Descriptions des arts et métiers
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- LE CRIBLIER,
- Suite du PARCHEMINIER.
- Par M. Fougerovx d’An g er ville.
- Les Cribles font faits , comme Ton fait, de peaux d’animauxpaffées en parchemin, percées de trous, 8c tendues fur une cerche de bois : ceux qui font ces fortes d’ouvrages, 8c qu’on nomme des Çribliers, achètent quelquefois les peaux préparées par les Parcheminiers ; mais dans la plupart des villes de Province, ce font les Çribliers qui préparent eux-mêmes les peaux.
- La façon de convertir les peaux en parchemin a été fi exaélement décrite par M. de la Lande , de l’Académie des Sciences , que je dois me difpenfer de parler de cette partie de l’art du Criblier. Je ferai feulement remarquer que les Çribliers emploient pour les grands Cribles, qui fervent à nettoyer les grains, des peaux de cheval , d’âne ou de cochon ; 8c pour les petits qui fervent aux Jardiniers à nettoyer leurs graines, des peaux de mouton. Je remarquerai encore que comme il eft indifférent aux Çribliers que leurs peaux foient bien dégriffées, quelles foient par-tout d’une égale épaiffeur^ d’une couleur uniforme , 8c comme il leur fuffit que leurs peaux foient fortes ; ils font difpenfés d’une grande partie des précautions que prennent les Parcheminiers, 8c que M. de la Lande a rapportées.
- Les peaux de cochon font de bons Cribles ; mais elles font rares , parce qu’on n’écorche que les cochons qui meurent de maladie , & dont on jette la chair à la voierîe ; ou encore dans les pays où l’on fait des éleves, les yérats & les vieilles truies > la peau de ces vieux animaux étant trop dure pour être mife avec la chair dans le faloir. A l’égard des peaux de mouton , les Çribliers achètent ordinairement la dépouille des bêtes mortes; que les Bergers écorchent.
- Une peau de cheval, fortant de deffus l’animal, fe vend ordinairement un’ écu ; une peau d’âne quarante 8c cinquante fols ; celle de mouton ou de brebis iy à i& fols avec la laine, qui vaut prefque autant que la peau. ( Foye{ le Mémoire de M. de la Lande ). Quand la peau fraîchement levée de deffus l’animal eft arrivée çhea le Criblier, il l’étend fur une grande Criblier. A
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- ART DU C R I B L I E R.
- table ou fur le plancher ; Sc fi c’eft une peau de cheval, il coupe le coleta (PL /, Fig. i) par la ligne fg ; il divife enfoite le corps par la ligne aby Sc Ü fépare encore en deux chacune de ces moitiés par les lignes e d > ce qui lui fournit de quoi faire cinq Cribles. On n’en peut tirer que deux ou trois d’une peau d’âne, y compris le eolet ; & un feul d’une peau de mouton. Comme l’intérêt du Criblier eft de ménager la force des peaux, il ne les laiffe que huit jours au plus dans la chaux : on ne les met point, ou fort peu de temps, dans leplain\ & en ce cas on a foin qu’il foit foible ou mort, comme difent les ouvriers, afin de ne les point attendrir ; mais on les lave à la rivière pour les ôter de chaux, Sc on les tend- fur la herfe fins les écarner. Je me difpenfo d’expliquer ici tous ces termes, parce qu’ils l’ont été par M. de la Lande.
- A Paris, Sc dans d’autres grandes villes, les Cribliers achètent leurs peaux chez les Parcheminiers ; elles font coupées en quatre, & non pas arrondies $ les meilleures leur coûtent 15 à 20 fols, & celles de mouton feulement 8 fols.
- Que le Criblier ait préparé la peau, ou qu’il l’ait achetée d’un Parche-minier , il l’étend fur une table ; &, avec un compas, de bois à verge, fem* blable à ceux des Menuifiers, il trace un cercle de toute la grandeur que la peau peut porter ( PLI, Fig, 2) , fauf, quand elle manque de largeur en quelque en droit, ou qu’il fe rencontre quelque trou , à y rapporter une piece, comme nous l’expliquerons dans la fuite : il trace intérieurement un autre cercle concentrique au premier, qui en foit éloigné d’environ un pouce : celui-ci fert pour marquer la partie de la peau qui doit être percée, Sc il fixe la grandeur du Crible : les plus grands ont deux pieds & demi de diamètre ; on en fait de plus petits, jufqu’à un pied ; ceux-là fervent aux Jardiniers pour nettoyer leurs graines. Quand ces deux cercles font tracés, on coupe la peau fur le plus grand; & la partie du parchemin qui fe trouvé entre les deux cercles, eft deftinée à attacher la peau fur lacerche. La peau étant ainfi arrondie, fe nomme un rondeau : pour percer ce rondeau, on le pofe for un gros billot, de hauteur à permettre à l’Ouvrier de travailler affis (Fig,
- Comme les Cribles font deftinés à féparer les graines les unes des autres, on fait des troux de différentes grandeurs Sc de différentes formes, pour féparer les graines longues d’avec les rondes.
- On diftingue deux fortes de perce : favoir, les Cribles fendus ou qui font percés de trous longs, & d’autres percés de trous ronds, fouvent les trous des Cribles fendus font en partie ronds & en partie longs : on les diftribue par zones, comme nous l’expliquerons dans la fuite.
- Les Cribles dont la perce eft ronde, fe diftinguent ordinairement en cinq fortes : ceux qui ont les plus grands trous, s’appellent les pajjoires ( Pl.ll 9 Fig. 1 ); les trous des demi-paffoires font moins grands (Fig. 2): enfuite viennent les alêniers ( Fig. 3 ) , qui fervent à féparer lalêne , mau-yaife graine qui fe trouve mêlée avec les bons grains ; puis les bâtardiers.
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- ART D Ü CR I B L 1ER. 3
- (Fig. 4) j & enfin les poujfiers (Fig. y). Les plus grands trous ont deux: lignes de diamètre, & les plus petits une demi-ligne ; mais comme chaque Criblier a en particulier les emporte-pieces , qui ne font pas exactement d’une même groflèur que ceux des autres Ouvriers, il s’enfuit, par exempley qu’une paffoire qu’on aura achetée chez un Criblier , n’aura pas les trous précifément de la même groffeur qu’une paffoire qu’on aura prife chez un autre Criblier. Cette différence eft quelquefois affez confidérabie , puifque les Cribles (Fig. 2, A ; & Fig. 2 , B ) paflent pour être de la même perce ; mais les Fermiers fans s’embarraffer de la dénomination des Cribles , choi-fiffent ceux qui font percés plus ou moins gros, fuivant leur goût.
- Pour bien diflribuer les trous ronds, le Criblier, après avoir place le rondeau fur le billot, trace une ligne diamétrale ou droite (Pl.II> Fig. 10) qui paffe par le centre ; c’eft fur cette ligne qu’il perce le premier rang de trous ; mais afin de ne pas changer fi fouvent de place la peau qui eft furie billot, il ne perce que la partie de cette ligne a,b qui eft proportionnée à la longueur:, de fon bras fur la fécondé rangée; & cette ligne y ou cette portion de ligne, le guide pour toutes les autres qui lui doivent être parallèles jufqu’au bord du Crible ; il a l’attention que le trou qu’il perce à la fécondé rangée,foit toujours entre deux trous de la première, c’eft-à-dire, en échiquier ; de forte qu’en regardant les rangées de trous dans tous les fens, ils préfentent toujours des lignes droites ; c’eft à quoi réuffiflent très-bien les Cribliers. Quoiqu’ils ne foient guidés que par la première ligne droite, ils diftribuent plus régulièrement les trous à la vue , que tout autre homme qui n’en auroit pas la pratique , ne le pourroit faire en prenant bien des précautions.
- Après avoir percé la fécondé rangée de trous , il perce la troifieme, puis la quatrième, jufqu’à ce qu’il foit parvenu aux bords du cercle intérieur qui limite la grandeur du Crible ; il pouffe en-fuite-le rondeau fur le billot, & il prolonge les rangées de trous jufqu’au bord du Crible : quelquefois il excède d’un demi-trou la trace du compas, & il n’y a point d’inconvé* nient, parce que l’épaifTeur de la cerche ferme les demi trous.
- On perce toujours la peau du côté de la fleur ; c’eft cette furface qui fait le deffous du Crible, quand il eft monté fur la cerche.
- Les trous fe font avec un emporte-piece ( PL /, Fig, 6) dont la grofleur eft proportionnée à la grandeur des trous; c’eft pour cela que l’on diftin-gue les emporte-pieces, & qu’on leur donne le même nom qu’aux Cribles j la pajjoire, la bâtarde, le pouffier, &c.
- Les emporte-pieces font des poinçons creux de fer acéré, qui forment un cône tronqué : les meilleurs font les plus ouverts par en haut. Ils pour-roient durer très-long-temps , fi on ne les ébréchoit pas fur les clouds
- Nota. Les trous pour chaque perce font gravés de toute leur grandeur, à côté de chaque figure, & défignés par le même chiffre,
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- 4 ART DU CRI B LIER,
- qui fe caffent quand on met des pièces aux Cribles, 8c dont la pointe relie dans le billot. Ces poinçons coûtent 40 à 50 fous la piece.
- Quand Felpace renfermé par le cercle ou le trait de compas intérieur ell entièrement garni de trous, comme nous venons de le dire ; le Criblier perce entre les deux cercles dans l’elpace où il n'y a point de trous, une rangée circulaire de trous ay a, a, qui doivent être à un demi-pouce du bord du rondeau : ces trous fervent pour attacher la peau fur la cerche.
- Toutes les perces en rond fe font, comme nous Tavons expliqué plus haut ; mais les cribles fendus exigent des attentions particulières. Il y a des Cribles fendus de plufieurs fortes ; lavoir ,-ceux qu’on appelle jvroies (Fig. 6) , pa[foires fendues ( PL IIy Fig. 7 ) , dénier fendu ( Fig. 8 ) , batardler fendu {Fig. 9 ) y 8c poudrier fendu ( PL Iy Fig. 10).
- Après avoir tracé fur le rondeau deux cercles concentriques avec le compas à verge, 8c coupé la peau fur la trace du plus grand cercle, ainfi que nous l’avons dit pour la perce ronde ; le Criblier met le rondeau fur le billot , 8c avec un compas de fer il trace le rond du milieu A (,PL IIy Fig. 8) qui a environ deux pouces de diamètre : il frotte avec un peu de làvon la partie delà peau quil va percer , afin que l’emporte-piece fe dégage facilement delà peau; il fait ordinairement des trous ronds fur ce premier trait de compas ; puis il trace avec le compas un fécond cercle B y 8c il perce encore fur cette trace des trous ronds placés en échiquier, relativement à ceux qu’il a percés en premier lieu.
- Il trace enfuite un troifieme cercle C fur lequel il fait aboutirle bas des trous fendus : ces trous fendus fe font comme les ronds, avec un poinçon à em-porte-piece , mais qui forme par le bas ou par le bout tranchant un quarré long ( PLI y Fig. 4 &|). Il y a des emporte-pieces de differente grandeur 8c de differente figure : les uns font quarrés , d’autres forment un ovale très-alongé y d’autres des lofanges , ainfi qu’on le voit fur la Pl. II} (Fig. 6,7,8,<?) j mais comme il refte peu de champ vers le centre du Crible, 8c beaucoup plus à la partie qui en eft plus éloignée, il nous paroîtroit convenable d’avoir des emporte-pieces pour les trous fendus , qui fuffent plus larges par un côté que par l’autre , 8c on feroit toujours répondre le côté étroit vers le centre du Crible. Quand l’Ouvrier a percé cette zone de trous fendus > il trace un autre cercle fur lequel il perce des trous ronds D ( Fig. 8 ) ; puis il trace un cercle fur lequel il fait aboutir des trous fendus, 8c il entremêle ainfi des trous ronds & des trous fendus dans toute l’étendue du Crible, ou jufqu’à ce qu’il ne relie plus qu’un elpace d’un pouce julqu’au bord de la peau , à un quart de pouce duquel le Criblier perce des trous ronds écartés les uns des autres d’un demi pouce ; ces trous fervent à attacher la peau fur la cerche : il importe peu que les trous foient un peu plus grands ou un peu plus petits.
- Prdinairemenï;
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- Ordinairement les Cribles dits à yvroies, ne font point percés de trous ronds 5 on les refend d^ns toute leur étendue, allez fbuvent avec des em-porte-pieces en loftuge B CD (Fig, y ) ; feulement, quand on eft parvenu au bord de la p^au > s’il ne fe trouve pas alfez de place pour un trou fendu , on fait un cercle de trous ronds pour percer des trous longs ; on trace des cercles C (fig. 8), avec le compas, & on fait aboutir les trous fendus fur ces traits. La lettre G repréfente les trous en lofimge ; & H, lès trous ovales.
- La perce des autres Cribles fendus eft entremêlée de trous ronds & de trous fendus, fuivant le goût de l’Ouvrier. Quand on met de fuite plufieurs rangs de trous fendus , on ne trace le trait du compas , que quand les trous font percés , pour les mettre à des diftances convenables à la longueur des fentes. On voit par les figures 8,9, 10 ( PL I. ) , comment les Ouvriers entremêlent différemment les trous longs & ronds de leurs Cribles fendus; Quelquefois on termine la perce par une campane de trous ronds (Fig. 10 ) > on laifle toujours au milieu , c’eft-à-dire, au centre de tous les Cribles fendus un efpace plus ou moins grand, qui n’eft point percé : les Ouvriers font à cet endroit avec l’emporte-pieee rond qui a fervi pour le Crible, des étoiles ou des croix qui ne font que de pur ornement ( Voye^ PL /, Fig. 11 & 12 ).
- Quand, aux bords d’un rondeau , la peau fe trouve dans quelque endroit trop petite pour la cerche ; ou quand vers le milieu de la peau il le trouve un trou , les Ouvriers y rapportent des pièces , de la maniéré que nous allons l’expliquer.
- On ne met ces pièces C (PL 11, Fig. rr ) , que quand la peau a été entièrement percée : on choifit les pièces convenables dans les rognures ; cfn pofe la fleur de la peau du Crible fur le billot, ce qui la met dans un fens contraire au côté où elle a été percée ; on paffe la pièce par deffous , & on l’affu-jettit fur le billot avec des clous qui traverfent le Crible & la pièce ; enfuitë avec un emporte-piece rond, plus fin que la perce du Crible , on perce des trous dans ceux du Crible qui font les plus près de l’endroit qu’on veut réparer.
- On fait de la même maniéré des trous à la piece qui eft deffous le Crible. Si la piece que l’on ajufte, eft au bord du Crible, on fait, avec le même empôrte-piece qui a fervi à percer le Crible, un rang de trous qui fait là continuation du dernier rang des trous du Crible ; & pendant que la piece eft affujettie fur le billot avec les clouds, on y perce les trous qui doivent fuivre le même ordre que ceux du Crible, & être de la même grandeur ( PU
- n,fig. h ). . '
- Quand les trous font percés fur toute l’étendue de la piece, on fetirè les clous , 8c l’on prend garde de n’en point rompre les pointes ; parce que fi elles reftoient dans le billot, elles ébrécheroient les emporte-pieces* On taille enfuite la piece, ou on la coupe tout près des trous; 8c pour que le furjet paroiffe moins ; on gratte avec un couteau, pour en émincir;
- Cribliez . , B
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- les bords ; ainfi que ceux de la peau du Crible qui approchent du'trbu. On
- coud enfuite la piece furie Crible avec une lanniere de parchemin ramollie dans l’eau, & qui porte à un de fes bouts une forte épingle, qui fort à la palfer par les trous : on* paffe cette lanniere en zigzag par les trous delà piece qui correlpondent à ceux du Crible. Affez fouvent on fe contente de cette {impie couture ; mais lorfqu’on en veut faire une fécondé, on paffe une autre lanniere en zigzag dans une rangée de trous différente de la première : cette double couture fe voit en C( PL II,fîg. iï ).
- Si la piece fe trouve être fur le bord du Crible, comme fur le billot on ^ continué les trous jufqu’au bord du rondeau , on continue la couture juf--•quà cet endroit; & on fait deux rangs de trous à cette partie D, fi l’on fe pro* pofe de faire la couture double : au relie, on fait fur la piece, ainfi que fur le rondeau, des trous E dediftance en diftanee, pour attacher le rondeau fur la cerche.
- A F égard des Cribles fendus , on forme fur la piece des trous ronds dans les fentes du Crible qui font au bord de la déchirure ; & Ton paffe la lanniere dans ces trous ronds, & autour des bords de la fente dans laquelle on a fait d’autres trous ronds. Au refte, on raccorde la piece, comme nous l’avons expliqué ci-deffus, à l’égard des trous ronds : les figures 13 , 14 & i£, ( PLI.) rendront tout ce que nous venons de dire très-fonfible.
- Quand le rondeau a été percé, & que les trous ont été réparés, il s’agit de monter le Crible fur fa cerche ; c’eft ce qui nous refte à expliquer»
- Ces Cribliers achètent les cerches des Boiffeliers 40 fous la douzaine. Elles font faites de bois blanc ; très-fouvent c’eft du foule; elles doivent avoir huit pieds de longueur fur quatre pouces de largeur. Quand les Cribles font petits , une cerche en fait allez fouvent deux. On roule la cerche ; on la préfente fur la peau ; & comme les cerches font prefque toujours trop longues , on coupe l’excédent, on diminue l’épaiffeur des bouts qui fe doivent recouvrir, & on les affujettit avec des pointes de Vitrier qu’on rive en-dedans
- 6 en dehors du Crible.
- On perce av.ee une vrille à un demi-pouce du bord inférieur de la cer* che un trou, & ordinairement on en perce un autre à un demi-pouce de di-ftance, puis un troifieme à un pouce d’un de ces deux trous un quatrième à un demi-pouce du troifieme, un cinquième à un pouce du quatrième, & ainfi ‘alternativement à un pouce & à un demi-pouce tout autour de la cerche.
- On paffe une lanniere de parchemin mouillé dans un des trous de la cerche, puis dans les* trous do la peau, jufqffà ce qu’on fe rencontre vis-à-vis d’un des trous de la cerche dans lequel on paffe la lanniere, qu’on repaffe dans le trou de la cerche qui eft à un demi-pouce, & dans un trou de la peau qui y répond ; puis on paffe la lanniere dans les trous de la peau, jufqu’à ce qu’on rencontre un autre trou de la cerche, ce qu’on
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- ART DU CRI ELI ER, ^
- continue dans toute la circ^riférencë du Crible. Ordinairement ôn humèélé les bords de la peau, pour qu’ils fe plient plus aifément, & qu’ils s’ajufient mieux fiir la cerché • cette operation s appelle mônter un Crible.
- Un bon Ouvrir peut dans les longs jours percer quatre ou cinq grands Cribles de greffe perce r ou deux de petite. Les plus beaux & lés plus grands Cribles fe vendent 4 livres 10 fous à y liv. & les petits faits de peau de mouton 1 8 fous.
- Les rognures & les parties que les emporte-piëcés enlèvent > fe vendent ïÿ livres le cent à différents Ouvriers pour en faire de la colle. Un rondeau de grand Crible perd à la perce une livre de fon poids.
- J’ai pefé un Crible dé peau de cheval, qui avoit deux pieds & demi de diamètre; ilpefoit une livre un quarteron; & le rondeau avoit perdu une livre de fon poids à la perce.
- EXPLICATION DES FIGURES
- DU CRI B LIÉ R.
- PLANCHE î.
- Figure î , Peau de Cheval étendue fur le plancher : lé coïét À fournît un’ Crible; les pièces E yE chacune un Crible : une belle peau en fournit cinq.
- Figure % y Ouvrier qui trace un Crible avec un compas à vergé.
- Figure 3 , Ouvrier qui perce un Crible fur le billot. Quelquefois> en placé de billot, ôn lé perce fur un bout de madrier épais dé 4 ou y pouces > foutenu par un pied folide.
- Figurés 4 & y > Emporte-pieces pour les Cribles fendus.
- Figure 6 > Emporte-piece pour les trous rondes.
- . Figure 7, Crible monté & fufpendu à la muraille*
- Figure 8 y Àlênier fendu J Figure 9 3 Batardier fendu;
- Figure 10 , Poudrier fendu.
- Figures 11 &12 > Compartiments que Ion perce dans le champ qui fe trouve au centre des Cribles fendus.
- Figure 13 , Piece rapportée fur un défaut de la peau d'un Crible à perce-ronde.
- Figure 14, Maniéré de rapporter une piece fur un Crible fendu:
- Figure i y y Autre maniéré de mettre une piece à un Crible fendu ; où il ny a point de trous ronds.
- Figure 16 y Marque du Fermier ? lorfqu il perçoit fon droit:
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- ART DU C R IB LJ ER, f L A N C H E IL
- Figure I, Pafloire. j Figure 2, A 8c B, demi-pafloires.
- Figure 3 , Alênier.
- Figure 4, Batardier. . j
- Fig ure 5, Poudrier.
- Figure 6, Yvroie à trous fendus.'
- Figure 7 , Pafïoireà trous fendus.
- Xa Figure 8 fait voir comment on. perce les Cribles} partie fendus ^ & partie f- à trous ronds.
- Figure^ Trous ovales, & en lozange.
- Xa Figure io fait voir comment on conduit la perce-ronde.
- Xa Figure ri Fait voir comment on applique une piece vers les bords d*unl • Crible à perce-ronde»
- v kFin de F Art du Crie li e r>
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- .14'
- Poudrier fendu .
- p cite !<
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