunisie.
- Fiktin-Finkelstein et Cie. Roumanie.— Fredericks. Pays-Bas.
- Gaetch. Serbie. — Gay. — Gervais. — Gragnic. —* Guilleux. ;
- Hadj Ali El Semoussi. Tunisie. — Hadj Ali El Souissi. Tunisie, — Hachem Zarrouk. Tunisie. — Hamadou Maram. Sénégal. — Hayes. Nouvelle-Calédonie. — Hjervelius. Suède.
- Ibrahim ben Ali. Algérie.
- Kiefer. Suisse.
- Laurange. Guyane. — Lebois. — Leloutre.
- Mabille. — Mariage. — Marewitch. Serbie. — Ma-they— Mathivet. Inde française. — IMenuiserie de Balen. Suisse. — Model et Cie. Grande-Breta-gue. — Mora. Italie. — Municipalité de San-An-drès. Guatémala. — Musée industriel et commercial de Lisbonne. Portugal.
- Nouvel.
- Orozco, Antonio. Mexique.
- Pellain. —. Perrenoud Louis. — Pouvferrié.
- Rainfray. — Reyenga. Pays-Bas. — Ribeiro, Albino J. Brésil.— Rey. — Rogue. — Rouliier fils et Mes-nard. — Rovere et fils. Italie.
- Salah El Hammas. Tunisie. — Sato. Japon. — Sous-comité. Gabon. — Sous-comité. Guadeloupe.
- Taieb El Mestaoui. Tunisie. — Tautain. — Ter-quem. — Travère.
- Vauthier. '— Verière frères. — Villa Lobos. Véné-zuéla. — Vannisson.
- Walle.
- (A suivre-)
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- A PIED
- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escàlier de la pile Est.
- Montée du 1er au. 2e étage,, par les escaliers Nord et Sud : descente par les. escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au fer étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du fer étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- •Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir ;. les 2e et 3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- LA BOURSE
- La hausse des rentes a fait aujourd’hui do nouveaux et grands progrès. Le 3 OjO monte à 87 80, l’amortissable à 90 90, le 4 1;2 OjO à 105 65. On va bien vite. Il faudra consolider ces cours après le scrutin. Le comptant parait y travailler, car pour le 3 OjO il est arrivé à 87 55. L’écart de 0 25 entre ce prix et celui du terme montre que loyer de l’argent s’élève.
- Le nouvel emprunt brésilien 4 0j0 dont nous avons indiqué les conditions avantageuses pour les porteurs des emprunts 5 0{ü appelés à la conversion, obtient un grand succès. Il fait à Londres 1 1{4 0|0 de prime. Il faut donc se bâter de souscrire, car la clôture peut avoir lieu avant le 9 octobre.
- L’Italien se relève un peut à 93 05. L’Egyptienne monte à 471 25,1e Crédit foncier à 1325, le Lyon à 1380, le Nord à 1791 25, le Suez à 2350.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla', Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique; Pépa,lagitanaà la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad el Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont: 1 Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Ellss sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 1S Centimes
- Mardi 8 Octobre 1889
- 2* Serre. — N° 145.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- A B O N N E NI E N T S
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Sky.uouk Wadf,, Blom(ield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : M. Georges Berger. —Chronique. — Dernière Heure. — Echos.— Un Timbre-Poste international. —Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses (Suite). — Annonces et réclames.
- Le Bulletin Officiel publie la liste des ascensions à la Tour Eiffel (voir la page 4).
- LE MINISTÈRE DE LA GUERRE A L’ESPLANADE DES INVALIDES.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- M. GEORGES BERGER
- Nous faisions des vœux, il y a quinzejours, pour le succès définitif, dans la 2e circonscription du 9e arrondissement, de la candidature de M. Georges Berger, directeur 'général de l’exploitation à l’Exposition universelle : aujourd’hui ces vœux sont comblés, puisque la victoire de M. Berger est complète.
- Il a été élu député de la Seine, hier, par 6,127 voix contre 4,884 seulement obtenues par son concurrent boulangiste, M. Andrieux.
- Le succès de M. Georges Berger rejaillit sur l’œuvre magnifique, dont il a été un des principaux collaborateurs et à laquelle il s’est dévoué tout entier depuis plus de trois ans. C’est la digne récompense de son grand talent d’organisation, de son zèle infatigable et la consécration de la réussite inouïe de l’Exposition universelle de 1889, à laquelle son nom restera impérissablement attaché.
- M. Georges Berger est un homme nouveau dans le monde politique; tant mieux ! c’est une précieuse recrue pour la Chambre qui, espérons-le, ne s’égarera plus dans les polémiques vaines et stériles, dans les intrigues de couloirs , dans les chinoiseries parlementaires , mais s’occupera surtout des questions d’affaires, des questions pratiques, qui assurent le progrès et la prospérité d’une grande nation comme la nôtre, replacée tout d’un coup à la tête de la civilisation humaine, grâce à l’effort colossal et au succès gigantesque de l’Exposition universelle.-
- M. Georges Berger, qui a tait ses preuves au Champ de Mars, saura, à la Chambre, intervenir avec autorité dans les discussions d’affaires, et lui,:qui vient d’être en contact avec les premiers •représentants du commerce et deT’industriè de toute la terre, sera mieux placé et mieux préparé qu’aucun autre pour défendre au Parlement lesintérêts commerciaux et industriels de la France.
- Nous applaudissons donc, sans réserve, à son élection. F. L.
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- CHRONIQUE'
- Un excellent recueil, qui paraît à Lausanne, sous la direction éclairée de M. E. Tallichet, et qui suit, avec une curiosité si large, une information si sûre et un jugement si ferme, les différents courants littéraires, politiques et moraux de notre fin de siècle, la Bibliothèque universelle et Revue suisse, parle en ces termes de l’Exposition :
- La somme d’intelligence, d’habileté et de travail que représente l’ensemble de ces merveilleuses constructions donne presque le vertige quand on y réfléchit. Où l’aurait-on pu trouver ailleurs qu’à Paris ?
- Lorsque l’idée surgit de faire l’Exposition pour célébrer le jubilé séculaire de la plus grande date de l’histoire moderne, celle de la Révolution française, tout en reconnaissant qu’une telle entreprise allait devenir pour l’Europe ce qu’elle a réellement été, une garantie de paix, nous fumes de ceux qui regrettèrent qu’on n’eùt pas choisi une autre date qui aurait permis à tous les pays de l’Europe d’y prendre part sans réserve.
- Aujourd’hui, nous n’hésitons pas à dire que nous nous sommes trompés.
- Assurément, comme nous l’avions prévu, les pays monarchiques se sont abstenus. Eh bien ! 6n s’est passé d’eux. Ce n’est pas tout. Leur abstention n’a pas seulement donné à la France ses libres coudées, la faculté d’organiser son Exposition à sa guise, sans être arrêtée et entravée par les exigences des puissances étrangères; elle lui a donné la résolution de montrer qu’elle pouvait .se suffire à elle-même et se passer d’eux, elle l’a animée du grand esprit d'initiative et de rénovation qui 'a été .celui desr débuts de la Révolution française.
- Voilà ce qui lui a donné son cachet spécial, son âme, son sens intellectuel et moral, et pourquoi on n'en reverra jamais de semblable.
- Parmi ceux qui y ont travaillé, bien peu sans doute se sont rendu compte clairement du sentiment qui les animait et les soutenait, mais ce sentiment, pour qui sait ouvrir les yeux, éclate partout dans leur œuvreg ils ont cherché, confusément peut-être, mais ardemment, à élever un monument à la gloire
- de la liberté et de leur patrie. ...
- ‘
- Lors de la fête flamande, qui va se donner au Palais de l’Industrie pour les sinistrés d’Anvers, on sait que le géant d’Anvers va figurer dans cette kermesse. :
- Cet un énorme mannequin, qui jouit d’une renommée légendaire, rappellé de vieilles traditions, chères au cœur des Anversois. C’est la burlesque et monstrueuse figure de Druon-Anti-gon, le géant. Tous les ans, au Carnaval, on la promène en, grande pompe, ..à la grande joie de la foule. Cette figure, qui appartient d’ailleurs à la ville, est soigneusement conservée, à Anvers, dans les dépendances dé la maison communale, son gîte particulier: C’est une sorte de joyeux culte populaire que l’on a pour elle.
- Druon-Antigon va faire le voyage de Paris. Le colosse est d’une si belle taille qu’il ne peut accomplir le trajet en chemin de fer. Il doit arri-. ver jusqu’ici en bateau, étendu sur un système de longues péniches, par les canaux.
- Ce Druon-Antigon est sérieusement considéré, par beaucoup de braves gens, de la. province d’Anvers, comme le père de. la Cité —. en des temps fabuleux.
- On dit mênie qu’fl était terrible et que de son sabre.gigantesque, il tranchait la main du malheureux voyageur qui ne pouvait acquitter le péage de TEscault.. et. lançait , ensuite cette main coupée dans le fleuve.
- Hand' iver'pén (couper Ta main), telle* serait l’étymologie du nom d’Anvers, — étymologie, il n’est pas besoin de le dire, qui' est. des plus problématiques.
- C’est donc l’image du fondateur légendaire de la ville que Ton salue en Druon-Antigon lorsqu’on le sort dans les rues, accompagné d’un grand-cortège, dans les jours solennels;
- '
- Cette coutume du moyen-âge a survécu intacte jusqu’à nos jours, et les Anversois y tiennent.
- Jamais' DruonrAntigom n’était sorti de leurs murs. Espérons que, eu l’honneur de la rareté du fait, les Parisiens feront bon accueil à ce plaisant géant, qui vient sç prêter à une œuvre de chrrité ! .
- Dans le cortège de Druon-Antigon entrent, de par la même tradition, tout ce qui symbolise le commerce, l’activité du port d’Anvers, des chars représentant des navires, voire des dauphins et des baleines.
- Celles-ci s’avancent sur des chars attelés de six chevaux, et à califourchon sur la croupe de chacunes d’elles, de petits génies manœuvrent du côté de la foule des lances alimentées par un réservoir qui se trouve dans la carcasse de l’animal. Ces gamins prennent plaisir à doucher les gens, alors qu’on s’est approché sans défiance. Et ce sont de formidables rires !
- D’autres figurants de la mascarade bombardent les spectateurs à coups de grossiers petits gâteaux de farine qu’on appelle les pepernoten... Mais je suppose que, à Paris, on fera grâce de cette partie du programme aux curieux rassemblés dans le Palais de l’Industrie.
- Au reste, -cette tradition des promenades de
- géants est très répandue dans nombre de villes du Nord, restées fidèles à de vieux usages.
- Mons a ainsi un géant, appelé le Doudou, monstre d’un cartonnage compliqué, qui n’est pas sans quelque ressemblance avec le dragon ondoyant que nous ont montré les Annamites aux fête's de l’Esplanade des invalides ; un cavalier, qui figure saint Georges, se précipite sur lui et finit; naturellement, par Te vaincre, tandis que les chins-chins, ou prétendus hommes sauvages, font le simulacre de le détendre.
- Mais, en France même, dans certaines villes de l’ancienne Flandre, on n’a garde de renoncer à des divertissements analogues.
- Cambrai a « Martin et Martine », dont l’image se trouve reproduite partout, et est à l’Hô-tel-de-Yille. Il est vraisemblable que c’est un souvenir des anciennes luttes pour les franchises municipales. On conte, en effet, qu’en 1509 un lieutenant du gouverneur d’Arras vint à Cambrai pour ordonner la destruction d’une horloge qui avait déplu à l’autorité supérieure. Des représentants de la cité le reçurent à l’entrée de la ville, et, sous prétexte de lui faire honneur, le promenèrent par les rues pour le montrer au peuple comme une bête curieuse; puis, ils lui firent défense de reparaître à Cambrai.
- La .figure de ..Martin a. deux mètres cinquante.
- Lille a ses ..géants « Lydéric » et Phinaërt, qui paraissent au .carnaval ; Dunkerque a le géant Reuse, et Douai;Te fameux Gavant,_ accompagné de toute sa. famille. Les Douaisiens s’appellent entre eux « les Enfants de Gavant » ; c’est une tradition qui date du quinzième siècle.
- Ainsi, l’Exposition, qui a déjà, attiré tant d’exotiques,, aura eu le don de faire venir encore ; à Paris un de ces géants légendaires qui ne quittent jamais le terroir où ils ont pris naissance. ' /
- C’est l’exception dans rexceptiônnelT
- CyAF. L.
- '^DERNIERE HEURE
- yy.y La Journée, cThiér
- , Grâce au magnifique temps qu’il a fait hier, et àTadoucissementsubit de la température, le vingt-deuxième dimanche a été une des plus belles journées que l’on ait eues depuis l’ouverture de l’Exposition.
- Dès midi, une foule considérable a commencé à affluer dans toutes les parties de l’Exposition. A une heure et demie, une queue interminable se. pressait à la porte des affaires étrangères.
- A trois heures, les deux passerelles qui joignent le pont d’Iéna au Trocadéro se sont trouvées encombrées comme elles ne l’avaient jamais été ; du côté du Trocadéro, plus de deux milles personnes attendaient leur tour de passer.
- A partir de ce moment jusqu’à six heures, les visiteurs se sont portés eu si grand nombre vers les galeries de l’alimentation, à l’extrémité de T'avenue de La Bourdonnais, qu’il était impossible de voir le moindre vide dans la foule ; plusieurs dames se sont trouvées mal et ont dû être conduites à l’ambulance.
- Comme le 22 septembre, le service des employés a été organisé de manière à permettre à chacun d’eux d’aller voter.
- Nos hôtes.
- Le président de la République a reçu hier à deux heures le comte de Flandre, à qui les honneurs militaires ont été rendus à son arrivée au palais de l’Elysée.
- Peu après M. Carnot est allé à son tour faire une visite au frère du roi des Beiges.
- Les Écossais
- C’est aujourd’hui lundi, à onze heures, qu’a lieu l’inauguration du grand assaut national écossais, à la Tour de Nesles, avenue de Lamo-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- thœPiqiiet. La représentation publique commencera à deux heures. Tout'Paris y sera.
- Les géants d’Anvers
- Les géants, embarqués sur des allèges avec le chien de Rubens et traînés par un -remorqueur, sont partis avant-hier d’Anvers.
- Le voyage pour eux durera environ dix jours, des trains de plaisir s’organisent dans toute la Belgique pour les journées des 19 et 20 octobre.
- Incognito
- M. Carnot s’est rendu hier matin, incognito, à l’Exposition. Le président de la République, qui était accompagné du général Brugère, a visité en détail le palais des Beaux-Arts et ne s’est retiré qu’à midi moins un quart.
- L’antiesclavagisme
- Aujourd’hui a lieu, à Paris, la réunion du comité français de propagande antiesclavagiste. Cette réunion sera présidée par le cardinal La-vigerie. Lord Folkestone et M. Emilio Castelar sont venus pour y assister.
- Un congrès antiesclavagiste devait se tenir à Lucerne le 4 août dernier. L’Allemagnç devait y envoyer près de quinze cents représentants, et l’Angleterre cinq ou six cents ; la France, occupée par les élections au conseil général, n’avait donné que douze adhésions. Le cardinal Lavigerie n’a pas voulu que ce congrès, d’un grand intérêt pour nos colonies d’Afrique, fût tenu dans ces conditions d’infériorité pour la France.
- Une autre réunion antiesclavagiste devait avoir lieu à Bruxelles le 15 ou le 16 octobre courant ; mais elle sera ajournée encore à cause des représentants français qui, occupés de la lutte politique, n’ont pu préparer suffisamment les importantes questions à débattre.
- La réunion qui s’ouvre aujourd’hui, à Paris, a pour but d’organiser le prochain congrès et de prévoir les mesures à prendre pour résoudre la question antiesclavagiste.
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- 3ÉS <3 0E3C O S
- Les entrées à, LExpositlon Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 335.906
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage.................. 12.859
- Du 1er au 2me.............. 5.972
- 2e étage direct............ 2.915
- Du 2e étage au sommet... 4.435
- En tout............... 25.681
- Collection ethnologique
- M. Jules Borelli, dont nous avons raconté le voyage au pays Amhara et dans les régions inconnues des pays Oramo et Sidama, vient de faire don à l’Etat de la magnifique collection ethnologique qu’il a rapportée de ses explorations.
- M. Fallières a remercié M. Borelli au nom de l’Etat de cette donation et a annoncé à M. Borelli que cette collection serait placée et exposée au Tro-cadéro sous le nom du vaillant explorateur.
- Le Grand Pardon.
- Le « Grand Pardon » que célèbrent en ce moment les israélites a eu son contre-coup samedi à l’exposition coloniale.
- Tous les juifs algériens, tunisiens et autres — et ils sont nombreux à l’Esplanade des Invalides — avaient clos leurs boutiques et déserté l’Exposition pour la synagogue.
- Il en est résulté un manque d’animation assez sensible que les habitués de l’Esplanade constataient sans en comprendre les causes.
- Dimanche, la fête était terminée, tous les marchands réintégraient leurs magasins, et l’Exposition coloniale reprenait son aspect si vivant et si original. -
- La plus-value de Foctroi
- Le produit de l’octroi de Paris pendant le mois de septembre dernier est supérieur de 2,022,155 francs aux prévisions budgétaires et supérieur de 1,488,238 francs au résultat de septembre 1888.
- Le produit des neuf mois écoulés de 1889 présente une plus-value de 9,218,713 francs par rapport aux prévisions budgétaires et une plus-value de 8,902,602 francs par rapport au résultat de la période correspondante de 1888. ______
- Les marocains
- Les ambassadeurs marocains, accompagnés de AI. le comte d’Ormesson, introducteur des ambassadeurs, et d’un drogman de l’ambassade de France au Maroc, sont allés samedi à l’Elysée, où ils ont été reçus par M. Carnot, puis ils ont visité les anciens établissements Gail.
- Ils ont été reçus à l’entrée des ateliers décorés de drapeaux français et marocains, par MM. Bourdet, vice-président du conseil d’administration; Mau-guin, Barbier, administrateurs ; Alfred Bougault, directeur, et les ingénieurs de l’usine.
- Les ambassadeurs ont examiné avec un réel intérêt tous les ateliers, s’arrêtant spécialement devant les canons et affûts terminé ou en usinage dont ils se sont fait expliquer en détail le fonctionnement. Un lunch leur a été offert après leur visite.
- Les aiafoassadeïirs de Zanzibar
- Les ambassadeurs du sultan de Zanzibar, qui doivent arriver à Paris dans quelques jours, sont en ce moment en Allemagne. Ils assistaient hier à des manœuvres militaires, commandées en leur honneur aux environs de 'Weimar.
- De Berlin ils doivent Se rendre à Vienne et de là, par Munich et Carlsrhue, à Hambourg, où ils s’embarqueront pour Londres.
- L’itinéraire portait qu’ils ne viendraient à Paris qu’après leur visite à Londres; mais il paraît que cet itinéraire est modifié pour qu’ils puissent voir l’Exposition universelle.
- Les ambassadeurs se rendront directement de Munich à Paris, où ils arriveront le 15 de ce mois.
- Une histoire amusante
- Elle est arrivée l’autre jour à un Anglais venu chez nous avec un groupe d’amis pour visiter l’Exposition.
- Le soir même de son arrivée à Paris, en se promenant sur les boulevards, il perdit ses compagnons.
- Ne sachant pas l’adresse de l’hôtel où ils étaient descendus, il erra toute la nuit.
- Enfin, voyant qu’il ne pouvait pas retrouver son domicile temporaire dont il ne se rappelait plus du tout l’adresse, il eut une idée de génie.
- Il se rendit à la gare du Nord, retourna en Angleterre, où il trouva l’adresse de son hôtel, et reprit tranquillement le train pour Paris, pendant que ses amis", très inquiets, couraient à la préfecture de police, à la morgue et dans tous- les hôpitaux.
- Très Grande-Bretagne!
- Les mécontents
- Le service de l’inspection a dû hier encore réquérir les commissaires de police de l’Exposition pour faire enlever quelques pancartes d’exposantsmécon-tents. L’administration est décidée à prendre des mesures rigoureuses contre les auteurs de ces pancartes, dont les protestations, qui ne peuvent du reste aboutir à aucun résultat, occasionnent des rassemblements dans les galeries et empêchent la libre circulation des visiteurs.
- Am quai d'Orsay
- M. Spuller, ministre des affaires étrangères, recevra mardi à dîner les membres du congrès géodésique, les ambassadeurs marocains etplusieurs notabilités du monde scientifique et du monde diplomatique.
- Les exposants russes.
- Jeudi, 3 octobre, a eu lieu à l’hôtel des Arts-Libéraux, 30, avenue de Suffren, une réunion importante des exposants russes actuellement à Paris, convoquée dans le but d’examiner la question suivante :
- « Les relations, commerciales et autres, entre la France et la Russie ayant une importance énorme pour les deux pays, et leur développemedt étant désirable au plus haut degré, les exposants russes ne peuvent-ils pas trouver un moyen pratique pour prêter leur concours actif à la réalisation de cette tâche. «
- Les résolutions prises dans cette réunion peuvent être ainsi résumées ; Il est de toute nécessité de fonder à Paris une Association russe (Podvorië), ayant son organisation, ses statuts et son siège. L’Association organisera à son siège une exposition permanente des échantillons de produits russes
- trop peu connus actuellement par le public français. En outre, le Podvorië installera dans son sein un bureau de renseignements dont l’utilité se passe de toute démonstration.
- Les détails de ce projet seront étudiés par une commission spéciale.
- La prochaine réunion des exposants russes est fixée à jeudi, 10 octobre, au même endroit.
- ---------------4^-------------
- Un Timbre-Poste international
- M. Charles Hancock, avocat au barreau de Londres, membre du Reform-Club, dans une lettre qu’il vient d’adresser à M. le rédacteur du Times, et qui a paru le 24 septembre, s’exprime en ces termes :
- « .J’arrive à l’instant de la plus magnifique des foires • universelles, je veux dire l’Exposition du Champs de Mars, si féconde en nouvelles idées, et j’ai été frappé d’un projet très pratique que l’on y fait à l’endroit d’une réforme postale.
- Le projet en question, que plusieurs exposants français ont déjà rédigé, sous la tonne d’une pétition à l’adresse de M. le directeur des postes de la République française, suggère l’introduction d’un timbre-poste international, valable tant en France que dans tous les pays et leurs colonies appartenant à l’Union postale universelle, y compris par conséquent la Grande-Bretagne et toutes ses dépendances.
- Le nouveau timbre, croit-on, pourrait se vendre tant soit peu plus cher que sa valeur nominale, et servirait au payement des petites sommes à transmettre par la poste. Parmi les autres usages nombreux auxquels serait employé un timbre de ce genre, seraient, par exemple, les payements à faire lors de la demande d’envoi d’un numéro spécial de journaux étrangers, brochures, ou autres objets, légers quelconques n’ayant qu’une valeur insignifiante. Il serait donc superflu de s’étendre sur les avantages nombreux à titre de la création d’un tel timbre, ei qui ne manqueront pas,, sans doute, de se présenter à l’esprit de bon nombre de nos lecteurs et autres. »
- M. Hancock finit sa lettre en recommandant le projet au public, et tout spécialement à M. Henni-lcer Heaton (membre distingué .de la Chambre des Communes en Angleterre), né en Australie, dont le nom se rattache au projet d’une poste transocéanique à 10 centimes, et ii ajoute « que malgré la sourde opposition du fonctionnaire bureaucrate anglais, de qui toute réforme économique ne peut manquer que d’être mal vue, les Anglais, comme peuple, ne sauraient rester passifs en présence de ce qui se projette et se fait dans les autres pays de l’Europe. »
- M. Hancock a idée que l’inauguration d’un système de libre transit pour l’éciiange des correspondances de nation à nation ne peut être qu’une question de temps, c’est-à-dire lorsque le service postal actuel réussira à s’émanciper des entraves se rattachant aux traités en vigueur et aux monopoles qui en ressortent.
- Si jamais un tel projet venait à se réaliser, ce ne serait qu’un effet, logiquement obligé, du travail du Congrès postai de Paris initié en 1863, organisé depuis lors à Berne en 1874, remis à l’étude et plus amplement développé encore à Paris en 1878.
- Faisons des vœux pour qu’on revienne là-dessus au congrès postal de l’année prochaine, à Vienne, pour avancer d’un pas de plus vers le but désiré.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage delà Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduile leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- A LA TOUR EIFFEL
- 5 OCTOBRE
- (Suite).
- MM. W.-S. Kitchins, London.
- John Dalberg, Abo (Finlande).
- Du haut de la tour Eiffel, saluts à l’Alsace. — L. Geist. Bischwille.
- Albert Arnold, à Bischwiller (Basse-Alsace).
- Saluts à mes amis. — Mathilde Morel, de Lille. Bonjour à mes amis. — Paulin Maurois, de Lille.
- Elise Morel.
- Eiffel, je yeux apprendre au monde,
- Combien nous admirons ta tour,
- On n’y cuit pas quand le vent gronde,
- On sent que ce n’est pas un four.!
- Un bruxellois subitemeut inspiré, Dr L. Barella.
- Joséphine Barella. —Gabrielle Barella.—Félicie Barella, de Bruxelles.
- Serge Nekludofï. Rodowoïé, Russie.
- Vve Ygnard.
- Charles Rouget, à Vivey (Haute-Marne).
- Joseph Alet de Riedisheim.
- Emile Kieny de Riedisheim.
- L’homme est une intelligence contrariée par les organes.
- — Juste Ricquier.
- Eugène Jaachim, Berlin.
- Labèque, avoué à Briey.
- Mme Labèque.
- Edouard Richardson, Marseille.
- Maria Hylgers.
- Mennodru Bayeu.
- Mennodru Jacques.
- Weinberg Ferritrae Dundee, Ecosse.
- Hyms Weinberg, Funstrae.
- Berthe Aubrion, Carignan, Ardennes.
- Georges Aubrion, Paris.
- Jean Séré, Buenos-Ayres.
- Louis Bureau, à Poix (Somme).
- Mme Louis Bureau.
- Jean Séré, Buenos-Ayres.
- Jean-Baptiste Watremez, Quiévy (Nord).
- Auguste Schmitz, Bruxelles.
- Henriette Schmitz, Paris.
- Amélie Leite Ferreira, Lisbonne, Portugal. Marie-Elise Salusse, Alice Salusse, Adalgisa-Pinto-Leite Salusse, J.-Edmundo Salusse, Nova Friburgo (Brésil).
- Ermelinda-P.-Leite Mello Gouveia, Ermelinda Mello Gouveia et Honorina da Silva Noguara, Lisbonne (Portugal).
- Henry Smith, Liverpool.
- A.-C. Yoltier en Echtgenoote, Dordrecht (Hollande).
- Jeanne Yoltier, Dordrecht (Hollande).
- A. Coste, Marseille.
- Au haut de la tour Eiffel je suis là sans sœur. — Jane Coste.
- M. Eiffel a su faire grand. Amour-propre de hauteur.
- — Charlotte Maire.
- Je suis monté volontiers au sommet, mais avec l’intention de ne pas y séjourner longtemps.
- Il ne faut pas perdre son temps dans les nuages. — A. Maire, Marseille.
- Fresnais. Rennes.
- Juan Rose, Buenos-Ayres.
- H. Rose, Reicheribach.
- Eliza Rabozée Villette, Marcinelle-lez-Gharleroi. Belgique.
- J.-F. AV. Viarleide, Amsterdam.
- N. -V.-A Ileider, Blooner.
- J. J. Haussmann, Neix.
- J. M. D. Tdeille, Amsterdam.
- A. Fleide, Ibolman.
- J. AV. Otterbein, Amsterdam.
- J. C. Fiedeldy, Amsterdam.
- Chaput, lieutenant.
- S. Titeur.
- A. Thovex.
- T. Treve.
- Charles Kaiser, Liège.
- Ph. Dainef, Liège.
- Ed. Mornez, Aubeator.
- Ghio, officier belge.
- José S. Mendat'O, Cadix.
- AV. G. T vau AI. D., Beckington (Angleterre). Alarquesa de Angulo, Espagne.
- Miguel de los Santos Alendaro, Cadix (Espagne). François de Pemartin, Jerez de la frontera (Espagne).
- Aleffray, Beaufort-en-Vallée (Maine-et-Loire).
- A. Delmée, Spa.
- Eduard Gapleii junior, AVien.
- Rosine Alantel, Douai.
- Emile Brenet, Mafl'ans (Haute-Saône).
- Costa Motta et M. J. da Costa Alotta, Passy.
- Alarie Deschamps, le Douhet, par Saintes, Charente-Inférieure.
- Aime Deschamps, A7ersailles.
- Abllamile, Jean.
- G. Bax, La Haye.
- L. Banché, Alarseille.
- Douairière d’Arripe, Alalines.
- Aime Lambert van Cutsem, Hal (Belgique).
- Alaria AVrcruyssen.
- Avec mon meilleur ami.
- Aimée Reus, Belgique.
- A. Alauler, Neuchâtel (Suisse).
- Rosa-Edmond Monthieu, Cazères.
- R. Alauler. Neuchâtel.
- Adrien Chabert, joaillier, Marseille.
- J. Chabert, Marseille.
- V. Ivips, Mellet.
- Adolf AVürzl, Wien.
- Wichelm Gerstell, Wien.
- Gaston et Jules L’Excellent, Dijon.
- Roberget, Auguste, Langres.
- Frédéric de Hoog, Rotterdam.
- Adèle Barret, Dinan.
- Alphonse Martin, Dinan.
- Le bonjour à nos amis de là-has.
- Henriette Augier, Nice.
- Louis Peyre, Cannes (Alpes-Maritimes).
- Buary Pula A7evey, Suisse.
- Roman Rejewski, ingénieur d. v. d. cour, Ros-toff-sur-Don, Russie.
- M. Ripoche, Rosny-sous-Bois.
- Delestre Xénophon, Puiseux (Pas-de-Calais).
- L. Alorellet, Moscou.
- M. et Mme Sauvageot, Pont-St-Esprit.
- Goftré Ugolino Adria.
- Guarnieri Giuseppe Adria.
- Dr Houdain Paul, Les Andelys.
- Pol Rousse, Flassans (Var).
- Jeanna Van-Valr, Bruxelles.
- Marie Jacob, Bruxelles.
- Ingénieur Stanislas, Blarevicz.
- Langlade Justin, Gastelsarrasin (Tarn-et-Ga-ronne).
- Raybaud, Contes.
- Didier, Grenoble.
- R. Armbrusten, Berne (Suisse).
- L. Turlure, Louviers.
- G. Huppé les Andelys.
- Norbert Redinger, ingénieur, Vienne.
- Admire l’art et le génie français.
- Kavol Markus Blacharz, Krakowa.
- Stefania Janigaz, Krakowa.
- Vittorio Furagostini, Roma (Italia).
- Félix Aimelaüllle, Bordeaux.
- G. Piquemod. Reims.
- José Maria, Dorda.
- Eugénie, Emparan.
- Gr. Dudley prince.
- Glaremont, Balhain, Londres.
- Georges Blouet et son frère Henry, Nancy. Labarre, Châlons-sur-Marne.
- J. Dudoué.
- Henri Baras, Alarcinelle (Belgique).
- Tasoli Trosly. de Roma.
- Borra Luigi, Rome.
- Alibert, Paul, avocat, Gourday.
- Giacomo (Dre) Palmieri, Aquila Montereale. Trieste.
- Emile Hachmann, Rouen. I
- Docteur J. AVygodsky, Hélène et Jules Bloch, de AVilna (Russie).
- A la gloire du peuple français. — A. Vanden Heede, Vilvorde (Belgique).
- Elodie Thery, Lille.
- H. Despierres et Claudien Despierres, Marcigny (Saône-et-Loire).
- AI. et Mme Ravida, Nancy.
- Aille Brice, Dieulouard.
- Dussenty, conducteur des ponts et chaussées, Cahors.
- AI. Georges Lagrange.
- Pierre Couret, de Toulon (Var).
- AI. Carbon Wormhout (Nord).
- Emile Delahaye, Lille.
- Alarius Raybaud, de Toulon (Var).
- Alercy Jacobs, Dontheed, London (Angleterre).
- C. Conard, Bruxelles.
- Un Hongrois le cœur plein d’admiration pour le génie français. — Léon Lanczy.
- Etienne, Nort (Loire-Inférieure).
- Nicolas de Seumé. lieutenant aux lanciers de la garde impériale russe.
- Edouard de Seumé, lieutenant au régiment Préo-bragensky. de la garde impériale russe.
- Camille Callens.
- Aime Callens.
- Aille Callens.
- F Alilord, de Châtellerault.
- Lagrange.
- Léon Ducreux.
- Augustin Dwane, Kinsington. Londres.
- José Adolpho de Alello Sousa, Lisbonne.
- Alberto José dos Sanîos, Lisbonne.
- Carlos Bastos da Silva Baptista, Lisbonne.
- El administrados de El Correo de 'Vcilencia, Alanuel Ortega Paredes.
- Emile Cahen, Nancy.
- Constantin Zuczakowski, professeur du gymnase académique, à Leopole.
- Juan Soldevihen Canto.
- I. Canto.
- Paul Lannoy, Bruxelles.
- Quo non ascendam. — Aug, Amourf. Paris.
- Alarie-Pauline Alekel.
- F. Alekel.
- E. Ten-ienponta.
- Eug. Roger, Lille.
- Alphonse AVilloquet, Lille.
- Docteur Amory. Boussu.
- P. Salles, Reims.
- Aime Chamotte Fransontille.
- Mlle Jeanne Dautier.
- L. Sawieki.
- Al. N.-L. Giraud, ATontpellier.
- M. Emile Giraud, de Chipas.
- Al. Emile Girard.
- AL et Aime C. Raingard, de Lyon.
- Henri Rendrevski, ATatka (Russie).'
- Simon Fort, lithographe, à Lyon.
- Aille Mina Nicati, Aubonne, canton de Vaud (Suisse).
- Arthur Lamoureux.
- A. Lejeune. d’Ingri (Loiret).
- A. Fisch, Firgu Veste r (Roumanie).
- E. Fisch. Saint-Gall (Suisse).
- Schwebach. Tours.
- Adrien Senet.
- Madeuf Baraduc.
- Edouard AJadeuf.
- C. Aladeuf Baraduc.
- Du haut de la tour Eiffel, nous envoyons nos aflec-tueuses pensées aux habitants des Tourelles. —Mathilde A7ictor.
- Al. et Aime Paul Jauvers, Nîmes.
- Gilles Quelton, Nîmes.
- Rudishentrup.
- Jacob Breien.
- Mme Thanis.
- Eléonore Thanis.
- Ch. Thanis.
- Jaime Portillo. — Barcelona.
- Pedro Pons et Ponreti, Barcelona.
- Pedro Rogue, Barcelona.
- Ad. David, Neuville.
- J’attends de très bonnes nouvelles.
- Mouyère, Edmond, directeur du Moniteur judiciaire de Lyon.
- Darbishire, Trin. Coll. Oxon.
- H. Prim.
- A. AV. Elford.
- Aleyer Emile.
- E. Meyer.
- Ch. Fernand de Wouten d’Opluiden, Bruxelles.
- J. Brouant, Vanez.
- Ludwig Michaelis, Russie.
- Tout pour la Tour. — G...
- Alessandro Buonaccorsi, Alacerata.
- Adèle Cavigel Buonaccorsi, Milano.
- B. Hébert.
- À tous ceux que. j'aime mes meilleurs amitiés. — Grand-Hamin.
- Je pense à vous, chers parents, du haut de la tour Eiffel. — Alarthe Jacquinet.
- H. Blanchos.
- Aime Bourlé, au Vallabonnet (Oise).
- Al. Dubourg Aloheirs (Oise).
- A. Humbert.
- Pierre Dié.
- E. Lababie, Bordeaux.
- ATilliens César. Genève (Suisse).
- Vautrin, à Raon-l’Etape (A7osges).
- Eulalia Flores de Merino
- A.-W. Alaynard, Itorns assembly Booms Sten-nington London, Angleterre.
- Alarie Landouzy, Lille.
- J’ai failli mourir de peur en montant.
- (A Suivre).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 5
- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DES COLONIES.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- LISTE DES RÉCOMPENSES
- DISTRIBUÉES AUX EXPOSANTS
- L© 29 Septembre 1889
- (Suite).
- Classe 18. — Ouvrage du tapissier et du décorateur
- GRANDS PRIX
- Cantini, Jules. France. — Comité de l’exposilion tunisienne. Tunisie.
- Goyers frères. Belgique.
- Jacquier, Francis et Aimé. France. —Janlet, Gustave. Belgique..
- Nishimura, Sozayemon. Japon.
- Protectorat de i’Annam et du Tonkin. Annam-Tonkin.
- Varangoz, Charles.
- MÉDAILLES D’OR
- Briots. F. Belgique. — Brot, Léopold et fils.
- Caussinus. — Chovet, L. — Gloetens, Pierre. Belgique.
- Evrard. Léonce. Belgique.
- Godon, Julien. — Galloway. Grande-Bretagne. — Gosse, Célestin.
- Iida, Schinchichi. Japon. — Itasse, Adolphe.
- Jackson, George et Sons. Grande-Bretagne. — Jansen.
- Kwashima, Zinbei Japon. Kawabata, Matayemon. Japon.
- Lemeire, Charles. —Legrain, Eugène. — Lemaigre, Gustave.
- Marcotte et Cie. — Martin, Arthur. — Mikoshi, Tokuyemon. Japon. — Moreau, Alexis. — Muller frères. Suisse.
- Ota. Zinnoyei. Japon.
- Réinon. Georges. — Remlinger et Vinet.
- Simonet, Edouard.
- Tanaka. Rishichi. Japon, — Tardif. — Thiébault, Alfred.
- Valdinocci. Italie-Van Poecke Renault.
- Zoppino frères. Suisse.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Abadie (et fils) Grèce. — Ali el Sekka. Tunisie. — Almaraz y Guillen. Mexique. — American Brai-ded Wire C<L Etats-Unis. — Aubrun Pierre. — Argand Baraduc et Cie.
- Bay J.-G. — Beer, M. — Bellot Pierre. — Bohrne Schwarzer et Cie. Suisse. — Bon Marché. — Bougarel, Marien. — Brémard, Albert. — Bhurri-gara Framjee Pestonjee. Grande-Bretagne.
- Carmoy. — Castillo, Daniel. Mexique. — Charrier et Cie. — Cleis et Jezler. Suisse.
- Denis Victor. Belgique. — Devillers et Cie. Belgique. — Domenech. J. Mexique. — Doumaux L. — Drouet-Langlois.
- Eliaers, A.-E.
- Gallais et Welter. — Gécèle, A.-A. Russie. — Guenne et Gilquin,
- Haas, (Joseph de). — Hallé, Charles. — Hartford Woven Wire Mattress Co. Etats-Unis. — Her-manus. Paul. —Belgique. — Hirschel. Serbtie. — Huber-Meyenberger. Suisse. — Hubert, Albert.
- Jefe, gouvernement de Tépic. Mexique. — Juan Coll y Molas. Espagne.
- Kaepplin, Paul.
- Lazzerini. Paul. Algérie. — Lefranc (Mlle Marie). Lenoir, F.-G. — Llobet et Renart. Espagne. — Loichemolle et fils.
- Margotin. — Mohamed Terjman. Tunisie.
- Neiter, J.
- Oliman,Manuel. Mexique.
- Perrière aîné. — Poiret, Henri. — Puttemans, Bon-nefoy. Belgique.
- Raygasse et Margry. Reijenga. — Pays-Bas. Rielle. frères. — Robcis, G.
- Salagnad, Ferdinand. —- Société des marbres de Schemtou. Tunisie. — Société marbrière de Guelma. Algérie. — Sulzer, H. and C°. Suisse
- Wegmann (Mme Anna). Suisse. — Witte (de), Charles. Belgique.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Bertin et Foucher. — Bertrand. Algérie. — Boucher, Henri. — Boverie, E.-J. — Brauburger. Belgique. — Brunot et Bracony.
- Carpentier. — Casclani, Raphaël. — Chambre syndicale des peintres en décors. Exposition ouvrière. — Glair-Leproust.—Collectivité Lemaire, Richard et Ghongas Buseghian. — Perse. — Couturier et Cie.
- Daniel, Jules. — Danielli jeune. — Dieudonné, Edmond. Belgique.
- Eymonaud, Ernest.
- Gauthier, L.-N. — Gelli. Italie. — Gisbert, Julio. Espagne. —Gleyzes, Paul. — Gouvernement de Aguas Calientes. Mexique. — Gouvernement de I Puebla. Mexique.— Gouvernement de Zacatecas. Mexique. — Greneu, Théodore. — Gruot, Henri. Guérir, frères. — Guillon-Bainville.
- Hadj Mohamed el Sekka. Tunisie. — Haguenauer (jeune).
- Ikuta (Masakiyo). Japon.
- Jaccoux. — Jadoul. — Jeffrey et Cie. Grande-Bretagne.
- Lamotte (Fernand). — Lazareff. Russie. — Le Bel Delalande. — Leroux et Fischbach. — Lesourd (Mlle G.). — Lorémv et Dubosson. — Louvre (Grands magasins du). — Lozada (Luiz del Carmen). Mexique. — Lunde jeune, Cari. Norvège.
- Maatoug. Tunisie. — Malard, Louis. — Mangin, Charles. — Manteau, Charles. Belgique. — Masson, G.-A. — Mercier frères. — Minié, H.-A. — Mustapha el Sekka. Tunisie. — Mustapha Terdj-man. Tunisie.
- Nicolacopoulo. Grèce.
- Perrot et Texier. — Posschelle-Delalou. Belgique.
- Quarré, G.
- Richon, Mateo. Espagne. — Rosenwald, Edmond. Rousset (Mlle).
- Tena, Hilario. Mexique.
- Valin et Goré. —• Verstraete, A. Belgique. — Vien-riey. J.-B. — Villain et Cie (Petit-Saint-Thomas).
- Zacchiri. Italie.
- MENTIONS HONORABLES
- Argongue, Joseph.
- Barreau, Michel. — Boudier, Emile. — Busriel, Ernest.
- Camillerie, François. Algérie. — Cauty, Lottie. Grande-Bretagne.
- Dave (Ve de). — Decam, Paul. — Desgranges, Eugène.
- Evanhoe Frank N. Etats Unis.
- Favre, Eugène. — Fleck frères. — Mlle Forgues. — Forni (Mme Rosine). — Fraissard, Antoine.
- Gavazza, Jeant Algérie. — Grassaud, H.-F,
- Knitted Mattress Co. Etats-Unis! — Kremer, exposition ouvrière.
- Lazaro. Espagne. — Leemans, Ernest-M. — Lepro-vost, Pierre. — Lévy. — Lucescu. Roumanie.
- Marti. Gustavo, Espagne. — Michel, Albert.
- Parent, Frédéric.
- Quinet. Eugène.
- Richon fils, Mateo. Espagne.
- Classe 19. — Cristaux, verreries et vitraux GRANDS PRIX
- Baudoux, E. Belgique.
- Gallé. France.
- Hawkes, T.-G. Etafs-Unis.
- Lambert. L. et Cie. Belgique. — Landier et Hou-daille. France. —Legras. France. — Lotz, veuve. Autriche-Hongrie.
- Montois. France.
- Sainte-Marie-d’Oignies, Belgique.— Société des glaces et verreries Hainaut, Roux. Belgique. — Sal-viati. Italie. — Société des glaces de Jeumont. — Société Venise-Murano. Italie.
- Webb, Thomas and Sons. Grande-Bretagne.
- MÉDAILLES D’OR
- Aberlé. Belgique. — Antigniat (Ve).
- Bancilhon. Louis. — Baouman, Joséphine. Serbie. — Bariloussoff. Russie. — Baud, Joseph. — Bec-quemie. — Benezech, Henri. — Berc, Paulin.
- Bivort, Joseph. Belgique. — Bernard, C. — Bouvy.
- Pays-Bas. — Brocard, Joseph.
- Candiani et Cie. Italie. — Champigneulle _(VQ. — Clayton et Bell. Grande-Bretagne. — Cie de
- Floreffe. Belgique.
- Deviolaine. — Dutfoy, A.-E. Russie.
- Geyling Karl. Autriche-Hongrie.
- Harrach (comte). Autriche-Hongrie. Hayez. — Heidt, Louis. Etats-Unis. — Henry, Edward. Etats-Unis. — Houtart
- Lafarge, John. Etats-Unis. — Lemal et Raquet. — Léveillé. — Lorin (veuve).
- Macbeth, Georges A. and C°. Etats-Unis. — Mel-lério frères. — Mondron, Léon. Belgique.
- Pelletier.
- Rasch et fils, Autriche-Hongrie. — Rességuier, Eugène. — Reyen, A.-G.
- Société des glaces de Réquignies. — Société anonyme de Courcelles pour la fabrication de glaces. Belgique. — Société anonyme des glaces deMous-tier-sur-Sambre. Belgique. — Société anonyme des verreries de Jemmapes. Belgique. — Société anonyme des verreries de Jumet. Belgique. — Seciété anonyme des verreries de Mariemont.
- — Belgique. — Stalins et Janssenç. Belgique.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Anglade.
- Bégule. — Boirre. — Bougard et Cie, Belgique. — Bourgeois. — Buffalo, Stained Glass Works. Etats-Unis.
- Carot. — Guchelet. — Comère, F. Belgique. — Bon-tini (de) ét Cie. Belgique.
- Dandois. — Dandoy et Cie. Belgique. — Delille.
- Engelmann et Durand.
- Feix frères. Autriche. — Flesschenfabriek. Pays-Bas.
- Greeriough, Walter-C. Etats-Unis.
- Hébert, — Healy and Millet. Etats-Unis. — Hegen-barth. Autriche-Hongrie. — Hirsch.
- Imberton.
- Jeekel et Cie. Pays-Bas.
- Kreuzer. Suisse.
- Lengelé.
- Masquelier, Emile. Belgique. — Miquet. — Mon-crieufî. John. — Grande-Bretagne. — Muller. Autriche-Hongrie.
- Picard et Cie. — Picard frères.
- Rigolleau. République Argentine.
- Société des verreries de Gosselies, Belgique. — Schmidt, Devillez et Cie. Belgique. — Schmidt frères et sœurs. Belgique. Société des émaux Aubriot.
- Tenca. Italie. —Tschernich. Auiriche-Hongrie. — Tiffany and Co. Etats-Unis
- Ulrich. Autriche.
- Vantillard. Verreries de Lourches.
- Wagner. Autriche-Hongrie.
- Zékert et fils. Autriche-Hongrie.
- MÉDAILLES DE RRONZE
- Becker. — Bratby et Hinchlifïe. Grande-Bretagne. Baboneau. — Beaujon. — Berbig Fried. Suisse.
- — Brocard, Edouard. — Bruin. — Buglet.
- Chabin.
- Demaria. — Doré.
- Edwind Fort. Etats-Unis.
- Ferro et fils. Italie. — Fontana. Belgique.— Fouillot et Mercier. — Fromont, Henri. Etats-Unis,
- Giergl. Autriche-Hongrie.
- Haussaire.
- Keghel (de). Belgique. — Kiss. Autriche-Hongrie.
- Latteux-Bazin. — Laumonnerie. — Legros. — Lemaire. Perse.
- Mathieu. — Maurel. — Macchi. Italie.
- Nogard. Italie.
- Ponsin. — Pacific art. Glass John Mallon. Etats-Unis.
- Reverdy. — Reygeal et Michon. — Roose et Dob-son. Grande-Bretagne.
- Séguro Donato. Italie.
- MENTIONS HONORABLES
- Bouloupari (le pénitencier de). Nouvelle-Calédonie.
- Coudère. — Coulier.
- Dive et Schmalzer. — Dupin. — Durafort.
- Esberade. — Brésil.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 6
- Gabrau. E.-Paul. Gamba. — République Argentine Girolami. Egypte.
- Hosch. Suisse.
- Ibrahim. Algérie.
- Ivramer. Brésil.
- Leleu. ‘— Léovitch. Serbie.
- Marv. République Argentine. — Millino. — Mil-ville.
- Perthuis.
- Renaud. — Roz.
- Spitzer. Autriche-Hongrie.
- Tamony. — Tiercélin.
- Verreries de Yagodina. Serbie. — Vincent.
- AVehrli. Suisse.
- Classe 20. — Céramique
- GRANDS PRIX
- Bapterosses et Cie. — Brown-AVesthead, Mooreand Gie. Grande-Bretagne. — Bcch, frères. France et Belgique.
- Copeland and Sons. Grande-Bretagne.
- Doulton and C°, Grande-Bretagne
- Fabrique royale de porcelaine. Danemark. — Faïencerie de Gien.
- Hache, Jullien et G>e. — Haviland et Cie.
- Manufacture de Sèvres. —Müller et Cie.
- Union céramique et chaufournière.
- MÉDAILLES D’OR
- Boulenger, A.-J.-B. — Brownfield and Sons. Grande-Bretagne. — Brault fils.
- Chaplet, Er. — Gharnoz et Gie. — Cantagalli, fils de Joseph. Italie. — Companhia de faïenças das Cal-das.. Portugal.
- Dammouse. — Debaecker. — Delaherche, Auguste.
- — Doat, Taxile.
- Facchina, J.-D. — Fargue.
- Gallé, Emile. — Gillet, Fr. — Gilardoni frères- — Guérin et Gie. — Grandhomme et Garnier.
- Iiiochiyen. Japon.-
- Jouneau.
- Koransha. Japon. — Kouznetzoff, S.-M. Russie.
- Laehenal. F. — Lacroix.
- Massier, Clément. — Maw and C°. Grande-Bretagne. — Milet, F.-O. — Miyakawa, Kôsan. Japon. — Montagnon, A. — Montent frères. — Mortreux.
- OustanetGle.
- Parvillée frères. — Pillivuyt et Cie. — Polakowski et Cie. — Pull père et fils.
- Rookwood Potiéry. Etats-Unis.
- Sand et Ce. — Salviati, Ant. Italie. — Service local Saigon, Cochinchine. — Simons et Ce. — Société anonyme des produits réfractaires et terres plastiques de Seille-les-Andenne et de Bouffioulx. Belgique. — Steiemacher. Autriche-Hongrie.
- Thoof et Labouchère. Pays-Bas.
- Venezia-Murano (Fab. de). Italie.
- MEDAILLES D’ARGENT
- Adderley and C°. Grande-Bretagne. — Altairac, P. Algérie. — Aritonibon et fils. Italie. — Autran, E.
- Baudin, Ernest. — Bossot, Jean. — Boussard, D.— Bonzel, Charles — Brault père et Cie. — Bruyn, (Gustave de).
- Chanai. — Chineau, G. — Companhia da fabrica de Vista Alegra. Portugal. — Collectivité de fabricants portugais, présentés par-le Musée industriel et commercial de Lisbonne (Costa Miguel Caetano, Daconçeicas, Pereira, J., Pereira. M., Silva (Bernardino da), Tonbella, Veiga (Léonar-do da), Extrémos (divers). Portugal. — Cool Mme de).
- Daniell et Sons. Grande-Bretagne. — Dartout, P. — Delaherche-Godin. — Delinières et Cie. — Demartial et Cie. — Denis. — Deplanck-Lavoi-sier. — Dumont, E.
- Escoyez, Louis. Belgique. — Etienne, Jules. — Exposition collective des ouvriers chambrelans, Limoges.
- Faugeron, F.-H. — Fourmaintraux-Courquin. — Fourmaintraux, Jules.
- Goodê, Thomas and C°. Grande-Bretagne. — Gos-sard fils. —• Gouvernement tunisien (exp. coll.). France-Tunisie. Grawitz.
- Hori. Japon.
- Jacob frères. — Jean, Charles. — Jouve, Aug.
- Ivaehler, II.-A. Danemark. — Kato, Mokuzayemon. Japon. — Kato, Kanesuke. Japon. — Kawamura. Japon. — Kawamoto. Japon. — Kinkozan. Japon. — Kornilotf frères. Russie. — Kristoffowitch, P, Russie.
- Ladreyt, Eugène. — Laporte, Raymond. — Langeront Paul. — Lefort des Ylouses. — Lombard père. — Lopes et Cie. Portugal.
- Mansard, Georges. — Meyer, Alfred. — Molaroni et Gie. Belgique. — Mouton, Henri. — Mouzin et Cie. Belgique.
- Nouguès, V. Brésil.
- Page et Rigal. — Peullier (Ve). — Peyrusson, Edouard. — Picard, Mathurin. — Picquefeu, Georges. — Pillivuyt, Albert et Cie, — Pornet, E.
- — Powel. Bishep et Stonier. — Puscariu, I. Roumanie.
- Radot. — Rapin et Ameuille. — Richard (Mme). — Rougeault et Cie. — Roy, Gustave.
- Sachot, Georges. — Sazerac et Ciç. — Sanejouand et Graves. — Schneider et Cie. — Smet (de) et Cie
- — Société anonyme de Basalte artificiel et de céramique. Roumanie. — Société industrielle et artistique de Monaco. Monaco. — Soyer, Téophile.
- Taïzan. Japon. — Takahashi. Japon. — Thibault, A. — Tortat, Jos.
- Visseaux. J. — Wanzenried. Suisse. — Watano. Japon.
- Yasuda (Genhichi). Japon.
- Zambon.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Almeida JunçH, J.-J. d’). Portugal. — Anchisi et Cie. Espagne.
- Béziat, H. — Blancher. — Bohn, L. — Bonnefille, F.-R. — Bodley, Edovin-J. Grande-Bretagne. — Bojezen et Jœrgensen. Danemark. — Bourdery, L.). — Briqueterie (Grande) et tuilerie mécaniques de Gourbeton. — Brocard, Léon. — Brosser, Charles.
- Cacciapuoti, H. et G. Italie. — Cacciapuoti, César. Italie.
- Champion, Fr. — Chartrain fils. Chèze fils. — Coblentz. L. — Collin-Muller. — Colozier, Octave. — Comité d’exposition de l’Inde. — Inde française. — Compagnie franco-anglaise (Dr Sor-doillet. — Gorplet,. — Cucurny. Espagne. IJelvaux, G. — Dubure-Guissier, (Mme). Russie.
- — Dunois. — Duparc. — Duthu (Mlles Anna et Marie).
- Egorolï, A. Russie, — Ernie, Esberard, F.-M. Brésil. — Exposants de' Ileimberg (Collectivité des). Suisse. —Exposants chinois (Gollectivité).. Chine
- — Exposition permanente (colonies françaises). Colonies. — Etat deMorelos (Gouvernement de F) Mexique. — Etat dePuebla (Gonvernement de F) Mexique.
- Fabricants Serbes (Collectivité). Serbie. — Fabrique du Chaxel, France-Martinique. — Faïences de Téhéran, d’Ispahan (Collectivité). Perse, — Ferrand, A. — Fischer (de) fils. Autriche-Hongrie. — Forester and Sons. Grande-Bretagne. — Fournier, G.
- Gabanini et Ghiloni. Italie. — Gasmann (Mlle Alma). — Gasmann (Mils Marianne). — Gaj et C<L Italie.— Gérard, A. — Girault-Demay et Vignolet.
- Goldscheider, Fréd. Autriche-Hongrie---Gréber
- frères.— Gruchv (Mme de).
- Herman, Jean. Belgique. — Hernandez, Daniel. Salvador.
- Imura (Hlikojiro). Japon. — Ro. Japon.
- Jacobber (Mme). — Jovenet.
- Kato Tamataro. Japon. — Kiyomidzit (Rokubei).
- Japon. — Klotz, J.,— Kouznetsoff, J.-E. Russie. Lachatre. — Lamansky (Mme). Russie. — Lançon, P. — Lanquetin-IIutan, Aimé. — Lansberg (Aille). — Legras, Alph. — Leveillé, Er. — Lévy, Henri. Low, J.-G. et J.-F. Etats-Unis.
- Manufacture de faïences et porcelaines de Saint-Amand (Nord). Dr Lebacos. — Manufacture de la Grande-Maison (Mme de la Hubaudière). —• Massier, Gérôme. — Mauger fils et Pezé..— Menon (Mlle). — Mercier-Fouillot. — Meuger et Dupuis. — Monseu et Cie. Belgique. — Mouroux (Mme). — Mousset-Thibaut. Belgique.
- Namikawa (Sosuke). Japon. — Nishiwura (Nisa-buro). Japon. Niskiwura, Yenji. Japon. — Nugent (Mme de).
- Gllendon (Mme Caroline de).
- Panariou fils. — Parant (Ve) et fils et Lefrançois.— Pellizari. France-Algérie. — Pereira (Joâo-Leite). Portugal. — Perreur aîné. — Pineau, Marcel. — Poiret, U.
- Real fabrica de Louça de Sacavem. Portugal. — Réal, Michel. — Renaud, Habert. — Renoleau. Roseira, Joâo. Portugal.
- Sauvart, Martin. — Segond, Jules. — Seifu. Japon.
- — Siguret. (Ve) et Guichard. — Société anonyme de la grande tuilerie de Bourgogne.— Société anonyme des produits réfractaires de Quaregnon. Belgique. — Société anonyme des terres plastiques et produits réfractaires, à Andenne. Belgique. — Soyer-Dejoux (Mme).
- Tadollini et Cie. Italie. — Tauber-Jensen. Danemark. — Thomas et Girault. — Torelli-Jafet. Italie.— Torrès-Y'marcia. Espagne. — Trousseau et Gie.
- Vargas, Epifanio Mexique. — Vaux-Bidon (Mme A. de).
- Yabu, Masashichi. Japon.
- Zanussi.
- MENTIONS HONORABLES
- Ab-del-Kader Ould Mouby Aïssa. Algérie. — Al-phand. Mme. — Amato (d’). Italie. — Ameline, V.-J.-B. — Avez, Mme Julie.
- Badin, A. — Battaglia. Italie. — Beauvais, J.-B. — Bédier. — Belval, Mlle L. A. Belgique. Bernai, .Tuan. Mexique. — Bichi, H. — Boissié (Mlle). — Bossek et Cie. Autriche-Hongrie. — Bouchot (Mme Claire). — Bouez (Mlle). — Bourgeois. — Boutin (Mme X.). — Budde-Lung, G. Danemark. Burke et Cie.
- Censurie (Mlle E.). — Cervera (Ve de). République Argentine. — Chanqiein (Mme X.). — Chaumeil. Golle (L.) et fils. — Collectivité des exposants du
- Guatémala. Guatémala. — Collectivité des exposants du Paraguay. Paraguay. — Collectivité des potiers du Fort-National. Algérie. — Collectivité des exposants (Saint-Marin). République de Saint-Marin. — Collectivité des colonies portugaises. Colonies portugaises. — Collectivité des exposants indiens, Indes Anglaises. — Collectivité des exposants mexicains. Mexique. — Collot, A.-J. — Comité local de la Guyane française. Guyane. — Cie générale des poteries de Taris (Dejongh et Erlanger). — Cotte (Mlle Anna). — Coutan, G.
- Delagneau, Marc. — Demilly, Pierre. — Département de San-Salvador. Salvador. — De Smedt, Josse. Belgique-. —Draghichewitz. Nouvelle-Calédonie. — Dreyfus. Georges.
- Ecole de dessin (Professeur Rolli, Heimberg). Suisse.
- — Egoroff (Mme). Russie. — Etat d’Aguas Ca-lientes (Gouvernement de F). Mexique. — Eguiazu Melclior. République Argentine.
- Fabrique de Foscani. Roumanie. — Fabrique de la Fé (Ayerza et Cie). République argentine. — Flint (Mme Sophia). Russie. — Foncin-Schrainer.
- Gallée, Emile. — Galilé (Mlle Jeanne). — Gasparoli (Mlle), Belgique. — Gibrelle, Louis. — Gillet, L. et Cie. Belgique. — Girault. — Grenier, F. — Guérillon. — Guéry (Mile Julie). — Guittière, Fernando. Belgique-
- Hamel (Mme Marie). — Hancox, J. Brésil. — Hé-cler, Eugène. — Henroz, Camille. — Hesse et fils.
- — Hoff. Nouvelle-Calédonie. — Flooper et Cie. — Horn. Adolphe. Autriche-LIongrie. — Hornez-Cousin, T. — Houry, Jules.
- Junos, Alejandro AV. République argentine.
- Kato, Kengo. Japon.
- Labretoigne (de) du Mazel (Mlle). — Landry, Félix.
- — La Proste, C. — Le gouvernement, A. Prétoria.
- Rép. S.-Afr. — Lesueur, L.-Charles. — Louvet, (Mlle M.-AL). x
- Maderni et Cie. Suisse. — Marin (Mlle Alice). — Masse, Charles. — Masson-Chevallier. — Marquis, M.-G. Cochinchine. — Matsumoto, Sahei. Japon. — Maurice, François. — May Daubrive (Mme). — Mayet, Louis. — Menzaque y herma-nos. Espagne. — Melillo, Albert. Italie. — Miller, Nitza. Roumanie. — Mohamed Taleb Ould el Mokhtar. Algérie. — Mori, Kintaro. Japon. —-Moriceau. Nouvelle-Calédonie. — Montagnac de Ghauvance. Cochinchine.
- Noirot, Ernest, Sénégal.
- Passarin, Antoine. Italie. — Parison (Mlle M.). — Pêche, A.—Perrichon (Mlle Marie). —.Pillard-Soulain. A. Pire, Joseph. Belgique..— Poulet, V. et sœur. Belgique, — Pontille fils et Escoffier. —-Potiers de Bucarest (Collectivité des). Roumanie.
- Raffin frères et Dumarest. Cochinchine. — Raynaud (Mlle Sophie). — Rendon, M. Salvador. — Rideau-Paulet (Mlle). — Riffart, A. — Rouard. Collard, Cartier et Cie. Belgique. — Ruf-fino de Mello, José. Brésil.— Ruiz Velasco her-manos. Mexique.
- Salvador Ruiz Velasco. Mexique. — Serougne.— Sermini, J. Algérie. — Service local de Nossi-Bé. Nossi-Bé. Mayotte et Com. — Sion. Hagglag. Tunisie. •—Société anonyme des briqueteries de la Sambre. Belgique. — Sorra (de). — Soupireau. Algérie. — Sous-comité d’exposition à la Pointe-à-Pitre. Guadeloupe. — Soyer (Mlle Amélie). -Srir ben Amar. Algérie..
- Tooth et Co. Grande-Bretagne.
- Urbach frères. Autriche-Hongrie.
- Vase Etrusque (Au), Loms Domon. — Ventzel. Nouvelle-Calédonie.— Voegeli (Mlles L.et'S.). Suisse.
- Classe 21. — Tapis, tapisseries el autres tissus d’ameublement
- GRANDS PRIX
- Braquenié et Cie. France et Belgique.
- Crossley, John et fils. Grande-Bretagne.
- Hamot et Gie.
- Leborgne, Ferdinand.
- Manufacture nationale de Beauvais. — Manufacture-nationale des Gobelins.
- Sallandrouze frères.
- AVarée.
- MÉDAILLES D’OR
- Ben Azis ben Gana. Algérie. — Berchoud. — Ber-naux. — Bigex, E. Grande-Bretagne.
- Catteau. Adolphe. — Collectivité de la Perse. Perse.
- — Collectivité roumaine. Roumanie. — Compagnie française du linoléum. — Croc et Jorrand.
- Dounia (Aime Polyxène). Grèce.
- Fabrique royale de Deventer. Pays-Bas.
- Ilordé et Simon.
- Kojima Sadashichi. Japon.
- Lavalette et Cie. Belgique. — Louchet-Bernaud.
- Aladagasear. France. — Alasure fils. — Aloulin-Pipart.
- Ouvroir d’Athènes. Grèce.
- Puginier (Algr). Annam-Tonkin.
- Quenardel et Cie.
- Saurel frères. —Syndicat de Pirot. Serbie.
- ATanoutryve et Cie.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Aclelaida Salvador. Equateur. — Alibert et Cie. Madagascar. — Amandij Natago Lam Toro. Sénégal. — Amar Saleum. Sénégal. — Amis du travail manuel. Grand-duché de Finlande. — Association ouvrière.
- Banque coloniale portugaise. Portugal. — Barbouclii. Tunisie. — Bariloussof, J. Russie. _— Barry, Ostlere et Cie. Grande-Bretagne.— Belin, Biskra. Algérie.—Ben Mansour el Hadj Hessaïn. Algérie. Berger, Ch. — Blondet, Louis. — Bou Hafs ben Mansour. Algérie. — Bourgeois frères, —- Bous-saada (commune de). Algérie. — Boutzouvi (Mme). Grèce. —Bruno da Silva. Portugal.
- Caramanos, S. Grèce. — Canano. Roumanie. — Cerf lils. — Châtiée et Cie. — Chedin et Cie. — Ghellala,(Annexe de). Algérie. — Chesnay. Annam-Tonkin. — Comité de Saint-Louis. Sénégal. — Comité de l’Inde française. —- Comité de Siam. — Commission des Olympies. Grèce. — Commune indigène de Beni-Mansour. Algérie.— Commune indigène de Boghar. Algérie. — Commune indigène de Djelfa. Algérie. — Commune indigène du Fort-National. Algérie. — Commune indigène de Laghouat. Algérie.— Commune indigène mixte Sebdou béni Smassir. Algérie.— Constantoulakis, D. Grèce. — Corticine floor Covering C°. Grande-Bretagne.
- Dames de Belgrade.p(ass.ociation des). Serbie. — Dames de Nisch (association des). Serbie. — De-fresnes-Duplouy. An DéTterne, ' Edmond-J.-L.
- Fujimoto. Japon. •
- Garnier. —-Gâche et-Cie.- — Gente frères. — Godet. Govaert frères. Belgique^"
- Laradj ben Ali.. Algérie, — Legendre, Mahieux, Hennequin. — Lemaire et Dumont. — Lévy et
- . . Lauer. — Lincrusta-Yalton et Cie. — Louillat. .
- Jdas Candela.(Manuèl);:.Espagne. — Mellerio; Fossé et Têtard. — Musée des colonies. Portugal.
- Nairn et Cie. Grande-Bretagne. —' Nicolopoulo (Mme Anastasie).. Grèce. Noirot. Sénégal.
- Parie et Cie. — Perez é h'ijo (José)'. Espagne. — Picheral et Cie. — Piquée et gendres. — Pollak Frédéric. — Autriche-Hongrie. .— . Popdvitch (Mme Yela). Serbie. — Poulet (Ve) et fils. — Province d?Hanoï. Annam-Tonkin. — Province de Quang-Yan. Annam-Tonkin.
- Rieter, Ziegleret Cie: Suisse, — Rombeau et Mon-nier. '• ' :
- Sainte-Enfance (Etablissement. ‘[de la). Cochin-chine. — Sidi Elie, roi'des Maures. Brakna; Sénégal. — Si Salah ben Ali ben Belkassem. Algérie. — Stévens. Pays-Bas. — Storay Brothers et C°. Grande-Bretagne. — Stoykovitch (Mme). Ser-. bie.
- Torrilhon et Cie.. Tricot. — Tunisien (Gouvernement). Tunisie. 1
- Van Nutïel frères. Belgique.-
- Wallet. ' ^ î
- Zantsou (sœurs); Grèce.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Abd el Racler ben .Derrouïcbe. Algérie.; — Adamo-poulo, Jean. Grèce. —‘ Affaires indigènes (Service (des). Nouvelle-Calédonie, —: Ahmed ben Gha-chouch Caïd. Algérie. — Ahmed ben Fana. Algérie.— Akagawa. Japon.— Andrianopoulo (Mme). Grèce.—Anna Botez (Mine). Roumanie. —i Antonio Flores. Equateur'. — Avinenc. Gabon-Congo.
- Baiutesco, Marie. Roumanie, —Barber-Andrew, Th. Algérie. — Bazicanoi, Z. Roumanie. — Ba-roucli. Tunisie. — Beloff. Russie. — Bou Ameran Ould Ali. Algérie. — Bunescu, J. B.oumanie.
- Chamagne et Cie. — Chapman, George.
- Djilali bel Klieir. Algérie'. — Détenus (Travaux des) Serbie. — Dominica Dumitresou. Roumanie. — Dratz frères et Cie. Belgique. — Duval.
- El Hadj Monaj ben Mohamed. Algérie. — El Khâ-tir ben Belkassem. Algérie.
- Glanvill and C°. Grande-Bretagne. — Gouvernement Sud-Africain. République Sud-Africaine.
- Helme, James et Cie. Grande-Bretagne. — Hori. Japon.
- Janlet, Gustave. Belgique.
- Lajonkaire (de). Algérie. — Laurent-Banget. — Larrea. Equateur.
- Manylovitch, Sreta. Serbie. — Maigonnet. — Ministère de l’industrie. Japon. — Mitani, Asa. Japon. Mitcham lûnoleum and Hoor Clothes C°- Grande-Bretagne. — Mohamed ben Mouaz. Algérie.
- Nicholson (J.-O.). Grande-Bretagne. — Noguchi (lvakubei). Japon. — Nuet. Nouvelle-Calédonie.
- Pacon, Albert. — Panas, Jean. Grèce. — Pecqueur (Mme Léona). Gabon-Congo.— Planté. Cambodge.
- Pcadosavlievitch (Stoyana). Serbie. — République Argentine. — Ritta el Elena Neguleseu. Roumanie. — Rylands et fils. Grande-Bretagne.
- Salah Loghressi. Algérie. — Service local. Mayotte et Comores. — Si Mohamed ben Snoussi. Algérie.
- Taïeb ben Taïeb. Algérie. — Tsongas. Grèce.
- .Yassiliki. Grèce. — Van Oye et Cie. Belgique.
- MENTIONS HONORABLES
- Bel Abel ould Amar. Algérie. — Beny, J.-B. Gua^
- ( deloupe.
- Capetaniou, Athina. Grèce. — Commission coopérative. Equateur.
- Donegal industrial Fund. Grande-Bretagne.
- El Hadj Ahmet ben Djelloul. Algérie.
- Kada Ould Mostefa. Algérie.
- Lakdar ben Ahmed. Algérie. — Lazari, Eumor-phoula. Grèce. — Louka, C. Grèce.
- Mitakos, C. Grèce. — Moline, Simon. Algérie. — Mohamed ben Zaccour. Tunisie.
- Nattes (Exposition collective). Tahiti. — Neilson, Shaw et Mac Gregor. Grande-Bretagne. — Nina Souchem, Tunisie.
- Pilon, Huet et Rigolard.< .
- Righa (Mme Hélène). Grèce..-
- Saéton.' Cambodge. — Sceretis, Agathangelos. Grèce. — Si Ahmed ould si Mohamed ben Rér-rass. - Algérie. — Sonsonate (département de).. Salvador. — Sous-comité de la Pointe-à-Pitre. Guadeloupe. '
- Treloar et fils. Grande-Bretagne. — Trottmann. Suisse. — Willi von Bergen, B. Suisse.
- Classe 22. — Papiers peints.
- MÉDAILLES D’OR
- Grantil jeune et Cie.
- Hoock frères.
- Jeffrey et Cie. Grande-Bretagne.
- Putois et Paris.
- Wollams, Wenn et Cie. Grande-Bretagne.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Bassan et Cie.
- Callado et Cie. Portugal.
- Grillet, Alphée,
- Horiki, Chiutaro. Japon.
- Petitjean, Joseph.
- Roctia, Da (Antonio-Cardozo). Portugal.
- Warren Lange et Cie. Etats-Unis.
- AVylie et Lochhead. Grande-Bretagne.
- Ymàda, Jirobei. Japon.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Belan, Eugène. .
- Chagniat, Aufrère>
- Darras, Albert..
- Leroy,'Charles, . *Xk-t .G,
- Oriental Iœatherette, TKe. Grande-Bretagne.
- Pierre. Paul. Autriche-Hongrie.
- Reydet. Vincent. —^ Reydet, Marius. .
- Schmitt et Régnier. — YVemple, Jay C., C». Etats-. Unis. ' '
- MENTIONS HONORABLES
- AnaglyptaC0. Grande-Bretagne.
- Gadot jeune, • " ;
- Fisher’s patent Wall Hagings syndicale. Grande-Bretagne.-
- „Hamid et Endousi. Tunisie.
- (LaCoste et Cie. ''•••*
- Sâlorne, Charles. ' ' "
- Classe 23.— Coutellerie.
- . .. GRANDS PRIX
- Ëxpo'sition collective du syndicat des ouvriers de la Haute-Marne. France. " - -v.
- MÉDAILI.ES DOR
- Cardeilhac, Ernest.
- Exposition collective des ouvriers couteliers de T hiers. -
- Kondratofî. Paissie.
- Languedocq. — Leroy et Cie.
- Thomachot-Thuillier.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Bariquand et fils. — Brabec, E.-J. Russie. Collectivité des couteliers d’Elskilstuna. Suède. Didier-Gharbonne.
- Lepage, J. — Louis, A.
- Maleham et Yeomans. Grande-Bretagne.— Morton, J. Grande-Bretagne.
- Picard, L. —PrunieivMoussu. —Pérille.
- Romeau.
- Schvvob, F.
- Thinet.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Ballée, H. Roland. Belgique.
- Espinasse.
- Guenot,-A.
- Hamon. — Huber, J. et ills. Suisse.
- Larivière. — Lecoutre. Suisse.
- Maâmar. Algérie.
- Orodour.
- Renaud.
- Stchteskîne, P. Russie.
- Vital-Hygonnet.
- MENTIONS HONORABLES
- AliouRamdam. Algérie. —Arbens, A.
- Bain. — Brigaud-Gadet.
- Chamarande. — Collectivité de Nijni-Novgorod.
- Russie. —Coqueret et Hublot.
- Ecoles communales de Finlande (les deux). Grand-duché de Finlande.
- Ilundstadt. Norvège.
- Jsler, J. Suisse.
- Jacques et Cie. Belgique.
- Kuroda. Japon.
- Marseille, G. — Milenkovitch. Serbie. —Mokthar. Sénégal.
- Pellée. — Pervoff frères. Russie. — Peter, G. Sakai, Isami. Japon.— Société des touristes cleFin-lande. Grand-duché de Finlande.
- Yoshida. Japon.
- Classe 24. — Orfèvrerie.
- GRANDS PRIX
- Armand Cailliat.
- Christofle et Ce.
- Fannières frères. — Froment-Meurice.
- Tifany and C°. Etats-Unis.
- MÉDAILLES D’OR
- Aucoc.
- Bachelet. — Boin-Taburet. — Bossard. Suisse. — Brateau.
- Ghristesen. Danemark. — Comité de Siam. Siam. Debain. — Dufraisne de Saint-Léon.
- Fraget (J.). Russie. — Fray.
- Gorham,Manuf> C°. Etatç-Unis,
- Khlebnikoff, J.:P. et Cie. Russie.
- Meridan Britannia. Grande-Bretagne. Ovtschinnikoff, P., fils. Russie.
- Têtard.
- Yernaz et Mme Vernaz-Vechte.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Accarisi. —Italie. ' ; 1 ;
- Boucheron, • é . . , ; '
- Hohm-Hennannr Autriche-Hongrie,
- Boulenger. - - Brunet. Y
- Caillar-Bayard et Cie. —Cardeilhac.
- Fonsequa, Henriquez. Portugal.
- Gerntien. Pays-Bas, . >
- Hertz, Peter. Dâiieihark. - ;
- Keller frères, — Kiriuskosho-Kaishà. Japon! '
- Leroy et Cie.
- Mérite. — Michaut. .
- Olsen. Norvège.
- Philippi.- . .
- Saito. Japon. ; * : A. ^
- Tallois et Mayence, —-.Trioulliéh.freres,.
- Wilmotte et fils. .. Belgique.. ,
- MÉDAILLES DE BRONZÉ
- Andersen, Norvège. —- Aschmarine, B.-M. Russie. Boiviri. — Bûcher. Suisse,
- Camus. Comité d’exposition de l’Inde. Inde française. ,— Comité tunisien,; Tunisie. -— Collectivité du gouvernement bolivien. Bolivie. — Coussou-relis, N. Grèce. ..
- Dixon,' Joseph, and Sons. Grande-Bretagne.
- Ecole industrielle de Cortina. Autriche-Hongrie.
- Ere nais. . . . .
- Gavard, —Guerchet. Goldsmiths Alliance. Grande-Bretagne. — Goldsmiths Silversmiths. Grande-Bretagne.,
- Hammer .-Norvège. •
- Joret.
- Kateb. Egypte. — Klinger, G. Russie.
- Link. Autriche-Hongrie.
- Maison. — Merle..— Moreau, Felipe. Uruguay. Philipp et Cie, Suisse. — Protectorat de l’Annam et du Tonkin; Annam-Tonkin, — Province d’Hanoï. Tonkinr Useldinger.
- Testevuide..
- MENTIONS HONORABLES
- Achem Zarrouch. Tunisie. —^ Ardeshir and Byram-ji. Grande-Bretagne. — Artola ÇV«). Bolivie) — Avila, Daniel. Salvador.
- Bitetos, J.-M.. Pereira. Portugal-—. Bonken Etats-Unis.
- Demarchi. Algérie.
- Festraets, Pierre. Belgique.
- Garcia (V. e hijos de Fernando). Espagne.-Jeannot. Cambodge.
- Laforge. — Lambert. — Liacopoulos, E. Grèce. Milochevitch. Serbie. — Miloukoff, D.-P.' Russie.
- — Moreira (Ve): et fils. Portugal.
- Pinto Gouvea, B. Brésil. — Planté. Cambodge. Ropalla. Rqumanie.
- Saïdou Cattan. Tunisie. —- Saridis. Egyjite.
- Taïeb el Mestaoul. Tunisie.
- Yong-Heng.. Chine.
- (A suivre-)
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont: la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement *de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 146.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mercredi 9 Octobre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- députe de la Seine le 6 Octobre 1889.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière Heure. — Echos. La Fête du Palais de l’industrie. — Les Congrès. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — fListe des Récompenses (Suite). — La' Bourse. .— Annonces et réclames. 1
- CHRONIQUE
- Noos sommes heureusement sortis de la période électorale toujours agitante et qui remue inévitablement les bas-fqnds. des haines, des récriminations, des calomnies.
- Parmi celles-ci, nous relevons les insinuations plus que perfides faites par la presse anti-gouvernementale au sujet des sommes allouées aux ministres pour les réceptions occasionnées par l’Exposition.
- Le Figaro, qu’on ne peut pas suspecter de républicanisme exagéré, dit, à ce sujet, qu’il est juste de rectifier les erreurs, volontaires ou non, commises par plusieurs de nos confrères.
- « Les réceptions des ministères pendant la durée de l’Exposition touchent à leur fin : et au sujet des sommes dépensées pour ces réceptions, plusieurs de nos confrères ont commis quantité d’erreurs qu’il est de toute justice de rectifier.
- « Prenons comme exemple les dépenses faites par la présidence du conseil, c’est-à-dire le ministère dont les fêtes ont été les plus brillantes et les plus nombreuses.
- « Les Chambres ont alloué au président du conseil, ministre du commerce et commissaire général de l’Exposition, une somme de 270,000 francs. M. Tirard, dont les pires ennemis eux-mêmes n’ont jamais songé à contester l’honnêteté, ne s’est servi jusqu’à présent que du tiers environ de ce crédit, réservant à l’Etat le bénéfice de. ces économies. U a donc encaissé la somme de cent mille francs sur le crédit qui lui était ouvert, et voici l’emploi qu’il en a fait :
- « Il a fait construire, décorer et meubler une immense salle de bal que tout le monde a admirée et qui a transformé le trop petit hôtel de la rue de Grenelle en un palais dans lequel ont défilé les commissaires, exposants et jurés de toutes les nations. Cette construction gigantesque a coûté 30,000 francs.
- « M. et Mme Tirard ont donné dans cette salle deux 'banquets de trois cents couverts chacun, avec orchestre de Métra, illuminations des jardins, etc. Quatre déjeuners offerts aux grands personnages qui visitaient l’Exposition ; cinq dîners de soixante-dix couverts; trois grands bals, un concert avec comédie sur un théâtre construit tout exprès comme la salle elle-même, enfin une fête en l'honneur du shah de Perse, fête splendide dont tout Paris a gardé le souvenir.
- « On voit que les 100,000 francs ont été bien employés.
- « 11 en est de même des autres ministères.
- « Il convient d’ajouter que, sur la demande expresse des membres du cabinet que préside M. Tirard, un article additionnel a été ajouté à la loi des crédits, portant que toutes les dépenses doivent être justifiées et qu’elles sont soumises à toutes les règles de la comptabilité publique, c’est-à-dire examen de la Cour des comptes, contrôle de la Commission du budget, etc.
- « Il n’y a donc pas. d’erreur possible, et nos confrères de tous les partis reconnaîtront qu’une' campagne engagée sur cette question de probité serait absurde. »
- • #%•
- Après les rectifications si justes de M. Tirard, voici cèlles de M. Yves Guyot, ministre des travaux public.
- « En ce qui concerne le ministère des travaux
- publics, il y a eu quatre grands dîners, chacun suivi d’une grande réception, avec concert, illuminations, et quatre grandes réceptions. ,
- «Le prix de chacune de ces réceptions, accompagnées ou non de dîner, a varié de 7 à 12,000 francs. En outre, il a été construit une marquise, avec divers accessoires, dont le prix s’est élevé à plus de 18,000.
- « En dehors de ces grands dîners, il y a eu des repas non mentionnés au Journal officiel, offerts aux membres du bureau du Congrès international de statistique, aux membres du bureau du Congrès des travaux maritimes, aux membres du bureau du Congrès de la paix, etc., etc. Le banquet donné au Palais de l’Industrie, de compte à demi avec le ministre des finances, comprenait 750 invitations et était complété par la représentation d’une partie de Y Ode triomphale de Mlle Ilolmès.
- « M. Yves Guyot a fait coïncider ses dépenses avec les divers congrès se rattachant à son ministère ou à ses travaux personnels. Il en résulte que le crédit de 100,000 francs est plus qu’épuisé, bien que l’Exposition ne soit point terminée.
- « Or, après l’Exposition, si des ministres n’ont pas fait emploi de leur crédit, ils ne le prendront pas et il tombera en annulation.
- « Nous espérons que l’incident est clos. »
- Les Ecossais, dont nous avons déjà parlé, se sont essayés hier à la Tour de Nesles ; mais ils n’étaient encore qu’une cinquantaine, et l’on en attend cinq cents à la fin de la semaine.
- Réduite à ces simples proportions, la représentation n’en a pas moins vivement intéressé les assistants : les joueurs de biniou, les danses diverses, parmi lesquelles on a surtout remarqué le Hornipe, ou danse du marin (la vraie gigue), les luttes où l’on a acclamé le premier champion : James Currie; les exercices du marteau et de la boule; enfin les sauts ont été tour à tour très applaudis. C’est là un spectacle nouveau, plein de couleur et de pitttoresque.
- F. L.
- DERNIERE HEURE
- Chez M. Tirard
- Hier soir a eu lieu, rue de Grenelle, le dîner officiel offert par M. Tirard, président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, et par Mme Tirard, en l’honneur de l’ambassade marocaine.
- Mme Tirard a fait les honneurs avec sabonne grâce accoutumée.
- La musique de la garde républicaine, sous l’habile direction de M. Wettge, a fait entendre pendant toute la durée du dîner les meilleurs morceaux de son répertoire. Elle a prêté également son concours à la soirée qui a suivi et qui a eu lieu dans la salle des fêtes, que M. Tirard, depuis son arrivée aux affaires, a fait très richement décoier pour ce genre de solennités.
- Le président du conseil, qui avait prié Robert Houdin de venir exécuter devant les ambassadeurs marocains ses meilleurs tours, avait fait, en outre, dresser, pour la circonstance, une scène très bien aménagée et décorée de verdure, de draperies et de riches tapisseries. La toile, due au pinceau de Rubé, représentait la galerie des batailles du musée de Versailles.
- Les ambassadeurs marocains ont paru très flattés des attentions du président du conseil et charmés de cette soirée qui a été des plus brillantes.
- L© départ d’Gussman-Gassi
- Oussman-Gassi, roi du Boundou, a quitté Paris hier matin, par le rapide de huit heures quarante minutes.
- _ M- Henrique, commissaire spécial, de l’exposition coloniale, est allé le saluer à la gare,
- Les insignes de commandeur de l’ordre royal du Cambodge, avaient été remies, hier dimanche, au roi, au nom du sous-secrétaire d’Etat.
- Oussman-Gassi s’arrêtera vingt-quatre heures à Lyon, où il sera reçu par le préfet, visitera quelques établissements industriels et se dirigera ensuite sur Marseille où il s’embarquera, jeudi 10 courant, pour le Sénégal.
- Pour les sinistrés d’Anvers
- Le roi des Belges honorera de son patronage la fête du Palais de l’Industrie. Parmi les dames patronnesses , citons Mme Carnot et Mme la baronne Beyens, femme du ministre de Belgique, à Paris.
- ËCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 133.092
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................... 7.500
- Du 1er au 2me.............. 4.558
- 23 étage direct............. 2.278
- Du 2e étage au sommet... 3.723
- En tout.............. 18.059
- Xos Hôtes
- On attend aujourd’hui l’arrivée, à Paris, du roi Milan de Serbie, qui vient de Fribourg.
- S. A. R. le comte de Flandre, qui continue avec la plus grande assiduité ses visites à l’Exposition, quittera Paris jeudi prochain pour retourner en Belgique.
- ##
- M. Castelar a passé ses deux premières journées de Paris à l’Exposition, et il est absolument émerveillé. Dimanche, dîner de vingt personnes chez M. Galzado, qui avait invité plusieurs personnalités marquantes pour les présenter à son illustre ami.
- Hier, déjeuner offert à M. Castelar par M. Gam-bon, ambassadeur de France à Madrid; au nombre des convives : le prince Odelcaschi, M. Giacometti, etc. Les invitations arrivent d’ailleurs chaque matin plus nombreuses à l’hôtêl de M. Castelar.
- Lettre de M. Berger
- M. Georges Berger adresse aux électeurs de la 2e circonscription du 9e arrondissement la lettre suivante :
- « Mes chers concitoyens,
- « Nous venons de remporter ensemble une grande victoire.
- « L’honneur en revient à tous les républicains de notre circonscription, qui ont admirablement observé la discipline et fait, une fois de plus, triompher la cause de la liberté et du progrès.
- « Mes chers concitoyens, vous avez fait votre devoir.
- « Je ferai le mien.
- « Vive la République !
- « Georges Berger. «
- La clôture de l’Exposition
- Nous croyons qu’il y aurait un grand intérêt à ce que la date de la clôture de l’Exposition fût exactement connue. Des trains de plaisir doivent être organisés pour la fête de la Toussaint ; il est évident que les billets qui seront valables pour trois ou quatre jours seront valables pour une dizaine de jours, si l’Exposition devait être prorogée. La Toussaint étant un vendredi, il est clair qu’on ne pourrait pas fermer, en tout cas, avant le dimanche 3, au soir, et peut-être serait-il sage de fermer seulement le 10 au soir?
- L’Exposition le soir
- L’Exposition, qui avait été un peu délaissée le soir dans les derniers jours de septembre, est aujourd’hui très fréquentée et redevient un rendez-vous à la mode. C’est que la clôture approche, et les Parisiens qui sont de retour veulent admirei
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- encore une fois les brillantes illuminations et les fontaines lumineuses.
- Les décorations
- On nous demande de divers côtés à quelle époque seront décernées les croix de la Légion d’honneur ; n0us croyons savoir qu’elles ne seront données qu’après la clôture de l’Exposition. A ce sujet, on se plaint que le nombre des croix sera trop restreint. Nous partageons ce sentiment ; notre Exposition a été trop admirable pour qu’on ne récompense pas largement ceux qui ont été des collaborateurs dévoués et désintéressés. Nous croyons que le crouvemement et la Chambre seront bien inspirés en augmentant le nombre de croix qui a été primitivement fixé. Il y a des hommes très méritants qui ont fait les plus grands sacrifices et qui doivent être récompensés.
- Les Gitanes
- Le succès des Gitanes ne fait que grandir; dans la journée de dimanche, la salle était comble aux deux représentations. Le programme vient, d’ailleurs, d’ètre renouvelé, et les nouvelles danses gitanes attirent tous nos Parisiens qui rentrent à Paris. Les soirées sont très. Suivies par un public élégant. Soledad, avec son « olle gracioso », enlève les°applaudissements les plus enthousiastes et est obligé de recommencer sa danse à chaque représentation. La Sôvillane, qui est au programme seulement depuis une huitaine de jours, recueille les plus chaleureux bravos. C’est une pluie de fleurs, de pièces de monnaie et de paquets de cigarettes
- sur la scène. '
- Le Concours de tir
- C’est dimanche prochain, 13 octobre, qu’aura lieu la distribution des récompenses aux lauréats du concours national de tir, sous la présidence de M. do Freycinet, ministre de la guerre.
- Le soir, un banquet réunira à l’hôtel Continental les lauréats et les tireurs.
- Les Congrès
- Une séance publique du Congrès international des sciences ethnographiques a eu lieu hier matin à dix heures, à l’hôtel de' la Société d’ethnographie, 28, rue Mazarine. Le général Légitime a traité de l’ethnographie d’Haïti. On y a entendu le professer Léon de Rosny et l’amiral Tchéou, gouverneur de Formose. A deux heures a eu lieu la séance de clôture au Collège de France et une conférence de M. Ad. Franck, de l’Institut, sur les principes de F ethnographie.
- Les Marocains dans les égouts
- Le plus grand étonnement des ambassadeurs marocains pendant leur voyage en France a été, après la Tour Eiffel, la visite des égouts.
- Cette visite, ils l’ont faite avant-hier, en compagnie des ingénieurs delà municipalité : leur surprise était sans fin, car ils ne se doutaient pas de ce Paris souterrain avec ses avenues, ses rues, ses numéros et ses voies ferrées !
- Ils sont descendus par la porte de la place du Châtelet, ont pris place dans les wagons qui leur étaient réservés et ont été conduits par les égouts du boulevard Sébastopol et de la rue de Rivoli jusqu’à la place de la Concorde.
- Ici, changement de locomotion : les ambassadeurs ont pris place dans les bateaux illuminés du grand collecteur et sont arrivés ainsi jusqu’à la Madeleine.
- La promenade était terminée".
- LA FÊTE DU PALAIS DE L’INDUSTRIE
- On télégraphie d’Anvers au Figaro:
- Les géants sont partis le 5, embarqués sur des allèges, avec le char de Rubens, et traînés par un remorqueur. Foule énorme sur le quai d’embarquement. Des photographes croquent la scène que je vous enverrai pour la salle des dépêches du Figaro.
- Itinéraire du convoi : — D’Anvers à Ter-monde, par l’Escaut ; de Termonde à Blaton, par la Dendre canalisée et le canal de Blaton ; de Blaton à Gondé, par le canal de Hons ; de Coudé à Saint-Simon, par Valenciennes, Cambrai et Saint-Quentin ; de Saint-Simon, par l’Aisne jusqu’au delà de Pontoise, pour prendre ta Seine jusqu’à Paris. Durée probable du v°yage : dix jours.
- Demain partent les Reuskens, petits géants
- de Borgerhout, une commune de 40,000 âmes englobée dans l’enceinte d’Anvers, et où la catastrophe d’Austruwell a fait une quarantaine de victimes.
- Ces Reuskens sont des diminutifs de Druon-Antigone et de Madame son épouse, qu’on promène, à Borgerhout, à la Carnotjes Kermis. Remarquez ce diminutif amical appliqué au grand Carnot : Carnotjes, c’est-à-dire notre cher, notre bien-aimé Carnot, le héros populaire, dont le portrait a figuré longtemps à l’église à côté de celui du patron de la paroisse.
- Il y a dans cette commune qui dut, en 1814, son salut au grand-père du Président actuel de la République française, une Kermesse de Carnot, comme il y a une place Carnot, une rue Carnot. Il s’y passe des scènes très curieuses, musique, chant et danse, d’une très jolie couleur locale, dont on vous donnera la reproduction au Palais de l’industrie.
- Quelle singulière coïncidence, que les Reus-Tiens aillent à Paris pour venir en aide aux victimes de la catastrophe d’Anvers, victimes parmi lesquels se trouvent un grand nombre d’habitants de Borgerhout, sous le gouvernement d’un Carnot, digne petit-fils de celui qui a sauvé cette commune et laissé au coeur des Anversois un impérissable souvenir.
- Outre le concours de la musique des guides et de celle du 6e d’infanterie, vous aurez le concours de la Legia, la célèbre société chorale, une des premières du monde. Massenet a écrit, a son intention, sur des paroles de Georges Boyer, un chœur superbe, dont l’éditeur Hartmann vient d’envoyer les partitions, et qui a été mis immédiatement à l’étude.
- Toute la Belgique est en émoi. Des trains de plaisir s’organisent partout, avec des réductions énormes, pour les journées des 19 et 20 octobre. Il se prépare une descente torrentielle de Belges sur Paris. Nous aussi, nous voulons apporter notre obole.
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- Les préparatifs de la fête des 19 et 20 octobre se poursuivent sans relâche, avec le concours de nos plus éminents artistes décorateurs, peintres et architectes, qui se sont mis obligeamment à notre disposition et rivalisent de talent et de zèle. Dans quelques jours, nous pourrons donner, non plus un aperçu, mais un programme détaillé du merveilleux spectacle que nous préparons.
- Tous nos remerciements aux artistes des divers théâtres pour la bonne grâce qu’ils ont mise à répondre à notre appel. Qu’ils nous excusent de leur accuser « en bloc » réception de leurs offres. Dès que nous serons fixés sur le rôle à distribuer à chacun et à chacune, ils recevront un avis individuel. Jusque-là, nous continuerons à recevoir et à classer les adhésions que chaque courrier nous apporte.
- La Tombola prend brillante tournure. Nous rappelons à nos généreux donateurs que les lots doivent être adressés soit au Figaro, soit à M. Emile Vanderheym, expert de l’Etat, 54, rue Taitbout.
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- LES CONGRÈS
- Le Congrès des sciences ethnographiques
- Le congrès international des Sciences ethnographiques a commencé hier les travaux de ses sections. Ces travaux sont tellement nombreux, qu’ils nécessiteront environ trente séances en partie successives, en partie simultanées.
- A la suite d’un rapport remarquable de M. le docteur Verrier, sur l’influence des milieux, une longue discussion à laquelle ont pris part plusieurs savants ethnographes français et étrangers, l’assemblée s’est montrée unanime pour établir que l’influence des milieux, toute considérable qu’elle soit, n’est rien à côté de
- l’influence de l’idée qui se manifeste par l’éducation et par l’instruction.
- M. Elofîe a lu ensuite un rapport sur la question du métissage, sur ses avantages et ses inconvénients. Cette fois*encore l’assemblée a cru pouvoir adopter des conclusions qui lui ont été proposées par le bureau, après avoir entendu les opinions contradictoires. Elle a décidé que la question du métissage, pour l’ethnographie du noir, devait être considérée comme du domaine de l’anthropologie, mais que les ethnographes avaient lieu de se préoccuper du croisement, c’est-à-dire des unions contractées entre individus de peuples différents, mais de peuples appartenant à une même période’ de développement civilisateur, Sur la proposition de AI. Dupont, de Bruxelles, on a établi les bases de l’étude du contact en ethnographie, c’est-à-dire celle des rapports entre les nations, en dehors de ceux qui résultent de l’union des sexes.
- M. de Dubar atraité des pratiques religieuses et hygiéniques relatives aux funérailles.
- M. le docteur Leitner, de Lahore, a traité des idées religieuses chez les Hindous modernes.
- AI. Amélineau a lu un intéressant mémoire sur la question des Hissites.
- Le congrès international d’hydrologie et de climatologie a tenu jeudi sa séance d’ouverture au palais du Trocadéro,
- Le bureau a été ainsi constitué : président, M. Renou, directeur de l’observatoire météorologique du parc Saint-Maur ; vice-présidents français, MAI. les docteurs Danjoy, Constantin Paul et Finot, et vice présidents étrangers. MAI. Lancaster, docteurs Ceccherelli et Amos Caldera; secrétaire général, M. le docteur de Ranse ; secrétaires, MAI. les docteurs Schlem-mer, de Paris, et de la Harpe de Lausanne.
- Trois sections ont été formées .-.elles traiteront d’hydrologie médicale et de climatologie.
- Ce congrès, qui comprendra de nombreuses séances, sera clôturé le 11 octobre. Plusieurs excursions seront faites par ses membres à Pierrefcnds, Compiègne, Enghien et à l’observatoire du parc Saint-Maur.
- Congrès international du commerce et de l’industrie.
- Clôture du Congrès international du commerce et de l’industrie, tenu au Conservatoire des arts et métiers, sous la présidence de M. Poirrier, président de la Chambre de commerce de Paris, avec le concours de MM. Levasseur, membre de l’Institut ; colonel Laussedat, directeur du Conservatoire des arts et métiers ; Roy ancien président de la Chambre de commerce: Hayem, Grelley, directeur de l’Ecole de commerce; Leroy-Beaulieu, de l’Institut; Noble-maire, directeur de la Compagnie des chemins de fer P.-L.-M.; Pouyer-Quertier, sénateur, président de la Chambre de commerce de Rouen ; Prévet, député de Seine-et-Alarne ; Scheurer-Kestner, sénateur, etc.
- Le congrès a divisé ses travaux en trois sections :
- La première a étudié : Le régime économique du commerce et de l’industrie. Parmi les questions discutées par cette section, notons les tarifs généraux et conventionnels, cette bouteille à encre, qui change avec chaque compagnie les tarifs douaniers.
- Le congrès demande la franchise des droits et la préservation des échantillons pour les voyageurs de commerce, ainsi qu’une réduction suite prix des places et du transport des bagages, lorsque les voyageurs, dans une même année, auront parcouru un nombre déterminé de kilomètres, soit en France, soit à l’étranger.
- La deuxième section a étudié l’enseignement professionnel. La troisième section a discuté la législation industrielle et commerciale.
- Le Congrès demande des réglementations internationales pour rendre uniformes les lettres de change ; une législation commune sur l’hypothèque maritime, sur les abordages en mer, sur les libellés des connaissements, sur le travail des adultes, des femmes et des enfants, des réformes sur la législation des entrepôts, docks et magasins généraux, et a terminé ses travaux par l’étude de l’intervention de l'Etat dans les institutions de prévoyance.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage delà Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- A LA TOUR EIFFEL
- 5 OCTOBRE
- (Suite).
- Théodore Ditsch et Edmond Nawrir hil, Vienne (Autriche).
- Aw. Enrico Bertalotti.
- A Krebs, notaire, Berne.
- Paul Ceste.
- Charlotte Nicolas, Marseille.
- Souhaite à toutes ses amies un affectueux bonjour.
- Yincens Durbec, Alger.
- L. Simon, Montrouge.
- Louis Desmons, à Bourghelles (Nord).
- Roman Hulcwicz. Ostrowa Laurenduru Gatien, à Poitiers.
- Mlle Perrine Talagas, Quimperlé.
- Mme A. .Jouannigot est montée à la Tour Eiffel le 5 octobre 1889 et fait tous ses compliments à M. Eiffel.
- Mlle Mathilde Lainé est montée à la Tour Eiffel le 5 octobre 1889.
- Henry Gueida.
- E. Mercier, Paris.
- Huche loup, Cugerd, Vendée.
- Breteuil, Versailles.
- W. Neurath, Aix-la-Chapelle.
- Merci à vous, illustre Eiffel, de m’avoir permis, si près des nues, d’envoyer un baiser à ma chère femme et à mes enfants. — F. Bisson, à Harcourt.
- Grâce à vous, Eiffel, on peut faire connaissance avec le royaume des cieux. — Maumené.
- Émerveillé de la vue, sur la tour Eiffel. — E. Saupuy. Gabriel Pacaud, Dunkerque.
- Dr Henry Clerget, de Besançon.
- Vivent longtemps M. Eiffel et « Figaro ».
- Mme L. Clerget, de Nervaux.
- Jules Magery de Rothe-Erde.
- Thérèse Magery.
- Berthe Magery.
- Claire Magery.
- Georges Magery.
- Adélaïde Golenvaux, de Namur
- M. Puymyen, Angoulême.
- A. Biefort, Saint-Germain-en-Laye.
- Siegmund Katz et madame, Bonn-sur-le-Rhin.
- Amitiés à Albert Bataille. — Son camarade d’enfance, Th. Brunet.
- Thérèse et Marguerite Paillard, Contrexéville, Belfort.
- A. Zacco Cesaro.
- AL Zacco.
- Diathi Giovanni.
- Diathi Francesca.
- Meyer Boulanger, d’Ollen.
- O. K. Spandikoff. Saint-Pétersbourg.
- Vicomte d’Angouville.
- C’est la France qui tient en main le flambeau des arts. — Comte de Vita Vecchia.
- Guasti Dre Federico, Milano.
- Merveilleux ! ! !
- Debray-Pierguier.
- Mlle Alix et Madame Gavog, Limoges.
- Amédée Julien, Aurillac.
- Aristide Béduchaud, Montevideo,
- Eugénie Hays, Tomojetti.
- Anna Valliens, Genève (Suisse).
- Hanus Diorzak, Aistershaim. (Haute-Autriche.) Charles Selmler, Cologne-sur-Rhin.
- Joseph Loste, J. A.
- Louise de Morein.
- Vive la France. Elle seule a su s’élever si haut.
- René Thomas, Marie David. Fleuster, sous-lieutenant d’artillerie, Anvers.
- Louis Fontaine. Vilîiers-le-Bel.
- R. Fortain, Compiègne.
- Vve Ray.
- Nabatas, AL C. Roussell.
- Lissie Keith. London.
- John P. Schweikert, Francfort-sur-AIein.
- F. Pinet, Paris.
- Aime Cécile Tack, Lucien Tack, Bucarest. Edmond Eloy, Lisbôa, (Portugal).
- Dr Van Frankenhuyssen, Belgique.
- Ph. Roup, Bruxelles.
- Fina Rehm, Liège.
- Fernand ATentre, avoué près la Cour de Riom, et Aime Fernand Ventre.
- Richard Kisling, Zurich.
- T. Hofmeister, Zurich.
- Aille AVilhelmin, Balveren, Hollande.
- Aille Henriette de Balveren. Hollande. Alexandrine Kaplanovsky.
- Zacharie Kaplanovsky.
- Amédée Guedon, St-Germain-en-Laye.
- Houghton, Londres.
- AI. Keith, Londres.
- Alathieu Emile, Avirey-Lingey (Aube).
- E. Chabrier, Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Th. Mougin-Rusand, Lyon.
- E. Hargot et Mme Argot, Belgique.
- Adolfo Reul, Frujillo (Perci).
- Fernand Houssard, Liège.
- Têtefort E., Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or). Rodolphe, baron de Ruffin, Alunich.
- Louis Brunner, Eintiedely, canton Schwytz (Suisse).
- Monsieur et Aladame A. Blatière, Marsillargues (Hérault).
- Paul Hertig Jaquet, Chaux-de-Fonds (Suisse). Amador Alsina et Bouet, Espana, Barcelona. Pedro R. Bocanegra, Arequipa (Pérou).
- Marcial Acharan, Trufillo (Pérou).
- Courcières Albert, Alontauban.
- Alet, Emile, Souillac (Lot).
- Cittetard, Lyon.
- Coudât, Paris.
- Aw-Pietro Capellani, Paris.
- Attilio Volpe, Paris.
- Giuseppe Pedriali.
- G. Thommen, AValdenburg, Suisse.
- Lagier Ch. Couturlier (Doubs) 1 .Jofïre Bonaventure, de Rivesaltes.
- Renaud Félicien.
- Louis Krebs-Pfaff, Francfort-sur-Mein.
- J. AVischniowsky, Munich.
- Famille Beroard, Beauregard, Ain.
- Alexandre Perotti, Noie, Turin.
- Jean Gélé, Paris.
- J.-C. Proriol-Doron, St-Etienne.
- Mathilde Proriol.
- Dr Joaquim de Souza-Santos-Moreira, Areal de Corria no Bahia.
- Dr Guilhermo de Souza-Santos-Moreira, Bahia. Gaston Gonelle, Marseille.
- Manuel Constantino de Veigo, Santa Comba Dâo, Portugal.
- José da Silva Leâo, Santa Comba Dâo, Portugal. Francisco Poggi Banchieri, Pistoia, Italie. Augusto B. Mendl, Brada, Roumanie. Schubart-Czermak, Dresde.
- Chartron, château de Crémérieux.
- Stefanina Bizzetti Cadaldieni.
- Angél. Bizzetti.
- Cancelier Urbain.
- Jalbert Jean.
- Francisco Maria de Vasconcellos Corte Real, Portugal. — Penafiel Gonzalo Redondo Gomez del Comercio de Palencia, Espagna. — Teresa Fernandez Lopez, de Madrid.
- La terre est grande, l’homme est bien petit du haut de cette tour. — G.-R. Pigny, Rouen.
- J’ te crois. — O. Durand, Rouen.
- José da Rochal Borges.
- H. Distmar, Chemmtz-Sachsen.
- Jean Vogel, Nuremberg.
- Mme de Plistern-Antof.
- Agatha Overbeek, Arnhemi Constancio Rocha, Sumadouro (Brésil).
- Maurice Lincoln, Port-Louis (lie Alaurice).
- Cari Hacker fils et Aime Hacker, Berlin.
- Valérie Hirsch, Berlin.
- Barthélemy Périer, Lunel (Hérault).
- Alichel Bedos, à Cette.
- Pauline Salle de la Salle, Briançon.
- Giuseppe Aulisio, Neapoli.
- Alarie Salle de la Salle, Briançon.
- Alfred Pulkràbek, Prague.
- F. -J. Alourek, Prague.
- Vincenza de Filippo, Neapoli.
- Blanche Decaux, Saint-Germain.
- Vladimir Latzkovitch, Paris.
- A monsieur Eiffel,
- Alonsieur, tout ce que je puis vous dire, c’est qu’il n’y a que vous pour faire des tours comme ça ! ! Beaugrand, Havre.
- Beney, Lyon.
- Paul de Grangeneuve, Bordeaux.
- Paul Lanéry, 110e de ligne.
- Adrienne Cuggia, Cannes.
- AI. et Aime Constant, Fréjus.
- Louise Portanier, Cannes.
- Charles Baehlen, Le Caire.
- J’embrasse Blanche, Carmen et Bruno. — Charles-J. Gonzalez, Alarseille.
- Paul Bourse, Paris.
- Almaïde Richard, Avignon.
- Ed. Richard, à Forcalquier (Basses-Alpes). Liénard Thomen, à Branescour (Marne).1}
- Vive la France! —A. Langrand, étudiant, Paris. Juliette de Bats aile.
- Aime la vicomtesse de Batsalle, Neuilly-Paris.
- Avec ses regrets de n’avoir pu amener Mouff et le Ce-douille. — Vicomte de Batsalle.
- Al. Eiffel est plus grand que sa tour. — Gabi’iel de Champclos, Paris.
- Gaston de Brignon.
- Al. et Aime P. Batavia. Indes-Hollandaises.
- Aille Janin. Aix-les-Bains.
- AL et Mme Louis Aloninoz, de Alarseille.
- M. S. B. Redfearu, de Stull, Angleterre.
- M. Thomas Baraniecki. Varsovie.
- A. Herlin, Bruxelles.
- M. Aligeon. Bruxelles.
- E. et A. Alartin Saint-Léon. Paris.
- Tempocathier. Clichy,
- Cathiertempo. Clichy.
- M. et Mme Henri de Montzaigle. Bordeaux.
- A. Perrault.
- Henri Livon, Marseille.
- Frédéric Laué, Marseille.
- Henri M'oraval, Marseille.
- Carlohandi. Bologna (Italia).
- Victor Gaugler et Gaugler père. Avignon.
- Henry Devaux, Sainte-Lucie, Indes Occidentales. A. Langlade, Paris.
- Eugène et Cécile Sowinsky.
- Aille Grand.
- Stanislau Nieczuja Snieszko, capitaine autrichien. Al. et Mme Troin, Paris,
- Ferrant Louis, Meulom.
- P. Huguet, voyageur de commerce, Lyon.
- A. Cholet, Lyon.
- Félix Rohée, Bordeaux.
- Ch. Michel, Bourg-lès-Valence (Drôme).
- H. Boulet, Corbigny (Nièvre).
- Arthur Assleib, Leipzig.
- Al. et Aime Arerre, de Piguans (Var).
- Marguerite La Haye, Paris.
- Alarthe Malherbe, Lille.
- J. Satam.
- Lucien Schwob.
- Henriette Carillon.
- Virginie Debonnet, Anvers.
- Albert Alalherbe, élève de l’Institut industriel, Lille.
- Alon parrain est un brave. — Odet.
- Faivre.
- Grand vent. — A. Clin.
- Léon Rouleau, Bruxelles.
- Richard Hirsch, Bonn.
- Capitaine François Alacheneau, Aix (Provence).
- Du haut de la tour Eiffel, j’envoie un baiser à Jeanne. — Jean Tricot.
- Jean et Ewlina Grosman.
- Edmond Zaski.
- Djouizy Seidenman.
- Alaximilien Galewski.
- Czartorhowa, Pologne.
- Dawidoura et Deuvid, Silberstein.
- Dr Henryk et Doktorowa Herwykowa Kohn. Isydor et Isydorowa Baduch.
- Bronislow Koral, Wavawa.
- Al. Léon.
- Alajor Brand.
- R. de Langenmantel, Graz, Syrie.
- Aime Debruye, Paris.
- Marie Paquin.
- Alaurice Paquin au Blanc.
- Louise Bazin, Dijon.
- Joseph Groffier, Dijon.
- Alonsieur et Madame Bermond.
- Marguerite Cotton.
- Général Jean, Draguignan (Var).
- Lucien Audemar, Trans (Var).
- Ch. Duvernoy.
- Louise et Alarie Ch. Laloge.
- Aime Lemire.
- Aime Galland et ses filles, Villers-sur-AIer.
- Le commandeur Awt S. Sirovich, Rome.
- Henri Sprenger, Honmwer.
- E. Lemire.
- Comtesse Alarie Talevitch.
- Albert AVantz.
- Eduard Schmal, Hambourg.
- Eduard Schlamp, Nierstein.
- Oscar Schlamp, pharmacien, Bruxelles.
- New saw sucttknip, Bartholomew.
- Francisco Carlo Ferreira dos News
- Averdadeira desforra da França Républicana é esta torre e soberba Exposiçao. Ariva França e Viva ro.-tugal ! ! ! — Ignacio, Ribeiro Ferreiro.
- (A Suivre).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 5
- ♦
- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DES COLONIES.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ---—---
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- DISTRIBUÉES AUX EXPOSANTS
- Le 29 Septembre 1889
- (Suite ).
- Classe 25. — Bronzes d’art, fontes d’art diverses, ferronnerie d’art, métaux repoussés.
- GRANDS PRIX
- Barbedienne, Ferdinand,
- Gaget, Gauthier et C^.
- Monduit fils, Ph.
- Namikawa Sosuké. Japon.
- Thiébaut frères.
- Zuloaga y Zuloaga, Placido. Espagne.
- MÉDAILLES D’OR
- Angelis, Sébastien de. Italie.
- Baudrit, Léon-Y.-A. — Beristany, Manuel. Espa-
- — Bertaut, suer de Chopin. Russie. — Blot, Eugène fils. — Boyer fils frères. — Bricard frères.
- Chennevière, L. et fils. — Coupier fils et Drouart.— Contreras e hijo, Rafael. Espagne.
- Denière, G. — Desmedt, Pierre. Belgique. — Dis-clyn, D., et Fouchée, E.-A,
- Favier, R.-L.-A.
- Gasne, A.-Louis. — Gervais, Fernand. — Gonon, Eugène. — Guisasola, Felipe. Espagne. — Guil-lemin, Emile. — Gravelin, P.
- Houda Yosaburo. Japon. — Hottot et Charpentier.
- — Houdebine, Henri, père et fils. Kiriukosho-Kaisha. Japon.
- Langnereau, J. — Lerolle. — Lomazzi, G. Italie. — Luppens et Cie. Belgique.
- Marchand, L. — Millet père et fils. — Ministère de l’agriculture et du commerce, direction de l’industrie. Japon. — Morisot, Charles. — Motlheau, Ernest.
- Namikawa Seishi. Japon.
- Pandiani, Antoine. Italie. — Peyrol, F.-H.
- Raingo frères.
- Sanchez, Alejo. Espagne. — Schyvers, Prosper. Belgique. — Shobi, Yeiyu. Japon.— Susse frères, A. et L.
- Toussaint, Alfred. Belgique.
- Vian, Henri.
- Wilmotte et fils. Belgique.
- Ybarzabal. Espagne.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Asile d’orphelins de S. A. le prince d’Oldenbourg. Russie.—Arens, A. Belgique. — Aubin, Anno-nier et Leroux. — Arnault, A.
- Bagués, Eugène. — Basset, Antoine-E. — Bertrand fils, A. — Bigex, E. Grande-Bretagne. — Boudon. Bouché fils, Adrien-M. — Borgest, P.
- Cabanas, Lorenzo. Espagne. — Castello, Prospero. Italie. — Chachoin fils, Paul. — Colliot, Jules-F.
- — Gottin, R.
- Dalifol et Cie. — Dandois. Belgique. — David, Fierre-Maurice. — Delettrez, Louis. — Delpy, A.
- — Denonvilliers, Maurice. — Driepondt-Brans, Edouard. Belgique. — Dubuisson, H.-Désiré-L.— Duval. Adrien.
- Errico, Sauveur, Japon. — Exposition collective de Téhéran. Perse. — Exposition permanente des colonies. Cochinchine. — Exposition collective de Tunisie.
- Fromentin.
- Gardner (Starkie) et Co. Grande-Bretagne. — Gau-truche. — Godeau et Lapointe. — Gorges. — Gouge, Auguste. — Grinand, Amédée-M. — Graux-Marly (frères). — Guruceta Sarasua y com-pania. Espagne.
- Hattori, Kishibei. Japon. — Hayashi. Japon. — Havashi, Chusiro. Japon. —Hayashi, Nai. Japon.
- — "Hayashi, Kodenji, Japon. — Heinz, Jacob. Suisse.
- Inouye, Kichifei. Japon.
- Kanaya, Gorosaburo, Japon. — Kawaguchi, Bun-zavemon. Japon. — Kodama, Seisaburo. Japon. —Tvumagaya, Kotaro. Japon. —Kumeno, Shime-taro. Japon.
- Lairesse (de). Belgique. — Langhlin (M.-C. Mme Louise). Etats-Unis. — Lecerf, Emile-L.
- Maes aîné. — Martin, Louis. — Morabito. Italie.
- —Miyobe, Usisaburo. Japon.
- Noda. Ichibei, Japon.
- Ota. Jinnoyei. Japon. — Ota, Kichisaburo. Japon.
- I Persoons, A. Belgique.— Pilate, Paul. Belgique.— Pinédo, Emile. — Planchon, Mathieu. — Poccard et Richermoz. — Poli (François de). Italie.
- Renon, Victor.— Ringel d’Illzach.
- Salviati. Italie. —Schmoll, Emile. — Soghers-Cas-telle. Belgique. — Sekizawa, Uichi. Japon. —
- Shimozeki, Kahei. Japon. — Société anonyme pour la fabrication d’appareils d’éclairage. Belgique. — Sugiyama, Yaroko, Japon. — Soleau, Eugène,
- Tokio-Chokokai. Japon. — Tassel, E. — Trioullier frères.— Tsukamoto, Zinyemon. Japon.— Tsuka-moto, Zinpey. Japon.
- Usine coopérative d’Archimède. Italie.
- Vincent, Joseph.
- Woerfel, V.-T. Russie.
- Yamada, Chosaburo. Japon. — Yoshida, Yasubei. Japon.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Abder Rahman el Fenniri. Tunisie. — Amyot, L.-Alfred d’. Augoyat, Jean. —Ardeshir et Byramdji. Grande-Bretagne.
- Beer. — Berger, H. — Bernoux, Joseph.-F. — Bertrand, Henri-P.-F. — Bhumgara, Framjee Pes-tonjee. Grande-Bretagne. — Blanchet, E.-J., — Borius, Alexandre. — Brave, Eugène. — Breuil-lard, Eugène. — Breton et Auffray, L. — Breton Gabriel. — Brun-Cottan frères.
- Cadel, A. Italie. — Caria, L.-Emile. — Caux, Eug.-Ed. — Comité de l’exposition de l'Inde. Inde française. — Creusy, Edouard.
- Delarue, Ferdinand-S. — Desmarest, Gharles-C. — Drouard frères. — Dumas, A.-F.
- Forin et Riedmann. — Foucher.
- Girardin, E., et Pioche, J. Goughas Barseghian. Perse. — Gourdon. — Gosset, Louis-F. — Graser. Suisse. — Guillaume.
- Habib-Kateb. Egypte. — Haim etTouil. Tunisie.— Hattori, Rokuzayemon. Japon. — Hayaski, Kiro-suke. Japon. — Hayaski. Jiuroyemon. Japon. — Hayaski, Iosayemon. Japon. — Hayaski, Yone-jiro. Japon.
- Ibrahim ben Ali ben Saïd. Algérie. — Ito, Tounesa-buro. Japon.
- Jourdan, A. — Jullien, J.-V.-Ernest.
- Kato, Tamjiro. Japon. — Kicken. G.
- Lebrun-Tardieu, Georges. — Legrand, Louis-G. — Lesure, Albert-L. — Levassort, Gharles-F. — Le-vesque, Emile-S. — Lyon, Bernard.
- Marchai, Fr. Belgique. — Mercery, Henry et Cie. Moolchumd. Gran ie-Bretagne. — Moreau. Russie. — Moreira, Carvalho et Cie. Brésil.
- Nakomura IJambei. Japon.
- Ota, Tomoyemon. Japon.
- Passerat, Georges-Emile. — Petrovitch, Pierre-J. Serbie. Procter and C°. Grande-Bretagne.
- Robinchon, Charles.
- Servat, Albert-G. — Service local de Saïgon. Cochinchine. — Shima Sahei. Japon. — Silvain et Cie. Soulages et Alliot.
- Takenowuchi, Chiubei. Japon. —Takeda, Genjiu ro Japon. — Tanzini, Adam. Italie. — Thiriot, L.-F.-E. — Esukamoto, Masubei. Japon.
- Uyeno, Uyemon. Japon.
- Varlet. — Voland, Joseph. Belgique.
- Wolke, Michaël. Suisse.
- MENTIONS HONORABLES
- Acedo Hermano y Rivera. Mexique. — Acolet, Togni et Tressailet frères.
- Baudet, Alfred. — Barbequot. — Bossard.
- Chevalie jeune, J.-Gustave. — Cossé, V. et Le-bourg, Ch.
- Dechelette. Pierre-M. — Desouche, Charles. — Devaux, Charles. — Doger.
- Hayashi, Kitsujiro. Japon. — Hayashi, Naoye-mon. Japon.
- Jeandot. Cambodge. — Jésus Contreras. Mexique.
- Kawadzu, Tozayemon. Japon. — Kumeno, Chiu-zaburo. Japon.
- Lévy, A. — Luong, Auo. Cambodge.
- Mayer. — Meisner. — Minguet, Eugène-J.-B. — Ministère de la justice. Camboge. — Ministère des finances. Cambodge.
- Noblet, Charles.
- Orsini, Pascal. Cambodge. — Ota, Tatsujiro. Japon.
- Pelletier, Georges-N. — Popovitch, Gligor-ié. Serbie.
- Province de Hanoï. Annam-Tonkin.
- Questscher.
- Rapin, Alexis. — Renard C.-Camille.
- Shroeter Holsters. Belgique.
- Tikanofï. Russie. — Toman, Mathias. Autriche. — Tranchand, Alexandre. — Tsugane, Samakichi. Japon. — Turin, Jules.
- Vabre, Pierre.
- Zwinzzi. Suisse.
- Classe 26. — Horlogerie.
- GRANDS PRIX
- A l’ensemble de l’Ecole municipale d’horlogerie de Besançon et de la collectivité de l’horlogerie du Doubs. France.
- Collectivité de l’horlogerie suisse. Suisse. — Collectivité des écoles d’horlogerie suisse. Suisse.
- Ecole d’horlogerie de Paris.
- Fénon, Auguste.—Francillon Ernest, et C*e. Suisse. Henri Lepaute.
- Japy frères etCie. France.
- Nardin, Paul D. Suisse.
- P a tek Philippe et Cie. Suisse.
- MÉDAILLES D’OR Agassiz fils. Suisse.
- Barbezat-Baillot, Ch. Suisse. — Bergeon frères. Suisse.— Bergier, F.-Auguste.—Borrel, Georges-A. — Brown, Edouard.
- C allier, Bernard, A. — Champion, Emile. — Château père et fils.
- Delépine, Emile. — Drocourt, Alfred. — Dubail, Monnin, Frossard et Cie. Suisse.
- Fernier, Louis et frères.
- Girard-Perregaux et Cie. Suisse. — Graa, Dufour et Neyret. frères.— Grandjean, Henri et Cie. Suisse. Humbert fils, Charles. Suisse.
- Jacot, Henri. — Jurgensen, Jules. Suisse.
- Kulberg, Victor. Grande-Bretagne.
- Lecoultre et Cie. Suisse.
- Passy, Jean. — Planchon, Mathieu.
- Rannaz, Alfred. — Reclus, Victor. — Rotherham and Sons. Grande-Bretagne.
- Schœchlin, William. Suisse. — Société générale des monteurs de boîtes de Besançon.
- Thommen, G. Suisse.
- Zentler frères. Suisse.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Association ouvrière du Locle. Suisse.— Audemars-Piguet et Cie. Suisse.
- Baehni et Cie. Suisse. — Baschmid, F. Suisse. — Basely, Louis. — Baumann, Frédéric. Autriche-Hongrie. — Baveux, Alfred-L. — Beillard, Alfred-E. — Bitterlin-Schmidt, J.-B. Suisse. — Bloch, L.
- — Blum et Meyer frères. Suisse. — Bornaud-Berthe, Eugène. Suisse. — Bourdon, Ch.-A. — Breting, Auguste, et Cie. Suisse. — British Hor-logical Institute. Grande-Bretagne, — Buhre, Paul. Suisse.
- Calame-Robert, Jules. Suisse. — Carizet. J.-B. — Cercleux et Montandon. — Chambre syndicale de l’horlogerie de Paris. — Clémence frères, Eugène et Auguste. Suisse. — Coudray, F. — Coulon, L.-G., et Molitor. — Courvoisier frères. Suisse. Dessiaux (veuve E.) et fils. — Droz et Cie. Suisse. Ducommun, Arthur. — Ducommun, Paul, etCie. Suisse.
- Escalle, Aug. — Exposition collective ouvrière d’Arches. — Exposition collective ouvrière de Saint-Nicolas-d’Aliermont.
- Faure, Ed. Suisse. — Fayre-Jacot, Georges. Suisse.
- — Félix, Julien.
- Gardner, Seth Thomas. ‘Etats-Unis. Gillett and Johnston. Grande-Bretagne. — Gondy, J.-Glau-dius-A.). Alliance d’horlogerie. — Grôbet, F.-L. Suisse. — Guibaudet, Gustave-E.).
- Hangard, J. — Heinrich, H.-H. Etats-Unis. — Heuer, Edouard. Suisse. — Huguenin, C.-L. Suisse.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Iversen et Cie. Norvège. _ •
- Jeanneret (A.) et frère. Suisse. — Journal suisse d’horlogerie. Suisse. — Junod, L.-E. Suisse.
- ' Ivramer et Moser. Suisse. — Kremer, Adam. Lacroix-Favre, J. — Lardet, Charlés-E. Suisse. — Leborgne, P. — Lecoultre, Marius. Suisse. — Lefebvre, Edmond. — L’Epée, Aug. et Cie. J Leroy, L. et Cie.
- Marraine. Arsène. — Marti,- S. et, Cie. — Matille frères. Mathey fils, Auguste. Suisse. — Michelet, F., Norvège, — Moré et Meroz, Norvège. — Moynet et Cie. — Muller et Schweitzer. Suisse. Paillard, Cli.-A. — Paignard, Théophile. — Parre-nin et Marguet.
- Ratel. — Redard, H. et fils. Suisse. — Réunion collective des mécaniciens. Suisse. —. Richomme-Deparis, Louis. — Rozat, Louis. Suisse.
- Servet, J.-Marc. Suisse. — Société anonyme de dégrossissage à Besançon. — Société suisse d’horlogerie à Montilier. Suisse.
- Usher and Cole. Grande-Bretagne. — Usine genevoise de dégrossissage d’or. Suisse.
- Vantier, Samuel et fils. Suisse.
- Wandenberg, Henri-C. — Wagnon frères. Suisse.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- keschimann, A. fils. Suisse. Acier, Eiinile. Adrien, E. Belgique. — Afonasief. Russie. — Améaume, A. — Anquetin, G. Aubry. Suisse. Bernoux, J. — Bertrand. A. Belgique. — Besançon-Pillods. — Biétry frères. — Billon-Calame, J. Suisse — Bontems. J.-Charles. — Bouverat. — Bordel, F. Suisse. — Bornet, Ch. — Bretton, L. — Brisebard. C. — British united Clock C° Grande-Bretagne. — Bronner, Aug. — Brünelot, J. — Bu-
- chet, frèrrs. . T, t
- Cal a me P. — Campi, comte Joseph. Italie. — ^ Carry, Clément. — Cartier, Michel. Cattin et Hei-niger — Chappart, L.-Albert. — Châtelain, Fritz. Suisse. — Colin, Adolphe. — Compagnie indus-trieiie à Fribourg. Suisse. — Coquelle., J. — Cou-lem-Meuri, Charles. Suisse. —Courvoisier et Cie. Suisse. - Crouzet, Hildebrand.
- Daldrien freres et Guyaid. Dancet, Lambert, et ses fils. — Deckelmann, Charles. Suisse. — De-lépine, Ludovic, fils. — Desbrosses, F. — Ditis-hem, M. Suisse. — Dorizon père et fils. — Dent,
- • E., andCo, Grande-Bretagne. — Dumont, C.-L. Ecoie des arts et métiers de Bucarest. Roumanie.— Erbeau, L. — Favre, E., et fils. Suisse. — Favre frères. ’Suisse. — Ferretti, Joseph. République Argentine. — Foucher fils, J.-Léon. — Frainier, Pierre-Ad. — Fritz-Marti, Jean-Frédéric. — Fren-helet, Edouard.
- Gelin, Constant. — Giles. Etats-Unis. — Gillet de Chalonge, J.-Z.-Gaston. — Girod, P.-Léon. -Glière Robert. — Gondy, Junius. — Grimshaw and Baxter. Grande-Bretagne. — Grisotfils, Th. — Grosjean-Redard, Paul.-N. Suisse. — Guignon, J.-N.
- Haas jeune. maison B. France et Suisse. — Harrot, j.-E. — Huguenin, Arnold. Suisse.
- Jaillon, Irénée. — Jolivet, F. — Joseph, Charles-P.-H.
- Kobel, Frédéric. Suisse.
- Lacroix frères. — Lambert etMaret. Suisse. La-rochette. — Leisenheimer, Y. et fils. Suisse. — Lugrin, Alfred.
- Masure, F. — Métais, Ch. et Métais fils. — Métayer, C.-M.-Gustave. — Moser, Ed. — Mosimann, U.et fils. Suisse — Mougin, Adolphe.
- Parkinsen and Frodsham. Grande-Bretagne. Per-drizet et Bourquin. — Perrenauld, Z. et fils. Suisse. — Perret, Paul. Suisse. — Perret, Ulysse. Suisse. — Picard, Emile.
- Ravinet, J. — Raymond, G.-A. — Richardet, Arthur. Suisse. — Robert, Ch. Suisse. — Robert, E. — Robert, H. et fils. Suisse. — Rougeot, F.-Raphaël. Suisse. — Roulet, A. — Rouault, Louis.
- Sagne, F.-J. Suisse. — Schaffter, E. — Schmid, Ve C.-Léon et Cie. Suisse. — Schmidt, W- —Schwob, A. et frères. — Serf, Ve, et fils. — Serin, E. — Sivan, C. — Société anonyme des horloges électriques Van der Plancke frères. Belgique. — Songeon, J. — Stoffel, F.
- Thalmann, Henri. Suisse, — Thieble, Ve A., et ses pis.— Tiffany et Cie. Etats-Unis — Trenta rères. Urnmsrifi, R, Suisse. — Ulhmann frères. — Unge-rer, F.
- Vaille, Albert. Suisse'.- ..
- Webster, R.-G. Grande-Bretagne. — Ville freres.— Winhauer, A. et Dangel. Autriche-Hongrie. Yersin. E. Suisse.
- Zivv, César. Suisse.
- MENTIONS HONORABLES
- Alexis- A. — Antoine fils. — Aubry, Graizely et Godât. Suisse. .
- Beaudroit, A. — Bernheim, L. et Cie. — Berner. Suisse. — Besançon, A. — Beyeler-Favre, Al., Suisse. _ Blum et Grosjean. Suisse. — Bobillier-Bcsson. Suisse. — Boilïot, Victor, neveu. — Bo-name. Louis. — Bovy, Ed._ Suisse. Chatelain-Perret, •lulien. Suisse. — Chognard. Clémençon, Emile. — Coffineau, E. — Collectivite des ouvriers horlogers de Saint-Pierre et de Saint-
- Mau rice-de-Rumilly. — Conlaud, A. — Coullery | frères. Suisse. — Courty, J.-B.
- Defrance. L.-B‘. — Depery, F. — Deriaud, J. — Dérober, J. Suisse. — Dorian et Mégnin. — Dubols-Studler. Suisse. — Dupont, Joseph, A. — Dunand père et fils. Suisse. — Durand, Alfred. Dusseau.
- Falk, Rodolphe.
- Gaubert, R. — Gaucher, Florent. — Gilbert, G. Girardet, C. Gluck, E.-H. Suisse. Golay_, François et fils, Suisse. — Goschler et Cie. Suisse. — Grisot-Saiîlard. — Grosclaude, A. Suisse. — Grosjean, A. Suisse.— Guillod et Schumacher. Suisse. — Guyot, J.-A. Suisse.
- Haldy, Alexandre. — Hiygne-Berline. — Hugon, A.—Husson.
- Jacot frères. — Jardin, Y.-M. — Jeanneret, James-A. Suisse. — Jolivet-Debalme, J.
- Kœseberg, Otto. —Kahenn, A., andCo. Etats-Unis. Rappeler et Cie. Suisse. — Kandel, M. Roumanie. — Kaufmann, J. Suisse
- Leris (l’abbé). — Letondor et Verney. — Lévy. H. — Lévy, Léon. — Loisel. — Louis.
- Marchai, A. — Marin-Gudraz, F.-A. — Marnier, Victor. — Mathey, A. Suisse. — Mayermarix-Morhange. — Mégnin, G. — Mercier, C.-J. — Moireau, Al. — Morel, Armand. — Mory, E. — Muller, Ch. Relgique.
- Petit. Ch. — Pedersen. Norvège. — Picard et Hermann frères. Suisse. — Picard, Al. — Picard (René) jeune et Lévy. — Piguet, Alfred. Suisse.
- — Pochon, Germain. Suisse.
- Ravonneau. — Richard. C.-A., et Cie. — Rivier, E.
- — Roch, Louis. — Rochard, M.-Louis. — Roger and C°. Etats-Unis. — Roy, C.-L.
- Sanson l’abbé). — Schirer, A. — Seigneur. — Société des ouvriers horlogers. — Staub, Jacob. Suisse. — Streiff. — Sylvain.
- Thomas. J. et Cie. — Thouvenin, Arsène. — Tietze, Otto, Suisse. — Tournier, J. — Tokio-Choko-Kay. Japon. — Trenton, Vatch et Cie. Etats-Unis.
- Wuilleumier, F. Suisse. — Waterbury-Watch et Cie. — Etats-Unis.—Weber, F. — Weill and Harburg. Grande-Bretagne. — Wehrlé. E. Belgique. — Wetzel, Charles. — Wittmer, Hepmann et Roy. — Woog, M. et Grumbach. Suisse. ^
- Zimmermann, E. République Argentine.
- Classe 27. — Appareils et procédés de chauffage et d’éclairage non électrique. .
- GRAND PRIX
- Geneste, Herscher et Ge.
- MÉDAILLES D’OR
- Anceau, Georges-L.
- Bengel frères. — Besnard, F.-E. — Bosselut fils, Alfred. — Bourdon, Ch.-A.
- Caussemille et Roche. Algérie. — Chibout, U. — Compagnie générale des allumettes chimiques pour la^France et l’étranger, A. Monchicourt, administrateur délégué. — Guau aîné et Cie.
- Delafollie-Bastide, Castoul aîné et Cie.
- Faure père et fils. — Fletcher, Th., et Go. Grande-Bretagne.
- Henry-Lepaute fils.
- Muller. E. et Cie. — Musgrave and C°. Grande-Bretagne.
- Parvilliers, Th.
- Ristelhueber.
- Schaeffer, Florent. Belgique. — Schlossmacher et Ferreux, G. — Seiler frères. — Société _ anonyme franco-belge de robinetterie et appareils d’éclairage. Belgique.— Société du Familistère de Guise, Dequenne et Cie. — Société pour la construction d’appareils d’éclairage a Liège. Belgique.— Sugg, William, C°. Grande-Bretagne. — Sulzer frères. Suisse.
- Wenham C° limited the.
- MÉDAILLES d’ARGENT
- Aita, Takijiro. Japon. — Allez frères. — Ancolin et Gillet. — Asile d’orphelins du prince d’Oldenbourg. Russie. — Astorgis.
- Bablon, J.-N.-Victor. — Bardot, Pierre. — Bayle, P. — Bernales (de) et Cie. Etats-Unis. — Bernier, V. — Bizot et Akar. — Boisson et Cie. — Bonnet, Prosper. — Boucher et Cie. — Brenot (Mme). Breton, P. et Cie. — Bruers-Duboscq, Louis. Belgique. — Bullot, E.-B.
- Caumers, Paul-A. — Chabrier jeune. — Compagnie française des lampee à gaz à récupération. — Compagnie générale des allumettes. Portugal. — Cubain, Jules-L.-V.
- Danichewski. — Dangien, Isidore. — D’Anthonav.
- Elsenbach et Cie. Brésil. — Emmereehts, G. Belgique. — Enfer et ses fils.
- Fabrique d’allumettes de H. Joelsen. Norvège. — Flicotteaux. Achille. — Forges et fonderies de Sougland, Fourmies, Pas-Bayaid et Hirson. — Fouché, Frédéric.
- Gillet, Stanislas-!). — Girardin, E. et Pioche, J. — Grossot.
- Haynes, George, and C° Grande-Bretagne. — Hinks, J., et fils. Grande-Bretagne.
- Incandescent Gas Light C». Grande-Bretagne. — Ito,
- Seiymon. Japon.
- Klaussen, O. Russie.
- Lairesse (Charles de). Belgique. — Lebas, Edmond.
- — Legrand et Cie. — Linke frères. Suisse. — Lucigen Light C°. Grande-Bretagne. — Luppens et Cie. Belgique.
- Malen, Louis.— Mang Gérard.— Mangin et Aubry,
- — Manzoni frères. Paraguay.
- Olivier, Marius-A.
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- Daval, Henri. — Davidson, Edouard. — Delaroche fils. — Denoyelle. — Deselle, Charles. — Desmarais frères.— Desvignes de Malapert.— D’Hallu.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Lacomme, J.-M.-A., et Curot, F. — Lajourdie, A., et Nicolas, C. — Lalou, Auguste. — Landemare, Marius. — Laurent-Petit. — Lebrun, Eug. — Lecomte (Ve) et fils. Lefranc, Jules.
- Maurey, Eugène. — Méaille, Jean. — Mornot, Etienne. — Moraes, Portugal. — Moreau. Félix.
- — Moussy et Rouzee.
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- — Cottan et Cie, Société hygiénique. Vidil et Cie. Cottance, Bagot et Cie. — Crown, Perfumery C°. Grande-Bretagne.
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- Marchandise. — Méro et Boy veau. — Millot Vve Félix. — Monin et Pitiaud. — Mustapha ben Mansonr. Tunisie.
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- Palanca. —Pévérelhy. Réunion. — Pin'ta. — Price, Napoléon and G°. Grande-Bretagne.
- Renaud, Germain. Espagne. — Ricksecker. Etats-Unis. — Ricqlès et Cie. — Rimmel. — Rizzutto. Italie. — Robertet et Cie. — Roman Sala et Cie. Uruguay. — Rosario (A. del). Iles Philippines. Saint-Germain, Paul. — Séguin, Albert. — Sergent.
- — Skipkoff et Cie. Roumanie. — Société anonyme des parfums naturels de Cannes. — Société industrielle et artistique de Monaco. Monaco. — t Souillard. — Suez.
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- Vachon-Bavoux et Cie. — Varaldi, F.
- Witte et Cie. Espagne.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Achard, G.-Victor. — Barbot (Ve). La Réunion. — Benitez y Guzman, José. Espagne (colonies). — "Bermont. — Bilbaut. Inde française. — Bossard--Lemaire (V«) et Cie.
- Cantsichi, Georges. Grèce. — Gelestino Dominguez. Espagne, (colonies). Cliarpy et Cie. — Gharras et Cie. — Choquet-Rafm.— Comité de l’exposition de l’Inde. Inde française. — Cook, Edward, and G°. Grande-Bretagne. — Coosemans fils et Cie. Belgique. — Crény (Mme de). Haïti. — Çristini. Iles Philippines.
- Daequet. — Dolabaratz. La Réunion.
- Eguiazu, Léon. Espagne. Escobar, Carlos. Chili. Farthouat.— Féraud.— Frank.— Friederich. Pays-Bas. — Fumouze frère. ,
- Georgantas, M.-P. Grèce. — Girard. — Godement et Cie. — Golliez. Suisse. — Guesquin.
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- Ladvocat-Vanel. — Le Coat de Iveveguen (duc de Trévise). Réunion. — Leguey. — Lhermine.— Lima Irmâos. Brésil. — Longmore. Australie. Mann et C°. Etats-Unis. — Marbaix (de). Belgique.
- — Maschio, Giacomo. Italie. — Meire.lles et Cie. Brésil. — Mendianon. Paraguay. — Merlino, Pierre. Italie. — Micheldsen. Saint-Thomas. — Millet et Cie. — Ministère de l’agriculture et du commerce. Japon. — Moehr. Monaco. — Mon-clava hermanos. Espagne (colonies). — Morange. La Réunion. — Morelli. République Argentine.
- — Moussier. — Muraour frères. — Muraour, H. et Cie. — Mustapha el Dib el Mawardi. Egypte.
- Noir, Louis.
- Panafieu. — Patrelle. — Pellet. Algérie. — Pilter et fils. Tunisie. — Ponsot.»— Protectorat de l’An-nam et du Tonkin. Annam-Tonkin. Raphel-Carbonel. — Raspail (Ve) et ses fils. — Reeb. — Retto, David. Saint-Thomas. — Rever-chon. — Reymond. La Réunion, — Riet et Gray.
- — Rigaudias et Alcan. — Rottenstein et Farley. Etats-Unis. — Roume.
- Saint-Génois. — Samico, E. Brésil. — Santa-Cruz, V. de J.-R. — Sanz. Espagne.— Savigny de Mon-eorps (vicomtesse de). — Schwartz. — Simon. — Siou et Cie. Russie. — Société des produits chimiques de Santiago. Chili. — Stoll. Suisse. — Sy-racos. Grèce.
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- Vène frères. — Vial, Daniel. Chili.
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- Apard. — Àrsonneau. Guadeloupe. — Ash. Monaco.
- — Aubour.
- Beaumé, H. Chili. — Belliure y Oliefa, Espagne. — Berthuin (veuve). — Bisbardi (Mme).- Grèce. — Borroughs, Wellcome et C°. Grande-Bretagne. — Bourgoin-Meffre. Annam-Tonkin.
- Cabane de Laprade, Etienne. La Réunion;.—Caillet. Nouvelle-Calédonie. — Casanovas y Fërran, Joa-quin. Espagne. — Cazilaris. Grèce. '— Cerba ry Gonzalez, Domingo.. Espagne (colonies). — Chou-teau. — Commission du gouvernement de la République de Saint-Marin. — Cook y hijos. Véné-zuéla.
- Danthon. — Deguigné'. La Réunion. — Dorrnoy. Guadeloupe. — Doussan French Perfumery C°. Etats-Unis. — Dumont. "
- Eichler, E.-K. Russie.
- Fargeix. — Florès-Palma, José. Chili. —Fournier. Reunion.
- Garcia Marin. Espagne. — Garcia, Regino. Iles Philippines. — Gaydou. — Gédon. Guadeloupe. Hastrick. Etats-Unis.
- Isautier (Ve) et fils. Réunion. — Ito, Seiyemon. Japon.
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- Laguardia. Paraguay. — Leblanc et Rançon. Algérie. — Leesburg manufacturing C° Etats-Unis. — Lemesre frères et Cie. Belgique. —Linde. Roumanie. — Love. Egypte.
- Martins et Bastos. Brésil. — Mestre. — Mohammed Amive. Egypte. — Monnet. — Municipalité de la Foa. Nouvelle-Calédonie.
- Nerhot. Paiaguay.
- Paoletti. — Pêne. Gabon. — Penson, Edgardo. Chili. — Pétolon. Monaco. — Picinbano. Algérie. — Pillet. Monaco. — Pinho et Cie. Brésil. — Plan-tier. — Politis. Grèce. — Porrota, Francisco-Fer-nandez. Espagne (colonies). — Pouquier frères et de Bois-Villiers. La Réunion.
- Ramirez. Iles Philippines. — Ranimir (de). Serbie.
- — Renaud (Dr). Suisse. — Reppmann. Russie.
- — Roqueblave. — Roussel.
- Sanchez Pardal, José. Espagne, — Sheffield. Etats-Unis. — Sitrouk et Cie. Tunisie. — Société Mar-mora. Roumanie. — Souef. République Argentine. — Sous-comité local de Saint-Martin. Guadeloupe. — Stoenescu. Roumanie.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre.Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu'ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante ; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage on la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elias sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet.très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Jeudi 10 Octobre 1889.
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- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymoür Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Direction, Rédaction et Administration : cL© (16, Avenue de La Bourdonnais)
- Voir à la 4e page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Pigaro ».
- *
- CHRONIQUE
- Les élections ont fait taire les violons et les belles épaules ont été réduites à se cacher sous des robes montantes pendant la fameuse période.
- Mais aussitôt les urnes closes, les corsages se sont ouverts et les belles épaules ont pu s’épanouir à la réception donnée par M. Tirard, président du conseil, commissaire général de l’Exposition.
- Et la voici ouverte de nouveau, la série de* valses, des bostons, des polkas et des quadrilles, sous les mille feux des bougies et dos incandescences.
- La petite baronne parcourt son carnet de ba le lendemain de la soirée Tirard, et elle se dit que l’Exposition l’a bien amusée.
- La petite marchande de billets de Tombola fait, en rentrant chez elle, le compte de sa journée. Elle constate qu’elle a placé trois cents billets. M. Berger sera content !
- La visite «i la classe des armes de chasse lait faire des rêves mirifiques. Quatre lapins d’un coup!
- Une proposition a été faite au célèbye ascem sionniste Godard. On lui proposait de chauffer^ la nacelle. (§>(
- w
- \V/,
- Proposition de fumiste !
- Les marchands de marrons, hirondelles d’octobre, ont fait leur apparition sur les trottoirs de la capitale. On nous assure que l’un d’eux viendra du fond de l’Auvergne à l’Exposition avec ses marrons, son gril et son fourneau, monté sur des roulettes comme un simple poêle mobile.
- Enfoncé alors les hommes à la brouette et l’échassier landais!
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- On se livre chaque jour à des pointages plus ou moins sérieux sur les tickets déjà épuisés et sur ceux qui le seront à la fin de l’Exposition ; on arrive à 27 ou 28 millions pour la lin d’octobre. et encore il faut compter sans des'pluies torrentielles et des bourrasques intolérables.
- Il est évident que le succès de l’Exposition semblerait plus grand encore si les trente millions de tickets émis arrivaient à être épuisés ; il n’y aurait alors aucune arrière pensée dans aucun esprit, et l’on ne dirait pas que l’Etat a, d’avance, escompté une somme qui n’était, au début, qu’aléatoire.
- Que faire pour cela?
- Il faut, à tout prix,* attirer le public des derniers jours, par de nouvelles fêtes; toutes les compagnies de chemins de fer organisent, à partir de dimanche, des trains de plaisir à des prix absolument exceptionnels.
- Quand on pense qu’on viendra de Marseille (aller et retour), pour 24 francs, et de Lyon pour une douzaine de francs, on peut s’imaginer l’affluence de*Méridionaux qui envahira le Champ de Mars et Paris dans quelques jours.
- Le chiffre de dimanche dernier, qui dépasse 336,000, n’est-il pas doublement étonnant, surtout un jour d’élection, où presque tous les hommes sont retenus dans leurs circonscriptions respectives par leurs devoirs civiques'.
- On peut donc s’attendre encore à un superbe mois d’octobre, si on accumule les attractions.
- Qu’on demande, pour des fêtes spéciales, le concours des comités étrangers, qui, jusqu’à présent, n’ont pas eu l’occasion de figurer dans le programme des réjouissances.
- Qu’on exige une dizaine de tickets pour les dernières fêtes, ce ne sera jamais qu’une dépense de quelque francs, vu le prix réduit où descendent maintenant les tickets; de la sorte, on épuisera les trente millions, — et ce sera à la satisfaction générale !
- Tout en réclamant des fêtes, nous n’oublions pas, certainement, celle qui se prépare au Palais de l’Industrie pour les sinistrés d’Anvers, non plus que les deux bals que le Président va offrir à l’Elysée aux principaux exposan ts récompensés ; mais ces fêtes-là auront lieu en dehors de l’Exposition, et c’est dans son enceinte même que nous les réclamons. '
- À propos de la fête flamande du Palais de l’Industrie, disons que les organisateurs belges rivalisent d’entrain.
- Des démarches sont faites actuellement pour obtenir le concours de la Société chorale la Légia de Liège ; M. Massenet a composé un chœur a son intention.
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- Parmi nos hôtes de ces derniers jours, nous citerons, en première ligne, M. Emilio Castelar.
- Le chef du parti républicain a déjà été deux fois à l’Exposition et, comme on lui demandait son opinion sur notre grande Exposition nationale, il a répondu :
- Deux visites c’est peu pour porter un jugement sur une entreprise aussi gigantesque, mais c’est assez pour pouvoir dire que l’Exposition est une œuvre grandiose et admirable. Ce qui m’a particulièrement frappé, c’est la magnificence des différents'palais, le luxe et le bon goût de leur ornementation; cela dépasse les somptueuses décorations des célèbres palais de Grenade et de Cordoue. J’ai beaucoup admiré aussi la galerie des machines, dont la construction si élégante' et si hardie fait le plus grand honneur au génie des ingénieurs français.
- J’ai visité, ajoute M.'.Castelar, les Expositions universelles de 1867 et 1878 : la première surtout; j’ai eu tout le loisir de l’étudier en détail; car, à cette époque, j’étais exilé en France et, en ma
- qualité de correspondant de nombreux journaux sud-américains, j’ai eu à en faire~des comptes rendus détaillés; aussi, est-ce en connaissance de cause que je déclare que l’Exposition de 1889 laisse bien loin derrière, elle toutes celles qui l’oiît précédée .
- Il est aussi une chose bien digne de remarque, c’est la facilité et l’ensemble avec lesquels les peuples monarchiques se sont affranchis de la prévention qui existait dans les hautes sphères de leurs gouvernements respectifs contre cette œuvre républicaine.
- C’est un grand spectacle, en même temps qu’un grand exemple que la France, ce pays de 36 millions d’habitants, qui a vécu en monarchie pendant tant de siècles, donne à l’Europe.
- L’Exposition universelle de 1889 est une admirable revanche morale bien, autrement féconde que toutes les autres; elle aura la plus heureuse influence sur le développement de la propagation de l’idée républicaine.
- Elle prouvera enfin que la France représente un régime de paix en face de l’Allemagne et de la triple alliance, qui incarnent un régime de guerre.
- Les drôleries du Palmarès :
- On lit dans le Journal officiel, au numéro 264, contenant la liste des récompenses de l’Exposition universelle, page 4,837, 3e colonne :
- CLASSE LXXYI
- INSECTES UTILES ET INSECTES NUISIBLES Mentions honorables Commune de CyChère (Grèce)
- La population légendaire de cette aimable commune mérite, en effet, souvent, ces deux qualifications : agréables avant, nuisibles après.
- F. L.
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- Par décret du 8 octobre 1889, le Président de la République française, .sur la proposition du ministre de la guerre, vu la déclaration du conseil de l’ordre de la Légion d’honneur, en date du 7 du même mois, portant que la nomination du présent décret est faite en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, a nommé dans la Légion d’honneur:
- Au grade.de chevalier
- M. Loustaunau,. Auguste, artiste peintre, services exceptionnels rendus dans l’installation de l’Exposition -militaire rétrospective (Exposition universelle, Paris, 1889).
- DERRIERE HEURE
- Qussman Gassi à Lyon
- Oussman Gassi, roi du Boundou, a quitté Paris lundi et est arrivé à Lyon dans la nuit. Il a fait dans la matinée d’hier une visite au préfet, qui l’a reçut entouré de ses secrétaires généraux et de ses conseillers de préfecture.
- Oussman Gassi a visité ensuite plusieurs magasins de soieries, l’arsenal, la fabrique des obus d’acier, les chantiers de la Buire et le parc de la Tête-d’Or. Dans la soirée, il assistait à la représentation du Grand-Théâtre.
- Le roi part aujourd’hui pour Marseille, où il s’embarquera demain pour le Sénégal.
- La journée d’hier
- La pluie torrentielle d’hier après-midi avait cessé un instant au moment où allaient jouer les fontaines lumineuses ; mais elle a repris tout d’un coup, et la plupart des spectateurs, réfugiés.sous les vélums,ont fini par se retirer.
- Les indigènes sénégalais
- Les indigènes sénégalais de la section coloniale, qui devaient quitter Paris en même temps que le roi Oussman-Gassi pour aller s’embarquer à Marseilles ne partiront que le 20 octobre. Le défaut de place sur le paquebot, qui les avait déjà fait rester à l’Esplanade quelques jours de plus qu’ils ne croyaient, est encore une fois cause de ce retard. Aujourd’hui
- leur passage est retenu et c’est bien à la date fixée qu’ils s’embarqueront.
- Le 21, ce sera le tour des petits traîneurs de -pous-se-pousse. Ces Annamites, formeront un ‘ convoi.,spécial. Leurs compatriotes de la place -du marché de Hanoï ne partiront, eux. que plus tard.
- Le banquet d’hier
- Les membres des comités et des sections des auditions musicales et les comités et les jurys de la classe 13 à l’Exposition ont offert hier, à l’Hôtel-Gontinental, un magnifique banquet à M. Ambroise Thomas. Parmi les convives, au nombre d’une centaine, se trouvaient MM. Ti-rard, Berger, Larroumet, Léo Delibes, Masse-net. Poubelle, Laurent de Rillé, etc.
- Plusieurs discours ont été prononcés au dessert, notamment par MM. Tirard et Ambroise Thomas.
- Libéralité marocaine
- Le caïd El Maati, ambassadeur de l’empereur du Maroc, a fait remettre à M. le préfet de la Seine la somme de 1,500 francs pour les pauvres de Paris.
- Au Congrès de chirurgie
- Hier, pendant la séance de ce congrès, au grand amphithéâtre de l’Ecole de médecine, un calorifère a communiqué le feu à des tentures, aux panneaux de bois et à des tableaux. Légère panique parmi les savants ; les dégâts sont évalués à trente mille francs.
- 3ËS O 3E3[ O S
- Les entrées à. l'Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 115.051
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée:
- 1er étage................ 5.289
- Du 1er au 2me.............. 3.179
- 2« étage direct............ 2.155
- Du 2» étage au sommet... 3.384
- En tout.............. 14.007
- Kos hôtes
- Le prince de Siam, accompagné de sa famille.., est arrivé hier soir à Paris.
- Le grand-duc de Mecklembourg-Strélitz, général de cavalerie dans l’armée prussienne, est depuis une semaine à Paris.
- Le prince, qui visite presque journellement l’Exposition dans le plus strict incognito, est descendu avec sa suite, composée de quatre serviteurs, à l’hôtel de Westminster, où il s’est inscrit sous le nom de comte de Weisdin.
- Le duc de Mecklembourg-Strôlitz, qui est âgé de soixante-dix ans, est l’époux de la princesse Au-gusta-Caroline de Grande-Bretagne, d’Irlande et de Hanovre, tille aînée du duc Adolphe de Cambridge, décédé.
- Les Américains
- Un journal américain annonce que, d’après des calculs très sérieusement faits, les Américains du Nord ont dépensé au moins 350 millions de francs à Paris pendant la durée de l’Exposition.
- Jules Dupré
- Nous ne pouvons que saluer respectueusement le grand maître de l’Ecole française du paysage, Jules Dupré, qui s’est éteint avant-hier.
- Un grand nombre de ses plus belles toiles figure à l’Exposition centennale, au premier étage du palais des Beaux-Arts.
- Citons le Marais, peinture forte et lumineuse, le Gué, à l’horizon mélancolique et bleu, et une Marine d'un faire tourmenté, mais puissant' et saisissant, qui rappelle celui de Delacroix. ...
- Dîner à la marine
- Le ministre de la marine offrira samedi prochain un dîner officiel aux officiers de la marine et des armées de terre et de mer, ainsi qu’aux hauts em-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- ployés civils qui ont organisé les expositions des ministères de la marine et de la guerre au Champ de Mars et à l’Esplanade des Invalides.
- Gê dîner sera suivi d’une réception sur invitation. i
- Les vendeuses de billets de la Tombola
- Un scandale s’est produit avant-hier soir dans un des restaurants du Champ de Mars. Le propriétaire de cet établissement voulait mettre à la porte de chez lui une des vendeuses de billets de la tombola de l'Exposition, et la jeune femme, se sachant dans son droit, résistait de toutes ses forces.
- L’administration a donné des instructions pour que de pareils faits ne se reproduisent pas. Les vendeuses (une dizaine) ont. une écharpe très reconnaissable et elles ont le droit absolu d’entrer partout.
- Faux accident
- Ccst à tort que quelques journaux ont annoncé qu’un élève de l’orphelinat Rothschild aurait été écrasé jeudi lors d’une visite à l’Exposition. Aucun enfant de cet établissement n’a été victime d’accident d’aucune sorte.
- Exposition française à Londres
- Le succès de l’Exposition est si loin d’être épuisé, qu’avant sa clôture ou songe déjà à en concentrer ailleut'S les plus intéressants éléments.
- Un Français, résidant à Londres depuis de longues années, le capitaine Louis, aux efforts patriotiques duquel on doit l’imposante manifestation des pompiers anglaisa Vincennes, a l’intention d’organiser à Londres une exposition qui s’ouvrirait avant la fin de décembre.
- Les récompenses de Monaco
- Le plus petit Etat souverain de l’Europe — la principauté de Monaco — n’est pas celui qui a le moins brillé au Champ de Mars.
- Le jury n’a pas accordé moins de quarante-six récompenses (dont deux grands prix, neuf médailles d’or et quatorze d’argent) aux exposants industriels de la principauté.
- Les deux grands prix ont été décernés par le jury international aux collections si variées de S. A. le prince Albert, dont les admirables travaux scientifiques méritaient bien cette haute récompense.
- Toutes nos félicitations, pour terminer, au dévoué commissaire de l’exposition monégasque, M. Janty, qui s’est montré habile architecte clans la construction du très coquet pavillon monégasque.
- Dans la foule de dimanche
- En raison de la foule qui s’est pressée dans la journée de dimanche à l’Exposition, beaucoup de personnes indisposées ou malades ont été conduites aux différents postes de secours. Parmi elles, une dame M., domiciliée au Havre, qui, non loin du pont d’Iéna, avait été prise des douleurs de l’enfantement et que l’on a transportée à l’hôpital Ne cher.
- Trains de plaisir
- Un train de plaisir à marche rapide partira de Dieppe le dimanche 13 octobre à destination du Champ de Mars. Il prendra des voyageurs à Auf-fay, Rouen, Oissel, Elbeuf et Louviers.
- Le même jour, un autre train de plaisir partira du Mans, il prendra des voyageurs à Gonnerré-Beillé. La Ferté-Bernard, Nogent-le-Rotrou et la Loupe.
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- C’est peut-être pour la première fois qu’une exposition de sculpture a-ura été appréciée à sa valeur. Les artistes doivent • être contents cette année, car d’ordinaire, au salon, c’est à peine si le public s’arrête dans la nef..., si ce n’est que pour y déguster une glace ou fumer un cigare.
- Depuis six mois il n’en est pas ainsi, heureusement. Aucune salle n’aura été plus visitée et admirée. Parmi les œuvres les plus remarquées, on peut citer La Femme qui coupe du pain à ses enfants, de Albert Lefeuvre, et le bas-relief de Dalou, représentant la scène historique de Versailles. Il faut reconnaître, quoi que l’on en dise, que les visiteurs sont plus artistes qu’on ne croit.
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- L K S CONGRÈS
- Congrès de l’association géodésique
- Jeudi, à deux heures, a eu lieu, au ministère des affaires étrangères, la séance d’ouverture de la Conférence de l’Association géodésique inter-
- nationale. M. Spuller, présidait, ayant, à sa droite, M. de Freycinet, AI. le général Haillot, Al. Xavier Charmes, AI. Glaverie, et, à sa gauche, Al. Faillières, AI. le général Ibanès, AI. Hirsch, Al. Faye.
- Le ministre a, dans un discours très applaudi, souhaité la bienvenue aux divers délégués d’Etat. Al. le général Ibanez a remercié le ministre et a rappelé que, dans la dernière Conférence de Salzbourg, de 1888, il avait été décidé que la présidence revenait en 1889, à AI. Faye, de l’Institut. Al. Faye, dans un excellent discours, a bien mis en relief l’importance des travaux confiés à l’Association. AI. Spuller a suspendu la séance, et, avant de se retirer avec les ministres de la guerre et de l’instruction publique et de laisser la présidence à Al. Faye, il a invité les membres de l'Association à passer dans le grand salon du ministère où avait été installé un buffet. La séance a été reprise à trois heures et consacrée à la lecture de divers procès-verbaux. La deuxième séance aura lieu samedi prochain. Nous croyons utile de rappeler sommairement les origines et le but de l’Association internationale géodésique.
- La Conférence qui s’est ouverte aujourd’hui est la neuvième. On se rappellera peut-être que l’avant-dernière avait eu lieu à Nice, à l’Observatoire de Al. Bischoffsheim; la dernière avait été tenue à Salzbourg.
- Dans sa nouvelle organisation, l’Association se compose de l’ensemble des délégués d’Etat nommés par chaque pays pour le représenter à l’association. La réunion actuelie n’est donc pas un congrès ordinaire; elle a, outre son caractère international, un caractère officiel spécial, chacun de ses membres étant pourvu d’un mandat régulier.
- Chacun des Etats contractants fournit une part contributive aux dépenses de l’Association. Ces dépenses ont pour but l’entretien d’un bureau central, à Berlin, dont la fonction est de calculer, pour les puissances faisant partie de l’Association et qui en expriment le désir, les résultats des observations sur le terrain. Le bureau central fait annuellement un rapport sur les progrès généraux de l’Association sur l’avancement des travaux entrepris dans l’univers pour réaliser le but de l’Association. Le directeur du bureau central est M. le professeur Helmert, directeur de l'Institut géodésique prussien.
- Les affaires intérieures de l’Association sont réglées par une commission permanente composée de sept membres, à l’origine, en 1864, et do neuf membres, à partir de 1867. Cette commission permanente élit un bureau composé d’un président et d’un secrétaire qui porte le titre de secrétaire perpétuel de l’Association géodésique internationale.
- Cette association,fondée en 1864 par l’illustre élève du grand Bessel, feu Al. le général Bæyer, avait pour but de coordonner par une discussion en commun, et de compléter, par une entente des Etats contractants, le réseau géodésique de l’Europe centrale et de le rendre propre à fournir des résultats d’une haute valeur scientifique relativement à la forme et aux dimensions de la terre.
- Sous le nom, relativement modeste, d’Association internationale pour la mesure des degrés dans l’Europe centrale, elle ne comprenait, en 1864, que les Etats de l’Europe centrale. Mais, par un rapide développement, l’Association s’étendait déjà, en-1867, à presque tous les Etats de l’Europe et prenait le nom d’Association géodésique pour la mesure des degrés en Europo (Europaische Gradmes-sung).
- Plus récemment, en 1886, l’Association, réorganisée avec un caractère plus officiel et plus international, s’est dénommée Association internationale géodésique (Erdmessung) et aspire à comprendre dans son sein toutes les nations du monde civilisé dont elle se propose de coordonner en un seul faisceau scientifique toutes ies triangulotisns, toutes les mesures astronomiques, toutes les observations de la pesanteur pour en conclure la forme et les dimensions du globe terrestre.
- Le président de la commission permanente est S. Exe. AI. le général Ibanez de Ibéro, marquis de Alulhacén.
- Le secrétaire perpétuel est AI. A. Hirsch,
- directeur de l’observatoire de Neufcliâtel, secrétaire perpétuel de la commission des poids et mesures.
- Les délégués d’Etat forment généralement dans leur pays une commission géodésique nationale, chargée d’arrêter la forme et le fonds des rapports présentés officiellement à l’Association et d’arrêter le vote de la nation qu’ils représentent quand, ce qui a lieu pour la question d’organisation et de finances, les votes sont émis par l’Etat.
- Pour les questions plutôt scientifiques, les votes sont émis à la Conférence par le délégué présent.
- Les délégués des divers Etats sont choisis parmi les sommités scientifiques, les directeurs d’Observatoire et les états-majors des Instituts géographiques militaires.
- Voici les noms des principaux délégués :
- Autriche-Hongrie. —MAI, Ritter von Kalman; R. von Sterneck, docteur AV. Tinter, docteur E. Weiss.
- Heçgique. — Lieutenant-colonel Ilennequin.
- Danemark. — Colonel von Zachariœ.
- Espagne. — S. Exc. Al. Ibanez, marquis de Alulhacén.
- France. — MAI. Faye, président de la commission française ; colonel Derrécagaix; Tisserand, de l’Institut; Bouquet de la Grye, de l’Institut; lieutenant-colonel Bassot, commandant Delforges, Ch. Lallemand.
- Grèce. —AI. Carusso.
- Hambourg. — M. G. Rumker.
- Hesse-Darmstadt. — M. le docteur Nell.
- Italie. — MM. le major général Ferraro, de Stéfanis, Battochi, Celoria.
- Pays-Bas. — MM. le docteur van de Sande Bae-khuysen, docteur J. Bosscha, van Diesen, Oude-mans, Schols.
- Py'usse. — A1A1. le docteur AV. Forster, Helmert, Schreiber. Morsbacli, docteur Albrecht.
- Roumanie. — M. Folcoiano.
- Serbie. — Al. Andonowits.
- Suisse. — Al. le docteur A. Hirsch, secrétaire perpétuel de l’Association.
- Les Etats-Unis d’Amérique ont envoyé leur adhésion, ainsi que le Mexique et le Japon. On compte sur l’adhésion prochaine du Brésil.
- L’Association, suivant un usage constant, a invité à assister aux séances de la Conférence générale de Paris, un certain nombre de personnalités scientifiques. Nous avons remarqué parmi les invités M. Mascart, de l’Institut ; M. Bischoffsheim ; M. Perrotin, directeur de l’Observatoire de Nice ; M. Trépied, directeur de l’Observatoire d’Alger; M. Phillips, de l’Institut ; M. Cheysson, de la commission du nivellement de la France ; M, de Parville ; M. E. Teisserenc de Bort, plusieurs officiers supérieurs et quelques ingénieurs en chef des ponts et chaussées et des mines.
- LES GRANDES RÉCOMPENSES
- ARGENTERIE ET JOAILLERIE
- Nous recommandons aux visiteurs de l’Exposition de voir particulièrement dansla section anglaise des industries diverses, les élégantes vitrines de la Société Goldsmith, Silversmith et Cie, 112 Regent Street, à Londres.
- Cette importante maison offre une économie de 25 et 50 (ho sur ses articles d’argenterie et de joaillerie, qui sont de premier choix. C’est la seule maison qui, dans la section anglaise, ait obtenu une médaille d’or pour ce genre d’articles.
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- Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée
- A l’occasion de l’Exposition universelle, la Compagnie organisera pour Paris des trains de plaisir à prix exceptionnellement réduits composés de voitures de 2e et 3e classe permettant de passer plusieurs jours dans cette ville.
- Ces trains qui desserviront toutes les gares du réseau partiront : le 7 octobre de Alarseille, le 8, de Cette ; le 10, de Genève et de Valence : le 11, de Clermont; le 13, de Besançon ; le 16. de Saint-Etienne et de Lyon, et le 20 de Dijon.
- Voir à la Section Anglaise Les Nouvelles Aiguilles à Ressort s’enfilant toutes seules, fabriquées par
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- BULLETIN OFFICIEL DS L'EXPOSITION" DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage delà Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du F1Q-AR0
- 5 OCTOBRE
- (Suite).
- M. D. Alvacq, Lisbonne.
- Carlos Ahrendo, Lisbôa.
- Kauina.
- Saudo Portugual et Arthur Paiva, Caramujo. Edouard Freychet.
- Paul Paret, de Marseille.
- Anton Scharff, Wien.
- Johannes Benck, Wien.
- D1'Henry Hofer, Wien.
- Edmond C. Noël, Séville.
- Désiré Hernal, Bruxelles, Belgique.
- Du haut de cette Tour, j’embrasse ma femme et mon fils chéris. — Xavier Doniat de Massevaux, Alsace.
- Nous saluons nos amis de l’Alsace du haut de cette Tour. — Eugène Erhard, Joseph Doniat. Massevaux.
- Leeman Stgall, Suisse.
- Fritz Schidlinsky junior, Bucarest.
- Fritz Schidlinsky, Bucarest.
- August Miller, Vienne.
- Ernest Naz, Haute-Savoie.
- Sinz Ober-Osterveich.
- Vorelimo Vigier, Copenhague.
- Briand de Crèvecœur.
- Vieux-Maire Auguste.
- Vieux-Maire Eugène de Vy-les-Lure, Haute-Saône.
- Balas, Edouard, conducteur des ponts et chaussées d’Auch
- Onésime et Champolon, Jules, Bras (Meuse).
- J. Cournet. Gimont (Gers).
- Abel Duclos, expert géomètre à Mirande.
- "r. Max et Fanny Bosenstein, citoyens russes, ho-* notables héritiers de Simferopol. Grimée.
- Bager, Bagnères-de-Bigorre.
- Romuald Gurezdetzky, Polonais.
- Mme Georges Dupuy. Alger.
- Turnay de Meneyer. Portugal.
- Edouard Bailly. Boulogne.
- Pauline Lingini Taillefer.
- Louis Bailly.
- Joséphine Lagrandeur.
- Embrasse Marthe pour moi, — Louis Laui’ent.
- Mme Gairy se porte bien. — Mme Saurel.
- L. Goudard.
- A M. Simon, vice-consul des Etats-Unis,
- An aïs Adam.
- Jhio. Metz (Lorraine).
- E. Lemonnier, Bordeaux.
- E. Cauchard. Havre.
- Marie Lion et son fils Jules, de Metz.
- Régine Lion.
- Francisco Carlos Ferreira das Neves. Lisbôa. Bartholomeu Perestrello.
- Razzoriaaimsïa, podymaimsïa voschitchacmsïa — Rospi-savcchiss oudaliaimsïa Rachel et Samoïlo Issakowitsch d’Odessa.
- Si tous ceux qui écrivent ici se croient célèbres, que d’hommes célèbres en France. — Un nom célèbre A. de Lacroisille.
- A. Martelât au Creusot ("Loire).
- Après la Tour Eiffel, on peut tirer l’échelle. — H. Glas.
- Bouyard, Jean-Baptiste, Sernhac (Gard)^ . , Giovanni Edwina Spinetti. Adélaïde Vedl Secreti. Alessandro Secreti. Guilia Contessa Paradisi.
- P. Fragonard, avocat, Cognac.
- Maximilien de Czarnowski, Pologne Russe, Varsovie (Jaktory).
- Amiet, Lyon.
- Christ. G. Ginvaray, Corabia (Roumanie).
- Marie Christ Ginvâra, Corabia (Roumanie). George G. Ginvara, Bucarest.
- Gaston Cartel, Bordeaux.
- Baylet, Périgueux.
- Léopold Fontaine, Molenbeek-Saint-Jean (Belgique).
- Pauline Harcq, Bruxelles.
- Mme Doisy. Charles, Paris.
- M. Charles Doisy, Paris.
- M. M. Petersilge, Lodz (Russie-Pologne).
- Joseph Grobon, rédacteur au Progrès de Lyon. Albert Staalx, Stuttgard.
- W. Mackeau, Alexandria.
- Mme Belissens, Toulouse.
- Gabrielle Pouydebat, Suresnes.
- A. Pouydebat.
- Olivier et Adrienne Gand.
- Mme Constance Soutza.
- Mlle Lintza Soutza.
- Mlle Marie Berindey.
- M. Nicolas O. Soutza.
- F. Hinde, Wolverhampton (Angleteiue).
- R. J. Heather, Ryde villas, Dulurch, London.
- M. et Mme Grégoire N. Alexandresco.
- Mme Anna D. Berindey.
- Ruyon.
- Jullian-Paul Vergèze, Gard.
- Elisiario Caldas, de Lisboâ.
- Henri-Jullian Bessan, Hérault.
- Aristide-Portier Béziers.
- Sommel Ilofti, Florence.
- Gabriel Rodriguez, Madrid.
- Guillermo Garcia, Madrid.
- Lucien Limousin, à Coingo, Indre.
- José Maria Virgen da Silva, Campos Mello-Co-rilha, Portugal.
- M. du Luz da Silva et Maria Gonzaga, Campos Mello.
- Albert Martha, juge, Luxembourg.
- F. Geneux, banquier, St-Janvier.
- J. Lendennoyer, travaux publics, Charenton. Refik Maniassi-Zadé, de Constantinople.
- M. Manhib, de Constantinople.
- E.-F., membre du eercle Mireille, Marseille. Casimiro Lancija, Espagne-
- Buen ejemplo del genio dominando altas nuves. — Juan de Becerril, profesor de la academia do Artilleria, Se-govia, Espana.
- Pennier de Lorédan.
- Charles Gurio, particulier, Vienne-Dobling, Autriche.
- Albert Van Lerberghe, Courtrai, Belgique. Eugène Madelaine, Alsace-Brumath.
- Emile Starck, Paris.
- De toutes les merveilles réunies à ses piés,
- Cette tour et son soleil sont des plus admirés. Comme un gai papillon par la flamme attiré,
- Des quatre coins du monde on arrive étonné.
- Robins, Vandée (Roche-sur-Yon).
- Du haut de la Tour Eiffel M. Pascal Grivet salue ses amis de Marseille et leur assure voir la Vierge de Notre-Dame-de-la-Garde.
- M. Jouhannet, vérificateur des tabacs, à Orange, Vaucluse et Mme Jouhannet.
- Durandeau, Félix, Nice.
- Mme Wurtel.
- M. Nassyn père, Paris.
- Lieutenant d’artillerie russe, Vitté (Poltava).
- L. Meunier, Paris.
- Ch. Demefve.'
- Paul Lecât, Tours.
- Bertha Angefù, Budapest.
- M. et Mme A. Pellegrini. Marseille.
- James Powler, Adélaïde.
- Charles Ferry, London.
- E. Rendell, London.
- Un compagnon de Bazin et de Denis Delpech.
- Salut, trois fois salut, Tour de force et de fer Qui semble menacer et les cieux et l’enfer.
- Par toi, nous admirons, Paris, la capitale Du monde intelligent, la ville sans rivale.
- Salut, trois fois salut,
- Eiffel, tu touches enfin le but !
- J. Richard, 33, rue des Écoles, Paris.
- Celine Rommelaire, Bruges.
- José-Maria Noyo'Chove, de Valencia.
- César Bruandt. .
- L.-P. Bruandt.
- Thérèse Isnard, Nice.
- Louise Bergoin, Nice.
- Pauline Cerezo.
- Aurélie Deniz. ,
- Henry Descourt.
- Montblanc. . .
- Jardin.
- Maria Jardin.
- Jean Bochner.
- Rivard.
- B. Louis Stotow.
- B. Victor Stoto\v;
- Richard Rost, Milano.
- Mme Fanny Roux.
- Emilie Roux.
- Jeanne Roux.
- Mme Elise de Kaschneff, Russie, Odessa.
- D. Menschicoff.
- P, Knoderer, Strasbourg.
- J. Castel, Havre.
- Marie Mire), Criquetot.
- Gabrielle et Jean de. Job, Reims.
- 6 OCTOBRE
- Gloire au génie vainqueur !
- Gloire à Eiffel l’auteur De ce géant gracieux Qui porte dans les cieux Le drapeau tricolore Que tout Français honore.
- Robert Eyère, 26, boulevard des Italiens.
- L. Jullian.
- Ce que j’aime le mieux du haut de la tour, c’est le bon air qu’on respire qui n’a pas été reniflé.
- Louis Lalonde, 26, boulevard des Italiens.
- Ce que j’ai vu est merveilleux. — Paul Dithmann, de Colmar (Alsace), habite Nancy.
- Jamais j’ai vu chose pareille. — George Kaennel, de Colmar (Alsace), habite Nancy.
- Toujours plus haut; aussi je vais monter au troisième.
- Berthe.
- De plus fort en plus fort. — J. Strauss.
- Le progrès moderne est l’âme de la civilisation et fera plus tard l’alliance des peuples sur le terrain de l’amitié. Rajon Philippe, à Pont-de-Beauvoisin (Savoie).
- Augustine Sauvé.
- H. Sauvé.
- A celle que j’aime :
- Je pense à toi... d’ici la pensée est plus pure. On est plus près des cieux ! — Louis Imbert, de Bordeaux.
- P. Girault, Paris. . •
- A quoi bon des impressions? — Un Belge.
- Bien le bonjour à ma femme. — Roth Félix.
- Bien le bonjour à Andrée. — Jules Dupin.
- Perrollet, colombophile, Paris.
- My estimation of the French is as high as the Eiffel Iower. — Ch.-G. Graves. London.
- A perfect master-pièce of Engineering-still poing higher, Ketimus Hallipax, London.
- Peytel, banquier, Paris.
- Mme M. Peytel.
- Mlle B. Boliot.
- Nicolo Blasi.
- M. Julien.
- Madet, Ne vers.
- René Faucon. Vadencourt (Somme).
- Ernault, Paris,
- Le Brution. 3237.
- M. F. Markle-Chicago, N. S. América.
- Jozef Kuffner, Prahy.
- Béthoré et sa femme, Paris.
- L. Joussaume, Cognac.
- G. Alexandre IJottinger, étudiant en droit, Nancy. • .
- R. Alexandre Hottinger. Nancy.
- MM. C. Otakar Jérabek, Prahy.
- C’est en vain qu’à la Tour un téméraire auteur A compté du sommet atteindre la hauteur S’il ne sait pas attendre et gémir en silence Et s’il ne s’est armé de grande patience.
- Emile Gendron, interne, à l’hôpital St-Joseph, rue Chanudes, 1. .
- On devient modeste là-haut. — Ad. Descoings, interne, à l’hôpital St-Joseph, rue Chanudes, 1, Paris.
- Je suis en admiration devant ce travail gigantesque. — Joseph de Paesi.
- Ement, Caissier B. M.
- Mallaivre.
- G. Muller.
- M. et Mme Weiller, Mulhouse (Alsace).
- G. Serguez.- . .
- Alfred Castro, Daltrophe.
- Henri Poizat. -
- Mme E. Daltrophe.
- Gloire à Eiffel. — Léon Marcerou.
- Jeanne Cuibert, de Saint-Pétersbourg.
- R.-E. Genett, à Beck, Russie.
- Alexandre. ;
- Jules Hannecart, Dour, Hainaut (Belgique).
- E. Clauss et sa femme, architecte des hospices de Strasbourg.
- Jules Dascotte, Wasmes (Belgique).
- M. F. Stanescu et Victoria.
- M. F. Stanescu, à Ploesti. :
- M. Georgesco Corpotiano.
- Demetre F. Stanescu. ' . :
- Elenà F. Stanescu.
- Aolphe Lewy.
- Georges Pigache, Rouen.
- Marcel Haas.
- René Hulin, Berville-sur-Seine.
- E. Thevenet. ........
- A. Gauiard.
- M. et Mme Louis Malati, de Cheninges.
- L. Calisch, Amsterdam.
- Paula Calisch, Amsterdam.
- H. Vuilloteaux, Nogent-sur-Marne.
- Allarx, négociant, Bordeaux.
- (A Suivre).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- 5)
- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DES COLONIES.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- DISTRIBUÉES AUX EXPOSANTS
- Le 29 Septembre 1889
- (Suite).
- - --—---
- Classe 29. — Maroquinerie, tabletterie, vannerie et brosserie.
- GRANDS PRIX
- Adt frères.
- Sormani.
- Yan Oye et Cie. Belgique.
- MÉDAILLES D’OR
- • Berton-Gillée fils et Cie. — Brochard.
- Gahen frères. — Cleray (Ve). — Compagnie française du celluloïd. — Coste Folcher.
- Demnth, W. et Cie. Etats-Unis. — Didout fils, Hip-polyte.
- Exposition permanente des colonies. Colonies.
- Fauvel-Delebarre, Cormier, C., successeur.
- Giraudon, S.-A. — Gouverneur. -
- Hanssens-Hap, Belgique. — Houlet. •
- Isler, J, et Cie. Suisse.
- Jeantet-David.
- Relier frères. — Kent, G.-B. and Sons. Grande-Bretagne. — Kiriu-Kosho-Kaishal Japon. -
- Leloir frères.' — Lichtblau, R. Autriche-Hongrie.
- Maréchal, Ruchon et Cie. — Meslant, Alfr.-A.-J.
- Renault (Ve). — Roquet et Sapin: J
- Service local à Saïgon. Cochinchine. — Shibata, Z. Japon. — Sommer. — Stewart, S.-R. et Cie. Grande-Bretagne. •
- Tiffany et Cie. Etats-Unis. — Turbot et Mayer.
- Wichniakoff, K.-J. Russie.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Abit, F. Tunisie. — Adam. — Antonio Ping Ussan. Portugal. — Association norvégienne de l’industrie domestique. Norvège.
- Bachinger. Autriche-Hongrie. — Barbier fils. — Baudry fils, H.-A. — Bernstein frères. Russie. — Binnechère et Proffit. — Boudinet. — Brechet. — Briy frères.
- Cahen, A. — Carrière, E. — Cecilio Dorantèst Portugal. — Cheville et fils. — Chun Quan Kee. Chine.— Commission de l’exposition de l’Uruguay. — Commission de Pernambuco. Brésil.' — Compagniè générale de chromolithie. — Correaux (Ve). — Cretzschmar.
- Debrye, Clovis. — Degouÿ, A. — Delacour, C. — Demarchi fils. Algérie. — Demorgny. — Domette et Guth. — Dossche, A.-G. — Dubaut. — Dufre-ney. — Dumas-Gardeux.— Dyematsu, Y. Japon.
- Ecoles communales du grand-duché de Finlande.— Grand-Duché de Finlande. — Estes, E.-B. and Sons. Etats-Unis. — Exposition collective de l’industrie rurale du musée de Moscou. Russie.
- Fabrique de produits en corne, Varsovie, Krasinski (comte L.j. Russie. — Faraldo et Cie. Principauté de Monaco. — Favier-Bourguignon. — Filliolle, J.-F.
- Gauchot. — Geissmann. Suisse. — Goetsch. — Gorham manufactury C°. Etats-Unis.
- Henin, F.-V. — Herbillon. — Horster, Louis. Belgique.
- Isogaya, Kotaro. Japon.
- Jeener, G. — Joannot fils.
- Kahéra. Japon. — Kataoka. Japon. — Kato, Toya-shichi. Japon. — Katsutani. Japon. —Kawanobe, Y. Japon. — Klein,'Maurice. Autriche-Hongrie. Krstatchakofï, Jean. Russie.
- Lenègre. — Leruth. — Lucas fils.
- Manufacture royale d’armes et fonderie de canons. Serbie. — Michelin, V. — Miné jeune. — Mora-bito Rocco. Italie. — Mouville Phibrolithoïd limi-ted (the). France. — Murakami, K. Japon. — Musée industriel et commercial de Lisbonne et Porto. Portugal.
- Nerson et fils. — Nisliikava, K. Japon. — Nishi-mera, S. Japon.
- Olliof.
- Petitcollin. — Pierrat. — Prevel, R. — Prison centrale. Cochinchine.
- Ragareux.
- Saito, M. Japon. — Sarre, A.-F. — Sawada, Z. Japon. — Scailliet, E.-P. — Scott, G.-W. and Sons. Grande-Bretagne. — Serra, Ignocio. Espagne. — Shirajama, S. Japon. — Shoani. Japon.—
- Spiller frères. Autriche-Hongrie. — Still. Algérie. — Symon, M.
- Thibault, L. — Tokio Ghokokal. Japon.
- Yan Minden, L. — Verdet, Lucien. — Vimchnia-koff, E.-P. Russie. — Willard Grunbaum.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Administration pénitentiaire. Guyane française. — Ali ben Touati. Algérie. Amorben Bisker. Algérie. — Apfler. — Areski ben Mohamed Arab. Algérie. — Association industrielle portugaise, Colonies portugaises.
- Augé. — Avila, Andrès. Salvador Barthélemy. — Bernard. — Bénard, E. — Bertin. Bistell Carpet Sweeper C° Etats-Unis. — Biaise et Cie. — Bleton et Cie. — Boghar, Algérie. — Boisseau. — Boldiereff, Jean. Russie. — Bonaz, — Bouché. — Bourguet fils. Suisse. — Bouroff \V. Russie. — Bousaada. Algérie. — Rover, Cargne-Drouet. — Caron. — Carvalho (Vve). Portugal. — Castle Carpets Sweeper C<l Etats-Unis. Chambre syndicale ouvrière de la tabletterie en peignes d’écaille. — Clément L’Hermeront. — Collignon-Petitcollin. — Cornon, Rey et Cie. Dagonet. — Dekémel. — Delattre frères. — Delau-nay-Leroy. — Delporte. — Département deNisch (le sous-comité du). Serbie. — Département de Sonsonate. Salvador. — Département de Stoude-nitza (le préfet du). Serbie. — Descloix frères. — Dosmarets. — Desquesnes. — Dubois. — Dufour et Cie, T., Dezerces, successeur. — Durup. Emery. — Espinoza. Nicaragua. — Etablissement pénitentiaire. Serbie. m
- Fagioli. Italie, — Fex aîné, Bardoux. — Fonseca (de), François-Henri. Portugal. — Frissenberg.
- — Norvège. '
- Gascard’ et Cie. République Argentine. — Gato
- IJitaro. Japon. — Gerin. — Girard. — Gallo Ra-mataro. Japon. — Gomech Vidai. Mexique. — Gouvernement (le). République Sud-Africaine. — Gouvernement Chiapas. Mexique. — Gouvernement de la République de Paraguay. Paraguay.
- — Gouvernement de l’Etat de Campêche. Mexique. — Gouvernement de l’Etat Michoacan. Mexique. — Gouvernement de Yucatan. Mexique.
- — Gouvernement hawaïen. Hawaï. — Grandper-ret et Gauthier (Vve). Belgique. — Guez. Tunisie.
- Halboister frères. — Hamdo Itsuga. Japon. — Har-leux. — Haulet. — Hayaski. Japon. — Heller Baldiun Sonhe. Autriche-Hongrie. — IJelweh. Egypte. — Henneguy, — Henri. — Hinde and Son. Grande-Bretagne. Hotf. Nouvelle-Calédonie. — Florsey manuf. C°. Etats-Unis. — Hovan Ly. Cochinchine. — Howard Strop C°. Etats-Unis. — Hoad, J. Autriche-Hongrie. — Huchez. Ishioka. Japon.
- Jakobsen. Norvège. — Jeandel-Briquet. — Joed-dingslid, Nils-G. Norvège. — Joubert.
- Kataoka, A. — Japon. — Relier, Félix. — Kinser-vik. Norvège. — Kobayashi. Japon. — Kohler.— Korner. — Kostilkow, J.-N. Russie.
- Labalme.— Labriola frères. Italie. — Lam Tarn Da. Cochinchine. — Lanehero Uruguay. — Lee. Chili. — Ledouble. — Legavre fils. — Legrain. — Lenoir. — Levrier. — Li-sen-Lie et Cie. Chine.— Louchart.
- Maamar ben Mohamed. Algérie. — Mailly. — Maeva Té Oumeré. Tahiti. — Maire. — Marek. Tunisie. — Masson. — Mathieu. — Meinvielle.— Meyer. — Meyer, E. Danemark. — Ministère de l’agriculture et du commerce. Japon. — Mitani. Japon. — Montié. — Moreau, E. — More. — Mosca, Rafaël. Uruguay. — Murakami, J. Japon.
- — Murata. Japon. — Mishikava K. Japon. — Mussel.
- Ngugeu-Van-Cane. Annam. —Nishimura S. Japon. — Noël frères. — Notton.
- Overes, A. G. Pays-Bas.
- Pasteyer. — Péan, Jules. Pecquet. — Petit, L. —
- — Pham-Dinh-Tich. Annam-Tonkin. — Pham-Van-Cham. Annam-Tonkin. — Pham-Van-Giang. Annam-Tonkin.— Pham-Van-Tang, Annam-Tonkin. — Piard. République Argentine. — Pinkus, A. — Autriche-Hongrie. — Pinson-Foucard, Jules
- — Pizarro. Chili. — Planté. Cambodge, — Ples-
- sard. — Plessing. Chili. — Prangey.
- Quidet père et fils. — Quitte, P.-A.
- Rainfray. — Ravet. — Reinier — Roger. — Roux. — Ryckére (de). Belgique..
- Saito M. Japon. — Salvi y Don, Antonio. Espagne.
- Sarno, Luigi. Italie. — Sautet. — Savoie — Schmand. — Service local de Mayotte. Mayotte et Comores. — Shibata, Z, Japon. — Shinjo Japon- — Shiroyama. Y. Japon — Shoami. Japon — Société industrielle. Suisse. — Sugimoto. — Japon. — Suzuki. Japon.
- Talefi — Teng-Tchio-Yung. Chine. — Terzi, Piétro. Italie. — Tesson, V. — Thomain. — Thome et Cie; Algérie. — Tirot. — Tissier. — Tokio Choko. If ai Japon. — Nouvelle-Calédonie.
- Tzéroulnikoff, Jean. Russie.
- Uno A Mustonen et Cie. Grand-duché de Finlande. — Uyeda Sokuo. Japon.
- Van der Viene (Ve). Tahiti. —Van Balthoven et Gillot. — Vany frères. — Vallée, L. — Veil. Chili. — Vilcher y Cia, Federico. Espagne. — Vu-Van-Anch. Annam-Tonkin. — Vu-Van-Hii.• Annam-Tonkin. •
- Wada Schinabo. Japon. — Wegmann (Mme). Suisse. -
- Yamakita Gisabruo. Japon. — Ymaoka. Japon.
- Zelenin, A.-D. Russie.
- MENTIONS HONORABLES
- Akagawa. Japon. — Almeida. Guadeloupe. — Alva-rado. Vénézuéla. — Ama ben Ali. Algérie.— Amarben M’Hamed Saïd. Algérie. — Ardeshiret Biramji. Grande-Bretagne. — Armoing. Annam-Tonkin. — Asseier, Jean. République Argentine.
- Badomoff, G. Russie. — Bailet, J.-C. Etats-Unis. — Basabé. Bolivie. — Bascones. Guatémala. — Barbezat. Suisse. — Benoist. — Belkacem ben Taïeb. Algérie. — Benco. République Dominicaine. — Bernier. Guadeloupe. — Bény. Guadeloupe. — Blémont. — Bhumgara Framjee Pes-tonjee. Grande-Bretagne. — Bijex. E. Grande-Bretagne. — Boris frères. Brésil. — Bonnet aîné, Joseph. — Brunfaut, E. — Bunel. Guadeloupe.
- Ganquoin. Algérie. — Carvalho, A.-L. Brésil. — Champion. Norvège. — Cheliala. Algérie. — Cholleton, C. — Cie des Nouvelles-Hébrides. Nouvelle-Calédonie. — Collection de Kasan. Russie,— Collection de Jorjok. Russie. — Commission de l’Etat de Guzman-Blanco. Vénézuéla. — Commission de l’Etat de Bolivar. Vénézuéla. — Conquy aîné. Gabon-Congo. — Corbeires. Guadeloupe.
- Damour. — Dagestad, Norvège. — Delfolie. — De-revère (Mlle). Guadeloupe. — Desprats. — Déravin, C. Guadeloupe. — Déravin, L. Guadeloupe.
- — Diaz. Equateur. — Diem. — Dinzey (Mlle). Guadeloupe.
- Etablissement pénitentiaire à Belgrade. Serbie.
- Fabrique norvégienne de brosses et pinceaux. Norvège. — Ferhat ben Saïd ben Alsen. Algérie. — Fichu, A. Guadeloupe. — Flaecher. Suisse. — Frias y Bouvier. Espagne.
- Gabet. — Gavazza. Algérie. —r Giraudet. — Gibson (Mme). Tahiti. — Goldenthal. Roumanie. — Goto
- «(Kamataro). Japon. — Goto, Kitaro. Japon. — Galeefï, Nicolas. Russie. — Grunwald. Autriche-Hongrie. — Guiliana Gaspare. Egypte. — Guil-herme de Mattos. Portugal.
- Hadj ben Ahmed Lakhdar. Algérie. — IJanlo. Japon. — Hassell. Guadeloupe. — Hayès et Jean-neney. Nouvelle-Calédonie. — Hodge (Mlle). Guadeloupe. — Houette. Nouvelle - Calédonie. — Huynh van Loi. Cochinchine.
- Iusef. Tunisie. —Iwaï Jiro. Japon. *
- Jeannin. — Jischa. Autriche-Hongrie.— Joten. Norvège. — Joseph — José Piguerora. Nicaragua.
- Kato, Kikumatsu. Japon. — Kawanobe, Y. Japon.
- — Kilchmann et Cie. Suisse. — Kisiakine. Russie.
- — Koulebiakine, J.-P. Russie. — Kuchta. Autriche-Hongrie. — Kuroda. Japon. — Kutsutani. Japon.
- Labriola, Luigi. Italie. — Labriola, Mariano. Italie. — Lakhdar ben Ahmed. Algérie. — Lanzetti. République Argentine. — Larghero. République Argentine. — Larrea, Manuel. Equateur. — Lau-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- rent, E. Guadeloupe. — Lefauclieux. — Lessas-sier. — Llioest aîné. — Loubet. — Louvel. Mâamar ben Màamar. Algérie. — Markowitch. Serbie,— Magras. Guadeloupe.— Martinez. Chili.
- — Makeiï. Russie. — Marcliini. Italie. —.Martel.
- — MTIamed Naît M’Hamed Saïd. Algérie. — Mohamed ou Ali ben M’hamed Saïd. Algérie. — Mohamed ou Ali Naît Thiiîellah. Algérie. — Mohamed ou Châban Naît Thiffellah. Algérie.— Mohamed ou Salem Xaït El Houssin. Algérie.—Molina. Guatémala. — Mosca. Uruguay. — Mire frères. — Municipalité de Tecpam-Guatémala. Guatémala.
- — Mustapha ben Mansour. Tunisie.
- Xagao, Shengo. -Japon. — Xaritn. Japon. —Xaudin.
- — Xgueen van Ké. Gocliinchine. — Xg van La. Cochinhine. — Xg. van Me. Cochinchine. — Xg van Quan. Gochinchine. — Xg van Thu. Gochinchine. — Xg Nuan Phong. Gochinchine.
- Obradovitcli, Milovan. Serbie. — Odavitch, Lonka, Serbie. — Odsen, Sjur. Xorvège. — Ouematsu, I. Japon. — Ouled Sidi Aïssa el Adhab. Algérie. Palma. Chili. —Pecqueur. Gabon-Congo. —Pector, Désiré. Salvador. — Penaloza. Chili. — Pereira, Chili. — Perdrix. — Petit. — Pénitencier de S an-Salvador. Salvador. — Pénitencier de l’ile Xou. Nouvelle-Calédonie. — Pringault. Tunisie. — Proctor and C<l Grande-Bretagne.
- Reis junior (M. dos). Colonies portugaises. — Rijoff, Russie, — Ridderhjerta (Mile). Guadeloupe. — Roberts, Martin. Guatemala. — Robert. — Roe-ningen.
- Sahari Ôuled Braliim. Algérie. — Saïd ben Mohamed Arab. Algérie. — Saïd Naïd Kadi. Algérie.— Saint-Yves. Nouvelle-Calédonie. — Salmon. Tahiti. — Salem ben Areski ben Mohamed Arab. Algérie. — Savada, Z., Japon. — Serra, J.-C. Colonies portugaises. — Scherebler. Chili. — Scholaitch. Serbie. — Schléssinger (Mme L.). Salvador. — Schramm, H., Gottfried. Etats-Unis. Service local. Tahiti. — Stankovith. Serbie. — Staykovitcli. Serbie.
- Tamenaga, Kachiro. Japon. — Terzi, J. Italie. — Tématahi. Tahiti. — Tornborg, Cléopatra et Lu-cia. Roumanie. — Thomas. — Tokaretf, Russie. Tran Khat Can. Cochinchine.— Tran Van Thuan. Cochinchine. —- Tran Khae Can. Gochinchine. — Torrey et C°, J.-R. Etats-Unis. — Twedt, Johann. Norvège.
- Uyeda. Japon.
- Yandier. — Yille de Gotera. Salvador. — Yienot.
- Tahiti. — Ylaun. Guadeloupe.
- Walhl. Chili — Wolkoff. Russie.
- Xanthakis, M. Grèce.
- Yamoto Suhezo. Japon. — Yazowski, M.-O. Russie.
- GROUPE IV. — Tissus, Vêtements et accessoires Classe 30. — Fils et tissus de coton
- GRANDS PRIX
- Baranoff (Asaph) et Cie. Russie. — Baranoff (Compagnie de la manufacture Baranoff). Russie. Dollt'us-Mieg et Cie.
- Espana industrial (la). Espagne.
- Girard et Cie.
- Keittinger et fils. — Ivunz, Henri. Suisse.
- Parellada y Cia. Espagne. — Parmentier Van IJœgaerden et Cie. Belgique.
- Rylands et fils. Grande-Bretagne.
- Société anonyme de filature et filterie réunies. Belgique.
- Zahar Morozoff fils. Russie.
- médailles d’or
- Barlow et Jones. Grande-Bretagne. — Barrois, Théodore. — Boigeol frères et Varnod. — Bossut, Roussel et Cie. Belgique. — Boucard fils et Cie.-Cartier-Bresson (les fils de). — Claude Géhin (Vve). Cocquel et Cie. — Companliia de Fiaçao e Tecidos Lisbonense. Portugal. — Companhia da Réal fa-brica de Fiaçao de Thomar. Portugal. — Companhia Petropolitana. Brésil. — Cornet. Colonies françaises.
- Dechelette-Despierres et Champussy. — Desgené-tais frères. — Dewhurst, John, et fils. Grande-Bretagne. — Diermann fils et Cie. Belgique. — Dumortier-Guignet, Victor. — Dupuis, Merle*et Cie.
- Escandon. Mexique.
- Eabrica de Yecid et Rinc'h. Brésil. — Fauquet-Lemaitre, J.-Alfred.
- Garnier et Cie. Etats-Unis. — Gavito e hijo. Mexique. _ Géliofc. N., et fils — Gérard, Hilaire. Belgique. — Germain, Jules. — Gouvernement de l’Etat de Puebla. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Vera-Cruz. Mexique. — Gresland, Constantin. — Gros-Roman et Cie.
- Hartmann el fils.
- Karetnikolï et fils, A. Russie. — Konchinf, N.-N. Russie.
- Lemaitre. Lavotte et Cie.
- Madero y Cia. Mexique. — Manchon, Ernest, et frères. — Mercier et Cie. — . Mieg, Charles, et Cie. — Monckarnip, Philippe. Belgique.
- Poiret frères et neveu. — Poizat-Goquard.
- Rivero, Valentin. Mexique. — Roanne (Exposition collective). — Rondeaux, Henry.
- Sard y Cia. Espagne.— Société anonyme des filatures et tissages Pouyer-QuertieL ’— Société anonyme Florida. Belgique. — Société des manufactures d’indiennes de Kouvaïelï. Russie. — Société la Dendre. Belgique. — Svvainson, Birley et C°. Grande-Bretagne.
- Toffin, Louis, et Cie.
- Yandersmissen frères. Belgique. — Vincent, Ad., et Auge r-Vin cent. Belgique.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Alexandre et Schwartz. — Arano, Yinda, de Claudio. Espagne. — Atlantic Mills. Etats-Unis.
- Balny, Georges. Brésil. — Barron Forbes y Cia. Mexique. — Baudot, Jules et Cie. — Baudoin-Risler et Cie. — Beernaerts, EYdix. Belgique. — Béguin (Ve Paul). — Berger, Casimir. — Berger, Casimir et Cie. — Bezançon, P. et C. — Binder, G., et Jalla jeune. —Bluche, E., et Cie.
- — Bonnel, P.-Gustave. — Boutry-Donlers.
- Casabo y Cia. Espagne. — Cash, J. et J. Grande-
- Bretagne.'— Casse et Cie, A. Russie. — Catteau, Louis, Hassebroucq fils. — Chatelard père et fils.
- — Comité du district fédéral. Mexique. — Com-pagnia Manufacturé. Mexique. — Companhia da fabrica d’Algodoes de Xabregas. Portugal. — Companhia (Brazil industrial). Brésil. — Companhia Fiaçao Portunse. Portugal. — Conde, M. M. Mexique. — Cotonnière de Saint-Etienne.
- — Coulombe frères et Tautin.
- Debièvre, Anatole. — Decaudin-Béguin. — Derbe-neff, N-fbs, Russie.
- Erhard, Victor.
- Kessel et Milliat. — Filature d’Oisel (G. Leverdier).
- Fiers (La ville de). — Foray (veuve) et Girin. Géliot, Henri. — Ghilain frères. Belgique. — Gouvernement de l’Etat de Durango. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Michoacan. Mexique.
- — Gouvernement de l’Etat de San Luis Potosi. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Sinaloa. Mexique. — Grandisson e hijos. Mexique.
- Halbout et Cie. — Havnes, George. Grande-Bretagne. — Hemptinne (Jules de). Belgique. — Hey-gere, Camille et Cie. Belgique. — Hollins, William et Cie. Grande-Bretagne.
- Isabey et Cie. Belgique. — Isay, Bechmann, Zeller et Cie.
- Johnson, Jabez, Son, Allsop et G°. Grande-Bretagne. — Joùkoff, A.-A. Russie. — Juillard et Mégnin.
- Kahn,.A.-N., Lang et Cie. — Kœchlin, Fritz (les successeurs de). — Kœchlin, Georges et Cie.
- Lang (les fils d’Emmanuel). — Lecomte, Nicolas. — Lecomte, Charles, et Duchemin père et fils. — Lehujeur, Jules. — Lemaistre frères. — Lung, Albert.
- Maciel, D. Mexique. — Manchon, Albert, Lemaître et Cie. — Matienzo, Jean'. Mexique. — Meunier et Cie. — Michelez fils aîné et Plessier. — Musée colonial de Lisbonne. Portugal.
- Pariot et Ray. — Pawloff, S.-P., Russie. — Pelaez, Pedro. Mexique. — Peters, J.-V. — Poizat frères. Remy-Yon. Ernest. — Retzina frères. Grèce. — Rincon Gallardo, P. Mexique. — Rivière et Cie.
- — Rossignol et Hamelin. — Rubio, Carlos-M. Mexique.
- Salez Ferez. Vénézuéla. — Sanchez Guillermo. Guatemala. —. Sapin fils, Gustave. — Schick et Oestreicher. Autricne. — Schlumberger, Steinen et Cie. — Sebixefï. Russie. — Société anonyme des filatures de Laval. — Société cotonnière de Saint-Etienne-de-Rouvray. — Société des manufactures d’Yassouninsky. — Stackler, H. — Su-' naga, Y. Japon. — Suzor, Ferdinand.
- Tour on, E., et Cie.
- Viarmé, L., Frings et Cie. — Voigt, Emile. Walter-Seitz. — Westphalen-Lemaistre. — Wild, Nicolas, et frères. Belgique. — WillimanticLinen et Cie. Etats-Unis. - '
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Agathoolis, C.-P., et Cie. Grèce. — Alexandroff frères. Russie. — Anhaya et Cie. Brésil. — Arizpe, F., y Ramos. Mexique. — Association industrielle portugaise, à Lisbonne. Portugal. — Azucena, Pedro. Salvador.
- Bahia et Genro. Portugal. — Blaudelz et Millerot.
- — Bonfim. Brésil. — Bresson, Edouard. Calogeropoulo. Grèce. — Chagué, Maurice et Cie.
- — Charpentier, Amédée, et Rémy. — Chauvin, Baptiste. — Clément et Chamrion. — Collette fils et Mouquet. — Comité local de Pondichéry. Inde française. — Commission centrale de la province de Minas Géraes. Brésil. — Commission de l’Etat de Andes. Vénézuéla. — Gompania de L. Hemajac. Mexique. — Compagnie manufacturière de Salgueiros Portugal.— Coaleru, Chatel et Cie.
- Davila Hoyos. Mexîque. — Defrennes-Duplouy frères. —"Derbenelf,. P.-T. Russie.
- Etheguien. Mexique. — Exposition du roi de Siam. Siam. — Exposition collective de la Tunisie. Tunisie. — Exposition de l’Inde française. Inde française, — Exposition permanente de la Guyane. — Exposition permanente du Sénégal. Sénégal. .
- Faure-Beaulieu. — Fleurot et Cie. — Fokine, N.-X Russie.
- Galland, Gustave. — Gatuellas y Pascuet. Espagne. — Geistodt-Kiener et Cie — Georges Edouard, — Gonzalès, E. Mexique. — Gouvernement de la République du Paraguay. Paraguay. — Gouvernement de l’Etat de Yucatan. Mexique!
- Hantz Nass.
- Jansen en Tilanus. Colonies néerlandaises. ______
- Juan (Heredos de Yicente). Espagne.
- Kariakina (les héritiers de) E.-S. Russie. — Kœhl et Cie. — Kralingsche-Katoen My. Pays-Bas.
- Labzin, J.-J. Russie. — Lavallard et Cie. — Le-
- normand, G. — Lezin Barousse. Mexique. _______
- Libertad D. Davila. Mexique. — Loyand, Auguste.
- Magat frères. — Maréchallat et Mercier.— Mariani José. Portugal. — Melcheis. Mexique. — Millet’, J.-Victor. — Morcel, Lepetit et Cie. — Mouret-Demoncheaux, L.-Octave. — Musée industriel et commercial de Porto. Portugal.
- Naton-Demonceaux. — Negrette, Martinez-F. Mexique. — Novikoff, A.-N. Russie.
- Otto Vogau. Russie. — Ouvroir d’Athènes. Grèce.
- Redo, Joaquin. Mexique. — Requebœuf, Constant. Rigaut, Ad. et E. — Roeder, Gustave. Japon.
- San Cayetano. Mexique. — Sénégal. Colonies françaises. — Simonara. Japon. — Sini, J.-M. Mexique. — Stricker et Siem. Suisse.
- Taditch (Mme Ann.a). Serbie. — Thuillier-Desma-rest. — Trianti fils. Grèce. — Tunisie (Exposition collective). Tunisie.
- Valle (F. de). Mexique.-— Van den Bemben, J.B. Belgique.
- Zorilla, I. Mexique.
- Witz et Esstinger. France,
- MENTIONS HONORABLES
- Amady Natago. Sénégal. — Associaçao Fraternal de fabricantes de Tecidos. Portugal. — Avilo. San Salvador.
- Barbosa, C.-G. Portugal. — Bascheseiseaisha. Japon. — Beltrami, Eug. Grèce.
- Cantzourou, Athina. Grèce. — Caramanos, S. Grèce. — Caramouza (Mme Irène). Grèce. — Ca-rantzis, D. Grèce. — Commission coopérative de Quito. Equateur.— Costa, Jaoquin Martins d’Oli-veira. Portugal.
- Daoûssi (Mme Théodora). Grèce. — Département de San Salvador. Salvador. — Département de de San Vicerfie. Salvador. — Direction des prisons, à Pojarevatz. Serbie.
- Enriquez, W. San Salvador. — Eugenoula. Grèce. Exposition collective d’ispahan. Perse.
- Ferreira, Carlos da Silva. Portugal.
- Geortzi (Mme). Grèce. — Ghougas. Perse. — Godde, Albert. — Gouvernement del’Etat de Guanajuato. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Guerrero. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Oaxaca. Mexique. — Ginglanesco, Elisaveta Toma. Roumanie. — Guèdes et Cie, Manoel. Brésil. — Gui-maraes, Antonio da Costa, fils et Cie. Portugal.
- Haiel frères.
- Joannidou (Mme Sophie). Grèce.
- Karstin et Hadlich.Brésil. — Kuwada. Japon.
- La Providencia. Mexique. — Leduc et Remy.
- Maglivera (Mme Georgette). Grèce, — YÎitsena. Mizota. Japon. Municipalité deVragna (La). Serbie. — Moraïti. Grèce.
- Okada, Jiutaro. Japon. — Ouvroir de Poros. Grèce.
- Palacios. Equateur. — Pellegrin (Mme). Algérie. — Perrin fils. — Pliloundra, Paraskevi. Grèce.— Province de Hanoï. Annam-Tonkin. — Province de Muong. Annam-Tonkin. — Province de Son-tay. Annam-Tonkin.
- Richard. Perse. — Rindin, J. Russie.
- Sacca (Mme Irène). Grèce. - Sarli, Théodora. Grèce. — Sawaï, Katsujiro. Japon. — Schlessin-ger (Mme). Salvador. — Société pour l’instruction du peuple. Roumanie. — Stfanoula. Grèce.
- Tokuhara, Sataro. Japon.
- AVilmot et Cie, Clémence FI. Brésil.
- Yusef Gerbi. Tunisie. — Yusef, S.-M.-Haïat. Tunisie.
- Classe 31. — Fils et tissus de lin, de chanvre, etc.
- Casse, J., et fils.
- Liniticio et Canapificio nazionale. Italie.
- Morel et Verbeke. Belgique.
- Rey aîné, Belgique.
- Société anonyme La Lys. Belgique. — Société anonyme de Pérenchies. France.
- York Street Flax Spinning Cie. Grande-Bretagne.
- MÉDAILLES D’OR
- Bertrand, Edmond. — Brémond fils. — Bricout-Molet et fils.
- Carmichael frères et Cie. —• Cauvin-Yvose, E., petit-fils. — Chambre de commerce d’Armenüè-res. — Comité linier du Nord. — Crespel et Des^ camps.
- Deblock, D. — Demidofï, W.-F. Russie.- — Deneux frères et Cie. — De Smet et IJhanis. Belgique. — Droulers-Yernier, P.-Charles.
- Filature de lin d’Essonnes.
- Garnier-Thiébaut frères. — Gralry et Cie. — Guil-lemaud aîné.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Henzé, Goury et Le Roux.
- Janvier père-et fils et Cie.
- Kyd frères.
- Lambin, Ignace. — Laniel père et fils.
- jMahieu, Auguste. — Ménard, Antoine. — Meunier et Cie..
- Nicolle-Verstraëte, Ernest.
- Parmentier, P., èt Cie. Belgique. — Poucliain, Victor.
- Ramie. française. — Renshaw and C° limited. Grande-Bretagne.
- Société linièrë gantoise. Belgique. — Société de la manufacture linière Sidorotï, S. Ptussie.
- Turpault, A.
- Union linière du Nord.
- Yillard, Castelbon et Vial.
- MÉDAILLES d’ARGENT
- Alafousofï, I.-J. Russie.
- Bec-k père et file. Belgique. — Benoit, Albert. Belgique. — Bisson et Guilbert. — Bonassieux fils.
- — Brunet y Serrât. Espagne.
- Casais J. Espagne. — Chaplet fils et Pivert. — Chapon frères. — Costa Guimaraes, (Antonio da) fils et Cie Portugal. — Cousin frères. — Crépy fils et Cie. — Crespel, V.-C. et fils.
- Devos frères, -f- Dickson et Cie. — DrieuxV. et Cie. — Duhamel Léon.
- Exposition permanente des colonies. Colonies.
- GaveJle-Brierre. — Gavelle Hall et Cie. — Govaert frères Belgique. -, :-
- Huret-Lagache et Cie.
- Island Spinning C°. Grande-Bretagne.
- Japon (collectivité). Japon.
- Lefebvre, Alexandre.— Lheureux fils, Eugène.
- Mamouaka. Colonies. — Marques, Garait y Cia. Espagne. — Migeon jeune, P.-Lucien.
- Niquet, Isaïe.
- Ouvrard, Calixte.
- Raes, J., La Flandre. Belgique. — Ravinet, A., Grysey, E. et Cie. — Robinson et Gleaver, Grande-Bretagne.
- Saint-Léger, Victor. — Samson, Jean. — Scrive frères. — Service local de Nossi-Bé. Colonies. — Simonnet, Camille. — Société générale de la Ramie. — Société anonyme linière de Courtrai. Belgique. — Société anonyme linière de Saint-Léonard. Belgique. — Société anonyme linière, Saint-Sauveur Belgique.
- Ullathoïh and C°. Grande-Bretagne.
- Yaneauwenberghe, C., Davenport, S., et Cie. —Van Gheluwe-Lefèvre. Belgique.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Association de femmes à Belgrade. Serbie. —Association de femmes à Nisch. Serbie. — Association linière. Belgique.
- Collège de la Régénération. Portugal.
- Darras frèrés. — De Kien, Léonard. Belgique. — Desmazières. Louis. — Dierkéns Verschorre, O. Belgique. — Donegal Industrial Fund. Grande-Bretagne.
- Lambin. Auguste. — Lanes. J.-Edmond.
- Oberlaender, F.-M. Autriche. — Oliveira-Costa (Joaquim-Martins d’). Portugal.
- Planteydt, P. Pays-Bas.
- Service local de Mayotte. Colonies.
- Vancauwenherghe, A., Seys, E., Snowden, W.
- Wautebs, Descamps, Rit ter et Cie (Société linière athoise). Belgique.
- MENTIONS HONORABLES
- Association collective. Serbie.
- Brésil (collectivité). Brésil.
- Collectivité du Nicaragua. Nicaragua.
- Dierman fils et Cie. Belgique.
- Etats-Unis d’Amérique (collectivité). Etats-Unis.
- Herederos de Juan Vicente. Espagne.
- Mashi-Boseki-Kaisha. Japon. — Mexique (collectivité). Mexique. — Musée commercial de Porto. Portugal.
- Leite, Rodolphe. Portugal.
- République de Saint-Marin (collectivité). Saint-Marin. — Roumanie (collectivité). Roumanie.
- Service local du Gabon et du Congo. Gabon-Congo.
- — Sirot. Inde française. — Syndicat commercial du Pirot. Bulgarie.
- Classe 32. Fils et tissus de laine peignée fils et tissus de laine cardée
- GRANDS PRIX
- Associacion des fabricantes de Sabadell. Espagne;
- Bellest, E., et Cie. — Breton, L., et fils.
- Chambre de commerce de Roubaix. — Chambre de commerce de Tourcoing.
- Exposition collective de draperies viennoises. — Exposition des fabricants' de drap de la ville de Sedan.
- Grandjean, A., et Cie.
- Leclerc, Dupire.
- Simonis. Iwan. Belgique. — Société du commerce et de l’industrie lainière delà région deFourmies.
- Tabourier, Bisson et Cie.
- MÉDAILLES D’OR
- Aiba, La Source et Puech, A.— Allari et Cie, Léon. Antoine, H.-C.
- Belin. Ch. et Cie. — Berjonneau-Demar. — Biolley frères. Belgique. — Bon voisin fils. Belgique. — Bossuat et Gaudet. — Buirette-Gaulard.
- Carissimo, Florent et Henri. — Colectividad de fabricantes de Tarrasa. Espagne. — Gommuneau et Driard.
- Demuth, Antoine et fils. Autriche. — Demachy et Sellière. — Dietscli frères. — Dumortier-Guignet. Elie, Franchet et Cie. — Exposition collective des fabricants de couverture de la ville d’Orléans. — Exposition collective du gouvernement de Tunisie.
- Foster, John, et Son. Grande-Bretagne.—Fraenckel-Blin.
- Gamounet-Dehollande. — Garot, L. et J. Belgique.
- — Gonzalez Eusebio. Mexique. — Goujon et Bourgeois.
- Henrion, J.-J. Belgique. — Holden, Jonathan. Lecorneur et Olivier.— Lejeune-Vincent, H.-J. Belgique. — Lejeune, Léon. Belgique.— Lieutenant, Henri. Belgique.
- Marling et Cie. Grande-Bretagne.— Marteau frères.
- — Masse, Paul. — Masurel, François. — Michaï-lofï et fils. Russie. — Michau, Th., et Cie. — Michel et Bureau fils. — Montagnac (E. de) et fils.
- — Motte, Alfred, et Cie.
- Noirot, Janson et Cie.
- Olombel, Philippe.
- Pâté frères. — Peltzer et fils. Belgique. — Poiret frères et p^veu. — Pollet, César et Joseph. — Poullot, J. — Prat, Adrien. République Argentine. Prinvau.lt, Raynald.
- Reyrel et Cie.— Rodriguez y hermano. Espagne.
- — Rousseau, Jules. — Roussel, F. père et fils. Schwartz et Cie. — Société anonyme de Loth. Belgique. — Stackler, Ch.-L.-Joseph.
- Tasté, Jean. Belgique. — Ternynck frères.
- Valluit, Pascal, et Cie.
- Walbaum père et fils et Desmarets.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Adeline Neveu. — Apperly, Curtis et C°. Grande-Bretagne. — Aubin, Sauvage et Cie. Belgique. Benoist et Cie. — Bernier, L. et Cie. — Bisson, Sa-vreux et Fromont.— Blais-Mousseron, — Bloch, Justin. — Ronnier jeune et fils. — Boudou. — Boulet et Lecerf. — Bourgeois frères. — Boutiou-guine, K. J. Russie. — Burdy, Jean.
- Campos Mello et Irmâo. Portugal. — Canthelou, Albert. — Ghatten et Blanjean. Belgique. — Ched-ville, Désiré, — Clarenson et Lebret. — Collectivité des Etats-Unis. Etats-Unis. — Colliard, Ch.
- — Comité du district fédéral. Mexique. —Compagnie de lainages d’arroios, Lisbonne. Portugal.
- — Compagnie de lainages de Campc-Grande. Portugal. — Cottereau. Albert.
- Darimont et frères. Belgique. — David-Labbez (les fils de). — Delahaye, Jules. — Desse, Jonquoy et CD: — Duché, G., et Cie. — Duesberg et Cie. Belgique
- Elaui-ne fils, Fedor. Russie. —Exposition collective de Mazamet.
- Fabrica La Fronteriza. Mexique. — Flament, Ch., et fils. - Florin, Aug., et fils. — Fornells y Com-pania. Espagne. — Fortin, Eugène.
- Garvie et Deas. Grande-Bretagne.— Gasse frères.— Geoffroy Castanet et Cie.
- Hamelle David et'Cie. — Héloin, H. — Pliroux-Du-pont. — Hospice des enfants de Zacatecas. Mexique. — Hubinet, Louis.
- Lecallier (Ve) et fils. — Lecomte, Alfred et Cie. —
- : Lefebvre, Aimé, et Cie. — Lesser et Garnier. — Levent-Frenoy, Ludwig et Cie. — Longeon-Mutel. Ministère de la guerre. Japon. — Mommers, Chrétien et Cie. — Moumal, Jean. Belgique.'— Mu-riedas hermanos. Mexique.
- Naude, D. — Niquet, Ernest. — Nouvion-Jacquet. Olivier, Philogène. — Oudin, Albert, et Cie. Belgique .
- Petit et Follet. Belgique. — Pollack, Frédéric. Autriche .
- Richard, Jules.
- Sagehomme-Debaar. Belgique. — Sala hermanos. Espagne. — Salvanos hermanos y Busquets. Espagne. — Shnyder, J.-J., AVaedensweii. Suisse.
- — Société anonyme de tissus de laine des Vosges. /
- — Société Franco-Belge de Santiago. Chili. — Stansfield, Brown and C°. Grande-Bretagne. — Stavaux, Clovis.
- Tournier, Jules et fils. — Trotry et Trotry-Latouche fils.
- Vaillant et Ve Pruvot. — Veiga,_ José-Mendès. Portugal. — Vilcoq et fils. — Voingt, Em. Eoos, F. et G. Belgique. Voos, J.-J.
- Windish-Roberto. Mexique.
- Zaccour, Mohammed ben. Tunisie.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Achem Zarrouck. Tunisie. — Alçada et Mouzaco. Portugal. — Alcaz, Roumanie. — Antonio Luna. Mexique. — Armitage frères. Grande-Bretagne. Barbonchi frères. Tunisie. — Béraud. Pays-Bas. — Berne, J.-M. — Boudier et Petrequin. — Brossel Jean.
- Casabo y compania. Espagne. — Collectivité de la Bolivie. — Collectivité de Guatemala. — Collectivité de l’Equateur. — Collette fils et Mouquet. —
- Commission auxiliaire de la République Argentine. — Costa, Antonio-Augusto-Lopez da. Portugal. — Couchot jeune (Ve) et fils.
- Delaunay etPingault. — Delbez et David fils. Belgique. — Duez et fils. Belgique.
- Elaguine, A. et fils. Russie. — Escara y Paulina et Secundina. Chili.
- Fabrica de Técidos do Rinck. Brésil.—Fonchamps, Pierre. Belgique.— Fontanals Armengol y Jover.
- , Espagne. — Frédet-Magnin.
- Grisay, Adolphe.
- Herederos de Yincente, Juan. Espagne. — Hunt et Winterbotham. Grande-Bretagne.
- Legris père et fils et Morel. — Llacuri frères. Mexique. — Lemaire et Mention. — Letona et Cie. Mexique. — Lèvent, Deflandre et Gortaillod. — Lopez, Hijos de José R. Espagne. Machkowsky, J., et fils. Russie. — Magne, Emile. Algérie. — Maistre, Jules. — Malbran, Manuel. République Argentine. — Martinel frères. — Matwïeff, J.-M., fils et Cie. Russie. — Mély père et fils.
- Prats e hijos. Espagne. — Porter, H.-G, and C°, Grande-Bretagne.
- Rodriguez, Ulpiano. Espagne. — . Roestenberg, Pierre. Belgique. — Rogeiro, José-Rodrigues. Portugal.
- Saddock Tamar. Tunisie. — Salomon, J.-L. Autriche. — Salvado e Llorens, Miguel. Espagne. — Samson-Lepesqueur fils. — Sapojkoff, N.-J., fils. Russie. — Savoye et Cie.
- Tanquart-Dugué, Pénicaud et Cie. — Tirard et Quinton.
- Valentin-Goulley et Soément. — Vitalis frères. Zimmermann et Berger.
- MENTIONS HONORABLES
- Andrefï (les héritiers dé J.). Russie.
- Balthazar (Gregorio). Portugal. — Bonnaud, Moïsé. Carter, John and C°. Grande-Bretagne. — Ghauf-fert et Cie. — Collectivité de draperies communes de Serbie. Serbie. — Collectivité de Roumanie. Roumanie.
- Dames de Belgrade. Serbie. — Delos, Jules fils. Egorofï, J.-E. Russie. — Exposition collective de couvertures de Grèce. Grèce.
- Galleguillos frères. Chili.
- Hernandez (Juana de). Chili.
- Kleiber, J.-K. Russie. — Kretowa (Mme D.-J). Russie.
- Legendre, Mahieux et IJennequin. — Leroy frères et Cie Belgique.
- Méquesse, Louis. Algérie. — Mohammed-Chemad.
- Tunisie. — Munch frères. Serbie.
- Pecquin, Léon.
- Rogojnikoff (Mme M.-J). Russie..
- Sagehomme fils. Belgique. — Serwir-Byron et Cie. Belgique. — Si el Hadj bou hafs ben Mansour ben IJabid.
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- Les cours de la rente française se tassent depuis deux jours. Le 3 0(0 revient à 87 42. Cette réaction est motivée par les réalisations des acheteurs. On ira sans doute ainsi jusqu’aux environs du cours de 87 francs, puis la campagne de hausse recommencera sur des cours bien consolidés.
- Pour lTtalien, c’est tout le contraire qui se produit. On monte, par ce que les vendeurs à découvert, voulant encaisser leur bénéfice, rachètent; quand les rachats seront terminés, la baisse reprendra ses droits.
- C’est demain la clôture de la souscription à l’emprunt Brésilien 4 0 b chez MM. de Rothschild frères. On prévoit un très grand succès.
- La Banque de France faiblit à 4190. La Banque de Paris monte à 850. Le Crédit foncier est à 1325, le Suez à 2345.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Vendredi 11 Octobre 1889
- 2* Série. — N° 148.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
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- — 5 »
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomjield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière Heure. — Echos. — Les Plumes métalliques. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses (Suite). — La Bourse. — Annonces et rédames.
- Voir à la 4e page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
- FAÇADE DU PAVILLON DE LA PRINCIPAUTE DE MONACO AU CHAMP DE MARS
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Les derniers jours de l’Exposition sont comptés et le glas funèbre va sonner pour elle dans quelques semaines.
- Eli bien ! plus ce triste moment approche, moins on peut s’y résigner; on ne peut se faire à l’idée de .voir disparaître cette ville enchantée, ces pavillons étincelants, tout ce décor féerique, qui aura fait l’admiration de l’univers pendant six mois.
- Il nous reste heureusement une planche de salut : c’est la loi Frébault. On se rappelle que cette loi, votée dans les derniers mois de la législature qui vient de finir, prescrit la conservation du palais des machines, de la galerie de trente mètres, du dôme central et des deux pa-. lais des beaux-arts et des arts libéraux; c’est à dire qu’on laissera debout les édifices qui, au Champ de Mars, ont une véritable valeur artistique.
- Mais, voilà que bien d’autres édifices sont pris de jalousie : ils ne veulent pas mourir, eux non plus, ils veulent survivre à la grande fête internationale.
- C’était fatal.
- Aussi, dans ce but, il vient de se constituer à l’Exposition un syndicat chargé de porter ses vœux à l’administration supérieure, afin d’obtenir plus encore que ce qu’a obtenu M. Frébault à la Chambre.
- Nous ne pouvons encore aujourd’hui donner l’énumération complète des constructions que l’on voudrait faire conserver ; mais on parle déjà de la rue du Caire et de quelques palais, échelonnés le long de l’avenue de Suffren.
- Vous verrez, avant qu’il soit peu, que d’autres demandes seront encore introduites ; de la sorte, puisque le parc central et la Tour Eiffel sont aussi certains du salut, on peut dire que toutes les parties capitales de l’Exposition de 1889 seront sauves.
- A
- On se souvient de l’idée de la foire de Paris, qui a été lancée, il y a quelques mois, par M. Sandoz, à la fm d’un banquet présidé par M. Y ves Guyot; il s’agissait d’établir périodiquement au Champ de Mars une sorte de pendant aux grandes, foires de Leipzig et de Nijni-Novo-gorod.
- Le Figaro, — et nous sommes de son avis, — ne croit pas qu’une foire semblable à celles que nous venons de nommer, ait une chance de succès à Paris, et voici ce qu’il propose :
- « Pourquoi, dit-il, n’installerait-on pas au Champ de Mars, dans les palais qui y doivent être conservés, une Exposition véritable, mais de dimensions modestes, et qui serait comme le « bilan » des découvertes, des inventions, des idées et des œuvres de l’année, mais de l’année seulement ?
- « Imaginez ceci : une exposition dont l’originalité consisterait en ce que toute œuvre ou tout produit dont l’acte de naissance daterait de plus de douze mois, y serait arrêté à la porte, et considéré comme caduc. Par contre, il faudrait qu’on trouvât là, méthodiquement classés tous les produits d’invention neuve, . toutes les applications à peu près inédites de la science à l’industrie, toutes les créations et toutes les innovations de l’année, en quelque genre que ce fût : les nouveaux outils, les Nouveaux remèdes, les nouvelles modes, les nouveaux livres... La peinture et la sculpture ont, au Palais de l’Industrie, leur Salon annuel : désormais, les arts libéraux, la mécanique, l'industrie auraient leur
- Salon aussi, ouvert chaque année au Champ de Mars.
- « La voilà, ce me semble, la vraie foire de Paris !
- « Les Expositions universelles, organisées de loin en loin à grands frais, comme celle de 1889
- — sur une étendue de soixante-dix hectares! — ont un inconvénient, qui résulte de leur grandeur même : c’est qu’il se trouve trop de choses. Elles sont un éblouissement et un ahurissement pour les yeux et pour l’esprit. Tout s’y accumule et tout s’y confond : le rétrospectif avec le moderne, l’idée d’il y a cent ans avec celle d’hier. Beaucoup d’inédit, sans doute ; mais où commence et où finit l’inédit, et à quels signes le reconnaître?
- « Une partie des richesses que le public est allé admirer à l’Exposition depuis cinq mois, et sur lesquelles le jury a fait pleuvoir ses trente-trois mille médailles, ne sont que des rééditions
- — même pas toujours « augmentées et corrigées »—- de chose déjà vues... et déjà primées en 1878. Comment se débrouillera, parmi ce chaos, celui qui visite l’Exposition, non pas en simple badaud, mais en observateur studieux et attentif, — avec le dessein de comprendre ce qu’il voit, et par exemple, de mesurer, dans telle ou telle branche de l’activité sociale, le chemin parcouru depuis dix ans ?
- «Il nous semble que l’avantage d’un «Salon » annuel des Arts libéraux, de l’Industrie et des Sciences serait justement de présenter un objet défini à la curiosité des hommes d’étude, et en même temps d’offrir aux amateurs intelligents la jouissance d’un spectacle plus simple, et, par cela même, plus suggestif que ne l’est ordinairement celui d’une grande exposition décennale. >;
- Voici un projet, certainement très intéressant à examiner, mais où nous ne sommes plus tout à fait de l’avis du Figaro, c’est quand il demande la fermeture au 31 octobre.
- Le 6 novembre nous est dû, absolument dû, et nous insistons énergiquement pour l’obtenir.
- DERNIERE HEURE
- La fermeture
- A dater d’aujourd’hui 10 octobre, le canon de la tour Eiffel tonnera une demi-heure plus tôt : à cinq heures au lieu de cinq heures et demie.
- C’est donc à partir de cinq heures que les deux tickets, prix d’entrée du soir, seront exigés; à partir de cinq heures également les galeries seront fermées.
- Le prix Osiris
- Hier, devant le comité de la presse, réuni sous la présidence de M. Hébrard, M. G. Simon a lu le rapport qu’il avait été chargé de rédiger sur le prix Osiris.
- Le comité, après une assez longue discussion, a adopté la répartition proposée. Les 100,000 fr. de M. Osiris seront donc distribués comme nous l’avons déjà fait connaître, savoir : .
- 20,000 fr. à M. Dutert, 15,000 fr. à M. Conta-min, 15,000 fr. à partager entre les cinq autres ingénieurs qui ont collaboré à la galerie des machines, 50,000 fr. à répartir entre les ouvriers qui y ont travaillé.
- AI. Dubar, directeur de Y Echo du Nord? a émis la proposition de distribuer une médaille commémorative à tous les collaborateurs du palais des machines, proposition qui a été acceptée.
- Au palais des machines
- Hier, vers cinq heures, le volant d’une des machines à vapeur qui, distribuent,la force motrice dans le groupe 6 s’est brisé, projetant avec
- une force excessive un éclat pesant 80 kilogrammes.
- Par bonheur, l’énorme masse de fonte rencontra une des colonnes du pont roulant, qui l’arrêta net dans sa course, non sans être sérieusement détériorée.
- Personne n’a été atteint, mais c’est miracle, car à ce moment la galerie des machines regorgeait de curieux.
- Les réparations nécessaires ont été faites immédiatement et aujourd’hui le pont roulant marchera comme de coutume.
- Départ des Marocains
- L’ambassade marocaine, qui quitte Paris aujourd’hui, a rendu hier matin visite à AI. Spuller.
- Elle a remercié le ministre des affaires étrangères de l’accueil sympathiquement cordial dont elle avait été l’objet en France.
- L’Ode Triomphale
- JJ Ode triomphale de Mlle Augusta Holmès sera exécutée, pour la sixième fois, dimanche prochain au Palais de l’Industrie, au bénéfice de l’œuvre de l’Hospitalité de nuit. La solennité aura lieu dans la journée.
- Les Croix
- Le Conseil des Ministres s’est occupé hier des décorations qui seront décernées pour les différents ministères, à l’occasion de l’Exposition.
- La distribution n’en sera faite qu’après la clôture de l’Exposition, dans le courant de novembre.
- JS O 3E3C O S
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 117.126
- A îa Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage.......;........ 7.188
- Du 1er au 2me. . . ........ 4.580
- 2e étage direct............. 2.313
- Du2e étage au sommet... 3.747
- En tout................ 17.823
- Aux Beaux-Arts
- Contre-ordre vient d’être donné à la résolution qui avait été récemment prise et portant qu’aucun cartel de récompense ne serait placardé dans la section française du groupe I (beaux-arts). Les intéressés peuvent être rassurés. L’administration vient de commander les cartels nécessaires et ceux-ci seront apposés prochainement au bas des ouvrages récompensés.
- Les théâtres pendant l’Exposition
- Nous sommes entrés dans la période des statistiques, et les amateurs de chiffres ont de beaux jours en perspective. Nous savons déjà, ou à peu près, ce que l’on a mangé et bu à Paris pendant ' l’Exposition, combien de voyageurs ont roulé en chemin de fer, combien ont passé la Manche ou l’Atlantique. On nous apprend aujourd’hui à combien se sont élevées les recettes des théâtres au cours des cinq premiers mois, et, si nous en croyons les chiffres, MM. les directeurs n’auront pas à se plaindre de l’Exposition.
- Il résulte, en effet, des sommes encaissées par nos diverses scènes parisiennes, que les théâtres de Paris, établissements, concerts, etc., ont perçu, pendant les cinq premiers mois de l’Exposition, une somme supérieure de dix millions à celle encaissée pendant la période correspondante de 1888.
- Et dire que, parmi ces théâtres favorisés, il en est dont les directeurs protestaient au lendemain ’ de l’ouverture de l’Exposition, contre l’attraction qu’exerçaient sur la population de Paris les merveilles du Trocadéro et du Champ de Mars, et proposaient de soumettre au gouvernement une pétition tendant à obtenir la fermeture de l’Exposition le soir !
- Au collège Ilollin
- •Le collège Ptollin, dont tout le monde a admiré les plans et les travaux dans le pavillon de la villa
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- de Paris, vient de remporter un très beau succès ; il a fait recevoir quinze élèves à l’Ecole polytechnique.
- Ce succès est d’autant plus remarquable que ces quinze élèves font partie d’une classe de trente-cinq élèves dont vingt avaient été admissibles.
- Concours de beauté
- Dans le concours de beauté qui doit avoir lieu le 20 octobre, à Neuilly, rue d'Orléans, n« 8, chaque visiteur recevra, en entrant, un bulletin de vote et élira la beauté de son choix.
- Voilà une idée au moins originale !
- Les concurrentes doivent être âgées de dix-sept ans au moins et de trente ans au plus. Il sera donné aux lauréates des bijoux de valeur et des prix en argent variant de 500 à 5,000 fr.
- Lettre de M. Co a tamia
- M. lourde, président d’honneur du syndicat de la presse, vient de recevoir la lettre suivante :
- « Monsieur,
- « Je suis profondément reconnaissant au comité de la presse du témoignage de haute estime qu’il a bien voulu nous donner, à mes collaborateurs et à moi, en nous associant dans le partage du prix que M. Osiids, obéissant à un sentiment d’ardent patriotisme, a créé pour l’œuvre d'art la plus remarquable de l’Exposition.
- « Mais vous voudrez bien me permettre, tout en vous exprimant ma gratitude, de vous faire remarquer que le rôle de calculateur attribué aux ingénieurs dans la plupart des notes parues dans les journaux ne représente cju’une faible part du concours que nous avons- donné à l’établissement de cette construction.
- « M. Alphand, noire chef éminent, et qui a dirigé, suivi et fait converger les efforts de ses nombreux collaborateurs vers l’immense succès obtenu par son œuvre, a seul l’autorité d’attribuer à chacun la part prise dans ce succès ; mais, sans chercher à établir ce partage, je crois pouvoir dire que mon service, qui, entre attires attributions, avait à étudier les conditions de résistance, d’établissement, de construction à l’atelier et de montage de toutes les pièces composant les parties métalliques des differentes constructions de l’Exposition, a rempli de son mieux toutes ces obligations pour le palais des Machines comme pour les autres palais et que j’intervenais dans l’exécution de ces différents travaux non pas seulement comme calculateur, mais comme ingénieur-chef des constructions métalliques.
- « Veuillez agréer, etc.
- « V. Conta min. » Toujoursi les mécontents
- Le service de l’inspection a dû, hier encore, requérir les commissaires de police de l’Exposition pour faire enlever quelques pancartes d’exposants mécontents.
- L’administration est décidée à prendre des mesures rigoureuses contre les auteurs de ces pancartes, dont les protestations, qui ne peuvent du reste aboutir à aucun résultat, occasionnent des rassemblements dans les galeries et empêchent la libre circulation des visiteurs.
- LES PLUMES MÉTALLIQUES
- La plume métallique est d’invention relativement récente. Méconnue à ses débuts, et d’ailleurs d’un prix peu abordable, puisqu’elle valait 1 fr. 50 et même davantage la pièce, ce n’est que vers 1840 qu’elle a commencé à s’introduire dans les usages. A cette époque, les manufactures anglaises avaient le monopole de cette industrie.
- La maison Blanzy, Poure et Gie, fondée en 1846, fut la première qui s’établit en France en concurrence directe avec celles de Birmingham.
- Les résultats de cette fondation sont énormes, si l’on considère que bon an mal an, nos exportations de plumes métalliques dépassent 150,000 kilog.
- La fabrique Blanzy, Poure et Gie, emploie 700 femmes et 200 à 250 hommes travaillant sans discontinuer, et produisant chaque année de 2 à 2 millions 1/2 de grosses, c’est à dire de boîtes renfermant chacune 144 plumes.
- Les diverses phases que subissent les plumes dans leur fabrication sont assez curieuses à suivre :
- 1° Découpage de feuilles d’acier. — Cette
- opération consiste à présenter une feuille d’acier de l’épaisseur d’une feuille de carton ordinaire, à une sorte de guillotine munie d’un lourd couteau d’acier qui la découpe en bandes, aussi facilement que s’il s’agissait d’une simple feuille de papier.
- 2® Recuit des lames découpées. — Ges lames, fortement serrées dans des caisses métalliques, sont placées dans des fours où elle sont recuites sous l’action d’une haute température, puis abandonnées à un lent refroidissement.
- 3° Dérochage des lames.-— Après le recuit vient le dérochage des lames, qui consiste en un décapage, sorte de nettoyage obtenu par un bain acidulé.
- 4° Laminage. — Les lames, d’une largeur de 15 à 100 millimètres, passent successivement sous plusieurs laminoirs \ à l’entrée, elles étaient longues de 50 centimètres, à la sortie elles ont acquis une longueur de 1 mètre 50 et plus, suivant l’épaisseur à donner au métal.
- 5° Découp ace des plumes. — Ici commencent les opérations proprement dites. Il s’agit d’abord de découper, dans la lame, le morceau d’acier destiné à faire la plume. L’ouvrière fait glisser doucement la bande sous la presse qu’elle fait mouvoir de la main droite avec une rapidité vertigineuse : une ouvrière habile arrive à découper par jour près de 50,000 plumes. On emploie, pour ce découpage, une presse à vis; cet outil est armé A sa partie supérieure d’un poinçon ayant la forme de la plume, à découper, et dont les bords sont tranchants. Ce poinçon, au moyen d’un balancier, vient frapper contre une petite matrice qui fait corps avec la base de l’appareil.
- 6° Perçage. —- Ges morceaux d’acier n’ont nrfente, ni jours; à peine s’ils ont la silhouette d’une plume à écrire.
- Il s’agit donc de pratiquer dans la plume pleine et plate les ouvertures qui se trouvent au milieu de chaque plume. Ce perçage se fait au moyen d’une presse à bras analogue à la précédente. La plume est placée sur un morceau d’acier ayant une petite ouverture correspondant à celle que l’on veut faire sur la plume; un poinçon en acier s’abaisse et l’ouverture est pratiquée. Ges trous, de forme très variables, sont spécialement destinés à arrêter la fente, ils servent de plus à donner l’élasticité à la plume et, enfin, à retenir l’encre.
- 7° Marque. — La marque « Blanzy, Poure et Gie », que porte chaque plume,, est frappée à l’aide d’un mouton.
- 8° Estampage. —Pour distinguer les plumes, on les orne de figures, portraits ou emblèmes en relief: cette opération se fait comme la précédente, avec un mouton plus fort.
- 9° Recuit. Ges diverses opérations ayant recroui l’acier, il faut le recuire pendant quelques heures. A cet effet, les plumes sont placées dans des caisses en fonte que l’on introduit dans les fours.
- 10° Forme. — La plume plate subit alors l’opération qui lui donne la forme concave. Pour cela, cet embryon de plume est placé dans une matrice qui lui fait prendre le relief indiqué par le modèle.
- 11° Trempe. — Afin de donner aux plumes l’élasticité et la durée nécessaires, ont leur fait subir une trempe. On les place dans une boîte que Ton soumet, pendant une heure, dans un four, à l’action du rouge cerise, puis on les refroidit brusquement en les trempant dans un bain d’huile.
- 12° Recuit. — A cet état, l’acier serait trop cassant, on y remédie par un léger recuit qui adoucit le métal. Cette opération consiste à chauffer le métal dans un appareil analogue à celui employé pour torréfier le café.
- 13° Nettoyage. — La plume salie par une couche d’oxyde doit subir un nettoyage facilement obtenu dans un bain d’acide.
- 14° Polissage. — Puis il faut la polir : ce travail se fait au moyen du frottement des plumes les unes contre les autres, ou de la plume contre le gravier ; on remplace le gravier par de la sciure de bois pour finir l’opération. Pour exécuter ce polissage, on emploie des sasseurs mécaniques auxquels on donne, soit un mouvement de rotation, soit un mouvement de translation.
- 15° Aiguisage en long. — L’ouvrière saisit le talon de la plume avec une pince, et présente la pointe à une meule verticale garnie de cuir V,
- d’émeri ; cette meule est animée d’un rapide mouvement de rotation.
- 16° Aiguisage en travers. — La plume est tenue à la main par la queue et l’ouvrière présente, en travers, la pointe à la meule.
- 17° Coloration. — Souvent les plumes pré=-sentent une coloration due à l’oxydation du feu, par exemple, un bronzage. On obtient également le jaune bis, le bleu, le violet gris et le noir.
- 18° Fente. — Il faut ensuite fendre la plume depuis la pointe jusqu’au trou pratiqué dans le perçage. La plume est placée entre les bords de deux lames tranchantes et coupée comme par une paire de ciseaux. Il ne se produit pas la moindre bavure capable d’empêcher les deux côtés de se rapprocher exactement.
- 19° Vernissage ou Galvanisation. —Le vernissage s’opère en trempant les plumes dans un vernis : quant à la galvanisation, elle est pratiquée à l’aide de bains électro-chimiques dont les procédés sont aujourd’hui bien connus.
- 20° Triage. — La plume, complètement terminée, passe dans les ateliers ou s’exécute le triage, opération consistant à éliminer toutes les plumes défectueuses.
- 21° Emboîtage. —• Enfin on procède à Y emboîtage. Les plumes sont pesées par une ouvrière, puis remises à une autre placée à côté qui, d’un seul mouvement rapide, place toutes les plumes dans le sens de leur longueur, puis les met dans une boîte en carton.
- . La fabrication des Porte-Plumes (bois, métal, os, ivoire et écaille), celle des porte-mines Aigle automatique, du Canif Magique,des étuis et Encriers de poche, constitue un appoint sérieux à la fabrication des plumes, et exige un outillage des plus complets et des plus perfectionnés.
- Enfin, la fabrication du Cachet-Crampon, invention récente de la maison, assurant l’inviolabilité de la correspsndance, nécessite un outillage et un personne! spécial. La Société d’encouragement pour l’industrie nationale a décerné une médaille d’argent à MM. Blanzy, Poure et Gie, pour cette utile invention.
- D’ailleurs, les récompenses accordées à cette maison ne se comptent plus : depuis 1849 jusqu’à l’Exposition de 1889, la maison Blanzy, Poure et Gie, a marché de succès en succès (nombreuses médailles d'or, diplômes d’honneur, croix de fa Légion d’honneur, croix de l’Ordre de François-Joseph).
- Le 4 juin dernier (1889) la fabrique Blanzy, Poure et Gie, a eu les honneurs d’une visite de M. le président de la République, qui a assisté aux phases de la fabrication d’une plume « Carnot » laquelle porte estampé le buste du président.
- Le 29 septembre, à la distribution des récompenses, la maison Blanzy, Poure et Cie, a obtenu la consécration de sa grande réputation, en recevant le GRAND PRIX.
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- Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée
- A l’occasion de l’Exposition universelle, la Compagnie organisera pour Paris des trains de plaisir à prix exceptionnellement réduits composés de voitures de 2<? et 3e classe permettant de passer plusieurs jours dans cette ville.
- Ces trains qui desserviront toutes les gares du réseau partiront : le 7 octobre de Marseille, le 8, de' Cette; le 10,de Genève et de Valence: le II, de Clermont; le 12, de Besançon ; le 16, de Saint-Etienne-et de Lyon, et le 20 de Dijon.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage delà Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du FIGARO
- 6 OCTOBRE
- (Suite).
- A. Dedeyn, Meulan (Seine-et-Oise).
- G. Turon, Dunkerque.
- Louis Goffin, Liège.
- P. Laporte, Paris.
- Pergide, Combebrais, Chartres.
- J. Bracquemont.
- L. Coudray.
- Mauler.
- A. Guillemaut.
- Hulmann, Sainte-Marie.
- Elise Sueur, Pont-Remy.
- Henry Desplan.
- Ed. Cottinet, Paris.
- Cauehet, à Domart.
- Onézime Béreux, à Domart, Somme.
- F. -A. Yan Peters, à Vucht, Hollande.
- Ici, comme ailleurs, je pense à mes enfants. — Ch. Deliéz, Liège.
- Céline Dehaye.
- Mme Louis Goffin, Liège,
- Lastorflorga, Yienne.
- Amelia assi, Tartiste, Prague.
- M. Tampsig, lapidaire.
- Fanfan qui ne se lasse pas d’admirer.
- P. Pilloy.
- Léon Stavaux.
- G. Hurlstone Marely, de Londres.
- A.-W. Mander, London.
- T. Thuillier, Darnétal.
- M. Chemin, officier d’administration et Mme Chemin, à Dijon.
- M. et Mme Karbery, London,
- Femme Crespelle.
- L. Darraud, capitaine au long-cours, Nantes.
- J. Gain, Havre.
- Ireda Daniell.
- Carrie, Croubridge.
- H. Jay Griffith, Paris.
- Paul Frey.
- Robert et Florence-M. Nevill.
- Alice et H. Spencer Daniell.
- Eustace Ilolme Mawe.
- Alix Cassas.
- L. et Alice Tonnetot.
- Edouard Jordonis, Paris.
- J. Soninc, Wetteren.
- Ch. Soninc, Wetterine.
- L. Guidon et Mme Guidon, de Nancy.
- Jacques Zweifel, de Glaris. Suisse.
- Léopold Jordanis.
- Y.-H. Jordanis.
- M. Perejod, Paris.
- M. et Mme Gaston Bizos, d’Aix-en-Provence. Anaïs et E. Doumal.
- \ M., Mme et Mlle Aube, Gustave, de Toulon. Gabrielle Aube, Toulon.
- Rumegel, Le Havre.
- S. Newland.
- H.-J. Richardson.
- De la Touanne.
- M. Foerstu, Aix-la-Chapelle.
- Leclerc.
- Paul Leclerc, graveur.
- Mme Parrot,
- A. Parrot.
- Salute a parenti ed amici. Viva la patria. — Luigi Prever. /
- Souvenir des Enfants du Dauphiné (Valence). — Victor Bonnet.
- M. et Mme Auguste Bonnet de la Crozette, à Valence (Drôme).
- Héloin.
- Ernest de Viau, Tours.
- A. Allio.
- Marius Pillet.
- Je propose d’établir la Chambre des députés au haut de la tour Eiffel. — P. Gonon, Lyon.
- Hollen, Châtillon-s.-Maille (Ain).
- Viez, Alençon (Orne).
- Maréchal, Coulommiers.
- Arnold, chef de gare, et sa femme, à Lauwerne, Galiciei (Autriche).
- Margaut Bruce, Edinburgh.
- Thomas Preston. Kendal.
- Alison Twod, Edinburgh.
- William Cumming Munro, Buckie.
- Miss Robson.
- Emélie Sevé, Nancy.
- Jeanne Giridon, Nancy.
- Thérèse Haala, Wien.
- A. Fivoefers, Paris.
- Pestre, Emile, Vitry-le-François.
- M. Musterzham, Haute-Marne.
- M. Georges Maroquin, Tourcoing.
- Eugène Maroquin, Tourcoing.
- Adèle Gosset, Villers-Bretonneux.
- Lucine Dubur, Villers-Bretonneux.
- F. N. Fisher Jund.
- Minde Eldob.
- Henry et John Birchenough.
- P. Soulié-Cottineau, Arcachon.
- M. et Mme Bourrilhon, Gap (Hautes-Alpes).
- J’envoie le bonjour aux Toulousains. — Bouffils Toulouse.
- P. Merle, Paris.
- Henry M. Leuré, New-York.
- Mme Metcatpl, Londres. f
- M. Gilbert, Enfield.
- Bouffils.
- L. Jodkaintz.
- Cécile Jerger, envoie son plus gracieux sourire et ses amitiés les plus sincères à ses parents, amis et connaissance, à Cannes.
- Macclesfield.
- Hélène Chandenier, Joigny (Yonne).
- Denise Quéhan, St-Mandé.
- Chandenier, Joigny (Yonne).
- Tout gymnaste que je suis je ne me hasarderais pas à faire un pareil saut périlleux. Salut aux gymnastes de Toulouse. — Jean Bouffils de la Société de gymnastique de Toulouse.
- Plus je la vois plus je la trouve belle. — L. Méry.
- Dans ma vie ma plus grande impression a été mon ascension à la Tour Eiffel. Le bonjour aux Toulousains. — Antoine Bouffils.
- Mlle Pauline Schons, Briey (Meurthe-et-Moselle. Jean et Berthe Midor.
- Rose Delhorme, Marseille.
- Eugénie Mendez, Marseille.
- Marguerite Ghainel.
- Laure Deroy.
- Alf. Thieffry'.
- Caroline Rafn.
- Cari Gustav Rosentein.
- Dagmar, Christane et Iianne Rafn, Kjobenhaon. Gabriel Salnat, Bayonne.
- Henri et Ernest Rahard, Blois.
- Dimanche 6 octobre 1889, jour des élections législatives, je crie : Vive la France, vive la République, vive l’Alsace-Lorraine! — I. Fribourg, président fondateur de l’orphéon Alsacien-Lorrain de Paris.
- Jean Courtin, Le Raincy.
- P. Cabin, aux Andelys.
- Hommage à Eiffel et au Figaro. — Raffel, Paris.
- W. O Brien.
- Mme veuve J. Monen, Havre.
- Mme A. Mauger, Havre.
- Rameau, Poix (Somme).
- Marie Rameau.
- Do Amanda Guilmot.
- Marguerit IJemery.
- Maria Leforestier,
- Jeanne Hemery.
- M. Cyprien.
- Roudolphe Soyk, Cherson (Russie).
- Moses Oumansky, Bevislaw (Russie).
- Aug. Fresez et E. Henertz, Luxembourg (Grand-Duché).
- Que de fers ! Que de fers ! Que de fers ! ! ! — Raymond.
- D. Zenner Gilsdorf.
- Vive Joinville (Haute-Marne).— A. Hesse
- M. Bachestrom, auditor, Stockholm.
- E. Lecourt, Liancourt.
- M. et Mme Georges Samuel, Paris.
- Léon Delahaye, dessinateur à l’usine de Fives, Fives-Lille.
- Sarazin, Henri, dessinateur, à Templemars, près Lille (Nord).
- E. Toscaut, garde d’artillerie de la marine, à Ruelle (Charente).
- François Beaucourt, Paris.
- Delplace, à Cambligneul.
- Gustov Skolem, Newcastle of Tyne.
- Guiard.
- Gabrielle Moisson.
- Piat Valentin, Auneuil.
- Gaudet, Auneuil.
- Rosine Marchand, Auneuil.
- Piat, Fortuné, Auneuil.
- Flament, Gustave, Camblegneuil.
- Edmond de Nagyt, chef de bureau des chemins de fer de l’Etat hongrois.
- Carolus Guérin, cultivateur, à Champsern.
- Parisiens, du haut de cette tour un dragon andomarois vous contemple. — Camille Georges.
- Mme Delecourt Bourgeois.
- Charles Auguier, Nancy.
- Charles Henry, Mirecourt.
- Idalie, Adelphe et Marie Juif, Pierrefontaine-les-Varrans, Doubs.
- Fonteynes, Francis.
- Mme A. Reffel.
- Esperana, Taffi. Genève.
- Maureil, Paul, Limoges.
- T. Kuhff, Paris.
- H. Lemasson, Havre.
- Ve Dorr, Nancy.
- Paul Dorr, Nancy.
- Paul Guion, Aouste.
- M. E. M. and Miss Mills and Miss Russell.
- Nellie Mills Most-Enjoyable, Shifs to Vedin. Nellie Russell’frae the land O’ Cakes.
- Robert Vogel, Vienne, Autriche.
- Du haut de la Tour Eiffel je ne peut pas finir mon dis-sin, je ne voi pas mont blanc, je ne voi que mont rouge.
- Jacob Sehouel.
- Marie et Jean-Baptiste Robin, jour de mon départ de Nice.
- Bernard Schlesinger, Vienne, Autriche.
- Percy. J. Flux, from, Good old England.
- Ernest J. Godfrey, London.
- Arthur de Sturley, Londres.
- Mme A. Lallemand.
- L. Philippot.
- G. Sanier.
- Hibert Henry, Osmoy, Seine-et-Oise.
- Cécile et Louise Troupel.
- Eiffel quel génie!!! — G. Rédilier.
- M. et Mme Gustave Mainot, Paris.
- Mme Paul Mainot, Saint LÔ.
- M. de M., Genève.
- Lorenzo BossL Mondovi, Italie.
- Fernandet et Mme David Belloc, Bordeaux.
- Brive.
- Vive la République! Vive Eiffel! — Salomon Margelin, de Saint-Pétersbourg.
- Eug. Perret-Gentil, Ckaux-de-Fonds, Suisse. Malcolm Rollo, Liverpool, England.
- Ch. W. Stoffs, Liverpool.
- Gélastès de l’Est-Républicain, Nancy.
- Frédéric et Adèle Moser, Carlsbad.
- This famoustower Eiffel, is not the thower « I. ffel ».— James Hudson. Bordeaux.
- A. Gelin, Paris.
- J. Richard. Paris.
- L. P. Cordobas.
- M. Oudart, Olivier, à Teneur, Pas-de-Calais.
- J.-B. Syks, London.
- D’ici même, je pense à toi.— A. Remy.
- J.-B. Grief, Vienne, Autriche.
- Georges Corvaisier.
- Louise et André Decauville, Bois-Briard, par Ris-Orangis, Seine-et-Oise.
- Mme Ernestine, M. Gaston et Mme Willy Spitzer, Vienne.
- Edouard Paupe, Châtillon-sur-Seine.
- Mme Bernage, à Houdan.
- Madame J. Majesté, à la Ferté-Saint-Aubin. Georges Morland, Paris.
- Emile Biart, Paris.
- A. Rivière, Nîmes.
- Juvenal Juif, Pierrefontaine-les-Varrains.
- A. Jamin, Marseille.
- Mme veuve Jamin, Pontoise.
- Balbier, Paris.
- Pierre Fèvre, à Pouise, par Mailly (Aube).
- M. Drosne, Melun.
- E. Drosne, directeur du Nouvelliste de Seine-el-Marne, à Melun.
- Marie Drosne.
- M. Wallart.
- Mme Chassaing, château du Verger (Allier).
- M. de la Laurence, Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
- Albert Kerremans, tôlier.
- Lemaître Perricaudet, Moulins-Engilbert.
- Ramet François, Savenay (Loire-Inférieure). Sidney Percy Leggett, London.
- Emily C.-E. Leggett, Sidney, Indes.
- L. Boulay, Moncé-en-Saosnois (Sarthe),
- Jules Grassin.
- M. PaulR.igot.
- M. Rigaud, Paris.
- A. Turc, du parc de la Malmaison (Seine-et-Oise). S. Juary, Paris.
- A. Yung, Genève.
- F. Romieux, Genève.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- M. et Mme Jules Durand, Marseille. Joanni-Baptiste Bruno, Racori (Italie).
- Blengino Jeoffroy, Alexandrie.
- Fierrati Maggiorino, Torino.
- Louis Sartirana, Abbeville (Somme).
- Lucie Sabon.
- M. Ghapuis, Lyon.
- Ch. Coulés, Laon.
- Paul Brucelle, Laon.
- Henri Noijen.
- M. Verschuuren, Tilburg.
- J.. Grellinger, Reinach près Bâle (Suisse).
- Ch. Wassermann, à Clichy-la-Garenne.
- Sogfi Benzingar, à Clichy-la-Garenne.
- Wactaw Kolbe, Cracovie.
- Louise Thellier.
- Bonne, Eugène, Raucourt.
- C. Marcadet.
- Jules Bazin.
- Narcisse Methlin, de Xivry-le-Franc (Meurthe-et-Moselle).
- Marie, Dada, Lolo, Bébé.
- Coglin. Rougemaille, Tandon, adjudants au 10e d’artillerie, Rennes.
- Leosia Karwowska.
- Marie Huguenv, de Saint-Dié (Vosges).
- Soffi Benzingar Hfœiden, à Appenzall, Suisse. Devillers, Louis, Gagny (Seine-et-Oise).
- Alfred Petit, Bayeux.
- Ch. Bataille.
- Henri Le Boucher, Falaise.
- Rouzaud, Clermont-Ferrand. ;
- Clémentine Rouzaud, Royat-les-Bains.
- Mme Eugénie Verdenal, de Saint-Dié (Vosges). Francisco Pinillos, Peni, Trujillo.
- Marie Flahaut, de Béthune.
- La Tour Eiffel et l’Exposition universelle de 1889 prouvent au monde entier que la France est un grand pays de génie. — A. Minaut.
- Z. Reinach.
- Jeanne Delecluse, Suresnes.
- Vive Eiffel ! — A. Cordonnier.
- Marie Guiard, Paris. .
- Federico Buchy.
- Carolina Normandia.
- Luzo Montori.
- Maurin Emanual, Paris.
- William de Stoubz, Genève.
- Jauest Berliner Bey, Kimberley (Afrique du Sud). Mme Lyon-Salvador.
- Mme Raymond et Marthe-Georgette Halbronn. Annette Dubanà.
- C. Lazarre.
- M. Chambion, Lyon.
- Caréruere, G.-V., Asunéron et Ramona Torent, Barcelone.
- Cet i à quatre pattes est machieiffelique. — Lexi. Brasseur, correspondant du Figaro, Luxembourg.
- Robert Brasseur.
- Jeanne Brasseur.
- E. Baudot, Noisy-le-Sec.
- L. Féron, Noisy-le-Sec.
- Bravo M. Eiffel!! Continuez! Encore plus haut. — D. de Monplaisir, Miélan (Gers).
- C. Guyot, Paris.
- Louise Bade'lex, Marseille.
- Mlle Marie Badelex, Marseille.
- Mlle Marie Badelex, Douai.
- G. Aelbrett, Bruxelles.
- Auguste Scheyven.
- Vive le Figaro. — L. Levert.
- Un soldat du 42e de ligne.
- Le Brument, Paris.
- Labansat.
- H. Prunet, Montargis.
- Douilly. Epône-Seine-et-Oise.
- Douilly, Guerrable par Mantes, Seine-et-Oise. Camille Gasnault, Saumur;
- Georges, Ch. et J. Despierres, Paris.
- Maurice, Andrée, Victor et Adrien, Despierres, Mantes.
- L. Mativon.
- P. Douilly, Epône, Seine-et-Oise.
- L. Douilly, Seine-et-Oise.
- Hunt, Saint-Alby.
- Godeau, étudiant.
- Brunet, à Tonnerre.
- Marguerite Plard.
- José-V. Gomez Peyro, à Valencia.
- Francisco Jewandi, Valencia.
- Tour de Babel du progrès que l’on admire de la base au faite. — J. Henry.
- L. Lebègue.
- Erdsey Buchstal Jalta, Russie.
- Louis Ovière fils, Darnétal, près Rouen.
- R. Petit, Rouen.
- Emile Chappuis, ingénieur, Lausanne (Suisse). Ve Schloër.
- Vincine Tiby, Paris.
- Pauline Blanc.
- J. Henry, Nancy.
- P. Jeannin, Paris.
- A. et P. Congnet, Nevers.
- S. Cagnet, Paris.
- A. Dienz, Hérieourt (Haute-Saône).
- Charles Bayol, avocat, Saint-Brieuc.
- Mme Guillan.
- Mme Charles Bayol, Saint-Brieuc.
- L. Gaussin, à Méricourt.
- Cotton, Bernot (Aisne).
- J. Delanugue-Marine.
- Courty, Plerox (Marne).
- E. Maillard, Ay (Marne).
- Dr A. La'mare.
- Linden, Jean, Mersch.
- François Saur.
- Delestre, Châlons-sur-Marne.
- J. Delestre, Paris.
- Même quand on est de la patrie des plus grands navigateurs, on se sent petit devant ces merveilles. Je salue la France. — Eduardo Coelho, du Diario de Noticias, Lisbonne.
- Du haut de la Tour Eiffel j’embrasse ma mère ; ma pensée l’accompagne. — Ernestine-Leite Coelho.
- M. Massicot, père et fils, Montereau-faut-Yonno (Seine-et-Marne).
- Mme Richer et sa famille, Saint-Brieuc (Côte-du-Nord).
- De la tour j’envoie un souvenir affectueux à Mme Petit, et^ à mes compagnes, parents et amis. — Gabrieile Lelièvre.
- Du haut de la tour, on est bien grand et les autres bien petits. — J. Piquet.
- Otto Horn, Cologne.
- A mon fils. —D’Eudelalue.
- Etre aussi fiaut et si petit. — Henri Ricco, Paris. Solon.
- Avec mes félicitations à M. Eiffel et au Figaro. — G. Mendes.
- C. Briy.
- Juliette Buissonnier.
- Auguste Chassain.
- Alice Nardin, Remiremont (Vosges).
- Marie Muller, Remiremont (Vosges).
- Alice Lagrésille, Remiremont (Vosges).
- Marie Morel, Remiremont (Vosges).
- Sébastien et Marguerite.
- Parrain, maman et moi, Arcadès.
- Velloni, Edinburg, Scotland.
- A. Levassor, Paris.
- Vivier, Hippolyte, Montreuil-sous-Bois.
- Souvenir d’une bonne ascension. — Alexandre et Louis Doré.
- Marthe Fau.
- Sophie Terrel, Paris.
- Henri Terrel, Moulins-sur-Allier.
- Louis Liaud, Charenton.
- M, Charles.
- Pour être plus fameux chaque peuple à son tour,
- En doublant la hauteur voudra bâtir sa tour.
- A. Pitre,
- au 157e de ligne, Lyon.
- Gustave Karo Haag, Cologne.
- Théophile Bertrand, Crégy, canton de Meaux (Seine-et-Marne).
- Albert Daubner, London.
- Briaet, Armand, canton de Gaillon (Eure).
- Veuve Delcambre.
- Mme Briere.
- Saillard, Louis.
- Eiffel for ever. — J. Tijan.
- Désiré Sevrain.
- Vive M. Eiffel. — G. Sevrain.
- M. et Mme W. Frey, Paris._
- Jeannin et Pommereau, Paris.
- Victor Blaine et Gaston Cornet, Paris.
- . Eugène Porte.
- Georges Guinard.
- Choquet, Séraphin.
- Ledru, Séraphin.
- Armand etEsther Caye.
- EIFFEL
- La tour au monde entier fait connaître ton nom, Hélas! je dis ta gloire en vers de mirliton.
- Ch. Guillet, Lyon.
- Bonjour à Berthe, Jeanne et Célestine. — E. Pierron, Nanterre.
- Bonjour à toutes mes amies de Cappy. — Alice Malin, Paris.
- Que fais-tu donc à Cappy? — Maria Pauze.
- Babel,
- Déboire,
- Eiffel,
- Victoire.
- A. Carlier, Janson.
- Bréval.
- Paul Rougnon.
- J. Montet.
- Emile Lephay, Lanchères, par Saint-Valéry-sur-Somme.
- Puzin, membre de la Société française de photographie.
- M. et Mme Bruno Thieck, Saint-Mandé.
- A. Louhang, Bordeaux.
- A. Legrandais, avoué, Domfront (Orne).
- V. Barbotte, la Haute-Chapelle, près Domfront (Orne).
- Emile et Mme Bernheim.
- M. et Mme Eugène Ko hier, de Strasbourg.
- I. Ducatel, lycée Michelet, à Vanves.
- M. P., Céline et Pauline Ducatel.
- Berthe et Ernestine Dezether, à Bazoches, Aisne. Auguste, Laurent, Paris.
- Amand Charruau, Souzay, près Saumur, Maine-et-Loire.
- H. de Poulpiquet, Paris.
- G. de Poulpiquet.
- Eugène Leboucher, décorateur, Angers, Maine-et-Loire.
- La torre es una cubierte de una telarana que vive en el mango. La arona es M. Eiffel.
- Un espagnol.
- Une bonne embrassade de la famille asthmatique. — Jeorges de Sanebourg.
- La torre Eiffel représenta el monto erijido al Sr Hirro por sus altos é irremplazables servicios à la humanidad.
- G. Castillo.
- Berthe Deniau, Chateaudun, Eure-et-Loir.
- M. et Mme Maupetit, à Pontvallain, Sarthe. Louis Piot, sculpteur, Vesoul, Haute-Saône. Simon Lévy, Paris.
- Isidore Lévy.
- Bonnard et sa famille.
- Henry de Gastines.
- Guichard.
- Gilbert, directeur aux égouts de Meaux.
- Ingénieur S. P. Hanning, Hrlcingberg, Suède. • Gondelle Charles et sa famille, Chantilly, Oise. Abréhange, élève du lycée Condorcet.
- Giulio Bonomo.
- Ignazio Mirto.
- Villatzurstil, Montfaucon, Berne, Suisse.
- Lécluse.
- Quinio, facteur des postes,- à Gonche-en-Ouche, Eure.
- Marchand, Octave, garçon épicier,Verberies,Oise. Boyer, Gaston, Thorigny-Lagny, Seine-et-Marne. Dr Mulabierd.
- Que Draguignan est beau vu des hauteurs de la Tour Eiffel!
- J. Gassius, qui en arrive!
- Léontine Malabard.
- A. Durand, instituteur-adjoint, Arques.
- Où est Dugan ? — Valeton.
- Marguerite Cassius.
- Pedro Rodriguez, Alonso.
- Isabel Martinez, Burgos.
- José Rodriguez y Martinez.
- Louis et Amélie Ammel, Strasbourg (Alsace).
- Mes amitié à mes amis et connaissances. — Ch. Etter.
- C. Walbrach, Denver, Colorado U. S. America. Heinrich Oppenrieder, Géra.
- Bernhard Lorenz, Kappel.
- Madeleine Biaise, Stenay, Meuse.
- Cécile et Emilie Biaise, Stenay (Meuse).
- Simon Monasch et son épouse, Gonda (Hollande).
- Miguel Perez Santana, oficial de telégrafo (Barcelona).
- G. Arnault, Sennecey-le-Grand (Saône-et-Loire). Mme Debesse.
- Ernest et Emilie Job.
- Louise Thirion, Vitry-sur-Seine.
- De Janin, Lyon.
- Christian, Ciotilde et Alexandrine Duret.
- Pourquoi les affiches du Chemin de fer Decauville n’existent-elles pas en basque et en breton. — Alexis Rieunier.
- II. Giraudeau.
- Geo Lamaille.
- M. et Mme Camille Ballat.
- Quelle hauteur! Quelle élévation ! — A. Moulin.
- Springer, Antoine.
- Lucien Girard.
- Maurice Orgias, étudiant en droit.
- V. Donat.
- Descroix, Henry, Choisy-le-Roi.
- Paput.
- Bicaud.
- L. David Eugène Willer.
- Ernestine Pierson.
- A. et Ve Cornillet.
- H. Dervaux.
- F. Fontaine.
- G. Robart.
- Enfonce la Tour de Babel. — Darricau.
- Le plus habile faiseur de tours est'à mon avis M. Eiffel. — Docteur A. Besson.
- (A Suivre).
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- 6
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Distribuées a,ux Exposants
- Le 29 Septembre 1889.
- (Suite)
- Classe 33. — Soies et Tissus de soie.
- GRANDS PRIX
- Baumann aîné et Cie. Suisse. — Bardon, Ritton et Alayen. — Bérard et Ferrand. — Bonnet (les petits-fils de G.-J.) et Cie. — Bouvard, E., et Mathevon fils. — Bresson, Agnès et Cie. — Brosset-Heckel et Cie. — Brunet-Lecomte, Moïse et Cie.
- Chambre de commerce de Lyon. — Chabert, J., et Cie. — Chatel et Tassinari. — Golcombet, F., et Cie.
- Ducoté, Caquel-Vauzelle et Cote. — Durand frères.
- Emery,L. et A.
- Filature impériale de Tomyoka. Japon.
- Giron frères. — Gourd, A., et Cie.
- Henry, J.-A.,
- Lamy, A., et Giraud, A.,
- Montessuy, A., et Chômer, A.
- Palluat, H., et Testenoire. — Payen, Louis, et Cie. Piotet, J.-AL, et Roque, -T. — Poncet père et fils.
- Sapojnikolï, A. et AV. Russie. — Schwarzenbach-Landis, J. Suisse. — Schulz, Gourdon et Cie.
- Tissage mécanique de soieries à Adlisweil. Suisse. — Tresca frères, Sicard et Cie. — Troyet, P., et Cie.
- MÉDAILLES D’OR
- Antoine, A. et Cie. — Armandy et Cie. — Audibert, L. et Cie.
- Balay, G. etVaragnat.—Barrés frères. — Baumann et Streuly. Suisse. —. Beauvillain, A. —Beaux, A. Italie. — Béraud. J. et Cie. — Blanchon (Vve) fils et Cie. — Boudon. L. et Cie. — Bright, John, and Brothers. Grande-Bretagne.
- Carastamati (Aime). Grèce. — Chaix et Cie. — Champagne, Range'et Vernay. — Charbin, E. — Combier, Alaurice, et Cie. — Craponne, S. Italie. Cucket, père et fils.
- Décot, G. •— Décousus et Journoud. — Devaux et Bachelard.
- Fabregas y Rafart. G. Espagne. — Forest, J. et Cie. — Fougeirol, A. — Fraisse, Merley fils et Cie.
- Gauthier, Bellon et Cie. — Gindre et Cie. — Giraud, C.-O., et Cie. Russie. — Grout and C°. Grande-Bretagne. — Gustelle et Ponson.
- Ilamelin, E. et Cie. — Hasegawa, Hanshichi. Japon. Huber, E. et Cie.
- Ida. Japon. — Ito, Kozayemon. Japon.
- Jaboulet, Burin et Dorei.
- Kanasawa-Nenshi-Kaisha. Japon. — Katzuyama-Seishi-Ivaisha. Japon. — Kawashima, Zimbei. Japon,
- Le Gros, Thompson and G°. Grande-Bretagne. — Lister and.C°. Grande-Bretagne.
- Alandard, Chardin et Cie. — Marcoux et Chaâteau-neuf. — Alartin, J.-B. — Alartin, L. et Cie. — Alassing frèrss et Cie.
- Nicholson, J.-O. Grande-Bretagne. — Noz et Dig-gelmann. Suisse. — Norwich, Crape Ce. Grande-Bretagne.
- Ogier, Ab, Duplan et Cie. — Oshimashosha, Japon. Owatari-Seishijo. Japon.
- Picquefeu (les fils de V.). — Pinatelle et Brossy — Pially, P.-G.
- Rokkosha. Japon. — Rosset/A. — Riitschi et Cie. Suisse.
- Sait, Sir Titus Bart, Sons andC°. Grande-Bretagne.
- — Simono, G. et Cie. Russie. — Société anonyme pour l’exploitation en France des filatures Serrell.
- — Société de la manufacture de soieries de AIos-cou Aloussy, P.-A. et héritiers de Goujon, P. réunis. Russie. — Solovieff, J.-J. Russie. — Sta-ron. P. jeune et Cie. — Stehli-Hirt, E. Suisse. — Strohl, Schwarz et Cie.
- Tabard, B. et Cie. — Tabourier, Bisson et Cie. — Teissier du Gros. E. — Tissage mécanique d’étoffes de soie de AAnnterthur. Suisse. — Tissage mécanique de Horgen. Suisse, — Tissage mécanique de soie de Rüti. Suisse. — Trapadoux frères et Cie.
- Aœrmorel, S. et Cie.
- AVauters et Cooremans, E. Belgique.
- Yonesawa Seishijo. Japon.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Abdoulinoff-AIii'za-Boukarine Samarkant. Russie.— Ameiva. Japon. — Amphoux et Dalgas. Italie. — Araud neveu et Eyraud, C. — Arquische, Ami si n et Grospellier. — Atuyer, Bianchini et Férier. — Azucena, Pedro. Salvador.
- Barrai, Clianay et Cie. — Bastide, A.-A. — Bian-chini, Bernard et Cie. — Bickert et Besson. — Bonnetain, E., Bayle et Cie. — Bosio, Alarie. Italie. — Boucharjat frères et Pelet. — Boulard et Cie. Egypte. —Bouto-Kiichiro. Japon. — Bouvier, AI. — Bovriven frères et Cie. — Brunscli-wig, £. ;
- Carrière, E. et P. — Carton, A. — Cash, J. et J. Grande-Bretagne. — Cliarreyre, Virgile. —- Clio-rel-Escorbia, E. — Chrysocomo, Alarie. Grèce. — Clayette et Alantelier jeune: — Cocosli, N. Grèce. Constantinidi, Philio. Grèce. — Coren, J.
- Dadre, E. — Daté. Japon. — Denis et Cie. — Du-champ. E. — Dumas, J.-B. — Dumas, O. — Du-rel et Guichard. — Dussol et Léon.
- Fayot. Régis. — Filature du gouvernement local de IŸanga. Japon. — Fougeirol et Garnier, E. — Franquebalme, A., fils et Cie.
- Gakosha. Japon. — Galle, Chaboud et Faye. — Gérin, J. et Cie. — Gervais F.-César. — Giretti. Italie. — Gonindard, L., .lance L. et Cie. — Gouvernement de l’Etat de Oaxaca. — Alexique. — Gouvernement tunisien. — Grout. — Guigou. C. — Guivet et Delaroche.
- Hazzopoulo (Aime P.). — Grèce. — Hosoya Seishijo. Japon. — Honegger frères, Koelliker et Cie. Suisse.
- Jaillet, Leplantier et Cie.
- Ivameda, Japon. — Ivanasawa Seishijo. Japon. — Kawamoto. Japon. —Ivimura. Japon. — Koensha Japon.
- Lachard frères et Cie. — Laval J. et Tronel F. — Lemaître et Cie. — Li-Sen-Lee. Chine.
- Alarion, H, et Collon. — Alatsushiro Seishi-Kaisha. Japon. — Alinistère des colonies. Colonies françaises. — Alohamed-ben-Zaccour. Tunisie. — Morand, Alarius. — Aloriyama. Japon.
- Neyret, J. et P.
- Ouvroir d’Athènes. Grèce.
- Paillac, A. — Palizzi, José. Alexique. — Papachristo-Gramatiki. Grèce. — Poitou. G.
- Ramirès, F.-A. Portugal. —Revel père et-fils.— Reyre-Louvier, E. — Rhigopoulo frères. Grèce. Roche et Cie. — Roux père et fils. —Ryffel et Cie. Suisse.
- Sarda, Aug. — Schaerer, E. Suisse. — Schœler, J., et Brunon, P. •— Semenza et Ravazi. Italie. — Silva, Alexandre. Chili. — Smits, Adrien. Belgique. — Société 'anonyme pour l’industrie de la soie à Toresina. Italie. — Soumitomo seishijo. — Japon. — Stavriani Artino. Grèce. — Steiner, R. Suisse.
- Tadenuma. Japon. — Tapissier frères. — Tarditi, A. Italie. — Thomas frères. — Thomasset. Ga-pony et Gérin. —Tissage mécanique de Zurich. Suisse. — Tokosha. Japon. — Trapier frères. — Tromparent, A. — Turge, N.
- Vallat et Deville. — Vaquez-Fessart et fils. — Ver-tupier-Colombier, L. —• Viallar. Guéneau et Ghar-tron. — Vischer et Burckhardt. Suisse. — Yitte-mescu (Aille Sophie). Ptoumanie.
- AVerdmüller et Cie. Suisse.
- Yokoyatna. Japon. —• Yong-Heng. Chine, Zaglodine, J.-P. Russie.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Akashiba, Seishijo. Japon.—Alteriis (G. de). Italie. — Arriague, Pascual. Uruguay. — Association des femmes de Belgrade. Serbie. — Association rurale de Montevideo. Uruguay. — Aurelle frères. Barbier fils, C. — Barbouchi frères. Tunisie. — Barrallon, P. — Bérard, J. — Berger, Ch. — Bernard, O.-L. — Betsicoura sœurs. Grèce. — Bigex, D. Grande-Bretagne. — Boiteux, H. Brésil. —• Bonnet, J.-P>. — Boudarel fils et Ghavanon. — Bourgoin-Meiffre. Annam-Tonkin.— Brunner, A, Suisse. — Butoarella, Antonio. Alexique. Gatsaïtis, Jean. Grèce. — Chaco, Rito. Salvador. — Champestève, E. — Charpentier, A., et Rémy. — Commission provinciale de Tacna. Chili. — Coste, Joannès. — Cyphioti. Grèce. — Cyrizopoulo, Ciriacos. Grèce.
- Dolder, A. Suisse. — Dupuis de Lavaur (Ve). Forissier, A. — Fukida, Seishijo. Japon.
- Garaud, Pascal et Cie.— Goldarbeiter, L.-S. Russie.
- — Gouvernement de Vénézuéla.
- Ilinde, F., and sons. Grande-Bretagne. —Hossoya Seiski Kaisha. Japon. — Hortz, F. Suisse. Jamme, Armand, et Cie. Belgique.—Jeannacopoulo. Grèce.
- Kanayama-Sha. Japon.— Kawaï. Japon. — Kinko. Japon.
- Lagrange frères. Belgique. — Lagrange-Peeters.
- Belgique. — Laplace, Aimé. — Laville et Caron. Alalleval, Alasson et Cie. — Massa, R. Italie. — Mayer, S., et Cie. Suisse. — Mentis, Spiridion. Grèce.— Alitsukoshi Bosekijo. Japon. — Molle, E.
- — Aionjo y Xirinachs. Espagne. — Aloschoviti, Antonitsa, Grèce. — Alousmé Daroumé. Japon.
- Nagaï. Japon. — Nonaka. Japon.
- Oliveira. José Joaquin (d’). Portugal.
- Paisu, Alaria. Roumanie. — Paes et fils, F. Cabrol. Portugal. — Pascalides frères. Grèce. — Perrot, A. — Prudhon. E.
- Quintanilla, P. et sa fille. Alexique.
- Rezende (Alaria de). Brésil. —Rodriguez Lopez. J. Espagne.
- Saddock-Tamar. Tunisie. — Santini, Henri. Italie.
- — Sato. Japon. — SeishiKairiogensha-Sankosha. Japon. — Shunmei-Slia. Japon. — Seeuws, J. et Yanlandeghem, F. Belgique. — Sliiban. Japon.— Shojo-Ivan . Japon. — Stanilescu-Paraschiva. Ptoumanie.
- Takano. Japon. — Takayamagumi. Japon. — Ta-
- kihi-Yahel. Japon. — Tateyama. Japon. — Teoni Louis et Cie. Italie. — Taditch, Anna. Serbie. — Tsouro. Japon.
- Yasuda, Rieymon. Japon. — Yonezawa-Seikenjo. Japon.
- Zarrouk, Alchem. Tunisie.
- MENTIONS HONORABLES
- Alexandropoulo, Anna. Grèce.— Asahigumi. Japon.
- — Association des femmes de Sehabatz. Serbie."
- — Astéri, Assinio. Grèce.
- Bunescu, S.-AI. Roumanie. — Bunescu, Sevastita. Roumanie.
- Chadli-ben-Salak-IIadjia. Tunisie. — Cha Ratsi, Catherine. Grèce. — Chazigeorgio, Alarie. Grèce! — Chrysomali, Anio. Grèce. — Collectivité des paysans de Bogorotzk. Russie. — Collignon. Nouvelle-Calédonie. — Commission auxiliaire de Tucuman. République Argentine. — Constanto-poulo, Alichel. Grèce. — Coutsi, Calliope. Grèce. Dazea, Eug. Grèce. — Doncaki, Hélène, Grèce. — Dracoulako, Cyriaki. Crèce.
- Enriquez. San Salvador. — Eramikawa. Japon. Faria, Fabio-Antonio. Brésil.— Fiol de Pereira (D1’). Uruguay. — Ford (Aime), Alice. Nicaragua. — Francia, Félix. République Argentine. — Fran-gouli, Angélique. Grèce. — Furuya. Japon. Georgiadès, Alarie. Grèce. — Glianagé et Bed'aoni. Egypte. — Girard, Simon. Algérie. — Go. Japon."
- — Gouvernement de Ghihuahua. Alexique. ______
- Gouvernement de l'Etat de Chiapas. Alexique. _
- Gouvernement de Puebla. Alexique. — Guzman (D1’), Gustave. Guatémala.
- Hernandez, Aliguel. Alexique.
- Ivvamoto. Japon
- Kakufukusha. Japon. — Kavahari, Japon. Laganako, Angélique, Grèce. — Lambert, Virgilio. Brésil. — Lam-Ehi-Em. Cochinchine.— Lejarza, Jésus. Nicaragua. •— Lopes da Costa, A. Portugal. — Larabopoulo, Alarie. Grèce.
- Alarcopoulo, Eugène. Grèce. — Alarkowitch, Anna. Serbie. — Marinescu, Ana. R.oumanie. — Alatza-vaco. Hélène. Grèce. — Aledina, Francisco. Nicaragua. — Alohamed-Ghemad. Tunisie.
- Nakaia. Japon. — Nicolaidès, Alarie. Grèce. — Nihisoroi. Japon. — Nolfi, J. Italie. — Nomura, Japon.
- Oki. Japon. — Orphelinat de Culao Gieng. Cochinchine.
- Palairos. Equateur. — Panteli, Caliope. Grèce.— Papajeanopoulo, Stavroula. Grèce.— Patsonould, Anastasie. Grèce. — Pigadioti, Polyxène. Grèce. Poenareanu. Roumanie. — Ponction. Cochinchine.
- Raïssis, A. Grèce. — Ribas, Simao. Portugal. — Rivas. Salvador. Nicaragua. — Rizos, Aposto-los. Grèce. — Roumelioti (Tzoïa). Grèce. Saldana, Rafael, Alexique. — Salgado, Sérafin. Uruguay. — Samayra. J. Maria. Guatémala. — Sanchez (Aime). Guatémala. — Sanghiogensha. Japon. — Scordouli, A. Grèce. — Son Dicp. Cochinchine. — Stavrescu. Al. Roumanie. Thai-hun-vo. Cochinchine. — Torre (Luiz de la). Uruguay.
- Urruela (Aime). Guatémala. — Ushida. Japon. Yacalopoulo, Dimitro. Grèce. — Yelissario, Catherine. Grèce. — Velikitch, Costa. Serbie. — Vroili, Hélène. Grèce.
- Xavier, Térésa. Brésil.
- Yoshimura. Japon. — Yushida, Japon.
- Ziegler et Cie. Perse.
- Classe 34. — Dentelles, tulles, broderies et passementeries.
- GRANDS PRIX
- Aylé Idoux. France et Suisse.
- Bergeren, René, Belgique.
- Davenière. — Directoire commercial de Saint-Gall. Suisse.
- Exposition collective du gouvernement tunisien. Tunisie.
- Lava, Jules. Belgique. — Langlois.
- Alartin, Georges. France et Belgique. — Alinne-Dansaert. Belgique.
- N eveu.
- Roi d’Annam (S. AI. le). Annam-Tonkin.— Robert.
- — Robert-AVest.
- AVarée.
- MÉDAILLES D’OR
- Ancelot. — Arnett.
- Beer, Alyrtille. — Bello, Francisco et Jorge. Portugal. — Bonnassieux-Guidot. — Bôval de Beck. Belgique.
- Chenevière.
- Darcker-Bacquet. — Delaunay-Foucault. — Dill-mant (Aime de).
- Ecole de dessin industriel de Saint-Gill. Suisse. — Ecole industrielle de dona Alaria Pia, à Peniche. Portugal. — Exposition permanente des colonies. Annam-Tonkin.
- Farigoule.—Fisch. Suisse. Fiter(Yey hijos de José). Espagne. — Fonson, Auguste. Belgique.— Fournier et Cie.
- Geay et Joanny-Gillemety.— Groote (de A'ierendel). Belgique.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 7
- Hansen (Mme Ida). Danemark. — Henry, Emile.
- — Herbelot. — Hummel et Seclig. Suisse. Lavisson, W. Russie. — Le Bas père et fils. — Lecomte et Cie. — Lemaire. — Lenique, Piquet et Cie.
- Alagin-AIora (Ve). Espagne.—AleulenaerefAIme de).
- Belgique! — Millet et Ve Ferry.
- Gouvernement mexicain. Mexique.
- Ministère de l’instruction publique. Mexique.— Ministère de la justice. Cambodge.
- Nishimura. Japon. — Noguès Richard. Belgique. — Noyon.
- Pagode des sept congrégations de Cholen. Cochin-chine. — Pagode de la congrégation de Canton. Cochinchine. — Pagny (Ve). — Pitiot. — Pfaïnd-ler. Suisse. — Poiret frères et neveu. — Protectorat de l’Annam et du Tonkin. Annam-Tonkin. — Pugïnier (Mgr). Annam-Tonkin.
- Reichenbach et Cie. — Rittmeyer et Cie. Suisse. — Rocheron.
- Sacré. Léon. Belgique. — Saunier, Ermans. — Schelling, Fritz. Suisse. — Seiler. Preisig et Cie. Suisse. — Sonderegger, Tanner. Suisse. — Sturzenegger. Suisse.
- Thiroux et fils. Belgique. — Trêves fils.
- Weber (Ve) et fils. — Wetter. Suisse.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Aboulinofï Mirza et Boukharine. Russie. —Achard. Ahmed Bou Bidah. Tunisie. — Ananiadi, Amélie. Grèce. — Asconcellos. Portugal.
- Bachtoe Diem et- Lut.z. Suisse. — Balas frères. — Bazin, Y., et Frunzer. — Bernard. —Blancarte, Inès. Mexique. — Blumer-Leeman et Cie. Suisse.
- — Bomy. — Brugarolas, Jayme. Espagne. Cadart. — Calleja et Peter no (Ve de Calleja Juan a ' M.), Malina. Colonies espagnoles. — Caméra
- Lerne (de). Portugal. —Carion-Lopez (Carmen). Espagne. — Chesnay. Annam-Tonkin. — Clair-Leproust. — Collège de la Paz. Mexique. —Commission de l’exposition du Paraguay. Paraguay. Contamin et André. — Cordier-Levray.
- David. — Declercq-Glément. Belgique.— Devienne. Donegal industrial Fund. Grande-Bretagne. — Douairet. — Ducasble. Brésil. — Dybowska (Mme)
- . Espagne.
- Ecole de jeunes filles de Copenhague. Danemark.
- — Ecole normale d’institutrices. Chili. — Ecole des arts et manufactures de femmes de Mexico.— Ecole nationale secondaire de jeunes filles. Mexique. — Escuela de Artes y Oficios de Ferol. Espagne.
- Fauste, Ricardo. Espagne. — Ferry-Bonnon. — Fontaine et Rieder.— Foyn, Catherine. Norvège. François, Pierre. Italie. — Frantz (Ve). — Fras-cati. Italie.
- Gorsse. — Gorodetzkaja, A.-P., directrice de l’école des bourgeois de Moscou. Russie. — Goujon. — Guérin.
- Hallette. —Flôpital de San Salvador. Salvador.
- Instituto feminile Saint-Marin.
- Jolivet, Lasvigne et Cie.
- Kolonine, P.-J. Russie. — Kouwschinnkoff, A.
- Russie. — Kubsteiner et Meyer. Suisse.
- Ladies, Work Society (the). — Grande-Bretagne.
- — Lamperière. — Lavalette. — Laval et Tronel. Lebel-Delalande. — Lebée. — Lemaître. — Lemire. Annam-Tonkin. — Lepeltier. — Levêque et Cie. Belgique. •— Lockwood (William). Grande-Bretagne. — Luéas et Cie. Espagne.
- Mankievitz, Henriette, Autriche-Hongrie. .— Marion aîné et fils. — MoiseleL — Muraour et Pelle-rin. — Musée industriel et commercial dé Lisbonne. Portugal.
- Nielsen (Mme Anna). Moscou. — Nicholson. J.-O. Grande-Bretagne.
- Pallier. — Postry-Payen. — Pouteau, Fichet et Cie.
- Rembert. — Richenet et Goulelte. — Robinson et Cleaver. Grande-Bretagne. — Rodriguez Guada-loupa. Mexique.
- Sarantopoulo, Elie. Grèce. — Sasse (Mlle Mathilde. Danemark. — Schmidt (Mme Louise). — Sclivei-zer et Cie. Suisse. — Silva, Alexandro. Chili. — Smits et Cie. Belgique.. — Sofronie, (Ve) Roumanie. — Souratoff, P.-P. Pussie. — Stander, Zur-cher et Cie. Suisse. — Stroobant-Boogaerdts. Belgique.
- Tobler. Suisse. — Tilmant. — Toffîn et Cie. Tor-ley, Henry. Belgique.
- •Vallentin (Mme). Danemark. — Vanderplancke sœurs. Belgique. — Vandezande-Goemaere (Ve). Belgique. — Vasconcellos (Joaquin de). Portugal.
- — Vicars et Poirson. Grande-Bretagne.
- Whitt et Bâtes. Grande-Bretagne.
- Yong lien. Chine.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Achern Zarrouk. Tunisie. — Aider. Suisse. — Aliantchikova, Catherine. Russie. — André, Jean. Grèce. — Aouïda Bismut. Tunisie. — Aran, Bue-naventura. Espagne. — Armand, Fessel et Cie. — Asile de Guadaloupa. Mexique.
- Barilcussofï, J.-O. Russie. — Béal. — Benjamin (Ve). — Binger (capitaine). Sénégal. — Bonnan. Tunisie. — Bouillon, ToffinetCie.— Boris frères.
- Brésil. — Britt et Brandie. Suisse. — Brumgara, F.-P. Grande-Bretagne (Indes). Carpentier-Fontainû (les fils de). — Carpentier Gille de Gordaal. Paraguay. — Castamieda, An-tonia. Mexique. — Gharcon (Mlle) et Sorolovitch. Serbie. — Chouthi (Mme). Grèce. — Cohen, Esther. Tunisie.— Collectivité de Torjok. Russie.
- — Collectivité de Ivato-Livathous. Grèce. — Collectivité de Vénézuéla. Vénézuéla. — Colléctivité de Bolivie. Bolivie. — Commission auxiliaire.de Tucuman, République Argentine. — Cordier, Jules. — Coutsourida (Mme). Grèce. — Cruchon-Carbonnel (Mme).
- Dalmatoff, K.-D, directeur de l’école populaire de Saint-Pétersbourg, Poissie. — Delcourt. — Delan-noy. — Denis. — Département de San Salvador. Salvador. — Direction de l’exposition des travaux féminins de la ville de Paris. — Dorn (Mlle). Equateur. — Driva (Mme). Grèce. — Dulac, Flo-rimond. — Dumont.
- Ecole delà Corogne(Cardinas directeur).Espagne.— Ecole des dames d’Athènes. Grèce. — Ecole professionnelle de jeunes filles de Santiago. Chili. — Ecole de jeunes filles de Guadalaxara. Mexique.
- — Ecole cie Mazatlan n° 1. Mexique. — Ecole de Mazatlan n° 2. Mexique. — Ecole des aveugles de Mexico. Mexique. — Elèves du conservatoire de musique de Mexico. Mexique. — Eustathio, Michel. Grèce. — Eutychie (Mme Phoca). Grèce. — Evaraert Leclercq. "Belgique. — Exposition collective de Saint-Marin. Saint-Marin.
- Fallet. — Feuquer (Mlle). — Fische (Mlle). Autriche.
- — Florenza, Rosalie. République Argentine. Gabet-Devouge. — Gaehviller. Suisse. — Giandolfi.
- Italie. — Garay, Jo’séphina. Espagne. — Gill de Cordai (Mme Carmen). Paraguay. —; Goetghebuer Alida. Belgique. —Gonzalès, Rita. Paraguay. — Gouvernement de Tamaulipas. Mexique. — Gouvernement de Jalisco. Mexique. — Gouvernement de Oaxaca. Mexique. — Gouvernement de Puebla. Mexique. — Grobii. Suisse. — Gruëz. — Guer-qué (Aille). — Guimaraës. Brésil.
- Hanssens Hap. Belgique. — Hayat-Yusuf, S.-M. Tunisie. — Henninot-ILenninot. — Hospice de San-Salvador. Salvador. — Huber Aleyenburger (von). Suisse. — Hutin, Fernand.
- Ibrahim ben Ali ben Saïd. Algérie. — Instituto di Borgo. Saint-Marin. — Institution de jeunes filles de la province de Dur an go. Mexique.
- Kaja Berg. Norvège. — Kouvelchinicoff, Yvan-Nicolas et fils. Russie. _
- Lachaise (Mme), collectivité du Cher. — Lachica, Angela et Martinez y Cardenas, Federica. Mexique. — Lavalette et Cie. Belgique. — Legrand frères et Cie. —Lopez Castellô Branco, Maria-A. Portugal. — Luc ses eu (Mme). Roumanie. Lyssen-lié. Chine.
- Magne et Cie. Algérie. — Maison des exposés de Pernambuco. Brésil. — Maison des exposés. Mexique. Markovitch, Anna. Serbie. — ^ Mau-guière. — Merlen. — Metaxa (famille). Grèce. — JVIicoud et Rigollier. — Aliller (A.-K. Aime). Rus-sie. — Alolier. — Mine et Gest.
- Naëf, Jacob. Suisse.
- Obiin Vasson, Modeste. — Orphelinat des dames de Notre-Dame de l’Espérance. Brésil. — Ouvroir d’Athènes. Grèce.
- Paillac frères. — Palmo (Aime). Grèce. — Petersen, Julie. Danemark. — Piélard et Bertin-Conrads.
- — Plez et sœurs. — Propovitch, Anton Serbie. — Preschlin. Suisse. — Preux (Mlle). — Procter et Cie. Grande-Bretagne.
- Revithi (Aime). Grèce. — R.ey, Alfred et Flenri. — Ribeiro, A. Brésil. — Rindine, J.-E. Russie. — RingNanna. Danemark. — Roblez Limarez (Aille Clotilde). Alexique. — Roussel. — Rousseaux. Sabitoff Kazan. Russie. — Sautière. — Schelling, Joannes. Suisse. — Shimidza. Japon. — Smith frères et Cie. — Simonesco (Aille Ida). Roumanie. Sonderegger et Cie. Suisse. — Steiger-Weger. Teng-Tchio-Yung. Chine. — Testelin aîné.
- Vaidés (Aime Concepcion). Alexique. — Villot (Aille). .
- — Vidal, Sgnaie.
- Weber-Bedmer.
- Xenocratès (Aime). Grèce.
- Zellveger. Suisse. /
- (A suivre)-
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- LES C 0 N & R È S
- Congrès de Chirurgie
- Lundi, à deux heures, a eu lieu à la Faculté . de Médecine la séance d’ouverture de la 5e section du Congrès français de' Chirurgie._
- La nombreuse assistance comprenait la plupart des notabilités de Paris et de la province et un grand nombre de chirurgiens éminents venus de l’étranger. -
- Parmi ces derniers, nous citerons MAL les docteurs Tilanus. d’Amsterdam; Thiry et Thiriar, de Bruxelles ; sir Th. Longrnore, délégué du ministère de la guerre britannique ; Démosthène et JBoutaresco, dé , Roumanie $'
- Trombetta, de Alessine; Bloch, de Copenhague; Beverdin Roux, de Suisse ; Ziembicki, de Lemberg (Autriche) : Farcas, de Budapesth, etc.
- Le bureau du congrès se compose de AI AI. le baron Larrey, président ; F. Guy on, vice-président ; S. Pozzi, secrétaire général.
- Les séances se tiendront toute la semaine à la Faculté de Alédecine, le matin à neuf heures et le soir à trois heures.
- La session paraît devoir être particulièrement intéressante.
- Congrès des Sciences ethnographiques
- Le congrès des sciences ethnographiques poursuit ses travaux avec une étonnante activité. C’est toutefois à la section de psychologie qu’on a pu constater aisément l’idée directrice qui préside à ses réunions et qui est cultivée par la presque totalité de ses membres. Les théories scientifiques de AI. Léon de Rosny y ont été accueillies avec une unanimité rare, en pareille circonstance, car il est bien évident que ce savant fondateur de la science etnographi-que professe des doctrines essentiellement spiritualistes, en opposition avec certains anthropologistes qui nient la liberté, la responsabilité de l’homme et la notion d’une loi logique et intelligente dans l’univers.
- A l’une des séances de lundi, on a abordé la question du dépeuplement de la France et des moyens d’v remédier. Avis très partagé et renvoyé à la Société d’ethnographie de Paris.
- On a entendu également un rapport très remarquable de AI. Prêt sur la condition des étrangers dans les divers pays.
- Le général de division Boissonnet a fourni quelques indications précieuses sur l’esprit de la population indigène de l’Algérie.
- Congrès de l’Éducation
- Le congrès libre et international de l’éducation, organisé par le syndicat des membres de l’enseignement et subventionné par le conseil municipal de Paris, vient de terminer ses travaux. Sur la proposition de AI. Roussey, instituteur à Paris, le congrès,à lTinanimité, a émis le vœu « que l’Académie prenne en considération la pétition q.ui lui est présentée par la Société de réforme orthographique, dans le but de simplifier l’orthographe d’usage ». C’est la répétition du vœu de l’Alliance française et de l’Association française pour l’avancement des sciences.
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- LA BOURSE
- La rente a débuté en baisse de 0,05 à 87 35. Mais les réalisations paraissent terminées et les achats du comptant reprennent avec une nouvelle animation.
- La clôture s’est faite à 87 52, en amélioration de 0,20 sur le plus bas cours de la journée. L’Italien gagne 0,10 à 93 97. L’Extérieure reste à 75 Ij2, FEgyptiemie unifiée à 470. Le Hongrois monte à 86, le Turc à 17 27.
- Les fonds russes sont bien tenus. La Banque de Franco faiblit à 4160. La Banque de Paris et des Pays-Bas est en grande faveur et monte à 866 25. Le Comptoir d’Escompte descend à 61 25. Il faut se bâter de vendre, car les actionnaires ne toucheront jamais un centime. Le Nord remonte à 1790 et le Suez à 2350.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de FAlhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa,lagiîana à la danse lasGive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Ëo^a, ï’Àlléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 1S Centimes.
- Samedi 12 Octobre 1889.
- 2* Série. — N° 149.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymoür Wade, Blomfield Uouse, London-Waü.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (prh de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Le Prix Osiris (Rapport de M. Gustave Simon). — Chronique. — Dernière Heure. — Echos. — L’Eclairage au gaz à l’Exposition. — Variété : Le Pont sur la Manche. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses (Suite). — Les Grands Travaux de l’Exposition.— La Bourse. — Ànnoneô» et Réclames.
- Voir à la 4e page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
- LE PRIX OSIRIS
- GUIDEE ET ECUlR.BE
- f
- Le Comité de la Presse s’est réuni mercredi dernier pour entendre la lecture du rapport de M. Gustave Simon sur le prix Osiris.
- La séance était présidée par M. Hébrard. On sait que, dans sa précédente réunion, le Comité avait décerné le prix de cent mille francs aux auteurs et aux collaborateurs du Palais des Machines; mais il n’avait pas arrêté d’une façon définitive la répartition des sommes et le mode de répartition, le rapport présentait un projet de répartition. Le Comité, après une longue discussion à laquelle ont pris part MM. A. Hébrard, Edouard Hervé, Raoul Canivet, Niel, de Nansouty, Humbert, Guyon et Gustave Simon, a pensé qu’il devait seulement fixer le chiffre pour les auteurs du Palais des Machines. Il a donc attribué 20,000 francs à M. Dutert et 15,000 francs à M. Contamin.
- Pour les 15,000 francs restants et réservés aux collaborateurs et pour les 5,000 francs attribués aux ouvriers, le Comité a reconnu que MM. Dutert et Contamin devaient fournir au Comité la liste de leurs propositions et indiquer dans quelle proportion ces sommes devaient être réparties aux titulaires.
- Sur la proposition de M. Dubar, le Comité a décidé qu’une médaille de bronze serait distribuée à tous les auteurs et collaborateurs du Palais des Machines ; il a pensé que le prix accordé à MM. Dutert et Contamin devait rester entier et que les dépenses occasionnées par ces médailles devaient ' être prélevées sur les 65,000 francs restants.
- Toutes ces résolutions ont été prises à l’unanimité.
- Voici le texte du rapport de M. Gustave Simon :
- Rapport de M. Gustave Simon au Comité de la presse, sur la répartition du prix de 100,000 francs, offert par M. Osiris.
- Messieurs,
- La première pensée du Comité de la Presse, en décernant le prix de cent mille francs, a été une pensée, de reconnaissance pour M. Osiris qui a voulu encourager si noblement et si généreusement les travailleurs les plus éminents comme les plus modestes, dont les efforts et le concours ont puissamment contribué au succès éclatant de l’Exposition, notre Comité ne pouvait être que flatté de la confiance qui lui était témoignée, car aucun comité n’a reçu une mission plus lourde et plus élevée et n’a eu à donner une récompense pliis belle.
- Notre Exposition a été si grandiose et si brillante, des esprits éminents ont apporté, dans l'accomplissement de leur tâche, les ressources si variées et si fécondes de leur intelligence et de leur raient qu’il pouvait être difficile de faire un choix sans froisser des susceptibilités légitimes. Il fallait d ailleurs nous renfermer dans la formule qui avait été adoptée d’un commun accord : l’œuvre d’art, d industrie, ou d’utilité publique la plus remarquable de l’Exposition, et nous conformer à la pensée du donateur.
- Notre champ d’examen se trouvait très nettement limité, nous ne pouvions songer à donner le prix à ces établissements debien-faisanoe créés depuis de longues années qui rendent les plus grands services, ni a des œuvres artistiques que nous avons admirées dans nos Expositions antérieures, ni à ces découvertes industrielles qui honorent depuis longtemps l’humanité. M. Osiris nous invitait à accorder cette récompense à l’œuvre nouvelle du progrès que l’Exposition de 1889 aurait révélée.
- La tâche était encore assez étendue. Les homme3 qui ont plus particuliérement présidé à l’organisation
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSÏTIGN DE 1889
- de cette Exposition peuvent le dire, et nous aurions pu invoquer à ce sujet le témoignage de notre confrère, M. Edouard Lockroy, qui a été le président d’une de nos associations les plus considérables représentées dans notre comité, et qui a donné à l’Exposition une impulsion si puissante, de MM. Dautresme, Pierre Legrand et Tirard, qui ont été -les dignes continuateurs de cette grande œuvre, de MM. Alphand, Georges Berger et Grison, dont le zèle, l’intelligence et l’activité ont été des facteurs si considérables dans le succès.
- Nous avons puisé les éléments nécessaires pour éclairer notre jugement dans les manifestations de l’opinion publique et dans l’appréciation des hommes les plus distingués, et les plus compétents. On pouvait hésiter entre les palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux, le Dôme central, la Tour Eiffel et le Palais des Machines qui représentent, à des titres différents, la solution.de problèmes difficiles dans les applications nouvelles du travail du fer, et le Comité a voulu associer dans un même sentiment de reconnaissance l’homme qui a été le promoteur de cette révolution, l’instigateur de toutes ces merveilles, le créateur de toutes ces constructions élégantes ou audacieuses, M. Alphand' et ses collaborateurs, MM. Dutert, Contamin, Bouvart et Formigé.
- M. Alphand emporte les témoignages universels de la reconnaissance publique, et ceux qui le connaissent savent que son vœu le plus cher aurait été exaucé, si on avait pu récompenser tous ses collaborateurs éminents qui ont honoré la France aux yeux de l’Europe y le Comité a dû faire un sacrifice cruel en limitant son choix, et, au milieu de tant de magnifiques palais, il a décerné le prix aux auteurs et aux collaborateurs du Palais des Machines.
- Ce qui a dicté sa décision, c’est qu’au début ce travail gigantesque avait paru aux esprits les moins sceptiques et les moins prévenus une œuvre, chimérique : des hommes du métier la considéraient avec défiance, l’étranger suivait avec une sorte dè passion inquiète les calculs de nos ingénieurs et regardait avec incrédulité le plan de nos arcnitectes. Une ferme de 115 mètres de portée apparaissait comme une sorte de monstruosité industrielle, comme une gageure contre toutes les règles reçues en matière de construction, comme une audace conçue au détriment de la solidité et de la sécurité. M. Alphand resta ’ inébranlable' dans sa 'confiance du premier jour, M. Dutert maintint avec énergie son admirable . idée, M. Contamin appuya l’exécution du projet en apportant ses remarquables travaux 'et, pendant que M. Dutert déterminait ' et traçait les profils, M, Contamin étudiait les détails d’établissement de chaque pièce, en calculait les dimensions, préparait les métrés, examinait la suppression des tirants et le système des articulations.
- A la suite de travaux accomplis sans bruit et sans forfanterie pendant des jours et des nuits, soutenus par la ferme volonté de réaliser le plus grand effort qui ait jamais été accompli, M. Alphand et ses éminents collaborateurs, MM. 'Dutert et Conta- . min, dotaient l’Exposition du Palais des Machines. La ferme de 115 mètres devenait une réalité, et on se rappellera toujours avec quelle émotion la première ferme fut; levée dans l’enceinte du Champ de Mars, et l’enthousiasme qui accueillit cette victoire remportée par le génie français.'
- En décernant le prix de cent mille francs au Palais des Machines, nous avons répondu à la pensée de M. Osiris et au vœu de l’opinion.
- C’était bien, en, effet une oeuvre, d’art puisque c’est la première fois qu’on donne au fer uneJ'qrme architecturale et artistique.
- C’était bien, par essence, une œuvre industrielle.
- C’était une œuvre d’utilité publique, puisque les services publics exigent aujourd’hui de vastes couvertures pour éviter les points d’appui intermédiaires qui sont Pu sérieux embarras dans la construction des gares, des marchés, des docks, des ., magasins de manutention, des manèges,' et dan,s': un but économique puisque la dépense totale fait ressortir le mètre carré de la surface horizontale et utilisable à moins de cent francs.
- Enfin c’était l’œuvre la plus remarquable, puisqu’elle constituait un des progrès les plus saisissants et les plus considérables dans la construction moderne. Nous avons dû nous préoccuper de la répartition des sommes qui devaient être attribuées: notre tâche était rendue plus facile par la volonté dü donateur. M. Osiris avait fort bien compris qu’il fallait récompenser les travailleurs les plus modestes, ils- avaient été à la peine, üs avaient plus d’une fois risqué leur vie. ils avaient largement contribué au succès de. l’Exposition, il était - équitable qu’ils fussent à l’honneur, et il avait demandé,d’accorder 5u,000 francs, aux auteurs de l’œuvre et 50,000 francs aux ouvriers.
- VouS avez, messieurs, adopté les résolutions suivantes : 20,000 francs à M. Dutert. 15,000 francs à M. Contamin.
- Vous avez décidé ensuite que MM. Dutert et Contamin seraient invités â indiquer comment devraient être réparties la somme de lo.OOO francs, attribuées à leurs collaborateurs et la somme de 501100 francs, réservée aux ouvriers.
- Enfin, vous avez pensé que, sur les 65,000 francs accordés aux collaborateurs et aux ouvriers,_ il devrait être prélevé une somme pour une médaille de bronze qui serait décernée aux auteurs, collaborateurs et ouvriers du Palais des Machines.
- •J’ai terminé, messieurs, le Comité de la Presse, en émettant, un vote unanime, a été l’interprète fidèle de l’opinion. Son jugement a reçu la consécration de tous les hommes qui s’intéressent aux progrès de la science, de tous ceux qui considèrent que, dans une démocratie bien ordonnée, il faut associer dans un même sentiment de reconnaissance et dans une équitable répartition des récompenses celui qui crée et celui qui exécute, le savant et le travailleur. Et c’est par l’association de ces deux forces, par le concours réciproque qu’elles se sont prêté, que la France a pu montrer ces admirables chefs-d’œuvre dont nous conserverons l’impérissable souvenir.
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- CHRONIQUE
- Les préparatifs de la grande fête du Palais de l’Industrie sont poussés très activement; d’après ce que nous en savons déjà, pour être la dernière elle n’en sera pas moins une des plus belles.
- Les organisateurs voulant amener, dans les soirées des 19 et 20 octobre, une centaine de mille de personnes au Palais de l’Industrie, et voulant rendre la fête accessible à toutes les bourses, ont adopté, pour chacune des ' deux soirées, le prix unique de cinq francs.
- C’est, ajoute le. Figaro, le prix d’une modeste stalle dans le plus modeste des théâtres. Et, pour cinq francs, nous offrons.au public, avec le plaisir de faire une bonne œuvre, toutes les attractions de tous les théâtres ensemble, sans compter les mille et une antres attractions extra-théâtrales qu’on n’aura jamais vues et qui on ne reverra peut-être jamais réunies dans un cercle aussi merveilleux.
- Pour épargner à nos souscripteurs l’encombrement qui ne peut manquer de" se produire aux tourniquets, du Palais de l’Industrie, les samedi .19 et dimanche. SO/octobre, no hk'a vous--fait un fort' tirage de billets donnant accès à la fête..p;ar des portes spéciales. -
- Ces billets sont en vente dès aujourd’hui :' •
- A la Salle des dépêches du Figaro ;
- Au PalaisAlff l’îh'dustrie, porte nff 4 ;
- A la I.égalion de Belgique, 29, avenue Marceau.
- Et à la Banque Parisienne, 7, rue Chauchat.
- ;***• " •
- Le comité d’organisation, qui est sur la brèche nuit et jour, tient à. honneur de garder l’anonyme: quant à ses principaux collaborateurs, ce sont :
- MM. Lavastre'et Carpezafc, .ftubé, Chaperon .;©£• Jambdn, les rois de la décoration théâtrale.
- Lès-éminents architectes Bouvard, Thomas et N. Escalier ;
- Le peintre Cliartran, dont les panneaux ont été le succès du jour à l’inauguration de la Sorbonne ;
- Le jeunegoLbrillant dessinateur de costumes "Charles Biancliini;
- M. Hansen, le maître de ballet de l’Opéra, et son fidèle lieutenant Pluque, avec tout leur admirable bataillon chorégraphique.
- Ces noms-là garantissent, à eux seuls, des merveilles d’art.
- Il va sans dire que l’on a conservé l’éblouissante décoration du Palais de l’Industrie, telle que l'a conçue le magicien Alphand. Mais, dans ce cadre si moderne, on est en train de construire une vieille ville llamande, qui donnera l’ïmpres-sion vivante d’un Téniers dans un cadre somptueux. Au milieu de ce pittoresque décor, flamboiera 1a. Kermesse, avec ses jeux, ses boutiques,-ses comptoirs, ses cabarets,- ses bals sous la tente, ses parades, ses pitreries, ses spectacles variés, où — pour n’en citer qu’un seul — le Chat noir et tout son personnel d’ombres fran-
- çaises, de musiciens et de poètes, descendus de Montmartre sous la conduite de l’incomparable bonimenteur Rodolphe Salis, jetteront la note supercoquentieu|ement fantaisiste.
- Nos comédiens les plus amusants et nos plus charmantes comédiennes — en costumes caractéristiques — y apporteront l’appoint de leur esprit, de leur verve, de leur grâce et de leur beauté. Car ils ont tous voulu venir, ceux qui ne jouent pas, dès neuf heures, ceux qui jouent, après minuit, leur besogne faite. Ce sera, du soir à l’aurore — car on la verra lever — comme une grande revue de tous les théâtres de Paris.
- Quant à l’immense scène où s’est exécutée l’ode de Mme llolmès, le. maître Lavastre s’occupe de la transformer d’une façon . extrêmement originale et de la mettre en harmonie avec le caractère général de la fête. Ce qu’on y verra, sur le coup d’une heure du matin, sera le clou, la note supérieurement- artistique de cette superbe manifestation. - -
- Mais, silence!
- Pour peu qu’on ait pioché son école llamande, on sait qu’il n’y a pas de bonne kermesse sans franches lippées et beuveries épiques. Les 19 et 20 octobre, la bière et le champagne couleront à Ilots au palais de l’Industrie. Et les jolies tilles qui pousseront à travers la fête les voitures à chiens n’aur.ont pas que du lait dans leurs cruches. Ce né sera là d’ailleurs qu’un apéritif, un prologue aux soupers qui seront servis dans les grandes salles du haut métamorphosées en restaurant. Et à des prix qui ne seront pas des prix d’Exposifion. .
- Le tout se. terminera par des sarabandes folles aux sons " entraînants de l’orchestre d’Olivier Métra.
- F. L.
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- DERRIERE HEURE g
- Les' fêtes de l’Elysée
- • Les invitations pour les fêtes qui seront don-. nées au palais de l’Elysée le 17 et le 24 octobre, viennent d’être lancées par les soins du secrétariat de la présidence.
- Ces invitations ont été plus particulièrement "réservées aux exposants qui ont obtenu des .grands prix et des médailles d’or ; mais comme Kmr nombre est encore considérable, on a dû ‘ faire deux séries.
- . A la fête du 17 seront donc invités les exposants appartenant aux cinq premiers groupes (classes de 1 à 47 inclus) et-au groupe de l’économie sociale.
- ' Lesuëxi)osa'ntS";dés; groupes VT, VII, VIII et IX (elasseb d©A§ÙL:88) seront invités au bal du 24 octobre.. - - :
- Les décorations
- M. Tirard, président dn conseil, ministre du. commerce et commissaire général de l’Exposition, a annoncé au conseil que les propositions dans la Légion d’honneur, faites à l’occasion de l’Exposition universelle par les jurys de groupes, dépassent de beaucoup le chiffre des décorations mises a la disposition du gouvernement par la loi du 15 août 1889.
- Dans ces conditions, il y a lieu de se demander si pour donner srtisfaction aux jurys de groupes il ne serait pas préférable d’attendre la rentrée des Chambres afin d’obtenir du Parlement une loi supplémentaire augmentant le nombre des croix à attribuer à l'occasion de l’Exposition.
- Aucune décision n’a encore été prise sur ce point.
- A propos des décorations aux exposante, il a été décidé.que, conformément à ce qui a été tait en 1878, les membres du Parlement pourront-être décorés, mais à la condition qu’ils soient personnellement exposants.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 3
- Nos hôtes
- Le comte de Flandre a quitté Paris hier soir par le train de six heures vingt-cinq pour retourner à Bruxelles. Il a été accompagné à la gare par le baron de Bevens, ministre de Belgique, et parles membres d6 la légation. A plusieurs reprises, le frère du roi Léopold a déclaré qu’il emportait le meilleur souvenir de son séjour à Paris.
- •sH-
- Les ambassadeurs du Maroc se sont rendus hier matin à onze heures chez M. Tirard, président du conseil, pour prendre congé de lui.
- Le nouveau souverain de Monaco, le prince Albert Ier, doit arriver aujourd’hui à Paris*-.
- La fermeture
- Le coup de canon tiré à cinq heures à simplement pour effet la fermeture des galeries, et les deux tickets d’entrée ne sont, comme par le passé, exigibles qu’à six heures.
- Au Grand-Théâtre
- Hier soir, la reine Isabelle a assisté à la représentation des Gitanes au Grand-Théâtre; en son honneur, les danseuses ont exécuté deux pas nouveaux, et se sont surpassées : la Pepa, dans sa danse comique avec Manuel, a été accueillie par les applaudissements les plus* 1 2 chaleureux.
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 143.557
- A fia Tour
- 'Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée ;
- 1er étage................... 7.816
- Du 1er au Üme.............. 4.939
- 2e étage direct............ 2.331
- Du 2^ étage au sommet. .. 3.804
- En tout............... 18.890
- Ko s In ôtes
- M. Eduardo Coelho, propriétaire et rédacteur du Diario de; Noticias, de Lisbonne, est en ce moment à Paris. On sait que notre confrère a traduit en portugais plusieurs pièces françaises.
- Le comte Tejada de Valdosera, dernier ministre des colonies du cabinet conservateur espagnol, présidé par M. Canovas del Castillo, vient d’arriver ici.
- On signale aussi l’arrivée de la comtesse Souma-rokoff-Elston, née princesse Youssoupoff, venue avec son mari pour visiter l’Exposition.
- A son arrivée à Paris, le prince Dolgoroukow, gouverneur général de Moscou, a été reçu à la gare par les délégués de la section russe, ainsi que par plusieurs membres de la colonie moscovite, parmi lesquels nous avons remarqué le directeur de l’Institut technologique de St-Pétersbourg.
- C’est vers la 20 de ce mois que l’archiduc Albert d’Autriche arrivera à Paris ; il passera quelques jours ici avant de se rendre à Madrid où il est attendu le 29 octobre.
- L’Exploitation de la Tour Eiffel
- Voici les recettes.de l’exploitation de la Tour Eiffel :
- Du 15 mai au 1er octobre...... Fr. 5.306.820 80
- Du 2 au 8 octobre................. 246.350 90
- Total au 8 octobre........ 5.553.171 70
- Les Tickets
- A l’heure actuelle, neuf millions environ de tickets d’entrées à l’Exposition n’ont pas encore été utilisés, et il n’est guère probable qu’il en soit uti-
- lisé plus de quatre millions encore avant la clôture.
- Il est sérieusement question d’une combinaison qui permettrait aux détenteurs de tickets de les employer assez avantageusement en les appliquant, sous certaines conditions, à des achats de billets de la tombola de l’Exposition.
- Lu peu de gravier, S. V. P,
- Par ces temps pluvieux, bien des allées du Champ de Mars demanderaient un peu plus de sable, et de gravier, car la boue y est terrible.
- Les Fontaines lumineuses
- Beaucoup de visiteurs aiment à rentrer dîner chez eux; comme il fait nuit complètement à six heures et demie,' on pourrait peut-être commencer à faire jouer les fontaines lumineuses à cette heure, sauf à donner une reprise après le dîner.
- La prorogation
- Nous lisons dans Y Evènement :
- « Il est sérieusement question en haut lieu de proroger l’Exposi'ion jusqu’au dimanche 10 novembre inclusivement.
- «Cette mesure recevra l’approbation générale, les trains de plaisir organisés annuellement à l’occasion des fêtes de la Toussaint, amènent toujours beaucoup de provinciaux à Paris.
- « Parmi ces derniers, ceux qui n’ont pas encore vu l’Exposition, pourront profiter aussi de leur voyage pour la visiter et ceux qui y sont déjà venus, ne seront pas fâchés de la revoir une dernière fois avant sa clôture à tout jamais. »
- Les excentriques
- Nous avons annoncé le voyage ' entrepris par M. et Mme Marchand. On .sait que les intrépides voyageurs comptent faire à pied le trajet de Paris à Marseille.
- Itesont partis de Paris dans la journée de samedi ont couché à Lieusaint, et sont arrivés avant-hier à Melun, toujours sac au dos. Ils comptent faire chaque jour 25 à 30 kilomètres. Pour qu’il n’existe aucun doute sur l’authenticité de leur parcours, les vaillants touristes font viser leur passeport, soit à la mairie, soit a-u commissariat des villes qu’ils traversent.
- Les exotiques
- Le mauvais temps va bientôt forcer les Annamites à retourner chez eux. Les Sénégalais quittent la France demain ; moins heureux que ceux-ci, nos petits traîneurs de pousse-pousse ne quitteront l’Esplanade que vers le 21 courant. Ils souffrent beaucoup du froid et il y aurait vraiment, une certaine cruauté à les faire rester plus longtemps au milieu de nous.
- Une croix artistique
- On annonce la prochaine nomination du peintre Poilpot dans l’ordre de la Légion d’honneur.
- Poilpot est l’auteur du Panorama de la Compagnie transatlantique qui a attiré tant de monde et mérite bien une récompense extraordinaire.
- Les ouvriers anglais
- Le rapjDort de la délégation des ouvriers anglais à l’Exposition va paraître. Malgré quelques restrictions, ce rapport conclut à la supériorité de l’ouvrier français sur l’ouvrier anglais, au point de vue surtout du bien-être.
- La députation ouvrière constate avec étonnement qu’elle n’a pas vu un seul ivrogne pendant son séjour à Paris.
- VARIÉTÉ
- LE PONT SUR LA MANCHE
- L’exposé du projet. — Les devis. — Les travaux à exécuter. — Combien ils coûteront.
- Nos lecteurs n’ont certainement pas oublié quelle émotion avait soulevée en Angleterre l’idée d’un tunnel sous la Manche et ont encore à la mémoire les discussions à la suite desquelles les pouvoirs publics anglais refusèrent toute subvention pour les études et finalement rejetèrent le projet.
- La préoccupation principale de messieurs les Anglais était la crainte d'une invasion dans leur pays; ils s’étaient mis en tête que nous préparions une nouvelle descente en Angleterre et redoutaient de voir un beau matin les troupes françaises camper sur le sol anglais.
- On leur objecta que c’étaient là des idées absolument ridicules ; que nous n’avions aucun intérêt à envahir leur pays; qu’au surplus, rien ne leur était
- plus facile que d’empêcher nos troupes de débarquer : rien n’y fit, et le projet fut complètement abandonné.
- C’est en présence de l’insuccès de l’idée du tunnel sous-marin qu’une compagnie anglaise, la Chanel Bridge, a pensé qu’il serait peut-être plus facile d’établir un pont dont la construction serait accueillie par l’Angleterre avec moins de défaveur que celle du tunnel.
- Les progrès de l’industrie et de la. science ont atteint un tel développement depuis quelques années que ce projet n’avait rien d’extraordinaire.
- Aussi deux ingénieurs français. MM. Schneider, du Creusot, et Hersent, ont-ils, sur la demande de la société anglaise, établi un projet détaillé avec devis qui figure à l’Exposition universelle dans la section des ingénieurs, au premier étage de la galerie des machines.
- Ce projet a été exécuté avec le concours de deux ingénieurs anglais dont l’éloge n’est plus à faire, MM. John Fowler et Benjamin Baker, qui ont à leur actif la construction d’un magnifique pont sur le Forth.
- Le projet
- Il n’est pas sans intérêt de donner sur le projet que bien certainement peu de visiteurs ont vu à l’Exposition des détails assez circonstanciés.
- 11 va sans dire que les auteurs ont choisi de préférence les deux points terrestres les plus rapprochés, de façon à avoir le moins de constructions possible, et, partant, moins de frais.
- Le cap Gris-Nez sera le point de départ de cette œuvre gigantesques qui aboutira à Folkestone sur la côle anglaise. Sa longueur sera de trente-huit kilomètres et passera sur deux écueils, le Varne et le Colbart, qui ne sont qu’à six ou sept mètres au-dessous de l’eau, et qui faciliteront ainsi les travaux.
- Le pont sera relié à la ligne du Nord entre Am-bleteuse et le cap Gris-Nez, en un point appelé le Cran-aux-Œufs.
- Les plus grandes profondeurs contre lesquelles on aura à lutter sont près des côtes de France.; elles seraient de 40 à 55 mètres jusqu’à l’écueil du Colbart ; elles diminuent ensuite sensiblement jusqu’à la côte anglaise où elles n’atteignent plus que 24 mètres.
- D'après le' projet, il serait nécessaire de construire à Ambleteuse et à Folkestone des ports avec installations particulières pour la préparation des piles et.des .constructions métalliques.
- On comprend que pour supporter un pont comme celui que l’un se propose, il faudra des piles tout à fait spéciales. Elles auront au moins 25 mètres de largeur et pour les plus bas fonds, elles auront à la base 1,004 mètres carrés.
- Il serait trop long de décrire toutes les opérations qui seront nécessitées pour leur établissement.
- Quoique les travaux en pleine mer aient été depuis quelque temps rendus plus faciles, il y aura encore de très grandes difficultés à vaincre pour les construire.
- On se servira, à cet effet, de caissons métalliques dans lesquels on enfermera les maçonneries; ces caissons, préparés à l’avance, seront ensuite apportés à l’endroit même où ils doivent être placés, et c’est alors qu’on les descendra jusqu’au fond et qu’on édifiera la pile d’une façon complète.
- Il y aura 55 piles: on a calculé qu’il faudrait pour leur édification 4 millions environ de mètres cubes de maçonnerie et 76,000 tonnes de fer.
- C’est là un joli chiffre. Ajoutons que chaque pile nécessitera un travail de 637 jours, près de deux ans, y compris 160 jours que l’on est obligé de compter pour les chômages qui se produiront infailliblement, soit à cause des variations de température ou des tempêtes, soit pour toute autre cause.
- Aux plates-formes des piliers seront fixées solidement des piles métalliques sensiblement cylindriques dont la hauteur variera de 40 mètres à 42 mètres 78 et sur lesquelles reposeront les poutres principales du tablier. Il y aura ainsi entre la surface inférieure des poutres et le niveau de l’eau au moment des hautes mers une hauteur de 54 à 56 m. 78, ce qui est plus que suffisant pour les bâtiments à grande mâture et du plus fort tonnage. Enfin, le tablier étant porté sur piliers verticaux cylindriques, la hauteur de 54 mètres au minimum est franche sur toute la largeur d’une travée.
- Le pont sera construit en acier à cause de la solidité du métal, par conséquent de la sécurité qu’il offre, et aussi de l’économie qu’il permettra de réaliser.
- Malgré cela, la dépense est évaluée à 860 millions de francs pour ce pont dont les extrémités seront tournantes de façon à empêcher complètement toute invasion, soit sur le territoire français, soit sur le territoire anglais.
- Il ne faudra plus alors que six heures au lieu de huit pour aller à Londres ; le trafic sera plus considérable. et nous aurons alors la satisfaction d’avoir réalisé ce rêve, qui semblait jugé insensé : la construction d’un pont sur la Manche.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au -second étage de la Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du FIGARO
- 6 OCTOBRE
- (Suite).
- J. Dupuis.
- O. et H. Biré.
- Giras.
- Bourrand, Marie-Louise.
- Veuve Bourrand, Saint-Germain-en-Laye.
- F. Gobert.
- Lambert Baudorre, Paris.
- Clément Mesplet, Bilbao.
- E. Geraudy.
- M. Bintz, à La Haye-Pesnel (Manche).
- Lesage.
- Eenriette et Jacques Patureau.
- Ba Rose.
- Maria Barbé.
- J. Saussier, maire, et son fils.
- N. -H. Warins Dudley, Angleterre.
- Gaston Fermepin.
- Héloïse, Blanche et Alfred Astengo.
- Julie et Hedwig Bosenberg.
- Julien Le Blond.
- Labrousse.
- Achille Payer, Paris.
- Marie Payer, Paris.
- Mme Brunat,
- Anatole, Cunin, Tholy, Vosges.
- Les grands hommes se comprennent. L’Anticul félicite Eiffel. — Guy.
- Mimie Séon, Saint-Barnabé, près Marseille. L’amie du lâcheur. — Pimpin..
- Le vieux de la petite.
- M. et Mlle Drouville.
- Heureux, content, mes remerciements à mon patron. — Emile Levacher.
- Heimburger et sa famille, Rambervillers.
- Lucy et Robert Genzberger.
- Toute mon admiration au créateur de la huitième merveille du monde. — A. Hupcher, du Charivari.
- Mme Maximo Pereira.
- Mlle Louise de Sainte-Croix-Adolphe Fournier, Paris.
- M. et Mme E. Gensac.
- José Mano y Vicente Noyoz..
- Chove, Valencia,
- Léon Delacroix.
- A. Veïsse. ......: •;
- Victor Massierâ, Vintimille à Nice (2e ascension). Odalgisa Massiera, Vintimiglia.
- Guillaume Rieger, premier lieutenant de Vienne. Marcel Lejeune, élève au lycée Janson de Sailly. A. Nicot, Vincennes.
- E. Nicot, à Varennes-en-Argonne (Meuse).
- W. Graeber, Plau, Allemagne.
- J. Reese Neumunter, Holstein.
- Marcel Maugras.
- Laridan, Henri, Paris.
- C. et M. Chastang, Paris.
- M. E. Pillet, Paris.
- Laridan, G.
- Auguste et M. Lair, Paris.
- Pour cette fois, M. Eiffel se borne à nous faire entrevoir le ciel ; espérons que bientôt il nous y conduira tout à fait. — Bertrande de Saint-Prix, Nimes.
- Mme Bertrande, née Coste.
- Foleher, de Montpellier.
- Louise, Emilie et M. et Mme Cazes, Neuilly-sur-Seine.
- Louis Coqueron, Harancourt près Nancy.
- Vivent la France et M. Eiffel. — Briat, Montfort-l’A-maury, Seine et-Oise.
- Nous avons visité la Tour Eiffel et nous sommes montés jusqu’au sommet, trois ensemble, et très contents de notre ascension. — Th. Briat, Montfort-l’Amaury, Seine-et-Oise.
- Pierre etLarisse deTixhotsky, Russie, Kharkow. Comtesse Emma Tyskiewieck.
- M. Lenoir.
- Rocheteau, Pont-de-Gennes, Sarthe.
- Tricot, Sarthe.
- A. Durand et Maurice Bontemps, Madagascar. Gorges Bozon, Montmartre.
- Prince Joseph Dowmont.
- Siesicki, Varsovie.
- Eugénie Szwede, Varsovie.
- J. Avelino Aramayo, Bolivia.
- Domingo et Emilia A. de Vega Chile.
- Pastora Zeballos.
- Bathilde Pierson.
- Robert Roth, Wiesbaden.
- G. Courtray.
- Marcel Pupin et sa cousine.
- Soliman, Wiesbaden.
- Cambrai.
- Alvaro de la Gàndara, Barcelona.
- Viville Huguenin, Lavannes.
- Ferdinand Bertram, ingénieur, Vienne (Autriche). IjOgette Albert, Liancourt (Oise).
- Achille Dufour, Paris.
- Georges Bourgeois, Paris.
- Sir Amédée et lady Héléna Berthon, London.
- Je suis bien élevé, car je suis à la deuxième plate-forme de la tour Eiffel. — Julien Leplat, Paris.
- M. J. Genoux, Paris.
- A. Guyonnet, Fontainebleau (Seine-et-Marne).
- M., Mme Dufour et leur fils, Paris.
- Dulhener, directeur de Marienhütte.
- Aciéries et laminoirs, Cainsdorff (Royâumè de Saxe).
- Louis Pincemaille, Paris.
- Joseph Hirt. Paris.
- Jean Hirt, Guébenhausen (Lorraine).
- M. et Mme Gabet, Salins-les-Bains (Jura).
- Epatant ! Vive Eiffel ! — Pourche, Paris.
- E. et Albert Piroton.
- J. Iradlowski, Bàtoum, Russie.
- G. Carré, Paris.
- Joseph Lott,Westminster, London.
- Joseph Larpent, Vaugirard, Paris.
- Jules Simard, Bruxelles.
- Du haut de la Tour que d’air ! que d’air. — Signé : Mac-far-Lahu.
- Rodolphe Zahnd, Berne (Suisse).
- Manuel Macia, Aspa, Fernando, Madrid.
- A. Vigreux, Rouen.
- Joaquin Torres Crerpo, Hermorika, Madrid. Robert Weiss, Paris^
- Mme Francovich et Mlle Clémentine Débatista, Bône (Algérie).
- Joseph Chevalier.
- Louis Page.
- M. Cadière Léon, maître charpentier.
- Mlle Andrée.
- Boitone, Astorri.
- Laurent Lachaize,
- Gloire à Eiffel, l’idéal du génie français. — J. Franche.
- Braun Adam, chef rédacteur du « Breglœd Techniczny, Varsovie.
- Emile Dégrenont, Mouy (Oise).
- Th. Capitaine, Corbeil.
- Guillemot, Jeanne, Yvonne et Mme Guillemot. Eugénie Gervaise.
- Après Victor Hugo, Eiffel. Heureux le pays qui a de tels enfants, — E. Mennessier.
- Loisel, Jules, Demouville (Calvados).
- M. et Mme Lissenheim et leur famille.
- M. C. Bloc et sa famille.
- Alfred Johas, Lorfdres. ''
- Armand Bernheim, Mulhouse (Alsace).
- J. Cahn, I-ondres.
- C. Gonnaud, Roanne.
- Pailla de Terrebrune, Ardentes.
- Delorme, Gaston, Nangis (Seine-et-Marne).
- Jules Bontems, Nangis (Seine-et-Marne).
- Léon Bontems, Nangis (Seine-et-Marne).
- David H. Tomluison, Scheneetady, New-York. Raoul Boulet, Paris.
- Louis Mainard.
- Léon Fieffé de Lièvreville.
- Roussel Patour, Arras.
- J’envoie des salutations à ma mère, ma famille et Mme Schaeffer. — B. Citroen.
- André Citroen, Paris.
- 7 OCTOBRE
- Julie Schaeffer, Stuttgart. Marinier, Vincennes.
- Got.
- M. et Mme Collignon, Nancy. Marie Baron.
- Baron.
- Ve A. Hervé.
- Jeanne Baron.
- Henri Charbonnier, Rouen.
- Le Dr de Dietfurt.
- Georges Leroy, Feuillencourt-Allaines, Péronne. Somme.
- Amaury Loys, de Bourghelles, Nord.
- Henri Plisson, caporal au G69 de ligne. Suresnes, Seine. ’
- Julie Page.
- M. Adenis Amouroux.
- Vive la France !
- Vive l’Amérique,
- Louise et Albert Caillaux.
- Je trouve en M. Eiffel un très grand homme. — A Desromlt.
- La tour Eiffel est une œuvre gigantesque. — Dr E. Royet.
- Vive la tour Eiffel. — Mary-Louise Banne.
- Marguerite et Roger.
- A. Langloise.
- Alice Ranne.
- M. et Mme Adolphe Cohen et leur fille Marthe, Marseille.
- Et moi qui ne veux pas habiter au cintième et je suis monté à pied. — Claire.
- E. Goret.
- Emile Montigny et Amélie Léglise, Dunkerque, Nord.
- J. Penye.
- Mme Lucie Charvet, de Toul.
- M. et Mme Castor.
- Que savons-nous? — Henri Prévost.
- Lucile Mary.
- Je me porte très bien. — Bourdon, Méharicourt.
- Thirot Briois et mon fils Auguste.
- Maurice Vicart, Havre.
- G. Frappier, Paris.
- Isaac Jboulborn, Hamburg.
- Bouteille, Henri, de Méharicourt (Somme). Famille Georges.
- Le prince Alexandre Ouroussof, avocat.
- Deroné, le Guigne.
- Berthe embrasse Alice, Anatole, Robert, Fernand.
- Mon cher Anatole Nathan, du haut de la tour en l’air, je t’envoie le bonjour sur la Cannebière. — Justin.
- Cher père, en ce moment je suis au sommet de la Tour Eiffel; cela te prouvera que je me porte très bien.— Ardachès Gumuch Jean.
- Chère mère, dans ce moment je me trouve à la Tour Eiffel. — Vital Arié.
- Henriette Lautève, Paris.
- E. Leullier.
- Bosc Elzéar, Marseille.
- Vallat, Paris.
- A ma Blanche, à Bagnères-de-Bigorre. Pauvre petit Bedat t Amitiés. — A. Dussumier, La Tour.
- MM. Barre, Blisworth, England.
- Miss Blanche, M. Holt, Blisworth, England.
- Souvenir de mon ascension. — Emile Merz et son fils Emile de Beauvais (Oise).
- Bonjour à papa et à maman. — Désiré Sevrain, Paris.
- Bonjour à mon patron, du haut de la tour Eiffel. — G. Sevrain, Paris.
- Du haut de cette tour, j’envoie le bonjour à toute ma famille. — Emile Hurtu (de La Tour).
- Souvenir de mon ascension. — Bradford, Angleterre.
- Jules Hohenberg.
- E. Guepin.
- François Schiadela. / .rrVN •
- Sasvaz, Hongrie.
- Anna Schonfoord, Aachen.
- P. Marinier, Paris.
- François Sailer, Rammacher. Mathias, Nancy.
- rfPCT
- O O rfoT-T
- Souvenir de mon ascension à la Tour — Marthe.
- Non mi tacciar lettor De mil-lanterià
- Se fra le firme di tanti... minchioni Modestamente apponzo anche la mia.
- Paro.
- Vraiment, mon père la Tour Eiffel est un chef-d’œuvre; et l’on criera encore contre le XIXe siècle! Au lieu d’envoyer ceux-là au diable, je les enverrai à la Tour. — Une Dunkerquoise.
- Charles Gleuck, père et fils.
- Bâle, Charles, Korssu, Moskou.
- Pierre Letellier, Paris.
- E. Letellier.
- Emilie Letellier.
- Mme Letellier.
- Du deuxième étage, j’envoie un baiser à Bobucck. — Réné, Podevin.
- Peytier, Alais (Gard).
- Henri Rodet.
- Une heure de queue c’est bien long, mais une fois en haut quel spectacle admirable. — C. Vanhesbrouck, Paris.
- (A Suivre).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 5
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889.
- (Suite)
- Classe 34, — Dentelles, tulles, broderies et passementeries.
- MENTIONS HONORABLES
- Aagetveit (Mme). Norvège. — Abraumenkova. A.-A. Mme. Russie. — Abraham Hayat et Haïm Mettoudi. Tunisie.— Aguilar (Mme Laura). Mexique. — Ahmou ben Sergui. Algérie. — Ahmed ben Saïd. Algérie. — Alviza (Mme Adelaida). Espagne. — Appolina Rija (Mme Ivanova). Russie. — Aranjo (Mme Maria de Jesu). Mexique. — Ardeshir et Biramji. Grande-Bretagne.— Arnaud-Grosset, Félix. — Arrocha, J. Portugal. — Asile de Guadalupe. Mexique. — Association des dames de Belgrade. Serbie. — Association de l’industrie domestique. Norvège. — Avila (Mme Isabel). Mexique.
- Badescu (Mme Maria). Roumanie. — Bandeville (Mme). — Belen Vega. Mexique. — Ben Mansour etHadj Essaïn. Algérie. — Ben dra ben Rahma. Algérie. — Bénichou (Mlle Etoile). Algérie. — Beshir ben Abdalah. Tunisie. — Bodhuin frères.
- — Bracq-Mairesse, Nestor. — Bracq-Carpentier, Jules. —Bracq-Tofflin et Cie.— Braolio Jaure-gui, Mexique. — Bravo (Mme Marguerifa). Chili.
- — Bricout, J.-B. fils. — Brugada, Eduardo. Paraguay. — Bunel (Mme). Guadeloupe.
- Casilda Hidalgo (Mme). Espagne.— Castillo (Mme). Espagne. — Castro (Mme Antonia). Mexique.— Collège national de demoiselles de San Salvador. Salvador.— Collery Leclercq, J.-B.— Commission coopérative de Quito. Equateur. — Conçeiçao Andrade (Mmes Elisada) et Souza. Portugal. — Cyphiotis. Grèce
- Davaine, Hyacinthe. — Département de la Union. Salvador. — Département de la Chatatelango. Salvador.—Départementde Santa-Anna.Salvador.
- — Département de la Libertad. Salvador. — Des-champs-Hain. — Despotaki (Mme Angélique). Grèce. — Dessylla Eumorphia (Mme). Grèce. — Diaz Casas (Mmes) y Luisa. Mexique. — Domin-guez, Juan. Espagne. — Dominguez, Sofia, aîné. Mexique. — Duran (Mme). Equateur. — Durieu-Achard.
- Ecole des travaux manuels de filles de Kioto. Japon. — Ecole de dentelles de la préfecture de Tokio. Japon.—Ecole de l’indépendance.Mexique.
- — Escombrera (Mme d’). Equateur. — Estrada (Mme Louisa). Mexique. — Exposition collective de Finlande. — Exposition collective de Nicaragua.
- Flora Moura. Brésil. — Forni. Suisse. — Fontaine, Julius. — Frias (Mme), Maria. Mexique. Gabet-Bricourt, Irénée, — Garouphalie (Mme), Zoé. Grèce. — Gelescova (Mmes). Russie. — Germain-Lemaire. — Gigioli. Clara, et Lovenskida (Mme). Italie. — Gomez (Mme), Néandra. Mexique. — Gonzalès (Mme de), Victoria-V. Paraguay. — Gonzalès (Mme), Genoveva. Mexique. — Gouvernement de Coahuila (école primaire). Mexique. — Gouvernement de San-Louis-de-Potosi. Mexique.— Gouvernement de Michoacan. Mexique.
- — Grimsgaard (Mme), Maurice. Norvège.— Guil-
- len (Mlle). Equateur. — Guttierez (Mme), Lo-renza. Mexique. : ; .
- Honoria de Dimas (Mlle). Salvador.' — Hüyghe. — Hatzpoulo (Mme), Madeleine. Grèce. — Hatzi-georges (Mme), Marie. Grèce.
- Igglesi (Mme), Margentine. Grèce.— Iversen (Mme), Lydia. Norvège. — Izmirowa (Mme). Russie. Jacquemin-Tofllin, Placide. — Jeannacopoulo, Hélène. Grèce. — Jesus-Ruys (Mme Maria de). Mexique. — Jovenin.
- Kaschinytzeofï. Russie. — Kitro (Mme Hélène). Grèce. — Kujo Yo-sé (Mme). Japon. — Krantcha-nine (Mme Starka). Serbie. — Krstitchsosa (Mme). Serbie.
- .Lefebvre-Zeller, Jules. — Legrand-Bricout, Emile.
- — Lambiri (Mme Maria). Grèce. — Lascrato (Mme Elisabeth). Grèce. — Lasson, E., et Cie. — Loustilkoff. Russie.
- Maehain de Cartabio (Mme Aurélia). Paraguay. — Mathieu, A. — Malte (Mme Mercedès). Chili. — Mancilla (Mme Teresa). Chili. — Mano (Mme Marie). Roumanie. — Manzano, Torrès. Guaté-mala. — Marinesco (Mme Anna). Roumanie. — Martinês, Benita. Salvador. — Martinez, Carlotta. Mexique. — Martinez (Mme Joséfa). Mexique. — Mastoropoulo (Mme Hélène). Grèce. — Médina Francisca (Mme). Nicaragua. — Mentis Spiridion. Grèce. — Messager-Bouchard, Désiré. — Moura (Mme Joanna). Brésil.
- Nedelkovich, Catrine. Serbie. — Nestor (Mme Eugénie). Roumanie. — Nicolaidi (Mme Irène). Grèce. — Nieto, Joaquin. Mexique.
- P&mental (Mme Julia). Mexique. — Pelivanovitch.
- Serbie. — Pena (Mme Teresa). Salvador. — Pareira (Mme Trinidad). Mexique. —Philippova M.-J. Mme). Russie.— Pinéda (Mme Concepcion) Mexique. — Pineiro (Mme Concepcion). Espagne. — Pereira (Mme Irène). Portugal. — Playez, Germain. — Plez, Auguste fils. — Plez-Postry. — Pontvianne. — Portanier. — Preux (Mlle Lucienne). — Psathi (Mme Antiope). — Grèce.
- Ramirez (Mme Carlotta). —Mexique. — Rapazeano (Mme Zoé). Roumanie. — Refugio Rodriguez. — Refugio Jimenez. — Mexique. — Recalde (Mme Dolorès). Paraguay. — Rivalora (Mme Martinac). Paraguay. — Robert. Eugène. — Roblez (Mme Rita). Mexique. — Rodriguez (Mme Florentina) et Sanchez (Mme Morice) Mexique. — Romero (Mme Concepcion).Nicaragua.
- Salalinde (Mme Rosario). Paraguay. — Salinas. Mexique. — Samartzi (Mme Alexandra). Grèce.— Sandovali hermanos. Chili. — Santos (Mme Rosa) Mexique. — Scrini (Mme Jeanne). Grèce. — Scrini (Mme Athina). Grèce. — Solalinda, Felipa et Alcocera (Mmes). Mexique. Stamkovitih (Mme Mara). Serbie. — Stanilescu (Mme Nathalie). Roumanie.
- Tersibachitch Lyoubitza (Mme). Serbie.
- Van Lil (Mme). Belgique. — Velay (Mme). — Velkovitch, Hélène. Serbie. — Vellissarios. Grèce. — Vidithiwa (Mme Zocka). Serbie. — Villalba (Mme Benita). Paraguay. — Villaret, Jules. — Vincent, Charles.
- Will (Mme E.). Guadeloupe.
- : Xénogratous/P. Grèce. «
- Yaquez (M. le consul). Pérou. — Yovitih (Mme Militza). Serbie. — Yohanides (Mme). Grèce.
- Zaborskaia (Mme). Russie.
- Classe 35.— Articles de bonneterie et de lingerie, objets accessoires du vêtement
- GRANDS PRIX
- Collectivité des fabricants de gants à Grenoble.
- Fromage et Cie.
- Rivière et Cie.
- Tréfousse et Cie.
- MÉDAILLES D’OR
- Anglade.
- Bally et Schmitter. Suisse. — Bertholet. — Blumer-Votsch et Cie. Suisse. — Bondat frères. — Bon Marché (Au). — Bouly-Lepage. — Brun.
- Capterosses et Cie. — Charageat frères. — Charvet. — Chillet et Collonge.— Collectivité des fabricants de lainages à Roanne. — Collectivité des fabricants de la ville de Bar-le-Duc. — Courvoisier. Bourgoin et Cie. — Couturat et Cie.
- Daudé et Cie. — Dent-Alcroft et Cie. Grande-Bfe-tagne. — Dutoict et Cie. Belgique. — Duvelleroy.
- Fayaud. — Fontaine frères. Belgique. — Francoz fils. — Franck.
- Gagne-Petit (maison du).
- Jay, E. et S. — Jeitelessohn. Autriche-Hongrie.
- Kee.s.
- Lepetit-Charollet. — Leuthol et fils. Suisse.— Lévy et Jacobs. Belgique. — Lévy et Picard.
- Marchand, Bignon, Ammer et Cie. — Mauchauffé et Cie.— Mayer, Strouse et Cie. Etats-Unis.— Meurgey.
- Neyret et Cie.
- Perrin frères et Cie.
- Raux Brunnarius et Cie. — Reynier.
- Sueur et Cie.
- Teste, Pichat, Moret et Cie. — Tonnel.
- Verdier et Schultze.
- Zimmerli et Cie.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Adt frères. — Ahrweiler. — Akar et Cie. — AMc et fils. — Amos frères. — Aubertin.
- Bac. — Bagriot. — Bailly. — Bach, Hipolito. Espagne. — Beaumont frères. — Bernheim frères. — Berthe, Wulveryck et Servas. — Blaise-Mousse-ron. — Blum, Gerson et Cie. — Boileau. — Bou-lenger. — Bourgeois. — Boussard et Morisson. — Bretonville. — Bruley frères. — Bruycker (de) et Cie. Belgique. — Buscarlet et fils. — Buser et Keiser. Suisse.
- Carcault. — Carré et Cie. — Cash, J.J. Grande-Bretagne. — Cattaert. — Cavert et d’Hangest. — Chabaud. — Chantepie et Cie. — Chevalier. — Cornet. — Compagnie manufacturière d’ouvrages en tricot. Portugal.
- Dacier (Mme). — Dannhauser frères. Autriche-Hongrie. — Dargouge frères. — Dennery. — Desurmont et fils.— Dheilly-Hordé. — Didron. — Doré et Cie. — Duc. — Dufaux, Mathieu et André. — Dujoncquoy, Jaquemet et Bigot. — Dulieu. — Dussausse. — Dutoict-Marlin et Cie.
- Evette.
- Fédou (Mlle). Folmer-Ciogg et C<L Etats-Unis. — Fontaine.
- Gourdé. — Grafïeuil. — Grouiller. — Grun, Cari, Autriche-Hongrie. — Grutfils et Cie. —Gueudet.
- Hallen frères, Norvège. — Hendschin. Suisse. — Hantz-Nass. — Henneguy. — Herbin frères. — Hill, C.-G. et Cie. Grande-Bretagne. — Hirsch, Regley fils et Cie. — His, Imboden et Cie. Suisse. Honisberg frères. Autriche-Hongrie*
- Jaeger. Autriche-Hongrie. — Joffroy-Damoiseau. ^— Jossu, — Josselin (Mme) et Cie.
- Krakguer et Cie. Autriche-Hongrie. — Kreycy. Autriche-Hongrie.
- Lafont. — Laflèche. — Larsen et fils. Danemark. Lecomte et Migeon. — Legéa frères. — Lemaire-Vallée fils. — Lepault et Deberghe. — Leprince fils, Henri. - Libron. — Loutrel frères. Belgique. — Louvet. — Lvon, Amasa et Cie. Etats-Unis.
- Malo fils. — Masson et fils. — Matas y compania. Espagne. — Mayer, Gabriel. Grand-duché de Luxembourg. — Meunier et Cie. — Meyer Waespi et Cie. Suisse. — Morsaline.
- Navette. — Neumark, de Moscou. Russie.
- Oulman.
- Pæchter. Autriche-Hongrie. — Paisseau frères. — Père Félix. — Pilté et Clapin.
- Raby et Cie. — Regasens Guri y Llobet. Espagne. Remy et Baulet aîné. — Renard, Emile. — Re-naud-Hautrive. Belgique. — Rodien. — Roulinat frères et Bradier. — Roth et Goldschmidt. Etats-Unis. — Rumpf. Suisse. — Ruttiens (Mme). Belgique.
- Salomon jeune. — Siebenmann. Braun et Cie Suisse. — Sjgels frères. Etats-Unis. — Slaters frères et Cie. Grande-Bretagne. — Smith et Wright. Grande-Bretagne. — Steiner. V., Russie. Terray, Chaix et Cie. — Tharel, — Thébault. — Timister, L.-J. Russie. — Triquet.
- Valerv-Pène. — Villain et Cie. — Vivent.
- Wolfshon.
- MÉDAILLES DE BRONZE.
- Antoine. — Avinenc. — Azucena (Pedro). Salvador. Barbier. — Barril hermanos. Espagne. — Bar et Lecoq. — Bellemère-Giroux et fils. — Bellemère-Vergeot. — Belleux. — Belval (Mlle). Belgique.— Benjamen, L. — Berrurier. — Bertout. — Blanchard (Mme). — Blanco et fils. — Bleusez jeune.
- — Bonnevey. — Boucart, Léonie. Belgique. — Bouchet-Dedieu (Mme). — Brédian (Mme). Calvayrac. — Carballeda y Fougerat. Mexique. — Carré et fils. — Caulier et Delbroucq. Belgique.— Chamid. — Chanudet. — Choteau, L. — Chrono-poulos, G. Grèce., — Chromolithie (Cie de). — Clément. — Cogne. —Colin. — Colombier et Cie. Compain. — Coutin et fils. — Creuzy.
- Dansette. — Day, Gustave. Belgique. — Département de Schabatz. Serbie. — Département de Nisch. Serbie. — Dérooster, R. Belgique. — Des-grez et Ruotte. — Devèze-Verdier. — Direction des prisons. Serbie. — Doué et Lamotte. — Dors-ner-Bellerée. — Dreux. — Duguen. — Dumont.
- — Dussol.
- Elosegui, Antonio. Espagne. — Ettlinger, V. et fils.
- — Ettlinger. A, et J. Grande-Bretagne.
- Fabre. — Feigl. Autriche-Hongrie. — Feurtry. — Floquet et fils. — Fonson, Aug. Belgique. — Fournier.
- Gaday. — Gargiulo frères. Italie. — Gilbert-Breton
- — Grandjean. — Gruyter (de) (Mélanie). — Grégoire. — Grelaut-Lécuyer.
- Herdhebaut. — Her Paquet. — Hervé-Vaissière. Hervy. — Hirlet.
- Jacquet. — Jansen et Tilanus. Pays-Bas.—Jouatte. Krasinski. Russie. — Kretova, Daria. Russie.
- Labet. — Laborde et Cie. — Lanfrey. — Lange-Porcherot. — Laporte. — Lemaire-Sevestre. — Legrain. — Leprince, Désiré. — Lévy, J. et S. frères. — Lévy (les fils de Simon). — Lœwinger et Laufer. Autriche-Hongrie. — Subin.
- Mabille et fils. Belgique. — Malinowski, W.-Kw Russie. — Marcault. — Mangin. — Manuel frères. — Margui y Esquena. Espagne. — Marguin et Cie. — Marin. — Marix. — Marion et Collon.
- — Martin, F.-J, et Cie* Grande-Bretagne. —• Masson, Victorine. Belgique. — Masurel. — Mathieu.
- — Meyer, Emile. — Miguel y Peradejordi. Espagne. — Ministère du commerce. Serbie. — Moli-nier. — Moser. Autriche-Hongrie.
- Navarro, José. Espagne.
- Oriol, Ségur, hijos de J.-Espagne.
- Palaccios. Equateur. — Payen et Cie. — Peiffer. — Penet. — Pinho, J. et Cie. Brésil. — Pillet, — Poroi. Tahiti. — Postel. — Prévôt et Lafon. — Pringle, Robert et fils. Grande-Bretagne. — Pru-don.
- Quincarlet, Avit fils. — Quinzard.
- Rabanis et Ghamprenault. — Raudin et Mathieu. — Renard et Mary. — Reynaud. — Robbiati. Italie. Rollin (Ve).
- Sacres e hijos. Espagne. — Santos Hernandez, Francisco. Espagne. — Schmitter. Suisse. — Schwob. — Schwoner et Cie. Autriche-Hongrie.
- — Sineux et Cie. — Sourget. — Straechl et Cie. Suisse. — Stunzi et Cie. Suisse.
- Tenaillon. — Thubert. — Tillier. — Tricnont, Joseph. Belgique. — Tricotage à la machine de Berne. Suisse.
- Ville de Lescovatz. Serbie.
- Weisz. Autriche-Hongrie. — Wellinger. Suisse. Zugati (hijos de Julia A). Espagne.
- MENTIONS HONORABLES
- Aguiar, Julia. Mexique. — Américan Braided, Wire et C°. Etats-Unis.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Barth. — Baseones. Guatémala. — B°fïre. — -Bel-lenger. — Bény. Guadeloupe. — Benoît frères. — Bernier, G. Guadeloupe. — Bénégas, Ildefonso. Paraguay. —’ Besso, M. et Gie. Grèce. — Bonnou-vrier. — Boris frères. Brésil. — Boucherai, X. Grèce. — Boudet-Delavelle. — Braun. Autriche-Hongrie. — Buquet.
- Cardinal. — Castro (Martinez de). Mexique. — Cellular-Clothing C°.Grande-Bretagne.— Chacon, Rito. Salvador. — Chanu. États-Unis. — Cidez (Mme Juana). Espagne. — Comité central. La Réunion. —Comité d’Exposition. Inde française. Comité du district fédéral. Mexique. — Commissariat de l’exposition du . Chili. — Commission'de Saint-Domingue. République Dominicaine. — Commission du Paraguay. — Commission de Pernambuco. Brésil. — Constantin. Grèce. — Coutsoucopoulos, NT. Grèce. — Correia Guedes (Mme). Portgal. — Correia, Manoel-Nnnès. Portugal. — Costa et Gie (Pereira ,da). Portugal. — Cunisse-Henriet.
- Davoult. — Département de Oujitzé. Serbie. — Département de Podrigué. Serbie. — Département de Knajévatz. Serbie.’—• Département .de Kra-:
- gouyevatz. Serbie. — Département de Krovsche-vatz. Serbie. — Département de Roudnik. Serbie. — Département de Tojolitza. Serbie. — Département de Vragna. Serbie. Départemant de Ya-liévo. Serbie. — Département de Yagodina. Serbie.— Deravin. Guadeloupe.— Donegal-Industrial Fund. Grande-Bretagne. —• Duchatellard. Guadeloupe. — Duclos.
- Exposition permanente des colonies. Cochinchine. — Exposition permanente. Cambodge. — Exposition permanente des colonies. Guyane française. Figols hermanos. Espagne. — Fiorentz (Mme), Rose. République. Argentine'. ; :
- Gambey frères. — Gargiulo, E. et Cie, Italie. — Gargiulo, H. Italie..— Gasmann (Mlle).'Norvège. — Girard. — Gouvernement de Hawaï, Hawhï. — Gouvernement de Michoacan. Mexique., ’Gou-
- vernement de Puebla. Mexique. — - Gouverfte-. ment de Tabaco. Mexique. — Graça-Duque et Cie. Portugal, — Grison. '
- .Halty, Luis. Uruguay.. —- Hayes et Jeannëney. I Nouvelle-Calédonie. — Henriot.— .1 lira no. Japon.
- — Iiutin-Moriat. vL>
- Jacobson et Herdam Roumanie. — Juillerat, Ed- :
- mundo. Chili. •" .• ;
- Kimpel, Abrahas. Portugal; ,
- Laffon, Eugène. .— Laurent, E. Guadeloupe. —: Lion (Mme) et fille. Brésil. — Lévy;, S. — Lopez Torrès, J. République Argentine.
- Maillard (Mlle). — Maret Repland et Cie. Algérie.
- — Manoury. — Matas et Gie: — ,-Melekessbff, E.-N. Russie::— Menneret. Ministère de l’agriculture et du commerce. Japon.— M.uiron (Mme).
- — Municipalité de Kgnajéyatz. Serbie.
- Nakamura, Naojiro. Japon; — Nakamura, Gisuke.
- Japon. — Nakashima. Japon. — Négrel. — Noi-• rot, Sénégal. — Nova. Noyés et Cie. • Etats-Unis. . ;
- Oury (Ye). .
- Paez, Luz, Mexique. — Pallier, A. République Argentine. — Pam et Cie. Autriche-Hongrie. — IAotectorat de l’Annam et du Tonkin. Annam-Tonkin. ;
- Quinty, Jeanne. Nouvelle-Calédonie.
- Rabeau (Ye). — Racoillet. — Raimondi. République Argentine. — Reis Sobrjnho, A,-A. Portugal. — Reret de Gonzalez, Florentina. Paraguay. —-Rocha et Cie. Portugal.,.— Rogojnikoff. Russie. Savina-Soboleva. Russie; — Schmidt-Verrier. — Schovaers (Mme A.)./Belgique. — Service local. Mayotte-Comores, tït Shalett, IJ. Portugal. — Shimomura. Japon.. — Société anonyme de tissus de Lazard. .Brésil. — Sthatopoulo frères. Grèce. :
- Théodolin (Mme). Roumanie. — Thiébaud. Suisse.
- — Thomas. — Topin. Nouvelle-Calédonie. — Tremlett, Washington. Grande-Bretagne. — Tsaussopoulo frères. Grèce.
- Usulut’n (Département de)., Salvador.
- Warentzoff, P..-A. Russie. *
- Yapata Olivieri et Cie.. Uruguay.
- Classe 36. — Habillement des deux sexes
- GRANDS PRIX
- Christy et Cie. Grande-Bretagne.
- Fanien fils aîné.
- Mossant frères.
- Stetson, John et Cie. Ftat-s-Unis.
- Tirard frères.
- MÉDAILLES D’OR
- Akar et Cie. — Alberti. Amour et Raynal. Bandelier et Bonhomme. — Beneke frères. Etats-Unis. — Berteil, Y. — Bisch, Ch.
- Chambre de commerce de Manille. Espagne. — Chaumonot et Cie. — Coïon, René. — Collin, Louis. — Comité du district fédéral. Mexique. — Commission centrale. Serbie. — Commission des Olvmpies. Grèce. — Compagnons et aspirants du devoir. — Coquillot. — Cordier, Hyacinthe. — Currie, William, and CA Grande-Bretagne.
- Dahl. Danemark. — Dennery père et .fils. — Dun-lap et Cie. Etats-Unis. — Dumont et Pélissier.
- Exposition permanente des.colonies. Colonies.
- Fils de Sais (les). Espagne. — Fonson, Auguste. Belgique.— Frans fils. Belgique. — Frivas, Juan. Espagne. — Furriica (la société). Roumanie.
- Gandriau fils. — Garau (Ve) et fils. Espagne.—
- . . . Gillet. Belgique. — Gouvernement tunisien. Tunisie.
- Hattat, Frédéric. — Hermann, Daniel. Autriche-Hongrie. — Huard, Louis.
- Janneret, et Cie. Suisse. — Javev et Cie. — Jaekel. Russie. — Jeandron-Ferry.
- Kampmann et Cie. — Kompert frères. Autriche-Hongrie.
- Langenhagen (C. de). — Langenhagen (O. de). — Leborgne, Simon et Cie. — Lee frères. Grande-Bretagne. — Legris, Charles. — Lincoln, Bennett et Cie. Grande-Bretagne. — Lobb, John. Grande-Bretagne. — Lopez. frères. Equateur. — Louvel et Cie. — Lye et fils. Grande-Bretagne.
- Mandl, M. et J. Autriche-Hongrie. Manfield et fils. Grande-Bretagne. — Manufacture de feutres et de chapeaux (ancienne maison .Laville, Petit et Crespin). — Maretiano frères. Uruguay. — Mar-gaine (Mme). — Mayer, Mirtil. — Mégemont père et fils et Ralfard. — Ministère des affaires étrangères. — Ministère de la guerre. Etats-Unis. — Monier, Alexis et ses fils. — Monteux et Cie.' — Mouillet, Maréchal et Lalanne.
- Navarro et Lopez. Equateur. — Normandin.
- Ollivier Muller et Cie.
- Paisu (Mme Marie). Roumanie. —-Pasquier et Gie. — Perchellet.— Pinel, François.— Plassard, Morin et Cie. — Provot, Eugène.
- Quesney frères.
- Rousseau et Cie. — Rousset frères;
- Sauvage, Henri. Algérie. — Schloss et Cie. Etats-Unis. — Schritzmeyer. Brésil. — Secrétairerie d’Etat, des travaux publics. Mexique. — Service local de Saïgon. Cochinchine. — Simbeck, Ra-mon. Mexique,. — Simon et Cie. — Strakosch. Autriche-Hongrie.
- Thiébaud. Suisse.’
- Yalcke frères. Belgig.ue. — Yillain et Gie. — Viol et Duflot.
- Weiss. Russie.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Aguilar (Mme Luz dë). San Salvador. — Altairac, Frédéric. Algérie. — Arnoua, Moïse. Algérie.' — Armeniaco. Jean. Grèce. — Arné, Prince. Tahiti. Asile de Dona Maria Pia. Portugal. — Auber. — Avinenc. Gabon.
- Baillet, Léopold. — Bailly, Edmond. — Barcia.
- .Nicaragua. — Bartrum. Harvey et Cie. Grande-Bretagne. — Basset, Adolphe. — Beauregard (Christian de) et Cie., — Béchir ben Abdallah. Tunisie. — Becker, G. Roumanie. — Bélin. Al- . gérie. — Bello, François-Antonio. Portugal. —• Berger (Ye). — Berger et Beloeil. — Bert, Bernard. — Berthod et Picot. — Birnbaum et fils. Grande-Bretagne. — Bodin (Mme Virginie). —
- : Bonnadier. Alfred. — Bounais jeune.— Braillon. Brau. Cochinchine: — Breriu, Jean. Belgique. — Burstert, Pierre.
- Cabezza Rossi’et Cie. République Argentine. , Candris. Charalambe. Grèce. — Capell. République Argentine. — Carcâno, Margareto. Mexique. — Carette et Philipponnat. Chapelle, Auguste. — Caro frères. Espagne. — Charles, Jules et Cie. — Charbonnier, Gaillard et Gie. — Charles jeune. — Chauvallon-.Jacquet.— Cognacq, Ernest. — Cohen, E.-H. Algérie. — Collectivité de l’industrie rurale. Russie. — Collectivité de fabricants de chaussures d’Hasparren.—Collin,Carlos. Chili. — Comité d’Exposition de l’Inde. Inde française. — Comité départemental de Cocba-bama. Bolivie. — Commission de la ville deMa-racaïbo. Vénézuéla. Commission des colonies néerlandaises. Pays-Bas. — Constantidekco. Roumanie. — Cooks’ey et Gie. Grande-Bretagne. —. Coqueugniot. — Cornevot, Alfred. — Cording, Georges. Grande-Bretagne.— Cordonnier, Tullus. Corné. — Coryn, Jules. Belgique; — Coussorélis. Grèce. —’ Crochard et ses fils. — Guverville, William.
- Dario-Arcos. Equateur. — Daude frères. — Dau-phin-Hemet. — Debenham et fils et Frebodin. Grande-Bretagne. — Decourdemanche et Cie. — Delion, A. — Debréal. — Dequen, Emile. — Desvignes (Mme). — Djaburov, B. Roumanie. — Dijon et Lafontaine. — Doncil (Mme) Chili. Dorléans, (Ye Mélanie). — IJefresne-Fillette et Vidai. — Dunand et Leblond. — Durs.t-Wild frères.
- Elosegui, Antonio. Espagne. — Esparza (Tiburcio).
- ' Mexique. Espino. François. Mexique. — Estebe-net et fils. Uruguay. — Estiarte et Sole. Es-gne.
- F’abre, Jules. — Fain, Roumanie. — Febvre (Mlle Marthe). Algérie. — Ferlin-Naubon. — Ferreira. Brésil. —Fils de A. Gaillv (les). — Fils de L. Picard (les). — Eorminsky. Russie. — Fournier, Guillaume. — Franke. Roumanie. — Franklin. Etats-Unis. — Freitas-Soares et Rochas. Brésil. Fretin, Auguste. — Friedlander. Etats-Unis. |
- Gallard, Louis. — GaleiefL Russie. — Galoffre, Eugène. — Gauché. Chili. — Gayet et Cie. — Gaza, Alfredo. Espagne. — Geiger. — Général commandant la division d’Alger. Algérie.' — Gibault, Auguste. — Gibson (Mme Elisa). Tahiti.
- — Girkovitch. Serbie. — Giroull. André. — God-chau, Adolphe. — Gomès et fils. Portugal. — Gomez, Nicolas. Mexique. — Gosse fils. — Gouvernement de l’Etat de Campêche. Mexique. — Gouvernement havaïen. Havaï. — Gouvernement de l’Etat de Chiapas. Mexique. — Gouvernement de l’Etat d’Oaxaca. Mexique.— Gouvernement de la République Sud-Africaine. République Sud-Africaine. — Gouvernement de Yucatan. Mexique. — Granados, Francisco, et frères. Guaté-mala. — Greco, Dominique. Italie. — Gresset, Gustave. — Guiraud. Réunion. — Guillaume fils-aîné.
- Halimbourg, Jules.'—Harmer et Cie. Grande-Bre-gne. — Haudricourt. — Iinulet, Albert. — Hen-rick (Mlle).— Hirsch et Weill. — Hochet, Eugène. — Iloffer, Francis. — Hospice des enfants de l’Etat de Zacatecas. Mexique. — Hubert. Grande-: Bretagne. — Hunervadel-Schilplin, 'Suisse.
- Illie Nistia. Roumanie.
- Jacobson et Chard. Russie. — Jaudounenc.—-Johnson et Cie. Grande-Bretagne. — Jouffroy d’Ab-bans. C. de. Uè de Kerguelen.
- Kahn, Paul.— Keil. Portugal.— Kelly,. Alberto. Guatemala.— Konstantinovitch. Serbie.—Kriegch (Nicolas).
- Laborie et Rochard, — Laloue, Adrien. — Langan-gue, Emile. — Lara, José-Maria. Mexique.— Laurent, Edmond. — Lecluze et.Oger. —Lefrère, P. — Lemaire, délégué du gouvernement' persan. Perse. — Lempart, Léon. Roumanie,— Leneveu, Auguste. — Lengelé et Cie. — Le Roy. — Leuca-tidès et frères. Grèce. '— Lévy jeune, Eugène. — Lévy, Lucien et Martin. — Liardet (Mme H.). Australie. — Linn-Faulknep. — Littaut. — Lombard, Oscar. — Loisel.
- Maciél, Dionisio. Mexique. — Madrid, Carlos. ...Equateur. —1 Maïa et Cie. Brésil. — Mâlfroy,. Camille. Australie. — Mamby, John, Grande-Bretagne.—• Mandleberg et Cie. Grande-Bretagne.. Mandrea et Cie. Roumanie. Manufacture roya-' ie (ancienne maison Costa-Braga. Portugal. — Marinkovitch, Milosch. Serbie. — Marinkovitch, Saua, Serbie.— Marinkovitch et, Rado.savlievitch. Serbie. — Martinez, Tomas. Mexiquê. Marquez, Modesto. Mexique:— Masson et.Larousse.
- — Marx et Cie. — Massicault (Mme), Tunisie. — Menget, Victor. — Meroni frères.. Italie.— Mindy. Uruguay. — Morales, Gecilio. Guatémala. — Mo-ralès, G-régorio. Guatémala. . — Morerto, Benito. Mexique. —: Moricèau. Nouvelle-Calédonie. — Mottier, Charles. — Municipalité de Ipijapa. Equateur. — Municipalité,de?La Paz. Bolivie.
- Netto et hijos. Espagne. — Neumann, Maurice. Autriche-Hohgrie.; —,N.euvirth, Mathias. Roumanie. —"Nicoll et Cie> Grfinde-BretàGne. — Noirot. SénégaL . . ’F
- Olechinsky, Wladimir. : Roumanie. .—, Otsuka. Japon. à U . .
- ’Panopoulo. — Grèce. — Padilla (Mme Hipolita). Mexique. Pansard, Paul. Pavon, Miguel. Mexicjue. .— Pelletier-Vidal. — Pernot fils. —
- . Perron-, Ferdinand. —Petit, Auguste. — Petitgas, François. Danemark. —' Pevrache frères. —
- , Pighini, Auguste. — Pineiro Requiâo. Brésil. — Pirin :;et Cie. Espagne. — Plassard, Morin et Cie. -F Prager, Sigismond, Roumanie. — Préfet de Quîché. Guatémala. — JJrevet et Cie. — Province : de Muong. Tonkin. — Provot, Paul,
- -Raboteau. — Raffin, Bertrand. .— Ramirez, Eme-. terio. Mexique. — Randall, Henry. Grande-Bretagne. — Raudin, Léon. — Raoul. Ile de Kerguelen. — Refern et fils. —. Reis (Alfredo-.Tosé das). Portugal. — Reiser-Leconte. — Renevier. — Rey cousins et Cie. —Reynaud et Salles, Mexique. —
- — Rodriguez (Mme Guadalupe). Mexique. — Roger (Ye). — Roi de Siam (S- M. le). Siam. — Romand, Rafaël. Guatémala. — Rosa Pintano de Vinezo. Equateur.,1— Roussillon, Auguste. — Rousseau-Brondeix. — Rousseau. — Roxo, A. et Irmâo. Portugal.
- SaMtof. Russie. — SaMonière. — Sacreste et hijos. Espagne. — Salomon, Ouda et Alexis. — Savart..
- — Schreschewsky. Autriche-Hongrie. — Schoy. Belgique. — Schorestène et Cie. — Schwartz, Michel. — Senaker, Alfred. Etats-Unis — Sen-kowsky. Russie. — Serra, Andrès. — Servajean et Gouvernet. — Service des affaires indigènes de Nouméa. Nouvelle-Calédonie. — Shillaber and G0 Etats-Unis. — Simon et Cie. — Sol et Cie. — Ste-fanesco, Nicolas. Roumanie. — Storch, Léon. — Strakosch, Julius. Autriche-Hongrie. — Suzer, H.-J.
- Thiéry aîné et Cie. — Thonnerieux, Louis. — Thy-raud et Gall. — Tikhomiroff. Russie. — Torrès, Ignacio, iMexique. — Trancart.
- Uliac (maison).
- Yaudenbos, Flugène. Belgique. — Yidali. A. Grèce. Walter Buller (sir). Australie. — Warton. République Argentine. — Weil, Albert. — Weimann. Danemark. — Wiénerfils. Autriche-Hongrie.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- MÉDAILLES DE BRONZE
- Abadie Colin. — Abarca, Jaime. République Argentine. — Abrioux et Cie'-. — Agious, Vincent. Grèce. — Alvès. Portugal. — Allignon, Solitaire. Algérie. — Alonso et Alora, José. Espagne. — Amady Natago. Sénégal.— Amaya, Carmen (de) San Salvador. — Amiel, Paul. — Amis touristes (les). Russie. — Antonoff. Russie. — Antonye-vitc-h..Serbie. — Araiza. Mexique. — Aramayo (Mme). Bolivie. — Artola (comtesse Carolina de).
- .. Bolivie. — Âsencio, Félix. Algérie — Asile cle.
- Màrôi Fia. Portugal;- Association des. dames de . Belgrade. Serbie; —..Association générale d’ouvriers tailleurs. '• ’
- Barouch. Tunisie.— Barragàn, Sébastian. Mexique.
- — Barth (Aille). — Barros. Cochincine.—- Bellot (Mlle Marguerite): — Béni Aransour (les). Algérie.'—Berthelot, Marie. — Bittencourt. Brésil.— Bittmann, Ignace. Autriche-Hongrie. — Bizarro-. Portugal. — Blavier et-Hautefeuille. —Boisselier fils. Portugal. — Boris frères. Brésil. —Boudard.
- — Briol.(Mme). Roumanie. — Brou, Ernest. —-, Brunot, TL..— Bun.esco, .T. Roumanie. — Bunesco,. .
- • MarieCfRoumanle. — Bunesco., gSeyatitzaVRou-manie. — Burosse, Paul-. ... . ..
- Cadet. René. — Caetano. Portugal. —’Calophtis.. Grèce. — Caltsibanis., Vasile. Grèce. — CarozziV Joseph. Italie.—."CarvaljiaL Alfredo. Portugal,— Garvalho, Antrade et Cie, Brésil. — Cas-tets aîné. Gea, Ferfiandèz. Espagne;—*- Cercle dé'-Bou-ssaada..'-: Algérie.— Cercle de Dellys. Algérie.— Cervaritês-IJonaciano. Mexique. — Ghnbaud jeune et Cie.. — Chanson,,jQharles. — ’ Ghësnay, Tonkin. — Che-villot,. Eugène. — Chevron, Hippolyto- et Cie. — —. Ghollet,|Alexandre. — Chollet, Victor. —.Coif-fard (Ve).Collectivité des fabricants cie cha-.peaux dé’..'Saint-Barthélemy. Guadeloupe. — -Comité • deU’Expositisn, 'Uruguay. . — . Comité de. Potosi. Bolivie. — Commission de l’Etat des Andes. Vénêzuéla. — Commission .coopérative; d’Ambato- Equateur., -û Commission de l’Etat de. GuzmaurBlanco. Vénézuéla. — Commission de Lara. Vénézuéla, — Commission de Pernarnhucd. Brésil, -y--.Commune d’Aumale; Algérie. — Commune deJJJoghar,; Algérie.- — 'Commune de Ghel-lala. —Algérie A- Commune de Djelfa. Algérie, (
- — Commqhe de Él-Milia. Algérie. .—..Comflmne de Fort-Nation al) Algérie..— Commune deiGar-daïa. Algéfie. —' Commune de- Laghouat. Algérie.
- — Comibîfne de Mégare. Grèce. — Corderp- et Cie. Portfigal. — Corréa et fils. Portugal. — Gou-dreau. République Argentine.— Couloir, F.-L.-N. Couloui-giottis. Grèce. — Crevani. Pérou.— Çzar-necki, Alexandre. Rbumanie.
- Dames de ITnimaculée Conception. Gabon. — Dam-, nianovitcb. Serbie.-—yDavila. Mexique.'— Da-valos et Cie. Mexique. —, Daza (le général). Bolivie. — Deere (Mlle Charlotte). — Dèlamarre, Eugène.— Dell a c (Mme)._,JUats-Üms. —Dellacha. Républiipié Argentine: —Destsikas, Luc.- Grèce.
- — Devès frères. Bolivie. Deyd 1er. — Dianoux, Léon. Espagne.—• Djevairoviteh, Serbie.—- Dim-baAVar. Sénégal..-—Dirickx (Mme). Belgique. — Domingo,.José. Espagne.— Donat. Iles Marquises. — Dumgs. — Dumitresca, Roumanie. — Durand. .François. Algérie. — Dyschko, Russie.
- Ecliegarra, Juan. Espagne. — Elchille, Catarina. ^ Guatemala, J
- Fabriqué- nationale de chaussures. Gualémala. — Faés, A,- Faugur. Espagne. —- Demandes et Fernandes. Portugal. — Ferrier frères. — Festa, Etienne."-—• F teck frères. — Fongeu. f- Fohseca (de la) -et fils. Portugal. V.
- Gaissad. F- Gai et Lévy, — Garand frèresy,— Garreau, Ernest.' -1- GautiIlot, Charles. Algérie, Gau-' trand,eLÀlfignan-^.:'i-: Gengoux, J.-B. Belgique. Georgesco, Gostica..- Roumanie. — Georgios. Grèce. — Gbicl-ich.-.Autriche-Hongrie. — Gobiez. Mexique. ;-;.Gonzalez, Enrique. Mexique .-:r— GoûvernemëntMe l’Etiit d’Aguascalientes. Mexique. Gouvernement Me l’Etat de Guerrero.
- — Gouvernement.-de'TEtnt.hé Jalisco. Mexique. Gouvernement de l'Etat de Michoacan: Mexique.
- — Gouvernement de l’Etat de Morelos. Mexique.
- — Gouvernement de l’Etat dé Queretaro. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Puebla.
- — Mexique. — Gouvernement de l’Etat de San Luis Potosi. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Tabaco. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Tamaulipas. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Vera-Cruz. Mexique.— Gouvernement de l'Etat de Zacatecas. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Coaliuila. Mexique. — Grun-baum. Léon. Autriche-Hongrie. — Guérin, Gustave. — Giuglanesco. Roumanie. — Gueusquin. Guthmann, V.
- Hahn (Dr). Cambodge. — Hartmann, Maurice. Serbie. — Helland. Norvège. — Hernandez. Felipe. Nicaragua. — Hernandez Tomas. Mexique. — Herlh. — Iiildisch. Norvège. — Hough et Edrd. Etals-Unis.
- Ibrahima N. Diaye. — Sénégal.
- Joguet.
- Kahn frères. — Kazzovitz, Philippe. Autriche-Hongrie. — Ivnegevitch, Yarem. Serbie. — Knejevitz,
- Dimitri. Serbie. — Korb et Cie. — Ivoslovits. — KunzIeOBlatter. Suisse.
- Lacroix. — Langlade, Joamen.— Langweil, Alovs. Autriclie-Hô'rigriè.''—JAbiTUF Vidal et Cie. — Le-cerf.- Edmond.' — Lefèvre, E.- — Léger .(Mme). — Legrand, Alexandre. — Lemus-Dubreuil. Chili.
- — Léon (Mme). —i~-Lemit-MMlle). —Le Roy. Georges. — Lheronde. La Réunion. — Loisel. République Argentine. — Loxvy, Alaurice. Autriche-Hongrie. — Loriot et Cie. — Luck Santhor. Cambodge. — Luge. République Dominicaine.— Luna, Michel. Mexique. — Ltmel.
- Mancheunskaia. Russie. — Marchand, J.-AL — Mare'scot, J. Chili. — Massard (Mme). — Martin, Ferdinand; Roumanie. — Mequesse, Louis. Algérie. — Mercier (Ve). — Messinëzis. Grèce..— Meyer-Sçheftër. Roumanie. — Michel, Joseph. Mills, Samuel. Grqnd'éZRfetagne. — Model et Cie. Algérie. — Mohamed Mitinji. et Ahmed ,ben bem Kroupa. Algérie..— M'onieiy Victor. Algérie. —• Moraisin. — Morin;. Antoine. —- Mp.scliacli-laidès. Grèce. —. Municipalité dé Rabiukk Giiaté-mala. — Murakanii. IsM,, Japon.- —• Mils-et ( ior-ruble. ... y>7 vv"
- Naess. Norvège, -A.;NapoIép.hé',( C'o$iim;ÔL--e- Nichol-son and CL .Gj^iï^-BtfetP^ûPèjA^Nicolayevitch. Serbie. — NicoîitcKîbJeah''.'.^ '>
- Oliveira, J.-M.-P. Brésil."—’Orantës,. "Manuel. San Salvador. — Ordonez, -.Manuel. République Argentine,— Gr-nelas. Portugal.
- Pdpaspyrapourô, Poulopolo et Saccani. Grèce. — Paternotte et. fils. Belgique. — Pecqüeur (Mme Léona). Gabon.— Péna. Nicaragua. — Pénitencier de l’île .Ducos, Nouvelle-Calédonie. — Perpi-' nia. Grèce.— Perez, Luisa. Guatëmala, — Per-reirai, Gustodio. Portugal. — Petremaud, Guillaume. Suisse. — Peyronnet fils. — Pierni. Italie.
- — Picard, Raymond.' —• Pigelet.;— Plassard,
- . 1 Morin et Cie.;—--Plé- frères. — Pobo (Mme). Espagne. — Poén-aréanu.- Roumanie. —; Poire t, Auguste,.— Privé, Auguste.-. — Préfecture de-Tepic. Mexique. . , .
- Rafaël,. Maurice. — Ranciat, Henri. — Rauber, Emile. Suisse. — Rërnon; J. — Renard, F. e.-t Cie.
- — Ribaui, Dominique. — Riel, Lucien.. — Ri-bëiro.' Brésil; — Rissler (Mme Ve de). Bolivie. —
- - Ptobert frères. — Rodriguez. Guatémala. — Rols-. ,tad. Norvège. — Romero, Francesco. Espagne. — Roy, Hip’polyte, — Royce. Gasconice et Cie. Grande-Bretagne--— Ruef, Henri.
- Salvednaa. Nicaragua. — Sakuragoumi. Japon. — Salazar, M. Portugal. — Salies (maison). — Sa-vitch. Serbie. — Shmoli, Miltiade. Egypte. —Ser-rano, Pedro, San.,Salvador,. — Saritos, Chan-José. Mëxique. — Schamarine et fils. Russie. — Schei-del (Ve). — Schlussél, -Laurent. Gabon. -— Se-queira. Nicaragua. — Service local de la Marti-, nique. Martinique, — Service local de Nossi-Bé. Nossi-Ré-;— Silva. Joaquin-Pereira. Portugal- — Silva, Joaquin-Bodrigue-z; - Portugal. — Simon neveu. — Smirnoff. Russie. — Solorzano (Mme).
- Mexique. — . Sintas. Uruguay,.— Sornet, Diot
- et Cie>---Souloge, Ferdinand. — Souto et Cie.
- Portugal. — Standaft (Mme). — Subert. — Syndicat des confectionneurs. Serbie. — Syndicat des fourreurs. Serbie.
- Talavera, Esteban. Mexique. — Tangery, Emeri. Autriche-Hongrie. — Tassqux, René. — Theiss, Carol. Roumanie. — Tematahi. Tahiti. — Todo-rovitch. Kamen. Serbie..— To-y-Roviro. JEspagne.
- — Tracez (Mme). — Trezel, Louis. — Troy, (Ca-
- lixte de), Belgique. — Turbeaux, Yves. :
- Uranga et Pecora. R.épubiique Argentine.
- Valido, Ambroise. — République Argentine. —Van Heck, J.-L. Pays-Bas. . — - Van. der Wcene (Ve). Tahiti. — Vasquez, Eelicia. Chili.'—.V’édernikolf. -• Russie. — 'V’éinbei’g. ' Russie.'—• Verdiri, Paul-. — Vidal Juan. Espagne,— Vlgnat (Ve Auguste). — Vilardel de Vila . (Mlle Cannenule). Espagne. —’ Villacorta. San Salvador. — Villavicencio (Mlle de),
- . San Salvador. — Ville de Tlemcen.. Algérie, — Ville de Gotera. San Salvador. — ATssotsky. Russie. —: Voinesco. Siméon. Roumanie.
- AA^andin (Aime de). San Salvador. — AVedeles, J. Autriche-Hongrie. — AVeismann et Kalin. — AVestlands, Laidlaw and Co. Grande-Bretagne. Zarate. Alexique. — Zerva. Grèce, — Zoiopoulo. Grèce.
- (A suivre)-
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- LES GRANDS TRAVAUX DE L’EXPOSITION
- Nivellement général et réseau d’égouts. — Enlèvements pour l'inauguration
- Le projet de nivellement général et de construction du réseau d’égouts, dressé le 22 décembre 188(i, a été approuvé le 18 février 1887. Les travaux de terrassement ont été commencés immédiatement et ont été exécutés en même, temps que les travaux de construction de fondation des palais et que l’établissement du.réseau d’égouts. Iis ont élé menés de façon à ne' pas entraver l’exécution des premiers travaux desdits palais. Le cube total des déblais a
- été de 179,700m3 ; celui des remblais de 139,750m3 ; 39,950m3. ont été conduits aux décharges publiques, ce dernier cube comprend les déblais faits pour l’établissement des chaussées et des trottoirs. La surface totale du règlement du sol sur l’emplacement des palais, des jardins et des voies a été de 563,400n>2. y compris 49,900m2, pour les galeries de l'agriculture et diverses parties de l’esplanade des Invalides.
- Le réseau des égouts du Champ de.AIars comprend :
- 2° Le réseau ancien, qu’il a fallu raccorder, réparer ou modifier, sur une longueur de.................................. 1195 »
- 2e Le réseau nouveau comprenant un type IIe 1, avec banquette et ayant im80 hauteur et lm60 de largeur, destiné à recevoir outre les conduites d’eau ordinaires, ’
- une conduite de 0m60 de diamètre....... 547 80
- Un type ne 2 de lm80 de hauteur sur, lm10 de largeur de.....,............... 2110 84
- Largeur totale du réseau d’égouts.. 3853 04
- La longueur totale des branchements dp bouches) et de regards, pour 81 bouches, . y
- et 17 regards, est de................ 1122 >>
- Un tronçon d’égout, le long,de l’avenue de La Bourdonnais, a été établi avec cuvette et réservoir de chasse pour recevoir le tout à l’égout.
- Sur les quais et sur l’Esplanade des Invalides il a été construit'dix-neuf bouches recevant les eaux et les conduisant aux égouts municipaux existants, à l’aide d’une longueur de branchement de 290 mètres.
- 'Les travahx dé nivellement général et de construction du réseau d’égouts, .malgré l’entrave que créait la conservation d’une chaussée pour le passage des voitures et des'piétons eutreles rues Saint-Dominique et*Desaix, ont été diriges avec lapins, grande activité, de façon que l’établissement des voies decommuniÇalion existantes, dont, nous avons parlé dans l’un ..de. nos derniers numéros a pu être entrepris et 'terminé à." temps pour permettre aux nombreux entrepreneurs du. Champs de Mars d’amener à pied d’oeuvre . concurremment avec les voies ferrées —les matériaux, destinés à l’édification des palais et. des', nombreuses, constructions qui s’élevaient dans l’enceinte dévia'future Exposition.
- Dès le mois de mars, les-mespres nécessaires ont été prises pour assurer le déblaiement, des voies et des galeries pour le jour de rinaugfiration.
- Il a été enlevé un cubé..-total de AO,Ü58kmètres de terre, paille, papiers, copeaux, détritus^’mc., provenant des installations .et des exposants; et il a fallu 2,700 journées d’hommes.'Dans ces chiffres, les 4 et 5 mai entrent, pour 3,031m3. et pour l,264jour-nées! Dans les 1,204 journées, 500 environ ont été employées au sablage, c’est-à-dire, que. 250 hommes ont été occupés pendant deux jours aurépandage et au ratissage du ,sable et,du gravillon. Une activité fiévreuse a régné dans l’enceinte de l’Exposition pendant les 4 et 5 mars, ainsi que pendant la matinée du 6, une transformation complète a été opérée, un véritable tour de force a été exécuté en quarante-huit heures. L...
- LA BOURSE
- La Bf-mrseMst très ferme. La Rente française 3 0[0 a fini à 87 55, l’Amortissable. à 90'57, .le 4 R2 à 105 37. Ce ne .sont pas dès'cours de haussé, mais.ee sont des cours d’attente. Cependant, l’Italien s’élève à 94 15. Le groupe anglo-allemand '.soutient le marché ds cette valeur pour préparer-l’émisgi-on des obligations de chemins de fer. La Banque de. France est à 4195. L’encaisse or a subi une forte diminution. Que de nouveaux retraits se produisent et le taux de l’escompte se relèvera.
- Le Comptoir d’escompte ancien tombe à 54. Ce n’est pas fini. La Banque de Paris monte à 808 75. Le Crédit foncier se tient à 1320. Le Crédit mobilier est demandé à 473 15. Le Nord reste, à 1700..- Le 8uoz recule à 2310 sous l’influence de ses faibles recettes, L’Extérieure espagnole se tient à 75 R2. L’Egypte à 408 08, le Hongrois à 86. le Russe 1880 à 94 7[16, le Turc à 17 22.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Dimanche 13 Octobre 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- (près de la Direction Générale de l'Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Les Constructions rustiques à l’Exposition. — Dernière Heure. — Echos. — Mouvement des voyageurs sur le chemin de fer Decauville. — Correspondance.— Les Tableaux-Médailles. —Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses (Suite). — La Bourse. — Annonces et Réclames.
- Voir à la 4® page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
- Pavillon Rustique occupé par l’Administration des parcs et jardins de la Ville de Paris,
- Construit par M. Simard fils.
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Il n’y a pas que l’Exposition dans l’Exposition ; il y a les expositions hors de l’Exposition.
- C’est ainsi que jeudi s’est ouverte, dans l’ancien hôtel de la Banque de Paris, rue Chauchat, une exposition de travaux féminins.
- C’est la fondatrice, directrice de la Société de
- Y Union du travail des femmes, qui a organisé cette exposition, pleine de curiosités et de petits chefs-d’œuvre féminins.
- h’Union du travail des femmes a pour but de •combattre l’exploitation de la femme et de lui permettre de vivre du produit de son travail.
- A cet effet, elle propose :
- 1° D’offrir, dans les magasins de Y Union, aux femmes qui produisent un travail quelconque, un emplacement où ce travail exposé sera vendu pour leur compte, sans qu’elles aient à supporter d’autres frais qu’une retenue de 8 (){0 sur le produit de la vente ;
- 2° De procurer du travail et des emplois aux femmes, en invitant le public à s’adresser à
- Y Union, pour avoir des employées, des ouvrières, ou pour faire un travail quelconque.
- L’exposition de la rue Chauchat réalise donc une partie du programme de la Société Y Union.
- Le rez-de-chaussée et le premier étage de l’hôtel sont remplis des échantillons d’une foule de travaux des sociétaires. Il y a là, entr’autres choses vraiment remarquables, d’admirables devants de robes en tulle brodé et perlé, qui ont demandé à l’ouvrière plus de trois mois d’un travail inouï de patience et d’art.
- A côté, d’une fort jolie broderie de soie en relief, sur crêpe de Chine, une collection de chapeaux, plus originaux les uns que les autres, et des rideaux de guipures d’art. Sur un tapis fait d’au moins mille morceaux rassemblés et brodés, et formant un dessin-ensemble du plus artistique effet, une foule de travaux de lingerie au crochet, au filet, etc., des dentelles peintes d’une finesse de pinceau extraordinaire, signées : Marie Chrétien; des éventails, des sachets, des bourses, et la multitude des menus objets où excellent les femmes.
- Puis, quelque chose de bien imprévu vous arrête: c’est un corsage de femme avec sou taches peintes ! Et cette étoffe peinte résiste à la pluie, peut être brossée, frottée comme les vêtements ordinaires; bientôt les costumes féminins deviendront de véritables œuvres d’art où le goût de l’artiste pourra se donner libre carrière. On fera des robes de paysage, de portrait, de nature morte, selon les goûts, où selon les saisons. Un brevet est, d’ailleurs, pris par l’inventeur.
- On admirera beaucoup un portrait fort ressemblant de M. Carnot, en tapisserie, sur fond d’or, et un profil de femme d’un dessin et d’une couleur remarquables, puis, un jouet appelé à un grand succès, inventé par Mme Koppe elle-même : cela s’appelle le Bébé grandissant.
- Beaucoup de fleurs artificielles, des touffes de roses, des tapis et des couronnes de violettes incroyablement vivantes; de simples ouvrages de patience, des morceaux de musique entièrement peints sur des bandes de soie; des menus artistiques et des faïences peintes.
- Une dame de. Y Union remet à neuf, avec une adresse merveilleuse, toutes sortes d’objets d’art en bronze ou en vieil argent, qui ont été soit bosselés, soit détériorés par le temps.
- L’orphelinat Jeanne d’Arc a envoyé des travaux d’élèves : des chaises d'un travail tout à fait
- spécial, où le cannelage est remplacé par de petites ganses de soie de toutes couleurs.
- Une repriseuse-stoppeuse, Mme George, a exposé des chefs-d’œuvres de réparation d’étoffes... Il est absolument impossible de reconnaître l’endroit où l’ouvrière a travaillé.
- Hâtez-vous, si vous voulez visiter cette exposition féminine ouvrière, car elle ne durera que jusqu’au 25 octobre.
- Les 19, 20 et 21, sera organisée une grande kermesse avec concert, où des comptoirs de fleurs, de parfumerie et de tabacs seront tenus par des dames du monde et des artistes parisiennes. Mme Sarah Bernhardt a promis son concours.
- Bon succès à cette intéressante entreprise !
- Nous avons encore, en ce moment, un hôte exotique: le prince de Siam.
- C’est le même qui, au commencement du ' printemps de cette année, était venu apporter au président de la République les insignes de la grand’croix de l’Eléphant blanc.
- Le prince Saï Sinitwongse est le cousin germain du roi de Siam. Nous avons pu l’apercevoir hier à l’hôtel de la légation de Siam, à Passy. Le prince a quarante-huit ans.
- C’est un homme trapu, de moyenne taille; il a le type japonais ; son teint légèrement olivâtre est éclairé par des yeux noirs très vifs ; il porte les cheveux ras, et une moustache noire, imperceptible. Il s’habille à l’européenne, excepté dans ses visites officielles où il revêt le costume national, pantalon bouffant à la turque et tunique brodée.
- Le prince, venu en Europe pour la première fois, y venait étudier les choses de la guerre et de la marine, qui sont de son département dans le conseil du roi de Siam.
- Il arrive de Londres, avec une’suite de sept personnes. Il a rendu visite au ministre des affaires étrangères, aussitôt débarqué.
- Il compte étudier sur les lieux l’organisation de notre marine, et visiter en détail nos ports, nos chantiers et nos arsenaux. 11 doit aussi se rendre à Saint-Cyr et à Fontainebleau, à l’Ecole d’application.
- Tous les jours, il se rend à l’Exposition qu’il admire sans réserve. Mais ce qui l’a le plus frappé, c’est l’exposition du ministère de la guerre, à l’esplanade des Invalides, et celle de la marine et des colonies. Les formidables échantillons d’artillerie qui sont amassés là l’ont rempli d’un respect sacré pour la puissance de la France.
- Finissons par une jolie anecdote que nous rapporte le Petit Journal :
- Deux princesses allemandes : la princesse Amélie de Sleswig-IIolstein, tante de l’impératrice d’Allemagne, et la princesse Fôodorade Sleswig-IIolstein, jeune sœur de la même impératrice, qui viennent d’arriver à Paris dans le plus strict incognito, sont allées jeudi matin, à huit heures et demie, visiter la tour Eiffel. *
- Elles étaient accompagnées du prince et de la princesse de Polignac, de lord et lady Wynford et de trois ou quatre autres personnes.
- C’est IM. Ansaloni qui leur a fait les honneurs de la tour. Elles sont montées sans s’arrêter jusqu’à la troisième plate-forme; mais arrivée là, la jeune princesse Eéodora ne s’est pas déclarée satisfaite et elle s’est mise à escalader le petit escalier qui conduit au campanile.
- A ce moment un ouvrier s'apprêtait justement à remplacer le drapeau dont le rouge, disloqué par lè vent, avait complètement disparu. Ce changement de drapeau n’est pas, on le sait, une opération des plus aisées, etla princesse se prit à admirer l’adresse du hardi compagnon.
- Lorsque, la hampe ayant été solidement assujettie, l’étoffe fut déployée, elle se mit, sans réfléchir davantage, à frapper joyeusement l’une contre l’autre, ses petites mains gantées.
- Tous nos compliments. Madame, et toutes nos félicitations pour vos gentils bravos ! Vous avez montrée une fois de plus que la femme est l’être délicat par excellence, qu’elle vibre à tous les bons sentiments et que, pour elle, quand son cœur bat, il n’y a pas de politique, ni de nationalité qui tienne.
- F.-L.
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- LES CONSTRUCTIONS RUSTIQUES
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- L’art de la construction rustique est devenu fort à la mode depuis quelque vingt ans. Ce genre.de construction ne fut cependant, au début, qu’un des accessoires de l’habitation; l’on vit d’abord, dans les grandes propriétés, des ponts, des châlets, des kiosques et des pavillons rustiques. Plus tard, les constructeurs parisiens, encouragés par le succès, visèrent l’habitation même, et, ce qui n’était au début qu’une ornementation nouvelle des parcs et jardins, finit par être appliqué aux corps de logis eux-mêmes.
- Notre dessin représente la maison normande édifiée dans le parc du Champ de Mars, au pied de la terrasse du palais des Arts libéraux, par M. Simard fils, le chef de l’importante maison de construction de Belle vue.
- La distribution intérieure de ce pavillon artistique est commode et pratique.
- Au point de vue technique, cette habitation est à toute épreuve ; elle est entièrement exécutée de poutres en bois de chêne apparentes, assemblées entre elles et formant un enchevêtrement démontable, mais d’une solidité incontestable.
- Pacée au milieu d’un parterre, entourée d’arbustes et garnie de plantes grimpantes, cette jolie maison a été choisie par l’ingénieur en chef des parcs et jardins de la ville de Paris, qui y a établi ses bureaux.
- M. Simard fils a également édifié à l’Exposition ; le pont rustique du Trocadéro ; la porte en bouteilles (classe 75), — reproduction exacte d’une des portes de la ville de Carcassonne, construite entièrement en bouteilles, sans attaches apparentes, — et aussi la plupart des treillages du Champ de Mars, notamment ceux du café de Paris et de la brasserie Tourte!.-
- Enfin, M. Simard a pris part à l’habile reconstitution de l’Histoire de l’Habitation de M. Charles Garnier, dont il a été l’un des collaborateurs les plus intelligents et les plus dévoués. Sur les indications du célèbre architecte, il a construit au quai d’Orsay la paillote et les cabanes lacustres, les cabanes des Albanos, des Peaux-Rouges, celles des Lapons et des Esquimaux.
- M. Simard fils, est le fournisseur attitré de la ville de Paris, et c’est à lui que l’on doit les chalets rustiques du Bois de Boulogne et des grandes promenades de Paris. L’importance de son entreprise, qui occupe aujourd’hui une centaine d’ouvriers, le place au premier rang des constructeurs d’habitations rustiques. Sa participation à l’Exposition universelle a été très brillante, et la place que nous lui donnons dans les colonnes du Bulletin Officiel n’est que méritée.
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- DERNIÈRE HEURE
- Nos hôtes
- Le roi Milan de Serbie, venant de Suisse, est arrivé à Paris hier matin à sept heures. Il est descendu, accompagné de son secrétaire et d’une suite peu nombreuse, à l’hôtel Bedfort, rue de l’Arcade. Il ne restera que quelques jours à Paris et a l’intention de consacrer son temps à visiter l’Exposition.
- Les décorations
- Le gouvernement a décidément renoncé à demander aux Chambres, dès la rentrée, une loi supplémentaire augmentant le nombre des
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- décorations'à attribuer à l’occasion de l’Exposition universelle.
- La conséquence de cette décision est qu’il n’y aura pas de retard dans la publication de la liste des exposants décorés de la Légion d’honneur.
- M. Tirard, président du conseil, commissaire général de l’Exposition, présentera au prochain conseil une première liste à l’approbation du président de la République.
- Au ministère du Commerce
- M. Tirard, président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle, et Mme Tirard offriront mercredi, 23 octobre, à 9 heures 1\2 du soir, une soirée musicale et dansante.
- Les Higlanders
- C’est aujourd’hui samedi, à deux heures, qu’à lieu l’inauguration du grand assaut national écossais des cinq cents Higlanders du colonel White à la tour de Nesle, avenue de Lamotte-Piquet. La représentation promet d’être très curieuse et très intéressante.
- 3Î3 G H O S
- .Vos fioles
- La reine de Roumanie a visité Paris il y a quinze jours. Elle est venue du château de Neuwied sous le nom de comtesse de Sclrwanenthal.
- C’est dans le plus profond incognito que la reine a passé huit jours parmi nous, et restant au Champ de Mars pendant toute la journée.
- La reine est montée à la Tour Eiffel; elle a même été sur le point de s’inscrire aux registres du Figaro quand la crainte d’être reconnue par des Roumains qui se trouvaient sur la seconde plate-forme l’a obligée à redescendre.
- La baisse des tickets
- Depuis deux jours, les marchands les vendent 30 et même 25 centimes.
- A la petite Bourse, le cours varie de 20 à 23 centimes.
- Attendons-nous à les voir descendre encore.
- Banquet portugais
- Jeudi, la colonie portugaise de Paris, à laquelle s’étaient joints quelques Français et quelques Brésiliens a offert un banquet d’adieu à M. le conseiller Pinheiro-Chagas, ancien ministre de la marine, le grand écrivain portugais.
- Etaient présents : le maréchal Ancora, les vicomtes d’Azevedo-Ferreira et d’Amoroso-Lima, les barons d’Estrella et de Marajo, MM. de Moraès, de Santa-Arma Néry, Moura Cabrai,Bordallo-Pinheiro et beaucoup d’autres.
- Au dessert, M. le vicomte d’Azevedo-Ferreira a porté un toast, au nom de la colonie portugaise, au grand orateur qui est la gloire des lettres portugaises et qui a joué un rôle politique si important dans son pays. MM. de Marajo et de Néry ont bu, au nom du Brésil, à l’ami fidèle de leur pays. M. Pinheiro-Chagas, dans une improvisation chaleureuse, a salué le Portugal, la France et le Brésil, ces trois frères issus du sang latin.
- Pendant tout son séjour à Paris, M. le conseiller Pinheiro-Chagas a été l’objet des plus vives manifestations de sympathie.
- Le Congrès de'la brasserie
- La semaine prochaine, aura lieu à Paris le premier Congrès international de la brasserie, il a été organisé par MM. Tafin-Binauld, le président des différents syndicats de France; Dumesnil, Tourtel, Delemer, Boyer et Cirier-Pavard.
- Le Congrès durera trois jours, 14, 15 et 10 octo-
- bre. Le lundi, à une heure et demie, réunion commerciale à la Bourse du commerce et conférence de M. Duclaux, professeur à la Sorbonne, sur l’art et la science de la brasserie. Le mardi, visite, à l’Exposition, des machines et appareils de brasserie. Souper à la Tour Eiffel. Le mercredi, visite à la brasserie Dumesnil et à la brasserie Cirier-Pavard.
- Banquet de chirurgiens
- Le Congrès français de chirurgie vient de clore sa quatrième session par un grand banquet à l’Hôtel Continental.
- Une centaine de convives, parmi lesquels : M. le baron Larrey, M. Verneuil, M. le docteur Brouar-del, le docteur sir Th. Longmore, M. le docteur Chapplain, M. le docteur Péan, M. le docteur Labbé, M. le docteur Pozzi, etc., etc.
- MOUVEMENT DES VOYAGEURS
- Sur le chemin de fer Decauville
- Au premier coup de sifflet des grandes sœurs de la locomotive Belle-Petite, les voyageurs ont afflué sur le chemin de fer de l’Exposition, dont le succès incontestable est mathématiquement établi par les chiffres que nous inscrivons ci-dessous :
- Mai.............. 430.430 voyageurs
- Juin ............... 933.384 —
- Juillet........... 1.051.938 —
- Août............. 1.201.722 —
- Septembre......... 1.300.251 —
- Ce qui donne un total de 4.950.715 voyageurs et fait espérer celui de six millions pour la période entière du 6 mai au 31 octobre.
- Ces chiffres sont éloquents ; aussi ne trouvons-nous rien à ajouter qui puisse mieux mettre en lumière la faveur avec laquelle le public a accueilli ce facile et agréable moyen de circuler.
- Nous ferons cependant une remarque, toute en l’honneur de l’ingénieur distingué, M. Grille qui en a dirigé l’exploitation, c’est que, grâce à cette direction, le personnel des gares a reçu et fait partir presque tous les cinq minutes des trains, et cela ehaquejour pendant douze heures de suite sans qu’on ait- eu à déplorer aucun accident de personne.
- Nous sommes heureux de le constater et d’en attribuer le mérite au chef et aux subordonnés qui ont ponctuellement suivi ses instructions, dont l’application n’était *pas toujours facile avec les nombreux passages à niveau.
- L’exiguité et les difficultés de la route suivie par ce chemin de fer sont une preuve des plus concluantes pour son u tilisation dans beaucoup de cas où l’on a des intérêts à desservir comme voyageurs et marchandises, sans pour cela avoir à faire de grands frais d’établissement.
- C’est donc la condamnation des chemins de fer à large voie dans beaucoup de régions où ils ont été imprudemment prévus, et c’est aussi la possibilité démontrée à des milliers de personnes de rétablissement des chemins de fer Decauville quelles que soient les difficultés de toute nature qui peuvent se présenter sur la route à suivre.
- G. D.
- CORRESPONDANCE
- Nous recevons plusieurs lettres nous demandant quel jour ferme l’Exposition?
- Aucune décision officielle n’a encore été prise à ce sujet par l’administration supérieure.
- Nous continuons à demander que la fermeture n’ait pas lieu avant le G novembre, pour que les six mois soient pleins.
- On nous demande, d’autre part, si chaque membre d’une collectivité ayant obtenu une médaille d’or a le droit de mettre sur ses factures, circulaires, etc., la mention de cette récompense.
- La réponse est celle-ci :
- « Les membres des collectivités plurinominales, c’est-à-dire dans lesquelles les noms des participants ont figuré, ont le droit de se dire récompensés d’une médaille.
- « Au contraire, les membres des collectivités uni-
- nominales, comme celle-ci : Agriculteurs... Association des viticulteurs de... n’ont aucun droit, la médaille ne les touchant pas personnellement.
- « Un exposant ingénieux propose de profiter de ce qu’un certain nombre de récompensés ont refusé-leur médaille pour faire avancer d’un cran, par 'ordre de mérite, les titulaires de la série suivante. De cette façon, en cas de vingt vacances dans les médailles d’argent, par exemple, les vingt premières médailles de bronze recevraient vingt médailles d’argent, et il serait possible, par suite, de décerner vingt mentions de plus. »
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- FABRIQUE SPÉCIALE ET ARTISTIQUE
- DES
- TABLEAUX-MÉDAILLES
- DES EXPOSANTS
- 64, Faubourg Saint-Denis, PARIS
- La maison Gh. Massonnet et Cie, fondée en 1851, a été l’initiatrice de l’industrie du Tableau-Médaille, si utile par ce temps de fréquentes expositions. Le tableau, cette ingénieuse idée, est destiné à perpétuer le souvenir glorieux des succès commerciaux et industriels.
- Cette idée, M. Massonnet en a bien compris toute la portée, toutes les ressources, tous les profits; il Ta étudié sous toutes ses faces et en a fort habilement exprimé toute la quintessence-
- — il a songé à toutes les satisfactions du triomphe, il a prévu toutes les circonstances où la distinction honorifique a besoin d’une représentation matérielle,armoiries, médailles, objets d’art, pour perpétuer le souvenir d’une-gloire où d’un succès.
- «Le est le blason industriel
- du lauréat, dit-il avec un grand bon sens ; il orne le cabinet, le salon, le bureau, l’atelier; il accompagne les produits de l’exposant aux expositions: il recommande sa maison et il laisse un noble et durable souvenir de ses travaux au sein de la famille.
- Et, en vérité, c’est une inspiration de génie que le Médaillier des Exposants dont M. Massonnet a successivement développé les ramifications; et, en véritable artiste, en lettré même, dirons-nous, il écrit sur sa création quelques lignes que nous ne saurions nous dispenser de reproduire tellement elles sont éloquentes :
- « Notre époque est aux expositions, dit-il, elles accusent depuis vingt ans de grands et successifs progrès dans les arts, les sciences et l’industrie, une noble émulation s’est emparée de notre siècle, et rien n’a été négligé par les gouvernements pour en favoriser la marche; médailles, décorations, subventions, récompenses de toute nature, etc.
- « Or, il importe aux lauréats de perpétuer dans leurs familles le souvenir de leurs récompenses; de les faire connaître au public et d’en parer leurs produits aux expositions et chez eux.
- a Nous avons créé, dans ce but, le Médaillier des Exposants, et nous avons donné à ce meuble, qui est devenu aujourd’hui une nécessité, un caractère d’art qui le distingue de tout ce qui s’est fait jusqu’à ce jour en ce genre. »
- Inutile d’entrer maintenant dans les détails et moyens d’exécution qui caractérisent le fini des travaux de M. Massonnet. — Les nombreux lauréats des expositions, sont déjà les. clients de sa maison, nous n’avons pour but ici, que de rappeler à MM. les exposants récompensés qu’ils trouvent dès à présent la médaille type officiel de l’Exposition de 1889, ainsi que celles pour enseignes, dans tous les modules.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage de la Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du FIGARO
- 7 OCTOBRE
- (Suite).
- E. Hua.
- Hua, Louis.
- L. et D. Bonin de Castres (Tarn).
- Mme Amalia Legrand, Paris.
- Serge de Michalcoff, Rybinsk (Russie).
- Frédéric et Daniel Lassalle.
- Hector Grandi. Paris,
- Alferd Weber.
- Bossa Beniamini, Cagliari, Italie.
- Willi et Frédéric Ulzhaefer.
- MM. Henri et Lucien Bertrand.
- Charles Blender, New-York.
- Napoleone Guiseppe et Achille Bolla, Cagliari (Sardegna).
- Leja Ashem Aguedulah, Yeagneburah Leatifheret, Yehaweraj Yehahod, D. S. Bewaln, de Gibraltar.
- J.-N. Grove. London.
- Salvat d’Hay, Créon (Gironde).
- H.-R. Lebrun.
- Mes félicitations à M. Eiffel.— E. Gouppant, Bruxelles.
- Du haut de cette tour, l’homme semble bien petit et son génie bien grand. — J. Séguin.
- Barthélemy, Charles.
- Gloire à Eiffel.— Godard, Graindvilliers (Oise).
- L. Rothenstein, Paris.
- Mme et Aille Krakzenstein, Londres.
- Marius Blanc, Grasse.
- James Brail, Gand (Belgique).
- Gabriel Délayé, Velleron (Vaucluse).
- M. et Mme Toruvay, Le Havre.
- Cyprien Thiévon, Marseille.
- J’adore ton génie dans sa majesté. Sic itur ad astra.— A. Lebois, Bar-sur-Aube.
- Eug. Rompeau, Charenterie.
- Troyenne, Bar-sur-Aube.
- Emma Gutermann, Nuremberg (Bavière).
- Etienne père, Lyons-la-Forêt (Eure).
- Max Avendts. Berlin.
- Meadcy le Baudrinet, par Puy-Guillaume (Puy-de-Dôme).
- Constantin-G. Mano, Berlin.
- Gustave Dassonville, Namur, chaussée de Waterloo .
- Prosper Reumont, Namur.
- Jean-G. Mano, de Bucarest, Berlin.
- Armand Borsdrenghien, Jumet (Belgique). Blanchin et Anna Blanchin, Fos-sur-Mer. Ferdinand Gause, Wien.
- Pluchon, Saint-Porchain, Saintonge.
- G.-B. Sciutto, Genova.
- Y.-A. Boucher, Lyons-la-Fôret (Eure).
- Belliès, Paris.
- Adolphe et Justine Bertrand, Forges-les-Eaux.
- V. Tatton, Sykes Esq., London.
- William Haut, London.
- Lange, Paris.
- L. Laufer, Vienne.
- Leroy, Beuzeval-Houlgate (Calvados).
- J. Loucanov, Sofia (Bulgarie).
- Alphonse Pelonnoy, Namur (Belgique).
- AI. E. Giraud-Gobert.
- •Gaston Géliot. Piamfaing.
- Franz Schiekel, contrebasse-tzigane.
- Ernest-L. Sturmfels.
- Cari Buner, Wien.
- A. de Buck, Bruxelles,
- Pille, Paris.
- Wncenzo Menigna, Florence.
- Georget.
- Emile Baert.
- Gaston Dehaene, Roizy.
- M. et Aime Souty, Dijon.
- •Josias AV. Wallace, Belfast.
- Francis Curley, Belfast.
- AL Swain, London.
- La tour Eiffel, ce n’est, pas un chef-d’œuvre, c’est un miracle de ce monde. — Zdeuka Lebor, Prague.
- Lieutenant Botte, Bruxelles.
- Mme Deloskere, Bruxelles.
- Ad. Claessens Decroes, Bruxelles.
- C. Yanfraye Cune, Anvers.
- P.-J. Vanbru, Bruxelles.
- Georgina S. AYare, London.
- F. Dupuy.
- J. et A. AVilhelm.
- Alice Alarion.
- Alarie Leconte.
- Y. Alartin.
- Thiefone.
- Sapois.
- Alon âme a son secret, ma vie a son mystère. — P. G. Stefanica.
- Funel, Joseph, du Tam-Tam, Grasse (Alpes-Maritimes).
- P. Hankar, Bruxelles.
- Fane Cagenaril.
- Ricand, Albert, Bruxelles.
- François Evrion. Bruxelles.
- A. Cleempœ-De Mil, Gand (Belgique).
- Jules Renauld de Belair, Charleville (Ardennes).
- K. Weber.
- Bonj our, Pierre, ingénieur des mines, Firminy (Loire).
- L. Ladet, Saint-Etienne (Loire).
- J.-A. Silveira-AIoreno, Evora.
- Eugène Borgnet, Les Loges (Seine-Inférieure).
- R. Osserruth, Anvers.
- Adriano-Augusto da Silva Monteiro, Evora (Portugal).
- Michalot, Alex., Roanne (Loire).
- Henri Buret, Paris.
- Robert Buret, 147e de ligne, Verdun.
- Paul Ceste.
- De ma vido dé moun vié Avié jamaï vis cavo parié.
- Bibouffi, de Alarseille.
- A. Nicolas.
- Charlotte, Nicolas.
- Alice Law.
- Aline Nicolas, Marseille.
- P. Jougla, Rennes.
- Louis et Aime Durbec, Alger.
- A. Cramar, Flincourt.
- J. Lefebvre, Flixicourt (Somme).
- ]> H.-W. Yogel, Berlin.
- Lefebvre, Arthur, Flixicourt (Somme).
- Leclerq Stanssler, Flixicourt (Somme).
- Le président du Cercle des Intimes, Bagnols (Gard).
- Si on le savait en Belgique ! — Flacoma.
- Sainte, Emile.
- John Mildmay, Devonshire, England.
- Octave David, phofog., Nérac J. Bottlaender, Neuwiller.
- Grâce Beehon, London.
- Marie Wattrins. London.
- Man Gutman, Paris.
- Léopold Hyntmair. Stuttgart.
- J. Vandenbonne, Gand.
- L. de Pauw, D. Dockers, Termonde (Belgique).
- Qui court après l’esprit attrape la sottise. — N...
- Mon admiration n’arrivera jamais à la hauteur de la Tour Eiffel, mais elle n’effacera pas le souvenir de mes souvenirs de Bayeux. — Desrumé.
- Y, de Baule.
- E. Gouet, Havre (Seine-Inférieure).
- David J.-J. Mac Donnell, Cork (Ireland).
- M. G. Barry, Cork (Ireland).
- Pellissier, Malakoff.
- Trois étoiles, Aix-en-Provence.
- Salut, Eiffel, grand génie français, qui, malgré la haine allemande, a su terminer ton œuvre. — Un Alsacien soupirant après son ancienne patrie : J.-H.
- Figaro de la Tour,
- Je te dis sans détour :
- Pour monter à mon tour A ton huis de la Tour,
- J’ai dû faire maint toux’,
- Tout à l’entour.
- Et pour quitter la Tour,
- Quand donc viendra, mon tour ?
- Tant d’monde dans l’pourtour En bel atour Tour
- Ixe en tour.
- Alais en haut de la Tour,
- Je pense, tour à tour,
- Aux amis, qu’à leur tour,
- Je voudrais voir autour De cette Tour !...
- Adieu! Je descends, c’est mon tour.
- Brav (Joseph), à Alai’oilles (Nord).
- A ma chère Lucie. — Gaudefroy, Bouen.
- J
- Y. Siepman Berg, Amsterdam.^
- Jules Renard. Pont-Audemer (Eure).
- Gaument, Pont-Audemer.
- M. Auguste Tremois, Pont-Audemer.
- AL R. Siepman Berg, Amsterdam.
- F. J. Tykensluylers.
- A. Déjean, E. Fabre, Catherine et Jules Déjean, Suzanne Boussiron, Cette.
- Lucy Laetitia Dowell.
- Armand Neven, avocat, Tongres (Belgique).
- Oskar Nordman, Helsingfors-le-Finlande. Frédéric Utz, Berne (Suisse).
- Reboux Dehen, Lille.
- P. Vaillant, Lille.
- P. et Alarie Delfortrie, Haubourdin (Nord).
- Aime Vaillant-Reboux, Lille.
- J. W. Euett, Jersey.
- Fauvet.
- J. D. Slot, Arnhem (Hollande).
- Schmit, Georges et Emile Pfister, Hochfelden (Alsace).
- Lancelin, René, Ablis. .
- Lucie Yoise, Chartres.
- G. Dubar, directeur de l'Echo du Nord, Lille.
- H. Siegmeith, Wien.
- J. Verbeux.
- Paul Alaculot, Roubaix.
- Sylvain et Elie Dalloz, Montbrillant.
- Ch. Bailly, statuaire, Lyon.
- Albert Bitner, Paris.
- B. Leroux, Paris.
- Camille Bitner, Paris.
- Annette Lecoux, Courbevoie.
- Al. et Mme Crapez, capitaine au 24e de ligne. Edouard Pécastaings, Neuilly-sur-Seine.
- Louis Manonville, Paris.
- De Alvim, ministre, Vienne.
- Henriette de Alvim, légation du Brésil, Vienne, Autriche.
- Marie E. et Jeannette van Riemsdijk, Arnhem, Hollande.
- Delseaux, Cambrai.
- Lavaquerie, Clément, Cambrai, Nord. Bétrancourt, Louis, Escaudœuvres-lès-Cambrai, Nord.
- MAI. Burdoch, Elm, Wisbech.
- Emil Franck Ritter von Cronberg. Francfort-sur-Mein.
- Ch. Thym, Francfort-sur-Main.
- A. Bosch, Roubaix.
- M. et Mme H. Trevelet, Charleville, Ardennes. Maria Cornet, Nangis,
- Marie Tétaz, Lyon.
- F. L. Bigd et Wife, Miss Emilie Kaub, Deswer Colo.
- Hubert Adelin, d’Agimont, Belgique.
- Damarde, de Wasigny, Ardennes.
- E. Carré, Pains.
- Danzelle Orwal, Somme.
- Auguste Ricard, Marseille.
- A la Tour, — Les Hallencourtois.
- Delebville, Anatole, Hallencourt.
- E. Bickerctow, StackEscchasy, London. Dimsmore, London.
- Dimsmore, London.
- The Miss. Diggles, Ecoles (Manchester).
- Henry Doherty, Brighton.
- Oscar Doherty, Bath.
- C. Herbet. ’
- Mme Gentil.
- Mme Harel.
- Mlle Maria Gentil.
- Wilh. Goes, Pchalke, Westpalien.
- P.-H., Yirnich.
- Henri AVinckelmann, Dusseldorf, Rhein.
- George Senfter, Vierstein-sur-Rhin.
- Henry Langjolir et Henry Graff, Munster, Alsace. August von Wiecken Alt-Kurnell, Livland. Reinhold von Wiecken Livland.
- José et Blanche Huet.
- M. et Mme Pallois, envoient leurs souhaits à leur mère.
- Auguste Gille.
- Boulogne-Lavenne, Ognis (Aisne).
- Maria Cools, Bruxelles.
- Dyskens, Bruxelles.
- M Steidzinski, Astoria (Amerika).
- AT. Béguin, Barleux (Somme).
- Ch. Ramel, député Suisse, canton de Vaud. Devaux-Boillat, Compiègne.
- Aleuniés, Villeneuve-St-Georges.
- A. Bennic, avoué, Vire.
- Teodoro Alertens, Valencia (Espagne).
- Alphonse Douët, Nantes.
- O. Graveleau et Aime E. Graveleau, Nantes. Souchet.
- Aime Defruit.
- Arnould, Ernest, et Charles Sauvageot, Saint-Hilaire-au-Temple (Marne).
- Louis IIurnau-Raguet, Braine-le-Comte, Hainaut (Belgique).
- Robert Boyd. Glascow (Ecosse).
- Laisnev, Georges,Caen.
- Gaston Prévost.
- AI. Gombault.
- E. Geoffroy.
- Docteur Léon Parys, Bruxelles.
- (A Suivre).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- LISTE DES RECOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889.
- (Suite)
- Classe 36. — Habillement des deux sexes
- MENTIONS HONORABLES
- Aguilar. Mexique. — Alcantara etCie. Portugal. — Almeida Reis. Portugal. — Ammann-Labhart et Cie. Suisse. — Anagnostopoulo. Grèce. — An-cona (Mme Guadalupe de). Mexique. — Arandje-lovitch. Serbie. — Arbib, E. — Arco, Joaquin. Portugal. — Arnaoutovitch. Serbie. — Athanas-sio, Jean. Grèce.
- Bacojeanopoulo. Grèce. — Badillo. Mexique. — Ba-gnitch (Mme K.). Serbie- — Barboza. Portugal. — Baret (Mlle Rosina). La Réunion. — Barrera. San Salvador. — Barriel, Victor. République Dominicaine. — Bass, Sigismond. Autriche-Hongrie. — Bebin. Bolivie. — Belkacem ben Ali. Algérie. — Beltzer et Anderson. — Bernard (Mme). La Réunion. — Bernandeau et Gougeard. — Bebus. — Blacoyevitch. Serbie. — Blanc, Antony. La Réunion. — Blanco, Beaigno. Espagne. — Boros. Autriche-Hongrie. — Bois-Villiers (Anne de). La Réunion. — Bois-Villiers (Mme E.). La Réunion.
- — Boudier, Paul.— Boullerot (Mlle). — Bourgeois Mlle. — Braga. Portugal. — Bravo (Mlle Ro-saura). Mexique. — Bukowsky, Thomas. Roumanie. — Buitrago, Gregorio. San Salvador.
- Campos (Mlle). San Salvador. — Carballo. Espagne. Carvallas. Grèce. — Cavalier. République Argentine.— Cerra, Portugal.— Cervano. Mexique. Cervantès, Jésus. Mexique. — Chambeos. Grèce. Carralombo. Grèce. — Chavez. Felipe. Mexique. Chavez (Mlle de). Mexique. — Cheyroux, Jean.— Chitoye. Guatémala. — Choza, Gaetano. Nicaragua. — Cilenti. République Argentine. — Commission auxiliaire. République Argentine. — Contos, Jean. Grèce.
- Deffer, Marcello. République Dominicaine. — Delot.
- — Demosthène, Pierre. Grèce. — Demoulin. — Département de Kynaewatz. Serbie. — Département de la Libertad. San Salvador. — Département de la Paz. San Salvador. — Département de San Vicente. San Salvador. — Desvignes (Mme). Uruguay. — Dimas, Charles. Grèce. — Dolezon, E. — Dolorès, Andrès. Algérie.— Duran, Cruz. Mexique.
- Eskenany, Joseph. Autriche-Hongrie.
- Fagard, Louis. — Feijo. Equateur. — Flory, Jules. Monaco. — Fontaine (Mme Louis). La Réunion.
- — Fontanarosa, J.-M. République Argentine. Galisso, Ricardo. Espagne.—Garau, José. Espagne.
- Georgevictch, Stanko. Serbie. — Garendi (Mme de). Autriche-Hongrie. — Giraud, F.— Gutierrez, Ignacio. Mexique. — Gogry. Ernest. — Gonzalez (Mme). San Salvador. — Gonzalez et Tejedouro. Portugal. — Gouvernement de l’Etat de Guana-juato. Mexiqne. — Granet et Alignon. Algérie. — Grijalva. Nicaragua. — Grondin (Mlle). La Réunion.— Grulich. Roumanie. — Guérin.— Guinet, Emile. — Guzman, Antonio. Mexique.
- Harmand (Mme). — Hayès et Jeanna. Nouvelle-Calédonie. — Hermelin-Payet (Ve). La Réunion.
- — Herrera (Mlle Christine). Mexique. — Herre-rau, Trinidad. Mexique. — Hochmann. Roumanie. — Huet-Berne,val.
- Jonesco. Roumanie. — Jorquera, Jésus. Chili. — Jubete de la Fuente. Espagne.
- Klein, Pierre. Espagne. — Katsimbalis. Grèce. — Komaroff. Russie.
- Labbeyi. Tahiti. — Laurin et Lalondrelle. — Le Berre. Gabon. — Levens.on. Serbie. — Lévy, Valentin. Algérie. — Linhaça, Jaâs. Portugal. — Liquidée (Mme). La Réunion. — Lisandro. San Salvador. — Liacuri frères. Mexiqne. — Lapez (Mlle Rafaëla). Mexique.
- Mâcheras. Grèce. — Machello frères. République Argentine. — Maeva-Te-Onmere. Tahiti. — Maillard, Prudent. — Maniadakis. Grèce. — Manolis. Grèce. •— Mantout Chiche. Algérie. — Mardochée, Sultan. Algérie. — Marinovitch, Yovan. Algérie.
- — Mati (Mme). Tahiti. — Mayer, Jean. Autriche-Hongrie. — Meiners, Frédéric. République Argentine. — Maldonovitch. Serbie. — Michalo-poulo. Grèce. — Michailesco (Mme). Roumanie.— Monani fils. Algérie. — Mottier, Charles. — Moureaux. — Mozzacciodi, Louis. République Argentine. — Municipalité de Leskovatz. Serbie.
- — Municipalité de Chachadum. Guatémala. — Municipalité de Jocotan. Guatémala. — Municipalité de San Àgustin. Guatémala. — Municipalité de San Miguel de Retapa. Guatémala. — Mu-noz, Escribano. Espagne. — Miinz. Autriche-Hongrie. — Mura Kami. Japon. — Myaotovitch (Mme). Serbie. — Mylekovitch. Serbie.
- Nachmias. Grèce. — Neves. Portugal.
- Odavitch et Arramovitch. Espagne.— Ocho, Peoro. Espagne. — Olagaray, Juan. [Mexique. — Ortiz, Justo. Guatémala. — Ortiz, Mlle Maria. [Mexique.
- — Ortiz, Pedro. Guatémala. — Ortiz, Valeriano. Guatémala. — Oviedo, Mlle Maria. Nicaragua.— Olagaray, Juan. Mexique.
- Pacheco de Posas (Mme Emilia). Chili. — Palacios Antonio. Mexique. — Palomo (Mme). Mexique.
- — Panet. — Panitch (Serbie), — Parrot (Mlle Maria). Portugal. — Pantelitch. Serbie. — Pay-kovitch (Mme). Serbie. — Perez, Matheo. Guatémala. — Phostiras. Grèce. — Pierret, Justin. — PinenteÇ Francisco. Mexique. — Peneda (Mlle Concepeion). Mexique. — Pion, François. — Pla-tareti, Louis. République Argentine. — Pons et Cie. Espagne. — Popp. Roumanie. — Porum-boiu. Roumanie. — Pultar. Autriche-Hongrie.
- Rumini (Mlle Louise). — Rego, Antonio-Pereira. Portugal. — Rivière (Ve). La Réunion. — Rodriguez, Cruz. Guatémala. — Rodriguez. Mazarita. Guatémala. — Romo (Vitalia de). Chili. — Rousseau frères.
- Salas, Emeteris. Mexique. — Salazar (Mlle Dolorès de). San Salvador. — Salazar (Mme Manuela de). San Salvador. — Savignoni. — Scatolini, Victoria. Italie. — Scavia, J. République Argentine. — Schabalz (département de). Serbie. — Schneider, David. — Serraciotis. Grèce. — SilVa, Miguel. Portugal. — Skerlitch, Milosch. Serbie. — Sok-witch (Mme). Serbie. — Solalinde (Mme de Alco-cer). Mexique. — Souto, Roderigo. Portugal. — Souto et Cie. Portugal. — Sprenfico. République Argentine. — Stanescu. Roumanie. — Stanoye-vitch. Serbie. — Stanimirovitch. Serbie. Tchourmitch. Serbie. — Técher (Ve Hubert). La Réunion. — Tholitch, Mita. Serbie. — Thomas (Mlle). La Réunion. •— Thinard, Jean. — Timothée. La Réunion.— Torres, Anastasio. Mexique.
- — Tsaoussis. Grèce. — Tschourtschitz. Serbie.
- — Tsizitas. Grèce.
- Urruela. Espagne.
- Valdez-Porfirio. Mexique. — Valerlo, Joano. Mexique. — Valo, Berta. Roumanie. — Vellozo, Manoël. Portugal. —Vandenberghe. Uruguay.
- — Vidakovitch. Serbie. —Vidal-Balauzategni. Espagne. — Vidali, C. Grèce. — Viennot, Charles. Tahiti. — Viet, Julien. — Villegas, Antonio. Mexique.
- Yovanovitch, Georges. Serbie. — Yovanovitch, Serbie.
- Zaldibar. Espagne. —Zamudio (Mlle). La Réunion.
- — Zevayrovitch. Serbie.
- Classe 37. — Joaillerie et bijouterie
- GRANDS PRIX
- Boucheron.
- Na ver.
- Savard et fils.
- Topart et Ruteau.
- MÉDAILLES D’OR
- Aucoc, André.
- Bohm. Autriche-Hongrie. — Bourdier. — Bréant et Cpulbaux.
- Chariot frères.,— Ghristesen. Danemark.
- Dehut et Coulon. — Dréville et Labié. — Durand-Leriche.
- Ferré. — Fiori, Ernest. Italie. — Fornet. — Fou-quet.
- Garreaud, Henri. — Goldsmiths et Silversmiths C°. Grande-Bretagne.— Goupil.— Gross, Langoulant et Cie. — Guyperle.
- Hantz. Suisse. — Héricé.'
- Jacta fils.
- Latinie, Léandre. Belgique. — Lefebvre fils aîné. — Lévy frères. — Louvet.
- Melillo, G. Italie. — Moche. J. et Cie. — Molard. Péconnet. — Plichon et Cie. — Prat.
- Roulina. — Rouvenat et Desprès, F. — Rossel fils.
- Suisse.
- Sordoillet.
- Téterger. — Thierry (de) et Cie. — Tiffany et Cie. Etats-Unis.
- Valès, Constant. — Villa Benvenuto. Italie.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Alexandre. — Andersen. Norvège. —Aubriot Baudet fils. — Baudoin. — Besson. —Brunet. Casiez et fils. — Charles, Jean et fils. — Charles P. Clasens Lunardi. — Cœuré, Edouard. — Couturier. — Griscuolo, Italie. Cropch, J.-M. Grande-Bretagne.
- David, V. et frères. — Decaux. — Delâtre. — De-lion. — Didron. — Durantin.
- Egger frères, Autriche-Hongrie.
- Fairchild. Etats-Unis. — Fasoli. Italie. — Féau. — Féraud et Roussel, L. — Fouilhoux.
- Galand. — Gallerand. — Gauthier fils. — Girau-don. — Goldsmiths Alliance. Grande-Bretagne. Goujon. — Guillet. — Guirand, E. et Cie. Hagnèaux.— Ilalberg et Janhsson. Suède. — Ham-mer. Norvège. — Herfort (Ve). — Hersant. — Hertz, Bernard. Danemark.
- •Taquet.— José Gonzalez Cosio. Mexique.
- Kersch. Autriche-liongrie.
- Lemoine fils. — Lhomme. — Loeb. — Lucy, Paul. Marguerond (Joseph-J.). — Masriera hermanos. Espagne. — Michelin. — Morabilo. Italie. —
- Paisseau-Feil. — Pennellier. — Petit fils. — Philip. — Piscione, Michel. Italie. — Pochelon. Suisse. — Poullain. — Porzer. Autriche-Hongrie.
- Regard fils. — Renn. — Richstaedt. — Rousseau frères.
- Samba Lambé Thiam. Sénégal. — Sacan. — Sauvé et fils. — Schmitt. — Sivelli. Italie. — Steiner et Kolliner. Autriche-Hongrie.
- Turpin.
- Vaguer, Alexandre. — Vuillermoz et Mangon.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- -^-guggdone. Italie. — André. — Ardeshir etByranji. Grande-Bretagne. — Assisi. Italie. — Auvigne.
- Bacellon, Jacques. — Barbary. — Barchizzi et Pélissier. Italie. —Bénard. —Beristain. Espagne. — Bernaseonie. Italie. — Bieli. — Billaut. — Binet et Gringoire; — Blum. — Bluntschli et Cie. Suisse. — Bourcier. — Boutet père et fils. — Bunon. —Burger. Suisse.
- Canocchi et Chiari. Italie. — Caron. —Candelot. Chalin. — Chopard frères. — Chesny. — Cho-billon. — Glaux.
- Daubrée. — David et Grosgogeat. — Demarchi et fils. Algérie. — Dubois frères. — Ducreux. — Duguine, Clément. — Dutartre, A. et Menez.
- Eguïazu, Léon. Espagne.
- Favier (Mme Eugénie). — Favre. — Fralliciardi. Italie. — Francati et Santamaria. Italie. — Fran-coneri. Italie. — Frisenberg. Norvège.
- Galo Thiam. Sénégal. — Gerlitzki. Autriche-Hongrie. — Gille. — Godet. — Grenet. — Guisasala, Felipa. Espagne.
- Hemery. — Hertz, Peter. Danemark. — Hirn, Alphonse.
- Jolly.
- Kahl. Autriche-Hongrie. — Kintz, Charles.
- Léon. Algérie. — Leu. Suisse. — Link. Autriche-Hongrie. — Luchard. — Lutold.
- Mallett, John, and Son. Grande-Bretagne. — Ma-dou Thiam. Sénégal. — Marest. — Marmorat. — Marty. — Ménagé. — Moreau, Ph. Uruguay.
- Negri. Italie. — Norchi. Italie,
- Oisen. Norvège.
- Pam, Joseph et Cie. Autriche-Hongrie. — Picard, Charles.— Picard, Raymond. — Pick el Fleisch-ner. Autriche-Hongrie. — Piscione, Nicolas. Italie. — Pons. — Prieur frères. — Procter et Cie. Grande-Bretagne.
- Raspopof, J.-N. Russie. — Raval et fils. Algérie. — Rey. Italie. — Roby Mouneyrac. — Rodionoff, W.-P. Russie. — Rougeaux. — Rousselle frères, Tireïn et Cie. — Roy.
- Schetz. — Schelechta. Autriche-Hongrie. — Schwis-ter. — Steinmetz.
- Taisne et Flinois. — Tengels et Verheyden. Belgique. — Toledo. Italie. — Tresnak. Autriche-Hongrie.
- Union coopérative des ouvriers en doré.
- Vaguer, Léon. — Vaumarin. — Veit, Sigismond. Autriche-Hongrie. — Vidou, Joseph.
- Yang IJing et Cie. Chine.
- Zimmerli.
- MENTIONS HONORABLES
- Angelis. Grèce.
- Bazzanti et fils. Italie. — Bhumgara, F.-P. Grande-Bretagne. — Bijox. Grande-Bretagne. — Bouasse et Cie. — Bozzi. Italie.
- Cabanas, Lorenzo. Espagne. — Caillat. — César et Molard. — Chiapkas. Grèce. — Collectivité du gouvernement bolivien. Bolivie. — Goutinh junior. Portugal.— Coussouleri, G. Grèce.
- Djavad Ali. Russie. — De Dilectis frères. Italie. — Dominguez, Anastasio. San Salvador.— Duhazé.
- Eibar. Espagne.
- Fradley. Etats-Unis. — Francière, Emile.
- Génin, Jean. — Goriatscheff, A.W. Russie. — Courtzian frères. Grèce. — Grindrud. Norvège.
- Heller. Autriche-Hongrie. — Horton, Angell et Cie. Etats-Unis.
- Juda Sebaum. Algérie.
- Kant et Stanley. Etats-Unis. — Khoddjaian, A. Russie.
- Laird (G. and S.). Grande-Bretagne.
- Maklouf Alimi, Algérie. — Merlini. Italie. — Mohamed Habib. Sénégal. — Montelatici. Italie. — Moolchund. Grande-Bretagne. Morel. — Moreira et fils V. Portugal.
- Nataf. Tunisie. — Nolfi. Italie.
- Okada. Japon. — Osselin.
- Petralli. Italie. — Poupar.
- Rider. Etats-Unis. Rieblinck.
- Saridis. Egypte. — Silvestre, — Spitzer Kosta. — Autriche-Hongrie. — Stoylkovitch Kosta. Serbie.
- Thuriet et Bardasch. Autriche-Hongrie.
- Ugolini. Italie.
- Valestras, Spiridion. Grèce.— Veneziani et Coppini. Italie. — Vinda e hijos de Garcia. Espagne.
- Wibel, Geo, et Barber, R.-P. Etats-Unis. — Vfol-koff, S.-K. Russie.
- Yevtitch Stevan. Serbie.
- Classe 38. — Armes portatives, chasse
- GRANDS PRIX
- Administration des colonies, exposition permanente des colonies.
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- BULLETIN OFFICIEL LE L’EXPOSITION DE 1889
- Canonnerie Léopold Bernard.
- Eley Brothers. Grande-Bretagne.
- Fauré-le-Page.
- Gaucher-Bergeron.
- Heusse-Lemoine, Ernest. Belgique.
- Pieper, H. Belgique.
- Richards, AVestley, and C°. Grande-Bretagne.
- S. M. l’empereur d’Annam. Annarn.
- Société française de munitions.
- AVinchester Repeating arms G°. Etats-Unis.
- MÉDAILLES D’OR
- Arnold (maison Mathias). Belgique.
- Bertrand, Ant., et fils. Belgique. — Bodson, Nicolas. Belgique. — Brun, Antony.
- Colts Pal Eir.e arms manuf. C°. Etats-Unis. — Compagnie française de l’Afrique-Occidentale. Sénégal.
- Darne, Régis. — Delapierre et Dida.
- Fontaney.
- Geerinckx, Paul-F. — Greener, AV.-AV. Grande-Bretagne.
- Lacroix. — Lagrèze, Gaston. — Lancaster, Charles. Grande-Bretagne.— Lang, James. Grande-Bretagne. •— Laporte, G., et Cie. Belgique. — Létrange. — Lochet et Debertrand. — Lochet Habran. Belgique.
- Alole et Sons. Grande-Bretagne. — Murat-Cizeron.
- — Alusée colonial. Portugal.
- Nouvelle.
- Pirlot et Frésart. Belgique. — Poudrerie royale Coopal et Cie. Belgique. — Protectorat de l’An-nam et du Tonkin. Annam-Tonkin.
- Rieger. — Roblin et fils. — Rouchouse, J., et Cie.
- Scott, Y. and C°, et Sons. Grande-Bretagne. — Smith et AVesson. Etats-Unis. — Société anonyme pour la fabrication de cartouches et projectiles. Belgique.
- Union metallic cartridge G°. Etats-Unis.
- AYebley, P., and son. Grande-Bretagne. — AVeil.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Amady Natago. Sénégal. — Amar Salaum. Sénégal.
- — Arsenal du Gouvernement. République Argentine.
- Banco ultramarino. Portugal. — Block. — Brazier, Joseph and Son. Grande-Bretagne. — Brun-Latrige.
- Cliesnay. Annam-Tonkin. — Chobert. — Gogswell Iiarrisson et E. Harrisson et C». Grande-Bretagne. — Comité central. Sénégal. — Comité central, service des affaires indigènes. Nouvelle-Calédonie. — Contour. — Coutollau, A.-L.
- Doc Phu Phong. Cochinchine. — Dumbo War. Sénégal.
- Exposition collective du gouvernement tunisien. Tunisie.
- Fayard. — Fosson, Auguste. Belgique.
- Gaumerais. — Grivollat. — Guyot-.
- Kynoch, J. et Cie. Grande-Bretagne.
- Ibrahim N’diaye. Sénégal.
- Jayel-Magand frères.
- Madior Thioro. Sénégal. — Mimart et Blachon. — Morian. — Moriceau. Nouvelle-Calédonie. — Martinier, Denis.
- Niquet, J. Belgique. — Noirot. Sénégal.
- Orbea hermanos y Cia. Espagne.
- Paul, G. —Planté. Cambodge.
- Reilly, E.-M. et Cie. Grande-Bretagne. — Rydîner. Suisse.
- Schliissel. Gabon-Congo. — Service local. Gabon-Congo. —- Société de tir d’Alger. Algérie. — Société franco-italienne.
- Teinturier.
- Van Lerberghe, Hubert. Belgique. — Van Maele, Jean. Belgique. — Voytier. — Vuylsteke-Knoc-kaert, Henri. Belgique.
- Yamar M’Bodj. Sénégal.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Amstad, J. Suisse. — Areski. Algérie. — Arsenal de guerre. Brésil. — Arsenal royal. Grèce. — Aumont. Sénégal.
- Bakiri. Sénégal. — Barbier et Cie. — Bariloussoff, G. Russie. — Bélorgey.
- Clar et Torrès. Chili.
- Darmon, Jacob. Algérie. — Dumonthier.
- Fayolle. — Félix Cros. Sénégal. — Elobert (Aime).
- Gaza, Alfredo. Espagne. — Geiger. — Gotschi et Bouyer. — Gavard et Boitel. — Guiraud. Sénégal.
- Laugé, Sénégal. — Ledoux. — Lejeune, AV.-W. Russie. — Lemaire, AI. Perse.
- Alanufacture royale d’armes. Serbie. — Aloriii.
- Nguven AOn Ezung. Annam-Tonkin.
- Pecqueur (Aime). Algérie. — Perret. — Poudrerie grecque. Grèce.
- Rouzaud. Sénégal. — Ronchard-Fleury. — Rubé.
- — Ruiz Angel. Algérie.
- Souzy. — Sparre. —1 Standard Target et Cie. Etats-Unis.
- Tramont. — Tiiballat. — Turbiaux.
- AATollschlegel. Suisse.
- MENTIONS HONORABLES
- Armes de l’ile de-Java. Colonies néerlandaises.
- Bailey Farrell et Cie. Etats-Unis. — Ballesteros, Francisco. Alexique. — Barbouchi. Tunisie. — Bertrand.
- Chérif el Hadj de Tebessa. Algérie. — Commission de l’Etat de Zulia. Yénézuéla. — Constantino Jeannouli. Grèce. — Couturier.
- Decœur. Tahiti. — Desflaches.— Didachopoulos,H. Grèce.
- El Hadj Alohamed. Algérie.
- Ganjbey. Nouvelle-Calédonie. — Giamalakis, Lys-sandre. Grèce. — Gillotte. Algérie. — Gouvernement de Prétoria. République Sud-Africaine. — Gouvernement du Paraguay. Paraguay.
- Hamadou Boubakar. Sénégal, — Hypatalos, Antoine. Grèce.
- Isaac et Aloïse. Egypte.
- Joca Djouritch. Serbie. — Juarez, Juan-J. Alexique.
- Alohamadou Thiam. Sénégal. — AI’Hamed el Haus-sin ben Alâamar. Algérie.— AI’Hamed Naît AI’Ha-med Saïd. Algérie. — Mohamed ben Taïeb ben Kouïder. Algérie. — Alonthar. Sénégal.
- Œconomopoulo, C. Grèce. — Oliveira. Portugal. — Guchkowa, E.-J. Russie.
- Pelivanovitch. Serbie. — Picot. Algérie.
- Ristitch. Serbie. — Rolland. Algérie.
- Saïd ben Alohamed Arab. Algérie. — Saïd ou Bra-him. Algérie. —'Service local. Tahiti.
- Yaldespino, P.-A. Alexique. —ATenot, AI. Tahiti.— Yiassopoulo, P.-D. Grèce.
- Classe 39. — Objets de voyage et de campement
- MÉDAILLES D’OR
- Boston India Robber sho C°. Etats-Unis.
- Commission néerlandaise. Pays-Bas. — Clair-Le-proust.
- Fayaux. — Flandrin (Ve). — Frété et Cie.
- Guibal.
- Hutchinson et Cie.
- India Rubbes et Cie.
- Alartiny et Cie. — Alarks Adjustable Folding chair Company. Etats-Unis.
- Ponsot.
- Thuau. — Torrilhon et Cie.
- Usines Rattier.,
- Vuitton.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Artus. —Angerant.
- Bapst et Hamet. — Bernard. — Birnbaum and Sons. Grande-Bretagne.
- Chesnay. Annam-Tonkin.— Gurrie and C°. Grande-Bretagne.
- Dollier.
- Edgington, Benjamin. Grande-Bretagne.
- Gauthey et Hausmann. — Grellou, François et Cie.
- Jacquelin (Ve).
- Folding Trunk C°. Etats-Unis.
- Lecoq et Cie. — Lee Brothers. Grande-Bretagne. — Lemaire et Dumont.
- Alandleberg etC°. Grande-Bretagne. — Magalhaës, J. de Seixas. Brésil. — Morel.
- Nielson Shavv and Mac Gregor. Grande-Bretagne. North British Company. Grande-Bretagne.
- Picot. — Ponthus. — Porte.
- Unité, John. Grande-Bretagne.
- Fillain et Cie.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Bigot. — Bollemont. —Boon Deletrez. — Burgos (Petronila). Alexique.
- Costi. — Coulembier frères.
- Demarcq. —Durond Maximo. Mexique.
- Gaytch. Serbie. '— Gomez, Casimiro. République Argentine. — Gonzalez. — Gouvernement de l’Etat de Guanajuato. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Coahuila. Mexique. —• Gouvernement de l’Etat de Hidalgo. Alexique.
- Krogner.
- Lisse Gallibourg. — Lopez. Nicaragua
- Alarinho, Alanol. Brésil. — Médina, José. Alexique. — Alerville.
- Pignel-Dupont. — Département de San-Salvador. Salvador.
- Roffy. — Rocha (José da Silva) Portugal. — Rosas Ral'aela. Alexique.
- Schoultze, B.-D. Russie. — Silva Rocha (José da). Alexique. — Spennert. Russie.
- Uc, Fernando. Alexique.
- Winogradoff, A. K. Russie.
- MENTIONS HONORABLES
- Abdesselam ben el Hassi. Algérie. — Ahmed ben Chine. Algérie. — Ali ben Touati. Algérie. — Amady Natago. Sénégal. — Amar Salaum. Sénégal. — Amis touristes (les). Finlande. Atié, Gero-nimo. Alexique.
- Boris frères. Brésil.
- Chellala (Annexe de). Algérie. — Commission auxiliaire de Guachepas. République Argentine. — Contreras, José S. Chili. — Cording, G. Grande-Bretagne. — Cros. Sénégal.
- Djelfa. Algérie. — Djilali Bouchenak. Algérie. — Dimba AYar. Sénégal.
- El Aïssa ben Ahmed. Algérie.— El Hadj Abderrah-man. Algérie. — El Hadj Aïssa ben Kouider. Algérie. — El Hadj Zigliem. Algérie.
- Georgin, C.-D. Roumanie. — Ghazal ben Ahmed. Algérie. — Général commandant la division d’Alger (le). Algérie. — Gouvernement de l’Etat de Oaxaca. Alexique. — Gouvernement de l’Etat de Chiapas. Alexique. — Gouvernement de l’Etat de Durango. Alexique. — Gouvernement de l’Etat de Guerrero. Alexique. — Gouvernement de l’Etat de Alexico. Alexique. — Gouvernement de l’Etat de Alichoacan. Alexique. — Gouvernement de l’Etat de Puebla. Alexique. — Gouvernement de l’Etat de Tabarco. Alexique.
- Hadj ben Lakhdar. Algérie. — Harel. — Hayès Jeanneney. Nouvelle-Calédonie. — Huerta, Antonio. Alexique. ibrahima N’Diaye. Sénégal.
- Jordache Ivancea. Roumanie. — Jorg. Suisse. Kaddour ben Essaiah. Algérie. — Xraus. Roumanie.
- Alâamar ben Lofroni. Algérie. — Alartinez. San Salvador. — Alattaldi. République Argentine. — Alesnnrd et Develly. Brésil. — Messaoud ben Gueman. Algérie. — Alettez (A'e). — Aléquesse. Algérie. — Alohamed ben Abdalla. Algérie. — Alohamed el Hadid. Tunisie, — Alouley et Hadba ben Taïeb. Algérie. — Aloussa ben Alâache. Algérie.
- Noirot. Sénégal. —Nouet. Nouvelle-Calédonie. Olagaray, Juan. Alexique. — Oliveira et Cie. Portugal. — Ouled Allan. Algérie. —Ouled Aîokhtar. Algérie. .
- Pedrero Duch y Rivas. Chili. — Peter Yon. Roumanie. — Petrona Freti. Mexique. — Planté. Cambodge. — Porter and C°. Grande-Bretagne.
- — Poschelle Delanou. Belgique. — Protectorat de l’Annam et du Tonkin. Annam-Tonkin. — Province de Hanoï. Annam-Tonkin.
- Quevedo, Rafael. Espagne.
- Rény. Guadeloupe.
- Sanda y Coronado, Adel. Espagne. — Sanglier. — Santiago Poet. Mexique. — Selami ben Kouider. Algérie. — Sénéchal. — Service local. Cochinchine. — Sidy Ely. Sénégal. — Simian frères. Roumanie. — Simond. — Sliman ben el Hadj. Algérie.
- Tallavero Esteban. Mexique. — Titteri. Algérie. — Tomkins, Alfred Saville. Grande-Bretagne.
- Classe 40. — Bimbeloterie
- GRAND PRIX
- Lefèvre frères.
- MÉDAILLES D’OR
- Bourgeois aîné, F.-A. Joseph.
- Rossignol, Charles.
- Steiner, Jules-N.
- Vichy, Gustave. — ATllard, Henri, et Weill.
- MEDAILLES D’ARGENT
- Barré, C.-Hippolyte. — Bontemps, J.-Charles. Chauvin, Alexis. — Chevrot, Henri. — Choumer, Louis, et Collet, Adrien.
- Duhotoy fils. — Dutheil, Pierre.
- Exposition permanente des colonies. Inde française.
- Falck-Roussel, Adolphe. — Feltham et C°. Grande-Bretagne. — Foin et Dumon.
- Gautier et fils aîné. — Gouvernement de l’Etat de Jalisco. Alexique. — Gouvernement de l’Etat de Puebla. Alexique.
- Lapierre, Edouard-V. — Laurent, Abel.
- Martin, Elie. — Martin, S.-Fernand. — Alercier, Henri.
- Niquet, Eugène, et Bouchet, Adolphe.
- Phalibois, Jean.
- Rabéry, Alexandre. — Roullet, Jean.
- Sevette aîné.
- Vincent fils et neveu.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Bapst, René-F., et Hamet, Henri. — Basabé, Fédé-rico, Diaz, Alejandro et Salniaz Vega, Louis. Bolivie. — Basée-Crosse, C.-G. — Bertola, Albert.
- — Bigot, Romain-F. — Blanchard-Deguitard. — Blanchon, F.-A.
- Caron (Ve J.). — Carrière, E. — Chenel, Laurent.
- — Cobbett’s Cricket bat company. Grande-Bretagne. — Comité d’Exposition de l’Inde française. Inde française. — Comité du district fédéral [de Alexico. Alexique. — Creuser aîné, Jean.
- Daxbek-Plas. Belgique. — Delachal, Louis. — Denancy,Paul. —Desportes, Victor-E.-G. Fayaud, j.-Alfred. — Foliot, Pierre. — Fournier Jules. — Fruit. Edmond-L.
- Gendron iron AVhell and C°. Etats-Unis. — Gouvernement de l’Etat de Hidalgo. Alexique. — Gouvernement de l’Etat de Alichoacan. Alexique. — Gouvernement de l’Etat de Queretaro. Alexique.
- — Gouvernement de l’Etat de San Luis de Po-tosi. Alexique.
- Ilallé, Charles. — Herrera (Aille Cristiria-Angelia-Luc-ia). AIexi([ue.
- Jimenèz Eraclio Jalisco. Alexique. — Jost, Jean-A. Lambert, Léopold. — Lardenois, E.-Jules. — Lemaire fils et Dumont.
- Alaltète, Charles. - Alartin, Louis. — Alaury, Ar-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- tliur. — Ministère de l’agriculture et du commerce du Japon. Japon. — Ministère des travaux publics de Mexico. Mexique. — Moncliarmont, Henri. — Municipalité de Rabinal. Guatémala.
- Petit, Fr. et Dumoutier, A. — Pintel, Henri. — Platonofï. J.-W. Russie.
- Reynaud, C.-Emile — Roulleau et Loiseau. — Run-galier, A.-L.-C. et Foucauld, E.-C.
- Sender, Emile. — Société des lunettiers.
- Tomasson-Dalbergue, Jean. — Trujillo Martina, à Monterey. Mexique, — Tullberg. Suède.
- Wogue, A. et Lévy, G. — Wurth. Charles.
- Yvard.
- MENTIONS HONORABLES
- Alexandre, Henry-G.-G. — Amady Natago,. Eam
- Toro. Sénégal. —Arthaud, H. et Cie. — Avinenc. Gabon-Congo'.
- Bacus. Eugène. — Barbe, Achille. Bazin, Gustave, Borreau, Mme Gabrielle. — Bourgaie et Cie. — Brin. Guadeloupe. — Brissonnet, Anatole-E. —
- Dautrey (Pavillon de la ville de Paris). Decré, Mau-rice-C. — Dumont, Victor, — Dutocq, L.-Paul-V.
- Fontaine, pavillon de la ville de Paris. — Fouché, Louis.
- Gavot, Louis-Gaston. — Girard, Georges..— Gouvernement de l'Etat de Guerrero. Mexique. — Guillory, Gustave, jeune.
- Hanks et Ilailey. Grande-Bretagne. — Hilaire, A. Guadeloupe. — Howard, A.-H. Etats-Unis.
- Janou, Auguste.
- Maugin, pavillon de la Ville de Paris. — Manning, Charles-E. — Marbais, Alfred. — Moukhine. Russie. — Muller, Sophie.
- Nepveu de Villemarceau. —Noirot. Sénégal.
- Pelletier, Louis-H. — Pierce, Geo. N, and C°. Etats-Unis, — Pizetta, Thëau. Belgique. — Poudra, Gli&rlGS fils.
- Rémignard, Frédéric. — Renou, L.-M. — Rivière, Philippe. — Rongé, Lucien. Belgique.
- Schlussel, Laurent. Gabon-Congo. — Sevette, Ernest, fils.
- Talion, Auguste.
- Valette, Nicolas.— Vannier, Fernand. — Vuylsteke-Knockaert, H. Belgique.
- GROUPE V. — Industries extractives. Produits
- BRUTS ET OUVRÉS.
- Classe 41. — Produits de l’exploitation des mines et de la métallurgie.
- GRANDS PRIX
- Administration royale grand-ducale des mines. Grand-Duché de Luxembourg.
- Bricard frères.
- Caramin et Cie. Belgique. — Chappée, Armand. — Commissariat de l’exposition du Chili. Chili. — Commission de Minas Geraes. Brésil. — Compagnie anonyme des forges de Chatillon et Com-mentry.— Compagnie des fonderies, "forges et. aciéries de Saint-Etienne. — Compagnie Huan-chaca. Bolivie. — Compagnie minière du Callao. Vénézuéla. — Compagnie de Mount Bishop. Tasmanie.—Compagnie royale asturienne des mines. Espagne. — Compagnie de San Domingo. Portugal. _ Qonsett Iron et Cie. Grande-Bretagne.
- Dandoy-Maillard, Luc et Cie. — De Beers Consolidated mines. Colonie du Cap. — Depoilly, J. et Fleury.— Dervaux-Ibled, Ernest. — Département des mines et de la géologie, ministère des finances. République Argentine. — Département des mines de la République Sud-Africaine. — Dumont, G. et frères. Belgique.
- Ecole des mines de Paris. — Eschger, Ghesquière et Cie. — Exposition collective de» Forges du Nord. — Exposition collective des mines et métallurgie des' Forges de la Loire. — Exposition collective du syndicat des tôles fines belges. Belgique.
- Forges de Couzon, A. et P. Arbeh— Fould-Dupont.
- Goldenberg et Cie. Alsace-Lorraine. — Gouvernement du'Brésil pour rétablissement de San Joâo de Iponema. Brésil. — Gouvernement de la Nouvelle-Zélande. Nouvelle-Zélande. — Gouvernement de Victoria. Victoria.
- Johnson Matthey and C». Grande-Bretagne.
- Marcel frères, forges de la Loire et du Midi.
- Négociacion mineira de Pachuca y Real del Monte. Mexique. — Nobel frères. Russie.
- Ores et minerais of the United States. Etats-Unis.
- Pacheco, ministerio de Fomento (M. le général). Mexique. — Peugeot frères (les fds de).
- Sculfort-Maillar et Meurice. — Société anonyme des forges et mines de Clabecq. Belgique. — Société anonyme des aciéries et forges de Fir-ininy. — Société anonyme des aciéries de France. — Société des aciéries de Longwy.— Société anonyme des aciéries du Nord et de l’Est. —- Société anonyme de Marcinelle et Couillet. Belgique. Société anonyme de Malfidano. Italie. — Société anonyme de Vezin-Aulnoye.—Société de Biscaye. Espagne. —r Société des hauts fourneaux et forges de la Providence. France et Belgique. — Société des mines et fonderies de zinc de la Vieille-Montagne. France et Belgique. — Société du nickel. Nouvelle-Calédonie. — Tharsis sulphur and Copper C®. Grande-Bretagne.
- MÉDAILLES D’OR
- Administration des salines de Roumanie. Roumanie. — Alibert. Russie. — Alliance Aluminium Co limited. Grande-Bretagne. — Aluminium C® limited Grande-Bretagne. — Anaconda Mining C°. Etats-Unis. — Annam"(S. M. le roi d’). An-nam-Tonkin. — Aramayo, Félix et G°. Bolivie.— Astachefï et Cie. Russie. — Aubry. A. et fils. Belgique. — Auerbach et Cie. Russie. — Aulla-gas. Bolivie.
- Band of Hope C°. Victoria. — Banque de Gallicie. Autriche. — Barleet, W. and Sons. Grande-Bretagne. — Berl, A. — Bernard frères. — Bertin, Noël. Bolivie. — Bohin fils. — Bouchacourt, Ma-gnard et Cie. — Boucher, E. et Cie. —Boulenger, A. et Cie. — Broken Hill C°. Nouvelles Galles du Sud. — Brunner and C°. Nouvelle-Zélande. — Brunon frères. — Bultot, Louis. — Burys and C°. Grande-Bretagne.
- Camion frères. — Capitain-Gény, E. et Cie. Car-valho, A. dos Santos. Brésil. — Carnaud.— Cha-rlton et Meyer. République Sud-Africaine.—Charpentier Page, G. —Christofle et Cie. — Cirlh, A. Italie. — Cocker, Brothers. Grande-Bretagne. — Collectivité des commissions provinciales, République Dominicaine. — Clouterie norvégienne de l’Etoile. Norvège. — Commissariat provincial de Tarapaca. Chili. — Commission des Olympies. Grèce. — Commission du service des mines. Portugal. — Commission minière de Guanajuato. Mexique. — Compagnie du Boleo. Mexique. — Compagnie Becerra frères. Mexique. — Compagnie de Golqucchaca. Bolivie. — Compagnie d’exploitation de Lota et Coronel. Chili.— Compagnie de fabrication française du nickel, L’Epine et Cie.
- — Compagnie des fonderies et forges de l’Horme.
- — Compagnie française des mines du Laurium. Grèce. — Compagnie générale des asphaltes de France. — Compagnie des mines d’Aliexievsk. Russie. — Compagnie des mines, fonderies et forges d’Alais.— Compagnie des mines de Grais-sessac.— Compagnie de Mokta-el-Adid. Algérie.— Compagnie royale du Socabon. Bolivie. — Compagnie de Segovia. Colombie. — Comptoir Lyon-Alemand. — Comtesse de Cavalcanti. Brésil. — Corbin, P. et%F. Etats-Unis. — Cwood J. Graison and C®. Grande-Bretagne.
- Daguin et Cie. — Dalifol, M. et Cie. — Delaware et Hudson Canal C°. Etats-Unis. — Desailly, Paul.
- — Deflassieux frères. — Desmoutis, F., Lemaire et Cie. — Deville, Paillette et Cie. — Dorémieux fils et Cie. — Drake C°. Etats-Unis. ,— Dumont, Gustave et Cie. — Durand. Bossin et Brard.
- Ebw Vale Steel and Iron C°. Grande-Bretagne. — Ecole des mines d’Ouro Petro. Brésil. — Escoyez, Louis. Belgique. — Establie frères. — Estrada de Perro dom Pedro II. Brésil. — Etat de Chi-huahua. Mexique. — Etat de Coahuila. Mexique.'
- — Etat de Nevada. Etats-Unis, — Etat de San Luis de Eotosi. Mexique. — Etat de Zacatecas. — Mexique.
- Farley Iron C®. Grande-Bretagne. — Faure père et fils. — Ferrerias de la Incarnation. Mexique. Glamorgan Coal C° limited. Grande-Bretagne. — Glenboig Union fre Clày C®. Grande-Bretagne. — Glibert, A. et C°. Belgique. — Gouvernement. Honduras. — Gouvernement. Nicaragua. — Gouvernement de la République. Salvador. — Gouvernement de la République. Guatémala. — Gouvy et Cie. — Grégorini, G.-André. Italie. — Guel-dry, Grimault et Tillier. — Guéret, L. et H. Grande-Bretagne. — Gwaun Cae Gurwen Colliery C® limited. Gronde-Bretagne.
- Hardy, Capitaine et Cie. — Hauts fourneaux de Micheville. — Hauts fourneaux et forges d’Alle- vard (A. Pinat et Cie). — Hemerdinger, Emile-M.
- — Hubin, Félix. — Iiug, Paul et Cie (successeur de Dugoujon,
- Jacquemart (Ve J.) — Jessop, W. and Sons. Grande-Bretagne.
- Kriclitofopovitcli, P.-E. et Cie. Russie.
- Laminoirs, forges et fonderies de Jemmapes. Belgique. — Leeds forge. Grande-Bretagne. — Les maîtres carriers d’Ecousine et de Loignies. Belgique. — Le Monnier-Lenicolais, F. — Limet, P.-H.
- — Long Tunnel Gold Mg. Co, Wallada. Victoria. Mabille, Valère. Belgique. — Marcellot et Cie (forges
- d’Eurville). — Marquis de Londonderry. Grande-Bretagne. — Maugin, V. et Aubry, A. — Milward, Henry, and Sons. Grande-Bretagne. — Mineur. J.-F., ses fils et Wilmot. — Mines d’argent de Kongsberg. Norvège, — Mines de Cokdeba. République Argentine. — Ministerio del Fomento. Vénézuéla. — Ministère du commerce et de l’agriculture. Serbie. — Moll, Théophile. Belgique. — Mongin. — Mouchel, J.-O. — Mouton, J.-J. — Muller et Roger. — Musées commerciaux de Lisbonne et de Porto. Portugal.
- Neufchàtel asphalte Company limited. Suisse. Oakley. Grande-Bretagne.
- Palmer’s Ship Building Co limited. Grande-Bretagne. — Patent nut et Bold C° limited. Grande-Bretagne. — Porfirio Diaz (S. Exc.), président de la République. Mexique. — Pottecher. B. et Pt
- — Pouanne et Pommed. — Proutat. Thomeret e. Creusvaux. — CJueen’s Birth Day C°. Victoria. —
- Ranpol, J.-B. Etats-Unis. — Rémond, Saint-Edme et fils. — Roseaux, Charles. »
- Sainte-Marie Dupré fils, R. — Schryver (de) et Cie.
- — Service des mines de l’Algérie. Algérie. — Siam (S. M. le roi de). Siam. — Société anonyme des agglomérés de Chatelineau. Belgique. —"Société anonyme des charbonnages des Bouches-du-Rhône. — Société anonyme des charbonnages de Mariémont et Bascoup. Belgique. — Société anonyme des charbonnages de Sacré-Madame. Belgique. — Société anonyme de clouterie de Fontaine-l’Evêque. Belgique. — Société anonyme de Com-mentry-Fourchambault. — Société anonyme des forges d’Alcoz. Belgique. — Société anonyme des forges de l’Espérance. — Société anonyme des forges et fonderies de Montataire. — Société anonyme des forges de Franche-Comté. — Société anonyme des hauts-fourneaux et fonderies de Brousseval. — Société anonyme des houillères unies de Charleroi. Belgique. — Société d’exploitation des mines et industries du cap Mondego. Portugal. — Société anonyme pour l’industrie de l’aluminium. Suisse. — Société anonyme de Mer-bes-le-Château. Belgique. — Société anonyme des mines de Carmaux.— Société anonyme des mines et fonderies de Pontgibaud. — Société anonyme de la Nouvelle-Montagne. Belgique. — Société anonyme des produits réfractaires de Selles-les-Ardennes. Belgique. — Société des carrières de Lessines. Belgique. — Société Chibaeff, J.-M. Russie. — Société civile des charbonnages d’Ai-seau-Presle. Belgique. — Société d’Escaut et Meuse. — Société des établissements métallurgiques de Ferrière-la-Grande.
- Société générale des phosphates de Cacérès. Espagne. — Société hellénique des usines de Laurium. — Société des houillères de Ronchamp.
- — Société Huta Bankova. Russie. — Société Industrielle commercial des métaux. — Société industrielle des naphtes de la Caspienne et de la Mer Noire. Russie. — Société des manufactures de Saint-Gobain, Chauny et Cirey. — Société métallurgique d’Alexandrowski. Russie. — Société métallurgique de l’Ariè.ge. — Société métallurgique de Gorcy. -— Société métallurgique de Moscou. Russie. — Société métallurgique du sud de la Russie. Russie. — Société des mines d’A-patite de Jumillas. Espagne. — Société des mines du nord de la Nouvelle-Calédonie. — Société de Saint-Elie. Guyane française.
- Tasmanian Gold Mining C®. Tasmanie.— Teste, A. fils. Pi chat. Moret et Cie. — The coules electric smelting and aluminium company. Etats-Unis.
- — Thévenin frères. — Turbot.
- Union des charbonnages, mines et usines de Liège. Belgique.
- Van Scherpenzeel-Tim, directeur honoraire des mines. Belgique.
- Watts, Ward and C®. Grande-Bretagne. — Wo-rontzoff frères. Russie.
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- M. Pierre PETIT, photographe du Bulletin officiel, se tient à la disposition des exposants. S’adresser à lui, place Cadet, 17, 19, 21, à Paris, ou au Bulletin officiel, qui se charge de transmettre les ordres.
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- 2e Série. — N° 151. Le Numéro : 15 Centimes. Lundi 14 Octobre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Direction, Rédaction et Administration : cL© (16, Avenue de La Bourdonnais)
- Voir à la 4e page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
- AU PREMIER ÉTAGE DE LA TOUR.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE : Avis aux ascentiomlistes de la Tour Eiffel. — Chronique. — La clôture de l’Exposition. — Dernière Pleure. — Echos. — Les illustrateurs à l’exposition des beaux arts, — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses (Suite). — La Bourse. — Annonces et Réclames.
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- De la Tour Eiffel.
- Conformément à l’avis affiché au bureau du Figaro de la Tour, les numéros du Bulletin Officiel portant les listes d’ascension ne sont envoyés qu’aux personnes, qui joignent 20 centimes en timbres-poste à la lettre de demande.
- — --------—--------------
- CHRONIQUE
- Maudite pluie! Maudite boue!... Et, malgré tout, il y a foule à l’Exposition, et les trains de plaisir arrivent sans cesse et les entrées des dimanches dépassent trois cent mille!
- Quant aux indigènes, ils s’en vont les uns après les autres.
- La plupart voguent déjà vers leurs contrées ensoleillées et ceux qui restent se sont tellement européennisés qu’il n’y a plus guère de différence entre eux et nous ! Aux premiers froids, adieu manteaux voyants, pantalons de nankin, burnous de lin coton, adieu couleur locale, Sénégalais, Annamites, Javanais ont couru au commissariat et, Dieu sait dans quel baragouin, ont exigé qu’on leur donnât d’autres vêtements plus chauds. Il était, vous l’avouerez, assez difficile de commander à quelque couturier de théâtre des costumes dans le goût de chaque colonie; aussi M. Henrique s’est-il tout simplement contenté de distribuer aux pauvres diables tout un lot de « décrocliez-moi ça » fantastiques pardessus, cache-nez démesurés, jaquettes au dernier chic, pantalons de cochers, gilets de laine, bref un véritable vestiaire où nos gens ont trouvé le confort désirable.
- — Y a ben joli, missieu, me répétait à chaque instant un superbe Sénégalais, M. Bakiri, que j’interrogeais hier sur la façon dont il supportait .notre température. Et il reprenait :
- — Ben' joli’ vision, patalon, y a pas beaucoup froid. Moi, emporter tout.
- Je crois qu’il se vantait un peu, notre indigène, car je le voyais trembloter légèrement, sous la pluie fine qui tombait depuis un moment il me regardait avec des veux très tendres, sa main d’ébène aux ongles blancs se promenait délicatement sur mon pardessus, il souriait entre les dents, un peu gêné, comme un solliciteur qui s’apprête à demander une énormité. Tout à coup, il se décida :
- — Y a froid, mainnan. Tu veux pas donné?
- Et il désignait mon pardessus, le malheureux !
- L’automne n’a cependant pas éprouvé beaucoup les indigènes. On craignait qu’un brusque abaissement de la température et l’humidité ne causassent de sérieux ravages chez les Sénégalais et chez les Annamites, il n’en a rien été. Je dois dire, du reste, que le commissariat général avait pris toutes les précautions pour que noirs et jaunes ne souffrissent pas trop des premières atteintes du froid. Des boissons chaudes sont distribuées aux indigènes quatre ou cinq fois dans la journée, au moindre enrouement on les em-maillotte comme de véritables nourrissons, enfin la plupart d’entre eux couchent maintenant dans un appartement qu’on a loué, rue Faber, tout •exprès pour eux.
- Le chroniqueur de la Nation, auquel nous
- empruntons ces intéressants renseignements, a visité ce dortoir étrange qu’ils appellent un « gourbi » et, dit-il, j’y ai appris des choses bien curieuses. D’abord le roman d’un Sénégalais avec une actrice de Paris, fort jolie, fort courue et qui a de bien vilains goûts, car il n’est pas beau du tout ce Sénégalais.
- Comme, je l’interrogeais sur les impressions qu’il emportait de la capitale, il baragouina quelques mots que je ne compris pas, puis, avec mille précautions, sortit d’une caisse de bois blanc, où il a empilé toute sa garde-robe, un superbe portrait, richement encadré, l’embrassa dévotement et me le tendit en disant, la face toute souriante :
- — Femme à moi, madame à moi.
- Il paraît, si j’en crois mon Sénégalais que « madame à moi » lui a maintes fois prouvé combien était grande sa sollicitude pour les représentants des races inférieures, si bien que ce malheureux, follement épris de la diva, refusa carrément de retourner dans son pays. Pour rester en France, il a usé de tous les stratagèmes, maladie, paralysie, cécité; il a feint avec une étonnante habileté la plupart des affections de lui connues, puis s’est décidé à revendiquer le droit qu’il croit avoir de demeurer où bon lui semble. On lui a, bien entendu, refusé un asile plus prolongé. Alors il a demandé à être admis parmi les élèves de l’Ecole coloniale : nouveau refus. De guerre lasse, le pauvre amoureux s’est soumis; mais au moment du départ, hier dans la soirée, il a eu un trait de génie.
- La caravane s’apprêtait à monter dans l’omnibus qui la devait conduire à la gare. Chacun criait, gesticulait, chantait, c’était un vrai tableau d’opéra-bouffe. Tout à coup, notre homme se lève, descend de voiture et, triomphant, dit au fonctionnaire qui surveillait, le départ.
- — Moi arrivé Saint-Louis, vite reveni, cui!
- Puis, riant au éclats, tapant des mains, il grimpa dans l’omnibus!
- Donc, la question à l’ordre du jour, c’est le sort des exotiques après l'Exposition.
- Les hommes qui resteront à Paris, deviendront domestiques ou chevaliers gelants de telle ou telle grande dame blasée et en quête’ de voluptés nouvelles et malsaines; les femmes, hélas ! iront, ou bien populariser la danse du ventre en province ou bien s’échouer dans un de ces asiles patentés par le gouvernement et dont on ne dit pas le nom.
- Enfin, voici l’idée la plus originale qu’on ait encore trouvée, et le débouché le plus imprévu pour les exotiques est celui-ci.
- Depuis quelques jours, dit la Nation, Y Armée du Salut mène une active propagande parmi les indigènes des Invalides. Deux chevalières, sans uniforme, parcourent chaque case et distribuent,, aux jaunes comme aux noirs, de petites brochures écrites en arabe, en annamitë, en javanais, etc. Un interprète complaisant a bien voulu me traduire l’un de ces « prospectus ». L’auteur commence par expliquer aux « païens » quel est, comparé au nôtre, leur état d’infériorité morale, leur montre ensuite combien est douce la vie que nous menons parce que nous croyons, et les allèche par des versets dans le genre de ceux-ci :
- « 0, vous tous qui êtes altérés, venez aux eaux ! Et vous qui n’avez point d’argent, venez, achetez et mangez ! Venez, achetez sans argent et sans aucun prix, du vin et du lait. »
- « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. »
- « Que celui qui a soif vienne ; et que celui qui voudra de l’eau vive en reçoive gratuitement ! »
- Très ignorants en matière de foi, ces braves indigènes s’imaginent qu’il s’agit pour eux de tendre la main et de recevoir, aussi lisent-ils attentivement les pages suivantes où on leur propose de se joindre à l’armée du Christ pour montrer par leur exemple quelle est la force de la « parole divine qui féconde et désaltère » (!). Acceptent-ils, ils n’ont qu’à donner leur adhésion à la chevalière et Ton se charge soit de les faire revenir en France, après leur retour dans leur pays, soit de les incorporer à Marseille même.
- Aussi, nous aurons probablement cet hiver des représentations évangéliques avec accompagnement de tamtam et de flûtes en bambous.
- Pour finir, quelques mots encore sur la fête du Palais de l’Industrie : la tenue de soirée n’est nullement de rigueur les 19 et 20 octobre; le programme est le même pour la fête du 19 que pour celle du 20 ; le même, ticket ne donne accès qu’à une soirée ; les personnes qui prendraient par avance des tickets pour les deux soirées recevraient en sus gratuitement, une entrée pour le dimanche, car, le dimanche, de une heure à six heures, il y aura un concert-promenade, pendant lequel on sera admis à visiter le théâtre de la fête.
- Les services d’ordre et d’hygiène sont assurés ; un système de chauffage très puissant maintiendra une température de 15 à 16 degrés; enfin la fête profitera considérablement au commerce parisien.
- Tous nos vœux pour un succès sans précédent !
- F* L.
- •--:-----------=------^------------------------
- LA CLOTURE RE L’EXPOSITION
- J’en veux au Conseil des ministres. On n’est pas plus fumiste !
- Quoi! j’avais préparé un bel article, bourré d’arguments plus irrésistibles "les uns que les autres pour montrer l’insanité, l’absurdité, l’iniquité et la vanité de la prétention de clore notre belle Exposition le 31 octobre, la veille d’une grande fête carillonnée et avant l’expiration des six mois de durée dus aux exposants et au public ; j’avais mis en bataille, des raisons écrasantes, pour démontrer que l’on ne pouvait même pas fermer le 6 novembre, sur un faux-jour, sur un mercredi, et qu’il fallait risquer une toute petite rallonge- de cinq jours — un rien ! — pour doubler le cap souriant de l’été de la Saint-Martin !
- Mes arguments étaient amoureusement limés et mes raisons épatantes... et... efae !... il a fallu rengainer tout cela, le Conseil des ministres ayant décidé ce matin même que l’Exposition universelle serait close le 6 novembre prochain.
- C’est ce qui s’appelle mettre «dans le mille ».
- •Je regrette pour le chef de l’Etat et pour nos ministres qu’ils n’aient pas eu l’idée de me consulter ; —prétention peut être un peu exagérée de ma part — je crois cependant bien que je leur aurais dépeint sous les couleurs les plus séduisantes ce joli, ce précieux, ce charmant été de là Saint-Martin ; que je le leur aurais montré clair et net, que la province,-—j’entends la province rurale — a attendu l’achèvement de toutes les récoltes pour se mettre en branle et qu’il serait cruel de lui fermer la poiteau nez trois semaines après cette liberté qui lui
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- permet cTaffluer actuellement à Paris en masses profondes; que j’aurais aussi fait appel au sentiments parisiens de MM. Berger, Yves Guyot et Tirard, aux élus de Paris, en leur rappelant qu’il ne faut pas ainsi brusquement arrêter le cours du pactole provincial qui roule vers la capitale ses pépites d’or ; et qu’enfin j’aurais dit bien d’autre choses encore, si j’avais pu prendre la parole au Conseil des ministres.
- Mais je n’ai pas pu... voilà !
- On ne fait pas toujours ce qu’on veut, savez-vous !
- Enfin, c’est toujours ça... le 6 novembre.
- Mais, sapristi ! si le bon saint qui a coupé son manteau en deux pour le donner à un pauvre veut bien sortir son bon soleil doré dans la première semaine de novembre, je ne dis pas que je ne me démènerai pas comme un diable dans un bénitier pour lui faire honneur et pour obtenir la petite rallonge de l’été de la Saint-Martin.
- Nous verrons bien !
- Ch. L.
- P.-S. — Les ministres réunis en conseil de cabinet prennent connaissance de ce que l’on vient de lire. Et de s’écrier :
- — Jamais contents, ces journalistes !
- Seul, M. Yves Guyot, un vieux de la plume, n’exhale pas ce cri du cœur :
- — Mes chers collègues, dit-il, si la satisfaction était la base du journalisme, il faudrait confier la confection des journaux à des joueurs de flûte.
- Cette sage réflexion montre que je suis dans le vrai en acceptant avec une prudente réserve le terme du 6 novembre.
- Ch. L.
- Au ministère de la marine
- tance, très selected et très nombreuse a vivement applaudi les marches écossaises exécutées sur le biniou par les premiers champions pi-pers, les divers tours de force et d’adresse, les courses de 300, 700 et 1,500 mètres, les sauts, les luttes, les danses nationales, etc., etc.
- Nous pouvons affirmer que les Highlanders du colonel White vont constituer une great attraction pour la fin de notre Exposition universelle.
- Tous les jours, deux représentations auront lieu, l’une de trois à cinq heures de l’après-midi, l’autre de huit à onze heures du soir.
- Suivant l’habitude écossaise, qui consiste à observer le dimanche, il n’y aura pas aujourd’hui de représentation à la Tour de Nesle ; les portes resteront ouvertes au public. Toutefois, les Highlanders assistent à l’office qui sera célébré à leur intention, à onze heures, à l’église écossaise, 25, rue Bayard, par le révérend Patrick Beaton, aumônier des armées de S. M. Britannique.
- Les tickets
- Détail assez curieux : dès que la décision du go u ver ri eurent a été connue, le prix des tickets a haussé et, de. 25 centimes, les tickets sont montés jusqu’à 35 et 40 centimes. Il en faudra, en effet, sept à huit cent mille de plus, un million peut-être, pour cette prolongation.
- Sur la Tour
- Avant de clôturer leurs séances, les membres du Congrès géodésique international, gracieusement invités par M. Eiffel, ont fait hier matin, sous sa conduite et sous celle de M. Salles, l’ascension de la Tour.
- Au nombre des visiteurs, on remarquait les généraux Ibanez, Derrécagaix, M. Bouquet de la Grye, Tisserand, etc.
- En même temps, M. Ansaloni accompagnait jusqu’au sommet de la tour la princesse Lise Troubetskoï et le prince Alexis Galitzine. Avec eux étaient montés M. le comte d’Ormesson, chef du Protocole, et le docteur Hervé de La-vaur.
- Le ministre de la marine et Mme Krantz ont offert hier un dîner aux officiers supérieurs des armées de terre et de mer et aux employés civils qui ont participé à l’organisation des expositions des ministères de la marine et de la guerre, au Champ de Mars et à l’esplanade des Invalides.
- Le ministre avait à sa droite Mme Peyron et à sa gauche Mme Vigne. L’amiral Paris et le vice-amiral Peyron étaient aux côtés de Mme Krantz.
- Parmi les convives, citons :
- MM. les généraux Segretain, Levy de Saint-Germain, Haillot, Charpentier de Cossigny, Costa, Ducos de la Hitte, le colonel Delorme : MM. les amiraux Vigne, Gervais, Miot, Jurien de la Gravière, Amet, le contre-amiral Besnard, directeur du personnel : Thierry, membre dé la commission de l’exposition maritime;. Nisard, Vidal, baron d’Estournelles, Beau, Mollard, Bouquet de la .Grye, Cogordan, Berthelot, Bernard, directeur du service des travaux hydrauliques ; Coulon, directeur général des postes; Portier, chef du contrôle central de ia marine, etc.
- Le dîner a été suivi d’une réception au cours de laquelle un prestidigitateur a donné une intéressante séance sur une petite scène dressée pour la circoiistance.
- La musique de la garde républicaine, qui a joué pendant le dîner et la soirée a, comme toujours, obtenu un grand succès.
- Au Trocadéro
- Aujourd’hui a eu lieu à une heure, dansjla salle des fêtes-du Trocadéro, la distribution des récompenses aux lauréats du concours national de tir de Vincennes.
- M. de Freycinet, ministre de la guerre, a présidé cette cérémonie à laquelle M. Carnot a été représenté par le général Brugère.
- Le soir, un banquet réunira à l’Hôtel-Conti-nental tireurs et lauréats.
- Les Higlanders
- Hier a eu lieu l’inauguration du Grand aut national écossais, à la Tour de Nesla. L’assis-
- Les Italiens
- Hier est arrive à Paris la quatrième caravane italienne qui vient visiter notre Exposition.
- Le train, au départ de Turin, contenait un millier de personnes.
- Vingt mille billets à destination de Paris ont été distribués à la gare de Turin, depuis l’ouverture de l’Exposition.
- Les Marocains
- Les ambassadeurs marocains ont quitté Paris vendredi soir.
- Ils ont pris le train de 8 heures 20 à la gare d’Orléans, où ils ont été accompagnés par l’introducteur des ambassadeurs, un représentant du président de la République et divers fonctionnaires.
- L’ambassade, avant de rentrer au Maroc, doit s’arrêter quelques jours à Madrid.
- M. Eiffel à Londres
- On compte, pour la semaine prochaine, sur la visite de M. Eiffel et de deux cents ingénieurs français à Londres.
- Le prince Ferdinand à Paris
- Certains journaux annoncent que le prince Ferdinand de Saxe-Cobourg, prince de Bulgarie, va venir passer quinze jours à Paris pour visiter l’Exposition.
- On n’a reçu à Paris aucun avis officiel de ce voyage.
- Suite du banque! des maires
- L’excellente liqueur des frères Boyards de Re-
- thonvillers (Somme), qui a été si appréciée au banquet des maires, est dès maintenant lancée.
- A peine connue d’hier, elle a obtenu une médaille de bronze : bravo ! C’est le cas de dire avec le fabuliste :
- Petit Boyard deviendra grand
- Pourvu que Dieu lui prête vie...
- Palmarès colonial
- En même temps que paraîtra le palmarès officiel des récompenses de l’Exposition universelle, le commissariat de la section des colonies françaises publiera un palmarès spécial des récompenses accordées à nos exposants d’outre-mer, et qui ne s’élèvent pas à moins de 1,217 ainsi réparties : 15 grands prix, 162 médailles d’or, 321 médailles d’argent,. 326 médailles de bronze et 393 mentions honorables.
- En 1878, les exposants des colonies françaises-n’avaient obtenu que 765 récompenses.
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- Les Illustrateurs à l’Exposition âes Beaux-Arts
- Le Jury de la peinture qui a été aussi celui de la classe II où sont compris les dessins, a proclamé dans cette section de l’Exposition des beaux-arts, le nom d’EnwARD Abbey, en tête1 de la liste des artistes récompensés.
- Il méritait cet honneur qui ne lui a été du reste contesté par personne. Depuis plusieurs années nos artistes le connaissent et l’apprécient: en Amérique et en Angleterre sa célébrité e st déj à an ci e nne.
- La série des seize dessins à la plume qu’il a envoyée à notre Exposition est des plus remarquables. Les compositions ont un cachet de]sim-plicité élégante qui dénote chez leur auteur une rare distinction d’esprit ; quant à l’exécution elle-même, elle est pleine d’une science extraordinaire, car le trait large et sobre arrive à exprimer des détails, surtout dans les physionomies, d’une incroyable finesse-.
- Abbey a trouvé dans cet art si séduisant de l’illustration une voie tout à fait charmante et originale : c’est son grand titre de gloire au milieu des peintres, ses compatriotes, dont plusieurs certes, ne manquent pas de talent, mais suivent d’un peu trop près leurs maîtres français, et manquent par suite de personnalité.
- L’illustrateur des Poèm.es de Herrich est un-homme petit, vigoureux, à l’œil vif, à la conversation enjouée et pleine de saillies. Il est né à Philadelphie et débuta très obscurément parmi les dessinateurs à gages du grand éditeur de New-York, Harper. On ne tarda pas à lu distinguer, car il avait fait de remarquables progrès sous l’influence directe des excellents artistes Reinhardt et Will Low. Un traité l’attacha complètement à la maison Harper et il fut envoyé à Londres pour y exécuter sur place certains portraits.
- Son caractère et son talent ne tardèrent pas à lui faire de nombreux.amis dans le monde artistique et littéraire d’Angleterre : l’un de ses plus intimes est le célèbre paysagiste Alfred Parsons. Il se décida facilement à s’établir complètement à Londres et les éditeurs américains qui le patronnaient, pourvurent luxeuse-ment à son installation ; ils lui firent construire une maison entièrement copiée sur celles du seizième siècle et pourvue de gardes-robes du même temps.
- C’est grâce à cela qu’il a pu faire ses charmantes illustrations aux vieilles ballades parues dans le Harper’s magazine : ses paysages sont copiés sur lés sites de Broadway où il possède avec plusieurs jeunes peintres un ravissant cottage.
- Les œuvres littéraires qu’il a illustrées depuis les dix années qu’il vit à Londres sont les Poèmes de Herrich., recueil de pastorales du XVIe et du XVIIe siècle ; une comédie de Golds-mith, intitulée: She stoops to conquer; enfin, une série de vieilles ballades parues sous le titre de Old Songs.
- Depuis une année, Abbey s'occupe activement d'illustrer le Marchand de Venise, et il compte en faire autant pour les œuvres complètes de Sheakspeare.
- Il continue ainsi dignement les traditions des fameux dessinateurs d’outre-Manche , des Fred. Walker, des Pinwell, des Milles et des Keene.
- André Saglio.
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- 4
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage de la Tour, et qui désireront recevoirlenuméro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du F1G-AR0
- 7 OCTOBRE
- (Suite).
- P. Vandamme, Anvers.
- Van Campenhout, V., interne en médecine, Bruxelles.
- Louis Henrion, Liège.
- M. et Mme Messner-Wingerter, Soufflenheim (Alsace).
- Hélène Vanot, Bruxelles. *
- Em. Prunier, Marseille.
- Auguste Normand, Chauny.
- Arthur Kodjhs. Sheffield.
- Perey and Hoglen, Leeds.
- Gabrielle, Hubert et Stéphane Bourges.
- Docteur M. Roe, Aix-les-Bains.
- Valéry Daram, Lyon.
- Paul Sokoioff, Genève.
- Gaudino Joaquim de Sonza.
- Pitois et Eugène, Lyon-Perrache.
- Hélène Sokoioff.
- Maria et Anvout Giovanni Poli.
- Gourtin Jules.
- Barthelemi, Auguste, Chartreux, Marseille.
- Que l’homme se trouve donc petit quand il se contemple du haut de la Tour. — Un mal toqué.
- Un quasi Rémois.— Bertaux.
- Otto, Hausherr (Suisse).
- J. Jager, Bussang (Vosges).
- A. Bussenet.
- Auguste de Xandrin, Aix-en-Provence. Dussariak, Port de Lans.
- Paillard, Vincennes.
- Julie de Mauriez, Marseille.
- Werner, Heidelberg.
- Margareth Laucibier, Berlin.
- Mme Ch. M. Roë, Aix-les-Bains.
- Henry Roë, Lyon.
- L. Gouy, Ismaïlia.
- K. Haski, Orlowo.
- Bernard Frerkers, Paria.
- Richard Lcoy, Berlin,
- Anna Lepley, Havre.
- Joseph Finz, Trieste.
- La grande chose, disent les hirondelles.— [RD Finzi, Trieste.
- Ruppiel et Sarvet, Bratte (Meurthe-et-Moselle). Peeteres Boesmans, Willebrouk (Belgique).
- F. Vinay, fils, Epinay.
- Ivan Loven-s Collin, Belgique.
- E. Diety, ingénieur, Berlin.
- M. et Mme Ernest, Hugues, Cannes.
- E sp a gn e - Al a v a-Vi c to r i a.
- Jevan, London.
- Peter Hankinen Wiborg, Finlande,
- R. Cattanea, Gênes, Italie.
- Jacques, de Ménosu, Paris.
- Amand, Turc, Dunkerque.
- Adèle Blangeard, Versailles.
- Thaddeus Bolger, Ireland.
- A.-F.-L.-H., Valenkamp, Amsterdam.
- A. Ottermann. Liège (Belgique).
- •T. Hollengshausen, Colmar (Alsace).
- Bouchez, Emilien, Bazicourt.
- Je reviens de New-York; les Américains vont faire une Exposition en 1892, ils veulent faire une Tour plus haute, mais ce ne sera qu’une copie, et jamais ils n’auront le panorama de Paris, à offrir aux visiteurs. — M. Lesturgeon, Paris.
- Edmond Granier et Denis Palanque, Marseille. Anna et Charles Labatut. Marseille.
- Jules Grobet, ingénieur au bureau topographique fédéral, Yverdon (Suisse)
- Aille,Aiarie Destombes, M. et Mme Ch. Loridan, Roubaix.
- Henri Lefizelier, Evron.
- Aline Leoasincer, Evron.
- Levannier, Evron.
- F. Geiger, Ebingen (Wurtemberg).
- Ernest Jacquot, entrepreneur, Gérardmer (Vosges) Paxion, Emile, Gérardmer (Vosges).
- Plus je monte, plus je vois la petitesse des hommes. — Frédéric Ravry, Paris.
- Jacques Nicolau, Charpentier Joseph et Denis Joseph, Perpignan.
- Alice et S. Atchison, London.
- Eugène Parisot, Dijon.
- A M. Eiffel : Sic itur ad astra. —E. Labarthe, Nérac.
- M. Louis Delarue, Rouen.
- H. de Roche du Teilloy, Paris.
- Du haut de cette tour j’embrasse mes parents et mes enfants. — Amélie Richet.
- P. A. van Wageningen, Haarlem (Pays-Bas). Suzanne Hengel, Roeser, Grand duché de Luxembourg.
- François Perrier, Haute-Savoie.
- Marguerith Adam, Wissembourg (Alsace).
- Cari Menzel, Hamburg.
- M. Edmond et Mme Rouzay, Mamers'(Sarthe). William J. Balchelor, Havre.
- Eugène Drollinger, architecte, Munich.
- Alexander Brunner, Vienne.
- André Amène, Clermont-Ferrand.
- Mariano Verde Moreno, Valencia (Espagne).
- F. S. Penney, London.
- Ch. Celeyron, Ambert (Puy-de-Dôme).
- M. et Mme Eugène Winter, Genève.
- M. et Mme A. Fombet.
- Mlle Marie Urech, M. Fred. Geisendorf, M. Eug. Winter, Genève.
- Rosine Gruel, Marthe et Mme Laviéville, Turc-keim (Alsace).
- Du haut de la Tour Eiffel, j’embrasse un panorama splendide... et ma famille. — Lucado, Montevideo (ne pas lire « monté vite et haut. »
- Le bonjour à mon épouse. — Chellet, Jules, à Suarce (territoire de Belfort).
- M. Besur Firt, Hollande.
- Marie Monnier, Chaux-de-Fonds (Suisse).
- E. Paulle, Milan.
- A. Menet, Bourges.
- C. Peronnet, Paris.
- F. Prévôt, Bordeaux.
- Ferd. Gürber, Wrohehausen, Lucerne (Suisse). Héloïse Masy, Jemappes.
- Chus Mackensie, Berkenhead.
- Fermin Orueto y Sizarralde, Madrid.
- Mariano Sairiz de las Heras, Madrid.
- L. Déportés, Lyon.
- Edmond Walbaum, Paris.
- A. Cornet-Auquier, Nauzov (Aisne).
- Victor Inutsel, Carlos-F., Burgos.
- E. Comtet, Lyon.
- Edwin Walbaum, Paris.
- Marius Rouard, Marseille.
- Albert Gauthier, Lyon.
- Topard Natalis, Beuvraignes (Somme).
- Jacques Le Bourgeois et Paul Le Bourgeois, Dieppe.
- Mme Jorsant, Paris.
- Choquet, Eugène, Paris.
- Landois et Masson, Eugène, Warmeriville.
- J. Harntog, vétérinaire à Saint-Jean-de-Luz.
- L. Poitau-Despret, François Warocquié-Despret, Mme et Mlle Marie Bocquet-Despret, Orchies (Nord).
- Mme, Mlle Marthe et M. Poitau-Martin, Mar-chiennes (Nord).
- Auguste Duiertre, Boulogne-sur-Mer.
- A. Brunet. Denain (Nord).
- L. Goût, Or an.
- Adolphe Lieutenant Spée, Tilbourg (Hollande). Paul Turin, Montélimar.
- Marie-Louise Nicod, Lyon.
- J.-B. Pachiandi et famille, Cannes.
- Epoque matérialiste par excellence : beaucoup d’ingénieurs, peu de vrais poètes. — G. Wild, Lettam.
- .T.-B. Lavigne, Sainte-Marie-aux-Mines (Alsace). Wintemberger, Charles, Bussang (Vosges).
- A. Gérard, Reims.
- .M. et Mme Pouget, Pau.
- MM. Adeph Alphonse, Georges et Louis, Luxeuil.
- M. et Mme Félix Bloch, Marseille.
- Ch. Blangey.
- François-Samson, Tracy-le-Mont.
- Aux amis d’Annonay, salut. — Alfred Bard,
- Charles Quanonne, Bruxelles.
- Georges Kremmer, Saint-Nicolas-du-Port, Marseille.
- Professeur Pringslieim et Marta Pringsheim, Berlin.
- A. Marlier, Molenbeck-les-Bains.
- Dupont, Lierre.
- Emile Poncin, d’Aix-en-Provence.
- Alphonse Brissac, d’Aix-en-Pi’Ovence.
- Armand Puaux, Alais.
- Gustave et Jeanne Lambert, Anvers.
- Baron et baronne R. de Selyo-Fanson, Liège.
- L’amour plus puissant que M. Eiffel, nous a fait monter j dans le ciel ! ! ! — Fser.
- Lefebvre, Michel, Bruxelles.
- Papoff, Moscou.
- Les restaurants de la Tour Eiffel sont excellents, mais les prix en sont trop élevés. — Comte de Terrefial, Cannes.
- Mme James Wilson.
- Mistress L. Grâce Wilson.
- Mistress Person, New-York.
- Strzeszvnski, Paris.
- J. -J. Sandell, Croydon (Angleterre).
- Max Bins et Auger, Londres.
- Juliette Choquet, Rubempré (Somme).
- M. Laboret.
- Bon vent ici, — Elise Laboret.
- H. Delvallée, Reims.
- Dieu ! que de ces hauteurs mes collègues sont petits. — A. L.
- Gustave Mollot, Athis (Marne).
- Charles Mollot, Athis (Marne).
- Couénon, Maurice, Coulommiers (Seine-et-Marne). Paulin, Ernest et Compagnon, Amédée, Jûlons-les-Vignes (Marne).
- Mme la générale Niot.
- Horatio King, London (Angleterre).
- Walter Geitler, London (Angleterre).
- Salvador Vigo, Barcelone.
- Sig. Geitler, Praha. Cechy.
- Nollent, Bougeswell (Suisse).
- Lefèvre. Julien.
- Tronan le Petit.
- Pouchont, Stéphane, Bougainville (Somme).
- Inclinons-nous devant ce génie du siècle. — Jean Palla, Spa (Belgique).
- L. Reigler-Gernay, Spa.
- P. Reigler-Gernay, Spa.
- Palomino, Valladolid. Espana.
- V.-E. Paupero,Crépy.
- Josse.
- Lieutenant A. Schoubey avec sa dame.
- Laurence Lully, Paris.
- Compliments à M. Eiffel. — A. Pierre. x
- E. Van Landeghem, Arthur et Jules Messdagh, Ledeberg-Gand (Belgique).
- Arthur et Henri Duny, Batignolles-Paris.
- Ch.-L. Kiewert.
- E. Liévens En gel, Spa.
- Schindler, Louis, Brescia (Italie).
- Adrienne Piscot, Paris.
- Valentine Engel, Spa.
- Ad, Engel, Paris.
- C. Hempel. Lyon.
- Lina Wuïdz, Paris.
- A. et R. Braschler, Ester (Suisse).
- René Noyoy, Anet (Eure-et-Loir).
- Louis Hoffmann, Loudéac (Côtes-du-Nord).
- Albert Heinrich Pfaff, Berlin.
- Marie Girard Toulouse.
- Bonjour aux amis. —André Dalesme, Toulouse.
- Teresa Campuzano.
- Delfina de Urresti.
- Miguel Urresti ITarra,
- Merci à notre vénéré patron pour les employés. —Ed-Corpus.
- L.-D. Rycke, Gand.
- S. Bloch, Bialystorn.
- AL Godderis, Gand.
- Billet et Lucie.
- Dongrel aîné, Périgueux.
- Th. Bicheroux, lieutenant de pompiers de Bruxelles,
- Juliette des Carolus.
- Camille, Poitiers.
- Ernest Linscoff.
- Henri Pirard, Charleville.
- Joaquim M. Martins, vice-consul, Hespana (Braga).
- Victor Mario Martins, Porto (Portugal).
- F. Délia Casa et dame Bienne. Suisse.
- Lemoine, G., sergent-fourrier, 72e de ligne,
- Amiens.
- E.-AL Schmidt, Amsterdam.
- Dr et Aime Nadès, Var.
- José-Julio Ferreira, Wigo.
- K. de Startogh. ler lieutenant, 7e régiment d’infanterie, Amsterdam.
- Désiré-Louis Franchi.
- Dutilh, Eugène, Paris.
- Arnould Brunat, Saint-Nicolas-du-Port (Afeurthe-et-AIoselle).
- José et Jaime Boatella y Tubau natural de S. Pedro, de provincia de Barcelona (Espana).
- L. Gautier, Paris.
- A. Chéradame, Alortrée, Orne.
- Giordano Lorenzo, Turin.
- Eustachio Giovanni, Barge de Paluzzo.
- L. Buvat. Vichy. /
- Louise Werble, C. AYerhle, Ar. Thiey, Triberg. Pertenne, Henri. Reims.
- B. Pertenne, Taigny.
- A. Deschamp fils, Havre.
- Auguste George, Nancy.
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-
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- o
- Pierre Damme, musicien au 37e de ligne, Nancy. E. Bougon.
- Mayer, V.
- Alfred Charnaud.
- Aram Iiamparzumian.
- Jeanne et Manuel Delbays, Alger Alois Reiter, Munich.
- E. Dobignare.
- Adolphe Menesclou.
- Lieutenant Michel de Latine.
- Federico de Rosa.
- En montant à la tour Eiffel, je pense à mon ascension au Mont-Blanc. — Posto télégraf.
- Adrien Cazeaux, Loupiac, Gironde.
- Alfred, Eugénie et Blanche.
- Pierre-Nicolas Popoff, cosaque.
- C. Fritat.
- J. Altlier.
- Caro.
- Manna.
- L. Jeanneret, Mathilde Jeanneret, Genève.
- Vive la France ! vive la Hongrie. — Politzer Vilmos, Budapest.
- Vive la France ! vive la Hongrie. — Konigsthal Soma, M. Pécska.
- M. et Mme Eugène Fulcrand, Marseille.
- Adolf Giersberg, Fostoriab., Nord-America. Albert Hield, Moscou.
- George Hild. St-Pétersburg.
- Baron de Boisdavid, Bordeaux.
- J. H. de Westphalen, Metz.
- Daussargues, Montaubam Annette et Etienne Bénavent, Paris.
- Mary Ray.
- P. Piégeois Noël, Matton, Ardennes.
- Fritiof Heastrom, Stokholm, Suède.
- Jules et Lina Marchai, St-Dié, Vosges.
- M. et Mme Paul Marchai, Rothau, Alsace.
- Emile Mielsch, Ganewalle, Allemagne.
- Louise Dazy, Douzy.
- Théodore Pierret, Paris.
- Vinches. François, Risesalkes,
- Jean-Joseph et Germaine Dessort, Somme.
- Mme et Mlle IJefesselle, Bestangles, (Somme). Docteur Zipfel, Dijon.
- Charles et Renée Petit. Blois.
- Emil Sotthelf et Frau, Hambourg.
- Besmé Lapierre.
- Besmé Morel.
- Charles Sauzé, avocat..
- Alexandre Brunet, artiste peintre.
- Marie Dillon.
- Paris avec, sa Tour, Pavilly, avec ses deux rivières. — A. Lecondamine.
- Quelle comparaison !... —G. P.
- Edmond et Francis Baumé, de Marseille, souhaitent le bonjour à Mme Ailhaud.
- Frévilla.
- Otto Hahn.
- Marguerite et Georges Gomez.
- M. Gomez. château de Charmes, Haute-Marne. André Defer, Lycée de Nancy.
- Laura Defer, Eurville (Haute-Marne).
- M. et Mme Casabianca, Bône, Algérie.
- Mlle Marie Péclat, Maudner.
- M. et Mme F. Undenj or.. Vienne.
- M. Renaud, Chalon-s-Loire.
- M. Hollebek, Jean.
- Louis Blanc, interprète.
- Bâle Wisser Prescott. Canada.
- M. et Mme Abel Blanchard, Barcelona.
- Honneur à M. Eiffel. — N. Greverie, Havre.
- Mlle Geffrey.
- José Ocampo. i
- Anna Grever et.
- A. Cavodeac.
- C. Marbleu.
- M. et Mme Jean Bonfanti, rentiers, Alexandrie A. Kalin, Frinsiedeln (Suisse).
- Louis Gyr, Suisse.
- Mme Henry Robert, Nancy.
- Mme Edmond Mansuy, Nancy.
- Ewald Adel, Berlin.
- M. Wiskott, Breslau.
- 8 OCTOBRE
- Jeanne Pâris, Grandvilliers (Oise).
- Elvire Mazure, Bonneville-la-Louvet (Calvados). Auguste Mazure.
- Céline Mazure, St-Himer.
- Terrier, Ph. Gerlau (Côte-d’Or).
- Ç. I,egrand, Bruxelles.
- Ù. Chatelin, Jussy (Aisne)/
- Beder-Stoll, Suisse.
- Hisni-Beda. Suisse.
- René Franck, Scnlestadt QAlsace).
- Mlles J. et S. Bénard, Paris.
- Mlle M. Steichen, Luxembourg.
- J. Chapplain.
- A. Frank Nasville, Jenn AV. S.
- L.-J. et E. van Geleln Vitringa, Hollande.
- T.-H. van Braningen, La Haye (Hollande). Clémence Desessart. Marie, Zacharie et Clémentine Galet, Thorigny-Lagny (Seine-et-Marne).
- Henri Passas, Valence.
- Léon Brondel, Lyon.
- Fourmentraux, Charles, Fives-Lille,
- Claude Coste, Lille.
- E. Coudreux, Villers-la-Montagne, Meurthe-et-Moselle).
- Jeanne et G. Colin, Nancy.
- M. et Mme Virorello, Toulon.
- J. Joram, Luxeuil.
- Th. Marcadé.
- Georges Miriel.
- Agnès et Alida Rossandu, Stockholm.
- Constantin Saphonoff, Saint-Pétersbourg.
- Alois Anger, Wien.
- E. Orreso, Chili.
- Josefina Pardo y Coneo, Chili (Santiago).
- Gagey.
- Derepas, Alexain.
- Veurde, Gautier, à /Alexain.
- H. Bouthemy, Dieppe.
- Newy Farrar, Halifax.
- Louis Philip, Lyon.
- Adolphe Alix, Lyon.
- S. Dicthelen-Fisch, Saint-Gall.
- George Meyer, Berlin.
- Marie Douënne.
- Alexandre Hamon, Ouilly-le-Vieomte.
- Ceslas Danidewitsch, Varsovie.
- Henri Ehrsam Fug., Zurich.
- L. Bienfait, ingénieur, Amsterdam.
- C.-C. Prins, ingénieur, Voorbury (Pays-Bas), Thiriat, député, Bruxelles.
- W.-O. Benekendorff, London.
- Garin, Amiens.
- Emilie Hauët, Amiens.
- Emile Hauët, élève de l’Ecole normale, Amiens. C.-P. Andia, Havane.
- José Gonzalez Alonso, Sagna.
- Hilario Aztorqui, Havane.
- Anton Karpke père, Vienne (Autriche).
- Anton Karpke fils, Vienne (Autriche).
- Jules Oppenheimer, Francfort-sur-Mein. Théophile Roux, Marseille.
- Richard Thiele, Hamburg.
- J. Chauliaguet et Jean Degeorge, Villefranche-s.-Saône (Rhône).
- Julien Desware, notaire, Dunkerque (Nord).
- C. Desmark Diercken.
- Félix Huyghe, Bailleul (Nord).
- Thuvel Mechers, Scheldam (Hollande). Bergmiller.
- Jean Louis Porcourt, Bruxelles.
- La délégation ouvrière de Montélimar (Drôme), envoie ses salutations de la Tour Eiffel, à ses camarades. — Basteriez.
- Glandon Zephirin, Courtenay, Loiret.
- Georges Pigache, M. et Mme Green, de Londres. Mlle Justine Gonnet, Orange (Vaucluse).
- Jeanne, Paris.
- Une Allenisoise rapatriée. —M. Rosset, Allenis. (Bouches-du-Rhône.)
- E. Griffould, Agen.
- Dr Francoisso de Gongalez, Larrinoga, Habana. Rose et Auguste Vassal.
- D. Joncles.
- Firmin Inisson et Charnier Casimir, Marseille. David Hasher, Sheffield.
- Reifenberg, Crefeld.
- Prosper et René Perrin, Marseille.
- Alfred Duez, Jemmapes.
- Thomas Maughan.
- George Bambridge, Eastbourne.
- José Garcia Gastellote, director del Continental Exprès Madrid.
- Juan L, de Jubanen, commandante del submarina Peral San Fernando.
- Maria de Castellote.
- Juan ArroyOjGuadalajara.
- Ricardo AÎgarra, ingeniero.
- Agronomo, Guadalajara.
- Luisa Arroyo. Guadalajara.
- Adelina Gil, Madrid.
- Francisco et Maria Gimenez Portigo Iran. Saturnio Gimenez, Paris.
- Tirso Rodriganez et Eugenio Sagarzazu. Madrid. H. Herzog, ingénieur, Berne.
- Joséphine Talabot, d’Aïn-Tassera.
- M. et Mme Edouard Burdin, Saint-Rambert-lTle-Barbe.
- V. Theeren, négociant, Jemmappes.
- Béringer, A.
- Prince Alexandre Bibesco..
- A. Beringer, Cervières, Loire.
- Pierre et Albert Collette, Seclin, Nord.
- Henri Dupont, Saint-Saulve, Nord.
- La blonde Marioun,
- Gustave Covarv, Jemmappes, Belgique, Pierre-Joseph Meerschaut, Jemmappes, Belgique. IM. le baron et Mme la baronne Hans d’Essen. Bartelemy Andry. Saint-Raphaël.
- Franck Kirchmayer, Vienne, Autriche.
- Lévêque, au Cliesnay, près Versailles.
- Gustave Eltzbacher, /Amsterdam.
- Alvaro Rocha, Portugal.
- Lerizo Rocha, brésilienne,
- Blanche Masbrenier, Ahun, Creuse.
- Masbrenier. Gudèce, Creuse.
- Joré Santos, Portuguez.
- P. Santos, Brasilien.
- Dr Masbrenier, Melun.
- Emile Masbrenier, Ahun, Creuse.
- Julie Jocrin, Bâle.
- A. Pilliod-Klein, Bâle.
- Red, Klein^Bâle.
- Pauline et Aimée Leprieur.
- L. -L. Pognon.
- François Gésara, Dole, Jura.
- Louis N. Patenaude, Montréal, Canada. Nostralenheim, Aix-la-Chapelle.
- La Tour Eiffel est grande, mais Dieu est encore bien plus grand. — L. Pauverghe, Croix-Wasquelial (Nord).
- Vous avez trouvé ça tout seul? — A.-F.
- S. Fauverghe, Fresnes, Nord.
- Eugène Fromont, FreSnes, Nord.
- Jean-Baptiste Woctremez, Cambrai.
- Liotier, Ferdinand, Marseille.
- Cari Schwartz, Rheyds-Bocholt (Prusse).
- Félix Schwartz, Borhalt (Westpalie.
- Cari Tibenskin, Bischofswerda.
- Huber Kuhn, Paris.
- Maria et Sidonie Marynissen, Anvers.
- M. et Mme Jules Wvede, Berlin.
- H. Berthelot, adjudant de sapeurs-pompiers, Angers.
- M. et Mme C. Jansen-Colignon, Arnhem (Hollande).
- F. Eyckmans, Anvers.
- P. de Lancy.
- Marthe Costallat.
- A. Neury et sa famille.
- Ernest Bommel, Dunkerque.
- L. Mergoignan. Villeneuve (Landes).
- Emile Thielins, Anvers.
- Alfred Russell Webster, Bradford.
- Lié vin Vanopstal Anvers, architecte.
- La famille L. Cellier, Bordeaux.
- T. Noubien, Marseille.
- Jean Auer, Mulhouse.
- Edouard Steigert, ingénieur, Mulhouse.
- E. Nolf, Courtrai.
- Foerster, Berlin.
- J. Ducrest, artiste capillaire de la maison François. Paris.
- Famille. F. Despa, Liège.
- Emile Née, Aubigny-sur-Nère (Cher).
- Née Chollet, à Aubigny.
- Domingos de Sousa Andrade, Lisbonne.
- Frédéric de Coster.
- Edw. Holland, London.
- Baron de Villenfagne, Liège (Belgique).
- Baron et baronne E. de Bonhome, château de Fraudent, Rochefort (Belgique).
- L’échelle de Jacob n’était rien en comparaison de la Tour Eiffel. — F. Jacob, Bruxelles (Belgique).
- G. et Armand Pérard.
- Jules Fribourg, Paris,
- A. Importe, Paris.
- Arrighi, capitaine-trésorier du 104e d’infanterie. A. J. Barnard, ingénieur belge. Bruxelles. Fernand Ladrie, Fleuras (Belgique).
- Francesco Porta, Milano.
- Georges Neyens, Venizy (Yonne).
- Paul Achard, Vaucluse (Vaucluse).
- H. -J. Middendorf, Rotterdam.
- F. -J. de Lange, Rotterdam.
- Mlle Anna de Lange, Rotterdam.
- M. et Mme Fernand Hauchamps Binche.
- Georges Rauch, Montmartre.
- Ernest, Gabrielle et Louise Noguet, Paris. Fernande Hussonmorel, Paris.
- D. Middelkamp, Heidelberg.
- Marie et M, Pech de Cadel, Neuilly.
- Gonzalès. Edouard, Mâcon (Saône-et-Loire).
- G. Teugels-Schippers, Malines-(Belgique).
- E. -E. Téugels, Malines (Belgique).
- Clémence Teugels, Malines (Belgique).
- Anna Sandell. Bromley (England).
- Rosa Soper, Harlden (England).
- M. John Soper, London (England).
- Herbert R. et Mary Sandell Belcaire, Bromley Kent (England).
- Lady Sybil St-Clair Erskine, London.
- .Toâo F. Ferreira Pinto Basto, Lisboa.
- Valerio Carlo, Milano.
- Giuseppina Valeria, Milano.
- Alvaro Simôe, engenheirs portuguez, Santo-rem (Portugal).
- Paul Gleyrose, Peyrusse (Aveyron).
- Eug. Beaussault, maire de Malleville (Eure).
- Là-bas le bronze dit les faveurs de Bellone,
- Le fer proclame ici, dans les arts, nos succès.
- Au sommet de la Tour, au pied de la colonne,
- Je sens également l’orgueil d’ètre français.
- Eugène Martin,
- Contrôleur de douanes, Nice.
- (A Suivre). \
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- BULLETIN OFFICIEL LE L’EXPOSITION DE 1889
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889.
- (Suite)
- GROUPE Y. — Industries extractives. Produits
- BRUTS ET OUVRÉS. ,
- Classe 41. — Produits de l’exploitation des mines et de la métallurgie.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Aguilar et Walcke. Espagne. — Alonzo Gomez. Portugal. — American Bit Brace Go. Etats-Unis. — Amis touristes (les). Finlande. — Anglade, Achille. — Anglo American Tin Stampeng G» (limited). Grande-Bretagne. — Anthoine, L.-A.— Aubecq-Coruet. Belgique e — Aubert, ingénieur des mines. Tunisie. — Averv, William et fils. Grande-Bretagne. — Axerio, Giovanni et Pietro. Roumanie.
- Bac, Charles-G. — Baitlet, Edouard. — Bails, Jean. Algérie. — Bar, J.-Y. — Barboza, fi]ho. Brésil. — Bastos, Antonio Pinto et Gie. Portugal. — Bata-cheff, M. et Gie. Russie. — Batelot (les enfants de Mme). — Bender et Martini. Italie. — Béraud. Pays-Bas. — Beurges (comte Henri de). — Biron, Georges et Gie. — Bochler frères. Autriche-Hongrie. — Bouglise (Georges de la). — Bourdillat fils et Pannet. — Bouvier fils aîné. — Breden, Autriche-Hongrie. — Brun-Gottan frères.
- Galedonian G°. Nouvelle-Zélande. — Gardozo, Guadelmino. Portugal. — Carpentier, Henri. — Chachoin fils, Paul. — Chambre de commerce de Huelva. Espagne. — Chambre de commerce de Ptome. Italie. — Chamussy, Daniel et Gie. — Chauve!, Emile. — Chevrier, Louis. — Chubb et • fils. Grande-Bretagne.— Comité du Rosario oriental. Uruguay. — Comité du service local. Inde française. — Compagnie agricole et des salines de Fuente Piedra. Espagne. — Compagnie do Abroio dos Ratos. Brésil. — Compagnie de charbonnage de Boubier. Belgique. — Compagnie de la Cortada de San Antonio. Colombie. — Compagnie française du Néchi. Colombie.—Compagnie Guadalupana. Mexique.—Compagnie Guadalupe,
- ' Nuevo-Léon. Mexique. — Compagnie des hauts fourneaux Je Givors (de la Rochette Prenat et Cie). — Comte Henri de Beurges. — Compagnie de Kef-oun Teboul. Algérie. — Compagnie des mines d’Aroa. Vénézuéla. — Compagnie minière et métallurgique de Brassai. Portugal. — Compagnie minière de Picapampa. Pérou. — Compagnie des mines de Tapada.. Portugal. — Compagnie D. Pedro North del Rey. Brésil. —Compagnie de Penoles. Mexique. — Compagnie The Ouro Preto Gold mine. Brésil. — Conde et Cie. Guatemala. — Coûtant.— Corbeaux et Cie. Chili. Cordela, André. Grèce. — Credenda Seamless Steel Tube C° (limited). Grande-Bretagne. — Creugnet. Nouvelle-Calédonie.
- Dagincourt, .Emmanuel. — Dallemagne, Charles. —Darien Gold Mining C°. Colombie.— Delamare, Charles. Algérie. — Denonvilliers, Maurice. — Despret frères. — Dondel, Henri. — Dubousset, Antoine. — Dumilatre, Ernest et Fauret, Georges. — Dupuch, Gustave.
- Endeavour Jolet. C°. Nouvelle-Zélande. — Entreprise Manuf C°. Etats-Unis. — Etat de Oajaca. Mexique. — Etat de Durango. Mexique. — Etat de Guanajuato. .Mexique. — Etat de Sinaloa. Mexique. — Etat de Sonora. Mexique.
- Fabrique de clous de Christophersen. Norvège. — Faugier, A. et Cie. — Faure et Gauthier fils. — Ferraria de Comanja. Mexique. — Ferraria de Plaxiaco. Mexique. — Fischer et Cie. — Foote. A.-E. Etats-Unis.—Forges et Aciéries de Breil (Limouzin et fils). — Forges d’Aminnefors. Finlande. — Froumkine. Russie.
- Genot, Auguste. — Girodon-Montet et Cie. —- Gjers Mills et Cie. Grande-Bretagne. — Gourju, Alphonse. — Gouvernement de la République, Uruguay. — Gouvernement de la République du Paraguay. Paraguay. Granit Carrières. Finlande. — Grobet. Suisse. — Grouard, Alfred. — Gude, Erik A. Norvège. — Guell, Eusebio. Espagne. — Guillet-Fagot, Eugène.
- Ilennau (Th. de). — Hentzeceu (professeur). Roumanie. — Iiill, Alexandre. Portugal. — Hiortfr-Olaf. Norvège. — IJuntsmann, B. Grande-Breta-tagne. — Iiurlot, Gustave.
- Imbert frères. — Iron Mountain manufacturing G°. Mexique.
- Jacquesson, Xavier. — Jeunehomme, A., et Lepault, E. — John del Rey Gold mining C°. Brésil. — Johner et Burgart. Algérie. — José (G. de Cosio). Mexique. — José, Vargas. Mexique. — Jowa, J.-F. Belgique. — Juin, A., et Cesbron, P. — Ju-nique et Renard. Roumanie.
- Ivaponga C°. Nouvelle-Zélande. — Keep-it-Dark G°. Nouvelle-Zélande. — Kenrick, Archibald et fils. Grande-Bretagne. — Ivirby Beard et Cie. Grande-Bretagne. I
- Lambert, S. et fils. — Lama Escandon et Cie. Espagne.— Landwer et Somer. Pays-Bas. — Laurent-Colas. — Le Blanc, Georgi et Cie. — Le Cerf, Charles-L. — Legénisel, Eugène-J. — Legrand, Pierre. — Lehmann frères. — Lelièvre, A. et Muleur frères. — Lemerle, L., maison Fremy. — Leroy, Noël. — Letroteur et Bouvard. — Lixa, M.-J. C° limited. Portugal.
- Manar, Yicente. Espagne. — Marnefïe. Belgique.— Marquès, Barcelone. Espagne. — Marquis, L. — Mathelin et Garnier. — Maurette, L. et Cuve-lie r. — Mermier, — Mine Albert C°. République Sud-Africaine. — Mine d’Ontario, Utah. Etats-Unis. — Ministère de l’agriculture et des forêts. — Mocaër et Cie. — Morgan Gold Mining C°. Grande-Bretagne. — Moyse, Alfred. — Mulatier L. et Silvent. — Muséum national de Rio-de-Ja-neiro. Brésil.
- Nicola. Suisse.
- Onfray, Landry et Bénard, F. — Ottonello, Joseph, et Cie. Républigue Argentine.
- Pachkotf. Russie. — Pallu, Etienne. Algérie.— Par-parella. Italie. — Pas, Gérard. Belgique. — Pelletier, Edouard-L.-S. — Pequignot. Algérie. — Petitjean, Eugène fils. — Petiton, ingénieur, Co-chinchine. — Phoenix C°. Nouvelle-Zélande. — Picard frères. — Pirès, José-Maria. Portugal. — Pluyaud. — Posadas, Barrial. Uruguay.—Poyard (Gharles-C.).— Protectorat de l’Annam et du Ton-kin. Annam-Tonkin. '— Pugh, G. Belgique.— Pu-ginier (Mgr). Annam-Tonkin.
- Reverchon et Cie. — Rosset -fils et Cie. — Roussel. A.-Edmond. — Hudzki et.Ci#. Russie.
- Savitch, A. Serbie. — Schawb, Maurice. — Service local de la colonie. . Cochinchine. — Shalck, LI. Portugal. — Société anonyme . des émeris de l’Ouest. — Société anonyme du ferro-nickel. — Société anonyme des fonderies et forges de Saint-Roch-lez-Amiens. — Société anonyme franco-tunisienne des carrières de Schemton. Tunisie. — Société anonyme des hauts fourneaux, fonderies, forges et laminoirs de Stenay. —Société anonyme des hauts fourneaux et fonderies de Bouvière. Belgique. — Société anonyme dç l’industrie. — Société anonyme des laminoirs du Ruau. Belgique, — Société anonyme des laminoirs à tubes et fonderies d’Hautmont. — Société anonyme des marbreries de Laruns et Gère-Belesten. — Société anonyme du métal delta et des alliages, métalliques. — Société anonyme métallurgique d’Espérance-Langdoz. Belgique. —Société anonyme Van Vreckom. Belgique. — Société de la Bidassoa. Espagne. — Société coopérative de Toula. Russie. — Société Léopold Bernard. Belgique. — Société lyonnaise des schistes bitumeux d’Aulun. — Société des marbres et granits de Huelva Espagne. — Société d’exploitation de l’or de Divizadierô. San Salvador. — Société métallurgique du Périgord. — Société d’exploitation des mines d’argent et de mercure. Serbie. — Société civile des mines de bitumes et asphalte du centre. — Société nouvelle des produits émaillés et étamés. Belgique. — Société de Santa Clara. Mexique. — Société de Saint-Symphorien et Ha-vré. Belgique. — Société des terres plastiques et produits réfractaires d’Andenne. Belgique. —-Sommet, Emile. — South Derwent Colliery. Grande-Bretagne.
- Tello, Alfredo. République Argentine. — Thoulieux jeune. —• Turner. Grande-Bretagne.
- Uimo, Isidore.
- Valle (de) et Pelli. Italie. — Vandel aîné et Cie. — Yan den Abeele (Villiam) et Cie. Belgique. — Yan den Kiebom et fils. Belgique. — Yarenne, F. et Cie. — Yelly and Borrydd Slate C°. Grande-Bretagne. — Yisserie belge (Société anonyme). Belgique. — Yiville, J.-A.
- Weill, A. et Dreyfus, L. — Welcome G<u Nouvelle-Zélande. — West Indian C°. République Dominicaine-. — White, L. et L.-J. Etats-Unis. —Wiggin, Henry et C°, Tlios-Adkens et C°. Grande-Bretagne.
- — Woodfield et fils.. Grande-Bretagne*.
- Yerovi, Augustin-L. Equateur.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Abraham frères. Etats-Unis. — Adam, J.-S., and C°. Etats-Unis. — Addis and Sons. Grande-Bretagne.
- — Alavlanichbkoff. Russie. — Alice Gold et Sil-ver mining C°. Etats-Unis. — Allainguillaume, P. et Cie. — Allen and C°. Grande-Bretagne. — Alliot, Henri. — Andorre (République d’). Andorre.— Ausable Harse Nail and C°. Etats-Unis.
- — Artola frères. République de Bolivie. — Au-douin, Paul.
- Baillot frères. Belgique. — Ballande, L. et fils. Nouvelle-Calédonie. — Bastide, Ernest. Algérie.
- — Belgian and Colonial flexible metallic Tubing C° (the). Belgique. — Bento Rodrigues de Oli-veira. Portugal. — Berlan, François G. — Ber-thams, H. — Biès-Albert, Jean. — Blazioski, Emile.— Boros, S. Autriche-Hongrie. — Bosquet, Charles, successeur de J. Yavon. — Bosquet et Paruit. — Bourdillat fils et Pannet. — Bourette, Henri-F.-L. — Breuzin, Alfred. — Briqueterie de Draguignan (compagnie genevoise de l’industrie du gaz). — Brun (Ve). — Burgin frères. Suisse.
- Cactus mine. Etats-Uis. — Capital manuf. C°. Etats-
- Unis. — Champion and Co. Nouvelle-Zélande.____
- Chaudoir et Cie. Serbie. — Chaumette, E.-Arthur. — Ghevariber, Paul. — Claude et Claudel. ~ Cleveland tin mining Co. Etats-Unis,. — Cornet mine. Etats-Unis. — Compagnie centrale de Per-nambuco. Brésil. — Commission du gouvernement. San-Marin. — Commune de Djurdjura. Algérie. — Compagnie de l’Alamo et Goahuila. Mexique. — Compagnie belge de lignite compri-. mé. Belgique. — Compagnie exploratrice de marbres et albâtres. Portugal.—Compagnie française des mines de cuivre d’Aguàs Tenidas. — Compagnie des mines de Gondarem. Portugal. — Compagnie des mines de la Villeder. — Compagnie minière de Zacualpan (Carlos Pacheco). Mexique. — Companhia manufacturera mexicana de Durango. Mexique. — Companhia Providente. Portugal. — Cooke (Brothers). Grande-Bretagne. ___
- Coquillard. — Cossardeaux, F. — Couthier, G.__
- Crudenaire, Pillot père et Cie.
- Davis et Timmens. Grande-Bretagne. — Decrol-lière, Emile. Belgique. — Deputacion de las minas de Zimapan. Mexique. — Députation des mines de Temascaltèpec. Mexique. — Deroselle Henri. — Deschamps, Philippe-J. — Desmazures’ A. Nouvelle-Calédonie. — Dickerson Suchasumy mining Co. Etats-Unis. — Domenec, José. Mexique. — Don Carlos Gabriel d’Andrade. Brésil. ____
- Dorizon père et fils. —Douslin’s mortier lock fur-
- nition. Nouvelle-Zélande. — Drouard, Jules. __
- Dumas, Pierre-Louis.
- Ebstein frères — Eichenberger, Frédéric. Suisse. Elliott, A.-W. — Emprezo progresso industrial. Portugal. — Enjalbal (ancienne maison Guay-Savier). — Etablissement Iris. Grèce. — Etat de Jalisco. Mexique.
- Fabrique de pierres à aiguiser de Narnte. Norvège. — Fermo fils, Menachem. Roumanie. — Ferreira Cardoso, J.-D. Portugal. — Ferréol, M.-A. — Foin, Félix.. — Forges de la Basse-Loire (J. Heus-chen et Cie). — Fortin, Paul.
- Gaievsky frères. Russie. — Gallicia tin C° (la). Espagne. — Garnier, Raoul. Algérie. — Gillet, L. et Cie. Belgique. — Gligorovitch, J. Serbie. — Goarman et Cie. Portugal. — Goguel, Charles. — . Gosieau, A, fils. — Goubel Juan Bautista Adolfo. Espagne. — Gourdin et Lefèvre. — Gouvernement hawaïen. Hawaï. — Gradisteanu, Ed. Roumanie. — Gressien et Cie. — Grohmann, Emile. Grèce. Guitel, Ferdinand. — Gunversen et Pedersen. Norvège.
- Hadley, Félix and Co. Grande-Bretagne. — IPan-selmann, Jacob. Suisse. — Harnley Peak Tin Co (the). Etats-Unis. — Hartshorn. Etats-Unis. — Henroz, Camille. Belgique. — ILerring. Grande-Bretagne. — Holman, S. Serbie. — Houry-Aboi-lard et Cie. — Hulot-Harmel.
- Jamelin, Charles. — Jaspar, Joseph. Belgique. — Joesnin, Mazoyer et Cadoi. — Jonte, E. .
- Fié. J. Guatémaïa. — Knapp, J.-D.-C. Etats-Unis. — Knowd, John.-J. Etats-Unis. — Kochkin.-Russie.
- Langlois, Charles. — Lanusse, Blanchard et Gie. — Laurenty, François et Cie. — Leblanc-Hallot, Auguste-L. — Leblanc, oncle et neveu. — Lefèvre, Edmond. — Lefort. G., et Pelé, R. — Lennel frères. — Leudet fils, A.-F.-C. — Lhoste, F.-Benjamin. — Ludovici, Egiste. Italie.— Longuemare (Ve Léon). — Lorin, Ernest-A. — Louis, H.
- Macay, José Miguel. San-Salvàdor. — Machado et Cie. Portugal.— Macalhaes, Ed.-Auguste Perto (de), Portugal. — Makeplace, Georges. — Malen, Louis. — Main et fils. — Mangin, Masse et Cie. Mannheim, Martin et Cie. — Manzoni (comte Angelo). San-Marin. — Margueron, Jules. — Martel, H. Algérie. — Martin (Ch.) et Cie. — Martinez, Manuel. Mexique. — Matissen, Isidore. Belgique. — Mazet, Germain. — Melinge, Emi-lien. — Mennessier, J.-Edouard. — Meyer, Jean. Luxembourg. — Mguyen-Van-Yung. Annam-Tonkin. — Mille etLaurans. Tunisie. — Miller Lock et Cie.' Etats-Unis. — Mines d’amiante. Tasmanie. — Mines de Foldal. Norvège. — Mi-neta. Italie. — Ministère des finances. Grèce. — Monier Curtit et Cie. — Moreiro-Bato, Antonio. Portugal.
- Navaleres. Grèce. — Nito Serafini. San Marin. Opensahaw. Grande-Bretagne.— Ovtchinikoff. Russie. — Ozerowitch, A. Serbie. — Ozol, J.-O. Russie.
- Pagani frères. Italie. — Pappadachi. Grèce. — Parent (Ve) et fils et Lefrançois. — Parra Bolivar. Vénézuéla. — Pasman ter Klooster Winkel. Pays-Bas. — Peck. A.-G. and C°. Etats-Unis. Pelletier, Georges. — Peret, F.-M.-N. — Pestel. Belgique. — Peyron et Paulet. — Phuong Lan Son. Annam-Tonkin. — Pin y R. Orsadd. Grande-Bretagne. — Pinto, B. Brésil. — Pire, Joseph. Belgique. — Piret. — Porte. Nouvelle-Calédonie.—Pri-queler frères. — Prud’hon, L. Chili. — Puget Sound Iron C°. Etats-Unis.
- Ouerejazu, Camito. République de Bolivie.
- Radius, E. — Rahder, J.-C. Pays-Bas. — Reinert, H.-A. Norvège. — R.emongin, Hector. — Renard et Tatey. — Rheinart-Crépel. — Righetti. Répu-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 7
- ' Granier. République de Bolivie. — Grigné Jules.
- Haga, Edvard. Norvège. — Hamlin (Dr Aug. G.). Etats-Unis. — Hasle, Lars. Norvège. — Hedin, Marcel. — Herrador, Aparicio. — San Salvador. — Hilarion Romeo Gil. - Mexique. — Hoyon, Joseph. — Huber, Paul. Suisse.
- International speciality C°. Etats-Unis.
- Jacuan. Algérie. — Jewet, Joh. G., Manufacturing Go. Etats-Unis. — Johnson, John et Go. Grande-Bretagne.
- Kermadon (MM.). Algérie.
- Landeros, Garlos. Mexique. — Laurence, R.-F. Etats-Unis. —Lecaille. Belgique. —Lodié, François. — Lucotte. — Lupin. Nouvelle-Calédonie.
- Manoa (comte de). Vénézuéla.— Maris Machine C°. Etats-Unis. — Martine, Eugène, fils aîné. — Mar-tins Guer (Dr). Brésil. — M«dina de Pomar. Espagne. — Meis (le général). Etats-Unis. —Mellas-B.-M. Grèce. — Mesquito. Portugal. — Milano. R. Algérie. — Mines d’anthracite de Bully et Fragny-sur-Loire. — Mines de Tubarâo, Sainte-Catherine. Brésil. — Moreaux, Pierre-A. — More-los (Etat de). Mexique. — Morin. Nouvelle-Zélande.
- New England Brown Stone G». Etats-Unis. — Noi-rot, Ernest. Sénégal. — Nutrizio. Etats-Unis.
- Ollivet, H.-Albert.
- Pavid, Louis. Suisse. — Pénitencier de Fonwhary. Nouvelle-Calédonie. — Pénitencier de l’île Nou. Nouvelle-Calédonie.— Pénitencier de Prony. Nouvelle-Calédonie. — Penna frères et Gie. Brésil. — Perrets. — Perse, Juan. Uruguay.— Petchinouck. — Petoika. Jean. Autriche-Hongrie. — Petrement (Ve). — Philadelphia Novelty Manuf. G°. Etats-Unis. — Philippi. — Pinho et Lino. Portugal. — Pinto, J.-A., mines d’Agua d’Alte. Portugal. — Plasson, Henri. — Planté. Cambodge. — Porrata Davio y Contrera Mayaquez, Porto-Rico.
- Ratier, G-. — Rauly, Jean. — Ravenel, Albert. — Reid, A.-H. Etats-Unis. — Reynaud. Algérie. — Rix, Jean.
- Saxon C°. Nouvelle-Zélande,— Scarjinski, J. Russie. — Seraphim Moreira da Silva. Brésil. — Service local de Mayotte. Colonies françaises. —Sha-ler Hall Quarry C°. Etats-Unis. — Silva (Albino da. Portugal. — Simon, Eugène. — Société anonyme des charbonnages de Fontaine-l’Evêque. Belgique. — Société franco-belge. Colombie.— Société de Magnolia. Etats-Unis. — Société des mines de Siriphos et de Spihazeza au Laurium. — Soto Cortina. Mexique. — Sporry, A. — Standard Sarget and C°. Etats-Unis. —Stephanspoli, Jean. Grèce. —Stigell, H.-J. Finlande. — Sudrie, Jean dit Edouard.
- Tanallas, H. — Tavares et Irmao. Portugal. — Tejera, Emiliano. République Dominicaine. — Thomas, S. et Sons. Grande-Bretagne. — Tran-chard, Alexandre. — Tromberg. Roumanie.
- Vadelorge, G.-F.— Vagué. Joseph. Algérie* — Viet, A. — Villanueva. Carlos. Vénézuéla.
- WallSj, Léon. République Argentine. — William Tell C°. Nouvelle-Zélande.
- Classe 42. — Produits des exploitations et des industries .forestières
- GRANDS PRIX
- Commission auxiliaire cie Misiones. République Argentine.
- Gouvernement du Brésil. Brésil. — Gouvernement du Mexique. Mexique. — Gouvernement du Paraguay. Paraguay.— Gouvernement du Portugal. Portugal. — Gouvernement de la République Argentine. République Argentine.
- Lepage, José. Brésil.
- Martin, Société de tranchage.— Ministère de l’agriculture, administration des forêts.
- gua. — Gouvernement de la Nouvelle-Zélande. Grande-Bretagne (Colonies). — Gouvernement de Oaxaca. Mexique. —Gouvernement de Salvador. Salvador. — Gouvernement de Yucatan. Mexique.
- Huant-Hourdeaux.
- Isern Casas, V.-Y., Bordas. Espagne.
- Jackson, Arthur. Etats-Unis.
- Korbel et Brothers. Etats-Unis. — Kriegsman. A. Russie.
- Leetch, R.-H. Mexique.
- Ministère de l’agriculture. Etats-Unis. — Ministère de l’agriculture (école de Komara). Japon. — Ministère de l’agriculture Serbie — Mira, José-Paulo. Portugal. — Mission, Raoul. Nouvelle-Calédonie. — Moncarré, Joseph. — Mougenot, Louis. — Municipalité de l’Union. Salvador. —-Musée des colonies. Portugal (Colonies).
- Nanne, Guillermo. Guatémala.
- Prade da Silva, Caio. Brésil.
- Quintella et Cie. Portugal.
- Romano et Cie. Mexique.
- Schmitt, Jacques, et Cie. Autriche-Hongrie. — Sel-mer, Marius. Norvège. — Service des forêts et gouvernement d’Algérie. Algérie. — Société des lièges de l’Edough. Algérie. — Société du Ligna. Suède. — Société des lièges de Iiamendas. Algérie.
- Technological Muséum. Victoria Australie. — Thams et Gie. Norvège.
- Van Oye et Cie. Belgique.—Villarinho et Sobrinho. Portugal. — Von Muller (baron). Victoria Australie.
- (A suivre).
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- VIENT DE PARAITRE
- L’Esplanade des Invalides et la rue du Caire
- ALBUM ILLUSTRÉ; ET COLORIÉ Contenant tous les types exotiques réunis
- à l’Esplanade des Invalides et dans la rue du Caire
- PRIX s H Z» Centimes
- DÉPÔT Aü “BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION”
- 16, Avenue de La Bourdonnais
- EN VENTE A L’EXPO SïTI OiN
- LA BOURSE
- La semaine finit, comme elle avait commencé par des réalisations. C’est la Bourse de Berlin qui pèse sur les cours afin de manifester le déplaisir que lui cause la froideur de l’empereur de Russie. Le 3 OjO a fermé à 87 32 mais après Bourse, il a encore baissé à 87 26.
- L’amortissable est assez ferme à 90 45. Le 4 1t2 reste à 105 55 soutenu par le coupon à détacher le 1er novembre. L’Italien remonte à 94 10 à la faveur des achats allemands.
- L extérieure faible à /4 3R32, sur des bruits d’emprunt et de conversion de la dette amortissable. L’Egypte se tient à 467.50, le Hongrois à 85 11x16, leRusse 1880 monte à 94 3|8, le Turc est à 1/.05. La Banque de France s’avance à 4260.
- La Banque de Paris monte à 867 50. Le Crédit foncier est à 1315. On dément la nouvelle d’une émission d’obligations communales. Le Suez reste à 2327 50. Le Nord à 1767 50.
- blique Argentine. — Rodet et Rernard. — Romero Rubio, ministre de l’intérieur. Mexique.— Rosen-bluth, Enrique. République de Bolivie.—Rouard-Collard, Carlier et Cie. Belgique.
- Salistcheff, L.-B. Russie. — Salles (G.-F. de). Por-tugal. — Santos (Joachim-Antunes dos). Portugal.
- — Santos (Manoel-Francisco dos) et G°. Portugal. Schauffelberger, Edmond. France. — Schmidt, Ch. France. — Schtechkin. Russie. — Scoulïa, Théodore. Grèce. — Segad. Algérie. — Senet, Z.-Victor. France. — Shephard, Sydney, and Go. Etats-Unis. — Siax Tin C°. Pays-Bas. —Skrekler Kupfer. Chili. — Smith, John E., et Sons. Etats-Unis. — Simoès Ferreira, C.-A. Portugal. — So-ciedad exploradora. Guatémala. — Société agricole et industrielle de Batna et du Sud-Algérien. Algérie. — Société des blancs minéraux de la Marne (Ottmann et Muller-Collard L. et Cie). — Société des chaînes en acier sans soudure. — Société des charbonnages de Noël Sart Gulpart. Belgique. — Société des charbonnages de Strepy-Braquegnies. Belgique. — Société corse des mines d’antimoine de Merio. — Société pour l’exploitation des mines de Batve-Panggal. Pays-Bas.
- — Société minière de Landerne-sur-Meuse. Belgique. — Société minière du Sud-Ouest (Ausbruy fils. — Société des phosphates de Ciply. Belgique. — Société de Saint-Remy-sur-Orne. — Société des travaux publics et communaux. Grèce.— Société anonyme franco-belge du charbonnage de Forte-Taille. Belgique. — Société anonyme des mines de fer de la Manche. — Société anonyme du mitis belge. Belgique. — Sorensen, N.-G. Suède. — Stanley Rule et Level C°. Etats-Unis.
- Tahi-Baumann. — Tarpin, Jules-M. — Teisser et Delmas. — Teploya (Mme B.). Russie. — Thzar-novski. Russie. — Tollay fils et Leblanc, J. — Tourneur, Charles. — Trinidad Garcia. Mexique. United alpine C°. Nouvelle-Zélande.
- Varrot, Hippolyte-V. — Verschave, E., et fils. — Vezin et Cie. Annam et Tonkin. — Viglino, Charles. Suisse. —Vigouroux et Cie. — Vlaminx, Florent, et Gie. Belgique. — Vuarchez, César. — Vuillaume, Nicolas. — Vuillot, Paul. — Vu-Viet-Hy. Annam-Tonkin.
- VVaddel, John and Son. Grande-Bretagne. — Wai-hotay C°. Nouvelle-Zélande.
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- Adirondack Pulp et C°. Etats-Unis. — Aillou. Jacob. République de Bolivie. — Allegro,. H.-C. Portugal.— Avdjelkowitch, A. Serbie. —Andrade (Garlos Gabriel de). Brésil. — Anselme, Lucien.
- — Apel et Dimibriewitch. Serbie. — Apostolides, Périclès-Ch. Grèce. — Artalo frères. République de Bolivie.
- Bacot. F.-Emile. — Balcher, Paul. Belgique. — Bandoux, Alexandre. Belgique. — Baudre, Honoré. — Beaumont, Lucien. Nouvelle-Calédonie. Beni-Mansour (communede). Algérie. — Bessa Pinto, A., Portugal.—Bianchi.— Biron, Edouard.
- — Blanchard et Delannoy. •— Blancket, Georges.
- — Bloch aîné. Brésil. — Blondet, G. Belgique. Bochkowitch. Serbie. — Borel, E.-L. — Bouché, Jacques. —Boucheau Léon. Belgique. — Bou-teiller. Nouvelle-Calédonie. — Brainerd Quarry and C°. Etats-Unis. — Brancannes Copperminin'g Co. Portugal..— Brovington. Etats-Unis. — Bru-niquet, Jules. Réunion. — Burbure de Wesem-beck (H. de). Roumanie. — Buron, Alcide.
- Cambier frères. Belgique. — Carrières d’Estremos, A.-D. Gonçalves. Portugal. — Casa de Correicâo (Rio de Janeiro). Brésil. — Castle, William-II. Etats-Unis. — Catâo Gomes Jardim. Brésil. — Caux, PI. •— Ceruti, Laurent, Italie. — Chabot. — Chambre syndicale des ouvriers cloutiers de Ges-punsart. — Chrétien Labonde. — Comité central d’exposition. Réunion. — Commandeur Eereira Brant. Brésil. — Commission de Pernambuco. Brésil. —Compagnie de construction de Pernambuco. Brésil. — Compagnie industrielle Serre. Serbie. — Compagnie minière de Bomba Larga: ' San Salvador. — Compagnie de Santiago. Guatémala. —' Compagnie de San Miguel de Peras. Mexique. — Conseil municipal de Borda. Portu- , gai. — Conseil municipal de Villae-Viçosa. Portugal. — Conte, J. — Continental Diamond Rock Boring C°. Grande-Bretagne. — Coper Basin mi-ning G°. Etats-Unis. — Costa (Manuel-Francisco da) et Cie. Portugal. — Croiser. Nouvelle-Calédonie. — Curtet, A.-A. Algérie.
- Daban, M. et ses fils. — Delmas, Firmin. — De-meulle, Constant,S.-A.— IJenisoff, Alexis. Rmssie.
- — Dériaud* M.-J.-P. — Descot. Nouvelle-Calédonie. — Désir, Jean. — Devillers, Alphonse. — Dubay, Grosjean et fils, F. Belgique. — Duliot, Belgique.
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- Desouches et Bruyer. — Direction des forêts de la Régence. Tunisie. — Dolfus, Gustave. Algérie. Exposition permanente des colonies. Guyane française.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Àlhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri *, le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo. dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 152.
- Le Numéro : ÎO Centimes.
- Mardi 15 Octobre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- (près de la Direction Générale de r Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière Heure. — Echos. — Le Banquet du Concours de tir. — L’Eclairage au gaz de l’Exposition. — Trop dramatique, le confrère. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses (Suite). — Annonces et Réclames.
- Voir1 à la Ie page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Cette fois, cela semble définitif : on fermera le 6 novembre, mais il se peut très bien qu’on revienne sur la décision prise en Conseil des ministres.
- Et voilà justement que le temps, horrible tous ces derniers jours, se rassérène, et que nous sommes à la fin des équinoxes d’automne, période parfois aussi belle que le printemps, avec la poésie automnale en plus !
- Si le beau temps persiste, il y aurait certainement eu encore des journées bien agréables au Champ de Mars ; beaucoup de touristes retardataires seraient encore venus, et le vœu de bien des exposants, qui désirent profiter, le plus longtemps possible, de l’annonce visible de leurs récompenses, aurait été comblé !
- Pour notre part, nous avons toujours plaidé ici pour le 6 comme minimum, avec l’espoir qu’on irait jusqu’au 10 novembre,
- Pourquoi le 10? C’est bien simple. U y aura sûrement, pour les derniers jours de l’Exposition, une affluence considérable de voyageurs arrivant par les trains de plaisir qu’organisent toutes les compagnies de chemins de fer; les trains de plaisir donnent droit à un séjour d’une dizaine de jours.
- Eh bien, que feront les voyageurs venus pour la fête de la Toussaint? Le 6, au soir, visage de bois au Champ de Mars, portes closes sur toute la ligne !
- Le 6 est un mercredi ; la prolongation jusqu’au dimanche eût été facile à édicter et eût été très profitable encore à l’Exposition; de plus, on aurait fermé après une journée étonnante, un dimanche, un dernier dimanche !
- D’ailleurs, tous les dimanches de ces derniers mois n’ont-ils pas été admirables, et n’ont-iis pas donné un chiffre d’entrées absolument renversant ?
- Rarement journée aussi splendide que celle d’hier : le chiffre des entrées, que nous donnons plus loin, est d’ailleurs, éloquent. Les allées ôtaient enfin sèches, et l’on pouvait se promenèr très agréablement dans le parc ; les tickets se vendaient, aux abords du Champ de Mars, 35 et 40 centimes, c’est-à-dire deux ou trois sous pius cher que les jours précédents.
- Quant aux amateurs des fontaines lumineuses, plus de dix rangées de spectateurs ont attendu pendant trois heures autour du bassin, sans s’inquiéter de la bise du soir qui était pourtant assez fraîche.
- Dans l’après-midi avait lieu, au Trocadéro, la distribution dés récompenses du concours de tir national.
- À la foule, qui se pressait, innombrable, aux guichets de l’Exposition, s’était jointe la multitude des tireurs venant recevoir des mains du ministre de la guerre, qui avait consenti à venir présider cette solennité, les prix vaillamment conquis au grand concours international de Yin-cennes.
- De nombreux officiers de la réserve et de l’armée territoriale assistaient en grande tenue à cette fête, qui a dépassé en splendeur toutes celles qui ont été données en semblable occasion pour les précédents concours.
- A une heure, M. de Freycinet fait son entrée dans la salle, accompagné de M. Mérillon, président du Comité, de l’Union des Sociétés de Tir, de M. Lermuziau, directeur du concours de tir, du général Galimard, du lieutenant-colonel Kornsprobst, de MM. Jacques, Sansbœuf, Dolfus, etc.
- Après l’exécution de la Marseillaise, M. Mérillon prend le premier la parole et, dans un discours fort applaudi, retrace l’histoire des sociétés de tir en France et insiste sur les services qu’elles peuvent rendre à la défense nationale.
- Après lui, M. de Freycinet, ministre- de la guerre, prononce les paroles suivantes :
- Messieurs,
- Le Comité d’organisation du Concours national de tir de 1889 m’a fait l’honneur de m’offrirla présidence de cette belle fête : j’ai saisi avec empressement cette occasion de vous apporter un témoignage public des sympathies et de la gratitude du gouvernement et en particulier du Ministre de la Guerre.
- Vous n’êtes plus, en effet, pour nous, une simple Société se livrant à des exercices intéressants; vous êtes devenus nos collaborateurs et un prolongement de l’armée nationale.
- En développant le goût et la pratique du tir dans la population, vous augmentez la valeur de nos réserves et vous ajoutez à la puissance militaire de la France; en vous groupant, comme vous l’avez fait naguère, vous avez donné au Ministre de la Guerre le moyen de communiquer aisément avec vous, d’échanger ses vues, de connaître vos méthodes, vos efforts, vos progrès.
- Vous pouvez, d’autre part, par votre libre initiative, suggérer d’utiles perfectionnements et fournir de précieuses indications.
- Plus cette entente entre nous sera étroite, plus les résultats en seront féconds pour l’armée, pour vous-mêmes et pour le pays.
- Le président de l’Union des Sociétés de tir rappelait tout à l’heure votre passé et le chemin parcouru en quelques années. J’ai pu constater personnellement, dans l’intéressante journée que j’ai passée au milieu de vous, à Vincennes, quelle importance vous avez prise et quelle est la force de votre institution. Ce n’est pas un médiocre résultat que d’avoir amené 9,000 tireurs, venus de tous les points de la France et un certain nombre de l’étranger, à se mesurer fraternellement pendant plusieurs jours au milieu de l’ordre le plus parfait et delà concorde, la plus intime, et à fournir ainsi un des plus vastes et des plus méthodiques classements qui aient été faits de l’énergie et de l’habileté individuelle. *
- Ce que n’a pas dit votre président, mais ce qu’il m’est permis de rappeler, c’est que jamais, dans un pareil déploiement presque improvisé, on n’a vu un plus savant esprit d’organisation et une plus grande force de volonté et que ces qualités honorent singulièrement le Comité que vous avez placé à votre teté.
- Un des faits les plus saillants qui restera de ce mémorable concours, c’est le rapprochement dont il a été l’occasion entre l’armée et la population civile. Je me suis applaudi d’avoir autorisé tous nos régiments à envoyer des délégués à Vincennes pour soutenir la lutte courtoise à laquelle vous les aviez conviés. Cette émulation est profitable à tous, et la fraternité nationale ne peut qu’y gagner.
- Vous ne devez pas être seulement, Messieurs, une école d’adresse et d’instruction 'technique vous devez aussi développer en vous-mêmes et propager autour de vous ces mâles qualités de l’ordre et de la discipline qui s’acquièrent pour ainsi dire naturellement dans le contact des armes.
- Rappelez-vous que c’est par là que les nations comme les armées se fortifient et inspirent le respect.
- Rapportez parmi vos concitoyens les habitudes que vous avez montrées dans les journées de Vincennes ; devenez par votre exemple de véritables éducateurs militaires et travaillez sans relâche à accroître la valeur morale comme la force physique des défenseurs de la patrie.
- #**
- Après ce discours, accueilli par les plus chaleureux applaudissements, commence la lecture de la liste des récompenses, coupée par intervalles de symphonies exécutées par la musique de la Garde Républicaine et par les chœurs.
- M. Mérillon est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
- Les palmes académiques sont décernées à MM. Marcillet, de Sedan ; de Massiac, de Dijon ; Silvano de Paris; Savoie, directeur du Stand', Lenormand, de Paris, et Hazard, de Clichy.
- Une véritable ovation accueille la proclamation
- du vainqueur du championnat de France, M. Flo-rimond Proy, de Saint-Quentin.
- Le tir, cette année, a été particulièrement remarquable.
- Du 8 au 27 août, il a été tiré pour le Championnat de France, 375,152 balles avec le fusil Gras, 200,305 avec des armes libres, 42,906 avec le revolver d’ordonnance et 24,048 avec le revolver de précision.
- Le nombre des tireurs avantpris part au concours a été de 8,592.
- Le tir des officiers a été très brillant.
- Une série de cinq balles devait être tirée.
- M. Louis Saulnier, capitaine au 94e régiment territorial d’infanterie, à Saint-Amand-de-Grave, a le premier prix, et M. Jules Rœderer, capitaine au 3e régiment territorial d’artillerie au Havre, reçoit le second prix.
- 150 prix sont donnés.
- Parmi les prix offerts, nous avons le devoir de signaler la générosité de M. Edmond Dolfus, qui a offert un prix de 3,000 francs.
- Le premier lauréat a fait 43 points et le dernier 27.
- Le tir des sous-officiers, caporaux et soldats de l’armée active était à une distance de 300 mètres sur un ensemble de 10 balles.
- M. Urbain Brault, clairon au 8e -bataillon de chasseurs à pied, à Amiens, obtient le premier prix avec 66 points et M. Toussaint Giacomini, sergent au 102a de ligne, à Paris, avec 64 points,le deuxième prix.
- Les régiments de l’armée active avaient envoyé chacun quatre délégués, et le tir se faisait sur un ensemble de 40 balles.
- Le premier prix est accordé au 86e régiment de ligne, le deuxième au 16e, l’un avec 174 points et l’autre avec 150.
- Le 2e régiment de hussards et le 12e régiments de dragons ont obtenu l’un, un premier prix, l’autre un second, avec 94 points et 82.
- Pour le tir des régiments de l’armée territoriale, le premier prix est attribué au 45e régiment d’infanterie et le deuxième au 109e.
- Le premier prix des Sociétés est obtenu par la Société de tir « l’Etude de Paris » et le second par la « Société du tir stéphanois. »
- La meilleure série de 5 balles, à une distance de trois cents mètres, a été faite par M. Julien Héry, de Reims, qui a obtenu le premier prix. Le second a été donné à M. Louis Molvig, de Frédérikstad (Norvège). '
- La plus belle balle, à une distance de trois cents mètres, a été tirée par M. Georges Thomas, de Reims, et la seconde par M. Louis Chevalier, de Joinville, la première avec un écart de 0.67 et la seconde avec un écart de 0.85.
- Sur un ensemble de vingt balles à la série fixe générale n° 12, M. Henri Tokkie, d’Anvers, a obtenu le premier prix, et M. Nicolas, de Faletans, le deuxième.
- Sur un ensemble de trente balles, M. Pierre Christen, de Wolfenschiessen (Suisse), reçoit le premier prix, et M. Paul Morin, de Rouen, le deuxième.
- Au revolver d’ordonnance, à une distance de trente mètres, la meilleure série de six balles a été tirée par M. Henri Bonzon, de Gendrey.
- Sur un ensemble de six balles, au tir des officiers, le premier prix est donné à M. Léon Moreau, lieutenant au 27e d’artillerie à Stenay.
- Au revolver libre, M. Georges Naude, de Paris, a le premier prix.
- Enfin les prix d’ensemble accordés à ceux qui ont obtenu le plus grand nombre de prix sont donnés à MM. Moreaux (Jœon), à Stenay; Crétin-Maitenaz (Jules), à Lyon; F’aure (Maurice), à Paris; Bonzon (Henri), à Gendrey; Galat (Jules), à Recey-sur-Ource ; Knecht (Henri), à Saint-Gall (Suisse) ; Per-rier (Michel), à Lyon; Naude (Georges), à Paris; Yan Asbrœk (.Julien-Auguste), à Bruxelles (Belge que) ; Dervaux (Georges), à Tourcoing.
- Des cérémonies comme celles d’hier laissent -des souvenirs ineffaçables et entretiennent le patriotisme dans tous les cœurs.
- F. L.
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- DERNIÈRE HEURE
- Le roi Milan
- Le président de la République a reçu hier, à quatre heures de l’après-midi, la visite du roi Milan. Le piquet d’infanterie de service à l’Elysée a rendu les honneurs à l’ex-souverain de Serbie. A cinq heures et demie, M, Carnot, accompagné du général Brugère, s’est rendu à son tour à l’hôtel Bedford, rue de l’Arcade, pour faire une visite au roi.
- Celui-ci a passé une partie de sa soirée à l’Exposition.
- La Brasserie française
- C’est aujourd’hui, à midi et demi, qu’a lieu, à la Bourse du Commerce, la première réunion du Congrès de la Brasserie française. A deux heures, une conférence sera faite par M. Du-claux, professeur de la Sorbonne.
- Un dîner aura lieu à sept heures à l’Exposition.
- Incognito
- Le président de la République, accompagné du général Brugère, s’est rendu hier matin à l’Exposition tout à fait incognito.
- De dix heures à midi, on l’a rencontré à diverses reprises, soit dans le palais des beaux-arts, soit dans les jardins. Mais, suivant son désir, M. Carnot a pu se promener comme un bon bourgeois au milieu de la foule et il a quitté le Champ de Mars sans avoir éveillé l’attention.
- Les princesses allemandes
- Les princesses de Sleswig-Holstein ont renouvelé hier soir leur visite à l’Exposition en compagnie de la princesse Lise Troubetskoï. Reçues par M. Dupuich, inspecteur principal, elles ont été conduites par lui au balcon du Dôme central d’où elles ont assisté au spectacle des fontaines lumineuses et à l’embrasement de la Tour Eiffel.
- Entre Algériens
- A la suite d’une plainte en escroquerie et abus de confiance déposée par une Algérienne de l’Esplanade, Si Ali-ben-Habib, le chef des Aïssaouas de la section de l’Algérie, a été hier matin arrêté par les agents de la sûreté.
- Si Ali-ben-Habib, après confrontation avec la plaignante, a été gardé à la disposition de la justice.
- 0Ë3 G 3E3C O S
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 387.877
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................. 13.560
- Du 1er au 2me............... 6.326
- 2e étage direct............. 2.726
- Du 2e étage au sommet... 4.101
- En tout.. .,......... 26.713
- Une exposition ouvrière
- Les exposants ouvriers installés soit au Champ de Mars, soit au pavillon de la Ville de Paris, se sont réunis en assemblée générale. Il s’agissait d’examiner les mesures à prendre pour obtenir du gouvernement l’autorisation de tenir une exposition ouvrière permanente, ainsi que la concession d’un local ad hoc. Une délégation a été nommée pour faire auprès du ministre du commerce et du préfet de la Seine les démarches nécessaires.
- Les excentriques
- Dans quelques jours Paris recevra la visite d’un groupe de jeunes femmes américaines qui se proposent de traverser la France en... bicycle. Le trajet à effectuer sera de Paris à Marseille en passant par Bordeaux. Ces intrépides vélocewomen font partie du Veloce-Sport de New-York, un club spécialement réservé à la plus belle moitié du genre humain.
- Un catalogue en retard
- On annonce l’apparition du catalogue officiel de l’Exposition militaire. Simple remarque. Nous sommes au 13 octobre !
- lîanquet de médecins
- Les médecins de la compagnie des chemins de fer de l’Est se sont réunis avant-hier soir, en un grand banquet à l’Hôtel Continental.
- 140 convives parmi lesquels : M. Van Blarenber-ghe, M. Réquy, M. Petsch, le docteur Wormes, etc.
- Les sauveteurs
- La société des Sauveteurs de la Seine a fêté hier, en un banquet, la Médaille d’or que vient de lui décerner le jury de l’Economie sociale.
- MM. Rodolphe Burgues, Rogier et Renard ont prononcé des toasts très applaudis.
- Yeute de plantes
- La salle 10, à l’Hôtel des Ventes de la rue Drouot, était transformée avant-hier en véritable jardin d’hiver. On y vendait des plantes d’appartement, des orchidées, des plantes de serre provenant des concours de l’Exposition.
- Les amateurs qui se trouvaient à cette vente n’ont pas regretté d’y être venus; ils ont pu acheter pour quinze et 20 francs et souvent moins, des chamœ-rops, des araucarias, des phoenix, des pandanns, des cicas, des latanias, des broméliacées, etc., qui se payent couramment chez les marchands de fleurs soixante ou quatre-vingts francs !
- Quelques horticulteurs qui .assistaient à la vente étaient indignés.
- Commencement d’incendie
- Un commencement d’incendie s’est déclaré, hier soir, au premier étage de la galerie des machines. Le feu avait été mis par une flammèche tombéee foyer électrique sur la toile recouvrant la vitrine d’un exposant. Quelques seaux d’eau, heureusement, en ont eu raison.
- Un bain tardif
- Deux ouvriers imprimeurs qui avaient trop bien déjeuné se tenaient, avant-hier, vers trois heures, sur le bord du petit étang qui se trouve entre la tour Eiffel et l’avenue de La Bourdonnais, non loin du pavillon du gaz.
- Ils péroraient et gesticulaient et le public ne tarda pas à s’amasser autour d’eux. Tout à coup l’un des ivrognes nommé P.., s’écria :
- — Gomment, vous dites que je ne suis pas Français et que je ne sais pas nager ! Vous allez voir !
- Et incontinent il piqua sa tête.
- P. sortait de table. A peine dans l’eau, saisi par le froid, il s’évanouit, et malgré la minime profondeur de l’étang, il allait bel et bien se noyer si l’on ne fût venu à son secours. A l’aide d’un râteau, on le l'amena sur le bord ; puis on le transporta, toujours .privé de sentiment, au poste médical de l’avenue de La Bourdonnais, où les soins usités en pareil cas lui furent donnés.
- Mais le pauvre diable ne reprit ses sens que pour tomber dans un terrible accès delirium tremens qui dura deux longues heures.
- Dans la soirée cependant, P.., à moitié remis, a pu regagner en voiture son domicile à la Chapelle.
- LtAlliance française
- L’Alliance française, association nationale pour la propagation de notre langue dans les colonies et à l’étranger, a obtenu un grand prix à l’Exposition universelle. C’est la récompense de ses efforts patriotiques. Elle compte plus de 16,000 adhérents.
- Siège social, 27, rue Saint-Guillaume.
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- Banquet du Concours de Tir
- Hier soir, un banquet a eu lieu a l’Hôtel-Continental, sous la présidence de M. Mérillon.
- Le général Haillot, chef d’Etat-major général au Ministère de la Guerre, représentait M. de Freycinet et était placé à la droite du Président.
- M. Proy, champion de France, était à sa gauche ; venaient ensuite MM. Lermuiseau, directeur du concours ; Boucher-Gadart, président de la Cour d’appel de Paris, Sansbœuf, Dolfus, etc.
- Au dessert, M. Mérillon s’est levé et a porté la santé du président de la République.
- Le général Haillot, qui a parlé ensuite, a répondu au nom du Ministre de la Guerre.
- Le chef d’état-major général, dans un langage sobre, mais avec une émotion vibrante et patriotique, a rendu hommage aux résultats précieux obtenus par les sociétés de tir,
- Il a rappelé que tout dernièrement encore il avait été heureux de prêter son concours aux
- sociétés de tir du Rhône et a conclu en déclarant que lorsque la patrie aurait besoin de tous ses enfants, elle apprécierait les résultats obtenus par ces sociétés patriotiques qui auront développé d’une façon considérable la valeur de l’armée.
- Le chef d’état-major a porté la santé de-M. Mérillon et des champions de France et de l’étranger.
- M. Dolfus a bu au champion de France,. M. Proy, le héros du jour.
- M. Lermuiseau a offert une croix de diamants-à M. Mérillon, au nom des Sociétés de tir.
- Enfin M. Boucher-Gadart a offert à M. Lermuiseau, au nom de tous ses camarades, un diplôme d’honneur et une croix.
- L’improvisation du premier Président de la Cour d’appel de Paris s’est terminée par un toast patriotique universellement'applaudi.
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- Éclairage au Gaz de l’Exposition
- En dehors de l’éclairage électrique, qui conrprend 1093 lampes à arc et 8839 lampes à incandescence pour lesquelles le syndicat des électriciens dispose d’une force de 4,000 chevaux vapeur ; il a fallu créer au Champ de Mars une canalisation pour l’éclairage au gaz. Elle comprend 6,000 mètres de conduites en tôle et bitume; au Trocadéro, sur le quai d’Orsay et sur l’esplanade des Invalides, on a utilisé les conduites existantes. 1886 candélabres sont en service dans l’enceinte de l’Exposition pour l’éclairage des voies; et il y a 150 abonnés qui consomment à eux seuls, journellement, 2,605 mètres cubes de gaz pour le chauffage et 2,562 mètres cubes pour l’éclairage, soit un cube total de 5,167 mètres.
- (L’un des ces abonnés, M. Barbarin, concessionnaire des kiosques et chalets, a pour son seul abonnement 104 branchements et 14 brûleurs. Les établissements Spiers et Pond consomment en moyenne 450 mètres cubes par jour et ont 160 brûleurs. Le Grand-Théâtre consomme 200 mètres cubes par jour
- pour 288 brfileurs, etc.)
- Les candélabres consommant.............. 2501 00
- L’illumination du dôme central (pour
- 3752 becs)................................ 980 00
- L’illumination de la tour Eiffel (pour
- 3836 becs)... ............................ 1082 00
- L’illumination du Trocadéro, palais et
- parcs (pour 15,000 becs). .............. 6700 00
- L’éclairage et l’illumination du palais
- du gaz...................................... 567 00
- La galerie des machines pour la force
- motrice de 8 machines................. 203 00
- Les guichets, postes de pompiers, de police et d’octroi.......................... 90 00
- Il en résulte que le cube total consommé par jour est de......................... 17290 00
- Les jours de fête, cette quantité est à augmenter de 25,800m3, pour l’illumination complète du palais du Trocadéro, qui comprend 12,000 becs.
- Le service du gaz à l’Exposition est donc, comme on peut s’en rendre compte par les chiffres ci-énoncés très important. Les abonnés y sont soumis-à un règlement presque équivalent à celui des abonnés de la ville de Paris.
- TROP DRAMATIQUE, LE CONFRÈRE
- Un journal du matin nous raconte cette épouvantable histoire :
- « Vers neuf heures, un jardinier de l’administration, nommé Doré, qui voulait défendre ses gazons contre le public avide de voir les derniers jets d’eau, a été assailli par un groupe, renversé et frappé à coups de pied dans le ventre et dans la poitrine.
- Quelques autres jardiniers et gardiens le voyant dans cette fâcheuse position réussirent à fendre la foule pour arriver jusqu’à lui. Ils relevèrent leur malheureux camarade et le portèrent au poste de secours de l’avenue La Bourdonnais.
- Doré avait été* frappé avec une brutalité inouïe, et les médecins, sans oser se prononcer sur son état, l’on fait conduire d’urgence à l’hôpital Necker.
- Les agresseurs du pauvre diable n’ont donc pas été arrêtés, car il n’y avait, par malheur aucun agent de police à proximité du lieu de l’attentat. Les misérables verront donc sans doute leur lâcheté impunie.
- C’est vraiment dommage !
- Nous avons été aux renseignements et de tout ce drame, il ne reste qu’un jardinier qui a été un peu pressé dans la foule (comme cela aurait pu se produire pour vous ou pour moi dans cette foule énorme) et peut reprendre son service aujourd’hui..
- Trop dramatique, le confrère !
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage de la Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du F1G-AR0
- 8 OCTOBRE
- (Suite).
- Julius Nowak, Rudolsseim, Vienne.
- Silvio Hofmanusthat et Cari de Palugyay, Pressburg.
- Panier. Jules.
- M. et Mme Elie Gresse, Dieulefit (Drôme).
- M. et Mme Laroche-Delattre, envoient leurs meilleurs baisers à leur cher Petit Pierre chéri.
- Théodule Morel, Montdidier (Somme).
- Valé à Goudun (Oise).
- Jorel Nestor (Oise).
- Marie Pitot, Coudun (Oise).
- J. C. Sweys.
- A. Lamy,
- Anna Lamy.
- Léopold Seiler, Vienne.
- Gustave Pilo Liegnitz (Silésie).
- Edmond Dilleux.
- M. et M. A. Théboart Vierzon (Cher).
- J.-D. Sirtoli, Milan.
- Attili Romeri, Milan.
- Alessandro Romeri, Bergame.
- Con mi ida a Chile Paris pierde un cliente. — Alberto,
- Pran Gelder, Amsterdam.
- J.-R. Scholten, Amsterdam.
- Siméon, capitaine adjudant-major au 58e, Avignon.
- Cheneau. Noisy-le-Roi (Seine-et-Oise).
- F. Nicod.
- J. Delespaul.
- Tricot, Noisy-le-Roi (Seine-et-Oise).
- Courtrai, Waereghem (Belgique).
- Delespaul.
- Splendide suppositoire! — H. Picard,étudiant en pharmacie, Reims.
- P. Picard, Reims.
- C.-J. Ganters Junior, Alkmaar.
- C. Dyserinck, Amsterdam.
- J.-F. Wakker, Gravenhage.
- J.-F.-G. Rvelants, Assen.
- A. Legrand, Hesdin (Pas-de-Calais).
- Madeleine Toesca et F. Philippe, Nice.
- G. -L. Dupré.
- E. Baur-Hasslauer et L. Holl-Hasslauer, Strasbourg.
- J. Grasset.
- Th., de Strasbourg.
- Victor-Jules et Emile Panchout, Fécamp.
- E. et J. Panchout, Rouen.
- E. Wort, Nancy.
- S. Rougier, Rueil.
- Franta Husak, Hostinsky.
- Charles Capérau.
- Ernest Faller. Karlsruhe, Bade.
- Vladimir Petchenelï, Odessa (Russie).
- Trouillet père et fils, Pierrefitte, Seine.
- Karl Klein, Wilma Rotziegel. Wien.
- Pauline Schvarcz, Budapest.
- Albert Julius, Stockolm.
- Jacques Ricardone et sa femme.*
- Thérèse Bozzino. Sostegno, Italie.
- Pauline Leroy, Bruxelles.
- Mme Bailly, Gerde, Hautes-Pyrénées.
- Marie Amare, Gerde, Hautes-Pyrénées.
- Palugyay Karolz, Possony, Hongrie.
- # L Lubis.
- A. Leclère.
- J.-B. et Célestine Pouhel.
- Finet Descroix, Andeville (Oise). Lieutenant-général Pichmiriff.
- J.-E. Sionnef, Saint-Lô.
- Emile Staesens, Ostende.
- Hélène et Eugénie' Staesens, Ostende.
- A. Héjermann,Dusseldorf.
- Jean Pornanski (Varsovie).
- Antonina Henig, Czensfortan.
- Jules Lepetit, étudiant. Valognes.
- Albert Thouin, avoué, Valognes.
- Un octogénaire, bon pied bon œil. — Saintier (Seine-Inférieure).
- A. et J. Haëring, Paris.
- E. Allart, Hebuterne (Pas-de-Calais).
- Jules Henrion et Adèle Pertroz.
- Gelthooft-Levis. Evreux (Marne).
- James, George, Florence et Suson Dupré.
- Mme P. de Noirfalise, Liège (Belgique).
- Vive la France et Bruxelles! — Van Ceulebroeck.
- Epouse Van Ceulebroeck, Bruxelles.
- E. Fanning, Bruxelles.
- Henry Strapart, Epernay.
- Mangon de la Lande, Vernon.
- J. Guyonnet fils.^Beaurepaire (Isère).
- Vincent Paternotte, Den Hoog, Hollande.
- Ch. Kreft, Paris.
- Boisseau, Alexandre, Nocé (Orne).
- Albert Lecointe, Calais.
- Emile Foulon, Villeret (Aisne).
- A. Papillon, Charles et René Guérin, Fontainebleau.
- Emile Delataille, Tours.
- Raoul Blanchemin.
- Pierard-Bauthière, Philippeville (Belgique). Berthe Renault, Villers-sur-Mer.
- Mme Decroissv, Coulibœuf.
- Ignaz et Mathilde BiJlmann, Vienne.
- Mme Auguste Mauger, Le Havre.
- Marius Collomp, Menton.
- Aline Brasseur, Luxembourg.
- Emile Leriche, Falaise.
- Mme Vasseur, Amiens.
- Fernand Boucher, Guibrav (Calvados).
- Darpleich, Gilbert, Saint-Sever (Landes). Piquelin, Marseille.
- Jules et Caroline Gaupuse. Marseille.
- Terpsihori A. Diomo, Braïla.
- Hector Moinel, Nancy.
- Albert Barrai, Ganges (Hérault).
- N. Pajot, la Jumellière (Maine-et-Loire).
- Charles Niermont, Pont de-Peyle (Ain). .
- Arvocald Ferdinande Matteucci, Florence.
- M. Brfill Hornsey, London,
- A. Brüll, London.
- Cabos, capitaine. Paris.
- Victor Weyer, Rogat-les-Bains.
- Joseph Kraft, Saint-Pétersbourg.
- M. et Mme A. Morisset. Dieppe.
- Juliette, Victor et Victorine Graillot, Paris.
- L. et Th. Leyssenne, Paris.
- Hubert et Jeanne Colombier, Vichy.
- M. et Mme Brêle, Vichy.
- Henri Ebstein, Vichy.
- Valérie et Ve Frocheur, Bruxelles.
- Gustave Ebermayer, Munich.
- Georg Hennsch, Augsbourg.
- Maison, Cherbourg.
- A. Rouffieet sa dame.
- Desclampo, Paul, au Grand-Bosoy (Aisne).
- F. Renier. Calais.
- Henry Vanweers, Paris.
- Antonin Verrant, Charleval.
- M. E. Jonanno, Paris.
- M. et Mme Pfeilschmid, Lucerne.
- Champeau Morice, Mamers.
- Dominique Baury, Limersheim.
- Dr Th. Baenziger, médecin, Zurich.
- Qu’on est heureux de voir tant de gens en bas de soie. — Baron de Borelle.
- Defosse-Petit, Sailly-au-Bois (Pas-de-Calais).
- Elie Decreteauet Gabriel Lalanne, Verdelais.
- M. et Mme Lacayrerie, Langon (Gironde).
- Veuve Chaussard, Saumur.
- M. et Mme Juéri, Béziers.
- Jean Fetel et Charles Marx, Francfort-sur-le-Mein.
- A. Loorius-Gruez, Calais.
- Mme'Isidor Ben, Nancy.
- René, Degothal, Lyon.
- P. Degrund, Lyon.
- Grangier-Dacnot, Saint-Etienne.
- Alice Robert.
- Schemidt aîné.
- Gaston de Jauffreau de Lagérie, Pau.
- Georges de Monicault, Arcachon.
- Pélissier, Lyon (Rhône).
- Antoine Deibeche, Bruxelles.
- Sursum corda, — Bellerza Giuseppe.
- 9 OCTOBRE
- J. Chastanet-Leforce (Dordogne).
- Quoique gascon, ça m’a surpassé. — Jauger.
- Bertha, Sophie et Adèle Brull, Budapest.
- L. Froger, Château-Renault (Indre-et-Loire). E. Bouvard, Pithiviers.
- Emile Demany, architecte à Liège.
- Brunei, Montpellier.
- Emile Guérittos, Vesoul.
- Irène Herz. Budapest.
- Capitaine Klein, Menton.
- Félix Léyy. Reims.
- Mme Blin, Elbeuf.
- M. et Mme Cabos-Badier, Bettmnbos (Somme). Gustave Leveau. Edmond Bonneviile. Charles Schueremarts, de Windt, notaire Alost(Belgique).
- S. Livschin Odessa.
- Albrand, Marseille.
- F.-L. Verucken. Malines (Belgique).
- J. Bergsma, La Haye,
- Jules Lanck, Monaco.
- Chev. A. Trêves, Gènes.
- A. Schroder, Bordeaux.
- M. et Mme M. Maurica, de Marseille.
- Dernburg, Nationalzeitung, Berlin.
- J. J. Havelaar et G. .T. Pluygers, Rotterdam.
- W. Smith, Kralingen.
- A.-F. Ebeling, Rotterdam.
- La France sera toujours la reine des Nations. — Léonce Petitier, Bordeaux.
- J. Allez.
- Frédéric Fœlze, sa mère et sa sœur.
- Bouvier, capitaine au 40e, et Mme Bouvier, Marseille.
- Denis Joubert.
- Louis Vallaton, Lyon.
- M. J. de Fierlant, procureur du roi, Turnhout. Baron Ed. de Fierlant, Turnhout.
- M. Dessertine, Longchamp, Aube.
- Isabelle Marie et Louis Bertier, Marseille.
- M. et Mme Jahan Bœhfort.
- Mme Gustave Mory, Clermont.
- Alfred de Kytspotter, Cassel.
- Elie Bêle. Wormhoutt (Nord).
- Docteur A. Bloch. Auxonne,
- Villiers-Boudin, Villeneuve-1’Archevêque.
- Duc d’Albon.
- M. L. Blanci, Bellevue.
- Edouard Titard, Domfront.
- Cari. Charlotte Llartl, Wien.
- Henri Pradelle, Montélimar (Drôme).
- Favennec, François., Levallois-Perret.
- Félix et Alphonse Guiméty. Marseille.
- Léon et Hélène Beghin, Jersey.
- Maria Weykruert, Gand (Belgique).
- A. G. Diomo, Braïle (Roumanie).
- Arthur Coningoby, Londres.
- H. Morni, Reims.
- W. Bademanhu.
- Gustav Thumona, Iserlohn.
- Joséphine Dollmann, Frier.
- Elisabeth Hartmann, Paris.
- Auguste et N. Besselich, Frier.
- Maurice Veillac, Genève.
- Félix Lacour et François Reynaud, Romans (Drôme).
- Hamot, Alphonse, Gisors (Eure).
- Alfred Hoerde. Vienne.
- Ernest Pelte, Rousse (Moselle).
- Buzzi Prof. Tallà. Prato (Toscana).
- J. Liau 1, Marseille.
- E. Linhardt, Monte-Carlo.
- Premier-lieutenant Driancourt, Vienne (Autriche), Emile André, Bruxelles.
- M. et Mme Arène, Mlle Arène et M. D. Arène, Toulon.
- Marie Fray.
- Armand Levis. Bruxelles.
- Joseph Lhulten, Elwentreitstein. Allemagne.
- Th. Badertscher, Langnan. Berne.
- . Otto Bagge.
- E. Esaldo.
- Arthur Dahlheim.
- Plug. Bazot, Paris.
- PI. Rousseau, Melun.
- C. Paumier, Havre.
- Vve Bertheiot, Havre.
- Robert C. Tucker.
- Antoinette Padovani.
- D. Opzomer-Nymegen.
- H. Du.Pont et sa famille, Bruxelles. beurin.
- E. Bertrand, Semur.
- L. Duminil, Cambrai.
- A quelque hauteur que monte l’homme, il est. toujours faible parce qu’il ne peut que très peu de chose pour Dieu et pour ceux qu’il aime. — J. de Séré, Mantes.
- A. Berthier, Manies-sur-Seine.
- Docteur Ferryn, Bruxelles.
- Slaucher.
- A. et Berthe Gosne, Reims.
- Paula et Wardo-Rocha, Argentine.
- PTanç.ois Mumelter, Bozen (Tyrol).
- Mme Ve et Mlles Marie et Victorine Estelle, et Mme Ve Chazottes, Marseille.
- Cari Drouven et Wilhem Kuckuk, Dusseldorf, Denise Tardon, Douai.
- Oscar Cartigny, Hélesmes.
- Theodor Stinrich, London.
- Célestin Jourdan, Clermont-Ferrand.
- Camille Binder, Strasbourg.
- Léon Delmas, Falaise (Calvados).
- M. Delmas, Paris.
- Marthe Vaulegeard.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Marie Boulav.
- A. Kublink,” Heorenvead,- province de Frise, Pays-Bas.
- C. C. Datculescu, Rimnic-Sarat (Roumanie). Henry Ott, Zurich (Suisse).
- Adolphe Salomon, Berlin.
- Julius Arnstaedt, Berlin.
- Robert-J âmes Michie, M. A. Mercury Office, Reading.
- Alphonse Emsens, Bruxelles.
- Marie Jouve et Gabrielle Siand, Marseille.
- Lucas de La Pommeraye, Morlaix.
- P. de Buss, G-and.
- A. De Cock et Louis de Liddsr, Ostende.
- Ne faites jamais l’ascension de cette tour sans vous munir de pastilles De Cock, seul dépositaire en Belgique, pharmacie centrale, Ostende. — Gastar !
- On ira en chercher chaque fois ! ! ! — A. F., Marennes.
- M. et Ms Radford, London.
- G.-J. Pothuur, Meerenveen (Pays-Bas).
- A ma femme, à mon fils, à tous ceux que j’aime, j’envoie ma pensée qui ne les quitte pas... Car, malgré les soixante lieues qui séparent Paris de Bruxelles, je suis aussi près des miens que si je pouvais correspondre avec eux autrement que par téléphone.
- Paul Legrand, rédacteur à YEtoile belge.
- Cordial bonjour à tous ses amis. — Richard, inspecteur en retraite du P.-L.-M.
- Vicomte d’Adhémar, Montpellier.
- Langguth, major, Flessingue.
- Dr Norbert Klinger, Vienne.
- Paul et Emma Lemberger, Wien.
- M. Boussuge.
- Boussuge.
- Dr Julius Monath, Vienne, Autriche.
- Dr Rudolf Tauss, Vienne, Autriche.
- Robert-Henri et Auguste Lenique, Cumiers, Marne.
- Robert Panke, Landack.
- M. Gustave et M. G. Duché, Vincennes.
- Etienne Rivailler, Rive-de-Gier, Loire.
- Emile Hécker, Berlin.
- Fernand De Nobele, Bruxelles.
- Emile Prévôt, Marmande, Lot-et-Garonne.
- M. et Mme Louis Ghiret, Lot-et-Garonne.
- Thomas William Lench, Rowley Regio, England. William Griffin, Tradley, Near Birmingham.
- Dr Manoel de Sonza, Avides.
- D. Branca, Avides.
- D. Dulce, d’Azevedo.
- J. Monthieux.
- Gentet et sa famille, Aurillac.
- E. Rochard et Clotilde Gonnaud, Roanne.
- Félix Fournel, Arles, Bouches-du-Rhône.
- Docteur Henry Ferreau, Ay-Champagne, Marne. Dubas Pornichet, Loire-Inférieure.
- Edouard et Albert Bisson, Granville (Manche). Vital et Cyrille Beyens, Bruxelles.
- Dattore Giuseppe Ficano, Palermo.
- Vincenzo et Goncettina Catanzaro, Termini Ime-rese.
- M. Alexis Wimet, château du Quenneval Wir-wignes (Pas-de-Calais).
- JosephHugoulin, de Toulon.
- Si je n’étais femme, je voudrais être Tour Eiffel. — M. G.
- J’avais aujourd’hui grand besoin d’élever mes idées. —
- M. D.
- J’arrive et je pars avec regret. — Léonie Pisat.
- J’arrive, je vois, je suis convaincu, c’est grandiose. Vive la France ! — Plantin.
- J’arrive, je pars, je suis convaincu. Vive la France. — Du val.
- J. Wils, Berg-en-Bosch J(Hollande).
- L’Amérique industrielle salue le génie français. Bravo, Eiffel ! — John F. Betz, Philadelphie.
- L’Amérique reconnaissante et émerveillée ne demande que de marcher, de concert avec la France, à la té te. de la civilisation et du progrès. — Dr F.-M. Biber, Etat de Né-vada.
- Stefan Schleiter,
- Franz Sadman, Vienne.
- E. Previnaire Belonpy, Bruxelles.
- Charles Gadel, Bohain (Aisne).
- Charles Raffy, Paris.
- Louise-Marie G. D.
- Marceline Brouard, Lormarin.
- Alphonse Thibault.
- J. Galni Iiaffner. Saint-Mihiel..
- André Haffner, Epinal.
- Julien et Cécile Blondelle, Saint-Denis-du-Sig (Algérie).
- Emile Girardin.
- Mme Lhendeau.
- Julie Poteaux, Cagny (Somme).
- Alida Dominé. Bassuet (Marne).
- Marie Daumas Marseille.
- Mme Charles Emiot, Marseille.
- Augustine Goudard.
- Un souvenir à mes parents. — Antoinette Pélégry.
- Parisiens, n’oubliez pas que du haut de cette tour de 300 mètres tout l’univers vous contemple. — IL Mullon.
- A. Mullon.'
- J. Mullon.
- Julie Spillebeen.
- Je n’ai jamais eu d’aspirations aussi élevées. — Gélina Lavitre.
- Je te crois. — Louis Lavitre.
- Honneur à la Tour Eiffel et à l’Esposition. Vive la France! — Eugène Schneider, Alsace.
- Edouard Geiss.
- Rebval, Bézier (Hérault).
- Philippe Gebel et Huber Guillaume, Belfort.
- M. Auberger, typo, Clamecy.
- Maxime et Fernand Morelle. Saint-Quentin.. Lenain, chef de gare, Vadencourt (Aisne).
- Jury Etienne.
- Claudia Coutier,
- Jules Plancher, membre du Tourist-Club de Provence, Marseille.
- Mes hommages au génie qui a produit la Tour, et mon admiration au Figaro. — Une abonnée, A. Gozette.
- Trop de vent, trop de pluie, mais splendide tout de même. — G. Lebrun.
- Plus beau que le Pic du Midi. — Siméon, Jules.
- H. Thioust, Vincennes.
- Honneur à M. Eiffel. — Alexis Thioust.
- Mes salutations aux habitants de Labastide-Murat (Lot). — Lambert*
- Pierre Vannier, Sèvres (Seine-et-Oise).
- M. Oudin et M. Lepage, Blois.
- L. Brunot, Mussidan (Dordogne).
- Mlle Carmel Pastor, Marseille.
- Ronsin William, sergent-fourrier au 108e de ligne, Bergerac.
- Raoul Ronsin, étudiant, Issoudun.
- Maxime Silberberg, Varsovie.
- Dr Daniel Landau, Varsovie.
- Je regrette que Jeanne ne soit pas venue. — T. Ser-veant.
- Sigismond Apte, Varsovie.
- Joseph Roubille, Moulins (Allier).
- Teressa z Aptow, Landanowa z Warszawy. Szarlota z Aptow, Zylberbergowa z Warszavy. Mme Pranger, Amiens (Somme).
- Elisabeth et Maria Salomon, Amiens (Somme).
- Eiffel, je te salue comme grand homme. — Jules Am-meux, Saint-Omer.
- Alfredo Carlos Le Cocq, Lisboa.
- Chevalier, Puteaux.
- Mme Paul Gérard et Mme Eugène Dupas, Courbevoie.
- Mme Charles Gérard, Paris.
- Adolphe Lencé, 102e régiment d’infanterie.
- Isidore Meyer.
- J. Laguet du Creusot et Mme Dajou.
- Céline Laguet, Saint-Seine-l’Abbaye.
- Louis Durand, ingénieur, Saint-Etienne (Loire). •Bourguignon, Boire.
- Brunô, Eugène, La Suze (Sarthe).
- Bataillet, Saint-Viatre.
- J. Charrier, pharmacien, Cholet (Maiae-et-Loire). J. Loisel, ex-pharmacien . Mortagne-sur-Sèvre (Vendée).
- Joseph Barr, Lyon (Rhône).
- Estanislao Quirao de Carabare.
- M. et Mme Jules Eumont, Nancy,
- Auguste Lachaud, Annonay.
- Augustin Devoisse, Beaux (Isère).
- Mlle Caroline Rubin, Prague,
- H. Nathansohn, Alexandrie (Egypte).
- Ernst Kubin, Vienne (Autriche).
- E. Rochas, Saint-Denis.
- M. Vergnarsy, Lunéville.
- Leclerc, Marne.
- Morillon, Paris.
- Camille Mauger, Digny.
- Allain, Séraphin, Senonche.
- Alfred, Mary, Sarah etLucy, Bruxelles.
- Gérard, Fernand, président de la Société colombophile chaunoise La Revanche. Chauny (Aisne).
- Pour la deuxième fois a oublié sa femme. — J. Courtois.
- Docteur Cathala, médecin en chef de l’hôpital de Cette.
- Valère Dewez, compositeur.
- J’y suis, je n’y reste pas. — G. Champenois.
- John Jones. England.
- Sigmund Steinharter, Munich, Bavière.
- Theodor. Heiden, Munich, Bavière.
- Camille Laurent.
- A. Debry.
- William and George Munday, Bassingstoke, England.
- Hébert.
- Ullssein, Berlin.
- Gustave et Marie Lafontan, Bordeaux.
- Ch. Boutron, Cannes.
- Delmas.
- Amélie G ail.
- L. Demay.
- Oscar Hirsch, Berlin.
- Henri-Gaston, Bonis, Agen.
- L. Dejaiffe, Paris.
- Jean Houssaye, Berville.
- Deux jumelles de Darnétal.
- L’Epouse de Georges.
- Ch. et Léonie Rocquet, Douai.
- Jules, Eugène, Jeanne, Céline et Victor Hurtrez. Douai.
- Jean Bertrand, Cazassus.
- Arrouy, Léon.
- Rose et Berthe Sébire, Dives-sur-Mer.
- Marguerite Lemière, Paris.
- Collinet, Louis-Alfred, Charleville (Ardennes). Frison, Théodule, Chalons-sur-Marne.
- Je rends hommage au descendant de Tell Et je dirai toujours : Gloire à Georges Eiffel.
- Gh, Baude,
- facteur des télégraphes, Malokoff (Seine).
- Régine Leroy.
- Jules Thivellier, Paris.
- M. et Mme Philippe Véron, de B.
- E. Dumesnil, Le Mesle-sur-Sarthe (Orne).
- Julie Hecklin.
- L. Foucault.
- Docteur Bouttier.
- Amis du Bugey, je vous salue. — A. Vollet.
- Alexandrine Nicolesco, Bucarest.
- Catherine Deschly. Bucarest.
- Boyé, Firmin, Ax.
- Georges Creste, à Sèvres.
- Paul Blanc.
- Ant. Conratin, Paris.
- Mme Jules Creste.
- Mlle Henriette Foucault, à Sèvres.
- Comte de Langres, Paris.
- Chevalier de Varennes, Langres.
- Dolbeau, Lyon.
- Horace Louvet, Bel-Air.
- Capiaumont, Georges, et Louise Capiaumont, Marseille.
- Armand Labeau, Marseille.
- H. Vernier, Paris.
- A. Fremiot, à Wische (Alsace).
- Louis Besson, Lyon.
- Prosper Duflos, Saint-Valery-sur-Somme.
- John M. Zarifi, Londres.
- Ghys Reneseur.
- Vanderhaeghen, Douvres.
- Ed. Hirbaux, Anzin.
- Quo non ascenclam!— Alfred Forest.
- Edmond Gaillier.
- Mme Edmond Gaillier.
- Marthe Gaillier.
- Maurice Gaillier,
- Angelina Noël, Paris.
- Eugène Philippe, Paris.
- Caroline Philippe, Paris.
- Georges Durand, Lyon.
- E. Blanchard, Reims.
- Recule, César, Marseille.
- A. Henrion, Nancy.
- E. Maihret, Nancy.
- Théophile Barroussel, Bordeaux.
- Fernande Aunas. Bordeaux.
- Consul Bohlander.
- Mme Bohlander, Worms.
- Mme Husson.
- Louis Husson.
- Baron du Pallanat, Irwollen (Hollande).
- E. Beaudoux.
- A. Beaudoux.
- Husson, Paris.
- D. Mitchell, London.
- J. Brun, Villeurbanne.
- Georges D. Cavadia, Braïla (Roumanie).
- Abel Planet.
- Jean Planet, Perpignan.
- Clément Planet, Caudeval (Aude).
- M. Szystowski, ingénieur, Gouv. Minsk, Wer-kaly (Russie).
- Félix Bonderon, Oloron (Basses-Pyrénées).
- J. et A. Luscan. Dax (Landes).
- Adèle et Henri Gorréard, Paris.
- Richard, Rachel et Sarah Slanghter, London. François Irzik, Autriche.
- Stanislaus Pelz.
- William-Arthur Jewson et William-Henry Wal-ker, London.
- Dupuy, Paris.
- A. Rouny, avocat, Montpellier.
- Alfred Bohm, Francfort-sur-Mein,
- Louis Pflieger, Lausanne.
- P. Pflieger-Guchod, Lausanne.
- Cécile Petresen, Bucarest (Roumanie).
- Morellet, Monthuel (Ain).
- Ducloud, St-Didier-Deformant (Ain).
- Favrot, St-Euphémie (Ain).
- Emile Pflieger, Lausanne.
- Henri et Marie Clavel, Vevey.
- Thévenon, Chai'les, Lyon.
- Joseph Dumont, Lyon.
- Cauwel, Chicago, Ü. S. A.
- Ad. Caille, Crisenoy (Seine-et-Marne).
- A. Glouzet, Toulouse.
- (A Suivre).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889.
- (Suite)
- Classe 42. — Produits des exploitations et des industries forestières
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Acmé et Gie. Etats-Unis. — Administration de la Nouvelle-Calédonie. Nouvelle-Calédonie. — Administration pénitentiaire. Guyane française. — Administration royale du Luxembourg. Grand-duché de Luxembourg. — Aragon et Yirgilio. République Argentine. — Arenalès, Pedro. Gua-témala. — Arsenal de guerre Rio de Janeiro. Brésil. — Association industrielle portugaise. Portugal (colonies). — Azul (baron de Serro). Brésil.
- Buscanan. Chili. — Bella Yista (Scierie de). Brésil. — Boris frères. Brésil. — Bourlier, Charles. Algérie. — Brouhon frères. Belgique. — Broussais, Henri. Algérie. — Bure, Adrien. Algérie.
- Canton, Alexandre Algérie.—Carpentier, Edouard. Algérie. — Carvalho, Francisco. Portugal. — Carvalho, Pereira. Portugal (colonies). — Chambre de commerce de Porta-Plata. République Dominicaine. — Chemin de fer Dom Pedro II. Brésil. — Cogorno frères. République Argentine. — Cœlho, Serafin. Portugal. — Collectivité de Bolivie. Bolivie. — Collection Puginier. Annam-Ton-kin. — Comice agricole de Bazas. — Commission auxiliaire de Formosa. République Argentine. — Commission auxiliaire de Jujuy. République Argentine. — Commission auxiliaire de-~San Luis. République Argentine. — Commission auxiliaire de Tucuman. République Argentine. — Commission coopérative Ambato. Equateur. — Commission d’Etat-Guzman. — Vénézuéla. — Commission principale de Monte-Cristi. République Dominicaine. — Commission principale de Santo-Domingo. République Dominicaine. — Correa, Emilio. République Argentine. — Crazeres, Iri-naos. Portugal. — Crespo, A. République Argentine. — Cservenka. Autriche-Hongrie.
- Delbeck, Gabriel. — Delique frères. — Drouillet, J., et fils.
- Eliopoulo, Asimaki. Grèce.
- Fabrique d’allumettes à Hammerfors. Grand-duché de Finlande. — Fernandes, Joaquine. Portugal. — Florès, Antonio. Equateur. —- Floresco. Roumanie. — Fullento, Matheus. Portugal.
- Gilliard, P., Monnet et Cartier. — Gomez, Miguel. Nicaragua. — Gondolo (Ve P.). — Gouvernement de la Nouvelle-Zélande. — Gouvernement de l’Etat de Colima. Mexique. — Government of india forest department. Grande-Bretagne. — Gouvernement de l’Etat de Michocan. Mexique. Gouvernement de l’Etat de Tabarco. Mexique. — Gouvernement de Yénézuéla. — Grandpierre, A. — Gremio,'Espirito Santo. Brésil.
- Hoffmann et Cie. Mexique. — Hopton, Thomas. Grande-Bretagne. — Hough Romeyn. Etats-Unis.
- Institut Fluminense de l’agriculture. Brésil.
- Jacintho, José. — Portugal. — Jouanique et Cie.
- Kiss. Autriche-Hongrie.
- Labayle. — « La Subérine ». — Le Berre. Gabon.— Lebourgeois, Raoul. — Lecoeur et Gie. — Lefèvre. Algérie. — Lillo, Michel. République Argentine. — Limare et fils. — Lopez frères. Equateur. — Lopez Seoane, Victor. Espagne.
- Marc et Goloubie. — Marchai et Rories. — Margio-chi, Francisco. Portugal. — Marill et Laverny. Algérie. Marti y Yintro, José.Espagne.— Massachussets, A. Etats-Unis. — Molina, C. Guaté-mala. — Municipalité de Libertad. Salvador. — Municipalité de Usulutan. San Salvador.—Museo Biblioteca de Ultramar. Espagne.
- Neumanu. Serbie. —Noirot, Ernest. Sénégal.—Nor-therm, P.-R.-R. Etats-Unis.
- Ocampo, Arana. République Argentine. — Owen, J. and Sons. Grande-Bretagne.
- Papassotiriou, N., Grèce. — Panchèvre. Louis. — Pecqueur, Léona. Gabon. — Pedro Ruiz. Mexique. Pérez Freites. Espagne. — Persenaire. Belgique. — Poroi, Adolphe. Tahiti. — Puig-Uson. Antonio, Espagne. — Poumay, Gustave. Roumanie. — Reis, José. Portugal. — Rosa Pinto. Brésil. — Rothrock. Etats-Unis.
- Sargent, Charles. Etats-Unis. — Salvador. Alphen.
- — Savoie, Charles. — Scieries de Sandviken. Russie (Finlende). — Schlecinger, B. Russie. — Service local. Gabon. — Silva et Filhos, Bortu-gal. — Sosa, Francisco. Guatémala. — Société des lièges appliqués à l'industrie. — Sous-commission de Pointe-à Pitre. Guadeloupe. — Spille-maeckers. — Strozmmen. Norvège.
- Teissier, Henri. Algérie. — Thomas, Jean. Suisse.
- — Tousseau, Gustave. Algérie. — Tworkowski, J.-\V. Russie.
- Uno Mustonen. Grand-duché de Filande.
- Yan Ove et Cie. —Ville de Diamantina. Brésil. j
- Wagner, Frédéric. République Argentine. — Wolf-ner. Serbie.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Aguas Galientes. Mexique. — Almeida (Duarte d’). Portugal. — Arsenal de la marine du Brésil. — Association rurale de l’Uruguay. — Ayunta-miento de Lares (Espagne).
- Baleton. — Ballesteros-Munos, José. Espagne. — Baptista, Thomas. Brésil. — Barigny. — Baron-net-Buret. — Beaudoin. Nouvelle-Calédonie. — Bettencourt. Brésil. — Borgeaud, Jules. Algérie. — Boulanoff, E.-G. Russie. — Bourbon, A. — Bruel et fils.
- Caamano. Equateur. — Carpentier, Henri. — Carvalho, M. Portugal. — Carvalho et Sobrinho. Portugal. — Catigliado. Nicaragua. — Cavenne, Al. — Commission auxiliaiie Catamarca. République Argentine. — Cemmission auxiliaire de Cordoba. République Argentine. — Commission auxiliaire du Cliaco. République Argentine. — Commission de l’Etat de Andes. Yénézuéla. — Commission de l’Etat des Bermudes. Yénézuéla. — Commission de Bolivar. Yénézuéla. — Commission du delta de l’Orénoqne. Vénézuéla. — Commission de la province de Pernambuco. Brésil. — Commission régionale de la 6e région de Portugal. — Commission de Zulia. Yénézuéla. — Commissariat de l’exposition du Chili. — Condo-ret. Algérie. — Cordley et Haye^. Etats-Unis.— Costa-Laurença. Portugal.
- Delaigue fils et Cie. — Diégo-Ramos. Mexique. — Digre. Norvège. — Drysdale Brothers. Grande-Bretagne.
- Etlin, Memrod. Suisse.
- Faurel et Nojas. République Argentine. —Ferrare. Portugal (colonies).
- Galarza. République Argentine. — Garcia, Regino. Espagne. — Giraud fils. Algérie. — Goizet, Georges. La Réunion. — Gonzalès. Portugal (colonies). — Gouvernement de Hawaï. Hawaï. — Gouvernement de l’Etat deJalisco. Mexique. Municipalité de Santa Anna. San Salvador. — Municipalité de Sonsanate. San- Salvador. Gouvernement Sud-Africain. République Sud-Africaine.— Gregersen (Bernhardt. Norvège. — Guer-rero. Mexique. — Guzman Blanco. Vénézuéla. Hallet et Cie. — Hamma. Algérie. — Harog et Cie.
- Mexique. — Houette. Nouvelle-Calédonie.
- Jordâo Irmâos. Brésil. — José Mata (général), Mexique. — Joya, Andres, Guatémala.
- Kramer, Belgique.
- Lancelin, Ulysse.— Léal-Bazilio. Brésil. — Les-couble (Léon de). La Réonion.
- Marquis. Cochinchine. — Martin, Diego. Guatémala. — Mascarenbas. Portugal. — Mendez, P. Mexique. — Ministère de l’agriculture du Japon. — Monteiro. Portugal.—• Morelos. Mexique. — Municipalité de Baja Verapas. Guatémala. — Nazarian.— Nossi-Bé, Service local.
- Palma, José, Portugal. — Pamia, François. République Argentine. — Pénitencier de San Salvador, — Puebla. Mexique.
- Querena. Italie. — Queretaro. Mexique.
- Ranciat, Henri. — Robert et Cie. — Rodriguez-Vi-centi. Nicaragua. — Roqué, Charles. République Argentine. —• Roquet et Cie. — Russo et Cie. Algérie.
- Schleisinger fils. Belgique. — Schul-Debenkelaer. Belgique. — Service des affaires indigènes. Nouvelle-Calédonie. — Service local de Cochinchine. Cochinchine. — Société Moldeva. Roumanie. — Souza, Antonia. Portugal (colonies). — Souza, Qumtanlha. Brésil. — Sous-comité de la Basse-Terre. Guadeloupe. — Stil, de Blidah. Algérie. Taillade, Georges. — Terrasa y Ferrer, Gabriel. Espagne. — Territoire de Tépic. Mexique. — The-venet-Asconobit. — Tornator, Société. Grand-duché de Finlande. — Torrès, Sébastian. Guatémala. — Turenne, J.-B. Guadeloupe.
- Vliet, W.-F. van. Pays-Bas.
- Yovanovitch. Serbie.
- MENTIONS HONORABLES
- Adams. Grande-Bretagne (colonies). — Atalaya-Candido. — Brésil. — Athayde. Brésil.— Avellar. Brésil.
- Baltazar, C.-J.-O. Martinique. — Barbena y Com-pania, José D. Espagne (colonies). — Bello, Ma-noël. Portugal. — Bernot frères. — Béliard, Charles. — Bône-Guelma. Tunisie. — Bonnefous.
- — Bosquet, François. Belgique. — Brancovan (princesse). Roumanie. — Briot de la Maillerie.
- — Britschgi; Kaspar. Suisse. — Brooks. Etats-Unis.
- Caballero, Laurentio. PIspagne (colonies). — Car-rilho, José-Maria. Portugal. — Castello-Branco. Portugal. — Chaldeos, Démétrius. Grèce. — Cha-rette-Changarin. Inde française. — Commissariat principal à Santiago. Chili. — Comice agricole de Souk-Ahras. Algérie. — Comité central de la Réunion. La Réunion. — Commission principale de la Moca. République Dominicaine. — Commission principale de Santiago. République Dominicaine. — Commission principale de la Yéga. République Dominicaine. — Commune de Bou-Saada. Algérie. — Cornet, Jacques. Belgique. —
- Cros, Félix. Sénégal. — Caamano, J. Equateur.
- Dellavalle et Nervos. République Argentine. — Dernier, René. — Desteffanis. Monaco. — Dona, Raphaël. Portugal. — Dubar, Charles, Algérie.—' Dalbéra, Monaco. — Dürst. Suisse.
- Espirito-Santo Sociedad. Brésil.
- Fabrique de caques dWastvedt. Norvège. — Fayer-weathek. Etats-Unis.
- Gallardo, Lorenzo. Guatémala. — Ghardaia (comte de). Algérie. — Gibon. Aunam-Tonkin. — Girault, Louis. — Girault-Pine. — Gouvernement de Chiapas. Mexique. — Gouvernement de Ahua-chapan. San Salvador.— Gouvernement de l’Etat de Campêche. Mexique. — Gouvernement de Za-catecas. Mexique. — Grégoire. — Guerre. Nicaragua. — Guilfole. Grande-Bretagne (Victoria).
- Haut (Marc de). — Hayès, Jeanneneg. Nouvelle-Calédonie. — Hoaran. La Réunion.
- Jeandot. Cambodge.
- Kuchta. Autriche-Hongrie.
- Laurnaga (José Maria). Espagne. — Letz, Erardo. Chili. — Lucas, Francisco-Ant. Portugal.
- Martin, Joseph. République Argentine. — Mathys et Devriendt. Belgique. — Matzmura. Japon. — Mendès, Francisco. Portugal. — Municipalité de La Paz. Salvador. — Municipalité de San Salvador. Salvador.
- Neunheuser (de). Belgique.
- Ochaïta. Guatémala. — Ordonana. Uruguay.
- Pacheco, Fidèle. Républicaine Argentine. — Paillot. Nouvelle-Calédonie. — Palermo, Sévère. République Argentine. — Palma, Manoël. Portugal.— Pénitencier de la Nouvelle-Calédonie. Nouvelle-Calédonie. — Perrin, G. Grande-Bretagne (colonies). — Planté. Cambodge. Prats et Aou. Portugal.
- Rosa, Antonio. Portugal.
- Salah-Loghressi. Algérie. —Salvat, Etienne. Algérie. — Schlossinger (Mme). Salvador, — Semina-rio frères. Equateur. — Stock et Dedryver. Belgique. — Suarez, Joachin. Uruguay.
- Tagaro, F. Brésil. —Terrel. Guatémala. — Tiffany, Chemical. Etats-Unis. — Trevira, Benjamin. Uruguay.— Trottier, François. Algérie.— Tsaboï. Japon.
- Varella, Joachin. Portugal. — Villetelle, Pierre.
- Waldeck. P.-F.-L. Pays-Bas. — Wabot frères. Algérie. — Westermayer, Louis. Chili.
- Yamer et Bodge. Sénégal.
- Classe 43. — Produits de la chasse, engins et instruments de la pêche et des cueillettes
- DIPLOMES ÉQUIVALENT AUX GRANDS PRIX
- Commissions de Belgique, de la Grande-Bretagne, de Russie, de Victoria, générale de la Grèce, générale d’Espagne, générale des Pays-Bas et des Indes néerlandaises, générale du Danemark, du grand-duché de Finlande, générale du Brésil, générale du Japon, du Portugal.
- Gouvernements delà Cochinchine, delaGuadeloupe, de la Norvège, delà Nouvelle-Calédonie, de la Nouvelle-Zélande, de la République Argentine, de la République cie Bolivie, de la République de Colombie, de la République de l’Equateur, de la République des Etats-Unis, delà République Do-micaine, de la République du Chili, de la République du Guatémala, de la République du Mexique; de la République du Nicaragua, de la République du Salvador, de la République d’Uruguay, de la République de Yénézuéla, du Gabon et Congo, du Sénégal, général de l’Algérie.
- S. M. l’Empereur de l’Annam et du Tonkin. — S. M. le bey de Tunis. — S. M. le roi de Cambodge.
- GRANDS PRIX
- Commission générale du Brésil. — Commission de Russie. Russie.
- Falco, C.-T.-A.
- Gouvernement du Cap de Bonne-Espérance. — Gouvernement de la République de Guatemala.
- —Gouvernement de 1c Norvège.
- Loyer, E. et fils et Besnus.
- Ménier. Gaston. Brésil. — Ministerio de Fomento. Guatémala.
- Révillon frères.
- Valenciennes, L.-L.
- MÉDAILLES d’OR
- Allcockl et Cie. Grande-Bretagne.
- Barillet and Sons. Grande-Bretagne.— Bergstrom, P.-N. Suède.— Bloch aîné.— Block, E.Belgique -Boris frères. Brésil. — Brandt, C. Norvège,— Brossel, Jean. — Brun, J.-N. Norvège.
- Casteele Dubar (G. van de). Belgique. — Châpall et Cie.— Compagnie de pêche de la loutre. Uruguay. — Compagnie française de l’Afrique occidentale. Sénégal. — Commission norvégienne de l’Exposition universelle de 1889. Norvège.— Gros, Félix. Sénégal.
- Déon, Ulysse. — Deyrolle, Emile. — Dickson et Cie.
- Eggers, N.-B. Russie.—Exposition permanente des colonies. Colonies françaises.
- Foye, Ivenot. Norvège.
- Girodias père et fils. — Goulard, Paul, aîné. —
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 7
- Gouvernement de la République de Paraguay. Paraguay. — Gouvernement de la République Sud-Africaine. République Sud-Africaine. — Gouvernement de Victoria. Australie. — Grébert-Borgnis, J.-B.
- Hénin.— Hilton-Barber. Cap de Bonne-Espérance. Kœnnigswerther, Jules. Belgique.
- Lafrique et Pélissier. — Labroquère, J.-M. — Lesage, A. — Les Amis touristes. Russie.
- Mercier et Gie. — Musée des colonies. Portugal. Nouguier et Leglueth, P. République Argentine. Paisseau frères. — Pinède, Gustave.
- Rabie, P. et P. Cap de Bonne-Espérance. _— Randu et fils, J.-y;. — Raux, Beunmarins et Cie. — Reh-bock, A. — Révillon, S.
- Salticoff, L.-A. Russie. — Santa-Anna-Néry (Mme de). Brésil. — Sens-Bresson, L.
- The Plantano .Jacksonville, Tampa et Key. Etats-Unis. — Tiffany and G°. Etats-Unis. \
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Alier, Pedro. Espagne. — Alter, David. Roumanie.
- — Aumont, André. Sénégal. — Aurouze, Etienne. Banque ultramarine. Portugal. — Barigny, Alfred.
- — Barnoncel et Billard. — Bellorgeot-Clavet. — Berner et Hervé. — Bing, L., fils et Gans. Madagascar. — Breton (Ve) et fils. — Brunn (Ve), J'-P., et fils.
- Gaillard frères. — Carnvell et Cie, M. Grande-Bretagne, — Caudrillier-Lefebvre, A. — Chama-bro,'P. Nicaragua. — Chanudet, E. — Cliapm-nan. Thomas. Vénézuéla. — Compagnie des baleiniers. Chili. —Clark, S.-R. Australie. — Glé-ret, J.-M. — Comité central de Saint-Louis. Sénégal. — Commissariat de l’exposition du Chili. — Commission auxiliaire. République Argentine. — Commission coopérative d’Ambato. Equateur. — Conceiçâo (A.-P. de). Brésil.—Cook, G., é hijos. Vénézuéla. — Coutela, G.
- Degouy, Alexandre. — Département de Usulutan. San Salvador. — Direction des travaux publics. Tunisie. — Dolat frères, J.-B. — Dugan frères. République Argentine.
- Fagart, L.-A.
- Gély aîné, Paul. — Gouvernement de Hawaï. Hawaï. — Gouvernement de l’Etat de Yucatan. Mexique.
- Hardy Brothers. Grande-Bretagne. — Hanssens-Hap. "Belgique. — Henriksen, H. Norvège. — Hervé et Cie, E. — Hobson senior, W.-C. Cap de Bonne-Espérance.
- Jourde, A. fils et Cie. — Jungmann, Félix.
- Keen, Enrique. République Argentine.
- Labarbe et Cie. Colonies espagnoles. — Lacerda et Cie. Brésil. — Leblanc, Jules. — Lefebvre et Soyez, L.-G. — Lévêque frères et Cie. Belgique.
- — Lévy et Willard, J.
- Martin, E. fils. — Maurel et Prom, II. — Milward and Sons. Grande-Bretagne. — Momaneix, Ant.
- — Musée du Onze-Septembre. République Argentine. — Musée industriel et commercial de Porto. Portugal. — Musée l’Hermmier. Guadeloupe.
- Newland, Henry A. Etats-Unis. — Noé, Jules. — Nowinsky, V.-A. Russie.
- Officier, C.-M. et Cie. Australie.
- Pacchetti, Carlo, et Cie. Italie. — Percepied, L. — Piard et Pernet. République Argentine. — Pin-ton, J. — Prager, S. Roumanie.
- Quinta normal de agricultura. Chili.
- Raval fil. Algérie. Reschofsky, A. — Rivera, frères J. — Robillard. — Rodriguez (J.-J.).. — Rollant
- Inde française---Saint-Giron, fils aîné. — Sa-
- pello, Ambrosio. — Schik, Y. Russie, Schmit, Nicolas. — Schnyder, J.-J. .Suisse. — Segall J.-J3. Russie. —Serre père et fils. — Serrin, H.-F. — Société de géographie. — Portugal. — Société des pêcheurs de Copenhague et alentours. Danemark. — Sociélé des pêcheurs de Kastrup. Danemark. — Société pour la pêche de la baleine en Finmarken. Norvège. Soutiaguine, M.-F. Russie.
- — Sous-comité d’exposition à la Pointe-à-Pitre. Guadeloupe.
- Tart, J.-J.-H. — Trolle, G.-A. Danemark. ' Valenzuela, Gilberto Guatémala.—Van Elacke, F. et Cie. Belgique. — Viol et Dutlot. Algérie. — Wiliams Mill and sons. Etats-Unis. — Wood-field, W. and Sons. Grande-Bretagne.
- Yaekel. Russie.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Alland, F. et Robert, A. — Ailéon, Amédée-J.-G. — Amadi-Nalaga. Sénégal. — Association industrielle portugaise. Portugal. — Association de Montévidéo. Uruguay.
- Batte, Gosne. République Dominicaine. — Bebin, Paul. République de Bolivie. — Blanc, Marius. Tunisie. — Bordage, Pierre. — Brem et Clemen. Nouvlle-Calédonie. — Briceno, Salomon. Véné-zuela.
- Calimon, F. (Commission du delta de l’Orénoque). Vénézuéla. — Caprario. Uruguay. — Caubère. J. et Gie. — Césarine (la sœur). Saint-Pierre-Miquelon. — Cliaves Drocteciano. Nicaragua. — Clostre Richard. — Comité central de l’Exposition, à Saint-Denis. Réunion. — Comité central de l’Exposition de Montévidéo. Uruguay.— Comité local.
- Cambodge.— Comité permanent de la Roumanie. Roumanie. — Comité auxiliaire de San Luis. République Argentine. — Commission coopérative d’Esmeraldas. Equateur. — Commission de l’Etat Guzman-Blanco. Vénézuéla. — Commission de Maracaïbo. Vénézuéla. — Commission rurale du Gouvernement. Uruguay. — Cruz, Fernando. Guatémala.
- Davidson, H.-E. Etats-Unis. — Delattre, Aug. Belgique. — Département de Chalantenango. San Salvador. — Département de la Liberdad. San Salvador.— Département de La Paz. San Salvador. — Département de. Métapan. San Salvador.— Département de Morazan et de Chalantenango. San Salvador. • — Département de San Salvador. — Département de Santa Anna. — Dervien. Egypte. — Delmazures, Alcide. Nouvelle-Calédonie. — Detellancourt, L. Algérie. — Doc-Phu-Phuong. Cochinchine. — Domingos (José d’Almeida). Brésil. — Duckett (Ve Eulalie-A.-F.).
- Ellerhost, Aug. République Argentine. — Etat de Yucatan. Mexique. — Exibard, Jules.
- Fabrique danoise de filets de pêche. Danemark. — Fabrique norvégienne de filets, Norvège. — Feb-
- vre (Mlle Marthe). Algérie. — Ferreira Brant, C.-José. Brésil. — Florez (Dr Pedro Mélina). Guatémala. — Frengel (Dr)- République Argentine.
- Garcia, Féliciano. Guatémala. ;— Gibelli, Antoine. Monaco. — Gobert. Annam-Tonkin. — Goiset, Georges. La Réunion. — Gonzalès, José. Guatémala. — Gorodicich, M.-J. Russie. — Gouvernement de Sierra del P’uego. République Argentine. Gouvernement de l’Etat de Durango. Mexique. — Gouvernement de Michoacan. Mexique. — Gouvernement de Puebla. Mexique. — Gouvernement de Vera-Cruz. Mexique. — Greuillet-Baillargean, P.-J.
- Hass jeune, A. de. Pays-Bas. — Hassler, Du Paraguay. — Hertz Feld, Moritz. Russie.— Hoffmann Charles.
- Isdah et Cie. Norvège.
- Lafone Queredo. Uruguay. — Lalbat père, fils et frères. — Lantz, J.-A. Ferdinand. — Le jardin d’essai au Hamma. Algérie. — Lemaires, A. et Gie. Belgique. — Letho, Auguste.
- Machet (Mlle Marthe). — Marty, Henri. — Médina. Vénézuéla. — Meunier fils, E. — Miltzeff. P.-Y. Russie. — Moutarde-Daniel. — Ministère de l’agriculture et du commerce et direction d’agriculture. Japon. — Ministère du commerce et de l’agriculture et Direction des produits aquatiques. Japon. — Municipalité de Chalatenago. San Salvador.
- Noirot, Ernest. Sénégal.
- Pereira de Andrade, Anselme. Brésil. — Perea et Cueto. République Argentine. — Pernel, F.-A. — Pierson, J. et O.-G. Pays-Bas. — Planté. Cambodge. — Potier, Julien, La Réunion.
- Respant fils, M. — Riche. P. Saint-Pierre-Miquelon. — Rojas, FI. Vénézuéla. — Rouzaud. Sénégal.
- Sacaza., Daniel. Nicaragua. — Santa Maria. Colombie. — Sanz (M. de Diego). Espagne. — Sapello, A. Uruguay. — Sass, Laurent, Algérie. — Schlus-sel, Laurent. Gabon-Congo. — Société anonyme, successeur de Fabra y Portabella. Espagne. — Société des amateurs d’oisellerie. Russie. — Service local de Saïgon. Cochinchine. — Souza, Martinez. République Argentine. —Suarez,Francisco. République de Bolivie. — Syndicat des cultivateurs herboristes.
- Theseu, Johan et Cie. Norvège. — Tikhomiroff, E.-P. Russie. — Toledo, Francisco-E. Guatémala. — Tong-Doc-Tran-ba-Loc. Cochinchine. — Triana (Mlle Paola). Colombie. — Tsukushi, Sanjiro. Japon.
- Vargas, Dolorès. Nicaragua. — Videla, Jean. République Argentine. — Vienot, Charles. Tahiti. — Villeneuve, Léopold. Uruguay. — Voyantzis, C. Grèce.
- Wagner (Ve Odile).
- Xhardes. République Argentine.
- Yamamoto, lleijiro. Japon.
- MENTIONS HONORABLES
- Administrateur de la commune indigène de Bou-Sâada. Algérie. — Alcan, M. République Dominicaine.— Aives Ferreira. Brésil. — Alves, Vicente, Brésil. — Andrade, Carlos. Brésil. — Anguiano. Guatémala. — Aparicio. Guatémala. — Arnaud, V., Algérie. — Artola (comtesse Daniel). République de Bolivie. — Arriaga, Antonio-Laza. Guatémala. — Astrup, M.-II. Norvège.
- Barboza, Simon. Nicaragua.— Beca, Manuel. Chili. — Bento da Costa, Just. Brésil. — Berthelot, A.-L.-V. — Besnard (Julie Mme). Chili. — Bian-chi père et fils. — Bigex, E. Grande-Bretagne. — Blow, T.-B. Grande-Bretagne. — Brammer, C. Danemark. — Brimon (baron de). — Bruyn, A.-A. Pays-Bas.
- Cacongo (vicomte de). Portugal. — Candido da Costa Sena. Brésil. — Canivet, Berta. Nicaragua. — Caresmes, Emile. — Caso, J. République de Bolivie. — Gastanos, Juan. Mexique. — Catao,
- i Gome Jardin. Brésil. — Chambers, E. Nicaragua. — Camâra de commercio de Manila. Espa-
- gne. — Ghristensen, Conrad. Danemark. — Combe, G.-G. Algérie. — Comité d’exposition à Pondichéry, Mahé, Karikal. Inde française. — Comité de l’exposition tunisienne. Tunisie. — Commission auxiliaire de Jupuy. République Argentine.— Commission centrale de Minas Geraes. Brésil. — Commission centrale de Pernambueo. Brésil. — Commission coopérative de Quito. Equateur. — Commission des Andes. Vénézuéla. Commission de Ciadad-de-Cura. Vénézuéla. — Commission de Cumana. Vénézuéla. — Commission provinciale de Barahona. République Dominicaine. — Commission provinciale de San Pedro Macoris. République Dominicaine. — Commission provinciale de Santiago. République Dominicaine. — Commission Zulia. Vénézuéla. — Co-Mo. Nouvelle-Calédonie. — Costa Sena (José de). Brésil. — Cuadra, P.-H. Nicaragua.
- Daza, H. République de Bolivie. — Demarchi et fils. Algérie. — Département de Ahnachapan. San Salvador. — Département de San Vicente. San Salvador. — Descot Nouvelle-Calédonie. — Dinis de Gouvea. Brésil. — Dorado (Mme J.) République de Bolivie. — Dorado (Mme J.) République de Bolivie. — Duramel, Hugues. Escobar, Salvador. Guatémala.
- Farfan (Mme C.). République de Bolivie. — Faure (M. l’abbé L.) République de Bolivie. — Ferenz Fruth. — Florès. Antonio. Equateur. — Frode Grundtvig. Danemark.
- Gevin-Masseaux. La Réunion. — Ghio, E., Chili. Gome» (Cœlho G.) Portugal. — Gorceix. Brésil.
- — Goupil. Tahiti. — Gouvernement Chiapas. Mexique. — Gouvernement de Golima. Mexique.
- — Gouvernement de l’Etat de Oaxaca. Mexique.
- — Gouvernement de Tabarco. Mexique. — Gouvernement de Zacatecas. Mexique. — Gruget, Amédée. République Argentine. — Guillot. Guadeloupe. — Guttierrez, E. Nicaragua.
- Hâves et Jeannenay. Nouvelle-Calédonie. .— Herbert (Sir R. G. V.) Nouvelle-Zélande. — Horster, Louis. Belgique. — Humblot (Mme). Madagascar. — Hureaux, Ernest. Martinique.
- Jacquelin, J.-F. La Réunion. —Jacquemin. Cochinchine. — Jeandot. Cambodge. — Jensens et Cie. Norvège. •
- Kasakoff (Les héritiers de E.). Russie.— Katsuma-Dohi, Japon. — Koroleff. Russie.
- Liardet, H.-E. Nouvelle-Zélande.
- Madrid. Equateur. —Marghiloman, M. Roumanie. Martin, frères. —Médina, Joseph-A. République Argentine. — Médina (Mlle G.) Nicaragua. — Menendez (S. E. le général de D.-F. San Salvador. — Morales, Abdon. Nicaragua. — Mokeno Palma de Rio frères. Espagne. — Michels, Louis. Belgique. — Municipalité de Mataques-cuintla. Guatémala. — Munos, Jean. Guatémala. Numez frères. République Argentine.
- Osgood, N.-A. Etats-Unis. — Oyhenart, Pierre. République Argentine.
- Paez, J. Nicaragua. — Pecqueur (Leona Mme). Gabon-Congo. — Pénitencier de l’île des Pins. Nouvelle-Calédonie. — Perez, L. République Argentine. — Perez, Alberto. République Argentine. — Pero, Alberto. République de Bolivie. — Pran-doni, Juan. Uruguay. — Province de Phu-Yen. Annam-Tonkin. — Pugar de Lobos, J. Chili. Rabot frères et Cie. La Réunion. — Ramirez, Francisco. Mexique.— Raoul, E. et Comte. Kergulen.
- — Riberio de Garvalho. Portugal. — Roca, Alex. République Argentine.
- Saënz, Léon, Guatémala. — Salmia Vega, Luis. République de Bolivie. — Seminario frères. Equateur. — Serra, J.-G. Portugal. — Service des affaires indigènes. Nouvelle-Calédonie. — Service local. Mayotte. — Service local. Nossi-Bé. — Service local à Papeete. Tahiti. — Service local du Gabon. Gabon-Congo. — Shinshichi Yoshida. Japon. — Sons, S. Thomas. Grande-Bretagne. — Spoerck et Cie. Norvège. — Steen-berg, W. et Schalund, A. Danemark,
- Tetzis, A. Grèce. — Trabsky, G. Russie.
- Urtecho, J. Nicaragua.
- Yalladares, M. Guatémala. Vieyra, Manuel.
- République Argentine. — Villalba (Mme G.).
- ' République de Bolivie.
- Wyl, J. von. République Argentine.
- Yamar M’Bordj. Sénégal.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- \JLe Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, * La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elias sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu jaar un claquement, de mains d’un effef très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 153
- Le Numéro : 1S Centimes. Mercredi 16 Octobre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
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- Faits divers................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Burgaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de F Exploitation).
- SOMMAIRE •: Chronique. — Dernière Heure. — Echos. — La Fête du Palais de l’Industrie. — Les Allemands à l’Exposition. — Question intéressante. — Les Congrès. Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses (Suite). — Annonces et Réclames.
- Voir à la 4e page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
- UNE VISITE DE M. CARNOT A L’EXPOSITION.
- CHRONIQUE
- — On ferme!... On ferme! crie le Conseil ^es ministres.
- On ferme!... On ferme!... crie, après lui, l’administration supérieure.
- Se faisant l’écho de ces deux grandes voix, toute la presse s’est mise à répéter : On ferme!... 9n ferme !
- Et le public, et la foule, et le peuple, et le
- monde ont répondu dimanche par ce chiffre abso- i lument imprévu et véritablement renversant : Trois cent quatre-vingt-sept- mille huit cent soixante-dix-sept!
- Vous lisez bien : 387.877 !
- On reste confondu devant cette manifestation colossale de l’opinion publique, devant ce Ilot humain qui monte... monte toujours plus haut, à mesure qu’on veut lui mettre des digues, devant cette invasion de Puni vers dans le Champ
- de Mars, et l’on peut dire, sans trop s’avancer, que le plébiscite, sur la date de la clôture, a répondu: « Vous voulez fermer; eh bien! vous rie fermerez pas ! »
- Dimanche, en effet, ces masses noires et compactes de visiteurs, qui marchaient en rangs serrés, dans les galeries, qui encombraient les passages et les passerelles, qui montaient littéralement à l’assaut de la Tour Eiffel, semblables à une ruche d’abeilles hantée par des milliers
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- d’habitants, tontes ces légions de touristes, venus des quatre coins de la France et du globe, ont protesté éloquemment contre l’approche de la fermeture.
- Il semble donc qu’on ne puisse pas fermer, et ce n’est pas nous qui le disons, c’est tout le monde, c’est la voix universelle, bien plus forte et plus impérieuse que la nôtre.
- Il faut donc prendre quelques ménagements avec cette nuée toujours grossissante d’amoureux de la grande Exposition : ne leur enlevons pas trop brusquement leur idole adorée: temporisons, lanternons et prolongeons le plus possible le plaisir passionné qu’il prend à la voir.
- Nous demandons, nous persistons à demander le 10 novembre, et nous espérons bien finalement l’obtenir.
- ##
- La Petite République, elle, va plus loin encore, et elle écrit à ce sujet :
- Pourquoi ne déciderait-on pas que pour le* trois derniers dimanches de la fin de l’Exposition les entrées gratuites, absolument gratuites... Pourquoi n’ouvrirait-on pas le Champ de Mars et les Invalides aux malheureux-, .aux déshérités, aux pauvres gens enfin.
- Oh ! nous savons bien ce que l’on pourrait nous répondre... Que les entrées de l’Exposition sont à des prix extrêmement réduits, que les tickets actuellement se vendent aux environs de 45 centimes : que par conséquent ils sont à la portée des bourses les moins bien garnies.
- Ceci n’est pas tout à fait exact, et il existe malheureusement à Paris trop de pauvres familles auxquelles il est impossible de consacrer la somme la plus minime à ce qu’on appelle « un extra », à une distraction quelconque- Cela ne coûte presque rien, direz-vous, les entrées à l’Exposition. Et croyez-vous donc qu’une somme de deux francs puisse être distraite impunément du budget d’une famille qui a à peine de quoi manger? Il faut y ajouter assurément d’autres frais supplémentaires, et alors la chose devient impossible. Tandis qu’avec la gratuité de l’entrée la difficulté disparaît et vous terminez votre Exposition par une sorte de fête des pauvres.
- A ceci, nous répondrons : l’intention est louable et part d’un bon naturel, mais l’exécution de cette idée est impossible, absolument impossible, parce qu’elle n est pas pratique.
- •On ne peut pas donner les dimanches gratuitement, parce que les milliers de personnes, venues par les trains de plaisir, surtout les paysans, retenus jusqu’à présent dans leurs champs par la moisson à faire, ont droit à avoir les coudées franches et à ne pas se heurter à une cohue de visiteurs non payants, qui leur enlèverait même la possibilité de marcher dans l’intérieur de l’Exposition. On l’a bien vu dimanche!
- À mon humble avis, le service de l’Exposition doit fonctionner régulièrement jusqu’à son terme, c’est-à dire avec la présentation des tickets émis; mais, puisqu’on cherche le moyen de procurer une journée de plaisir aux pauvres, qui méritent toute notre sympathie, voici une idée à examiner :
- Rien n’empêcherait, après le G, de consacrer deux ou trois jours aux indigents; pour cette période supplémentaire, l’administration pourrait créer des tickets d’entrée gratuite, d’une autre forme et d’une autre couleur que les tickets courants, et valables en dehors des limbes assignées par la convention financière, à l’écoulement des tickets payants.
- Ne serait-il pas possible de donner,, par exemple, dix mille de ces tickets, spéciaux et gratuits, dans chacun des arrondissements du département de la Seine, où ils seraient distribués aux nécessiteux connus?
- De la sorte, on arriverait à limiter les entrées gratuites à un nombre qui exclurait toute crainte d'encombrement. I. L.
- DERNIÈRE HEURE
- Visite de M. Carnot
- Dans la matinée de dimanche, M. le président de la République avait fait, comme nous l’avons dit, une assez longue visite au Champ de Mars, accompagné du général Brugère.
- Après avoir parcouru le Palais des beaux-arts, M. Carnot a parcouru la section persane, celles cle Saint-Marin, de la Grèce, l’exposition d’aviculture, celles de la Norvège et de la Suisse, et enfin la section russe, où il s’est entretenu quelque temps avec M. le commissaire général de la section qui avait offert, la veille, à M. Carnot, la collection de la faune de la Russie, exposée dans le Palais des arts libéraux. Cette collection sera exposée au Muséum.
- Hier lundi, M. Carnot, accompagné du commandant Chamoin, a visité l’exposition horticole du Trocadéro.
- Le vingt-deuxième million
- Rien d’étonnant, avec le chiffre de dimanche, 'devoir le nombre total des entrées s’avancer rapidement sur le vingt-deuxième million. Exactement, 21,302,914, correspondant à environ vingt-quatre millions de tickets.
- Ces derniers ont du reste brusquement monté de 25 centimes à 40 et même 45 centimes.
- Le roi Milan
- Le roi Milan de Serbie a passé hier une partie de son après-midi à l’Exposition, et à cinq heures et demie il s’est rendu au ministère des affaires étrangères pour faire une visite à M. Spuller.
- Au Trocadéro
- Aujourd’hui mardi, à deux heures et demie, aura lieu au Trocadéro la treizième séance d’orgue donnée par M. Henry Deshayes, organiste de l’église de l’Annonciation de Passy, avec le concours de Mlle Marcella Pregi et MM. Paul Lautier et Lebeuf.
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 183.144
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- ler étage................ 11.578
- Du 1er au 2me.............. 7.310
- 2e étage direct........... '2.601
- Du 2e étage au sommet... 3.915
- En tout.............. 25.404
- Aos Isôtes
- Nous tenons de bonne source que S. A. R. le prince Ferdinand de Bulgarie, qui, d’ailleurs, n’est pas à Genève, comme on l’avait prétendu, doit arriver incessamment à Paris.
- D’après la version de son entourage, Son Altesse voyagerait pour se distraire et se reposer.
- D’après la version diplomatique, il s’agirait d’un mariage que le prince Ferdinand contracterait avec une parente de.S. A. R. la duchesse d’Alençon.
- Le grand-duc Michel Michaïlovitch. qui se trouve en ce moment à Biarritz, arrivera-mercredi soir à Paris, pour visiter l’Exposition.
- Arrivée d'Espagnols
- Un train spéciai conteuant 700 voyageurs venant de Barcelone est arrivé, dimanche matin, à la gare de T^on, à Paris.
- Bien entendu ces voyageurs ne nous arrivent que pour visiter l’Exposition.
- lue exposition hollandaise
- L’année prochaine aura lieu, à Amsterdam ou à La Haye, une exposition d’engins destinés à protéger les ouvriers contre les accidents dans les fabriques.
- La commission de cette exposition, qui est déjà formée, se compose des membres de la commission
- nommée l’année dernière par l’Association pour le progrès du travail dans les fabriques et manufactures, avec adjonction de quelques fabricants.
- Cette exposition comprendra probablement aussi celle d’articles du domaine de l’hygiène industrielle.
- Les musiques militaires
- • C’est dimanche que les musiques militaires se sont fait entendre pour la dernière fois dans les squares et les jardins publics de Paris.
- Nous ne voulons parler, bien entendu, que de la Ville, car, pour ce qui est du Champ de Mars, les concerts militâmes y continueront jusqu’à la clôture de l’Exposition.
- Le musée cle la Révolution
- Le musée de l’Histoire de la Révolution, dont l’Exposition si intéressante a obtenu tant de succès dans la salle des Etats du Louvre, sera clôturé dans quelques jours.
- Les portes en seront fermées le 31 octobre irrévocablement.
- Le concours cle beauté
- Le concours de beauté qui doit avoir lieu, à Neuilly, le 20 de ce mois, promet d’être des plus attrayants. Les juges, fins connaisseurs, s’y montrent très difficiles dans le choix des candidates : beaucoup d’appelèes et peu d’élues. Après un premier examen qui portait sur un nombre assez considérables de jeunes beautés, vingt-deux seulement ont été admises. Voici à quelles nationalités appartiennent ces dames :
- Il y a 5 Françaises, 2 Anglaises, 3 Américaines, 4 Algériennes, 2 Russes, 2 Autrichiennes, 2 ItaT bennes et 1 Roumaine.
- Ajoutons que douze premiers prix et six seconds prix seront décernés.
- ------------------; ——-------------»------------,
- La Fête lu Palais le FMistrie
- Depuis hier, dit le Figaro, les billets de la Tombola Paris-Anvers, à un franc, sont mis en vente dans les divers dépôts que nous avons indiqués déjà, c’est-à-dire : _
- A notre Salle des dépêches ;
- Au Palais de l’Industrie (portes 1 et 4);
- A la légation de Belgique, 29, avenue Marceau ;
- A la Banque Parisienne, 7, me Gbauchat ;
- Et au Grand-Hôtel, à l’Hôtel Continental et à l’Hôtel Terminus.
- Les personnes qui, en dehors de nos dépositaires, voudraient se charger de la vente des billets sont priées de s’adresser à notre collaborateur René Martin, aux bureaux du journal.
- Un grand nombre- de nos abonnés et lecteurs de Paris et de l’étranger nous demandent comment ils peuvent souscrire de loin à la Tombola. Le moyen est bien simple : il consiste à détacher le petit bulletin qu’ils trouveront à notre troisième page et à l’envoyer sous enveloppe, avec un mandat-poste correspondant au nombre de billets souscrits, à l’administrateur du Figaro. Les billets leur seront expédiés par retour du courrier.
- Il importe de bien faire savoir que tous les jeux, boutiques et divertissements quelconques de la Kermesse seront tenus par des artistes, et rien que par des artistes.
- Pour ceci comme pour tout le reste — chant, danse, et ce qui doit concourir à composer un spectacle sans précédent — tous les théâtres de Paris se sont joints à nous avec un élan admirable... sauf un, un seul — mais c’est sans importance. C’est M. Albert Vizentini, très heureusement et très à point redevenu Parisien, qui préside à cette partie essentielle de notre programme, et on sait quel metteur en scène hors ligne est l’ancien directeur du Théâtre-Lyrique et du Théâtre-Michel.
- A
- Presque tous nos confrères de la presse parisienne, sans distinction d’opinion, se sont associés spontanément à notre initiative. Rien ne prouve mieux que l’œuvre est bonne que cette quasi-unanimité des journaux. Merci à eux tous pour le puissant concours qu’ils nous apportent.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- LES ALLEMANDS A L’EXPOSITION
- Nous recevons d’un de nos amis la communication suivante :
- Mon cher rédacteur,
- Je viens de traverser la Bavière, le Wurtemberg, le duché de Bade et cette pauvre Alsace. J’ai parcouru ces pays en chasseur, voyant donc le pays dans ses dessous.
- J# ne ferai point de politique pour le Bulletin officiel, qui ferme la pôrte à la « grincheuse » et je ne vous parlerai pas des mécontents d’en bas. Je ne vous parlerai donc que de l’Exposition.
- Si dans les grands journaux de l’Allemagne du Sud —j’entends ceux qui sont frottés de Prusse — on a cherché à faire le vide autour de l’Exposition, il n’en est pas moins vrai qu’ils ont été relativement mesurés dans la campagne gallophobe de commande. Mais où la bride a été lâchée, c’est dans les milliers de petits journaux qui vont au peuple et qu’on ne voit pas hors de l’Allemagne.
- Là, la France et Paris étaient dépeints sous les plus sombres couleurs. Les Allemands y étaient en interdit; on les molestait; on les maltraitait. Bref, c’était le cas de faire son testament avant de se risquer à visiter l’Exposition. .
- Cependant quelques-uns se risquèrent. Ils furent reçus partout avec la plus grande courtoisie et s’en retournèrent émerveillés. Confiants dans leurs récits, d’autres se mirent en route : et c’est ainsi que le nombre des voyageurs pour l’Exposition a augmenté en raison directe du temps passé.
- Les Allemands, retour de Paris, sont ravis. Ils y ont reçu le meilleur accueil. Aucun d’eux n’a été traité autrement qu’un Russe, un Norvégien ou un Anglais.
- Croyez-moi : l’Exposition a fait le plus grand tort au parti militaire prussien. Car, aucun de ceux qui en sont revenus, ne croira plus à une France ennemie des peuples.
- Cordialement, R.
- QUESTION INTÉRESSANTE
- Nous recommandons à l’administration, toujours si soucieuse des intérêts des exposants, la communication suivante que nous fait l’un d’eux :
- Le système des collectivités adoptée pour l’Exposition de 1889 va évidemment faire surgir des difficultés, peut-être même l’attribution des récompenses décernées à ces groupes donnera lieu à des débats nombreux.
- Le mobile auquel obéit un exposant en apportant sa collaboration n’est pas d’ordre exclusivement moral, il recherche aussi un résultat pratique se traduisant par une récompense dont il pourra se prévaloir dans l’intérêt de son commerce ou de son industrie, aussi tient-il à donner le plus de publicité possible à l’approbation officielle qu’a reçue son travail.
- Si l’exposant est seul, rien de plus simple, il fait sa publicité comme il l’entend; mais s’il appartient à une collectivité, quelle doit être sa conduite ?
- Evidemment, la récompense obtenue par le groupe dont il faisait partie lui appartient comme elle appartient à ses collègues, mais néanmoins elle ne lui est pas spéciale et s’il la mentionne il doit en même temps indiquer, par une certaine formule, qu’il n’est primé que parce qu’il était membre d’une collectivité ; sans cette mention, il tendrait à s’attribuer un mérite personnel supérieur à celui des autres collaborateurs.
- Maintenant qui sera détenteur de la pièce officielle constatant la récompense obtenue ? Si la collectivité subsiste après l’Exposition , comme une société par exemple, la chose est facile, le diplôme reste aux archives ; mais si cette collectivité n’a été constituée que pour la circonstance et prend fin en même temps que sa cause, qui restera possesseur du brevet? Tous les participants y ont un droit égal.
- De plus, dans l’un et l’autre cas, il ne reste aux exposan ts, en dehors de leur inscription au palmarès, aucune preuve matérielle du succès qu’ils ont remporté ; bette situation pourrait amener des complications et permettrait même, à des gens peu scrupuleux, de se faire passer pour des anciens membres de la collectivité médaillée, il faudrait donc constamment, pour s’assurer de la véracité ou de la fausseté des allégations, recourir au Journal Officiel, ce serait peu pratique.
- Pourquoi l’administration ne ferait-elle pas imprimer un petit parchemin sur lequel seraient indiqués la collectivité, le nom de l’exposant, et la récompense obtenue ? Chaque participant recevrait ainsi le diplôme auquel il a droit et pourrait l’utiliser comme font, du leur les exposants individuels.
- Ce moyen, qui n’entraînerait pas à de grands frais, éviterait bien des récriminations, il donnerait satisfaction à tout le monde et présenterait les avantages d’une parfaite uniformité jointe à une stricte égalité.
- Un abonné, exposant collectif. ---------------------------
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 18-89
- Médaille» de récompenses
- Le bruit a été faussement répandu que les exposants récompensés ne recevaient pas de médailles avec les diplômes qui spécifieront les titres des récompenses obtenus.
- Il est vrai qu’il ne sera pas délivré de médailles des métaux différents ; mais chaque exposant, titulaire d’un diplôme de grand prix, de médaille d’or, de médaille d’argent ou de médaille de bronze, recevra, avec son diplôme, une médaille de bronze frappée à son nom.
- L'Accident du Palais des Machines
- Ce matin à dix heures quarante un épouvantable accident s’est produit à la section suisse de la galerie des Machines.
- Un ouvrier nommé Schidknechd, âgé de trente-trois ans, marié et père de famille, employé de la maison Henri Spühl, constructeur à Saint-Tiden près Saint-Gall, a été pris par une courroie de transmission dont le volant fait cent-cinquante tours à la minute.
- En un clin d’œil il a été emporté, complètement déshabillé et les pieds ont été séparés du corps.
- La machine a été complètement renversée par suite du raccourcissement de la courroie après laquelle s’étaient enroulés les vêtements.
- La chair de l’index de la main droite a été arrachée de la main et autour de la machine le sang et la-moelle des os des jambes avaient tout éclaboussé.
- Ce malheureux est victime de son imprudence, et sa femme, qu’il venait d’envoyer faire l’ascension de la Tour Eiffel, va apprendre une bien triste chose à son retour,
- C’est une machine à river' les tuyaux qui a été renvérsée.
- LES CONGRÈS
- Le Congrès des sciences ethnographiques
- Avant de clore ses travaux, le Congrès des sciences ethnographiques a été invité à faire une visite à. l’Exposition universelle, sous la direction d’un de ses vice-présidents, M. Du-claud, récemment élu député. Ses membres ont été d’abord reçus dans la sous-section de l’Extrême-Orient, au palais des Arts libéraux, organisée par les soins de M. Léon de Rosny. On a fait manœuvrer pour eux le char magnétique des anciens Chinois qui montre le Sud et qu’on considère comme le point de départ de l’invention de la boussole. Une épreuve des impressions chinoises antérieures à Gutenberg de bien des siècles, a été tirée devant eux, et on leur a expliqué, pièces en mains, le système de l’imprimerie en types mobiles inventée en Chine au onzième siècle avant notre ère.
- Le Congrès s’est ensuite rendu au Trocadéro où il a visité la belle collection réunie par M. Yarat, explorateur, durant son récent voyage en Corée, cette dernière terra incognita du monde asiatique.
- Il a assisté enfin à une grande messe bouddhique à laquelle il avait été invité par M. Dumontier, délégué du Protectorat.
- La dernière séance de section a été présidée par M. Duclaud, député de la Charente, qui a résumé avec un grand talent les discussions engagées sur le problème de la dépopulation de la France.
- Le général Légitime, ex-président d’Haïti, un noir aussi beau qu’intelligent, a fait ensuite une lecture sur l’ethnographie de son pays et a montré le travail de fusion qui s’opérait entre
- les deux principaux éléments de population de l’île..Les vives sympathies que le général a témoignées à la France et la forme aussi savante que pittoresque de sa lecture lui ont valu un véritable succès.
- M. Léon de Rosny a lu un mémoire pour montrer comment on devait se servir de la linguistique pour le progrès des études ethnographiques, et il a successivement examiné dans la langue des différents peuples plusieurs mets qui contribuent à nous éclairer sur leurs idées et leur civilisation. Les mots employés pour dire Dieu et l’homme ont surtout intéressé l’auditoire.
- Dans l’après-midi, le Congrès a tenu une séance générale sous la présidence de M. Op-pert. Le savant académicien a établi avec beaucoup de lucidité les résultats considérables de la session. Puis le docteur Leitner a donné de savantes explications sur la riche collection de photographies ethnographiques réunies durant ses voyages dans la région de l’Himalaya.
- L’assemblée a voté quelques vœux adoptés par les sections et elle a terminé ses travaux en désignant, sur l’invitation de M. Boutcou-lesco, la Roumanie pour la troisième session du Congres. L’Angleterre et la Belgique avaient également été proposées pour la première réunion des ethnographes des deux mondes. Ce sera partie remise.
- 1 Le Congrès des Brasseurs
- Lundi, à trois heures, a été ouvert, à la Bourse du commerce, le Congrès des brasseurs organisé'par l’Union générale des syndicats de la brasserie française.
- La séance était présidée par M. Tafûn-Bi-nauld, président honoraire du syndicat des brasseurs du Nord, assisté de MM. Dumesnil, Velten, Tourtel, Delemer, Boyer, Cirier-Pavard, Propper. Parmi les assistants, on remarquait de nombreux délégués de la brasserie' française et étrangère, notamment de la Belgique. MM. de Meulemeester, Yerstraete, Borremans Van Cannpenhoüt, Banbresse, etc ; un délégué du gouvernement impérial ottoman, M. Lindet, du Conservatoire des arts et métiers ; M. Kayser, de l’Institut agronomique.
- M. -Duclaux, professeur à la Sorbonne, directeur du Laboratoire des fermentations à l’Institut agronomique, a fait une' conférence sur « l’Art et la Science de la brasserie. »
- Après la conférence, les membres du comité ont fait diverses communications intéressant la brasserie.
- LES ASCKXSIOXS A LA TOUR
- A PIED
- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la prie Est..
- Montée du fer au 2e étage, par les .escaliers Nord et Sud : descente par-les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au fer étage', par les piles Est et Ouest.
- Descente du 1er étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 5e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2^ étage :
- Jusqu’au l'er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- •
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage-, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 ma tin à 9 h. 1/2 soir. .
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage de la Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du FIGARO
- 9 OCTOBRE
- (Suite).
- Laurent Pingaret, Toulouse.
- Philippe Haguenauer, Strasbourg (Alsace). William K. Barron, Yorkshire, England.
- William J. R. Joues, Bradford England.
- Honneur au génie de M. Eiffel. — Mug, Louis, Liège.
- Mug, Henri, Liège (Belgique).
- Hugues, Henri, Nice (Alpes-Maritimes).
- Isidore Lévy, Thillot (Vosges).
- Alfred Prétot.
- Paul Bordelet, Rozoy-en-Brie.
- Salvador Yaner.
- San Félin de Guixols, Espagne.
- M. et Mme Castinel, Joaques.
- Williams Foulds Barrett, Bradford Manchester, England.
- W. Simpson, Denmark Park, London.
- J. Adler, Paris.
- Albert Cahn, Francfort.
- Gourion, Jacques, négociant, Pontrieux.
- Godreuil, Paul.
- M. et Mme E. Detuncq, Abbeville (Somme).
- J’envoie un baiser à ma chère épouse, ma reconnaissance à M. Glibert et mes compliments à M. Cols. Chst, à Baulers, D. Delatte, Àclos.
- .Eiffel n’est pas seul grand, mais sa Tour est un monde ! 21 a tout défié pour cette autre Babel.
- Hier de sa haute idée, en merveilles fécondes,
- Eort de son sûr génie, éclair tombé du ciel,
- Eiffel voulut une œuvre à nulle autre seconde :
- E’œuvre est là! je l’admire : à jamais, vive Eiffel !
- J. Gauët, Roubaix.
- Meryolles, Toulouse.
- G’est rien de le dire, faut y monter. — Nanicbe.
- Envoie ses .saluts à sa famille. — Albert Ascher, Bucarest.
- MM. W. M. etM. Ligptfoot.
- Tante Loulou envoie ses salutations à toute sa famille, Bruxelles.
- Marie Dupont, Bruxelles.
- Mme Jules Baffert.
- M. et Mme Fernand Pinchon, Marseille.
- M. et Mme Apoville, Dives-sur-Mer.
- L. Pingarel, Toulouse.
- A\v. Decio Tabanelli, Paris.
- J. Micessone, Paris.
- A Dive Buenos-Ayres.
- M. Pauwels, Bruxelles.
- L. Maury, Toulon.
- Dupont, Toulouse.
- A. Duperron, St-Pétersbourg.
- Henri Seprœder, St-Pétersbourg.
- Louis Kuster, St-Amarin, Alsace.
- *Ysek villa Liverpool Strad, Ghester.
- Northampton.
- Joseph Galtor, Londres.
- Michael Levinger, Karlsruhe.
- Alphonse Lévy, Strasbourg.
- Valentin Barra, Bilbao.
- Maria Urquiza de Barra et Mercédes de Eche-varria, Billav.
- Antoine de Bouvier, Genève.
- S. de Bouvier, Paris.
- N. Bouvier, Genève.
- Mlle Jenny Dunant, Genève.
- Arnold de Jung, Amsterdam (Pays-Bas).
- A Bertha ! Il vous faudrait être ici ! ! ! — Elie, A. Van de Xaal, Bois-le-Duc (Hollande).
- J.-J. Van Vevolberquen, Amsterdam (Hollande). Lodewyg Hendi'ik et J.-M. Hastogensis, Amsterdam (Hollande).
- „ Sommet tour Eiffel. Chut ! N’éveillez pas les anges. — Georges Motte, Namur (Belgique).
- Maria Brasseur.
- Georg Haendel, Vienne (Autriche).
- Caroline Umlauff, Hambourg.
- Ilaence Dickson, London.
- Adaliza et M. W. Dunscombe. Bristol.
- Lucien Ramin, Vichy.
- André et Marie ^Poitevin.
- E. Quillot.
- E. Cornu.
- Capitaine Durutte, Anvers.
- Marius Brémond, Marseille.
- Marie Adam, Chaumont.
- Emile Guinot, musicien au 23e de ligne, Bourg (Ain).
- G. Guinot, Joinville.
- Siegfried Grandus, Hambourg.
- Vicomte Herbert de Saint-Arthur.
- Paul de Boisquennay.
- A. Perrola, Rapperswil.
- Grillet, Marseille.
- Adrien Labigang.
- Hugo Heimann et sa femme, Breslau.
- Duirat, Germain et Duirat, François, Lyon.
- Je suis monté au sommet de la tour. J’ai été émerveillé de la construction et du panorama. — Dalancourt, maire de Caudéran (Gironde).
- Julian Valléjo,
- Fabian del Banco.
- Mme Blampignon, Provins.
- Vive la République! — Ch. Blampignon, Provins.
- Pasquale Peccezillo di Portico di Caserta.
- Frank Boisley, London, W. C.
- A. Déhau, Angers (Maine-et-Loire).
- P. C. Schillemans, étudiant, Amsterdam.
- Poi, docteur, Amsterdam.
- Gabriel et Lisie Keatinge, Sunderland, England. Miguel Bengochea, Colindres, Santander.
- Jules Pignon, Paris.
- L. Boillon, Saint-Malo.
- M. et Mme Raphaël Réale, Cannes.
- Ed. Goffart, Herve (Belgique).
- Eugène Desmons, Ruisseauville (Pas-de-Calais). Emile Desmons, Abondances (Pas-de-Calais). Coningi Curioni, Milan (Italie).
- Jean-Baptiste André, Marseille.
- A. Voltz, Francfort-sur-Mein.
- Perchelle, Arville (Seine-et-Marne).
- Mme Alphonse Huygen-Devis, Hoesselt (Belgique).
- Mme Devis, Bruxelles
- Henri Thijsen, Tilboursg (Hollande).
- Anna Thijsen, Rotterdam (Hollande).
- Maurice Blain, Sourves (Var).
- Rougiers, Marius, Touves (Var).
- Coust, L. Frangopulo fils, Marseille.
- Lucien Beurnel, Epinal (Vosges).
- Marchély, Beauvais (Oise).
- Doou aou de la Tor Eiffel, Adren et la Griho mandon soun bonjou à la miho. — Grillet, Marseille.
- Hommage à Suze. — Jourdeuil de Hervfi, Emile.
- Pedro Hazuar, Joaquim Lledo et Vicente Pla, Valencia (Espagne).
- Joaquin Montesino, Valencia (Espagne).
- Domingo Lledo et Abdou Pastor, Valencia (Espagne).
- M. et Mme G. Champeaux, Thorigné (Sarthe).
- F. Fournier, chef armurier de la marine, et Mme L. Fournier, Toulon (Var).
- B. Favre, chef armurier de la marine, et Rose Favre, de Toulon (Var).
- Edmond Demellier, Saint-Maixent (Deux-Sèvres). Z. Gatti, adjudant au 3e tirailleurs.
- M. Gatti, rédacteur au ministère de la guerre.
- M. Caron, Saint-Pierre-lès-Calais.
- A. Caron, Arcueil.
- Mme Duverdier, Marseille.
- M. Louis Ponthus, Paris.
- Lady Catherine-Virginia Russell, London. Fredérick-David Lewis, London.
- Samuel Lewin, docteur en médecine, Kowno (Russie).
- Mme Veuve et Mathilde Cora, Paris.
- M. et Mme Fayou, Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord). Delaunay, Eugène, Vauclerc (Marne).
- Dulys, Emile, et son fils Alphonse Dulys, Orléans.
- Maurice et Albert IJameline.
- Du haut de la tour Eiffel, Georges envoie le bonjour à toute sa famille. —Georges R au ch.
- Reirnann, docteur en médecine, conseiller d’Etat russe, Kiev.
- Edgard Mercinier,
- Mme Wild.
- Du haut de cette tour, j’aperçois mon village. — Jean-Baptiste Guesquiers, Loos (Nord).
- Louis Chatrier, Paris.
- Charles Pluym, négociant, et Eugène Chaline jeune, représentant de l’agence Havas, Pernambuco (Brésil).
- .T’ai visité et admiré les quatre Expositions universelles de Paris.
- Celle-ci, si magnifique et si étonnante, est le meilleur moyen pour fraterniser entre les peuples et pour faire
- aimer la France et le peuple français.— N. Lublink; Hee-renveen (Pays-Bas).
- E. Bennert, Anvers.
- Fernand Daute, Paris.
- Steinmetz, Armand!
- Emilio Garcia Puélles.
- Marie Bruzon.
- L. Vian Gautier.
- Edmond, Elisabeth et M. Goy, St-Quentin. Gautier, Casimir, Lyon.
- Delacquis, Lyon.
- Nina Giet, Barbezieux (Charente).
- Mme Tanty.
- Wilhelm Hackmann, Emily Whitehovn, Australie.
- Alfred Laurie et Son, Durban, St-Africa.
- Memory Stokes, Cavendish-Square.
- Ottavy César, sergent-fourrier, 84e de ligne, Lan-drecies.
- Sauveur Chambon, Marseille.
- Directeur R. Lenk, Vienne.
- Samuel Graetz, Wien.
- Henri Meunier, sergent-major, 130e.
- Nicolas Klatschko, Moscou (Russie).
- Maximilien Dmitriefï,Nishny Nowgorord, Russie.
- Du haut de la Tour, je salue mes camarades les sous-officiers du 130e. — Viard.
- Félix Courvoisier.
- Nadille de Bufîan.
- Henry Villiers, St-Etienne.
- Légat, Joseph, Liège.
- Rafael Manzanases, Madrid.
- Angela Givo, Biarritz.
- A. Williams, Buenos-Ayres.
- Jules Guérin, Mâcon,
- Luis Garrido, Buenos-Ayres.
- Michel Perret, Mâcon.
- Vicomte C. Raniéri, Paris.
- Hippolyte Joannes, Erstein (Alsace).
- Mme André, Narbonne (Aude).
- Arthur Levy, Paris.
- Auguste Levy, Lille.
- M. et Mme E. Picard, Lille.
- Cyrus Iliescu, Bucarest.
- Du sommet de la Tour Eiffel je pense à Balaccanea. et à son fermier.
- J’y suis, mais je n’y reste pas.—* Albert Déchaux. Marseille.
- Et t’as tort... G. D.
- Gaston Lefebvre, Rouen,
- Fernand et Marie Parry, Lunel (Hérault).
- Honneur à Eiffel. — Le président du grand Cercle, Lunel.
- Madame Louis Gempp.
- Jules Narbel. Berne.
- Charles Peiffhoven,
- Jacob Geub, Cologne.
- A mes amis -de Lannoy, un affectueux souvenir. — G. Decarne.
- A. Decarne, Lille.
- Vilkelm Ricdel, et Flori Beutel, Vienne.
- Mme Mireur, Gabrielle Gérard, Ch. Bros,' Saint-Raphael, (Vars).
- Gaspar Legnina, Bilbao.
- Mlle Dourouh, Kasrigeah, Paris.
- Morin, Tours.
- Ve Fauche, St-Maur-les-Fossés.
- G. Potier, Ferrière, Nantes.
- Amable Giraud, Callamand, Eugène et Bosio, Paul, St-Thamas, Bouches-du-Rhône.
- Allain, Victor, Bourges, Cher.
- Je souhaite à Philippe de faire beaucoup d’enfants comme M. Eiffel.
- Marie Harel B ourg-Achard, Eure.
- A. Bost.
- O. Mousset.
- J. Marcou, adjudant-vaguemestre,au 49^ de ligne, Bayonne.
- Samuel Weill, Strasbourg.
- Suzanne, Ducau, Bordeaux.
- D1' Srécsi, Kalman, Budapest.
- Herman Werner, vice-consul de Portugal, à Hanovre.
- Du haut de cette Tour portant le nom d’Eiffel Que c’est beau d’admirer l’étendue infinie :
- Si je lève les yeux vers la voûte du ciel
- Je vois que tout est grand, grand comme le génie;
- Mais en courbant la tête un seul regard suffit Pour voir que sur la terre... hélas! l’homme est petit.
- Roubin, de St-Paul.
- Noble de Grasse.
- Luigi Ossoinack Fiume, Hongrie.
- B. des Etangs.
- Genin et Marie Genin, l’Isle, Vaucluse.
- Oscar Nieberding, Anvers.
- Gabrielle Simon et Simon Gabriel.
- Mme Coutard, de Tours, et Mlle Marie Desnoyers sont enchantées de leur ascension à la Tour Eiffel et regrettent de n’avoir pas pu monter plus haut.
- Oby aîné.
- Charles Prévôt, Saint-Quentin, Aisne.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 5
- Camille Prévôt, Floreste, Aisne.
- Mes amitiés à toute la famille Prévôt Payen.— Floreste Aisne.
- Alexandre Radvan, Chevalier de Paszkiewiez, lieutenant Lemberg, Galicie. Autriche.
- Justine de Paszkiewiez, de Lituanie. Romeniowski Walenty, z Warszawy.
- Une pharmacienne émerveillée.— C. Paillet.
- La science n’est pas une tradition mais plutôt le fruit d’un travail opiniâtre. — Jules Rabot.
- Marthe Rabot.
- C’est si beau que le Liégeois (parisien belge) voudra sa tour Eiffel. — Dumont, Liège.
- Encore un effort, Eiffel, et tu décrocheras la lune. Tu nous auras ainsi délivré des pâles élucubrations des poètes anémiés de l’avenir. — L. Moutardier.
- Docteur Baudet, Baur, Pays-Bas.
- E. Coatte.
- J.-B. Sargnon, Lyon.
- Ulrich Schmid.
- Emile Maraistier, Montélimar, Drôme.
- Maurice et Marie Monge, Nice.
- Grange, Joseph, Marseille.
- W. Kurth, Berlin.
- Thibert, Anaïs Thibert, Mme Poussel, Mathilde Thibert, Marseille.
- Alice, Anatole Bienaimé, et Renaud, B., Boulogne.
- Leinserf.
- Mme Henri Thourel et Amélie Thourel, Marseille.
- Vicomtesse de la Souchonnière, Paris.
- Hippolyte Dartignes, Saint-Gaudens (Haute-Garonne).
- André Familien.
- Winter Stadler.
- Pattenotte v., Pétersburg.
- Charles Borel.
- Mme Reine, des Folies-Parisiennes.
- Baetos, Paris.
- M. et Mme Lucien David, Amiens.
- Mme Ve Lucotte, Labergement-Foigney (Côte-d’Or).
- François, Eugène, Savigny-sur-Orge.
- Parreau, Joseph, Santenay (Côte-d’Or).
- Gonet, Perreau, Chassagne, Montrachet (Côte-d’Or).
- A. Génault, Bordeaux.
- R. Doussaint, Bordeaux.
- Miguel Risso.
- Georges Schmidt.
- Marcelle Gaessler, Parthenay, Deux-Sèvres).
- L. Destres, Bruxelles.
- A. Brey.
- Boulanger, Epernay.
- A. Bry, Tours.
- Boulanger, Guyencourt, Aisne.
- Français, du haut de cette pyramide, quarante peuples vous contemplent. — Joseph Roubille.
- Hommage à M. Eiffel. — Maës.
- Paul Fontayne, Vergèze, Gard.
- Mlle Houlbreque,
- Docteur Paul Tariel, Condé-sur-Noireau.
- M. et Mme Numa Vernerey.
- Mlle Plenriette et M. LaurentHoulbrèque, Havre. Jules Devis, Gand.
- Vilhelmine Dons et Signe Hansen, Copenhague. C.-M. Hiersing.
- Vive la France. — Raymond Ducournau.
- Malgré le mauvais temps, qui m’aveugle, je fais mes compliments à M. Eiffel. — Alfred Modiana.
- Léon, Isaac et Maurice Modiano.
- On s’explique difficilement que M. Eiffel,qui atout prévu dans la construction de sa tour, n’ait pas pensé à adapter au sommet un parapluie d’une circonférence de 300 mètres de diamètre en vue de garantir de la pluie les nombreux ascensionnistes. — De Pallarès, Perpignan.
- T’as trouvé ça tout seul, t’es rien fort, mon vieux. — A. Pavy, Paris.
- Fernand Ducournau.
- Marre Hoursolle, Orthez.
- Antoine Moirans.
- Wilhelm Halzer, Wien.
- Cassoux.
- Emile Huber, Strasbourg.
- J.-B. Lossier, Genève.
- Eugène Salf, Toulon.
- L. et A. Gaudry, Damery (Marne).
- Mme Roussillon, Marie Dubois, Dubois capitaine d’artillerie, Eugène Dubois.
- Martinot, Edimbourg,
- Dottor Giovanni Rocereto. (Italie).
- Lefort.
- E. Messon.
- Domenico Peccerille.
- A. .Jourdan, Salon. Bouches-du-Rhônes.
- Ii. Peucelle, Neuve-Ghapelle (Pas-de-Calais). Annette Amzal.
- Mme et Mlle Bensande, Lisbonne.
- Vincenza Peccervillo, Portuo di Çaserta.
- Girolamo Peccervillo. Marcianise.
- J. G. Bourdonnais.
- Amédée et Aline Laugier. Forcalquier.
- M. N. de Eïd du Caire Egypte.
- M. B. Haeek. Bruxelles.
- René Bonnet, Montrouge.
- Eugène Bonnet, Poitiers.
- Audé, brigadier de gendarmerie, Liry.
- Mireau, Saint-Germain-en-Laye.
- Chabas, Valence, Drôme.
- C. Valette, Chatuzang (Drôme).
- Louise Katzenstein, Cassel.
- Antonie Stvedtner, Berlin.
- Antoine Engelhart.
- Joseph Katzenstein, Cassel.
- Daniel José Cardoz. Lisbôa. Portugal.
- Gaston Laurens, Montpellier.
- Nathalie et Cécile.
- Mme J. Rexuch, Vorrath Mlle Dora Ivohisen.
- Jérémie Blondeel, Wormhoudt (Nord).
- Ve Grandrie, Jersey.
- Mme Valérie Guye.
- Friquet.
- Bétancourt, ingénieur civil et Dupin, Saint-Pétersbourg (Rassie).
- Abram Gremieu et David Milhaud, Aix.
- Pasquier et Marie Pasquier, Combrée (Maine-et-Loire) .
- Leynaud, Lons-le-Saunier (Jura).
- Adolphe Vézian, Rognas (Bouches-du-Rhône). Ernest Souris, Le Mans (Sarthe).
- Ve Lainé.
- Léon et Léonie Félix.
- Pelletier, Arthur, Montsuzain (Aube).
- Louise et Emilie Bischoff, Vienne.
- Max Salinger, Berlin.
- Fréville Morel.
- A. Bachetot, vice-président du tribunal civil, Nantes.
- Gustave Naquet, juge au Tribunal de commerce, Avignon.
- Btazcj Chvaszczewski, AVilna (Russie),
- Charles Schnessel, Munich (Bavière).
- . Coloman de Munkacsy, Fsztergom (Hongrie). Jules de Muzsa, Budapest (Hongrie).
- Mme Silhol et Mme Malich, Marseille.
- Mme Malich, Paris.
- Jos. Goetschy, Altkirch (Alsace).
- Albeaut Edwige Gascon, de Cau (Reims).
- A Mme de Boussé une pensée !
- Spitéri, François, Marseille.
- Michel Bertois, Lyon.
- José Moucpou Escareto, Tortosa (Espagne). Francisco Reperavni.
- Fr. Royo.
- Jules Hernoula, Tournai.
- M. Wallis.
- Ch. Reineville.
- Fred i Wharam, Hull.
- Pablo Gomez, Faslpo (Espagne).
- Aimable Liard, Tourcoing.
- Marcel et Albert Bussy, Dole (Jura).
- Marguerite Bontemps.
- Marthe Haensler, Mulhouse.
- Mme Franz Neuss, Noyon (Oise).
- Alexandre Pratapopof, ingénieur, Moscou, Russie.
- 10 OCTOBRE
- Joseph Roubille.
- Gigay, Eugène, Grenoble.
- Gaze, Bérard et Céas, d’Oraison (Basses-Alpes). François et Marie Randrup, Nice.
- J.-G. Estrade, Lacroix-Falgarde (Haute-Garonne). E. Rodier, Auxerre.
- Fernand Delâge, Montbron (Charente).
- L’abbé Marion, curé de Lumigny (Seine-et-Marne).
- Paul Perrenoud, et Ve Chaïlou, Guelma (Algérie). Mme Estrade, Lacroix-Falgarde (Haute-Garonne).
- Martichon, Mlle Joséphine Martichon, Mlle Elisa Fritchi, Cannes.
- Mme Ducrot, Reims.
- Lucie Bernard, Lobbès (Belgique).
- Fraançois Espanet, Henri Grimaud, François Al-brana, Marseille.
- A. Lelièvre, Paris.
- Tournet.
- Th. Ray, ingénieur civil, Paris.
- J. Ray.
- Comme un point sur un I Je reste sur la tour perdu clans l’infini Admirant l’horizon et la splendeur du ciel Qu’on n’appréciait pas avant la Tour Eiffel.
- Et. Molles-Puyredon.
- Jeanne Molles-Puyredon.
- Le géant sur lequel nous sommes est la plus haute manifestation matérielle du génie humain. Nos compliments au grand ingénieur Eiffel. — Filladrezy.
- Grimault.
- Hedwig Landshoff et Richard Schaberg. Berlin. S. Simonin, Chalon-sur-Sône.
- Menu, Henri.
- Mme Halvorsen.
- Mlle Thérèse Menu.
- Louise et Joséphine Claudy, Lyon.
- G. Cherest et Mme Paul Cherest.
- Vive la France ! — Louise Meyer.
- G. Séjourné, Orléans.
- James, Mead.
- Mme F. Obry et son fils Paul.
- K. Boeheim.
- Alex. Tontis.
- Ferdinand Biallez, Beaucaire, Gard.
- Jules Turcan de Lalanne et R. Vieu des Oulettes, Sisteron.
- Bethier, Lyon.
- Félicie Arnaud et docteur Arnaud, Belge'ntier (Var).
- M. et Mme Roitel et leur Chariot.
- A. Martin et Casaux, Cannes.
- Les délégués de la maison Muller et Portai, de Nîmes. — J. Bedot.
- Rag. A. Pinicelli, Gallarate.
- Ve Imbert, Avignon.
- H. Vereycken, Bruxelles.
- A'. Louison, St-Etienne.
- Béraud, Clément.
- Amédée Fichet, conseiller général, Mayenne. Marie Campos.
- Edward Allanson, London.
- A. Rouleaux, Avignon.
- Jules Noblet et Jean Casenave, Oloson.
- Mouy Porter, Durham.
- Annie Porter, Paris.
- J. Simonnot.
- L. Gérard, Marseille.
- M. et Mme Toulza, Mme Bellavoine, Cette.
- Un peu de statistique : je viens de parcourir les deux rives de la Seine et j*ai constaté avec étonnement qu’il y a autant de ponts sur une rive que sur l’autre. — Regor, Avignon.
- Malin, va! — A., Paris.
- E.-A. Kiebiger, Bâle (Suisse).
- J.Meusy et Arpin Gonnet, instituteur, St-Trivier-de-Courtes (Ain).
- Blagnière, Eugène, Gard.
- Velicie Bourquin.
- Vve J. Videman et Henry Wolff.
- G--R. Blades.
- C.-A. Butfield.
- Gabriel Gilly, Marseille.
- Jules Daum, Mulhouse.
- Fédéric Degen, Bruxelles.
- Trumhond, Chiuly, Rhône.
- Bonjour, Figaro de la Tour! — Auguste Lauvray.
- C. Coville, Pontoise, Seine-et-Oise.
- P. Thomas.
- P. Peny.
- Pierre Marguerite et Rigot. Genève.
- Libes, Henri, fils, Béziers.
- G. Seeberger, Luzern.
- Aimé Laugier et Guigou Gaston d’Apt.
- Labrouas Loms, Lyon.
- G. Laroche, Saint-Gall. •
- Jean Hébrard. Toulouse.
- E. Mayer Rheiner, Saint-Gall.
- François Longchamps.
- Rob Kreis, Saint-Gall.
- Emile Thior .
- Arnold Brinz, Muncher.
- Glovialdo Fernandez.
- Carmen Villota.
- Célestine Isaac.
- Alexandre Meyer, Saint-Gall, Suisse.
- E. Martel, Marseille.
- A mes amis des Catalans. — Simon Sébastien, Marseille.
- Bernh Schmidt, Altona.
- Un Potache.
- Prenez garde à la colle'. — A Paris.
- Les frères L. et A. Lacombe et Bussien, Gustave, Lausanne.
- Cari Lutzi, Hambourg.
- Clémence Marchand, Besançon.
- A. Leclercq, Longpré-les-Amiens.
- Calmel fils, Neurreuil.
- Lieutenant Azémar.
- M. A. Maulshagen, América.
- Ida Schlemberger, Mulhouse (Alsace).
- L. Matthis, Nancy.
- W.-H. Lehmann, Berlin.
- •T. Dammenstein, Stuttgart.
- Kioumi, for ever, Avignon.
- Pierre Goguel, maire d’Allonduns (Doubs). Charles Ferrand, Conthenans (Haute-Saône). Emile Vienot, Paris.
- Valentin Mert, Gilly (Belgique).
- M. J. Rummey fils, Lancashire.
- Antonie Lehmann, Hambourg.
- (A Suivre).
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- BULLETIN OFFICIEL LE L’EXPOSITION DE 1889
- LISTE DES RECOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889.
- (Suite)
- Classe 44. — Produits agricoles non alimentaires GRANDS PRIX Artus, Constant V.-E.
- Collectivité de fabricants de tabac. Belgique. — Collectivité de la société de Saint-Rocli. Belgique. Ensemble de l’exposition des tabacs de la Havane. Cuba.
- Gouvernement de la République Argentine. République Argentine, — Gouvernement du Cap de Bonne-Espérance. Colonie du Cap. — Gouvernement de la Nouvelle-Zélande. Nouvelle-Zélande. — Gouvernement de l’Uruguay. Uruguay. — Goldsboroug. Victoria.
- Japlot, Léon.
- Alazamet (Exposition collective du syndicat des négociants en laines et cuirs de la ville de). — Marchand, P., frères. — Ministère de l’agriculturfc à Washington, D.-G. Etats-Unis. — Ministère de l’agriculture et du commerce. — Ministre des finances, direction générale des manufactures de l’Etat, — Ministère des travaux publics. Mexique. Olivera, Eduard. République argentine.
- Salle de commerce du il septembre à Buenos-Ayres.
- République Argentine.
- Urdubey, Ignace. Uruguay._
- Wilson sir Ersildon. Victoria.
- MÉDAILLES D’OR
- Abeileyra (Nicanor de). République Argentine. — Allende et Cadorniga. Uruguay. — Alzaga (Félix . de). République Argentine. — Arnal. Tonkin. — Arnold, John. Colonie du Cap. _—.Arocena, A.
- ' Republique Argentine. — Association générale des herboristes de France. — Association pour la défense des intérêts de l’industrie liniôre, à Cour-trai, Belgique.
- Balza. Mexique. — Bellot, P.-L. — Bordaberry, Santiago. Uruguay. — Boris frères. Brésil. — Bourgoin-Meiffre. Tonkin - Bruboord. Pays-Bas — Bultrnan. Pays-Bas.
- Caranas. Cuba. — Cabarro. Mexique. — Caillau-Pollet et fils. Belgique. — Camus-Viéville, P.-Ed.-
- C. — Cape Forming company. Colonie .du Cap, — Carrière frères. — Campbell and Son. Nouvelle-Zélande. — Collectivité dé 54 bergeries. Russie.— Collette, René. — Commercial. Cuba. — Commissariat de l’exposition du Chili, Santiago. Chili. — Commission auxiliaire, à Santa-Fé. République
- • Argentine. — Commission des Olympies. Grèce.
- __^Commissariat de l’exposition. Roumanie. —
- Compagnie de l’Afrique-Occidentale. Sénégal. — Compagnie La Corona. Cuba. — Compagnie fermière des tabacs d’Espagne. Espagne. — Compagnie générale des Philippines. Philippines. — Compagnie Partagas. Cuba. — Cotton Oil produit C°.- Etats-Unis.
- Dannenann. Brésil. — Delaunay, Ernest P. — Del Carril. République Argentine. — Département agricole de Labrador. Labrador. — Desmarais frères. — Douglas Mac Lean. Nouvelle-Zélande. — Duggn frères, dépublique Argentine.— Dutton, H.-F., et Cie. Etats-Unis. — Duyvis, F. Pavs-Bas.
- Elder, R.-G., Kokeswood. Victoria. — Etablisse-‘ ment Pedro Dure etbijos. République Argentine. — Esquiros,Mathias, Uruguay.— Etchegoinberry,
- D. Uruguav. — Exposition collective du gouvernement tunisien. Tunisie. — Exposition permanente des colonies françaises.
- Faltz-Fein, E. Russie.
- Svndicat des fabricants d’huile. Belgique.
- Gilbert. Victor. — GLiebra. République Dominicaine — Gonzales, E. République Argentine. — Gouvernement de la 'république de Paraguay. Paraguay . — Gouvernement do Vénézuéla. Vénézuéla. L- Gouvernement, général de l’Algérie. Algérie. — Gouvernement (le), à Pretoria. République Sud-Africaine. — Gaboshigk-i, -J .-B, République Argentine,
- Haas. L.-S. Etats-Unis. — Hamma (le jardin d'essai du), à Mustapha. Algérie. — Huges, Conrado. Uruguav.
- Jardin botanique de la Lasse- : erre. Guadeloupe. — Johnson, A. Uruguay. — Johnstone, B.-P. République Sud-Africaine.
- Keen, J.-E. République Argentine. — Ivuhstobs, Ernest, Belgique.
- Lamis, J. République Argentine. — Lenguas. Luis-Lerena. Uruguay. — Lowe, N. République Argentine.
- Maryland Leab Tobacco Association. Etats-Unis. —’Mendez, Jésus. Uruguay. — Ministère de l’agriculture et du commerce, a Tokio. Japon. Miquelarena. République Argentine. — Aloreno. Juan-José. Espagne. — Musée des colonies, a Lisbonne. Colonies portugaises.
- New-Zealand Loan et Mercantile Agency C°. Victoria.
- Odriozola, Eusèbe. Uruguay.— Ordonana, Domingo. Uurugnay.
- Panelo et Santa-Colona. République Argentine. — Parent et Pinelle. — Pereira, Léonardo. République Argentine. — Poletyllo (comte de). Russie.— Prices Patent Candie Ce Limited. Grande-Bretagne. — Prins, Jean. Pays-Bas. — Protectorat du Tonkin.
- Reggio, Nicolas. — Régie des tabacs. Roumanie. — Régie ottomane. Turquie. — Rigopoulos frères. Grèce. — Rivero, Martinez. Espagne. — Roca, Jules-A. République Argentine. —Rowlet et Ha-milton. Nouvelle-Zélande. — Russell, Hon-P. Victoria.
- Salmon. Tahiti. — Schannan. République Argentine. — Schwartz, Benjamin et fils. Autriche.— Simson, Hon.-Robert. Victoria. — Société agricole et industrielle de Batria et du Sud-Algérien. Algérie. — Société d’agriculture d’Alger. Algérie. Société de la Rêverie. Belgique. — Société impériale d’économie libre. Russie.— Southern Cotton Oil et Co. Etats-Unis. — Stirling ArespeetCie. Uruguay.
- Unzue Carril et Galliegos. République Argentine. Unzue, Mariano. République Argentine.— Unzue, Saturnino et fils. République Argentine.
- Valle, Manuel. Cuba. — Vaughan, et Sarvay. Etats-Unis. — Vencedora. Cuba.
- Wessanen et Saan. Pays-Bas.
- MEDAILLES d’ARGENT
- Abiahy (baron). Brésil. — Acosta, M. République Argentine. — Africana (la).. Cuba. — Agapito Fontecilla. Mexique. — Allen et Gin ter (Incorpo-rated. Etats-Unis. — Alvarez et Gonzalez et Boch et Cie. Cuba. — Anderson, J.-W. Colonie du Cap. — Apellaniz (Ve). République Argentine. — Ar-billa y Azanza. Uruguay. — Aria, J. République Argentine. — Arrondissement de Baria. Gochin-chine. — Assan frères. Roumanie. — Association rurale, Montévidéo. Uruguay. — Aversing fils. Algérie. — Avinenc. Gabon.
- Balley et Wynne. Victoria. — Ballande et fils. Nouvelle-Calédonie. — Baraibar, Félix. Uruguay. — Barraza, Ignacio. Guatémala.— Basavilhaso. R.-F. Républigue Argentine. — Battio. République Dominicaine. — Reggs Brothers. Victoria. — Reigreder, Pierre. Uruguay. — Bernet, Edouard. Bittencourt. M.-J. Brésil. — Blanc fils aîné, Em., Bourgogne et Cie. — Bodart, Emile, Belgique. — Boymard. République Dominicaine. — Bos, Co-chinchine. — Bowman, N.-R. Etats-Unis. — Boyee,- S.-G.. Etats-Unis. — Briegler, Pays-Bas. — Bullivant, William-H. Victoria. — Bure, Adrien. Algérie.
- Cachon, Andres. Uruguay. — Cambacérès, A.-C. République Argentine. — Carnet. République Argentine. — Caminazara. République Argentine.— Capdevilla hijos. Mexique. — Cardona, Miguel. Uruguay. — Cardoso. République Argentine. — Cardozo, Joseph. République Argentine.—Cassey, Edouard. République Argentine. — Cavalieri. Italie. — Gereria Réali. Italie. — Chambouville, Antonin. Algérie. — Chambre de commerce d’Auckland. — Nouvelle-Zélande.
- Chambre de commerce de Rovigo. Italie. Che-rechevski, V. Russie. — Chilinchabide. Uruguay. Clay, H. Cuba. — Clark, Washington-A. Etats-Unis. — Climent, Joseph. Algérie. — Comice agricole de Bône. Algérie. — Comité central de l’exposition. Sénégal. — Comité d’exposition. Inde française. — Comité de la Paz. Bolivie. — Commission independencia. Uruguay. — Commission de l’exposition du Chili. Chili. — Commission de Minas-Geraes. Brésil. — Commission de Perriam-buco. Brésil. — Compagnie Legitimidar. Cuba.— Cordeiro, Luis. Equateur. — Cordeiro, Paulo. Brésil. — Cremaes-, Vincent. Algérie. — Cyriaco-poulo, Cyriaco. Grèce.
- Davidson ÂV:-H. Victoria. — Debonno, Charles. Algérie. — Dec Oil Co. Grande-Bretagne. — De-marchi (Scipioni). Brésil. — Dciss, Edouard. — Département de San Salvador. Salvador.-Devriès, T. Algérie. — Diaz de B. (Joseph Mme). San Salvador. -- Duarte (Marcos). Mexique. — Duportal, Emile. République Argentine. — Du-puy de Lavaur, V. Algérie.
- Ecole agricole de Kratjevo. Serbie. — Erden, Colonie du Cap. — Erro. Julian, Uruguay. — Etat de Colima. Mexique.— Etat de Morelos. Mexique. — Etat de Yucatan. Mexique. — Etchenique. •José. Uruguay. — Exposition collective des villages de San Salvador. Salvador.
- Fayot frères. Algérie. — Frères, V. Ferdinand. — Frers. République Argentine. — Frost Arthur-Henry, Colonie du Cap. — Frowein et Cie. Pays-Bas.
- Garcia, J.-L. République Argentine. — Castellu, P. République Argentine. — Gibson frères. République Argentine. — Giquet-Leroy. — Gouvernement de Hidalgo. Mexique. — Gouvernement du Nicaragua. Nicaragua. — Grapiolo, Emile. République Argentine. — Guzman (Dr David-J.). San i Salvador.
- Hæjenius, P.-G.-C. Pays-Bas. — Ham, P. République Argentine. — Harthiil, Alex. Etats-Unis.
- — Hartog. Algérie. — Hastie. Nouvelle-Zélande.
- — Hinson, W.-G. Etats-Unis. — Hirsch frères.— Holmes, Mathew. Nouvelle-Zélande.
- Iguaran hermanos. Uruguay. — Instituto flumi-nense d’agricultura. Brésil. — Ivanolf, F. Russie.
- Jardin botanique de San Salvador. Salvador.
- — Javier-Indart. Uruguay. — Jolivet, J.-Louis.— José y Ypina. Mexique. — Jostson Jacaraeïs, Josef. Grand-duché de Finlande.
- Kenny, L. République Argentine. — Kimbale, AV.-S., et Co. Etats-Unis.— King and Sons. Colonie du Gap. — Kolbe, T.-T. République Sud-Africaine.
- Labèque. Uruguay. — Lahaye Viard, J.-Eugène.— Lajonkaire (de). Algérie. — Lallemand. Algérie.
- — La Torre (Luis de). Uruguay. — Le Berre, évêque de Guinée. Gabon-Congo. — Le Coat de Iverveguen, duc de Trévise. La Réunion. — Lefebvre, Désiré. Haïti. — Lewis, AV. Victoria. — Linghet. Salvador. — Lopez, L.-M. République Argentine. — Lopez et Artola. Uruguay.— Lopez et Cie. Espagne. — Lopez, Manuel. Espagne. — Loustalot frères, Fuares. République Argentine.
- Machido, Kanjiuro. Japon. — Maézcurrena hermanos. Uruguay. — Menier. Nicaragua. — Melia. Algérie. — Meyer, Juan. Uruguay. — Monti, J.B., et Cie. Algérie. — Moore (Ve). République. Argentine . — Morange, Camille, et héritiers G. Imhaus. La Réunion. — Moreno et Vieira, Gon-zalès. Uruguay, — Moreno, Félix et Matias. Espagne. — Municipalité de Léon. Nicaragua. — Munoz, Juan-José. Uruguay.
- Nakamura, Gihel. Japon. — Nacasawa. Japon. — Noirot, Ernest. Sénégal.
- Ojea, Antoine. République Argentine. — Oliveiro, François. République Argentine.— Oteguy, Jean. Uruguay.
- Paschalidès frères. Grèce.—Pénitencier de Bourall. Nouvelle-Calédonie. — Perez, Juan-M. Uruguay.
- — Pereira, Faustine. Uruguay. — Pereyra, To-mas. Uruguay. — Philipps, Joseph. Nouvelle-Zélande. — Pitcairn, Robert. Algérie. — Préfet d’Amatitlan. Guatémala. — Prieto. République Argentine.
- Rabelï, Prudenico. Cuba. — Raby (Ve) et Vilain. A.
- — Raeymackers, G. et Cie. Belgique. — Raoul, chef de mission. Tahiti. — Ramirez, J.-F. Philippines. — Reid, John. Nouvelle-Zélande. — Ri-veiro, Manuel. Mexique. — Rivoire fils. Algérie.
- — Roberts, R.-R. Etats-Unis. — Robin. Tahiti,— Robin, Félix. Tahiti. — Roca, Antonio, établissement Lapungunda. République Argentine.— Ro-cha (Ve). République Argentine. — Roosen, Germain Uruguay, — Rosa de Santiago, Cuba.
- Saxtchi et Mangouby. Russie. — San Martin, Santiago. Uruguay. — Santa Maria. Antonio. Uruguay. — Sastria, S. Urugay. — Sato, Denhei. lapon.— Seminario frères. Equateur. — Serra, J.--C. Portugal. — Sienra, Amaro. Uruguay. — Silva (R.-A. da). Brésil.— Soura (Gonçalves de) et Fernandes. Brésil. — Sioux City Linseed Oil AVorks. Etats-Unis. — Silva et Pinna. Brésil. — Sivori, Louis. Uruguay. — Sloanne, A. Victoria. Société franco-africaine. Tunisie. — Société de géographie de Lisbonne. Portugal. — Société d’études scientifiques appliquées à l’industrie et au commerce. — Société du Sahel tunisien. Tunisie. — Somoza, Jean. République Argentine. — Stordeur, J. de. Belgique. — Suarez, Domingo. Uruguay.
- Taberne, Juan. Uruguay.— Tajima, Ileinai. Japon.
- — Tajima, Yahei. Japon. — Testelin, Aug. Belgique. — Teixeira et Lemvig Fog. Brésil. — Tsukushi. Japon.
- Unzue, Saturnino. République Argentine. — Ur-dampilleta hermanos. Uruguay.—Urioste,Santos. Uruguay. — Uys, P.-K. République Sud-Africaine.
- Valès et Cie. Espagne. — Arautier frères et Cie. Suisse. — Aullar y Villar. Espagne. — Villena. Philippines. — Arigrne, A. et Cie. Colonie du Cap.
- — Vidiella, R. Federico. Uruguay.
- AVeyl frères. — AATlliams. J.-M. Nouvelle-Zélande.
- — AVilson. J.-J. Son and Gç. Etats-Unis.
- Zappas, C. Grèce. — Zeballas, Estanislas-S. République Argentine.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Abella, Antonio. Uruguay. — Aculle, Marie-Christina. Philippines. — Agathoclès. C.-P- et Cie. Grèce. — Aiga. Japon. — Alkain, C. République Argentine. — Allen, AA7.-B. Nouvelle-Zélande. — Andros (commune d’). Grèce. — Ari-zaga. Uruguay. — Artagabeytia. Henry. Uruguay.
- — Association industrielle portugaise. Portugal. Banque coloniale portugaise. Colonies portugaises.
- — Barber, Andrew-Thomas. Alexique.— tsarqui-nero Adela {Vilar y A’ilar). Cuba. — Bastos, Jean. Algérie. — Battenian et Terraoson. République Argentine. — Bauer, Carlos. Alexique. — Bayard, C.-A. Algérie. — Beaumont. Lucien. Nouvelle-Calédonie. — Becker. Algérie. — Benigno Guer-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- rero. Mexique. — Benavente, J. Vicente. Chili.
- — Bergshon, Jean. Russie. — Besnard, Julio. Chili. — Blanco et Cie. Mexique. — Bonand (Adblphede). Algérie. — Boerr frères. République Argentine. — Bonifacio, Henri et Cie. République Argentine. — Bonorino, A. République Argentine. — Bevilacqua, Joâo-B. Brésil, — Bous-saud, Victor. République Dominicaine. — Brant (commandeur). Brésil. — Beissonnet fils. Algérie.
- — Brigido, Joâo. Brésil. — Bunge, E. République Argentine.
- Cabardez et Nicolas fils. — Cadmus, Jdenry. République Argentine. — Calaconas, Antoine. Grèce. Calitsis, P.-G. Grèce. Campos Marcello. . Salvador. — Capdegelle et Hanicotte. Algérie. — Caprario et Cie. Uruguay. — Carvathal (F. de). Portugal. — Carvajal et Verdugo. Chili. — Cas-tellanos et Delucchi. Uruguay. — Casthanea (commune de). Grèce. — Cerbo, A. République Argentine. — Chailly. — Ghaper, pour la maison Verdier, de Grand-Bassam et Assinie. Assinie. — Christy, Th. et Cie. Grande-Bretagne. — Clarin-do, F. dos Santos Nelson. Brésil. — Collectivité des herboristss de Mitzi (Seine-et-Oise). — Colly •et Augé. Nouvelle-Calédonie. — Comice agricole d’Alger. Algérie. — Comité de Santa-Cruz. Boli--vie. — Commission auxiliaire Misiones. République Argentine. — Comité organisé par M. Potier. Réunion. — Commission coopérative d’Ambato. Equateur.— Commission provinciale de Santiago. République Dominicaine. — Commission provinciale de Santo Domingo. République Argentine.— Commission provinciale de Seïbo. République Dominicaine. — Commission provinciale de la Vega. République Dominicaine. — Compagnie française des graisses minérales consistantes. — Conceiçao, José-B. da. Brésil. — Cordeiro, Joâo. Brésil. — Correa, José-Francisco -et Cie. Brésil. Costa, J.-Bento da. Brésil. — Costerizan, Henri. Algérie. — Couitéas, Jean. Algérie. — Couvent de Talante. Grèce. — Gros, Félix. Sénégal. — Crowe, Frédéric. Nouvelle-Zélande.
- Daumas. République Argentine. — Delorme. Algérie. — Dessolier. Algérie. — Diaz (Mme Josefa-B. de) Dickinson. République Argentine. — Donato Gutierez. Mexique. — Donovan, Antoine. République Argentine. — Dromain, N.-Alfred. — Drumbar War, roi de Cayor. Sénégal. — IJura-nona, M. République Argentine. — Dutra Alfredo. Brésil.
- Echlimann, M. Russie. — Ecole arabe française de Bizerte. Tunisie. — Efthimiatos, Jean-L. Grèce.
- — Ellehorst, A. République Argentine. —- Etablissement agricole, à Topchidez. Serbie.
- Fabbri-Natallucci, Lino. Saint-Marin. — Fernandez-Garcia. Cuba. — Flor de Yuclan, (Diaz and C° Etats-Unis. — Florida Tobacco Producing C°. Etats-Unis. — Froloff. Russie. — Fuentès. José-Rodriguez. Porto-Rico. — Fujiwuchi (Binsliin). Japon. — Furtado, Luis-Miguel. Portugal.
- Garcia (De). République Argentine. — Garcia Her-mosin. Chili. — Galan et Rocha, L. Uruguay. Garbino. République Argentine. — Gaubert, “Philippe. Algérie. — Gérard frères. Guadeloupe. Ghicaas, N. Grèce.— Ghiraldo etMurature. République Argentine. — Gianaclis, Nestor. Egypte. Glinka. Russie. — Gochicoa. Ramon. Uruguay. Goutter, Ch. Nouvelle-Zélande. Gouvernement de Chiapas. Mexique.' — Gouvernement de l’Etat de Mexico. Mexique.— Gouvernement de Michoacan. Mexique. — Gouvernement de 1 Btat de Gajaca.. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Puebla. Mexique. — Gouvernement de Tamaulipas. Mexique. — Goyhenne, Carlos. Mexique. — Gracia-rena, M. République Argentine. — Grewel, Charles. Belgique. — Griffin, S.-M. and C° Etats-Unis. — Gryllos, F.-J. Grèce.
- Hayes et Jeanneney. Nouvelle-Calédonie. — Hec-quet-Sauprayafpraulle et Cie. Inde française. — Heintz van Landewyck, J. Luxembourg. — Hen-riquez, Antonio. Portugal. — Hirokava, Tô-an. Japon. — Plofï. Nouvelle-Calédonie. Uott, Federico. Chili.
- Infante, Ricardo. Chili. — Iraola et Cie. République Argentine. , t . .
- Jager, G.-J.-W. de. République Sud-Africaine. — Jeanopoulos, Adam. Grèce, — Joannidès, Lazare. Grèce. — Juan Cuato. Espagne.
- Kanamaru, Denshiro. Japon. — Ivaneko, Shiun-sulco. Japon. — Kaneko, Tohei. Japon. — Kavanagh, D.-G. République Argentine. — Ivurabaya-chi, Sajiro. Japon.
- Lacoste. Pierre. Algérie. — Lallemand, Leonard. Belgique. — Lanusse, P. et A. République Argentine^ — Labeque et Arbegui. Uruguay. — Lajous, René. Mexique. — La Insular. Philippines. — Larrunbe, Félix. République Argentine. — Lau-rens nour Viterbo et Cié. Egypte. — Laveulle, Joseph." Algérie. — Lemaire. Perse. — Lepage. Francisco-José.- Brésil.— Lepe, Frollan. Chili. — Lévv, Daniel. Mexique. — Liétard. Nouvelle-Calédonie. — Lima, Cicéro-Franklin. Brésil.
- Machida, Kikujiro. Japon. — Maistriaux, C. et fils. Belgique. — Malglaive, L.-M. Algérie. —Ma-noussas, George. Grèce. — Maraini. République Argentine. — Mariano Barceno. Mexique. — Mar-
- maduke Dixon. Nouvelle-Zélande. — Martinez (de). République Argentine. — Marx et Cie. Autriche. — Masse. Algérie. — Matsas, Jean. Grèce.
- — Matsuivura, Kiuki. Japon. — Matsuo, Chono-jio. Japon. — Mavrcos J. Moricos. Grèce. — Ma-zarackis, Anatase. Grèce. — Mazeau. La Réunion.
- — Mégare (commune de). Grèce. — Mendiondiou, E. Paraguay. — Mendriados. Salvador. — Millon Francisco. Uruguay. — Mirsabeck-.Jany. Russie.
- — Mitchell, Stephen, and Son. Grande-Bretagne.
- — Mitsukà, Massanobu. Japon. — Miyamoto, Yekiko. Japon. — Mohamed ben Zerfa. Algérie.
- — Moléres, Marcoartu et Cie. République Argen-iine. — Moralès, José et Cie. Cuba. — Morillo, Mlle-Y. République dominicaine. — Morimoto, Nobutomi. Japon. — Moschokilos. Grèce, — Municipalité de Coyltepèque. Salvador, — Municipalité de Hopahgo. Salvador. — Municipalité de Is-tepèque. Salvador. — Municipalité de Jacotan. Guatémala. — Murata, Kichiye. Japon. — Murias, Pedro. Cuba.
- Nauplie (commune de). Grèce. — No.gueira, José. Chili. — Nunez frères. République Argentine. — Nye, W. Etats-Unis.
- Oelkers, Federico. Chili.
- Pain, Charles-E. — Palacio, Gomez. Mexique. — Panchaud, J.-Adolphe. Suisse. — Papaconstan-tino, Scarlato. Grèce. — Papanicollaau. Grèce. — Pappaphoutou, Dressos. Grèce. — Pasturel Turc et Salène. Algérie. — Pecqueur, Léona. Gabon.— Pereira, Antonio-Ribero. Brésil. — Peres, Antonio. Guatémala. — Pernon Bayol, P.-B., et Cie. Inde française. — Peters frères. Pays-Bas. — Phalante (commune de). Grèce. — Pimenta Alvès. Portugal.— Piraloff frères. Russie.— Poel (J. van der). Pays-Bas. — Planté. Cambodge. — Pons, Jacques. Algérie.— Popoa, A.-M. Russie. — Poulain fils aîné. Inde française. — Préfecture de Tepic. Mexique. — Préfet de Jalapa. Guatémala.
- — Préfet de Juiapa. Guatémala. — Préfet de Qui-ché. Guatémala. — Province de Phuong-Lang. Tonkin. — Psomas, Ch.-J. Grèce. — Pugibet, E.-P. Mexique. — Putzeys, Federico. Salvador.
- Quinta normal de Agricultura. Chili.
- Rebattu, Amédée. Algérie. — Renard et Bast. Brésil. — Rezende, Francisco. Brésil. — Rivas-Gré-gorio. République Dominicaine. — Robert-Blanc.
- — Rocha, J.-J. da. Brésil. — Rodriguez, E. Uruguay.— Rojas, Elias P. République Dominicaine.
- — Roques, J.-B. République Argentine. — Rota-riu, Predtu-Gheorghe. Roumanie.
- Salaberry, Costa. République Argentine., — Sanchez, Philippe. Algérie. — Santa-Cruz, Joaquin. Chili. — Satine. Russie. — Sato, Shosaku. Japon.
- — Sena, José da Costa. Brésil. — Service local. Cochinchine. — Service local. Gabon. — Service local. Mayotte. — Shimidzu, Hanzén. Japon. :— Siam (le roi de). Siam. — Sially Krishnassamy-clndty. Inde française. —• Sierra de la Ordenana (Alexandrina de la). Uruguay. — Silva, Alexandre. Chili. — Silva, J.-Braz da C. Brésil. — Simon (Mme). Belgique. — Société française des laques. Tonkin. — Société d’agriculture du Guel-dre et de l’Over-Yssel. Pays-Bas. — Société des Nouvelles-Hébrides. Nouvelle-Calédonie. — Solis, Crisanta. Mexique. — Sous-comité d’exposition de là Basse-Terre. Guadeloupe. — Spiller et Cie. Grande-Bretagne. — Spratts patent C° limited. — Grande-Bretagne. — Springfield Woohvashing C° (the). Colonie du Cap. Straiton et Stown. Etats-Unis. — Stubbs, Prof. W.-C. Etats-Unis. — Sty-verlinck. Nouvelle-Calédonie.— Suarez, Bances. Cuba.
- Tagarro. Francisco.Brésil.— Tajima, Tahei. Japon. Tahahashi, Motaro. Japon. — Taverney, H. et Cie. Suisse. — Terrero. République Argentine. — Thierry. Joseph. Suisse. — Thompson, A. République Argentine. — Thornton, Noble et Davis. Etats-Unis. — Tonnoni, Pietro A. Saint-Martin,
- — Tran van Hue. Cochinchine. — Trouche, Isidore. Algérie. — Tyrryll. République Argentine.
- Unzue, Santos. République Argentine.
- Vardalachas, G. Grèce. — Valte, Alejanclrc. Cuba.
- — Velikitch, Constantin. Serbie. — Verburgh frères. Belgique. — Villa Costa (Mme C.-G. de). Salvador.
- Municipalité de Ghilanga. Salvador. — Municipalité de San Isidro. Salvador. — Municipalité de San Luis. Salvador. — Municipalité de Zacatecoluca. Salvador. • \
- Vin a, Manuel. Guatémala. ‘ ' '!
- Waldegg. Pays-Bas. — Wienaud. Colonie du Cap. Zoppi, f. République Argentine.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889 :
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la SeguidiUa; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.~
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement] de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 154.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Jeudi 17 Octobre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
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- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymodr Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à Vintérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Les Collations scolaires. — Chronique. — Dernière Heure. — La Fête du Palais de l’Industrie. — Echos. — Départ des Exotiques. — Le Congrès de la Bras-sérié française. — Les Philtres, —Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses (Suite). — Annonces et Réclames.
- Voir à la 4e page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits an registre dn « Figaro ».
- UN DEJEUNER IMPROVISE.
- LES COLLATIONS SCOLAIRES
- Pendant la durée des vacances scolaires, l'Exposition a été sillonnée en tous sens par des écoliers sous la conduite de leurs maîtres et de kurs maîtresses : C’était un vrai jour de joie, Pour toutes ces bandes de gamins et de gamines,
- que de parcourir en longs zigzags les jardins et les galeries. Un matin j’ai aperçu toute une école de petites filles, pénétrant avec des cris d’oiseaux dans la jolie maison hollandaise, en briques rouges, qui se trouve à côté du dôme central. La maîtresse qui dirigeait ces enfants rieuses voulait leur donner une leçon de choses, et leur faire voir en détail, une habitation flamande : c’était charmant !
- Le mobilier rustique, les faïences de Delft, les lustres en cuivre, les coiffures dorées des jolies bonnes émerveillèrent les petites filles.
- Mais le maître de la maison leur ménageait une surprise bien plus agréable : en quelques minutes, il avait fait préparer devant la façade du rez-de-chaussée un déjeuner pouç ces hôtesses. Et quel déjeuner! Des tasses de cacao, bien chaud, bien savoureux
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- et servies avec une exquise propreté : ce fut un vrai régal.
- La maîtresse, en rentrant au logis, pensa très sérieusement à introduire dans son école cet aliment si sain, si nutritif, pour les déjeuners et pour les goûters. Elle en parla à beaucoup d’autres établissements voisins et amis, et l’idée fut adoptée avec empressement.
- Au lieu des sucreries et des friandises frelatées qu’on laisse vendre dansles écoles,dansles pensions et dans les collèges, à l’heure des collations, on fera bien d’introduire partout le cacao Van Houten, au lieu meme des comestibles de mauvaise qualité, comme les saucissons et autres charcuteries. L’écolier aura pour un centime, une boisson chaude, agréable et hygiénique. Et, pour la préparer, il ne faut qu’un peu d’eau bouillante, sur un réchaud quelconque : aucune cuisine, ni aucun engin encombrant n’est nécessaire.
- Combien l’adoption du cacao Van Houten sera précieuse, surtout pour les enfants des campagnes, qui sont souvent forcés de faire plusieurs kilomètres l’hiver, par de "mauvais chemins, pour arriver à l’école!
- Le cacao Van Houten devient donc de plus en plus un aliment de première nécessité et éminemment populaire.
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- CHRONIQUE
- On parle à tort et à travers des bâtiments de l’Exposition qui subsisteront après la fermeture ; quelques-uns de nos confrères ont l’air d’élever des doutes sur la conservation des édifices qui ont fait l’admiration du monde entier pendant près de six mois.
- Il nous semble que leurs craintes sont exagérées; ils oublient certainement que nous avons la loi Frébault, votée quelques jours avant la fin de la dernière législature. La loi Frébault est formelle, et la conservation des palais des Beaux-Arts, des Arts-Libéraux, du Dôme central et du palais des Machines, est acquise, absolument acquise.
- À propos particulièrement du palais des Machines, l’architecte, M- Dutert, pour se conformer au vœu émis par les Chambres, prépare un devis des dépenses qu’occasionnerait cette conservation ; il est certain, en effet, que, si bien qu’ils soient construits et si beaux qu’ils apparaissent, les palais du Champ de Mars, dans certaines de leurs parties du moins, se ressentent de la hâte avec laquelle ils ont été construits.
- Il s’ensuit que, pour les conserver, il faut faire, dans ces parties du moins, des travaux qui en assurent la durée.
- On croit que, pour ce qui est de la conservation du palais des Machines, il faudra compter à peu près cinq cent mille francs; en effet, pour la restauration et la mise en état définitive de ce palais, il est indispensable d’acheter les échafaudages mobiles en bois qui ont servi à sa construction et qui ne figurent dans les sept millions qu’a coûtés le palais que pour le prix de location.
- Pour ce qui est des prétentions de l’autorité militaire sur le Champ de Mars, l’arrangement parait certain avec la ville de Paris, celle-ci offrant derrière le quartier de Vaugirard des terrains pour la cavalerie plus vastes que ceux de l’ancien Champ de Mars ; quant à l’infanterie, elle aurait encore l’esplanade des Invalides pour faire ses exercices, et l’Esplanade, une fois nue, est très vaste.
- Reste à savoir ce qu’on ferait du Palais des Machines après l’enlèvement de tous les engins mécaniques qui le remplissent actuellement.
- On pourrait l’utiliser, en cas de mobilisation
- comme point de concentration abrité; on pourrait le laisser à l’autorité militaire, totalement ou partiellement, comme manège ; il pourrait enfin servir aux solennelles cérémonies d’inauguration, aux grandes fêtes, aux banquets, au concours hippique, si à l’étroit au Palais de l’Industrie, sans parler de vingt autres destinations que l’occasion présentera.
- Voilà pour le futur, mais pensons encore au présent, qui s’annonce splendide, car le printemps semble revenir; tout est plus beau que jamais, au Champ de Mars, et les fêtes de la Toussaint vont amener encore des foules formidables.
- Hier matin, vingt-quatre millions de tickets étaient placés et l'on entamait le vingt-cinquième million.
- En supposant, et c’est très, vraisemblable, que deux millions de tickets soient perdus, ou restent sans emploi, attachés aux talons des bons, là-bas, dans le fond des campagnes,, il s’ensuit que, l’Exposition se prolongeant jusqu’au 10 novembre, et les choses marchant du train où elles vont depuis quelques jours, on se trouvera, avant la fin d’octobre, au bout du rouleau, c’est-à-dire que les vingt-huit millions de tickets disponibles sur les trente millions émis, seront épuisés.
- Il ne resterait alors -que les billets d’entrée émis par le Trésor au prix de un franc; et Ton pourrait croire que les entrées, s’élevant à un franc, le vide se ferait dans l’Exposition.
- 11. n’en est rien, car plus de soixante pour cent des foules énormes qui affluent actuellement à l’Exposition, n’achètent pas de tickets du tout ; ce sont les Compagnies de chemins de fer, qui ont imaginé, pour la commodité des vovageùrs, de comprendre les prix de l’Exposition dans le prix des places, et il est peu probable que les Compagnies de chemins de fer, prenant les billets du Trésor en masse, ne trouvent pas un accommodement avec elles leur permettant de continuer ce qu’elles font maintenant, après l’épuisement des tickets.
- Donc, quelques belles fêtes de nuit pour les trois derniers dimanches, en faveur des paysans qui n’ont pas vu l’embrasement général, et nous arriverons à T épuisement de tous les tickets émis.
- Quel triomphe !
- F. L.
- DERNIÈRE HEURE
- Les âniers
- Les âniers de la rue du Caire quitteront Paris et l’Exposition le 28 courant.
- Une lettre de M. Osiris
- M. Osiris vient d’adresser la lettre suivante à M. Adrien Hébrard :
- A Monsieur le président du Comité de la Presse.
- 13 octobre 1889.
- Mon cher président,
- Si les jouissances de l’esprit sont de nature à faire oublier les douleurs du corps, au milieu des souffrances que la maladie me fait endurer, c’est à vous que je dois mes seules heures de soulagement.
- •C’est vous, en effet, vous que je m’honore d’appeler mon ami, qui avez pris sous votre patronnage le prix que je voulais offrir et qui avez présenté mon projet au Comité de la Presse, en l’appuyant de votre légitime autorité. C’est à vous, avant tous les autres, que doivent s’adresser mes remerciements.
- Je vous les ai envoyés dans une lettre au secrétaire du Comité de la‘Presse, je vous les renouvelle
- aujourd’hui. . .
- La décision prise par le Comité d’attribuer le prix à la galerie des Machines flattait mes préférences
- secrètes; celle que je lis dans le remarquable rapport de M. Gustave Simon, relative à la répartition du prix, réalise mes espérances cachées.
- Je pensais en effet que Ton devait faire un choix parmi les humbles, les ouvriers qui collaborèrent à l’œuvre, et nuis n’étaient plus habiles dans cette tâche que MM. Dutert et Contamin.
- Je suis donc doublement fier d’avoir vu mes idées adoptées et réalisées par le comité dont vous êtes le président.
- Je me tiens pour très heureux si j’ai pu, grâce à votre bienveillante intervention, arriver au but que je poursuivais depuis quelques années.
- Recevez, mon cher président, l’hommage de mes sentiments affectueux.
- Osiris.
- —:------:------------♦--------------------—
- La fête du Palais de l’Miistrie
- Nous lisons dans le Figaro:
- Les fêtes des 19 et 20 octobre, au profit des victimes de la catastrophe d’Anvers, sont placées, comme nous l’avons déjà dit, sous le haut patronage de S. M, Léopold II, roi des Belges et de Madame Carnot.
- Un certain nombre de personnalités en vue, soit en Belgique, soit en France, ont, en outre’ bien voulu nous prêter le précieux appui de leur nom. En voici la liste :
- Présidents d’Honneur
- MM. le baron Joly, aide de camp de S. M. le roi Léopold II, commandant la première circonscription militaire ;
- Le baron Ozy de Zegwaert, gouverneur civil de la province d’Anvers ;
- Léopold de Waëljbourgmestre d’Anvers ;
- Le général David, major commandant la garde civique.
- Comité Belge
- Président. — M. Arthur de Prelle de la Nieppe.
- Vice-Présidents, — MM. Lefebvre, échevin officier de la Légion d’honneur, et Paul Cogels.
- Trésorier. — M. le capitaine-commandant Baësens.
- Secrétaire. — M. Louis Yan den Eynde, aide de Camp du gouverneur militaire de la province d’Anvers.
- Membres. — MM. Stanislas Haine; colonel commandant la lTe légion de la garde civique d’Anvers; Alphonse Hartogs et Gittens, conseillers communaux; Louis Coetermans, membre du commissariat belge à l’Exposition de Paris ; Léon Moris, correspondant du Figaro à Anvers.
- Dames patronesses
- Aimes la baronne Beyens, Jules Carlier, la baronne de Caters, Christophle, la comtesse de Dudzell. Victor Lynen, E. Romberg-Nisard, Jules Simon, Tirard, de Werbrouck, la baronne E. de Zuylen de Nyevelt.
- La Tombola Paris-Anvers s’annonce comme un immense succès.
- Nos dépositaires ont écoulé vingt-cinq mille billets dans la seule journée d’hier, et on n’a pu suffire aux demandes avec le premier tirage.
- Il va falloir multiplier les dépôts. En attendant, deux autres sont ouverts dès aujourd’hui, 6, rue Bizet, à la chancellerie de la Légation de Belgique, et, au Champ de Mars, à la section industrielle belge.
- VIENT DE PARAITRE
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- Ï3CIÏOS
- De la lumière
- L'administration ne pourrait-elle remédier à l’obscurité qui règne dans la galerie des Beaux-Arts ? Lorsque le temps est sombre, le vélum tendu au-dessus du vitrage intercepte le peu de clarté qui règne dans la galerie et il est impossible aux visiteurs de voir les tableaux.
- Le chemin de fer Decauville
- Le chemin de fer Decauville a fait une de ses plus belles journées avec Ci.848 voyageurs.
- Les trains étaient tous bondés, mais comme ils partaient toutes les cinq minutes avec 400 voyageurs, les queues les plus formidables n’ont jamais duré plus de dix minutes.
- Les électriciens
- Les ingénieurs électriciens ont fêté hier l’arrivée d’un de leurs collègues les plus renommés, M. de Ferranti, qui s’installe pour une ou deux semaines à Paris.
- M. de Ferranti vient de Londres où il dirige d’importantes usines d’électricité : il vient ici pour installer les machines qui produiront l’éclairage du secteur des Halles, en même temps que les lampes Edison.
- On sait que le conseil municipal a divisé Paris en sept secteurs différents pour l’éclairage de la Ville Six secteurs seront donnés à des Compôgnies, le septième est rèserxé par la Ville qui le canserve pour son exploitation personnelle : c’est précisément celui que M. de Ferranti vient organiser, celui des Halles centrales.
- Au musée Grévin
- On va ouvrir prochainement au musée Grévin une galerie spécialement consacrée au souvenir de l’Exposition universelle. La rue du Caire, les Buffalo et les Javanaises en seront, tout naturellement, les principaux ornements. En attendant, ces. types si curieux et si différents se rencontrent chaque jour dans l’atelier de M. Bernstamm, qui est en train de modeler plus de vingt études d’après nature, toutes ces études étant destinées à cette nouvelle galerie.
- Trains de plaisir
- La Compagnie de l’Ouest organise pour jeudi prochain un train de plaisir à marche rapide du Havre, de Rouen, d’Elbeuf et Louviers au Champ de Mars. L’arrivée à l’Exposition aura lieu à 10 heures 27 du matin, et le départ, le même jour, à 10 heures 25 du soir.
- Dimanche prochain, deux trains de plaisir, également à marche rapide, partiront du Flavre et de Rouen pour l’Exposition, avec aller et retour dans la même journée. Ils prendront des voyageurs à Bolbec, Yvetot, Vernon, Oissel, Elbeuf et Louviers.
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- DÉPART DES EXOTIQUES
- Nous avons dit que les Sénégalais de la section coloniale quitteraient Paris le 19 pour aller s’embarquer à Marseille. Les autres exotiques de l’Esplanade des Invalides font aussi leurs préparatifs de départ.
- Le- défaut de place sur les paquebots pour-, rait bien faire encore retarder d’une quinzaine le départ des coolies traîneurs de pousse-pousse, qui avait été annoncé pour le 21. On avait résolu tout d’abord de faire regagner à ces derniers leur pays en même temps qu’aux ouvriers annamites du village. Au moins devra-t-on les diviser en deux convois.
- Quant aux indigènes du Kampong javanais, ils ne quitteront Paris que vers le 29, pour aller à Marseille prendre le paquebot des Messageries.
- Il paraît que les Javanais sont loin d’être mécontents de leur séjour à Paris. Ils ont demandé au directeur du Kampong de les ramener en France. Aussi M. Beernaert vient-il d’engager des pourparlers avec M. Geoffroy Saint-Hilaire, directeur du Jardin d’acclimatation, pour leur faciliter un deuxième séjour en France. S’il y avait arrangement, les Javanais nous reviendraient en mai et s’installeraient au bois de Boulogne.
- LE COMIÎÈS DE El BRASSERIE FRAXÇAISE
- On sait quelle œuvre patriotique la Brasserie française a accomplie tout en faisant au mieux ses affaires.
- La brasserie étrangère, la brasserie allemande surtout, avait profité de la période calamiteuse faite à la France parle phylloxéra pour prendre chez nous une place colossale. Nous étions devenus ses tributaires. Et, comme les bières venues de loin, composées en vue d’un transport prolongé, sont le plus souvent malsaines., nous étions tributaires d’une boisson presque toujours en infraction avec les conditions les plus élémentaires de l’hygiène. Chacun sait que, si la bière de Munich est une exquisité bue à Munich, elle est loin d’avoir les mêmes qualités après son transport au loin. La bière de Munich, bue à Munich et la bière de Munich bue à Paris, se ressemblent comme Goquelin aîné ressemble à l’obélisque.
- Il s’agissait donc de faire boire en France de la bière faite sur place, comme on la boit, si bonne, à Strasbourg, à Munich ou à Vienne.
- La Brasserie française a accompli cette œuvre patriotique, et elle nous a à peu près délivré de cette seconde invasion allemande, des flots de bière succédant aux flots humains. Et ce sera son honneur, dans l’histoire industrielle du pays.
- Le Congrès s’est réuni avant-hier à la Bourse du Commerce. Quatre cents brasseurs y assistaient. Il était présidé, comme nous l’avons dit hier, par M. Taffin-Binauld, président d’honneur des brasseurs du Nord.
- A l’occasion du Congrès qu’elle tient en ce moment, l’Union générale des syndicats de la Brasserie française s’est réunie hier soir, au premier étage de la Tour Eiffel, en un banquet qui n’a pas manqué d’originalité.
- Tout d’abord, à l’heure fixée pour la réunion des convives au pilier ouest de la Tour, on s’est aperçu qu’on n’avait oublié qu’une chose : prévenir le restaurateur. La montée successive en ascenseur s’est .donc faite avec une réelle appréhension ! Qu’allait-on trouver là-haut? Et le restaurant choisi pour le banquet allait-il pouvoir improviser un dîner pour près de deux cents personnes ? Le propriétaire de l'établissement, un moment interloqué, n’a cependant pas perdu la tête et, en moins d’une demi-heure, le couvert était mis et le menu prêt. Les convives étaient sauvés, mais après quelle alerte !
- M. Taffin-Binauld, président honoraire du syndicat des brasseurs du Nord, était assis à la place -d’honneur. A ses côtés les brasseurs français les plus connus, MM. Dumesnil, Tourtel, Delemer, Blondel, Boyer, Cirier-Pavard, Propper, puis M. Duclaux, professeur à la Sorbonne, directeur du laboratoire des fermentations à l’Institut agronomique, le président du syndicat des grains, etc.
- Au dessert, M. Taffin-Binault a dit combien il était heureux de constater que la bière française peut désormais lutter avec la bière étrangère. Après lui, M. le sénateur Cirier a bu aux brasseurs français et a remercié les brasseurs belges de s’être associés aux travaux du Congrès. M. Daubresse, de Mons, président de l’Association des brasseurs belges, a prononcé une allocution interrompue à plusieurs reprises par des salves de bravos et dont voici la phrase caractéristique : « Pouvons-nous oublier,
- « nous autres Belges, que c’est la France qui a fait « notre nationalité? Ah ! soyez-en sûrs, Messieurs,
- « ce n’est jamais de votre frontière du Nord que « vous viendra l’ingratitude. »
- D’autres toasts ont été portés par MM. Duclaux, Boyer, Tourtel et Velten.
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- Nous reproduisons l’intéressant article qui vient de paraître dans le journal Y Hygiène pratique, sur une des questions hygiéniquee les plus sérieuses et tout à fait à l’ordre du jour :
- LES FILTRES
- Tout le monde sait que les eaux destinées à la boissen doivent être filtrées, car les eaux en apparence les plus pures contiennent soit des microbes dangereux, soit des matières pernicieuses pour la santé.
- L’important est d’avoir un bon filtre.
- Quelles sont les conditions essentielles d’un bon filtre ?
- 1 Débarrasser l’eau de toutes les matières en suspension, substances minérales ou organiques solides, animalcules, microbes ou bacilles, germes de beaucoup de maladies;
- 2° Purifier l’eau des matières minérales ou organiques en dissolution ;
- 3° Employer une matière filtrante inattaquable, et imputrescible, facile à nettoyer. »
- Le filtre en porcelaine dégourdie, découvert en 1881 par M. Gautier, appliqué, en 1884. à la filtration de l’eau, par M. Chamberland et par
- M. Mallié, remplit la première et la troisième condition.
- Pour s’en convaincre, nous nous en référerons aux rapports officiels de la préfecture de police obtenus par la maison Mallié en 1885 et en 1889, et qui établissent d’une façon indiscutable que toutes les matières en suspension, même les plus ténues (microbes et bacilles notamment) ne traversent pas la porcelaine dégourdie. C’est du reste ce qu’ont constaté M. Gauthier et M. Pasteur dans leurs laboratoires.
- Toutes les matières en suspension contenues dans l’eau s’arrêtent sur les parois de la porce-laino sans jamais la pénétrer, de telle sorte que la matière filtrante reste inattaquée : inutile de dire que .la porcelaine est imputrescible.
- Quant au nettoyage de la bougie, il. se fait sans difficulté à l’aide d’une brosse.
- La bougie Mallié, nous le répétons, remplit ces conditions attestées par les rapports officiels du laboratoire municipal.
- Mais les matières en dissolution ne sont pas arrêtées par ce mode de filtration. Généralement les eaux potables distribuées dans les villes ne contiennent pas de matières en dissolution dangereuses. Mais lefait peut se produire, et il se produit dans les pays chauds et même ailleurs, dans ce cas, il i&ut purifier l’eau.
- 11 est admis par les savants que la purification naturelle de l’eau se fait par oxydation : c’est même à ce mode de purification qu’on attribue la purification spontanée des cours d’eau, et, dans tous les cas, il est certain que la disparition normale des matières nuisibles est due à ce qu’elles se brûlent ou s’oxydent. Nous réclamerons donc, le plus souvent, dans un filtre, les éléments nécessaires d’oxydation.
- Or, le charbon, cela est connu depuis longtemps et se passe de commentaires ou de discussions, le charbon a la propriété de condenser l’oxygène dans ses pores; il le présente dans un état spécialement actif aux corps organiques avec lesquels il est en contaet, et, en le leur" abandonnant, ceux-ci s’oxydent et disparaissent. C’est pour cela que de tout temps le charbon a été la matière purifiante employée dans les filtres, la plus simple et la plus efficace. '
- Si donc à la matière filtrante en porcelaine, on ajoute du charbon convenablement préparé et approprié, (manganaté par exemple), nous aurons, nous l’affirmons sans crainte, le filtre parfait et complet.
- C’est ce que la maison Mallié vient de faire dans des conditions de réussite vraiment remarquables et dignes d’attirer l’attention des hygiénistes.
- Grâce à la forme de sa bougie ouverte (ce qui est impossible avec la bougie fermée Chamberland) elle y place, à l’intérieur, en contact avec l’eau, un tube de charbon, dont l’effet n’est pas douteux au point de vue de toutes les matières nuisibles contenues en dissolution dans l’eau. D’autre part, comme le charbon s’use rapidement, rien n’est- plus facile que de changer le tube, sans que le charbon se répande, soit pour placer du charbon nouveau, soit pour nettoyer la bougie de porcelaine.
- Ce tube de charbon s’applique indifféremment dans le filtre à pression et dans le filtre sans pression. A ce dernier point de vue la nouvelle fontaine Mallié, dont le coût ne dépasse pas celui des fontaines en grès généralement employées, et non moins généralement condamnées par les hygiénistes, car elles ne remplissent aucune des conditions de filtrations nécessaires. La fontaine aérifiltre Mallié présente toutes les conditions d’une excellente et complète filtration.
- Ajoutons que cette fontaine se nettoie dans son entier avec la plus grande facilité et de la manière la plus simple ; enfin, dernière condition exigée, l’eau filtrée est toujours en contact avec l’air, et par conséquent complètement aérée.
- Il ne reste plus à la Maison Mallié qu’à établir, dans de semblables conditions, des filtres pouvant suffire a des débits considérables, pour l’armée notamment, alors nous pourrons déclarer qu’elle aura rendu à l’hygiène le service le plus sérieux : ce qui est fait jusqu’à ce jour est déjà beaucoup, nous le constatons, et nous espérons que sous peu notre desideratum sera entièrement rempli.
- Dr Karl.
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- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage delà Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du FIGARO
- 10 OCTOBRE
- (Suite).
- Ch. Thomas et L. Gosselin, Le Havre.
- Arthur Wasser, Nancy.
- O turris nec superior. — A. Sautter, Genève.
- Blanche Henry.
- Auguste Mély fils.
- V. Stammelo, lieutenant au 2e d’artillerie.
- M. et Mme Lect, Marseille-
- Emile Kilchenmannn et Ernest Michel, Berne Suisse.
- Hélie Bourret, Bessèges (Gard).
- Adolf Heer, Karlsruhe (Bade),
- J.-L.-M., Alister, Biarritz.
- M. Gurville, Belfast (Ireland).
- Le comte et la comtesse J. de Tallevici, San-Remo.
- Numa Teissier, Barcelonnette (Basses-Alpes).
- M. Henry et Mme Caly Souvairan, Annemasse (Haute-Savoie).
- Veuve Galet mère, âgée de 84 ans, propriétaire à Annet (Seine-et-Marne), descendant du sommet de la Tour.
- Veuve Franconnet, Lagny (Seine-et-Marne). Francis Bossaers fils, Bossaers Nepiel, Bossaers Monard. Anvers.
- Harold Wilson, Cologne-sur-Rhin.
- Rosa et Adolphe Villiger-Gassmann, Dietsvyl (Suisse).
- Mlle Blanche et Mme Marache, Clamart.
- Mme Pierre Guy, Collonchèvre (Côte-d’Or.
- Mlle Léonie et Mme veuve Léon Glatz.
- Gaston de Glatz, Weimar (Allemagne).
- Lùav. Andersen, architecte, Copenhague (Danemark).
- E. M. Vauce et J. Brown, London, England. Gustav Bern. Wien.
- Félix Martel. Saint-Raphaël (Var).
- Ferrier, Jules, Châteaurenard (B.-du-Rhône). Tourtel, Raoul et Ferrier, Jean, Saint-Remy (Provence).
- Constant Verdon, Montmagny (Suisse).
- Philippe Girard, Marseille.
- Hélène Féraud.
- J. Bertet fils, Arles-sur-Rhône.
- A. Delmas, Paris.
- Mme Delmas, Falaise (Calvados).
- Théodore Baltis, Athènes.
- Théodore Baff, Smyrne.
- Ernest E. Pohl, London.
- Cl. Dampenon, Besançon.
- Auguste Baule, tante Françoise et Joséphine Féraud, Saint-Maximin (Var).
- Georges et Julienne Schuler, Liège.
- Pezullier, Dominique, Marseille.
- Arlhur Moreau, Arros (Nord).
- Eugène Moreau, au Nouvion-en-Thiérache (Aisne) Famille Féraud, Marseille.
- Louis Schwarr, Baden.
- Wolf, Oberndorfl.
- Henry Zanolli, architecte, Monaco.
- Juttier, Mainneville (Eure).
- Lambert, Saint-Denis-Leferment (Eure).
- . Michel Gamba, Monaco.
- Malvine et Valérie, de Foldvary (Hongrie).
- José Bech de Careda, Barcelona (Espagne). Alphonse de Vos, Blanlcenberghe (Belgique).
- M. et Mme Louis Van Bunnen (Belgique).
- Mlle Antoinette de Vos, Blankenberghe-sur-Mer (Belgique).
- Adolphe d’Hondt-JIoste, Blanlcenberghe (Belgique)- . ^ .
- Louise Carrier.
- F. Barré et Mlle Barré.
- Mme Marie Mauxion et sa fille Louise.
- Hermann Lehmann, Berlin.
- E. Godeau.
- J. Biaise.
- Alberte Larmondo et'Oquendo.
- Marius Calmels. Saint-Girons.
- Edward Escatafal et A. Desclaux, Bordeaux. Mme du Mesnil. Pont-Lévêque, Calvados.
- J.-A. Jones.
- R. et M. Tourret.
- Pierre Cabasse, Toulon.
- Ce registre est le réceptacle des prud’hommeries internationales. — Jacquemont d’Avignon.
- Marie Joly.
- Alp. Billot.
- A. Barthélemy, Bourges (Cher).
- Par un beau temps j’ai pu compter les sept rayons de l’étoile du pavillon de ma Bonita amarrée à la Canne-bière. Zuze un peu mon bon. — V. Majaullier, Marseille.
- Linotte et Dinand.
- Bouty.
- D’ici, je pense à tous mes amis. — Alix Marguarita. N. Lazarod.
- Ce qui manque à Paris, c’est le Figuier. — Alexandrine Chéron.
- Ah bah! Peut-être à cause de ses feuilles. A. Paris.
- Ludolphe Franckel, London,
- Joseph Pailhés, Béziers (Hérault).
- Albert Chaveyroly, Nîmes (Gard).
- Ferdinand Dussaud, maréchal-dos-logis, au 15e d’artillerie, Douai (Nord).
- Alfred Bourdy, Nîmes.
- Béatrice Shirkell, Reuilly.
- Ethel Show, London.
- Marie Chambefert, Cublize (Rhône).
- Pivot André, Cublize (Rhône).
- Elève apothicaire, j’ai quitté les clystères pour venir à la Tour.
- H. Meunier, Londres.
- A. Chevallier Châteaudun.
- J. Vauthy, Charleroi.
- J. Elivers, Courcelles (Belgique).
- A. Hustaillon, Mont-de-Marsan.
- J. Tortoré, St-Justin (Landes).
- Ch/ et T. Chevallier, Châteaudun.
- M. Muguet, Cambrai.
- F. Roubinis, Bucarest.
- Elisabeth Kulmann.
- Alexis et Anna Bachrouschine, Mâcon.
- V. Sauvain et Sylvain Migeot.
- Neufmanil (Ardennes).
- Alexandre Hillel, Bucarest.
- A. Cronier de Bourbourg, et ses filles.
- Donné, Honoré et sa femme. Marseille.
- Charles Daudon, La Châtre (Indre).
- Je suis montée toute seule. — B. T.
- Pauv’ P’tiote. — A Paris.
- Fozefowie Birnbaum. de Lodr, Pologne Russe. Mme Alfred Moreau,-Amboise.
- Le Marié, François, premier gardien à la maison centrale de Riom (Puy-de-Dôme).
- Excelsior ! — Joachim Labrouche.
- Joseph Manches.
- Pierre Roquebert.
- Martin, Joseph.
- M. et Mme Carbonnelle Theiz, Tournai (Belgique).
- Honneur à M. Eiffel. — Jules Cornu, Ixelles-Bruxelles. Boucher.
- Laurentius Bonn.
- Monfort, Mantes.
- Laurentius Crefeld.
- Viva Francia y sa gran Exposicion ! — Gonz. Trevini.
- Sra P. In. de Gonzalez, J. S rit a Gonzalez. Mexico. Lucien Barre, Marseille.
- Victor Wérotte, Liège.
- Marguerite Chardin, Paris.
- Bonjour Mademoiselle. — A.'Possi.
- Louis Demoulin et Louis Bosredon, Bordeaux.
- AL, Ad. et E Chevillon.
- Louis Torney, Poitiers (Vienne).
- Docteur J. Berepguier, Rabastens (Tarn).
- Calé et Mme Berlin.
- F. Muller, Nîmes.
- F.-S. Benyde.
- L. Muller, Nîmes.
- Marthe Tournier, Paris.
- Alice Fournier.
- Antoine Miquel, Toulon.
- W. -C. Brasley Robinson.
- Dr Cadeillac.
- Octavie Ribes.
- PL Madely Haie Cheshore.
- A.-J. Bailey, Eceles, Manchester,
- Paul Moreau, Paris.
- M. Maurice Berthon.
- P. Mérite, Paris.
- Madeleine Perrot, Paris.
- C. Mérite, Paris.
- José Ütero y familia (Palma).
- Sébastian Félix (Palma de Mallorca).
- Perret Carnot.
- Juliette Bruillon.
- A. Decharte.
- Gustave Thomas, sculpteur, Marseille.
- M. et Mme Auguste Soubeyran, Lyon.
- A. Jacquot.
- André-Vincent-Louis,Etienne.
- M. et Mme Billitzer, Vienne.
- Wellisch, ingénieur à Budapest.
- Adolphe Roth, Douanne (Suisse).
- Al. Birrer Luzern.
- Thomas Johnson Westropp, C.-E., Dublin (Ireland).
- Gustave Casselmann, Metz.
- Mme Girardin et Hélène, Paris.
- Rafael Torent, Barcelona (Espagne).
- J.-H. Frik, Amsterdam.
- Luciano Marchesi, La Corogne (Espagne). Rousset, Lyon.
- Jacques C. Gomperts, Amsterdam.
- René Mayrargue, Nice, Alpes-Maritimes.
- E.-J. de la Parra, Surinam.
- Eugénie Peluchon et Marie Reillac jeune. Péri-gueux.
- Lucien Mayrague, Nice.
- Benoît, Hannah et Marguerite, Nice.
- Maria Rizzi, V. Astengo, Roma.
- Es. Hyalb, Londres.
- Edmond Ribert.
- Elisa, Frédéric, Mélanie et Marie Garcin, Mon-tauroux (Var).
- Edmond Rouquier de Cannes (Alpes-Martimes),
- L’éblouissement... à 300 mètres! Guiomar Torrezào, Lisbonne (Portugal).
- Ernest de Scheven. Crefeld.
- Auguste Estre, Cavaillon.
- Arakel Satouroff, Bakou-Caucase.
- Lazare Toumayantz, Parisr Eugène Chabarmy, Marseille.
- Anthelme Joyet. Bayonne.
- Docteur Jacques Pollini, Dornodossola.
- J. Bogojavlénsqui, avocat.
- Mme Noëlie Roux, Marseille.
- Mlle Anna Granier, Cette.
- Marie Cusinet.
- Baron de ITaersolte, La Haye.
- Le colonel et Mme Dufort.
- Paul Bruel, avoué.
- Isidoro Priori.
- Julie Bron.
- Mme Perochain.
- Dominique Vinstaz.
- J.-B. Bron, Evian-les-Bains.
- Fabre, Perrié, Champin, Meissonnier, Balmier, Paul, Mme Victor, Elisa et Fernand Sain, Edouard Armand, Marius Têtu, Avignon,
- M. et Mme R. de Léjunay.
- Veuve E. Lagarde.
- Juan Mauran.
- J. Mender.
- D. Manila.
- Bonhomme, Collobrières (Var).
- Roussel.
- Du haut de là Tour du miracle,
- Où m’a transportée l’ascenseur,
- Je considère le spectacle
- De la nature. De ses splendeurs
- L’horizon s’étend sans limites,
- Mais mon désir inassouvi Voudrait en prolonger les sites Jusqu’au clocher de mon pays.
- J.-M. Mons.
- L. de Villemin.
- Joseph Béri et Mme Béri, Vienne (Autriche). Coutoux, Rouen (Seine-Inférieure).
- Gustave Reich, Wien (Autriche).
- J. Chabert, Toulouse.
- Jules de Beaumont, Montreuil-sur-Seine. 1 Alois Reich, Wien.
- Louis Arlès et Charles Py, Montpellier.
- Prosper Bessière et Mme Antoinette Lognon, Marseille.
- J. Miramond, Marseillan(Hérault).
- M. Eugène Verdeau, Bordeaux.
- Benigme Dominguez Gil (Espagne). Manuel-Antonio Miranda, Lisbôa (Portugal).
- R. Bud, Berlin.
- E. Despotte, Paris.
- Luis Barahona Caldeira Castel, Branco (Portugal-Portalegre).
- Je ne dirai pas que la tour Eiffel est une merveille, ce serait répéter ce que tout le monde dit. — Martin.
- •Joâo Achilles Ripamonti, ingénieur-agronome, Lisbonne (Portugal).
- Admirador de M. Eiffel. — Domingo Zabemer, Barcelone.
- José Percanhos.
- Karl Low, Vienne.
- M. et Mme Maisonnier.
- Colombier, Arcachon.
- M. Jackson, Ramegate (Angleterre).
- Isabelle et Gustave Bogelad.
- Durand, administrateur de commune mixte (département de Constantine).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 5
- Xavier Lannes, juge de paix, Souk-Ahras (province de Constantine).
- Hurault et sa famille, directeur du Mont-de-Piété, Aix-en-Provence.
- F. Chivot.
- Charles Katthayn, Bruxelles.
- M. et Mme Desurmont, Pollet.
- Emile Dardenne, St-Gaudens.
- M. et Mme Cottais, Paris.
- Varna Bigorra, admirador de la Torre Eiffel. Miguel Sans, Espagnol, admirateur de la Tour Eiffel.
- J.-B. Getten, Bayonne.
- John Pirstitz, Carlsbad.
- J. Vergeer.
- H. Graziani, de l’école Massillon, avec Joséphine Lebeuf, du Tréport.
- Natale Graziani.
- Jean-Marie Farina, Nancy.
- Nectoux, Autun.
- O grande tour, sois fière de ta grandeur,
- Car tu portes à ton front la France et son honneur!
- G. Grillet.
- Eiffel a fait une tour, il est célèbre ; j’en ai joué plus de mille et je ne le suis pas. Il est vrai que nous ne travaillons pas dans le même genre. >— Eugène Reynel, syndic de la presse monarchiste des départements.
- Joseph Gubert, Draguignan.
- J. Bridault.
- W. Merinque, GroenLo, Hollande.
- E. et Max Capron.
- Georges et Léopold Besme, Bruxelles.
- G. -M. Smits. Eibergen, Hollande.
- M. J.-P et C.-A.-C. Brendel, Nimègue, Hollande. J. Vanders, Rotterdam, Hollande.
- W. Fritz Heringer, Groenlo, Hollande.
- Henri Vasseur. Paris.
- C.-J. de Jong, Utrecht, Hollande.
- A. Groeneveld, Amsterdam, Hollande.
- G. Andriessen Jr, Crefeld, Prusse Rhénane.
- Louis Léguillier, Soisy, Seine-et-Oise.
- B. Jouglet, étudiant en médecine.
- Dr Ivan Schischenanow, Sofia, Bulgarie.
- A. Foucher, instituteur, Pinterville, Eure. Cerbonne Mazzei Braschi, Italia.
- Mme Elisa de Brègne.
- M. Eiffel avait élevé un monument à la gloire de l'industrie humaine; le Figaro a élevé le sien à la gloii’e de Joseph Prudhomme. — Gustave Œndel.
- V. Robert du Manoir de Juaye, Bayeux, Calvados. Ernest Laane, Rosendaal, Hollande.
- Victor Gilse, Rosendaal, Hollande.
- Ph. et Eveline Guérin, Daniel Maurin, Gongéniès. M. et Mme Pierre Charriol, Calcutta.
- Jac Vas Dias, E. Beffie, Ivan Pray, Amsterdam. Pascal Barada, Astaffort.
- Eugène Terlez. Agen.
- Noélie Terlez.
- Deshilaye, André, Bruxelles.
- José Rosendo, Carbo.
- Antoine Laane et Emile Schal, Rosendaal (Hollande.
- Bravo Eiffel. — Léon Ansard.
- Ansard de Reuil.
- Marie, Marguerite, Bourguignon. Lieutenant-colonel Testiau, Briare. Loiret.
- M. Marois, Sarcelles (Seine-et-Oise).
- Mlle Steyer, Strasbourg.
- James Wheatley, Dublin.
- Miss Wheatley, Dublin.
- Marie Cottard, Gicourt, (Oise).
- Berthe Chaplain, Paris.
- Billy, Théroine, Paris.
- C. Waguet, Buenos-Ayres,
- H. Blot, Pré-St-Gervais.
- Devant une œuvre aussi hardiment conçue et exécutée l’esprit s’arrête et admire ! — A. Lamot. Anvers.
- Le bonjour à ma femme et à mes amis de Nancy. — Mougenot.
- Mme Vve Edouard Ivert.
- M. et Mme Rumière Ivert.
- Mme Marie Guyon.
- Maillard Lonsdale.
- Mme Elisa Capette, Bommers.
- J. Capette.
- De la Tour Eiffel j’embrasse ma fille et ma nièce. — E. Bire, Poutgouin.
- Laure Remy, Bruxelles,
- Je pense à tous mes amis de Schlitz. —E. R.
- Amélie Menanteau.
- J. Chevalier.
- Pierre M. Hulin.
- Charron, forgeron, Roëzé (Sarthe).
- Pierre Bassi, Soldati.
- Lieutenant Edouard Gharton, du 3e régiment d’infanterie et Mme Ed. Gharton, Marseille.
- A. Mantel. Zuriel, Suisse.
- Philippe Ritto, Paris.
- Sallome Ritto, Strasbourg.
- II. Walther-Escher Zurich, Suisse.
- Du sommet de la Tour j’envoie un souvenir affectueux à ma tante Joséphine et à mes amies Mmes Deprez et Esnouf. — E. .Jansens.
- Joseph Schwob, Andlau-au-Val.
- D. Houssier, ingénieur, Tournai.
- Hénin Jargeau (Loiret).
- Léguillier, Ivors(Oise).
- Vennin, Lambersart (Nord).
- Miglio Ignazio (Italie).
- Eugène Lafargue, greffier à la Cour d’Appel, Bordeaux.
- Mme G. Chanaud, Bordeaux.
- Mme Brunet et son fils, 20 mois, Paris.
- Ah! pôvre ! c’est bien haut ! ! ! — Fernand Chanaud.
- — Bordeaux,
- On monte...on monte... on monte... inexorablement! ! !
- — Brun, capitaine de gendarmerie, de Toulon.
- Pour monter, faut pas l’as de cœur, mais plutôt l’as de trèfle, autrement des nèfles. — Joli-Cœur.
- Geo Barot.
- Zut pour ceux qui font attendre en écrivant trop-longuement. — René Violant, étudiant.
- A. Duval, étudiant en pharmacie, Brest.
- Larue, fabricant, Senones (Vosges).
- Nicolas L. Vuruclas, Bucarest.
- A. Runst, Amsterdam.
- I. Ivan Steenberghe, Amsterdam.
- Boucher, Paris,
- Vive la République ! — Marie Boulet.
- Je suis monté sur le Mont-Blanc, mais la Tour Eiffel me paraît plus haute. — E. Koeller.
- Satisfaite de mon ascension. —Mme E. Koeller, Bruxelles.
- Marie et Honoré Arnaud, Toulon (Var).
- Marie Martineng, Toulon.
- Dr J.-C. et Jeanne de Lerville, Nancy.
- Firmin, Georges, Nîmes (Gard).
- Hardy, Avranches (Manche).
- Alphonse, François, Victoire Sanson, Mme et Louise Hardy, Paris.
- Alfred Cahn.
- Henrich Falkenstein, Francfort-sur-Mein.
- Max Waringer, Wien.
- Joseph Dymsza, St-Pétersbourg.
- Eugène Dymsza, Batoum (Caucase).
- Ludka Busse, Berlin.
- Je vous admire. — Frangott Busse, Berlin.
- G. Lejeune, Bruxelles.
- Aug. Baer, Genève.
- Emile Plantier de Montvert, Nanterre.
- J. -B. Cassant et son fils Louis, St-Mitre (Bouches-du-Rhône).
- Joaquim Coïmbra.
- Anna Engholm, Llora Markie (Suède).
- Armand Candillon, Paris.
- Antonio Dieffebruno de Montoya, Pontevedra. Leandro Suarez Infiesta, Gijon.
- Paul Jean, Narbonne.
- Marie Arbogars, Nice.
- J.ules Thibaut, Narbonne.
- Esther Rigaud, Rigaud fils, Henri Rigaud.
- Jean Bouscarle, Narbonne, Aude.
- Robert Reiner, Vienne.
- Camus, Paris.
- Emily Hongem.
- A. Zellekent, Delft.
- Henri von Schaik, Delft.
- Gustave Prot, Amsterdam.
- J. Fort, Toulouse.
- A. Finck, Argenteil, Seine-et-Oise.
- Lucien Mantout, Alger.
- Emile Crozet, l’Isle, Vaucluse.
- Michel Neyran, Lyon.
- Marie et Adèle Guerdin, Sannois, Seine-et-Oise.
- P. et A. Jouvensel.
- M. et Mme Latte, Marseille.
- Pierre et Marie Simonesco, Bucarest, Roumanie.
- F. Gerstner, ingénieur, Brunn, Autriche.
- F. Tauer. inspecteur et A. Gerstner, Wien.
- M. Bénazet, Paris.
- Zut! impossible pour aujourd’hui d’écrire à la deuxième plate-forme. — Alex.
- Aux camarades de mon sabot (île d’Aix). De la seconde plate-forme, impossible de vous apercevoir. Espérons que je serai plus heureux demain de la troisième.— Dr Balue.
- Bonjour aux amis. — Joseph Curti, Nice.
- M. et Mme Regina Raynaud, Nice.
- Paul et Emma Berger, Suisse.
- Léon Basson, Dusseldorf.
- Frédéric Viedeman, Hollande.
- Vive l’Alsace et la bonne ville de Colmar. — Corneille Kahn.
- J’ai fait l’ascension de la Tour en compagnie de ma chère mère. — M. Masson.
- Francisco Martovell y Faure, Barcelona.
- Du haut de la Tour, j’embrasse mes enfants Armand et Blanche. — Foriasky, Paris.
- Otto Tonndorf, architecte, Berlin.
- .J.-B. Leriche, Amiens.
- Madeleine et Estelle Leclerc, Villefranche.
- Jos. Schwob, Berne.
- R.-Arthur Linzzi, Brescia.
- Pezzoli Bettino, Gênes.
- M. et Mme Paulin Lambert, Marseille.
- Paulin Gas, La Seyne (Var).
- François Gas, St-Nazaire (Var).
- H. Perret, Berne.
- _ L.-Albert Favre, journaliste, château de Fromentin (Calvados).
- Bruno Tavernier envoie toutes ses félicitations à M. Eiffel.
- Alfred Gérard, Liège.
- Etienne Bouteil, Perpignan, admirateur de l’ingénieur Eiffel.
- Cadet Rouvier, Siméon Jassaud et Camille Vassal, Draguignan (Var).
- Pierre Vidal, homme de lettres, Perpignan.
- E. Diez et E. Guy, Paris.
- Julien Cottalorda, Cette.
- M. et Mme Révaille, Blois.
- Lucien Dupuis, Sainte-Adresse.
- Je me répète : Vive Eiffel! — H. Fonderie, La Haye (Pays-Bas).
- Perdu sans le Figaro au milieu de cette forêt de fer. — Docteur Hautraye.
- Francisco Coutinhisso, Brésil.
- La famille Ducros-Ducros du Caire, Egypte.
- Dr Fluyterman van Loo. Arnhem. Hollande. Thommer Savary, Longueville, Seine-Inférieure. José-Victorine de la Cuesta, Concha C. de Cerra-jeria, Joacquina de Lallave de Cuesta. Madrid. Gonzalo Cerrajeria, Madrid.
- Parisiens, du haut de cette Tour, Ernest Quejstrot, de Caen, vous contemple.
- Henry Ehrhardt, New-York.
- Casimir Landes, Toulouse.
- José Hitremera, Habana, Cuba.
- Maiâano Ortiz, Madrid, Espagne.
- J. Micha, sous-lieutenant, porte-drapeau au 157e de ligne, Lyon.
- Lhuillier.
- A. Pelât de Berlo, Agnese Pelât de Berlo, de Rome, Paul Hertz, de Hambourg.
- Albert Maronnier.
- Giuseppe Scarcia.
- Adèle et Antonio.
- Hugot, Fernand, chef de bataillon au 53e de ligne et Hugot père, Tarbes.
- Auguste Welters, Gand.
- Irma et Mme G. Vilters. Gand.
- Joseph Détaillé Degive, Verviers.
- Latour-Câyol, mécanicien.
- M. et Mme Bompard. Grasse.
- Gourdon.
- M. et Mme A. Eissautier, Alais.
- Nicolle, professeur, école de Coigny (Manche).
- Ch. Clément, Camprond (Manche).
- C. Sonneville, Ve F. Carpentier.
- Louis Martin, Frameries. Belgique.
- Petit.
- Ferdinando Bonazza, Firenze. Italia.
- G. T. Coniugi Zucchinetti, Genova, Italia.
- S. J. Paviente, Smyrne.
- Clémente Gano.
- F. Bureau.
- Prête moi, Figaro, ton charmant papyrus Pour envoyer ton nom et le mien à Fleurus.
- Joseph Guinet.
- Je voudrais faire un acrostiche Pour l’expédier à Goutiche Ou le faire monter au ciel En voici deux lettres : F. L.
- Florentin Gossart.
- Georges Brandès.
- Jeanne-Marthe Bonhomme, Géraud (Aurillac).
- E. Piquelin, Marseille.
- Arthur Quénée, Bully.
- Guiraud, Isidore.
- Arnal Michel.
- André Jacques.
- Adrien Guinaud,
- Eugène Létienne, Violâmes.
- The tower is a masterpeice and a crédit to France vive la France y the Republic. Sam also delighted at the réception y hâve ad at the ands of my good friends M. et Mme .Jacques Barrai. Vive Barrai ! Vive la France ! — Charles K., London.
- Marie Gaillard, Toulouse.
- Sara Delfour, née Daries, et J. Delfour, Moissac.
- Tour Eiffel imposante. — G. Dagron, Fontainebleau.
- J.-B. Amespil, Hasparren (B.-P).
- Henri Bâclé, Noailles (Oise).
- Mlle Tesou Larose, Bruxelles.
- Mme Léontine Pulinck, Bruxelles. Mercier-Thoumet. Paris.
- •Jean Volkars, Bâle.
- L. Mercier-Thoumet, Nogent-sur-Marne (Seine).
- H. Féron, Thoiz (Seine-et-Oise).
- Petetin, Toulon.
- Bourcier, Toulon.
- Johanny Drivet, expert, Vienne (Isère).
- Bertaux père et fils. Paris.
- (A Suivre).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889.
- (Suite)
- Classe 44. — Produits agricoles non alimentaires
- MENTIONS HONORABLES
- Abdelkader ben Bia. Algérie. — Acevedo, Santiago. République Dominicaine. — Aliferakis, Venize-los. Grèce. — Ahnenas (comte de las). — Alonso, A. République Argentine. — Alvares, Inocencio. Cuba. — Amady Natago. Sénégal. — Amar Sa-laum. Sénégal. — Andràde (Pereira de). Brésil. — Annamale Douressamy. Inde française. — Argyropoulo, Achille. Grèce. — Assis (Francisco d’). Brésil. — Assumpçao. Portugal. — Asvadou-rofï fils, M. Russie. — Aubé-Dégog et Cie. République Argentine. — Aumont, André. Sénégal. — Avellar et Avellar. Portugal. — Azarragaroz-Capdement. République Argentine.
- Ballande et fils. Nouvelle-Calédonie. — Balleto, Ridard and G°. République Argentine. — Rances y Lopez. Cuba. — Barboza, Simon. Nicaragua,
- — Baronnet, Sébastien.'Algérie. — Bechtel. Nouvelle-Calédonie. — Beckett, T.-W., et Cie. République Sud-Africaine. — Benitez frères. République Argentine.—Bennatt. République Argentine.
- — Bétancourt, Francisco. Chili. — Bischoft'hau-sen (G. von). Chili. — Blanchet. Charles. Algérie. — Bœckel, J. République Argentine. — Bogda-noff. Russie. — Borely la Sapie. Algérie. —
- — Bourget. Algérie. :— Boorgeaud, Jules. Algérie. — Bosch, José-G. République Dominicaine.
- — Bougier. Nouvelle-Calédonie. — Bouyé. Nouvelle-Calédonie. — Brach't. République Argentine.
- — Bruce. Etats-Unis. — Buenos-Dias et Cie. Brésil. — Burger-Eichenberger. Suisse. — Burgos, J.-M. République Dominicaine.
- Cabal y compania. Cuba. — Cabanas, Antonio. Espagne. — Cabane de Laprade, Etienne. La Réunion. — Caillat, Fdmond. Algérie.— Capurro hermanos et Cie. Uruguay. — Caquayna (La). Cuba. — Carnetro, Antonio Rodrigues. Brésil. — Carvalho et Irmao. Brésil. — Carystinakis. Epa-
- • minondas. Grèce. — Casting. Sénégal. — Castro (José Montero de). Portugal. — Celestino, Domin-guez- Espagne. — Cernadas, P.-M. République Argentine. —Chambertin et Smith. Grande-Bretagne. — Chillado, M. République Argentine. — Chocquet, Léon. Algérie. — Clarava.1. Espagne. Clarke,. W.-G. et Sons. Grande-Bretagne. — Coelho, Antonio-Alves. Brésil. — Comité de Go-chabamba. Bolivie. — Commission coopérative d’Esmeraldas. Equateur. —Commission de PEtat des Andes. Vénézuéla. — Commission de l’Etat de Zulia et de la ville de Maracaïbo. Vénézuéla.— Commission provinciale de Chiloe. Chili. — Commission provinciale de Tacna. Chili. — Couvent de St-Manasya. Serbie. — Cramer, J. République Argentine. — Crawford, E.-M. et Son, et Hall, Thomas X. EtatsUnis. — Cueto, Jean. Cuba. — Cuto, Rafaël. République Argentine. — Cyrosi, Alexandre. Grèce.
- Département de Pirot. Serbie. — Département de Yragna. Serbie. — Département de Zrna-Reka. Serbie. — Desiderio Rodriguez. Mexique. — Dia-mantina (ville de). Brésil. — Djelfa (commune indigène de). Algérie. — Dolabaratz. La Réunion. — Dorantes d’Ojeda. Salvador. — Dufour. Duran, Manuel. République Argentine. — Du-rào. Portugal.
- Eirin frères. Uruguay. — Entre-Rios. Brésil. — Estrazulas, Henri. Uruguay. — Etat de Vera-Cruz. Mexique.
- Fabrique nationale. République Argentine. — Fe-reiro (colonel Nunes) Brésil. — Fereira, Joâo-Miguel-Nunes. Brésil. — Fereira da Cruz. Colonies portugaises. — Ferreira, .Tosé-A. Uruguay.
- — Firminxo, Clarindo. Brésil. — Florida’s collective exibition. Etats-Unis. — Fogliani, Carlos. Fruguay. — Fouque, Marius. Algérie. — Fourrier, Henri. Algérie. — Francisco, Alvares. Brésil. — Franco, Manuel, Iles Philippines. — Frei-tas, Joào. Brésil. — Fremery, C.-M. République Argentine. — Fremery, Félix. Etats-Unis. — Pritz Olie et Cie. Pays-Bas.— Fustef y Fuster Rafaël, Porto-Rico.
- Galbois (baronne Marie de). Algérie. — Gandolphe, Am. Tunisie. — Garcia, Raymondo. Mexique. — Garcia, Raymonde. Guàtémala. — Garrido, Al-berto-Guedes-Continho. Portugal. — Gasq et Labit. Algérie. — Gavrio (commune de). Grèce. —Geor-gevitch. Jean. Serbie. — Germain, Casimir. — Gilbertson et Page. Grande-Bretagne. — Girard, Sidi Bel Abbés. Algérie. — Giraud fils aîné. Algérie. — Giwkovitch, Peter. Serbie. — Galoubo-vitch, Sima. Serbie. — Gomez, Mariano. Guaté-mala. — Goupil. Tahiti. — Gouvernement de l’Etat de Durango. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Nuevo-Léon. Mexique. — Gouvernement de l'Etat deOueretaro. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de San Luis Potosi. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Sinaloa. Mexique. —Gouver- j
- nement de l’Etat de Tabasco. Mexique. — Gouvernement hawaïen. Hawaï. — Goyenechea, Bilbao et Cie. République Argentine. — Granier, J.-B. Algérie. — Greslan (de). Nouvelle-Calédonie
- — Grobivker. N. Russie. — Grïimberg. Russie. — Guerra Martins, Domingo. Russie. — Guzman, Tranquilino. Guatémala.
- Ilachid, Tassuva. Japon. — Ilasegawa, • Kenso. Japon. — Heliodoro, Jocelino. Brésil. — Henri-que. Joaquin. Brésil. — IJoerner et Cie. — Hyde and C°. Grande-Bretagne.
- Ibrahima N’Diave. Sénégal. — Ikeda Ilamakichi. Japon. — Inggs. H.-Y. Colonie du Cap. — Iwa-kame, Hanzo. Japon.
- Jackson, Arthur G. Etats-Unis. —Jardin, D1' Catâo-Gomes. Brésil. — Jobert, G. Algérie.— Josseline. Cochincbine.
- Kaleison, Isaac. Brésil. — Kamyia, Kiheyi. Japon.
- — Karoni. Grèce. — Kawano, Y. Japon. — Kea-levort, Isaac. Brésil. Nippeurt, Eugène.'Algérie.— Kistofï, S. Russie. — Kohler, André. Algérie. — Kraytchitch. Tbéodosie. Serbie.— Krivsky P.-A. Russie. — Kubota, Tahei. Japon.
- Lactino and Restorine Manufacturing C° London (the). Grande-Bretagne. — Ladapoulo, Paniajolis A. Grèce. — Lagos Cortès, Mariano. Chili. — Laloue et Cie. Algérie. — Lambert, Yirgilia. Brésil. — Lanatte, J.-B. Brésil. — Lendoph, Francisco. Portugal. — La Pureza. Iles Philippines.
- — Larieu et Cie. La Réunion. — Le al, B. Emilio dos Santos. Brésil. — Lebigue, Florentin. Algérie. — Leguineche, A. République Argentine. — Leroy, Charles. Algérie. — Lévy et Bastos. Portugal. — Lignières, Alphonse, Algérie — Llama-zeres, M.-G. République Argentine. — Lopez frères. Equateur. — Lopez, Manuel et Cie. Cuba. Loukitch, Lyouba, Serbie. — Lucas et Papa-lucas. Paraguay. — Lucero. Iles Philippines.
- Madrid, Garlos-F. Equateur.— Mahmoud ben Has-sen frères. Algérie. — Magalhâes, J.-R. de. Brésil. — Maia, Joâo. Brésil. — Malaplate, Lina. Algérie. — Maliopoulo, D. Grèce. — Mamede, Ca-tâo. Brésil, — Manclère. Nouvelle-Calédonie. — Maniatis, Aniostos. Grèce. — Manitch, Randjell. Serbie. — Manuel et Doria. Mexique. — Manufacture de Brissago. Suisse. — Maquet et Cie, E.
- — Mardochée ben Abraham Chemama. Algérie.
- — Mariano Navarro. Salvador. — Marko-vitch, Trayko. Serbie. — Martinez-Ybor. Etats-Unis. — Marunidzu-Shokai. Japon.—Matsushita, M. Japon. — Medeiros, Lopez de. Brésil.— Mêlas, Anastase. Grèce. — Meikoof, Esckoof. Russie. — Metzger, Théodore. Nouvelle-Calédonie. — Mikle-son. Roumanie.— Milosavlievitch, Jean. Serbie.
- •— Miuoa (commune de). Grèce. — Mitsui, Y. Japon. — Miyashita. Shuschi. Japon.— Miyazaki, Hokichi. Japon. — Miyazaki, Hosaburo. Japon.
- — Miyazaki. Ishizo. Japon.—Miyazaki, Kautrao. Japon. — Mohamed ben Hadj Baki. Algérie. — Morfln y Ca, Antonio. Mexique. — Mouttaramy, Pierre. Inde française. — Municipalité de San Antonio la Paz. Guatémala. — Municipalité de Santa Maria. Salvador. — Myatovitch (Mme Mara). Serbie. —Mylkovatz, Stoxan. Serbie.
- Nadal. et fils. Algérie. — Nagasaka, J. Japon. — Nascimento, José-Azevedo. Brésil. — Nazareth, Manuel. Portugal. — Neal, T.-D. Etats-Unis. — Nicolau Hermanos. Espagne. — Noblin et Hudson. Etats-Unis. — Nladenovitch, Michel, Serbie. Noguera, C.-S. Portugal. — Nolte, G. République Argentine. — Novaes. Brésil. —• Noviega. Mexique. — Nakhimof Ivanoff. Russie.
- Œniade (commune d’). Grèce.
- Ono, J. Japon. — Ono, Motubée. Japon. — Ono, Sezayemon. Japon. — Orléansville (commune d’). Algérie.
- Paiva, Pedro. Brésil. — Paz, Rafaël. Guatémala.— Pereira (M. et Mme Fiol). — Uruguay. — Pereira, J.-Alves. Brésil. — Pérez, Antonio. Salvador. Perinovitch, Péter. Serbie. — Petritis, C.-J. Grèce. Pharcadone (commune de). Grèce. — Piard. Auguste. République Argentine. — Piazzasi, Attilio. Italie. — Ponchon. Cochinchine. — Popovitch, Paoun. Serbie. — Pourquier frères. La Réunion. Quisoga frères. Bolivie.
- Radawanovitch, Auton. Serbie. — Rantan ben Rebami. Algérie. — Redfern, Alexander et Cie. Nouvelle-Zélande. — Redo, .Joaquim. Mexique.
- — Régie serbe des tabacs. Serbie. — Remi fils. Gabon. — Richard, L.-.T. Algérie. — Rocha. Mexique. — Rocha (J.-F.-P. de). Portugal. — Rodrigues, Miguel. Brésil. — Rodriguez. Mexique. — Rodriguez y hermanos, Guatémala. — Rollin. Guadeloupe. — Rosa. Portugal. — Ros-quellas, A. République Argentine.— Roth, Jacob. Algérie. — Rougitch. Péter. Serbie. — Rous, Gabon. —- Rouyer, Paul. Algérie. — Rucabadoy et Cie. Porto-Rico.
- Sà, Luis. Paraguay. —Sa (Manoel de). Brésil. — Sady, Léopold. Algérie. —Saito, Teiji. Japon.— Salah Loghressi. Algérie. — Samson, Gustave. Algérie. — Sanchez Apellanis. Porto-Rico. — Sano, Tasutaro. Japon. — Santerre, A.-E., Algérie. — Santos, Irmâo. Brésil. — Santos, J.-A. dos. Brésil. — Sarmento, Rodriguez. Brésil. — Scheefer, Guilherme. Brésil.— Sclitrabanovitch. Serbie. —Sena, José da Costa. Brésil.— Serpas
- (M® Mathias A. de). Salvador. — Serrano, Getu-lio. Brésil.— Shelburn. Etats-Unis. —Shimidzu, Ichivemon. Japon. — Sigoyer (Maxime de). La Réunion. — Sikinos (commune de). Grèce. — Silva (F. da). Brésil. — Silva (Josefmo da). Brésil. — Silva (R.-A. da). Brésil.— Smets Devos. Belgique. —Soleiy Joaquim. Algérie. — Soubo-titch, Milisar. Serbie. — Stevanovitch, Sretchko. Serbie. — Stoyanovitch (Mme Magdaël). Serbie.
- — Stovkovitch Ilya. Serbie. — Suge, Jihei. Japon.
- Tajima, Yaskiro. Japon. — Takagama, B. Japon.
- — Tanabe, Y. Japon. — Tchoumitch, Simson. Serbie. — Teodoraki, D.-H. Roumanie. — Ter-rana y Ferrer. Espagne. — Thedrel, Aimable. Algérie. — Thouo (4® arrondissement de). Nouvelle-Calédonie. — Trasloshéros, Acajete. Mexi-. que. — Tr^yaud. Nouvelle-Calédonie.' — Trelles. République Argentine; — Trittau, E. République Argentine. — Tsiantoulis, J.-G. Grèce.
- Vacher, Léonard. Algérie. — Valdes-Lecaros, Ernest. Chili. — Valery-Pène. — Yales, José, et Cie. Cuba. — Van Bunren. Colonies hollandaises. — Vargas, Dolores. Nicaragua. — Yargas, Victor-G. Chili. — Velitchkovitch-Miloutine. Serbie. — Yieira, Yirgilio. Brésil.
- Municipalité de Gotera. Salvador. •— Municipalité de Osicala. Salvador.
- Villiamson Balfour et Cie. Chili. — Yillumbralès, Joseph. Algérie. — Yon der Muhll, Charles. Suisse. — Vretos Pierre-C. Grèce. — Wagner, J.-D. Algérie. Wahl. Luxembourg. — Watanabe, B., Japon. — Watanabe, O., Japon. — Watanabe, Y. Japon. — Wessembech (de). Roumanie.
- — Wetterlé. Algérie. — Winston, Frank, Etats-Unis. Witlemesen (Mmes Safîa et Zamfira). Roumanie.
- Yamar M’Bodj. Sénégal. — YTith Popovitch Milo-van, Serbie. — Yovanoditch, Pétar. Serbie. Zaldivar, Francisco. Salvador. — Zeigler and C° (Agence).. Perse. — Zermati, David èt Joseph. Algérie. — Zwartendyh frères. Pays-Bas.
- Classe 45. — Produits chimiques et pharmaceutiques.
- GRANDS PRIX
- Arnavon.
- Billault.
- Chance Brothers. Grande-Bretagne. — Compagnie de Saint-Gobain, Chauny et Cirey.
- Genevoix et Cie.
- Hardy-Milori.
- Laire (de) et Cie. — Lefranc et Cie.
- Ménier. Brésil. — Milly (de).
- Nobel. Russie.
- Pechiney et Cie. — Poulenc frères. — Price’s Patent Candie C°. Grande-Bretagne.
- Société pour l’industrie chimique. Suisse. — Solvay et Cie. France et Belgique.
- Tanret.
- MÉDAILLES D’OR
- Administration pénitentiaire. Nouvelle-Calédonie.
- — Adrian et Cie. — Arguello hijo, José. Salvador.— Arlot (Ve) et Cie. — Artus.— Asselin.
- Bapst et Humet. — Béchamp. — Berguerand. — Bolloré-Sœhnée. — Borax Company. Grande-Bretagne. — Boston, Rubber, Schoe. Etats-Unis. Botelberge et C°. Belgique. — Boulfroy. Russie.
- — Brigonnet et Navilie. — Brito, E. Cunha. Portugal. — Brunner, Mond et C°. Grande-Bretagne.
- Camus et Cie. — Clayton, Aniline et C°. Grande-Bretagne. — Chassaing et Cie. — Chassevant. — Cheseborough C°. Etats-Unis. — Chesnay et Cie. Nicaragua. — Coez et Cie. — Comité colonial. Pays-Bas. — Commission norvégienne. Norvège.
- — Compagnie des colonies. Pays-Bas. — Compagnie Luz Stearica. Brésil. — Compagnie de Pachuca. Mexique. — Compagnie des Salins. — Cook et Cie. Grande-Bretagne.— Cusinberche (Ve) et fils.
- Darrasse et Landrin. — David et Débouché. Belgique. — Dècle (Ve) et Cie. — Deschamps frères. France et Russie. —. Desmarais frères. — Desnoix, Julien. — Devoe et Cie. Etats-Unis.— Doix, Mulaton et Wolff. — Dubosc. — Dubosc frères et Subert. — Durand fils et Cie. — Durand, Hugue-nin et Cie.
- Eglingtong O. Grande-Bretagne. — Expert Bezan-çon et Cie.
- Fabrique chimique. Pays-Bas. — Fabrique lombarde de produits chimiques. Italie. — Faure. — Figuero, Aurélia. San Salvador. — Fournier et Cie. — Foyn. Norvège. — Franco et Filhos. Portugal.
- Gigodot et Laprévote. — Gilliard-Monnet et Cartier.
- — Glaisot. — Gouvernement de San Salvador. Salvador, — Gouvernement du Paraguay. Paraguay. — Gomeernement néerlandais. Pays-Bas.
- — Guibal. — Guimet. — Guinon, Picard et Jav. Huileries et savonneries. — Hutchinson et Cie. India Rubber et Cie. — Istrati. Roumanie.
- Jacotin, Binoche et Cie. — Jacquand et Cie. — .Tou-
- drain et Cie.
- Kaulek. — Eonya frères. Roumanie. — Krestovni-koff frères. Russie. — Ivuenemann et Cie. Russie. Lambotte. Belgique. — Lefebvre et Cie. — Lepage.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Brésil. — Leroy (Ve)- — Levasseur. — Lever.
- ' Grande-Bretagne. — Lizariturgui y Rezola. Espagne. . .
- Manufacture de gélatine. Suisse. — Margaritti. Grèce. — Marguerite-Delacharbonny. — Marques de Idollanda. Brésil. — Meissonier. — Mines de Bouxwiller. — Ministère de l’agriculture. Japon.
- — Ministère des finances. Grèce. — Moreau et
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- Pease. Etats-Unis. — Perré et fils. — Pommier et Cie. — Pontier, André.
- Quiroga. Bolivie. .
- Raeymackers et Cie. Belgique. — Ragosme. Russie. — Revere Rubber et Cie. Etats-Unis. — Ricliter. — Rommel (Mme Ve). — Roques. — Roulet et Cie.
- Salines de Salsomaggiore. Italie. — Samora Cor-rea Portugal. — Saraidaris et Athanasiades. Grèce. — Scliibaef. Russie. — Sclilagdenhaufen et Heckel. Sénégal. — Smidt. Russie. — Scott. République Argentine. — Serpette, Lorois, Langlois et Cie. — Société centrale de produits _ chimiques. — Société de la dynamite. — Société des cirages français. France et Russie. — Société du sulfure de carbonne. — Société des huiles minérales de Colombes. — Société des quinquinas, -i- Société des téléphones. — Société d’Hammont.
- — Société du naphte de Bakou. Russie.— Société générale des téléphones. — Société russe du naphte. Russie. — Solvay process C°. Etats-Unis. — Sordes, Huillard et Cie. — Stéarinerie de l’Est. — Stéarinerie française, — Stevenson, Carlile et C°. Grande-Bretagne.
- Taillandier. — Tancrède, Aimé, — Thomas. — Tor-rilhon et Cie. .
- Yalentine et Cie. Etats-Unis. — Youssakis. Grece.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Angulo. N. Salvador. — Aspinall. Grande-Bretagne. — Arnoul.
- Baron. — Bartholomen et Cie. Brésil. — Beau. Grande-Bretagne. — Bertrand.— Beslier.—Biard.
- — Bishop et fils. Grande-Bretagne. — Bocquillon-Limousin. — Borghes de Castro. Brésil.— Borne-Scrimser et Cie. Etats-Unis. — Borrel. — Bourgeois. — Bourgeois et Cie. — Brown et C°.Etats-Unis. — Burroughs, Welcome et C°, Grande-Bre-
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- Carof et Cie. — Carrière frères. — Cassassa et Cie. Gatillon. — Cezeraria Réali. Italie. — Césarine (Soeur). Miquelon. — Chalmel. — Chamoro y Ja-vala. Nicaragua. — Chatanay. — Claudon. .— Bol. — Compagnie de calcination des os. Russie.
- — Compagnie des asphaltes. — Compagnie des produits antiseptiques. — Compagnie de Rio-Tinto. — Compagnie parisienne de couleurs d’aniline. — Compagnie principale du gaz. — République Argentine. — Cook y hijos, Véné-zuela. — Costa (Ribeira da). Portugal. — Cotton oil prod. Etats-Unis. — Currie et C°. Grande-Bretagne.
- Daguin et Cie. — Dahl et Cie. Norvège. — Daniel et Cie. — Decourdemanche. — Dee oil C°. — Grande-Bretagne. — Deiss de Salon. — Delà Ma-driz. Vénézuéla. — Département de Garcia. Salavdor. — Derrien. — Dida — Dornernann.
- — Duboé-Dausse et Boulanger. — Duperron. — Duqucsnel et Millot.
- Ecole Ouro Pretro. Brésil. — Elisseef. Russie. — Exposition des stéariniers de la région lyonnaise.
- Fairchild Brothers. Etats-Unis. — François, Grel-lou et Cie. — Froger-Bourdon. — Fumouze. Gartemberg. Autriche-Hongrie. — Gavian, Ignacio. Mexique. — Giguet-Leroy. — Gobierno. Mexique.
- — Grandval.
- Hanez y Lamarque. Mexique. — Hartog et Cie. — Hatton. — Hausmarin. Suisse. — Hérubel. — Himmelhauer. Autriche-Hongrie. — Higguet, Lefèvre et Cie. Belgique. — Hogg. Grande-Bretagne.
- — Homolle et Cie. — Houzeau et Cie.
- Impérial (la) et la Iberia « Garcia ». Espagne. — Is-
- dahl et Cie. Norvège. — Ivanoff et Savinkoff. Russie.
- Jeffrey et Cie. Grande-Bretagne. — Jijon. Equateur.
- Lacour. — Lancelot et Cie.— Landolt et Cie. Suisse. — Laso de la Yega. Mexique. — Léca et Cie. — Lécluso Trewoedal (de) frères. — Lecouppey. — Lefebvre. — Legloahec. —Leirinka. Portugal.— Lemoine et Couturier. — Lepechkine, Russie. — Lerenaid.
- Mallevai père et Rnuttand. — Mante-Legré et Cie.
- — Monclava hermanos. Porto-Rico. — Morel. Neujan et Delaite. Belgique. — Nikita Ponizovkine. Russie. — Noël. — Nogueira. Portugal. — Noi-rot. Sénégal. — Nübian Manufactory. Grande-Bretagne.
- Olive. — Oppenheimer. Grande-Bretagne.
- Parquin et Cie. — Perez y Parraga. Salvador. — Pestalozzi. Suisse. — Petit. — Pickering et fils. Grande-Bretagne. — Pilon frères et Buffet. — Pluche et Cie. — Polakiewicz. Russie. — Porlier. — Puvo. Chili.
- Raffinerie de soufre. — Rigaud et Chapoteaut. —
- Rigollot et Cie. — Ringaud, Meyer et Cie. — Ro-belin. — Roguier. — Ruch et fils.
- Sampaïo. Brésil.— Schamplielære (de). Belgique.
- — Seaburg et Johnston. Etats-Unis. — Serra. Portugal. — Sessa, Cautie et Cie. Italie. — Sevoz et Boasson. — Serzinskv. Autriche-Hongrie. — Société de fabrication de suif fondu. — Société de produits-chimiques. Belgique. — Société de Ye-drin. Belgique. — Société des glaces et verres. Belgique. — Soetenaey. — Szizepanouski. Autriche-Hongrie.
- Tchiknaverof. Russie, — Tessier, Huvard et Cie.
- — Theurier. — Thévenot. — Totin. — Trinidad Garcia. Mexique. — Tsolalus. Grèce.
- Upton. Etats-Unis.
- Valdez. Guatémala. — Yassilietf. Russie. — Yene-que et fils.
- Warner et Cie. Etats-Unis. — Weeger.
- Zavoianni et Cie. Grèce.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Ajuria, Antonio. Mexique. — Araulo, Jésus. San Salvador. — Arriaga etLane. Portugal. — Aubry. République Argentine.
- Bardou-Job. — Barnielte. — Basallo. Mexique. — Becker. — Belin de Ballu. Russie. — Bell Manu-factury et Co. Etats-Unis. — Benédictus. Belgique.
- — Bernard frères. — Berthiot. — Bira. Portugal.
- — Blumsky. Russie. — Boakes Roberts. Grande-Bretagne. — Boimare, République Dominicaine.
- — Bonnier et Burnet. — Borthen. Norvège. — Bossière. — Bourdon. — Boutemy. — Broad, Grande-Bretagne. — Brodsky. Russie. — Broka-ren Rubber Shoe C°. Etats-Unis. — Bujardet. — Burnand. Suisse. — Bustamente et frères. Salvador.
- Calleja. Espagne. — Capgrand-Mothes et Cie. — Carcamo. Salvador. — Caron. — Caronis. Grèce. — Caustier. — G au tin. —. Cayetano Ibar-guen. Nicaragua. — Cazilaris. Grèce. — Cistac. Uruguay. — Clarke. Grande-Bretagne. — Clos-tre. — Chambon. —'Chapelle frères. — Chavari-ber. — Chevallier-Escot. — Collas. Grèce. — Constantin. — Combier-Deschaux.—Commission de Zamora, Vénézuéla. — Compagnie de Fuente-Pierra. Espagne.— Compagnie de l’Afrique occidentale. Sénégal. — Compagnie de produits oxygénés. — Gonow. Norvège. — Coucouli. Grèce.
- — Crâne. Etats-Unis. — Cross. Sénégal. — Grou-lard. — Cuntellas. Portugal. — Curiel. Vénézuéla.
- Déjardin. — Delpech. — Département de Caba-nas, Salvador. — Département de San Miguel. Salvador. — Département de San Salvador. Salvador. — Devoto, Rocha et Cie. République Argentine. — Draisma xan Walkenburg. Pays-Bas.
- — Dubois. — Dominguez. Porto-Rico. Eidsvaag. Norvège. — Emazabal. Vénézuéla. —
- Eseobar. Chili. — Esmieu. '
- Fernandez. Salvador. — Ferras. Portugal. — Ferreira et Cie. Brésil. — Fibich Staviarsky. Autriche. — Fournier Bon et Cie.
- Genevoix, Homolle et Cie. — Germot et Lefèvre. — Goussard. — Griffiths frères et Cie. Grande-Bretagne. — Grigorescu. Roumanie. — Grisé. Mexique. — Grorichard. —• Grove. Chili.— Guttierez-Eslevez. Vénézuéla.
- Haret. — Harris. Angleterre. — Hatzolini. Italie. Jardim. Brésil. — Jcrimounski. Russie.— Johnsen, Norvège. — Jossen. Cochinchine. — Jullien. Korab-Bojemsky (Dr). Russie. — Kweding. Norvège.
- Laflèche-Bréham. — Langlebert. — Lamouroux. — Lebœuf. — Lecat. — Lefebvre et Cie. — Legros. Piat et Leau. — Lemercier. — Lepage et Cie. Etats-Unis. — Leory. — Leroy des Closages. — Limousin et Cie. — Loukofnikoff. Russie. Magleish. Etats-Unis.—'Manette. Chili.— Matzeko. Japon. — Ménetrel. — Menu. — Mercatti et Cie. Grèce. — Mercier. — Micheau. '— Miranda San-mento (José de). Portugal. — Morel et Georget. — Mourrut. — Mouysset. — Murillo. Mexique. — Murray et fils. Grande-Bretagne.
- Natton. Gabon-Congo. — Nauman. Suisse. Olfenheim Singer. Roumanie — Orantes. Espagne.
- Ossowetsky et Cie. Russie.
- Pedro Abadie d’Amapala. Honduras. — Pena, Suchitoto. Salvador. — Pennés et Boissard. — Peres-Freites. Porto-Rico. — Petrovici et Gheor-ghevici. Roumanie. — Poly. — Poulain et Cie. — Pradal et Cie. Espagne. — Prudon et Cie.
- Regis. Chili. — Renard. — Reynal fils et Cie. — Rezende. Brésil. — Riche. Saint-Pierre. — Rios. Chili. — Rodriguez. Guatémala. Roguier et Burnet. — Roudel frères et Genestout. — Rozière. Russia Cernent Co. Etats-Dnis.
- Samson et Millaud. — Sanchez. Vénézuéla. — Sancy. — Schmid. Chili. — Schmidt. Grande-Bretagne. — Scott. Angleterre. — Si Ally Kris-tinos. Inde française. — Société anonyme de Madrid. Espagne. — Société anonyme stéarique. Italie. — Société d’Auderghem. Belgique. — Société de Batna. Algérie. — Société de produits chimiques. Chili. — Société hygiénique et pharmaceutique. Espagne. — Société des produits chimiques. Russie. — Souillard. — Sphingter,
- Grin et Cie. Etats-Unis. — Spirs. Mexique. — Sprungli. Suisse. — Steinbach frères. — Steiner. — Subira y Marques. Espagne. —Suge, Japon. Tassy de Montluc (Yp). — Tayoba. Brésil. — The-sen. Norvège. — Troubat. — Tschupp et Cie. Suisse. — Tucker. Grande-Bretagne.
- U.garte. Bolivie. — Urbain.
- Val. Brésil. — Van Messen. Belgique. — Yeras. Brésil. — Verne. — Yial. Chili. — Ville d’Usulu-tan. Salvador. — Yiennot.
- Werwely. Pays-Bas. — Weinstein. Russie. — Wort-mann. Roumanie.
- Xanthakis. Grèce.
- (A suivre).
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- LA BOURSE
- On prédisait un réveil. Il a commencé à se produire aujourd’hui. Si la séance n’a pas tenu, en clôture, tout ce qu’elle paraissait promettre au début, du moins les cours sont sensiblement meilleurs, bien que l’on s’attende à une élévation du taux de l’escompte pour jeudi.
- Le 3 OjO est à 87 37, l’Amortissable à 90 70, le 4 lq2 à 105 67. La Banque de France se tient à 4260. La Banque Paris à 857 50, le Crédit foncier à 1315. Les obligations à lots communales et foncières ont un bon courant d’achats. Le Crédit mobilier monte à 485.
- L’Italien est ferme à 94 10, l’Extérieure à 75 llgH, l’Egypte à 470, le Hongrois.à86, le Russe 1880 à 94 1R6. le Turc à 17 25.
- Le Nord remonte à 1775, le Suez est à 2317.50, en dépit de la faiblesse de ses recettes.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889 J
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la-danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement, de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- CHEZ TOUS LES PAPETIERS
- Le Gérant : Gustave SIMON.
- IMMlMERIErDE^L’ EXPOSITION
- G. ROBERT
- 16, Avenue de La Bourdonnais, Champ de Mars.
- Imprimé sur les Machines Marinoni Lubrifiées avec les huiles, graisses et graisseurs de la Corn
- ENCRES DE LA MAISON LORILLEUX
- Caractères de la Fonderie Warnery frères
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Vendredi 18 Octobre 1889.
- 26 Série. — N° 155.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Annonces... Réclames... Faits divers.
- la ligne 3 fr.
- — 5 »
- — 10 »
- 20 fr.
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière Heure. — Echos. — Une gare à l’Exposition. — Les Abîmes de la mer. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (Suite). — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses (Suite). — La Bourse. — Annonces et Réclames.
- Voir à la Ie page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Eigaro ».
- CHRONIQUE
- Le prince Albert de Monaco est un savant estimé, un chercheur courageux qui a fait des expéditions scientifiques sur une frêle embarcation, courant des risques incessants. Le voilà prince régnant depuis bientôt un mois.
- Il est sans contredit le seul prince actuellement régnant qui puisse joindre à son titre d’Altesse celui d’exposant à l’Exposition universelle de 1889, et d’exposant couvert de récompenses.
- A ce titre, si exceptionnel, c’était un devoir pour le Bulletin officiel de publier le portrait du prince exposant auquel la science doit de précieuses découvertes dans le monde de la mer, et l’humanité les enseignements les plus utiles pour les naufragés.
- A
- Messieurs,
- Les soussignés ont l’honneur de vous demander d’obtenir de l’Etat le Pavillon des Forêts, exposé au Trocadéro et qui, par suite de la clôture de l’Exposition universelle doit être démoli.
- Leur but serait d’installer ce pavillon dans la plaine Daumesnil, au bois de Vincennes, où il ser-
- « Ne touchez pas à la reine », dit un vieux roman.
- Aujourd’hui, on peut répéter avec le même respect de l’objet visé : « Ne touchez pas à l’Exposition. »
- Le fait est qu’on ne peut pas dire seulement qu’on touchera à l’idole sans que tout le monde se révolte et sans que l’invasion, une véritable invasion, se précipite au Champ de Mars.
- On ne peut pas se résigner à voir disparaître toutes ces merveilles ; on les arrache, pour ainsi dire, petit à petit, et une à une. à la sévère, à la terrible, à l'implacable démolition.
- Nous avons déjà assez parlé des palais qui seront conservés, des palais du Champ de Mars ; voici maintenant qu’on signe une pétition adressée au président et aux membres du conseil municipal de Paris : il s’agit d’un des pavillons du Trocadéro; comme on le voit, la tache d’huile s’étend .*
- de bois, les modèles, aussi nombreux que possible, des objets fabriqués avec ces essences.
- Ce serait à la fois intéressant pour nos ouvriers et utile pour nos enfants des écoles, particulièrement pour ceux de l’école d’ameublement (école Boule), qui trouveraient à leur portée la collection aussi complète que scientifique si nécessaire à l’enseignement qui leur est donné.
- Comptant dans l’accueil fa- vorable que vous ferez à cette
- demande, ils ont l’honneur d’être vos dévoués électeurs.
- Mais oui, pourquoi pas ? Il est ravissant, ce pavillon des Forêts, et pittoresque et original ; il s’en dégage une bonne senteur d’arbres, un bon parfum de nature ; tous les visiteurs en ont senti le charme. Et maintenant, on demande à conserver ce joli pavillon et à lui donner une destination pratique : c’est une double raison pour le
- S. A. S. LE PRINCE ALBERT DE MONACO
- Exposant au Pavillon de la Principauté au Champ de Mars,
- virait non-seulement d’ornement intéressant, mais surtout d’exposition permanente, où tous nos nombreux ouvriers du faubourg Saint-Antoine pourraient trouver, en nature, les divers bois indigènes qu’ils emploient continuellement dans leurs diverses industries.
- Ce musée pourrait contenir, ainsi que cela existe au Trocadéro, sous les noms des diverses essences
- garder.
- En attendant, toute l’attention est portée vers les préparatifs de la fête flamande du Palais de l’Industrie.
- Le Figaro dit à ce sujet :
- Ceux qui n’ont pas revu le Palais de l’Industrie depuis son affectation première, ceux même qui l’ont vu depuis sa récente transformation, pour le bal des Exposants, pour le banquet des maires et pour l’ode d'Augusta Holmès, auront peine à le reconnaître. Sur l’un des côtés du vaste rectangle, c'est la ville d’Anvers qui sort de terre, avec son Hôtel de Ville et sa monumentale splendeur,‘ses maisons espagnoles, ses rues pittoresques, ses boutiques, ses bars, ses cabarets, ses endroits de plaisir, sous le souffle de ces architectes de génie qui s’appellent Kubé, Chaperon et Jambon.
- Ici, c’est le géant d’Anvers et madame son épouse, qui, d’écluse en écluse, nous envoient de leurs nouvelles et dont cent coups de canon tirés de la tour Eiffel annonceront demain l’entrée dans la capitale. Là, le char de Rubens merveilleusement décoré. Au centre, la statue colossale de Salvius Brabo. Et, dans ce milieu superbe, d’une si jolie et si exacte couleur flamande, la Kermesse, mise en train par d’adorables Flamandes... de Paris, développera ses irrésistibles attractions.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Ceci, c’est le côté cour. Quant au côté jardin, la métamorphose est plus saisissante encore.
- Tout le monde connaît le splendide théâtre où s’est exécutée l’ode triomphale d’Augusta Holmès. L’offrir tel quel au public, c’était faire du « déjà vu ». L’intéressant était de le conserver dans ses grandes lignes, avec son développement grandiose, ses perspectives infinies, et de l’adapter à une conception originale. C’est ici qu’éclate le génie de La-vastre et de Carpezat, aidés du maître machiniste Godin. Ils travaillent à bâtir dans ce théâtre.un autre théâtre, tout à fait indépendant de l’ancien, où seront reproduits en tableaux vivants cinq tableaux de l’école flamande. Et non pas des tableaux vivants comme on a l’habitude d’en voir dans des milieux sans vie et sous les apparences du plâtre et du marbre, mais des tableaux vivants animés, avec les personnages costumés ad hoc, dans leur couleur originelle, dans leur décor propre, et donnant l’illusion sincère de l’œuvre représentée. Pour réaliser cet idéal, Lavastre et Carpezat ont brossé cinq toiles complètes, c’est-à-dire qu’ils ont accompli l’œuvre de plusieurs mois en moins d’une semaine. Iis ont dû, pour obtenir la gradation nécessaire à l’effet final, graduer, au point de vue des oppositions, les modèles choisis. Ces modèles, les voici dans l’ordre :
- lo Leys. — Le Droit de Cité (Hôtel de Ville d’Anvers).
- 2° Madou. — Le Soft interrogé (Musée de Bruxelles).
- 3° II. Bource. — Retour de pêcheurs (Musée d’Anvers).
- 4° Impens. — Cabaret flamand (Musée de Bruxelles).
- 5° Rubens. — La Fête flamande (Musée du Louvre)..
- Les quatre premiers tabléaux sont d’une exécution relativement simple. Mais le dernier, dont tous les amateurs connaissent les complications, car il exige le groupement de 150 personnages, dans des poses d’un réalisme ultra-contemporain, n’eût pas été réalisable sans le concours du merveilleux corps de ballet de l’Opéra.
- Nous engageons les provinciaux, les étrangers et aussi les Parisiens qui se proposent de venir au Palais de l’Industrie les 19 et 20 octobre, de faire le pèlerinage du Louvre pour revoir le chef-d’œvvre de Rubens. Ils ne distingueront pas la copie de Pori-ginal, tant, grâce à Lavastre et Carpezat, l’identification est complè te.
- Est-ce tout ?Non. Sur la fête flamande de Rubens, le petit théâtre s’envole dans les frises, et l’immense théâtre apparaît, dans • son ampleur majestueuse, découvrant, à ses praticables extrêmes, la Ville de Paris et la Ville d’Anvers, entourées de toutes leurs gloires artistiques et littéraires, et fraternisant sons l’œil attendri de la Charité. Et c’est alors, du cintre au proscenium, un formidable défilé de deux mille personnes où figurent le corps de ballet de l’Opéra, le corps de ballet de l’Eden (Eoc-celsior), les masses delà Porte-Saint-Martin (Théo-dora) dans leurs magnifiqurs costumes, celles de la Fille du Tambour-Major (entrée des Français à Milan), celles des Nouveautés (le Royaume des femmes), celles des Folies-Dramatiques (Riquet à la houppe), avec quatre musiques militaires, les 150 musiciens de Métra, deux fanfares, l’orchestre de Sax, parmi les flammes de Bengale et l’embrasement apothéotique de Ruggieri.
- Ces mirifiques descriptions ne sont rien, paraît-il, à côté de la réalité qu’on verra dimanche.
- Cette fête durera jusqu’au matin. Après les tableaux vivants, continuation de la Kermesse; bal monstre avec 150 musiciens, conduit'par Olivier Métra; soupers au premier étage du Palais.
- Bref, une chose inouïe, une fête de bienfaisance, qui clôturera merveilleusement les réjouissances données à l’occasion de l’Exposition.
- \nvers sera content de Paris !
- F. L.
- DERNIÈRE HEURE
- Les Ecossais
- Un grand nombre d’Ecossais, arrivés mardi, se sont promenés hier après-midi, à l’Exposition. en costume de highlanders : jupe courte, jambes nues, plaid sur l’épaule, toques sur la tête et long bâton dans la main. Ce sont, pour la plupart de grands et forts gaillards à figure intelligente et énergique. Inutile de dire qu'ils ont vivement excité la curiosité et parfois l’admiration des visiteurs.
- M. Carnot
- Le président de la République s’est rendu hier incognito à l’Exposition et s’est longuement promené dans l’esplanade des Invalides.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nomb’re des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 119.037
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................ . 5.337
- Du 1er au 2me............ 3.010
- 2e étage direct.......... 1.832
- Du 2e étage au sommet... 2.909
- En tout.............. 13.088
- L’exploitation de la Tour
- Recettes de l’exploitation de la tour Eiffel :
- Du 15 mai au 8 octobre...... 5.553.171 70
- Du 9 au 15 octobre.......... 260.486 10
- Total au 15 octobre.... 5.813.657 80
- Nos hôtes
- Le prince Ferdinand de Bulgarie est à Paris depuis avant-hier. Il a visité l’Exposition dans la journée, sous un incognito qu’il convient de respecter.
- La mission japonaise, qui était venue visiter l’Exposition et qui a séjourné un mois ici, a quitté Paris, hier matin, par l’express de Bruxelles.
- Le prince Ferdinand de Bulgarie a continué hier ses visites à travers l’Exposition.
- Le soir, en compagnie de. son aide de camp et de deux amis, il a dîné chez Paillard, au restaurant de la Chaussée-d’Antin.
- De nombreuses personnes se sont inscrites à l’hôtel Meurice.
- Les Ecossais
- Une dépêche de Boulogne-sur-Mer nous apprend que trois cents Ecossais, accompagnés de vingt musiciens et d’un tambour-major, ont débarqué dans cette ville dans l’après-midi d’hier. Ils se rendent à Paris pour visiter l’Exposition.
- Après s’ètre restaurés au buffet de la gare maritime, ils ont pris le train en criant : Vive la France ! Vive la République !
- Le Nicliam
- Le bey de Tunis a signé ces jours-ci de nombreuses nominations dans l’ordre du Nicham-Iftikar.
- Le grand-cordon est décerné à MM. Tirard, président du conseil, le comte d’Ormesson, directeur du protocole, le vice-amiral Bergasse duPetit-Thouars. commandant en chef l’escadre de la Méditerranée et du Levant.
- Sont faits grands-officiers : MM. les généraux Delorme, de Saint-Germain, de Sesmaisons, Grison, directeur général des finances de l’Exposition, Bouvard, architecte, le contre-amiral O’Neill, Delpeuch, chef du cabinet du ministre des affaires étrangères.
- Parmi les commandeurs, figurent MM. Sincère, préfet de Loir-et-Cher, de Mallevoue, secrétaire de la direction générale des travaux de l’Exposition, Christian, préfet de la Charente, et de nombreux officiers de la Méditerranée.
- Une centaine de croix d’officier et de chevalier sont également accordées.
- Le bal de l’Elysée
- Une armée de tapissiers, jardiniers, charpentiers est occupée depuis plusieurs jours à l’Elysée, en vue du grand bal qui aura lieu ce soir, et pour lequel huit mille invitations ont été lancées.
- Dans la cour d’honneur, une seconde grande marquise a été construite, et aménagée de façon que quatre voitures puissent s’arrêter en même temps pour déposer les invités. La fête promet d’être splendide .
- Les exposants du meuble
- Une délégation des exposants parisiens de la classe 17 (meuble) a été présentée, ces jours derniers, par MM. Millerand et Lyon-Alemand, à M. Tirard, à qui elle a exposé, au nom des cinquante-cinq exposants, l’inféiiorité dans laquelle les décisions du jury avaient placé les exposants français et notamment les exposants parisiens.
- M. Tirard a déclaré qu’il, était tout disposé à accepter les nouvelles propositions qui lui seraient faites par le jury. La délégation n’a pas cru devoir accepter cette proposition et, dans une réunion tenue par les exposants protestataires de la classe 17, l’ordre du jour suivant a été adopté :
- « Les exposants protestataires de la classe 17, après avoir entendu le compte rendu de la démarche de ses délégués auprès de M. le Ministre du commerce, le remercient de la bienveillance avec laquelle la délégation a été reçue. Ils regrettent que la solution indiquée par M. le Ministre, de faire établir une nouvelle proposition de récompenses par le Jury, ne leur donne pas entière satisfaction, la composition du jury actuel ne leur offrant pas^après ce qui s’est passé, des garanties suffisantes de compétence et d’impartialité. »
- Un cadeau an président
- Le président de la République a reçu hier MM. de Kristofovitch et le prince B. Galitzine, exposants à la section russe, lesquels lui ont offert son portrait sous forme de médaillon fait en pyrogranit, invention nouvelle de M. de Kristofovitch, fabriqué à Paris avec des terres de France.
- Ce souvenir de l’Exposition a été accueilli gracieusement par M. Carnot, qui a vivement félicité l’inventeur.
- Les chaises
- Des plaintes nombreuses ont été adressées depuis quelque temps à la direction sur la façon dont on cherche à exploiter les visiteurs qui s’assoient sur les chaises dans le Champ de Mars. Beaucoup de personnes se sont vu réclamer deux fois le prix de la location, d’autres ont été l’objet de vexations analogues. Des mesures sévères vont être prises contre le concessionnaire.
- UNE GARE A L’ESPLANADE DES INVALIDES
- Il ne s’agit pas de la gare du petit chemin, de fer Decauville, mais d’une gare véritable qui va s’élever à deux pas du ministères des affaires étrangères. Les travaux commenceront aussitôt que les constructions deffExposition auront disparu.
- La création de cette gare est la conséquence du prolongement de la ligne des Moulineaux, qui s’arrête actuellement au Champ de Mars, côté de Grenelle.
- Le projet est aujourd’hui définitivement adopté.
- La gare des Invalides présentera une utilité incontestable, tant pour le service des grandes lignes que pour le service de la banlieue.
- Elle sera en relation : par la ligne des Moulineaux et celle de Versailles (rive droite) avec la gare Saint-Lazare ; par les raccordements de Courbevoie avec les directions d’Argenteuil et du Nord et avec la ligne d’Argenteuil à Mantes ; par une autre branche du raccordement de Courbevoie avec toutes les lignes de Normandie ; enfin par le raccordement de Grenelle avec la petite Ceinture et avec la gare Montparnasse.
- La gare occupera les deux tiers du premier carré de l’Esplanade, entre le quai d’Orsay et la rue de l’Université. Le service des voyageurs sera du côté du quai d’Orsay, le service des messageries du côté opposé.
- Toutes les voies seront établies en contre-bas du sol, de telle façon que même les abris des quais des voyageurs ne masqueront pas la perspective de l’Esplanade : de plus le projet est
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- préparé de façon à ne pas dépasser l’alignement des arbres qui sera respecté.
- Le bâtiment des voyageurs sera en façade de 98 mètres le long sur la rue Constantine, vis-à-vis du ministère des affaires étrangères ; il se terminera latéralement par deux ailes affectées l’une à l’arrivée, l’autre au départ des grandes lignes.
- Ajoutons en terminant que le projet ménage la possibilité d’un raccordement avec le chemin de fer métropolitain.
- La gare des Invalides, loin de nuire à l’établissement d’un réseau métropolitain aura donc l’avantage d’en simplifier la construction.
- Cette dernière considération sera sensibleaux Parisiens qui attendent toujours avec une impatience si légitime la construction de cette vaie ferrée urbaine que l’accroissement de la circulation rend, chaque jour, plus indispensable. --------------------------------------
- LES ABIMES DE LA 1ER
- En sortant du pavillon de la principauté de Monaco, j’avoue qué ce n’étaient ni les splendeurs botaniques, ni les charmes climatologiques de ce délicieux rivage, ni les délices de Monte-Carlo, ni la situation si pittoresque du vieux Château, ni l’antique noblesse des Grimalcü, ni les flots bleus de la Méditerranée, ni les photographies, ni les poteries qui m’avaient le plus frappé dans la visite de cet élégant pavillon et dans les nombreux souvenirs qu’elle évoque... Une idée plus grande semblait planer sur tout cet ensemble : l’idée de l’immense fécondité de la nature, l’idée de la vie universelle qui se déploie partout, dans le ciel et sur la terre, et cette idée émanait comme une grande lumière de l’exposition scientifique du prince Albert de Monaco...
- Il y a en ce moment sur notre planète trois princes instruits, à la hauteur des conquêtes de la science contemporaine. L’un habite le-Brésil, l’autre la Suède, et le troisième Paris, lorsqu’il ne navigue pas dans les solitudes de l’Océan, car il ne séjourne guère dans son antique palais de la Méditerranée.
- Tout le monde connaît les expéditions maritimes du prince de Monaco, ses recherches sur les courants océaniques, ses découvertes zoologiques. Ce n’est point un-' exposé technique- de ces recherches et de ces découvertes que je voudrais faille ici. D’ailleurs elles sont exposées plus loin en détail, par mon ami M. Duchêne. Je voudrais seulement donner en quelques mots l’impression qui en résulte au point de vue du progrès général des sciences et, si j’ose le dire, au point de vue philosophique.
- Cette impression, comme celle qui est résultée naguère des découvertes des grandes expéditions maritimes du Lightning, du Porcupin, du Challenger, du Talisman, du Travailleur, — j’inscris ces expéditions par ordre chronologique, — cette impression, dis-je, n’est pas sans analogie avec celle qui est inspirée par la contemplation du ciel étoilé. L’esprit humain se trouve en présence d’une puissance infinie.
- Antérieurement à ces expéditions, les naturalistes classiques assuraient que les abîmes de la mer sont de noires et infécondes solitudes, que la vie végétale et animale y est rendue impossible par l’énorme pression des couches d’eau, par l’absence de lumière, par un ensemble de conditions jugées antivitales. Or, la nature a développé là tout un monde. Les profondeurs de la mer sont habitées par des myriades d’êtres de toutes formes et de toutes grandeurs, qui diffèrent peut-être plus de notre constitution organique que les habitants de Mars ou de Saturne. Une vie abondante, prodigieuse, d’une incroyable, fécondité, se joue à toutes les profondeurs. La pression est énorme : plusieurs milliers de kilogrammes par centimètre carré : les êtres qui la supportent ne s’en aperçoivent pas, sont si délicats qu’on les écrase en les prenant entre deux doigt, brillants comme' des fleurs, élégants comme des papillons. II n’y a pas de chaleur ; Il n’y a pas de lumière; ils en créent, ils'sont phosphorescents ; leurs yeux brillent souvent comme de petits flambeaux électriques, leurs corps s’allument dans l’ombre, de la nuit éternelle ils font un jour éternel, ils se voient, se poursuivent, s’aiment, se .reproduisent et là où naguère on n’admettait qu’un élément infécond, tout un merveilleux système de vie se développe avec autant d’activité que celui dont nous sommes témoins à la surface de la planète.
- Parmi les curieux spécimens des découvertes du
- prince deAIonaco et de ses laborieux compagnons dans les expéditions de Y Hirondelle, on peut remarquer entre autres, au pavillon de l’Exposition, des poissons, des crustacés et des mollusques de genres absolument nouveaux et de formes tout à fait imprévues, plus bizarres les unes que les autres. L’être étonnant, auquel par exemple, on a donné le nom de Conchognatus-Grimaldii, aune toute petite bouche, ronde, invisible de profil, faite pour sucer, une peau garnie de cellules à mucus qui rendent ce poisson glissant comme de la gélatine, et habite généralement à une profondeur de deux mille mètres ! Deux mille mètres au-dessous du niveau de la mer. Les nasses de Y Hirondelle en ont rapporté des centaines.
- Egalement nouveau comme genre et comme espèce est le photosmias Guernei, remarquable par deux taches lumineuses, phosphorescentes, situées'près des yeux, qui sont très grands. Loin d’être aveugles comme la théorie semblait l’indiquer et comme le sont, les poissons des lacs souterrains, un grand nombre de ces espèces sont douées d’une vue excellente.
- Les uns, comme les notacanthus rostratus, ont tout le corps hérissé d’épines courtes, fortes et nombreuses. D’autres portent de longs filaments tactiles qui leur servent de sens, suppléant à la vue dans le sondage des zones obscures : tel est le bathypteroïs dabius. D’autres ouvrent des gueules plus grandes que tout leur corps ; d’autres portent des poches mobiles qui s’ouvrent et se ferment à volonté, et dissimulent la présence de l’animal. D’autres singuliers parasites naissent et vivent dans la bouche d’un poisson, sont satisfaits de cet habitacle où ils trouvent toujours de quoi manger tranquillement, et y meurent après avoir assuré la perpétuité de leur espèce.
- C’est une excursion pleine d'intérêt que celle que le visiteur peut faire en une demi-heure dans ce cabinet de travail et ce musée zoologique, qui forme l’aile droite du pavillon de Monaco. On a sous- les yeux les agrès du navire, les sondes, les nasses, les instruments, les méthodes, et l’on a aussi une partie des résultats. Sans parler des périls affrontés par. ces expéditions maritimes, on ne peut s’empêcher d’admirer le dévouement à la science qui a inspiré toutes ces recherches, dévouement qui serait déjà admirable chez un savant de profession, et qui l’est plus encore chez un homme du monde que sa situation semblait avoir placé au-dessus et en dehors de cette sphère d’activité intellectuelle et de travail.
- Le prince a su faire choix, pour collaborateurs, d’esprits distingués et dévoués à la science, parmi lesquels on aime à trouver les noms de MM. Bouchet, de M. le baron de Guerne, de M. Richard.
- Ces recherches ont montré aussi, que la faune de la surface de la mer est très riche en petits poissons crustacés et organismes de toutes sortes, surtout après le coucher du soleil, heure à laquelle tous ces êtres paraissent remonter, du fond vers la lumière qui va disparaître. Des naufragés pourraient s’en nourrir indéfiniment, semble-t-il.
- On connaît l’ingénieuse invention des flotteurs jetés à la mer par les soins du prince de Monaco. Les courants de la surface emportent les flotteurs construits de façon à ne pas subir l’influence du vent. Us contiennent, hermétiquement enfermée, une instruction écrite dans les diverses langues européennes, de sorte qu’en quelque point qu’on les retrouve on en connaît l’origine, et l’on peut les renvoyer à un commissaire qui centralise les résultats et inscrit les trajectoires observées. L’étude des courants de la mer doit à cette ingénieuse conception le plus grand pas qu’elle ait fait depuis les savantes études du commodore Maury.
- Les visiteurs du Pavillon peuvent remarquer aussi sur le plan en relief de la Principauté l’emplacement du nouvel observatoire établi par le docteur Gueirard dans le territoire de la Principauté. Le nom et les travaux du docteur Gueirard sont un sûr garant des services que cet observatoire météorologique et physique saura rendre à la science, et de l’illustration scientifique qu’il apportera à ce paradis terrestre — auquel déjà aucune étoile ne manque.
- Tous les amis de la science et du progrès remercieront le prince Albert de Monaco de ses travaux : tous le salueront avec un sentiment d’estime et de reconnaissance. Il donne un bel exemple au monde, aux grands comme aux petits. La zoologie et la botanique océanique, la physique du globe, la climatologie, la météorologie, l’astronomie même, lui devront un nouveau pas fait dans la connaissance de notre planète. Son nom est désormais inscrit en
- caractères ineffaçables dans les annales de la
- o pi pi"»
- Camille FLAMMARION.
- ♦
- TÎG - -'.«Ër
- depuis la Restauration W
- (Suite)
- La perfection n’est point humaine et nous nous sommes lancés à sa poursuite; nous sommes des oseurs. L'étude des questions politiques nous sollicite; nous nous y jetons sans suffisante préparation.
- Nous voulons la vérité et nous croyons follement que ceux qui nous ont précédés dans la carrière, n'ont pas apporté à sa recherche le soin que nous y donnons nous-mêmes.
- Quand nous aurons usé, avec les hommes qui les représentent, toutes les formes de gouvernement, nous arriverons peut-être à penser que certains de nos gouvernants avaient des idées justes et qu'il ne serait pas impossible que nous seuls fussions difficiles à conduire.
- Ce sera le commencement de la sagesse; mais nous n'en sommes pas encore là !
- Il nous faut cependant être sages, nous sommes en 1889 et nous avons cent ans.
- En 1871, le vieux chêne gaulois, ébranlé par la foudre, a vu se détacher l'une de ses branches mères; l'arbre, Dieu merci! a encore delà sève et la branche repoussera. Le sol est bon.
- Ne 'nous laissons pas distraire; travaillons, nous n’avons pas fini notre tâche ! Célébrons le centenaire de la grande Révolution qui a mis la France aux mains des Français. L'occasion nous est offerte de montrer une fois encore, ce que nous pouvons faire. Montrons-le hardiment et regardons l’avenir en face, il est à nous!
- Le succès de l'Exposition universelle est assuré. Le ministre du commerce et de l'industrie s’en est réservé le Commissariat général. Les Le Play et les Krantz ont laissé de dignes successeurs :
- M. Alphand a la direction générale des travaux ;
- M. Georges Berger a la direction générale de l'Exploitation ;
- M. Grison a la direction générale des finances.
- Ces directeurs, dont les attributions ont été fixées par le décret du 28 juillet 1886, se sont consacrés à l'œuvre nationale, dont la réalisation leur vaudra la reconnaissance du pays.
- Les origines de 1-Exposition de 1889 sont in connues. Qui le premier en a conçu la pensée? On l'ignore. Le jmojet était dans l'air- Au mois de mai 1883, la Petit Journal en parlait; un mois après plusieurs autres journaux publiaient une note ainsi conçue :
- a MM. llervé-Mangon, Liouville, Million, etc., ont eu un entretien- avec M. Hérisson, ministre du commerce, à propos d’un projet relatif à l’installation d’une Exposition nationale qui serait ouverte à Paris, en 1885. Le Ministre du commerce s’est déclaré partisan de ce projet. »
- L’idée fit son chemin et le 8 novembre 1881, M. Maurice Bouvier, étant Ministre du Commerce, M. Jules Grévv, Président de la République, rendait un décret instituant, non pas une Exposition nationale, mais bien une Exposition universelle devant s'ouvrir le ornai 1889 et prendre fin au 31 octobre de la même année.
- (A suivre). E. Maindron.
- (l)L,eChamp de Mars, i750-1889, par Ernest Maindron. — Paris, Ludovic Bascliet, 1 volume grand in-8° illustré.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION ’ DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage de la Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du F1G-AR0
- 10 OCTOBRE
- (Suite).
- Ernest Le Helloco et E. de la Bernardière, Nantes. Amédée Faiser, Bruxelles.
- E. Marx, Bordeaux.
- Georges Frois, Paris.
- Sture P. Henning, ingénieur, et Stildur Persson, Helsingborg (Suède).
- L. et E. Hauvespre, Courville (Eure-et-Loir).
- “ Elim ”, Ulundi Boad, Blackheath, London S. E. (England).
- Léonard Canter, Amsterdam.
- Julien de Keukelaere, Nazareth (Belgique).
- Mme Albert et Marthe Cartier-Ferréol, Marseille. W. J. van Druten, Sneek (Pays-Bas).
- O.'A. van Druten, Amsterdam.
- L. -Henri Galibert, Cette.
- M. et Mlle Sabatier, Marseille.
- Ed. Le Fébure, Bruxelles.
- Ch. Klein, Ixelles.
- H. Howell, London.
- Ch. Fisher, Boulogne-sur-Mer.
- George Lawrence, London.
- Liegey, Nancy.
- Laurent, Ernest, St-Trond (Belgique).
- Louis Handofsky, Franz Pauker, Johann Herda et Euvin Strofitz, Wien.
- Renard de Villecroze, Marseille.
- Paul Gibert, Paris.
- Freysaud, Genève.
- F. et M. Mathieu Teissié, Uzès (Gard).
- Eug. Avril, Genève (Suisse).
- J’admire les œuvres de la science humaine, mais je me prosterne en face des œuvres du créateur des cieux et de la terre. — Gheyron, pasteur, à Saint-André-de-Valborgne (Gard).
- Mlle Louise Illaire, Saint-André-de-Valborgne (Gard). ^
- Anton Pleiweiss, Vienne.
- Varen Adolfo et Gabriel Longo, Turin.
- Mme Ve Verschueren, Malines.
- Dr Thomas-E. Pickett.
- N- Kamerling, Veendam.
- L. Bitfen et A.-J. Biffen, London.
- Max Meyer, Berlin.
- Janny Sinclair, London.
- Miss Sinclair et Alice-M. Menzies, London.
- M. et MM. Max Altman, Marseille.
- Cornil Schrymaker, Angleterre.
- Charles Beriingue, Marseille.
- J. Payne, Brighton.
- Jules Viart, Liancourt (Oise).
- Mme N. Bain, Glascow (Scotland).
- Horace Regnard, London.
- Moussu Coquelin.
- En contemplant l’œuvre de la nature Dieu semble grand ;
- Eiffel, avec sa tour, l’enfonce outre mesure.
- Ah ! l’intrigant !
- Perrichon, Nancy,
- 11 OCTOBRE
- Apollinaire Van Meerbeeck, Louvain.
- Jos et Adèle Halbmayr, Marienbade (Bohême). Luccioni, capitaine retraité.
- Hocque, étudiant vétérinaire, Toulouse. Lhumeau, Pierre, à Linière-Brigne.
- G. Lalouette.
- Alfred Barran, of Leeds.
- Saur Bombin, Madrid.
- M. et Mme Brossard, Angers.
- Santos Vallijo, Valladolid (Espagne).
- Louis Duclos, avocat, Rouen.
- J. Guilbert, Saint-Valery-en-Caux.
- Mme Adnet-Desbordes.
- Mme Lagnier.
- O Eiffel ! Quô tecum non ascendaml? — Ludovic Grange, Marseille.
- Concho Mothé de Cervera, Adolfo CerveraTorres, Valencia (Espagne).
- M. et Mme de Maesschalck-Duvivier.
- Christian Schaffner, Miesbach (Bavière).
- Jules Théophile, Rabat (Ariège).
- Camille Laurent, Plombières (Vosges).
- Mme Julie de Davidolfet M. Catherine de Davi-doff, Moscou.
- A. Auzou du Havre.
- A. Blumer, lieutenant d’artillerie.
- Blowh Strauss, Berlin.
- E.-B. Taylor, Manchester.
- Meil’neurat fils, Saint-Léon (Allier).
- Hellé, Paris,
- Drangem, Paris.
- Adnet Desbordes, Moussy (Marne).
- E. Adnet.
- Eugène Lablous, Brest.
- A. Heuret, Paris.
- Mme Champignac.
- A. Vannièret, Paris.
- Daville, Louis, Commercy.
- A. Vittorio Jardini.
- Alexandrè et M. Bossu, Lyon.
- Jean Cormann, Bruxelles.
- Vilh. Maybach et Ernst Mocvoct, Cannstatt. Wilhelm Kurtz, Stuttgard.
- M. et Mme André de Vitry, Rouen.
- Constant Fallet et Jules Bertrand, Neuchâtel (Suisse).
- John Carrington Sellars, Berkenhead, England
- F. Viehoff.
- F. Sombryn, Bruxelles.
- Johann Grosz, Dusseldorf.
- Cruchet Théodore, Huisseau.
- Armand Jouanneau, Villerable.
- Joseph Grégoire, Alger.
- Auguste Boissel, Vauvert (Gard).
- D. Reich J. et A. Reich-Fimmers, Amsterdam. Claire George, Bayeux (Calvados).
- M. L. Muzard.
- Céline George.
- Emile Duplantier.
- Aumé Page.
- M. Quick.
- M. Palmer.
- D'- N. de Cock.
- Edwin Iroake.
- Blahata Jaroslav. _
- Lemoine, sous-préfet, Ambert,
- Adrienne Barnabaud, Genève.
- Henri Osson.
- Louis Macqueron.
- John Stewart, Rouen.
- Albert Ameline. Déville.
- Louis Moncorgé, Thizy.
- André Savatier, Paris.
- P. Blevain, Poitiers (Vienne).
- Arthur Alexandry.
- Ernest Garrigues et Pech, Castres. Tarn.
- J. et Cari Osterman.
- Châtaing.
- Auguste Cattaert.
- Emile Macqueron.
- D. Cohin.
- M. Ch. Gandolfi. Nemours (Seine-et-Marne).
- I Antoine, Biaise, Bailly (Lyon).
- Jules Bonamour, Lyon.
- Gendolfi, Jacques.
- Henry Milan et Rachel Guillemet.
- Hector Willemaer.
- M. Mme et Mlle M. Chaigneau. Marseille.
- Billon, Lavilleneuve (Saône-et-Loire.
- Roussel.
- David, Nogent.
- Le succès de l’Exposition est la preuve la plus éclatante de la supériorité du génie français et de la vitalité du Gouvernement républicain auquel chacun doit se rallier. Honneur à M. Eiffel.
- Vive l'a France !
- Louis Ponsart, à Novion-Porcien (Ardennes).
- Théodosie Créquy, à Novion-Porcien (Ardennes). Péandy.
- Un monde de fer Bâti dans l’éther.
- M. E. Belinfante.
- H. Dantz. Bruxelles.
- A. Becquet, Amsterdam.
- Tessier, Nice, casino municipal.
- Roux, Aix-les-Bains (Savoie).
- E. Bernard, Allègre (Haute-Loire),
- A. Dioudonnat. Tours.
- Eugène Moricelly, Marseille.
- Rose Serneriva, Calvi (Corse).
- J. Kerlevezvn, Rennes (Ille-et-Vilaine).
- J. Despléchin, Salins (.Jura).
- B. -C. Schuylenburg, capitaine de l’armée indonéerlandaise, Aliddelburg (Hollande).
- Gerolamo Plafflieri, Ginevra.
- Edouard Dunant, Genève.
- J. Barthélemy, Marseille.
- . Collomp fils, Menton.
- Emile Hélétas, Strasbourg.
- Joseph Bournier, Aigues-Mortes (Gard).
- Paul Olex, Henri Michalski, Jadé Bogustawskq de Varsovie.
- Bruno de Polowsky, Saint-Pétersbourg.
- Jules Barroil, Marseille.
- Léon et Mme Turbat, Olivet (Loiret).
- Valentine et Edgard Augès, Paris.
- Mme de Lanauze, Versailles.
- Marie-Thérèse de Ponton, Chibourg.
- Mme Massieu de Clerval, Versailles.
- Que d’haut ! que d’haut ! — Gruosbsnug.
- Raoul Grunsbourg,Nice,accompagné de W. Herry. M. Joseph Roux, artiste.
- Bedin père et fils, Cette (Hérault).
- Elisa et Gustave Rochat, Sainte - Croix - Vaud (Suisse).
- Itigo Kalüschke, ingénieur.
- Jules et Julie Breitenstein, Molleno-Vaud (Suisse). M. et Mme Lafaoder.
- M. et Mme Marsault, Angers.
- Lhuillier, Paris,
- M. Maty Watson, London.
- Le chevalier Wladimir de Postruski, Autriche.
- E. Lelon.
- Gaston Wira.
- Bonjour à toutes mes amies.— Maria.
- Aux amis et parents. — J. Tillotte.
- L. Lemaire.
- Magnifique. — G. Gorloué.
- A. Badau. Nantes.
- La science n’a pas dit son dernier mot, on montera plus haut ! — Moujimann, Morvillan (Haut-Rhin).
- Malheureux taupin marseillais, qui se console sur la Tour Eiffel. — Bonifay, Louis,Marseille.
- C. Frédérick Bona.
- Louise de Gyldenfeldt, Paris.
- G. Strelin Berthoud, Suisse.
- Louis Boizel, Avize (Marne).
- Théodore et A. Pillât, Lyon.
- Georges Samuel, Victor.
- Heinrich Krakauer. Vienne.
- Dmitry Wostriakoff, Moscou.
- Leonilla Givago, Moscou.
- Fleurme Frantz.
- Beunetot. notaire à laFeuillée (Seine-Inférieure). Arienne Cambeuf, Dieppe (Seine-Inférieure). Johann Lorenz Schaetzler et Bernard Meck, Nuremberg.
- Dr et Mme Sibille, St-Dié.
- C. Cambœuf et G. Gérard, Dieppe.
- Lyonnel Didierjean, avoué, Saint-Dié.
- Si haut qu’il soit lancé, le Figaro retombe bien sur les pieds. — Ch. Ville.
- Frédéric Montigny, Anvers.
- S. Weyl, Berlin.
- A. Egli, Moulurier.
- L. bicod, London.
- Ferdinand Dessmann, Wilhelmine Dessmann, de Luebeck.
- Boquel, Arthur, Nancy.
- Lucien Ollivier, Nîmes.
- Eveline E. Reichardt, London.
- Mabel Cochram, Melbourne, Australie. Marguerite de Boisserolle, Nouméa, New-Calé-donia.
- E. Raphanel, Montluçon.
- Victorine Egli, Paris.
- Adolfo G. de Aguera, Madrid.
- A. Jacquet, Lagny, Seine-et-Marne.
- A. Meigeot, cavalier de remonte, école spéciale de Saint-Cyr, Seine-et-Oise.
- E. Boisseau et Bremond, Châteaurenard, Provence.
- Cavessago Federico, J.-B. Comploj, Bellano, Italie,
- F Molino, Paris.
- J.-G. Cazenaux, Bordeaux. Gironde.
- Après? on tire la ficelle! — Terra, Annecy (H.-Savoie).
- A. Bühler, Lucerne (Suisse).
- Mlle Eugénie Danteny, Arcy-Sainte-Restitue. Julliard, Charles, Arles.
- S. Cohen Hadria, Tunis.
- Costélant, Saint-Pierre-Quilbignou.
- G. Peulvey, Chartres.
- Emile Peulvey, architecte, Chartres.
- Mme Beaujoir, Lyon.
- Maclet, Lyon.
- Yacob Nono ou Youssef Elguedj, Ferouissau, près Alger.
- Joseph Temime Mouchyaffi, Agha supérieur (Alger).
- Eugénie Julien, Félix Chaumard, Louise Julien, Ceyreste.
- Brûlé, Auguste, Lyon.
- Cave ne cadas. La Tour, prends garde de tomber.— Ch. Navarre, prêtre.
- Joseph Bry.
- Mme Tardy, Lyon.
- M. V. Leroy, Paris.
- H. Pairault, directeur du Nemrod.
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-
-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 5
- Docteur Dussac, médecin de l’Hôpital français, à Madrid.
- F. Saunion, Paris.
- Gustave Sandoz.
- A. Sandoz.
- Blanche Maret.
- A. Maret.
- Marinier.
- Paul Simon.
- Manod José de Paula Guimaràes, Torres Yedras (Portugal).
- Emilio de Roure, Torres Yedras (Portugal).
- Julia et Jean de Roure, Torres Yedras (Portugal). Mlle Alice Marchon (Jura).
- M. Dupuis-Antrida (Jura).
- M. Delpech (Lot).
- A. Herzig, Saint-Gall (Suisse).
- Lucien et Edouard Fournier, Nîmes.
- A. Domont, Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise.
- Félix Charpin et Léonard Guipier, Fours (Nièvre). Théodule Pailley, Paris.
- Du haut de la Tour, un bon baiser à Louise, souvenir affectueux à Gabrielle, un pied-de-nez à Léon, et vive M. Eiffel ! — J. Guyot.
- Michael et Gustave Gugenheim, Luxembourg. Mathilde Rinier, Bruxelles.
- Thas F. Harcke, Londres.
- Jules Lahy, à Marche, Belgique.
- Perreau, serrurier, Lormes (Nièvre).
- Mon Louis, de loin je t’aime.— Mme Marnet, Paris.
- A. Cahen, Le Mans.
- Joseph-Marie Calpini, avocat de Sion, Yallois (Suisse).
- Messaoud ou Mehmoud, Sbabti (Alger).
- Constant Ménard, au Yésinet.
- Valentin Levandangeur, à Spa,
- Cherouvrier, Caen (Calvados).
- P. Guilhon, Lazare Clôt, Louis Clôt, Levesque, E., -de Marseille.
- Eugène Gaulin, Beaucaire.
- Theodor Hirsch, Stockholm.
- Mary Colonna Leca, Mine d’Esparbes de Lussan. Nico Fotty, Yasile Isacescie, Bosochany.
- Digué li que vengoun moun bon. — Antoine Joseph, Marseille.
- M. Edward-F.-G., Bataille, of Urwark-N.D., America.
- William-J. Celta, U. S. A., Etats-Unis.
- Talon, Louis, Sainte-Maxime-sur-Mer (Var). Albert Théry, Lille (Nord).
- Cesare Borra. Roma.
- Antoine Finchaut, Anvers.
- François et Jean Gasse, Nancy.
- Fr. Blanchard, Lyon.
- Charles Mairesse, 12e régiment d’artillerie, 13e bat-lerie, Oran.
- Edmond Mathieu, maréchal des logis, régiment •d’artillerie de marine, Lorient.
- Heinvich AViutz,. Cologne.
- J. Minoux, Bonhomme, Haute-Alsace.
- Qu’il m’est doux de me trouver sur la Tour Eiffel en •compagnie de mon oncle. — Nicolas Ancel, Bonhomme, Haute-Alsace.
- Mlle Angèle Lepordie, Thouars-Mme André Bourély, Béziers.
- Claire et Henry Taxy, Montélimar.
- Hovare Klerj, London.
- Enselin de Ècheverria y Fortabat.
- Eusebio de Uaalde. Bilbao.
- Mateo Munor Guillot, Mignel, Guillot, Espana, Valencia.
- Joaquim Fernandez y Lande.
- Claudio de Orturar.
- Julian Sevilla.
- José Martins de Luicenez, Luis Martins Pereira de Menga, Portugal.
- Chalus Fox, Dewsbury, England.
- Victor Maigrot, Grand (Vosges).
- 12 OCTOBRE
- Alzieu Bernard, Berre (Bouches-du-Rhônne).
- Th. Brandt, Mulhouse (Alsace).
- Méry Hippolyte, Avignon.
- Paut-Jaumeton, Nimes (Gard).
- Edmond Chaudron, Gosselies (Belgique). François Rouvière, Nîmes (Gard).
- François de Vos, ingénieur, Grammont (Belgique).
- Lenglez, commandant les pontonniers d’artillerie, Belgique.
- Barthélemy Marius, dit Moment, Nîmes (Gard).
- Bien heureuse d’avoir pu monter jusqu’au Figaro. — L. Coobeels.
- M. et Mme Henri Lavison, St-Chamas.
- Antoine Sivarde, Alexandrie (Egypte).
- Miss Edevards, Paris.
- M. Ecarbe, London.
- P. Mauser Oberndorf,
- Vicomte de Beroui’f, Sorpel, Alpes-Maritimes.
- M. et Mme Alfred Elsen.
- Mme Augustin Boel, Bruxelles.
- M. Charles Boël, Clovis Boël, brasseurs à Hou-deng. Belgique.
- Anselme Léon Ducuvoir, La Louvière, Belgique. Joseph Michel fils, Philippeville (Algérie). Emmanuel Demayaux.
- Emile Desimpel, Warneton (Belgique).
- Borne, Victor, Lyon.
- Maillart, Rozoy-en-Brie.
- Maillart, Clermont (Oise).
- Gustave Pauline, Antibes (Alpes-Maritimes). Ernest Durand, Clesles (Marne).
- Jules Mayard, Eugène Delchauvre, Joseph Gro-ment, Gosselies.
- Jean Maydansky, ingénieur russe.
- Désiré Figuier, Charleroi (Belgique).
- Citoyen Bausbel, Strasbourg.
- Boujour affectueux à tous. — Albert Laure, Bussy.
- Béguin Rodolphe, ingénieur, Marehienne-au-Pont (Belgique).
- Marie Louise, Mathilde Serra Gênes.
- Elise van Weizenbeck, Gênes.
- Guiseppe Depinto, Genova.
- A. Larré, R. Pontalier, L. Dubroca, Castets-en-Dorthe.
- Théodore, Sidonie de Tanfeig, Vienne (Autriche). Léopold Dauer, Londres.
- E. Penton, London.
- P..Courtois, architecte, Nîmes.
- P. Rochat, Pont-de-Vaux (Suisse).
- G. Rochat, Pont-de-Vaux (Suisse).
- Paul Charisis, consul général de Grèce.
- Amélie Risler, Paris.
- Camille Risler, Luxeuil-les-Bains.
- Professeur Businelli, Rome.
- N. Tellier, Fournu, Boulogne-sur-Mer.
- L. Sauvage, Paris.
- B. Leachman Leeds, England.
- J.'Blenkinsoj Leeds, England.
- G. Rouget, Reuilly.
- Alfred Hary, Lille.
- M. et Mme Thil et M. Vignal, Paris. Guffroy-Carrez, Lille.
- Joseph Bolton, Angleterre.
- Joseph Kop'p, consul, Francfort-sur-Mein. Angélus tfeyfus, London.
- Dr et Mme Flurin, Cauterets.
- M. et Mme Ed. Jean, Ostende.
- Angelo Ferrari, England.
- George Stonour, London.
- Costante Togni, England.
- E. Bonnieu, Rosalie Bonnieu, Louis Roques et Louis Meynier, Cette.
- Paul Planhes, Aurillae.
- J. Favre Brand, Yokohama.
- Anaïs Aubert, Brunoy (Seine-et-Oise).
- Alexandre Psoré, Saint-Florent-le Vieil (Maine-et-Loire).
- James Benatar, Gibraltar.
- M. et Mlle Foubert envoient un salut amical à M. Alphonse Carnot et à M. Le Greffier, à Deynze (Belgique).
- Le Télégraphe s’inscrit pour la première fois et présente ses respectueux hommages à M. Eiffel et à ses collaborateurs. — Breton.
- E. Canton, Marseille.
- Canton, lieutenant au 61e, Toulon.
- Jules Gallois, Maubeuge.
- Dr Hasson, Rome.
- George Poppenhusen, Hambourg.
- J. Maurice, Paris.
- Mathilde Loebel, Varsovie.
- Alexis Fontaine, Ransart (Belgique).
- Soutry, Beauvais- (Oise).
- Charpentier, Léon, sous-officier au 104e, Argentan (Orne).
- Mlle Esther Mondion, Paris.
- Mme Ve Max Cochin, Marseille.
- Le docteur Max Maas Francfort-sur-Mein.
- Mme Delphine Maas et Eugène Maas Mannheim.
- C. W. Iïandall et H. Gregory, Jersey.
- Ve Du allé, Paris.
- Ve J.-R. Nicolas et Isabelle Nicolas, Marseille. Antoine Taffolo, Port-Saïd.
- Marguerite Wind, Marseille.
- V. Mutsaers, Bois-le-Duc (Hollande).
- Victor Iris et sa famille, Malines (Belgique).
- Ch. Gevers, xAnvers (Belgique).
- Que serais-tu, ô Tour Eiffel,
- Si, à l’époque de la pierre et du stuck,
- Quand nos anciens bâtirent Babel Ils eussent connu le volapuk.
- V.
- Vivent les Binchous !— Georges Philippe, école des mines de Liège (Belgique).
- Hubert van Leeuwen, brasseur à Bontel (Hollande).
- Alfred Herbert Peters, Edinboro.
- AV. Gregory, Jersey.
- Prosper Porte et Alez Parmentier, Cette (Hérault).
- • Merveilleux ! splendide ! — Louis Marduel, Lyon.
- Je trouve la Tour merveilleuse. — V. Marduel, Vienne (Isère).
- Raoul Viola, Paris.
- Le chevalier et Mlle Henriette de Lotli, Monaco. Guillaume Merle, Lyon.
- Gloire au génie français, phare du progrès et de la civilisation. — Louis Mardruel, ATenne (Isère),
- Gianoglio, Paris.
- AVilliam AVilliams, London.
- Alexandre Lobleaux, Bruxelles.
- Quel génie! — E. \Termoutten, Bruxelles.
- S. Pyer Percy Cook. London.
- M. et Mme Louis Lévy Hagen et Mme Gottfried, Hagen, Cologne.
- Thomas, Constant, Moulins-Engilbert (Nièvre). Etienne Lanique, Metz.
- Vina Jilliard, Paris.
- C. Destandau. Genève.
- N. Lambert, Ixelles (Bruxelles).
- Réguse, Joseph, Macier.
- Eugène-xAlphonse Horach, Paris.
- Olga Miretsky, Paris.
- G. Bertini, London.
- F. Bertini, London.
- x\. Dupont, Ravez-en-Brie (Seine-et-Marne).
- M. et Mme Gaiïleux-Vassel, à Breteuil (Oise).
- Mlle Piéron, Bruxelles. xArthur P. Berens, New-Zeeland.
- M. et Mme N. C. Aimau, Grenoble.
- MM. J. Herbert Start, Londres.
- Gross J., Ge:: (Ain).
- MM. AV.-H. Hannay. Glasgow.
- M. Brochu, Lyon,
- Rosa Tellier, Paris.
- Mme Elisabeth Timmermans.
- M. et Mme Lebacqz, Marchienne-au-Pont.
- Jules de Soignie, Mons (Belgique).
- Grandmand, Toulouze.
- Aline Coudere, Sorbat.
- Gabriel Poncet, Paris.
- David Couare, Sarlat.
- Albert Fabart, Agen.
- John Croft, Utah N. S. A.
- Hernoux Lagrange, Gateau (Nord).
- Pollet Oscar de Catillon (Nord).
- A. Leballeur, Paris.
- Emile Vinet, Paris.
- M. et Mme Chardone envoient chacun un baiser a Mmes Poujol, leurs grand’mère, tante et cousine à Am-boise (Indre-et-Loire), de la deuxième plate-forme de la tour Eiffel.
- Félix Jacoby, Jean Martial Dumartin, Buenos-
- xAyres.
- Bertran Arbelech, Montevideo.
- Saludamos a nuestros amigos de Buenos-Ayres y de Montevideo, desde los altos de la Tour Eiffel.
- Charles Transky, Paris.
- Très heureuse de ma visite à la Tour Eiffel. — Ernes-tine Carré.
- A moitié chemin pour aller aux étoiles. — Docteur Gallard.
- A. Sidot et T. Sidot, Navalo (Morbihan).
- Mme Bodin (Argenteuil.)
- A. Aubert, Saint-Maurice.
- M. Rocher, Pont-Rousseau, Loire-Inférieure. Modeste Lacroix.
- E. Pellerin.
- Henri Allard, Jeanne Allard et Rosie Allard, de Carpentras.
- Loisel, Paris.
- Joseph Piontkowski, président de justice àLéopol, Galicie, Autriche.
- Camille Piatowska, de Léopol, Galicie, xAu triche. Madame Emile Vinet et Emile Vinet, Paris.
- Renée et Lucy Mamelsdorf, Paris.
- C. Romanoff.
- Renaud, Paris.
- Comte de Beaulaincourt, château de l’Emaudière, Le Genest, Mayenne.
- A. Bertrand, Alais (Gard).
- A. Bertrand, L.-E., Alais (Gard),
- François Marti et Puig, Baicelonne.
- Mme Lambert, Gray (Haute-Saône).
- Baronne Pierre Marte.
- Emma Krentel. Paris.
- Mlle Elise et Mme Marie Bratachana Crajana, Roumanie.
- B. Vindt, Vienne.
- Ve Julien Roy, Auxerre.
- AV. Roy, Paris.
- Picard, Elbœuf.
- George Pappa, consul de Grèce, Adelina et Spiro Pappa, Rouen.
- Charles Brex, Paris.
- Enchanté d’avoir fait avec Eugène l’ascension que je projetais depuis si longtemps. — Boué, avoué, Toulouse (Haute-Garonne).
- Duperray. Joseph, au 135e de ligne, Angers. Eugène AViller, Paris.
- Victor Metz, Hyères (Var).
- Mme Jacob Malazkienca, Levallois-Perret.
- Mlle Adolphine Boisseau, Corbeil.
- Mme A. Boisseau, Corbeil.
- (A Suivre).
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-
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- 6
- BULLETIN OFFICIEL LE L'EXPOSITION DE 1889
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889.
- (Suite)
- Classe 45. — Produits chimiques et -pharmaceutiques.
- METTIONS HONORABLES
- Abelous et Cie. — Allemanne. République Argentine. — Almeida. Portugal. — Araujo, Juan. Salvador. — Araujo, Pedro. Salvador. — Armas. Vénézuéla. — Armour et Cie. Etats-Unis. — Aviami. Grèce.
- Bachs liermanos, Espagne. — Bakkers. Pays-Bas. — Beauliaire, Bouiï'ard et Cie. — Baarngé. Espagne. — Bartibas. Algérie. —1 Benedetti, Benoit. Chili. — Bénites. Espagne. — Berisso. République Argentine. — Bernard. — Berthier et Cie. — Berumdez. Vénézuéla. — Besegher. — Bisseuil et Cie. — Blumsky. Russie. — Boggio et Aulagne.
- — Bonbergër et Magilin. Roumanie. — Borck. Danemark. — Bouchon. — Boussiron. Paraguay.
- — Bourgette et Fr une au. — Brequin. Campos-Nelson, Brésil. — Carrasco. Mexique. —
- Castenada. Salvador. — Castelfort. Bolivie. — Castellano. Guatémala. — Castellijos. Salvador. — Castille. République Dominicaine. — Chapman. Vénézuéla. — Chat. — Chatel. La Réunion. — Chauten. Suisse. — Chauvel. — Chevaillier. — Christy. Grande-Bretagne. — Coeytaux. Suisse. — Collins’s fils et Cie. Etats-Unis. — Cordeiro. Brésil. — Cotelle, — Cotias. Brésil. — Crudenaire et Clianut.—Cruzel. Monaco.
- Damiano. Grèce. — Dartihuelongue. Dégremont. — Denaeyer. Belgique. — Département de Santa-Anna, "Salvador. — Desesquelles. — Despinoy et Cie. — Devold. Norvège.— Dias. Brésil. —Diego Monterio Silva. Portugal. — Digne. - Domini-quez. Espagne. — Dufour.
- Eirin. Uruguay. — Esménard.
- Fabrico de Retiro. Brésil. — , Farstad. Norvège. —
- Fayard, Blayn et Cie. — Fernandez. Espagne. — Ferrer (Ve). Espagne. — Forbes. Mexique. — Furtado. Portugal.
- Gaffard. — Garnier. — Gastakdi. Italie. — Genne-tas. Grèce. — Genouvès. Algérie. — Gerschel et Cie. — Golembiowski. Nouvelle-Calédonie. — Golliez. Suisse. — Gomez. Salvador. — Gorecki. Russie. — Greslan. Nouvelle-Calédonie. — Gue-rillot. — Guinarez. Portugal. — Guini. Grèce. Halperin. Roumanie.— IIarumoto. Japon. — Ha-segawa. Japon. — Playnes. Grande-Bretagne. — Iïeckey. Inde française. — Henriquez. Portugal. — Hickisson. Grande-Bretagne. — Herbera,
- . Francisco. Guatémala. — Hurtado. Mexique. Jatowski et Loiseau. — Jensen et Lengebeck Petersen. Danemark. — Jeyes Sanitary Compouds C°. Grande-Bretagne. — Johnston. Etats-Unis. — Joubert. — Jouisse.— Juny, Francisco-J. Espagne. Kabar. Nouvelle-Calédonie. —- Knight. Grande-Bretagne. — Kunha. Portugal.
- Labarre. — Labadie. — Latomme. — Lafoy et Cottais. — Lagèse et Cazes. — Lagos. Chili. — Lallemand. Algérie. — Leivas. Brésil.— Lepape. —* Leroy, dit Thioust.— Lesquendieu. — London Rubber." Grande-Bretagne. — Loucel (DQ. Salvador. — Lugano. Etats-Unis.
- Maillard et Radanne. — Mameda. Brésil. — Mans-feld, Bullncr et Lassen. Danemark. — Mantza-vinos et Colenti. Grèce. — Margry. Algérie. — Mariano Gomez. Guatémala. — Massat. — Maza-rakis. Grèce. — Melendez y Perez. Salvador. Meyer. Norvège. — Mikailovitch. Serbie. — Mondova. Espagne. — Morril. Mexique. — Moure.
- Oliveira. Portugal. — Olovianichnikoff. Russie. Papaphotos. Grèce. — Parelius. Norvège. — Patro-nis. Grèce. — Pedro Gatell. Porto-Rico. — Perez. Mexique. — Pérnon, Bagos et Cie. Inde française.
- — Pessoa. Portugal. — Pinho, pharmacie. Brésil.
- — Pinto y hijos. Salvador. — Pokormy. Russie.
- — Porta-Chiquimala. Salvador. — Potier. La Réunion.
- Quentin Charpentier. — Quintalla. Portugal.
- Rapin. Suisse.— Rev frères. République Argentine.
- — Ricardo Maas. République Argentine.—Rocca. République Argentine. — Rodriguez. Chili. — Ptouland frères. — Rousseau, L.-M.
- Salas. Vénézuéla. — Sante-Morri. République de Saint-Marin. — Serra. Espagne. — Serrière, Jayet et Gharvet.— Sigalin, A. Russie. — Siga-lin, R. Russie. — Silva (Da). Portugal. — Sinit-zine. Russie. — Société de crédit (Banda). Pays-Bas. — Société de Haren-les-Bruxelles. Belgique.
- — Soler y Cadellano. Espagne. — Sommaria. — Soza,. Salvador. — Stamencovitch. Serbie. — Staridart Malt. Grande-Bretagne.
- Tanner et Siegwart. Suisse. — Tamborrel. Mexique. — Tenggren. Norvège. — Theiler. Roumanie.— Thierry. Martinique.— Tobias (Dr Ismaél). Salvador. — Tobias, Rafaël. Salvador. — Trian-tafilopoulo. Grèce. — Trifound Georgewitz. Serbie. — Tsaconas. Grèce.
- Vacher. Nouvelle-Calédonie. — Varguaz. Portugal. — Marquez Magan. Espagne. — Vicente Urcullo. Nicaragua. — Ville de San Salvador. Salvador. — Villemot. Virgilis Lopez et Cie. Brésil.
- AVagnon. Suisse. — AVard. Etats-Unis. — AVerotte. Belgique. — Wilkens. Brésil. — Wollï. Norvège.
- Zigsis. Grèce.
- Classe 46.— Procédés chimiques de blanchiment, de teinture, d’impression et d’apprêt.
- Blanchisserie et teinturerie de Thaon. — Bœringer, Zucher et Cie. — Bonnet, Ramel, Savigny, Girard et Cie.
- Chappat et Cie. — Corron, J., et Baudouin.
- Descat-Leleu fils.
- Gillet et fils. — Grobon et Cie. — Guillaumet (les fils de A.) et Alaës, G.
- Hulot et Colin-Chambaut — Alottô et Alellassoux frères.
- Renard, Villet et Bunand.
- MÉDAILLES D’OR
- Alsberge et Vanoost. Belgique.
- Burel, Burtin et Déchandon.
- Coclieteux et Cie. — Coget et Lacour.
- Daniel, Fauquet et Cie.
- Gantillon et Cie. — Garner et Cie. Etats-Unis. — Grison, Théophile.
- Henry, Abel et Cie.
- Idiers, Emile. Belgique.
- Koechlin-Baumgartner et Cie.
- Lecœur frères. — Lohse-
- Martin, J.-B. — Miray, Paul-A. — Monpin, A. et Saint-Remy, H. — Motte et Bourgeois.
- Neefs, Léon. Belgique.
- .Parmentier et Cie. Belgique, — Petitdidier. — Poiret frères et neveu.
- Roussel, Emile.
- Société La Rêverie. Belgique. — Société de la fabrique de teintures de Moscou, Russie. — Staes et Cie. Belgique. — Steiner, Charles.
- Tassel, Raoul, et Blay, Georges.
- Vandewinckele, Charles. Belgique. — Vandewinc-kele et fils. Belgique. — Van Steenkiste, Achille. — Vôland, Francisque.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Aubert, Eugène.
- Blanchisserie de Courcelles. — Botty (Ve), et Cie. Belgique. — Brémond fils.
- Caron, Emile. Belgique. — Cartier-Bresson (les fils de). — Coclieteux, Deldicque et Vandenbrocke. — Compagnie de la fabrique royale de filature de Thomar. Portugal. — Compagnie lisbonnaise de filature et tissage à Lisbonne. Portugal. — Compagnie nationale d’imprimerie et teinture à Al-cantara. Portugal. — Cornet. Inde française.
- David et Cie. — Duez et fils. Belgique.
- "Fleury, A.
- Garnier et Voland.
- Hanhart-Solivo. Suisse. — Hart, A. — Hofman Godfried. Suisse.
- Lecomte et Duchemin père et fils, — Lecotte et Chesnais. — Luthringer, Thiébaucl.
- Marchai, Falek et Cie. — Montenot père et fils.
- Ouvrard.
- Paillac frères.
- Sauzion, J.-M. — Société anonyme de Saint-Julien.
- Thomas, Isidore. Belgique. — Thuillier et Virard.— Trumpy et Jenny. Suisse. — Turpault. Pondichéry.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Bancroft, John, et Blœde, Victor. Etats-Unis. — Besançon aîné.
- Csaki, Arnim. Autriche.
- Exposition permanente des colonies à Paris. Cambodge.
- Fessy, J.-B. Ennemond.
- Gavaret frères. Belgique.
- Inouye, Kiubei. Japon.
- Joly fils et Sauvage.
- Lvonnet, Ardhelme.
- Monnot, Henry.
- Pervilhac, Henry.
- Richard et Cie. Suisse.
- Wiggins, II.-B. fils. Etats-Uis.
- Classe 47. — Cuirs et peaux
- GRANDS PRIX
- Basset et fils. — Baugnies frères. Belgique. — Biot-Caigne. Belgique.
- Combe et Oriol. — Corneillan et Cie.
- Donau et fils. — Durand, Achille.
- Lebermuth. Belgique. — Leven frères.
- Mercier, Jean. Suisse.
- Petitpont et Cie. — Peltereau, veuve Placide.
- Salomon. Etats-Unis. — Savin. Russie. — Sueur, Th. et fils.
- Trefousse et Cie.
- MÉDAILLES D’OR
- 'Alafousoff. Russie. —Altairac. Algérie. — Arthus. F. — Autran frères.
- Bal (les fils de François). — Barnet, J.-S. and bro-ther. Etats-Unis. — Barrande (les fils de C.). —
- Bienvenu et Cie. — Blanchard. Etats-Unis. — Brion et Dupré. — Brunnet et Cie. — Bure, François.
- Cordozo et Seburger, Brésil. — Carère, Uruguay.
- — Compagnie de fabrication des cuirs à Sébastopol, Russie. —• Courvoisier, Bourgoin et Cie. Demiëville, Suisse. — Démangé. A. — Duggan frères, République Argentine. — Dumas et Raymond. — Drien Berteljen, Chili. — Durand frères. — Enault et Cie.
- Exposition collective de la ville de Saint-Saëns. Farjas et ATlaseca Miguel. — Espagne. — For-tier-Beaulieu. — Franc Louis. — Frérot et Gous-sard.
- Gallien fràres. — Gaiius Miguel, Espagne. — Gillard et Brandebourg, Belgique. — Gouvernement du Mexique, Alexique. — Guillon et fils. Hecquet-Poupraya et Cie, Inde française. — Hou-ben, Théodore, Belgique. — Iiousez frères, Belgique.
- Jomaron aîné. — Jullien et ses fils.
- Kensier frères. Belgique. — Klem, Hanzen et Cie.
- — Kozlofï. Russie.
- Lanier, ATctor. — Lanza frères. Uruguay. Le-compte et Gentils. — Lesaulnier, Léon. — Lloy brothers. Australie.
- Mandréa et Cie. Roumanie. — Marcelot et fils Massangé. Belgique. — Matas et Cie. Espagne. Menant, Auguste. — Meyzonnier et fils. — Mora frères. Italie. — Musée de Porto. Portugal. Pédailles. — Peltereau, Auguste. — Punter, J.-J. Suisse.
- Quanonne. Belgique.
- Raynaudy et Sallis. — Roux fils et Cie.
- Saint-Denis (Emile de). Brésil. — Salle du Onze Septembre. République Argentine. —Salustros et Cie. Grèce. — Seignobos. — Sénat et Cie. — Simon Ulemo. — Solanet fils aîné. —Sorel frères.
- — Soyer, Lucien.
- Tannerie et maroquinerie belges. Belgique. — Ter-ray, Merlin et Cie. — Testn-Jodeau. — Thibaut.
- — Tissier, Charles. — Tseertevens, Ed. Belgique. Van Cutzem. Belgique. — Videla, Jean, République
- Argentine.
- Zimmermann et fils. Hollande.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Allustante y compana, Manuel. Espagne.—Anvers. Belgique. — Astroem frères. Grand-duché de Finlande. — Aubin, L.-P. — Aymeric, Th. République Argentine.
- Barlowatz. Serbie. — Bastié et Cie.— Benz Diestch et Cie. Etats-Unis. — Bez et ses fils.—Boch-Koltz. Belgique. — Braille, Jules. — Brigand. Russie. — Bruel et fils. — Burck frères. Etats-Unis. Gallouta, P. Grèce. — Carlier et Cie. Belgique. — Chamarine et fils. Russie. — Chambre syndicale de Graulbet. — Chapot, Jean. Italie. — Chereq-fosse. — Chollet neveu et Cie.— Clavé, Bertrand.
- -—Cohen, Jacques. Italie.— Collin. Chili.—Colly, République Argentine. — Constant, Heineu et Cie. Belgique..— Coste, Cadet.— Coulbois etGuer-reau. —- Cromeyer (DQ. Salvador.
- Damroff et Phuener. Russie. — Desache, Blin et fils.
- — Desbehoit jeune et Cie. — Desbenoit aîné. — Dezoux. — Dumesnil, V.-Charles. — Durand-Roche.
- Emétériot. Mexique". — Engh, A.-O. Norvège. — Eschinasy, Tascher. Roumanie.
- Fi net, Joaquin, Espagne. — Freytas (Julia de).. Portugal. —' Foubert et Savary. — Foussard. Nouvelle-Calédonie. — Frileux et Bachelet. — Fyale, Frédéric. Serbie.
- Gasquiel, Donzel et Cie. — Gâté fils et gendre. — Giraud Puîné. — Goldschmidt. — Goube et Ha-notte. — Guilleux, Louis.
- Harguindey, Paulino. Espagne. — Hermann frères-et Cie. Suisse. — Hildisch, C. Norvège.
- Jacob et Wolfers. — Jossiër, Gabriel.
- Rappeler, F. Suisse •— Ken non and Sons. Ausira-lie.
- Lange et Enaûlt. — Latil, Joseph. — Latour et Bousson. — Lé Bastard. — Ledru, Arthur. — Lefèvre-Josset. — Lehmann et Roth. — Lemaire (pour l’exposition collective de Perse). — Len-gellé-Camus. — Leprince et Meissen. — Lormière et Moutaillier. — Luchsinger. Suisse.
- Marire, Robert. — Marandon fils. — Matinez Benjamin. Uruguay. —Martinez, Manuel. Uruguay.
- — Meyer, Samuel. Norvège. — Michaëlis. Australie. — Millet frères. — Mirabel Chambaud. — Montfort et Kuntze. Paraguay. — Alunicipalité de Chachalum. Guatémala.
- Nicoulis et Cie. Grèce. — Noblea, Pablo. Espagne.
- — Nurv. Nouvelle-Calédonie.
- Paillot. Nouvelle-Calédonie. — Pailloux, Michel.— Papadam frères. Grèce. — Paul et Cie. Vénézuéla. — Penas (Vinda de). Espagne. — Perro-chon Chollet. — Petel, Jules. — Piedrocq. — Pis-kowski. Russie. —Polanco, Marcos.-Réjiublique Dominicaine. — Poplavsky. Russie. — Ponche, Daniel.—Prungnaud, Russie.
- Reymond. Suisse. — Rivaux frères. — Rocha, C.-D. Portugal. —Rochier, Auguste.— Romain, Albert. Rossolin.— Rouillon et Heftler.
- Salasc. — Sayer, Désiré. — Servain frères.- — Setz. Erardo. Chili. — Sivada Vallanet. — Belgique. —
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 7
- Sjoeblom, Iv. Grand duché de Filande. — Société anonyme de Quatrecht. Belgique. — Stumpfoll et Hube, Chili. — Suser, H. et J.
- Taillard, Jacques. Belgique. — Tannerie de la Sierra. Guatémala. — Thiel. Russie. Yande'Putte-Crick. Belgique.— Van Dissel Thies ., et Cie. Vénézuéla. — Versd frères. Belgique. Walin. Etats-Unis. — Westermeyer, Luis. Chili. Wolsteret Bock. Belgique.
- Zacharakis. Grèce.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Aubert, Etienne. — Apostoli. Russie.
- . Bardou, Emile, — Barenne, Henri. — Beauregard et Gie. — Bédouin, Paul. — Boucheries. Suisse. — Boudier, Auguste. Belgique. — Bonneau. — Briffa frères. Algérie.
- Callia fils. Grèce. —Cardon, Ed.—• Cavillon, Pierre. République Argentine. — Cheseaud. — Clarck et Sons. Australie. — Comice agricole d’Alger. Algérie. — Compagnie Sud-Africaine pour la préparation des cuirs. République Sud-Africaine. — Courtois et fils.
- Déjouas. — Département de Usulutah. Salvador. — Département de San Salvador. Salvador. — Deschamps.
- Emetaz et Cie. Italie.
- Fofonofï. Russie. — , Fominsky. Russie. Frémont. Gerson. — Gillard, Mounet et Cartier. — Giza et Cie. Demet. Grèce. — Goupy, Gustave. — Gouvernement d’Aguas Calientes. Mexique. —- Gouvernement de Colima. Mexique. — Gouvernement de San Buis Potosi. Mexique. —. Gouvernement de Sinaloa. — Gouvernement de Vera Cruz. Mexique.
- ITailey. — Iiamou ben adj Mustapha. Algérie. — Flolf. Nouvelle-Calédonie.
- Jeramillo, Mexique.
- Koch (J.-J). Suisse,
- Lavarga e hijos, Espagne. — Laperche et Yiet. — Lapierre. La Réunion. — Langlois. — Leidi’er frères. — Liechti frères. Suisse. — Lugo, T.-J. République Dominicaine.
- Macherel, L. —• Marchand et Lecante. — Marinot, Ernest. Belgique. — Marti (Francisco de A.). Espagne. — Mérendon, J. — Michel Salomon. — Million, oncle et neveu. — Moinet. Algérie. — Monteil et Cie. — Municipalité de Joloaiquin, Salvador.
- Paniagua, Manuel. Salvador. — Potapenko. Russie. Roca y Maury, Modeste. Espagne. — Rouiller et Mesnard. — Rosnoblet frères. — Roussakis et fils. Grèce. — Rutishauser. Suisse.
- Sablon Waltens (Mme). Belgique. — Semo, David. Tunisie. — Serralosa, Simon. Espagne. — Soler. Paraguay. — Steel. Australie. — Strathadji Thomas et Athanassion. Grèce.
- Touzé-Ouillôt.
- Walerloos, Robert, Belgique.
- Zacharia, Grèce.
- MENTIONS HONORABLES
- Barrière-Champeaux, France.
- Colin et Yidecoq. — Chamy, Felipe, Mexique.
- Friele, Berent. Norvège.
- Gaucher. — Gouvernement Sud-Africain, République Sud-Africaine.
- Krentz, Charles. Suisse.
- Matute. Mexique. — Montier, Armand.
- Osorio. Mexique.
- Pasquet. — Pichardo. Mexique. — Province de Hanoï. Annam-Tonkin. — Province de Phu-Yen. Annam-Tonkin.
- Rosenbaum frères et Moritz-Gelber. Roumanie. Tsicrotz, Philippe. Grèce.
- Urutia. Mexique.
- GR.OUPE YI. — Outillage et procédés des industries MÉCANIQUES. — ÉLECTRICITÉ
- Classe 48. — Matériel de l’exploitation des mines et de là 'métallurgie
- GRANDS PRIX
- Chaudron, J. Belgique. — Compagnie des mines d’Anzin. — Compagnie des mines de. Blanzy. — Compagnie des mines de Roche-la-Molière et 1 Firminy.
- Gilchritss. — Grande-Lury.
- Société Cokeril. Belgique. — Société des charbonnages de Mariemont et Bascoup. Belgique. — Société des mines de Montrambert et la Beraudière. — Société des mines de Lens et Douvrin.
- Tharsis Sulphur et Copper company. Angleterre.
- MÉDAILLES D’OR
- Arrault, Paulin. — Astacheffw et Cie. Russie. Biétrix, Vincent et Cie. — Bullfontein Cap et Cie.
- Angleterre. — Bunckhardt et Cie. Suisse. Compagnie des Huanchaca. Bolivie. — Compagnie des Forges de Châtillon-Commentry. — Compagnie des mines de l’Escarpelle. — Compagnie des fonderies et forges de l’Horme. — Compagnie des mines d’Aniche. — Compagnie des mines de Bes-sèges. — Compagnie des mines de Béthune. — Compagnie des mines de Bruay. — Compagnie des mines de Courrières. — Compagnie des mines
- de Douchy. Compagnie des mines de Yicoigne et Moeux. — Compagnie du Pulvérisateur cyclone. Etats-Unis.
- Davey Bickford Waston et Cie. — De Beers, Consolidated mines Cap Cie. Angleterre. — Départe-des mines. République Sud-Africaine.
- Exposition collective des houillères du Gard. Geneste, Herscher et Cie. — Gjers, Mills et Cie. Angleterre. — Gouvernement mexicain. Mexique. Hardy, Patent, Pick company. Angleterre. Ingersoll, Rock, Drill et Cie. Etats-Unis.
- Leblanc, J. — Legrand, Achille. Belgique. — Lipp-mann, E. et Cie.
- Marsaut, Jean-Bàptiste. — Muller, Emile.
- Pmette, Gustave.
- Revue universelle des mines. Belgique.
- Société commerciale et industrielle du naphte Caspienne et mer Noire. Russie.— Société de charbonnages de Maribaye. Belgique. — Société de Commentry-Fourchambault. — Société de l’industrie minérale. — Société de Marcinelle et Couillet. Belgique. — Société de métallurgie du cuivre. — Société des houillères de Rochebelle. — Société des houillères de Saint-Etienne. — Société des mines de Carmaux. — Société des mines de la Loire. — Société générale pour la fabrication de la dynamite. — Société houillère de Liévin. — Société lyonnaise des schistes bitumineux. — Société minière du Tarn. — Soupart, Alfred. Belgique.
- Taza Villain (Ve).
- Vertongen Goëns.- Belgique.
- MEDAILLES D’ARGENT Alldays et Onions. Angleterre.
- Band of Hope and Albion Victoria. Angleterre. — Barzarno, Louis. Italie. — Black, Théodore. Etats-Unis. — Born et Camille. — Bourry, C. Compagnie des forges d’Alais. — Compagnie des mines de Bourges. — Compagnie du lignite comprimé. Belgique. — Compagnie minière de Mokta el Hadid. — Coquillon.
- Delamarre, Charles. Algérie. — Desmarquest-Leblond. — Didion. Belgique. — Dupuy, Th. et fils.
- Frémont, Louis.
- Goupil, A. Guyenet, Constant.
- Hamélius, Ed. — Hamarte, Gustave. Belgique. — Hulster, H.-F. (de) et fils.
- Jacomety et Lenicque.
- Laffitte et Cie. — Lassus, Victor-F. — Lencauchez Abacondie. — Leblanc-Georgi et Cie.
- Manet frères. — Massey, B. et S. Angleterre. — Mines de Decize.
- Renevey, P. Eugène. — Robert, Gustave. — Rosa. Belgique.
- Sartiaux, Romain-J. -r- Société agricole et industrielle de Batna.— Société de Bonnefm. Belgique. Société de dynamite de Matagne. —. Société des charbonnages d’Aiseau-Presle. Belgiqne.— Société des charbonnages de Horloz. Belgique. — Société des charbonnages de la Concorde. Belgique. — Société anonyme des charbonnages de Sart-Culpart. Belgique.—Société des forges et aciéries du Nord et de l’Est. — Société de charbonnages de Patience et Beaujon. Belgique. — Société des houillères de Ronchamps.— Société des mines de Meurchin. — Société française des explosifs. — Solvay et Gie. Belgique. — Sottiaux, A.-J. Belgique.— Stein, Adolphe.— Subdivision de Batna-— Colonies françaises. — Suszicki. Autriche. Hongrie.
- Traverdon et Cie. — Thuillard frères.
- Valabrègue, André-L.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Anthonay (Léon d’).
- Barbier, Vivez et Cie. — Bazin, Emile. — Béçot, Henri. — Beit, Grande-Bretagne. — Bodard, Joseph. — Brouhon, Belgique.
- Champigny, Armand. — Cléchet et Kinsmen, Belgique. — Comité de l’Inde française, Colonies françaises. — Compagnie anglaise de mèches pour mines, Belgique. — Compagnie des charbonnages de Boubier, Belgique. — Compagnie des explosifs Favier, Belgique. — Compagnie des mines d’Arod, Vénézuéla. — Cosset-Dubruils fils, Cuau aîné et Cie. — Curaudeau (Henri-A.).
- David (Adolphe). —Enfer et fils. — Exposition de la Colombie, Colombie.
- Farcot (E.) fils. — Fayol (Paul). — Ferrari (Jean) aîné. — Fournier et Cornu. — Gardette (Henri) (de la).
- Hanrez (Prosper), Belgique. — Hartmann (A.), Grand-duché de Luxembourg. — Hébert (Parfait). — Herbetz, Allemagne.
- Isler et Cie, Grande-Bretagne.
- Jannot (Hyppolite).
- Labastida (Alonso-Miguel), Espagne.
- Maag. Suisse. — Martel. Colonies françaises. — Meunier, P.-A.— Montariot, Etienne. — Moreira da Costa, capitaine. Brésil.
- Schibaiefï et Cie. Russie. — Seibel et Bernard. — Sibut, P.-M.J. — Société de charbonnages du canal.de Fond-Piquette. Belgique. — Société de la Grande-Bacume. Belgique. — Société des ag-
- glomérés de Chatelineau. Belgique. — Société des charbonnages de l’Espérance et Bonne-Fortune. Belgique. — Société des mines d’Ans. Belgique. —_ Société des mines de Drocourt. — Société des mines de Flichinelle. — Société des phosphates dubois d’Havré. Belgique. — Syners. Belgique. — Sourdille. P. — Sperrv et Gie.' Etats-Unis.
- Thwaites brothers. Angleterre.
- Viato, Ernest.
- Wagner Schneider. Suisse..— Weidknecht (D.-Frédéric.
- MENTIONS HONORABLES
- Avinenc. Gabon-Congo.
- Boucaud.— Bourdin, Charles-L.— Bouvais (Mme).
- Carillon..— Compagnie Fortes. Belgique. — Commune indigène de Gardia. Colonies françaises.
- Delmas, Guillaume. — Diot et Liermann. — Dun-nand.
- Glouchkofï.
- Lambotte, Michel. Belgique. — Lignv. Belgique.
- Mauve, Auguste. — Millet, Félix.
- Noirot, Ernest. Sénégal.
- Protectorat de l’Annam-Tonkin. Annam-Tonkin.— Protectorat du Tonkin. Annam-Tonkin.
- Rochereau, Louis.
- Schliissel, Laurent. Gabon-Congo.
- Venteclef-Lavallée.
- (A suivre)-
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- LA BOURSE
- La séance a été calme. Après un début en hausse à 87 55 pour le 8 0{0, les réalisations ont recommencé à se produire, et tous les efforts ont dû se borner à maintenir le cours d’hier, 87 87. Ce qui pèse sur la Bourse, c’est la crainte de l’élévation du taux de l’escompte pour demain. S’il n’y a pas de changement, la hausse reprendra pour quelques jours.
- Les fonds étrangers sont un peu faibles. Les Allemands recommencent à peser sur les fonds russes, mais sans grand succès.
- Le Crédit lyonnais est l’objet d’attaques violentes qui, par leur exagération, se réfutent d’elles-mêmes. Il est à 696 25. Le Crédit mobilier monte à 482 50, la Banque de Paris à 861 25, le Crédit foncier reste à 1812 50, le Suez remonte 4 2827 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889 1
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa. dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique; Pépa. la gitanaà la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » yAntonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont: la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’AIIéo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent lés danseurs au repos.
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- SOMMAIRE : Chronique. — Pétition. — Dernière Heure. — Echos. — La Fête du Palais de l’Industrie. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récom-penses (Suite). — La Bourse. — Annonces et Réclames.
- Voir à la Ie page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro
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- t A. '
- CHRONIQUE
- Les vendanges sont terminées. Presque partout elles ont été excellentes. Tout est bien en cette merveilleuse année d’Exposition ! Aussi nos braves vignerons accourent-ils en colonnes serrées pour voir la Tour Eiffel, les palais du Champ de Mars et les « pays étrangers » de l’Esplanade.
- Seuls les pauvres « potaches » que des pères inexorables ont ramenés de force au « bahut », la trouvent mauvaise. Combien d’entre eux dessineront sur les marges de leurs cahiers des Tour Eiffel, des minarets, des Javanaises casquées ou de Gitanes déhanchées. Les pions auront bien du mal en l’année scolaire qui vient de s’ouvrir.
- Les chasseurs eux-mêmes ont déposé le fusil et serré la patte au toutou pour venir à Paris, une fois l’ouverture faite. Préférant les plaisirs de l’Exposition à la chasse aux
- canards souvent terminée par un bain involontaire qui a pour conséquence les rhumes et les rhumatismes : comme le montre notre dessinateur.
- Je vois venir à chaque instant quelqu’un de mes confrères en Saint-Hubert, ayant accordé une trêve aux lièvres et aux perdrix pour venir passer une bonne quinzaine à Paris.
- Toujours avisés, ces gaillards-là!
- Les deux soirées du Palais de l’Industrie seront comme l’apothéose de l’Exposition : il est bon que la grande fête internationale ait une fin brillante, splendide, et en harmonie avec les inoubliables journées des six mois passés.
- Nous n’hésitons donc pas à parler encore de la fête de Paris-Anvers. Le Figaro, qui en est le grand organisateur, nous dit que l’installation se poursuit avec une activité fébrile ; nous donnons plus loin le programme détaillé.
- Quant aux billets de la Tombola, ils s’enlèvent; depuis hier matin, le vingt-cinquième mille est entamé; c’est un succès sans exemple.
- « Il se fait un tel mouvement autour de ce « numéro » de la fête, ajoute le Figaro, les billets font prime à 1 fr. 50. Inutile de dire que nous sommes complètement étrangers à ce trafic, auquel il est d’autant plus facile aux acheteurs de se soustraire que nous leur avons indiqué les divers dépôts où ces billets sont mis en vente — avec les billets d’entrée — au prix de 1 franc.
- « Cet engouement est, d’ailleurs, très compréhensible, car la valeur des lots offerts, à l’heure actuelle, est évaluée, à dire d’expert, à près de cent mille francs.
- « Outre les dons en nature, notre délégué, M. Vanderheym, a reçu plusieurs dons en argent d’une réelle importance. Il les recevra jusqu’à la dernière heure à son domicile, 54, rue Taitbout.
- « Nous recevons par centaines des demandes d’entrées de faveur pour les tètes du samedi 19 et du dimanche 20 octobre. Quelque désir que nous ayons d’être agréables
- à ces aimables solliciteurs, il nous est impossible de leur donner satisfaction. Il s’agit d’une fête de bienfaisance et dont l’accès est d’un prix assez minime pour que la participation n’en soit onéreuse à personne. Donc pas d’entrées de faveur. »
- Les dames, peureuses ou nerveuses, qui craignent les détonations, les décharges d’artillerie, les explosions d’artifice peuvent se rassurer : ce sont des éléments qui ont été à dessein bannis du programme.
- Les aimables , vendeuses ont reçu la recommandation expresse de ne pas surfaire les prix
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- et d’accomplir leur tâche charitable avec la plus extrême discrétion. La plupart du reste, si elles tiennent à vendre beaucoup, ne tiennent pas à vendre cher; chacun pourra donc circuler dans le palais de l’Industrie sans redouter le moindre froissement ou se trouver aux prises avec des insistances blessantes.
- Le « clou » de la Fête, les géants anversois, sont arrivés hier.
- Un rédacteur du Temps, qui a assisté au débarquement du célèbre Antigon et de madame son épouse, nous raconte que leur voyage n’a pas été sans encombre.
- Le géant, sa femme, le char sur lequel ils sont vissés, les statues de Salvius Brabo, le libérateur d’Anvers, et de Rubens, avaient été chargés sur un bateau, conduit par un élégant petit remorqueur, appartenant à la ville d’Anvers, le Vooruit (En avant !), capitaine Schippers. Le convoi, après un arrêt à Skeendorps, près Ruppelinonde, sur l’Escaut, pour lester le Bateau avec des briques, est entré mardi matin, à quatre heures, dans le canal de la Dandre. Il est passé ensuite par les canaux d’Atli à Blaton, de Pommerol à Antoing, de Mons à Gondé, où il a repris l’Escaut jusqu’à Cambrai. Enfin, par le canal de St-Quentin et l’Oise, il est arrivé hier au confluent de la Seine et de l’Oise à Conflans. Il entrait ce matin à Paris après un trajet de 600 kilomètres. Sa marche avait été entravée par 1$: très mauvais temps, et des brouillards épais .
- A la hauteur du pont de Billancourt, deux tiges de la machine du Vooruit ont été cassées, et il a fallu requérir l’assistance d’un autre remorqueur. Cet accident a causé un retard considérable, et le géant Antigon n’est arrivé qu’à dix heures et demie, au lieu de huit, au quai d’Orsay, où le débarquement devait avoir lieu grâce à la grue à vapeur de l’usine Gail, gracieusement mise à la disposition des organisateurs de la fête de charité. Ce puissant appareil, qui pant enlever 40 tonnes, était seul capable de mener à bien l’enlèvement de masses pareilles. En effet, la statue du géant sans la tête mesure près de 6 mètres, le char à peu près autant. Quant à la. taille de la géante, on aura une [idée par le fait qu’on a dû lui couper un bras pour passer sous les ponts. On sait que Salvius Brado s’était déjà permis, il y a plusieurs siècles, lors de sa première rencontre avec le ménage Antigon, une familiarité semblable sur la personne du mari : les époux n’auront désormais plus rien à se reprocher, les voilà manchots tous les deux.
- Sur le bateau, pavoisé aux couleurs belges et françaises et battant le pavillon anversois blanc et rouge, lès voyageurs, soigneusement empaquetés de toile cirée, étaient arrimés de la façon suivante : A l’avant, Mme la géante, à l’arrière Antigon, et, entre les deux, le char avec son piédestal en bois peint, à moulures dorées, avec des enfants montés sur des dauphins et des tritons soufflant dans leurs conques; à ses côtés, les statues de Rubens et de Brabo, de trois mètres de haut environ et dorées des pieds à la tête.
- Le débarquement proprement dit a commencé à une heure de l’après-midi; à trois heures, le char et la statue de Rubens étaient sur le quai.
- On pouvait voir, assis dans le bateau, au milieu des briques servant de lest, le géant Antigon et son épouse, auxquels on avait enlevé la tête pour passer sous les ponts.
- La géante, étendue sur des coussins, porte autour du cou un collier de corail à triple rang; elle est vêtue d’une cotte de mailles d’ar-
- gent, ornée de têtes de Méduse, d’un péplum vert, laissant passer les bras nus, et d’une jupe rouge.
- Le géant porte une cotte de mailles semblable, avec une tunique blanche et des têtes de dragons formant épaulières.
- Leurs têtes sont coiffées de casques d’acier, ayant pour cimier, celui du géant, un paon ; celui de la géante, un coq.
- La figure d’Antigon est cachée par une épaisse barbe noire; celle de la géante, à l’expression calme et forte, a la colaration blanche et rose particulière aux belles Flamandes.
- L’opération du débarquement n’a pas été terminée avant la nuit, et il a fallu ensuite faire pénétrer les colosses dans le Balais de l’Industrie où tout Paris va les acclamer samedi et dimanche.
- Voilà donc que nous possédons deux hôtes de plus, et non des moins curieux et des moins rares, car les rois et les souverains vivants ont beau avoir le prestige de leurs titres et de leur rang, ils ne vont pas à la cheville d’un de ces rois de carton, qui passent immortels à travers les siècles entourés de la vénération des cités qui les ont créés.
- Nous reproduisons la pétition suivante, qui se couvre en ce moment de signatures, et qui va être envoyée à M. le président du conseil :
- A M'. Tirard, président du conseil des ministres.
- Monsieur le Président,
- Le conseil des ministres a décidé, dans une de ses dernières séances, que l’Exposition serait close à la date réglementaire, c’est-à-dire le 6 novembre.,
- Les soussignés espèrent que cette résolution n’est pas irrévocable, et, confiants dans votre haute sagesse et dans l’intérêt que vous avez toujours témoigné au commerce, ils ne doutent pas que vous voudrez bien accorder une prorogation qui se justifie par des raisons dont vous apprécierez l’importance et la justesse.
- L’Exposition a été ouverte nominalement le 6 mai, mais elle n’était pas terminée et elle n’a été très fréquentée qu’à partir du mois de juin.
- Elle arrive aujourd’hui à l’apogée de son éclat ainsique l’atteste le nombre toujours croissant de ses visiteurs-.
- Des expositions moins brillantes que l’Exposition de 1889 ont toujours été prorogées, ne fut-ce que de huit jours ou de quinze jours.
- Une prorogation serait chose accueillie par tous ceux qui ont fait des sacrifices pour leur exploitation et qui recueillent aujourd’hui seulement quelques bénéfices.
- Elle serait saluée avec enthousiasme par le commerce parisien, dont vous avez été toujours le défenseur, parce qu’elle retiendrait à Paris les nombreux étrangers qui s’y trouvent encore.
- Si vous pensez, Monsieur le Président, que certaines difficultés peuvent s’opposer à une prorogation de trop longue durée, les soussignés estiment qu’il y a intérêt à ce que l’Exposition se termine au moins un dimanche en plein succès, et qu’elle ne ferme au plus tôt ses portes que le 10 novembre.
- Nous soumettons respectueusement à votre impartialité, Monsieur le Président, cette pétition, et nous vous prions d’agréer l’assurance de notre haute considération.
- DERNIÈRE HEURE
- Le bal des exposants à l’Elysée
- Hier soir jeudi a eu lieu le premier des deux grands bals, offerts par le président de la République et par Mme Carnot aux principaux exposants récompensés.
- Tous les membres des jurys et les exposants qui ont obtenu des grands prix ou des médailles d’or dans les. cinq premiers groupes avaient été invités, ainsi que les membres du groupe de l’économie sociale. 8,200 invitations leur avaient été attribuées.
- Les listes avaient été dressées aussi largement que le comportaient les salons de l’Elysée.
- Les illustrations du monde artistique et littéraire étaient très nombreuses.
- Tous les ministres étaient présents, ainsi que la plupart des membres du corps diplomatique.
- .Nous avons remarqué un grand nombre de sénateurs et de députés. Parmi les nouveaux élus, beaucoup se trouvaient pour la première fois en présence du chef de l’Etat.
- La queue des arrivants se prolongeait jusqu’au bas du perron de la cour d’honneur, sur les marches duquel étaient placés, immobiles et sabre au clair, des gardes républicains en grande tenue.
- Les invités attendaient une dizaine de minutes avant de pouvoir présenter leurs hommages à M. et Mme Carnot, qui se tenaient dans le premier salon.
- Mme Carnot portait une très belle robe, avec traîne carrée en peau de soie rose, recouverte d’un réseau de blonde noir et argent. La robe et la traîne étaient bordées d’une guirlande de roses rouges et roses. Un diadème de diamants brillait dans ses cheveux.
- L’orchestre était conduit par M. Desgranges. Curieuse innovation à signaler : un chœur de cent artistes de l’Opéra chantait les valses exécutées par les musiciens.
- Les appartements du premier étage avaient été ouverts aux invités qui ont pu les.visite* et s’y promener.
- Au Trocadéro
- Le onzième et dernier concours de fleurs de l’Exposition s’ouvre aujourd’hui au Trocadéro. Il comprend une trentaine de concours partiels se répartissant entre les Heurs et plantes d’ornement, les plantes potagères, les fruits et arbres fruitiers et les plantes de serre.
- M. Alphand et M. Berger
- La Feuille Vinicole de la Gironde annonce que MM. Alphand et Berger, après le succès si grand de leur œuvre, sont venus se reposer de leurs fatigues dans leurs familles, qui habitent le Médoc.
- M. Alphand est chez son gendre, M. Barri-quand, qui crée de toutes pièces un grand vignoble à Saint-Vivien, dans les alluvions de la Gironde.
- M. Berger surveille ses vendanges à Brane-Cantenac et réside au château de Pontet-Canet, chez sa belle-mère, Mme H. Cruse.
- Le roi Milan
- Le roi Milan prolonge son séjour à Paris. Il a quitté mercredi l’hôtel Bedford poui s’installer dans un petit appartement qu’il a loué au n° 16 de l’avenue d’Antin.
- A l’Hôtel de Ville
- Hier, à quatre heures, les délégués ouvriers de la Savoie, de Dijon, de Moulins, de Carcassonne, de Vichy, de Béziers, du Vaucluse, de Saône-et-Loire, de Nîmes, de la Charente et de Poitiers, se sont rendus à l’Hôtel de Ville afin de remercier le conseil municipal de ce qu’il a fait pour faciliter aux ouvriers la visite de l’Exposition, des usines parisiennes et des établissements publics.
- M. Lyon-Alemand, en l’absence de M.'Chau-
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- temps, président du Conseil municipal, a reçu les délégués, qui se sont ensuite rendus à un vin d’honneur, préparé dans une des salles de l’Hôtel de Ville.
- La journée d’hier
- Beaucoup de monde hier à l’Exposition ; les Jiçkets, qui valaient au début de la journée 45 centimes, q'nt monté de 20 centimes en deux heures, par suite de l’affluence des visiteurs.
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- Nous recevons la communication suivante :
- Une agence nullement autorisée envoie aux exposants récompensés, moyennant le prix de 5 francs, un diplôme commémoratif de l’Exposition. Ce diplôme sans valenr ne constitue aucun titre. Les diplômes officiels ne pourront être remis, ainsi que les médailles, que dans les premiers mois de l’année 1890.
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- ËCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 144.540
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- môme journée:
- 1er étage.................. 6.239
- Du 1er au 2me.............. 3.651
- 2e étage direct............ 2.457
- Qh 2e étage au sommet... 3.560
- En tout............ 15.907
- Nos hôtes
- Le grand-duc Michel Mikaïlovitch qui, il y a trois semaines environ, avait traversé la capitale pour se rendre à Biarritz, où il était allé retrouver plusieurs membres de la famille impériale, est arfivé hier matin à cinq heures à Paris. Il est descendu à l’hôtel Vendôme. Le prince, qui est accompagné d'un seul aide-de-camp, M. le capitaine de frégate comte Grabé, et de trois serviteurs, compte employer une huitaine de jours à visiter l’Exposition, avant de reprendre directement la route de Saint-Pétersbourg.
- Le prince Dolgorouky, gouverneur de Moscou, continue ses promenades à l’Exposition. Hier, il a fait une visite à l’Isba russe : on sait que les exposants sont des industriels de campagne des environs de Moscou, et de tout temps le prince les encourage et protège. . j
- Souvenir artistique
- Les commissaires de la section égyptienne ont fait remettre au haut personnel de l’Exposition, en souvenir de leurs bons rapports, un bronze de Fré-miet représentant un des jolis ânes égyptiens qui ont été un des succès de la rue du Caire.
- Les acheteurs de tickets
- Les tickets de l’Exposition se font rares, à ce qu’il paraît. Depuis quelque temps, en effet, les marchands qui stationnent aux abords de l’Esplanade, du Champ de Mars ou du Trocadéro, proposent-aux passants non seulement de leur vendre, mais aussi de leur acheter des tickets. Plusieurs d’entre eux ont même fixé sur leur chapeau ou leur casquette une petite pancarte avec ces mots : « J’achète des tickets». Le prix d’achat variait ces jours derniers entre 30 et 40 centimes.
- La superficie du Champ de Mars
- Quelques jours avant la fermeture de l’Exposition, il y a encore des renseignements inédits à donner sur le Champ de Mars et l’Esplanade des Invalides. C’est ainsi qu’on ignorait jusqu’à présent le périmètre et la superficie exacts de l’Exposition. Ces mesures viennent d’être officiellement déterminées : elles se chiffrent par 10 kilomètres pour le tour et 43 hectares pour la superficie. Le chemin de fer Decauville a un parcours de 2,900 mètres en chiffres ronds.
- En exemple à suivre
- Un exemple à suivre pour les exposants : un facteur de pianos, M. Burckhardt-Marqua, a tenu à
- faire participer tout son personnel au succès qu’il a obtenu à l’Exposition. Il a invité à un grand dîner tous ses ouvriers et employés et a remis à chacun d’eux un bon à lots de l'Exposition.
- Récompenser les ouvriers qui sont bien pour quelque chose dans les succès des patrons, c’est le système qui a déjà été appliqué lors de l’attribution du prix Osiris; il faut se féliciter de voir les exposants l’adopter eux-mêmes.
- Défense de sortir des paquets
- Nous rappelons au public qu’il est formellement interdit de sortir des paquets de l’Exposition. Certains exposants, désireux de se débarrasser de leurs marchandises avant la clôture, essaient parfois de persuader le contraire aux visiteurs; ceux-ci, en arrivant aux grilles de sortie avec leurs paquets dans les bras, sont obligés de rebrousser chemin et d'aller se faire rembourser leur achat... quand le marchand y consent, ce qui n’arrive pas toujours. En un mot, les objets exposés ne peuvent être vendus que livrables après la fermeture de l'Exposition.
- Chez Buffalo Bill
- Petit à petit, le tout Paris fait sa rentrée parmi nous. Les stations balnéaires sont désertées, la campagne devient triste et monotone, la chasse en plaine a battu son plein et le bois est encore trop feuillu pour les disciples de Nemrod. On revient donc à Pains jeter un dernier coup d’oeil à l’Exposition et aux attractions qui l’entourent.
- Aussi se porte-t-on en foule à Buffalo Bill pour revoir le colonel Cody et sa merveilleuse troupe, la monte émouvante des bronchos, pour parcourir ce coin du Far-West, égaré à la porte des Ternes, et si curieux et si pittoresque avec ses tentes et ses wighams, et nos élégantes ne manquent pas de faire le tour traditionnel de la piste dans la diligence de Deadwood.
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- LA FÊTE DU PALAIS DE L’INDUSTRIE
- Le programme
- Nous résumons, d'après le Figaro, les principales attractions du programme :
- La Kermesse
- Dans le décor de la ville flamande, bâtie en huit jours par MM. Rubé, Chaperon et Jambon, aura lieu la Kermesse : tout y sera, depuis les petits chevaux et lé tir à la cible jusqu’aux chevaux de bois et à la voiture de somnambule : les petites boutiques seront tenues par un essaim de jolies femmes appartenant aux théâtres de Paris.
- A travers la foule, circuleront cinq voitures attelées de deux gros chiens — à l’instar de Bruxelles — où Mmes Milly Meyer, J. Malvau, Bonnet, Renaud, Froment et Burty débiteront, au lieu de lait, d’excellent champagne, et MM. Laugter, A. Lambert,G. Berr, Duard, Gédalge, de la Comédie - Française, brouetteront en pousse-pousse leurs camarades Mlles Bertini, Rachel Boyer et Laisné, qui vendront les beaux programmes de T. Chartran et des billets de tombola.
- La Kermesse se déploiera dans ce délirant milieu, de neuf heures du soir à une heure du matin, coupée par des
- Ijitermèdes musicaux
- auxquels prendront part, sur la grande estrade officielle aménagée à cet effet :
- La musique du 1er régiment des guides (Bruxelles), chef, M. Staps ;
- La musique du 6e régiment de ligne (Anvers), chef, M. Painparé ;
- La musique de la garde républicaine (Paris), chef, M. Wettge :
- Et la Légia, l’admirable société chorale de Liège (140 exécutants),chef M. Sylvain Dupuis, qui, entre le 4e et le 5e Tableau Vivant, exécutera le chœur : Donnons, donnons ! composé spécialement pour la circonstance par Jules Massenet, sur des paroles de Georges Boyer.
- Les théâtres
- Us seront au nombre de trois :
- 1° Le Music-Hall. — Tableau de la troupe : Mmes Adiny, Bosman, Lureau-Escalaïs, Vidal (de l’Opéra), Blanche Deschamps; M. Bréant,
- A. Jacob, J. Patoret (de l’Opéra-Comique); Elena Sanz, Yveling .Rambaud, Mercédès Martinez, comtesse Pethion, Vanda Van der Meere, Mary Molsa, Platero, Jane Hading, Otta Bron-nun) princesse Dolgorouky, etc.
- Et MM. Escalaïs, Cossira, Claès, Melchissé-dec (de l’Opéra) — ce dernier chantera pour la première fois la Marseillaise de la paix, paroles et musique fl'Anatole Lionnet — Duehesne, Engel, Bertin, Isnardon, Mouliérat (de l’Opéra-Comique); Lauwers, Lionnet frères, Lamy, etc.
- Sur ce même théâtre, à partir de minuit, on entendra les reines de la chanson : Mmes Thé-résa, A. Jndic, Théo, J. Granier, Mily-Meyer, Grizier-Montbazon, Duparc et Norah-Darrès.
- Quant aux accompagnateurs, ils s’appellent MM. Mangin, Emile Bourgeois, H. Carré, Uzès et Bourdeau.
- 2° Les Funambules. — Programme très piquant et très varié :
- GitânQ-Bill, pantomime de Ch. de Sivry, par Coquelin cadet, Ch. Morose, et Mlle Gina Ot-tolini.
- La Gallegada, dansée par M. Dailly et Mlle Mariette André.
- Parade moderne, par M. G. Berr et Mlle Bertin, de la Comédie-Française.
- Les Farces du magnétisme, saynète de MM. Victor Meusy-Bittoir, musique de Bois-sière, par M. Ch. Baret et Mlle Croix-Meyer, des Variétés.
- Le Chat botté, par Paul Legrand et la troupe enfantine de la salle Vivienne.
- Les Marionnettes de Darthenay.
- Les exercices magiques de M. Werbeck.
- Les seize chanteurs basques, dont nous avons eu hier la première au Figaro.
- Enfin, des intermèdes par MM. J. Dupuis, Galipaux, Tervil, E. Dassy, Mlle Jeanne Leduc, etc., et les clowns du Nouveau-Ciique.
- 3° Le Chat Noir. — Rodolphe Salis ferme ses volets pour deux jours, et descend des hauteurs de Montmartre au Palais de l’Industrie, avec son théâtre d’Ombres et toute son incomparable troupe de peintres, de musiciens, de chanteurs et de poètes.
- Les talsleaiax vivants
- Ils n’auront guère lieu que vers une heure du matin et se termineront par une apothéose d’Anvers et de Paris, et un défilé de 1,200 personnes en costume.
- On pourra souper aux prix de six francs, dans les salons du premier étage.
- CHIFFRES CO Kl PARÂT I FS
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- Voici, pour la première quinzaine d’octobre le relevé récapitulatif des entrées payantes aux Expositions de 1878 et de 1889 :
- En 1878 En 1889
- 1er oct. 64.390 112.033
- 2 — 73.444 117.304
- 3 — . .... ;.. 66.804 121.505
- 4 — . .... 62.113 88.256
- 5 — . . 59.639 102.422
- 6 — (dimanche) 131.847 335.906
- 7 91.407 133.092
- 8 — .. . . 60.775 Ho. 051
- 9 — 59.083 117.126
- 10 — 61.090 143.557
- 11 — 54.460 93.547
- 12 — 50.016 103.759
- 13 — (dimanche) 137.169 387.877
- 14 73.220 183.144
- 15 — 62.687 154.120
- Totaux ... . 1.108.144 2.308.699
- Si on ajoute à ces chiffres ceux obtenus en mai, juin, juillet, août et septembre
- pour les mêmes entrées ... 9.646.482 19.331.580
- On obtient un total de... 10.7o4.626 21.640.279
- 10.754.626
- Soit en faveur de 1889 une ----------
- différence de............ 10.885.653
- Quant au nombre de tickets rentrés dans les caisses de l’administration, il avait atteint lundi le chiffre de 24 millions. Il resterait donc à écouler d’ici au 6 novembre 6 millions de tickets, en supposant, ce qui est loin d’être exact, que tous doivent être détachés par les porteurs de bons,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage delà Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du FIGARO
- 12 OCTOBRE
- s (Suite).
- S. Taskin.
- Léonie Bertier.
- D. Deberghen.
- Marie Dupont.
- Max. Astier.
- D. -E. Potherat.
- Le bonjour à Henriette, Marie et Blanche. — X...
- Mme Lahy, Corbeil.
- Kaslaf, Paris.
- Mme Maurant, Paris.
- Emile Ducros, Alais (Gard).
- Isidore Leconte, Saint-Lô.
- Mme C. Poitou, Nantes.
- G. Charles, Marlemont (Ardennes).
- F. Boucher, Signy-l’Abbaye (Ardennes).
- A. Marchand, Péage-de-Roussillon (Isère).
- A. Rey-Mury.
- Emile Pich, Paris.
- Léon Pellegry, Paris.
- Louise Gautier, Lignières-Ponneville (Charente). Marguerite Barlier, Remiremont (Vosges).
- Louise Maurant, Paris.
- L. Maurant-Comoz, Chambéry.
- Marie et Léonie Félix, Paris.
- Herrmann Neudeck, Vienne.
- Enrico de Martino. Naples.
- Jh ! Tour, merveille du jour,
- ' Je puis te contempler \ Grâce à mes vingt-huit jours.
- J. Guilmin,
- réserviste au 22e d’artillerie, Versailles.
- S. Gilles-Deschamps, Etrépagny (Eure),
- Joseph Deyglun, Bessan (Hérault).
- Pedro Velluti y Velluti.
- Félisa Zbikowski de Velluti.
- Bonnet, Limoges.
- Emile Paul, Mirecourt, Vosges,
- P. Paul, Mirecourt, (Vosges).
- Berthold, Jonas, Budapest.
- Aristide Morin. La Flèche.
- Soyer, La Flèche.
- Lucie Servant, Bruxelle.
- C. Juy des Nétumières, Vitré (Ille-et-Vilaine). Tantf Bacialla Micoulina Mimi.
- Claude Berger, Thonosi, Savoie.
- Bourgeois, Emile, Yverdon.
- François Bertrand, Yverdon-Vand (Suisse). Roudier, Enideuil (Charente).
- L. Carlin, Montmorency.
- Maurice Bouves, Lons-le-Saulnier.
- Verjus Osias, Saint-Pierre.
- Paul Labal, Bagnères-de-Bigorre.
- Charles Campagnac, Béziers,
- Benezech, Oscar. Béziers.
- Augier, Ernest, Marseille.
- Emile Bignon, Havre.
- Perrot Adrien, Seurre.
- A. Deras, Marseille.
- I)i' Moreau de Tours, Paris..
- Bernhard Schiff, Nordhausen.
- E. .Ardurat, Cazaubon (Gers).
- Dr Grenell Gérardmer (Vosges.)
- Mme Emilie Seren, Toulon (Var).
- Emilie Leenaerts, Toulon.
- Auguste Pélet, Montpellier.
- Aimable Trichet, Montmachoux (Seine-et-Marne). Nicolas de la Fuente Abogado, Barcelona. Galempoix, Paris.
- H. Lekaistre, Tréport.
- F. Vaxelaire, Bruxelles.
- G. Vaxelaire, Bruxelles.
- Mme Vaxelaire, Bruxelles.
- Martin Largeau. Niort (Deux-Sèvres).
- . M. et Mme de Bienassisde Canluson, Casteljaloux (Lot-et-Garonne).
- Mlles Jablonsky, Strasbourg.
- Louise Zimmer, Brumath (Alsace).
- Emile Ottmann, Strasbourg (Alsace),
- Manuel Bolin, Malaga.
- Franz Baum, London.
- Je respire donc à 300 mètres au-dessus de la méchanceté des belles-mères. Merci Eiffel. — Pitalugue, Marseille.
- A. Mossé, Marseille.
- Dr Brum, J.-Z.-M., Rio-de-Janeiro (Brésil).
- Ruisselant d’inouïsme, renversant!—TI. Milisen,Bruges (Belgique).
- Hortense Mothais, Pantin (Seine).
- Mme Paul Glaser, Paris.
- X. Auzas. d’Aubenas.
- Hirschfield, Paris.
- C.-V. Deciu, Bucarest.
- A. Comte. d’Aubenas.
- Auguste Védesche, Aubenas (Ardèche).
- A. Vary Borgien, New-York.
- A.-J. Batelot, Paris.
- F. Delton, Poiselet-le-Marais (Seine-et-Oise).
- G. Hissert, Sermaise (Loiret).
- Dr V. Wenling, Raon-l’Etape. Vosges.
- Firmin Gilles, Sorgues, Vaucluse.
- G. Moschetti, Menton.
- Valle et Luciana, artistes des Folies-Bergère, Paris.
- American bicyclist, Hippodrome.
- M. et Mme Victor Cordier, Nancy.
- L. R. Vibert, La Grange-Saint-Marie, Jersey. Pierre et Marie Woltchanetzky, Russie, Otcha-
- koff.
- Léon Bornert, Strasbourg, Alsace.
- Ne voyagez jamais dans l’Exposition sans le « Guide bleu du Figaro ». Honneur à Eiffel ! — Pierre, Paul.
- J. Paut, Paris.
- M. et Mme Arnaud Blayac, Givors d’Agde, Hérault.
- Emile Frison, Mme Frison, et Mme Ve Grolleau, Vichy.
- Mme Chauvin jeune, Paris.
- Mlle Léontine Frison, Paris,
- Aida et Eisa Friedauer, Suisse.
- Henri Josset, Courcelles (Belgique).
- Thibaudet, Hermé.
- Jules Goût, Toulouse.
- Arthur Delpech, Toulouse.
- Mlle Tignet, Valence. .
- Bartet, confiseur, Valence.
- M. et Mme Delpech.
- Marie-Thérèse, des Cormiers.
- Charles Armand, Tripoli (Syrie).
- Mme Fournier, Marseille.
- Henri Cari, Londres.
- M. Cari, Londres.
- Un Ghartrain qui cherche et ne voit pas ses clochers. — Jacques Bonhomme.
- Splendide tour Eiffel, je te vois si belle que si tu étais en chocolat, je te savourerais du' haut en bas.— Une gourmande, Léontine Mingol.
- Comte A. de Dax, Paris.
- E. Eymond, Paris.
- Comtesse de Catinat.
- Marcel Périn, membre du conseil général de la Marne.
- Louise Comte, Paris.
- Claire Peraldi, Ajaccio.
- Starrey C. Megars, Ohio (America).
- E. Lang, Nancy.
- Marie et Lucien Lang, Paris.
- Mme Bricourt et Mlle Gabrielle, Reims.
- A. Poursain, Bétheniville.
- Félix Ortiz. Bavière.
- Laurent Gunther, Colmar.
- Julie et Emilie Ludin, Lyon.
- Raoul Broussard, St-Maixent.
- Gaston Dat, des Chartrons.
- René Chevènement, Bordeaux.
- Numa Croux, Nantes.
- Louis Croux. Limoux.
- Engrand, avoué. Le Puy.
- Bat François, Mâcon.
- Bat Etienne, Paris.
- P. Chaix, Grenoble.
- Antonio de Faria.
- Léonide Durand, armurier au 63e de ligne.
- R. Celle, La Louvesc, Ardèche.
- Bernhard Pulver, Berne (Suisse).
- A. Gaudrion, Paris.
- Daussier, Marseille.
- Henri Benoit, Foix,
- E. et M. Albéric, Montluçon (Allier).
- François Jenner, Haguenau (Alsace).
- Dr Jules Rouyer, Laigle (Orne).
- Emile et Louis Rouyer, Laigle (Orne).
- Miller, Joseph, Girecourt-sur-Durbion (Vosges). A. Semenoff, Saint-Petersbourg (Russie).
- Dr Fulgence Mary, Gand (Belgique).
- Julius Fisehl. Wien II.
- Henri Chérel, sergent-major au 116e régiment d’infanterie, Vannes.
- Alexandre Pautrot, Elie Germain.
- C. Pivont, Couillet-lez-Charleroi (Belgique).
- J. Loubet, Rio-de-Janeiro (Brésil).
- C. Giorelli, Altare, Genova.
- Giorelli, Esilda, Altare.
- Giaeomo Giorelli, Altane (Italia),
- Auguste, Fannyet Gerty Schweich, Paris.
- Paul San ter, Paris.
- Henri Chessex et G. Dorsch, Schaffouse.
- Mon cœur de Français tressaille de fierté en pouvant contempler, en haut de la tour Eiffel, ce qu’a pu produire le génie de ma chère patrie. — Danne, Galonnn-iBte«.art: (Pas-de-Calais).
- Louis Gavrel, Paris.
- De même l’homme s’élève, l’âme demande à s’élever. Plus l’on s’élève, plus l’on doit penser à Dieu.— E, durais. Paris.
- Edmond Fontaine, Charleroi.
- Gustave Collet, conseiller communal, Marchienne-au-Pont (Charleroi).
- Rossignol, Paris.
- Grandjean, Charles, Le Lude (Sarthe).
- Amédée Denis, Rochefort-sur-Mer.
- Auguste Denis, Bordeaux.
- Reynaud frères, Collobrières (Var).
- Mme Bastide, Gignac (Hérault),
- Dubois, Antibes.
- Colman et sa femme, Antibes.
- Vaientine Grébauval, Paris.
- M. et Mme Moyen, Reims (Marne).
- François Wallée, Douai.
- L’Exposition de 1889 est le couronnement de la République. — Gustave Lechopier, Amiens.
- Achille et Philippe Ricard, Marseille.
- Chappe, Auguste, Marseille.
- Trabuc, Armand aîné, Pin, Eugène, Saint-Iiippo-lyte-du-Fort (Gard).
- Marie Cavardon, Varennes-sur-Allier.
- Anna Déry, Paris.
- Lemaire Ducourant, Ayre-sur-la-Lys.
- Déreumetz Orner, Saint-Quentin-les-Aix.
- J. Langlois, Fiers (Orne).
- Mathilde Millet, Reims.
- Jacques Meunier, Reims.
- M. Lémonon, Bourg.
- Lucie et René et Perrier, Marseille.
- Dupont, Victor, étudiant lillois.
- Brochier, capitaine, chevalier de la Légion d’honneur, et sa femme.
- Gustave Amelot, Paris.
- M. et Mme J.-B. Piona fils, Nice.
- Ph. Mathieu, Ixelles.
- Mathieu, Ixelles.
- Ch. Martin, Neufchâtel-en-Bray.
- Mme Hirschauer, Paris.
- Mlle Delannoy, Hesdin.
- Hugo Krebs et Adolf Wischer, Berlin.
- Samuel W. Bangs, London.
- Ferdinand Vergote, Bruxelles.
- M. et Mme Tournatoire, Marseille. Sennebier-Cazou, Marseille.
- Mlle Julie Bonnard, Marseille.
- Comtesse d’Auchamp.
- Goulard et Superi, Bagnères-de-Bigorre.' Joséphine Giordani, Asti, Italie.
- Paul Hiot, Corbie.
- • Sauvage, architecte, Paris.
- Beau soleil de Provence, je te cherche du haut de cette Tour. — Emile Bris, Marseille.
- Madeleine Bris, Peipin (Basses-Alpes).
- M. Bris, Peipin (Basses-Alpes).
- Fr. Rouppe va Voort, Bois-le-Duc.
- Rouppe va Voort, Bois-le-Duc.
- Mme et Mlle Mismaque, Paris.
- M. et Mme Georges Morin, Paris.
- Charles et Lucien Masson, Goudrexauge.
- Adrien Loubatières, Villeneuve-sur-Lot.
- Raveneau d’Arbouville et sa famille.
- Emile Baudot et Victor Colle, Bruxelles.
- Alexis Kohl, Copenhague.
- H. Paquot, Châlons-sur-Marne.
- Nouailhac, Marte (Lot).
- Muraillat, Blida (Algérie).
- G. Fondrion, Paris.
- Pondaven, J., Ploermel.
- E. Rebillé, Ploermel.
- E. Giffard, Ploermel.
- A. Xersusan, Ploermel.
- Désiré Morin, Marseille.
- Alphonse de Bœck, St-Nicolas-Waes, Belgique. Henri Detiége et Gustave Swinneu. Bruxelles. \ Georges Martyolff, 132e de ligne, Nancy.
- Louise Georges, Villers-Nancy.
- L. Oudinot, Bayard (Haute-Marne).
- R. Imbert, Limoux.
- M. et A. Gouffé, Paris.
- Mme Jacquot. Mourmelon-le-Grand.
- Mme Bernard,- Châlons-sur-Marne.
- L. Meunier, Valence (Drôme).
- G. Crépin, Masnières (Nord).
- Auguste Reynaud, Marseille.
- Auguste Stier, Hambourg.
- M. Farnopol, d’Odessa.
- Gustave Boulian, Nancy,
- Parage, Eugène, Pont-à-Mousson.
- Albert et Constant Dubac, Anvers.
- Henry et Cie Weitz, Luxembourg.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 5
- Paul Laplace, Briguais, Rhône.
- E. Chaline, Pernambuco.
- Leopoldo de Azevede, Louis Picard, E. Lacurte, Rio-de-Janeiro.
- F. -C. et E.-B. Marseille.
- Julius Teufel, Stuttgart.
- Yorebbe chiamarxni Aligliieri per cantare le bellezze délia tua Spozizione é il genio dei tuoi figli, O Francia !
- Louis George.
- R. Lewis-Stirling, Saint-Mandé.
- Barthélémy Poggi, Souk El-Arba, Tunisie. Madame Garnier, Villeurbanne, Rhône.
- F. Lepage, enchanté de sa médaille d'argent, Paris.
- Manuel-José de Paula Guimaraes, Torres Vedras. Portugal.
- L. et Ferdinand Lecompte, Paris.
- Arnaud Schmied, Mulhouse, Alsace.
- Charles Maeder, Genève.
- Rebec César, Nice.
- Marie et J. Vialard. Toulouse.
- Ch. Blanchet, administrateur du journal La Sarthe.
- Eiffel est un homme à rivet! — L’Œdipe-du-Mans.
- Luis G. Miranda, Rioseco.
- José-Faust Zorilla, Bolaize.
- Provenzo Gonzales Fernandez.
- Ch. Leduc, Marseille.
- Georges S. de Veer 1. J., Oosterbeek (Bays-Bas). Fred. Mollinger, Arnhem (Pays-Bas).
- La France magnifique, grande et riche, a élevé ce monument pour attirer à son cœur ses véritables amis et pour hausser les épaules du Champ de Mars sur ses ennemis. — Dr J. de Koszutoki. Posen.
- Charles Steinbrenner et Charles Steinbrenner fils, Sainte-Marie.
- Vraiment c’est effrayant Tout ce qui peut surgir d’une tête zélée,
- Vraiment c’est eiffelant Tout ce qui peut sortir d’une tête eiffelée.
- Léon Zénon,
- Lemberg-en-Galicie (Autrich).
- Et monté sur le fait il aspire à descendre. — Jules Lantier, Marseille.
- Jeanne, Henri et Madeleine de Rozycka, Paris.
- Merci aux Parisiens hospitaliers. — Marie Menu.
- Je suis émerveillée de l’intelligence humaine. — Marguerite de Kamptz, Idegnitz (Silésie).
- Mes sincères salutations à ma belle-mère. — Albert Delattre, Boulogne-sur-Mer.
- A. Delattre admirant les beautés de la Tour Eiffel.
- Ses hommages à M. Eiffel. — Ch. de Nalibouse, Mon-treuil-sur-mer.
- Edouard et Joseph Glauset, Châlons-sur-Marne. Arwed Rossback, L.-M. Liéders, Leipzig.
- M. et Mme Enrique, Lamotte.
- Adrien Vandenakker-Vandewiele, Bruxelles.
- M. et Mme Pichon.
- M. Jules Pichon, Lyon.
- Lonnoy-Vanden, Bruxelles.
- Céleste Crespy, Cette.
- A. et Henri Garnier, Courbevoie.
- Genin, Sedan.
- R. Diorey, Bétheniville.
- Henri Gumbert. Valenciennes.
- E. Leclercq, Paris.
- L. Gras, avoué, Nîmes.
- M. et Mme Eugène Martin, Aix-en-Provence. Philippe Gras.
- Mme Morgand et son fils Gaston, Paris.
- Mme Sannier, Elbeuf.
- Constance Sannier, Fréville.
- Chabas Véran, et Chabas Louis, Cavaillon, Vaucluse.
- M. et Mme Guillonneau, Saint-Avertin (Indre-et-Loire).
- Ma femme est en bas et je suis en haut : Pourquoi me faut-il descendre sitôt,
- Théophile, Nimes.
- Fernand Boursier, Manage (Belgique).
- Jozet, géomètre, Murgival.
- Pinard, Nancy.
- Epatant! éreintant! merveilleux! mais trop long! — P. Duchenaie.
- E. Violet, Besançon.
- Si t’es si haute C’est pas ta faute ;
- Mais j’en suis sotte,
- Et ca m’chipote,
- Clémentine.
- George Dieufenbach, .Auerhach-Hessen (Allemagne).
- Albert Villadary, Laforce (Dordogne).
- Le Figaro ne répond pas à son titre : il ne rase jamais. — Ferdinand Thalheimen.
- J. Doulmet, Marseille.
- Marie Barse, Auzances (Creuse).
- Le plus jeune volontaire de 70-71. — Léon Colonie Paris. ‘
- Mme Emile Joasem, Lille.
- J. Dargent, Lunéville-Pinard, Nancy.
- E. Debouy, Troyes.
- Saludo a mis amigos de Madrid. — Emilia Launois.
- H.-E. Ruttimann, Marseille.
- Louis et Blanche Béjot, Paris.
- Juan Schmid, Basadingen, Suisse.
- Cardon, Béthune.
- M. de Balincourt, à Lamothe (Vaucluse).
- Jean Colard, Bruxelles.
- Leps et Maximilien Bellanger, Château-du-Loir (Sarthe).
- André Devriès, Amsterdam.
- Enoc, Châteauroux (Indre).
- Éloquent comme... l’avant dernier :
- Que de fer! que de fer!... que de fer...
- Lucien Ber taux.
- Marie et Philippe Bertaux, Paris.
- C. Mauger.
- D. Mauger.
- Paul Dublin, Paris.
- Devaye, Jean, Cannes (Alpes-Maritimes).
- Léonie Brener, Paris.
- Fred. Stadler, Paris.
- H. Konigs, Anvers.
- Elise Walbin, Blois.
- Louis Palanque, Cannes.
- André Bernhard, Lille.
- Caoutchouc de Pantin.
- Adrien et Paul Schmittbühl de Strasbourg. Magué, Cette.
- Berthe Schœnfeld, Paris.
- G.-V. Deluca, Londres.
- Paul Halbron, Nice.
- D. Halbron, Nice.
- Vincenzo Cozzolino, docteur-professenr, di Na-poli.
- L. Gouguenheim, Paris.
- Bomberger, Francfort-sur-le-Mein,
- Albert et Max Lévy, Francfort-sur-le-Mein.
- E. Chamon, Paris.
- Heeley, Dordrecht, Hollande.
- G. Heeley, Paris.
- E. Brandicourt, Paris.
- Roberto Franco, Napoli.
- A. Gonthier.
- A. Boivin, Reims.
- Gandy, Paris.
- Dacosta, Bordeaux.
- Alfred Samdam.
- Albert Meyer.
- J. Desmonceaux, Paris.
- E. J. Vander Heyden.
- F. van Beers, Rotterdam.
- C. Viger, Paris.
- E. Sanguillard, Montreuil-s-Boîs.
- Mesghis, Félix, Alger.
- Merrichon, Paris.
- A.- Lenoir fils et Mme E. Julien et sa sœur, Etre-tat.
- Albert Méiers, Suisse.
- F. Car lier, Paris.
- Léon Jeu, Hasnon (Nord).
- H. Wiesendanger, Francnfeld, Suisse.
- R. Schmid, Guatémala (Amérique-Centrale), Emile Mahler. Thaleveil (Suisse).
- Paul Villiger, Zurich.
- Albert Renoult, Doudeville (Seine-Inférieure). Louis Courseaux, St-Arnoulle.
- Parent, Léon, Condé-sur-Marne.
- Laduret et Alfred, Condé-sur-Marne.
- M. et Mme Léonce Lernould, Lille.
- Mlle Olga, M. et Mme Renay. Moscou.
- Mlle M. Biély, Paris.
- C. Rosenfeldt, Berlin.
- Berjon, Lyon.
- M. et Mme Ruphon, Reims.
- H. de la Chesnaye, Paris.
- Eeckhout, Emile, Paris.
- Pervenche, Marie.
- Emile Seilaz, Neuchâtel, Suisse.
- Paul et Jeanne Chalvet, Paris.
- Albert Gavillet, Genève.
- J’ai beaucoup voyagé sur la terre et sur Fonde,
- J’ai vu bien des beautés, j’ai vu le tour du monde,
- J’ai vu Plessis-les-Tours, j’ai vu tour en Touraine,
- .J’ai vu la tour St-Jacques, la tour de Porcelaine J’ai vu la tour du Pin, j’ai vu la tour de Pise Qui prend des airs penchés, tout comme une marquise J’ai vu la tour de Londres et les tours Notre-Dame ;
- J’ai vu la tour de Nesles, mais celle qu’on acclame Et (pie le monde entier aura vu tour à tour,
- La nouvelle, la vraie, enfin l’unique tour Dépassant en renom la biblique Babel,
- Le Phare du Progrès ; j’ai dit : la Tour Eiffel.
- Lucien Schramek,
- 20, rue des Marais, Paris.
- Philippe Le Beau, Paris.
- Miss .Thospe, Newcastle.
- Hermein Reiss, Mannheim.
- Adolph Schiff, Metz.
- Mme Fiolet.
- Mme Cosset, Ergriselles-le-Bocage, Yonne.
- L’homme est grand par son âme, image de son créateur. — Pachar, Rennes.
- Th. Camonnet, Fontainebleau.
- De Bonnière, château de Gueutteville, Seine-Inférieure .
- Auguste de Keirn, Genève.
- Beaudelin frères, lrerville-en-Caux.
- Mme Marius Laugier, Bône (Algérie).
- Jean Pecoux, Genève (Suisse).
- Julia et Jeanne Durin, Dunkerque.
- M. Jules Coulet, Mlle Louise Bourbousson, Marseille,
- Gabrielle Pochart, Nignacourt (Somme).
- J.-M., de Craponne (Arles-sui’-Rhône). '
- J. Lançon, Jeanne Lançon, Paris.
- J.* A.. M.-R., 'W. Lauyse, Francfort-sur-le-Mein. M. et Mme Victorin, Tamaris-sur-Mer.
- Marguerite Pachen. Rennes.
- Rodolphe Leschinsky, Vienne.
- M., Mme et Mlle Massa, Marseille.
- Charles Pachen, Rennes.
- Aimé Fleury, Fée amp.
- Ch. et Améiie Borot, Paris.
- Mme veuve Garnier, Vienne (Isère).
- M. et Mme J. Mossé, Marseille.
- J.-F. du Perus, Paris.
- E. Guilhet, Vals-les-Bains (Ardèche).
- Ch. Vetti et D. Goissier, Versailles.
- Mme Jacob Mossé. Marseille.
- Mme C. Duinker, Amsterdam.
- J.-J. Duinker, Amsterdam.
- Louise Laurent, Villefranche-de-Rouergue. Antoine et Victoire Bocqueraz, Chambéry (Savoie). M. Foldvarn. Budapest.
- M. Voiturin-Léger, Oyamat (Ain).
- F. Boulanger, Paris.
- M. Ikruel, Alfred, Charmes.
- Mlle Jeanne Sorbier, Lyon.
- Mme et Mlle Lévy, Beaumarchais.
- Famille Léopold May, Paris.
- Federico Giordano di Napoli.
- M. G. Meyer, Lucerne.
- Engramer Flinecourt.
- Giovanni Savatone, Turin.
- H. Belgard, Paris.
- Adolphe et Marie Stapleaux, Paris.
- Mme Glachant, Tournai.
- Joseph Bodart, Hingeon (Belgique).
- Antoine Fierchat, Marseille.
- Reuben Salomon, London.
- Angeline Lelong, au Grand-Lucé (Sarthe).
- Mlle Blanche Goupil des Sallières.
- Cojeunesse, Boulogne-sur-mer.
- Charles Froeltiher, Soleure (Suisse).
- Meunier, Louis, Orléans.
- Vendois-Corly Sellier, conseiller municipal, Mon-tignac (Charente).
- Maria Bert.
- Marie Gauquelin. La Loupe (Eure-et-Loir). Lebreton-Rousseau, La Guerche-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine).
- Lebreton, F., Paris.
- Mme Ve Balle-Salmon, Charleville (Ardennes).
- J’envoie à M. Eiffel, du haut de sa belle Tour Mes félicitations,
- Et à mon cher Robert, qu’y voudrais voir un jour,
- Mes sincères salutations.
- Salut à Figaro. — Ludwig, Paris.
- Ernest et Aristide Bergeron Braysusfne. —'Salut à ce vieux Figaro.
- François Sanderski, Cracovie.
- Etien Linsenbarsh, Saint-Pétersbourg.
- Jules Fugdor, Vienne.
- Ernest Iklé. Paris.
- Schilling, Hambourg.
- Emile Sommer, Argenteuil (Seine-et-Oise).
- Ida Sander, Hambourg-sur-Elbe,
- Jules Sommer, Batignolles.
- Emma Iklé, Paris.
- Laure Deroy, Saint-Germain.
- Ghatelu, Paris.
- Robert Permann, Lucerne, Suisse.
- J. Bartral, Langres (Haute-Marne)
- Louis Fontanges, Figeac (Lot).
- Ch. Bontez-Boomers, Bruxelles.
- Bontez, Ernest, Bruxelles.
- Hippolyte Noyer, Vertaizon (Puy-de-Dôme). Noyer, Paul, Vertaizon.
- Reybaud. Jean, Voix (Basses^-Alpes).
- Mme Marie Deydier, Cucuroîi (Vaucluse).
- Joseph Chapelet. Voix (Basses-Alpes).
- Alexandre Sclimit, Ervy(Aube).
- Cecilio Arcasate, Lagarda (Espana).
- Hugo Reimer, Copenhague (Danemark).
- Perner, Paris.
- M. et Mme Paul Cheylain, Levallois-Perret. Joharma Schindler et Henrich Meyer, Iiildesheim. Albert Andrée, Paris.
- Hélas! chers amis, la hauteur Ne fait pas toujours la grandeur,
- Et l’ascenseur, quoique eiffelien,
- Parfois ne nous élève à rien.
- Olga. — Chi lo sà ?
- Mme Lecocq Pacha et Gabrielle Lecocq Pacha, Constantinople.
- Gourdel de Lamballe.
- (A Suivre).
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-
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- 6
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889.
- (Suite)
- Classe 50. — Matériel et procédés des usines agricoles et des industries alimentaires.
- GRANDS PRIX
- Anciens établissements Cail.
- Brault, Teisset et Gillet.
- Compagnie de Fives-Lille.
- Halot, Emile et Jules et Cie. Belgique.
- Robinson. Thomas, and Son (limited). Angleterre.
- Savalle fils, D., et Cie.
- MÉDAILLES D’OR
- Baker and Sons. Angleterre. — Beyer frères. — Biabaud et fils.— Boulet et Cie.— Bréhier. — Brisonneau, Deroualle et A. Lotz.
- Carpentier. — Carré, Ed. — Carré, Ferdinand. — Carter. Angleterre. — Cazaubon et fils. — Collette, Auguste et René. — Compagnie industrielle des procédés Raoul Pictet.
- Daverio. Suisse. — Deliry père et fils. — Deny frères. — Département de l’agriculture. Etats-Unis. — Deroy fils aîné. — Dupetit et Cie. — Durafort et fils.
- Exposition collective des fabricants zuricois. Suisse.
- Faure. — Feray et Cie. — Fontaine.
- Greiss.
- Howes, Siméon. Etats-Unis.
- Jean et Peyrusson.
- Lamoureux. — Lecornu.
- Maguin. — Maillard. Etats-Unis. — Malliary. — Mareschal (Ye Jules). — Mariolle-Pinguet. — Marot et fils. — Millot. Suisse. — Mondollot. — Morane aîné.
- Pasteger et fils. Belgique. — Petit, Ed.
- Rose frères.
- Samain et Cie. — Daibats Sanich de S. A. le khédive. Egypte. — Smith, Georges, Middlings Pu-rifer Company. Etats-Unis. — Société anonyme les ateliers du Brabant. Belgique. — Société des constructions mécaniques spéciales. _— Société générale meulière. — Sulzer frères. Suisse.
- Touallo.
- Warein fils et Defrance. AVegmann. Suisse.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Agobet et Cie. — Association des chimistes de sucrerie et de distillerie de France et des colonies. — Ateliers de constructions de machines de Saint-Georges. Suisse.
- Barbier, Paul. — Baudelot-Migeon, Yietor. — Billet. Bonvallet. — Bordier, Paul. — Borssat. — Brat-by et Hinchlifïe. Angleterre. — Bruyne-Speleers (de). Belgique. — Burton fils.
- Cabasson. — Caens. — Caramija-Maujé. — Cnaudel-Page. — Chenaillier, Paul. — Compagnie générale des produits antiseptiques. — Continental Oxigen Company Limited (the).
- Damerval frères. — Darntel Bosshard, Georg'es. — Dathis, Léon. — Demaux. — Denet fils. — Douane, Jobin et Cie. — Duchscher, André. Grand-duché de Luxembourg.
- Escher Wyss et Cie. Suisse.
- Favre et Martinod. — Ferro Cardozo. — Fouché, Frédéric.
- Goubet, Alfred. Belgique. — Guéret frères".
- Heine. Etats-Unis. — Horsin-Déon.
- Imbert.
- Kyll. Allemagne.
- Lacroix frères.— Landé. — Laurent frères et Collot. — Lauzanne, Charles. — Leclaire et Legendre.— Lefèvre. — Létang fils. — Létang, Théodore. — Lliuillier (les gendres de).
- Habille frères. — Maerky Haller et Cie. Suisse. — Maurel. — Muzey.
- Navarre. — Naeyer et Cie. Belgique.
- Pillivuyt et Cie. — Prudon et Dubost.
- Révillori et Chaumont.
- Schvveitzer. — Shepherd, ancienne maison Williams et Cie. — Simoneton et fils. — Société anonyme des constructions mécaniques de Saint-Quentin.— Société anonyme de raffinage des mélasses. — Société anonyme la Carbonique. Belgique. — Société meulière de Cinq-Mars-la-Pile,
- Thomas. — Touaillon fils.
- Yan Ilecke. Belgique. — Yelghe. Belgique. — Yicat.
- MÉDAILLES DE BROXZE
- Armiger. Etats-Unis. — Averly. — Espagne.
- Bagattini. Italie. — Ballée, Henri. — Baptiste. Baudot. — Becker. — Bertrand-Morel et fils. Bisson, Fernand et Cie.— Bormann. Russie. — Breton, Paul. —Brochard. —Bruet.
- Chauveau. — Chevallet. — Constant James. — Coq fils et Simon. — Goquelle. — Gotté. — Courrège.
- Daelstein. Belgique. — Dairah, Sanich de S. A le khédive. Egypte. — David, Henri. — Daydé, Pillé et Guillaume. — Delaruelle. — Delpy. —
- Demol et Gerken. Belgique. — Dreyfus frères. — Durvie (Ye).
- Familistère de Guise. — Fellendaels. Belgique. — Ferrando, Henri. Algérie.
- Gallois, Charles. — Gallois et Dupont. — Gérome ^ye). — Gilles et Cie. — Greffe. — Greffier.
- Herbin, G. Belgique. — Hervé et Moulin. — Hour-dain.
- Jean, Louis. — Joya.
- Kaiser, Pays-Bas.
- Lallier-Yernot et Cie. — Leturcq, Florentin. — Léchât, Tunisie.
- Mabut. — Mahot. — Merz, Autriche-Hongrie. — Montauban et Marchandiez — Montfort.
- Naulot-Prudon. —Nicoud.
- Oug et Froaden, Norvège. — Outrequin, Alexandre.
- Pacault, Pierre. — Paquet, Jules. — Philippi, Jacques. — Philipps, Etats-Unis. — Piel. — Pillet-Parod. — Pissavy père et fils, — Prud’lion, Luis, Chili.
- Rangod, veuve. — Reiser, Suisse, — Renoult. — Richard.
- Slean et Cie. — Smith, John. Etats-Unis. — Sommet.
- Tessier, — Thessier-Fèvre. — Thibaudet. — Thieu-lin. — Trémault.
- MENTIONS HONORABLES
- Aceido Rivera. Mexique.
- Bary, Léon. —Bobet. — Bouchez. — Bustrin.
- Castro, Adolphe, Salvador.
- Debaussaux, Emile. — Desgrouas. — Dupetit-Sellier.
- Entreprise manufacturing Company. Etats-Unis.
- Fabrique de machines de J.-U. Aebi. Suisse. — Flamme-Muink. Belgique. — Follanfant.
- Gandolphe. Tunisie.— Giraud.— Guibout,Eugenio. Espagne.
- ILavet-Delattre. — Flurtrez. — bluteau, Charles.
- Jacquard, Jules.
- Laugier et Martin. — Lederné.
- Marchand, J.-Augustin.— Maréchal. —Morel, Jean-Léon. — Moro (Ye).
- Noël et Cie.
- Paez, Thomas. Mexique. — Patriarche, François.— Pilet.
- Quinard-Defrance, Louis.
- Roussat, Jules.
- Santos Carvalho, Doos. Brésil. — Sehroder et Joer-gensens. Danemark. — Sospisio.
- Torrès, Fédérico, Ye et fils. Espagne.
- Van Leynselle, Victor. Belgique.— Vautrin.— Yève, Casimir.
- Classe 51. — Matériel des arts chimiques de la pharmacie et de la tannerie.
- GRANDS PRIX
- Baudoux, Eugène. Belgique.
- Chardonnet (comte de).
- Desmoulins, Lemaire et Cie.
- Johnson, Matthey et Cie. Grande-Bretagne.
- Ministère des finances (direction générale des manufactures de l’Etat). — Morane jeune.
- MÉDAILLES D’OR
- Allard frères. — Alvergiat. — Audouin, Paul.
- Beyer frères.
- Compagnie continentale pour la fabrication des compteurs à gaz. — Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz. — Coze, André.
- Derriey, Jules.
- Escoyêz, Louis. Belgique.
- Giroud et Cie, — Greiss,
- Huyard, Henry.
- Lachomette (P. de) et Cie. — Laurent, Ernest. — Lutz, Georges.
- Mallet, Paul. — Morane, Paul, aîné. — Muller, Emile,et Cie.
- Pardailhé-Gababrun frères. — Péchiney et Cie. — Pellin, Philibert.
- Singly (Paul de) et Cie. — Société de fabrication mécanique de cornues à. gaz. — Société des produits réfractaires et terres plastiques de Selles-les-Andennes et de Bouffioulx. Belgique. — Sol-vey et Cie. Belgique. — Stéarinerie française.
- Tourin fils.
- Yan Hoecke et Cie.
- Wiesnegg.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Augoqvard-Perron.
- Baruelle fils. — Beaume (Mme L.). — Bertin, Tis-sier et Cie. — Boissière, Maurice. — Bourry, Emile. — Bradford. P’homas. Angleterre. — Bréhier, Edouard. — Brigonnet et Naville. — Broad-bent, Thomas, and Sons. Angleterre.
- Charnaud, Armand. — Charles, Henry. — Chevalet, Louis. — Gleaver and' Sons. Angleterre. — Compania primitiva de Gas (Usine de Buen-Retiro). République Argentine. — Gontenau et Gc-dart. — Continental oxygen comp. (The). Angleterre. — Guau aîné.
- Dolph. Etats-Unis. — Dubois, Simon. — Duchscher, André. Grand-duché de Luxembourg.
- Enfer et ses fils,
- Fouché, Frédéric.
- Gadrat père. Gleizal. Belgique. — Glenboig Union Fire Clay and C° (the). Angleterre. — Gourd et Dubois. — Goyard, Arsène. — Grayson Lowood and C° Angleterre. — Guyard et Hagemeyer. Belgique.
- Huet et Beudon. — Huguet, Albert.
- JaunezetCie. —Joly et Foucart.
- Le Blanc, Jules. — Léon Alexandre. — Lespadin.
- — Lothammier.
- Millerio. — Molinier, Charles. — Montelon, Julien.
- Nègre, Henry et Cie.
- Pollard. Louis.
- Régnault, R. et Cie. — Roffo, Louis. — R.oger..
- Simon. — Société centrale de produits chimiques.
- '— Société des terres plastiques de Andenne. Belgique. — Sourdat, Louis.
- Thibaut, Paul.
- Van Vrekom. Belgique.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Allen et Cie. Angleterre.
- Bayley. Etats-Unis. —Benzen. Etats-Unis. — Bernard. Belgique. — Bloche et Triouleyre. — Boc-quillon-Limousin. — Bredeville et Paturel. — Brooke, Edouard, and Sons. Angleterre. — Bro-chand, Ernest.
- Castilhac. — Conor (Ye E.), D. Baudart et Cie. — Crétin.
- Dauley. — Derneville. Belgique. — Diaz, Emîlio. Espagne. —Drouin. — Dziengulowski. Russie.
- Fialon. — Fortin, Jules. — Fournier, Eugène.
- Garriga-Benita. Espagne. — Geneste, Herscher et Cie. — Guillermo-Martinez et Cie. République Argentine.
- Henroz. — Hugues Léon. — Huxham et Brows. Angleterre.
- Jannin, Alfred.
- Kjevig. Norvège.
- Lacroix, Pierre, — Leclerc, Emile. — Legrand, Alfred. — Lemonde, Ouvrier.
- Maldant. —Méneveau et Cie.— Mesnard, Jean. — Michel. — Monier. — Moreau, Léon et fils. Belgique. — Morelle et Cie.
- Neumann. Norvège.
- Ott, Emile.
- Palan et Cie. — Parrot, Albel. — Piéplu. — Pin-
- chon. — Pouget.
- Renard. Constantin.
- Sarlet, Alexandre. — Schott. — Société anonyme du gaz riche de Paris. — Société des mines de Saint-Hilaire. — Société des produits céramiques et réfractaires de Boulogne-sur-Mer. — Stéarinerie de l’Est.
- Thibaut, Xavier.
- Vautrin. — Yizet. Etats-Unis, — Yulcan Fire Brick and C° lim. Angleterre.
- Weiss. Autriche-Hongrie.
- Zissis, Constantin 'Grèce.
- MENTIONS HONORABLES
- Abelous et Cie. — Adnet, Ernest. — Andersen.Norvège .
- Bouisseren fils et Cie. — Broquet, Adolphe. — Bur-roughs Welcome and C°. Angleterre. — Bush et Cie. Angleterre
- Chapireau, Simon. — Chenailler, Paul. — Closson.
- — Cueurny. Espagne.
- Dalbouze, Valéry. — Digne. — Devoir et Mangez. Ducert et Saint-Mars. — Dunner, Jean. Suisse.
- Eglington Chemical, Cie lim. Angleterre.
- Finot, Emmanuel. — Frank et Cie. Etats-Unis. — Frémont, François.
- Gorlin et fils. — G'ubler, Henri. Suisse.
- Ledeuil.
- Morfaux, Jules. Algérie.
- Quittet.
- Rahoux, Charles. Algérie.'— Richter. Russie. — Rollet.
- Sand. Norvège. — Schneider. — Senès, Denis.—Sie-fert.
- Van Iiecke. Belgique. — Viville.
- Classe 52. — Machines et appareils de la mécanique générale.
- GRANDS PRIX
- Babcock et Willcox C°. Grande-Bretagne. — Belle-ville et Cie. — Bon et Lustremant. — Brasseur, Victor.
- Carels frères, Alph. et G. Belgique. — Compagnie de Fives-Lille. — Edoux, Léon. — Escher Wyss et Cie. Suisse.
- Gallovay, W.-D., and Sons. Grande-Bretagne. — Guyenet, A.
- Meunier et Cie.
- Naeyer (de) et Cie. Belgique.
- Rieter, Joh.-Jacob, et Cie Suisse.
- Sociétéalsacienne de constructions mécaniques. — Sultzer frères. Grande-Bretagne.
- AVorthington Pumping Engine C°. Etats-Unis.
- MÉDAILLES D’OR
- American Elevator C° (Compagnie américaine d’ascenseurs). Etats-Unis. — Anciens établissements Cail. — Armengaud aîné, Eugène. — Armington and Sims. Etats-Unis. — Association des indus-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- triels de France pour les accidents des ouvriers.
- — Association pour prévenir les accidents de fabrique. — Ateliers de constructions à Orlikon, Zurich, Suisse.
- Berger-André, Louis-G.-J. Allemagne. — V. Bié-trix et Cie. — Bollée fils, Ernest-J. — Bonjour Claude. — J. Boulet et Cie. — Brault, Teisset et Gillet. — Brissonneau, Deroualle et Lotz. — Peter Brotheraood. Grande-Bretagne. — C.-H. Brown et Cie. Etats-Unis. -— Buss et Cie.
- Caillard frères. — Chaligny et Cie. — Chameroy, Augustin. — Compagnie des fonderies et forges de l’Horme. — Compagnie française des moteurs à gaz. — Cordier aîné, E.-J. — Crosby steam Fauge et Valve C°. Etats-Unis. — Crossley bro-thers (limited). Angleterre.
- Dandoy, Mailliard, Lucq et Cie. — Davey, Caxman et Cie. Angleterre. — Deschiens, J.-Eugène. — Domange, A. — Dulac, Louis. — Dumont, Louis.
- — Dycknolff, Rudolphe.
- Feray et Cie. — Fontaine.
- Gaillet, Paul. — Génie civil (Revue générale des industries françaises et étrangères).
- Halot, Emile et Jules et Cie. Belgique. — Hoyos, Alfred. Belgique. — Hydraulic Engineering C°. Angleterre.
- Imbert frères.
- Jean, G. et Peyrnsson. — Joy, David. Angleterre.
- Le Blanc, Jules. — Lecouteux. H. et Garnier, E.
- Mégy, Echeverria et Bazan. — Meunier, Emile-J.-L. — Mekarski, L. — Morane, F. jeune.— Muller et Roger.
- Olry, Grandemange et Coulanghon. — Otis brothers and Co. Etats-Unis.
- Parenty, Henri-L.-J. — Powell.
- Richard frères. — Romilly (Félix de). — Roser, Nicolas, — Roux-Combaluzier et Lepape. — Royer, François.
- Schneider et Cie. — Société anonyme des ateliers de construction de la Meuse. Belgique. — Société anonyme des générateurs inexplosibles (système A. Collet) et Cie. — Société anonyme Electricité et hydraulique. Belgique. — Société anonyme « le Phénix » pour la fabrication des machines et mécaniques. Belgique. — Société des établissements Carion-Delmotte. — Société suisse pour la construction de locomotives et de machines. Suisse. — Steinlen et Cie. Allemagne. — Straiht Line Engine and Co. Etats-Unis.
- Thirion, Antoine-A. —Trayvou, B.
- Warin. — Wheeloch, Gérôme, Etats-Unis. — Windsor, E.-W.
- Yon, Gabriel.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Angus, George and Co. Angleterre. '— Ateliers de construction de Creil. —• Aubert, Alexandre. — Audemar-Guyon.
- Badois, E. — Bariquand et fils. —Barraud frères et Cie. —r Benoît, A.-Ernest. — Bisson, Fernand et Cie. — Bonard. — Bonnet Sparzin et Cie. — Borssat, François. — Breloux et Cie. — Brouhot et Cie. — Buchetti, Jacques. — Burgin, Emile. Suisse. — Burlinet Vallet, Lucien. — Buzelin, E.-Juleë.
- Chaudré, F.-N. — Cleuet, Victor. — Colombier, Pierre. — Compagnie continentale d’exploitation des locomotives sans foyer. — Compagnie des entrepôts et magasins généraux de Paris. — Compagnie française des moteurs à air chaud. — Compagnie parisienne de l’air comprimé.— Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz.
- Damey, J.-Alexis. — Darblay père et fils. — De-cœur, Paul.— Degrémont-Samaden.— Delahaye-Emile. — Delalœc. — Delettrez, G. — Dervaux et Qie, — Devaux et Daclin. — Dion (de), Bouton et Trepardoux. — Douane-Jobin et Cie. — Don-glas. W.-F.-R. Etats-Unis. — Ducomet. — Durand. Eugène. — Durenne. — Durozoi, Marcel.
- Elwell fils, — Espine (d’), Achard et Cie.
- Fétu Defizes et Cie. Belgique. — Fielding et Platt. Angleterre. — Forest, Fernand. — Fouché, Frédéric .
- Gandy (Belt-Manufacturing C°). Angleterre. — Ge-neste, Herscher et Cie. — Girard, Fernand. — Guichard. Besson et Cie. — Gustin aîné fils.
- IJamelle, Henry. — Henry, René. — Hervé, Henri.
- — Huguet, Albert.
- Kirkaldy, Angleterre. — Knap, Conrad, et Cie. Angleterre.
- Lachambre, Henri. — Léchât, Jules. — Lecornu.
- — Lehmann frères. — Leprince, Alex. — Lere-nard. — Leiestu, Maurice. — Ludwig et Shopper.
- guisse
- Magnin, Jérôme, et Cie. — Martel et Rousselet. — Merlin et Cie. — Morane aîné, Paul-F.
- Neut, L. et Cie. Nicout et Demerigny. — Niel, Paul. — Noël, François. '
- Oriolle.
- Pecard frères. — Peltereau (le jeune frère), Ve Placide. — Pruvost-Delos.
- Ralfard, .Jules. — Rebourg, Guillaume. — Roche, Emile. — Rousseau Ph. et Balland, F. — Sallé. Salomon frères et Tentig.. — Samain et Cie. — Snyers, R.aymond. Belgique. — Société anonyme de distribution de force motrice à domicile.
- — Société anonyme des moteurs inexplosibles au pétrole et à gaz. Belgique. — Société Decauville aîné. — Société de construction des ponts et bascules. — Société de construction de Batignolles.
- — Société de constructions mécaniques à Bâle. Suisse. — Société de l’épuration des eaux industrielles. — Société des forges et chantiers de la Méditerranée. — Société française de matériel agricole. Vierzon. — Société générale coopérative pour la construction des chaudières inexplosibles.
- Taverdon. — Taylor, John, and Sons. Angleterre.
- — Thomson, .John. Etats-Unis. — Tissages et ateliers de construction Diederichs.
- Underwood Manufact. G°. — Etats-Unis.
- Vabe, Philibert. — Verlinde, Léon. — Vertongen et Harmegnies. — Ville Chatel (de) et Cie. Belgique. — Villette P. — Vorus J.
- Weidnecht, D.-Frédéric. —Weber-Landolt, Charles Suisse. — Westinghouse machine C°. Etats-
- Unis.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Académie d’aérostation météorologique.—Albasini, Allard et Cie. — American Leather, Link Belt and G°. — Anciens établissements Salarnier. — Anthoni. Gustave. — Augé, Edouard. — Auguet, Armand. — Avery, William-Thomas. Angleterre.
- Backelj an, Théophile. —Beffa (Ve Alexandre, — Bertiiolon, A. — Blackman. Angleterre. — Boileau, Léon-D. — Bollée, Auguste. — Bourguet, Pion-Martal. — Broquet. — Burot, A.-L.
- Garette, Paul. — Carré, Ferdinand. — Gasalonga, D.-A. — Casse, Ch. — Casse. J. et fils. — Câzau-bon, D. et fils. — Chantrenne-Sgiron, George. — Chartran, Henri. — Chérier, Arsène. — Cobbet, W.-Wilson. Angleterre. — Collet (Ve E.).— Colt’s Pat Fire armmam C°. Etats-Unis. — Coster (de), Rikkers et Cie. — Crédit agricole.
- Da Costa e Silva. Portugal. — David, Henri. — Dawson, James, and Sons. Angleterre. — Desnos, Edouard. — Deville Pailiette et Cie, — Dodge manufacturing. Etats-Unis. — Dredval. — Dubois, Laurent. — Dumas-Gardeux, Antoine. — Dumoulin. — Dupucli, Gustave. — Duval et fils.
- — Ad. Duveau.
- Emerson-Midglet. Etats-Unis.
- Fayol, Amédée. — Foccroule, Charles. Belgique.
- Giguet (Ve). — Girodias, Laurent. -- Golly (C.-A.).
- — M. Gondin et Théant. — Goulds manuf. G°. — Etats-Unis. — Granjon.
- Henry-Lepaute fils. — Hermann, E., et Cohen. — Hirt, Albert. — Horne, W.-C. Angleterre. — Hunter et English. Angleterre. — Hureau de Villeneuve, Abel.
- Jager, Georges. — Jorêt frères. Belgique..
- Lacroix frères. — Lalance. — Lamotte, Th.— Laurent frères et Collot. — Legal. — Lefebvre, Victor. — Lencauchez. — Leroy, C. — Licot, Eugène. Lindebriengs-Cuyx. Belgique. — Linden W.ater Meter et Cie. Angleterre.
- Mabille, Valère. Belgique. — Macfarlane Strang et Co. — Manufacture générale de courroies de transmission Brichot et Cie. Mexique. — Martiny Verstraet et Cie. — Mason, Volvey-W. et Cie. Etats-Unis. — Masson, A.-M. — Mathelin et Garnier. — Miaxant, Léon-C. — Ministère de la marine. — Monseran, Ismaël. — Montrichard (Gérard de). — Montupet. Antonin. — Morel, Charles et Cie. .— Muller, Em. et Cie.
- Pascaud et Cie. —' Pickering Governor et C°. Etats-Unis. — Pile, Louis. — Portafax, Xavier.
- — Prudon et Dubost.
- Quesnot, Emile.
- Radiguet. — Reddaway, Franck et C°. Angleterre.
- — Reed, Y. van D. États-Unis. — Réveilhac, J.-Auguste. — Roger. E. — Roullier fils et Mes-nard, L. — Rous, E.
- Schieren et C°. Etats-Unis.— Silver Deming manufact. C°. Etats-Unis. — Société anonyme de location et constructions mécaniques. — Société anonyme des forges, usines et fonderies de Gilly. Belgique. — Société anonyme des lièges appliqués à l’industrie. — Société anonyme pour l’exploitation d’engins graisseurs à alimentation pneumatique. — Société anonyme verviétoise pour la construction des machines. Belgique. — Société des générateurs à vaporisation instantanée — Société des moteurs à gaz français. — Société des usines, fonderies de Beaume et Mar-pent. — Société française des amiantes de Taras-con-sur-Rhône. — Stater Franck. Etats-Unis. — Stenberg, John. Grand-duché de Finlande. — Strube, JJ. — Suter, Robert. Suisse.
- Tayrac (de). — Texier de la Pommeraie. — Toisoul, Eugène' et Fradet, Henri. — Tritscheller, Otto. Suisse.
- United Asbestos C° (limited). Angleterre. — United States metallic Packing C°. -Etats-Unis.
- Vantelot-Béranger fils. —Very, A. Yuaillet, Francis-A.
- Wanner et Cie. — Wurgler, Carlos-A. Suisse.
- MENTIONS HONORABLES
- Allaire, Firmin. — Almosolï. Rmssie. — Alriq, Pierre. — Anceaux et-Kuntzel. — Aubry et Cie.
- Bâcle, Désiré. — Bastos. Antonio-Pinto. Belgique.
- — Batifoulier, C. — Beaume, Louis. — Bergès.— Berhaut, Charles. Belgique. — Bingham, G.-C. Angleterre. — Blétry frères. — Block. A. — Blot, J. — Bordone, J.-Philippe. — Bonnet. — Bourdon, L.-C. — Boursier, Jules. — Brancher, Antoine. — Brouillet, Jacques. — Brudenne, J. — Busser, Charles.
- Cambon, Ph.-Aug. — Carpentier, Henri. — Carré, Edmond. — Cassé, L.-E. — Castanon, Menendez et Gil. — Cerisa. — Chameroy, H. — Gharon, Louis. — Charreton, Ch. Mexique. — Chevalet, Louis. ^— Chevalier. — Chicago Rawhide C°. Etats-Unis. — Compagnie parisienne d’éclairage par l’électricité. — Goret, T. — Costa, H.-A., et Silva. Portugal. — Coux (Jules de la). — Crèce-veur, A. — Criner, Georges.
- DallardL Pierre. — Damiano, François. Italie. — Daugy, François. — Decourdemanche et Cie. — Delafraye. Alber. — Delubac. — Dernoncourt, Liévin. — Diénis. Nouvelle-Calédonie. — Don-nen (Mme). — Ducretet. — Dusert, Victor.
- Evald, W. Danemark.
- Fabre, Paul et Tronche. — Fabrique de Biversheim Norvège. — Faye, Henri. — Félon, Joseph. Belgique. — Foccroulle, Jules. Belgique. — Friction-less Engine pacekinh C°. Angleterre.
- Gaillard. — Gausset, A. et Cie. Belgique. — George, Edouard. Belgique. — Greleau. — Groc. Alcide.
- — Guillaume, E. — Guyot, Antoine.
- Hanrez, Prosper, Belgique. — Hindley, E. Angleterre. — Hubert, Phil. et Cie. Autriche-Hongrie. Jauffrey (Ve) et Cie. — Journal le Denis Papin. Kœnig, Louis. — Kostiko.fi*. Russie.
- Lacot. — Lacour, Gustave. — Lacroix, Edouard.— Lagache, Henri. — Lagrelle, Alexandre. — Lambert, Ad.-L.-F. — Le Blon, Charles. — Leneutre, Orner. — Leroux frères. — Lessange-, Mexique,
- — Lion (Mme Mélanie). — Lobin fils. — Loison-Prost, Philippe. — Louap, Eugène. — Louis, Charles.
- Mabille frères. — Maiche. L. — Maignien, P.-A.
- — Michaux et Lefebvre. — Mignot, Henri. — Millet. F.-T. — Moisyt, J.-L. — Moncrieff, John.
- Angleterre. — Monicourt (Paul de). — Moreau F. et Cie. — Moseley, David, and Sons. Angleterre. — Moullart, Benjamin.
- Nègre ei Cie. — Nouvelle société anonyme d’Au-berghem. Belgique. .
- Pascal et Guadaguino. Italie. — Patent Pump Blower Syndicate, Skinner et Cie. Angleterre. — PelaL— Pelizzola, Jean. Italie.—Péret, François.
- — Petit de Meurvilte, Ch. — Petit. J. — Piraut, J.-S, Belgique. — Prouvier, J. — Prungnaud, L.-E.
- Radermecker, A. Belgique. — Réviilon et Chaumont. — Reynaud et Salles. Mexique. — Rossin, Henri.
- Sainte, A. March et Cie. — Sauzay frères.— Schlce-sing, Henri. — Société anonyme de l’épurateur Galloll. — Société des allumoirs-annonces automatiques.— Société des turbines atmosphérique^.
- — Soyer et fils. — Sporton, Henri. Angleterre. — Spuhl. Suisse. — Syndicat général des chauffeurs et mécaniciens de France.
- Thomas-Jesupret. — Toyota, Cantors. Japon. -J-Trainard, Félix. — Trinxé, Augustin. Espagne. Unbreakable Pulley Ce Angleterre.
- Valdo, Jean. — Viossat, Victor.
- Wackernie, Alph. et Cie.— Wilson et Roake. Etats-Unis. ;
- (A suivre).
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- LA BOURSE
- Le marché est hésitant. Il veut la hausse, mais il coi^ prend qu’il y a encore trop de titres flottants à classer pour qu’il soit prudent de se lancer en avant, Une hausse prématurée ne pourrait avoir pour effet que d’amener des' offres.
- Le 3 0/o faiblit à 87.27 à terme-est à 87.15 au comptant! Il est évident que le comptant manque d’entrain. L’amoH tissable est à 90.60, le 4 12 à 105.67!
- L’Italien recule à 93 80, en baisse de 0 45 sur le bruit de la rupture des négociations avec la France. L’Extér rieure espagnole est à 75 RIO, le Hongrois à 85 8{4> le Russe 1880 à 94, le Turc à 17 05. La Banque de Franee qui n’a pas élevé le taux de l’escompte est à 4200. La Banque de Paris à 858 75,’le Comptoir d’Escompte ancien à 60, le Crédit foncier à 1310, le Suez à 2320.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition . exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola * ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement,, de mains d’un effet très original, qu’èxé-cutent les danseurs au répons.
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- Le Numéro : 1S Centimes. Dimanche 20 Octobre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière Heure. — Echos. — La Fête du Palais de l’Industrie. — L’Electricité à l’Exposition. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Le Périmètre et la Surface de l’Exposition. — L’Exposition française à Londres. — La Bourse. —Annonces et Réclames.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Pressons-Nous !
- Au milieu de ce succès final, de cette fin triomphale de notre grande Exposition, on ne peut se faire à l’idée de voir disparaître tant de merveilles, des merveilles admirées par les peuples accourus.
- On sait que le Palais des Machines, la galerie de trente mètres, le Dôme central, la Galerie des Beaux-Arts et le Palais des Arts libéraux seront conservés. Voici que MM. Ch. Prévet, Je baron Delort, le prince Bibesco et d’autres se sont constiués en une commission dont les efforts tendent à la conservation de tous les édifices qui longent l’avenue de Suf-fren, y compris la rue du Caire, bien entendu.
- Pour ce qui est des monuments dont la conservation est décidée, on se préoccupe de leur utilisation ultérieure. Qu’en fera-t-on ? Qu’y fera-t-on?
- Il y a le projet mis en avant par MM. Sandoz et consorts : celui de la foire annuelle. Cette idée a eu le grand mérite de saisir l’opinion publique, de lancer la question. Mais ce sera tout probablement, car il est évident que le développement des moyens de communication a tué les grandes foires régionales. On cite bien celle de Leipzig, mais on oublie que c’estlàunefoire de librairie, qui est toute spéciale et qui se tient au moment de la morte-saison des éditeurs.
- Allez donc leur parler de se déranger en août, en septembre ou en octobre, lorsqu’ils sont en plein dans la préparation de leurs nouveautés.
- Chaque profession, chaque industrie ayant sa morte-saison et ces époques de loisirs étant à des époques différentes, il serait impossible de décréter une foire unique pour une période quelconque, sans molester un certain nombre d’entre elles.
- Une seconde idée,assez bien vue en haut lieu, celje-ci, serait celle de la série des expositions temporaires pour lesquelles le palais de l’Industrie est décidément trop étroit.
- Le salon de peinture et de sculpture, l’exposition du travail, celle du sauvetage, les expositions rétrospectives, les expositions de machines nouvelles, les expositions des concours régionaux ou hippiques, les grandes têtes nationales, etc., pourraient avoir les coudées franches dans les palais du Champ de Mars.
- Je pourrais même ajouter qu’une partie des bâtiments conservés pourrait être convertie en entrepôts de douanes, avec exhibitions permanentes, où les commerçants et les industriels français pourraient trouver directement les produits étrangers dont ils ont besoin.
- En somme, je crois que l’on songe sérieusement à composer une commission extra-parlementaire qui étudierait les moyens d'utiliser les bâtiments conservés.
- Cette commission se trouvera en face d’une multitude de projets dont beaucoup renferment d’excellentes parties. Les initiatives ont germé comme du gazon, et les offres d’argent poussent comme des champignons. C’est cela même qui est inquiétant à mes yeux et qui me fait supplier la commission qui va naître de porter tous ses efforts vers la concentration de ces initiatives et d’éviter la confusion des idées et l’éparpillement des forces. Car il s’agit d’aboutir vite très vite, et ce, pour plusieurs raisons.
- Il s’agit tout d’abord d’emboîter le pas à la ^poussée d’enthousiasme que nous voyons, en
- donnant immédiatement un corps palpable aux projets de conservation et d’utilisation, et de les donner sans tarder en pâture à l’opinion publique assoiffée de quoi que ce soit pourvu que cela fasse suite aux belles choses dont elles se séparerait la mort dans l’âme.
- Puis il faut penser que, quoique l’on fasse, dans cet ordre d’idées,ce doit être prêt le 1er mai prochain; l’expérience nous démontrant que cette date est le point de départ naturel de la saison d’été.
- Or, que reste-t-il de temps entre le 15 novembre et le 1er mai, pour la transformation de ce qui est et dans la préparation d’un nouvel état de choses? Cinq mois et demi pour réunir les exposants, pour étudier les affectations diverses et pour organiser ce qui sera réalisé.
- Pour avoir ces cinq mois et demi pleins, il faut se décider tout de suite ; sinon le temps manquera.
- sV.
- Il manquera d’autant plus, qu’il sera fatalement écorné par le règlement de certaines questions que l’on peut hardiment qualifier de préalables. C’est ainsi qu’il s’agira de régler les intérêts et les droits respectifs de l’Etat et de la ville de Paris sur le Champ de Mars. 1
- On sait, en effet, que le parc sur lequel s’élève la Tour Eiffel appartient à la Ville ; tandis que l’Etat est propriétaire du surplus du Champ de Mars. Il faut ajouter que les constructions sont pour deux tiers la propriété de l’Etat et pour un tiers celle de la Ville.
- Qui sera l’acquéreur? Qui réparera ? Qui entretiendra ? Qui en bénéficiera ? Et dans quelles proportions ?
- Ce sont autant de questions à régler avant toutes choses et dont la solution mangera certainement une partie des pauvres cinq mois et demi qui séparent le 15 novembre 1889, du 1er mai 1890.
- Ayant ces préoccupations, je me fais un devoir de les exprimer et de crier casse-cou à l’opinion publique elle-même, cpii pourrait incliner à s’endormir sur les lauriers.
- Lauriers obligent !
- Ch. L.
- DERNIÈRE HEURE
- M. Carnot
- M. Carnot s’est encore rendu hier à l’Exposition incognito. De trois heures à quatre heures et demie, il a visité l’exposition d’horticulture.
- La clôture de l’Exposition
- Premières nouvelles de la clôture ou plutôt des travaux qu’elle nécessitera et qui feront du Champ de Mars, dès le 7 novembre, un chantier plein d’activité, comme il l’était avant l’inauguration.
- On annonce déjà que des ordres viennent d’être donnés par l’administration de l’Exposition.
- D’après ces instructions, les voies ferrées qui vont être remises en service pour la manutention des colis devront être découvertes dès le 7 au matin.
- Les indigènes de l’Esplanade
- M. Louis Henrique, commissaire général de l’Exposition coloniale, a réuni (hier, dans la section , quatre-vingt-quatorze Annamites et trente Sénégalais pour leur faire une distribution de médailles commémoratives et de cadeaux : fusils, montres, pagnes, etc., etc.,qu’ils emporteront dans leur pays.
- Le concours de beauté
- C’est aujourd’hui à deux heures qu’aura lieu l’ouverture officielle du concours de beauté, 93, avenue de Neuilly.
- Les séances se tiendront de deux heures à cinq heures et demie, et le soir de huit heures à dix heures et demie.
- L’orchestre des Dames Hongroises prêtera son concours à cette cérémonie.
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- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 118.496
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage.................. 6.417
- Du 1er au 2me.............. 3.938
- 2e étage direct.......... 2.301
- Du 2e étage au sommet.?. 3.631
- En tout.............. 16.287
- Nom hôtes
- La reine de Roumanie, qui en ce moment est à Wiesbaden afin de suivre le traitement du docteur Metzger, compte faire une visite strictement privée à Paris, avant la fermeture de l’Exposition.
- La Reine Elisabeth — ou plutôt en littérature Cairmen Sylva — est sur le point de publier un volume d’histoires intitulées : Qui frappe ? lequel a été traduit en français par son secrétaire.
- Le Shah des Shahs
- La société protectrice des animaux d’Odessa vient d’envoyer au shah de Perse un diplôme de membre honoraire.
- Dame ! le shah des shahs !
- Les géants anversois
- Le Palais de l’Industrie a eu l’honneur d’abriter cette nuit, pour la première fois, le noble géant de carton Druon Antigon et son auguste épouse.
- Le travail de débarquement a offert, en effet, tant de difficultés que ce n’est qu’hier matin qu’il a pu être achevé, et l’héroïne belge descendue à terre la première, la veille au soir, a été obligée d’attendre à la belle étoile que son mari, fût débarrassé des briques qui l’encombraient.
- Ajoutons que la musique belge du régiment des guides qui doit donner son concours ce soir et demain à la fête du Palais de l’Industrie est arrivée hier soir à la gare du Nord. Elle a été reçue par la musique de la garde républicaine et des sociétés de tir et de gymnastique. Les musiciens belges ont été fort acclamés.
- Les chanteurs pyrénéens
- Viennent d’arriver à Paris les chanteurs montagnards pyrénéens, une Société fondée à Bagnères-de-Luchon en-1832, et qui a été applaudie dans les plus grandes villes d’Europe, et même à Jérusalem, au Caire, etc.
- Ils sont doués de fort jolies voix et possèdent une méthode parfaite.
- Les chanteurs montagnards sont venus à Paris à l’occasion de l’Exposition, et comme, à leur dernier voyage en Egypte, ils ont chanté sur la plus haute pyramide, ils ont l’intention de demander à M. Eiffel l’autorisation de se faire entendre au sommet de la Tour.
- En attendant, on poura les applaudir ce soir à la fête du Palais de l’Industrie ; ce sont eux qui interpréteront le chœur de la « Marseillaise de la paix », une belle composition musicale d’Anatole Lionnet.
- Un concessionnaire étrange
- Le concessionnaire d’un kiosqne du Champ de Mars, pour se soustraire aux foudres du laboratoire municipal, avait fait placarder sur son chalet une affiche ainsi conçue :
- AVIS
- La maison, vu les facilités accordées aux propriétaires récoltant et en l’état actuel de la science, est dans l’impossibilité absolue d’assurer que le vin vendu ne contient pas un ou plusieurs mélanges autorisés par les pouvoirs publics. Tous les vins mis en vente sont additionnés d’eau sans garantie de proportion; ils peuvent même contenir des vins de raisins secs ou de sucre. Les sirops sont de fantaisie. On ne vend qu’à la bouteille.-La
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- maison ne peut garantir la contenance réelle ainsi que pour les consommations en Terres.
- L’avis était peu engageant. Il est vrai qu’il était placé si haut que le public ne pouvait guère le lire A la suite d’un rapport du commissaire de police du laboratoire, la fermeture du kiosque pendant deux jours vient d’être ordonnée par la direction.
- Les brasseurs
- Le Congrès international des brasseurs a visité jeudi/en terminant ses opérations, la superbe installation de MM. Dumesnil frères, qui a été fort admirée. Cette importante entreprise industrielle avec ses caves-catacombes, ses salles de machines et de fabrication et ses appareils frigorifiques, occupe rue Dai’eau, à Paris, une superficie de cinq mille mètres carrés.
- LA FÊTE DU RALAIS DE L’INDUSTRIE
- On lit dans le Figaro :
- Il ne nous reste plus qu’à rappeler quelques prescriptions indispensables et qu’à donner quelques indications de détail sur les fêtes des 19 et 20 octobre.
- Les fêtes commenceront à neuf heures du soir.
- Les personnes munies de billets pris d’avance ou de laissez-passer idames vendeuses, commissaires, etc.) entreront par les portes 1 et 4 (Champs-Elysées).
- Les personnes non munies de cartes entreront par les tourniquets de la porte principale (Champs-Elysées) où seront perçus les cinq francs.
- Il n’est pas probable qu’on quitte le Palais de l’Industrie avant la fin de la fête. U y a néanmoins une porte réservée spécialement pour la sortie, derrière le grand escalier, sur l’avenue Marigny. De cette façon, il n’y a pas de conflit possible.
- La porte des Colonies (Cours-la-Reine) est réservée aux dames patronesses et aux personnages officiels qui trouveront place dans une tribune spéciale, vis-à-vis de celle où les membres du Comité se tiendront en permanence à la disposition de leurs visiteurs et du public.
- mestre de Liège; M. de Werbrouck, président de la Banque Parisienne; M. Massenet, le comte d’Utseel, chargée d’afîaires de la légation de Belgique ; le comte de Beyens, fils du ministre de Belgique ; M. Louis Bastin, consul ; puis les délégations de la musique de la garde républicaine avec son sous-chef, les Sauveteurs de la Seine couverts de leurs médailles, les délégués de la colonie belge avec leurs drapeaux, enfin les représentants du Figaro, à la tête desquels se trouvait M. Emile Blavet, le grand organisateur des fêtes de ce soir et de demain.
- Le premier train amenait les délégués des collèges des échevins, avec M. Lefèvre, premier échevin d’Anvers, le général David, commandant en chef de la garde civique, les membres du Comité anver-sois, avec leur trésorier le commandant Baësens, et l’immense cortège de tous les habitants des provinces belges qui ont tenu à apporter leur obole au Palais de l’Industrie.
- Le second train spécial était occupé par la Legia, ces cent soixante chanteurs dont la réputation est universelle, et la célèbre musique des Guides de S. M. le roi Léopold.
- On devine les ovations qui ont accueilli ces deux Sociétés.
- M. d’Andrimont, bourgmestre de Liège, président de la Legia, a pris le premier la parole ; puis, au milieu des applaudissements, M. de Werbrouck a souhaité la bienvenue au nom de tous.
- Quand il a présenté à la Legia, le Maître qui a écrit pour elle la belle compositiou qu’elle va chanter au Palais de l’Industrie, des vivats unanimes ont souligné le nom de Massenet, et à partir de ce moment les acclamations ont été sans fin : des fleurs ont été jetées, des monceaux de’bouquets offerts aux deux Sociétés; puis un véritable cortège triomphal a conduit la Legia et les Guides jusqu’à l’hôtel que le Figaro avait préparé.
- Ce matin, à six heures est arrivée la musique du 6e de ligne: malgré cette heure matinale, les mêmes ovations lui ont été faites.
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- LES JOLIES VENDEUSES
- On nous demande de toutes parts dans quelle tenue on doit'venir à la Fête.
- Voici la réponse que nous avons déjà faite plusieurs fois à cette question :
- Pour les dames, toilette de ville; pour les messieurs, habit ou redingote.
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- Nous avons dit à plusieurs reprises que, vu le but de l’œuvre et le prix minime de l’entrée, on'avait pris la résolution de ne pas accorder d’entrées de faveur.
- Gomme, malgré ces avis réitérés, nous sommes du matin au soir assaillis de demandes de ce genre, nous répétons qu’il ne nous est pas possible de les accueillir.
- Il va sans dire que les cartes d’Exposition ne seront pas admises aux portes 1 et 4.
- Il ne sera pas fait de quête dans la salle.
- Le Palais de l’Industrie est chauffé.
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- Un dernier mot, à propos de la Tombola.
- Prière à nos donateurs de vouloir bien, désormais, adresser directement leurs lots au Palais de l’Industrie (porte 1 et 4) à l’adresse de M. Emile Vanderheym.
- Outre les dépôts que nous avons indiqués, on peut se procurer des billets de tombola :
- Au Petit-Saint-Thomas ;
- Au Printemps :
- A la Belle-Jardinière.
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- LA LEGIA A PARIS
- Un millier de personnes se pressaient hier soir, à la gare du Nord, pour acclamer l’arrivée des premiers invités de la fête d’Anvers-Paris. Aux premiers rangs se trouvaient M. d’Andrimont, bourg-
- Voici, par ordre alphabétique la liste des charmantes vendeuses, toutes artistes des théâtres de Paris, qui feront des affaires d’or rien qu’avec leurs sourires.
- Mmes Adiny, Mary Albert. Jeanne Andrée, André, Augé, Auguez, L. Bari, Bardy, Jeanne Becker, Maine Becker, Bépoix, A. Berthier. Del Bernardi, A. Blanc, Rschel Boyer, Bonnal, Emma Bonnet, Bouland, Bréant, Jeanne Brindeau, Rosa Bruck, Burty, Berthe Cerny, Cogé, Luce Collas, De Cour-tenay, Crouzet; Darlaud, Darto}q Déa-Dieudonné, Debien, Debriège, Depoix, Deschamps, Desclauzas, Dezoder, Dheurs, Diany. Dinelli. Du Minil, Ellen Andrée, Jeanne Evans, Evel, de Eehl. Fériel, Froment, M. Gallayx, Gérard, Mary Gillet, Gillette, J. Granier, Guillon, Hadamard, Jane Hading, J. Harding, Helmont, IPenriot, Invernizzi, Iriart, Anna Judic, Kalb, Landouzy, B, Lœtitia. B. Laurens, A. Lavigne, Laus, Lavainne, Lender, Leriche, Léry, Marie Leroux, Lévi-Leclerc, Litini, Loberty, Alice Lody, Lucy Léo, Lully, J.. Malvau, Lucie Manvel, Maragny, B. Marie, Ëva Martens, Mauri, Nancy Martel, Aimée-Martial, Jane May, Mézeray. Mily Meyer, Molé-Truffier, A. Moreau, Myrès, Nardi, Nazem, Pack. C. Parent, B. Perret, J. Perrot. Bl. Pierson, R. de Pontry, Reichemberg, Renou, Rivero, Rolly, Romans. C. de Savenay, Séverine, Sigall, Simon Max, Subra, Théo.
- On ira au Palais de l’Industrie rien que pour voir cet essaim de grâces et de beautés.
- L’ÉLECTRICITÉ A L’EXPOSITION
- M. Hippolyte Fontaine, président de la Société des anciens élèves des écoles nationales d’arts et métiers, a donné, jeudi, à quatre heures, une conférence sur l’éclairage électrique à l’Exposition universelle.
- Après avoir décrit les installations du Champ de Mars, le savant conférencier a parlé du syndicat des électriciens et de l’exposition collective qu’ils ont organisée dans le palais des Machines.
- Les frais d’une semblable exposition, a-t-il dit, dépassèrent 3 millions de francs en installation et 5,000 francs par jour en fonctionnement.
- Jamais l’initiative privée n’avait offert à l’Etat un concours aussi efficace et aussi désintéressé.
- Tout l’aléa était pour les électriciens. L’Etat n’avait que des recettes supplémentaires à percevoir.
- Au moment où le syndicat allait terminer ses usines, surgit la combinaison des bons de l’Exposition qui remit tout en questien. Le gouvernement, assuré de recettes suffisantes, voulut être le maître de son Exposition aussi bien le soir que le jour, et il proposa une indemnité au syndicat pour annuler son droit sur les entrées, tout en lui demandant d’assurer l’éclairage public. Les nouvelles conditions demandées par le ministre furent acceptées par les électriciens sans aucune discussion : ils devinrent ainsi des-entrepreneurs d’éclairage au lieu de rester associés avec l’Etat.
- Outre les installations publiques, le syndicat, a fait un grand nombre .d’installations privées au Champ de Mars et aux Invalides. Ces installations ont, paraît-il, été onéreuses, car on a dépensé souvent en premier établissement une-somme égale, sinon supérieure, au prix total de-l’abonnement.
- M. Hippolyte Fontaine a rendu ensuite justice à M. Georges Berger, qui a encouragé les efforts-du syndicat, et à M. Alphand, qui fut un précieux collaborateur pour la distribution des foyers lumineux.
- Le syndicat a éclairé dès le 5 mai; depuis cette date les fontaines lumineuses ont toujours-fonctionné, il n’est pas arrivé un seul accident.
- Il est certain, a ajouté M. Hippolyte Fontaine,., que l’ensemble de l’éclairage n’était pas complètement terminé le 5 mai ; mais rien n’était complètement terminé le 5 mai. J’ajoute qu’en cette circonstance le syndicat était plus excusable que tous les autres services : il était forcé d’installer dès foyers dans des locaux non terminés; les ouvriers des autres entrepreneurs gênaient les siens ; les couvreurs coupaient ses fils; les jardiniers rompaient ses circuits. Il fallait chaque jour recommencer ce qu’on croyait avoir terminé la veille.
- C’est dans ces conditions défavorables que * furent établies 4 usines centrales d’une puissance de 600 chevaux chacune, 2 usines centrales de 300 chevaux chacune, 10 stations particulières d’une puissance totale de 1,000 che-chevaux; plus de 200 kilomètres de câbles conducteurs: 15.000 régulateurs à arcs voltaïques et 10,000 lampes à incandescence, tant pour le service public que pour l’éclairage particulier.
- La lumière totale répandue dans les divers* emplacements éclairés dépasse 200,000 becs carcels. C’est-à-dire qu’elle est trois fois plus considérable que celle répartie dans toutes les voies publiques de Paris.
- La conférence de M. Hippolyte Fontaine a été écoutée avec le plus vif intérêt par une nombreuse assistance.
- LA SOCIÉTÉ DES CHAUX IIYDRAULIOUES
- DE L’OUEST
- Dans nos fréquentes visites à l’Exposition des matériaux de construction, installée sur les berges du Trocadéro, nous avons constamment remarqué l’exhibition du meilleur goût des chaux éminemment hydrauliques de la Société des chaux hydrauliques de l’Ouest, dont les importants établissements sont situés à Senonches (Eure-et-Loir) et à Laigle (Orne). Les produits de cette société nous paraissaient dignes de la vieille réputation qu’ils ont su acquérir dans le monde entier, et nous avions-été surpris, en parcourant le palmarès des récompenses de ne pas y voir figurer, parmi les lauréats des hautes récompenses, la Société des Chaux hydrauliques de l’Ouest.
- Notre surprise était justifiée, et nous somines heureux de constater que cet exposant était seulement victime d’un oubli de l’Imprimerie nationale, car une médaille d’or, bien méritée, a été donnée à cette Société, par le jury delà Classe 63.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION ' DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage de la Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du FIGtARO
- 12 OCTOBRE
- (Suite).
- Dr V. du Chant. Paris.
- Alice, Marseille.
- Marguerite et J. Àugey Duîresse, Marseille. Lucien Reishofer, Buenos-Ayres.
- Léon, Buenos-Ayres.
- Louis Liebschutz, Strasbourg.
- Victor, Louise, Henri et Eugène Gaudron, Paris.
- F. Wicht, Hamburg.
- Théophile Gayraud, Royan (Hérault),
- Terrisse, Albert, Gabian (Hérault).
- Mathis, Amance (Meurthe-et-Moselle).
- J. Louis, Lemans.
- L’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux. — Marthe et Raphaël.
- Maurice Sabatier, Coureau (Aude).
- Je voudrais me jeter du haut de la Tour, mais je crains de ne point arriver en bas. —• Elie Vires. Coursan (Aude).
- Mercy Sandor, Mûépisén.
- Tachet, Domfront.
- Mlle Vibert, Beaufort-sur-Doron.
- Evêque, Courbevoie.
- Delorme, Léon, Nangis (Seine-et-Marne).
- F. Chastanier, Nîmes.
- Emile Rézelle, sapeur du génie, fort de Frouard, Meurthe-et-Moseile.
- J’ai une belle-mère charmante, c’est rare, — R. Mayer
- W. Chinaud, Carcassonne.
- H. Arnaud, Paris.
- P. Arnaud, Anse, Rhône.
- A. Rousset, au Havre.
- Félix Roux, Avignon.
- Alfred Edelhoff, Lille.
- Louis Pellet, Lille.
- Acher Tiano, Salonique, Turquie.
- Jean, Félicie et Maurice Gabaide de Casamajor. Henrique Guimaraes, Rio-de-Janeiro.
- José Seabra Machado Miranda, Lisboa.
- Eugène Oudin, Chalons-sur-Marne.
- Emile Gonin, Fhônet, Genève.
- Chestacofï, de Sibérie.
- Verboud, Louis, Cessy (Ain).
- Walter, D. Burvell, London.
- L. , A. et Maurice Deshayes, Paris.
- Séjul Berger.
- Baron de Saint-Prix, Abbaye de Saint-Prix, Saint-Quentin (Aisne).
- Paul Guillon, Paris.
- C. Guillon, 9e chasseurs à pied, Longwy,
- Emile Rouch, Meudon.
- M. Michel Picot, Saint-Hilaire-le-Petit (Marne). Séverin, Marcel-Auguste et sa famille, Contlans
- (Seine-et-Marne).
- Georges Langlois, Semur-en-Auxois.
- E. Mautrey, Paris.
- Couly - Tixier, Pérignat-les-Sarliènes (Puy-de-Dôme).
- Couly, Pantin.
- Mme Claude Boulet, Valenciennes.
- Gustave Lefebvre, St-Denis.
- M. et Mme Charles Thiébaut, Somme.
- Je me figaro Que c’est bo La Tour Eiffelo
- ySyndico d’Endoumo (Marseille).
- Recommandé au Petit Marseillais.
- Fritz Enters.
- Bernhard Spitzer, Essen A. D. ;Druhr. Allemagne.
- Indalecio Saavedra.
- E. Hastings, England.
- Fernand Marx, Lunéviile (Meurthe-et-Moselle). M. et Mme E. Delanoux, Paris.
- Nicolas Sost.
- Georges Muller, Mulhouse (Alsace).
- Joseph Thurm, Landscheid, Grand-duché du Luxembourg.
- M. Camille Gamot, Paris.
- Mme Alexandre Jeanne, Harfleur, Seine-Inférieure.
- Mme J. Ballas, Paris.
- Raymond Percepied, Avranehee,
- Jules Chevrot, Avranches.
- Gustave Arnoux, Marseille.
- C. Rambert, Paris.
- P. Fontaine, Paris.
- M. Rambert, Paris.
- Mme Hanus-Poret, La Ferté-sous-Jouarre.
- Surée, Henri, Rouen.
- Petit bébé de la France, aujourd’hui je t’admire. — Georges Soilan.
- Edmond Delange, Caen.
- Sacha Gousty. Odessa (Russie).
- Anna Joïlefï, Virchineff (Russie).
- William Parèse, Boulogne-sur-Seine.
- A Leroux, Bernay.
- Marthe Quainon, Clermont-Ferrand.
- Adalbertet Blanche Faucon, Vadencourt(Somme). Ceorges Delgore, Marseille.
- Herman Weise, London.
- Clément Kienel, Paris.
- Pierre Cliassin, Paris.
- M. et Mme Jules Teisset, Chartres.
- M. et Mme Léon Munier, Bessé-sur-Braye.
- Louis Teisset, Clermont-Ferrand.
- Mme Teisset, Reims.
- M. et Mme Guerber, Paris.
- M. Mme Dacosta, Bordeaux.
- Em. Maire, Jarvile (Meurthe-et-Moselle).
- Milly Tutman, Londres.
- Ed. Hitz, Rüschlihon, Suisse.
- Th. Bouquet.
- A. Cotteley, Paris.
- H.-P. et M. Rouveau, Vincennes.
- E. Brenner, docteur, Bâle.
- P, Soullard, Nantes. *
- Marthe Dangla, Barbézieux (Charente),
- M. Eiffel a prouvé que le mot de Napoléon Ier était juste, le mot impossible doit être rayé du dictionnaire français. — Louis Wimphen.
- Je trouve ce panorama superbe, je ne peux rien dire tant je suis émerveillée. — Etoile Filante. S. W.
- Buguet, Béziers.
- En ascenseur :
- Pour traduire mon impression Je forme un mot tragique;
- Voici mon expression :
- C’est, Kaléidoscopique.
- G. Gamard, Montreuil-aux-pêches.
- G. Duchesne, Paris.
- Evelyn Prances Seymour Stelmes, Haluces Mo-selz, Birmengham (England).
- J. E. Thompson, Birmingham, England.
- Edouard Michel, Caen (Calvados).
- Charles Mota, Nancy.
- Emma Goulette, Toucy.
- L. Chevret, Marseille.
- MM. Caramel, Bruxelles.
- Berthet, Paris.
- M. et Mlle E. Daron, Collegis (Aisne).
- Augustin Dufour, Elbeuf.
- L. Gardanne et Louis Gardanne fils, Marseille. Blanche et M. Clément, Paris.
- Comtesse Carcia de la Palmira, Paris.
- E. Goulette.
- Jules Beigue, Gentilly.
- Fanny Brondel, Paris.
- Mme de Lazaretf.
- Mme A. Nathalie dTvanenko.
- M. Michel dTvanenko.
- Pierre Katkof, Paris.
- E. Vasseur, Paris,
- J. Laurent, Aix-en-Provence.
- H. Colb, Paris.
- H. Moncharmont, Paris.
- Simonneau, Paris.
- James M. Reddan, Londres.
- Ivan Kégriofî, Russie.
- Walten, Belfort.
- Une obsession, tant qu’on n’y a pas été, une hallucination, quand on en revient. — S. Ew. rédacteur correspondant du Paris.
- Mathilde Reishoffer, Strasbourg.
- Emmanuel Thuillie et sa mère, Vincennes (Seine). Goyon, Francis, Paris.
- Louis Milard, Paris.
- Lucie Hirsch, Sarreguemines.
- France, ô ma patrie bien aimée, tu es plus que jamais sans rivale ! — Gabrielle L., de Constantinople.
- Français, que le chef-d’œuvre d’Eiffel soit pour nous, non une tour de Babel, mais un symbole d’union.—L. L., Constantinople.
- M. et Mme Camille Duque, Mons (Belgique).
- - S. Parbaile, Saint-Mandé.
- G. Garnot et ses deux filles.
- Girard, Charles, St-Mandé.
- , J. et T. Klein, Paris.
- J. Boursey, Paris.
- A Eiffel grand français !
- En conviant les peuples, là sous ton arche immense,
- Tu as conquis des cœurs, des amis à la France.
- Un admirateur.
- Mme Ve Bailly, Paris.
- Louis Trinquier, Paris.
- Du haut de la Tour Eiffel, j’envoie mille baisers à ma femme et âmes enfants. — Jean-Pierre.
- Marie Bourigaud est heureuse de son ascension ‘ elle félicite de cœur M. Eiffel et son grand génie.
- Auguste Wateau, Macquigny (Aisne).
- M. Claud, Paris.
- Paul Simon, Colombes (Seine),
- Un admirateur enthousiaste du grand Eiffel. — Josz, ingénieur, à Bruxelles.
- Giruit, Joigny (Yonne).
- Ludovic, Josz, Florence.
- Marie Allaire, Paris.
- Jeanne Josz, Bruxelles.
- Mme Lion, Paris.
- Mlle S. Sauvage, Boulogne-sur-Mer.
- Bouffard, André, Niort. Deux-Sèvres.
- Madame Cropsal, Pourry-Brévilly, Ardennes. Edmond de Winter, Maria de Winter et Julia van Opstal, Anvers.
- Vaillier, Léén, à Augicourt, Haute-Saône.
- G. Chevallier, Saint-Brice.
- H. Lepine, Paris.
- Combe, Paris.
- Mme Henri Lépine, Paris.
- Albert Boucher, Levallois.
- Julien Mathonneau, Paris.
- D’Aschen, Paris.
- J. de Soye, Paris.
- Antoine, J. Marseille.
- Paul de Lafourmi, Marseille.
- E. Verrine, Cannes.
- Paul Dupré. Nièvre.
- Fanchon Magnier, Boulogne-sur-Mer.
- C’est épatant ! monsieur Eiffel. — Emile Fouquet, Boulogne-sur-Mer.
- Esselmiche, Paris.
- Ryckelynck, Victor, Boulogne-sur-Mer.
- A. Toufaïer, Paris.
- Où s’arrêtera le génie de l’homme? — Edmond Briard, Bolbec (Seine-Inférieure).
- Marie et Hélène Georgiadi, Bucarest.
- Acune de lume en sunt départe Din ea minie nu mai dorescu Totul de densa ezi me desparte Caci fericirea aizi guscu.
- Eufrosine Golescu, Paris,
- Elettra Glulardi, Livorno.
- Emma-Marian, Irma, Henri et Mme Agnès de Lozé, Bruxelles.
- Georges et Marguerite Hilaire, Paris.
- A. Thinus, Nogent-St-Vernisson (Loiret).
- Etienne Dutilh, Agde.
- Berret Sarre, Vichy.
- Berret, Paris.
- Jolyot, sous-lieutenant au régiment de sapeurs-pompiers de Paris.
- Collet, Paris.
- Du haut de la deuxième plate-forme de la Tour Eîffeî, que les hommes sont petits. Je trouve, monsieur, que votre œuvre est fort belle. — A. F.
- J.-B., Charles, Elise et L. Petitpierre Alexandre, Haraucourt.
- Ambroise Marchand, Paris.
- Le Picard, Paul, Paris.
- Quelle consommation d’esprit la Tour a fait faire ! Feuilletez plutôt ce registre! — Eug. Neysset, rédacteur au Petit Courrier de l’Eure, Bernay (Eure).
- Vive la France ! — Antoina Martinetti, Italie.
- A. Luneau, Montoire (Loir-et-Cher).
- F. . Castelli, Paris.
- Gobinot, Gustave, Choisy-en-Brie (Seine-et-Marne).
- Alfred Clément, Paris.
- Adolfa Fiora, Milan.
- Auguste Foucaux.
- A. Giraudon, Tours. ,
- Montagnon, Paris.
- Emile Claudel, Paris.
- Louis Simon, Cannes.
- Tommasire, Anglo, Paris.
- Mlle Juliette et Mme Ormancey, Paris.
- Gustave et Louise Roth, à Mormant (Seine-et-Marne).
- Auguste et Emilie Archambault, Paris.
- Armand Ponsia.
- Maître d’Armen, Paris.
- Isoard Félix, Menton.
- Juan, Paulino, et Tomas Harguindey, Espana Punto de Bejar.
- Mme H. Moulin, Dreux.
- A. Gavray-Lheureux, se joint aux partisans des progrès de la science industrielle.
- Marchand, Ambroise-Armand, Paris.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Gentil, propriétaire, château de Tillières, Eure. Moulin, Dreux (Eure-et-Loir).
- Pasqualino Mormino, Fermini Imerese (Sicilia). M. et Mme Alice Boisseau, Paris.
- Mme Ch. Elias, Bruxelles.
- Freitag, Ernest, Ostende.
- Mlle C. de Vuyst, Bruxelles.
- Henri Julia Sellos, Paris.
- Prosper Gallaut.
- Alfredo Musitano, Paris.
- Y. Regard-Collonge-Belleiïve.
- Félix, Paul Kaiserstein, de Varsovie.
- Lalo Baruch, Lodi.
- Auguste Eymeric, Avignon (Vaucluse).
- Pierre Souvaroff, Moscou (Russie).
- Léon Lebled, Angers.
- Enchanté d’avoir fait avec Eugène l’ascension que je projetais depuis si longtemps. — Duperray, Joseph, au 135e de ligne, Angers.
- Eugène Willer, Paris.
- Pierre Dosbourg, d’Eich (Grand-Duché de Luxembourg. , N
- Julie Hauck, Hermance (Geneve).
- Garville Gligli, Paris.
- Alfred Sylvain, Paris.
- Martin-L. Focsaner, Paris.
- Taveau, Paris.
- Grégoire Netronin, Saroslav (Russie).
- El âno 1889 sera mémorable para la Francia pues en él ha realizado una de sus obras mas grandiosas : la Exposicion universal. — Enriquo Iiinny, Républica Argentina.
- M. et Mme Emile Sertin, Paris.
- les. Husler de Rothenburg, Lucerne (Suisse).
- Mme Valberg, avec sa fille, Paris.
- Emmanuel Desêtres, Angers.
- Louis Caramel, Bruxelles.
- Mme Caramel de Rycke, Bruxelles.
- Mlle Jeanne de Meyer, Paris.
- M. et Mme Fisaque, Bruxelles.
- Grégoire, François, Arles.
- C’est du haut de la Tour Eiffel que l’on devrait choisir sa fiancée ; lui jeter un hameçon et la pêcher en eau trouble. On aurait peut-être la chance de bien tomber. — G. Montorso.
- Joseph Proust, curé de la Boissière, prélat de la maison du pape Léon XIII.
- Victor Piglin, Crémone.
- Aimée Burdel, Lyon.
- L’Homer, sous-lieutenant au 37e d’infanterie. Emile Nollet, Paris.
- Madame Wibaux Mulliez, Roubaix.
- Etre si haut et ne pas voir la Cannebière. Pends-toi, Maupin! — Marquis d’Endoume, Marseille.
- Fontaine, Marseille.
- Vicomte de Grandsaignes d’Hauterives, Château du Colombier, Charente-Inférieure.
- Francisco Bevirde, Buenos-Ayres.
- Juan Iribarne, Buenos-Ayres.
- Lancelot, Anzin.
- H. D. Skeels, London.
- Blandin, sous-chef de gare, Champ de Mars.
- E. Garnier, Sotteville-les-Rouem
- Félicie Narbonne, Pouancé (Maine-et-Loire).
- J. Allard, St-Aignan-sur-Roë (Mayenne).
- Julien Devillon, Belfort.
- C. J. Alvarez Vianna, Lisbôa.
- M. C. F. Vianna, Rio-de-Janeiro.
- Pierre et Edmond Grange, Saintes.
- A. Dibon fils aîné, Avignon.
- J. Marchai, Budapest.
- F. Gas, Saint-Nazaire.
- Paulin Gas, La Seyne (Var).
- Emile Adam, Paris.
- M. et Mme Audemard, Alençon.
- Ferdinand Mouton, Havre,
- Gimé, Camille, Havre.
- Paul Descroix, Villefranche (Rhône).
- A. Lary, adjudant au 40e de ligne.
- Gaston Duval, Paris.
- Rudolf-Eduard Hiess, Vienne.
- Desveaux, Adrien, Forges-les-Eaux.
- Leclercq, Edouard, Lille.
- M. et Mme Robert, Paris.
- C. Laroche, St-Gale.
- Edmond Guébin, avoué à Corbeil.
- Charles Neblinger, Vienne.
- Albert Bergier, élève vétérinaire, Besancon.
- A.-H. Hermanie, Genève.
- Marci Girardi Vicenza.
- Voile, Avignon.
- Général, lieutenant, Launitz.
- Léon Leignel, Roubaix. -Pech, La Bastide-St-Pierre.
- Ronzées frères, La Bastide-St-Pierre.
- Georges Breuillac, Lyon.
- Emile Breuillac, Niort.
- Bartolito Ferro, Bahia Blanca.
- Alassane N’Dir, de Dakar.
- Ady Sare, chef des Piroguiers.
- Marmadfrallfall.
- Sallo Sar.
- Marcadefdee.
- Bola et Diaye Cineraud.
- Mademba Diagul.
- Amar Seck.
- Amar Dieug Seck.
- Les Sénégalais devant partir samedi matin pour aller prendre passage sur le paquebot quittant Marseille le 20 courant, veulent, avant de quitter la terre si hospitalière de France, revoir encore une dernière fois la Tour Eiffel, cette si grandiose manifestation du génie humain. Ils rendent tous hommage à l’intelligence de celui cpii a conçu une si gigantesque entreprise, et aux ouvriers qui ont aidé à l’achèvement de cet édifice qui restera pour en perpétuer le souvenir. L’accueil si sympathique qu’ils ont reçu de toute la population parisienne, restera gravé dans leurs cœurs, et ils repartent avec la ferme intention de revenir encore plus tard. Ils remercient tous les employés de l’administration de la Tour Eiffel de toutes leurs marques de sympathies. — Ajolon, interprète des indigènes sénégalais.
- Laure Kinsbourg, Epinal.
- Rudolphe vom Rath et Mme vom Rath, Amsterdam
- Mlle Schoffer, Amsterdam.
- Mme Wunderly, Paris.
- Edouard Wunderly, Paris.
- Simon Hepner et Mme Hepner-Vaupel, Amsterdam.
- Edwin vom Rath. Amsterdam.
- Fernande Reichemberg, S. Reichemberg, doyenne de la Comédie-Française, Paris.
- D’une hauteur de 300 mètres j’envoie à mes enfants chéris mes meilleurs baisers. — Berthe Maisonnave,
- Georges Sidler, professeur à l’Université de Berne.
- Albert H. Williams, London.
- Frederik W. Harris, Leicester.
- Haedrich, Metz.
- Boleslas Syrewicz, Varsovie.
- M., Mme et Mlle de Marignane, Avignon et Honteux.
- Dr Léon Casteilan et Me Léon, Aix-en-Provence.
- Arthur Dupise, Lille.
- M. et Mme André Seardent, à Bellevue, Marseille.
- Alphonse Vigliane, Sillingy (Haute-Savoie).
- Dr R. Bollarth, Vienne et Paris.
- Constance Bollarth, Vienne.
- A. Iung. Colmar.
- M. Heinrich, Sainte-Marie.
- M. Rollet, Concissoy (Ain).
- Mme la comtesse de Limburg, Stirum Lichtem-beck.
- S. E. le comte de Limburg, Stirum.
- Dr Esche, Riga, Russie.
- Antoine et Olympe, S avinés (Hautes-Alpes).
- P. Delpuech, Paris.
- J. Lauzet, Thiézac (Cantal).
- G. Brodersen, Paris.
- Mme Johanne Veizt, Copenhague (Danemark).
- Edouard Guibourg, Lille.
- Charles Guibourg, Lille.
- J.Laubet V. C. E. V., Genève.
- Jean Dentand, Genève.
- Louisa Boccard, Genève.
- E. Gilly, Paris.
- J.-B. Thierry, au Mans.
- J. Rossiaud, Neuchâtel.
- F. et A. Chavanon, Cours (Rhône).
- Amédée et J. Chavanon, Tarare (Rhône).
- MM. L. H. Reiss, Francfort-sur-Mein.
- Dat is nu recht een wonderwerk,
- Tis sterk !
- Ik Aveet niet lioe dat Kan zijn,
- Die Eiffel moet een man zijn.
- Karel Joos, Hamme Belgie.
- Henri Préaile, Wien,
- George Weber, Wasserburg.
- Job Kroner, Munich.
- Gomme les hommes, vus d’ici, paraissent petits; j’entends par les Teutons qui m’entourent à quoi je leur répond : Et pourtant la hauteur de cette tour vous donne la mesure du génie français. — Sonia Kolkunner, Havre.
- C’est beau, la hauteur ! Mais comment y rester? Je me récuse et descends. — Duc de Fleurseison.
- Bayerlacher Sebastien, Munich.
- Excelsiorü! — Carlo Cornelli-Capelleto di Cuggiono.
- Platel, Céleste, Notre-Dame-de-Bondeville.
- M. Cordier Bernard. Troyes.
- Raphaël Elvira et Helèna Bordallo Pinteiro, Lisbonne.
- Cléopâtre Xénocrates. Bucarest.
- T. Simpson, Bayton.
- Félix Scheepus, Paris.
- H. Spiroux, Liège.
- B. N. Popp, Bucharest.
- Bâillon de Fontenay.
- M. Bastide, Sétif.
- Détample, Amiens.
- Michel Benjamin, d’Arscheviller, Lorraine allemande.
- Claudy, Louis, Lyon.
- Alexandrine Robe, Paris.
- H. Janin, Châtillon-s-Marne.
- Ernest Yayeur, Reims.
- Bigler Fritz, Berne (Suisse).
- W. Speelman, Amsterdam (Hollande).
- Jules Baudot, Charolles.
- Ph. Vivarlet, de l'Etoile belge.
- Bapp, C., Stuttgard.
- Auguste et Marie Libert, Reims.
- B. -J.-.J. Buarx, Amsterllax (Hollande).
- Meyer Pompey, forges.
- Victor Capitan, Paris.
- P. Bernier, ingénieur-brasseur, directeur technique de la Brasserie nationale, Avignon.
- J. Devaddes, ingénieur, Bruxelles.
- C. Devaddes, Bruxelles.
- Milles, officier au 1er je ligne, Gand (Belgique). Louis Roesler, Breslau.
- Nicolas Peltzer, Luxembourg.
- Jules Mansion, Vesoul.
- Bref. Mezeriat (Ain).
- Edmond Poulain, Edmond Haberstock, Saint-Quentin (Aisne).
- R. Bœcliing, Tonbridge Kent.
- Bloemen et Edmond Fossey, Granville.
- José Joaquin Moreira, Paris.
- Dr L. Slegers et famille, Tongres (Belgique).
- M. et Mme Félix Audemard, Nice.
- Bella Lenders, Cologne.
- Mme Lenders, Cologne.
- Guidon, Lyon.
- Louis Molmarid, rédacteur, Gazette du Midi et sa dame.
- Philippe Mouren, Marseille.
- C. Polut.
- Robert, Ecole normale supérieure.
- Un homme bien élevé! — Philippe Robert, Sens (Yonne).
- Jacob Grimberg, Plambourg.
- Rudolf Rergmann, Berlin.
- Albert Montméjean, Calvisson (Gard).
- Charles Blech et sa famille, de Sainte-Marie-aux-Mines (Alsace).
- Berthold Abrahamsoh, Berlin.
- A. Leffroy et Edmond Leffroÿ, Paris.
- M. et Mme Edouard de la Nieppe, Anvers. Charles-Auguste Wiesendanger, Genève.
- Paul Baumgartner, Genève.
- Thuillier Sévère, Vignacourt.
- M. et Mme Paul Mengers, Berlin.
- Charles Roty, Chaumont, Haute-Marne.
- Gilles, Albert, Ozouer-la-Fermière, Seine-et-Marne. Garnier, Albert, Faremoutiers, Seine-et-Marne. Anastas et Constantin Jovanovitz, Vienne, Autriche.
- Léopold Monnereau, Les Esseints, Gironde. Miguel de Cervantes, Espagnol.
- Santiago Gascou, Madrilèno.
- Luis Barcala, Espagnol.
- Marie Comby, Bordeaux.
- Vilmin, Nancy.
- Max Schmeja, Bielitz, Silésie (Autriche).
- Eugène Cruyplants, consul de la République Argentine, Gand.
- Alphonse Wendling, Paris.
- Bernardine Stoffel, Bâle.
- Paul Juin, Delaroche-Ducey (Manche).
- Albert Juin, émailleur du Figaro.
- Marthe Dechizelle, Menton (Alpes-Maritimes).
- M, Dechizelle, lieutenant au 7e chasseurs à pied, Nice.
- Mme Dechizelle, du sommet de la tour Eiffel,'ne peut apercevoir Menton, mais son cœur le devine et s’y rend.
- Le colonel Dechizelle, du 278 chasseurs alpins, Menton (Alpes-Maritimes.
- Emilienne Langeron, Brest.
- Hélène Langeron, Brest.
- Vive la France. —A. Filliette, Paris.
- Splendide, — E. Pricavy, avocat, Marseille.
- Relin, Paris.
- J. de Saint-Ferréol, contrôleur des douanes, Paris. Robert Herg, Glasgow (Suisse).
- M. et Mme Paulin Laubey, Bouzy (Champagne). Gabriel Dazy, Paris.
- Je soussigné Léon-Gaétan-Félix Desbois, licencié en droit et clerc de notaire, ai salué la Tour de M. Eiffel.
- L. Chapelain, Beaumont (Seine-et-Oise).
- J. Gilehrist Crossman, Bradford (Angleterre). J.-D. Ghidionesco, Paris.
- Mme F. Ghidionesco.
- Extra Hungaria non est vita ei est vita it est Eiffel Torrogy. — J. Stadler Viaroly, Erôs Glink.
- La survivance de vie Est la droite de génie.
- Frederice Guïck.
- Félix Promsy, Bourgogne (Marne).
- Paul Fitler, Lyon.
- Qui confidetur altissimo non timebit. — Ps.
- Ce qui me fait le plus de plaisir en montant à la Tour Eiffel, c’est que je me rapproche du soleil, mon grand ami. — Val O.
- Louise Grader, née Meurisse, Bruxelles.
- Georges Mingers, Bruxelles.
- Herm. von Stengel, Augsbourg.
- M. et Mme G.-C.-C. Wiggers van Keerehem, Leide.
- Kob. Bruiner, Le Galien (Suisse).
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- BULLETIN OFFICIEL LE L’EXPOSITION DE 1889
- Emil Heimann, Sduveinfurz (Allemagne), ilme Uranie Mayer, Paris.
- A. Blasius, Scliweinfurt (Bavière).
- Zina Zaïtzoff, Paris.
- Georges Mercier, Lyon.
- E. Rey fils, Crest (Drôme).
- K. Damoiseau et Mlle Louise, Troyes.
- Mme Pfister.
- Mme Hærtel, Sarreguemines.
- II. Xoppen van Paddenburg, Amsterdam. Hermann Schmidt, Paul Spathe, HeimannMiinch, Max Scliumann.
- P. Triquèra, notaire, Collioure (Pyrénées-Orientales.)
- Jules Triquèra, lieutenant au 24e d’artillerie. Mme Fergginger Auer.
- G.-T,. Fagginger Auer, La Haye.
- G. Grasset, Barbezieux.
- Emile Barbezat, notaire, Fleurier (Suisse).
- L. Planty, Saintes.
- Alphonse Gillieron Saint-Sulpice, mécanicien, Suisse.
- Emmanuel Brithak, Lithuanie.
- Albert Dumenil, Paris.
- P qui Cavallipr, Le Nuy (Var).
- Hdnoré Bontron, Lyon, comme sur la Babel antique, les langues se -confondent pour te saluer, illustre Eiffel! — IL Bontron.
- •Yermot, receveur d’enregistrement de Matha (Charente-Inférieure) .'
- Henri Hirsch, Paris.
- Heinrich Llochstadter, Llolienzollern, Prusse.
- A. Marcinhes, Alais (Gard).
- Les Boulomanes d’Entre-Pins Laurence et Yves Marquer de. Montolivet, Marseille.
- L’avvocato Filippo Jannelli di Gastroreale (Italie-Sicile).
- Pierre Quetteville, Lléricourt-en-Caux (Seine-Inférieure).
- Yasco. d’Ornellas, Bruges (Lisbonne).
- Arthur Wagemans, Anvers.
- M. et Mme L. Loriot, Bonneval (Eure-et-Loir). Jean Roussel, Paris.
- Marguerite et Jeanne Ptoussel, Sommières (Gard). Roussel, Paris.
- Decleris_, Lyon.
- H. Cathiard, Rio-de-Janeiro.
- René Coint, Marseille.
- Ghatillon, François, Evian-les-Bains.
- Mme et M. Servais, St-Nicolas-du-Port (Meurthe-et-Moselle,
- Boris, Spiro (St-Pétersbourg).
- A. Olivier, Rouen.
- Pellissier et Machure, Marseille.
- Daloz frères, Lonsde-Saunier. ,
- Fernand Bouscasse, La Rochelle.
- Anna Gimbrett, London.
- J. Gimbrett, London.
- J.-B. Reynaud, London.
- Mlle Destenave, LIavre.
- Gustave Stinglhamber, Bruxelles.
- Edouard Piquard fils, Paris.
- Gli. Duret, Paris.
- A Janvier, Paris. .
- M. Le Fournier, Brest.
- L. He.sta, Pays-Ras.
- AVdadysseur Wiktor, Galicy (Autriche).
- Théodore Ve'roloet, Bruxelles.
- Mailhac Alexandre, Bayonne.
- Amédée Lafourcade, Bayonne.
- David, Paris.
- G. Berthillier. Paris.
- Jean S. Gésiano, Bucarest, Roumanie.
- Charles de Pontbriaux, Bucarest, Roumanie.
- Gr. H. Hoenesco, Craiwa, Reumanie.
- Auguste Richard, Hambourg.
- Qui m’eut dit, moi si humble, que je pourrais un jour, monter si haut. — Frédéric Biquet, Bordeaux.
- Eugène Biquet, Bordeaux.
- Hasselman et Mlle Haselmann, Havre.
- Debarre, Claude, Montbrison, Loire.
- Charles Hawelka, Vienne.
- A. Harrenym Herenthal.
- Henry Fournier, avocat, Mlle M. Frémaux, Mlle L. Fournier. Béthune.
- Max Brodsky. Kiew.
- Sandro Kabiglio, Trieste.
- Colonel Candelot, directeur de la fonderie nationale'de Ruelle:
- Paul Candelot.
- Mary Candelot.
- Albert et Edouard Franken, Cologne.
- Comte Martini, Bruxelles.
- Jan Nolet, La Haye.
- P. Jovis, ingénieur aéronaute, Paris.
- M. Mallet, ingénieur aéronaute.
- •A.-J.-M. Nolet, La Haye.
- Ivointzmann. Reims.
- D1’ Maroy, Bruxelles.
- Henriette et Léon De Pape, Bruxelles.
- Quand le ciel est beau, le temps pur,
- D’ici l’on doit voir bien des choses.
- Aujourd'hui, l’horizon obscur Donne à Paris des airs moroses.
- Un grincheux de passage.
- A. Siégel, Paris.
- F. Siégel, Paris, est très content, trouve tout beau.
- Ma pensée vous suivra dans tous les temps. — J. Jules, Cherboui’g.-
- Excelsior ! M. Eiffel. — P. de Callénes.
- Alagnifiuue. — A. Duperron,
- Très magnifique. — Delamare.
- Splendide. — Y. Delamare.
- H. Clément, Chinon (Indre-et-Loire).
- E. Dumont, Nanterre.
- A. IJelery, Lyon (Rhône).
- J. Delery, Saint-Pierre-de-Bœuf (Loire).
- Louis Wacdens, Marseille (Bouches-du-Rhône). Paul Stora, Marseille.
- Ernst Kohl, Yveiman (Saxe).
- André Lubowniski, Cracovie.
- Max Bettechenu, Budapest.
- Dr Hirschfeld Pusal, Budapest.
- Josef Rosier, Vienne.
- Wilhelm Eisert, Vienne.
- Antoine Felber, Narburg.
- Oscar Rathenau, Berlin W.
- Eustache de Swiezowski, Lublin (Pologne). Alfred Forest, St-André-de-Valborgue (Gard). François, Suréza-wski (Pologne).
- Swérin Cte., Bumski (Pologne).
- Eugène Lengliné, Condé-suNNoireau.
- Savin, Georges (Vendée).
- Guillaume K celle, Ulm.
- Baron Davillier, Paris.
- Paul Soulier, propriétaire, Collioure (Pyrénées-Orientales).
- Antonio Morev. Puerto-Rico, Manati. Charandeau, Poitiers (Vienne).
- Marie Baudouin Labiatinière.
- Ep. Willemsens-Pierret, Bruxelles (Belgique). Emile Willemsens, ingénieur, Nœux-les-Mines (Pas-de-Calais).
- Sydney Harvey, London.
- Florence Harvey, London.
- Herbert W. Wilson, Oxford.
- Cecil Harrison. London.
- Georg et Lucy Frentzen, Sachen.
- Eug. et Louise Michel, Lodève (Hérault) Nicodème Paccard, Genève.
- Jacob Ben as, Berlin.
- Max Simon, Berlin.
- Eugène et René Verdeau, Bordeaux. Fernand-Lisette Petit. Pont-St-Espnt.
- Rochard, Aubusson (Creuse).
- Vallée, Fougères.
- Huysmans, Anvers (Belgique).
- H. Gazeau, Vouillé (Deux-Sèvres).
- Capitaine Turrel, Arles.
- St-Michel, Arles.
- M. et Mme Camille Noblot, Nancy.
- Edmond et Anna Gaymard, Marseille.
- Baron de Claviers et suite, Seillans (Var).
- Pacques Hilger, Dijon (Côte-d’Or).
- Baptiste Deneux, Montmorency.
- Charles Mariés. Agde.
- H. Mauzac. Cazouls (Hérault).
- Bertrand, Henri, Merville (Seine-et-Oise).
- Quel plaisir de se voir si haut quand on est si petite.— Gabrielle Armengaud, Paris.
- Alfred L. Simpson, New-York.
- Comte et comtesse J. de Tournon, Paris.
- Mlle Camille de Tournon, Paris.
- G. Coppens. Anvers.
- Démodé. Paul, fils, Avesnes-s.-Helpe (Nord).
- M. et Mlle Benevolo, Lyon.
- L. Domeral, Paris.
- Vomet, Val d’Ajol (Vosges).
- E. Caron-Legrand et Aime Legrand-Bourgeois, Ribemont (Aisne).
- Jap Idoney, professeur de tambourin à Avignon.
- Mes compliments. — M. Faure, entrepreneur.
- Mes compliments au Figaro. —- Une vieille abonnée Nantaise. Mme Ve Caillé.
- Ve Tremblay, Paris.
- G. Garofalo. London.
- Taffurelli, Marietta, London.
- Miss Stephensen, London.
- Boulierac, Eugène et Izabelle, Lézignan-la-Cèbe. (Hérault).
- J. Ellebond, Ostende.
- Hélène Spillan. Ostende.
- Malin Emilien, Nesle (Somme).
- Lechiche, Yonne.
- Alfred ‘Williams, Lucerne.
- W". J. Williams. Neuilly (Seine).
- Georges Bacqua, Château du Coin, en Saint-Fiacre (Loire-Inférieure).
- AL et Aime Ch. Bastian, Pantin.
- Aille AI. Smidlin.
- A. Ilenrion, capitaine au 2e zouaves.
- Jacinto Ayllon.
- Isabelle Vega.
- José Cladevalle, Paris.
- H. Edelmann. Bavière.
- Lannel. Amiens.
- F. -R, de Alartens, Ferrai.
- Francisco Noceti y familia, Buenos-Ayres.
- Emile et Louise Frensburg, Suède. Duchesne-AIassé, Priches (Nord).
- O. Hebert, Herman ville (Calvados).
- Bouilhières, Tournefeuille (Haute-Garonne).
- AI. et Aime G. Sain, Lion-sur-AIer.
- Aime Lazard Baer, Paris.
- Aime A. Stiegelmann, Pantin.
- Gabriel Lair, Paris.
- Aime Lair, Paris.
- Louis Delannai, Bois-Guillaume.
- Hary, Nancy.
- L. Lang, Nancy.
- Anna Frouker, BraunschAveig.
- Ossilie Stuve de Soest, AVestphalie.
- Virand, Jean, Chambéry.
- Angel Araller, Chambéry.
- Félix Tétaz, Paris.
- Aime Denis, Audigny (Aisne).
- Aime Toussaint, Paris.
- Félix Roy, Nancy.
- Georges Castreuîl, Bruxelles.
- Henri Van Duvoet, Bruxelles.
- L. Bepradre, de St-Pétersbourg.
- Florence Charterin (Alanchester).
- Jobert, Aime Jobert, Jobert Ivan, Aille Jobert, Marie, Belley, Ain.
- AT. et Aime Berla Rio.
- Al. et Aime Réchencq, Pau.
- Aladame Conte, Toulouse.
- Veyre, André, Nice.
- Jules Malsang, Paris.
- Bonnefont, Paris.
- P. Boettger, Rio--de-Janeiro.
- Dieu seul est grand et la Tour Eiffel est son prophète. — Haut souvenir aux amis du Café du Commerce de Béziers. — Michel.
- Félix Rodriguez y Rojas, Aladrid.
- Aladame Joséphine Beer, Al. Otto Pirchl, Inns-bruck,
- Francisco d’Andréa.
- M. et Aime Chastrey.
- Salètes, Bourg, Ain.
- Gasquet, Béziers.
- Jules Pujol, Béziers, Hérault.
- Gaston Leu, Auxerre.
- J. Fontenelle, Paris.
- A. Fontenelle, Paris.
- Aime Rose Bruyère, Paris.
- Paul Reynart, Raismes. Nord.
- Teyssier-GarnKr, Le Puy.
- Job’s Ladder First Stepp, Hem, Londres.
- Cor, Alarseille.
- Victor Oleza, Tortosa (Espagne).
- C. Brousb.
- A. Broust, Danemarck.
- M. et Mme Estier, Bouches-du-Rhône. Gringuillard, Laignes (Côtes-d’Or).
- N. Kropatschoff. Russie.
- Felipe Lion eh, Figuera (Espagne).
- A. Berlioz fils, Avignon.
- Francisco Rodrigues Paes Lisbôa.
- J. Lamarre, Neveys.
- Alarcel Alya, Poitiers (Vienne).
- Jules de Aliramont, Arcachon.
- Aime et Mlle de Martin, Toulouse.
- John Sheonin, Denver (Colorado).
- Josie Sheonin, Druver (Colorado).
- E. Lombart, Villers-sur-le-Alont, Ardennes. Claudius Retournât, Toulouse.
- Souvenir aux inséparables de Béziers. — Antoinette,. Alarguerite et Anaïs.
- Alicliel, Jules, Béziers (Hérault).
- Al. Porte, Genève.
- Eug. Porte, Genève.
- George Brautik, Londres.
- Sarah Guillemet, Aranves.
- J. Bocquillon, Bois-Colombes (Seine).
- A. Fabry, Laissac (Aveyron).
- Al.. Aimé et Aille Filippi, Alarseille.
- Ailles Scbleck et Jeanne Irach, Alandorf-les-Bains (Luxembourg).
- Alarie Slakim Aledici, Paris.
- Emma Negri, Paris.
- Dulon, Paris.
- Picot, Paris.
- Alarchal, Eugène, Paris.
- Jules Dumortieiq Tourcoing.
- Eugène Delarue.
- Alagin Pena, Alurcia (Espagne).
- Belayre, Valt-les-Bains, ^Ardèche).
- F. Toussan. Roquefort (Haute-Garonne).
- H.-C.-R. Joubert, Londres.
- Aime de .Tarnac de Gardépée, Cognac.
- Jeanne Dupleich, Paris.
- E. Augier de Alaintenon, Toulon.
- Chollet d’Ernand, ATevey.
- •Tos. Perrin, notaire, Ghâtel-Saint-Denis (Suisse). Jules Déglise. Châtel-Saint-Denis (Suisse). Edouard Froidure, viticulteur, \'pres (Belgique.) Tito Aretucci di Terracina (Italia).
- Herla de AVerpin, Liège.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Le périmètre et la surface (le l'Exposition
- LES PASSERELLES
- Le périmètre de l’Exposition a un développement total de 10,342m 27, se décomposant
- comme suit :
- Palissades................. 5.693m 29
- Grilles et clôtures en fer. .. . 2.007 49
- Murs de propriétés riveraines 154 90
- Parapets des quais...... 1.084 81
- Balustrades en bois....... 15 13
- Constructions diverses..... 618 20
- Seiue.................... 169 75
- Mur de quai.............. 598 70
- Total.............. 10.342m 27
- La surface enveloppée est d’un peu plus de quatre-vingt trois hectares. Il y a quarante-huit entrées avec guichets et vingt-six portes d’entrée et de sortie pour les voitures d’approvisionnement. Sur ce nombre, vingt-quatre portes servent en meme temps de sortie pour les visiteurs; deux autres, la porte Rapp et la porte d’Orsay (côté Suffren), sont au même usage. A la porte Rapp, deux rampes d’accès placées, une de chaque côté de la sortie, permettent d’arriver en voiture jusqu’à l’entrée de la galerie du même nom. Enfin, les deux portes situées derrière la galerie des Machines, en face de l’Ecole militaire, — comprises dans les vingt-six, — ne sont destinées qu’aux voitures servant à l’approvisionnement des installations existant sur ce point.
- En résumé, il y a donc 48 entrées avec guichets ; 26 portes pour entrées et sorties de voitures " servant aux approvisionnements ; 26 portes pour la sortie des visiteurs et deux portes pour entrées et sorties de voitures (porte Rapp) les jours de gala.
- L’énorme surface de plus de 83 hectares est divisée en trois parties à cause de la nécessité dans laquelle on s’est trouvé de laisser à la circulation publique certaines voies importantes Ces trois parties ont été reliées par des passerelles fournies par des constructeurs exposants. Les culées, les plateformes et les escaliers ont été établis par l’administration avec des bois en location.
- Pour le pont d’Iéna on a fait usage des passerelles en bois de M. Poirier. C’est la maison Moisant, Laurent, Savey et Cie qui a établi celle du pont de l’Alma.
- Pour la traversée de l’avenue de Latour-Maubourg il a été employé deux systèmes de ponts démontables l’un de M. Seyrig, l’autre de M. Rrochocky.
- Enfin, pour faciliter les communications au droit de Thistoire de l’habitation, deux passerelles qui franchissent en même temps le chemin de fer tramway et la tranchée du quai d’Orsay, ont été installées en faisant usage également de deux systèmes de ponts démontables, l’un de M. Eiffel, l’autre de M. de Schryver.
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- Une Exposition française à Londres
- Le prodigieux succès de l’Exposition française est un fait incontestable devant lequel nos ennemis même s’inclinent.
- L’Allemagne, désireuse de prendre sa revanche commerciale de notre éclatant succès, s’abrite sous un pavillon neutre pour organiser l’année prochaine, à Londres, une exposition de ses produits nationaux et des copies serviles qu’elle fait des nôtres.
- Quelques Français patriotes et un groupe sympathique de promoteurs anglais ont eu la pensée de faire à Londres une exposition exclusivement française; ils n’hésitent pas à en devancer l’ouverture, et c’est cette année même, dès la clôture de l’Exposition actuelle, avant Noël, la fête nationale anglaise, qu’ils veulent soumettre à ceux des habitants du Royaume-Uni, qui n’ont pas eu la possibilité de ce déplacer cet été, les principales merveilles des palais du Champ-de-Mars.
- Cette entreprise mérite tous les encouragements. Elle n’admettra que les produits exclusivement français ou des colonies française ; ce sera une exposition essentiellement commerciale et d’affaires, les ventes et les livraisons pouvant s’effectuer pendant sa durée.
- Les chemins de fer anglais ont consenti des tarifs spéciaux auxquels les compagnies_ françaises auraient mauvaise grâce à ne pas adhérer’.
- L’emplacement choisi est un des plus beaux pa-
- lais de la Métropole, avec un parc adjacent, et les communications ne manqueront pas.
- La combinaison financière sur laquelle l’entreprise s’appuie est des plus simples.
- En dehors du capital modeste, destiné à couvrir les dépenses préliminaires inhérentes à toute organisation similaire, une compagnie régie par la loi anglaise émettra des Bons-Tickets, absolument comme cela s’est fait chez nous.
- En vue de conserver à l’entreprise un caractère charitable, le comité fondateur se propose de prélever, avant toute répartition, 10 0/0 des bénéfices nets pour les appliquer à l’achèvement de l’hôpital français à Londres.
- Les sociétés coopératives ouvrières, présentées par la Ville de Paris, les chambres de commerce et les syndicats professionnels pourront obtenir des emplacements à prix réduit ou même gratuitement.
- Inutile.d’ajouter que le nécessaire sera fait pour que l’introduction et la manipulation des produits exposés ne donnent lieu à aucune entrave du fait de l’administration des douanes du Royaume-Uni.
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- . L’indécision de la Bourse se manifeste par des variations successives de quelques centimes, alternativement dans un sens et dans l’autre, sans qu’il soit possible de dire quelle est l’opinion qui prévaut. Le 3 0t0 a oscillé entre 87 32 et 87 25 et finit à 87 30. L’Amortissable est, comme hier, à 90 60, le 4 1\2 à 105 62. L’Italien a coté
- 93 55 et 93 90 pour finir à 93 82. Même absence d’animation pour les autres fonds étrangers.
- L’Espagnole extérieure reste à 75 ljl6, le Russe 1880 à
- 94 1|16. Cependant le Hongrois monte à 86 1x33. Le Crédit Lyonnais reprend à 698 75’. Le Comptoir national d’escompte s’enlève à 692 50. Le Crédit foncier cote 1312 50. L’Obligation à lots foncière 1885 est à 452 50. Le Crédit mobilier monte à 491 21. Le Nord est à 1776 25 et le Suez à 2325.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante ; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont: la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Lundi 21 Octobre 1889.
- 2e Série. — N° 158.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Direction, Rédaction et Administration : O amp côL© (16, Avenue de La Bourdonnais)
- Voir à la 4e page le nom de3 Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE : M. Alphand. — Chronique. — Dernière Heure. — Echos. — Exposition française à Madagascar. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Variété : L’Assistance publique. — La Bourse. — Annonces et Réclames.
- M. ALPHAND
- Le comité de la presse en décernant le prix Osiris aux auteurs et aux collaborateurs du Palais des Machines, a certainement répondu au vœu de l’opinion et à la pensée du donateur.
- M. Osiris a d’ailleurs confirmé le jugement du comité par la lettre qu’il a adressée à AL Adrien Hébrard. Il est trop, rare de voir un homme qui fait un si noble usage de sa fortune et qui remercie en môme temps ceux qu’il a choisis comme les dispensateurs de ses bienfaits pour ne pas lui témoigner publiquement sa reconnaissance et le féliciter de l’exemple qu'il vient de donner.
- MAI. Dutert et Contamin ont été les heureux lauréats ; ils étaient dignes de la récompense qu’ils ont obtenue; ils avaient consacré à une œuvre qui restera un talent, un dévouement et un désintéressement auxquels l’opinion publique a payé un juste tribut d’admiration.
- Mais je suis convaincu que je ne répondrais pas à la pensée de tous ceux qui ont glorifié l’Exposition en général etdeMAI. Dutert et Contamin en particulier,si,au-dessus de tous les auteurs et collaborateurs des palais du Champ de Alars, je ne plaçais pas l’hornme illustre qui, grâce à sa puissante direction, a su faire surgir tous ces admirables chefs-d’œuvre.
- Je suis un de ceux qui ont eu l’honneur de voir de près M. Alphand depuis trois ans. Le Champ de Mars n’était alors, c’est-à-dire en 1887, qu’une vaste plaine aride. M. Edouard Lockroy, ministre du commerce, choisit trois directeurs généraux : MAI. Alphand, Georges Berger et Grison. Al. Alphand était chargé de la direction des travaux. Ses merveilleuses ressources, sa connaissance des hommes, son grand talent d’ingénieur, sa puissance de travail, son autorité incontestée, son habileté consommée, le désignaient comme le grand artisan capable de doter la France des magnifiques palais dont nous sommes encore aujourd’hui les admirateurs enthousiastes.
- Il a su grouper ses collaborateurs et donner, à ses services si multiples et si variés, une unité et' une homogénéité absolues; son autorité et sa science servaient à resserrer les liens entre tous ses collaborateurs, à imposer le respect, à maintenir l’union et l’harmonie, à effacer toutes les petites rivalités, à calmer toutes les susceptibilités de ceux qui travaillaient sous ses ordres. On lui soumettait les plans, on lui apportait les travaux préparatoires ; il les étudiait ; iL était en réalité l’inspirateur et le'guide de ses architectes et de ses ingénieurs.
- Je le vois encore venant à son bureau en plein hiver, à la première heure, travaillant avec ceux qu’il appelai t volontiers ses amis ; il leur faisait quelquefois des reproches amers; ceux-ci ne songeaient pas à s’en froisser, parce qu’ils connaissaient l’estime que leur chef avait pour eux, sa bienveillance et surtout la sûreté de ses relations : toujours très droit, très franc, sachant défendre ceux qu’il avait choisis, rendant hommage publiquement et dans l’intimité à leur talent, à leur capacité, il .a été pendant toute cette Exposition l’homme le plus aimé et le plus admiré par ceux dont il était le chef.
- Quelle activité! Quelle passion pour son devoir! je le vois encore parcourant le Champ,de Alars par la gelée, par la neige, par la pluie, surveillant lui-même les travaux de terrassement, de fondation, le levage des fermes; dirigeant toute cette armée avec une sûreté de main et une fermeté remarquables.
- On peut dire qu’il a été le grand maître de toutes ces merveilles avec ses collaborateurs AI AI. Dutert, Contamin, Bouvard et Formigé. Quinze jours à peine avant l’ouverture de l’Ex-
- position, le Champ de Alars était un cloaque ; il l’a en quelques jours transformé en un parc admirable, avec des pelouses, des parterres de fleurs, des arbustes. C’est qu’il est l’homme de toutes les hardiesses, et de tontes les improvisations.
- A ceux qui, au début des travaux, lui. disaient : « Alais on ne pourra pas édifier ce gigantesque Palais des Alachines », lui, l’ami de tous les progrès, il répondait avec une sérénité imperturbable : « Il se fera »; à ceux qui lui disaient un mois avant l’Exposition : « Alais on ne sera pas prêt », il répondait : « Tout, sera prêt à l’heure dite ». Cette confiance inébranlable excitait l’émulation, le zèle et l’activité de ses collaborateurs, qui étaient fiers de travailler sous la direction d’un tel maître.
- J’ai entre les mains des lettres bien touchantes qui sont trop personnelles pour que je puisse les publier, mais on verrait avec cpiel enthousiasme, et je peux dire avec quelle.respectueuse affection, A1AI. Dutert et Contamin parlent de AL Alphand.
- Un pareil hommage venant d’hommes si éminents vaut mieux que tous les hommages que je pourrais rendre.
- Gustave Simon.
- Une sorte de campagne s’organise pour obtenir de l’administration de l’Exposition que les derniers dimanches soient réservés aux indigents.
- Nous l’avons déjà dit: nous nous associons de tout cœur à cette généreuse tentative, et nous l’approuvons en principe; mais, ouvrir les portes de l’Exposition sans contrôle, c’est une erreur absolue, parce qu’il entrera deux fois autant de gens non nécessiteux, qui profiteront de la faculté de la gratuité.
- Nous le répétons, qu’on répartisse entre les arrondissements de la Seine et qu’on donne à chacun trente mille tickets spéciaux, aven mission de les tenir à la disposition, non seulement des pauvres reconnus, inscrits au bureau de bienfai-sanre, mais de tous les pères de familles d’ouvriers connus et pour lesquelles une entrée collective serait une charge; laissez-leur quinze jours à choisir d’ici à la lin de l’Exposition, et pendant lesquels ils pourront venir à leur gré; de la sorte, à quarante ou cinquante mille par jour, tous les indigents de la Seine auront pu venir et sans être isolés, c’est-à-dire sans être marqués de l’estampille de « besogneux » mais mêlés à là fouie des visiteurs payants, comme le sont les soldats, les écoliers, etc.
- . ***
- Ce, contre quoi nous protestons énergiquement, c’est contre l’ouverture des portes sans contrôle, sansunéthode, sans objet précis ; .cela faciliterait simplement l’entrée d’un tas de gens voulant profiter d’une bonne aubaine.
- Si l’on veut favoriser les ouvriers modestes et chargés de famille, les pauvres, et même les indigents inscrits au bureau de bienfaisance, nous demandons qu’on les vise avec précision, et que l’entrée ne soit pas donnée aux premiers venus.
- Le joli cadeau, vraiment, que l’on ferait aux pauvres de Paris en leur donnant l’entrée d’un jour où 500,000 personnes se rueront sur le Champ de Alars et sur l’esplanade des Invalides, et où il sera littéralement impossible, non seulement de voir quelque chose, mais même de marcher, où les enfants s’égareront, plus nombreux que jamais, oii des accidents de tout genre se produiront facilement.
- Au contraire, si les pauvres ont la licence de pénétrer cinquante mille à la fois dans l’Exposi-’ tion, ils la verront tout à leur aise, comme les
- riches qui, à certaines heures, payent deux tickets afin de n’ètre pas bousculés.
- Si j’étais petit ouvrier et chargé de famille, je fuirais comme la peste la faveur d’entrer avec ma femme et mes enfants dans une épouvantable cohue comme celle qui résulterait des portes grandes ouvertes.
- Assurément, ceux qui plaident en faveur des petits et des nécessiteux, obéissent aux plus louables sentiments, surtout quand ils invoquent les idées démocratiques, le principe de la fraternité, le Centenaire de 1789, etc., et nous sommes avec eux de grand cœur ; mais à cette condition que, si l’on offre quelque chose aux humbles, on doit leur offrir quelque chose d’acceptable.
- Nous croyons que les petits oublieront d’autant moins la date immortelle du Centenaire, qu’ils auront été bien traités par les descendants des fondateurs de la République.
- Pour finir, parlons un peu de la hausse des tickets : il y a huit jours, ils étaient tombés à vingt cinq centimes.
- Le lendemain, sur l’annonce de la décision du conseil des ministres, fixant au 6 novembre, la fermeture de l’Exposition, les tickets sont aussitôt remontés à trente-cinq et quarante centimes.
- Alais cela a été une bien autre affaire le lendemain du grand, du colossal dimanche, où l’on a compté près de quatre cent mille entrées, le lendemain des deux jours suivants, qui ont fait entrevoir la possibilité de l’épuisement total : les tickets sont alors montés rapidement à cinquante et à soixante centimes, et aujourd’hui, au bout d’une semaine, j’ai personnellement constaté à plusieurs entrées, au Trocadéro, au Pont d’Iéna, à la Porte Rapp, des ventes de 75, 80 et même 90 centimes.
- Pour quelques Anglais, pas méfiants, on est même arrivé à un franc.
- La raison de cette dernière hausse est qu’on a appris, mercredi dernier, que le vingt-sixième million était entamé, et que les marchands avaient acquis la certitude de se trouver dépourvus de tickets avant la fin du mois.
- En effet, il ne reste plus que quatre millions et demi de tickets non employés,
- Si on enlève de ce chiffre deux millions qui, pour une raison ou pour une autre, ne seront jamais présentés, et un million et demi se trouvant entre les mains de particuliers qui se proposent d’ën faire usage, on arrive à constater que les marchands n’en ont guère plus, à l’heure présente, qu’un million entre leurs mains, et que ce million, dimanche aidant, sera dévoré en moins d’une semaine.
- Du 1er au 6 novembre, on en serait donc réduit aux billets d’entrée du Trésor.
- C’est ainsi, du moins, qu’on explique cette hausse fabuleuse d’environ trois cents pour cent en une semaine.
- Quant à la clôture, sauf un revirement subit des autorités, sauf un temps exceptionnel, saut des circonstances qu’on ne prévoit pas, elle semble définitivement fixée au G novembre, mal gré la campagne faite par la presse et par quelques- exposants pétitionnaires pour arriver au 10.
- Déjà Fort a donné des ordres formels pour que les voies de fer soient découvertes le 7 au matin, afin d’aider le déménagement des exposants; et puis, il y a une autre raison dont on n’a pas encore parlé, mais qui est très importante, sinon capitale; ce sont les appointements des employés qu’on paye mois par mois, du 6 au G.
- Entamer un nouveau mois pour quelques
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- 3
- jours seulement serait une dépense inutile de plusieurs centaines de mille francs.
- F. L.
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- DERNIÈRE HEURE
- La fête Paris-Anvers
- Brillant succès hier pour la fête donnée au Palais de l’Industrie, au profit des victimes de la catastrophe d’Anvers. Dès neuf heures, une foule immense se dirigeait vers la porte du palais brillamment illuminé.
- La marquise installée pour les précédentes fêtes avait été conservée. Elle était ornée, ainsi que le' vestibule d’entrée, de fleurs et de plantes vertes. Malgré la foule, le service d’ordre étant très bien organisé, aucun encombrement ne s’est produit aux portes.
- LA KERMESSE
- Lorsqu’on pénètre dans la nef, on trouve à gauche le grand théâtre et à droite la ville flamande, bâtie en huit jours par MM. Rubé,Char-peron et Jambon. Au-dessus du grand escalier de la nef, on aperçoit l’Hôtel de Ville d’Anvers qui s’élève jusqu’aux frises. Au bas de chaque volute, les géants M. et Mme Antigon montent la garde de l’hôtel municipal.
- Le milieu de la nef est occupé par la statue colossale de Salvius Brabo, au montage de laquelle a présidé le sculpteur Ludovic Durand. Sur la même ligne, face à l’Hôtel de Ville, le char allégorique de Rubens, splendidement orné par Lavastre. Les maisons de la ville flamande sont occupées par des boutiques, bazars, brasseries, cabarets, théâtres, cafés-concerts. De plus, un peu partout sont installées des attractions diverses : petits chevaux, tirs à la cible, chevaux de bois, voitures de somnambules, mâts de cocagne, etc.
- Ce qui donne surtout un grand intérêt à toutes ces boutiques, c’est qu’elles sont tenues par un essaim de jolies et charmantes femmes qui se sont gracieusement offertes pour en faire les honneurs..
- A travers la foule circulent plusieurs voitures attelées de gros chiens — à l’instar de Bruxelles — où plusieurs de nos charmantes actrices débitent d’excellent champagne. Le succès est très grand et la recette devra être fructueuse.
- LES INTERMÈDES
- Pendant toute la soirée des intermèdes bril-, lants ont eu lieu, auxquels ont pris part : la musique du 1er régiment des guides (Bruxelles), chef, M. Staps; la musique du 6e régiment de ligne (Anvers), chef, M. Painparé ; la musique de la garde républicaine (Paris), chef M. Wettge, et la Légia, société chorale de Liège, chef, M. Sylvain Dupuis.
- Les théâtres étaient au nombre de trois : le Music-Hall, où l’on a entendu jusqu’à minuit les artistes de l’Opéra et de l’Opéra-Comique et à partir de minuit les reines de la chanson. Thérésa, A. Judic, Théo, JeanneGranier, Mily-Meyer, Grizier-Montbazon, Duparc et Norah-Darrès; les Funambules, dirigés par Guillaume Livet, et le Chat-Noir, descendu de Montmartre tout exprès pour cette fête de bienfaisance.
- La soirée s’est terminée par la représentation de tableaux vivants qui a eu lieu sur le grand théâtre et par un immense souper servi dans les salons du premier étage.
- Aujourd’hui, de une heure à cinq heures, visite de la superbe installation, et, le soir, à neuf heures, continuation de la fête.
- Départ d’exotiques
- Les indigènes du village annamite et du village sénégalais ont quitté Paris hier matin; ils s’embarqueront aujourd’hui à Marseille et à Bordeaux sur les paquebots qui doivent les rapatrier.
- Jes Javanais et Javanaises du Kampong partiront le 29.
- Le chemin de fer Decauville
- Statistique des voyageurs du chemin de fer
- « Decauville » à l’Exposition :
- Du 6 mai au 30 septembre............ 4.948.724
- Du 1er au 15 octobre................ 555.500
- Total au 15 octobre... 5.504.224
- répartis en 37,908 trains, ce qui fait que le chemin de fer de l’Exposition a supporté, en cinq mois et demi, une fatigue égale à celle d'un chemin de fer d’intérêt local pendant vingt-six années. Cela paraît invraisemblable, mais c’est pourtant l’absolue vérité.
- Le chemin de fer Decauville est actuellement la ligne la plus fréquentée du monde entier, et le public, qui se fait transporter à raison de dix mille voyageurs par heure entre la Concorde et lu Palais des machines, peut constater comment ce vaillant petit chemin de fer résiste à ce travail extraordinaire. Le secret de cette solidité vraiment merveilleuse provient du système des voies Decauville, qui sont en rails d’acier rivés sur des traverses également en acier, au moyen d’un outillage très puissant et tout à fait spécial, qui a été un des étonnements de tous les ingénieurs étrangers venus en France pour se rendre compte des progrès de notre industrie nationale.
- Les \7oyag-es présidentiels
- Le nouveau volume que notre confrère Bertol-Graivil a offert à M. le président de la République, et où il rend compte avec verve du chaleureux accueil fait à M. Carnot pendant son dernier voyage dans le Pas-de-Calais, est orné de très jolies vignettes dans le texte et de belles planches hors texte..Les unes et les autres sont l’œuvre de M. Paul Boyer, le photographe-artiste qui a succédé à Yan Bosch boulevard des Capucines.
- Avec un discernement parfait, M. Paul Boyer a choisi, parmi les nombreuses épreuves instantanées qu’il a tirées durant le voyage présidentiel, celles qui montrent le mieux l’empressement de la foule, entassée sur les quais, sur les places publiques, etc.
- Ces vues ont été ensuite reproduites par M. Paul Boyer avec une netteté, une précision de traits que n’ont pas souvent les planches obtenues par des procédés analogues.
- Le jury de l’Exposition universelle a d’ailleurs hautement apprécié ces qualités artistiques des photographies de M. Paul Boyer, en lui accordant une des plus hautes récompenses.
- Encore un excentrique
- Un jeune homme de dix-sept ans. nommé P. G., habitant à Vichy, craignant de ne pas obtenir de ses parents la permission de venir à Paris, est parti seul, la nuit, sac au dos, avec des provisions et du linge de rechange dans une musette portée en sautoir.
- 11 a laissé à ses parents une lettre dans laquelle il déclarait « indigne du nom de patriote celui qui n’allait pas voir cette belle Exposition ».
- Il a accompli le trajet de Vichy à Paris, — 300 kilomètres, — en six jours; il a fait par conséquent 69 kilomètres par jour en moyenne.
- Les enfants perdus
- Le nombre des enfants perdus dans l’Exposition est toujours considérable. Chaque jour on en amène une dizaine au moins au commissariat de police. Là des scènes navrantes se produisent parfois; l’uniforme des municipaux ou des gardiens de la paix impressionne ces jeunes imaginations, et quelques-uns des pauvres petits, convaincus qu’on .les arrête, se répandent en larmes et ne veulent rien entendre des consolations toutes paternelles que leur prodiguent les secrétaires du commissariat.
- L’autre jour, une fillette de dix ans a failli avoir une crise de nerfs à force de pleurer.
- Le remède dépend uniquement des pères ou mères de famille, qui devraient bien surveiller leurs enfants avec un peu plus d’attention.
- La sortie des marchandises
- Pour tromper la surveillance des gardiens placés aux grilles et pouvoir livrer dès à présent les marchandises qu’on leur achète, et qu’il est interdit de sortir de l’Exposition, certains exposants ont imaginé de cacher ces objets dans les voitures fermées des fournisseurs qui viennent chaque jour apporter des provisions au Champ de Mars. A partir d’aujourd’hui, ces voitures seront, à leur départ, soumises à un examen minutieux.
- La question des housses
- Le public se plaint généralement, lorsqu’on le fait sortir des galeries à cinq heures, de ce qu’on ait avancé l’heure de la fermeture. Certains exposants devancent encore cette fermeture réglementaire et couvrent leurs vitrines dès quatre heures et demie. De nombreuses plaintes se sont produites à ce sujet; l’administration va, assure-t-on, prendre des mesures pour couper court à cet abus.
- Les présidents des chambres de commerce de la métropole ont reçu du président de la chambre de commerce de Madagascar la communication suivante :
- Tamatave, 23 juillet 1889.
- Monsieur et cher collègue,
- La chambre de commerce française de Tamatave désireuse de faire connaître et apprécier les produits français de toute soorte et de pousser au développement de notre influence commerciale, a formé le projet d’ouvrir une exposition de produits français.
- M. le ministre du commerce a bien voulu nous accorder son bienveillant concours, et a obtenu des compagnies de transports de fortes réductions sur les tarifs pour tous les articles qui pourraient nous être expédiés pour être exposés.
- L’exposition projetée est purement commerciale, et les articles échantillons qui seraient envoyés devraient être catalogués avec tous renseignements à l’appui, à 'seule fin que les consommateurs puissent se rendre compte de l’avantage qui pourrait résulter pour eux en passant leurs ordres et en donnant la préférence à nos produits à l’encontre des produits similaires.
- Les exposants, tout en profitant des réductions sur les frais de transport, n’auront également aucun frais à supporter à Tamatave, la chambre de commerce prenant à sa charge les frais d’installation, d’exposition et autres.
- Les exposants auraient toute liberté pour se faire représenter par un négociant de la place de Tamatave, qui aurait le soin du placement et de la vente des objets exposés, ainsi que de la représentation des ordres à passer.
- En cas de non-représentation, la chambre de commerce agira au mieux des intérêts des exposants et opérera sans frais la vente et la liquidation des articles exposés après la clôture de l’Exposition.
- L’ouverture de l’Exposition est fixée au Ie»' mai 1890, et sa durée, afin de sauvegarder la conservation des articles, ne serait que de trois mois.
- Il est bien entendu que l’Exposition, purement française, ne donne droit à aucun concours, mais simplement à remplir le but proposé en faisant connaître nos produits et, par ce fait, en faciliter le placement et l’introduction à venir dans un pays neuf et qui, jusqu’à ce jour, est tributaire des industries anglaises et allemandes.
- Ci-joint j’ai l'honneur de vous transmettre une liste des produits qui sont de consommation courante, en y ajoutant la nomenclature des produits qui pourraient être utilisés par les diverses exploitations agricoles et industrielles qui sont en voie de formation dans le pays.
- Veuillez agréer, etc.
- Les industriels désireux de participer à cette exhibition doivent s’adressea au ministère du commerce pour bénéficier de la réduction de tarif sur le transport de leurs articles.
- Nous espérons qu’ils seront nombreux et que, grâce à la patriotique initiative de la chambre de commerce de Madagascar, notre industrie saura s’assurer un débouché qui n’a jusqu’ici profité qu’aux Anglais et aux Allemands.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION" DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage de la Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du FIGARO
- 13 OCTOBRE
- Mme Hortense Belnié, 11, rue Bréda.
- Mlle A. Garreau, 23, rue de Navarin. — Du haut de la 'Cour Eiffel, j’envoie le bonjour à Ernest.
- L. Morcamp, Trouville-Deauville.
- Saulon, Paris.
- R. Barbier, Paris.
- N. Braux, Paris.
- A. Braux, Nancy.
- Elisa Braux, Nancy
- Epatant, trois fois épatant. — Une parisienne enthousiasmée. — Vivent la Tour, l’Exposition, Paris, la France et la Suède.
- F.-U. Canchon, directeur de la Gazette Scolaire, Daudeville (Seine-Inférieure).
- Du haut de cette Tour quarante lieues je eomptemple.— Oster, Parie.
- D’heureuse mémoire àfla Tour Eiffel. — Félicité, Al-phonsine et Marie René, a St-Pierre-les-Elbeuf.
- Francisco Clément y Senora, La Maquinista Va-lenciana, Valencia (Espagne).
- Charles Vedel, Lunel (Hérault).
- Mme Marguerite, Lunel.
- Albert Bouzanquet, Lunel.
- Victor Vedel, Lunel.
- Mme Vedel, Lunel.
- Adolphe Vedel, Lunel.
- Ed. Virginie Govers, Luxembourg.
- Georges Carpentier, Amiens.
- . Mme Adrien Laillier, château d’Escoville (Calvados).
- Jacob Wahren, Morrkoping (Suède).
- E. Rolland d’Ochancourt, Neuilly-sur-Seine.
- A. Rolland d’Ochancourt, Rennes.
- Edouard Potier, Versailles.
- Adrienne Milon, Fécamp.
- Marie Rondel, Paris.
- H. Dupressoir, Paris.
- Matteo Lombardo, Moscou,
- Toi qui fus tant critiquée, combien ta revanche est belle. — Marcel Thévenin.
- Marie Salmon, Paris.
- Qne n’avais-je des ailes ! — Cartoux, François, Aix-en-Provence.
- Avec ses meilleurs souhaits pour le bonheur et la prospérité de la France républicaine. — Général Crô. N. de Aloya, ex-vice-président de la République Dominicaine.
- C. Jacquet, Montbrison (Loire).
- F. Monteil, Villedieu (Manche).
- Honneur à la France et à la Patrie. — G. Landrin, Paris.
- S. Grosjean, Nancy.
- Félix Coeytaux, Daillens (Suisse).
- Auguste Perrette, Paris.
- Constant Perrette. Paris.
- Berthoud, L., Bofflens (Suisse).
- L’huillier, Prosper, Givet (Ardennes).
- Ed. George, Paris.
- A. Plançon, Givet.
- Collin, Lucien, Gand (Belgique).
- Un Nîmois admirateur de la Tour Magne qui croit l’apercevoir de cette Tour. — A. Chabanier, Alais (Gard).
- G. Fauchon, Havre.
- Baron et baronne Moulin-Marinais, M. et Mme Paul Morin, Charleville.
- Francisco de Salles Ramos da Costa, capitaine d’artillerie, Paris.
- Vicente Caldeira, Paris.
- Torn Maria Pereira, Paris.
- Luiz Antonio Belem, Paris.
- H. Jesmart, Molenbeck-Saint-Jean (Belgique). Jacques Peyretti. Paris.
- Gazzena Carlo, Torino (Italia).
- Emile Gatau, La Rochelle (Charente-Inférieure). Durand, Saint Gaudens (Haute-Garonne).
- Emilie Michel, Alsace.
- Pascal Garcin, Marseille.
- Dejean et Mme Geste, Mures (Haute-Garonne). Amélie Debuly, Paris.
- Georges de Caux, Tertre (Belgique).
- M. et Mme Jacob Spaeth, Munich.
- H. Giberton-Dubreuil, Paris.
- Ferdinand Blaimschein. Wels (Autriche).
- Georges Washington, descendant du président des Etats-Unis d’Amérique, Courtrai (Belgique). Antoine Cordyn, Molenbeck-St-Jean. Bruxelles. Henry Touflet Dumesnil, Pont-Audemer (Eure). Edouard et Emilie Schmidt.
- A.AValbecq, Lavaresne-Saint-Hilaire (Seine). _
- J. Walbecq Adam, La Varenne-St-Hilaire (Seine).
- 14 OCTOBRE
- Mme Félix Jourdan, Lodève Hérault.
- Mme Pierre Martin, Lodève, Hérault.
- Georges Teisserenc, Lodève, Hérault.
- Claire Teisserenc Vitalis. Lodève, Hérault.
- Félix Jourdan, Lodève, Hérault.
- Jean Campagne, Bordeaux.
- Charles Tos, Paris.
- J. Manceau, Neuilly-sur-Marne, Seine-et-Oise.
- G. -P. Parigory.
- N.-A. Alfieri. Lyon.
- Mme Heerengracht, Amsteidam, Hollande. Jacques de Medinà, Paris.
- Paul la Blanchetière, Paris.
- Blanche Dujardin, Paris.
- Emil S. Michalescu. Bucarest.
- J. Ricardi, Cette, Hérault.
- Valpntin Beita. Bolivar.
- Alfredo Laffitte, San-Sebastian, Espagne.
- José Llorens Batista, Courna, Espagne. Rennesson, la Chambre-aux-Loups (Ardennes). Rennesson, Charles, Rilly (Ardennes).
- E. Rennesson, Mazagran.
- H. Archambaux, Vouziers.
- Rafîy. Avignon.
- Jousset, la Châtaigneraie (Vendée).
- Anselme Berland, la Châtaigneraie (Vendée). Auguste Melm, New-York.
- Sabatier, Félix, Marseille.
- Gustave et Julia Besson, Paris,
- George Rhodins, Indianopolis, M. S. A.
- Joseph Prévôt, Lonvroit.
- Achille Scognamillo, Naples.
- C. Bettink, Utrecht.
- Bernhard Schaffeld, lieutenant de l’armée norvégienne, Christiania.
- Deux sentiments me dominent devant le génie des Français : Admiration et jalousie. — Anrelio da Paz dis Reis portugais (Porto). Paris.
- Jean Allègre, Chateaudouble (Var).
- Léon Drouot, ingénieur de la Compagnie de l’Est, Troyes.
- Paul Drouot, caporal au 69e de ligne, Nancy. Rey-Bono, Moissac (Lot-et-Garonne).
- Abel et Xosa Baumgarten, Paris.
- Costantin H. Zarifopol Jassy, Roumanie.
- Ed. Libourel, Saint-André-de-Valborgne.
- Léon Favier, Marseille.
- Henri Calton, London.
- Gro. E. Pryor, Paris.
- A.-M. Reveez, Paris.
- M. et Mme Metz-Juteau, Belfort.
- Dormois. Couthenans (territoire de Belfort).
- Marie Messerchmidt, AVien.
- A. van der Poel, Utrecht (Hollande).
- Cornels van Suzen, Hollande.
- J.-D. Kuyper, -Hollun le.
- Eve et Mathieu Bauer, Strasbourg.
- Charles Four, Paris.
- Rensonnet, aux Bruyères-de-Jupille, Liège. Francis Fontaine, Narbonne.
- Carmen, G.-V., de Torent et Asuncion Torent, Barcelona (Espagne).
- Ramona Torent, Barcelona (Espagne).
- D. Fabre, Arles-sur-Rhône.
- Alphonse Sur nont, Paris.
- Brillard-Doyen, Saint-Quentin.
- Ferdinand Levy, Arras.
- Eva Lévy, Saint-Mihiel (Meuse).
- Dr Ricareto Rocamora, Londres.
- A. Steiner et Elise Steiner, Bienne.
- Henry Lagarde.
- Théodore Flambard, Caen.
- P. Gourry, Segonzac (Charente).
- Perronnet, Lucenay-les-Aix (Nièvre).
- Gustave Leroy, (Saint-Cloud).
- M. et Mme Jules Martin.
- Eugène Favre, Suisse.
- - Henri et Hélie Monville, Bordeaux.
- Eug. Petitbomme, Lisieux.
- Paul Giraux, (Marseille.
- Georges Raine, Madretsch (Suisse).
- Simple remarque : La Tour Eiffel, si elle pouvait être figurée sur le globe terrestre de 40 mètres de circonférence situé près de sa base, aurait moins d’un demi millimètre de hauteur, exactement 0m,003, ou l’épaisseur d’un cheveu.
- Si ce globe était 1,000 fois plus gros, il mesurerait 40 kilomètres de contour, soit plus que la ville de Paris et les trois cents mètres de la Tour y pourraient être représentés par une hauteur de 30 centimètres seulement. Faut-il que nous soyons petits pour la trouver si grande ! — Albert I-Ieurtin. Rouen.
- Louis Monges, Montagriac.
- M. J. Tralen, Dinan (Gôtes-d’Or).
- Les Expositions de l’avenir pourront-elles parler à l’âme sans des tours? — Henri Somerhausen.
- Paul Gagé, Eu.
- Louis et Jean-Marie Barrai, Serrières-de-Briord (Ain).
- Marie Duplessy, artiste, Paris.
- Reçu de M. Eiffel une notion infiniment petite de l’in-finiment grand. — Ferlât, François, Lyon.
- Dudon, Cousin, Toulouse.
- Impossible d’exprimer. Je ne puis qu’admirer. — J. Duclos fils, Chappes (Puy-de-Dôme).
- H. Cotta, Paris.
- Impossible de rien admirer de plus beau que l’Exposition. — Déodat Démoulins, Elbeuf-sur-Seine.
- Mme Francis and John.
- Un revenant en contemplation. — Camille Démoulins. A. Bohter, Wien.
- Hodel, L., Heger, G., et sa femme, Interlaken. Fillard. Louis, Paris.
- Pierre Kathan, Paris.
- J. Ruefï, Genève.
- Ralph Mendelsohn, London.
- Sam. Hays, Glasgow.
- Ramon Élorna, Espana.
- Labor improbus omnia vincit. — G. Merck, Nancy.
- M. et Mme de Morand, château de Montmouth-Lent (Ain).
- Victor Bonberger, Avignon. _
- S. Meigneux, Tonrs.
- Isabelle, Marcel, Marie et Joseph Cannes. Gabrielle, Therize Prosper de Pierrelongue, Cannes.
- Siegfried Kirstein, Berlin.
- A. Galopin, Savona.
- Max Osterberg-Verakoff, New-York.
- Antonin et Camille Massicard, Châteaumeillant (Cher).
- Alphonse Dunant, Genève, Veni, vidi furrim, Vici.
- M. et Mme Néri Julien et leur fils, Cette..
- Emile Schulthess, Bâle (Suisse).
- A. et Charles Flocard, Paris.
- Savfalti. Paris.
- Raoul Dunant, Genève (Suisse).
- Rudolf Diruhuber, Wien.
- Léa Miclioz. Paris.
- Perey Starley, London.
- J. Careton Leirck, TrafUgar Square.
- Gabriel Cbasteauneuf, Paris.
- M.-AV. Itoch. Francfort-sur-le-Mein.
- L. Wegmann, Genève,
- Alice Dunant, Genève (Suisse).
- S. Fauvet, Paris.
- V.-H. de Clairval, Paris.
- M. et Aime G. Beck-Eggensdwiller, Mulhouse (Alsace).
- Louis. Madeleine et Camille Legrarpl, Dives. Bertinchamps-Brugnon, Dormans (Marne).
- Marie Bertinchamps, Dormans (Aîarne).
- Auguste et Annette Chavanne, Genève (Suisse).-E. Ziégler de Soès, Paris.
- Aime E. Mouneron-Tissot, Lausanne.
- L. Hunique, Nice.
- AIM. J-M. Mac Karj, Salisbury.
- Shirley Snrner, Pans.
- Etliel M. Gorvan, Southport, Angleterre.
- Dr A. Jaubert et Aime Jaubert, Serres. Hautes-Alpes.
- Aime E. Deransart, Paris.
- E. -F. Suor, Brooklyn.
- J.-M. Lelferis Leeds, Angleterre.
- P. Alafïre Castelnau cl ary.
- Ray an. Alontpellier.
- H. Leslie, Jersey.
- F. Roupioz, Annecy.
- Benoit Bolloy, Cognin.
- Eugène Sano, Lille.
- E. Gourdin.
- Mme Bodinier, jeune, Evron (Alayenne).
- Aime Lancelin, jeune, Evron (Mayenne). Giuseppe Gratarole e conforte. •_
- Charles Deblinger, Vienne (Autriche).
- Giubergia Armetti, Torino’(Italie).
- Giubergia, Alarco, Guglielmo et Candida, Torino (Italie).
- Richard AToge, AVurtenberg.
- Théophile Fouré, Bordeaux.
- H.-C. Kauffman, Londres. ' . .
- Le commandant Felker, Grasse (Alpes-AIariti-mes).
- Wem Tittelboum, Gand (Belgique.
- Aug. van de AATnkel Versluys, Gand (Belgique). J.-.L-L. Gaussé, Bordeaux.
- Hermann Alùnch.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- o
- Prosper Vidal, Perpignan.
- Georges des Ténals. Perpignan.
- M. et Mme Adrien Berlie, Serennes (B.-Alpes). Bavier. Louis, Nièvre.
- Carlos de Clercq, Blankenberge (Belgique). Bertha Zabel et Anna Zingel, Berlin.
- Aug. Struver, Paris.
- Mme Wech. Berne.
- Hieronim Fajans. Varsovie.
- Ch. Fontaine, Lille.
- Jules Schieb et sa dame, Nice.
- C. Schweuter, Interlaken.
- Jeanne et Berthe Boutibonne.
- Comtesse d’Anchamp, Paris.
- Jacques Kunz, Genève (Suisse).
- Henri Goetz, Lausanne.
- Frank Norman Best. Kent (England).
- Emile Frégard, Le Havre (Seine-Inférieure), Charles Martel, sous-lieutenant au 77'e d’infanterie.
- F. -G. Young. Boston (Etats-Unis d’Amérique). Richard Cliomse, Riga.
- Ramon Jerrer, Valencia.
- Baron et baronne Burrus de Dangeran, Maingar-naud.
- Noë Pede, Ostende (Belgique).
- Emile de Breyne, Ostende (Belgique).
- Pétrus Vau cher, Aix-en-Provence,
- Louis Mille, Aix-en-Provence.
- J.-B.-J. Quarles van Ufford, Axel (Pays-Bas).
- E. Vilain, Calais,
- Tonnens, Bordeaux. .
- Lapi Arnolfo, Santa. Croce sulFArno (Italia). Jacopo Bartoletti. Santa Croce sull’Arno (Italia). J. Nordschild, Francfort.
- Pagni Giovanni, Santa Croce sull’Arno (Italia).
- FI. Baudry, Bléré.
- Je pense à vous, ma femme et mes enfants, jamais ma pensée n’a été aussi élevée.
- Je me crois grand homme. — Legrix. Vire.
- Dr Giacomo, Guetta (Venise).
- H.-S, Reeson, London.
- Marie et Marcel Le Grand. Fécamp.
- M. et Mme H. Douze, Boulogne-sur-Mer.
- Je suis navrée de ne pouvoir .monter à la troisième plate-forme à cause de la grande foule. — Alice Dormoy, lticey-Bas (Aube).
- Albert Gomand, aux Riceys (Aube).
- A. Stamminger, Berne.
- Mme Fasquel, Calais.
- Louis Venelle, Calais.
- Louis et Marguerite Gérard, Nancy.
- A. Sarrus, Paris.
- Cayetano Grases Fabres, Paris.
- Céline et Henri Chatagné, Puteaux.
- José Miquel, Plaquer, Paris. _
- Ramon Blanche Comp., Paris.
- Piétri. capitaine au 37e d’infanterie, Sente des Hauts-Tillets (Sèvres).
- El Requete de Jativa, Valencia (Espagne). Blanche Lehmann, Paris.
- Edmond Klein, Sarreguemines.
- Warzée, André, Bruxelles.
- Warzée, Alphonse, Iglesias (Sardagne). Herreman, Cisca. Paris.
- Raparlier. Bruxelles.
- Mme A. Nicol, Roubaix (Nord).
- Pasenal Sabater, Espagne Valencia (Livia). Joaquin Carreva, Espagne Valencia (Livia). Miguel Snbater, Espagne Valencia (Livia).
- J. A Lenis, Victoria (Australia).
- Cette Tour Eiffel m’effraie, il me semble que Ton est dans un autre monde. — Louis Muer.
- Georges Wittich, Paris.
- Eugène Bulteau-Grymonprez, Théophile Desbonnets, Mme Théophile Desbonnets, Roubaix.
- M. et Mme Walter-Stacy, Newgate (London).
- ' Fernand Sprony, lieutenant au 79e, Paris. Espanana Valencia Villa, Vimete Samlin.
- Legras, Châteaudun.
- Mme V.erini, Paris.
- MM. George M. Moïse. Boston, V. S. A.
- M. et Mme Charles Morren, Paris.
- M. Guillaume Mertens, Tirlemont, Belgique.
- M. et Mme Semât, du sud du département d’Alger (Djelfa).
- Louis Rupop,Saô Paulo (Brésil).
- C. my de Ronde, Londres.
- Georges Ruche Cadenet.
- Eugène Delhaye-Grivegnée, Verviers.
- G. -F. Broad, England.
- M. et Mme Jules Fouque, Aix (Provence).
- Cari Ivirsten, Leipzig.
- Martin Weber, Leipzig.
- José S. Estival, Valladolid.
- Jules Pillet, Paris.
- Edouard Halricli et fils, Lima (Pérou).
- M. et Mme Grenier, Louvain (Belgique).
- Hébrard, Paris.
- Monot, Bellegarde-s.-Valserine.
- Bathurt, Benesse-Maremne (Landes).
- John Landin, ingénieur, Stockholm.
- Blache, Bourg-Argental (Loire).
- Bonnerie, Annecy (Haute-Savoie).
- Killienne Warnon, Paris.
- Adelin Baudart, Saint-Servais-lez-Namur.
- Romain Neuville, Saint-Servais-lez-Namur. Pingeot, Emilien. Paris.
- Jules Mesnard, Paris.
- Favre, Alaurice, Aix-les-Bains (Savoie).
- Julian Carbonnell y Sol, Valencia (Espana).
- R. Marahini, Madrid.
- Chèry, Le Puy (Haute-Loire).
- Renaud fils, Gagny (Seine-etOise).
- Fléloïse et J. Sénécal, Raincv (Seine-et-Marne). Achille Bodarf, Flohimont (Ardennes).
- Guilland. Pierre, Aix-les-Bains (Savoie).
- Bosson, Louis, Aix-les-Bains (Savoie).
- Chapuis, .J.-Baptiste, Aix-les-Bains (Savoie). Bachelaud, François, Aix-les-Bains (Savoie).
- E. Movsen. officier d’administration des hôpitaux militaires de Tunisie, à Tunis.
- Erstafiest. Pétersbourg.
- E. Lemoine, Saint-James (Manche).
- Sur la tour Eiffel, où il y a tant de choses,
- 11 manque un rosier, il manque des roses.
- Paul-Henry Plantier, Lisbonne (Portugal).
- Maria-Augusta Boxdalta Pinheira, Lisbonne (Portugal).
- Elvira-Angela Cannas, Lisbôa.
- Frankstitchens. Gravesend, Flngland.
- Mme Alice Danton, Lyon.
- M. et Mme Gandel, Lorèze.
- AI. et Mme Goussard, Bourges (Cher). Marie-Louise et Marthe Goussard, Bourges (Cher). AI. Berthier, Bourges (Cher).
- Veuve Bittner, Nancy (Aleurthe-et-Moselle). Victor Bittner, Nancy (Aleurthe-et-Moselle). Alanuel Zavazaga, capitaine du génie de l’armée espagnole, Madrid.
- Félix Rodriguez y Rojaz, estudiante, Madrid.
- AI. J.-C, Day, Mme et Ailles Day, Iiastford Etats-Unis d’Amérique.
- W.-H. Haskins, Pontypool (Angleterre).
- Aime Jean-Baptiste Noble, Alarseille.
- E. Harlius, Pontypool (England).
- Richard W. AVollen, Pontypool (Angleterre). Alonfray, Antoine, Saint-Etienne), Loire. Hermann Hittger, Hamburg.
- L. Baix, Alichaux, Mons (Belgique).
- Ë. Armand, lieutenant de cavalerie, Constantine. Georges de Labruyère, Paris.
- Georges et Andrée de Labruyère, Paris.
- Edward Stanley Seaton, Fishponds, Bristol (An-gleterre.
- Herbert Seatord, Bristol (Agleterre).
- Jules et Aime S. Pierrenoud, Cernier (Suisse).
- J. Lambert.
- Al. et Aime Alonard, Marseille.
- Bolcher, sous-lieutenant au 7e cuirassiers, Sainte-Alenehould,
- AI. et Aime Bourges, Louée (Sarthe).
- Brunei, Baume-de-Transit (Drôme).
- S. Dalherg, Hollande.
- Adolf Bleichert, Leipzig.
- J. Rocillo, Santona, Espagne.
- Valesiano S. Valpuerto, Burgos (Espagne).
- N. Leriche, Pau.
- AL et Aime et Aille Roche, Alarseille.
- Bonnefoy et Albert Bonnefoy, Le Tremblois (Haute-Saône).
- A. Banon, Toulon.
- C. Girard, Toulon.
- Ve Jules Roux, Toulon.
- Poulain Debisschop, Lille.
- A. Delaporte, Paris.
- P.-Ë. Girardot, sous-lieutenant au 132e, Reims. Georges Hermang, Nantes.
- E. Croilet. Saint-Denis (Seine).
- Aime Alehnar, Paris.
- Baronne de Heeckeren d’Anthès, Obersulz (Hau-te-Alsace).
- Emile Fortin, Rouen.
- Eug. Fortin. Tours.
- A. Pascal, 2e maître mécanicien à bord du Du-guesclin (escadre de la Aléditerranée).
- Emile Echherm, Arth (Suisse).
- Gideon Ileymann, Berlin.
- L. Dischier, Bâle.
- Aime Anna Dischier, Bâle.
- L. Dischier, Paris.
- Alphonsine Dischier, Suresnes.
- L. Eugène Colin. Berlin.
- V. Jules Soutoul, Toureille.
- Lasalle, Saint-Pierre (Gard).
- Aime et Aille J. Hafft, Bordeaux.
- An aïs, Paris.
- Alaurice Aleuriot, Gard.
- Henri Soutoul, Lasale (Gard).
- Aime .T. Déchamps.
- Aime Gaepp, Boulogne.
- Bruno Lanel, Paris.
- Emile Alerlen, Dunkerque.
- C. Denex, Bois-Colombes.
- Aime Thomas, Bois-Colombes.
- Paul Labat, Bagnères-de-Bigorre.
- Henri Vergez, à Tarbes.
- Gustave-Alice-AIarie Nocard, Paris.
- Léon Gibert, ATllefort (Lozère).
- Alaximilian Haas, AATien,
- August John, Cracowie.
- Rodolph Ronach, Wien.
- ATadimir Ivubert, Rokzany.
- AI. Breton. Jules. Joncquières (Vaucluse).
- Arsène Conard, Pont-Audempr (Eure).
- Fauquet, F’élix, Joncquières (Araucluse).
- AVallace J. Davis, London.
- Adalbert Bochler, Sedan.
- J.-B. et Adrienne Esnard. Nouvelle-Orléans (Amérique).
- Aime Beaudrier, Genève.
- Louise Leuba, Genève.
- Salvador Eibet, Francisco Capdeville, Alarcelius Pons, Narciso Sabat, D. Vie, AT. Alerio, E. Fave, Barcelona.
- AI. et Aille Demuth, Edgbaston (Birmingham). Rawdon Regenald Poole, Boisguillaume, Rouen (Seine-Inférieure).
- Koelner. L.-C., Cologne.
- Aise du Saillant et Guy du Saillant, Poissy.
- Le capitaine Villard, abonné depuis dix-huit ans.
- Sorin, Epinay.
- Barille.
- C.-Th. Soiemen, Danemarck.
- J. Choulet, viticulteur, Blida (Algérie).
- II. Prydy, chef de bureau, Norvège.
- Th. Prydy, capitaine, Norvège.
- S. Prydy, avocat, Norvège.
- Léon Saule t, Paris.
- AI. et Aime E. Bâillon, Bordeaux.
- Emile Couston, Vienne.
- A. Roche, Salon (Bouches-du-Rhône).
- Henri Alouchés, Marennes (Charente-Inférieure). J. et Alaria Aleunier, Salleles d’Aude.
- Jeanne Azibert, Carcassonne.
- Lucien Bernheim, Alulhouse (Alsace).
- Sylvain Bernheim, Pefastadt (Alsace).
- Fernando Bossuet, San Sébastian.
- Celestina Cigoraga, San Sébastian.
- Ramon Zabala, San Sébastian.
- Al. et Aime Parenteau, Bordeaux.
- M. Bazannery, Mézières-sur-Issoire (Haute-Vienne) .
- Aime Z. Sabathé, Paris.
- M. Mme et Aille Fradet, Vierzon.
- J’ai beau gratter ma lyre,
- Vrai, je ne sais qu’écrire.
- * Hardy, Paris.
- L. Grangaud, Puy-St-Martin (Drôme).
- De Cazès, Tunis (Tunisie).
- Hector, Edgard et Gustave Cattani, au Caire. Alfred Ramel, au Caire.
- Tout à travers. — Comte Paul de la Forêt, Divonne.
- M. et Aime Gustave Sallaz, Turin.
- J. Cordeiro de Sousa, Lisbonne (Portugal). Auguste Lenoble, Dijon (Côte-d’Or).
- Léon Rebeilleau, Brezé (Maine-et-Loire).
- Mme Richard et Cousin, Nice.
- Henri Londie, capitaine d’artillerie.
- Quoique poète, mes observations n’ont jamais monté si haut. — E. Ponvopin.
- Emar Dan, Danemark.
- Quilici et sa famille, Bonifacio (Corse).
- Baux fils et son épouse, Cette.
- L. Donat, lieutenant de cavalerie, Alostaganem (Algérie).
- Georges Richert, Aix-en-Provence.
- Gaston de Boecher, Hazebrouck (Nord).
- Jules Collinot, Saint-Nazaire.
- Eugène Renault, Tours.
- Paul Rochard, Paris.
- Nicolas Vallas, Paris.
- Léontine Rebeilleau. Brézé (Alaine-et-Loire). Joseph Ghirardi, Pignans (Var).
- L. de Blonay, capitaine-adjudant, bataillon d’infanterie 16, Lausanne.
- Pablo Bruguès, Barcelone (Espagne).
- César Cousin, Vence.
- De Alachotkin, Nicolas, colonel, Paris.
- Kleimitz, Eugène, Paris.
- Banrillo Angelini, Paris.
- Antoine Girelli, Paris.
- Pernot, Bayeux.
- Aime Pourquery, Paris.
- Aille L. Alaillet, Bagas (Gironde).
- Lebiboul, Félix, Rochefort.
- Alarie et Joséphine Bigot, Avignon.
- Alichel Joseph, Arles.
- A. Lamon, Lvon.
- Alaria et J. Bacharde, Porto (Portugal).
- AI. et Aime Frédéric Calas, Béziers (Hérault).
- II. Gustler. Ileicheustein, C.-p.-AV., Utiza, Wal-denhurg. Silésie.
- Aime de Pelsemacker, Roubaix.
- Valentine Copin, Péronne (Somme).
- Ernest Fietze. Breslau.
- A. Lamarrez, Alortagne (Orne).
- Georges Douté. Reims.
- F. Barbier, Nantes.
- G. Lefèvre. Paris.
- Emile-Gaston Rome, Brise (Corrèze).
- Ch. et Emile Klein, Namur.
- E. Haudy, Fonteinebleau.
- AL et Aime J. Baer, Londres.
- N. Pascalini, Constantinople.
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- 6
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- P. Jannide, Constantinople.
- Léon Bazinet, capitaine au 15e régiment-d’infante-rie.
- Louis et Louise Bougas, Jupilles (Sarthe).
- Emile Favre, Suisse.
- Louis Kaiser, Paris.
- D1' Gustave Rooth.
- Louis Guilletmot, Stockholm.
- Alphonse et Mme Mauchien, Alais.
- Pineiro Bezanille, Paris.
- Emile Morin, St-Àubin (Loiret).
- Yictorine, Jules Yaléri et fils, Nice.
- John Marsh, London.
- F. De Bruyne, Audenarde (Belgique).
- Léon Yerleyen, Audenarde (Belgique).
- J. Remuera' d’Élime, Paris.
- Ernest Lallemand, Genève.
- Dr Jacintho H. Dutra, Rio de Janeiro.
- Sales, Madrid.
- Marine Tabuyes, San Sébastian.
- Tour Eiffel, au Figaro On ne peut crier haro ;
- Plus d’un se croit un héros Qui là-haut semble un zéro.
- A. Schvvob.
- Mme L. Schwob.
- Mme Coutelle, Le Mans.
- Hommage au génie français. — Edouard José, Italien.
- Alexandre Charlotte, Caumont-L’Eventé (Calvados).
- Princesse Wiusemsky, Paris.
- Lydie de Fircehim, Paris.
- A. Bourgine, Paris.
- Arthur Philips, Termonde (Belgique).
- Enrich Nello, Barcelona.
- Juan Crespè, Barcelona.
- J. Godfryd, Yarsovie.
- José Jofré, Barcelona.
- Broussair, étudiant en droit, Bayonne.
- M. Léonidas Treite, avocat à Moscou (Russie). M. et Mme Blondel, Mlle Madeleine Jouanisson, Aubusson (Creuse).
- Eugène, Henriette et Marie Impipe, Paris. Adolphe Roonfeld-Frexler.
- Coolen, Gustave, Saint-Martin-au-Laërt (Pas-de-Calais). *
- 15 OCTOBKE
- A. Bordeaux, Paris.
- Léon Minebois, à Quercamps (Pas-de-Calais). Eugène Peyrissac, Cahors (Lot).
- Justin Bartholomé, Liège (Belgique).
- L. Samuel, Neuf-Brisach (Alsace).
- Stanislaw Krzyzanowski, architect, Posen.
- A. Butor, commissaire de surveillance administrative, gare de Nancy.
- Fleury, Sedan.
- Avec deux enfants curieuses de connaître les splendides visions de la Tour Eiffel, je suis monté pour mieux voir de Paris, les splendeurs enchantées. — Lescure, Paris.
- Léonie Sartel. Paris.
- Marie Yisot, Paris.
- IT.-C. Kesterbach, Bordeaux.
- Louis Bigay, Saône-et-Loire.
- Louis Gaudry, Bourg (Ain).
- Du haut de la Tour Eiffel,
- De Paris j’admire les beautés;
- Il faudrait avoir des ailes Pour voir tout à volonté.
- Alfred Leblond, Orchies (Nord).
- Comte de Grandeffe, Neuilly-sur-Seine.
- Le capitaine et Mme üelachaux, Paris.
- Adrien Savary, Faouët (Morbihan).
- Fernand Chauchat, Troyes.
- Henri Schillemans, ingénieur civil, Paris.
- Juan B. Fauro, Barcelona.
- Gibier Elisée, Troyes.
- A. Barrère, Charente.
- C. Herle. Forêt-Noire, Bade.
- Mme Achille Gérin, Paris.
- Mme Zenide, Donitsch.
- Octavie Hodoyer, Russie méridionale.
- E. Phocas, Marseille.
- Bruno Chaves, Brésil.
- Docteur Gonçalves, Ramos, Brésil.
- Docteur Antoine José da Centro. Brasil.
- Vasseur Alphonse, à Luzancy, Seine-et-Marne. Joseph Canu, curé, à Luzancy, Seine-et-Marne.
- Heureux celui qui peut, étant à neuf cents pieds, Contempler les fourmis qui circulent à ses pieds. L’ascension est facile car l’ascenseur est doux. — Louis et Berthe Gallix, Tournon-sur-Rhône (Ardèche;.
- Natalie Polonowski, Moscou, Russie.
- Louise Billière, Hélène Gazais, Jeanne Cazals, Joseph Viruette, de Béziers.
- M. et Mme Roumat, percepteur, Entrevaux.
- Mme Marie Gaudry. Bourg, Ain.
- Louis Gaudry, Bourg.
- A. Moreau, Havre.
- J.-C. Jay, Belfort.
- Pierre de Ivaruff.
- Béchameille, Angoulême, Charente.
- A. Michaut, Paris.
- Mme Brav, Clam art.
- Mme Michaut, Paris.
- Mme veuve Ledeuil, Paris.
- Langlais, Louis, soldat au 117e de ligne. Mans (Sarthe).
- L. Petit, curé de Mendes, et son vicaire.
- Jeanne Mavie, Nancy.
- Anna Courrèges, Paris.
- M. et Mme Poncet, Paris.
- Dumartin, Paris.
- Gustave Girot, Belfort (Haut-Rhin).
- A. Moneglia, soldat au 118e.
- J. Gillot, Belfort.
- Henri Lestrier, de Greneta.
- M. et Mme Detz, Abbeville (Somme).
- Fred. Reckenzaun, New-York, U. S. A.
- Emma Reckenzaun, New-York City.
- M. Lay, Ferdinand, Biénod-les-Toul.
- Rome, Paris.
- Berthe Moreau, Auxerre.
- Henri Bourse fils, Paris.
- Georges Froehlich, Paris.
- Gustave Ileullant, château d’Argeronne, la Haye-Malherbe (Eure).
- Riamir Mouchard, à la vallée de Montaure, Eure.
- Aubert.
- Felice Jauser, Novara, Italia.
- François Froehlich, Danzig.
- A. Petter del et Mahluiller, Danzig. Hubert-Jacques Custin, Meurthe-et-Moselle. Manail José de Paula Guimarâes, Torres Yedras. Portugal.
- IL A. Lamothe, gouverneur des Iles St-Pierre et Miquelon, MM. de Lamothe et enfants. Mme Maria Régnault.
- Félix Belliard, Champlocé, Maine-et-Loire.
- Queiin Epinay,
- Claude-François Bidot, Seyssel, Haute-Savoie. Mme Gendron, Paris.
- Forgeais, Alphonse, Ghâteau-du-Loir (Sarthe). Alphonse Bellanger, Château-du-Loir (Sarthe). 'Louis Simon, Elberfeld.
- Ernil Rittersham, Barmen.
- Le comte d’Aragona Goetani Emmanuel.
- 16 OCTOBRE
- Miicent, Anceins (Orne),
- Mme Beillard, Noisy-le-Sec (Seine).
- Lucienne Billet. Nancy.
- Léon Salmon," Nancy.
- Albert Chauvet, conseiller municipal, Saint-Ju-lien-le-Faucon (Calvados).
- Amable Falluel, Beauvais (Oise).
- Alfred Cartuyvels, notaire, Braives (Belgique). Cécile Cartuyvels, Braives.
- Mme et M. Bourdon, lieutenant, Grenoble. Eugène Luc, Argelès.
- Eugène Lévy, Bruxelles.
- L. Beaufort, Paris.
- George Pearson, Manchester.
- C.-E. Hill etLucy F. Munby, York.
- J. Cunliffe Owen, Copenhague.
- C. Rensener, Thanne (Suisse).
- Le capitaine et Mme Monet, Angers.
- Edmond Gaudry, Orléans.
- Ricois, Charenton.
- Mlle Amélie Vildieu, Paris.
- J. Descarpentries, Paris.
- J. Thevenin, Paris.
- Eugène Becli. Luxembourg.
- Dez mil marsilhés I mandat veire la Tour Eiffel today my turn. Un Marsilhés. — Pierre Blanqué.
- Ferdinand Silas, Vienne.
- Paul Rousseau, Paris.
- J. Bladin P. Rondeaux, Noyon (Oise).
- M. Grégory.
- H. FJacli, Bastia.
- Désiré Durante, Nice.
- Ferdinand, Paris.
- Biaise, Yilliers-sur-Morin (Seine-et-Marne). Gabrielle, marquise de Sauvan, Montélimar. Edouard Arlès Dufour, au château de Sauvan (Drôme).
- L. Coumes, conseiller général, Bayon (Meurthe-et-Moselle).
- Haupt, Bayon (Meurthe-et-Moselle).
- Becker, Nancy.
- Eugénie Bordy, Pont-de-Roide (Doubs).
- Edmond Barragon, Forges-les-eaux.
- Jos Judels, Anvers.
- Gény, Paris.
- Delom, Paris.
- Léon Ricard, Plan-deTa-Tour (Var).
- Dr. H. Yssel de Scheppu, Gonda (Hollande!.
- Mme L. Fortuyn Droogleever, Gonda (Hollande). Mlle Jul. Win du Does de Bye, La Haye.
- Jules Daveluy, directeur dr Y Echo d’Ostende, Ostende (Belgique).
- Richard de Iveyser, Ostende.
- Mlle Emma van Ilercke, Ostende.
- Mme Jules Daveluy, Ostende.
- M. et Mme Fred. Rompel, Francfort-sur-mein. Sabine Raricy, Lyon.
- Mimie Séon, Saint-Barnabé.
- J. Legros, Bruxelles.
- Heuzé, capitaine au 25e chasseurs.
- Mme Hi-uzé, St-Mihiel.
- M. et Mlle Bertrand, St-Denis.
- G.-M. Yinauy, Paris.
- Donneley, Le Havre.
- Mme .Jutta Lorck, Copenhague (Danemark). Henning Hornemann, secrétaire général de Danemark à l’Exposition de 1889.
- S. de la Croix, Paris.
- Magdeleine Maquet, Paris.
- E. de la Croix, Paris.
- Joseph Candelou, Lanouvelle (Aude).
- Aristide Tournié, Coursan (Aude).
- Arthur Rombaut, Gand (Belgique).
- Wilh. Schulten, Elberfeld (Allemagne).
- A. Frye, Yilleneuve-la-Garenne.
- Rudolh Meddens, Groningen (Hollande).
- Héva Schmidt.
- Mme Olin, Paris.
- Louis Marc-Bouët, Genève.
- Pressard, architecte, Vannes (Morbihan).
- Edmond Pressard, sergent au 62e de ligne, Lorient.
- Malroux Théophile, industriel agricole, délégué ouvrier mécanicien du canton de Maurs (Cantal). Lelicure, Adolphe, Paris.
- Mundt Otto, Berlin.
- Ridley Sandeman, Stirlinq (Ecosse).
- William Cunningham, Stirlinq. . -John Craig, Ecosse.
- Charles et Henri Halieux, Sedan.
- Fernand Sevrin et Sevrin-Saulnier, à Château-Landon (Seine-et-Marne).
- François-Degrand, Rouen.
- Mme A.ngelier et son fils, Chambéry (Savoie). Warmodt et ses trois enfants, Paris.
- Numa Garnache, aux Gras (Doubs).
- Aleso Marjoribanh, Edinburgh.
- James Lyte, Edinburgh.
- M. et Mme Emile Salavert, Bourg-St-Andéol.
- Mlle Mathilde de Montclar, Avignon.
- Félix. Cousteix.
- Mme veuve Vilmez, Paris.
- M. Louis Gugnel, Ploermel (Morbihan).
- Théophile Marion, Plan-de-la-Tour (Yar).
- M. Braye, juge de paix, et Mme Ligny (Meuse). Lefay, brigadier d’octroi, Nantes.
- Pâquerette.
- Jules Bochter, Mulhouse.
- Al. Catherine, directeur du Nouvelliste de Lorient.
- M. et Mme Albert Davier, Elbeuf (Seine-Inférieure.
- Mme Cercueil, Dijon (Côte-d’Or),
- Castelar.
- M. et Mme Dannay-Binaut, Lille (Nord).
- M.-A. Ducourtial, Dim (Creuse).
- ‘Mlle Marthe Dupêchez (Guéret).
- Général G. de Kolzakotf, Saint-Pétersbourg.
- Sam. R. Atkins, Kingston on Thames.
- Duncan Mac Callum, Glasgow.
- M. et Mme Jos. Claasen.
- Ville Wilfert, Cologne.
- Jean et Jeanne Ruivet Meximieux, Ain.
- Ii. Ronignal.
- Ed. Jourdan, Paris.
- Eugénie’ Jourdan, Paris.
- Louise Rossignol, Paris.
- A. Devos, Paris.
- Louis Yandes Lindes, Bruxelles.
- Ch. Goupil, Rennes.
- François (Charles), Paris.
- V. Emmanuel Gerbot, Valence-sur-Rhône. Antoine Gerbet, Clérieux Drôme.
- Richard, Paris.
- E. Richard, Paris.
- Anna et Basile Dazo, de Sassi (Roumanie). Capitaine Mavrodi, de Sassi (Roumanie). Bernhard Gomperth, Amsterdam (Hollande).
- Ed. W. van Praalte, Amsterdam (Hollande). Clément Duehaut, Norroy (Meurthe-et-Moselle. Auguste Duehaut, Paris.
- L. Molière, de la Presse étrangère.
- M. C. Soutter, London.
- Mlle Marie Thésée, Lesneven (Finistère).
- A. Aubine, Rennes.
- P. Masure, Toulouse.
- F. Masure, Puteaux.
- Colonel Sébastiens, Lens.
- A. de Taillandier, France.
- E. de Taillandier.
- Nous trouvons un charme doublement élevé, ainsi isolés, au milieu de la foule qui nous entoure. — Léon Roliault.
- Berthe Rnhault.
- Célestine Caën, Paris.'
- E. Encillon, Vergaville (Lorraine allemande).
- (A Suivre).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 7
- V A RIÉT É
- L’Assistance publique
- . Si Ton parcourt, à TPIsplanade des Invalides, l’exposition du ministère de l’intérieur, et qu’on s’arrête devant le groupement des services de la direction de l’assistance publiques on a un tableau intéressant des progrès réalisés en faveur de l’enfance abandonnée.
- L’idée est excellente d’avoir réuni sous l’œil du visiteur tout ce qui. à travers les âges, a été tenté dans le but de protéger les enfants.
- C’est aux époques les plus anciennes que remontent les institutions destinées à recueillir les petits abandonnés et à détourner la fille-mère, pauvre ou dénaturée, de toute idée d’infanticide. On créa alors les « tours », dans le but de recevoir les enfants à la porte des établissements charitables. Déjà, du reste, on plaçait des berceaux à l’intérieur des porches des églises, où l’on pouvait déposer les nouveau-nés : celui de Notre-Dame de Paris exista même jusqu’en 1789.
- A quelle époque l’appareil mobile qui reçut le nom de « tour » fut-il importé en France ? On ne peut guère le préciser. Ce qu’on sait, c’est qu’il* parait avoir été inventé à Rome, où il était en usage depuis longtemps. C’est seulement en 1811 qu’un décret en prescrivit l’adoption pour tous les hospices dépositaires de France.
- A
- Par qui les enfants étaient-ils déposés dans ces tours? Presque toujours par leur _ mère. 'Mais il arrivait aussi que des gens faisaient métier de porter les enfants aux tours. On les appelaitl.es « meneurs ».
- C’étaient — hommes ou femmes — des individus qui parcouraient les campagnes pour recueillir — de hameau en hameau — les nouveau-nés que leur mère voulait abandonner et les porter, moyennant salaire, dans un hospice.
- Dans un rapport sur l’exposition du ministère de l’intérieur, que p'ublie le Journal officiel, on trouve la description suivante de ces « meneurs » :
- « Ils transportaient les malheureux enfants dans des paniers, hottes, caisses ou sur le bât d’un âne, souvent pendant plusieurs jours, sans soins, sans nourriture, et les déposaient morts ou mourants dans les tours.
- » Dans certains départements, les « meneurs « les apportaient en si grand nombre qu’il fallut établir des tours à deux ou quatre compartiments pour recevoir plusieurs enfants à la fois.
- « Une ordonnance du 20 juin 1842 a interdit cette odieuse spéculation et supprimé le commerce des « meneurs » ; néanmoins il subsiste encore dans deux ou trois départements.
- » On peut voir à l’Exposition : un bât d’âne d’un meneur de la Charente, un bissac de la Vienne, une hotte de la Iiaute-Marne, une boîte de la Vendée, des paniers du Cher, de la Loire, de Loir-et-Cher.
- » Quelques-uns de ces appareils sont malheureusement aussi utilisés pour le transport des enfants en nourrice dans quelques contrées. »
- Les tours ont été successivement supprimés à partir de 1846; l’uir des derniers qui aient été en usage en province est celui du Havre, faisant partie d’un établissement hospitalier qui ne disparut qu’en 1862.
- A Paris, le tour a été supprimé en 1864.
- Il y est devenu, en effet, absolument inutile : les admissions d’enfants _ abandonnés, comme le rappelle le rapport que j’ai cité tout à l’heure, se font aujourd’hui à bureau ouvert, jour et nuit, sans que l’administration, ainsique l’a décidé le Conseil général de la Seine qui règle le service, puisse subordonner la réception de l’enfant à la production d’aucun document.
- Le système actuel présente donc tous les avantages du tour et il n’en a pas les inconvénients, qui étaient nombreux ; les cadavres d’enfants tués par leur mère étaient déposés dans le tour, et la Police avait dù faire surveiller spécialement à cet effet la rue d'Enfer, où se trouve le Dépôt des Enfants-Assistés; des mères dénaturées ne déposaient l’enfant, même pendant la saison la plus rigoureuse, que dépouillé de tout vêtement, et l’enfant contractait pendant les quelques minutes de son séjour dans l’appareil, des maladies mortelles.
- ##
- Nous apprenons, par l’exposition de la Direc-
- tion de l’Assistance publique que l’enfant trouvé était autrefois revêtu d’un costume spécial dans certaines localités; il était en tout cas porteur d’un signe distinctif.
- La vitrine consacrée à l’assistance ancienne renferme de vieux registres d’inscription des enfants trouvés du Pas-de-Calais, de la Seine-Inférieure, du Gers, du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire, des Deux-Sèvres; des cartes .personnelles employées pour les enfants assistés avant les carnets, vers 1840, dans les Deux-Sèvres, et une importante et curieuse collection de diverses marques d’identité, telles que des boucles d’oreilles d’argent avec numéro matricule des plombs avec numéro matricule et cordon scellés, des colliers en or avec médailles numérotées; enfin, des marques de reconnaissance déposées par les parents.
- On éprouve une vive impression de tristesse en voyant les lits dans lesquels on couchait jadis les enfants assistés. Dans presque tous les hospices, ces lits étaient pour deux, trois et même quatre enfants. Un lit en bois, ayant la forme d’un tiroir, était utilisé il y a un siècle dans l’hospice de Draguignan ;• il pouvait contenir neuf ou dix enfants.
- Plus loin, sont exposés les divers, procédés d’emmaillotementjdans les provinces à diverses époques. Les biberons viennent ensuite. .Puis, ce sont les berceaux, dont les formes varient à l’infini; la grande majorité sont mobiles, l’habitude de bercer les enfants, si vivement combattue aujourd’hui, étant presque universelle dans les campagnes françaises.
- Combien il est triste de constater l’ingéniosité apportée par certaines femmes à se débarrasser de la surveillance des enfants ! Les pra- ’ cédés sont ici aussi nombreux que sauvages, et la plupart sont représentés à l’Exposition. Le, c’est un bébé du Poitou accroché à un clou j ar des lisières ; là, un petit Basque suspendu dur s un sac; plus loin, on voit des troncs d*arlre évidés, des caisses étroites, des gaines de paille ou de jonc, dans lesquels on plante les enfants debout en Gascogne, Guyenne, Normandie Poitou, Comtat-Venaissin, Charente-Inférieure, etc.; enfin, dans Indre-et-Loire, on se servait de bergères, affreux chevalets obliques sur lesquels! on fixait les malheureux enfants comme sur un appareil de torture.
- Dans quelques endroits, on plaçait à travers' des chambres, à une certaine hauteur, une tringle de bois sur laquelle courait une roulette comme sur un rail; à cette roulette était suspendu par une corfce un crochet de bois auquel on attachait les lisières des bébés, qui pouvaient ainsi aller et venir en avant et en arrière, les pieds seuls touchant terre, soutenus par la roulette qui avançait avec eux.
- Enfin, d’un bout à l’autre de la France on se servait de tourniquets, c’est-à-dire d’appareils formés d’un axe en bois vertical mobile, pivotant entre la planche et le plafond et munis d’une potence horizontale supportant l’enfant, de telle sorte que celui-ci pouvait tourner en cercle comme un cheval attelé au manège.
- Passons maitenant à l’assistance moderne :
- Elle s’adresse à la fois aux enfants assistés et aux enfants protégés.
- Les premiers étaient en France, au 31 décembre 1887, au nombre de 125,862, comprenant 84,023 pupilles hospitaliers, dont 50,023 au-dessous de douze ans, et 33,995 de douze à vingt-et-un ans, et 41,839 enfants secourus temporairement; les seconds sont tous les enfants âgés de moins de deux ans placés., moyennant salaire, en nourrice, en sevrage ou en garde, hors du domicile dé leurs parents, et qui deviennent, par ce fait, l’objet d’une surveillance de l’autorité publique, ayant pour but de protéger leur vie et leur santé.
- Voici des renseignements que j’emprunte encore au rapport publié par le Journal Officiel :
- « Le tarif du Service des enfants assistés pour une année déterminée montre avec quelle sollicitude on s’occupe aujourd’hui de ces enfants.
- « Pour 1889, le salaire des nourrices, pour les pupilles de un jour à douze mois, est de 19o fr. 24 c. en moyenne par an, 16 fr. 27 par mois, et la layette de 32 fr. 49 dans les départements. Seine non comprise; d’autre part, la moyenne du tarif pour l’élevage au sein dans quinze départements, y compris
- celui de la Seine, est de 280 fr, par an, soit 23 fr. 33 par mois.
- « Les pupilles de un à cinq ans coûtent en moyenne 124 fr. 77 par an, 10 fr.40 par mois, et leur vêture 23 fr. 81 pour ceux de cinq à treize ans ; la pension est en moyenne de 98 fr. 51 par an, 8 fr. 21 par mois, et la vêture revient à 34- fr. 06.
- « Un crédit de 1,045,000 fr. est inscrit au chapitre 27 du budget du Ministère de l’Intérieur poulies dépenses du Service des Enfants assistés (dépenses intérieures et frais d’inspection et de surveillance). »
- L’ensemble des crédits votés par les Conseils généraux pour le service de protection était de 328,089 fr. en 1877 ; il s’est élevé progressivement chaque année ; il est, pour 1889, de 1 million 644,481 fr. 90.
- Bien entendu, ajoute le chroniqueur du Petit Parisien, je ne puis entrer dans tous les détails de l’exposition de l’Assistance publique. Que d’heureuses innovations pourtant seraient à signaler. J’ai remarqué au passage les diplômes et médailles décernés par le gouvernement aux médecins et aux nourrices qui se sont fait remarquer par leur dévouement. Il y a aussi des plans de crèches, d’asiles et d’hospices témoignant d’efforts faits de divers côtés pour améliorer les conditions de l’hospitalisation. Notons, en passant, des modèles de « couveuses » qui, grâce à la constance de leur température, permettent, dans les hôpitaux d’accouchement, de sauver la vie d’un grand nombre d’enfants débiles ou venus avant terme.
- A la vérité, on se trouve heureusement surpris de voir tout- ce qui a été fait en faveur de l’enfance depuis vingt ans.
- Il reste encore beaucoup à faire, certes. Mais les efforts ne s’arrêtent pas. La République s’efforce, comme le dit très bien le rapport publié par le Journal officiel, d’acquitter, en ce qui concerne la protection des enfants, une dette sacrée : ce n’est pas là sa moindre gloire.
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- LA BOURSE
- La semaine fin ut assez bien, grâce à quelques achats du comptant qui encouragent un peu la spéculation. Néanmoins les affaires sont encore dépourvues d’activité. Le 3 0j0 monte à 87 52 et ferme à 87 45. L’Amortissable est à 90 72, le 4 R2 à 105 60.
- L’Italien s’est relevé à 94 02, l’Extérieure espagnole s’avance à 75 5/16, l’Egypte à 469 88, le Hongrois à 86 9[32, le Russe 1880 à 94 3[8, le Turc à 17 20. C’est dire que la reprise bénéficie à tons les fonds étrangers.
- La Banque de France reste à 4215, la Banque de Paris à 862 50. Le Crédit foncier à 1313 75. Le Lyon monte à 1378 75. Le Lyon monte à 1378 75, le Nord est très ferme à 1777 50. Le Suez, dont les recettes sont toujours médiocres, reste pourtant à 2330.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent' d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte [es danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidüia; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur .gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des.Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement, de mains d’un effet très original, qu’èxé-cutent les danseurs au repos.
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- 2* Série. — N° 159.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mardi 22 Octobre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour W ade, Blomfield Uouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de ïExposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de Y Exploitation).
- i 'H ' PUJ.J.' ^ ' —1». ,. ''"ÉT—1—«—— — . - l1"—*T—"P*
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière Heure. — Echos. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Annonces et Réclames.
- Voir à la Ie page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
- LA PASSERELLE ET LE PONT DE L’ALMA.
- CHRONIQUE
- Ceux qui n’ont pas encore vu l’Esplanade n’y trouveront plus que la place où étaient les Annamites et les Sénégalais.
- Ces braves indigènes, qui commençaient à gre-
- lotter, sont partis avant-hier matin, et hier, ils se sont embarqués sur des paquebots qui doivent les rapatrier.
- Un de nos confrères du Radical, qui a assisté à ce départ, dit qu’à ce moment la place du marché de Hanoï semblait transformée.
- « A midi encore, les indigènes n’avaient fait aucun préparatif, mais la joie éclatait sur le visage des petits Tonkinois. A cinq heures, tous avaient fait leurs malles qui encombraient le village.
- « De place en place, devant les cases, brû-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- laient ces longues allumettes de bois de santal, dont le parfum offert en offrande aux dieux devait assurer une bonne traversée aux voyageurs.
- « Ceux-ci s’en retournent chez eux tout pleins du souvenir des merveilles qu’ils ont vues. Ils emportent même une certaine quantité de marchandises françaises inconnues au Tonkin et avec lesquelles ils se proposent d’émerveiller leurs compatriotes.
- C’est •YI. Yiterbo, leur directeur, qui leur a donné cette heureuse idée, les rendant ainsi par eux-mêmes, les propagateurs de notre industrie au Tonkin.
- « Déjà chaque ouvrier tonkinois, brodeur, décorateur, sculpteur, avait été conduit, aux jours de repos, dans les classes de l’Exposition inté-^JêssanS ,#oïi industrie, et îl avait pu en faire une longue étude. Aussi, lorsque M. Ilenrique, commissaire général de l’Exposition, a fixé sur la poitrine de chacun d’eux la médaille commémorative de leur participation à notre grand concours, ont-ils laissé éclater toute leur reconnaissance pour les bienfaits qu’ils ont reçus de notre civilisation .
- « La distribution solennelle que nous avions annoncée a eu lieu dans le cabinet du commissaire général, où sont entrés par escouade d’abord les Sénégalais, puis les Annamites, La médaille commémorative de l’exposition coloniale est en nickel, à peu près de la grosseur d’une pièce de cent sous. Elle porte sur la face un profil de jeune fille coiffée du fconnet phrygien et le front lauré, qüd symbolise la République. Sur le revers est en esærgue l'inscription commémorative : Souvenir dé l’Exposition 1889, Au centre, est gravé le nom du titulaire de la médaille.
- « En même temps qu’il leur remettait «ssetÿe rpé-dnille, M. Ilenrique a fait aux Sénégalais, qui n’ont pas reçu, comme les Annamites, un salaire d’ouvriers, mais bien une prime modique, la distribution de quelques cadeaux. Il a commencé cette opération en donnant des jouets au petit Sénégalais que l’on a remarqué souvent à l’Esplanade. Aux femmes, il a remis de la soie pour faire des foulards de tête, et à chacune une montre, portant, leur nom. Aux hommes, il a donné des fusils. Ceux-ci ont témoigné de la joie la plus vive en recevant leur arme : « Vive la France! » criaient-ils.
- « Hier matin, quand la train s’est ébranlé, ils ont longtemps fait des signaux d’adieux aux personnes du commissariat qui les avaient accompagnés à la gare.
- « Il ne reste maintenant à la section coloniale que les acteurs du théâtre annamite, les bonzes de la pagode et quelques coolies. »
- On n’accusera pas au moins les journalistes d’avoir trop banqueté pendant l’Exposition !
- Nous sommes peut-être la seule corporation qui n’ait pas festoyé pendant les six mois de réjouissances internationales qui vont être écoulés.
- Certes, nous avons assisté à pas mal d’agapes de toutes sortes, à une multitude de banquets dé congrès, et autres, mais là, nous étions de « corvée », pour ainsi dire, et nous effleurions les mets d’une lèvre distraite, tandis que, le calepin glissé à moitié sous l’assiette et le crayon à la main, nous prenions des notes hâtives sur les personnages présents et sur les interminables toasts portés à la prospérité de la France.
- Bref, c’était toujours du travail, et Dieu sait quels labeurs l’Exposition nous a imposés!
- Il était bien juste que, pour clore la série des dîners... des autres, nous dînions une fois ensemble et pour nous.
- C’est ce que nous ferons très simplement et très cordialement samedi prochain, 26 octobre, à sept heures du soir, au cercle des journalistes, i, boulevard Montmartre.
- La souscription qui est de 6 fr. 50 (on ne dira pas que nous faisons des folies !) sera reçue, soit au Pavillon de la Presse, à l’Exposi-tiou, soit au Cercle. Nos confrères de la presse seront les bienvenus.
- Mais je vois d’ici l’étonnement peint sur quelques visages. Comment ce dîner ne se fait-il pas au pavillon de la Presse?
- Par l’excellente raison que dans ce pavillon nous ne sommes plus chez nous, mais chez un limonadier arrogant et infidèle à ses engagements qui a semblé nous dire :
- La maison est à moi* c’est à vous <3fen sorti#;
- Nous en sortons, du moins pour ce dîner, heureux de lui faire la nique et de lui répéter avec une légère nuance de funambule; « Tu ne nous auras pas, Nicolas ! reste dans ta limonade. » F.-L.
- En raison de la mort de S. M. le roi de Portugal, le bal qui devait avoir lieu au palais de l’Elysée, le jeudi 24 octobre, et auquel M. le Président de la République et Mme Carnot avaient invité la seconde série des exposants récompensés, est ajourné.
- La date à laquelle ce bal aura lieu, sera, portée par la voie des journaux à la connaissance des invités, dès que le jour des obsèques de S. M. Dom Luis aura été fixé.
- DERNIÈRE HEURE
- La Fête Paris-Anvers
- La fête de Paris-Anvers a continué hier avec le même éclat que la veille. Dans la journée une grande kermesse enfantine a eu lieu et défait plaisir de voir l’animation du bal d’enfants qui se tenait devant le grand théâtre. Sur la scène avait pris place un orchestre monstre, dirigé par M. Thibaut, et les charmants bébés ‘n’ont quitté la danse qu’à la nuit tombante.
- Le soir, le programme de la fête a été le même que celui de samedi. L’affluence des visiteurs a été considérable et les boutiques tenues par de jeunes et jolies vendeuses ont été assiégées pendant toute la soirée. Les recettes ont été excellentes et les malheureuses victimes de la catastrophe d’Anvers trouveront dans les résultats de ces fêtes un grand soulagement à leur malheur.
- Liste supplémentaire
- Le Journal officiel d’hier dimanche publie en supplément « la liste des récompenses décernées aux collaborateurs » de l’Exposition universelle.
- Cette liste ne comprend pas moins de 38 pages à 3 colonnes, avec une moyenne de 65 noms par colonne, soit un total de 7,500 collaborateurs récompensés.
- Ce supplément est précédé des.avis suivants :
- Pour les classes 1, 2, 3, 4 et 5 du groupe 3 (beaux-arts), il n’existe pas de collaborateurs.
- Les listes des collaborateurs de la classe 5 bis et des sections de l’économie sociale ont paru dans le Journal officiel du 30 septembre 1889.
- Les noms des collaborateurs récompensés sont suivis ou bien de l’indication du poste occupé dans les ministères ou les administrations publiques ou bien d’une mention ainsi libellée : de la maison...
- Les récompenses aux collaborateurs comprennent des médailles d’or, d’argent, de bronze et des mentions honorables.
- M. Carnot
- Le président de la République s’est rendu hier matin à l’Exposition où il est resté de dix heures à midi.
- Dons étrangers
- Les comités du Danemark, de la Norvège, de
- la Nouvelle-Zélande, du Portugal et de la Roumanie viennent de faire don au gouvernement des importantes collections commerciales, etno-graphiques et scientifiques qui figuraient dans leur section.
- ---♦--
- ECHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 240.461
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée ;
- 1er étage.................. 9.946
- Du leï au 2me.............. 4.432
- 2e étage direct.......... 2.304
- Du 2e étage au sommet... 3.466
- En tout............... 20.148
- USbs hôtes
- L’archiduc Jean d’Autriche est arrivé hier soir à Paris et s’est installé pour quelques jours à l’hôtel Bellevue.
- Il voyage dans le plus strict incognito, sous le nom de comte de Orth.
- L’archiduc a trente-huit ans. Grand, brun, portant toute sa barbe, la physionomie des plus fines et des plus sympathiques, il parle admirablement le français.
- Sa première visite a été pour. l’Exposition. Dans la soirée, il était à la fête de Paris-Anvers, au palais de l’Industrie.
- Une innovation
- La Tour Eiffel a avancé d’une heure le moment de son embrasement. C’est à neuf heures que les feux de bengale se sont allumés hier soir dans la gigantesque charpente de fer.
- Au Ministère du Commerce
- Le Président du conseil et Mme Tirard donneront mercredi prochain, au ministère du commerce, une soirée musicale sur invitations personnelles.
- Trains de plaisir
- La compagnie des chemins de fer de l’Est, dans le but de faciliter la visite de l’Exposition universelle, mettra en marche sur Paris, dimanche prochain 27 octobre, deux trains spéciaux à prix très réduits et composés de voitures de 3e classe seulement, l’un au départ de Troyes, l’autre au départ de Reims et de Chàlons. Le retour aura lieu le même jour.
- Sur la Tour
- La Tour Eiffel a reçu samedi matin nombre de visiteurs de marque. Parmi ceux-ci figuraient entre autres : lord Lytton, ambassadeur d’Angleterre à Paris; M. de Giers, secrétaire à l’ambassade de Russie à Paris, qu’accompagnaient une dizaine de personnes ; M. Thévenet, ministre de la justice et des cultes, qui a fait l’ascension en compagnie de M. d’Ormessson, directeur du protocole ; le prince Bibesco; enfin, M. Meissonier, que M. Eiffel a lui-même guidé.
- L’ambassadeur anglais, l’attaché russe et le ministre français avaient été reçus par M. Salles et M. Ansaloni.
- ,Ve vous gênez pas !
- Depuis quelque temps la plupart des gardiens de classes sont employés à la vente des billets de la tombola et négligent quelque peu la surveillance de leurs galeries. Un certain nombre d’employés des exposants en ont profité pour apporter avec eux de petites lampes à alcool, à pétrole ou à essence sur lesquelles ils font chauffer leur déjeuner. Plusieurs présidents de groupes se sont plaints et l’administration va prendre des mesures pour mettre un terme à cette façon d’agir un peu sans gêne.
- Réunion d’exposants
- Un certain nombre d’exposants ont tenu samedi une réunion préliminaire.dans laquelle ils ont décidé de provoquer une réunion générale de tous les exposants, mécontents ou non, à l’effet de signaler certains abus qui se seraient produits dans la formation du jury et l’attribution des récompenses, et d’obtenir que, dans l’avenir, une partie des jurés soient élus par les exposants eux-mêmes.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- Lyrisme américain
- M. Walt Whitman, que beaucoup de critiques anglais tiennent pour le plus original des poètes américains, vient de publier dans l’un des principaux organes de la presse de New-York, le Harper’s Weehly, l’ode suivante, très caractéristique.
- BRAVO, EXPOSITION DE PARIS !
- Ajoute à ton Exposition, avant de la fermer, ô France !
- Avec tout le reste, visible, concret, temples, tour, marchandises, machines et minerais.
- Nos vœux qui s’envolent des palpitations de bien des millions de cœurs — formes ethérées, mais solides (car, nous, les petits fils et les arrières-petits-fils, nous n’oublions pas vos grands-pères).
- L’envoi, par-dessus l’Océan, 'de cinquante nations et poussières de nations réunies en un tout compact.
- Les applaudissements, l’amour, les souvenirs, les souhaits de l’Amérique.
- Les ouvriers du Creuzot
- M. Schneider, que tout le monde au Creusot surnommé le « prince de l’acier », a voulu fêter royalement son élection : il vient d’offrir à mille de ses ouvriers un voyage à Paris pour visiter l’Exposition.
- Un train spécial est arrivé samedi matin à six heures. Les mille ouvriers resteront ici jusqu’à mardi, deux heures, et reprendront le lendemain, à une heure du matin, le travail devant les fournaises.
- Ce voyage coûte dix mille francs comme transport.
- Dans le programme figure un banquet monstre offert par M. Schneider, dans un local de l’Exposition. En y comprenant les invités, ce banquet comportera plus de onze cents couverts.
- Une réduction du banquet des maires !
- --------------------------------
- Une amusante fantaisie du Rappel :
- LE iOISîEUH QU! BOUDE L’EXPOSITION
- Il en existe encore un.
- 11 est royaliste, bien entendu, et n’a jamais admis et n’admet pas encore que, sous la République, quoi que ce soit puisse réussir.
- Non seulement il n’a jamais mis le pied à l’Exposition, mais encore il évite de passer du côté du Champ de Mars et de l’esplanade des Invalides.
- Et cela le gêne un peu, parce qu’il allait dîner, un jour par semaine, chez sa vieille amie la duchesse de Jeboudaussy, qui demeure à deux pas de l’avenue Rapp.
- Il en a été quitte pour s’excuser une fois pour toutes auprès de son amie, qui s’est excusée une fois pour toutes également, sous ce prétexte qu’elle ne donne point de dîners pendant que la République obtient un succès.
- 'Le monsieur qui boude l’Exposition a naturellement quitté Paris une grande partie de l’été.
- Il a visité à peu près toutes les stations balnéaires étrangères où il n’a trouvé personne.
- Il affectait de ne pas savoir pourquoi.
- Il disait :
- — C’est curieux, Bergen-en-Norvège paraît très abandonné, cette saison-ci.
- On lui répondait :
- — Naturellement ! tout le monde est à Paris pour voir l’Exposition.
- — Quelle Exposition ?
- Il a interdit à tout son entourage de parler devant lui de ladite Exposition.
- Nul ne doit prononcer le nom de la tour Eiffel et de la galerie des machines.
- Dernièrement un domestique nouveau venu et non encore au courant de la consigne s’est permis de dire en donnant une adresse :
- — C’est dans la direction de la tour Eiffel.
- — Apprenez, monsieur, lui a dit vivement et sévèrement le monsieur qui boude l’Exposition, qu’il n’existe pas de tour Eiffel 1 le monument était un projet, mais M. Eiffel n’a pu le mener à bien à cause de la mauvaise volonté du gouvernement de la République qui n’a jamais voulu prêter les mains à quelque chose qui aurait pu être un succès pour la ville de Paris !
- ##
- La seule concession que le monsieur qui boude l’Exposition a consenti à faire est celle-ci :
- Il est propriétaire. L’Exposition ayant laissé un milliard et demi dans les poches des Parisiens, le monsieur qui boude l’Exposition en a déjà profité pour augmenter ses locataires.
- Mais il refuse énergiquement de leur dire pourquoi.
- Ernest Blum.
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration M
- (Suite)
- Comme suite à ce premier décret, intervint la loi du 6 juillet 1886, ainsi conçue, dans ses dispositions essentielles.
- Art. Rr. — Est approuvée la convention passée entre le ministre du commerce et de l’industrie, représentant l’Etat ; le Préfet de la Seine, représentant la Ville de Paris, autorisé par la délibération du Conseil municipal du 31 mars 1886, et le Gouverneur du Crédit foncier, agissant pour le compte de l’association de garantie à instituer pour l’Exposition universelle de 1889.
- Aucune dépense ne pourra être engagée au delà du chiffre de 43 millions, prévu à l’article 1er de cette convention, à moins qu’il n’y ait été préalablement pourvu par une loi spéciale.
- Les produits éventuels d’une redevance qui serait réclamée aux exposants à raison des emplacements qui leur seront concédés, ne pourront entrer dans le calcul des recettes prévues par l’article 5 de la convention que jusqu’à concurrence de la somme nécessaire pour parfaire une recette totale de dix-huit millions de francs (18,000,000 fr.).
- Art. IL — L’Etat contribuera aux dépenses de de l’Exposition de 1880 au moyen d’une allocation de dix-sept millions de francs (17,000.000 fr.)
- Cette allocation sera imputée, jusqu'à concurrence de la somme de douze millions six cent quatre-vingt-treize mille six cent trente-cinq francs (12,693.685 fr.), sur le prêt de 80 millions de francs fait à l’Etat par la Banque de France en vertu de la convention du 29 mars 1878, approuvée par la loi du 13 juin suivant.
- Dans le Cas où les dépenses n’atteindraient pas la somme de 43 millions de francs prévue à l’article 1er de la convention, l’économie réalisée profiterait uniquement à l’Etat.
- Art. III. — 11 est ouvert au Ministre du commerce et «le l’industrie, sur l’exercice 1886, au delà des crédits alloués par la loi de finauces du 8 août 1885, un crédit extraordinaire de douze millions six cent quatre-vingt-treize mille six cent trente-cinq francs (12,693,635 fr.), qui formera un chapitre spécial intitulé : « N° 43. —• Part contributive de l’Etat dans les dépenses de l’Exposition de 1889 ».
- Il sera pourvu à ce crédit extraordinaire au moyen de la ressource mentionnée à l’article précédent.
- Cette loi, par son article Ier, portait approbation de îa Convention suivante :
- Entre les soussignés :
- 1° M. le Ministre du commerce et de l’industrie, au nom et pour le compte de l’Etat, d’une part;
- 2° M. le préfet de la Seine, au nom de la ville de Paris, d’autre part;
- Et 3° M. Albert Christophle, gouverneur du Crédit foncier, agissant pour le compte de l’Association de garantie à instituer pour l’Exposition universelle de 1889, de troisième et dernière part;
- Il a été convenu ce qui suit :
- Art. 1er. — Les dépenses de toute nature à effectuer pour l’Exposition universelle qui doit être ouverte à Paris en 1889, en vertu du décret du 8 novembre 1884, sont limitées à la somme de 40 millions de francs.
- Il sera réservé en plus une somme de 3 millions de francs à valoir pour travaux imprévus ou modifications des devis en cours d’exécution. '
- Art. 2. — Pour faire face à ces dépenses :
- lo M. le Ministre du commerce et de l’industrie, agissant au nom de l’Etat, s’engage à contribuer pour une somme de, 17 millions de francs ;
- 2° M. le Préfet de la Seine, agissant au nom de la ville de Paris, s’engage à contribuer pour une stonme de 8 millions de francs ;
- Ro pour couvrir la somme formant la différence entre les contributions de l’Etat et la ville de Paris, soit 25 millions de francs, et les 43 millions de francs jugés nécessaires pour les travaux et dépenses de l’Exposition. MM. les fondateurs de la Société de garantie s’engagent à fournir, dans les conditions ci-après indiquées, une somme qui ne pourra, dans aucun cas, et quel que puisse être finalement le total des dépenses, excéder 18 millions.
- Les allocations de l’Etat et de la ville de Paris seront employées à subvenir aux premières dépenses de l’Exposition, et il ne sera fait aucun appel à l’Association de garantie qu’après épuisement de ces allocations....
- Art. 4. — Les opérations de recette et de dépense de l'Exposition seront effectuées par les soins du Trésor public et soumises au contrôle législatif de la Chambre des députés et du Sénat et au contrôle
- (1) Le Champ de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
- judiciaire de la Cour des comptes. La subvention de la ville de Paris, les produits des entrées, les recettes de toute nature, les versements de l’Association de garantie seront encaissés par le Trésor public, à titre de fonds cfe concours, avec affectation spéciale au service de l’Exposition. Les dépenses seront rattachées au budget du Ministère du commerce et de l’industrie, où elles formeront un chapitre spécial qui sera crédité : 1° des 17 millions formant la part contributive de l’Etat; 2° du montant des fonds de concours encaissés par le Trésor public.
- Art. 5. Dans le cas où le produit des recettes de l’Exposition, ajouté aux subventions d'ensemble 25 millions, à fournir par le Trésor public et la ville de Paris, excéderait le montant des dépenses de toute nature de ladite Exposition, cet excédent serait considéré comme bénéfice et attribué à l’Etat, à la ville de Paris et à l’Association de garantie, dans la proportion de leurs apports respectifs.
- Art. 6. — Dans le cas où, par suite de circonstances extraordinaires, les dépenses de toute nature que l’Exposition de 1889 pourra entraîner dépasseraient 43 millions de francs, l’excédent serait à la charge de l’Etat qui, à titre de compensation, et avant tout prélèvement au profit, soit de la ville de Paris, soit de l’Association de garantie, bénéficierait de toutes les recettes qui dépasseraient 18 millions de francs, et ce, jusqu’à concurrence du surcroît de dépense mis à sa charge.
- Art. 7. — La direction et la surveillance de l’Exposition universelle de 1889 appartient à l'Etat.
- Il sera institué auprès du ministre du commerce et de l’industrie une commission de contrôle et de finances composée de membres représentant l’Etat, la ville de Paris et l’Association de garantie, dans la proportion des contributions respectives des trois parties contractes.
- Les membres de cette commission seront nommés par décrets du Président de la République insérés au Journal officiel. Elle sera présidée par le ministre.
- Cette commission administrera et gérera l’Association de garantie. Elle sera consultée par le ministre du commerce et de l’industrie sur toutes les questions intéressant la gestion financière de l’Exposition. Il ne pourra être passé outre à son avis, toutes les fois qu'il s’agira de questions concernant les recettes de toute nature à percevoir à l’occasion de l’Exposition.
- Art. 8. — U ne sera délivré aucune entrée gratuite en dehors des cartes exclusivement personnelles distribuées aux exposants et au personnel.
- Dans le cas où, pendant le cours de l’Exposition, il serait accordé gratuitement des entrées, ces entrées seraient, au regard de l’Association de garantie, considérées comme payantes et portées à ce titre au compte de l’Association.
- Le Gouvernement se réserve expressément le droit de décider seul s’il sera réclamé ou non une redevance aux exposants, à raison des emplacements qui leur seront concédés.
- Le prix d’entrée ne dépasseront pas les prix des Expositions de 1867 et de 1878.
- Art. 9. — La présente convention ne sera définitive à l’égard de l’Etat et de la Ville, qu’après avoir reçu la sanction législative, et, à l’égard de l’Association de garantie, qu’autant que le capital de 13 millions aura été intégralement souscrit.
- Fait, en triple original, à Paris, le 27 mars 1886.
- Vu et approuvé l’écriture ci-dessus, le 29 mars 1886.
- Signé : Edouard Lockroy.
- Poubelle.
- Albert Christophle.
- (A suivre). E. Maindron.
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- 4
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage delà Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse. -----------------------------------
- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du FIG-ARO
- 16 OCTOBRE
- ( Suite ).
- Julia Encillon, Vergaville (Lorraine).
- C. Krasez, Puteaux.
- Mme Panay, Puteaux, est heureuse de voir de près son ami Figaro.
- François Valclcenberg, Paris.
- Marie et Lina Enard Lavigne, Sainte-Alarie-aux-Mines (Alsace).
- M. et Mme Ernest Nicod, M. Raoul Nicod et Mlle Hedwige Nicod, Mordieu (Isère).
- Boikle. Saint-Galien (Suisse).
- H. Baudit. Paris.
- Mme Emile Gérard.
- N. -A., F.-P. et M.-N. Faleef, Moscou (Polanka).
- Je suis émerveillé de ce travail gigantesque. — Petit Garnier, Tours (Indre-et-Loire).
- Théodore-Lous Schnabel, Vienne.
- Paillet, Paris.
- B. Paillet, Paris.
- M. Couplet Constant, Dreux, Eure-et-Loir.
- Elle est bien haute votre Tour, M. Eiffel, mais elle ne s’élève pas encore à la hauteur de votre génie. — Emile Basset, Paris.
- Francine-Nicolas Hennebout.
- Marie-Nogret Hennebout.
- Desnoyers, Achille, Marly-le-Roi, Seine-et-Oise.
- Mme, Mlle et Cari Schneider, Saint-Gall, Suisse.
- Y. de Blagnv, Château-de-Lion-sur-Mer, Calvados.
- M. et Mme Edouard Bourgeois, Bruxelles.
- Absolument beau! la France est puissante... — T. Rougé, peintre, Montélimar (Drôme).
- François et Marguerite Miland, Montélimar.
- F. Miland, Montélimar.
- Edmond Callemien^Lainel-Dries (Belgique).
- Gustave Vanderschueren.
- La Tour Eiffel est immense, mais Torgue.il humain Test pins encore. —' Un admirateur de M. Eiffel, Maurice Feuillet, dessinateur.
- Il est doux d’être seul devant Paris immense, D’écouter son sanglot sublime et régulier,
- Et sa voix qui toujours expire et recommence Et nous porte l’extase ou nous fait oublier.
- Henry, acteur dramatique.
- Jehlen, Paris.
- Si la tendresse du cœur s’élevait aussi haut que le sommet de la Tour Eiffel, elle dominerait le monde entier. — A. Brunei.
- Je suis de cet avis. — A. Velay.
- Mme Solier, Montmirault-Cerny, Ferté-Alais.
- Soufïron, Claude, dit Charlemagne, Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse).
- Eugène Guillaume, Châteauneuf-Calcernier (Vaucluse).
- Paul Catelin, Vau girard.
- Gilbert Pannes. Bornac, par Pamiers (J^riège).
- Mlle Jeanne Héraud, Aix-les-Bains (Savoie).
- C. Mancelle, Argenteuil.
- M. Beauvais, Paris.
- A. Beauvais, St-Genès de St-Onge.
- A. Duchesne, Paris.
- Milan A. Pouitch, Gand (Belgique).
- Robert L. Ividd, Surrey, England.
- Mme E. Gaudron et Mlle Lucie Bourlet, Comines.
- Miguel Brillar, Rarcelona (Espana).
- Louis Caen, Toulouse.
- Marguerite Philippon, Genève (Suisse).
- Jean Nansot, Meaux.
- Wakiem, Solo (Kampong de Java).
- Taminah, Solo (Kampong de Java).
- Gillier, Samois (Kampong de Java).
- Michel Siadoux, commissaire de police, Paris.
- M. et Mlle Bauzou, Paris.
- El marques de Lin ares y la marquesa de Lina-res, Paris.
- Raymunda Aguado, Vinda de Avecilla, Madrid.
- Mundita Avecilla, Madrid.
- M. et Mme Oinbreeht, Madrid.
- Cussignot, Juste, maréchal des logis chef d’artillerie, Montbéliard (Doubs).
- Henri Delor et Jules Olivier, Anduze (Gard). Pauline, Mathilde et Elodie Puget, Nice.
- Henri Pavillard, Marseille.
- Simon Salomon fils, Dettwiller (Basse-Alsace). Jacques Millier, Paris.
- M. et Mme Eugène Siret, La Rochelle.
- G. Pierroun, Avignon.
- Fraine, E., Saint-Martin-d’Auxigny (Cher). Rouzeau, Menetou-Salon (Cher).
- Luc de Plessis. Dozulé (Calvados).
- Tirozzo Alfonso, Torino.
- A„ Candeau, lieutenant au 10e d’artillerie, Rennes. J. Besnehard, télégraphiste au 12e d’artillerie, Grenoble.
- R. Bondi ers, Paris.
- Cari Frerichs, Minden.
- Cari Yogeler sen, Minden.
- Charles Jurhahn, Bielefeld.
- Willuem Brinkmann, Minden (Allemagne). Eugénie Merly, Toulouse.
- Victor Téchien, Buenos-Ayres.
- L. Oscar Javal, Paris.
- Emile Rehm. Paris,
- Blanquart-Billy, Charleville.
- Porthos Lepan et Julia, sa femme. Vielle, Amélie Jollivet, Montigny-les-Corneilles (Seine-et-Oise).
- A.-J. Barber. Dublin (Ireland).
- A. Leconte, Charleval (Eure).
- AVarte Bossut, Belgique.
- Anatole Le Saulx, Valognes (Manche).
- Th. et Henri Prévost, L’Isle-Adam.
- Sir James D. Marwich, Glasgow.
- John Las Brunet, Elazew.
- Umilta, Emile, Auxerre, Yonue.
- Martinot, Alfred, et Chevallard, G-., Auxerre.
- E. Bourgeat, Provins (Seine-et-Marne). Triboullet, Roye (Somme).
- Ch. et P. Lefebvre, Falaise (Calvados).
- Max Birber, Berlin.
- Ve générale Pittié, Paris.
- Desmazeaud de Sers.
- Jean Gillet, avocat, Henri Pasquier et Aimé Nargat, Bulle (Suisse).
- Sauge, Paris.,
- Achille Chavay, capitaine au long cours, en retraite, Marseille.
- Jean Frolimu et Charles Burger, Vienne.
- Louis Gouvennec, Brest.
- Auguste Rouziès de Menpenty, Marseille.
- Faubert, Versailles.
- Blanche Jourdain, Paris.
- Hélène Moreau. Paris.
- César Mauche, Naples.
- Stefano Montechiaro, Naples.
- A.-J. Avis, Zaandam (Hollande).
- H. Bachmann Steiyer, Saint-Gall (Suisse).
- Paul de Jablowsky, capitaine de la garde impériale russe.
- Albert et Emily Berlin, Parthenay (Deux-Sèvres).
- Qua quo est bel N Mousseu Eiffel! V
- Cinoulhac.
- Impression excellente ! — E. Lacoste, Béziers.
- Bien émue ! Vive la France ! ma patrie d’adoption !
- Comtesse de San Isidro.
- Paul Vandersfraeten, architecte, Paris.
- Ant. van Ballé, Bruxelles.
- Anna Fochard, Parthenay (Deux-Sèvres).
- Félix de Groot, Rotterdam.
- A. Bégis, Neuillv-Saint-Front (Aisne).
- Bogoumil Zankoff, Sophia (Bulgarie).
- Sam Kelly, Exeler.
- P. Mafïre, Castelnaudary.
- Jolly et Alyrtil Varlet, Bulles (Oise).
- Veuve Dumas, Tablât, Algérie.
- L.-R. Weylandt.
- Sigfriel AVennerberg.
- C. Fivé, Seraing (Belgique).
- Sunlight, Lavauchy-Clarke, Lausanne. Mégemond, capitaine de navire, Genève. Rédaction de la Tribune, Genève.
- AV.-N. AVittaus, Londres.
- Vicomte Ph. de Baroncelli, Paris.
- Vicomtesse D.-B. de Baroncelli, Venise.
- C. Munier, Lausanne (Suisse).
- La Tour Eiffel symbolise la race latine. — Silas.
- Carlos de Clercq, Blankenberghe, Belgique.
- E. Darel, Lisieux.
- J.-G. Robbers, Amsterdam.
- Ch. Blondel, Pagerne (Suisse).
- Barnes Liberty, London.
- A.-S. Albert, Paris.
- Cari et Adèle Schulter, Hambourg.
- J, Bousquet, Nîmes.
- AI. et Aime Albert Castang, Avignon.
- Aime Alereîer, Charenton.
- Tom Goddard, Johannesburg (South African Republic).
- Oscar Raymond AVingaard, Paris.
- Sydney II. AVingaard, Le Ilairman.
- ATvian AVingaard, Paris.
- Jaime Domingo Lorado, Aladrid,
- Aime Satabin Fleury, Charleville (Ardennes).
- AAL Sorer, Amsterdam.
- Emilgt Alillelt. London.
- AI. et Aime Alichell, Florence E. Alichell, Corn-wall.
- Fernand Buisson, Marseille.
- Horolià Sproston, London.
- AI. et H, Aulleminey, Paris.
- William Alouchen, La Haye.
- Alanning K. Sproston, London.
- Lorenz Eck, Bisseldorf.
- AVilhem Boleg et sa femme.
- Adolpho di Alalherba, Paris.
- Albert et Thérèse de Alalherbe, Rennes.
- Hatchett Jones, London.
- Sophia Hatchett Jones, Croydon.
- Mathilde Alanesse, Paris.
- Gaspar Brunet, Pans.
- Nicolas Alartinoff, Paris.
- Joah Hogi. Velicis. Bucarest.
- Alfred Caillé, Paris.
- Dominique Caillé, Nantes.
- . Joseph Erhart et'Eugène Strich, Mulhouse (Alsace).
- Schwister Léon, Alarseille.
- Ferdinand Nicolas et Chaudron, Chaumes. (Seine-et-Alarne).
- Georg Ebert, AVien.
- Kimaz Roya, Lisbonne.
- Domingos de Castor Constancio, Portugal. Sallerin, Eugène Lemud (Alsace-Lorraine). Joseph Arnold, Suisse.
- Paul Ruffani, Theodor Unverzagt, Frankfort. sur-le-Alein.
- Gillet, Paris.
- Mme Ruelle, Paris.
- M. Fontaine, Paris.
- Mme Jabart, Boulogne-sur-Seine.
- Louise Jabart, Paris.
- Paul Rerner, docteur en philosophie, Paris. Louise Alellière et Joséphine Lendreyt, Valence (Drôme).
- Charles, Eugène et Jules Klein, de Claven. Hélène Charcot, Paris.
- M. Berthaux, Lyon.
- M. Ducharne, Lyon.
- C. Maricaille, Paris.
- Etienne Alazel et Jean Nicolas, Alarseille.
- S.-J. AValker-Glowcester, Angleterre.
- Emile Hirschfeld, Odessa.
- M. et Aime Elias Cornéliussen et M. et Aime P. Schaonning, Christiania.
- Le colonel John Landry, Solimont.
- Ernstovn Boschan, AVien.
- Louis Capt, Paris.
- Valeriano Caretti, Aurano (Italie).
- Mme Barbier, Paris.
- Edouard Krembser, Paris.
- PhocleL., Louis-M. Nathan et Louis-D. Cohen, London.
- Alélanie Aloureau, Hervé (Belgique).
- Moureau, Dupont et Augusta Moureau, Argen-teau (Belgique).
- Valentine Moureau, Argenteau (Belgique).
- Jérôme Schouller. Petite-Rosselle (Lorraine). Joséphine Ney, Montrouge.
- Gustave Azéma, Montpellier.
- Mélina Janoir, Paris.
- Mme L. Ammarm-Büchi, Zurich.
- Aime Lilly-Ammânn, Zurich.
- Emile Trüb, Zurich.
- Gaston Piéron, Paris.
- Julia AVilliams, Clifton.
- A. G. Alaas Gersteranus, Leide (Hollande).
- J.-C. Post, Leide (Hollande).
- C.-Al. van Meurs, magistrat, Surinam (Guyane hollandaise).
- S. D. Juan Robira, San Ramon, Barcelona (Espana).
- Miguel Cortès, Barcelona (Espana).
- J.-O. Harken, Amsterdam.
- Tous les matins, quand le Figaro paraît avec le soleil, il semble qu’on entend aux quatre vents do Paris les accords de la cavatine de ltossini, jiour saluer al factotum délia citta. — S. Estradif, homme de lettres, Buenos-Ayres.
- Alary A.-S. AVilliams, Bristol.
- Eiffel s’kunde moed en kracht Lebben nezen toren zoo hovy gelnacht En verheyin in de wolken Tôt nerbazing aller wolken Fluide aan dien génialen man Dutvont, wat hy Mi hy ook Kan.
- Karel Schèirlinckx, Antroupen.
- Aille Louise Irousse, Boulogne-sur-Aler.
- Georgida Osborne, London.
- AI. et Aime Charles Romon, Paris.
- Eva Roué, Paris.
- Ne pas confondre Tour Eiffel avec Alanteuffei. — Un Alsacien.
- G.-P. Kirchberger, Paris.
- J.-P. Boulanger, Paris.
- Theodor AVeigel, Berlin.
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-
-
-
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- -------------------------------------------------------------
- Etienne et Charles Barrés, Genève.
- Bohn, Paris.
- P. et Louis Dind, Neuilly.
- Hélène et Lucien Dreyfus, Anvers.
- Robert Carr. Paris.
- M. Mme et Mlles Marie et Alice Thirria, Paris. Mercier, Paris.
- Mme Niay, Paris.
- Léonie Denaux, Paris.
- Mme Mouzaud, Paris.
- Mlle Louise Fauché, Paris.
- Fourier Thiébaut.
- Charles-Antoine, Nogent (Haute-Marne).
- M. et Mme Angelot, Lyon.
- Julien Pariset,' Limoges.
- Ernest Mesnier, aux Gras (Doubs).
- Gaston Girardot, Villers-le-Lac (Doubs).
- Abel Nicod, aux Gras (Doubs).
- Je suis émerveillé de mon ascension. — Léon Cnse-nier.
- Auguste Roques, Paris.
- Dr Courtin, La Rochelle (Charente-Inférieure). Regnoux, Edmond, Buzançais, Indre.
- Manoel de Paula Guimarâes, Portugal. Torres Vedras.
- Alfred Gasnier, Bonnétable (Sarthe).
- Teichein Van Zeller, Portugal.
- Carlot Van Zeller, Portugal.
- F. Sauvage, Paris.
- Emile Chevillon, Fontenay-aux-Roses, Seine.
- L. Dudouit, Saint-Lo (Manche).
- A. Mauger, Honfleur .(Calvados).
- M. Rocher, Paris.
- Mathilde Beer (Algérie).
- Samuel Noualy, Valence-sur-Rhône.
- Hippolyte Molinié d’Anduze (Gard).
- Madeleine Volet, Port-Louis (Morbihan).
- Pichard du Page, Paris.
- Volet, Port-Louis (Morbihan).
- Desissert, Saint-Hilaire.
- Humbert, Paris. ;
- M. et Mme Laurent Koenig, Remiremont.
- Arnold et LeahKunster, Londres.
- L. -M. Colonna de Stigliano.
- Guerre, César, G-oucclin (Isère).
- Perin, Saint-Mihiel.
- Batellier, Rouen.
- E. Hosten-Hoet, Belgique. Gand.
- F. Perrin, Montbrison (Loire).
- Mme Emile Veillon et son fils, Alais.
- Franco Purggener Brugal, Barcelone (Espagne).
- M. Cairon, Louis.
- Leroy Ferdinand, Brouay (Calvados).
- M. et Mme Léon Jarre, Assis-sur-Serre (Aisne). Ghambon, Paul. Paris.
- Octave et Léon Lacoste, Preignac (Gironde), Vicomte d’Arlinda.
- Baron des Anduzes, Alais.
- Ch. Fashauer, Bercy.
- E. J, Stead, Woolstone, Southampton.
- Julins Beeser, Paris.
- Imbert de Cartelmuro, Marseille.
- Marguerite-O.-J.-Thérèse et Jeanne Joly, Paris.
- A. Arragat, Lyon.
- Charbonnet, Lyon.
- Herlin, Bruxelles.
- M. H. Bailly, Givray.
- Vve Trillaud, Confolens.
- Mme Fayaud, Paris.
- Il manquait à la Babylone moderne une Tour. C’est fait. Que reste-t-il maintenant à faire? — A. Confino.
- Marguerite Bégrand, Paris.
- Mme Amélie Trillaud, Limoges.
- J. Ruys, Sckéveningul.
- J.-D. Ruysshe, Schevennique, Hollande.
- Arthur Char ne, Pains.
- Fernand Racine, Jost (Calvados).
- Jacquet, Paris.
- N. -E. Charbonnet fils, Montélimar (Drôme). Emilienne Maquaire, Suresnes.
- Hippolyte Maquaire, Yonne.
- A. Weiss, Bordeaux.
- Eug. Le Roux, Litteai: (Calvados).
- Victor Peullier, Saint-Georges-d’Anney (Calvados). George Andersen, Copenhague.
- Johanne E. Andersen, Copenhague.
- Sylvestre, Lyon.
- F. Gometti, Paris.
- Hilly Fromherz, Emil Berglold, Baden-Baden. Gauguelin, Schilhghem.
- Orner Bagne, Bordeaux
- G. Reboul, Lyon.
- M. Hubert, Paris.
- Lariotte, Joseph, Dijon.
- Albert Georges, CharlevTle.
- Princesse Lennmark, Suède.
- Jacquot, Cèles tin et Catherine Hermann, Sainte-Marie-aux-Mines (Alsace).
- Léonie Belanger, Paris.
- Céleste Lubrifié, Paris.
- Georges Aubry, Paris.
- F. Guillemain, Paris.
- Edouard Bloch, Paris.
- Elise Trompeta, Paris.
- Auguste Lachappelle, Strasbourg.
- Laurence Bouvelle, Alonay (Nord).
- M. et Mme Samuel Guggisberg, Berne.
- Haag, Henri. Lesneven (Finistère).
- J. Le Fers, Quimperlé (Finistère).
- Rose Blassche, Paris.
- C. Granier, Paris.
- Léonce Depérez, Lens.
- Jules Benoit, Ragnole-sur-Cèze.
- Rose et J. Burais, Lyon,
- L. et A. Martin Meunier, Vouzaille (Vienne). Mme Albert Ode, Nîmes (Gard).
- Charles Neil, Paris.
- Dewasmes, Louis, ITergnies (Nord).
- Louis Loussel, Paris.
- E. Houzard (Elbeuf).
- Chevallier, Mans.
- Antoinette Herz, Paris.
- A. Thomann, Paris.
- P. AVaclier Sehoën, Paris.
- A. Humbert-Prima, Paris.
- G. Denat, vue splendide, je reviendrai.
- Louis Galvainez, Moulins (Allier).
- Horten.se Velay, Paris.
- Jules Faure, Tarascon (Ariège).
- Nicolas Brusa Perona, Paris.
- E.-S. English, London.
- Billeret, Dijon.
- Elisa Stodel, Mansart.
- Louise Negrino, Glichy.
- I. Zimmerman, Pluelen (Suisse).
- Charles Friederichs, Francfort-sur-Mein (Allemagne.
- Henri AVagemaekers, Antwerp.
- Paul Rousael Valréas.
- A. Moulotte, Lyon.
- Francisco de P. de Duran, Madrid.
- Jacquida de Duran, Madrid.
- Riccardo Antonini, Venise.
- Baptiste et Léon Fantoulier, Paris.
- M. et Mme Villet, Paris.
- S. Guyot, Troyes (Aube).
- II. Guyot, Paris.
- Nous admirons Paris de cette hauteur et félicitons la France du succès qu’elle a remportée. — J, Lieblich.
- E. Catlemien, Renoin.
- Charles Weymeels, Renain (Belgique).
- Iranta Sotisky, Prague.
- Noël Broze, Namur (Belgique).
- Honoré Helvétius, Namur (Belgique).
- M, et Mme Gysen, Havre.
- Jeanne Ligonnet, Gengoux-le-National (Sàône-et-Loire).
- L. Sigonnet, Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Alexis Bachrouschine, Moscou.
- M. et Mme René, Simonnet (Lyon).
- A. Ding, Lyon.
- Wahan Manouldan, Constantinople.
- M. Agopian, Constantinople.
- A. P. et J. Vinaugé, Paris.
- Georges de Laguérie,
- Andrée de Laguérie.
- Etre si haut et se sentir si has, — V. de Laguérie, lieutenant-instructeur à l’Ecole militaire.
- Ferd. P. IT. Tachlam, Bâle (Suisse).
- Louis Ewig, Bâle.
- Prosper Renard et A. S. Charlat, Bucharest.
- C. Jouescu.
- S. Steiner.
- Elias Charlat.
- G. Poteau, secrétaire delà Fraternelle française, Bruxelles.
- Duffau, Pau.
- Th. Moras, Pau.
- Carrère, Jurançon (Basses-Pyrénées).
- L. Anselme, Apt.
- Ve Aguillon et Marie Aguillon, Apt.
- Marie Revelin, Paris.
- Madeleine Blin, Vienne (Isère).
- Jules Lecocq, Paris.
- Adrien Guiraud, Paris.
- J. Raimond, PIle-sur-le-Doubs.
- Désiré Egry, étudiant le droit, Fimfkirchen (Hongrie).
- Robert Goldstein, Berlin.
- Catherine Demollin, Bruxelles.
- • Albert AVieger, Strasbourg.
- Charles Reiber, Havre.
- Paul Gicot, Berne (Suisse).
- Ad. Diehl, Berne (Suisse).
- Madeleine Baticle.
- Ch. Struf, Roubaix.
- M. et Mme Jules Allain-Lecanu, Paris.
- G. Mac A lister, Streatham.
- Célestin Long, Marie-Joseph Long et Mme Avai-set, Néoules (Var).
- O Eiffel ! chaque mètre de ta Tour est un tour de maître. — Jacquemart, Avignon.
- Edouard Echenter, étudiant, Aaran (Suisse).
- Irma van Zahony-Contaldi.
- Madeleine Kalohetzki, Wien.
- Dr Emanuel Wein, Budapest.
- Coloman Kriegner, Haias.
- Victor Kriegner, Budapest.
- Costica Petrescu Comicar Sectier din Bucuresci. Bernhardt Bernstein, Bucarest.
- Henri Charlat, Marie AV aller, B. Cretrescu, Ignatz B. Bassa, Berthe Chalat, Bucarest.
- Gustave Schvvieser, Francfort-sur-Oder.
- Henri David, Paris.
- Eugène Darras, Paris.
- Louis Allrecht, peintre, Saint-Gall (Suisse).
- H. Reichhart, Saint-Gall (Suisse).
- François Massy, Cosnopla (Hongrie).
- Ladislans Hapâk, Budapest.
- Guillaume Fencs, Budapest.
- M. et Mlle Bourgeat, Trouville-sur-Mer.
- Marie Philipot, Pizy (Yonne).
- David Amzalak, Lisbonne.
- Jeronimo José de Abren, Lisbonne.
- A. Bensaucle, Lisbonne.
- Angelo de Sarrea Prado, Lisbonne (Portugal).
- J. Lieblich, et J. Radoi, Bucarest.
- Ressuire fils, Montélimar.
- Berne, Montélimar.
- Kozma Radanovits, Budapest.
- Daniel Radanovits, Budapest.
- Ludovic Ricoz, Budapest.
- Jules Gasko, Budapest.
- Paul de Constance.
- Roudière, Antonin. Lavelault (Ariège).
- Arnaud Vaignes, Vire.
- Edouard Robert, maire de. Mailly (Aube).
- Cari H. Gregor, South Africa.
- Nicol, Charles, Gavray (Manche).
- Nicol, Amédée, Gavray (Manche).
- Hélène Goisseau,' Orléans.
- Alexander et Helene Wiederschall, Varsovie. Thomas E. Woodbridge, Ipswich.
- Maria de Maria y Campos, Paris.
- Gertrude Plowis, London.
- Rieardo Brehm, Hambourg.
- Enrique Guichenné Fischer, Mexico.
- Admirons cette nouvelle Babel,
- C’est l’oeuvre du grand Eiffel :
- Elle est le plus beau monument Qui réduit toute œuvre à néant.
- Paul, Paris.
- Marguerite Vanier, Paris.
- Mascré, Georges, Paris.
- Charles Ternisien, Boulogne-sur-Mer.
- Charmée de son voyage à la 3e plate-forme, Mme Bigot, d’Arcis-sur-Aube, envoie toutes ses félicitations, à M. Eiffel.
- Mlle Berthe Josset, Paris.
- M. Louis Josset, Paris.
- Jullian Maurice .et Amélie Jullian, Toulouse, Edmond Vicart. Paris.
- D. Robert, Mailly (xAube-). ,
- C. Wappers, capitaine, Bruxelles.
- Jules Duphraine, Hambourg.
- Alex. Heymann, Hambourg.
- Ph. Stremmel. Hambourg.
- Hans Astner, Hambourg.
- François Greczmayer, Varsovie.
- B. Bouchut, Paris.
- Emile Percheras, Bray (Seine-et-Marne).
- Marie Stipany. Paris.
- L. Ringel, Paris.
- A. Ringel, Paris.
- Je veux revenir. — M. Ringel, Paris.
- Que nous sommes peu de choses du sommet de cette splendide Tour; et dire qu’il y a encore sur notre sphère des individus infiniment plus petits que nous qui font aussi de grandes et utiles choses. — Léon Piingal, Paris.
- Théodore Maurage, de Lyon.
- Mme Legrand, mère. — L’abbé Bonnin. — Léon Legrand. — Louis Sauvage. — Mme Vessière. — Edouard Vessière. — Emile Chevillard.
- 17 OCTOBRE
- Tour de force et de génie pour la monter, tour de reins et de patience pour y monter. — Un groupe de Lainvil-lois (Seine-et-Oise).
- Mme Emilie et M. Edouard Froidefond, à La-grange-du-Pouj ois (Corrèze).
- Louis Large et Alexandre Collomb Clerc, Paris.
- Estelle Keygorez, Paris.
- Gabrielle Giffard, Rueil.
- Mme G. Nanquette, Sedan.
- Auguste et Marie.
- Marie-Louise .Jouincau, Paris.
- Emmanuel Rotten, Bucarest (Roumanie).
- Mme Ceilliet Verger de Civray, Vienne.
- Maurice Carpentier d’Agneau, étudiant en droit, Paris.
- Catel, Fécamp (Seine-Inférieure).
- Que l’homme est petit -quand on le contemple du haut de la Tour Eiffel. — De Gfozel, publiciste, Paris.
- Monstre de fer, salut ! — Rouscaut, Paris.
- Je souhaite à mon journal les bénéfices réalisés par la tour Eiffel. — H. Simon de Saint-Sauveur, directeur du journal Y Etat,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- A. Mills, London.
- Alberto Williams, Buenos-Ayres.
- C. Scholley, Paris.
- H. Vagt, Bremen.
- Bveumann, Berlin.
- L. Lelièvre, gérant du journal Y Yonne.
- Mme Colsoule, Bois-Colombes,
- E. de Aschen, Paris.
- FernandBouquigny, rédacteur au journal Y Yonne d’Auxerre.
- I gloria al genio frances en las alturas ? — Ugnacio ell Attamirane, Mexique.
- Y fué ad astral Lise tout cela ! ! !
- Voilà comme,
- En somme,
- On assomme Un homme,
- A. Bablot, Mexique.
- Rafael-Bablot, Mexico.
- J. -H. van Heteren, Amsterdam.
- R. Rubens, Amsterdam.
- G. Mis, Amsterdam.
- K. -AV. van Muyden Loo laan, Apeldown (Hollande).
- Loussel. Paris.
- Jola Adler, Vienne.
- M. B. Adler, Vienne.
- H. Raffin et Edmond Raffin, avoué, à Lesparre (Médoc).
- Bartak, Vienne (Autriche).
- E. du Hour (Gers).
- Joséphine Regnard, Paris.
- Etienne Balmez, lieutenant de l’artillerie, Bucarest.
- Ada Austry, London.
- Mme Bellot, Paris.
- Blanche et Maurice Bellot, Paris.
- Jules Meyzenc, Paris.
- Pierre Virolle, Paris.
- Mme Saurie Saint-Martin.
- Pillet, La Rochelle.
- Mme Bourat, La Rochelle.
- G. Herbert, Shoppee.
- Edward W. Stanton.
- Gérard René, Provins.
- Vebert, Arras (Nord),
- . Alice Deberdt, Caestre (Nord).
- Suzanne Debert, Paris.
- Roger de Lapré, Paris.
- Pierre Héré, Paris.
- Georgette Pillet, La Rochelle.
- Mme Deberdt, Caestre, Nord.
- Thérèse Deberdt, Paris.
- Pierre Poscuro-Sustchinsky, capitaine en second de la cavalerie de l’état-major russe.
- Jules Kejses, Satoralja-Ujhelz, Hongrie.
- Dr Joseph Ligeti, Satoralja-Ujhelz, Hongrie.
- L. Grimelle, Mesnil-le-Roi (Seine-et-Oise).
- A. Schwo, Héricourt (Plaute-Saône).
- Ramon Fernandez de Arteaga, Mexico.
- Ernesto Fernandez de Arteaga, Mexique-
- Vive la France !
- Vive la République !!
- Charles Ralland. Bruxelles. Vive Bruxelles ! — Constant Maliffos, Bruxelles. George-Emile Louchard.
- Jules Nivert et MlleNivert, La Goulette (Tunisie). Eug. Cavy.
- G. Imbert.
- J. Bancillon, de Tarare (Rhône).
- P. Pouyet, Paris
- J. AV. Roem, Semarang.
- Achilles Buday de Csikmo, Satwaljà-Ujhelz (Hongrie).
- Dr Géza Kalniczky, Satwaljà-Ujhelz (Hongrie). Guillaume Szentgyorgyi et Desider Szentgyorgi, Satwaljà-Ujhelz (Hongrie).
- Que du haut de la Tour Eiffel, l’écho d’une prochaine délivrance se fasse sentir dans tous les cœurs vraiment patriotes. — Une Alsacienne. P. K.
- Josef Mittereder, Ratisbonne.
- Sont montés aujourd’hui à la Tour Eiffel trois frères potaches du bahut Henri IV. — E. Expert Bezauzo.
- G. Bieber, Lehrer, Kriegstetten, Solsthurn.
- C. Heri, Oberdorf, près de Soleure (Suisse). Virgile Mar.ceau, Douchy (Loiret).
- Alesrno n’estas alturas, sendo preciso, se applicaria a iustiça da minlia terra. — Albino d’Oliveira Guimares (Fafe).
- Alargarida Victor Favares, Lisbôa.
- José Lorjo Favares. Lisbôa. '
- Jayme Victor, Lisbôa.
- V. Bourdon, Paris.
- G. Lorillard, Nevers.
- John Emmett, Paris.
- Freddy Lilly, Bruxelles.
- 18 OCTOBRE
- Joseph Sfallosy, Ladmocz (Hongrie)._ Ladislaas Hatvany, Ladmoc (Hongrie).
- Jules Muzsa, Budapest.
- Georges Pouchaud, Bordeaux.
- Camille Plantey, Paris.
- Jos. Schwob, Berne.
- Jules Schwob, Berne.
- Gorieux, Boulogne-sur-Mer.
- Ch. Gadeau, Paris.
- Guillaume Eugène, Paris.
- Henri Alountraille, Manchester.
- Edward N. Lazonby, New-York.
- Honneur au génie français. — Paul Bergrobeth, Oyonnax.
- Henry Vauvelle.
- Emile Serre, Alontluçon (Allier).
- Auguste Pietrucci, Marseille.
- Catherine Boullerin, Parc-St-Maur.
- Anton et Ludwig Urban. Vienne (Autriche).
- Y. et Emma Suppancic, Vienne (Autriche).
- A. Lacombe, Annecy.
- A. Gabet, Bossieu.
- Romain Gaillard, Bossieu.
- Georges van Iseghem, Gendbrugge (Gand).
- Ch. Lormier, directeur du Righi français, Bagnè-res-de-Luchon.
- Georges Philippart, avocat à Bruxelles.
- J. Marcou, Montpellier.
- Henrique Mello, Porto (Portugal).
- E. Ariollet-le-Duc, Paris.
- J.-D. Beschu de la Bastays et M. Le Beschu de la Bastays, Paris.
- Gustave Brand, Anvers (Belgique).
- Nestor IJesemans, docteur, Anvers (Belgique). ATctorino José Mendes, Araiyo (Portugal). Eugenio Kagaoul, Ramatoe (Portugal). Heid-Béranger, Loches.
- Lieutenant et Mme Bignon.
- M. et Aime Germain Roux, Periayrols (Tarn-et-Garonne).
- A. Janichon, Joyeux (Ain).
- Gabrielle Mazine, Péronne.
- AI. Auguste Exmelin, Saint-Mandé.
- Marguerite Exmelin, Saint-Mandé.
- Ing. Francisco Serafmi Amici, Roma.
- François Joannard, Alontbrison (Loire).
- Claude Compigne, Alontbrison (Loire).
- P. Chameau, négociant, Anvers.
- J. Fuclis, Lecle.
- J. Vollmer, Pocle.
- Wacquenb'urger, Bruxelles.
- E. Huysmans. Liège.
- Alphonse Halsberghe, Anvers.
- Forest, Paris.
- Louis Martin, Lausanne (Suisse).
- Grandjean, Lausanne (Suisse).
- Comte J. Alazza, Ferrari (Italie).
- Gundolfo Girio, Lausanne.
- Cardinaux Prosper, Lausanne, (Suisse).
- Charles Seiler Palsgaard (Danemark).
- Emile AVinter, étudiant en médecine, Thann (Alsace).
- Jean Rouillon, aspirant au notariat, Toulouse (Haute-Garonne).
- Gravet, Lyon.
- P. Pounaz, notaire, Lauzanne.
- A. Stierlin, Zurich (Suisse).
- Jean Schoin, (Hug Suisse).
- Nessie Jatlon Nolverhampton, England.
- AI. et Aime P. Peyrot, Paris.
- H. Polette de Batailiy, Paris.
- Cl. Susset, Paris.
- Charles Godepchi, Varsovie.
- Joseph Crapauski, Varsovie.
- Yves-Hélène Poulain, Corbion.
- Elize de Beaupré et E. Espierre, Paris.
- Mlle L. Droz, La Crête Brenets.
- Mme Albert Martin, Paris.
- Mme Emile Navarre, Nancy.
- A. Privé, Paris.
- J. Genon, Paris.
- Aran Pylles de Kieff, Paris.
- Lucien Bailliache, Paris.
- Ernest Arquier, Paris.
- Jules Weil de Sainte-Marie, Alsace.
- Henri Delalande, Saint-AIarmin (Loiret).
- Cendre, Alontluçon.
- A. de Lomet, percepteur, à Busset-Vichy (Allier). Donveau, Alontluçon.
- Bouffard, Alontluçon.
- Jeanne Parys de Bruxelles.
- Alêmelle, Bruxelles.
- Noutes de Touques, Belgique.
- W. Guigard, Coutras (Gironde).
- Pirollini, Avignon.
- Charles Noirfalise, de Liège.
- Georges Pérard, de Liège.
- Aime Jouva, de Liège.
- Générale du Chambge, Paris.
- Druck Richard, Paris.
- Lanckman, Theodora, Paris.
- D. Perrault, Creusot (Saône-et-Loire).
- Simpson, London.
- Jean Lasocki, de Varsovie.
- Th.-Seigle, curé de Alaison-Rouge (Seine-et-Alarne).
- Adolphe Alarizza, Vienne (Autriche).
- Joseph van Berchel, Kinicguer (Pays-Bas).
- Paul et Berthe Gard, Capestang (Hérault).
- Alaria Pot te.
- Avén achinca noste mourre A la san-cimo de la Tourre E. d’en dessubre de Paris Alandan Ion bonjour au pais,
- F.-P., E.-R., G. de Gap. Cerruti, Jean-Baptiste, St-Etienne.
- AI. et Aime José Luro, de Buenos-Ayres.
- Franz, Josefine und Irene van Brennenberg, Paris.
- Schwechler Descours Valréas (Vaucluse).
- Aloriz Sprecheim, Leopol.
- Cari Fischer, AArien.
- Charles Sehrwter, Genève.
- Eugène Guyot, Genève.
- Louis Eicke, Hannover.
- Cosmann AVeill. Sedan.
- Millet, Aiarcel, Aiarseille.
- Albert Blanc. Alontpellier.
- Paul et Alaria Alagnet, Jean Dissard, Alontpellier.
- F.-G. (promotion 1869) qui voudrait bien être aussi fort que AL Eiffel en sortant de Centrale.
- La Tour Eiffel est la huitième merveille du monde. — Félix Durdimi, Puisautiers.
- E. Etienne, Saint-Etienne.
- Gautier, maréchal des logis au 19e dragons, Saint-Etienne.
- E.-E. Howlett, Paris.
- Ed. Guyer-Freuler, Zurich.
- Ghérinette, Courbevoie.
- Andrea Ardelopoulo, Patrus (Grèce).
- Chantilon, Bayonne.
- Henri et Laure Laviarde, Châlons-sur-Marne.' Lechert Judith, Chamonix, Haute-Savoie.
- Gorges Roy, Lagny (Seine-et-Alarne).
- Adrien Piorrez, La Bobiniére, près Bonnes. (Vienne).
- Llorel, Paris.
- Heldevert Vie, Armentières (Oise).
- Al. et Aime Ad. Bridout, golfe Juan (Alpes' Maritimes).
- V. Métenier, Paris.
- E. Métenier, Paris.
- A. Lapointe, Moulins.
- Augiér, Cambrai.
- Colin Faustin, St-Claude (Jura).
- M. et Mme Chateauneuf.
- Mlle Andreanne Trambouze.
- C. Chartin, Blue Laite, California.
- M. et Mme A. Talion, Lyon.
- Quand de la Tour Eiffel on admire l’Exposition, on se sent le cœur réconforté et on espère er.core de beaux jours pour la France. Vive la République ! — A. Revel.
- M. Sandrier, Vichy. *
- Paul Lepage, Joinville (Haute-Marne). Cantargielf, Bucarest.
- Alice Alathot, Bruxelles.
- Lemaire-D-elcourt, Vic-sur-Aisne.
- Oscar Delcourt, Vic-sur-Aisne.
- Louis Hassa, Vienne.
- Manaud, rédacteur au Nouvelliste, Bordeaux-Comte Alexandre Grabbé, Saint-Pétersbourg.
- Le comte Nicolas Grabbé, Saint-Pétersbourg.
- Al, èt Aime Sigmund Popper, Vienne.
- Marquis Gheauvelin de Beregord, Marseille.
- Serge d’Egoroff, Russie.
- D. Reigin. Vichy.
- Vive la France. — Comte Voromsky.
- Joseph Verschaeren, Anvers.
- Charles Shertoghe, Anvers.
- Gaston Besançon.
- Haeberle, Antoine, Lyon.
- J. Rey, Lyon,
- J. Large, Paris,
- L’admiration de cette grande œuvre m’apporte le doux souvenir des miens. — AL Antich, Valencia (Vénézuéla).
- Corina Antich et Jorge Antich, Caracas (Vénézuéla).
- Marius Hugomare, Saint-Chamond (Loire).
- José de Aristirabal, San Sébastian,
- Frank Skelly, Bradford.
- Frederico Duval et Alaria Luija Guerra Duval, Brésil.
- Ed. Dolivet, Paris.
- AI. et Aime Edouard Petitpierre, Redon (Ille-et-Vilaine.
- Emile, Amélie et AI. Alonlis, Paris.
- Jean-B. Taussat, Pont-du-Château (Puy-de-Dôme). Barthélemy Caillet, Pcnt-du-Château (Puy-de-Dôme).
- Aime Alondet.
- Aime Lamotte et Aille Léonie Urth, Givonne (Belgique).
- U. Destexhe, ingénieur, Quevost (Belgique).
- L. Nadd, Paris.
- J. Lafon, en garnison àBourgoin.
- J. Cottenseau, Lorient (Alorbihan).
- Louis Théry, Dunkerque.
- Georges et Gabrielle Delaporte, Roubaix.
- Alarius Garcin, St-Jean de Aloirans (Isère).
- (A Suivre).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la SeguidiUa ; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, * La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elias sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement, de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 26 Série. — N° 160.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mercredi 23 Octobre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR Là. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.............. 30 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
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- Faits divers.................... — U) o
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à l,oitttres, chez M Seymour Wade, Blomfield House, London- IVa/L
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière Heure. — Echos. — L’Exposition de 1892. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Annonces et Réclames.
- Voir à la Ie page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiïal, inscrits au registre du « Figaro ».
- L’EXPOSITION MARITIME ET FLUVIALE ET LE PANORAMA DE LA COMPAGNIE TRANSATLANTIQUE.
- CHRONIQUE
- J’ai entendu des gens qui faisaient fi du chiffre de dimanche : 240,401 !
- Ils sont bien difficiles. On ne peut pourLant pas, chaque dimanche, arriver à quatre cent
- mille entrées, et. par le temps triste et pluvieux qu'il a fait dimanche, arriver à 240,000 nous semble très beau.
- Et puis, il faut faire entrer en ligne de compte la hausse considérable que subissent les tickets.
- Cotés à trente centimes, il y a huit jours, les tickets ont été vendus dimanche jusqu’à quatre-vingt centimes.
- Beaucoup de Parisiens peu fortunés, croyant qu’il va rester des tickets sur le marci.é et que le prix de .ceux-ci va baisser aux derniers jours,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- ont hésité dimanche au dernier moment, et cela fait prévoir pour les fêtes de la Toussaint une affluence énorme.
- Le nombre total des visiteurs payants s’élève ainsi, au 20 octobre, au chiffre de 22,371,642.
- Oui, l’on verra, à la Toussaint que l’Exposition est toujours l’idole des foules, et, comme Ta dit avec beaucoup d’esprit notre ami et confrère Paul Foueher : « La féerie du Champ de Mars est la Ninon de Lenclos des expositions. Plus elle vieillit, plus elle a d’adorateurs. »
- Le mot est joli, très joli; c’est le mieux trouvé qu’on ait encore fait sur l’Exposition, sur cet amour passionné, qui, au rebours des amours de ce genre, ne fait que s’enflammer avec le temps.
- Et notre confrère ajoute très justement, que « c’est la première fois qu’on ne se lasse pas éPune Exposition. »
- D’ordinaire, au bout de trois mois, Paris commençait à se secouer avec impatience, à déclarer qu’il en avait assez et à faire comprendre aux étrangers que leur famille les réclamait sur différents points du globe. Les chroniqueurs demandaient à grands cris qu’on leur rendit la liberté du boulevard. Il y avait toile contre les fez, auxquels on criait :
- Allez vous faire lanlaire Au Caire !
- Cette année, au contraire, il semble que, quand l’Exposition sera fermée, il nous manquera quelque chose. Il faudrait, en effet, ne rien aimer et ne s’intéresser à rien pour ne pas se plaire au Champ de Mars.
- L’art y resplendit, l’industrie s’y fait colosse, l’exotisme y vit ingénieusement sous nos yeux, les types de femmes y sont amusants, charman ts, parfois admirables.
- Voilà qui suffit, je pense, .à distraire tm honnête homme, à moins qu’il ne soit exposant mécontent.
- S’il est exposant mécontent, il n’y a rien à faire, indifférent à tout, excepté au succès de ses concurrents, il passera le reste de sa vie à signer des protestations dans lesquelles il qualifiera d’idiots les jurés qui ont refusé de donner une médaille d’or à la margarine qu’il extrait des vieilles coiffes de chapeaux mous et de décerner un diplôme d’honneur au café en grains qu’il fabrique en torréfiant les affiches électorales raclées sur les colonnes Rambuteau.
- Le mois d’octobre, qui a encore les paysans, mais qui a perdu les collégiens et leurs familles, voit revenir les étrangers, car les trains transatlantiques ne désemplissent pas.
- Paul Foueher nous assure que des nègres venus du centre de l’Afrique, et qui ont l’habitude de n’avoir pour tout vêtement qu’un léger duvet, arrivent encore par le rapide, mais vêtus car on les a prévenus que l’automne est frisquet à Paris et que les modes trop simples y sont impraticables, même dans les fiacres à stores baissés.
- Et. vous verrez que, même après la fermeture de l’Exposition, les étrangers arriveront toujours.
- Pendant des années, si nous avons la paix, les cinq parties du monde voudront déjeuner sur la Tour Eiffel, ear on viendra à Paris pour voir la Babel de fer, comme on va en Egypte pour voir les Pyramides, comme on irait à Rhodes pour voir le colosse de l’entrée du port, si cette merveille de l’ancien monde n’avait pas été détruite par une polka de l’écorce terrestre.
- Actuellement, le bas prix des trains de plaisir amène à Paris, outre les étrangers, des milliers de provinciaux. Venir de Marseille et y retourner pour 32 francs, voire pour 25, c’est un voyage à la portée des bourses les plus microscopiques.
- Ces trains de plaisir, il est vrai, nous amènent des gens dont la cervelle semble parfois aussi microscopique que la bourse. Hier, au panorama des chutes du Niagara, un brave provincial, très solennel, après avoir écouté les éclaircissements du barnum, lui demande poliment, d’un air gaga :
- — Ce sont des sources, n’est-ce pas?
- •— Non, dit le gardien doucement, étonné du peu de profit que Ton a tiré de ses explications. Ce sont des cascades causées par la chute d’un fleuve.
- — Ah! oui, je comprends... ce sont des jets d’eau.
- — Mais non, monsieur, ça ne monte pas, ça tombe !
- — Je comprends... Je comprends... Alors, c’est ici ce qu’on appelle le Niagara?
- — Oui, dit un assistant, c’est ici le Niagara... Le panorama est en Amérique.
- — Merci, messieurs, murmure le provincial en saluant. Je suis délégué de ma petite ville et tiens à me bien faire expliquer ce que je vois, afin de renseigner exactement mes concitoyens. Ah! ce que j’aurai de choses à raconter quand je retournerai là-bas !
- Qu’on dise encore que les voyages n’instruisent pas les gens !
- F. L.
- La clôture au dix
- Nous sommes heureux de pouvoir annoncer que notre campagne en faveur de la clôture au 10 a abouti.
- La date du 10 est arrêtée en principe et l’avis officiel en sera donné à la fin de la semaine.
- M. Tirard doit proposer cette date jeudi, au conseil des ministres.
- Le chemin de fer Decauville a reçu des instructions pour avoir à continuer son service jusqu’au 10.
- Affreux accident
- Un terrible accident est arrivé hier sur la ligne du chemin de fer Decauville qui fait le service de l’esplanade des Invalides au Champ de Mars.
- Une dame nommée Odile Georget, demeurant 83, avenue de Saint-Ouen, âgée de quarante-trois ans, ayant voulu descendre avant l’arrêt complet du train, au moment où celui-ci atteignait la station de la Tour Eiffel, est tombée si malheureusement qu’une partie du convoi lui a passé sur la poitrine.
- La malheureuse femme a été relevée aussitôt et transportée au poste médical de l’avenue de La Bourdonnais, où on a constaté qu’elle avait été tuée sur le coup.
- Quelques secondes avant de commettre l’imprudence qui devait lui être fatale, Mme Georget avait dit à une personne qui se trouvait à Côté d’elle en wagon :
- — Mon mari m’a donné rendez-vous au pied delà tour Eiffel et je vais être grondée, car je suis bien en retard.
- C’est afin de pouvoir passer plus vite par la porte de sortie que la pauvre femme a sauté à bas du train avant que celui-ci fût complètement arrêté.
- Soirées ajournées
- M. le président de la République remet à une date ultérieure le bal qui devait avoir lieu jeudi.
- M. Tirard, à cause de la mort du roi de Por-
- tugal, a également pris la décision d’ajourner la soirée musicale qui devait avoir lieu mercredi, au ministère du commerce.
- Nos hôtes
- Sont arrivés à Paris hier soir et ce matin.
- Le général Oulsoufieff, aide de camp de l’empereur de Russie, précédant de quelques jours les grands-ducs, de Russie, le général Wolf, le général allemand de Versen, le bourguemestre de Charleroi, M. Allard, le prince Galitzine, le prince Ghika, le consul danois Christienson, le consul anglais sir Fortin, M. Sandfort, évêque de Gibraltar, M. le conseiller d’Etat russe Pe-tiofî, le général anglais Baine, etc.', etc.
- Les grands-ducs de Russie arriveront à Paris cette semaine.
- Le grand-duc Wladimir,frère du czar Alexandre III, et la grande-duchesse sa femme, accompagné d’un aide de camp, le comte Stac-kelberg, et d’une suite de plusieurs personnes, sont, comme nous l’avons annoncé hier, attendus à Paris jeudi prochain. Des appartements ont été retenus à l’hôtel Continental à partir du. 24 courant.
- Le grand-duc Alexis arrivera le 25, ses appartements sont retenus dans le meme hôtel pour cette date. Il en est de même pour le grand-duc Nicolas Michaïlowitch, cousin du czar, qui arrivera jeudi ou vendredi.
- Un vol d’alouettes
- Un vol d’alouettes s’est heurté hier soir contre le phare de la tour Eiffel, et Ton en a ramassé plus de deux cents.
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- S O 3HL O SS»
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 133.284
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la même journée:
- 1<* étage . 7.508
- Du 1er au 2n*e . . . . . 4.495
- 2e étage direct . 2.482
- Du2e étage au sommet... . 3.831
- En tout . 18.316
- Les Congrès
- Le Congrès magnétique international pour l’étude des applications du magnétisme humain, au soulagement et à la guérison des malades, aura lieu les lundi 21, mardi 22, mercredi 23, jeudi 24, vendredi 25, samedi 26, dans la .salle de la Société nationale d’horticulture, 84, rue de Grenelle.
- Première séance à neuf heures du matin, sous la présidence de M. le comte Constantin.
- L’Union des Femmes de France
- L’Union des Femmes de France, société de se cours aux blessés et malades de Parmee'en temps de guerre et aux victimes des désastres publics, a obtenu un Grand-Prix à l’Exposition universelle.
- L’Union des Femmes de France, dont le siège social est 29, chaussée d’Antin, compte 22,000 membres, tant à Paris que dans ses 110 comités de province.
- Quelques récompensés
- Comme nous l’avons dit hier, l'Officiel a publié dimanche la liste des récompenses décernées aux collaborateurs de l’Exposition.
- M. Le Myre de Vilers, résident général de Madagascar, a une Médaille d’or pour la part qu’il a prise à l’Exposition de ce pays de protectorat. Des Médailles d’or ont été décernées aussi à MM. Sar-tiaux, de la Compagnie des chemins de fer du Nord; Chaperon, de la Compagnie de Lyon; G. Dumont de la Compagnie de l’Est; Régnault, de la Compagnie de l’Ouest, pour l’exposition de l’électricité ; au docteur Bertillon, chef des travaux statistiques de la préfecture de la Seine, et au charmant dessinateur Jules Chéret, de la maison Chaix, dont les Parisiens admirent en ce moment les superbes affiches d’Anvers-Paris.
- Une médaille d’argent est donnée à M. Diguet, ingénieur des Arts et Manufactures, attaché à la
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Société française des Alcools purs. M. Diguet est le fils de notre excellent camarade L. Diguet.
- M. A. Salles, le gendre de M. Eiffel, son collaborateur de,puis le premier jour, reçoit une Médaille d’or. C’est M.Salles qui s’est occupé, avec le succès que l’on sait, de tout le matériel et de toute l’installation des ascenseurs.
- Le successeur de M. Léon Say
- Le XIX& Siècle annonce que M. Paul Decauville va se présenter au Sénat, en remplacement de M. Léon Say, qui, élu député dans les Pyrénées-Orientales, abandonnera, son élection validée, son siège de sénateur de Seine-et-Oise.
- M. Paul Decauville est le propriétaire du chemin de fer de l’Exposition, dont les usines sont à Petit-Bourg, près de Corbeil.
- D’autre part, le Courrier du Soir publie la note suivante :
- « On annonce la candidature de M. Frédéric Passy au siège sénatorial qui deviendra vacant, en Seine-et-Oise, par suite de l’option de M. Léon Say.
- « Par contre, on dément qu’il soit question, pour ce siège, de la candidature de M. Decauville, qui, d’ailleurs, ne remplirait pas les conditions d’âge requises par la loi.
- Fête foraine
- A l’occasion de la clôturé de l’Exposition, une fête foraine est organisée par la municipalité du 7e arrondissement, sur la place Vauban, les avenues de Tourville, de Breteuil et de Latour-Maubourg. Le placement des forains s’est fait hier lundi, à neuf heures du matin, place Yaüban.
- Un don de M. Eiffel
- M. Eiffel a tenu à offrir un lot à la Tombola que le Figaro a organisée pour les fêtes du Palais de l’Industrie.
- Il a envoyé un album qui sera des plus curieux à conserver : cet album, absolument unique contient toutes les photographies de la Tour et toutes les vues du panorama de Paris du haut de la Tour. Chaque photographie est signée par M. Eiffel. En outre, en tête de l’album, se trouve une lettre dédicace de l’éminent ingénieur, lettre destinée à l’heureux gagnant.
- Un petit ballon
- Le Républicain de l’Yonne annonce qu’un ballon lancé de la tour Eiffel par une famille belge est allé atterrir sur le territoire d’Ormoy, lieudit le Corberat, le 15 octobre à huit heures du matin. Il avait été lancé le 14. Cet aérostat a été recueilli par M. Lesseur Julien, cultivateur à Ormoy, qui s’en allait charger un 'tombereau de betteraves.
- Le ballon trouvé portait une carte postale retenue par le moyen d’une ficelle. Elle était ainsi conçue :
- Messieurs, nous sommes au haut de la Tour Eiffel d’où nous vous adressons nos meilleurs compliments.
- Charles Graux, Hélène Graux, Lucien Graux.
- Prière.à la personne qui trouvera cette carte, d’indiquer la date, l’heure et le lieu où elle aura été recueillie et de l’expédier à l’adresse ci-contre :
- « Messieurs Pierre et Charles Graux, rue de Livourne, 6, à Bruxelles (Belgique). »
- En brouette
- On lit dans le Montmédy-Journal :
- Deux de nos compatriotes, M. Sauvelet, propriétaire du café de la Meuse, et M. Braquier Simon, rentier à Choisel, ont parié de faire le voyage de Verdun à l'Exposition en brouette, l’un portant l’autre dans ce véhicule à une roue. La somme engagée est de 3,000 francs.
- Cinq points, à l’écarté, ont décidé que les frais du voyage, fixés à 12 francs par jour, seraient payés par M. Braquier.
- Cinq autres points à l’écarté ont désigné M. Sauvelet comme conducteur de la brouette.
- La durée du voyage n’est pas limitée.
- Jeudi matin, ces messieurs se mettaient en route, et les habitants voyaient avec surprise passer ce convoi d’un nouveau genre.
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- Mlle Marguerite Ossude, fille de M. Gabriel Ossude, le sympathique inspecteur principal de l’exploitation, à l’Exposition, épouse M. F. Dominer, ingénieur des arts et manufactures, agrégé de l’Université.
- Le mariage sera célébré en l’église Saint-Fer-dinand-des-Ternes, samedi prochain.
- L’EXPOSITION DE 1892
- D’après des renseignements recueillis aux Etats-Unis concernant l’Exposition de 1892, les citoyens de l’Ouest sont seuls jusqu’ici à contrecarrer l’entreprise de New-York. On mande de Saint-Joseph (Missouri) qu’il y a eu dans le local de la Chambre de commerce de cette ville une réunion de la « Convention de l’exposition », où étaient représentés par délégués les états de l’Illinois, de l’Iowa, du Missouri, du Kansas, du Nebraska et du Texas.
- On a adopté des résolutions disant en substance que « toutes les expositions internationales qui ont eu . lieu jusqu’ici aux Etats-Unis ayant été tenues sur le littoral maritime de l’est et' du sud, la Convention estime que celle de 1892 doit avoir lieu dans une ville de l’Ouest disposée à en fournir les moyens. »
- L’Ouest, a-t-on dit à l’appui de cette proposition, est la grande région productrice du pays, le centre de sa population, de sa richesse et de son pouvoir politique. De plus, il y a, dans l’Ouest, des villes qui possèdent des moyens de communications et d’autres facilités pour assurer le succès d’une exposition universelle, supérieurs à ceux que fournissent les villes de l’Est. Enfin, l’exposition la plus intéressante qui puisse être offerte aux étrangers est le. pays lui-même, que ne verront pas les visiteurs qui s’arrêteront, en débarquant, sur la lisière du continent.
- En conséquence, les délégués s’engagent à unir leurs efforts pour obtenir du congrès que l’Exposition soit tenue sur un point situé à l’ouest des Alleghany, facilement accessible aux Américains et aux visiteurs de l’ancien monde..Les membres du congrès pour les Etats de l’Ouest, du Sud-Ouest et du Pacifique sont invités à user de leur influence pour seconder les vues de la convention.
- Il y a un dernier trait à signaler, c’est que la rivalité des villes de l’Ouest entre elles est aussi accentuée que vis-à-vis de New-York. Le gouverneur Francis ayant proposé que la Convention se rassemblât le troisième mardi de novembre à Saint-Louis, les délégués de Chicago s’y sont bruyamment opposés, et l’assemblée était sensiblement houleuse quand elle s’est séparée.
- .LE CHAMP DE MARS
- depuis fa Restauration CU
- (Suite)
- Exposition universelle de 1889
- Ces points .ayant été fixés de manière définitive, l’Association de garantie s’empressa de réglementer ses opérations et de faire appel aux souscripteurs.
- Son règlement, sagement établi, est conçu ainsi qu’il suit :
- Article Dr. —.11 est formé, entre toutes les personnes qui adhèrent aux présents statuts, une association ayant pour objet de garantir, dans la limite d’une dépense totale de 43 millions de francs, et jusqu’à concurrence d’une somme qui ne pourra excéder 18 millions de francs, la. portion des frais et dépenses de toute nature occasionnés par l’Exposition universelle de 1889 qui ne serait pas couverte : 1° par la subvention de l’Etat et de la ville de Paris; 2° par le produit des droits d’entrée et des recettes de toute nature de l’Exposition.
- Art. 2. — L’Association se compose de toutes les personnes qui, dans les formes et délais à déterminer par une décision ultérieure, auront souscrit une ou plusieurs parts d’intérêt et versé une somme de 50 francs pour chaque part d’intérêt souscrite.
- La somme totale à souscrire est illimitée; elle ne peut toutefois être inférieure à 18 millions de francs.
- Les parts d’intérêt de l’Association de garantie seront de 1,000 francs chacune ; il ne sera admis aucune souscription pour une somme moindre.
- Art. 3. — L’Association de garantie sera administrée et gérée par une commission spéciale, choisie par le ministre au sein de la commission générale de l’Exposition, et qui sera composée de
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- Le Champ de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron aris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré
- membres représentant l’Etat, la ville de Paris et l’Association de garantie, chacun dans la proportion de leurs contributions respectives aux dépenses de l’Exposition.
- Cette commission devra être consultée par le ministre du commerce et de l’industrie sur toutes les questions intéressant la gestion financière de l’Exposition. Il ne pourra pas être passé outre à son avis toutes les fois qu’il s’agira de questions concernant les recettes de toute nature à percevoir à l’occasion de l’Exposition.
- Art. 4. — La souscription d’une ou plusieurs parts d’intérêt dans l’Association emporte de plein droit l’adhésion au présent règlement et aux décisions de la commission spéciale concernant ladite Association.
- La souscription d’une ou plusieurs parts d’intérêt implique en outre l’engagement de solder, à la première réquisition de la commission spéciale faisant fonctions de conseil d’administration, et ce jusqu’à concurrence du montant de chaque part d’intérêt, les sommes nécessaires pour couvrir, sous déduction des subventions et recettes indiquées à l’article 1er, les frais et dépenses de toute nature de l’Exposition universelle de 1889.
- Il est expressément stipulé que les subventions, ensemble de 25 millions, accordées par l’Etat et par la ville de Paris, seront d’abord omployées aux dépenses de l’Exposition, et qu’il ne sera fait appel à l’Association de garantie qu’après épuisement de ces 25 millions.
- La somme à verser par le souscripteur de chaque part d’inrétêt sera déterminée par la commission spéciale, d’après les comptes de l’Exposition, dressés sous sa surveillance,
- Chaque associé n’est responsable que jusqu’à concurrence du montant de sa souscription.
- Art. 5. — Tout propriétaire de part aura droit, dans la proportion de son intérêt dans l’Association, à une quote-part dans la portion des bénéfices de l’Exposition réservée à l’Association de garantie par la Convention en date du 27 mars 1886, passée entre le ministre du commerce et de l’industrie, représentant l’Etat, le préfet de la Seine agissant, au nom et pour le compte de la Ville de Paris, et les fondateurs de l’Association de garantie.
- Cette répartition des bénéfices sera faite, comme la répartition des pertes par la commission spéciale, d’une manière définitive et sans recours.
- Art. 6. — Les parts d’intérêt dans l’Association de garantie resteront nominatives. Elles seront représentées par des certificats de souscription non négociables;
- Art. 7. — Tous pouvoirs sont conférés à la commission spéciale pour gérer et administrer, tant activement que passivement, les affaires de l’Association, ainsi que pour la représenter en justice, et notamment pour recouvrer et percevoir les sommes dues par les associés, en raison de leur garantie.
- (A suivre). E. Maindron.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION ’ DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s'inscrivent an registre riu Pavillon du Figaro, au second étage "delà Tour, et qui désireront recevoirlenuméro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse..
- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du F1&AR0
- 18 OCTOBRE
- (Suite).
- Marins Chorot, Moirans (Isère).
- Bordelier, Jean-Baptiste, Moirans (Isère).
- Pierre Yallod, Lyon.
- Ménard, Lyon.
- Eugène Devaux, juge de paix du canton de Gy (Haute-Saône).
- Marie Loiseau, Paris.
- J. Papleux, Lyon.
- Jean Garlevon, Paris.
- Jean-Marie Dulevron, St-Laurent-les-Alâcon. Antoine Ivalmar et Louis Schapper, Vienne (Autriche).
- Elvire et Emile Ebano, Caire (Egypte),
- Francesco Vissich.
- Anita Vissich-Naglos.
- Ing, N. Züno, Palermo.
- Marcelino, Caridad, Hernima et Elervà Rubio, Valencia (Espana).
- Antonia Tasagore.
- L. D. Bouteille, Bruxelles.
- Emanuel Oschinsky, Psris.
- Siegfried Cohn, Breslau.
- Henry Matzig, Breslau.
- Marie Loiseau, Paris.
- J. Papleux, Lyon.
- Marie Maillard, Lyon.
- Paul Gasc fils, à Pezenas (Hérault).
- Adolphe Wicsaher, Bruxelles.
- II. Scholz, Francfort-sur-Mein.
- G. Retombe, de Saint-Quentin.
- Capet, Havre.
- Charlter, Waremnu (Belgique).
- Paul Jaybert, Saint-Sulpice (Tarn).
- Gilbert Dartholombed, London.
- A. de Boissoudy, lieutenant 14e chasseurs, Embrun .(Hautes-Alpes).
- Félix Boudignon, Le Puy (Haute-Loire).
- J’ai vu, je crois ! —1 Boisson, Lyon.
- Pernet, Pierre, I.yon,
- E. Péqnignot, Paris.
- Alexandre Wolff, de Saint-Pétersbourg (Russie). Constance AVolowsra, Varsovie,
- Charles Deleasta, Paris.
- Antonin Gautier, Paris.
- Hotlair, Paris.
- John Jacob son.
- Quillet, Charles, Arras.
- F. Lino d’Assurripeas, Portugais.
- Madeleine Derne, Poix (Arriège).
- Comte et comtesse de Marnix, de Ste-Aldegonde (Bruxelles).
- Ii. Deshusses, Versoix, Genève.
- M. et Mme H. Bordât, Charenton. •
- H. AVyler, Bâle (Sni<se).
- M. AVarszawski, de Czenstochowa, Russie (Po-lognes.
- Meyger Brügget, Bâle (Suisse).
- Sophie de Dvorgilsdy, St-Pétersbourg (Russie). . Or a toma Mariquinhos, II.-M. (Portugal.
- Gabriel Gicqueau, Nantes (Loire-Inférieure). Justino Minondo, Paris.
- José Goiwa, Paris.
- Consul Korhet sa famille, Rotterdam.
- Iructuoso Gogerza, Paris.
- Eugène Schneider, Ribeauvillé.
- B. Lasvenes. Alontauban.
- Soubirac fils, Montauban.
- Pérille, Montauban.
- Pécharman, Montauban.
- Idatret, Alphonse, Lyon.
- A. Pône, Lyon.
- Gallois, Francis. Lyon.
- Sieur Jérôme, Paris.
- Ducrocq, Rouen.
- Marie de Ribeause, Bayonne.
- G. -E. et Louise Morice.
- H. Kommervell, Fubingen (Wwrttemberg).
- A. et Suzanne Guignan Ste-Terre (Gironde). Havray, Cherizey.
- Victor Collas, à Courseulles-sur-Mer.
- Vigier. Arles.
- Léon Gaurel. aux Forges des Avalats, (Tarn). Marguerite Jecko. Delle.
- Mavrice Lanty, Paris.
- Ed. Maubach, Aix-la-Chapelle.
- Dethieux, Trévoux.
- Ch. Dufourg, Paris.
- Ad. Roux, à Lescalier de Lacouronne (Charente). Th. Leroy, Montguéret.
- Jean Gaschen, Lausanne.
- Henri de Chiavary, Arles-sur-Rhône.
- Mme Manuel de Èizaguirre, Bayonne.
- Jules Lavocat. Nancy.
- Henry deRibeaux, Bayonne.
- F. Brunet, Nancy.
- Mme Alphonse Brunet, Nancy.
- Marcel Vernier, Nancy.
- Tétette Cohun, Avignon.
- Charles Guillin, Avignon.
- Joseph Daburon, Eugliien.
- Gibby B., Sarrant (Gers).
- Emilia Aumont, Paris.
- Jeanne Hucliede, Paris.
- Mme Pedou. Paris.
- Baron Maurice Fallon, La Plante, Namur (Belgique).
- Capitaine Borrelly, 117e d’infanterie, Le Mans (Sarthe).
- IJ. Beyer et sa famille, Villers-Cotterets (Aisne). Feguière, Paul, Beaucaire (Gard).
- Cavallier Ermant, Beaucaire (Gard).
- E. Monnot, Chaux-de-Fond (Suisse).
- Bender, La Haye.
- P.-C.-T. Bender, La Haye.
- Borissowsky, Eugène. Paris.
- Cuyard. ingénieur, Commentry (Allier).
- Briffault des Corrières.
- Blanche Briffault des Corrières.
- Mme veuve Deschamps, Yilleneuve-la-Garenne, St-Denis (Seine).
- Marie Robert, Annecy.
- Maurice Dérouzier, Annecy.
- Louis Vrème.
- Laroque cadet, Montauban (Tarn-et-Garonne). Moulin, Montauban (Tarn-et-Garonne).
- A. Pomarel, Lavache (Drôme).
- Lucien Champel. Valence (Drôme).
- Marie et Albert Ravelle, Namur (Belgique).
- Henri Morel Le Reston, Chatou (Saine-et-Oise). Joséphine Morel. Chatou.
- Simon Simotta, Nnssdorf près Vienne (Autriche). Louis Bergier, Contras (Gironde).
- Joseph Thioliers, Bourges.
- A. Delegorgue, Paris.
- A Waré, Amiens.
- Couche, Antoni, Besançon.
- Edouard Guérin, Nantes.
- Edouard Schaffner, Bâle.
- Troquereau Joseph, Agasseau Ernest, aux Peintures, Gironde,
- F. Gadras, Les Peintures, Gironde.
- Herm Ferd-Dietseh, Greiz.
- Harmann Falk, Greiz.
- J. Meiller Lisyrwmik. Iioohspeizen.
- Collinet. Puiseux-le-Hauberge (Oise),
- C.-A. Wilnssen, Crefeld. •
- Josef Vanfeldane, Krefeld.
- AL et Aime Albert Bérenger, Nice. .
- Lüs trois Weynaud de Puttelauge.
- Aime Eglée, Simon, Paris.
- Comtesse de Clermont-Tonnerre, Paris.
- Jules Jacquot, Paris.
- Henri Ricard, Paris.
- Henri Monet, Paris.
- Antonio Annoni di Alilano.
- Al.-et Aime Enrico de Najo, Paris.
- Rousmaen. Paris.
- Williams Neder.
- AI. et Aime Naumann, Vienne.
- Arthur Crevoisior, Besançon.
- Aristide et Annaïs Bonneton,’ Grenoble.
- A. Vallentin, Billancourt.
- L’homme a beau s’élever sur ta Tour, grand Eiffel,
- Il se trouve plus près de terre que du ciel.
- T. Eontena, Genève.
- J. Fontana, Genève.
- AI. et Mme Ebervein, Paris.
- E. Charbonnel, Vernon.
- AL et Aime Camille Laforgue, Quarante (Hérault), Alarie et Rose Laforgue, Quarante (Hérault).
- Aime veuve Ducoud et Paris.
- Aime Leloutre. Paris,
- Alarie Leloutre, âgée de deux ans, Paris.
- Jacques Bruguière de Alazamet.
- Elise Amalric, de Alazamet.
- Marie Sableyrolles, étudiante.
- AlmeArpin.
- AI. et Aline Delecroix.
- AL et Aime Brasset, Homblières (Aisne).
- F. Lepage, Paris.
- Ch, Deborn, conseiller municipal, Rnuflignac, Dordogne.
- Pincovixch, Pierre, Tarare (Rhône).
- Al. Ivrajewski, Autriche, Galicie.
- L. Doigne. Paris,
- T. Doigne, Paris.
- Pandely Platvs, Acropole d’Athènes.
- Alarie Birlencourt.
- A Tarie et Paul Henry, Barberev, Aube. Rémy-Arcizet, Castres (Tarn).
- Dr Raymond Martin, Paris.
- Lanrentin Lauravy, Paris.
- Etiennette Sarraute, Aujas, Haute-Garonne.
- Léon Teuly z Cassagnabère, (Haute-Garonne). Grandmottes, Alarins, Aloirans Jura..
- Frédéric Dauscha, Pilsen Autriche.
- Boizet, Paris,
- Charpentier, Ernest Paris.
- B. Eugène. Melbonrne, Australie.
- Aristide Alanteau, à Boft'ey, l’Yonne.
- Eugénie Duvoy, à Charry (Aube).
- J.-B. Rossi, à Âix-en-Provence.
- Aime Garnier, Paris.
- Alatro Aluedra y Sendra, Paris.
- AI. Eiffel vient de me faire passer un des meilleurs moments de ma visite à l’Exposition. — Angèle, Paris.
- Flore Poaes, Bruxelles.
- Gibert, Paris.
- G. Gibert, Bayeux (Calvados).
- A. Passet, à Narbonne (Aude).
- Alaurice Perier, étudiant, Bordeaux, cadron. Victor, à Bar-le-Duc (Aleuse).
- Gervaise, Jules, Runiont (Aleuse).
- Alfred Lacourière, sa femme, son cousin et .sa cousine, Paris.
- Jean Pascal, Vacqueyras (Vaucluse).
- Fernand Grelet, architecte, Bordeaux.
- Frelat, conseiller prud’homme, Saint-Etienne (Loire).
- Gobellot Baudran, Paris.
- Alfred Wahrmann, Botoshani-Bucarest.
- Armand Braunstein. Bucarest.
- Suzanne Goulet et Aime Thiébaux-Lebert, Gagny-l’Epoque (Seine-et-Oise).
- J. Zalmer, Lucerne (Suisse).
- Honneur au Figaro! Des Anversois. — Léopold Danco.' Aime Léopold Danet.
- Al. et -Mme Antony Chaussât, château de Mont-Saint-Léger (Seine-et-Oise).
- Aristid Jissu, Zurich.
- Marie Hortense, Sampignv (Meuse).
- Alaria-Paule Plantier, Lisbonne.
- Je salue la France et la Suisse! — Eugène Arannod, Vaux! (Suisse),
- La Suisse est fière de sa sœur cadette ; elle la félicite d’avoirs! bien mis en pratique la devise : Làbor improbus omnia. vincit. Vive la France’! Vive l’Heivétiè ! —J. Ea-pin-Eochat, Lausanne (Suisse).
- Ardeliano, Vienne (Autriche).
- Stiassnie, Paris.
- Thuret, imprimeur, correspondant du Figaro. Rueil.
- Aime Tlmret. Félix, Rueil.
- Ale Hauel Pitorset, Rueil.
- Aime Chauveau, Essarois (Côte-d’Or).
- Giovanni Quartana, Girgenti (Italin).
- Montanari Enrico, Gesena (Ilalia).
- Edouard Schaeffer, sous-lieu tenant au 91e de i ligne, Mézières.
- i Alax. Lemeilleur et Aille Al aria Garet, Abbeville ' (Somme).
- j Pv. Eeasherby, Gillingbam Kent.
- I N. Mausovvrotf, lieutenant au régiment Préobra-jenskv delà garde impériale de Russie.
- Ernest Cooper. Buckinham, Angleterre.
- Guenée, percepteur, Genles (Côte-d’Or).
- Saludo à la mas grande de las concepciones humanes. — José Lardics, Paris.
- Con tomes como esta pronto realizaremûs el pousa-miento de los de la de Babel. — Eicardo ürrutia.
- ! Alcalà Iienares, Espagne.
- G. Faure, avocat à la Cour d’appel, Paris.
- ' Alarie Birker, Paris.
- José Junoll y Pujadas, Barcelona.
- Aime Genty, Tours.
- Elisabeth Eutyscher, Paris.
- AI. Robin, Paris.
- AI. Besiiault, Eiron.
- Félix Auguste, secrétaire de la mairie, Ville-d’Avray.
- .J. Jacquemoz, Lyon (Rhône).
- C. Lebrun, avocat, Lyon.
- Louis Lecomte, Besançon.
- AL Bère, Paris.
- Reinhard Hohl, Luhenberg (Suisse).
- L. Alarquet de Vasselot, Paris.
- J. Alarquet de ArasseIot, Paris.
- Francfort, Jules, Liocourt (Lorraine).
- D. Glaudot, Gand.
- Thomas, Versailles.
- J. Belkowski, ingénieur, Piiga.
- Je souliaite pour le Jaumont un clocher aussi haut (pie la Tour Eiffel. — G. Alazères, Jaumont (Lot-et-Garonne).
- Baron Albert de Benoist, château de Thormes-les-Prés (Aleusfe).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- José Brun. Paris.
- Du haut de cette Tour,
- Dans l’immensité des airs,
- Je souhaite le bonjour A tous ceux qui sont en l’air.
- Ant. Courtial,
- Cournonterral (Hérault), délégué de l’Etat. M. Motelay. Paris.
- Herman Dietel et Fraie, Greiz (Saxe)..
- Olga et Clemens Dietel, Greiz.
- Jubert, Paris
- E. Albrette, St-Germain-en-Laye.
- Dufour, Genevilly (Saône-et-Loire).
- Eiffel dit :
- Que la Tour soit! Et la Tour fût. Le monde entier en est épaté. — Eavnal, Paris.
- Mme François. Paris.
- Ii. Wentzler. Bruxelles.
- Mme Marie Wentzler, Bruxelles.'
- Anna Wentzler, Zweibruecken.
- Paula et Irma Riotte, Zurich.
- Jean Scheyers. Bruxelles.
- Marie Legrand, Paris.
- Louis Sevestre, Paris.
- 19 OCTOBRE
- Joannès Guillard, propriétaire-viticulteur, conseiller municipal à Chazay-d’Azergues (Rhône). Blon, Eugène, Paris.
- G. Lassall, notaire à Soustan (Landes).
- J.-T. Chambers, London.
- H. Allison, E.-E., London.
- Fernand Petit, un pioupiou, Yesoul (Haute-Saône.
- Eugène Vernet, Marseille.
- Marthe Dembowska de Bochnia, Galicie (Autriche).
- Hauducœur, Charles, Paris.
- Lefman, Paris.
- Stéphanie Koziorowska.
- Valérie Koziorowska.
- Henri Duchêne. Paris.
- Eiffelis hanc lurrem proclamo bougriter altam;
- Sed par-l’ascenseur culminct procima sunt.
- Delarue, sténographe du Sénat.
- Et monté sur le faîte on aspire à descendre.
- Marguerite Grippier.
- Paris, vu de la Tour, émerveille les yeux :
- Industrie et beaux-arts affirment leur puissance, Gardons-nous cependant de trop de suffisance,
- Car la Tour est petite à qui la voit des deux !
- Boutade (Echo)
- Que l’ascenseur Edoux Est doux,
- Mais que que l’attente est dure,
- Et dure.
- Amédée Cliavanon, Tarare (Rhône).
- Raybaud, Draguignan (Var).
- Que d’haut et de vent. — Frédéric Riehl, Lyon.
- Une Lyonnaise émerveillée. — Anna.
- Alber Danker Leipzig.
- Jules Marting, Liège.
- Jules Etienne, Liège.
- René. De Coet, Liège.
- Servais Depuillé. Liège.
- J. Fauconner, Liège.
- G, Gramme, Liège.
- Henry Pye.
- Alexandre Nouveau, Qram J. N. Knorpp, Monaco.
- Emilie et Eugénie Ninner, Bruxelles.
- Louise et Anna Stem, Leipzia.
- Comte Jean de Forgach, Hongrie.
- Flora Martiny Luvlin.
- M. et Mme Genton, Yevey.
- Henry Mitchel, London.
- Henry Barley, London.
- Itna Orrantia de Pérez.
- Maria-Joséfa Pérez.
- Manuel-Antonio Perez.
- M. et Mme Paul Arène, Hyèresdes-Palmiers.
- Aille Eloïse Arène, Ilyères-les-Palmiers.
- M. A. Truc, Hyères-les-Palmiers.
- Du haut de la Tour,
- Je salue tour à tour et sans détour,
- Les amis de Jedvabne et des alentours.
- Henri Skarzynski.
- Admirateur passionné De la tour Magne à Nîmes,
- Je contemple étonné 1 l’Eiflel la Tour sublime.
- Chevallier, Ximes.
- Panorama saisissant, impossible à décrire ! — Y. Tar-•dier, Boulogne-sur-Seine.
- Tour merveilleuse, grandiose, monument et vue splendide ! — E.-Y, Smith, Saint-Pétersbourg.
- Aille la comtesse Marie de Dudzeele, Paris.
- Pedro Duran y Moro. Espagne.
- Juan Casado Tisans, Barcelona (Espagne).
- Charles Ghristlbana, Vienne.
- Auguste Renard, Caen.
- Dr Tou tut, Paris.
- Louis Lefèvre, Saint-Dizier (Haute-Marne).
- J. Rossut, André, Tournav (Belgique).
- Mme J. Bossut, André, Tournav (Belgique).
- Geo Russell, London,
- Veuve Delaunay et Marie, Dudonnez, Arcis sur-Aube.
- Druen Mac y. Guesnain.
- Rangel de Lima. Lisbonne.
- Emile Dolpée, Moustier-sur-Sambre (Belgique).
- Pourquoi la confusion sur la tour de Babel ?
- Eh ! c’est qu’il n’y avait pas d’Eiffel !
- Eugène David,
- Moustier-sur-Sambre (Belgique).
- Amédée Joos, Hal.
- M. et Mme Félix Guiméty et M. Fauchier, Marseille.
- Pierre Baer, Vianna-do-Castello (Portugal).
- M. Gmeinwise, Munich (Bavière).
- B. Yigo, Nice.
- H. Carlavan, Grasse.
- Miss Crémieu-Javal, London.
- Edgard Crémieu-Javal, London.
- Justin Reynoird, Marseille.
- Razkallah Ghamina, Mésopotamie (Mossoul).
- V. Leloup, Liège (Belgique).
- Mme Christina Bœer-Wagner et Mlle Louise Bœr. — Ed. Yan Callaer, Bruxelles.
- Epouse YosSchools, de Chaffoy (Turnhout).
- D1’ D. de Haan,-Faarlem (Pays-Bas).
- Mme de Haan van Bredee, Haarlem (Pays-Bas). Mairet H- Ragot, Lyon.
- L. Landré, Nîmes (Gard).
- A. Adnet, de Sedan (Ardennes).
- Al. et Mme A. Polack, Paris.
- M. et Mme L. Widerkehr, Colmar.
- . Emilio Ubicini, Milan.
- Alarie Galinier, Marseille.
- Suzanne Baudoin,, Marseille.
- Marie de Camp rien, Marseille.
- Léié Avril, Marseille.
- Alfred Deligny, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).
- Félix Grisard (Bruxelles).
- Neveu, Issoudun.
- Madeleine Poitevin.
- M. et Mme Durand.
- Pauline Nozilia, de Moisulle.
- Jos. W. Beatlev, New-York.
- MM. Grange, Camille, Jules et Hortense. Virton-Saint-Mard (Belgique).
- Furnée, La Haye (Hollande).
- Caroline van Nerom, Bruxelles.
- Gull van Nerom, Bruxelles.
- Mme L. de Sadeleer, Bruxelles.
- H. Borde ries, Moscou.
- Pedro Fargues, Aloissac.
- J. Bussliger, ingénieur, Baden (Suisse).
- Arthur Joiris, Liège (Belgique).
- John Zurcher Bischofozell, Thig (Suisse).
- Albert Delobel, rTourcoing.
- Aime Ve Peschaire, Vallon (Ar lèche).
- Dufren Tavd, Fontaine-l’Evôque.
- G. Lafon, géomètre de l’Etat, Bordeaux.
- Emile Vreven, Bruxelles.
- Victor Delobel fils, Tourcoing.
- Duron, Charles, Bessenay (Rhône).
- Chatelard, Laurent, Bessenay (Rhône).
- J. Bischofberger, Rorschach (Suisse).
- Nicolas Sclnnit, Eclitemach (Grand-Duché de Luxembourg).
- E. de Joncker, Bruxelles.
- Georges Bliss. Biarritz,'
- Paul Sarru, Biarritz.
- Maria José de Olivcira Regadas, Paris. \ Yiscondessa de Guaratingueta, Paris.
- André N’a gel. Saint-Pétersbourg.
- Camille Tomanes, Paris.
- Dr. L. Anders, VTarsovie,
- Anatole Truchon, Blézé (Indre-et-Loire).
- !vl. Huret, Paris.
- Ch. Knaier, Strasbourg.
- F nard Casimir, Marseille.
- Ballagny, Choizy (Rhône).
- A. Colson, Yonne.
- G. I,espagnol, Yonne.
- F. Trajan, Antibes.
- Thauveins, Antibes.
- Alexandre Guillard, Rennes.
- F. Cantraine, notaire, Ellezelles.
- A. Michel. Bruxelles, issautier, Victor, Marseille.
- Gloire au vaillant Eiffel Qui, sur sa tour immense,
- Â planté près du ciel Le drapeau de la France.
- Paul Legardeur (Strasbourg).
- J. IJavet, Paris.
- Marie Havet, Besson.
- E. Asitnus, Mhr. Ostrau.
- D1’ Maximilian Singer, Wien.
- Victor Kulka*. Trappau, Autriche.
- ! Luigi Simondetti, Turin.
- Sigre Vito, ingénieur, Turin,
- Schelnchen de Bock
- A. Rouzies de Menpenty, Marseille.
- C. Laugier, Marseille.
- Marquis d*-* Baudrnnont. Paris.
- Otto VoswinkG, Bruxelles.
- G. Stéfanidi, Corabia (Roumania),
- E. Curtovich. Bucarest (Roumanie).
- A. Turquet. Paris.
- Paul Grr 'Sch, Moscou.
- Ernest Formet. Commentry (Allier).
- Waller Cochram. Galashiels, Scotland.
- C. M. Ewen, Invernes. Scotland.
- José M. Almato y Gallina, Barcelona.
- Aniceta Espinach de Almato. Barcelona. Edmond-Edouard Guérin, St-Etienne (Loire).
- La paix engendre dès merveilles, la guerre les détruit. — Gustave Delvez, Liège (Belgique).
- A. Rollé de Groof, Wilryck (Belgique).
- Honneur à M. Eiffel. Vive la France ! vive la République ! — F. Alortelinans, candidat notaire, conseiller communal à Edegem-lëz-Anvers (Belgique).
- Un petit \iomme sur une grande échelle. — Julien Fontaine, Bruxelles.
- M. Gordon, Scotland.
- M. PI.-J. Blair et Aliss Blair, London.
- C’est la sixième fois, et pas rassasié. — L. A. Marcou, étudiant, Craïova (Roumanie).
- Trebmola.
- Mme et Mlle J. Alombert. ilry, de Reims.
- Jordany, de Grasse.
- Adolphe et Séraphin Boulanger, Valenciennes (Nord).
- M. et Aime Edmond Boulanger, Paris.
- David Fiesch, New- York.
- M. Frietid, Mihvankee, Wisconsin (U. S. A.) Miss Alma Friend, Wilwankee Wisconsin (U. S. A.)-
- Adclf et Emilie Langraf, de Vienne.
- AI. et Aime Ihos W. Smith, London.
- Hélène et Louise Perrière -et Mme Simon, à Marseille.
- Veuve Guéraud, Paris.
- Veuve A. Auger, Paris.
- /impossible n’est pas français. — Deroy.
- M. et Aime J. Réallon, Saint-Etienne.
- AI. Cadre, Pontivy (Alorbihan).
- Thouvenot,- Charles, et ses filles Lucie et Elisa, Epi nul (Vosges).
- Destouches et sa fille Alarie, Thaon (Vosges). Sarbourg, Paris.
- F. Dejean, Aime Dejean, leurs enfants, Gabrielie, Emma, Robert et Lucie, Bruxelles.
- Albert Guerber, Saint-Jinier (Suisse).
- Alarie Darot, Villeneuve-lès-Avignon (Gard).
- AI. et Mme Léon Goubert, Avignon (Vaucluse). Fernand Lagarrigue, château de AIus (Hérault) Thérèse Cauvin, château de Alus (Hérault). Edouard Fauneau, Rezé-les-Nantes (Loire-Inférieure).
- Grâce à AI. Eiffel, j’escalade l’Olympe! — E. Durand, Rezé-les-Nantes (Loire-Inférieure).
- Henri Dernier, Léon Bernier et sa femme, Reims. AL George Ducroy, Bordeaux.
- Frédéric et Alarie, de Vienne.
- Héloïse Albani, née Iiook.
- J. Weiil, Alulhouse.
- Salomon Dreyfus, Mulhouse.
- D1’ Alartellet, Graus (Bouches-du-Rhône).
- AI. et Aime Tartonne, Graus (Bouches-du-Rhône). Victor Jauffret, Graus (Bouches-du-Rhône).
- Aime W. Cemenlin,
- Arive Eiffel le foudroyant ! — Un exilé de Verdun.
- Ch,'et Emile Brolliat, Alarseille.
- Bee Gradisteano, Bucarest.
- T, a générale Zefkar, Bucarest.
- J. Cantegril, Grillour (Basses-Pyrénées). Lieutenant Alex. Cattina.
- Gustave Badollet, Genève.
- AI. et Mme Coulomb de Jourdan. Alarseille.
- J.-B. Salgado e Esposer, Paris.
- O mai quès beou ! quôs beou ! ! quès beou ! ! !— AI. Pel-legiin, Alarseille.
- Pierre Froitzky, architecte russe, et Pauline Eroitsky, Aloscou.
- L. Var nier, Le Havre.
- Tony Neuger, Luxembourg.
- A. Terwagne, rédacteur à la Réforme. Bruxelles. Ad. Fourez, Langrcs.
- Chauvet, notaire. Vailly-sur-Aisne.
- Docteur et Aime Cardot, Rayon (Aleurthe-et-Alo-selle). '
- A. Richet, Clermont-Ferrand.
- J. Cahier, Nantes.
- Louis Battaglini, Paris.
- Th. Christophore, Beyrouth. Syrie.
- AI. et Aime Alalafosse.
- Julian Ossouski. Alarnouy.
- Kucéiia B.. de'Dyanries.
- Ir émoux, Ernest et Lucie. Alarseille.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Elisée Nicolas, Toulon (Yar).
- Berne, Lyon.
- F. Giraud. Paris.
- R. A, Huebner, Schwarzburg.
- T. M. WoelfeL Merseburg.
- Hugo Eichlvow, Merseburg.
- Hyacinthe Saramite, Cannes.
- Mara Feitelberg. Riga.
- Fernand Berger, Paris.
- M. et Mme Ernest Monney, Fribourg (Suisse).
- L. Sauvage, Nord.
- Traulïler, Pantin.
- Claracq, architecte, Pau.
- Michel Delcourt. Huy.
- Prince de Harcourt.
- Emile Levy, Lyon.
- Ernest Delcourt Huy (Belgique).
- Legrand, Charenton.
- J. Jourdan, de Cannes.
- M. Trutet, Argenteuil.
- Rousseau, Cosne (Nièvre).
- Jos Pirotte, Anvers.
- Nestor Considérant, Anvers.
- Edouard Considérant, Anvers.
- Charles Mintiens, Anvers.
- Lecoanet, administrateur du journal Le Mémorial des. Vosges (Epinal).
- Chauvin, Louis, Vitré (Ille-et-Vilaine).
- Léonide Chauvin, Rennes.
- M. Armilhon, notaire et Mme Armilhon, Ambert (Puy-de-Dôme).
- Gustave Teisseire, Olonzac (Hérault).
- Ivaeuffer Xavier, Munster (Alsace).
- Louise Sorg, Munster (Alsace).
- Spencer R.-C. Urlloughly, London.
- Jules Boyreau, rédacteur en chef du Bulletin de la Boulangerie toulousaine.
- Marie Lenglé, Verdun (Meuse).
- Justin Bernard, Epinal;
- M. Albane, Toulon (Var).
- 1M. Mme et Mlle Flavien, Paris.
- D. Bandol (Yar).
- Mme Lambert, Paris.
- Jmuis Sacconey, de Marguerittes (Gard). Combrisson, Paris.
- Eug. Mestdag, Anvers (Belgique).
- Joseph R.obyns, Anvers.
- Halvorten, Anvers.
- Lescanne Baptiste, Fourchambault (Nièvre).
- M. et Mme E. Fromentin, Tours (Indre-et-Loire). André Menut, Lyon (Rhône).
- Famille Thévenon, Lyon.
- L. Poulain, Paris.
- MM. George Hartmann, Blackheeth.
- Emile Vincent, Paris.
- Jean-Baptiste Lepers, entrepreneur, Warquehul (Nord).
- Mes félicitations à M. Eiffel. — Le commissaire de police à Caudeb@c-en-Gaux, Gaboulet.
- Mes sincères félicitations à M. Eifïet pour cette Tour ingénue, son chef-d’œuvre. — Gabriel Samson.
- Jeorges Jourmont, Anvers, Belgique.
- Oscar Van den Boyacthe, Anvers.
- Quet, Jules, Lyon.
- C. Gautier, Lyon.
- Gaston ITeissonnière, de l’Habiturelle, Paris. Eduard Maass, Charlottenburg.
- Anna Maass, Charlottenburg.
- Aubé, Joseph, Saint-Médard-en-Falle (Gironde). Constant Verdickt, Anvers.
- Les hommes, vus de loin,
- Se ressemblent,
- S’assemblent,
- Et ne forment qu’un point.
- A. Séjourné, Marseille.
- Thérèse Séjourné, Visan (Vaucluse).
- M. Giraud, Paris.
- F. Kessler. Lyon.
- G. Kessler Manchester.
- Henry Kessler, Manchester.
- Eduard Melishars, Dorsten.
- G. Airaud, Antibes.
- F. Reibaud, Antibes.
- V. R.eibaud, Antibes.
- Ch. Alavenne, Antibes.
- W. Robwtsen, Imndon.
- C. E. Jamvaco, Londres.
- Maurice Lacoste, Paris.
- Bodié Leclaire, Saint-Julien.
- V. Franceschi, Pino (Corse).
- François Olivieri, Pino (Corse).
- Jean Santelli, Pino (Corse).
- Marc de Franceschi, Centuri.
- Dr Pascal Franceschi. Centuri (Corse).
- Mme Gallet, Paris.
- Emile Grymonprez, Paris.
- Payot, Chamonix, Haute-Savoie.
- M/et Mme Henri Napolier, Tarare.
- Mlle Pouly, Suisse.
- Herter Sheplier, Dundee.
- Alf. Mercier, Buillé-sur-Loir (Sarthe).
- Mlle Anna Mercier. Buillé-sur-Loir, Sarthe.
- J. Ouinlinz, Ixelles. Bruxelles, lvate Richardson, London.
- C. Loras, Lyon.
- Blanche Loras, Lyon.
- Marguerite Dusaigne, Lyon.
- Tesna-ben Ouasmou, Alger.
- Aglaé Séjourné, Torey-sur-Marne.
- Eugène Eymery, Vizille.
- J. Cazalis, Libourne.
- Charting, Saint-Germain-en-Laye.
- Victor Bonnefons, Bourgneuf, Charente-Inférieure A. Fondeur, Paris.
- A. Iiertzmann, Epernay.
- Mme Thiéry, Laurent, Namur.
- Louis Laborde, sous-lieutenant d’infanterie de marine.
- Nestor Laborde, Paris.
- Nelly et Sicard, Bruxelles.
- Voilà un monument qui ne se voit pas partout, bien qu’il se voie de loin. — H. Rey, Marseille.
- Adolphe Gaudron.
- Renault, Sigoulès (Dordogne).
- Lacroix, Martinique.
- Bonacci Itario, arcliitetto, Roma.
- Bonacci Cleota, Roma.
- Emilia Gentili, Roma.
- Francesco Evaristo Gentili, notaro, Roma.
- J. Bochu, St-Chamond (Loire).
- José Tembert, Barcelone.
- Juan Tomas Berge, Granodlers (Espana).
- Jaime Segalés, Grandlers (Espana).
- Enrique TJmbert, Félio .de Cosinas (Espana). Pedro Soler, Grandlers (Espana).
- Gustaf W. Peterson, Stockholm.
- Mme Hulda Peterson, Stockholm.
- Auguste Giberte, Nistan.
- Ferdinand de Montel, Milan.
- De culmine turris Eiffel admiratus sum quam parva sit magna Lutetia. — Alphonse de Claray, Mons.
- Voir la Tour Eiffel, mais ne pas mourir.—J. Vigneaux, Paris.
- Turin Emile, Rosny (Seine-et-Oise).
- Millet, Charles. Rosny (Seine-et-Oise).
- Alexander Fraser, Malvern. England.
- Ch. Mignolet, lieutenant-colonel, Bruxelles.
- . Victor Barès, Nice.
- J. Barcellon, Nice.
- L. Bertrand, Chalon-sur-Saône.
- Je reviens avec un nouveau plaisir. — D. Bordet.
- P. Bedruith, London.
- Marchand, Rennes.
- Ch. Matter, Colmar.
- Preugel, Francfort-sur-le-Mein.
- Christophe, Bourg-en-Bresse.
- Alfred Tverston, Suède.
- A. Fontaine, Paris.
- Jean Sandral, Marseillé.
- Guérin, Saumur.
- Mlle Linotte, Saumur.
- J.-C. Richaud, Gap (Hautes-Alpes).
- Basile Granier, Agde (Hérault).
- Elise Granier, Agde (Hérault).
- Mme Granier, Agde (Hérault).
- Renaudin, Marseille.
- Ferdinand Michel, Agde (Hérault).
- Raoul Valensi, avocat, Marseille.
- Eve, elle, du Paradis nous avait éloignés,
- Eiffel, nous a du ciel hardiment rapprochés.
- L. Lebaigue, Belgique.
- E. Losseau, Bruxelles.
- Marquis de Villa-Huerta, Madrid.
- A. Génault, Bordeaux.
- Céline Courtois, Bordeaux. .
- Ch. Goossens, Sottegem.
- M. Viault, Paris.
- Landais, Paris.
- André Debuc, Agen.
- Louis Coppens, Anvers.
- Donneaed, sergent-major, 161e de ligne, Briançon (Hautes-Alpes).
- Raymond Luyex, juge de paix/Hal (Belgique). Mme Raymond, Luyex, Hal (Belgique).
- Paul Devoucoux, notaire, Creusot.
- Charles de Jazwinski, Emmi de Jazwinska, Paris.
- Hiechanveoske, Paris.
- H. Gœyers, Anvers.
- Mlle Ronse, Anvers.
- H. De Graef, Anvers.
- J. Coppens, Anvers.
- Bouquet. E. Paris.
- Bien faire et laisser dire. — M. V ander Noot,. Bruxelles.
- Emilie Cousin, Nancy.
- Jeanne et Charles Louvemont, Nancy.
- Ve Léné, Nancy.
- Veux-tu, petit nuage,
- Être mon messager?
- Porte d’un enfant sage A son père un baiser.
- Charlotte Zwicker, Paris.
- Du sommet de cette tour,
- Mon âme émue s’envole,
- Au gré de la brise folle.
- Vers l’objet démon amour.
- Marie Vidal, Aix-les-Bains.
- A. Ruffer, Rouen.
- Le père de Maxime, Trélazé.
- Paul Benoit, Bruxelles.
- Auguste Laughendries, Bruxelles.
- José Rodes, Valencia (Espagne).
- A. Deneits, Perpignan.
- Mlle Augusta Triget, Vence.
- Mme veuve Triget, Brésil.
- Mlle Anna Binet, Venee.
- Antonio Magnetti di Cisano, Bergamasco (Italia). Alfred, Hélène et Jeanne Duval, Boisville (Eure-et-Loir).
- Auguste Douaud, Vannes.
- Schoukens-Thiriar, Bruxelles.
- Léon Cardron, Versailles.
- Marie Valognes, Cherbourg.
- Morill et sa dame, Nurnberg.
- Zabern, Strasbourg.
- Collot, Yvon, Nancy.
- Titei, Nancy.
- Loyens, Liège.
- FI. Meyll et sa famille, Java.
- Ch. Borderie, Paris.
- Navrot, Yzeure.
- Denise Giui, Marseille.
- Alix Loehler, Marseille»
- J. Ravel fils, Marseille.
- Wavrot, Yseure (Allier).
- Marie-Louise Latané, Gers.
- Henri Tripier et sa famille, Marseille.
- Ed. Minnaert, Fives-Lille.
- V. Thierer, Mannheim.
- Jeanne Cadol, Asnières.
- Marie Cave, Paris.
- Mme Edouard Cadol, Asnières.
- Marthe et Geneviève Cadol, Asnières.
- M. et Mme Louis Dastre, St-Gaudens.
- M. et Mme Joseph Cieutat, St-Gaudens.
- Florence Habert, Paris.
- Ladislas et Hélène Polkaniski, Paris.
- Vive Eiffel ! — Monpoix, Paris.
- J’ai fait, T tour de la tour,
- Après bien des détours,
- Je suis arrivé au haut de la tour A mon prochain retour.
- E. Monpoix, Faris.
- A. Monpois, Paris.
- Tour
- Géante,
- Epouvante Du vautour,
- Près de l’étoile Immense toile,
- Tendue au mur du ciel Par l’araignée Eiffel,
- Que ton front voisin des nuages,
- Avec son aigrette d’éclairs,
- Proclame à travers tous les âges Et devant tous les univers,
- Le Génie indomptable en ses aspects sublimes Qui, du fond de la iner au fond du firmament, Surprend tous les secrets, sonde tous les abîmes. Enchaîne la matière, asservit l’élément,
- De la lutte avec la nature, Lutte ardente et parfois obscure, Combat où l’homme, ennemi patient Sort aujourd’hui vainqueur et triomphant, .Sois l’éclatant témoin, le souvenir de gloire Consacrant à jamais la plus belle victoire !
- Quolibet (du Tintamarre).
- O Tour ! ô huitième merveille O ruche dont l’homme est l’abeille Sommet où l’aigle un jour fera son nid !
- Pont glorieux jeté sur l’infini! .Jete salueainsi qu’un humble et faibleatônm ' Anéanti devant les miracles de l’homme !
- (A suivre).
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- BULLETIN OFFICIEL DE .L’EXPOSITION DE 1889
- 7
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
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- BOUTONS
- ENSEIGNES
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- Lebœuf, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Lettres en cristal, zinc, bois doré, etc. Dorure sous glace. Enseignes en tous genres. Stores pour magasins et appartements.
- B F$ETELLES
- ÉVENTAILS
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- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris. — Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- BREVETS D’INVENTION E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Mérieourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- LITS ARTICULÉS
- A. Picot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour tous usages. Avenue Parmentier, 6.
- BRONZES D’ART
- E. Pinédo, [nc] C. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, En-criers, ©tc.> 40, boulevard du Temple. GANTERIE
- Marcauît, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. a. g.
- BRONZE IMITATION
- Coupier fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’CEuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3. GRAINES & PLANTES
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- BRONZES POUR EGLISES
- HOUBLONS
- Thiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- Edouard Bernet, 17, rue de Giéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- CAFETIÈRES ET CUISINES MILITAIRES
- L. MALEX, 10, rue Oberkampf, Paris. — Fournisseur de l’armée et de la marine. Classe 66, groupe II. — Guerre. » 41, » V. — Métaux. „ 27, » III. — Chauffage. MEULES EN GRES
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- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- CORSETS Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- A. BRiOT.TrouïlIet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Pemoiselle.
- MOSAÏQUE
- COURROIES J. D. Facehina, © 47, rue Car- dmet, Paris, exposant cl. 20, gr. III, mosaïques en émaux pour décoration murale et dallages en marbre. Maison fondée en 1852. Voir tableaux exposés : Débarquement et Banquet de Cléopâtre.
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES ORGUES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II. Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- ABAT-JOUR
- Degalïet et O Suces (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, lü, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité decache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
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- R. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. •— Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses sécrétés ^ garantissant de l’arme blan-
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- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. le-léphone.
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- J. Steiner, fabricant du bébé mé-canique "vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le 'petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plïclion et Cic, 10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843, Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, —Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de prenuei choix.Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 2829. — Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en detail au piix du gros
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- PLUMEAUX
- J.-E. I)nrup, (successeur de P. Leullier et,Ce), 15, rué Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récom-
- gense à l’Exposition universelle de 1878. Ixposant classe 29.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique' des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique; Papa,"la gitan a à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz. « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont: la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Balle del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un elaquement de mains d’un-effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 26 Série. — N° 161
- Le Numéro : 15 Centimes
- Jeudi 24 Octobre 1SS9
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.............. 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces................ ...... la ligne 3 fr.
- Réclames....................... — 5 »
- Faits divers................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de F Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière Heure. — Echos. — Les Allouettes de la Tour. — Le Pavillon du Gaz. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses. — Annonces et Réclames.
- Voir à la 4e page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
- PALAIS DE L’EXPOSITION ESPAGNOLE.
- CHRONIQUE
- Le grand Salomon n’a pas le monopole des enfants qu’on coupe en deux pour arranger les affaires.
- MM. les directeurs de l’Exposition viennent
- de prendre une résolution qui, par sa sagesse et par son ingéniosité, en revendrait au plus sage des monarques du peuple d’Israël.
- Us ont trouvé le moyen de mettre au vestiaire le dicton fameux : « Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée. »
- L’Exposition sera irrévocablement fermée le 6 novembre, mais elle sera néanmoins ouverte le 7.
- Entendons-nous, quand je dis « ouverte », je pourrais employer la formule normande et dire : « Pour être ouverte, elle ne sera pas ouverte, mais
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- pour être ouverte elle sera ouverte tout de même. »
- J’ai l’air de plaisanter, mais détrompez-vous, je parle le plus sérieusement du monde et je vais vous le prouver.
- MM. les directeurs se sont, j’en conviens, trouvés devant un problème en apparence insoluble. D’une part, le succès toujours croissant, marqué par les chiffres fabuleux des entrées d’octobre, leur montrait tout ce qu’avait de logique une prolongation jusqu’au 10 ou même au 15 novembre ; ils comprenaient qu’un phénomène tout nouveau s’était produit dans la mise en mouvement des masses profondes des populations rurales, devenues libres après les récoltes d’une année qui passe pour satisfaisante.
- D’autre part, il faut en convenir également, ils ont été préoccupés des prétentions d’un certain nombre d’exposants qui pouvaient, pour un motif ou pour un autre, exiger la libre disposition des objets exposés et même des moyens d’évacuation.
- Dans ces circonstances, ils ont pensé que toutes les parties de l’Exposition dans lesquelles ces exigences ne se manifesteraient pas, pourraient rester à la disposition des visiteurs, et que ces parties constitueraient encore un vaste champ d’attractions pour ceux qui, ou retardataires, ou empêchés, n’auraient la faculté de visiter l’Exposition qu’après le 6 novembre.
- En effet, qu’importe qu’un certain nombre d’exposants évacuent quelques galeries le 7 novembre? Les .visiteurs d’au-delà n’auront pas moins le loisir de monter sur la Tour Eiffel, de voir le palais des Beaux-Arts, le palais des Arts Libéraux, le Dôme Central, les Gobelins, Sèvres et Beauvais, la galerie de Trente mètres, les Palais des Républiques américaines (que, sans aucun doute, leurs commissaires laisseront ouverts et intacts aussi longtemps que possible) et, comme attraction, le Grand Théâtre avec ses Gitanes, le Théâtre international, les Folies-Parisiennes, le Cabaret roumain, toutes les exhibitions du Champ de Mars et des Invalides, etc., etc.
- Est-ce que quelques déménagements partiels gêneraient en quoique ce soit les visiteurs attardés qui, après tout, pourraient goûter encore, pendant huit ou dix jours et malgré la fermeture légale accordée aux exposants exigeants, toutes les distractions si bien comprises et si bien aménagées par l’administration et qui ont été pour beaucoup dans le succès phénoménal de l’Exposition ?
- Vous le voyez, j’ai traité sérieusement cette question sérieuse ; et j’en conclus qu’il faut louer MM. les directeurs pour l’ingéniosité de la solution qu’ils ont adoptée.
- Je ne ferai, à propos de cette solution, qu’une toute petite réserve : je trouve que l’espace, de midi à quatre heures est un peu trop court, et qu’ils auraient pu prolonger ce délai jusqu’à six heures et même au delà, et voici pourquoi. Je crois qu’e, en effet, on ne devrait plus laisser entrer après quatre heures, mais en quoi cela diffé-rerait-il de l’état actuel des choses, du momen que dès quatre heures, toutes les galeries seraient, fermées au public et où on laisserait à celui-ci la faculté de dîner dans les restaurants et de se promener dans les jardins, dans la rue du Caire et ailleurs, jusque vers sept ou huit heures du soir, et de mettre une petite séance de fontaines lumineuses entre six et sept heures.
- De cette façon, tout le monde serait content, les exposants qui veulent en finir le 6, aussi bien que les visiteurs qui seraient encore désireux de voir l’Exposition après ce délai.
- Je ne demande pas la prolongation indéfinie
- d’un pareil régime, mais rien n’empêcherait de le conduire jusque vers le 15, ou tout au moins jusqu’au 10 novembre, de façon à fermer sur un dimanche.
- C. L.
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- Ministère du Commerce, de l’Industrie et des Colonies
- L’Exposition universelle sera irrévocablement fermée le mercredi 6 novembre.
- Une grande fête de nuit sera donnée à cette date au Champ de Mars et le prix d’entrée à cette fête est fixé à cinq tickets à partir de cinq heures du soir.
- A dater du 7 novembre, le public sera admis dans les parties de l’enceinte du Champ de Mars qui pourront être laissés accessibles sans gêner les travaux, tous les jours, de midi à quatre heures, moyennant la remise d’un ticket.
- DERNIÈRE HEURE
- La clôture au 6
- La clôture de l’Exposition universelle est définitivement et irrévocablement fixée au 6 novembre, malgré l’espoir gardé jusqu’au dernier moment.
- Il a été impossible de donner satisfaction aux pétitions qui demandaient la prolongation jusqu’au 10 novembre, en raison des difficultés qui auraient pu se produire pour l’enlèvement des objets exposés.
- En effet, aux termes des traités passés entre l’administration et les exposants, ceux-ci demeuraient liés seulement jusqu’au 6, et avaient le droit de procéder dès le 7 au déménagement des objets exposés.
- Pour la clôture de l’Exposition, une grande fête de nuit sera donnée le 6 novembre au Champ de Mars. A partir de cinq heures, on exigera aux portes la remise de cinq tickets par personne;
- Dès le 7, l’Exposition sera fermée officiellement, mais le public pourra encore pénétrer dans l’enceinte, de midi à quatre heures, moyennant la remise d’un ticket,
- Toutefois, l’Administration se réserve le droit d’interdire certaines parties de l’enceinte du Champ de Mars, de façon à ne pas gêner les travaux d’enlèvement et à ne faire courir aucun danger aux visiteurs.
- Le Portugal en deuil
- La mort du roi dom Luis va priver pendant quelques jours les promeneurs du plaisir de visiter le joli pavillon du Portugal. Celui-ci a été fermé quelques jours, en signe de deuil.
- A l’Élysée
- Le second bal des exposants qui devait avoir lieu le 24 est remis au 28.
- Au Ministère du Commerce
- La soirée musicale du 23 est reportée au 30.
- Les invitations faites pour le 23 ne seront pas renouvelées.
- Adieux des Javanais
- Hier, à une heure, les Javanais et Javanaises, accompagnés de MM. Freiwold et Bernard, sont venus faire leurs adieux au Champs de Mars.
- Reçus par M. Dupuich, qui les a fait entrer dans le cabinet de M. Berger, ils ont fait exprimer leur gratitude pour les bons soins qu’on leur à prodigués pendant leur séjour en France.
- Après, quelques mots de bon souvenir adressés à M. Berger, on s’est séparé après force poignées de main.
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- L’Académie Nationale agricole, manufacturière et commerciale, qui entre dans sa soixantième année, tiendra son Assemblée générale annuelle le Mardi 29 octobre 1889, à deux heures du soir, Salle du Grand-Orient de France, 16, rue Cadet.
- Distribution des Récompenses et Concert. '
- On peut se procurer des Cartes d’entrée au siège de l’Administration, 41- bis, rue de Châ-teaudun.
- Echos
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 109.924
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................... 6.230
- Du 1er au 2>"«.............. 3.786
- 2e étage direct............. 1.998
- Du 2e étage au sommet... 3.283
- En tou t............ 15-s 297
- Aos liôtes
- Le général Nériman Khan, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de S. M. I. le Shah de Perse, accompagné des princesses ses filles et du prince Dabian, a assisté, avant-hier dimanche, au jeu des fontaines lumineuses et à l’embrasement de la Tour du haut du Dôme central. Le général a été reçu par M. Dupuich, inspecteur principal.
- La princesse Troubetzkoï avait désiré revoir ce spectacle qui l’avait tant impressionnée le dimanche précédent, elle avait avec elle sa fille et plusieurs amis.
- Comme M. Dupuich prenait congé d’elle pour revenir à la fête du Palais de l’Industrie, où pendant deux jours il a tenu à remplir les fonctions de commissaire, la princesse émit le désir de l’accompagner pour apporter au Figaro son offrande. On a pu la voir circuler avec tout son monde dans la kermesse où elle paraissait beaucoup s’amuser.
- La France an Congrès esclavagisie de Bruxelles
- Un journal du matin annonce que les négociations engagées par M. le baron Lambermont ayant échoué, la France ne serait pas représentée au congrès anti-esclavagiste 'qui va s’ouvrir prochainement à Bruxelles. Cette nouvelle est inexacte.
- La France sera représentée, comme la plupart des autres puissances, au congrès anti-esclavagiste de Bruxelles.
- La Tour anglaise
- Une dépêche de Londres nous apprend que les directeurs de la compagnie formée pour construire dans le quartier de Kensington, à Londres, une tour sur le modèle de la tour Eiffel, offrent deux prix de 500 et de 250 guinées pour les meilleurs dessins qui leur seront présentés.
- La tour projetée doit avoir 1,250pieds de hauteur.
- M. Oslris
- M. Osiris, le donateur du prix de 100.000 francs de l'Exposition, a été gravement malade pendant quelques jours; il vient de subir pour la troisième fois une douloureuse opération.
- Mais cette opération a fort heureusement réussi et l’état de M. Osiris est très satisfaisant.
- Délégation belge
- Les échevins de la ville d’Anvers et une délégation d’officiers belges venus à Paris à l’occasion des fêtes du Palais de l’inclus trie sont ajlés hier, à quatre heures et demie, faire une visite à M. Carnot.
- Les restaurants sont de plus en plus fréquentés. Ceux qui recherchent les prix élevés ne manqueront pas de se rendre, au restaurant français où ils trouveront d’excellentes poires au prix de 1 fr. 75 la pièce, soit le prix d’entrée d’une famille à l’Exposition. La grappe de raisin est cotée 2 francs. ..
- LES ALOUETTES DE LA TOUR
- Après la drôle de prétention au droit des pauvres sur la recette de la Tour Eiffel, les fiscaux aux abois se préoccupent, dit-on, d’établir un bureau d’octroi à la troisième plate-forme.
- La Société de la Tour n’entendra pas de cette oreille-là. Habituée à voir tomber dans sa caisse les alouettes toutes rôties, elle trouve tout naturel qu’il en pleuve de vivantes tout autour du phare pendant les nuits d’octobre.
- J’ai annoncé le phénomène il y a plus--de J quatre mois dans le Bulletin officiel. Et je n’ai
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- été en cela qu’un médiocre prophète ; car, chaque année, les oiseaux chassés par les neiges et les glaces des contrées boréales accomplissent leurs migrations vers le sud pendant les nuits de la seconde quinzaine d’octobre.
- Et lorsque, sur leur route aérienne, ils rencontrent quelque phare dont les interminables rayons balayent l’espace, ils s’orientent vers la trompeuse lumière et viennent s’y casser le bec. C’est ce qui s’est produit la nuit dernière. Un énorme vol d’alouettes est venu se cogner contre le phare de la Tour Eiffel. Cela devait leur arriver... aux pauvres bestioles prédestinées à la mort par mirage! Plus de deux cents d’entre elles sont mortes dans l’apothéose d’une lumière électrique, fascinées, éblouies, éperdues.
- Les électriciens en ont fait une récolte abondante. Plus de deux cents d’entre elles vont chanter devant le gril, après avoir chanté dans le ciel. Ce que c’est que de nous !
- Je ferai remarquer à cette occasion la rapidité avec laquelle se forment les légendes. Les allouettes de cette nuit ont déjà la leur. On en a trouvé de décapitées par le phare ; on en a ramassé que leurs ailes brûlées rapprochaient déjà des allouettes légendaires qui tombent toutes rôties.
- Eh bien, j’ose affirmer que si l’on a trouvé des alouettes sans têtes, c’est parce que les électriciens en ont décapité quelques-unes en tapant dans le tas à coups de bâton, et qu’aucune d’elles n’a eu les ailes roussies. Et cela, pour cette bonne raison que tout contact direct avec le phare et avec le foyer est impossible, puisque le gardien peut se promener à l’aise entre le foyer du phare et le vitrage qui l’isole de l’air extérieur. C’est contre ce vitrage, immobile et froid, que viennent se heurter les oiseaux migrateurs.
- Et la légende aura vécu ce que vivent les roses.
- Cn. L.
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- L’ALLAITEMENT MATERNEL
- Une récompense vraiment bien méritée a été accordée à la Société pour la propagation de l’Allaitement Maternel.
- Cette œuvre est de fondation récente et a déjà élevé 12,000 enfants. Une médaille d’or ne pouvait être mieux placée. Elle a reçu également une médaille d’argent pour ses berceaux, ses layettes modèles et ses berceaux-hamacs inventés par Mme Léon Becquet.
- En 1887, la Société avait obtenu les trois diplômes d’honneur à l’Exposition de l’Hygiène de l’enfance.
- Le siège de la Société est, 45, rue de Sèvres.
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- LE PAVILLON DU GAZ
- « L’invention d’éclairer Paris pendant'la nuit par une infinité de lumières mérite que les peuples les plus éloignés viennent voir ce' que les Grecs et les Romains n’ont jamais pensé pour la police de leurs républiques. Les lumières enfermées dans des fanaux de verre suspendus en l’air et à une égale distance sont dans un ordre admirable et éclairent toute la nuit ; ce spectacle est si beau et si bien entendu qu’Archimède même, s’il vivait encore,- ne pourrait rien ajouter de plus agréable et de plus utile ».
- Ainsi s’exprimait un Français de 1670, au lendemain du jour où le lieutenant de police de la Reynie avait réalisé le projet d’éclairer Paris avec quelque régularité. Que dirait Saint-Evremond s’il revenait'aujourd’hui et s’il visitait le luxueux pavillon qui s’élève au pied de la tour Eiffel et qui répond comme installation et comme confort à tous les besoins de la vie moderne? A l’intérieur, au rez-de-chaussée, au premier étage, à travers une succession de pièces richement aménagées, le gaz est là dans ses multiples applications, éclairage, chauffage, ventilation, force motrice, etc. On peut se ren-
- dre compte des procédés les plus nouveaux employés pour ajouter tantôt à la puissance de la lumière, tantôt à celle du calorique.
- Talonné par des concurrences et par des inventions récentes, le gaz se défend vigoureusement, il lutte avec énergie, il s’améliore, il supprime les inconvénients qu’on a pu lui reprocher jadis. De nombreuses modifications sont venues, surtout en ces dernières années, le faire bien supérieur à ce qu’il a été d’abord. Le pavillon où il brille expose ses progrès.
- Ainsi, au point de vue de l’hygiène, des dispositions nouvelles permettent d’évacuer au dehors les produits de la combustion dont le moindre inconvénient était de trop élever la température ; maintenant, tout au contraire, on les utilise pour renouveler régulièrement l’air du milieu. Le brùleur-Soleil, les becs Siemens, les lampes Wenham prodiguent à la fois l’air et la lumière. On conçoit ce qu’on y gagne, notamment dans les endroits où l’on fume beaucoup, comme dans les cafés ; grâce à la ventilation produite, par les appareils éclairants eux-mêmes, l’air reste respirable: il ne se forme plus de ces nuages qui obligent à tout ouvrir'et à créer des courants dangereux.
- Gomme commodité, à toute heure du jour ou de la nuit, vous pouvez disposer de votre lumière, la régler à votre gré et en contrôler l’emploi, grâce aux compteurs. Des robinets spéciaux, qu’on n’a qu’à tourner, dispensent de l’allumage des becs; les excès de consommation des becs ou des appareils de chauffage sont supprimés par les régulateurs et -les rhéomè-tres ; l’illustre Philéas Fogg pourrait partir une seconde fois pour le tour du monde, les inventeurs ont trouvé le moyen de fermer son bec en son absence.
- Au point de vue de la consommation les lampes intensives, telles qu’elles existent actuellement, donnent, non plus une consommation de. 105 litres par heure comme il y a une douzaine d’années, mais de 50, 40 et même 35 litres. Nous retrouvons au pavillon du gaz toutes les transformations par lesquelles a passé la lampe Carcel avant d’arriver où elle est : c’est d’abord le bec dit « du 4 septembre » (1878), inauguré au moment où les bougies Jablochkoff éclairaient l’avenue de l’Opéra: puis le bec Siemens (1880) à récupération, dont l’invention révolutionna la fabrication des appareils d’éclairage : enfin la lampe Wenham (1885) qui a donné naissance à une riche variété dè modèles de lampes intensives, qui ne diffèrent, d’ailleurs, du type original que par certains détails de construction: lampes « Guibout », becs « parisiens ». becs « industriels », etc. Une dernière disposition du bec « 4 septembre » donne 30 carcel s pour une dépense h’oraire de 450 litres.
- L’économie ne serait qu’apparente si elle était réalisée au détriment d’autres avantages ; mais les appareils, les plus forts comme les plus faibles, donnent la même lumière qu’autrefois ; de plus, le volume de la flamme permet d’en soutenir la vue sans l'interposition d’un globe dépoli et, par conséquent, sans perte de 15 à 20 0/0 de la lumière.
- Un système d’éclairage intrigue surtout les visiteurs au pavillon du gaz ; sa lumière blanche d’une fixité absolue fait croire tout d’abord qu’on se trouve en présence d’une lampe à incandescence et l’on se demande, non sans surprise, si dans la lutte entre l’électricité et le gaz, celui-ci aurait poussé la courtoisie chevaleresque jusqu’à offrir à sa rivale une place dans son exposition. Renseignement pris, c’est tout simplement un brûleur Bunsen surmonté d’une mèche en gaze légère imprégnée de certains oxydes métalliques et entouré d’un verre ordinaire.
- Nous trouvons dans le pavillon du Champ de Mars toutes les applications du gaz à la cuis:' ne. Avec le fourneau à gaz, vous tournez un robinet vous enflammez une allumette et il ne vous reste plus qu’à laisser faire ; plus de temps, do peine perdus à allumer du feu avec du papier, des copeaux, des margotins, des bûches résineuses; plus de cette fumée asphyxiante qui se dégage aux premières minutes de la combustion et, pour peu que la cheminée tire mal, se répand dans toute la cuisine; plus de charbon à monte]-, plus de cendre voltigeant partout et qu’il faut porter chaque jour à la rue.
- Nous interrogeons un surveillant qui nous explique qu’avec treize centimes et demi de gaz vous avez un pot-au-feu bourgeois dont le bouillon est d’autant meilleur que vous pouvez à votre convenance presser ou ralentir la cuisson ; un gigot de 1 kilogramme n’exige guère que vingt-trois centimes en quinze minutes, et pour quatre centimes vous êtes à même de servir cinq appétissantes côtelettes.
- Renvoyé aux ménagères.
- Une autre curiosité du pavillon, c’est le fer à repasser chauffe au gaz, avec une pédale et un contre-poids; toute fatigue est supprimée; c’est un vrai service rendu aux ménagères, et surtout aux blanchisseuses.
- Voici la bouillotte au gaz, qui permet d’obtenir instantanément de l’eau chaude à 40 ou 50 degrés et de préparer en quelques minutes un bain complet. Voici les poêles, les cheminées, etc. Les nombreuses industries qui usent du gaz n’ont pu être toutes représentées par des spécimens à l’exposition spéciale du Champ de Mars : on s’est contenté de signaler les applications les plus connues comme celles à la bijouterie, à la ferblanterie, à la blanchisserie.
- De toutes ces applications, le moteur à gaz est certainement la principale, et sa création a rendu, surtout à la petite industrie, d’incontestables services. Que d’efforts, que de sueurs épargnées avec cet agent qui se .met en marche dès qu’on l’exige et s’arrête quand on n’a plus besoin de lui. Le moteur à vapeur, lui, exige un allumage, une mise en pression, une alimentation régulière et continue du foyer et de la chaudière, sans compter les accidents plus nombreux avec la vapeur et les déperditions forcées de combustible et de chaleur.
- L’idée du moteur à gaz, due à un ingénieur français, M. Lenoir, et pratiquement réalisée par lui en 1860, a passé depuis par bien des perfectionnements. Le pavillon du Gaz renferme les trois types principaux : moteurs Lenoir, Otto et Bishop. Mais.au fur et à mesure que les brevets arrivent à expiration, la construction prend un nouvel essor. C’est précisément la redevance à payer aux titulaires ou concessionnaires de brevets qui a empêché l’expansion du moteur à gaz dans l’industrie ; mais bientôt ces frais seront amortis et les prix baisseront.
- Telles sont, résumées rapidement, les impressions qui se dégagent d’une visite au pavillon du Gaz.
- Finissons par un chiffre; : à l’heure qu’il est, les canalisations du gaz dépassent une longueur de 200,000 kilomètres. Nous sommes loin, comme vous le voyez, des lumières vantées par Saint-Evremond.
- (Le Rappel).
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDI-‘TERRANÉE.
- Fête de la Toussaint
- Billets d’aller et retour à prix réduits La Compagnie voulant faciliter les voyages sur son réseau, à l’occasion de la fête de la Toussaint, a décidé que les billets d’aller et retour réduits de 25 0/0, délivrés par ses gares du 29 octobre au 1er novembre prochain,, seront tous indistinctement valables pour le retour jusqu’aux derniers trains de la journée du 4 novembre.
- Cette validité pourra être prolongée à deux reprises et de moitié (les fractions de jour comptant pour un jour) moyennant le payement, pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 0[0 du prix des billets.
- ROUXELj fld’Armes, 163,r.Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti {porte Suffren)
- BARBANC0UB,T & Gie, Port-au-Prince
- PLUSIEURS MÉDAILLES D’OR
- MÉDAILLE D’ARGENT A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889 Dépôts à Paris : Café de Paris, avenue de l’Opéra ; Paterne de Londres, place Boieldieu; Restaurant Français, place de Rome, etc.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage delà Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse. ----------------------------------
- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du FIGrABO
- 19 OCTOBRE
- (Suite).
- Paul Juin Delaroch, Paris.
- Albert Juin, émailleur du Figaro.
- B. Alexandre et sa fille, Cannes.
- J. Alexandre, Nancy.
- Carias Vandendriessche, Anvers.
- Léon Neuts, Ostende.
- Maria Vandendriessche, Bruxelles.
- Mme Sawiski, Paris.
- Je suis épaté. —Jules Jacquet, Liège (Belgique).
- Mita Bursan, Bucarest.
- Demétre, Hernia, Bucarest.
- Nicolas et Gheorghia, Bucarest.
- Démètre G. Boursan, Buccarest.
- Auguste Isandt, Francfort.
- J. Blank, South Africa.
- Max-Guérin. Paris.
- Feuquet,Alphonse, aux Champs-Dangeul, Sarthe.
- ' Marie Fouquet, Vivoin, (Sarthe).
- Emile Haubach, Francfort.
- G. F. Druon, Paris.
- Joseph Mooney, Paris.
- J.-G.-F. Nicol, Edimbourg.
- Georges Bachelier, Paris.
- Anna G. Boursan, Paris.
- ' Jean Dernaud, Genève.
- Léonci Boülenger, Campigneulles.
- Ange Peyrecarde. Paris.
- Charles, Nancy.
- Blanchard Paris.
- Brack, Emile, Nancy.
- N. H. Gardinet, Londres.
- Baille Ludovic, Paris.
- Rey Marius. Hyères (Var).
- De Schennis et Anny, Paris.
- Etienne Carre, Valence.'
- Herrmann, Henri, Sarreguemines (Lorraine). Terrasse Paul, Antibes.
- Judas, Alphonse, Hermonville, Marne.
- Etienne Boizat, Cusset (Allier).
- C. Marcus.
- Marcial Nangis, Paris.
- F. Gerharty, Shipley York, Angleterre.
- Jean Lespourcies, Saint-Gar (Basses-Pyrénées). Jeanne, Marie, Augustine M. et Mme Montauban, Paris.
- Marcelle Valentin et M. J. Valentin, Paris. Maurice Castau, Bruxelles.
- Eiffel est un maître constructeur, mais la nature a fait plus haut chez nous. — Cardinal, Savoyard.
- A. Lamothe, Bordeaux.
- De la hauteur, où je contemple Ce beau pays si loin de moi Dans l’horizon, je vois un temple.
- Il est, seigneur, moins grand que toi.
- J, C,, Paris.
- J. G. Willem, Anvers.
- Robin, Marseille. •
- E. Robin. Marseille.
- J. Samat, Marseille.
- En descendant du sommet de la Tour, je ne puis m’empêcher de dire : Honneur au génie français. — Pum-brunzut, Paris.
- Adolpho Accioli Wanderley, Pernambuco, Brasil. Masure, Nangis, Seine-et-Marne.
- Nicolas Czarnowski, Pologne.
- L. Meerens, Bruxelles.
- Mme Brun, Niort (Deux-Sèvres).
- Paul Brun, Niort.
- Maxime Rousseau, Marmagne.
- Muriel Iiopkenson, Aix (Bouche-du-Rhône). Pomel de Lignam, Aix (Bouches-du-Rhône).
- De La Porte Victorin, Charleval (Bouches-du-Rhône).
- Emilie Guenot, Paris.
- Jean Descay, Creusot.
- C. Piganeau, Bordeaux.
- E. Risse, Paris.
- Léon Joyet, Saint-Germain.
- Pillot, Poitiers.
- Prudence Pillot, Poitiers.
- Gemand Orsoni, Tence, Alpes-Maritimes.
- Jean Auzias. Tence, A.-M.
- Clerici, Antoine, Tence, A.-M.
- Lautier, Joseph, Tence, A.-M.
- Guérin, Pierre, Tence, A.-M.
- J. Risse, Le Mans.
- Edward-J. Pryor, Londres.
- G. Dubourq, Bordeaux.
- Mme Debeau, Paris.
- Charles Debeau, Paris.
- Louis Labro, Bordeaux.
- Gaston Gneudet, Paris.
- James Hammarberg, Gothembourg.
- Otto Johnsen. Paris.
- Oseanvers, Paris.
- Jenny, Paris.
- Eugénie Prémillieux, Paris.
- Louis Bruxelles.
- E.-W. Dobler, Hamburg.
- John Pintscher, Altona.
- Ch. et Victor Courtier, Tracy (Seine-et-Marne). Tournés Flavien, Bessan (Hérault).
- Basile Simon, Hochfelden (Alsace).
- M. Lamothe, Règles.
- Jeanne Théry, Paris.
- Dumont, Hippolyte, J^yon.
- Gustave Couturier, Mérinchal (Creuse).
- Dumond, Antoine, Paris.
- Victor et Mme veuve Cointé, Paris.
- H. Martin, Besançon.
- J.-A. Kurtz, Londres.
- Aleduc, Paris.
- Feriaz, François, et sa dame, aux Clefs (Haute-Savoie).
- Druck, Richard, Paris.
- E. Gabin, Paris.
- Eugène André, Bessan (Hérault).
- A. Chollet, Esmans (Seine-et-Marne).
- Landry, Félix, Esmans (Seine-et-Marne).
- Laure et Edouard Lagache, Pantin.
- Amades Fournier y Franco, Burgos.
- Praxedez Olivas Fernandez, Burgos.
- L. Miniggio, Paris.
- H. Miniggio. Paris.
- David, Louis, Gouray (Côtes-du-Nord).
- L. Coulon, Amiens.'
- J. Martin et Mlle Nélie Martin, Sommières (Gard). J.-F. Peitiers, Hoofdploat.
- F. Voss, Berlin.
- Hermann Filler, Berlin.
- Edmond Ravame, Chauny (Aisne).
- Alfred Vaast, Chauny (Aisne).
- Edmory, Paris.
- Berthe, Paris.
- E. Lavaux.
- Mme Lavaux.
- Albertine Fontaine, Dozulé, Calvados.
- H. et Mme C.-E. Bensman, Paris.
- Leclère Guerle, Paris.
- Leclère, Jules, Vitry-les-Reines.
- Masset, Ragnies.
- Léon Scohy, clerc de notaire, à Thuin, Belgique. Vous n’ôtes pas fort A.-F., Paris.
- Emile et François Rosette, Caen.
- Alfred Lecharpentier, Paris.
- Albert Le Bret, Dozulé (Calvados).
- Dubois (Bruxelles).
- Delarme, géomètre, père et fils, Mornant (Rhône). Emile Cahen, Paris.
- Hans, Maurice, Dijon.
- Vive la France. — De iioye, Paris.
- Moye, Paris.
- Berthe Droz, Paris.
- Dumont, Paris.
- Comte Aymar de Gestas, àLoctudy.
- Comtesse de Gestas.
- Blin de Beaujeu, Paris.
- G. Graff de Beaujeu, Paris.
- G. du Cloutel, Paris.
- J. Sigrist, Wohien (Suisse).
- Joanny Gollion, ingénieur, Hennexem-lez-An-vers.
- B. Lamothe, Paris.
- Charles Garnier, Saint-Cloud.
- Emile Guerby, Paris.
- D. Fossent, Liège.
- L. Goldsten, Liège.
- Leprieur, Dozulé (Calvados).
- Jacques Laureyssens, Anvers.
- Je rêve la naissance de Suzanne au sommet de la tour. • - L.-B., Paris.
- Amélie Didelot, Paris.
- Lieutenant Vincent du 38e d’artillerie, Paris. Clémence; et Léonie Cornélis, Anvers.
- Adolphe Panelle, Paris.
- Mme Panelle, Paris.
- IMme Laroche, Paris.
- Jules Verdier, Blanche Cousin et M. Verdier, Paris.
- Alfred et H. Guilhou, Paris.
- J. Mondrel, Laigle (Orne).
- Lemmens, Anvers.
- Stuits, Borgerhout.
- A. Andersen, Christiana.
- J. Baudoin et D. Deftorno.
- Un Niçois et sa nièce.
- C. Schwanenflugel, Copenhague.
- Frédéric et Auguste Lalouette, Paris.
- Henri et Octave Falconnet, Paris.
- Belot, Charles, Vercel (Doubs).
- Marie et Francis Belot, Eysson (Doubs).
- Leroy, Linas (S.-et-O.).
- Cl. Royer, architecte, Bourg (Ain).
- Henry Kwaenepoel, Anvers.
- S. Hallemany.
- G. Mahieu, Saint-Laurent.
- Rénée Poitevin de Sorteval.
- Georges Bovet, Lyon.
- Nithard, école nationale d’agriculture de Grignon. L. Higeot, Chauffailles (Saône-et-Loire).
- Tiroloy, Paris.
- Bodart, Louvain.
- André Gaillard, Paris.
- Eugène, Thérèse et Antoine Heitz père, Saverne (Alsace).
- Maria Vernier.
- Gabrielle, L., Amédéo et Sophie Debrabant, Paris.
- Otto Abeles. Vienne.
- Louis Raillière et Léon Sauron, Thiers.
- Dauphin, Pierre, Gannat.
- Laurençon, Paris.
- Etienne Boudier, Paris.
- Larsonnier, Ernest, Beauvais.
- Lançon, Charles, Beauvais,
- Max Goldhagen, Bruxelles.
- Gustave Stursberg, Bruxelles.
- H. Boobaert, Namur.
- Johanna van Baerle, Worms-s.-Rhin,
- Georges Nebel, WArms-s.-Rhin.
- 20 OCTOBRE
- S. Bienès, Francfort-sur-le-Mein.
- A. Delherme, Brioude.
- Mme Junès et sa fille, Marseille.
- C. de A. Junès, Paris.
- M. et Mme Manaire, Nice.
- Danis, Paris.
- Alp. Lebrun, Benche (Belgique).
- Eugène Fontaine, Ressais-les-Binche (Belgique). Louis Boussart, Binche (Belgique).
- Félix Denoyen, Bruxelles (Belgique).
- Serrassaint, Amiens.
- Labesse, Amiens.
- Oscar Leibundgut, Paris.
- M. et Mme Rolland, Pont-Saint-Esprit.
- Mlle Z. Coine, Paris.
- M. et Mme A. Bove, Paris.
- Prosper Peellaert, Ostende (Belgique).
- Léon Sarazin, Brébières (Pas-de-Calais). Coquerelle, Justin, Beuvry (Pas-de-Calais).
- Henri Lesage, Beuvry (Pas-de-Calais).
- Dupont, Beuvry (Pas-de-Calais).
- Daniel Vandevelde, Leblecke (Belgique).
- Léopold Deswaef, Ostende (Belgique).
- Bon ! me voici ! — Théodore Fontaine, Ostende Belgique.
- JolenBaken, London.
- Geo Riilick, Paris.
- L’union fait la force. — De Taye, Leblecke. Belgique.
- C’est haut, mais l’on n’aperçoit pas Jersey.— Julien Flocon. Paris.
- François Lagarenne, Roanne (Loire).
- Gambori Giacomo.
- Alfred Boisvenel, Caen.
- E. Bled.
- Fr. Gody,
- P. Decroos.
- Lempereur M., Courcelles (Seine-et-Oise).
- J.-M. Hygland, Melbourne, Australie.
- Je n’avais jamais rien vu, mais je ne le dirai plus. — J. M. Un Dijonnais.
- Gosset, Henri,
- Béatrice Kendall.
- L. Laurier, Valence.
- Martel, Adolphe, Paris.
- Rovere Luigi, Torino.
- Dottore Santi Flavio, Torino.
- Léon Vindor, Liège.
- Frans Doize, Liège.
- Gartenstadt, Joseph, Liège.
- Henri Courtois, Chaumont (Yonne).
- C. H. Laubenburg, Birmingham.
- M. E. Botlaw, Delhi (India).
- Emile Tondeur, Gosselies (Belgique).
- Nestor Bréda, Gosselies (Belgique).
- Louis Van Diest, Anvers (Belgique).
- Jeanne Van Diest, Goossens (Belgique).
- Emile Richet, Ghièvres (Belgique).
- Henri Hoyost, Ghièvres (Belgique).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 5
- P. Soulignex, Bordeaux.
- Pierre Van Moorlegliem, Lille.
- Louis Duponchelle, Lille.
- Fernand Gasparini, Liège.
- Paul Canoy, Liège.
- Georges Clément, Bath, England.
- Charles Pelle, Paris.
- Hervieu-Desmanes et Dumellé, St-Michel, Evreux (Eure).
- Ici, nos députés, devraient siéger, leurs vœux seraient mieux entendus d’en haut; mais quelle culbute pour les ministères ! — Parait, Paris.
- La Royale Légia ne s’est jamais élevée, si haut. — Poulet, Léon.
- Ada Wernier, Tarin.
- Petit Pierre, d’Aigrefeuille-d’Aunis(Charente-Inférieure).
- Desportes, Paris.
- Broez, Léon, Avesnes-sur-Helpe.
- Adrien Lansel, ingénieur civil, Montluçon.
- Louis Colon j on, Terri and (Rhône).
- Mme Lansel, Montluçon.
- Col Denis, Amiens.
- Max et Hermine Strans, Tannstatt, Wurttem-berg.
- Gommaire Nezy-Laureks, Anvers.
- Charles Laureks, Paris.
- Paul Martin, Jonchery-sur-Vesle (Marne).
- J. Debeur, Liège.
- L. Har, Paris.
- Edmond Lignian, Bruxelles.
- F. Wayez, Bruxelles.
- V. Guillaux, Paris.
- Les Parisiens sont comme les Bruxellois, ils aiment le Phar Haut. — Gramel.
- M. Sclervich, Paris.
- Maurice Potron, Paris.
- Beaugeois, Jules, Warlay.
- Claude, Lyon.
- Parent, Villefranche.
- Barry, Saigon.
- A. Waliter, Calais.
- Dramard, Paris/
- Charles Leveller, Baden-Baden. ' •
- Raymond Fachette, Paris.
- Legrand, Alexandre, Paris.
- M. Serrurier Thonnard, Liège.
- Remi Franc, Paris.
- Pauline Lambert, Paris.
- Berthe Bouchet, Paris.
- Ve Coclin, Paris.
- Baptiste Chabot, Avignon.
- D. Chabot, Nîmes.
- Roque, Henri, Asnières. <
- Famille Roque, Montpellier.
- Henri Richer, Jersey.
- Depmchart, Alphonse, Charleroi (Belgique).
- L. Ruter, Paris.
- Marie Cleaude, Paris.
- Henri Sévin, Paris.
- Musmaque,. Victor, Sarcus (Oise),
- John Buah, London.
- Un Parisien, partisan du progrès, Constant.
- M. P. Phenerkomf, Leipzig.
- Friedr. Bernh-. Angermann, Naunhof C. Leipzig. Bullestraet, Auguste, Boulogne-sur-Mer.
- M. Marchai, Ecouvies (Meuse).
- Dalstein, Paris.
- Aimons la France, c’est une terre de liberté, et le génie de ses enfants ne le cède en rien à aucun peuple au monde. — Jacques Vérité, Paris.
- D. R. Cordescu, directorù à la Inst. « Lumina » Bucul-lesci Romania, admira operile francese si le laudà. — Paris.
- J. Nicolaide, Paris.
- Pascal, Louis, Paris.
- Henri Boucher, Calais.
- Henri Leguay, Sailly.
- Mme Leguay, Chevreuse.
- L. Loustaud, Paris.
- Leguay, notaire, Paris.
- De Saint-Hilaire, Paris.
- Oscar Stolpyn, Odessa.
- Carrière, Toulouse.
- Fontaine, Saigon (Cochinchine).
- O ! grand Napoléon, que n’as-tu vti l’Exposition, tu aurais rendu hommage à M. Eiffel. — Thérèse Forêt, veuve 11anus, née en 1803, La Ferté-sous-Jouarre.
- Amitiés à mes bons amis de Cochinchine. — J. RI.
- Joaquin Dionisis Santos, Paris.
- M. et Mme Alfred Thomas, La Ferté-sous-Jouarre.
- Louis Protté, Pougy.
- Aug. Frementhal, Anvers.
- Fritz Wildiers, Anvers.
- A. et M. Gelpy, La Bâtie-Noune.
- Charles Dadin, Saint-Cloud.
- G. Clark. Belfast (Ireland).
- Ch. Poudro fils, Paris.
- Emile Beeh, Entrecasteaux (Var).
- Tabournel, St-Trivier-de-Courtes (Ain).
- Henri Hebert, Paris.
- On est bien haut, mais pas assez pour être au-dessus des misères de la vie. — Emir Buat, Jemmapes (Algérie).
- Emerveillé de la beauté de cette Tour. — Ch. Pholien, St-Nicolas-Waes (Belgique).
- G. Eugène de Bosschères, à Ronsbrugze.
- E. Numberg, Paris.
- P. Boilevin, à Brenet.
- Lionel Cooke. London.
- Suzanne, Lucie et D. Boudet, Paris. .
- H. Baguer. Courteron (Aube).
- Pietro Ruffoni, Raven (Italia).
- Séraphine Lacomblez, Paris.
- Catherine, Paris.
- H. Bergins, Breslau.
- D. Delforge, ingénieur, à Valenciennes (Nord). Berthe et Gaston Germain, Cannes (Alpes Maritimes).
- O Tour ! à ton sommet l’on reste coi En voyant Paris en bas de soi
- H. Collart de Ville.
- Maurice et J. Manjean.
- Edouard et Henriette Le Joly (Liège).
- VV. Otto, Flanau.
- Maire, Paris.
- Edmond Quétin, Paris.
- Prudent Mabbe. Paris.
- Alphonse Aubrebis, Bruxelles.
- Louis et Emile Charpentier, Paris.
- D. Alexandre, Pans.
- Juan Manzano, J. Mender, Paris.
- Albert Mettetal, Paris.
- J. de Saluert, Paris.
- Maurice et Mme veuve Jules Jeance, Paris. Eugène Roullot, Paris.
- Bazard, Paris.
- J. Piehonneau, Rennes.
- E. Schleiter, ancien magistrat, Angers.
- Mme Brocheton, Londres.
- Jacquemart, capitaine au régiment de sapeurs-pompiers de Paris.
- Parisiens, du haut de cette Tour, trois cent mètres vous contemplent. — E. B. T., Paris.
- Institution Figuiera, Paris.
- Floward., Paris.
- Julie Baudoux, de Waudrez (Belgique).
- Mme Léon Ridard, Bayeux (Calvados).
- Astran IJilarion, Gondas (Vaucluse).
- Eugène Rocca, Sablet (Vaucluse).
- Vallet et fils, Chaumont (Haute-Marne). Guillaume, sergent-major au 37e, Nancy.
- G. Bourgeot, Lisieux.
- Mme et Mlle Elise Florens, Paris.
- Lucie, Amélie et Mme Worms, Paris.
- C. Déaux, Paris.
- Mme Brisset, Paris.
- Mlle Boyt Saint-Basile, Ardèche.
- E. Duflo, Maisons-Alfort (Seine).
- !_/. Tronchet, Paris.
- Milan", Tours.
- M. et Mme Aug. Vanduperre, Bruxelles.
- Lautier, Pierre, Vence.
- Bougearel, Joseph, Vence.
- Ricord, Joseph, Vence.
- Guérin, Charles, Vence.
- Senor Menaga y senora, Paris.
- Gloire à l’illustre ingénieur qui a su, par son talent et sa valeur, montrer aux rivaux étrangers ce que peut un peuple travaillant sous le ciel de la liberté. — Octave Péquignot, Paris.
- ‘—-Arthur Grandemange,Origny-en-Tiérache(Aisne). Nicolas Grandemange, Berrieux (Aisne)'. Alexandre Vesme, Turin.
- Alix, Paris.
- Elise Krummenaher, Stuttgard.
- Léo et F. Tresserre, Paris.
- Isnard Cyrille, Revest (Var).
- F. Reynaud, Toulon.
- A. Sigaud, Chauvencourt (Eure).
- Joséphina de Colonna Walewska, Paris.
- Paul Pa.viot, quartier-maître à bord du Redoutable, Toulon.
- Johanne IJaave, Stavanger.
- Gustave Vincent, Paris.
- Marie-Louise, Paris,
- Veuve A.-D., Hermitte, Paris.
- Aimée Besson, Paris.
- •J. Pignot, Paris.
- C. Tamisier-Feydel. Paris.
- G. et F.Levadour, Paris.
- Mme Bunet, Havre.
- Mme Magein, Havre.
- Guittard, Paris.
- Iloudez, Clément, architecte, Mons (Belgique). Carlier, Emile, Mons.
- Georges Robinson, Paris.
- .Jeanne, Jean, Pierre et Yves Bourdoulans, de Lannion.
- Varenne, Francis, Mâcon.
- Mme Vincent, Ay (Champagne).
- Vincent Valet, Ay.
- M. et Mme Fissore fils, Paris.
- A. Grené, Bruxelles.
- Edouard Pérot, Ruffré (Charente).
- A. Jouve, Paris.
- A. Descazeaud, Limoges.
- A. Jean, Châteaudun.
- Adolphe Verrebout, Paris.
- Jean Verrebout, Anvers.
- Léandre Boutaud, Paris.
- Armand Fourment, Paris.
- C. Dutrieust. Paris.
- Clap Vinocus, Gard.
- Thémistocle Alexandropoulos, Athènes.
- James Mason, England.
- L. Pichon, St-Nicolas-du-Port.
- Joséphine Rudolph, Vienne.
- Mathilde Paris.
- L. Bouley, Paris.
- Eugène Petit, La Choute-s-Loire.
- Pilleul, Paris.
- Portât Léon, Ville-Haute. Provins.
- P.-L. Dourmier, Vernon.
- Gaucherand Philippe, Paris.
- Mme Petit, La Charité-s-Loire.
- E. Blin, Paris.
- Louise Jorand, Paris.
- Elise Conrad, Paris.
- Marie David, Paris.
- Marie Tourile, Lodève.
- Mme Adèle Guilhem, Lodève.
- M. et Mme Conrad, Paris.
- M. et Mme J. Toscan, Pont-Audemer.
- M. Léon David, Havre.
- Louis Guneu, Grenade, Haute-Garonne,
- Ialcob Schreiber, Paris.
- E. Maximilien, Paris.
- Henri, Simon et Max Elias, Paris.
- Du haut de la Tour Eiffel, un salut cordial à tous mes bons amis d’Arpajon (Cantal). — A, Dauzier.
- Josef Safair, Paris.
- Matwei Roubantschic Fustoeraff, Paris.
- Maria et J. Baldy, Paris.
- A. Morin, Paris.
- E. Quantin, Beaune.
- E. et M. Blanc, Nîmes.
- Dr Ramognino, Marseille.
- Elie Talez. Nîmes.
- A. Rofet, Paris.
- Maurice Blondeau, Melun.
- Francis Degruelle, Melun.
- Paul Richard, Melun.
- Théophile Sauvage, Melun.
- Gustave Carcassonne, Cette.
- Dobigny et sa dame, Paris.
- Marie, Marius Thébé, Luchon.
- R. Castaing et sa famille, Luchon.
- René Bloch, Alfred Lévy, Berthe Bloch, Louise Lévy, Ch. Bloch, Paris.
- Martial Jules, Saint-Brice-sous-Forêt.
- Leslin-Jouar, Paris.
- Jules Leslin-Jouard, Paris.
- Epailly, Paris.
- Gabrielle Delauna-y, Paris.
- B. Pétérot, Clermont-Ferrand.
- Ch. et Argile Bédarride, villa d’Alger, Royat(Puy-de-Dôme).
- Liénard, Albert, château du Camois, par Damèz (Marne).
- Léon Presne. Paris.
- Marie, Emilienne et Alexandre Munier, 'à Ain-velle, par Esches (Vosges).
- Bayige Marcel, Vals-les-Bains (Ardèche).
- J.-A. Hallawell, Ifiverpool.
- Ch. B„ de Saint-Vannes.
- M. et Mme Boursault et Louis Joncla, Fréjus.
- Tous mes remerciements à M. Pigeonnât. — Pierre Ziéger, Paris.
- Georges Brateau, Paris.
- Carl-Henri-Alfred Brateau, lycée Michelet, à Vanves.
- L. Couturier, fournisseur du Figaro, Versailles. Jules Totte, Paris.
- Antonio de Gaula, Paris.
- R. Cayrol, Gay.
- M. et Mme Henry, Mexico.
- Léopold Cornu au, Paris.
- M. Bégraud, Paris.
- Bachimont, Lucien, Boulogne-sur-Mer.
- M. Schriche, Paris.
- Eugène Pierrot et Eugène Royen, Demange-aux-Eaux.
- François, Paris.
- Blanche, Paris.
- F. Moyse.
- Lucien Feraële, Paris.
- Venu de Madagascar, Diégo Suarez, admire la Tour Eiffel. — Un brigadier d’artillerie de marine, Paris.
- Un échappé des eaux salue le grand ingénieur. — L. Moyn, Paris.
- Paris!... Du haut de cette Tour le progrès se contemple. — J. Emp.". Pau.
- Haut, plus haut, très haut. — M. Pavarr. Paris.
- Laisse-moi te prendre,
- En haut de la Tour,
- Un baiser bien tendre Et brûlant d’anrour.
- •J. Lepetit. Paris.
- (A suivre)-
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- 6
- BULLETIN OFFICIEL LE L’EXPOSITION DE 1889
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889
- (Suite)
- Classe 53. — Machines-outils
- GRANDS PRIX
- Bariquand et fils. — Bouchey, E. et P., fils. — Brown et Sharpe. Etats-Unis.
- Sellers Win et Gie. Etats-Unis. — Steinlein et Cie. Allemagne.
- MÉDAILLES d’ûR
- American, Serew et Cie. Etats-Unis. — Ateliers de construction à Œrlikon. Suisse.
- Chaligny et Cie. •
- Dandoy Maillard, Lucq et Cie, — Dard, Louis. — Demoor, J. et M. Belgique. — Duval-Pihet, Nicolas.
- Fétu, Defize, Ant., et Cie. Belgique.-Greenvood etBatley. Angleterre.
- Iiuré, P. — Hydraulic-Enginnering C°. Angleterre. Jeansaume, Antoine.
- Kircheiss, Eumann. Allemagne. — Kreutzbergèr, F.-G.
- Prétot, E.-Y.
- Scliultz, Frédéric. Allemagne. — Smith et Coven-try. Angleterre. — Simonds. G.-F. Etats-Unis. — Secrétariat de la guerre de Mexico. Mexique. — Société alsacienne de construction mécanique. — Société anonyme du fil hélicoïdal. Belgique. — Sterne et Cie. Angleterre.— Stiles et Parker, Press.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- American Tool Machine C°. Etats-Unis.
- Æmmer et Cie. Suisse.
- Bliss et Cie. Etats-Unis.
- Capitain, Geny et Cie.
- Deplanque fils.
- Gérard (Paul-C.).
- Hulse et Cie. Angleterre.
- Janssens. — Joly et Foucard.
- Le Blanc (Jules.). — Lomont (Charles-Z.-N.). Mabille, Yalère. Belgique. — Morisseau. — Morse, Twist, Dril and Machine C°. Etats-Unis. Ollagnier.
- Pezant frères. — Picard frères. — Poulot, Denis-J. D’Espine, Achard et Cie. — Dosme, H. et Cie. — Dumortier, H.-L., Belgique.
- Fielding et Platt. Angleterre. — Frey et Cie. Rémond. — Robelet, Bertrand.
- Sage et Cie. — Sainte-Khan et Cie.— Sainte-March.
- — Savn, F.-A. — Sculfort, Malliar et Meurice. —
- . Société générale des agglomérés magnésiens. — Société générale meulière. — Spuhl et Cie. Suisse. Sternberg. Etats-Unis.
- Tantjite and G°. Etats-Unis.
- Warner et Swasey. Etats-Unis.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Ateliers de constructions de machines et fonderies de fer. Suisse. — Avoyne et Bonamy.
- Bocuze '(Antoine). — Bombled (F.-Léon). — Bor-dier (Eugène-J.-M.).
- Charles (J.-E.). — Christophe (A.-C.). Cuisinier (Alexandre). — Curtis et Gurtis (Etats-Unis). Dejouy (Eugène-A.). —Delinotte (Charles). — Du-naud frères. Suisse. — Durozoi, Marcel. G. Durs-chmidt.
- Esparza, Isaac. Mexique.
- Gauthier, Sosthène.
- Gouvernement de Puébla, Tehuâcan. Mexique. — Gouvernement de Puébla (Xochitan. Mexique. Jackson, Th. Etats-Unis. — Jamelin, Ch.
- Lapointe, G. — Legoux.
- Moreau, Georges-L. — Moulard, Louis.
- Parkinson, Angleterre. — Petot, P.-G. — Perrin. Quentin, Augustin. -
- Ricbourg, Alberl-A.-M. — Rono. Belgique.
- Schnider, Suisse. — Société anonyme des émeris de l'Ouest. — Soyer, B. et fils. — Strube. Thivet-Hauctin.
- Van der Stegen. Belgique.
- Wright. Angleterre.
- MENTIONS HONORABLES
- Balland, .Jean-Marie. — Bedoin, A. — Briault, Fernand.
- Chevalier, J,-B. — Chouanard, J. et fils. — Costa (F. da)i Portugal.
- Delahaye, A.-V. — Delaunay et Trochon. — Deplanque aîné, Ve et fils.
- Garrad et fils. Angleterre. — Gruhier, Ch.-A.-J. — Gut. Suisse.
- Héritiers de P. Henry (Les). — Herlin, Auguste-X. fils. — Horton, E. and son. Etats-Unis. — Huard, A.-L.
- Inouye Knibeï. Japon.
- •Jower et Lyon. Etats-Unis.
- Legras-Langelin fils.
- Mill (Exors of James). Angleterre. — Mury, E. >
- Piétra. Portugal.
- Richard, P.-Adolphe.
- Saludes, Jules.
- Upton. Etats-Unis.
- Whiton, D.-E. Machine C<L Etats-Unis.
- Classe 54. — Matériel et procédés de la filature et de la corderie
- GRANDS PRIX
- Grun, F.-J.
- Martin, C. Belgique.
- Société Alsacienne. Alsace. — Société verviétoise.
- MÉDAILLES D’OR
- Belfast Ropework Company. Angleterre. Benet, A., Duboul et Cie. — Bourgeois-Botz et fils.
- Chambre de commerce de Lyon. —Chantiers de la Buire. — Corderie ibérique. Espagne. Duesberg-Delrez. Belgique.
- Harding-Cocker.
- Lonhienne fils. Belgique.
- Metcalfe et Courant.
- National cordage company. Etats-Unis.
- Rieter et Cie. Suisse. — Ryo-Catteau.
- Société de construction de Bitschwiller. Alsace. — Société de la ramie française. — Stein, Ad. Yertongen-Goens. Belgique. — Vimont.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Abreu. Portugal. —Albert (Corderie de Granville). — Alcan (Ve). — Alexandre père et fils. — Arsenal de Salamine. Grèce. — Azavedo (Dr) et Cie. Portugal.
- Beaumont. — Bisson et Guilbert. — Bodin. Chaffaroux. — Collectivité des exposant du Sénégal (Dimbawar, Ahmady, Natap, Lans-Toro, Noirot, Ernest). Sénégal. — Comité de l’exposition de l’Inde française. Inde française. — Compagnie de Fives-Liile. — Grignon fils.
- Defraiteur. Belgique. — Despa et fils. Belgique. Flottage Grant. — Frété et Cie.
- Gacleau de Kerville. — Georges (Ed.). Belgique. — Goldschmidt. Autriche. — Gouvernement du Paraguay. Paraguay. — Guérin et Vallée.
- Hattersley and son. Angleterre. — Ideilmans Du-commun. Alsace. — Honegger-Amsler. Suisse. — Houget. Belgique. — Hubinet. — Lebreton. — Ledran. — Ligny. Belgique.
- Manufacture de Cardes-de-Ruti. Suisse. — Manufacture royale de Serbie. Serbie.
- Mérelle. — Mirapeis, Espagne.
- Parfait-Dubois. — Puche et Perez. Espagne.
- Ramis et Garau. Espagne. — Risler de Cernay. Espagne. •
- Soler et Figuras. Espagne. — Storhay de Tourcoing.
- Saulé et Cie. Espagne.
- Uhlmann. Suisse.
- Vermeire-Hellebaut. Belgique.
- Wilson frères. Grande-Bretagne.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Barbier. — Battaglia. Italie
- Cabu, E. — Collectivité de la Nouvelle-Calédonie, affaires indigènes, pénitencier de Bouruil, Llayéo et Jecumeney, Michel. Nouvelle-Calédonie. — Collectivité des exposants du Guatuémala, manufacture de San Juan, Zocatapaquez, Guillenno Sanchez, municipalités de Languin et de Mata-quescumla. Guatémala.— Collectivité des colonies portugaises, musée des colonies, Sena de Santiago, banque coloniale, collectivité industrielle. Colonies,portugaises. — Collectivité serbe, Nice-litscho Zaphyrvo et Ratayé, Zvelkovitch, Spatis-che, Culadenovitch, Petrovitch, Stoylseovitch. Serbie. — Service local du Gabon, Congo et Schlussel. Gabon-Congo.—Collectivité tunisienne, gouvernement tunisien, compagnie franco-africaine. Mohammed ben Aman. Tunisie. — Collectivité mexicaine, gouvernement des Etats de : Michoacan, Guerrero, Hidalgo, Yucatan, Oaxaca, Puébla, Queretaro, Zacatecas, Chiapas, Gania Baneda, Huertce, Antonio, Matute, Juan. Mexique. — Colonie de Tahiti. Tahiti. — Compagnie de ventilation l’Aérophore. — Commission provinciale de Santiago. Chili. — Comité de Véné-zuéla. Vénézuéla. — Coulon. — Cuau fils aîné. | Debargue.
- Fortin (Ve).
- Gauchot. — Gottmann et Lecomte.
- International wool Improved and C°. Etats-Unis. Jamain. — Jametel et Cie. Belgique.
- Kosakoff. Russie.
- Lallemand. — Landreal. — Landtsheer (de). — Lefebvre et Cie. Belgique.
- Malion frères. — Meunier. — Mouchère.
- Nachtel et Dineso. Roumanie.
- Offroy et Pfeiffer.
- Pelletier. — Piérard. — Planté. Cambodge. — PI £ et Cie.— Province de Phu-Yen. Annam-Tonkim Riche. — Romeas.
- Service local de Cochinchine.* — Simianu. Roumanie. — Sous-comité de la Pointe-à-Pître, Guadeloupe.
- Tayr&c.
- Yairnzaela, Pedro. — Vütorull. Roumanie. — Velter-Carol. Roumanie.
- MENTIONS HONORABLES
- Delahaye, Victor. — Delalande. — Dubus (Ve).
- Le Goff.
- Martin, J.-B. — Michotte, Félicien. —Millet, Félix.
- — Mladenovitch. Serbie.
- Niquet-Bourgeois. — Noizeux.
- Petit, Armand. — Prat frères.
- Rochatte.
- Classe 55. — Matériel et procédés du tissage
- GRANDS PRIX
- Ateliers de construction de Ruti, successeur de Gaspard Honegger. Suisse.
- Compagnie des fonderies et forges de l’Horme, chantiers de la Buire.
- Hodgson, George. Angleterre.
- Suveck, Ve Mathieu. Belgique.
- MÉDAILLES D’OR
- Benninger frères. Suisse. — Bonamv, A.
- Deneux frères et Cie. — Dubied, E. et Cie. Suisse. EurêkaFire-Hose C°. Etats-Unis.
- Grosselin père et fils.
- Lenique, Piquet et Cie.
- Neveu, Etienne.
- Orelle, J. aîné.
- Paget, Arthur. Angleterre.
- Roger-Durand (Ve). — Ryo-Catteau.
- Sachsische Webstuhlfabrik. Allemagne. — Saurer, F. et fils. Suisse. — Société alsacienne de constructions mécaniques. — Société verviétoise pour pour la construction des machines. Belgique. Tatham and Ellis. Angleterre. — Tissages et ateliers de construction Diederich.
- Verdol et Cie:
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Barette frères, P. et A — Bauche, G. et H. Carbonnelle. H.-B. ef Cie. — Carreras, Alberich (Ve) é hijos de J. Espagne.— Coint-Bavarot et Cie. Compagnie de Fives-Liile, — Crosset et Deba-tisse. Belgique.
- Dégageux, H. — Dinouard L. — Duquesne, A. Fellow, Henry, — Ferlât, André. — Ferrot, Charles Fribourg J. — Fritschelles, O. Suisse.
- Gadel, Charles. — Godard L. — Gourdin. — Gram-morid et Sirodot.
- Harisson (Patent Knitting machine company. Angleterre.
- Leclère, I, et Damuzeau père et fils. — Lemaire, F. L. — Lessert (F. de)..
- Mary et fils aîné. — Méri, Agasse-Emery, E., gendre. — Messmer.
- Perreaux, L.-G., Foussard, successeur.
- Radiguet, C.-A.
- Sallandrouze frères. — Société des ateliers de Bitschwiller. Alsace-Lorraine.
- Wassermann, G. Suisse. — Wiesendanger et Cie.— Suisse.
- MÉDAILLES DE BRONZE ,
- Bronchon, Emile.
- Chaize frères.
- Darriey, Jules.' — Depierre, X.
- Elmering et Cie.
- Fayrac (J.-E.-A. de). — Fisch, Théodore. Suisse. — Fleuret, E.-L. — Fouilleux. — Foulfoin.—Frans-berger, M.
- Gallet, Eugène.
- Haencus-Gathies (Dr). Belgique. — Hantz-Nass. Joubert.
- Lacroix, C.-E. —Lamouret, A.
- Marcadier, Edouard.
- Olivier, Léon.
- Papst, Ernest. Allemagne.
- Raze, L. — Roumégas, Alexandre.
- Sarron, Etienne. — Sparre (comte P.-A de).
- Vallée, Ph.
- Wuhrmann et Cie. Suisse.
- MENTIONS HONORABLES
- Amady Natago, Balla, Dimba, War, Ibrahim N’diaye. Sénégal. — Argellier, E.-M.-A.
- Bachir de l’Oued Amisour. Algérie. — Bella-voine, E.
- Charpillon père et fils. — Chérif de Tebessa. Algérie. — Comité d’exposition. Inde française.
- Dorez.
- Feder, V.
- Letellier, V.
- Magne et Cie. Algérie. — Mennecke, F. — Musée des colonies. Colonies portugaises.
- Piat et Piérel. — Planté. Cambodge.
- Raffin frères et Dumaret. Cochinchine.
- Service local (Gabon). Gabon-Congo. — Service local (Saigon). Cochinchine.
- Turquès, François.
- Warquier, Alph.
- (A Suivre).
- \oir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort s’enfilant toutes seules, fabriquées par W BARTLEET ET SONS
- Vente, en gros à Paris: MM. les Filsde F. Charpentier, 36, bdSébastopol
- p.75x6 - vue 596/687
-
-
-
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 7
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- JEm COM!M:-A.ISrDÉ3 s
- ABAT-JOUR
- Degafï'et et Cie Suce", (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- A M E U B L E M E N T
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. _— Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- K. Gutperle, 12,boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses sécrétés ^ garantissant de l’arme blan-
- che et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et O, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz La * et Goudron La *.
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupier * construct1,mécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe 49, Hangar 1, n«l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris, _ Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en (coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. téléphoné.
- 1 BÉBÉS, JOUETS, JEUX
- J. Steluer, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit. le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
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- 26 Série. — N° 162
- Le Numéro : 15 Centimes.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
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- Annonces... Réclames ... Faits divers.
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Lomires, chez M Seymour Ware, Blomfield House, London- Wall.
- El beaux : 16, Avenuo do La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à lintérieur de l Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière Heure. — Après le 6 novembre. — Echos. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses. — Annonces et Réclames.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Les musiques exotiques en sont à leurs suprêmes accords. Les harmonies baroques ou séduisantes en sont au chant du cygne. Seuls, les cygnes des pièces d'eau survivront à toutes ces musiques, mais ils ne chanteront pas.
- Le cabaret roumain a été l'un des endroits les plus courus de l’Exposition. Les mélodies langoureuses et les chansons folles, les insanités du violon et les cascades perlées de la flûte de Pan ne seront bientôt plus qu’un souvenir ; ainsi que les figures noires de ces tziganes qui, se détachant de leur costume efféminé, blanc des pieds à la tête, comme une mouche se détacherait d'une jarre de lait.
- Ils vont s'en aller, ces musiciens étranges, qui verront dans leurs rêves de demain la. grande Exposition, leur succès et la Tour Eiffel !
- Au revoir... à la Foire de Paris!
- Le « clou » de l’Exposition, la Tour Eiffel, a été bien malmenée, même avant sa naissance. On se rappelle la croisade entreprise contre elle par tout un bataillon de littérateurs et d'artistes qui, au point de vue esthétique, la jugeaient une œuvre exécrable.
- Mais, cela n'a pas empêché la Tour Eiffel de monter, démonter et d’arriver à un succès colossal auprès du monde entier.
- L’Assistance publique s’est émue du succès pécuniaire de l'exploitation, et quelques journaux ont prétendu qu’elle était décidée à réclamer le droit des pauvres sur les recettes encaissées.
- Cette réclamation, annonçait-on, était basée sur ce que la Tour Eiffel ne constituait, en réalité, qu’un divertissement. Or, les recettes de la Tour Eiffel devant être approximativement, à la fin de l’Exposition, de 6 millions et le droit des pauvres étant de 9 1/2 0/0, c’était une somme d’environ 000,000 fr. que la Société aurait à payer à l’Assistance pu-blique.
- La.nouvelle, comme on voit, était d importance et méritait vérification, nous nous sommes donc rendu au siège de la Société, rue Pasquier, dit un rédacteur de VEstafette.
- M. Eiffel étant absent, nous sommes reçus par son représentant, auquel nous demandons s il a connaissance de la nouvelle publiée le matin.
- — J’ai lu, en effet, dans un journal du matin, l'entrefilet dont vous me parlez ; mais je dois vous avouer que nous n’avons ici entendu parler de rien.
- Nous avons toutes sortes de raisons pour penser que rien n’est moins exact. -
- Quand nous avons dû construire la Tour, nous sommes allés pressentir l’administration de 1 Assistance publique pour connaître ses intentions à notre égard. Il nous a été déclaré alors qu’aucune rétribution ne nous serait demandée, tout au moins pendant la durée de l'Exposition.
- L’administration avait, d’ailleurs, une excellente raison pour faire cette réponse.
- En effet, lors de l’Exposition de 1878, .l’Assistance publique avait émis la prétention de prélever un droit sur l’ascenseur établi par M. Edoux dans la tour du Trocodéro.
- L’affaire vint devant les tribunaux et, après avoir épuisé toutes les juridictions, l’Assistance publique se vit, en fin de compte, déboutée de sa demande par un arrêt de la Cour de cassation.
- L’assimilation entre notre cas et celui que je viens de citer, ajoute l’aimable représentant de M. Eiffel, est complète. Aussi sommes-nous très tranquilles; on ne nous réclamera rien, d’abord, parce qu’on en a pris l’engagement et. ensuite, parce que nous avons pour nous un précédent qui a toute la force de la chose jugée.
- On ne saurait, du reste, considérer la Tour Eiffel comme une entreprise de spectacle ou de divertissements, et il est impossible dé l’assimiler, comme le faisait le journal qui, le premier, a lancé cette nouvelle, aux salles de spectacles ou de concerts ou
- même aux ballons captifs. Les ascenseurs de la Tour ne peuvent être considérés "que comme des objets exposés et des moyens de transport, et, comme tels, ils échappent à. toute espèce de prélèvement, quant à présent.
- Plus tard, après l’Exposition, nous verrons, mais aujourd’hui la question ne peut être envisagée que comme je viens de le faire.
- Le vétéran des Beaux-Arts, le superbe vieillard à la longue barbe blanche, qu’on a encore admiré et applaudi cette année en tête du cortège à la distribution des récompenses, M. Meis-sonier, ne s’endort pas sur ses lauriers : il travaille en ce moment à une grande composition représentant « l’Apothéose de la France ».
- Cette œuvre est destinée au Panthéon.
- Les membres de la commission des travaux d’art, parmi lesquels se trouvaient MM. Larroumet, Bonnat, Chaplain, Kaempfen, etc., se sont transportés chez M. Meissonier pour prendre connaissance de l’esquisse du tableau.
- Ce n’est encore qu’une ébauche indiquée au crayon.
- Au centre de la composition se trouve le char de la France, traîné par des lions et entouré par des génies protecteurs.
- En avant, des cavaliers avec leur drapeau sont acclamés par la foule qui accourt à leur rencontre.
- Derrière le char de la France, des hommes portent sur leurs épaules des statues symbolisant les arts, les sciences, le travail et l’industrie.
- Une grande frise, divisée en quatre parties, domine la scène.
- Chacune des parties de cette frise est consacrée à une époque différente de notre histoire nationale.
- La première se rapporte à la période qui s’étend de Clovis à Charlemagne: la deuxième, de Saint-Louis à Charles VI ; la troisième, de Jeanne d’Arc à François Ier; la quatrième, de Louis XIV à Napoléon.
- L’œuvre ne sera pas terminée avant plusieurs mois.
- Toutes les nations se croisent, en ce moment, et se confondent au pied de la Babel moderne ; mais dans ce fouillis bigarré des peuples, dans cet entrechoquement des accents divers, l’accent marseillais domine et on le reconnaît à distance ; hier donc, je suivais à la trace deux Marseillais.
- — Té, dit l’un, comment se fait-il qu’il n'v ait presque plus de feuilles aux arbres et qu’on n’en voie pas par terre.
- — Eh ! mon bon, c’est très simple ; c’est que toutes les nuits, quand le vent se lève, il tourne autour de la Tour Eiffel et, en montant, il emporte lès feuilles qui vont tomber dans la campagne, à six kilomètres d’ici.
- L'explication marseillaise pourrait être gobée en pleine Cannebière, mais nous en sommes trop loin ici.
- La vérité, c’est que les feuilles mortes disparaissent comme par ehcliantement des pelouses et des chemins de l'Exposition, grâce aux pelles, aux balais et aux râteaux vigilants des jardiniers de M. Alphand qui, chaque matin, soignent cette toilette comme celle d’une jolie femme.
- F. L.
- DERNIÈRE HEURE
- L’Exposition américaine
- On s’est trop pressé d’annoncer en France que l’Exposition du quatrième centenaire de la découverte de l’Amérique aurait lieu à Nevv-
- \rork. La question ne sera décidée qu’au prochain congrès, et la ville de Chicago n’a point abandonné l’espérance d’être désignée. Elle a envoyé à Paris deux commissaires, M. Jeffry, appelé à être directeur général de la future Exposition, et M. Chanute, l’ingénieur en chef.
- Ces messieurs sont arrivés hier à Paris, et aujourd’hui ils se rendront chez MM. Berger et Alphand pour leur demander des renseignements généraux relatifs à l’exploitation de notre Exposition. Un capital de 50 millions de francs a déjà été réuni pour que les travaux puissent être commencés immédiatement si Chicago est désigné.
- Nos Hôtes
- Le roi Milan de Serbie a passé hier une partie de son après-midi à l’Exposition.
- Le président du conseil a déjeuné hier dans un des restaurants de l’Exposition avec MM. Berger et Numa Droz, conseiller, fédéral chargé du département des affaires étrangères de la Confédération helvétique.
- Le duc d’Edimbourg, accompagné de plusieurs personnes de l’ambassade anglaise et de M. de Schœn, conseiller de l’ambassade d’Allemagne, a fait hier matin l’ascension de la Tour.
- Arrivé à midi, il a été reçu par M. Ansaloni, administrateur de la Société, qui lui a fait les honneurs de l’œuvre de M. Eiffel.
- La Tour Eiffel isolée
- La direction de l’exploitation de la Tour Eiffel vient de s’entendre avec M. Alphand sur les mesures à prendre pour que le public puisse continuer à avoir un accès facile à la Tour une fois que les travaux de démolition seront commencés dans l’enceinte du Champ de Mars.
- Il a été décidé en principe que la Tour et une partie des jardins qui l’environnent seront isolés par une clôture et qu’une entrée spéciale serait réservée aux visiteurs. Une mesure semblable sera prise pour le panorama de la Compagnie transatlantique qui ne doit pas disparaître après la clôture de l’Exposition.
- Les conservateurs
- Le syndicat qui s’est formé pour obtenir la conservation, après la clôture de l’Exposilion, de certains établissements du Champ de Mars* déploie en ce moment une grande activité et a déjà recueilli un grand nombre d’adhésions.
- On a communiqué à la presse que l’ouverture de midi à quatre heures était accordée surtout pour faciliter aux personnes, qui auront fait des achats avant la fermeture, le retrait des objets achetés, qu’elles pourront reconnaître et emporter.
- Après le 6 novembre, des ventes à l’amiable et même aux enchères seront permises.
- Pour assurer ce service spécial d’entrées, assez restreint, la direction des finances laissera ouvertes trois portes fonctionnant actuellement : la porte Uapp,la porte La Motte-Picquet, à l’angle de la galerie des Machines, et la porte Desaix. Une quatrième porte sera ouverte au pied de la tour Eiffel, le pont d’Iéna devant dès la première heure être rendu à la circulation. Il est aussi question de laisser ouverte la porte Suflren, en service actuellement vis-à-vis de la petite gare du chemin de fer de l’Ouest: mais cela dépendra du nombre des trains que cette Compagnie organisera quotidiennement à destination de cette gare.
- Quant aux jardins du Trocadéro, au quai d’Orsay et à l’esplanade des Invalides, ils seront isolés à partir du 7.
- A
- Je reviens d’autant plus à l’idée que j’ai exprimée hier que. de toutes parts, ma chronique a reçu l’approbation publique. En effet, n’est-il
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- pas tout naturel de séparer les choses de l’Exposition en deux catégories distinctes : les galeries d’exposition d’un côté et les attractions de l’autre ?
- N’est-il pas naturel et logique de concevoir, entre le 6 et le 15 novembre, un état de choses pendant lequel, distinctement, les ventes à l’amiable, les enchères, les enlèvements de marchandises et la manutention, qui s’ensuivra, s’effectueront dans les galeries des industries diverses, françaises et étrangères, tandis que, d’un autre côté, tous ceux qui veulent avoir une dernière impression des plaisirs, de l’Exposition pourront, sans nuire aux opérations mercantiles, monter sur la tour Eiffel, visiter le palais des Arts et le Dôme central, admirer les produits de Sèvres, des Gobelins et de Beauvais, parcourir la rue du Caire, assister aux représentations du Grand-Théâtre , du Théâtre international, des Folies-Parisiennes, goûter, en un mot, une dernière fois à tous les plaisirs du Champ de Mars ?
- Ch. L.
- ^3 <0 H O &
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour ia journée d’hier de 114.875
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................... 9.332
- Du 1er au 2me............... 5.693
- Du 2e étage au sommet... 3.429
- En tout............... 18.454
- L’exploitatiou de la Tour
- Recettes de l’exploitation de la tour Eiffel :
- Du 15 mai au 15 octobre.... 5.813.657 80
- Du 16 au 22 octobre........ 229.047 15
- Total au 22 octobre.... 6.042.704 95
- Le dîner des syndics
- Aujourd’hui, à la mosquée égyptienne, réunion des syndics de l’Exposition, sous la présidence de M. Yves G-uyot.
- Exposition belge A Londres
- Une importante réunion d’industriels belges a été tenue hier sous la présidence du ministre de l’agriculture et de l’industrie.
- Elle a voté à l’unanimité une exposition exclusivement belge à Londres.
- L’ouverture de cette exposition aura lieu probablement le 1er mai 1890.
- Le chemin de 1er Decauville
- Statistique des voyageurs du chemin de fer De-
- cauville à l’Exposition :
- Du 6 mai au 30 septembre............. 4.948.724
- Du 1er au 15 octobre............. 555.500
- Total au 15 octobre....... 5.-504.224
- Les Javanais
- Les Javanais et Javanaises de l’esplanade des Invalides ont décidément quitté le Kampong mercredi matin. Us ont été dirigés sur Gênes, où ils prendront le paquebot à destination de Java.
- Ils ont donné hier leur dernière représentation au milieu d’une très grande affluence. La plupart sont très heureux de partir; d’autres resteraient volontiers à Paris à la condition qu’on leur fournisse une habitation plus chaude. Tous, sans exception, vont d’ailleurs rejoindre Java, sous la conduite de M. Bernard, l’interprète du kampong.
- Le village javanais, dépourvu de ses habitants continuera, toutefois, à être ouvert au public jusqu’à la clôture de l'Exposition ; on sera admis à visiter l’intérieur des cases javanaises moyennant un prix qui sera réduit à 25 centimes.
- Viendra-t-il ?
- Il est de nouveau question, dans les cercles diplomatiques, d’un voyage que le tsaréwitch ferait à Paris, en revenant de Grèce, avant la clôture de l’Exposition.
- Le fils du tsar viendrait incognito.
- Les mécontents
- Les exposants mécontents se réuniront le samedi
- 26 octobre, à huit heures et demie, dans la salle d’honneur du Grand-Orient, rue Cadet.
- ORDRE DU JOUR :
- 1° Des abus et injustices commis à l’égard des exposants tant par les comités d’aclmission et d’installation que par l’administration elle-même ;
- 2° De la formation des jurys dans les expositions ;
- 3o De l’attribution des récompenses aux exposants;
- 4° De toutes les questions se rattachant à l’Exposition universelle de 1889.
- Comme toutes ces réclamations ne peuvent rien changer à la situation actuelle, c’est, évidemment en prévision de la prochaine Exposition universelle que travaillent les exposants; c’est se donner du mal bien longtemps à l’avance.
- Les décorations
- Le Journal officiel ne publiera que la semaine prochaine la liste des décorations accordées aux collaborateurs et aux exposants.
- Vos hôtes
- Un très haut personnage russe qui nous quitte ce matin : le prince Wladimir Dolgoroukof, aide de camp général de l’empereur Alexandre III et gouverneur général de Moscou.
- U était parmi nous depuis une semaine, et chaque jour, malgré ses quatre-vingts ans, il allait visiter l’Exposition du Champ de Mars, ne se lassant pas d’admirer ses merveilles, en même temps que le bon ordre des foules qui s’y donnent rendez-vous.
- Le prince, qui est un grand ami de l’empereur, ne manquera pas de lui rendre compte en termes sympathiques de ce qu’il vient de voir à Paris. Samedi dernier, il avait été reçu par M. le Président de la République qu’il connaît d’ancienne date.
- L’exposition des colonies
- L’administration des colonies se préoccupe très activement de mettre les rouages de son administration en harmonie avec les exigences économiques de notre temps. Dans ce but, M. Etienne va modifier l’organisation de l’exposition 'permanente des colonies établie au Palais de l’Industrie. Le conservateur en titre,- M. Golscheider, ayant acquis ses droits à la retraite, sera remplacé par M. des Tour-nelles, conservateur adjoint.
- M. des Tournelles est à l’exposition permanente depuis cinq ans; il est ingénieur civil et très au courant du service et des nécessités nouvelles. Il aura pour mission de remanier l’organisation actuelle en lui donnant un caractère plus pratique, plus documentaire et plus à la portée des négociants et des industriels, qui trouveront enfin à l’exposition permanente des renseignements utiles sur les marchés coloniaux, leurs produits et leurs besoins.
- La tombola «le Paris-Anvers
- Notre confrère le Figaro annonce que les lots pour la tombola Anvers-Paris ont été reçus jusqu’à mercredi.
- Le tirage de la tombola n’aura donc .lieu, vraisemblablement, que dans le courant de la semaine prochaine.
- Quant à donner, aujourd’hui, le chiffre exact des recettes au Palais de l’Industrie, notre confrère déclare que cela lui est impossible. Il n’en pourra établir le bilan que d’ici à quelques jours.
- En attendant, nous sommes en mesure d’annoncer que la fête n’a pas seulement réussi au point de vue de l’entrain et de l’animation.
- Le succès pécuniaire est considérable.
- Trains «le plaisir
- La Compagnie du chemin de fer du Nord organisera pour la visite de l’Exposition, le dimanche
- 27 octobre, trois trains de plaisir à marche rapide, le premier au départ de Dunkerque, Bergues, Ilaze-brouck, Berguette, Réthune et Lens, le second au départ de Calais-Vilîe, Boulogne, Abbeville et Amiens, et le troisième de Lille, Douai, Arras, Achiet et Albert, allant directement au Champ de Mars et repartant de la gare de Paris-Nord le même jour.
- Les prix en 3e classe (aller et retour), y compris un ticket d’entrée à l’Exposition, varient de 8 fr. à 12 fr. pour les adultes et de 5 fr. 50 à 7 fr. 50 pour les enfants.
- Des trains de plaisir contenant des voitures de 2e et de 3e classes, avec réduction de 50 OpO, seront également organisés sur Paris, au départ de toutes
- les stations du réseau du Nord situées au delà d’un rayon d’environ 80 kilomètres.
- Ee départ aura lieu les vendredi 25, samedi 26 ou dimanche 27 octobre, suivant la distance.
- Le retour s’effectuera à volonté les dimanche, lundi, mardi, mercredi ou jeudi soir (31 octobre), dernier délai, suivant la distance.
- Chez Bulïalo Bill
- Buffalo Bill for ever, un succès immense et justifié a accueilli la troupe du colonel Cody.
- Le tout Paris a donné sa consécration officielle,, que le public, le vrai public, ratifie tous les jours par ses applaudissements. Le colonel Cody est devenu la grande attraction de l’Exposition universelle, et, avec le bon sens pratique des Américains, il s’efforce de justifier son succès; les petites longueurs qu’on avait pu remarquer, certaines autres défectuosités, légères d’ailleurs, ont été supprimées; on a ajouté d’autres exercices au programme, les fantasias et les exercices de cavalerie sont réglés au point.
- Aussi la réouverture des arènes de Buffalo Bill s’est effectuée dimanche, à trois heures, au milieu d’une affluence considérable. Immense succès pour la troupe américaine. Les Mexicains se sont surpassés ; les bronchos étaient plus indomptables que jamais et les Indiens, dans leurs exercices pittoresques^. dans leurs danses de la Guerre et de la Plume notamment, ont été fort applaudis. Enfin, le colonel Cody et Miss Oakley ont soulevé, par leurs exercices de tir, un enthousiasme indescriptible et se sont vu rappeler trois fois.
- Ajoutons qu’une promenade à travers le parc merveilleux et le campement pittoresque des Cow Boys et Comanches;, est par ces belles journées d’automne un véritable plaisir.
- Nos concitoyens peuvent en une heure se transporter aux prairies du Faf-West, puis au Canada, et de là, franchir les Etats de l’Union pour se retrouver au Mexique.
- Moyennant l’offre gracieuse de quelques cigarettes — car chez les Creekes, comme ici, les petits cadeaux entretiennent l’amitié—ils pourront fumer le calumet de la paix avec les possesseurs de quelqiu s centaines de scalps.
- Les Parisiens qui ont déjà vu ce magnifique spectacle y retourneront avec plaisir, et les visiteurs qu’attire l’Exposition se hâtent à leur tour d’y aller. Aussi Buffalo Bill continuera-t-il ses représentations en matinée, à trois heures, jusqu’à la fin de la saison.
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- Nous recevons la communication suivante . Certains Présidents de jurys, de commissions et Chefs de service de l’Exposition ont cru pouvoir adresser directement 'aux ambassadeurs des puissances, à Paris, ou aux Commissaires étrangers des propositions pour des distinctions honorifiques.
- C’est au Ministre Commissaire général seul qu’il appartient de faire des propositions de cette nature.
- Toute proposition qui n’émanerait pas du Ministre est donc irrégulière et sera considérée par qui de droit comme nulle et-non avenue.
- La Galerie de la Sculpture
- Les sculpteurs doivent être satisfaits de l’Exposition universelle. Jamais leurs œuvres n’ont été autant examinées et admirées, car d’habitude, même au Salon, le public ne fréquente guère la nef du palais de l’Industrie que pour y fumer un cigare ou prendre un bock. Cette année il n’en est pas ainsi, bien s’en faut, et c’est justice. Les sculptures méritent, en effet, beaucoup mieux que l’indifférent coup d’œil dont on les gratifie d’ordinaire.
- Parmi les œuvres qui arrêtent surtout les innombrables visiteurs de la galerie, il en est deux hors lignes autour desquelles la foule est tous les jours telle que pour les voir on fait queue comme à la Tour Eiffel, c’est le bas-relief historique de Dalou et. à côté, la Mère qui coupe du pain à ses mioches, de Albert Lefeuvre. Ce qui prouve que le bon public est plus artiste qu’on ne le croit.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage delà Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse. -----------------------------------
- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du F1G-AR0
- 20 OCTOBRE
- (Suite).
- Mme Fécomme, Elbeuf.
- Vve Alexandre, Rouen.
- Antqnie, Rey, Lyon.
- Augustine Denoz, Paris.
- Métivier, St-Maurice (Seine).
- Perret, C. Paris.
- Quel beau panorama on a du haut de la Tour Eiffel. Son ascension m’a donné grand appétit. J’envoie mes amitiés à mes amis de Gaen-Bains-de-Mer. — Carolus.
- Edouard Josephson, Paris.
- Germaine Maréchal, Paris.
- Marie Nicoley, Paris.
- Maria Yolpi, Istria.
- M. et Mme Robert, Courteille, Paris.
- Mme Dugas, Tours.
- Edouard Schlosser, Paris.
- Albert Durand, Paris.
- PI. Sciaccaluga Pescia, Paris.
- Rousseau fils, de Vouyray.
- Gustave Frézouls, de Fleurance (Gers).
- Mme Trinquier, Lausanne (Suisse).
- Richard, Clodomir, Paris.
- H. Mouchy. Paris.
- Petiot, Jules, Paris.
- Poussin, MalakofT(Seine).
- François Kozakowski, en Russie ville Kamenetz-Podolski,
- Beinet fils, Sisteron.
- Mathurin Reboul, Sisteron.
- L amonerie, Ro chef or t- sur-Mer.
- Perret, Paris.
- G. ITurillon, Paris.
- C. Plouvet, Paris.
- Mme G. Cahen, Sarreguemines.
- Eugène Serulière, Paris.
- E. Lefèvre,. ATlliers-en-Lieu, près Saint-Dizier (Plaute-Marne).
- Fémur, Russie.
- William Huggins, Paris.
- Honneur à MM. Nougier et Kcechlin, collaborateurs de M. Eiffel, les seuls qui ont conçus cette Tour magnifique. — E. M., Paris.
- L. de Larobei dière, Paris.
- Branchât de Léobazal, Paris.
- Bonhommet, Paris.
- Emile Ginter, Paris.
- Delsa, Paris.
- Plenri Carrière, Paris.
- Plenri Granon, ingénieur civil, Paris.
- Mme Olympe Carrière, St-PÏippolyte-du-Fort. Jules Tariote, Parues (Oise).
- Alphonse Jacobs, Anvers.
- August Van Pioutven, Anvers.
- Paul Caubet, St-Cïar (Gers).
- La Tour Eiffel me représente la première pile du pont-viaduc reliant Paris à Saint-Pétersbourg, ruban de fer inébranlable, formant la double alliance.
- Il y aura certes des piles en Allemagne,vu la distance; mais) bien entendu, il sera défendu de cracher du train suspendu. — Eugène M., Bruxelles.
- Albert et Jeanne Iluguet, Paris.
- Albert Bloch, Paris.
- Marguerite Ghimenes, Bordeaux.
- Milot, Jeanne et Adolphe Triponé, Xeuilly. Valentine, Léon, Gabrielle, Charlotte et Daniel Feuvrier, Sophin.
- Louis Blanche, sous-lieutenant, Paris.
- C. Clermite, Bourg.
- Joseph André, Parisn
- Georges Lescrinier, Levallois-Perret.
- L. Valentin, notaire, Monaco.
- L. Dupuy, Paris.
- Alalo de Aloluia, Madrid.
- Pedro Casciaro, Aladrid. rue Barquilla, 7i0-2. Lanjallev et. Marthe Lanjalley, Paris.
- D. -J. Malt, Reims.
- Marques de Alanza, corresponsal de las Ocur-rencias, Paris.
- De Huertas, Paris.
- J’envoie le bonjour à Ernest de la deuxième plate-forme de la Tour Eiffel. — Hortense Belnie, Paris.
- Mlle A. Garreau, Paris.
- Alphonsine Thierry, Etouy (Oise).
- K. -L. de Ivergoët, Paris.
- N. Rahaut, Paris.
- Fernand Heuquet, Rouen.
- Eugène Frovard, avoué, Gray (Haute-Saône). Eugène Baiilet, Paris.
- Mme Frovard, Gray (Haute-Saône).
- Marie Burdin, Paris.
- A. Lechartier, Paris.
- Antoine Genet, Paris.
- Emile Faucon. Thury-Harcourt.
- G. Godefroy, Reims.
- Amélie Lechartier, Paris.
- Eugène James, Martragny (Calvados).
- Simorre. sculpteur. Carmonn (Tarn).
- Jeanne Maguier et Armand Auffel, Paris.
- Charles Rossner et Joséphine Shmitt, Paris. Marie et Henri, Paris.
- Eugénie et Gustave, Paris.
- Le Figaro a bien mérité de la France... et de la Belgique. — Ad. Boirard, Paris.
- Marie Guignard, Gharleroi (Belgique).
- Vive la France et la Russie ! — Raphaël Boirard, Paris.
- Vive la France et la Russie ! — Gustave Mazingaud, Epernay (Marne).
- J. Chollet, Aurillac (Cantal).
- Emilienne et Georgette Hurillon, Paris.
- Vive la France! amie de la Belgique. — A. van Kuis, Anvers.
- Charles Lévy, compositeur, Paris.
- Normand, Paris.
- Veuve Capon, Marseille.
- Alphonsine Cauc, Paris.
- Janet Petth, London.
- Nellie Petth, London.
- Bron, Jules, Saint-Genis-Laval (Rhône). Hélène-Mauricette Affre, Bordeaux.
- Pierre Vaslet de Foulauber., Bordeaux.
- Thérèse, Paris.
- Gustave Mankel et Damu, Anvers.
- Rodiez. François, Husin-Coupigny (Pas-de-Calais).
- Rodiez, Oscar, Husin-Coupigny.
- Georget Gillet, Paris.
- Lépy, Camille, Bretteville-sur-Laize (Calvados). Paul Caubet jeune, St-Clar (Gers).
- Leoneton, Léonard, Egycant (Plaute-Vienne).
- J. Maurice et Eugénie AVollff, Paris.
- Louis Monticelli, Paris.
- Emilio Parodi, Paris.
- Filippo Mangiarotti, Napoli.
- Pasquale Mezzacapo, Napoli.
- Rodiez, Etienne, Husin-Coupigny, (Pas-de-Calais.
- H. Desjardin, Paris.
- PI. Vanden Beck, Anvers.
- Hervineau Kempeneer, Anvers.
- H. Blank, Anvers.
- Ed. Laoc Planche, Anvers.
- L. Van Stevens, Anvers.
- Alf. von Eechbroven, Anvers.
- Adeline Thomas, Doulivant-le-Château (Haute-Marne).
- Louis Perque, Paris.
- Petit Henri, Confolens (Charente).
- Ed. R.. Pratt. Brattlebon, Vermont.
- M. et Mme Guide, Gastries (Hérault).
- Charles Lacour, Ghâteaurenard (Loiret).
- M. E. Robinson, Ile des Anglais (Neuilly-s.-Seine). David Allen, Belfort.
- A. Latlioud, Asnières.
- Mme J. Petit, Confolens (Charente).
- Charles et Godefroy Mallet. Crassier (Suisse). Bienvenuto, Mai'i. Yalencia (Espana).
- Vacher, Joseph. Aix-les-Bains (Savoie).
- Roth Mina, Bâle.
- Maurice Forthomme, Paris.
- Parnot, PAirein ou tiers (Seine-et-AIarne).
- Rouyer, Farem ou tiers (Seine.-et-Marne). Maliewer, London.
- J. Neubauer. AVrviers (Belgique).
- Ninie Neubauer, Verviers (Belgique).
- D1' Reichenbach, St-Gall (Suisse).
- Daniel Deputier, Paris.
- Aime de Gonzalez Huit-AIalta.
- Aille Zammit, Alalta.
- H.-L. Glapp, Paris.
- J. Vaughan, London.
- Blanche Yanghan, London.
- Charles Bloweth. England.
- Ernest et Eugénie Badimon, Rev-Colayrac (Hot-et-Garonne).
- Julia Badimon, Paris.
- Eugène Vidal. Calayrac (Lot-et-Garonne).
- Anna Vidal. Calayrac (Lot-et-Garonne).
- Charles Siraux, ingénieur. Grandreng(Belgique). Atarthe Samain, Ressaix (Belgique).
- Droz de Villars, Besançon.
- Pierre Droz de Villars, lieutenant au 18e dragons, Joigny.
- René Droz de Villars, maréchal des logis au 9e hussards, \Talenee.
- Céleste Droz de Villars.
- Aime Henry Droz de Villars, Valence.
- Al. Dechanu, Jean, Brioude (Haute-Loire).
- Jos. Horians, Anvers.
- François Lambrechts, Anvers.
- Wilh de Laffolie, Hildesheim.
- Hermann Bade Kauffmann,Hildesheim (Hanovre). Ewald Hannesen, Paris.
- Dr Bruneau, René (Sarthe).
- J. Nowé, échevin, Jelvcrde (Belgique).
- G. Debucker, Jelvorde (Belgique).
- Caudrelie, Châteauroux (Indre).
- Pelloux, Théophile. Alarseille.
- Noël et Jeanne Chizat, Grenoble.
- Remy Dubrœucq, Andruicq (Pas-de-Calais). Adolphe Goquerez, Andruicq.
- J. Danneguy, Andruicq.
- Lcvat-Alidoz. Troyes.
- Alax Rieck. Ha mbnrg.
- Dr Léon Cahn, Paris.
- AI. Cahn. Sa rrehourg (Lorraine).
- W. West Nove, London.
- Charavan. Ernest, Alarseille.
- Madeleine Laroche. Paris.
- Jules Desplat, Paris.
- Mme Rollet, Paris.
- Collenot, Paris.
- Place, Plenri. Paris.
- Al. et Aime Place, Paul, Lourches (Nord).
- Maria Leclercq et son mari, Ath (Belgique). Camille Pérardot, Viquory (Haute-Marne). Auguste Renouf, sergent-major au 25e de ligne, Cherbourg.
- AI. 1 muis Clasquin. Lyon.
- Adhémar Vanderaghem, Bruxelles.
- Lucien Laital, Bruxelles.
- Mme Aiicoulloud, Lyon.
- L. Quentin et J. Quentin, Florence (Italie).
- C. Solain, Gênes (Italie).
- Delfour, Antoine, Paris.
- G. Charles, Evreux.
- J. Our'v. Evreux.
- Mme Robert, Alarseille.
- Gontard, Alarseille.
- M. et Aime Paul Bodin, Paris.
- Aime Benoit-Lacasse.
- E. Elondeau. Arras.
- H. Coflin. Arras.
- Alex. C. Potte Beddington Croydon. Surrev (En-gland).
- J. Nesselrath, Ctvfeld (Allemagne).
- AV\ Kuyssen, Dusseldorf.
- C. Boissevain. Amsterdam (Hollande).
- Du haut de cette belle Tour Eiffel, j’envoie mes saluta-tations à mes chers parents et amis en Australie. — J.-W. Hylancl.
- Fernand Davignon, à Tiff-les Liège. Gilsonstolland, Chelsea.
- Arthur Bierry, Alontigny-sur-Aube.
- Félix Beauloie, Mons.
- Bertrand Adelson, Jemmappes (Belgique), Eugénie Viale, Alarseille.
- AlmeGazzano, San Remo.
- B. Pallemaesth Cappelle, Matines.
- Hermann Otte. Vienne.
- AInrin Otte, Vienn°.
- Ernst Reith. Chetnuiiz.
- .François Gerval. Nantes.
- Louise Nadeau. Nantes.
- Barbier Philibert. Lyon.
- ALarius ACilat,, Lyon.
- E. Bouffa nais, Paris.
- Ernest Bodart, Namur (Belgique).
- Alax Ivalmer. Hambourg (Allemagne).
- Allain. Lyon.
- Aug. Parvs, Aialines (Belgique).
- .Taiissejis AI échu] er, Belgen.
- Léon Bassine. Lille.
- Canin t, Arthur, Villemaur (Aube).
- Philippou. Adrien, Villemaur (Aube).
- Aloi ({ni en reviens, je n’en reviens pas. AC vu le génie français ! — Adolphe AVets, Bruxelles.
- Aleys, Boulogne-snr-AIer.
- L. Verheven, Anvers.
- Capitaine E. Kanfrnont et sa dame, Corny (Lorraine).
- H. Delisle, Paris.
- Alichel, Paris.
- Boitent, Paris.
- H. et George Stringer, Brighton. England.
- Les trois types de chez Aime Thome, Xeuilly. Guisse. Boulogne-sur-Aler.
- Gourg de Aloure, A'ersailles.
- J. Sluter. Liège (Belgique).
- J. Guilhermont, Bulle (Suisse).
- Bouvarel, Lyon.
- P. Bertetti. Turin.
- AI. Henssen, Paris.
- Ch. Sevestre. Baudeville.
- Lutel-Ste-AIarie et Lutel-Bourquign at, Troyes.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- o
- Georges F. West, Londres.
- Archibald, J. Macmaster, Londres.
- Alex. Scoh-Jorquay.
- Léon Gérard, Fourmies.
- Angélique Gigter, Anvers.-Yalentine et Marie Ratinchr, Bruxelles.
- J. Ashton Bell, Paris.
- L. Searight, Paris.
- Marie Polak, Londres.
- Rose Polak, Londres.
- Sophie Polak, Londres.
- Marthe Polak, Londres.
- R. Gautier, Java.
- Fauriglia Bartolini, Roma.
- Mme Versehoor, la Haye (Hollande).
- M. Echstein, la Haye (Hollande).
- Mme Echstein, la Haye (Hollande).
- Mlle E. Huyser, la Haye (Hollande).
- M. Edouard Chaignon, Nantes,
- M. Albert Couteron, Nîmes.
- Marie Couteron, Nîmes.
- Ignace Bahlmann, d’Amsterdam.
- Louise Konig, Dresde.
- Josegh Mongé-Dufour, de Limoges.
- Maria Cazeneuve, de Fleurance.
- Hortense Renard, de Schaerbeck (Belgique). Pierre-Prosper Vanden Branden, Bruxelles. Jeanne Wéber, à Epernay.
- P. Emile Wailliez, secrétaire d’état-major, Lille. Delgrange Chapelot, Paris.
- Yvan Havajas, San Sébastian (Espagne). Fernando, Marthe, San Sébastian (Espagne). Abraham-L. Smit, Amsterdam.
- Antonio Agestavan, San Sébastian.
- Julio Gargallo, escultor, San Sébastian.
- Mme Thorn, Paris.
- Ora et labora. — François Blanc, Boston-Lausanne (Suisse).
- M. et Mme Piérard, Paris.
- Albert Ferrault, Paris.
- Blanc, Saint-Ambroix.
- Trillys, Marius, Saint-Ambroix.
- Félicie Galdin et Galdin, Saint-Ambroix.
- A. Ouoren de Quelsi, Rauhala, U.-S.-A.
- L. -P. Ashmead, Philadelphia, Pa, U.-S.-A.
- Arthur Goethals, Buenos-Ayres.
- César Duts, Charleroi.
- Florent Goethals, Charleroi (Belgique).
- Ve Alix, Beauvais.
- Paul Seuft'erfc, médecin - vétérinaire, Chaulnes (Somme).
- M. et Mme Sarazin, Nogent-sur-Marne.
- Albert Ferrand, Mondrepuis (Aisne). Goblet-Desmasures, Mondrepuis (Aisne).
- Henri Paquot, Liège (Belgique).
- Pierre Melchior, Anvers.
- Alfred Carpentier, Anvers.
- Victor Courtois, Brest (Finistère).
- L. Michel, Anet (Eure-et-Loir).
- Guilleru, Lomont.
- M. Ed. Géhin, Ventron (Vosges).
- Gabriel Géhin, Paris.
- Alfred Lévy, Marseille.
- Mme Léopold Lévy, Marseille.
- Du haut de la tour Eiffel, je pense au passé. — Marie, Paris.
- M. et Mme Dubois, banquier, Meulan (Seine-et-Oise).
- Marie et Bronislas, Jackowski (Pologne).
- Paul Bado, Marseille.
- Sylvie, Marseille.
- Thomas, Louis, Marseille.
- Léon Trouin, à bord de la Patciche, Toulon. Victor Roux, Marseille.
- Cerf, fils, Paris.
- R. Cerf, Paris.
- F. Bonnel, Paris.
- Dr Henri Van Heurck, directeur du Jardin botanique d’Anvers (Belgique).
- Castillane jeune, Villefranche (Rhône).
- Si vous toussez Prenez des pastilles Géraudel Et montez Sur la Tour Eiffel
- Gabriel Géhin, Paris.
- Edgar Blayne, London.
- Cyril Dean, avocat, Angleterre. -A. Malpica, buenos dias, Francisco, Ilermida. Salmon, Paris.
- Jeanne Rampai, Paris.
- Devienne, Jules, Tourcoing.
- Mme Rampai. Paris.
- Marcel Bâton, Ste-Opportune-dmBois.
- Victor Houllac, Caen.
- E. Bichler, Epernay.
- Badot, Raphaël, Marseille.
- Je ne me suis jamais émerveillé si haut. — Atvood, Xevers (Nièvre).
- H. Lucas, Léon Barthès, les abbés Lucas et Lazare.
- Ch. Honoré, Issoire, Puy-de-Dôme.
- Van Turnhout, Jean, Anvers.
- Charles Perrin, Art-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle).
- F. C. Phillips, London et Madrid.
- Vicomte Amédée, Vertus.
- G. Telmert et Edmond Pohl, Hambourg.
- François Roscher. Carlsbad.
- Eduard Casteni, Carlsbad.
- E. Dufour, Paris
- F. Sognier, Lyon.
- Tous mes compliments à M. Eiffel pour le joli coup d’œil que j’ai pris du haut de sa Tour. — Guedon, Paris.
- Une peureuse, Paris.
- Gustave Lecornu, Paris.
- A. E. Tupper, Ventnor Isle of Wight.
- Paul Damicourt, Bacqueville.
- M. Damicourt, Bacqueville.
- Acher, Paris.
- MM. Bartley et Dr A. Bartley, London.
- Louis Juiliot, Bordeaux.
- Emilien-Louis, Paris.
- Adolf Fischer, Dusseldorf.
- V. Justin Delarue, Paris.
- John Kagimatis, Candia.
- Pyro Henri, Bruxelles.
- Julien Mativa-Albrech, Liège.
- B. Leleu, Somain.
- 21 OCTOBRE
- Gay. Jean d’Aulnat.
- L. et Vitehy Stynen, Anvers.
- Mes compliments à M. Eiffel. — Blanc, Avignon.
- J. Blanc fils, Avignon.
- Baron, Boulogne-sur-Mer.
- Albert Malherbe, Issy-sur-Seine.
- Rosine Lefebvre, Savigny-sur-Orge.
- Eugène Leglaire, Vitry-le-François.
- Henri Lehauqué, Vitry-le-François (Marne).
- A. Duneaux, ingénieur-constructeur, Angoulême. Edmond Clopper, peintre, Anvers.
- Roussière, Châteaurenard,
- Pauleau Gratien, Châteaurenard.
- Mme Lenoir, Thiais.
- MM. Jacquet et Lanvin.
- E. Piot, Vienne (Autriche).
- Eugène Lemonnier, Havre.
- Désiré Paché, Marseille.
- M. Dulot.
- Carrara Angelo, Bergamo.
- Durand, Ernest, Courgains (Sarthe).
- Emile Champroux, Courgains (Sarthe). Schoonjans, Ernest, Bruxelles.
- Aristide Labosse, Saint-Vinnemer (Yonne).
- R. Roth, Bâle.
- M. Marre, Imnéville (Meurthe-et-Moselle).
- E Meyronnet, Paris.
- V. Debruge, Paris.
- Martineau, Paris.
- V. Duchoiselle, Paris.
- Martineau, La Pmchelle.
- Dujol, Béziers.
- Mandre, La Croix-en-Brie (Seine-et-Marne). Lemarignier, Paris,
- Boulanger-Lebas, Paris.
- Poupine, Havre.
- G. Rayan, Aix-en-Provence.
- G. Bouat, Aix-en-Provence.
- M. et Mme Louis Bénard, Boulogne-sur-Mer.
- MM. L. Stem South Africa.
- F. -II. Gai, Nice.
- J.-N.-J. Remmers, Raulte (Hollande).
- Cato Remmers Franken, Delft (Hollande).
- Dora Remmers, Rotterdam (Hollande). Wilhelmine Franken Remmers (Hollande).
- Marie Remmers, Rotterdam (Hollande.
- Nastatu Kourilolf, Zéneide Migouline, Russie. Petrus Bouvier, Dijon.
- P. Brossut, .Jaligny (AllierJ.
- Mme Joseph Nys-Denefte, Lesves, Fosses (Belgique).
- Joseph Nys-Deneffe, Sorinne-les-Longue (Belgique).
- Léon, Alfred et Anna Dernelle, Chateau-Thierry. Armand Gély, Paris.
- Théophile Jasl, Buenos-Ayres.
- Federico Penalver y Rico, Paris.
- Georges Simon, Briey.
- A. Kully-Glulz, Soleure.
- Théophile Normandin. Fontenay-sous-Bois.
- Léon Joly, Paris.
- Joséphine Lhomme, Fonienav-sous-Bois (Seine). Lan rean o Maturana, Paris.
- Whitfeld Breton, Paris.
- Ysordillon, Paris.
- Cloodts, Paris.
- Louise R.onsin, Paris. '
- Ronsin, Paris.
- Auguste Relier. Paris.
- Perugia, Paris.
- Charles Bouftlet, Paris.
- Georgette et Georges Periier, Paris.
- Juliette Vasseur et Vasseur, notaire, Margut (Ardennes).
- Charles Fritsch, Strasbourg.
- O. Scliack Sommer, Hambourg.
- Allons ! Cher Decauville,
- Mets la Tour sur ta Ville De Lao?i,
- Pour que sur sa grimpette,
- La ville ait une aigrette De paon.
- Arnould Rogier.
- Mary Schack Sommer, Hambourg,
- J. Moser, Strasbourg.
- A.-C. Ivosten, Paris.
- Gérard H. Elias, Amsterdam Félix Bigot, Louviers.
- M. et Mme Apfel, Francfort-sur-Mein.
- Félix Bigot père, Louviers.
- Mme Launay, son fils et sa mère, Paris.
- Nyret, Jean, Paris.
- A. Bernard, Paris.
- Lefaure, Paris.
- Vitry, Montreuil-sous-Bois (Seine).
- Liot, Edouard, Quimperlé (Finistèi’e).
- Marie Soûlas, Quimperlé (Finistère).
- M.-H.-M. Cav.enaile, Paris.
- Jeanne Cavenaile-Luberti, Paris.
- Marie Gavenaile, Paris.
- Cavrel, Versailles.
- Em. Dupont, Paris.
- Albert Weiss, architecte, Paris.
- G. Granier, Paris.
- Dr Gueneau, Nolay (Côte-d’Or).
- Jenny Vaurilliers, Paî'is.
- Mme Guéneau, Paris.
- Charles Lepelletier, Montbard (Côte-d’Or). Dreyfus, Besançon.
- Bloch, Paris.
- Emile Hansen, Paris.
- Fanny Moiroux, Lyon.
- Edmond Parnayon, Huy.
- M. et Mme Félix Teynier, St-Macaire (Gironde). Pauline Vigouroux, Versailles.
- Grouche, Beauquesne.
- Ph. Godran. Beauquesne (Somme).-Dr Eduard Stroynowski, Lemberg.
- Famechoy, Alcide, Beauquesne.
- Morris Gumpert, Stockholm.
- Williams Stilz, London.
- L’ascension de cette Tour Est un bien grand plaisir.
- Moi habitant de Tours J’en garderai le souvenir.
- L. Lebouc.
- A. Lebouc.
- Marceaux, Chalon-sur-Saône.
- Elisa Richet, Marseille.
- G. Mertens-Verfaille, Anvers.
- A. Thonet, Anvers.
- G. Thompson, Anvers.
- Léon Rothier, Troyes. \
- Joseph Ugnon, Gheylard.
- Maurice Choffin, Le Caire.
- Ch. Gassend, Antilles.
- E. Beillevaire, Nantes (Loire-Inférieure).
- G. Ledoux, Moreuil (Somme).
- Mesnil, Moreuil (Somme).
- A. Benoit. Neuilly-sur-Seine.
- Mme Jean Duquesne, Maubeuge.
- Mme Ugnon, le Cheylard.
- GabriefTende. architecte, Paris.
- Emile van de Niel, Anvers.
- Croisot, Iiontleur.
- Raimundo Lanagabalé Hanolade Saracho, Alava. Francisco Elices, redactor del Bidcisoa, Yvun (Espana).
- L. Bazin, Paris.
- V. Robert de Chevaumoit.
- Mme et Milles Flour, Boulogne-sur-Mer.
- Mme et Mlle Fanoutza.
- Du haut de la belle Tour Eiffel, nous t’admirons, belle ville de Paris, source inépuisable de la science et do la vraie lumière. — Major Fanoutza, Bucarest.
- Léon Clair, Orléans.
- Mme Clair - Orléans.
- Samuel .T. Holl, Dieppe,
- Marie Legourdier, Caen.
- Delestre, Itonlieur.
- Mme Pyskens, Bruxelles.
- Mme Ingssiller. Nancy.
- Mme et Louise Diard. la Ferté-Vidame.
- André Lecours. Paris.
- Désiré Douis. Paris.
- Maxime Diard, la Ferté-Vidame.
- Emile Renault, 22° section infirmiers, Paris.
- F. de Bruyn, Amhem (1 lollande).
- Doudeau. Paris.
- Codelet, Paris.
- Paul Delmitre. Soissons (Aisne).
- E. Roussiu. Yille-Dommange (Marne).
- Pierre Prat, Paris.
- Antoin Taglang, Vienne.
- Piano Antonio, di Crescentino.
- Gontarel, Paris.
- Pierre Moreau, Wytschète (Belgique).
- Henrv Moreau. Passy.
- Ernest Delbrouck, Liège (Belgique).
- Lucia et Maria Laurian, Bucarest (Roumania).
- A. Laurian. Bucarest (Roumania).
- (A suivre)-
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-
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-
- 6
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889 t
- (Suite)
- Classe 56. — Matériel et procédés de la couture et de la confection des vêlements
- GRANDS PRIX
- Batley et Keats.
- Cornély. E., et fils.
- International Button H. S. M. C. Etats-Unis. AYheeler et Wilson S. M. C. Etats-Unis.
- MÉDAILLES D’OR
- Bonnaz.
- Compagnie française de machines à coudre. — Coq fils et Simon.
- Darracq. — Davis, S. M. C. Etats-Unis.
- Ilowe Machine Company. Angleterre.
- Leconte
- New-Home, S. M. C. Etats-Unis.
- Paine Shoe Lasting C°. Etats-Unis.
- Singer S. M. C. Etats-Unis. — Société anonyme pour l’exploitation des brevets. Etats-Unis.
- White S. M. C. Etats-Unis.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Bâcle (D.). — Brion frères.
- Brion frères.
- Chertemps.
- Dailloux.
- Fourmentin.
- Garnier.
- Hachée. —- Halma.
- Johnson.
- Lachman Rerseaminq Seconig Machine Company Juan. Angleterre.
- Mme Mauny. — Mouchot.
- Nardi.
- Pernet. — Peyrot. — Philippe. — Pinède.
- Société générale mercantile.
- Thabourin.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Abadie. République Argentine.
- Bentayou. — Bittencourt. Brésil. —Bonnot, Louis. Bossut. Belgique.
- Clément (Ve). — Couteou. — Curtat et Guespin. Daudé et Cie. — Delvert. — Dohis et Robert. — Dorman Seconig Machine et Engineering Company. Angleterre. — Durozoi.
- Godard. — Gotendorf James. — Grinô.
- Huguenin.
- Jay (Ve).
- Lavigne (Ve). — Lehman, A. et fils. Suisse.
- F.-J. Martin and C°. Angleterre. —Mayer. — Mlles Merle. — Minister and C°. Angleterre. — Monter, Antoine.
- Nash, Isidor. Angleterre.
- Onfray.
- Ratouis. —' Raynal. — Renaud-Damidaud fils. — Rottenburger. — Rubatto.
- Sorriot. — Scherding. — Ségaut. — Souche. — Stockman.
- Taire. — Tiersot.
- Ullathorne et C°. Angleterre.
- MENTIONS HONORABLES
- Anaplio'tis. Roumanie. — Ariol, B. République Argentine.
- Bisch.
- Eaton. Etats-Unis.
- Fabre. — Francisco Martin Torrel. Brésil.
- Godât. — Gonzalez Salustiano. Espagne.— Guerre. Janssens. Belgique.
- Kirby Beard et Cie. Angleterre.
- Lavigne, Paul. — Lotz.
- Magaud, Joseph. — Martin. — Michau.
- Robert, Victor. — Ruger père et fils.
- Thomas. —Tillinghast, S.-M. Etats-Unis.
- Wingate (Mme). Etats-Unis.
- Classe 57. — Matériel et procédés de la confection des objets de mobilier et d'habitation
- GRANDS PRIX
- Faure, Pierre-P. — Fay, J.-A. et Cie. Etats-Unis. Gaillet et fils.
- MÉDAILLES I)’OR
- Arbey, F. et fils.
- Boulet et Cie.
- Chambrette-Bellou, Jean.
- Delahaye, Emile. — D’Espine-Achard et Cie.
- Joly et Foucart.
- Mongin, Edouard et Cie.
- Pinette.
- Robinson, Thomas, et sons. A ngleterre.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Borner et Cie. Suisse.
- Casey (machine) Supply and Cl Etats-Unis. — Chouanard, J. et fils.
- Dard, Louis.
- Gautier, V. — Gauthier. — Gérard, Paul-C.
- Maé Gov, James-S. Etats-Unis. — Martinier fils, Pierre. — Mougeotte aîné. N.-A.
- Nowe, Victor.
- Pesant frères.
- Schmerber frères.
- Tiersot, Achille.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Bréliier, Edouard-A,
- Collet, A.-Albert.
- Damon et Cie. — Delbay et Lecaisnes. — Deschamps.
- Evens, C. Wesley. Angleterre.
- Fleury.
- Causse, Alfred. — Gresly et Oberlin. Suisse.
- Jovine. Italie.
- Konow. Suède et Norvège.
- Lapierre, Casimir. — Ledru, Emile. — Le Melle, A.-J.-C.
- Marquet, Vital. —Ménard, F.-A. et Cie. — Mes-sain, A. Léopold, — Morel.
- Ollagnier. G.-Joseph.
- Pardaille-Galabrun. — Prat frères, Emile et Auguste. — Prouvay (Exposition ouvrière).
- Reynolds, F.-W. Angleterre.
- Schwab. Etats-Unis. — Simonet.
- Vautrin, J.-E.
- Wissée, E.-Félix.
- Zang, Charles.
- MENTIONS HONORABLES
- Baudoux, Algérie. — Bertrand, Auguste. — Borie, Paul.
- Ghapmann, Etats-Unis. — Chonet, Louis. — Cou-logne. — Courmont. — Cornu.
- Demoore, Belgique. — Dubreuil frères.
- Fauchet, Ernest-P. — François.
- Goin.
- Lame, François. — Lewis et Lewis. Etats-Unis.
- Mabilie, E. frères. — Marie (Ve). Belgique. — Martin, L. et Cie. — Mesles. Algérie. — Mignot, Paul. — Monéta frères. Italie.
- Pagani.
- Rothenbuhler, J.
- Silver et Deming. Etats-Unis.
- Trolliet, Félix.
- Classe 58.— Matériel et procédés de la papeterie, des teintures et des impressions.
- GRANDS PRIX
- Darblay père et fils. — Dautrebande, H., et Thiry, F. Belgique.
- Tuleux.
- MÉDAILLES D’OR
- Alauzet (Ve) et Tiquet.
- Caslon. Angleterre.
- Dutartre.
- Enschedé et Zonen. Hollande. — Escher, Wys et Cie. Suisse.-
- Fabrique de cellulose de Moss. Norvège. — Fabrique de cellulose de Vestpos. Norvège.— Fabrique de pâtes de bois d’E'mbretfos. Norvège. — Fabrique de pâtes de bois d’Enoso. Grand-duché de Finlande. — Foucher frères.
- Guy, Constant.
- Mac Kellar, Smits and Jordan and C°. Etats-Unis.
- Naeyer (de) et Cie. Belgique.
- Schultz, Frédéric. — Société alsacienne de constructions mécaniques. — Steinien et Cie. Allemagne.
- Turlot, Alfred.
- Voirin, Jules-P.-A.
- Weibel, J.-B., et Cie.
- MEDAILLES D’ARGENT
- Badoureau. Angleterre. — Barre. — Beaudoire et Cie. — Bichelberger, P., Gbampon et Cie. — Bri-dault. — Brissard.
- Caferino Gorchs. Espagne. — Charaire et fils. — Ghristophersen, Ch. Norvège.
- Debié, F.-J.-Eugène. — Derriey, Jules.
- Fabrique de pâtes de bois d’Aadalen. Norvège.
- Gavillet, William. — Golding and Cie. Etats-Unis.
- Hermitte. Angleterre. — Horteur.
- Jouandon.
- Kientzy frères.
- L-agerman, Typotheter and Justifier and C°. Angleterre.' — Lang, Louis et fils. — Legrand. — Lemoine, Ernest. — A.-G. Lhermite.
- Martel, Catala et Cie. — Martin, Auguste et Cie. Suisse. — Mayeur, Gustave. — Monseline. Algérie*
- Oerjebuck. Norvège.
- Peignot. — Procop, Déboucliaud, Mattard et Cie.
- Renault, Georges. — Rochette.
- Schmautz frères et fils. — Société anonyme de Kum-rnené. Finlande. — Stœsser et fils.
- Thompson. Etats-Unis. — Thorne type e setting machin Compagny. Etats-Unis. — Trouillet, Aug.
- AVarnery frères.
- Xuber et Rieder.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Adam.
- Barbier. — Berthier et Durey. — Binet, Louis et Cie. — Boudreaux.
- Chambron. —Chantrenne (A.). Belgique. — Chasles
- — Chazal. — Colley, AV.-AV. et Cie, Angleterre. Depierre. — Doublet.
- Fabrique de cellulose de Bamble. Norvège. — Fabrique de pâtes de 'bois de Land. Norvège. — Fouché.
- Kammeer (Société de produits lithographiques). — Klein. — Ivnecht, J. et Cie. Suisse.
- Landa. — Lathoud. — Lhuillier-AIanin.
- Magand. — Marcilly. — Merakerburg, Norvège. — Ali ch el a.
- Pfister et IJamm. — Picq.
- Revert. — Roger, Léon-A.
- Sanglier. — Schoumacher (Ve). — Société des papeteries de Dieppe.
- Vieuxmaire. — Vital, Armand.
- AVeiller et Dreyfus. — AVeiller et Cie.
- MENTIONS HONORABLES Berjot. — Bertrand.
- Calado. — Campbell Printing press manufacturing Company. Etats-Unis. — Catala, Charles fils, Belgique. — Coquel, Georges. — Cottens père et fils. — Crave, \T.
- Descombes. — Dieber. — Dubois, Harissart et Cottet. — Dupuis, F.-B. — Durr.
- Erard, A.-V.
- Fauvel. — Fougeadoire. — Fraser, A., Neil et Cie. Angleterre.
- Gousset, — Goux. — Granger. — Grisot, Aug. Plachée, Léon. — Haller, F. Suisse. — Hersant. Jacobsen. Norvège. — Joyeux, Hammond.
- La Jurassienne. — Laval. — Lecerf (Ve Léon). — Lecompte.
- Miller, Edward-L. Etats-Unis.
- Naudin. — Noisette, Paul.
- Paris. — Parrain et Gaigneur. — Pepin-Vieilîard, Alfred, et Perrin, Ed. — Pingrié. — Plain. Raymond. — Reuille, Elie. — Rose, Victor. Santiago Bas y Rey. — Simonet, Maxime. — Si-vart.
- Taesch père et fils. — Tambeur (Ve). — Teillac,
- — Teixera (dos Santos). Brésil. — Thevenon’. Louis et Cie. — Tissot, . Paul. — Turbelin, Alphonse. Belgique.
- Vigreux et Petit. — Vriendt (Andréde). Belgique, monchel.
- Classe 59. — Machines, instruments et procédés usités dans divers travaux
- eRANDS PRIX
- Alinistère des finances, Direction générale des manufactures de l’Etat.
- Alinistère des finances, direction générale des monnaies et médailles.
- MÉDAILLES D’OR
- American writing machine C°. Etats-Unis.
- Badois. — Bellais. — Bibby et Baron. Angleterre. Clément (Ve). ,
- Decouflé.
- Plammond type writer G°. Etats-Unis. — Home.
- Angleterre.
- Ledeuil.
- Pinchard-Deny.
- Remington Standard type writer. Etats-Unis. — Roussel.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Barbier. — Barre. — Berndes and C°. Angleterre.
- Besançon. — Boin. — Bunon.
- Claude. — Clough and Mac-Gonnell. Etats-Unis. — Columbia type writer manuf. C°. Etats-Unis. Durand.
- Gauchot.
- Harlé. — Harleux. — Huart fils.
- Kircheis. Allemagne. — Kruse Chek and Adding machine C°. Etats-Unis.
- Leinback. Etats-Unis. — Leroy et fils.
- Alallet. — Alanufactüre royale d’armes de Kragou-yevatz. Serbie. — Maskelyne. Angleterre. — Mays. — Myers.
- Parc national d’artillerie. République Argentine.— Pernet. — Planche.
- Robelet.
- Schlosser et Maillard.
- Viaris (de).
- AVeité (les fils de). — AVilliams C°. Etats-Unis. — AVorld type writer C°.
- (A Suivre).
- ROUXEL, fid’Armes, 163, r. Alontmartre, Paris. Drcatal.2ôc.
- RHUIYI DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti (porte Suffren)
- BARBANCOURT & Cie, Port-au-Prince
- PLUSIEURS MÉDAILLES d’ûR
- MÉDAILLE d’argent A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889 Dépôts à Paris : Café de Poxis, avenue de l’Opéra ; Taverne de Londres, place Boieldieu; Restaurant Français, place de Rome, etc.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 7
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- ES OOM 3VEATSTI3 3É3 St
- ABAT-JOUR
- Deg-aifet et Cie Succrs, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe; Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité decache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bron-
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- R. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses . sécrétés garantissant de l’arme blan-de la balle de revolver. Bijoux, et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et O, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz La €& et Goudron La *.
- BALANCES & BASCULES
- L,. Paupier constructrmécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et /4. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphoné.
- BÉBÉS, JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le 'petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et Cic, 10, rue duParc-Royal, Paris. — Fabricants de double or, or sur argent.
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Bivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix.Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille ^argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829. — Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- Lambert -Yormus, 3 boul. St-
- Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- Hiolle, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bagriot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot,. inventeur et seul fabricant spè-feREIElïSHÏGIENIjîUESj cialdes Bretelles Hy-
- agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se- trouvent dans les principales maisons.
- L- Plainciiamp, maison fondée en
- 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mme Cachet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- ENSEIGNES
- Lebo&uf, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Lettres en cristal, zinc, bois doré, etc. Dorure sous glace. Enseignes en tous genres. Stores pour magasins et appartements.
- EVENTAI LS
- E. Bulssot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, ^marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’ART
- E. Pinédo, LncI G. *** * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVT. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- Tliiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. _ Manufacture de bronzes pour églises. Marqué L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- CAFETIÈRES ET CUISINES MILITAIRES
- L. MALEAty 10, rue Oberkampf, Paris. — Fournisseur de l’armée et de la marine.
- Classe 66, groupe II. — Guerre.
- » 41, » V. — Métaux.
- » 27, » III. — Chauffage.
- CORSETS
- A. Briot, Trouillet et Lambert Sr», 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Bemoiselle.
- COURROIES
- .1. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Mérieourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillecbort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- LITS ARTICULÉS
- A. Picot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour tous usages. Avenue Parmentier, 6.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Giéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MEULES EN GRES
- Roycourt. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault. 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier'fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lainoisse et Tardy, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Roj^al. — Téléphone.
- MOSAÏQUE
- J. I). Faccliina, ^ * 47, rue Car-dinet, Paris, exposant cl. 20, gr. III, mosaïques en émaux pour décoration murale et dallages en marbre. Maison fondée en 1852. Voir tableaux exposés : Débarquement etBanquet de Cléopâtre.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OBJECTIFS ET INSTRUMENTS
- d’optique pour la photographie
- J. Zion, fabricant breveté s. g. d. g. Paris, 7, rue de Jouy. — Objectifs apla-nétiques rapides, symétriques extrarapides. — Bectilinaires à grand angle pour monuments, paysages, intérieurs et reproductions. —Petits objectifs pour chambres noires détectives. — Obturateurs instantanés extra-rapides.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilàtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- OUATAGES
- Marinpoy, 10, rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la' Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Broncliaim, Fabrique, 3, rue de l’Avenir, à Asnières.—Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, la boîte 1 fr. 75, la demi-boite 1 fr. 25. Eden Powder, invisible et adhérente, la boîte Q.90. Franco contre mandat ou timbres.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIENIQUES
- EU 0 3G< - X£ OIS OGXJDB*
- Antiépidémique, Désinfectant, Hygiénique. Prix Montyon. Phénol Bobœuf parfumé, Dentifrice, Savon, Eau Bobœuf, Aspirateur et Vaporisateur Bobœuf.
- Paris, 61, faub. Poissonnière, ci-devant, 7, r. Coq-Héron
- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris. —Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, cog, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIÈGES
- J. Tixfer. Grande fabrique de sièges d'art et de style, garnis cuir de Cordoue, reliefs, graves, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ECRUES & TEINTES
- E. Ilamelln et C‘% 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’honneur. Filatures et Moulinages à Bagnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
- TAPIS ET TAPISSERIE
- B. Jacob, 19, rue Turbigo. Paris. — Tapis Linoléum et toiles cirées, la plus belle collection. Se charge de la pose à l’Exposition. Conditions les plus avantageuses.
- marque Genebrias et Ilerfort, 23, DE FABRIQUE rue Vivienne. Spécialité pour
- Gg-J tapissiers, ornements d’apparte-E* ments, bronzes, rinceaux, patères, porte-chapeaux. Fabrique d’élastiques pour sièges.
- VERRERIES (et Fournitures pour)
- Ch. Lespadin, 72, rue d’Angoulême, Paris. — Moules et outillage pour verreries et cristalleries, fabricant breveté g. d. g. — Exposant classe 51, groupe VI.
- p.76x7 - vue 605/687
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocant© ; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont: la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exé-eutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Samedi 26 Octobre 1889.
- 26 Série. — N° 163.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Annonces... Réclames... Faits divers.
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour Wade, Blomfieid House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Les Auteurs du Palais des Machines. — Chronique. — Dernière Heure. — Au haut de la Tour. — Echos. — Le dernier concours horticole du Trocadéro. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (fin). — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses. — Annonces et Réclames.
- Voir à la 4e page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
- M. DUTERT
- M. CONTAMIN
- LES AUTEURS
- DU
- PALAIS DES MACHINES
- Nous reproduisons les portraits de MM. Du-tert et Contamin, les lauréats du prix Osiris, les auteurs du Palais des Machines .
- L’opinion publique qui a souvent beaucoup de bon sens a réuni les deux noms Dutert et Contamin, Contamin et Dutert lorsqu’elle admirait cette merveilleuse nef. Elle n’a pas voulu chercher quelle pouvait bien être la part respective de chacun, elle pensait qu’ils se com-
- plétaient l’un l’autre, que la mise en commun de leurs efforts, de leur science, de leur haute valeur, de leur patience avait pu seule accomplir ce prodigieux travail. L’architecte ne pouvait pas se passer de l’ingénieur, et l’ingénieur ne pouvait pas se passer de l’architecte.
- Cette association de deux hommes considérables, sous la direction d’un maître comme M. Alphand, a produit le Palais des Machines.
- Je voudrais m’arrêter là, mais la curiosité a été si vivement excitée par notre grande Exposition qu’on a voulu connaître l’histoire anecdotique de toutes ces merveilles.
- Je ne crois pas commettre une indiscrétion en disant que M. Dutert avait apporté un pre-
- mier plan dans lequel une série de fermes occupait l’espace de la grande nef, mais qu’en étudiant ces plans, il lui vint à l’idée de supprimer ces fermes pour les remplacer par une ferme unique : l’idée était heureuse, elle était hardie, elle était môme audacieuse. M. Contamin, qui a dirigé avec une si grande autorité toutes les constructions métalliques, fut séduit par ce projet d’une ferme de 110 mètres de portée; il avait une préoccupation, c’est que les dépenses ne fussent très considérables. M. Alphand, qui connaît bien son Champ de Mars et surtout les bouleversements de terrain nécessités par les expositions antérieures, craignait qu’avec plusieurs fermes les fondations
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- fussent assez laborieuses dans ces terres tant de fois remuées. Il voyait un avantage considérable dans la ferme unique qui simplifiait singulièrement le travail des fondations.
- La grande nef conquit tous les suffrages et on pouvait être assûré qu’avec deux hommes comme MM. Dutert et Contamin, ces projets qui étaient ébauchés sur le papier deviendraient une réalité.
- J’ai eu l’occasion à cette époque d’entrer dans le cabinet de M. Dutert et dans le cabinet de M. Contamin, je ne crois pas que, dans le public, on se rende un compte exact de la somme de travail que l’élaboration du palais des Machines a exigée.
- M. Dutert avait mis une sorte de passion fiévreuse à faire ses plans tandis que M. Contamin, avec la collaboration de J. Charton et de Pierron, étudiait jour et nuit les moyens de résoudre un des problèmes les plus ardus et les plus complexes.
- J’avoue que j’admirais la patience de.ces deux hommes qui travaillaient avec une opiniâtreté persévérante, ne laissant deviner à personne leurs préoccupations, ne se laissant pas rebuter par les difficultés, se gardant bien de faire parade de leurs efforts, donnant l’exemple bien rare de leur modestie et de leur désintéressement.
- Us n’ont pas fait de bruit autour de leur projet; ils n’ont pas informé le public de leurs espérances, ils venaient à leur cabinet chaque jour pour reprendre leurs études que la fatigue seule interrompait.
- Quand on a levé la première ferme du Palais des Machines au Champ de Mars on ne se doutait guère dans le public qu’un des plus beaux problèmes avait été résolu. Mais nous étions là, nous les fidèles de l’Exposition, nous qui avons assisté à sa naissance; et je n’oublierai jamais l’émotion que nous avons éprouvée quand nous avons vu se dresser dans les airs le colossal arc métallique. Nous ne pouvions pas croire qu’il pourrait se tenir debout, et quand nous apercevions sur la courbure un petit point noir qui était un ouvrier, nous étions remplis de respectueuse sollicitude pour le modeSte tra-( vailleur dont le monde entier devait plus tard admirer l’habileté et la hardiesse ;' et quand le Palais des Machines fut terminé, ce fut un cri de triomphe parmi ceux qui, dès le début, n’avaient cessé de manifester leur confiance dans le génie français.
- Gustave Simon.
- CHRONIQUE
- La belle journée que celle d’hier !
- Dès l’aube, un léger brouillard dissimulait aux regards le faîte de la Tour Eiffel, puis le soleil a brillé de tout son éclat, et, par les jolis sentiers semés de feuilles d’or, des milliers de visiteurs ont joui l’après-midi de la plus exquise des promenades.
- Mais, ce matin, vendredi, le brouillard s’est épaissi et, à l’heure du premier coup de canon, on ne voyait rien, absolument rien de la Tour Eiffel; les dômes, les tourelles, les clochetons du Champ de Mars semblaient plongés dans un bain de vapeur, et il faisait humide et froid.
- Aussi nos indigènes sont-ils de plus en plus désireux de regagner les rives enchantées où brille un soleil éblouissant qui bientôt nous fera totalement défaut ici.
- Ce sont particulièrement les âniers de la rue du Caire qui sont impatients de reprendre le chemin de l’Egypte, et cela se comprend de reste : le brouillard et le froid ne sont pas leur fait. Ils comptent, dit-on, sur leurs doigts, pendant une partie de la journée, les jours qu’il leur reste à passer ici. Ce ne sera plus long : leur départ est fixé à lundi.
- Quant aux Javanais et Javanaises, on sait qu’ils sont déjà loin ; un de nos confrères, présent à leur embarquement, raconte qu’à la gare de Lyon il s’est passé, au moment psychologique, une scène des plus attendrissantes.
- Les petites danseuses ont pleuré abondamment en faisant leurs adieux aux nombreuses personnes de la colonie néerlandaise de Paris qui s’étaient montrées si bienveillantes pour elles pendant leur séjour à l’Exposition, et c’est à grand peine qu’on est parvenu à les consoler.
- Pour sécher leurs larmes, on leur a donné force friandises et surtout une ample provision de pain d’épice qu’elles aiment par-dessus tout.
- La direction du kampong avait pris des billets de troisième classe pour toute la troupe, mais très gracieusement M. Regnoul, inspecteur en chef de la gare de Lyon, a fait monter Javanais et Javanaises dans des wagons de secondes.
- Bon voyage, et à bientôt !
- Il est en effet question que les petites danseuses, qui ont eu tant de succès auprès des Parisiens, reviennent bientôt au Jardin d’acclimatation.
- On continue à se préoccuper de ce que deviendra l’Exposition après la fermeture définitive. On verra par les réponses qu’à faites M. Al-phand à un de nos confrères du Voltaire, que nous avions prévu déjà une partie des projets de l’administration.
- A cette question, que deviendra l’Exposition?
- L’Exposition, a répondu M. Alphand, laissera un excédent de recettes de huit millions. L’Etat et la Ville se le partageront, ayant partagé les frais. Il est probable que cette somme totale concourra à tous ces frais.
- Et il est certain que si la Ville devient propriétaire de la moitié du Champ de Mars, elle en tirera des avantages qu’elle consentira à payer.
- — Voudriez-vous me dire à quoi l’on pourrait affecter tous ces édifices ?
- — A bien des choses. D’abord, le palais des Arts libéraux est déjà retenu, plus que retenu. On nous harcèle de demandes.
- Les Arts décoratifs demandent d’y établir leur fameux musée. Et ainsi se réaliserait le rêve de ÈL Proust.
- Un comité s’est constitué pour offrir d’y établir un musée d’échantillons.
- Et nous-même enfin, la Ville, voudrions y exposer nos différents modèles et nos esquisses.
- Vous voyez, il n’y a qu’à choisir.
- Pour le palais des Beaux-Arts, son affectation est . encore plus facile; elle reste la même. On y a dressé toute une installation de musée qui servira pour toutes les expositions de peinture et de beaux-arts quelconques.
- La galerie des machines. D’abord nous la prêterons à l’autorité militaire pour y exécuter .ses manœuvres de cavalerie. Mais la propriété complète et le droit d’en disposer nous restera intégralement. Et voici ce à quoi nous l’utiliserons :
- Tous les ans pendant plusieurs semaines, on encombre les Champs-Elysées de baraques aussi gênantes que disgracieuses. Tantôt pour les expositions agricoles, tantôt pour les concours horticoles.
- Eh bien ! on fera ces expositions et ces concours dans la galerie des machines qui sera transformée en serre gigantesque.
- Les concours hippiques, qui envahissent le Palais de l’Industrie et y sont assez gênés, seront également donnés dans la grande galerie.
- La galerie de trente mètres et le dôme central, enfin, serviront pour des représentations musicales. L’acoustique y a beaucoup de sonorité. On l’utilisera.
- Et tout cela sans compter ce que l’avenir réserve d’inattendu.
- Vous voyez, cela vaudra mieux que cet étrange projet de foire de Paris dont j’ai entendu parler et auquel je suis opposé.
- Une exposition décennale, outre qu’elle est une grande manifestation d’art et de puissance, attire du monde. Une exposition annuelle, commerciale, est une erreur.
- — Et le Palais de l’Industrie, que comptez-vous en faire ?
- — Oh ! le détourner de son affectation habituelle et en faire une salle de fêtes. Je serai malheureusement obligé d’enlever le théâtre, puisque l’Etat refuse de me donner les moyens de le conserver. Mais je le garderai dans les magasins, et, au premier coup de baguette, le rideau s’ouvrira.
- Et, maintenant, laissons faire le temps et les circonstances.
- F. L.
- DERNIERE HEURE
- La dernière fête de nuit
- La fête cle nuit qui doit clôturer l’Exposition sera absolument semblable à celle qui a été donnée le soir de la distribution des récompenses.
- Elle comprendra l’illumination générale des édifices, six embrasements de la Tour Eiffel et un feu d’artifice.
- Mort d’un Annamite
- L’Annamite Vu-Giang, âgé de vingt-neuf ans, l’un des peintres envoyés à Paris pour décorer le palais de l’Annam à l’Exposition coloniale, est mort pendant la nuit du 20 octobre dans le train qui le conduisait à Marseille, où il devait s’embarquer le lendemain pour l’Indo-Chine.
- Mort d’un explorateur
- M. Avinenc, l’un des coopérateurs les plus actifs de M. de Brazza dans la fondation de la colonie française du Gabon, est mort mercredi à l’hôpital du Val-de-Grâce.. Depuis plus de vingt-quatre ans il habitait la côte occidentale d’Afrique ; prédécesseur de M. de Brazza dans ces contrées lointaines, il lui donna d’utiles renseignements lorsque celui-ci tenta ses hardies explorations.
- Sa santé délicate ne semblait point devoir supporter aussi longtemps les fièvres de ce pays. Les nègres du Gabon, qu’il avait amenés à l’esplanade des Invalides, lui avaient donné le surnom de « Feu de misère » à cause de son apparence malingre et chétive. Le vaillant colonisateur avait demandé, tout dernièrement, au Ministère des colonies, un congé d’un an pour réparer ses forces épuisées ; mais il était trop tard, l’anémie et la fièvre ont triomphé de lui au bout de quelques jours.
- Les obsèques de M. Avinenc ont été célébrées hier matin à l’église du Val-de-Grâce, en présence de la famille et de quelques amis, parmi lesquels étaient M. de Brazza et le docteur Ballay.
- AU HAUT DE LA TOUR
- Gens d’en bas, pourquoi ne montez-vous pas?
- Gens d’en bas, ne croyez pas au brouillard !
- Gens d’en bas, voulez-vous voir le soleil ?
- Oui... Eh bien, montez à la Tour, et vous le verrez, chaud, rayonnant qui éclaire le dessus du brouillard comme une plaine neigeuse sur laquelle s’étend l’ombre de la Tour.
- Spectaclejnoubliable !
- Montez, messieurs et mesdames d’en bas, et ne croyez pas au brouillard qui vous glace. Là-haut il fait chaud.
- jsGie-ïOîs
- Les entrées à l'Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 155.369
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage............... 10.037
- Du 1er au 2me............ 6.153
- Du 2e étage au sommet... 3.454
- En tout............ 19.644
- Au Trocadéro
- Dimanche prochain 27 courant, aura lieu dans la grande salle des fêtes du palais du Trocadéro la
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- distribution solennelle des récompenses aux lauréats du concours national des chauffeurs-mécani-ciens-conducteurs, sous la haute présidence de M. Yves Guvot, Ministre des travaux publics, avec le gracieux concours d’une musique militaire et d’une des meilleures sociétés orphéoniques de Paris.
- Vente (le la Kermesse
- C’est samedi, à deux heures, qu’aura lieu, par les soins d’un commissaire priseur, au Palais de l’Industrie, la vente des décors de la kermesse de MM. Rubé. Chaperon et Jambon, les décors des tableaux vivants de M. Lavastre et les accessoires de M. Hallé.
- La Bande
- Un nouveau dîner mensuel est en train de s’organiser, la Bande, qui sera exclusivement composée -d-e gens de lettres et d’artistes.
- Le nombre des convives sera extrêmement limité, et l’on se montrera intraitable pour tous ceux qui n’appartiendront pas au monde des lettres ou des arts.
- Un prix de 20,000 francs
- Le docteur portugais Ferreira, voulant imiter M. Osiris, a donné une somme de 20,000 francs pour récompenser celui de ses compatriotes qui aura rendu le plus de services à l’exposition portugaise.
- Ce prix vient d’être décerné à notre confrère Bor-dallo Pinheiro, qui a été l’organisateur du pavillon du Portugal.
- Le chef de Aïssaouas
- Nous avons annoncé, il y a quelques jours, que le chef des Aïssaouas de l’Esplanade avait eu des démêlés avec la police à propos d’une plainte portée contre lui par une algérienne. Nous apprenons aujourd’hui que l’affaire n’avait aucune importance et qu’aucune suite ne lui a été donnée. Le chef des Aissaouas reste libre, en véritable enfant du désert.
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- Le Berner Concours iioriicole Ai Trocairo
- Les vélums du Trocadéro viennent de se refermer sur le dernier concours d’horticulture et ce n’est pas sans un vif sentiment de regret que nous assistons à cette fermeture qui nous annonce la clôture trop prochaine de la plus admirée des expositions.
- Aussi avons-nous contemplé avec mélancolie les dernières fleurs venues pour briguer le prix de beauté, qu’avaient obtenu si facilement leurs devancières des autres concours, plus favorisées par les soleils de juin, juillet et août.
- Néanmoins, leur éclat avait tout l’attrait de celui de l’été de la Saint-Martin, et il nous a permis d’emporter un charmant souvenir de la dernière visite que nous leur avons faite et qui nous permet encore de signaler des merveilles, aussi bien parmi les fleurs que parmi les fruits, resplendissants de santé, qui s’offraient aux regards dans le vélum de gauche duTroeadéro.
- Commençant notre visite par le vélum de droite, mous sommes littéralement ébloui par les superbes chrysanthèmes de choix de M.Phat-zer, auquel le jury a décerné un premier prix avec mention bien justement appliquée, car ainsi'que. nous l’entendions dire par les .visiteurs, elles sont stupéfiantes parles dimensions, la couleur et la forme. M. Delaux a également eu un premier prix pour de très belles chrysanthèmes. Les massifs d’œillets et de bégonias étaient aussi très beaux, ils ont presque tous valu à leurs possesseurs, MM. Vallerand, Ho-chard. Lévêque et fils, des premiers prix. Le massif de M. Kegnier n’était pas suffisamment fleuri, ce qui ne lui a fait décerner qu’un second prix.
- MM. Lévêque et fils qui ont si brillamment entouré de leurs 18,000 pieds de rosiers les bassins du Trocadéro, ont obtenu à ce dernier concours comme aux précédents, un premier prix pour leurs rosiers et leurs roses.
- En poursuivant notre 'visite, nous trouvons les massifs des plantes diverses fleuries ou à feuillages charmants de composition et d’éclat qui ont valu des premiers prix à MM. Peeters, Bloek. Dallière.
- Nous admirons ensuite un lot de plantes de serre à feuillage ornemental pour lequel le jury a adressé ses félicitations à M. Moser.
- Après un dernier regard à cette belle galerie
- de fleurs, nous nous dirigeons vers celle des fruits et là notre admiration n’est pas moins excitée par une succession de fruits, tous plus beaux, plus appétissants les uns que les autres.
- Nous remarquons d’abord parmi les lots exposés par les sociétés horticoles, un lot de dattes delà Société agricole et industiielle de Batna, qui lui a valu un premier prix, et à la Société de la Seine-Inférieure également un premier prix pour un lot de fruits de table et de pressoir.
- Dans les lots de fruits variés nous Aboyons des merveilles, aussi le jury a-t-il décerné des premiers prix à MM. Jamet fils, Joùrdain père, Croux et fils.
- Nous remarquons ensuite un lot de kakis, de M. Audibert, des lots de raisins dorés, de poires colosses, dont l’une pèse 2 kil. 700 gr., et des fruits de pre&soir qui ont valu des premiers prix à d’habiles praticiens : MM. Grapotte, Marc, Salomon, Lemarchand, Sannier.
- En pénétrant dans le domaine des produits maraîchers, c’est encore M. Vilmorin qui nous présente la plus belle collection que le jury a récompensée d’un premier prix avec félicitations.
- C’est ensuite une belle collection de pommes de terre qui frappe nos regards, et pour laquelle la Société d’horticulture de Fontenay-le-Gomte (Vendée) a obtenu un premier prix.
- D’autres collections de pommes de terre ont valu des premiers prix à leurs producteurs MM. Rigault et Favre, de Lyon; celle de ce dernier a été très remarquée. Un second prix a été accordé pour le lot de pommes de terre et légumes divers présenté par un amateur de Malines (Belgique), M. Pallennaerst. Un premier prix à M. Crémont jeune pour ananas en très beaux fruits.
- Si c’était avec un vif sentiment de regret que nous pénétrions une dernière fois sous ces vélums qui avaient abrité tant de merveilles florales, c’est avec un non moins vif regret que nous disions un adieu à toutes ces jolies candidates venues de tous les pays pour faire admirer leur délicate beauté et concourir sans s’amoindrir les unes les autres pour les diffé rents prix que devaient leur décerner le jury impartial. G.-D.
- P. S. Bien qu’il ne fût pas question dans ces derniers concours de plants forestiers et autres, nous avons remarqué des spécimens de peupliers suisses blancs dits l’Eucalyptus, de divers âges, qui témoignent de la vigueur extraordinaire de cette variété, qui n’atteint pas moins de 2 mètres de tour et 25 mètres de hauteur à 30 ans.
- L’exposant M. Sarcé, de Pontvallain (Sarthe), a obtenu cette variété à laquelle il a donné le nom d’Eucalyptus en raison d’une rapidité de croissance presque égale à celle de cette essence des régions méridionales.
- LE CHAMP DE MARS
- depuis fa Restauration CB
- (Suite)
- Exposition universelle de 1889
- Si on pénètre plus intimement dans l’organisation des services de l’Exposition universelle, on constate que les évaluations des recettes se divisent de la manière suivante :
- Produit des entrées................Fr 14.500.000
- Produit des concessions, locations et
- recettes diverses.................. 1.000.000
- Produit de la revente des bâtiments et
- matériaux.......................... 2.500.000
- Total des produits....Fr. 18.000.000
- Ces évaluations sont très modérées ; elles ne dépassent que de 514,803 fr. 45 cent, les recettes de même nature recouvrées par le Trésor pour l’Exposition de 1878, et dontle total est de 17,485,190 fr. 55.
- Subvention delà ville de Paris. .Fr. 8.000.000
- Part contributive de l’Etat........ 17.000.000
- Total général.........Fr. 43.000.000
- Les prévisions de dépenses se résument ainsi qu’il suit :
- Jï
- L& Champ de Mars, 17 50-1889, par Ernest Maindron, aris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré
- Administration..................Fr. 3.350.000
- Travaux............................ 29.650.000
- Exploitation....................... 5.000.000
- Réserve spéciale pour les travaux de l’esplanade des Invalides, les ap-pontements du quai d’Orsay et la reproduction de constructions his-
- toriques ........................ 2.000.000
- Réserve générale................... 3.000.000
- Total général.........Fr. 43.000.000
- Le crédit affecté à la direction des travaux semble considérable, mais, il faut se représenter que le Palais des . Beaux-Arts et le Palais des Arts libéraux, dont 41. Formigé est l’architecte, doivent coûter tous deux six millions trois cent mille francs.
- Il faut remarquer encore que la galerie des machines, œuvre admirable et qui comptera, à MM. D utert et Contamin, pour l’une des conceptions les plus hardies, les plus grandes et les plus belles, absorbe, à elle seule six millions cinq cent mille francs.
- Ajoutez à ces deux chiffres, cinq millions neuf cent mille francs pour le dôme central et pour les galeries des industries diverses, dont l’exécution est réservée à M. Bouvard, et vous reconnaîtrez sans peine, si vous voyez les résultats obtenus, que toutes les constructions ont été faites avec la plus rigoureuse économie. L’architecture de notre époque a apporté aux installations intérieures le secours d’un art aimable bien approprié au but qu’il convenait d’atteindre.
- C’est à M. Paul Sédille que cette mission séduisante a été confiée.
- Vu du palais du Trocadéro, le spectacle sera grandiose. Vu de la tour Eiffel, il sera féerique. Jamais Exposition n’aura été plus vivante et plus gaie : la science française a accompli pour elle de véritables prodiges. L’électricité, répandant partout la lumière à profusion, va donner à cette ville nouvelle la physionomie d’un immense palais diamanté, dont la France, avec la courtoisie qui lui est habituelle, va faire honneur au monde entier.
- Un rédacteur de la P ail Mail Gazette ,M. Jules Price, a visité les travaux de l’Exposition universelle; il en parle dans son journal avec un accent de sincère admiration :
- Les Français, dit-il, aiment à faire grand; ils sont en train de prouver une fois de plus qu’ils s’y entendent.
- Leur Exposition du Centenaire de 1789, comparée surtout aux misérables déballages que nous sommes accoutumés de voir à Kensington, est déjà absolument stupéfiante. Ni les peines, ni l’argent n’ont été ménagés. Rien de mesquin n’afflige le regard. Jusque dans la plus petite charpente de fer, le sentiment artistique et le goût éclatent. Le résultat est de nature à démontrer à l’univers que la France est toujours la plus laborieuse et la plus artiste des nations, et qu’une fois résolue à faire une chose, elle sait s’y mettre corps et âme. Si les nuages dont l’horizon politique reste chargé n’éclatent pas en orage, l’Exposition va attirer à Paris la moitié du monde civilisé.
- Un pareil témoignage nous semble précieux à recueillir ; la vérité, nous venant de Londres, est pour nous chose nouvelle. Cela n’est pas douteux, l’avenir, un 'avenir prochain, donnera raison à M. Price et nous enregistrons, non sans quelque fierté, le jugement qu’il porte sur l’œuvre à laquelle nos savants et nos artistes ont donné leurs veilles.
- Dans quelques jours, l’Exposition universelle de 4889 sera terminée, et le Champ de Mars reprendra le cours de ses destinées. Quel que soit le sort qui l’attende, nous avons la conviction que l’histoire lui conservera un juste tribut d’admiration et de respect.
- E. Maindron.
- FIN
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage delà Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Offciel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du FIGARO
- 21 OCTOBRE
- (Suite).
- H. E: Long, 13, rue Biscarra, Nice.
- J. U. Cuboyar-Cosme, Espanol, y admirador de la Francia.
- Eduardo Lliso Blanco, admirador de M. Eiffel y de la Francia.
- Thielçn Emilie, Bruxelles.
- Mme et M. Charles Vuille, avocat, Genève. Manric, Louis Paris.
- Ollivier Loernec, Etampes (Seine-et-Oise).
- Louisa L.. Hansen.
- Eugenia, Hansen.
- Carlos, Hansen.
- Alexander Tinkel, Viehne (Autriche).
- Charles Herdinger, Gernebach (Germany).
- B. Yeiff, Gernsbach.
- J. Proft, Bautzen.
- M. et Mme Grandjeau, Aix-en-Provence.
- J.-J. Bansens, Anvers (Belgique).
- Mme Estrade, Paris.
- L. Armagnac, Paris.
- Baudry, Auguste, Baubec (Aisne).
- Juoy Samileh, Paris.
- Mouraud, Jersey.
- Mathilde Popoff, Paris.
- Huson, Jersey.
- Paul Yorovleff, Paris.
- Léon Mouraud, Paris.
- Jeorg-Ramensky, Paris.
- J. Popoff, Paris.
- Chrétien, Paris.
- Ch.-Jeanne et Marie Sallée, Paris.
- R. Guiterman, New-York.
- B. Chuze, Paris.
- E. Boudeville, Paris.
- Mme et M. Cajat, Vichy.
- Samson, Paris.
- Abbriato Giovanni, Sergé.
- Jouve-Siméon Bouche, Châteaurenard.
- J. Geynet. Pontarlier.
- Claudier Chavit, Mornant (Rhône).
- Ch. Geynet, Lyon.
- Antoine Cros, Saint-Etienne (Loire).
- Alfred Bailly, Spa (Belgique).
- Henri Pleiffenschneider, Spa (Belgique).
- Edmond Desonay, Spa (Belgique).
- Victor Pirnay, Liège.
- Auguste Papin, Angers.
- Jules Bourkels, Paris.
- Louis Guillaume, Virton (Belgique).
- Beryes, Paris.
- François nt Jean-Baptiste Guillaume, Paris. Pierre, Paris.
- Brichet Guillaume.
- Gabrielle Vérité, neuf ans.
- J. Poissinger, Reims.
- François Shovlmeester, Paris.
- Joseph Roger, Paris.
- F. Düringer, Nice.
- Alphonse Delmont, Charleville.
- K. Makovsky, Prague.
- François-Victor Guillaume, Belgique. Jean-Baptiste Guillaume, Saint-Léger (Belgique), Pierre Guillaume. Paris.
- Jules Arnoult et Camille.
- Max H. Goldner, de Iassy (Roumanie).
- Marie Devèso, de Massiac.
- Mme Mazin, Paris.
- Ch. Van Hœcke, Gand (Belgique).
- Félix Van Hœcke, Bruxelles.
- Adolphe De Clipper, architecte, Mons.
- Emile Maes, Gand.
- Marie Dame, Reims.
- Lemaire Marie, Reims.
- Dame, R.eims.
- A. Clasens Flanchineau, Finzer.
- E. Gouvignon, Auderghem (Belgique).
- Alphonse Caer, Anvers.
- Léon Varenne. — Irma Gauttet et Noël Cuyol, Marseille.
- Charles Loncle, Londres.
- Mme Viquiet. Lunéville.
- A. Florins, Bruxelles.
- Corbe, Bruxelles.
- Jean Puest, Salinelles. (Gard).
- Le Baeke, Belgique (Anvers).
- A. Vack, Anvers.
- Lucile Prévost, Longpré-les-Corps-Saints (Somme) Charles Savanne, Paris.
- Paul Marvaud, Paris.
- Elise Viot, Paris.
- Clémentine David, Paris.
- F. Relier Baden (Suisse).
- Miché Jean, Roignon.
- Lecomte Arthur, Paris.
- Charles Baltet, Paris.
- Berthe et Charles Lecoq, Trouville.
- Emile Maugard, Paris.
- Emmanuel et Madeleine Ledoux, Paris.
- Jules et Zélie Bravard Deriols, d’Ariane.
- Auguste Leclerc, Lardy (Seine-et-Oise).
- A. Leclerc, Lardy (Seine-et-Oise).
- Léonce Lafargue, Paris.
- Ant. Emirzé, Anvers (Belgique).
- Salomon J. Bally, Paris.
- Au cerveau du monde, M. Eiffel a fait le crâne. — Léopold Schild, Bucarest.
- E. Gense, Rouen.
- G. Cuny, Paris.
- E. -Marcellin-Edouard Gourouse, Ancy (Lorraine). Elise Folliet Ancy, Lorraine.
- M. et Mme Alfred Chuquet, Bar-le-Duc.
- Marie Chuquet, Bar-le-Duc.
- Albert Ducineture, Pougin (Ain).
- Edoardo Marchini, Turin.
- Dottore Bellingeri, Genova.
- Charles Cesselin, Châlons-s-Marne.
- Nicolas de Léontieff, Alexandria (Russie).
- Victor Gilay, Alexandria (Russie).
- J.-A. Gachet, Paris.
- André Bouquet, Montpellier.
- Maurice Debeauvais, Amiens.
- Jules Roussel, Amiens.
- William Eichholz, London.
- Etienne Guillot, Lyon.
- Elie Vermet, Gras (Doubs).
- Celina Swoboda, Belgique.
- Maria Swenants, Bruxelles.
- Henri Devas, Paris.
- J. Martin, Lyon.
- H. Wirz, Paris.
- Allar, Paris.
- F. Leude, Paris.
- A. Colaux, Paris.
- Augusto Bragu, Portugal.
- Cecilia Bohlmann Silva, Portugal.
- Jules Vuylstcker, Gheluvelt.
- Marie Vandamme, Gheluvelt (Belgique).
- F.-Jules Brunet, Léon Allaire, Elisa Bonnaire, Victor Allaire et M. Ernest, Saint-Antonin.
- Comme nous sommes tous mortels,
- Et qu’au ciel nous voulons aller,
- En montant, par la tour Eiffel Nous serons plus tôt arrivés.
- Vaillant, Essommes (Aisne).
- Marie Thomas, Commercy.
- Lepage, Charles, Paris.
- Thomas Lepage, Commercy.
- Annie Gleen, London,
- MM. Emile Mac-Keny, Paris.
- Quatrelles, Paris.
- Vive Eiffel ! Vive la France! — A. Mingue, Paris.
- Je viens à mon tour,
- O ma belle tour,
- De faire ton tour,
- Et dis : Quel beau tour !
- Gustave Dubois, Dampeny-Charleroi (Belgique).
- Vive Eiffel! — Edmond Lebeau, Dampeny-Chaideroi.
- Terrin, Pierre, Vallauris.
- Rosalie Castelli, Vallauris.
- Joseph Castelli, Vallauris.
- Mme Castelli, Vallauris.
- Arthur Aron, Paris.
- Caro Papa. Ti saluto dal secondo piano délia Torre Eiffel. Saluta Firenze e ricevi tanti bacci. — Emma Samba-cetti, Florence.
- José Fernandez Moreno de Sanlucar, Barrameda (Espana).
- Paulette Degueldre, Paris.
- Louise Bernard, Saint-Claude.
- Le Dr Monglond, Mme Henri Monglond, au Mal-pouge, près Sornac (Corrèze).
- M. et Mme Ernest Beauvalet, Paris.
- Mme E. Siadous, Paris.
- Marguerite Laurent, Paris.
- Macquart et Chrétien, Jules.
- P. Chanoine, Paris.
- Monté au faîte, j’aspire à descendre. — Ch. Dard, Paris.
- Ch. Deschamps, Paris.
- A. Dalygaulte, Havre.
- Kohn Jakab.
- Vilmos Kohn.
- Bouillot, Damery, Marne.
- Bouillot cadet, Damery (Marne).
- P. Charles, Paris.
- Giulii Tommasi del Boscia.
- G.-M. Tommasi del Boscia. Florence. Baudemant, Rosny-sur-Seine.
- Joseph Mlejnek Turnov, Bohême (Autriche). Gustave Hermann, Milan.
- M. de Kamptz, Liegnitz (Silésie).
- Mme Selsis, Paris.
- Mme Debeauvais, Paris.
- Léon Gapelle, Montivilliers.
- Emile Tirard, de Montivilliers.
- Cari Schneider, Dusseldorf.
- Paul Armand, Orange (Vaucluse).
- 22 OCTOBRE
- T. et Maria Charbonnel, Paris.
- Rose Morge, Maison-Laffitte.
- Flaury, Jacob, Lyon.
- K. Hart, Passy.
- A. Jollet, Nanterre.
- E. Poullet Demeestère, Roubaix (Nord).
- V. Debuchy, Tourcoing (Nord).
- Edouard Debaisieux, Haubourdin.
- M. et Mme Geoffroy, Paris.
- Dr Ed. Posen, Paris.
- P. Boyer, Paris.
- Fanny Guermant, Paris.
- Toutes mes louanges à M. Eiffel. — Alice Bida, Paris. Vinennant, Paris.
- Combien faudrait-il de pilules pour faire une tour semblable ? — Van-der Droy, apothicaire.
- M. et Mme Gustave Lisbonne, Nîmes.
- Hugo, Jenny et Cârilie, Schlesinger.
- Antonie Bonyhadi, Mitrovic.
- J. Coten, Paris.
- Hans Hiedmann, Cologne.
- Leckerchen Hansi.
- E. Vautenat, La Couronne.
- Dubois Broum,
- Charreyron, Paris.
- Jacquenet, Paris.
- H. Reich Eisenberg, Sax-Altenburg.
- Arturo Costa, Paris.
- Monthélie. Charles, Diénay (Côte-d’Or).
- J. Montalant, Paris.
- J. Mollard, Paris.
- M. et Mme Emile Defranoux, Gérardmer.
- Alméras, Jean, Beaucaire (Gard).
- B. Duplissy, Beaucaire (Gard).
- J. Ossendorff, Barmen.
- Jos. Winterschweiz, Bruxelles.
- Heinrich Kolb, Rastatt.
- Delobel, Boulogne.
- M. Vaugeois et A. Paque, Boulogne.
- F. IPoudin, Angers.
- J. Tiétard, garde général des forêts à Autun.
- M. Dorvau.
- C. Parié, Angers.
- C. Genteace, Angers.
- Masson fils, Blaison.
- Louis Etun, Angers.
- G. et E. Montalant, Paris.
- Antoine Will, Paris.
- Germain, Paris.
- Foissin, Evreux (Eure).
- Berthe Germain, Paris.
- Eugénie et Marguerite Rifflet, La Chapelle-la-Reine.
- Merci à M. Eiffel, qui nous procure à peu de frais une position élevée ! — Ed. Déchin, Lille.
- Lucien Pourchier, Auriol (Bouches-du-Rhône). Berthe Bussy, La Ciotat (Bouches-du-Rhône).
- A. Peuleau, La Ciotat (Bouches-du-Rhône).
- Marie Martin, Paris.
- A. Camoin, Allanch.
- J. .Vesin, Marseille.
- A. Blanc, Marseille.
- Wallés Wood, Southend-Essex (England). Godefroy Mallet, Genève,
- Charles Mallet, Genève.
- M. et Mme Joachim Cornille, Charleroi.
- M. et Mme Philippe Hosselet et leur cousine Rachel, Marchiennes (Belgique).
- J. Closon-Charlier, Liège (Belgique).
- Wilhelm Roth, Bâle.
- Constant Jacops, Anvers.
- Georges Wanderpepen, Binche.
- Aug. Haefner, Nuremberg.
- C. Stadtler, Nuremberg.
- James Slcelton, Halfast (England).
- Agnès Herschel, Paris.
- Annie Neustelet, Paris*
- Léon Tassel, ancien notaire, Agon (Manche). Raphaël Thomas, Marseille.
- J. Dunoyer, Aix-les-Bains (Savoie).
- Henri Tarride, Bordeaux (Gironde).
- Faure, Paris.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- L. Doillet, Paris.
- Raymond Lefèvre, Amiens.
- G. Autechaud Guéret (Creuse).
- Czoczûli Ivaroly, Czoczûli Yilma et Czoczûli Agos-ton, Budapest.
- Laura et AYladimir Strnischtie, Yienne-Autriche. Gustave Julien. Paris.
- Marie Franchini, Méréville.
- Du Bois, Gand (Belgique).
- Cluzet, Narbonne (Aude).
- M. et Mme Tourtet, Châteaurenard (Bouches-du-Rhône).
- Fraysse, Narbonne (Aude).
- Ferrier fils, Châteaurenard (Bouches-du-Rhône). Garcin François, Châteaurenard (Bouches-du-Rhône).
- Peirache, Eugène de Gréaux.
- Gustave Jacobs, Anvers.
- Postavski, avocat, Varsovie.
- Louis Belin, Châteaurenard.
- Jules Chambron, Paris.
- Auguste et Bélonie Hocbocq, Verneuil (Marne).
- M. et Mme Strem Outshoon, Amsterdam. Mathilde, Cécile, Léontine et J. Brunier, Paris.
- V. Calmette, Ecole St-Cyr.
- M. Marchand, Goutances.
- Renepreux, Paris.
- P.,L.,V. et Mme L. Guédon, Laval.
- A. Jeanne et Marie Bernier, St-Germain-en-Laye. Thérèse Michon, Hambourg, Allemagne,
- J. Peltier, Paris.
- Louis Cari, Mulhouse.
- Berthe Mouchez, Paris.
- Ednanref Zehcoum, Paris.
- Marie Faivre, Paris.
- C. et E. Mouchez, Paris.
- M. et Mme Letourneur, Tokio.
- Emile Fages, Montpellier.
- Ernest Bonarie, Montpellier.
- Antonie Dupont, Brifï'ard (Genève). ,
- Missol, Gustave, Nîmes.
- Mme Warin, Bois-Colombes.
- Maria Rayez, Beauvais.
- Le délire de l’extase S’empare de moi;
- Et je ne trouve pas de phrase,
- Qui décrive ma joie.
- Ve Evrard, Lyon.
- Louise Bourelly et Marie Paradis, Montélimar. Raymond, Montélimar.
- Charles Mor, Montélimar.
- Louise .Joubert, Paris.
- Morino Jean, Paris.
- Pâte Nicolo, Paris.
- Benjamin Marx, Paris.
- M. Mme et Simon, Gasteau, Achères, Seine-et-Marne.
- Je suis venu, j’ai vu. — Fernand Ytou. Castelsar-rasin.
- Jean Ichard, Château de La Bonnette. Tarn. Marguerite et Rose Etevenard, Morteau.
- Laure Etevenard, Nanterre.
- G. H. Ireland, Blackheath.
- J.-S. Ireland, Blackheath, London.
- Wannsee, Berlin.
- C. Brettanef,Francfort-sur-Mein.
- Ch. Morel, Aïeux.
- Mme Durier et sa fille, Paris.
- Marquis de Barrai d’Arènes.
- Ch. L’Epine, Paris.
- La famille Legier-Desgrange, Paris.
- G. Tout, Saint-Germain-en-Laye.
- Charbonnier, Ribérac.
- F. Urbain, Ribérac.
- Louis M. Detshy, Budapest.
- Adolf Fried. Budapest.
- Simon Fried, Yienna.
- Brun, Jules, Valence (Drôme).
- G. Wisser, La Haye.
- B. -G. Stempels, La Haye.
- Henri Beauregard, avocat, Villefranche.^
- Mme Henri Beauregard, Charenton (Rhône). Mme et Mlle Chaze, Lyon.
- Louis Vidémar et Marie Perrotet, Epinal.
- A. Jumontier, Paris.
- G. Gamard. Paris.
- A. Dubost, Paris.
- H. Mignot, Paris.
- Jules Bédrines fils, Béziers.
- Charles Peissi, Montpellier.
- Louis Bay, Thuin (Belgique).
- Ulysse Viéneuil, Paris.
- Charles Autran, Paris.
- Mme Journolleau, Paris.
- E. Eiressa, Paris.
- L. Daniand, Cognac.
- Hugo Hirsch, Cognac.
- Jules Reynaud, Amplepuis (Rhône).
- Jacques Reynaud, Lyon (Rhône).
- C. Bascoul, Paris.
- Maureau, Paris.
- Louis Combes, Paris.
- Cornez-Houtelet, Hardon.
- Isabelle Contai, Paris.
- Ibrahim Zoulficar Bey, Paris.
- Georges Goxon, Louise-V. Coxon, Paris.
- Etienne Lucas, Paris.
- Achille Chatel. Paris.
- Aline Chatel, Bar-sur-Seine (Aube).
- Louise-Elisa Mouchv. Essoyes (Aube).
- H. Forterre, Havre.
- Le Wavon d’Andilla, Paris.
- Georges Lefèvre, Tavaux (Aisne).
- Paul Bribosia, Namur (Belgique).
- Mme Delhaise-Bribosia, Namur (Belgique).
- José Bribosia, Louvain.
- T. Van Offlenbrouc, Anvers.
- Stéphanie Lenshoor, Anvers.
- Jules Duranton, Cosne-sur-l’Œil.
- Arthur Bohme, Vienne.
- Bomis Engam, Vienne.
- Frédéric Gysi, Paris.
- Emile Cirey, Mâcon (Saône-et-Loire).
- Marcelin Geïsse, Béziers (Hérault).
- Jean Gazel, Béziers (Hérault).
- J. Chyrs, Whitenich (Ecosse).
- Perrottet Girardet, Colombier, Neuchâtel (Suisse). Emile Carpay, Anvers.
- Autrefois les hommes me paraissaient bien grands; aujourd’hui c’est le contraire, ils me paraissent bien petits.— Pauline Dumont, Bruxelles.
- Eugénie Candeil, Bruxelles.
- Emile Oulet, Maizy-sur-Aisne.
- B. Santigos, Paris.
- Que c’est beau, que c’est charmant de voir Enghien et ses environs du haut de la Tour. — Xavier Faucon.
- Alice Longuet, Paris.
- Veuve Havard, Belle-Epine (Seine).
- J. Vrogel, L. Vanhier et M. Hartman, Amsterdam. César et Marie Raphaël, Voiron.
- L. Hartenoken, Odessa.
- Ch. Biegler, Nancy.
- Cauvin, Jean, Paris.
- Henri Pertat, Paris.
- Marguerite Guiraut, Bordeaux.
- Bernard Moutonnet, Toulouse.
- Basile de Briscorn, colonel, Saint-Pétersbourg. Reverdin, Marseille.
- Reverdin, Sartène (Corse).
- Dr Séverin et Marcell, Paneth.
- Léon Euzenot, Nantes.
- Pietro Herlino, Paris.
- John Plenry Rearcley, London.
- Prévost, Paris.
- Maumé, Paris.
- Charles Mende, France.
- M. et Mme Lardenois, Nancy.
- Julius S. E. Samson, Paris.
- Federico Leique de Palma, Madrid.
- Jacinto Martos, Madrid.
- M. et Mme Gernigon, Rennes.
- Je-ne m’en lasse jamais, — René, Paris.
- Nicot, Paris.
- L. E. Italsey, Surrev, Angleterre.
- Jules Soichet, Dijon.
- J. Chaulan, Irlande.
- Joany Fournier, Lyon.
- Eugène Guérin, Poitiers.
- A. Cusler, Tours.
- F. Amaust, Paris.
- J. de Vaque, Paris.
- Honneur à M. Eiffel, aux membres du gouvernement vrais républicains, à la France !
- Je souhaite que la Tour reste pour la gloire de la France et le mérite de M. Eiffel. — Mabillotte, Alex.
- Marius Ispa, Marseille.
- Bruès, Marseille.
- Grégoire Romaskau, Russie.
- M. et Mme Issaly, Paris.
- I. E. Brantingham, Paris.
- Mme Barrey, La Ferrière, Eure-et-Loir.
- Edmond Troeger, Hof, Bavière.
- Vincent de Patter, Bruxelles.
- Léopold Reiner, Cracovie.
- Félix Bourgoin, au Grand-Lucé, (Sarthe).
- A voir tant de merveilles, on ne peut douter un seul instant delà supériorité de la France. — Dr F. Gaultier, Jarnac (Charente).
- Charlotte Pottier, Paris.
- Louise Larché, Paris.
- Oscar Déliré, Paris.
- Séverin Rémusat. Marseille.
- Noël Botcha, Landerneau.
- Julio Leoper, Paris.
- M. et Mme Georges Gry, Pussay (Seine-et-Oise). Elisabeth Guilspin, Pussay (Seine-et-Oise). Frédéric Arnoux, Marseille.
- L. -J. Hammaren, Tammerfors (Finlande).
- J. -E. Hammaren, Kyrofors (Finlande).
- M. Friedenhain, Hambourg.
- Mme J.-G. Auer, Paris,
- Bertha Auer, Iserlohn.
- Per s’éleba dins les aïrès, les aousels an dé plumos,les ourès, graço a moussu Eiffel an de fer. — Fourès, Toulouse.
- Eugénie Lefine, Paris.
- Es pa tant, fatiguant dé fal’ascensiou dé la tour Eiffel qué dé mounta al cluquié dé Saint-Serny.— Abel Laporte. Toulouse.
- Fanny Mortz, Carolina et Emilia Rothenburger, Buenos-Ayres.
- Duchesse D. delà Roche-Guyon, Paris.
- Comte Antoine de la Rochefoucauld, Paris.
- A. Decarlin, Milano.
- Duca et Campagna, Napoli.
- Moustapha Arif, avocat, Salonique.
- Hassoun, Antoine, Paris.
- Prof. Davida, Prota (Italia).
- Ing. Antonino Puanno.
- Marie Bourdelin, Nice.
- A. Bourdelin, Lyon.
- E. Druey-Epars, directeur du Courrier de la Broyé, paraissant à Avenches (Suisse).
- Victor Legrand, Paris.
- Alexandre et Ambroise Rebault, Paris. Marie-Aimée Brisset, Noirmoutiers (Vendée). Guillaume, sergent-major, au 37e de ligne, à Nancy.
- Henri Merget, Sexfontaines (Haute-Marne).
- Gloire aux ingénieurs qui ont pris part à l’élévation de la tour Eiffel. — B. Gasera, Paris.
- Au haut de cette tour
- J’ai posé ma signature à mon tour.
- Blanc Philogène, Villeroze (Var).
- M. et Mme E. Rastoin, Toulon (Var).
- E. Lazare, Paris.
- Jean Cruner, Agram (Croatie).
- Louis Meyer, Budapest (Hongrie).
- Hugot, Paul, Ruyny (Yonne).
- M. Hugot, Rugny (Yonne).
- Villa Vittorio, Bologna (Italie).
- Monin, Emile, Paris.
- Louis Theirett, Vienne (Autriche).
- M. et Mlle Colet, Cannes (Alpes-Maritimes). Sigmund Schveiber, Vienne.
- Baldoinew Irigagen, San Sébastian.
- Benito Olasagasti, San Sébastian.
- P. Thomin, Calvados.
- Basdhomme-Hurtu.
- Gallois, Jean.
- Chanteveau fils, Paris.
- H. Pelnyere, Paris.
- Alp. Bouré, La Fère (Aisne).
- Chevalier, Crécy-sur-Serre (Aisne).
- Antonin Mugnier, Gergy.
- Marchand, Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire). Duet, Eugène, Compiègne.
- Mazuir, Grandglise.
- Mlle de La Tourfondue, Montbrison.
- Miss Teresa Magee, Paris.
- Etre si petite et se trouver si haut. — P. Vaucanu, Boulogne-sur-Seine.
- Ida Caffigniez, Paris.
- Emile Deroux, Paris.
- Marguerite Deroux et Marie ILouchard, Bain-ville-aüx-Saules (Vosges).
- Feux, Perpignan.
- M. Morin et Louise Roch, Gergy (Saône-et-Loire).
- Marie et E. Ley, Kientzberg.
- A. Larins, Paris.
- Victor Poels, Anvers.
- Qu’il est doux d’avoir deux yeux Quand on est si près des cieux.
- Raoul Perrond, Paris.
- Henri Goedert, Bettborn, Luxembourg.
- Théodore Wolff, Pratz Rédange, Luxembourg. Jean-Nicolas Goedert, Bettborn, Luxembourg.
- M. et Mme René Ipouget, Frinédard (Uruguay). Lucien May, Vitry-le-François (Marne).
- Pauline Vidal, Grandes-Indes.
- Baron G, de Castillon, Mézin (Lot-et-Garonne). Gérard Mol, Breda (Oostende).
- Jules Bélin, La Madeleine-les-Lille.
- Medicin russe Eugène Doppelmayer, Kours. Paulin Pailherey, Romans (Drôme).
- Marie Laffitte, Bordeaux.
- J. Massy fils, Bordeaux.
- Inès Beaumartin, Bordeaux.
- A. Soubiran, Bordeaux.
- J. Hendriks, Bruxelles.
- Joseph Hendriks fils, Kerkrade Lembourg (Hollande).
- J. Fouassier, Segré (Maine-et-Loire).
- Ch. Patterson, Bruxelles.
- Laim, Grand Ford (Nord).
- N. Béguinot, Vincennes (Seine).
- E. Corbe, Paris.
- Boudiou, qu’a cos naou, l’aourioy jamaï crézut abande lou béré. — Bayle-Yalmont, Nantes.
- Bien haut, regrette ne pouvoir monter au phare. — Boismartel, Doulon (Loire-Inférieure).
- Vivo Nionvi, vivo Plonezo ! — Gilbert Bussieri, Paris_
- Kockenpoo, Arthur, médecin, Ostende (Belgique). Me de Peyriague, Auch (Gers).
- (A suivre.)
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- 6
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LISTE DES RECOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889
- (Suite)
- Classe 59. — Machines, instruments et procédés usités clans divers travaux
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Allarv. — Avery and Son. Angleterre.
- BailLet. — Bertrand. — Bisson.— Boucheret etPees.
- Cash registering machine C° Angleterre. —» Gham-bon. — Chameroy.
- Dartigues, Millerot. successeur. — Debayeux. — Delahaye. — Derlon. — Dolizy. — Dubos. — Du-
- Favier. — Fisch. Belgique. — Foucault.
- Garnache frères. — Gauderth.
- Hall type writer C°, Etats-Unis. — IIugoniot-Tissot.
- Isler. Suisse.
- Jullien.
- Kirby Beard and C°. Angleterre. — Kosmine. Russie.
- Lapipe. — Lewis and Lewis. Angleterre. — Luce.
- Merle. — Mittenlioff. Algérie. — Mortelette.
- Pérille. — Picard.
- Rymtowll-Prince. Suisse.
- Simoulin. —- Sinéau. — Société pour la fabrication des étampes et matrices en acier. — Surowics. Russie.
- Thévenon. — Terrot.
- Yei'ssière. — Vianney. — Yoitellier frères.
- Watteuw.
- MENTIONS HONORABLES
- Audoye. — Arnoux.
- Billet.
- Ghaudesaigues.
- Delà garde. — Dye.
- Ferré.
- Garnache-Barthold, Abel.
- Hermann.
- Jacobs. Angleterre.
- T ..épine et Grimar. — Leroy-Selle.
- Maskelyne. Angleterre. — Morel.
- National Cash RegisterG®. Etats-Unis. — Naze.
- Peltier.
- Renaut. — Rivolet. — Roger.
- Seymour Wade. Angleterre. — Stevens and Son. Angleterre.
- Vilain.
- Wagner Schneider. Suisse.
- Classe 60. — Carrosserie et charronnage, bourrellerie et sellerie.
- GRANDS PRIX
- Binder, G.-Jules.
- Grummer, Joseph.
- Healey and Go. Etats-Unis. — -Harmès, E., et fils.
- Jeantaud, Charles.
- MÉDAILLES D’OR
- A.ltavrac. Algérie. — Anthoni, G.
- Bail aîné. — Bail jeune frères. — Belvalette frères. — Boyriven frères,
- Carrosserie industrielle. — . Clément fils (Gabriel M.-P.). — Gock (Emile de). Belgique. — Compagnie générale des omnibus à Paris. — Compagnie générale des voitures à Paris. — Copeau fils, Victor.
- Devenne, Alexandre.
- Exposition collective du gouvernement tunisien.
- ' Tunisie. .
- Faurax, Albert. — Fauraux, Léon. — Fortin, E.
- Gomez, Casimir. République Argentine.
- Hannayer, Léon. — Humbert and C®. Angleterre.
- Kellner, Georges.
- Labourdetle, J.-B. — Larochette, Jean.— Lemoine, Jean. — L’Ecluse (Ch. de).
- Planchenault, F.
- Rudge Cycle Go. Angleterre. — Ruyter (de) père et fils. Belgique.
- Santiago Alvarado. Mexique. — Simonnin-Blan-chard. — Snutzel frères. Belgique. — Sutzel père et fils. Belgique. — Sueur fils, Théophile. — Swaine et Adeney. Angleterre.
- Tbiriet, H. Gustave.
- Vaulerbreghe, C.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Abraham Stefan. Roumanie. — Aguilar Mariano. IMexique. —Azouz, Tunisie.
- Baer. Henri. Suisse. — Bardou. Emile. — Beauüls frères. — Bedel E. et lils, — Bernard E. — Billy Charles. — Biémont, Emile-L. — Boudida. Tunisie. — Boulogne, Eugène. — Bourgeois.
- Galien frères. —Callot, E.-O. Calmettes et Metcel-lu. — Gassard, Félix. — Cauchois et Gareau. — Chambard, Arthur.— Chicot. Stéphane. — Claeys, Belgique. — Comité d’exposition des Indes françaises. — Colonies de l’Inde. — Commune du Fort-National. — Algérie. — Cie de l'Honne. —
- Courtin, Victor, Belgique. — Coventry Machin C°. Angleterre.
- Dann Bro and C°. Etats-Unis. — Dieteren. Belgique. — Ducellier et Cie. — Dupont, Albert-T.
- — Dufour aîné, J. et Dufour, G., fils..
- Exposition permanente des colonies. Tonkin.
- Fabrique de voitures de Speunert. Grand-duché de
- Finlande. — Faugier, A., et Cie. — Felber, Charles. — Ferretti, Charles. Italie. — Ferry, Léon. — Firmin, Léon. — Forder Bro and C®. Angleterre. Forster, Jean-Henri. — Frémont.
- Gall, François-Joseph. Suisse. — Gallais, A., et Welter, J. — Geissberger, J.-Gaspard. Suisse. — Gendron-Cheneau, V., et Dousinelle. — Girard, E., et Domette. — Goupy, Gustave. — Gouvernement de l’Etat de Puebla. Mexique. — Gouvernement marocain. Maroc. — Griffaut. — Guilloton,* G.-Théophile.
- Hartog, J. et Cie. Autriche-Hongrie. — Harvey, Marthew et C®. Angleterre. — Hanzor, Ch. — ffigy, Jean. Suisse. — Iioo (Pieter de). Pays-Bas.
- — Hopton, Thomas W. Angleterre.
- Juarez. Mexique. — Jean, V.-Gustave, et Broteau, René.
- Kimball, C.-P. et C®. Etats-Unis. — Kolber frères. Autriche-Hongrie. — Krantschneider. Autriche-Hongrie. ,
- Lack, Louis. — Lagogué, Edouard-A. — Lambert, Maurice. Tunisie. — Laurent-Colas. — Lebois, Gaston. — Lecerf (Ve Léon). — Le Chevalier, E.
- — Ledoux, J.-J. — Lefroy, Edmond. — Lefrère, Ernest. — Lemaître, Albert. — Lopez, Zacarias. Espagne. — Lozano, David. Mexique.
- Maillochon, Emile. — Maleval, Charles, et Vacher, Jean. — Manufacture royale d’armes et fonderie de canons. Serbie. — Mandrea, M.-T. et Cie. Roumanie. — Marexiano. Uruguay. — Merlin et Roux. — Meurice et Diasson. Belgique. — Mohamed ben Ivassen. Algérie. — Montier, J.-B.-A. — Morel, A.-G. — Moussard, Ernest.
- Nénard fils, Armand. — New-Phénix. — Loguez. République Argentine.
- Owen, Joseph and Sons. Angleterre.
- Paquet et ses fils. — Paquis, Eugène. — Patard, Auguste. — Pelissier, A. — Peugeot frères. — Pollet, Paul. — Pottocher, B. et P. — Power, Thomas, Australie. — Prioux et Dolly. — Province de Hanoï. Annam.
- Quarré, Georges.
- Raynaud et Salles. Mexique.— Renaud, Adrien-D. —Rostaing. — Rétif frères.— Rivière, Ilippolyte. — Robinot, H.-Philippe. — Rose, Louis. — Rothschild et fils. — Roux, Alfred. — Ruiz, Manuel. Mexique.
- Salinas, Clemente. Salvador. — Santy, Arthur. Belgique. — Schombourger frères. — Sénat, J.-M. Achille et Cie,— Shepard, FI.-G. and sons. Etats-Unis. _ Société des ferrures Dejean. Belgique.
- Taïeb bey, S.-A. Tunisie. — Thiel. Russie. — Thiercelin aîné et Boissec. — Toussaint, Philippe. — Truffault, Jules.
- Vaidés (don Juan). — Vermot, Ch. — Virfollet, Eugène.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Amar Saleum. Sénégal. — Audineau, F.-J. — Abdelkader ben Ejillali. Algérie.
- Babonneau. — Barbier frères. Belgique. — Barbon, L.-V. fils. — Bayada. Tunisie. — Bird, Frédéric, and C®. Angleterre. — Bonnet, Frédéric. — Boulet, Victor-A. — Brunet, Claude.
- Carpentier, Henri. — Cabue. — Charpentier, Charles. — Chaillon, Zéphir. — Chéreau, Jules. — Colardeau. Guadeloupe. — Comité du district fédéral à Mexico. Mexique. — Commission auxiliaire & Tucuinan. République Argentine. — Ceulener (Henri de). Belgique. — Chapman manuf. ǰ Etats-Unis. — Commissariat de l’Exposition. Chili.
- Degoud, Louis-A. — Demont, Benoît. — Deslas-sieux frères. — Durand et Bonneau. — Dutheil. Dyleschamps, Edouard. Cochinchine. — Duhotoy fils.
- Ehrngard, H., et Delbrecque, L. — Eymin, Alphonse.
- Farias, Juan. Chili. — Fischer.Fondu.
- Gonzalez, A.-Albert-L. — Gossèt, Louis. — Gourdin. Charles. — Gouvernement de la République Sud-Africaine. République Sud-Africaine.— Gou-
- ' vernement de Zacatecas. Mexique. — Guérin, Eugène. — Guinet. — Grouazel.Romain.
- Henon, Jules. — Hoyos Vêla (Manuel de). Espagne.
- — Hansbeckel. Autriche-Hongrie.
- Keenes. Tasmanie. — Kennon. Australie.
- Ivaldi. République Argentine.
- Lamothe, Théotime. — Landon, Ernest. — Ledoux, Arthur-L. — Lemaire et Guillaume. — Lieutard et Bougon. — Locra, général. IMexique. — Lom-béra. République Argentine. — Loup, Claude.
- Mallein. — Marquis. M.-G. Cochinchine. — Martin et Martin. Etats-Unis. — Mequesse, Louis. Algérie. — Meyer. Luxembourg. — Michelin. — Mi-chotte. Belgique. — Alokoff. J. Russie. — Morgan and C®. Grande-Bretagne. — Mourgues, Paul. — Mousso, Louis.
- Olagaray, Juan. Mexique. — Oldaker, I. et C'A Grande-Bgetagne. — Oursel, Albert.
- Pesoa, P. Jean, République Argentine. — Petliibon, Alexandre. — Picbardo et Cie. Mexique. — Pinçon et Julien. — Pinon et Streicher. — Planté, Cambodge. — Pouicaud, Julien.
- Quadrant, Tricycle C°. Angleterre.
- Raguin, Constant. — Renault, Albert. — Renault, Léon.— Renault-Peguy, Arthur.— Rodriguez Dio-nicio. Mexique. — Ruegsegher, Edouard. Suisse.
- — SambaLaobée. Sénégal. —Schmidt, Hilaire.— Seco, Henri. Etats-Unis. — Secrétariat de la guerre à Mexico, IMexique. — Service local. Go-chinchine. — Singer and C®. Angleterre. — Société anonyme des omnibus, Milan. Italie. — Société anonyme des compagnons charrons de la ville de Tours. — Société parisienne de construction vélocipédique. — Stam, Gerrit. Pays-Bas. — Starley Bro, Angleterre, — Stefanescu, Lazar. Roumanie.
- Thomas Brice. — Topp, Daniel. Australie.
- Valderas, Jean. Salvador. — Vergara, Genaro. Mexique. — Veth, B. Pays-Bas. — Vileda. République Argentine, — Vincent, Eugène, neveu. — Voilant, Ch. et G. — Vuldy.
- Welté, Charles, — Windores, G.-S. Grande-Bretagne. — Windover, J.-C. et C® Grande-Bretagne.
- MENTIONS HONORABLES •
- Amady Natago, Sénégal.
- Barbe, Charles, et Gluer. Léon. — Bouisset. Belgique. — Brooks, Abraham. Australie.
- Callot et Rolland. — Camus, Léon. — Castellano frères. Algérie. — Cocker brothers. Angleterre. — Collin-Tauret. — Commission auxiliaire à Santiago del Estero. République Argentine. — Cons-tantinesco, Gheorghe. Roumanie. — Corniquet, Charles-F.-T. — Courtin.
- Daubèye, Louis. Algérie. — Delizy, Joseph. — Do-his et Robert. — Dimba War. Sénégal. — Dyp-pel frères. Grèce.
- Ecole nationale d’arts et métiers. Uruguay.
- Farin, Pierre et ses fils. — Frété et Cie.
- Georgevitch, Criphoun, Serbie. — Gerbron et Allain.
- — Gouvernement de Tamaulipas. Mexique. — Gouvernement de San-Louis-Potosi. Mexique.
- — Gouvernement de Yucatan. Mexique.
- Hadj Couati ben Mohammed. Algérie. — Herrador. Salvador. — Herrera. Chili. — Howe Machine C°. Angleterre. — Hudson. Angleterre. — Humblot, Charles.
- Klein.
- Lacour. — Lefèvre. Henri. — Lehut, Ernest.
- Mac Mullen and Sons. Angleterre. — Maquaire, A.-Jules. — Mattaldi, E. République Argentine. — Matute, Juan. Mexique. — Meiners, Frédérick. République Argentine. — Merieul et Diss. Algérie. — Mohammed ould Kaddour. Algérie-,
- Nicolas, Célestin. Guadeloupe. — Nutelette.
- Olmédo. Firmin. Mexique. — Onfrav, Louis.
- Pascaud, A.-Pierre-M.-J. — Pusan, Josef. Roumanie.
- Raud. — Renard. — Renoult, E.-M. — Robert fils aîné, Clément.
- Service local. Martinique. — Sidi Eli. Sénégal. — Simon, Jules. — Sous-comité d’Exposition de la Guadeloupe. Guadeloupe.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont: la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elias sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des .Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement^ de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 16, Avenue de La Bourdonnais, Champ de Mars.
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- ENCRES DE LA MAISON LORILLEUX Caractères de la Fonderie Warnery frères
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- 2e Série. — N° 164
- Le Numéro : 15 Centimes. Dimanche 27 Octobre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Direction, • Rédaction et Administration : Clia-iaAlD c3Lo (16, Avenue de La Bourdonnais)
- Voir à la 4e page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
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- O.
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- CERCLE DES JOURNALISTES Boulevard ^Montmartre, 1
- Dîner de la presse française
- 26 OCTOBRE 1889
- LA BALLADE BE LA PRESSE
- Avant que la grande féerie,
- La Bagdad où nous bivaquons, Redevienne steppe ou prairie Dormant sous les premiers flocons,
- Si nous cassions quelques flacons?...
- Une orgie!... Oh! pas offusquante :
- Tout compris, piquette et Picons,
- Ça vaudra bien... six francs cinquante.
- • Nous n’aurons à cette frai rie
- Ni faux martyrs, ni faux Dracons,
- Ni dames — donc pas d’Egérie —
- Pas d’intrus... Et si nous manquons De ces paillasses rubiconds Qui « font » savamment la « toquante » En plaçant leurs catholicons...
- Ça vaudra bien six francs cinquante.
- Je sais, frères en confrérie,
- Quels coups d’estoc nous nous flanquons Dans nos grands accès d’hystérie...
- Mais si, lestés de vieux Mâcons,
- Nous nous déburelucocquons De l’atmosphère suffocante Du monde où nous politiquons,
- Ça vaudra bien six francs cinquante.
- Si des verres que nous choquons Jaillit la pensée éloquente Qui rend les avenirs féconds,
- Ça vaudra bien six francs cinquante.
- Georges IZAMBARD.
- Dessin de Mlle Erzsike Angyallfy
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE : Chronique. — Le Dîner de la Presse française. — Dernière Heure. — Echos. — La tombola Anvers-Paris. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses. — Annonces et Réclames.
- CHRONIQUE
- Tout passe ici lias ! La belle section tunisienne disparaîtra avec le reste dans quelques jours. Ce palais si correct, ce minaret gracieux, cette maison du Djerid si curieuse, les souks bruyants aux colonnes mirlitonnées, la maison forestière en troncs de palmiers, le kiosque de dégustation, dans lequel les amateurs peuvent savourer les muscats exquis du cardinal Lavigerie, si gracieusement offerts par M. Barbier, le représentant des grands vignobles de la Tunisie, le concert tunisien où les ventres dansent, les boutiques du Barbouchi et du Bonan, tout cet ensemble amusant et coloré ne sera bientôt plus qu’un souvenir !
- Les salles du palais tunisien sont bondées de produits de toutes sortes, à côté des objets appartenant à l’Etat et aux musées de Tunisie. Il y a là des marbres merveilleux, des vieilles carrières romaines de Scliemtou et, entre autres, ce fameux jaune antique, si rare aujourd’hui. Ce sont des colonnes, des coupes, des vases, des cheminées, des socles admirables aux nuances d’or veinées de sang !
- Il y a là des poteries curieuses de Nabeul, de Sousse et de Gabès, dont beaucoup rappellent par leur forme et par leur décoration les vieilles poteries romaines.
- On voit dans des vitrines des tissus merveilleux, d’incomparables broderies d’or et d’argent et des bijoux curieux, dont certains d’une grande valeur.
- Le salon de S. A. le Bey est rempli de tentures exquises, de tapis superbes et d’étoffes précieuses.
- On voit également dans les salles des costumes tunisiens, des armes et des harnais incomparables, surchargés de broderies d’or.
- Fallait-il remporter tout ceîà à Tunis? Ce n’a pas été l’avis de M. Charles Sanson, commissaire-général de la section tunisienne. M. Sanson a obtenu du Comité de l’Exposition (de Tunis) que les belles choses exposées par ce comité fussent mises à la disposition des amateurs parisiens. Et notez que tous ces objets ont été achetés là bas au prix réel, sans majoration, par le Comité, et que c’est à ce prix qu’on peut s’en rendre acquéreur.
- La résolution du Comité tunisien n’a pas été plutôt connue, que des amateurs — il en est toujours aux aguets d’une bonne aubaine — se sont précipités sur un certain nombre d’objets. Un tiers a déjà trouvé marchand.
- Que ceux qui veulent orner leurs appartements de tapis, de tentures, d’armes, de lanternes, de faïences et de poteries, se pressent. Dans huit jours il ne restera plus un clon à vendre.
- ##
- Ainsi va s’émietter cette belle section tunisienne érigée par un jeune architecte qui y a décroché le ruban rouge. Le palais tunisien et le minaret de Ben-Arouz ont placé M. IL Saladin au premier rang. Ainsi va s’en aller aux quatre vents cette exposition charmante, formée avec tant de soin à Tunis par S. E. le ministre de la plume, Sidi Mohammed-Djellouli, président du Comité: par M. Régnault, consul de France, vice-président, et par les membres du Comité, et
- si merveilleusement ordonné sous l’œil vigilant du plus expert des hommes, de M. Charles Sanson, secondé dans son œuvre par M. Ch. Monge, un Français de Tunis, parM. Blanqui,son secrétaire, et par M. Echenauer, secrétaire adjoint.
- Tous, jusqu’aux janissaires de la présidence, ont, sous la direction de M. Sanson, donné entière satisfaction au public par leur affabilité et leur prévenance. C’est un devoir de leur en rendre hommage.
- C’est égal, cela fait mal au cœur de penser que dans un mois il ne restera rien de l’œuvre si gracieuse et si correcte de Saladin !
- ***
- Hier matin, le Bulletin officiel l’a relaté aussitôt, le troisième étage de la Tour Eiffel s’est trouvé baigné de lumière et de chaleur, tandis que du second à la base, le colosse de fer était plongé dans un brouillard glacial. L’inverse d’un bain de pied.
- J’ai souvent — toutes les fois que j’ai pu être prévenu — j’ai souvent, à Strasbourg, assisté à ce spectacle féerique d’un beau ciel bleu régnant au-dessus .des brouillards qui enveloppaient la terre. C’était sur la cathédrale. La flèche semblait sortir d’une mer de flocons blancs sur lesquels la pointe du vieil édifice gothique projetait une ombre immense, mais légère, délicate, opaline.
- C’est ainsi qu’hier matin, entre neuf et dix heures, la Tour Eiffel émergeait du brouillard, se dessinant sur le ciel bleu. Pas un souffle de vent; le drapeau pendait le long de la hampe, le soleil était brûlant.
- C’est un spectacle à guetter. L’administration de la Tour devrait prévenir le public lorsqu’il se produit. Aussi bien dans les ports, on annonce le gros temps en hissant une bande noire ; aussi bien l’on pourrait hisser au premier étage, toujours visible, une grosse boule jaune clair, qui voudrait dire : « le soleil est en haut! »
- Que de monde s’élancerait dans les ascen» seurs pour jouir d’un pareil spectacle!
- J’y suis retourné hier après-midi. Plus rien! Un de ces brouillards dont on dit qu’ils sont à couper au couteau enveloppait la troisième plateforme. Et cependant, l’ascenseur d’en haut était plein.
- Que diable pouvaient aller faire là-haut ces braves gens?
- Payer cent sous pour ne rien voir, mais absolument rien du tout, m’a paru phénoménal!
- Eh bien, beaucoup d’entre eux avaient un objectif, plusieurs objectifs même. Il y avait beaucoup de*gens de la campagne, assez insensibles en général aux grandeurs des spectacles panoramiques, mais fortement empoignés par cette masse de fer, par cette élévation subite, par ces ascenseurs incompréhensibles pour eux, par cette Tour immense qui a l’air de rentrer en terre à côté des cabines lorsqu’on monte, et qui a l’air de s’élever lorsqu’on descend.
- Puis ils s’était promis d’écrire des cartes postales ou télégraphier du haut de la Tour à leurs familles. Certains avaient formé le projet de gribouiller le nom de leur père sur les murs du salon d’en haut. Que sais-je encore ?
- Toujours est-il que j’ai remarqué, à mon grand étonnement, que beaucoup d’entre ces braves gens n’ont marqué aucun étonnement par suite de l’obstruction totale de la vue, car c’était opaque à ce point, que l’un d’eux s’est écrié devant moi :
- « Tiens, c’est-y drôle... ils avions mis là des verres dépolis ! »
- Le fait est que le nuage ambiant faisait apparaître ainsi les glaces qui. d’ordinaire, encadrent des vues magnifiques.
- Ch. L.
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- LE DINER DE LA PRESSE FRANÇAISE
- C’est ce soir, à sept heures, au Cercle des journalistes, 1, boulevard Montmartre, que se réuniront la plupart des courriéristes, chroniqueurs, nouvellistes et rédacteurs qui, pendant six mois, ont publié des articles, des fantaisies ou des études sur les merveilles de l’Exposition.
- Le prix de 6 fr. 50 est à la portée de toutes les bourses et il a inspiré à notre confrère et ami Georges Izambard—dont on connaît la jolie série de Gazettes ri niées dans la Revue la Jeune France — la très originale ballade que nous publions à côté de notre gravure.
- C’en est fait! On va tout balayer!... L’étei-gnoir va être mis sur le grand flambeau de la Tour Eiffel.
- C’est bien le moins que les journalistes boivent un peu ce soir à la défunte Exposition et à celle qui lui succédera !
- DERRIERE HEURE
- Une fermeture avancée
- Depuis hier la fermeture de la galerie des machines est avancée. On commence à neuf heures et quart à faire sortir le public et à neuf heures et demie les portes sont fermées, ffl n’y a donc plus maintenant que le dôme central et la galerie de trente mètres qui soient accessibles aux visiteurs jusqu’à la fermeture de l’Exposition.
- Deux passages
- Aussitôt après la clôture officielle de l’Exposition, l’administratian des travaux fera établir deux passages qui couperont l’un le Champ de Mars et l’autre l’esplanade des Invalides dans l’axe de la rue Saint-Dominique.
- Ceci pour donner satisfaction aux habitants des quartiers environnant l’Exposition.
- Les Fontaines lumineuses
- M. Alphand étudie en ce moment le moyen de conserver les fontaines lumineuses qui ont eu tant de succès pendant toute la durée de l’Exposition.
- On sait que le monopole de l’ingénieux mécanisme qui permet d’obtenir ces jolis effets de lumière appartient à des Anglais, qui se montrent très jaloux de leur invention, mais il y a moyen de s’entendre et le directeur des travaux est un homme habile qui arrive toujours à, ses fins.
- Le premier coup de pioche
- Les démolisseurs commenceront par l’Esplanade. Il suffira de quelques jours pour mettre bas les villages en paillottes des indigènes de la section coloniale ; on passera ensuite aux divers bâtiments. Il faudra donc que les commissaires des sections hâtent, autant qu’il leur sera possible, le déménagement par leurs exposants des locaux où sont installés lgs produits. Dans deux ou trois jours, une circulaire en ce sens leur sera adressée, ainsi qu’aux exposants riverains des voies ferrées dans les galeries des industries diverses et du Palais des Machines.
- Pour rendre plus rapide encore l’évacuation de leurs constructions respectives, les commissaires,généraux de la Tunisie et de l’Algérie viennent de décider, d’accord avec leur comité d’exposants, que tous les objets qu’ils avaient réunis seraient dès à présent mis en vente.
- Au Trocadéro
- Demain dimanche doit avoir lieu, à deux heures, au Trocadéro, la distribution solennelle des récompenses aux lauréats du concours national des ouvriers chauffeurs-conducteurs-mécaniciens.
- Le président de la République se fera représenter à cette cérémonie par M. le capitaine de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE .1889
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- vaisseau Maigret, lTm de ses officiers d’ordonnance.
- Un banquet
- Les présidents des sociétés de secours mutuels et de retraites, pour célébrer la part que leurs sociétés ont prise à l’Exposition, ont décidé d’organiser un banquet, qui aura lieu le 31 octobre, chez Lemardelay, sous la présidence de M. Léon Say.
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- Xos liôtes
- M. Emilio Castelar a déjeuné l’autre matin chez M. Tirard, président du conseil.
- M. Spuller, ministre des affaires étrangères, assistait à ce déjeuner, qui comprenait un nombre assez restreint de convives.
- L’ambassade du roi de Siam est arrivée hier soir à Paris, retour de Londres.
- On annonce l’arrivée à Paris de M. de Struve, ministre de Russie aux Etats-Unis ; de M. de Weede, ministre des Pays-Bas en Roumanie ; du député italien M. Peironi et de M. Spencer, membre du Parlement anglais.
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- M. Numa Droz, conseiller fédéral, chargé des affaires étrangères et du commerce de la Confédération helvétique, accompagné de M. Auguste Duplan, secrétaire de la légation suisse, a fait, hier matin, l’ascension de la Tour Eiffel.
- lîeliques historiques
- On a annoncé, il y a quelque temps, que le gouvernement de la République de Vénézuéia avait décidé d’envoyer la ceinture du général Miranda à Paris, pour figurer au palais de la guerre, à l’Esplanade, parmi les reliques historiques qui s’y trouvent exposées.
- Cette ceinture a été solennellement remise ces jours-ci par M. le docteur Silva, délégué par M. Rojas Paul, président du Vénézuéia, et par M. Manuel Carreno au capitaine Alombert, représentant le général Coste, président de l’exposition militaire.
- Ces messieurs ont en même temps remis une magnifique médaille commémorative, le décret du président Roj as Paul autorisant l’envoi à Paris de la ceinture historique et un buste de l’illustre Vénézuélien qui combattit pour la France sous la première République.
- Le tout a été placé dans une vitrine spéciale où se trouvaient déjà un sabre et une carabine ayant appartenu à Marceau et le pistolet de Murat. En mettant le buste de Miranda dans la vitrine, le capitaine Alombert a dit en s’adressant à M. le docteur Silva : « Voici Miranda revenu au milieu de ses anciens compagnons d’armes. »
- 11 a ensuite vivement remercié le représentant du président de la République de Vénézuéia au nom du gouvernement et de l’armée.
- Le service de police
- En principe, le service du commissariat de police organisé à l’Exposition devait se terminer avec elle. Mais, sur la demande de la Direction générale de l’Exposition, le préfet de police a décidé de laisser continuer ce service pendant quelque temps encore.
- Il en résulte que le 1er et le 5 novembre, deux nouveaux commissaires de police seront détachés de leurs quartiers pour être de service à l’Exposition, service dont la durée ne sera pas délimitée et cessera le jour où la Direction générale le jugera opportun.
- Distinctions méritées
- Nous apprenons avec plaisir que le prince Georges Bibesco, le très sympathique Commissaire délégué de la Roumanie à l’Exposition est promu au grade de commandeur de la Légion d’honneur.
- Le général Floresco, président du Sénat roumain qui préside également le Comité national pour la participation de la Roumanie à l’Exposition, est nommé grand officier de la Légion d’honneur.
- Ces deux distinctions recevront l’approbation gé-nérsilo.
- Le Panorama Transatlantique
- Le Panorama transatlantique ne disparaîtra pas de la berge du quai d’Orsay aussitôt après la clô-
- ture de l’Exposition. La large voie, sur laquelle sont aujourd’hui les galeries de l’agriculture, devant être au plus tôt rendue à la circulation, l’administration a laissé aux administrateurs du Panorama la liberté de demeurer tant qu’il leur plaira sur l’emplacement qu’ils occupent. Le bâtiment qui va ainsi se trouver isolé restera probablement ouvert jusqu’au commencement de l’année prochaine.
- La Tour du Silence
- La reproduction de la célèbre Tour du Silence, que tous les voyageurs ont visitée à Bombay et qui sert de sépulture aux disciples de la religion de Zoroastre, est en ce moment exposée au Palais Indien du Champ de Mars.
- MM. Ardeshir etByramjee, les Parsees à qui appartient ce curieux modèle, ont l’intention de l’offrir à un de nos musées parisiens, en souvenir de leur séjour parmi nous.
- Les récompenses du Mexique
- Le gouvernement mexicain se trouve largement récompensé des sacrifices qu’il a faits pour figurer dignement à l’Exposition Universelle. De tous les pays de l’Amérique latine, il n’en est pas un autre qui ait obtenu un chiffre aussi grand de récompenses. Treize grands diplômes, deux cents médailles d’or, deux cents médailles d’argent et quatre cents médailles de bronze et mentions honorables. Tel est le bilan du Mexique, il ne saurait être plus honorable ni plus satisfaisant.
- Le chiffre élevé des récompenses obtenues témoigne non seulement en faveur des grands progrès réalisés par le Mexique depuis douze années, mais encore de l’excellente administration qui dirige les destinées de cette belle contrée.
- ##
- Pour en revenir à l’exposition mexicaine, nous ne saurions adresser de trop chaudes louanges, aussi bien à M. le Ministre de «Fomento », le général Carlos Pacheco, qui a déployé une intelligence et un zèle au-dessus de tous éloges dans l’organisation générale de l’exposition, qu’à ses dévoués collaborateurs, M. Diaz Mimiaga, eommissaire général, M. le docteur Florès, secrétaire général, et tous les hommes distingués qui forment le comité du Mexique et qui ont su brillamment continuer son œuvre.
- La participation que le Mexique a prise à notre Exposition ne saurait manquer d’être féconde en résultats pratiques, dont notre commerce, aussi bien que le sien propre, tireront grand profit.
- Les excentriques
- Encore un excentrique qui vient visiter l’Exposition, mais un excentrique doublé d’un inventeur.
- M.-Francis Leroy est parti mercredi de Iionfleur, monté sur un véhicule à une seule roue. Cette roue se meut autour d’un essieu en fer relié à un cadre en bois sur lequel se place le voyageur; le cadre est muni de deux brancards de 2mètres90, auxquels est attelé un âne. L’âne de M. Leroy s’appelle Rapide ; son instrument est doué, paraît-il, d’une grande vitesse, aussi a-t-il réuni dans une même dénomination « Vélo-Rapide » le coursier et la voiture.
- M. Leroy pense mettre cinq jours pour venir à Paris; il a foi dans la vitesse de Rapide; n’a-t-il pas compté saris ses velléités d’entêtement..
- LA TOMBOLA ANVERS-PARIS
- Nous lisons dans le Figaro :
- L’exposition des objets de la tombola Anvers-Paris, au palais de l’industrie, sera ouverte au public dimanche prochain 27 octobre.
- L’entrée en sera absolument gratuite. Elle restera ouverte tous les jours de la semaine prochaine, de deux à quatre heures.
- Le tirage est fixé au dimanche 3 novembre. Le peu de temps qui nous sépare de cette date nous est nécessaire pour le déballage, le lotissement et les préparatifs du tirage.
- Entre l’émission des billets et le tirage, il se sera écoulé juste vingt jours. Ce qui n’est pas habituel pour une tombola.
- Ajoutons que ce n’est pas la seule surprise réservée aux porteurs des billets de la tombola Anvers-Paris.
- D’ici deux ou trois jours, dès que les derniers détails auront pu être réglés, nous ferons connaître la liste des lots, qui s’élève aujourd’hui en nombre et en valeur à un chiffre dépassant toutes les espérances.
- BOITE AUX LETTRES
- du “ Bulletin Officiel ”
- Monsieur le directeur,
- Il y a quelques jours, je lisais avec un grand plaisir, dans un journal du matin, un long article consacré à la maison Marie Brizard et Roger; le rédacteur de cet article aurait pu l’intituler : « Guerre à la fraude », car il est évident que sa pensée dominante est de mettre en garde le public contre les contrefaçons d’abord, et, ensuite contre le tripotage, je pourrais dire le vol, que commettent beaucoup‘de restaurateurs et limonadiers en servant, dans des bouteilles portant bien l’étiquette de cette honorable maison, des liqueurs absolument inférieures, ce qui fait dire aux consommateurs : « Ce sont là les produits si renommés de la maison Marie Brizard, c’est loin d’être bon. » Il est vrai que les véritables amateurs ne s’y trompent point et ne retournent plus dans ces établissements suspects et, cependant, pourquoi tromper ainsi le consommateur ?
- Avec les verres lilliputiens qui nous sont servis maintenant, le cafetier peut largement tirer d’un litre 40, 42 et même 45 verres, mettons 40, qu’il vend 75 c., 1 fr. et souvent 1 fr. 25, mettons 75 c.; 40 verres à 75 c. font 30 francs, et le litre de liqueur Marie Brizard lui revient à environ 5 francs ! ! ! Eh bien, ce bénéfice colossal ne suffit pas; il faut, pour gagner 1 franc ou 2 de plus par litre, tromper, duper le consommateur, en lui donnant de la drogue que l’on met dans des bouteilles qui n’ont de vrai que l’étiquette. Il existe une loi qui punit les contrefacteurs et ceux qui trompent l’acheteur sur la qualification de la marchandise vendue, pourquoi cette loi ne s’applique-t-elle pas de même aux restaurateurs et limonadiers fraudeurs?
- J’ai moi-même souvent été victime de cette fraude. Pas plus tard qu’hier encore. Je prends donc la liberté, sachant combien votre estimable journal est ouvert à toutes les réclamations justes et fondées, de vous adresser cette lettre dont vous ferez tel usage qu’il vous plaira ; je me sers depuis plus de vingt ans des liqueurs-provenant de la maison Marie Brizard-Roger, que j’ai soin de ne faire prendre qu’à sa succursale du boulevard des Italiens. Je connais donc parfaitement, non seulement son anisette, mais ses autres produits, et ils sont nombreux.
- J’entrai donc, hier au soir, dans un des grands cafés du boulevard et demandai une Marie Brizard, en prévenant bien le garçon que je ne voulais que cette marque et pas d’autre. On me sert, c’était une anisette frelatée. Je fis appeler le patron de rétablissement, qui le prit de haut, en me faisant exhiber la bouteille qui portait effectivement la marque de la maison en question.
- Je lui offris alors de nous rendre tous deux au siège de la maison Marie Brizard, afin de demander si c’était bien là son anisette ; à cette proposition le limonadier devint moins affirmatif et m’avoua, tout bas, qu’il en manquait depuis quelques jours et qu’il s’en procurerait prochainement ; l’excuse était d’autant plus misérable que le service de la maison Marie Brizard et Roger est parfaitement organisé, et que, tous lesjours, ses voitures livrent les marchandises, quelque minime que soit la commande, à n’importe quel point de Paris, et le jour même de la demande.
- Je payai ma fausse Marie Brizard, que je me gardai d’ailleurs bien de consommer, le prix réclamé ordinairement pour la vraie, et jurai, mais un peu tard, que l’on ne m’y prendrait plus... dans ce café du moins.
- Un de vos lecteurs assidus.
- ROUXEL, nd’ArmeSjlÇS,r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti (porte Suffren)
- BARBANCOURT & Cie, Port-au-Prince
- PLUSIEURS MÉDAILLES ü’OR
- MÉDAILLE D’ARGENT A L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Dépôts à Paris : Café de Paris, avenue de l’Opéra ; Taverne de Londres, place Boieldieu; Restaurant Français, place de Rome, etc.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage de la Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du F1G-AR0
- 22 OCTOBRE '
- (Suite).
- M. d’Arodes de Peyriague, Mézin (Lot-et-Garonne) M. Casteels Lecoene, Ostende.
- Chaidron, Nantes.
- Gustave Thiriart, poète wallon, membre de la Société royale La Légia (Liège).
- Léopold Vincent, Paris.
- Mélanie Martin, Paris.
- Marius Charrin. — Marie et Adrien Bobone et Louis Armanier, Orange, Vaucluse).
- Constant Béris, Périgueux.
- Jean Guilmot et Vankaffelgen, Bruxelles. Gianini, Bruxelles.
- M. Mignot, Nouméa.
- Henri Delmoulin, Paris.
- Jos Beukers C°. Schiedan-Holland.
- V. Jolet, Paris.
- Rodolphe Baer, Zurich.
- Armand Vandecan Turlemont, Belgique.
- Emile Marren Tirlemont, Belgique.
- Alphonse Haquet, Tirlemont, Belgique.
- George W. Sherlock, London.
- Fabre Jérémie, Muy (Var).
- A. Taulois, Nantes.
- Mme C. Taulois Nantes.
- Guknapmann, Londres.
- Edmund Alger Street, Caterham (England). Hubert Hupmans. Belgique (Anvers).
- Beurier. Nicolas, Aisne.
- J. Lambeau, Bruxelles.
- Perrin, curé de Villeparcks (Seine-et-Marne).
- R. Schmid Christafshof, Wurttemberg.
- N. P. Sorensen,-Copenhague.
- Corget Philibert, Paris.
- Corget Barthélémy, Lyon.
- Henriette et Achilie Katz, Paris.
- Amare Wevij, Courcelles (Belgique).
- Lacourt,, Bruxelles.
- Philippe Hirsana, Lumet (Belgique).
- Ch. J- Davieux. Liège.
- F. Hubert, Formantiers (Seine-et-Marne).
- Alfred Schulte, Bruxelles.
- Lucien Bourgeois, Paris.
- Math. Bourgeois, Paris,
- Marie Chantrelle, Paris.
- Albert de Taillac, Paris.
- Comte de Montredon, Paris.
- C. Veaux, Paris.
- Armand Brach, Paris.
- P. Furne, Bruxelles.
- Jeanne Lazard, Sarrel-ouis.
- C. Lefranc, Vlaardingen (Hollande).
- Emile Jacquemin, Herstal (Belgique). Charbonneau, Aiguillon.
- G. de Fauconnet, Paris.
- Champagnol, Versailles.
- E. Bardon, Paris.
- L. Bardon, Paris.
- Aimée Daron, Paris.
- Pierre Rabaisson, Paris.
- Dr Armand Collard, Anvers.
- Alice Reboues, Paris.
- Thomas Ogiloie, Aberdeem.
- L. Goupil, Le Mans.
- Mlle L. Alleaume, Paris.
- Jumelet, Ooulangis (Seine-et-Marne).
- Dingeon, Quai-le-Château.
- Pâlie, Paris.
- M. Lancel, Villeneuve.
- C. Doyen-Lancel, Paris.
- P. Le Bourel, Paris.
- Henri Vossaert, Eeclw (Belgique).
- A. Godahls, Eeclw.
- On n’a pas le vertige. — Paul Dingeon, Paris.
- E. Guyot, Rennes.
- Paque Toucin, Paris.
- Réquier, Louis, Paris.
- A Eiffel :
- Qui te suivra T’imitera.
- Moro, Paris.
- M, Eiffel est le plus grand ingénieur de l’époque. — L. Moro, Paris.
- L’homme admire et se tait. — Charles Moro, Paris.
- Mme L. Michel, Chartres.
- Mme F. Sallé, Paris.
- Elie Baudet, Paris.
- J. Tavel, rédacteur au Petit Lyonnais.
- J. Noirot, rédacteur au Progrès.
- W. Morre, Dunkerque.
- Cernin, La Tour-du-Pin (Isère).
- J. Bouvier, Genève (Suisse).
- Joséphin Catting, rédacteur au Nouvelliste, Lyon.
- Dehoey, capitaine du génie, Paris.
- Dehoey, élève à l’Ecole polythecnique.
- F. Ravnel, Paris.
- Avec grande admiration je suis monté à la Tour Eiffel. — G. Berlin. Paris.
- Nestor Le Gordier, Paris.
- B. Hartley, Paris.
- Jules et Marie Biondet, Béziers (Hérault).
- Ve Allet, Paris.
- Mme Lognos, Cathala, Béziers (Hérault).
- Bedard, Béziers (Hérault).
- Louise et Louis Iiugon, Béziers (Hérault).
- Gaston Dabancourt, Paris.
- Léon Mallèvre, Paris.
- Léopold Bezombes, Moulin-Neuf (Ariège).
- Cail Le Doux, Munich.
- Richard Ledoux, St-Pool.
- R. Hurlimann-Vonmoos, St-Gall (Suisse).
- Camille Stevens, notaire, Ledeberg-lez-Gand (Belgique).
- Isidore Hooge, Bruxelles.
- Honneur à M. Eiffel, le plus grand des hommes. — Rousseau, Paris.
- Auguste Mas, Paris.
- Louise Mirault, Paris.
- P. Rousseau, Paris.
- Camille Dupont, Paris.
- E. Nadaud, Paris.
- Marie Nadaud, Paris.
- E. Delahaye, Paris.
- A. Delahaye, Paris.
- Mme Callewaert-Ellinckuysen.
- H. Callewaert frères, Paris.
- Henri Masson, Bruxelles.
- Gaston de Gameren, Bruxelles.
- Dr Tête Quavilly, Paris.
- Goggia Lorenzo, dottore chirpico.
- Gustave Julien. Aix-la-Chapelle.
- Auguste Meyer, Hanovre.
- Richiardi Ottavio, Paris.
- Ravestein, Hal (Belgique).
- Dr Victor Desguin, Anvers.
- F. de Sewa, Paris.
- Falque, Paris.
- Fr. et Lucienne Hoeiz, Paris.
- Hofbager Nielscu, Roskilde (Danemark). Reztawarator Christensen, Copenhague (Danemark).
- H. Schumacher, architekt, Roskilde (Danemark). J. Gallier, Seurre (Côte-d’Or).
- La petite Suzanne Gallier, Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or).
- Martel, Paris.
- Ul. Euthymopulo, Paris.
- P. Lieures, Toulouse.
- C. Longin-Méras, Beaujeu (Rhône).
- W. Machtel, Paris.
- Mme Lambert et sa tille Jeanne, Pavillon.
- Albert Kuh, Breslau.
- Oscar Schlesinger, Breslau.
- Georg Sachs, Breslau.
- Félix Cattaneo, Paris.
- A. Prose, Paris.
- Conr. Evers, Essen.
- H. de Gallois.
- Richard Locke, Leipzig.
- Luc Lynch, Paris.
- Ida Hogenboch, Amsterdam.
- Hugo Goulmij, Amsterdam.
- Observatoire de la Corniche, Aussel, Golfe-Juan, Vallauris (Alpes-Maritimes).
- Henry Verchére, Rouen.
- Il est bien difficile d’être philosophe.— Valère Lejeune, rédacteur à Y Avenir de Roubaiœ-Tourcoing, à Roubaix.
- Verne-Codevelle, Audruicq (P.-de-C.).
- Chrétien Legrand, Audruicq (P.-de-C.).
- Perdu Vandroy, Marck.
- Ad. Stein, Wien.
- J. Girard, Vallauris (Alpes-Maritimes).
- A. Savèrot, Beaune (Côte-d’Or).
- Louis P. L., Vtres (Somme).'
- Elise et Marthe Rudolfi, Paris.
- Thérèse Gente, Paris.
- Alexandre de Petchinofï, Paris.
- 23 OCTOBRE
- Jean Combes, exposant et délégué de l’Aveyron. Mme Ve Alida Dupuy, Paris.
- La Prusse nous en veut, parmi ses griefs ell’
- Ne noirs pardonne pas d'avoir la Tour Eiffel
- Albert Dupuy, Paris.
- François Chourot, Lyon.
- Eiffel dit que la Tour soit Et la Tour fût.
- Le monde en fut épaté.
- G. R., Paris.
- Le Figaro ne répond pas à son titre ; il est le seul qui ne rase jamais. — Ferdinand Thalheimer, Paris.
- Gustave Thiriart, membre de la Légia, poète Wallon, Liège (Belgique).
- Dè l’grand’tour di Babel J’enn a-t-ovou. Jâsé Min so l’béirtour Eiffel J’y ârêt sûr monté,
- Ji sos d’zeur po l’mourmint Et l’pus grand’ di mes jôyes C’est d’y scrire deux quatrain Qui comptet pa hùt, rôyes.
- Gustave Thiriart.
- C. Grivaud, Lyon.
- Jean Bothner, Genève.
- A. Kinkelin, Birmingham.
- Emil Schulz, Vienne.
- Johnitt Devenish, Weymouth, England.
- Eugène Rigaut, Saint-Petersbourg.
- Léon Malbec, Capdenac (Aveyron).
- Jorge Pias do conto Lemos.
- Estèque, Draguignan (Var).
- Massel, Draguignan (Var).
- H. Rolland, Marseille (Bouches-du-Rhône). Troin-Boucher, Draguignan.
- Claire, Marguerite, M. et Mme de Hahn, Vienne. Brégnard, Troyes (Aube).
- Garot, Troyes.
- Dumas, Adolphe, Marseille.
- L. Dupré, juge de paix, Mayenne.
- Boiret, Louis, Gigny (Saône-et-Loire). Lieutenant-colonel Limbourg du 5e d’artillerie. Marguerite Limbourg, Paris.
- Léon Limbourg, Paris.
- E. Mequillet, lieutenant au 151e d’infanterie. Eugène Crué, Fiers.
- Oustric, président de la société colombophile « La Sedan aise ».
- Xavier et Léon Sau^eplasse, Porto.
- Serge Nazaroff, Moscou.
- Basil Veaudratieff, Moscou.
- Alexandre Stepanoff, Moscou.
- Sophie et Joseph Chirchin, Moscou,
- Alexandre Rosenblooy. Moscou.
- Etienne Gervais, ingénieur, Montpellier.
- Julien Gély, Toulon (Var).
- Gauche, Louis, Solliès-Pont (Var).
- A. Bourguignon, Solliès-Pont (Var).
- Castel, Armand, Belgontier (Var).
- Alphonse Jaubert, Bruxelles.
- M. et Mme Jules Verelst-Tournay, Chimay (Belgique).
- Dr Koloman de Fodor, Postyén (Hongrie). Séphine de Fodor, née comtesse Berchtoldt, Postyén (Hongrie).
- J. Bascher de Beaumarchais, sous-officier au 3e dragons, Nantes.
- Raphaël Thomas, capitaine d’artillerie, Marseille. Edouard Huret, Paris.
- Alphonse Poodts, Bruxelles.
- M. F. Planescu, Ploesti (Roumanie).
- Victoria et Elena Stanescu, Ploesti (Roumanie). Desmeules, Versailles.
- Un gône de Lyon est épaté de tout ce qu’il voit. -Laroche.
- Z. Blohm, Altona-Nongtrong.
- Baron Chaudes de Steinninger, colonel autrichien. Capitaine Silvestre, Paris.
- Julia Villatte, Paris.
- Carmen Bernai, Paris.
- Du haut de cette Tour en fer,
- Je respire un libre air.
- Auguste Gasquy, Marseille. — Vive la France !
- Pera Truffaut, Paris.
- Marie Louise, Paris.
- Elisa Philip, Paris.
- Souvenir pour Marie, Antoinette, Anna et Joseph Compte.
- Vie et Amah, Paris.
- Phineas Arthur Benas, Liverpool.
- Rob. Nicholson, Liverpool.
- Léon Boulfart, Lille.
- George-Frederick Groxe, London.
- Goublet, Stéphane, Paris.
- Goublet, Jean-Baptiste, Betoncourt-les-Ménétriers, (Haute-Saône).
- Dr Dufour, Valence d’Agen (Tarn-et-Garonne). Adrien Alazard, Valence d’Agen.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 5
- Famille Laporte, Saint-Jean.
- Boyer, Valence d’Agen.
- •Gustave Mercier, Paris.
- Emile Mercier, Paris.
- L. Donnadieu, Serignaie.
- Donnadieu, Etienne,
- E. Beare, London.
- John Mac Gregor, Glasgow.
- M. et Mme Maillet, Marseille.
- Gaston Cherbuy, Saint-Mandé.
- Mme Dejean, Saint-Mandé.
- François Rivoallan, Pouguiel.
- Pérasse, Delorme, Mâcon.
- Huet, Alexandre, Grécy-s.-Serre (Aisne).
- Th. Stahl, Belfort.
- H. Vogel, Genève.
- J.-A. Schell, Paris.
- P.-J. van der Rijst, Paids.
- Michel Blunat, Marseille.
- Léon Robert, Bonneville (Haute-Savoie).
- A. Gompel, Paris.
- Aline Léopold, Nice.
- Augustine Reosper, Nancy.
- Augustine Reosper, Garches (Seine-et-Oise).
- V. Reosper, serrurier, Nancy.
- Edmond Romieu, Païenne (Sicile).
- Marguerite Didon, Nice.
- Robert G. Wornum, London.
- Ralph. Leiden Wornum.
- An. Maillet, Paris.
- Batifois et Mme Chavant, Lyon,
- Mme Grenier, Lyon.
- Achard, Louis, Saint-Jean-de-Vallérine.
- Lagay, Jules, Tarare (Rhône).
- B. L. Horner, York, Angleterre.
- Xavier Perroux, Mâcon.
- Mme Vincent Navizet, Mâcon.
- De Guibert, capitaine au 17e dragons et Mme de Guibert.
- Champion, Ernest et sa dame, à Creil (Oise).
- John Hopkins, Dublin, Ireland.
- Ed. Lenehan, Dublin, Ireland.
- Félix Possard, Berlin.
- Reimonenq, Rougiers (Var).
- Marie Dotres de Ghurruca, Saint-Sébastien (Espagne).
- M. Goeggel, Paris.
- Aurélie Guéroult, Orléans.
- Joseph, Louisa et Emily Ramsden miss Austin, Dewsbury, Angleterre.
- Hermann Plog, Anvers.
- A Fesber, Elberfeld (Allemagne).
- Givaudan, J., Hyères (Var).
- J.-M. Angelot, Ghatillon-d’Azergues (Rhône).
- A. Turlet, Paris.
- Marouhi Ivancesio, Mantoue.
- Alexandre Leanne, Namur (Belgique).
- Catherine Kravzoff, St-Pétersbourg.
- Nicolas de Kravzoff, St-Pétersbourg.
- Sougnez, Lyon.
- Sougnez, Mathias, Lyon.
- Dreux, Argenteuil.
- Aubert, François, Bonnétable.
- O. Norsshùùs, Bergen.
- Au monstre de fer, mes hommages ! — Alphonse May, Paris.
- Dobin Soens, Auchy-les-Teschenin (Pas-de-Calais). Clotilde Dobin, St-Pol-sur-Ternoie (Pas-de-Calais).
- Jules Gamet, Gadagne (Vaucluse).
- Prosper Gamet, Viviers (Ardèche).
- C. Minguet, Paris.
- B. Vilaive, Goutances.
- Jean Gommers, Anvers.
- Jeanne Gommers-Schepens, Anvers.
- Charles Bazin, Neuve-Maisons (Meurthe-et-Moselle.
- Ernest-Gaston Engerran, Bruxelles'.
- Jacquet, J., Collonges-au-Mont-d’Or (Rhône). Dottore Gabriele Jaceano, Italia (Marigliano). Dottore Luigi Nicotera, Italia (Marigliano).
- A. -D. Lyon, London.
- Francis Andriessens, Cologne.
- Léon Danger, Boulogne-sur-Mer.
- Emile Danger, Paris.
- J.-M. Ehel, Amsterdam.
- Cacao Kouff, Amsterdam.
- De mémoire de siècles on n’a jamais vu çà ;
- Mais Eiffel ira bien, j’en suis sur, au-delà.
- Il ne doit rien envier à l’autre grand Français Qui, malgré ses déboires, reste illustre à jamais Ayons toujours égal respect pour chacun d’eux Lnn a percé les terres l’autre a troué les cieux.
- P. Dyckx (d’Anvers).
- S.-J. Chopin, New-York.
- Mme Gabrielle Cognard, Paris.
- M. Morillon, à Albert (Somme).
- Mme de Bruge, Rouen.
- Pascalie et Auguste Rouge, Paris.
- J. Raveneau, Beaune (Côte-d’Or).
- B. Janniard, Dijon.
- Janniard Amiot, Saint-Loup-de-la-Salle (Saône-et-Loire).
- Mme Henry Biesman Simons, Eruxelles. Henriette Biesman Simons, Bruxelles.
- Léopold Lamouroux. Montpellier.
- Ve Bertrand, Montpellier.
- M. Bruguière, adjudant au Je d’artillerie, Rennes. M. et Mme H. Menatory, Marseille.
- M. et Mme Fernand Astor, Marseille.
- M., Mme et Anna Anfossi, Marseille.
- Mmes et Mlles Brindel, Marseille.
- Maria Ulloa, île de Cuba.
- Martin Dulfer, architecte, Minnhen.
- Eduard Frantz, Wien.
- Breithut, Wien.
- Yvonne Dubail, La Citadelle (Lille).
- P. et F. Séguin, Paris.
- Un Lyonnais des Pierres-Plantées.
- H. E. Stevens, Norbiton, Kingston-on Thames, England.
- Sophie. Louis et Léon Petit, Montgeron. Jean-Baptiste Massot, Marseille.
- Charles Bouton, Besançon.
- Adolphe et Marie Verne. Rive de Gier.
- Lapierre Gabriel, Rossillon (Ain).
- Annocque, Arras.
- Pedro Alberto, Paris.
- Brener, Aire.
- F. Deurvoist, Terborg.
- Mlle H. D’Anvers, Ostende.
- Mme Stuart-D’Anvers, Gand.
- Mlle Ch. Mouqué, Ostende.
- Gustave Breulon, Buenos-Ayres.
- M. le Dr Planche et madame, Paris.
- Carlos Fensery, Bilbao (Espagne).
- H. Morel-Révoil, architecte, Nîmes.
- Hélène Morel-Sossi. Lyon.
- Louis-F. Guidai, Bruxelles.
- Daniel, Paris.
- Louis IPoussaye. Falaise (Calvados).
- MM. Olives. London.
- Marcel Bernard. Pessac (Gironde).
- Jérôme Rinaldi, de Florence (Italie).
- Cayrel, Placide,Cadours (Haute-Garonne).
- Jean Buffaud, ingénieur, Lyon.
- Tobie Deridder, Bruxelles.
- A. Dumont des Bordes.
- Alphonse, E. Karcher et E. Jeanjean, Lunel-Viel (Hérault).
- Tua Dominique, Turin.
- G. Camandona, Turin.
- M. et Mme Dewarlez, Paris.
- J. Cari Siheitlin, St-Gall (Suisse).
- Walter Tobler, St-Gall (Suisse).
- Mme Landry, Paris.
- Mme Deruy, Paris.
- Marie de Pehatcheff, Paris.
- Anna de Pehatcheff, Paris.
- Anna Lireux, Alençon (Orne).
- G. Lireux, Alençon.
- James Eustache Warrin, Dublin.
- Desarnaud, 12e d’artillerie.
- Lucie et F. Fourgaut, Paris.
- Collon, sous-lieutenant au 123e d’infanterie, Ile-de-Ré.
- Mauidee Reinherz, architecte, Odessa (Russie). Mme Reinherz, Odessa.
- Rambaudy fils. — Compte, Gélestin et Gustave Accarié, Cavaillon.
- Aimé Cuénaud (Suisse].
- Gérard Verryd, Lierre (Belgique).
- J. Gion, sous-lieutenant au 156e de ligne, Toul. Hippolyte Coutau, Genève.
- Ch. Weibel, Paris.
- Louis Platet, Paris.
- Dr G. Rumen, Paris.
- M. Granger, Dijon.
- A. Guilleminot, Dijon.
- Georges Metz, Strasbourg.
- Chersalier, du Rhône.
- Dr Alexander Grismoold, Zagreb.
- Finsi Hermann, Zagreb.
- Daniel Herman, Agram.
- Henri Mallet, maréchal des logis au 8e chasseurs à cheval, Verdun.
- Albert Villequin, Paris.
- Marius Bénazet, Paris.
- François Bénazet, 16e section d’infirmiers, Amé-lie-les-Bains.
- Eugène Denhandel, Bruxelles.
- Antoine Bertenchamps, Bruxelles.
- Armand Bret, Chartres (Eure-et-Loir).
- Esther Petit, Chamesson-sur-Seine (Côte-d’Or).
- J.-II. van Idiltus, Amsterdam.
- Geles Joannes, Montluçon (Allier).
- Costet, Alexandre, à La Sermèse (Ardèche).
- A. Guillin, Louviers.
- H. Duruflé, Louviers (Eure).
- Froté, Paul, Sainte-Ménéhould (Marne).
- F. Borel, Paris.
- Henrique Frenor Montesenor, Valencia (Espagne).
- Emile David, capitaine au long cours, Saint-Briac (Ille-et-Vilaine).
- Henri de Chiavary. Nîmes (Gard). Joseph-Ignatius Barrington Mac Hally, Carricma-cross (Ireland).
- Emile Meiller, Mayence.
- Joseph Tuai, Saint-Servant.
- Deylana-Cabanis, Nîmes.
- Villard-Cabanis, Vauvert.
- H. Cambon, Nîmes
- N. Ausset, Paris.
- Briscambille, Paris.
- A. Rasini, Paris.
- Gaston Dubet. Paris.
- P. Vandevelde, Bruxelles.
- C, Schuffer, Paris.
- J. Farke Srigny.
- Baleyron, Irigny (Rhône).
- A. Bonvalot, Dijon.
- Il fait autant de mistral sur la Tour que sur la Canne-bière. — Ludovicus Narbas, Marseille.
- E. Bolo, Brest.
- Ferréol, Nicolas, Nantes.
- Eugène Ledoux, Paris.
- Désiré Cailleaux, Dousdau.
- Beausse, Adolphe, Rosny-sous-Bois.
- Eugène Lefranc, Rosny-sous-Bois.
- Edmond Simon, Nanteuil-lès-Meaux.
- Louis Sibillotte, Paris.
- Jules Guigou, Gonfaron (Var).
- Léontine Heintz, Dijon (Côte-d’Or).
- M. Santrop et F. Simon, Dijon.
- Ivel, Louis, Lunéville, Meurthe-et-Moselle.
- Ph. Giacanti, Paris.
- Henri Ledroit, Paris.
- E. Fouquet, Loupiac-de-Cadillac (Gironde). Antoinette et B. Laforest de Stimoty, Nice. Sigmund Merzbach, Francfort-sur-Mein.
- N. Ménard, Paris.
- M. L. et N. Roy, Clamart.
- Isidore Benjamin, Francfort-sur-Mein.
- Salomon Long, Durmenach, Haute-Alsace. Bonnefont, Adrien. Bourg-Saint-Andéol (Ardèche) Bonnefont, Hippolyte, et son petit-fils Marcel Tabary, Paris-Montrouge.
- M. et Mme Bouvier, Chevreuse (Seine-et-Oise). Bayer, lieutenant-payeur au 6e de ligne, Anvers. M. de Comeau, Mâcon.
- M. Pionneau, Paris.
- Mme J. Ronneberg, Paris.
- Mme E. Achelpohl, Hambourg.
- Mlle V. Vigner, Paris.
- M. et Mme Kuhlmann, Allemagne.
- M. Mouiliem, Paris.
- Louis Dangoisse, Paris.
- Le prince Galitzin et le comte Ostermann avec sa femme, St-Pétersbourg.
- C. Lefebvre, Paris.
- N. Schak, Copenhague.
- Ç. Magnan, St-Laurent-en-Royans (Drôme).
- Jules Mayonnet, Châlons-sur-Marne. Jeanne-Mérie, 8 ans, Stains.
- Pécoit Monrepron, Issoire (Puy-de-Dôme). Gabrielle Mérie, sa fillette et son bon père, Stains.
- M. et Mrs David Annan, London.
- Les dames Bélocopitoff, Londres.
- Robert Mackay, Carelame (Ireland).
- Charles J. Foster, IJertfordshire (England). Johanna et P^aura Bann, Paris.
- Hébert, Dieppe.
- A. Jenné, capitaine adjudant major du 144e, Bordeaux.
- J. Chaulon, ing., Bordeanx.
- Emile et Léopold Vernert, Paris.
- D. Hébert, London.
- Pouyol Léger, Saint-Licnard (Hte-Vienne).
- G. Demonteix, Paris,
- Oscar Baumann, Alexandrie d’Egypte.
- Salontsni Javaloro, Palerme.
- Rodolphe et Robert Riser, Prague (Bohême).
- L. Jean, Caen.
- Ilario Cattoni, Cremone Volonzo (Italie).
- Secchi Luigi, Volonzo (Italie).-
- M. Mérigot, Paris.
- Meuble, Essonnes (Seine-et-Oise).
- Docteur Paul Daubin, Barsac (Gironde).
- René Malet, Lyon.
- Adrien Cevreuil, Paris.
- Edouard Herselin, avocat, Beauvais.
- La Tour de Babel a dispersé les peuples, la Tour Eiffel les réunit. — Hippolyte Nancy, Nice.
- Blanvillain Janin, Curly (Rhône).
- Eudoxie Caulier et Maria Huppens, Paris.
- Mme Florent Chabot, Leuze (Hainaut).
- O. Hartmann, Amsterdam.
- A. Guérin, Bétheinville Marne.
- Ch. d’Ayfort, du Petit Caporal.
- Jules Hogmon, Bruxelles.
- Antoine Deleu, Bruxelles.
- Louis Jourdan, Marseille.
- Charles Barbé, Charles Gueit et Ferdinand Per-raud, Toulon.
- Henri Jomonafiori, Rome.
- M. Fabre, Paris.
- Gaston Caussé, Saint-Pierre-de-Lombers (Tarn). G. Koningh, Rotterdam.
- J.-H. Rijken, Rotterdam.
- Arthur Monnom. Lyon.
- Elisée Fabre, Lyon,
- : José Prute, Madrid.
- Louis Alvarez, Rodriguez (Madrid).
- Edouard, Paris.
- (A suivre)
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- 6
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LISTE DES RECOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889
- (Stiite)
- Classe 61. — Matériel des chemins de fer GRANDS PRIX
- Chemin de fer Grand Central belge. Belgique. — Compagnie de Fives-Lille.
- London and North Western railway Cl Angleterre.
- Midland raihvay C°. Anglererre. — Ministère des travaux publics.
- Pennsylvania railroad Cl Etats-Unis.
- Société alsacienne de constructions mécaniques. — §ociété des chemins de fer de la Méditerranée. Italie. — Société Cockerill. Belgique. — Société italienne des chemins de fer méridionaux. Italie. Société suisse pour la construction de locomotives, de machines (Winterthür). Suisse.
- MÉDAILLES D’OR
- Anciens établissements Cail. —Arbel. — Association amicale des anciens élèves externes de l’école des ponts et chaussées.
- Brunon.
- Garels frères. Belgique. — Compagnie anonyme des forges de Châtiilon et Commentry. — Compagnie continentale d’exploitation des locomotives sans foyer. — Compagnie de Huauchaca. Bolivie. — Compagnie des fonderies et aciéries de St-Etienne. Compagnie des fonderies et forges de Pilonne (Chantiers de la Buire). — Compagnie française de matériel de chemins de fer. — Compagnie générale des omnibus de Paris.
- Deplassieux frères. — Dietrich (de) et Cie.
- Locher, Edouard. Suisse. — London Brigton and South coast railway. Angleterre.
- Martin et du Trembiay. •— Miani, Silvestri et Cie. Italie.
- Neilson. Angleterre.
- Riggenbach. Suisse.
- Saxby. — Société anonyme de Marcinelle et Couil-let. Belgique. — Société de constructions des Ba-tignolles, — Société des aciéries et forges de Fir-miny. — Société nouvelle des moteurs à air comprimé (système Mekarski). — South Eastern railway C°. Angleterre.
- Vacum Brake C°. Angleterre.
- Westinghouse Brake Cl Angleterre. .
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Administration des chemins de fer de l’Etat. Chili.
- Cauvin Yvose et petit-fils. — Chaix (imprimerie et librairie centrale des chemins de fer). —Chemins de fer du Mexique. — Compagnie des chemins de fer de l’Est algérien. — Compagnie des chemins de fer de l’Ouest algérien. — Compagnie des chemins de fer du Sud de la France.—-Compagnie des chemins de fer de Bône à Guelma. — Compagnie des chemins de fer de Saint-Gothard. Suisse. — Corpet, Lucien.
- Decauville aîné. — Dervaux-Ibled, Ernest.
- Estrade de ferro et navigaçao paulista. Brésil.
- Haag, P.-E. — Hallot et Cie. Belgique.
- Lartigue. — Legrand, Achille, Belgique.
- Mabile, Valère. Belgique. — Mallet, Anatole.
- Neveu, Etienne. — Noulet. Belgique.
- Partiot, Léon.— Patent, Nut et Boit C°. Angleterre. — Peckham Street Ca. wheel and axle Ce. Etats-Unis.
- Revue générale des chemins de fer (Comité de rédaction). —Roy, Edmond-J.-F.
- Société anonyme des ateliers de constructions de la Meuse. Belgique. — Société des omnibus et tramways à Lyon. — Société anonyme des ateliers de constructions de Malines. Belgique. — Société anonyme des forges de Franche-Comté. — Société anonyme des forges et aciéries du Nord et de l’Est. — Société anonyme des forges et fonderies de Haine-Saint-Pierre. Belgique. — Société anonyme des usines et fonderies de Baume et Marpent. — Société industrielle suisse à Neuhau-sen Suisse. — Société anonyme industrielle de contraction et d’entreprise de travaux publics à Braine-le-Comte. Belgique. — Société de Saint-Léonard. Belgique.
- Timmis, J.-A. Angleterre .
- Usine de Ragheno (M»ie A. Verhaeg). Belgique.
- Wenger.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Alexmonières, C.-M.-E.-Auguste. Amail,
- Léopold. „ . ^
- Banister et Annett. Angleterre. — Bejnes, Pays-p$as. — Bonnefond. — Bouchacourt, Magnard et Cie- — Boyruveu frères. — Broca. _ Chantrenne-Soiron, Georges. Belgique. Co-
- chard. — Compagnie d’exploitation des tramways
- (Réseau sud de Paris). — Compagnie des tramways du département du Nord.
- Demarnefi'e, N. et Cie. Belgique. — Deville, Châtel et Cie. — Digeon.
- Faucille fils, Jules et Hippolyte. — Faugier, A. et Cie. — Fondu, J.-B. Belgique.
- Gillet, Stanislas-D. — Groulart (de). Belgique — Guyenet, Constans.
- Henricot, Emile. Belgique. — Humbert, Edmond.
- Jaspar. Belgique. —Journal des Transports.
- Klein.
- Laird, B.-F. Etats-Unis. — Laminoirs, forges et fonderies de Jemmapes (Demerbe, Y. et Cie). Belgique. — Leblanc, Georgi et Cie.
- Merchauts Despateis transportation C°. Etats-Unis.
- — Merelle. — Meyer, A. — Morelle Thibout. — Mors. — Maller et fils.
- New-York commercial C° (Limited). Etats-Unis.
- Oehler, Alfred. Suisse.
- Plasson, Pierre. — Poulet (Ve) et Poulet fils. — Porter, H. et K., and G°. Etats-Unis.
- Ridsdale railway lamp and lighting C°. Grande-Bretagne, — Roux, Guichard et Cie. France.
- Savary et Cie. — Sax, Félix. Belgique. —’Scholtés Metaalwaren fabrich. Pays-Bas. — Serpollet et Cie. — Société de fondation des chemins de fer glissants perfectionnés. — Société anonyme pour la construction d’appareils de sécurité pour voies ferrées. Belgique. — Société internationale d’éclairage par le gaz d’huile.
- Taza-Viliain (Ve).
- MENTIONS HONORABLES
- Ateliers de construction du nord de la France.
- Baillehache (de). — Barbieux Semai, Fred. — Bernard. — Berner, Russie. — Bosquet et Paruit. — Bougonin. Lucien. — Bouloumier (le Dr). Boy-den. Power Brake Cl Etats-Unis. — Boyenval IL, Ponsard et Cie. — Buisset. Belgique.
- Camus, Léon. — Charpentier, L. — Choquet, iVu-guste. — Cito et Funch. Luxembourg. — Clé-mencet.'— Compagnie du chemin de fer de Saint-Quentin, Guise. — Coulaud et Cie, Noël. — Cou-Ion.
- Danner, Charles-M. Autriche-Hongrie. — Delettrez, Léon. — Desprez (le DQ. — Ducousso, Th.
- Féraud. — Flamand. — Fisher. Etats-Unis.
- Gaillot et Gaillotti. — Grover. Angleterre. — Guillaumin.
- Hanrez. Belgique. —LIansen. Norvège.
- Inloes, W.-H. Etats-Unis.
- Lachèze, François. — Laicock. Angleterre. — Le-doux, A.-L. — Léon, Auguste. — Lerenard, V.-Louis.
- Magnat. — Manufacture ardennaise. — Millet, F.-T. — Moreau, Léon. Belgique. — Müller, J.-C.
- New York car wheel works. Etats-Unis. — Normand, Augustin et Cie. — North London railway Cl Angleterre.
- Peignon. — Périn frères. — Post. Etats néerlandais.
- — Puscarîo, J.-J. Roumanie.
- Railway News C°. Etats-Unis. — Richard.
- Savoie. — Severac. — Simplex Temple Chambers
- railways Patent, F. — Syndicate. Angleterre. — Société des chemins de fer de Périgord. — Société des clôtures et plantations. — Stilmant. Philippe-L.-A.
- Thibaudet, C.-E.
- Verlinde.
- Warrem, A. Etats-Unis. — Willemin, P. Belgique. William van den Abeele et Cie. Belgique.
- Classe 62. — Électricité[.
- GRANDS PRIX ,
- Administration des postes et des télégraphes. — Ateliers d’Oerlikon. Suisse. — American Bell and C° Etats-Unis.
- Baudot.
- Carpentier. — Christofle et Ge.
- Edison. Etats-Unis. — Elihu Thomson. Etats-Unis. Elisha Gray. Etats-Unis. — Elliot Brothers. Angleterre.
- Planté.
- Société générale des téléphones (usine Rattier).
- MÉDAILLES D’OR
- Ader, Clément. — Administration royale grand-ducale, des postes, télégraphes et téléphones à Luxembourg. — Alioth et Cie Suisse.
- Bran ville (de) et Cie.
- Carré, Ferdinand.— Clerc, Louis.—Cobb Vulcanite Wire C°. Etats-Unis. — Compagnie générale des lampes à incandescence. — Crampton and C°. Angleterre. — Cuenod-Sautter. Suisse.
- Deschiens, Eugène. — Desroziers. — Dumoulin-Froment.
- Eastern Telegraph. Angleterre.
- Fabrique de télégraphes et appareils électriques (ancienne maison Jlipp). Suisse. — Faure. — Fowlers and Cl Angleterre. — Fortin Hermann.
- Hanrion, Fabis. — Heisler Electric C°. Etats-Unis.
- India Rubber et Cie.
- Jaspar. Joseph. Belgique.
- Laimer Clarik Muirhead and Cl — Leclanché, et Cie. — Lodyguine. Russie.
- O’Ivonite Company. Etats-Unis.
- Mandoux, Louis. — Menier. — Mercadier. — Meri-tens, A. de. — Meyer (Mme Ve). — Mildé fils. — Mors frères. — Mouc-hel, J.-O.— Munier, C.-J.-A.
- Pieper, A. Belgique.
- Richnewsky. Russsie. — Richard frères.
- Sieur. Eugène. — Société alsacienne de construc-tious — Société anonyme d’électricité Gérard, E. (Exploitation des brevets). — Société anonyme Y Electrique. Belgique. — Société anonyme d’appareillage et d’éclairage électrique. Lampes Cance).— Société anonyme Electricité et hydraulique. Belgique. — Sprague. Etats-Unis. — Steinlen et Cie. Allemagne. — Société YEclairage électrique.
- Trouvé.
- Van Rysselberghe. Belgique. — Volta graphophone C° (the). Etats-Unis.
- Weil, Frédéric. — Weiller, Lazare. — Westen Electric Company. Etats-Unis.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Aron frères.’
- Bajou. —Bénard. — Bakdou. Louis. — Bertrand.
- — Borrel, — Brillé.
- Carré, Edmond. — Cassassa fils et Cie. — Cassagne.
- — Chambre syndicale et d’études des monteurs électriciens. — Chardin. — Chateau père et fils. Chrétien. — Claude, F.-Auguste. — Glemançon.
- — Commercial Cable and C°. Etats-Unis. —Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz. — Consolidated Telegraph and électrical Subway Courtois. Belgique.
- Dalloz, Gillet et Guyot-Sionnet. — Dejardin.
- Electrical Power s'torage. Angleterre. -— Electric Manufacturing. Etats-Unis.
- Gadot. — Gailïe, A. — Gaiffe et fils. — Gérard, Emile. Belgique. — Godfroy. — Gorges. — Gri-volas.
- Henley. Angleterre. — Henry et Cie. — Houry Aboilard et Cie.
- Jacquemier.
- Lacombe et Cie.— Lévy, Emile.— Lionnet, Claude.
- Maquaire et Street. — Martiny-Verstraet. — Mégy, Echeverria etBazan. — Michel, Eugène.-—Ministère des communications à Tokio. Japon.
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour Waiie, Blomjield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et' à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel , (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière Heure. — Echos. — La Javanaise. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses. — Annonces et Réclames.
- Voir à la 4e page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
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- CHRONIQUE
- Le Bulletin officiel a montré une grande réserve en ce qui touche eette question, délicate entre toutes, des décorations. Il n’en parlerait encore pas, s’il ne s’agissait d’une question de principes, dont la solution, d’après ce que je crois savoir du moins, présenterait un vrai danger pour l’avenir.
- On m’assure — et je n’y puis croire — que l’on hésiterait à décerner aux membres des jurys une partie des décorations dont le gouvernement a reçu la disposition par un vote de la Chambre ; et, ce, pour les accorder exclusivement aux exposants.
- Ce serait là une réso
- LES MUSICIENS RUSSES A L’EXPOSITION.
- lution fâcheuse, qui rendrait beaucoup plus difficile, dans l’avenir, le recrutement des jurys. Prendre une résolution semblable, serait méconnaître l’importance du rôle des jurés, le dévouement et l’abnégation de ceux qui acceptent ces fonctions.
- Il en est, parmi ces jurys (ceux des classes de l’alimentation par exemple), dont les fonctions ont été absorbantes, pénibles même. Et l’on refuserait à ceux qui y ont consacré des mois entiers, qui ont négligé ou abandonné leurs propres intérêts pour les remplir, les récompenses honoriliques les mieux méritées du monde ?
- La question va se reposer bientôt, lorsqu’il
- PARIS PENDANT LA SOIRÉE D’HIER.
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- s’agira de recruter des jurés pour les expositions qui se préparent en Amérique et en Russie. Croit-on, s’il n’y a pas un peu d’honneur au bout, que l’on trouvera facilement des jurés prêts à traverser le mers ou aller en Russie pour le seul amour de l’art?
- Pour moi, j’en doute.
- C’est pour cela que je crois dangereux de se couper à soi-même l’herbe sous les pieds en refusant dès maintenant, aux jurés de 1889, des récompenses péniblement conquises et absolument méritées.
- ***
- Les réflexions que l’on vient de lire étaient couchées sur le papier et composées, lorsque jai appris, ce matin, que le conseil des ministres avait décidé de décerner la grand’croix de la Légion d’honneur à M. Meissonier, président du jury des Beaux-Arts.
- Cette résolution semblerait indiquer que M. Tirard, et avec lui le gouvernement, auraient l’intention de faire aux jurys une part dans la distribution des décorations. Je ne saurais que les en louer.
- L’église Saint-Ferdinand des Ternes était trop petite, hier, pour contenir les amis de M. Ossude, le sympathique inspecteur principal de l’exploitation, accourus pour assister à la bénédiction nuptiale de sa toute charmante fille, Mlle Marguerite Ossude, qui a épousé M. Ferdinand Dominer, ingénieur civil, agrégé de l’Université, officier d’académie.
- M, le comte d’Ormesson, directeur du protocole, M. Thurneyssen, secrétaire général de l’exploitation, M. de Lacretelle, chef de bureau des sections étrangères, un grand nombre de fonctionnaires de l’exploitation, et de nombreux membres des jurys, parmi lesquels M. Jarlault et Savignon, témoin du marié, assistaient à cette belle messe de mariage.
- En se rendant à la sacristie pour recevoir les félicitations d’une foule empressée et affectueuse, les nouveaux mariés ont traversé une baie de gardiens de classes, presque tous porteurs de décorations militaires.
- Très brillant hier le dîner de la presse au cercle des journalistes ; l’originalité de cette réunion éminemment démocratique de la République des lettres, c’est qu’il n’y avait pas de président, et qu’il n’y a pas eu, à proprement parler, de toasts : ô bénédiction !
- Beaucoup de confrères de la presse départementale s’étaient rendus à la charmante invitation de notre ami Izambard, et, parmi les principaux représentants de la presse étrangère, nous avons remarqué MM. Gapponi du Fanfulla, de Meister du Handelsblad d’Amsterdam, Roqueni de la Gazzetta ciel Popolo, Giovanni Eandi du Secolo de Milan, Oscar d’Aranjo de UEconomista Alessandro Lioy du Roma de Naples, de même MM. Louis Maçon de la Correspondance Helvétique, Crawford du Daily News, Woodford Igland de VEvening Standard, P.-L. Simmond de L’Europan Mail, Edmond Salamon du Budapest^ Rue 11 du Soir de Bruxelles, etc., etc.
- Le service a été admirablement fait par la maison Chevet, et les mets ont été très goûtés ; des llacons généreux d’apéritifs de vins d’Algérie, notamment du crû de Mgr Lavigerie, force bouteilles de bière de S-Omer, etc., etc..., avaient été envoyés, et nous en remercions les donateurs.
- On a passé heureusement à côté des toasts prétentieux et banals, on n’a débité que quelques
- fantaisies, et le soir, on a pianotté et chanté très joyeusement.
- C’est une bonne fin d’Exposition pour nous qui avons eu tant de labeurs depuis le 6 mai !
- F. L.
- -------------------------
- Les portraits de MM. Dutert et Contamin, publiés avant-hier par le Bulletin officiel, ont été gravés d’après les photographies de M. Appert, le photographe émérite du monde officiel.
- Une erreur de mise en pages a fait oublier de le mentionner. Nous le regrettons, et nous nous empressons de réparer cet oubli.
- Rendons au César des photographes ce qui est à César.
- --------------------------------------—
- DERNIERE HEURE
- Le bal de l’Elysée
- On nous prie de rappeler que le bal qui devait avoir lieu, au palais de l’Elysée, le jeudi 24 octobre, et auquel M. le président de la République et Mme Carnot avaient invité la seconde série des exposants récompensés, a été remis à demain lundi 28 octobre.
- Les invitations envoyées pour le 24 ne seront pas renouvelées, elles seront valables pour le 28.
- MM. les sénateurs et députés, MM. les conseillers généraux de la Seine et conseillers municipaux de Paris, MM. les maires et adjoints de Paris sont priés de vouloir bien considérer le présent avis comme une invitation.
- Ils seront reçus, ainsi que leur famille, surda présentation de leurs insignes ou de leurs cartes de visite.
- Les Voitures entreront par l’avenue Mari-gnv.
- Le livre d’or de l’art français
- La commission des beaux-arts à l’Exposition universelle laissera un témoiguage durable de son œuvre. Elle a résolu, en effet, de consacrer un livre qui portera le titre de Y Art français 1789-1889, le souvenir des merveilles prêtées à l’Exposition centennale par les musées et par les grands collectionneurs.
- Les principaux critiques d’art, réunis sous la direction de M: Antonin Proust, en écriront chacun un chapitre, selon leurs préférences et leurs connaissances spéciales. L’introduction est de M. Paul Mantz.
- Dix de nos premiers aquafortistes graveront dix chefs-d’œuvre de l’école française. Cinquante photogravures en taille-douce . tirées hors texte, des eaux-fortes, des photogravures et ,des gravures sur bois dans le texte compléteront un total de cent reproductions.
- Cet ouvrage, qui sera complet en douze livraisons, sera ainsi le résumé le plus somptueux de l’histoire de l’art français pendant le dix-neuvième siècle.
- Le concours de la charcuterie
- La société de secours mutuels « L’Union de la Charcuterie » a ouvert hier, sous la tente de l’horticulture, au Trocadéro, un concours temporaire et international de _ charcuterie. Ce concours ne pouvait avoir lieu plus tôt, en raison des chaleurs qui auraient été funestes aux produits exposés, et il a fallu attendre que la température se fût abaissée.
- La journée d’hier a été réservée à l’examen du jury qui a commencé ses travaux à deux heures. Parmi les victuailles appétissantes envoyées par les quatre-vingts charcutiers français ou étrangers qui ont pris part à l’Exposition, les jurés ont particulièrement remarqué une mosaïque de galantines et de pâtés placée dans un cadre de saindoux finement travaillé ; une hure de sanglier préparée avec beaucoup d’art et un Neptune de saindoux d’un travail extrêmement curieux. L’exposition de la charcuterie sera ouverte au public à partir d’aujourd’hui et sera close le 31 octobre.
- Statistique des pickpockets
- La brigade spéciale organisée par le service de la sûreté pour surveiller et arrêter les pickpockets pendant l’Exposition va bientôt être licenciée. Les dix agents qui la composent ont opéré depuis le mois de mai deux cent quarante-neuf arrestations.
- Voici par nationalités le relevé des individus arrêtés :
- Américains, 7; Anglais, 23: Espagnols, 6 ; Italiens, 10 ; Russe, 1 ; Egyptiens, 2 ; Suédois, 1 ; Hollandais, 4: Français, 136; Algériens, 7; Belges, 8 ; Allemands, 12; Autrichiens, 9; Polonais, 8 ; Suisses, 15.
- Sur ces 249 individus, 204 sont des repris de justice ayant à leur actif plusieurs condamnations.
- Ces arrestations ont été faites principalement rue du Caire, à la galerie des machines, à la station des tramways, place de l’Alma- et porte Rapp.
- La tombola de l’Exposition
- L’administration vient de décider que les comptes de la tombola seront arrêtés dès le lendemain de la clôture de l’Exposition.
- En conséquence, la date du tirage sera aussitôt fixée, quel que soit le nombre des billets placés. Ajoutons que cette date sera très rapprochée.
- Les Décorations
- Le conseil s’est occupé de l’examen des nominations dans la Légion d’honneur, faites à l’occasion de l’Exposition par le Ministre du Commerce.
- Le nombre des nominations et promotions s’élève à 400 environ. La liste en sera prochainement publiée.
- Dès aujourd’hui, on annonce que le peintre Meissonier est promu à la dignité de grand’croix de la Légion d’honneur.
- Trois croix de grand-officier sont données à M. Paul Dubois, le statuaire; à M. Faye, membre de l’Académie des sciences et du bureau des longitudes, et à M. Alfred Picard, président de section au conseil d’Etat, ancien directeur général des chemins de fer.
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 94.827.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................. 4.473
- Du 1er au 2me. ........... 2.786
- Du 2e étage au sommet... 1.877
- En tout.............. 9.136
- Les décorations
- C’est probablement jeudi prochain que le Journal officiel publiera la liste des décorations accordées aux exposants.
- Un ingénieur de la Tour
- M. Maurice Kœchlin, de Zurich, un des ingénieurs de la tour Eiffel, vient de déposer au conseil fédéral suisse une demande de concession pour la construction et l’exploitation d’un chemin de fer allant de Lauterbrunnen au sommet de la Jungfrau. Les Bernois prétendent que le projet est parfaitement réalisable, et le gouvernement suisse va sûrement accorder la concession.
- La ligne projetée se composera de deux parties : la première sera un chemin de fer à adhérence et à voie étroite qui continuera la ligne d’Interlaken à Lauterbrunnen, actuellement en construction, et qui amènera les voyageurs au pied de la Jungfrau; la seconde partie se déroulera sur la montagne, mais M. Kœchlin hésite encore sur le mode de traction.
- Le travail durera sept ans, car on ne pourra opérer que dans la belle saison ; il coûtera environ 10 millions. Le chemin de fer sera exploité pendant les cinq mois d’été ; les ingénieurs comptent sur trente jours d’ascension complète par an et sur
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- BULLETIN OFFICIEL DE.L'EXPOSITION DE 1889
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- 30,000 ascensionnistes en moyenne. Le trajet, aller et retour, coûtera 35 francs.
- Une seconde demande de concession pour un chemin de fer de la Jungfrau a été déposée par un ingénieur des chemins de fer du Jura, M. Traut-weiler; son projet consiste en une ligne complètement souterraine.
- Monter en chemin de fer à une hauteur de 4,167 mètres, voilà qui laissera loin derrière soi les ascensions du Vésuve et de la Tour Eiffel.
- Fontaines lumineuses à domicile
- M. Gaston Menier, l’un des fils du célèbre industriel, vient de faire établir, pour son usage personnel, une petite fontaine lumineuse.
- Cet ensemble de jets d’eau, construit sur le modèle des fontaines de l’Exposition, figure au milieu de la table dans les dîners qu’il donne. L’appareil se compose de plusieurs cercles percés de trous par lesquels l’eau s’échappe en jets, et placés au-dessus d’une excavation garnie de petites lampes électriques. Entre la lumière et l’eau glissent plusieurs cadres portant des verres de différentes couleurs. Il suffit de faire jouer un mécanisme des plus simples, à portée du maître de maison, pour obtenir, comme au Champ de Mars, des gerbes colorées de diverses nuances.
- La, Société de sauvetage
- La Société centrale de sauvetage des naufragés, dont le siège est à Paris, 1, rue de Bourgogne, a obtenu, à l’Exposition universelle de 1889, un grand prix pour les appareils de sauvetage qu’elle a exposés et pour les services qu’elle a rendus.
- Les 77 stations de canots et les 415 postes de canons et de fusil porte-amarres, et de secours établis jusqu’à présent par la Société sur toute l’étendue du littoral de la France, ont permis, depuis 1865, année de sa fondation, jusqu’à ce jour, de sauver 5,384 personnes dans des conditions souvent très périlleuses, où le dévouement seul des riverains eut été complètement impuissant à les arracher à la mort.
- Elle a, en outre, secouru 761 marins, dont plusieurs se trouvaient tout à fait en perdition.
- Les frais de représentation
- Plusieurs journaux persistent à publier des renseignements erronés au sujet de l’emploi des frais de représentation alloués aux membres du cabinet, à l’occasion de l’Exposition universelle.
- ' Nous croyons devoir rappeler que les sommes qui n’auront pas été utilisées au moment de la clôture de l’Exposition feront retour à l’Etat.
- Ajoutons, en ce qui concerne particulièrement les dépenses faites par le Ministre de la justice, que M. Thévenet a, depuis l’ouverture de l’Exposition, offert une série de déjeuners auxquels ont été invités un grand nombre de magistrats, de sénateurs et de députés. Le garde des sceaux a, en outre, donné deux grands dîners: l’un, en l’honneur des membres du Congrès d’anthropologie criminelle qui s’est réuni récemment à Paris; l’autre en l’honneur de la chambre de commerce de Lyon et des exposants de la région lyonnaise.
- Enfin, M. Thévenet a participé, pour une somme de 14,500 francs, aux dépenses résultant des représentations de gala qui ont été organisées à l’Opéra ; à l’Opéra-Comique et à l’Hippodrome, en l’honneur des maires qui ont assisté, le 18 août, au banquet du palais de l’Industrie.
- LA JAVANAISE
- Une amusante fantaisie de l’Echo de Paris :
- A Mademoiselle Wakiem.
- Jeune fille aux yeux fendus en amande, pure et innocente Javanaise, il paraît qu’avant de partir vous avez pressé contre votre cœur quelques feuilles de platane en vous écriant : « C’est un peu de Paris, ça, je vous l’emporte. »
- Le Figaro a recueilli cette belle parole et l’a imprimée, car elle lui a été certifiée exacte par M.René de Pont-Jest, qui connaît le Javanais ainsi que la plupart des langues orientales.
- Aussi, si jamais, ô jeune fille, un© catastrophe a lieu dans votre pays, n’ayez aucune crainte : Pai’is organisera une fête javanaise et vous enverra beaucoup d’argent.
- En attendant que cette catastrophe arrive, vous vous êtes enrichie à l’Exposition et vous avez amassé une dot considérable pour le premier Javanais qui vous épousera;
- Je ne sais pas comment on dit « poser un lapin »
- dans votre langue maternelle, et c’est pourquoi je ne me permets aucune appréciation sur la conduite de vos compatriotes :
- Vous auriez pu, belle Wakeim, rester au milieu de nous et devenir une horizontale de grande marque ;
- Vous auriez eu des chevaux, des voitures et une gloire immense ;
- Vous auriez assisté aux premières représentations ;
- Mais vous avez vécu assez longtemps à Paris pour apprécier la vanité de toutes ces choses.
- Vous préférez emporter notre bonne galette nationale sans vous exposer à de cruelles mésaventures;
- Avec elle vous achèterez des propriétés dans l’île de Java et vous ferez la fête à la mode de votre pays.
- Dépensez cet argent, ô Wakiem!... Quand vous n’en aurez plus, vous n’aurez qu’à revenir à Paris, vous et vos parents :
- On vous donnera encore de l’argent tant que vous en voudrez ;
- Car à Paris, il y a toujours de l’argent pour les Javanais, pour les Belges, pour les Esquimaux, pour les nègres, pour les Hottentots, pour les Lapons, pour les Péruviens, pour les Abyssiniens, pour les Sénégalais ;
- C’est pourquoi il n’en reste plus pour les Parisiens;
- Ça n’est pas drôle.
- GRAINDORGE.
- Chemin de fer d’Orléans
- Trains de plaisir à prix très réduits
- A l’occasion des derniers jours de l’Exposition universelle, la Compagnie d’Orléans organisera des trains de plaisir à des prix exceptionnellement réduits au départ des gares ci-après, pour permettre aux voyageurs de passer la journée du vendredi 1er et du dimanche 3 novembre à Paris :
- Limoges.... Départs : 31 octobre et 2 novembre. Montluçon.. — 31 — 2 —
- Poitiers.... — 31 — 2 —
- Tours....... — 31 — 2 —
- Orléans..... — 1er nov. et 3 —
- Des affiches placardées dans les gares et dans les localités indiquent les prix, l’horaire et les stations desservies par ces trains.
- CHEMINS DE FER DE L’EST Peux jours à l’Exposition universelle
- Nous apprenons que la Compagnie des chemins de fer de l’Est mettra en marche, le mardi 29 octobre courant, un train spécial de Delle et de Belfort à Paris.
- Ce train, dont les prix sont très réduits, comprendra des voitures de 2e et de 3e classes et permettra aux voyageurs de venir passer à*Paris les journées du 30 et du 31 octobre.
- Clieiîiiiîs de fer de l’Ouest
- La Compagnie de l'Ouest a tenu à ce que les Normands et les Bretons qui n’auront pas visité l’Exposition de 1889 ne puissent invoquer le manque de facilités offertes pour s’y rendre.
- Nous apprenons, en effet, qu’après les trains hebdomadaires de plaisir qu’elle a organisés dès la fin du mois dernier, elle va mettre à la disposi-du public des trains journaliers de même nature et avec des conditions plus favorables encore :
- A partir du 28 octobre et jusqu’à la fin de l’Exposition, on pourra, de tous les points du réseau, venir à Paris tous les jours avec des billets de trains de plaisir à prix réduits par des trains désignés que feront connaître des affiches spéciales,
- Au retour pas de restriction. Il sera loisible de repartir à volonté, tous les jours, par tous les trains prenant des voyageurs, de la classe correspondante à celle du billet jusqu’à la fin du 4e jour qui suivra la clôture de l’Exposition.
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- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889 Modèle approtivé par la Direction générale.
- Les reproductious de cette belle pièce de faïence, qui mesure trente centimètres de diamètre, sont décorées et cuites à deux feux, sur commandes spéciales indiquant les inscriptions qui doivent occuper les écussons réservés à cet effet dans la bordure :
- Nom de l’Exposant, sa Classe et sa Récompense.
- Cette oeuvre d’art, d’un grand effet décoratif constitue, pour chacun de ses destinataires un véritable monument personnel et inaltérable de ses succès industriels : c’est le plus précieux souvenir qui soit offert aux Exposants de la grande année du Centenaire.
- Prix : £5 Francs.
- (Avec un riche cadre de peluche : 40 Francs).
- Des spécimens sont exposés dans les bureaux du Bulletin Officiel, à l’Exposition, où on reçoit les commandes.
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- s’enfilant toutes seules, fabriquées par W. BARTLEET ET SONS
- Vents en gros à Paris: MM, les Filsde F. Charpentier, 36, bd Sébastopol
- LES ASCENSIONS A LA TOUR
- A PIED
- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du 1 er au 2» étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au fer étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du Pr étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’E Y POSITION DE 188»
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre. du Pavillon du Figaro, au second étage de la Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du F1G-AR0
- 23 OCTOBRE
- (Suite).
- Juan Palomo y Diaz Madrid.
- Gustave Adelivanstenier, Vienne.
- Desvignes Clamecy, Nièvre.
- V. A. Metz, Strasbourg,
- Docteur Fromm, Norderney,
- M. et Mme Eugène Lamontagne, Tout.
- M. et Mme Alfred Morel, Toul.
- M. Adolfo F. Roesener, Milan.
- M. Anton Mobius, Hamburg.
- Joseph Huber. Vienne.
- Maineri Angelo, Milano.
- Mme L. Bau, Paris.
- Mme Borel, Paris.
- Elise et Ant. Lachnit. Cologne.
- A. Duboys et Camille Bordas de Coussac Bonne-val.
- Mme Dys. Paris.
- G. Michoud, Yverden (Suisse).
- A.-S. Cantimir, Paris.
- A. Geisert, Paris.
- Alejandro Mon, Ovieclo (Espagne).
- Chazelles Charles, adjoint au maire de Lorlanges (Haute-Loire).
- Gaston Réfrognec, Dijon.
- Auguste Duhon, Paris.
- François Seyris, Paris.
- Alphonse Duport, Reims.
- Dayan, Maurice, Alger.
- Ernest Kratz, Strasbourg (Alsace).
- F. Grosclaude, médecin-pharmacien, Alger.
- C. Méline, Alger Louis-J. Gaynor, London.
- P.-Isidore R. Brito, Colombo (Ceylan). -Maire François, Paris.
- Alexandre Pruym, Paris.
- Charles Taicheire, Hérault.
- Piéron, Paris.
- Ferdinand Goyet, Châteauroux.
- Louis Charière, Châteauroux. '
- A. Goyet, Châteauroux.
- N. Charière, Paris,
- Zénéide et .Jean Silitsch, St-Pétersbourg.
- Aubé, Paris.
- Simon Schmole, Berlin.
- Alice Blum, Bruxelles.
- François Bollard, Paris.
- M. et Mme Mouchatre, Paris.
- Francisco José d’Almeida, Paris.
- Félix Agevedo, Paris.
- Mme Pannelier Heiltz l’Evêque.
- Mme E. Pannelier, Vitry-le-François. Barchat-Vergne, Vitry-le-François.
- Roy Antonin, Clermont-Ferrand.
- F. Legay, Clermont-Ferrand.
- Roy Pons, Clermont-Ferrand.
- Charles-C. Keil jr, St-Paul Minnesota (North-America).
- Mme L. Masson, Paris.
- De Svetchine, Paris.
- D1’ et Mme Fricker, Paris.
- Alphonsine Collardeau, Paris.
- Angélique Chauriet, Arbois (Jean).
- Ilie Borosini, Bucarest,
- George J. Ramovanu, Bucuresci.
- Dupuy jeune, Vienne (Isère).
- Marc Gros, Strasbourg (Alsace),
- Avvocato Cesare Landriani e signora, Milano. Edmond et Paul C., Nancy.
- Adhémar van Weddingen, Bruxelles.
- Ravrial, Paris.
- G. Clerc, sous-préfet.
- Enila Crele, Paris.
- Gabrielle Perthuy, Paris.
- A. Bouscatel. Paris.
- A. Osmont, Paris.
- Ferdinand Prior, Paris.
- Mélanie Cochet, Aix-les-Bains (Savoie).
- Cochet, Paris.
- Alfrerlo Rnssetti, Asti (Italia).
- Lucie ni. Théodore, Calvi.
- Carré, Gaston, Capdenac.
- Gustave Verbrouck, Anvers.
- Ernest Werbrouck, Paris.
- H. du Boisberranger, Paris.
- Christine Chanut, Tarascon.
- Mme Albert Bruggisser et Mlle Lia, Florence. _ Mme Paul Couturier,Cormeilles-en-Parisis(Seine-et-Oise).
- L. Gillet, Andenne (Belgique).
- A. Dernoncourt, Audennes.
- Lussau. Somarez (Landes).
- Abel Gérard, Paris.
- C. Lamartre, Paris.
- Clavel, directeur des Soirées littéraires, Paris. Beonaud, Anvers.
- Deux Landais à Paris, A. Peyrondet et Daugey.
- Antoinette Chinchon, Droué (Loire-et-Cher). Louise Rootz, Paris.
- Alice Lany, Paris.
- Raphaël Loviny, Bailleul (Nord).
- Nanette van Raalte, Amsterdam.
- A. van Raalte, Amsterdam.
- Veuve Vieillof, Paris.
- Théodore Dentz, Amsterdam. >
- A. Bauche fils, Paris.
- Auguste Rattu, Clermont-Ferrand.
- Gustav Klasius, Berlin.
- tour eiffel. — Règlement.
- Article 1er. Quiconque se précipitera du haut de ce chef-d’œuvre sera condamné à mort.
- C. C. de L., Paris.
- Vive la France! vive la Paix! Mais lorsque ce cri retentira encore : « Pour la Patrie ! Français haut les cœurs ! » c’est ici au sommet que se prendra la hauteur. — Lambert, Havre.
- Boris Nadel, lieutenant-colonel de la garde impériale de Russie, Paris.
- A. André, Bennes (Doubs).
- Marie Blondin, Arras (Pas-de-Calais).
- Nicolas Macarofï, Paris.
- J. Richier, Lyon.
- Périsse, Lyon.
- Mme et Mlle Le Baillif, Havre.
- Ch. Doré, Paris.
- Antoinette et Charles' Bordes, Fumel (Lot-et-Garonne).
- Le comte d’Aragona Gaetani, Paris.
- Charlotte Goller, Stuttgart.
- Julie Gwinner. Stuttgart.
- M. et Mme Siméon Gavarry, Marseille»
- Vergnaud. Paris.
- Charles Chauderlot, Bruxelles.
- M. Mallet, Paris.
- Octave Vacquier, Paris.
- A. et V. de Massikéan, Paris.
- B. Chapon, Paris.
- Marquesa de Bueno, Madrid.
- Albert Giolla, Stuttgart.
- Henriette d'Andiran, Paris.
- Hermance et Alexandre Dargaignarat, Paris. Gustave Schoff, Paris.
- J. Manhin, Paris.
- Reine Sanglin, Paris, j Félicie Crouzet, Paris.
- 1 A ce monument grandiose, mon souvenir ineffaçable, i — Pierre Crouzet, Paris.
- Constamment condamné à me mettre si bas, je suis heureux et fier de me trouver si haut. — E. Barat, pédicure, Paris.
- Jeanne Barat, Paris.
- Un souvenir heureux est peut-être, sur terre, plus vrai que le bonheur. — Marie Guibel-Peccatte, Montpellier.
- Dormir, mourir... Piêver peut-être!!! — J. Peccatte, Asnières.
- Ce siècle a commencé par Victor Hugo et finit par M. Eiffel!...
- Oh ! a légende des siècles ! » que penses-tu de cette grande... brasserie verticale? C’est un.tour de force mais j’aimerais mieux un Parthénon. —A. B., Paris.
- Léon Léonida, Borlitza Léonida, Démètre Tei-sann, Alex. Teisann, Cleo Léonida et Mlle Sophie Léonida, Buzen (Roumanie).
- Pensée pratique : La Tour Eiffel nous montre à tous que c’est avec du fer que Ton gagne de l’or. — Perroton, Auguste, Lyon.
- Après avoir vu la Tour, je n’ose plus regarder Perroton. — Adolphe lloch, Lyon.
- Suis épatée, éblouie. — S. Guérard, Paris.
- Un Alpin du 9e groupe en reconnaissance sur la Tour Eiffel est étonné de ne rencontrer ni marmotte ni chamois. — Papillon Bonnot, sous-lieutenant au 7e chasseurs à pied.
- P. Classen, Ramanoff, Russie.
- Séguin, Nuits-sur-Ravières.
- Ve Imbert, Paris.
- Hoessly, ingénieur, Schaffhouse (Suisse).
- Salut ! Eiffel salut ! Votre esprit supérieur Est comme cette Tour ; il s’élève et domine.
- Mais il serait curieux, qu’un second ingénieur La descendit d’un bloc dans le fond d’une mine.
- Pierre Dubois, Paris.
- uuuure, iraris.
- Mme Johanne, St-Germain.
- Louise Battut, St-Germain-les-Gouilly. Edmond Meisenburg, Heidelberg, Baden. Marion-Duc, Sapois (Vosges).
- Marie Lalande, Lungnan (Vienne). Léonie Stevens, Belgique.
- Maria Teygeman, Ostende.
- A. Daniel Paris.
- Eugène Tevgeman, Ostende,
- Elise Vanderplanche, Montmorency (Seine-et-ise).
- Angel Garcia, Pevate, Paris,
- Sigismond de Ghelminiski, Russie,
- F. Einert, La Haye.
- Louis Laporte, Vigan (Gard).
- Theodoro Monteiro, Mocran.
- F. Montanet, Paris.
- Eugénie Mignon, Florence (Italie).
- Jules Delarue, Paris.
- Paulet, Paris.
- A. Dangé, Paris.
- O. Marciat, Fleurus.
- 24 OCTOBRE
- Soisnier, maire de Fontenay-le-Briis (Seine-et-Oise).
- Goudry, Auguste, Emélieet Céline Soisnier, Fon-tenay-les-Briis.
- E. de Eysank, Vienne (Autriche).
- M., Mme et Mlle Anatole Levy, Paris.
- Chabridon, Clermont-Ferrand.
- François Rem, Anvers.
- Je ne me suis jamais sentie aussi petite. — Marquise Sonia, Paris.
- Monter si haut pour retomber si bas, voilà la vie! — J. Sabrèdo, Parjs.
- A mes amis d’Espagne et de Navarre : Muchas expres-siones. — Jaimes.
- La famille Ed. Favier et leur ami Bigot, Paris. Oscar IJelbecq, Anvers.
- Capitaine Pioch, Tournai.
- Adolphe Oplin, Francfort-sur-Mein.
- M., Mme et Mlle Bâillon de F’ontenay, Nogent-ir-Marne.
- Détample, Amiens.
- jeter loin le regard, voir l’horizon sans borne,
- C’est à toi, ô Eiffel ! que je dois ce mirage :
- Le ciel sur ma personne, à mes pieds le nuage ;
- Que je puis contempler le pur azur des cieux Et que tout être humain disparaît à mes yeux.
- C’est là qu’est l’idéal, et c’est bien là le rêve!
- Oui, du haut de ta Tour, tous les soucis font trêve: J’entrevois dans l’azur la paix, la liberté;
- J’y vois écrit surtout le mot Fraternité.
- Je vois dans le lointain les peuples accourir;
- Ils ont cette devise : « Vivre libres ou mourir ! »
- Ta Tour est le grand point où chacun se rassemble; Son phare est un symbole, et de ce grand ensemble De peuple émerveillé il sort, oh ! chose unique,
- Une immense clameur : « Vive la République! »
- Eug. Granger,
- Correcteur au Jotirnal officiel.
- Hupelier, Versailles.
- M. et Mme Gabriel Lair, Paris.
- L. Jouanne, La Rue-Saint-Pierre (Seine-Inférieure).
- Anna et Edmond Gaymard, Marseille.
- Lerouge, Benoît, Mouscron.
- François Daelmans, Anvers.
- Pierre Van Leuven, architecte, Anvers.
- Albert Peequery, Paris.
- A. Petit, Paris.
- Adèle-D. de Jalvan, Paris.
- Josefina de Sorondo, Paris.
- Francisca de T’henaut, Paris.
- A. Thenaut, Paris.
- A.-W. Alingoist, New-York (America).
- Gustaf de Laval, Stockholm (Suède).
- E. von.Hornbastel, Wien.
- Hans Nehls, Hamburg.
- Céline Blum, Péris.
- Auguste Duclos, Paris.
- A. Lemaire, Paris.
- Joseph Chàbaud, Tarascon.
- Fernand Imbert. Arles.
- Ed. Marlin, Paris.
- Anna Anselmi Candiani. Venise.'
- Ambrosina Candiani, Venise.
- Cesira (domina, Venise.
- Giacomo Confina, Venise.
- Maria-Antoinette Guillaume d’Augy, Châlons-sur-Marne.
- Poizat, Jean, Court (Rhône).
- Alfred Paire, Lyon.
- Raoul de Genty, Paris.
- Commandant Pau et Roland Pau, Nice.
- Léon Rolin, Braine-le-Comte.
- Albert Rolin, Liège (Belgique).
- (Madeleine et Rose Heulemge, Alsace.
- Mona Hague, Denby (Angleterre).
- A. Noël, Paris.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- L. Beauxi, Paris.
- Emile Fortoul, Cannes.
- Joyeux, Pegomas-les-Bains.
- M. le Dr Dubois de Lavigerie et Mme, Paris.
- M. le Dr Veil et Mme, Paris.
- M. et Mme Giraud, Saint-Raphaël (Var).
- Charles R.. Perpignan.
- M. et Mme Gustave Blanc, Cannes.
- Edouard Fortoul. Cannes.
- Emile Chizalet, Clermont-Ferrand.
- Marguerite Duvivier, Clermont-Ferrand. Mathilde Jehin, Spa.
- Raymond Le Bourgeois, Toulon.
- Aristide Becker, Nancy.
- Râper, London.
- A.-M. Râper. London.
- V. Strohe, Bâle.
- J. Vilar, Céret (Pyrénées-Orientales).
- Edouard Vilar (Pyrénées-Orientales).
- Marie, Lucie et Alfred Sauvy, Perpignan.
- René Belhomme, Paris.
- C. O. et Helga Wessin, Agrell (Suède).
- Eugène Gobert, Bruges.
- Meynard, Avignon, et son beau-frère Meynard-Ninon.
- Pondarré, Germain, Bayonne.
- Si beau, si grand, si haut, c’est votre œuvre, science, Liberté et travail : notre triple alliance.
- Préaud, Lyon.
- Isidore Bourgues, de Merindol (Vaucluse).
- Revel, Paris.
- P. Noé, Lyon.
- M. et Mme H. Lehouerf, Paris.
- Dalmouth, Marseille.
- P. Noé, Paris.
- E. et Samuel Grenard, aux Moussières (Jura).
- H. Burdet, aux Moussières (Jura).
- Adèle, Bruxelles,
- Admiradores de Eiffel. — Silvestre de la Paz et Sara
- B. de la Paz, Espagne.
- Barbier, Paris.
- J. Duncan Campbell,Paris.
- Du second de la Tour Eiffel, j’embrasse mon frère et mes sœurs. — André d’Ormesson, Paris.
- Georges d’Alexeieff, maître de la cour de S. M. l’empereur de Russie ; Mme d’Alexeieff et ses filles, Mlles Viera et Olga d’Alexeieff.
- Daureillan, Xavier. Auch.
- Porteries, Auch.
- G.-B. Bovis, Paris.
- Un poète a chanté les grands vins de la Bourgogne, et moi je chante les grands noms : Sadi Carnot et Gustave Eiffel. — Philéas Labonnette (Bourguignon), Paris.
- F. Krieg, Paris.
- M. Heinrich, Vienne.
- Oscar Refardt, Paris.
- Lucien Hauneux, Jemmapes.
- James Stowivits, London.
- Benjamin Print, Amsterdam.
- Charles Pejot, Paris.
- Penm, Pierre, Paris.
- Valentine Coblence, Paris.
- Georges Rothschild, Paris.
- Alphonse Rothschild, Paris.
- Augusta Morhange, Bruxelles.
- Molini et Atiti, Chalon-sur-Saône.
- A. Habicht. ingénieur, Saint-Pétersbourg.
- Mme Cécile Habicht, Saint-Pétersbourg.
- J. Louis Kuinders, L. Ketjen, J. van Rinkhuij-senvetz, F. Th. Croes, Amsterdam.
- G. Peellaert. Anvers.
- Prosper Wellens, Anvers.
- Félix Richard, Alençon.
- Marie et Emile Périnet, Alençon.
- Roumieux, Montpellier.
- Louis Jeanjean Tourtel, Montpellier.
- Louis Jousselin, Beaufort (Maine-et-Loire).
- A. Jousselin Carré, Beaufort.
- Jacquin, Joseph, Morez-du-Jura.
- II. Demellier, Paris.
- M., Mme et Mlle Pallu de la Barrière, Paris. Godefroy et Pauline Ratton, Bordeaux.
- Henri et Mme Couder, au Passage d’Agen (Lot-et-Garonne).
- Henri Carré, Lyon.
- A. Blache, Paris.
- A. Bottin, Paris.
- Vte de Fontainieu, Bordeaux.
- Mme Akermann, Cherbourg.
- Henri Akermann, Paris.
- M.-J. César, Paris.
- Camilla Segré, London.
- Georgina-Eugénic Alexander, London.
- Du haut de la Tour Eiffel l’homme est plus près du ciel, où ne pourront jamais aboutir tous les méchants sans repentir. — J. Combes, exposant et délégué de l’Aveyron.
- Albert Maurel, Baden-Baden.
- Pour saisir le pouvoir ou monter sur la Tour, L’homme fait des efforts... chacun peut y prétendre. Mais il ne songe pas que bientôt à son tour,
- Après l’avoir gravie, il en devra descendre.
- Pivert, Neuilly-Plaisance (Seine-et-Oise). Clotilde Levi, Parigi.
- M. et Mme Mario Racah, Livorno.
- Delousteau, Paris.
- E. Delousteau, Paris.
- J. Salavert Pelletreau. Paris.
- Adolphe Grinavsky. Moscou.
- V. Hanov, Paris.
- A. Ménard, Paris.
- Jonas Rein, Paris.
- Eusèbe Germain, Ve-coux, Vosges.
- C.-H. Garnett, London.
- Frank, Hedrig, J.-J. et Charlotte Hausmann, Francfort-sur-Mcin.
- François Dupont, Genève.
- Louis Huel, Lyon.
- Arthur Rossillon, Lyon.
- Charles Lesne, Paris.
- J. Delbet, Paris.
- Mme de Vos et ses filles, d’Amsterdam, sont heureuses d’avoir vu M. Eiffel, d’avoir pu admirer cette Tour gigantesque ; elles lui sont reconnaissantes d’avoir été reçues dans son salon.
- A. Delbret, Paris.
- W. Steembruggen, Leiden (Hollande).
- E. Casoni, Barcelona.
- F. -G. Uballer, Amsterdam.
- Ernest Ramiseh, Vienne.
- Juan L. Iribarren, Paris.
- H. Ingold, Paris.
- S. Laurent, Paris.
- Baudru de Baden, Baden.
- M. et Mme Trapp, Baden-Baden,
- Gérard van Aaken, Baden-Baçlen.
- Hans Kale, Leipzig.
- Henri Wilsker, Pologne.
- W. Gourko, Varsovie.
- Jean et A. Appert, membre du jury.
- Georges Dehay. Reims.
- M. et Mme Louis Aignan, Nantes.
- Louise André, Avignon.
- A. Fromage, Paris.
- Maria Michel, Avignon.
- Ve Mathé, Paris.
- L. Dienne, Paris.
- Napoléon Martin, Paris.
- Courtin, Octave st sa dame Pauline, Paris. Cailliot, Florence.
- Victor Janssens, Mailly-de-la-Somme.
- Marius Mont-Rolland, Paris.
- Marie Mermillod, Paris.
- Manuel Burger, Paris.
- Lucie Delrieux, Lyon.
- Adèle Baudet, Paris.
- Elisa Cappelli, Firenze (Excelsior).
- Je suis extasié devant la hardiesse de M. Eiffel. — Jaf-fard, officier de cavalerie. Bordeaux.
- Georges Poincignon, caporal au 27e de ligne, à Nancy.
- Frédéric Komig, Froitjanez (Russie).
- Charles Maignien de Musuy, Paris.
- Claude et Cécile Dhéry.
- Nougué, Paris.
- Jean-Pierre Guyard et sa famille, Montesson (S.-et-Oise).
- Léon Brick, Luxembourg.
- Denis Molle, Saint-Etienne (Loire).
- Martin Tauriède. Agen (Lot-et-Garonne).
- Henri Baruteau, Le Havre.
- Constant et Mme Corion, Paris.
- E. Janssens, Mailly-Maillet (Somme).
- Alphonse Michel, Clessé (S.-et-L.).
- Céline Delrieux, Paris.
- Fernand Cerf, Bordeaux. '
- Philippe Alfano, Paris.
- John Lund, Norvège.
- Alphonse Brutin, Paris.
- Wendling, Bordeaux.
- Adolf Banchetti, Foligno (Italia).
- Michèle Hariévic, officier de la marine autrichienne.
- Camille Sicard, architecte, Toul (Meurthe-et-Moselle).
- Ch. Dor, Bruxelles.
- Marcel Branchard, Mortagne (Orne).
- Siegfried et B.osa Kaufmann, Goerlitz.
- Louis Ignace, Paris.
- Auguste Pucetin, Londres.
- Baptistin Jouve, Gordes (Vaucluse).
- Bonamy Abondance et sa famille, Cavaillon (Vaucluse).
- Baptistine Rousset, Cavaillon (Vaucluse). Auguste, Paulette, Henriette et P. Pelletier, Paris. Sentilhes, ingénieur, Bordeaux.
- L. Jonville, Lille.
- A. Devillers, Leers, Belgique.
- J. Bourbon, Cliatou.
- M. Bonbonne, Liège (Belgique).
- Jean Wasilewski, ingénieur, Varsovie.
- Mme Gustave Guillaumet, Paris.
- Henri Levasseur, Bâillon.
- E. Bedingfeld, St-Malo.
- J. Lempereur, Paris.
- Marie D. et Lucie Goupie. Paris.
- Louis Stein. Puy.
- Julien Dielgol, Paris.
- Simon Délaux. Toulouse.
- Marie Caille, Paris.
- Gh. Caille, Paris.
- Emma Caille. Paris.
- J. André de la Porte, Haarlem, Hollande.
- Mme et Louis de Cunha, Brésil.
- Comte de Malherbe, Paris.
- Mme de Courcelles, Paris.
- Adolf Fechter, Petersburg.
- Feliks Rvcerski, de Varsovie.
- André Cauchy, Paris.
- E. H. Fticitjes, La Haye.
- Louis Châtelet, Maçon.
- J.-B. Fonbonne, Liège (Belgique.
- Ernest Simon, Paris.
- Légé, Paris.
- R. Serpe, Paris.
- O. Bayer, Dijon.
- Marie Claveau, Caillaudière.
- A. Serph, Paris,
- M. Boyer, Paris.
- S. Claveau, Châtillon.
- Dr Abel Leuillieux, Aire.
- Edgar Leuillieux, Lille.
- Comtois, conseiller général, Lyon.
- André du Pérech de St-Avit.
- François Spiridon, Rome. .
- Joseph Geray, Paris.
- Manuel, Paris.
- M. Forgeot, Bellefontaine.
- Mlle Emma Barbier, Nevers. ,
- C. Barbier, Nevers.
- A. Moreau, Versailles.
- A. Breteuil, St-Cyr.
- Rignault, Réné, Paris.
- A. Marchandeau, Vouvray.
- Galateo Claudin, Turin.
- Ferrero Vincenzo, Turin.
- L. et Henry Follet, Paris.
- Signori Rag. César, Milan.
- Causin, Florentin, Lyon.
- Emma Van Bellingen, Anvers.
- Lucien Keck, chef au 2e régiment d’artillerie, Valence (Drôme).
- Antonin Marquès, Montpellier.
- Miguel Chicoy, Barcelona.
- François Marti, Barcelona.
- Eugène Rainaud, Grasse.
- Louis Brignolle, Grasse.
- Antonio Francisco Ribeiro Ferreira, Lisbonne. Eugenia Machado Ferreira, Lisbôa.
- Manuel José. Ferreira d’Àndrade, Lisbôa.
- Mauvet José Ferreira d’Andrade, Lisbôa.
- G. Montetiore, ministre officiant au Temple israélite de la rue Buffault, Paris.
- Henri Boscher, Paris.
- Docteur Jeanton, Paris.
- Massis, Nevers.
- P. Robin, Paris.
- Parvy Giron, à Grisy Suisnes (Seine-et-Marne). Hoster et J. Colomb, Sisteron (Basses-Alpes). Médard Piron. rosiériste, Suisnes (Seine-et-Marne) Figuière. Désiré, Sisteron (Basses-Alpes). Théophile Petifour, Paris.
- Paul Vergne, Montpellier.
- Joséphine Vergne Aninat, Montpellier.
- E. et Félix Fidelle, Paris.
- M. et Mme H. Pagmez, Paris.
- G. Rudeau, Paris.
- Louis Edet, Paris.
- Emma Hasenfratz, Livrich (Suisse).
- H. Huber, .Zurich (Suisse).
- Théophile Grasser, Lyon.
- Antoine Guédot, Lyon.
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- A. Chevallier Bordeaux.
- Mme L. Durand, Karlsruhe, Grand duché de Bade.
- Emile Stasse, La Neuville, Huy (Belgique).
- Cte Bento Alvet A. Siha, Lisbonne.
- A. Barreau de Veaugen, Sancere Bernelon. Maria-Joanna Lacerda, Brésil.
- Paul Langlois, conseiller de préfecture honoraire de la Seine.
- Yvonne Godard, Paris.
- Marie et Alcide Speranza, Italie.
- Mauricio Gleisner, Hambourg.
- Jaillet-Rougelet, Tournus.
- Exbrayat, Emile, Lyon (Rhône).
- Pierre Volownine, Pétersbourg.
- Jules et Emile Jolibois, Mamirolle (Doubs).
- Louis Latoce, Paris.
- E. Brungger, Zurich.
- R. Kagi, Zurich.
- Germain, enseigne de vaisseau.
- Pirof, Genève (Suisse).
- Anita Perot, Rome.
- Lescot, Lyon.
- Frédéric Schlée.
- Georg Pflüger, Allemagne.
- Wilhelm Kraimer et Ernest K...
- Louis Macré, Paris.
- Julien Schwarz, Wien.
- M. et Mme A. Cayen, Mâcon.
- E. Auger, Constantinople.
- Bellais, Paris.
- (A suivre)
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- 6
- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889
- (Suite)
- Classe 62. — Électricité.
- MENTIONS HONORABLES
- Aboilard. — Acméélectr. works. Angleterre, -Ani-zan. — Anselme. — Antraigues. — Aubert. Suisse Aubry.
- Bablon. — Ballat. — Bancelin. — Bazin. — Bonetti. Borssat. — Bosselut. — Bouchard. — Boulé, — Brien. — Bristoel. Norvège. — Brito. Portugal.
- Cacheleux. — Camus. — Carenne. — Chambud. — Contade (de). — Cornette. — Crosse.
- Davillé. — Debayeux. — De Vaquier de Limon. — Digeon. — Dortet.
- François Grellou et Cie.
- Gabriel. — Gallet. — Gauthier, Pidoux et Cie. — Giraud. — Globe electrical. Angleterre. —Glocker.
- — Guérot.
- Iwanowski. Italie.
- Jacot.
- Kamenarowick. Autriche. — Koenig.
- Lagache. — . Laitier (Ve) et Cie. — Lambrigot. — Lanaud. — Legentil aîné. — Loiseau.
- Marchai. — Marchenay. — Marcillac. — Medberg. Etats-Unis. — Millet. — Mondos. — Mortelette.
- — Munson Lighting C°. Etats-Unis.
- Née.
- Oudin. . _
- Pecquet et Mandroux. — Perrin. — Piret. — Po-litzer.
- Renault et Desvernay. — Renault. — Rever.
- Salvaing. — Scola et Ruggieri. — Schoeffer. Ser-rin. — Société électrique industrielle. Italie,
- Terrai. — Testu. — Tschierret, Fuchs et Cie.
- Vandeplancke. Belgique. — Vasseur.
- yyery. — Warton. Etats-Unis.
- Classe 63. — Matériel et 'procédés du génie civil des travaux 'publics et de l’architecture.
- GRANDS PRIX
- Barbier et Cie. — Beaudet, Douau et Cie. — Bouwens Yanderboyen. — Bureau des ingénieurs du gouvernement. Etats-Unis.
- Chambre de commerce du Havre. — Chambre de commerce de Marseille. — Civet-Crouet, Gauthier et Cie. — Compagnie générale des asphaltes de France. — Compagnie du canal de Suez. — Compagnie de Fives-Lille.
- Eiffel, G. ,, ,
- Gibault. — Gouvernement du Brésil, ensemble de travaux et chemins de fer de Dom Pedro. Brésil. Gouvernement de la République Argentine. — Gouvernement du Mexique. — Gouvernement du Brésil.
- HoUSGïlt
- Institut royal des ingénieurs. Pays-Bas.
- Leblanc, J.-Lucien. — Lepaute, Henry.
- Manufacture des glaces de St-Gobain. — Mathelin et Garnier. — Ministère de l’intérieur, bureau des chemins vicinaux. — Ministère des travaux publics. — Monduit fils. — Moreau frères. —
- Muller.
- Pavin de Lafarge, J. et A. — Pille Daydée.
- Société anonyme des anciens, établissements Cail.
- — Société des ateliers deNeuilly.—Société centrale des architectes. — Société de construction des Batignolles. — Société Decauville aîné. — Société des ingénieurs civils.— Société John Cockerill.— Société des ponts et travaux.
- Union des maîtres de carrières de petit granit. Belgique.
- Ville d’Anvers, Belgique. — Ville de Paris, service des voies publiques.
- Zschokke et Terrier. France-Italie.
- MÉDAILLES D’OR
- Administration commerciale de Gand. Belgique. — Administration locale. Cochinchine. — Adminis-tion royale grand-ducale des travaux publics. Luxembourg. — Arnodin. — Ateliers de construction de Greil. — Aveling and Porter. Angleterre.
- Bauche, G. et H. — Baxatour frères. — Bergeotte et Dauvilliers. — Bernard, Antoine. — Boileau fils. — Bordiau. Belgique. — Bouchez-Beru. Belgique. — Brun-Cottant.
- Cazaubon. — Cassard, André. — Chambre de commerce de Bordeaux. — Chambre de commerce de Boulogne-sur-Mer. — Chambre de commerce de Calais. — Chambre de commerce de Dieppe. — Chambre de commerce de Dunkerque. —Chambre de commerce de Nantes. — Chambre de commerce de Rouen. — Chédeville et Dufrêne. — Chubb and Sons Lock and Safe CP (Limited). Angleterre. — Coigner, Edmond et Cie. — Comité
- néerlandais. Pays-Bas. Comité portugais. Portugal. — Comité des ardoisières de Benazé. — Commission britannique. Pavillon indien. — Compagnie du tunnel sous-marin. — Compagnie nouvelle des ciments Portland. — Compagnie des entrepôts et magasins généraux. — Compagnie des eaux, — Compagnie française de matériel de chemins de fer. — Compagnie générale des travaux publics et particuliers. — Corroyer.
- Damman et Washer. Belgique. — Deligny et Henry.
- — Deslignières. — Desmedt. Belgique. — Direction des travaux publics, à Tunis. Tunisie. — Doulton et Cie. Angleterre. — Dubos, Paul. — Dunnett.
- Exposition collective des anciens élèves externes des ponts et chaussées. — .Exposition collective des architectes de l’Anjou. '— Exposition collective de la Picardie.
- Fornley Iron C°. Angleterre. — Février.. — Fichet.
- — Fischer, George. Suisse. — Francis and C°. Angleterre.
- Gaget, Gauthier et Cie. — Gillet.— Glenboig Union Fire Clay and C°. Angleterre. — Gosset, Alphonse.
- — Gouvernement du Chili. Chili. — Gouvernement de Siam. Siam. — Gouvernement de l’Etat de Guanajuato. Mexique. — Grait, à Angol. Finlande.
- Haffer aîné. — Hancox. Brésil. — Iierring et Cie. Etats-Unis.— Humphreys. Angleterre.— Haffner, Pierre.
- Jandin. — Jouva. Belgique.
- Kristoffovitch. Rassie.
- Leblanc, A. fils et Cie. — Leblanc, Jules. — Legrand, Achille.. Belgique. — Lelubez. Guadeloupe.
- Maison, Louis. — Malo. — Maquennehen et Imbert. — Milinaire. — Ministère du commerce, de l’industrie et des colonies. — Ministère des travaux. Mexique. — Morel, Auguste. — Monseu et Cie. Belgique. — Municipalité de la ville de Tunis. Tunisie.
- Nenot, Henri.
- Orsola Sola et Cie. Espagne, — Oakeley Slate-Quarries C°. Angleterre.
- Pallu, Algérie. — Pelletreau. Algérie. — Pelloux père et fils, — Perin-Grados. — Perrusson et fils et Desfontaines. — Pichery. — Poitrineau. — Poupard aîné. — Protectorat de l’Annain et du Tonkin. Ann-am-Tonkin.
- Quillot frères.
- Renard et Fèvre. — Regnard frères. — Rocle, Armand. — Roi de Siam. Siam.— Rondeleux et Cie.
- — Royaux fils.
- Satre. — Schryvers. .Belgique.— Schlosser et Maillard. Suisse. - Schmidt. Russie. — Schupisser et Meyer. Suisse. — Simons et Cie. — Société anonyme des ateliers de Willebroeck. — Société des ciments et chaux de Beffes. — Société des chaux et ciments de l’Aube. — Société des carrières de Lessines. Belgique. — Société internationale de construction et entreprise de travaux publics. Belgique. — Société anonyme de Commentry-Fourchambault. — Société des forges et fonderies de Montataire. — Société anonyme des forges et chantiers de la Méditerranée. — Société anonyme des forges de Franche-Comté. — Société des granits de Bretagne. — Société des granits et porphyres des Vosges. — Société de Niel-en-Rupell. Belgique. — Société des produits réfractaires de Quaregnon. Belgique. — Société des produits céramiques de Jeanmenil et Rambervilliers. — Stother and Pitt. Angleterre. — Stinson et Saint-Alban et fils. — Syndicat des serrures tubulaires. Angleterre.
- Thams et C° Norvège. — Thurneer-Rohn. Suisse.
- Vachette frères. — Valleraut, Albert. — Vernau-don frères et Cie. — Vesseyre frères. — Vicat et Cie.
- Weitz, Jules. — Wincq, Grégoire et Cie.
- Yale and Toune Manufing C°, Etats-Unis.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Aimond, Emile. — Altarac. Algérie. — Amady Na-tago, Lam Toro. Sénégal. — Amar Saleum. Sénégal. — American Rood Machine C°. Etats-Unis.
- — Anceau-Heudebert. — Appleby. Angleterre. — Ardoisières de Riadan. — Ardoisières de la Rivière à Renazé. — Arpé. — Arrault. Réunion. — Autissier. — Auburtin.
- Bartaumieux. — Baudrit. — Baudry et Cie. — Bauer. Suisse. — Beaufils frères. — Behrndt. Suisse. — Bergès. — Berjot, V.-C. — Berjot, C. Victor. — Bezault, — Bigot-Renault. — Blaton-Aubert. Belgique. — Blot. — Bocuze. — Bordenave. — Bossi et fils. Suisse. — Bougault. — Boulanger. — Bourdoiseau. — Bourgeois. — Boussart-Delhaye. Belgique. — Boussault. — Brault père et Cie. — Brochocki (de).
- Cacheux, Jules. — Cacheux et Muller. — Cahen. — Cambrelin, Alfred. Belgique. — Gamins y Pereira. Espagne. — Camion frères. — Camps et Cie. — Camut. — Carette. — Carpentier. — Cavallier. — Cerrano et Cie. République Argentine. — Chabat.
- — Chambre de commerce de Bayonne. — Chame-roy. — Chaudun. — Chantemille et Cie. — Charles, Ad. — Charlier. — Chevaillier et Cie. — Che-vrel. — Glarck-Brunnett et Cie. — Cochois fils. —
- Coignet, Ed. — Coll. Espagne. — Compagnie des eaux d’Amsterdam. Pavs-Bas. — Compagnie des fonderies et forges de l’Horme. — Compagnie parisienne des asphaltes. — Corbu. Etats-Unis. — Corps du Tonkin. Annam-Tonkin. — Cour du gouvernement Saint-Marin. Saint-Marin.— Cuau. — Cusinio. Chili.
- Daval. — Debaussaux. — Deflers. — Defontaine. — Defrance et Cie. — Deneux-Hugueville. — Dépensier et Bocquentin. — Desbains. — Deschamps et Cie. — D’Espine-Aehard et Cie. — Dewaele. Belgique. — Digre. Norvège. — Draullette. — Dufossez et Henri. Belgique. — Dumanoz. — Du-marcet. — Dumesnil. — Dupont, Emile. Belgique. — Duprat.
- Eliotti. Angleterre. — Etats de Michoacon. Jalisco, Oaxaca, Puebla, Vera-Cruz, Zacatecas. Mexiquè.
- Fabrique de Stroemmen. Norvège. — Farmiloe, Georges. Angleterre. — Farmer and Brindley. Angleterre. — Fay. Norvège. — Fieve et Cie. Belgique. — Fisson et Cie. — Fondu. Belgique. — Francis son and C°.' Angleterre. — Franken Villemaers. Belgique. — Fromentin.
- Garelle et fils. Algérie. — Gaillard. — Gallet. — Gallot frères. — Galoy et Cie. — Génie civil (le). — Gil. —’ Gleurafou Slate Quarries C°. Angleterre. — Gouvernement monégasque. Monaco. — Gouvernement bolivien. Boliviè: — Gouvernement vénézuélien. Vénézuéla. — Gouvernement de l’Uruguay. Uruguay. — Gouvernement du Salvador. Salvador. — Grieco, Louis. République Argentine. — Grillot. — Gros. — Grossmann. Suisse.
- Hamblet. Angleterre. — Hamon. — Hellemans. Belgique. — Henry, Gonod et Girardot. — Her-marit, Jacques. — Huguet. — Hunter and English Angleterre.
- Industrie moderne. Belgique.
- Javon et Rivière. — Jomain. — Juliot.
- Kœffer et Cie.
- Lacôte. — Lacour, Louis-Désiré. — — Lacour et Decout-Lacour. — Larmanjat. — Laureau. — Laureilhe. — Le Breton. — Lemenil, Emile. —
- / Lenoir, — Lepage. — L’Hermitte. — L’Heureux. — London and Brigthon soulh coat. Angleterre. — London Water Meter C°. Angleterre. — Louet.
- Maison de correction pénitentiaire. Brésil. — Mallet. — Manach. Espagne. — Manufacture de l’Etat. — Marguerite de la Charlonny. — Mercery.: — Mercier.— Belgique.— Mernard.— Meunier (les fils de Ch.). — Michelet. — Michelin. — Micout. Algérie. — Miller Lock C°. Etats-Unis. — Millot. — Milly. — Ministère de l’intérieur. Grèce. — Ministère de la marine. Grèce. — Monier fils. — Morel. Ch. — Morin et Gensse. — Mousset Thibaut. Belgique.
- Nivet. — Noirot, Ernest. Sénégal. — Nouveau port delaGuaira. Vénézéla.
- Papin, Joseph. — Paris, Ch. — Paris y Macia. Espagne. — Parise. — Paublan., — Paupy et fils. — Pavillon du gaz. — Pen y orsedd Slate quarry C». Angleterre. — Perin frères. — Petolat. — Picq. — Pillivuyt-Dupuis et Cie. — Pincherat. — Pinguely. — Pire. — Pollut, Baillet et Villevetle. Poulet et sœurs. Belgique. — Poyet, Louis. — Pradelle frères. — Préfecture de l’état de Carre-loue. Uruguay. — Prévôt. — Proyeux (Ve).
- Quesnel fils.— Quirk Baron and Co." Angleterre.
- Raimondi et Vetere. République Argentine.—Raoult. — Raty et Cie. — Rielle frères. — Rouillard et Laplace. — Roussin fils.
- Santa Maria, Alf. et Arth. Espagne.— Schryvers (de) et Cie. — Selig, Sonnent hal and C°. Angleterre. — Service local. Sénégal. — Skelsey. Angleterre. — Spinedi et frères. République Argentine. — Société anonyme de Contes-les-Pins. — Société des briqueteries de la Sambre. Belgique. — Société du canal de Corinthe et des travaux du port de Patras. Grèce. — Société anonyme des carrières du Poitou. — Société des carrières de l’Arfedele. Belgique. — Société des carrières de Saint-R,aphaël. — Société des carrières Rombaud. Belgique. •— Société des carrières et fours à chaux du Coucou.. Belgique. — Société d’instruction civile du bâtiment. — Société des compagnons du devoir de Bordeaux. — Société des compagnons passants couvreurs de Paris. — Société de constructions économiques. — Société des marbreries et ardoisières ae Laruns et Gère-Balesten. — Société moscovite pour la fabrication des ciments. Russie. — Société des pavages et asphaltes de Paris. — Sollier et Cie. — Steimer. Suisse.— Ster-lin. Suisse. — Sudrot.
- Tanco. Chili. — Tessier.— Thomé, Armanet et Cie. — Thorrand et Cie. — Tomas. Espagne. — Tort. Tripier. — Trollier-Pochet.
- Usteri-Reinacher. Suisse.
- Valli, Gaetano. Italie. — Yaudoyer. — Velles de Pizzano. Mexique. — Véry. — Vesseron. — Veys-set-Dupeyron. — Yezet. — Vezin et Cie. Annam-Tonkin. — Ville de Rouen. — Villerel. — Vincent frères. — Votty and Bowydd Slate Quarries (limited). Angleterre.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Gruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2* Série. — N° 166.
- Le Numéro : 1S Centimes.
- Mardi 29 Octobre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Annonces... Réclames... Faits divers.
- la ligne 3 fr.
- — 5 »
- — 10 »
- 20 fr.
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londrm, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière Heure. — Echos. — Au Trocadéro. — Chronique scolaire. — Variété. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Liste des Récompenses. — Annonces et Réclames.
- Voir à la 4e page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
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- FAÇADE POSTÉRIEURE DU PAVILLON DE LA PRINCIPAUTÉ DE MONACO.
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Les corbillards des déménageurs (le mot est triste, mais juste), vont commencer leur œuvre Hans quelques jours, et il nous faut dire adieu à ce décor enchanté de l’Exposition, qui a ravi le monde pendant six mois, aux dômes, aux tours, aux tourelles et minarets, apparus subitement sous notre ciel du Nord, et qui vont disparaître comme ils sont venus, aux mignardes Javanaises, aux robustes Congolais, aux terribles Canaques.
- Adieu les noirs, les jaunes, les rouges!
- Le dernier jour approche, et cette imminence du dernier jour fait naître en notre esprit une idée qui, d’ailleurs, n’a rien que de très simple.
- Nous demandons pourquoi, comme pendant à la cérémonie d’ouverture, on n’organiserait pas une cérémonie de clôture.
- Le local est tout prêt et tout orné et son aménagement spécial pour un après-midi coûterait bien peu de chose : c’est le Palais de l’Industrie, avec son superbe vélum, ses guirlandes et ses trophées, son gigantesque théâtre, ses estrades magnifiques.
- Là, le président de la République, entouré de tous les ministres, des grands dignitaires de l’Etat, des présidents des jurys, des organisateurs de sections, et de bien d’autres, qui ont apporté un concours si zélé et si désintéressé à l’Exposition, prononcerait une courte et vibrante allocution, comme celles dont il a le secret.
- On a bien souhaité la bienvenue aux étrangers et à tous les collaborateurs de la grande œuvre internationale ; pourquoi ne dirait-on pas adieu à ceux qui ont contribué à l’éclat et à la réussite inouïe de l’Exposition du Centenaire?
- Un maître de maison affable et courtois, ne reconduit-il pas jusqu’au seuil ceux qui lui ont fait l’honneur d’accepter l’hospitalité chez lui? Cela aurait quelque allure, et cela serait bien français.
- Lé chef de l’Etat, du haut de la tribune officielle, envoyant à tous les peuples étrangers, à tous les exposants récompensés, un dernier salut; le chef de l’État, entouré, des sénateurs et des députés de la nouvelle Chambre, consta tant une dernière fois le succès sans précédent de la grande exhibition internationale, et remerciant au nom de toute la nation française ceux qui vont pris part, ce serait üne jolie fin.
- Nous F accorder a-t-on ? C’est douteux.
- En tout cas, nous hasardons timidement ce vœu de la dernière heure.
- ##
- M. Edison est arrivé le dimanche 13 octobre à New-York par la Champagne. Il a été interviewé par plusieurs reporters, empressés de recueillir ses impressions de voyage.
- M. Edison leur a longuement parlé de l’Exposition. Rien que les machines fussent l’objet spécial de son attention, il a pris un plaisir tout particulier, dit-il, à la section des Beaux-Arts. La sculpture l’a émerveillé, et il y a vu des chefs-d’œuvre, crées dans l’espace d’un petit nombre d’années. Quant à la peinture, il pènse avoir tout vu, et les Américains n’y font point mauvaise figure.
- « Mais, après tout, il n’y a rien qui égale l’œuvre des artistes français modernes. Cela défie toute description. J’ai vu tous les anciens maîtres. Leur œuvre ne peut pas être comparée avec celle des modernes. »
- M. Edison a dit, en outre, que le génie mécanique des Américains n’était pas sans avoir ses triomphes. Il a fait remarquer que les ascenseurs
- de la tour Eiffel sont le produit d’une fabrique américaine.
- M. Edison résume ses impressions en disant qu’on ne saurait se faire une idée de la perfection avec laquelle tout, ensemble et détails, est organisé à l’Exposition de Paris.
- « Le grand succès de l’Exposition, dit-il, est dû en grande partie, à ce qu’elle a à sa tête deux hommes d’une merveilleuse habileté d’exécution, M. Berger et M. Alphand. » Il a ajouté : « Si notre comité veut battre l’Exposition de Paris, il aura fort à faire. D’abord, il n’y a pas à songer à rien faire de semblable en matière artistique. Mais nous pouvons faire mieux sous d’autres rapports... »
- Les journaux américains font remarquer que M. Edison n’achève pas sa pensée sur ce point et qu’il faudra attendre, pour la comprendre, qu’il ait exécuté ce qu’il compte faire.
- Nous verrons bien !
- F. L.
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- DERNIERE HEURE
- La journée d’hier
- Temps splendide pour le vingt-cinquième dimanche et température vraiment printannière; aussi la foule a-t-elle été immense partout, depuis le matin jusqu’au soir.
- L’encombrement a été tel un moment, à la hauteur du panorama de la Compagnie transatlantique qu’il a fallu un certain temps pour rétablir la circulation.
- Malheureusement, vers neuf heures, la pluie a commencé et a fait fuir les amateurs de fontaines lumineuses.
- Nos hôtes
- Les grands-ducs Wladimir et Alexis ont passé l’après-midi d’hier au Champ de Mars.
- En sortant de l’Exposition, à six heures, le grand-duc Wladimir, accompagné du comte de Stackelberg, est allé à l’Elysée pour rendre visite à M. Carnot.
- La soirée du Ministère du Commerce
- Nous rappelons que la soirée musicale offerte par M. et Mme Tirard, aura lieu, le mercredi 30.
- Le vingt-septième million
- La magnifique journée d’hier a fait faire un grand pas au placement des tickets.
- Le vingt-sixième million a été complété hier et on a entamé sérieusement le vingt-septième million.
- Lâcher de pigeons
- Ce matin, de bonne heure, un lâcher de pigeons monstre, a été fait du haut de la Tour Eiffel; plus de 2,000 pigeons se sont envolés gracieusement et, après avoir quelque peu tournoyé, ont tous pris la même direction.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 297.803.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................. 15.033
- Du 1er au 2me.............. 7.368
- 2me étage direct........... 2.018
- Du 2e étage au sommet... 3.971
- En tout.............. 28.390
- Les exposants mécontents
- Une réunion d’exposants mécontents a eu lieu samedi soir, au Grand-Orient. Environ trois cents personnes y assistaient. Président : M. Cottard. Assesseurs : MM. Colin-Mezard, Thiboust, Maupri-vez, Barbary. M. Danielli a donné lecture du rapport
- qui conclut à ]'a suppression du jury et des récompenses, et à la seule distribution d’une médaille commémorative décernée à tous les exposants, sans exception. Puis un certain nombre d’exposants mécontents ont exposé leurs doléances, Mme Bertin Schmidt, (classe 34), MM. Barbary, président de la société des bijoutiers , -Prével (classe 29), Thiboust, etc., etc.
- Vos hôtes
- A la fin de cette semaine, l’ambassadeur de Russie quittera Paris, pour se rendre à Salies-de-Béarn, où se trouve la baronne de Mohrenheim avec une de ses filles.
- Le grand-duc et la grande-duchesse de Mecklem-bourg-Schwerin ainsi que la grande-ducliesseMaria Paulowna sont attendus aujourd’hui à Paris. Ils se rendent à Cannes.
- On annonce l’arrivée à Paris du duc Alexandre 'd’Oldenbourg, du général Gourko, gouverneur général de Varsovie, du prince Malcom Khan, ministre de Perse en Angleterre.
- Dîner ministériel
- Le 5 novembre prochain, M. le Ministre des finances donnera un grand dîner en l’honneur des exposants.
- Distinctions honorifiques
- Certains présidents de jurys, de commissions et chefs de services de l’Exposition ont cru pouvoir adresser directement aux ambassadeurs des puissances à Paris ou aux commissaires étrangers des propositions de distinctions honorifiques.
- C’est au Ministre,' Commissaire’ général, seul, qu’il appartient de faire des propositions de cette nature.
- Toute proposition n’émanant pas de lui est, par conséquent, irrégulière et devra être considérée comme nulle et non avenue par les destinataires.
- AU TROCADÉRO
- La Chambre syndicale des chauffeurs-conducteurs-mécaniciens acquiert une importance toute particulière, en raison de la responsabilité énorme qui incombe à ces intéressants travailleurs et aussi à raison de la conscience qu’ils mettent à rester par des études techniques sérieuses à la hauteur de cette responsabilité.
- Ces deux points de vue expliquent l’intérêt que, dans la presse, nous n’avons cessé de porter à cette chambre syndicale. Le Radical a témoigné hier de cet intérêt en offrant en prix une médaille de vermeil pour la distribution qui avait lieu au Troca-déro à la suite du concours ouvert entre tous les chauffeurs-conducteurs-mécaniciens de France.
- A signaler spécialement le prix offert par M. le président de la République et qui consistait en une réduction en bronze de la colonne inaugurée sur la place Saint-Germain-l’Auxerrois pour l’anniversaire du 24 février.
- M. Yves Guyot, Ministre des Travaux publics, présidait cette réunion, assisté de M. le capitaine Megret, représentant le président de la République, de MM. Jacques et Georges Berger, députés, et des conseillers municipaux, les citoyens Faillet et Saint-Martin, de MM. Masson, Arnal, Vidreux, Bougarel, qui donnent à la Société le concours de leur savoir.
- M. Georges Berger dans son allocution n’est pas sorti de cette idée générale qu’il y a, surtout pour les conducteurs de machines, solidarité entre les ouvriers et les patrons.
- Par la profession des mécaniciens et parle voisinage de l’Exposition qui contient cette merveilleuse Galerie des Machines, M. Yves Guyot a été amené tout naturellement à constater le prodigieux succès de l’Exposition. Un point de son discours ayant un caractère plus spécial doit être noté. .
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- Le président de la Chambre syndicale, M. Sou-chet, obéissant à un sentiment très respectable résultant de la grande responsabilité des mécaniciens et de la nécessité de connaissances techniques, avait émis le vœu qu’un diplôme fût exigé des aspirants à conduire une machine.
- Le ministre lui a répondu qu’il était, sur ce point^ pour la liberté et que les mécaniciens ne pourraient que perdre à l’introduction d’une mesure qui tournerait bientôt à leur détriment et deviendrait une entrave à l’exercice de leur profession.
- Les prix ont été ainsi attribués :
- Prix du président de la République, à M. Fossier.
- Prix de la Ville, à M. Hadant.
- Prix du Ministre du Commerce, à M. Daban-court.
- Prix du Ministre des Travaux publics, à M. Neveux.
- Médaille du Radical, à M. Fougères.
- Ont obtenu les autres prix : MM. Berteuil, Ma-gnard, Meyer, Landru, Bounin, Boulfroy, Jeannin, Castagnet, Morillo, Lafloche, Rentz, Klain, Robert, Leroy, Guérin, Poirier, Caboche, Clair (de Paris); Staren, Berthet (de Lyon), Cervel (de Marseille).
- Deux sociétés apportaient leur concours à cette cérémonie : la Jeunesse du dix-huitième et l’excellente musique de la Compagnie des Entrepôts et Magasins-Généraux.
- CHRONIQUE SCOLAIRE
- Bien que la place ait été parcimonieusement mesurée aux choses scolaires dans l’immensité de l’Exposition universelle, un visiteur attentif, assez persévérant pour fureter dans les coins et recoins du Champ de Mars et de l’esplanade des Invalides, y aura trouvé assez de documents épars pour se confirmer dans cette idée qu’un grand mouvement entraîne le monde entier dans les voies de l’instruction universelle, presque partout conforme au même type.
- Nous ne parlons pas seulement de l’Europe, où l’école est depuis longtemps déjà une des assises de la civilisation. Mais les principaux Etats de l’Amérique, qui ont si largement participé à l’éclat de notre Exposition, ne restent pas en arrière. Dans la République Argentine, l’instruction est obligatoire, gratuite et laïque ; elle l’est aussi au Mexique. Partout s’élèvent, avec une rapidité inouïe, des établissements scolaires dont la confortable et parfois luxueuse installation n’a rien à envier aux constructions européennes. Et nos méthodes, no-s livres, nos expériences, qui rencontrent encore des opposants passionnés chez nous, trouvent par-delà l’Océan des imitateurs fidèles et convaincus. Les livres de Paul Bert, de M. Legouvé, sont classiques au Mexique et ailleurs.
- Cette influence des idées françaises est naturellement plus caractérisée encore dans les pays soumis à notre protectorat. Nous nous sommes arrêté longuement, avec un recueillement patriotique, devant l’exposition scolaire du Tonkin, due à M. Dumontier, l’éminent organisateur de l’enseignement franco-annamite. Nous avons feuilleté avec intérêt les cahiers de l’école deNam-Dinh, qui, s’ils ne contenaient de loin en loin des dictées et des exercices en langue chinoise, pourraient être pris tout aussi bien pour des cahiers des écoles de Paris et feraient honneur à ces écoles.
- Par les soins de M. Dumoutier, quatre-vingt-sept écoles de village ont pu déjà être organisées au Tonkin. Si nous en jugeons par quelques-unes des photographies exposées, le personnel de ces écoles n’est pas encore considérable. Mais qu’importe ! le nombre des élèves grandira peu à peu. Et dès à présent, dans les conditions restreintes d’üne création à son début, on y fait de bonne besogne. !
- La civilisation française a cette heureuse fortune de rejoindre dans nos colonies d’Indo-Ghine la plus ancienne philosophie du globe, et non la moins belle, la philosophie de Confucius. Tout en respectant le fond des croyances indigènes, qui ne manquent ni de pureté ni d’élévation, nous pourrons aisément greffer nos
- idées européennes sur la tige docile et flexible de la jeunesse annamite. Pour ne parler que d’un détail matériel, avec quelle sûreté, avec quelle élégance les uïains des jeunes Tonkinois ne tracent-elles pas déjà les caractères français?
- Les cahiers de la maison Hachette, les cahiers d’écriture de Manoury, nousreviennent d’Hanoï surchargés de jolis spécimens de calligraphie. On dit que dans nos écoles de France les traditions de la bonne écriture se perdent : faudra-t-il, dans quelques années, aller chercher les derniers calligraphes dans les école de Nam-Dinh et d’Haïphong ?
- L’exposition scolaire tunisienne de son côté, révèle des progrès étonnants, que M. Machuel, l’excellent directeur de l’enseignement public en Tunisie, a fait ressortir dans un des mémoires publiés, à l’occasion de l’Exposition, par le Musée pédagogique. Le budget scolaire de la Régence n’était que de 120,000 fr. en 1885; il est, en 1889, de 435,522 fr., sans compter les crédits votés parles municipalités et les dotations spéciales de certaines écoles. Il n’y avait, en 1883, que vingt-cinq établissements d’instruction : il y en a soixante-sept en 1889. De 1885 à 1889, la population scolaire a doublé: 4,300 enfants en 1885, 8,702 en 1889.
- Il n’y a pas à le contester : dans toutes les parties de l’ancien et du nouveau monde, les vieilles taches noires de l’ignorance s’éclaircissent d’année en année. La guerre à l’ignorance est partout déclarée ; et à ceux qui seraient encore tentés de le regretter, nous répondrons volontiers par une citation empruntée à un des étincelants articles où M. Eugène Mel-chior de Vogué a raconté aux lecteurs de la Revue des Deux Mondes ses impressions de voyage à travers l’Exposition : « Tout nous parle ici, écrit-il, des sacrifices consentis pour donner à tous la plus grande somme d’instruction possible... — A-t-on bien fait ? Oui, nous dit un commandement intérieur plus fort que tous les raisonnements. — A-t-on fait du bien ?
- C’est une autre question. Il faut donner l’instruction, comme il faut donner du pain, sans plus d’illusion sur l’effet vertueux de ce don. Le pain restaure nos forces pour le bien ou le mal, indifféremment.., Et, malgré ces réserves, M. de Vogué conclut en déclarant qu’il applaudit à tout ce qu’on lui montre dans les expositions scolaires, à tout ce qui a été fait pour développer l’instruction, cette « condition de grandeur. »
- Gabriel Compayré.
- VARIÉTÉ
- Les écoles de France
- L’exposition des « Ecoles de France » — de l’enseignement si l’on veut — est intimement liée à cette histoire du travail que nous décrivions récemment. Située au premier étage du Palais des Arts libéraux, elle n’en est, à vrai dire, que la continuation et le complément. Voyez ces stèles aux caractères à demi effacés qui nous retracent les premiers essais d’écriture des peuples aujourd’hui disparus, depuis l’incompréhensible et presque indéchiffrable écriture étrusque jusqu’aux inscriptions hiéroglyphiques ou cunéiformes, n’est-ce point là le premier essai d’éducation, le livre rudimentaire imprimé sur les façades des palais ou sur les pierres tombales des générations éteintes? Les grossiers dessins, incisés sur les plaques d’ivoire ou sur les os des mammouths et des ours des cavernes, ne sont autre chose que le premier anneau de cette chaîne ininterrompue, qui, à travers les progrès et les défaillances de l’art, devait nous conduire aux manifestations grandioses de la Renaissance et de l’art moderne. Notre premier précurseur en enseignement et en art, notre premier maîti’e d’école, fut, à coup sûr, quelque troglodyte des cavernes de la Vézère. ou quelque scribe des vallées de la Ghaldée ou du Nil.
- Trêve aux dépressions. A peine avons-nous quitté les collections des armes de pierre ou de bronze des époques préhistoriques, que nous entrons de plain-pied dans l'exposition des Ecoles de France. Voici celle des anciens élèves de l’Ecole centrale, nous montrant, à côté des chefs-d’œuvre de l’art des constructions modernes, ceux moins audacieux, mais tout aussi admirables, des premières années : le viaduc de Fribourg, construit en 18o9, à côté du célèbre viaduc de Garabit. L’Ecole centrale lyonnaise, l’Ecole de chimie industrielle de Lyon, l’École
- d’application d’horlogerie de Paris, les Ecoles d’apprentissage, les Instituts industriels et les Ecoles-d’enseignement commercial pour jeunes gens ou pour jeunes filles,la succession briffante des Ecoles^ d’arts et métiers, Aix, Angers et Ghâlons,pépinières de travailleurs et de véritables savants, nous montrent là leurs expositions pleines d’enseignement, pour le présent et d’espoir pour l’avenir.
- Les belles et glorieuses écoles de France! La série est loin d’ètre terminée. L’éducation primaire on supérieure ne le cède en rien à l’enseignement industriel. Il nous suffit pour cela de consulter un tableau, tout aussi instructif que réconfortant, installé au beau milieu de la porte d’entrée des galeries supérieures du Palais. Vous qui vous récriez contre les dépenses du budget, consultez ces deux cartes placées en regard l’une de l’autre, indiquant les progrès de l’instruction primaire depuis cinquante ans. En 1837, la moyenne des conscrits lettrés n’était que de 55 pour cent — moitié d’ignorants donc — en 1887, cette moyenne est de 90 pour cent ! Autre statistique, celle de Paris même — la ville lumière — pour laquelle le nombre des illettrés est tombé, depuis cinquante ans, de 13 à 2 pour cent !
- Voilà ce qu’ont fait les écoles de France, les écoles.--primaires comme les lycées, les écoles d’art comme cel.es de sciences, les associations d’enseignement populaire, les sociétés polytechnique et philotechnique, l’Union française de la jeunesse, les musées scolaires, dont nous pouvons interroger en passant, les merveilleuses vitrines. Il faut avouer, du reste,, que nos excellents collégiens n’ont point à se plaindre de l’existence qui leur est faite. Les reproductions des écoles qui abritent leurs veilles laborieuses, celles des lycées nouvellement construits, le-lycée Molière à Passy, le lycée Racine, le lycée de Laon, l’école Monge, les dortoirs aux élégants lavabos, nous font mesurer, à nous déjà blanchis par l’âge, les progrès réalisés depuis vingt-cinq ans dan» l’aménagement matériel de nos grandes maisons, d’éducation nationale.
- Après les élèves, les maîtres. Après les collèges,., les grands établissements scientifiques, autres écoles qui font la gloire de la science française. C’est malheureusement à la hâte, très à la hâte,, que nous devons passer devant les expositions pleine d’intérêt de nos observatoires astronomiques ou physiques, devant les admirables photographies de la surface solaire, aux taches énormes, semblables à des plaies, qui criblent, comme d’immondes verrues, la face de l’astre du jour. Voyez, à côté, les photographies exposées par ce rude et laborieux soldat, le général de Nansouty, qui s’est cloîtré volontairement dans cét observatoire du Pic du Midi de Bigorre, à 2,877 mètres au-dessus du niveau de la mer ! Une belle Thébaïde, plus glorieuse que celle où végètent, dans leur fainéante inaction, les moines aux blancs surplis.
- Et cette grande et lumineuse salle des missions,, de quels efforts, de quels dangers, de quelles morts a-t-elle été construite ? Tout à côté de l’orgueillense restitution du palais d’Artaxercès Mémo on, avec la salle du trône aux hautes colonnes, ses frises délions ou d’archers, un tout petit coin bien modeste, une boîte en bois blanc avec une vitre, quelques feuillets d’albums, un parasol au manche rongé. Saluez, visiteurs, ce sont les seuls vestiges de la lugubre et glorieuse mission du docteur Crevaux, assassiné au, cours de son exploration, lorsqu’il travaillait, l’infatigable chercheur, pour l’instruction, du plus grand nombre, pour nos écoles de France.
- Que de sujets d’admiration dans ces salles aux multicolores vitrines, pleines de costumes, d’armes, de bijoux, d’ustensiles, arrachés aux peuplades lointaines, dont les explorateurs nous ont révélé la vie et exhumé les secrets.
- Quelques curiosités par ci par là, enfouies au milieu des cartes, des globes, terrestres ou astrono-nomiques, des livres, des manuscrits, des ouvrages-exposés par les écoles, par les établissements pénitentiaires, partout où pénètre l’instruction, vivifiante et moralisatrice.
- Voici, par exemple, à côté d’une curieuse série de sceaux tirés des Archives nationales, le fac-similé de la première et de la dernière page de la révocation de l’édit de Nantes, signée : Louis, par le ^oy : Colbert. Dans la même vitrine, les médailles frappées après la Saint-Barthélemy.
- Pour les amateurs de documents révolutionnaires, une toute petite, mais bien curieuse exposition des pièces originales, brochures, dessins, écharpe, ayant trait à Simoneau, le maire d’Etampes, massacré le 3 mars 1792. Et, dans la salle voisine, au milieu des crânes qu’expose la Société d’anthropologie, le masque déplâtré de Mirabeau, du puissant orateur d’il y a cent ans, les yeux clos et la lèvre dédaigneuse.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage delà Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL]
- Inscrits au registre du FIGARO
- 25 OCTOBRE
- (Suite).
- Henri Mulnier.
- Alfred J. Jenknis, Rotherham (Angleterre A. Macheliduc, Paris.
- L#uis Roccabanne, Paris.
- Virginie de Carvalho, Paris.
- Eugène Kléber, Lyon.
- Louis Ropetout, Paris.
- Larcher, Sens (Yonne).
- Othon, D. Lecca, Bucarest.
- A. Bilhon, Paris.
- A. Kolb, Paris.
- M. Lzall.
- Rémy Duchamps, capitaine au 18e, Pau.
- Marie Quénec, Paris.
- Jacquenim-Verguet, Gustave, Saint-Claude (Jura) Louise Leclerc, Paris.
- Juliette Gautier, Auteuil (Oise).
- Mme Thirel Paris.
- Jules, Boussard, Fleury-sur-Andelle (Eure)J Chauveu, Choisy-le-Roy.
- Henri Gautier, Auteuil (Oise).
- La Tour Eiffel est comme la France, plus on l’étudie, plus on la trouve belle et majestueuse. — Nagalii Necuit, Paris.
- G. G. de S., Paris.
- A. Lévy, Mulhouse.
- Landry, Paris.
- P. Jouvin, Paris.
- C. de Moraes, Liège.
- Maria Garolina S. Pereira, Rio-de-Janeiro. Narcisse Lenoir, Paris.
- Achille Florin, Paris.
- Adrien Michel, Paris.
- Madeleine Dubuisson, Lyon.
- Berthe Granger, Lyon.
- Châtelain, L., Paris.
- Franceseo Ghierichetti, Milano (Italie).
- Gh. Filippetti, Paris.
- E. Leroux, Anvers.
- Albert Pellegrini fils, Marseille.
- Albert Pezet, Paris. .
- La Tour Eiffel est splendide. — Séguier, Béziers.
- J. Marandet.
- Thomas Abbotf, Paris. .
- E. Nuyens, Harmelen (Hollande).
- Marie'Harndorff, Paris,
- P. van Workum, Arnhem (Hollande).
- Jeanne Workum, Arnhem (Hollande).
- Mme Harndorff, Paris.
- Annette Janssens, Arnhem (Hollande).
- Eduardo Almunia y su hermana Pilar, Valencia (Espana).
- Gouralo Emo Giberto Pilar, Linan Cœtina. Martin Elmerich, Sarrebourg (Alsace-Lorraine). Labrosse, Paris.
- Louis et Alice Delacour, Praye.
- M. et Mme P.-C. Ugo, Nice.
- Du haut de la Tour Eiffel, papa et maman envoient leurs plus doux baisers à leur chère smala. — M. et Mme Arène, Nice.
- Jeanne Gourgues, Corbeil.
- Berthe Gourgues, Corbeil.
- F. Tilhard, Barbezieux.
- Frau von Zvihlinski, Berlin.
- A. Tilhard,"Paris.
- Vive la XXX. — Paul Argandona (Bolivie).
- Vive l’amour et la science!
- Vive la Bolivie et la France!
- J. Nestor Rodriguez.
- Agliani, Paris.
- M. et Mme Rigot, Paris.
- A. Rigot, Paris.
- M. et Mme Abeillon, Paris.
- W. Bakker, Amsterdam.
- J.-J. W. Abeijer, Amsterdam.
- Jeanne, Paul et Mme Frété. Neuilly.
- Mme Alix, Niort.
- Autran Vrosjer, Hyères (Yar).
- Alfredo de Notaris, Naples.
- Raffaele deLucor. Napoli.
- Luigi Ben venuti,-Napoli.
- V. A. de Saint-Didier. Paris.
- Maurice Heller, Marienbad.
- Jean Rubritius, Marienbad (Bohême).
- A. Baudet, Paris.
- Charles Baudet, Paris.
- Raffaello Gianni, Florence.
- A. Frémont.
- M. Coucou St., ingénieur, Bucarest.
- Mme Anna Coucou, St., Bucarest.
- Mlle Félicie Papadopoulo.
- Soubies, Paris.
- M. Lionnet, sa fille et un amis dévoué, Paris. Icard, Paris.
- Ve E. Cordeil, Paris.
- Louise Nimal, Paris.
- Marius Raps, Grenoble (Isère).
- Georges Hasterman, Varsovie.
- René Dauphin, Ravières (Yonne).
- Albert Pion, Morsang-sur-Orge.
- Henriette Pion, Morsang-sur-Orge.
- Mme Pion, Paris.
- G. Delà grange, Paris.
- E. Aublin, Paris.
- J. Martin, Anduze.
- M. et Mme Lurrel, Lyon.
- Marie Jourdan, Lyon.
- Marie Chazal, Orange (Vaucluse). «
- Charlotte Monchon, Paris.
- Adhémar, Bruxelles.
- Maurice, d’Asnières.
- J. Soulard, Paris,
- Mme Pauline Couriard, membre de l’Académie impériale des Beaux-Arts, à St-Pétersbourg.
- A. Berteil. Paris.
- Eugène, Henry, Victor et Louise Gaudron, Paris. Eugène Gréau, Saramox (Gers).
- Joseph Meilhan, Noilhan (Gers).
- Dorbes, Toulouse.
- Désiré Lequintree, Toulouse.
- Louis Desclaux, L’Isle Jourdan (Gers).
- Justin Fournie, Toulouse.
- J. Tissier, Paris.
- Maxime Bénard, Paris.
- Gh. Mey, Esch (Luxembourg).
- Ch. Eardet, sergent au 149e de ligne, Epinal (Vosges).
- Gustave Piquenet, Epernay (Marne).
- J. Biès, président des Alsaciens-Lorrains, Boulay. J., A. et L. Biès, Paris.
- Bélayrumvald, Paris.
- . J. Prost, Pamiers.
- Styhtt, Petit, Paris.
- Bonnard, Paris.
- M. Bonnardel, Paris.
- Artino Costa Alvarez, Paris.
- Lopès, Paris.
- J. B. Rodot, et Victorine, Chalon-sur-Saône. Vicente Ruano, Paris.
- Christian Pfister, Godenzin (Espagne).
- Teferina Gonzalez de Pfister (Espagne).
- Un épais brouillard m’a dérobé la vue du panorama'. — Alfred et Titm.
- Dr Ali Riza, Bosphore.
- Julius Henning. Charlottemburg, Berlin.
- F. Kmistel, Charlottemburg, Berlin.
- J. Aragnon et Gabrielle Laurent, Paris.
- Gource A. Foix (Ariège).
- Mme Louis Villain. Paris.
- Mme Basure, Paris.
- Garlota, Calderon.
- Kimidalve, Iksnamiss.
- Oh quel brouillard. — Louis, Marie-Louise Bonte, Paris.
- A M. Eiffel, nos compliments. -— Alphonse Jullien, Irma Gabelle.
- Vaquet, Paris.
- Angeline Boussard, Chartres.
- Francesco Marchese, Tortoni (Italia). Denari-Ansaldi, Cesare, Torino (Italie).
- J’aime mieux être à cheval. — Keyte, jockey à la Croix-Saint-Ouen (Oise).
- v"'On éprouve un effet surprenant. — Marguerite, Amédée et L. Déprez, Trosly-Loire (Aisne),
- Ernestine Labau et Bertrand, Paris.
- L. Staub Wild, Zurich.
- G. Invicky, Venise.
- H. Staub, Lille.
- Maximilien Wagner, Kveihendwy (Silésie).
- Le chevalier Hidalgo, Paris.
- M. P. Fleury, Paris.
- C. Sylvia, Paris.
- Poisson, Paris.
- N. Garcet, Ville-Saint-Jacques.
- H. Ravinet, Lyon.
- •Jules Menuel, Romans (Drôme).
- Céline Gunther. Paris.
- Alphonse Bollot, Paris.
- J’ai vu, je suis convaincu. — H. Heine, Paris.
- Léon Bienvenu, Paris.
- Roy, Avallon.
- E. Le Hardy de Beaulieu, Bruxelles. Gendarme, Paris.
- Ve G. Demanet Piéret, Braine l’Alleud. Hélène Merzbach, Bruxelles.
- C. Ezanno, Paris.
- Lieutenant Jaillet, 136me.
- Henriette Pouly, Paris.
- Alexandre Hamelin, Bazas.
- Clémentine Fabishler, Link (Autriche). Mercier, Pont-Sainte-Maxence (Oise). Meuraine, Vorneuil (Oise).
- Nichor et Emile Paulard, Paris.
- 26 OCTOBRE
- Cari Reichenbach, Plambourg.
- Gabriel Dufilho, Paris.
- Eugénie Diriart, Mirande.
- Paul, vélocipédiste gascon. .
- Belquet, Paris.
- Maissy, Paris.
- H. Delcroix, Paris.
- Fromentet, Epernon (Eure-et-Loir).
- E. Motteau, Mandres (Seine-et-Oise).
- Motte au jeune, Caseneuve (Gironde).
- Onorate Angelinetta, Paris.
- L. Kuénv, Colmar.
- Jules Fuerle, Colmar.
- Hélène Kuény, Colmar.
- Eugène Desbenoit, Vichy.
- Baptistine Adnet, Villers-Marmery.
- J. L. Weijnt, Bradford.
- Joseph Vickroman. Huddersfild.
- J. WalkerSzkes, Huddersfild.
- J. Akuman, Paris.
- A. Shackleton, Liverpool.
- Barrieu, Joseph, Habas (Landes).
- Ducouveau, Léon, Habas (Landes).
- Puyoo, Pierre, Labatut (Landes).
- Alfred Paris, Paris.
- Lucien Esper, Paris.
- Willhwite, London.
- IJosle Poole, London.
- Herman Simon, London.
- Elli Simon, London.
- M. , Mme et Mlle Laloy, Paris.
- José y Magdalena Michelena, Paris.
- Emile Deghilage, Mons.
- Louis Chazet. Paris.
- Henri Oude, Courthizon.
- Mme Alexandre Sohier, Monceau.
- Mlle M. Hosselet, Gosselies.
- Mme Albert Hosselet, Gosselies.
- Albert Hosselet. Gosselies.
- Alexandre Sohier.
- Emile Savary.
- Renoux, Léon, Lauris (Vaucluse).
- ; Louise Garcin, Lauris (Vaucluse).
- S Mousquet, Lauris (Vaucluse), j A. D. Dùrelliihlen, Amsterdam, j Blanc, Paris, i Mlle Nivelon. Paris.
- Mlle Blanc, Paris.
- René Boulangier, Nancy.
- Dr H. Favarger, Vienne (Autriche).
- Bernardine Favarger, Paris,
- M. Favarger, Paris.
- H. Van Gœthem, St-Gcavenguye.
- Howard Grose, London.
- Léonie et Louis Flachaire, Montélimar.
- Stéfani Dominique, à la Foce (Corse).
- Ernest Viale, Londres.
- Cousin, Paris.
- R. Dinant, Châteauroux.
- P. Prot, Châteauroux.
- Charles Reybaud, d’Ajaccio.
- Lassani, François-André, Ajaccio (Corse).
- Marthe et Charly, de Monbredon, Marseille.
- Dr Bruno de Wagner, Ereynsheim, Vienne (Autriche).
- Dr Ferdinand, Altmann, Vienne.
- Robert Gwinner. Wien.
- Josef Weiner. Wien.
- André Tejada. Paris.
- Valanque, Duras (Lot-et-Garonne).
- D.-W. van Andringa, Kempenaer, Zutphen (Hollande).
- Auguste Dupuy, Vienne (Isère).
- M. et Mme Numa Galtier, St-Césaire-lez-Nîmes (Gard).
- Mme Delorme, Montpellier.
- July Poujer, Montpellier.
- L. Castelnau, Montpellier.
- Castelnau, Montpellier.
- Deux Liégeois, Geo et Edouard.
- Henri Dufilho, La Magistère.
- Je souhaite le bonjour à tous les vélocemen mirandais. — Paul Dufilho, tricycliste.
- (A suivre.)
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 5
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889
- (Suite)
- Classe 63. — Matériel et procédés du génie civil des travaux publics et de l’architecture.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Agnès. — Alexandre. — Allen et Cie. Angleterre.— Anderson. Angleterre. — Aost et Gentil. — Ardoisières de Bois-Chevaux. Belgique. — Arnoult-Guibourgé. — Artigue. République Argentine. — Aubagnel — Auclair. — Audebert et Barbier. — Augier. — Aylmer. Angleterre.
- Barat. — Bayard. — Berthier. — Bertin. — Bertrand, Jean. — Bessin frères. — Bisschops et Rombaux. Belgique. — Bodson. Belgique. — Boisse et Petitprêtre frères. —Bollet Olivier et Cie.
- — Borie. — Bouvais. — Bouvier. — Breuzin. ~ Briaud. British Stone et Mabble C°. Angleterre.
- — Broakly rail road Supply and C°. Etats-Unis.
- — Brooke and sons. Angleterre. — Brudenne. — Brunfaut. Belgique. — Burlot.
- Cadet. — Caffort frères. — Caillette. — Calinaud.
- — Cambier. — Camus. — Caron. — Carrières de
- Longefoy. — Carsoël. Belgique. — Cassiers. Belgique. _ Cavalcante. Brésil. — Chabredier. Vincent et Chavot. — Charlier. Belgique. — Cbevry (Mme). — Compagnie des ardoisières de la Corrèze. _Compagnie d’édification de Pernambuco.
- — Brésil. Compagnie générale des chaux hydrauliques. — Corbineau aîné et fils.
- Dejem. — Dejoux.— Delarue. — Demaux. Belgique. Deriou. — Deschamps et Fauh. — Desfeux. — Duprat.
- Eger. Russie. — Espéron.
- Falletty. — Faube-Kesseler et Cie. — Ferrouillat.— Figarol frères. — Flamand. — Folliot fils. — Francini frères. St-Marin.
- Gabert. — Gadot. — Gayer-Legendre. — Gaudon et Lœnwenbrück. — Gérard. — Gets. Belgique. Gourguechon. — Grande briqueterie et huilerie de Courbeton. — Gray. — Grenier. — Gros.
- — Guibal. — Guipet.
- Hardy. — Haret frères. — Hartmann. Grand-duché de Luxembourg. — Hashimoto. Japon. — Hauts fourneaux de Fréteval. — Hellwell. Angleterre.— Herring brothers. Angleterre. — Hoogewinkel. Pays-Bas.— Howatson and C°. Angleterre.— Hubert.
- Imoda. Italie.
- Jacquier frères. — Jausseran. —Jovenet.
- Lagogué père et fils. — Lang. — La Progressiva. Espagne. — Lencauchez. — Leprovot. — Leroux. Levêque. — Leyrat. — Livrel père et Cie. — Lo-bo. Brésil.
- Mabille. — Mac Neil and C°. Angleterre. — Magnant. — Maillé-Dewez. Belgique. — Maison portative Ducher. — Mansion. — Marchand. Belgique. — Marlette-Bance. — Marmet. — Martigue. République Argentine. — Martinet. — Maufroid frères et soeurs. — Mesnard. — Monnier. — Mo-beau. — Murat. — Muzey.
- Paccard jeune. —Paris Earthenware Crystal Hardware C°. Angleterre. — Paternotte. Belgique. — Paumier. — Paupinot. — Pelletier. — Petit. — Petitprêtre frères. — Phietta. RussiePillet et Schmidt. Guyane française. — Pottin. Tunisie.
- — Poudra.
- Raynaud (Ve). Algérie. — Réal, Michel. — Rigersla.
- Russie. — Rondet. — Rossin. — Rouget.
- Saintier, — Segliers frères. Belgique. — Silva (da). Brésil. — Simon. — Société anonyme de l’ardoisière Saint-Joseph. Belgique. — Société des produits céramiques et réfractaires de Boulogne. — Société des charpentiers du devoir et de la liberté. — Société des chaux hydrauliques, — Société des ouvriers charpentiers de la Villette. — Société des plâtrières du Sud-Est. — Société des tramways de Tunis. Tunis. — Sorgue. Soty. Sporton. Angleterre. — Stigell. Finlande. — Société des ciments d’Allas.
- Taillandier. — Taté et Cie. — Thams, Ch. Norvège.
- — Tranchart-Riffard.
- Union syndicale des carriers.
- Vaché. — Van Praag. — Van den Abeele, (W.) Belgique. — Vebna-Roberto. — Vogel. Pays-Bas. Weyland.
- MENTIONS HONORABLES
- Abel, Francisco. Espagne. — Ain. — Alvaretty. Uruguay. — Alvaretz. Uruguay. — Amelôt. — Ardoisières d’Asselborn. Grand-duché de Luxembourg. — Aubagne. — Aubry et fils. Belgique. .— Auget. — Avezard fils. — Avon.
- Barrepu. — Bastos. — Bergevin. — Beliard. — Berri. République Argentine. — Berthaux. — Berthelemot fils. — Bertrand, Auguste. — Blan-chy. République Argentine. — Bine. — Blancliet. — Bloch et Cie. — Boigegrain. — Boivin. —
- Bonnefille. — Bouineau. Salvador. — Bouvais aîné et gendre. — Bouvais (Mme). — Boyer aîné.
- — Brochard père et fils. — Brouf. — Brun. — Bruniquel. Réunion. — Buffet. — Buignet. — Butin et Cie.
- Cabay. Belgique. — Cabrié. République Argentine. Callet. — Carlucci et Armezanie. Chili. — Casai. République Argentine. — Casse et Lacroix. Belgique. — Charron (V8) et Bellanger. — Chau-meret. —_ Chavoutie. — Chemin. — Ghenevier.
- — Chronique des travaux publics. Grande-Bretagne (Australie). — Cochepin. — Compagnie industrielle de sable mortier coloré. — Compagnons bons drilles passants couvreurs de Paris, Tours, Angers. — Courtois. — Croizemarie. — Crosnier.
- — Cuquenelle et l’Hotel.
- Dgmas. Belgique. — Darros. — Dault. — Delisle. Denis. — Demoget. — Desterat. — Deydier. — Devilliers, Alphonse. — Douluron et Van Mer-beeck. Belgique. — Doyen. — Ducourt. — Du-flot. — Duru,
- Eronin.
- Faure. — Ferdinand. Serbie. — Février et Cie. — Filliatre. — Fontaine-Souverain fils. — Forestier frères. — Fusenot.
- Gadau. — Gaucher. — Gaulin. — Geoffroy. — Girard. — Gissler et Bember. — Gerze.— Granet. Gruchet. Réunion. — Gueudon. — Guérin. — Gustin aîné et fils.
- Hallu. — Hanroz. Belgique. — Heurlé. Algérie. — Hermosilla. Chili. — Honnard. — Hornez.
- Javelle. — Jean. — Jeandet et Cie. — Jeannin. — Joachim. — Jolibois et Cie. — Julienne.
- Kerbol.
- Laborde et Cie. — Lacampagne. —• Lacroix et Cîe.
- — Lacroix. — Imfay. — Laforest. — Lalis. — Lallemand. Belgique. — Imndre. Algérie. — Laurent. — Lavaud. — Lavesvres. — Leclair. — Lebreton. Réunion. — Le Denmat (Ve). — Léger père et fils. —*Lenoir. — Leperche. — Lequeux. Leroy. Belgique. — Lesquivin. — Letacq. — Longuemare. — Jjorcet.
- Marceau et Bertrand. — Martin. Algérie. — Mas-quelier. — Mathieu. — Mathon et Cie. — Mayet.
- — Mazellet. — Mazot et Cie. —Meneteau. — Mercier. — Milano. Algérie. — Minard. — Morel, Claude.
- Nathan, Bloch et Beager.
- Palau. — Panard. — Pelletier. —Pellezari. Algérie. — Pérégo. — Perry dale Slate Quarriers and C°. Angleterre (Australie). Petitbois. Belgique.
- — Petit, Didier et Lamidé. — Pinel. — Pipper S’river Slate Quarriers and C°. Angleterre (Australie) .
- Ranc. —Régnier. —Repetto. Uruguay. — Reyes. Mexique. — Rinjard-Boisset. — Ringon-Gallaido Mexique. — Royer fils et Faitout.
- Segade. Algérie. — Seraigne, Jean. Algérie. — Simon, Sobet et Cahn. — Société des ardoisières de Baccarat. — Société des chaux et ciments de Ber-' therie. — Société anonyme des fours de Lakken. Belgique. — Société anonyme des papiers cirés. Belgique. — Somzée. Belgique.
- Terlindes. Belgique. — Terrade frères. Algérie. — Terra, L. Algérie. — Testet. — Thibaud. — To-part. — Traverso. Chili.
- Vagué. Algérie. — Vanderperre. Belgique. — Van-dersurahnen. Belgique. — Vason-Barrot. — Veza Gebino. Mexique. — Vidal. Uruguay. — Volney Labarre et C°. Uruguay.
- Wilson. Etats-Unis.
- Classe 64. — Hygiène et Assistance publique
- GRANDS PRIX
- Association des Dames françaises.
- Etablissement thermal d’Aix-les-Bains;
- Geneste, IJerscher et Cie. France-Belgique.
- Janssens (le ]>). Belgique.
- Ministère de l’intérieur (direction de l’assistance et de l’hygiène publiques : établissements généraux de bienfaisance, asiles du Vésinet, de Vincennes, de Charenton ; institution nationale des jeunes aveugles; institutions nationales des sourds-muets de Paris, des sourdes-muettes de Bordeaux, des sourds-muets de Chambéry; services de la protection de l’enfance et des enfants assistés; service des hôpitaux et hospices ; service des aliénés ; service de l’hygiène publique; mont-de-piété de Paris).
- Préfecture de la Seine (ville de Paris : service des eaux d’égoût, service de l’assainissement, service des logements insalubres, service de la statistique municipale, direction des affaires municipales, direction générale de l’administration de l’assistance publique. Observatoire de Montsouris). — Préfecture de police (ville de Paris : service de l’hvgiène et des secours publics, laboratoire municipal de chimie, service de l’inspection des halles et marchés).
- Société française de secours aux blessés des armées de terre et de mer. — Société de protection des Alsaciens-Lorains.
- Union des femmes de France.
- MÉDAILLES D’OR
- Assistance par le travail.
- Bagnères-de-Bigorre. — Bagnères-de-Luchon. — Barnardo (le Dr). Angleterre. — Bradford. Angleterre.
- Caldas da Rainha. Portugal. — Caldas de Bisaya. Espagne. — Chasles. — Commission de survëil-laace de l’asile d’aliénés de Bordeaux.— Commission administrative de surveillance de l’asile d’aliénés de Bailleul. — Commission administrative des hôpitaux et hospices de Montpellier. — Commission sanitaire de Christiania. Norvège. — Compagnie des eaux pour l’étranger. France-Italie. — Compagnie fermière des eaux de Vichy.
- — Compagnie des grès de Pouilly-sur-Saône.
- Doulton et Cie. Angleterre. —Dispensaire du 1er arrondissement de Paris. — Dispensaire de Mme Furtado-Heine. — Dispensaire de Mme Pereire.
- — Dispensaire de M. Ruel.
- Gibert (le Dr).
- May-Moritz. Autriche.
- Jennings. Angleterre.
- La Bourboule.
- Ministère de la marine et des colonies (Direction des colonies). Portugal.
- Œuvre de l’hospitalité de nuit. — Œuvre nationale des hôpitaux marins. — Orphelinat des arts.
- Réunion protestante de charité.
- Saint-Yves, Ménard (Dr) et Chambon. — Salies-de-Béarn. — Schœffer. Belgique. — Société pour l'allaitement maternel. — Société anonyme des produits céramiques de Janmenil et Rambervil-lers. — Société de constructions du système Tol-let. — Société du filtre Chamberland (Boulet, constructeur. — Société d’hydrologie médicale. Société des thermes de Dax. — Société protectrice de l’enfance de Lyon. — Société royale de médecine publique de Belgique. Belgique. — Sol-diers homes de Hampton (Virginie). Etats-Unis.
- Vidago. — Portugal. — Ville de Reims (bureau d’hygiène, service de l’assainissement. — Ville de Naples.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Barèges. — Bureau d’hygiène d’Amiens.
- Carré. — Cartier. — Chambre syndicale des ouvriers couvreurs) plombiers et zingueurs. — Chatel-Guyon (société des eaux minérales de). — Cher-vin (le Dr). — Commission de surveillance de l’asile d’aliénés de Bassens. — Commission de surveillance de l’asile d’aliénés de Dury. — Commission administrative des hôpitaux et hospices de Bordeaux. — Commission administrative des hôpitaux de Marseille (pour l’hôpital Sainte-Marguerite). — Compagnie des ateliers de Neuilly-sur-Seine (O. André, directeur). — Compagnie des eaux de Constantinople. France-Turquie. — Compagnie des eaux de Porto. France-Portugal. — Commission de surveillance de l’asile d’aliénés d’Armentières. — Commission de surveillance de l’asile d’aliénés d’Evreux. — Commission de surveillance de l’asile d’aliénés de Prémontré. -— Commission de surveillance de l’asile d’aliénés de Saint-Robert. — Compagnie de vulgarisation du vaccin charbonneux Pasteur. — Contrexéville. — Coquet (pour l’hôpital du Havre).
- Demenjeon frères. — Dupont.
- Eaux-Bounes.
- Flicoteaux. — Floquet (Mme). — Franken-Ville-maers. Belgique.
- Gogeard.
- Hamman-Meskoustine. Algérie. — Haussonville (Mlle d’). — Herbet.
- Letschevitch. Russie.
- Mondorff. Grand-duché de Luxembourg.— Monduit Monseu. Belgique. — Montbrun. — Montmirail.
- Pedras Salgadas. Portugal. — Pedro Garcia Faria. Espagne. — Petrescu et Urbeanu (Dr®). Roumanie. Pillivuyt. — Plombières. — Poupard. — Protectorat de l’Annam-Tonkin.
- Rogier-Mothes. Belgique. r
- Saint-Amand (eaux et boues de). — Saint-Gobin, Ghauny et Cirey. — Sarasua. Espagne. — Société d’assainissement des Bouches-du-Rhône. Société des ateliers d’aveugles de Marseille. — Société de charité maternelle. —. Société des crèches de Paris. — Société française d’hygiène. — Société protectrice de l’Enfance de Paris. Spa. Belgique. — Supérieure des sœurs de l’hôpital français d’Athènes.
- Trélat (G.).
- Ville de Dax. — Vincent.
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- Alamada. Espagne. — Aguas Calientes. Mexique. A."viss©
- Banner Sanitation and C°. Angleterre. — Bex. Suisse. — Bonnefoy (le Dr). — Bourbon-l’Ar-chambault. — Brides et Salins-Moustiers. Bureau d’hygiène de Nice. — Bussang.
- Capvern. — Cantrelle and Cochrane. Angleterre. Garabanas. Espagne. — Chadapaux. Chateau-neuf. _ Commission administrative de 1 hôpital d’Agen. — Commission de surveillance de l’asile de Bonneval. — Commission administrative de l’hôpital de Cette. — Commission administrative de l’hôpital de Cognac. — Commission administrative des hospices de Dunkerque (pour l’hôpital
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- de Rosendael-lez-Dunkerque). — Commission administrative des hôpitaux de Grenoble. — Commission de surveillance de Saint-Jemime-sur-Sarthe. — Commission administrative de l’hôpital de Pen-Bron. — Commission de surveillance de l’asile de Quimper. — Commission administrative de l’hôpital de Rambouillet. — Commission administrative de l’hôpital de Roubaix. — Commission administrative de l’hôpital de Tours. — Compagnie du gaz du Mans. — Compagnie The Wenham. — Cusset-Vichy. Delafollie-Bastide, Castoul et Cie. — Dohls.
- Egli Sinclar. Suisse.— Evian (sources Cachat, Guil-lot et Mont-Masson).
- Félix (le D1'). Belgique. — Fischer et Cie. — Forestier.
- Gillot. — Godin. — Grillot-Bainville.
- Hammam R’hira. Algérie. — Herbet (L.-V.-H.). — Hubert,
- Lambari. Brésil. — Loppens. Belgique. — Liceaga (Eduardo) et Gobier. — Mexique.
- Nadeine (de). — Russie.
- Obezza. (France.)
- Poret.
- Rainai. — Rubinat (Dr Liorach). Espagne.
- San Spiridon. Roumanie. — Saint-Alban. — Saint-Christau. — Sail-sous-Couzan (source G. Brault). — Saint-Galmier (source Badoit). — Saint-Honoré. — Saint-Nectaire-le-Bas.— Scellier.— Smir-nofï. Russie. — Société protectrice de l’enfance de Marseille. — Sutils (le Dr).
- Vallin. — Vittel. — Vuillot. —
- Waral et Brisse. — Wohl.
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- Amiéra. Portugal. — Appolinaris. Angleterre, Bagnoles-de-l’Orne. — Balzer. Autriche-Hongrie. — Boitement (de). — Bertrand (le Dr). — Bourry. Challes. — Cambo. — Carbaja. Espagne.— Carcar. Espagne. — Cazaubon.— Colonie de la Réunion. Croix-Rouge de Courtray. Belgique.
- David.
- Earthenware et Cie. Angleterre. — Eaux-Bonnes d’Espagne.
- Fernandez. Espagne. — Furst. Espagne. — Fril. Grillot. — Guichard..
- Haro. — Hammam-bou-Hadjar. Algérie. — Herpe.
- — House Sanitation and C°. Angleterre.
- Insalus. Espagne.
- Jacquemin.
- Lacaume. — Lalis. — Lebreton. — Ledé (le DQ. — Luxeuil.
- Maïa. Portugal. — Maillochon. — Meyer et Promsy. — Montegut Segla. — Moraes Campillo. Portugal. Motte (Ve).
- Nori.
- O’Brien. Angleterre. — Olive (le DQ. — Oxygen Continental C°. Angleterre.
- Padron (le Dr). Vénézuéla. — Pardina. — Pecsi.
- Autriche-Hongrie.
- Roussel.
- Sail-les-Bains. —Saint-Fortunat. — Saimeron. Espagne. — Santenay. — Schmoll. — Société Franklin.
- Tavar, (Mme de). Vénézuéla.
- Villacabras. Espagne. — Ville de Thonon, source la Versoie.
- Classe 65. — Matériel cie la navigation et du sauvetage.
- GRANDS PRIX
- Compagnie générale transatlantique.
- Fairfield Shipbuilding Company. Grande-Bretagne. Messageries maritimes. — Ministère de la Marine. Normand (Augustin) et Cie.
- Société centrale de sauvetage des naufragés. — Société nouvelle des forges et chantiers de la Méditerranée.
- Yacht-Club de France.
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- Armstrong, Mitchell and G° (Sir W.) Angleterre. Belleville et Cie. — Bossière, Henri.
- Commission norvégienne de l’Exposition. Norvège. — Compagnie des Chargeurs réunis. — Cunard Steamship and C°. Angleterre.
- Denny Brothers. Angleterre. — Dossunet, Louis. — Dumoulin-Froment.
- Exposition permanente des colonies. — Fraissinet et Cie.
- Gugumus frères.
- Inman Cl Etats-Unis. — Ismay Imrie Ce (White star line). Angletererre.
- Laird Brothers. Angleterre. — Leed’s Forge. An- • gleterre.
- S. A. le prince héréditaire de Monaco. Monaco. — Société des ateliers et chantiers de la Gironde. — Société des ateliers et chantiers de la Loire. — Société des sauveteurs du Havre. — Stapfer de Du-clos et Cie.
- Tellier. — Thirion.
- Ville de Paris (régiment des sapeurs-pompiers).
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- Arsenal de Pernambuco. Brésil. — Audemar-Guyon. |
- Batifoulier. — Bosselut. — Bourcelet. — Brisson-neau, Derouabla et Lotz.
- Caillart frères. — Casassa fils et Cie. — Cercle nautique de France. — Chateau père et fils. — Chri-chton et C°. Grand-duché de Finlande. — Comité danois. Danemark. — Compagnie havraise péninsulaire. — Compania Sud-American a de vapores. Chili.—Compagnie de navigation générale (Florio-Rubattino). Italie. — Compagnie de Fives-Lille.
- — Currie. Donnald and G°. Angleterre.
- Diénert.
- Elliot et C°. Angleterre. — Ehveell fils. — Forest et C°. Angleterre.
- Guéroult.
- Hunter et English. Angleterre.
- Jacquemier. — Journal le Yacht. — Joy, David. Angleterre.
- Letestu. — London Chatam and Dover et C° Angleterre.
- Marty et d’Abbadie. Tonkin. — Métayer, — Mildé fils et Cie. — Mors frères.
- Orient -steamship Company. Angleterre.
- Palmer’s Shipbuilding G°. Angleterre. — Peter Bro-terhood. Angleterre.
- Rocour. Belgique. — Roux, Guichard et Cie. — Royal Mail Steam Racket C°. Angleterre.
- Santi. -— Satre, Henri, — Seyler et fils. — Simons, W. et Co. — Société internationale d’éclairage par le gaz d’huile. — Société anonyme du métal Delta. — Société générale des peintures sous-marines. — Société des spécialités mécaniques. — Société lyonnaise de constructions mécaniques.— Société nautique de la Marne. — Société du Rowing-Club. — Société parisienne de sauvetage.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans,estdé§à veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des.Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement, de mains d’un effet très original, qu’ex4-cutent les danseurs au repos.
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- 26 Série. — N° 167.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mercredi 30 Octobre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR IA DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.............. 30 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRE
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces........................... la ligne 3 fr.
- Réclames-......................... — 5 »
- Faits divers...................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Walt.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de VExposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- Voir à la Ie page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
- LES MUSIQUES ÉTRANGÈRES A L’EXPOSITION
- particulièrement précieux ; aussi, pour finir cette série de citations intéressantes, voici quelques extraits d’un curieux article que M. Th. Goebel, un homme bien connu dans le monde de l’imprimerie allemande, a publié dans le journal Far Buchdruckerkunst (Journal de l’Art et de l’Imprimerie).
- « Le vrai patriote allemand ne peut souffrir le Français, cependant il aime à boire son vin. » Ce mot de Goethe a été bien souvent employé mal à
- propos. En effet, il fut un temps, après que les Français nous avaient fait un mal immense, alors que leur grand conquérant tenait l’Allemagne sous son talon de’ fer, où un vrai Allemand ne pouvait nourrir à leur égard des sentiments bienveillants. En est-il de même aujourd’hui? Certainement, si l’on prenait au sérieux la haine prêchée par la clique politique et les journalistes envieux, la réponse serait affirmative, mais ce serait inexact à l’égard de la masse du peuple.
- Je ne veux pas dire que l’ensemble des Français ait pour nous beaucoup de bienveillance, mais entre la bienveillance et la haine nationale, il existe un vaste champ, où les deux peuples, allemand et français, peuvent se rencontrer et entretenir des relations au grand profit des deux nations. C’est sur ce terrain que nous, Allemands, de-
- LES MUSICIENS SERBES.
- NOS DESSINS
- Tout finissant par des chansons, nous faisons passer dans ce numéro, l’un des derniers du Bulletin Officiel quotidien, deux gravures qui représentent des musiciens étrangers accourus des bords de ce grand Danube, que la musique a fait passer au « bleu » !
- Ce sont les Hongrois et les Hongroises, effets d’amour et de hussard, qui jouent de la citare ou du xilophone à tour de bras on qui entortillent leurs czardas dans d’inextricables échevaux mélodiques.
- Ce sont les Serbes qui pincent ou grattent sur la guitare ou sur la mandoline l’inimitable marche de Rakosky... avec furia ou fureur, comme il vous plaira.
- A première vue un musicien Serbe déroute par son costume. Porte-t-il jupe ou pantalon ? Lorsqu’il s’assied comme on en voit à droite de notre dessin, l’on voit bien qu’un vaste inexpressible masculin flotte autour de leur tibias. Mais lorsqu’ils sont immobiles, ils ressemblent à des mitrons.
- CHRONIQUE
- A maintes reprises, nous avons reproduit, à cette place même, les éloges qu’ont faits de notre Exposition ceux qui, au début, y étaient le plus hostiles.
- Quand ces éloges venaient de publicistes allemands, ils nous étaient
- LES MUSICIENS HONGROIS.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- vons nous placer pour considérer l’Exposition universelle sans nous laisser arrêter, pour la visiter, par les préjugés nationaux, préjugés que les écrivains ont laissé subsister trop longtemps, pour faire hésiter à entreprendre le voyage.
- Cette hésitation a été certainement augmentée par la situation politique, les feuilles publiques n’ont pas suffisamment fait connaître toute la grandeur, la richesse fabuleuse et l’étonnante variété des produits de cette Exposition; une autre cause c’est que beaucoup d’Etats, y compris l’Allemagne, ont cru devoir décliner leur participation officielle, ce qui naturellement conduisait à supposer que cette Exposition ne serait qu’un leurre, que rien ne serait complet et qu’il y aurait manque de participants. C’est là une erreur, et une erreur telle, qu’elle peut avoir pour nous, Allemands, des suites fort regrettables.
- Une deuxième erreur, et non la moindre, c’est que cette Exposition a été mal comprise quant à sa grandeur et à son intégralité, par suite de nos succès industriels pendant ces dernières années; nous ne sommes que trop enclins, vu la division des parties, à considérer comme déclinant l’esprit industriel français ; erreur fatale, que cette Exposition nous montre encore plus frappante. Je suis fort éloigné de vouloir diminuer les succès allemands dans le domaine commercial, mais cela ne peut diminuer en rien les efforts faits et les succès obtenus par les Français; les constructions géantes du Champ de Mars et de l’Esplanade des Invalides, avec leurs larges et riches galeries vitrées, en sont les vivants témoignages; elles sont la preuve que l’esprit travailleur français n’est pas resté oisif un moment et qu’il est fermement résolu à conserver ou à reconquérir sa situation prépondérante sur le marché du monde.
- Par son imposante grandeur, cette Exposition est un grand pas en avant; elle aura, sous tous les rapports des suites fructueuses ; elle ouvrira les yeux aux Allemands venus pour la visiter, en leur faisant voir qu’ils ont été bien mal conseillés lorsqu’on leur faisait croire qu’ils pouvaient se reposer et traiter de haut les produits français.
- Si la reconnaissance d’une erreur est le premier pas vers la réforme, il est à espérer que cette reconnaissance produira sur nous, Allemands, un effet salutaire, et que soit indirectement, soit directement, nous pourrons tirer parti de cette Exposition; mais ceci n’aura son plein effet que si la presse allemande agit dans ce sens, si elle ne craint pas d’appeler, bon, beau, parfait ce que nous trouvons réellement bon, beau, parfait, chez nos adversaires politiques; si elle ressent pleinement les regrets que ce peuple dont nous admirons les travaux, dont l’amabilité dans les relations est connue du monde entier,' ait été amené, par suite d’une vaine gloire, de l’égoïsme et de jugements haineux, à nous considérer, nous Allemands, comme une nation ennemie, et qui croit devoir, par des préparatifs extraordinaires, se garantir d’une attaque imprévue, et ayant toujours présente à l’esprit la dernière invasion sanglante. Que ne feraient pas les deux nations, allemande et française, dans le domaine de l’industrie, des sciences et des arts, si les innombrables millions dépensés pour de la poudre et des canons, si cette inestimable quantité de force et d’intelligence humaines n’étaient employés, qu’en préparatifs de destruction !
- , Quoique ces considérations ne soient pas ici à leur place, elles s’imposent forcément à l’esprit du visiteur — avant de commencer l’esquisse de ce qu’il y a. d’important au Champ de Mars. — Il ne faut pas s’attendre à une critique, elle demande un bien plus grand espace que ne peut offrir ce journal. Je veux m’occuper de quelques détails extérieurs, dont ceux qui ont l’intention de se rendre à Paris tireront certainement profit.
- Avant tout je dirai aux personnes auxquelles les moyens et le temps permettent de visiter l’Exposi-: tion : allez-y. Que l’on ne se laisse pas arrêter par la pensée d’être molesté par les Français; pour ma part, je n’ai eu qu’à me louer d’eux, et, certes, ce n’est pas parce que je parle courammentle français. En partant d’Avricourt, nous nous trouvions dans le même compartiment, un Allemand-Américain, deux Allemands; nous n’avons jamais hésité à parler notre langue maternelle, malgré la présence de quatre Français et de deux dames qui étaient dans le même coupé, et qui toujours répondaient cordialement à nos questions. Ici, à Paris même, à l’Exposition, sur les boulevards, dans les hôtels, on entend parler allemand, au point de se croire dans son propre pays.
- Voilà, j’espère, de quoi nous satisfaire ; et nous aimons à entendre ces choses dans une bouche allemande.
- Un peu plus loin, hauteur de l’article parle des amusements, compléments obligés de toutes les Expositions.
- Ici, ils sont grandioses, pour ne citer que la Tour Eiffel, les fontaines lumineuses, amusements qui charment et instruisent, en même temps, ce mélange de tous les peuples se rencontrant au Champ de Mars et à l’esplanade des Invalides, l’affluence énorme des visiteurs payants que les milliers de trains de plaisir amènent journellement.
- Les entrées, en semaine, s’élèvent de 130,000 à 150,000; les .dimanches et fêtes, ce chiffre varie entre 250.000 et plus. Il y a encore à y ajouter le nombre de représentants des pays étrangers qui sont dans leurs pavillons, dans leurs bazars. A l’esplanade des Invalides se tiennent de préférence les indigènes des colonies françaises, avec leurs habitations. Il y a jusqu’à un théâtre exotique, le théâtre annamite. A Paris, les goûts sont divers, mais il n’y, a pas doute que tout le monde devra prôner le grandiose de l’Exposition et donnera la plus grande admiration à cette puissante Galerie des Machines, sans support et d’une étonnante largeur.
- Si les merveilles du monde étaient encore de mode, l’Exposition universelle aurait certainement l’honneur d’en faire partie. Les Français sont connus pour d’excellents ingénieurs, la Galerie des Machines et la Tour Eiffel sont des chefs-d’œuvre incomparables dans cet art. En considérant les autres constructions, le riche et merveilleux portail du milieu, derrière la monumentale Galerie centrale, les palais imposants des Beaux-Arts et des Arts Libéraux, le nombre immense de pavillons isolés, dont quelques-uns d’une grande étendue, on ne peut se lasser d’admirer le génie et la force effective qui ont pu mener à bien cet étonnant travail dans l’espace de quelques mois.
- Un de nos confrères a été rendre visite aux Sénégalais qui nous ont quitté dernièrement.
- Ils ont été, paraît-il, enthousiasmés de leur voyage et, sans l’hiver qu’ils ne peuvent supporter, les Sénégalais seraient volontiers restés parmi nous.
- Les noirs s’en vont enchantés. Pourquoi se plaindraient-ils? Le bijoutier a bien vendu, le fabricant de cannes aussi, de même que le. tisserand qui faisait des ceintures ; on s’en retourne le gousset garni. Mais ce qui a ébloui les Sénégalais surtout, c’est leur visite à l’Eîvsée... Bouna nous prend tout à coup la main.
- — Toi... pour République ?
- — Oui.
- Alors d’un air d’importance, grave et réfléchi :
- — Moi... Aussi...
- • Et il s’exalte, parle avec de grands gestes.
- — Moi crie : Vive la République î Vive le Canot...
- — Alors vous aimez le président de la République ?
- — L’ai vu comme toi... tout près... il aime beaucoup nous... beaucoup... A causé avé moi..,, il était content causer avé moi, qui m’a dit... Bon gaçon, Canot... Tout le temps il rigolait... Canot il est rigolo...
- « Un rigolo », l’honorable président de la République.
- Et voilà pourtant comment on écrit l’histoire au Sénégal! F. L.
- A NOS ABONNÉS
- Nous voici arrivés an terme de la vie éphémère du Bulletin officiel de VExposition
- quotidien.
- Ses jours étaient comptés au moment de sa naissance. Son épanouissement devait durer ce que devait durer l’épanouissement de l’Exposition universelle.
- Il a vécu, non ce que vivent les roses, mais ce que vécut l’Exposition.
- La correspondance avec nos abonnés nous montre qu’il a répondu à leur attente. C’est là la réalisation du plus cher de nos désirs.
- Nous ne leur disons pas adieu ; nous leur disons au revoir.
- LA RÉDACTION.
- Avant de devenir quotidien, le Bulletin Officiel de l’Exposition, né le jour ou a été donné le premier coup de pioche au Champ de Mars, a vécu deux ans et demi comme journal hebdomadaire; sous cette forme hebdomadaire, il a même été continué à côté de Bulletin quotidien.
- Hebdomadaire, il survivra au quotidien jusqu’à la fin de l’année.
- L’ADMINISTRATION.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- GRANDE FÊTE DE NUIT
- LE MERCREDI 6 NOVEMBRE a l’occasion de la
- Clôture de l’Exposition
- Illumination du Trocadéro. — Embrasement de la Tour Eiffel. — Jeu de toutes les Fontaines Lumineuses. — Illumination des Massifs et des Pelouses du Champ de Mars et dé l’Esplanade des Invalides.
- Prix d’Entrée à la Fête de Nuit
- A 'partir de 5 heures du soir Cinq Tickets de CM FRANC Le Commissaire général des Fêtes,
- A. ALPHAND.
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- DERNIERE HEURE
- Les décorations
- Aujourd’hui, à la réunion du conseil, le Ministre du Commerce doit, paraît-il, soumettre à la signature du président de la République, la seconde série des nominations et promotions dans la Légion d’honneur, accordées à l’occasion de l’Exposition universelle.
- Ce mouvement comprendra au moins la moitié du chiffre total qui dépasse quatre cents.
- Le bal de l’Elysée
- Le second bal donné hier soir par le président de la République, en l’honneur des exposants récompensés, a été pour le moins aussi brillant et aussi réussi que le premier.
- Beaucoup d’invités sont arrivés avant neuf heures et demie, heure officielle de l’ouverture de la réception et, à minuit, il y «avait encore -dans l’avenue Marigny une longue file de voitures qui amenaient les hôtes du président de la République. On-peut juger par là du nombre de personnes qui ont assisté à cette fête.
- M. et Mme Carnot, entourés des officiers de la maison militaire, recevaient à l’entrée des salons. Mme Carnot portait comme au bal pré-: cèdent, une robe à traîne en poult de soie rose, recouverte d’un réseau de blonde d’argent et garnie de guirlandes de roses ; elle avait dans les cheveux un diadème de diamants.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- 3
- Yers onze heures, la salle de danse, qu’on avait un peu délaissée jusque-là pour assister à l’arrivée des invités, a commencé à s’animer et s’est bientôt trouvée trop petite pour le nombre des danseurs.
- Comme de coutume, plusieurs ministres, beaucoup de députés et de sénateurs, un grand nombre d’officiers et d’élèves des écoles militaires assistaient à cette fête.
- Le concours de charcuterie
- Le jury du concours international de charcuterie, installé depuis samedi dernier au Tro-cadéro, a terminé ses travaux hier matin et a fait connaître ses décisions aux exposants.
- Des prix d’honneur sont décernés à MM. Benoist et Déprez. MM. Charles Brobeck, Brière, Maury, Yasnier, Gaboriaux, Henry, Ducliat et Piquet ont obtenu des médailles d’or. Un certain nombre de médailles d’argent et de bronze, ainsi que des mentions honorables, ont également été accordées.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 124.938.
- A la Tour
- Yoici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage.................. 8.667
- Du 1er au 2me.............. 5.237
- 2me étage direct............ 1.798
- Du-2e étage au sommet... 3.470
- En tout.............. 19.172
- de cette date, l’interdiction de sortir les objets vendus.
- Aos hôtes
- Le grand-duc AYladimir de Russie et sa suite ont fait, hier matin, l’ascension de la Tour Eiffel. M. Eiffel, qui avait été prévenu de la visite du grand-duc, l'attendait, avec MM. Salles et Ansaloni, au pied de la Tour. A dix heures, l’ascenseur du deuxième étage emportait les voyageurs, auxquels s’était joint le général Lewal, ancien ministre de la guerre.
- Au-dessus de la troisième plate-forme. M. Eiffel a fait au grand-duc les honneurs de ses appartements.
- Après être monté jusqu’au drapeau, le grand-duc a bu avec M. Eiffel une coupe de champagne.
- La visite a pris fin vers midi.
- Les fontaines lumineuses
- Nous avons mentionné récemment le projet de conservation des fontaines lumineuses, qui date, du reste, du jour de leur premier et incomparable succès.
- On se rappelle le propos tenu plaisamment par M. Tirard, le soir de la visite du président de la République aux fontaines lumineuses. Le ministre du commerce disait alors en riant qu’il allait faire installer des fontaines pareilles sur la place de la Concorde, afin que les Parisiens, si friands de ce merveilleux spectacle pussent en jouir tout l’année.
- Les pourparlers que vient d’engager M. Alphand à ce sujet sont en bonne voie de réussite. La direction des travaux de Paris vient, en effet, de faire achever définitivement certains appareils dont on s’est servi jusqu’ici et qu’on n’avait pris qu’en location.
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- Dimanche dernier a eu lieu, dans la salle des fêtes du Trocadéro, la distribution des prix aux lauréats du concours de la Fédération centrale des chauffeurs et conducteurs de machines de France, organisée par le professeur Souchet, président de la Fédération, avec une subvention du Conseil municipal de la ville de Paris. Deux discours ont été prononcés, parM. Yves Guyot, ministre des travaux publics, président de la cérémonie, et par M. Georges Berger, député, directeur général de l’Exposition.
- Yoici le discours de M. Georges Berger :
- Deuil portugais
- Un service funèbre pour le roi Dom Luis sera organisé à Paris dès que M. le comte cle Yalbom, ministre de Portugal à Paris, sera rétabli.
- Mais la légation n’a pas voulu attendre cette date pour manifester son religieux souvenir, et hier matin une basse messe de deuil a été célébrée en l'église de Saint-Pierre-de-Chaillot. Aucune invitation n’avait été adressée.
- La tombola de Anvers-Paris
- L’exposition des principaux lots de la tombola Anvers-Paris, au Palais de l’Industrie, a eu dimanche un succès éclatant. Plus de cinq mille personnes sont venues visiter cette exposition qui restera gratuitement ouverte au public jusqu’à jeudi prochain, 31 octobre, de deux heures à quatre heures.
- Pour satisfaire aux nombreuses demandes des visiteurs, deux nouveaux guichets de billets de la Tombola ont été ouverts à proximité de la .salle où les lots sont exposés. Près de deux mille billets ont été ainsi vendus pendant l’après-midi d’hier. Avant peu de jours, il est certain qu’il n’en restera plus un seul.
- Les décorations
- M. Pellegrini, vice-président de la République Argentine, qui a été l’un des principaux organisateurs de la section argentine à l’Exposition, vient d’être nommé grand-officier de la Légion d’honneur.
- M. Pellegrini a quitté Paris avant-hier pour retourner à Buenos-Ayres.
- La sortie des objets vendus
- L’administration reçoit à chaque instant des plaintes de personnes qui ont acheté des objets aux exposants et qui ne les reçoivent pas, bien qu’elles les aient payés. Il est impossible aux exposants d’expédier ces objets, les ordres les plus sévères ayant été donnés pour en empêcher l’enlèvement des vitrines. Satisfaction pourra être donnée aux acheteurs le lendemain du jour de la fermeture de l’Exposition, et peut-être même à partir du 1er novembre, car il est question de lever, à partir de
- Messieurs,
- En 1867 et en 1878, nous avions organisé une galerie du travail où nous faisions fonctionner sous les yeux publics des ateliers complets de différentes professions avec leur matériel et leur personnel. Mais nous ne sommes arrivés forcément, qu’à montrer par un côté, non pas dépourvu d'intérêt, mais véritablement trop petit et trop incomplet, ce que peut être l’activité ouvrière et à quelle perfection sensible peut atteindre le travail t manuel. Nous n’avons pas tenté une troisième expérience en 1889; nous aurions infailliblement fait ce que j’appellerai la reprise d’une représentation déjà donnée et dont deux Expositions pouvaient avoir épuisé le succès; j’ai pensé d’autre part qu’il ne saurait convenir à la dignité de l’ouvrier qui s’est tant et si légitimement élevé dans notre état social de se produire en spectacle dans un cadre factice.
- J’ai eu raison, car l’Exposition de 1889, si fertile en révélations qui honorent notre pays et l’humanité, a permis mille fois, par les faits normaux de son organisation et de son exploitation, qu'on apprécie la valeur, le caractère, l’ingéniosité, la sûreté professionnelle et la probité de l’ouvrier français. Nous avons vu celui-ci à l’œuvre pendant la période de construction; tous les corps de métiers avaient successivement ou parallèlement fourni leurs contingents de travailleurs. Tout s’est passé avec un entrain et un dévouement parfaits; c’est à peine si nous avons eu à enregistrer quelques tentatives de grèves partielles dont les meneurs furent chaque fois expulsés des chantiers par ceux-là même auxquels ils adressaient leurs propositions malsaines et criminelles, parce qu’elles étaient antipatriotiques . Les ouvriers de l’Exposition de 1889 ont été pour les directeurs généraux de l’Exposition d’admirables collaborateurs, des soldats industriels toujours prêts à payer de leur personne afin d’assurer une victoire qui importait à l’honneur et à la gloire de la France. Leurs noms resteront gravés dans le cœur de ceux qui les ont dirigés comme des noms amis et dignes de la plus sympathique reconnaissance.
- L’Exposition de 1889, après avoir été un immense chantier où s’étaient donné rendez-vous les représentants de toutes les branches du travail, est devenue une colossale usine où la vapeur, l’électricité, la mécanique, ont régné en souveraines. Une force supérieure à cinq mille chevaux a été produite pour répandre matin et soir, la vie, le mouvement
- et la lumière dans une enceinte supérieure à celle de beaucoup de grandes villes de France, et parcourue chaque jour par plus de 150,000 visiteurs venus de toutes les parties du monde. Eh bien, messieurs, ce merveilleux service mécanique de l’Exposition, installé et dirigé techniquement par des ingénieurs auxquels nous ne saurions assez rendre hommage, était surtout confié à des ouvriers spéciaux, habitués à comprendre que lorsqu’ils sont devant les foyers des générateùrs de vapeur ou lorsque leur main se pose sur le levier d’une machine motrice, ils deviennent responsables de la vie de leurs camarades et de la fortune de leurs patrons. Honneur, messieurs, à ces héros de l’industrie moderne ! C’est pour que nous puissions leur rendre cet honneur mérité, que j’ai consenti à l’organisation du concours de la Fédération centrale des chauffeurs et conducteurs de machines de France, dont les lauréats vont recevoir dans quelques instants les témoignages de satisfaction que le gouvernement et l’administration ont tenu à leur décerner.
- Il y a de nombreuses années que je suis, en contact avec la masse des travailleurs; je fais spécialement appel à mon ami Souchet et à ses collègues du Syndicat pour témoigner du bonheur que j’ai toujours éprouvé à me trouver parmi eux et à tâcher de leur rendre service. Je ne sais si ce bonheur a été réciproque, il a toujours été sincère de mon côté. Qui donc, messieurs, ne serait pas du parti des ouvriers, des ouvriers véritables.
- Je parlais il n’y a qu’un instant de l’avancement des ouvriers dans notre état social ; l’Exposition Ta démontré moralement et matériellement. Il eut fallu être un observateur bien peu clairvoyant de la foule des dimanches et jours de fête, pour ne pas distinguer dans les rangs de celle-ci, dans ses conversations, dans son attitude le progrès que je signale. Autrefois trop d’ouvriers, désespérant d’un sort meilleur ou écœurés de fausses doctrines, cherchaient soit leur plaisir, soit leur consolation, en dehors de 1a. famille, dans les mauvais lieux où la boisson détruit la santé du corps et celle de l’esprit. L’Exposition nous les a montrés venant se réjouir en famille au spectacle des merveilles du travail universel, expliquant et commentant autour d’eux ce qu’ils voyaient ou échangeant avec leurs enfants des observations d’un à-propos et d’une justesse qui font éclater les bienfaits du libre enseignement professionnel substitué aux servitudes de l’apprentissage tel qu’il était pratiqué autrefois.
- Et puis, ces ouvriers n’ont-ils pas eu sous les yeux le spectacle des résultats auquel peut prétendre le travail secondé par le sentiment du devoir civil, de l’économie, de la conscience professionnelle et par l’amour du progrès ? Combien ont-ils pu lire de noms d’exposants célèbres, importants et hautement récompensés, qui sont sortis de leurs rangs et ont commencé leur carrière l’outil à la main ; les uns comme simples canuts lyonnais, pour arriver à tenir la tête dans cette merveilleuse industrie des tissus de soie qui procède à la fois de l’art le plus pur et de la technique manuelle ou mécanique la plus perfectionnée; les autres comme ouvriers ajusteurs ou monteurs, pour devenir les maîtres de ces grands ateliers de construction ou le métal s'assouplit sous le marteau guidé par la science mathématique la plus élevée.
- Ces résultats, messieurs, sont ceux que nous promettaient nos pères de 1789, en émancipant les idées, les intelligences et les bras... Laissons le progrès social suivre la marche qu’un siècle de liberté lui a tracée et assurée; aidons-le par une bonne politique, sans impatience malsaine et sans revendications violentes, qu’on ne fasse plus à l’ouvrier l’offense de le classer à part puisque ses droits sont ceux de tous devant la loi et le pays, et puisque son intérêt est incontestablemeilt le nôtre à tous.
- De bonnes lois économiques et sociales sont seules capables de racheter cette inégalité des aptitudes intellectuelles et physiques et par conséquent des situations que la nature crée fatalement ; pour l’amour du pays, ne ressuscitons pas les castes.
- 11 faut cesser tout tapage politique au autre, au nom de tel ou tel groupe social et ne plus voir que des Français animés d’un môme esprit de liberté, d’égalité et de fraternité. C’est aussi le sûr moyen d’arriver à ne plus compter bientôt que des républicains. Et si j’ai parlé, ainsi que je viens de le faire dans cette enceinte, c’est que je dois, être en communion d’idée avec beaucoup d’ouvriers qui comprennent mieux qu’on ne le pense et qu’on ne saurait le leur dire les devoirs du citoyen et du travailleur.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage de la Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Offciel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits nu registre du F1G-AR0
- 26 OCTOBRE
- (Suite).
- Comte et comtesse de Sander, Paris,
- Comte de Schuhmann, Allemagne.
- Rev. R. Yiney. London.
- Auguste Ricaud, Paris.
- Mme veuve Descoins, Bordeaux.
- Baron d’Overbeek, London.
- Walter Winans, London.
- George Spurgen, Folkestone (Angleterre).
- Charles Sheath, Kent (Angleterre).
- M. et Mme Louis Polak, Paris.
- M. et Mme Starlow, Kent (England).
- Blumenfeld, Paris.
- David, G. et William Thomson, Dundee,
- Arthur Bertrand, Liège.
- William W. Bakewell, London.
- C.-M. Hartman, Rotterdam.
- A. dos Santos Carvalho, Paris.
- Rua do Gonde d’Eu: Rio-de-Janeiro.
- . Veuve Geerts, Paris.
- E. de Fhirnich, officier de marine en réserve, Fiume (Autriche).
- Magdeleine de Roberdeau, Paris.
- A. Westhausser, Wien.
- Marie-Héloïse Collomb, Paris.
- Poivret, maire et notaire,Saint-Maixent.
- Julie Loper, Deo-Zaragora.
- Mariano Cabestré, Saint-SebTstian.
- A. Poivret, Calais.
- Scott Adie, London.
- J. PI. Neville, London.
- E. Belleroche, Londres.
- Adolphe Westhausser, Vienne (Autriche).'
- A tous les habitants de la Demi-Lune, salut. — Fougère fils, Paris.
- F. Grillet, aîné, Fougères.
- DrO. André, Anvers.
- A. Jaunez, ingénieur, Paris.
- Un pompier de service. — A. Loustalot.
- Carelippmann.
- Max Keibel, Berlin.
- Sally, Daniel, Aachen.
- Anna Ducreux, Paris.
- Edith J. Annanclale, Edimburgh.
- Pfister, Eguisheim, Haute-Alsace.
- Adrien Andrieu, notaire, Lavaur.
- Natoly, Cyprien.
- Joséphine Andrieu, Veherlee (Tarn).
- Ernest Bonafous, Lavaur.
- Louis Duland, Lavaur.
- Souchou, Uzès (Gard).
- Gutmann.
- And Furth in Bayern. Ulfenheimer.
- Victor Malliand, Lyon.
- Marshall. London.
- G. Chamard, sa mère et Mme Robert, Limoges. Beauser Philibert et Beauser Jules, Paris.
- Gaston Schenke, Bordeaux.
- Gugu, Paris.
- Josef Berghnef, Fredrikstad (Norvège).
- E. B., Mandarin, Burgrave.
- Du haut de cette Tour, ô France ! mon pays, je te contemple. Le monde sans toi ne serait plus qu’une ombre. Merci à M. Eiffel. — Maurice Richard.
- Ludwig Cahn, Offenback-sur-Mein.
- Ernest Dutoit, Paris.
- Miss de Lisle, London.
- Ernest Ryley, Derby.(Angleterre).
- Antonio Aranjo, Paris.
- Antonio Paes, Paris.
- M. et Mme Fructus, Théodore. Malemort (Vaucluse).
- Sylla Saint-Guily, Salies-de-Béarn.
- Rose Pussacq, Salies-de-Béarn.
- Joseph Saubot, Paris.
- A. Dantv, Paris.
- Marie et Lucien Saubot, Paris.
- Bordot, Charentois (Côte-d’Or).
- Casimir Stanislas, Draguignan.
- F. Prévost, Paris.
- F. Bordot, Charentois, Côte-d’Or.
- Joseph Barrai fils, Crest (Drôme).
- E. Broquier, Paris.
- Edouard Mounier, Paris.
- Jorge, Amélie et Isabel Godinho, Lisbonne. Frédéric Perret, Lecluse (Ain).
- Ladislas Lucy, Varsovie.
- A. Benoit, Courthezon (Vaucluse).
- Julia Hivard, Moislains (Somme).
- Richard Kotschi Anntoni, Leipzig.
- V. Estachy, Marseille.
- Lamoureux, Paris.
- M. et Mme Jules Vincent, Nice.
- Marie Luys.
- Quintin, Jean-Baptiste, Rambouillet (Seine-et-Oise).
- Louis et Marie Bonnel, Toulouse.
- Tu triomphes, Eiffel, ne verses pas de sang,
- Vraie supériorité sur nos conquérants ;
- Aussi du monde tu fais l’admiration,
- Puisqu’à ton œuvre accourt chaque nation.
- Alphonse Barbin,
- Mâcon (Saône-et-Loire).
- Moulin, Paris.
- Ant. Macale, Londres.
- Alessandro Savorgnan, Trieste.
- Edmond Rosier, Paris.
- F. -L. Klompé, Haag (Hollande).
- H. Klompé, Arnhem (Hollande).
- E.-L. Franklin, London.
- Félix Corangé, Paris.
- Charles Schmit, Mainville.
- Francis Gambut, Genouilly (Saône-et-Loire). Comte Wladimir ITendrikofF, Paris.
- J.-B. Vico, Colombes.
- Mme et J. Lemperière, Cherbourg.
- Larivière Lamourette, Querquevez.
- G. Thomassen, Londres.
- Henri Aubert, Pertuis. '
- Mathieu Primpied, Lyon.
- A. Marlin, Paris.
- Marie Brante, Tarascon.
- J.-W. Hyland, Paris.
- Léon Parizot, Paris.
- Louis Gallix, Tournon-sur-Rhône (Ardèche).
- La Tour à 900 pieds, quelle belle hauteur !
- Que je serais heureux si j’en étais l’auteur.
- E. B. T., Paris.
- Archibald Eadie, Glasgow, Scotland.
- Courty Guillot et Eugène, Paris.
- Lejoudier, ingénieur, Paris.
- Châtelain, Lucien, Paris.
- D. Pleinrich Freihen o ITaeritte, Wien.
- Henri Hofeneder, Vienne.
- M. et Mme Paulandre.
- La France, dans le débat pacifique du travail, s’élève glorieusement à l’avant-garde du monde civilisé.
- La Tour Eiffel, gloire immortelle de son fondateur, affirme éloquemment cette vérité. — Costa Negacio, Portugais,
- Es tan afimiravel la altura de esta gran torre que solo lo que la eguala es la suba del oro en Buenos-Aires. — Sébastian P. Negrâo.
- Alexandre Desclaux, L’Isle en-Jourdain, Toulouse.
- Sir Henry et Lady Morland.
- Alph. Polain, Liège.
- Jules Polain, avocat à la Cour d’appel, Bruxelles. Raymond Peytau, Toulouse.
- Philippe Galibert, Montredon (Aude).
- Martial Gérard, de Saint-Iiilaire.
- Eugène Lemoine, Noisy-le-Grand (S.-et-O.). Blancart Dubois, Cambrai (Nord).
- D. Moreynas, Vienne.
- Georg Wolff, Berlin.
- Ludwig Lesfer, Berlin.
- Louis Hartmann, Liège.
- Edgard Mercier, Bussy-en-Othe (Yonne).
- Mercier B .njar, Bussy-en-Othe (Yonne).
- Mercier, Philippe, Bussy-en-Othe (Yonne).
- Marthe Châtelain et Albéric, Clermont (Oise). JoséWille, Paris.
- P. de Levana, Paris.
- Dammien Duval, Paris.
- Marie Caher, Paris.
- Morton, Paris.
- Louise Monbray, Paris.
- L. Masson, Villiers-le-Bel (Seine-et-Oise). Rameaux, Vichy (Allier).
- Mme et Emile Jellinek, Vienne (Autriche). Maximilian Bartha, Budapest.
- Sofia Kammel, Lima.
- Aligarede, Toulouse.
- Gustave Dubois, à Gragneul (Eure-et-Loir). Caurolens, Paris.
- Léopold Lorach, Mulhouse (Alsace).
- André Bohn de Mulhouse (Alsace) . gardera éternellement son meilleur souvenir de sa patrie.
- Louis Vonbancke. Paris.
- D. Urbano, Brazil.
- Dizium, Paris.
- M. et Mme Chapelain, Moulins de Pantin, Pantin.
- Paul Estran, Ste-Lucie, Mirmande.
- Mme Mathey, Paris.
- Jules Pribourg, Paris.
- H. Jacquince, Paris.
- Le duc de Beaufort, Paris.
- Le duc Olombié, Paris.
- Renard, Paris.
- Albert Toncière. Roubaix, Nord.
- Genelioux. Paris.
- M. et Mme Bougonnet, Saint-Etienne.
- W. Crassowsky. Ingénieur, Moscou.
- Horatio Nelson, New-York.
- MM. Sickels, New-York.
- Miss Irroter, New-York.
- Augustine Chalamel, Bourg-St-Andéol, (Ardèche).
- Edmond Mallet, Hilela Harguanès.
- R.-R.. Graham Adriani, ingénieur, Anvers. Hyppolite Jullien, Marseille.
- Mme Dunn, Paris.
- L. Corday, Lyon.
- Ed. Gasser, Cette.
- Aulèsem S. Miguel et Luiz Mulo, Lisboa.
- A. Chappat, Paris.
- David Bloch, Paris.
- M. Geismar, Dambach.
- Théodor Gouber, Dambach.
- Paul Thouvenin, avoué, Belfort (Haut-Rhin).
- C’est presque aussi beau' qu’à Toulouse, — Raffaelli.
- Mme Aimée Adam, Alfortville.
- Françoise Clausse, Romain (Meurthe-et-Moselle). Gillette, Paris.
- Jerrière, Paris.
- Adolphe Mougin fils, Paris.
- L. Brumaud, Paris.
- E. Léglise, Paris.
- Mme Courtois, Orléans.
- L. Courtin, Paris.
- B. Camus, Paris.
- Louis Holley, Paris.
- Victor Jude, Paris.
- Mme Peltier, Paris.
- Louis Gobert, Saint-Denis.
- M. et Mme Maxime Orsot, Sognolles-en-Montois (Seine-et-Marne).
- O. Meunier Journaux, Fourmies (Nord.)
- Sam Dixon, London.
- E. Adler, Paris.
- Maria Morozowa, Pétersbourg.
- Graux, Paris.
- E. -F. Zerban, Paris.
- Garnier. Lyon.
- Schornsten, Paris.
- Emile Jaux, Paris.
- Jules Gérard, Colombey-les-Deux-Eglises. Henriette Decouen, Paris.
- Mme Bauer, Paris.
- Heinrich Schlimme, Paris.
- Mobelfabrillant, Metz.
- Angèle Caulon, Paris.
- Blanche Coullaud, Paris.
- A. Barrai, Agen (L.-et-G.).
- Louis Pierry, Liège.
- Willy Ehrmann, Londres.
- Lucie Guignard, Paris.
- F. Boniface, Rouen.
- Mme Ve Guion, Paris.
- Edmond Guion, Paris.
- Jeanne Gautier, Paris.
- Velpry de Rimogne, Paris.
- Mme Radel, Ghampigny (Seine).
- Lajeunesse, maréchal des logis chef, 5e d’artillerie, Besançon.
- Pierre Muelle, Audun-le-Roman (Meurthe-et-Moselle).
- Gufïert, George.
- H. Gobert, Paris.
- Mandard. Paris.
- Mme Jahan, Château-Renault (Indre-et-Loire). Mme Oscar Huart, Avesnes (Nord).
- Louise Recompte, Berlaimont (Nord).
- Pour la troisième fois, je monte sur la tour Eiffel ; je la trouve toujours de plus en plus belle. — Marie Paul, Paris.
- Albert Simon, avocat à la Cour d’appel, Aix. Pierre Vales, Toulouse (Haute-Garonne).
- Louis Massot, Toulouse.
- A la tour de Manzourah, près de Tlemcen (Algérie). Souvenir du haut de ta collègue tour Eiffel.
- Un Tlemcénien.
- Marie Tessier, Paris.
- Auguste Le Breton, Paris.
- Adolphe-Gustave Bernier, Beaumont-sur-Oise.
- M. et Mme Carrière, Paris.
- Massicot, Paris.
- Mme Delorme, Lyon.
- Jules Collart-Sante, Vaux-sous-Chêvrement, Belgique.
- Mlle Stuttmeister, Paris.
- Rose et Louis Berger, Neuilly-sur-Seine.
- (A suivre.)
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889
- (Suite)
- Classe 66. — Matériel et procédés de l’art militaire.
- GRANDS PRIX
- Bariquand et fils.
- Compagnie anonyme des forges de Châtillon et de Commentry.
- Geneste, Herscher et Cie.
- Ministère de la guerre.
- Poudrerie royale Coopal et Cie. Belgique.
- Société des anciens établissements Hotchkiss et Cie.
- — Société anonyme des forges et chantiers de la Méditerranée.
- MÉDAILLES D’OR
- Arbel, Lucien, ses fils successeurs.
- Baudoin et Cie. — Besson, F. — Bouloumié, P.-B.
- — Brunon, Barthélemy.
- Cauvin-Yvose, E. — Compagnie de Fives-Lille. — Compagnie des fonderies, forges et aciéries de Saint-Etienne. — Cock (Emile de). Belgique. — Courlin (le lieutenant général). Belgique.
- Dalifol et Cie. — Deliry père et fils.
- Eiffel, Gustave. — Exposition collective de l’industrie nationale de la fourniture militaire.
- Fonson, Auguste. Belgique. — Froger, Edouard. Lefebvre et Cie. — Le Blanc, Jules.
- Marrel frères. — Maxim Nordenfelt Guns and Am-munitions C° Limited. Angleterre. — Ministère delà guerre. Roumanie.— Ministère de la guerre. Mexique. — Ministère de la guerre et de la marine. République Argentine.
- Schmid, J.-B. Belgique. — Société anonyme des anciens établissements Cail et Cie. — Société anonyme pour la fabrication des projectiles et Cartouches. Belgique. — Société Deeauville aîné. — Société des aciéries et forges de Firminy. — Société de constructions mécaniques spéciales. — Société française des munitions de guerre. — Société pour la fabrication des munitions d’artillerie.
- — Société nouvelle de constructions système Tollet.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Auphelle, Jean. — Aureggio, Eugène. — Avi-zard, R.
- Barbier et Vivez. — Baudot, Jules.
- Chappée. — Clermont, F.-A. — Compagnie des explosifs Favier. Belgique,
- Damoizeau. — Decout-Lacour, E. - Deflassieux frères. — Dégrise, Edmond. — Ducher, Hippo-lyte.
- Espitallier, Georges.
- Falk, Th. Belgique. —Faucon, Th. et Cie.— Ferret, Claude. — Felber, Ch.— Francisco Antonio Jorge Bello. Portugal.
- Gavoy. — Grégorini. Italie. — Builloux, Edmond. •Jeanson, Charles.
- Lamoureux, Sylvain.
- Malen. — Manoel Nunez Correia Filhos et Cie. Portugal. — Millebeau, François. — Manufacture royale d’armes et fonderies de canons. Serbie. — Mildé fils et Cie. — Moreau-Teigne. — Morel, H. Moyse, Alfred.
- Rodolphe.
- Sibut, B.-M. aîné. — Société métallurgique de l’A-riège. — Société de la poudrerie hellénique. Grèce.
- — Sociedad anonima (Santa Barbara). Espagne.
- — Société anonyme du métal Leltaetdes alliages métalliques. — Société de Branville et Cie.
- Tellier, Auguste. — Thuau.
- MÉDAILLES DE BROStZE
- Bidault, Léopold-F. — Blain. — Bohuon, J.-P.-F, Champiot, J.-F. — Cogent. — Colin, Ch.
- Espuig.
- Farez et Boulanger. — Fraysse, A.-E.
- Gérard, Ch. — Giroult, André. — Gragnic, Julien.
- — Grouard, Alfred. — Gueldry, Grimault et Tel-lier. — Guérin, Eugène. — Guilioton, Th.
- Lecerf, Ve Léon.
- Miguel Alonzo Labastida. Espagnî.
- Nicolle, Léon.
- Ossola, J.-C.
- Payenneville, Jules, — Perron, F. — Pioch. — Pons et Louvet.
- Renard, P.-G. — Rondet. — Renault, Albert. — Roxo, A. et Irmaos, Portugal.
- Sévérae, Jacques. — Société anonyme de dynamite de Matagne. Belgique.
- Van den Abeele, Villiam et Cie. Belgique. — Vo-ruz, J. aîné.
- MENTIONS HONORABLES
- Ballot Perret. — Bautain. — Bellier de Villiers. — Bertillon, V.-H. — Beyrière. — Bourdon. Colonies. — Borrel, Théophile. — Brun, Napoléon.
- Compagnie de bronzage des armes de guerre et des armes de chasse (Tombeur). Belgique.
- Décugis, Cyprien. — Deperthes, Eugène. — Deceu-lener, Henri. Belgique. — Dejean (Société anonyme). Belgique. — Dumas-Gardeux.
- Francisco Carballo y Carballo. Espagne.
- Gatte, Louis. — Goudinous. — Grouazel, Remain.
- Joachim, Em.-D.
- Hanssens. Belgique.
- Lagoutte, Paul-Félix. — Laporte. — Lamothe, Louis-Victor. — Lestable, Claude.
- Mathias. — Manufacture royale et impériale de chapellerie. Portugal. — Maillet (Ve). — Muller, J.-E. Belgique.
- Non gués, R.
- Olivié, Louis-Marie. — Oliveira et Cie. Portugal.
- Philippe, V. — Papa, Jules-Antoine. — Pirard, Alexandre. — Perier, L.
- Reymond. — Réaux, Georges-Louis.
- Selig-Sonnenthal et C°. Angleterre. — Société du Bispain Serrant, Emile.
- Thouvenin, F.-E. — Tirard (Ve) et Quinton.
- Van Oye, Albert. Belgique. — Velitchkovitch. Serbie. — Vlassopoulu. Grèce.
- GROUPE VIL — Produits alimentaires
- Classe 67. — Céréales, produits farineux avec leur dérivés
- GRANDS PRIX
- Collège d’agriculture de Dookie. Australie-Victoria.
- — Commission des céréales et commission des farines.
- Echeto frères. République Argentine.
- Lavie (Ve) et Cie. Algérie. — Leconte-Dupond.
- Ministère de l’agriculture. Etats-Unis. — Ministère de l’agriculture et du commerce. Japon. — Moulins Muller, Louisen, Gizella, Pannonia et Victoria. Autriche-Hongrie.
- Regino Garcia. Iles Philippines (colonies espagnoles).
- Société des moulins de Novorossick. Russie. — Société des usines de Wygmaël, Rémy, et Cie. Belgique.
- Truffaut, Alexandre.
- MÉDAILLES D’OR
- Albertini et Cie. — Altoundji. Russie. — Amadi Natago. Sénégal. — Arrondissement de Go-Cong. Cochinchine. — Assis Souza. Brésil. — Association rurale de Montévideo. Uruguay. ^— Auckland Roller Mills. Nouvelle-Zélande. — Axiack, Louis. Algérie.
- Bachkirofï et fils. Russie. — Ballingalis. Angleterre.
- — Barbereau. — Bayloni et fils. Serbie. — Beek etJurjans (Van). Pays-Bas. — Berg. Russie.— Bertrand et Cie. — Blanquet frères. — Block, Simon. — Bloemendaaal et Laan. Pays-Bas. — Board of Trade. Etats-Unis. — Boisset, Louis. Algérie. — Boissonnet. — Boeck (de) frères. Belgique. — Bouchard. — Brun et Cie. — Brun et fils. Autriche-Hongrie. — Brunhton et Cie. Australie. — Brusson jeune.
- Calderon et hijos. Espagne. — Capurro, Alberto. Uruguay. — Castellanos et Delluschi. Uruguay.— Chambre de commerce de Buenos-Ayres. République Argentine. — Chambre de commerce de Logrono. Espagne. — Chambre de commerce de Manille. Colonies espagnoles.- Chambre de commerce de Puerto-Rico. Colonies espagnoles. — Chambre syndicale des fécules de Paris. — Claudel (Ve). —. Clôt, Juan, Espagne. — Collectivité des fermiers. Nouvelle-Zélande. — Colson-Blan-che. — .Comice agricole d’Alger. Algérie. — Comité central de la section russe (collectivité). Russie. — Comité de l’Etat Julia et de la ville de Ma-racaïbo. Vénézuéla. — Commissariat de l’exposition du Chili. Chili. — Commission auxiliaire de Chabut. République Argentine, — Commission auxiliaire de Mendoza. République Argentine. — Commission de l’agriculture du Gouvernement. Nouvelle-Zélande. — Commission de Pernam-buco. Brésil. — Compagnia colonial. Espagne. — Compagnie française de Saïgon. Cochinchine. — Compagnie de Moagens da Estrella. Portugal. — Conseil agricultural. Australie. — Cornaille Leroy et fils. — Cros, Félix. 'Sénégal.
- Dalgeti et Cie. Australie. — Debono et Sultana. Algérie. — Delangle, Arnaud et Cie. — Bloch, L. et B. fils, Cornaille Leroy et fils, Marot, Samuel et fils, Schotsmans et Cie, Bouchotte, Simon, et Vil-grain, Grands moulins de Corbeil, Moulins de Prouvy, Trillon, Vaury, Ch. — Deutscher, Cari. Australie.— Devato, Antoine. République Argentine. — Dolgorouki (prince). Russie. — Dreyfus, Léopold. — Dufour et Figarol.
- Eckenstein, Ed. — Ecole d’agriculture de Kraljevo. Serbie. — Ecole nationale d’agriculture de Mexico. Mexique. — Elsen et Cie. Belgique. — Epstein. Russie.
- Ferrand, Ferdinand. — Foucher, Paul. — Fouquier, L. — Fritsch, Eug. Algérie. — Frolofï. Russie.
- Gallet, Gibou et Cie. — Gautherin. — Giraud fils aîné. Algérie. — Gien Cove Manufacture. Etats-Unis. — Gouvernement de Puebla. Mexique. —
- Gouvernement (le). Bolivie.— Gouvernement (le)» Hawaï. — Gouvernement (le). République Sud-Africaine. — Gouvernement (le). Siam. — Gouvernement de l’Uruguay (pour l’ensemble des produits exposés dans le groupe VII). Uruguay. — Grasso, Grégoire. Algérie.
- Hall and C°. Angleterre. — Hauser et Sobotka. Autriche-Hongrie. — Hayès et Jeanneux. Nouvelle-Calédonie. — Hiver, Roger. — Houze de l’Aul-noit et Puvrez, Eugène.— Hubbard-Gordon. Australie. — Hugues et Cie. Australie.
- Ibrahima Diaye. Sénégal.
- Javoronkolf. -— Juilliard et Mégnin.
- Kirrath. Australie. — Korensclioofï (Société de). Pays-Bas. — Krantz (Ve) frères. — Kvrankosyi. Grand-duvhé de Finlande.
- Laporte, François. — Larran et Saint-Jean. — Lavis. Australie. — Lefebvre, Alcide. — Lepper. Brésil. — Leroux-Louvet fils. — Levesque, L.
- Marcovitch et fils. Serbie. — Martin-Brey. ' — Maurel, J. — Marxwel. Australie. — Menier, — Mold, Angleterre. — Mollard. — Monelova frères Puerto-Rico. — Colonies espagnoles. — Morel fils. — Moulins de Botosani. Roumanie. — Mon-tier, Simon. Algérie.
- Narbonne, Louis. Algérie. — Nihon Beikoku, Shus-hutsu-Kaisha. Japon. — Noguès, Alexandre. République Argentine. —Noirot, Ernest. Sénégal,— Northern Pacific railroad. Etats-Unis.
- Okada. Japon.
- Parilli. Vénézuéla. — Peirano. République Argentine. — Petroff. Russie. — Pièrrat. — Pillsburg, Ch. Etats-Unis. — Plunkett frères. Angleterre. — Ponselet, Victor. Belgique. — Potoka (comtesse). Russie. — Prat, R. et L. — Préfecture de Maldo-nado. Uruguay. — Province de Santa Catarina. Brésil.
- Reevès. Australie. — Ricci. Algérie. — Rizérie de Cholon (Cornu frères). Cochinchine. — Rizerie saïgonaise. Cochinchine. — Roland, Ancel et Cie.
- Sanchez Dario. Chili. — Ségault, G.— Sellers (Ve). Algérie. — Service local de Bano. Cochinchine. Société d’agriculture d’Alger. — Société de la farine lactée de Nestle. Suisse. — Société des ami-donneries du Nord. — Société des amidonneries françaises. — Société des amidonneries et gluco-series d’Haubourdin. — Société des amidonneries et rizeries de France. — Société des moulins de La Plata. République Argentine. — Société nouvelle des moulins de Prouvy. — Solacoglu frères. Roumanie. Stamatopoulo. Grèce.
- Taldiina (Mme). Russie. — Terda, Teofilo- mills and granaries, Brésil. — Thobolas et Cie. Serbie. Tournier. Algérie. — Tournier, Barjon et Veyre.
- Valdès Ortugar. Chili.
- Weinsten et fils. Russie. — Wessanen et Laan. Pays-Bas. — Wiley. Etats-Unis.
- VamarBodj. Sénégal.
- Yberty et Cie.
- Zappa. Roumanie.
- MEDAILLES D’ARGENT
- Abba et hijos. Chili.— Aguilar et Cie. République Argentine. — Apostolides. Grèce. — Augeard, Clément. La Réunion.
- Bacigalupo. République Argentine. — Ballesteros Munoz. Puerto-Rico.— Bancalari. République Argentine.— Barremans-Vancampenhaut. Belgique. Barrionuevo. République Argentine. — Bééhiel. Nouvelle-Calédonie. — Becker (de), Farcy et Cie. Belgique. — Beketeeff. Russie. — Bertero, J. République Argentine. — Bloch, M. et J. — Bonnin. La Guadeloupe. — Boris frères. Brésil. Boulakia. Tunisie. — Bozon Verdurat fils. — Brebaart, J. Pays-Bas. — Briasco, Laurent. Algérie. — Brice Boulogne. La Guadeloupe. — Bui-sine, Florimond. Algérie. — Buitoni frères. Italie. — Butler, A. Etats-Unis.
- Caballero de las Olivas. Mexique. — Caillat, Ed. Algérie. — Calonne, Séraphin. Martinique. — Canedo hermanos. Mexique. — Carambelas, V. Grèce. — Carbutt et Cie. Angleterre. — Ghapelle-Batisse. — Chérel. — Comité central de Saint-Louis. Sénégal. — Comité d’exposition. Inde française. — Comité tunisien. Tunisie. — Commission de Catamarca. République Argentine. — Commission de Céara. Brésil. — Commission de Juguy. République Argentine. — Commission de Rio-Janeiro. Brésil. — Commission de Seibo. République Dominicaine. — Commission de Ro-sario. République Argentine. — Commission provinciale d’Azna. République Dominicaine. — Compagnie franco-africaine. Tunisie. — Conor (Ve), Baudard et Cie. — Consceiro, Jeronimo. Brésil. — Cordero. Equateur. — Coster et Ledieu. — Cozadini, G. Roumanie. — Croutelle.
- Département de Maldonado. Uruguay. — Département de Pojarevatz. Serbie. — Dimba War (Du Savoy. Sénégal. — Dolaborad (Crédit foncier colonial de Saint-Denis). La Réunion. — Dorel et Fontanet. — Dreyfus frères et Cie. République Argentine. — Dubosc frères et Subert. — Dutrat A. — Brésil.
- Epprecht. Suisse. — Erramuspa. République Argentine. — Erramussi. République Argentine. — i
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- , Exposition collective présentée par M. Lemaire. Perse.
- Fabrica de Sandade. Brésil. — Ferme modèle de Topchidav. Serbie. — Fontana de Nueva Pal-mira. Uruguay. Foucart. — Fradin. — Franco Alberty, République Argentine. — Fukui. Japon.
- — Fulton et Cresswel. Nouvelle-Zélande.
- Gallego Garcia. Espagne.— Garcia, Juan. Iles Philippines. — Gazaniol frères. Algérie. — Geanno-poulo frères. Grèce. — Gériola, André. Algérie.— Ghigliosa. République Argentine. — Gordon, II. Australie-Victoria. — Goupil. Tahiti. — Gouvernement de Coahuila. Mexique. — Gouvernement de Michoacan. Mexique. — Gouvernement de Morelas. Mexique. — Gouvernement (Le). Paraguay. — Gouvernement de Sinaloa, Mexique.
- — Gouvernement (Le). Bolivie. — Greslau (de). N ouvelle-Calédonie.
- Iladj Djilala ben Chaoun. Algérie. — Hayn, Cli. Algérie.— ILidekawa. Japon.— Hiva, ITikashiro. Japon. — Ilœdt (d’) Cauwe. Belgique. — Holï. Nouvelle-Calédonie. —Holmes. Nouvelle-Zélande.
- — Hultmann. Pays-Bas.
- Internat de Néméara. Nouvelle-Calédonie.
- Jean Claude (Ve). — Jeanmangin Gross. Jirku. Autriche-Hongrie.
- Kepler. Angleterre. — Keulemans et Windelinck. Belgique. — Khvoika et Mistivetz, Russie. — Ivlotscher. Autriche-Hongrie. — Ivoning, F. Rou-. manie. — Kumamoto-Kencho. Japon.
- Lanagan, J. Australie-Victoria. — Lasnier, Paul.— Laurie. Nouvelle-Calédonie. — Léocadio, Fernandez. Espagne. — Lialio et Rigopoulo. Grèce. —• Lopez, Vicente. Guatémala. — Lopez, Victor. Espagne. — Louit frères. — Lyon-Lefebvre.
- Madriz, F. Uruguay. — Maltoserie française. — Mandel et Cie. Autriche-Hongrie. — Mantanelli, José. Uruguay. — Marghiloman, J. Roumanie.— Mathieu Gourdot. — Mauprivez. — Meek. Nouvelle-Zélande. — Metzger. Nouvelle-Calédonie. — Millas et fils. Roumanie. — Monlaurent, A. — Monlaurent, E. — Moraes, Domingo. Portugal.— Morris et Fréand. République Sud-Africaine..— Moulin de Agram. Autriche-Hongrie. — Municipalité de Saint-Inès. Guatémala.
- Neller frères et Cie. Suisse.. — Nicolas frères. — Nouguès frères. République Argentine.
- Oly. Pays-Bas. — Omori.‘Japon.
- Perey, Manuel. — Freites. Puerto-Rico. —Persin. — Podesta. Antoine. Algérie. — Préfecture de la colonie. Uruguay. — Préfet de Qualzoltenango. Guatémala. — Province de Santa-Fé, collectivité. République Argentine.
- Quintana, C. Espagne.
- Reisz, Sigismond. Autriche-Hongrie. — Renaud jeune et Cie. — Ribas Casas. Espagne. — Rieu-pouil. Algérie. — Riesco frères. Chili. — Rivas, G. République Dominicaine. — Rivero, Valentin. Mexique. — Rivière. République Argentine. — Rosalis, E. Nicaragua.
- St-Ville Rameaux. La Guadeloupe. — Santa-Cruz. Chili. — Sastre Rucio. Espagne. —. Sastre Este-ban. Espagne. — Schildt et Albert. Grand-duché de Finlande. — Schmidt et Craszar. Autriche-Hongrie.— Schmilh, G. Uruguay.— Schumacher. Etats-Unis. Sclavounos, J. Grèce. — Sensoli frères. Saint-Martin. — Si-Ahmed Ben Mahomed ben Malek. Algérie. Silveira, G. Brésil. — Société d’agriculture de Belgrade. Serbie. •— Société de Groningue. Pays-Bas. — Soulès aîné. — Soulzo Sutu. Roumanie. — Sous-comité d’exposition de la Pointe-à-Pître. La Guadeloupe. — Sturm. Algérie.
- Tapia, Juan. Mexique. — Tchoumakoff. Russie. — Tesifonte, G. Espagne. — Thine Frederico. Chili.
- — Thouvenin et Cie. Nouvelle-Calédonie. — Te-jedor, Gregorio. Espagne. — Tourbin, J. Russie. Triant! fils. Grèce.
- Ularqui, Eusebio. Espagne. — Unzué et fils. République Argentine.
- Vervey et Spoorenberg. Pays-Bas.— Victoria (Francisco de). Brésil.
- Municipalité de Chinaméca. Salvador. — Municipalité de Guayabal. Salvador. — Municipalité de Volcan. Salvador.
- Visel, M. Russie.
- Wielemens Cuppens. Belgique.
- Zanetta, F. Chili.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Abram, Antoine. Algérie. — Acotan, Miquel. Guatémala. — Albuquerque, Ernesto (d’). Brésil. — Alonso del Moral, Vicente. Espagne. — Amada Takubet. Japon. — Aréas, Simon. Brésil. — Au-geard, Clément. Réunion. — Aymé fils. Algérie. Baret frères et Cie. Réunion. — Ballestro. W. République Argentine. — Balvipo de Léon. Guaté-mala. — Bara. Nouvelle-Calédonie. — Bar au de Gui frères. République Argentine. — Baudoin. Algérie. — Bauer et Sieget, Argentine. — Bellen-ger et Duchatellier. — Berraz et Labat. République Argentine. — Bertagny frères. Italie — Bes-nard, Julio. Chili. — Bignon Pariani. Italie. — Bodegas de San Antonio. Chili. Bonand (de) Algérie. — Borzone, Louis, et Cie. République Argentine. — Bougier. Nouvelle-Calédonie. — Brosio, M.
- Cano, Roberto. République Argentine. — Carra-fang frères. Algérie. — Chac, Jean. Guatémala.
- — Christaki, Zographos. Grèce. — Commission auxiliaire, à Misiones. République Argentine. — Commission auxiliaire, à Salta. République Argentine. — Commission auxiliaire, à San Juan. République Argentine. — Commission auxiliaire, à Tucuman. République Argentine. — Commission de Cordova. République Argentine. — Commission de Espiritu Santo. Brésil. — Commission de l’Etat des Andes. Vénézuéla. — Commission de San José. Uruguay. — Compagnie agricole et sucrière de Saint-Denis. Réunion. — Cortès, Joseph. Algérie. — Courtin, Paul.— Custodio, José. Brésil.
- Dansyz. —Daudé. Réunion. — Debono, Jean. Algérie. — Deneri, A. — Département de Ischaprya. Serbie. — Département de Kragouyevatz. Serbie.
- — Département de Smedcrévo. Serbie. — Département de Walyevo. Serbie. — Dnarte da Silva. Firmin. Brésil. — Dumastre et Cie. République Argentine.
- Echaverri. Nicaragua. — Emendœrier, G. Brésil. — Escobar, Firmin. Espagne. — Esunoda, Kobel. Japon. — Etcheto, P. République Argentine. — Eusebio, Sobran. Espagne.
- Fabrica de San Francisco Victoria. Brésil. — Fe-raudo. Tunisie.— Fitte, J. République Argentine.
- — Fontana de la Paz. Uruguay. — Fourrier. Algérie. — Fugita, Kakuzo. Japon.
- Gamberoni. Uruguay. — Gérard, Jules. Réunion.
- — Giannès, Georges. Grèce. —Gilmann Spencer. Angleterre. — Godai-, Anton. Roumanie. — Gon-zalès, Lucas. Guatémala. — Gordon, Peter. Australie-Victoria. — Gouvernement de Aguas Ca-lientes. Mexique. — Gouvernement ' de Chiapas. Mexique. — Gouvernement de Cliihuahua. Mexique. — Gouvernement de Colima. Mexique. — Gouvernement de Durango. Mexique. — Gouvernement de Tlaxcala. Mexique. — Gouvernement de Hidalgo. Mexique. — Gouvernement de Léon. Mexique. — Gouvernement de Mexico. Mexique.
- — Gouvernement de Oaxaca. Mexique. — Gouvernement de Sonora. Mexique.— Gouvernement de San Luis de Potosi. Mexique. — Gouvernement de Tabasco. Mexique. — Gouvernement de Tamaulipas. Mexique.— Gouvernement de Tepic. Mexique. — Gouvernement de Vera-Cruz. Mexique — Gouvernement district fédéral. Mexique.
- — Gradisteau. Roumanie. — Granate, A. Russie.
- — Gruson, Elisée. République Dominicaine. — Guilherme, Philippe. Brésil.
- Haartman, D. Finlande. — Hansen, Peter. Norvège. — Harat Hamed ben Aïssa. Algérie. — Harivel, A. Mexique. — Heck, Carlos. Chili. — Horscham Vimera. Australie-Victoria. — Hube, Jorge. Chili.
- Ingenio (El Carmen). Equateur.
- Jonesen, Constantin. Roumanie. — José a Gonza-lès. Uruguay. — Joston Jacracis. San Salvador. Jourdan, J. Algérie.
- Kabar. Nouvelle-Calédonie. — Karjinski. Russie.— Kel, James. Australie-Victoria. — Kilpatrick. Australie-Victoria. — Kuger, G. Brésil.
- Laperlier (Ve). Algérie. — Laurindo Mello. Brésil.
- — Liddle, W. Australie-Victoria. — Lippens, P. Belgique. — Luis (Thomas de). Brésil.
- Madero et Cie. Mexique. — Madriz, Carlos. Equateur. — Mantout. Algérie. — Marcone A. Répo-blique Argentine. —- Maresch. Roumanie. — Marron, Francisco. Mexique. — Martinez frères. Equateur. — Maurer, Emilio. Mexique. — Mau-clère. Nouvelle-Calédonie. — Maury frères. République Argentine. — Meintjis, Edouard. Répu-bliqne Sud-Africaine.— Miffel (Carlos de). Brésil. Milochewitch, Paul. Serbie. — Miranda, Jean. République Argentine. — Monthéro, Francisco. Portugal. — Moore. Australie-Victoria. — Mok-chiscky. Russie. — Moreno, Félix, Espagne. — Morii, Hikojtro. Japon.— Mouseline. Algérie. — Municipalité deCubulio. Guatémala. — Municipalité de San Felipe. Guatémala. —- Municipalité de San Juan Baptisto. Guatémala. —Municipalité de Xapalipatan. Guatémala.
- Nunos, Lorenzo. Uruguay. — Nagasaka, Josaye-mun. Japon. — Narlam. Roumanie. — Negréa. Roumanie.— Negropoutis. Roumanie. —Noblet. — Noval, José. Espagne.
- Oneto, Michel. République Argentine. — Orrezoli, Jeanne. Nouvelle-Calédonie. — Ouzitza (Collection de). Serbie.
- Pace, Salvator. Algérie. — Paoli, Louis. Algérie. — Parry, L. — Patin, E. et Cie. — Payrousse. Algérie. — Pecci frères et Cie. Paraguay. — Perazzo, D. République Argentine-.— Perez, Jacinto. Guatémala, — Platée (commune de). Grèce. — Pay-fard, Henri. Australie-Victoria. — Pinheiro, Joas Torrès. Portugal. — Pinto, José et Cie. Brésil. — Pons. Algérie. — Poulain. Nouvelle-Calédonie. Renard. — Richemond(de). Algérie. — Roucayrol frères. Brésil. — Rozas Campas. Chili.
- Saenz, Emile et Cie. République Argentine. — Sa-ledio frères. République Argentine. — Sandalio Moralès Schere. Espagne. — Sansone, Sauveur. Italie. — Santos Valdès. Mexique. — Satine. Russie. — Sauvetoh. Algérie. — Schemidt. Jean,
- Suisse. — Schwartz, Charles. Algérie. — Selhau-sen, H. Réunion. — Sebastiana de Linia. Brésil.
- — Shinode Clazo. Japon. — Si Touami ben Ma-hiédinne, Algérie. Sobrado B. République Argentine. — Sobrero, Louis. Algérie. Société des Moulins d’Alatirk. — Finlande. — Solarzano, Enrique. Nicaragua. — Sommariva, J, République Argeutine. — Soteras, Jean. — Speed et Cie. (Gare, Heary. King et Cie). Angleterre. — Street et Cie. Etats-Unis. — Streiff. Nouvelle-Calédonie.
- — Sukens, Shobel, Japon. — Sultan,- Mardochée Algérie.
- Tacher. Nouvelle-Calédonie. — Topper, Paul. Australie-Victoria.
- Valenzuela, Pedro. Chili. — Vauras. Grèce.—Village d’Apaneca. Salvador. — Village de China-meca. Salvador.— Village de Jucuapa. Salvador.
- — Village de la Palma. Salvador. — Village de Zaragoza. Salvador. — Visarsès, Teodoro. Uruguay.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de T Andalousie : Cbivo, le fameux danseur de la Seguidüla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le-danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à. la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans,estdégà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont: la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement demains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 26 Série. — N° 168.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Jeudi 31 Octobre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- V<J'03
- ABONNEMENTS
- POUR LA DURÉE Dï; L’EXPOSITION
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
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- Annonces......................... la ligne 3 fr.
- Réclames......................... — 5 »
- Faits divers........ ............ — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Nos dessins. — Chronique. — Les Fêtes de l’Exposition du Centenaire de 1889. — Dernière heure. — Echos.— Tombola de l’Exposition. — Etablissement thermominéral de Saint-Amand. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Annonces et Réclames.
- Voir à la 4e page le nom des Ascensionnistes de la Tour Eiffel, inscrits au registre du « Figaro ».
- NOS DESSINS
- M. Eiffel
- La Tour Eiffel aura été le clou de l’Exposition universelle de 1889. Quel sera son sort après la fermeture de l’Exposition? Ce sera l’objet d’articles qui paraîtront dans le Bulletin officiel hebdomadaire, qui succédera au quotidien dont le présent numéro est l’avant-dernier.
- En attendant, voici le portrait de M. Eiffel, avec la palme cueillie par lui à trois cents mètres d’altitude.
- Je n’ai pas à refaire, à cette occasion, une biographie, déjà mille fois éditée, du célèbre et grand ingénieur.
- On pouvait appeler la Tour du Champ de Mars « la Tour de 300 mètres ». La vooc populi l’a baptisée « Tour Eiffel ». Et j’aurais parié que si, en Amérique ou en Angleterre, on élève des tours de 500 ou de 600 mètres, ces tours ne se dénommeront pas par le nom de l’ingénieur. Ce privilège n’appartient qu’aux initiateurs.
- A l’Armée
- Je ne veux pas non plus laisser s’achever la rédaction du Bulletin officiel quotidien, sans dire un mot de l’armée, de cette chère armée, sauvegarde de la Patrie et de l’ordre public, dont le concours a été si précieux durant toute l’Exposition universelle. N’a-t-on pas vu les musiques des régiments d’infanterie, toujours prêtes, toujours au poste d’exécution, sous les kiosques du Champ de Mars et de l’Esplanade ? Les musiques des écoles-d’artillerie et de la flotte ne sont-elles pas accourues pour se faire entendre à Paris ?
- N’avons-nous pas vu, à la représentation de la Cantate Holrnès, acclamer avec un indescriptible enthousiasme, notre armée?
- Eh bien ! nous aussi, nous voulons jeter ce cri du cœur de la France entière :
- Vive l’armée !
- Pour la rédaction,
- c. l.
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- CHRONIQUE
- N’y allez jamais avant le déjeuner!... Car c’est épouvantable, et il faut une force de volonté, digne des grands âges héroïques, pour résister à tant de tentations !...
- C’est là-haut, tout là-haut, au Trocadéro, sous la tente de l’horticulture, que sont étalés depuis trois jours, et jusqu’au 31 inclusivement, ces produits appétissants des bacheliers ès saindoux, des licenciés ès galantines, des docteurs ès pâtés truffés, des agrégés ès pièces montées.
- Il faudrait la plume de Zola, ou de quelqu’un de son école, pour décrire par le menu ces chefs-d’œuvre de la charcuterie contemporaine : c’est un rêve, un allèche-ment continu, quand on se promène, surtout à jeun, an bord de ces longues et interminables tables, où sont emprisonnés, dans de tremblotantes gelées, des volailles, des perdreaux truffés, des hures de
- sanglier, des jambons d’York et autres lieux, ayant, comme festons et guirlandes odoriférantes, toute la kyrielle des saucissons, boudins, andouillettes et saucisses.
- Les visiteurs affluent toute la journée dans ce coin curieux. C’est le cas de dire : « Aux derniers les bons ! » Car ce concours de charcuterie, qui clôt l’Exposition, aura été un des plus courus.
- La foule se presse surtout auprès des grandes pièces confectionnées en gelée, ornées de mosaïques de truffes et surmontées pour la plupart d’un faisan au gorgerin d’azur, au manteau niellé d’or; elle se délecte à la vue d’éblouissants pâtés de foie gras, d’amours de petits pieds de cochon pannés, et contemple la majestueuse envergure des mortadelles : les mortadelles parisiennes dament carrément le pion aux fameuses mortadelles de Bologne.
- A signaler aussi de charmantes langues de veau à l’écarlate, roses, pointues, entourées d’une collerette en papier plissé, et qui semblent de petites jambes de bébés dodus émergeant d’un pantalon festonné.
- C’est une véritable exposition de charcuterie sans les ridicules monuments et bustes de saindoux qui font la gloire et la joie des garçons charcutiers ; l’union de la charcuterie a voulu exhiber d’appétissantes victuailles et elle a réussi à mettre l’eau à la bouche de tous les visiteurs.
- Nous avons donné hier les noms des principaux lauréats ; nous n’y reviendrons au jourd’hui que pour appeler particulièrement l’attention des gourmets sur l’étalage de M. Charles
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Brobeck, vice-président de la Société de secours mutuel, des cuisiniers de Paris, président du groupe des Dix, entrepreneur de la table au Cercle de l’Union artistique, une véritable sommité de l’art culinaire dont la médaille d’or est bien méritée; la spécialité de cette importante maison est le pâté de canard Brobeck; ce pâté diffère du célèbre pâté d’Amiens en ce qu’il est complètement désossé ; de plus, il est truffé et farci dans le genre des pâtés de foie gras de Strasbourg, et sa croûte, au lieu d’être dure et non mangeable, est tendre, fondante sous le palais, et savoureuse.
- Il n’y a plus de déjeûner délicat sans le pâté Brobeck; la clientèle aristocratique sait le chemin de cette maison, qui, chaque jour, trouve une nouveauté gastronomique.
- Sous cette tente mirifique, on ne voit que bouches béantes et mines enluminées.
- Pour les gourmands qui ne peuvent que voir sans toucher ni goûter, c’est un véritable supplice de Tantale, et, dans les restaurants voisins qui ne s’en plaignent pas ; du reste, on a constaté à l’heure des repas une recrudescence de voracité.
- « Il ne manque que du pain et du vin » disait l’autre matin, à mes côtés, un visiteur rubicond.
- Heureusement pour les exposants qu’il ne pouvait manger que des yeux toutes ces merveilles affriolantes ! F. L.
- LES FÊTES DE L’EXPOSITION
- ET DU
- CENTENAIRE DE 1889
- Les fêtes ont été nombreuses depuis l’ouverture de l’Exposition; mais je ne parlerai, dans cet exposé rétrospectif, ni des réceptions, ni des bals, ni des dîners, déjeuners et lunchs qui ont eu lieu depuis six mois. Ils ont été innombrables.
- Quant aux fêtes officielles, elles se sont succédées avec une telle rapidité que, lorsqu’on essaye de s’en souvenir, elles dansent dans la cervelle une farandole qui empêche de rien préciser. Dans les journaux qui les ont annoncées, toutes ces fêtes sont décrites au jour le jour; et personne n’a encore eu la patience de les y rechercher, afin de mettre un peu d’ordre dans le souvenir que l’on en peut avoir. Nous sommes comme une armée après une campagne glorieuse ; nous voulons compter les actions d’éclat, faire l’histoire des succès, et aussi en tirer la portée morale.
- Il convient tout d’abord de rappeler que la Chambre des députés, le Conseil municipal de Paris et la Commission supérieure de l’Exposition ont chacun voté un million à affecter aux fêtes à donner du 5 mai à la clôture de l’Exposition.
- La somme totale de trois millions provenant de sources diverses, il convenait de centraliser l’action qui devait en amener la dépense.
- C’est à ce moment que M. Alphand adressa à M. Tirard, Ministre du Commerce, Commissaire général de l’Exposition, un rapport avec un programme des fêtes projetées, tant pour l’Exposition universelle que pour la célébration du Centenaire de 1789.
- Sous réserve de l’approbation par le Parlement et par le Conseil municipal de Paris, M. Tirard nomma, sous la date du 16 mars 1889, M. Alphand, inspecteur général des ponts et chaussées et directeur général des travaux de la ville de Paris et de l’Exposition, Commissaire général des Fêtes.
- Par le même arrêté ministériel, M. Bouvard, architecte de la ville de Paris et -de l’Exposition, fut nommé commissaire général adjoint des fêtes ; et M. de Mallevoue, secrétaire de la direction générale des travaux, fut nommé secrétaire général des Fêtes.
- Les pouvoirs les plus étendus, que permet de
- conférer l’article 19 de la loi du 18 novembre 1882, furent octroyés àM. Alphand.
- En outre, l’arrêté du 16 mars 1889 instituait à côté fie M. Alphand une commission de contrôle très nombreuse qui devait être consultée sur la répartition des crédits, sur le budget des fêtes et sur les marchés importants.
- La désignation des membres de cette commission a été faite par l’énumération de leurs fonctions, et non nominalement.
- Voici sa composition :
- Le président du conseil municipal de Paris.
- Les deux vice-présidents du conseil muncipal.
- Le syndic du conseil municipal.
- Les secrétaires du conseil municipal.
- Le directeur de l’administration départementale et communale au ministère de l’intérieur.
- Le chef du bureau du secrétariat au ministère de l’intérieur.
- Le directeur des beaux-arts.
- Le directeur des bâtiments civils.
- Le conservateur du mobilier national.
- Trois officiers généraux ou supérieurs délégués à cet effet par le ministre de la guerre.
- Le directeur du protocole au'ministère des affaires étrangères.
- Les directeurs généraux de l’exploitation et des finances de l’Exposition.
- Le commissaire spécial des Beaux-Arts à l’Exposition.
- L’architecte-conseil de l’Exposition.
- L’ingénieur adjoint au directeur général des travaux de l’Exposition.
- Le chef du cabinet du Ministre du Commerce et de l’Industrie et du commissariat général de l’Exposition.
- Les secrétaires généraux de la préfecture de la Seine et de la préfecture de police, et le chef de la police municipale.
- L’inspecteur en chef des Beaux-Arts de la ville de Paris.
- Il est superflu de rappeler ici que le mécanisme administratif qui devait présider à la dépense des trois millions votés pourles fêtes a fonctionné avec la plus parfaite régularité et que la commission de contrôle, le Parlement et le Conseil municipal de Paris ont respectivement approuvé les projets.
- Ceci dit, et pour jeter un peu de clarté sur cet ensemble extraordinaire, il importe de ranger les fêtes qui ont été données en trois catégories : les fêtes permanentes, les fêtes périodiques et les fêtes extraordinaires.
- Les Fêtes permanentes apparaissent étonnantes, lorsqu’on y réfléchit. Chaque jour, pendant six mois : c’est-à-dire plus de 180 jours consécutifs, l’Exposition a été illuminée. Chaque soir : Illumination éblouissante du Dôme central, illumination de la Tour Eiffel, demi illumination du palais du Trocadéro, illumination des pelouses et des massifs des jardins, illumination intérieure des galeries des restaurants, illuminations intérieures du Dôme central, de la galerie de 30 mètres et du Palais des Machines.
- Chaque jour des musiques militaires se sont fait entendre dans les kiosques du Champ de Mars et de l’Esplanade, pendant la journée, et presque tous les soirs on y entendait des musiques civiles.
- Tous les soirs, le jeu des Fontaines lumineuses émerveillait les foules !
- Les Fêtes périodiques ont été celles des dimanches. Les dimanches on ajoutait au susdit programme des fêtes permanentes, l’illumination complète du palais du Trocadéro et l’embrasement de la tour Eiffel.
- On peut ajouter à cette catégorie les belles fêtes coloniales données, pendant un temps, avec une certaine périodicité à l’Esplanade, et qui ont concordé avec les distributions de récompenses aux orphéons, à la suite des concours.
- Les catégories des Fêtes extraordinaires sont de diverses natures. Elles comportent quatre subdivisions : les fêtes de l’Exposition; les fêtes politiques dites du centenaire; les fêtes internationales et les fêtes diverses.
- Les Fêtes de l’Exposition ont été : la Fête de Vouverture de l’Exposition, la Fête de nuit (des 5 tickets) donnée le 1er juin à l’occasion de l’achèvement de toutes les installations des exposants ; le Bal offert par les exposants aux organisateurs de l’Exposition dont la dépense a été administrée par la direction des fêtes. La
- Fête ' de la Distribution des Récompenses donnée le 29 septembre au palais de l’Industrie, et la Fête de clôture de VExposition le 6 novembre.
- Les Fêtes politiques ou du Centenaire
- ont été la Fête commémorative de Vouverture des Etats généraux en 1789, donnée le 5 mai à Versailles; le 20 juin, Fête de nuit municipale au parc Monceau; la fête donnée le 12 juillet au Palais Royal en Souvenir de Camille Desmoulins ; la Fête nationale du 14 Juillet; la Translation des cendres de Carnot, de Marceau, et de la Tour d’Auvergne au Panthéon; le 18 août, le Banquet des maires; le 11 septembre, première représentation solennelle de la Cantate patriotique de Mlle Holmès au Palais de l’Industrie ; le 12, deuxième représentation pour les enfants des écoles; le 14, troisième représentation gratuite ; le 21 septembre, inauguration du monument du Triomphe de la République à la place de la Nation.
- Fêtes internationales s la fête donnée le 4 juillet à l’occasion de l’inauguration de la statue de la liberté sur le môle de Grenelle, en l’honneur des Américains ; la Réception du schah de Perse le 29 Juillet ; la fête de nuit donnée le 2 août en Yhonneur du schah de Perse ; la représentation de la Cantate de Mlle Holmès donnée le 18 septembre au bénéfice des sinistrés d’Anvers.
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- On peut classer sous cette rubrique Fêtes diverses : le Bal donné le 10 juillet par les exposants, administré par la direction des fêtes ; le Bal des ouvîàers du samedi 13 juillet ; le Bal offert aux ouvriers exposants et aux syndicats d’ouvriers ; la Fête musicale du 4 août; le Grand Festival des musiques militaires, des musiques municipales d’harmonie et des musiques civiles étrangères du 15 septembre.
- J’ai classé parmi les fêtes du Centenaire la fameuse exécution de la Cantate de Mlle Holmès, parce qu’il fallait bien la placer, lors de l’énumération de ces fêtes, dans l’une ou l’autre des' catégories adoptées. Mais j’aurais pu, à la rigueur, créer pour elle une catégorie à part ; car c’était bien une fête mixte, appartenant tout à la fois au Centenaire et à l’Exposition.
- A ce point de'vue, la représentation de la Cantate de Mlle Holmès avait une portée morale toute particulière; et l’on peut dire que, par les chœurs de soldats, d’ouvriers, de vignerons, de forgerons, de jeunes filles, etc., elle symbolisait l’unipn de toutes les forces vives de la nation, et élevait les esprits dans une aspiration unique vers la Patrie républicaine.
- Par cette aspiration convergeante de toutes les parties de la nation vers la Patrie, les organisateurs des fêtes du Centenaire et de l’Exposition ont entendu faire de l’exécution de la Cantate Holmès une solennité de haute portée morale, dépassant les limites ordinaires de l’amusement des yeux et des oreilles. Et ils y ont réussi.
- Puisque j’en arrive à parler des organisateurs des Fêtes qui ont si brillamment rempli le semestre de l’Exposition, je dois ajouter qu’ils ont tous agi sous l’inspiration de M. Alphand, qui a été l’esprit, le principe de toutes ces splendeurs. Cet homme extraordinaire était toujours, dès le matin, le premier à la tâche, mettant tout en train et sur veillant les moindres détails. Rien n'échappait à sa vigilance ; et son activité a été, d’un bout à l’autre, celle d’un jeune homme.
- Il avait à sa droite un auxiliaire précieux, un artiste ingénieux, voyant grand et beau, M. Bouvard, architecte de la Ville et de l’Exposition, dont l’arrêté ministériel avait fait le commissaire général des fêtes adjoint. M. Bouvard a dirigé en maître la partie artistique, architecturale et matérielle, si compliquée, des fêtes du Centenaire et de l’Exposition. Il a été, il faut l’ajouter, admirablement secondé par M. Thomas, architecte du Palais de l’Industrie.
- Il fallait à côté de ces deux énergies, à côté de ces puissances exécutantes, l’indispensable rouage administratif, régularisant les effets, évitant les écueils, adoucissant l’effort. L’arrêté ministériel du 16 mars 1889 a mis ce rouage
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- délicat entre les mains de M. de Mallevoue, secrétaire général des Fêtes.
- Travailleur infatigable, il fallait que M. de Mallevoue le fut pour répondre à l’entrain dévorant d’un chef tel que M. Alphand. Mais il fallait aussi qu’il dépensât des trésors d’affabilité aux côtés de ce chef fougueux, quelque peu bourru-bienfaisant. M. de Mallevoue est le plus aimable adoucisseur d’angles que j’aie connu. Que de patience il lui a fallu pour mener à bien cette question épineuse des invitations en masse, par milliers, par dizaines de mille, par catégories innombrables, avec le maniement le plus compliqué et le plus délicat des préséances? Une vraie danse sur des œufs, à exécuter sans faire d’omelettes !
- Tout a été réglé avec ordre et méthode ; et nul, en ces fêtes nombreuses et colossales, n’a eu une « meilleure Presse » que M. de Mallevoue. Si la Presse lui a fait les yeux doux,c’est qu’il n’a cessé d’être aimable et attentionné pour elle. Je crois être l’interprète de mes confrères en faisant ce compliment au secrétaire général des Fêtes.
- Pour contenter tout le monde et nos confrères, M. de Mallevoue avait sous ses ordres, pour les grandes fêtes, de vrais bataillons qu’il maniait en chef d’état-major avisé et clairvoyant. D’abord, de 350 à 300 commissaires, choisis parmi les jeunes gens les mieux doués dans les services de la Ville et dans ceux de l’Exposition. Puis c’étaient 80 gardiens ordinaires du salon, 100 gardiens de la paix et gardes municipaux triés sur le volet et. de 30 à 40 préposés aux vestiaires (excellents, puisqu’ils n’ont pas fait parler d’eux). En dessous de ce personnel dont l’action était à peine sensible pendant les fêtes, il y avait de nombreuses équipes de cantonniers pour la manutention du matériel et pour le balayage. Et j’oubliais les électriciens, les pompiers, les ambulanciers (qui restèrent heureusement inoccupés), etc.
- Cette énumération rapide et forcément incomplète, donne une idée de la complication des rouages administratifs des fêtes, dont le fonctionnement colossal s’est effectué sans bruit et, en apparence, sans peine. Ce qui est le plus bel éloge qu’on en puisse faire.
- « Agissez autant que possible sans vous montrer, disait sans cesse M. de Mallevoue à ses surordonnés ».
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- C’est la fête du 6 novembre qui clora l’Exposition; son programme a été arrêté hier matin par les directeurs généraux de l’Exposition, réunis chez M. Alphand.
- Voici ce programme, affiché depuis hier sou-sur les murs de Paris :
- GRANDE FÊTE DE NUIT
- Le mercredi 6 novembre, à l’occasion de la clôture de l’Exposition.
- Illumination du Trocadéro..
- Embrasement de la tour Eiffel.
- Jeu de toutes les fontaines lumineuses.
- Illumination des massifs et des pelouses du Champ de Mars et de l’Esplanade des Invalides.
- Prix d’entrée à la fête de nuit, à partir de cinq heures du soir : cinq tickets de un franc.
- Ils ont décidé que 700 feux de Bengale seraient allumés dans les massifs de l’Exposition, au cours de la soirée.
- Les premiers seront allumés de 7 h. 1\2 k 8 h. 20. Puis, pendant que les fontaines lumineuses seront actionnées, auront lieu les six embrasements de la Tour. Le moment .de ces embrasements a été fixé ainsi :
- Le premier aura lieu à 8 h. 30, le second à
- 8 h. 40, le troisième à 8 h. 50, le quatrième à
- 9 h., le cinquième à9 h. 10, le sixième à 9 h. 20
- Les derniers feux de Bengale seront allumés
- de 9 h. Ii2 à 9 h. 45.
- Et ce sera la dernière !
- Et le Centenaire et l’Exposition universelle appartiendront à l’histoire.
- Je n’ai pas voulu laisser se fermer les colonnes du Bulletin officiel quotidien, sans dire des organisateurs des fêtes, qui ont jeté un si vif éclat sur ce semestre extraordinaire, tout le bien que le public en pense.
- Ch. Lallemand.
- DERNIERE HEURE
- Les décorations
- Lq Journal officiel de ce matin publie la liste complète des décorations et promotions dans la Légion d’honneur accordées aux exposants. Nous y reviendrons.
- Nous relevons dès aujourd’hui dans la liste des commandeurs de la Légion d’honneur, le nom de M. Gfrison, directeur général des finances de l’Exposition ; dans celle des officiers, les noms si sympathiques de MM. Ossude et Du-puich, inspecteurs principaux de l’Exposition, dont le zèle ne s’est pas démenti un seul instant pendant toute la période que nous venons de traverser.
- Nous les félicitons vivement de la nouvelle distinction dont ils viennent d’être l’objet.
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- Les Lauréats (le l’Eipasition Universelle Se 1889
- Sous ce titre, nous nous proposons de faire paraître dans le journal hebdomadaire du Bulletin Officiel de l’Exposition, de 1889, une série d’articles.
- Dans cette même édition, nous continuerons nos articles commencés dans le Bulletin Officiel quotidien de l’Exposition de 1889, qui cesse de paraître à dater du 1er novembre prochain.
- Le Bulletin officiel hebdomadaire, commencé à l’ouverture de l’Exposition, forme un document qui a été, est et sera toujours consulté comme contenant tous les renseignements les plus complets sur ces grandes assises internationales qui ont été si brillantes et qui resteront une des plus belles pages de l’histoire industrielle de la France.
- J. Reney.
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 145.746.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- môme journée :
- 1er étage................... 9.854
- Du 1er au 2me............... 5.895
- 2me étage direct............ 1.767
- Du 2e étage au sommet... 3.625
- En tout............... 21.141
- Fermetures avancées
- A partir d’aujourd’hui, les galeries des Beaux-Arts et des Arts libéraux seront fermées à quatre heures, et les galeries industrielles à quatre heures et demie.
- Nos hôtes
- Le personnel de l’ambassade chinoise, ayant à sa tête le général Tcheu-Ki-Tong, premier secrétaire, a visité hier matin l’Exposition et fait l’ascension de la tour Eiffel.
- Le banquet des gardiens
- Dans une réunion qu’ils ont tenue avant-hier soir, les gardiens de l’Exposition ont décidé qu’ils »e réuniraient en un banquet le 7 novembre. Une délégation a été envoyée à M. Berger, directeur général de l’exploitation, pour le prier d’accepter la présidence de ce banquet.
- L’évacuation après le 6 novembre
- Dans leur réunion d’hier chez M. Alphand, les directeurs généraux se sont entretenus des mesures pratiques à prendre pour la prompte évacuation des galeries par les exposants.
- M. Alphand ayant autrefois exprimé quelques
- craintes pour l’établissement du chemin de fer de la manutention au travers des jardins, il a été décidé que la voie ferrée nécessaire pour opérer la sortie des marchandises serait, comme jadis, établie de la gare du Champ de Mars à l’angle de la section suisse, point de raccordement des voies ferrées des galeries, mais qu’elle longerait la terrasse du palais des Arts libéraux au lieu d’empiéter sur les jardins.
- La Tour Eiflél après le 6 novembre
- M. Thomas, l’un des administrateurs de la Société de la Tour Eiffel, a rendu visite ce matin à M. Alphand pour s’enquérir des mesures qui seraient prises après le 6 novembre, jour delà fermeture de l’Exposition.
- Le directeur des travaux a annoncé à M. Thomas que, le pont d’Iéna devant être rendu à la circulation dès les premiers jours qui suivront la clôture de l’Exposition, la Tour serait complètement isolée des constructions du Champ de Mars. Lapalissade qui en faisait une enceinte réservée pendant les travaux d’édification va donc être reconstruite et ne livrera passage qu’aux visiteurs ascensionnistes.
- Au pavillon du g-az
- A l’occasion de la clôture de l’Exposition collective de l’industrie du gaz, une grande soirée a été donnée hier dans le pavillon installé au Champ de Mars, qui avait été brillamment décoré pour la circonstance.
- Les nombreux invités ont été reçus à l’entrée du pavillon par M. Ellissen et les membres du comité.
- La soirée s’est prolongée jusqu’à dix heures et demie.
- Service russe
- Un service a été célébré hier à l’église russe de îa rue Daru à l’occasion de l’anniversaire de l’accident de chemin de fer de Borki, dans lequel le tzar et la famille impériale faillirent trouver la mort.
- Les grands-ducs de Russie en uniforme, tout le personnel de l’ambassade de Russie ayant à sa tête le baron de Mohrenheim et un grand nombre de notabilités delà colonie russe de Paris assistaient à cette cérémonie.. Le président de la République s’y était fait représenter par le général Brugère et le lieutenant-colonel Kornprobst.
- L’Exposition américaine
- Nous avons dit dernièrement que la ville de Chicago espérait être choisie comme siège de l’Exposition qui doit avoir lieu aux Etats-Unis à l’occasion du quatrième centenaire de la découverte de l’Amérique et qu’elle avait envoyé des délégués à Paris pour y étudier l’organisation de notre Exposition du Champ de Mars.
- L’ingénieur, M. Chanute, qui se trouve à la tête des délégués, fera le 10 novembre une conférence au Trocadéro sur la future Exposition américaine. Cette réunion sera présidée par M. Eiffel qui présentera l’orateur au public parisien.
- Les décorations littéraires
- On lit dans le Gaulois :
- « Nous nous permettrons de signaler à M.le président du conseil une lacune à combler, en même temps qu’un acte d’équité à accomplir.
- La semaine dernière, M. Meissonier a été promu à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur.
- La peinture a donc reçu en sa personne la distinction la plus élevée ; mais à la même heure, les belles-lettres perdaient M., Emile Augier, qui était le seul littérateur grand-officier.
- Si nous voulions citer les noms les plus en vue du monde des lettres, on verrait que M. Alexandre Dumas a été fait commandeur seulement l’année dernière et que la rosette ou le simple ruban de chevalier ornent la boutonnière de nos écrivains les plus éminents.
- « MM. Sardou, Feuillet, Maxime Du Camp ne sont qu’officiers.
- « MM. Taine, Cherbuliez, Ludovic Plalévy, Pail-leron, John Lemoinne ne sont que chevaliers. Mgr Perraud également.
- « Le comte d’Haussonville n’est pas décoré,.le vicomte Melchior de "Y ogüé, qui a la médaille militaire pour faits de guerre, ne l’est pas davantage, li en est de même de MM. Vacquerie, Saicey, Gan-derax, Paul Meurice, etc.
- Puisque le cadre de l’Exposition ne permet pas de mettre en relief des oeuvres purement littéi aiies comme cela a lieu pour les oeuvres aitistiques et les travaux scientifiques, — il nous semblerait juste que les belles-lettres ne fussent pas oubliées dans la
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- répartition que prépare M. Tirard, et que le gouvernement fit cesser l’inégalité flagrante qui existe entre les littérateurs et les peintres ou les sculpteurs.
- Le canon de la tour
- Savez-vous quelle est, depuis le commencement de l’Exposition, la grande distraction des petits rentiers, des retraités, des vieilles femmes et des gamins du quartier des Invalides?
- C’est d’aller voir partir le canon de la Tour Eiffel.
- A l’approche de cinq heures, ils se postent en foule à l’angle du square et, silencieux, graves, curieux, ils attendent.,.
- L’heure sonne, le canon résonne, le petit panache de fumée flotte dans l’air.
- Alors, les physionomies s’illuminent, un tressaillement secoue tous ces braves gens, ils sont heureux...
- Les plus fortunés profitent de la circonstance pour régler leur montre.
- Mais les mécontents — il y a toujours des mécontents — ce sont les pauvres invalides : ils regardent mélancoliquement leurs vieux canons, et... ils sont jaloux.
- Visite à M. Castelar
- MM. Tirard, président du Conseil ; Spuller, ministre des affaires étrangères, et de Freycinet, ministre de la guerre, ont rendu visite, hier à M. Castelar, avec lequel ils se sont entretenus pendant longtemps. Les traités de commerce avec l’Espagne et les chemins de fer qui doivent traverser les Pyrénées n’ont pas été étrangers à la conversation.
- Le Panorama de l’Exposition
- Deux jeunes peintres de grand talent, MM. A. Bloch et de Launay, achèvent en ce moment les études et les maquettes d’un grand Panorama qui est appelé à obtenir le plus grand succès.
- C’est le Panorama de l’Exposition universelle de 1889.
- Du point central qu’ils ont choisi et grâce à un ingénieux arrangement, le spectateur aura sous les yeux, rendues avec un art charmant, toutes les merveilles du Champ de Mars, dont le succès survivra ainsi à l’inexorable clôture fixée au 6 novembre.
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- On nous pose les questions suivantes:
- Un exposant a obtenu une médaille de bronze à l’Exposition ; la collectivité dans laquelle il a exposé ses produits a eu une médaille d’or ; l’exposant qui fait partie de la collectivité peut-il se médailler de la médaille d’or? Dans le cas ou il ne le pourrait pas, dans quels termes pourrait-il indiquer qu’il fait partie de cette collectivité.
- Cette question est en effet fort intéressante et nous répondons à notre correspondant : l’exposant, ne peut se prévaloir individuellement d’une médaille d’or qui appartient à la collectivité et qui a été accordée à un ensemble de produits. Mais il peut indiquer que son exposition particulière a obtenu la médaille de bronze et qu’il figurait dans l’exposition collective qui a reçu une médaille d’or.
- Dans le cas actuel, il s’agit d’une laiterie qui a eu une médaille de bronze, et d’une Société d’agriculture ayant une exposition plurinomi-nale et renfermant les produits de la laiterie en question et qui a eu une médaille d’or.
- Notre correspondant peut mettre : Laiterie de X..., médaille de bronze à l’Exposition de 1889.
- La laiterie de X... figurait dans l’exposition collective de la Société d’agriculture de Y..., qui a obtenu la médaille d’or à l’Exposition de 1889.
- TOMBOLA DE L’EXPOSITION
- M. Georges Berger s’occupe du choix et de l’acquisition des objets étrangers et français qui formeront avec la parure de diamants déjà acquise, les lots de la Tombola pour une somme de 600,000 francs.
- Le placement des billets sera arrêté probablement au chiffre de 1,300,000 francs, qui est à la veille d’être atteint. Cette somme aura été suffisante pour ajouter 300,000 francs aux sommes souscrites par les départements et les communes pour l’envoi des délégations ouvrières à l’Exposition.
- La Tombola aura permis d’acheter beaucoup d’ob-
- jets exposés; les exposants n’avaient d’ailleurs pas besoin de cette aubaine exceptionnelle car l’Exposition a été pour tous une source abondante de commandes et d’affaires.
- La Tombola aura en outre payé plus de 100.000 f. à titre de remise à beaucoup d’intermédiaires qui n’ont pas été indifférents à ce profit.
- Grâce aux généreuses dispositions qu’a toujours montrées la presse française, les frais de publicité de la Tombola auront à peine atteint 50.000 fr.
- Le tirage se fera le plus tôt possible, c’est-à-dire en laissant à partir de la cessation du placement des billets le temps strictement nécessaire pour l’emmagasinage des lots achetés, leur classement et 1 organisation des appareils de tirage.
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- ÉTABLISSEMENT THERMO-MINÉRAL
- DE SAINT-AMAND
- Si l’établissement thermal de Saint-Amand, dont la réputation remonte aux Romains et dont Louis XIY avait déjà fait un grand établissement militaire d’utilité publique, si cet établissement ne se recommandait que par la beauté du site, l’épaisse forêt dont il est comme enveloppé, les curiosités et les agréments de ses environs, la beauté de son parc, la douceur régulière de sa température durant toute la saison estivale, les élégances et les commodités de son aménagement prodiguées par sa' nouvelle administration, les plaisirs mêmes qu’elle a multipliés pour sa clientèle, nous pourrions penser qu’une pareille station balnéaire est pleine d’attraits pour les amateurs de villégiature, mais nous nous abstiendrions d’en dire un seul mot, estimant qu’un établissement balnéaire a un tout autre but que les amusements des hôtes de casinos.
- Mais, en réalité, l’établissement de Saint-Amand, situé sur les limites du département du Nord, au voisinage immédiat de la frontière belge, possède des ressources curatives naturelles qu’il est très rare de trouver réunies, et que le médecin en chef, le Dr Isnard, s’est encore attaché à développer, en annexant àl’usage des eaux et des boues sulfureuses que la nature avait préparées en cet endroit privilégié, toutes les ressources que la thérapeutique moderne demande aux innombrables variétés de douches actuellement en usage.
- Depuis 1882, M. Grégoire, directeur de cet établissement balnéaire, en multipliant et perfectionnant ses cases à boues et ses cabinets de bains, en complétant et perfectionnant son outillage hydrothérapique , a fait des bains de Saint-Amand un établissement modèle, auquel nous avions le devoir de consacrer une notice.
- Saint-Amand, en effet, possède jusqu’à cinq sources différentes, dont une simplement saline, et les quatre autres sulfureuses, contenant à la fois des sulfures de chaux et de magnésie, des carbonates de chaux et de magnésie, des chlorures de sodium et de magnésie, du fer, de la silice, non pas en quantités énormes, mais dans des proportions qui donnent à ces eaux une saveur agréable, une grande facilité de digestion et des propriétés excitantes qui les rendent précieuses dans le traitement de toutes les formes du lymphatisme et de l’anémie, des diverses affections des voies respiratoires, des voies digestives, du foie, de la rate, de l’utérus et de tous les organes abdominaux, du rhumatisme chronique, de la goutte et de toutes les maladies articulaires.
- Toutefois, n’hésitons'pas à le reconnaître : si les eaux sulfureuses de Saint-Amand mettent cet établissement au rang des stations balnéaires les plus recommandables, ce qui le distingue d’une façon tout à fait exceptionnelle, ce sont ses boues sulfureuses, depuis surtout qu’en les aménageant d’une façon tout à fait ingénieuse, on a pu en rendre l’application éminemment pratique et efficace.
- Ces boues sont disposées en trois lits superposés de terre noire et bourbeuse, de marne argileuse, de sable mouvant traversé par des eaux abondantes qui pénètrent les trois couches et y amènent sans cesse des éléments actifs formant, avec les diverses matières solides, de riches combinaisons.
- Ces boues entretenues par les eaux souterraines à une température constante de 26 degrés, que Ton peut d’ailleurs élever artificiellement
- se distinguent des eaux minérales de l’établissement par la présence de l’acide carbonique, de l’acide sulfhydrique, du soufre, d’abondantes matières organiques, par une richesse en fer tout à fait exceptionnelle.
- Les effets révulsifs, toniques, astringents, résolutifs de ces boues en rendent l’application tout à fait efficace contre toutes les affections atoniques de la peau, du système musculaire, du système nerveux, du système sanguin.
- On la recommande dans les diverses paralysies, y compris l’ataxie générale elle-même, qui en éprouve un notable soulagement; dans les cas de névroses, de névralgies, de rhumatismes, de goutte, d’atrophie, rétraction ou contraction musculaires, d’affections des os ou des articulations, etc., etc.
- Gomme la durée de l’immersion des malades dans la boue peut se prolonger jusqu’à six heures et est en moyenne de trois heures et demie, on a pris, dans l’établissement de Saint-Amand, toutes les précautions possibles pour rendre agréable un si long séjour.
- Les cent vingt cases installées dans une immense rotonde spéciale sont disposées de façon que le malade peut commodément y déjeuner, y lire, y causer avec ses voisins, y faire des parties de cartes ou de dominos, etc.
- Après une station suffisamment prolongée, le malade est reçu dans un fauteuil roulant et conduit dans un des cabinets installés dans la rotonde, pour procéder au lavage, après quoi un autre fauteuil le reprend pour le mener à son lit.
- Après le départ de chaque baigneur, sa case, qui lui est exclusivement réservée pendant toute la durée de son séjour, est vidée, nettoyée à fond, et reçoit de nouvelles matières attendant l’arrivée d’un autre client.
- Il est toutefois un fait qui intéressera bien plus nos lecteurs que tout ce que nous pourrions ajouter encore à ce que nous venons de dire, c’est le grand nombre de cures obtenues chaque jour par l’application des eaux et des boues de cette station balnéaire, très connue déjà, mais qui mérite de l’être et qui le sera bien plus encore.
- L’établissement thermal de Saint-Amand, qui exposait pour la première fois, a obtenu une médaille d’argent à l’Exposition universelle de 1889.
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- LES ASCENSIONS A CA TOUR
- A PIED
- Montée au 1er étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du fer au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au fer étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du fer étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- •Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 5
- AVIS AUX ASCENSIONNISTES
- Les ascensionnistes qui s’inscrivent au registre du Pavillon du Figaro, au second étage de la Tour, et qui désireront recevoir le numéro du Bulletin Officiel, sur lequel sera reproduite leur inscription, devront envoyer vingt centimes en timbres-poste au Pavillon du Bulletin Officiel (au Champ de Mars), en ayant soin d’indiquer la date du jour où elles se sont inscrites et de donner exactement leur adresse.
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- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du F1G-AR0
- 26 OCTOBRE
- (Suite).
- Paul de St-George, Paris.
- Charles Pélisson. Lyon.
- La huitième merveille : il faut bien la considérer dans tous ses détails pour l’apprécier à sa juste valeur. — Canet Neve.
- Ph. Bhedwar, Bombay (India).
- Paul Mobilier, Levallois-Perret.
- Basile Sviloff, Russie.
- Elisabeth et Marie Bonamy, Brest.
- Armand et Elise Bousquet, Béziers.
- Lacoste, Artigues, Lot-et-Garonne.
- Larroche Jean, Foudayronnes, Lot-et-Garonne. Ernest Chalais, Alais, Gard.
- Georges Brandreth, Paris.
- Magyar Mozes, Szegedrol.
- Antoine Maux, Toulouse.
- Dr Giuseppe Frener, Pisa.
- Pol Lemaître,. Reims.
- L. Saunou, Bourg (Ain).
- Joseph Lerulus, Aixe-sur-Vienne (Haute-Vienne). Herieord, Paris.
- Pigriet, Châteauroux.
- Roche Froment, Reims.
- Eugénie Genay, Moncel-lez-Lunéville (Meurthe-et-Moselle).
- Charles Idatte, Lunéville (Meurthe-et-Moselle). Gustave Geroult. Juvigny-le-Tertre.
- Baron Pilois, Paris,
- Mesnil-Tône, Paris.
- André Giroult, Paris.
- Broc, Abel, Paris.
- Mme Henry Duhamel, Paris.
- Ch. Longin, Beaujeu (Rhône).
- G. Carron, Beaujeu (Rhône).
- Brunei, Tric-Château (Oise).
- Lombard, Char (Seine-et-Oise).
- Boissy, Lierville (Oise).
- Galloy, Paris.
- Bourgoin, Bruxelles.
- Verbueck, Paris.
- Capitaine Maturié, Paris.
- Eug. Charpentier, consul de Bolivie.
- M. Fournier, Paris.
- M. Perrier, Paris.
- Berger, Limoges.
- Adolf Deutsch, Budapest (Hongrie).
- Jeanne Berton, Limoges.
- Aimé Baget, Limoges.
- Paul Doré, Paris.
- Legrand, grand-père, père, fils et petit-fils) Paris. Adolf. Ullmann, Budapest.
- Charles Blanc fils, Fontaine (Grenoble).
- Dandy, Castillomès (Lot-et-Garonne).
- Peysson, Castillomès (Lot-et-Garonne).
- Pierre Colomb, Saint-Genis-Laval (Rhône).
- Allain Peyre, Nîmes (Gard).
- J. Manillier, Lyon.
- Camille Sambuc, Toulon.
- Etienne Tignel, Lyon.
- Garicoignes, Orliénsa (Rhône).
- Antoine Vernay, Lyon.
- Buisson, Pierre, Orliénas (Rhône).
- Boulet, Toulouse.
- Guilhern, Toulouse.
- Germain Fabre fils, Cette.
- Maurice Vetter, Gérardmer (Vosges).
- E. Fleurance, Gérardmer.
- Jules Du vert, Thiers.
- Francine Bertry, Paris.
- Berton, Paris.
- Edouard Maigret, Longuvon(Meurthe-et-Moselle). Joseph Sanctochetz, Pohrlitz Moravia.
- Ing. Wagner, Darmstadt.
- Ernest Tierny, Marchiennes (Nord).
- A. Lebreton, Paris.
- L. Gautier, Paris.
- Solange Bodin, Paris.
- Emile et Jean Bodin, Châteauroux.
- E. Racary, Paris.
- A. Tantet, Sompuis.
- Ch. Tantet, maire du IID arrondissement, Paris. Louis-Napoléon Hailliant de Saint-Hailliant, Bydgoszcz.
- Joséphine Hailliant, Bydgoszcz.
- Joseph de Wolsolegier, Iwno.
- Paul et V. Aor Joucla, Paris.
- Eugène Mathieu, Laredorte (Aude).
- Eug. Joyeux, Angoulème.
- Bellière, Jean, Paris.
- Arthur Henry, Manchester.
- Guiot fils, Angoulème.
- Camille Monmoine, Angoulème.
- Serra, Léon, Nice (Alpes-Maritimes).
- Jean Combalat, Cette (Hérault).
- James Coweadrn, Londonderry.
- Henry O. Jackson, Londonderry.
- Isidore Brégal, Paris.
- Mélanie Costes, Paris.
- Gabrielle Legrand.
- Chariot Vittement, Nancy.
- Mourmès, Paris.
- Mme Pauline Gelin, Paris.
- M. et Mme Dangreilh, Mont-de-Marsan (Landes). E. Nourry, Cherbourg.
- C. Dominguez, Argentine-Légation (London).
- E. Savart, Paris.
- E. Thiemann, Halberstadt (Allemagne).
- Trouve Exposition admirable. — Léonce Lesueur, Paris.
- J.'Parer, Lyon.
- Morris, Paris.
- Henry Gôbbett, Walker (London).
- Ireusham House, London.
- Du haut de cette tour dominant tant d’espace Je regarde Paris et le monde qui passe.
- L.-B., Paris.
- Paul Cobbet, Paris.
- G.-G. Auber, Paris.
- Marius Bonnes, Lavaur.
- Vve Bonafous, Lavaur.
- Raymond Fauré, Lavaur.
- Marie Natoly, Lavaur.
- Ve Marie Andrieu, Lavaur.
- Krikor Hagopow et Ohannès Bouniatiantz, Paris.
- Viaule, François, Toulouse.
- Maria Dustant, Toulouse.
- L’abbé G. Geisprit; maître de Chapelle, à Notre-Dame, Paris.
- M. Michel, Semur (Côte-d’Or).
- Louise Michel, Semur.
- Claudine Teillard de Raconnas, Saint-Lages (Rhône).
- Geofiray Thomas, Saint-Lager (Rhône).
- Manissier Benoit, Saint-Lager (Rhône),
- Manissier, Claude, Saint-Lager (Rhône).
- Humbert, Lunéville.
- P. Cadnaux, Sainte-Foy [Gironde).
- Cinquin Michel, Deras (Rhône). Thévenin,St-Georges de Renims (Rhône). Chapelain, notaire à Pluvîgner.
- Mme Morel, Kerguéro-en-Pluvigner.
- M. Jules Morel, Kerguéro-en-Pluvigner (Morbihan.)
- Giquello-Morel, Pluvigner (Morbihan).
- Mme Giquello, Pluvigner,
- Comtesse de Beaufranchet. — Pauline de Beau-franchet. — Octave de Beaufranchet. — Comte de Beaufranchet, Paris.
- Garnier, Redon.
- I. Lams de Reichshotïen en Alsace.
- Charles Croze, Lyon.
- 27 OCTOBRE
- Ch. Floquet, député, et Mme Floquet.
- Marcelin Pellet.
- G. Pascal d’Aix, avocat, secrétaire de M. Floquet.
- Rupprecht, Paris.
- Paul Gaillard, Paris.
- Duchesnay, Paris.
- Jules Fribourg, Paris.
- Jeanne Graziani, Marguerite Cauchy et N. Gra-ziani.
- Mme Nain, Lyon.
- Mme Nicolé, Lyon.
- Léon Allet, Paris.
- Mme Brard de Neuilly (Seine).
- Guelbigny, Clichy.
- Lucia Horaj’-, Paris.
- Gaston Horay, Billancourt.
- Alfred Horay, Chanzy.
- M. et Mme Sauser, Colmar.
- M. et Mme Ch. Kilbert, Paris.
- M. et Mme Baudot, Paris.
- Je voudrais voir d’ici nos champs de betteraves Sur O reines, sur Auchy ; pour qu’un industriel En fît pour les amis, spirituels et braves,
- Un pain de sucre aussi grand que la Tour Eiffel.
- Laurent-Mouchon.
- Doville, Jules, Grand-Fresnoy (Oise).
- Thadde de Baronche, Lemberg (Autriche).
- Ivan Scheneppmann, Moscou.
- Marie-Thérèse et Gabrielle Delacharlonny, Paris. Mme Monneuse, Chauny.
- François Thierry, AuteuiL Alary, Paris.
- J.-Edward Elin, Paris.
- Ramon Morair, San-Sebastian (Espagne).
- Le Raseu et sa sœur, Ribeauvillé (Alsace).
- Marcel Abline, Jouy-en-Josas (Seine-et-Oise).
- Paul Hamelin, Paris.
- Ernest Béchet, Mortain-le-NeuLbourg (Manche). Adrien Augeron, Compiègne (Oise). Armand-Guillaume Recolin, Paris. Victorine-Caroline Recolin, Paris,
- H. Riedlmann, Paris.
- Marie Auger, Bendeville-les-Rouen (Seine-Inférieure).
- A. Pilloux, Pont-Levoy (Loir-et-Cher).
- Alabrune, Toulon.
- Isidor Adolf Bonnier, Stockolm (Suède).
- Hélène Morchand, Paris.
- J. Nougarou, Périgueux (Dordogne).
- Alexandre Besançon, Voreppe (Isère).
- Gustave Allégret, capitaine au 142e d’infanterie, Mende (Lozère).
- Guigne, président, Paris,
- Mme Sadoux, Challes-les-Eaux, (Savoie).
- Victor Marie, Paris,
- Julien Moreau, Buenos-Ayres.
- François Moreau, St-Pardon-de-Vayres (Gironde)
- A. Duvivier, Bouafle (Seine-et-Oise).
- C. Binot, Paris.
- P. Minder, Wasselonne (Alsace).
- Ed. Trumpfl, Vasselonne (Alsace),
- Jomet Cavejas, Paris.
- Amélie Guerbe, Paris.
- Charles Rommerdam, Paris.
- Catalina Vias de Elias. Paris.
- Pura Miciano de Carvajal, Paris.
- José Elias y Herven, Paris,
- Suzanne Thou, Paris.
- Mme Thorre, Vichy.
- B. Laurent, Sceaux.
- Laurent, Paris.
- Adolphe Caugne, Paris.
- Mlilet et Jacquesson, Paris.
- Désiré Barassin, Paris.
- LIermann Hebelen, United States.
- Ernestine Delaplanche, Nantes.
- Laflorentie Marc, Moissac.
- Dieu qui inspiras Eiffel Entr’ouvre le firmament Que j’aperçoive dans le ciel Mon cher enfant.
- Ecoute donc ma prière,
- Toi, qui es le Tout-Puissant,
- Que je sache si mon frère Est bien près de mon enfant.
- Un jour tu fus bien sévère,
- Pour Eiffel sois conciliant.
- Si tu m’as ravi ma mère,
- Qu’elle caresse mon enfant.
- Regarde l’homme immortel Et seconde ses talents;
- Puisque tu es l’Eternel Bénis-le dans ses enfants.
- Mme Joseph Mercier, à Vern (Maine-et-Loire),
- J. Mercier, Vern (Maine-et-Loire).
- Charles Noewert, London.
- Muraille, Paris.
- Hyacinthe Bichard, Paris.
- Maria Fiadet, Saint-Marcel (Indre).
- I. Pesche, lieutenant au 120e, S edan.
- J. Delaplanche, Nantes.
- L. Henry, Paris. _
- B. Degeorge, Paris. 4
- Marie Jonax, Paris.
- E, Jouan, Paris.
- E. Taillers, Paris.
- Jules et Gaston Chocat, St-Privé (Yonne).
- E. Blanchard, Paris.
- C. Liebelin, Paris.
- Le Tenneur, Nîmes.
- Arendt, Arien.
- GastonNivoix, Paris.
- Marcelle Marlinat, Paris.
- Albert Nivoix, Vouziers.
- Piétrin, Eugène, Angers.
- Herminie Nivoix, Paris.
- Nivoix Langinez, Paris.
- Famille Ducros, Agen.
- Louis Daames, Paris.
- Quatre amis émerveillés, Paris.
- J. Aubert, Paris. _
- Marguerite Dubois, Paris.
- Warnault Gédéon, Briot (Oise).
- Gosset Sorel, à Fontaine-Lavaganne (Oise). Charles Calderon, Paris.
- Martin. L.-F.. Forcalquier (Basses-Alpes). Adolphe et Mme Ad. Meyer, de Cologne.
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- 6
- BULLETIN OFFICIEL LE L’EXPOSITION DE 1889
- Du haut de cette immense Tour,
- Je pense à toi, O ! Strasbourg.
- A toi mon unique espérance
- De te voir un jour revenir à la France.
- Une Alsacienne : G. Fribourg.
- Ici on s’entend même avec sa belle-mère! Pourquoi pas les peuples ?...
- Mlle Théodora Meyer, Berlin.
- H. et G. Salamon, Paris.
- Salardon, Paris.
- Mme Yve Combe, Saint-Georges (Ardèche).
- Mme Blache et M. Marius Blache, Valence (Drôme),
- Titingoff, Paris.
- Georget, Paris.
- Battiany, Paris.
- J. Chatrignac, Paris,
- Mme J. Chatrignac, Paris.
- Michel Fédoroff, Moscou.
- Soliman, Paris.
- G. et M. Soliman. Paris.
- Henri Guilhou, Paris.
- Louis Astros, Paris.
- Emile Bouquier, Bordeaux.
- Pineau, Tours.
- Gambier aîné, Boulogne-sur-Seine.
- A. Michot Paris.
- Cotton, Saint-Gervais (Gard).
- James Jooser, Londres.
- Albert H. Collings, London.
- Jacques Pelissier, Béziers.
- Copène, Charles, Béziers.
- Melot, Dijon.
- S. d’Esay, London.
- Geo Lewos, London.
- Saunier-Bintein, Clermont-Ferrand.
- Christian Halter, Fumay (Ardennes).
- Ferdinand Hosick, Varsovie.
- Ferdinand Hosick fils, Cracovie.
- Jules Goût, Ceyras (Hérault).
- Fernand Tournier, Parts.
- E. Naveau, Waremme (Belgique).
- E. Lespès, Paris.
- James Gwoser, Londres.
- Awers Collings, London.
- Antonio Pio Malveza Campeggi, Bologna (Italie). James C. Duke, New-York (AV. S. America).
- , Carnot, Eiffel et Devilliers,.
- En lettres d’or, vos noms seront gravés,
- Car nos enfants ne sauraient oublier Les bienfaiteurs de l’humanité.
- Votre admirateur, D. Hervieu.
- J. Vacherot et Marguerite, Paris.
- Marie et E. Vacherot, Paris.
- F. et J. Lanoz, Paris.
- Lhopital, Paris.
- Ritton, Champagne, près Lyon.
- Vel. Neumégen, Mulhouse (Alsace).
- V. Durand, Paris.
- Cocrelle, 67, rue de Charenton, Paris.
- G. Corthier, Paris.
- Eloisa H. de Lhoste, Paris.
- Emile Lhoste, Paris.
- Paul Pelecier, Paris.
- Adèle Authier, Paris.
- J. Conte, Toulouse.
- M. Conte, Toulouse.
- Pierre Naunanes, Paris.
- Artigue Bertrand, Saint-Gaudens (Haute-Garonne).
- A. Froïmesco, Paris.
- Félice Fusio, Paris.
- Emile Vemoisson, Paris.
- Ketty Wilson, Paris.
- Henri Audoux, Paris.
- Robert Surcouf et Elisabeth du Boucblanc Surcoût, Paris.
- Berthe Chesneau, Paris.
- Eug. Maitral, Maisons-Alfort.
- Mme Bourdoulous et Jeanne, Paris.
- Joseph Lesbazeilles, Mont-de-Marsan.
- Paul Hoelle, Seraucourt-le-Grand (Aisne).
- Joseph Masson, Mont-de-Marsan.
- Griolet de Geer, Bellatolla (Valais).
- S.-B. Lucas, Londres.
- O. Thrane, Copenhague.
- A. Moutier, Pont-Audemer.
- Gaetano Dolci, Verona (Italia).
- Janitulo, Paris.
- Ve Hanus Poret, La Ferté-sous-Jouarre.
- Alfred Poret Thomas, La Ferté-sous-Jouarre. Albert Isidore, Toulouse.
- Mme Vergne Gabrielle, Meymac (Corrèze). Marguerite Bourdoux, Paris.
- Pijory, Auguste. Paris.
- Mme Bouet Le Blanc (Indre).
- Octavie et Georges Corvoisier, Paris.
- E. Dabrowolski, Paris.
- Péron, Paris.
- Léon Monchicourt, Paris.
- Mme Ve Delfosse, Bruxelles.
- Mme et Mlle Hélène Delfosse, Paris.
- M. et Mme Chaumont Remy, Harmueille, (Haute-Marne).
- A. Collignon, Paris.
- Je suis ravi du plaisir que m’a procuré l’ascension. — A. Lateur.
- Mme Louisa. Burgart, Mulhouse (Alsace).
- C. Burgart, ingénieur, Oran (Algérie).
- L. Petit, Paris.
- S. Bouct, Lorient.
- Devouzy, Laon.
- J. Heinen, Rotterdam (Hollande).
- AV. E. Bathell, Lucerne.
- Hélène et J. Le Seigneur, Doudeville (Seine-Inférieure).
- Edmond Deswarte, Bailleul (Nord).
- Rose-Louise Pons et son oncle, Neffiès (Hérault). Cari Fischer, rédacteur, Stuttgart.
- G.-G. Brand, Paris.
- Emile Grimm, Paris.
- Soulergue, Baugy (Cher).
- A. Paolo Canonica, Torino.
- Mme Pearson, Leeds.
- Jeanne Hérald et Thérèse Dumas, Paris.
- Mme M. de Fogarassv, Paris:
- Ernest Chéart, Eudes (Marne).
- Emile Bonabel, Epernay.
- Mme Ve Cornet, Leuvrigny (Marne). Carbo-Décombe, Valence (Drôme). Chopin-Guinardel, Rilly-la-Montagne.
- Garnier, Lyon.
- Paul Thérouin, Paris.
- R. et Joseph Guilbert, Bacqueville (Seine-Inférieure).
- Friset, Rimogne (Ardennes).
- Jamart Payen, Saint-Quentin (Aisne).
- A. Lombard, Marseille.
- M. Canezin, Paris.
- On est fier d’être Français au sommet delà Tour Eiffel. — A. et G. Garen, Paris.
- Courtial, Toulouse.
- Gasté, Jules, Paris.
- Charles Bainier, Issous (Doubs).
- Oustric, Barthélémy, Bourgeois, Throo, Dijon.
- A. Miller, Strasbourg.
- Mme Josseran, Charleville.
- Mme et Mlle Chobas, Paris.
- Ricando Axunce, Paris.
- B. Logeau, Paris.
- Gallay, Paris.
- Nina Gallay, Paris.
- Hugo Werner, Paris,
- Blanleuil fils, Blanzac (Charente).
- V. Klapper, Toulouse.
- Georges Klapper, Paris.
- A. Bellet, Enghien-les-Bains.
- Fanny Bourdelon, Carpentras (Vaucluse). Raymond, Alfortville.
- C. Van Hoorde.
- M. et Mme Henri van Ploorde, Bruxelles.
- Abel Renaudin Marfaux.
- A. Godefroy, Reims.
- William Johnson, Paxis.
- G. Regnier, Amiens.
- Alfred Auburtin.
- Flenri Charpillon, 4e régiment de cuirassiers, Cambrai (Nord.)
- G. Chiquelin-Debéa, Pont-Royal (Côte-d’Or). Ladislas de Astaszewski Varsovie (Pologne). Joulie, Valence (Drôme).
- Paul François, Paris.
- Charles Duval, Paris.
- Georges Ancina, Paris.
- Vu de là-haut, l’homme est bien petit,
- Mais qu’il est grand quand c’est lui qui construit.
- G. Gochin, Paris.
- Bouly, Arthur, Gouy St-André, Rouf.
- Lùchinzer, Oberrich-St-Gall.
- Lùchinger, ingénieur, Zurich (Suisse).
- H, Gogneau, Paris.
- J’ai voyagé énormément, je n’ai jamais rien vu d’aussi beau que cette Exposition. — Malich, Paris.
- Major Alfred Ash J. P., Birmingham.
- E. Pottier, Paris.
- Lucile AToell.
- Etre si haut et si petit. — Théo Delneuville, Verviers.
- Que la Tour est petite pour qui la voit des cieux. — N. Doyen, Liège.
- Mme Bourrier, Alexis, Paris.
- Marie de Brenon, St-Tropez (Var).
- Algier, Paul, St-Martin-de-Ré.
- Henri Ferru, Paris.
- C. Ausanet, Véthui (Seine-et-Oise).
- Figaro! Figaro! toi qui rases les nôtres Dans tes articles chaque jour, ^ t
- Nous voudrions bien pouvoir te raser à ton tour Avec autant d’esprit que tu rases les autres.
- Deux républicains.
- L. Cassagne, Paris.
- M. Chambras, Lonzac (Con’èze).
- ATictor Ecart et Marguerite Ducrocg.
- Th. Baer, Paris.
- Salut à la Tour Eiffel la reine des constructions. — Conrad (Erfurt, Allemagne).
- Féraud de la Roque d’Anihorans, Paris.
- Louis Pinel, Montmarault (Allier).
- Moreau Albert, Reims.
- Maucourt, Georges.
- Rudolf et Léontine Becher, Carlsbad.
- Ë. Lizeray, Paris.
- Marguerite AVaudras, Paris.
- Marie Tessier, Paris.
- L. AVaudras, Paris.
- Irénée Fourestier, Béziers (Hérault).
- Gaston Arerley, Reims.
- Célina Secondé, Reims.
- J. Thomas, Reims.
- G. et J. Klein, Paris.
- Mathilde Ratier, Paris.
- Les Alsaciens sont Français,
- Les fers de la tour Eiffel sont Français,
- Et les Alsaciens-Lorrains seront bientôt Français.
- Dietsheim, Mulhouse.
- Villeneuve, Toulouse.
- VI. et Mme Martinenq, La Seyne (Arar).
- F. Faisant, Paris.
- Mme Ve Farcy, Paris.
- Frater Ysenc, Paris.
- 4Tive Eiffel et le génie français. — M. et Mme Flout, Conchy-les-Pots (Oise).
- J. Simon et sa famille, Paris.
- Marmaduke Lavanchy-Clarke et sa famille. Lausanne.
- , Miss Suzanne Clarke, Angleterre.
- Docteur L. Kuœpfler, Nancy.
- José Rodriguez y Agnetou, Paris.
- La tour Eiffel est le plus grand monument du monde. — Eug. Moraes, Rio-de-Janeiro (Brésil).
- La tour Eiffel a réellement 300 mètres, ayant été mesurée par le soussigné. — V. Ravoux. Paris.
- Ravoux, Dijon (Côte-d’Or).
- Antonin Court, Marseille.
- Marthe Delaunay, Marseille,
- Dr Gosselin, Lens.
- Raphaël Gorce, Paris.
- G. Serracin, Paris.
- Ve Boulanger, Dunkerque.
- Ve Piquet, Paris.
- Pottier, Paris.
- Picart Lambeau, Charboille.
- Pihet, Alphonse, Belair.
- Horzé, Charleville.
- Dr J. Pisger et sa famille, Asnières.
- J. Laurent, Paris.
- Jean Cornez Delhaye, Wasmes.
- E. Brenier, Pains,
- Emile Laucasne, Paris.
- Boulnoir, Paris.
- Garen, Paris.
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- F. Deplagne, Messimy (Ain).
- Joseph Héraud, Lyon.
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- ’BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitcm, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Pai»is, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante ; M'ercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans,estdégà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement^ de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Vendredi 1er Novembre 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymocr Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : A nos Abonnés. — Partie officielle : Décret portant promotions et nominations dans la Légion d’honneur. — Partie non officielle : Chronique. — Le Restaurant russe de la Tour Eiffel. — Dernière heure. — La Soirée chez M. Tirard. — Echos. — L’Union commerciale franco-russe. — Liste des Récompenses. — Liste des Ascensionnistes à la Tour Eiffel. — Annonces et Réclames.
- AU PREMIER ETAGE DU PALAIS DES ARTS LIBÉRAUX.
- A NOS ABONNÉS
- Les listes des Récompenses prennent une place si grande, que le Bulletin Officiel quotidien cesse de paraître avant l’achèvement de cette publication. Nous publions aujourd’hui le dernier numéro de notre journal quotidien ; mais nous tenons à ne pas abandonner nos abonnés en route.
- Aussi nous avons résolu, non sans sacrifices, à publier, lundi ou mardi prochain,
- un numéro quadruple destiné à compléter la publication commencée des listes des Récompenses. Nous serons ainsi en règle avec nos abonnés, ce qui est notre plus vif désir.
- L’A DMIXISTKATIOX.
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- Avis aux Ascensionnistes
- A partir du 1er novembre, les listes des ascensions ne seront plus publiées par le journal.
- PARTIE OFFICIELLE
- Le Président de la République française,
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- Vu la loi du 25 juillet 1873 sur les récompenses nationales ;
- Vu la loi du 15 avril 1889 relative aux récompenses à décerner à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889 ;
- Vu la déclaration du conseil de l’Ordre, en date du 29 octobre L889, portant que les nomi-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- nations et les promotions du présent décret sont faites en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur,
- Décrète :
- Art. 1er. — Sont nommés ou promus dans l’ordre de la Légion d’honneur :
- A la dignité de grand'croix
- M. Meissonier, artiste peintre, président du groupe I, membre du jury des récompenses, exposant hors concours. Grand officier du 12 juillet 1880.
- A la dignité de grand officier
- MM.
- Dubois, Paul, statuaire, directeur de l’Ecole des beaux-arts, membre du jury des récompenses, exposant hors concours. Commandeur du 9 juillet 1886.
- Faye, membre de l’Institut, président de classe, membre du jury supérieur. Commandeur du 7 août 1870.
- Picard, Alfred, inspecteur général des ponts et chaussées, président de section au Conseil d’Etat, président du groupe YI. Commandeur du 26 décembre 1885.
- Au grade de commandeur MM.
- Bixio, Maurice, organisateur de l’Exposition de .l’histoire du travail, rapporteur de la 4e section.
- Breton, Jules, artiste peintre, exposant hors concours. Officier du 29 juin 1869.
- Gauvet, directeur de l’école centrale des arts et manufactures, qui a obtenu un grand prix, président du jury des récompenses de la classe 8. Officier du 12 juillet 1880.
- Carolus Duran, artiste peintre_, exposant hors concours. Officier du 20 octobre 1878.
- Falguière, sculpteur, exposant hors concours. Officier du 20 octobre 1878.
- Foucher de C'areil, président du groupe VIII et du jury des récompenses de la classe 73 bis, exposant hors concours. Officier du 7 septembre 1871.
- Grison, directeur général des finances de l’Exposition : titres trèà exceptionnels. Officier du 28 décembre 1888.
- Mascart, président du jury de la classe 62, membre de plusieurs commissions scientificjues de l’Exposition. Officier du 29 décembre 1881.
- Mercié, sculpteur, grand prix. Officier du 27 juillet 1789.
- Risler, directeur de l’institut agronomique qui a obtenu un grand prix. Officier du 13 juillet 1884.
- Rondot, Natalis, président du jury des récompenses de la classe 33. Officier du 14 novembre 1855.
- ' Verneuil (le docteur), président du jury des récompenses de la classe 14. Officier du 4 août 1880.
- Au grade d'Officier
- MM.
- Aynard, exposant, président du comité départemental du Rhône, médaille d’or de collaborateur. Chevalier du 12 août 1862.
- Barabant, Royer, directeur de la Compagnie de l’Est, exposant hors conconrs. Chevalier du 22 janvier 1871.
- Bariquand, Emile, constructeur de machines-outils, deux grands prix. Chevalier du 29 décembre 1885. Titres exceptionnels.
- Baudrillart, publiciste, membre de l’Institut, médaille d’or. Chevalier du 11 août 1860.
- Bossonneau, fabricant de cordages et agrès, membre du jury de la classe 54, exposant hors concours. Chevalier du 26 septembre 1883.
- Boucheron, joaillier-bijoutier, grand prix. Chevalier du 10 août 1877.
- Boussod, éditeur de publications artistiques, grand prix. Chevalier du 29 décmbre 1885. Titres exceptionnels.
- Braquemont, graveur en taille-douce, membre du jury des récompenses de la classe 51, exposant hors concours. Chevalier du 30 décembre 1881.
- Bresson, négociant en pelleteries, membre du jury de la classe 41, exposant hors concours. Chevalier du 27 janvier 1886. Titres exceptionnels.
- Buxtorf, Emmanuel, ingénieur-constructeur de métiers à bonneterie, exposant hors concours. Chevalier du 6 février 1877.
- Cailletet, membre de l’Institut, exposant hors concours. Chevalier du 15 juin 1870.
- Casse, Adolphe, industriel à Lille, grand prix. Chevalier du 29 janvier 1863.
- Cazin, artiste peintre, exposant hors concours. Chevalier du 13 juillet 1882.
- Chippiez, architecte, grand prix. Chevalier du 18 janvier 1881.
- Chiris, Léon, exploitations agricoles à Bouffarick (Algérie), deux grands prix. Chevalier du 26 septembre 1883.
- Choisy, ingénieur en chef des ponts et chaussées, professeur à l’école polytechnique et à l’école des ponts et chaussées, organisateur de l’exposition rétrospective des moyens de transport. Chevalier du 9 mars 1876.
- Christophle, gouverneur du Crédit fonciez', vice-président de la commission de conti’ôle et de finances de l’Exposition. Grands services financiers à l’Exposition.
- Clérault, Charles, ingénieur en chef de la compagnie de l’Ouest, exposant hors concours. Chevalier du 31 janvier 1882.
- Cormon, artiste peintre, grand prix. Chevalier du 13 janvier 1680.
- Cumming, constructeur de machines agricoles, médaille d’or. Chevalier du 24 janvier 1863.
- Dartein, Marie-Ferdinand (de), ingénieur en chef, constructeur du pavillon des Travaux publics. Chevalier du 18 décembre 1870.
- Dasson, fabricant de meubles, grand prix. Chevalier du 13 juillet 1883.
- Davanne, photographe, exposant hors concours. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Decauville, Paul, constructeur du chemin de fer de circulation intérieure à l’Exposition. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Dehérain, membre de l’Institut, membre du jury des récompenses de la classe 73 ter, exposant hors concours. Chevalier du 3 août 1875.
- Delagrave, éditeur-géographe, exposant hors concours. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Delibes, Léo, membre de l’Institut, compositeur, organisateur de concours de musique. Chevalier du 9 août 1877.
- Demontzet, administrateur des forêts ; a dirigé la construction et l’installation du pavillon des forêts, qui a obtenu un grand prix. Chevalier du 12 juillet 1880.
- Duez, artiste peintre, exposant hors concours. Chevalier du 13 juillet 1880.
- Duplan, sous-directeur de l’enseignement primaire, à Paris. Chevalier du 11 juillet 1885.
- Dupuich, Georges-Charles, inspecteur principal de l’Exposition. Chevalier du 2 février 1871.
- Estournelles (baron d’), commissaire spécial des pays de protectorat à l’Exposition. Chevalier du 21 novembre 1882.
- Fabre, Cypi'ien, président de la chambre de commerce de Marseille; plans en relief et dessins, grand prix. Chevalier du 6 mars 1876.
- Falize, orfèvre-joaillier, exposant hors concours. Chevalier du 28 octobre 1878.
- Firmin-Didot, Alfred, éditeur, président du jury de la classe 9, exposant hors concours. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Fontaine, Hippolyte, administrateur de la société Gramme, membre du jury de la classe 62, exposant hors concours. Chevalier du 29 décembi'e 1881.
- Foulhoux, Marie-Alfred, architecte des bâtiments des colonies. Chevalier du 5 juillet 1883.
- Gagneau, Georges, fabi'icant de bronzes, exposant hoi'S concours. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Gand, luthier, fournisseur du Conservatoire, vice-président du jury de la classe 13, exposant hoi's concours. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Gabriel (le docteur), membre du jui'y delà classe8, rapporteur des congrès et conférences. Chevalier du 19 juillet 1880.
- Garnier, Paul, fabi'icant d’horlogerie, rapporteur du jury de la classe 26, exposant hors concours. Chévaiier du 26 septembre 1883.
- Ger-vex, artiste peintre, exposant hors concours. Chevalier du 13 juillet 1882.
- Ghesquière, Diérika. directeur des fonderies et laminoirs de Biache (Pas-de-Calais), grand prix. Chevalier du 29 décembre 1881.
- Gille, Philippe, membre du jury des récompenses de la classe 3, rarporteur. Chevalier du 28 janvier
- 1882.
- Glasser, Georges, ingénieur de la compagnie du Midi, exposant hors concours. Chevalier du 12 juillet 1887. Titres exceptionnels.
- Hache, Adolphe, fabricant de porcelaines à Vier-zon, exposant hors concours. Chevalier du 30 juin 1867.
- Hamy (le docteur), exposant, membre de la section I de l’histoire rétrospective du travail. Chevalier du 14 juillet 1880.
- Hayem, chemisier, président du jury de la classe 34, exposant hors concours. Chevalier du 12 j uillet 1884.
- Herscher, de la maison Geneste et Herscher, constructeur d’appareils sanitaires, grand prix. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Hetzel, éditeur, secrétaire du jury supérieur, exposant hors concours. Chevalier du 26 septembre
- 1883.
- Hiélard, membre de la chambre de commerce do Paris, membre du jury des récompenses des classes 6, 7 et 8. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Hignette, Jules,constructeur de machines agricoles, membre du jury de la classe 50, exposant hors concours. Chevalier du 20 octobre 1868.
- Jouet-Pastrée, Albert, ingénieur de la Société des forges et chantiers de la Méditerranée, grand prix. Chevalier du 12 août 1868.
- Lefébure, Ernest, fabricant de dentelles, membre du jury de la classe 34, exposant hors concours. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Lévêque, horticulteur, grand prix. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Magnier, Emile, président de la classe 31, membre du jury et exposant hors concours. Chevalier du 8 août 1870.
- Maindron, Charles-Ernest, chef du catalogue de l’Exposition. Chevalier du 8 févi’ier 1877.
- Mallet, président de la chambre de commerce du Havre, plans en relief et dessins, grand prix. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Marrel, directeur d ,s forges de la Loi_re et du Midi, grand prix. Chevalier du 13 août 1865.
- Menier, Henri, fabricant de chocolat, grand prix. Chevalier du 29 décembre 1881.
- Moisant, Adolphe-Pi’udent, chef de la maison Moisant, Laurent et Savey, constructeurs du dôme central et de la passerelle de 1’Alma. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Mornay (marquis de), président de la société des concours hippiques, membre du jury pour le concours international de l’espèce chevaline. Chevalier du 14 avi’il 1869.
- Muntz, directeur du laboratoire de l’Institut, membre du jury de la classe 73 bis, exposant hors concours. Chevalier du 31 décembre 1881.
- Nicolas, Louis, agriculteur à Arcis (Seine-et-Marne). médaille d’or. Chevalier du 10 décembre
- 1884.
- Oi’iol, Auguste, fabi'icant de passementeries, à Saint-Chamond, membre du jury de la classe 34, hors concours. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Ossude, Gabriel, inspecteur principal de l’Exposition. Chevalier du 29 janvier 1871.
- Petitjean, Gustave, ingénieur, administrateur des houillères et fonderies de l’Aveyron, membre du jury de la classe 48, exposant hors concours. Chevalier du 17 octobre 1873.
- Potier, ingénieur en chef des mines, rapporteur du jury de la classe 62. Chevalier du 27 juillet 1871.
- Prevet, Charles, fabricant de conserves alimentaires, président du groupe YII, exposant hors concoui's, dans trois groupes. Chevalier du 13 août
- 1885.
- Raoul, Edouard-Armand, pharmacien de la marine, exposant, médaille d’or. Chevalier du 5 j uillet 1883.
- Roll, artiste peintre, exposant hors concours. Chevalier du 13 juillet 1883.
- Roty, graveur en médailles, grand pi'ix. Chevalier du 29 décembre 1885. Titi'es exceptionnels.
- Saint-Marceaux (de), sculpteur, médaille d’or. Chevalier du 13 juillet 1880.
- Tabourier, fabricant de tissus, grand prix. Chevalier du 7 juillet 1874.
- Templier, Emile-François, éditeur (maison Hachette), exposant hors concours. Chevalier du 30 juin 1867.
- Topinard (le docteur), secrétaire général de la société d’anthi'opologie, exposant. Chevalier du 13 juillet 1881.
- Ti’éfousse, Jules, mégissier, fabricant de gants à Chaumont, deux grands prix. Chevalier du 23 août
- 1876.
- Vermink, industriel, armateur à Mai’seille, exposant, grand pi'ix. Chevalier du 20 octobre 1878.
- Vilmorin, horticulteur-grainier, deux grands pi'ix, une médaille d’or. Chevalier du 14 novembre 1855,
- Way, membre de la chambre de commerce de Paris, président de la chambre syndicale des grains et farines, membre du jury des récompenses de la classe 67. Chevalier du 30 décembre 1884.
- Weyher, Charles, ingénieur-constructeur, membre du jury de la classe 52, exposant hors concours. Chevalier du 7 juillet 1874.
- Yriarte, publiciste, exposant. Chevalier du 9 août
- 1877.
- Au grade de chevalier.
- MM.
- D’Adelsward, directeur de la société de distillerie, brasserie et malterie de Châlons-sur-Marne, membre du jury de la classe 73, hors concours.
- Adt, fabricant de boutons à Pont-à-Mousson, grand prix.
- Alphand, Lodoïs, secrétaire du jury des récompenses du groupe V.
- Alvergniat, Auguste, constructeur d’instruments de physique, médaille d’or.
- Amigues, fondateur de la compagnie française de la côte occidentale d’Afrique, 3 médailles d’or.
- Amson, Georges-Maurice, fabricant de maroquinerie, membre du jury de la classe 29, exposant hors concours.
- André, Edouard, architecte-paysagiste, membre du jury de la classe 78, exposant "hors concours.
- Arméngaud, Eugène, ingénieur civil, 3 médailles d’or.
- Arrault, Paulin, fabricant d’outils de sondage, médaille d’or.
- Aubert, artiste peintre, médaille d’argent.
- Aubine, Jean, contrôleur des télégraphes de la compagnie Paris-Lyon-Méditerrané, exposant hors concours.
- Aucoc, Louis, fabricant de bijouterie et joaillerie, membre du jury de la classe 37, exposant hors concours.
- Audoynaud, professeur d’agriculture à l’école na-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE -1889 :
- tionale de. Montpellier, exposant et collaborateur,' grand prix.
- Badin, professeur à la-manufacture. de Beauvais.
- Badois, Edmond, ingénieur-constructeur, médaille d’or.
- Bajac, Antoine, fabricant de machines agricoles grand prix.
- Bapst, Germain, membre de la commission de l’histoire du travail, rapporteur de la 5© section, exposant. _ •
- Barris, José, propriétaire forestier à la Calle (Algérie), exposant, médaille d’or.
- Basset, Adrien, fabricant de chevreau glacé, grand prix.
- Bande, graveur, médaille d’or.
- Beau,Henri, constructeur d’appareils d’éclairage, membre du jury de la classe 27, exposant hors concours.
- Béliard, Georges, ingénieur-constructeur, deux médailles d’or.
- Belin, Charles, fabricant de tissus à Fourmies (Nord), médaille d’or.
- Berger, Paul, médecin des hôpitaux, rapporteur du comité, et du jury des récompenses de la classe 14.
- Berton, directeur de la compagnie des téléphones, grand prix.
- Besnard, professeur à la manufacture de Sèvres.
- Bichelberger, Paul, fabricant de papiers, médaille d’or.
- Bing, créateur d’importants comptoirs dans les colonies, exposant.
- Binot, Auguste, fabricant de passementeries, membre du jury de la classe 34, exposant hors concours.
- Blanchard, distillateur à Rochefort, médaille d’or.
- Blazy, Léon, fabricant de tapisseries, membre du jury de la classe 34, exposant hors concours.
- Blin, Théodore, manufacturier à Elbeuf, membre du jury de la classe 32, exposant hors éoncours.
- Boilvin, graveur, grand prix. .
- Boin, Georges, fabricant d’orfèvrerie (maison Ta-buret-Boin), médaille d’or.
- Boire, Emile, directeur de la sucrerie de Bourday (Puy-de-Dôme), membre du jury de la classe 74, exposant hors concours.
- Bonzom, Eugène, commissaire délégué du département d’Alger, publiciste agricole.
- Borel, Auguste, fabricant de gants à Grenoble, exposant hors concours, membre du jury de la classe 35.
- Bornèque, fabrique d’horlogerie et de quincaillerie (maison Japy et Gie), grand prix.
- Boudon, René, filateur et moulinier à Saint-Jean-du-Gard, médaille d’or.
- Bourdon, Edouard, ingénieur-constructeur, membre du jury de la classe 52, exposant hors concours.
- Boutan, Edmond, ingénieur des mines, secrétaire de la classe.41, membre- du jury des récompenses.
- Bouvard, Eugène, fabricant d’étoffes pour ameublement, grand prix.
- Brault, Francis, constructeur de machines, grand prix.
- Breloux, Jean-Baptiste, fabricant de machines agricoles, médaille d’or.
- Bresson, Antoine, fabricant de soieries à Lyon, grand prix.
- Breton père, fabricant de draps à Louviers, médaille d’or.
- Brocart, fabricant de draps à Vienne (Isère), membre du jury de la classe 32, exposant hors concours.
- Brouhot, fabricant de machines agricoles à'Vier-zon, médaille d’or.
- Brunner, Emile, constructeur d’instruments de précision, grand prix.
- Buhan, Eugène, secrétaire de la société philomatique de Bordeaux, membre du jury de la classe 73, exposant.hors concours.
- Cabirau, H.-F., ingénieur civil, secrétaire général du comité de la République Argentine.
- Calamel, ingénieur de la société française des munitions de chasse, de tir et de guerre, médaille d’or de collaborateur.
- Cance, constructeur de régulateurs électriques, médaille d’or.
- Capitaine Gény, maître de forges, fondeur de fontes moulées et ornementales, à Bussy, près Joinville (Haute-Marne),médaille d’or.
- Captier, médaille d’argent.
- Cariés, sculpteur, grand prix.
- Carmichaël, Charles, filateur et tisseur à Rilly-sur-Somme, médaille d’or.
- Carpezat, Eugène-Louis, peintre décorateur, exposant, grand prix.
- Carrière, artiste peintre, médaille d’argent.
- Cartailhac, Emile, professeur d’anthropologie à la faculté des sciences de Toulouss, secrétaire de la commission de l’histoire rétrospective du travail.
- Chabbert, Gaston, organisateur de l’exposition militaire, membre du jury de la classe 66.
- Chabot-Karlen, membre de la société nationale d’agriculture, professeur de pisciculture, membre du jury de la classe 77.
- Chardon, Charles, imprimeur en taille-douce, médaille d’or.
- Charlier, maison Fichet, fabricant de serrurerie
- et 'coffres-forts j médaille d’or.
- Chaufton, exposant, publications. sur les . assurances. - • - -
- Civet, Félix, directeur des carrières de la maison Civet, Crouet, Gautier et Cie, grand prix,
- Coignet, Edmond, entrepreneur des perrons et des balustrades des jardins et des travaux de maçonnerie de la fontaine monumentale.
- Colin, fabricant de bronzes, membre du jury de la classe 25, exposant hors concours.
- Coninck (de), artiste peintre, médaille d’argent.
- Cordier, directeur de l’école pratique d’agriculture'de Saint-Remy, médaille d’or.
- Cordier, Hyacinthe, fabricant de chaussures, à Fougères, médaille d’or.
- Cornet, Auguste, président du syndicat de la boulangerie de Paris, membre du jury de la classe 68.
- Cour thial, Pierre, filateur et moulinier (Drôme), membre du jury de la classe 33, hors concours.
- Courtois, artiste peintre, médaille d’or. .
- Courtois-Suffit, architecte des classes 21 et 32.
- Croux, horticulteur, deux grands prix et une médaille d’or.
- Damon, fabricant de meubles, grand prix.
- Dampt, sculpteur, médaille d’or.
- Dawant, artiste peintre, médaille d’or.
- Defosse, Edgard, fabricant de tapisseries pour panneaux et pour meubles (maison Braquenié, à Aubusson), grand prix.
- Delaville-Leroux, ingénieur civil, membre du jury de la classe 41, exposant hors concours.
- Delelis, Philogène, directeur de la maison Fanien (cordonnerie), médaille de collaborateur.
- Deligny, Eugène, architecte, commissaire délégué du Maroc.
- Delizy, distillateur à Pantin, membre du jury de la classe 72, exposant hors concours.
- Delori de Gléon, Alphonse, commissaire général du comité de l’exposition égyptienne, participation aux expositions des sections étrangères.
- Delsart, Jules, professeur au Conservatoire, membre de la commission des auditions musicales, exposant, a pris part à l’organisation et à l’exécution des concerts de musique rétrospective à l’Exposition.
- Denis, Gustave, filateur et tisseur à Saint-Geor-ges-Butavent (Mayenne), membre du jury de la classe 55, exposant hors concours.
- Depoilly, Joseph, fabricant de serrurerie, grand prix.
- Desbois, sculpteur, médaille d’or.
- Descamps-Crespel, filateur de lin, médaille cl’or.
- Descat, Achille, fabricant de velours de coton, teinturier-apprêteur à Amiens, membre du jury de la classe 30, exposant hors concours.
- Desgenétais, René, fabri cant de tissus à Bolbec, médaille d’or.
- Desouches, Eugène, fabricant de charbons de .bois, médaille d’or.
- Desroziers, ingénieur électricien, inventeur d’une machine dynamo-multipolaire, médaille d’or.
- Dessailly, Paul, fabricant d’engrais, médaille d’or.
- Deutsch, Henri, fabricant d’huile, exposant hors concours, membre du jury de la classe 51.
- Diémer, Louis-Joseph., professeur au Conservatoire, a pris part à l’organisation et à l’exécution des concerts de musique rétrospective à l’Exposition.
- Dior, Lucien, fabricant d’engrais, membre du jury de la classe 49, exposant hors concours.
- Dreyfus, Léopold-Louis, exportateur et importateur de céréales, créateur de comptoirs français à l’étranger, membre du jury des récompenses pour la République Sud-Africaine.
- Dubuffe, artiste peintre, médaille d’or.
- Dujour, Nicolas-Alexis, ingénieur de la compagnie ParisHyon-Méditerrane, exposant, hors concours.
- Dumagnou, Julien, fabricant de conserves alimentaires, membre du jury des classes 70 et 71, exposant, hors concours.
- Dumilâtre, sculpteur, médaille d’argent.
- Dumortier-Cuigne, Victor, fabricant de draps à Roubaix, médaille d’or.
- Durand, fabricant de fruits confits à Carcassonne, médaille d’or.
- Durand, Léon, ingénieur à la compagnie d’Orléans, exposant hors concours.
- •Duval-Piet, Nicolas, constructeur de machines-outils, médaille d’or.
- Egrot, Alfred-Victor, constructeur d’appareils pour distillerie, commissaire général du concours technique de Noisiel, organisateur des classes 49 et 74.
- Emery, fabricant de soieries à Lyon, grand prix.
- En gel, Frédéric, président de l’association pour prévenir les accidents de fabrique, grand prix.
- Erhard, Georges, graveur-géographe, médaille d’or.
- Fabre, Daniel, délégué du Cambodge, architecte de la pagode d’Angkor.
- Falco, Alphonse, négociant en perles fines et coquilles perlières, grand prix.
- Farcy, Eugène, fabricant de corsets, exposant hors concours, membre du jury de la classe 35.
- Fau, Fernand, ingénieur civil, planteur en Algérie, membre du jury de la classe 79.
- Faucou, Lucien, sous-conservateur du musée Carnavalet, secrétaire de la commission supérieure de l’histoire du travail, exposant.
- Faure, Pierre-Paulin, ingénieur-mécanicien à-Limoges, grand prix.
- Favre, Jules, filateur et tisseur à Epinal, organisateur de l’exposition collective cotonnière de la région de l’Est, exposant hors concours.
- Fénon, horloger de l’Observatoire de Paris, grand prix.
- Floquet, Clovis-Amédée, fabricant de peaux ma* roquinées et cliamoisées, membre du jury de la classe 47, exposant hors concours.
- Fougeirol, Edouard, filateur et moulinier à Olliè-res (Ardèche), médaille d’or.
- Fould-Dupont, maître de forges à Pompey (Meurthe-et-Moselle), grand prix.
- Foulogne, professeur de dessin à l’école nationale de dessin des arts décoratifs de Paris, grand prix' de collaborateur.
- Friant, artiste peintre, médaille d’or.
- Gabriel, Louis-François, négociant en vins et spiritueux, président de la chambre syndicale du commerce en gros de la Seine, membre du jury de la classe 73. .
- Gachet, Charles, négociant exportateur et membre du jury de l’exposition coloniale,
- Gaillard, Auguste, administrateur de la société du Sahel tunisien, grand prix.
- Gaillard, Ernest, fabricant de bijoux et d’orfèvrerie artistique, exposant hors concours,
- Gaillon, prsfesseur, directeur de la station agronomique de Bordeaux, médaille d’or.
- Galle, de Nancy, fabricant de verreries artistiques, grand prix.
- Garcin, Jules-Auguste, professeur au Conservatoire, chef d’orchestre de la société des concerts du Conservatoire, participation aux concerts du Tro^ cadéro, membre de la commission des auditions musicales.
- Gatget, Auguste, secrétaire général de la compagnie de Fives-Lille, qui a remporté un grand prix.
- Gaucher, fabricant d’armes à Saint-Etienne, grand prix.
- Gauthier, Antoine, fabricant de rubans à Saint-Etienne, membre du jury de la classe 33, hors concours.
- Gauthier, entrepreneur de couvertures, maison Gaget, Gauthier et Cie, grand px-ix,
- Gavrel, commissaire de police attaché à l'Exposition .
- Gillet, Joseph, teinturier à Lyon, grand piûx.
- Giquel, Emile, membre du jury de la classe 30 pour le comité de la section chinoise.
- Giraud-Lézin, minotier à Blida, médaille d’or.
- Giron, Marcelin, fabricant de rubans à Saint-Etienne, grand prix.
- Godard, Benjamin, compositeur de musique, membre de la commission des auditions musicales.
- Godfernaud, Emile, ingénieur en chef de la société de construction des Batignqlles, grand prix.
- Goron, chef de la police desûreté, chargé de la surveillance de l’Exposition.
- Gounouilhou, imprimeur, médaille d’or.
- Gourd, Adrien, fabricant de soieries à Lyon.
- Gourdon, Ernest, fabricant de soieries (maison ’ Schultz, Gourdon et Cie), grand prix.
- Grandjean, fabricant de tissus à Reims, grand prix.
- Grantil père,fabricant de papiers peints à Châlons-sur-Marne, médaille d’or.
- Grenand, professeur de dessin à l’école d es arts décoratifs de Limoges, grand prix de collaborateur.
- Groslous, Tsidore-Noël, ingénieur de la compagnie transatlantique, grand prix.
- Guérin-Lézé, fabricant de porcelaines, exposant, médaille d’or.
- Guerne (de), commissaire délégué de la section' de la principauté de Monaco.
- Guichard, Albert, négociant en vins à Chalon-sur-Saône, membre du jury de la classe 73, exposant hors concours.
- Guilbert-Martin, mosaïste, fabricant d’émaux, membre du jury de la classe 73, exposant hors con-, cours.
- Guillaumet, Arthur, teinturier à Suresnes et à Clichy, grand prix.
- Guilloux, Edmond, fabricant d’objets de campement, membre du jury de la classe 39, exposant hors concours.
- Guyenet. Constant-Auguste, ingéuieur-construc-teur, grand prix.
- Hart, ingénieur-administrateur de la compagnie du gaz à Paris, exposant hors concours.
- Hébrard. Emile, agriculteur, membre du jury de la classe 73, exposant hors concours.
- Hédin, directeur de l’école des beaux-arts de Lyon, grand prix de collaborateur.
- Helbronner, Alphonse, fabricant d’objets d’habillement, de campement, de harnachement, membre du jury de la classe 66, exposant hors concours.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- . Hénon, Henri, fabricant de dentelles et broderies, membre du jury de la classe 34.
- Henry, Joseph-Alphonse, fabricant de soieries à Lyon, grand prix.
- Henry, Prospère, constructeur d’appareils astronomiques à l’Observatoire, grand prix.
- Héon, chef des travaux typographiques à l’Imprimerie nationale, médaille d’or de collaborateur.
- Hermant père, ingénieur-architecte, membre du jury de la classe 63, exposant hors concours.
- Hesbert Georges, carrossier, grand prix.
- Hirsch, inspecteur des écoles de dessin.
- Hollande, Jules-Hubert, négociant en bois exotiques, membre du jury delà classe 42, exposant hors concours.
- Hommaire de Hell, Louis-Xavier, professeur et publiciste, secrétaire général du comité de la section roumaine.
- Hugues, sculpteur, médaille d’or.
- Hurard, distillateur à la Martinique, membre du jury de la classe 72, exposant hors concours.
- Jacquet, graveur, grand prix.
- Jolibois-Rocli (Félix-Auguste), professeur d’horticulture, membre du jury de la classe 81, exposant hors concours.
- Kerst, Léon, publiciste, rapporteur de la commission des auditions musicales.
- Kieffer, Jacques, chef de la comptabilité de la direction des travaux de l’Exposition.
- Kléber, fabricant de papiers, membre du jury de la classe 10, exposant hors concours
- Kœchlin, Horace, fabricant d’indiennes à Luxeuil. médaille d’or.
- Krafft, Hugues, secrétaire de la section 2, archéologue et explorateur, exposant.
- Lainey, Arthur; directeur des moulins de Cor-beil, membre du jury de la classe 67, exposant hors concours.
- Lami, E.-O., secrétaire général de la commission de l’économie sociale.
- Lamotte, graveur, médaille d’or.
- Landier, Alfred, fabricant de cristallerie à Sèvres, grand prix.
- Laporte-Bisquit. Maurice, fabricant d’eau-de-vie, membre du jury de la classe 73, exposant hors con-
- CUU1&.
- Laubenheimer père, brasseur à Nérac (Lot-et-Garonne), médaille d’or.
- Laurent, Léon, constructeur d’instruments d’optique et d’instruments de précision, grand prix.
- Lavie, Louis, minotier à Héliopolis, province de Constantine. exposant, grand prix.
- Leblanc, Lucien, architecte constructeur du pavillon des forêts, grand prix.
- L-ecouteux, Nicolas-Hippolyte, fabricant de machines à vapeur économiques, médaille d’or.
- Leduc Albert, fabricant de chapeaux, membre du jury de la classe 36, exposant hors concours.
- Lefort, architecte, médaille d’or.
- Legrand, Charles, fabricant de tissus pour ameublements, exposant hors concours.
- Lemoine, Jean-Nicolas, fabricant de ressorts et d’essieux, médaille d’or.
- Lerolle, artiste peintre, membre du jury des classes 1 et 2, exposant hors concours.
- Leroy, Charles-Isidore,fabricant de papiers peints membre du jury de la classe 22, exposant hors concours.
- Levassor, Emile-Constant, constructeur de machines à scier et à découper (maison Panhard et Levassor), exposant hors concours.
- Levainvillé, Georges, fabricant de produits chimiques, exposant hors concours.
- Lindet, éleveur à Saint-Léger-sur-Sarthe (Orne), lauréat à l’exposition chevaline.
- Lippmann, Edouard, fabricant d’outils de sondage, médaille d’or.
- Luchaire, Léon-Henri-Victor, constructeur d appareils d’éclairage, membre du jury de la classe 27, exposant hors concours.
- Lvoen, directeur de l’école d’agriculture et de viticulture de Beaune, médaille d’or.
- Mabille, Ernest, constructeur de pressoirs, médaille d’or.
- Maillard, Adolphe-Prudent, attaché au service des fêtes du centenaire et de l’Exposition.
- Mantois, Edouard, fabricant de verres d’optique,
- grand prix. , .
- Marchand, Emile, fabricant d’huiles; grand prix.
- Mariaud, fabricant d’instruments de chirurgie,
- gra,ilu y-ua.
- Marinoni, Albert, directeur des ateliers de la maison Marinoni, exposant hors concours.
- Marmuse, exposant de collections de coutellerie ancienne.
- Marquette, Emile-Auguste, architecte-constructeur du pavillon algérien.
- Marret, Ernest, fabricant de joaillerie et bijouterie, exposant de la classe 37, hors concours.
- Marsant. Jean-Baptiste, ingénieur en chef de la Compagnie houillère de Bessèges, médaille d’or.
- Masquerav, Emile, commissaire délégué du département d’Alger, membre du jury de la classe 6.
- Mathev, artiste peintre, médaille d’or.
- Mathieu-Meunier, sculpteur, médaille de bronze.
- Maumy, président de l’institut commercial de Paris, médaille d’or de collaborateur.
- Meissonnier, artiste peintre, médaille d’or.
- Mermillod, Maurice, fabricant, de coutellerie à Châtellerault, membre du jury de la classe 23, exposant hors concours.
- Meynard, fabricant de meubles, exposant hors concours, secrétaire du jury des récompenses de la classe 17. -s
- Micart, Jean, président de la société de construction Tollet, médaille d’or.
- Monduit, Philippe, entrepreneur de couvertures et plomberies, grand prix.
- Monjean, Edgard, ingénieur, secrétaire du comité de la Revue clés chemins de fer collaborateur à l’exposition d’économie sociale.
- Montmort (vicomte Jean-Antoine de), commissaire délégué du comité de la section du Cap de Bonne-Espérance.
- Moreau, Maurice-Félix, attaché au service des travaux et de l’organisation des sections étrangères.
- Mortier, Auguste, fabricant de bonneterie de la maison Poron et Mortier, membre du jury de la classe 35, exposant hors concours.
- Moser, horticulteur-pépiniériste, secrétaire du jury des classes 82-84. exposant hors concours.
- Mossant, Charles-Marie-Gasimir, fabricant de chapellerie à Bourg-de-Péage (Drôme), grand prix.
- Mouchel, Jean, fabricant de fils et plaques de métal pour conducteurs électriques, médaille d’or.
- Moulignon (Jacques de), attaché au service des travaux et de l’organisation des sections françaises.
- Mourichon, Raoul, entrepreneur général des bâtiments de l’exposition coloniale.
- Mustel, fabricant de pianos, grand prix,
- Noël, Nicolas, constructeur de pompes et de pulvérisateurs, médaille d’or.
- Noirot, Ernest, administrateur colonial, commissaire délégué du Sénégal, médaille d’or,
- Ollanier, André, distillateur àPerrégaux (département d’Oran), membre du jury de la classe 73, exposant hors concours.
- Ollendorff, Paul, éditeur, membre du jury de la classe 9, exposant hors concours,
- Pallu, Etienne, exploitant les carrières d’onyx d’Oran. médaille d’or.
- • Outhenin-Chalandre, Armand, fabricant de papiers, grand prix.
- Paraf, Gustave,.fabricant de tissus, organisateur de l’exposition coloniale, membre du jury.
- Péan, Charles, fabricant d’objets en métal, membre du jury de la classe 40, exposant hors concours.
- Péchiney, directeur des établissements de produits chimiques de Salindres et d’Alais (Gard), grand prix.
- Peinte,.sculpteur, grand prix.
- ' Pélatan, Louis, ingénieur des mines à Nouméa, exposant, médaille d’or.
- Petitgrand, architecte, médaille d’or.
- Petitpont, Gustave, fabricant de maroquinerie, grand prix.
- Peugeot, Armand, fabricant de quincaillerie, exposant, grand prix.
- De Pezzer, Oscar, organisateur et secrétaire de l’exposition de la classe 14.
- Piaud, Léon, ingénieur en chef du bureau Veritas, exposant hors concours.
- Pinault, tanneur, membre du jury, exposant hors concours.
- Pinel, Jean-Eugène, ingénieur des mines de Montrambert, grand prix.
- Pinette, Gustave, constructeur-mécanicien à Chalon-sur-Saône, médaille d’or.
- Pingaud, consul de France à Saint-Pétersbourg, a largement contribué à l’organisation de l’exposition russe.
- Poilpot, artiste peintre, peintre du Panorama des transatlantiques.
- Portevin, ingénieur à Reims, membre du jury des récompenses des classes '6, 7 et 8, exposant hors concours.
- Potin, Julien, épicier, marchand de denrées alimentaires, membre du jury des classes 70-71, exposant hors concours.
- Prat, membre du jury représentant l’exposition du Brésil, classe 67.
- Quinoz, directeur de la station agronomique de l’Indre, médaille d’or.
- Ramey, exposant de collections entoinologiques, membre du jury de la classe 76.
- Réaux, Emile, commissaire général adjoint de la section de Saint-Marin.
- Ptégnier, Jules, viticulteur, président du syndicat des vins de Bourgogne, membre du jury de la classe 73, exposant hors concours.
- Renouf, artiste peintre, médaille d’or.
- Rey, Albert, agriculteur en Tunisie (société franco-américaine), 2 médailles d’or.
- Reyrel, Jean-Ernest, manufacturier à Elincourt (Nord), médaille d’or.
- Richard, Gustave, directeur de la société des constructions mécaniques spéciales, médaille d’or.
- Rixens, artiste peintre, médaille d’or.
- Roger Jourdain, artiste peintre, aquarelliste.
- Rolland, Jean-Baptiste, explorateur, exposant, médaille d’or.
- , Romain, François, chef d’atelier à Lyon, médaille d’or de collaborateur.
- Rosenstiehl, des établissements Poirrier et Dal-sace, grand prix de collaborateur.
- Rouart, Alexis, constructeur-mécanicien, exposant hors concours.
- Roudil de Bériac, officier de paix chargé du service des voitures à l’Exposition.
- Roulina, Charles, taillerie de diamants, médaille d’or.
- Roullier-Arnoult, éleveur-aviculteur à Gambaix (Seine-et-Oise), médaille d’or.
- Roy, Gustave, négociant en tissus, secrétaire du jury des récompenses de la classe 30.
- Sabatier, Charles, négociant en laines et peaux à Mazamet, membre du jury de la classe44, exposant hors concours.
- Saint, Jules-Abel, filateur et tisseur, membre du jury de la classe 31, exposant hors concours.
- Salles, Adolphe, ingénieur de la maison Eiffel.
- Saurai, Jules, fabricant de soieries et de tapisseries pour ameublement à Nîmes, médaille d’or.
- Sautter, Gaston-Emmanuel, constructeur de phares, membre du jury de la classe 62, exposant hors concours.
- Schloss, Adolphe, commissaire délégué du comité de la section russe, vice-président du jury de la classe 29.
- Schrader, Franz, géographe, médaille d’or.
- Sciama, Gaston, ingénieur, directeur de la maison Bréguet, exposant hors concours.
- Scriber, Alphonse, fabricant d’objets en caoutchouc et de toiles cirées, membre du jury de la classe 39, exposant hors concours.
- Simonnot-Godard, Louis-Victor, fabricant de toiles et batistes à Valenciennes, membre du jury de la classe 31, exposant hors concours.
- Sire, organisateur de l’exposition de l’histoire du travail, agent général de la compagnie des chemins de fer du Nord à Londres.
- Sohier, Georges, constructeur de serres, membre du jury, exposant de la classe 78, hors concours.
- Sormani, Paul, fabricant de maroquinerie, grand prix.
- Soyer, Paul, peintre émailleur, membre du jury de la classe 20, exposant hors concours.
- Suillot, Hippolyte-Simon, fabricant de produits chimiques, membre du jury de la classe 45.
- Tafïanel, Paul-Claude, a pris part à l’organisation et à l’exécution des séances de musique de chambre et de musique rétrospective à l’Exposition.
- Tanret, fabricant de produits chimiques, grand prix.
- Tattegrain, artiste peintre, médaille d’or.
- Teisserenc de Bort, membre du bureau météorologique, membre du jury de la classe 15.
- Thénard-Arnould (baron Eugène-Georges), viticulteur à Givry (Saône-et-Loire), vice-président du jury de la classe 75, exposant hors concours.
- Thirion, Antoine-Romain, constructeur de pompes. médaille d’or.
- Tinarran, Jean-Anatole, chef du IXe greupe, organisateur des concours d’horticulture.
- Tourny, professeur à la manufacture des Gobe-lins.
- Tramond, préparateur de pièces anatomiques, grand prix.
- Tresca, Pierre, fabricant de soieries, à Lyon, grand prix.
- Troccon-Prince, Amédée-Léon, secrétaire général de la commission générale du Brésil.
- Truffaut, Albert, horticulteur-pépiniériste, membre du jury des classes 82 et 83, hors concours.
- Truffaut, Alexandre, meunier à Maintenon, grand prix.
- Turpault, Alexandre, fabricant de toiles à Cholet, médaille d’or.
- Valentin-Smith, Benoît, attaché au service des travaux de l’organisation de l’exposition rétrospective du travail.
- Varin-Bernier, fabricant de papiers, membre du jury de la classe 10, exposant hors concours.
- Vassilière, Frédéric, professeur d’agriculture du département de la Gironde, médaille d’or.
- Vaxelaire, François, fondateur de maisons de nouveautés à l’étranger, président de sections à l’Exposition pour la Belgique, exposant hors concours.
- Vée, Amédée, fabricant de produits pharmaceutiques, membre du jury de la classe 45, exposant hors concours.
- Vianesi, Auguste, chef d’orchestre de l’Opéra, a pris part à l’organisation et à l’exécution des grands concerts officiels de l’Exposition, membre de la commission des auditions musicales.
- Waddington, Evely, filateur à Saint-Remy-sur-Aire (Eure-et-Loire), membre du jury des récompenses de la classe 30, rapporteur, exposant hors concours.
- Warin, Eugène, directeur des usines Darblay à Essonnes, grand prix.
- Art. 2. — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, et le grand chancelier de la Légion d’honneur sont
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’ÉXPOSITIONtÉDE 1889
- chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris le 29 octobre 1889.
- Carnot.
- Par le président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- P. Tirard.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- C’est la dernière.
- Il m’est arrivé bien souvent d’écrire ces trois mots, quand je mettais pour la dernière fois ma signature dans un journal qui, pour une raison ou pour une autre, allait disparaître ; et rarement ce dernier paraphe m’a coûté autant qu’aujourd’hui.
- C’est qu’en effet, le chroniqueur ne faisait pas ici une besogne monotone ou fastidieuse ; il causait, avec , , ,,
- amour de cette huitième merveille du monde, de cette Exposition universelle qu’il avait vu sortir de terre, et de bâtisse informe devenir papillon, c’est-à-dire- se changer en palais éblouissants, en parcs verdoyants, en ville immense et pittoresque, où devaient passer des millions de voyageurs venus des quatre coins de l’univers.
- 11 a suivi pas à pas le développement de ce succès colossal ; il s’en est réjoui avec tous ceux qui ont un cœur vraiment français sous la mamelle gauche, et il a essayé de faire passer quelque chose de sa flamme patriotique et de sa passion dans l’âme de ses lecteurs.
- Il espère y avoir réussi quelque peu, aidé qu’il était par les journées triomphales succédant aux journées victorieuses, par la splendeur des dernières fêtes, éclipsant l’éclat des avant-dernières, par cette série ininterrompue de réjouissances, de réceptions et d’agapes fraternelles qui, pendant six mois, ont fait vraiment du Champ de Mars et de Paris le centre et le rendez-vous du monde civilisé.
- La presse a beaucoup fait pour l’Exposition, c’est elle qui, avec ses cent bouches, et ses fanfares éclatantes, qui ont résonné jusqu’aux confins du monde, jusqu’aux villages les plus ignorants et les plus reculés, c’est elle qui a puissamment contribué à faire passer par Paris le flot humain, qui, six jours avant la fermeture, ne s’arrête pas encore.
- La presse pouvait donc être considérée comme la collaboratrice éloquente des organisateurs de l’Exposition; elle méritait, de la part du gouvernement, un remerciement, un lot de distinctions honorifiques : Il n’en a pas été ainsi ! On a oublié la presse, et l’on a eu tort.
- Ce sera mon dernier regret.
- Paul Demeny.
- à l’utilisation de la Tour Eiffel au point de vue thérapeutique.
- La dyspepsie et les gastrites ont trouvé à qui parler. Aucune de ces infirmités ne peut résister à une ascension de la troisième plate-forme. J’ai vu des dyspeptiques qu’un couvert mis faisait fuir, et qui ont dévoré en descendant au premier étage de la Tour. F
- #*#
- Et tout, à ce premier étage, est pour aiguiser les appétits. A peine l’ascenseur Otis du pilier sud s’arrête-t-il à son pont de débarquement que des odeurs alléchantes vous enveloppent, vous saisissent, vous harponnent.
- D’où viennent ces effluves merveilleux ?
- . Rs. émanent de ce Restaurant russe si curieux et si original, dont M. Raffestin a fait un rival heureux du Café-Anglais. Délicieuse cuisine, vins exquis !
- Et quel service ? On ne peut désirer mieux.
- M. Raffestin est un magicien qui a porté le confortable à des hauteurs jusqu’alors inconnues et qui a donné satisfaction aux plus difficiles à soixante mètres au-dessus du sol.
- Son secret, je vais le trahir... trahir est peut-être un peu fort, car le secret est un secret de polichinelle. Tout le monde sait avec quel souci d’un bon service M. Raffestin choisit son personnel et avec quel soin il achète ses denrées.
- On me dit que M. Raffestin a conquis le gouvernement gastronomique du premier étage de la Tour dont il est le concessionnaire pour les temps qui suivront la clôture de l’Exposition. J’en félicite Paris et les Parisiens avides de beau soleil, d’air pur et de bonne cuisine !
- Encore bravo 1
- Un Ascensionniste gourmet.
- DERNIERE HEURE
- A
- M. RAFFESTIN -
- Concessionnaire des Restaurants de la Tour Eiffel
- Aussi, n’est-ce pas sans une sincère tristesse que le chroniqueur, qui, pour tâcher de s’élever à la hauteur de la Tour avait pris le pseudonyme de F.-L., cesse aujourd’hui ses causeries quotidiennes.
- Mon silence serait peu à regretter, mais il Test davantage parce qu’il correspond à la fin de l’Exposition, à la clôture des galeries, aujourd’hui encore si resplendissantes et qui seront, dans quelques jours, la proie des déménageurs.
- Il faut bien s’v résigner et reporter ses regards en arrière, pour revoir par l’imagination le féerique kaléidoscope qui va disparaître, en avant, pour deviner le spectacle qu’une autre Exposition nous promet.
- Partons donc sans trop nous lamenter; accompagnons jusqu’au seuil les étrangers heureux de leur voyage, les exposants heureux de leurs récompenses et de leurs décorations, et disons-leur non pas adieu, mais au revoir !
- le la Tour Eiffel
- (RAFFESTIN)
- Nous avons un jour, avant l’ouverture de l’Exposition, gravi les hauteurs inconnues de la Tour Eiffel, notre directeur, M. Gustave Simon, et moi. Et il est resté dans notre mémoire le souvenir des parfums séduisants exhalés par certaine soupe aux choux qui arrivait à point pour être servie à la cantine des ouvriers, alors établie là où se trouve aujourd’hui le restaurant d’Alsace-Lorraine, au premier étage.
- Nous venions de gravir le sommet et nous avions rapporté de la troisième plate-forme un de ces appétits dont parle l’histoire. Quel cuisinier que l’appétit ! Pour un peu nous serions entrés dans la cantine pour demander, affamés que nous étions, une platée de cette odorante soupe aux choux. Nous avons hésité et nous avons passé outre, la mort dans... l’estomac.
- Le plaisir de la vue creuse l’estomac, paraît-il; et je livre ce phénomène à l’étude de nos savants physiologistes. Ce phénomène conduira sans doute
- La sortie des marchandises
- La direction générale de l’exploitation vient de faire imprimer et va faire afficher dans les galeries une Instruction pour la réexpédition des produits étrangers et français en provenance de VExposition. Ce document est composé de vingt-quatre paragraphes.
- Après avoir dégagé sa responsabilité des vols et détournements qui pourraient être commis, l’administration invite les exposants et leurs agents à redoubler de surveillance pendant la période des réexpéditions. Elle appelle spécialement leur attention sur la nécessité de ne faire pénétrer dans l’enceinte de l’Exposition que des ouvriers dont ils soient sûrs, et de se faire rendre aussitôt qu’ils ne seront plus nécessaires, les jetons de service mis à leur disposition pour l’entrée de ces ouvriers.
- Au moment de la réexpédition, les exposants, leurs agents, les entrepreneurs et leurs ouvriers entreront dans l’Exposition au moyen de cartes-jetons de service et laissez-passer en usage pendant la période d’ouverture de l’Exposition.
- A dater du 7 novembre, des commissionnaires médaillés par la préfecture de. police seront admis dans l’enceinte de l’Exposition sur le vu de leur médaille. Ils seront astreints toutefois à stationner sur certains points qui leur seront assignés.
- Aucun objet ne pourra sortir de l’Exposition sans être accompagné d’un laissez-passer de sortie signé par le directeur général de l’exploitation et portant le double visa de la douane et de -l’octroi. Toutefois, il importe de remarquer que cette mesure ne concerne naturellement pas les pays tels que l’Egypte, le Maroc, la Tunisie, etc., dont les produits sont à présent dédouanés et, par conséquent, francs de toutes taxes.
- Prolongation
- L’exposition historique de la Révolution
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- française, installée place du Carrousel, dans la salle des Etats, sera fermée le 6 novembre, jour de la clôture de l’Exposition universelle.
- Départ des âniers
- Les âniers de la rue du Caire quitteront définitivement Paris lundi'prochain, 4 novembre.
- Les décorations
- Outre la liste des décorations qui a paru hier au Journal officiel, trois cents croix sont attribuées aux exposants étrangers.
- Nous ne pouvons que les en féliciter, car, parmi eux, beaucoup ont eu quelque courage à venir exposer en dehors des attaches officielles; les industriels et commerçants importants, venus de loin, et qui ont si puissamment contribué à l’éclat de l’Exposition, méritent largement les distinctions qui leur ont été accordées.
- l’occasion de l’Exposition. On pense toutefois qu’une soirée dansante sera encore prochainement offerte, à la présidence du conseil'.
- -------------------:—.-...
- .A/VIS
- EXPOSITION UNIVERSELLE DÉ 1889
- _ ! .v
- Comité «le PÇruguay
- Le Commissariat Général de l’Uruguay prie les fournisseurs et autres qui auraient des comptes à faire régler, de les présenter au siège du Comité, ?, rue Logelbach, avaïït la fermeture de l’Exposition. .
- •---------:---4------—--------
- JÉQGJaOS
- Les entrées à l’Exposition
- L’UNION COMMERCIALE FRANCO-RUSSE
- Il vient de se former à Paris, parmi les exposants russes, une société intitulée P « Union Commerciale franco-russe», dont le général Korzloff a été nommé président et qui a pour but d’opérer un rapprochement plus tangible entre la France et la Russie.
- La lettre adressée par le président de Y Union au Novosti indique le but qu’elle poursuit. La voici :
- « Monsieur,
- « Dans une réunion tenue le 3 octobre, les exposants russes projetèrent les bases de l’organisation à Paris d’un centre commercial destiné à favoriser le développement des rapports commerciaux entre-la France et la Russie, et décidèrent de créer immédiatement à Paris un caravansérail russe, une exposition permanente et un bureau de renseignements.
- ^ Un comité d’organisation, composé de 'vingt personnes, dont quinze exposants, est chargé de la réalisation de ces entreprises.
- « En vous faisant savoir que la deuxième réunioù. générale des exposants russes a été fixée au 10 oc-’ tobre, j’ai l’honneur, monsieur Effront, de vousurier do vouloir bien, comme représentant de kpn des meilleurs organes de la presse russe, qui'avez eu tant à cœur le succès de la section russe à l’Exposition, prendre part à l’œuvre qui est qiyvoie-' d’être organisée et assister . à la réunion qui va avoir lieu à la date indiquée. Cette œuvre nouvelle et difficile ne pourra réussir qu’à la condition que la société russe et les représentants de cette'partie de la presse, qui a pour objectif unique les intérêts et la grandeur de notre pays, lui prêteront un concours énergique. ;•
- « Le secrétaire,
- « Signé : Poltaltzeff. »
- Cette union franco-russe est assurée d’avance de toutes les sympathies françaises.
- LES DÉCORATIONS
- M. Henri Menier vient d’être promu au grade d’officier dans l’ordre national de la Légion d’honneur : peu de distinctions sont aussi méritées.
- En effet, la maison Menier a obtenu 5 grands prix‘et 5 médailles d’or.
- Cet ensemble unique de hautes récompenses démontre suffisamment la puissance industrielle de cette colossale maison. Elle reçoit un Grand Prix dans la classe 72 (Chocolats). On connaît d’ailleurs la merveilleuse usine de Noisiel dont la production annuelle atteint 60 millions de francs et où se fabriquent, chaque jour, 50,000 kilos de Chocolat Menier, la perfection de son outillage, ses moyens d’action, ses institutions philanthropiques.
- Deux des Médailles d’or sont données pour la section des maisons ouvrières et des institutions patronales.
- Dans la classe 43, MM. Menier reçoivent également un Grand Prix pour leurs produits-de plantations.
- À côté de cette énorme industrie,MM. Menier obtiennent encore un Grand Prix (classe 45), et une Médaille d’or pour leur fabrication de caoutchouc et gutta-percha et des câbles électriques de télégraphie et lumière à l’Usine de Grenelle, une des plus puissantes en Europe et qui fournit la Guerre, la Marine, les Chemins de fer, etc.
- Les récompenses obtenues par MM. Menier démontrent une fois déplus que, malgré cette diversité d’occupations, ils tiennent le premier rang dans ces grandes industries nationales.
- ------------^--------------
- LISTE DES BÉCOiPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889
- (Suite)
- MENTIONS HONORABLES
- Aïssa ben Hali-Boucaade. Algérie. — Albarclié,
- José. Brésil.' — Ali ben Ameur. Algérie. — Arnal.
- Algérie.
- Baiean, A. Roumanie. — Barthet ainé. Algérie. —•
- Becker. Algérie. — Benito, Fernandez. Espagne.
- Bernan, Philippe. République Argentine. —
- Blanco. J. Uruguav.— Boullu. Algérie.— Brame,
- Paul.-Algérie. — Briazu, G. Roumanie.— Brunt,
- LA SOIRÉE CHEZ M. TIRARD
- Hier, à neuf heures et demie du soir, a commencé, au ministère du commerce, la grande soirée musicale et dramatique offerte par M. Ti-rard, président du conseil, et par Mme Tirard.
- Cinq mille invitations avaient été lancées. Elles avaient été adressées aux membres du corps diplomatique, aux sommités littéraires et artistiques, aux membres des grands corps de l’Etat et des jurys ainsi qu’aux principaux exposants.
- Avant l’heure fixée, un grand nombre d’invités et d’invitées se pressaient dans^ les salons que le président du conseil a fait décorer et aménager dès la fin d’avril, afin de faire honneur aux hôtes que devait lui amener l’Exposition universelle.
- Mme Tirard faisait les honneurs avec son aisance accoutumée.
- La salle des Fêtes avait été transformée en salle de spectacle. Un théâtre, qui s’ouvrait au milieu de draperies de velours rouge frangées d’or, s’élevait à l’extrémité. Cinq cents sièges avaient été disposés en avant.
- La partie dramatique n’a pas été la moins remarquable.
- M. Mounet-Sully a dit la Ballade des désespérés, d’Henri Murger.
- Le second acte du Dépit amoureux s été joué, pendant un intermède, par Mmes Rei-chemberg et Kalb, dans les rôles de Lucile et de Marinette, et par MM. Worms et Coquelin aîné dans ceux d’Eraste et de Gros-René. M. Coquelin aîné, qui préludait, ainsi à sa rentrée sur le Théâtre-Français, s’est surpassé.
- Mmes Richemberg et Baretta ont dit le dialogue d’Alfred de Musset : A quoi rêvent les jeunes filles ? au cours duquel M. Soulacroix a chanté la sérénade, mise en musique par M. Léo Delibes, avec accompagnement de harpe et de mandoline.
- La partie musicale avait été organisée surtout par MM. Delibes et Delsart. MM. Rémy, Waefelghem, Turban, Espaignet, de Bailly, Diémer, J. Delsart et Widor ont exécuté des fragments d’un septuor de Beethoven et la sérénade de M. Widor. Dans ce dernier morceau, le flûtiste, M. A. de Vroye, a obtenu un légitime succès.
- La partie vocale a été également des plus brillantes. Parmi les morceaux qui ont été successivement chantés, nous citerons :
- La romance du Tribut de Zamora et le Roi des Aulnes, par Mme Krauss.
- Les Regrets, grand air du Tasse ; le Réveil de Brunehilde; une Flûte invisible, par Mme Caron. .
- La chanson (YAcis par M. Dupuy.
- Un air de Lakmé par Mme Melba.
- Romance du Roi de Lahore par M. Lassalle.
- Le Madrigal de Richard III et la Chanson à boire par M. Soulacroix.
- MM. Dupuy et Soulacroix ont, en outre', chanté le duo des Pêcheurs de Perles ; Mme Melba et M. Lasalle : le duo d’Hamlet.
- Tous ces excellents artistes se sont montrés à la hauteur de leur grande réputation, les invités ne leur ont ménagé ni leurs marques d’admiration ni leurs applaudissements.
- M. Tirard devait clore, par cette grande fête les réceptions du ministère du commerce à
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 120.665. 1
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée:
- 1er étage............ 6.303
- Du 1er au 2më. ... R . 3.540
- 2me étage direct........; 1.821
- Du 2e étage au sommet... 3.260,
- En tout. .......... 14.924
- La, Tour Eiffel
- Après entente entre les directeurs des. Travaux et des Finances fi a été décidé que la Tour ne serait pas isolée des autres parties du Champ de Mars. Après le 6, les ascensionnistes devront donc, comme jusqu’au 6 novembre, passer par un guichet de l'administration pour y accéder.
- Elle ne sera également accessible au public que de midi à quatre heures, tant que la mesure permettant l’accès du public dans le Champ de Mars, à certaines heures, sera maintenue.
- A
- Les tickets émis par le Trésor seront valables comme ceux du Crédit foncier pour les visites à faire après la, clôture.
- Au cliemin de 1er Decauville
- Dimanche prochain, à huit heures et demie du matin, tout le personnel de l’exploitation de la ligne Decauville de l’Exposition se. réunira aux ateliers de l’avenue de la Bourdonnais pour offrir un buste en bronze représentant la jeunesse d’Aristophane, à M. Grille, l’ingénieur en chef qui a dirigé d’une façon remarquable tout ce personnel pendant et avant l’Exposition.
- Au commissariat
- M. Dhers rentrera demain, vendredi, 1er novembre, à son commissariat de quartier et sera remplacé par M. Lefébure du quartier du Roule.
- Le 5 novembre ce sera au tour de M. Collas à être remplacé, et c’est M. Véron, du quartier des Halles, qui prendra sa succession.
- Les deux nouveaux commissaires serontprobable-ment attachés au service de l’Exposition pendant toute la durée des déménagements et des démolitions.
- Nous adressons nos compliments et nos remerciements à MM. Dhers et Collas en notre nom et pour nos confrères de la Presse, pour l’affabilité avec laquelle ils nous ont toujours accueillis dans toutes les circonstances pour le service de renseignements.
- Journaux russes
- M. S. Gordine, qui, pendant la période de l’Exposition, a vendu les journaux russes dans la section russe, continuera à les vendre au salon de lecture, 8, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie. -----------------------♦------------
- Les cartes violettes de presse continuent à être valables après la fermeture de l’Exposition. Elles donneront accès au Champ de Mars de sept heures du matin a quatre heures du soir.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 7
- J.-B. République Argentine. — Burbure (de) de Wesembeck. Roumanie. — Burguera, Diaz. Vé-nézuéla. — Buzenval fils. Algérie.
- Castets. Algérie.—Cayrol, Michel. Algérie. — Celio, José. Uruguay. — Cereti, Angel. République Argentine. — Cerrot et Gonzalès. République Argentine. — Chetboule, M. Algérie. — Çhilargni. Roumanie. — Combier. Algérie. — Commission di Formosa. République Argentine. — Commission de Quito. Equateur- — Commission de San Luis. République Argentine. — Cunha. Brésil. Dargentolle. Algérie. — Dandelot, J. Belgique. — Daudet. Algérie.- — Dauvergne. Algérie. —David et Cosmans. Algérie. —Demonchy. Algérie..— Debretins, Martino. Brésil. — Delkers,. F. Chili.
- — Département de Belgrade (collectivité). Serbie. — Département de Esehalschak (collectivité). Serbie. — Département de Nisch (collectivité). Serbie. —Département de Santa-Anna. Salvador. — Département de Schabatcki (collectivité). Serbie. — Département de San Yincente. Salvador.
- El hadj el Miloud ben Yarnino. Algérie. — Erving, A. Chili. — Evalkoff. Russie.
- Fabre et Maurice. — Fernandez, J. Uruguay. — Fontana, F. Uruguay. — Fouguerousse. Algérie. Galdès. Algérie. — Gasq et Labit. Algérie. — Ge-rin-Masseaux. Réunion. — Gillot, J. Uruguay. — Goguelat (demoiselle). — Gonzalès, Alphonse. Algérie. — Gonzalès, M. Guatémala. — Gouvernement de la Basse-Californie. Mexique. — Gouvernement de Guanajuato. Mexique. — Gouvernement de Guerrero. Mexique. — Gouvernement de Jalisco. Mexique. — Grapiolo, E. République Argentine. — Guttierez , J. Uruguay.— Guzman, D. Salvator. /
- Hartley et Vallevack. — République Sud-Africaine.
- — Hina et Rizo. Roumanie. — Hinard, M., —
- — Horman, G. Chili.
- Jela, J. Guatémala. — Jijon, Manuel. Equateur. Kerouval. Nouvelle-Calédonie. — Kubuta Moto-kichi. Japon.
- Lebigue, Algérie. — Leupen, Ve et fils. Pays-Bas.
- Lopez, Norbert. Gualema.
- Maffra, Joâo. Brésil. — Mansfield (demoiselle). Etats-Unis. — Martin, J.-M. Salvador. —. Martinez, Eugenio. Espagne. — Mathieu, Emile. Algérie. — Mathieu, Gustave. Algérie. — Mateo de Enrique et Cie. République Argentine. — Mat-sumato. Japon. — Matuti, Juan-J. Mexique. — Mauricio, J. Guatémala, — Moleres Morisartu et Cie. — République Argentine. — Montoya (Mme de). Salvador. — Monje, J. Chili. — Muiros. Uruguay. — Municipalité de Ciudad Viéju. Guatémala. — Municipalité de Lemoa. Guatémala. — Municipalité de Teepan. Guatémala. — Muto Koitsu. Japon. — Murgo, Ramon. Guatémala. Municipalité de Chalatenango. Salvador ; — Municipalité de Jucuapa. Salvador. — Municipalité de Mejicanos. Salvador. —Municipalité de Rrogreso. Salvador. — Municipalité de San Martin. Salvador. — Municipalité de Solcoatilan. Salvador. — Municipalité de Téjutla. Salvador. — Municipalité de Tonacatepèque. Salvador. Néerlandaise-Biscuit (la). Pays-Bas. — Négrier et Cie. — Nicolas, Jean. Roumanie. — Nonench-wender. Nouvelle-Calédonie.
- Obitz. Algérie. — O Kamato Kuchiro. Japon. — Onischi. Japon. — Orcayen, J. République Argentine. — Ott. Algérie.
- Paz, Juan. Guatémala. — Pelissié. Algérie. — Préfet de Jalapa. Guatémala. — Prieto, Segundo. Espagne.
- Racés. Algérie. — Rodriguez, David. — Guatémala.
- — Roiz de Andrade, José. Brésil. — Rudolf, Brésil.
- Sost. Algérie. — Selavounnos et Simisis. Grèce. — Servat, J. Algérie. — Si Ahmed ben Rerats. Algérie. — Susvicia, C. Uruguay. — Studer. Algérie. — Suge. Japon. — Sutil Diégo. Chili. Tandousouprayarpoullé. Inde française.— Thierry. Martinique. — Thono (4° arrondissement de). Nouvelle-Calédonie. — Tomas, Fernandez. Espagne, — Torraleva, Felipe. Espagne. — Traloshe-ros, Mexique. — Troncoso, J. Chili. — Tsunota. Japon.
- Undurraga, A. Chili. — Uriarte, C. Uruguay. Varlet. Algérie.
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- Zadic, Grégori. Roumanie. — Zambelli frères. Italie. — Zappas. Grèce. — Zubiria, Ana J. Mexique. — Zwanzger. Chili.
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- Pierre Jequier, Paris.
- Fortunato M. Jernauder, Madrid.
- Auguste Delbreil, Madrid.
- H. Freytag.
- François, Marie, Paul, Jeanne, Henri et Juliette Rey, Paris.
- Henri Steou, Budapest.
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- B. -E. Morel, Philippeville, Algérie.
- Auguste Winkler, Offeviller (Alsace).
- J. Schérer (Victoria, Australie).
- Albert Furrer, Zurich (Suisse).
- Harry Reynaud, Brooklyn (U. S. A.).
- HH. Sheard, London.
- Mme Libert, Reims.
- Louis Godard, Reims.
- Georges Boissau.
- G. Garcia Ramon.
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- Jules Fribourg, Paris.
- J. Sasson, Londres.
- E. et V. Fondeur, Paris.
- A. F., Paris.
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- M. et Mme Maurice-Raoul Letouzé, Paris.
- Jean Vignet, Lyon.
- G, Arnett, London.
- Guidon, Fougères (Ille-et-Vilaine).
- Barrabé, Vitré (Ille-et-Vilaine).
- Gregorio Sabater, Valencia (Espagne).
- Charles Winckel, Petite-Synthe).
- IJ. de Fénieux, Plaisance.
- Moritz'Stoll, Lucerne (Suisse).
- J» Hauschildt, Cologne (Allemagne).
- Edmond Cauchy et Ludovic Grislani, Noyelli (Pas-de-Calais).
- M. et Mme Paul Noël, Paris.
- A. Menshausen, Anvers.
- C. de Krassowsky, Milan.
- Robert et Bérthe Peyroulet, Paris.
- D. Labrousse, Paris.
- List, Crefeld.
- Rath, Crefeld.
- M. et Mme Emile Troisgros, Mme Paul Troisgros, Paris.
- Mme Rey et M. Louis Azemar, Paris.
- Blanche Iron, London.
- Schentzlé Alcibiade, Aix-en-Othe (Aube)'.
- M. et Mme Fuzée Durlot, Aix-en-Othe (Aube). Fuzée, Gustave, Aix-en-Othe (Aube).
- S. de Kostanelki, Mulhouse.
- Requier, Paris.
- Louis Requier, Paris.
- Bjarne Wiborg, Paris.
- Alfred Johansen, Christiania.
- Julien Dufresne, Gabrielle Dubarry et Dubarry père, Paris.
- Mery et Emile Castaing, Gironde.
- E. Gords de Monroy, La Pauline (Var).
- Jules Lépine, rédacteur de l'Arbeiler Zeitung.
- Th. et Marguerite Borderie, La Jonchère (Haute-
- Vienne).
- Ponce, Douai.
- Runf. Mulhouse.
- Billet Lacroix, Verzenay.
- Marie Chevalier, Verzenay.
- Berthe Aniette, Montpellier.
- Bertrand Scipion, Montpellier.
- Clémentine Aniette, Montpellier.
- Bertrand, Montpellier.
- N. Porreau, Blois.
- Milton S ver.
- Marcus Krauss, Havre.
- Emile Sigrnond Fischer. Vienne (Autriche).
- Jenny Maütner, Chicago.
- Richard Pick, Chicago.
- Léon Dufrêne, en garnison à Draguignan. Very Splendid.
- Hippolyte Cliavanon, avocat, Paris.
- Gindt, Gustave, Arlon (Bdlgique).
- Juhonis, Paris.
- Auguste Dilthelm, Paris.
- M., Mme Berthe et Alfred-Didier, Paris.
- Duris Urbain, Noisy-le-Sec.
- Lieutenant général ZaroubaiefL Monchicourt, Paris.
- Nicolas Ewald, Russie.
- Thie, Chicago.
- Antoine Berru, Grenoble (Isère).
- G. Becagli, Paris.
- Marquis de la Faune, Paris.
- Alfred Gustave, Paris.
- Pierre Ciolini, Florence.
- Bandoar, Victor, Tournai (Belgique).
- H, Delesques, Caen (Calvados).
- B. Larose, Paris.
- Eugène Borel, Paris.
- Charles, Salles-d’Aude (Aude).
- M. L. Verlet, Paris.
- Paul Thiot, La Tour-du-Pin (Isère).
- Edouard Paetau, Lubeck.
- Maggie Ramage, Philadelphia.
- Robert Dino-Guida. Paris.
- Gabriel Boulouze, consul honoraire de France, et Mme Boulouse, Bucarest.
- Mme Legrand, Versailles.
- G. Ungerer, Paris.
- Maurice et Mme Galerme, Paris. »
- H. Varennes, Toulouse.
- M. et Mme F. S., Vaugirard.
- Gaëtan, Vannier, Suresnes.
- Mme Ve Degnev, Suresnes.
- M. Sancinéna. St-Jean-de-Luz.
- Louise Gahent, Paris.
- M. T. Menzies. Paris.
- M. et Mme Charles Dumellé. St-Michel, Evreux (Eure).
- M. et Mme Henrieu-Desmares, Paris.
- Ph. Hanauer, Paris.
- M. et Mme Lampson-Ladouce, Paris.
- Fernand Lamotte, Paris.
- A. Lamotte, Béziot, Paris,
- L. Bézial, Paris.
- N. Blanquenest, Paris.
- Adrien Lebourdais, Paris.
- Elisa Margot, Hoyange (Lorraine),
- Pedro et Victor Pierre Suarez de Morens.
- G. Bargoin, Bois-Colombes.
- Rabié, Louis, Marmande.
- Henri Guadaguino, Gênes.
- Oscar Lanoue, Paris.
- Daniel Bellutëau, Burie (Charente-Inférieure). Mme Deguéret, Paris.
- Adrienne Dermoncour, Paris.
- Mme Garnier, à la Maison-Rouge (Cher).
- Gaston Lalanne, Amiens.
- Ghivot Horde. Amiens.
- M. et Mme'Emile Escalié, Paris.
- M. et Mme Prosper Couronne, Paris.
- Lyaudet, Hauteville (Oise).
- Ernest Ldcroix, Paris.
- J. Dupuy, Fourques (Lot-et-Garonne).
- Beaudelot, Paris.
- Mme Petitdidier, Nancy.
- Outecy, notaire à Romagne (Vienne).
- Charles Kall, London.
- Jeanne Miegemolle, de Clermont-Ferrand.
- Ve Lemesle, Paris.
- Fernand Lamotte. — Lamotte-Béziat et Louis Béziat, Paris.
- Joseph Neyrac, Genève.
- Marie Chéral, Paris.
- M. Bassales, Valence (Gironde).
- Marie-Thérèse, de Cassis.
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- N° 170.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mardi 5 Novembre 1889.
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de /’Exploitation).
- Nous publions aujourd’hui l’avant-dernier numéro du Bulletin Officiel quotidien, mais nous continuons la publication du Bulletin Officiel hebdomadaire jusqu’au 1er janvier. Ce n’est pas sans un profond sentiment de tristesse que nous voyons disparaître cette grande Exposition ; et ce sentiment est partagé par tous ceux qui ont admiré ces magnifiques chefs-d’œuvre, et qui pendant ces six mois ont vécu, comme dans un rêve, au milieu de toutes ces merveilles. Ce n’est pas aussi sans tristesse que nous quittons quelques amis chers qui ont été nos collaborateurs et qui nous ont donné un si puissant et un si précieux concours.
- Je tiens donc à remercier ici publiquement mon ami Charles Lallemand, qui a eu non seulement le lourd fardeau de la direction de toutes la partie artistique, mais qui nous a donné, comme rédacteur en chef, des articles pleins de verve et de bonne humeur.
- C’était une tâche laborieuse de faire un journal quotidien illustré; Charles Lallemand l’a assumée avec confiance et 1 a remplie avec succès. Il ne m’en voudra pas de dire que, malgré ses occupations complexes et multiples, il nous a donné plusieurs dessins, car nous avons la bonne fortune d’avoir en lui un artiste et un écrivain.
- Je tiens également à remercier mon collaborateur, M. Demény, qui a fait la chronique quotidienne, qui nous a donné au jour le jour une phvsionomie exacte et intéressante de tout ce qui se * passait à l’Exposition, qui nous a décrit si scrupuleusement, dans un style élégant et facile, toutes les curiosités du Champ de Mars.
- Enfin, je remercie mon camarade Delisle du concours et de l’expérience qu’il nous a prêtés, pour l’organisation de nos divers services.
- Je ue dis pas adieu à nos lecteurs et à nos collaborateurs, je leur dis au revoir; car j’espère bien que cette Exposition ne disparaîtra pas tout entière, et que nous aurons une occasion prochaine de poursuivre cette œuvre trop rapidement interrompue.
- Gustave SIMON.
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- ministère du commerce, de l’industrie et des colonies
- Exposition Universelle de 1889
- DIRECTION GÉNÉRALE DES FINANCES —o—
- Service de» entrées
- Monsieur,
- J'ai l’honneur de vous informer que les jetons et cartes de service, qui vous ont été délivrés pour les besoins des exposants de votre classe, continueront à être valables après la clôture de l’Exposition jusqu’au 15 novembre inclusivement.
- Outre ces jetons, dont le nombre serait insuffisant pour assurer les opérations de déménagement et d’embailage des marchandises, d’autres jetons valables à dater du 7 novembre seront distribués par le Service des entrées.
- Je vous prie de vouloir bien me faire parvenir d’urgence l’état exact de ces jetons supplémentaires.
- La distribution en sera faite, contre reçu, à votre représentant, à ma Direction Générale, 18, avenue de La Bourdonnais, les 4, 5 et 6 novembre, de 10 heures à 5 heures.
- Agréez, Monsieur, l’assurance de ma considération la plus distinguée.
- Le Directeur général des finances, Gris on.
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- UN DERNIER MOT SUR LA TUNISIE
- On me demande une petite rectification qui m’oblige à parler de cette belle Section Tunisienne qui va bientôt disparaître de l’Esplanade des Invalides. J’en profite pour rappeler les succès delà Tunisie, traitée en véritable enfant gâtée par la mère patrie... et qui le mérite.
- La Tunisie a obtenu une croix d’officier, trois croix de chevalier, sept grands prix, vingt-neuf médailles d’or, soixante-dix médailles d’argent, soixante-quatorze médailles de bronze et cinquante mentions honorables, soit deux cent trente-quatre récompenses.
- M. Charles Sanson, commissaire général de la Section Tunisienne, a vu récompenser par le ruban rouge trois armées de dévouement et de désintéressement : d’un dévouement tel, qu’il y a compromis sa santé. Je tiens à lui en renouveler ici le public témoignage.
- M. Baladin, l’architecte heureux, l’artiste consciencieux, qui nous a montré sans fard, mais avec un goût exquis dans la disposition, les spécimens des constructions tunisiennes, a été décoré à l’occasion du 14 juillet.
- Cette fois, cela a été le tour de deux Français de Tunisie, dont les mérites différents ont cependant quelque analogie comme portée morale, tous deux ayant contribué à implanter l’influence française sur la côte orientale de la Tunisie.
- Rappellerai-je que M. Albert Rey, au nom de la Compagnie financière qu’il représentait, non sans un grand courage, aux moments difficiles de l’occupation et avant la pacification, s’est emparé, millions en mains, de l’immense domaine de l’Enfida (125,000 hectares — presque un département), au moment où la Turquie allait l’acheter; et qu’à travers d’interminables procès que lui suscitaient des Anglais, il a fait terre française cette contrée si renommée par sa fertilité du temps des Romains (la Byzacène)? M. Rey, président de la Société franco-africaine, a créé Enfidaville, un vrai chef-lieu, et plusieurs villages, dont l’un porte son nom : Rey ville. L’exploitation agricole de l’Enfida est immense. M. Rey a été promu au grade d’officier de la Légion d’honneur.
- Comme M. Rey, M. Gaillard, administrateur
- de la Société des huileries du Sahel tunisien, a beaucoup fait pour le développement pacifique de l’influence française en Tunisie. Avec MM. Velten, Cavaillon et compagnie, ses associés, M. Gaillard a fondé à Sousse une huilerie colossale-, avec succursales dans le Sahel. Il a, et c’est son grand mérite, comme aussi celui de M. Cavaillon, commencé l’éducation agricole des Arabes dans le traitement des oliviers. Son associé et lui leur ont montré que la taille provençale de l’olivier doublait ses récoltes et n’abîmait pas l’arbre, comme l’abîme la taille à l’Arabe.
- Les huileries françaises de Sousse ont enlevé aux Italiens une grande partie du marché français et ont pris pied en Italie même, leurs produits étant surtout parfaits pour les conserves de sardines.
- Ce sont là les services que l’on a tenu à reconnaître et à récompenser. Si la Société des Huileries du Sahel tunisien se trouve honorée par la distinction conférée àM. Gaillard, l’honneur en rejaillit aussi sur les établissements français analogues de Sousse, comme ceux de M. Deiss et de M. Gandolphe. L’encouragement ne sera pas perdu.
- Il est une croix dont une bonne part revient à son heureux titulaire de fait de la Section Tunisienne. C’est la croix d’officier qui vient d’être conférée à M. le baron d’Estournelles, délégué du ministère des affaires étrangères à l’Exposition pour les pays de protectorat. Le zèle, la sûreté de goût et l’autorité apportés par M. d’Estournelles dans l’accomplissement d’un mandat délicat et laborieux, ont fait applaudir à l’honneur qui lui est fait. M. d’Estournelles connaît à fond la Tunisie, * il a confiance dans son avenir ; il l’aime, en un mot, comme tous ceux qui la connaissent bien. C’est vous dire avec quel dévouement il a servi les intérêts de cette belle colonie.
- Pourquoi M. : Régnault ne se trouve-t-il pas hiérarchiquement, étant engrené dans la filière du département des affaires étrangères, en situation d’être décoré ? Cette rigueur hiérarchique est regrettable... j’allais dire déplorable.
- Si, en effet, de grands et loyaux services ont été rendus par ceux qui ont obtenu des plus légitimes récompenses (ce dont nous nous en réjouissons tous), pourquoi M. Régnault, qui a été l’âme du Comité qui a organisé l’exposition à Tunis, qui a su distinguer M. Saladin entre les concurrents, qui a tout mis en route, qui a fait le voyage pour mettre la main à l’œuvre d’ouverture et que voici de nouveau en France pour la fermeture, ne serait-il pas l’objet d’une faveur particulière ?
- S’il est dans le rang, à sa place, pour arriver à son tour dans la hiérarchie de « la carrière », il n’en a pas moins occupé et il occupe encore une position tellement considérable en Tunisie, qu’il est presque singulier qu’il ne soit pas chevalier de la Légion d’honneur.
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- BULLETIN OFFICIEL LE L’EXPOSITION DE 1889
- Par deux fois, et pendant plusieurs mois chaque fois, il a fait l’intérim de la résidence générale, c’est-à-dire l’intérim de la direction d’un gouvernement; et les décrets ont para à Y Officiel tunisien avec sa signature au bas. Il a été secrétaire général du gouvernement tunisien, et le voici secrétaire général de la résidence générale.
- On ne se rend pas compte, en France, de l’effet fâcheux que produit sur les indigènes l’absence du ruban rouge sur la poitrine d’un fonctionnaire placé vis-à-vis eux dans une si haute situation.
- P. S. — J’allais oublier la rectification qui devait servir de prétexte à cet article. Il s’agit d’une erreur de mon confrère en chronique, qui sans doute a subi quelqu’F. L. de mirage. Il a confondu autour avec alentour, et placé les mirifiques vins muscats de S. E. le cardinal Lavi-gerie en Algérie, alors qu’ils appartiennent à la Tunisie. Les bouteilles gracieusement offertes par M. Barbier, directeur du bar de dégustation de Tunisie, au dîner de la Presse, portaient bel et bien l’étiquette : Muscats de Carthage. Mon excellent confrère F. L. est un lettré, un savant, même un poète distingué qui connaît son Virgile sur le bout du doigt, comment a-t-il pu faire venir d’Algérie des vins récoltés à Carthage ?
- Voile-toi... Didon !
- Il est, dans la vie, d’insondables mystères !
- Ch. L.
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889
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- MÉDAILLES D’ARGENT
- Auger. —Augras et Chrétien.
- Bsgley et Cie. République Argentine. — Bernard.
- — Biscuits Georges. — Boulangerie de Haan. Pays-Bas. —Brateau, Georges. — Bruyère et Cie.
- — Bussink. Pays-Bas.
- Chapuis, Henri. Algérie.
- Demarest. — Donati. Italie. — Donto. Autriche-Hongrie. — Dumeix. — Dimba-War. Algérie. Exposition collective du gouvernement tunisien. Tunisie. — Ewing. Chili.
- Fabrique de biscuits de Saetre. Norvège. — Fou-cart, veuve. — Goudin. Algérie. — Gréeter et Cie. Pays-Bas. — Guislain.
- Jan-ssen. Pays-Bas. — Javouhey.
- Ministère de l'agriculture et du commerce de Tokio. Japon. — Mohamed., Algérie. — Mederlandsche. Pays-Bas.
- Pégat, Joseph.
- Savidan. — Schwappach. Autriche-Hongrie. — Société de Bispain.
- Tarpin. —Timmermans Wallen s. Belgique. — Tou-zanne fils. — Truchi. Algérie.
- Verkade et Cie. Pays-Pas.
- Janssen. Pays-Bas. — Javouhey.
- Ministère de l’agriculture et du commerce de Tokio. Japon. — Mohamed. Algérie. — Mederlandsche. Pays-Bas.
- Pégat, Joseph.
- Savidan, — Schwappach. Autriche-Hongrie. — Société de Bispain.
- Tarpin. — Timmermans, Wallens. Belgique. — Touzanne fils. — Truchi. Algérie.
- Verkade et Cie. Pays-Bas.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Adam. Autriche-Hongrie. — Ahmed-Ahmed Wa-das. Egypte. — Astruc.
- Baltis. Suisse. — Barbier frères. — Boudin, Georges. Brégé, Louis. — Bron, Emile. Suisse. Colombetti. Italie. — Cortis Lombardini et Cie.
- Italie. — Cousin, Gaston. — Couzy. Espage. Demont. Suisse. — Dokkum. Pays-Bas. — Doro-teo, Roméo. Espagne. — Duvialard. Algérie. Ferré (Ve). — Fructus et Cie.
- Gillio, Eusèbe. — Gondole, Paul.
- Ho. Japon.
- Javault, Albert. — Joston Jaeraeis. Grand-duché de Bade.
- Kawanchi, Japon. — Klossman-Baerselman. Pays-Bas. — Kobayashi, Japon. — Koek et Cie. Suisse. Lehmann. Suisse.
- Maillard. — Maurel fils. — Mszzoc-hi. Italie. — Mestdagh. Belgique, — Migeon et Waltier. — Mollier frères.
- Pçtitjean. — Piel, E. — Pindray de Sainte-Croix.
- Réunion. — Précis, Victor.
- Queen City-Chemical. Etats-Unis.
- Savard, Lucien.
- Treillard. — Troussel, Eugène.
- Van Biesbrouk. — Vanneste Busschaert. Belgiqne.
- — Villaret, Paul. — Vital, Bertrand.
- Wavelet et Hernu. — Wust et Peyer. Suisse. Yajima. Japon.
- MENTIONS HONORABLES
- Borgeaud.
- Caumel fils. — Colombé, Gustave. — Contant.
- Grisel et Henry. — Grosbois. — Guillain.
- Herczeg Sandor. Autriche-Hongrie.
- Le Mée. — Lepage. — Lesueur. — Loepoemen.
- Grand-duché de Finlande.
- Meyer. Danemark.
- Pavard.
- Rambeaud.
- Classe 69. — Corps gras alimentaires, laitage et œufs
- GRANDS PRIX
- Cuadra (Enrique de la). Espagne.
- Galache, José-Augusta. Portugal.
- Maison Plagniol de James; Gounelle successeur. — Maurel, H., Prom et Maurel frères.
- Société générale des huileries du Sahel tunisien. Tunisie.
- Verminck et Cie.
- MÉDAILLES D’OR
- Abrunhosa, (A.-César d’). Portugal. — Agostini Vé-nérosi délia Sota (comte Alfred). Italie.— Amaral, D. Maria des Prazères. Portugal. — Amoros, Fernando. Espagne.
- Bailly, J. Algérie. —Bicaya, de Matos Rosa. Portugal. — Briez fils, Francis.
- Campos, J.-Carlos de Lima. Portugal. — Caries, J.-B. y Cie. Espagne. — Carvalho, F.-C. Namorado de.. Portugal. — Casas y Bordas, J. Espagne. — Casqueiro, José-Maria. Portugal. — Chancogne, Alfred. Algérie. — Charitato. Grèce. — Cirne, G. de Sampaïo. Portugal. — Commission des Olym-pies. Grèce. — Correia, J.-H.-M. Portugal.
- Delle Sedie, O.-F. Italie.
- Fabre, J.-B. — Figueira, Manuel-Duarte. Portugal.
- — Fondoir central de la boucherie.
- Gandolphe. Tunisie. —Gil, Agostinho. Portugal.—
- Girard fils. — Giuli,'Albert. Italie. — Gennetas, Th.-A. Grèce. — Gonzalo Priéto, José. Espagne.
- — Gouvernement de Mexico. Mexique. — Green Mentam Stocok Farine. Etats-Unis. — Guerrero, J.-V.-M. Portugal.
- Hortas, D.-R.B. Portugal.
- Jean, François. Algérie.
- Knoors et Cie. Pays-Bas.
- Lima, J.-A. d’Almeida. Portugal. — London Provincial Dairy and C°. Angleterre.
- Mandel-Eduard et Cie. Autriche-Hongrie.— Marcy, Albin. — Martins et Filho. Portugal. — Masselot Algérie. — Matta José Nunès. Portugal. — May-rarque, Joseph. Italie. — Mena (S. E. de) y Zorilla, A. Espagne. — Michner, J.-H. et Cie. Etats-Unis. — Monclaiva hermanos. Espagne.— Monteiro (Dr José Voz). Portugal. _
- Nicolas, Charles. Algérie.
- Pellerin. — Pepas. Grèce. — Pétroff, Th. Russie. — Poréar, Manuel, y Trio. Espagne. — Porlan y Rubio, J. Portugal.
- Quinza hermanos. Espagne.
- Raé, Samuel et Cie. Italie. — Ramos,-Antonio Nunès. Portugal.
- Sard (Andrès de). Espagne. — Semedo, J. Laurenço. Portugal. — Société industrielle et artistique de Monaco. Principauté de Monaco. — S. Ex. le duc de Bragance. Portugal. — Souza, M.-D. de Car-vailho. Portugal. — Svndicat des négociants de Salon.
- Tanlongo, Bernard. Italie. — Tinalhas (Vicomte de). Portugal. — Tonnoi. Saint-Marin. — Trock. Danemark.
- Valladorès J’. C. d’Ordaz Quieroz. Portugal. — Vas-quez, José. Mexique. — Vives y Colon, Antonio. Espagne.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Abderrhaman ben Mahmoud ou Rabah. Algérie. — Achaioli (J. de Fonsecca). Portugal. — Agniar (A.-H. Nunès d’). Portugal. — Albuquerque (Dr Manuel). Portugal. — Almeida. Portugal. — Almenas (comte de Las). Espagne. — Alves, A.-V.-B. Portugal. — Armaur et Cie. Etats-Unis. Augier. Algérie.
- Bacelbar, D.-H. Portugal. — Banque coloniale portugaise. Portugal. — _ Barata, D.-E. Portugal. — Bataille frères. Algérie. — Bazille Varonini et fils. Russie. — Becker. Algérie. — Belard et filhos. Portugal. — Berg, S. Autriche-Hongrie.
- — Biale, Joseph. République Argentine. — Birji. Algérie. — Bomfim. Portugal. — Braz (A. d’Oli-veira). Portugal. — Brito, D.-L.-S. Portugal. — Bure. Algérie. — Burg (P. Vander). Pays-Bas. —
- Cancio, J. A. Portugal.— Carlen, Emilio. Uruguay. — Carrilho, P. A. Portugal. — Carvalho (José de). Portugal. — Carvalho (Dr A. C. d’Almeida). Portugal. — Cassar and C<l Etats-Unis. — Castel Branco. Portugal. — Castellvi (Luis de). Esna-gne. — Chérif ben Halla. Algérie. — Chichorro, A. M. Portugal. — Clivaes (vicomtesse de). Portugal. _— Collectivité du gouvernement tunisien.. Tunisie. — Commission provinciale de Santiago. République Dominicaine. — Compagnie franco-tunisienne. Tunisie. — Cordeiro, Manuel. Portugal. — Cosmas y Canadell. Espagne.— Coutinho. Portugal. — Coutinho (A. de Formeuse). Portugal.— Cruveiller.— Curtopassi (marquis Joseph). Italie. — Cythère (commune de). Grèce.
- Deiss, Edouard. — Dookile, Australie.
- Errecaborde, Martin. République Argentine. — Estacao. Portugal.
- Feixeira. Portugal. — Fink, Charles. Algérie. — Franceschi, Toussaint. Algérie. — Frédiano, Alexandre. Italie. — Fromagerie hollandaise à vapeur. Pays-Bas.
- Grand-Gassiot. (Ve). — Gennatas, S.-A. Grèce. — Gicopoulo, Théophilos. Grèce. — Gindre, Principauté de Monaco. — Girardin, J.-C. Algérie. — Ganzalès Posada, M. Espagne. — Gouvea, J.-A. Portugal. — Gouvea, J.-L. Portugal. — Gouvernement de Vera-Cruz. Mexique.
- Habid, Joseph. Tunisie. — Havard, Onésime. Algérie. — Honorât (Ve). Algérie.
- Isnard, Pierre.
- José, O. Uruguay. — José a Palop. Espagne.
- Koorn, A. Pays-Bas.
- Lacombe (Barthélemy de). Algérie. — Luquin, Claude. Algérie. — Luzi, Luce. Italie.
- Malet (Ve). — Matta (R.-V. du). Portugal. — Martel, Clément. Algérie. — Martin, Antoine. Algérie. — Médecin. Principauté de Monaco. — Médina et Haya. Tunisie. — Mendès, L.-A.-I. Portugal. — Morell and C°. Etats-Unis. — Murietta (marquis de). Espagne.
- Naquet, Justin. — Nazaret, Portugal. — Neves (J.-M. Das). Portugal.
- Ockinza, A.-K. Pays-Bas.
- Parilli frères, J. et L. Italie. — Paulsen, Antoine. Chili._— Pelincq. Algérie. — Pouget (Ve Joseph). Algérie. — Proença (Eh Maria R.-J.). Portugal. Rasquilho, M.-R.-P. Portugal. — Ravoire, A. et fils. —Relvas, C.-A.-M. Portugal.—Reina, Emilio. Espagne. — Reis, J.-P. Portugal. — Ribeiro, S.-G. Portugal. — Ricardo Roger Mascart. Espagne. — Ripetto Pino. République Argentine. — Romero, Melchor.Espagne.—Romulou,Chapitea. Uruguay. Rosado, J. Portugal, — Rosario. Espagne. — Rohbaud, Louis.—Roxo (Valentin da Costa). Portugal. — Ruperto, Gaspeado. Mexique.
- Saldanha, P.-M. de Carvalho. Portugal. — Salmon. Etats-Unis. — Sampaïo, P.-C. de Silva. Portugal. — Santos. G.-H. Portugal.— Sardinha, J.-A. M. Portugal. — Sardinha, J.-M. de Silva. Portugal.— Schmidt. Brésil.— Scotti, E. Italie. — Seixas, J.-M.-C. Portugal. — Silva, (A.-A. de). Portugal. — Silva, (A,-P. de). Portugal. — Silva, (A.-S. de). Portugal. — Silva (Mme V.-A. de), Portugal. — Smeele, V.-J. V.-J. Pays-Bas. — Société coopérative Vereenging Stoom, Zuivel Fabrice. Pays-Bas. — Société Colmet et Cie, à l’Olivier. — Société commerciale d’Alcania. Espagne. — Société de géographie de Lisbonne Portugal. — Société pour l’encouragement de l’agriculture dans le nord de la Hollande septentrionale. Pays-Bas. — Southern Cotton oil C°. . Etats-Unis. — Stordeur. Belgique.
- Telles, F. Portugal. — Triana, Dr. Colombie.
- Valle et Azevedo. Portugal.— Vasconcellos. H. Portugal. — Vidal, J.-A.-R. Portugal. — Villar d’Allen (vicomte de). Portugal.
- Waldgard Langof. Russie.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Almeida, F.-L. Portugal. — Alpendurada (comtesse de). Portugal. — Alyerca (vicomte d’). Portugal. — Anastay, Louis et Cie. — Alguerello (Dr) Macclino. Salvador. Augusto, Antonio. Portugal.
- — Alvaiasère (Miguel, baron d’). Portugal. Bagulho J.-Joaquin. Portugal. — Barreto, J.-Tovar
- rès. Portugal. — Barrosso Junior, J.-D. Portugal. — Bernades, F.-A. Portugal. — Bieau. — Boris frères. Brésil. — Boulakia. Tunisie. — Brands, G. et Boekel P. Pays-Bas. — Breggen, J. van der. Pays-Bas. — Brito, José Joaquin de Portugal. j
- Caldeira, D.-M.-J.-S.-A. Portugal. — Casdeira, José Barréto. Portugal. — Campillio, D.-Maria. Portugal. — Cardoso, José Pedro. Portugal. — Carvalho, Antonio José. Portugal. — Carvalho, Joao. Portugal. — Carvalho, M. Antonio de. Portugal. — Casqueiro, Manuel. Portugal.— Castel, Branco. Portugal. — Castellejo, F. de Souza. Portugal. — Castello Branco, Antonio. Portugal. — Castro, M. Antonio (de). Portugal. — Cayla, J.-B. Algérie.
- — Chambre de commerce de Manille. Espagne.— Chéretis, M.-Th. Grèce. — Colonie Blumenau. Brésil. —Comité d’exposition. Inde française. — Commission de l’exposition du Chili. Chili. —
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- Cordeiro, J.-A. Portugal. — Cordeiro, M.-G. Portugal. — Corraade Fonsecaa. Portugal. — Çorrea Machado, E.-B. Portugal. — Corte, vicomte de. Portugal. — Corte Real, José Maria. Portugal. — Costa. A.-J. Portugal. — Costa. F. d’Albuquer-que. Portugal. — Costa et Irmâo. Portugal. — Gouceiro, D.-C.-J.-R. Portugal. — Couput, Gustave. Algérie. — Cortinho, docteur Martinho. Portugal.
- Deschanel frères et Viola. Algérie.— Dick (Ve Christine). Algérie. — Dieuletit, Louis. Algérie.
- Fabri. Saint-Marin. — Fajardo, D.-M.-J.-M. Portugal. — Ferreira (Manuel de Costa). Portugal. — Filippi. Saint-Marin. — Flambouriani, P. Grèce.
- — Fontès, Antonio. Portugal. — Franco, Antonio-Perès. Portugal. — Franco, F.-X. Portugal.
- Galhardo, F.-F. Portugal. — Gama Lobo (A.-C. de). Portugal. — Garrett (D1- G. d’Almeida). Portugal. Garrido. Portugal. — Gauthier, J.-B. Algérie. — Georgopoulo, G. Th. Grèce. — Geraldès, Manuel. Portugal. — Godino, A.-A. de Païva. Portugal. — Goès, F.-X.-J. Portugal. — Gomès, José. Portugal. — Gouvernement de Chihuahua. Mexique. — Gouvernement de Jalisco. Mexique. — Gouvernement de Sinaloa. Mexique.
- Hooper, Geo-F. Etats-Unis. — Hortas. Portugal. — Huisman, P. Pays-Bas.
- Joâo Maïa. Brésil.— Juan Diaz Regarion. Espagne. Krick.
- Laiterie Vicentini. Italie. — Laroche. J.-B. Algérie.
- — Lanza, J. Mexique. — Lavie et Cie. Algérie. — Lecoq (Ve) et fils. Portugal. — Leïtao, Joaquin. Portugal. — Leroux Cyr. — Levita (Dr José Eduardo). Portugal. — Linardaki, J. Grèce. — Levita, Joaquin. Portugal. — Lourie frères et Cie. Russie.
- Maciedo, S. Grèce. — Magalhaès, F.-C. Portugal. — Magnan frères. — Mancellos (Dr Antonio). Portugal. — Manuel Gispert Pujalo.Espagne. — Martel, J.-F.-P. Portugal. — Martel, T. Espagne. — Mascerenhas. Agostinho. Portugal. — Masceren-has (A. de). Portugal. — Massot, Eugène. Algérie. Mimbelli, Luca G. Italie. — Montoya, J.-O.-L. Portugal. — Mimoso senior, F.-A. Portugal. — Morillo (Mile Y.). République Argentine. — Mou-rao. V.-F.-C. Portugal. — Moutier, Simon. Algérie.
- Nascimento (J.-A. de). Portugal. — Nevès (A.-H. das). Portugal. — Nevès (A.-J. das). Portugal. — Nevès (J.-H. das). Portugal. — Nevès et filhos, V.-H. Portugal.. — Noël, Adrien. Algérie..— No-gukiba, Agostinho. Portugal. — Northon, T.-M. Portugal. — Nunès, Antonio. Portugal. — Nunès d’Andrade, J.-A. Portugal.
- Oliveira (José de Fonsecar). Portugal. — Ortéga et Simon (J.-M. de). Espagne. — Ott, Gustave. Algérie.
- Padèz, José Alvès. Portugal. — Païva, Julio (da CanhaNavarro de). Portugal. — Panelo et Santa Colona. République Argentine. — Papadopoulo. A. Grèce. — Papafina, P. C. Portugal. — Pedro Jésus Gimenez. Espagne. — Pédrosa, M.-J.-L. Portugal. — Peixoto, Manuel. Portugal. — Pele-jâo Lucio da Silva. Portugal. — Pereira Gomez, Manuel, Portugal. — Pitta, J.-P. Portugal. — Pons, M.-G. Portugal, — Prime (comte de). Portugal. — Proenca a Velha (Joâo, vicomte de). Portugal.
- Ramalho, J.-J. Portugal, — Ramulo Chapitea. Uruguay. — Regalla, (J.-M. de Foncera). Portugal.
- — Renault. — Ribeiro, C.-G. Portugal. — Ri-beiro, M.-M. Portugal. — Rixford. Etats-Unis.
- — Roilo, M.-B. Portugal. — Romero de la Torre Bartolomé. Espagne.
- Sacutteau. Tunisie. — Sampaïo, A.-A. de Sousa. Portugal. — Sampaio, A.-M--D. Portugal. — Se-queira, M.-C. Portugal. — Sergio, J.-A. de Silva. Portugal. — Serra, A.-J. Portugal. — Severo Martinez. Espagne. — Silva (J.-D. de). Portugal. Silva, J.-G. (de). Portugal. — Silva (P.-L. de). Portugal. — Sinardaki, J. Grèce. — Soipteur, Hilaire. Algérie. — Souza (Antonio de). Portugal.
- — Syngros, A.-D. Grèce.
- Tavares, A.-B.-H. Portugal. — Tavarès, I.-J. Portugal. — Telles et Cie, Candide. Portugal. — Te-norio, B.-R. Portugal.—Tenreiro (A.-A.-B. de la). Portugal. — Tierno, J.-H. Portugal.
- Vera, A.-D. Portugal. — Vieira, J.-M.-IX Portugal.
- — Vilhena Menezès. Portugal. — Vlassis, L. Grèce.
- Warot, Henri. Algérie.
- MENTIONS HONORABLES
- Agrella (J.-D.-P. d’). Portugal. — Albuquerque, (F. d’). Portugal. — Alcantara (Dr Vicenti). Portugal. — Alprouin (Dr M.-A ). Portugal. Alvès, G.-P. Brésil. — Aragâo (Alexandre d’). Portugal.
- — Araujo. Portugal. — Araujo, D.-M. Portugal.
- — Assan, G., frères. Roumanie.
- Bailleul aîné. Algérie.— Balasou Prama Nyachetty. Inde française. — Baretto, V. Portugal. — Bo-telho, J.-M.-H. Portugal. — Bou-Bhou. Sénégal.
- — Bouti, Joseph. Algérie.
- Cacongo (vicomte de). Portugal. — Caisse commerciale, Dubout et Cie. Algérie. — Campos(A.-J. de). Portugal. — Cardoso, B.-M. Portugal. —
- ’Cardoso. F.-A. Portugal. — Carrilho, J.-A. Portugal. — Garvalho (J.-A. de). Portugal.— Carvalho, J--A.-P. Portugal. — Carvalho (M.-C. de). Portugal. — Carvalho et Sobrinho. Portugal. — Cas-tanheira, J.-L. Portugal. — Castel Branco. Portugal. — Castro, A.-F. Portugal. — Castro, L.-A. da Silva. Portugal. — Graves, Alfonso. Portugal. — Chaves, D.-G. Portugal. — Chicorro, J. de Sousa. Portugal. — Coelho, P.-E. Portugal. — Collado,
- . J.-C. Portugal. — Collas frères. Grèce. — Costa,
- A. -M. Portugal. — Costa (D.-A. da). Portugal. — Costa junior, Antonio. Portugal. — Cotte, Emile. Algérie. — Cruz, F.-B. Portugal. — Cunha, A. da Costa. Portugal. — Cunha, C.-M. Portugal. — Cunha, M.-T. Portugal.
- Dura, P.-M. Portugal.
- Escolar, Engel. Espagne.
- Felgueirûo, A.-J. Portugal. — Fonséca, (H.-A, de) Portugal, — Fragoso, M.-D.-P. Portugal. Franco
- B. -L. Portugal. — Frazâo, J.-A. Portugal. Galoppe, J. Portugal. — Garcia, Antonio. Portugal
- — Girâo, Antonio da Silva. Portugal. — Go-dinho, A.-N. Portugal. Godinho, J. D. Portugal.
- — Gouvernement de Chiapas. Mexique. — Gouvernement de Guanajuato. Mexique.— Gouvernement de Michoacan. Mexique. — Gouvernement de Puebla. Mexique. — Gouvernement de Sonora Mexique. — Guimaraes, A.-F. Portugal.
- Histo, D.-L. Portugal. — Hugues, Algérie. — La-
- - vie (Ve) et Cie. Algérie. — Leitâo, Antonia. Portugal. — Lemos, J.-J. (de). Portugal. Lima. J.-F. Lobo,'M.-F., Portugal. — Lopès, J.-P. Portugal.
- — Luigi Bagnoli. Etats-Unis.
- Macédos, Ii’mâos. Portugal. — Machado, P.-J. Portugal. — Madureira Lobo, J.-J. Portugal. — Mag-gessi, J.-P. Portugal. — Marques, A. P. da Silva.
- - Portugal. — Martinole. Algérie. — Mascarenhas, J.-S. Portugal. — Malta Jamario. Portugal. — Malta, José. Portugal. — Malta, J.-E. Portugal.
- — Malta. Maria José. Portugal. — Mattos, B.-J. de. Portugal. — Mattos, Joanna. Portugal. — Maltos, J.-A.-M. de. Portugal. — Matuti. J.-J. Mexique. — Mello e Castro. Portugal. — Mihar-ressis.. Grèce. — Mocinho, Manoel. Portugal. — Monteiro, J.-A. Portugal. — Moraes, J.-B. de. Portugal. — Moraes Sarmento. Portugal. — Mur-ta, R.-C. Portugal.
- Namarabo, J.-M. Portugal. — Northon, T.-N. Portugal. — Nater, M'.-R. Uruguay. — Nougier, P. République Argentine. — Nunès, L.-F. Portugal.
- — Nunès, M.-J. Portugal.
- Ormellas, F. Portugal. — Osorio Margando. Portugal. — Osorio, Manuel. Portugal.
- Pabio, Salvado. Espagne. — Paiva (José de). Portugal. — Palmeiro, X-R. Portugal. — Patricio, José. Portugal. — Pedro, Narcisse-S. Portugal.
- — Pereira, IT. Portugal. — Pereira, I. Portugal.
- — Philareto frères. Grèce. — Pinto, E.-F. Portugal. — Pinto, J.-C. Portugal. — Pinto de Lemos. Portugal. — Poirés, Antonio. Portugal. — Pons,
- Gayetano. Espagne. — Pravet, Fortuné. Algérie. Prior, J.-A. Portugal. — Proeça (le vicomte de). Portugal.
- Quind,.Manoel. Portugal.
- Ramos, Padrâo. Portugal. — Raposo, J.-A. Portugal. — Rasquilho, M. Portugal.— Reina, Manuel. Espagne. — Ribeiro, J. de C. Portugal. — Richaud, François. Algérie. — Rodriguès et Irmâo. Portugal. — Rosa, J.-G,-P. Portugal. — Rosa, J.-Fl. Portugal. — Sampaïo. Portugal.— Sanches, F.-C. Portugal. — Sequeira, A.-M. Portugal. — Sequeira (J.-P. de). Portugal. — Serra, J.-V. Portugal. — Silva, Bernardo. Portugal. — Silva, Francisco. Portugal. — Silva (F. da Cunha da). Portugal. — Silva (J.-Nunès da). Portugal. — Silvy (Nunès da). Portugal. — Silva (Victorino de). Portugal. — Sobrinho, J.-N. Portugal. — Swift. Etats-Unis.
- Tavarès, A.-J. Portugal. — Tavarès, Daniel. Portugal. -- Teixeira, A.-B. Portugal. — Teixeira, J.-A. Portugal. — Tenoirio, M.-R. Portugal. Vasconcellos, F.-M.-C. Portugal. — Vasconcellos, (J.-G. de). Portugal. — Victoria, José. Portugal. Vidal y Amigo, Luiz. Portugal. — Vidalain Noeli. Algérie. — Vieira, J.-D. Portugal. — Villarinho (le vicomte de). Portugal.
- Classes 70 et 71. — Viandes et Poissons. Légumes et Fruits
- GRAND PRIX
- Commission norvégienne. Norvège.
- Gouvernement hellénique. Grèce.
- Sansinena. République Argentine.
- MÉDAILLES D’OR
- Ægion (commune de). Grèce. — Altazin-Gorée.
- — Amieux frères. — Armour and C<L Etats-Unis. Ballesteros Munoz, José. Espagne. — Bastiani. Angleterre. — Bech Jorgen et frères. Danemark. — Betso, Eurydice. Grèce. — Bonicelli, Jean. Italie.
- — Bouclet. — Bouton et Henras. — Bran and C°. Angleterre. — Buquet, Arthur. Belgique. — Bur-lumis et Cie. Grèce.
- Carbo hermanos et Cie. Espagne. — Cassard, G. and C°. Etats-Unis. — Chevalier. — Commissa-
- riat de l’Exposition. Chili. — Commission auxiliaire à Eatre-Rios. République Argentine. — Commission des Olympies. Grèce, —’Conradsen, Johs. Norvège.— Curtice brothers. Etats-Unis.
- Dandicolle fils et Gaudin. — Decrion, Julien. Algérie. - Département de Kragouyevatz. Serbie.
- Escuela de Agricultura. Mexique.
- Fau. — Favre et Cie. Angleterre. — Fontaine. — Fredicksen, Oscar. Danemark. — Frendo, Salva-tor. Algérie.
- Gateclout frères. — Gear Méat Preserving Freezing Company. Nouvelle-Zélande. — Gobierno de Michoacan. Mexique. — Grongvist, J.-B. Grand-duché de Finlande.
- Harris, Charles, and C°. Angleterre. — Henrv, Louis, Alsace. • '
- Jaime Cibils. Brésil. — Joergensen, Joergen. Norvège. — Johnsen, Christian. Norvège. — José Sureda. Espagne.
- Kemmerich (Société anonyme). République Argen-gentine.
- Lasson et Legrand. —• Levesque et Cie. — Liebig’s Extract of Méat C° limited. Angleterre. — Lopez
- , Sevane,. Victor. Espagne.
- Marquet frères. — Messinessis, M.-P. Grèce. — Mi-chener, S.-H. and C°. Etats-Unis. — Mirland et Cie. Belgique. — Morris and C°. Etats-Unis. — Musée colonial de Lisbonne. Colonies portugaises.
- — Museros, Tomas. Espagne.
- Nanni frères. Italie. — Norvegian Preserving C° (the). Norvège.
- Olsen, Cari 0. Norvège. — Ouizille et Cie.
- Parent hermanos. Espagne. — Pollier frères. — Pion et Hottot. — Pitoeiî, Y. Russie.
- Quinta agronomica. République Argentine.
- Saupiquet. — Schreiner, Nilsen et Thiis. Norvège.
- — Secretaria de Fomento. Mexique. — Sgalitzer et Kovary, Autriche-Hongrie. — Société commerciale d’importation et d’exportation. Leguito. Espagne. — Société d’agriculture de Belgrade. Serbie. — Stavanger, Preserving C°. Norvège. — Swift and Cie. Etats-Unis.
- Tacot. — The Climax Evaporating Company. — Tivollier.
- Wurssthorn. •
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Agniez frères. Belgique. — Antognoli frères. Belgique. — Arroyo, Eusebio. Espagne. — Aspergeries de Bockryck. Belgique.
- Banque, outremarine. Colonies portugaises. — Bataille frères. Algérie. — Bayle frères. — Bernard et Cie. — Bertram. Belgique. — Billette (les fils de la Ve). — Bloch (N. et J.) — Braga (Eduardo). Colonies portugaises. — Brame (P.). Algérie. — Brougham, Geo. Etats-Unis.
- Caamano et Cie. Espagne. — Cassar. Algérie. — Chambau et fils. — Chancerelle (XVenceslas). — Citterio, Joseph, Italie. — Clairet, Victor. — Colonie Blumenan. Brésil, — Comité d’Exposition, Montevideo. Uruguay. — Commission auxiliaire, San Rafael. République Argentine. — Commission auxiliaire, Tunoyan. République Argentine.
- — Compagnie Pastoril. Uurugay. —Companhia de Conservas Lisbonen.se. Portugal. — Companhia nacional de Conservas. Portugal. — Comptoir de vente des usines de Nancy, Chèvremont et Em-bernémit. — Cowbry, E.-T. and C°. Etats-Unis.
- Davys, Denis. Grèce. — Delory, Frédéric. — Den-tici, Francesco. Italie. — Département d’Oujitzé. Serbie. — Département de Podrigné. Serbie. — Département de Schabatz. Serbie.— Département de Tchatchak. Serbie. — Deschandelier et Clau-dot. — Dhoste, Gaston. — Dion, G.-L. Algérie.— Dronne, Georges fils. — Dufort (Ve Paul). — Dumotier, Gustave. Belgique.
- Ecole pratique d’agriculture de Concepcion. Chili.
- — Etablissement agricole de Topchider. Serbie.
- Fabre. —Ferme-école de Kralievo. Serbie. — Fioc-
- chi frères. Italie. — Fleet and C°. Grande-Bretagne. — Foster and Goslin. Nouvelle-Zélande. — Foucher. Martinique. — Franco-American Soup C°. Etats-Unis.
- Garcia, R. Valdès. Uruguay. — Georgiades, Phi-locles. Grèce. — Gobierno de Oaxaca. Mexique.
- — Gobierno de Puebla. Mexique. — Gobierno de Jalisco. Mexique. — Gobierno de Zacatecas. Mexique. — Gringoire. — Grosse et Cahen. — Guilloux et Cie. — Guimier, Auguste fils.
- Hatchi, Thoma. Serbie.
- Jacquier, Emile. — Jardin botanique de Salvador.
- — Johnson. Angleterre. — Juan y Matuti. Mexique. — Juy, Eugène. Algérie.
- Kabar. Nouvelle-Calédonie. — Konow, Wolbert. Norvège.
- Lacaze. La Réunion. — Laffargue, Nicolas. — Lal-hagar, Emilio. Chili. — Lampe, Fritz. Danemark. Le Breton et Frûh. — Lecourt, François. — Le-hucher et Cie. — Libord. — Lies, E. J, Preserving C°. Norvège. — Los Carinos. Espagne. — Louit frères et Cie. — Lumbreras. Francisco. Espagne.
- Macryjeanni, Jean. Grèce. — Marsch Ter et Cie. Pays-Bas. — Martel. Espagne. — Mason, George and C° (limited). Angleterre. — Ministère de l’agriculture, Etats-Unis. — Ministère de l’agri-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- culture et du commerce. Japon. — Mokoroussow. Russie. — Mongrell et Cie. Uruguay.
- Naquet, Justin. — Nauplie (commune de). Grèce.— Nilsson. Danemark. — Novakovitch. Serbie. — Nouvialle et Cie. — Nubsen, W., et fils. Etats-Unis.
- Pacific Orchard Gannery. Etats-Unis. — Packing and C°. République Argentine. — Parelius et Lossius. Norvège. — Pavlovitch, Hiya. Serbie. — Penalver (Francisco de). Guatemala. — Perazzo, Antonio-J. République Argentine. — Petitjean fils et Desmarais. — Pinolini, Luigi. Italie. — Porcar, Manuel. Espagne. —- Preserving C°, à Bergen. Norvège.
- Rallis, D. Grèce. — Raynal et Roquelaure. — Raynaud, Léon. — Ribolzi, César. Italie. — Richard, Pierre-L. Belgique. — Richard son and Robbins. Etats-Unis. —Ricucci, Ruggiero, A. de Felice Cie. Italie. — Risch et Cheminant. — Romani, José. Uruguay. — Rosa John. Etats-Unis. — Rosens-tein, L.-D. Serbie. — Roullan fils.
- Suez Diaz, Pedro. Espagne. — Sciacalugga, Francisco. Chili. — Sevestre. — Smith (Mme Gina). Norvège. — Solana, Angel. Espagne. — Staicor vici (de). Roumanie. — Stangeland, Enok L. Norvège. — Sugeno (Saisuke). Japon. — Sus-viela Guarch (Dr). Uruguay. — Suzuki, Otobei. Japon.
- Taditch, Milorad. Serbie. — Tchositch, Jean. Serbie. — Thesen, John et Cie. Norvège. — The Wellington Méat Preserving and Befrigerating Company. Nouvelle-Zélande. — Thurbérg Wy-nand et Cie. Guatemala. — Thomachevitch, Ye-vren. Serbie. — Troye, Johan jeune. Norvège. — Troye, William. Norvège.
- Ulargui, Eusebio. Espagne.
- Van Deman. Etats-Unis. — Van Nostrand and C°. Etats-Unis. — Vellino et Cie. Suisse. — Vikha-reff, Russie.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Abdelkader ben Friha. — André. — Astrup, M.-H. Norvège. — Augeard. La Réunion. — Aubouer.
- — Ayarza, Eusebio, Espagne.
- Babet frères’et Cie. La Réunion. — Balasouprama-nia-Chetty. Inde française. — Balavoine, Victor, Algérie. — Ballande et fils. Nouvelle-Calédonie.
- — Barcena, Mariano. Mexiqu'e. — Bechtel. Nouvelle-Calédonie. — Benoit, Fernand et Cie. — Benoit et Laurent fils. — Berg, Frederikhe. Norvège. — Bezançon,.P.-E. — Bigourdan. — Blaise-Marini. Algérie. — Blanchet, E. Algérie. — Bo-jitch, Joseph. Serbie. — Bonand (de). Algérie. — Bouteiller. Nouvelle-Calédonie. — Bouzon, A. — Brard-Cocary, Emile. — Brynildsen D. S. Didrik. Norvège. — Ruser Rosenmund. Suisse.
- Canas-Delostal. — Carreno (Ve) et fils. Espagne.— Carvalho,Ignacio-Henriques. Portugal. — Catala, Jacques. Algérie. — Challine, Henri.— Chalmel,
- ' Eugène. — Chapuis, J.-B. Algérie. — Chatzo-poulo, G.-D. Grèce. —Cheretis, Emm. Grèce. — Dhiapara et Parodi. République Argentine.— Cintupassi de Bisceglia (marquis de). Italie. — Coleman, Alfred. Angleterre.— Colbeck and Ce. Nouvelle-Zélande. — Colonie Crespo. République Argentine. — Colonie Guadalupe. République Argentine.— Colonie Rafaela. République Argentine. — Colonie San Carlos. République Argentine.— Colonie Santa Teresa. République Argentine. — Comice agricole d’Alger. — Commission auxiliaire de Tunugan. République Argentine.— Commission auxiliaire de Santa Fé. République Argentine. — Commission de l’Etat de Zulia et de 1a. ville de Maracaïbo. Vénézuéla. — Co-Mo. Nouvelle-Calédonie. — Companhia nacional de conservas. Portugal. — Conceiçâo Guerra (José da) et Irmâo. Portugal. — Conrat, Frédéric. — Costa, Joachim Gonsalves. Portugal. — Coulo-va^os, Dimakis. Grèce. — Couvent (le), à Lepo-vatz. Serbie. — Couvent (le), à Manassia. Serbie.
- - Couvent (le), à Tronocha. Serbie. — Grespy et Afïayroux. — Cythère (commune de). Grèce.
- Dargenton, Domingo et Cie. Espagne, — Département de Belgrade. Serbie. — Département de Knajevats. Serbie. — Département de Kraïna. Serbie. — Département de la Libertad. Salvador.
- — Département de Nisch. Serbie.— Département de Rouanik. Serbie. — Département de San Salvador. Salvador. — Desgoutte, Laurent. — Des-sirier frères. — Deweis, Christian. Victoria. — Dimba. War. Sénégal. — Doukitch, Miloutine. Serbie. — Dufour.
- Eliopoulo, Asimakri. Grèce. — Elizalde de S, M., Emilia. Chili. — Frie, Preserving Cie. Etats-Unis.
- — Eyzaguirre, J. Ignacio. Chili.
- Fabriques de conserves de Martin Brandt. Danemark. — Florida state horticultural society. Etats-Unis, — Forembacher. Algérie. — Forralba, Félix. Espagne. — Eougeron, Raymond. — Frice, (Veuve).
- Gaistchitch. Serbie. — Gaucci, Fidèle. Algérie. — Geninazzi, Juan. Uruguay. — Gobierno de Aguas Calientes. Mexique. — Gobierno de Chihuahua.—
- — Mexique. — Gobierno del Distrito Fédéral. Mexique. — Gobierno de Guanajuato. Mexique. Gobierno de Hidalgo. Mexique. — Gobierno de
- Mexico. Mexique. — Gobierno de Nuevo Leon. Mexique. — Gobierno de Queretaro. Mexique. — Gobierno de. San Luis Potosi. Mexique. — Gobierno de Sinaloa. Mexique. — Gobierno de Sono-ra. Mexique. Gobierno de Tepic. Mexique. — Gobierno de Vera Cruz. Mexique. — Gorozave, Vicente. Mexique. — Goday, Juan. Espagne. — Gouvernement (le) de Prétoria. République Sud-Africaine. — Gravier aîné et Cie. — Griffin, Can-ning and C°. Etats-Unis. — Gruget, Amédée. République Argentine. — Gusman, Joachin-P. San Salvador.
- Hernandez, Eugenio. Espagne. — Huckins, S.-H.-W. and Co. Etats-Unis. — Humbert, Henry and C°. Etats-Unis.
- Internat de Nameara. Nouvelle-Calédonie.— Isdahl et Cie. Norvège. — Ispa (Ve).
- Joaa Nunes de Conceiçâo. Portugal. — Jensen, Johan-M. Norvège. — Jomain (Ve). Algérie.
- Kassi ou Lahssein. Algérie. — King, Frederick and C° (limited). Angleterre. — Kuroenkosky. Grand-duché de Finlande.
- Ladge (Ve Maiie).— Lam-Toro. Sénégal. — Laper-lier (Ve). Algérie. — Lecavelier. Algérie. — Le-cluse-Trevodeal (de) frères. — Legrand.Nouvelle-Calédonie. — Leisner (Mme Adolfini). Norvège.
- — Lenoir fils. — Lino José de Camp'os. Portugal.
- — Lopez, Antonio. Guatéinala.
- Madriz (Federico de la). Vénézuéla. — Mallory,
- E. -B., and C°. Etats-Unis. — Marianvalle, Eugène. — Markovitch, Jivoyn. Serbie. — Martin Paul. — Martin, Wagner and Co. Etats-Unis. — Maucière. Nouvelle-Calédonie. — Maurano, François, et fils. Italie. — Middelburg et Ter Marsh. Pays-Bas. — Moeller, Christian. Norvège. — Montoya (Mme Barnabé de). Salvador. — Mor-dier, François. — Morgan’s. République Argentine. — Mougin, P.-Victor. — Mouloud Abdelkader. Algérie. — Moutatchitch. Serbie. — Mukaida Jasunosuke. Jupon. — Municipalité de Jacote-nango. Guatémala. -- Municipalité de San José Poaquil. Guatémala. — Myer, Thomas, and Co. Etats-Unis.
- Naumann. Suisse. — Neckel frères. Chili. — Noë frères. — Nollet. Martinique. — Nursery and Seed dépôt. Nouvelle-Zélande.
- Obitz, George. Algérie. — Oggnanovitch. Serbie.
- Parelius, Niels R. Norvège. — Pavet, J.-C. Algérie.
- — Peila frères. Chili. — Penanros et fils. — Pe-ralta frères. Chili. — Pereira Gomes, Manoel. Portugal. — Perez, S. Osvaldo. Chili. — Perry,
- F. -H. Etats-Unis. — Petit-Pellieux.— Pharamond, Alexandre. — Pollette et Cie. Italie. — Popovitch, Miloutine. Serbie. — Préfet de Zacapa. Guatémala. — Prodanovitch, Proka. Serbie. — Puissant. Tunisie.
- Raret frères et Cie. La Réunion.— Radosavlyevitch, Sreta. Serbie. — Renaud, J.-B. Algérie. — Rey, José Reis P. Portugal. — Robertson brothers. Nouvelle-Zélande. — Romani. Uruguay. — Rousseau et Cie. Rozière, Louis.
- Santillo. Italie. — Sarselle et Cie. — Sauveton. Algérie. — Sears et Nicholi. Etats-Unis. — Schimada, Tsunazo. Japon. — Semblât. — Serra, José Cœlho. Colonies portugaises. — Societa Tartufa-ria Spoletina Placidi Francia et Cie, Italie. — Société agricole ' et industrielle de Batna et du Sud-Algérien, Algérie. — Société brestoise de produits alimentaires. — Société d’agriculture d’Alger. Algérie, — Sokovitch, Théodor. Serbie. Soumier père et fils. Algérie.. — Spalathres (commune de). Grèce. — Staboglous (L.). Grèce.
- Tajan et Poirier, Saint-Pierre et Miquelon. — Tellek-sen (Mme Sina). Norvège. — The Bradenham Ham and C°. Angleterre. — Theumann. Autri-Hongrie. — Thorsen, Haktor. Norvège. — Thubé-Lourmand. — Tsiatsos, Jean. Grèce.
- Valvatne. Norvège. — Vanheechoet. — Vasquez, José. Mexique. — Vero, Maximino.. Mexique. — Vernet frères et Cie. — Vial, Luis-E. Chili. — Vianey frères. — Villard, Paul. — Villela, Juan et Cie. Espagne. — Vinda de F. Roura. Espagne.
- — Viviès, Jacques.
- Wanganui Méat Preserving Company. Nouvelle-Zélande. — Western Packing and Canning Company, à Auckland. Nouvelle-Zélande. — Western Packing and Canning Company, à Patea. Nouvelle-Zélande. — Winterport Packing C<L Etats-Unis.
- MENTIONS HONORABLES
- Abderrahman ben Mahmoud ou Rabah. Algérie. — Aguirre, Venancio. République Argentine. Almeida, José Duarto. Colonies Portugaises. Al-veapt (T. de). République Argentine. — Antono-poulo, Jean. Grèce. — Argos (commune de). Grèce. — Association industrielle portugaise. Colonies portugaises. — Association rurale. Montevideo. Uruguay.
- Byarzo, Foribio. Espagne. — Bastos, Manuel José Alvès. Colonies portugaises. — Becker (Ve). Nou-velle-Galédonie. — Bedecarasbura, J.-P. Algérie.
- — Bello, José. Espagne. — Ben Aouda ben Djerb. Algérie. — Benito, Fernandez. Espagne. — Bœsen et Cie. Danemark. — Boisset-Gratf, Eugène. — Bou-Ayou. Algérie. — Brown, Arthur. Etats-Unis.
- Caïd Malek. Algérie. — Caillat. Algérie. — Caracas, Nicolas. Grèce. — Cardoso, Joseph. République Argentine. — Carlos Serrano. Espagne. — Carvalho, Antonio Acacio d’Oliveira. Colonies portugaises. — Casanova et Barbiéri. République Argentine. — Castets, Dominique. Algérie. — Castro. République Argentine. — Chamin, A.-J. Russie. — Cieux, M.-Léon. — Claget, Thomas. Etats-Unis. — Colle-Nepveu. — Colocotronis, C. Grèce. — Commission auxiliaire de Ayacucho. République Argentine. — Commission auxiliaire de Catamarca. République Argentine. — Commission auxiliaire de Chacabuco. République Argentine. — Commission auxiliaire de Espe-ranza. République Argentine. — Commission auxiliaire de Jujay. République Argentine. — Commission auxiliaire de Junin. République Argentine. — Commission auxiliaire de Misiones. République Argentine. — Commission auxiliaire de Monteros. République Argentine. — Commission auxiliaire de Pedernera. République Argentine. — Commission auxiliaire de Pringles. République Argentine. — Commission auxiliaire de Salta; République Argentine. — Commission auxiliaire de San Luis. République Argentine. — Commission auxiliaire de San Martin. République Argentine. — Commission auxiliaire de Tu-cuman. République Argentine. — Commission coopérative de Quito. Equateur. — Commission de Ciudad. Vénézuéla. — Commission provinciale de Seibo. République Argentine. — Commune mixte de Gouraya. Algérie. — Cotoléon, Antoine. Grèce. — Cossio. République Argentine. — Gou-der.t. — Cracowski, Joseph. Algérie. — Crespo. République Argentine. — Cunningham et de Fourrier and Co. Angleterre. — Cunha, Joaquin. Colonies portugaises.
- Damaschino, Jean. Grèce. — Deau, François. — Département de Aliximatz. Serbie. — Département de Chalatenango. Salvador.— Département de Pojarevatz. Serbie. — Département de Semem-dria. Serbie. — Département de Tchoupria. Serbie. — Département de Toplitza. Serbie. — Département de Tzerna-Beka.. Serbie. — Derradji ben Abderrahman. Algérie. — Dicaliotis, C. Grèce. — Doin, A.-A. Brésil. — Doublet et Main-gourd. — Ducrocq.
- Eidsvaag, Edward. Norvège. — Escudero, Isodoro. République Argentine. — Estrazula. Uruguay. — Ewing and Company. Nouvelle-Zélande. — Éyza-guirre1, V.-S. de. République Argentine.
- Fayaud, François. Algérie. — Fernandez, Tomas. Espagne. — Fernando and Company’s Occidental
- — Fish Curing and Packing Company. Nouvelle-Zélande. Fish Preserving and Packy Company. Nouvelle-Zélande. — Foussard. Nouvelle-Calédonie.. — Fragoso Forte et Cie. Portugal. — Fraix. Jean. Algérie. — Franceschi. Algérie. — Frau, Joseph. République Argentine. — George Fre-land .
- Gabaldon, Mario. Espagne. — Gabay, Salomon. Algérie. — Gambôa, José. Colonies portugaises.
- — Garcia et Barreiro. République Argentine — Gautier. Algérie. — Girardin. Algérie. — Gobierno de Chapias. Mexique. — Gobierno de la Basa California. Mexique. — Gobierno de Coa-huila. Mexique.— Gobierno de Golima. Mexique.
- — Gobierno de Durango. Mexique. — Gobierno de Morelos. Mexique. — Gobierno de Tamauli-pas. Mexique. — Gobierno de Tlaxacala. Mexique. — Goubault. — Gouraya (commune mixte de). Algérie. — Gourdet, E. — Gregersen. Norvège. — Guérin, E.-P. Algérie. — Gutzwiller, Joseph. Suisse.
- Hanc, A.-A. — Haverveck, Desiderio. Chili. — Hayakarva, Shin-Ichiro. Japon. — Helma-Urik-sen. Danemark. — Hereda, Cruz. République Argentine. — Herra. République Argentine. — PIoo-per, Geo-F. Etats-Unis. — Hypata (commune de). Grèce.
- Jensen et C°. Norvège. — Jorge-Lacalle. Espagne.
- Kennon-Gray and C°. Etats-Unis. — Kimball,
- • Franck-A. Etats-Unis. —Kirpatrich, S. and Company. Nouvelle-Zélande. — Klingenberg, Ingyar. Norvège.
- Lacalle, George. Espagne. — Ladarre, François. Algérie. — Lafeuillade, Adolphe. République Argentine. — Lamiable, A.-E. — Lanfranco, Guillaume. République Argentine. — Lansdorp, N. Pays-Bas. — Laroche, Gui, La Réunion. — Lasseure, E. fils. Algérie. — Lavanchy, Charles. Suisse.— Leask and Company. Nouvelle-Zélande.
- — Lebeau. — Linardatos, Denys. Grèce. — Lou-kitch, Yevrem. Serbie.
- Macris, Demetrius. Grèce. — Madrid, Carlos. Equateur. — Mahmoud ou Rabah. Algérie. — Maksi-movitch, Radislav. Serbie. — Mallman, Manuel. République Argentine. — Marron, Francisco P. Mexique. — Martinez, Felipe. Espagne. — Martinez, Nicolas. Espagne. — Martins et Bruno. Portugal. — Matsumoto, Manbei. Japon. — Mé-gare (commune de). Grèce. — Mendonça, .Toâo-José. Colonies portugaises. — Messon. Nouvelle-Calédonie. — Mestre, Jules. République Argentine. — Mihailescu, Ghitza. Roumanie. — Mlade-novitch, Michel. Serbie. — Moreau. — Moreau.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Nouvelle-Calédonie. — Myrhvold, Christian-C. Norvège.
- Naruko, Zentaro. Japon. — Navarro, Pedro. Algérie. — Nayakawa. Japon. — Nianiara, Basile. Grèce. — Nicolao, Stravos. Grèce. — Nouzille, Jacques. Algérie. — Nuto Ko-Itsu. Japon. Onstott. Etats-Unis. — Oyhenart, Pierre. République Argentine. — Ozawa, Zenji. Japon. Papastravo, Pinagioti. Grèce. — Parrilli, J. et S., frères. Italie. — Pavard, Michel. — Pawloscki. République Argentine. — Paz Mendes (Francisco da). Portugal. — Pecqueur (Mme Léona). Gabon-Congo. — Pelissié, Paul. Algérie. — Peytoureau. Nouvelle-Calédonie. — Pharmakis, Nicolas. Grèce. — Phocas, J.-G. Grèce. — Pinel, Laurent. Algérie. — Pinto (Louise-E. de). République Argentine. — Pirath, G. Brésil. — Plant Jackson-ville Rampa. Etats-Unis. — Popovitch, Gaga. Serbie. — Popovitch, Lioubomir. Serbie. — Popovitch, Milosch. Serbie. — Prtegnac, Tcheda. Serbie.
- Rayo, Isaac. République Argentine. — Raytchich Gabriel. Serbie. — Rebello, Jâo-A. Colonies Portugaises. — Rieupoulh. Algérie. — Ristitch, Vla-dislav. Serbie.- — Rivier, J.-Joaquim. — Rixford, G.-P. Etats-Unis. — Roberto, A. Gomes. Colonies portugaises. — Rocha. F. Pereira (da). Colonies portugaises. — Roma, J.-J. Russie. — Rosa, Francisco Pereira (da). Colonies portugaises. — Roussel. — Roussel et Jourdey. Nouvelle-Calédonie.
- Salcedo frères. République Argentine. — San-Juan, République Argentine. — Saritch, Miloutine. Serbie. — Saulnier. Nouvelle-Calédonie. — Sava-rian. — Savon, Maurice. République Argentine.
- — Schmit. — Scyros (commune de). Grèce. — Segundo, Prieto. Espagne. — Selhausen. La Réunion. — Serrano, Félix. Espagne. — Sicardy, Benito. République Argentine. — Silveyra, Grégoire. République Argentine. — Simon, Moïse-Nathan. Roumanie. — Simovitch. Serbie. — Société générale pour la préparation des viande en conserves (condimentées). Uruguay. — Sorzado, Raimundo. Espagne. — Soteros, Jean. République Argentine. — Souza (Joaquim, F. da). Colonies portugaises. — Spasoyevitch, Hiya. Serbie. — Stanoyevitch, Lyouba. Serbie. — Stathatopoulo. Grèce.—Stora, Nathan. Algérie.— Streiff. Nouvelle-Calédonie. — Syndicat d’épicerie de Pirot. Serbie.
- Tenggren. C.-J. Norvège. — Toufectchitch, Panta. Serbie. — Trasloshera, J.-M. Mexique. — Tristan Cardinaux. — Tsocri (famille du général). Grèce Tsumoda (Denymon). Japon. — Tuzelet.
- Van den Heuvel. Pays-Bas. — Yostitsa (Commune de). Grèce.
- Yatamabe (Tomozo). Japon. — Yabaha (Tokiva). Japon. — Yelenitch, Athacase. Serbie. — Yeritch Hiya. Serbie. — Yocobori, Snomachi. Japon. Zabern Maximilien. Algérie. — Zappas, C. Grèce.
- — Ziphos, Nicitas. Grèce. — Zonzini. République de Saint-Marin. — Zotelo, Desiderio. République Argentine.
- Classe 72. — Condiments et stimulants, sucres et produits de la confiserie. — Première section: cafés.
- GRANDS PRIX
- Barillas (le général). Guatémala.
- Gouvernement brésilien. Brésil. — Gouvernement de Costa-Rica. Costa-Rica.— Gouvernement de la République Dominicaine. — Gouvernement du Guatémala. — Gouvernement du Nicaragua. — Gouvernement de Paraguay. — Gouvernement de Salvador. — Gouvernement de Vénézuéla. — Guzman Blanco (le général). Vénézuéla.
- Het Colonial Comité der Néderlandst Afdeeling.
- Indes néerlandaises.
- Lecoat de Kerveguen. La Réunion.
- Musée des colonies de Lisbonne. Portugal. Seminario frères. Equateur. — Syndicat Franco-Brésilien. — Syndicat pour le commerce du café d’Amsterdam et de Rotterdam. Indes néerlandaises.
- Teng Ting Kong. Chine.
- MÉDAILLES D’OR
- Abadie. Honduras. — Aloarez (général Camilo). Guatemala. — Alcazar. Espagne. — Alvarez, E. Salvador. — Anguiano, Francisco. Guatémala. Aray (baron de). Brésil. — Aréno, Felipe. Espagne. — Auber, Augustin. La Réunion. — Aubry, Guillaume. La Réunion. — Augeard, Clément. La Réunion. — Avila (général Jaime). Salvador. — Avila, Léon. Guatemala.
- Babet frères et Cie.La Réunion. — Badré, Aristide. La Réunion. — Banque coloniale portugaise. Portugal. — Barboza, César-Gomès. Portugal. — Barboza, Costa. Portugal. — Baria. Nouvelle-Calédonie. — Barrios (Mme). Guatemala.— Bar-rutia (Salvador). Guatémala. — Beaumont (Ve). Nouvelle-Calédonie.— Bellard ettilhos. Portugal. Bernus, Hildebert. Guadeloupe. — Boimare, Pierre. République Dominicaine. — Boné,Isidore. La Réunion. — Boris frères. Brésil. — Braga,
- Eduardo. Portugal. — Bramma frères. Guatémala.
- Cabu, M.-Maurice. Guadeloupe. — Calonne, Séraphin. Martinique. — Camargo (F° Sares de). Brésil. — Campos, Lorenzo. Salvador. — Canals Coll et Cie. Espagne. — Carvalhal, Frédérico. Portugal. — Castillo hermanos. Vénézuéla. — Cayetan, Lugo. Vénézuéla. — Chabrier frères. La Réunion.
- — Chamorro Dionisio. Nicaragua. — Chamarro, Pedro. Nicaragua. — Chamorro, Pedro-J. Nicaragua.— Chaves, Elias-Pacheco. Brésil.—Chena, Ant. Mexique. — Chinchilla, Thomas. Salvador.
- — Choppy, Henri. La Réunion. — Colardeau. Guadeloupe. —, Commission centrale de Rio. Brésil. — Commission de Lara. Vénézuéla. — Commission de Maracaïbo. Vénézuéla. — Commission de Zomara. Vénézuéla. — Cranillo, Manuel. Vénézuéla.— Crediten Hendels vereenigeng Banda. Indes néerlandaises. — Cruz Ulia. Salvador. — Cuimier. Guadeloupe.
- Daudé. La Réunion. — Defaut, Jules. La Réunion.
- — Delaborat. La Réunion. — Delnaux, Jules. La Réunion. — Dinah Salifou (le roi). Sénégal.— Domingo, Eraso. Vénézuéla. — Duran Sixto, L. Equateur. — Dussac. La Réunion.
- Espinola,. Ramon (d’). Nicaragua.
- Félix Antonio Rios. Vénézuéla. — Faymoreau, de. Mayotte et Comores. — Fille, Henri. La Réunion. — Fontana, Francisco F. Brésil. —Fran-klein et Cie. Brésil. — Fuentas, Nicolas. Guatémala.
- Galéano, Sébastien. San Salvador. — Girard. Co-chinchine. — Gouvernement de Colima. Mexique.
- — Gouvernement de Oaxaca. Mexique. — Gouvernement de Puebla. Mexique. — Gouvernement de Vera Cruz. Mexique.
- Hario Interiano. San Salvador. — Hacques Nouvelle-Calédonie. — Hartosens frères. Indes néerlandaises. — Hibon, François. La Réunion. — Hoaran Anclet. La Réunion. — Hoaran (Mlle Cornélie). La Réunion. — Hoaran Duportal. La Réunion. — Hoaran (Jovence). La Réunion. — Hoaran (Ve Jules). La Réunion. — Hoaran Léopold. La Réunion. — Hoaran, Mikel. La Réunion Hoaran, Origène. La Réunion. — Hoaran, Romain. La Réunion. — Huyard. Nouvelle-Calédonie.
- Institut Flummense agricultura. Brésil. — Isotier (Ve et fils). La Réuniqp.
- Joâo Soares de Armaral. Brésil. — Joly, Maurice-Julio. Angleterre.
- Kabar père. Nouvelle-Calédonie. — Kerkohven. Indes néerlandaises. — Koffie van V. Menado. Indes néerlandaises.
- Lacerda et Cie. Brésil. — Lacerda filhos et Irmâos. Brésil.— Lacerda Franco (EQ. Brésil.— Lacerda, Irmâos, et Pisa. Brésil. — Laurié. Nouvelle-Calédonie. — Lauriol. Guadeloupe. — Laurnaga. Espagne. — Leclerc, Clovis, La Réunion. — Léo-poldina (baron de). Brésil. — Lopez hermanos. Equateur. — Lory, Jules. La Réunion. — Lou-ziennes, Désiré. La Réunion.
- Madriz (Frédérico de la). Vénézuéla. — Maldonado y Pablo. Guatémala. — Mariano, Gusman. San Salvador. — Martin Edelbert. La Réunion. — Martinha da Silva. Brésil. — Martines Sobral et Cie. Guatémala. — Massarugo (M. Sara de). San Salvador. — Matheu hermanos. San Salvador.— Mativel. La Réunion. — Melandez. San Salvador.
- — Melandez, Manuel. San Salvador. — Mello (Tobias L.-F. de). Brésil. — Mendizabal (général Calisto). Guatémala. — Mendoça (J.-J. de). Portugal. — Menier, Valle-Menier. Nicaragua.— Mô-rentié. Haïti. — Metzger. Nouvelle-Calédonie. — MollinayRaphaël. Guatémala. — Monferon. Nouvelle-Calédonie. — Montoya et Cie. Colombie. — Mosquera, J.-A. Vénézuéla. — Mundt, G. Indes néerlandaises. — Mutel, Paul. La Réunion.
- Nevot. Nouvelle-Calédonie. — Nicamor, J. Linarez. Vénézuéla. — Nicolas hermanos. Espagne.
- Osaka seicha Irushutsu Ivoiska. Japon.
- Prado junior. Brésil. — Padang Barisson. Indes néerlandaises. — Pénitencier de Poulo-Condor. Cochinchine. — Pichucalco. Mexique. — Pietri Hermanos. Espagne. — Pires, Alfredo José. Portugal. — Pirès. José Maria. Portugal. — Planta-tation Pamaockan. Indes néerlandaises. — Po-tliin, Simon. La Réunion. — Potier, Julien. La Réunion. — Prédahita. Equateur.
- Quadra, Yicente. Nicaragua. — Quevedo, Domingo. Guatémala. — Quintas, J.-A.-D. Portugal.
- Ragot, G. La Réunion. — Renard (Mlle). Nouvelle-Calédonie. — Robillard. Nouvelle-Calédonie. — Rodriguez, Moricio. Guatémala. — Rollin. Guadeloupe. — Roussel, Charles. La Réunion.
- Sabatier. Nouvelle-Calédonie. — Satazar, Raphaël. Guatémala. — Salvador, Escobar. Guatémala. — Samayoa. G.-M. Guatémala. — Selhauzen (Ve). La Réunion. — Silva Prado, Sénador A. de. Brésil. — Société géographique de Lisbonne. Portugal. — Soersboel en Kembar (de). Indes néerlandaises. — Sotgarrazu, Pedro. Vénézuéla.— Sous-comité de la Basse-Terre. Guadeloupe. — Souza, J.-M.-S. de. Portugal. — Suarez, J.-R. Vénézuéla.
- Tovar, Mme D.-B. de Vénézuéla. — Trémari, Pedro. Mexique.
- Urruela, Salvador. Guatémala.
- Vaughan. Nicaragua.— Vilmont, (MlleAglaé). La Réunion. — Vinson, Yacinthe. La Réunion. Wonokerto. Indes néerlandaises.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Aguiar. Portugal. — Aguirre, José S. Mathieu. Brésil. — Alarcon (Dr Yicente). Salvador. — Alfaro, Fernando. Nicaragua. — Alibert et Cie. Madagascar. — Alejandra, Garcia. Vénézuéla. — Al-meida (Manuel de). Portugal. — Altacomulco (H. de). Mexique. — Alvarez, Francisco. Nicaragua.—Alvarez. Salvador.—Alvarès Nacimiento José. Brésil. — Amphoux. La Réunion. — Aragon. Nicaragua. — Aragaro, F.-A. de). Portugal.
- — Arana, José-M. Nicaragua. — Archambault. Nouvelle-Calédonie. — Araguello, A.-J. Nicaragua. — Araguello, Luis. Nicaragua. — Arias-Aléjot Guatemala. — Arias.Perfeto. Salvador. — Artola (comte Daniel de). République bolivienne.
- — Arzu, S.-Manuel. Guatémala. — Assis-Souza, Francisco. Brésil. — Association industrielle portugaise. Portugal. —Auyon, Antonio. Guatémala.
- — Avelino-Briceno. Vénézuéla.
- Badre, Frédéric. La Réunion. — Ballès. Tahiti. — Banque coloniale portugaise de Mozambique. Portugal. — Barbaucourt. Haïii. — Barberena, Matias. Nicaragua. — Barbot, E. La Réunion. — Barcena. Mexique. — Barientos, Chrisostomo. Guatemala. — Barremugsa. Espagne. — Beau-brun, Martin. La Réunion. — Bedier, Albert. La Réunion. — Belchior, Antonio. Brésil. — Bellier, Adrien. La Réunion. — Bellard, Amélia. Portugal. — Bengœchea, Carmen. Nicaragua. — Berger, Leopoldo. Guatémala. — Bermudez, Salvador. Nicaragua. — Bery, J.-F.S. Brésil. — Betan-court-Cruz. Guatémala. — Blanc, Eugène. La Réunion. — Bien, Saturnino. Nicaragua. — Bor-gès (Antonio de Ahaÿ de). Brésil. — Bougé. Nouvelle-Calédonie. — Boulogne-Brice. Guadeloupe.
- — Bouteiller. Nouvelle-Calédonie. — Boye Santiago. Nicaragua. — Boyer père. Nouvelle-Calédonie. — Brandao Damiao da Costa. Portugal.— Braz de Silva. Brésil. — Baunet, Léon. La Réunion.
- Cabre, Louis. Guadeloupe. — Cabrera. Nicaragua.
- — Cabut, Louis. Guadeloupe. — Cadet et Payet. La Réunion. — Canadas, José-Maria. Equateur.
- — Canton, Gérardo. Nicaragua. — Carcano, José-M. Guatémala. — Corcomo (Mme Eligia). Salvador. — Cardonas, Ciriaco. Guatémala. — Carlos, F.-Ruiz. Vénézuéla. — Carvajal, José. Vénézuéla. — Carvalho. Portugal. — Carvalho (A.-A. Fereira de). Portugal. — Carvalho, Juan-Antonio. Brésil.— Castellanos, Pablo. Guatémala.
- — Castillo, Grégorio. Guatémala. — Castillo, Mariano. Guatémala. — Castro, Francisco. Nicaragua. — Castro, PascuaL Salvador. — Cavalcanti, Ant.-V. Brésil. — Cæsar, Octaviano. Nicaragua.
- — Chagas, Francisco-B. Brésil. — Chamora, Ro-sendo. Nicaragua. — Chamorro, Alberto. Nicaragua.— Chaper. Assinie. — Chas, Juan. Guatémala. — Cla.very, Jean. La Réunion. — Comité central d’Exposition. La Réunion. — Comité d’Exposition. Inde française. — Commissariat de l’Exposition. Chili. — Commission de Carabolo. Vénézuéla. — Commission coopérative d’Esme-ralda. Equateur. — Commission coopérative de Quito. Equateur. — Commission provinciale de Seibo. République Dominicaine. — Commission provinciale d’Agura. République Dominicaine. — Commission de San Paulo. Brésil. — Compagnie française de la côte d’Afrique. Sénégal. — Con-rado Montoya. Vénézuéla. — Cordon, .José-Luis. Guatémala. — Coronal, Thomas. Vénézuéla. — Coronel. Espagne. — Correa, Ildefonse, et Cie. Brésil. — Gros, F. Sénégal. — Cuadra, Antonio. Nicaragua. — Cuadra, Eulogio. Nicaragua. — Guigné (Camille de). La Réunion.— Cunha (F.-R. de). Portugal.
- Dampak Banjen. Indes ' néerlandaises. — Dassis Souza. Brésil. — Davila(G.-D. Jaime.Salvador. Denis. — Département de Achuachapan. Salvador.— Département de la Libertad. Salvador. Département de Sensonato. Salvador. — Déram-bez, Léon. Nouvelle-Calédonie. — Desiderio, G. Rosada. Mexique. — Desruisseaux, Elie. La Réunion.— Diaz hermanos. Guatémala. — Dijon et Cie. Nouvelle-Calédonie. — Dolaborat. La Réunion. — Donvère, Charles, La Réunion. — Dorantès, Mariano. Salvador.— Drantès y Ojeda. Salvador. — Dovomyng, A.-A. Nicaragua. — Duhamel (Mme Ve). Nouvelle-Calédonie. — Duran, Antonio. Guatémala. — Durao, J.-E.-G. Portugal.
- Engenho central de Espérança. Brésil. —. Engenho central de Cambucry. Brésil. — Ermita M. R. de Solola. Guatémala'. — Eshada, Francisco. Guatémala. — Etablissements de la Guinée. Gabon-Congo .
- Fallo, D. Salvador. Guatémala. — Fereira de Fon-séca, Maria. Brésil. — Fazenda Bananeira. Brésil. FelippePassios.Vénézuéla. —Fereira de Fonseca, Mariano. Brésil. — Fernando Bolivar. Vénézuéla.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Figueras. Espagne. — Figuera, José-M. San Salvador. — Florès y Eduardo. Guatémala. — Fon-séca, Pascual. Nicaragua. — Fontaine, Auguste. La Réunion, — Furet Zelmare. La Réunion. Galindo, Grégoire. Guatémala. —Galindo, Miquel. Guatémala. — Garate, Eduardo. Yénézuéla. — Garriodo, A.-G.-G. Portugal. — Gasteluréna Her-inanos. Yénézuéla. — Gil hermanos. Yénézuéla. Goa. Indes néerlandaises. — Gonçalvès, Irmâos. Brésil. — Gomez, y. Nicaragua. — Gonzalez Franc. Nicaragua. — Gouvernement de Chiapas. Mexique. — Gouvernement fédéral. Mexique. — Gouvernement de Tlaxala. Mexique.—Gouvernement de Jalisco.Mexique.—Gouvernement deSan Luis Potosi.Mexique.— Gouvernement de Guana-juato. Mexique. — Gouvernement havaïen. Hawaï. — Gouvernement de Michoacan. Mexique.— Gouvernement de Queretaro. Mexique. — Gouvernement de Tabasco. Mexique. — Gouvernement de la République Sud-Africaine. République Sud-Africaine.— Gouvernement delà République Argentine. République Argentine. — Gouvernement de Yucatan. Yénézuéla. — Gral 1. Saavedra. Vénézuéla. — Great Tower Street Nea and C°, à Londres. Angleterre. — Grenier, Oscar. La Réunion. — Greslan (de). Nouvelle-Calédonie. — Grimaldi, Antonio. Guatémala. — Guerrero, Be-nito. Nicaragua. — Guisto, Pablo. Nicaragua. — Gutierrez, Ignacio. Nicaragua.
- Haumont-Vidof. La Réunion. — Iierrera et Gie. Guatémala. Hoaran, Henri. La Réunion. — Hoaran Gaston. La Réunion. — Hoaran, Fortuné La Réunion. — Hoaran, André. La Réunion. — Hodgson. Nouvelle-Calédonie. —Holf. Nouvelle-Calédonie. — Herrâte (Mme Joseph R. de). Guatémala. — Hurtado, Francisco. San Salvador.
- — Iporanga (baron de) Brésil.
- Jimenez, Francisco. Nicaragua.— Jimenez Nicolas. Nicaragua. — Joly y Mayol. Espagne. — Juan Jimenez. Yénézuéla. — Juarez Encarnacion. Guatémala. — Juarez, Manuel. Guatémala,
- K. A. S. Indes néerlandaises. — Kroeder, Carlos.
- Guatémala. — Kuramocni. .Japon.
- Lacayo, L. Nicaragua. — Lacayo, Carlos-A. Nicaragua. — Lacayo, David. Nicaragua. — Lacayo, Panfilo. Nicaragua. — Lacouarret. La Réunion.
- — Laga Arriaga, D. Antonio. Guatémala. — Laude Marville. La Réunion. — Le Berre (Mgr). Gabon-Congo. — Le Blanc. Mayotte et Comores.
- — Lefebvre, Désiré. Haïti. — Lefebvre, Jules. La Réunion. — Legrand. Nouvelle-Calédonie. — Lennis, Manuel. Guatémala. — Léon (Emilio de). Guatémala. — Léon (Martin de). Guatémala. — Lescoubles (Mme de). La Réunion. — Limon, José. Guatémala. — Lugo, Génaro. Nicaragua. — Llerandi, M. Guatémala. — Llerena (LE J.). Guatémala. — Loëbœ Raya. Indes néerlandaises.
- — Lopez, Pedro. Guatémala, — Lopez, Nicolas, Guatémala. — Lopez hermanos. Yénézuéla.
- Maillot, Agapio. La Réunion. — Maldonado, Dr Mariano. Guatuémala. — Marron, F.-P. Mexique. — Marroquin, Emile. Guatémala. — Mar-vey, H. Yénézuéla. — Masquera, J.-A. Vénézuéla.
- — Mauclère. Nouvelle-Calédonie. — Mazariego Canuto. Guatémala. — Melandez, Charles. Salvador. — Mello, Joao-Luiz de. Portugal. — Mello (Francisco-,!.), Brésil. — Ména (Pedro), Vénézuéla. — Mendez, Yicente. Brésil. — Menes-ses, Benedicto. Nicaragua. — Méono, Marcello. Guatémala. — Mejia, José. Nicaragua.— Méphis, José. Guatémala. — Messon. Nouvelle-Calédonie.
- — Mestayer, Victor. Nicaragua.— Mezières. Nouvelle-Calédonie. — Mission du Gabon. Gabon-Congo. — Molina, Dr J. Carlos. Guatémala. — Molina, Mariano. Guatémala. — Molina, Juan, Guatémala. — Moniroz. Nouvelle-Calédonie. — Montfleury, A. Haïti. — Monteros, colonel Ma-noel. Guatémala. — Monteros, José. Guatémala.
- — Monterrosa, général Félix. Guatémala. — Morales, Lorenzo. Yénézuéla. — Morales, Manuel. Guatémala. — Moreau. Nouvelle-Calédonie. — Morin, Léon. La Réunion, — Mortais, Julien. La Réunion. — Motta Joâo Havierda. Brésil. — Mouzon, Manuel. Guatémala. — Mfinguia Ri-cardo. Salvador. — Municipalité de Chiquimu-tilla. Guatémala. — Municipalité de Lanquin. Guatémala. — Municipalité de San Agustin. Guatémala. — Murga, Ramon. Guatémala.
- Nanne, Guillermo. Guatémala.— Nguyen Van Thu. Cochinchine. — Nogueiro, J.-M.-C. Portugal. — Nuncada Rosa. Nicaragua.
- Okamura. Japon. — Orantès, Manuel. Guatémala. — Ordenes, J. Maria, Guatémala. Osorno, José M. Nicaragua. — Oyarzabal, George, Guatémala. Padilla (Dr Mariano). Guatémala. — Pailles. La Réunion. — Pasos Procopio. Nicaragua. — Paya (J.-M. de Tayar). Yénézuéla. — Payet, Evenor. La Réunion. — Pécoul, Héritiers. Martinique. — Pélagand, La Réunion. — Pellicer (Carmen-J). Guatémala. — Pena, Juan. San Salvador. — Pe-reira, Gotrim-Antonio, Brésil. — Pereira Antonio-Dionisio. Brésil. — Perez, Ricardo. Guatémala. Pero, Jorge, République Bolivienne. — Perrault Framesse. La Réunion. — Pimento, Joâo. Brésil. — Pineda, Atanasio. San Salvador. — Pinto de Nascimento, Gustave. Brésil. — Portai Dr Enri-
- . que. San Salvador. — Poux, Eléonore. La Réunion. — Prévôt et Cie. — Pro Gonzalès, Manuel Guatémala. — Puga, Equateur. — Pullicano Ecarri (général). Yénézuéla.
- Quirgo, Sérapio. République Bolivienne.
- Ralu, Adrien. Martinique.— Ramon, Elizondo. Yénézuéla. — Rangel, Antonio. Brésil. — Raoul. Mission. Tahiti. — Renasco. Napoléon. Nicaragua.
- — Rességuier. La Réunion. — Ribeiro Souza Ke-zenda. Brésil. — Ribeiro, Antonio-S. Brésil. — Ribeiro de Novaes. Brésil. — Richard (Mme Ve). La Réunion. — Rivas Ascencio, II. Nicaragua. — Rivas Gouvea, Carlos. Brésil. — Rivas, Rafael. Nicaragua. — Rivera, Rernardo. Guatémala. — Robertet, Paul. — Roberto. J.-A.-G. Portugal. — Roberts, Martin. Guatémala. —Robles, Gfégorio. Guatémala. — Rocha (J.-F.-P. da), Portugal. — Rodriguez'(Dr Juan). Guatémala. — Roman, J.-A. Nicaragua. — Romana Rafael (général). Guatémala. — Rouhier. Angleterre. —Roussel, André. La Réunion. — Ruano, Ilippolito. Guatémala. — Rubio de Cabas (colonel). Guatémala.
- Saens, Adam. Nicaragua. — Salmon Tati. Tahiti.
- — Sampaïo, M.-A.-R. Portugal. — Sanchez, Ca-milo. Guatémala. — Santos (José-Felicio de). Brésil. — Santos Cavalhaes (Joâo da). Brésil. — Santos Machado (Francisco de). Brésil.— Savaria (général Ramon). Guatémala. — Savary. La Réunion. — Schrater et Cie. Indes néerlandaises. — Seicha Koiska. Japon.— Selhausen. La Réunion.
- — Selhausen-Fremy. La Réunion. — Selokaton. Indes néerlandaises. — Sengon. Indes néerlandaises. — Sebra, J.-C. Portugal. —* Service des affaires indigènes. Nouvelle-Calédonie. — Sers, Ernest. La Réunion. — Setoong Sens. Indes néerlandaises. — Severin, Antoine. La Réunion. — Silva (Rodriguez da). Brésil. — Selveira Barboza et Cie. Brésil. — Simajovel. Mexique. — Simas Fonséca. Portugal. — Sinibaldi, Alejandro. Guatémala. — Sitiaroja. Indes néerlandaises. — Société des Nouvelles-Hébrides.Nouvelle-Calédonie.
- — Soconusco. Mexique. — Soember Modjer. Indes néerlandaises. — Solis Miquel. Guatémala. — Solorzano, Fernando. Nicaragua. — Sorret, Nicolas, Guadeloupe. — Sosa, Francisco. Guatémala. — Sotomayor Cabinos. Equateur. — Sous-comité de la Pointe-à-Pitre. Guadeloupe. - Souza Pimenta. Brésil. — Sreiff. Nouvelle-Calédonie. — Suarez, Arsenio, Guatémala. — Suau et Cie. Espagne. — Suche, Antonio. Guatémala.
- Tefel, T. Nicaragua.— Timor. Indes néerlandaises. Tolédo, Francisco-E. Guatémala. — Toriello, Henrique. Guatémala. —Triboulet, Carlos. Guatémala. — Troni, Alfredo. Portugal. — Troyaud. Nouvelle-Calédonie.
- Umino Tashichi. Japon. — Urruela, Manuel et Cie, Guatémala. — Uruela, Francisco fils. Guatémala.
- — Uruela fils. Guatémala. — Urtécho, Ignacio. Nicaragua.
- Valladarôs, M. Guatémala. — Vallès. Tahiti. — Yasquez, J.-B. Guatémala. — Vega, Luciano. Nicaragua. — Yega, Manuel, Nicaragua. — Vêla, Cruz. Guatémala. — Yela, David, Nicaragua. — Vengochéchéa. Guatémala. — Yenisseau. Nouvelle-Calédonie. — Vera-Cruz (M.-T.-R. de). Portugal. — Vertscher. Indes néerlandaises. — Vic-torino, S.-B. Brésil. — Vida, Manuel. Guatémala. Village de Chiltiupan. Salvador. — Village de Izalio. Salvador. — Village de Naulingo. Salvador.— Village de Santa-Anna. Salvador.—Village de San-Isidoro. Salvador. — Villanova. Nouvelle-Çalédonie. — Yillaréal, Francisco. Salvador. — Vivas, Rosario. Nicaragua. — Vaal (de). Indes néerlandaises.
- Ycard, Léopold. La Réunion. — Yrumgaray (Dr José). Guatémala.
- Zanahoria. Guatémala. — Zacarias Silva. Vénézuéla. — Zelaya, Alberto. Nicaragua. — Zelmar, Farcy. La Réunion. — Zépeda, F. Mexique.— Zigeler, H. Indes néerlandaises.
- MÉDAILLES DE BRONZE '
- Abella, J.-L. de Mello. Portugal. — Abreu (Hercu-lanaf da). Brésil. — Agular, Félix-Antoine. Brésil. — Aissa ben Khaddi. Algérie. — Alvarato, Manuel. Nicaragua. — Abana, Miquel. Nicaragua. — Araujo (Francisco José de). Portugal. — Arrellano, Faustina. Nicaragua. — Arguello, Faustina. Nicaragua. — Arnould Goudron. — Assnmpea (D.-B.-Y. da). Portugal. — Auber frères. Réunion. — Auguste, Raphaël. Paraguay. — Avan, Manuel. Guatémala.
- Barbosa, Jovelino. Brésil. — Barillos, Carlos. Nicaragua.— Barrios, Arcadio. Guatémala. — Bastos (José-Alfonso de). Portugal. — Bellier de Villen-troy. Réunion. — Benaro, Augustin. Nicaragua. — Bolano, Léon-Léopold. Guatémela. — Borges, Hermenegildo. Brésil. — Brandâo, D. de C. Portugal. — Bravo da Silva. Portugal.
- Ganete d’Agustin. Paraguay. — Chaj Juan. Guatémala. — Chambre de commerce de Manille. Espagne. — Colonia de San-Luiz. Brésil.—Comité central de l’Exposition. Réunion. — Commission auxiliaire de Jujurv. République Argentine. — Commission de Loando. Portugal. — Commission provinciale de la Yega. République Dominicaine.
- Consalo Asturias, José. Guatémala. — Cordeiro, Joâo. Brésil. — Cordero, Manuel. Nicaragua. — Cunha (Pedro-Célestin-Gomès da). Brésil.
- Delgado, Léon. Yénézuéla. — Delgards, Léon. Yénézuéla. — Dias da Costa, Anacleto. Brésil. — Duque, Ant. Gomès. Portugal. — Engenho central de Yista Alegre. Brésil.
- Fagundes de Avilla. Brésil. — Felipe Passios. Vénézuéla. — Fernandes, Gustave. Brésil. — Fors-treim Leill. Russie. — Foyas. Portugal. — Francisco (Martin José de). Guatémala. — Fuentos, Domingo. Guatémala.
- Gabino, Sanchez. Yénézuéla. — Galvez, Manuel. Guatémala. — Géronimo, Rivas. Vénézuéla. — Gonzalès, Nirqua-A. Yénézuéla. Gouvernement d’Aguas Calientes. Mexique. — Gouvernement de Chihuahua. Mexique. — Gouvernement de Durango. Mexique. — Gouvernement de Guerrero. Mexique. — Gouvernement de Sinaloa. Mexique. — Gouvernement de Sonora. Mexique.
- — Gouvernement du Pérou. Pérou.
- Hockemeyer et Cie. Guatémala.
- Juan à Pinero. Yénézuéla. — Julio Monténégro.
- Vénézuéla.
- Kawashoo. Japon.
- Lacayo, Inocenti. Nicaragua. — Lacayo, Léopoldo. Nicaragua. — Lacayo, Roberto. Nicaragua.— Larabavon Zollikoff/Guatémala. — Léal, Francisco. Nicaragua. — Lévy Bastos. Portugal. — Limousin frères. Espagne. — Lisboa, Louis-Joa-chim. Portugal. — Loranzo Moralès. Yénézuéla. Macédo Irmâos. Portugal. — Manzanaves, Deside-ria. Nicaragua. — Marenco, Fédérico. Nicaragua. Martinez, Jéronimo. Guatémala. — Mazariejos, Francisco. Guatémala. — Mejia, José. Nicaragua.
- — Ména Crisogono. Nicaragua. — Mesquita Santiago. Portugal. — Moralès. Mexique. — Morand et Courtine. — Morera, José de. Nicaragua. — Municipalité de Chachâclum. Guatémala. — Municipalité de Cuidad Yeja. Guatémala. — Municipalité de' Jacotan. Guatémala. — Municipalité de Jocotenango. Guatémala. — Municipalité de Matacuesquintla, Guatémala. — Municipalité de Palencia. Guatémala. — Municipalité de Rocléo. Guatémala. — Municipalité de San Felippe. Guatémala. — Municipalité de San Pedro la Huertas. Guatémala. — Municipalité de Santa Inès de Pe-tapa. Guatémala.
- Nazarets. Portugal.
- Oliveira, (Félisberto de). Portugal.— Oliveira et gendre. Brésil. — Ortega, Francisco. Nicaragua. —
- Ortega, Martinez. Vénézuéla. — Ortega Martinez hermanos. Vénézuéla.
- Pacheco Romulo. Guatémala. — Pardo de Tavera. Espagne. — Pasos, Manuel. Nicaragua. — Pedro Ména. Vénézuéla. — Pelaez, Firmin. Guatémala.
- — Pelas, Alfredo. Nicaragua. — Pereira, E. République Dominicaine. — Pereira, Ramas-Joa-chim. Brésil. — Pinto, M. Vénézuéla. — Pinto Netjo et fils. Brésil. — Pirès Gam-a. Portugal. — Plâtrier, P.-Auguste.— Porto d’Oieveira, Augusto. Brésil.— P°n Alas Petoong. Indes néerlandaises.
- — pou Boemieredjo. Indes néerlandatses. — Pou Goowing Sarie. Indes néerlandaises. — Por Gogo-niti. Indes néerlandaises. — Pou Kalimaas. Indes néerlandaises. — P°n Lebak Paré. Indes néerlandaises. — Pou Pangoong Sarie. Indes néerlandaises. — Pon Soember Agooy. Indes néerlandaises.
- — Pon Soember Kertoe. Indes néerlandaises. — Pou Tjiferva. Indes néerlandaises. — P°n Tjiboe-rial. Indes néerlandaises. — Pothier, Louis. La Réunion. — Préfet de Alta Verapaz. Guatémala.
- — Préfet de Chiquimula. Guatémala.— Préfet de Escuntla. Guatémala. — Préfet de Guatémala. Guatémala. — Préfet de Hucheetungo. Guatémala. — Préfet de Jalapa. Guatémala. — Préfet de Quezaltemango. Guatémala.— Préfet de Retal-humba. Guatémala. — Préfet de San Marcos. Guatémala. — Préfet de Santa Rosa. Guatémala.
- — Préfet de Solala. Guatémala. — Préfet de Su-chitepequez. Guatémala. — Préfet de Jutiapa. Guatémala.
- Ramirez, Gérome. Nicaragua. — Ramon, Pinto. Vénézuéla. — Riba, Carlos-José. Brésil. — Ribeiro, Avellar. Brésil.— Rivas, Iieliod.Nicaragua. — Rodrigo et Carvalho. Brésil. — Rodriguez, Yicente. Nicaragua.
- Samayoa, Julien. Guatémala. — Santiago, Emilio. Nicaragua. — Santoss Joao, Félicio. Brésil. — Sedono,. Miquel. Nicaragua. — Selva, Carlos. —Nicaragua. —Silberberg, A. République Dominicaine.— Snitter, J.-L. Yénézuéla. — Société de l’Exposition Santanse lmp. Cachoeira d’Itaperni-cen. Brésil. — Société de l’Exposition Santanse lmp. Rio de Farmha. Brésil. — Société de l’Exposition Santanse lmp. Rio de Prata Armilaly. Brésil. — Société de l’Exposition Santanse lmp. Pétropolis. Brésil. — Société de l’Exposition de Santanse lmp. Santa Léopoldina. Brésil.—Société de l’Exposition Santanse lmp. Tembahy. Brésil. — Société de l’Exposition Santanse lmp. Yista Alegre Santa Léopoldina. Brésil. — Solorzano, Fréderico. Nicaragua. — Solorzano, Heliodoro. Nicaragua.
- Tegorro, Francisco. Brésil. — Tejera, Emiliano. République Dominicaine.
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- Urbina, Manuel. Nicaragua.
- Valladores, Augusto. Guatémala. — Vidrialis, Y. Mexique. — Yigel Rencidjo. Nicaragua. — Village de Tacapan. San Salvador.
- Wetzelet Cie. Brésil.
- Yam&guchi. Japon. —Ye King Fong. Chine. Zelaya, José. Nicaruaga. — Zelaya. Victor. Nicaragua.
- MENTIONS HONORABLES
- Achard, D.J. Inde française. — Allers, Pedro. Brésil. — Arnould Goudron.
- Bolombani. Algérie.
- Commission auxiliaire de San Blas. République Argentine. — Commission auxiliaire du Jujury. République Argentine. — Commission auxiliaire Junin. République Argentine.
- Diaz de Silva, José. Brésil.
- Fonséca (F.-A . da). Portugal.
- Goiburo. Pérou. — Grenier. Guadeloupe. Hernandez, José. Chili.
- José Dias de Silva. Brésil. — Jurado. Espagne. Lachi, Aristide. Italie. — Làhat. Indes néerlandaises. — Luis, Cosmodas. Brésil. — Lopez, Joâo. Brésil.
- Mallmann, Manuel. République Argentine. — Ma-nuand. —• Mauprivez.
- -Oliveira, Felisberto. Portugal.
- Papin, Eugène. Pereira Jorge de Silva. Portugal. — Planté, George-Victor. Cambodge. — Pento de Oliveira. Brésil. — P°n Liberia Java. Indes Néerlandaises.
- Raynaud de Mazan. — Richard, M.-Adam. La Réunion.
- Samat, Célestin. — Savigny, Ernest. Sobral, J.-A.-F. Portugal.
- Vidal, Manuel. République Dominicaine. — Villa, Salvador. République Argentine.
- Classe 72. — 2e section: Chocolats, Confiserie.
- GRANDS PRIX
- Commission centrale de Bahia, sucres. Brésil. — Commission centrale de Pernambuco, sucres. Brésil. — Commission centrale de Rio-Janeiro, cafés. Brésil.
- Gouvernement du Mexique, ministère des travaux publics. Mexique.
- Kharitonenko. Russie.
- Ménier.
- Raffinerie Say.
- MÉDAILLES D’OR
- Artez. Espagne.
- Bandot, Mabille et fils. — Blanco. Espagne. — Born-mann. Russie. — Botkine (les fils). Russie. — Bont (de) et Leyten. Pays-Bas. — BretQn aîné et gendre.
- Capsa. Roumanie. — Chabrier. La Réunion. — Chambre de commerce de Manille. Espagne. — Choquart. France. — Clémentz et Cie. — Collectivité des raffineurs de sucres. Belgique. — Compagnie coloniale. Espagne. — Compagnie des fabricants de Cambrai. — Corbet, Johu and C°. Angleterre. — Cossé-Duval.
- Daguin et Cie. — De Ronne Delanier. Belgique. — Dessaux, Ludovic. — Dramard et Privé.— Dreyfus. Equateur. — Duchassains de Fontbressin. Guadeloupe. Durand, à Carcassonne.
- Engenho central de Bracahuy. Brésil. — Engenho central de Quissamâ. Brésil. — Engenho central de Lorgina.Brésil.—Engenho central de Parahyba. Brésil. — Engenho central de Rio-Bonito. Brésil. Fry and Sons. Angleterre.
- Gouvernement de Oaxac.a. Mexique. — Guérin-Boutron frères.
- Hugon.
- Jacquin frères. •— Juncosa. Espagne.
- Kharhoff. Russie. — Kohler. Suisse.
- Lacaze. La Réunion. — Lamouroux(maison Pihan).
- — Léal. Espagne. — Lesage et Cie (confiserie de Saint-James. — Louis frères.
- Mac Lami Watson and C°, Mac Neil and Co, Fraser Citon and G° (en collectivité). Pays-Bas. — Maillard. Etats-Unis.
- Palcelier, Foulon et Fedit. — Posse Vinceslas. Ré- ' publique Argentine. — Poupon.
- Raffinerie de Ghâtenay. — Raffinerie de Mariensky. Russie. — Raffinerie Hermanow. Russie. — Raffinerie parisienne. — Raffinerie tirlemontoise. Belgique. — Raventos. Espagne. — Russ Suchard et Cie. Suisse.
- Salines de Sommervilliers. —Sion et Cie. Russie,
- — Société Alexandrovsk. Russie. — Société de Koustaneja. Russie.—Société delà raffinerie de Kiew. Russie. — Société Tchoupaxkhovka. Russie. — Souques. Guadeloupe.
- Teil (baron du). Guatémala.
- Usines du Petit-Bourg. Martinique. — Usine Pinto. Brésil. — Usine Bambural. Brésil.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Abanzit et Abrespy. — Adam de Villers. Réunion.
- — Agobet et Cie. — Aguettant (Ve) et Cie. — Arlatte.
- Balasoupramaniachetty. Inde française. — Ban- ,
- nier. — Bayle fils. — Bellier. La Réunion. — Bocquet (Garcet-Tremblat, successeurs).—Ballard Stephens. Angleterre. — Bougenot, Martinique. —Boutry (Ve). — Braquier et Boivin. — Bru-man et Beaupertuis. Guadeloupe. Casiez-Bourgeois. — Colonia-Isabel. Brésil. — Compagnie marseillaise. Guadeloupe. — Comp. Uniao agricola de Porto Real. Brésil. — Corhumel Endel. — Coricon. — Crédit foncier colonial. Guadeloupe. — Cumin.
- Dairah Sanieh de S. A. le khédive. Egypte. — Da-nonville. — Deshusses. Suisse. — Driessen. Pays-Bas. — Droulers. — Dureau.
- Eckenberg. Monaco. — Eisemenger. — Engenho central de Bomgardin. Brésil.— Engenho central de Cupim. Brésil.—Engenho centralde Piraanga. Brésil. — Escobar. Guatémala.
- Favre. Angleterre.— Forest. — Fouché.Martinique. Gaviâo. Brésil.— Giroux-Ploton. Godet. République Argentine. — Gouvernement de Michaocan. Mexique. — Gouvernement de Tepic. Mexique.— Grondart. — Guiste, Joseph. Italie.
- Hacienda de Fenanco. Mexique. — Hacienda de Allacoumbeo. Mexique. — Hibon, Renard. — Hileret. République Argentine. — HoRvay and G°, Bristo. Angleterre. —Hutrel et Deschamps. Algérie.
- Jacquemin père et fils. — Joaquin Rodo. Mexique. Korff. Pays-Bas.
- Lumbert (Maison Devinck). — Landrin (Ve). — Le ' Barbier et Chapuis. Algérie. — Le Vrai et fils. — Lopez Rubio. Espagne. — Louit frères.
- Mira Igona, Luis. Espagne. — Matte fils. — Méne-zes (José de). Algérie.— Mispelbdoum. Pays-Bas. Meyero Courtois. Belgique. — Moriondo. Italie. — Moujol. La Réunion.
- Nishimura. Japon. — Noël et Cie. Espagne.
- Péreire, Eug. République Dominicaine. — Peter.
- Suisse. — Puzzini hermanos. Espagne.
- Raffinerie de Taeloe. Grand-duché de Finlande. — Raffinerie Gorodok. Russie. — Rasquilha, Maria. Algérie. — Reboulin. — Renaud, J. et Duallé. — Robert, Clovis. — Rongier Rambaud et fils. — Rosello. Espagne. —Rous. Guadeloupe.
- Sa Belmiro. Algérie. — Saintoin frères. — Salines de Naixes. — San Francisco. Brésil. — Skara-manga, A.-G. Russie. — Société agricole industrielle de Batna. Algérie. — Société Hermanon. Russie. — Société sucrière de Port-Louis. Guadeloupe. — Sunis Canavanas, Espagne.
- Tandeau. — Tarnovsky. Russie. — Testamentaria Mendoza Tortina. Mexique.
- Usine Pointe-Simon. Martinique.
- Valaès. Equateur. — Tan Rorsun. Pays-Bas. — Vicat. — Vinaigrerie-nationale belge. Belgique. — Yoelcker-Coumes.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Agueira (vicomte de). Portugal. — Aguirre et fils. Espagne. — Alamedo, Julio. Chili. — Alomaz. Espagne. — Arnon frères. — Associations industrielles portugaises. Colonies portugaises. — Aze-vedo Mara. Brésil.
- Bahia central sugar factories. Brésil. —Barbier. — Barbe, L. — Barielle aîné. — Barrai, Léon. — Bastiani. — Bastiani. Angleterre. — Baudot (Ve) et ses fils. — Bensdorf et Cie. Pays-Bas. — Be-zard. — Bizouard. — Bon. Nouvelle-Calédonie. — Bourgoin. — Bruniquel. Réunion.
- Caba Onofre. Espagne. — Cabrera. Espagne. — Caparoy, J. — Camicas Hugounène. — Chausson. — Chavanne. République Argentine. Chia-parra y Parodi. République Argentine. — Commission de l’Etat Zulia et de la ville de Maracaïbo Vénézuéla, — Commission de Pernambuco. Brésil. — Commission de Rosario. République Argentine. — Compagnie des Comores. — Mayotte et Comorres. — Companhia. nacional de conservas. Portugal. — Consentini, Mario. Italie. — Cornu. Réunion. — Gosson (successeur Artaux). Dijon. — Courtefois.
- Dadant, Chas et Sons. Etats-Unis. — Dagousset, E.
- — Damien. — Dandicole et Gaudin.— Debacker.
- — Delagado Neblé. Catalogne. — Deneux Sou-vaux, — Durbaix. Belgique. — Derossy. — Domingo, Alfonso. Portugal. — Duaste Simoes. Mexique. — Dubourg. République Argentine. — Dufourt et Poinsignon. — Durand.
- Engenho central de Coqueiras. Brésil. — Engenho central da fabrica de Pojuca. Brésil. — Engenho central de Queimados. Rrésil. — Engenho central de Ribeiro. Brésil. — Engenho central de Sao Joao. Brésil. — Engenho central de San José. Brésil. — Engenho Riachao. Brésil. — Esteba. Olivier. Espagne. — Etat de Guanajuato. Mexique. Etat de Jalusco. Mexique.— Etat de Nuevo Léon. Mexique. — Etat de San Luio Potosi. Mexique. Fatteri Dominico. République de Saint-Marin. — Fosweth, A. Etats-Unis. — Fournerault frères. — Francisco de Marron. Mexique. — Fujü Mohei. Japon. — Fukui. Japon.
- Galoppe, Fernando. Portugal. — Geffray frères. — Georgion. Grèce. — Germano, José. Portugal. — Gflsard frères.Guadeloupe. — Gille, L., et Cie.— Giosa. Chili. — Gouvernement haivaien. Havaï.
- — Gouvernement de Jalisco. Mexique. — Gou-
- vernement de Vénézuéla. Vénézuéla. — Gouvernement de Zacatecas. Mexique. — Grootes. Pays-Bas. — Guyon. — Guzman. République Argentine.
- Hacienda de Galderon. Mexique. — Hacienda de Santa Clara. Mexique. —Hainaut Monnot. —• Haquet. — Hazera. Guatémala. — Heinz, J. et F., Titsburg. Etats-Unis, —Hidalgo, Edouardo. Espagne. — Horube Tokuel. Japon. — Hugo. Réunion.
- Ishema. Japon.
- JaimeNavarro y Trios.Catalogne.—Joachim de Sal-gueiro. Brésil. — Joshinaga. Japon. — Juan y Matuli. Mexique. — Juramillo. Equateur.
- Kajiya. Japon. — Kamya. Japon.
- Laliatut. — Ladge (Ve). — Lafosse. Réunion — Lagaye. — La Mulito. Espagne. — Lapeyreire. Réunion. — Laquerrière. Algérie. — Lebeaud. Réunion. — Lecourt et Serrés. — Lehuchet. — Lopez et Cie. Portugal.
- Maingre. — Mariano Barcena. Mexique. — Marques, Manoel-Pedro. Brésil. — Martorell. Uruguay. — Mathon. — Maussion. Belgique. — Men-dez. République Argentine. — Michel et Cie. Brésil. — Michel (fils de J.-B.). — Mirland et Cie.— Moneris. Espagne. — Molina,’E.-Federico . Catalogne. — Molino. Espagne. — Montilla. Espagne. — Montoya (Mme de), Salvador. — Mouserat (de). Espagne,
- Nunès, Antonio. Portugal. — Nutly et IJanotte. Ottesen. Norvège. — Otto, Hector. Monaco. — Ouashorn. Pays-Bas.
- Padilla. République Argentine. — Palacios (Mme de). Salvador. — Parent hermanos. Espagne.— Pedrosa de Maria. Portugal. — Peliti, Angleterre. —. Pères trappistes de Notre-Dame d’Igny. Picazo, Alfonso. Espagne. — Price, L.-A. — Pito Alves et Cie. Brésil. Pivez Lazarès José. Catalogne.
- Rahart, Louis. — Rousseau. — Rousseau, Félix. Saint-Hubert. Grand-duché de Luxembourg. — Sasaki. Japon. — Schultz. République Dominicaine. — Sekiguche. Japon. — Sestre (ancienne maison Leguerrier. — Shibata. Japon. — Shi-mada. Japon. — Silvera, Bernardo. Portugal. — Silz Lerouge. — Sixto Sarmina. Mexique. — Su-gissawa. Japon.
- Taffin. — Takawa. Japon. — Tanaka. Japon. — Terste Pretona (de). République Sud-Africaine.
- — Tornquist. République Argentine. — Truchi. Algérie.
- Usine Bandeira. Brésil. — Usine S. Antonio. Brésil.
- — Usine Santos Diaz. Brésil.
- Vaï Hiria. Tahiti. — Van Bunren et Cie. Pays-Bas.
- — Vasquez, José. Mexique. — Venchi. Italie. — Vicini. République Dominicaine. — Vidés, José. Salvador. — Viley. Etats-Unis. — Villéon. Mayotte et Comores. — Vinay. — Vinda San Remao. Mexique. — Voronine et fils. Russie.
- Wadeleux. — Wilbur. Etats-Unis. — Williot. — Wolfs. Belgique.— Wulf (successeur dePreiss). Russie.
- Yovanovitch. Serbie.
- MENTIONS HONORABLES
- Abrampoulo. Grèce. Achmed Effendi Wanas. Egypte. — Adams and Sons, Etats-Unis. — Aguilard. San Salvador. — Alvès Manuel. Brésil. Andrade. Colonies portugaises. — Antonez Chri-sostomoe. Portugal. — Araro. Mexique. —- Arias Desnisio. Espagne. — Asturo de la Guesta. Espagne. —: Aubouin.
- Bagley. République Argentine. — Barelli, Joseph. Italie. — Bessières, Jacob. — Blanca. Espagne. — Blotta. République Argentine. — Bon-nenfant et Mathieu. Tunisie. — Boris frères. Brésil. — Boskowitz. Serbie. — Bouchon. — Brandt. Suisse. — Brize Boulogne. Guadeloupe. Cambiaso.République Dominicaine.— Capellano, Jean. Italie. — Caracocio. Roumanie. — Car-bonnell. Espagne.— Carlos, G. Fernel.Mexique. Carvalho, José. Portugal. — Caso. Bolivie. — Castro y Moria. République Dominicaine. — Gha-bannes et fils. — Champagne. Algérie. Cividanis, Antonio. Guatémala. —Comité de l'Exposition. Indes françaises. — Commission de l'Exposition. Chili. — Commission du gouvernement. République de St-Marin. — Commission de San Pedro. République Argentine. — Compagnie de Pernambuco. Brésil. — Consvert Springer. Etats-Unis. — Cotton. — Courtois. Tunisie. — Couvent des Saintes-Augustines. Etats-Unis. Dalmanu, Luis. Espagne. — Devien. — Diaz. Espagne. — Donato Lozano. Mexique. — Dorantes y Ojéda. Salvador. — Douglas Sugar. Etats-Unis.
- — Drossulis. Roumanie. — Droste. Pays-Bas. — Dumoutier. Belgique.
- Effendi. Pays-Bas. — Engenho central de Gaétan©. Brésil.
- Fritz Mack and C°. Brésil. — Fullier. Vénézuéla. — Fusimoto. Japon.
- Gagny, Marie. Guadeloupe. — Garcia. République Argentine. — Garcia Luque. Espagne. — Gouvernement de la Basse-Californie. Mexique. — Gouvernement de Ciapas. Mexique. — Gouvernement de Tamaulipas. Mexique. — Gouvernement de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Nuevo Léon. Mexique. — Gouvernement de la République du Paraguay. Paraguay. — Gouver-. nement de Yucatan. Mexique. — Gruget. République Argentine.
- Hacienda de Acamilpa. Mexique. — Hacienda de Buenavisla. Mexique. — Hacienda de Freinta. Mexique. — Hacienda de Huacaleo. Mexique. — Hacienda de Santa Cruz. Mexique. — Hacienda de Suente de Hochi. Mexique. — Hacienda de Temisco. Mexique. — Hacienda de Zacatepec. Mexique. — Hernandez, Martin. Espagne. — Hernany jeune. Espagne. — Ho. Japon. — Hock. Pays-Bas. — Iiuyot.
- Ingenio Tacharendi. République Argentine. —Ro Japon.
- Jésus Ramirez. Mexique. — Jong. Pays-Bas. — Jostson Janaeis. Grand-duché de Finlande. Kataoka. Japon. — Kurashima. Japon. Kyroen-kosky. Grand-duché de Finlande.
- Lago, Joâo-Pereira. Portugal. —Landro. Espagne. Lauvens, Albert. Algérie. — Lemaire. Perse. — Lepage. — Lepage, Francisco. Brésil._ .— Leroy. La Réunion — Lescure, E.-G. Algérie.
- — Limoussin. Espagne. — Lutted, James,Etats-Unis-.
- Maestrani. Suisse. — Maïs, Pedro et Cie. Mexique.
- — Matti. Chili. — Maurice, Constant. Algérie. — Mauricio, Juana. Guatemala. — Melloz. République Dominicaine. — Middelburg. Pays-Bas. — Molaro. Italie. — Monteil. Algérie. — Moralès, Luis. Mexique. — Morange. La Réunion. —-Mougues. République Argentine. —* Municipalité de Chachaclum. Guatémala. — Municipalité de Ciudad-Viegar. Guatémala. — Municipalité de Mataquescuintla. Guatémala. — Municipalité de San Antonio La Paz. Guatémala. — Municipalité de San Felipe. Guatémala. — Municipalité de San José Poxaquil. Guatémala. — Municipalité de Santa Lucia-Gotzumalguapa. Guatémala. — Municipalité deZapotitan. Guatémala.— Munioz. République Dominicaine. — Murga Ramon. Guatémala. — Morillo, M. Y. République Dominicaine.
- Niencomb. Etats-Unis, — Nollet (Ve). Martinique.
- — Numa Damas. Guadeloupe. — Nutly et Ha-noLte.
- Ocampo Orassa. République Argentine.— Orellana (Conception). Guatemala.
- Padro. Espagne. — Palacios. Salvador. — Pari-got. —Pécoul. Martinique. — Peixoto, Manuel. Portugal. —Pereira Romarez. Brésil. — Petriat et Griffaut. — Petro. Serbie. — Pimentel, Fernando. Espagne. — Preserving, E. Etats-Unis.
- — Puego (Valentin de). Espagne.
- Quenstedt. Chili.
- .Raphaël Iliescas. Mexique. — Rouce de Saoula. Algérie. — Ross Mary, E. Etats-Unis. —Rouyer, Paul. Algérie.
- San Germès. République Argentine. — Seminario (Ve). République Argentine. — Serrailles. République Dominicaine.— Siebenthal.(de) etpalinge.
- — Signeira, José. Portugal. — Sinibaldi. Guatémala. — Stevenson. Espagne. — Stockhnysen et Van Gulten. Pays-Ras. — Stoelin.
- Theodoresco. Roumanie. — Tonnoni. République de Saint-Marin.
- Usine centrale de Purez. Brésil.
- Vasquez. Guatémala. — Verrier. Algérie.— Vicente Rodriguez. Nicaragua. — Vidés, Simon. Salvador.
- — Village de San Luis. Salvador. — Village de San Salvador. Salvador. — Ville de Usulatan. Salvador. — Vinchon.
- Waag fils. R.ussie.
- Zanetta. Chili. — Zepeda. Japon.
- Classe 73. — 3e section : Liqueurs.
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- Les distillateurs français pour leur exposition collective de fabrication.
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- Bardinet. — Batardy. — Berthe. République Argentine. — Blanchard et Cie. — Blankenhagen. Russie. — Bont et Leyten. Pays-Bas. — Bosch. Espagne. — Branca. Italie. — Bruniér. — Brum Pérod et Cie.
- Collard. — Cazanove. — Clarac. République Argentine. — Cora. Italie. — Cosnard et Cie. — Cruz. Chili.
- Debrise. — Declerck et Potin. — Despouy et fils.
- Chili. — Deux et Blanc.
- Escat et Cie. Espagne.
- Fabrica Ancora. Portugal. — Forestier frères. — Fouassin. Belgique.
- Golland. — Galland.— Garduno. Mexique. — Garnier et fils.- — Get. — Girou. Tunisie. — Guillo-teau. — Guillot et Cie.
- Hellbrekers fils. Pays-Bas. — Hulst Hamp et fils. Pavs-Bas.
- Isaut'ier (Ve) et fils. La Réunion.
- Joanne.
- Kalaclinikofï. Russie.
- Laussel. — Legoug et Delbeque. — Lejay Lagoutte — Letaillade. Uruguay. — Levillain.
- Marie Brizard et Roger. — Masquelier. Belgique, j
- — Mehlié. Martinique. — Montalant. — Morel, Francisco. Espagne. Mouchotte. — Moureaux frères. — Mugnier.
- Naltet-Menaud. — Nouvialle.
- Pahlen (comte de). Russie.— Picon et Cie. — Pihl-gren. Grand,-duché de Finlande.— Pons. Algérie.
- — Poulsen et Cie. Norvège. — Pourquier. La Réunion. — Prud’homme et Piozet.
- Réquier. — Rochat.— Rocher frères. — Rouquay-rol. Brésil. — Rousseaux et Moureaux.
- Sabatier. Algérie. — Saintoin frères.— Sapin, Gilbert. — Société industrielle. Monaco. — Solon et fils..Grèce.— Strate. Paraguay.
- Tour.se.
- Violet. —Vrignaud fils.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Achin. Suiss — Almenn et Ropp. Suisse. — Antonio (don José). Espagne. — Arnaud. — Ascione. Italie.
- Bala Soupramania Chetty. Inde française. — Bara-beau et fils. — Barbin. — Barros. Brésil. — Baudot (Ve) et fils. — Bénard et Lemaître. — Bénitès. Mexique. — Bernai. Espagne. — Bertrand. — Bertrand, Manuel. Espagne. — Blanqui. —Bolen Byrn. Etats-Unis. — Bolegnesi. — Bonnenfant. Tunisie. — Bonnyaud. — Bouland. Algérie. — Boulanger. — Bourcier. — Breton. - — Rures. — Bysterweld. Pays-Bas.
- Cabran.—Cabre. Guadeloupe.— Caretti. Italie.
- — Catz et Pekel fils. Pays-Bas. — Celis Cortines. Espagne. —Charnay._— Cito. Italie. —Claque-sin. —’ Gollakis, Grèce. — Collas. Grèce. — Collentis. Grèce. — Compagnie agricole et sucrerie. La Réunion. — Compagnie norvégienne. Norvège. — Congouille. — Cook et fils. Véné-zuéla. — Cooymans et fils. Pays-Bas. — Cooy-mans, G. et fils. Pays-Bas. — Corbettor. Algérie.
- — Costa. République Argentine.
- Daverne. — Daynac. Sénégal. — Debord. — Déjardin. — Delbays. Algérie. — Delor. — De-martis. Chili. — Denize et Cie. — Denneval et Cie. Suisse. — Dennler. Suisse. — Détang. — Desaphys. — Desionis et Pelletier. — Desoyer frères. — Distillerie française (grande). — Dolin et Cie. — Dorn et Clarac. Martinique. —Dreyer. Russie. — Dubonnet frères. — Dupuis fils.
- — Algérie. Durban.
- Fakler. —Faubey, Paul. — Ferran (Ve Manuel). Espagne. — Fivaz. Suisse. — Fouché. Martinique. — Freund Baloir et Cie. Italie.— Froissand et Cie.
- Ganovitz. Autriche-Hongrie. Genestine. — Gonza-lès, Gomès. Espagne. — Gorrias. Algérie. — Gouvernement de l’Etat de Michoacan. Mexique.
- — Gouvernement de l’Etat de Puebla. Mexique.
- — Gouvernement de l’Etat de Querataro. Mexique. — Gouvernement de l’Etat de Vera-Cruz. Mexique. — Gouvernement du district fédéral. Mexique.—Gross Droz.— Guasco. Algérie. — Guéry. — Guihard, Féréal.
- Hémard. — Hetzen et fils. Pays-Bas. — IPuergo.
- République Argentine.
- Jusselain. Martinique.
- Kubelev et Romang. Suisse.
- Labbé. — Lallemant. Algérie. — Lanatte, Jono B. Brésil. — Laurin. — Lartigue, Martinique. — Laurent et fils. — Lecoat de Kervegen. La Réunion. — Legrain etTirveillot.— Lemaire. — Les-curas. — Lillet frères. — Lindgren et Cie. Suède. Lion. — Loetzen. Norvège. — Lorquin, C. Algérie. — Lorquin, J.-B. Algérie. — Luplau, Danemark. — Lysholm. Norvège.
- Macchi. Italie. — Mack et Cie, Fritz. Brésil. — Maillier et Cie. — Marques de Plollande. Brésil.
- — Martin, Paul.— Mathé. Salvador.— Mercier.
- — Mezin. — Monclova hermanos. Espagne. — Muraour.
- Nicolleau. Espagne. — Notermans. Belgique. — Nugens et Cie.
- Oolgaard. Pays-Bas.
- Palacio. Salvador. — Paoli. Algérie. — Pascal.— Payrault et Ferrouillat. — Pecci frères. Paraguay. — Pedroza, Joachim. Espagne. — Perazzo (Antonio y. République Argentine. — Perlstein. Pays-Bas. — Perrain, André. — Perrein frères. Picon, Thérèse. — Pino (Julio del). Espagne. — Pomes. Espagne. — Pons. Espagne. — Popoff et Cie. Russie. —Popoff frères. Grand-duché'de Finlande. — Popova. Russie. — Premier.— Premières fabriques. République Sud-Africaine. Ramirez José.et Cie. Vénézuéla. — Raspail et ses fils. Rejetowski. Russie. — Renouard et Cie. — Ricqlès et Cie. — Rimbault. République Argentine. — Rodriguez et Cie. Uruguay. — Roitel.— Rosenberg. Paissie. — Rouhier. Angleterre. — Bouchon.
- Sabatier. — St-Hilaireet Cie. — Sanz, Aparicio. Espagne. — Saradjeff. Russie. —Silva, Alberto.
- — Simon aîné. — Singer-Theile. Roumanie. — Smirnoff. Russie. — Smirnoff fils. Russie. — Sous-comité de l’Exposition de Marie-Galante. Guadeloupe.
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- Jucumelet.
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- 2e Série. — N° 171.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mercredi 6 Novembre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.............. 30 fr.
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- LA MÉDAILLE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- LE TOUR DU MONDE
- EN 37 MOTS
- C’est une belle langue que l’anglais et, comme dit Figaro, il en faut peu pour aller loin : avec « goddam » ! en Angleterre, on ne manque de rien; c’est le fond de la langue.
- On en peut dire autant du mot « attention » ! que M. Decauville a fait traduire dans tons les idiomes connus et même inconnus, à seule fin de garder de malencontre les passagers exotiques de son petit chemin de fer.
- Les étrangers ont bien encore, par ci par là, quelques autres mots qu’ils emploient en conversant, mais il est clair que cette bienheureuse interjection « attention » ! est pour toutes les autres langues ce qu’est « goddam » ! pour l’anglais : un passe-partout.
- Le membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, préposé à la confection desdites affiches, s’en est donné à cœur joie, monologuant sans merci dans tous les dialectes, patois et jargons, dans toutes les langues, demi-langues, quarts de langue et pseudo langues — vivantes ou défuntes —depuis le modeste français jusqu’à Fantique sanscrit, en passant par le turc, l'hébreu, l’arménien, le chinois et le japonais, dont je ne donne pas ici d’échantillon pour ne pas humilier les ignorants.
- Là où le français dit tout crûment attention, l’italien dit attenzione ; le portugais, attençao ; l’anglais, caution; le danois, observer; le sué-
- dois, observera; l’autrichien, warnung ; le luxembourgeois, get oicht, et le hollandais, waarschu-wing.... que nous avions pris d’abord pour du pur coryza.
- Le celtique dit ouellet, le hongrois figyelmetz-tetes, le malgache tandremo, le tchèque pozor, le grec prosochè, le flamand let op, et le roumain bacati de séama, substitué récemment à la forme incorrecte ingrijiti, qui n’était, paraît-il, que du roumain d’occasion, du patois de patois.
- Le malais dit djagar baïîc, le polonais ostrzéga-sie, le basque qhazou, l’annamite cho kliéo et le provençal bravi genti, qui signifie « attention » aussi exactement que Ludovico Magno veut dire Porte Saint-Déni s.
- Mais la palme du laconisme revient à l’espagnol qui se contente de trois lettres, flanquées de deux points d’exclamations : « ; Ojo 1 » lisez « Œil ! »
- Très commode, n’est-ce‘pas, ce nouveau procédé de polyglottie pariétale, qui fait tenir trente-sept langues en trente-sept mots. Il semblait même que cela dût couper l’herbe sous les pieds au nouveau-né, le volapück, réputé langue universelle ; on l’y a mis pourtant : le volapück dit « Senito ».
- Une fois engagé dans cette voie — pas une voie étroite, celle-ci — le petit Decauville ne pouvait plus enrayer. Après le volapück, on devait logiquement donner droit de cité à l’affiche sténographique, comme la plus apte à être happée d’un coup d’œil par des voyageurs lancés à toute vapeur,
- Enfin, le tour du rébus est venu :
- A tend.SION Preux nez gare dos arbres Nœud sort (un conscrit) thé nid Jambe Ni (qui) tette.
- Voilà un raffinement, un comble, auquel n’ont pas songé les OEdipes ordinaires des journaux du dimanche : le rébus déchiffré au vol. Publiera-1 on les noms des vainqueurs? Grand émoi parmi les célébrités du genre. MM. Gétéça, G. Deviné, K. Linault, l’ami Rail, l’abbé Tise^ lord Féon, miss Thère, miss Houri, lady Namite, et tutti quanti. Us et elles ne se tiennent pas de joie et ne parlent de rien moins que de se constituer en congrès en vue de faire reconnaître le | Rébus comme langue officielle. Pourquoi pas? C’est une langue .aussi claire, sinon plus, que celle de MM. les décadents, car le rébus, au moins, veut toujours dire quelque chose.
- Mais tout cela, rébus compris, ne faisait encore <pie trente-sept langues.
- Trente-sept langues, quelle misère, quand on songe que les savants en ont compté jusqu’à deux mille, depuis le Ivâvi, ancien idiome de Java, compris du seul M. Renan, jusqu’au moderne Javanais du boulevard, que gazouille si purement Mlle La Goulue.
- J’aurais bien désiré aussi une pancarte écrite en langue Zende, avec des caractères cunéiformes — ainsi nommés sans doute parce qu’ils affectent des formes de... clous— mais on ne peut pas tout avoir.
- Quelques phrases topiques en Védique ou en
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- ' BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Prâcrit — fut-ce même en Pâli — m’eussent été au cœur. Et quant au Palialavi ou Pehlvi, nous le parlerions aujourd’hui couramment s’il avait plu à INI. Decauville, aussi bien que le Boun-Dehech, son dérivé, fort en vogue dans la Mé-die au temps d’Ardeschir.
- Quoi ! du rébus et pas d’hiéroglyphes, ce rébus des anciens 1.... Je sais bien que nous pouvons nous rabattre sur le turc, mais il y a turc et turc, comme il y a fagot et fagot. J’ai toujours eu un faible, moi, pour celui que parle Covielle à M. Jourdain, et je rêvais une alfiche portant en lettres flamboyantes :
- MAMAMOUCHIS !
- Houlaba Dalachou marababa sahem !..., etc.
- Une langue historique également sacrifiée, et bien à tort, c’est celle que parlait l’ânesse de Balaam.
- ##
- Que de lacunes !... Par suite de quel oubli cette administration, si soucieuse de protéger les têtes et les jambes de ses clients, n’a-t-elle pas fait mention de leurs bras? Ne véhicule-t-elle que des manchots?
- Pour les aveugles, il eût fallu une affiche avec caractères en relief, qu’ils eussent déchiffrée par le simple toucher, en promenant leurs doigts sur les murs. .. pendant que le train était en marche.
- On a manqué enfin de sollicitude pour messieurs les escarpes, qu’on a traités comme de simples Prussiens, en mettant leur langue en interdit.
- L’ami Ponchon y a pourvu, lui, et avait composé, pour mettre en garde les pauvres hous-seurs contre la malignité des arbres, une jolie affichette en argot qui débutait ainsi :
- ALLUME!
- Je ne la cite pas en entier pour ne pas la déflorer.
- Puisque l’érudition courait les murs, l’occasion était bonne pour nous offrir une revue panoramique des variantes de notre propre idiome depuis ses origines romanes jusqu’à nos jours.
- Avec l’époque du serment de Strasbourg, on nous eût recommandé de veiller sur « nostro commun salvament », et avec celle de Rabelais, on nous eût donné quelque chose dans ce goût-ci :
- Or ça, perégrins bélistres, véhiculés trez pretieulx, soiez records de ne forissir de léans jambes ne testes au lez des arbres, ni vous, belles dames, vos cornettes et escafignons, à peine d’estre trestous horri-ticquement esmouchez, et joincteset nerfs dissoulds, et fressure et tout, les uns navrez à ce coup, d’aul-tres en desmourant espaultrés, stropiats, oedipodi-ques ou pouacres.
- Là où Bossuet eût débuté emphatiquement par :
- GRANDS DE LA TERRE ! la période révolutionnaire nous eût donné le classique :
- CITOYENS !
- et je vois d’ici le père Duchesne allumant ses fourneaux pour la circonstance :
- N. d. D.
- Les bons bougres de patriotes feront bien de garder leurs têtes et leurs bras pour la défense de la patrie et les Jean-F..., amis de Gustine et de Du-mouriez pour la sainte Guillotine,
- Puis l’école douceâtre des Delille et des Fon-tanes nous ramenait aux périphrases fleuries si
- joliment pastichées par ce pauvre About dans Y Homme à l’oreille cassée :
- O MORTELS !
- Et toi surtout, sexe enchanteur, fuyez de ces bosquets les rameaux homicides. N’attirez point sur vos têtes {on eût laissé de côté les jambes, comme pas assez nobles) le courroux des hamadryades jalouses : un prompt trépas vous enverrait, hélas, au noir séjour des ombres.
- Romantique mâtiné de Scribe, l’hiérophante du Chat noir aurait écrit :
- MESSEIGNEURS !...
- et près de là, l’école naturaliste nous eût cité du Cambronne. Lé « Scrongnongnongnieu » de Ramollot eût coudoyé le « ohé la coterie ! » d’un sublime, genre Denis Poulot.
- Enfin, pour compléter ce panthéon des « bocquillons », comme on dit en style de typo, la rédaction d’une affiche décadente eût été expressément demandée à M. Réné Ghill, comme seul capable d’interpréter la langue qu’il parle, et cela nous eût valu de « l’écriture » dans le genre de ceci :
- AUX QU’ON GONYÈHE
- et des Troncs, irrévocablement récursifs, oh ! récursifs et irrévocables, effuge, tourbe parallèle, la Giffle, et quelle (?) giffle d’Arbres, péremptoire, des Tibias hors norme proscuste, aussi baliste des réfractaires, dont tant, Boîtes à.substance grise; heur et heurt.
- Mais laissons ces tardives doléances ; voici qu’un vague fumet de macaroni nous prend au nez : c’est l’affiche latine qui réclame ;
- O GIYES !
- Hoc consilium datur omnibus Quod se méfiant ab arboribus,
- Pour qu’ils r’vienn’ complets in suis gourbis, Gum pedibus et cum jambis.
- Cela vous exhale une bonne odeur de cuisine à laquelle un gourmet ne peut se méprendre. C’est, en effet, sur l’officine même du restaurant hongrois que la chose se pavane. Il est midi : cela tombe à merveille. Chouette!... comme on dit à l’Académie. Allons manger le gulach et le fromage de Liptay.
- Georges Izambard. ------------------ .
- DERNIÈRE HEURE
- On nous demande de différents côtés ce qu’on verra pendant les jours qui suivront la clôture officielle.
- Nous croyons savoir que les palais des Beaux-Arts et celui des Arts libéraux seront absolument fermés. Les peintres et les propriétaires de collections voulant enlever leurs objets à l’aise et en toute sécurité.
- Dans les galeries des industries diverses, sera établie une sorte de kermesse, les exposants auront le droit de vendre à l’amiable et à l’encan tous leurs produits.
- Dans la galerie des Machines, ne resteront ouvertes que les parties ou les travaux d’évacuation n’empêcheront pas la circulation.
- Enfin, la Tour Eiffelsera complètement isolée; on y arrivera par une porte spéciale de 10 heures à midi, et par les portes ordinaires de midi à 4 heures.
- ÉCIIOS
- Le chemin de fer Decauville
- Statistique des voyageurs du chemin de fer De-
- cauville à l’Exposition :
- Du 6 mai au 1er octobre.............. 4.950.717
- Du 1er au,31 octobre................. 1.111.860
- Total au 31 octobre........ 6.062 577
- Recettes au 1er octobre,.......... 1.237.679 25
- — du 1er au 31 octobre......... 277.965 10
- Total des recettes à fin octobre. 1.515.644 35
- \os hôtes
- Il y a quelques jours est arrivé à Paris, un jeune avocat, M. Alexandre Lioy, directeur de la Tri-buna Guidiziaria de Naples, qui marche à la tête de l’école positive.
- M. A. Lioy est venu tout exprès en France pour étudier notre système pénal, et particulièrement la loi sur les récidivistes, dont, seul, en Italie, il a publié une traduction. Comme membre du Congrès anthropologique, qui s’est tenu ces jours-ci, il a été parfaitement reçu à l’école de médecine par les docteurs Magitot et Manouvrier.
- La Journée d’hier
- Le nombre des visiteurs de l’Exposition a été, hier encore, considérable. Vers trois heures, telle était la foule aux abords du pont des Invalides, que M. Montpellier, officier de paix, voyant l’impossibilité d’établir une circulation normale sur les passerelles, a dû recourir au moyen usité les jours d’affluence exceptionnelle, en faisant passer sur la berge de la Seine une partie des personnes qui se rendaient de l’Esplanade au Champ de Mars. Cela a duré jusqu’à la nuit.
- Service de police
- Depuis hier M. Lefébure a remplacé M. Collas, en qualité de commissaire de police chargé du service spécial du Champ de Mars.
- Le banquet des gardiens de l’Exposition
- Le banquet international des gardiens de classes de l’Exposition aura lieu jeudi soir, 7 novembre, à six heures et demie, à la Brasserie Européenne, avenue Lowendal, 20.
- M. Carnot
- Le président de la République, venu de très bonne heure au Champ de Mars, a passé hier toute la matinée à visiter les galeries des expositions diverses, et surtout le Palais des Machines.
- Pour les pauvres de Paris
- M. le président 'de la République vient de faire adresser la lettre suivante à chacun des maires des vingt arrondissements de Paris :
- « Paris, le 4 novembre 1889.
- « Monsieur le maire.
- « M. le président de la République, ne voulant pas que les pauvres de Paris soient plus oubliés à la fin qu’au commencement des fêtes de l’Exposition, me charge de vous envoyer de nouveau la somme de 1,000 francs pour être distribuée, de sa part, le 6 novembre, aux familles les plus nécessiteuses de votre arrondissement.
- « Veuillez agréer, monsieur le maire, l’assurance de ma haute considération.
- « Le général de brigade, secrétaire général "de la présidence, « Brugère. »
- Un agent infidèle
- On a arrêté hier, en flagrant délit de vol, sur une des tables des vendeuses du Palais des Beaux-Arts, un agent de police. Il avait particulièrement soustrait une série de cinq billets de la Tombola, et, bien qu’il prétendit que c’était par plaisanterie, il a été maintenu en état d’arrestation, révoqué, et il va passer devant la justice.
- LISTE DE$~rIcûÏpENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889
- (Suite)
- Classe 73. — 3e section : Liqueurs.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Achin. — Atana, Antonio. Espagne. — Albert. Martinique. — Alexandre, Manuel. Portugal. — Alexandroff. Algérie. — Âmoros. Algérie. — Am-mann et Cie. Suisse. — Archambault. — Armas. Vénézuéla. — Aiglon. Algérie. — Avila (d’). Mexique. — Audouard. — Azopardi. Algérie. Baggley. République Argentine. — Bagge Axel et Cie. Suède. — Bailly. — Bazax. Mexique. — Banyuls Foissy. Algérie. — Baerban. Algérie. — Barbaresso. Grèce. — Barcelo y Torres. Espagne. Bardillon. — Bernaud et Mènejan. Algérie. — Barrière. — Bastard et fils. Espagne. — Bastiani. Bastos. Brésil. — Batalla. Vénézuéla. — Baudin.'
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Bazinet.— Beaure. — Bechet.— Becker. Belgique. Benkelaer. Belgique. — Bens (Ve). — Berendorf. Bestard, André et fils. Espagne. — Bertrand. Algérie. — Bigallet frères. — Boccardo. — Bochirol.
- — Bolle fils. Suisse. — Bos. — Bourret.— Boulle. Bousquet. — Bonaud. — Boyard. — Brachet. — Brias et Cie. Espagne. — Brudenne. Burgeat Bailly. — Busquet. Belgique.
- Cabaner. — Calliconis. Grèce. — Cambonis. Suisse Gamilio. Brésil. — Campredon. — Camprubi y Baimi. Espagne. — Canas DelostaL — Carvalho. Portugal. — Castagnali. Italie. — Caumontat. Belgique. — Cavalle. Uruguay. — Gesano, Rafael Italie. — Chardon. — Châteauneuf. — Châte-lain. Algérie. — Chotin et Giffard. — Choustoff. Russie. — Civrac et Mathias. — Gombe. — Corn-nini. Italie. — Commission du gouvernement. République de Saint-Marin. — Gomoz. — Couderc. Algérie. — Croisille. — Cuerro Fequita. Mexique. — Cueva (Manuel de la). Espagne. — Gusse.
- Daniloff. Russie. — Dardenne et Borredon. — Dernme et Krebs. Suisse. — Dénoc. Tonkin. — Destouches. — Deviliiers. — Digeon. — Dolin (Ve). — Diaz, Firmin. Espagne. — Dubois. — Duthu Céry. — Duval, Raoul.
- Epoudry. Sénégal.
- Félix et Gie. — Ferrini. République Argentine. — Fichet. — Fontonne. — Formont. — Fourché. — Foulet. — Fraulo, M. Espagne. — Frenck. Guadeloupe. — Froloff frères. Russie.
- Galland, Algérie. — Gamboreni. Uruguay. — Garcia. Algérie. — Gariga. Espagne. — Garnier. Algérie. — Gascard. — Gaston. Martinique. — Gé-don. Guadeloupe. — Gentet. Algérie. — Georges.
- — Gérard. — Ghizzoni. Italie. — Gokkes fils. Espagne. — Gontolin. Algérie. — Gonzalès. Mexique. — Gouvernement de Aguas Calientes. Mexique.— Gouvernement de Durango.'Mexique.— Gouvernement de Hidalgo. Mexique. — Gouvernement de Jalisco. Mexique. —- Gouvernement del Rio. Mexique. — Goutard. — Gouzin. Algérie. — Gras et fils. Algérie. — Gravet-Guillois. — Greidel. Suisse. — Guerrero hermanos. Espagne. — Guillot.
- Haagr-Levert. Pays-Bas. — Hatton et fils.— Haller.
- Suisse. — Henry. Algérie.
- Jansenvult. Portugal. — Jarry.. Juvillier-Morizot.— Julien.
- Kéramah Nouvelle-Calédonie. — Keunn. Russie, — Kretzoin. Roumanie.
- Labatut. — Lahos Nunès. Espagne. — Lallachis. Tunisie. — Lamela. Espagne. — Lapiquonne. Martinique. — Laruelle. — Laroche (Ve). Martinique. Laugier. — Lecomte. — Legrand et Bertrand. — Lejeune.— Lemercier-Daval. — Lemercier frères.
- — Lesage et Dufour. — Licari. Tunisie. Liado, Juan. Espagne. — Lompuy (de). — Louvet. — Louzis. Grèce. — Lucet-Fieury.
- Marchand et Gie. — Margry. Algérie. — Maria Utor. Espagne. — Marnot, Mac et Gie, — Martineau. Martinique. — Martorell, Antonio. Espagne. — Masin. — Mattéi. — Maurizio. Suisse. — Mayard. — Métrai fils. Suisse. — Meyer et Princy. — Michel et Gie. — Milhe-Poutingon. Algérie. — Millet et Rychmann. — Morilleo, Antonio Pi. Espagne. — Mougenot. — Mucholz. Nadaud. — Nass et Heckman. — Nérik. — Nobre et Cie. Portugal.
- Oliveira. Brésil.
- Panio. Algérie. — Paquete Mercie. — Parera, Juan. Espagne. — Parera, Philippe. Espagne. — Paris.
- — Parpezat. — Perdrizet. — Pereira, Jésus. Portugal. — Pereira, Manoel. Portugal. — Pérez. Mexique. — Perrenod. — Peretti. Algérie. — Pi-chevin. — Pineta. Guatémala. — Piotrowski. Algérie. — Pistolet. — Plasse. —• Pouhon. Suisse.
- — Polak et Groningue. Espagne. — Poulet. — Presqui. — Privât. — Procopis. Grèce. — Putois.
- Quenot.
- Rademakers. Belgique. — Raillac. — Regler. xilgé-rie. — Reinhard. — Raynaud. Brésil. — Riccard et Garnier. — Righotti. République Argentine. — Rio (Antonio del). Mexique. — Rivoire fils. Algérie. — Robatto et Gie. République Argentine. — Roguere. Russie. — Roguer, J. et Marie. Espagne.
- — Romero, R. Espagne. — Rovira, F. Espagne. Roviralta. Espagne.
- Sabatav. Roumanie. — Salmon. — Sandoz et Gio-vennï. Suisse. — Schaffner. Algérie. — Schmidt. Belgique. — Seguin et Dedreux. — Sels et Gie. Belgique. — Senezis. — Serdio (Onofrede). Espagne. — Serpa. Brésil. — Sgavinatsos. Grèce. — Sharz. Suisse. — Sinlkens. Belgique. — Simon.— Sotiropoulo. Tunisie. — Soudrille. Monaco.— Su-reda, José. Espagne.
- Tachet. Algérie. — Tellez (les fils de Ramon). Espagne. — Thibault. — Tranquoij de la Lande. — Trouin, Algérie.
- Vadis. — Vanheret. —Verdier fils. — Viguer. Tunisie. — Vêla Mexique. — Vilaro, Narcis. Es- ! pagne. — Villemot, Lasse et fils. — Voisin. — i Warin. . j
- Zarocosta. Tunisie. — Zeegers. Espagne, |
- MENTIONS HONORABLES
- Aubé. — Aullio. Algérie. — Arjona, Rafaël. Espagne.
- Balbiani, Punet. République Argentine. — Barth et Gie. — Bellelli. République Argentine. — Ber-thoud trères. — Blachère. — Bagnère. — Boltul-tat. Espagne. — Bonnemaison. Algérie. — Bourdin. — Brandebourger. — Bretteville. — Bruguière. — Buisson et Crié. — Buisson, Louis.
- Caballero. Chili. — Carlos. Brésil. — Carrera. Mexique. — Chabannes et fils. — Gharavil. — Chassmann et Gie. Vénézuéla. — Châtillon. Algérie. — Chauve et Gie. — Chinchurrita. Mexique. — Clos, Joaquim. Espagne. — Court. Algérie. — Coutinho, Emilio. Brésil. — Cruz Sarma-na. Mexique. — Cusilon, Moïse. Algérie.
- Dacher. — Darriet et Gie. — Delbos. Despax. — Distillerie de Pouzin. — Duarte Simois. Brésil. — Duchemin. La Réunion.— Dumas-Damas (Mme). Guadeloupe. — Duval. Paraguay, — Duvau. Tunisie.
- Elwanger. Chili. — Ernil, Jacob. Danemark. — Esmaresc (d’). Italie.
- Fabre. — Fabrica progressa. Portugal.—Fernando, Amoros. Espagne. — Fernando. Algérie. — Figera (de la). Mexique. — Filosolo y Hermanos. Mexique. — Fonseca et Cie. Portugal. — Fran-conie (Ve). Guyane. — Frézouls et fils.
- Gambier. — Gattina. République Argentine. — Gattinel. Algérie. — Gavillier. — Gillet, Paul. Suisse. — Gondal. — Gouvernement de Chiapas. Mexique. — Greek. Algérie. — Grivaux. — Guis-lain, Vin.
- Hammel frères. — Hanot. République Argentine.— Iiarriaque. Uruguay. — Hélimund. Vénézuéla.
- Irinth. Algérie. — Isachia. Roumanie.
- Jaume, Miquel, et Viche. Espagne. — Jimenez. Espagne. — Journo, Moïse. Algérie. — Jungo. Suisse.
- Kretchman Weber. Chili.
- Lacaze, Francisco. Espagne. —• Lafargue. — La-meth (comte de). Martinique. — Lalanne.— Lasserre. — Lebreton-Faucheux. — Leclerc frères. — Le Coultre. Suisse. — Lucioni. République Argentine. — Loury. — Luciano. Italie. — Luck. Algérie. — Lyon, Pierre.
- Marcopoulo. Grèce. — Martes Ferbos. — Mas. — Mathisoh. Vénézuéla — Maure. Algérie. — Me-lendez. Salvador. — Mesmer. Suisse. —• Mettrier et Robbi. Italie. — Meyer. Algérie. — Molfino. République Argentine. — Monnet, Max. — Mou-tas, Germinio. République Dominicaine. — Mo-ralès. Mexique. — Moralès. Algérie. — Moreil-hon. Guadeloupe. —Morillon (Mlle). République Dominicaine. — Morini. Uruguay. — Morros, Angel. Espagne. —Muraba, Enrique. Espagne. — Muratore.
- Naranjo, Antonio. Espagne. — Naville et Gie. Rou-
- • manie. — Nogueira. Brésil. — Nollet. Martinique. — Novosdtzoff. Russie.
- Paganou et Gie. — Pairault. — Pélissier. Suisse. — Pendas. Mexique. — Pernette. — Pétial et Grif-foul. — Pillet. Algérie. — Pinto. Brésil. — Pozo, Esteban. République Dominicaine. — Pretta. Chili. — Puricelli Varnal. République Argentine.
- Queirel Comas. République Argentine.
- Raynal, Charles. — Rey. Vénézuéla. — Rey et fils. Suisse. — Riboust. — Richard, Pierre. — Rideau. Riebel. République Argentine. — Riva (de la). Guatémala. — Boussel. — Roussel. Algérie.
- Saffray-Fortin. — Saint-Aude. Martinique.— Saint-Mieux frères. — Scotti. Italie. — Selon. Tunisie. Shônemann. Brésil. — Silva, Augusto. Portugal. Simon. — Sinouchine. Russie. — Soubiron. — Strigiotti. République Argentine.
- Taveau. — Testa. Algérie. — Tellier. — Tofanelli. République Argentine. — Tovas (de). Mexique. — Truchy. Algérie.
- Varguillas. Vénézuéla. — Varquez Lopez. — Vau-freland (de). — Vialaneix. — Vieira. Brésil. — Vilaggi. République Argentine. — Voirin. — Yollejo, F. Espagne.
- Classe 73. — Boissons fermentées. lre section Y ins.
- GRANDS PRIX
- Association commerciale de Porto. Portugal.
- Cardinal Lavigerie. Tunisie. — Castella (de), Paul. Victoria, Australie. — Chili. — Collectivité des exposants de Madère. Portugal.
- Djordjadze. Russie.
- Gonzales Dias. Espagne.
- Ligue des propriétaires du Douro. Portugal.
- M. Henri d’Orléans, duc d’Aumale. Italie. — Ministère de l’agriculture, alcools et sucres. Brésil.
- Plaedllorens. Espagne.
- Segovia, Aurelio. Espagne. — Syndicat du commerce des vins de Champagne.
- Vignobles de la Côte-d’Or, représentés par les expositions collectives organisées par les soins .du comité départemental de la Côte-d’Or, du co-| mité d’agriculture de Beaune et Nuits, de la chambre de commerce de Beaune et la chambre syndicale de commerce en gros des vins et spiri-
- tueux delà Côte-d’Or. — Vignobles de la Gironde, représentés par les expositions collectives organisées par les soins du comité départemental de la Gironde et des syndicats viticoles et agricoles de Saint-Emilion et de Blanquefort et Lesparre, ainsi que par les expositions des maisons de commerce de Bordeaux et du syndicat du commerce en gros des vins et spiritueux de la Gironde.
- MÉDAILLES D’OR
- Abadia. Algérie. —Achaia. Grèce. — Adolfo Bayo. Espagne. — Akermann, A. xAlgérie. — Alfau Philippe. Algérie. — Allan. Algérie. — Allard (h’); — Alpenaurada (comte d’). Portugal. — Al-varès Arenas. Espagne. — Amelin. Algérie. — Ana Maria Jimenez (Mme). Espagne. — André, Frédéric. Algérie. — André (Mme Ve Louis).
- — Andres de Sard. Espagne. — Andrieu E. —
- — Anglade, Jean. Algérie. — Anthérieux-Perier. Antonia A. Ferreira. Portugal. — Antonio de la Mucla. Espagne. — Antonio Foronti. Espagne.
- — Arambourg, Victor. Algérie. — Arbentz. Algérie. — Arguelles, F. Espagne. — Argyros, N. Grèce. — Arlès-Dufour. Algérie. — Arnaud.
- — Arnoux, François. Algérie. — Aurelles de Paladines (d’). Algérie. — Avansays, Iiipolito. Espagne. — Azorin, Caspar. Espagne.
- Bagratini Markrawsky (prince). Russie. — Ba-heyre (H. de). — Barber, Thomas. Algérie. — Barcelo y Torres. Espagne. — Barrai, Léon. — Bartholomé Soler. Espagne. — Barton, B.-F. — Bascou, Louis. — Basseras y Reig. Espagne. — Beaucour, Fortuné. — Bellemer, Th. — Bennegas Tiburcio. République Argentine. — Berger (Ve).
- — Berger (Ve L.). — Bernardo da Silveira. Portugal. — Berrouaghia (Le pénitencier agricole de). Algérie. — Best, Henri. Australie. — Beylot Charles. — Bichot-Moyne. — Billaud, Antoine.
- — Billioud, Joseph. — Bippert et Morerod. Suisse. — Blanchou. Algérie. — Blandy frères. Portugal. — Blayney. Australie.
- Blic (Henry de). — Boisard, Paul.— Boissac (de), Bernos et Couve et Déroulède. — Boissonneau, Edouard. — Bouisset, Ferdinand. — Bon-Carat.
- — Bordet aîné.—Bouchon. Algérie. — Boudier Collet, Boudier Joignault. — Boufïard, F. — Boulé, José. Espagne. — Bourgeois, Léon. Algérie. — Brame, Paul. Algérie. — Brintet-Moisse-net. — Brun. A. Algérie. — Bruninghauss, R. — Bruno, Charles. Algérie. — Bruzeau-Bpusseau. — Bur, Jacques. Brésil. — Burdel. — Burmester, J.AV. Portugal. — Burney Young, E. and C°. South Australia. — Bursio, Aloys.
- Cabassot frères. Algérie. — Caisse commerciale (France et Algérie). Dubout et Cie. Algérie. — Calderon, Valentin. Espagne. — Galleinaki. Roumanie. — Calvé, Julien. — Carbonel (Ve de). Espagne. — Cargue. Algérie. — Cafretero, Pedro. Espagne. — Carson brothers. Australie. — Cas-queiro, J.-M. Portugal. — Casteja. — Cavallo, José et frères. Uruguay. — Caves de l’hôtel Continental. — Cayrou, M. — Cazeaux, député. — Çhainage Vierset, L. Belgique. — Chalut-Voiry.
- — Chambre syndicale du commerce en gros des vins et spiritueux des arrondissements de Mâcon et de Villefranche.— Chambre syndicale des vins et spiritueux de la Côte-d’Or.— Chamico da Silva, J. Portugal. — Chamonard, J-B. — Champeaux (de). — Champy père et Cie. — Chanut, D. — Chaperon et Cie. — Chapot, S. — Charvet. Algérie. — Chassaigne (comte de la).— Château royal Decelie. Grèce. — Cauché, G.-A. Etats-Unis. — Chaussarat. Algérie. — Chaix d’Est-Ange (héritiers). — Claret Megliavalla. Etats-Unis. — Clau-zel, Etienne. — Clauzel, Eugène. — Clerc, J.-B.
- — Clos Lebhar. Algérie. — Clos Mustapha. Algérie.
- Cochburn Smithes. Portugal. — Cointreau. — Com-bier, A. Algérie. — Comice agricole de l’arrondissement de Libourne. — Compagnie Algérienne. Algérie. — Compagnie générale des vignes - de Alto-Douro. Portugal. — Compagnie vinicole sicilienne. Italie. — Compania vinicola. Espagne. — Comte Armand. — Comte-Montessus. — Conde las Almenas. Espagne. — Comte de Rodesno. Espagne. —• Constant, Camille. — Cora frères. Italie. — Corboz, C. et xAug. Suisse. — Correa de Sampaïo. Portugal. — Gosmetatos, P. Ph. Grèce. Cosson, Emile. — Costache, Alexius. Roumanie.
- — Counillon. Algérie.—Courbet-Silïren.xAlgérie.— Coustet. — Creté et Cie. Tunisie. — Croft et Cie. Portugal. — Cruse, Adolphe. — Cruz (Ve). — Cunho, don Eduardo. Portugal. — Cunha Reis, J.-F. Portugal.
- Dagne. Algérie. — Daloz fils. — Danaricie. Roumanie. — Danger. Algérie. — Daniel y Coll. Espagne.— Daudet, Joseph, Algérie. — Depolie, Paul. — Delaforce, Georges H. Portugal. — Delà-vente, David. — Delmon et Cie. — Demangeat.
- . Algérie. — Département de l’agriculture du canton de Vaux. Suisse. — Deniau, Léopold. — Descaq, J. — Dias Pereira, D. Portugal. — Dieu-donné-Rouvier. — Domingo Cuevas. Espagne. — Domingos Alfonso. Portugal. — Dracke del Cas-tillo. — Dubard. xAlgérie. — Duboucher. xAlgérie. Ducarpe, Léopold. — Dudolut, P.-C.-A. -Algérie.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- — Duffau-Lagarosse, D. — Dufour de Raymond (comte). — Dulac-Dieudonné. — Dumont, A. — Dun, J.-E., et Cie. Espagne. — Duplessis-Four-caud. — Durand-Dassier.
- Echegaray frères et Arnaud. République Argentine.
- — Ecole d’agriculture Décaillet. Algérie. — Elipe y Elipe, Antonio. Espagae. — Eloy Lecanda. Espagne. — Errazu (héritiers de). — Esçhenauer,F.
- — Exhau, Frédéric. — Exposition collective de la Charente-Inférieure. — Exposition collective de Maine-et-Loire. — Exposition collective des vins de l’Hérault. —Exposition collective des vins vaudois. — Eyriniac. Algérie.
- Fajardo, Eduardo. Espagne. — Falcoina, G. Roumanie. — Fallet. Algérie. — Falquiér, Ferdinand. Algérie. — Faure, A. — Feret, A. Tunisie. — Ferrand, Ad. — Ferro, B. Espagne. — Figuerredo. A. T. J. Portugal. — Filhiol, Gustave. Algérie,
- — Floros, Athanase. Algérie. — Fonseca, S.J.M. Portugal. — Francisco de On a. Espagne. — Frei-tas junior. Portugal.
- Gaillardo. Algérie. — Garcia, Eladio. Espagne. — Gaspar de Aranda. Espagne. — Gaudin, Jules. Algérie. — Gauthey cadet et fils. — Gautherin. Algérie. — Georges. Algérie. — Géry et Lemaire. Tunisie. — Ghizzoni, Louis, Italie. — Gièse, Ferdinand. — Gioberti, Louis. Italie. — Gio, Filippi. Saint-Marin. — Gil hermanos. Espagne.—Giraud, Louis. — Gnatio Davila. Mexique. — Gœrt et Mugnier. Algérie. — Goitia hermanos. Espagne. Gornbos, Ladislas. Autriche-Hongrie. — Gomez, Pereira Manuel. Portugal. — Gonzales y Cia. Espagne.— Gonzalves, Serodio. Portugal.—Gouvea Cunha et C. Portugal. — Graham brothers. Australie. — Gresigny (de). — Grillon, E. — Grosbon frères. — Gros-Guenaud. — Gros, Gustave. — Gueder, L. Miquel. Portugal.— Guelpa et Fronzi. Algérie. — Guerra. José, R. Portugal. — Guer-rero (Faustina Mme). Espagne. — Guignard. Algérie.
- Hardison frères. Espagne. — Heine (Ve Armand).
- — Hidalgo, E. Espagne.— Hijos de Agustin Blas-quez. Espagne. — Hijos de Pedro Valls. Espagne.
- Irmado Mecedos. Portugal. — Irvine, Hans. Australie.
- Jacqueminot (les fils). — Jacquin. — Jadouin et Ducassou. — . Jaeggi. — Jarry de Pontbriant (Mme). — Jean, François. Algérie. — Johnston, N. — Joliet. — Joncat, Jacques. Algérie. — Jourdes. Algérie. — Jubitero Culogio. Espagne.— Julien et ses fils. Algérie.
- Karouby - Massaoud. Algérie. — Kœnigswarter (Mme Ii.). — Krohn brothers et Cie. Portugal. Labarrère. Algérie. — Lablanche. Algérie. — Labo-rel-Melini, Louis. — Labouré-Gontard. — La-darre, François. Algérie. — Lafargue (Ve). — Lafond-Savine (Auguste de). Algérie. — Lafour-cade, L. — Lafforgue, Jean. Algérie. — Landais fils. — Langlois-Davonneau, J. — Laperlier (Ve).
- — Lavallée, Victor. Algérie. — Laville, Remy. Algérie. — Lacaze, Gaston. — Lafon, Raymond.
- — Lalande, Armand. — Lalande et Cie. — Lalande (comtesse de). — Larrieu, E. — Las Cases (comte de). — Lataste, Achille. — Leacok et Cie. Portugal. — Leblond, Maurice. Algérie. — Lefèvre et Remondet. — Lemaire, M. Perse. — Le-mestroff. Algérie. — Lesieur, Ambroise. Algérie.
- — Leturgeon, François-Etienne. — Levasseur, J. Algérie. — Ligier-Belaire. — Llansama, Francisco. Espagne. — Loiseleux, Armand-Félix. — Lopez Ileredia, R. Espagne. — Lopez, Pedro. Espagne. — Laurence d’Almeda. Portugal. — Louys, A. — Lozes, Paul. Algérie. — Luetkens (Mme de). — Lugol, Ed.
- Machado, P. José. Portugal. — Marcial de la Ca-mara. Espagne. — Macieira, José Maria. Portugal. — Mackenzie Briscoll. Portugal.— Magen, Ernest. — Maisonnasse, Aug. Algérie. — Maka-roff. Russie. — Malen (commandant). — Malien. Algérie. — Mallard, S. — Mandiola, Raphaël. Chili. — Manuel Bento-Souza. Portugal. — Manuel de Mestre. Espagne. — Manuel-Roux. — Marcelle. Algérie. — Marchandeau, Parfait. — Mareilhac. — Marès, Henry. — Marey, Monge et Ligier-Belair. — Marey-Monge, V.-E.
- Marignan (baronne de). — Marini. Algérie. — Marion, Adrien. — Marion, Eugène. —Martel, H. Algérie. — Martel, Orner. — Martin Breton. Espagne. — Martinez, Francisco. Espagne. — Martinez Ortega. Espagne. — Martinolle. Algérie. Masson, Georges. Suisse. — Math Fenerheerd, IJ. Portugal. — Matta, J.-N. Portugal. — Maurin, J.-B. — Mazziotti, A.-M. Portugal. — Meudonca Ermenegildo. Portugal. — Meneres, A.-F. Portugal. — Merlo y Cezudo, Antonio. Espagne. — Meunier père et fils. — Mignon (Ve). — Milsand. — Minas Geraes, Adolphe. Brésil. — Missions africaines (le supérieur de l’école des). Egypte. — Miaylovitch, Louka. Serbie.— Moissenet-Brintet. Molin, Adolphe. — Molines, Ulysse. — Morot, Albert. — Montagne. — Montevaro, Jean. République Argentine. — Montoy, L.-A. — Moya, Adolfo. Espague. — Mulsant-Perreau. Algérie. — Murrieta (Marques de). Espagne.
- Naranjo, Nicolas. Chili. — Navarro, Antonio. Es-
- pagne. — Navarro, Joseph. Algérie. — Noguès frères. Algérie.
- Olivier, L.-H. Algérie. — Olivaes (vicomtesse des). Portugal. —Osiris.— Ovalle V. de Reyes (Mme Fanny). Chili.
- Pape (Henri prince de Valdina. Italie. — Passeard.
- — Paul Jorrot. — Paya y hijos, Gabriel. Espagne, _ Peloux Vougeot. — Pemartin, José. Espagne. — Penfold and Cie. South Australia. — Pereira, Luis. Chili. — Perez, José. Espagne. — Pe-rier de Larsan (H. du). — Pestana da Silva, J.-G. Portugal. — Petit, Auguste. Constantine. — Petit-Laroche. — Peychaud et fils (Ve L.). — Pichon-Longueville (baron de). — Pigassou. — Pillet-Will (comte de). — Pimentel, Fernando. Espagne.
- — Pinel. Algérie. — Pinheiro d’Azervero. Portugal. — Pinto, F.-C.-A. Portugal. — Pinto-Coelho, D.-C.-Z. Portugal. — Piola. Albert. — Pitta (C.-A. Mourao). Portugal. — Pujo (Ve Lucio). Algérie. — Planteau, S. — Polanco y Cie. Espagne.— Portron-Bassot. — Poupon, Aug. — Pro, J.-M. Espagne. — Puig de Galup. Espagne. — Pury, G. Australie.
- Quan tin. — Queiroz Bento, P. de Viega. Portugal.
- — Quenedey, A. — Quenot, Henri. — Quer, Luis. Espagne. — Quevedo, José. Espagne. — Quevedo, Pablo. Espagne.
- Rabourdin. Henri. — Ramiroe. Espagne. — Ramos Redondo. Espagne. — Ramos Tellez. Espagne. — Rayat. — Rabatu. Miguel. Espagne. — Recerdo (de). Algérie. — Reclus et Fnignard. Tunisie. — Régnault (Ve) çt Dueil. Algérie. — Regoa, vicomte de. Portugal. — Renaud, J.-E. et Duallé.— Rerolle, G. — Ricardo, Lorenzale. Espagne. — Richemont, comte de. Algérie. — Riera, Miguel. Espagne. — Riera, Manuel. Espagne. — Rigaud, J.-B.-F. — Riya y Rubio. Espagne. — Robin, Antoine. Algérie. — Rocha, Valenti F. Portugal. — Rochefort, marquis de. — Rodier. — Rodosmatos. Grèce. — Rndriguez, José. Espagne.— Roger, L.-J. Oran. — Rostagny. Algérie. — Rothschild (barons A., G. et E. (de). — Rothschild (baronne James (de). — Rousseau. Algérie. —Royer, La-baume et Cie. — Royo Teage et Cie, H. Portugal.
- — Roznovanans, N. Roumanie.
- Saint-Affrique (baronne de). — Saint-Guirons (Mme Marie). — Salamanca, Enrique. Espagne. — Sa-liba. Algérie. — Sandeman et Cie. Portugal. — Sandoval, José. Espagne. — Sanguinetti, M. Espagne. — Santiago Ruiz. Espagne. — Sanudo, Pedro. Espagne. — Sarget de la Fontaine (baron).
- — Sauveton, Amédée. Algérie. — Scala, Pascal. Italie. — Schutz, Vincentz. Autriche-Hongrie. — Scouzès, P. Grèce. — Sedvvick, J. Cap de Bonne-Espérance.— Seguin, Manuel. — Servat, Joseph. Algérie. — Sevaistre, député. — Sèze, Louis. — Silliman, Ch. — Silva, A. Correada. Portugal. — Silva (F.-J. daCt0). Portugal. — Silva et Cosens. Portugal. — Silva Pereira, L.-A. Portugal. — Sil-vestre. Algérie. — Simodaès (comte de). Portugal.
- — Sipière (Ve). — Smith Woodhouse. Portugal.
- — Sociedad de Goscheros. Espagne.
- Société anonyme des grands vignobles de Sartène.
- — Société centrale d’agriculture de l’Hérault. — Société centrale d’agrictileure de la Savoie. — Société civile de Château-Montrose. — Société civile de Schuigny. Tunisie. — Société civile du vignoble de Château-Latour. Beaumont (de), Fiers (de), Courtivron (de). — Société d’agriculture de l’Aude.
- — Société d’agriculture (comice de Nice). — Société de Monaco. Principauté de Monaco. — Société des Salins du Midi. — Société du Sebka. Algérie. — Société générale de viticulture de Lyon. Société viticole d’Adelia. Algérie. — Société de viticulture algérienne. Algérie. — Solon et fils. Grèce. — Souin. Algérie. — Soulié père et fils.
- — Sous-comité de Lons-le-Saunier. — Sousa, A. (de). Portugal. —Subercaseaux, Ramond. Chili.
- — Sureda. José. Espagne. — Sylvestre Toro. Espagne. — Syndicat du commerce en gros des vins et spiritueux des côtes du Rhône. — Syndicat des vins et spiritueux de la Gironde. — Syndicat régional agricole des cantons de Cadillac, Podensac et limitrophes. — Syndicat viticole et agricole de Blanquefort, Castelnau et de l’arrondissement de Lesparre. — Syndicat viticole et agricole de Saint-Emilion. — Syndicat vinicole et commercial d’Indre-et-Loire.
- Tailhand. — Taylor Platgati d’Y. Portugal. — Terras. Tunisie. — Texier, Léon. Algérie. — Theus neveu. Algérie. — Thibaudin, Alexandre. Algérie. — Thomas Hardy and Sons. South Australia. — Tisserand. Algérie. — Torres (J. Colores Mme). Chili.— Toutounovitch, P.-C. Serbie.
- — Tovar, José. Espagne. — Tripos, S. Grèce. — Troplong, Edouard.
- Union des viticulteurs de Douera. Algérie. Vaddington, Ricardo. Chili. — Vaissier. — Val-deorras. Espagne. —Valdes, Leonor. Espagne.— Valdespino, A.-R.— Valente de Regoa. Portugal.
- — Vasconcellos, César. Portugal. — Vasquez, Fernandez. Espagne. — Verset, Jules. — Vianna. Portugal. — Vianna d’Menezes. Portugal. — Viau (Ve). Algérie. — Vidal y Arinjo. Espagne.— Vieira, Manuel-José. Portugal.— Vieira daSouza,
- J.-S. Portugal. — Viesca (Marques de). Espagne. Vital frères. — Vogué (comte de).
- Wachter, Alexandre. — AVardet and C<L Portugal.— Wetmore, Charles. Etats-Unis. — Webeaux. Hector.
- Yelkitcli, Jean et fils. Serbie. — Yering. Australie.
- * MÉDAILLES D’ARGENT
- Abren Guimaraes, G.-A. Portugal. Abren et Luina. Poitugal. Abren, D. M. G. Cotruie. Portuo-al.
- — Abren, D. Guilherme. Portugal — Abry Louis. Algérie. — Achin fils aîné. Suisse. — Ac-kerman _ — Agapito Diaz Lopee. Espagne. — Aise Solvico. Espagne. — Alane, Antoine Espace- - Albaladola (Ve). Algérie. - Albano Cou-
- thmo. Portugal. — Albrieux, F. Algérie __Aleio
- Arnedo. Espagne. — Alexandry (baron'Frédéric d ). — Alibert, C. — Allard, Georges. — Allènue Algérie. — Alliate, Edouard. Italie. — Allian H." Algérie. — Almeida da Silva (d’). Portuo-al' — Almeida J. S. Palma (d’). Portugal. — Almeida Albuquerque (d’).. Portugal. — Almuca, Eduardo.
- Espagne. Alpendurada (comte d’). Portugal______1
- Alvalareze, M. Portugal. — Alvarode Ferreira-de Méao. Portugal. — Alves et Preire. Portuo-al. — Amiques. — Amirault. — Amorin, A. Candido. Portugal. — Anastasin Tack. Roumanie — An-dronikoff Prina. Russie. — Animât et fils. Chili.
- — Anonis hermanos. Espagne. — Antichievicb Autriche-Hongrie. - Antonio Arcias. Espagne -Antonio Garcia Woblyas. Espagne. — Antonio Luis de Seabra. Portugal. - Antonio, Maria. I ortugal. — Antonio, IJ. Perez. Espagne — Ara-boels, Jeronymo. Espagne. — Aradas, D.-A. Por-tugal. — Aranjo, J.-O. Portugal. — Aranjo Quei-rez, J.-M.-B. Portugal. — Areia da Vilella. Portugal. — Arguedas, Joaquim. Espagne. — Arias
- Bavon. Espagne. — Arias Diomino. Espagne ______
- Armmjon, Ernest. — Arnaud, Edouard. — Arnaud, Elie. — Arnaud et Brenot. Algérie. — Arte-
- aga Rufino. Espagne.,— Artzimowitch. Russie.___
- Ascairaga y hijos. Espagne. —Arcione. Italie — Atalaya Herdrizon (comte). Portugal. — Auberio-nois, G. Suisse. — Aubin-Sigé. — Aurillon L.— Avérons frères. — Agricola Evora. Portugal — Australian Wine Importen Cie. — Angleterre — Ayrolles. — Ayrolles (Mlle). Espagne. — Ayunta-mie-nlo ^-e Besulova. Espagne. — Ayuntamiento de Formentara. Espagne. — Ayuntamiento de Berrefana. Espagne. — Azevedo et Albuquerque, D. J. Portugal. — Azevedo Loureido d’A. Portugal. — Azevedo, Joas Carlos. Portugal. — Azevedo, J.-J. Portugal. — Azpiaretta, Félix Espagne.
- Bacque, Léon. — Baccquès, V. Algérie. ___ Bao-ra-
- tion. Russie. Baican, Alex. Roumanie __________
- Baille, Charles. — Bails, P. Algérie. — Baldo-mers. Bonal. Espagne. — Balestrieri. Algérie.
- — Balthasar Fernando, Espagne. — Baqueno Juan. Espagne. Barcelo Carnieu. Espagne. — Barazarte frères. Chili. — Barbozella (Syra M. Portugal. — Barcelo Consuelo. Espagne. — Bar-doux, J. — Bardoux-Keller. Algérie. — Barelle L.-J. Algérie. Barille, colonel. — Baritaut du Carpai (comte de). — Barret, Jules-Félix. — Ban osa, Antonia G.-S. Portugal. — Barraquero, Honorio. République Argentine. — Barrat-La-viné, A. — Barrault-Jardinier et fils. — Bastard
- — Basteire, Joaquim. Portugal. — Bastide, L.
- Algérie. Bastide-Vaissière. — Bastide. ________
- Basso. Algérie. Baudoux. Algérie. — Banro
- Rafael. Espagne, — Bayard, L.-A. Algérie. _____
- Baysselonce et Cazalet. —Bear et Cie. Australie.
- Beatriz d’Azevedo. Portugal. — Beaudet frères. 6t L. Bechaud, Adrien. — Bechu, Adrien. — Beck (Ad). Etats-Unis. —-Becker. Algérie. — Bel François. — Belford, J. Portugal. — Belliard’ Frédéric. — Belugon, David. — Benet, Francisco! Espagne, — Benitez, Manuel. Chili. — Benito, Simon. Espagne. — Benoist frères. Algérie. — Berard jeune. — Berger. Algérie. — Beringer Bion. Etats-Unis. — Berland. — Bernard, José. Espagne.— Bernard, Ch.— Bernard. — Bernard, Marius et Cie. République Argentine — Bernard, François. — Bernardo, Gonzalès. Espa-gne. — Berniard, Gonzalès. Espagne. — Bert E.
- — Bertin-Roulleau. — Bertrand, L. — Bertrand, Adrien. Algérie. — Bertrand, H. Algérie. — Bertrand, E. Algérie. — Besco, Francisco. Espagne.
- Besnard, H. Algérie. — Besnard, Louis. —
- — Besserat, Edmond. — Besson-Perrault. Algérie. — Best, Iienry-Victoria. Australie. — Betsch, Adam. Algérie. — Beugin, Amédée. Algérie. — Bevière (de la). — Beyermann, Henri. — Beza-mat. Chili.
- Bezencenet, L. Suisse. — Bianchi, .Joao. Portugal- Bidault de l’Ile, Albert. — Biegler’s. Autriche-Hongrie. — Bigot, Amédée. — Billard. — Pillerez, Auguste. — Billiard, Albert, Algérie. — Blagoyevitch. Serbie. —Blaize, Jlonoré. Algérie.
- — Blanchard, Louis. — Blanchet, Charles. Algé-Us. Blanchet. — Blandeau, Louis. — Blavier, -k. Blockskew, Jules. Autriche-Hongrie, — Blum, Samuel. Algérie. — Bocion, Paul-Joseph. Bodinier. — Bofull, J. Espagne.
- Boillot-Garnier. — Boireu, Bertrand. Algérie. —
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Bois-Saint-Cyr. — Boisard, Paul. — Boisgiraud, Joseph. — Boissier, Albert. — Boistot aîné. — Boivin, Alphonse. Algérie. — Bône-Guelma. Tunisie. — Bonnery, G. Algérie. — Bonnery (Ye). Algérie. — Bonnet frères. — Bonneval, vicomte de. — Bonnevin, Paul. — Bontoux, Brolemann et Cie. Tunisie. — Bordallo, Federico. Espagne.
- — Bordenave frères. Algérie. — Borges, Joâo. Portugal. — Borgnet. Algérie. — Borloze, Philippe. Algérie. — Berramusa. Juan. Espagne. — Boti Villaplana. Espagne. — Boubès, Charles. — Boucau, Yves. — Bouchereau-Doury. Algérie. — Boudet, Etienne. Algérie. — Bourdon. (Dr). — Boudrot-Renaudot. — Boufïet. — Bouin, F. — Boulad, J.-L. Egypte. — Boullet, Louis. — Bou-naud. —Bounette. Algérie. — Bourgogne, C. — Boursot. — Boutot, E. — Boutrot, Ernest. — Bou-vet-Ladubay. — Bouvier, Algérie. — Boza y Le-mano. Pérou. — Boyer, Barthélemy. Algérie. — Boyer, F. — Boyer. — Branca frères. Italie. — Branio, G. del. Espagne. — Brazio, J.D. Cunhen. Portugal. — Bremontier. Algérie. — Bressaud-Minot. — Breton, Gustave. Algérie.
- Brette. Algérie. — Brière frères. Algérie. — Brin-card (baron). — Brito (Dom Pedro P. de Sousa). Portugal. — Britschki. — Broude. Algérie. — Brown, Guillermo. Chili. — Bruat, André. Algérie. — Brugel, Denis. — Brunet, L.-Pierre. — Bruchet.— Buisine. Algérie. — Busse. Australie.
- — Buisson. Nicolas. Algérie. — Buono, Jean. Algérie. — Bure, Adrien. Algérie. — Burel, Jean. , Algérie. — Burg, Charles. Algérie. — Buston, Charles. Algérie. — Butticaz frères. Algérie.
- Caballero, Juan-J.Espagne. — Caballero, Francisco. Chili. — Cabanie, Justin. Algérie. — Cadabal (Francisco de Sousa). Portugal. — Cad)ergues. Algérie. — Caétanno Pinho da Silva. Portugal.
- — Capela. Algérie. — Calandrin, P.-J. — Galens, J. aîné.— Calisto Yagné. Espagne. —Camoin, H. Algérie. — Campos de la Muela. Espagne. — Campos Freire (J. de). Portugal. — Camuzet. — Canapa (Salvador). Algérie. — Canas Delostal. —
- — Cacella, D.-F. Portugal. — Gandela, Manuel. Al gérie. — Candida Bresto. Portugal. — Caniier, i A. Algérie. — Çapilla, Joaquin. Espagne. — Ca-rafan frères. Algérie. — Caravias, Hippocrate. Grèce. — Carbo, Eduardo. Espagne. — Carbonne et Cie. — Cardés (Comte F.). — Cardoso Cortès. Portugal. — Carlos (A. d’Alméida). Portngal.— Caries et Blanc.
- Carlier et Salembier. Algérie. —Carlos Puchol. Espagne. — Garmentraud. — Carmona (Mme Ma-rianna). Espagne; — Carnières (de). Tunisie. — Carnillo, Nicolas. Espagne. — Carrimiro Lopez. Espagne. — Carton et Chouillon. Algérie. — Car-valho (M. de). Portugal. — Carvalho (A.-M. de). Portugal. — Carvalho, P.-J. Pereira. Portugal. — Castello Pevaa. Portugal. — Caupels, Pierre. — Cavailhon.— Caves archiducales Wilhem Schuth. Autriche-Hongrie. — Cayla, J. Algérie. — Ca-zeaux-Cazalet. — Casanova. Algérie.— Cassans.
- — Cassiaro, Pedro. Espagne. — Castang (Ye). Algérie. — Castano (H. dos Reis). Portugal. — Castel, Pierre. — Castel. — Castel Branco. Portugal.— Castello P&ïa. Portugal. — Castro, Jules. République Argentine. — Catans, Antonio. Espagne. — Cathala, Victor.
- Cayetano Pons. Espagne. — Cayrou aîné. — Ce-lerier, Albert. — Geilero, Pedro. Espagne. — Cer-dan, Lazaro-Léon. Espagne. — Cerqueira, M.-A.-Maria. Portugal. — Ceruelo, José. Espagne. — Cincu Antor. Roumanie. — Cito. Italie. — Cha-baud, . C. Algérie. — Chabert, Albert. — Chai-gneau, Jules. Chili. — Chaine (Mme). — Chalupe (vicomte de). — Champenois. — Champion, J.
- — Ghampon. — Chancogne, A. Algérie. — Chan-zion, J.-C. — Chariat-Poulin. — Charpentier, Alphonse. Algérie.— Charoulet, Jules.—Charnel.
- — Château de Chenay. — Chatroux, Pierre, Algérie. _ Chaumont. Algérie. — Chaumette et Cie. Chaurey-Amsinger. — Chavanne. Algérie. — Che-vrier-Bonnardin. — Chocano-Segunds. Espagne. Cirilo-Laguna. Espagne.
- Claret. Algérie. — Clavé, O. — Cheland, G.-II. South-Australie. — Clemente Meneres et Cie. Portugal. — Clerc, Elie. Algérie. — Clos Rasnadar. Algérie. — Clos Valjoli. Algérie. — Clottu, Bernard. Suisse. — Clouzet, F. — Coddet (Ve). Algérie. — Coduia Ballestoer. Espagne. — Collentès, Elie. Grèce. — Collin, Adolphe. — Collinge, L. Algérie. — Colomb de Donan. — Combes. Algérie. — Combes. — Comice agricole de Bûne. Algérie. — Comice agricole de Béziers. — Comice viticole et agricole du canton de Cadillac. — Comice viticole et agricole de Podensac. — Comice agricole de l’arrondissement de la Réole. — Comice agricole de l’arrondissement de Narbonne.
- — Commission provinciale de San Pedro de Ma-cori. République Dominicaine. — Compagnie franco-américaine. Tunisie. — Compain-Génard (Ve) et fils. — Comte de Foz d’Arones. Portugal.
- — Commune de Chenu. — Connin. — Conseil (les fils de Th.). — Constantin Comte. — Corbière, P.-T. — Corbière, Pierre.
- Corde, Constant. Algérie. — Corde (des). — Cor-dero, F. République Argentine. — Cornai Rema-
- nos. Espagne. — Cornet-Peyruse. — Corniliat, E. Corps, Louis, Algérie. — Correa Ribeira, J.-J. — Portugal. — Correa da Amaral. Portugal. — Correa (M. Rodriguez). Portugal. — Correa de Barros, J. Portugal. — Correo de Carvalho, J.-M. Portugal. — Correa Ribeira. Portugal. — Correa, J. Grégorio. Chili. — Corves, Dolores, Espagne. Costa, Pedro da. Portugal. — Costa, S.-Augusto. Portugal. — Costa Guilherme. Portugal. — Costa, A.-Jacôme. Portugal. — Costa Joaquin. Espagne. — Costa, A.-Julio. Portugal. — Costa, Léo-pol, et Cie. République Argentine. — Costa Si-moes, A.-O. Portugal. — Cothenet. Algérie. — Cotte, Joseph, père. Algérie. — Couchez, Simon. Algérie. — Coude Guaquin. Espagne.
- Coude de Via, Manuel. Espagne. — Coude de la Guemero. Espagne. Cougny (comte de). — Cour-donnet. Algérie. — Courcier, Junior. Algérie. — Coureau (des J.). — Courjaret. — Court. Algérie.
- — Gourty, — Courry, E.-T. — Cousino (Isidora, G. de). Chili. — Couzineau. — Crès, J. — Cristo-bal Amoros. Espagne. — Cristobal Giranes. Espagne. — Cristovan, J.-Pacheco. Espagne. • — Croisé. Algérie. — Crousaz (de). Suisse. — Crozier, H. et E. South-Australie. — Crujo, M.-Gon-çalves. Portugal. — Cuenos-les-Hoirs. Suisse. — Culeron. — Gumont (vicomtesse de). Portugal. — Gunha Porto, Irmaos. Portugal. — Cuq, P. Algérie. — Cypriano, Fernandez. Espagne.
- Dallaportas, P.-G. Grèce. — Damyanovitch. Serbie. — Dan tas de Sousa. Portugal. — Darlen, Léon. — Darviot-Albertier. — Dauphin, Alexandre. Algérie. — Davion-Verdel. Algérie. — De-brovici. Roumanie. — Delage, François. Algérie.
- — Delanoue, Arsène. — Delaunay, È. — Delau-nev-Delamotte. — Délayé, Jean. — Delgado, Isidore. Espagne. — Delgrez, Eugène. — Delonca, J.-J. Algérie. — Delor et Cie. — Deloves Towès. Espagne. — Deluc, Jean. Algérie. — Demartin. Demont. — Denaxa Spiridiez. Grèce. — Dandri-nos, A. Grèce. — Denis Marteau. — Derriez. Algérie. — Desache, Denis-Gédéon. — Desbats, G.-H. — Desbordes (Ecole de viticulture). Algérie. — Deschamps, Jean. — Desruches, Henri. — Desjardin. — Desmaret, Hubert. — Desmons, LIenri. — Despetit (Dr Pierre). — Desportes, Baptiste. — Desse, P. — Desse frères. — Dessoliers. Algérie.
- Desvignes aîni. — Devès Eugène. — Devaux (Ve).
- — Deynat et Durand. Algérie. — Diaz, Valentin. République Argentine. :— Diaz Joaquim. Chili.
- — Dick (Ve). Algérie. — Dimitriyovitch. Serbie.
- DirksDilly, Léopold. — Dolfus, Algérie. — Dol-ley, J.-G. — Dolman, (L. de). Espagne. — Domaine du Feudeck. Algérie. — Domecq-Cazeaux et fils. — Domingo Alvarés. Espagne. — Dorée Auguste. Algérie. — Dorveaux-Nado. Algérie, — Dougla (Ve). — Drevon. Clément. — Droit,
- . Jean. Algérie. — Drouas, Fernand. — Deu fils,
- " Algérie. — Dubec-Gaulphine. — Dubecq. Algérie. — Dubourg, Victor. .Algérie. — Ducasse, Edmond. — Ducaud, Ernest, Chili. — Duclos. Algérie. — Duchenne, A.-A. Algérie. — Dufour, J.-X. Algérie. — Dufour, Augustin. Algérie. — Dagravier. — Dunck. Algérie. — Dumont. Tunisie. — Dumoulin, aîné. — Dunstan et Cie. South Australie. Dupont, Evariste. — Duraes Faria, N.-M. Portugal. —Durand-Dassier, E. — Duran-tière. — Dutel, Joseph Algérie. — Duthu-Cery.
- — Du val Pougeoise. — Duvau, A. Tunisie. — Duvaux, L. aîné.
- Ebstein, Simon. Algérie. — Echou. — Echoux, Sultan. Algérie. — Eduardo Aug. dos Santos. Portugal. — Ecutano, Juan. Espagne. — Egorcue Ay, compania. Espagne. — Eichtal (baron d’). — Elbauve (Richard d’). — Elipe Vasquez, Antoine. Espagne. — Emique, Julio. Espagne. — Emerit, Pierre. — Erdody (Comte Eraeric). Autriche-Hongrie. — Errazurez, Maximiliano. Chili. — Es-chenauer, F. — Eselava hijo. Espagne. — Es-paigne (d’). Tunisie. — Espinasse (de L’).Tunisie.
- — Estaçâo A phy do Norte. Portugal. — Estanis-lau Salazar. Espagne. — Estignard (Mme). Algérie. — Etat de Colima. Mexique. — E benne (D1').
- — Exposition collective des Pyrénées-Orientales.
- — Eusebia Cruz y Ruiz. Espagne. — Exposition collective de l’Yonne. — Expert, Auguste. — Eyrum et Bergeron, — Eyquem Miguel. Chili.
- Fabre, Aubin. —Fabre, G. — Fabrikoff, A. et fils. Russie. — Fagot, Gustave. — Faisant, François. Algérie. —• Fargues, Pierre. — Faye (Ve). — Feb-vre, J.-L. Algérie. — Feejâo et Cie. Portugal. — Fehr. Algérie. — Ferchaud (Ve). — Fermouclie, Lhote. — Fermouche, Maignot. — Fernandez, Antonio. Espagne. — Fernandez, Heimenegito. Espagne. — Fernandez Concha. Chili.— Fernando Amoros. Espagne. — Ferrando, Honriz. Algérie. — Ferreira Lemos F°. Portugal. — Ferreira (Sousa de). Portugal.— Ferreira et C°. Portugal.
- — Ferreira da Fontecar. Portugal. — Feyeux. — Fialho. Ignacio. Portugal. — Fialho et Fillio, J.-M. Portugal. — Figarol, Siméon. Algérie. — Fi-geac, Gabriel. — Figueiredo, A. Portugal, — Figuier-Serbe. — Fischer, Jacques. Autriche-Hongrie.— Fleuriaye (de la).—Fleury-Ducasse.— Fleury. Algérie.— Flinois, Charlemagne. Algérie. — Fonjallez, G. Suisse. — Fonsecca, M.-Moreira.
- Portugal. — Fontenay (baron de). — Fortier-Picard. — Fossa et Boyer. Algérie. —Fouque. Algérie. — Fouqueux. — Foureur, J.-H. South-Australie. — Fragoso, Deniz-Pinto. Portugal. — Fragoso, Jordâo-José. Portugal. — Franco, J.-Maria. Portugal. - Françon, Isidore. — Franque, E. Algérie. — Frauess, José. Espagne. — Frazâo, Dr Jôa. Portugal. — Frendo, Salvator. Algérie. — Fresno, Francisco. Espagne. — Frey. Algérie. — Frey tas Vas, M.-Pinto. Portugal. — Friang. Algérie. — Fricado, Augusto, Espagne.
- Fritz Mack et C°. Brésil. — Froger, Virgile. Algérie. — Fulton. Australie.
- Gabriel Paye hijos. Fspagne. — Gachet, Paul. Algérie. — Gaillard, Alphonse. — Gaillard (V«). — Gallo Monti. Chili. — Galvâo (S.-J. Maltez dos). Portugal. — Gamonet, Gustave. Algérie.— Gana, Domingo. Chili. — Garcia de Muesado. Espagne.
- — Garcia, Luis Penedo. Espagne. — Garcia de Robres. Espagne. — Garcia, J. Gaveia. Espagne. Garcia y hijos de Eulogia. Espagne. —• Garcia Allegro. Espagne. — Garcia, Flores Isidro. Espagne. — Garcia Rivas. Espagne. — Gariès. — Gar-ralda, Joaquim. Espagne. — Gaspar Mora. Espagne. — Gast, Barthélemy. Algérie. — Gauthey Henri. France. — Gaveia Flores. Espagne. — Galiaud, L. Algérie. — Gallaud (Mme). — Gary Raymond. Algérie. — Garde et fils, G. — Gelas, Joseph. Algérie. — Georges, P. — Gendre et Ri-ben. —• Genetier-Lapierre. — Germain-Georges.
- — Genies, P. —Genin, Emile, — Geraldes, M.-V. Portugal. — Geraldo, A., Vian, J. Portugal. — Gérard. Algérie. — Gurard, Fernand. Algérie. — Gerendy (Etienne de). Autriche-Hongrie. — Ge-ronella, Juan. Espagne. — Gex frères. Algérie. — Chicus. Grèce. — Gilbert-Fabre. — Gil, Fausto. Espagne. — Gilbrin, H.-E. Algérie. — Gilles, Sébastien. — Girard, Z. de Monteiro. Portugal. — Girardin, H.-C. Algérie. — Girardeau, Paul. — Girodet, Heny. — Gleizès, Pierre. — G-lycoviyssis (société). Grèce.
- Godinho. Portugal.— Godziefï. Russie. — Godoy, Nicolas. République Argentine. — Goicoehea, José. Espagne. — Gonçalves Salgado. Portugal.— Gondance, Antonin. — Gomes da Silva, H. Portugal. — Gomes de Souze. Portugal. — Gonzalez Senenuo. Espagne. — Gonzalez, Elise José. Espagne. — Gonzalve Pavâo. Portugal. — Gook. Australie. — Gorge, Célestin. — Goubard, Léon.
- — Goubonie. Russie. — Gouin, P.-P. Algérie. — Goubard, Pedro. — Gouze, René. — Goy. Algérie. — Grachet, Fernand. — Graham brothers. Victoria. — Grancey (comtesse de). — Grazilhon, Jean. — Grazilhon. — Grécianie. Roumanie. Greck, Dominique. Algérie.— Greenbaum. Etats-Unis. — Grêle, L.-A. Algérie. — Greloud. — Grimbelot. Algérie. — Grivelet. — Grivel. Algérie.
- — Groe-Lecrivain. — Gros, P. Algérie. — Gross. Australie.— Grosjean, Joseph. Algérie.— Gruère.
- — Guedes, Manuel-Pedro. — Guérin, Edouard. Algérie. — Guerlach. Algérie. — Guermers, Joaquim. Espagne. — Guerra d’Irmâo. Portugal. — Guerret, Philippe. — Guetrot, Alexis. — Guillier, Emile. — Guimarâes, J.-B. Portugal. — Guima-râes et Cie. Portugal. — Guiraud. Algérie. — Guittard, Louis. — Gurriaran, Francisco. Espagne. — Guzman, Gamillo. Espagne.
- Hahla.nd. xâustralie.— Haller, Emile, frères. Suisse.
- •— Haour, Samuel. Algérie. — Haraszthy Aspad and Ce Etats Unis. — Harlaut, Eugène. Algérie.
- — Haro, Sylvestre. Espagne. — Harriagué, P. Uruguay. — Haudricourt. Algérie. — Hanriot. Algérie. — Havard. Algérie. — Headey. Australie. — Heintz, Pierre. Algérie. — Henry, Léon. Algérie. — Henry Hagner. Etats-Unis. — Hérail.
- — Herbello, Antonio. Espagne. — Hermann. Algérie. — Hernandez Miva Paya. Espagne. — Hernandez, Vicente. Espagne. — Herrey San-chro o. Espagne. — Iiertogh et Cie. Algérie. _— Herveya y Riva. Espagne. — Hildefonso, Sicilia.
- — Hoerbelin, Emile. Algérie. — Hoingue. Algérie.— Homo. Algérie. — Tlooper Geo. Etats-Unis.
- — Ilostains. Algérie. — Ilours (des). —Hue, Irénée. — Hugnot aîné et fils. — Hugon, Victor. Algérie. — Huguet frères. — Huguet, Léon. — Huguet, T. C. et Cie. Chili. — Humbert,_ P.-C.-M. Algérie. — Hunebelle et Barge. Algérie. — Hyos de Francisco Carcel. Espagne. — Hyre, Louis.
- Ibrahim el Ayaehi. Algérie. — Ignacio Viejo. Espagne. — Ivo Leitâo. Portugal. — Izard, Jean. Algérie. — Izmiroff. Russie.-Jahan Cady. — Joâo de Barras. Portugal.
- Kitz. Australie.
- Lima José Duerto. Portugal. — Lopez Aloya, Diego. Espagne. — Loyand. Australie.
- Morris. Australie.
- Oakley, Adam, et Cie. Australie. — Ouiller. Algérie. Ouvrier (vicomte d’).
- Palepe, José-Antonio. Espagne. — Perez Navarro. Espagne.
- Ramon Moralez. Espagne.
- Salgado, Pedro. Espagne. — Smith, D. — Australie. _ Smiih. G.-H. Australie. — Smith. J.-H. Australie. — Smith, G.-9. et Sons. Australie. Tahoilk.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- Jailloux-Merle. — Jaloux, Ad. — Jamais Trinidad. Espagne. — Jamin, Prosper. — Jamme. — Jan-sists Sandor. Autriche-Hongrie. — Jarsailton frères. Algérie.— Juan, M. Dominguez. Espagne.
- — Javal, Ernest. Algérie. — Javal, Emir. — Jimenez, J. et.Cie. Espagne. — Jimenez de Tejado et Cie. Espagne. — Jôa da Silva Baptista. Portugal. — Joâo Ribeira Moscarreira. Portugal. — Joâo Ferreira. Portugal. — Joâo, A. d’Azevedo. Portugal.—Joâo Nunhes. Portugal. — Joâo Marques de Sa. Portugal. — Joaquin, Pascal. Espagne. — Jobert (Ve). Algérie. — Jolivet, Adrien. Algérie. — Joquerdo, Ildefonso. Espagne. —José Juan Ouel. Espagne. — José Maria Amoros. Espagne.— José Reig Aguilar. Espagne. — José Sancher Marcos. Espagne. — José de Alvarez. Espagne. — José Garcia Nobligas. Espagne. — José Cobo. Espagne. — José Cuoz. Espagne. — José Maria Castro. Portugal. — José IJ. Zuluga. Espagne. — Jougla, Ch. Algérie. — Juan José Gigoni. Espagne.—Juan Masy Roviera. Espagne.
- — Juan P, Torres. Mexique. —Judice, À.-J. Portugal. — Juhel Bilot et Cie. — Julian del Corval. Espagne.
- Kergorlay (comte de). — Kessler, Pierre. Algérie.
- — Kishich Schx avva. Japon. — Klein. Algérie.
- — Klement, A. Autriche-Hongrie. — Klippel. Algérie. — Koehler et Frohling. Etats-Unis. — Koptantinovitch. Serbie. — Kumagai, L. Japon.
- Labarthe, Emile. — Labatut, Antoine. Algérie. — Labordère. — Lacaille. — Lacombe (de). Algérie.
- — Lacoste, Henri. — Lacoste, J. Algérie. — Lacroix, Paul. Algérie. — Laforge. Algérie. — Laforgue. — Lagoutte. — Lagarde, Auguste. Algérie. — Lamarche. — Lamassoure. Oran. — Lambert des Granges (marquis de). — Lamayoux, Joseph. — Lamodière, F. Algérie. — Lamorère aîné (Ve). — Lampreïa, José. Portugal. — La-mier, L. Algérie. — Lan, Michel. Algérie.— Landry, A.-F. Algérie. — Landry Gelluseau. — Lau-sade de Jonquière. —Lanz, Christian. Chili.— Lapeyre, Jean. — Larcher. Algérie. — Lardet. — Larousse. Algérie.— Larragan. Espagne. — Lartigue, Henri, et Cie. — Lastras, Faustino. Espagne. — Larzay, Jules. — Laurent, Moreau. — Laurent, Auguste. —Laurent, Louis. Algérie. — Laurent, Jules. Algérie. — Laurin, Honoré. — Laval, P. — Lavau-Breton. — Lavie. Victor et Cie. Algérie. — Lavigrasse, Paul. — Laviolette-Rue. — Laymond-Ramon. Espagne. — Lazar, Jonas et Cie. Autriche-Hongrie. — Lazaro Sam chez. Espagne. — Lazareoitch. Serbie. — Lebel-homme. Algérie. — Lebhar. Algérie. — Lebre da Vasconcellos, J. Portugal. — Leelo Picho Costa. Portugal. — Leenhard, Ch. — Lefeuare. Algérie.
- — Lefort. — Lecte Couveo J. Guedes. Portugal.
- — Léglise, Jean.— Lëgevauques. — Lemaître-Pays. Lemoine, Eugène. — Lemoine, J. — Lemoine, Louis. — Lemonnier. Algérie, — Lenson, François. San Marin.
- Leone. — Leonor M. C. Amaral. Portugal. — Lepage. Brésil. — Lepesant, Louis. Algérie. — Lequient de la Neuf ville. — Lequin, L.-F. Algérie. — Leroy d’Audeyrac. — Lescure. Algérie. Letreux. Algérie.— Lévy Bram. Algérie.— Lévy.
- — Ligoule, P. et fils. République Argentine. —-Lille, Armand. — Linder, J.-B. Algérie. — Lio-thaud. Algérie.— Lobon, Juan. Espagne.—Lobon Ventere. Espagne. — Lopez de la Oliva. Espagne.
- — Lopez Tapra (de José). Espagne. — Lopez Maya Brago. Espagne. — Lopez Cipriano. Espagne. — Lopez et Cie, G.-A. Portugal. — Lopez Mojeu. Espagne. — Lopez, César. Espagne. — Lopez, Francisco. Espagne. — Lopez, Sileirio. Espagne.— Lopez, Paulino. Espagne.— Llorente, Thomas. Espagne. — Lorois, E. — Loron frères.
- — Loukitch. Serbie. — Louvrier, Auguste. Algérie. — Loyez. — Luce, Honoré. — Lima, José-Duarte. Portugal. — Luclima, Riveira. Espagne.
- — Luquirj, Claude. Algérie. — Luis Babon y Compania. Espagne.
- Macchi. Italie. — Macedo>, J.-Pereira. Portugal, — Maeia, Thomas. Espagne. — Madero y Cia. Mexique. — Magalhaes, Coutinha. Portugal. — Magnien, Gustave. — Magnier, Joseph. Algérie.
- — Mahul. Paul. —Maillard-Guyot. — Makiedos, S. Grèce. Malet-Roquefort (vicomte de). — Malet-Roquefort (comte de). — Mallet, Oscar. — Malleval (Ve)• Algérie. — Malrié. — Mandrin,' G. Suisse. — Mandureira, Osoris-L. Portugal. — Manegat. Algérie. — Mangin, Félix. — Manuel de los Heneros. Espagne. — Manuel Prieto de la Torre. Espagne. — Manuel Gaivera Cortès. Espagne. — Manuel Filipi. Espagne. — Manuel y da Silva. Portugal. — Marais aîné. — Marca Pons. Espagne. — Marcos Isquierdo. Espagne.
- — Marchiochi, F.-Simoes. Portugal. — Margoty. Huos, P., Uruguay. Maria Pinto. Portugal. Marinha y Muros. Portugal. — Marot. J.-J. et fils. — Maroto, Enrique. Espagne. — Maroy-Monge et Dupont. —Marques de Monestrol. Espagne. — Marques d’Alveu, P. Portugal. — Marques de Teran. Espagne. — Marques de Pe-rales. Espagne. — Marques de la Pamega. Espagne. — Marquât, C. Algérie. — Martens Fer-râo, Portugal.
- Marti Joaquim. Espagne. — Martial Avinien. — Martin Caballero. Espagne. — Martin et Cie. République Argentine.—Martin (le commandant).
- — Martinet-Masson. — Martinez, L. — Martini Rosé. —Martinier Drego. Espagne. — Martineis Santos. Espagne. — Martre, Honoré. Algérie. — Marty. — Marty, Pierre. Algérie. — Mas, Paul.— Masson, Louis. — Massonnet, François. Algérie.
- — Mattes Ados Reis. Portugal. — Maupoint. — Maurin, Jean. République Argentine.
- Maynard. — Médecin. Antoine. Principauté de Monaco. — Médeville, Numa. — Meinadier. — Mello Ponces de Carvalho. Porugal. — Mendez da Cruz Borges. Portugal. — Ménétrier-Belnet.— Merat, Clément. — Mercier. Algérie. — Merkou-loff, J. Russie. — Merle. Marius. — Merlin et Cie. Grèce. — Meric, Armand. Algérie. — Messers-chmitt. Algérie. — Menet, J.-A. Algérie. — Metyger. Italie. — Meyer, Frédéric. Algérie. — Meyer, P.-E. Algérie. —Michelet. Algérie. — Mi-guel-Rivas. Espagne. — Laurens (Mlle) et Cie. Tunisie. — Million, Louis. Algérie. — Millon, Henri-Ernest. — Minitch. Serbie. — Mion (les héritiers de). — Miranda, Fernandez. Espagne.
- — Miranda, J.-Leber. Por tugah- — Miranda Custozza. Portugal. — Mirhouse. Algérie. — •Miro (J. de). Espagne. — Miro, Jalme. Espagne.
- — Moiron-Modesta. Espagne. — Molina, Felippe. Espagne. — Molto, Miva. Espagne. — Monneraye (A. delà). — Monsenat, Francisco. Espagne. — Monsevat, Lopez. Espagne.— Monteavaro, Juan. République Argentine. — Montels, P. Algérie.
- — Monténégro. Brésil. — Monticel, Wine, and C°. Etats-Unis. — Moutier, Simon. Algérie. Morabito. Italie.—Moraes, Vuliero-Nures. Portugal. — Moraes, Branco-Candido. Portugal. — Moral, Domenigo. Espagne. — Morales y Cruz Francisco. Espagne. — Morales, Joaquin. Espagne.
- — Moreau, Honoré. — Morena, Lozano-José. Espagne. — Moreno. M.-Manuel. République Argentine. — Morin-Balleux (Mme). — Merineaud. Algérie, — Morizot. Algérie.— Moiral, Alphonse. Algérie. — Mongin. Algérie. — Mortreil (Ve). Algérie. — Moukhansky. Russie. — Moulinée, J. et Macireba, J. Portugal. — Moulini, J. Algérie.
- — Moura Chavis. Portugal. — Mourier.— Moya, Monteira. Espagne.— Mugnier, Sylvain. Algérie.
- — Mugnier, Frédéric. — Mugnier (Mme). — Mueredo, Vincenti. Espagne. — Mulaton. Alph.
- — Muller, Ve A. — Mullot. — Munis, Francesco. République Argentine. — Munoz, Francisco. Espagne. — Munoz, Rafael. Espagne.
- Naegon, Gustave. — Narbonne, Paul. — Natalio, Fernandez. Espagne. — Navarro, Antonio. Espagne. — Navarro, Alvarez-Joaquin. Espagne.— Navarro, Jame. Espagne. — Naville. Roumanie. Netto, S. Pereira. Portugal. — Neustasie. Algérie. New Urbana Vine and Co. Etats-Unis. —Nicolas, Louis. Algérie. — Nieilli, Jules. Algérie. — Ni-nitch, H. Serbie. — Noellat-Maignot.— Nouville, J. Algérie. — Novakovitch, Velyko. Serbie. — Novakovitch, Elias. Serbie. — Nunès, José-J. Portugal. — Nunès, J.-A. Portugal.
- Ochagavia, Silvestre. Chili. — Octave-Paris. — Oliva Andress, y Cia. Espagne. — Oliveira (E.-José d’). Portugal. — Oliveira, E.-Antonio. Portugal. — Oliveira, J.-L.-A. Portugal. — Oliveira, Basilio. Portugal. — Olivier, Pierre. — Orsatti, Camille. France. — Ossinsky. Russie. — Otto, Hector. Principauté de Monaco. — Ouate, Marti-nez-Pascual. Espagne. — Outeira (vicomte d’). Portugal. — Ouvrard-Héritier.
- Pablo, Salvador. Espagne. — Pachys,.G. Grèce.— Pacleanu. Roumanie. — Padilla. Espagne. — Pagano, Joseph. République Argentine. — Pagès, Henri. — Pagès. — Pagezy. — Pagnerre, Ferdinand. Algérie. — Pailhas, E. Algérie. — Païva . et Irmâos. Portugal. — Palha, J.-Garcez. Portugal. — Panicolopoulos. Grèce. — Papet, Antoine. Algérie. — Papin frères. — Pardies, R. Algérie.— Paret. — Parodi, Jean. Algérie. — Pascal, Augustin. — Paschoud. Suisse. — Pasquier, Joseph. Algérie. — Pasquier-Desvignes. — Pastor, Vincent. Algérie. — Pastouret fils. Algérie. — Paula Carvalho. Portugal. — Pavelladay-Travasa. Espagne. — Pavillon (vicomte du). — Payrousse, G.-A. Algérie. — Pech, Jules. Algérie. — Pedro-Faller. Brésil. — Pedro, Salvador. Espagne. — Pedro, José-Vera. Espagne. — Pedro-R.amon. Espagne. — Pedro-Munez. Espagne. — Pedro Ruiz Martinez. Espagne. — Pedroso, A.-Pinto. Portugal. — Peisoto, A.-J. de Alven. Portugal. — Pel-lereau, Pierre. — Pellet, Jules. Algérie. — Pelletier. — Peneau-Buisson.
- Perals, Joseph. Algérie. — Perdrizet. — Peré, Pierre. République Arhentine.— Pereira Negras, C.-O. Portugal. — Pereira-Machado. Portugal. — Pereira de Brutto, P. Portugal. — Pereira, H.-Ajusto. Portugal. — Pereira, Vas -Lug. Portugal. Perez (Salvador). Espagne. — Ferez Cabellos, Joaquim. Espagne. — Perie et Mejean. — Péri-geux et Cie. — Pérou (Edouard du). — Pérou. Algérie. — Pressinou. Oran. — Peter, Vincent. Algérie. — Petin, Camille. Algérie. — Petitjean. Algérie. — Petitjean, Pierre. — Petkovitch, D. Serbie. — Peton. — Petrovich. Serbie. — Perrault,
- Eugène. — Perret. Algérie.— Perret, P.—Perrier, Louis. — Perrin, L.-P. Algérie. — Perrin, Auguste. Algérie. — 'Peerz, Andrès. Espagne. — Perez. Jorda. Espagne. — Perez Almunima. Espagne. — Perez y Sala. Espagne. — Perez, Julia. Espagne. — Perez Lagazez. Espagne. — Perez (Salvador. Espagne. — Pesro y da Costa. Portugal. — Peyraud.
- Philatoff. Russie. — Philippi. Algérie. — Pia-netti, Mathieu. Algérie. — Piaubert Lescure, J.
- — Picazo, Alfonso. Espagne. — Pico, Eduard*.
- Espagne. — Pierron, René. Algérie. — Pietraj Algérie. — Pietra, H.-Rosa. Portugal. — Pigne-guy, Georges. — Pilet, Eugène. — Pilter, Th. et fils. Tunisie. — Pimentel, J.-A. Portugal. _ Pi-
- nard, Alexandre. Algérie. — Pinheiro José. Portugal. — Pinho et Cie (A. de). Portugal. — Pinto Lernos, A. C. Cossea. Portugal. — Pinter Figuei-redo. Brésil. — Pinto Santos, Anto. Portugal. — Pinto Carvalho J. Calmai. Portugal. — Pinto de Cunha. Portugal. — Pio Payas Lafard. Espagne
- — Pitoizet, Esteban. Espagne. — Plantier, Paul. Portugal. — Plantier. Algérie. — Plat, Sylvain.
- — Pleansant, Walley, Wisse and Co. Etats-Unis'
- — Poitou, Jean. — Polack, Charles. — Policas-trello. Italie. — Polo, Thomas. Espagne. — p0-lychromi, C. Grèce. — Pons, Alexandre, et fils.
- — Ponsot, F. — Popovitch. Serbie. — Porcellaga, V. Algérie. — Porcherot, Eugène. — Portel (Dr Leone!). Portugal. — Poujoulat, E. Algérie. — Povedano, Agustin. Espagne. — Pozo, Esteban. République Dominicaine. — Pradel. Alo-érie. — Prenat, Algérie. — Prieto de la Torre. Espagne
- — Priou, Louis. Algérie. — Promis, Paul? — Puarte Simoës etC°. Brésil. — Puig de San Cyr-man. Espagne. — Puig, Adolphe. — Puino her-manos. Espagne. — Pujol. Ricardo. Espagne. — Puivarge. Algérie.
- Quoita (Jes Diaz Lea). Portugal. — Quinta (Mme iza_ bel). Brésil. — Quintâo, A.-J. Portugal.
- Rabère, François. — Rabutot. — Rafael Estevez. Espagne. — Rafael Rabanares. Espagne. — Ra-hola hermanos. Espagne. — Rambaud, Joseph. Algérie. — Raminer, Luciana. Espagne. — Ra-minos, Antonio. Espagne. — Ramos Pinto. Portugal. — Ramos Samuel. Espagne. — Ramos Manuel. Espagne. — Rana, José. Espagne. — Ranon, A.-Thomas. Espagne. — Rataboul. — Raveneau. — Raymond. — Raynault, Jean. Algérie.— Razous, Jean. — Reboul, L. — Redondo, Juan. Espagne. — Renia, César. Espagne. — Reitz-Cornu. — Renaudet. — Renaudot, Pierre. Renault, E. Algérie. — René Layous. Mexique.— Reverchon. Algérie. — Rey, A. — Rey, Pierre. — ' Rhon, H. et sons. Autriche-Hongrie. — Ribeira Brazza Vicomte. Portugal. - Ribes fils. Algérie. Ribot, Jean. Algérie. — Ribrieau, René. — Ricard, Jean. — Ricardo Ladnon de Guvara. Espagne. — Ricardo, Martin. Espagne. — Richard, Léon. — Richier, G. — Rico, Eduardo. Espagne.
- — Ricomme-Perrin. — Rodriguez Guillermo. Espagne.
- Riembaud-Rodier. — Rigollet, Remy. Algérie. — Rigouttier. Algérie. — Robert, A. Algérie. — Robert, Armand. Algérie. — Robert (de). France.— Robin, Augustin. Algérie. — Robin, Jules. — Robin frères. — Rocafull Salvador. Espagne. — Rocha Soula Ros. Portugal. — Rocher. Algérie.— Rochette, Pierre. Algérie. — Rodrigue José, y hermanos. Espagne. — Rodrigue (Ilijo de). Espagne. — Rodrigues, G., et Çie. — Rodrigues Pinto. Portugal. — Roederer, Théophile. — Ro-gero et Zerrano. Chili. — Rogier, André. Algérie. Rojas Salamanca. Chili. — Romary et Filha. Portugal. — Romero, Antonio. Espagne. — Roth, Bernard. Autriche-PIongrie. — Roucay. Algérie.
- — Rouchut-Mauléon. — Roudier, Léopold. — Rond, Adolphe. Suisse. — Rouquier. — Roure, Frédéric. Algérie. — Rousseau, Mathias. — Rousseau. Algérie. — Rousseau, Louis. — Roussot. Algérie. — Rouvière, J. — Roux, E.-S. Algérie,— Rouyer, Paul. Algérie. — Rubio, Francisco. Espagne. — Rubio, Juan. Espagne. — Ruis, Matias. Espagne. — Ruiz, Manuel. Espagne. — Ruiz, S. Espagne.
- Sablon, F.-R. (du). Algérie. — Saenz y Rueda. Espagne. — _ Saïda (ferme de). Algérie. — Saint-Jean. Algérie. — Saint-Afl’rique (baron de). — Saint-Pierre (Mme Camille). — Sallego Zoilo. Espagne. — Salazare, Martin. Espagne. — Saleilles, Clerget. — Salomon. — Salvador, Léopold. Equateur. — Samastres, Hilaire. République Argentine. — Sambet, Achille. Algérie, — Sampaïo. Justino. Portugal. — Sanchez, Lamadid. Espagne. — Sanchez, Joaquim. — Espagne. — Sanchez, Fernandez. Espagne. — Santa Mana, (C. de). Espagne. — Santiago, Rodriguez. — Espagne. — Santiago, Amat. Espagne. — Santos Arnaldo. — Portugal. — Santos José Maria (das). Portugal. — Santos, Serra. Portugal. — Santos de Mello. Portugal. — Sappey (Ve). Algérie. — Saragosse Joseph. Algérie. — Sartor, Joseph, Algérie, — Sauça, Juan. Espagne. — San Michel. Algérie. — Sandt, Michel. Algérie. — Saunier. Algérie. — Saunier. François. Algérie. — Saurel, Algérie. — Saury Vilar. — Sauvageot,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE
- Poidevin. — Sauvot. — Sauzas. Jules. — Savot
- — Seabia (I> Alexandre). Portugal. — Sebbra (vicomtesse). Portugal. — Sebra, Ardel. Espagne Sebastien Bermejo y frail. Espagne. — Schall-burg. A. — Schilling, C. et C°. Etats-Unis. — Scouzes. Grèce. — Seguin. Algérie. — Seller, J. Espagne. — Seller y Martinez. Espagne. — Sel-lers (Ve). Algérie. — Senart, Jules. — Sengéo. Algérie. — Serée, Silvain. — Sereno. Pilho, J.-D. Portugal. — Serein. Algérie. — Sergent-Baillé. — Serodio, Joâo Gonçalves. — Seru, Vincent et Cie. République Argentine, — Serret Mme), — Seudarfabias Damas. Espagne. — Seule y Capel. Espagne.
- Shibatania, S. Japon.— Sibade, Paul. —Sidi Ta-beck. Tunisie. — Silva, A. (Pedro da). Portugal. Silva etFilhos. Ye J. Gonos. Portugal. — Silva Rebello, da. Brésil. — Silveira, vicomte de. Portugal. — Simon. — Simon, Frederied. Espagne.
- — Simener. Manuel. Espagne. — Sire, Jérôme.
- — Skawinski, F. — Société d’Amourah. Algérie.
- — Société vigneronne d’Issoudun. —• Soipteur. Hilaire. Algérie. — Solacroup, Louis. — Solane. Espagne. — Sommer père et fils. Algérie. — Son-ches (Ve). — Sonder, L. — Sost, Pierre. Algérie.
- — Sotelo, Antonio. Espagne. — Soto, Augusta. Espagne. — Sovedael de Cosecheros. Espagne. — Screpel. Algérie. — Sousa, Antonio-Isidore. Portugal. — Sousa, D.-M. Sôavos. Portugal. — Sousa P. José da. Portugal. — Spirit et Lavine. Russie.
- — Sriuth, Joseph. Algérie. — Stahl. Russie. — Staouely (la Trappe de). Algérie. — Stalchner frères. Autriche-Hongrie. — Stanoyevitch. Serbie,
- — Stephanowitch frères.Serbie.— Stevanowitch. Serbie.—Stoessel (Mme). — Stone Hill Visse et C°. Etats-Unis. — Stravopodi, D. Grèce. — Stru-ber, E. Algérie. — Subiger. Algérie. — Sutremer, J. Saveici. Espagne. — Sylvos, Charles. — Syndicat des agriculteurs de la Vienne. — Syndicat des vins de l’Héraaul. — Syngros, A.-D. Grèce.
- — Sypsomos. Grèce.
- Tabenne, F. — Talbot (Mme).— Tartaix, Maurice. Algérie. — Tatouzofï. Russie. — Tavares, D. do Santos. Portugal. — Tavares, Domingos. Portugal. — Taveira, Ant. Portugal. — Tettoraes Gavalheiro. Portugal. — Ter Aroutinoff. Russie.
- — Teisserent, Emile. — Teixera Monteiro, J.-J. Portugal. — Tello, Eugène, Espagne. — Terre-grosa et Bastien. ^Algérie. — Testud, G.-L. Algérie. — Texeira, Mendes. Portugal. — Thaureaux-Blondeau. — Thibaudeau, L. Algérie. — Thie-baut. Russie. — Thivaud, Claude. Algérie. — Thomas et Tournuit. Algérie. — Thomas, Louis. Algérie.— Tomas Cesneros. Espagne. — Thou-mazouh-Bru. Algérie. — Thurne. — Thierney, Jean. République Argentine. — Tizà, Pierre. — Toche, Calixte. Algérie. — Toche. A.-A.L. Algérie. — Tomas de Juez. Espagne. — Tomas Abad. Espagne. — Tomas, Luis. Espagne. — Torn Banachina. Espagne. — Torre, Nicolas. — Tournieff. Russie. — Tournier, Joseph. Algérie.
- — Toustain-Ilabeneck. Algérie. — Tracqni. Algérie. — Tremaux, J.-B. Algérie. — Trindade, T.-José. Portugal. — Trnavatz. Serbie. — Turel. Algérie. — Turk (de). Etats-Unis. — Tutasne.
- Utor, Luis-Maria. Espagne. — Urmenata, J.-Tomas.
- Chili. — Ursch, C. Algérie.
- Valvano-Abareau. Espagne. — Valdœira. Portugal.
- — Valence (de). Algérie. — Valenzuela, Manuel. Chili.— Valette. Algérie.— Valle, Victor. Algérie. Valon. Algérie. — Vanzellers et C°. Portugal. ‘— Vasquez-Munoz. Espagne,— Vasquez, Fernandez. Espagne. — Vasconcellos et Cie. Portugal. — Vasseur, A. Algérie. — Vatel, Tixerain. Algérie.
- — Verga, J. Pinheiro. Portugal. —Velasco, J.-M. Espagne.—Vellezo et Tait. Portvgal. — Verax. Algérie. — Verdall, Hippolyte. — Verdier, Narcisse. Algérie.— Verneuil, Albert. —Vendeleers, G. — Vial, Vincent. — Vianna. Miguet-A. Portugal. — Vicente, Tortosa. Espagne. — Vicente, Cora Deneat. Espagne. — Vicenti, Gil. Espagne. Victoria, J. de A. Laereda. Portugal. — Videilla (don Francisco). Uruguay. — Vieillard, Ch. — Vieira (Maïa). Portugal. — Vienot, Charles. — Vienot (Mme Charlotte). — Vienot, Prosper. — Vieux fils. — Viguier, Eugène. Algérie. — Villa Real (comte). Portugal.— VillaVerde, C. Portugal. Villarino (Pedro). Espagne. — Villarinho S. Româo (vicomte). Portugal. — Villeneuve, Camille. — Vincent frères. :— Vincou, P. Algcrie.— Vinda de Soier. Espagne. — Vineda de D. Martinez. Espagne. — Vineda de Francisco Ribio. Espagne. — Vneda de Roca. Espagne.— Vineda de Bayon et Hijos. Espagne. —Vineda de Zaytegni. Espagne.— Vineda y hijos de Gauvoran. Espagne.
- — Vins de la Commanderie. Egypte. — Vinva Le Cocq. Portugal. — Vital, Marion. Algérie. — Vito, Serafini. Saint-Marin. — Vitrai, Jean. Algérie.— Vohrer, Auguste. Algérie.— Vollenhoven
- . (Jacob-Jean Van). Algérie. — Vuillaume, Henri.
- Vuillemain. Algérie. — Vuillemont, J. Algérie. Wandevohel. Algérie. — Wicks, Guillermo. Chili. Wine (Export syndicate limited. Cap de Bonne-Espérance. — Wineberger, M.-J.-C. Etats-Unis. Yansouni labali et Cie. Egypte. — Yering, Victor. Australie. — Yvet, Adrien.
- Zanotte. — Zazoscota frère. Grèce. — Zekovitch. Serbie. — Zertucha y Puertes. Mexique. —' Zer-mati, Jacob. Algérie. — Zissimas, J. Grèce. — Zoilo Garcia, Antonio. Espagne. — Zolovitch. Serbie.— Zove de Gampono. Espagne. —Zurcher, Paul. Algérie. — Zuzarte, J.-A. de Souze. Portugal.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Abadie, B. — Abreu de Gama, A. Portugal. — Abreu et Sousa. Portugal. — Adde, Ernest. — Aguieirra (vicomte d’). Portugal. — Aguitin Ca-ballem. Espagne. — Alibert. Algérie. — Aliolado Valentina. Espagne. — Alves, Alfonso. Portugal. Alvest Paya, Luis. Espagne. — Alves deSoza, D. Portugal. — Amat, Joaquirn. Espagne. — Ameau, Jules. — American Wine Ce. Etats-Unis.— Anas-tasie, J.-F. Algérie. — Aniuto, Pico. Espagne. — Anouile, P. — Anoyo, Felipe. Espagne. — Anselme, Claude. — Antonio, Fernandez. Espagne.
- — Antoniou, Georges. Grèce. — Aracena, Rosa-rio. Chili. — Arguelles, Juan. Espagne. — Ar-guimban, Fernando. Espagne. — Abias, Praoa. Espagne. Aripes, Juan. Espagne.—Arnaud, Camille. — Arnaudet, X. Algérie. — Arias, José, Espagne.— Asvadourofï. Russie. — Aubert, M. Algérie. —Aubonin, H. Etats-Unis. — Audinet, J. Mexique. — Audinet, R. et Beochan, E, — Auranure, José. Espagne. — Ayuntamiento (de). Espagne.
- Bailleul, Aimé. Algérie. — Ballovoine. Algérie. — Bannelier, Alph. — Barbaresco frères. Grèce. — Barbosa d’Almeida. Portugal. — Barradas, R. da Cunlia. Portugal. — Barrault et Leberboo. Algérie. — Barrerv, P. Espagne. — Barreto (Ve). Portugal. — Bartolome, Lopez. Espagne. — Batty, Claude. Algérie. — Bayer, Henri. Autriche-Hongrie.— Bherlé. — Belon, G. — Ben, Nicolas. Roumanie. — Berail. — Bergé. — Bergeras, Jean. Algérie. — Bergeret, Anout. — Bergeron. Adrien. Bergougnoux. Algérie. — Bernando, Mirales. Espagne. — Bornard, Jean.— Bertrandos (comtesse de). Portugal. — Bertou, Jean. Algérie. — Bertrand, H. et Cie. — Bertrand, J.-P., père. — Bes-sède fils. Algérie. — Beyssac, Eugène. — Bidal (de). — Billaud, Pierre. Algérie. — Billet, Petitjean. — Billon, Eugène. — Biron, J.-B.— Bizard. Blanchard-Dupuiz. — Bodero, Federico. Chili. — Boignes (comte de). — Boillot frères. — Bonjour, Hyacinthe. — Bonnet, Albert. — Bordes, J.-J. — Borges Garcia. Portugal. — Borne, Toussaint. Algérie. — Borwel. — Bosquet, H. Algérie. — Boullu, Joseph. Algérie. — Bouquet. — Bourdel, Achille. — Bourdelles et Cie. — Bourdy cadet et fils. — Bourgeois et Lebelhomme. Algérie. — Bourgeois, Philip. — Bourry. — Boursot-Chan-son. — Bousquet (de).— Braché and G°. Victoria-Australie. — Bravo-Balthazar. Chili. — Branâo Pereira, A. Portugal. — Bric, Francisco. Espagne. — Briol, J.-Léon. —Brion. — Broqua, F.— Broton. Algérie. — Brousse, Jules. — Bruat, An--dré. Algérie. — Bruel, Henry. — Brulô-Monget.
- — Brund and C°. Etats-Unis. — Buchet, Abel. Algérie.
- Caba Cirevol. Espagne. — Caboy Ortiz. Espagne.
- — Caffort aîné. — Callat, Eug. —' Caldwell and C°. Victoria-Australie. — Camadat, Algérie. — Cambon, Jules. — Campos (don) et Zuzarte, G. Portugal. — Gapellano, Jean. Italie. — Caraban-tes y Tello Ignacio. Espagne. — Caraguel jeune.
- — Carballô Herins. Espagne. — Cardés (Cte J.).
- — Carette. Algérie. — Caretti frères. Italie. — Carmelo Vasco y Gallego. Espagne. — Caron et Cie. — Carrin, Alphonse. Espagne. — Carvalho (J.-A. Pina). Portugal. — Castaing, Philippe. — Castros Neves. Portugal. — Cathala(Ve). Algérie. — Cathary, Emile. — Cayetano, Azmar. Espagne. — Cazalet (Ve). — Ceva, Thomas. Algérie.
- — Chabert, E. Algérie. — Chamboeuf, F. Algérie. — Chaperon et Morange. — Ghapuis, J.-B. Algérie.
- Chariol, J. — Chantais et Labarthe. Algérie. — Charton, C. — Chassaigne (comte de la). — Cha-tenay, Samuel. Suisse. — Ghatet, Louis. — Chau-chefoin et Cie. Algérie. — Chauvet. — Chevalley, Maxime. Algérie.— Chaves, Alfonso. Portugal.— Clara de la Mula. Espagne. — Clauzel. — Clave-lier (Ve). — Clos Palbroy. Algérie. — Cohen, M.-S. Algérie. — Coinet, Jean. — Combe, Gabriel. Algérie. — Commission de Pernambuco. Brésil.— Compagnie Genevoise. Algérie. — Comptoir Lyon-Alemand. — Comte de Prôme. Portugal. — Comte de Sablon. Algérie. — Constantin, P. — Conti, Mathieu. Italie.— Cordeiro F.-R. da Silva. Portugal. — Cordier, L. Algérie. — Corne, Armand. — Cornillac. Algérie. — Cornu, Claude.
- — Correa Machado. Portugal. — Costache Cos-tica. Roumanie.—Couderc, J. Algérie. — Couderc, Romuald. — Cordoba, J.-Antoine. Espagne.
- — Coudray, Fernand. — Coudré frère et neveu.
- — Couillault, Alph. — Courtois and. C°. Etats-Unis, — Courvoisier, Auguste. — Craig. — Etats-Unis. — Crétin. — Cuchillos, Juan. Espagne. — Guggia. Algérie. — Cunha (da). Portugal. — Cunha, A.-A. Caldas. Portugal. — Curmensido. Espagne, — Curtopassi (marquis). Italie.—Custo-dia Barroca, Brésil.
- 1889 7
- Dalbis. — Dalman, L. Espagne. — Dalta R. Cela. Espagne. — Damaro, Martin. Espagne. — Dan-glade, Eugène. — Darius. Algérie. — Dassier. — Daurel, Joseph. — Davys, E. et Cie. Grèce. — Debans, Jules. — Decesse (Mme). — Defaure, Fernand. — Dejean, Daniel. — Delendas, N.-G. Grèce. — Demptos, Joseph. — Denissé, J.-B.-André. — Depagneux frères. — Devriez, Pierre.
- — Descours, Pierre. Algérie. '— Despaux, Ernest. Algérie,_— Despouy, J. et fils. Chili. — Desprès.
- — Devillegoureix. — Diaz Maria Camallonga. Espagne. — Dide. — Diego Peres. Espagne. — Diquemanne. — Domaine des Andalouses. Algérie. — Domergue. — Domingo Barrias. Pérou. — Domuno, Jean. Algérie. — Dompierre d’Hornoy (amiral de). — Dubisson, Charles. Algérie. — Dubourg, Pierre. — Duchon. Algérie. — Dufay (Mme). — Dufllou-Pilet, François. Suisse. — Dufresne, J. — Ducourneau, D. — Duhard, A. — Dumaresq, Armand. — Dumas, Francisque. — Dupin, Louis. — Dupont-Devaux. — Duque de Saint-Fernando. Espagne. — Durand, Louis. — Durand, Pierre.
- Ecole pratique de Rouiba. Algérie. — Echevarria hermanos. Espagne. — Enrique Unedero. Espagne. — Escabasse, Eugène. —Esteban Gil. Espagne. — Eymond, Jean-Henri.
- Fabaroir, Simon. — Fabien-Rapin. — Fabre, J. — Fainshy et fils. Russie. — Faively Fermouche.
- — Farinel. — Faure, P. — Fauvert de la Chapelle. — Favre, Clovis. Algérie. —Fay, Jean. Algérie. — Féal de Souza Nunes. Brésil. — Félippe Font. Espagne. — Ferdinand Buffet. — Ferme des Cheneaux. — Ferreira Lino, J. Portugal. — Fialho, F. d’Abreu. Portugal. — Flauguergues jeune, Emile. — Flinoy, Alfred. — Florenco Villa. Espagne. — Foin.'— Fondeville, P. —• Fonjallaz Aloys et Parisod Cully. Suisse. — Fonsecca, J.-A. da). Portugal. — Foussat de Bogeron (G. du).
- — Font, Felipe. Espagne. — Fontanès aîné. — Forestier père. — Fornier. — Fossa et Boyer. Algérie. —Foudriat, Urbain. - hrac frères. — Francisco, A., de Magalhesé. Portugal. — Franco Morens. Espagne. — Franco Lopez. Espagne. — Freire, Joâo-Carlos. Portugal.
- Gabet, Joseph. — Gaccia, Joaquirn. Espagne. — Gaillac, Léo. — Galland-Lécrivain. — Galli et Cie. Australie. —Gallope (F° dos Santos). Portugal. — Galon, Valentin. Espagne. — Galvào. Portugal. — Gautron, Ch. Algérie. — Garcia, Andres.. Espagne. — Garcia Aornas. Espagne. — Garcia Flavio. République Argentine. — Garcia Rupesto. Espagne. — Gastaud fils. — Gaudin, Théodore. — Gaulne (de). — Gautier, René. — Glinas Gabino. Espagne. — Gentilhomme. — Georgiadès. Grèce. — Gervais, Gustave. — Gia-cobini, B. et L. Italie. — Gillet, Ch. Lassable. — Gimenes et Formosinha. Portugal. — Gimenez-Mariano. Espagne. — Gindroz, de V. Suisse. — Girodit. — Godinha de Païva, A. Portugal. — Gonçalves Salustiano. Espagne. —Gemez-Regné, Andrez. Espagne. — Gonçalves-Roma, J.-M. Portugal. — Gonçalves-Pavâo, B. Portugal. — Gonnot, Julien. — Gonzalez, Joachim. Espagne.
- — Gonzalez, Marcelino. Espagne. — Gonthier-Lalande. —Gonzalez, J.-M. Mexique.— Gonzal-vès, Vincent. Algérie. — Gouvernement du Cap de Bonne-Espérance. Cap de Bonne-Espérance. — Gracia (Mme Josepha de). Espagne. — Graciosa (marquis de) Portugal. — Grandry (de).— Grand-val (Ve J.-V). — Grilbaut, Léon. Algérie. — Gri-vot Renevey. — Grolleau, René. Algérie. — Guérin, Louis. — Guiaud, Jacques. Algérie. — Guieysse (abbé Cestin). Algérie. — Guilhem de Lansac (de). Algérie. — Guilhou, Biaise. — Guillaume-Romain. — Guillemet, Gabriel. Algérie. — Guillaume, Paul. Algérie. — Guimaraes, J.-B. Portugal. — Guinozu-Tristan. République Argentine. — Guiraud aîné. — Gundlach et Cie. Etats-Unis. — Gut, Ch. Algérie.
- Hau et Cie. Haussmann (baron). Ileintz, Algérie. Héritier, T., Algérie. Hernandez, Luciano, Espagne. Herram Colomo, Espagne. Herrero, Anas-tasio. Espagne. Iliguers Orrega, Espagne. Hon-jrnbia y Gompania, Espagne. Hostin jeune, îïuault-Dupuy. Hubert, Emile. Ilugounenq. Humbert, Ernest, Suisse. Hyo de Vicente Péniu-las, Espagne. Hydra (Société anonyme vinicole et viticole), Algérie. Ippolito, Antoine, Italie.
- Jacquemart, Algérie. Jadouin, Jules. Janet et Gaset, Espagne. Jauvif, Mathurin. Jésus Hernandez, Mexique. Jésus Ortega, Espagne. Jikit'ch Mika, Serbie. Jivkovitch Elias, Serbie. Jordache Jones-co, Roumanie. Jordam Bufino, Espagne. José Bravo Pomar. Espagne. José de Carvalho, Portugal. José Clémente Rivera, Espagne. José, Feri nandez, Espagne. José Gil ILerens, Espagne. José Gonzalez Felipe, Espagne. José y Spina. Mexique. José Ortega y hermanos, Espagne. José M. Pe-nillas, Espagne. Jouela, A., Algérie. Juan Angel M. Quevedu. Espagne. Juan de Din Garcia, Espagne. Judice, A.-Joaquirn, Portugal. Julien, P., Algérie. Jullian-Tranchant.
- Kananoff. Russie. Katz Layos, Autriche-Hongrie. Kendenglans, Russie. Kharlamoff, N. Russie. Khatchanoiï, L., Russie. Ivristoforoff. G.-N., Rus-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- sie. Kléber Dulac, F. Krug, Charles, Etats-Unis. Ivrsitch, Jean. Serbie. Kuhn, Leonardo. Brésil.
- Labbé et Félix Potin. Laborde, Achille. Lacroix, Frédéric. Lafond, Ad. Lafagie, Pieire. Lagirau-dais Obissier. Lahore, Jean, Lalanne, Clovis. La-morère jeune. Laneyrie. Langestein (Ve), Algérie. Lapelletrie. Camille. Laporte, Alexandre. Larrou-caud, Pierre. I^asserre. Laumand, Joseph. Autriche-Hongrie. .Lavau, Jean. Larmandi. Lebras-seur. Algérie. Lecoq, Alfred. Legay, Victor. Iœ-gendre et Cie. Leste Bastos, B.-P. Portugal. Léon, Alexandre. Leperche et Chaperon. Lestage, Pierre, Lopez de Souza, Portugal. Lopez Bravo, Espagne. Loubet, A. Loubeyre, Paul. Algérie. Louis, Eugène, Algérie. Loustalet, Fleury. Louvet, M., Algérie. Luciano, Infonte, Espagne. Lucien, Joseph, Algérie. Luis Baron et Cie. Espagne. Luis Garcia, Espagne. Lunel. Tunisie. Lunzi (comte Nicolas), Grèce.
- Machado de Silva, P., Portugal. Malaval, Adolphe, Algérie. Mallet, Etienne. Manière-Denizot. Manin M. Pana, Espagne. Manin Peiro, Espagne. Mar-celo del Rio, Espagne. Margueritte. Maria. Eduardo, Espagne. Mariano, Mingo, Espagne, Mariano, Rovest, Espagne. Marin, Eduardo, Espagne. Mariol, Jean-Louis. Marques et comte Freda, Portugal. Marques Pinto (Mario do), Portugal. Marques, A.-P. da Silva, Portugal. Marques de Santa Cruz, Espagne. Marsot, Tunisie. Martin, Alphonse. Martin (Louis de). Martin, Joseph. Martin-Renou. Martray (du), Tunisie. Masca-renhas, G.-N., Portugal. Masclet, Algérie. Mas-senet, Algérie. Mathei. Mathieu, Nurna. Matias Dernabé, Espagne. Matias Ruiz, Espagne.. Mat-thews, J., Etats-Unis. Mauri, Achille, Algérie. Maury, Jules. Maury, T., Algérie. Mazard, Henri. Mazeau, Léonard.
- Melto, Jimeno, Espagne. Meners, Elix, Espagne. Menguy, Raoul. Merlo Cejudo, Eugenio, Espagne. Mermier, Algérie. Mertz, Xavier, Algérie. Mesrine, Marc, Algérie. Methier et Robbi, Italie. Meyer, Michel, Algérie. Michecoppin. Michel, Hippolyte, Algérie. Migne, Jean, Algérie. Miguel, M. Fonseca (dom), Portugal. Milhe-Poutingon, Algérie. Misset, Alexis, Algérie. Molelay, Jules, Algérie. Molina, Federico, Espagne. Mondion, Edouard. Mondon, Jacques. Monteiro da Silva, Portugal. Monteiro, Irmâo, Portugal. Monteiro, D.-J. Vaz,Portugal. Montes (J. Nunes de Monza), Portugal. Monthaut, Honoré. Montouchet, Jacques. Moraïtes, Thomas, Grèce. Moral, Antonio, Espagne. Morand, Naigeon. Morel, Pérès. Mo-rena, Gregorio, Espagne. Morgan brothers, Portugal. Morisot-Javillier. Mougeart Morent. Mous-sart, Claude, Algérie. Mota Olovsa Franco, Espagne. Musset.
- Naigeon, François. Nail, Charles. Naurois (vicomte de). .Nebut, Lucien. Nibaut, Alban. Nicasio, Mola, Espagne. . Nion, Alejandro, Espagne. Nobrega, Jean P. Rebello. Portugal. Noël, Adrien, Algérie. Nohonha, Menires, Portugal. Nobelet, Victor, Algérie. Nougailhac, Alquier. Nurdin. Nuza, Gaspard, Algérie.
- Obitz, Georges, Algérie.. Oger, Bascher. Ollier, Clément, Algérie. Ornellas, F.-P. Macedo. Portugal. Ortz, Francisco, Espagne. Ortz, H.-L. fils. Suisse. Ouchveridze, Russie.
- Pacoutet, J.-B. Pacoutet, Joseph. Paço Vieira(baron, de). Panajet, P., Algérie. Pansidor, Alvest, Espagne. Parade (de), Tunisie. Parina, Juan, Espagne. Parrod, Emile. Pascal, A. Pascalin, Victor, Algérie. Pato Moniz (J. de Pereira), Portugal. Pedro, Gariga, Espagne. Pedrosa. Impes, Portugal. Pe-dros, Maria, Espagne. Pedr.o, Nunes Peiro, Espa-gne/Peichebaden, A. fils et Cie. Peigne et Oscai\ Peladan, Algérie. Pelissier, Romain, Algérie. Pelletier, Joseph, Grèce. Penaud. Perboyrf, Gabriel. Pereira do Lago, Siverius, Portugal. Pereira, Menaes Leal, Portugal. Pereira (Mme Peixoto Anna), Portugal. Pereira, Pinthos-Ma-teus, Portugal. Perier, Arsène. Perier de Larsan (A. du). Perrault père et fils. Perrier, Alfred. Perrier, Aurélien. Perrier, Jean. Perrier, Léon. Perrinelle (Alph. de).
- Petetin, Auguste. Algérie. — Petit, Auguste. — — Petit, Louis. — Petronilo, Areas, Espagne. — Picot, Emile. Algérie, Piétré, Thomas-Eugène. Pignat aîné, Jean. — Pilion, Abel, Algérie. Pi-naud fils, Jean. — Pinsan, Paul. — Pinto (Furte de). Portugal. Pinto, Manuel, Espagne. Pistouley, Jules. Plantier, Homas, Espagne, Poinsot, Jules, Algérie. Popovitch, Serbie. Portier et Cie, Algérie. Poudon, Prades. Pradié (Mme A.-J). Prélat, Oscar. — Prim, O. Algérie. Puecli et J. Lacliaud, Algérie. Pujo. Pullès. Pu-rity Mine and C°. Etats-Unis.
- Quemerais, Prosper. Algérie. — Quinta (distillerie de Porto). Portugal.
- Rabot, A. Radix, Algérie. Radoykovitch, Serbie. Raffard. Ramon Rojo, Espagne. Ramino Gonza-lès, Espagne. Ramizio, A., Algérie. Raquet, Etienne, Algérie. Raton, Auguste. Bavez (comte). Ravezzi, Luigge, Saint-Marin. Ravignan (Jean de). Raynal, Ch. Rebello, José, Portugal. Régnault. Reverdy, Emile. Rideau. Rican, Jules. Ricard, Algérie. Ricard (le chevalier Jean). Ri-
- card, Louis, Algérie. Ricaud frères. Richardi, Angelo, Algérie. Rives, Elisa. Rives, Elisée. Rivière, Maurice. Robert. Bodrigues Guimares, Portugal. Rodriguez Hennquez. Rodriguez Mar-chado, J., Portugal. Rodriguez. Modest, Espagne. Rodrigues Strigal, Espagne. Rolland. Romero, Gabriel, Espagne. Rosselot, Jean, République Argentine. Rossis (de). Rosis, F. Ross-ier, J., Suisse. Roth, J.-G. Brésil. Rouanet, Gaston. Rouanet, E. Rougebief, Alp. Rougeol (Ve G.). Routf, Italie. Rouff, Ernest, Algérie. Rouquette, A., Algérie. Rovina y Rovoel, Belgique. Royer, Louis. Rozier, A. Rurio, Alfonso, Espagne. Rud-mann, Pierre, Algérie. Ruiz de Sem, Domingo, Espagne. Ruston, Charles, Algéz’ie. Russow, A, Etats-Unis. Rutherford Adamson, Etats-Unis.
- Syckman, G., Etats-Unis. Sa Joao E. Evangelista, Portugal. Salva de Pella, M., Chili. Sanchez Gou-valo, Espagne. Sanchez Saleido, Espagne. Sanchez, Romualdo, Espagne. Sanson, G., Algérie. Santiago Azevalo, Espagne. Santiago Canga, Espagne. Santos (M. José dos), Portugal. Santos, Pedro Pinto Rodrigues, Portugal. Santos, Rodrigues Marques, Portugal. Sardou, Joseph, Algérie. Saraina (B. de B.), Portugal. Sardou, Julien, Algérie. Sarrapy. Saudrez, Manuel, Espagne. Saulnier et Courtin, Algérie. Sauret, Albert, Algérie. Schleyer Juan et Cie., Chili. Schneider, Pierre, Algérie. Schroeder, E., Australie. Sécard (Ve). Secopoulos, Grèce. Seguin (de). Seigneur et Forgues, sœurs. Segura Jorda, Espagne. Seive (Ve)', Algérie. Senabre, Tomas, Espagne. Septa-nil, Algérie. Serrant (le comte de). Servat, Joseph, Algérie. Seunet Guvard.
- Sider, Frédéric, Algérie. Silveira, Joaquim, Portugal. Silva Luiz Rebello, Portugal. Siméon Alla, Tunisie. Simon Montier, Algérie. Simonnet, Lefebvre et fils. Skirme Geo, Y., Autriche. Srnir-noff, J. et fils, Russie, Smith, E. Sociedad vini-cola de Casto, Portugal. Sociedad Cosecheras, Espagne. Sokoloff, A.-D., Russie. Sol, Paul. Soto (Agustin de), Espagne. Souedan Viticola, Espagne. Spinola, Italie. Sretchkovitch, Serbie. S ta-nesço, Roumanie. Stewart et Donald, M., Australie. Stephanovitch. Serbie. Stop, Espagne. Sustrac, Algérie. Sturun, Oscar, Algérie. Suilmas, Claudio, Espagne.. Suffisant, Louis. Suop, Espagne.
- Taillard, Victor, Algérie. Talon Le Villeneuve, Suisse. Tauszig, Autriche-Hongrie. Teixeira Luiz Paulino. Portugol. Teixera de Mansilha, A. Portugal. Teixeira Monteira, J.-C., Portugal. Tesstcr, A. Testanière, Algérie. Testud, Louis, fils. Algérie. Thaureaux-Blondeau. Théophillatos, Grèce. Theotonio senior, Portugal. Thermogiannis. Grèce: Theuriet, G. Thibeos Spridion, Grèce. Thi-non. Thuillier, Algérie. Tisserand, Adolphe. Tonnini (commandeur Pietro). San Marin. Top-pino, Louis. Toubin, Paul. Torreblanca, José. Espagne, Tort, A., Algérie. Toscano, F. Henri-quez. Portugal. Tourdonnet, de, Algérie.- Tranchant frères. Tridon, Paul, Algérie. Trinkaux, A., Australie. Trotman, John. Australie: Trouette. Algérie. Trouillier, Algérie. Tur, Algérie. Tust, Victor.
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- Val Jouannis, Algérie. Valentin Ocana, Espagne. Valor Thons, Espagne. Valledor, Joaquin, Chili. Vathaise (Ed. de). Ventre-Blaize, Algérie. Ver-- ges, Dupucb. E. Vernier, Algérie. Vicente Madrid y hijos, Espagne. Vicente Martinez, Espagne. Vicente Senabre, Espagne. Victor Zuiras, Espagne-. Victoriano Lopez, Espagne. Vignau, Pierre, Algérie. Viguier, Paul, Algérie. Vigouroux, A. Villaret, L., Algérie. Viliaume, Augustin, Vincent, Alex. Vinda de José Cano, Espagne. Viol-land, Léon. Vital, Vincent, Algérie. Vivier Edouard, Algérie. Vindii de Llopis. Espagne. Vuillin, Marcel. Vunte Ceballen, Espagne.
- Wauters fils, René, Algérie. VVestphall. Algérie. VVidmann, Algérie. Wilhem, . Joseph. Algérie.
- Xavier d’Andrade, B. Portugal.
- Yotitch frères, Serbie.
- Zaldivar, Ricardo, Chili. Zyarikine, N.-O, Russie .
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- 2» Série. — N° 172.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Jeudi 7 Novembre 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements............. 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
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- Faits divers................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Sbymocr Wadb, Blomfield House, London- Wall.
- Bureaux : 16, Avenu© de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, uu Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- LES PAVILLONS DE SALVADOR ET DU NICARAGUA.
- PLUIE DESSUS, BOUE DESSOUS
- Telle fut, sans une minute de répit, la journée de mardi, assurément la plus vilaine de la période expositionnelle. Et, cependant, des centaine de mille braves gens se pressaient au Champ de Mars.
- Tirés du fond de leurs départements, arrachés de leurs trous pour venir voir l’Exposition, ils tenaient à la voir contre vents et marée. Au fond, qu’est-ce qu’un jour de pluie pour un rural qui vit en plein air ?
- Après avoir eu l’occasion de renseigner une de ces bonnes familles des champs perdues dans le tourbillon; je captai'la confiance du père.
- — Il fait un bien mauvais temps aujourd’hui.
- — Heuh ! comme ci, comme çà.
- — Vous n’êtes pas difficile... cette boue?
- — Ah ! monsieur, c’est bien autre chose « cheu-nous ». Ici c’est liquide et quoi qu’il y en a? l’épaisseur d’un doigt; et encore c’est solide dessous.
- Cheu-nous, dans l’village, j’enfoncions jusqu’à la cheville, et j’en emportions un kilo à chaque semelle. Faut voir ça. Ici c’est rien. Et vous êtes bien difficile vous autres, gens de Paris. Je voudrais vous voir un peu cheu-nous.
- — Alors vous ne trouvez pas le Champ de Mars impraticable et sale ?
- — Moins qu’mon champ à moi, mon bon monsieur.
- — Mais alors, le mauvais temps d’aujourd’hui ne vous afflige pas.
- — Tout au contraire, y’m’faisions plaisir.
- (Ma tête ?)
- — Comment cela?
- — Pardine ! par un beau temps, je regretterions de n’être pas cheu-nous pour labourer. Tandis que je n’y pourrions rien faire par le temps qu’y fait au jour d’aujourd’hui. Alors j’aimions autant en profiter pour visiter l’Exposition. Y a rien d’perdu comme ça.
- Parisien, mon bon frère, je gage cent sous contre une prolongation d’un jour d’Exposition, que vous n’envisagiez pas la désolante journée
- d’hier au même point de vue que mon bon rural ?
- Et les masses noires et profondes circulaient lentes et impassibles, avec pluie dessus et boue dessous.
- C. L.
- LES JOURS SE SUIVENT
- « Et ne se ressemblent pas », heureusement 1
- Le ciel, ayant passé la journée d’hier à se laver, afin de se présenter le dernier jour de l’Exposition dans un état de propreté convenable, a renversé son lavabo sur les pauvres visiteurs.
- Tout étant bien qui finit tien : un soleil radieux s’est levé sur ce jour dernier de la colossale fête de six mois que nous venons de traverser. C’en est un de plus à ajouter aux jours favorisés des fêtes organisées par M. Alphand, que, tout autour de lui, on nomme le « grand veinard », parce qu’à de bien rares exceptions près, il a toujours eu le soleil dans son jeu pour les fêtes organisées par lui.
- Et s’il n’y a pas eu une trop forte gelée blan-
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- 2. BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- che ce matin: ce que, pauvre Parisien ! j’ignore, nous aurons aussi une ffelle soirée.
- Une foule énorme envahira donc aujourd’hui le Chaipp de Mars. Elle dépassera trois cents mille... un peuple. Ce sera peut-être le jour le plus fort de l’Exposition.
- Quelle clôture !
- Et dire que cela aurait pu durer jusqu’aux premières neiges. '
- « Tant qu’Alphand sera là, me disait hier un de ses dévoués, le vilain hiver reculera devant lui comme Méphisto. devant la croix de Siebel, dans Faust. Et vous verrez cela, dès que l’Exposition sera close, les frimas couvriront Paris. Ce sera la robe de deuil que la grande ville revêtira pour pleurer la belle Exposition disparue!»
- Demain les déménageurs mettront leurs mains impertinentes sur les merveilles que nous avons admirées pendant six mois.
- Après-demain les démolisseurs accompliront leur œuvre de destruction en commençant par l’esplanade des Invalides.
- Quand je vous le disais : « Les jours se suivent et ne se ressemblent pas ! »
- Ch. L.
- -----------------------------
- Ainsi que cela a été annoncé, l’Exposition a été officiellement close le mercredi 6 novembre, à dix heures et demie du soir.
- . A partir du 7 novembre, le public muni de tickets pourra encore pénétrer dans l’enceinte du Champ de Mars. Une seule des portes réservées au public, sera ouverte dès dix heures du matin pour le service de la Tour Eiffel.
- Les ouvriers et les porteurs de cartes d’exposants et de service entreront dès sept heures et demie du matin.
- Le public des visiteurs ne pourra circuler que dans les chemins de circulation intérieure ; les salles d’exposition seront généralement closes pour le service de l’emballage et de l’enlèvement des produits.
- Dès le jeudi matin, 7 novembre, toutes les ventes seront supprimées dans les kiosques ou • chalets du Champ de Mars.
- Quelques, restaurants seront autorisés à rester ouverts pour le déjeuner des personnes appelées au Champ de Mars, pour le service de la manutention au départ.
- ---------^----------
- Les cartes violettes de presse sont valables, comme nous l’avons dit, de dix heures à quatre heures; les journalistes non munis de cartes violettes pourront, comme précédemment, obtenir des cartes temporaires sur la demande de leur directeur ou de leur rédacteur en chef.
- Les Gitanas de Grenade ont donné hier leurs dernières représentations ; la salle était comble, et on a dû refuser du monde. A la dernière représentation du soir D’enthousiasme a été si considérable qu’il a fallu lever le rideau à quatre reprises ; le public applaudissait frénétiquement et lançait des fleurs, des cigarettes, des pièces de monnaie ; les Gitanas saluaient en dansant et en envoyant des baisers. Le régisseur a dû venir devant le rideau pour dire au public, qui ne se lassait pas d’applaudir, que la toile ne serait plus levée.
- Nous sommes heureux d’apprendre que les Gitanas continueront leurs représentations dans Paris, à l’Alcazar d’hiver, à partir de lundi prochain.
- LISTE DES RÉCOMPENSES
- Distribuées aux Exposants
- Le 29 Septembre 1889
- (Suite)
- Classe 73. — 2e section: Spiritueux.
- GRAND PRIX
- Avala et Cie. Espagne.
- Collette, René. — Collectivité belge, Bal et Cie Jean
- Meeus, Yan den Berghe. Belgique. — Colonie de la Martinique. Martinique.
- Dècle (Ye Ch.). — Dolgoff, A.-B. Russie. — Dulken, Weyland. Pays-Bas.
- Ministère de l’agriculture. Brésil.
- Sociedad de cosecheros. Espagne. — Société anonyme. de distillerie de la Méditerranée. Yignobles des deux Charentes. — Vignobles de l’Hérault.
- MÉDAILLES D’OR
- Achin fils aîné. Suisse. — Aguerre, José. Brésil. — Albert, Y., Martinique. — Alberto y Cia.. Portugal. — Albino de Sousa Rebello. Portugal. Au-beckjonois, Gustave. Suisse.
- Bacardi y Cie. Espagne. — Baron, Edgard. — Beau-champs-Macheneaud. — Bellonnie. Martinique.
- — Bermudez (don). Yénézuéla. — Bertin, Armand. — Bertrand.. Algérie. .— Billet et Cie. — Rianco, Julien, de Porto-Rico. Espagne-. — Blan-kenhajen (comte de). Russie. — Bolle fils. Suisse.
- — Bosch, José, et frères. Espagne. — Boyer. G., et Cie. Algérie. — Bredon, Joseph. Briand, Stanislas. — Brisson, Jules. — Bushmills old disiil-lery C°. Grande-Bretagne.
- California State. Etats-Unis. — Catze-Pehel. Pays-Bas. — Chaubard. Algérie. — Coates, W. — Com-beau, Pascal, et Cie. — Combes, Jean. Algérie. — Comice agricole de Nogaro. — Crète et Cie. Tunisie. — Curlier frères et Cie.
- Dabadie, L. >— Debonno. Algérie.— Decrion, Jules. Algérie. — Direction de l’agriculture au ministère. Japon. — Dondeyne, Ernest. Algérié. — Dubois frères et Gagnon. — Duvergey-Taboureau. Ecole d’agriculture. Mexique. — Etat de Vera-Cruz. Mexique. — Etat Jalisco. Mexique. — Etat Mi-choacan. Mexique. — Etat Oaxaca. Mexique. — Etat Puebla. Mexique.
- Fabien Chadenac. — Fabrica Angora. Portugal. — Fabrique Foretuna. Danemark. — Foubert. — Foucauld, Lucien, et Cie. — Frappin et Cie. Gallu, Clément. — Garcia, V. République Argentine.— Gazeaux, Pierre.— Giamarchi. Yénézuéla.
- — Gimmenez Arevaio frères. Espagne. — Giron. Tunisie. — Godard, Charles. — Gombonis fils (Ve Antoine). — Gonzalès et Cie. — Grande distillerie franco-suisse. Tunisie. — Guérin, Alexandre. — Guérin, Boutaud.
- Hérard, Charles. — Hériard, Paul. — Holmen. Norvège. *
- Imbert (général). République Dominicaine. — Isautier (Ve) et fils. Réunion. Iwanoff. Russie. Kalachniokoff. Russie.
- Laforcade. — Lameth (comte de). Martinique. — Lartigue. — Lataillade. Uruguay. Lesaffre et Baudnelle. — Lindgren, C.-A. et Cie. Suède. — Loefjen, (distillerie de). Norvège. — Loisel, Abel.
- — Luplan. Danemark. — Lysholm. Norvège. Utter, Maria-Luis. Espagne.
- Martin, Henri. Espagne. — Masquelier, Belgique.
- — Merlet et Rateau. — Ménard.— Merrand, Frédéric. — Merraud, André. — Meyer. — Monteiro, Joâo-Franco. Portugal. — Montaut.
- Ninel, Félix. Martinique.
- Onofre Serdio de Jerez. — Osborn son and C°. Etats-Unis.
- Patchitch. Serbie. — Peralte, Juan. Chili. — Pé-reire, Eugène. République Dominicaine. — Pé-reira, José. Portugal. — Pernet, L. — Perrin, Henri. — Picon et Cie. Algérie. — Pineta. Guaté-mala. — Pitaud, Marcel. — Pons frères. Algérie.
- — Prioulat, Joseph. — Provença a welpa (vicomte de). Portugal.
- Quinia normal d’agricultura. Chili.
- Rateau, Frédéric. — Richard, Pierre. — Rivoire fils. Algérie. — Robin, Jules. — Rocha Devoto et Cie. République Argentine. — Roeder-Pavet. Algérie. — Roullet, Paul, et Drillan. — Rouhier. Ile Maurice. — Rousseau, Ch. Martinique. — Rouvière fils.
- Sabouraud, Edouard. — Saelid. Norvège. — Saint-Aubin. — Saint-Pierre. Algérie. — Saunier, Frédéric. — Schérer frères et Cie. Suisse. — Schwob, Georges, et Daudet, J. Algérie. — Smirnoff, P. Russie. — Société agricole de Batna. Algérie. — Société Ve M.-A.-A. (Papova, sucesseur). Russie.
- — Souques et Cie. Guadeloupe.— Springer et Cie.
- — Syndicat agricole de Cazaubon. — Syndicat de la Société de l’agriculture du Gers.
- Taku Toknkhéi. Japon. — Tatsuma Ciehizayemon. Japon. —Teule. Algérie. — Tobolar et Cie. Serbie.
- Van Romondt. Guadeloupe. — Verneuil, Albert. — Vicenti Ygnal Cervera. Espagne. — Vidiella. Urugay.
- Yamadi. Japon. — Yamamura. Japon. — Yvon, Charles.
- Zappa. Roumanie.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Abridat et Laurent. — Aguiar (M.-F. d’). Colonies Portugaises. — Alba Olégario. Chili. — Aldag, Th. et Cie. Yénézuéla. — Alexandroff, J. Russie. Almeida, Rafaël. Espagne. — Amores, Fernando. Espagne. — Amoros Pédro. Algérie. — Armas, J.-F. Yénézuéla. — Arnoux et don San Pedro.
- I Honduras. — Assié, Jules. — Auboin, Léandre. — Audibert et Martin.
- Baerban. Algérie. — Bagge. Suède. — Balluteaud, J. — Barbahcourt et Cie. Haïti. — Barnet fils et Cie. — Bastard, F. Batailla et Cie. Yénézuéla. — Belitch. Serbie.— Bender. — Bendennitter, N. Autriche-Hongrie. — Bénédicta, Maria. Portugal. — Benitez y Guzman, José. Espagne. — Benon, Fernand. — Berger. Belgique. — Bertrand, Julien. — Blanchet. — Bohy, Albert, successeur de Hœlchère. Suisse. Box, Alex. — Boisferon, Georges. — Boissier, C. etL. — Boixeau et Cie. Bout (de) et Leyter. Pays-Bas. — Bouchon. — Boudrot-Renaudot-.— Bouquiez et fils:—Bourdon. Bouland (Ve). Algérie. — Brachet. — Braga, Eduardo. Colonies portugaises. — Braulio Poe fils. — Brocqua (de). — Brument, Beaupertuis et Cie. Guadeloupe. — Brun, André. Algérie. — Buchanan, James. Angleterre. — Buisson et Cie. — Buffèi, Henri. Suisse. — Burea. Roumanie.
- Cadrés. — Caille père et fils. — Caillebar. — Cal-mels, H. Algérie. — Camillerie frères et Cie. Algérie. — Cappin. — Carvalhal, Fédérico. Colonies portugaises. — Castagnet. — Castagnon. — Cé-siane. Roumanie. — Chabrier frères. Réunion. — Chaigneau, Emile. — Challier. Tahiti. — Cham-pan, Th. Vénézuéla. — Chaperon, Pierre. — Cha-tel. Réunion. — Chauchefoin et Blot. Algérie. — Cisnéros, Grégoire. République Argentine. — Ci-vrac, Joseph et fils et Mathias frères. — Cocuand. Charles. — Collardeau, Guadeloupe. — Colman, Nicolas. Algérie. — Commission auxiliaire. République Argentine. — Commission de Carapaue. Vénézuéla. — Commission de Ciudad-Rolivar. Yénézuéla. — Commission auxiliaire à .Jujuygny. République Argentine. — Cordeiro, Alexandre-José. Portugal. — Coulomb, Mathieu. Algérie. — Courgeon. Algérie. — Courseilhat. — Curel, Ant. Algérie. — Crédit foncier colonial. Guadeloupe. — Cruz herrera (Antonio de la). Espagne.—Cuera (Manuel de la). Espagne.
- Dancenis, P. Martinique. — Darreau-Lambadère, — Darriet et Cie. — Darrion. — Dartigalongue. — Delacroix. Algérie. — Delvaux, H. — Desgrottes, Eug. Martinique.— Desmartis. Chili. — Denner et Cie. Suisse. Dessaux fils. — De Cardes Aug. — Diego Pereira, Joâo. Portugal. — :Diego Martin Queredo. Espagne. — Distillerie de Monte-Cristo. — Distillerie de Pando J. Mullet et Uruguay. — District de Pouzin. — Domaine de Combani. Mayotte. — Domingo Cerra y Gonzalès. Espagne. — Dondeyne, Ernest. Algérie. — Drachkowzi. Serbie. Dreyer, R. Russie. — Dreyfus, Aug. Equateur. — Drouet-Pinard. — Druil-het, Ed. — Dubosc, Justin. Dubourdieu-Jean-neau et Bian. — Duchassaing, A. Guadeloupe. — Ducom, Denis. — Dunvilwe et Cie. Angleterre. Dupuiy de Guilhemen. — Duval. Paraguay.
- Espania, Andrez. Vénézuéla. — Etat de la Basse-Californie. Mexique.— Etat de Chihuahua. Mexique. — Etat de Gohahiula. Mexique.—Etat de Du-rango. Mexique.— Etat de Hidalgo. Mexique.— Etat de San Luis Potosi. Mexique. — Etat de Nuevo Léon. Mexique. — Etat de Queretaro. Mexique. — Etat de Senalan. Mexique. — Etat de Sonora. Mexique.— Etat deTepic. Mexique.— Etat de Zacatecas. Mexique.
- Fermonche-Maignot. — Ferrand, Eug. — Figueroa, C. République Argentine. — Figuières, A. Guadeloupe. — Flavien Jeunet. — Florian, Mathieu. Roumanie. — Flury. Suisse. — Forst fils et Cie. — Fouassin, A. Belgique. — Freund Ballor et Cie..Italie.
- Gadras, Jean. — Garcias frères. Algérie. — Garnier, Clément. — Garriga et Cie. Espagne. — Georgewitch. Serbie. — Gilson, Jules.-— Gléniet. — Gouvert. Vénézuéla. — Gonzalez, MM. Vénézuéla. — Goutart-Laurent. Algérie. — Gouvernement dé Lara. Vénézuéla. — Gouvernement de
- Vénézuéla. Vénézuéla. — Gouzin. Algérie. — Gronemeyer Puelma. Chili. — Gros. — Grottes (comte de). — Guerra (conde Domingo da). Portugal. — Guitreau.
- Hagen, H. Etats-Unis. — Haages-Levert. Pays-Bas. — Halphen et Cie. — Helbekers et fils. Pays-Bas. Hernandez, Luiz. Chili.— Holland et G°. Angleterre. — Huchon, Henri. — Huet. — Hum et Cie. Etats-Unis.
- Ibrahim et Boulard, S. Egypte. — Inouye. Japon. — Ito. Japon.
- Jaffelin. — Jaradrieff. Russie. — Jaramilho. Equateur. — Joly, Pierre. Algérie. — Jonescu. Roumanie. — Jouffroy, Léon. — Jusselain, Léon. Martinique.
- Kamiya, Deorbivi. Japon.— Kéda Sankuro. Japon. — Kaiser, Théodore. Suisse. — Kempen, Van. Pays-Bas. — Ketgen et Zoon. Pays-Bas. — Kis-hida. Japon. — Koumagaya. Japon. — Kulst-kamp et fils d’Oliezer. Pays-Bas.
- Labadie, Joseph. — Lachaize, Alexandre. — La-fitan. — Lagardère, — Lajus. — Laliman. — Lallemand, E. — Loumaigne, Edouard. — La-motte Remy. Chili. — Laudet. — Lauraine, J.-C. Le Berre. Gabon. — Leblanc. Mayotte. — Le Coultre, J.-H. Suisse. — Lebrun, Ch. Espagne. — Le Goat deKerveguen. Algérie. — Lefort et Cie.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 3ï
- Legrand et fils. — Lestranges (comte R. de). — Levraud, Camille. — Ligougne, H. Algérie. — -Lillet frères. — Liminiana. Algérie. — Les premières fabriques de la République Sud-Africaine.
- . — Lopez (général). Vénszuéla.
- Mas Mas de Hascars. Espagne. — Marchand et Cie. — Marghiloman. Roumanie. — Martel, O.-G. Algérie. — Maupin et Poirson. — Mautner, Joseph. Autriche-Hongrie. — Maydieu. — Mé-lendez, Carlos. Salvador, — Ménissis, Napoléon.
- - Chili. — Mérité et Cie. Angleterre. — Minte hijo, Chili. — Mispelhlon et Cie. Pays-Bas.— Mocque, Frédéric. — Molina, Juan. Espagne.— Molinard, G, Martinique. — Mollet, Alex. — Morand, Henri. — Morel, F., y Durand. Espagne. — Mor-ros, Angel. Espagne. — Mouraba, Enrique. Espagne. — Muniez Alvarez, Manuel. Espagne. — Muraille y Martineau. Espagne. — Musée colonial de Lisbonne. Colonies portugaises.
- Napa Valley. Etats-Unis. — Nicolle, Camille. — Nicolle, Théodore. — Normand-Dufié. — Noter-mansetCie. Belgique. — Nougues frères. République Argentine. — Nueva Cia distiladera, République Argentine.
- Ocampo, Arana et Cie. Vénézuéla. — Oliveiro Mas-sango y Sobrinho. Colonies portugaises. Ool-gaard, D. et fils. Pays-Bas. — Ortis Garcia. Espagne.
- Panik. Algérie. — Parenteau et Lagrolet. — Paret. Algérie. — Pastureau frères et fils. — Pauvert. Guadeloupe. — Peimelière et Cie. — Perez de Arce. Chili. — Perrin jeune. — Pico, José. Espagne. — Pignollet. — Pinaud, Emile. — Plasse.
- — Polak, G. Pays-Bas. — Popoff, K. N. et Cie. Russie. — Poulsen, Norvège. —Priego, (Valentin de) Espagne. — Priolland, Jean. — Prioulat, Joseph. — Prouhet.
- Quinaud, J., et Chazelle.
- Raddenais. Guadeloupe. — Raffinerie parisienne (société de). —- Ramirez, Edouard. Vénézuéla.— Ramirez, José. Vénézuéla. — Ravignan (de). — Reffi, Juago. Saint-Marin. — Revillon-Clerjaud.
- — Ribeira et Séraphin Garcia. Portugal. — Ribo-teau, Pierre. — Ritfard, Brunei et Cie. République Argentine. — Ristisch. Serbie. — Rivière et Cie.
- — Robert, François. — Robert, William et Cie.— Robin. — Roquayrol. Brésil. — Roquer y Maris, José. Espagne. — Rodhe, César. — Roussillon.
- Sabatier, Jérôme. Algérie. — S. Léger-Lalung. Martinique. — S. Ville-Dameaux. — Sama, Joseph. Espagne. — Scongès, P. Grèce.— Sôrensen, E. Danemark. — Savalle, D. et fils. — Schmit. Belgique. — Sentex. — Société géographique de Lisbonne. Colonies portugaises. — Société pour la rectification d’eau-de-vie, à Varsovie. Russie.
- — Société d’alcools rectifiés de Marisusky. Russie.
- — Société industrielle La Estrella. Uruguay. — Soteras, Jean. République Argentine. — Silva (Luiz-Augusto da). Portugal. — Simpé. — Sixto Sarmina. Mexique. — Saucaret. — Schæfer et Rada. Algérie. — Smirnofï et fils. Russie. — Sou-selin. Russie.
- Tait, W. C. J. C°. Portugal. — Taku, Tsumesabu.ro. Japon. — Tanquerey, H. — Tatsuma. Yessuzo. Japon. — Tavaux et Cie. — Terrentief, N.-A. Russie. — Tessier, Henri. Algérie. — Teule. Algérie. — Théramènes, Diatotis. Egypte. — Tho-machot. — Tierre. — Tomazo, Maurizio. Suisse.
- — Torii. Japon. — Toublanc fils. — Tovarès, Maria-Rosalia. Portugal. — Tribot et Cie. — Tronquoy, de Lalande et Cie. — Troponia.
- Usine Pointe Simoh. Martinique.
- Vall'ejo, Francisco. Espagne. — Vallen, J.-B. Algérie. — Valteau, Jean. — Van Bysterwled. Pays-Bas. — Van Perestein et fils. Pays-Bas. — Van-hoorebeke frères. Belgiqne. — Varando et Cie. République Argentine. — Varguillas, F. Vénézuéla. — Vazou, V. — Vellareyae. République Argentine. — Verdet, E. — Vicini. République Dominicaine. — Vigier. — Vilaro, Narcisco. Espagne. — Voukovitch. Serbie.
- Will-Tourneur et Cie.
- Yamaji Kaméjiuro. Japon. — Yonesawa. Japon. Zaracosta. Tunisie.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Aucuna (S. de).. République Argentine. — Airosa. Brésil. — Alligre. Algérie. — André, Joseph. — Aniceto, Madeira. Portugal. — Andrade- da Costa, Hypolito. Colonies portugaises. — Antonesce, Marin. Roumanie. — Aponté, Manuel. Espagne. Audinot, F. Mexique. — Audoin, Jean. — Auliio. Joseph. Algérie. — Asai. Japon. — Alger. Tahiti. Balay et Cie. — Bally, Joseph. Martinique. — Ba-nyuls et Foissy. — Barnuevo, Dionisio. Espagne. — Barreaux et fils. — Barreto, Alphonse. —- Bar-ret (Ve). Portugal. — Beller, Vistès. République Argentine. — JBenitez, Emilio. Chili. — Béranger, Pierre. Algérie. — Bereebaek. Algérie. — Bertrand. Guadeloupe. — Bertrand, E. — Beugin. Algérie. — Beukelaai (de) et Cie. Belgique! — Billard et Cie. Algérie. — Boissonnet (baron). Algérie. — Bonneterre (héritier de), Guadeloupe.
- — Bonaud (de). Algérie. — Bonnoure. Martinique.
- — Bornai, Lorenzo. Espagne. — Bornetti, David. Uruguay. — Bossion. Algérie. — Bolelho. Brésil.
- — Boucherie, P. et Cie. Espagne. — Bousquet et Cie. — Bouzon, Aug. •— Brangier fils. — Brias et Cie. Belgique. — Brown, Ch. et son. Angleterre. — Brégains. Paraguay. — Bret. — Bros-sard, Pierre. — Burgac. Algérie. — Bussy (de).
- Caballero y Murial, Antonio. Espagne. — Canada, Fo. Espagne. — Carvalho (J.-H.-de). Portugal. — Castaner, Manuel. Espagne. —Cerdan Francisco. Espagne. — César de la Noqueira. Colonies portugaises. — Cornesco, I. 'Roumanie. — Cirbiot, Roger. — Champion. — Chapot et Cie. — Chap-pelardch. Algérie. — Charrier, Gaston. — Chous-toff et fils. Russie. Collin et Cie. Algérie. — Commission coopérative. Equateur. — Cooymans, C., et fils. Pays-Bas. —Cooymans et fils, G. Y. Pays-Bas. — Comte Ambuem, Antonio. Espagne. — Coquelin, François. — Coraclvich. Algérie. — Cordonnié. Guadeloupe. — Cosgrave. Chili. — Costa (Antonia da). Portugal. — Coubert, J. Algérie. — Crabb. Etats-Unis. — Cristobal Savilla. Mexique. — Cruz, J.-V.-N. Chili. — CunhaAbien Peiscoto (José da). Portugal.
- D. y Gomez Carmona. Espagne. — Damosa de Guntria Brazo, José. Portugal. — Davaine frères.
- — Degrois, Numa. — Dember. Suisse. — Dense,
- I. et Cie. Tonkin. — Desbarats. — Desbons. — Despond, Lucien, Suisse. — Dewar, John. Angleterre. — Distillerie (Felchin, directeur). Suisse.
- — Dolabaratz. La Réunion. — Drouillard, A., et Cie. — Duarte. Brésil. — Dubois, Albert, et fils. Duchemin, Ambroise.’ — Ducom, Eug. — Ducos-Turbet. — Duquesnay. Martinique. — Dutel. Algérie.
- Edge Hill. Etats-Unis. — Enciso, B. M. Mexique.— Espéjel, E. — Etablissement agricole. Serbie. — Etat de Chapias. Mexique. — Etat d’Aguas Ca-lientes. Mexique. — Etat de Yucatan. Mexique.
- F° Mont Serra Lopez. Espagne. — Finck, Ch. Algérie. — Eernandez, José M. Espagne. — Fournier.— Foutcher, G. Honduras.— Funagi. Japon. Fraix, J. — Frère. — Froloff frères. Russie. — Frugone, Pedro. Chili.
- Gacard, Etienne. — Gachet-Lignères. — Galiana, C. Algérie. — Gambereni, Augustin. Uruguay. — Garomon, A. Espagne. — Gastinel. T. Algérie. — Gaubert, L. Honduras. — Gérard frères. G.-H. Martinique. — Girard fils, Arthur. — Girard, L. Martinique. — Gohkes fils. Pays-Bas. — Gomez, Francesco. Mexique. — Gonzalvès Chaves, David. Portugal. — Gomther, Chili. — Gonçalo d’Alméda, Garett. Portugal. — Gontard, H. — Gouvernement hawaïen. Idavaï. — Greslau, de. Nouvelle-Calédonie. — Grivelet. — Guelin, Marcel. — Guérin, Etienne. — Guillot-Blanzac. — Guzman et Cie. République Argentine.
- Hacienda de Fermisco. Mexique. — Hacienda hospital. Mexique. — Hanoï. Tonkin. — Hardy et Cie. — Herman Zeegers. Pays-Bas.— Hermandez. Vénézuéla, — Herminier, L. Guadeloupe. — Hid-zinka. Japon.— Hurgo JoselinB. et Cie.République Argentine. — Hom d’zoumogué. Mayotte.— Hyelt-Otto Escande et Cie.
- Ichikawa. Japon. —Iglesias. Espagne. — Ignacis Matute. Mexique. — Iceda, Hachino. Japon. — Ischuvari. Japon.
- Jailles. — Jandard. — Janowits, S. Autriche-Hongrie. — Jourdan. — Joffre. —Jorrot, Paul. — José da Cunha. Portugal.
- Kellmund et Cie. Vénézuéla. — Iveun, J. Russie. — Kretzion, B.-B. Roumanie. — Krutchenkoff. Russie.
- Laborde. — Lamarque. — Lannelongue. — Lânder Archibal. Angleterre. — Lang et fils. — Larrani, Emilio. Chili. — Lasserre, Ed. Martinique. — Léal. Brésil. — Lemercier frères. — Letard, Camille.— Lévita, Joaquim-Fortunato. Portugal.
- — Lobert. — Lorguin, C. Algérie. — Lorguin,
- J. -B. Algérie. — Lopes, Maria-José. Portugal. — Lorrain-Despas et Neveu. — Luelmo Posquet et Cie. Mexique, — Lugo Vina (les héritiers de). Espagne.
- Maclien, Alexandro. Bolivie. — Macarthey and sons. Angleterre. — Magnan. Algérie. — Mal-gaive. Algérie. — Martino, Joaquim. Colonies portugaises. — Mariano Barcena. Mexique. — Marron Frau (de P.) Mexique. —Mark. Brésil.
- — Marsan. — Martialay Perlada. Espagne. — Martinez Risuerio, Carlos. Espagne. — Martinez de la Cuadras, Antonio. Espagne. — Mathieu, Th. Algérie. — Matignon. — Matignon, A. et Cie
- — Mauger et Robineau. — Mayer et Cie. Suisse.
- — Memain, Jacques. — Mendoza-Cartina. Mexique. — Menier. — Michel Angeli. Algérie. — Moreno, C. République Argentine. — Moreno Pozo, Emilio. Espagne.
- Neychkovitch. Serbie. — Normand jeune. Octaviano Cabrera. Mexique. — Ohta. Japon. — Ohtsuka. Japon. — Okoda. Japon. — Ozeroff frères. Russie.
- Pablo Hernandez. Vénézuéla. — Pahen (comte de).
- — Palacio y Palacio, Antonio. Espagne. — Paoli Barthélemy. Algérie. — Pasteur. Algérie.— Paya, Tomas. Espagne. — Perret. Algérie. — Perrier, Henri. France. — Pina Carvalho, José-Augusto (da). Portugal. — Plantation Sainte-Marie. Guadeloupe. — Pochon, Lucien. Suisse. — Posse et
- fils. République Argentine. — Poupon, Auguste. France. — Pretté Bonatti. Uruguay. — Privas, H.-F.-F. — Puet, E.
- Quéret.
- Rabotkine. Russie. — Rancaz jeune. Algérie. — Redmand brothers. Angleterre. — Région agronomique (6e). Portugal.— Régler. Algérie.— Régnier, Marcelin. Algérie. — Reibel et Cie. République Argentine. — Renier, Ch. Algérie. —Rey et Cie. Vénézuéla. — Reig, Antonio-José. Espagne. — Richard, François. — Richemont (comte de). Algérie. — Ristovitch. Serbie. — Riva (Luis de la). Guatémala. — Robert.— Rodriguez et Cie. Uruguay. — Romero, Francisco. Mexique.— Ro-maldo Ambros^. Guatémala. — Rotrou. — Rou-hier, Jules. Angleterre. — Ruelle. Algérie. — Rzetkowski, Thécdor. Russie.
- Sady, Léopold. Algérie. — Sains Matauzas, José. Portugal. — Saint-Mieux frères. —Salmon. Réunion. — Samaran. — Sanchez. Espagne. — San Hinojosa, Manuel. Mexique. — Santos (Francisco dos). Portugal. — Shybaya. Japon. — Smidt et Cie. — Société d’agriculture d’Ille-et-Vilaiue. — Sordilla. République Argentine. — Sotiropoulo. Tunisie. — Stanoyevitch. Serbie. — Stavude. Roumanie. — Stotz. Algérie.— Strate. Paraguay.
- — Stressen, Jacques. Algérie. — Sucher. Roumanie. — Suga. Japon. — Sureta, José. Espagne. — Syndicat vinicole d’Indre-et-Loire. — Szersno-vioz, Charles.
- Takenata. Japon. — Texier. Algérie. — Texeira Mendenha, José. Portugal. — Tornquist. République Argentine. — Torrès, José. Chili. — Tourneur et Vasseur. — Trouin, César. Algérie. — Turk (de). Etats-Unis.
- Uzac (Ve Jeanne). Algérie.
- Vadis. — Vatel. Algérie. — Vaz da Silva, Antonio-Angusto. Portugal. — Vazquez Lopez, D. Espagne. — Vazou frères. — Velasco, Léon. Bolivie.— Vellez Guillen, Juan. Espagne. — Vicente y Guel Sernera. Espagne. — Villain. République Dominicaine. — Vital, Vincent. Algérie. — Vladesco, Constantin. Roumanie. — Voulovitch. Serbie. —• Vrede (baron de). Russie.
- Ward, Adrien. Bolivie, — Weber. Suisse.— Weiller, Charles.
- Xerry, H. Algérie.
- Yankovitch. Serbie. — Ylitch, Mitar. Serbie.
- Zéférino Monteiro-Girao. Portugal.— Zucher, Aimé. Algérie.
- Classe 73. — 3e section: Bières.
- GRAND PRIX
- Bergner et EngeL Etats-Unis. — Brasserie belge. Belgique. — Brasserie française, pour les progrès remarquables et incontestés réalisés depuis l’Exposition de 1878.
- Grosfils, Pierre. Belgique.
- Heineken (Société des brasseries de). Pays-Bas.
- Jacobsen. Danemark.
- Springer et Cie (levures).
- MÉDAILLES D’OR
- Beadleston et Woerz. Etats-Unis. — Bernard, Ma-rius. République Argentine. — Bieekert. République Argentine. — Binauld et Cie. — Blanquet.
- — Boeck (de) frères. Belgique. — Borremaes Vancampenhovt. Belgique. — Bouvaist. — Brasserie actions Christiania. Norvège. — Brasserie de Christiania. Norvège. — Brasserie de Hamar. Norvège. — Brasserie de la Croix de Lorraine. —• Brasserie de Maxeville. — Brasserie du Faucon. Pays-Bas. — Brasserie royale. Pays-Bas.— Brasserie Steinhof. Suisse, — Brasserie Tottenham. Angleterre. — Brière, P.
- Champion, V. — Claes Vanderhaeghen. Belgique.
- Damiens. Belgique. — Demeulemeester-Verstraete. Belgique.
- Ebner. Chili. — Ecole de brasserie de Gand. Belgique. — Ehrhardt frères.
- Gabel. Brésil. — Grande brasserie de Koekelberg. Belgique. — Gronwals, C.-A. Suède. — Gruber et Cie. — Gubler. Chili.
- Hall et Cie. Angleterre. — Hanus frères. — Hœdt Cauvve (Dr). Belgique. — Hole. Angleterre. — Hurlimann. Suisse.
- Kunz, Joseph. Etats-Unis.
- Le Gruz Blanca. Espagne. — Laubenheimer et fils. — Leclercq. — Lévêque. — Logos et Cie. Brésil.
- Mitchell. Angleterre. — Montgomerys Brewing C° Etats-Unis. — Morel. — Moussel. Luxembourg.
- Perrut frères et Barjonet.
- Ravinet frères. — Richling et Cie. Uruguay. — Riegness et Cie. Norvège. — Rihioe Kondo. Japon. — Rosenkrantz. Chili.
- Spreux-Leclerq. Belgique. — Stoks. Angleterre. Société des brasseries et malteries de France (Brasserie des Moulineaux).
- Uelschi, E. Uruguay. — Ungemann. Chili.
- Van den Berge et Cie. Belgique. — Van den Perre, Emile. Belgique. —Van den Bogaert. Belgique.
- — Van Diepenbeeck. Belgique. — Van Velsem frères. Belgique. - Van Volxem. Belgique.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Weifert. Serbie. — Wiellemans Ceuppens. Bel-gique.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Aass. Norvège.
- Ballinhall and son. Angleterre. — Brasserie centrale de Christiania. Norvège. — Brasserie de Beaucaire. — Brasserie del Toro. Espagne. — Brasserie de Wasa. Grand-duché de Finlande. — Brasserie Lindberg. Terre-Neuve. — Brasserie Rutten. Pays-Bas. — Brasserie Tivoli. Belgique. Brogniez. Belgique.
- Cabaret. G. — Cailhe. — Cayol. Espagne. — Cor-man-Vandame. —Couvreur. Belgique.
- Dazin. — Delessalle-Lemaître. — Delmarie (Ve L).
- — Desmet-Denayer. Belgique. — Dreher, Emile et Cie. Mexique. — Dromain-Fournier. — Dupont, Polydore. Belgique.
- Ellul frères. Algérie.
- Fluhr, Thierry et Cie.
- Gilmann et Spencer. Angleterre. — Grobmann. Russie. — Guermomprez. — Guayaquil Lager-Beer (Brewery Association). Equateur.
- Heimmerdinger et Lurck. — Hoffmann. Chili.
- Jansen. Portugal. — José Caballo et hermano Ro-cha.. Uruguay.
- Tashi Kuma. Japon. — Keller frères. Chili.
- Lamot-Debœck. Belgique.— Lemos. Brésil.—Le Phénix.
- Mapataud. — Mattoi, Yanossi et Cie. Italie.— Mauroy-Dubois. Belgique. — Metzger. Italie. — Mon-treuil-Wackernie. — Moritz. Espagne. — Murrée. Angleterre.
- Notté. Philippe. Belgique.
- Ota. Japon.
- Plagemann. Chili.
- Ricaud frères. — Riester.— Ritter. Brésil.
- Schlan et Strasser. République Argentine.— Schlos-feldt. Chili. — Schmidt, E. — Shibata. Japon.
- Tesse etWatrelot.
- Yandenbroucque. — Yan der Borght. Belgique. — Yan der Elst. Belgique. — Yan der Haert. Belgique. — Yan Meerbeeck. Belgique. Yare et Cie. Australi©
- Webel. — Weitz. — Wicke. Chili. — Winckler.
- MÉDAILLE DE BRONZE.
- Antony, Léon. République Argentine.
- Beer. Angleterre. — Boiteux. — Brasserie de Jigou-lew. Russie. — Bruno frères.
- Coomann-Yansanten (de). Belgique. — Costemand.
- — Gourton, Paul.
- Dartevelle, I. et S. — Delannoy. — Derauw et Car-lier. Belgique.
- Fontaine et Cie.
- Gazette du Brasseur. Belgique. — Goumoëns. Brésil. — Grégoire, B.
- Haas. Suisse. — Hap, Pierre. Belgique. — Hube. Chili.
- Jacquemin, Georges.
- Kessler, Charles. Algérie. — Kuhn. — Kuss. Brésil.
- Lorne. ...
- Messner, E. — Meyer, Frédéric. Algérie. — Michel Italie.
- Neumayer. République Argentine.
- Schench. Chili. — Schillingford. Angleterre. —
- Schneidor-Domeck. — Schultz Maminski. Rus-
- . sie. —Sekiguchi. Japon.
- Yan Bavegem. Belgique,
- Walther. Chili. — Williot. — Wuyttack. Belgique.
- Classe 73. — 4e Section : Cidres.
- MÉDAILLES D’OR
- Boisseau, Victor.
- Comice de Ghateau-Gontier.
- Guerne, Léon.
- Le Breton.
- Maillard et Croisé. — Moulin. — Mott. Etats-Unis.
- Plet et Cie.
- Seigle, Michel.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Anthore, Félix. — Avenel (d’).
- Batard. — Briend. — Briet et Lefebvre.
- Comice de Bierné. — Comice de Cossé-le-Vivien. — Coquelin.
- Desnos. — Desprès du Temple. — Duchemin. — Duflot. — Dutertre.
- Floquet. — Fouquier.
- Gaillart, Pierre.Gastinet,_ Athanase. — Guyot.
- Hamon-Leclinche. — Harnois, Ange.
- Jagline.
- Ménager. — Modelet neveu.
- Noël.
- Ollivier.
- Peschet.
- Quesnel.
- Ragot. — Rézé. — Rocher. — Rotrou frères.
- Trouvé.
- Wolway et Cie. Angleterre.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Bauché. — Berthelot. — Blanchet (Ve). — Blestel et Reculard. — Boursier. — Breteville.
- Champion. — Corgeron.
- Decré. — Degrand. — Desert.
- Fauquet. — Ferme de Kerlagatu. — Fontaine. — Fusier Hermann.
- Gallerand. — Gastinet, Arsène. — Guillot Hyacinthe.
- Huneault.
- Lascot, Pierre. — Le Beschu.
- Maheu. — Maudier.
- Paillot.
- Quéreel.
- Yigneron-Eliot.
- GROUPE VIII. — Agriculture, viticulture, pisciculture
- Classe 73 bis. — Agronomie, statistique agricole
- Australie.
- Comice central agricole de la Sologne, exposition collective.
- Département de l’agriculture. Etats-Unis. — Direction générale de l’agriculture du Portugal. Portugal.
- Ministère de l’agriculture, statistique agricole. — Ministère des travaux publics. Etats-Unis du Mexique.
- Société nationale d’agriculture de France.
- MÉDAILLES D’OR
- Commissaire de l’agriculture de l’Etat du Kansas. Etats-Unis.
- Directeur des travaux de la carte agricole du Portugal. Portugal. — Direction de la statistique du ministère des travaux publics du Mexique. Mexique.
- Dodge, G. R., statisticien du département de l’agriculture. Etats-Unis. — Dokontchaeff. Russie.
- Fernow. Etats-Unis.
- Gayon, directeur de la station agricole de Bordeaux.
- — Gouvernement général de l’Algérie.
- Hansen, professeur à Copenhague. Danemark.
- Lariboisière (comte de).
- Marcano, Y. Vénézuéla. — Ministère du Japon (agriculture). Japon.
- Pagnoul, directeur de la station • agronomique d’Arras. — Pereira, Continho. Portugal.
- Raulin, directeur de la station agronomique du Rhône. — République de l’Uruguay (Statistique générale. Uruguay.
- Saunders. Etats-Unis.— Société agricole de Meaux.
- — Société française d’éncouragement à l’industrie laitière. — Société nationale d’encouragement à l’agriculture. — Station agricole de la Loire-Inférieure. — Service agricole du Luxembourg (administration). Luxembourg. —- Station laitière de Fribourg. Suisse. — Syndicat des agriculteurs des Ardennes. — Syndicat des agriculteurs de
- Loir-et-Cher.
- Thiry, directeur de l’école Dombasle. — Toulza (comte de), société fruitière de Roquefort.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Coruche (vicomte). Portugal.
- Galloway. Etats-Unis. — Gast, Ed.
- Jeanjean et Loret.
- Lautillac (de). — Larvaron et Grange.
- Marçal. Portugal. — Meriam. Etats-Unis.
- Pilter. Tunisie.
- Salmon. Etats-Unis. — Station agronomique de
- ' Béthune. — Station agronomique de Blois. — Station agronomique de Melun. — Station agronomique de Rouen. — Syndicat d’Argenteuil. — Syndicat de Briis-sur-Forges. — Syndicat de Chartres. — Syndicat du Hannetonage de Goron.
- — Syndicat de Montpellier. — Syndicat de Provins. — Syndicat de la Vendée. — Syndicat de la Vienne.
- Tonnoni. Saint-Marin.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Antoine. — Auberjonois. Suisse.
- Desbordes. — Dolabaratz.
- Eon.
- Ficher.
- Gaillardon. — Guyot de Grand-Maison.
- Ladureau. — Ligue agricole (Marne).
- May ou.
- Nicoliano. Roumanie.
- Sargent. •— Sauvage (de). — Silva. Portugal.— Station agronomique du Centre. — Syndicat boulonnais. — Syndicat de Chalon-sur-Saône. — Syndicat de’Châteaudun. — Syndicat du Gers. — Syndicat du Puy-de-Dôme. — Syndicat de la Mothe-Achard. — Syndicat de Yilleneuve-sur-Lot.
- Classe 73 1er. — Organisation, méthodes et matériel de Venseignement agricole.
- GRAND PRIX
- Ecole nationale d’agriculture de Montpellier. — Ecoles nationales vétérinaires de France.
- Institut national agronomique. — Institut agronomique Rio. Brésil.
- Ministère de l’agriculture.
- MÉDAILLES D’OR .
- Armengaud aîné.
- Comice agricole de l’arrondissement de Rouen. —
- — Comon, L.
- Deyrolle, E. — Dupont, M., professeur départemental d'agriculture de l'Aube, à Troyes.
- Ecole agricole, forestière et vétérinaire de Komaba. Japon. — Ecole d’agriculture et vétérinaire du Mexique. Mexique. — Ecole nationale d'agriculture de Grand-Jouan. — Ecole nationale d’agriculture de Grignon. — Ecole pratique d’agriculture de Mathieu-de-Dombàsle. — Ecole pratique d’agriculture de Saint-Bon. — Ecole pratique d’agricultre de Saint-Remy. — Ecole pratique d’agriculture et de viticulture de Beaune.
- Gouvernement du Chili. Chili.
- Institut agricole du Champ-de-l’Air, à Lausanne. Suisse.
- Magnien, L.
- Société centrale d’horticulture de la Seine-Inférieure.
- Yassillière, Frédéric, professeur d’agriculture de la Gironde.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Allard, M. — Atwater, W., chef de division au dé-• partement de l’agriculture, à Washington. Etats-Unis.
- Bourgue, A.
- Cantorberry School. Nouvelle-Zélande.
- Doyen, E.
- Ecole pratique d’agriculture de Berthounal. — Ecole pratique d’agriculture de la Brosse. — Ecole pratique d’agriculture de Neubourg. — Ecole pratique d’agriculture du Paraclet. — Ecole pratique d’agriculture de Santarem.
- Ferme-école de Nolhac. —Ferme-école de la Roche.
- — Ferme-école des Trois-Croix. — Fiévet, professeur départemental d’agriculture des Ardennes, à Charleville. — Franc.
- Gaillard, A.
- Institut agronomique et direction de Santa-Catalina. République Argentine.
- Rivière, G., professeur départemental d’agriculture de Seine-et-Oise, à Versailles.
- Société horticole, vigneronne et forestière de l’Aube.
- Taylor, T., chef de division au département de l’agriculture, à Washington. Etats-Uuis.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Abele frères.
- Berthaux.
- Chevallier, J. — Goutinho, professeur à l’institut agricole, à Lisbonne. Portugal.
- Ecole pratique d’agriculture d’Ecully. — Ecole pratique d’agriculture et de laiterie Claude-des-Yosges. — Ecole primaire agricole de Sartilly.
- Ferme-école des plaines. — Fortier (Mlle), 20, boulevard Poissonnière, Paris.
- Hérisson, F.
- Leizour.
- Orphelinat horticole des hospices de Beaune.
- Pavette, E. — Poupin, M.
- Terrillon, P.
- Wagner, professeur à l’institut agricole d’Estel-brück. Luxembourg.
- Classe 49. — Matériel et procédés des exploitations rurales et forestières.
- GRANDS PRIX '
- Bajac, Antoine. — Bernard, Léopold. Belgique. —
- Le Clerc, directeur de la Société des Polders de Bouin (Vendée).
- Mac Cormick Harvesting. Etats-Unis. — Ministère de l’agriculture, administration des forêts.
- Société agricole et industrielle de Batna et du Sud-Algérien. — Société Decauville.
- Wood, Walter A. Etats-Unis.
- MÉDAILLES D’OR
- Arbey et Cie.
- Batchellor and sons C°. Etats-Unis. — Béliard, Georges. •— Berthier, E. et Cie. — Boghar (commune indigène). Algérie. —Boulet et Cie. Bourgeois jeune et Cie. — Breloux et Cie. — Brouhot et Cie.
- Candelier et fils. — Ghameroy, Augustin. — Chan-dora, Léon. — Colonies irriguées de Victoria (Australie). Angleterre. — Compagnie agricole et de sel de Fuente Piedra. Espagne. — Compagnie de Fos et colmatage de la Crau.— Compagnie des eaux-vannes. — Gumming, Jules.
- Desailly, Paul.
- Egypte. Egypte.
- Falloise, Henri. Belgique. — Fondeur, F.-H. et Fondeur, Pol. —Fould-Dupont.— Foyn, Swend. Norvège.
- Groulanl (de) frères. Belgique.
- Hardepont-Maigret et Cie. Belgique. — Harrisson . Mac Grégor. Grande-Bretagne. — Henry et ses fils. — Hidien. — Hurtu.
- Japy frères et Cie. — Johnson. Grande-Bretagne.—
- . Johnston Harvester ǰ. Etats-Unis.
- Lac Copaïe. Grèce. — Lotz, fils de l’aîné.
- Massey de Torento. Grande-Bretagne. — Marot et . fils. — Merle. — Merlin et Cie.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Paupier. — Pécard, frères. — Pilon frèi-es et Buffet. Pilter, T.
- Renault, Albert-A.-F.
- Samuelson. Angleterre. — Savary et Cie. — Schloe-sing frères. — Simon et ses fils. — Singly (de) et Cie. — Smyth. Angleterre. — Société des phosphates du bois d’Havré. Belgique. Société des produits chimiques de Saint-Gobain, Chauny et Cirey. — Société française de matériel agricole, à Vierzôn. — Solvay et Cie. Belgique. — Strawson, G -F. Angleterre.
- Tancrède frères. — Thoulieux.
- Wetterlé. Algérie. — Whitmann agricultural C°. Etats-Unis.
- MÉDAILLES D’àRGENT
- Acedo et Rivera frères. Mexique. — Amiot-Lemaire.
- — Antoine, instituteur à üran. Algérie. — Ar-mour et Cie. Etats-Unis. — Aussenard et Po-pelin.
- Baillot. — Baunnlett. Angleterre. — Beaume, L. — Boby. Angleterre. — Burrell. Angleterre. Cabasson, Jules. — Caramijia-Maugé. — Carpentier (de). — Chadborn et Coldwell. Etats-Unis. — Chambard, A. —Chambenois-Rambeaux.— Chapelier, Victor. — Chaussadent, A. — Clert., Alfred. — Cochard. — Coignet et Cie. — Cocksedje. Angleterre. — Compagnie de Rio-Tinto. — Cook. Angleterre. — Crowley. Angleterre. — Courting-Wallerand.
- Daguin et Cie. —• Danulesco, Janco-V.-G. Etats-Unis. — Davey-Paxman et fils. Grande-Bretagne. __ David, Henri-S.-J. — Defosse-Delambre.
- — Delahaye. — Delaunay et Cie. — Demarly et Fouquart. — Demoncy-Minelle. — Denis, Louis.
- — Djelfa (commune indigène). Algérie. — Doublas. Etats-Unis. — Dumont. — Durand, R. — Durand fils.
- Ecole des arts et métiers. Roumanie.
- Fabrique de machines Berthoud, A. Suisse. — Fai-tot frères. — Faul, Charles. — Filoque père et dis. — Forges et aciéries du Nord. — Fortin frères. _ Frennet-Wautier. — Froger. Elia.
- Garnier et Cie. — Gastaldi, André. Italie. — Gay, Jean. Algérie. — Gayou. Algérie. — Guitton, Prosper. — Gurnaud.
- Haris and sons. Angleterre. — Henriod, H. fils. Suisse. — Herren, Christen, Laupin. Suisse. — Hiéguet, Lefèvre et Cie. Belgique.
- Jennei frères.— Jansen etCie. Norvège.— Johnston,.
- Samuel C°. Etats-Unis. Joly et Foucart.
- Krieg.
- Lacroix frères. — Lalis, Léon. — Laureau, Jules. Linet. — Liot et ses fils. — Lloyd et Suppléé Hardware C° Etats-Unis. — London Dairy C°. Angleterre. — London Manure C°. Angleterre. Mader fils. Suisse. — Maréchal. — Mariolle-Pignet
- — Martin, Marius. Algérie. — Masquelier. — Meslé-Beauchet. —, Montandon, J. — Morel, Auguste. — Mot et Cie.
- Naudier, Abel. — Nickelman frères. Belgique. Ollagnier. — Osborne. Etats-Unis. — Osmont, Georges.
- Paradis. Hubert. — Pelletreau. Algérie. — Pétillât, Antoine. — Prégermain. — Primat, G. — Protte, Léon. — Puzenat, atné.
- Reynolds et Cie. Angleterre. — Rigault, Victor. — Robillard, Eugène.
- Schneider.et Cie. — Schlockenfux, Cari, et Wein-meinster, Franz. Autriche-Hongrie. — Senet, Adrien. — Société agricole des Bouches-du-Rhône.
- .— Société des aciéries de Longwy. — Société de Saint-Ouen-Vendôme. — Société des manufactures de glands de Bruxelles. Belgique. — Société des phosphates (administrateur : Gernaert). Belgique.
- — Société des phosphates de l'Indre. — Société des phosphates de Pernes. — Société des produits chimiques de Saint-Denis. — Société de Védrin. Belgique. — Société pour la pêche de la baleine. Norvège. — Souchu-Pinet.
- Temois. — Texier père, J.-M. — Tercelin-Briart et Cie. Belgique. — Tixhon, Joseph. Belgique.— Tixhon, Smal. Belgique. — Trayvou. — Trits-chler, A.
- Van Hecke, Gustave. Belgique. — Varenne.
- Wood de Strowmarket. Angleterre. — Winsinger, Camille. Belgique.
- Xardel frères.
- Yvert.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Amiot, François. — Araujo. Mexique. .
- Barbier, Julien. — Barraud, Léopold. — Bellanger. — Bellotoise. — Benson. Etats-Unis. — Bergou-gnoux. Algérie. — Bertin fils. — Beyer. — Bi-zouard. — Bona, Aimé. — Bradley et Cie. Etats-Unis. — Brichard.
- Cabson et Toone. Angleterre. — Cathelineau. — Chevalet, Louis. — Chaumette, Chevalier. — Christen. Suisse. — Clotz-Denamur, Fl. Belgique. — Collot-Tibulle.
- Dajon, à Mesnil-Arbrey. — Dajon, à Sarcelles. — Davidovitch. Serbie. — Debray, E. — Dondey et Cie. - Drouet. — Duché, Marius. Algérie. — Dupuis. — Durand, Auguste. — Duval, E.-T. — Egeley et fils.
- Fétro, fils. —François. Adolphe. — François, Louis-Félix, Apples. Suisse.
- Girardin. — Gobier, Jules. Belgique. — Gouvernement de Saint-Marin. Saint-Marin. — Gouvernement de Yucatan. Mexique. —Grillot.—’Guinau-deau fils. — Guis, Léonce. —
- Heer, Emile. Suisse. — Hoffmann, Eugène. Algérie. — Husson, Mary. — Hyvert,
- Jacquemier, Louis. — Johnsen. Norvège.
- Le Breton. — Lecomte, P.-G. Belgique. — Lecoq, Napoléon. — Lefort, Camille. — Lefrère. — Lhetmite frères. — L’Hôte et Salmon. — Lister. Angleterre. — Lobin aîné. — Lorcet. Algérie.
- Mabilie, Isaac. — Magnier. —Marchin.— Margue-rite-Delachambourg. — Maria. — Marmonier. — Merlin, Louis. — Mesnil aîné. — Michel. — Moreau.
- Naline.
- Pelloi-Schung. — Pierce. Angleterre. — Pillet. — Pilliér et Guichard. Plissonnier.— Prat frères.
- — Presson. — Prunel.
- Ribotteau et Granger. — Robert, E. — Roffo, Louis.
- — Rousselet. — Roussin fils.
- Samson et Cie.
- Tellier. — Toupet, Eugène.
- Venu, Edouard. — Vidal, Laurent.
- Wintenberger.
- Lavalard.
- Bornot.
- Cazalis. Algérie.
- Potin. Tunisie.
- Tykort. Belgique.
- Bénard. — Bignon.
- Dehérain. —Desprez.
- Gomot.
- Heuzé.
- Jobard.
- Lecouteux. — Lémoine.
- Prades. Algérie.
- Harag-Ben Kritly. Algérie.
- Lagorsse (de).
- Schibaux. , •
- Classe 74. — Spécimens d’exploitations rurales et d’usines agricoles
- GRANDS PRIX
- Agriculteurs du Nord. — Agriculteurs du Pas-de-Calais.
- Chiris, Antoine. Algérie.
- Bergerie de Rambouillet.
- Département de Seine-et-Marne.
- Exposition collective du gouvernement tunisien. Tunisie.
- Comité d’organisation de la section roumaine. Roumanie.
- Gouvernement de la République Argentine. République Argentine.
- Vilmorin.
- MÉDAILLES D’OR
- Ammeux. — Agriculteurs de Bernay. — Agriculteurs de la Sarthe. — Agriculteurs du Cher. — Aucouturier. —Avène (vicomte d’).
- Bignon. — Bouchon, Albert. — Bouysson. — Brandin, Arthur. — Broquet.
- Calonne, Charles. — Canal de Pierrelatte. — Cap-grand-Mothes. — Carlier, Emile. — Caron. — Champion. — Charlier. — Codron.—Coligny (de).
- — Collectivité des Deux-Sèvres. — Collectivite du Doubs. — Collectivité vétérinaire. — Collecti-“vité du comité de Reims. — Combier, Adolphe. Algérie. — Comice agricole de Bazas. — Comice agricole de Bergues. — Comice agricole d’Epinal.
- — Comice agricole de Reims. — Compagnie générale des omnibus. — Compagnie générale des voitures. — Coquelle. — Crombez. — Courmier, Joseph. Algérie. — Courrelangue.
- Dalle. — Davaine,- Emile. — Deconninck. — De-crion, Julien. Algérie. — Delahaye. — Deleporte-Bayard. — Delisy. — Demiautte. — Dupont, Antoine.
- Ecole d’agriculture à Kraliéro. Serbie.— Entreprise manufacturing C°. Etats-Unis.
- Fargeot. — Fisson. — Fortel. — Frère.
- Gatellier. — Genay. — Gibert. — Gouvernement de l’Uruguay. Uruguay. — Gouvernement de Véné-zuéla. Vénézuéla. — Gravis aîné.
- Hanicotte. — Harmand. — ïlondricouri, Victor. Algérie. — Houedry-Gruines.— Huot, Gustave.
- Jacquart. — Jomain (Ve). Algérie.
- Lacoste, Clément. — Lanne-Sayer. — Laurent-Mouchon. — Leras. — Legrand, Oscar. — Lemaire frères et sœurs. — Lippens, Philippe-Auguste. Belgique. — Lhotelain. — London and provincial Dairy C°. Angleterre.
- Macarez, Félix. —• Marès, Paul. Algérie. — Martin, Henri. — Martin, Odille. — Masclef. — Masquelier. — Meyer, Emman. — Milinaire frères. — Ministère de l’agriculture (Hydraulique agricole). — Muret frères.
- Nicolas. — Nikelmann frères. Belgique
- Papillon-Badhin. — Peltier. — Petit, Henri.
- Rabourdin. — Rabourdin. — Reboursier père. — Ribeaucourt. — Rigault. — Rémond, Emile. — Rézé. — Rézé. — Richmond Cedar Works. Etats-Unis. — Rouillier, Arnould.
- Salomon-Dreyfus. — Sibut. — Société d’agriculture du Doubs. — Société d’agriculture de la Haute-
- Loire.— Société d’agriculture de l’Indre. — Société d’agriculture, de commerce et d’industrie d’Ille-et-Villaine. — Société agricole de la Mayenne. — Société centrale d’agriculture de Meurthe-et-Moselle. — Société collective de Lot-et-Garonne. .— Société horticole, vigneronne et forestière de l’Aube. — Société régionale de viticulture de Lyon. — Sommer père et fils. Algérie.
- — .Stévenot. — Stoclin. — Souillé, Hubert. — Syndicat des houblons de Bourgogne.
- Têtard. — Thuillard. — Triboulet.
- Valdespino.— Van Heeko, Gustave. Belgique.— Vielhauser, Albert.
- Roitelier.
- MÉDAILLES D’àRGBNT
- Agriculteurs d’Avesnes. — Andrieux père et fils.- — Archdéacon.
- Baillot, A. — Baron. — Basserie. — Baudoin, Alphonse. Algérie. — Bazin. — Bender. — Benoist, Oscar. — Bergé. — Berger et Barillot.—Bernard, Désiré. — Berthelot (Mme). — Bollingur. — Bon-narme. — Bonzel. — Borrée (de). — Bouché fils.
- — Boucher, E. — Boucherat. — Bouchereau. — Boulaye (Arbeltier de la). — Bouquet. — Bourez. Bourgeat, Honoré. — Briend. — Broquet.
- Cacheux. — Capitan-Geny. — Caramija-Mougé. — Carrosserie industrielle. — Cassé, Elie. — Cha-monard. —Chandier. — Chandora. — Chapard.
- — Charpentier. — Chaussier-Larrivé.— Cherrier, Etienne. — Chollet. — Chollet, Léon. — Clairet. •>— Clert. — Collectivité du Doubs. — Collard-Bertrand. — Comice agricole de Chartres. — Comice agricole de Soissons. — Comice agricole de l’Aube. — Comice agricole de Bône. Algérie.— Comice et syndicat des agriculteurs et vignerons de Château-Thierry. — Compagnie Bône-Guelma. Tunisie. — Compagnie franco-africaine. Tunisie.
- — Compagnie genevoise. — Cossard. — Coues-non-Bonhomme. — Couvreur. — Crème. — Curré.
- Debonno, Charles. Algérie. — Decemière-Quillier.— Decré. — Deharvengt-Derkenne. — Delamare. — Delanos. — Delanos-Saint-Romain. — Delattre-Brabant. — Delattre, Narcisse. — Delmas et Sotte. — Delperrier. — Demoulin. — Denis, Louis. — Denoux, Frédéric. — Dervaux. — Desnos. — Duchesne-Robillard. — Dufour, J.-H. Algérie. — Dupanloup. — Duriez, François. — Dutertre. — Duval.
- Ecole de laiterie de Mamirolle. — Endelin®. — Etablissement d’agriculture à Toptchider. Serbie. — Exposition permanente des colonies. Annam-Tonkin.—Exposition permanente des colonies. Nouvelle-Calédonie.
- Forembacher. Algérie.-— Fortin. — Fourrier,Henri.
- Algérie. — Frando, Salvator. Algérie.
- Gaillart, Arthur. — Garsonnier, Gustave. — Geulin.
- — Gire, Jules. — Gouvernement de Buenos-Ayres. République Argentine.—Gouvernement de Cordo-ba. République Argentine. — Gouvernement. d’En-tre-Rios. République Argentine. — Gouvernement de Mendoza. République Argentine. — Gouvernement de San Juan. République Argentine. — Gouvernement de Santa Fé. République Argentine. — Gouvernement de Santiago. République Argentine. — Gouvernement de Salta. République Argentine. — Gouvernement de Tucuman. République Argentine. — Graillot. — Grandin, François. — Grelond. — Gruson-Cousinne. — Guichon-Pagès. — Guilloux. — Guinon.
- Hainault. — Haussonville. — Havard, Onésime. Algérie. — Hérissant. — Hérisson. — Hourriez-Herremann. — Houzille, Jacques. Algérie. — Hubert. — Humez.
- Irroy, Ernest,
- Jackson, Etats-Unis. — Jacquier. — Joly-Dausque.
- — Jublat, Etienne.
- Laloy. — Lambert, Edouard. — Lasneret, Lucien.
- — Launay (de). — Lebecque. — Le Cachneur-Canot. — Le Caron. — Legendre, A. — Legras, Jules. — Lhommé. — Leizour. — Lejards, Albert. — Lemoine. — Louet. — Lombard. — Loudun.
- Magot.— Malfuson. — Mallet. — Mailliard (F. de).
- — Mannequin. — Maratuech. — Margiochi. Portugal.— Mârninan. — Masquelier, M.-V.— Mauriac. — Menneglier. — Michenon. — Millerioux-Habert. — Mimbelli Luca, G. Italie. — Mir. — Mitelette. — Mold. Angleterre. — Mormentin. — Mot et Cie. — Musgrave and C°. Angleterre.
- Ollagnier. — Osmont.
- Parent. — Payen. — Peras, Léon. — Perseval Petré. _ Persin. — Pichon, Sylvain. — Picoré. — Pitter, Th. et fils. Tunisie. — Pinson. — Pi-non, François. Prady, P. — Prayssac.
- Radot. — Régnault-Renaux. — Reid, A.-II. Philadelphie. Etats-Unis. — Rothier, Léon. — Roussille. — Roussin. — Royneau. ^
- Sauvetaux, Amédée. Algérie. — Senet. Severin-Frezoul et fils. — Société d’agriculture de Bour-Pourg. — Société d’agriculture de Grenoble.^ — Société d’agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l’Eure. — Société d’agriculture d’Alger. Algérie. — Société d’agriculture de Constantine. yiaérie — Société d’encouragement à l’agriculture de la Haute-Saône. — Société d’encourage-
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- BULLETIN OFFICIEL DE ^EXPOSITION DE 1889
- mënt-à l’àgriculCure de Lot-et-Garonne. — Société agricole du Lot. — Société vigneronne du Cher.
- — Stef, Jules. — Suplisson. — Syndicat agricole de Seine-et-Oise. — Syndicat agricole de Chartres.
- Tassel. — Thomas. — Tixhon, Joseph. Belgique. — Tixier. — Triboulet. — Tréfaut.
- Union sancéroise.
- Valentin. — Varlet, Jules. Algérie.— Vasselin. — Vatan. — Vérat-Rocher. — Verry. — Virey. — Vuillemin. Algérie.
- Wickes Belisgerator C°. Etats-Unis.
- Yvert.
- MÉDAILLES DE BRONZE .
- Ahel. — Abrial. — Ahmed ben Aïssa. Algérie.— Alassonnière. — Amiot. — Archdéacon. — Association agricole de Vierzon. — Aubert, Nicolas.
- Bachelier père. — Bahin. — Baltet, Ernest. — Baron. — Batifaulier. — Barraud. — Belambre, Louis. Algérie. — Belle-Diomède. — Beucler. — Beugnet. — Berthelot. — Billot. — Bonnard. — Borel, Edouard. — Bossuet. — Bou medin Bou Aaricha. Algérie. — Boucher. — Bouilliez. — Boulay, Simon. —Bourdon, Edmond. — Bourrel. Bourgeois, Ernest. — Boutroun. — Braconnier.
- — Brandoux.— Brame. Algérie. — Bretonneau.
- — Brower, D.-J. Hollande. — Bruel père. — Bruno t. '
- Cadet, Elysée. — Cadiaux. — Caillet. — Camonin.
- — Canot. — Catherinet-Carré. — Caylà. Jacques. Algérie. — Carson and Toone. Angleterre. — Chaillot. — Chapelier, Victor. — Ghapuis, François. — Chardini, Eugène. — Charpentier. — Chasles. — Chaumeton.— Cheitch ben el Djilani, Algérie. — Chevalier. — Chevalet. — Chevalier, Albert. — Chutry-Dupont. — Christen, Paul. Suisse. — Cirotteau. — Claro-Despretz. — Clarté, J. — Coez-Dufio. — Cohode, Jean. — Collin, Armand. — Cooley, Etats-Unis. — Comice agricole d’Aubusson. — Comice agricole de Lunéville. — Comice de Bierné. — Comice de Cossé-le-Vivien. — Comice de Château-Gontier. — Comice agricole de Sainte-Menehould. — Comité ' départemental de la Vendée. — Coudrelier.—• Cour tin Valler.and. —Couture.
- Dattez fils. — Daubry, Eugène. — Debray. — De-cemière, Louis. — Decesse-Martinot. — Delau-bes. — Denisse. — Desbrade. — Deschamps. — Dessart. — Devey-Devey. — Digeon, G. '— Douil-lard. — Doulay, E.-A. — Dujardin. — Du Mirai (Ve). — Dupart. — Durand. — Drappier.— Drap-pier. — Dreyfus (Ve Ferdinand).
- El Hadjkada Haloueb. Algérie. El Kada bel Ahmed Ben Youssef. Algérie. — Emery.
- Fàbas, Ph. Algérie. — Ferté. — Fleuriet. — Fromage, Georges.
- Gaillard-Laloy. — Gallerand.— «Garapain. — Gérard, Clovis. — Gigault. —• Girard Harviez. — Gosset, Alphonse. —Gonnot, Julien. — Gouache-Barré. — Goubault. — Gourguillon (Ve) et Moreau. — Goussu. — Graufond. — Grenouille!. — Grottard. — Guenin-Gautrot. — Guérin.— Guil-lemin. — Gui lloux.
- Hadj Djilli ben Chaoum. Algérie. — Haquard (Dr). Havoué-Bedu. — Hazéra. — Plerweg, Jean. Belgique. — Hourseau, Nicolas. — Hourzelot. Nicolas. — Howe-Leray. Etats-Unis. — Hunault.
- Jacquin-Liébault. —Jarry. —José Bayer y Bosch Espagne. —Jouatte.
- Kippeurt, Eugène. Algérie.
- Labussières. — Labbé-Letrange. — Laour, Emile. Lacombe (Barthélemy de). Algérie. — Ladarre, François. Algérie. — Laffargue. — Lallemand. — Languery, Onésime. — Laperlier (Ve). Algérie.— Laquerrière. — Lauscome. — Lecavelier. Algérie. — Lécuriot. — Lenoir, Jules. — Leroy. — Leroy, (Louis). —Leroy-Philippart. — Llabador, Fran-, çois. Algérie. — Lognon, Auguste. — Lognon, Louis. — Lorilleux.
- Magro, Joseph. Algérie. — Mahiddine Ould Cha-bane. Algérie. — Maitrier. — Marmonier. — Marchain. — Martel, Louis. — Massonat, André. Motais. — Mathieu, Ch. — Mathieu, Victor. — Mermaz. — Mermet, Félix. Algérie. — Mirai (Ve du). — Mitouard, Bobert. — Moisant.— Moisson, Charles. — Monin-Rover. — Marcel, Maurice. — Montfeuillard. — Morin, Dominique. — Morin, Francis. — Mourmant. — Murâtore.
- Navarro, Pedro. Algérie. — Nègre, Louis. Algérie.
- Paillart.. — Palice. — Papillon, Alphonse. — Pari-son. — Paugoy. — Pellerin, Arthur. — Pelissié, Paul. Algérie. — Pelliot. — Pérard-Pérard. — Pères. — Périn frères. — Peschel. — Peutot, Alfred. — Piot-Fayet. — Pinard, Louis. — Pinel, Laurent. Algérie. — Pinon, Alfred. — Poyrel, René.
- Queréel, Jean.
- Rahba ben Aïssa. Algérie. —Ratoinis Le Rig. — — Reboursier. — Renault. — Rénaux. — Riche. — Rigolley. — Riguy. — Ringeval. — Robin, F. — Rode, Jean. — Rouillger, Paul. Algérie. — Ruinet, Jules. — Ryngaert.
- Samson, Gustave. Algérie. — Schneider, Frédéric.
- — Serbouce, A. — Sauvanet, Léon. — Spire et Cie.
- Tassel-Virëy.- —- .Tellieb-Delzirel — Thi’ney. — Thi-rion, Amédée. — Thomas-Derevoge. — Thouvenin. — Trinteleux.— Trintelin. — Tony-Vaillant.
- — Toupet, Eugène. — Trotaeau-Lapla. — Trotte-reau-Uailly. — Tripards-Lods, G. — Tur, Pepé Algérie. — Tura, François. Algérie.
- Vaillant de. Guelis, G. — Vallier.. — Vallonot-Ber-trand. — Varenne et Cie. — Virey, Edmond.
- Wargnier-Chasse. — Watrin. — Wemaere, Arsène.
- — Wogler- (Ve). Algérie.
- Zeddes (G. de). - .
- Classe 75. — Viticulture
- GRANDS PRIX'
- Salomon, Etienne. — Société centrale d’agriculture de l’Hérault.
- médailles d’or
- Barbou fils. — Bastide, Scévola, — Beaume, Léon.
- Glayton. Etats-Unis. — Comice agricole et viticole de Cadillac. — Comice agricole et viticole de Libourne. — Comice agricole de Béziers. — Compagnie des Salins du Midi.
- Fallet. Algérie.
- Houdard.
- Mabille frères. — Marlin.
- Noël, Nicolas.
- Rouhette.
- Sainte-Marie-Dupré fils. — Simoneton et fils. — Société d’agriculture du Gard. — Société d’agriculture de la Gironde. — Société centrale d’agriculture de l’Aude. — Société régionale de viticulture de Lyon. — Souchu-Pinet, Henri.
- Thirion, Antoine.
- Viticulture de l’Uruguay. — Vautier.
- Weitz.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Avenir viticole.
- Beaume, Léon. — Bourdil, Fernand. — Brouhot et Cie.
- Cassan, Louis, fils. — Cazeaux-Cazallet. — Chantiers de la Buire.
- Espous (d’).
- Fafeur frères. — Fruhinsholz frères.
- Gilbey. — Guillebault, Théodore. — Guillebot.
- Lacroix. — Leclère (Ve). — Leblanc-Hallot..— Louet.
- Micolon. — Mopin.
- Petit. — Piquet, H.-E. — Pommier. — Ponsot et Barbe.
- Singley (de) et Cie. — Société agricole, littéraire et scientifique des Pyrénées-Orientales. — Société horticole, vigneronne et forestière de l’Aude. — Société vigneronne d’Issoudun. — Syndicat de St-Vincent d’Issoudun.
- Union des syndicats de l’Armagnac.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Ballan. — Bonard.
- Duru.
- Fol, Latour.
- Gay. Algérie.
- Lacour frères. — Lejeune. — Lévy. — Longeot aîné.
- Marmonier fils. — Monserviez.
- Nicloz.
- Pépin fils aîné. — Puzenat.
- Société de viticulture de l’arrondissement de Vassy.
- Thirion, Henri.
- Union agricole et viticole de Chalon-sur-Saône.
- Classe 76. — Insectes utiles et insectes nuisibles
- GRANDS PRIX
- Ministère de l’agriculture des Etats-Unis. Etats-Unis. — Ministère do l’agriculture du Japon. Japon.
- Riley.
- MÉDAILLES D’OR
- Beauregard (Dr).
- Commission départementale des Pyrénées-Orientales .
- Exposition collective des Etats-Unis.
- Fallou, J.
- Gonsalvo (A. de). — Guillot, A.
- Ilamet.
- Marcy, A. — Martel, Delonco et Rocheblave.
- Ono. Japon.
- Société d’apiculture du grand-duché de Luxembourg. Luxembourg. — Société centrale d’apiculture et d’insectologie agricole.
- Trouessart,
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Ambrozic. Autriche-Hongrie. —Amenomaya. Japon. Andreu, F. Espagne.
- Béguin. V. — Bertrand, A. — Bischoffhausen. Chili. Blow. Angleterre. — Bureau, E.
- Chauvet, F,
- Dadant. Etats-Unis.
- Forne, M. — Fournier, A.
- Gariel, R. — Georgiou. Grèce.
- Hachida. Japon.
- Leroux, N.-F.
- Masson.
- Paglia. Italie. — Pascâlides. Grèce. — Priolet. Saint-Pee, P.
- Tiafïay. .
- Vicât. ' ' .
- Wadeleux-Metroz.
- . MÉDAILLES DE . BRONZE
- Arnal. Tonkin.
- Bazire. — Bigey. Angleterre.
- Chaut, E. — Chéron. — Chrétien. — Couvent de Caracalla. Grèce. — Commission de San Luis. République Argentine. — Commission de Men-. doza. République Argentine.— Commune d’El-cussis. Grèce. — Commune de Minoa, Grèce. — Commune de Sikinon. Grèce.
- Durier.
- Eymar.
- Fogliani. Uruguay. — Foÿi, Th.
- Garcia, J. Chili. — Guyoh, H.
- Huber. Suisse.
- Jolicœur (Dr).
- Kirsch. — Krivtzoff. Russie. — Kuhn.
- Le Bailly (Mme). — Leroy, A. — Loraille. — Lu-kitsch. Serbie.
- Mêlas. Grèce. — Myr y Myr. Espagne.
- Nagel, J.-B. —Newcomb. Etats-Unis.
- Otero, J. République Argentine.
- Pages,_ de Borenne. — Parlidès. Grèce. — Perlstein.
- Mexique. —Plateau. —Pogliani. Uruguay. Rigopoulos. Grèce. — Robert. — Rose.
- Savart, E. — Sevalle, Ed'. — Syngros. Grèce. Tonnoni. République de Saint-Marin. — Tsakomos. Grèce,
- Velekitsch, Costa. Serbie.
- Classe 77.—Poissons, crustacés et mollusques,
- GRANDS PRIX
- Ministère de l’agriculture. — Ministère de la marine.
- Société ostréicole du bassin d’Auray.
- Union syndicale des parqueteurs- du bassin d’Ar-cachon.
- MÉDAILLES D’OR
- Bernette et Desclaux. — Berthoule, E.
- Charles. — Ghauvassaigne.
- Durègne.
- Ezanno.
- Gémon. — Gestalin. — Grangeneuve et Dasté. — Grenier.
- Levêque. — Lugrin.
- Rousseau-Méchin.
- Société coopérative des ostréiculteurs et syndicat ostréicole de la Teste. — Société ostréicole du bassin d’Arcachon. — Syndicat des marins ostréiculteurs et pêcheurs de Gujan-Mestras (Gironde). VidaBDuplessis. — Ville de Paris (Organisation delà pisciculture au Trocadéro).
- Vincent.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Baleste.
- Corlouer (Ve) et ses fils. — Cornilleau.
- Deney.
- Ferré.
- Guézennec (Dlle).
- Alavick-Royed et Cie, Ostende (Belgique).
- Hage. Pays-Bas.
- Jeunet. — Jouette (de).
- Lecart.
- Maignen. — Morin.
- Saint-Martin de Grangmmuve. — Salmon. — Si-gogneau.
- Vacher.
- Wolbock (de).
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Arcouet.
- Blancho.
- Daimé.
- Fonteneau.
- Loisel.
- Nadeau.
- Pagot. — Pastourel.
- Rathelot. — Reigner.
- GROUPE IX. — Horticulture Classe 78. — Serres et matériel de Vliorticulture,
- MÉDAILLES d’ûR
- Bourguignon.
- Cochu, E.
- Giot. — Grenthe, L.
- Lebœuf, P. — Le Breton, L.-L.
- Martre et ses fils.
- Société des clôtures et plantations.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Allez frères. — André, O.-N. — Aubry, J.-E. — Aubry, J.-J. et Cie.
- Ballautf, H. — Beaume, Léon. — Bergerot, G. — Broquet.
- Chassin, H.-A.-E. — Compagnie générale des poteries.
- Desbordes, M. — Dorléans, E. — Dudon-Mahon.— Dumang, G. — Dumilieu, J. — Durand, Jean.
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-
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-
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION BJE' 1$89
- 7
- Eon, H.-L.-J.
- Ferry, C.-P.
- Godefroy-Leboeuf.
- Huriault fils.
- Kasavara. Japon.
- La Ménagère. — Leblong, P. — -Lebœuf frères. — Lecardeur, G. — Longpré (de), — Loyre, Bl. — Lusseau.
- Martin, J.-B. — Morel, Fr. — Moutier, P.
- Pacis, C.-E. — Péan, A.-D. — Perret et Yibert. — Pillon, L. — Prunières et fils.
- Quénat.
- Radot, E.-Ç. — Ricada, A, — Rivière, A. Sauveur-Bellandou. — Simard fils, A. !
- Wessbecher. — Wirjot, E.
- Zani, G. — Zehren frères.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Abondance et Gie. — Anfroy, L.-B. — Aussel, L. Barbou fils. — Belleville, J. — Berger et Barillot.— Bionda, G.-L. — Blanquier, L. — Briquand-Gadet. — Brochard père et fils. — Broquet. Carpentier, E. — Chauré, L. — Chauveau, E. — Clinard, F.-A.-J. i:
- . Dellatorre et Andréoli. — Dreux, L.-E.-L.
- - Falk. Belgique. . i.
- Gariel, R. — Gervat, F.-A. — Guillot-Pelletier.
- Hirt, X.
- Javelier-Laurin.—Jollivet, E.-A.
- Labelle, J. — Lajourdie et Nicolas. — Larivière et fils. __ Lebrun, C. — Lecœur, A.-A. — Lévêque, A.-O. — Lhomme-Lefort. — Lichtenfelder, M. — Lusseau P»
- Maignen, P.-A. — Mansion-Fessier. — Marchai, L.-F. — Mathian, C. — Michel, H. — Monier fils, J. — Monier père, J.
- Neveu. — Nivet jeune, H. — Noiret, A.
- Gzanne, G. .
- Péan, Sylvain. — Peignon, Sos. —- Poiré, G. — Purenat, E.
- Rigault, A. — Robbi, J.-B. — Roret.
- Senet, Ad,
- Thomager, F.-A. Bohême.
- Van Huile et Cie. Belgique. — Vasseur fils. — Vi-don.
- Classe 79. — Fleurs et plantes d’ornement
- GRANDS PRIX
- Groux et fils.
- Defresne.
- Lévêque et' fils.
- Mexique (ministère des travaux publics). Vilmorin-Andrieux.
- MÉDAILLES D OR
- Forgeot et Cie.
- Jamin (Ve). — Jardin botanique de l’Université impériale du Japon. Japon.
- Kasawara. Japon. — Kelvay et son. Angleterre. — Krelage. Hollande.
- Lecaron. — Lemoine et fils.
- Paillet. — Principauté de Monaco. Monaco. Souillard et Brunelet,
- Thiébaut aîné. — Thiébaut-Legendre.
- Verdier, Ch.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Bonneau (Ve). — Bruneau et Jost.
- Ghristen. — Crousse. — Grozy.
- Delahaye. — Dupanloup et Gie.
- Férard,
- G. Boucher. — Gouchault. — Gouvernement de .Jalisco. Mexique.
- Hochard.
- Ketten. Duché de Luxembourg.
- Lagrange.
- Margottin fils.
- Poirier.
- Robert. — Rothberg.
- Torcy-V annier.
- Ware. Angleterre.
- Yvon.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Armand-Gonthier. — Ausseur-Sertier.
- Bourgette. — Boutreux.
- Classen. Hollande.
- Dallé. — Dessert et Méchin.
- Falaise aîné. — Foucard.
- Gillard.
- Hursery-Association. Hollande.
- Keller/Monaco. — Koster. Hollande.
- Lahave-Yiard. — Lapierre. — Latour-Marliac. — Lecointe.
- Ottolander et Hoffmann. Hollande.
- Pageot.
- Régnier. — Rutten. Hollande.
- .Scheibe. Mexique.
- Van Hess. Hollande. — Veillard (baron).
- Classe 80, — Plantes potagères
- GRANDS PRIX
- La société de secours mutuels des jardiniers-horticulteurs de la Seine.
- Vilmorin-Andrieux et Cie,
- MÉDAILLES d’or
- Crémont aîné.
- Dupanloup et Cie, ...
- Forgeot et Cie.
- Lhérault, Louis. ,
- médailles d’argent
- Lapierre.
- Miliet.
- Rigault, Joseph. -
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Crémont jeune. — Cauchin.
- Girardin-CollaS. , '
- Pageot. '
- Société d’horticulture de Vincennes.' <
- Classe 81. — Fruits et arbres fruitiers
- GRANDS PRIX .
- Ville de Paris. '
- Salomon, Etienne.
- Croux et fils.
- Bruneau et Jost.
- MÉDAILLES D’OR
- Société horticole, vigneronne et forestière de l’Aube. — Société pratique d’horticulture de Montreuil-sous-Bois. —Crémont jeune.
- Boucher, Georges.
- Deseine,
- Lecointe, Amédée.
- Simon, Louis.
- Defresne, Honoré.
- MÉDAILLES D’ARGENT .
- Société industrielle et artistique dé Monaco. Mo* naco.
- Cercle pratique d’arboriculture et de viticulture-de Seine-et-Oise, à Montmorency.
- Société d’horticulture de la Côte-d’Or.
- Chevalier, Gustave. •
- Audibert, Gustave.
- Rothberg.
- Lepère, Alexis.
- Peter E. Kay. Angleterre.
- Jourdain père.
- Cirjean, Louis.
- Vallée et fils.
- Balter, Ernest.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- •
- Société agricole et industrielle de Batna et du Sud-Algérien. — Société régionale d’horticulture de Vincennes. — Société d’horticulture, d’agriculture et de botanique de Montmorency. — Société d’horticulture, d’arboriculture et de viticulture des • Deux-Sèvres.
- Gindre, Pascal. Monaco.
- Priou, Louis. Algérie.
- Seghir ben Brahim. Algérie.
- Lacaille, Hippolyte.
- Paillet, Louis.
- Ausseur-Sertier.
- Lapierre, François,
- Charmeaux, F.-G.,fils.
- Lefèvre, Isidore.
- Arène, Casimir.
- Otto, Hector. Monaco.
- Crapotte, Arnoult.
- West (Mme).
- Classe 82. — Graines et plantes d’essences forestières
- GRAND PRIX
- Administration des forêts.
- MÉDAILLES DOR
- Croux et fils.
- Defresne, Honoré.
- Hamon, Julien.
- Vilmorin, Andrieux et Cie.
- MÉDAILLES. D’ARGENT
- Daubré, René. — Direction des forêts de la régence de Tunis. Tunisie.
- Forgeot, E., et Cie. — Fouquet, Charles. Gouvernement général de l’Algérie. Algérie. Lecaron, A. — Levavasseur et fils.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Ausseur-Sertier, Léon.
- Bruneau et Jost.
- Compagnie algérienne. Algérie. — Croisette-Des-royer.
- Delahaye, Ernest. — Dupanloup et Cie.
- Fernoux, chef de la direction des forêts. Etats-Unis.
- Paillet, Louis.
- Classe 83. — Plantes de serre.
- GRANDS PRIX
- Chantrier frères. — Commision impériale du Brésil.
- Brésil. — Commission royale d’Australie. Australie. ' *
- Gouvernement de Guatémala. Guatèmalâ. ‘
- Peeters. Belgique. \
- Jardin d’essai, Rivière directeur. Algérie.
- : ! • 'médailles dor
- Binot, France et Belgique.'— Block (Mme). Belgique.
- Cappe. — Colonie de la Réunion. Colonies. — Colonie du Gabon. Colonies. — Colonie de la Cochin-chine. — Colonie de Tahiti. Colonies. — Commission générale de l’Algérie. Algérie.
- Dallière. Belgique, Delavipr. .— D'uval.
- Landry.
- Mantin. — Martichon. — Mission Raoul.
- Poignard.
- Simon. — Société des bains de mer de Monaco.
- Monaco. ...
- Van Houtte. Belgique.— Vuylsteke. Belgique.
- . . médailles d’argent
- Balansa. Tonkin. — Besson frères. — Bréchet. Cbaron.
- Dallé. — Devansaye (de la). — Dupanloup et Cie.
- — Driger.
- Forgeot et Cie.
- Labrousse. — Lange. .
- Piret.
- Régnier.
- Société d’horticulture de Montmorency. — Société d’horticulture de Nogent-sur-Marne.
- Torcy Vannier. . .
- Vilmorin et Cie.
- MÉDAILLES de bronze
- Boyer.
- Cogneau. — Couannier.
- Dupont.
- Fumard.
- Garden. — Guichard.
- Halkin. Belgique.
- Keller.
- Lemaître. — Lelieu. — Leuret. — Lévêque.— Lou-vrex. Belgique.
- Makoy et Cie. Belgique.
- Société Florale de Nice.
- Vallée.
- La Insipe à lîxpositioi Universelle
- Le Grand Prix qui vieht d’être décerné à la maison Pleyel, à runanimité des membres du jury, continue la série des hautes récompenses obtenues par la célèbre manufacture de pianos qui comptera bientôt un siècle d’existence.
- Fondée en 1807 par Ignace Pleyel, artiste et compositeur, dirigée aujourd’hui par M. G. Lyon, ancien élève de l’Ecole polytechnique, elle résume en ces deux points extrêmes de son existence, l’esprit artistique dans ce qu’il a de plus élevé, l’esprit scientifique dans ce qu’il a de plus précis. En effet, la maison Pleyel est la seule manufacture artistique digne de ce nom, où la science, appliquée aux recherches et transformations, vienne guider et fortifier la pratique et la tradition.
- La production' annuelle dépasse 3,000 pianos qui, par leur construction spéciale, peuvent affronter les climats les plus divers. Avant d’être livrés au public, ils restent quelques mois en magasin où ils sont soumis à de grandes variations de température. Les bois employés pour leur fabrication, ont en moyenne 8 à 12 ans de séchage, ce qui nécessite un approvisionnement d’une valeur de plus d’un million de francs.
- Le mouvement, artistique créé par la maison Pleyel est considérable. Les plus grands virtuoses et compositeurs: Kalkbrenner, Chopin, Liszt, Gottschalk, Ketten, Ritter, Steplen Relier, Delaborde, Diemer, Gounod, de Greef, Grieg, Marmontel, Pugno, Rubinstein, Saint-Saëns, Schuloff, Thomé et nombre d’autres ont joué etjouent encore surles incomparables pianos à queue de la maison ; elle est la seule à vendre annuellement 500 de ces puissants ins-
- Dans quelque» mois les 700 ouvriers de la truments<
- maison fêteront avec une joie et une fierté bien légitimes la construction du cent-millième piano. Ce sera le grand événement artistique de l’année 1890.
- Orfeüs,
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- 8
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LISTE DES ASCENSIONNISTES
- DE LA TOUR EIFFEL
- Inscrits au registre du FIGARO
- 27 OCTOBRE
- (Suite).
- Mme H. Colignon, Anvers.
- A. Brouard, Grand (Belgique).
- G. Goryn, Gand (Belgique).
- Mme Villain, Paris.
- Glaire Malherbe, Paris.
- Mathilde Drouat, Paris.
- Mme Dupât, Paris.
- Gélina Gauty, Pouru-St-Remy.
- Mme et Mlle Fanny Sagnes, Toulon. Victor Payen, Maubeuge.
- Renaudin, Epernay.
- Joseph Denis, Cork (Irlande).
- Emile Esméry, Paris.
- Henri Brunet, Paris.
- S. Léon, Paris.
- Marius Porte, Marseille.
- Poulet Jalîiffier, Grenoble.
- Marthe Mollaret, Paris.
- Emile Thomas, Paris.
- Georges Lang, Paris.
- G. Camus, Paris.
- Marcourt, Paris.
- G. Sellier, Paris.
- Chazel, Ernest, Paris.
- Dehandel et Bertinchamp, Bruxelles.
- 28 OCTOBRE
- R. Vimard, Rouen.
- Durenne, Routot'(Eure).
- A. Johannot, Paris.
- Bernet, Nancy.
- Marie et, O. Bernet, Nancy.
- Dr et Mlle Michael, Hambourg.
- Pierrard-Lelong, Bazeilles (Ardennes).
- N. Pierrard-Lelong, Bazeilles.
- Léopold Dorie, au Havre.
- A. Bodin, Bordeaux.
- J. Chavanne, Paris.
- E. Coulmaux, Trigny (Marne).
- Paul Lefèvre, Pouillon (Marne).
- Silvir, M., sous-officier à Entrevaux (B.-Alpes). Garabello Luigi, Turin.
- Comte Malherbe de Maraimbois et baronne Symphonie Tatin, Paris.
- M. et Mme Aillery, Angers.
- David, Bruges.
- M. et Mme De Roidder, Bruges.
- Brunei, Lucien, Soyons (Ardèche).
- D. Brunant, Paris.
- L. Godefroid fils, Paris.
- P. Gemy, Marseille.
- J. Hoffmann, Paris.
- Camille Colard, Marseille.
- Marie et Lydie Watson, Saint-Pétersbourg. Richard Lévi, Offenbach.
- Dom Pospolitani, Kertch. Russie.
- Olga Roussinoff, Paris.
- Vera et Jean Pantcheuco, Simferopol.
- C. Chicot, Paris.
- B. Angammare, Paris.
- Dr M. et Léon Heller, Paris.
- François Elsner i r. major.
- Dr August Markel R,. R, Rigi.
- J. Alsberg, Amsterdam.
- Otto Luther Berlin.
- Emil Erlernm, Berlin.
- Hermann Sander, Risedorf.
- E. L. Wade, Paris.
- E. G. Beynon, Paris.
- Richard Lévi, Offenbach-sur-M.
- Hermann Frahnert, Dresden.
- Ernest-Rinzi, London.
- Arthur Blanc-Sarret, Belfort.
- Marciez et Marta de Sradzynska, Kolacrhowo, province de Posen.
- Wincenty Liszkowski, province de Posen.
- Luis Bergareche, Iran.
- Manuel Menendez, Madrid.
- Jomas Rodriguez, Madrid.
- Baron Edouard de Foucauc-ourt, Paris,
- Eulalie et Louise Chatillon, Besançon.
- W. Gimonet, Paris.
- Emile Deshné, ex-franc-tireur de Strasbourg. Hine, Courbevoie (Seine).
- J’ai bien regretté l’absence du docteur Ricoux à la Toùr Eiffel le 28 octobre.— L. H.
- Edouard Rigal, au Bugue (Dordogne).
- Docteur Legal, château de Nendeck (Haute-Silésie, Allemagne).
- E. et N. Maignan.
- J. Kossé, Paris.
- Mme Remy, Marseille.
- Neveux, Tremery (Lorraine).
- Honneur à M. Eiffel, l’éminent ingénieur. — Gillet.
- Thérèse Roquemartine, Paiûs,
- E. Gaffinel, Cette.
- Ve Mariuz, Paris.
- Louise René Lacroix, Palaiseau.
- Louise Fédière. Montpellier.
- D. Victor Dalnoky, Budapest.
- Auguste Lainé, La Guerche-sur-L’Aubois (Cher). Théodore Timofeieff, Paris.
- Cyrille Narischkine, Paris.
- Léon Narischkine, Paris.
- P. Astre, Toulouse.
- M. et Mme Van Aalst, Bruxelles.
- Dubost, au Bois-d’Oingt (Rhône).
- Georges, au Bois-d’Oingt (Rhône).
- . Al. Masson, au Journal du département de VIndre.
- J. Guermon, Paris.
- M. Masson, Paris.
- Léon Emery, Paris.
- Théodore Timofeieff, Paris.
- Cyrille Narischkine, Paris.
- Léon Narischkine, Paris.
- Eugène Theverty, Paris.
- Mme Maillot, à Fleury-les-Taverny.
- J.-Pierre Chapoulart, architecte, Hyères (Var). Christian Stuffer, Baden-Baden.
- Tony Vadasz, Vienne.
- Willi Vadasz, Vienne. '
- E. Caillette.
- Arnaud Cavaillé, Toulouse.
- Bignon-Sicard, Toulouse.
- Edmond Maillot, Sedan.
- F. Prost, ingénieur,Paris.
- Bergé, Paul, Narbonne.
- Louis Cuin, Narbonne.
- A. Monteret. Paris.
- Guichard, Paris.
- H. Collignon. Liverpool.
- Félix Gérard, Chaussière.
- Rouzié, Paul, Narbonne.
- Melles Montât, Grenoble (Isère).
- A. Fradet, Paris.
- Pioch, Auguste, Jonquerir.
- Elise Bouché, Paris.
- Mme Besnard Pingeot, Chatellerault.
- Louis Vincent et Mme Coupanse, Paris.
- Alice F ou cher, Vannes.
- Jules Enjalbert, Albi.
- Marius Engel. -
- Eugène Maurial, sous-lieutenant au 3^6e, Exci-deuil (Dordogne). ;
- Marie Maurial, Excideuil (Dordogne).
- Marthe Madeleine et Henri Pourrai, Breteuil (Oise).
- Joseph et Marie Condamin, Lyon.
- Arthur Dupont, Paris.
- Auguste Marchan, Paris.
- Théophile Dubieuil, Paris.
- Drouet, M.-J., Paris.
- Mme et Paulin Férard, Toulon.
- Wilhelm Lonhold, Berlin.
- Heinr. Munk, Berlin.
- Berbié, Bordeaux.
- Chabroullet, Marsac.
- 29 OCTOBRE
- José Awillay Colon, Port-Sainte-Marie (Espagne). Marie Jacobson, Paris.
- Louis Hamburger, London.
- Romain et Louise Lagarde, Paris.
- A. Sellier, Givors (Rhône).
- Ch. Guiseppi, Cabourg (Calvados).
- Pierre Salis, Nice.
- Arnaud, J.-B., Amérique du Sud.
- Reid, J.-M., engineer, London.
- Prince Barialinsky, Paris.
- Arthur-G. Rasch, Paris.
- Prissette, Paris.
- Ladvocat-Vanel, Paris.
- H. Cousin, Cherbourg.
- M. Fellows, Saint-Lô.
- E. Avoyne, Paris. . .
- Reine Labarthe, Bagnères-de-Bigorre.
- E. Chamoux, Pont-Saint-Esprit (Gard).
- Carie, Antoine-Adiûen, 'Saint-André-de-Roque-pertuis.
- M. Arends, Paris.
- Léon Belleau, Paris.
- Joseph Séjourné, Orléans.
- M. Polette, Paris.
- J.-B.-F. Hurel, Paris.
- Mlle Liskouska, Paris.
- G. Racine, Paris.
- Ad. Richard, Paris.
- J. Mathieu et Pierre Guillermet, Marseille.
- Mme Bernard. Saint-Soulès (Gironde).
- M. Dejaisse, Magy (Belgique).
- Fl. Dejaisse, Magy (Belgique).
- Mme et Mlle Van Vam, Paris.
- Léopold Ebstein, Bâle (Suisse).
- Lincor, Louise, Bézier.
- Hortense Roché, Paris.
- Pauline Franon, Paris.
- J. Basthile, Paris.
- Henri Groc, Castelnaudary (Aude).
- Gustave Cabassou, Marseille.
- Edward Cadic, Cherbourg.
- Baron von der Howen, Tamboff (Russie). Georges Siffait, Paris.
- Mlle A. Berthod, Paris.
- Maurice Desbans, Bordeaux.
- C. et L. Davioud, Paris.
- Edouard Lubowski, Warszawa.
- Louise Millot, Sézanne.
- Henriette et Marie Millot, Vincelles.
- Millot Moussy, Vincelles.
- Georges Siffait, Paris.
- Alice Mareschal, Paris.
- E. Dansey, Le Havre.
- Jeanne Muller, Guebwiller (Alsace).
- Dr Ch. Boisleux, Paris.
- Marie, Jeanne et Henry Pouilloux, Laugeac. Héliodore Delgotal, Malines (Belgique).
- Martin Bayod y Martinez, Madrid (Espana).
- L’altizza délia torre d’Eiffel eguaglia la grandezza delle Francia; dall’alto dello torre d’Eiffel ti saluto o Italia. — Ester Ambrosini.
- G. Siesz, Vendenheim (Alsace).
- Mlles Montai, Grenoble (Isère).
- Albert, Marie et Pierre Cribier, Orléans.
- 30 OCTOBRE
- A. Tabacchi, Marseille. - • Pierre.Montanaho, Marseille. Marie GaniF, Paris.
- Comte Gaétan Viti, Paris. . Jean Cail. Paris.
- C. Busbrouck, Gand, Belgique. Elise Martin, Paris. • Durieüx, Paris. '
- Alleon Doniergue, Marseille.
- MPL0ME D'HONNEUR I0B0EAUX 1111 I MÎfiAtLLE O’SR ANVERS DU
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- Ordres et Correspondances à la Fabrique : 8, Rue du Colonel Oudot
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