Descriptions des arts et métiers
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- G JL i H * K**
- L'ART
- D EXPLOITER LES MINES
- DE
- TABLE DES MATIERES;
- Servant de précis pour la féconde Partie de tOuvrage relative a Vextraction 9 au Commerce & aux ufages du Charbon de terre , principalement d Liege , en Angleterre & en France ; fervant en même-temps de Dictionnaire des termes SC exprejfions du métier en différentes Langues :
- EXPLICATION DES PLANCHES :
- Supplément à la notice des opérations tentées en Normandie SC en Bourgogne, annoncées dans lé
- troijieme Article de la derniere Partie ;
- ET additions ET CORRECTIONS.
- M. D G C. L X X I X.
- •4 «fcl-C
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- AVIS AU RELIEUR.
- Sur Vordre de diftribution de V Ouvrage entier par Volumes•
- PREMIER VOLUME.
- Ea première Partie. La première , fécondé & troifieme Seétion de la fécondé Partie, finiflant à la page 738 , avec la Table des titres de la fécondé Partie, en tête.
- SECOND VOLUME.
- Quatrième Seâion de la fécondé Partie, commençant à la page 739, & terminée par le cahier de 44 pages * intitulé : Mémoires fur les feux de Houille, à la fuite duquel doit être placé un supplément au Catalogue alphabétique des fubftances fofliles qui fe rencontrent dans les Mines de Charbon de terre, finilfant à la page 1362.
- TROISIEME VOLUME.
- Table des matières commençant à la page 1363. Explication des Planches (pour lefquelies il ne faut point avoir égard a P Avis au Relieur ^ placé à la page ^ 180). Supplément pour la page 1220. Toutes les foixante & dix-huit Planches;
- favoir, XIII de îa première Partie , & LXV de la fécondé, réunies à la fuite les unes des autres.
- Ce dernier Volume fera très-commode pour la recherche des Articles auxquels renvoient la Table des matières & l'explication des Planches*
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- ET DE SES MINES. IL Paît.'
- .g-«’ir itiiiiii i i mi ..... —
- supplément
- AU CATALOGUE ALPHABÉTIQUE
- DES DIFFÉRENTS CHARBONS DE TERRE>
- Et des différentes fubftances qui s’y rencontrent en les exploitant, • ou dans les environs de ces Mines (i).
- On trouvera à la page iSo,, Iere. Partie3 Vexplication de la maniéré dont ce
- Catalogue doit être lu & entendu.
- A
- Âc
- cerosus ( Lapis ) Jibris rigidis. Asbeftus imma-turus Viridis. Caryjïius Lapis. Page 456
- Agaric minéral. Craie coulante. Farine foftile.
- Lait de lune. 371,
- Agay. 371. 4j2. 45*6. (mort.) 371. Voyez Glaife Veine de Charbon.
- Al an a, & Jamius Lapis nonnullorum. Tripoli. Apyre. Réfratftaire. 43. 444
- Ardoisé. ( Charbon de terre. ) G. Schieffer stein. 44J. 420. Glaife ardoifée. 461
- Arenosus ( Lapis ) glutine Argillaceo. 443
- Arenaceus , ( Lapis ) glutine Argillaceo. ibid.
- Argxlla. ibid.
- Argilla Apyra. 444. Terra Porcellanea. 444* Gri-/ea. 443. Nigra. ibid. Croco tinëla. ibid. Humofa, fufca , inqainans Linn. Syft. Nat. Tom. III. Edit. 1768. Argilla piêloria fufca. Vols. Min. 11. Humus nigra brunna , Waller. Min. 3. Terra Umbria Baum. Min. ' 13. 42
- Argilla labiea. Leptamenofo farinacea , feticulofa, tenera, maculans. D. Gadd. Argille blanche , fabloneufe , altérée de fmolandie. PlaJHca indu-rata fubdlis macra, ujibus mechanicis , aut poli-turis inferviens. Wolsterd. Glarea indurata cohœrens afpera. Creta jlavefcens. Terra Tripoli-îana. Tripela. Alana , famius lapis. Marga luteo alba friabilis. Tripel. Trippel. Tripela. Tripoli. 477
- Argillaceum (Stratum.) Su. Leers kiol. Argille. Corroy. An. Clay. 377. grife. Su. Lera. Pure. 378. Terre à potier. G. Letten. Voyez Letten.
- Argilleux , ( Charbon de terre ) G. Thon Kholen. (Guhr). 371. 572. Voy. Cloya. Argilleuse , (Marne ) An. Clay Marie. 377 Arsénical, (Charbon de terre) qualité attribuée fauflement à ce foftile par quelques Auteurs modernes. ( Pyrite ) le Mundick eft quelquefois cuivreux , quelquefois arfénical.
- Asbeste. Asbeftus immaturus, Viridis. Lapis acerofus
- ( 1 ) Nous nous étions propofes de faire entrer dans ce Supplément, qui fait la fuite de la page 19$ , 8c dans la Table des Matières, une Traduction complette d’une féconde Edition de l’Ouvrage Allemand in-1 z , imprimé à Chemnitz en 3743 , fous le titre Lexique des nouveaux & des plus judicieux travaux des Mines & Minéraux, Stc. par un Miné-rophile de Freyberg;On y trouve raflemblées par ordre alphabétique la defcription , les obfèrvations, dénominations des travaux des mines , des fonderies , grillages, ainfî que celles des matériaux, des uftenüles, inflruments & manipulations
- Jibris rigidis, Caryflius lapis. 43$
- Asbestus Immaturus. Viridis. Voyez Lapis acero» fus, Voyez Asbeste.
- B
- Baéd. Su. Couche.
- Banne-Mettle. An» Voyez Mettlê.
- Bass. Shale. Slate. An. 405
- Bàsseting. An. 401
- Bat. An. 378. ( Soft ) An. 381
- B auge,(Terre à) AN.Cowshut Maûe.V.Loatn.^yj Becheux. Couche. 371]
- Bed. An. Lit, couche. Coal. An.
- Beed. Su. Couche. (Col.) Su. Couche de charbon. (Sten.) Couche de pierre.
- Berg ( Wasch. ) Fett. G. Schewfel Arten. Sorte de bitume ou de matière fulphureufe, dont le Charbon de terre eft une efpece 3 446. ( Groe. ) Su. Voy. Groeberg.
- Bett ( Ober. ) G. Couverture»
- Bezy. Bezin. 572
- Bief. Picardie.
- Bituminosa , ( Terra ) Lents, àrida. G. un ReifFe-ftein Kohlen ; efpece de Bezy.
- Bituminosum , ( Lithantrax ) Seu piceum. 440
- Blanc, (Nerf) Raffen. 308
- Bleuastre. Voyez %Jleu Marie.
- BLEU^sMarle, Bleuâtre. Marie à Boulets. Hanïi. 487 Bleu, (Tuf) 341
- Bleue , ( Glaife ) 34 r
- Bloc de Cuivre ou plutôt Pyriteux. An. Braff Lump. Voy. Deuils. Pape. Voy. BralT.
- Bois, ( Charbon de ) Tourbe. G, Holtz-Kohlen.
- 4pd. 331
- Bolis. Del Pec. 372
- Bolus Indurata. 443*
- Bonne Haavreie. 372
- BouiLlardée, (Veine) 333. Voy. Krein. Bouillons. Rognons.
- Boulets , ( Marie à ) *Bleue Marie. Bouroutte , mine en Nyaie. Le 373. 487
- Boutons , (Pierre à) G. Knopfstein. Brand-Skiffer.
- 443. 444. 445*. 44 6
- qu’ils exigent ; mais 'nous avons reconnu que l’Auteur , M. Zeifîg, AfTelïèur du Tribunal, qui décide fur les droits des mines , n’étoit point par lui-même au fait de là matière , & par conséquent n’a point été en état de juger des meilleurs Minéralogftes ou Ecrivains dans cette partie : cet Ouvrage
- engagera
- s’occuper de perfectionner cet Ouvrage*
- Freyberg
- Charbon de Terre. IL Pan.
- T iy
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- 1358 DU CH A RB 0
- BouyaZ , ( LE ) Mines par tombes, 68. 313 Brand Skiffer. G. Schiftus pfilogifticatus, Ardoife qui brûle, pierre à bouton.
- Brandur (Sortur) G. Gagas vel lignum petro-leo imbutum , ebenum fojfîle , lithoxylon, pfeudo gagas. Ebene de mine. 443
- Brasier. Tuf glaifeux, ou pierreux. 541. Rouge.
- ibid.
- Brass. An. Cuivre. Car» An. Calamine. Lump. An. Bloc de cuivre ou plutôt pierre pyriteufe, ou marcaflite ordinaire des mines de Charbon de terre.
- Brazil. An. ujy
- Bryne. Su. Cos fabloneux qui forme le toît des veines.
- c
- Caillouteuse , (Terre) 371
- Calamine.
- Calcinée , ( Marne ) An. Chalky Land. Lime. V. Stone.
- Carbo. Marinus. Sea coal. Dans Mathieu Paris, au temps de Henri III, Roi d’Angleterre, le Charbon de Newcaftle eft défigné de cette maniéré. 3. 41B
- Carbones lignei, ex mumiâ vegetabili. Litharttrax cum carbonibus ligneis. 443. 444. V. Mumia. Carrege. Redinog ferne Ston. An.
- Carystjus lapis. Asbeftus viridis. Lapis acerofus, fibris rigidis. 45*6
- Casses. Pyrites. Mâchefer Foflile des glaifieres.
- 1320
- Casual. An.
- Chalk. An. Craie. Pierre à* chaux.
- Chalks stones. An. Craie en pierre. 377 Chalky land. An. ^ 377
- Carbon. Fefly. Foflile. 1137. ne point confondre cette dénomination avec celle du Charbon de terre Minéral. 604. de Terre. Jayet. 1137. Sin. Moui. 35*3. Ardoifé. G. Schiffer stein. 44;-. 420. Argilleux. G. Thon Kohlen. Mi-accé ou Granulé. 508. 515?. Œufs de. y44. Charbon bois tourbe. 3*3 1. Pyriteux. Terreux.
- 11 30. ( Semelle de ) 417
- Chaux , ( Pierre à ) An. I#me stone. 377
- Chevau , ( Rein de ) Dos de cheval. Le . 374
- Chhen , ( Koyon de ) Klavay. Koumaille. 312
- Clay. Mud. Dirt. An. Terre grafle. Argille. 420. Marie 378. 777. An. Marne Argilleufe. 377. Land. An. 378. Fire. An. 380. Stone An. ^ < 380.401
- Clgd coal. D’après la defcription que feu M. Jars donne de ce Charbon ; c’eft un Charbon qui fe colle très-peu en brûlant, & dont quelques feuillets contiennent une poudre de Charbon , comme de Charbon de Saule qui tient aux doigts. Voye^ page 41 y. 383.(0:0^). 1243 Cloya. Hann. Lit argilleux. 457
- Clunch ( Clum.) An. V. Clum.
- Coal (Bed. ) An. Couche de Charbon. (Edge.) Pot vein. 386. (Clod.) Fire quater. An. 382. 384. Feiling. 415*. Main. An. Charbon ferme.
- ( Marlin. ) 383 (Sea.) P. Carbo marinus. (Threé) vein. An. Veine de trois charbons. 383. Top. Topp. 383. 41 y. Splin. 383. (Crow.)
- Coal ( Slipper.) Semelle du Charbon. 417 Clum. Clunch. An. Ces deux noms, félon la diverfité des endroits, expriment toujours une Argille compaéte & pefante ; elle fe trouve dépofée par lits les uns fur les autres, depuis la furface jufqu’au Charbon dans les mines au
- N DE TERRE
- près de Dudley. Dans celles de Sommerfet & aux environs, de même qu’au Nord de l’Angleterre ; lorfqu’elle eft placée à la lurface ou près de la furface, & d’une épaifleur confidérable 5 elle eft un indice certain qu’il y a du Charbon de
- terre au-deiïbus. 737 419
- Coeffe. Couverture de Charbon. yo7
- Col Bedde. Su. Couche de Charbon.
- CoMMON DAMP. FoUL AïR. STITH. An. 4O21
- Combustibles, (Mines) 446
- Cos Porcellana Linn. page 64. Cos pardculis are-naceis , Argillaceis que , feu lapis arenaceus glu-* tine Argillaceo. Porcellana Anom. Min. 276, N°. Dans les fouilles de Bôs Rup.
- Cos Sabloneux. Bryne. Su.
- Coulante , ( Craye ) Agaric minéral. Farine foflile. Lait de lünë. y7l|
- Cowshut Marle. An. Terre à Bauge. 37^
- Cowstu-Marle. An. Terre à Bauge. 92
- Coyons de Chien. Le. Klavais. 312
- Craye coulante. Agaric minéral. Farine foflile.
- Lait de lune. y 7 ri
- Craye en pierre. An. Chalks stone. 3772 Vitriol de craye. Vitriolum cretaceum. Sélenite. gipfeufe. 42
- Creta fiavefcens. Terra Tripolitana. Waler. Voyez Argilla.
- Crétacée, (Terre) Marneufe. Terre à chaux.1
- An. Chalky land. 377,
- Cretaceum Vetriolum. Vitriol de Craye. Selenite gipfeufe. _ _ 4211
- Cristal Minéral» Miroir des Volcans, V. Pierre obfidienne.
- Cuivreux, cuivreufe, (Pyrite) An. Mundick^ quelquefois Arfenical. Voy. Mundick Culm. An. Kolm. G. 418. 419.44y. 1233J Cut a leat Gurt. Trenche. An.
- D
- Dead. An. Terre commune ou fubftance déplacée! avec le minerai.
- Débauchement. Krein. 312
- Deerinyck. Tourbes du voîfinage de Bruggen # décrites par Anselm Boot , liv. IIe. de Gem-mis. Cap. iy8.
- Derle. Terre de Porcelaine.
- Détour , (Terre du ) Glaife. 4S&
- Dieve, Terre Glaife. Guieve, 4y2. 4y 6. 46:31 Diving. Tvtng-Marle. Peat Marle. 92.377^ Dirt. An, Clay Mud.
- Douce (Roche.) Gorre.
- Douceur. Havreie. Pec.
- E
- 420
- S°7
- 37*
- Eart Loos. An. Terre primitive , Terre meuble friable. Dans les mines de Cornouaille, on donne ce nom à la terre primitive, parce qu’elle n’a pas encore été remuée.
- Earth. Grewt. An.Terre. 400
- Ebene de mine. Irl. Sortur Brandur. G.
- Ebenum FoJJile. Gagas vel lignum petroleo imbutum. Pfeudo Gagas. Lithoxylon. G, Sortur Bran-; dur.
- Ecaille. G. Schale 400.
- Ecailleuse, ( Ardoife) Helvet, Lavege,
- Edge coal. An.
- f
- Farine Foflile. Agaric minéral. Craye coulante. Lait de lune. y71
- Fayence, (Terreà). 929
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- Et DE SES MINES. IL £arî
- Felling. Coal. An»
- Fer, (Mine de) Combuftible fixe. 446
- Ferru ,( Charbon ) Avern. Mejeux. Meju. 789 Ferrj ( Minera ) Phlogijîica. Voy* Minera, 446 Fessy, (Charbon). 479
- Fett, (Berg.) G. Voyez Berg fett»
- Fêta kol. Su. Charbon gras.
- Feu , ( Pierre faifant ). Pyromaches. 312
- Fire clay. An. Stone. Peldon. An. 380.
- Quater coal. An. 3 82.
- Fissilis Schiflofus, \_Lithantrax vel~\ , cum pau-tfHZo Porcellanece albæ. 444
- Flint ware. Stone warê. Feints stone. An.
- Pierre à Fayence. Pierre à Poterie,
- Floor. An, 417
- Fossile , [ Ebenum ]. Lithoxylon , gagas vel lig-num petroleo imbutum. Pfeudo gagas, G, Sortur, Brandur.
- Foulon , [ Terre a ]* 727
- Four [Terre à] y 27
- Gagas vel lignum petroleo imbutum. Pfeudo gagas, Ebenum fojfilç, lithoxylon, G. Sortur. Brandur.
- 443
- G Aise. Terre particulière aux carrières d’ardoife. Efpece d’Agai.
- Gangue , fignifie quelquefois, parmi les Mineurs, la matrice du minéral, ,
- Gemss. Pierre feuilletée & tendre. La pyrite s’y trouve quelquefois,
- Gipseuse. [Selenite.] Vitriol de Craye. Vitrio-lum cretaceum» 421
- Glaise Ardoifée. 46^1. Bleue. Verdâtre Grife» y41. Marne, 377* Dieve. Guisve. Terre du détour. 4y<5. 4y2. 462
- Glarea indurata cohærens afpera, Creta flavefcens. Terra Tripolitana, Waler. Tripoli. 477, Voyez Argilla.
- Glarea Linnœi. Leptamnos. Moz. Su. Sablon en poufliere.
- G lare æ Lapis.
- Glittering stone. Spar. An.
- Gorre. Roche douce. y07. y 86
- Groeberg. Su. Pierre de roche graniteufe, Cranite. Roc vif. yo£. 707
- Graniteuse, [Pierre de roche]Su. Groberg. Granito rosso, Syenites, Piropæcilon amiqugrum. Granité. ’ 441
- Grasse , v[ Terre à ] An. Mud. 420
- Grasten. Su. Saxum commune grifeum.
- Grewt. Earth. An.
- (jeind ston. An. Pierre à meule ; pierre à remouler , à aiguifer , à polir, très-commune dans plufîeurs mines de Charbon. y 10
- Grise , [Argille ]. Su. Lera. 447. [Glaife].
- y4i. [Roche], Su. Groeberg.
- Grizzle. An. Couche claire obfcure. 381
- Groeberg. Su. Roche grife*
- Grolet Moer stein. Su. G. 447
- Grouette, [Terre], Terre pierreufe.
- Ground. Land. Soie. An. Terre. Sandy. An. Terre Sabloneufe,
- Cuhr Argilleux. 571,772
- Guide. Lyon. Le.
- Guieve. Dieve. 462
- Gurt. Trenhe. Cut a Leat, An*
- H
- Haavreie. Douceur. Voyez Pec. 373. ( Puante ). 372. ( Bonne ), 372
- Holtzkoheen. Charbon de bois tOurbe.4p6-.f87 Houage. Le. Terre noire * douce -f qui divife quelquefois une veine de Hoüille en deux couches ou membres , ou qui fe trouve fouvent entre la veine & le fol, ce terme n’eft que dans M. Genneté ; il revient à ce que les Houilleurs appellent à Dalem Douceu*e. Pec. Haavreie. Humus. Mud. An. Limons Hutton. An. Charbon. ^g^
- Jam. Rubbe. An,
- jAYETgroflîer. Lithantrax larvatum. Joint. An. Seam.
- K
- SI 9.
- Kalck. An. Chaux, craye calcinée. 377
- Kholen. [Hoetz,] G, Charbon de bois tourbe» 4<?6. 787. [Thon,] G. Charbon de terre Argil-leux.
- Keavay. Koumaille. Le. Koyons de chien.
- 312
- Kiessel. G. Cailloux*
- Kiol. [Leers.] Su. Stratum argillaceum,
- Klapur. Su. Glareæ lapidis fpecies, Klavais.
- Knaver. Les Ouvriers appellent fouvent ainfi la pierre de taille.
- Knopfstein. G. Pierre à bouton, Brandskiffer* 447. Voyez Bouton.
- Koheen. [ Tage. ] Su. Tak stein» Su. Pierre de toit, 447- 448
- Kolm. G. Cuem, An. 447. 41p. Voyez Culm.
- Koumaille* Klavay» Le. Koyon de Chien.
- 312
- Koyon de Chien. ibid%
- Krein* Débauchement. 312
- Lait de lune. Agaric minéral. Craye coulante* Farine foflile. 771
- Land. [Chalky] An. 377. [ Clay.] An. 378* [Ground.] An. Terre. Voyez Ground.
- Lapide a , Lapidefcens, [Terra], Terre Tufiere* Tuliere, celle qui approche du Tuf.
- Lapzdescens 9[Terra~\. Voyez Lapidea.
- Lapis Arenofus glutine argillaceo. 443. Arenaceus glutine argillaceo. 443. Acerofus, jîbris rigidis a AJbeJius immaturus Viridis* Caryjiius lapis. 47 6» CaryJHus,Asbeftus immaturus Viridis. id. lapis obJî-> âianus. Miroir des Volcans. V. Pierre obfidien-ne. [Samjyuj ]. Alana, Nonnullorum. Trîpolh 477. Voyez Argilla. Suillus, G. OriSTEN* Wolf* Voy, Pierre de Porc.
- Larvatum [ Lithanthrax]. Jayet grofiier. 447
- Leers kiol. Stratum argillaceum.
- Leptamnos. Glarea Linnki, Moz. Su. Sablon en poufliere.
- Lera [Spik.] Su. Terre à Potier. Agille grife. 447
- Letten, G. Argille. Terre à Potier.
- Lichte Torffen. Tourbe des Pays-Bas. Voyez Deerinick.
- Lignum petroleo imbutum, Gagas, Pfeudo gagas* Ebenum fojjile* Lithoxylon, G. Sortur* Brandur.
- 445
- Lime. An. Chaux* Marne calcinée , quelquefois fynonime des mots Clay. Mud» Stone. Aft. Pierre à chaux. 577
- Loam. Malm. AN.Terregrafîe, terre à Bauge. 378
- Lithoxylon, Ebenum foffile, Pfeudo gagas. Gagas vel lignum petroleo imbutum, G, Sortur Bran-dur* 448
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- CHARBON DE TERRE.
- 1360 D U
- Lithantrax vel fijjilis fchiflofus cum pauxillo porcellanece albœ. 444.. Bituminofum feupiceum. 44.9. Cum carbonibus ligneis. 444. Darius. 4^1. FiJJîle. 44p. Fragihus. 452. Larvatum. 445*
- Lzgneum. 449. Metallifatum feu mineralifatum, 449.. Petro um. 449. Piceum feu bituminofum. 449. Terreftre. ^bid. Perrefire atque mixtum. ibid. Verfico'or mutabile.
- Lump. An. Mafle, pelotton. [Cafual]. An. Lune, [Lait de]. Agaric minéral. Craye, Coulante. Farine foilile. 5*71
- M
- Mu mi 4 Vegetabilis. Partie conftituante des Charbons de bois tourbe. 444
- Mundick. An. Pyrite cuivreufe, quelquefois Ar-fenicale.
- Mylla [Swart.] Su. 447,
- N
- Nerf. 5*07. Blanc. Raffon. Lugd. yo§
- Nœuds. Krins. Torrins.
- Nidulans , [Minera"^. Le. Bouroutte, 375]
- O
- Mâchefer foflîle des Glaifieres. Pyrites. Cafles.
- 1320
- Maillefer. Maniefer. 57. $06
- Manne. Segulum. Merga.
- Ma rga luteo-alba} friabilis linnei. Tripoli. 4X7* Voyez Argilla.
- Marle ou moelle de terre. 488. [Clay]. An. Marne argilleufe. 377. 378. [ Bleu]. Bleuâtre, Marie à boulets. 487. 460. Marrelle. 462. Marle (Steel.) An. 377. [Cowshut]. Terre à Bauge. 377. [Diving]. An. Statte. An. ibid. Iwing. Diving. An. 377
- Marlin coal. An. Charbon à cuire la chaux, ou Marne. 383
- , Marne. Glaise. 377
- Marne Argilleufe. Clay Marie An. 377. Calcinée. An. Lime. Voyeq Lime.
- Marneuse , [Terre]. Crétacée, terre à chaux.
- An. Chalky land. 377. ibid.
- Martelle. Marle. Hann. 462
- Matafala. Lugd. Stratum de l’enveloppe du Charbon. yoj
- Merga. Segulum. Manne.
- Métallique , [ Pierre ]. 400
- Metall/satum , [ Lithantrax ]. Seu minerais fatum. 449
- Mettle. An. Lit de terre noire ©u noirâtre très-dure , qui fépare le corps de la veine ; il eft très-dure , vitriolique & s’effleurit à l’air. 3 84. -[Banne]. An.
- Mine. G. Grub.
- Mi\e à fer. Pyrite des Glaifieres. 320. [ Ebene ' de]. 443. Combuftibîe. 446. de fer combufti-ble fixe. ibid. Mine par tombe.Bouyaz. Le. 313 Min er a fer ri phlogïjiica. Saxea. 387. 446. Nidu-Uns. 375*
- Minéral [ Charbon]. Faufle dénomination. 604. AgariG. Craye coulante. Farine foflile. Lait de lune. 461
- Mineralzsatum , [ Lithanthrax 3. Seu metallifa-tum. 449
- Miroir des Volcans. Pierre Obfidienne. Voyez Lapis.
- Mo. Su.
- Moelle de terre. Marie. 488
- Moer, [Grolet]. Stein. G. su. 447
- Molylrdena. Potelot. 446
- Mort agay. Le. 371
- Moui. Sin. Charbon de terre. 373
- Mud. An. Humus.
- Moules. Moufles, nœuds dans les Ardoifieres. Mouton. [Saut de]. Le. Rihoppement. 309 Moz. Su. Glarea Linnœi. Leptamnos. Sablon en poufliere.
- Mud. Dirt. Clay. An. Terre grafle. 420 Mülm. Terre noire combuftibîe , félon M. de Genflane , appellée ainfi en Allemagne & en Franche, comme fous le nom de Houille. 21
- Obsidienne, [Pierre], Miroir. Criftal des Vol-; cans. »
- Œufs de Charbon. Lugd. Clous pierreux, y04 Orsten. Wolf, G. Pierre de porc. Voye\ Lapis fuillus.
- P
- Parasite , [ Bande , Couche ].
- Paving. Stone. 3^ Tl
- Peat. Peat Turf. An. Terre marécageufe. Tourbe.
- 423
- Peat Marie. Diving Marie. An. 92, 37Tl
- Pec. Bolis. ( Del ) Le 372
- Pe gne. Charbon d’Irlande. 4-21!
- Peldon. Fire Stone. An.
- Petrosum 5 [ Lithantrhax 44Pl
- Peyrat ,[ Charbon ]. 1 S17
- Phlogistica [ Minera ferri~]. 44^i
- P H LO GlSTl CAT U S , [Schiftus]. Brand Skiffer.’
- Helric. 444* 443:
- Pi ceum , [Lithantrax ]. Seu bituminofum. 449,
- Piere à Chaux. An. Lime Stone. Chalk. 377. [Craye en]AN.CHALKs stone. ibid. Faifantfeu. PyromACHks. 3 T2, Granitcufe. Métallique. 4OQ,' De porc. Orften. Wolf. Lapis Juillus. A boutons. G, Knopfstein. 44 £. De Roche. Su. Grae-berg. De Roche grofliere. Weacken. G. Sa-xum rude. Contenant ordinairement du fpath’ fufible. De toît. Tak stein. Tage kholen. G. 447. 448. A remouler. An. Grind stone, y 1. Voy. Âgay.
- Pierreux. An. Rubly.
- Pierreuse , ( Grouette ). Terre.
- Pipe [ Terre à ]. 570. $26.437.494'
- Pjrop ac 1 lon. Syenites, Granito rosso. 44*1 Pitch. An. Poix , bitume.
- Plastic a , [Argilla], indur ata , b olo indurato Cinëta.
- Plate Mettle, An. Branche clifte.
- Porc , [ Pierre de ]. Orsten. Wolf. Lapis fuillusm Spathum opacitm fætidum. Genre de pierre calcaire , de la clafle des Spaths , & non des Gypfes. Porcellanea alba. 444. Cos Linn. p. 6. Voye% Cos. Alba.
- Porcellana , [ Terra ]. Argilla Apyra, 444*
- Pot vein coal. An. 386
- Pottlot, mine de Plomb. Plomb de mine. Plomb minéral. Crayon. Plombagine. Plomb de mer.’ Molybdène. 446
- Pseudo gagas, Gagas vel lignum petroleo imbutum. Ebenum fojjîle. Lithoxylon. G. Sortur Brandur.
- 443i
- Puante Haavreie. Le. • 372
- Pÿromaches. Pierre faifant feu. Voye% Pierre. Pyrite Cuivreufe. An, Mundick , quelquefois
- Arfenicale.
- Pyriteux, ( Charbon )
- Quartz^
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-
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- ET DE SES MINES. îï. Pà&ï,
- Quartz. An. Firestone. Fire Quater goal» An» 282
- R
- Baffon , & non Raffou. Nerf blanc. Lugd. 708 Rag stone. Ragged sTOne. An. Pierre en biocaille. Blocage.
- Ra p 1 llo. Cineres conglomérats. Voyez Cineres, ef-pece de Pozzolane.
- Réfractaire. Apyre. 45»
- Remouler , [ Pierre à ] An. Grind stone. y 1 Rihoppement. Saut de mouton. Le. 3 op
- Roc vif. Voy. Granité. Grife. Su. Groeberg. Roche douce. Gorre. 707. Sauvage c. a. d. qui ne contient rien de métallique, du moins , qui ne renferme point du métal que Ton cherche. 77 Rock sand. An. Roc Sableux.
- Rojjo, [granito]. Syenitts. Piropœcilon antiqaor. 441
- Rubles. Rubly. An. 578
- Rubbly. Rubble, An. ibid.
- Rude [Saxum] G. Waacken. Pierre de roche
- grofliere. Voy. Saxum.
- Sable. [ Verd]. 45*7. Voy. Roc.
- Sablon en pouffiere. Glarea Linnæi. Leptamnos.
- Su. Moz. Voy. Cos fablonneux.
- S a m lu s lapis nonnullorum. Tripoli. 477. Voyez Argilla.
- Sand. [Rock.] An. Roc Sableux.
- Saut de mouton. Rihoppement. Le. 305?
- Saxum commune grifeum. Comme il fe trouve fous terre & dans les mines métalliques. Gref-ten. Su. Rude. G. Waacken.
- Schewfel Arten. G. Voyez Bergfet.
- Schale. G. Ecaille. An. Shale. Slate. Baffe. An. 400. Ertz. Voyez Ertz WANDE. Voy, Table des Matières.
- Scjiistosus , [Fijjllis Vd Lithantrax, cum pau-xillo Porcellanece allœ. 444.
- Sckiffer. G. Ardoife. ( Brand. ) Su. Ardoife qui brûle. 444* 447
- Schiffer stein. G. Charbon de terre ardoife.
- 420. 427
- ScjfrsTus terrejlris bituminofus. 386» Phlogijlicatus G. Brand Skiffer. G. 443*
- Scmistus phlogijlicatus. Brand Skiffer G* 443.443 Seal. [Sope. ] Soup. 378
- Seajvî. An. Joint. 382
- Selenite gipfeufe. Vitriol de craye. Vitriolum cretaceum. 421
- Semelle du Gharbon. An. Slipper coal. 417 Schirri lapidzï. Pierres dures qui fe trouvent dans d’autres maffes.
- Shale. Voy. Slate.
- Shelly stone. An. Pierre feuilletée. 400. Vein. An. Couche coquilliere , vraiment femée de coquilles.
- Skiffer. [Brand. ] G.Schijlusphlogijlicatus. 444.
- O ^ T,. • 443
- Skiferig. G. Pierre ardoifée. 447
- Slate. 387. Shale. Bass. An. 400
- Slipper coal. An. Semelle, fol , plancher du Charbon , petite couche friable. 417
- Soft. Bat. An. 380
- Soil. Ground. An. Terre végétale.
- Sope seal. An. 378
- Sortur Brandur. G. Gagas feu lignum petroleo imbutum. Pfeudo gagas. Lithoxylon. Ebenum Fof-file. 443
- Charroif de Terre. IL Fart.
- Soup-. Sope. Seal» An»
- Spar. Glubtering , GlisÎERÏNG STOtfE. ÀNi Spick Lera. Su. Terre à Potier, Argille*
- Splint coal.
- Squatt. An. Monceaux épars de forme applatié qui ne font point en veine, & qui font inter~ rompus.
- Stak sten. Su. Bloc de pierre;
- State Marle. An. ^37
- Steel Marle. An. ojj
- Sten. [Tak.] Su. 447
- Stein. ( Grolet ). Moer. Su» G. 447,
- Stith. Common damp. Foui Air* An. 402 Stein. [Schiffer]. Charbon de terre ardoife* 420. 447. [ Knopf ]. Pierre à boutons, ibid. [ Grolet Moer ]. 447. [ Tak. ] Pierre de toît. ibidi
- Stock. G. Bloc de minéral.
- Stone , [ Lime ]. An. Pierre à chaux. 377* [Chalks]. An. Craye en pierre, ibid. [Clày]» 308. Cleâving. An. Pierre par feuillets qui fe fendent. Fire. Peldon. An. 380. Freé. An* 387. Glittering. Gliftering. Spar. An. [Shelly ]» An. 400. [ Grind ]. An. Pierre à remouler. ( Paring). An. 3 87. [Rage]. Ragged. An. Pierre en blocaille. [ Ware ]. Flins. Flintware. An. Pierre à Fayence, pierre à poterie. [Fern. ] Carreg-Redynog. An.
- Stratum Argillaceum. Su. Leers kioL.
- Swart Mylla. Su. 447
- Syeetites. Piropœcilon. Granito rojfo. 441
- Tabac. Tourteau. 462
- T AGE KOHLEN. G. TâIC STEIN. Su* 447
- Tak stein. Su. Pierre de toît. T âge kohlen.
- ibidi
- Terra Bituminofa Unis arida, G. UnreiFFE stein KOHLEN.
- Terra lapidea ,lapidefcens. Terre Tufiere, Tuliefe» Celle qui approche du Tuffe.
- Terra Porcellanea. 444. Tripolitana, Tripoli. 477* Voye% Argile.
- Terre. An. Dead.
- Terre à Bauge. An. Cowshut Marle. 377. Glaife. Dieve. 472. 456. 462. Graffe. An. MuD.420. A pipe. 470. 726. 477. 494. Mar-neufe. Crétacée, Terre à chaux. An. Chalky land. 377. Marécageufe. Tourbe. An. Peat* 377. Terre à Four. 527. A Foulon, ibidi A Fayence. ibid.
- Terrestre. [ Lithantrax ]. 445?. Il70
- Terre , [ Moelle de]. Voy. Marie. 488
- Terre Gronette. Terre pierreufe de Porcelaine» Derle. D’ombre. 1137. Pourrie. 587. Tuffiere» Tuliere. Terra lapidea , terra lapidefcens. Celle qui approche du Tuf. Végétale. An. Soil» Ground. A potiers. Argille. Letten. G. Terreux (Charbon) 1170. Voy. Lithantraxi Thon kholen. G. Charbon de terre Argiîleüx*
- Thréecoal Vein. An. Veine de trois charbons;
- 383
- Toit, [pierre de]. Tak stein. Su. 447
- Tombes, [Mines par]. Bouyas. 313
- Top. Topp coal. An. 4i5»*3^^
- Torf. Turf. Turrfe. Zorff. Zurb. G» Tour-*
- bes celtiques. An. PeàT. Turf»
- TquRBE , [Charbon de bois], Holtz kohLFN*
- 731.787.4pd
- Torffen , [ Lichte ]. DeErinck.
- Tourteau, Tabac» 462
- V
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- i36% DU CHARBON. DE TERRE
- X-ripel. G. Trippel. Su. Tripela. An. Tripoli. 43:7. Voyez Argiïla.
- Triprla Cartheus Mercati. Tripoli. 457
- Voyez Argilla.
- Tripoli. TerraTripolitana.'WALEr. 4 SI' S 8 6'S%7> Tuf. Fhy. Brafier.
- Xuffiere, Tuliere. [ Terre ]. Terra lapidea , terra lapidefcens, Terre qui approche du Tuf.
- Tuliere, [Terre].
- Twing Marle, Diving Marle. An. 377
- v
- Végétale. Voye\ Terre. An. Soil Ground. Vein. An. Veine. Pot Vein coal. An.
- Veine de trois charbons. An» Thrée coal Vein.
- 3 83.. Bouillardée. $ SS
- Vægetabilis. [MumiaJ. 444
- Verd , [ Sable ]. 437
- ‘Vif, [Roc]. Granité. y0g
- Vitriol de Craye. Sélénite gypfeufe. Vhriolum
- cretaceum. 421
- Vitriolvm. Cretaceum.
- Volcans, [Pierre de] Poyef; Pierre obfidienne.
- w
- Wacken. G. Voyez Saxum rude. Voyez Saxum• Ware [Ston]. [Flints] Flints stone. An» Pierre à fayence. Pierre à poterie.
- Wasch Berg. G. 44S
- Z
- Zorff. Zurb. Tore, Turf, Turve, G, Peat. An. Tourbe.
- Zurs. Zorff,
- f
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- PRÉCIS DE L'OUVRAGE
- AVEC additions
- 9
- POUR SERVIR
- DE TABLE DES MATIERES
- A LA SECONDE PARTIE,
- %
- Relative à /'Extraction ou Exploitation ; -
- Éclaircie par un Diâionnaire des termes & expreffions , en differentes langues $ relative auJJi aux différents ufages y & au Commerce du Charbon de terre
- dans plufieurs Pays.
- A.
- A
- Bandünné. Axhué. Le. Bure abandonné, Interrompu. Différentes circonftances obligent d’abandonner ou d’interrompre les foffes 8c les ouvrages : au pays de Liège , on en connoît un grand nombre qui ne font plus travaillées; comme dans la campagne de Glain, les bures de Bolland Hannin , qui fe font écroulés, il y a un fiecle ; le bure du Val-les-Près, auffi écroulé ; le bure des ’Abbeffes rempli , qui avoit été profondé fur la branche de l’areine de la Cité. Le bure chevron , la foffe du Chien , qui étoit profondie fur l’areine de ^erfon-fontaine ; le bureBéatrix, qui a été rempli ; de même que le bure Delxhaxhe à Ste. Marguerite , dans les prairies qui côtoient la chauffée de Bierfet ; 3a foffe del Cave joignant la chauffée de Bierfet ; le bure duBonier, fur la campagne ; le bure aux Femmes, dit Bure de Haïmes , à une portée de fufil du côté de Liege; le bure d’Avaz-les-Près ; le bure des Chiens ; les ouvrages delîe Pantréô, & plufieurs autres : on prétend même que le puits de la Citadelle , qui a 53 toifes de profondeur , étoit un bure. Voyez Bure , Polices Scedule.
- Abattement. Le. Canal, tranche pour décharger les eaux, Page i
- Abbattement plus bas. Le. 204.
- Dans la Coutume de Liege, celui qui, par enfei-gnement des Voirs-Jurés, ou par enfeignement deJuftice, a fait quelque tranche, même par oeuvre de bras en épuifant les eaux , acquiert les houilles fubmergées.
- Abbatijj'ement, abattement d'eaux. Le. 243* 279 Aboette. (Verge £ ) Le. Sonde. Tarriere^é^ Abouter. Avant-bouter, 279.
- Abtenfen. Sa. Excavations,
- Abus , qui fe commettent, touchant le fait des mines » feréduifentà trois chefs , 61 y
- Moyens imaginés par le Gouvernement, pour y obvier.Voyez Réglement provifoire de 1749. Abus des Compagnies exploitantes par privilèges , méritent la plus férieufe attention de la part de ceux qui veulent entrer dans les Sociétés des mines, 824. 82J. Voyez Concejjionnaires. Voy. Privilèges, 621
- Ab^ieden ( Das ) derer Gebande. Ben Gruben %ug. £r« mtnfiraJUbwama, VoyezMefure fouurmm,
- Accaparement. Efpece de monopole, confiftant à faire des levées confidérables de marchandifes pour s’en appropi^f r la vente à foi feul, pour les vendre à fi haut prix que l’oa voudra.
- Dans ces derniers temps, èn 1773 ,1e fieur Jac~ ques*Chriftophê Mathieu de la Salle, fe qualifiant Ingénieur des Mines , s’annonça dans Paris , lui 8c fa Compagnie, comme Entrepreneurs généraux des Mines de Charbon de terre z il avoit pris les mefures les plus contraires à l’efprit & à la lettre des Ordonnances, pour faire cette monopole fur le Charbon de terre * 8c avoit cherché à s’affurer lui 8c fa Compagnie d’un Privilège exclufif pour le commerce des Charbons de terre d’Auvergne, du Forez 8c du Bourbonnois. La Gazette du Commerce du 11 Mars , raffura les Particuliers faifant ce négoce, en affurant que le fieur Mathieu n’avoic point réufli dans fes follicitations pour cet effet 5 mais les fuites de l’Accaparement entrepris par. le fieur Mathieu ne fe firent pas moins fentir * par la ceffation prefque fubite du Commerce , par la difficulté de fe procurer du Charbon de terre , quoique d’abord on afiedât de vendre ce combuftible à un prix modéré. L’annonce que fit cette Compagnie ( dans des Avis imprimés) foit de cette circonftance , foit de l’indication de leur Bureau au port S. Paul ; le foin qu’elle eut de répandre ces Avis dans Paris & dans les Provinces, étoient une tentative faite pour fup-pléer au manque de fuccès dans l’obtentioia d’un privilège exclufif que fôn s’arrogeoic ainfi dans le fait ; 8c réellement dès l’année 1773 , cette Compagnie avoit paffé, avec MM de Braffac & de Frugeres , Propriétaires de la plupart des mines d’Auvergne , un traité, par lequel ces deux Seigneurs avoient vendu au fieur Mathieu , exclusivement a tous autres, pendant le temps 8c efpace de vingi années entières 8c confécutives, tous les Charbons de terre de la meilleure qualité quiîs pourroient faire extraire dans toute 1 etendue de leurs poffeffions. Par le même traité , MM. de Frugeres & de Braffac s’étoient obligés envers le fieur Mathieu de ne pouvoir vendre ni fairâ
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- TABLE
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- vendre , dire&ement ou indirectement, aucun Charbon fur les mines , ni au port, pour être embarqué , à l’exception des Charbons propres feulement à cuire la chaux, ’& de ceux qui fe- ' roient tranfportés par terre.
- Cette Compagnie s’étoit emparée de même des autres fources d’approvifionnement de ce com-buftible pour Paris : pareil arrangement étoit fait pour la mine de Fims en Bourbonnois, & vraifemblablement pour celles du Forez.
- Les procès-verbaux juftificatifs des refus faits à la mine de Fims & à celles d’Auvergne, aux Marchands qui s’y préfenterent pour acheter du Charbon , ou des offres arbitraires & conditionnelles d’en délivrer , ont mis à découvert la manœuvre par laquelle le fieur Mathieu enten-doit fe rendre maître de modérer ou d’étendre à fon gré la circulation d’une marchandife de cette importance , fous le prétexte d’en avoir acheté tous les Charbons 'extraits & à extraire. Un traité de cette efpece, pour arrher les Charbons de terre deftinés fur-tout à l’approvi-fionnement d’une Capitale , rentre abfolument dans un des cas prévus par l’Article II du Chapitre III de l’Ordonnance de Décembre 1672. Les Marchands Forains , Voituriers de Charbon de terre pour la provifïon de Paris , préfenterent au Confeil une Requête , pour faire caffer & annuller le traité du fieur Mathieu & Compagnie avec les Propriétaires & Fermiers des mines de Charbon. Voyez Ap-provifionnement. Voy. AJfociations.
- Accaparer. Faire des levées de marchandifes per-mifes, afin de les rendre rares : il fuit clairement que cette manœuvre eft illicite ; auflî en bonne police eft- elle défendue, fous peine de confifcation des marchandifes accaparées, d’amende pécuniaire, & même de punition corporelle , en cas derécidive. Accident de Veines. 505*
- Accidentelle. ( Mine ) id.
- Acérer. C’eft donner au fer le plus doux , par le moyen d’une chaleur déterminée , une fouplelfe encore plus grande , en l’empêchant, d’une part, de perdre fon phlogiftique , en lui donnant de l’autre occafion de s’en faturer ; ce qui procure à fes parties conftituantes le moyen de prendre une texture égale, 8yo
- Méthode d*acérer les Outils, 85*2
- Acheteurs, ou Marchands, Voyez Marchands,
- Acide , maniéré d’être, qui fait l’elfence de tout fel, qui fe rencontre dans les végétaux comme dans les minéraux, & qui fe marque à la langue par un goût piquant, en caufant un fentiment d’aigreur. Les acides fe reconnoiffent à l’effervefcence qui fe fait quand on les mêle avec une autre forte de corps appellé Alkalis : les acides minéraux font l’acide vitriolique , l’acide du nitre, & l’acide du
- fel commun, 5)81
- Acide fulphureux volatil, eft celui formé par l’acide vitriolique , le phlegme &la portion de l’efprit, entièrement brûlé par l’acide : l’exhalaifon légère d’acide fulphureux volatil ne fe remarque, félon M. Venel, dans les charbons de terre, que dans un certain temps de l’ignition.
- Acide vitriolique. Voyez Vitriolique.
- Acidum (fulphureo) lithanthrax, Charbon pyri-teux , dans lequel la pyrite furabonde au bitume ,
- 1154. Voy. Charbon pyriteux. Voy. Poutnure, 1 iyy . Acier , fer plus pur & plus fouple , & qui porte différents noms, félon les endroits où il fe fabrique,
- Aimanté ,
- Fondu, Sp2. Voy ez Aimant, Aimant et» Procédé «pour reconnoître à la fois le degré de chaleur qui convient pour fouder l’acier , pour le tremper avec avantage, & connoître fa qualité par la beauté de fon grain, 830. Voyez G.ains.
- Trempe de l’acier. Voyez Trempe.
- Acquisition du droit de travailler aux Veines, de tirer des mines ; comment on fe met en réglé pour y parvenir. Voyez grande petite Raete.
- Acquijition des Houilles fubmergées, Voy. Houilles.
- AEle de Société, eft un point important de l’examen des perfonnes qui veulent s’intéreiîer dans les mines, * 8 26
- Actionnaires, AJfociés, ou Intérejfés dans les Mines. Obfervations effentielles pour eux, 817. 818 Parère , ou Avis Confeils fur les Sociétés pour les entreprifes des mines, 818
- Surprifes auxquelles on peut être expofé dans ces Affociations, ibid.
- Moyens de s’en garantir, • 818.823-
- Table pour fe procurer la connoiffance d’une mine dans laquelle on voudroit placer des
- fonds , fans s’y tranfporter, 819. Voy. abus des Compagnies exploitantes par commijjion. Voyez ACle de Société.
- Acus Magnetica. Verforium. Aiguille aimantée. Voyez Aiguille aimantée.
- Adhérité, terme de Coutume de Limbourg, de Liège , du Hainaut, Luxembourg, Namur ; c’eft celui qui, par les œuvres de Loi, a acquis le droit foncier en la chofe, ce qui s’appelle en matière de mines, très-fond, 730
- Adjacens Vtnarum Pars. Agric. Anzines du pas. Le. * 322
- Adverfa Vence Pars. Agric. Voy.ez Vena. Adverfum caput fodinarum. Agric. Voy. Fodina: Adjournement, pour airage j pour obtenir vifite. Voyez Airage,
- Adminiftrateurs ou Seigneurs du Canal deBriarej fervant de communication de la Loire à la Seine , pour différents approvifionnements de Paris, 638
- Adminijlration Tune Mine. Spéculations principales fur cet article. 827. Voyez Procédure.
- Adminijlration civile , politique & économique des Mines, SSf
- Adminijlration économique, ou Police de Navigationfur le Canal de Briare. Voyez Police.
- Æqua Vena. G. Fîacher Gang. Voyez Vena. AerN .Air. immobilis.Agri. feufiagnans; pejlilens aura G. BofeWetter , air ftagnant. Naturellement & fimplement cette expreffion d’Agricola pourroit fe traduire par le mot air fixe, dont il eft fi fort queftion parmi les Phyficiens, & dont les effets font abfolument les mêmes que cet air ftagnant ou immobile des mines. Voyez Air fixe.
- ÆJluarium. Soupirail d’aqueduc. Bure de xhorre , 281. Voyez Percement ,Gallerie de pied.
- Aewes. Le. Eaux. Voyez Eaux.
- Affinage. Purification en grand, de l’or, de l’argent , & de tout métal étranger, 1227
- Affinage à VAllemande. Affinage fous le chapeau, I234
- Des Mattes , 1227. Voyez Fourneaux. Affinerie. Creufet, qui ne fert qu’à diffoudre & travailler une portion de la gueufe, pour la porter au gros marteau. Au fortir de ce creufet, la gueufe s’appelle Loupe. Au fortir du gros marteau, c’eft une Piece, Voyez Gueufe, Voyez Piece.
- Affloxhement
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- 274
- DES MA
- Affloxhement d'eaux. Le.
- Affrètement, Voyez Fret, Fretage.
- Affoncer. Le. 12
- Agent ( Coal ) An. Fadeur de Charbon. Voyez Facteur.
- Agent. Moteur. Agents appliqués à l’adion des pompes, 1029
- Agraffes. Liens de fer, pour retenir des pièces de menuiferie,
- Agger. Valium. Stein Walle. Sa, Rempart, parapet, mur; Le. Faille. Voyez Faille.
- Agrès. Voyez Equipage.
- Agricola. Son Traité latin de re metallicâ. Ouvrage précieux , fur-tout concernant la partie de l’exploitation des mines ,
- Agriculture. Ufage des cendres de Charbon de terre, pour l’amendement des terres. Voyez Cendres du Charbon de terre.
- Ahover, Axhuer. Le. Murailler dans fon pourtour un bure abandonné ou interrompu. Loi qui y oblige. Quel en eft le motif, 33p. Pareille injondion pour les bures profondés fur l’une ou l’autre des franches areines de la Cité. Idem. Différentes maniérés d’Ax-huer un bure dans quelques circonftances, 340. t Aides de 1 ’Avalleur. Traireffes au jour , .28;
- Aides des Officiers Chableurs & Maîtres des ponts fur la riviere de Seine ,
- Aigre ( Fer ). Voyez Fer.
- Aiguille d’un cadran. Style, Gnomon. Voy. Cadran. d’une Bouffole de mine , fa forme , fa longueur , fa pointe, fon point fixe , fon point d’appui. Circonftances remarquables, relativement à l’aiguille de la Bouffole, fa fufpenfion , Sec. _ 7S>8,7P9,7P7
- Aiguille aimantée. Circonftances remarquables.
- Sa déclinaifon, ou angle que fait l’aiguille aimantée avec le méridien qui paffe par les pôles Nord & Sud, 795, 799
- Mefure de cette déclinaifon , 799
- Inclinaifon de l’aiguille aimantée , 795*
- [Variations de l’aiguille aimantée : maniéré de les connoître: caufes qui les occafionnentdans les Mines : moyens d’y remédier, 799. Voyez Magné-ques. Météores. Froid.
- Aiguilles du Mineur , 388
- Aiguilles ou Coins. Le. Aweye, 219
- Aiguille à Caillou, à Pierre, 3*43? $59* 22o, 463 Aiguille à Veine, ou à Charbon , 943 , y79,
- 579,220,4 6g
- Aiguille des Carriers, 2,21
- Ailes, dents du pignon, 1113
- Il importe quelquefois de connoître la meilleure proportion entre la hauteur & la largeur d’une aile , 1034. Difpofition la plus favorable à leur donner, Ibid. Théorie établie par M. Pitot. Ibid. Les principes qui y font avancés, font aujourd’hui reconnus fautifs. M. Deparcieux en a fait un examen plus approfondi,
- Aimant ( Pierre d’) Pierre Héraclienne de Platon. Pierre d’Héraclée. Pierre Ferriere, en vieux François, Calamite, Marinette. Magnes, 793. V. Magnes.
- Son axe , 793
- Son équateur , 974
- Ses pôles ,793. Maniéré de les connoître , ibid. Figure qu’il convient de donner à l’aimant, ibid. Sa force , d’où elle dépend , 793*
- Armure de la pierre d’aimant, ibid.
- Maniéré deconferver un aimant , ibid,
- Verticité de l’aimant, 795
- Aimants artificiels , ou barreaux magnétiques ,
- Charbon de Terre. IL Part.
- T 1ERE S.
- aimantés {ans le fecours d’aucune pierre d aimant.
- Aimanter. Comment fe fait Cette opérâtlôft avec l aimant, 795*. Voyez Aiguille.
- ( Maniéré d'aimanter ) l’aiguille de la bouffole , en fe paffant de pierre d’aimant, 90$ Maniéré d’aimanter l’acier , 908
- Air de l atmofphere , employé pour faire mouvoir des machines. Aidé par quelque puiftance* Voyez Machines à air. Propriété de l’air, de fe dilater confidérablement par la chaleur , & de fe con-denfer parle froid, mife à profit pour faire agir les Pompes appelléesMachines àfeu.V. Machine à vapeur* Rejewoir d'air , ménagé dans quelques machines. Voyez Réfervoir.
- Air. De l’Air en général. La comparaifon de l’air de l’atmofphere avec celui renfermé dans les Mines , difficile. 946. Voyez Atmofphere. La Phyfique de l’air tient à la fcience d’exploiter les Mines. 934. Notions générales & précifes, d’où l’on peut déduire des vues pour fe conduire convenablement dans le choix des moyens de changer l’air des Mines* 934. Propriétés de l’air Ibid. Qualités de l’air. 9 36.
- Air dans les puits de Mines. Sa marche comparée avec celle du courant de l’air dans les cheminées. 949. Voyez Rapport.
- Air, Exhalaifon des Mines, Airfouterrain, Vent, Tems, An. Damp, ( qui proprement fignifie humidité ). Aura , vaporfodinarum. Sa nature peu con-nue.946. Allégations des Houilleurs fur cet objet* 38. Se contredifent entre elles. Demandent à être conftatées par les Phyficiens. 931. Voyez Phyfique. Voyez Vapeurs fouterraines.
- Conjiitution de l’air , dans les Mines, n’a f point encore été obfervée d’une maniéré aflez fuivie. 974. Moyen propofé pour y parvenir* 975*. 976. Degré de l’air fouterrain. 944. Différent en hiver. Ibid. Degrés de température des caves de l’Obfervatoire. Ibid. Quelques Aftro-nomes de nos jours prétendent avoir obfervé tout récemment des variations dans cette température ; M. Meffier eft oppofé à ce fentiment.
- Air ( Courant naturel de V ) , ou Circulation de Vair dans Us Mines, obfervations de M. Jars fur cet objet. 947. Principaux points d’obfer-vation à faire. 931. Ce courant paroît dépendre de plufieurs circonftances, & entre autres des différentes températures de l’air qui diftin-• gue les quatre faifons de l’année. Ibid. Sa marche dans les différentes faifons. Ibid. En temps fec & pluvieux. 932. Réfumé de différentes obfervations. 933.
- Faire le tems. Faire communiquer , ou faire circuler Vair. G. W'etter Brengen. Auram fuppedL tare. 293. Il eft important de faire pafler un courant d’air dans les fouterrains de Mines. 958* Voyez Airage. Ce renouvellement d’air eft fur-tout important lorfqu’il faut percer des galeries tranfverfales pour arriver à d’autres veines. 960* Récipient à air, d’Agricola , ou partie antérieure d’une machine mue par Pair extérieur feul. 962*
- Récipient à air , dans la machine ou hutte conftruite par M. Triewald. Voyez Hutte.
- Air naturel, ou libre. Son état naturel. Com-preffion habituelle de l’air, telle que fi cet air venoit à perdre tout à coup fa pefanteur , il tendroit à s’écarter de toutes parts avec une force confidérable ; on peut auffi entendre par état naturel de Vair, la denfité qu’il avoic
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- avant d’être comprimé. 989. Rapport de la condenfation à la force comprimante, feroit importante à déterminer. 989. V. Suffocation, Afphyxie.
- Changement d’air naturel dans les Mines, eft celui qui eft le réfultat naturel de la profondeur des puits ouverts, fur une étendue de galerie. 95* 1. Idée de M. Triewald. Idée de M. Jars fur ce fujet. 9 J2. Nous croyons devoir en rapprocher ici ce qui fe trouve dans le Chapitre Huitième, Seétion . 44,8 de l’Ouvrage de
- M. Delius , où cette matière eft traitée avec beaucoup de fagacité. Pour l’intelligence de cet article , il obferve dans la SeéHon précédente , qu en confidérant l’air comme un corps fluide, il s’enfuivroit que dans les Mines l’air devroit toujours entrer par les ouvertures les plus élevées , & fortir par les ouvertures les plus baffes ; cela arriveroit aufïi nécefTairement, fi l’air n’étoit pas en même temps élaftique, & fi, en confé-quence de cette propriété expanfive , il ne pro-duifoit des effets tout différents de ceux qui font produits par d’autres corps fluides ; par cette raifon, dit M. Delius, l’expérience fait recon-noître que les courants d’air n’entrent pas toujours par les ouvertures les plus élevées, pour fortir par les puits ou ouvertures les plus baffes; mais on fait que quelquefois , & fur-tout en hiver, l’air entre par les ouvertures baffes , & qu’il fort par les plus élevées, tandis que préci-fément le contraire arrive en été. Au printemps & dans l’automne , îorfque ce cours de l’air change , il arrive par conféquent que le courant eft entièrement arrêté pendant quelque temps , jufqu’à ce qu’il ait pris fon chemin ordinaire. Voici comment M. Delius rend raifon de ce fait.
- Jufques ici on a penfé que c’étoit le changement de pefanteur de l’air qui étoit la caufe de ce phénomène : on eft dans l’opinion qu’en hiver l’air extérieur eft plus pefant que l’air de la Mine , & qu’il eft au contraire plus léger en été ; par conféquent on a dît, que fi en hiver la colonne d’air a ( * ) defeend de la fu-perfîcie de l’atmofphere, & prefle l’air contenu dans le puits b , il falloit néceffairement que la colonne d’air c , qui eft dans le puits & élevée au-deffus , cédât , & qu’ainfi le courant d’air entrât par le puits b , & fortît par le puits d , puifque la colonne d’air a feroit dans ce moment plus pefante que la colonne c, qui devroit être dans toute fon étendue plus légère que la colonne a, parce que fa partie contenue dans le puits étoit plus légère. En été, au contraire , la colonne a feroit plus légère que la colonne e, parce que celle-ci deviendroit plus pefante par la partie d’air plus lourde contenue dans le puits ; & par fa preflion il devroit arriver que le courant entrât par d & reffortît par b.
- Mais il y a de très-fortes objeéfions à faire contre cette opinion : car en pofant qu’en hiver la colonne c foit plus pefante jufqu’à l’entrée de la mine , que la partie de cette colonne contenue dans le puits , il s’enfuivroit qu’un corps plus
- (*) A la figure de l’Ouvrage de M. Delius, Table XI, nous fubftiruons la partie de notre Planche XXVII, renfermée adroite, entre le maître bure que nous indiquerons par d, 8c le dernier burtay , que nous indiquerons pzrb , terminée en profondeur parl’areine B A A ^ qui fera prife ici pour une veine de Charbon A : il fera facile de fe repréfenter la colonne <l>ir extérieur du grand bure d par des lignes ponctuées, delignees par c, à la hauteur de la cheteur, & la colonne d air extérieur du burtay b , par des lignes pondluées à U même hauteur, que nous défïgnerons par <z«
- pefant pourroit repofer fur un corps élaftique moins pefant , fans le comprimer, ce qui eft contre toutes les loix de la pefanteur. Car deux colonnes d’air , égales en hauteur, doivent être preffées l’une comme l’autre en égale proportion par l’air fupérieur , par conféquent elles doivent être d’une pefanteur égale. Le centre de la galerie b feroit donc en e le point de féparation où les deux colonnes prefferoient d’une force égale l’une contre l’autre ; il réfulteroit de là qu’il n’y auroit aucun courant d’air. Il en réfulteroit encore que tous les hivers & étés ce phénomène devroit fe manifefter néceffairement dans tous les puits & galeries différents en hauteur ; puifqu’en hiver l’air feroit toujours plus léger dans le puits dy & plus pefant en été que le grand air; & par conféquent la nature ne pourroit point fe changer dans les loix de la pefanteur & du mouvement. Cependant rien n’eft plus commun que les exceptions à cette réglé , & l’expérience nous apprend plutôt que les courants d’air dans les ouvertures hautes & baffes prennent quelquefois un chemin tout oppofé. Il faut donc qu’il y ait une autre caufe que la pefanteur qui produife cet événement, & nous la trouverons en la cherchant principalement dans la vertu ex-penfive de l’air.
- Changement artificiel d?air 3 moyen par lequel on obvie au défaut de circulation d’air, provenant de l’égalité de la profondeur des puits, entre îefquels il n’y a aucune communication. 9^4. Ebranlement de l’air , fuffifant dans quelques cas. 95*4. Voyez Airage.
- Air des Mines, altéré de différentes maniérés , ou chargé de vapeurs, ou condenfé au-delà de fon état ordinaire. Modifications capables d’affecter diverfement les Houilleurs, félon la dif-pofition , qui rend les hommes en état de vivre dans un air de denfité très-différente.981. Moyen propofé par M. Haies, pour remédier aux exha-laifons de Mines préjudiciables par l’augmentation du poids de l’air , infuftifants. 982 ; d’ailleurs ne feroit pas fans inconvénient. 984. Dangereux dans les Mines où la vapeur eft inflammable. 982. Secret du Payfan Corneille Drebbel, pour refpirer fous l’eau, très-douteux. Ibi
- Manque d’air, ou défaut de circulation de l’air dans les Mines. 403. J 62. D’où dépend ce défaut , félon M. de Genffane. 946.
- Mauvais air. Mauvais brouillard. Airnuifible. Air ftagnant. Air fixe. Efprit follet des Mines. Touffe , Pouffe. Fumus virofus,Aurapefiilens, Aer immobilisa Aergravis. AGRic.Air fuffocant.Moffette.Cobolt.G. Schwaden.BadAir,Vergift Lufte. 647. Bergman-nlein. V. Exhalaifions. L’expreflîon latine, Aer im-mobilis, dont s’eft fervi Agricola, qui s’interprete naturellementpar air ftagnant,peut de même fe rendre par le mot à'airfixe, adopté depuis quelques années parmi lesPhyficiens, pour exprimer une fub-ftance dont la nature eft ignorée, & dont on ne connoît que des propriétés fingulieres, qui fe rapportent affez avec celles de différentes fubftances ,} particuliérement avec celles de l’air méphitique des fouterrains de mines , des puits de la ville d’U-trecht, des cuves de bierre en fermentation, &c.. M. Black , Phyficien d’Angleterre, qui a introduit le mot â’air fixe, entend une efpece d’air , différent de l’air élaftique commun3, répandu néanmoins dans l’atmofphere, à peu-près auflî pefant , qui fe combine avec la vapeur du foufre & des réfines ; qui fe dégage
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- matières en putréfaction qui eft renfermé aulli dans les alkalis fixes volatils, & qui réfulte de la terre calcaire. M. Baume eftime que cette fubftance n’eft que l’air de l’atnîofphere diver-fement altéré. Comme l’air des fouterrains de mines, l’air fixe éteint la flamme & les charbons allumés ; refpiré par les animaux, il leur caufe la mort. Il fe combine avec l’eau, &c.
- Mauvais air dans les Mines de Decize. 777 Air in flammable, ou Vapeur détonnante ou fulminante. Retour de l’air inflammable fur lui-même, après avoir exercé fa force expanfive ; obfervation des Houilleurs Liégeois. Remarque de M. Jars.
- 98p. Voyez Air naturel. Exhalaifons.
- Maîtres d’une foffe ne font point encore parvenus dans les ouvrages, au point de bénéficier , ou lorfqu’en les pourfuivant , on vient à tomber court, les Maîtres doivent contribuer chacun en proportion de leur part ; pour cela, on leur envoie a chacun une cédule: cela s’appelle un alagê à Tou , ou alentour. 127*
- Alais. ( Charbon de la Mine de la Forêt, près ) fort terreux. 1 J 3* Ses différentes efpéces. 730. Sentiment de M. 1 Abbe de Sauvages fur les Carrières de Charbon du Languedoc
- Alambic dans les machines à vapeur. On appelle de ce nom le vaifTeau deftiné à contenir & à faire bouillir plufieurs tonnes d’eau, qui font fans ceffe
- Airage. Lumière. Vent. Le. 21 i , 277 , 277,267 , recrutées par de l’eau froide. 1087. Hauteur de
- 301. Embouter, conduire l’airage , faire paffer le vent. 267. Voyez Air.
- Airage des montées. 267. Des Vallées, idem.
- D es niveaux du bure. 266. La méthode de l’airage , obfcure & fujette à difficultés pour le fuccès , dans quelques occafions. Par rapport à la difficulté de reconnaître les caufes du défaut d’air ; comme , par exemple , lorfque l’air communique de la Mine dans une autre qui eft voi-fine. 972. La direction réciproque des ouvrages efl une chofe dont il faut aufli s’aflurer pour l’airage. 974
- Bure , ou fojfe d’airage. Burtay, Le. 247 , 248. 763. Tuyau d’airage. 948. Boyau d’airage, CaJJi. 763. Plancher d’airage. 948. Conftruétion en planches pour l’airage , dans le cas où l’orifice de la galerie efl: dans une colline , & plus bas que l’orifice du puits d’airage. 948. Voyez Cheteur. Force de l’air dans un tuyau de conduite en planches. 9 61. Maniéré particulière de difpofer les conduits d’airage en bois, dans le cas où l’on veut éviter l’enfoncement d’un bure d’airage, pour chaffer uns galerie à travers d’une faille. 96b.
- Pareufjé d’airage. 2.66»
- Waxhieux , ou Repdjfeur d1 airage. 211. Différents moyens de changer l’air des Mines. 945. Maniéré dont les Ouvriers fe procurent de l’air dans les Mines d’étain de Cornouailles. 979. Dans la Mine de Workington en Angleterre. Ibid. Dans les Mines de Schemnitz, en Hongrie. Ibidem. Dans les Houillieres de Liege. 946. Chemins pour mener le vent, ou galeries d’écoulement, pour introduire beaucoup d’air dans les Mines. 977.
- Voie d’airage. Reuwallette, Le. Voie de trouf-fement, CaJJi, Boyau. 266. 76J. De toutes les différentes maniérés de fe conduire pour l’airage des Mines, en différents Pays, celle des Houilleurs Liégeois paroît être celle qui ait porté ce qui efl: à faire pour donner de l’airage , au plus haut degré de perfeéfion , ou qui en approche davantage. 976.
- Aire , ( Géométrie ). Superficie , efpace renfermé entre plufieurs lignes , ou dans quelque fi-
- ce vaiffeau compofé de fon chapiteuu & de fa chaudière. 1088. Voyez Chaudière , Cucurbite, Chapiteau. Son diamètre varie dans fa hauteur, i o 8 8» Son grand axe. Idem. Sa forme différente félon les méthodes adoptées pour la machine. 1087. Voyez Vapeurs. Ibidem. Coupe horifontale, fituation 8C emplacement de l’alambic dans le Bâtiment où il efl enfermé. Ibidem. Dimenfion de la plaque elliptique de l’alambic de la machine de Frefnes dans fon petit axe. 1088.
- Alambic de la machine de Griff, en Angleterre. 408. Le feu efl conduit obliquemeut tout autour. 1073. L’eau chaude venant du haut du pifton, efl employée à l’entretien de l’alambic , préférablement à l’eau froide. Raifon de cette préférence. 1074. Eau d’injeétion o\i d’évacuation , fervant à nourrir l’alambic. Ibid» Nouvelle invention pour mieux entretenir l’alambic avec l’eau d’inje&ion. 1074*
- Plan de l’alambic de la machine de Griff* ï o72.Coupe verticale de l’alambic & du fourneau* 1073.Io8é. Collets ou rebords.1073.1084.Sa fituation dans le Bâtiment. 1 o 8 6. Sommet de l’alambic. 1073. L’alambic & le cylindre, vus de face, du côté du réfervoir provifionnel. 1090. Ses dépendances. Bâtiment, fourneau. Voyez Fourneau. Voyez Cheminée.
- Plaques de fer pour former l’alambic , & qui coûtent moins, & durent davantage que de le conftruire en cuivre. Maniéré de joindre enfem-ble & de river ces plaques. 1073. Différentes autres plaques.
- Albigeois, petit Pays dont Albi efl: la Capitale* On y trouve près la ville deBlaye, à fix cents pieds de profondeur totale , une veine de Charbon fous une couverture pierreufe , qui commence à fe montrer à 248 pieds de la fuperficie ; elle efl com-pofée dans fon épaiffeur, d’un premier roc de couleur noire, fuivi d’un roc gris de 160 pieds, au deiïous auquel vient un autre roc noir de 50 pieds d’épais.
- Alentour. Alage à tou. Le. Voyez Alage*
- Alfreton, Province de Derby en Angleterre. À1 quelques milles d’Alfreton , on exploite la mine de
- gure que ce foit. Area. Aire d’une fuperficie Charbon de Swanwich ; il n’en efl point fait men plane. L’aire d’une figure plane efl: l’efpace quelle tion dans notre Ouvrage.
- contient, lequel fe mefure par des petits quarrés.
- Airure. Le. Fibra recumbens in dio teôli. Agric. Waime de Vone. Le. 286.
- AiJJieu. Aiffieu du Régulateur. Voyez Régulateur. Ajutage. Robinet , ou petit tuyau adapté à l’ouverture d’un jet d’eau. 1083. io$6. Le robinet
- Algèbre* Science du Calcul des grandeurs en ge* néral ; méthode inftrumentale pour éviter oii pour abréger les calculs qui ont rapport à la fo-lution des problèmes de Géométrie fouterraine
- Algue marine. Rien n’eft comparable à cette
- d’un tuyau d’inje&ion, dans les machines à vapeur, plante, pour donner au feu de la chaleur ; elle dure
- efl fortifié à fon extrémité par cet ajutage. 1083. autant que deux feux de Houille: expérience à
- 3096. Voyez Machine à vapeur. faire en en faifant entrer dans l’apprêt du Char-
- Alage à Tou , Alage alentour. Le. Quand les bon de terre , avec des argiles. 1287#
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- Alidade. Alilade. ïndex ou réglé moble , qui partant du centre d’un inftrument agronomique ou géométrique , tel que le graphometre , l’aftrolabe , peut en parcourir tout le limbe , afin de montrer les degrés qui marquent les angles avec lefquels on détermine les diftances , les hauteurs , &c. L’alidade porte deux pinnules élevées perpendiculairement à chaque extrémité. 784. 786. 787. Aller à bon Bâche. Le.
- Allier. Bec d’Aliier, entrée en Loire. $98. Alluchons. Alichons. Terme de riviere, qui dé-figne l’efpece de pointes , ou de dents de bois des roues de moulins. Elles different des dents, en ce que celles-ci font corps avec la roue , & font pofées fur elle , au lieu que les alluchons ne font que des pièces rapportées \ la partie qui fait dent, & qui l’engrene, s’appelle la tête de l’alluchon ; celle qui eft emmortaifée ou affemblée de quelque façon que ce foit avec la roue, s’appelle queue de l’alluchon. 1114»
- Allure. Direction des veines vers quelque point de rhorifon. 877. Différents moyens pour la per-quifition de l’allure , & du penaage des veines. .Voyez Boujfole. Voyez Veine.
- Alhwium. ( terre d’). Terre limoneufe, dépofée par les eaux des rivières. Sorte de mauvaife ar-gille. 1309.
- Alta venu. Agric. Veine profonde.
- Altemberg. Alteberg. Petite Ville dans la haute Saxe, au Cercle d’Erezgeburg , c’eft-à-dire, dans la Province du Margraviat, où font des Mines d’argent. ,
- Altération , dont eft fufceptibîe à l’air le Charbon de terre en général. 1336. Le Charbon de Moulins.
- 982.
- Alumelle. Charbonnière de Houille. Voyez Charbonnière.
- Alumineux. M. Bomare prétend que, dans les Houîllieres de Lîege, la fécondé couche eft alu-mineufe. 624.
- Alveus. Auge. Cuve, paffage de communication.
- Amende. Amendes, forte de peines pécuniaires, qui dans la Coutume de Liege , appartiennent au Procureur général, quand le Seigneur du lieu ou l’Officier font négligents à faire exécuter les Ordonnances concernant les bures abandonnés, ou interrompus. 633.
- Amende à encourir par les Ouvriers des foffes , qui s’attribuent en tout ou en partie les Houilles vendues. 602.
- Amende pour ceux qui contreviennent aux Ordonnances. 601. Cas différents fujets à amendes, dans les Coutumes de Houillerie au Pays de Liege. 668, 670, 674,675*, 676, 680. Amas. ( Mines en ) Blocs de Mines. Apellées aufli Mines de rencontre, parce qu’elles fe rencontrent par hafard , comme celles d’Altemberg. Minera cumulât a.
- Amirauté. JurifdiéHon Royale, qui juge en dernier refïort jufqu’à la concurrence de 50 livres, & connoît tant au Civil, Criminel, que Police , de tout ce qui concerne la Marine Sc le Commerce maritime.
- Amont pendage. 206. ( Mahire d’) ou d’Athier. 247. ( Foffe d’). 300, 248. ( Ouvrages d’). 285*.
- Amorceux. An. Womble. Tête de la verge à forer, ou de la tarriere. 215*, 697.
- Analogie, en Mathématiques, eft la même chofe que proportion , ou égalité de rapport. 8 x 1 • V.
- .Proportion, rapport, raifon.
- L E
- Dans l’analogie, pag. 811, après le petit angle, 7'* lifiï > fur les Kgnes logarithmiques on apperçoit les quarrés & leurs racines au premier coup d’ceil ; puis ajoute\ :
- Le plus grand angle A 8o° 3'
- Le plus petit E y 6° 3*7 180 Les trois angles.
- Angle compris. D 430 </
- 137 ... Somme des angles inconnus.
- 68 . 30 La moitié de la fomme,
- 11 .33 Moitié de la différence.
- 80 . 03 Le plus grand angle, y 6 . y7 Le plus petit angle.
- Le finus de E 16726342 au côté AD 98337833 Sinus de D 11.4864773" au côté de AE 9*5>2334$c> Valeur de la bafe AE 36. 37. 1.3631323 Recherche du quarré de l’Hypoténuse AB *• Quarré de AE ..36,77 pieds... 1337,3649 Quarré de AD ...2,123 .... 0083,263627
- La fomme, ou quarré AB . . . 1420,630723 dont la racine eft un peu moindre de 3 8 pieds , ou 37,63 pieds , qui valent enfin 37 pieds 8 pouces 3 lignes T*
- Il faut encore obferver pour la note 4 de la page 814 , que dans cette analogie on compte la déclinaifon du plan, non du Sud ni du Midi , mais de l’Eft ou de l’Oueft.
- Analyfes chimiques du Charbon de terre. 40.1174. De toutes les produ&ions des trois régnés, le Charbon de terre eft celle qui préfente plus de fingu-larités & de difficultés à l’analyfe. 1117.
- Parmi les analyfes nombreufes qui ont été faites à_ ma connoiffance de quantité de Charbon de terre, & par divers Savants , celui des Mines de S. Georges en Anjou, vient d’être examiné chymiquement, dans le plus grand détail, par MM. Parmentier de Def-ÿeux.
- La voye des menftreux fimples & compofés n’a donné aucune lumière fur la nature de ce Charbon ; on n’en a retiré qu’une petite quantité de terre qui s’eft combinée avec les acides, & une matière colorante extra&ive, dont l’eau bouillante s’eft chargée.
- Les réfultats de la diftillation de ce Charbon à la cornue, fe font trouvés abfolument les memes que ceux qu’ont fourni les Charbons de Newcaftîe, d’E-coffe , de Nowogorod, de Wellin, de Siléfie , &c. analyfes par MM. Model , Hyerne , Kurella 8c autres.
- De l’analyfe à feu nud, il a réfulté que l’alkali vo-* latil & le foufre , contenus dans les produits qu’on en avoit retirés, étoient entièrement l’ouvrage du feu, n’ayant rien été apperçu de femblable, en examinant le même Charbon par le moyen des réaétifs.
- Ces différentes recherches concourent à aflîgner à ce Charbon une nature moyenne entre le Charbon bitumineux proprement dit, & celui vulgairement nommés foufreux, & celui que l’on appelle proprement bitumineux, dont il s’éloigne néanmoins. Les réfultats des Charbons de terre de plufieurs pays
- * Figure 15 , il y manque un trait ponftué de B à A*
- font
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- font tous différents. Idem. Ce que demanderoit cette maniéré, de chercher à connoître la nature du Charbon de terre. Ibidem. Diverfité du Phlogif-tique , qui fait la partie conftituante de tous les Charbons de terre. 11^*4. Voyez Charbon de S. George. ^
- Analyfe ( Mathématique ) eft le moyen d’employer l’Algebre à la folution de plufieurs problèmes en les réduifant à des équations, afin de trouver les inconnues au moyen des connues.
- Angin. Virevaut. Singe. 237. Angin à pompe. Bouriquet. 23 5. 238,
- Angle. Ouverture que forment deux lignes , ou deux plans , ou trois plans qui fe rencontrent.
- 804.
- Angle droit. Eft celui qui eft formé par une ligne qui tombe perpendiculairement fur une autre ; ou bien c’eft celui qui efl: mefuré par un arc de 5)0 degrés. j8$.
- Angle aigu. 871. Efl: un angle plus petit quun angle droit, c’eft-à-dire , qu’il efl: mefuré par un arc moindre que l’arc de 90 degrés.
- Angles correfpondants des Montagnes. 745*. Voyez M< ntagnes.
- Angles égaux , font ceux dont les côtés font inclinés les uns aux autres de la même maniéré, ou qui font mefurés par des arcs égaux d’un même cercle, ou par des arcs femblables de cercles différents. Voyez Arc. Degré.
- Angle horaire. Efl: l’angle au pôle formé par le cercle horaire , & par le Méridien horaire.
- Angle d’incidence , Angle d’ inclinaison. Quelques Auteurs d’Optique appellent Angle dé inclinai}on ce, que les autres nomment Angle d’incidence ; mais plus communément, on appelle en Optique angle d’inclinaifon, l’angle compris entre un rayon incident fur un plan, de la perpendiculaire tirée fur le plan, au point d’incidence ; quelques Auteurs nomment Angle d’incidence le complément de ce dernier angle.
- Angle oblique, eft un nom commun aux angles obtus & aigus.
- Angle obtus, eft un angle plus grand que l’angle droit, c’eft-à-dire, dont lamefure excede 90 derés.
- 8i3*
- Reêtiligne, celui dont les côtés font tous deux des lignes droites. 786. 787. Voy. Mefure dé un angle.
- Angleterre. ( Commerce du Charbon d’) dans la Capitale de dans l’étendue de ce Royaume. Voy. Commerce. Charbon. Quelques Commerçants font venir de ce Charbon à Paris. Us font de la plus grande qualité ; mais les droits de tranfport & les droits d’entrée, dont ils font chargés aux entrées du Royaume, les rendent fort chers ; ils reviennent à plus de 90 livres la voie. 570.
- Anglais. (Sedeur) Voyez Seëteur.
- Annenberg. ( S. ) ou S. Annoeberg. ( Mine de ) dans laquelle Agricola fait mention d’un accident occafionné par le mauvais air, ou l’air fixe. 928.
- Anfe. Gâche du Burgeau. Voyez Burgeau.
- Antigraphus, antigrapheus. Scriba partium , Agri-fcolæ. G. Bergen Schriber, Contrôleur fermenté. 816.
- Antimoine. Sa fonte au feu de Charbon de terre, par un fourneau à chapeau. 12 3 9.
- Aoujl. ( mois d’) Les Maîtres de foffes doivent pourfuivre leur ouvrage de jour à jour , fi ce n’eft par force d’eaux, ou faute de lumière, au mois d’Àoût, ou en temps de guerre. 327.
- Appareil de pompe. Barillet. Nom donné quelquefois au pifton , dans une pompe à bras , qui n’a pas de corps de pompe. 1013. 1014,
- Charbon de Terre JL Part.
- Appareil de la Sonde» Voyez Sonde*
- Apprêt du Charbon de terre, ave'c des argiîleâ | avantages particuliers de cette fabrication , pour mitiger fa fumée, réprimer Ion odeur au feu , pour donner un chauffage économique en retardant fa confommation , augmentant la durée de ce feu. Gon-féquences , deux propriétés diftinéfes qui appartiennent a la façon donnée au Charbon de terre 5 favoir , une économie fur la matière même , & une forte de correctif des vapeurs de Houille* 1285*. M. Venel, d’un fentiment contraire. 1286. Démonftration de l’économie. I28y. Réfutation du raifonnement de M. Venel contraire à cette opinion, & en contrariété avec lui-même. 1287.1 288. 1290. Voyez Fabication. Impafiation.
- Apprêt de la glaife, pour la rendre propre à fë mêler intimement avec le Charbon de terre. Voy. Quartier ou Clos des pâtes.
- Appropriation du feu d$ Charbon de terre aux Arts de au chauffage. Voyez Chauffage. Aux travaux métallurgiques. Voyez Travaux métallurgie ques. Voyez Mine de fer.
- Appropriation du Charbon de terre au travail des Mines de fer. Y a-t-il dans les Mines de charbon ou de fer du Languedoc, comparées aux autres Mines des mêmes matières, quelques qualités qui rendent l’appropriation du Charbon de terre plus ou moins facile ? Sujet d’un fécond prix propofé pour 1776, par la Société Royal© des Sciences de Montpellier , de remis. Approvijionnement de Charbon de terre en Forez, pour la Manufaélure Royale d’armes. Conceflîoit accordée fous ce prétexte. y82.
- Approvijionnement de la Faille de Paris , oif confommation annuelle de Charbon de terre. 689. Son évaluation en argent. 690. Police pour obvier aux monopoles qui peuvent être préjudiciables à l’approvifionnement de Paris. L’article 2 du Chapitre 3 de l’Ordonnance du mois de Décembre 1672, concernant l’approvifîon-nement de la Capitale, défend à tous Marchands d’aller au-devant des marchandifes deftinées pour cette Ville , & de les acheter en chemin, à peine de confifcation de la marchandife , & de perte du prix contre l’Acheteur, de, en cas de récidive, d’interdiétion du commerce. éyo.
- Approvijionnement de matériaux , pour une exploitation de Mine. 839.
- Appui. (Statique). Point fixe & immobile, capable de réfifter aux plus grands efforts. Ce point nommé aufli point d’appui, a lieu dans le levier de dans le treuil où il eft quelquefois appellé Hypomo«* çklion, centre du mouvement. 911.
- Appui-Pot. Trépied , uftenftle de cuifine fait de fer , en demi-cercle ou en triangle, qui fert à appuyer un pot ou un coquemart, afin qu’il ne renverfe pas. 3^7«
- Aquagium. Jus Cuniculi, droit de faire un Aqueduc dans les terres des autres. Voyez Areine. Aquaria vena.
- Aquarius fulcus. Rigole pour conduire les eaux.' Aqueduc , Canal , Xhorre. Le. Cuniculus. Su. Wattu Troumma. 314. 241. Percement. Galleries de pied. Voyez Areine.
- Aqueufes (Fentes).
- Arbeit ( Feld.) Galeries.
- Arbetare (Kol). Su. Ouvrier de Mine de Charbon. Houilleur.
- Arbitraire ( Peine). 269^
- Arbre de délivrance. Voyez Machine à vapeur« Arbrijlolle. Qçç'mn, Galerie. Gralle.
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- TABLE
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- Arbue, Herbue, Aubue , efpece d’argille ou de terre vitrifiable employée dans les Forges, comme fondant & corredif. 116p. Communément eft une efpece de pierre à chaux. 1173* 1174*
- Arc, en Géométrie, eft une portion de courbe ; par exemple, d’un cercle, d’une ellipfe , ou d’une autre courbe.
- Arc, une veine de Charbon avant d’arriver à une faille, s’étend fouvent à une grande diftance en formant une efpece d’arc. 871.
- Arc de cercle. Voyez Cercle.
- Architecture , eft en général l’art de bâtir, qui ordinairement eft divifée en trois efpeces ; favoir, X Architecture civile , ou l’art de compofer & de conftruire les Bâtiments, pour les différents ufages de la vie ; XArchitecture militaire, ou l’art de fortifier les Places pour les défendre de l’effort des bombes & du canon ; XArchitecture navale , qui a pour objet la conftrudion de tous les Bâtiments flottants, & de tous les Edifices qui fe conftrui-fent fur le bord de la mer : les différentes conf-tru&ions relatives à la conduite & au tranfport des eaux d’un endroit dans un autre, font défi-gnées par quelques Ecrivains fous le nom d’^r-chiteClure hydraulique. Les principes fur lefquels fe conduit la pourchaffe des ouvrages fouterrains, relatifs à l’exploitation des Mines, permettent de comprendre cette partie de la fcience des Mines , foUS le nom d’ARCHITECTURE souterraine des Mines. 240. Elle fe trouve développée pour ce qui concerne l’épaulement ou l’étançonnage, dans le Mémoire de M. de Tilly. $$ 8. L’Architecture fouterraine eft un point intéreffant de l’exploitation. 891. Sa cotmoiffance eft néceffaire à un Ingénieur de Mines. 740.
- Ardent. ( del puech ) , montagne du Montet dans le Rouergue. Scedali. 53 1,
- Area. G. Herd. Aire. Voyez Aire.
- Areine , xhorre. Canal. 270 , 262 , 277 , 27p. Mahay. Le. 233. Poly. 373. An. Free. Lud. Su. Stoll. Wallu. 8p6. Efpece de chemin couvert, conftruit à chaux & à pierres, nommée dans quelques endroits Percement, Gallerie de pied, cuniculus , via arenata. 27p. Lorfque dans une montagne à Charbon on peut former un Aqueduc fouterrain , au Sud ou au Nord , les eaux s’évacuent fans frais , 8c on peut extraire le Charbon de la mine , fans l’enlever par des bures. 8p6. Une Areine peut être pourchaffée au travers d’une veine , ou dans le corps de la montagne. 280. L’objet qu’on fe propofe dans la conftru&ion de ces Aqueducs , eft d’extraire le Charbon , & de xhorrer les eaux. 897. Voyez Xhorre. Avantages d’une Areine , pour l’exploitation d’une Mine dans la partie d’amont , & dans une partie d’aval pendage dans la ligne de niveau. 27p. 873. Bure de xhorre. 281. V. Bure. Endroit où il faut entamer l’areine. 280. (Eil de l’areine. Idem. Les Tailles doivent être conduites de maniéré quelles penchent vers cette ouverture, 22p,273.FouRCHESjRottices de l’areine. 330, 280. Nivellement de l’areine , 8p7 , doit être fait exactement pour atteindre la veine en avant-main. 280. Un Aqueduc qui tireroit les eaux 21 toifes & plus, à-plomb, hors de la montagne, feroit très - avantageux à des Entrepreneurs. 776. Areine fianchée , étranglée. 281. Areine faignée, refai-gnée. Idem. Nivellement de l’areine. 8p7* Conquêtes de Charbon par areine, ou par tranche. 328. Les Areines demandent à être veillées avec attention. 874. Récapitulation de tout ce qui
- concerne la conftru&ion & la pourchaffe d’ufle Areine. 2p6. Areine la plus confidérable en France. 873. Celle du puits du Roc, dans la Houilllere de Chalonnes , en Anjou , eft remarquable. Idem. Areine de communication. 378. Les Entrepreneurs des Mines ont deux moyens pour communiquer avec une areine, ou en pouffant une galerie à travers les veines & rochers , ou en forant des trous ; ce que l’on appelle communiquer par des boleux. 281. Cette derniere méthode n’eft pas à con-feiller, quoiqu’elle foit pratiquée ; les eaux venant à bouillonner en fortant des trous , charient avec elles des déblais , quelquefois des morceaux de bois les bouchent & les obligent de remonter dans le bure , dont il faut enfuite les élever au jour, jufqu’à ce que l’empêchement foit ôté. 897.
- Areines bâtardes. Areines franches. Dans la ville de Liege on diftingue ces deux fortes d’Areines ; les Areines franches, en écoulant les eaux des mines, en fourniffent dans tous les différents quartiers de la ville de Liege, les places publiques, les maifons particulières, à ceux qui veulent les payer, &c ; les Areines bâtardes font celles dont les eaux ne font d’aucun ufage , & dont l’embouchure eft en partie au bord de la Meufe. Comme elles font inférieures aux premières, il eft effentiel pour la Ville d’en empêcher la communication ; auffi y a-t-il des ordres bien précis à cet égard , & la principale fonéfcion de la Cour des Voir-Jurés du Charbonnage, eft de veiller aux eaux dépendantes des Areines franches , qui font au nombre de quatre ; favoir, celle nommée Bichon-Fontaine 9 de la Cité , de Meflire Louis , & celle du Val-Saint Lambert ; il eft vrai que cette derniere n’eft plus d’aucun ufage, ayant fait paffer fes eaux dans celle de la Cité, par décifiondu Juge en 1729,317. Serres & Limites d’une areine franche. 317> 3 3 o. Entrepreneurs ou Maîtres d’une areine. 191.V0y.EK-trepreneurs. Leur droit en Allemagne. 874. Service de l’areine. 241. Voyez Syndic des Areinesi 229 ,330. Confervation & entretien des Aer-; ines , ou aflujettiffements coutumiers , concernant les areines. 32p. 330. Défenfe d’approcher du voifinage des franches areines. 330. Bure profondé fur une franche areine. Id. On ne peut faire une fécondé areine , au préjudice d’une première , que celle-ci ne foit devenue inutile, 3 31; Areine, eft Seigneurage. 328. Cens d’areine, oul droit d’areine , ce que c’eft. 32p. Conditions auxquelles il eft exigible. Idem. V. Cens d’areine. Service de l’areine. ( Droit qui fe perçoit pour le ).
- Maître d’une areine , Seigneur Arenier , ou Hurtier de l’areine. Voyez Arenier. V. Serrement.
- Argent. Une fois reçu par les Ouvriers, les engage avec les Maîtres, pour ne plus quitter les foffes que l’ouvrage ne foit achevé.
- Argentée. (Houille). Voyez Houille argentée.
- Argilles, terres graffes, répandues en abondance dans les différentes couches des mines ds Charbon de terre. 377. Ne font pas inutiles en Médecine. 1118.
- Dans ce genre de terres, il s’en trouve de di-verfement colorées. L’argille bleue des environs de Paris, ou argille bleue des Potiers, fe réduit au feu en une maffe, femblable à une feorie fer-rugineufe, comme la pierre de Périgord. Les Chi-miftes font dans l’opinion que toutes les matières colorantes réfîdent dans les fubftances métalliques.' Propriétés des argilles. 1308, 1316. Affinité de l’argille avec la houille. Idem. Efpeces d’argilles 9 diftinguées parles Naturalises. 1311# Différentes
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- DES MATIERES.
- efpeceS d*arg-iîîes. 1308.’ Argille , dite Baume, grifc.^y8.Terre à Potiers, appellée quelquefois Glaife. Argille pure. 1306. Ne l’eft jamais que par corn-paraifon. 1308. Propriétés de l’argille pure. 1314* Caufe des différents degrés de ténacité dans l’ar-gille. Idem»
- Argille de première qualité, Argille glaife, ou Glaife. Voyez Glaife.
- Argilles de fécondé qualité, Argilles communes , Argilles terres , Argilles fables. Sous ces différents noms,font comprifes des matières terreufes placées fuperficiellement fur le globe, qui, à la confif-tence terreufe, joignent plus ou moins fenfible-ment les qualités vilqueufes & tenaces de la glaife proprement dite. 1306. Dans cette clafle il faut ranger les Argilles nommées par les Ouvriers , ferres franches , Terres à four. 1317. 2311. Les argilles terres nommées par les Ouvriers , Terres fortes. 1310. Les Terres à’Allu-vium , ou Terres limoneufes. 1308. Remarques fur les Argilles terres, ou Argilles fable. 1317. Indication des endroits où il s’en trouve aux environs de Paris. Idem. Leur difpofition en terre ; maniéré de les fouiller. 1319. Sable jaune des Fondeurs. i ;i8. Préférable à tous. 1312. L’argille & le fable ne font que du verre & du caillou brifé. 1311. Efpeces d’argilles diftinguées par les Manufacturiers. 1306. Argille ou pâte longue. Idem. Argille ou pâte courte. Idem. Qualités générales requifes dans les argilles, pour être appliquées à la fabrication de la Houille apprêtée. 1317. 1338. Rien de mieux pour s’affurer de ce point, & du mélange bien entendu de ces terres, que de faire des effais en petit fur des demi minots de Charbon de terre. 3316. Il fe trouve des argilles glaifes, qui fe vitrifient au feu, 2c qui ne feroient point défavorables dans cet apprêt. 13 08,1316’.
- Terres TAlluvium. Terres limoneufes. 130p. Pourroient à la rigueur être employées à la fabrication du Charbon de terre apprêté. 1308. Leurs inconvénients. 130p. Voyez Fabrication.
- Argilleufes. Terres argilleufes & marneufes en Angleterre. 376.
- Arithmétique. Science , ou art de démontrer cette partie des Mathématiques, qui confidere les propriétés des nombres, néceffaire à un Ingénieur de Mines. 740. Toute opération fur les nombres, s’appelle opération Arithmétique. Voyez Réglés.
- Armure d’une pierre d’Aimant. Voyez Aimant. Arniers, leur obligation. 378. Selon l’Article 8 de la Paix de S. Jacques , l’Arnier ou Propriétaire d’une galerie d’écoulement, eft obligé à tenir fon areine en bon état , jufqu’à l’endroit où elle a plufïeurs branches ; 2c les Maîtres des foffes qui fe fervent de ces branches, qu’ils ont fait à leurs frais pour communiquer leurs ouvrages, doivent les entretenir. Arnier de plus grande autorité que le Terrageur. Voyez Terrageur.
- Arpentage des Mines. 299, 901, 332.
- Arpenteurs de Mines. G. Marks-Scheide Foài-narum menfores, Finitores Metallici. 213. Cercle d’Arpenteurs. Voyez Cercle. Chaîne des Arpenteurs. Voyez Chaîne. Pomme en forme d’équerre d’Arpenteur. 787. Voyez Equerre.
- Arquebufade ( Pierre dd). Voyez Pierre arque-hufade.
- Arrêtes pierreufes. Nerfs. Voyez Nerfs. Arrimage. Tonneau d'Arrimage. 724.
- Arrivage à bord des marchandifes , ou des ba-
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- teaux au port, (Déclaration d*) Voyez Déclaration« Droit d’arrivage dans Paris» Voyez Droit. Rang d’arrivage dans Paris. 677.
- . Arjënical. Aucun Charbon de terre ne participe de cette fubftance. 1265.
- Mines arfénicales. Voyez Mines.
- Art de l Exploitation. Ses principes & fes maximes»^ 739' .Circonftances d’où dépendent les particularités qui conftituent cet Art. 772. Enoncé de ces particularités. Idem.
- Arts. Théorie pratique des différentes maniérés de fe fervir du Charbon de terre pour les Arts , 2c pour les ufages domeftiques. 111 y. Voyez Com-biiflible. La nature différente des différents Charbons de terre , eft à confidérer pour les différents Arts auxquels on veut appliquer ce foffile , comme combuftible , fur - tout pour les fers qu’on forge.
- H4r.
- Artifices extérieurs de Mines. 712. Intérieurs. Id.
- Artificielles. (Lignes ). Voyez Lignes artificielles.
- Arvipendium. Chaîne, échaîne, chaîne d’arpentage. 782.
- Afphyxie, dont les Ouvriers de Mines peuvent être furpris , foit par la commotion de la vapeur fulgurante , foit par l’effet de la vapeur fuffocante, ou de l’air fixe, à la fuite defquels l’homme refte & peut refter long-temps fans mouvement, comme frappé de la foudre, & mourir. Morbus attonitus , morbus Jyderatus. 983. Tableau de l’extérieur des perfonnes tenues pour mortes après une fubmerfion, ou par la vapeur explofïve , ou par la vapeur fuffocante. 997. Examen du moyen par lequel on débute vis-à-vis de toute perfonne privée en apparence de la vie, par un accident fubit quelconque. 997. Heureux fuccès de feau froide. 998. Heureux fuccès de l’infpiration immédiate, bouche à bouche. 1110. Afphyxie, portée au plus haut point, jugée fans reffource. Marche méthodique pour ne point abandonner légèrement le malade. 1001.
- Afcendante. Voyez Galerie.
- Afcendentes (Cryptœ) furgentes Cryptce, G. Stei-gende.
- Afpirant (Tuyau). Sax. Aufter kiel.
- Afpirante , (Pompe) ou commune. IOI2. 10 ry. La pompe afpirante (impie n’a lieu que pour les fouilles peu profondes. Idem. Maniéré dont s’établit la Pompe afpirante , qui eft à la fois afpirante 2c refoulante. 1017. 1021.
- Afpirante 2c refoulante ( Pompe). 1012.
- Afpiration. ( Tuyau d’) , ou Tuyau montant. Voyez Tuyau montant, Machine à vapeur.
- Afpirations des piftons de Pompes , ont toujours quelqu imperfection ; pourquoi ? Moyen d’y remédier. 1019. Réglé qui établit la hauteur de
- l’afpiration des Pompes. 1020.
- AJfainier. Lugd. Tarir, fécher les eaux. y 16. AJJemblées du métier de Houilleurs. 344*
- AJferes. Tigilli. Membrures ou groffes pièces de bois de feiage, fervant aux ouvrages de Charpenterie & de Menuiferie.
- Affiagejus. Le. 277.
- AJJignaüon. Semonce , quand elle ne peut être
- faite à l’un ou à l’autre des Maîtres. Voy. Semonce. Affifes des Coms. arj6. Voyez Cowes. AJfociations , pour Vexploitation des Mines : ce qu’il faut y apporter pour la réuflïte. 8ij.
- AJfociation , tendante à haufler le prix des Charbons de terre , à l’ufage de Londres & de fon voifînage, défendue. 439. Loi contre ces aflociations. Idem. Exifte de même en France „ confignée dans une Ordonnance de François I*
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- néceffaire ? pour avoir le plus grand effet pof-relativement à l’approvifionnement de Paris , en l’année IJ20, qui a fervi de bafe à l’art. 24, titre iy j de l’Ordonnance de 1669. Cette Loi porte qu’un Traité de Société qui paroîtroit avoir pour objet d’envahir une partie confidéra-ble d’une forte de marchandée relative à la provifion de Paris , feroit annullé , comme étant chofe prohibée par les loix pour cet approvi-fionnement. La profcription de ces Traités eft prononcée par un Arrêt du Parlement, du 10 Juin 1633 , rendu fur la police & réglement des Marchands de Bois & de Charbon , tant de la ville de Paris, que Forains. Cet Arrêt enjoint à tous Marchands de faire les achats , vente & débit de leurs marchandifes s chacun féparé-ment & à part, fuivant l’ancienne forme , à peine de confifcation defdites Marchandifes , & d’être privés du trafic , & d’amende arbitraire ; & où ils auroient dès-à-préfent fur les ventes ou ports en cette ville de Paris, amené marchand! (es en commun , feront tenus de les lotir dans trois mois ; & dès-lors la Cour a calfé & annullé toutes affociations pour le trafic des marchandifes, fous les mêmes peines de confiscation. Voyez Accaparement.
- AJJ'ocié de Mine. G. Berggenoffe. 380.
- Affociés ( Maîtres ). Leurs droits & leurs privilèges , dans la Coutume de Liege. 326. Il feroit utile d’intéreffer un Avocat dans les affaires d’entreprifes de Mines. 827. On doit notifier à tous les Affociés la femonce faite par le Ter-rageur aux Ouvriers. 326.
- Ajfoc es ( part des). Idem.
- Selon l’Article 9 de la Paix de S. Jacques , de l’an 1487, & comme il eft établi par le Droit Commun , fi un Affocié venoit à acquérir des M ines de Charbon , fous des fonds qui font au-devant ou à portée de la galerie d’écoulement , & des ouvrages communs de la Société, & qu’il en ait fait l’acquifition pour fon propre compte, les autres Affociés ont droit de réclamer leur quotepart , & de faire déclarer l’acquifition commune.
- AJJeoir pourfuites & courfes d’ouvrages. L E.
- 28J.
- Affala. ( Charpent. ) Cale.
- AJfurance. ( ligne d') Aîilade de l’aftrolabe. ^foupape d’). Voyez Soupape.
- Aftalle. Le. 248.
- Ajlechut. Stikav. Stiket. Peta. Le. Fourche defti-lïée à empêcher le hernaz de rétrograder. 229.
- Afthma montanum. Voyez Difficulté de refpi-ration.
- Ajlringente. ( Teinture Médicinale ) qui peut fe tirer du Charbon de terre. 1224.
- Aftrolabe. Lat. Afirolabium , Cofmolabium , Aj-
- trolapfus, Sufpenforium, Armilla fufpenforia, Plani-fpherium. Athlantica , Alphantia. Arab. IVatçagora. Plateau de cuivre qui repréfente fur un Plan les principaux Cercles de la Sphere. Voyez Cofmolabe, fon ufage. 808. 809.
- Ajlrolabe particulier. 788. Univerfel. Id.
- Agronomique. (Cofmographie ) néceffaire aux Mineurs. 75*3. Sphérique, éléments, 754.
- Afiranomiques, (jours) 19&*
- Arriéré Bieq, Voyez Bieq.
- Athier. ( Mahire d’ ) ou d’Amont pendage. 2 4.7.' Athour. ( FoJJes de grand ). Hernaq double.' Le. *242. 24 ç . Leur vifite. 33 J.
- Tojes de petit Athour, 229 9 24J. Leur
- L E
- vifite. , . , 333*.
- Atmofphere. L’air de l’atmofphere, d’après quelques obfervations, peut être confidéré comme un fluide compofé de deux fluides, dont les pefan-teurs fpécifiques font prodigieufement inégales ; M. le Roi, Doéteur & Profeffeur en l’Univerfité de Médecine de Montpellier, Aggrégé à la Faculté de Paris , a prouvé que ces deux fluides fe trouvent mêlés enfemble dans des proportions différentes , fuivant le plus ou moins grand éloignement de la terre ; d’où il fuit qu’indépendamment de l’inégalité de condenfation réfultante de ce que les couches fupérieures de l’atmofphere font moins comprimées que les inférieures, la pefanteur fpé-cifique de l’air doit varier encore, & fe trouver d’autant plus grande dans les couches voifines de la terre, 8c d’autant plus petite dans celles qui en font plus éloignées.
- Cette confidération paroît avec raifon à M. le Roi, devoir entrer pour quelque chofe dans l’ef-timation de la hauteur de l’atmofphere ; elle fait fentir toute la difficulté de ce problème, Sc l’im-poflibilité d’en donner une folution qui convienne également à tous les temps & à tous les climats ; elle donne auffi une explication des obfervations de MM. Caffini, Bouguer, 8c autres.
- Dans quelques cas, l’air de l’atmofphere peut être confidéré comme étant à l’air ftagnant dans la Mine , à peu-près comme du vin qu’on fait nager fur de l’eau. 9J4»
- Atteliers de Mine. Les deux principaux font une forge & un chantier , où s’exécutent les ouvrages en gros bois. 840, 841,854. Voyez Forges.
- Equipage d’un Attelier , ou dénombrement des approvifionnements néceffaires pour l’exploitation d’une Carrière de Charbon. 839. 480.
- Attelier de fabrication , pour un établiffement en grand du chauffage de houille apprêté, peut être regardé comme celui d’une Briqueterie. 13 3o* Plan raifonné 8c détaillé. 1335*. Confidérations générales fur la fituation de cet attelier, près d’un endroit où les bateaux de Charbon pourront aborder, & à la proximité des Glaifieres ou des Argilles terres. 1329. Avantages à retirer de ces voifinages. Uem.
- Etat des uftenfles d9un Attelier. 1330. Pompes portatives à la Hollandoife. Idem. Cuves & baquets toujours remplis d’eau , pour humeder les pâtes & faciliter le Triplage. 1331. Claies
- ou Cribles. Idem. Majfes ou dames. Ibid. Brouettes„ 1332. Bateaux. Idem. Triwelles, coupelles de fer.Id. Pics ou Hoyaux. Id. Pelles de bois. Id. Bêches ou Louchets. Id. Rouables 8c Balais. Id. Palettes , Lunettes , ou Moules, ou Formes. Voyez Moules. Battes, ou Palettes. 1335. Cordes, P ail-lajfons, Voitures fur roues. Id. Mefures en bois » ou Balances. 1334. Divifion d’un Attelier pat quartier. 13 3y. Quartiers différents qui doivent compofer la diftribution de cet Attelier.: 1336. Plan général. 133J. Voyez Quartier 8c Clos.
- Attonitus morbus , feu Jyderatus. Voyez Afphyxie» Attributions. Droits ou privilèges qui donnent a une Jurifdi&ion la connoiffance de tout ce qui concerne un objet. 638.
- Attroupement féditieux des Ouvriers. 276. Aube , Abe. Arbre de foffe. 232.236.
- Aubes ou Vannes ; leur nombre pour oppofet au courant de l’eau, eft difficile à déterminer.' io3 3* Voyez Hydrodynamique. Dans les roues mues par le courant d’une grande riviere, il eft
- fible;
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- DES MA
- fîblô » d’iücliner îe$ aubes aux rayons. Confiilter à ce fujet le Mémoire de M. Deparcieux , dans le Volume de T Académie pour 17 79. Roues daubes. 'yoyez Roues à aubes. 1017.
- Aubue , Herbue , Arbue. Voyez Arbue»
- Audi. Mefure de Charbon. Voyez Rajiere.
- Aufs-chage-water. G. Conduire des eaux.
- Auge , cuve.
- Auger, Augar, Augre.Whimbe. AN.Tarriere.3 88.
- Augets. C Roues à), ou roues à pots. 1017. Moteur de la machine pour la Mine de Pontpéan en Bretagne. 103-8.
- Auler les layes. 447. Voyez Layes.
- Aulne , ulna , orgya. Il eft très-ordinaire dans pîufieurs Pays de mefurer les ouvrages à cette mefure , qui eft auffi celle des Mines. Beaucoup d’Au-teurs anciens & modernes ne donnent à l’aune de Paris que 43 pouces 8 lignes ; c’eft une erreur : ils ont fans doute voulu parler de l’aune des Drapiers , qui eft de 45 pouces 9 lignes, & qui ne îërt qu’à mefurer les draps ; l’aune de Paris eft de 44 pouces du pied-de-Roi, & contient suffi quatre pieds Romains antiques , l’aune Suédoife eft d’environ demi-aune de Paris.
- Aura peJHlens. G. Vergifte. Luft. y. Mauvais air.
- Aurioles , Auruols, Cajiagnous. Châtaignes blanches. y3y. Maniéré de les fécher au feu de Charbon de terre , pour les conferver. y 36.
- AurgaJJes. Sax. Dégorgeoir.
- Aujler kiel, Sax. Tuyau afpirant.
- Auvergne, (haute) Il n’y a pas de Charbon de Charbon de terre : un Particulier a cru y en avoir trouvé, y 87. Il en vient à Paris de la Limagne, ou baljè Auvergne : les Mines de ce quartier en fourniftbient autrefois de très-bons ; mais actuellement le Charbon qui en provient eft inférieur à tous les autres. Leur prix à Paris, fans les droits dJentrée , eft de 34 livres , à 3 6 livres la voie. 682. Jugement que les Serruriers de Paris portent du Charbon d’Auvergne. 11 do.
- Auvergne. ( baffe ) Mine de Saàourny, ou de la fojfe, abandonnée en 1768. Voy. pag. 593. Reprife en 1774. Organifation de ce Charbon , fon effet au feu. 11 do.
- Au^at. (Mines de Charbon) dansda Limagne.5)9d.
- Aval pendage. ( Ouvrages d’ ) 289.
- Veine d’aval pendage. 206. Pendage (la partie d'aval ) , peut, fi l’on veut, fe travailler par une gralle, ou par une vallée, fur lefquelles on prend des queftrejfes. Fojfes d’aval pendage. 248. 300. {Mahire d’)de defcente,ou Mahire defcendante. 247.
- AvallereJJe. Le. 28d. Burtay. Baume. 287,286, 287. Si le terrein eft folide, on peut le faire rond ; s’il eft mol, il faut le faire quarré, pour la facilité de l’étançonnement. Avallèe ( Mahire d’ ). 247* Aval-lement, enfoncement. 287. Avaller , fojfoyer, ef-condire un Bure. Le. 28y. Avallès. ( Bures bas ). Torrets , Bouxtays. 242. Avalleur. 210. 219. 'Aides de cet Ouvrier. 285.
- Avances, (défenfes défaire des) aux Ouvriers. 273.
- Avant-bouter, abouter. Le. 279. Avant-main, c’eft-à-dire, ligne de l’ouvrage quand on commence l’exploitation ; le niveau eft une voie pourchaffée de cette maniéré. Veine en avant-main, Dreu de Jloc, dans la partie d’aval pendage. 2od. En ligne de la vole, ou de l’ouvrage. 271. 27c;. 293. Avant-mener. Le. Bouter, pourfuivre, conduire. 247. Avant-pen-dage. ( Bure d’) Spouxheux , Spuifeux. 271.
- Avariée, Marchandife qui dans le voyage a éprouvé un déchet quelconque, par échouement ou autrement.
- Charbon de Terre. IL Lan.
- Tl ERES. 1373
- Aver, avoir du poids. Voÿez Poids Ânglois%
- Avis pour donner des fecours à ceux qüé l’oft croit noyés, d’après la Copie imprimée au LouVre * en 1740* 99$* Réflexions fur les différents moyens eonfeillés. dans cet avis, & fur leur adminiftration * pour fervir de guide aux perfonnes qui fe trouveront prefentes a ces accidents dans les Mines , St à portée de fe charger des tentatives indiquées dans le Mémoire. 99 6. 999»
- Aweiye, Le. Aiguille. 219. 222. De Veiné. ïdem> Axe , ou ejfieu. ( Méchanique ) Cathetes, eft pro* prement une ligne ou un long morceau de fer ou dé bois ^ qui paffe par le centre d’un corps , & qU| fert à le faire tourner fur lui-même. C’eft en ce fens que l’on dit l’axe d’une fphere ou d’un globe , l’axe ou l’effieu d’une roue , qui quelquefois fe nom-4 me en particulier,Goujon, Boulon, Tourillon, Axiculus* Axes de Vhorifùn , de l’équateur, de l’écliptique , du zodiaque, &c, lignes droites qui paffent par les centres de ces cercles , & qui font perpendiculaires à l’horizon. Voyez Cercle , Horifon , Eclpitique, Equateur. -Uaxe du Cercle, s’appelle autrement fon diamètre.
- Axe dans le Tambour, ou Effieu dans le Tour* Axis in Peritrochio, eft une des cinq forces mouvantes , ou une des machines fimples, imaginées pouf élever des poids. V. EJJieu,
- Axe de VAimant, ou Axe magnétique , ligne droite dont les extrémités font les pôles de l’Aimant* Voyez Aimant.
- Axhuer un bure. 241. Le Axiculus, davis orbiculorum. Boulon, Goujon 5 G.Welechin. Axis in Peritrochio. Moulinet, Treuil on Tour. Voyez Treuil. EJJieu dans le Tambour ou dans le Tour ; les leviers s’appellent Rayons,
- Axis reBa Cylindri bajium Centra conneBens ,Voy* Cylindrus circularis reBus.
- Axis flatutus. G. Spille. Axis Stratus G. Wilîe. Açellus, axis parvus qui Jucula nuncupatur. Baudet , Singe, Bouriquet.
- A^imutal. ( Cadran ). Voyez Cadran. ( Cercle ) du Soleil. 777. Voyez Cercle.
- A^imuth. ( cercles verticaux d* ) , c eft-à-dire * cercles qui, paffant par le zénith d’un lieu, font compris égalementpar l’horifon,fur lequel ils tombent per* pendiculairement. On compte ordinairement autant d’azimuths que l’horifon a de degrés, ainfi l’on peut fixer leur nombre à 360, fi l’on veut; & fi on ne le veut pas, on eft libre d’en compter autant que l’on peut concevoir de parties dans l’horifon * quoique les azimuths foient tous égaux, en ce qu’il n’y en a pas un qui foit le premier, plutôt que les autres. Cependant le méridien, qui eft un azimuth # puifqu’il eft coupé par le zénith , & par l’horifon à angles droits, enfemble le cercle qui le divife en deux , on veut dire le premier vertical, font les deux principaux azimuths. Ces azimuths partagent l’horifon en quatre parties égales.
- C’eft fur les azimuths qu’on mefure la hautêüf des Aftres. La partie de ces cercles, depuis Y horifon à l’aftre , marque leur hauteur ; & celle dé l’aftre au zénith en eft le complémenr. Les Aftro-nomes font ufage des azimuths, pour déterminée la parallaxe de hauteur , ainfi que la réfradion. On s’en fert auffi pour obferver la declinaifon dé la Bouflole. } ^ .77^*
- Azimuth du Soleil, ou d’une étoile , eft l’axe de l’horizon compris entre le méridien d’un lieu, & un vertical quelconque donné, dans lequel fe trouve le Soleil oul’étoile. 777. V.p. loi. Méridien^. Ver* tical.
- Z n
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- *374
- A?ur, verre bleu, bleu d’émail. 125*2, A%uré, (Charbon) Charbon verron, lithantrfix verficolor.
- B
- a c. Bage , Bâche ; par ce terme on défigne en général tout uftenfîle propre à contenir quelque chofe que ce foit ; dans les Forges on appelle de ce nom un petit panier fervant à porter au fourneau la mine & la caftine ; en Hydraulique , comme dans le Jardinage, on entend par Bâche , ou Bac, un coffre ou une cuvette de bois , qui reçoit l’eau d’une pompe afpirante à une certaine hauteur, où elle eft reprîfe par d’autres corps de pompes foulantes , qui l’élevent plus haut, 366. Les planches, dont eft compofé pour l’ordinaire un Bâche, ou Bac , & toute efpece de conf-tru&ion en planches, pièces à plat, fe nomment de même dans l’idiome des Houilleurs Liégeois , Bâche, c’eft-à-dire, plancher. 388.224.233. 1091. 252. Le fol, ou un ouvrage Bafchè ,joxhlè9 lignifie Plancheïé. Voyez Bahire, Sployon. 251.
- Baclage. 651. V. Débaclage. ( Droit de baclage) Voyez Droit.
- Bacneure, Efpetteure. 25*9. 29 J. Utilité de ces chemins , pour paffer d’une veine à une autre, 883.891. Pour pourfuivre l’areine par une bacnure en terre.
- Bacquet, diminutif de Bac , pour exprimer toute efpece de capacité propre à recevoir de l’eau. Dans une taille , ou dans une veine on fait un ouvrage creux , bâché , nommé Baquet, pour y îaiffer écouler les eaux, & les décharger enfuite. Dans les Carrières de Charbon d’Angleterre , le vaiffeau deftiné à enlever le Charbon hors des Mines, & qui contient environ un gallon, s’appelle Backet. 388.
- Bada. Le. Outil des Xhaveurs. 223.
- Bad Air. Foui Air. An. Schwaden. G. Mauvais air.
- Bagnes, Baignes ; eaux ramaffées dans des vui-des fouterrains. 270. Voyez Eaux. On dit en langage de Houillerie Liégoife, donner dans une Baigne, percer au pic. 290.
- Baguette divinatoire , Baguette divine , ou 1Mercuriale. Verge Metallo-Jophique. Virgula Divina, On a donné ces noms différents à une branche que l’on prend d’un Coudrier, d’un Chêne, d’un Saule ou d’un Mûrier , & qu’il faut employer fraîchement coupée ; quelques-uns l’entouroient de fil de cuivre. Àgricola , dans fon Traité de re Metallica, pag. 26, parle de l’utilité de cette Baguette , dont on a tout fujet de douter. 814. La nature des couches que l’on rencontre dans une fouille, font des guides bien plus affurés. 874.
- Bahire de planches. Planchéïage. 233.2 66.640,
- Bailliage de Mines. G. Berguemnter. Jurifdiétion établie ea Allemagne, pour les Mines. Grand 8c petit Baillage.
- Bailles. Panniers du poids de 280 livres net. 724, Voyez Comporte.
- Bakom.Kafta'watuet.Su. Jetter l’eau derrière foi,
- 899.
- Balancier, ou Manivelle. ( Hydraul. ) La partie qui dans une machine réglé le mouvement, eft nommée d’un terme générique Balancier. C’eft un morceau de bois fretté par les deux bouts, qui fert de mouvement dans une pompe, pour faire monter les triangles des corps. 1018. La conftru&ion de cette principale piece eft variée félon les machines. Quelquefois fon affemblage repréfente une forte d’échelle comme dans les Feldgeftang. Ibid. Dans la machine à vapeur, connue vulgairement fous le
- TABLE
- nom de Machine à feu, plufîeurs pièces portent le nom de Balancier. Voyez ce qu’on entend principalement par ce nom. 1091. On y doit particulièrement remarquer fa forme relative à fon a&ion. il09. Safituation différente quand la machine ne joue point, & quand elle eft en a&ion. Idem. Surface fupérieure du Balancier , avec les parties qui l’accompagnent, & le plan de la cuvette. 1091. Voyez Bâtiment. Chevrons à reffort qui amortiffent le mouvement du balancier. 1093 > 109 8*
- Balancier repréfenté lorfque l’injedion d’eau froide ayant condenfé la vapeur renfermée dans le cylindre , le poids de la colonne d’air fait bailler le pifton. 1091. Abbaiffement fuccefïif du balancier. 1080. Son élévation. Ibid*
- Balancier de la Machine de York* Buildings à Londres. 1047. De la Machine établie à fîx milles de Ncwcaftle ; différent des autres balanciers. ^ 1059.
- Balancier de la Machine de Walker, en Angleterre. 1062. Balancier de la Machine de Frefnes en Hainaut, félon M. le Chevalier de Buat. . io<54*
- Balanciers de la Machine appellée le Corbeau aux folfes d’Antin en Hainaut, félon M. Lavoifier. 1064. Dans les Machines à vapeur, on nomme encore Balancier un petit Levier , appellé communément F , à caufe de fa reflem-bîance prétendue avec la fixieme lettre majuscule de l’Alphabet F, & défigné par cette même lettre. . 1091, 1092.
- Balichage de port, & nétoiement de riviere. Ballon ( exhalaifon en ). An. Glob. Damp. Voy. Exhalaifan.
- Banc de niveau. Platteure qui Succède à une Roiffe. Voyez grande Veine. Banck (Berg). Voy* Berg - Banck.
- Banlieue de Paris , ( Commerce de Charbon de terre dans la). Voyez Commerce.
- Barbelures de fonde. Dents ou pointes, ménagées dans la ferrure de la tarriere.
- Bardeur. Homme de journée employé dans les atteliers à porter le bou ou la civiere.
- Bar âge. ( Droit de) Voyez Droit.
- Baraque. Hutte à air , de l’invention de M, Triewald : efpece de récipient à aîr, dans le genre de celui d’Agricola î fa conftrudion ; fon chapeau mobile. 9 <55**
- Baril, vaiffeau de bois rond, en forme de tonneau. 5*70,673,724. Dupoids de 250 livres,poids de marc. Mefure du baril déterminé. 628, 629. Baril étalonné. 5*70. Baril de Charbon de Newcaftle, pefant 240, à 25*0 livres. 5*70. Son prix à Rouen. Ibid, Droit impofé au baril, 628. Le Charbon de pierre, venant de la Flandre & du Hainaut , entrant dans la Province de Champagne & de Picardie, doit, fuivant l’Arrêt du 19 Juin 1703 , dix fols du baril, du poids de 300 livres.
- Barillet. Tambour. Appareil de Pompe , ainft appellé, à caufe de fa forme de baril. 1013.
- Banque, ou Muid. 5*43, J38, 636,724. De Bordeaux. Ibid. 63 gallons font le muid ou la pipe.
- Baritel à chevaux. Voyez Machine à Molettes: Baritel à eau. Machine à roue. Voyez Machine à eau.
- Baromètre. Inftrument propre à mefurer le poids de l’air, ou plutôt les différents états de compref-fion de l’atmofphere. Il y en a de plufîeurs efpeces ; dans le nombre, le Baromètre (impie, auquel tous les autres , quant au fond, fe réduifent, n eft autr#
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- DES MA
- chofe qtiô le tube de Toricelli, appliqué contre UUe planche verticale divifée en pouces, à compter de la furface de mercure contenu dans une cuvette , & fubdivifée en lignes ou demi-lignes dans fa partie fupérieure. Ces graduations font connoî-tre la marche du mercure, ou les variations qui arrivent dans la preffion de ratmofphere.
- Quand on choifit un Baromètre , il faut choifir celui d’une certaine groffeur, qui, par exemple, ait deux ou trois lignes de diamètre intérieur, afin que le mercure qui y eft contenu n’éprouve pas trop fenfiblement l’impreflion de la chaleur qui tend à le dilater ; fouvent les hauteurs de deux Baromètres , ne s’accordent pas enfemble, parce que l’effet de la chaleur fur le mercure devient plus ou moins fenfible , félon que le tube eft plus ou moins étroit; â cette caufe peuvent s’en joindre d’autres , comme quelque petite inégalité dans les pefanteurs fpéci-fiques du mercure de chaque Baromètre , la difficulté de les purger également d’air , les différentes afpérités des parois des tuyaux, le vuide plus ou moins parfait dans leurs parties fupérieures , &c. Indications de différents Baromètres. 937, 938. Les circonftances effentielles pour trouver , avec le Baromètre, la pefanteur de l’atmofphere , fes variations j la profondeur des fouterrains. 937. Les expériences Barométriques font voir que les mêmes différences de hauteur du mercure répondent à une même hauteur perpendiculaire. 938. Le mercure dans une mine de Charbon, s’élève dans îe tube du Baromètre , à proportion de la colonne d’air qui preffe fur ce minéral, dans l’ouverture du tube. Remarques effentielles fur le mouvement du mercure. 377. Voyez Obfervations.
- Barres à tourner. An. Geer. Radii. Scytalæ; '1114. De Manivelle. Sax, Korb. ffange. 1043. Barres du trait, Sax. Zug ftangen. Id. Barres. Tirans. G. Kunft. Fermantes, ou Montans. Sax. Schlofïèr Id. Barre. Pince. Levier. 942.
- Barreaux Magnétiques. Voyez Aimant artificiel.
- Barrouws ( weel) An. Brouettes. 388.
- Bas ( levays , ou niveau ) de l’eau. Le. 270.
- !’Avallé {Bure bas.) Bouxtay. Torret. Le.
- Bafche. Le. 1091:
- Ba/chole. Coffre ou Baquet , employé dans le quartier de Decize à enlever des Mines les eaux ét le charbon. y y 7.
- Bafcholée. Bafchole employée comme mefure, fai-fant la fïxieme partie d’un tonneau. Deux bafcholées font un poinçon. 577. Voyez Fourniture. Voie.
- Bafcules. Montant. Sax. Schwinger. 1043.
- BaJJicot. Dans les Ardoifieres, on appelle ainfî le traîneau connu parmi les Houilleurs Liégeois, fous le nom de Sployon.
- BaJJins, labra, BaJJîn de décharge. Lacufculus. Fafte ou tafte.
- Bâtarde {Mine). . y 08.
- Bateau de Charbon ( fur l’Efcaut ). Le bateau contient 30 muids ; le muid pefant 8 à900 livres, de forte qu’on peut évaluer la charge d’un bateau à 80 milliers d’après le rapport fait le 26 Avril 1,1742, à feu M. Fagon.
- De quelques Mines de Rouergue, il part, année commune, 334 bateaux de Charbon. 5 3 3.Voy. leur cbarge.y j 8. Bateaux chargés de Charbon de Moulins. *81. Prix des bateaux reftés vuides à Briare. £82. Nombre des bateaux partant de S. Rambert. 5*87, Leur dimeniîons. 598. Conftrudion des bateaux à Briare. Idem. Bateaux vuides, paffant fur le Canal de Briare. 640. Bateaux de Charbon deterre, pour IParis; deux efpeçes, 6§8, 798.
- rI ERES. 1371
- Bateaux, Fajfe-de-bout. ÿoye2 Pajfe-âe-bùut* Bateaux (charges de) 6 g 1. Prix d’un bateau de Charbon de terre au-deffous de Paris. 66g* Entrée des bateaux dans les ports de la villes de Paris. 6y 1. Arrangement des bateaux dans les Ports. 651,672. Leur charge. 682 > 684* Recherche fur leur charge, 688*
- Deckirage des bateaux ( Infpedeur aü). 6 y 8. Endroits où il eft permis de faire ce déchirage dans Paris. Idem* Dans la Banlieue, Ibid. Prix des bateaux aux Déchireurs* . Ibid*
- Gardes^-bateaux. Voyez Gardes.
- Batelier. An. Keelman , Confrairie , ou Société de gens de mer, & Bateliers ayant, pour l’exportation du Charbon, la police de la Tamife depuis le port de Londres jufqu a la mer, & au-delà. 431 * Voyez Trinity Houje.
- Autre femblable Confrairie à Newcaftîe. Ibidé V. Hoafi Men. Bateliers d'Allégé. 434.V. Hoajl Men* Corps de Bateliers à Condé, jouiffant du privilège exclufif du tranfport du Charbon fur l’Efcauti 489. Voyez les Réglements anciens nouveaux concernant cette Navigation. 73 J4
- Bâtiments pour l’importation du Charbon de Newcaftle en Angleterre. 432. Voyez Allégés. Bathen. An. Bage. 388.
- Batillum. G. Schauffel. Pelle de bois.
- Battitures. Chaux de Mars , attirable par l'ai-» mant, qui fe détache par écailles du fer rougi' calciné. 1162.
- Battre les eaux. Hann. Se débarraffer d’une partie d’eaux, fans chercher à les épuifer en entier.
- Baudet. Bouriquet. Dénominations ufitées parmi les Scieurs de planches , pour défigner les treteauX ou chevalets fur lefquels ils placent leurs pièces élevées pour travailler : la fécondé dénomination eft appliquée, dans quelques pays de Mines, au petit treuil à bras. Voyez Bouriquet»
- Baume. Borne. Percement. Ce même nom eft donné dans quelques pays de mines de Charbon, à une ef-pece d’argille, dont il eft de plufieurs efpeces. 240,
- « . . J78-
- Baume univerfel, terrefire minéral, ou huile de Charbon de terre. V. Huile de Charbon de terre. Bayle. ( Charpenterie ). 37Q.
- Bec dé Allier. Entrée en Loire. 798. De Grue. [Médian3* Voyez Rancher.
- Bêche. Hoyau. Haw. Ligo Rutrum. G. Fraze. 217, 218, Bêche à pierre. Pic. 742. Beche Pa~ rifienne. 742.
- Beel Cornish. Tubber. An. Pic. 38 8.
- Belandes. Belandres. Petits Bâtiments de mer , en ufage dans la baffe Flandre , pour emporter Jo Charbon de terre ; leur charge ou capacité. 724. Bele. Poteau d’étai. 233.
- Belfieude. Le. 234*
- Bene. ( mefurç du Lyonnois ). Douteufe & incertaine. y o9,704. Variations qui fe remarquent dans cette mefure. 706. Contenance de celle dé-pofée au Greffe du Comté, à Lyon. yoy. Fixée par le Confulat. Ibid. Dépofée au Greffe de Rivpdegier. 704. Défaut de police ou de manutention fur l’inexaditude de cette mefure.707. Poids que donne cette mefure. Ibid. Maniéré différente de mefurer la Bene au jour ou au pied de la Mine.
- 706,709.
- Bene de faveur. 707. Infidélités. 706,707. Moyens d’y remédier. Ibid. La Bene eft auftî employée à S. Rambert , où quatre Benes compofent la charretée; cette voie, kS, Ram-
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- TABLE
- *37*
- bert, fuivant la difpofition des Mines, eft de
- 2.tio à 300 livres de poids. Voyez Voie. Cinq
- Benes, de 140 livres chaque, équivalent à trois
- minots de Paris , évalués à 532 livres les
- trois minots.
- Bénéfice des Marchands Anglois pour le Charbon de terre de Nantes , vendu à Londres. q66.
- Bénéfice du Vendeur de Charbon à Paris.
- 69 1.
- Bénéfice de xhorre. Voyez Bénéficier.
- Bénéficier. Le. Décharger , épuifer une grande partie des eaux. 280. Par xhorre ou areine. 325?.
- BerkBorer. Su.MitinghohrLeupoldi. An. Auger. sTarriere. 213,381.
- Berg-ount, Berggerdeht. G.Bérgfling. Su. Tribunal des Mines , pour les réglements, Ôc loix de Mines. 816.
- Berg Banck, G. Mauvaife efpece de Charbon pierreux , ou d’arrête du nerf charbonneux. 1151.
- Berg Brume. G. Officier de Mines.
- Berg CompaJJ'. G. Bouffiole de Mines. Voyez Boufjole.
- Berggang. G. Veine métallique.
- Jdergmojfe. G. Qui a part aux Mines.
- Bergkappe Bergmant. Heiv, Cappe ou bonnet de Mineur.
- Bergharkig. G. Bitumineux.
- Berghanptmann. G. Intendant des Mines. Frce-feclus Metallorum.
- Berghanptmanfchaft. G. Intendance des Mines.
- Berghaver. G.fojfor.
- Bergmannlein,. G. Efprit follet des Mines. Cobolt, 53. Voyez Vapeur ou Exhalaifon.
- Berg Meifter. G. Maître, Diredeur,Infpedeur des Mines. Magifier Metallorum.
- Bergmerf. G. Mine , minière.
- Berg mors. G. Terme de Mineur.
- Bergrecht. Bergordung. G. Jurifprudence de Mines. Loix, Droits, Réglements ôc Ordonnances concernant les Mines. 816.
- Berg Richte. Cour des Mines ; il y en a de fupé-rieures & de fubalternes.
- Berg Richter. G. Juge pour les affaires des Mines. Judex metallicus. 816.
- Berg Schreiber. G. Contrôleur des Mines. Scriba partium, Agricola.
- Berg Sting. G. Su. Tribunal.
- Berg Theil. G. Part ou portion de Mines.
- Berg Trog. G. PafTage de communication.
- Berme. Clôture , parapet, rempart, terre-plein. Agger, Valium. Su. Steinwalle. Voyez Faille.
- Bertos. And. Bricolle. Bretelle.
- Berwette. Le. Brouette. 228.
- Berwetterejfes. Le. 22* 9 212.
- Befiieg. Befieg. Sax. Ligament. 746.
- BeJJ'waer. Su. Empêchement * Faille. Voyez Faille.
- Bet. Su. Cours de Charbon, lo\ Bet.
- Bêtes de fiomme pour le tranfport du Charbon. Sentiment du Dodeur Defaguliers fur l’utage où l’on eft généralement d’appliquer leur force à cet ufage. 864. Comparaifon faite par ce Savant, de la force de trois hommes, pour tirer au haut d’une colline, avec la force d’un cheval. Voyez Cheval.
- Béton. ( Mortier ou Maçonnerie de ) , com-pofée d’une partie de mâchefer. Voyez Maçonnerie.
- Beufe. Dans les Mines de Namur , on appelle ainft un coffre qui porte l’eau fur les aubes des *oues de la Tréfilerie.
- Bibliothèque d’un Ingénieur de Mines. Voyez Ingénieur.
- Biche, (pied de) ou de chevre. 220.
- Bidanet. Voyez Teinture.
- Bief. Terre ondueufe quelquefois caillouteu* fe de plufieurs pieds d’épais , placée dans quelques endroits au-deflous d’une couche de glaife pure. ' 1305.
- Bielle. Pièce de fer tournante, adaptée à l’œil d’une manivelle, ôc qui, à chaque tour, fait faire un mouvement de vibration à un varlet, en le tirant à foi, ou en le pouffant en avant. 1018.
- Bie{. ( Mécan. ôc Hydraul. ). Canal un pea élevé , & un peu biaifé, qui conduit les eaux pour les faire tomber fur la roue d’un moulin. 637. Dans le Canal de Briare, on appelle de ce nom les canaux qui font au-delà le Biez \ en remontant, fe nomment Arriéré Bie%.
- Billes. (Billettes) (Charpenterie). yypjjéï*
- Bifmuth B ifmuthum, pyrites , plumbi cinereus Agricol. Stannum cinereum quorumdam. Marcafïite par excellence , teclum argenti, parce qu’on foup-çonne ordinairement une Mine d’argent dans fon voifinage , fouvent défignée par le nom déétain de glace. Dans les livres des Alchymiftes, qui font grand cas du Bifmuth, comme pouvant être important dans leurs recherches , on trouve le Bifmuth défigné fous quantité de noms , félon fes rapports ôc fa reffemblance avec plufieurs métaux ; quelques - uns l’appellent Mine brillante de Saturne , Dragon de montagne, Fleur des métaux 3 Eleffrum immaturum. Saturne philofophique. C’eft un demi-métal très-caffant, ôc facile à réduire en poudre ; il reffemble affez, par fa couleur, lorfqu il eft: récemment extrait de fa mine , à l’étain ôc à l’argent ; mais , à l’air , il devient bleuâtre ; il reffem-ble fur-tout beaucoup au régule d’antimoine ô& au zinc : aucun demi-métal n’eft auffi aifé à fondre que le Bifmuth , il fuffit de l’approcher d’une chandelle pour qu’il entre en fufion. La propriété qui rend ce demi-métal remarquable, eft celle qu’il a de fe mêler très-aifément avec tous les métaux ; même les plus durs , ( excepté le zinc ), ce qui lui a valu de la part de quelques Ecrivains le nom d’aimant des-métaux; mais il les rend plus légers ôc plus caffants , à raifon de la quantité qu’on y en a ajouté. Fonte du Bifmuth avec le feu de Charbon de terre , au fourneau de réverbéré , comme les Mines de plomb. Avantage de cette maniéré. 848, 1238.
- Bifire , préparation de Suie. Voyez Teinture.
- Bitraha Machina. Agric. Grand hernaz , pour enlever plufieurs charges,
- Bitume. Seul principe inflammable dans quelques Charbons. 1132. La Houille grajfe contient plus de bitume pur que les autres efpeces. 114, Voyez Inflammation des Bitumes. Art d’extraire le bitume du Charbon de terre connu en Angleterre. Pratiqué aux Forges de Sultzbach , par diftilla4 tion. En quoi confifte cet établiffement. 1138. Le bitume qu’on obtient par ce moyen, peut être fubftitué au meilleur cambouis. 1140.’
- Bitume favonneux. Fadice pour imiter les eaux minérales favonneufes. 1125'.
- Bitume de Tourbe. Diftind par fa mauvaife odeur particulière ; limoneux , groflier, plus fec , moins gras que le bitume propre aux Charbons de terre , quoique très-analogue. 12 , 13,497,606.
- Bitumineux. ( Charbon) Voyez Charbon bitumU neux. On doit entendre par cette exprefiion le Charbon dans lequel le bitume fe trouve dans une
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- DES MA
- proportion égale au moins à la pyrite. i iy4.
- Bituminofo-fulphureum lythantrax. Voyez Charbon bitumineux.
- Black Baft. Schijlas terrejlris niger , Carbonarius. Efpece de pierre d’ardoife noire , placée à 130 pieds de profondeur en terre , & à 30 pieds au^-deffus du Kennel coal. 109.
- Black Burne. Black Borne. Black bourne. Petite ville d’Angleterre où il y a une Mine de Charbon de terre.
- Blamey. L E. 26y.
- Bleu d’Erlinghen. Voyez Fécule.
- Bleu a'émail. Aqur. Verre bleu. Vitrification du Smalt ou Schmalt, dont la calcination peut s’exécuter au feu de Charbon de terre. 1272.
- Blyth. ( Scoth ). Charbon d’Ecofie. 420.
- Blocs. Marrons, roignons. (Mines en). Voyez Mines. Bobine. ( Méchanique ). Cylindre de bois , tra-verfé dans fa longueur d’une broche qui lui fert d’axe. 1109.
- Bos wetter. G. Loft. Su. Mauvais air. Voyez Mauvais air.
- Boete. Pannier. Coffre. Boete de Soupape. Voyez Soupape.
- Boete. ( Droit de ) Droit de fait des Marchands. Droit établi dans plusieurs endroits du cours de la Loire, à Moulins, à Nantes, à la Charité, à Saumur , en faveur des Marchands fréquentant cette riviere , & autres qui viennent s’y rendre. y4y. Voyez Droit.
- Bœuf. ( Cheminée en ceil de ) Pour le chauffage au Charbon de terre. 3 64.
- Bocage. Pays BeJJïn. Mine de Charbon à Littry. [Voyez Littry.
- Boijle. Village près Meuîan-fur-Seine : énumération fuccinte des couches rencontrées dans une fouille qui y a été faite pour y trouver du Charbon de terre. 16y. M. Guettard en a fait mention , page 83 du Volume de 1753 des Mémoires de l’Académie des Sciences.
- Boigne. Le. Borgne.Borgne Vallée. 260.V. Vallée. Boigne levay , Borgne niveau. Coiftrefte , Quef-treffe de niveau. 2y8. Voyez Levay & Niveau. Boirgnir. Faire Boirgnir la Vallée. 2 y 6".
- Bois d’arbres foreftiers, qui font propres à être emmagafinés pour les entreprifes de Mines. 8y4 , 873. S’achètent de différentes maniérés. Ibid. N’employer aucun bois où il y ait de l’Aubier. Bois propres aux épaulements. Voyez Epaulements. Bois d’étai. y59. Bois d’étançonnage des puits & des galleries. Voyez Etançonnage. Le bois blanc doit être banni des revêtiffements. 891. Dans quel cas il peut être employé. 892. Bois qui a déjà fervi dans la Mine , très-bon. Ibid. Force du bois. Ibid. Bois débité. Bois à clige. 371. Bois de Rôtie. 233 , 371 .De Mer rein. Bois de Many , ou de parti Bure. Le. 246. Faux bois, y 61. Bois de Marteau , bois de Cornouiller. Voyez Cornouiller. Débit du bois. Voyez Débit. Bois, (différence des ) au Charbon de terre , pour le chauffage. Voyez Chauffage , Feu. Différence du bois à la tourbe , pour faire un feu égal. 607.
- Bois fojjile. Abores fubterranece Carbonariœ , igné fœtentes. 606. Charbonsde bois fojjile , ou Charbons de bois tourbe, pour diftinguer le bois fofiile , encore dans fon état ligneux non altéré, du bois fofiile bitumineux. y 87.
- Charbon de bois fofiile ; converti en jayet. 1321. Boifage. Fuftaye.
- Boiffean. Mefure de bois, de forme ronde. 680. Boiffeau Anglois. 1102. d’Angers. • 348. Ce qu’il
- Charbon de Terre. IL Parc,
- tiëres. nn
- fe vend à Londres. $6$. Bôifie'àü dè S. Aubin, en Anjou, y48.-De S. Georges de Chatelaifon. Ibid. De Saumur. Ibid. Boiffeau matrice. 944; Le Boiffeau de Paris contient 671 pouces cubes;
- Boijfeur. BoiJJieu, Faijeùr de voie. 21 Ch
- Bolleux. Le. Trou de Tarré , ainfi appelle , parce qu au moyen de la direction dans laquelle il eft fore de bas en haut, 1 eâu en fort avec précipitation , comme en bouillant. r 272.
- Bonne mefure. Voyez MeJure.
- Bonne Mine.
- yo5<
- Bonnet, ou Cappe de Mineur. G. Bérgkappe.
- Bonnet de la Sonde. 887, 834-.
- Bonnys. An. Squatte. Applati. Voyez Squatte.
- Booren. ( Jord. ) Su. Tarriere qui creufe à 6<â brafles.
- Bora. Su. Forer.
- Borax. Baurach Arabum ; Chryfocolla. Agricole aphronitron veterum. Subftance fofiile , faline , afiez reffemblante à l’alun , & qui fe range au nombre des feîs alkalls. En ne confidérant ici le Borax que relativement à la Métallurgie, dans laquelle il eft d’un grand ufage , nous obferverons qu’il ne fe difTouê que dans de l’eau très-chaude ; que mis au feu , il. forme une efpece de verre afiez beau, & qu’il rend vitrifiable toutes les terres auxquelles il eft mêlé* Mais fa principale propriété eft de faciliter infiniment la fonte des métaux , après avoir été fondu à part avec toutes les précautions convenables, pour qu’il ne fe vitrifie point, ce qui le rendroit moins propre aux différents ufages auxquels on l’em* ploie , qui font de brafet & fouder tous les métaux. Il y a du Borax falfifié avec fai un. Il n’eft ni fi blanc, ni fi léger, & ne gonfle pas au feu comme le Borax pur, qui fe reconnoît à fa clarté & à fa tranfparence , & qui, goûté fur la langue , n’a que très*peu de faveur. Voy. Brafer.
- Bore. An. Troude tarriere. y2*
- Borer. (Berk ) Mitzngehohr. Tarriere. 389*
- Borgne levay. 2j6. Borgne Vallée. Avantageufe lorfque la veine pend en Talut. Voyez Vallée.
- Boring. An. Percement avec la tarriere. . 388.
- Bornoyer. C’eft regarder avec un œil en fermant l’autre , pour mieux juger de l’alignement, ou con-noître fi une furface eft plane, ou de combien elle penche.
- Bofe IVecher. G. Air ftagnant.
- BoJJiement. Le. 2ïo, 291;
- Bot. Le. Hotte. 228, 212.
- Born(bVaters). Coal. An. Charbon noyé dans l’eau.
- Bottereffes. Le. Femmes qui fe chargent de porter les fardeaux ; la plus forte Bottereffe de Liege porte 3 00 livres ( poids de Liege ) d’un endroit de la Ville à l’autre, & 200 livres de Liege à Spa ; communément dans la Ville 240,270. On a vu une de ces femmes porter 370 à une lieue. 212,
- Boucaut. Grande futaille. Voyez Tonneau.
- Bouche , œil du Bure. 244.
- Boues médicinales fadices , aifées à fe procurer avec le Charbon de terre. 30, 1120. Dans quels cas elles conviennent. 1120.
- Boueurs. Débacleurs , &c. petits Officiers de Ports , à Paris. 677.
- Bougnou. Le. Puifard pratiqué dans les ouvrages fouterrains. 244, 301. Son emplacement , fa conftrudion. 273. Petit Bougnon. 262, 897. Sommier de Bougnou. 273*
- Bouillant. ( Sable ) Voyez Sable.
- Bcuillardée (Veine). yyyv
- Bouillaq. Tas de Charbon. Charbon en bouilla-ç. Mine en taye, Mine; en tas. y 89,
- A 16
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- 137S
- Bouillon 9 ta% de Charbon dans les Mines du
- Forez. ^ . 37T
- Boutage, Lugd. Menfuration fouterraine. 314. Boulangerie, ( Art de la ) Peut employer le feu de Charbon de terre. 1247. Conftruéiion de four de Boulangerie propofée parM. Venel, pour tirer delà houille un plus grand avantage. 1248.
- Boulets. Briquettes de houille. Pelottes de Charbon de terre empâté avec des terres graffes. 48^. Faites à la main. Voyez Pelottes.
- Bouleur. Lugd. Arpenteur de Mines. J* 14. Boulon. 1047. Voyez Goujon.
- Bouleverfements occafionnés par les exploitons de l’air détonnant, ou du feux grieux. 930.
- Bourbonnois. Province qui fournit à la consommation de Paris, y78. Vente annuelle de Charbon à cette Mine, y 81. En 1774 ^ en av°it été apporté à Paris 2000 voies. L’ancien Propriétaire de ces Mines, M. de Champmorand, livroit jufqu’à 45'00 voies par année. En 1774, il y en avoit environ y à 6000 voies dans le magafin au port de Moulins, non compris ce qui étoit à Fims fur les foffes de Mines.
- Bourdelois. Guyenne propre, d’où cette Province tire le Charbon de terre. 938.
- Bourgeois. ( Marchand). Voyez Marchand. Bourgogne. Mine de Charbon à Montcenis, dans îe Charolois. Voyez Montcenis,
- Bouriquet. Singe, Afellus. 23 y. Bouriquet Angin à Pompe. Ibid. Bouriquet. Tourniquet, 235, 238 ,
- [5*48. Bouriquet à bras. 236.
- Bouroir. y y 8. A Poudre. y42, 538. A Terre. Ibid. Bouroutte. Voyez [Mine en) ouenNiaie. 374.
- Bourreux, 222.
- Boujfole de Mines. Boujfole Manuelle. Boujfole de main, ou à la main ; Compas de Mines. G. Berg jCompafl*. An. Dial. Divifée d’une part en 2 fois U 2 heures , & de l’autre en degrés , comme l’eft tout cercle. 388. Les Houilleurs Liégeois la nomment Plateau, Cadran. 213. Voyez Plateau. 796 , 904. Parties elfentielles de la Bouffole. 796. Son limbe circulaire. 797. Son utilité pour s’orienter , en ayant égard à la déclinaifon de l’aiguille , qui eft actuellement d’environ 20 degrés au Nord-Eft. Dans quelle partie réfïde fon utilité. •V. Magnétifme. Heures ou degrés de la Bouffole., 797.Marquer les heures. Id. Cas où l’ufage de plu-Leurs Bouffoles eft utile. 800. Maniéré de re-connoître fes écarts. Ibid. 8oy. Maniéré de s’orienter avec la Bouffole. 299, 332. Maniéré de défigner la direction, le cours , & l’allure des veines par la Bouffole. 875. Maniéré de désigner le pendage des veines par les degrés de la Bouffole, de le reconnoître à l’aide de cet inf-ürument & de différentes méthodes. 876.
- Boujfole horaire. Cadran à Boujfole. Son ufage.
- Il6.
- Bout ( tire- ) de la pompe refoulante. 468. Outil des Mines de Montrelay. y42.
- Bout àV autre, ( d’un) Le. Ve chief à Coupe, Voyez Çhief.
- Boute à port. Officier des Ports de Paris. 6y6. Ses obligations. Ibid. Réuni au Débacleur. 6 y7.
- Bouter un trou de tarré. 271.
- Bouteux ju. 3^9»
- Bouton de Mine. Lugd.
- Bojver. ( Erde) G. Terebra , Tarriere. Sonde. Bouxtayt Bure bas avallé. Le. 890. Defcenderie. 2.56 ) 23y , 262. Torret. En quoi il différé du Bouxtay. 242. Cette forte de Bure des ouvrages intérieurs, eft vraifembîablement, ainfi que les
- TABLE
- Tourets ou Torrets , ce qui eft appellé dans Âgrl-cola , Fojfce latentes. Premier Bouxtay , fécond Bouxtay , Troifieme Bouxtay. %9y.
- Bouxtures. Malfes ou blocs de Charbons pyri^ teux qui fe rencontrent dans quelques veines, & qui donnent en brûlant une odeur très-forte. 1 iy r Voyez Brajil.
- Boyau de Mine. Voie fouterraine. Gallerie. 241. Veine. 2yr.
- Boyau, ou Gallerie pour faire le tems. Voie ddairage. Cajf. 663,36yè
- Braifes de Charbon de terre. An. Coaks, Cin-ders. Lugd. Grefilions. Recuits, Prov. EJcarbilles. Avern. Efcarbilles. Le. Krahays. Han. Groueffes. 484. Leur application à la fonte des Minéraux. Attention à avoir fur cela. 1 iy 8. Braifes du Charbon de terre , propres pour les ouvrages qui fe jettent en moule. Qualité générale du feu de ces braifes pour les opérations métallurgiques. 1186• Pour la fonte des matières. 1226. Pour l’affinage des mattes, 1227, 231. Obfervation faite fur le fer qui provenoit des Forges de Sultzbach où l’on employoitces braifes. 1188. Inconvénient qu’elles ont pour toute efpece de Mines. 1187. Fabrication de Coaks & de Cinders en Angleterre. 4iy. A Carron , en Ecoffe, 1178, décrite par M. Jars. Fabrication exécutée en Meules , à Sain Bel, en Lyonnois, décrite par M. Jars. 1183. Braifes fabriquées par M. de Morveau , en les privant uniquement de leur humidité fur-abondante 1185. Infuffifance des différentes defcriptions publiées fur la fabrication des braifes de Charbon de terre. 1888. Ce qui leur manque. 1283,1189. Les deux procédés principaux , en apparence les mêmes, font différents. Le degré de chaleur particulière à chacune des combuftions opérées par chaque procédé, doit néceffairement influer fur la propriété confer-vée aux braifes qui en proviennent. 1188. Con-féquence néceffaire. 1188 , 1189. Sur quoi porte la méthode de fabriquer des Coaks, des Cinders , des Krahays, des Recuits , des EJcarbilles, ou braifes de Charbon de terre. 1198. La nature des Charbons, ainfi que le procédé de Cuifage, donnent différentes fortes de braifes. 4iy , 1198, Recherches fur cette réduéiion du Chabon de terre en braifes. 1188. Chaleur propre aux braifes de Charbon de terre prépa-parées convenablement ; ce que l’on doit entendre par cette expreffion. 1200. Des Charbons choifis d’abord avec connoiffance , & fournis au Cuifage par un feu gouverné avec attention , & arrêté à point, produifent des braifes encore inflammables plus ou moins , & fufcepti-bles de tous les effets propres à un combuftible qui n’a point perdu fon a&ivité. Ibid. M. Jars & M. de Genflane font d’accord pour attribuer à ces braifes une chaleur encore bien plus vive & plus durable que celle du charbon végétal. Ibid. Ces braifes s’allument plus difficilement que le Charbon crud ou brut. Ibid. Même remarque faite fur les braifes de Charbon de Montcenis. 1217. Ce qui peut dépendre , ou de la qualité du Charbon, ou du degré de cuifage. 1201. Brai-fe du Charbon de Montcenis , leur durée au feu. 1218. Ce que les Charbons cuits en allu-melle, perdent. n8y. A combien ils reviennent. Ibid. Développement de la fabrication des braifes de Charbon de terre , facilité par l’examen des braiefs d’un feu ordinaire de ce même foffile,dont la çornbuftion a été arrêtée de quelque maniéré
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- DES MA
- tJYie Ce Toit. 1191. Obfervations fur les différents états dans lefquels ce foffile paffe fucceflî-vement, avant d’être confumé. 1190. Trois modifications différentes. 1190. Premier degré de combuftion , où le Charbon n’éprouve qu’un reJJuage > ou un Ibid* Second degré,
- où le Charbon auroit effuyé une forte de cui-fage. Ibid. Troifieme degré, approchant de la calcination. Ibid. Voyez Grouejfes. Efcarbilles, ou Efcabrilles. Grefllons3Recuits,Krahays. Moyen facile d’avoir fur cela une obfervation en petit , allez complette, en allumant plufieurs feux de différents Charbons. Quantité de braife que laiffe une quantité de Houille. 1261,1191. Les braifes de Charbon de terre font communément fupérieures pour la chaleur qu’elles donnent à la braife du Charbon de bois. Voyez Economie particulière.
- Fabrication des Braifes de Charbon de terre , éclaircie dans quelques points, afin d’en déduire des réglés qui aflurent le fuccès de cette pratique dans l’appareil préliminaire, & enfuite dans la maniéré de gouverner le feu. Voyez Braifes de feu ordinaire de Charbon de terre. Propriété attribuée au plus grand nombre de Houilles , de donner une plus longue braife quand elles ont été mouillées. Examen de cette opinion commune. 116. Toutes les efpeces de Charbon ne peuvent être foumifes à une même intenfité de feu. 119t. Analyfe des différents procédés indiqués pour faire des braifes de Charbons de terre en allumelles, & dans les fours. 1I92. Différentes efpeces de braifes de Charbon de terre.
- 1189. Quelles font les caufes de ces différences. Ibid. Voyez Fabrication de Braifes. La différence de Coaks & Cinders, ou des deux efpeces de braifes de Charbons de terre, n’a pas bien été Spécifiée par les Ecrivains qui en ont parlé. Voy. Coaks , voyez Cinders. Leur préparation dans des fours à Newcaftle. 1189.Différence de celles quife préparent à Sultzbach,& de celles qui fe préparent autrement 1183, 1199,1200. Ce que les Charbons perdent dans la diftillation , par les fourneaux employés à Sultzbach. 1183. Propriétés de ces braifes après l’opération. Ibid. Examen raifonné de la fabrication de braifes de Charbon de terre en générai, foit en allumelle , foit dans des fours. 11779 1192. Diifinguer deux te ms , l’appareil préliminaire, & le gouvernement du feu. Dans le préparatif, font compris le choix du Charbon , fa qualité, fa pureté, le volume des morceaux qui doivent former la maffe , la quantité de Charbon qui peut être convertie à la fois en braife ; enfin quant à la maniéré d’arranger , d’habiller la pile ou le fourneau , &c. Ibid. Dans le gouvernement du feu eft compris tout ce qui eft relatif au Cuifage. Voyez Cuifage. Quant au premier objet, concernant la qualité du Charbon, le Pitch-Coal eft feul employé en-Angleterre à tous les ouvrages métallurgiques. Ibid. Voyez Pitch-Coal. Exclure de cette fabrication les Charbons terreux , pyriteux, impurs , s’en tenir fimpîement à ceux qui font de nature bitumineufe. 1193- Ceux qui auroient été éventés à l’air ou à la pluie. Ibid. Ceux qui font mêlés , les Charbons des toits ou de la femelle , & retrancher foigneufement toutes les parties étrangères, nerfs, &c. Ibid. Ces différents mélanges rendent les Cinders de mauvais débit, & les Coaks préjudiciables dans la fonte. ^193 , 1197. Leur inconvénient reconnu dans
- TI ERES. 13 n
- un efl'ai de la Houille de Satnte-Foy-1 Argent tiere en Lyonnois. 1194. Ufage que 1 on peut 3 félon M. Jars, faire des braifes manquées. 11981» Cuifage du Charbon de terre > fécond article de la fabrication des Krahays. Maniéré d’affureir le feu , c eft-a-dire , de lui donner & de lui cou-» fer ver par-tout une force égale. 1195. Marché du feu, félon M. Venel. Ibid. Signes pour re-connoitre la deftruéfion du bitume, flamme, fumée , fa couleur , fon volume. Ibid. Apparences à remarquer & à étudier dans la fumée d’un fourneau où l’on fabrique des braifes de Charbon de terre. Ibid. Temps de la durée du feu en raifon de la qualité du Charbon* Ibidi Temps , faifons propres à la fabrication , foit eii allumelle, foit dans des fourneaux. 1199. Attention néceffaire fur la quantité , afin que le feu puiffe agir également & s’étendre de même dans , toute la meule. Obfervation fur cet article^ 1194. Sentiment de M. Jars à ce fujet. Ibid% Obfervation fur le confeil qu’il donne. Ibid. Em taffement plus ou moins confidérable pour former la meule , & arrangement à donner à la meule. 1194. Rapport des Ouvriers de Rivede-gier à M. Venel. 1194. Obfervation fur cela* Ibid. Habillement de la meule ; ouvertures me-* i- nagées autour de la circonférence. ny9. Voyez Cuifage. Changements à remarquer fur les Charbons convertis en grefillons , en recuits , de deux efpeces ; dans le poids, félon les Charbons plus ou moins gras. 197, 1195 ; dans le volume , félon la qualité plus ou moins grade. 416 , 1197. Ce déchet de volume contefté par M* Venel, fur le rapport des Ouvriers 5 ce qui a induit M. Venel en erreur fur cet objet. 1197»
- 1200.
- Braifine. Nom donné à Ville-Dieu-les-poëles , en Normandie , à un mélange d’argile & de fumier de cheval, dont on enduit les pierres des moules où l’on coule le métal en tables.
- Branche de la Tarriere. 389. Plus ou moins aifée à gouverner félon fa longueur. 393. Maniéré de conduire la tarriere, quand la branche eft enfoncée en terre à un certain point. Ibid. Différentes manœuvres relatives au trou de fonde , en différents cas , relatifs à la branche. 397. Branche! Clift. An. Rocher à impreffions. 3 874
- Brand. G. Fumeron. 357. Le même nom Brand eft donné au rouge fin d’Angleterre. Voyez Mica ferrugineux. >
- Bras. ( Hernaq à ) Hernaq à main , Htrna\fm-pie. 235. Bouriquet à bras. 236. Bure à bras , FoJjè de petit Athour. 242. Tourret à bras. Ibid. Grand Hernaq à bras. 236. Œuvre de bras. 328. Bras de levier. Voy. Levier.
- Brafer, ferruminare. Maniéré de fouder très-médiocrement le fer avec le fer, en faifant fondre du cuivre mêlé de borax dans la jonétion des parties* Voyez Borax.
- Brafil. Corn. An. Sorte de Marcaflîte charbonneux , efpece de Bouxture. nyy»
- Brafque. Couche de frafin feche, c’eft-à-dire , do Charbon de terre en poudre , mêlé quelquefois avec de l’argile. 1221. Légère. 1233. Pefante. Id.
- Brajfac. Quartier de la Limagne , où il fe trouve des Mines de Charbon de terre. y 87.
- Brajfager. (port de ) , ou s’embarque fur l’AllieC le Charbon de terre des Mines d’Auvergne, y88* BraJfe.OrgyaMefure de la longueur des deux bras étendus, & qui eft ordinairement de y pieds dé Roi.M. Savary l’a fait de fix pieds deRoi, telle qu’eR
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- TABLE
- 13 80
- la Brafle Angloife., & équivalente à la toife ; cette mefure eft fouvent employée pour les ouvrages fur terre , pour les fouilles de puits & de mines.
- Brajferies. Le Charbon de terre eft un combufti-ble de la plus grande conféquence pour les fourneaux de Braffeurs , en employant foit les gros quartiers de Houille , pour chauffer le four , foit en employant les braifes pour chauffer les étuves.
- 1252.
- Bretelle. Bricolle, Burgeau. Bertot. 106.
- Brinqueballe , Brincbale. Barre ou verge qui fait Jouer une pompe ; ce mot a un peu vieilli, il convient mieux de dire la tringle de fer , attachée d’un bout à la manivelle , & de l’autre au pifton qui fait fon jeu dans le corps de la pompe. Dans les machines à Moulettes , on appelle quelquefois Brinqueballe , la pièce qui conduit les féaux.
- Briques. Entrent dans les matériaux de Mines, pour mefurer & foutenir l’intérieur des bures. 840, 860. A quoi fe reconnoît la bonne Brique. Ibid. Précautions pour en faire de bonnes. 861. Terres à Briques. Voyez Terres.
- Br lare. (Canal de) Voyez Canal.
- Bricolle. Voyez Bretelle.
- Brides. 1016. V oyez Rondelles.
- Bridgwater. ( Canal de ) en Angleterre. Voyez Canal.
- Briquettes. Boulets. 485*. Voyez Pelottes.
- Briquetier. (Art du) Différents fours, d’ufage en plufieurs pays , pour cuire la Brique. 1247. Avantages que retirent plufieurs Nations de la fabrication de la Brique avec le feu de Charbon de terre. '12 46. Qualité de la Houille convenable à cuire la Brique. 1247. Quantité de houille que confomme un millier de briques. 1247. Ufage des braifes de Charbon de terre pour cette cuite. 1247.
- Broche ( maniéré de mettre le rôt à la ) au feu de Houille. 3 66.
- Brôcques. Le. Chevilles pour Brokette de Mine.
- 22t.
- Brondir. 479. Marteau à brondir. 464.
- Brondijj'oir. Comme fi on avoit voulu dire Bru-niffoir. 463.
- Brott. Su. Exploitation.
- Brouettes. An. Weel Barrons. 286, 388. Le. Berwette. 228.
- Brouillage de pierre. Leur effet fur les eaux. 748.
- Brouillai! (mauvais ). Touffe, Force. J13. Voy. Vapeurs fouterraines.
- Brûlée ( Montagne ). Voyez Montagne.
- Brûlure produite par le feu grieux. Habillements des Ouvriers pour s’en préferver. 983 , 984. Re-
- jnede contre cette brûlure. 984.
- Bryn. Su. Salbande , lifiere. 871.
- Buckets. An. Baquet. 388.
- Burque. 45z*
- Bure , fojfe à Houille , appelle dans les Mines de Decize Croc. An. Bore , 240 , 242. Le. Choc. Voyez Puits de Mine. Avaller , fojfoyer , ef-condire un bure. 285*. Ratteler , difeombrer un vieil bure. 314. Choix des endroits propres à affeoir un bure. 772. Plomb de bure. Stampe. Le. 279,243. , Profondeur d’un bure , en proportion de l’enfoncement de la veine que l’on veut atteindre. 890. Bouche , œil du bure. 233,244. Bufe du bure. Ibid. Chargeur au bure. Traîneur. 211. Petit Chargeur. Ib. Chajfeur au bure, Condudeur des chevaux. 212. CoiflreJJe , Quejlrejfe du niveau du bure. Ibid. Pas du bure. 210 , 344. Levay, Niveau du bure. 246. Sployon du bure ou du hernaz. 229. Parti Bure»
- 232,246 , 271,890. Bois de Many , ou Bois dé parti Bure. 246. Bure à bras. Fojfe de petit Athour, Hernaq fimple. 242. Bure qui pitte. 302. Profonde à thïer de Bure 243,
- Bures. ( répétition de ) Confeillée par M» Triewald, comparée avec la méthode des Liégeois , pour juger de l’inclinaifon des veines. 883.
- Grand Bure. Maître Bure. Bure de chargeage, Bure à tirer. Puits de jour. Bure d’extraôlion. 243» 244, 288. Le plus fouvent toutes les veines d’une Mine s’exploitent par un feul & même bure ; mais il eft des circonftances où l’on peut en augmenter le nombre. 888 , 889. Ce qui doit diriger fur ce point. Ibid. Mauvaife pratique des Mines d’Anjou. 889. Bures enfoncés . dans la diredion d’une veine. 242 , 890. Pratique de M. Triewald , comparée avec celle des Liégois. 890, 891.
- Bure de Xhorre. Bure d’Areine. Aejluariurrt. 281 , 890. Bure profondé fur une franche areine.
- Bure avantpendage. Spouxheux, Spuifeux, 271.
- Bure à Pompe. 270.
- Bure bas Av allé. Torret, Bouxtay , ou Bure fouterrain. 277 5 262.
- Bure de la Machine à vapeur. En Angleterre le bure de la machine à vapeur fe place toujours à l’endroit le plus bas où eft la couche de Charbon , dans l’arrondiffementque l’on a acquis. Par ce moyen toutes les eaux s’écoulent dans le bon-gnou , & on charrie avec bien plus de facilité le Charbon jufqu’au burque , le tranfport étant toujours en defeendant.
- Bure d’airage. Burtay. Selon la méthode Lié-geoife. Bure ou puits que l’on approfondit en même temps. 397 , 248. Son effet de faciliter la circulation de l’air. 249. Sentiment de M. Jars.' 977. Remarques fur ce qu’il propofe. 978. Maniéré dont les Houilleurs Liégois portent 8c gouvernent le feu dans ce bure. 270 , 977.
- Bure de perquisition d’Areine. 889.
- Bureau de l’Hôtel de Ville de Paris. 648. Sa Jurif* didion fur le Canal de Briare. 638.
- Bureau pour la perception des Droits de Me-fureurs. Voyez Mefureurs. Commis établis par ces Officiers pour cette perception. 667;
- Bureay des Droits d’entrée £r de fortie fur la rivière d’Allier , à Vichy. 798.
- Burgeau. Bricolle.
- Burque. 47 2.
- Burtay, Burteaux. 281.Voyez Puits de refpira-tion. Bure d’airage. 248. AvalereJJe. 287;
- Bufe. A l’endroit où les foufflets dégorgent leur vent, on adapte un petit tuyau ou conduit en fer, qui fe nomme Bufe. En Hydraulique les bufes, dans une digue , font compofées de gros arbres de 18 pouces , coupés par tronçons , fciés fur leur largeur pour les creufer de 7 poüces de profondeur, & de 10 de largeur. On rejoint ces tronçons par entailles bien calfatées & goudronnées avec des chevilles de bois , ce qui forme un corps ou conduite pour communiquer l’eau d’un réfer-voir fupérieur dans une éclufe , ou pour la jetter ^ quand elle eft fuperflue. Dans les Mines de Charbon , on appelle Bufe , ou Bufe du Bure , un tuyau de fer blanc, 222 , & un canal de bois fer-vant de communication entre les puits , dans les Mines, & qui y conduit l’air, 244»
- C
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- DES MATIERES.
- a b £ sta n. Vindas, ou Machine à mouffle.
- 916.
- Cabeflan volant. Voyez Fufée de Vindas.
- Cadentes Crypta. G. Fallende, Galleries en pente inclinée.
- Cadran a\imuthal. Cadran horizontal , décrit par les Azimuths, ou Verticaux du Soleil. A Bouf foie , ou Bouffole horaire. 776. Voyez Montre. Déclinant ou irrégulier. 770. Droit ou régulier. 769. Solaire. En fait de travaux de Mines , il eft Utile de recourir à un Cadran folaire, ou à une bonne Montre. 777 , 764, 7<5y , 805. Voyez Montre. Méthode de conftruite des Cadrans par le moyen d’une Bouffole artificielle. j66,769.
- Cadre du pifton de Pompe refoulante. 105)8.
- Cake of coals. An. Etat du Charbon qui s’eft pris èc collé en brûlant, qui a formé par la chaleur du feu une efpece de croûte ou tourteau en voûte. 413.
- Caking Coal. Id. Voyez Coal.
- Caillou. (Aiguille à) Coin. , S S 9*
- Caillou. (Marteau à). y42.
- Cailloux du Rhône, ou Gallets employés fur
- les bords de ce fleuve à faire de la chaux dans
- des fours chauffés avec du Charbon de terre.
- S23*
- Calamine , ou Mine de Zinc. An. Brafe Car. Calamine d’Angleterre. 1231. M. de GenfTane a publié la defcription d’un fourneau propre aux calcinations de la Calamine par le feu de Charbon
- de terre.
- 1235?.
- Calamite. Marinette. Diophyta* Magnes. Aimant. Voyez Aimant. '
- Calcination. Calcinage des Calamines , ou Mines de zinc, & de quelques Mines arfénicales , au feu de Charbon de terre. Voyez Calamine. Des Pierres & des Terres avec le feu de Charbon de terre. Voy. Fours à chaux. Du Plomb. Voyez Plomb. Du Safre ou Saflor. 1251. Voyez Grillage.
- Cale. AJfula.
- Calfater. Matières à calfater les pièces de différentes Machines. Voyez Moujfe, Etoupe.
- Calibré. [Métal). 1073.
- Caméra. Fornix. Cheminée en Chapelle. Voyez Chapelle.
- Canal , Xhorre. Areine. 2.62. Voyez Areine , Xhorre.
- Canal de Briare. Servant de communication de la Loire avec la Seine, & par lequel les Charbons de terre d’Auvergne, du Forez & du Bourbonnois arrivent à Paris , achevé fous Louis XIII. S97 9 640, Juftice du Canal. Ibid. Seigneurs du Canal. 638. Trajet de ce Canal. 637. Chemin que fait un Bateau. Ibid. Chom-mage, ou tems de l’ouverture & de la fermeture du Canal, chaque année. 638. Droits de Péage, à chaque éclufe , fur ce Canal. 641,642.
- Canal de Bridgivater, près de la ville de Man-chefter, au Comté de Lancaftre. Ouvrage des plus furprenants que l’on puiffe citer dans l’Hif-toire des Navigations, dans l’intérieur des terres. Sa defcription abrégée. 428.
- Canal de Loing. Voyez Racles. Ordonnance de Police de la ville de Paris, fur la navigation dans ce Canal , du <? Juillet 175p.
- Canal de Monjieur, creufé nouvellement en Anjou, pour favorifer l’exportation du Charbon de terre de la Mine de S. Georges de Chaf-telaifon. Voyez Navigation.
- Canalis. Cuniculus. G. Waffer Seige. Areine. Xhorre. 241.
- Charbon de Terre. IL Paru
- Canaux à vent. Voyez Tuyaux à air.
- Canis. Capfa VeBoria. Agric. Chien. Voyez Chièlîi Capacité des Propriétaires de Mines. ( manqué de ) pour 1 exploitation -, apperçue par le Gouverne’^ ment, a été un des motifs j d’après lefquels il a été néceffaire de donner un Réglement pour l’exploitation. 612. Examen de cet article du préambule*
- 618,6 iÿé
- Capitale. (Bafcule) Sax. Hâmpt Schwinge. Capital. ( Courant ) Maîtreffe , ou principale veine. 8pp, p0o*
- Cappe bonnet de Mineur. G. Berggkappe. Capfa. Corbis. G. Trunnen. Capfa longa. G* Rollen. P aines. G. Hund. Putealis. G. Taw. Panier * coffre * coufade. Veétoria. Chien. Voyez Traha.
- Cap ut fo dinar um. G. FundGrube. Tête de veine, partie qui approche plus de la fuperficie , & où la Veine commence à prendre fa pente. Cap ut ad* verfum. Cauda. G. Pied, ou ^extrémité de la veiné.» Voyez Fodina. Voyez Cauda.
- Carbonaria. (Terra) Voyez Tourbe;
- Carbonilla. Mortier compofé de terre â four Sé de charbon en poudre délayés enfemble avec dë l’eau , & fervant d’enduit ou de garniture extérieure aux Catins. Voyez Catin.
- Carbonum. (Mons) (Area). Montagrie d’Elide» en Olimpe. yo4*
- Car. (Brafe), Calamine* Voyez Calamine. Caraëteres extérieurs du Charbon de Terre. Ce foffile examiné à la fimple vue. ip. Ce que l’on eft autorifé à en préfumer. 74. Caraderes de bonté dans les Charbons de terre en général. 114p. Le Charbon provenant d’une Mine par veines , eft différent de celui qui provient d’une Mine en maffe. 1149. Voyez Cajfe, cohfiflance , couleur, Charbon pur , poids, &c. Ces lignes méritent cependant d’être appréciés expérimentalement pàr les Artiftes intelligents, ou par les perfonnes cu*-rieufes , à même de vérifier ces caraderes extérieurs du Charbon de terre. 1142. Us peuvent fournir fur fa qualité des indudions capables d’éclairer le Confommateur fur fes propriétés , & des le guider dans les ufages qu’on peut en faire*
- 1141.
- Cardinaux. (Points) Du Monde. 732. Du Ciel*
- 772, 762 , 76t. Cargaifon. Carguaifon. Chargement d’un Vaifl feau ; ainfi toutes les marchandifes dont le Vaiffeaii efl chargé, compofènt la Carguaifon. On entend aufîi quelquefois par ce mot la fadure des mar* chandifes qui font chargées dans un VaifTeau marchand. Quelques-uns fe fervent du mot de Carguaifon , pour fignifier l’adion de charger, ou le temps propre à charger certaines marchandifes. En ce dernier fens j on ajoute le mot, temps de Car~ guaifon. 538.
- Carihou. Le. Puifard qui fe ménage dans plu-* fleurs endroits d’une Houilliere , comme dans le pied de la Mahire d’Aval-pendage. 247, 273« Dans une veine. 287. Faire un Carihou , fe fervm d’un Carihou , dans le langage des Houilleurs Liégeois , c’eft fe rendre maître des eaux dans quelques occafions fixées par l’expérience ; construction, contenance de ce puifard > manière de le vuider* 287. Voyez Tombeux , fpouxheux , bolleux*
- Carmeaux, ( Charbon de) nommé à Bordeaux Charbon de Gaillac, qui eft l’entrepôt de cette mine* Carpe. (Rocher faifant ) y89*
- Carpe à Charbon, ou Charbon faifant carpe. y8p* Carreau de S» Severe* Granité, 5 78*
- B
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- 1382 TABLE
- Carriers, ( Aiguille des)* 221.
- Cartabelle. Mémorial. Tablettes faites à Dalem de feuilles d’ardoifes. Pugillaria. 213.
- Cartouches pour faire jouer la poudre à canon. Leur matière , leur conftruélion. 559*
- Caryflius lapis. Afbefte.
- Cafa putealis, Agric. Hema^. Hutte. 234.
- Cafcanes. (Termede fortification). Puits, efcoule, trou ou cavité en forme de puits , d’où l’on pouffe une gallerie. Ce mot, qui a veilli, eft cependant employé dans quelques Mines métalliques pour lignifier des galleries en cafcades ou gradins , que les Mineurs Allemands nomment Strcjfen. 234.
- Cajfant, dur ; eft oppofé à du&ile , à malléable ; ces deux termes, dur 8c cajfant, fe rendent par celui d’écroui. On dit du fer, un fer cajfant à chaud. S j. Bocd Brecht. Fer cajfant à froid. Su. Kalbrecht. Voyez Fer, Voyez Ecroui.
- Caffe. Cajfure du Charbon de terre ; renfeigne-ments quon en tire fur la qualité de cefoflile. nyi.
- CaJJi. Boyau d'air. 561, 562 , 563, Voyez Voie T airage.
- CaJJin. Foyer où fe rend le métal, à mefure qu’il fe fond. 1230,700.
- Cafiagnou, Aurioles. Auruoles. Châtaignes blanches. Maniéré ufitée dans les Cévennes, pour fécher 8c conferver cette production. 533.
- Caftine. Chat. G. Catzen-Stein, dont on fe fert pour la fonte du fer, dérive peut-être de Kalftein , Pierre à chaux, 1169. Dans quelques Pays, c’eft une terre ; dans d’autres , c’eft une pierre ; fouvent un gros gravier calcaire. 1171, 1206, 1216. Remarque de M. Grignon fur la Caftine. 1171.
- Cafual Lump. An. Bloc en maffe accidentelle.
- Cafus, Pente , inclinaifon du Charbon d’une gal-lei e.
- Catalogue raifonné d’une Colleftion d’échantillons des lits qui compofent les montagnes par couches , auxquelles font propres les Charbons de terre, ainfi que des différents Charbons de terre répandus parmi ces mêmes couches. Prêt à être publié à la fuite de cet Ouvrage. 888.
- Cathete. Cathetes : en Géométrie Sinus droit, ligne perpendiculaire à-plomb. Cathete d’incidence , ligne droite tirée d’un point de l’objet, perpendiculairement à la ligne t réfléchiffante. Voyez Sinus réélus.
- Catin. Foyer de forge. Catinus. Tigillum. 1221,
- Catzen-Stein. Chat. Voyez Cajline. j
- Caitda. Parsjacens vence.
- Cédule. Voyez Scédule.
- Cémentation du fer. Trempe en paquets. 847. De l’acier, ou acier obtenu par la cémentation. 198.
- Cendrée de cuivre. 1221. Cendrée de Tournay, appellée en Languedoc, Cendrilles. 460, 1130. Cendrée , Cendrier , couche qui fert de teélum aux bancs de gîaife. 1320.
- Cendres du Charbon de terre. Ce réfidu de l’ignition, foit dans les Charbons qui fe réduifent entièrement en cendre , foit dans ceux qui ne s’y réduifent qu’en partie, indique pa‘r fa quantité , la bafe conftituante du Charbon que l’on a fournis au feu, quant à la quantité de bafe terreufe qui a altéré le bitume, 19. Ces Cendres , félon M. Kurella , ne contiennent rien de falin. 1127. Selon M. Zimmerman , contiennent un fel fixe. ip. Proportion de Cendre que donnent les bonnes Houilles au feu. 1261. Garde-cendre, efpece de Raf. 3^7* Les Cendres du Charbon de rerre ne font point entièrement inutiles. Les Verriers penfent que leur jnélange dans les matières propres à faire du verre,
- ne peut fervir de rien ; opinion douteufe. Expérience deM. Venel à ce fujet. 1133. Ces Cendres s’appliquent avec fuccès à l’amendement des terres. 1117, 1127. Il faut au moins dans cette propriété diftin-guer les cendres de Houille graffe, bonnes pour l’engrais des marais , des potagers, 8c autres terreins où l’on cultive des légumes. 1128. M. de Genffane eftime les Cendres de Charbon de terre bonnes pour l’engrais des terres où l’on éleve des mûriers. 1127. Opinion de M. Venel. Ibid, Les cendres de la Houille apprêtée font également propres à engraiffer les terres. 1128. Voyez Graijfe. Voyez Suie. Voyez Agriculture. Se vendent à Newcaftle pour cet objet. Leur prix dans cet endroit. 1128. Voyez Mortier. Ces Cendres nommées par M. Venel, Cendres imparfaites , font toujours mêlées de menus braifons, ce qui rend les Cendres de Houille graffe toujours fufceptibles de quelque ufage économique pour le feu, 1261,1262. M. Venel reconnoxt ces effet, & fe contredit enfuite lui-même , en le niant» 1263. Voyez Chauffage 9 & Economies particulières. Cendreux. (Fer , Acier) Barres cendreufes, fi-landreufes, terreufes. 8f2.
- Cendrures. 848. Maniéré de reconnpître cet effet dans l’acier. S51,
- Cent. Vendre au cent. 724»
- Cens d’Areine. ( Premier, fécond, troifieme. ) Jus Cuniculi. L’Entrepreneur qui a acquis les Mines de Houille 8c Charbons, par Rendage, Permiffion 3 ou droit d’Areine , paie ce droit fur le pied mentionné à l’article Arnier , dans les Diftriéis de Sainte - Marguerite , Hochepor , Ovenon , Sainte-Walburge , Ance, S. Laurent, S. Nicolas , S. Gilles, Montegné, Ilain êc aux environs , fui-vant plufîeurs Recors donnés par la Cour & Jufc tice du Charbonnage du pays de Liege ; mais pour les Diftrids du côté oppofé de la Meufe , on paie ordinairement le centième trait feulement. 37&, Il n’y a qu’une feule exception à cette réglés c’eft quand la Société prouve que la première ou fécondé Areine , ou toutes les deux, ne lui font d’aucune utilité, & qu’il eft impoflible de travailler les veines inférieures, noyées & fubmer-gées par l’écoulement dans les galleries ; alors la Société eft exempte de reconnoître les cents d’Areine, 8c n’eft obligée que de payer le cent au troifieme Arnier, dont la gallerie porte tout le volume des eaux provenant de fes ouvrages.
- 378.
- Centre de gravité d’un Corps. ( Méchanique )
- 799*
- Centre Magnétique. Voyez Magnétique. Centrifuge ( Roue ) du Doéleur Etienne Haies, Voyez Roue à Jouffiet,
- Cerceaux de fer.
- Cercle. Mefure de Géométrie. 781 , 783. La mefure naturelle de la circonférence du Cercle eft un arc. La raifon en eft , qu’une ligne droite ne pouvant toucher une courbe qu’en un point, il eft impoflible qu’une droite foit appliquée immédiatement à une portion de cercle quelconque : ce qui eft néceffaire cependant afin qu’une grandeur puiffe être la mefure d’une autre grandeur ; c’eft pourquoi les Géomètres ontdivifé le cercle en 36b parties , ou petits arcs qu’on nomme degrés. 7/5'* Le degré fe divife en foixante minutes, 8c chaque minute en foixante fécondés , chaque fécondé en foixante tierces , &c , de forte qu’un degré, 10 degrés , 20 degrés , &c , font 7^-. frz d’un cercle ; une minute , quinze minutes, &c, font * 77 &ç» d’un degré 5 une fécondé , dix leçon;
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- DES MA
- «les &C , font ~ , d’unè minute , Sec. Ces parties s’exprimentainfi i°, io°, 20°; i' îy'; i" io" 8cc. pag. 782. Il en réfülte qu’un cercle eft de 21600'» de 1296000", de 77760000"' 8cc, & qu’un degré eft de 36oo', de 216000" &c. Voyez Degrés*
- Cercle de déclinaifon ou Méridien. En Géographie Latitude. 75*7 , 758. Voyez Latitude. Cercle Equinoxial. 778, 7pp. Horaire. 737, 760* Cercles de la Sphere, leur divifion. 754. Voyez Sphere. De Longitude, ou Méridien.Voy. Méridien.
- Cercle d’Arpenteur. 213. Cercle Afimutal du Soleil. 757.
- Cercle Géométrique des Mineurs; divifion de fa circonférence. 797. Demi-cercle,Graphometre. Hemicyclium. 786. Voyez demi-Cercle. Quart de Cercle , appellé par Pline Dioptra. Voyez Quart de Cercle.
- Certificats de deftination de Marchandifes à exhiber; dans quels cas. 673.
- Chablage» Travail du Chabîeur. 6yi.
- Chableurs. ( Officiers ) Commis fur les rivières. 6$2, 673, 694. Fondions. 65*3. Droits inferits fur une plaque de fer-blanc , qui doit être pofée au lieu le plus éminent des Ports & Gares ordinaires. '653. Salaire des Chableurs. Ibid» Leurs obligations. Ibid.
- Chaideurs. Dans les Mines d’Alface , on donne ce nom aux Ouvriers qui pilent la Mine à bras. On pourroit tranfporter ce nom aux Ouvriers qui fe-roient employés à battre le Charbon de terre, pour le préparer à être corroyé avec de l’argile, 8c mis en formes ou briquettes. *339 9 1341* Chaîne pour la menfuration des Mines. Echaînè Arvipendium. Sa compofition ordinaire. 214. Ses différentes pièces ; longueur de cette mefure ; fa divifion ; avantage de l’échaine fur la corde. 782, 783,. Maniéré d’appliquer la Chaîne à la mefure des longueurs. 333 , P03.
- Chaînes du Bure, auxquelles s’attachent les cou-fades , tinnes, & autres caillons qui s’enlevent au jour, faites en fer , pour tenir lieu de cordes , & compofées de mailles liées enfemble les unes aux autres. Voyez Chief.
- ' Chaîne de Vallée. Cowette. Le. Voy. Cowette. Chalans. Bateaux qui viennent de la Loire, 8c qui apportent quelquefois du Charbon jufqu’à Paris : ils font étroits, médiocrement longs , 8c peu élevés , à caufe des canaux & des éclufes par lefquels il faut qu’ils paffent. Ils ont quatre pieds de bord : on les appelle autrement Marnois. {Contenance de ces bateaux. 688.
- Chair. Dans le fer. Voyez Fer doux.
- Chaîneau. Chêneau. Chefna. Voyez Chefna. Chaldern. Chaldron. Mefure d’Angleterre. 416, 723. Son poids 1102. Sa contenance à Londres. '413. Chalder de Newcaftle. 43 3. 723.
- Chaleur du feu de Charbon de terre , très-ardente. Examen de l’expanfibilité de cette chaleur îorfqu’elle eft fpontanée. 1143. Comparaifon de la chaleur de ce feu avec celle d’un grand feu de bois. 1142, Examen de fa chaleur & de fa durée, comparée avec celle du bois de Hêtre. 1143. Expériences fur ce fujet, communiquées à la Société Royale de Lyon , en 174°* 1144* Ea chaleur que donne le feu de Houille en général, confidérée quant à fon intenté , eft eftîmée communément de 16 degrés. 1142. Chaleur d’un petit feu de Charbon de terre , comparée à celle du fer qu’on y avoit fait rougir. 1142. Voyez Chauffage. Chaleur du Charbon de terre confidérée quant à fon a&ion fur les uftenfiles ou
- T 1ERE s.
- vaille du x que l’on chaufie avec le feü de ce folfile.
- Chambon. ( Carrières de ) dans le Forez* Chambray. Chambreau. Fourneau. Le. OuVrâgéj pour 1 écoulement des eaux, dans les ferres deS ferrements. 272. Ouvert à fes extrémités par deê trous de tarré. 292, 293. Travailler par Chambray. 292»
- Chambre, en général» exprime, parmi les Houilleurs Liégeois, toute efpece de dilatement. 380» 573. Couronne des Chambres. 244,288*
- Chambre du Commerce , à Rouen.
- Chambre d’Eclufe. Efpace du Canal qui eft compris entre les deux portes d’une Eclufe* Chambre de Tonlieu ; lieu où fe paie le droit de Tonlieu dans nombre de Seigneuries » pour raifon des marchandifes qui paffent » ou qui fe tirent fur le territoire. 728.
- Chames. Terme de Chapenterie, à Dalem» 370* Champ. (Roue de) (Couronne de). Voyez Roue* Chanciffure. ( efpece de ) ou de poufflere très* fine 8c très-déliée, d’un beau jaune citron, que l’on pourroit prendre pour du foufre , 8c qui fe trouvé fur quelques fragments de Charbon de terre reftés long-temps expofés à l’air. 583*
- Chandelles pour éclairer dans les Mines. 840* Façon commode de les porter. Ibid*
- Changeage. Petit dilatement » ménagé dans les Houillieres de Houfe 8c de Sarrolay , pour que les Hiercheurs, qui viennent à fe rencontrer, puif-fent fe détourner , 8c laiffer le paffage libre. 373* Changement d'air. Voyez Air. Changement d’air artificiel, c’eft-à-dire, réfultant d’une conftru&ion appropriée dans le puits d’une Mine. Voyez Bure d'airage. Changement de charge inévitable dans la navigation ; fes inconvénients. . y86.
- Chape. Ckappe , Echarpe. Le. Winday. Etau dans lequel font contenues les poulies. Capfa » capfula, loculamemum orbiculorum. 232 , 278 » 307,913. Chapeau de Mine. Lugd. Couvertures des veines.
- 510.
- Chapeau des étançons. Traverfe de bois qui furmonte l’étançon. 56O, 893. Chapeau mobile de la hutte , ou Baraque à air. Voyez Baraque.
- Chapeau, (Affinage fous le) ou Affinage à VAllemande. 1234. Voyez Affinage.
- Chapeau. ( Fourneau à ) Pourquoi ainfi appelle* 700. Chapeau fe dit auffi d’un préfent, ou d’une efpece d’exaéffon qui a lieu dans certains commerces, au-delà des conventions. Un Maître de Navire demande tant pour le fait, & tant pour fon chapeau. Dans la* Coutume de Houil-lerie du Limbourg, le coup de chapeau eft une efpece de remerciment dû en certain cas.
- 727‘
- Chapeliers. Ces Manufaéfuriers, à Alais, commencent à fe fer vir du feu de Charbon de terre, pour chauffer leurs chaudières. . 12S3*
- Chapiteau. Dôme, couvercle de Ÿalambic. Voyez Alambic. Forme 8c diamettre du chapiteau de l’alambic. 1087,1088. Sa compofition de plaques de cuivre, îo6î , 1089. Dimenfions de ces plaques* 1089, Maniéré dont elles font jointes enfemble* 1073. Quelquefois garnies en maçonnerie, afin de donner à cette partie plus de force contre 1 effet des vapeurs, 8c la garantir de ce qui pourroit la bôffuer. 1087. Repréfentation en grand de la furface du chapiteau. 1089. Anneau de métal horifontal, place en dedans du chapiteau. 1099. Bride pour raccorder la pince circulaire qui termine le fommet du chapiteau avec le tuyau de communication de l’alambic au
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- TABLE
- 1384
- cylindre. 1099. Tiece de tuivré,’ vue au milieu du chapiteau de l’alembic , foudée avec un tuyau , bien polie & appîanie auprès de Ton ouverture endeffous, pour fe joindre mieux , avec une autre piece qui lui eft appliquée en deffous. 1068. Ces deux pièces, lorfqu’elles font Tune fur l’autre, font maintenues par la preffion de la vapeur. Ibid.
- Chappe. Châpe, Capfa. Voyez Chape.
- Charbon de terre. ( Recherche des Mines de ) Dans toutes les Mines d’un pays à Charbon de terre , le Charbon qu’on en tire n’eft point d’une bonté égale. 1192. Les Charbons (uperjtciels font réputés en général d’une qualité inférieure à ceux qui font plus enterrés. Exemples du contraire. Il O. La qualité du Charbon eft différente dans les platteures , dans les roifles. 1 iyo. Dans les endroits où il eft noyé d’eau. Ibid. La couleur du Charbon de terre eft un renfeignement de fa qualité. Ibid. Remarque importante fur le jugement à porter d’après des échantillons. 154.
- Outre les deux efpeces générales de Charbon dur , compaéte, gras , d’un noir luifant, difficile à s’allumer, & qui eft réputé le meilleur ; & de Charbon tendre, friable, facile à fe décompofer à l’air , & à s’allumer au feu, en donnant une flamme plus vive que l’autre : on en diftingue , par les dénominations , quantité de fortes , foit à raifon des Arts auxquels elles font propres , foit à raifon de l’efpece de feu vif ou léger qui en réfulte, foit à raifon de leurs qualités extérieures , foit à raifon du lieu ou de la mine même d’où elles font tirées.
- Charbons dïArdoîfe, ou Charbons du Toit. G. Tage Kholen. 70, 126. Ne peuvent être employés dans les Forges. ny7. Bitumineux. Lithantrax bituminofo fulphureum,Hoffmann. Qui contient du bitume dans une proportion au moins égale à la pyrite. Les Charbons de cette nature font d’une texture ferrée & compaéte; d’une couleur luifante & inaltérable à l’air libre. Dans l’analyfe ils fourniffent une grande quantité d’huile & d’alkali volatil, peu d’acide & de fou-fre & de réfidu ; ils font lents à s’enflammer, jettent une flamme vive, qui fe foutient long-temps , en donnant une fumée épaiffe , onétueufe, que l’on pourroit appeller balfamique. 11 yo, 115*2 , 1154. Les Charbons bitumineux font adoptés par préférence dans les travaux de Forges.
- 11S9-
- Charbon de bois fojjîle. y 87.
- Charbon faifant Carpe. y 39,
- Charbons chauds, maigres ou légers, e’eft la même chofe. 1 iy8.
- Charbon doux, Charbon tendre , employé à Liege pour les Fenderies dans les fours à re-verbere. 1209. Voyez Téroulle.
- Charbon ferré. Le. Charbon décidément folide,-plus analogue à la pierre , & d’un beau noir luifant. nyi.
- Charbon ferru. Mejeu, Medjeu. Âvern,
- Charbon fin, net. Houille en piece. 485^, 1283. Flambant, eft très* bitumineux. Sa flamme fournit beaucoup de phlogiftique. 1143.
- Charbons forts. 11 ç 8.
- Charbon de Forge, propre aux Forgerons. y8i.
- Charbons gras. Charbons maigres. 76, 77.
- Charbon grêle, ou Charbon de grille, pour
- les poêles & pour les grilles. 709 , y 18.
- Charbon, (gros) Goimbe. Galliete. 49y. Gros , Rondelot. 484.
- Charbon jayet, ( Ainfi appellé par M. de
- Genffane). Motaffe, &dê peüéteconfiftance.x i
- Charbon léger, ou menu Charbon gras, nyj* Charbon qui manie bien le fer. ! {y fa
- Charbon menu, y 18. Nommé petite Houille. Voyez Houille. Charbon moyen. y 86. Charbon net ou pur. Voyez Charbon pur. Charbons noyéSi nyeç. Le Charbonpeyrar. y 17, y 18. Charbon de poids , de poix. 483.
- Charbon pur , c’eft-à-dire , exempt de tout mélange, qui diminue ou qui gêne fon phlogif. tique, ou qui lui fait contraéter des défauts particuliers. Maniéré de reconnoître cette netteté dans les Charbons. 1152.
- Charbon pyriteux. Lithantrax fulphureo-acidum. On peut décider qu’un Charbon eft de cette nature, lorfqu’il eft tendre & friable ; qu’il eft plutôt d’une couleur terne que noir, & quand il eft fujet à s’altérer ou à fe décompofer à l’air ; à s’enflammer fpontanément en devenant faîin 8c terreux ; lorfqu’à l’analyfe à feu nud, il donne beaucoup de foufre & d’acide , peu d’huile 8c d’alkali volatil ; qu’il prend feu auffi-tôt ; qu’il donne une flamme légère dont la chaleur eft peu confidérable ; qu’il répand une fumée tirant fur l’acide, & pénible à l’odorat. ny2. Les Charbons de cette nature fe confument plus ou moins lentement , félon qu’ils font plus ou moins pyriteux. Iiy2,ny3, ny4* Us font exclus des travaux de Forges. 1159. Obfervation de M. Venel, douteufe. Ibid.
- Charbon foufreux. Veine puante. An. Stinking Vein. 1 iy6. Voyez Soufre.
- Charbon fuant. J’appelle ainfi le Charbon de terre affez abondant en bitume, pour qu’au feu cette partie onétueufe venant à fe liquéfier, coule en gouttes comme de l’huile. Charbon gras.
- Charbon tendre. Il en eft de fi tendre , qu’il fe fépare en pièces de toutes fortes de formes.'
- îïyr.
- Charbon terreux. y8y. Diftinétion qu’on pourroit faire d’une troifieme efpece de Charbon.
- nyo.
- Charbon de Verrerie. La grande vivacité du feu que donne le Charbon de Fims, le rend très-propre en général pour les fourneaux de Verrerie. y 8 u
- Charbon vetron, Charbon queue de Paon. Lithantrax Variegatum. G. Azur. Kohi, 100, 101, 108. Place qu’occupe ce Charbon dans le corps des veines. ny6.
- Charbon xhorré. Le. 289.
- Charbon à yeux de Crapaud. Le. Charbon dont les molécules repréfentent dans leurs fur-faces des écailles ou facettes fpéculaires rondes, y85. Voyez Houille.
- Charbon de terre. ( parties conftituantes du ) Matières combuftibles. 19. Sels natifs réfultants de la décompofition des pyrites. 22. Matières bitumineufes. 2y. Les modifications de ces parties conftituantes , produifent les efpeces & les variétés de Charbon que l’on peut admettre. 7 y. Pour pouvoir prendre quelqu’idée jufte des parties conftituantes du Charbon de terre , il eft indifpenfable de Youmettre aux expériences chymiques un auffi grand nombre qu’il eft poffible de Charbons de terre de différents pays, ou de comparer les travaux faits en ce genre. 980. Voyez Chymie. Voyez Soufre. Utilité du Charbon de terre. Ses avantages en général. 111 y. Son utilité & fes avantages en
- particulier > pour les Arts & pour les ufages
- domeftiques.
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- DES MATIERES.
- domeftiqueS. îbid. Voyez Mâchefer , Cendres} Médecine , Chauffage. Propriétés du Charbon de terreau feu. Iiy2. Une des principales eft de s étendre en s’enflammant , comme l’huile, le fuif, la cire, la poix, &c. Ibid. Charbons de bois. Eflàis de comparaison entr’eux & les Charbons de terres pures ou brutes. 1174- Pourroient conduird à fixer la nature & la qualité des Houilles propres à fondre différentes Mines de fer* Ji7y. Comparaifon à l’extérieur. I&ûû Au feu.
- 1175*
- Charbon de terre apprêteVoyez Préparation. Commerce du Charbon de terre dans la Ville de Paris. 643. Voyez Commerce. Bénéfice pour l’Acheteur fur chaque bateau. 13 27.
- Charbon de bois fojjile , ou Charbon de bois tourbe. Bois fofîile imprégné de bitume terreftre greffier. G. Holtz kohlen. 587, S3°‘
- Charbon de bois jayeté. . 6oy.
- Charbon fojjile. Ne point confondre cette dénomination avec celle de Charbon de terre. 604. Charbon minéral. Idem.
- Charbonnage. ( Côur des Jurés du ) à Liege. Echevins ou Jurés. Origine de ce Tribunal. 316. Fondions, obligations , Droits de ces Juges. 3 iy, 16,3173335. Dénonciation à la Cour de Char-onnage. 33p. Réfolutions , ou Sentences de la Cour de Charbonnage. 3 iy.
- Charbonnier. Magafin de Charbon pour les at-teliers de fabrication de Houille apprêtée. 1336.
- Les Charbons fujets à tomber en efflorence ne font pas propres à être emmagafinés. 3*84.
- Charbonnier. Vendeur de Charbon.
- Charbonnière. Port dans le Nivernois. T77* Charbonnière. Nom donné dans les anciennes Ordonnances aux Carrières de Charbon. 612. Dans la Province de Lyonnois, 45?8, on appelle ainfi les Carrières de Charbon Darguoire. 702. DuMouillon. Id. De S. Andeol, de Gravenand, de Chambon, de Tartara , de S. Genis-terre-noire. Id. Défordre de ces Mines dans l’ex-tra&ion & dans le débit. 504, 709 , 710. Charbonnière (Terre). Terra Carbonaria. Tourbe» Mém. 6.
- Charbonnière. Aïlumelle. Fourneau à fécher , griller, ou brûler à demi le Charbon de terre, à la maniéré du Charbon de bois, y04,701, 1189, note 2. Conftruélion d’une Alumelle. 1183. Ce que cette combuftion du Charbon de terre à l’air libre produit fur le Charbon. 1199. Ce procédé eft incomplet & fautif pour obtenir à volonté différentes fortes de braifes. 1192. Déchet dans la pefanteur du Charbon que l’on traite ainfi. 1199. Voyez Braifes de Charbon de Charbon de terre.
- Charge qui s’enleve des Mines de Liege en fix heures de tems. 890. Voyez ExtraBion.
- Charge de Charbon à dos de jeunes filles , dans quelques Mines d’Angleterre, uy. A dos de mulet. 708. Charge d’une voiture ordinaire à deux roues 863.
- Charge. Mefure de port & de vente de différents poids , en différents pays. 633 , 1219. Voyez Bene.
- Charge de bateaux, en Hainaut. Navée des bateaux d’Auvergne. 998. Des bateaux à S. Ram-bert. y86. Charge Nantoife de 300 livres. 72y. Charge complette, Morte charge. Voyez Navire. Charge ( en Métallurgie) fignifie auffi une quantité déterminée de matériaux qui doivent opérer & fubir les effets de la digeftion dans les
- Charbon de Terre. II. Part.
- fourneaux de Forges. ïûiff
- Charges G* Offices fur les Ports * Quais & Halles de Paris, fupprimées par Edit de Septembre 1719, & rétablies avec augmentation de finance, par celui de Juin X730, pour veiller a la sûreté des Bourgeois $c à celle des Mar* chands, dans là vente & le déchargement des mar-enandifes amenées pour l’approvifionnement de Paris. Ce font les Officiers de chaque Communauté deMarchands qui en fontl exercice;leurs fonétions^ ainfi que les conreftations releventdu Bureau de la Vîlle ou de la Police, félon la nature des Charges & le lieu de leur exercice : les Charges des Officiers Mefureurs & Porteurs de Charbon de terre , des Infpe&eurs au déchirage des bateaux j des Officiers Forts du Port S. Paul refTortiffent au Bureau de la Ville , fauf l’appel des conteftations au Parlement. Edit de Juin 1730. 656 * 66o. Voyez Bureau de Vtiotel de Ville ,
- pag. 643.
- Chargeage. Le. 2yChangeage. Repos, dépôt* y8o, y62. Bure de chargeage. Maître bure, grand Bure. 243. Couronne de chargeage. 244, 288, 703. Premier ou Principal. 244,253 , 895. Changeage.
- Chargement pour les bateaux d’Auvergne^
- 598*
- Chargeur au bure» Traîneur. 211»
- Charpenterie. 83 9*
- Charpentier. Son génie & fon intelligence font là bafe des opérations relatives à l’étançonnage,
- 891.
- Charrée. Quantité de Charbons que peut contenir un tombereau, confidérêe comme mefure ; c eft le terme ufité en plufieurs endroits, comme en France le mot, charretée.
- Charretée à S. Rambert eft compofée de quatre benes , & quatre charretées compofent la voie* Voyez Bene. Voyez Voit. Cette charretée , rendue au port de S. Rambert, fe vend communément de gré à gré 3 liv. au plus. En 1775, elle s’y vendoit 4 liv. 1 o f. y liv. à l’occafion de l’accaparement du Sr. Mathieu. Voy. Accaparement* Charriot des Hiercheux. Sployon. Le. 224. Charriot à Charbon, Charriot à levier. An. Coal Waggon. Voiture à quatre roues, imaginée pour tranfporter le Charbon de terre de la mine à l'embarquement; employée à Workington , en Angleterre. 698 , 862, 86y. On conçoit aifément que la voie de ces charriots eft toujours de 4 pieds , quoique les pièces de bois qui font le long de la route forment elles-mêmes la voie.
- Charoyage de la Mine au port d’embarquement. S62,863. Facilité parun planchéïage particulier, lorfque le chemin eft en pente. S 63 , 866.
- Charte partie. Aéte d’affrètement fur l’Océan , ou de noliflèment fur la Méditerrannée : c’eft un écrit contenant la convention pour le louage du Vaiffeau, ou la Lettre de faélure, & le Contrat de cargaifon.
- Chartres & Privilèges du métier de Houil^ leurs de la Cité, franchife & banlieue de Liege.
- 340.
- Chaffe. ( Méchan. ) Terme appliqué à un grand nombre de machines : prefque toujours il fignifie un efpace libre, qu’il faut accorder foit a la machine entière , foit à quelqu une de fes parties * afin d’en augmenter , ou du moins d en facilitée l’a&ion. 1018.
- Chaffe. Dans la pratique des travaux fouter-rains, fignifie des dilatements continués dans
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- une longueur confidérable, pour faire des gal-leries ou des boyaux de Mines , de maniéré que ee terme pourroit dans certains cas être fynony-me à gallerie. Une Chaffe d'ouvrages exprime •'"une fuite de travaux en avant dans la Mine. ChaJJer, éloigner les Mines, Chaffer les ouvrages. 25*2. La Vallée. 293.
- Chajfeur au bure. Le. 212.
- Chajjis. Dans les Machines hydrauliques* Tringles de fer qui font le long du tuyau montant d’une pompe , pour donner le mouvement au pifton, & qui font attachées aux manivelles, foit fimples, foit à tiers point. 1014. Voyez Dormant.
- Chajjis à CouliJJes. 1016.
- Chajjis d’une poulie. MoufHe. Voyez Mouffle. Chat,Witiday. Le. Tour, chape. 2(58. Voyei ce que les Houilleurs Liégeois entendent par ces mots , Chat, Wïnday. 278. La charpente appellée Chat , fixée folidement à la tête de la Vallée, où finit le pied du bure, dans la mahire d’Athier , & répondant à peu-près au hernaz de jour , fe trouve dans une pofition telle que le chief , qui tombe dans le bure après avoir embraffé , en deffous , le grand rolle par la gorge oppofée à celle qui regarde le petit rolle , fe ramene vers ce dernier , afin de jouer fur fa gorge dans la partie d’en haut , & d’attirer le Vay ou 1 eGhyot du fond de la vallée. 303,
- 308.
- Chat de Vallée. 30p. Chat. G. Catzen Stein. Voy. Cajîine. Fer de chat. Voyez Mica ferrugineux.
- Châtaignes blanches. Cajlagnoux , Auruoles , Aurioles , fe fechent dans les Cevennes au feu de Charbon de terre, 5*35*. Maniéré ufitée dans ie Rouergue , pour fécher de même de grandes & de petites provifions de Châtaignes. 5*3(5.
- Châtelaine. ( Montagne de ) au quartier de Mont-cenis en Bourgogne, & qui fournit du Charbon de terre. 573.
- Chaude. Degré de chaleur que doit éprouver le fer pour être forgé. 843. Chaude portée, b y 2 .Y.Fer.
- Chaudière. Cucurbite. Fond de Valembic de la machine à vapeurs, pour fournir la vapeur néceflaire au cylindre ; ordinairement cette bouilloire eft en fer. Dans la machine de York Buildings, elle eft en cuivre. 10j6. Forme d’une chaudière de machine à vapeurs. 1088. Diamètre de celle de la machine de Frefnes, félon M. le Chevalier de Buat. 1064. Il ne fe trouve rien dans Belidor & dans Defaguliers fur la maniéré de donner à la chaudière une dimenfion telle que toutes fes parties aient entre elles un rapport déterminé. M. Cambray de Digny s’eft attaché à cet objet. M. d’Auxiron fe propofoit de donner à l’alambic de la machine qu’il vouloit exécuter 9 pieds de diamètre , qui eft la proportion obfervée dans les machines d’Angleterre , & qui, félon lui, produit une vapeur fuflifante au corps de pompe qu’il vouloit employer. 1088. Proportions de la chaudière. 1088. Moyens de réduire les proportions de la chaudière à une théorie générale qui puiffe fervir dans tous les cas où l’on voudroit conftruire de grandes & de petites machines. Ibid. Circulation de la flamme autour des parois de la chaudière de la machine de Frefnes. 1087. La chaudière porte fur la maçonnerie du fourneau, par la circonférence de fon fond, 8c le plat-bord eft foutenu de même. Ibid. Cheminée de la chaudière. Ibid. Quelquefois il y a dans une machine plufieurs chaudières , comme dans la machine établie à fix milles de Newcaftle, ou il y en a deux qui font en fer
- L E
- forgé. 1079 , 1060. Dans la machine de Walker ; il y en a quatre, dont une de relais. Ibid. Forme conftruâion de ces quatre chaudières. 1061. Lorf-qu’on fait les cylindres très-grands, une chaudière de relais eft néceffaire. Ibid. Ce fond de l’alambic eft fujet, à l’occafion de l’ébullition continuelle de l’eau , à s’encraffer plus ou moins, quelquefois même à s’incrufter de couches très-épaiffes & très-compades de vafe ou de limon , félon la nature du terrein dans lequel ces eaux fe font filtrées. La même chofe s’obferve dans une marmite de la cuifine des Invalides : dans ce cas on juge facilement que le métal dont eft formé la cucurbite, ne touchant plus immédiatement à l’eau , n’eft plus défendu contre l’adion du feu , & fe brûle plus ou moins vite : on eft obligé alors d’y mettre de tems en tems des pièces neuves , quelquefois même de renouveller entièrement tout ce fond, ce qui oblige alors de fufpendre le travail pendant cette réparation. 1088. Lorfqu’on reconnoît cette dif-pofition , par la nature de l’eau, voyez page 874. il faut avoir foin de nétoyer la chaudière plus ou moins fouvent , pour enlever ce dépôt de vafe qui s’attache aux parois, & y forme une croûte pierreufe.
- Dans la machine à vapeur de S. Gilles , près de Liege on a vu un fond entièrement neuf, à l’alambic , brûler en trois jours de tems ; ce qu’on attribuoit à ce que la machine ne tiroit que de vieilles eaux chargées de fédiments de vieux bois, de décombres , Ôcc. & à la négligence de nétoyer la chaudière. Depuis que la machine ne tire que des eaux vives & claires , la chaudière craffe très-peu. Celle qui y eft aduellement fubfifte depuis l’année 1768. L’incruf-tation qui fe forme dans le fond de la chaudière de la machine d’Ingrande en Bretagne , eft pierreufe , très-dure & très-épaiffe.
- Chaudières pour différents Atteliers de Manufactures. Voyez Fourneaux à chaudières. Voyez Fourneaux.
- Chauffage. An. Fewel. Importance du Charbon de terre fubftitué au bois pour cet objet, & pour tous les ufages domeftiques. 125*7, 1278. Tenta-, tives faites par M. Fagon pour l’introduire. Mém* 23. Ufage au College de Louis-le-Grand , en 1712. Mém. 23. Comparaifon de ce chauffage avec celui de bois, & celui de charbon de bois, dans fa confommation, dans fa chaleur & dans fa durée. 126p. Sa fupériorité fur le feu de bois, pour la commodité & pour d’autres circonftances. 13 37.1 Maniéré dont le Charbon de terre brut ou apprêté, s’arrange dans une cheminée, telles qu’elles font conftruites par tout pays ; il peut y être pofé tout uniment à plat. Remarque de M Venel fur cette maniéré. 1271. Voyez Cheminées , Feu , Pelotées. Difpofition ou arrangement des pelottes dans le grillage. 1274. Attention à avoir dans cet arrangement en général. 1275. Si fon ne veut avoir qu’un petit feu bourgeois. Ibid. Les Charbons communément dits Charbons des Forgerons , ne conviennent pas fi bien à cet ufage, parce qu’ils font communément ceux qui ont le plus d’odeur, 8c qui donnent le plus de fumée. Mém. 24. Econo-, mie particulière que l’on peut fe procurer dans le chauffage de Charbon de terre, avec les braifes & les cendres. 1260, 1263. Voyez Braifes. Voyez Cendres. Ce qui refte de braifes d’un feu de Charbon de terre apprêté. 128(5. La quantité de cendres que donne ce chauffage , exige qu’on s’en débarrafTe dans la journée à différentes reprifes.
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- DES MA
- ïH’fi y *272. Ufages de ces cendres. Economie pour le feu. ( Mém. 3.) Voyez Poêles économiques• >724. Réclamation contre les feux de Houille à Londres, quand on commença à en faire ufage dans cette ville. 422. Défenfe de s’en fervir y fous peine de confifcation & d’amende. 423. Contravention heureufe à cette défenfe, Mém. 22. Aver-ficm du Roi Guillaume, III. pour ce chauffage. 423. Secret pour brûler le Charbon de terre, fans que l’odeur du feu de ce Charbon foit incommode, fous le régné de Charles I, Roi d’Angleterre Mém. 13. Les Nations raffurées contre les préjugés défavorables à ce feu. 1116. Faufïès idées données de ce chauffage par plufieurs Auteurs. Manque d’exa&itude fur la connoiffance de cette fubftance fofîile, dans plufieurs ouvrages. Opinion commune fur les effets prétendus de ce chauffage ; imputations rebattues dans les uns ou dans les autres , ou répétées par tous les Auteurs de Dictionnaires. ( Mém. 6 , 7. ). Examen* par lequel on effaye de mettre à portée de décider fî ce chauffage dont quantité de pays s’accommodent fi bien , mérire le difcrédit où. il efl dans quelques autres. ( Mém. 8. ) Sulphureufes ( exha-laifons appellées ) dans la combuftion du Charbon de terre (Mém. 13. ) D’ailleurs les exhalaifons ful-phureufes, loin d’être en général contraires à la lanté , conviennent dans plufieurs cas. ( Mém. 13 , il 4, 18) 23,27. Analogie de cette vapeur avec les fumées réfineufes. (Mém. 18. 19 ). L’ufage que l’on fait de ce feu dans plufieurs hôpitaux bourgeois & militaires juftifie fa falubrité. ( Mém. 14. ) Conful-tation pour le Prince Théodore de Bavière , Cardinal , Evêque & Prince de Liege, qui s’étoit fa-miliarifé avec l’opinion générale du danger de refpirer l’air chargé des fumées de Houille, & qui craignoit l’habitation de Liege. (Mém. 16) Fumée, examen des inconvénients. (Mém. 22. ) Va , dit-on, jufqu’à ronger les pierres des maifons à Londres.
- ( Mém. 30. ) Odeur taxée pernicieufe. ( Mém. 20. 27). Incommode. (Mém. 23.) (Mém. 22.) Poufïiere de cendres qui s’écartent loin des cheminées , dans les rues. (Mém. 24.) Portraits des rues de Londres, de Liege , de S. Etienne-en-Forez , par plufieurs Ecrivains. ( Mém. 16,27,26, 28 , 25?, 30. ) Anecdote fur le Baron de Polnitz. ( Mém. 30,31,32.) Portrait des Houilleurs. (Mém. 27.) Ces opnions , ces tableaux réduits à leur jufte valeur. ( Mém. 26.) Effet de la fumée fur la peau , félon M. Bomare, ( Mém. 27. ) ( Suie ) odeur qui en réfulte dans les appartements. Peut être propre à rectifier l’air. (Mém. 21.)
- Chauffe de fer. Chauffe fuante. 843.
- Chaufferie en général eft un creufet defliné à recevoir les pièces pour les chauffer à mefure qu’on achevé de les battre. 843 , 1208, 120p. Chaufferie & perfectionnement de l’acier au feu de Charbon de terre , en Suede & en Angleterre.
- 1211.
- Chauffourniers. ( Charbon de ) ChauJJine. Voyez ChauJJine.
- Chauffrettes : fe chauffent à Liege avec toute ef-pece de Charbon la plus foible , empâtée avec de l’argile. 81, 362, 694; avantage ignoré de M. Vend, page 1263.
- ChauJJine , Charbon de Chauffourniers. Charbon pour cuire la Chaux, eft toujours, comme le Charbon de Maréchal, un Charbon menu. 1138, >1241. Charbon maigre , léger, appellé par les Houilleurs Liégeois del Fouaye. 81, 391, 394,
- T1 ERES. 1387
- 393, $96, 1243. Qualité qu’il doit avoir pour cuire la chaux. Voyez Fours à chaux. Prix de la Chaufline au pied des Mines en Auvergne. 39 u
- Chaux noire des Chinois j mélange de Chaux blanche, & d’un mauvais pouffier de Charbon
- de . 1242,1280,
- L Auteur du Traité de la connoiffance générale des Grains & de la mouture par économie, M» Beguillet, à la fuite de l’énumération des échantillons de Charbons de terre de Chine, a pris de cette chaux noire une idée qui n’eft point du tout conforme à celle quen donne le Mémoire inféré dans les Tranfaétions Philofophiques, qui eft celui dont nous avons donné la tradu&ion ; il parle de cette chaux , comme d’une matière
- graffe, qui demande à être employée fur le champs à mefure qu’on Vextrait de la Mine , & qui t pour peu quelle vienne à fe deffécher , perd cet onEtueux d’où elle emprunte toute fa qualité .' en conféquence M. Beguillet croit que ce pour-roit être une chaux naturelle , telle qu’on la tire des eaux de Bath en Angleterre, & qui fait, dit-on , une effervefcence confidérable avec l’eau froide : cette opinion lui a donné lieu d’inférer dans ce même endroit de fon Ouvrage, Tome II, Part. I, page 397, une note fur les Pierres à Chaux noires. Voyez Pierre à Chaux,
- Chemins Royaux. Il n’eft point permis d’en approcher les travaux de Mines.
- Chauther. Mefure de Charbon à Londres, pefant deux mille trois cents livres , revient au Propriétaire d’une Mine , tous frais faits, à treize chelins, faifant 26 deniers & demi,argent de France. 363, Chaux de Mars. Voyez Battitures.
- • Charbon de Chaux. Voyez Charbon de Chauffourniers , ChauJJine.
- Chaux. (Fours à) Pierres à Chaux. 1129. Cheminée £ Appartement* 363.
- En chapelle. Fornix. Caméra. 364. De Cuijîne. 369. En œil de bœuf. 364. A plufieurs ufages. 3 67.
- Cheminées à la PruJJienne, ne font point favorables aux cheminées, où l’on veut fe fervir de Charbon de terre. 1272»
- Caïffes ou petits baquets portatifs , pour garder , près de fa cheminée, ou dans fon antichambre , une petite provifion de chauffage. 366 \ pourroient, pour plus grande propreté, être fpalmées dans l’intérieur. 1273. Doivent être fournies d’un petit marteau à pointe, pour caffer les roulants & les hochets. 366, 127$.
- Cheminée de VAlambic de la machine à vapeurs , en cuivre. Va aboutir hors du bâtiment, de dans cet endroit eft fermée d’une foupape chargée de plomb, nommée Ventoufe. 1089* Chemins pour mener le vent. Voyez Air. Voyez Galeries d’écoulement. Voyez Tuyaux à air.
- Chemins d’une Mine à l’embarquement, doivent être confédérés dans les projets d entre-prifes de Mines. Droit de pratiquer un chemin. 398. Voyez Royaltie. )
- Chemin conftruit par les Entrepreneurs de la Mine de Charbon de Finis. $7^* Chemins de tranfport des Mines d’Auvergne, aBrafïager.ySS.
- Chemin ou Route en planches pour le chariot à levier, depuis l’endroit de chargement a la Mine, jufqu’à l’embarquement dans la Mine de Workington , en Angleterre. 866. Detail de fit conftru&ion. Ibid*
- Ckemife de veine. Enveloppe. 3Î4> SSff Nature & qualité de cette enveloppe dans les Mines d’Àn*
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- TABLE
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- .jou. yS6. Son épaiffeur. 548. Galerie;percée dans J’épaifleur de la chemife, & non# dans la veine ; mauvaife façon. 894»
- Chejna. Le. Dérivé de Chaifneau. Chefneau dans 'quelques Provinces, Echeneau par corruption, Compluvium , terme d’Agriculture.^Canal de bois qui reçoit les eaux d’un toit, & les conduit en bas ; c’eft apparemment de là qu’eft venu le nom donné "au canal par lequel on fait Couler dans la Mine l’eau que l’on veut mefurer. 334.
- Cheteur. Le. Tuyau , ou efpece de cheminée élevée en brique, au-deflus des fofles de grand Athour. 24p. Lorfque la galerie eft percée hori-fontalement fous une plaine à peu-près de niveau. 94p. Effet que produit ce tuyau. 5)5-7. Epaiffeur de la maçonnerie de cette cheminée. 44^ , 945). Plus le tuyau de cette cheminée eft élevé , plus l’air des fouterrains eft vivement attiré par le feu qu’on y entretient. 9$7-
- Cheval. Force de cet animal appliqué à élever les eaux où les Charbons au jour. 1110. Pour élever un feau de 15-0 pieds de profondeur, un cheval emploie 8 minutes , & enleve environ 80 pieds cubes d’eau. Ibid. Un cheval eft en force pour tirer , égal à fept hommes. 1107. Selon Defaguliers , à cinq Travailleurs Anglois. 407. Ce qu’un cheval peut tirer dans les travaux ordinaires. 111 o. La force du cheval pour pouffer en avant, eft prodigieusement augmentée dans les grandes machines à Mollettes. Ibid. Voyez Manege. 12g. Les chevaux qu’on emploie à faire tourner le hernaz, doivent être relayés de deux en deux heures , & avoir les yeux couverts, fi on n’emploie point d’aveugles.
- Cheval {Vallée à ). Grande, droite. 281,301. Dos de Cheval. Rein de chevau. Saut de rocher d’une forme particulière. 374.
- Cheval d'eaux. Maniéré de parler des Houilleurs Liégeois , pour exprimer une quantité d’eaux déterminée. 265». Herna% , ou Machine à chevaux. 237.
- Chevalet. Support. ( Méchan. ) Treteau qui fert à échafauder , & porter des tringles de fer dans les machines hydrauliques. Sax. Stage. 277. Chevet. Sol. Semelle de la veine. G. Liegende. Cheville. Efpece de fort clou à tête , ayant ordinairement depuis trois pouces, jufques à quinze & dix-huit de longueur, pour arrêter les affembla-ges de charpenterie , afin de mettre en place les ouvrages, & les retenir jufqu’à ce qu’ils foient pofés à demeure. 8p. On emploie aufïi en Houille-rie force chevilles de bois ; les Foreurs ont toujours la précaution d’en avoir de la groffeur des forets, & de toute longueur, afin que lorfqu’ils viennent à donner dans une bagne , ils puiffent boucher promptement les trous de fonde. Il arrive quelquefois qu’ils font obligés d’abandonner la place, ou de conftruire à l’entrée de l’ouvrage, que l’on fait alors plus étroit, un ferrement pour y conftruire & renfermer ces eaux avec foin , de maniéré qu’el-les ne puifïent pas pénétrer dans les ouvrages inférieurs. Voyez Serrement.
- Chevre. ( pied de ) ou de Biche. Efpece de Ha-mainte, ou levier. 220.
- Chevron. (Charpent. ) Pièces du balancier de la machine à vapeur. 109 2,1 09 8.
- Chief. Chivre.lÆ. Chaîne du bure ou de foffe,23 o ou Cowette de la vallée. 308. La chaîne du bure , munie d’un crochet à chaque extrémité, ne doit avoir de longueur que celle néceffaire pour aller & venir du tond du bure au jour : elle eft compofée dans fa longueur de deux membres 9 divifée en deux par-
- ties égales, pour qu’ils puiffent fe féparer & k réunir à volonté. La portion qui defcend dans la vallée eft plus forte que la chaîne du bure * on l’appelle Chaîne de Vallée, ou Cowette. Enfit/une troifieme chaîne qui s’adapte au cul du Couffat, & qui en s’enlevant tire un panier attaché à cette chaîne. 230 , 308. Mettre la main au chief. 34.8 347. Comble de chief. Chief à cowe , chief a queue* Le. Conduire les ouvrages d’un bout à l’autre fans interruption. 320, 327. Chief à queue. Voyez Chief à cowe. Chief de Torret , chaîne de petit bure. 278. Voyez Cot\èe. 234. Voyez Cowette.
- Chien. Coffre , Traîneau roulant. Cijium. 373,
- Chine. ( Charbon de ) Efpece prifée par les Chinois, pour l’ufage de leurs forges, 115*5-. Parmi les échantillons de Charbon de terre envoyés de Chine à la Société Royale de Londres, par le Pere Grammont ,avec la defcription des étuves Chinoifes, décrites page 1279, il s’en trouvoit deux efpeces générales en deux paquets ; l’un étoit étiqueté Charbons de bonne qualité, l’autre étoit infcrit, mauvais Charbons : ceux qui étoient dans le premier paquet étoient numérotés vraifemblablement dans l’ordre de leur pofition en terre. Voici leur defcription fommaire. N°. 1, peu charbonneux 8c de peu de qualité : efpece de quartz noir fchifteux, avec des veines fpatheufes blanches ; ce premier échantillon étoit accompagné de trois petits morceaux d’une pierre très-mince en lames plattes de deux lignes d’épaiffeur , tranfparentes comme de l’albâtre ; c’eft un fpath à filets, qui a été comparé à la pierre tranfparente, qu’on croit être du marbre, fïir laquelle les Chinois font ces magnifiques peintures, & dont ils font des paneaux de paravent.
- Le N°. 2 à peu-près comme le N°. 1, mais moins fpatheux & plus charbonneux : la pierre de Charbon , proprement dite , eft encore veinée de quelques légers filets de fpath blanc.
- Le N°. 3 un peu meilleur que le précédent, mais encore peu bitumineux ; il eft grenu, à petites lames : il y en a un fécond paquet du même Numéro , qui eft moins bon, & mêlé même de petits filets de fpath blanc.
- Le N°. 4 n’eft point veiné , mais il eft à lames brillantes , & eft de bonne qualité.
- Le N°. 5*, bon Charbon à grandes lames brillantes , mais inférieur à un Charbon de terre de France.
- Le fécond paquet, infcrit mauvais Charbons, contient un N°. 6, qui eft fchifteux & très-pyri-teux ; un N°. 7 de même efpece, qui n’eft point bitumineux ; un N°. 8 , infcrit très-mauvais pour la fantè : ces morceaux font pleins d’une efpece d’ocre ferrugineufe , comme nos Charbons d’Auvergne ; ils ne font point gras.
- Les Numéros 9, 10, 11 , 12 , paroiffent être des morceaux de Mâchefer vitreux, de couleur très-rouge.
- Chinoifes. ( Etuves ) Rang. 5*5)4, 6$6. Voyez Etuves.
- Chlique. Schich. ( Métallurg. ) Minerai en poudre*
- 1223,
- Choc. Croc. Puits de Mine.
- Choin. (Pierre de) 522. Rouge. Idem.
- Chommage des Canaux de Briare , de Loing & d’Orléans, tous les ans, depuis le mois de Juillet jufqu à la S. Martin , foit pour faciliter les réparations qui font à y faire , foit à raifon des glaces fréquentes en hiver, qui en interrompen t fou vent «navigation. ^38-
- Çhommagc*
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- DES MATIERES. i^Sp
- Chommage. Fitoyage des puits de Mines. 347 ,
- 348.
- Chorobatte. Niveau. G. Wafîêr - waage. Grad Bogen. libella. 784.
- Choxque. Le. Première ouverture produite par ï’entame d’une veine dans fa laye, & dont il réfulte néceflairement des débris de mauvaife Houille, ou d un genre de téroulle, qui prend quelquefois le nom de Choxque. 290, 347. Voyez Percer au pic.
- Chymie. Premier moyen par lequel il efl: à propos de commencer l’examen d’un Charbon de terre, avant de palier à l’analyfe par le feu immédiat de la voie des menftrues, limples & compofées. C efl: le moyen le plus favorable pour donner une idée générale des parties conftituantes de ce foffile.
- Chymie analytique , en décompofant le Charbon de terre , y décele des principes médicamenteux ; procure même des remedes propres à differentes maladies. 1116. Voyez Analyfe des eaux minérales. 1118, 1121,112$. Des boues minérales. 1120. Analyfe du Petrole. 1121, î 124. Voyez Analyje, Mâchefer. Les opérations de Chymie & de Pharmacie peuvent-elles s’exécuter au feu de Charbon de terre ?• 1256. Voyez Pharmacie.
- Ciel. ( Points Cardinaux du ) Voyez Cardinaux.
- Ciel ouvert. ( extraEHon ou exploitation d),dans le Forez. 785.
- Ciments, mortiers dans lefquels on fait entrer la Houille brute, ou fes cendres, ou fa fuie. 112p.
- Ciment perpétuel , ou Ciment de Fontainier.
- Idem.
- Ciment ou Mortier de Béton. 1134* Voyez Cendrée. Voyez Mortier.
- Cinders. An. 25*5*. Fraifil. Braifes qui approchent 'd’un état de calcination, qui in cineres abeunt, 417, Qualité ou nature du feu & de la flamme quelles donnent. 1231. Cinders qui fe font fur le champ. 198p. Cinders de Newcaftle. 1198. De Kinneil en Ecoffe. Ibid. D’Edimbourg , de Winlington. Ibid. Fabrication de Cinders dans la Forge de Clifton. 1178. Dans les Forges de Sultzbach. 1180. Voyez Fraifil. Cinders employés avec avantage par un Orfevre. 1231. Obfervation de M. Venel fur la couleur des Cinders & des Coaks. 1189. Prix des Cinders à Newcaftle. 1198. Ce que 24 brouettes de Charbon produifent de Cinders. Ibid. Ufage des Cinders. 1261. Voyez Coaks.
- Cineres conglomérats. Rapillo. Les Italiens donnent ce nom â des terres brûlées 5 comme réduites en cendres , d’une couleur grife plus ou moins foncée : ces cendres environnent les bouches des Volcans , & fe rapportent beaucoup aux terres calcinées qui fe trouvent en Auvergne , 177. & à la Ponolane.
- Circulare (tranfportatorium). Rapporteur. 785. Circulation du Charbon de terre. Sa liberté dans tout l’intérieur du Royaume , conduiroit à la préférence du Charbon national, & encourageroit les exploitations. #
- Circulation de Pair dans les Mines. Différents moyens pour l’établir. 267. Voyez Ruwailettes. Réflexions fur ces différentes méthodes , & fur ce qu’il y auroit à faire pour les porter au degré de perfection dont elles peuvent être fufeepti-bles. 971. Voyez Air , Airage.
- Circuler (faire) Pair, faire le tems. Faire circuler le vent, ou le fouma avec le vent. 264.
- Circulus ferreus. G. Eiferner ring. Das eiferne Redlein. Anneau, cercle de fer fervant à attacher ou à faifir une piece quelconque; on a befoin d’an-
- Charbon de Terre IL Part.
- «eaux de fef ou de plomb dans les agrès OU équi-pages de Mines. 390, 47° > 471 » ÏO23».
- Circulus horatius. G. Stunden-Scheilen. !Voy% Cercle horaire.
- Cifeau. Erpet. Le. £97* Cifeau Ou Trépan de fô fonde a forer. 885. Voyez Meche.
- Cijium. G. Laufttarn. Traîneau monté fur rouesw Voyez Traîneau, Chien.
- Cite de Liege. ( Areines de la) Leur garde confiée aux Jures du Charbonnage , qui doivent en confé-quence les connoitre parfaitement pour veiller à leur confervation. 317,330. Vifite de ces Areines*
- 337.
- Citer les Maîtres de fofïes. 327*
- Citer les Maîtres d’un héritage» 327,.
- Gains. ( Jurifprudence Liégeoife ). Acquifition prohibée , contraire à l’efprit de l’article de la Loi * comme l’étoit , par exemple, autrefois facquifi-tion de parties de foffes, par les Jurés du Charbonnage, ce qui efl: aujourd’hui licite,ou toléré» 317* Claignes. ( débouter à) (Jurifprudence Liégeoife )* fignifie par voie de fait ; le droit du Cens d’A reine , réglé au 88* trait libre, efl: un bien réel, dont le Propriétaire ne peut être débouté par daignes *! mais par l’autorité du Juge : c’efl: la matière du 2* article d’un record de la Cour du Charbonnage , du dernier Juin 1607.
- Clan. Terme de Charpenterie, bout des pièces de fleures qui font fous les portelots, pour attachée les rebords & bordages des bateaux.
- Clapet. Petite foupape de fer ou de cuivre, que l’eau fait ouvrir ou fermer, par le moyen d’une charnière. 1023. Sujette à de fréquentes réparations , & à différents inconvénients. Idem. Confl-truûion des foupapes à clapets. Id. Platines de métal, placées fur le cuir du clapet ; leurs ufages*1 3027, 1028. Voyez corps de Pompe.Yoyez Cnt-paudine, Valvule, Soupape à Clapet.
- Claufthal. (Expérience Barométrique, faite dansi les Mines de) 944*’
- Clauftrum. Quarré de terreîn déterminé dans les conceflions.
- Clavis. Axiculus orbiculorum. Boulon, Goujeon* Clavettes. 470, 471a
- Clavus. Cuneus. Cheville.
- Clayes & Sployons. Le. Voyez Sployon.
- Clayes propres à fuppléer aux Cribles, pouC féparer le charbon menu du charbon en mor* ceaux , ou Roulans, lorfqu’on veut faire des briques ou pelottes de Charbon. 1331. Voyez Quartier des Clayes, ou Quartier de Remuage*
- 1338-
- Clos des Pjdtes. Préparation qui s’exécute dans ce quartier, pour corroyer les terres graffes que l’on veut allier au Charbon de terre, afin de faire des briquettes. 1337. Cet aprêt des argilles peut fe faire de deux maniérés. 13 3 8«
- Clef, ou Tourne-à’gauche ,pour viffer & deviffeg, les différentes pièces de la tarriere Angloife. 887 a
- 390,392*
- Clerk. An. Contrôleur.
- Clige. Le. 233,370. (Bois de Rotte à) 371,; Cliperon. Clipuer. Idem. Clipuer, Cliperon. Ibidj Cliquet. Soupape de sûreté. Cliquet de marionette , placé au - deffus des Alambics de la Machine â vapeur de Griff & de Wafington. 411 > l09Si Cloche. ( Puits de la ) en Auvergne, dont ort prétend que le Charbon efl: dune qualité approchante de celui d’Angleterre. 793*
- Clodt Coal. Charbon ainfi nommé dans les Mines d’Ecoffe, 38. Regardé par M. Jars le plus fa-
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- TABLE
- ï35>°
- vorable pour être réduit en Coak. 415. Voyez Top Coal. Pelling Coal. Pitch Coal.
- Cloifon. Clouaifon, (Droit de) en Anjou. Voyez Droit.
- Clôture. Parapet, Mur 9 rempart. Agger. Valium. Su. Stein Valle. Berme.
- Clous ( Charpenterie ). Efpeces de chevilles de fer à tête, employées aux gros ouvrages, & qui y reftent à demeure. Voyez Chevilles.
- Clous. Noyaux pierreux, marrons pyriteux
- dans les Mines de Charbon. SS s 546*
- Clufte. G. Foeders. An. Fibres , Veinettes. Clutte. Charbon. Efpece de petite Terroule. y 74.
- Coaks. An. Charbon réduit par une fimple def-ficcation ou évaporation dans un état de braife plus ou moins décidée , félon le feu quon a fait efïuyer au Charbon brut, & privé ainfi ou de fon humidité , ou de fon acide onftueux , &c. 2 5y , 41 y. Fabrication de Coaks , à Carron en Ecoffe. 1178. Coaks faits fur le champ , fur le foyer , pour les fabriques de limes. 115)8 , 15)5*5). Economie & propriétés des Coaks au feu. 1200. Voyez Braifes, Cinders , Clod coal, Pitch coal.
- Coal. Agent. An. Coal (cake of ), croûte en gâteau que le Charbon de terre gras forme en brûlant. Coal (Caking). 413. Voyez Voûte. Coal (Clod.) Voyez Clod. Faiïor. An. Commis. Felling, Filling. Charbon qui fe gonfle. (Main). Charbon ferme. 384,386. Owner. An. Propriétaire. (Pit) Charbon de Mine. ( Pitch ) Charbon de poix , Charbon de Forge , Charbon de Maréchal. 3 , 1119. Tous les Charbons de ce genre fe bourfoufflent plus ou moins au feu. Coal-Rake. Raker. An. Rable , four-gonnier. Cornus furnarius. 3 66. (Slipper. )
- Coal TVagon, An. Charriot à Charbon. 698.
- Cobalt. Minéral propre à colorer le verre en bleu. I2y2. Voyez Safre. Voyez Smalt. 366.
- Cobolt. Anciennement les Mineurs ignorants appelaient de ce nom l’exhalaifon fuffocante, qu’ils prenoient pour un efprit follet, pour un mauvais génie. 33,5)28.
- Cochlea exterior Ecrou.
- Cochlea interior. Strie Cannelée qui régné en
- fpirale dans l’intérieur d’une vis.
- Codax. G. Kapife.
- Code civil , politique économique fur les Mines , d’un très-grand fecours pour préparer les difpofi-tions des Ordonnances & des Réglements qui manquent fur cette matière, 828.
- Cog-wheel. An. Toute efpece de grande roue, armée d’alluchons. Voyez Alluchons.
- Coins. An. Wedges. 388. Su. Kyla. Coins ou Aiguilles. 21p. Coins à Caillouy y43. à Pan terminés en pointe. 220.
- Coiftrejfe. Queftrejfe* Le., Efpece de galleries, pratiquées à droite & à gauche , dans les ouvrages îouterrains. De dix en dix toifes, on fait de ces chemins, à la tête defquels on ménage un char-geage ; de diftance en diftance on y fait une communication pour la circulation de l’air. Coiftrejfe de Gralle. 261. De Montée. 2y8. Des Niveaux du buret borgne levay. , borgne niveau. 2y8.
- Coiftrejfe de vallée. 256, 260.
- Colletta. Symbolum. Agricole.
- Collets ou Rebords. 1084. De l’alambic de la machine à vapeurs. 1093. Du Cylindre. Voyez Cylindre.
- Collines G* Montagnes. Confédérations de cette première épailfeur du globe, relativement à ce qui fe trouve au-deffous. 242*
- Collis, Mons. Pogium. Podium. Puteus. Pic. 742*
- Comble, (mefurer.) Voyez Mefurer.
- Combles. ( Pojfejfeur des) Le. Hurtier. 32f4 Voyez Hurtier.
- Combuftible. ( Du Charbon de terre comme ) pro„ pre à chauffer , foit fours , foit fourneaux à chaudières. Il n’eft pas plus^pîus difficile de mettre à profit le feu de ce foflile que celui de bois , de graduer à volonté l’effet des fourneaux & des fours dans lefquels on embrafe le Charbon de terre. Premiers avantages de cette fubftitution , pour les grandes Manufa&ures. 1240, 1241. Arts différents auxquels le Charbon de terre eft néceffaire comme combuftible. iuy. Voyez Arts.
- Combuftion , ignition , déflagration du Charbon de terre , fervant à connoître la composition & la texture de ce foflil, par la maniéré dont le feu le détruit, & par le réfidu qu’il laiffe après être con-fumé. 3 54,1141. Ne développe rien de contraire àlafanté. , 424,5*81.
- Commerce de Charbon de terre, fait une branche confidérable dans quelques Provinces de France, à Liege, en Angleterre.
- Commerce ( Chambre de) à Rouen. Voy. Chambre , Confommation.
- Commerce du Charbon de terre en France. 626. Code du Commerce du Charbon de terre en France. 828. Droits d’entrée des Charbons de terre étrangers. 627, 631,719. Voyez Droits d’entrée. Droits d’entrée du Charbon de terre » venant de Liege. 627. Du Charbon de terre du Hainaut Autrichien. 629. Du Charbon de terre, venant de la partie du Hainaut rendue au Roi d’Efpagne ; dans la partie du Hainaüt refté à la France. 628, 629,701. Du Charbon de terre , venant de l’Ifle Royale. 62p.1 Venant des Provinces réputées étrangères, 627. Voyez Provinces réputées étrangères. Venant de l’Etranger à Rouen. 632,. Prix de ce Charbon dans cette Ville. Idem. Voyez Droits d’entrée*
- Commerce du Charbon de terre à Paris , confï-déré depuis les premiers Ports d’embarquement jufqu’à fon entrée en Loire. 357. Difficultés que ce Commerce éprouve fur cette riviere.
- Idem.
- Loix du Commerce ( Idée générale des ) des Marchandas voiturées par eau pour la provi-fion de Paris, & qui arrivent & font déchargées dans les Ports de cette Capitale. 6yo 669. Charge d’un bateau de Charbon de terre. 684. Amende portée contre les Voituriers. 668.
- Commerce du Charbon de terre dans la Banlieue de Paris. 669.
- Commerce du Charbon de terre dans Paris. Prix du Charbon venant de l’Etranger dans cette Ville. 688. Réglé parle Prévôt des Marchands. Idem. Idée du Commerce de Charbon de terre dans Paris. 626. Les Marchands Forains & les Mariniers du Forez , du Bourbonnois & de l’Auvergne, achètent au meilleur marché poflî-ble les Charbons au pied des Mines , ou à l’endroit de l’embarquement. Ils en prennent, à un prix toujours affez cher, de toutes fortes de qualités ; ils les mélangent enfuite en chemin, nonobftant les défenfes précifes. y8i , 382 , 678, & en font en général une marchandée que l’on peut dire d’une qualité affez médiocre : l’intérêt de ces Mariniers, lorfqu’ils font arrivés à Paris, eft de s’en retourner promptement , pour fe défaire de leurs marchandées ; ils ne peuvent s’adreffer qu’à des Marchands détaUleurs, y oyez Marchands Bourgeois. 6y y,
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- DES MA
- CeüX-cî, domiciliés à Paris, achètent les Charbons plus ou moins cher , félon les connoiflan-ces qu’ils ont de cette marchandife, 8c encore plus félon la facilité des paiements : en confé-quence des prix 8c de la longueur des termes accordés , ces détailleurs donnent peu de comptant, payent en papier à io, 12, & 13 ufances, 8c font encore à même de détériorer de nouveau la marchandife par des mélanges : les crédits faits aux Ouvriers par les détailleurs, deviennent ainfi une caufe d’augmentation abu-live de prix; les Ouvriers abufent eux-mêmes de ce dernier changement de main, fous le prétexte de préférence qu’ils accordent à celui des dérailleurs avec qui ils font affaire, & des facilités qu’ils pourraient trouver chez les autres détailleurs intéreffés à fe former beaucoup de pratiques , 8c qui, par cette raifon , s’enlevent les Confommateurs à l’envi des uns des autres, & fe les confervent à la faveur du crédit* Voyez le Commerce du Charbon de Newcajlle , & les remarques qui y font jointes , pag. 425* ,42 6. Cette maniéré dont le Commerce du Charbon de terre fe fait à Paris, en palfant par différentes mains , avoit donné en 1775* au fleur Mathieu , ( foit difant en vertu d’un privilège du Roi ) l’idée & le projet d’une Société, qui, fous prétexte d’affurer fur les lieux à plus bas prix des fournitures de Charbon de bonne qualité , 8c dégagé de tout mélange , de remédier ainfi aux inconvénients réfuîtants des changements de main , ne fe propofoit réellement autre chofe que d’envahir le bénéfice des Marchands Bourgeois 8c des Marchands Forains, en le partageant entre PExtradeur & le premier Acheteur feulement, auquel la marchandife aurait été délivrée diredement. Voyez Acapa-rement.
- Ce bénéfice des Marchands détailleurs, paraît encore confidérable, à en juger par quelques-uns qui fe font retirés , 8c par d’autres qui étoient prêts à fe retirer ( à l’époqne du projet du fleur Mathieu ) avec une fortune des plus confidérables. La fpéculation du projet du fleur Mathieu pourroit répandre quelque jour fur cette matière : nous la placerons ici ; on y prenoit pour ce calcul la moyenne proportionnelle fur la confommation journalière de Paris, évaluée à peu-près 27 voies par jour , ( mefure de Moulins ) faifant 29 voies 8c ?, mefure de Paris* Voyeq ce que nous avons dit à l’article de la Confommation de Paris, page 688,
- Frais, à une voye de Moulins , mefure dudit lieu.
- Pour l’extradion à 2^ par poinçon , fait par voie............iott
- Tranfport par terre de la Mine
- à l’embarquement............9
- Voiture de l’embarquement à Paris..........................21
- Nota, La voie de Moulins eft prefque d’un fixie-me plus forte que celle de Paris, par conféquept il faut fouftraire un fixieme du prix qui eft 6tt 1 f 4d
- Tl ERES.
- Partant la voie de Charbon, mefure de Paris , fans accident , ne doit coûter
- que*...,........*33
- Mais, en confidération des accidents 8c non valeur, on la portoit à 2tt de plus , ci....................... a
- Ce qui donnoit . .......... 33
- *39* 6 $
- 6 s;
- Frais, à une voie de S, Etienne en Fore\ des Mines de Roche-la-Moliere 9 mefure de S. Rambert,
- Êxtradion......... *.......... 7**
- Tranfport de la Mine à l’embarquement ......................10
- Voiture de l’embarquement à Paris....................... 3 6
- 53
- La voie de S. Rambert d’un tiers plus forte qus celle de Paris.
- Partant , déduction fur le prix de 17^ 13 4
- Au moyen de quoi la voie de S.
- Etienne reviendra à............. 33 6 8
- Quant au Charbon de l’Auvergne, les Extracteurs fe chargoient encore de cette branche, 8c de fournir la voie, rendue conduite dans les Garres de Paris, à raifon de 32®. Les Auteurs du projet regardoient comme confiant dans le fait, que la voie de Charbon du Bourbonnois ne coûte pas réellement iQtt d’extradion ; mais comme on no peut juger du bénéfice que fait un Entrepreneur , qu’après que fes folfes , machines 8c uftenfiles font établis , 8c qu’il eft en pleine exploitation ; fi la veine eft bonne, il y gagne beaucoup 5 fi au contraire elle eft défedueufe, qu’il y ait beaucoup de crains de d’eau, il y perd ; c’eft pourquoi oit croyoit pouvoir porter à 3 la voie de Charbon de terre des Provinces du Bourbonnois & de S. Etienne ; à 3 2* la voie de Charbon d’Auvergne , rendue , conduite dans les Garres de Villeneuve* Saint-Georges 8c des Carrières de Charenton % près Paris , aux rifques, périls 8c fortunes des Extradeurs.
- Après avoir fuppofé que la confommation dë Paris étoit de 29 à 30 voies par jours ouvrables, on fuppofoit encore celle des Environs, c’eft-à-dire, depuis Briare jufqu’à Rouen 3 à moitié ; cela fournirait, compris la Capitale, 43* voies par jour, par conféquent 1330 voies par mois, 8c par an 16200 voies, defquelles il y en aura
- r 10800 voies faifant les deux tiers, pro* 16200 < venant des Mines du Bourbonoois 8c du (Forêt, à 35 livres , feront la fomme de 378000^
- 3400 voies faifant l’autre tiers f „
- des Mines d’Auvergne, à 32% />>oooo .
- feront la fomme de 1J2000)
- La voie de Charbon de terre coûte aduellement (177 ) aux Confommateurs de Paris; favoir,
- l’Auvergne foixante livres la voie, y compris 22® d’entrée , ce qui revient à 38*.
- Le Forez foixante-dix livres, dédudion des en-* trées 48
- 8c le Bourbonnois 72** , dédudion des entrées S°
- Le fleur Mathieu établifloit que les 16200 voies,' à 37tt & 32% coûteraient à la Société y30000% en le vendant 44^ la voie, elles auraient rapportées par an 712800% partant il refteroit un bs*
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- TABLE
- néfice net de 162*00*, fur lequel il y auroit les frais de Régie 8c de Bureau,
- Ge bénéfice devoit augmenter à raifon de la confommation , au fur & à mefure que les Marchands de Paris fe trouveraient forcés d’abandonner leur commerce. L’Auteur du projet préfumoit encore qu’on auroit en peu de temps la confomma-‘tion de la Capitale 8c des environs. Les fonds d’avance confidérables, néceflaires dans cette en-'îreprife , fe trouvoient dans une Société , dont les intérêts étoient divifés félon les mifes.
- Commerce du Charbon de terre à Liege. La rivière de Meufe qui traverfe cette Capitale, que l’on-doit regarder comme le centre des Mines de Charbon du pays, favorife fuffifamment l’exportation de ce combuftible , non - feulement dans les Pays-Bas, mais en Hollande, pour faire du travail de ces Mines, une fource confidé-rable de richefles. 84,34P*
- Commerce du Charbon de terre en Angleterre. 424, 427, 434, 43 5. De Neivcajlle, à Londres , premièrement mentionné dans le Foedera. 42p. Etat de ce Commerce en 15*35. p. 434. En 1615*. p. 424. En 165*5*.^. 425*. Le Roi Charles fait un petit armement pour protéger ce commerce devenu très-confidérable, & impofe à cet effet 4 chelins par chalder. 435. Convoi de neuf Vaiffeaux de guerre, . Chambre de
- Commerce à Rouen. Voyez Chambre. Voyez Consommation.
- Commis. An. Coal faélor.
- Commis pour la perception des droits des Mefure ur s. Voyez Mefureurs.
- Commis Planchéieurs, & Metteurs à Port. 675*. Commun, (bon fer) Voyez Fer.
- Communauté des Metteurs à Port , Débacleurs % 'Gardes-bateaux , Planchéieurs, Equipeurs, Boueurs fur la riviere de Seine. 65*7.
- Communauté, ou Corps du métier des Houilleurs à Liege. Collegium Hullariorum. Ses ftatuts & réglements. 340,341. Voy. Chartres.
- Communauté des Nautes. Nautæ Parifaci. Anciennement Communauté des Marchands de Paris. 544.
- Communication. ( pajfage de ) Alveus. G. Berg Trog. Voyez Alveus.
- Pour communiquer avec une areine, il eft deux moyens au choix des Entrepreneurs des Mines ; le premier eft de chafTer une gallerie dans les veines & dans le rocher ; le fécond eft de communiquer par des Boleux. Cette fécondé façon ; quoique pratiquée , a l’inconvénient de ramener avec les eaux qui paflent par le boleux toutes fortes d’immondices, qui, en venant boucher le trou , forcent les eaux de remonter dans le bure, où il faut enfuite les xhorrer. Voyez Bo-leux.
- Communiquer Vair. 293.
- Communication des ouvrages d’une Areine à une autre, fupérieure ou inférieure.
- Il faut obferver qu’à Liege il eft défendu, fous peine capitale, à tout Maître de folles travaillant par bénéfices des areines franches, c’eft-à-dire, fe débarraflant des eaux de fa Mine,par ces Areines, de communiquer fes ouvrages à une areine bâtarde plus baffe ou inférieure, à caufe du grand préjudice que cela feroit aux areines qui fournirent à la Ville.
- Il eft également défendu à ceux qui travaillent par les bénéfices d’une areine bâtarde, d approcher les limites de Tareine franche, fous
- fous la meme peine ; à cet effet, on fait def maflifs féparatoires, qui font en garde de loi* pour faire la diftin&ion & la féparation de toutes ces areines. 3 3
- Compagnies formées pour exploiter par eon-celïion 5 comment elles font dirigées dans les Pays étrangers. 81 y. Compagnies formées en France pour ces exploitations par privilège. 816. Compagnie Royale en Auvergne, 5*88. Comment ces Compagnies font compofées pour l’ordinaire. 816, 823. Abandonnées à elles-mêmes dans le choix des moyens à employer pour pourfuivre leurs en-treprifes. 816 , 817. Le plus grand nombre de celles qui fe font formées , n’ont pas répondu à ce que le miniftere en attendoit pour une exploitation utile , & pour fournir abondamment à la con-fommation. 816. Voyez Actionnaires. Ces Compagnies n’agiflent point par elles-mêmes, elles font obligées d’avoir des Direâeurs, des Caifliers, des Commiflionnaires, des Commis & autres Employés pour faire l’exploitation 8c la vente du Charbon de terre , ce qui augmente confidérablemenc les dépenfes , empêche les Entrepreneurs de pouvoir aifément ratrapper les intérêts de leurs mifes , 8c faire fur cette efpece de marchandife le profit qu’elles ont en vue j ce qui n’eft pas de même pour les Propriétaires faifant valoir par eux*» mêmes, & à moins de frais, leur terrein, fe contentant d’un profit modique, plus volontiers que ne font des Compagnies qui n’agiflent point pac elles-mêmes. 815. Voyez Concevions. AJfociations. Privilèges.
- Une Compagnie qui veut fe former au Pays de Liege , s’affure d’abord de l’étendue diî terrein quelle veut exploiter ; elle a pour cela la voie d’acqüifition de ce terrein , pour lequel elle traite avec les Propriétaires la voie nommée Conquête , & la voie nommée Prefcription. 3 ip 9 323,324, 328. Voyez Conquête, Prefcription ; Propriétaire. Connoiflances préliminaires , utiles à ceux qui veulent entrer dans les Sociétés formées pour les exploitations de Mines. 817,818^
- 824,825V
- Les Compagnies de Mines, pour ne pas cou-; rir le rifque d’être ruinées , doivent être feules , ou en petit nombre dans l’endroit où elles exercent leurs privilèges : outre l’inconvénient auquel on doit s’attendre du débauchement des Ouvriers, il eft aifé de fentir que ces Compagnies fe nuifent réciproquement de bien des maniérés ; que les frais des agrès 8c équipages doivent être reportés fur le prix du Charbon , qui alors doit toujours être cher , les profits étant divifés entre plufieurs, & les dépenfes étant fortes : ce n’eft plus là le cas de la concurrence. 825*, 825.’
- Compagnie ( Droit de ) des Mefureurs de Charbon de terre , dans la ville de Paris. 66oj
- Compagnie des Marchands fréquentant la Loire. 712. Voyez Droit de Boîte. Comparchonniers. ( Maîtres ) Parchonniers. Par-5 chons. Le, Dérivé probablement du mot Perfonniers.% en ufage dans plufieurs Coutumes, 8c particulier ment en Bourgogne, où les Mains-mortes ont lieu*’ & fignifie afîocié avec un autre , pour tenir un ménage en commun ; ces Coutumes font que ceux d’une même famille tiennent tout en commun, 8c chacun de ceux qui la compofent s’appelle Per fin-7Îterst ou Comperfonniers. Comperfonniers. 326» Compajf. ( Berg. ) G. der zulege ( das zulech «AdeK z.eiken f Bouflole de Mines. Voyez Boujfil&t
- Cçmpat
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- DES MA
- . JCompas de proportion. 788. Cas où cet infiniment efl commode. 801.
- Complots, mutineries, cabale des Ouvriers. Prévus par les loix de la Houillerie à Liege. 3 4^*
- Compluvium. Le. Chefna. Voyez Chefna. Compagnons du métier de Houilleur, à Liege. 343* Comporte, Baille.Mefure. 533 9 53 8, 53P* Ufaée dans l’Abigeois. 724. Du poids d’environ 28olivres net à Bordeaux.
- Compofée. ( Raifon ). Voyez Raifon.
- CompreJJion (Phyf.) A&ion de réduire l’air dans un moindre volume : les loix principales de la Comprefïîon , confîflent en ce quelle efl en raifon des poids , & que plus l’air efl comprimé , plus grande efl fon élaflicité. 935.
- Comptage. Wardage. Le. 35>°*
- Compte ( Droit du ) bon à flipuler351» V. Panier. Compte. ( Panier du) Droit extraordinaire. 351. Compte , vingtaine. An. Score. 432.
- Compteur, Marqueur. Wadefofïe. Le. A Da-lem , Notulant & Propriétaire. A Liege , fon «liflriét confifle à tenir une note exaéle de toutes les marchandifes, & la note des journées de tous les Ouvriers employés au fervice de la Société; fon compte doit être arrêté tous les quinze jours : il efl aufïi obligé à chaque quinzaine de diflribuer à tous les AfTociés un billet contenant ce qu’ils doivent payer pour leur part. Le droit du Compteur efl d’un pour cent de toutes les dépenfes qui fe font. 32(5, 327,350.
- Compteur, Ouvrier Trayeur. Le. 325, 351* ConceJJions de Mines, permifîions , privilèges accordés par les Souverains , de fouiller , d’exploiter fur fon propre terrein, ou fur celui d’autrui ; & qui ont pour objet de favorifer la découverte ou î’extraélion des matières utiles. 503 , 615. Les ufages font différents en différents pays , & félon les minéraux. Dans le Hartz , il efl permis à tout Mineur d entreprendre une Mine de fer; les Officiers du Roi, c’efl-à-dire, le Confeil des Mines leur en donne le Fief ou la Concefïion, mais fous des conditions relatives à l’abondance du Minerai. A cet, effet on leur fixe une fomme quelconque pour chaque foudre de Minerai ( quarante-huit quintaux le foudre ) , de façon qu’ils puiffent gagner leur vie honnêtement , en bien travaillant. On diminue ou fon augmente cette fomme, faisant la quantité qu’ils peuvent livret.
- Maniéré de tracer les ConceJJions. 814* Concefïion en Angleterre. 35)8 , 399. Voyez Royal-tie. Privilège Royal. Contraire au privilège des Hoaflmen. Voyez Hoafl Man. Les Bourgeois de Newcaflle fur le Tyne , obtiennent l’abfolue concefïion de leur Caille Moor, pour la fouille du Charbon de terre. 422.
- ConceJJions de Mines de Charbon en France. Hif-toîre des Concédions qui ont lieu fur les Mines de la Province d’Anjou. 54p. Concefïion de la Duchefîe d’Uzès. 534. Des Mines de Rouergue, par Arrêt du Confeil du 15 Février 17(53. Des Mines de Nort. Voyez Nort. A Montrelais. 552* Au Seigneur de Mont jean• 553. Dans le Lyon-nois. 503. Reproches contre les Concefïionnaires dans cette Province. 521,707. Concefïion du Baron de Vaux, dans le Forez fous prétexte de be-foin de grande quantité de Charbon de terre, pour la Manufacture Royale d’armes, révoquée fur les repréfentations des Propriétaires des Mines du Forez, & des Marchands de Charbon de terre à Paris. 582. Solliciteurs de Concédions. Con-! cedionnaires. 503. Lettres de Concefïion , doi-
- v Charbon de Terre. IL Pan
- TI ERES. 1393
- vent toujours être dans les formés legales, 8£ oétroyées par Lettres - Patentes. 616. Voyez Lettres-Patentes. Voyez Légijlation françoifle relative aux Mines de Charbon. Conditions à examiner dans ces privilèges , par les perfonnes qui veulent y être intéreflees. 825, 826, 828. Sentiment de l’Auteur fur les Concédions en général. 598,56p. Sur l’abus que l’on fait du Réglement provifoire de l’année 1744 » concernant l’exploitation des Mines de Houille , lequle ne valide & ne favorife en aucune maniéré l’obtention de ces privilèges. 91?,616,617,618 9 619, 620, 621. Ces Concédions font des privilèges odieux. 619. Entièrement préjudiciables; aux Propriétaires , qui en tout doivent avoir la préférence. 61 y*
- ConceJJionnaires. Punis pour abus de privilège*' 550. Abus des Concefïionnaires. 710. Voyez Compagnies exploitantes par privilège. Avis de M. Voglie , fur les ouvrages des Concefïionnaires des Mines d’Anjou. 568.
- Concordat en 1487 , au Pays de Liege, intitulé Paix de S. Jacques, émané d’un travail férieux, par Commifïion des trois Ordres de l’Etat. Bafe de la Jurifprudence Liégeoife , fur tout ce qui concerne la Houillerie. 314.
- Concurrence laiffée anciennement en France aux; Propriétaires , par la. liberté indéfinie de fouiller * peut être quelquefois défeélueufe. 615,621.
- Concurrence du Charbon de terre étranger, écartée par l’exploitation d’un droit fort. 634*
- Ccncujjîon des Officiers Mefureurs & Porteurs de Charbon de terre à Paris, dans la perception de Droits. <583. Voyez Contraventions.
- Condenfadon. (Phyfique. ) Terme fort en ufage fur-tout dans l’Aréométrie , par rapport à l’air , que l’on condenfe très-aifément. 5)35,936. Voyez CompreJJion.
- 1 Conducteur des Seaux. Dans les Machines qui enlevent l’eau du fond des Mines. Voy, Brinqueballe. Conduire 4 mener le vent. 266. Embouter Vairage*
- Idem«
- Conduite des Charbons £ Auvergne à Paris. 55)3.
- Conduites des eaux. Sax. Aufschage Waffer. Conduits d'airage. Voyez Airage.
- Conjîfcation de marcnandife , ( venant par mer y excédente, à raifon de 2000 liv. par tonneau. 63 3^ Conjîfcation portée fur les Charbons arrivants dans Paris. Dans quels cas. éjo, 663 , 668 # 669,670,671,674,575,677, 679 , 680* Confrairie des Hoaflmen de Newcaflle. 422. Son incorporation fous la Reine Elizabeth. 43 o-
- Confrairie ( Ancienne ) des Marchands fréquentant la rivièrei de Seine. Mercatores aquæ Pariflaci*
- 645V
- Congé. Cas où, à Liege, il doit être donné à un Ouvrier. 346*
- Congédiés. ( Ouvriers étrangers dans la Coutume de Houillerie à Liege , ne peuvent être ) pour être remplacés par les enfants ou domeftiques des Maîtres de foffe. 345»
- Connoijfement. ( Commerce de mer. ) A été figné
- du Capitaine du Vaiffeau & de l’Ecrivain , portant reconnoifïance des Marchandifes que le Marchand a fait charger , avec fourmilion de les porter à leur deïlination, moyennant un certain prix ; tout ce qui a rapport à ces efpeces d aéles fous feing" privé, efl fixé par l’Ordonnance du mois d’Aoûc 1681.
- Le mot de Connoiffement n’efl gueres d’u** (âge que fiijç l’Océan ; fur la Méditerranée, otx
- , E16
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- TABLE
- 1394
- dit Police de chargement, qui a la même lignification.
- Conquête , Droit de Conquête, Formalité à obfer-ferver de la part de l’Entrepreneur pour ce Droit ; elle confifte à prouver par témoins ou par experts, qu’il eft en état de bénéficier , ou d’extraire les eaux qui fubmergent les Mines à conquérir, quand ce feroit même des veines ou couches de Charbon qui n’auroient jamais été exploitées, que ce foit par une gallerie d’écoulement, faite ou à faire par enfeignement du Juge , ou par bénéfice delle tinne. Voyez Tinne. La fécondé formalité confifte à faire conftater le fubmergement des Mines , & l’impolfibilité de les travailler fans bénéfice (Sa-reine ou delle tinne ; & enfuite à demander au Juge les fins & effets de l’aétion de la Conquête , qui eft un décret d’adjudication : en ce cas , le Propriétaire du fond , ajourné , doit déclarer s’il eft dans la réfolution de travailler par lui-même les Mines qui font dans cet état. Il reçoit ordre du Juge de mettre aufli-tôt la main à l’oeuvre, & de faire tout ce qui convient, fi les Propriétaires ne s’oppofent point à la Conquête : le Juge , après les preuves achevées, accorde le décret d’adjudication ; s’il y a des oppofants, c’eft-à-dire, des Propriétaires qui aient commencé dans leur fonds une exploitation fur l’Ordonnance du Juge , êc qui ne continuent point le travail de jour à jour, ce qu’on nomme être en faute ; le Juge , après avoir rendu contre eux les Ordonnances prefcrites par la Loi, accorde le décret d’adjudication à l’Entrepreneur par droit de Conquête. 728. Cette forme eft fondée îur l’intérêt public , qui exige que les Mines ne reftent point fans valeur , ce qui arriveroit fi quelqu’un ne fe préfentoit point pour courir les rif-ques des dépenfes qu’entraînent ces entreprifes. 328. Voyez Droit de Terrage. Y oyez le Réglement qpour la Province de Limbourg. 727. Il eft à propos d’obferver qu’en matière de Conquête, on ne peut acquérir que le domaine des veines noyées ou fub-raergées : voyez Veines noyées ; & que toutes les autres veines, ou parties de veines fupérieures à l’areine, appartiennent au Propriétaire du fonds» JVoyez Prefcription de quarante jours.
- Conquête des Mines abandonnées. 341*
- Confeil des Mines en Pays étrangers. G. Berg-fAmt. Su. Berg-fting. 816. Son Préfident Berg-Meifter. 81 y. Officiers publics qui veillent à toutes les opérations de Mines, & qui les dirigent dans tous les points. Idem. En France , Confeil du Roi. Voy. Intendans. Confeil ordinaire au Pays de Liege. [Voyez Echevins. #
- Confervateur. (Juge) Qualification du Bailly de la Juftice du Canal de Briare ; fes fondions. 640.
- Confervation des Areines, entre les mains des Ju-tés du Charbonnage, à Liege. 317. Voy. Areines.
- Confifiance du Charbon de terre, donne un ren-feignement fur fa qualité, 73 , 1151. Voyez Charbon ferré, Charbon peyrat.
- Confommation de Charbon de terre à Londres. £437. Confommation de Charbon de terre pour les ufages domeftiques, à Liege : confommation bourgeoife. 694. Forte. Idem. Confommation. de Charbon de terre dans le Lyonnois, 707, 708. Confommation de Charbon de terre dans Paris, 688. Son évaluation en argent. 688, 689. Confommation des Coaks dans les Fonderies de Saint-Bel en Lyonnois. 709.
- Confomption. La Houille , au dire de M. Bomare, caule a quelques perfonnes, notamment aux An-jglois g des maladies de poitrine ou de confomp-
- tion : même alléguation dans un examen analytique de la Tourbe. 126$. (Mém.p. 7.) Les An-glois ne s’en doutent point. {Idem. 7. 13.) yQy# auffi page 126y. Cette alléguation eft contraire à l’obfervation de Willis. (Id. iy.) Les Japonois, les Chinois , quantité d’autres Peuples qui ne font aucun ufage du feu de Houille, ne connoiffent point cette maladie. ( Mém. 20. ) Elle n’eft point à Liege fenfiblement plus ordinaire , ni plus fréquente quelle ne doit être dans tout endroit où il y a beaucoup d’habitants. ( Mém. ly. ) Lettre de M, Del-waide, Licencié en Médecine de la Faculté de Louvain, Médecin du College de Liege, fur les effets du chauffage de Houille â Liege. (Mém. 33.) Au lieu des Auteurs de Diétionnaires, de oui dire, d’ouvrages fuperficiels , &c, ceux que l’on doit écouter fur ce point, font les Minéralo-giftes, les Chymiftes ». les Médecins. (Mém. 12. j Obfervations de M. Venel fur les Moineaux & fur les Vers-à-foie, expofés à la chaleur du feu de Charbon de terre. 1264. Difcuffion d’un paffage de l’ouvrage de M. Cheyne. ( Mém. Id.) Difcuffion d’un paffage de Hoffman. (Mém. iy.) Déclaration des Médecins de Liege. ( Mém. 39. ) Décifions de la Faculté de Médecine de Paris, en 15*19 & en 1666. p. 126y. Déclaration dreffée en 1727 fur ce même objet, à la requifition du Miniftre de la Guerre. 1267. Decret de la Faculté de Médecine de Paris, en 1769. (Mém. 37. ) M. Zimmerman * Auteur grave, & digne de confiance, dit expref-fément qu’il n’y a rien de moins douteux que ce foit la vapeur du Charbon de terre qui eft la caufe de la maladie endémique des Anglois. ( Mém* 10. ) A en juger d’après les Médecins d’Angle-terre les plus célébrés , il eft probable que la Confomption , fi elle eft réellement plus fréquente dans cette Nation qu ailleurs, tient à d’autres eir-conftances. (Mem. 11.) La Confomption endémique , dans le petit peuple de Paris,(Mém. 19.) ne peut être attribuée privativement à la nature du Charbon d’Angleterre. (Mém. n.) Ce feu déclaré innocent par M. Kurella. (Mém. 13.) Idée de la Phtyfie Angloife. ( Mém, 11.) Déclaration de la Société de Médecine de Londres. ( Mém. 43. ) Voyez Exhalaifons fulphureufes. Extrait des Re-giftres de l’Académie Royale des Sciences de Paris, en 1769. Avis des Médecins de Valenciennes. ( Mém. 40. ) Avis du Médecin de l’Hôpital Général de Lyon, & certificat de*Meilleurs les Recteurs de cet Hôpital. (Mém. 41,42.)
- Confiituantes. ( Parties ) du Charbon de terre. Voyez Charbon de terre.
- Conftitutions, Coutumes 8c Réglements fur les Mines en différents Pays, doivent faire l’étude réfléchie & comparée des Intendants & Commifîai-res qu’il eft d’ufage de départir dans les affaires contentieufes fur le fait des Mines. 828. Ce que l’on peut défirer dans un Réglement de ce genre» 830. Conftitutions du Pays de Limbourg. 727, Du Pays de Liege. 314. Idée de cette légiflation, 829. Conftitutions de l’Académie des Mines de Freyberg , en Saxe ; du Confeil des Mines à Wettin ; de la Chambre des Mines à Halle , & au-» très Pays où les travaux des Mines font en vigueur , font des fources où l’on pourroit puifer un plan de Jurifprudence. 828. Bibliothèque des Conftitutions fur le fait des Mines dans plufieurs Pays , colleéfion faite par l’Auteur. Idem, Conftitution de l’air dans les Mines. Voyez Air des Mines.
- ConfiruSlion des Bateaux de Charbon de terre à jBraiïàc» 5^5* Fremier prix de cette conftruélion,
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- DES MATIERES
- Idem. Du Cuvelage. Voyez Cuvelage» Des Fojfes» iVoye£ Fojfes» Des Machines à feu» Voyez Machines» Contejiations entre les Seigneurs & les Maîtres de FofTes à Liege. 3 31 •
- Contejiations les plus fréquentes fur les opérations fouterraines. 332, 334. En France les conteftations fur le fait des Mines , fe portent au Gonfeil du Roi. Voy. Intendants de Provinces > Contrôleur général des Mines,
- Contrats de Redditions des prifes, Le. 320. Ufage ôbfervé dans ces Contrats, vis-à-vis de l’Ârnier.320, $ 2 6. Voyez Prifes, 3l9*
- Contraventions des Officiers du metier de Houilleurs à Liege. 343*. Des Officiers Mefureurs & Porteurs de Charbon de terre à Paris. 679,681. Concuffion defdits Officiers dans la recette des droits. 683.
- Contre-bas. Vers le bas, ou de haut en bas. Deor-fum, Deorfum Verfum. Deorfum Verfus. Terme principalement ufité en Architeélure, qui eft l’oppofé de Contre-haut, Voyez Contre-haut,
- Contreforts, ( Architeélure ). Piliers pour ap-puier ou foutenir des ouvrages difpofés à écrouler. Dans les travaux de Mines , on pratique de ces piliers pour retenir les digues. 291,286, 303 , <893, Voyez Murays. Stappes, Serres, Serrements, Contre-haut. Contre-mont, de bas en haut. Sur-fum. Surfum Verfus. 1004. Dans le procédé de mefurage que nous avons décrit page 813, d’après Agricola, la mefure qui fe commence à l’endroit où la troifieme corde coupe la fécondé, fe prend ( ligne 21 ) de bas en haut ; & lorfque le triangle eft figuré, la mefure fe prend , fi le cas le requiert, de bas en haut, &c. ( ligne 28.)
- Contre-pente. Dans le canal d’un vaiffeau ou d’un aqueduc, on appelle ainfi l’interruption du niveau de pente , qui fait que les eaux s’arrêtent, foit qu’on ait mal conduit le niveau, foit que l’af-faiiïement du terrein en foit la caufe. Cette con-trepente eft effentielle à éviter , lorfque l’on creufe une areine. 280, 896; de même que quand on affied le chenapour y faire découler les eaux. 334.
- Contrevenants à l’Ordonnance concernant les bures interrompus. 339*
- Contribution des Maîtres de fojfe, dans les Coutumes de Houiîlerie à Liege. 3269 327,336. Contribution [Droit de] fur la Seine, ou Droit de riviere. Voyez Droit.
- Contrôleur des Mines. G. Berg. Schreiberg.
- Contrôleur général des Mines. Dans l’ancienne légiflation françoife fur le fait des Mines, il y avoit un Prépofé, en titre de Contrôleur général , qui étoit affifté de Commis pour l’exercice de fa charge ; après le rembourfement de l’Office de Grand-Maître des Mines , toutes les affaires fur cet objet paffoient par le Contrôleur général des Finances ; aujourd’hui elles font du département de M. Bertin, Secrétaire d’Etat. 395*.
- Contrôleur de Charbon. An. Clerc , Steward, ou Receveur. Idem. Voyez Mefureurs de Charbon de terre à Paris.
- Çontus Furnarius. Rable, fourgon.
- Convent. Le. Convention.
- Cope f Traîner à ] [ Traîneur à ] Le. Traîner à (deux. Traîneur à deux. 211 , 274. Hiercher à Cope,
- Co-perfonniers. Perfonniers. Voyez Çomparchon-niers.
- Cophinus. Coufade. 226. An. Corf.
- Copray. Copay. Outil à l’ufage des Boiffeurs & «les Ripaffeutf* 223,
- Co-propriétaires d*un terrêîn où fe fait une entre» prife de Mines, 3*‘b
- Corbis. Panier» G» Forb»
- Corde. £ Géométrie. ] Sa définition * note ï > pâgf 790. Corrigez ligne 6 , égales, lifez inégales» Li* gnes des Çordes dans le compas de proportion» 78p »
- 79Q*
- Cordes» Cordages. [ Méchan. ] Fanes duàariu Leur approvifionnement pour les travaux de Mines» 862. Employées dans les machines d’extradion. 916, Sentiment de M. de Tilly fut les cordes de chanvre , préférables, félon cec Ecrivain , aux chaînes , n’eft point à adopter, 917. Remarque fur les cordes neuves. 921. Cordes de cuir employées dans quelques Mines de Suede. 916 , pi7. Force des cordes calculée. p 17. Plus les cordes font groffes^ plus elles prennent difficilement la forme dn cylindre» Quand elles font neuves, leur roideur eft plus difficile à vaincre. On éprouve auffi plus de difficulté à cet égard, foit lorfqu’ellés foutien-nent de plus grands poids , foit lorfque le mouvement des roues eft plus rapide, foit enfin lorfque les poulies qu’elles enveloppent font plus petites. Quant à leur propre poids , on doit auffi en tenir compte, fur-tout lorfque les fardeaux à enlever, exigent de gros cables , pour la fureté des manœuvres. S1!?*
- Frottement des Çordes fur les poulies, 919. V» Treuil.
- Cordeau. Corde fubftituée quelquefois à la chaîne , pour la menfuration des Mines. 9g , 8oy. Ses inconvénients. Moyen d’y remédier , lorfqu’on emploie ce moyen. 783,
- Corf. An. Panier.
- Corium nudare. Décharner , délarder, yil, 2rp, Voy. Décharner.
- Corn. Rrafil. An. Sorte de Charbon , ou peut-être forte deBouxture de la Mine de Wedneysbury,’ en Angleterre. 107 , 1 iyp
- Cornet, ou Tuyau adapté au fourneau ventilateur , dans la Mine de Decize. S7&*
- Çornish Tubber;Beel. An. Pic. 388.
- Corps du métier des Houilleurs à Liege. Voyez Communauté , formalité (Fincorporation. Voyez Per-mijjions.
- Corps de Pompe. Sous ce nom eft compris lo pifton d’une pompe , & le grand tuyau dans lequel l’eau monte parle mouvement du pifton, 1012,' Le tuyau du clapet, ou du premier pifton , eft 1@ premier corps de pompe. Quelles que foient la figure & les dimenfions du corps de pompe , ainfi que le tuyau d’afpiration, le pifton porte toujours le point d’une colonne d’eau de même bafe que lui, & qui a pour hauteur la diftance verticale où l’on veut élever l’eau au niveau de celle du réfer-voir. ioiy, 1020»
- Correaux. [ Tonnays à ] 373.
- Corroy. Argilla. Terre glaife dont on garnit le fond & les côtés des baffins des fontaines ou des canaux pour retenir leau , appellée Corroyé, parce que dans ce cas, elle fert de foudure. Voyez Ar-gille. Glaife.
- Corroyer le fer. 844 , 847. Voyez Fer. Cofmographie Agronomique, bafe de l’ufage dô quelques inftruments de la Géométrie fouter-
- raine. 7f4»
- Cofmolabe. Pantocofme. Infiniment univerfel. 778, Côtés. [ Veine découverte fur les] Le. 290. [P a-xeuffe découverte fur les ]. Le. Idem»
- Cotiée, Le* Les quatre parties de la chaîne qu|
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- TABLE
- 13 96
- 'tiennent aux quatre angles'du Coufade, & du Toc-feu , ou Fer d airage. 231 , 2yo.
- Coubles* Anfes. Manivelles. Taquets, Triquets 9 chevalets , jambes , manivelles. 236. Coubles de Chief. , Coubles de Tour. 286.
- Couches. [ Montagnes par ]. Couches par dépôt. y oyez Montagnes.
- Couches des Montagnes du fécond ordre. 748. Comment elles font arrangées. 7S°*
- Couches des veines de Charbon. Leur inclinai-fon. Voyez Inclinaifon. Catalogue raifonné d’une Collection d’échantillons de lits qui compofent les Montagnes par couches, auxquelles font propres les Charbons de terre , ainfi que des différents Charbons de terre répandus parmi ces mêmes couches , prêt à être publié a part , pour fervir de fuite à l’art d’exploiter les Mines de Charbon de terre. 888.
- Couches mêlées. G. Gefchutte. Couches difpofées par lit, de maniéré qu’il fe trouve entre chaque lit une maffe d’une autre fubftance fofïile.
- Couches Vierges.
- Coudées. £ Manivelles ]. Voy. Manivelles coudées. Couette. Grenouille. Crapaudine. Voyez Crapau-âine.
- Coufade. Panier. Le. Cophinus. 226, 8po. Le poids de cette caifle vuide qui, dans la fuppu-tation à faire de la charge totale qu’enlevent les chevaux , nous étoit inconnue , p. 1111, eft ( à ce qu’il nous a été affuré depuis ) de 747 livres, poids de Liege.
- Couillons 9 arrêtes pierreufes a inégales dans leur épaifTeur , dont le Charbon de la Mine de Fims eft femé. 77p.
- Coulage. [Fourneau de] Voyez Fourneau. Coulante. Planches avec lefquelles on latte les puits de Mine en Anjou. 75p. Conlanter. Latter une fofîe , planchéïer des galleries. 779 , 85)2. Coulé fe dit de tout ouvrage jette en moule. Fer toulé. Voyez Fer.
- Coulée. [ Métallurgie. ] Flux de la matière fondue , à laquelle on ménage une ouverture dans les fourneaux de fonte. 700.
- Coup de chapeau. Remerciment. Voyez Rernerci-ment•
- Coupay. Copray. 223.
- Coupe. Ancienne mefure du Pays Montois, pour le Charbon de terre , du poids de cinquante livres, poids de marc. 459*
- Coupe d'une Mine. Tableau, ou defcription ichno-graphique pour fuppléer au profil en deflin figuré [ d’une Mine ], toujours difficile à exécuter dans les détails circonftanciés. 820.
- Coupelle. Vaiffeau métallurgique. 1138.
- Coupelle Angloije. Coupelle Allemande. 1236. Avantage de la première fur la fécondé. Idem.
- Coupelle mobile dans le fourneau d’affinage du plomb ufité en Angleterre. 1234.
- Coupes, terme ufité dans les Houilleries du Hai-iiaut , pour exprimer les fentes aqueufes, 467. Voyez Saignées.
- Coupes. Godets. Voyez Godets.
- Coupeur. Dépiéceur de Charbon. Le. Kol huggare, Su. Ouvrier qui coupe la Mine. 210.
- Couple de Maîtres defojfes. Le. 320, 328. Formalité à obferver pour défaifir une couple de Maîtres. 321. De Hiercheux.
- Coupure. Roy on. Le. 247. Reuïllon. 271.
- Cour des Voirs Jurés du Charbonnage à Liege. La établie depuis les temps les plus reçu-;
- lés, pour connoître tout ce qui concerne les Mines de Charbon , ou les affaires en fait de Houil-lerie, fe nomme la Cour des Voirs Jurés du Charbonnage. Elle n’étoit anciennement, fuivant l’art iy 9 compofée que de quatre perfonnes ; elle a été augmentée jufqu’à fept. Cette même Cour , dans fon inftitution , a été établie pour connoître en première inftance toutes les caufes agitées en matières des Mines de Houille , Charbon & autres minerais , comme fer, plomb 9 &c. Chaque membre de cette Jurifdiétion doit être Houilleur de profeffion, & être examiné avant d’être admis au ferment, par les Echevins de la Juftice fouveraine de la Cité & pays de Liege 9 à l’effet de voir s’il a la capacité fumfante pour en faire la fonction : l’une des principales eft de veiller aux eaux dépendantes des Areines. 316,318. Voyez Areines.
- La Cour des Voirs Jurés a non-feulement l*au* torité de décider les caufes en matière de Houil-lerie, mais aufli de donner des Records pour tout cas dépendant de la même matière , félon l’art. 20 de la Paix de S. Jacques ; & lorfqu’il arrive des difficultés qui ne font pas foumifes à leur Tribut nal 3 ils font ordinairement choifis pour Experts , de même que d’autres Houilleurs de profeffion * principalement les Maîtres Ouvriers des foffes ou mines du Pays.
- Cette Cour eft autorifée à donner des Records fur les requifitions qui lui font envoyées des Pays étrangers, pour les confulter en matières de Houil-lerie, fur les ufages qui s’obfervent dans le pays de Liege; il lui en vient communément du Duché de Limbourg , d’Aix-la-Chapelle, &c ; on paie à chacun des Voirs Jurés deux écus par jour *• lorfqu’on les emploie, & communément on les défraye. 31
- Quoique MM. les Echevins de la fouve-* raine Juftice foient ainfi Juges dans ces matières , la Cour du Charbonnage a toujours fon a&ivita pour l’inftru&ion des Procès & pour porter des Records. Voyez Records. Voyez Echevins de la fouveraine Juftice de Liege. Voyez Privilège de VEmpereur Maximilien II.
- Courant Capital. Su. Maîtreffe Veine. Occidentale Oriental. Maniéré dont M. Triewald, dans fes Mémoires, exprime la direction des veines. 8pp.
- Courir parallèlement. Marcher à côté l’une de l’autre.
- Couronne de chargeage. Couronne des chambres. Le; 244. Voyez Chargeage.
- Couronne, ou Roue de champ. [ Mécan. ] Les dents des différents rouages font ordinairement taillées dans leur place 5 c’eft-à-dire , en allant de la circonférence vers le centre ; mais il s’en voit auffi qui font taillées perpendiculairement, & c’eft alors que la roue eft appellée Roue en courronne, Roue de champ.
- Couronnement. Le. Principal Carrefour des galle-; ries de Mine. 244;
- Couroyer. Lugd. Pratiquer une muraille à chaux; vive , pour contenir dans la Houilliere les eaux qui fe font jour en petite quantité. y 12.
- Cours. Etendue. Marche d’une Veine. Su; Flot.
- Cours des Areines à Liege , dirigé dans certaines formes décidées par les loix. 281. Ce cours des Areines de la Cité doit être parfaitement connu des Jurés du Charbonnage. 317* Courfes ou pourfuhes d ouvrages. Le. 28^
- Courfter,
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- DES MA
- 'Côurjïer. f Hydraul. J 1038.
- Court-jeu. Le. [faire un ou plujieurs trous de Tarni en] 271.
- Court membre. Voyez Membre.
- Courte Juftice dans les procès en matïere de HouiL Jerie , à Liege. 314.
- Courte Mahire. Le. 247 , 247. Voyez Mahire.
- Courtes Verges. 210, 6pj. Voyez Verges.
- Courtiers. Marchands des Villes ou des Ports*
- Coutumes & ufages de Houillerie au pays de Liege. 314.
- Couture» Ternie de Marine & de Calfateur , lignifiant la même diftance qui fe trouve entre deux bordages d’un bâtiment, & qu’on remplit de cal-fat ou d’étoupe goudronnée, ou de moufle, &c, 688.
- Couvercle , Dôme, Chapiteau de VAlambic. Voy. Alambic, Chapiteau.
- Couverte. £ Fouille ] Galerie de pied , Percement , Le. Xhorre , Areine. Voy. Galerie.
- C<uue. [travailler de chief à] V. Chief. Voy» Cowes.
- Coivée. Le. Trait formé du Ghiot à roue, du ’Ghiot à fployon, & du Vay. 228.
- Cowellement. Cuvelage. Voyez Cuvelage.
- Coim. Le. £Aflîfe des] 276. Platte Cowe. *277 , 297. [Tête des]. 277. Voyez Coji/e.
- Cowette. Le. Chaîne de Vallée. 307, 308.
- Craie rouge ,fanguine. Hématite, tête jurrée, Voy. T&e vitrée. Trace à la craie. Voyez Trace.
- Crank. An. Aflemblage de plusieurs pièces de fer qui concourent enfemble à ouvrir & à fermer alternativement les orifices d’impulfion & de fuite dans les machines à vapeur. 967.
- Cranon. Le. Robinet de bois ou de fer blanc adapté dans quelques occafions pour l’écoulement des eaux. 287,292.
- Crapaud. [Charbon à yeux de] 774, 78y.V.Oculé.
- Crapaudine. Grenouille. Couette. Piece de fer ou 'de cuivre de différente grofleur félon la force des pivots , creufée dans fon milieu en forme de calotte renverfée , dans laquelle tourne un pivot.
- Créanciers des Ouvriers. Tort que les oppositions 'des Créanciers pourroient faire aux Maîtres des fofles ,& à l’utilité publique, 347»
- Creins. $19*
- Cremaillere des cheminées, chauffées avec le feu 'de Houille. 365", 366.
- Creufer de jettée, en jettée. An.
- Creufeti ouvrage. Foyer de forge. Voyez Four rdc forge.
- Creu^ot [ Montagne de ] en Bourgogne , Pa-
- roifle du Breuil, au Nord de Montcenis , abondante en Charbon de terre. M. Beguillet dit que ce Charbon eft noir, léger friable, plus folié, plus brillant que celui d’Epinac ; qu’il prend cependant feu moins promptement, & le conferve plus longtemps. Des Commiflaires envoyés par le Miniftre & par les Etats de Bourgogne , ont porté un jugement très - favorable fur fa qualité ; on en a employé dans les Arfenaux de Strafbourg 8c d’Auxone.' D’après l’analyfe du Charbon du Creu-zot, rapportée par M. Beguillet, & que je Soupçonne être un travail de l’Académie de Dijon , la liqueur que ce Charbon fournit par la diftillation ne rougit point le papier bleu , comme celle qui fe retire des autres Charbons de terre ; ce qui prouve que ce Charbon de Montcenis ne contient ni acide ni foufre, & qu’il eft par conféquent meilleur pour la fonte des fers. Il eft au moins, au jugement de l’Auteur de l’analyfe , égal à celui d’Angleterre pour la trempe , & il donne au fer plus de du&ilité,en le dépouillant des parties hétérogènes..
- Charbon de Terre. H, Part.
- T 1ERE S.
- Crevaffe, Fente. An. Fret»
- Crible de main. 487. Voyez ClaUk Crimp, Coal faétor. An. Faéteur de Marchand. Croc. Dans les Houillieres de Decize , veut dire puits de Mine» 3-74.
- Crochet. Hotteux» 2Ip, 464.
- Croifures. Et refilions, 779. Leurs forces proportionnées. 762*
- Crone- JVogt. Su* Officier des Mines pour le Roi, qui eft fous les ordres du College & du Maître des Mines de la Province.
- Croûte ou gâteau que forme le Charbon de terre, lorfque le feu échauffe & fond le bitume qui s’y trouve allié. Voyez Voûte. Caking koal. J
- Dans les Mines d’étain de Cornouailles, on appelle aufli Croûte une efpece de pierre blanche fa-rineufe, mêlée de mine & de terre molle.
- Crovj coal. An. Charbon peu ou point bitumineux, commun en Cumberland. 1243*
- Croivin. Fouma. Le. Tâter le Fouma* 264.
- Crudaria Vena. Voyez Vena Crudaria.
- Crufla. G. Shallen.
- Crypta. Foffa latens occulta. Agric. Specus. G*
- Gruben. 74.
- Cryptce Afcendentes. Surgentes«
- Cryptæ Cadentes. G. Fallende.
- Cryjiallerie. Voyez Glacer ie.
- Cube. [ nombre ] C’eft le produit qui fe forme eti! multipliant deux fois un nombre donné par lui-même , ou autrement en multipliant un quarré pâC fa racine. Voyez Quarré.
- Cube. [ Géométrie. ] Corps dont les côtés font fix quarrés , & dont la longueur , la largeur 8c la profondeur font égales. On le nomme auflï Exaedre.
- Le Cube eft la mefure par laquelle on détermine la folidité de tous les corps.
- Cubei. [ pied ] d'eau. 1022»
- Cuber les corps , mefurer leur folidité, ce qui fe fait en général en multipliant enfemble les trois dimenfions, pourvu qu’on détermine précifément ces dimenfions. Ce qui fait la difficulté, eft que chacun des corps ayant une forme particulière, a aufli des dimenfions qui en quelque façon lui font propres , & qui demandent par conféquent une rechercha tenante à leur nature.
- Cubique. ( pied ) Se dit d’un folide pour exprimet la partie de ce folide qui contient un cube dont le côté eft un pied ; le poids du pied cube du Charbon de terre eft environ de cinquante-huit livres» Cuillères. Cuilliers. Meches , Lanternes de la fonde ou tarriere. Su. Nafware. 887*
- Cuirs pour les différents agrès de Mines. 840. Voyez Cordes.
- Cuirs des Piftons de pompes. Celui de Bréfil, celui de Liege. 1019. Maniéré d’obvier à la féche-refle des Cuirs. Idem. Pour la platine du grand Pifton. 1091, 1098. Voyez Etoupe.
- Cuifage, Cuiffon du Charbon de terre pour le réduire en braifes. Voy. Braifes du Charbon de terre.
- Cuifage du Charbon de terre dans les fourneaux diftillatoires, à la maniéré ufitée aux Forges de Sultzbach. 1181 .Réflexions fur cette pratique* 1181 * 1199 Différence de l’effet de ce procédé, a la corn* buftion en Allumette. 1199. Recherches de corn-paraifons faites par M. Venel. xp99» Péfultats du réfidu d’un Charbon de terre diftillé au fourneau de reverbere. Perte de pefanteur. 1199. Con-féquences qu’en tire M. Venel. *999*
- Cuijïnes, ( Le feu de Houille pour les ) incomparâ*
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- bîement fupérieur à celui du bois. (Mèm. 3.) Attentions particulières fur la diftance à obferver pour les viandes qu’on veut faire rôtir au feu de flouille ( Idem, page 3.) Conftrudion des cheminées des cuifines où l’on emploie le feu de Houille. 365.Poêle économique, fervantà chauffer & à faire une petite cuiline avec le Charbon de terre, 724. Voyez Poêles.
- Cuivre. Confidéré comme entrant dans les matériaux néceffaires pour la conftru&ion d’une Machine ou Pompe à vapeur. 1084. Voyez Cylindre. Chaux de Cuivre, ou Cuivre brûlé. 122.1. Mine de Cuivre , travail de cette Mine par le feu de Charbon de terre, tenté il y a long-tems , même en France. 1187. Remarques fur les différentes fortes de Mines de cuivre , Ôc fur la différence des fourneaux. 1221, Fonte des Mines de cuivre kBriftoi, par un fourneau à vent ; le même que celui avec lequel on fond la Mine de plomb à Flintshire. 1222. Defcription du fourneau. 123 2.
- Fonte des Mines de cuivre d’Ordahlens en Norvège , avec du Charbon de terre d’Angleterre. 1223. Nature de cette Mine de cuivre. Idem. Defcription du fourneau. Id. Confommation du Charbon de terre. 1223. Même fonte à Konijberg dans un fourneau fembîable au précédent. Nature de la Mine. Idem.
- Fonte de la Mine de cuivre de Sain Bel en Lyon-nois, avec des braifes de Charbon de terre. Id.
- Nature du minerai de cuivre de Sain Bel. 1225*,' 1126. Minerai de cuivre de Cheyffy. 1227. M. Jars en diftingue quatre efpeces, une jaune qui eft pyrite cuivreufe , une pyrite fembîable nommée Mine blanche , une très-fulphureufe , nommée Mine maigre, 8c une pyrite fi pauvre , qu’elle eft mife au rebut. Nature du Minerai de Chevinay dans la même Province. 1226. Réfultat de ces fontes de comparaifon. Idem. Obfervations de M. Jars fur le fourneau dans lequel ont été faites les opérations. Id. Obfervations effentielles fur le degré de chaleur qu’acquiert la matte dans l’intérieur du fourneau pendant le cours de la fonte. 1227.
- Raffinage du cuivre par le feu de Charbon de terre crud 3 ou de fes braifes. 1227. Sentiment de M. de Genfanne fur le fuccès de cette fonte , au feu de Charbon de terre ; raifons qu’il en donne. Idem. Conftrudâon d’un fourneau de reverbere propre à cette opération, 8c à plufieurs fortes de fontes. Ibid.
- Cuivre. (cendrée de) (Métallurg.) Dans quelques raffinages le cuivre, en bouillonnant dans la cafte, fe forme en petits globules femblables à de la graine : c’eft ce qu’on appelle Cendrée de cuivre.
- Cuivre noir. ( Métallurg. ) Pourquoi on défigne ainft la derniere réduction du cuivre dans la fonte.
- 1222,1223 , 1227.
- Cui\eaux. ( Charbons de bois tourbes de ) en Bourgogne bois encroûté d’une maffe de bitume groflîer, fétide , fabloneux, commun dans plufieurs Provinces » où on le prend d’abord pour un mauvais Charbon de terre.
- . Culm. Charbon. Kotm. Voyez p. 41p.
- Cumberland. Cumbria. Province d’Angleterre très-abondante en Charbon de terre , 8c qui aboutit à la mer d’Irlande & à l’Ecoffe. 382.
- Cumulata ( Argiïla.), Voyez Glaife.
- Cumulata. (Minera ) Voyez Mine en majfe. Vena.
- r, . 5°4-
- Cuneus. Clavus. Cheville. G. Feil.
- Cuniculus. gric . 71. G. Stollen. Su. Stoll. Stolln, Cuniculi jus. Droit d’areine. Voyez Droit d’areinç.
- L E
- Cuniadi ojlwlum. Porte d’airage. 2«S<Î, Cuniculi. vel fodince prœjes. G. Steiger oder Hutman.
- Cupols. Fourneaux employés à Fintshîre pour la fonte du plomb , & à Briftol pour la fonte de la Mine de cuivre. 1232. Pourquoi appelle Cupol.
- 1204,1232c
- Curvata Vena. Agric.
- Cuve. Auge. Alveus. 478»
- Cuvelage. Cuvellement. Cojvellement. Quand les eaux gagnent de maniéré à pouvoir gêner les travaux , on s’en rend maître en les retenant, ou bien en les faifant remonter jufqu’au niveau de fareine, ou dans un bougnon pour les tinner ou les xhorrer enfuite; d’où le mot de Cuvelage fe prend quelquefois Amplement pour Tinnage. On empêche encore les eaux de fe porter dans les ouvrages inférieurs, en pratiquant ce qu’on appelle un Cuvelage, un Cuvellement , un Cowellement.
- Pour cela on forme fur le rocher , au-deffous de la foiirce qui donne l’eau, & tout autour du bure , une place propre à fervir d’aiïife à des pièces de bois d’un pied jufqu’à deux pieds de largeur. On les affemble fur de la moufle, de maniéré qu’elles forment entre elles un polygone communément de huit côtés, dont la capacité intérieure eft la même que celle du bure : on en ajufte ainfi plufieurs rangs les uns fur les autres, en montant, 8c tous féparés par de la moufle. 245 , 276, 287. Conftruétion du Cuvelage fixé par le réglement. 604. Cuvelage de madriers. Cas où il fe pratique. 893. Cuvelage ferré. Idem.
- Cuveller les eaux. 25)7.
- Cuvettes. Réfervoirs de plomb , placés de diftance en diftance dans les bufes du bure. 1100. Il y a encore des bafehes dépendantes de la machine à vapeur, 8c qui portent le nom de Cuvettes. 742 »
- 758, 1095, 1097.
- Cylindre. Cilindre. Ouverture , tuyau. Saxm Rohne. Corps terminé par deux cercles égaux & parallèles. Voyez Flotteur ou Plongeur. Voyez Machine à vapeur.
- Cylindre ou Corps de Pompe à vapeur, toujours de métal calibré. 1073. Ufage du cuivre pour ce Cylindre , préférable, félon M. Defaguliers, au fer fondu que quelques Conftruéteurs emploient ; raifons qu’en donne cet Auteur. 10 8p. Diamètre de ce Cylindre dans les Mines de Carron. iopo. Dans celles de Perjberg.Idem. Dans la petite machine de Watkins. Id. Elévation 8c profil du Cylindre. Id. Repréfen-tation de la feélion du Cylindre de la Machine de Griff en Angleterre. 1073. Cylindre vu par-def-fous, pour marquer les différentes parties du fond 8c du cylindre en-deffous. Idem. Cylindre vu de fon fonds vers l’injeétion. ioép. Grand Pifton, ou Pif-ton du Cylindre. Voyez Pifton. Premier collet du cylindre poli en haut, pour porter contre un plancher ou fous des poutres, 8c empêcher que le cylindre ne foit pouffé en haut. 1073. follet plus fort au milieu , pour empêcher le Cylindre de tomber en bas. Idem. Autre collet au fond, avec des trous tout autour , pour y recevoir des clous à vis qui le fixent. Plan du Cylindre de la Machine de Grijf. 1072. Poutres qui fupportent leur plan. Id. Cylindre de la Machine de Walker. 1060. Poids de ce Cylindre. Id.
- Petit Cylindre où fe rend la vapeur de trois chaudières échauffées par des tuyaux de communication dans la Machine de Walker. 1061. Ce petit Cylindre pourroit être nommé Réfervoir pour la vapeur. Idem. Endroit de la machine où il fe place. Id» Cylindre de la Pompe à Yapeur d’une machine
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- D F/S M j
- % Hx mille de Ne^caÛle. 1079. Cylindre de la Pompe de York-Buildings» 105*7. Dans l’une des Machines établies à Londres, le Cylindre a 49 pouces A nglois de diamètre. Diamètre du cylindre de celle de Frefnes enHainaut, félon M. le Chevalier de Buat. 1064. bis. Sa hauteur félon lui. Idem. Diamètre du cylindre ou pifton dans la Machine nommée le Corbeau , aux folfes T An^in, félon M. iLavoifier. Id. Diamètre du cylindre de la Machine de-Frefnes , félon M. Belidor. Id. Son épaiffeur. îd* Sa hauteur, Id. Dans la plus forte Machine à vapeur fervant à épuifer la Mine de Montrelay, & qui éleve Peau de la profondeur de 612 pieds de profondeur par dix répétitions de pompes, le cylindre a $2 ^ pouces de diamètre. Le cylindre de la fécondé Machine de Montrelay qui éleve l’eau de 400 pieds de profondeur , par une feule pompe refoulante , n’a que 34 pouces de diamètre.
- Cylindrique. ( pied ) d’eau. C’eft à-dire , qui a un pied de hauteur , ëc un pied de diamètre. Son poids. 1022.
- Cilindrus Circularis reclus» Axis reffa , Cilindri bajium centra conneclens.
- D
- a g. Su. Grand jour. '
- Dame. ( Métallurgie. ) Pierre pofée fur le fond & à l’entrée de l’ouvrage , pour empêcher la matière de s’écouler directement, 8e ne lui laiffer de paf-fage que par le côté, 117 3.
- Damp. An. Humidité, ou air des Mines : Corn-monDamp. An. 33. Foui Air. Stith. An. 402. Fui-minâting Damp. Air détonnant ou fulminant. 33, 402. Glob Damp. Vapeur qui fe forme & s’élève en forme de boule ou de ballon au haut des voûtes des fouterrains de Mine. G. Citer rang. 33. Obfer-yation Curieufe fur l’accroiffement progreflîf du globe Damp , à Cornouailles , dans une Mine d’étain. p20. Peas Bloom Damp. 33. Voyez Air} exhalaifon de Mine.
- Darguoire. (Charbonnière de) en Lyonnois, y oyez Charbonnière.
- JDas Abqilhen derer Gebande. Den Gruben Zug. G.
- Das gang-Geburge. Sax. Ganghaftig. Filons perpendiculaires.
- Das Zuleg-oder Zeichen, G. Der Zulege Compajf. G. Das Vermejfen. G. Injlrumentum lineationis.
- Déb aclage , B adage. Débâcle. ( Terme de rivière ). y 51.
- Débacleur. Petit Officier de Ville, prépofé au débaclage. 656, 6y 7. Voyez Metteur à port. Ibid. Cet Office réuni à celui de Boutte-à-port. Ibid.
- Débauchée. ( Veine ) 374. En fur jet, 3 74.
- Déhanchement. Le. Krein.
- Débit du bois. Partie effentielle à connoître dans les travaux de Mines, qui tient à la folidité de l’ouvrage & à l’intérêt du Charpentier ; c’eft la maniéré de tirer d’une piece de bois tout le parti poffible, & qui confifte, avant de la refendre, à rendre compte des pièces qu’on peut prendre fans y faire trop de perte : on appelle aufli de ce nom la maniéré & l’action de refendre le bois, de le couper par pièces. 8yy.
- Débouché d'une Mine. 862.
- Debout. ( Marchandife ou bateau en pafle) Voy. P# -debout.
- Decas. Gradus. Degré. Voyez Degré. Heure.
- Déchargé de Taille. Le. Voie. Maniéré dont elle
- fe conduit. 25*3.
- Décharge des marchandées qui ne peuvent être
- TI ERE S. 13 99
- mifes à terre par les Officiers, Forts 8c Compagnons de riviere, fans formalités. 6y 1 5 671 » 672* Voyez frais. 684» Déclaration de décharge» 67c»
- Décharger une Heve. Le. 272* 290»
- Déchargeurs. Le. Ouvriers employés à l’ceil du bure. ^ 7 2 U.
- Décharner , delarder , entamer le Charbon qui approche du toit ou de la couverture de la veine 5 attention à avoir fur cela , daps certains cas. y 11.
- Déchet du Charbon à l’air. y84, y86. Son déchet lorfqu’il a paffé au feu, foit dans fon poids, foit dans fon volume. V oyez Braife.
- Déchireurs & Infpefteurs aù déchirage des bateaux» Officiers & Ouvriers fur les Ports. 678, 598. Leurs obligations. <5y8. Droit de déchirage. Ibid.
- Décima. Decimanus. Voyez Decuma. Decumanus.
- Décimales. Chaque partie égaie de la chaîne de dix en dix. 783. Réglé particulière pour convertir lôs décimales en pouces. 810.
- Décijïon qui fe rapporte à toutes les Concef-fions. yyo*
- Décifion de la Faculté de Médecine de Paris , fur l’innocence du feu de Charbon de terre , en l’année iy 19 , à la requifition de MM. de la Cour du Parlement. i2<5y. Autre en 1666tpag. 1267* Autre du premier Décembre 176$. ( Mém. 38.) Voyez Rapport.
- Décidé. (Charbon de) en Nivernois. 44 * 577* D’après les obfervations faites pâr M. de la Houil-liere à Nantes , ce Charbon fe confume promptement en flambant, donne une chaleur médiocre , ÔC tombe en cendres , au lieu de fe coller fur la grille. Exportation de ce Charbon à Paris, à l’époque de la publication du Dictionnaire du Commerce. 689.
- Déclaration. Les Propriétaires & les Seigneurs hauts-jufticiers des endroits où l’on fe propofe de faire une fouille, font tenus à faire leur déclaration»
- 6224
- Déclaration des Charbons venant de l’Etranger. Forme & maniéré dans lefquelies elle doit être faite. 689. De la quantité de barils dont les bâtiments font chargés. Formalités à obferver pour les Déclarations dans les Bureaux de» Fermes , établies par l’art. 4 du titre de l’Ordonnance de IÔ87 , & par les Arrêts & Lettres-patentes des 9 Août & 30 Septembre 1723. p. 689. Difficultés dans la jufteffe de ces Déclarations, 633 , & qui influent fur la perception des Droits. Ibid. 634. Parti pro-pofé pour y obvier. Ibid. Forme de femblables Déclarations en Angleterre pour les Charbons à l’ufage de Londres, & de fon voiflnage. 439.
- Déclaration d’arrivage dans les ports de Paris»
- 6) 1, Ô78.
- Déclaration de la décharge des marchandées.
- 6$ 1, 66ji
- Faujfes Déclarations pour ne point payer les droits des Officiers fur les Ports de Paris. 774* Obfervations particulières relatives aux différentes mefu-res fur les lieux d’embarquement. 691.
- Déclaration au Bureau de la Ville de Paris par les Mefureurs. 678. Voyez Droits. Hifloire des différentes Décijions 8c Déclarations recueillies dans cet Ouvrage, pour combattre les préjugés capables de retarder en France l’introduélion duffeu de Charbon de terre, qui devient de jour en jour indifpenfable. 1205 , 1266*
- Dédinaijon , en Aftronomie eft la même chofe que latitude en Géographie. 777 , 758 > 159* Voyez Cercles.
- Dédinaifon. ( Gnomonique. ) 77
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- 1400 TA B LE
- Déclinaifon de l’aiguille aimantée. Voy Déclin ado.
- Déclinant. Déclinateur. ( Gnomonique. ) 771,
- Declinatio. Deviado. Variado acûs magnedcæ. Ecart de l’aiguille aimantée du Méridien. Voyez Aiguille aimantée.
- Décliq. ( Art méch. & hydr. ) Terme qui désigne toute efpece de reffort, tel que celui qu’on attache à un bélier ou mouton d’une pefanteur extraordinaire, qu’on éleve bien haut ; & par le moyen d’une petite Corde qui détache le Decliq , on fait tomber le mouton fur la tête d’un pilotis : dans les pièces de la Machine à vapeur qui appartiennent au robinet d’injedtion, il y a un reffort qui eft défigne fous le nom Décliq. 47
- Declivis. Declive. Terme peu en ufage , qui fe dit d’une pente formée en plan incliné, dont la ligne eft entre la ligne perpendiculaire & la ligne horifontale.
- Décompojition de quelques Charbons de terre à l’air. Voyez DefiruIHon. Déchet.
- Découvert. ( mefure à ) Menjio fubdialis. Le. Dé-pendement. Voyez Mensuration fouterraine.
- Découverte. ( Mine de la ) Dans les Carrières de Charbon de la Limagne , les Ouvriers appellent ainfi la couche qui fe préfente la première , & que les Allemands nomment Tage-kholen. ySc?. (Parois ou Pareujfe) fur les côtés. 290. Voy. PareuJfe.Voy. Airage. ( Veine ) fur les côtés. Le. Idem.
- Découvre le fer. Voyez Fer.
- Découvremem propre. Sax. Eigentlishen. Schram. Découvrement des fions. Sax. Verfshramen.
- Décret de la Faculté de Médecine de Paris, du premier Décembre 1769 , concernant l’innocence du feu de Charbon de terre. (Mèm. 38. )
- Decuma. Le Dixième. Voyez Dixième Royal.
- Decumanus. Fermier du Dixième.
- Dédommagement aux Propriétaires des terreins; Suivant l’Article y des Ufages du Charbonnage de la Paix de S. Jacques, de l’an 1487, tout Entrepreneur doit payer au Propriétaire de la furface , pour les dommages qu’il a fait à fes fonds, foit pour enfoncer les bures ou puits , foit pour l’emplacement des Machines , Bâtiments , Déblais , Charbons, &c, la double valeur de la rente du fonds qui doit être mefuré & eftimé par Experts , à raifon de ce qu’on peut l’occuper & s’en fervir malgré lui ; le Propriétaire peut exiger une caution réelle & fuffifante en hypotheque, tant pour afïurance du paiement annuel de ces dommages , que pour la réparation d’iceux , jufqu’à ce que îe fonds foit remis dans fon premier état ; ce qui doit être reconnu parles Experts, comme il a été plusieurs fois ftipulé en pareil cas. 625. V. Dommage.
- Ce dédommagement néanmoins n’eft point dû u celui qui ajfeinit les eaux de fon voifin : il eft expreflement décidé dans la Coutume de Liege, que dans le cas où les Ouvrages reçoivent les eaux d’une exploitation voifine, qui a déjà jetté les Entrepreneurs en dépenfes pour l’épuifement , ces Mines n’ont pas le moindre droit d’exiger un dédommagement ; il ne leur eft dû qu’un remerci-ment : c’eft aufli un ufage de Houillerie au Pays de Limbourg. M. Jars trouve cette Coutume ànjufte. 830. II penfe de plus , dans fon Ouvrage , qu’il en réfulte de grands inconvénients, & que les digues que l’on pratique pour retenir les eaux & les faire rétrograder dans des ouvrages fupérieurs , deviennent dangereuses lorfqu elles viennent à crever , ou lorfqu’on vient à donner dans de vieux travaux ; il ajoute que néanmoins «ri prend aujourd’hui les plus grandes précautions
- pour éviter ces accidents. Voyez Serres. Serrements. **
- Définitions générales des Machines ' fimples pour donner une idée des conditions propres aux machines. PU,
- Déflagration. Voyez Combufiion, îgnition. Défoncement. Puits fouterrain. Torret.
- Défaut, ou manque (Pair. 403. Voyez Air. Défenfe d’aller au-devant des marchandées, loi de tout Pays policé, en vigueur à Liege. 352. De même pour la provifion de Paris. 678.
- Dégorgeoir. Sax. Anfgaffes.
- Dégagement, occultus tranfitus. Agricolæ. Le. Bacneur. Chambray.
- Degrés. Heures de la Bouffoîe. Decas. Gradus. S’exprime par °.V.p. 48,784, 755. V. Boujfole.
- Degré de latitude. Efpace de 57100 toifes, renfermées entre deux parallèles : comme la terre n’eft pas exactement fphérique, les degrés de latitude ne font pas égaux : la comparaifon exaéle de ces degrés peut fervir à déterminer la ligure de la terre. 75*5?. Degré de longitude , efpace renfermé entre deux Méridiens. 759*
- Degrés de température de Vair. Voyez Température. Dans les caves de l’Obfervatoire. 93 8.
- Degrés du Thermomètre. Voyez Thermomètre. Délarder. Terme de Carrier. qui lignifie attaquer la pierre dans fon joint. 219.
- Delineatio iconica. Monogrammus. Monochroma. Icon. Monogramme, deflin en efqüijOTe. 803. Demedri. G. Vormeften. '
- Demi-Cercle. Graphometre. Rapporteur. Tranfpor-tatorium circulare. Hemicyclium. 78 6.
- Demi-Coifirejfe. QueftreJJe. Faujfe Queftrejfe. Le.
- 25 p.
- Demi-Gralle. Le. 261,'
- Demi-Que (Ire [fe. Voyez Demi-Coifl reffe, Demi-Roijfe. Le. 207»
- Demi-Vallée. Le. 261»;
- Demi-Minot. Voyez Minot.
- Den Gruben~$ug. Das abçicken derer gebandre. G. Modus in chartâ reprefentandi fpecuum menjura-tarum axes.
- Denrée fans coût. Une Areine conftruîte d’autorité de Juge , doit relier libre au profit de l’Entrepreneur , & perfonne ne peut y apporter aucun empêchement ; elle eft héréditaire dans une famille , & regardée comme immeuble, fuivant l’Article 11 du Record du Charbonnage de l’an 1607 ; mais celui qui , à la faveur d’une telle gallerie ou autrement , viendroit à travailler les Mines de Houille & Charbons, fous des héritages dont il n’auroit pas acquis le droit par les voies ulitées, feroit obligé de payer la Denrée fans coût au Propriétaire , c’eft-à-dire, toute la valeur de la veine exploitée , ou plutôt celle de tout le Charbon extrait, fans pouvoir exiger aucuns frais pour la dépenfe du travail fait pour l’extraélion ; les Echevins de Liege ont même ftatué en 1767, que dans ce cas il y a lieu à pour fuite au criminel. Denfité des Corps. 93 5. De l’Air. Ibid»
- Dentée. (Roue) Voyez Roue.
- Dents des Roues de Machines , différemment taillées. 925*. Leur figure , leur durée , leur engrenage , la douceur de leur mouvement. 927,926.
- Deorfum Verfus. Deorfum Verfum. De haut en bas.
- Dépendement. Le. ^Mefure des Voies fouter-raines dont la direélion efi oblique. 299,332, •^e~‘ pendre. Niveller.
- Dépenfe d'une exploitation de Mine. 834» 83 y.
- Exemple
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- DES MA
- Exemple de dépenfes courantes» 55)6. A comparer avec les frais de l’extraéfion journalière. 823» Voy» Entrepreneurs. Voyez Etablijfement de Mine.
- Dépenfe d'une Pompe à feu , ou Machine à va^ peur, pour la confommation du Charbon. Voyez Fourneau.
- Dépôt. ( Montagnes par ) Montagnes par couches, ou Montagnes du fécond ordre. Voyez Montagnes.
- Dép ôt. Premier dépôt des briques de Houille , lorfqu on les releve pour la derniere fois dans l’at-telier de fabrication. Maniéré dont on les y arrange» 'Voyez Halle à fécher.
- Dépouillement des Veines* 200 , 30p.
- Der Tage Zug. G. Menfio fubdialis. Le. Dépen-dement, 25)9. Voyez Dépendre.
- Dérangement des Couches de Charbon par des bancs pierreux , de 1 > à 20 toifes d’épaifleur , qui fe continuent quelquefois dans une longueur confi-dérable. Voyez Failles.
- Dérangements qui arrivent dans le jeunes Pompes. Tout ce qui peut les occafionner, tient à la conftruétion particulière des Machines hydrauliques, qu’un Diredeur de Mines doit pofféder à fond. 11028. Les caufes les plus ordinaires de ces déran-gemens doivent être connues des Conftru&eurs &des Diredeurs. 1066. Voyez Etranglements.
- Dernier Terme. Homogène de Comparaifon.
- Derrière foi. (jetter l'eau) Su. 899.
- Der Flottes ligende. Sax. Bafes\ Couches hori-fontales.
- Defcendante. ( Galerie) Voyez Galerie. Mahire defcendante. Mahire de defcente , d’Av allée, d ’Aval-pendage. Le. 247. Veine defcendante. Le. 206.
- Defcendens Venu. Vena redla. Le Roilfe.
- Dejcenderies. Foffes qui vont en pittant, dans l’inclinaifon de la veine. Le. Torret. Bouxtay. 893.
- Defcente. (Mahire de} Le. Voyez Mahire.
- Defcente , pente de la Veine. Su. Sluttand. 879.
- Defcente des Experts pour vilite des ouvrages.
- 318, 331 fuivantes, & 803.
- Defcription ichnographique. Voyez Ichnographie. Orthographique. Voyez Orthographie.
- Defcriptions de Machines. Comment on doit regarder ces defcriptions les plus exades & les mieux détaillées. 909.
- Déferteur (Filon), ou qui fe perd.
- Defpiejfeur. Coupeur. Le, Ouvrier qui coupe la Veine, lorfqu elle eft détachée. 210.
- Defpiécer Le. 222.
- Dejfaifîr une couple de Maîtres. Le. 321. Def-jfaifîr les Maîtres de leurs prifes. Le. 320.
- Dejferrer Le. 251. Ce quon entend par cette jexprefllon dans les travaux de Houillerie*à Liege.
- 292.
- DeJJin, néceffaire à un Ingénieur de Mines. 740.
- Dejfous la main. ( Veine de) Veine non xhorrée. Le. 206. ( Mine de ). Lugd. Raffon. 908.
- *Dejfus la main. (Veine de) Veine xhorrée. Le. Voyez xhorré. ( Mine de dejfus ) Lugd. Somba. 908. DeJiination}(liQU de) ou l’endroit auquel le Char-
- Tl E R ES.
- Détailleurs ( Matchanâs ) à Londres 437* A Paris. Voy. Commerce. *39°*
- Détonnantes* f vapeurs ) Vôÿeü Vapeuri déton* nantes.
- Devant. (Pierre de) For Flotte. An. Terré morte* ou Rocher dans lequel le lit mourant fe retrouve ènfuite. Le* Faille.
- Devexa Vena. Vma obliqua-. Veine dévoyée» 374. Voyez Dévoiement.
- Dévidoir. Moulinet. Dans l’appareil de la fonde , on appelle Dévidoir, le tour fur lequel roule là corde , avec laquelle on leve & on âbaiflfe la tar-riere. Girgillus. G. Hafpel. 886.
- Dévoiement, déviation. Obfervation d’une déviation très-particuliere ( mais douteufe ) dans les veines de Charbon > au Hainaut françois. 481.
- Diaboli flercus. G. Teujfels Dreck. Bitume groflîer, terreux & fétide , qui patoît être propre à la tourbe & aux Charbons de bois tourbe. Voy» Charbon de bois tourbe.
- Dial. An. BoufTole, Cadran de Bouffoie. 388»
- Dialling. An. Gnomonique ; niveller avec la Bouflole. Le. Plumming. Ibid.
- Diaphragma , ïnterveniUrn dans les Mines eri maffe ; couche de réparation entre une veine fu-périeure & une veine inférieure. Le. Stampe. î 140.
- Diaphragme. ( Mécanique. ) Piece nommée dans la Machine à vapeur, Régulateur.
- Die Mark ô’cheide-Kunft. Geometria fubterraneaj (Na. Le premier mot eft l’article te). Voy. Géométrie fouterraine.
- Die Maaffen. G.
- Die ronde Scheibe Damit man Bergreihet. Mai china ventilatoria.
- Die Weife mitleilachzad forchen. Eventilatio linteoreum jaStatu.
- Différence. ( Arithmét. ) Voyez Expofant.
- Différence du bois à la tourbe, pour l’ufagei
- 60J4
- Dift, Drift. An. Allure de Veine. 388,875V
- Difficulté de refpiration dans les ouvriers occupés aux travaux fouterrainsj fa caufe, fâ curation# 980. Préfervatifs indiqués par Ramazzini. 982. Au, très préfervatifs. Id. pour les Ouvriers qui continuent le métier, ou qui font attaqués depuis longtemps de cette malaladie, la Médecine doit être un Art muet. '982. Dans le cas où l’état du malade exigeroit quelque remedè, le Kermès minéral, la poudre de Cornachine feroient très-appropriés. Id.
- Difficultés du Commerce fur la Loire, à caufes du grand nombre de Droits. 599*
- Digging. An. Fouille en terre. 388»
- Digues pour les eaux, dans l’intérieur des ouvrages. Voyez Serres.
- Dilatata Vena. Vena pendens. G. Schvabendë Gang. ^
- Dilatation. Terme de Phyfique , par lequel on entend la diftribution de la matière propre d’un corps dans un efpace plus grand qu’elle n’occu-poit auparavant. Il n’eft point de matière dans
- bon de terre pour Paris doit être conduit, déchargé, laquelle cette dilatation fe manifefte plus que dans —j.. . :i J-:» — i-~ T l’air. 935*, 937.997.Une propriété effentielle à cet
- élément eft de fe dilater par le feu. 968*
- Dilatée. ( Mine) 244. Voyez Mine.
- Dilatement. Dilatation. Elargijfement. Le. Excavations de différentes fortes , appellées quelquefois Tailles. 231,25*3,289. Le bénéfice du travail des
- vendu ; il doit être indiqué dans les Lettres de voitures, ainfî que plufîeurs autres circonftances. £67. Cette deftination ne doit pas être changée. «71,672. Certificats de deftination. 673. Ports $e deftination. Ibid. Fauffe deftination, défendue.
- ô7y.
- DeftruBion fpontanee, (forte de) & laquelle plu- Houillieres dépend du plus grand dilatement pof-fieurs efpeces de Charbons font fujets. 79. De fible : on dit Dilatement de Hierchage. 294. Dilaté* quelle nature font ces Charbons. 1337. Combien ment de Veines. 291#
- Us perdent dans cette décompofition. Ibid. Dimenfons d'une Mine de fer. Triangles à pren-f
- Charbon de Terre. II. Part. G 16
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- dre & à réfoudre pour trouver ces dimenfions 801. Dimenfions que doit avoir un Xhorre. 71. Dimenfions des principales pièces de la Machine à vapeur. . 10 8<n
- V Dimenfions des bateaux du Canal de Briare. y 9 8.
- Diaptra, Nom générique de tout inftrument fer-vant à regarder , & donné en particulier par Pline , au quart de cercle. 784.
- Dioptres. Petits trous dans les Inftruments diop-triques , par lefquels paffent les rayons vifuels, qui viennent des objets à l’œil. P8 6.
- Diorix. Fôffé, canal, ruilfeau pour détourner de l’eau.
- Direëteurs. Maîtres , Infpebleurs des Mines. G. Bergmeifler. Ce dont ces Prépofés de Mines doivent être inftruits au préalable. 817. Voyez Entrepreneurs,
- Directio principalis. G. Haupt Streichen.
- Direction des Couches ou Veines de Charbon. Le. rAllure. On entend par ces expreflîons la fituation des Veines, relativement aux quatre Points Cardinaux du monde. 875. Dans le pays de Liege, autour de la Capitale , traverfée par la Meufe , le commencement des Couches fe fait voir depuis une lieue environ au-devant de la Ville , & elles s’étendent jufqu’à deux lieues au-delà du Couchant. La fuite des Veines, du côté du Couchant, s’étend fort au loin. Au Nord de la Ville , elle ne va pas à plus d’un quart de lieue. Au Midi, de l’autre côté de la Meule * elles fe prolongent au plus à demi-lieue , mais toujours de l’Eft à l’Oueft ; & il eft probable que ce font toutes les mêmes Couches, quoique leur inclinaifon change de diftance en diftance, tantôt au Midi, tantôt au Nord. 64, 83 , 84. Il eft important pour le fuccès des travaux de Mines de fe. former une idée jufte de la nature & de la diredion des Couches. 874. M. Lehmann indique une maniéré très-fimple pour cela. Prenez, dit ce Savant, un Volume in-folio , l’ayant couché devant vous , fur une table , élevez-îe un peu d’un côté y il n’importe que l’autre bout du livre repofe par un côté entier , ou fimplement par un coin lur la table , ni que fon inclinaifon foit de 1, y, iio, yo, jufqu’à 90 degrés, il repréfentera toujours la diredion & la chute de la couche. En regardant la table comme la ligne horifontale, & tirant fur le livre une ligne qui lui foit parallèle , elle marquera la direction de la couche ; une autre perpendiculaire à celle-ci, eft appellée fa chute. La couverture d’en-bas du livre reptéfente le Couchant, & celui d’en-haut le pendant de la couche. Voyez Inclinaifon, Pendage,
- La direction des Veines de Charbon s’exprime différemment en termes de Mineurs. 87y.
- Diredion capitale, occidentale des Veines, poo. Elle peut fe juger par la diredion des couches ter-reufes & pierreufes, dont eft compofée la montagne qui renferme les lits de Charbon de terre. Les Minéralogiftes regardent comme les plus avantageux les filons qui ont la même diredion que les bancs de pierre dont ils font environnés. Comme néanmoins l’indudion à tirer de la diredion des veines par celle des couches dont elles font accompagnées , peut quelquefois être fautive ; le moyen le plus fûr pour déterminer la diredion d’un filon métallique, ou d’une veine de Charbon, c’eft d’avoir recours à la Bouffole. Sj6, Voyez Bouffole. Perquifition des couches par la tarriere ou fonde. 883.
- Changement de direction des Veines. 88y. Dans les Mines d’Anjou. y48*
- L E
- Direction d'une galerie de Mine. Ecart CetfO dire&ion. Voyez Galerie. Déterminer la direiïion d'une galerie dans laquelle on ne peut faire ura„e la Bouffole, Vaiguille étant troublée par Va6lïon°â\ne Mine de fer. Problème de Weidler. 8oy.
- Direction Intendance de Vdpprovijionnement d* Paris, confiée au Prévôt des Marchands & aux Echevins. 642,
- Difcombrer. Le. Nétoyer un vieux bure. 314. Difpiertée. (Veine ) Le. 28y;
- Difientions des Veines. Conteftations qui peuvent naître fur ce fujet. 73 ç>«
- Difiiîlation du Charbon de terre ; quantité d’air qui fe dégage de cette fubftance dans cette opération. 1151,
- Diftillation du Charbon de terre pour en tirer le bitume per defeenfum. 1138.
- Diftillation de la liqueur ou fuie du Charbon de terre, pour en retirer avec économie de l’alkali volatil. En voici un procédé, imaginé par M. de Saive , Apoticaire à Liege.
- E. Quatre livres de Suie de Houille : mettez-les fur une toile un peu ferrée , tendue fur un chafiis ; verfez deffus huit ou dix pintes d’eau bouillante ; prenez l’eau qui aura été filtrée , de faites-laévaporer dans un chaudron de fer, juL qu’à ce que la liqueur foit réduite à la confif-tance d’un fyrop clair. Procédez enfuite avec cette liqueur de la maniéré fuivante.
- Dans le cas où il s’agit d’obtenir de l’alkali volatil fluide, mettez , avec la liqueur de fuie que vous venez d’avoir , de la chaux éteinte, en quantité fuffifante pour former une efpece de bouillie. Ce mélange doit être fait dans un matras de verre ou de grès , en y adaptant aufli-tôc un chapiteau de verre, au bout duquel on Iu-tera un récipient, afin de recevoir les vapeurs qui s’élèveront de ce mélange ; l’opération fera traitée à un feu modéré, & on continuera la diftillation jufqu’à ce qu’il ait paffé environ un quart de la liqueur qui aura été employée. L’opération achevée, on trouve dans le récipient de l’alkali volatil fluide très-piquant, qui ne différé de l’alkali volatil du fel ammoniac que par un peu d’odeur d’huile de fuccin : on parvient à le dépouiller de cette odeur en le diAillant une fécondé fois fur un peu de pierre de chaux. Voyez Liqueur de fuie de Charbon de terre. Voyez Sublimation.
- Diftillation de l’eau-de-vie & de i’efprit-de-vin ; au feu de Charbon de terre. I2S3*
- Diftillation des efprits acides, au feu de Charbon de terre. 1234»
- Divijion des cercles de la Sphere. "754*
- Divifton des Montagnes. Voyez Montagnes.
- 745*.
- Vivifions des mefures courantes employées par les Arpenteurs de Mines. 782. Maniéré de les indiquer. . Idem,
- Dixième Royal. Droit pour le Roi, très-ancien en Angleterre. Voyez Royalty. Etabli en France dès l’an 1413 , pour le Roi, fur toutes les fub-ftances terreftres. 60p. Afranchi ou modifié en différents temps, félon les circonftances. 610;
- Dixième. ( Jeu du ) Commerce maritime , facilité accordée par un Arrêt du 19 Avril 1172, pour mettre les Capitaines de navires à couvert des fai-fies qu’ils pourroient encourir par erreur dans la jauge de leurs bâtiment. 733»
- Dodrans. Palmus major. Spithama. Voy. Empan» Doigts, Parties de l’aune des Mefureurs de Mines,
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- *4°3
- DES MAT I ERE S.
- leurs Divifîong;'
- Domaine , & Fermiers des Domaines.
- Droits.
- Dôme, Couvercle, chapiteau de l’alambic* Voy* Alambic,
- Dominus, Dominus cuniculi. Le. Seigneur Arenier. premier auteur & fondateur primitif de l’Areine.
- 328*
- Domini Vicarius» G. Vorleger.
- Dommage, 322, 330, Dédommagement. Idem* Dommage, (double) 322. Externe ou fuperjtciel. 729 j 730. Du fond. 72p. Dommage particulier,.347. Donlege. ( Die ) G. Obliquité.
- Donlegter gang. G. obliqua.
- Donner dans les Drufen, Voyez Drufeit,
- Donner dans une Baigne. Percer au Pic. Le» 29o» Dormant. ( Charpent. ) 1014»
- X>o.î cheval. Rein de chevau. Efpece de Faille•
- 374*
- Dojfes. Le. Ramures , ou fafcines pour étan-jçonner.
- Double Barre. Sax. Geftange.
- Double Hemar. Foffe de grand Athour. Le*
- Double pannée, double treque , double trait. 3 74.
- Double Serrement. Le. 2.66*
- Douce. ( Mine ) Voyez Mine. Douce ter roule , "employée à Liege pour les chauffrettes. 81,35*8.
- Douillard, meufure ufitée dans le Bourdelois , pour le Charbon d’Ecolfe & d’Irlande. 938,724. Note 8.
- Douille. Virole : en général on donne ce nom à Jtout cylindre, anneau , ou tuyau de métal.
- Doux. ( Fer ) Voyez Fer.
- Drebbel. (Corneil.) Invention de ce Payfan , pour fconduireun Vaiffeau à la rame fous l’eau. Ce Vaiffeau qui avoit été conftruit pour le Roi Jacques I, contenoit douze Rameurs, fans compter les Paf-fagers : l’expérience en fut faite dans la Tamife * & )un de ceux qui étoient de cette navigation fous l’eau, vivoit encore lorfque M. Boyle en a écrit la relation, feule trace que l’on ait confervée de cette navigation fînguliere ; la liqueur, félon M. Boyle , ’étoit de l’invention d’un Phyficien , gendre de Drebbel, qui débouchant la bouteille, enfaifoitufa-£e de temps en temps, quand l’air du VailTeau, échauffé par l’haleine de ceux qui y étoient, n’étoit plus refpirable. 982.
- Dreiïer. G. Vectores. Hiercheux.
- Drejfant. (Veine en) ou furplombée, qui va par les trois heures. Voyez Roijfe, 876. Voyez Surplombé.
- Dreu de ftoc. Le. En ligne de la voie ou alignement de l’ouvrage ; ou, comme on dit, en Avant-piain. 271.
- Drift. Dift. An. 388. Manège. Allure des Veines.
- 879.
- Droit. ( Filon ) Sax. Scheute Gange. 877.
- Droit. ( Jurisprudence. ) Loi, conftitution, réglé «obligatoire, différente dans fes maximes chez chaque nation, utile à connoître. 827, 829. Etude du Droit néceffaire à un Ingénieur de Mines. 740.
- Droits relatifs à Vexploitation des Mines. Droits des Propriétaires de terrein , d’exploiter entièrement à leur profit. 605. Droit inconteftable de retirer feuls le produit de leur terrein , & le fruit des dépenfes qu’ils peuvent faire pour cela ; nullement infirmé par l’obligation qu’impofe le Réglement du 14 Janvier 1774, ( pour l’exploitation des Mines de Houille ou de Charbon de terre ) de demander la permiffion. Voyez Propriété, Proprié-
- taire , Permijjion.
- Droit ( Acquisition du ) d'exploiter uni Miné d$ Charbon, félon les ufages & coutumes de Liege. Il eft plufieurs maniérés de s’affurer de ce droit vis-a-vis des Propriétaires de la furface , nommés ad Pays de Liege Hunier ; & vis-à-vis des Propriétaires du fonds , appellés Rendeur , Ter rageur. Voyez Rendeur , Terrageur , Huniers. La première forme d acqùifition eft défignée fous les exprefïions Con-vention , Rendages , PermiJJions. Voyez Convention , Rendage , Permijjion. La fécondé maniéré eft dite voie ou attion de conquête, parce qu’au refus du Propriétaire de la permiflîon par rendage & conventions , la faculté d’exploiter la Mine eft oftroyée par autorité du Juge, en vertu d’un Mandement du Prince Erneft de Bavière , du 22 Décembre 1781, publié félon les formes, au Pérou de Liege , le 20 Janvier 15*82. Cette loi eft fondée fur l’intérêt public qui exige que des fubftances utiles ne ref-tent point enfouies, & que l’Entrepreneur qui fe propofe à fes rifques , périls & fortune , d’en faire jouir fon Pays , foit favorifé par la loi* Voyez Pojfejjions , Formalités*
- Droit ou Cens dAreinè. Le. En parlant de ceü Aqueduc, il faut diftinguer deux fortes de droits 5 celui de percer de de conduire un Aqueduc dans le terrein d’autrui, exprimé dans quelques Auteurs Latins par le mot Aquagium ; le fécond droit eft la redevance de celui qui fait pouffer à fes frais une galerie direélement, & qui eft due avec le droit de Terrage : ce droit d’Areine eft appellé dans la Coutume de Liege le Cens , ou le Cent d’Areine, parce que , dans quelques Diftriéts, on paie ordinairement le centième trait. Dans d’autres endroits c’eft le 80e franc & libre, à moins que l’Entrepreneur n’ait fait la dépenfe de l’Aqueduc , & qu’il ne foului-même Arnier. 321,328,330* Voyez Arnier. Ce droit de Cent d’Areine eft dû non-feulement pour les Charbons qui font au-deflus du niveau de la galerie , mais encore pour ceux qui font au-deffous , & généralement poué tout ce qui eft extrait d’une Mine qui verfe fes eau* dans l’Areine ,329; attendu qu’en Jfaifant ce percement , on ne fe propofe pas toujours de découvrir une veine de Charbon, ou un filon métallique î il eft tout fimple que fouvent on n’en rencontre point lorqu’on pourchaffe une galerie de cette efpece : alors la Coutume en Allemagne eft que les portions de Mines qui recueillent les avantages de ce percement paient à celui qui en eft le Propriétaire le droit de percement ; c'eft le dix-huitieme ou le neuvième , ou le quatrième denier, félon les circonftances, félon les conventions qui ont été ftipulées, & félon les Ordonnances & Loix de Mines de chaque Pays, Voyez Percement. Vdy. Entrepreneur d’Areine.
- Droit ou Cens de Terrage. Le. Droit qui appartient à différentes perfonnes. 320 ,325*, 326. Cas où. les Maîtres de foffes font déchargés de ce droit*’ 325. Comment ce droit doit être réglé. Ibid. Voyez Terrage. Double droit de Terrage. Ibid.
- Droit de Verfage. Le. Droit qui eft le même que le cent d’Areine, & qui eft dû au Propriétaire du fonds par les Entrepreneurs , dans les cas ou au lieu de xhorrer les eaux par une Areine , ils les xhorrent par des machines qui les enlevent au jour. 322a 329> 3^I#
- Triple Droit. Voyez Triple.
- Droit du Compteur. s SS1*
- Droit des AJfociès. . . 327*
- Droits réfervés par les Propriétaires.
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- TABLE
- Droit de Suffrage dans les Aflemblées du métier de Houilleur à Liege. 343*
- Droit ou faculté £exercer le métier. 342,343.
- Droits pécuniaires qui fe paient pour l’acquérir , taxés relativement à différentes circonftances. Ibid.
- t 344» 345*
- Droits des Jurés du Charbonnage à Liege. 316,
- 317. Droits de réception, & autres. 342. Droits four les recharges , ou avis. 317. Pour les Vifîtes de f°JIes• 335 » 336. Pour les régiftrations de Sentence. 3189 33 4. Droits judiciaires, & dépens de ÎVifites. 3 3 <5.
- Droit de Souveraineté fur les exploitations de Mines. Droit de la Couronne. Droit Régalien. An. Royalty, 368 , 36p. Droit dont l’origine remonte aux Empereurs Romains , qui étoient Propriétaires dans les Gaules de plufieurs fonds de terre, lesquels par la fuite compoferent le Domaine corporel de nos premiers Rois.
- L’Etat Romain s’appropria encore les métaux, & toutes les matières profitables qui pourroient fe tirer du fein de la terre , non-feulement dans l’étendue où il avoit la propriété , mais encore dans les fonds de fes fujets, dont la jouiffance fut refi-tralnte à la fyperficie.
- Cet Etat fixa enfuite fon droit à 10 pour cent fur tout ce qui provenoit des Carrières de marbre & de pierre ; Lavoir cinq pourcent, comme Tré-foncier, & cinq pour cent, pour droit de Souveraineté ; c’eft-à-dire, que dans les fonds propres aux fujets, l’Etat fe réduifit à cinq pour cent fur le marbre ôc les pierres feulement ; mais il ne fe relâcha aucunement de la totalité des autres matières , faifant valoir pour fon compte les Mines d’or, d’argent & autres métaux précieux pour la fouille defquels il employoit des criminels condamnés au travaux fouterrains, que l’on regar-doit comme une efpece de fupplice ; il y employoit aufli des efclaves Fifcalins , mais aux travaux des .moins rudes. Voy. Dixième Royal.
- Droit commun de la France, fur Vobjet des Mines , Minières , G* autres fubflances terrefires. Nos premiers Rois fuccelfeurs des Empereurs, ont exercé fur les Mines ôc Métaux les mêmes droits que les Romains, ce qui conftitue le droit de Souveraineté , marqué par l’impôt du Dixième Royal. tVoyez Légifation. Ce droit du Roi a pu quelquefois être éludé, & il paroît avoir été ufurpé quelquefois fous différents prétextes, comme pour Mines achetées du Domaine , avec le droit du dixième. Le Sieur de Saint-Julien trouva des difficultés vis-à-vis de quelques Seigneurs ; mais l’Edit de 1666 déclara ces droits recouvrables, dans les endroits où ils n’auroient pas été payés, fans que les acheteurs, ou autres tenanciers du Domaine puffent prétendre lefdits droits leur avoir été vendus & baillés , à moins qu’il n’en fût fait mention dans leurs Contrats ; & ce même Edit enjoignit aux Procureurs généraux , ou leurs Subftituts , la recherche de ces droits.
- Une Compagnie établie par Edit du mois de Février 1722 pour toutes les Mines du Royaume, jouiffoit, à titre de bienfait, de ce don du dixième fur le produit des Mines, mais il fut révoqué par un Arrêt du Confeil, en date du ir Mai 1731, qui reftraignit en même temps la conceflion à l’exploitation des Mines & Minières des Provinces de Béarn , de la Baffe Navarre , de Languedoc & de Bouflillon. Par cet Arrêt le fieur Delage & autres furent autorifés à prendre de nouveaux Affociés, fonfentant à un intérêt proportionné aux fonds
- qu’ils mettroient dans l’entrepnfe.
- Cette levée du Dixième fur les Mines pour le Roi, paroiffant être un obftacle aux progrès des découvertesr , ainfi que la néceflité d’avoir une permillion , les Souverains affranchirent de ce DR xieme Royal plufieurs Mines de foufre, fabêtre fer , ocre, pétroil, charbon de terre , ardoife , plâl tre, craie, & autres fortes de pierres pour bâtiments , & meules de moulins.
- Cette exemption , par les mêmes raifons d’utilité , s’eft étendue naturellement fur quelques matières à tous ceux qui par la fuite des temps obtinrent des permifïions de venir dans les poffeffions d’autrui.
- Les Lettres de Charles VI, en 1413 , après avoir interdit à tout Seigneur fpirituel ou temporel , la demande du droit de Mine , comme appartenant uniquement au Roi, en affranchirent pendant un temps limité le Sieur la Roque, Seigneur de Roberval, fes affociés & autres employés à fes opérations , fans que les Officiers royaux puffent prétendre à cette levée : & ailleurs, pour en conftater l’établiflement , décharge ledit Roberval du paiement du droit de Régal ou quint, lui en fait même don & remife en tant que befoin.
- Le Sieur François de Blumenftain, dont la Con-ceflion qui lui fut oétroyée le 9 Janvier 1717 s pour l’efpaee de 20 années de la Mine de plomb de la Paroiffe de S. Juîlien, Province du Forez, à dix lieues à la ronde , fut également décharge pour ce temps du paiement du droit de Régale ou quint, dont Sa Majefté lui fit don.
- Charles VI, Charles VII, Louis XII, Fran«4 çois I, Henri I, François II, n’ont fait, comme l’obfervent les Auteurs de l’Encyclopédie, qu’augmenter les privilèges , quitter une partie des droits de leur domaine , établir des Jurifdi&ions particulières , accorder des exemptions d’indemnités pour la fouillé des Mines, par la fimple confédération que les Entrepreneurs & Ouvriers de Mines, vaquent continuellement au bien de Nous & de la chofe publique, dit l’Ordonnance de nos Rois , & qu’ils ont fouvent préféré le public à leur intérêt particulier.
- Droit de fouille au Propriétaire. 609, Voyez Propriétaire.
- Droit de Retrait, appelle en France Réméré; droit que chaque Affocié dans les entreprifes de Charbon à Liege a fur la part ou l’intérêt qu’un Affocié veut vendre en rendant à ce dernier le prix qui auroit été payé par un étranger. Les parents d’un Aflocié qui auroit vendu fon intérêt, font exclus de ce droit de retrait \ il n’appartient qu’à la Société, dont chaque membre eft en droit d’y concourir pour fa quote part : les héritiers d’un Aflocié qui vient à mourir n’en font point exclus. Voyez Entrepreneurs.
- Droits. Impofitions. Leur connoiflance impor--tante dans les fpéculations d’entreprifes de Mine.' 711,712. Droits que le Charbon paie en Angleterre , font de trois efpeces. 43 5. Différents enfuite relativement à quelques circonftances. 436. Droit impofé de la feule autorité du Roi Charles I, en 1634, Pour *es Charbons exportés en Pays étrangers. 435. Voyez Ship money.
- Droit additionel. 436. Collecteur des droits fur la Tamife. Water Bailiff. Lorfque le Charbon eft importé aux Colonies , il paie moins de droits que quand il eft exporté dans l’Angleterre.
- Droits à!entrée impofés en France fur le Charbon de terre venant de l’Etranger, Hiftoire raifonnée d%
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- DES MATIERES.
- ces dfoïts, p. 627. Objet de cés droits* Ibid,
- Droit de Fret. Droit de 5 o fols par tonneau de ïner , payable par les Capitaines & Maîtres de Vaiffeaux étrangers , à l’entrée ou à la fortie des Borts & Havres du Royaume, en conféquence de l’Arrêt du Confeil du 19 Avril 1701 , portant réglement pour le paiement de ce droit : il fe payoit à morte charge , c’eft-à-dire, le Vaifleau tant plein que vuide, pour toute la continence de chaque Vaifleau. ^33,634.
- Droit impofé d'abord au baril, fans aucune détermination de cette mefure. 627 , 62g. Perception au baril, fufceptible de difcuflions & d’abus dans les différents Ports ; pourquoi ? 633 * 71p. Rendue plus certaine & plus uniforme. Ibid,
- Droit de Péage. Voyez Péage.
- Droit de Tranjit, de Mans à Tournay, pat Condé» 629. VoyezTranJît.
- Droits fur les Charbons de terre étrangers qui viennent dans le Royaume par mer 3 Arrêt du Confeil d’Etat du Roi. 68g, 71p. Ce que le Charbon de terre d’Angleterre payoit anciennement à Bordeaux. Ce qu’il payoit en 1763. Ce qu’il payoit en 1764. 723. Ce qu’il a payé enfuite pour l’encombrement du Navire , ou commencé à morte charge. Ce qu’il payoit au Bureau de la Rochelle, avant de payer par baril. 724. Droit que le Charbon d’Angleterre paie par baril à Rouen, y70. Son exemption de droits d’entrée , & de ceux du doublement de Péage au Havre de Grâce & à Rouen, par Arrêt du Confeil, du 11 Septembre. 1714,688. Charbons de terres étrangers venants en France par terre. 634, 720. Venants de Liege par charroi, ou parla riviere de Meufe. 627.
- Droits de Circulation , droits des Traites , droits des Aides, droits d'oEtrois, droits aliénés. 63 4. Droits des cinq grojjés Fermes. Droits Centrée G* de fortie. Sous ces titres font compris non-feulement les Droits d’entrée & de fortie , mais encore quantité d’autres qui ont été créés fucceflivement depuis l’an treize cents, & qui tous ont été réunis aux cinq groffes Fermes, & fixés en 1664 fur toutes fortes de marchandifes pour les Provinces de l’intérieur du Royaume , défignées en finances fous le nom de Provinces des cinq groffes Fermes. 688. Voy. Provinces des cinq groffes Fermes. Ce tarif de 3664 a été reétifié en différents temps, fuivant les mêmes principes, avec quelques augmentations, & a été entièrement arrêté par l’Ordonnance de 1687 , fur le fait des cinq groffes Fermes ; il a encore été changé depuis dans fes premières difpofitions par l’addition de nouveaux droits , la fuppreflîon de quelques autres, & par une nouvelle fixation ; ces différentes variations ne jettent pas peu d’embarras & de difficultés dans le Commerce. Voyez Tarif. Les Domaines & Fermes des Domaines forment une claffe des Droits du Roi très-confidérabîe , 8c une des principales parties des Fermes du Roi.
- Les droits fur le Charbon de terre en particulier ont été tantôt augmentés par différents réglements. 632. Enfuite modérés ou remis à leur première fixation. 62g. On trouve, par exemple, que par Arrêt du g Janvier 1713 , le Charbon des Mines de l’Ifle Royale a été exempt pendant 10 ans des droits d’entrée ; & par un Arrêt du 14 Juillet 172g, le tonneau du poids de cinq milles deux cents livres, a été impofé à fix livres.
- Par un autre Arrêt du Confeil, du 23 Juin il 7 3 9 , les Charbons de terre provenant des Mines de Fims en Bourbonnois , étoient exempts des jdroits de fortie des cinq groffes Fermes. Voyez p.
- Charbon de Terre. IJ. Part,
- 140;
- 5*27» lt Mémoire de M. de Crlfetioy, (
- Droits, fur les Charbons de tetfe aü HaifiâilT François & du Hainaut Etranger. 628 » 629» Droits de fortie au Bureau de Condé , fur les Charbons qui paffent à Tournay , Gand , & autres Villes de dominations étrangères. 62g. Changements en differents temps fur cet article. 628,701* Droits de Traite. (Charbon de terre exempt de tous ) a fa circulation dans les différentes Provinces du Royaume, c eft-a-dire, reftes fujets aux droits qüï peuvent être dûs àjdes Engagiftes ou Seigneurs. 720.
- Droits de Traite de plufieurs Seigneurs de Mont-cenis en Bourgogne. 572% Droit de Traite foraine*.
- 747*
- Droitsf ir la Loire.^gg. Droit de Boîte, ôü défait des Marchands , qui fe leve fur la Loire pour la Navigation & l’entretien du Commerce. 797,712. Droit de Cloifon , de Clouaifon fur la Loire , à Angers, 713. Son origine. Idem. A qui il appartient aujourd’hui. 737. Droitfïmpie. 716. Doublé.Idem. Tiercé, Idem. Sujet à arbitraires & à difcuflions. 738. Pan-* carte des droits en vigueur aujourd’hui. 717, 718*. Tarif de la quotité du droit. 717. Droit de quit-tance qui fe paie à Orléans avec le droit d’oéiroi, par Bafchole du Charbon de Decize. 577» Voye2 Quittance. Droit de Traite foraine, qui fe paie à l’embouchure de la Sarte dans la Loire, un peu au-deffous d’Angers. 747. Voyez Trépas de Loire. Droit de jurifdiêlion fur U Canal de Briare. 640* Droits de Péage fur ce Canal, en 1672 étoient: fixés à 23 fols par bateau.
- De S. Rambert à Rouanne, les bateaux chargés ou vuides paient 40 livres de droits, par Arrêt du 2 3 Mai 3746.
- Les Droits qui fe perçoivent fur le Canal de Briare varient félon la nature des marchandifes ; les Charbons de terre paient 27 livres par bateaux * qui ont de tenue environ 28 pouces d’eau.
- Droits dûs aux entrées de Paris, formant un gros objet. 639 , 683. Produit de ces droits du premier Oélobre 3733 , au premier Oétobre 17794 Idem. Leur accroiflement. 6S3,
- Droit de Domaine & Barrage. VeSligalpro tranftu* Double droit réuni aux Fermes , & qui fe perçoic aux entrées de Paris fans diftinefion. 674, 682,687,’ Les bateaux en pafle-debout en font exempts. 674,; Droit d’051 roi, ou Droit de Ville.V. Droit de Halle4 Droit de Halle ou de Garre. Droit de VUU4 Attribué au Domaine de la Ville, en forme dei Déclaration , pour un terme limité. 683. Sa per-< ception. Idem;
- Droit de riviere ou de contribution. Attribué fuc les Marchands Voituriers par eau. 6834
- Droit du Vingtième de L'Hôpital. 682. Double,’ Comment ils s’évaluent. 6874
- Droit d’Arrivage. 683,68
- Droits des petits Officiers des Ports.
- Droits des Maîtres des Ponts. Le tarif de ces droits doit être affiché. 6324
- Droit de Baclage. 683. Des Chableurs. 633. JDeà Metteurs à Ports. Droit par eau. 684. Des PlanA chéïeurs. 6834
- Principal ( Droit ) des Officiers 8c petits Offi-’
- ciers, 666, 667. Voyez Mefureurs.
- Droits non dus aux Officiers, pour les Charbons qui fe vendent à Sève. *>714
- Droit de Maréchal, ou de bonne mefure ; un fei-* zieme minot fur quinze. 68o.
- Droite (main) du Levay. Le. 2374
- Droite Vallée , ( grande Vallée ) , ou Vallée à cheval, 301. Voyez Vallée.
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- Droiture. Droiturer J avoir droiture. ( Jurifpru-dence Liégeoife). Obtenir droit fur des objets con-teftés.
- Drufen. G. Filons ou fentes ftériles. Donner dans les Drufen.
- Ducere fojfam patentent. G. ein Roch-Treiben.
- Duclarius fumis. G. Seil.
- Darius lithantrax. 112, 114.
- . Dynamique. ( Eléments de ) Ne doivent pas être négligés par les Ingénieurs de Mines ; Ouvrages ou [Traités fur cette matiete. 910*
- E
- a u douce, (pefanteur d’un pied cube d’) 1109, [1022,1082. D’un pied cylindrique d’eau. 1022.
- Eau falée. ( pefanteur d’un pied cube d’) Idem.
- Droit par eau , ou Droit des Metteurs à Ports, £84. Voyez Metteurs à Ports.
- Eaux fouterraines , ou Eaux de Mines. Les eaux , comme on l’a vu , forment, tant que dure une exploitation de Mines, le plus grand*embarras des travaux ; on ne peut même les avancer , foit en détachant le Charbon avec les pics, foit en faifant fauter des quartiers de roches avec la poudre à canon, fans augmenter ces eaux ; l’explofion de la poudre en fait quelquefois venir une grande abondance; auffi, dans cette opération, il faut toujours être muni de fiches, ou chevilles de bois. Le travail fe difpofe & s’alfure toujours la veille ; c’eft la fonâion des Foreurs. 268,1118. Voyez Foreurs.
- La nature des eaux qui fe font jour dans un terrein eft réputée, par quelques Ecrivains, pouvoir iervir d’indice de la préfence du Charbon de terre.
- 399 , 400,895.
- Eaux du premier niveau. Du fécond niveau , ou forte toife. 46y , 479. Du troifieme niveau. 46y.
- Les eaux de Mines font à confidérer dans plusieurs points de vue diftinéts. 871. Remarque de M. Brandt, de l’Académie de Suede. 872. Remarque des Houilleurs Liégois. Idem. Remarques générales. Id. Température de ces eaux. 873. Abondance de ces eaux. 872. Plus marquée la nuit que le jour, à ce que l’on prétend , dans les Mines de Pontpean fur-tout. Problème propofé fur ce fujet, par M. le Chevalier de Dolomieu. 1 ioy. Saifons où les eaux donnent le plus. 873. Voyez première Fouille. Couches ou parties de Mines dans lesquelles les eaux abondent davantage. 872. E11 général plus on avance dans les rochers réglés , plus on rencontre d’eaux. 548. Ramaffes d’eau au-def-fousdu niveau. Le. Affloxhement d'eaux. 274. Force de l’eau pour remonter à fon niveau , dans les approfondiffements de fofles. 478. Pour fe faire four au travers des cuvelages. Dans les Mines de ^ewcaftle le Charbon ne s’exploite point au-deiïous de 8 à lotoifes; les eaux, au lieu d’être «nievées au jour, font conduites d’une Mine à l’autre ; chacun les contient & les garde félon le befoin , Iorf-que plufieurs Mines fe trouvent dans le cas de faire ufage d’une même Areine. Abbatijfement, Abbat-ement d'eaux. Le. Toute efpece de conduits pour l’Areine. 279. Voyez ce que l’on entend par le terme feul d'abbatement, 243 , & par l’expreffion 1Abbatement plus bas. 204, 1363.
- Cheval, ou deux Chevaux d'eau. Mer deaux. Le. Ce que lignifient ces expreflions. 269, 270,46$.
- Fua^ % Poids de l’eau , augmente ainfi que fon Volume, à mefure que l’on approfondit 287.
- Levays. fevaux ordinaires de Peau. 270.
- Machins à eau. G. Feid geftangen, Autre efpece
- employée à Altemberg, Margraviat de Mifnle * Q„ Waffer Goepel. Kerrhade. Machine à eau. Machins à roue. 1110. V. Machine à eau. Ouvrages deffous eaux. 283,284.
- Verfage d'eaux, endroits verfants. 268 , 280 ,
- 289*
- Opérations de Mines , relatives aux eaux. Battre les eaux. 466. Conduite des eaux. Aufschage Waller. Cuveler les eaux. 297. Epuifement des eaux. Voyez Epuifement. Jetter Peau derrière foi. 899.
- Mefurer. Le. Xanchier les eaux. L’accroiffement de l’eau dans les bures fe mefure avec grand foin ; quand le temps eft fec , on les fait bailler de 6 pouces en 24 heures ; mais on obferve alfez généralement des crues fenfibles après la pluie, qui détruit quelquefois , lorfqu’elle eft abondante, Je travail de plufieurs jours : cela dépend, fans doute, de la nature pierreufe ou fabloneufe des couches à travers defquelles les eaux de pluie fe font palfage.
- Paître les eaux. Le. 274. Voyez Paxhijfes.
- Eau de Bagnes , ou qui a féjournée dans les vuides fouterrains. Elle s’allume en jailliffant à la lumière des lampes félon M. Genneté : mauvaife obfervation. 928. Voyez Vapeurs. Voyez Rapports.
- Eau élevée par une Machine à vapeur. Evaluation en quantité à une hauteur de 100 pieds par la Machine d’ingrande. 1083.
- Les recherches de M. le Chevalier de Borda , permettent de fuppofer qu’une Machine dont le cylindre a y 1 pouces 7 de diamètre , peut élever à la hauteur de 612 pieds, 27734 pieds cubes d’ean par jour ; fi cette eau n’eft élevée qu’à 70 pieds, elle pourroit en élever dans le même temps 2,42474 pieds cubes : on doit retrancher de cette quantité celle qui eft néceffaire pour le fervice de la Machine , c’eft-à-dire , pour le refroidiffement du pifton du cylindre , & pour l’injeââon qui détruit la vapeur.
- D’après les données fur le cylindre, & fur la pompe refoulante de cette Machine , on trouve que cette Machine peut élever 19880 pieds cubes d’eau par jour , à la hauteur de 400 pieds, ce qui prouve qu’il y a de l’avantage à n’employer qu’une feule pompe refoulante pour élever l’eau d’une grande profondeur. Voyez Cylindre. Voyez Pompe refoulante.
- Profondeur de laquelle les eaux s'élèvent dans la Machine d Ingrande, ou de Montrelay , félon M. le Chevalier de Buat. 1064. Dans celle de Bois-Bof-fut, félon le Rédacteur de l’Encyclopédie. Idem. Dans la Machine de Frefnes, félon M. le Chevalier de Borda. Id. Dans la Machine d’Anzin, félon M. Lavoifier. Id. Dans la Machine de Walker, en Angleterre. 1100.
- Dépôt formé par quelques -unes de ces eaux dans la chaudière , où elles s’incruftent à la longue. Effet que produit cette ïncruftation. 1088.
- Eaux des Houillieres , ou qui fe font jour à travers des Mines de Houilles , ne font point fu-jettes à donner aux ouvriers Houilleurs des maux de jambes, comme elles en donnent aux Mineurs employés dans les Mines métalliques. 979. S’imprégnent de parties falines & bitumineufes 1118. Sont la plupart du temps ferrugineufes, comme les eaux de la Houilliere de Mariemont, en Hai-naut. 29. De la Houilliere d’Argenteau , près de Dalem, très-efficaces dans la dyffènterie. 1119* Celles de la Houilliere de Littry, en Baffe Normandie. Id. Comme celles d’une ancienne fouille de Charbon près la Mine exploitiée aujourd’hui à Fims en Bourbonnois,y8o, & qui toutes peuvent en général
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- être réputées toniques, àpéritives , 'diurétiques & résolutives , quelquefois purgatives lorfqu’elles font chargées d’une certaine quantité de fels, ainfi que l’on peut en juger par l’effet des eaux des Àreines de Liege. 23. Les eaux de la Motte en Dauphiné * pourraient être de la claffe de cette forte d’eaux minérales. 328.
- Eaux imprégnées naturellement ou artificiellement de Charbon de terre ; ce qu’on y apperçoit* 23 , 30, 1119, 1121. Voyez Bitume favoneux.
- Eau de pluie qui a féjourné dans des bateaux de Charbon de terre , devenue minérale. 1119.
- Eaux minérales artificielles , par imprégnation du Charbon de terre éteint dans de l’eau commune, femblables aux eaux de Schinznach. 1125*, Examen de ces eaux faites dans le laboratoire de l’Hôtel Royal des Invalides. 1126.
- Eau-forte. Quantité d’air qui fe dégage du Charbon de terre de Newcaftle, par fa combinaifon avec l’eau-forte. 1151.
- Eau-mere. ( Chymie ). 1119.
- Eboulement. Ecroulement. Effondrement. Accident qui arrive fréquemment dans les Mines en malles : ces fortes de Mines ont plus befoin que toutes les autres d’être étançonnées foigneufement» Voyez Etançonnage. Epaulement.
- Ecailles. G* Schaleertz , croûte fuperficielle dé-tachéé (dans les Mines métalliques ) de la maffe du rocher , fur lequel on a fait agir le feu pour la facilité du dégagement du filon. Cette écaille s’appelle PVand. Dans quelques Mines de Charbon , félon M. Monnet, on appelle EcailU une couche placée entre le Charbon 8c le Salbande du toit, le plus fouvent de 3 ou 4 pouces d’épais. iyi. On appelle auffi dans le mâchefer , écailles de fer, des feuillets de fer brut qui y font mêlés.
- Ecailleux. ( Charbon ) Ce que l’on peut entendre par cette exprefîion. 1168,
- Echaîne. Chaîne. Arripendium. 214,782. Voyez Chaîne. 232.
- Echalasl Fieu. Palus localis.
- Echarpe. Chape. G. Rad ftube. Rova theca feu lo-zulamentum. Capfa , feu Capfula, loculamentum orbi-tulorum. Voyez Châpe.
- Echaujfement fpontané du Charbon de terre. 1337. Voyez Embrafement, plaie , meurtriffure.
- Échelles. (Mécanique) An. Laders. 388. Dans les Mines métalliques, le puits deftiné à monter & à defcendre fe garnit d’écheles , dont chacune, fui-vant l’ufage des Mines d’Allemagne, a douze aunes ou 24 pieds de longueur & eft compofée de 24 échellons qui font à un pied de diftance les uns des autres , & affujettis dans les deux longs morceaux de bois qui en forment les montants. Les échelles s’attachent au haut du puits par des crochets , & tiennent au chaffis quarré qui eft à î’cçil du bure , dans lequel on enfonce un crampon , auquel les Ouvriers qui commencent à defcendre dans la Mine peuvent fe tenir.
- A une certaine profondeur , dans le roc vif, où on ne peut plus commodément accrocher les échelles par des crampons, on accroche plufieurs échelles les unes aux autres par des crochets en S, placés à leurs extrémités. Toutes ces échelles doivent être bien folides 8c foigneufement vifitées comme les chaînes. ^ 211.
- Echelles. ( Mathématique & Géométrie. ) Certaine longueur établie arbitrairement avec les divifions ufuelles , pour mefurer les grandeurs qui fe pré-fentent. On en conftruit de plufieurs façons. 299.
- Echelle, Lignes des Nombres, Echelle Angloife.
- AT 1ERE
- Echelle Logarithmique. Éegïè logarithmique dt Gunter* 792. Son ufage» 819 , 811. lnftlument de Mathématique très-commode» 8ôK
- Echelon montant. Ouvrage ért montant Voyez Montant»
- Echevins > ou jurés du Charbonnage à LiegC» Tribunal pour les affaires de Houillerie. 315* „ 3i d , 34*°* Confirmation de cette Cour par un Privilège de l’Empereur Maximilien IL 3 1 6%
- Echevins de la fouveraine Jujlice de Lie<?e-, Cette Cour exerce fouverainement la juftice dans toutes les affaires criminelles , & on ne peut appelle^ de fes Arrêts civils qu’au Confeil ordinaire du Prince * formant un Tribunal fupérieur en troifieme inftance » 8c en dernier reffort aux Confaux de l’Empire ; cette Cour communément appelles haute & fouveraine Juftice , eft compofée d’un grand Mayeur , nommé communément fouverain Officier du Prince , de plufieurs Echevins Doc* teurs en Droit, de deux Sous-Mayeurs , de deux Chambellans 8c de onze Greffiers, qui ont chacun un Clerc-Juré»
- Toutes les Caufes ou Procès qui s’élèvent fur le fait des Mines de Charbon , fe traitent devant ce Tribunal. Le Prince autorife fept Avocats des plus expérimentés , qu’on nomme Révifeurs pour faire la révifion des deux inftances précédentes 5 car il n’eft permis , dans aucune caufe agitée en matière de Houillerie , d’en appeller aux Juges de l’Empire. Suivant le Privilège accordé par l’Empereur Maximilien II, en 1 qji, ces derniers Juges ne doivent dans aucun cas prendre connoifïànce de ces matières»,
- 3 16, 318.,
- Economies particulières du chauffage avec le Charbon de terre. 1260. De même fur le chauffage , dans le pouffier 8c dans les cendres des briquettes ou pelottes de Charbon de terre apprêté*
- ISSS*
- Ecoulement, ( Fourneau dd ) ou de Coulage. Voy* Fourneau.
- Ecreviffe. ( Patte ff’) Voyez Patte.
- Ecrou. Cochlea interior. Solide fillonné intérieurement , de maniéré qu’il puiffe s’infinuer peu-à-peu dans le cordon ou filet d’une vis, en rampant pour ainfi dire tout le long des fpires. C’eft comme le moule de la partie de la vis qui s’y trouve engagée. 389, 916. Voyez Vis.
- Ecroui. ( Piece de fer ) , c’eft-à-dire , plut frappée»
- Ecroulement. Eboulement. Effondrement. Voyez» Epaulement. Etançonnage.
- Edifices , .( ConflruéHon d') magafins , chemins ç &c. relatifs au travail des Mines. Les premiers éta-bliflements de Mines en France ont reçu du Gouvernement toutes les facilités néceffaires pour ces objets , qui en font des dépendances diredes ; le fieur Juîlien de Grippon & fes Aflbciés > les premiers qui ont fait des entreprifes de Mines pat privilège, en 1 j 60, étoient autorifés en vertu des Lettres-patentes du Roi, du 10 Septembre 15*48, à prendre, dans les endroits qu’ils trouveroient conve-* nables , terres, héritages 8c ruiffeaux pour conft traire , bâtir , 8c édifier toutes Mmes, Moulins * Fourneaux, Fonderies, Affineries 8c maifonnage néceffaires tant pour eux , que pour mettre en œuvre , affiner , retirer 8c accommoder les chofes provenantes des Mines & Minières ; auffi de prendre terre pour faire chemins a conduire leurs ML nés , bois , charbon , vituaille & autres chofeâ commodes & utiles pour cet effet, en payant toutefois préalablement la fuperfieie des terres raifoa»
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- nablement, & filon le cas le requerra, fans que les Propriétaires puiffent prétendre à aucun droit efdites Mines , & demander autre intérêt que Ja récompenfe des terres , fuperficie ou incommodité d’icelles, encore qu’en icelles lefdites Mines foient tirées ; au moyen que par-devant Notaire ou Juftice il aura fait offre aux Propriétaires de leur récompenfe, telle qu’elle fera arbitrée par .gens à ce connoiflant.
- Edimbourg. Capitale de l’Ecoffe méridionale, dont le territoire fournit une très-bonne qualité de Charbon de terre, 383. Ce Charbon dans quelques •endroits eft réduit en Cinders , qui font plus légères & plus poreufes que celles données par le Charbon de Newcaftle. 273, 282.
- Efflorefcence à remarquer fur quelques Charbons de terre ,<& dont la couleur quelquefois très-jaune, peut donner à la vue l’idée d’une poufïiere fulphu-reufe , 583, tandis que ce n’eft la plupart du temps qu’une chanciffure d’ocre jaune. 75)3.
- Effiorefcence (Charbon en). Voyez Charbon.
- Effondrement, Eboulement. Ecroulement. Voyez Epaulement. Voyez Mines. Etançonnage.
- Egarées. {Mines) Voyez Mines.
- Egougeoirs. Egoutoirs. On appelle ainfi dans les Mines, pour fouiller la Calamine , des conduits ou crevaffes dans lefquelles les eaux vont fe perdre.
- Eigentlishen Schram. Sax. Découvrement propre.
- Ein Querfchlag. G.Na. Le premier mot lignifie un.
- Ein Samptf. Lacuna.
- EinWetter ung. G.Damp. An. Vapeur amaffée depuis long-temps , dans les Mines qui ont été interrompues. Voyez Air des Mines.
- Eiferner-ring. Circulus ferreus. Anneau.
- Eï\en glimmer. Fer de chat. Voyez Micaferru-ginea.
- Elargiffement. Dilatement. Dilatatio. Voyez Di-latement.
- Elafticité. Propriétés de certains Corps, & en particulier de l’air , par laquelle fes parties cedent pendant quelque temps à la comprefîîon, mais reprennent enfuite cette propriété lorfque la çompreffion ceffe. 935 •> 93&> 931 > 9$2'
- Eld, Loft. Su. Pompe ou Machine à vapeur.
- Election des Gouverneurs Jurés du métier de Houillerie , ou Officiers prépofés à ce Corps à Liege.
- 34r*
- Eléments de Dynamique. Voyez Dynamique. De Méchanique. 423. Des Sphériques , & de l’Aftronomie fphérique , relative à tout ce qui appartient à l’ufage des inftruments de Mathématiques des Mineurs. 754. Eléments de Statique. Voy. Statique.
- Eloigner , chaffer les Mines. Le. Voyez Chaffer.
- Email. ( Bleu d’) Azur. Verre bleu.
- Emanations intérieures des Mines de Charbon de Charbon de terre , en générai plutôt médicamen-teufes que nuifibles. 978. Ne font point en elles-mêmes malfaifantes , ne le deviennent que par quelqu’altération particulière. Voyez Altérations de Pair. Pourroient être refpirées avec fucçès dans quelques affeétions de poitrine. 39.
- Embouchure. Sax. Schlanch.
- Embouter. 72p. Conduire l’airage. 2J7, 2y6.
- Embrafement fouterrain des Mines de Charbon de terre. 1162. Obfervation des Phyficiens fur les Charbons qui font les plus difpofés à former une incendie fourerraine. Idem.
- Embrafement fpontané de la Houille. Effet de la .chaleur qu’elle contra&e. 1161, 1337. Remarque du Propriétaire des Mines de Carmaux à ce
- BLE
- fujet , fur le Charbon de terre de cet èndr-op; Doute de M. Venel. 1161. Voyez Echauffmernl Pluie. Voyez Embrafement fouterrain.
- Emeri. ( Pierre d’). G. Schmirgel. B. Smrigei Stein. Lat. Smyris. Smerillus officinarum. Pierre à polir le fer & l’acier. 871. Voyez Potée. £42.
- Emérillon. Crochet de fer particulier. 883,
- Emétique, (Tartre) confeillé par quelques Auteurs pour les noyés & les fuffoqués. Défapprouvé & regardé équivoque par d’autres Médecins; doute de M. Lieutaud fur i’application de ce remede dans la fuffocation. 1005. Obfervation fur fon ufag@ pour les noyés : n’eft pas en général dangereux par la fecouife que l’on fait qu’il procure dans les cas ordinaires. Il eft à remarquer que le tartre fti-bié donné aux noyés après l’efprit de fel ammoniac camphré, fubit une forte de décompofitionç au moyen de laquelle fon a&ion fe réduit à une ofcillation douce.
- Empan. Diftance ou mefure de longueur, com-prife dans l’efpace formé par l’extenfîon de la main , depuis le pouce étendu d’un côté, jufqu’à l’extrémité du petit doigt oppofé , faifant trois quarts de pied , d’où on l’appelle en latin JDo-drans, ordinairement Spithama, ou Palmus major, parce que c’eft prefque la même chofe que le Palme Romain ; deux empans font un pied & demi»
- Empêchement. Su. Befvvaer, Le. Faille.
- Empêchement, (ne peut être donné aux Arei-nés ).
- Employés attachés à un attelier de fabrication de chauffage apprêté à la Liégeoife. 13 3 3.
- Emulation dans les entreprifes de Mines, étouffée par les Concuffionnaires. 6 2T.
- Encombres. Ruines enlaffées les unes dans les autres. Quelques Mines de Charbon qui ne font point en Veines , offrent les veftiges d’un boul-verfement furvenu dans la maffe du Charbon.
- Encombrance. Encombrement. ( Marine ). Entafïè-ment de la Carguaifon des marchandifes dans un Vaiffeau : fe dit aufli des bateaux du Rouergue 9 qui ne font pas d’un encombrement exaéf : il y en a de toute grandeur. 7704
- Encouragements aux travaux de Mines. On n’a point du tout manqué en France , plus qu’ailleurs „ à donner les encouragements néceffaires à ce fortes d’entreprifes , & à leurs fuccès ; les premières Ordonnances de nos Rois font marquées à cet efprit dans les dons ou diminutions du Dixième RoyaL Les fauve-gardes accordées aux Entrepreneurs ; les permifïions de port d’armes ; les exemptions de tutelle & curatelle ; les franchifes des tailles & autres fubfîdes ; la permiffion d’ériger un marché franc , près des Mines ; de prendre des bois ; le droit de naturalité en faveur des Etrangers , entrant dans les entreprifes de Mine ; le privilège de ne point déroger à la nobleffe ; les défenfes à tous gentilshommes de s’oppofer & d’empêcher l’ouverture , & à la recherche des Mines ; les adoptions de Compagnies pour travailler les Mines du Royaume; l’établiffement de Juges ; de Commiffaires de Ju-rifdi&ions de Police, pour l’adminiftration de juf-ftice, tant civile que criminelle ; enfin la création d’une charge & office de Grand’Maître, Gouver-3 neur & Surintendant général Réformateur, d’un Lieutenant général , d’un Lieutenant particulier , d’Officiers pour les Mines , d’un Contrôleur géné-, ral, &c. Les évocations au Confeil, des contefta-* tions pour raifon de l’exploitation des Mines ; tout prouve l’attention & l’intention du Gouverne-ipent pour fayorifer cette branche de Commerce ;
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- bn ti*a point oublié en même temps d’affurer aux Marchands & Ouvriers la tranquillité de la part des Gentilshommes qui voudroient les molefter. Voy. Jufîiciers.
- L’Hiftoire fuivîe de ces différentes Ordonnances, frappée au véritable coin d’une fagefïè prévoyante , forme une efpece de Réglement de finance 8c de police , qui femble être ignoré : nous rappellerons dans cette Table des Matières la teneur de chacun de ces Articles, aux mots qui y ont rapport»
- Encouturement. Terme deriviere. 688»
- Encre d’imprimerie. V. Suie de Charbon de terre
- Endroits verfants. Verfage d'eaux. 268 , 280,
- 28$.
- Enfoncer une foire en bien d’autrui : première obligation. Dédommagements dûs alors. 322.
- Enfonçure. On appelle ainfi dans les Mines de Fims , le pied de la Veine. 5*75?, y8o.
- Engin. Terme général, fynonyme à Machine.
- Engine. An. Machine. (Steam.) Machine à vapeur.
- Enguel Treque. Panier de Charbon livrable. 374.
- Enlevures. Nom donné dans les Mines de Fims, à la tête de la Veine. $19.
- Emmagafiné. ( Charbon ) S’enflamme, tombe en effervefcence, &c. 5 84.
- Enfeigne ou Marque des Maîtres. ( mettre V ) Marquer les enfeignes des Maîtres. Le. 22p.
- Enfeignement. Le. Autorités, permiflions de juftice, qui s’obtiennent de la Cour du Charbonnage, ou Enfeignement de Voir-Jurés , ou de Juftice. 320 , 33 6. Voyez Proclamation. NécefTaire pour approcher des franches Areines. S1!*
- Envoyer Scédule. Fournir à la Scédule, Le. 3 26. Voyez Scédule.
- Éntblejfen. G. Venas corio nudare. 200.
- Entière ( Mine ), bien pure.
- Entonnoir. Plufieurs pièces de Mécanique employées dans les travaux de Mines portent même le nom d’Entonnoir, telle que la piece de la fonde ou tarriere Angloife , 88y , ou font infondibuli-formes, telles que la trémie qui termine extérieurement les tuyaux à air. $60,970. Voyez Tuyau à air.
- Entrait. ( Charpenterie. ) Poutre fur laquelle portent les folives.
- Entrée. Les Droits d’entrée du Charbon en vieille France , font exorbitants.
- Entrée fir fortie. ( Droits à? ) Voyez Droits,
- Entrée en Loire. Bec d’Allier. $98.
- Entrées du Charbon {Droit ) dans Paris. 63y. (Voyez Droits.
- Entrepôts Magajins de Charbons de terre dans la Banlieue de Paris : Droits de vifite & de recherches fur ces Entrepôts, aux Officiers Mefureurs & Porteurs. 668. Permiflion à demander pour entre-pofer, 669 , fous peine de confifcation. Ibid. 670.
- Entrepôts dans la Fille de Paris, ( Places d’) distribuées entre les Marchands forains &. les Marchands bourgeois, ou détailleurs. 676, 677. Police fur les bateaux en Entrepôt. 677, 678.
- Entrepôts 8c Sous-Entrepôts de Vente , pour une diftribution de chauffage apprêtée à la Lié-geoife, dont on formeroit l’entreprife en grand. Maniéré dont ils doivent être difpofés. 1374.
- Entrepreneur de Mines ; ce dont il doit être inf-truit au préalable. Voyez Directeurs £r Prépo-fés.
- Il leur importe d’avoir fous les yeux un état clair & diftind des Ouvriers employés aux travaux, foit intérieurs 9 foit extérieurs , de l’extra&ion journalière & des dépenfes , pour comparer les
- Charbon de Terre. IL Part,
- TI ERE S.
- frais d’exploitation & d*adminiftïâtiûtl avec le débit* 834. Confédérations fur les dépenfes, 874* Jufqu’A quel point des Entrepreneurs de Mines doivent s eft rapporter à la fidélité-, à la capacité des Ouvriers * a la vigilance des Maîtres-Ouvriers. 841» Ces En» trepreneurs doivent être inftruits par eux-mêmes > & préfents par-tout. Ibid. Voyez Etabhjement d<à Mines.
- Entrepreneurs dé Mines de Charbon de terte âu payi de Liege. Dans la Coutume Liégeoife , la Compa-gnie ^Entrepreneurs paie au Propriétaire du fonds un ducat d’or pour la rupture du ga^on. L’ouvrage commencé , la Société nieft pas obligée d’ex-ploiter indiftindement les Mines qu’elle a acquifes , foit par Rendage, foit par permijjîon , foit par droit de Conquête , 8c dans tous les fonds d’une même Conceflion ; il fuffit qu’une partie de veines ac-quife foit exploitée, pour les travailler de fuit© dans les fonds voifins : alors la Société , tenue uniquement vis-à-vis de l’un ou l’autre Propriétaire qui ont fait la ceflion, de leur notifier à mefure que l’on entre dans leur fonds , ne peut être défai fie.
- Selon les réglés de Houillerie, au pays de Liège , une Société doit pouffer fes ouvrages le plus loin qu’il eft poffible fur la Veine qu’elle a commencé d’exploiter, parce que, travaillant ainfi, elle fait non-feulement fon profit, mais encore celui du Public , des Terrageurs, &c; par exemple, fl elle a entrepris un ouvrage , en fuivant l’inclinai-fon de la couche , que l’on nomme Vallée ou Grale , elle doit laiffer près du puits un maflîf de Charbon nommé ferre de Veine, de la longueur de douze toifes ou environ , puis dreffer 8c pouffes deux tailles oppofées l’une à l’autre, que l’on appelle CoiftreJJ'es ( ce font des ouvrages pris dans le Charbon même 8c en l’extrayant, avancées du niveau, 8c fur la direction de la couche ) , les ou-i vrages doivent fe pourfuivre toujours en fuivant l’inclinaifon' 8c la dire&ion de la Veine, fans toucher à ce qui avoifine le bure, finon pour fuppléen à ce qui peut manquer de la quantité de traits qu’on doit élever chaque jour à fceil du bure; e*eft-à-dire, à 50 traits. Voyez Droits d’Artine; Droit de Verfage , Droit de Terrage.
- Tout Entrepreneur qui a fait travailler en fonds d’autrui, acquis légitimement, eft obligé de déclarer par ferment le nombre de traits fortis pac les ouvrages pourchaffés féparément fous chaque fonds.
- Les Demandeurs, lorfqu’ils doutent de la fidélité de cette déclaration , font admis à exiges une Vifite des ouvrages fouterrains, pour confia-ter par Experts la quantité de Traits. Voy. Mefurer une Heve.
- Comme le terrein qu’une Société a acquis, poutü exploiter des Mines de Charbon , eft ordinairement limité par celui d’une autre Compagnie, il eft ordonné par les Loix , & il eft d’ufage , foît pour empêcher la communication des eaux, foit auffi pour éviter les difficultés d’un mefurage douteux , de laiffer trois toifes d’épaiffeur de chaque côté des limites , ce qui fait fix toifes ; 8c ce Charbon eft perdu pour toujours, en tout ou en partie.
- Un Entrepreneur ne peut vendre fon intérêt à un étranger , au préjudice de fes Affociés, il ne peut que le céder à un autre AfTocié ; on a eu intention dans cette Loi , d’empêcher que la Société ne fe trouve compofée de perfonnes qui ne plairoient pas aux IntérefTés, qui leur fufciteroient
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- des querelles, & nuiroient à f entreprife. Voyez Droit de Retrait, Voyez les Ufages du pays de Lim-
- bourg. } 727*
- Entrepreneur d'Areine. Par la fucceffion des temps , il s’eft fait & entrepris un grand nombre de Galeries d’écoulement dans les différents Dif-trids ; il en eft de deux efpeces ; nous en ferons plus bas la diftindion ; mais il n’eft permis à personne d’en entreprendre que par formalité de Jufti-ce , de après l’indication qui lui a été donnée de l’endroit où doit être placée (on embouchure, quand ce feroit même pour écouler les eaux de fes propres ouvrages ; tons ceux qui veulent s’en fervir avec le confentement de l’Entrepreneur , font obligés de lui payer le Cent d’Areine , fur le pied ci-deffus mentionné.
- Lorfqu’un Arnier , ou tout autre Entrepreneur veut chaffer une Galerie d’écoulement , il doit le faire au plus jufte niveau qu’il eft poffible, éviter avec foin la contrepente , pag. 280, & ne donner de pente à cette Galerie qu’un pied fur cent toifes de Sept pieds chacune , afin de ne pas perdre de l’écoulement. Cette pente étant fuffifante pour la décharge des eaux pour l’œil de l’Areine. Si en pour-chaffant cette Galerie, après la permiffiion du Juge , un Propriétaire de Mine refufe de donner paffage dans fes fonds, l’Arnier eft autorifé à fe faire paffage par chambray , limité à quatre pieds de large, en payant au Propriétaire le double droit de Terrage, pour le Charbon provenant xdu chambray. Cette Galerie , ouverte par autorité de Juge , ne peut éprouver d’empêchement de qui que ce foit, de elle refte libre au profit de l’Entrepreneur : elle eft héréditaire dans une famille , de déclarée immeuble par l’Article XI, d’un Record du Charbonnage de l’année 1607.
- Entrepreneurs G* AJfociés dans les entreprifes de Mines en France. Une des premières Compagnies eft celle du Chevalier de la Roque, Seigneur de Roberval. La néceffité d’une affociation pour ces fortes de travaux indique le befoin d’encourager les Régnicoles de les Etrangers à y concourir. Il fut en conféquence permis au Sieur de Roberval, de s’affocier dans chaque Mine huit perfonnes, tant Françoifes de nation qu’étrangeres , de quelque qualité de condition que ce fût j il fût par cet Arrêt mis en poffeflion des Mines de Minières ruinées ou dêlaijfées , ou fecretement pojfédées fans congé des Rois prédécejfeurs, aux claufes de conditions accoutumées ; de dédommager les Propriétaires des terreins où ledit Roberval voudroit faire travailler.
- Entrepreneurs généraux de Mines de Charbon de de terre. Compagnie de Monopoleurs qui s’eft annoncée à Paris fous ce titre , en 1773. Voyez Accaparement.
- Entreprife de fouille par des Particuliers, dans leur propre fonds. 727.
- Entreprife d'une Mine par privilège. Sujet de réflexions de d’examen pour ceux qui veulent s’y inté-reffer. 827. V. ASlionnaires. Confidérations relatives à la Conceffion même. Ibid. Confidérations relatives à la fituation de la Mine. Ibid. Relatives aux dépenfes. 834. Ces entreprifes très-fujettes à procès , foit entre les Affociés , foit entre les Maîtres des très-fonds de les Entrepreneurs. S27. Ne font couronnées par des fuccès, qu’autant qu’on a prévu d’avance toutes les difficultés de détails qui fe rencontrent dans l’exécution. Voyez Régie.
- Entrer en Galerie. $6O.
- Enveloppes terreufes & pierreufes des Veines de Charbon , à connoître pour la première , fécondé de
- troifieme fouilles.200. Dans les Mines du Forez. ?
- Epaijfeur ( Première ) du Globe. Encroûtement formé de différentes couches, dont la nature ec différentes circonftances qui leur appartiennent, peuvent très-raifonnablement être jugées par des obfervations comparées de la fuperficie extérieure de la terre , de fes éminences , de fes profondeurs , &c. 742. Voy. Montagnes.
- Epaijfeur. Dans les Mines d’Auvergne, on appelle ainfi la maffe dé Charbon renfermée entre: le toit de le plancher. y8p.Les différences dans cette dimenfion des Veines, influent fur le profit qu’elles peuvent donner à l’exploitation. 878.
- Epaijfeur fixée par le Réglement du Pays de Limbourg , pour qualifier une Veine , petite,
- groffe, ou moyenne. 730.
- Epaijfeur de Ternes,(gênante pour le travail. 13
- Epalement. Jaugeage. 68o„
- Epaulement. 11 eft très-facile de juger de la né-ceffité de remplir les efpaces que l’on a fouillé pour foutenir le terrein : tantôt on remplit ces excavations avec les pierres ftériles de matières inutiles , qu’il feroit difpendieux de déblayer du fond des Mines ; c’eft ce qu’on appelle en général, dans les Houilleries deLiege, Iriguts, Fouayes.
- Lorfqu’on veut foutenir par le haut ces efpaces vuides , on forme de différentes maniérés des planchers plus ou moins folides, félon les circonftances ; fi l’on n’apporte pas à cet épauîement tout le foin convenable , on court les rifques d’écroulements très-dangereux pour la vie des Ouvriers , de très-funeftes pour l’intérêt de l’entreprife. 27y * 584. Voyez Gewand.
- Dans le courant d’Avril 1777, à Crombie-point , près de Tortybum en Ecoffe , pîufieurs acres de terre , au-deffous defquels on exploitoit des Mines de Charbon, fe font abîmés fur le champ : cet écroulement a menacé les travaux des Salines, qui fe font dans le même endroit , d’une innonda-*’ tion qui a exigé l’emploi de cent hommes , de d© cinquante chevaux pour tarir la crue extraordinaire des eaux, qui ont enfuite ouvert la terre dans un autre endroit, elle a été précédée d’un bruit fembla-ble à celui du tonnerre, de accompagnée d’une fecouffe qui a élevé un rocher au - defïùs du niveau , à la hauteur de 14 pieds.
- Epinac. Bourg à trois lieues d’Autun, & du Hameau de Refille : la Mine de Charbon fituée à demi-lieue d’Epinac , découverte en 1744, n’a commencée à être exploitée qu’en 175*1 ; les travaux ont préfenté dès veftiges d’une exploitation antérieure.
- Eplucheur. ( Marteau d ) Marteau à pointe. Outil employé dans les mêmes Mines. 542.
- Epreuves de comparaifon de pîufieurs Charbons de terre d’Anjou avec celui d’Angleterre. Rapport de ces épreuves , pour fervir de Modèle dans de femblables recherches, ou pour fe rendre compte à foi-même. 1163.
- Epfom. ( Sel d’) Sel neutre formé par l’union de l’acide vitriolique de d’une terre alkaline particulière. il 18. L’enveloppe terreufe du Charbon de terre de Littry en Baffe-Normandie , n’eft pref-qu’entiérement, félon M. Monnet , que la terre même du Sel d’Epfom combinée avec du foufre# Ibid. Voyez Sel de Glauber.
- Epuifement des eaux. Différentes maniérés d’y parvenir. 277. Enlèvement des eaux du Bougnou. 273 , *277, Par un Feldgefiange. Voyez Machines Hydrauliques. Epuifement des eaux , de Gralles 5 demi-Gr ailes de Vallées, 278. De Wernets. Ibid. 262.
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- 3D’une Veine ou dhine fofle Supérieure , à laquelle on a donné communication. 278. Voyez Spoux-heux. Puifeux, Party Bure, Chat ou fVinday. Par Xhorre ou Ajreine. Voyez Areint, Xhorre. Verfage au jour. Cette partie de l’exploitation , l’épuife-ment des eaux s’exécute dans la Mine de Stora Grufven , à Dannemora , aux frais de la Couronne, par un percement commencé, donc la longueur devoir être de cinq lieues.
- Equateur, ou Cercle équinoxial. Grand Cercle qui palTe par les pôles de l’Orient & de l’Occident de l’horifon, C’eft de ce Cercle que l’on compte la latitude ; quinze de fes degrés répondant à une heure, puiîque 360 degrés répondent à 24. Son élévation méridienne eft toujours égale] au Complément de la latitude d’un lieu prépofé. 758,77p.
- Equateur de P Aimant. Voyez Aimant.
- Equerre. Niveau, Chorabatte, G. Waflfer-Waage « Grad Bogen. Libella. Réglé. Norma. ( Géométr. ) Inftrument de bois ou de métal fervant à tracer & à mefurer des angles droits. 784, 78p. Lorfquc les deux branches font mobiles à un. point, on l’appelle Biveau , ou faujfe Equerre. Voyez faujfe Equerre.
- Pomme en forme d’Equerre d’Arpenteur. 787, Ufage de cet inftrument. 7 S 6.
- Equilibre. Pefanteur de deux corps comparés l’un à l’autre. Etat d’équilibre. £23. Le principe de l’équibre étant des plus efîentiels de la Mécanique , on peut y réduire tout ce qui concerne le mouvement des corps qui agiftent les uns fur les autres , de quelque façon que ce foit. 911. Voyez Machines. Pour calculer les effets des machines compofées , èc çonnoître les proportions les plus avantageufes qu’il faut leur donner. On doit con-fidérer ces machines dans l’état d’équilibre. 911 , 923 , & dans l’état de mouvement. 9.24,
- Equilibre de la colonne d’eau avec la colonne ff’air. 1020, 1021.
- Equinoxial, ( Cercle ) ou Equateur. V* Equateur.
- Equinoxiale. ( Ligne ) 75* 8.
- Equipage P un Attelier de Mine. Voyez Atteliers de Mine.
- Equipage d’une Pompe : ce qu’on entend, par çette e.xpreffion en général, 1016 , notions fuccintes fur les parties qui forment cet équipage. Ibid. 1,017 9
- 1018,10J9.
- Equipeurs. Déquipeurs. Petits Officiers de Ville, fur lés Ports de la Seine, dans Paris. 676.
- Erde Borrer. G .Ttnbra. Tarriere. Le. Tarré.
- Ereëla Vena. G. Stchender Gang. Le. Veine RoifTe.
- Erpet. Fermoir. Le. Piece du Tarré, 21 5, appelle auffi Cifeau. An. Chijfel. 697.
- Ergata. Axis ad horifontçmperpençliculariteç exclus. Vindas.
- Ert Sajft. G. Guhren. Succus m,\neralis. V. Guhr.
- Erti-1¥and. G. Dans les travaux de Mines métalliques on appelle de cette maniéré les feuillets de rocher que le feu détache*
- Efialin de Liege. Fait J 2 fols & demi* argent de France.
- Efcarbilles. Nom donné en Auvergne aux braifes réfultantes du Charbon de terre , qui a éprouvé la combuftion à un certain degré , 5*93 , appellées en Provence Efcabrilles, 1190 ; àValenciennes, Grouef fes, idem ; dans le Lyonnoif, Recuits, Gref lions, idem ; à Liege , Krahays , idem ; en Angleterre , Coaks , Cinders. JJ 77,1190.
- Efclipe. Nom donné dans les Mines d’Anjpu au Traîneau des Hiercheurs. . y 62.
- EJclufc, Çpnftrué&on en pierre ou et) charpente,
- TI ERES. 14ir
- qui s’ouvre & fe ferme par des portes à deux extrémités ; ce qui produit un baffin dans lequel on retient, & où l’on éleve des eaux. 63 7^
- Chambre d’EJ'clufe, Sas. Baffin , ou Chambre qui retient les eaux dans une Efclufe. 637, Le Droit de Peage s acquitte à chaque Eciufe, fuivant la pancarte qui doit être attachée au Bureau où fepaie ce Droit. Lorfque > pour les befoins de l’Etat, on double ou on tierce les Droits de Péage , cette augmentation appartient au Roi , qui ordinairement les donne à Ferme.
- Efclufée. Maffe d’eau contenue dans une Chambre d’Efclufe. Autre lignification de ce terme. 641» Efclujiers. Gardes des Efclufes, chargés de Manœuvrer quand il palTe des bateaux qui montent ou qui defcendent dans un Canal. 641*
- Efcombrier, Le.
- Efcondire. Fojfoyer, Avaler un Bure. Le. 287» Efcoquer la Laye. Expreffion des Ouvriers des Houillieres du Montois, qui, en travaillant de front , fe renvoient la Houille l’un à l’autre. 477.
- Efcoupe. Bêche de fer, femblable. à la Triweîle des Houilleurs Liégois, employée indifféremment dans la Mine de Montrelays , pour le Charbon ôc pour les pierres. L42*
- Efpetteure, Le* Dérivé fans doute du terme de Coutumes efpeter, empiéter avec la charrue fur le grand chemin ; les Houilleurs Liégeois appellent de ce nom, ou Racneures , les voies de détour,» 2jy , 2py« Voyez Bacneures.
- Efpinglette. Outil dont on fe fert dans les Mines d’ingrande ou de Montrelay. 742, yy 8.
- Efprit de Lithantrax, ou de Charbon de terres Ses Vertus. 1:121. Voyez Huile.
- Efprit-de-Vin. Cette liqueur , qui eft un mélange d’eau ou phlegme , & d’une huile éthérée fubtile, inflammable , eft plus ou moins dilatable, félon qu’elle eft plus ou moins reélifiée , ou félon que la dofe d’huile eft plus ou moins forte pat rapport à celle de l’eau. Voy. Expanfibïlité. Le choix de fa qualité pour les Thermomètres , eft: donc un article effentiel. Toute efpece eft bonne pour un Thermomètre, pourvu qu’on ait foin d’en tenir note fur la planche même de l’inftrument*
- M. de Réaumur donne les moyens de ramener deux Efprits de vin au même degré de dilatabilité» & de comparer enfemble les obfervations faites avec des Thermomètres dont les Efprits de vin fe-roient différents , lorfque le rapport de leur dilatabilité eft connu. Voyez Thermomètre.
- EJJieu,. Axe , Cathetes. ( Mécan. ) 913. En particulier , EJJieu dans le Tour, Axe dans le Tambour 9 Roue dans fon EJJieu, ou fimpîement Tour, Axis in peritrochio. 91 y. Voyez Roue dans fon EJJieu. Machines qui fe rapportent à celle nommée Effieu dans le Tour. 91 y.
- Eftau. EJloc. Npm donné dans les Mines d’Anjou aux ftappes ou piliers formés avec du Charbon. $6 o,y5i,
- Eftimations différentes par les Voir-Jurés. 320. Estimations pour les dommages. 322,326.*
- Etablijfement de Mm. Tableau général des dé-penfes qu’il exige. 833, Ce feroit une grande in-difcrétion de s’engager dans un établiffement de ce genre, ou de former une Compagnie pour çes fortes de travaux, fans avoir d’abord calculé avec attention les frais auxquels on doit ou auxquels on peut s’attendre , foit dans le premier inftant, 83y* foit dans le cours de l’exploitation. 833.Diftin-guer dans cette fpéculation trois différents temps ♦ qui comportent trois tableaux de dépeafes. 834
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- Etalages. Partie du fourneau des groffes Forges ; ce font les quatre portions de l’ouvrage dun fourneau deftiné à foutenir la Mine quand elle tombe en fufion ; elles forment enfemble la figure d’une Trémie irrégulière. 1215).
- Etalon du Baril, 744 , dépofé à l’Hôtel de Ville de Rouen. 370, 629. Du Minot, qui fert de mefure pour la vente du Charbon de terre dans Paris. 681. Des Moules qui ont fervi à fabriquer les pelottes de Charbon de terre apprêté, vendu à Paris en 1770 & 1771 , dépofé à l’Hôtel de Ville, pour obvier à la fraude. 1298, 1300.
- Etalonneur. Officier commis pour marquer & 'étalonner les mefures. Etalonneurs des mefures de bois. # 681.
- Etançonnage. Etançonnage des puits & des galeries de Mines. 85) 1 , 85)2. Bois propres à y être employés. 5*5*9. Voyez Epaulement. Voyez Fuftage. 232, 370. Voyez Ramure.
- Etançonnage de la Mine de Carron en Angleterre. 893.
- Etançonner. Habiller un puits. 892.
- Etoupe. Bourre de chanvre, de filaffe , qai dans quelques occafions peut être remplacée par du cuir : pour la platine du grand pifton du cylindre de la Machine à vapeur, on fubftitue au cuir une mèche molle bien trempée. 1091. Pour boucher des ouvertures, on peut auffi fe fervir de moufle , au lieu d’étoupe. 276,479. V. Meches.
- Etranglée. Staminée , (freine). 281. Voyez rAreine.
- Etranglements auxquels les ouvertures des fou-papes & robinets font fujetes. 1028. Comment les éviter. Idem. Recherche des effets des étranglements dans les Pompes : méthode dont M. le Chevalier de Borda s’eft fervi dans cet examen. 1061 , [1063. Réflexion importante de M. deBcyda. 1063.
- Etrejillonner. ( maniéré d’) dans les Mines d’Anjou. SS9-
- Etrejîllons. Croifures. Idem. Leurs forces proportionnées. 5*62.
- Etain. ( Mine d') Etain minéralisé dans la pierre. Minera flanni Saxofavulgaris, Wall, ftannum Amor-phumpetrâ varia vejiitum. Wolf. G. Zinn Spath. Zinn-Grauh. Ne doit pas être confondu avec la Mine purifiée , nommée dans les opérations métallurgiques , Pierre d'étain. 1237. Nature de cette Mine , dans la Province de Cornouailles. 1237. Mine d'Etain cryfiallifée. Minera Cryjlallorum Stanni. Stannumpo-lyedrum , irregulare plerumque nigrum. Wolf. Idem, Fonte de l’étain dè Cornouailles au feu de Charbon de terre. 123 7.
- Etain de glace. Servant à faire de la foudure légère • les Droguiftes appellent l’étain de glace, Bifmuth. Voyez Bifmuth.
- Etat de dépenfes d'exploitation pour la Mine de Richard Ridley. 396. Etat de dépenfes particulières pour cet objet dans les Mines de Charîeroy.
- , V2-
- Etoile polaire. 764. Maniéré fuccintç de s’orienter par cette étoile. 763.
- Etrangers. Droits qu’ils paient à Liege pour acquérir le métier. 343. Que paient les maris étrangers des filles de Maîtres. Idem. Les meres étrangères] des filles de Maîtres. Id.
- Etrangers ( Entrée des Charbons de terre ) en France ; fortie de ceux de France pour l’étranger , forme un objet important dans la balance du -Commerce. 4P 2*
- Etrier. ( Architeéture ). 1099. Etrier Sufpendu fur l’aiffieu du régulateur. 1067. Longue cheville,
- TABLE
- crochets qui en dépendent. Idem. Voyez Fourchette
- Etroite. ( Veine )
- Etudes de l'Ingénieur de Mines. Voyez Ingénieurs
- Etuves, ou Fourneaux à la Chinoife. Rangs, pour chauffer les appartements avec le Charbon de terre ou autre combuftible. 1279. De plufîeurs efpeces. Rang paré ou carrelé. Ti-Kang : Rang en ejlrade, dans lequel on fe tient affis. Kao-Kang. Rang en muraille ou à cheminée, Tong-Kang. Tous trois conftruits fur les mêmes principes. Parties dont eft compofé un Kang. Idem. Détail de ce qui a rapport à la conftruâàon variée du Kang. 1280* Différences du Kang pavé & du Kang en eftrade. 1281. Maniéré dont on échauffe le Kang. Idem»
- L’Auteur du Traité de la connoiflance générale des Grains & de la mouture par économie, M, Béguillet, a inféré à la fuite d’un Mémoire envoyé de Peking , fur la confervation & la police des Grains à la Chine, une defcription de ces Kangs Chinois, qui paroît être traduite de celle qui a été inférée dans les Tranfaétions philofophiques , & que nous avons publiées : il y a joint le plan géométral de cette étuve , une coupe dans fa longueur , une coupe perpendiculaire dans fa largeur , une coupe horifontale, & une cinquième planche repréfentant une maifon Chinoife pour faire voir la multitude des fenêtres fituées au Midi, afin de faire mieux juger de la chaleur d’un Kang, où le thermomètre doit être a fept ou huit degrés au-deffus de la glace , tandis que dans la maifon il eft à neuf & à dix.
- M. Béguillet obferve que la théorie de ces Kangs bien maniée , rempliront l’objet qu’on fe-propofe dans les étuves à bled, & dans les étuves à fécher les farines ; qu’on pourroit même y garder une combinaifon , telle que le feu du fourneau pourroit en même temps fervir aux ufages du ménage , au lieu de cheminée ; que ces Kangs pour-roient même , avec quelques perfe&ions , être adoptés avantageufement pour les fales baffes des Hôpitaux, des Atteliers, & de toutes les maifons des Hôpitaux.
- Eventement du Charbon de terre dans les Mines qui ont été bouleverfées & dérangées , comme on pourroit dire que l’ont été les Mines en mafle.' 114p. Eventement du Charbon de terre emmagajiné en plein air. 1337, 1338. M. Venel n’adopte point cette opinion. 1337. Particularité du Charbon de terre de Charîeroy, au dire des Ouvriers. 45*3.1 Voyez Pluie. Echaujfemmt. Embrafement. La groffe Houille perd moins à l’air que la Houille menue.
- 1244.
- Eventïlatio linteorum jaSlatu. Ventilation fuffi-; fan te pour les cas les plus fimples. p J 4,264.
- Evantoir. Ouverture particulière que l’on eft en ufage, dans les Mines d’Anjou , de pratiquer pour obvier au défaut d’air. 562.
- Evocations au Confeil du Roi. Par Arrêt du Confeil du 12 Juillet 1723 , toutes les demandes & conteftations, procès civils & criminels , furvenus & à furvenir pour raifon de l’exploita-* tion des Mines, & de l’exécution de l’Edit du mois de Février 1722, font évoqués au Confeil. Voy* Intendant de Province.
- Excavations. Dilatements. Su. Abften feu.
- Exemptions de quelques Droits pour les bateaux en Paffe-debouts. 63
- Exemptions , libertés, privilèges, dont les Afïo-ciés , Maîtres , Marchands faifant l’œuvre , & Ouvriers mineurs, font favorifés en France. Le Roi Charles VI, dès l’an 1413? après avoir porté en
- faveur
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- faveut dès ôuvîâgês de Mines Ton attention fur toutes les facilités qui peuvent dépendre des Jufti-tiers auxquels on affilie la foivabilité des Entrepreneurs (voyez Jufiiciets) fait défenfe à ces Seigneurs de molefter les Mineurs de fon Royaume , & accorde différentes immunités à tous les employés dans ces travaux. Voyez Immunités.
- Exkalaifon fouterraine. Vapeur gaieufe.Fumus vi-refus. Su. Ima. Voyez Vapeur, Air.
- Exhalaifon du Charbon de terre au feu, renseignement de fa qualité, 1192. Exhalaifon plutôt réfineufe que fulphureufe , & non incommode. IL A l’odeur que le Charbon de terre répand en brûlant, il eft facile de décider les yeux fermés de la qualité primitive du Charbon de terre, 1199. En réglant le chauffage d’une certaine maniéré, il eft encore aifé de ne reffentir aucune impreffîon, ni de l’odeur, ni de la fumée d’un feu dans lequel il entre du Charbon de terre. (Mém. 3 ), Voyez Odeur.
- Expanjibilité. Propriété qui eft fenflble dans différentes fubftances : elle eft produite par une caufe qui tend à écarter les unes des autres les parties des corps, & dès-lors l’expanfibilité ne peut appartenir qu’à des corps actuellement fluides. Expanjibilité de l’air. 935*. Voyez Fourneau , Ventilateur. Expanfibilité du Mercure. Voy. Murcure, !
- Expanjibilité de VEprit-de-vin. Voyez Efprit-àt-vin. Quelle que foit la loi fuivant laquelle les parties d’un corps expanfible fe repouffent les unes les autres, c’eft une fuite de la répulfion que ce corps forcé par la compreffion à occuper un efpace moindre , fe rérabliffe dans fon premier état lorfque la compreffion vient à ceffer , avec une force égale à la force comprimante. Voy. CompreJJîon. CompreJJîble.
- • Expanfible. Des notions données fur l’expanfi-bilité, il réfulte qu’un corps expanfible eft élafti-que par cela même , fans pour cela néanmoins que tout corps élaftique foit expanfible.
- Expériences Barométriques*. Voyez Baromètre* Thermométriques. Voyez Thermomètre. Voyez Ob-fervations. La plupart de celles qui ont été faites en France & en Pays étrangers , dans les Mines , laiffent à défirer beaucoup de chofes. 5*40. Comment ces expériences devroient être faites. 975*. Modèle d’une Table pour obfervations barométriques 8c thermométriques, pour obferver les degrés de ces inftruments dans trois temps différents de la journée , dans trois differentes profondeurs d’un puits de Mine. 976.
- Experts ou Jurés. ( Infpedions, Vifites , Descentes d’) 3 3 r, 334,339, 803. Procès-verbaux de defeente. Modèles de ces Procès-verbaux au pays de Liege. 3 37, 482,5*93 , y*4, 999, 996. Rôle ou plan minuté pour procéder aux vifites d’ouvrages fouterrains. 833. Voyez Vifites. Voyez Efiimations.
- Exploitation des Mines métalliques, ou Fentes êc Filons, complettement décrite dans les fix premiers Livres, de Re metallicâ, par Agricola; elle fe trouve détaillée très-en grand dans le Chapitre III, de Lehmann , Tome I ; ce qui fe trouve fur ce fujet dans l'Encyclopédie , au mot Mine, Tome X, eft extrait de cet ouvrage : les différents articles qu’il renferme , concernant l’exploitation , feront portés à leur place dans cette Tablé des matières. Les perfonnes qui s’occupent des opérations de Mines , ne peuvent que puifer des connoiffances intéreflantes dans ce rapprochement comparé du travail des Mines dans fes différents âges; le Volume des Mémoires de l’Académie des Infcriptions & Belles-Lettres, pour l’année 1777 , contient des
- Charbon de Terre. IL Par
- T 1ERE S. 1413
- recherches très^-curieutes, par M.l* Abbé Ame!ion f fur la maniéré dont les Anciens explokoiênt les Mines.
- Exploitation des Mines de Charbon efl Angleterre* 202 , 376, 998, 898, M. Qwifte, Diredeue des Fabriques de fer en Suède , a publié * dans 1© premier Trimeftre des Ades de l’Académie de Stockolra, un Mémoire fur les Charbons de terre de la Grande-Bretagne > & qui fera fu[vi d>urtl fécond fur leur exploitation : nous ferons ufage dans cette Table des matières de ce qui fe trouve de particulier dans le premier, fur les couches de la Mine de Newcaftle & de Wittehaven»
- Exploitation des Mines de Charbon au Pays dé Liege, décrite en abrégé par M. Jars dans fes Voyages métallurgiques. Sommaire des travaux qui la confti* tuent. 200, 201,202. Defcription détaillée, 209 jufi qu’à la page 3 i4.Réfumé de quelques pratiques. 894* Exploitation des Mines de Charbon en France fur le même plan* 203,461 jufqu’à la page 996. Forme de l’exploitation , ou réglés générales impofées aux Propriétaires de Mines, pour la conduite de leurs fouilles. 623. Vues du Gouvernement François pour: encourager ces exploitations, C03. Modèle de Journal d’exploitation. 839»
- Exploitée ( Mine J en grand. Voyez Mine. Explofions de Mines. On a vu de ces explofionâ enlever des décombres à plus de 200 pieds hors de la bouche du Bure, Voyez Vapeur détonnante.
- Explofive , fulminante , détonnante. ( Vapeur t Exhalaijon ) Voyez Air. Exhalaifon. Vapeur.
- Exportation du Charbon de terre d* Auvergne » depuis l’endroit de l’embarquement, jufqu’au confluent de l’Ailier & de la Loire, $97 j depuis ce confluent jufqu’à Briare. 599*
- Exportation du Charbon de terre du Bourbonnois t pour la Ville de Paris. 690. Des Mines de Decize * ou fa quantité. 689. Du Forez en général. 690.
- Extracteurs. Nom que l’on donne dans le Lyon* nois aux Entrepreneurs de Mines de Charbon , oui à ceux qui ont traité avec les Propriétaires. 504* Extraction. ( Bure dy) Bure à tirer, maître Bure 9 grand Bure , Bure de chargeage. 243. Voyez Bure* Extraction du Charbon dans les Mines, ou quantité qui peut s’en enlever en différents temps donnés , par jour , par année, en obfervant que ce qui peut s’enlever en une journée d’un puits de Mine* eft relatif au nombre des chevaux, à la profondeur du Bure, fur-tout à la force de la machine d’extradion* &c. 837. Eftimation de la charge de l’enlèvement total, auquel on parvient , en fix heures de travail * dans les Houillieres de Liege, avec huit chevaux, y ajoutant le poids des chaînes, celui du Couffade^ duVay, du Ghiot. un. Nous ignorions le poids de ces vailfeaux en particulier , lorfque nous avons préfenté l’idée de ce calcul ; nous en avons été inftruits depuis ce temps, on trouvera Cet éclair-ciffement aux mots Coujfade, Vay , Ghiot* Extrac-3 tion journalière dans les Houillieres de Liege, 8 38,899. Supputation. Id. 1111*
- On trouve dans le Chap. VII de l’Ouvrage de M. Delius , un femblable calcul, pour les differentes machines à enlever les minerais & les eaux.
- Evaluation de l’extradion d’une Mme à New-caftle, en douze heures de temps. 69 ^ ,838* Evaluation par mefure & par poids. 695* D’une profondeur de trois cents pieds , (appréciée 6162 boifleaux , mefure d’Angers. )
- Extraction du Charbon de terre dans les Mines d’Anjou, année commune. 966, 967. Dans les Mines d’Auvergne. $9 U
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- z. Le. Poids , charge. Faa% de l'eau. 280.
- Fabrication de Charbon de terre apprêté, Entre-prife à Paris en 1770 ; confidérations qui ont donné lieu à cette entreprife. 1292. Marche qu’avoit projette l’Auteur pour faire connoître ce chauffage , & faire tourner fon travail au profit du Royaume. 1297. Projet d’entreprife en grand, formé par un Particulier, adopté par le Gouvernement. 1296. Conduite de ce Particulier fur des principes différents de ceux de l’Auteur. 1297, '13 3 2. Intérêts que les Habitants de Paris ont pris à cet établiffement. 1301, 1302. Caufe principale qui enleve à ce chauffage dans Paris, & non dans la Province, le mérite effentiel de l’économie dont les Entrepreneurs n’avoient pas tenu compte, & qui s’oppofe à cet établiffement dans la Capitale. 1303. Raifons d’impofïibilité de préfenter des ré-fultats précis de cette fabrication exécutée en grand par ces Entrepreneurs. 1349.
- Defcription raifonnée de cette fabrication ; ren-feignements fur cet apprêt 1304, qui a beaucoup de rapport avec la fabrication des briques à bâtir , d’où fans doute on a appellé dans quelques Pays , Briquettes , les pelottes formées de Charbon de terre, empâté avec des Argiiles. 1330* Voyez Terres d} impaftation. Saifon favorable pour cette fabrication, 1372, qui peut s’exécuter dans les caves en hiver. Idem. Inconvénient du defféche-ment trop précipité. 1373. Temps fuffifant pour une déification parfaite. 1373. Impaftation de la Houille avec des Argiiles ; terres propres à cette fabrication ; leur choix ; leurs différences ; différence de la glaife & de l’argille. 1307*. Voyez Argille. Voyez Glaife. Argiiles les plus propres à cette impaftation. 1312. Voyez Argiiles, Mélange de différentes Argiiles & de différents Charbons. 1341. Fait a pieds d’hommes ou à pieds de chevaux. 1342. Marcheux qui écrafent & paî-triffent avec les pieds les terres à tuile, poterie , &c. Idem, Proportion des terres. Id, Proportion de Dieilîe & d’Arzée pour le Charbon moyen. 1177. Pour les Charbons maigres ou légers. 1178. Attention fur l’humeélation. Voyez Trempement.
- Vues générales fur un effai de fabrication de Charbon de terre , à continuer plufieurs années. 1326. Utilité des effais de fabrication fur de petites quantités de Charbon de terre, avant de procéder à de grandes fabrications. 1348. Remarque fur l’égalité confiante du nombre de pelottes, ré-fultantes de la mife en forme d’une même quantité de Charbon de terre, allié convenablement avec des Argiiles, 1348, favorables à ceux qui voudroient régler leur chauffage fur le nombre de pelottes. 1349.
- Effais de fabrication en petit, pour s’affurer de la qualité & des proportions des terres à corroyer, avec différentes qualités de Houille. 1370. Effai fur trois minots. 1371. Sur une voie ou muid. Id, Confommation de chauffage avec le Charbon de terre apprêté , pour différents feux. Tableau de la quantité de pelottes & de leur valeur par jour, & pour fix mois de l’année. 1376.
- Fafteur général, ou CommiJJîonnaire. Par Arrêt donné par le Roi, féant en fon Confeil, fur l’ordre & réglement que Sa Majefté veut être gardés au fait des Mines êc Minières du Royaume, du ï 4 Mai 1604, les Contraftants & Affociés font tenus d’avoir , fur le lieu où eft la Mine travaillée, un Fafteur général qui puiffe répondre de l’exé-eution de leur contrat, faire les diligences requi-
- fes, tant pour le travail, la fonte & affinement des Métaux, que pour payer les droits de Sadite Majefté , enfemble les Ouvriers tenir toujours fonds de Charbon, & autres provifions néceffaires à la continuation du travail, & rendre auxdits Contrariants & Affociés compte de ce qu’il aura reçu pour eux de trois mois en trois mois, ou autre temps convenu entre les Affociés & Contrariants.
- Faftion des Mines ; cette expreffion fe trouve dans les anciens Réglements, pour défigner ouvrages de Mines.
- Faftor Coal. An. Commis.
- Faculté d’exercer le métier de Houilleur à Liegel Comment elle s’acquiert. 342.
- Faculté des Propriétaires, ( leur manque de ) ou de capacité ; inconvénients qui en réfultent, apperçus par le Gouvernement François. 612. Conféquences injuftes qu’en tirent les Solliciteurs de Privilèges ou de Concédions. 618, Le fyftême qu’ils établit fent eft contraire au Droit privé , aux Loix publiques , au Droit des gens. 619. Interprétation de la Loi , <719, tournée contre les Conceflionnaires de Mines. 620*
- FagniJJes, Fendants, Le. Voyez Fendants, "Voyez AJJiage jus,
- Fahaële. G. Harpago,
- Faille. Le. Flow flone. Spring. 269. Gaks. Dicks. Obftacles pierreux de grande étendue , & que l’on peut regarder comme des montagnes fouterraines.
- Dans les Mines d’étain de Cornouailles , les ob-tacles pierreux qui s’oppofent à la pourfuite des travaux, font appelles Jam, Ce rocher épais eft d’un gris noirâtre & fec; les Ouvriers de ces Mines regardent les pierres noires comme de mauvais préfage , & conduifant à un Jam , de façon que fi en creufant on rencontre une terre noire, comme marécageufe , oji s’attend à rencontrer un Jam , & on ne tarde pas à être arrêté.
- Les Failles n’ont point de dire&ion réglée : M„ Genneté eft d’un fentiment oppofé. Dimenfion de la grande & de la petite Faille du pays de Liege, félon cet Ecrivain. 8(78. Obfervations pratiques de M. Triewald, fur les dérangements occafionnés par les Failles dans les veines de Charbon. 86ç, Galerie à pourchaffer au travers d’une Faille. Difficulté à fe procurer de l’air dans cette pourchafle* Maniéré de fuppléer à cet embarras. 9Ï$*
- Faille du territoire du Mouillon en Lyonnois, Sa marche. 703.
- Faire un Carihou, Le. 287.
- Faire la mefure au platteau. Le. 213. Voy. Plat* teau, Boujfole,
- Faire fuivre la lumière. Le. 272;
- Faire le temps , faire circuler Pair. 3 69,
- Faire pajfer le vent. 267.
- Faifeur. Feu de voie. Ouvrier de Mine dans les Houillieres de Dalem. 369.
- Fait , ( Droit de ) ou Droit de Boîte. Voyez Droit.
- . Fall, An. Ruine, chute.
- Falla, Fallande. Su. Inclinaifon , pente du Charbon.
- Fallende. G. Cadentes Cryptce.
- Famprade G. Tympanum dentatum. Roue dentée.
- Fanal. Phare. On pourroit y allumer des feux de Charbon de terre; effai de cette lumière fur un fanal conftruit en 1772 , dans l’un des ouvrages extérieurs des fortifications d’Oftende. 1 * 4°* C© Fanal a été entretenu avec le Charbon de terre 9
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- depuis le ij Oélobre 1*774 , jufqu’au 31 Décembre 177J ; dans cet efpace de temps il a confumé bvres en poids , du meilleur & plus gros Charbon du Pays, faifant 260,800 livres, poids de marc : cette quantité de Charbon a coûtée environ 3306 livres tournois, ce qui fait nuit commune , environ ypo livres , poids de marc , revenant à environ 7 liv. 10 fols. En faifant le feu on employoit d’abord 30 à 40 livres de charbon fur îe bois, 8c on continuoit d’en mettre fuivant le befoin ; lorfque le vent étoit confïdérable, il en falloit confumer beaucoup plus que lorfque le temps étoit calme ; dans des nuits d’hiver , la violence du feu éteignoit , emportoit les morceaux de Ghar-bon hors la grille, 8c 2000 livres fuffifoi^ à peine ; dans les grands orages , le feu s’éteignoit, & on pouvoit à peine le rallumer. Ces inconvénients , qui n’avoient point été prévus , ont fait abandonner l’idée qui paroiffoit aflez naturelle pour chercher 8c avoir une lumière égale 8c confiante , qui fe verra de plus loin que le feu de Charbon de terre.
- Fardeau. Dans les Mines d’Anjou, on appelle ainfi le mouvement des terres pour s’écrouler, & que l’on empêche en reftapant la taille. y 61.
- Farten. G. Scalæ , Machinae Scanforiœ.
- Fafle. Tafte. Lacufculus. Badin de décharge. •
- Fat. Tourg. Su. Mefure pour tranfporter le minerai en Suede. Voy. Tourg.
- Fauconneau. Ejlourneau. Sorte de piece de bois pofée à angles droits, au-deflus du poinçon de l’engin, & qui contient une poulie à chacun de fes deux bouts. 23 7.
- Faut. G. Lâche, mol.
- Faujfe-Equerre. Récipiangle. Mefure. Angle. 785*, $04. Voyez Récipiangle. Fauffe-Joxhlée. ( Charpenterie fouterraine ) au Pays de Dalem. 370. Faujfe-Laye. Jointure interrompue de Charbon. 372. Faujfe-Queflrejfe. Demie-Quejtreffe. Le. 239 , 373.
- Faux bois. ( Charpenterie fouterraine en Anjou).
- yéo.
- Faux membre. Le. Piece de chief ou de chaîne ideFofle. 230,308.
- Faux Roijfe. Le. Roifle qui fe change en un autre pendage. 207.
- Faveur. ( Benne de ) Voyez Benne.
- Fayence ( Terres à ) commune , pourroient entrer dans la fabrication du Charbon de terre apprêté à la Liégeoife. 378,
- Fécule bleue. Bleu d'Erlinghen , égal au plus beau bleu de Pruffe, préparé avec la fuie de Charbon
- de terre cuit ou defféché dans les fourneaux de
- diftillation à Sultzbach. 1137.
- Feil. G. Cuneus.
- Feil haw. Beche Hoyau. Ligo.
- Feld Arbeite. Galeries.
- Feldgefiangen. Feld OderStreken. Gangen Stangen-[KunJi. Felifder Streken Gangen. Feld Geftangen. Feld geftangen. Machine ou Angin à barres. Machine à tirans horifontaux. Machine à eau. 278. Idée générale du jeu de ces Machines, qui tidtat à un ar-rangemerit particulier de barres ou de tirants , foit de bois , foit de métal , aflemblées à fourchettes les unes fur les autres , 8c fo'utenues d’efpace en efpace par des bafcules ou leviers mobiles fur une de leurs extrémités. 207. En quoi confïfte le mouvement de ces Machines.
- 1038.
- Il y en a de différentes fortes, félon le nombre des corps de Pompes qu’elles font agir, ou félon quelles peuvent être aftifes dire&ement à la bou-
- Tl ERES. 141 )
- che du puits à Pompes, ou qu elles ên font éloignées. 103 8*
- Feld geftangen JimpU , peu ufité. 1039. Feld geftangen double , plus commune. Idem» La. roue peut être éloignée du puits de la Machine de JO, 100 , jufqu’à 800 Lachters. 1039. Les eaux de la Mine de Nordmark en Suede font élevées pat une machine de cette efpece , compofée d’une roue à laquelle font adaptés trois rangs de barres, qui font mouvoir des pompes afpirantes dans trois différentes Mines. Id. Autre Machine de cette ef-pece à Dannemora, Ibid*
- Feîd*Geftange de la Foffe Chauitier au pays de Liege. 1039, 1040. Différence du jeu de fes Pompes avec celui de la Machine de Marly, près S. Germain-en-Laye. 1039. Articles de conftruéiion d’un Feld Geftangen , tirés de l’ouvrage de l’Académie de Freyberg. 1043. L’éloignement du principe moteur à la Mine que l’on veut épuifer , ainfi que la longueur du trajet de tout l’attirail de barres, rendent cette machine difpendieufe, en proportion de la quantité de tirants qui viennent faire jouer les trains des pompes, &c. 1040. Au défaut de meilleur moyen , pour faire ufage d’une force dont on a befoin, quelqu’éloignée qu’elle puiffe être , le Feld Geftangen a fa commodité. Ibid. Attentions que demande la jufteffe du Feld Geftangen, 109 r,
- 0 q é.
- Remarque fur l’allongement d’une barre de fer dans l’été, & fur le raccourciffement de cette même barre dans l’hiver , a rapporter à cette conftruc-tion. Ibid. Moyen d’y remédier. Ibid. Remarque fur le befoin qu’ont les différentes pièces de cette machine d’être confervées foigneufement dans un état de foupleffe. Ibid*
- Defcription détaillée d’un Feld geftangen, tirée de Lehmann. ioqi*.
- Felling. Filling Coal. An. 388.
- Fendants. Fagniffes. Le. Grandes ouvertures ou crevaffes dans les fieges de pierres. 269.
- Fenderies. 1208. Maniéré de fendre & couper le fer en baguettes, ainfï que de l’étendre & de î’applatir fous les cylindres, félon la méthode ufitée dans le pays de Liege , en Angleterre & en Suede. 1209. Nature des Charbons employés à Liege pour les Fenderies dans les fours à rever-beres. Ibid. Quantité de Charbon néceflaire pour fendre un mille de fer.
- Fentes & Filons. Termes de Mines métalliques. Les fentes ou vuides remplis dans leur entier du même minéral, & fans ouvertures, portent, comme les filons , les noms de fentes capitales , fentes régulières , fentes irrégulières, &ç. Voyez Filon. Il eft: de ces fentes qui f au lieu d’être occupées par de la bonne Mine , font remplies par de l’argille différente , par des cryftaux quartzeux ; quand les ouvrages donnent dans ces mauvaifes fentes, cela s’appelle donner dans les Drufen.
- Fentes aqueufes, qui donnent de l’eau. Su. Springs. Le. Alliage jus. 27J. Les Serres 8c Serrements font fujets à ces fentes aqueufes. 291. Voyez Serres, Serrements.
- Fer d'airage. Toc-feu. Le. 229. Tokay.
- Fers à feu , ou Grillages, Grille. Differents To* kays pour l’airage des Mines. Voyez Toc-feu pour le chauffag*. 3 J9, 3 66. Les plus fimples 8c les plus ordinaires. 1273. Remarques furies barres de fer qui compofent ces gillages ; fur leur nombre, leur difpofition , &c. 1272, 1273. Qualité du fer à employer. 1173. Leur élévation au-deflus du foyer, Id. Prix de différents grillages fimples, tant de
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- TABLE
- cheminée que de culfine. 127p. Prix d’une grille à l’Angloife.
- Fer à Mine. Pyrite commune dans les Glai-iîeres. 1320*
- Fer de Mine. Fer à Mine. Fier di Menne. Le. Outil de Houilleur. 221.
- Fer. ( Mine de ) Mines de fer différentes. 189 , 'Il dp , dont il eft parle dans cet Ouvrage. Mine Mine de la montagne d’Àllevard en Dauphiné ; fa qualité, 328. Minerais de fer qui fe traitent dans quelques Forges en Angleterre. 1202. Mine en Roche, ou Pierre de fer. An. Iron fton. Minera ferri Saxea. udp , 1202 , 1203,120p. Mine de fer en Rognons, proche Carron en Ecofle. Tête vitrée. Iron oar. Kidney oar. G. GlafT-Kopft. Efpece d’hematite plus riche que ll’ron ftone. 1203,1205. Mines de fer en grains. Mines grenelées. 1170. Mica ferrugineux. Fer de chat. G. Eifen Glimmer. Voy. Mica. Sable ferrugineux. 1210. Mine à gallets. Schijle ferrugineux, ibid. d’entre Sambre & Meufe. 8 47. Mine de fer de Liege. 1223. Efpece de Mine ferrugineufe de zinc , félon Swedemborg. ndp.
- Fer. ( Métal. ) 842. Il n’y en a nulle part d’aufli bonne qualité qu’au pays de Liege. 842. Celui de la montagne d’Allevard eft cependant excellent, doux , fans pailles, facile à limer & à forger , d’où on l’appelle Fer de forge, y 28. Qualité du fer de Ni-vernois , de Senonche au Perche , de Roche, de Bourgogne, de Vibrais. 1273. De Champagne, de Normandie, deSuede, nommé Carillon. 1274. D’Allemagne. Ibid. 842. De Liege. 1213. Maniérés de reconnoître les qualités du fer. 847. Maniérés nfitées en Suede & en Angleterre pour efîayer la qualité du fer. 848, Grains du fer. Ibid.
- Fer acerain. Fer aigre. Fer cajfant à froid. Fer Rouverain , qui cafle aifément à froid. Il eft fujet à brûler plus aifément que les fers doux. Ce fer , aigre pour quelques ouvrages , eft préférable au fer doux ; tels font ceux à qui il importe peu d’avoir de la fouplefle , mais que l’on veut qui foient capables de réfiftance & d’être bien polis ; d’où on l’appelle aufli Fer cajfant, ou Acerain, 847. iVoyez Fer cajfant à froid, Fer Rouverain.
- Fer battu. 1272.
- Fer ( bon ) commun. On vend fous ce nom à Paris , un fer dont une partie de la caflure eft blanche & brillante, & ces endroits ont le grain plus fin que celui du fer de Roche ; le refte de la caflure eft grifâtre & d’un grain moins fin , lequel, à la rondeur près qu’il n’a pas, eft aflez fembîable à celui d’un acier médiocre que l’on a cafle au-deflus de l’endroit où difparoiflent les grains brillants que prend l’acier trempé fort chaud. Le nom de ce fer indique le cas qu’on en fait. Il devient communément acier blanc, très-dur & de bonne qualité.
- Fer, ( bon ) Fer doux â la lime, ou Fer tendre , qui pouvant être travaillé à chaud & à froid , devient propre à toutes fortes d’ouvrages. Ce fer eft très-eftimé, parce qu’il a de la chair : on dit qu’un fer a de la chair, quand fa caflure ne préfente ni lames , ni corps globuleux, mais des fibres comme l’on voit en caflànt du bois, les unes Paillantes,, les autres formant des creux. 847
- Le fer doux eft aufli néceffaire pour certains ouvrages , que l’acier ou le fer trempé le font pour d’autres ; en général pour tous les ouvrages qui doivent n’être pas caftants. Il fe connoît à la caflure, qui doit être noire tout au travers de la barre ; alors il eft malléable à froid & tendre à la ^ime » mais il eft plus fujet à être cendreux 9 £eft-a*direa clair & moins luifant après qu’il eft
- poli : il s’y trouve des taches grifes ; ce u’eft pas qu’il ne fe trouve des barres de ce fer qui a’ont point ces défauts. gqy.
- Fer cajfant à chaud. Su. Roed Brecht.
- Fer cajfant à froid. Su. Kal Brecht. Il fe connoît en ce qu’il a le grain gros & clair à la caflu-comme l’étain de glace. Quand on manie la
- re
- barre, on le trouve rude à la main ; il eft tendre au feu, & ne peut endurer une grande chaleur fans fe brûler ; il y a de ces fortes de fer qui deviennent plus caflants en les forgeant, & ne peuvent être ni drefles , ni tournés à froid. V. Fer Acerain.
- Fer cendreux , qui ne s’éclaircit pas bien à la lime , enforte qu’il conferve toujours des taches grif«. 844,848*
- Fer corroyé, adouci, affiné fur l’enclume. 844* Plufieurs pièces de fer corroyées. 847.
- Fer écrM.Ecroui,c’eft-à-dire, plus frappé. 844,846, Fer dur. Cajfant. 844, 846. Fer fondu. 1208] Fer de fonte, fonte de Fer , ou Fer coulé. 843, Eft employé à différentes machines, 1277,1090* 1089,1059,1061,1071. Dans le charriot à Ze-vier , les roues font en fer coulé, ayant un rebord d’un pouce & demi d’épaifleur. 8 6j. Fer forgé, ou Fer réfultant des Gueufes , & qui a été travaillé à la forge. 843. Le meilleur eft celui où on ne remarque ni fentes, ni gerfures, ni crevaffes. 843. 847; Fer fort, ou dur à la lime. Ibid.
- Fer froid, qui eft peu dudile. 84y.
- Fer gerfeux , Fer où fe rencontent des fentes & crevafles. Elles font ordinairement accompagnées de taches , & d’autres défauts qui pénètrent dans la fubftance du métal. 847.
- Fer en Gueufe. Voyez Gueufe.
- Fer pailleux. Voyez Pailles. 844.
- Fer Rouverain. Se connoît à des gerfures ou découpures qu’on voit traverfer les quarrés des barres ; il eft pliant, malléable à froid, & caflànt à chaud ; il rend une odeur de foufre à la forge ; fi on le frappe , il en fort des étincelles femblables à de petites flammes en étoiles ; quand on le chauffe , un peu plus blanc que couleur de cerife rouge , il s’ouvre à chaud, & quelquefois prefque tout en travers de la barre , fur-tout lorfqu’on le bat ou qu’on le ploie; il eft fujet à avoir des pailles & des grains, c’eft le défaut du fer d’Efpagne : les vieux fers qui ont été long-temps expofés à l’air , font fujets à devenir Rouverains.V.Fer Acerain. 84y, Fer de Roche. Ce que l’on nomme ainfi à Paris , a le grain petit, ferré, la caflure blanche & brillante ; il s’en confomme beaucoup dans cette Ville, où il eft recherché pour les ouvrages que l’on veut rendre nets & bien polis. 1273.
- Fer fur chauffé, ou brûlé à fa fuperficie, dont il fe détache trop d’écailles & de feories, ce qui le fait nommer fer brûlé à la forge. 844, 116s.
- Fer tendre. 843, 843.
- Opérations de forge fur le fer. Brafer le fer. Différent fens, dans lequel les Ouvriers entendent cette expreflion, 846..Chaude. Degré de chaleur donné au fer. 843. Chaude greffe, chaude fuante. 846, 832. Signal de la bonne chaude. 843.
- Chauffe du fer. Opération la plus commune de toutes les opérations de Forges , & qui néanmoins a fon degré fixe, déterminé par l’expérience feule. 844, 847. Les fers doux ont befoin d’être plus chauffés que les autres.
- Fer confidérè à la Forge. 842. Voyez Forger. Découvrefer ÿuij.Expreflion deForges qui. 847, Fourrures. Surchauffures de fer. V. Fer fur chauffé * Légers ouvrages enfer. Voyez Forge.
- Fer
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- DES MA
- Fet travaillé âufeit de Charbon de terre. De tous les métaux , le fer eft celui auquel le feu de Charbon de terre eft le plus défavorable. iiôy. Effets que le feu de ce foflile produit fur le fer. Id. 1166. Raifons qu’en donne M. Grignon. Ibid. Sentiment de M. de Genflane *176.
- Maniérés de travailler le fer au feu de Charbon de terre, connues des Anciens. Ibid. Maniéré décrite par Swedemborg, qui ne s’en déclare point le partifan. 1167. Tentatives faites à ce fujet en Angleterre. 416, 1166. A Naffau-Sarbruck. 1214» A Liege. 1213. Autre, par M. de Morveau. 1217. Autre , par M. de la Houliere en Languedoc.
- Il 219. Fonte de Gueufe de fer exécutée avec fuccès à la forge d’Aizy en Bourgogne, en 1775*. [1220. Epreuves faites avec différentes proportions de Charbon de bois & de houille. 121p. Voyez Opérations métallurgiques. Prix propofé par la 00-ciété Royale des Sciences de Montpellier, en conféquence d’une délibération des Etats généraux de la Province de Languedoc, pour l’année 3:776. Sur l’appropriation du Charbon de terre aux minéraux ferrugineux. Voyez cette Table des matières , au mot Appropriation.
- Ferrailles. Voyez Rappointis.
- Fergon. Fourgon. Tifonnier. 366, 367.
- Fermantes, ( Barres ) ou Montants. Sax. SchloJJer.
- Fermer la porte. Fermer les niveaux par des Stoup-pures. Le, 266.
- Fermes. (Droit d’entrée & defortie des cinqgrojfes) jVoyez Droits.
- Fermoire. Erpet. Piece du Tarré Liégois. 216.
- Fermoire à quatre côtés. Autre piece du Tarré Liégeois. 217. Son ufage. 221.
- Ferne fions. G. Carreg Redynog. An. Caillou fleuri, ou impreftions de Rofeaux, &c.
- Ferrât. Mefure ufitée à Gaillac pour le Charbon de terre. , , 721*
- Ferré. (Charbon ) Voyez Charbon ferre.
- Fer reus ( circulas. ) G. Eiferner ring. Anneau, V. Anneau. Ferreus (uneus.) G. Scilhaéte.
- Ferru. ( Charbon ) Medjeux. 789.
- Ferrugineufes ou Martiales. (Eaux) Voy. Eaux. Subftances ferrugineufes ou magnétiques , caufes très-communes de la variation de l’aiguille aimantée dans les Mines. 800. Moyens de remédier a leur adion. Ibid.
- Ferruminare. Brafer, fonder le fer. Voyez Fer.
- Fefié. Roc. Voy. Roc.
- Fefte Hangend. Liegend Gefiein. G. Le penchant rde la montagne.
- Fêta Kol. Su. Charbon gras.
- Fétoyer (faire ) les foffes. Voyez mettre la main à la chaîne.
- Feu, ( Montagne de ) ou Montagne brûlée. 499. Voyez Montagne brûlée.
- • Feu dans les Mines de Chairbon en Forez, y 8y. En Auvergne. Ibid. A Mulheim. 9 31. A Liege. 36. Moyens de s’en garantir. 971, 264. Voyez Air. Airage. Vapeurs.
- Feu brifou. Feu grieux. Le. 262. Rare dans les Mines d’Anjou, yyj. Différence du feu brifou d’avec le Fouma. 262. N’eft point le produit d’un principe fulphureux. 983. Sentiment de M. de T'illy fur la nature de cette vapeur. 983. Elle s’attache, félon lui, par préférence à ce qui appartient au régné animal, à la laine, aux cheveux , & n’a aucune prife fur ce qui eft du régné végétal. Ibidj Conjedure fur ce qui fert de fondement à cette opinion ; façon de s’en affurer. 984. Mines dans lefquelles ce feu s’eft confervé, & fe conferve de-
- Charbon de Terre. IL Part.
- TI ERE S. Ï417
- puis long-temps. 930. La Ûaiüme du feu gfiôux eft vive & approchante de celle de l’efprit-de-vin * ou de la poudre à canon, produit des efcarres pro« fonds , très-dangereux fur-tout au vifage. 984* Semblable au météore enflammé , qui fait quel-* quefois éruption des foffes des privés. 98 f. SaraU de drap, de toile, pour s’en garantir. 983. Dif8-férents moyens propofés pour éteindre ce feu» 93°>93*‘ invitation de M. Baumé. 946. Brûlures occafionnées par le feu grieux. Remede a y apporter» 9 8y. Remedes dans le cas de grandes plaies. Ibid.
- Feu appliqué au renouvellement de l’air dans les Mines, 968. Entretenu dans la cheteur. 977. Effet qu’il produit* Ibid. Moyen de l’entretenir» 230 , 26 y, De tous les moyens connus aujourd’hui pour purifier l’air des Mines, Pobfervation ôc. l’expérience démontrent qu’il n’en eft point de plus efficace que le feu. 968. Propriété du feu pour raréfier l’air dans une très-grande latitude , d’occa-fionner même une forte de deftrudion de l’air. Id. Pratique de M. Defandrouins pour remédier au défaut d’air , en allumant du feu de diftance eu diftance dans les fouterrains. 482. Voyez Fourneau * Ventilateur, Lampe à feu»
- Application du feu au mouvement des machines à épuifer les eaux des Mines, Voyez Machines à vapeur.
- Application du feu de Charbon de terre pour faire lumière fur les phares, & fervir de guide aux Vaif -féaux. 1140. Voyez Phares*
- Application du feu de Houille au chauffage, Com-paraifon de ce foflile embrafé, pour tous fes phénomènes , aux métaux rougis. 1142. Avantages de ce feu pour le chauffage. (Mém. 4.) Chaleur que donne le feu de Houille apprêté à la Liégeoife » comparée avec la chaleur du Charbon de terre brut. 1286. Comparée avec celle d’un grand feu „ & d’un petit feu de bois. 1142. Feu de Charbon de terre confidéré dans fes phénomènes particulier. (Mém. 4. ) La maniéré dont brûle ce foflile & fon réfidu , indices de fa qualité. 1176. Ce que le feu développe dans quelques Charbons de terre. 1267. Fumée du feu de Houille , confidérée pour le chauffage ( Mém. 2. ) Cette fumée donne un renfeignement de la qualité du Charbon de terre* 1177. Elle ne dure que le temps de l’embrafe-ment de la pile de pelottes, qui enfuite n’eft plus qu’un grand brafier ( Mém. 2. ) Effet de te fumée d’une efpece de Charbon de terre fur les habits a au dire de M. Genneté. 1157. Examen de cette fumée , relativement à la fanté. ( Mém. 8. ) Moyen particulier d’empêcher cette fumée. 1272. Expérience de M. Venel, faite fur un Chardonnet ex-pofé à la fumée du Charbon de terre. 1264. Ob~ fervation du même Savant fur les Vers-à-foie ex-pofés à cette fumée , tandis que la vapeur du charbon de bois eft réputée leur être nuifible. 1267* Vapeur qui s’en exhale, peut néanmoins être incommode dans quelques cas. 1268. Moyen de la corriger. 1270,1287. Avis de la Faculté de Médecine de Paris , en 1719 & en 1666, fur la falu-brité de ce chauffage. 1267. Decret du premier Décembre 1769. ( Mém. 38.) Procès verbal fur ce même objet, dreffé en 1727, à la requifitiont de M. le Blanc, Miniftre de la Guerre. 1267» Déclaration des Médecins de Liege. ( Mém. 39. ) Avis des Médecins de Valenciennes* ( Mém. 40.) Certificat de MM. les Reéfceurs & Adminiftrateurs de l’Hôpital général de la Charité & aumône générale de Lyon. ( Mém. 42. ) Du Bureau de i’Hôtel-Dieu de la ville de S. Etienne. (Mém. 44. ) Délibération de la Société de Médecine de Loa-
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- dres. (Mèm. 43.) Extraie des Regiftres de l’Académie Royale des Sciences de Paris. ( Mèm. 3<5.) Lettre de M. Del-waide , Licencié en Médecine de la Faculté de Louvain , ancien Préfet du College de Médecine de Liege , fur l’effet attribué à la Houille , de nuire à la poitrine. ( Mèm. 33. ) Voyez Vapeurs.
- Examen d’un feu de Charbon de terre brut comparé avec un feu de Charbon de terre apprêté à la Liégeoife ; fait préfumer raifonnablement que les parties exhalantes du Charbon de terre font dans ce fécond feu réprimées autant qu’on le peut délirer. 1201. Guiccardin , dans fa defeription des Pays-Bas, en parlant de l’utilité du Charbon de terre d’Aix-la-Chapelle, avance que fi l’odeur de ce chauffage déplaît, on peut jetter du fel fur le charbon, pag. 466. Cet expédient ne s’accorde point avec l’opinion de M. Kurella , dans fon Mémoire que nous avons cité pîufieurs fois, où l’odeur fétide èc nuifible de ce combuftible eft expliquée par la préfence d’un acide du fel de cuifine.
- Feu du Charbon de terre appliqué à la rèduÜion des Minerais , en particulier de la Mine de fer. 1167. Voyez Fer. Plufieurs expériences montrent que le phlogiftique fourni par le Charbon de terre n’eft pas pur. 1147. Inculpation du foufre , difeutée. Ibid. Défauts que le fer contracte au feu de Houille. 117<5. A&ion de ce feu fur le$ grilles fde foyers de chauffage. 1148. Obfervations faites par M. Venel. Ibid. Obfervation faite par l’Auteur fur deux barres de fer, pendant deux hivers, 1148,
- 1149.
- Feu des fourneaux à chaudières, chauffées avec du Charbon de terre. Feu du Forgeron. Différence de l’un de de l’autre. 1147. Voyez Fonte.
- Feu (fera) pour l’airage des Mines, Toc feu. 229.
- Feu, ou Faifeur de Voyes. 3 69.
- Feu de Poêles. 362. Voyez Poêles. Feu deTer-roule. 361,
- Feu, (Garnitures de) 3fS, 366. Pelle à feu. 366. Porte-feu. Fer à feu, grillage pour le chauffage. 3 S 9*
- Feuilleté. ( Charbon ) Medjeu. ( Roc ) V, Roc Ge-nilleté.
- Feuftel. G. Malleus,
- Fibra incumbens fub dio teêli. Fibra fubdialis, Ai-rure de Veine. Le. Weime de Vone, Lyon, 311.
- Fibre. Veinule. ....
- Fiches. Chevilles de bois.
- Fidelité dans la livraifon des Houilles vendues.
- SÏ3-
- Fiducielle. (ligne) Diamètre de la Bouffole. 904.
- Fier di Menue. Le. 221. Voyez Fer de Mine.
- Fierjlad. ( Paroiffe à un quart de mille de Hel-fimborg ), où il fe trouve du Charbon parmi les couches rangées comme il fuit : i°,une pierre de fable épaiffe de 6 braffes ; 2°, lit de Charbon de 2 pouces d’épais, qui remonte vers le jour ; 30, couche argilleufe de 2 & ~ de braffes ; 40 , couche de pierre de fable d’un pied. Voyez Pierre de fa-Me ; y°, lit de Charbon qui a été exploité, de l’épaiffeur • d’un demi-pied à un pied; 6°, terre noire, 4 pouces. Voyez Svartor; 70, argille noire ardoifée, d’un pied; 8°, pierre de fable bleuâtre, très-dure, 3 & y de braffe. Le cinquième lit étoit d’un demi-pied de puijfance ; mais il alla en augmentant dans un cha.mp de 12 braffes juf-qu’à un pied, changea enfuite en mauvaife terre noire, qui continua dans une étendue de 4 braffes; alors le Charbon reparut de l’épaiffeur d’un demi-pied ; après qu’on en eut enlevé environ cinq 'milles
- tonnes, la Veine parut épuifée. Voye* Frédéric,
- Filandreufe. Toirchée. ( Houille ) Le. Voy. Houillè toirchée.
- Filature. Tirage de foie. Voyez Tirage.
- Filières. Dans les Carrières on appelle ainfi dea lits ou bandes à plomb qui interrompent les bancs, & qui fervent de filières aux eaux : c eft ce que les Houilleurs Liégois appellent FagniJJês, Fendants. Voyez FagniJJês.
- Filles. A Madefton en Ecoffe, le Charbon fe tranfporte de la Mine fur ledos de jeunes filles. 11 y.
- Filles de Maîtres. Maris de filles de Maîtres. Fils de Maîtres. Droits* qu’ils paient à Liege pour les Gouverneurs du métier de Houillerie. 34-3,.
- Filling Coal. An. Charbon qui fe gonfle.
- Filon. Découvrement.(du) Sax. Verfshramen.
- Filons. ( Mine métallique Ji G. Klufft. Fentes de peu d’étendue, & étroites, remplies ou de mine, ou d’autre fubftance ; elles ont une partie de la roche ou de la montagne qui leur fert de toit, & une autre au-deffous qui leur fert d’affife. V. Veine. Gang.
- On remarque dans un Filon fa dire&ion ou fa fituation relative aux quatre Points Cardinaux du monde , dirigée tantôt du Septentrion au Midi ; tantôt du Midi au Septentrion ; tantôt de l’Orient à l’Occident ; tantôt de l’Occident à l’Orient, ou à peu-près. Voyez Couches.
- Il ne faut pas s’imaginer qu’un Filon dans fa direction décrire exadement une ligne droite qui réponde précifément à tels ou tels points de l’Univers , femblables à une riviere. Les Filons à foc-cafion des Pentes de montagnes, ou à l’occafion des rochers qui les traverfent dans leur marche , décrivent différents détours. 203. Lorfqiiils con-fervent leur direction fir leur dimenfion , on dit qu’ils ont leur vrai cours , ou que ce font des vrais Filons. 740. Force du Filon. Dimenfion en longueur , largeur , profondeur .... Fort du vrac Filon. G. Edle Mittel. Chevet du Filon. G. Liegende» Couverture. G. Hangende. Pente ou fituation des Filons , relative à l’horizon , DireÜion , Allure. 875V Infiniment variée , & diverfement exprimée par les Mineurs, félon que cette chiite ou pente eft plus ou moins fenfible : cette pente fe détermine au moyen du quart de Cercle. 876,
- Filons capitaux.
- Filon par couches.
- Filon couché. Sax. Flaker gang. G. Flach gang; qui va d’Orient au Midi, pendant les heures io, 11, 12, en faifant avec la ligne horifontale un angle de 43 degrés.
- Filon déferteur, interrompu.
- Filon droit, de pied droit, debout, perpendiculaire*, ou qui a peu de pente. Sax. Scheutè gang. V. Perpendiculaire. G. Stehend gang. 877.
- Filon horifontal. Ibid.
- Filon incliné, ou prolongé. Schwebend , faifant avec la ligne horizontale quinze degrés. 877,
- Filon en majfe. Sax. Stock werk.
- Filon matinal, ou du Levant. Epithètes données par les François, par rapport à l’expofition de la montagne , aux filons qui ont leur direéfion d’Oc-cident au Septentrion , pendant les heures 4,3, 6, & que les Saxons nomment Morgen - Gang.
- 87 6.
- Filon contre nature. Filon rebelle , dont la pente fe trouve' différente de ce quelle doit être naturellement. V. Filon rebelle.
- Filon oblique, c’eft-à-dire , qui a beaucoup d’in-clinaifon ; d’où il arrive que les coffres dans lef-quels on charge la mine pour l’enlever au jour A
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- DES MATIERES.
- «ê peuvent point defcendre d’à-plomb par les bures , ce qu’indique le nom Toulege, donné par les Allemands à ces filons , qui font avec la ligne horifontale un angle de 7 y degrés, v . Obliquité.
- Filon perpendiculaire ou de pied droit. On doit obferver que les degrés ne font comptés qu’en partant de la ligne horifontale ; & que fi on les compte en avant de la perpendiculaire, il faut prendre cette détermination à rebours.
- Filon précipité, Filon incliné, extrêmement couché , qui fe perd entièrement dans la profondeur de la montagne. Les Saxons le nomment Schwchente Gang. II ne différé du filon par lits , que parce qu’il n’a qu’un lit ; & il n’eft pas tant appellé précipité, à raifon de cette pente qui varie dans fa marche, qu’à raifon de fa dire&ion vers les points de l’horifon. 8 /y.
- Filon prolongé. Synonyme de filon précipité.
- Filon rebelle , qui change de dire&ion ; le même que filon contre nature.
- Filon qui remonte ou qui fe releve. L’incîinaifon d’un filon ne fe foutient pas toujours la même dans tout fon trajet. On en voit qui tomboient prefque perpendiculairement, & qui prennent tout d’un coup une inclinaifon prefque horifontale ; alors on dit le filon remonte, ou fe montre au jour. Gang Richtel Sich Auf,
- Filon qui s'enfonce. Un filon marchant prefque fuivant une ligne horifontale , defcend quelquefois tout d’un coup perpendiculairement; c’eft ce que les Mineurs expriment en difant que le filon s’enfonce.
- Filon dufoir, Filon tardf: filon, ainfi appellé par les François , par rapport à fon expofition ; c’eft le même que les Saxons nomment Spad Gang, qui eft dirigé du Septentrion à l’Occident, pendant les heures 7, S , 9. 876*
- Filons vrais, ou qui ont leur vrai cours. 746".
- Filon qui prend du ventre. Gang Wirfteinen Bauch. Qui fe renfle dans quelqu’une de fes parties.
- Filon. Veinule. G. Klufft.
- Fims, ( Charbon de ) en Bourbonnois , connu à Paris fous le nom de Charbon de Moulins ; fa qualité, y80. Son prix au pied de la Mine, y 81. Conduite de ce Charbon du puits de la mine au port de l’Ailier ; ce qu’il co..te alors. Ibid. Prix de la voie au port. Ibid.
- Fin. ( Charbon ) Eclairciflement fur cette ex-preflion , 1286, qui ne lignifie qu’un charbon ou une Houille en piece j on l’appelle aufli Charbon net. 48y.
- Fin Papin. Le. Fouaye employée à calfater les madriers du Bougnou. 273.
- Fine Téroulle ? demi-Téroule , employée pour les
- chaufferettes. 35^*.
- Finitores Metallici. Fodinarum Menfores. Arpenteurs de Mines.
- Pire forck. Poker. An. Fourgon. Fer à remuer le
- feu. • # 37^*
- Firement. Le. Serrement qui fe fait pour renfermer les eaux par le moyen de gros bois d’une épaiffeur différente , félon la quantité d’eau ; cette conftru&ion n’a lieu que dans les ouvrages de
- Plattures. 253,274.
- Fire Stone. An. Quartz.
- Firmini. ( Charbon de ) Excellent. y8y.
- Fifjile. ( Lithantrax ) Charbon d’Ardoife. 44p.
- Fijjîlis Schifiofus cum pauxillo porcellanece albce, yel lithantrax. Voyez lithantrax..
- Fitter. An. Homme qui équipe un Vaiffeau. Maître d’Allégé. . 432.
- *419
- Flacht S Xi Taîut&
- Flacher Gang. G. Vend porterai Vena œquâ * qui fe continue également dans fon étendue.
- Flanc. (attaquer une Mine en) i^orfque les veines fe prolongent le long d’un coteau de montagne parallèlement à fa baie , comme les fix veines de Mendip. fous le malm rouge, fig. 2, PL XI9 & qu on perce une galerie fur le même côté de la montagne , pour aller rencontrer le Charbon perpendiculairement a fa direction ; on exprime cette maniéré de procéder, en difant, qu on attaque la Mme en flanc, c eft-a-dire , par un percement qui va joindre la veine à angles droits : voye\ l’Art* XVII du Réglement inftruéiif de M. de Genfaruie» Flang. ( Korb) Sax. Barre de manivelle.
- Fletx. Sax. Filon par couche. 262*
- Fleuret* Plufieurs outils de Mine portent ce nom, la Brokette de mine des Houilleurs Liégeois eft un Fleuret affez femblable à l’aiguille des Carriers. 221. C’eft toujours une piece de la fonde , & dont il faut avoir des provifions. 542. Fleuret ordinaire de Mine des Houillieres d’ingrande , fes dimenfions. Idem. Grand Fleuret de j'onde. y42. Fleuret quarré. Autre , dont le tranchant eft croifé. Idem. Fleuret en langue de ferpent. £42. Profondeur du trou de fleuret. 221 , 271 , yy8 , 8<5i. Voyez Brokette de Mine. Trous de Taille. 271* Flint Glajf. An. Verre blanc, ou Cryftal d’An-gleterrë. Verre à cailloux. 1248,124-$?*
- Flint Mill. An* Moulin à Silex, Rouet à fufil des Mineurs , ufité dans la Mine de Wittehaven en Angleterre. 402. Conftruéiion de cette machine, 403. Son ufage , dans les Mines, où la lumière des chandelles, mettroit le feu à la Vapeur fulminante. 402. Mines dans lefquelles ce Rouet n’éclaire pas , & où il feroit dangereux. 403,60 o* Flitche.Le. Al Flitche. *
- Flob. G. Trochlea. Poulie*
- Floens ut Strykande. Su. Cours du filon*
- Floe\. Ce mot eft quelquefois employé pour fy-2 nonyme àSwebende Gange. Venapendens feu dilata* Flone. (For.) An. Pierre de devant. Feaîh. Florine. ( Sainte ) Quartier de la Limagne j abondant en Mines de Charbon de terre , où étoié établie autrefois une Compagnie. 588. Pendage des veines de ce quartier, y 8p. Principales foffes ou puits de Mines de ce quartier. yp2,5574. V. Limagne„ Flot. Su. Cours , marche, étendue, route du Charbon ; détermination particulière du Charbon dans fa marche, dans fon courant. 882**
- Flotteur. Cylindre folide de cuivre-, appellé auflt Plongeur. Voyez Plongeur. /
- Floux. Dans les Mines de Bretagne.
- Fluchtig. G. Etat des pierres qui dans la Mine ne font point ferrées les unes contre les autres.
- Fluor. M. Hellot fe fervoit de ce mot comme fynonyme à Gangue. Voyez Gangue.
- Flux. Fondant. Voyez Fondant.
- Fodders. An. Mefure de Charbon.
- Fodina Metalli. Fodina Metallica. G. Grub odeg zeche. Mine : Fodinæ prcefes. Maître de foffe, Maître de Mine. Fodince, vel cuniculi prcefes. G. Steiges oder. Hutman.
- Fodinarum Area. G. Fodinarum Caputê
- G. fund Grub. Tête de Mine. Fodinarum menfores. Arpenteurs. Fodinarum Sctiba. G.Berg-Schreiber* Foeders. An. Fibres. Veinules.
- Foi ; dans la Coutume de Liège , doit être ajoutée en matière d*amende au ferment des Maîtres.
- Foible. (Houille) Téroulle. 8i,82,3<5y. 094*
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- TABLE
- X420
- Foihelts. Dans les Mines de Dalem, on appelle ainfi les ferrements placés aux quatre coins de la Couftade , & auquels s’attachent les chaînes.
- 373-
- Follets. ( malins ) Efprits follets des Mines. G. Coboît. Bergmanlein. Voyez Air. Vapeur fouter-raine.
- Foncet. Bateau de Seine & de Loire *, fa contenance. 688.
- Fonciers, f Seigneurs ) & Hauts-jufticiers. Cette qualité ne leur donne aucun droit fur les Mines. 5J3 , 623 ; les Lettres du Roi Charles VI, du 30 Mai 1413 , font précifes fur ce point j il y eft déclaré expreffément que nul Seigneur fpirituel ou temporel, de quelque état , dignité ou prééminence , condition ou autorité , quel quil foit , n aura , ne doit avoir à quelque titre , caufe, occajîon quelle qu’elle foit, pouvoir ni authorité de prendre, reclamer, ne demander efdites Mines ( du Nivernois & Lyon-nois ) , ni en autres quelconques ajjifes dans le Royaume, la dixième partie , ni autres droits de Mine , Src ; la raifon en eft donnée dans le préambule, Par les mêmes Lettres, & par l’Edit du 14 Mai 1604, il eft pourvu aux dédommagements de pacages & chemins par les bois , terres, rivières de ces Seigneurs , de maniéré que le tout leur foit moins préjudiciable que faire fe pourra, & qu’en même temps ces Seigneurs jufticiers ou fonciers & tous Gentilshommes, ne gênent en aucune maniéré les ouvertures à entreprendre fur leurs terres , le tranfport de tout ce qui auroit rapport à l’affinement des Mines hors de leurs terres ; 1 Edit du 14 Mai 1604. défend de traverfer ces opérations s fous quelque prétexte que ce foit ; & en rappellant l’Edit du mois d’Oftobre 1552 , qui feul avoit attribué des droits aux Haut-Jufticiers , ordonne que , conformément à ce droit , les Seigneurs hauts-jufticiers , après la levée du Dixième Royal fur la part reliante aux Entrepreneurs , puiffient prendre du Receveur , par les mains du Faéleur général , un quarantième de denier pour tout droit , encor n’eft-ce qu’à la charge d’aider les Entrepreneurs , de paffages * chemins commodes , & toutes autres chofes néceffaires , qui leur feront payés : faute de quoi , les Hauts-jufticiers & fonciers ne peuvent prétendre à ce droit. Par ces memes Lettres d’Oétobre 1552 , en faveur du Sieur Roberval, le quart du dixième eft affeélé aux Seigneurs jufticiers ou fonciers. Voy.Obligation im-pofée aux Seigneurs hauts-jufticiers. 622.
- Fond. Superficie. Doit être remis en état aux frais des Maîtres. 322. Ouvriers de fond. Nom donné, dans les Houillieres du pays Montois, aux Ouvriers qui coupent la veine pour faire écouler lésr eaux. 457. Voyez Maître de la Superficie, ou Pojfejfeur des Combles. Hurtier, Maîtres des Très-fonds. Veinule des fonds. V. Veinules.
- Fondant. Flux. Métallurgie. Dans les travaux de la Docimalïe & de la Métallurgie, on donne ce nom à des fubftances que l’on joint à d’autres corps, pour en faciliter la fufion en vitrifiant les fubftances terreufes & pierreufes , afin que par ce moyen la partie métallique puiffie s’en dégager. On n’en fait ufage que dans les efiais, ou dans les opérations de la Docimafie , qui fe font en petit, & dans lefquelles on opéré fur une matière d’un petit volume. 1237. Différentes efpeces de fondants. 1171. Voyez Cafline. Voyez Arhue. Voyez Kole.
- Fondeurs. (Maîtres) Gens de routine , rare-
- ment habiles, ont moins befoin d’inftru£iôns que d’exemples. 1201. Sable des Fondeurs. n,e Fondu. (Fer) Voyez Fer fondu. *
- Fontaine. Réfervoir : nom donné dans les Mines de Fims au principal puifard , appellé Bougnou par les Houilleurs Liégeois. 579.
- Fonte du fer. Voyez Matte. Fonte , ( première ) ou Fonte à dégrojjir. G. Roh-Smalzem. Fonte du fer par le reverbere. * 1238*
- Fonte pâteufe, dans laquelle le métal ne fe fépare point des fcories, qui elles-mêmes ne font point allez liquides pour couler hors du fourneau ; ce qui arrive dans les fontes par le mélange avec les charbons j d’où dépend en particulier la durée d’une fonte bien conduite d’ailleurs. 1205.
- Fonte des Mines. ( Coup d’œil général fur la) Dans les principales circonftances qui conftituent cette opération ; points auxquels tient le fuccès des opérations métallurgiques. ' 1168,
- Fontes préliminaires des Minerais de fer par le feu de Charbon de terre dans des hauts fourneaux. 1167, Defcription de ces fourneaux. 1205.
- Defcription du fourneau où l’on fond la Mine de fer au feu des Coaks , à Sultzbach. 120p. Nature des Mines de fer. Voyez Mine à gallet. Ibid. Nature de la fonte provenant de ce fourneau. 1181 , 1211, 1214. Confommation de Charbon de terre. 1211. Effais faits dans le Mar-quifat de Franchimont , aux forges de Theux , pays de Liege. 1213. Nature de la Mine de fer de ce pays. Ibid.
- Fontes du fer avec les braifes de Charbon de terre % ont deux défauts confidérables. 1186, 1213. Venel prétendait que ces braifes , même de l’efpeçe la moins bonne, étoient employées à la fonte du fer dans les hauts fourneaux. Sentiment de M. le Do&eur Limbourg, fur les inconvénients du feu de Charbon de terre pour la fonte. 1213. En quoi cet Auteur fait confïfter la réuflite. Ibid* Conférence tenue à Paris fur les Mémoires & fur les Effais de M. le Dodeur Limbourg. Réfultat. 1216. Secret propofé à Liege en 1776, par M, Blakey. 1217.
- EJfai en petit fur la réduction de la Mine de fer, par le Charbon de pierre de Montcenis,préparé en meules. 1217. Tentative faite en Languedoc. 1218. Epreuves faites avec différentes proportions de mélange de Charbon de bois & de Houille, par M. Dangenoux, 12 ip. Réfultat. Ibidj
- Fonte de gueufe de fer, exécutée avec fuccès à la forge d’Aizy en Bourgogne, dans l’année 1775, avec le Charbon de terre de Montcenis. 1220.
- Forage , entamure , par un trou de foret ou de fonde ; différents forages. 302 ,• 3P7. Précifion à obferver dans cette opération. Ibid.
- Foraine. (Traître). SAS*
- Forains ( Marchands ) de Charbon de terre à Paris. 635.
- Foramina Spiritalia. G. Wind locher. Puits à air.
- Forb. G. Panier. Corbis ; d’autrefois ce mot re-! vient au mot latin tympanum.
- Force. Touffe. Lugd. 313. Pouffe. Fouma. Voy; Air.
- Forces. ( Méchanique) ( Science des ) Voyez Mé-chanique. Forces mouvantes , ou Forces motrices, pi I. Voyez Puijfances méchaniques.
- Force des Botter eftes de Liege. Va jufqu’à porter 300 livres ( poids de Liege ) d’un endroit de la ville à un autre, 2Q0, de Liege à Spa ; & communément 240 à 250 dans la ville ; on en a vu une
- porter
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- DES MATIERES.
- porter 35*0. Des Porte-faix en Turquie, portent fept, huit, 8c jufqu’à 900 livres pefant.
- Foret des hommes ou des chevaux pour faire agir des machines. 1106. Hommes appliqués aux machines à éleVer. Id. Estimation de la force d un homme. Id, Voyez Treuil ordinaire. La différence du produit réfultant de la force des hommes 8c des chevaux appliquée à une grande machine , eft très-remarquable. 1107. Obfervations comparées des Anglois entre ces deux forces. Id. Calculs du Doéteur Defaguliers. Id. Voyez Cheval. Poids d’un homme ordinaire. 1109. Machine qui agit par un feul homme, propofée par M. Camus. 1109.
- Farder Fahr. Schacht. Sax. Puits de tranfport ou d’extraétion. Maître Bure. Forder nijf. G. Difficulté des débâcles de Peau. Forder Stollen. G. Galerie de déblay. Voy. Galerie.
- Forer. Pénétrer dans une maffe terreufé , pier-reufe ou chafbonneufe avec la Tarriere. Voy. Pa-reujfages. Différentes maniérés. 21 y. Forer à’en-haut. Forer à?en-bas. 884. Ne fe pratique que dans des cas extraordinaires ; il eft bien plus facile de forer d’en-haut. Forer dans une direction horifontale. 88(5. Forer de Niveau. Forer Dreu de S toc. Le. 27 ï. Voy. Dreu de Stoc. Voyez Bolleux. Tombeux. Verges à forer. Le. Longue Verge. Courte Verge. 21(5.
- Foret dans le voifînage des Mines ; avantage pour l’exploitation , relativement à la facilité de fe procurer les bois néceffaires pour les travaux. 862. Devient cependant , félon la remarque de M. Delius , un inconvénient dans certains cas de proximité ou pofition, pour le paffage libre de l’air dans les ouverrures de la Mine. 933. Mais facile à lever, en abbattant au moins les arbres qui avoifinent ou qui environnent l’entrée.
- Forêts. Par Lettres-Patentes du 10 Oébobre ,iy72 , en amplification de premières Lettres données au Sieur de la Roque, Seigneur de Rober-val, il étoit permis au Sieur Roberval, fes Commis & Entremetteurs, ou fes Ayant-caufc , de prendre ès bois 8c forêts qu’ils trouveront plus commodes, tel nombre & quantité d’arbres_ qu’ils verront leur être convenable, en les payant toutes fois raifonnablement $ les Officiers des eaux 8c forêts, 8c tous autres fujets ; par ce même article obligés, quand ils en feront requis , de délivrer du bois, fans aucun autre mandement fpécial fur ce , ni aucune Lettre, que le Vidimus de cette Ordonnanne , & au prix marchand.
- Foreftier. Dans plusieurs Coutumes , même en France, les Foreftiers font les Sergents ou Gardiens des Forêts. L’Ordonnance de 1 <56^9 les appelle Sergents à garde. Dans le pays Montois on les nomme Huiffïers ou Sergents. 374.
- Foreftiers. ( Arbres ) Indication de ceux dont les bois font propres aux différents ouvrages de Mines. 857.
- Forey. (Charbon de S. Etienne, dans le haut) 782. Jugement qu’en portent les Serruriers de Paris. 11 do.
- Foret. Tarré. Tarriere. Teret. Sonde. 217» Verge. Voyez Verge à forer. Foret, langue de ferpent. 887.
- Foreur. Manche de la première piece de la tarriere Angloife. 884. Voyez Trous de Tarré.
- Foreur ( Maître ) en Angleterre. Alaniere de traiter avec lui : engagements de ce Maître-ouvrier. 397»
- For flone. An. Pierre de devant. Faille.
- Forge. Premier attelier de Mine. On doit entendre par-là les petites forges ou fourneaux dans lefquels on fait chauffer le fer pour le battre 8c le
- Charbon de Terre. IL Part.
- 1421
- travailler fur l’enclume avec le marteau. Ces forges font accompagnées de beaucoup d’uftenfiles. 841. Fourneaux de Forges. Voyez Fourneaux.
- Foyer de Forge. Creufet. Catinus Tigillum. Voyez Foyer de Forge.
- Fer confidéré à la Forge. Voyez Fer.
- Forger le fer à chaud , à froid. 843. La maniéré de forger n eft pas fi fimple qu’on le croiroit. 847 , 8415. Différentes maniérés de forger, félon les ouvrages. id.
- Les renfeignements que le Charbon de terre donne à la Forge font de deux efpeces : les uns fe marquent au fer. Voyez page 1147. La durée dé fon feu , fa flamme, fa chaleur ; la maniéré dont il fe comporte en brûlant, en s’élevant en voûte. Signe décifif de l’excellente qualité du Charbon à la forge, félon les Ouvriers, 1161. Maniéré de difeerner au feu, c’eft-à-dire , par l’effai , le bon Charbon de terre d’avec le mauvais. 1172, H7<5. Autre méthode par M. de Morveau. 1162.
- Du Charbon de terre pour les ouvrages de forge & pour les travaux métallurgiques. 1178.
- Le Charbon de terre eft refté le combuftible des petites forges , ou il n’eft queftion que du Charbon de terre confidéré dans ces atteliers. 1179. Dans les petites forges, comme dans toute efpece d’attelier où l’on emploie le feu de Charbon de terre, il eft utile de difeerner les qualités de ce combuftible. 1141. A quoi les Chinois re-connoiffent un Charbon de terre propre ou contraire à ces ouvrages. 1179. C’eft particuliérement pour ces travaux que les renfeignements tirés de l’intérieur du Charbon de terre ont befoin d’être décidés par Pexpérience, pour lès employer feuls , ou en mêlèr plufieurs enfemble. Pratiques différentes des Ouvriers. 1160.
- Forge. ( Charbon de ) Charbon de Maréchal. Charbon de Poix, des Forgerons. 781. Charbon do chaux. ChauJJine. Fer à forge. 728.
- Fork. Raker. Coal Rake. An. Fourgon. Rable ,* Fergon , Tifonnier. 366-, 367.
- Formalités à obferver à Liege pour entreprendre une Mine, Voyez Droit de Conquête.
- Les Maîtres des Foffes ou Entrepreneurs des Mines au pays de Liege , ne peuvent abandonner aucuns de leurs ouvrages fouterrains, fans avoir préalablement donné avis à l’Arnier 8c au Terrageur , ou fans l’autorifation du Juge. Sinon ceux-ci, ou l’un des deux feroient en droit de les obliger de revuider les eaux qui fe feroient raffembîées dans les ouvrages, 8c de leur faire donner les accès libres 8c néceffaires jufqu’aux vif Thiers , c’eft-à-dire jufqu’à la fin , ou au bout de ceux où ils ont laiffé la veine, pour examiner en même temps la conduite des travaux , fi l’on a payé les droits mentionnés ; 8c s’il refte quelque chofe à extraire avec profit, dans ce cas l’Arnier 8c le Terrageur font en droit de continuer les travaux à fexclu-fion de la Société , qui pour lors eft obligée de leur céder l’ufage du puits , des machines , des outils 8c autres acceffoires , à l’exception des chevaux ; pour extraire tout ce qu’ils voudront, & à leur profit , dans les ouvrages abandonnés , à la charge par eux de rendre le tout en bon état à la Société , pour qu’elle continue le refte de fon exploitation dans les travaux, à faire, foit fur la même Veine, foit fur d’autres Veines fupérieures ou inférieures. Voyez vieux Bure.
- Formalités à obferver de la part des Négociants ou Maîtres de navires qui apportent à Paris du Charbon de terre étranger. 688. Leurs déclara-
- M 16
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- TABLE
- tions. o8>ÿ.
- Formalités & ufages à obferver en France pour l’entreprife des Mines de Charbon. 612 , 622. Formalités d’ulàges dans le Saumurois , vis-à-vis des Propriétaires, y 46. Formalités au pays de Liege. 323. Au pays de Limbourg. 727.
- Formen. G. Fourneau de fonte. 1210.
- Formes. Lumttes. Fournes. Moules dans lefquels on preffe & Ton bat avec la main ou autrement le Charbon de terre empafté avec des Argilles. 377, 373. Dimenfions des moules ordinaires de Liege. 1370. Dimenfîons des moules employés dans l’entreprife faite à Paris. 134^*
- Fornix. Caméra. Cheminée en chapelle pour fe chauffer avec du Charbon de terre. 364.
- Fort du filon. G Machtig-keite. Edie Mittel. Ligne du fort. Voyez Ligne.
- Forte Houille. 3&>'
- Forte toife. Eaux du fécond niveau. 46y.
- Fortes. ( terres ) Voyez Argilles communes, ou Argilles terres. 1310.
- Forts ; toutes perfonnes de journées qui s’a-
- donnent à remuer 8c porter de pefants fardeaux fur des crochets ou fur des hottes : c’eft ce qu’on nomme communément à Paris Porte-faix , & à Liege des Botterejjes, parce que ce font des femmes qui s’emploient à ces travaux. Voyez Force des Bottereffes.
- Fojfa latens,, vel occulta. Crypta. G. Quer chlag. FoJJds latentes & cuniculos fubftruere. Fojjd païens. Fojfa putealis. Puifart. Fojfas ducere. G. Echorffen.
- Fojfe. ( Maître de) Maître de Mine. Præfes Fodince ; Maîtres de Fojfes au Pays de Liege. Société. 326. Leurs droits , leurs privilèges. Voyez Maîtres de Fojfe. Chief de Fojfe. 230. IVade ou Garde-fojfe. 212, 276 , 369. Abe. Aube, Arbre de Fofie. Axe du tambour des treuils. 232. Rexhaver une Fojfe. L~e. Donner à un puits de Mine plus d’étendue qu’il n’en avoit. 3 14.
- . Fojfis à Houille. Puits de Mine. Bures. 240 , 242 , appellées à Burque ; dans les Mines de Decife , Croc. 774, 777. Fojfe de grand Athour. Hernaç double. Touret à bras. 242 , 247. De petit Athour. Herna^ fimple* Bure à bras. Idem. D'amont pendage. 300 , 248. D'au al pendage. Ibid. Fojfe aux bras 888. Voyez Houillieres. Defcenderie.
- Dépenfe pour la conflruclion de deux Fojfes dans le Hainaut. 889.
- Fojfe. Champ ainfï nommé en Auvergne , qui efl le centre des Mines du quartier de Bralfac , de Sainte-Florine & de Frugeres , abandonné en 1768. 793. Reprife en 1774, fous le nom de Mine de Sadourny. 1160. Examen du Charbon
- qu’elle donne. lbM.
- Fojfile. ( Charbon de bois ) 787.
- Fojjile. (Ebenum ) G. Sortur Brandur.
- FojJ'or. Ouvrier de Houilliere.
- Fcjfoyer. Avaler. Efcondire un bure. Le. 280. Fouaye. Le. Mettre au feu del Fouaye. 3 61. Foudre de Mineray. 1 393*
- Fouille. Premier travail des Mines pour pénétrer jufqu aux Mines 8c fubftances terrelfres. 200. Entreprife par fimple permillîon du Gouvernement. 6îo. Par Privilège ou Conceflion. 816. En quoi confifte la première fouille. 200. Outils pour cette première fouille. 217. Temps favorable pour commencer une première fouille. 873. Fouille de Charbon de terre à entreprendre en grand. 81 y. Confidérations préliminaires fur les difficultés , les obftacles attachés à ces entreprifes, fur-tout faites par des Compagnies privilégiées. 817, 816, 817.
- Seconde fouille* 200. Troijieme fouille. ïd. Droit de fouille. Droit de Propriétaire , 609 , toujours refté intaft. 610. Fouille couverte. Conduit fouter-rain. Galerie de pied. Percement. Areine. MaîtrefTe galerie. G Erbe-Stollen. An. Free Lud. Su. Wattu StolL Voyez Areine. Voyez Maîtrejfe Galerie. Fouille faite dans la Paroijfe du Fretoy , y96 , vérifiée par l’Auteur. 602. Autre faite au Palfel. Ibid.
- Fouilloir. Piece delà tarriere Angloife. 389,
- 39°>39u
- Foui Air. Ccmman Damp. Stith. An. 02. Badj Air. G. Schwaden. Mauvais air. Air nuifible.
- Foulante.’ ( Pompe ) 1012. Sa compofition. ioiy. La pompe foulante fimple n’a lieu que pour des fouilles peu profondes. Ibid. Réglé fondamentale 1021. Voyez Manivelles à tiers-point.
- Fouma. Krou/in. Vapeur fuffocante. 263. Tâter le fouma. Ibid. 270. Les Ouvriers Liégeois ont le fecret de s’envoyer le fouma d’une Mine àl’autre.264,272.
- Foume. Forme. Lunettes. Moules. 377> 373*
- Fourche. ( Areine faifant) Fourches <3c Rottices de P Areine. 280.
- Fourche. ( Hydraulique. ) Broche ou tuyau qui fe foude fur un autre. iQiff.
- Fourchette. Voyez Régulateur.
- Fourchu ( Levier ) du fécond appareil de la fonde ou tarriere Angloife. ' 887.
- Foureur. Bourroir , pour déboucher le trou du fleuret.
- Fourgon. Rable. An. Fork. Poker. Raker. Koal Rake, Fergon. Tifonnier. 3 66.
- Four pour diftiller le bitume de Houille. Voyez Fourneau de Sultfiach.
- Fourneau. Repos. Chambray. Le. 373. Voyez Chambray. Travailler par Chambrays. 293.
- Fourneau à jeu pour l’airage 969. Conflruit pour une des Mines de Decize en Nivernois. 777 , 776.
- Fourneaux de Forges. Leur nombre au pays de Liege. 843, L’Almanach mercantil du pays de Liege pour l’année 1774, renferme un état des Forges , Fourneaux & Bocames du pays de Liege, entre Samhre & Meufe, parmi lefquels fe trouvent ceux-ci à ajouter à l’énumération que j’ai indiquée; le vieux fourneau de Fojfe avec Bocame ; le vieux fourneau de Veaux fur Stave , avec Bocame ; la forge de XAiglée , de Bon-Saint, d'Anthrée } le fourneau de Fromcoute , de Sifmes , d'Yvenne. Forge d’Fere , forge & fourneau du Rojfignol, du jardin , de Zonne, d'Acos. Le vieux fourneau de Gerpine. Un vieux fourneau 8c trois forges à Gougnié. Forge & fourneau de Anfinelle. Forge de Bomerée, de Monceau, de Jamioux. Fourneau de Fairoulle.
- Fourneau Allemand ou Fourneau courbe , ou Fourneau à manche. Différents fourneaux compris fous la dénomination de fourneaux courbes. 1166.
- Fourneaux Anglois. Voy. Fourneaux de reverbere.
- Fourneau de coulage ou dé écoulement.
- Fourneau courbe. Voyez Fourneau Allemand.
- Fourneau de fonte. G. Formen. 12 ro.
- Fourneau de fufion. I20f. Hauts fourneaux. 1186. Employés dans les Forges de Carron en Ecoffe , à la fonte des minerais de fer. 1207.
- Fourneau à manche. Voyez Fourneau Allemand.
- Fourures de fer. Voyez Fer furchaujfé.
- Fours. (Terres à) Terres des Poëliers. 1310.
- Fours & Fourneaux pour calciner des terres 8c des pierres avec le feu de Houille. 1242. Fours a chaux, avantage du Charbon de terre pour ces fours. Idem. Quelle forte de Charbon leur convient. 1242, 1243, 1244. Contradiéfion appa-
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- DES MA
- rente dans là pratique fur remploi de Charbons de terre, d’une nature toute contraire. 1243. Remarques fur les différentes pierres à chaux. 1243,124.4. Il exifte entre la connoiffance des pierres à chaux que l’on emploie, & celle de la qualité de la houille que l’on a fous la main , un rapport qui peut fervir de guide fur cet objet aux Chaufourniers. Idem. Confommation de houille par toife de pierre, du toifé des Carrières. 1245'. Fours à chaux du bord du Rhône, y23 , 1244*
- Fours de Briqueterie & de Tuilerie. 1245'.
- Fours Fourneaux pour les calcinations que demande le traitement des Calamines ou Mines de Zinc. 123p. Pour la calcination du Plomb, il 23 6. Pour la calcination du Safre. 1271.
- Fourneaux ou Allumettes pour le cuifage du Charbon de terre à l’air libre ou en meule. 1178. 1175), 1183,1189. Théorie fur ces fours. Préparatif & appareil , ou dreffage du Fourneau. 1192. Conduite du feu. 11 9 $.
- Fours ou Fourneaux pour fabriquer , à feu clos , des braifes de Charbon de terre a Newcajlle, 1179 , peu propres à deffécher & à cuire Amplement' le Charbon de terre , mais bien à le réduire en braifes du troilieme degré, connoiffable à l’état poreux de ces braifes. 1197.
- Fourneau pour exécuter avec le feu de Charbon de terre le rôtiffage, la calcination, la fufion, l’affinage des métaux. 699.
- Fourneau de liquation par le feu de Charbon de terre. 700.
- Fourneaux de reverbere, nommés en France Four-
- neaux Anglois ; en Allemagne Fourneaux à vent, 1204 , qui feroient mieux nommés Fourneaux à air. 120$. Employés à la fonte de la gueufe avec le clod coal9 réduit en une efpece de Cinders, ap-pellé Coak. 1206. Obfervation fur la gueufe. 1207. Defcription de ce fourneau. 1206. Confommation de Charbon. 1207.
- Petit Fourneau de reverbere pour l’acier , au feu de Cinders, faits pendant l’opération. 1212.
- Autre pour l’Orfèvrerie. 1231.
- Cupol ou Fourneau par la fonte de plomb à Flint-Shire, Principauté de Galles , comme on
- fond la mine de cuivre à Briftol. 123 2. Fourneaux de fer fondu pour la fonte de la mine de plomb en Ecoffe , avec la Tourbe & le Charbon de terre. Nature de la mine de plomb d’Ecoffe.
- Fourneau mixte , faifant à la fois les fondions d’un fourneau à manche & d’un fourneau de reverbere , pour fondre toutes fortes de mines par le feu de Charbon de terre. 1238.
- Fourneau dont on fe fert en Angleterre pour affiner au feu de Charbon de terre le plomb tenant argent. Compofé d’un grand nombre de parties. Defcription de ce fourneau. 1234. Affinage du plomb en Ecoffe. 1237. Calcination du plomb.
- I237*
- Fourneau de Sultfbach pour fe procurer , par le defféchement au feu , des braifes de Charbon de terre , & de ce foflile obtenir des cinders. 1139 , 1181 , 1182. Vûe de la capacité extérieure de ce fourneau. Plufieurs coupes de ce fourneau. 1139 , 1140. Obfervation de M. de Genffane fur la conftruéfion de ce fourneau. 1182. Propriétés des braifes de Charbon de terre , après ce reffuage. 1183. Voyez Braifes de Charbon de terre.
- Fourneaux à chaudières qui fe chauffent, ou qui peuvent fe chauffer avec le feu de Houille. 1252. Effet du feu de Charbon de terre fur ces vaiffeaux.
- 1147, 1148.
- TJ ERES. 1423
- Fourneau de Valambic de la machine à vapeur , vulgairement appellée Pompe à feu. Plan ou coupe horifontale de ce fourneau. 1072. Sa cheminée. Idem. Cendrier. 1073. Confédération fur la confommation de Charbon de terre dans le four-* neau dune machine à vapeur. 1101. Confommation comparée dans celle de Walker , d’York Buildings. 1102. Dans celle de Chelfea , félon M. de la Lande. Erreur foupçonnée par M. Lavoi-fier, pour le calcul de M. de la Lande. Ibid.
- Par un relevé exad , fait fur plufieurs mois de travail, la grande machine de Montrelais de 72 f pouces de diamètre , confomme, félon M. ls Chevalier de Borda , 9 ~ pieds cubes de Charbon par heure ; & il faut, quand elle eft refroidie , trois heures de feu avant qu’elle ne produife affez de vapeur pour fe mettre en mouvement. Cela pofé , une machine de cette force qu’on voudroit faire travailler pendant 24 heures feulement, pour la biffer repo-fer enfuite, confumeroit 27 fois 9 pieds cubes , ou 271 pieds cubes de Charbon ; mais M. de Borda obferve que le Charbon qu’on emploie à l’aliment de cette machine étant nouvellement tiré de la Mine, & n’ayant pas eu le tems d’être détérioré par l’a&ion de l’air, doit avoir de la fupériorité fur le même Charbon tiré depuis long-tems hors de la Mine ; par conféquent, des machines auxquelles on employeroit de la Houille anciennement tirée, en confommeroient une plus grande quantité ; & M. de Borda croit que cela iroit au moins à un dixième d’augmentation.
- Une des machines établies à Londres, fur laquelle M. Magellan a envoyé quelques éclaircif-fements, & dont le cylindre a 49 pouces Anglois de diamètre, donne à peu de chofe près le même réfultat. Sa confommation eft de 6 boiffeaux de, Charbon par heure ; chaque boiffeau contient les les j; d’un quintal de Charbon, & le quintal pefe 112 livres aver du poids , d’où M. de Borda trouve , par le rapport de la livre aver du poids, avec la livre Françoife , que les 6 boiffeaux contiennent 467 livres de Charbon , ce qui fait 8 pieds cubes & En fuppofant maintenant qu’il faille 2 heures ~ pour chauffer cette machine , il réfulte qu’elle confomme 213 pieds cubes de Charbon pour 24 heures de travail, ou 26 heures \ de feu. Ayant trouvé ci-deffus 276 pieds cubes de Charbon pour la grande machine de Montrelais , & . . . pieds cubes pour la petite , on obferve que ces deux ipachines font à peu-près dans le rapport des furfaèes des deux piftons, qui font l’un de 49 pouces Anglois , & l’autre de 72 e pouces de France. Ainfi les confommations de ces deux machines font à peu-près proportionnelles a leurs forces. On fait cependant qu’en général les petites machines confomment à proportion plus que les grandes ; d’où on pourroit conclure que le Charbon d’Angleterre eft un peu meilleur que le nôtre , ou que nous avons fuppofé la détérioration de notre Charbon anciennement tiré, plus grande quelle n’eft réellement. Ou peut être enfin que l’eftimation des fix boiffeaux , eu nombres ronds, n’a pas été faite avec beaucoup de préci-fion ; au refte , les différences des réfultats font affez petites , pour qu’on puiffe les négliger.
- Des différents calculs faits par M. le Chevalier de Borda fur les machines a vapeur établies à Montrelay, & qui nous ont paru devoir être rapportés chacun aux articles qu’ils concernent : voy. Machines à Vapeur , lmpuljion, Pompes, Fourneau de ÏAUmbic; on tire ce réfultat , qu’une grande
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- TABLE
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- machine à vapeur confomme un pied cube de Charbon par jour , pour chaque pouce d’eau qurelle fournit, à la hauteur de 100 pieds , c’eft-à-dire, pour $j6 pieds cubes d’eau qu’elle éleve à cette hauteur. Par-là il eft aifé de calculer la dé-penfe pour une hauteur , & pour une quantité d'eau quelconque.
- Fourniture. ( Commerce ). Terme ufité dans quelques provinces de France , fur les bords de la Loire ^ pour une quantité déterminée de Charbon de terre, 744 , 566, y 6j,577,713. Fourniture Nantoife. Voyez Portoirs.
- Fow Flon, Spring. An. Befivaer. Bryne Su. Faille. Le. 2 69.
- Foyer de forge. Creufet. Ouvrage. Su. Hoerd. Catinus. Tigiilum. 1175*
- Fragilius (Lithantrax). m. Charbon de Gries-borne en Suiffe. 45"2*
- Fragments , ( pièces de veines détachées en ), G. Gefchube. Pierres de Veines en morceaux , mêlés de terre , qui ont été entraînées hors de leur place par de fortes pluies , & qu’il ne faut pas confondre avec les Seiffen-Werk. Voyez Seijfen-JVerk.
- Frais, ( Charbon ) récemment tiré de la Mine : différent en poids du Charbon fec , ou anciennement extrait. 546. Peut être aufli différent en qualité.
- Frais. Dépenfes relatives à différents objets, foit d’exploitation , foit d’exportation , foit de commerce du Charbon de terre, pour la conftruétion d’un puits de Mine.
- Frais d'exportation par eau des Charbons de terre de Decize à Orléans. y77.
- Frais de décharge de bateau, & des Gardes de nuit fur les ports de Paris. 684.
- Fraijil. Frafil. FrefîL Fraiji. Frajîn. Le mot Fraijil a différentes lignifications : quelquefois on appelle ainfi la craffe du fer. On défigne communément par ce terme une concrétion çendreufe du Charbon de terre. 413 , 414, 417, 421 , 1 iy6 , 1 177. Voyez Cendres du Charbon de terre.
- Fram Sryka. Su. Continuation de la direction du Charbon de terre en avant. S 96.
- Franches Areines, ou mifes en garde de loi à Liege. LesMines qui en dépendent, font vifitées tous les quinze jours par deux Voirs-Jurés , dont le rapport eft porté fur des regiftres, foit afin que dans la fuite des temps on puiflè favoir à quelles veines on a travaillé, & quelie a été l’étendue des ouvrages, foit afin que fi les ouvrages peuvent nuire à quelque areine franche, la Cour du Charbonnage donne des défenfes de travailler plus avant, particuliérement quand les extrémités des ouvrages avoifinent quelque areine bâtarde. Voyez Areines.
- Franchifes, Privilèges, Sr libertés des Maîtres, Marchands faifant l’œuvre, befognant les Mines en France. Déclarées & fpécifiées dans des lettres de Charles VII, fucceHivernent confirmées par les Rois Charles
- VIII ; & Louis XII , en 1498 ; par François I, en iyiy ; Henri II, en 1748, iyyn & 1777 ; François II, en iyéo; Charles IX, en 1761 , 1563 & 1768 ; Henry III , en 1774. Dans l’Edit de réglement général, avec la création d’un Grand-Maître par Henri, en 1601, & l’Arrêt confirmatif du 14 Mai 1614; la franchife la plus remarquable eft le don du dixième denier, concédé au fieur de Roberval, d’abord pour le temps des trois premières années , puis pour quatre ans, enfuite P-r 9 ans ? prorogé encore par le Roi Charles
- IX , le 6 Juillet iy<5i. Voyez Dixième.
- Droit de Dixième : les autres privilèges & libertés des Maîtres befognant les Mines en France , feront dévelopées fous leur mot , & au mot immunités.
- Françoife , ( Mine S.) à Roche-la-Moliere dans le Forez. y 8 6.
- Frafe. Rutrum. Beche. Hoyau.
- Frajier. Dans les forges, on appelle ainfi la poufîiere de
- Frajîn. ( Couche de ) 1233.
- Fraudes dans les déclarations fur les. Navires. 63 3. Les fautes & fraudes fur le Charbon qui fe vend à Paris , doivent être dénoncées par les Me-fureurs au Procureur du Roi de la Ville, à peine d’interdiftion d’Office. 66 3 , 664. Voyez Mefu-reurs. Autres différentes fraudes dans les Marchands. 674.
- Frédéric- Adolphe , ( Mine de Charbon du Roi ) au diftriét de Malmur, dans les Métairies de Bof-crups & de Githfolms en Suède ; reconnue par le moyen de la tarriere ; ouverte dans une longueur d’environ 170 braftes du Sud au Nord, & de 190 braftes de l’Eft à l’Oueft, fans y comprendre l’étendue des ouvertures ; la profondeur du puits eft de 360 braftes. D’après les remarques de M. Her-melin, Maître des Mines, inférées dans le troi-fieme trimeftre des Actes de l’Académie de Suède , pour l’année 1773 , les couches de ce Charbon, au nombre de deux , font irrégulières dans leur épaiffeur : leur allure eft du Sud au Nord ; & elles s’élèvent avec le terrein du côté du Midi, tandis que les couches inférieures s’élèvent vers le Sud. Le terrein eft compofé, i°, par une couche de Lere , épaifle de deux braftes ; 2° , une pierre fa-blonneufe de trois à quatre braftes d’épaiffeur. Voy* Pierre fablonneufe ; 30, Toit du Charbon d’un demi-pied de puiflance , fuivi du lit de Charbon ; ces différentes couches font dans une étendue de 47 braftes entrecoupées de fable, de pierres rondes , 3c les couches reparolffent enfuite dans un ordre plus régulier ; 40 , Argille noire , compacte , fer-rugineufe , épaifle de quatre à fix pieds , fe durcif-fant à l’air , rougiflant au feu, & y réfiftant mieux que l’argille à tuile ordinaire , fans cependant ré-fifter à un feu violent; y0 9 Ardoife argilleuft noire 9 mêlée de beaucoup de fable, épaifle de deux pieds & demi , trois pieds & demi ; 6°, lit d’argille reconnu avec la tarriere jufqu’à la profondeur de fix à fept braftes, & qui eft eftimé propre à faire une porcelaine fembîable à la porcelaine de Hefle : ce lit eft gris-clair , dur, feuilleté, mêlé avec du fable fin , & du Glimmer. Dans le fond il devient plus folide, & comme une pierre de fable dur. Dans une de ces Mines on trouve une ocre rouge ferrugineufe.
- La Veine de Charbon, fi l’on veut l’appeller ainfi avec M. Hermelin, eft d’une nature différente dans fa partie fupérieure& dans fa partie inférieure; le banc fupérieur donne dans l’elpace d’une braffe en quarré d’un demi-pied d’épais , fix tonnes de Houille feche & en poufliere. Voyez Tonne. U s’y rencontre des troncs d’arbres entiers, commençant à devenir charbonneux , & auxquels on recon-noît encore les nœuds , l’écorce, & des parties de bois confervées ; les échantillons que j’en ai font entièrement conformes à ceux qui étoient dans le Cabinet de M. Davila. Le banc inférieur eft épais d’un pied , ou de deux pieds & demi, de la nature du Brand Skiffer , voyez Skijfer , mêlé d’une fub-tance pulvérulente, noire , iuifante , ftriée , Ôc de pierre fablonneufe , mêlée quelquefois de ùvafel
- kies ,
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- kies, parmi lefqueïs on trou ve des morceaux de Charbon de pierre de bonne efpece : du côté du îSiord de la Mine , on a retrouvé la continuation de cette veine d’un pied ou d’un demi-pied d’épaiifèur. M» Hermelin avance que les Charbons de la Mine du Roi Adolphe Frédéric donnent une flamme forte , & fe confomment promptement ; qu’ils font très-gras , & tombent en cendres fans laifler de fcories. Il ajoute cependant avec raifon que ce Charbon efl: plutôt une efpece d’ardoife argilleufe, qui, en (e féchant à chaque fois qu’on la charge ou qu’on la décharge pour la tranfporter, tombe en morceaux, & qui, à l’emploi au feu p s’aflemble devant le foufflet , produit beaucoup de malpropreté dans le foyer, qu’il efl: en conféquence peu propre à la forge , quoiqu’aux environs de la Mine on s’en ferve pour cet ufage.il en a été aufli vendu aux Maréchaux & Serruriers de Copenhague , qui s’en font fervis avec fuccès , après les avoir concafles & détrempés pendant 8 ou i 7 jours dans l’eau : alors la flamme quils donnent n’eft pas fi forte , & ils ne brûlent pas fi vite , mais ils font d’un bon ufage pour la cuiflon de la chaux & de la tuile : aufli on les emploie principalement à ces ufages ; dans les poêles on peut s’en fervir avec avantage.
- Depuis l’année 1747 jufqu’en 1771 , on a enlevé environ trois mille tonnes par an , & depuis ce temps, jufqu’en 1762, on enleva environ cinq mille tonnes par an : il fe paie à la Mine un daeler d’argent la tonne , pour ce qui efl: employé au fervice de la Couronne, & un daeler & huit oer, pour le particulier. Ce que nous avons rapporté d’après les échantillons, p. 443 , & de la Mine de Mac-torp, p. 4451 , aide beaucoup à juger de la nature de ces Charbons de terre fofliles de Suède.
- Frée JLud. An. wattu dunt. Su. Aqueduc fôu-terrain , Areine. 8<?7*
- Fret. Frettement. Terme de Marine fur l’Océan , fynonyme à Nolis, fur la Méditerranée. Voyez Droit de Fret, réglé par un Arrêt du Confeil du ip Avril 1701. Voyez Droit de Fret. Prix du Fret, ou Voiture. 57°*
- Fretoy , Village près de Noyon. Anecdote fur des fouilles tentées dans le Parc de cet endroit, publiées par l’Auteur en faveur de ceux qui veulent s’intérefifer dans les entreprifes de Mines. 601.
- Frette. Clathrus. ( Architeélure. ) Lien, cercle de fer , dont on arme la couronne d’un pieu , d’un pilotis, pour l’empêcher de s’éclater, ou l’extrémité de barres dé fer que l’on veut retenir en-femble.
- Fretter, fretter des tuyaux, des pieux, c’efl: les garnir dans leur extrémité de cercles ou d’anneaux de fer, quarrés ou ronds. 390,35)3 , 884.
- Frider Stollen. G. Galerie de déblay.Voy. Galerie.
- ' Froid ( le ) reflèrre les pores de l’aiguille aimantée , empêche les efflux niagnétiques, & diminue la vertu dire&ive. 800.
- Froid. ( Fer cajjdnt à ) Voyez Fer.
- Front, {attaquer une Veine de).Quand une Veine, après avoir parcouru un côté de la montagne, vient aboutir au jour à l’une de fes extrémités, telle que feroit, par exemple, une des Veines 27 & 26, Jig. I, Fl. XI, efl: attaquée en fuivant cet indice quelle donne au jour ; c’efl: ce que l’on appelle attaquer la Veine de front. Cette méthode, la plus avantageufe pour l’exploitation dans cette allure de Veine, efl: rarement pratiquable, parce qu’elle dépend non-feulement de la difpofition des Veines, filais encore de la fituation des montagnes où elles
- Charbon de Terre. IL Part,
- fe rencontrent* On peut voir fuî Cét objet f Article XI & l’Art. IX du Réglement inftruétif donné par M. de Genflane.
- Frottement des cordes dans les machines oh ôft en fait ufage. pij. La connoiflance de la réhf-tance caufée par le frottement des parties d’une machine, & par la roideur des cordes obligées dé fe plier, efl: néceflaire pour juger de l’effet d’uné machine* $*9*
- Frugeres. Territoire de la Limagne, & qui donne du Charbon de terre.
- Fulminante ( Vapeur ) ou détonnante. An. Fulmi-nating Damp. Le. Feu grieux. 402.
- Fumée qui s'exhale du Charbon de terre lorfquil brûle au feu , peut être un renfeignement fur fa nature. 1172 , 1173. Brandshagen a penfé de même pour les Mines foumifes au grillage * que fou pouvoir, par les fumées qui s’en échapent pendant cette opération , connoître l’efpece de matières volatiles qui s’en exhalent. M. Heîlot , dans le Chapitre X, Tome I, page ipp , a inféré les ob-fervations de Brandshagen, qu’il a traduites de la collection Angloife de Houfton , elles peuvent très-bien s’appliquer à notre fujet,
- Lorfque la Mine a beaucoup de foufre commun , dit Brandshagen , on y voit diftindement, dans l’obfcurité une flamme bleue , avec une fumée d’un blanchâtre obfcur. La fumée des Mines qui ne font pas fulphureufes efl: feulement bleuâtre , mais fans aucune flamme bleue. Dans d’autres Je foufre efl: fi fubtil, qu’on n’apperçoic aucune fumée % elle fe perd fous la moufle : cependant fi on retire le tefî à rôtir , & qu’on le tienne oppofé au grand jour , alors on i’apperçoit. D’autres ne donnent aucun des lignes précédents, on n’en peut avoir d’indices que par l’odeur, quand on retire le teft du feu pour un moment.
- Il avertit, en commençant, que fi on donne üft feu trop fort aux Mines , au commencement de leur grillage, le foufre & les autres matières volatiles ne s’évaporent que très-difficilement ; cette remarque peut encore être appîiquabîe dans le cuifage ou grillage des Charbons de terre en alu-melle , ou autrement, pour ce qui concerne le gouvernement du feu. 1 ipfr
- S’il étoit vrai, comme quelques Ecrivains l’onc avancé, que quelques Charbons fuflent d’une nature arfénicale, la fumée feroit un moyen de s’aflu-rer de la préfence de ce mélange dangereux. On doit favoir que la fumée arfénicale efl: plus abondante , plus épaifle , & plus brune que celle du foufre feul ; que, de plus , fi le foufre eft mêlé avec l’arfenic, on apperçoit dans la fumée un peu de bleuâtre ; mais pour s’aflurer plus précifément fi elle efl: arfénicale, on n’a quà tenir au-deflous de cette fumée une lame de fer poli, ou au moins bien net, au bout de quelques minutes il s’y fu-blime en affez bonne quantité une matière parfaitement blanche, fans mélange d’autre couleur. Fumeron. G. Brand. Le. Pouteure. 3 £7, J 17,7* Fumus Virofus. Aura, Vapor fodinarum. Voyez Air.
- Fundamentum ; les Latins défignent par cette expreflîon la partie oppofée au ciel de la Mine, & qui efl: nommée en François , Sol, Semelle, Plancher. ç
- Fund Grub. G. Tête des Mines. Caput fodina• rum.
- Funiculaires. ( Machines ) Voyez Machines,
- Funisduclarius.G.Gep. Cordes.Gepel SeilCordes à tirer, à enlever. Voyez Cordes..
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- *4a* TABLE
- Furnarius (contus). Rabîe. Tifonnier. Fourgon
- Fur fl e. G. Toit, ciel de Galerie.
- Fufeau du taquet de Cabeflan. Marine. Piece de bois fort courte que l’on met au Cabeflan pour le renforcer. 1113.
- Fufée de Vindas * ou Cabeflan volant. Piece ou arbre du milieu du Vindas, dans la tête duquel on paffe les barres à tourner.
- Fufll ( Rouet à ) des Mineurs. Moulin à Silex, An. Flint. mill, 402,
- Fuflon. (Fourneau de) Voyez Fourneau.
- Fuftage. Vieux mot , -confervé dans les Mines cTAuvergne, pour défignerje fafcinage ou étançonnage des bures avec des branchages.
- Futaille. Grand Boucaut. Voyez Tonneau.
- G
- a d d o. Sledge. An. Marteaux. 388.
- Gaebel. G. Hangard.
- Gaefl. G. Gas. Voyez Gas.
- Gagas. Jayet. Voyez Jayet.
- Gaillac. ( Charbon de) C’efl: celui de Carmeau, * deux lieues d’Alby, & qui fe vend à Bordeaux 400 livres le tonneau. Obfervation de M. Venel fur la maniéré dont ce Charbon fe comporte au feu. nyp. Remarque du Propriétaire de cette Mine fur réchauffement fpontané de ce Charbon en tas. 116 ï .
- Galabin ( Pierre) Cf fleur du Joncquier. Compagnie établie par Edit du mois de Février 1722 , pour travailler pendant trente années toutes les Mines du Royaume, excepté celles de fer, aux conditions portées en 14 articles.
- Galene. Mine de plomb en cubes. 1223. Le Charbon de là Mine de Hargarthen dans la Lorraine Allemande, p. 148, eft aufli mêlé avec de la Galene à facettes, à en juger par un échantillon qui étoit au Cabinet de M. Davila.
- Galene, Boyaux de Mines chemins , allées qui fe conduisent en avant dans l’intérieur d’une Montagne en ligne prefque horifontaie. 202. Les Ouvriers Allemands des Mines métalliques défignent ces chemins fous le terme générique Stoll. Stollen. Ital. Gaileria , & les Ouvriers de Mines de houille à Liege, fous les termes de Tailles , Taillements , bofliements. 251 , 274. Dans les Mines métalliques les différentes parties des Stolls font désignées en particulier fous différents noms ; l’entrée s’appelle Mundloch , embouchure ; l’extrémité borgne formant cul-de-fac Stollen fort. Gauç orth. Locus terminatus ; la partie fur laquelle on marche eft app’ellée Shole ,• celle qui en fait le ciel, la voûte ou le faîte , Furfle ; les parois formant muraille à droite & à gauche, Ulme.
- L’objet des Galeries de Mines eft d’aller chercher les veines ou filons, de donner un écoulement aux eaux, ou de conduire & les eaux & les matières de la Mine jufqu’à l’endroit où. on les rafi-femble afin de les enlever au jour , ou d établir un libre courant d’air dans la Mine. Les allées fouterraines en ligne prefque horifontaie , qui ne viennent pas aboutir au jour , fe nomment en Allemand Strekke, en Suédois Straeka. Une feule & même Galerie peut quelquefois être conftruite de n^niere à pouvoir remplir ces différentes vues ; comme cependant le plus ordinairement , ou le plus grand nombre de ces voyes fouterraines eft affedé a un feul de ces ufages particuliers , on établit plufieurs efpeces de Galeries.
- Galeries qui ont pour but de s’éclaircir de la
- nature des filons déjà découverts. Such Stollen ~ c eft-à-dire , Galeries de recherche , ou Galerie dt hafard > fans doute parce qu’on hafarde leur pour-chaffe au rifque de ne lien rencontrer.
- Galeries pour atteindre un filon * Zuban Stollen } Galerie d'approche.
- Galerie pour reprendre fôit le filon, foit d’au-* très travaux} on peut ranger dans cette claffe les voies de dégagement, 271, nommées en Houille-rie, Bacneure , Efpetteure, V. ces deux mots. 25* 6,
- Galerie par laquelle on fe débarraffe du produit de la Mine, Forder Stollen ; Galerie de déblay , oit de dégagement. Le. Galerie de voie. 260*
- Celles par lefquelles on fe propofe de détourner & faire écouler les eaux , nommées par les Allemands Erbe Stollen , maîtrejfes Galeries ; parce, qu’elles font ordinairement des plus confidérables pour leur longueur ; c’efl: ce qu’on appelle à Liegs Areine. En France Galerie de pied, Galerie deau » Fouille couverte, Percement. 5, $60. En Italien Conicolo o Gaileria. Voyez maîtrejje Galerie. Longueur du percement de la Mine d’Anzin. 47.P» De celle de Chalonnes en Anjou. $$6. De celle de la Mine de Walker en Angleterre. 1060* Défaut du percement des Mines du Lyonnois. $î6*
- Galerie pour V écoulement deVair .G. Wetter Stollen. Le. Voie d airage, Ruawalette. 266, Voyez Airage. Ruawalette,
- Les Voies fouterraines doivent encore être con-fidérées en général, quant à leur direélion, d’après laquelle elles reçoivent les noms de Galerie a/ceny dame, Galerie defcendante , Galerie convergente 9 Galerie divergente , Galerie tranfverfale, &c. Jamais elles ne doivent ( du moins dans les bong principes ) avoir une marche tortueufe, comme il fe pratique en Lyonnois. / fn , 703.
- Ecarts de la direction des Galeries. Comment ilsr font indiqués par les écarts de l’aiguillé aimantée , de la ligne méridienne. Voyez Géométrie, fouterraine. Ces écarts donnent matière à plufieurs problèmes qui demandent l’attention des Ingénieurs de Mines. Dans un Ouvrage de M. dé Genffane, qui fera cité au mot Géométrie fautera raine, le feptieme problème dont l’Auteur donne la folution , eft pour mefurer la longueur dune Galerie , Cf connoître fa direélion générale ; l’intitulé du douzième problème, qui renferme trois cas particuliers , eft une galerie ou un point dans les travaux fouterrains d'une montagne étant donné, trouver de Vautre côté de la montagne un point où Von puijfe percer une galerie qui aille rencontrer la première , ou le point donné en ligne droite , ainfl que le nom-bre des toifes qdily aura à percer.
- Entrer en Galerie. Expreflîon employée dans les Mines d’Anjou , lorfque l’entame d’une Mine fe fait par une galerie. $60. Cette galerie eft nommée , dans le Réglement inftruélif de M. de Gen-fanme , Galerie d’attaque ou Galene dentrée : cette voie fouterraine, deftinée à être ce que les Houilleurs Liégeois nomment grande Vallée , doit, dans les principes de M-de Genffane, Art. VII, avoir trois pieds & demi de largeur par le bas, deux pieds & demi par le haut, fur fix pieds de hauteur de paffage libre, lorfque les étançonnages fone en bois ; dans le cas où le foutien eft en maçonnerie , il Fuific de donner à la galerie trois pieds de largeur fur toute la hauteur , qui fera également de cinq pieds & demi, fix pieds fous comble , c’eft-à-dire de hauteur. Il y a néanmoins une obfervation à faire pour les Mines qu’on attaque de jront, & dont l’épaiflfeur de la Veine exploitée pourroit avoir
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- DES M,
- pîu§ ôü rftoîns die fix pieds. Doit-on , lorfque la Veine ne va point à fix pieds d’épaiffeur, prendre ce (Maternent en hauteur fur le toit ou fur le fol de la Veine ? Ce cas fait l’objet de l’Article VI du Réglement propofé par M. de Genffane > qui fe décide dans l’un & l’autre cas d’après la folidité du toit, qu’il ne faut point altérer en l’entamant, & que l’on peut entamer fi cette gangue fupérieure eft peu confiftante*
- Lorfqu’au contraire la Veine a plus de fix pieds d’épaiffeur , M* de Genffane veut que l’on fuive toujours le côté du toit, afin que les travaux foient plus fûrs , fauf , après avoir décharné la ckemife fupérieure , à revenir fur fes pas pour prendre Yéponte inférieure. Voyez Galerie inférieure.
- La longueur de cette Galerie eft fixée en France par l’art. VI du Réglement de 1744 ; il y eft ordonné expreffément de pouffer la Galerie d’entrée jufqu’à l’extrémité de la Veine , fauf à fe procurer l’airage néceiïaire. 624.M. de Genffane a commenté cette injonction dans l’Art. XVI de fon Réglement.
- Largeur des Galeries. M. de Genffane , Art. X du Réglement , obferve que cette dimenfion doit encore fe régler fur la folidité du toit, ainfi que fur celle du„ Charbon ; il y auroit de l’imprudence, félon lui, de donner aux Galeries plus de fix à huit pieds de largeur, & de laiffer les piliers d’appui de même dimenfion, de maniéré qu’il y ait autant de plein que de vuide, comme il fe voit dans la figure inférée page 895?. L’Auteur remarque qu’il s’en faut encore de beaucoup que le plus grand nombre des Veines puiflfe comporter cette largeur de Galeries , fur - tout lorfque les Veines ont peu de pente, & qu’on ne rifque rien de laiffer les piliers d’appui un peu plus forts, le Charbon dont ils font formés n’étant pas perdu. Vôyez la réflexion de AL de Voglie. 624 , & la longueur des galeries, en Hai* naut. 482.
- Galerie de Croiflée. C’eft ce que les Liégois appellent Levais ou niveau du Bure ; cette galerie indiquée par M. de Genffane , dans le cas où l’on attaque la veine de front, fait le fujet de l’Article IX du Réglement inftru&if: voyez aufli l’Art. XI de ce même Réglement.
- Galerie d'extrabïion en Anjou. 624.
- Galerie de voie. 625,
- Galerie fupérieure. Lorfqu’il s’agit d’exploiter
- une veine de Charbon dont l’inclinaifon fuit le
- penchant de la montagne, M. de Genffane., Art. I de fon Réglement inftruCtif, confeille de la travailler par une galerie fupérieure, plutôt que par un puits.
- Galerie inférieure ; conformément à l’Art. XI de ce même Réglement, ne doit jamais être entamée qu’àprès avoir tout-à-fait extrait ce qui fe trouve dans la galerie fupérieure. Voyez Galerie d'entrée.
- Galhiot. Le. Train à roues, fur lequel eft monté le Met, pour mener du fond de !a*'*grande vallée lesCharbons qui en proviennent. 225*. Voy. Met.
- Gallet. Mine à Gallet. Minéral ferrugineux, ainfi appellé dans quelques Mines de France. 1210.
- Galliete. 488. Goimbe. Hànn. Gros Charbon employé dans les poêles. 495*. Voyez Gayette.
- Gallon. Mefure ufitée à Caen^, peu différente du Gallon ufité en Angleterre. 722; foixante-trois Gallons d’Angleterre font le muid ou la barique ; 126 font la pipe ; 252 font le tonneau. 1078. Voyez Fottle.
- ( Gang ) Maflfe métallique , ainfi nommée à caufe de fa diftribution en rameaux dans l’intérieur de la terre, & que les Mineurs ont cru reffem-
- T 1ERE S. 14 «7
- bler à celle des veines dans îé Corps âliiiMÎ £ la portion qui en eft la couverture eft Ce qu’ôft nomme pars pendrns / l’autre , qui fert d’âflife * pars jacens»
- Les Veines métalliques different entre elles nom* feulement par leur direction vers les plages dii monde , mais encore par leur pente de haut eù bas, ou de bas en haut. Voyez Pente. La premiers pofition des veines fournit une fécondé divifion en Veine droite , en Veine prolongée, dirigée entre 9 & 12 heures , en Veine du foir ôc en Veine dii matin.
- Donlegter Gang. Vena obliquât
- Flach Gang. G. Filons dont les directions font p%r les lignes de 9 & de 3 heures ; filon couché ou incliné , parce qu’on obferve que tout filon dont la direction n’eft point Nord & Sud , ou Eft & Oueft, eft d’autant plus incliné à l’horifon qu’il s’éloigne davantage de ces deux directions principales ; d’où il fuit que les filons qui fe dirigent fur la ligne de 3 ou de 9 heures ,-font ceux qui pour l’ordinaire font les plus indicés , où qui flaquent le plus.
- Gang haftig. Sax. Veines perpendiculaires*
- ( Morgen ) Gang G. ( Morgret). Sax. Filon dil matin, dirigé entre 3 8c 6 heures ; M. de Genffane met dans cette claffe tout filon dont la direction va depuis le Nord jufqu’à l’Eft , c’eft-à-* dire , depuis la ligne de 12 heures jufqu’à la ligne de 6 heures.
- Nath Gang. G. Spath-gang. Sax. Filon du foir * qui fe trouve entre 3 Si 6 heures : M* de Genffane définit le Nath gang un filon dont l’alignement fe dirige depuis l’Eft jufqu’au Sud , ou depuis l’Oueft jufqu’au Nord , c’eft-à-dire , depuis la ligne de 6 heures jufqu’à celle de 12 ; il définit le Spath gang , celui qui va par les 6 heures, c’eft-à-dire , de l’Eft à l’Oueft ; on peut également donner au Spath gang le nom de Stehen gang * parce qu’il eft ordinairement vertical ; mais ont le diftingue fpécialement des Stehen gang , parce? que les filons qui ont cette direction font toujours mêlés de Spath , & renferment peu d’autres ro-*’ ches , au lieu qu’on ne rencontre que peu ois point de Spath dans les filons dont la direction eft par les 12 heures au Nord & Sud.
- Schecheute. Scheute. Sax. Stehend Stechend.G. Filorù précipité, ou Filon incliné. Vena reEla., qui tombe? entre les heures 12 & 3 ; filon droit ou vertical 9 parce que, félon M. de Genffane, tout filon qui a cette direction eft ordinairement vertical , ois perpendiculaire à l’horifon. (Spat) (gang). Sax* ( Spath). G. Voyez Nathgang.
- Gange Rach. G. Gange ( Schwebende ) Vena pen-* dens , feu dilatata.
- Gangen. (Feld oder ftreken ). V. Feld gefiangen.
- Gangue. Partie propre au filon , différente dut minerai, & interpofée entre les veines. G. Tauber-gen. 770. Gangue ou matrice du Charbon de terre toujours fchifteufe. Ibid. Voyez Gangue. Voyez Fluor , glaife.
- Garçons de la pelle. Aides des Mefufeurs de Charbons fur les ports de Paris , pour mettre les Charbons dans les mefures. 6S0, 664; ne doivent faire cette befogne qu’en préfence des Jurés-Mefureurs.
- Ibid.
- Gardes pour le Roi dans les pays de Mines : dans la vérification des Lettres du Roi Charles VI, par le Sénéchal de Lyon , en date du premier Avril 1423 , il eft fait mention de ces Gardes des Mines du Lyonnois, & autres. Les Entrepreneurs & le*
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- TABLE
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- Aflociés de Mines avoient aufil le droit d’en avoir douze à leur choix portant la bandoulliere aux armes de Sa Majefté 8c de celles du Grand-Maître, pour la çonfervation, fûreté 8c maintien de leurs travaux 8c de leurs magafins,
- Garde de Mines dans les Houillieres de Liege j on l’appelle aufli JVardeur : eft celui qui veille de jour 8c de nuit à l’économie , qui acheté toutes les marchandées néceflaires ; il en tient un re-giftre qui eft joint à celui du Compteur , pour avoir la fomme totale de la quinzaine. Voyez Compteur,
- Gdrdes-bateaux , Gardes de nuit. Petits Officiers des Ports fur la riviere de Seine dans Paris, commis par les Prévôts des Marchans 8c Echevinf, pour veiller la nuit furies Ports, à la çonfervation des marchandées qui y ont été mifesà terre. 676', 684.
- Garde-cendre. Le. Efpece de Raf pour amener les cendres des grandes cuifines hors du foyer de l’âtre. 367.
- Garrage des bateaux de Charbon de terre aux Ports de deftination, au-deffus 8c au-deffous de Paris. d 71.
- Garres. Lieux marqués fur les rivières, au-deffus & au-deffous de Paris, où les bateaux doivent s’arrêter , 672 , défignés aux 'Voituriers par les Prévôts des Marchands 8c Echevins. Droit de
- Garre , de Halle ou de Ville. Voyez Droit. Police des Garres. 671,672,673,
- Garnitures de feu, Uftenfiles de cheminées. 378,
- 366.
- Garniture de fer. Sax. Schucht.
- Gafche. Anfe du Burgeau. Voyez Burgeau.
- Gauche ( main ) du levay. Le. 277.
- Tourne-à-gauche, Clef particulière de la tarriere.
- 392.
- Gau\ orth, Stollen fort. G. Locus terminatus. Cul-de-fac. Voyez Galerie.
- Gas. G. Geift , qui fe prononce Gaiftre, dérivé du mot Hollandois Ghoaft, qui lignifie efprit} la même idée eft exprimée en Anglois par le mot Ghoft, principe volatil ou fugace , comme fpiri-tueux, intimement mêlé à l’air, 8c qui paroît être de la nature des acides , mais très-varié, très-mul-tiplié, 8c très-différent de l’air lui-même. La vapeur fuffocante des Mines paroît être une exhalaifon gafeufe. Voyez AV.
- Gayettes. MenuCharbon propre aux ouvrages des forgerons, & particuliérement aux Verreries. 381.
- Gayettes. Caillette, Charbon# 147, 479. Voyez Gaillette.
- Gazon. Terme fréquemment employé dans le langage de Houillerie à Liege ,*pour exprimer la fuperficie extérieure du fol. 28 J. On dit la rupture de ga^on, pour défigner le premier défoncement fuperficiel, 322. Voy. Héritage.
- Ga^on. ( Coureurs de ) Dans les Mines métalliques on a ainfi appelle, à caufe de leur peu d’étendue, des petites Veinules qui ne s’étendent qu’a quelques toifes dans.les montagnes , foit dans leur diredion , foit dans leur chute, & qui font enfuite étranglées des deux côtés par le roc.
- Géants. ( Caiffe des ) G. Dans les Mines métalliques d’Allemagne , ou appelle ainfi une Caiffe dans laquelle on vuide les facs de dénombre for-tant du puits, pour les porter aux halles ; il y en a deux efpeces, une à roue , 8c qui fe traîne avec un cheval attelé tantôt fur le devant, tantôt fur le derrière de la voiture à un crochet, tenant lieu de timon , comme on voit au Met.fig. 6, PL IX ; cette caiffe eft à peu-près de la même forme que
- le Met des Liégeois. Elle a quatre pieds de long fur deux de large, 8c fur quatorze pouces de profondeur } afin de tirer plus commodément les déblais avec un racle, une des planches de côté eft difpo-fée de maniéré quelle peut s’ouvrir 8c fe fermer avec une petite perche de fer : il y a une fécondé efpece de Caiffe de géant en maniéré de traîneau , qui roule fur deux rouleaux horifontaux, 8c fur deux rouleaux verticaux.
- Geer. An. Barres à tourner. Voyez Barres.
- Gefaer bte Schweife. G. Terres colorées par un mélange de fer , qui couvrent quelques montagnes métalliques.
- Gehaenge. G. Pente oblique d’une montagne, en partant de fon fommet.
- Géminé. G. Gouttières,
- Génies des Mines. Voyez Vapeurs fouterraines.
- Genis. ( Saint ) Terre noire. Charbonnière du Lyonnois. 499,702.
- Genneté. ( M. ) Méchanicien de feu Sa Majefté Impériale ; Auteur d’un Ouvrage dans lequel il s’eft propofé de donner la connoiflance des veines de Houille ou de Charbon de terre , 8c de leur exploitation dans la Mine. 8<58.
- Genou. (Arts Méchaniques ). Efpece d’affemblage de pièces de fer, cuivre ou bois, qui fe met à des Graphometres , 8c à plufieurs inftruments de Ma-» thématiques ; le nom de Genou vient du mouvement des pièces affemblées ; quelquefois on limite ce mouvement ; en d’autres occafions on lui laiffe toute l’étendue qu’il peut avoir. 786.
- Il eft un inftrument de Mines, connu fous le nom particulier de Genou, en Latin GoniodiSles , inftrumentum goniometricum ; mefure angles , à caufe des coudes ou courbures que forment les angles : cet inftrument eft décrit dans l’Encyclopédie, au mot Géométrie fouterr aine , Tome II«* Il eft repréfenté, fig. 7, PL I. ( dans les Planches de la Géométrie fouterraine) , monté fur un boulon , autour duquel il eft mobile dans le fens vertical 8c dans le fens horifontal ; .il fe trouve auflî gravé 8c décrit dans Weidler & dans Voigtel , M. Saverien en fait mention fous le nom Gnomon. C’efï: une réglé de bois d’environ un pied ou 24 pouces de long, montée fur un pied ; elle eft formée de deux parties jointes enfembie par une vis ; en deux endroits elle eft munie d’une pinnuîe , par le moyen de laquelle on détermine parallèlement à la ligne des pinnules, la pofition d’une corde ou d’un fil de laiton, auquel on fufpend plufieurs inftruments ; comme un niveau, une boufiole, un demi-cercle , félon que l’on veut déterminer l’in-clinaifon des lignes à l’horifon, 8c trouver fur-tout les différentes dire&ions vers les parties du monde. Voyez Inclinaifon. Car quoique le niveau foit attaché à un fil, la pofition de l’inftrument eft telle qu’il peut s’abbaiffer ou s’élever félon l’occurrence , jufqu’à ce que le poids partant du centre de la machine, indique l’angle d’incîinaifon ; de même auffi après avoir fufpendu la boufiole au genou, on peut déterminer la fituation d’un endroit , en faifant mouvoir l’inftrument jufqu’à ce que l’aiguille aimantée montre ce que l’on cherche.
- Genjfane, (M. de) Correfpondant de l’Académie des Sciences de Paris, Commifîaire député par les Etats de Languedoc, pour la vifite générale des Mines & autres fubftances terreftres de la même Province ; Auteur d’upe Hiftoire naturelle du Languedoc, avec un Réglement inftrullif fur la manière d'exploiter les Mines de Charbon de terre. 1117.
- Gentilshommes
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- Des MATIERES.
- Gentilshommes. Par les Lettres-Patentes du 4 'Mars iy6l , entérinées au Parlement de Grenoble en faveur du fieur de Roberval & de fon Affocié le Sieur Claude .Grippon de Guilîem , Seigneur de Saint-Julien , il eft fait défenfe à tous les Gentilshommes du pays d^Alet & autres qu'il appartiendra , de donner aucune forte d’empêchement à la recherche des Mines, fous peine de défobéif-fanee & d’amende arbitraire ; même défenfe portée antérieurement dans les Lettres de François, du 29 Juillet. iy6o. Voyer NoblejfeA
- Géographie-phyjique. Voy. Cartes phyjîques.
- Géométrie fouterraine ; mieux nommée Géomérie appliquée aux ouvrages fous terre. G, Die Mark Seide Kun. Clef de l’Art, de l’Exploitation des Mines. 778. Cercle géométrique des Mineurs. Voy. Cercle. Inftruments de Géométrie fouterraine. Voyez ïnfirUrnsnts. Cet article traité particuliérement par Agricoîa, Livre I de fon Ouvrage de re metallkâ. Principaux Auteurs qui ont écrit de la Géométrie fouterraine, 779 , auquel faut ajouter Balthafar Rofler , environ vers 1674, dans h°n Ouvrage intitulé Berg ban Spiegel ; mais tous écrits en Allemand ; celui de Weidler écrit en Latin, & aufil peu à la portée des perfonnes qui s’adonnent aux travaux de Mines , traduit en François. 780 , 902.
- M. de Genflane s’eft donné la peine de compofer ex profefso , un traité fur cette matière , publié en 11776 à Montpellier , fous le titre de Géométrie fou-terraine , ou de Géométrie pratique appliquée à Vu-fage des travaux de Mines , avec cinq Planches : plufieurs articles de cette Table des matières nous îerviront à faire connoître cet ouvrage , le feul que puiffent fe procurer jufqu’a préfent nos Ingénieurs de Mines en France
- Géométrie fouterraine. Découvrir la direction des Veines par les opérations de Géométrie-fouterraine,» c’eft-à-dire , prendre l’heure de la direction entre les deux points les plus éloignés quipuiffent fe prendre dans la Mine ; cette heure de dire&ion fe prend avec des piquets , depuis la fuperficie de la montagne où elle exifte, en continuant de prendre cette direction de la même maniéré avec des piquets jufque dans la montagne où l’on veut la découvrir.
- Il eft à obferver que , pour une veine perpendiculaire , on peut toujours continuer à piquer la ligne de direction , foit que les montagnes montent , foit qu’elles s’abbaiffent, parce qu’une ligne perpendiculaire qui s’étend en longueur, refte toujours dans une même pofition , relativement aux quatre points du Ciel, n’importe qu’a fa tête elle foit droite ou courbe. Il n’en eft pas de même pour les veines dont l'inclinaifon eft en ligne oblique. Voyez lnclinaifon.
- Pratique abrégée de Géométrie fouterraine. 800. Voyez Triangles reBilignes. Premier Théorème de la Géométrie fouterrraine. Id. Voyez Problèmes. Voyez Proportions. Géométrie pratique appliquée à la mefure des Mines. 902. Voyez Mefure.
- Georges (S.) de Chatelaifon , Paroilfe d’Anjou, où il fe trouve plufieurs puits de Mine de Charbon en exploitation, y £ 3. Ce que ce Charbon a coûté pendant un temps au pied de la Mine, y 66. Les différents échantillons que . j’en ai vu annoncent une qualité feche ; il eft friable, & falit en conféquence aifément les doigts quand on le manie , quoiqu’il rie foit pas onéhieux. Sa couleur eft d’un noir luifant. Il eft compofé par filets réunis en faifeeaux , qui ne païoiffent pas avoir une direétion affedée dans le même fens ; il eft femé de feuillets micacés pyriteux. V. Analyfe chymique.
- Charbon de Terre. II. Pan.
- D’après lés expériences de M. de là Houillierë à Nantes, en 1776 , ce Charbon choifi parmi lè plus gros & mis dans le reverbere avec du fago-tage, ne donna point de flamme j quelque chofe que l’on pût faire, il s’entafla & boucha la grille : il vaut infiniment mieux pour la forge que celui'de Dè-cize.Qualité de ce Charbon pour les Verreries. 564.
- En 1776 il a été imprimé en une feuille i/2-40; une analyfe de ce Charbon, par M. Rouelle* Cet habile Chymifte le trouve très - reflemblant aux meilleurs Charbons de terre d’Angleterre , tant par l’afped intérieur que par l’analyfe. Je ne fuis point du tout de fon avis fur le premier point ; je lailïe à décider fur le fécond par la comparaifori des analyfes, qui fûrement établiffent une grande différence , lorfque l’on traitera des Charbons de terre d’Angleterre de la première qualité.
- Par rapport aux braifes qu’on peut obtenir de celui de S. George, nous dirons feulement ici* d’après l’analyfe de M. Rouelle, que le réfidu dé fix livres pefant, traité dans une retorte de grès lutée & placée dans un fourneau de reverbere, a été trouvé leger, fonore , du poids de cinq livres U demi & deux gros ; ce même réfidu eflayé, s’eft allumé aifément par le fouftlet, a même brûlé affez bien fans ce fecours dans un fimple fourneau à vent, & n’a donné dans cet embrafement aucune odeur défagréable. Voyez au mot Analyfe, les rér fultats trouvés par M. Parmentier,
- Gepel. Machine à enlever,
- Gepel Seil. G. Fanes duBarin Gerenge So Berg , und Walfer hebecs. Machine à tirer.
- Gerenge So Wetter Brengen. Machince fpiritales * machines pour donner de l’air.
- Gerfeux. ( Fer ) Voyez Fer.
- Gefencke. G. Anciens ouvrages ; ou partie là plus enfoncée , la plus profonde des travaux.
- . Gefchube. G. Fragments de Mines* Voyez Mine par Fragments.
- Gefchutte. G. Couches mêlées ou difpofées par lits , de maniéré qu’entre chaque malle il y a une maffe d’une autre fubftance.
- Geflange. Sax. Double barre.
- Gefiangen. ( Feld ) Angin. 278. Voyez Feld geflange.
- Getniebe, G. Ecailles. Getrieb. G* Planchettes* Gewand. G. Faufle muraille que l’on eft obligé de faire pour empêcher l’éboulement des. Mines* Le. Serre.
- Gewicht. Troye, Voy. Poids de Troye. Ghiarra.ltcd. Petits morceaux de pierre à fulil* de quartz, de pierre calcaire ; les gros morceaux s’appellent Ciottoli, Ciottolonu Ghoafi, Ghofl. Voyez Gas,
- Ghyot. Le. Groffes tonnes pour conduire les eaux dans l’intérieur de la Houilliere. 227. Ghyot monté fur roues. Id. Son poids eft de y 80 livres, poids de Liege.Ghyot à Sployon, ou monté fur traîneau. 228* Son poids eft de 600 livres , poids de Liege* Girgillus. G. Hafpel. Dévidoir , moulinet pou* enlever au jour les eaux & les denrées,
- Girouette, dans la machine à air, décrite par Agricôla, 963 5 dans la hutte ou baraque conf-truite par M. Triewald, 967; dans la petite ^machine à monter le Charbon dans une Mine d Angleterre. 697*
- Gife. Charpenterie de Mines. 235 , 274*
- Gifement. Terme de Marine pour défigner là maniéré dont une côte gift j & eff fituée eii égard aux rhumbs de vent de la Bouffble$ indue*
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- TABLE
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- tion tirée par M. Needham du gifement ou du pifant de la montagne de Loufberg, près Aix-la-Chapelle ; ce gifement ou penchaut de montagne eft appelle en Allemand Das Hangend und Liegend gejlein.
- Glace, (Etain de) Voyez Bifmuth. 743.
- Glaceries. (Chauffe des ) Opération des fourneaux de Glaceries qui peut s’exécuter au feu de Charbon de terre. 1248. Conftruétion Angloife propofée pour les glaces foufflées. 1249. Obfervation de M. Allut, Diredeuï de la Glacerie de Rouelle.
- 1249. Moyens qu’il propofe. 125T. Différence des fours de glacerie chauffés avec de la Houille.
- 1250. Voyez Verrerie.
- Glaife , ou terre-glaife. Matrice des Charbons de terre. 1157. Son affinité avec ce foffile bitumineux. 1316. Glaifes & Glaifieres, confidérées par rapport à l’ufage que l’on fait à Liege & ailleurs de cet argilie pour empafter la Houille employée au chauffage. 1304 , 1305*. Glaife diftinguée chymiquement. 1305* , 1307.8 En Naturalise. 1306. A la maniéré des Manufacturiers de poterie.
- Ibid,
- Glaife. Argilie-glaife , quelquefois nommée Terre à Potiers. Argilie en maffe. Argilla cumulata, confondue avec l’argille ou l’argil le-terre, & avec une variété prodigieufe de terres de cet autre genre. 1305*. Eft une argilie enfoncée profondément en terre ; mais qui, au lieu de cette apparence , de cette confiftance friable de terre propre à l’argille avant qu’on l’ait maniée, fe trouve en maffe liée , compacte , comme fi elle avoit déjà été corroyée , de maniéré à ne pouvoir, dans la fouille qu’on en fait, être coupée que comme des fubftances molles & continues. 130.Eft le produit d’un affinage d’argille délayée, humeéfée , ra-maffée en bande épaiffe. 1307,13 12. Peut être , comme le penfe M. de Buffon , une décompofition de fragments de verre qui n’y font que déguifés. 11316. Idée de l’Auteur fur l’Hiftoire Naturelle & fur la formation de la glaife a appuyée fur la nature des couches qui fe rencontrent dans les terreins de Glaifieres. 1313* Fouille du puits de l’Ecole Militaire. Ibid. Du puits d’Amfterdam. Ibid.
- Différentes efpeces de glaifes. 5*78 j 379. Voy. Glaifieres. Différentes couleurs des glaifes. 13139
- 1320. Glaife rouge. (Terre glaife argilleufe ). 1323. Marbrée ou rouge. 1321. Glaife reteinte. 7323. Blanche. 1322. Belle. 1323. Fauffe glaife,
- 1321. Fauffe belle 1323.
- Glaife fe vend à la voie , compofée de cinquante quartiers ; poids de chaque quartier ou motte.
- 1322. Prix de la voie aux Glaifieres de Gentilîy.
- Ibid. Profit du Voiturier. * Id.
- Glaife calcaire , ou Marne. Les Marnes ont la glaife pour principale terre. Différence de cette glaife avec l’argille-terre & l’argille-glaife. 1314. Compofition du terrein de glaifes calcaires. 131p. Ses caraéleres diftindifs. 1 Ibid.
- Qualité £une Glaife propre à la fabrication. 1338. Quelques-unes demandent à être maigries pour être employées avec avantage. Id. La Belle eft très-propre à cette impaftation. Id.
- Glaifieres (Des) en général, & des fubftances foffiles qui font particulières à la glaife. 131*9. Indication des environs de Paris où il fe trouve des Glaifieres. 1321. De Vitry, qui ne fubfiftent plus. Ibid. Du grand Gentilîy. Ibid. Defcription détaillée de la Glaifiere du petit Gentilîy. Plufieurs membres , 1322, & d’Arceuil. Ibid. Eaux des Glaifieres. 1323. Pyrites. Voyez Pyrites, Glaifieres
- de Veuves, autrement nommées Glaifieres d7fc 1324. Outils & uftenfiles employés dans la fouiil® d’une Glaifiere ; maniéré dont fe fait la fouille. 132c. Glarea mobilis. Sable coulant. 1318
- Glaff, Glafur Kohlen. G. Mine de Charbon azuré! GlaJJl ( Flint. ) Verre à cailloux. Verre bleu , ou Cryfial F Angleterre. 1248. Glaff-Kopft. G. Kidney oar. Voyez Mine en Roignom.
- Glauber , (Sel de) exiftant dans quelques Charbons de terre. Voyez VAnalyfe des eaux de la Houilliere de Littry en Baffe Normandie , par M. Monnet ; ce fel de Glauber a été apperçu en effiorefcence fur la fuperficie des Charbons tirés en profondant un nouveau-bure d’airage de la Houilliere dite Buffi à Liege , & de ceux qui fe tirent de là même Houilliere : cette effiorefcence faline dont fe couvrent ces Charbons , quelques jours après qu’ils font tirés, fe reproduit à mefure qu’on Penleve avec le balai. M. de Saive , Apotiquaire & habile Chymifte à Liege , qui l’a examiné, s’en eft affûté par la configuration des criftaux , par leur prompt defféchement à l’air , par leur grande diffolubilité : leur diffolution dans une liqueur alkaline ne fe trouble point, & ne forme pas de précipité •: en tout les expériences de l’Ar-tifte pour connoître la bafe & l’acide de ce fel , pont conduit à y reconnoître, l’alkali marin & l’acide vitriolique.
- GU Sterri déantiche Cave. Ital. Vieux déblais de Mines. Voyez Halde.
- Glob Damp. An. Einweitther ung. G. Vapeur fouterraine. Voyez Damp.
- Globe, ( Pôle du ) ou pôles du monde. (Géographie.) . 736,761.!
- Gnomon. Indicateur, renfeignement. 764. Stile, ou aiguille d’un cadran folaire. 767. Voyez Genou* Gnomonique. 737*
- Goepel ( fVaffer ) Kerrade. Machine à eau. Machine à Roue employée à Altemberg. 1 iiô»
- (Toges. Crochets de fer des paniers des Trairejfcs dans les Houillieres de Daîem 373*’
- Goimbe. Galliette. 493*
- Gongue, Gangue, mefure de cent vingt, cent trente livres, employée à la vente de la Houille dans quelques endroits du pays de Liege. 33r.
- Gord. Gorre. Clayonnage, paliffade pour pêcheries : termes employés dans les Ordonnances con-, cernant la police de navigation des rivières. 633.’
- Gorre, Roche douce, Nerfs, Noms donnés dans quelques Mines de Charbon à la gangue, ou matrice fchifteufe du Charbon de terre. 307. Les gorres du mauvais Charbon de S. Etienne, après avoir paffé au feu, devenus fembîables à une ef* pece de Tripoli. 386. Voyez Gangue. V. Baume, Il y auffi en Auvergne une Mine, nommée les Gourds ou les Gorres, S94*
- Goffelie, mal écrit Gauchely, p. 433 , où eft la Houilliere aéluellement la plus confidérable du pays de Charleroy , & d’où l’on tire de la greffe Houille, qui fe tranfporte prefque toute ; de la petite Houille, c’eft-dire, les morceaux détachés de la groffe, lorfqu’on la détache ; & le Charbon ou le menu de la Houille qui eft le plus employé au chauffage.
- Goudron fourni par le Charbon de terre. 1137» Voy. Poix.
- Goujon. Aijjieu. Boulon. Voyez Aijjîeu, Gouverneurs du métier de Houilleur à Liege, 341* Leurs départements fixés. 343.
- Gouverneur & Surintendant général des Mines en France9 qualifié auffi dans quelques Ordonnances
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- 8c Lettres-patentes de ftos Rois, Surintendant général réformateur ; Principal Officier du Souverain , pour la partie des Mines ; l’établiffemenc de cette charge remonte au régné de Louis XI , en 1471. Les trois premiers qui l’ont poffedée en titre, ont été le fieur de la Roque de Roberval, en 1 732, Ie heur Claude de Grippon , Seigneur de S. Julien, d’abord Ton Affocié, en 1760, 3c le fieur Vidal , Receveur général des Finances à Rouen, fous Charles, le 30 Septembre 1348; il paroît que ce fut à cette époque que l’Office de Gouverneur 3c Surintendant général des Mines , prit une certaine forme ou confiftance, quoiqu’il n’ait été réellement créé en titre d’Office, que par l’Edit de réglement général de Henry , de l’année 1601 : le fieur de S. Julien s’étant démis de fon Office ; le Roi, dans la vue de récompenfer les fervices rendus par le fieur Vidal, qui avoit de l’expérience fur le fait des Mines, lui attribua , aux mêmes claufes & conditions dju feu fieur de Roberval 3c du fieur de S. Julien , les mêmes droits dont ils jouiffoient ; il avoit pouvoir d’ouvrir , de faire ouvrir, 3c chercher dans tout le Royaume fubftances terref-très 3c métalliques ; ce qui exigeoit qu’il fût revêtu d’une certaine autorité & jurifdi&ion. Voyez Jurif* diction fur le fait des Mines. Voy. Grand-Maître.
- Gouverneur de la Machine a vapeur. Reélor machinez.
- Grad Bogen. Waffer Wage. G. Chorohatte. Niveau. Libella. 784.
- Gradins. Degrés. G. Strojfen ; marches formées dans les Mines métalliques pour chaque Ouvrier. Ces gradins doivent avoir depuis une demi-verge jjufqu’à deux de longueur ; lorfque les filons font épais, on forme à.chacun des côtés des degrés ou gradins pour le dégager de la roche , 3c pour cela on fe réglé fur les Salbandes 3c fur le Befteg , de maniéré que la Mine refte ifolée : c’eft ce qui s’appelle dépouiller le Filon.
- Gradus. Decas. Dixaine , degrés , divifion de la circonférence du cercle.73J. Façon de les marquer. 736. Voyez Heures de la Boujfole, Minutes. Bouffole. Horifon. Les Allemands comptent par heures & par minutes î mais il eft beaucoup plus commode de plus exad de compter par degrés , fauf à les convertir en heures à la maniéré ordinaire, dans le cas où un angle qu’on aurait trouvé à un point donné, 3c qu’on auroit à marquer de 168 degrés, c’eft-à-dire, que l’aiguille fe feroit fixée au 108* degré , 6c dans ce cas , au lieu de marquer 108 degrés, on auroit marqué VI heures 4 F minutes, parce que 108 degrés répondent exa&ement à fix heures quatre minutes 3c demie ; mais il eft beaucoup mieux de prendre les angles par degrés.
- Graeberg. Su. Pierre.
- Grcecijfare. Déclinaifon de l’aiguille aimantée vers l’Orient. Belgic. De Naald O fers.
- Grains. ( Mine de fer-en ) V. Mine. Grains d'acier. Grains de fer fi durs que la lime ne fauroit y mordre.
- GraiJJ'e dont Agricola fait mention pour préfer-ver les Vignes de toute efpece d’infeétes. 1128.
- Graijfefac, ( Mines de Charbon de ) Diocèfe de Béziers , fujettes aux interruptions.
- Graittux. Raf. Rateau. 3 66.
- Gralle. Le. Voie fouterraine. 257* Sa définition. 233 , 256. Dans quelles fortes de penda-ges cette voie a lieu. 260. En quoi elle diffère d’une Vallée. Id. Voyez Vallée. Demi-gralle. 261. Coiflrejfe ou Quefirejfe de Gralle. Id. Serrement à Gralle. 283. Voyez Serrement.
- Grand Athour. ( FoJJé de ) Hernai double. 242.
- Tl ERES. 1431
- Grand Bure. Maître Bure. Bure de chargeage. Le.
- 243. Grand Herna^ à bras* 236*
- Grand fleuret de Sonde. jT42*
- Grand Maître. Surintendant Réformateur général
- fur le fait des Mines en France. Par le premier titre de création de cet Office , dont l’inftituc a été confirmé dans l’Edit de réglement général du mois de Juin 1601 , aucune ouverture de Mine ne pouvoir fe faire qu’en vertu de commifiion du Grand-Maître , ou , en fon abfence , de fon Lieutenant général ; tous deux prêtoient ferment entre les mains du Chancelier , & par-devant le Parlement; le fieur de S. Julien prêta fon ferment en qualité de Grand-Maître général, le 11 Mars 1562. Les Affociés prêtoient ferment entre les mains du Grand-Maître ; le même Edit porte commandement à tous ceux qui auroient connoif-fance de quelque Mine, d’en venir faire une dé claration au fieur de S. Julien des lieux 3c des endroits ou elles étoient fïtuées. v. Réglement général.
- Les droits & prérogatives de cette charge étoient on ne peut pas plus étendus: l’Ordonnance de François II. du 2p Juillet 1360, qui rappelle Celle de Henry II. en faveur du fieur de S. Julien, donne à ce Grand-Maître pleine 3c entière charge , fuperinten-dance 3c connoiffance , avec coercition perfonneîle pour faire entretenir, garder 3c obferver les Ordonnances de juftice.
- Il avoit pouvoir de faire faire & paffer contrats 3c marchés d’acquifition de fonds de terres , de moulins , martinets, bois pour faire conftruire édifices & maifons , acheter uftenfiîes 3c outils jugés néceffaires , ordonner paiement d’Ouvriers , Charretiers , Voituriers , Meffagers , & autres employés aux travaux de Mines précieufes , pourvu que le fonds en fut pris fur ce qui revenoit de ces Mines au Roi,
- Les quittances & payements duement contrôlés étoient- valides lorfque le Receveur général avoit fait vérifier fon état par le Grand-Maître : & attendu l’impoffibilité de la part de cet Officier 3c de fon Tribunal, d’être par-tout, il étoit permis à lui & à fes Officiers de fubdéléguer en leur place perfonnes capables & folvables , aux taxations extraordinaires que le Grand-Maître pourroit juger raifonnabîes. Voyez Lieutenant général.
- Aucun Tabellion ou Notaire ne pouvoit paffer de contrat pour le fait des Mines , fans que le Grand-Maître eut ligné à la minute.
- Le même Edit porte ordre exprès à tous Lieutenants généraux , Seigneurs tant eccléfiaftiques ayant juftice, que Seigneurs temporels, de prêter auxdits Officiers , Entremetteurs 3c leurs Commis , & Affociés ou Conforts , affiftance 3c faveur en tant que befoin fera, à peine de tous dommages, dépens 3c intérêts des parties intéteffées , 3c de faire en leur pouvoir garder inviolablement 3c obferver ces articles, fans fouffrir qu’il y foit contrevenu , fous les peines de privation de leur droit & juftice.
- L’Ordonnance de Charle IX. du mois de May 1363 pour donner aû fieur de S. Julîien, fes Commis & Affociés , tous les moyens de faire profit auxdites Mines , 3c s’entretenir dans leur état, leur donnoit psrmiffîon exclufive de faire le trafic de tous les métaux trouvés dans les Mines qu’ils travaillèrent, même de fer & acier , 3c de les pouvoir faire mener 3c conduire par tout le Royaume , franc 3c quitte de tout péage, de les vendre & faire vendre , tant aux Etrangers qu’aux Nationnaux 3c de les mener vendre en temps de paix hors du
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- Royaume. Sont exceptés feulement de cet Arrêt les cendres & billons d’or & d’argent, le fer & l’acier , que le Roi veut être vendu feulement dans le Royaume.
- Les matières qui provenoient manufacturées de ces Mines étoient marquées aux armes du Grand-Maître , & a celles de la Compagnie.
- Cet Office de Grand-Maître Surintendant des Mines & Minières de France , a encore eu lieu de nos jours , & a été rempli par Louis Henry, Duc de Bourbon , Prince du Sang. y47. On voit une copie des Lettres de Commiffion expédiées en cette qualité au fieur Noël Danican, Secrétaire du Roi honoraire , ancien Maître des Comptes, à l'effet de faire exploiter plufieurs Mines de cuivre & de plomb tenant argent , & autres Minières dans le Bourbonnois. Ces Lettres , en date du 11 Février 1732, & données à Paris , furent expédiées , à ce qu’il paroît, par leur teneur , après la vue d’échantillons de Mines & d’épreuves que le fieur Danican avoit fait faire ; elles portent la jouiffance de ce privilège pour lui , fes héritiers & fes ayans caufes & affociés , à perpétuité, fuivant & conformément aux Ordonnances , & notamment de l’Edit en forme de Réglement général du mois de Juin 1601, & l’Arrêt rendu au Confeil le 14 Mai 1604, auxquels travaux , eft-il dit, il fera par nous commis un ou plufieurs Contrôleurs dont les appointements feront payés fur le Dixième appartenant au Roi. La derniere Conceffion , émanée du Grand-Maître , eft du 7 Novembre 1737, & qui ne fut produite qu’environ 3. ans après ( en 1740 ) fur les Mines de S. Georges en Anjou. 546 , 5*47. Rem-bourfement de l’Office de Grand-Maître. 611.
- Grandes Forges. Lieux où l’on fabrique le fer.
- Grande Mahire , longue Mahire. 23.6. Grande Mine. Voyez grande Veine.
- Grande Vallée , droite Vallée. 25p, 30Î.
- Grande Veine. Platteure. Le. Banc de Niveau. Grande Mine. 207, y 79.
- Grandeur. Quantité. (Algèbre ). Voyez Quantité.
- Granité. Granités. Granitum. Pierre de Roche compofée, plus ou moins tendre, plus ou moins dure , félon les grains qui entrent dans fa texture, tantôt ils font durs, de nature filicée & vitreufe, réfiftant au feu fans paffer à l’état de verre parfait. Tantôt ils font farineux & de fpath fufible , ce qui conftiftue un faux granité : on en trouve dont les grains font calcaires s fe détruifant aifé-ment. Le granité donne des étincelles quand on le frappe avec le briquet. Dans les Mines de Charbon , on rencontre communément du granité comme dans celles du Lyonnois, où il eft de couleur grife. yo6 , yoy. Dans les Mines d’Anzat en Auvergne , on l’appelle Rocher gris , qui eft fembla-ble au granité des Mes de Chauzey en Normandie. y78.
- Granito Rojfo Jtalorum. Pyropœcilon. Syenites anti-quorum. Marbre reffemblant au granité , qui en général approche des marbres au premier coup d’œil.
- Granulé, ou Micacé. ( Charbon ) Efpece de Charbon pyriteux.
- Graphometre à Bouffole , Graphometre dans le Cercle. Hemyciclium. Circonférence ou demi-circonférence ordinairement en cuivre , divifée en degrés & en minutes ; au centre il y a une réglé appellée Alilade , qui peut tourner autour du centre ; elle fert à diriger les rayons vifuels par
- TA B LE
- le moyen de deux pinnuleS s c’eft-à-dire deut plaques percées qui font attachées fur l’Aliîade.
- 786. Voyez demi-Cercle. Ses ufages. 8yo.
- Grappi. Grappeti 0 Sia rognoni, Ital. Mine par nids en rognons, en grappe.
- Grasj (Sable) Ou coulant. Glarea mobilis, 1518, Graffiès. ( Terres ) Voyez T'erres grajfes.
- Gravis halitus. Voyez Vvpeur fouterraine» Air» Gravité. ( Centre de ) Voyez Centre.
- Greffier. Contrôleur, Receveur général aux gages 9 taxations , privilèges & exemptions : Office créé par l’Edit de réglement du Roi Henri, en 1601.
- Greffier des Compagnons du métier de Houilleur â Liege. _ # 343«
- Grenier. ( Marine , Archite&ure navale ). Planches qui fe mettent à fond de cale & aux côtés jufqu’à fleur , quand on veut charger en grenier 5 ces planches fervent à conferver les marchandées : charger en grenier , embarquer en grenier , en commerce maritime, c’eft embarquer au fond de cale , ou dans quelquendroit fec , fans emballer, mais en maffe. Déclaration en grenier 9 déclaration dé un grenier ,* ne peut avoir lieu, d’après les Arrêts du Confeil, mais par évaluation de baril. 633,719.
- Grenouille. Cowette. Crapaudine. Voyez Crapau-diere.
- Grefte. ( Charbon) Lugd. y 38. Le. Roulans.
- Grès. Le. Greit. Gall. Coirelle, Querelle. Pierre très-dure & très-compaéle, qui paroît affeder les terreins de Mines à Charbon ; elle eft placée par couches comme les charbons entre les lits de ce foffile : il s’en trouve de plufieurs efpeces. Voy. Querelle. Grez pourri, de couleur pâle, formant la fécondé couche de la^couverture de la Mine de Fims j ou on lui donne en particulier le nom de Soutre. y 79*
- Grejillons. Recuits. Lugd. Menues braifes de Charbon grefillées dans le feu de cheminée, y 18. Peut-être aufli appellées Grefillons, du mot corrompu employé par les Boulangers & le petit peuple de Paris , pour exprimer les grillons ou grillots, infede noir, qui fe plaît dans les lieux chauds , comme fours & cheminées.
- Grieux. ( Feu ) |Le. Feu brifou. Ter ou. Les Mines de Charbon de terre font très-fujettes à cette vapeur inflammable <k détonnante : le meilleur moyen d’y remédier , lorfqu’elle eft portée à un certain point, c’eft de l’étouffer , en lui |ôtant toute communication avec l’air extérieur , & quelquefois de combler le puits de la Mine, pour n’en reprendre le travail que plufieurs années après.
- Grillage ou rôtijfage des Mines. G. Roftung; Uftulatio. 1167. Grillage du minerai de fer dans quelques Forges de la Grande-Bretagne, au feu de Charbon de terre. 1202. Maniéré dont il fe pratique aux Forges de Carron en Angleterre. 1203. Procédé" un peu différent à Clifton. 12O2* Nature des minerais de fer que l’on y rôtit. 1202. Grillage de la Mine à Gallet aux Forges de Sultzbach , à peu-près comme on cuit la chaux en France avec le Charbon de terre , avec un feu bien inférieur. Ibid.
- Grille. ( Charbon pour la ) Expreffion appliquée à quelques Charbons propres à être employés à chauffer dans les grilles. y8y, y86. Grille, Grillage. Fer à feu. Voyez Fer à feu.
- Grifchieb. G. Indice.
- Grife. ( Baume ) Efpece d’Argille. y78. Treque. Pelée. 374*
- Grille. An. # 381,
- Groeda» S\j. Tête de la veine, Signifie littéralement
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- DES MATIERES.
- ttiwttt herbe $ le ïatigâge des Mineurs Suédois a adopté ce terme pour défigner la tige des Charbons , la tête des Veines, que les Liégeois appellent Soppe, Soppement. Voy. Soppement.
- Groîiejfes-, Ha. 484. Recuits, Grefillons, Ef-car billes* An. Cook s.
- Grounâ» Land, An* Terre.
- Gros Charbon* Rondelot. 4,84. Voy* Rondelot.
- Gros Fers. Tirants , chaînes. 1045*
- GroJJe Houille, perd moins à l’air que la Houille menue, 1244.
- Grosberg, Su. Roche grife.
- Grub. G. Signifie tantôt Mine, tantôt Veine , tantôt le Puits ; néanmoins, pour la première lignification , on dit Grub oder Zeche, Fodina.
- Gruben. G. Spems. Crypta. Galerie*
- Gruben. Ven Zug. G. Da£ Abçieden V. Abfieien,
- Grue. Machine compofée du treuil & de la poulie , fervant à charger & décharger , à élever les matériaux d’un bâtiment. Il n’y a point de réglé déterminée pour la conftru&ion de cette machine , qui eft variée dans la difpofition de Tes parties , félon l’ufage auquel on fe propofe de l’adapter, & en particulier félon la charge qu’on veut enlever.
- 1107. Principales parties de la Grue. Idem. Effet & force de cette machine* Ibid,
- Grue hydraulique j fes différents ufages. 1033.
- Comment elle agit,K 1032. Machine de Nymphem-bourg, bien entendue dans fa {implicite , pour élever l’eau à foixante pieds. Idem, Ce qui empêche quefon produit ne foit plus confidérable.Efii.
- Grufva ( Kol. ) Su. Mine ae Charbon.
- Grand Herte. G. Proprietarius. Kieufer Grand.
- Filets de Mines qui fe croifent.
- Guercheux. Vuidangeurs. 762. Lé. Hiercheux.
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- Hall G. Puits foütètrâîft, Lë* BouXta$%
- Halle ( Droit de ) à Paris. Voyez'Droit. ^
- Halle àfécher. Séchoir* Quartier d’attelier de fa* brication de pelottes* 1371* Difpofitions quori peut faire dans ce quartier. 13y2* Arrangement qu on y donne aux pelottes , oti à plate-têrre * ou fur des étages à claire-voie, pour achever lè deflechement* Ibid. Maniéré de reconnoître lorfqu il faut retourner les pelottes. 1353. Gonftruétion deà murs de la Halle a fécher , afin d’y avoir un premier dépôt de pelottes. Idem, Maniéré de les arranger dans ce dépôt* Jbid,
- Hamaint. Hament. Levier, pince. 220. Les layes font favorables à l’ufage de cet infiniment, 372* Voyez Rokter.
- Hamaydes* Lé. Bras de levier du tambour* 23 7, Hament, Voyez Hamaint.
- Hampt Streichen» G. Direftio priticipalis. Hampt Schwinge-, Sax» Bafcule capitale*
- Hancion. Le. Mefure d’eau*
- Hand habe. G. Veëtio,
- Hang, G. Toit ou roche fupêrieute d*une veine* Hrngend Liegend» Couverture : oppofé à Lïegenâ Gejlein. Le gifant ou le penchant de la mon-* tagne.
- Hape* Tenaille dont on fe fert en faifànt ufage de la fonde Angloife , pour en faifir le manche , lorfque l’on veut retirer, à l’aide des treuils, 1* fonde entrée à une trop grande profondeur en terre, pour pouvoir être retirée à bras d’hommes, 3P4» Harneix, Hernaç. Cafa putealis, 234*
- Harpago, G. Oder Fahaéle.
- Hafard. (Mine de) 307*
- Hafpel. Su. Cabeftan. Treuil, Tour. Dévidoir* GirgilLus. Machina traêtoria. Hafpel horn. G. Mani-
- II rr / t n 1 rr.
- Gueulard. Regiftre. Porte de fer coulé, qu’on velle. Hafpel Rad. G. Tour à rouage.
- met fur le haut du fourneau.
- Gueule de loup. Dans le Whim gin, ou la petite machine à monter le Charbon, employée dans une Mine d’Angleterre. 1 697,
- Gueufe. Gueujillon. Lingot de fer coulé dans le fable au fortir du fourneau de fufion, ayant communément douze ou quinze pieds de long. S43,1238.
- Guhr ert Safft. Succus mineralis. Pleurs métalliques Seigneurs.
- Haut en haut. Contremont. Surfum verfus. Voyez Contremont.
- Hauts levais de l’eau. Bas. Le, 270*
- Haut niveau , ou niveau fupérieur* 728.
- Hauts fourneaux. ( Métallurgie. ) Voyez Four* neaux.
- Hauts jujliciers & fonciers» ( Seigneurs ) Voyez
- atténuées; Guhr argilleux ou bitumineux, 371.
- Guide, G. Weigueifer. An. Wife, Indice de paroi. 3 n.
- Guienne propre. Bourdelois. 3*3 8.
- Guieteu. Hiercheux dans les Mines d’Anjou. 3 6p.
- Gute Wetter. G. bon air. Voyez Wetter.
- H
- a a v r e ë. Douceur , fubftance intermédiaire aux lits de Charbon dans quelques terrains de Mines. 372, Bonne. Puante Voyez Layes.
- Habiller un puits , l’étançonner. 578 , 892.
- Hache. ( Charpenterie. ) 222,463,5*43.
- Hacon. Le. Clef ou pince de fer avec laquelle on embraiïe les verges de fer qui compofent le Tarré lorfqu’on veut les vériner. 217.
- Haeft Waeg. Su. Chemin du cheval dans le manège du hernaz. Voyez pas du Bure. Hat fl Wmd. Su. Machine à chevaux. Voyez Herna\.
- Hai. (Cope à ) Lim. Voyez Cope à Haï.
- Hald. G. Déblais de Mines amaffées près du puits & des galeries : il eft important fur-tout dans les Mines métalliques , de remuer , d’examiner ces déblais , pour bien connoître les différents produits d’une veine, les roches qui l’accompagnent, &c.
- Halitus gravis, Voyez Vapeurfouterraine.
- Charbon de Terre. II. Part.
- Hauteur. Le. Epailfeur de Veine. 200* Le Problème X de M. Weidler, eft de trouver la hauteur perpendiculaire d’un lieu fous terre, ou fur la fuperjicie de la terre , ou d’un autre lieu fouterrain, Hauteur méridienne. Moitié de l’efpace que les Aftres parcourent depuis leur lever jufqu’à leur coucher,
- 57 7*
- Haver (Berg) G. Fojfor. Mineur.Voyez Houilleur* Haver. Sax. Piqueur de Veine.
- Havet. Vieux mot, qui veut dire Crochet. Uncusl Havre-de-Grace, Port de Balfe-Normandie , par lequel il entre quelquefois du Charbon de terre d’Angleterre ; le baril dont on fe fert pour y me-furer le Charbon de terre, contient 188 à 18a livres, poids de marc.
- Havret, outil de Houilleur pour entailler la Veine dans les Mines de Montrelais. 7*421
- Haw. Pioche plate dont on fe fert dans les Houillieres du Hainaut François, pour attaquer quelques couches terreufes. 462.
- Haivay. Sappe. Le. Pioche pour faper, démolir les terres. 2ip*
- Hawe. Louchet. Le. Pelle ou bêche de différente efpece dans les Mines. 218*
- Helfenborg, en Suede. au Nord de cette ville , dans une étendue d’environ ~ de mille, ou deu)£ lieues de France, vers le Village de Hittarp, oiî
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- apperçoit Vers les bords du Sund plufieurs couches de Charbon qui ont été anciennement travaillées , mais qui font très-minces en épaiffeur & en qualité. Voyez Saltjifejlrand. Ce lieu eft un des principaux où l’on trouve du Charbon : à trois mille braffes de l’endroit , on n’y en rencontre cependant que des veinules de quelques pouces d’épaiffeur , mais d’une bonne qualité , couvertes d’une efpece de pierre de fable ; dans les mêmes endroits on tire des pierres à bâtir & des pierres à meules.
- Hématite ( Pierre) Sanguine. Craie rouge. Voyez Tête vitrée.
- Hemicyclium. Demi-Cercle. Graphometre. 786.
- Herborifée. Paroi.
- Herbue. Aubue. Arbue. Voyez Arbue.
- * Hercin gelen. G. Chûtedes fondis. V. Eboulement.
- Hercifcere , ercifcere fodinas cuniculos. Repartir, faire le partage des Mines. Le quatrième Livre d’Agricola concernant les Aqueducs de Mines , traite de ce partage.
- Herd. G. Area.
- Hérijfon. (Méchanique.) Roue. 1016.
- Héritables , ( Biens ) qui ont appartenus à
- un mari ou une femme ; à qui ils appartiennent après leur mort dans la Coutume de Liege. 315). Voyez Ufufruit.
- Héritage , ( Pojfejfeur de V ) dans lequel verfent les eaux. 322. Héritage du Poffeffeur. 327. Héritage appartenant à plufieurs. Ibid. Héritage de VHurtier. Le. 326. Remettre l’héritage en fon priftine gafon. 322. Héritages vendus en plein Siégé. Coût, du Limbourg. 732. Voyez Prifes.
- Héritiers mobiliaires. Idem.
- Bermelin ( le Baron de ) Maître des Mines, a décrit les Charbons de la Mine du Roi Adolphe Frédéric à Bofrups, & en d’autres endroits de Sca-nie, dans les Mémoires de l’Académie de Suede. LVoy. Frédéric.
- Hernai. Houtte. LE.Angard au-deffus de la bouche du puits, où fe trouve placée une machine qui tourne à bras d’hommes, ou par des chevaux , appellée in-diftin&ement Hernai. Sployon de hernai ou du bure, traîneau long & étroit ; voy ,fon ufage.229.V. Hutte.
- Hernai à bras. Hernai à main. Hernai Jimple. Bure à bras. FojJ'e de petit Athour. 23 y. Grand Her-na% à bras. 236.
- Hernai double. Machine à chevaux. Fojfe de grand Athour. 237,242,
- Hernai de Vallée. Voyez Poulie de renvoi,
- Hernai à rouage pour les bures confidérables.
- 236, 6ÿ6.
- Hernai à vent. Machine à vent. Moulin à Pompe pour épuifer les eaux de quelques Mines. 23 8. Avantages & défavantages de ces machines. 1029,1030.
- Herjlal ( Houille maigre de ) au pays de Liege.
- 644.
- Hefpeler. G. Veéiiarius. V. Traircjfes au jour.
- Heure Wardée. Jurifprudence Liégeoife. 321.
- Heures du jour. Inftruments propres à les marquer. 764.
- Heures. Degrés. Parties de divifion de l’horifon ( dans le langage des Mineurs , ) & qui correfpon-dent à chaque point où fe trouve le foleil pendant la révolution journalière de ving-quatre heures : lorfque, par exemple , une ligne, une veine de Charbon , un filon métallique fe dirigent du Nord au Sud, ou du Sud au Nord. On dit que cette ligne va par les douze heures. Si cette ligne fe dirige par le Nord Eft & Sud-Oueft, on dit qu’elle va par les neuf heures, & ainfi des autres, en
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- ajoutant ou diminuant les quarts, les demî-quarfg, &c. 583. Voyez Horifon.
- Ces heures ou divifions qui fe marquent fur \% bouffole des Mineurs , fe placent différemment fur cet inftrument , félon qu’il eft monté : dans les cas où l’on fe fert d’une bouffole ordinaire qui n’a point d’alilade , ces heures & divifions fe marquent de gauche à droite, douze de chaque côté de la ligne Nord & Sud , comme on marque celles d’uu Cadran d’horloge ; la raifon de cette conftruétion eft fenfible , parce que lorfqu’on prend un alignement avec les bouffoles (impies, on commence par placer à demeure l’inftrument, de maniéré que l’aiguille foit fixe fur le point du Nord , fans avoir égard à la déclinaifon. Cela fait, on tend un cordeau fur la ligne de direction qu’on cherche , & on fait paffer ce cordeau au centre de la bouffole, c’eft-à-dire , fur la chape de l’aiguille ; alors la divifion coupée fur le Cadran par ce cordeau, donne l’heure de la direction : telle eft la méthode que fuivent la plupart des Mineurs. M. de Genffane , dont nous n’avons fait qu’emprunter cet extrait, remarque fort bien qu’on peut, aifément en plaçant le cordeau fur le . milieu , fe tromper de plufieurs minutes, & même d’un degré , principalement fi on ne prend pas garde à l’effet de la lumière qui fait toujours pa-roître le cordeau à côté de la divifion qu’il coupe réellement ; ce qui, dans le mefurage d’une dif-tance confidérable , où l’on a prefque toujours beaucoup d’angles à prendre , rejette à une , deux & même trois toifes à côté du véritable point cherché. Voyez Degrés.
- Les heures, dans les Bouffoles auxquelles on adapte une alilade qui rend plus fur l’ufage de l’inftrument , font placées en fens contraire ; M. de Genffane confeille encore de tracer fur la même plaque un cercle fur lequel foient marqués les degrés , en commençant par zéro au point du Nord de l’inftrument, & en les notant de part & d’autre jufqu’au nombre de 180 qui fe trouve point du Sud : par cette difpofition des divifions la ligne tracée fur l’alilade eft toujours dans quel-qu’opération que l’on faffe , placée fur la direélion qu’on cherche, & l’aiguille marque toujours fur le Cadran quelle eft cette dire&ion en heures & en „degrés. Voyez Degrés. Decas.
- Heve. Le. Décharger une Heve. 232,290. Mt~ furer une heve, abattre un certain nombre de pieds cubes de la veine ; on connoît par-là combien il entre de Charbon dans chaque trait. V.. Trait ; de forte qu’en mefurant ainfi tous les ouvrages excavés, on peut juger à peu-près de la quantité qui en a été tirée. Raparier une Héve. Le.
- Hierchage. Le. Tirage des Hiercheux. ( Diftance réglée pour le). 211, 234. A Cope ou à Voie. 3 y2.
- Hiercher. Le. Tirer le Sployon. A Cope. 332
- Hiercheux. Le. Hieteux. Couple de Hiercheux. 3y2. Sploon. Sployon des Hiercheux. 224. Rateau des. ^ 223.
- Hieteu. Voyez Hiercheu.
- Hoaftmen. ( Confrairie des ) Voyez Confrairie.
- Hochets. Le. Pelottes, Boulets de Houille ©u de Charbon empafté avec de la terre graffe. 254 , 238,3 58. Tripler les hochets. 337. Hochets deTé-roulle ou de Houille maigre, ou de Houille foi-ble. 262 , 36$, 373 > 362. De Houille forte. 363. De Houille maigre. 362. De Houille maigre, ou foible, ou Téroulle. 3 6y. Marche progreflîve de l’embrafement & de la combuftion d’un feu de Houille çn hochets , comparée avec la marche
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- ES MATIERE S.
- (d*un feu cfe Houille bruté. 1285»
- Hoedt, Chapeau, Mefure de continence dont on fe fert pour les grains dans plufieurs villes des Provinces-Unies, & qui eft une des diminutions du Laft , évaluée à 10 tonnes* Le Hoedt ou chapeau , qui eft une autre mefure de compte en Hollande , fur laquelle s’évaluent les droits d’entrée ou de fortie qui fe paient pour le tan 8c pour le Charbon de terre : équivaut précifëment à ce que l’on nomme à Liege une voie de Meufe, Voy, Voie. Par le Tarif des droits d’entrée & de fortie du pays de Liege en Hollande ; la Houille paie d’entrée trois florins pour un hoedt , 8c quatre florins pour la fortie* Le Hoedt & demi eft nommé Salter.
- Hoejlige Geburge. G. Montagnes ftériles ou noii métalliques , formant chaînes , qui accompagnent les montagnes à veines.
- Hoerd. Catinus. Tigillum. Foyer de Forge.
- Hogkshead. Mefure de liquides dont on fe fert en Angleterre, & qui eft proprement le muid ; il faut deux hoghshead pour faire la pipe ou la botte.
- Holti koltn, G. Charbon de bois-tourbe. Ainfi nommé par l’Auteur , pour caradérifer l’efpece de bitume groflîer & foétide, dont font imprégnés les bois foffiîes qui fe rencontrent communément dans le voifinage des rivières, éoy. Voy, Poix minérale*
- Horæ. Heures. G. Stunden. Hom méridionales. Septentrionales.
- Horaire. ( Angle) Voyez Angle. Boujfole ou Cadran à Boujfole. (Cercle). 776. (Ligne).V. Ligne. 760.
- Horarius ( circulas. ) Cercle horaire. G. Stunden Scheiben.
- Horifon. (Pôles de V) 776. (Points de V) 76v Hans les travaux de Mines l’horifon fe divife en 24. parties appellées Heures. Cette divifion commence toujours par la ligne XII , dont la direction eft Nord 8c Sud. Les autres divifions fe placent de part 8c d’autre de cette ligne ; favoir , douze , depuis le Nord jufqu’au Sud , & douze autres, depuis le Sud jufqu’au Nord; d’où l’on voit que la ligne de l’Eft à l’Oueft, 8c réciproquement, pafle toujours par le point de fix heures ; que la direction du Nord-Oueft au Sud-Oueft fe trouve fur la divifion de neuf heures , 8c que celle du Nord - Eft au Sud - Oueft répond aux points de trois heures, 8c ainfi des autres. De cette maniéré, lorfque la diredion d’un filon s’étend du Sud-Oueft au Nord-Eft , on dit, en terme de Mineur , que ce filon va par les trois heures ; s’il fe dirige du Nord au Sud , & réciproquement, on dit que le filon va par les douze heures , & ainfi des autres diredions , jjfuivant l’heure à laquelle il répond.
- Hornflein. Efpece de pierre qui réfifte au feu, & dont il y en a de noires, de blanches , de rougeâtres. Elles font très-dures , & contiennent quelquefois des paillettes d’or & d’argent: on en rencontre ordinairement dans les Mines riches. Voy. Roche cornée. Hornflein Quart^eux , formant le corps des montagnes primitives , 8c fouvent les falbandes des filons. 746.
- Hotte. Bot. 228. Hotter. Le. 219.
- Hotteux. Le. Efpece de Pic. 21p. Son ufage. Idem.
- Hou. Hoyau. Sarijfa, Voy. Hoyau.
- Houille. Voy. Houilles & Charbons de terre. V, Table des principales matières pour la première Partie , 8c le Catalogue Alphabétique. Pofition des bancs de Houille dans les montagnes. Voyez Montagnes.
- Houille argentée femée de mica pyritueux blanc,
- *411
- Douce, iiyy. Chaude, ïd. Grajfe-, 7®* &r'ojfe , donnant un feu plus vif. 124.4» Maigre. 78 » i iy» PeJJy, Houille moyenne. Houille douce. Houille à uçuine , préférable aux autres pour les feux de cuifine. 1177 » 1*78. Houille à dix-huit faiats% 4-87. En puce. Charbon fin ou net, 487. Houille en rondelot. Ibid. Houille. ( petite ) Nom donné dans les fontes de Calamine 8c de Cuivre au Charbon de terre menu. Houille fale, Charbon menu des Liégeois, 487» Houille toirchée, Filandreufe» 774*
- Houilles fubmergées, Voyez Veines•. Houilles vendues, doivent être livrées fidèlement. 373. Houilles & Charbons» T I
- Houille. ( Fojfe à ) Le. Puits de Mine.
- Houilleur. Borin, Le. Ouvrier employé aux travaux de Houille*
- Houilliere. Le. Mine ou Carrière de Charbon de terre. L’Almanach Marchand, imprimé à Liege pour l’année 1774, renferme l’état des Houiliieres °u fojfes de grand Athour, les plus connues dans le pays ; nous le placerons ici, afin de fervir de comparaifon à celui que nous avons donné page 84 , pour l’année 1761 , que nous étions fur les lieux. Fojfe de VEfpérance ou du Moulin à vent i fituée àHerftal, Les Crompieres, Id, du fieur Ramone* fituées à Vottem. Des Maîtres de la Bacquenure , près l’Hôpital S. Georges ou des Innocents, deux machines à feu. Du fieur Louvat ou de la Vigne. Deux machines à feu, Porte de Vivignis» Deux de Bonnejin. Machine à feu , fituée à Hocheportô Dellecognoulle. Id. Suite de l’ouvrage de Bonnefin» Fojfe de la Sauvage mêlée, fituée à Anf. Du Greffier Hardt, Id. Del couronne, machine à feu près de l’Eglife de Gîain. Deux du Péril 8c Pries. Machine à feu, à S. Gilles. Des Bons Buveurs, Machine à feu au quartier de S. Nicolas-en-gîain* FoJJè du Berger, près la Cenfe de Homevert. Dé l’Epérance. Machine à feu, Monteynée* Aux Keffales, Machine à feu , Jemeppe de Quitris. Machine à feu. Seraing fur Meufe* De VEfpérance. Flemal haute. De S. Nicolas ou du nouveau bure. AuX Eaux. Machine à feu. De Jupille. Beine, Du Bois d'Avroy.
- Houlle. Subftance terreufe particulière. 747»
- Houppe. Outil employé dans les Houiliieres de Mons, & qui eft le meme que la Trivelle des Liégeois. 477. Voyez Trivelle.
- Hourdée. Voyez Panier.
- Houtte. Hutte. Houtche. Le. Cafa putealis. Baraque conftruîte fur la bouche du puits. 234,287*
- Houttemant. Sergent, Condudeur des Mines.
- Hoyau. Pioche. Bêche. An* Mattok, G. Feilhau* 219 , 388. Pic à Hoyau. 217*
- Hwarf. Su. Amas, 882. Bouillon* Hrvarf kol. Amas de Charbon.
- Hujfwud kol. Flot. Su. Cours. Marche de la Veine principale. 878. Hujfwud Straek. (Oejlra). Su* Courant capital oriental. Hujfwud Straek. (Woefira), Courant capital occidental, 899.
- Huggare. {Kol.) Su. Coupeur de Charbon.
- Huiles pour éclairer dans Us Mines, au lieu de chandelles. Voyez Lampes. Moulin à Huille, dont les chaudières font chauffées au feu de Charbon de terre. . *277*
- Huile de Charbon de terre. Baume univerfel ter-reftre & minéral. 1121. Son rapport avec l’huile de Succin. Id. Avec le Pétrole* 1124. Ses Vertus médicinales. 1121. Huile diftillée de la pierre noire des Mines de Charbon de Shropfire. 1121*
- Huileufe , ( Matière ) ou Cambouis tiré du
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- TABLE
- Charbon de terre, 1137. Procédé pratiqué en Languedoc pour l’obtenir. Ibid. Voyez Bitume. En quoi elle différé du Pétrole. 1140. Employée en guife d’huile pour éclairer. Ibid.
- HuiJJier. Sergent, Foreftier. 374.
- Humidité des fouterrains de Mines. Voyez Maladies.
- Humieres. Le. Ufufruit» 31p.
- Humilis. ( Vena ) Veine fuperficielle.
- Humus nïgra brunna.
- Humphry Botter. Voyez Botter.
- Hund. G. Capfa patens.
- Hundred. Quintal d’Angleterre , du poids de % 12 livres. 433. Voy. Quintal.
- Hurres de pierre , ( Conduire le xhorre en ) ou par Maxhais. Le. C’eft-à-dire au travers de la pierre.
- 281.
- Hurtier. Le. Maître de la fuperficie d’un héritage où l’on enfonce un bure. 321. Autre lignification du mot Hurtier. Id. Obligations à remplir vis-à-vis de l’Hurtier. 322. Ses droits. Idem.
- 323.
- Hufiand. An. Econome. Régîfleur.
- Hutte. Cabane en planches , en clayonnage, élevée au-delfous de l’oeil du Bure & du Tourniquet. 212, 234. Toujours en clayonnage & charpente légère couverte de paille, depuis la charpente jufqu’au pas du cheval ; pour les Bures à bras , jamais de Hutte. Hutte ddAirage , Baraque à air de l’invention de M. Triewald. p64. Voy, Airage.
- Hutton Coal. 383.
- Hydraulique. Science du mouvement des eaux , dans une direction ou perpendiculaire, ou oblique ; ce qui donne la divifion de l’hydraulique , en deux parties, i°, la fcience de l’écoulement de l’eau renfermée dans des vafes ou tubes de différentes formes, & de differentes ouvertures ; 20, les loix du mouvement des fluides dans les canaux. 1010. Machines hydrauliques, ld. 23 S.Roues hydrauliques. Voyez Roues.
- Hydro-Dynamique. Selon Daniel Bernoulli, eft la fcience du mouvement & de l’équilibre des eaux, c’eft-à-dire l’Hydraulique & l’Hÿdroftatique. 5)10. Les machines mues par un courant d’eau, apporté foit par une riviere, foit par un ruiffeau, reçoivent leur force motrice de l’impulfion de cet agent, par fon poids ou par fon choc fur les aubes , en-deffus ou en-deffous. La partie effentielle de l’Hydro-Dynamique confifte dans la meilleure maniéré d’employer la force de l’eau comme principe moteur. 1033. Confidérations néceflaires pour porter ces machines à leur plus haut point de perfection. Ibid. Voyez Aubes. La folution des Problèmes d’Hydro-Dynamique ne peut gueres comporter une certaine précifion , pourquoi? Ibid. Il eft peut-être impoflîble de réfoudre mathématiquement la plupart d’entr’eux, l’expérience feule peut fuppléer aux fecours impuiflants qu’offre la Géométrie pour perfectionner l’Hydro-Dynamique. ,1034. Voyez Aile.
- Hydro-Statique. Partie de la Méchanique qui s’occupe des recherches néceflaires pour déterminer les conditions de l’équilibre entre les fluides.
- 934»
- Hypothénufe. Côté du triangle oppofés à l’angle droit. 804. Le premier problème de Weidler eft trouver le côté fir la bafe dans un triangle - rectangle dont on connaît Vhypothénufe ; le fécond problème eft faire des tables avec lefquelles , fans beaucoup de calcul, on parvient à connoître le côté
- & la bafe dans un triangle-reBangle , dont ùn CM* noît Vhypothénufe l'angle adjacent. Le Problème II , III & IV de la Géométrie fouterrâine de M. de Genfanne font relatifs aux hypothé-nufes.
- Hypochondrie. Mélancolie. Voyez Mélancolie.
- I
- JtCHNOGRjtpüiE. Plan géométraî. 818. Maniéré d’y fuppléer par un tableau ou une defcrip-tion ichnographique, fait fur les lieux. Idem. Le Problème VI de M. Weidler eft faire Vichno-graphie des galeries dans lefquelles on a employé la bouJJ'ole. Le Problème VII eft faire le plan des Mines de fer.
- Icon. Delineatio iconica. Monochroma. Monogram-ma. Monogramme. Orthographie. Voyez Profil.
- Ignition du Charbon de terre , obfervée dans fa marche & fa progreflion , fait connoître la ftruc-ture de ce foflile. 539*
- Ima. JVcedret. Su. Vent. Air. Vapeur, exhalaifon de Mines. Voyez Air.
- Immunités, ou exemptions privilèges accordés par les Rois, à ceux qui s’occupent des travaux de Mines précieufes & métalliques : le premier Edit eft celui de Charles VI > du 30 Mai 1413 , ratifié par Lettres du mois de Février 1483 : les Lettres de Henry, du 10 Octobre 15*5*2, en faveur du fieur Robervaî, en reftraignant au nombre de vingt Affociés & Ouvriers * fujets du Roi, outre les Etrangers, la jouiffance de ces immunités , les fpécifient dans le plus grand détail : 6a Majefté entend que ces Ouvriers foient quittes 8c affranchis, leurs perfonnes & leurs biens , de toutes Tailles, Taillons, Grèves, Gabelles , Charges 8c Aydes de Ville, Châteaux, Fortereffes , Entrées & Sorties, Guets, Portes, Ports, Péages, Paflages, Paffeports, 4*, 6e, 8e, 10e, 20e, tant des une» que des*autres, vivres & chofes néceflaires pour eux, & aufli de Garnifons, Logis , & contributions de gens de guerre, & de toute fervitude & fervice de guerre, généralement de toutes impoli fions & fubfides quelconques, mifes ou à mettre , & pour quelque occafion que ce foit, en tous pays pofledés , ou à poffeder par le Roi , tant deçà que delà les monts, fans que ledit fieur Robervaî & fes Affociés ou Employés foient aucunement 8c puiffent être contraints au contraire en quelque maniéré que ce foit. Afin de donner au fieur Ro-berval plus de facilité de trouver le nombre d’Ouvriers qui lui fera néceffaire pour le travail des Mines dans toute l’étendue qu’il le jugera, outre les journées au prix courant, qu’il eft ordonné leur être payées ; il eft déclaré que tous ceux qui travailleront effeCfivement auxdites Mines jouiront, fous mêmes réferves , des même» privilèges dont ont toujours joui & jouiffent actuellement les Ouvriers travaillant aux Monnoies; favoir, d’exemptions de Tailles, de ColleCte , Tutelle, Curatelle, de Logement de guerre, de Subventions , & généralement de toute autre charge publique , même de Milice.
- Impaftation , ou apprêt du Charbon de terre avec des Argilles. Différentes proportions de terres ar-gilleufes obfervées en plufieurs Pays, fuivant la nature des Charbons. 1283. Dans cette préparation pour les Houilles graffes de Liege, la quantité d’un cinquième de terre glaife eft réputée trop forte & les gâte. Il n’en faut tout au plus qu’un vingtième , 8c même encore moins , fi le
- Charbon
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- DES M A
- Charbon eft très-gras ; en tout, il n’en faut que ce qu il eft nécelfaire pour maintenir le Charbon en hochet. Si le Charbon eft une clutte^ ou Charbon maigre , il faut moitié de terre glal^fe , lorfque c eft pour brûler les hochets à feu découvert ; il n’en faut qu’un quart , lorfque c’eft pour brûler dans les poêles. Voyez Attelier de fabrication.
- Importation du Charbon de Moulins. y 81
- Importions. Tailles : Parles Lettres du Roi Henry du IO Oéiobre i$$2 , il eft défendu expref-fément à tous les Elus ou autres qu’il appartiendra, de furcharget de tailles & impofitions quelconques les Villes êc Villages prochains des lieux où l’on befogne aux Mines , pour l’augmentation qui leur pourroit avenir à caufes des Mines & du trafic qui fe fera , & pour-ce auffi que les Bâtiments , Forges, Fontes, Affineries , Moulins , Charbon pour fondre & affiner , & autres diverfes chofes néceftairesv à l’entretenement des Mines. Voyez Immunités.
- Impugner la mefure. Le. Contefter l’exa&itude du Dépendement.
- Impulfîon. Mouvement de vibration ifochrone Imprimé par la pefanteûr de l’air dans le pifton, & fucceffivement dans le balancier de la machine à vapeurs. 1080, 1081. La machine qui épuife les eaux de la Mine de Montrelay donne par minute neuf coups de pifton, dont la levée n’eft que de cinq pieds , quoique le mouvement du pifton dans le cylindre foit de fij£ pieds, parce que le bras extérieur du balancier eft plus petit que le bras intérieur. La plus forte machine qui agit par il o répétitions de pompes , dont le diamètre eft de 8^pouces , donne communément par minute S coups de pifton & demi, dont la levée eft de fix pieds, ce qui produit par jour 2894.0 pieds cubes d’eau, en y apportant néanmoins une diminution relative à la marche de la machine qui ne peut jamais être continue. Voyez Flotteur. "Plongeur.
- Impur. ( Charbon de terre ) G. Reiffe Stein Kohlen.
- Incapacité des Propriétaires des Mines, pour faire valoir les Mines , à raifon de manque de faculté ou de connoiflances, envifagée par les Réglement de 1744, comme obftacle à l’entreprife & au fuccès des travaux fouterrains. 612. Devenue la bafe des concédions. 620.
- Incidence. ( Point d’) Optique : eft le point où l’on fuppofe que tombe un rayon de lumière fur un verre , ou fur un miroir. Axe d'incidence. Ligne qui tombe perpendiculairement fur une furface.
- Inclinaifon. Les Mathématiciens font très-fou-vent ufage de ce mot qui lignifie l’approximation ou la tendance de deux lignes , l’une vers l’autre, de maniéré quelles falfent un angle. Voy.Rayon. Inclinaifon, En Gnomonique pour les méridiens, eft l’angle que fait avec le méridien la ligne horaire du globe, qui eft perpendiculaire au plan du Cadran } lorfqu il s’agit de l’inclinaifon d’un plan fur lequel on veut tracer un Cadran , alors on définit ce terme, l’arc d’un cercle vertical compris entre ce plan & celui de l’horifon auxquels il eft perpendiculaire.
- Inclinaifon de Vaiguille aimantée. Voyez Aiguille.
- Inclinaifon des Veines de Charbon , en général dans le pays de Liège. 62. Nous ajouterons ici , en maniéré de réfumé , ce qu’en dit M. Jars. Mém. 114 de fes Voyages Métallurgiques. Lorquil n’y a point de faille dans le terrein d’une Mine , toute çouche de Charbon qui paroît à la furface de la
- Charbon de Terre. II. Part.
- T 1 EffR ES. 1437
- terre , au Midi, s’enfoncé du coté du Nord. & va jufqu’à une certaine profondeur j en formant un plan incliné , elle devient enfuite prefqu’horifon* taie pendant une certaine diftance pour remontet ducoté du Nord , par un fécond plan incliné juL qu a la furface de la terre , & cela dans un éloignement de fon autre fortie , proportionné à fort inclinaifon & à fa profondeur.
- Le meme Académicien a vérifié cette obfervatiort près de S. Gilles , à trois quarts de lieue au Couchant de la ville de Liege; il y a plus , la première couche, qui eft près du jour , forme une infinité de plans inclinés qui viennent fe réunir au même centre , de forte qu’on peut voir tout autour les endroits où elle vient fortir à la furface de la terre z les couches inférieures fuivent cette même marche ; mais, par rapporta l’étendue quelles prennent en plongeant , on n’apperçoit que deux plans inclinés qui font très-fenfibîes : par exemple , en vifitant les Mines duVerbois qui font un peu plus au Nord-Oueft de Liege que celles de S. Gilles „ M. Jars a obfervé que les couches dirigées de l’Eft à l’Oueft font inclinées du côté du Midi, tandis que les couches exploitées à S. Gilles, qui ont lamêmediredion , s’inclinent du côté du Nord ; l’expérience a prouvé à tous les Houilleurs de Liege, que dans l’un & l’autre endroit on exploi-toit les mêmes couches, formant , comme il vient d’être dit , deux plans inclinés ; mais il remarque qu’entre S. Gilles & le Verbois, il y a un vallon qui a la même diredion que les couches , & même inclinaifon de chaque côté.
- Néanmoins l’obfervation des deux plans inclinés , qui eft vraie pour les endroits dont il vient d’être parlé , ne peut être faite par-tout ; à une des portes de la Ville, par exemple, au Nord de la Meufe, on exploite les mêmes couches , mais inférieures ; elles prennent leur inclinaifon du côté du Midi , fous la Ville , en fe rapprochant de la riviere , d’où l’on peut conclure qu’il eft très-douteux que dans cet endroit elles fe relevent pour fortir au jour : cela n’eft pas même probable , mais plutôt de l’autre côté de la Meufe, ce qui paroît très-vraifemblable.
- Inclinaifon des Veines de Charbon du Lyonnais. 703. Du Forez. 783. D’Anjou. 747*
- Maniéré dont les Ouvriers de Mines jugent & défignent, par les heures 3 l’inclinaifon des Veines* Voyez Veines du matin ou du Levant. Veines du foir ou du Couchant.
- On doit avoir toujours prêtent à l’idée que les couches marchent dans la même inclinaifon , que les montagnes dans lefquelles elle fe trouvent; qu’elles fe relfentent dans cette marche des vallons qui font entre les collines & monticules, félon les variations qu’elles éprouvent : on dit que la couche qui a trop d’incîinaifon fait chaudière j lorfqu’elle fe releve trop, on dit quelle fait boffe : on nomme Inclinaifon de la Couche leur terminaifon à la fuper-ficie, comme celle des veines & filons.
- M. de Genffane, dans fa Géomérrie fouter-raine, donne , N°. XVIII, la folution de ce Pro-» blême. ConnoiJJant la direction & l inclinaifon d'un filon au fommet, ou dans un endroit queL conque d'une montagne, déterminer Vendroit au pied de cette montagne où le filon doit paffer.
- Incliné [ Filon ] ou précipité. Sax. Scheweheute gang. [Plan*]. Voyez Plan incliné*
- Indemnités accordées par les Lettres-Patentes de Henri, du 10 Oâobre 1 772, & par toutes les Ordonnances de nos Rois, aux Propriétaires des
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- t^rr^s ou font fituees les Mmes# j*
- Index Magneticus. Aiguille aimantée.
- Indices de Mines ; ne peuvent être regardés former des loix générales ; il exifte feulement dans chaque pays, des obfervations d’expérience d’après la nature des Rocs qui y font connus, dont on peut tirer des préfomptions fur la nobleffe ou la ftérilité de la veine , félon l’efpece de roc quelle aura pour chevet ou pour couverture , mais c eft toujours félon les pays, comme l’obferve M.Delins.
- Indice du Charbon de terre. 741. Eau. 1118. A tout ce que nous avons fait obferver fur cet objet en différents endroits de notre Ouvrage, on peut ajouter ici ce'que M. de Genffane prétend, d’après fes principes. Dans le voifinage des Charbons de terre on doit néceffairement , félon cet Auteur , trouver des terres noirâtres, alumineu-fes , des Veines de terre blanchâtre, grenue & mouchetée de points noirs, fur-tout des terres de couleur fauve. Difc. prélimin. p. 33. de VHifi. Nat, du Languedoc. Voy. InfpcBion.
- Indice du paroi. G. Wegueifer. An. Wife. Garde, Lyon. 311.
- Indices, G. Griefchieb.
- Inférieure, ( Veine ) Veine deffous la main, au-def-fous du niveau du xhorre, Veine fubmergée, non xhorrée. 289. Inférieures. ( Vuides ) Paxhijfes. 275*.
- Infidélité dans la qualité, ou quantité du Charbon vendu. Police de vente à Paris. 678.
- Inflammation des bitumes augmentée par l’eau , rapprochée de ce que l’on obferve fur les Charbons de terre que les Ouvriers de Forge ont coutume d’arrofer d’eau. 1161. Voyez Braifes. Voyez Èmbrafement fouterrain.
- Ingénieur de Mines. Ses études. 740 , 723. Sa Biblotheque. Livres dont elle peut être compofée.
- Ingeftores. Agric. chargeurs.
- InjeBion. Introduction de l’eau, par expiration ou foulement, dans les machines à vapeur. ( Robinets d’) C Soupape d’) ou foupape reniflante. Voyez Robinet. Voy. Soupape.
- InfpeBeur, Maître, DireBeur des Mines. G. Berg Meifter. Commiilion établie en 1727,1e 6 Avril, par Arrêt du Confeil, en faveur du fleur François Morel, dans les Mines des Pyrénées, exploitées par le fleur Galabin & Compagnie. La fonction de cet Infpe&èur confiftoit à tenir Re-giftre-journal, dûment coté & paraphé, de l’exploitation de toutes les matières qui fe tireroient def-dites Mines , en diftinguant celles qui tiendront fuflifamment pour fervir à faire des efpeces de Billon , ou qui feront du moins aflez riches pour mériter d’être affinées. Comme auffi de la conver-fion qui fera faite defdites matières en flaons, & de l’envoi de ces flaons dans les Monnoies, avec tous les regiftres particuliers qui feront néceffaires pour faciliter la connoiffance du produit defdites Mines & de l’emploi des matières. Il fut mis en poffeflion par l’Intendant de la Généralité d’Auch; les appointements étoient payés par le Directeur de la Monnoie de Pau.
- InfpeBeurs , Vifiteurs Contrôleurs généraux de la Police, en ce qui concerne la vente du Charbon de terre dans Paris : les Jurés-Porteurs & Mefu-reurs de Charbon jouiffoient de ces qualités de fonctions. 66y. Voyez Mefureurs.
- InfpeBeurs pour le débarquement & Varrangement des bateaux , police des Ports à Paris. Officiers commis par la Ville pour le fervice. 65 6. InfpeBeurs au déchirage des bateaux fur la Seine à Paris. £>38.
- InfpeBion ou examen de la fuperfiûe du terrein ,
- pour en tirer des préfomptions fur la préfence du Charbon de terre. Voyez Superficie. Infpetlion des ouvrages fouterrains. Voyez Experts.
- Infirmants propres à mefurer le temps } G à marquer les heures. 764.
- Infiruments Météorologiques , ou propres à déterminer les différents changements qui arrivent à l’air, confidéré comme corps à reffort, ou comme pefant , & fes différents degrés de température. 937. Ces différents inftruments , comme Baromètres & Thermomètres , ont tous un défaut effentiel & inévitable ; le verre eft fujet aux variations du chaud & du froid ; il fe dilate & f® condenfe différemment à proportion de fon épaif-feur, ce qui trouble la marche naturelle de l’ef-prit-de-vin ou du mercure. De plus * on doit obferver que les degrés égaux d’un même Thermomètre indiquent des dilatations égales de la liqueur; mais on ne doit pas affirmer qu’ils indiquent des degrés égaux de chaleur ; car il peut fe faire que la chaleur en augmentant ne fuive pas exactement le même rapport que la liqueur en fe dilatant. Il eft très-poffibîe qu’à mefure que la chaleur croît également, elle trouve plus ou moins de difficulté à dilater la même liqueur. Tout ce qu’on peut donc conclure, lorfqu’on voit monter la liqueur dans un Thermomètre, c’eft que la chaleur augmente, mais non précifément fuivant quelle loi. Voyez Baromètres. Thermomètres.
- Infiruments de Gémnètrie Jouterraine , ou qui font en ufage dans la pratique de Vexploitation. 2.12. 732. Leur utilité pour éviter ou abréger les calculs par lefquels on peut parvenir à la folution de queftions & problèmes relatifs à l’exploitation. 733. Appareil Mathématique des Mineurs. Idem. 783. Infiniment univerfel. Cofmo-labe, Pantocofme. Voy. Cofmolabe. M. Saverien,1 pour les inftruments propres des Mineurs , renvoie au Dictionnaire de la Nature , de l’Art, & des Mines.
- Intendance 6r direBion de Vapprovifionnement de Paris en Charbon de terre , & autres marchandifes confiée au bureau de l’Hôtel de Ville. 642.
- Intendant de Mine. An. Over Mann. Over Seer Sureyor. Survey. View. 35)3. C. Berghanptmann. Intendance des Mines. G. Berghanptmann-fchaft,
- Intendants de Province. Dans les premières Ordonnances fur le fait des Mines , comme celle de Henry , du 10 OCt. 1332 , de Charles en 1363 , la connoiffance des oppofitions & appellations fur le contenu auxdites Lettres, étoit réfervée au Roi & à fon Confeil privé, avec défenfes à toutes Cours , JurifdiCtions, tant fouveraines, préfidiales, qu’autres , à tous Jufticiers , tant Eccléfiaftiques que Laïcs, d’en connoître. Par l’Edit du Roi, en forme de Lettres-Patentes, pour l’ouverture des Mines d’or & d’argent, découvertes fur les terres du Vigean & de l’Ifle-Jourdain en Poitou , donné à Verfailles au mois de Juillet 1703*, il eft ordonné que toutes les conteftations nées & à naître fur le fait des Mines , tant entre les Ouvriers & Commis, que les Propriétaires des héritages , foient portées en première inftance par-devant les Intendants de la Province de Poitou, & jugées par lui, auquel eft attribué la connoiffance privativement & à l’exclufion de tous autres Juges, pour l’ordonnance de l’Intendant être exécutée nonobftant oppofitions ou appellations quelconques , fauf l’appel directement au Confeil. Par un Arrêt du Confeil intervenu le 13 Janvier 1741? après le rembourfement de l’Office de Grand-Maître, les
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- DES MA
- Intendants de Province ou de la Généralité dans laquelle il fe trouvoit des Mines, étoient commis pour raffembler un expofé général de ces différentes entreprifes, ainfi que de tout ce qui y avoit rapport , & envoyer au Confeil leur avis fur l’état de ces entreprifes, & être ftatué d’après le rapport du Contrôleur général des Finances. 611. Voyez Juftice CommiJJion. Voyez Cour des Monnoies.
- Intérejfé , AJfocié dans les Mines. G. BergenofF.
- S15.,En Allemagne on afligne à chaque Intéreffé une étendue de terrein de 100 Verges de longueur & de yo en largeur. Voyez AJfocié. Actionnaire*
- Intérêt de Mine , dans le pays de Liege, eft réputé bien-meuble. . 380,
- En faveur des perfonnes qui feroient dans le cas de s’intéreffer dans ces fortes d’affaires, nous croyons utile de placer ici un modèle d’adion, dans une exploitation de Mine en France , précédé d’une formule & des conditions à affeoir entre les Affociés.
- CoNDlTiONS SDV S LESQUELLES LES SlEURS , ; propofent de faire ouvertures nouvelles, continuer & rétablir des travaux dans les endroits où il y a des Mines de .... .
- Qui fe peuvent trouver dans les montagnes de ........
- Jufqu’aux confins de.......
- Ou finiffent les limites de Nicolas . : , ;
- Sieur de........
- Modelé de lA ct ion,
- Action de Travaux de Mines de ...
- 11000 livres. Dans ies montagnes de . . .
- Jufqu’aux confins de ... .
- 011 finiffent les limites de . .
- Et de tout ce qui eft expliqué dans la conceffion [qui en a été faite pour . . . années , à commencer du jour de fa date , par S. A. S. Monfeigneur le Duc de Bourbon, Grand-Maître des Mines & Minières de France, le . . du pré-fent mois de . . ., & au . . .
- Contresigné par ... . . , Secrétaire de
- Tes commandements , & aux charges , claufes & conditions d’icelles. Du. . . . jour de ... . mil fept............. '
- Nous foufiignés Donataires defdites Mines, reton noiffons avoir reçu du Porteur des préfentes, la fomme de mille livres , pour laquelle il aura intérêt dans le quart du produit des travaux, conformément aux claufes & conditions de ladite conceffion, fans courir par lui aucuns rifques d’autre perte que de ladite fomme de mille livres préfentement payée , ni pouvoir en aucun cas être obligé de faire un plus grand fond pour raifon de la préfente a&ion , qui fera employée fuivant fon Numéro dans les Etats de répartitions qui feront faits tous les fix mois, fur lefquels Etats les payements fe feront aux A&ionnaires par le Tréforier générai des Mines, mais au Porteur des aéfions fans aucun récépiffé de leur part, feulement en préfence du Contrôleur général defdites Mines, qui fera mention fur l’adion qui fera préfentée, & fur le regiftre du Tréforier & du Contrôleur , du jour du payement , & de la fomme payée pour la décharge du Tréforier.
- Enregiftré au Con- Enregiftré au Regif-trôle général defdites tre des Actionnaires ,
- TI ERES. MSP
- Mines , foL , par fol. I p^r ù10* Tre-moi fouffigné Contrô- forier général defdites leur général , les jour Mines , les jour & art & an que deffus. que deffus.
- Nous, Grand-Maître , Surintendant & Générai Réformateur des Mines, Minières & fubftances terrefi très de France, permettons auxdits Sieurs 8c de travailler aux Mines fpéeî-
- fiées ci-deffus, aux conditions y portées. A
- ce du mois de mil {êpc
- cent
- Louis-Henry de Bourbon.
- Collationné fur un des originaux remis au Greffe par moi, fouffigné, Secrétaire des commandements de mondit Seigneur, & Greffier defdites Mines & Minières de France.
- Interruptions, Difcontinuités des Veines dans leur marche, de différentes efpeces. 309. Comportent des pratiques 8c des méthodes d’exploitation relatives aux différents dérangements produits dans Veine. 305), 310, &fuiv. Interruption desBures. 340 Interruption du travail des Machines à vapeur. Parmi les caufes nombreufes de cette interruption, la plus fréquente vient, comme il a été dit, de ce qu’il faut de temps en temps renouveller les pif-tons des pompes ; la vigilance des Ouvriers attachés au fervice des Machines peut prévenir en partie ces inconvénients, qui d’ailleurs ne produisent communément qu’un retard d’une heure fur 24.< D’autres accidents, tels que les ruptures des chaînes , font perdre plus de temps , mais ils font fort rares : enfin les plus grandes caufes d’interruption viennent des réparations qu’il faut faire de temps en temps aux chaudières ; on remarque que ces réparations font d’autant plus fréquentes qu’on a moins de foin de nétoyer les chaudières.
- Intervenium. Séparateur, Diaphragme dans leâ Mines en maffe. Voyez Séparateur»
- Introduction de l’Ouvrage , page 1. Introduction à la pratique de l’Art d’exploiter les Mines, ou revue générale du globe extérieur. 744*
- Inventaire. Defcription , état & dénombrement porté fur un regiftre des agrêts qui compofent l’équipage d’un attelier de Mine. 839.
- Iron oar. Kidney oar. An. Mine en Roignons, tête vitrée. Minerai de fer qui eft une efpece d’hématite reffemblante à ce que les Allemands nomment Glajf-Kopft. _ _ 1203.
- Iron Stone. An. Autre Minerai de fer, 1202 j qui fe fond au feu de Charbon de terre dans des hauts fourneaux, aux Forges de Carron en Ecoffe.
- i2oy.
- lfocelle, (Triangle) qui a deux côtés égaux, formant un arc de Cercle.
- Ifochrone > (Mouvement) qui fe fait en temps égaux. 1080*
- j
- J A B le. Partie des douves d’un tonneau qui excede les fonds des deux côtés, & qui forme en quelque façon la circonférence extérieure de chacune de fes extrémités. Le Jable fe prend depuis l’entaille ou rainure dans laquelle font enfoncées^ 8c affujetties les douves du fond de la futaille, jufqu au bout des douves de longueur. Cette meme entaille ou rainure où on fait entrer les fonds , fe nomme auffi quelquefois le Jable, Voy. Jaugeage.
- Jacens. ( Venu ),
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- TABLE
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- Jacens (Pars) Veux. Cauda.
- Jallons , Jallans. Perches, Piquets. L'EStipeaux. Bâtons droits , pointus par un bout pour être fichés en terre par cette extrémité , pour fervir de fignaux dans le nivellement , & à différents ufagesdans plufieurs opérations de Mines* 805.
- Jambes. Traquets. Taquets. Triquets. Chevalets. Supports du Bouriquet, coubles , manivelles. 236-,
- Jambes de Poëte Jambes du treuil. Montants. 371.
- Jante qui accompagne le balancier dans la machine à vapeur, 1 op 1 , qui fait agir le régulateur. Idem. Autres Jantes. 1098. Jantes cannelées. Ibid.
- Jars ( M. ) de l’Académie Royale des Sciences de Paris , de celle de Londres , pour l’encouragement des Arts, & Affocié de l’Académie des Sciences , Belles Lettres & Arts de Lyon , Auteur des Voyages Métallurgiques qui renferment plufieurs Mémoires fur les Mines de Charbon de terre de Liege & d’autres pays.
- Jas. Bouillon de Charbon dans les Mines du Forez. *
- Jayet. Bitume concret, nullement différent d’un Charbon de terre bien pur, tel que le Cannel coal. Jayet, (Bois fojjile converti en) & que l’on peut appeller Charbon de bois fojjile jayeté. 606.
- Jaugeage. Art de déterminer la quantité de fluides, ou d’autres matières que peuvent contenir des VaifTeaux.
- Pour jauger les tonneaux , il faut d’abord ap» puyer un des bouts du bâton de jauge fur le jable du tonneau ou futaille que l’on veut jauger, fai-fant attention , cependant , que quand le jable d’une piece eft plus court qu’il ne doit l’être , cette diminution du jable donne nécefTairement un excédent de jauge ; cette façon de jauger appartient au Tonnelier.
- Jaugeage des Paijfeaux de mer ; très-difficile à caufe de la grande irrégularité des courbes , & du grand nombre des différentes courbes qui entrent dans la furface d’un même VaifTeau, & qui pro-duifent fa capacité. 634» 721.
- Jettée enjettée. ( Creufer de) An. C’eft-à-dire de la hauteur à laquelle un homme peut jetter avec une pelle.
- Jetter l’eau derrière foi. Su.
- Jeu. ( Bouteu) Voyez Bouteu-jeu.
- Jeu. (Long) Le. Trou de Tarré entier. 217, 27r. (Court) Demi-trou de Tarré. Ibid.
- Jeu du Dixième. Commerce. 63 3.
- Jod. ( Commerce en Angleterre ). Quart du quintal , autrement 27 livres d’Avoir du poids. Voyez Poids. „ •
- Joint de Charbon de terre. An. Seam. 582.
- Joker. G. Contignationes. Apetages.
- Jonction. Réunion. AfTemblage de beaucoup de veines & de filons qui fe joignent enfemble, très-différent de Y amas, qui, félon la remarque de M. De'lius, peut bien être formé de cette maniéré, mais rarement.
- Jord Bore. Su. Tarriere. Voy. Tarré.
- Jour. ( Trairejfes au) Le. 210. (Puits de) Bure â tirer. Bure d’extradion, Bure de chargeage. Grand Bure. Maître Bure. 24.3. Ouvrages pourfvivis de jour à jour. Le. c’eft-à-dire, fans interruption. Re-faiver au jour. Le. Faire la mefure hors des ouvrages fouterrains. 332. Jour. ( Verfement au ) Le. 25)7. Jour. (Thier au) Le. 300.
- Journal économique. Ouvrage périodique commencé en 175*1 renferme plufieurs morceaux détachés fur les Mines de Charbon de terre , cités pu employés dans le courant de cette defcription.
- Journal £exploitation , (Modèle de) en faveur des perfonnes qui veulent conduire de ces fortes de travaux. 839.
- Journaliers & Ouvriers de Mines. Voy. Ouvriers.
- Journaliers employés aux manœuvres d’un grand attelier de fabrication de hochets ou de Charbon de terre en pelottes. ' I33ï*
- Journées des Ouvriers. Voyez Ouvriers.
- Joxhlé, Dans le Limbourg lignifie bafché avec des bois quarrés mis en poutres , en montants. 370. Voyez Pojfeley. Faujfe joxhlé. Ibid.
- Juë( Bouteux ). Dans les Mines de Dalem. 3 6p.
- Judex Metallicus. G. Berg richter. Juge pour les affaires de Mines.
- Juge Confervateur. Qualification du Bailli qui exerce fur le Canal de Briare le droit de Juridiction attribuée aux Seigneurs du Canal. 640.
- Juges Confervateurs de la provifion de la Capitale fur le Canal de Briare. 642.
- Juge & CommiJJ'aire. JurifdiSiion de Police. Voyez JurifdiStion de Police.
- Jumelles. Dans les Arts méchaniques fignifie deux pièces femblables , & femblablement pofées. Jumelles de fer. S’ax. Wangeneifen.
- Juratus Aêtuarius. Juratus Metallicus. G. Berg Schreiber.
- Juratus partium Venditor. G.
- Jurés du Canton.
- Jurés ( Le Prévôt & ) de la Confrairie des Marchands à Paris. 6-q.f.
- Jurés du Charbonnage ( â Liege ) , qui exercent la jurifdiéèion du Charbon : on n’a rien de certain fur fon inftitution , qui, félon toute apparence, remonte à l’époque de la découverte de ce foflile dans le pays de Liege ; on voit feulement , par l’Edit de l’Empereur Maximilien , dont les motifs ont été expliqués , p. 3 16 , & qui eft imprimé tout au long dans Louvreix, Part. II, Chap. XIII, N°, 34, que les appellations des Sentences rendues en ce fiege fe portent au Tribunal des Eche-vins, des Jugements defquels on appelle au Con-feil ordinaire , à qui l’Edit attribue un pouvoir fouverain fur cette matière , & que l’Empereur, pour favorifer le Commerce du Charbon , ordonna qu’on ne pourroit dans la fuite fe pourvoir à la Chambre Impériale contre les dédiions du Confeil, quand même la valeur des chofes con-teftées excéderôit les fommes pour lefquelles il eft permis en d’autres matières d’inter jetter appel des Jugements du Confeil.
- Cet Edit a été confirmé par celui de Charles VI, du 27 Juin 1721 , enregiftré à la Chambre de Weztlar, le 17 Mars 1728.
- Les Voir-Jurés, compofant ladite Cour , font tenus de fe rendre tous les quinze jours fur les Mines dépendantes des Areines franches, pour examiner les ouvrages, ils y font defcendre, en conféquence, deux Membres de leur Corps, lesquels font enfuite leur rapport qui eft enregîftr é, afin que dans des temps poftérieurs on fâche à quelles couches ou veines les Maîtres des fofïes ont travaillé, & quelle a été l’étendue de leurs ouvrages.
- Lorfque ces Députés reconnoiffent que les ouvrages peuvent porter préjudice à l’une ou l’autre des Areines franches , qui font affranchies & mifes en garde-loi, la Cour fait défenfes de tra« vailler plus avant , fur-tout fi les extrémités des ouvrages font à portée de quelques Areines bâtardes pouffées au voifinage, comme, par exemple, celle de GerfonJFontaine, qui domine du côté
- z' de
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- DES MATIERES.
- lîc S. Laurent , S. Gilles, S. Nicolas , 8c aux environs, a portée de l’Areine franche de la Cité, de même que celle de Brandfire 8c celles appelles Broâeux, qui font également bâtardes, 8c qui confinent avec celle de Richon-Fontaine, qui eft franche > & domine dans le quartier de Sainte-"Walburge. Voyez Cour des Voirs-Jurés.
- Jurifdiclion du Grand-Maître , Surintendant 6r Réformateur général, 6io. Dans les Lettres-patentes de François II, de l’année i yô'o , il eft fait mention d’une Jurifdi&ion établie pour ce qui concerne les Mines, V. Grand-Maître. V. Jujîice.
- JurifdicHon du Canal de Briare , de deux ef-peces ; celle des Seigneurs du Canal, comme Ad-miniftrateurs, 8c celle du Bureau de l’Hôtel-de-Ville de Paris. 638, 648. Droits furie Canal de Briare. 640.
- Jurifdiclion du Bureau de VHôtel-de-Ville de Paris fur le Canal de Briare 638, 642. Sur le Canal de Loing. Sur les Ports de Paris. 643.
- Jurifprudence des Mines. Caraéferes effentiels qui lui conviennent. Remarques fur' celle qui eft établie au pays de Liege. 827 , 830. Jugement qu’en a porté M. Jars. 825?, 830,831. Voyez Loix & Procédures. Sources dans lefquelles on doit puifer un plan de Jurifprudence. 828. Sentiment de l’Auteur fur l’avantage qu’il y auroit d’intéreffer dans les affaires de mines une perfonne verfée dans la Jurifprudence, qui eût même exercé la profeflion d’Avocat. 827.
- Jus. ( Ajjiage ) Le,* Crevaffes ou ouvertures qui donnent jour à beaucoup d’eaux. 275*.
- Jus Cuniculi. Droit d’Areine. Jus Prœdriœ. Droit de Souveraineté.
- Juftice , tant civile que criminelle, ( Adminijlra-tion de ) fur le fait des Mines ; M. Delius, dans la quatrième Partie de fon Ouvrage , obferve très-bien que pour entretenir une bonne économie dans les Mines, il eft néceffaire d’y établir une Juftice civile 8c de Police ; punir rigoureufement les vols 8c les fraudes ; ne point tolérer la fainéan-tife , l’ivrognerie, 8c tous les vices qui portent préjudice à l’entreprife ; entretenir foigneufement la difcipline 8c la fubordination, le bon marché des vivres , fur-tout dans les endroit où le terrein eft pauvre 8c ftérile, afin de n’être pas forcés de haufter le falaire des Ouvriers.
- Dès l’an 1413 , le Roi Charles VI, par Lettres du mois de Mai, en faveur des Marchands , Maîtres faifant l’œuvre, & les Ouvriers occupés de l’ouverture 8c des travaux de Mines, avoit établi dans le Bailliage de Mâcon & Sénéchauffée de Lyon , un Juge pour connoître & déterminer , conformément aux ordonnances 8c inftru&ions baillées par les Maîtres des Monnoies de la Cour de Paris, tous cas mus ou à mouvoir, avec appel au Parlement, excepté cas de meurtre, rapine ou larcin.
- Parles Lettres du Roi Henry II, du 10 Octobre 15 72 , en amplification de Lettres précédentes , il eft donné au Sieur la Roque , Seigr^ur de Roberval , fes Commis 8c Députés en fon abfence 8c Officiers qu’il pourra commettre, puif-fance & autorité , de faire 8c adminiftrer toute Juftice, Jurifdiétion, tant en cas civil que criminel , quant au fait des Mines , & ce jufqu’à la Sentence définitive 8c exécution d’icelle , inclu-fïvement fur tous Ouvrants, Trafiquants , Négociants 8c Befoignants les Mines, ou dépendances d’icelles ; ce Tribunal étoit néanmoins tenu d’appeler à fes jugements, tant de lui, que de fes
- Charbon de Terre. II. Part.
- 1441
- Officiers 8c Commis, fix hommes de loi, Avocats ou Confeillers, 8c trois autres perfonnes eftimées les plus capables d’entre les Affociés. Ces jugements ne fouffroient de délai , que dans les cas de jugements à mort , ou portant la peine de queftion ; alors , s il y avoit appel, le jugement étoit fufpendu 8c porté au Siégé le plus prochain, foit des Cours fouveraines , foit des Juges ordinaires , avec lefquels un Tribunal de Confeillers établi par un Edit antérieur , cité immédiatement dans cet endroit , jugeoit en dernier ref-fort jufqu’à 200 livres , l’appel des jugements de mort 8c de torture , en fouveraineté 8c par Arrêt , fans qu’il fût permis enfuite à l’une ni à l’autre des parties d’en appeller: avec défenfe aux Cours fouveraines , Juges 8c Officiers quels qu’ils fuffent, 8c à eux d’en prendre con-noiffance, à peine de nullité de tout ce qui feroic fait par eux.
- En vertu de ces mêmes Lettres de les
- crimes de vol de Mines ou de faux'monnoyage , ou récelîement de Mines comme fruftrant les droits du Roi, tranfport de Mines, billom ou métaux hors du Royaume, fans congé 8c connoif-fance du Sieur de Roberval Tutoient jugés par lui, avec la liberté de les mettre entre les mains de la Juftice ordinaire des lieux où étoient les Mines, avec leurs charges 8c informations pour leur Procès.
- En conféquence de ce pouvoir, l’Edit donnoit au Sieur Roberval , à fes Commis 8c Députés le pouvoir d’avoir des prifons dans les endroits qui leur fembleroient les plus convenables, tant pour la fûreté de leur perfonne, que pour la confer-vation des métaux, minéraux 8c autres uftenfiles ; 8c d’avoir armes offenfîves 8c défenfives, permiffion de les porter 8c les faire porter par les Ouvriers de ces Mines , ainfi qu’à fes principaux Commis ou Députés & leurs Domeftiques, qui feroient dans le cas de fe transférer dans le Royaume.
- Pour cet effet 8c autres Ordonnances concernant la Juftice , Police 8c l’ordre convenables , l’Edit approuve 8c authentique le feing & le fcel du Sieur Roberval, voulant que foi y foit ajoutée en fa partie , comme au feing 8c fcel des Officiers de Sa Majefté ; défend de plus àtoutTabel-lion & Notaire de palier aucun Contrat pour le fait des Mines 8c ce qui en dépend, fans que ledit Sieur Roberval ou fes Députés 8c Commis enflent fïgné à la minute.
- Enfin , par ce même Edit le Sieur Roberval avoit pouvoir d’établir des Officiers de Police, & de faire des Statuts 8c Ordonnances de Police à vidimer par le Confeil privé du Roi.
- Par un Arrêt du 14 Mai 1604 , il eft ordonné que dans les endroits où il y a des Mines, il y aura des Carcans , Eftrapades & marques _ de Juftice pour en impofer aux Ouvriers de M’nes , dans leurs querelles , dans leurs jeux, 8c pour les punir.
- Cette Juflice ou Commiffion fur le fait des Mines » a enfuite changé de forme. Par un Arrêt du Confeil du 12 Juillet 1723, toutes les conteftations en conféquence des repréfentations du Sieur Ga-labin 8c Compagnie chargés de l’ouverture des Mines dans les Pyrénées , Sa Majefté s’eft réfervé 8c à fon Confeil toutes les demandes 8c conteftations , Procès civils 8c criminels, furvenus & à furvenir pour l’exploitation defdites Mines , 8c l’exécution de l’Edit de 1722 dans letendue du reffort du Parlement de Pau ; & pour ce qui eft des circonftances , dépendances , renvoyé par
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- TABLE
- devant le Premier Préfident du Parlement de Pau, l’Intendant du Béarn, 8c plufieurs Confeillers audit Parlement , affidés du Procureur général, pour juger en dernier reiïort, en interdifant à toutes (es Cours & autres Juges cette connoiffance , à l’exception de ce qui concerne le fait de la Monnoye réfervé aux Juges à qui la connoiffance en appartient. Cet Edit autorife les CommifTaires à juger en nombre de trois * au moins dans les cas dabfence des autres, dans les Procès civils, 8c au nombre requis par l’Ordonnance dans les Procès criminels ; il leur eft encore permis de nommer pour faire les fondions de Procureur du Roi en ladite Com-miffion , telles perfonnes capables qu’ils aviferont bon être , au cas qu’il furvienne des affaires dans lefquelles la fondion d’une partie publique feroit néceffaire.
- En 17-8 , le 22 Juin , dans la vue d’accélérer le travail des Mines qui pourroit être retardé par les demandes , conteftations générales, particulières & perfonnelles fur le fait de la Compagnie des Mines du Royaume , Sa Majefté, par Lettres-patentes fur l’Arrêt ( datées du 11 Juillet), confirma ces difpofitions , en nommant pour leur exécution le Premier Préfident, l’Avocat général, plufieurs Confeillers du Parlement de Pau, & l’Intendant de cette Généralité , avec pouvoir de fubftituer d’autres Officiers du Parlement, de commettre un Procureur pour le Roi & un Greffier.
- Juflice du Canal de Briare. Voyez Canal.
- Jufliciers. Hauts 8c fonciers. L’Ordonnance du Roi Charles VI, du 30 Mai 1413 . portée par maniéré d’Edit, Statut, Loi & Ordonnance irrévocable , reftraint les droits & prétentions de ces Seigneurs , tant pour le droit du Dixième, déclaré appartenir au Roi feul, ôc être une prééminence de la Couronne 9 que pour les différents empêchements qu’ils s’efforceroient de donner aux entreprifes de Mines, leur enjoint de fournir aux Ouvriers , moyennant jufte & raifonnable prix, chemins fixés par deux Prud’hommes, voyes, entrées, iffiies par leurs terres, pays , bois, rivières , & autres chofes néceflàires. Voyez Seigneurs.
- K
- K
- albrecht. Su. Fer cafïant à froid.
- Kamm. ( Minéralogie. ) Roc très - dur qui fe trouve au-deffous, ou entremêlé d’un roc tendre.
- Rangs, Fourneaux , ou étuves Chinoifes. Kao-Kang, où l’on fe tient affis. Voyez Etuves.
- Kafta Watuet Bakom. Sig, Su. Jetter l’eau derrière foi.
- Kauchetays. Le. Kauchet. Morceaux de Houille de moyenne groffeur. 3 y6. Bouter le Kauchet 9 fignal de mutinerie parmi les Ouvriers Houilleurs
- Liégeois. 348.
- Kaukteufe. ( Veine ) Voyez Veine.
- Keables. An. Sceaux. 388.
- Keelman. An. Batelier.
- Kedria. Poix Minérale, Naphte. Afphalte. Partie graffe ou bitumineufe du Charbon de terre. Son rapport avec le Pétrole. 1121. Avec l’huile de Succin. Idem. Son ufage parmi les Anciens. Id. Voy. Poix minérale.
- Kerme dans les Mines d’Anjou. 5*62.
- Kihel. Sax. Piece du Feldgeftangen.
- Kieufer Grund. G. Petits filets de Mine qui fe croifent.
- Kïla. Su. Coin.
- lues
- de
- Klafter. G. Toife des Mines métalliq fix pieds cinq pouces1 de France. 782.
- Kehrrade. tVaJJer Goepel. Machine à eau , Machine à roue. 1110.
- Klavays. Le. 512.
- Klaye. Le. Clay. An. 376. Ses différentes fortes. 378, 380, 381, 385, 386. Klayeufe. (Terre) Ferme , dure , lâche, fablonneufe, peu fujette aux eaux. _ 872.
- Klufft.G. Filon, Fente remplie de minéraux, mais étroite , 8c n’ayant point une grande longueur ; on appelle auffi Kluffte , en Anglois Foeders, des Veinules ou petites Veines qui partent d’un tronc fort & nourri, s’étendant tantôt en diredion oblique, fe joignant tantôt à d’autres Veines ; ce qui fait qu’on les appelle Rameaux nourriciers.
- Klyfta. Su. Fentes. Voyez Fentes.
- Klyftige. FiJJilis , qui fe fépare par feuillets ou par écailles.
- Knaiv. G. MafTes de rochers qui fe rencontrent dans les filons des Mines , plus dures 8c plus fermes que ne le font les autres pierres 8c rocs de la montagne.
- Kneuj\. Sax. Mélange pierreux de quartz, de mica , de fable, d’ardoife , de plufieurs terres , de limon, de fiiex pétrifiés. Cette pierre compofe la plus grande partie des montagnes de la Saxe ; c’eft dans fon voifinage que l’on cherche les Veines métalliques.
- Knobbe. A Rammelfherg 9 Knobbens. Scories de la fonte des Mines d’argent 8c de plomb, obtenue au feu de tourbe 8c de charbon de bois.
- Knopjffiein. Pierre à boutons , parce que le plus communément on taille cette fubftance en forme de boutons : quelques Naturaliftes prétendent que le Knopffftein fe trouve dans plufieurs Mines de fer ; elle eft rangée par quelques-uns dans la clafTe des ardoifes , contenant beaucoup de particules ferrugineufes. 443. Voyez Charbon de terre ardoifé. En en jettant au feu , on reconnoît que c’eft un vrai Charbon de terre très-dur, fort approchant du jayet, du Kennel Coal, & de quelques Charbons d’Ecoffe , dont on fait des pommes de cannes , des falieres , des taffies , des tabatières, & différents uftenfiles de ménage que l’on prétend être faits au tour. 4,17, 18.
- Koirelle. Querelle. Gall. Grès. Le. Greit. yi , 138. Se rencontre conftamment dans toutes les Mines de Charbon. 749*
- Kol. Kulme. Efpece de Charbon de terre, 4, 445* » qui brûle avec une flamme plus vive que le Brand Skiffer, mais moins vive que le Charbon de pierre ; 8c au lieu de tomber en cendres , fe réduit en Slagg. 41p. Le Kulme fe trouve dans les Mines de Boffrup mêlé avec ce qu’on appelle les noirs : en quoi le Kol ou Kulme différé du Charbon de terre ordinaire. 44y.
- Kol. Fondant employé dans la fonte de plomb , erpece de Kulm. 1233. Préféré au Charbon ordinaire , & au flux noir dans la fonte de l'étain. 12137. Voy. Fondant.
- Kol Arbetare. Su. Ouvrier de Charbon.
- Kol Bet. Couche de Charbon.
- Kol. ( Fêta ) Su.'Charbon gras.
- Kol floens ut Strykand. Su.
- Kol Gruba. Su. Mine de Charbon.
- Kol ( Huggare ). Su. Coupeur de Charbon.
- Kol Klyfter. Su. Fentes de Charbon. 1
- Korg ( Kol ). Su. Mefure de Charbon pour les fourneaux en Suede.
- Korb fiange. Sax. Barre de manivelle.
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- DES MATIERES. 1443
- Krahays. Le. Braifes de Charbon de terre. 360, Voyez Efcarbilles. Coaks. Cinders. Grouettes. Recuits. Gref lions.
- Krein. Le. Crein. Renflement des parties du toit ou des veines mêmes. M. Jars le définit partie de rocher qui part du toit,& plus communément du mur, formant un renflement dans un alignement en angle droit à la dire&ion de la couche , & toujours en defcendant ; le Krein fe rapproche tellement du toit, que l’épaifleur du Carbon diminue au point de fe réduire à une trace noire qui fe continue feulement quelques pieds , pendant une ou deux toifes, & l’ayant traverfé, on retrouve le Charbon comme précédemment : ces Kreins , que M. Jars prétend fe trouver dans prefque toutes les Mines de Charbon , fe rencontrent communément , félon lui , en fuivant la direction de la couche toutes les quarante , cinquante ou foi-xante toifes. Souvent ils fe retrouvent dans les mêmes endroits au-deflus ou au-deflous , c’eft-à-dire „ dans les couches fupérieures & dans les couches inférieures.
- Dans les Mines d’Anjou, M. de Vogîie a ob« fervé aufli, qu’il n’y a point de veines fans creins ; que dans une veine parallèle au même endroit, on trouve le même crein , ou un pareil : on doit les percer pour continuer le travail.
- Kreugeft unde , dire&ion perpendiculaire du filon.
- Kreufchlage. G. Scories qui s’attachent aux parois du creufet.
- Kroujfe. Nœud de pierre fort dure qui traverfe ou comprime le filon ; on travaille tout autour de la roche jufqu’à ce qu’on retrouve le filon tel qu’il étoit auparavant j mais fi le filon fe trouve entièrement coupé, on change de diredion de maniéré qu’on ne puilfe plus former de gradin ; les Mineurs difent qu’ils ont donné dans un Cul-de-fac.
- Krumme Zapfen. Kurbel. Sax. Tourillon. 419.
- Kulm. Kolm. Charbon. Voyez Kol,
- Kunft Schacht culm. Puits à machine. Kunjî (Stan-gen ). Voyez Feld Gefiangen.
- Kurbe. Sax. Manivelle.
- Kurbel. Krumme. Zapfen. Sax. Manivelle pour machine à eaux, autrement dite Tourillon. Voyez Tourillon.
- Kurella, (M.) Auteur d’eflais & expériences Chymiques , imprimées en Allemand à Berlin, in-8°. 155*6 , parmi lefquels il fe trouve en particulier un Article compofé de 19 Serions fur le Charbon de terre confidéré dans fa formation , fa nature , fes principales propriétés & ufages, con-fideré enfin par la voie de l’analyfe Chymique.
- L
- Î jacha g f. des bateaux de Charbon de terre , dans les endroits ( de la riviere de Seine à Paris ) , où ils attendent leur tour pour defcendre. 6j. Police fur cet objet. îd. 672, 673.
- Lachaife. Lachy. Village du Bourbonnois , près la Mine de Charbon de Fims , où les premiers travaux de fouille ont été faits anciennement par des Liégeois. 5-78.
- Lachter.G. Brafle des Arpenteurs de Mines;
- 122, 782.
- Lacs , ( Mine des ) en Bafle-Auvergne, dépendante du Village de Sainte-Florine, 5*88 , ouverte en trois endroits. Voyez Puits. Qualité des Charbons que fon en tire, 5*92 , ou que l’on en
- tiroit. S92»S93%
- Lacuna. G. Eifen. Sumppjft. 2$l. Voyez JTaJJer Schacht.
- Lacufculus. Bajjin de décharge.
- Laders. An. Echelles.
- Laegige Gaenge. ('Tonn.) Laegiger Schacht. (Tonn.) G. Voyez Tonn. Laegig Gang. Voyez Tonn Laegiger Schacht.
- Laijfer , ou faire pajfer debout des bateaux de Charbon avec une permiflion du Bureau de Ville.
- 675*.
- Laitier. Efpece d’écume métallique durcie, ap-pellée dans' les forges ordinaires Mâchefer. Ses variétés. 1123. Indices à tirer de fa confiftance & de fa couleur dans les fontes métalliques. 1173. Voy. Zinc.
- Laiton ou Cuivre jaune. Alliage d’une certaine quantité de pierre calaminaire de cuivre de rofette, éc de vieux cuivre ou mitraille. Fabrique de laiton au feu de Charbon de terre. 1231. Pratique particulière employée à Baptift-Mills, près de Briftol en Angleterre, pour exalter la couleur du laiton. Id. Defcription du fourneau. Ibid.
- Lampes pour brûler de l’huile ou du fuif dans les Mines, ainfi qu’il fe pratique dans les Houil-lieres d’Auvergne. Dans lesfoffes de grand Athour, il fe fait une grande confommation de ces matières. On obferve que quand l’air d’une Mine eft trop fort, les chandelles fe confument trop vite, & que lorfqu’il eft modéré , elles brûlent irrégulièrement, & font fujettes à s’éteindre : elles valent mieux & font plus économiques que les lampes lorfque l’air eft calme, parce quelles ne font point dans le cas d’être renverfées & d’être entretenues. Voyez Chandelles. Voyez Huile.
- Lampe à feu. Fourneau ventilateur de M. Sutton. Voyez Fourneau ventilateur.
- Land Coal Metters. An. Metteurs a port.
- Langue de bœuf. Outil de la forme du fer d’un fponton renforcé par fon axe , furmonté d’un manche entièrement femblable & égal à celui de la tarriere, & deftiné à fendre les pierres fur lefquelles la tarriere ne peut mordre ; fa plus g»ande largeur doit excéder celle de la tarriere.
- Langue de ferpent. ( Fleuret ou Trépan en). Sonde de terre, ufitée dans les Mines de Montrelay.y42. Autre entrant dans la compofition de la tarriere Angloife, pour percer les rochers les plus durs.
- 885*.
- Languette. Mouche. Moxhe de Veine. Partie de la tarriere Liégoife pour fonder & parreulfer la Veine. 216.
- Lanterne , Meche ou Cuiller de la fonde Angloife. Su. Nafware. 887.
- Lanterne. ( Méchanique. ) Roue dans laquelle
- tourne une autre roue. 924.
- Lanterne. (Hydraul.) Piece à jour faite en lanterne, avec de fufeaux qui s’engrenent dans les dents d’une roue, afin de faire agir le pifton dans le corps de pompe. 1017. Voyez Pignons. \T, Roues dentées.
- Lapis terminalis. G. Lochflein.
- Largeur dé une Veine ou d’un filon. V. PuiJJance.
- Larmier. Ce terme , qui a différentes lignification en Maçonnerie, & qui eft une efpece de chenaç, fe donne à une piece^ du baritel a eau , ainfi qu’à une piece des roues a chute inferieure , dont on voit la defcription dans M. Delius.
- Larvatum (lithantrax ). Voyez Lithantrax.
- Laft. Lafte. Letch. Letcht. Laftre. Dans quelques pays du Nord eft un terme général qui fe prend
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- pour la charge entière d’un Vaiiïeau. Lafl lignifie quelquefois un poids ou une mefure particulière , mais qui change eu égard aux lieux , & eu égard à la différence des marchandées ; fou vent il eft pris pour le poids de deux tonneaux. Les Hollandois mefurent ordinairement la charge de leurs Vaiffeaux par Laftes. On dit un Vaiffeau de iyo Laftes, c’eft-à-dire , de 300 tonneaux; il faut 10,50, quartieres pour faire le lafte* 423.
- Latérales. ( Ven.ee)
- Latéraux. ( Conduits, ou pafTages )
- Latior fiu principalis Vena. Veine principale, maî-trefîe Tige.
- Latitude. En Géographie. Importante à connoître pour déterminer l’horifon d’un lieu , &c. 75*9. Degrés de latitude. Ibid. Latitude d9un lieu , ou élévation du pôle fur l’horifon de ce lieu. 760. Latitude méridionale , feptentrionale. Id.
- Latter , coulanter. Charpenterie d’une folle ou d’un puits de Mine. 5 59*
- Laujftarn. Cfiium, Traîneau monté fur roues.
- Lave. Scorification ferrugineufe , ou efpece de feorie des Volcans.
- Lavege. Ardoife écailleufe de Suiffe.
- Laufe. Charpenterie dans les Mines de Dalem.
- 37°.
- Lay en Beaujolois. M. de la Tourette , Coref-pondant de l’Académie des Sciences , allure qu’il rfy a point de Charbon de terre dans cet endroit.
- ï243.
- Laye. Moye. Soyf. Joint naturel qui fe trouve dans les bancs de Charbon. 372. Faujfe Laye, Id. Laye pouilleuse. Ibid. Laye du bas de la Veine , ou pied de la Veine. 206. Voyez Bolis. Voyez Del Pec. Voyez Haavreie. Auler les Layes. Expreffion des Mines du pays Montois. 457. •Efcoquer la Laye. Ibid.
- Lay eu fe y (Veine) non xhorrée. 270.
- Lead. An. Plomb. Lump Lead. An. Malle. 1223. Swelling Lead, Smethon. Ibid.
- Lecfu Nom donné en Hongrie à la Matte. Voy. Matte.
- Légiflation des Mines, en général,dans l’Etranger. 816. En France. Id. Hiftoire générale, relativement au droit du Dixième. 609.
- La plus ancienne loi fur les Mines , & qui conftate le droit de Dixième du Roi, ainfi que la poffeffion où étoient les Propriétaires des Mines ou des fubftances terreftres, de les exploiter entièrement à leur profit, eft l’Ordonnance de Charles VI, du 30 Mai 1413 : ces Lettres-patentes, au jugement de l’Auteur du Traité hiftorique de la Souveraineté du Roi, Chap. X, page y42 , parlent de ce droit comme d’un droit anciennement établi 3 elles portent qu'au Roi féal appartient le Dixième fur les Mines du Royaume , &c. Voy. Droit Régalien, V. Souveraineté ; les difpofitions contenues dans ces Lettres-patentes , & que nous avons in- férées dans cette Table des matières , chacune à leur place , ont été confirmées dans tout leur entier par les Edits de Charles VII , du premier Juillet 1437 5 de Charles VIII, des mois de Février & Novembre 1483 ; de Louis XII, Juin 1498 ; par Lettres-patentes de François I , du 29 Décembre lyiy, I5'I9> St du 18 Oétobre 1 y 21 ; par celles de François II, du 29 Juillet iy6o ; par la Déclaration de Charles IX, du 26 Mai 15*63. Toutes ces loix, citées par Blanchard, dans fa Compilation chronologique des Ordonnances , relativement à la confervation du droit du Roi fur les Mines , ont été recueillies dans un
- TABLE
- petit Volume in-i2, imprimé plufieurs fois fous le titre d’Edits , Ordonnances , Arrêts & Réglements fur le fait des Mines ôt Minières de France avec les Déclarations du droit de Dixième dû au Roi fur les métaux & toutes fubftances terreftres enfemble la création des Officiers fur lefdites Mines, privilèges & libertés concédés aux Entrepreneurs & Ouvriers d’icelles. A Paris , chez Prault, Imprimeur des Fermes & droits du Roi
- L’Hiftoire de cette première légiflation Fran-çoife pour les Mines , eft inférée fommaitement, page v) de la Préface des Fontes de Mines, traduite de Schlutter.
- L’état des Mines d’Alface, donné par M. le Comte d’Herouville de Clayes, dans le Diétion-naire encyclopédique , au mot Aljace, Tome I, eft fuivi d’obfervations faites en 1771, par des perfonnes éclairées, comme devant contribuer à l’exploitation avantageufe de toute Mine ; elles renferment des points de vues utiles qui pourr roient entrer dans un corps de légiflation.
- Leifte. Tabella.
- Lefien, Tabellce tranfverfæ.
- Letten. Efpece de terre argilleufe, ou plutôt glaifeufe. 746.
- Lettres de CommiJJîon expédiées en France par le Grand-Maître Superintendant, £r par Jon Lieutenant général. Comme les diverfes Commiffions fur le fait des Mines , pouvoient occafionner confu-fïon & embarras , il fut ordonné par l’Art. VII de l’Edit, de 1601, que ceux qui fer oient commis par le Lieutenant général , ne pourroient jouir de leur Commiffion , & en vertu d’icelle faire aucun exercice fur lefdites Mines , qu’au préalable ils n’euffent fur leurs lettres de Commiffion pris attache du Grand-Maître ; & que ces Commis, portant la qualité de Lieutenant particulier dudit Grand-Maître , jouiroient, pendant le temps qu’ils exerceroient ladite Charge & Commiffion , des privilèges & exemptions attribués par ces lettres aux Officiers de Mines. Voyez Lieutenant général
- particulier.
- Lettres-patentes de Concejfion de Mines. Forme de leur enregiftrement preferit par la Déclaration du 24 Janvier 1633. 825*.
- Lettres de Voitures & Certificats pour le Charbon deftiné à la provifion de Paris, 664,66y ; doivent être pris au départ du lieu de chargement de bateaux en bonne forme, contenant les quantités de Charbon chargés , le nom, la demeure des Voituriers , ceux des Propriétaires du Charbon , foit Marchands Forains, foit Marchands ou autres Particuliers de Paris, ou d’autres lieux; de plus, la deftination du lieu où le Charbon doit être conduit, &c. 667, 672. Lettres de Voitures, doivent, avant le déchargement de la marchandife, être repréfentées aux Officiers ou Commis à ce prépofés. 671, 672 >673,678. Lettres de Voitures défeétueufes ou faulfes.674.V. Variations de rivières.
- Levant, ( Veine du ) ou du matin , ayant fon cours depuis 8 heures jufqu’à 6, ou qui fe trouve entre 3 & 6 heures. Voy. Filon.
- Levay, niveau du Bure, 246, 296, 305*, eft proprement la voy e qu’on pourchafTe en avant-main. 894. Premier Levay. 89,894. Troifieme Levay. 897. ( B oigne , Borgne. ) Cofirejfe , Queftrejfe du niveau du Bure. 2y8. (Borgne). 2f6. Levay ordinaire , Levay d'eaux, ou de Veau. Haut niveau, bas niveau de Veau. 270. Ouvrages des Levay s. 30 y. Levay du Bouxtay, $9 5+
- Lever
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- DES MA
- Lever des montées. Le. 292.
- Levier. Pince. Hament. 220. Levier. Barre. Vec-tis. Poreblum. 742. Définition générale du Levier , 5) 12 , d’ufage dans la plupart des machines ; il peut être de bois, de fer , ou de toute autre matière félon l’objet auquel on le deftine : il doit avoir dans chaque cas une groffeur 8c une réfiftance proportionnées à fa longueur, à la matière dont il eft , 8c aux efforts qu’il eft obligé de fupporter. La détermination de cette groffeur eft une queftion qui donne peu de prife à la théorie, & fur laquelle o n doit fur-tout confulter l’expérience. 913.
- Leviers contigus. Ibid.
- Levier droit ou coudé. Ve£tis relia. G. Wandef-
- tangen. Ibid.
- Plufieurs genres de levier, félon que le point
- d’appui eft placé , eu égard au poids & à la puif-fance. pi2. Du premier genre. Idem. Les roues dentées ne font autre chofe que des leviers du premier genre multipliés. 926. Du fécond genre. 912. Du troifieme genre. Id. Bras de leviers.
- Ibid. Voyez Rayons. Théorie des leviers fimples 8c des leviers compofés. 913. Voyez Rayons. V, Manivelles. 915. Dans la Machine à vapeur on a recours à divers,leviers, pour ouvrir & fermer le régulateur. Voyez Régulateur.
- Lézardes. Veinules quart\eufes ou fpatheufes , de 3 ou 4 pouces d’épaiffeur , qui coupent par intervalles un roc graniteux dont eft compofée la couverture pierreufe de la vraie Mine de Charbon à Rive de Gier. yoé.
- Libella. Niveau. Chorobatte. Waffer-waage. jGradbogen. 7S4. Libella Stativa. Agric.
- Libre & franche. (VAreine doit demeurer) 317.
- Liberté indéfinie d’exploiter , laiffée par l’Arrêt du 13 Mai 1698, aux Propriétaires des terreins.
- 620.
- Lichtllocher. G. Soupirail.
- Lichte. Torjfen. Tourbe des Pays-Bas. Voyez !Tourbe.
- Liege ( Pays de ) abonde en habiles Houilleurs. 209. En Charbon de terre, qui eft un des meilleurs après celui d’Angleterre. Commerce du Charbon de terre à Liege. 348. Il paroît , par un Arrêt du Confeil du 31 O&obre 1672 , que dans la Province de Champagne 8c autres avoifi-nantes la riviere de Meufe, on faifoit ufage, pour le feu ordinaire du chauffage , du Charbon de terre venant de Liege par la Meufe.
- Lieures. ( Charpenterie.) Pièces de bois courbes par un bout, qui fervent à élever les bords des bateaux avec les Clans.
- Lieutenant général, Lieutenant particulier & Officiers du Grand-Maître des Mines. En vertu de l’Article IV de l’Edit de réglement général du Roi Henry, en date du dernier Juillet, & du 13 Août 2603, le Lieutenant général du Grand-Maître pour tout le Royaume , ainfi que toutes perfonnes revêtues d’Office , portaient le fitre de Confeillers du Roi ; avoient des gages annuels à prendre fur le fonds du droit du Roi ; avoient, de plus, fur les Mines , Minières, & ce qui en dépend , les mêmes, pouvoirs & autorités que le Grand-Maître lorfqu’il fe trouvoit abfent, & dans les cas urgents qui ne pouvoient attendre fa préfence ou fes ordonnances, fur les avis qui lui étoient donnés des occurrences de fa Charge.
- L’Edit de iéoi , vérifié en Parlement & en la Chambre des Comptes, le dernier Juillet & le 13 Août 1603 , par lequel l’état de Grand-Maître des Mines fut rétabli en Office, établit en même
- Charbon de Terre IL Part.
- T 1 È RE S. 144S
- temps un Lieutenant général partout le Royaume avec la qualité de Confeiller , & un Contrôleur général, auffi en titre d’Office formel, pour tenir regiftre 8c contrôle defdites Mines , leur quantité & qualité, & des droits de S. M. ; 8c pareillement a Paris un Receveur général pour faire la recette de ces deniers, 8c un Greffier pour être tant avec le Grand-Maître, qu’avec le Lieutenant général en perfonne , ou par fes Commis, les expéditions, Sentences, Jugements 8c autres, qui fe feront dans cette Charge*
- Par ce même Edit le Lieutenant général a les mêmes pouvoirs 8c autorité fur les Mines & Minières , 8c ce qui en dépend quant au Grand-Maître en fon abfence, & pour les chofes urgentes qui ne pourraient attendre fa préfence ou fes ordonnances fur les avis qui lui auront été donnés.
- Il pouvoit, ainfi que le Grand-Maître, fubftituer en fon lieu & place perfonne capable, en qualité de Lieutenant particulier, pour tous les .endroits où il le jugerait bon pour en leur abfence régler , ordonner, rétablir 8c réformer ce qui ferait né-ceffaire , tant pour les Mines que pour la confer-vation des Droits du Roi.
- Outre les gages annuels que nous avons énoncés au mot Officiers , afin de ne point retarder les opérations de leur Charge , le même Edit de iôoi , Art. VIII, attribue au Grand-Maître 8c au Lieutenant général ; favoir , au Grand-Maître cent écus deux tiers , au Lieutenant général quatre écus par jour dans leurs tournées , dont ils étoient tenus de rapporter bons*& valables Procès-verbaux faits fur lefdites Mines, & au Greffier un éci* entier auffi de taxation exprefle; laquelle fomme, tant de gages 8c taxations ou gratifications ordonnées par le Grand-Maître ou le Lieutenant général, 8c mêmes frais à faire par Huiffiers 8c Sergents pour contraintes 8c confervations du droit Royal, taxations des Commis du Lieutenant particulier, étoit affeélée 8c prife fur les deniers provenants du droit du Roi, par le Receveur général 8c fes Commis, en vertu d’ordonnances & de fimples quittances du Grand-Maître 8c du Lieutenant général , & de parties prenantes, en vertu de ces Ordonnances au Vidimus de ces Patentes , avec les Procès-verbaux du Grand-Maître , du Lieutenant général, des Lieutenants particuliers , 8c Commis.
- Lieutenant particulier du Grand-Maître. Par l’Article V de l’Edit de lôox , ce Lieutenant particulier devoit donner au Grand-Maître & au Lieutenant général avis des nouvelles ouvertures de Mines qu’on voudrait faire , leur envoyer qualité, effais 8c échantillons, pour être ftatué à ce fujet par le Grand-Maître, ou en fon abfence , par la Lieutenant général. Pour avoir un état certain du profit 8c des émoluments réfultants des droits du Roi, le Grand Maître , Surintendant, & en fon abfence le Lieutenant général , étoient tenus par l’Art. VI, de faire féparément des tournées dans les Provinces du Royaume, dreffoient des Procès-verbaux de la recette du droit Royal 8c du Contrôle , & ils en envoyoient un au Confeil d’Etat, & un autre au Receveur général, Commis à la recette & au recouvrement des Droits. Voyez fes gages annuels au mot Officiers.
- Ligament. Sax. Befteg. Voyez Letten,
- Ligcht. G. Côté qui couvre le filon, & qui eft oppofé au côté fur lequel il eft couché.
- Liggande. Su. Couche.
- Lighter Mm. An. Batelier d’Allege,
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- TABLE
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- Ligne, eft ce que les Ouvriers nomment un Trait, qui va d’un point à un autre. En Mathématique eft un ligne employé pour lignifier la première & la plus petite des longueurs.
- Ligne oblique, plus ou moins. G. Flach.
- Ligne à plomb , G. Seiger, eft une ligne perpendiculaire j c’eft-à-dire, une ligne qui fait un angle droit avec la ligne horifontale. y 84. Voyez Fil à plomb, dont on fe fert dans les inftruments de Mathématiques.
- Ligne qui ne s’éloigne pas beaucoup de la ligne horifontale. G. Schwebend.
- Ligne de niveau. G. Sohlig. eh en Sohlig. Ligne plus ou moins oblique. G. Flach. Voyez Gang. Tracer fur le terrein une ligne qui fajfe avec une autre ligne des angles droits. 786. Ligne qu’il faut mefurer à travers des plans inclinés. Problème pour lequel l’aftrolabe conviendroit. 788.
- ' M. de Genffane, dans le Chapitre VI de fa Géométrie fouterraine, donne la folution du problème (N°. 6. ) Prolonger une ligne donnée Jur un terrein quelconque. Voyez Méridienne.
- Le Problème XI de M. Weidler , eft mener une ligne horifontale droite fur la terre, dans les cas où la fuperficie ejl inégale , dans ceux où elle eft coupée par des précipices ou d’autres objlacles conjî-dérables. Le Problème XIII , trouver une ligne droite par laquelle on peut approcher en moins de temps des fouterrains ; ce qui éclaire lorfqu’il s’agit de pénétrer de deiïus la furface aux galeries , 3c lorfqu’on peut communiquer d’une galerie à une autre qui en eft voifine.
- Ligne fducielle, ligne de foi , ligné d'affurance. Diamètre de la Bouftole. ^04.
- Ligne des nombres. Voyez Echelle.
- Lignes appellées Sinus , Tangentes 9 Sécantes. 78p. Voyez Sécantes , Sinus , Tangentes.
- Lignes artificielles , lignes des parties égales, lignes des lignes, lignes des cordes. Ibid.
- Dans le langage de l’exploitation, les Houilleurs Liégeois appliquent différemment le mot ligne ; ils difent, ligne de Vouvrage 3 ou avant-main. 8$4. Voyez Levay.
- Ligne. (Gnomonique.) 766. Ligne Méridienne, ou Ligne du Midi, eft celle qui tend d’un pôle à l’autre, 3c qui repréfente le cercle du Méridien. Dans les Cadrans verticaux cette ligne du Midi eft toujours perpendiculaire à l’horifon. 768. Voyez Bouffole.
- Ligne fouflillaire. Ligne fur laquelle on élevé le ftyîe d’un Cadran. Idem,
- Ligne d’eau des Fontainiers , évaluée à la cent quarante-quatrieme partie d’un pouce d’eau. 1081. Ligne de Veau. En parlant d’un Vaiffeau , c’eft l’endroit du bordage jufqu’où l’eau monte , quand le bâtiment a fa charge 3c qu’il flotte. Voyez Jaugeage.
- Ligne du Fort. ( Maritime. ) En . parlant d’un Vaiffeau, fe dit de l’endroit où il eft le plus gros.
- 721.
- Lignum Petroleo imbutum. Gagas. Pfeudo gagas. Ebenum fojjile. Lithoxylon. G. Sortur Brandur. Bois fojjîle jayeté. 4 43.
- Ligo. Hoyau. Beche. G. Feilhaw.
- Ligula. Nom Latin donné par Agricola à l’ai-guille de la Bouffole. V. Aiguille
- Limagne ou Baffe-Auvergne. Province qui fournit du Charbon de terre à la ville de Paris , & où il y a plufieurs puits de Mines ouverts à Braffac, Sainte-Florine , Auzat, & autres Paroiffes , Election d’Ifïbire. y 84. Ces Mines ont été affichées à yendre ( en vertu d’un Arrêt du Confeil du 3 Décem-
- bre 1774,) enfemble ou féparément, au plus offrant & dernier enchériffeur , à la requête des Inté-reffés dans ces Mines. Nous placerons ici un nouvel état de ces Mines, d’après l’affiche , tant pour l’exaétitude des noms des endroits, à laquelle nous avons pu manquer , que pour préfenter ici un tableau plus rapproché des Mines de cette Province.
- Dans un Champ dit Chaniac ; dans les Tenemens d eBaratre tles Gours puits haut & bas , le Bourguet les Rivaux , le Croc, la Chalandre, la Prade ; dans les appartenances & territoire de la Roche Bre%in, mine de Marialle , terroir de la Font, du Pradel, de la Combelle; dans les terres & prés joignant le Chacal ou Canal de la Mine de la Foffe ; les Gours hauts, le terroir d’Artonnas ; au terroir de Sadourny ; au terroir de Tanfac, Tanfat-le-Terron , Au^a , fur l’Ailier 3c Paroijfe de Baulieu ; Vignal haut j Vignal bas, dans le Champ du Chefne. La Daille , ou le Champ de Chefne, le Champ de Najjé ; aux territoires de la Megecote 3 de la Plenide, contigus l’un à l’autre, Paroiffe Sainte-Florine , dépendants de la Terre & Seigneurie de Relhiac ; les Mines de Neuvialle , de la Seigneurie de Vergonghon,
- Limande. Soliveau. Chevron. Lat Tigillum: les noms François font donnés en Charpenterie à une piece de bois de fciage plate , étroite, & peu épaiffe ; on en emploie de cette efpece dans quantité de conftrudions pour les Mines.
- Trempe de l’acier. 8ya. Des limes. Voyez Trempe.
- Limites de ConceJJion. Etendue du terrein dont une Compagnie eft mife en poffeffion par privilège; doit être bien fpécifiée dans la Coneeflion, de maniéré à ôter matière à procès. Voyez Termes.
- Linea Normalis. Voyez Plomb. Voyez Normalis.
- Linie. ( Sohles. ) G. Lit de la galerie.
- Liquation du cuivre, 1228 , par le feu de Charbon de terre. Fourneau pour cette opération. 700 , 1228. Pains de liquation , ou cuivre fondu & moulé en gâteaux. Ibid.
- Liquet. Selon M. de Genffanne, on donne ce nom dans quelques endroits à la roche inférieure d’une Veine de Charbon. Voyez Hang.
- Liqueur de fuie. Moyen d’en obtenir de l’alkali volatil fluide. Voyez Dijlillation. Moyen d’en obtenir de l’alkali volatil concret. Voyez Sublimation.
- Lijîere de Veine. G. Salbande. Su. Bryne. Lorf-qu’une Veine n’eft pas liée intimement à fes côtés, avec le rocher de fa couverture 3c de fon chevet, & qu’elle fe fépare facilement , cette fente de féparation eft ce qu’on nomme Salbande, oii lifiere de Veine ; cette fente , qui félon la remarque de M. Delius , accompagne toujours la Veine , eft quelquefois remplie d’une pierre de la même nature que celle de la Veine ; mais fouvent elle n’y reffemble en rien, ni à celle de la couverture ni a celle du chevet ; c’eft ce qu’on nomme affez bien lifiere , 3c en plufieurs endroits , trace, Befleg. Voy. Befieg. V. Salbande.
- Litharge ( Refonte de la ) fraîche en plomb dans des fourneaux de fer fondu. 1236.
- Liteau. Linteau. Tringle de bois couchée fur une autre qui lui fert de lit , ainfi appellée à caufe de fa difpofition ou de fon ufage, ou parce que d’autres tringles repofent fur elle. pop.
- Lithantrax metallifatum feu Miner alifatum. Charbon de terre minéralifé. 60y.
- Lit, Plancher Sol, Aflife d’une couche. 44P*
- Lits. Couches de Mines, de terres , de pierres, de rocs ; un Ingénieux de Mines doit fe les rendre
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- DES MA
- familiers.
- Lits de fubfîances lerreufes. Leurs marches différentes , pareilles à celles de lits de Charbon de terre. 751. Dans le voifinage de la Mine d’où on tire l’alun , fur la route de Freyenwalde à Berlin , il fe trouve, au rapport de M. Lehmann, dans le Mémoire fur les eaux de Freyenwalde, une terre noire traverfée en quelques endroits par des veines de fable d’un pouce d’ép^iffeur, qui la coupent verticalement & non en ligne droite ; mais ces veines forment des angles fem-blables à des ouvrages de fortification ; cette reffemblance de marche avec celle des Charbons de terre eft très-remarquable.
- Lits ou couches des montagnes à couches, obfer-Vent ordinairement une forte de réglé dans leur pofition ; néanmoins cette régularité eft quelquefois entièrement renverfée ; le Dach Stein , appellé autrement Zech Stein , ou Pierre du toit, fe trouve quelquefois immédiatement à la fuperficie fous la terre franche. Voyez Montagnes à Couches.
- Lit mourant. Maniéré dont les Veines métalliques fe terminent tout d’un coup.
- Littry, petite contrée du Bocage en Baffe-Normandie , près la fource dè la riviere de Laure qui paffe par cette ville : le nom de Littry eft défiguré dans la plupart des Cartes géographiques , où il eft appellé Livry. Cet endroit eft remarquable par une Mine de Houille ou Charbon de terre découverte en 1743 j fur laquelle M. le Marquis de Bal-leroy a exercé un privilège accordé en 1744, rétrocédé à une Compagnie en 1747. Cette Mine occupe au moins 300 Ouvriers par jour : il y a deux puits qui ont depuis trois jufqu’à quatre cents pieds de profondeur. 3 69.
- Livrable. (Pannier) EnguelTreque. 374.
- Livre. Mefure pondérale des corps graves qu’on pefe, & qui eft différente félon les lieux. Livre de Languedoc. 722. De Lyon, Marfeille, Paris, Rouen, Touloufe. Id. La livre de Londres ou Aver du poids, qui eft entre un onzième & un douzième moins que notre livre de Paris. 864. y oyez Poids. ( Aver du )
- Livres ou ouvrages qui doivent être connus d’un Ingénieur de Mines. 923. Voyez Ingénieur,
- Loca. G. Oertungen.
- Localis. (Palus) Pieux.
- Loch Berge. G. Montagnes où' la matière minérale , fituée à peu de diftance de la fuperficie, fauve de l’embarras de l’approfondiffetrfent.
- Lochen. G. Creufer dans la Mine, à peu de diftance de la furface, au lieu de pouffer le travail en profondeur.
- Loch-Siein. Couche d’ardoife fimple, fans mélange.
- Loculamentum orbiculorum. Çapfa. Capfula. Chape. Echarpe.
- Locus. G. Ort. Locus terminatus. Cul-de-fac. G. Gauz Ort.
- Loft. St;. Air. Skalegiga. Su. Air mauvais. Machine eld. Loft. Su. Machine à vapeur.,
- Logarithmes. Nombres artificiels qu’on fubftitue aux nombres ordinaires, afin de changer toutes les efpeces de multiplications en additions, & toutes les efpeces de divifïons en fouftraélions. Logarithmique. ( Réglé ) de Gunter. Voyez Echelle. Tables, y oyez Tables.
- Loing. ( Riviere , Canal de ) Sa Jurifdiéfion au Prévôt des Marchands & Echevins de l’Hôtel-de-Ville de Paris ; Police de cette navigation fixée par une Ordonnance du Bureau concernant la fûreté
- TIE R E S. '-a447
- des bateaux de Charbon , & autres droits fur ce Canal. 643. Dans les Gares & Racles de Saint-Mammet & de Moret, du y Juillet 1739*
- Loire. Riviere. Son Cours. 599. Compagnie des Marchands fréquentants la riviere de Loire. 712» Entrée en Loire. Bec d’Allier. £98. Voyez Boète , Droit de Boète, Trépas de Loire.
- Loix & procedures fur le fait des Mines. 827» Voyez Jurifprudence. La procédure fait un point capital de l’adminiftration des Mines. Idem. La fcience de ces loix ne confifte pas uniquement dans la connoiffance des termes de la loi, mais dans le jugement néceffaire pour en connoître la force & l’étendue. 829. La parfaite connoiffance des loix d’un pays eft intimement liée avec l’Hiftoire de ce même pays ; il eft indifpenfable d’en être inftruits pour avoir l’intelligence de quelques loix locales qui paroiffent injuftes ou obfcures. 830.
- Londres, Capitale de l’Angleterre, anciennement approvisionnée pour le chauffage en bois que lui fourniffoit fon voifinage. 422 , 424. Chauffée enfuite avec du Charbon de terre. 423. Ordonnance du Roi Edouard I, pour défendre i’u-fage de ce combuftibîe. q.22.(Mém,22. ) Commerce du Charbon de terre en Angleterre, 422. A Londres*' 437. Confommation & exportation de Charbon de terredans cette Capitale. 424. M. de Freville dans fes Mémoires, fur l’état du Commerce de la Grande-Bretagne, rapporte qu’en 1728 il arriva à Londres plus de fix mille huit cents barques chargées de ce combuftibîe.
- Long bras de levier. Voyez Levier.
- Longs membres. Le. Longs côtés du bure. 37OS
- Long jeu. Le. Trou de tarré entier. 217, 271.
- Longitude d’un lieu déterminé , eft la partie ou cercle de déclinaifon qui paffe fur ce lieu , com-prife entre le premier Méridien & ce lieu. 759. Degrés de Longitude. 779,760. Longitude méridionale. Idem. Septentrionale. Ibid.
- Longue Mahire. Le. Grande Mahire, 245,246. Voyez Mahire.
- Longues Verges. Le. Pièce qui s’adapte à l’A-morceux. 216, 697. Voyez Verges.
- Longueur dans les Mines d’Auvergne, exprime la maffe de Veine confidérée dans fon étendue en largeur. 7 89.
- Louchet. Hawe. Bêche des Houilleurs Liégeois.
- 217, 218.
- Loup. Apparence de Houille d’une épaiffeur imperceptible, placée entre les bancs de pierre , & que l’on prendroit pour la Veine. Voy, IVaime de Vone.
- Loup ( Gueule de ) dans la petite machine à enlever le Charbon des Mines de Newcaftle , pour empêcher le vent de fouffler dans le tuyau d’airage. - 697.
- Loujherg , ( Montagne de ) près Aix-la Chapelle. Montagne fecondaire élevée & laiffée par les eaux de la mer , à leur retraite. 743 ;
- Louvrex, (G. de) Ecuyer, Seigneur de Ram-lot , Confeiller au Confeil privé de S. A. M. le Prince, Evêque de Liege, Echevin de la fouveraineJuftice de la Cité & du pays de Liege : ce qu’il fe trouve dans} fon ouvrage fur l’art & les coutumes de Houillerie à Liege. 198.
- Loyal (Charbon) & marchand. 663.
- Lufte. (Vergifte ) aura pejlilens. Voyez mauvais Air.
- Lumière. Air. Airage. 232,263. Faire fuivre la lumière. 232. Faute de lumière. Perte - lumière.
- 464.
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- TABLE
- Lumps. An. Morceaux. Peloton s.Lump Lead. An. Mine en maffe d’une efpece de plomb pur. 1233.
- Lunettes , Formes ou Moules en fer, pour mettre îe Charbon paîtri avec des terres graffes en pe-lottes ou briquettes ; leur dimenfion ordinaire à Liege. 377> 1333 > 1350. A Valenciennes. 487. Dimenfion de celles qui ont été employées à Paris pour le débit de ce chauffage. 1347. Altérée. 1348. L’épaiffeur du fer qui n’a point été donnée , quand il a été fait mention de ces lunettes, eft d’une petite ligne ; fon pourtour eft de 16 pouces 3 lignes , pied de Roi : ceux de moyenne grandeur à Liege portent 3 pouces 2 lignes de hauteur ; 6 pouces 2 lignes de largeur, 8c 2 pouces une ou deux lignes de hauteur.
- Lure en Franche-Comté , d’où on tire du Charbon de terre pour être confommé aux fours à chaux, près Saint - Loup , aux environs de Bains en Lorraine, & ailleurs. Le Charbon de Lure eft diftingué en Charbon de trois qualités; l’un feuilleté & léger , traverfé de filets ferrugineux , 8c donnant le moins de chaleur ; le fécond eft d’un tiflù ferré , pefant, noir , luifant & version ; il fe tire des couches les plus enfoncées, & fon feu eft très-adif ; le troineme eft très-pyri-îeux ; il eft réputé le moins propre aux fours à chaux , parce que le foufre qu’il contient diminue la qualité & la quantité de là chaux.
- Lutte. Le. Cloifon de féparation en menuiferie, Rétablie à l’entrée du bure. 246. Voyez Parti-Bure.
- Lyon. Traînée , Guide. Indice du Parois, G. IVegueifer. 311. Voyez ÎVaîme de Vone.
- ..Lyonnois, ( Charbonnières du )
- M
- M aassen* ( Die ) G. Limites de Conceflîon.
- Mâchefer, ou Laitier du Charbon de terre. Deux efpeces , Mâchefer fmple , ou réfultant du Charbon de terre brûlé feul. Ses propriétés médicinales. 1123. Mâchefer compofé , réfultant du Charbon employé au feu de forges , doit tenir de la vertu non - feulement du fer fondu, mais encore des propriétés réunies , & des parties bi-tumineufes du fer, & de celles que le Charbon de terre lui a tranfmifes. Idem. Pourroit être employé en Médecine après avoir été porphyrifé. ,2124. Voyez Eaux minérales. Voyez Mortier,
- Machina. Machine. G. Machine.
- Machina Bitraha à deux traîneaux, ou qui tire , qui enleve deux charges.
- Machinæ Funiculares. Voyez Hafpël. Machines funiculaires. Scan for iæ. G. Farten. Voyez Echelles.
- Machinæ fpiritales. Machinæ pneumaticæ. Voyez Machines à air.
- Machinæ traBoriæ. Machines à tirer des fardeaux. G. Gereuge Sobergund. Waller Heben.
- Machine. Le. Muraille de féparation en brique ;ou en maçonnerie , qui s’établit dans le Bure.
- 247,24p.
- 'Machine. ( Puits à ) Sax. Kunft Schachte.
- Machine. On appelle proprement Machine tout ce qui fert à tranfmettre , à régler & à augmenter fuivant une certaine loi la force mouvante à un fardeau qu’on veut élever, ou qui a une force fuffifante pour arrêter le mouvement d’un corps. 5) 11, 103 3. Ce n’eft ni la force , ni la folidité des matériaux qui font le mérite de l’invention. 1033.
- Machines. ( Travaux de Mines qui s’exécutent par ) 90p. Moyens dûs la plupart du temps au pur hafard, à des conje&ures heureufes & imprévues,
- à un inftind méchanique . à la patience du travail à fes reffources ; l’expérience a tellement constaté la bonté de celles qui font en ufage , que l’on dï-roit prefque qu’il ne s’agit que de les copier avec précifion , & qu’elles ne confiftent que dans une exécution de routine. Ibid. Voyez Méchanique. La pratique des Machines doit être éclairée par la théorie , & ce moyen eft même le feul qui puiffe lui faire faire des progrès rapides & certains. Voy, Planches gravées. Dans la conftrudion des machines on doit appliquer les loix de l’équilibre ôc du mouvement. Id. Voyez Equilibre ; & pour connoî-tre leur effet, il faut le calculer dans le cas d’équilibre. pu.
- Machines Jîmples, p 11 ; ont différentes deftina-tion ; elles ont chacune leurs propriétés, leur objet particulier , 8c toute la perfedion dont elles font fufceptibles : elles ne peuvent fe comparer enfemble que dans un fens fort impropre. p22 ,
- uoy.
- Machines compofées, en général, pu. Machines qui rëfultent de plufieurs machines jointes & combinées enfemble, ou de la même répétée un certain nombre de fois. p22. Etant difficile qu’on puiffe produire l’effet dont on a befoin par le moyen d’une machine fimple, l’ufage des machines compofées eft indifpenfable & très - fréquent ; pour des charges auffi confidérables que celles que l’on a vu qui s’enlevent au jour dans quelques Mines , les machines ne peuvent être que plus ou moins compofées, 8c mifes en a&ion par une force proportionnée. P23. 1103. Par des hommes pour des petites machines. 1106. Par des chevaux pour les grandes, p22,1110 & le concours de différents agents, des grandes poulies, des grandes roues. V. Rouages. Du trottoir dans lequel agiffent les uns ou les autres. 1113. Parmi les machines compofées, celle PI. XXXIV , eft la plus remarquable.
- Machines qui fe rapportent au Treuil. 914.
- Choix de détails curieux & utiles, rapprochés de chaque machine à laquelle ils conviennent. 927. On doit fur-tout avoir attention pour les Machines qui fe meuvent fur des aiguilles ou pivots s’adaptant à des crapaudines, comme le ba-ritel à eau , que le cercle des crapaudines doit être plus ouvert que leur diamètre, afin d’éviter les frottements.
- Force du petit Touret à bras ou Vindas. 837.
- Force des petites machines à bras. Ibid.
- Machine d’extraéfion de la Mine de Fims en Bourbonnois. y 81.
- Machines édextra&ion , ou Machines établies à la fuperficie des Houillieres pour l’enlevement du Charbon au jour. 201,233,909. De différente efpece & de différente force. 837. Grande Machine à enlever les Charbons dans les Mines de Neuwcaftle. 696. Petite Machine à enlever les Charbons dans les mêmes Mines. An. The-Whim Gin. Ibid. Voyez Machine à mollettes.
- Machines pour enlever les eaux & les charbons dans des féaux & dans des caiffes ; différentes puiffances qu’on y applique, uoy. Connoiffance des agents animaux, relativement à leur puiffance. 1106. Cas où l’homme a l’avantage fur les animaux. Id. Obfervation fur les bras de levier. Ibid. Différence des forces animales , félon leur difpo-fition, Idem.
- La Gazette de Liege du 29 Mars 1775 , N®. XXXIX, annonce une invention affez particulière pour enlever les houilles d’un bure ; c’eft une Machine dans laquelle on fe pafle entièrement de che-s
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- vaux, de chaînes, de cordes ; on n’a pas même befoin , lorfqu’on fe fert de cette machine , de profonder un fécond bure , il fuffit aux Ouvriers d’atteindre le pied de l’enfoncement, pour en être remontés de moment en moment, fans jamais être expofés au moindre retard ni au moindre danger.
- L’Auteur prétend en même temps que cette machine , dont la conftru&ion coûteroit environ huit mille florins , eft beaucoup plus folide que les machines ordinaires , & moins fujette à fe détraquer ; que d’un bure de cent toifes & plus de profondeur , elle enlevera dans une journée la même quantité de Denrée que l’on en tire par les machines connues, moyennant la dépenfe de huit florins par jour, ce qui ne fait tout au plus que le quart de la dépenfe qu’entraîne journellement la méthode aujourd’hui en ufage ; & qu’en doublant les frais journaliers, il eft poflible avec cette machine, fans y rien changer , de tirer le double de denrées , de même que d’enlever les eaux : qu’enfln , au cas de neceflité , on peut enlever à la fois les eaux avec chaque panier de Houille, pourvu que leur pefanteur n’excede pas la pefan-teur des paniers remplis de Houille , ce qui alors feulement feroit hauffer les frais à feize florins de Brabant. Cette invention , annoncée aufli dans une petite Brochure de huit pages in-16 y intitulée : Defcription abrégée d’une nouvelle Machine , autres pièces £Horlogerie , ayant fait naître allez généralement, même dans le pays où elle feroit d’un ufage très-avantageux , des doutes tant fur fa poflibilité que fur fes avantages j l’Inventeur M. Hubert Sarton , Horloger à Liege , Méchanicien de S. A. R. le Prince Charles de Lorraine , & de S. A. C. le Prince Evêque de Liege , a propofé de la faire exécuter à fes frais & dépens, aux rifques de fes dépenfes fi l’expérience ne réufîit point , & moyennant une rétribution proportionnée, ou des affurances convenables , en cas de réuflite, de la part de ceux qui voudraient y aflifter. Je ne fâche point que l’expérience ait eu lieu.
- Machines à air. Machinée Pneumaticæ, Machince fpiritales. G. Gezeige. Svowetter Bringen. Wind Genge. Toute efpece de machines qui s’établif-fent fur la bouche des puits, pour renouveller l’air dans les Mines , comme Herna\ ou Moulins à vent, Soufflets, Fourneaux à feu , de en général toutes les machines comprifes fous le nom de Ventilateurs. 961. Différentes efpeces; les unes font mues par l’air intérieur feul , les autres par l’air extérieur , aidé de quelque puiffance. 962. Afliette de ces machines. Idem.
- Machine à air , décrite dans Agricola , qui attire de ramene l’air du fond du puits. Ibid. Autre qui introduit l’air dans le puits , par un tuyau ou un conduit à air. Autre que l’on pourroit nommer Récipient de Vair , conftruite en maniéré de tonneau ; fa conftru&ion. 963. Rapport de ces machines avec plufieurs inventions modernes. Voy. Baraque à air. Voyez Soufflets. Dans les temps de chaleur ou de calme , où précifément l’air des Mines eft ftagnant de mal fain, la plupart des machines à air , qui ont befoin du vent, font fans effet elles ne font plus gueres d’ufage que pour faire agir des corps de pompes. * 963.
- M. Delius décrit de repréfente une efpece de ces machines inventée en 175*3 par M. Hoel, & dont la defcription a été publiée à part; elle eft mife en mouvement par l’effet alternatif de l’eau ramaffée de la fuperficie extérieure de la Mine
- Charbon de Terre. IL Par
- ( qui en 24 heures emploie à fon mouvement 20 j 36 féaux d’eau), de de l’eau de l’intérieur de la Mine même qui emploie 17280 féaux. Par le calcul de M. Delius, il fe faifoit dans le premier cas 22 levées & demie de la machine en une heure de temps ; & dans le fécond cas , 20 levees en une heure aufli ; chaque levée enlevant 19 a 2.0 féaux d eau , ce qui produit en 24 heures , dans le premier cas , 10944 » & dans le fécond, 9120 féaux d’eau jufqu’à la galerie de décharge , dite de la Trinité'.
- Machine £ airage à vent. Machine à vent décrite par M. Cambrai de Digny. 1030. Voyez Machine ou Hernaz, à vent hydraulique. Voyez Soufflets, Machines afpirantes , Machines fouff antes. La Boëte à vent, décrite dans quelques Auteurs , eft de très-peu d’ufage dans les Mines : celle dont on fe fert dans les Mines de Schemnitz eft nommée Pocher. Roue ou Tambour à vent. Voy. Roue à vent.
- Machine afpirante. Pompe afpirante. G. Wetter Sangende Machine. Qui exténue l’air de maniéré que celui dont il eft environné eft obligé de le fuivre avec preflion. L’opération eft la même que celle des machines foufflantes , à l’aide de tuyaux ou de conduits de planches qui y font adaptés, de dans lefquelles le mauvais air eft porté ; ces machines produifent un meilleur effet pour délivrer du mauvais air que les machines foufflantes ; les meilleures font celles avec lefquelles on pompe l’air de la même maniéré que l’eau fe pompe dans les machines hydrauliques: on en a inventé de particulières , décrites par M. Delius, dans le Chapitre VIII de fon ouvrage.
- Machine à Chevaux. Voyez Machine à Molettes. Baritel.
- Machine foufflante. G. Wetter bîafende Machine. Qui comprirnel’air & le poufle en avant. Le but des machines foufflantes eft de forcer l’air extérieur à entrer dans l’endroit où il y en a un dont on veut fe débarraffer, &, par ce moyen, de mettre en aétion cet air ftagnant chargé d’exhalaifons , afin de le chaffer du puits, ou de la galerie où il fe trouve. Voyez Ventilateurs.
- Machine à colonne d’eau. G. Waffer faulene,' Machine: inventée par M. Koell, premier Machi-nifte de l’Impératrice , les principales parties de celle établie au puits Sigifmond , font des tuyaux de chûte brifés en angles, parce qu’ils fuivent communément la pente oblique d’une montagne ; un autre tuyau perpendiculaire qui fe réunit au premier par un tuyau de communication horifontale , & un cylindre dans lequel l’eau doit remonter, &c. Toutes les dimenfions de conftcu&ions de ces différente pièces font détaillées, ainfi que le jeu de ces machines , dans la Seéfion V, du Chapitre IX , de M. Delius. Toutes les fois qu’on n’a point dans les étangs affez d’eau pour toute l’année , ou qu’on eft obligé de la divifer, de l’éco-nomifer, ou enfin qu’on n’eft point gêné pour la perte des chûtes. Cette machine eft utile au puits de Léopold ; il y en a trois l’une fur l’autre ; à Schemnitz on en a établi jufqu’à huit
- Machine à eau. Feld Geftang. Voyez Machine hydraulique.
- Machine ou Baritel à eau. G. Treip Kunft. Machine à roue. G. Waffer Goepel. Kehrvrade : inconnue en France , employée à Altemberg. 1110. Cette machine a varié dans fa conftrudion, parrap-port aux frottements qu’il faut éviter le plus qu’il eft poflible , ce que l’on ne peut obtenir que d’une conftrudion fimple. M, Delius donne de cette
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- machine une defcription très-circonftanciée, & de ce que l’on a imaginé pour la Amplifier. 210. Il en donne aufli un calcul très-exaCt.
- Machine ou Baritel à eau , avec une roue à modérateur . Cette Machine eft décrite dans M. Delius, Çhap. VIL
- Machine Eli Loft. Su. Machine à vapeur. •
- Machine à feu , Pompe à feu , mieux nommée Machine à vapeur# Voyez Machine à vapeur.
- Machines funiculaires ; c’eft-à-dire où l’on n’emploie que des cordes pour foutenir un poids, oupour contrebalancer plufieurs puiflances. 916. V. Cordes.
- Machine à Molettes. Baritel. G. Rolf Kunft.
- L E
- Conditions premières & efTentielles pour leur pleine exécution. 1020. Voyez Machine de Marly 258 Voy. Grue hydraulique. Machine de Nymphembourg Machine hydraulique qui peut être mue à volonté par les eaux, par le vent, par des hommes, par un ou plufieurs chevaux , inventée par M. Dupuy, 1047. Quoique le DoCteur Defaguliers , qui pg décrite & gravée dans fon ouvrage (Leçon XII) n’en fît point grand cas pour éléver l’eau à une grande hauteur. Voyeq l’avantage de cette machine , telle quelle eftexécutée aujourd’hui pour les Mines de Pompéanen Bretagne. 1048, 104p. Machine à fouffiets. Roue à foujflet. Roue centri-
- Pfert Kunft. Supérieure pour la force aux tourni- fuge du Dofteur Etienne Haies. 967. Sa defcription. quets; on s’en fert pour enlever alternativement ou 966. Son avantage de pouvoir en une minute dé-avec des féaux , ou avec des facs de cuir, les eaux charger du fond d’une Mine , à l’aide d’un feul
- & les matières dans des puits de moyenne profondeur : quand ces machines font uniquement employées à l’extra&ion des eaux , c’eft ce que les Houilleurs nomment Angins à Pompes, 238 , parce que dans une certaine profondeur, d’où il faut enlever une plus grande quantité d’eau', les facs & les féaux feroient infuffifants, & qu’alors il faut
- homme, environ 13 pieds cylindriques, ou 10 pieds cubiques de vapeur. Voyez Ventilateur.
- Machine à Tirailles. Machine hydraulique à laquelle on adapte un ou plufieurs tirants, décrite dans l’ouvrage de M. Delius. Voyez Tirailles, Machine appellée Trait. Voyez Trait.
- Machines ou Hernaq à vent hydrauliques , ou
- recourir aux pompes : voyez Machine ou Baritel à Moulins à pompes à la Hollandoife. Dans quels en-
- eau. Ce qu’une machine à molettes peut enlever d’eau par heure, y 63. Avec la force moyenne d’un cheval, une machine ne peut gueres enlever par heure plus de 19 muids èc demi environ , à une hauteur de 700 pieds ; la force du moteur étant
- droits & dans quels cas elles conviennent. 1029, 1030. Commodité de ces machines. 1029. Leur mérite. 1030. Leur inconvénient. Idem. Le mouvement du pifton dépend des aîles de la machine, & en conféquence de la vîtefle du vent, & de la
- totalement employée à furmonter le poids de l’eau, grandeur du corps de pompe. Ibid. Demandent à Machine à Molettes. Baritel ou Machine à che- être trop multipliées. 1031. Moulin à vent qui tire vaux. Le. Hernaq à chevaux. Su. Haeft-Wind. 1110. l’eau d’un puits au jardin d’une maifon de Rouen. Lorfqueles puits font ouverts fur le fommet des 1031. Le même que celui exécuté à Monceaux s montagnes, où il eft difficile d’amener de l’eau, de chez M. le Duc de Chartres. Ce qu’a coûté à conf-formerdes étangs,de conftruire des machines hydrau- truire celui de Rouen. 103 2.
- liques, on eft alors obligé d’employer les machines à chevaux appelléesen France, du nom général, Machines à Molettes , compofées d’une roue horifon-tale & dentée , qui reçoit le mouvement de chevaux d’une roue à lanterne qui fe meut par la deuxieme de deux manivelles adaptées à l’arbre de la roue à lanterne , à laquelle on adapte un ou deux tirants, qui, comme dans les roues hydrauliques, meuvent médiatement ou immédiate-
- Machine à vapeur , connue généralement fous le nom de Machine ou Pompe à feu. An. S team Engine. L’expreflion Angloife que nous adoptons défigne bien mieux par fon moteur cette machine , puifqu’on peut en pays étranger confondre les pompes employées pour éteindre le feu , que nous appelions en François Pompes à Incendies. 1070. Ces raifons feront que nous rapporterons fous ce titre tout ce qui concerne les machines ,
- ment les Seëleurs par d’autres balanciers verticaux, dites en François Machines ou Pompes à feu.
- & auxquels font attachés les tirants du puits. Voy. Roue à lanterne, Roue dentée , Manivelle. Tirants, balanciers. •237.
- Machine à Molettes employée dans la Mine de Carron , qui ne demande pour fon fervice que deux chevaux. 1111.
- Machine à Molettes d’une nouvelle invention employée dans la Mine de Walker, 696’, 1112, & qui agit par 8 chevaux allant au grand trot.
- Différentes efpeces de machines à vapeur. 1073. Toutes ces différentes machines doivent fe rapporter à deux principales , uniquement differentes par leurs forces , à raifon de la différence de la méthode fur laquelle elles font conftruites ; favoir, celles qui font à Pifions à Leviers, & celles qui pourroient être défignées par le nom de Ma~ chines à Balancier. Jd.
- Machines à vapeur fans Balancier, que l’on pour-
- Contenance des paniers. 1112. Art employé dans roit aufli appeller Machines de Savery ou de New-
- cette machine, pour fauver les frottements & concilier la vîtefle. (>96, 1112. Pour corriger la lenteur de l’enlevement des Charbons. 697 , 696. Différence de cette machine d’avec les Machines à Mollettes odinaires. 1112. Inconvénients de cette machine , félon M. Jars. Ibid,
- Machines à Pompes. Le. Angins à Pompes : très-
- comen & Cawley, qui les premiers les ont exécutées ou perfectionnées ; actuellement feule ufitée en Angleterre. 1073. Décrite dans le Lexicon Technicum de Harris , enfuite par Defaguliers & par Muflchembroeck : fes principales parties font un alambic, & deux ou un feul récipient. Son mécanifme 1073, 1075. Lenteur de fon jeu. Son opéra-
- coûteufes dans l’entretien , mais dont les frais peu- tion bornée, fon avantage. 1053. Jugée par M. De-vent être fauvés par une galerie maîtreffe , qui faguliers préférable dans certaines occafions. 1074. a le double avantage de débarraffer les eaux les Additions faites par M. Cambrai de Digny. 1079. plus profondes , & en même temps de faciliter Recueil hijlorique, théorique & pratique pour for-l’exportation au-déhors. mer une efquifle de l’art de conftruire ces machi-
- Moulins à Pompes à la Hollandoife. Voyez Ma- nés , & compléter tous les éclairciflements que l’on chines à vent. peut fouhaiter fur cette forte de pompe. iOJO.
- Machines hydrauliques mues par l’eau. G. Feld Epoque de leur invention. Trois Nations de l’Eu-Geftang. 23 8. Cas où elles conviennent, 1032, rope ont concouru en même temps à l’exécution
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- de ces pompés , due cependant à une expérience du Baron de Worcefter , aux premières découvertes de M. Papin, î oy i, & a Humphrys Potters. 405.
- Plusieurs de ces machines font dans le Thea-trum Machinarum de Léopold. 1051. Indication des Ouvrages & des Auteurs qui en ont parlé»'105*2. Les defcriptions les plus détaillées de machines à vapeurs , font celles du Dodeur Defaguliers , fur-tout intéreffante par les détails & les recherches dans lefquelles l’Auteur eft entré fur l’hiftoire & le méchanifme de cette pompe ; par les éclaircif-fements dont elle eft accompagnée fur les points les plus difficultueux ; par plufieurs queftions que l’Auteur fe propofe à lui-même , & qui y font difcutées d’une matière fatisfaifante. loyï. Description de la machine à vapeur établie à York-Buildings , fur le bord de la Tamife , & de la pompe afpirante & refoulante exécutée dans cette machine, 1056. Defcription d’une machine à vapeur établie fur une Mine de Charbon, à Jix milles de Newcajîle, exécutée avec une grande pré-cifion. 105*9* Machine de Grif. 1072. Defcription publiée par M. Bélidor, intéreffante par la maniéré dont la machine eft développée & calculée dans fon effet, relativement à la force de l’eau bouillante , à la rëfiftance de l’atmofphere, & à celle du poids de la colonne d’eau qu’on veut élever, ioyi, Defcription par M. le Chevalier de Buat , Ingénieur ordinaire du Roi , dans l’Hydro-dynamique de M. l’Abbé Boffut. 105*2. Autre par M. Muffchenbroeck dans fon effai de Phyfique, inférée en extrait dans l’ouvrage de M. Cambray de Digny , fur une machine à feu conftruite pour les Salines de Caftiglione. 1 05* 1. Dans cette machine détaillée & développée en fept Planches , l’Auteur s’eft occupé de remédier à quelques inconvénients de la machine de Papin &: de Défaguliers. Idid. 1074, jo88. Defcription de la machine de Bois-Boffut, près Saint-Guilain en Hainaut Autrichien , inférée dans le Didionnaire Encyclopédique,Tome F, pag. 605, mot pour mot la même que celle de Frefne. Décrite par Bélidor Chap. III, Liv. IV,Tom. IL Les Planches qui l’accompagnent dans l’Encyclopédie, préfentent beaucoup de développe-mens de conféquence pour l'intelligence de la machine.
- Machines qui, à proprement parler , font des Machines à vapeurs , ou Machines à Levier & à Piflons , ou Machines à Balancier. 105*4. Nom-mées fouvent Machines de Neivcomen. Id. Le récipient fe vuide par répulfion de lavapeur. 107 3,1075*. Sont les mêmes que celles décrites par Défaguliers , enfuite par Bélidor. 105*4.
- Equipage d’une Machine à vapeur, ou pièces qui en compofent l’enfemble. 1086. Diftingué en trois claffes. Idem. Pièces que l’on peut nommer principales , parmi lefquelles le Balancier tient le premier rang, comme principal moteur. Defcription de cette Piece. 105*5. Idée générale de fon méchanifme. Idem, Temps dans lequel s’exécutent fes opérations. Ibid. Voyez Balancier. Ces machines ont différentes grandeurs félon l’objet qu’on fe propofe en les conftruifant. 105*5*.
- Balancier compofé d’une poutre longue de 26 pieds 8 pouces, groffede 20 à 23 pouces. 1063.. lOpi. Jantes qui l’accompagnent, de 28 pieds 2 pouces de long, & de 20 à 22 pouces de groffeur. 468. Ses tourillons de 3 pouces de diamètre, 105*9. Voyez Balancier.
- Diaphragme ou Régulateur, 468, 1068. ( Explication des parties qui appartiennent au ) ou détail
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- des pièces qui le font jouer» 1092. De quelle maniéré le mouvement fe communique au régulateur. Voyez Régulateur.
- Cy lindre ou Corps de pompe. Sa defcription. 4$9 > 470* Dimenfion différente du cylindre. Defcription de fon pifton. 470 , 1090. Jeu différent du pifton; on y met ordinairement deux chaudières. 105 y. Les dimenfions des autres parties de la machine fe règlent a proportion , de maniéré qu’elle donne une puiffance égale à telpoids que ce foit. Ibid. Remarques fur la grandeur à lui donner, pour éviter les trop grands frottements. /^.Calcul du frottement. Id. Voyez Cylindre , ou corps de Pompe à vapeur
- Cucurbite ou fond de /’Alambic, Ses différentes parties. Voyez Alambic, Chapiteau, Chaudière. Maniéré de fournir de l’eau à l’alambic. 472. Eaux qui patient dans l’alambic. 473. Circulation de la flamme autour de la chaudière. 471,1087. Dans la machine à vapeur de la Mine de Saint-François à Schemnitz, la plus petite des chaudières contient 330 féaux d’eau, & la plus grande 361. Elle ne doit cependant être remplie que d’un tiers, c’eft-à-dire , jufqu’à la hauteur de fon plus grand diamètre, afin qu’il puiffe s’élever par fa plus grande furface une plus grande quantité de vapeurs élafti-ques. M. Delius obferve à ceYujet, dans le calcul qu’il donne de la force de cette machine, que les chaudières qui en dépendent ont une proportion au cylindre, comme de 11 â 1 ; mais que comme le tiers de la chaudière eft rempli d’eau, le vuide qui contient les vapeurs eft à celui du cylindre , comme 7 ÿ à 1 ; qu’il refte par conséquent après chaque levée du pifton encore allez de vapeurs, pour remplir fix fois le cylindre ; d’où on doit conclure que la chaudière d’une machine à vapeurs, doit avoir en hauteur|& en largeur une proportion convenable au Cylindre. Voyez Eva~ poration dans cet article.
- Arbres percés. ( Defcription particulière des ) 1071. Voyez Pompe. Tige des Pompes. 1100. Verges de fer des pompes qui puifent l’eau. Maniéré de les joindre. 1070. Pompe afpirante ou Arbre af-pirarcr,dont le tuyau aboutit vers le fond du réfervoir provifionnel. 473,1100. Arbre afpirant au fond du puits. 468, 1070. Sa foupape afpirante. Ibid, Explication de ces Pompes. 468,1071. Pompe refoulante, 468 , 472. Arbre fupérieur ou Arbre de délivrance , par lequel l’eau eft conduite en haut. 1071,1100. Voyez Pompes. Arbre foulant. Arbre de force. Ibid. Defcription particulière des corps de pompes. 1071. Pompe renverfée de la machine de York-Buildings. i°5*7.
- Pompes à répétition. 400. Diamètre des répétitions de pompes de la machine de Montrelay. 1063. Proportions. 1064. Tuyaux des Pompes. 105)9 , 1100. Diamètre ordinaire. Ibid. Diamètre des pompes de la machine de Bois-Boffut, félon les Auteurs de l’Encyclopédie. 1064. De Montrelay , félon M. le Chevalier de Borda. Ibid.
- Pompe de la Bâche. 1097, II0°- Dans la machine de Bois-Boffut. 1054.
- Petite Pompe particulière pour le grenier ou réfervoir d’eau. . ...
- Pompe nourricière du réfervoir dinjeéfion. Son trajet. 1072 , 1100. Voyez Réfervoir d’injeftion.
- Attirail. 1084, 1184. Attirail des barres qui font mouvoir les quatre pompes de la Mine de Bois-Boffut ; leurs poids, félon les Auteurs de l’Encyclopédie , pour 80 pieds de barre. 1064. Dans la machine de Montrelay, félon M. le Chevalier de Borda. Ibid. Dans la machine nommée U
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- Corbeau, aux fofTes d’Anzin , félon M. Lavoifier. Id. Dans la machine de Bois-Boffut & dans celle de Montrelay fur-tout, la plus grande partie du poids de l’attirail des pompes eft foutenue par un contrepoids , de forte qu’il ne refte d’excédent de force du côté des pompes, que ce qui eft néceffaire pour en faire redefcendre le pifton ; il n’en eft pas de même dans les foffes d’Anzin. Voyei la différence , page 1080»
- Piftons pour les grandes Pompes, Remarques fur ces piftons , comme ceux qui font dans la machine de Frefnes. 1064. Leurs avantages, félon M. Defaguliers, 1067. Voyez Pifton percé. Parties du pifton des Pompes de la machine de York-Buildings. 1078. ConftruéHon du pifton des pompes & des foupapes de la machine à feu de Frefnes. 106y. Chevrons qui foutiennent les piftons. 1098. Poids de plomb , dans la machine de Watkins, qui mettent le pifton en état d’agir. 1100. Diamètre du pifton des pompes de la machine appellée le Corbeau, aux foffes d’Anzin , félon M. Lavoifier. 1064. Diamètre du pifton des pompes de la machine de Frefnes, félon M. Bélidor. 1064. Levée des piftons, Ibid.
- Fourneau, à l’aide duquel l’eau contenue dans l’alambic bout continuellement avec le feu de Charbon de terre 1087. Dans la machine de Caf-tiglione , avec du bois. 1101. Diamètre & profondeur du fourneau de la petite machine à vapeur de Watkins. 1087. Coupe horizontale du fourneau de la machine de Griff. io8<5. Plan & profil du fourneau coupé fur l’alignement. 1087, Confommation en Charbon de terre dans les Mines les plus connues. 1100. Différente, félon les qualités de Charbon. 11 or. Par confommation de chaque pouce d’eau. 1102. Dans la Mine d’Anzin en 24 heures , & pour chaque pouce d’eau. Id. De Montrelay, en 3 heures. Idem. De York-Buildings , par an, travaillant 8 heures par jour. 1102.
- Dans la Machine de Watkins. 1102. La machine de Bois-Boffut , félon l’Encyclopédie , en 24 heures. Idem. Corredion , en réduifant à 12 coups par minute le nombre d’impulfions. 1103. De Frefnes, pendant 24 heures. Ibid. De Moers, près Dunkerque, en 24 heures. Id. Les petites machines confirment plus de Charbon que les grandes. Conftrudion pour économifer le combuftible dans les fourneaux des machines à feu, en diminuant la fumée. 1103. Voyez Fourneau de Valambic de la Machine à vapeur.
- Bâtiment de la Machine à vapeur. 476. Vue du premier étage en plan élevé. 476. Avec le revê-tiffement de Maçonnerie qui foutient le chapiteau de l’alambic. 1087. Plate-forme de Maçonnerie. 472. Arcade de la plate-forme. 1097. Plan du troifieme étage du Bâtiment où eft renfermé le balancier. 1091. Où fe voit l’Arbre afpirant. 1100. Rez de-chauffée du Bâtiment. 1097. Examen de la bâtiffe de la machine de Griff. Vue de fon emplacement. 1072. Coupe verticale des quatre murailles de cette bâtiffe. Id.
- Machines de Relais. 1886.
- Machines à vapeur, dites à répétition, c’eft-à-dire, à plufieurs corps de pompes. Augmentation du diamètre. 1062,1100. Celle de Walker eft de ce genre. Sa defcription. Ibid. Cette augmentation du nombre de corps de pompes eft une des chofes. 1062. Cuvettes ou Bafches de diftribution , placées de hauteur en hauteur, lorfqu’on emploie des pompes à répétition. 468 , 1100. Leur ufage, Ibid. On
- doit dans la pratique augmenter plutôt le nombre des corps de pompes, que d’augmenter la courfe & la vîteffe des piftons. 1063. Voyez Etranglements , Piftons, Pompes.
- Hauteur à laquelle les Machines à vapeur font fituées par rapport au niveau de la mer, à remarquer relativement aux différences qui fe rencontrent dans la colonne d’eau élevée par les machines. 1080.
- Hauteur à laquelle l’eau eft élevée par la machine à vapeur de Walker. 1060. Dans celle de Frefnes, félon le Chevalier de Buat , 1064 , évaluée en 1740 à quarante-un mille cent foixante pouces cubes d’eau par minute , ou 4288 muids d’eau en 24 heures. Dans celle de Bois-Boffut , félon les Auteurs de l’Encyclopédie. 1064. Dans celle de Montrelay, félon M. le Chevalier de Borda. Ibid. Dans celle de la machine appellée le Corbeau , aux foffes d’Anzin, félon M. Lavoifier. Id. D’après la Table de M. Beighton , la pompe décrite par M. Defaguliers, eft capable pour l’ordinaire d’élever à la hauteur depuis 17 jufqu’à 100 verges. Dans celle de Frefnes , félon M. Bélidor, une colonne d’eau de 17 toifes de hauteur , fur 7 pouces de diamètre, ou 155 muids par heure. 1082.
- Quantité ou volume d’eau élevé à chaque coup de pifton dans la machine à vapeur de Bois-Boffut. 1054. Selon M.de la Lande, la machine de Chelfea en Angleterre, éleve à chaque coup 18 gallons d’eau de 190 pouces jcubes,d’où M. Lavoifier eftime quelle fournit une quantité d’eau de 71 pouces des Fontainiers. 1081. Celle de Caftiglione produit par 24 heures 192000 pieds cubes d’au. 1082* D’après la Table de Beighton, la pompe décrite par M. Defaguliers, eft capable pour l’ordinaire d’élever depuis 48 jufqu’à 440 muids par heure. 1082. Celle de Frefnes, félon M. Bélidor, au moins une tonne du pays de 52 pots, à chaque coup , & par heures 177 muids. Dans celle dé Bois-Boffut les machines à vapeur , propofées pour fournir de l’eau à Paris , dévoient élever plus de 60o pouces d’eau à 80 pieds. 1083. Le concours de ces différentes caufes diminuent de près de moitié l’effet des machines à vapeur , félon M. Lavoifier. 1079. Celle de Montrelay, au lieu de foulever une colonne de 31 pieds & demi de hauteur , n’en fouleve qu’une de 1 o pieds un pouce & demi. 1079, 1083. Celle de Bois-Boffut n’en fouleve qu’une de 17 pieds 8 pouces , félon M. Lavoifier. 1079 , 1082. Selon les Auteurs de l’Encyclopédie. 1064. Celle des foffes d’Anzin n’en fouleve qu’une de 12 pieds 6 pouces & demi. 1080 , 1082. Caufe de cette différence. Voyez Attirail des barres. Voyez Hauteur à laquelle les Machines font fituées. Quantité d’eau qui doit fe décharger en une heure avec de grands alambics, d’après le calcul de 20 à 27 coups par minute , félon l’obfervation du Doéteur Defaguliers, 1079 ; une pompe de p pouces de calibre doit décharger plus de 320 muids par heure , & ainfi des autres grandeurs en proportion. 1079. S’il n’y avoir aucune perte de force dans cette machine , l’effet qu’on devroit naturellement en attendre feroit , félon M. Lavoifier , de foulever à chaque coup de pifton une colonne d’eau de même bafe que le cylindre, 8c de 31 pieds & demi de hauteur. Id. Principales caufes qui concourent à détruire une partie de cet effet. Id.
- Impulfîon, Battement, Vibration, Coup de pifton qu’une Machine à vapeur donne par minute. Il eft opéré par la pefanteur de l’air. iq8i. Avec de
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- grands alambics une machine doit, félon le Docteur Defaguliers , donner pour l’ordinaire 20 à 25 coups par minute, & chacun de 7 à 8 pieds. 1079. Il ne paroît pas quon foit bien d’accord fur le nombre d’impulfions que donne une machine. Pendant long-temps on regardoit comme certain que dans une minute de temps la pompe à vapeur donne 14 coups pleins; depuis quelques années cet article eft révoqué en doute. 1081. La machine de Savery en donnoit ce nombre. ïd. Les fieurs Mey & Meyer dans celle préfentée à l’Académie, 105*2, en avoient fait entendre 16. 1081. M. d’Auxiron prétendoit que la fienne en donnoit jufqu’à 20. 1080. La machine à vapeur établie à fîx milles de Newcaftle. 1060, A Walker. 1062. A Montreîay. Ibid. 1063. Selon M. de Borda. 1064. Au Bois-Boffut. Id. A la machine nommée le Corbeau, aux fortes d’Anzin , félon M. La-voifier. Id. Selon M. de la Lalande celle de Chelfea en Angleterre , bat 14 fois par minute. 1081. La petite pompe à feu de M. de Cam-bray en donnoit 12. 1080. Celle de Caftiglione en donnoit cinq. 1082. M. Jars , au rapport de M. Deparcieux les réduifoit à 8 ou à 10. 1082. Plu-fieurs Obfervateurs eftiment quelle donne depuis 12 jufqu’à 16 impullions, & que le mouvement d’une machine bien montée , & d’une grandeur moyenne , doit être réglé de maniéré qu’elle ne produife pas plus de quinze coups de balancier par minute. 1081. M. Cambray deDigny a trouvé par une méthode de réduction des principales pièces de la machine à vapeurs qu’il a fait conftruire , que cette machine ne peut donner que cinq impuîfïons par minute , avec deux pompes contenant enfem-ble trente pieds cubes. . 1082.
- Force de la Machine à vapeur. ( Calcul de la) Pour en juger , il faut confidérer quel eft le poids de la colonne de l’atmofphere qui prerte fur le pifton, lequel eft toujours proportionnel au quarré du diamètre du cylindre. 1076, 1077. Cette force calculée dans la machine de Frefnes, par M. Bé-lidor. Ibid. Calculée pour la force ordinaire , par M. Beighton. 1078, J 079. Formule donnée par M. l’Abbé Bortut. 1077. Ee 3eu des Machines à vapeur demande un feu violent, & la qualité du Charbon de terre fort ou foibie , ou fraîchement ou anciennement tiré de la Mine influe fur ce jeu. iioi , 1102. Voyez Fourneau de Valambic de la Machine à vapeur.
- Travail d'une Machine à vapeur, peut rarement être de 24 heures, fans interruption ; la diminution de l’activité du feu oblige quelquefois de l’arrêter pendant quelques minutes , pour laifler prendre de nouvelles forces à la vapeur. Les renouvellements inévitables des piftons entraînent encore des retards plus confidérables : en partant de l’obfer-vationdeM.deBorda, que la machine d’ingrande a rarement marché plus de 22 heures fur 24 , il faudroit, ainfi que le remarque ce Savant, diminuer le produit d’eau qu’il a calculé dans le rapport de 12 à 11 ; & avoir enfuite égard aux accidents des piftons multipliés par les dix répétitions de pompes qui éîevent l’eau. Réflexions générales fur les caufes qui diminuent l’effet des Machines à vapeur, par M. Lavoifier. 1079.
- Différents points de faits ou dyobfervations fur lefqueîs un Directeur de Mine peut fe rendre attentif concernant les machines à vapeur réduites en propofitions générales. 1075*. Principaux phénomènes de la vapeur, de l’eau bouillante, démontrés dans la machine à vapeur, félon la mé-
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- thode du Capitaine Savery. 1075*, 176. Expérience de M. Beighton pour trouver combien un pouce cubique d’eau produit de vapeurs. 1077. Vapeur qui fort des joints de la chaudière à chaque impulfïon ; alternative comme l’haleine des animaux. 1080. De quelle maniéré on évacue la vapeur de 1 alambic pour arrêter la machine. 47^» Comment 1 eau contenue dans la chaudière s’échauffe fufïifamment pour produire la quantité de vapeurs nécertaire. 1070. L’évaporation de l’alambic eft évaluée par M. d’Auxiron à un pouce & demi par heure : cet Auteur prétend être le maître de multiplier la vapeur. 1087.
- Dans les machines où la vapeur eft beaucoup plus forte que l’air, la forme de l’alambic doit, félon M. Défaguliers, être Iphérique. Ikid.
- Defcription jbmmatre de quelques parties de pîufieurs de ces machines.
- Particularités remarquables dans quelques machines à vapeur, Particularités de quelques
- machines à vapeur , établies dans différents quartiers de Londres , pour diftribuer l’eau de la Tamife dans les maifons. 105*6. Remarque fur leur deftruction & fur leur reconftrudion, faute de meilleur expédienc. Ibid. Roëte de bronze remplie de graifle ou d’huile , qui renferme dans toute fa longueur l’axe du balancier de la machine établie à fix milles de Newcaftle. 105*9. Machine à vapeur de la Mine de Waiker , établie à trois milles de Newcaftle , la plus confidérable de toutes celles qui font dans les Mines du ISord de l’Angleterre , & peut-être la plus grande qui ait été faite jufqu’à prêtent en Europe. Diamètre des chaudières de cette machine, ioôi. On eftime que cette machine a une puiff'ance de trente-quatre mille quatre cents-feize livres , & qu’elle n’a que trente-un mille quatre-vingt feize d’effort à faire.
- 1061.
- Particularités de quelques machines à vapeur en France. 1063. Machine de Montrelav mieux conf-truite que celle du Hainaut. Ibid. 11 y en a une grande & une petite. Voyez Pompes à répétition. Boëte de cuivre , formant le corps du pifton des pompes de la machine de Freines. 1065*.
- Méchanifme de la Machine à vapeur ( Idée générale du ) appliqué à Paris par les fieurs Perier à des femi-pompes extrêmement (impies, deftinées à l’élévation de l’eau pour la décoration des jardins , pour les befoins domeftiques , & pour les ferres chaudes. 105*3. Pourroient être très-utiles à beaucoup de Manufactures fituées dans les pays où les matières combuftibles font à bon marché. Méchanifme des machines à vapeur , expliqué en réfumé par l’explication St le développement des Planches de la machine de Griff & de celle de Frefnes. 1066. Action alternative des deux Pièces par lefqueiles fe perpétue le mouvement d’une machine à vapéur , importante à bien comprendre , afin d’avoir une idée exacte & précife de tout le méchanifme. 1081.Pour les conduire avec intelligence, il n’eft point, à beaucoup près, furtifant à un Directeur de Mines d’être entendu & verfé dans la Méchanique ; les lumières les plus exactes de la Phvfique ne font pas de trop pour connoîcre , autant qu’il eft poflible, la puirtance motrice de ces machines. 1075.
- Chef,Conducteur de laMachine à vapeur,appellé quel-quelois Machinijie. MachinœReftor.G.Hangs zer.476, 477,1101.Maniera dont il fixe fa marche pour mettre en mouvement la machine a feu. 1074. Comment il reconnoît que le pifton du Cylindre eft à fa
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- plus grande hauteur. Ibid. Dans quel temps la machine agit entièrement par elle-même , & n’a pas befoin de la vigilance du condudeur. 107p. Exemple d’une machine arrêtée par un cheveu qui fe feroit glifle au-deffus du bout fupérieur d’un levier, & qui en le pouffant empêchoit l’injedion. Id.
- Parmi les pièces qui concourent au jeu de celles dites principales , on doit ranger les ouvertures, Cylindres , Tuyaux, ( appellées quelquefois Rameaux, Robinets ) , dépendants d’une machine à vapeur, & à l’aide defquels fe produit la régularité du mouvement. 105)3. Tuyaux de communication. 1073. Tuyau qui amene de l’eau fur la bafe fupérieure du grand pifton , afin de conferver les euirs en état d’humidité , 8c de fermer entrée à l’air extérieur dans la partie inférieure du cylindre où paffe la vapeur. 1095. Dimenfion de ce tuyau. Id. Sa communication. Id. Son diamètre dans la machine de Watkins. Id. Tuyau reniflant. Cliquet. 1073. Tuyau d’évacuation. 410,412, 1073. I^eux tuyaux garnis de Robinets pour remplir & vuider la chaudière quand on veut ; l’un fert à faire entrer l’eau, l’autre à évacuer la chaudière quand la vapeur entre dans le cylindre ; il eft nommé par cette raifon Tuyau T évacuation, 1093. Son diamètre. Ibid. Tuyau nourricier. 411 , 473 , 474. Tuyaux pour éprouver la hauteur de l’eau dans l’alambic. 410,472. Tuyau afpirant. 105)3,1094. Tuyau d’afpiration de la Machine d’York-Buildings. 1058. Tuyau dînjeSlion qui amene de l’eau froide dans le cylindre ; il eft en plomb, 8c fon robinet s’appelle Robinet d’inje&ion. Voyez Robinet. Fortifié à fon extrémité par un ajutage. 1093. Tampon de ce robinet. Ibid. Tuyau injeSleur de la machine d’York-Buildings, ou tuyau d’injedion. 1057. Dans la machine établie à fix milles de Newcaftle, il y a trois tuyaux injedeurs. 1035). De même qu’à Walker, pourquoi ? 1061. Tuyau d’injeSlion. Ajutage en dedans du cylindre. 1069. Tuyau qui conduit au cliquet reniflant. 1073. Tuyau de vapeur. Ibid. Tuyau de vapeurs de la machine d’York - Buildings. 1037. Tuyaux pour régler la hauteur de l’eau dans la chaudière, au nombre de deux, dans toutes les machines à vapeur. 1060. Différence dans la machine établie à fix milles de Newcaftle. Idem. Ajutages. Ajutoirs de tuyaux, 1069 , 1083,105)6. Robinet ou Fontaine d’inje&ion, qui, dès que le régulateur eft fermé, s’ouvre pour produire le vuide, 8c fe ferme immédiatement après que le pifton a commencé à defcendre ; ce vuide fe fait en une fécondé de temps. 409,1069 , 105)6. Clef du robinet d’injedion. 409, 1069 » 1070, 1090. Explication du mouvement qui fait agir le robinet d’injedion. 473. Robinet nourricier. 410. Robinets de la machine d’York-Buildings. 1037,109 6; robinets d’épreuve dans cette machine. Id.
- Soupapes. Ventoufes. Cliquets. 1093. Soupapes de la machine à feu de Frefnes. 1063. Soupape de sûreté, ou d’affurance , ou Cliquet de Marionnette. 1077, 1097. Soupape d’évacuation. L’expérience a fait reconnoître à M. Beighton qu’il fort à chaque coup un gallon d’eau de la foupape d’évacuation d’un cylindre de 32 pouces. 1078. Cliquet Cliquet reniflant. 412,470, 1073. Ventoufe. Soupape particulière, placée au-deffus du chapiteau de l’alambic, pour laiflèr échapper la vapeur lorf-qu’elle eft trop forte. 472, 1093. Soupapes ou Valvules de la machine d’York-Buildings. 1037. Voyez^ Cliquet. Soupape afpirante , pourquoi ainfi nommée ? 1096. Soupape afpirante de l’arbre af-
- pirant. Soupape reniflante ou d’inje&ion, chargée de plomb, & fufpendue à un reffort de fer qui la maintient toujours dans la même diredion. 1093, 1096. Pourquoi on l’appelle reniflante. Ibid. Soupape du tuyau qui plonge dans la citerne, toujours baignée dans l’eau, pour empêcher l’entrée de l’air dans le tuyau. Ibid. Jeu de cette foupape. LkDépendance des tuyaux, robinets, godets, ou coupes de métal & différents réfervoirs.1093. Afpiration qui attire le pifton, par le moyen d’une injedion d’eau froide} fon effet fur le pifton & fur le balancier. 1080.
- Détail des particularités les plus intéreffantes fur la conftrudion, le jeu , le mouvement , le calcul & l’effet d’une machine à vapeur.
- Les parties qui compofent une machine à vapeur, paroiffent extraordinairement multipliées & compliquées, cependant elles ne font qu’en nombre fuffifant pour l’utilité de fa jufteffe & de fes opérations. 1030.
- Fontaines , Cuvettes , Bafjins , Réfervoirs, Citerne. 472. B'afches. 1096. Bafches. 1097. Citerne. Ibid. Cuvette ; ce que fignifie ce nom , en bâtiment. Id. Plan de la cuvette. 1091. Cuvette d7injection. 1097.De quelle maniéré l’eau de cette cuvette s’introduit dans le cylindre. 470. Cuvette d’injeSlionda la machine à vapeur de Schemnitz en Hongrie. 1097.
- Godets. Coupes. 470,474,476.
- Réfervoir d’eau ou Grenier dans la machine de Bois-Boflùt. 1064. Réfervoir provisionnel. 472 , 1197. Son ufage pour fournir de l’eau à l'alambic. 473. L’alambic & le cylindre, vus de face , de ce côté. 1090. Voyez Pompe afpirante. 1160. Réfervoir d’injeSlion. 470, 472,476. Sa Pompe nourricière. 1072,1100. Réfervoir pour la vapeur; petit cylindre adapté dans la machine de Walker, où fe rend la vapeur de trois chaudières. 1061.
- Révifion générale de la Machine à vapeur fur les Planches de cet Ouvrage. 1066.
- Matériaux d’une machine à vapeur, de plu-fieurs efpeces. Les principales en bois. 1083.En fer. 1084. Én fer battu. Id. En métal. 1083. En cuivre. 1084. En cuir. 1083.En plomb. 1084. En huiles, graiffes, enduits, vernis. 1085. Voyez Vernis.
- Etat fommaire des principales pièces qui compofent une machine à vapeur. Âiffieu horifontal. 1098. Vertical. Id. Anneau placé dans le chapiteau de la chaudière. 1099. Boulon traverfant un étrier. Id. Bride qui raccorde la piece circulaire dont eft traverfé le fommet du chapiteau de l’alambic. Id. Cadre du pifton de pompe refoulante. 1098. Chaîne à couliffe, fervant à ouvrir & à fermer le robinet d’injedion , & à mouvoir le régulateur. 1091. Voyez Couliffe. Cheville horifontale qui arrête une extrémité de la fourchette au bas de l’étrier. 1067. Différents Chevrons. 469 , 474 , 1098. Clef ou coin ou goupille par lequel on pouffe plus haut ou plus bas, félon qu’il convient, le poids qui doit entrer dans la partie fupérieure de la piece nommée Y, 1067. Autre clef 1099. Différents collets. 470, 471,473. Couliffe. Poutre perpendiculaire fervant à ouvrir & à fermer le robinet d’injedion, & à mouvoir le régulateur ou diaphragme. 468 , 473. Vue en entier avec toutes fes dépendances relatives à l’ouverture & à la fermeture du régulateur, ainfi que du robinet d’injedion. 1066. Ce méchanifme vu plus en grand. Ibid. Fente de la couliffe faite de maniéré que fes chevilles agiffent en avant, au milieu & en arriéré, afin d’élever 8c d’abbaiffer les leviers qui meuvent l’aiflieu autour de fon centre autant qu’il le faut. 1067. Le jeu du régulateur & celui du robinet d’injedion font plus ou moins prompts, félon la conftrudion dei
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- chevilles qui accompagnent la couliffe. 476. Lorsque la couliffe monte , elle éleve un bras par le moyen d’une poulie qui roule dans fon milieu, ce qui fait tourner faiflieu autant qu’il le faut pour poulfer l’F avec fon poids. 1067 , 1068, 1074. Voyez F. Voyez Poids. Repréfentation de la maniéré dont la couliffe fait mouvoir par fes chevilles les différentes pièces qui en dépendent. 1069. Marques fur la couliffe , auxquelles le Condudeur de la machine reconnoît que le pifton eft à fa plus grande hauteur. 1074. Voyez AiJJieu tournant le Régulateur. Defclit. 475,1099 , 1098. E trier. 1099 , 474* Fourche. Fourchette, 1099. Goupilles, clefs , chevilles, écrous 3 clavettes. 471. Grijfes, crochets. Griffes. 477 , 1099. Voyez Clefs. Jantes. 468,474, 1098. Madriers. Id. Manche du régulateur. 1099. Marteau mobile fur une charnière* 1098. Voyez Patte Técreviffe. Patte à deux griffes qui font mouvoir l’étrier. 1099* Pâte d’écrevijjè. Id. Pivots, tourillons. 1084, 1099. Plaques différentes. 470 , 472 , 1084. Platine du grand pifton du cylindre. 1090. Platines de plomb circulaires, fervant à la platine du grand pifton du cylindre. Id. Poulie , piece de la couliffe. 1069. Voyez Couliffe. Poids. Voyez la piece nommée Y. Poutres, poutrelles , madriers. 468, 469, 1098. Poutre perpendiculaire , fouvent appellée Couliffe. Voyez Couliffe. Quart de cercle, autour duquel la piece nommée Y fait fes vibrations. 1067,1069. ReJJort deftiné à preffer le régulateur d’une certaine maniéré. 471 , 1099. Son diamètre dans la machine de Frefnes. Idem. Support du régulateur. Id. l'irebout de la pompe refoulante. 468. Traverjier korifontal. 1071. Vis & écrous. Voyez Ecrous. Y, piece nommée comme cette lettre , qui appartient à faiflieu par lequel le régulateur tourne , & qui eft inférée dans un bout de faiflieu du régulateur. 1067, io7!> • Voyez AiJJieu du Régulateur. Voyez Couliffe. Poids de la piece nommée F, qui aide l’ouverture du régulateur , lorqu’il a paffé la perpendiculaire. 411, 1069.
- De quelques ConJîruBions. 1054. Articles de conftru&ion de l’équipage d’une machine à vapeur. 1086, 1098. Dép’enfe de conftruélion de ces machines. 840.
- Révijion des principales parties de ces machines, pour en rappeller une idée générale. 1086. Qualités , façons , proportions , dimenfions des parties de l’équipage d’une machine à vapeur. Id.
- Devis , ( Etat abrégé en forme de ) ou Mémoire général des parties ôc articles de conftruélion de l’équipage d’une machine à vapeur , expliqués
- en détail & par renvoi, foit aux defcriptions , foit aux planches , avec les qualités , façons, proportions , dimenfions , &c. 1086.
- Tableau de décompojition des machines à vapeur, pour renfermer une indication de leurs développements ; de la précifion des dimenfions de la plupart d’entr’elles ; d’un état des frais & de dépenfe totale ; pour pourvoir à l’entretien de la machine ; rappeller la qualité, l’ordre , la difpofi-tion , la quantité des différents matériaux qui entrent dans la conftruélion de ces machines. 1066.
- Etablifement d’une Machine à vapeur. Etat des frais & de dépenfe totale. 1100. Cette dépenfe varie félon la profondeur de laquelle on veut élever les eaux, à raifon de la nature du terrein, & du prix des matériaux dans l’endroit. Dépenfe pour la Mine de Walker. Idem. Dépenfe totale de l’entreprife jufqu’à l’inftant qu’on en a commencé à tirer du Charbon. Id, Frais auxquels,
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- félon M. Cambray de Digny , pourroit monter la conftruélion d’une machine pareille à celle de Caftiglione. Idem. Pour le bâtiment. Id. Pour la chaudière. 1101. Pour les pompes. Id. Pour les attirails la main-d’œuvre. Id. Pour gages annuels d un Machinifte ou Conduéleur de la machine. Id. Trois Maîtres au fourneau jour & nuit, pendant fix mois. Id. Trois Manoeuvres pour le même temps. Id. Bois pour 1 entretien du feu. Id. Tranfports & réparations extraordinaires. Id. Prix d’une machine à vapeur ordinaire en Allemagne. Id. Dans les Provinces où les matériaux font à bon marché, félon M. d’Auxiron, Id. Prix qu’a coûté la machine de Bois-Boflut. Id. Le puits à pompe & fes dépendances. Id. Machine de Griff. 1102. Dépenfe en Charbon , & en réparation annuelle, félon M. de Cernay.i 103. Selon M. d’Auxiron. Id. Dépenfe de conftruélion d’une machine à vapeur , évaluée par M. le Vicomte Defandrouin. 1101. Pour le fervice de la machine , un Chef ou Conduéleur. Id. Un Chef prépofé à l’entretien du fourneau. Idem.
- Machy, (De) Cenfeur Royal, de l’Académie Impériale des Curieux de la Nature, & del’Acad. des Sciences de Berlin, connu dans le public par plufieurs Ouvrages & Mémoires de Chymie, & à qui l’Auteur eft redevable de la connoiffance , par la voie de la traduélion, de l’ouvrage de M. Kurelîa fur les Charbons de terre , ainfi que des analyies chy-miques de ce fofliîe faites avec M. Parmentier & M. Defyeux , dans le laboratoire de l’Hôtel Royal des Invalides.
- Macht. G. Macgtighet. Su. Puiflance de Veine.
- Maçonnerie de Béton. Chaux mêlée avec du gravier , ainfi nommée à Lyon. Maçonnerie de moël-lon ôc de mortier pour les fours à chaux.
- Maçonnerie de la Chetteur. Voyez Chetteur.
- Maçonnerie pour les puits de Mines. 477 , 478,483. Voyez Muraillement. Voyez Briques. Pierres à Chaux. Pierres.
- Madrier. Poutre plate , ou groflè planche épaifle de cinq à fix pouces.
- Macgtighet. Su. Macht. G. Puiflance de Veine.
- Machtig-Keit. G. Le fort du filon.
- Magalaa, Lapis Manganenjis Cœfalp. V. Manganefe.
- Magafîns d’atteliers , angards , appentis , pour garantir les approvifionnements du dépériflement, & d’être détournés ; différents félon les matériaux qui demandent à être mis dans des endroits fecs ou à l’air; doivent être conftruits folidement en pierre ou en bois , félon l’ufage auxquels ils font deftinés ; entretenus foigneufement & fans retard , pour éviter les fortes dépenfes. 840.
- Magafîns de Charbon. Su. Kolhufe. Le. Paires. Haï. Pakus. L’Article 17 des Placards du Hainaut pour la perception des droits domaniaux , imprimés à Bruxelles en 1704, veut que tous ceux qui auront deffein de conduire de telle efpece de Charbon que ce foit , ailleurs qu’aux magafins qui fe font aux bords de la riviere, foit privilégiés ou autres , foient obligés , avant de charger ou de charger aux foffes, de prendre du Commis un billet portant la qualité & la quantité de Charbon , & la foffe ou ils auront deffein de prendre charge, comme aufli les lieux où ils prétendent les mener , & les routes qu’ils devront tenir, afin que lefdits Commis puiffent inférer le tout dans leurs billets.
- Magafins des Charbons de Deciqe au port de la Charbonnière, fujets à prendre feu. 162. Ce qu’ils contenoient en 17 .,, 937. Magafins de Braffager
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- en Auvergne ; ce quiîs contenoient dans la meme année. S92, ^es Charbons dans ce magafin. Idem. Voyez Entrepôts.
- Garde-Magafin, Le. Maquilaire. Voyez Maqui-luire.
- Magifirijfare. Belg. de Naald Welftert. Déclinai-fon de l’aiguille aimantée.
- Magnes. Onomacric. Lapis lydius de Sophocle. Lapis Magnefius. Lapis Nauticus. Sideritis. Diophyta. Lapis Heraclius. Pierre Héraclienne de Platon. Pierre d’Héraclée.Pierreferriere.En vieuxFrançois Calami te. Marinette. 793. Voyez Aimant.
- Magnetica, (Acus). Verforium. Index magneticum. Agricol.
- Magnétique. ( Ayimuth.) 7pp. ( Barreau). Voy. Aimant artificiel. Magnétiques. ( Subfiances ) qui fe rencontrent dans les entrailles de la terre. 800. Sont en général une des caufes les plus connues de la variation irrégulière de l’aiguille aimantée. Id. Procédé pour reconnoître leur voifinage par la bouffole. 904. Voyez Boujfole. Centre magnétique. 7P3,798. Méridien magnétique. 794.
- Magnédfme. Propriété de de l’aimant, & de l’aiguille aimantée de fe tourner vers le
- Mabay. Maxhais. Ll, Areine, ce que lignifient ces termes , en fens général. 23 3,272,280.
- Main. ( Méchanique ). Le bois ou le fer dans lequel la roue d’une poulie eft fufpendue , en-chaflee ; ce terme eft quelquefois fynonyme à Chappe , Echarpe. On appelle auffi Main, Main de fer, toute piece de fer à reffort, crampon ou crochet placé au bout d’une corde ou d’une chaîne , pour tirer des féaux, des paniers en haut, uncus ferreus.
- Main Goal. An. Pourroit bien lignifier Charbon, Charbon principal.
- Main , ( Hernay à ) ou à bras. Herna% fimple. 2.36. Voyez Hernay•
- Main (mettre la) au chief ou à la chaîne. Voy. Chief. (A Vœuvre.) Cas où l’on force les Maîtres de mettre la main à l’œuvre 326 j à la folfe.
- Main droite du Levay. Le. 298. Main gauche du Levay. 2 y 7.
- Main, (trouver la Veine fous la). Le. 870.
- Veine en avant-main ,* Le. c’eft-à-dire , dans la partie d’aval-pendage. 206, 894.Dreu deStoc. Le. en ligne de la voie, ou de l’ouvrage. 271 , 894.
- Veine dejfous la main, Veine non xhorrée. Le. Voy. Xhorré. .
- Veine deffus la main. Le. 28p. Veine xhorrée.
- Parois de la Veine dejjüs - main. Le. Voyez Parois.
- Stappe fous la main. Le. Voyez Stappe.
- Remonter la main. Le. 236,298,306.
- Main-tierce. (Mefurer à) Voyez Mefurer.
- Maître des très-Fonds des Mines : Propriétaire des terreins de Mine. Le. Maître duSeigneurage. 3 23.Ter-ritorii Dominas. Avant l’époque des Concédions obtenues par les lieurs de Roberval , de -Grippon de Saint-Julien , & Vidal de Belle-Saigues , fous les régnés de Henry II , François fécond & Charles IX, les Propriétaires des terreins étoient délignés fous le titre de Maîtres des très-Fonds. 8iy. Le motif du Légiflateur , dans les différentes obligations impofées aux Propriétaires d’un terrein de Mines , ne paroît point précifément avoir été d’u-fer d’aucune forte d’autorité.
- Ces fortes d’entreprifes entraînent toujours des procès & des conteftations fans nombre. Pour obvier aux différends qui pourroient intervenir entre les Propriétaires des héritages auxquels fe
- trouveront aucunes defdites Mines, & ies £tran-gers ou autres qui les voudront ouvrir a, travailler , l’Art. XXII de l’Edit de Henri Iy mois de Juin 1601 , ordonne que les Propriétaires qui auront dans leurs terres, héritages & poffellions de Mines ci-delfus non exceptées, & qui les voudront ouvrir, ne le puiffent faire fans envoyer premièrement vers ledit Grand-Maître prendre réglement d’icelui. La forme dans laquelle doit être faite de gré à gré l’eftimation des terreins des Propriétaires, entr’eux & deux Prudhommes, eft fagement fixée dans les plus anciennes Ordonnances. L’Arrêt du Confeil du 9 Janvier 1717, en faveur du fieur de Blumenftein , la preferit aux cas de difficultés, à la décifion de perfonnes com-mifes à cet effet, ou de l’Intendant de la Province , pour être le prix payé aux Propriétaires fix femai-nes après, & du jour de la prife de poffeffion. Ce même Arrêt attribue aux Propriétaires des fonds, où il y auroit néceflïté de faire des tranchées & ouvertures , un dédommagement d’un fol par chaque tonneau de Mines de cinq cents pefant. Voyez Permiljion.
- L’Edit de Henri IV, du mois de Juin 1601, préfente toujours ces motifs de bienfaifance & de bienveillance de nos Rois ; ce Prince devenu le modèle de fes fucceffeurs, fe défifta le premier de fon droit fur pîufieurs matières foffiles qui entrent le plus dans le Commerce. On ne peut s’empêcher en paffant , de faire remarquer l’intention de ce Pere des François : c eft , dit-il, peur gratifier nos bons Sujets , Propriétaires des lieux. Nous avons cité cet Art. II de l’Arrêt à fa place. Ce Prince, toujours occupé du bien-être de fon peuple , croyant ap-percevoir que la levée de ce droit Royal préju-dicioit aux progrès des découvertes, & voulant encourager les entreprifes déjà commencées, fans avoir fatisfait au droit du dixième, les reîeve par l’Art. XXVI, de ce qui pouvoit à cet égard être dû précédemment, feulement.
- Maître, Directeur, Infpeéleur de Mines. G. Berg-; meifter.
- Maitre de fojfes. Prœfes fodinœ. Maître de Mine.
- Maître Houilleur. Le. Chef d’entreprife de Mine. Prœfes fodinœ ; obligé, lorfqu’ii travaille fous des fonds de Particuliers dont il a acquis la ceffion , par permiffion ou autrement , de déclarer par ferment le nombre de traits fortis des ouvrages chalfés fous le fonds de chaque particulier. Voy. Trait. Voyez mefurer un Heve. Voy. Marquer les enfeignes des Maîtres. 229.
- Maître Foreur. An. 397. Le. Maître Ouvrier de nuit, pour diriger les forages dans le jour. Voy. Foreur.
- Maître Ouvrier. Le. Meftre ovry : il y en a de jour qui entrent dans la Mine , chaque matin à quatre heures, pour diriger les ouvrages fous les ordres de la Société; il a communément iy florins de Brabant par femaine. 369.
- Maître Bure. Grand Bure. Bure de chargeage. Puits de jour. Bure à tirer. Bure TextraElion. 243.
- Maître Roifie. Le. Veine en pente roiffe différente des Veines appellées Amplement Veines Roijfes. 207.
- Maître , Maîtrejfe galerie. G. Erbftollen. Hamp-terbftollen. Galerie de pied. Le. Areine. Avantageufe en proportion qu’elle eflt placée à une plus grande profondeur , ce qui ne peut avoir lieu que dans des Mines bien importantes. Voyez (Euil. Ces grandes galeries maîtres ne peuvent avoir rarement
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- rrtOinS que cinq pieds de largeur , & de neuf à dix de hauteur , dont deux ou trois font à raifon de la quantité d’eau à laquelle ces galeries fervent d’écoulement. Voyez Areine. Celle nommée francifcenrée StolLen , ou galerie maîtreffe de l’Empereur François dans la Mine de Schemnitz, efl: la plus confidérabîe qu’il y ait jamais eu félon M» Delius i puifque fon trajet , tant dans les couches de pierre que dans le filon qu’elle accompagne , a déjà plus de fix milles toifes de longueur , & qu’elle traverfe le puits , dit Puits de Thérefe , à la profondeur perpendiculaire de 224 toifes ; & cependant la Mine exploitée a encore '44 toifes de plus de profondeur , fans compter les anciens ouvrages inférieurs, actuellement fub--mergés , qui font à 24 toifes au-deffous. Voyez Pompes. Machines à Pompes.
- Maîtres d'Allégé. An. Fitter.
- Les Maîtres de Bateaux fur la riviere de Haine , en conféquence de l’Art. IV des Placards , répondent du fait de leurs Commis pour tout ce qui concerne les Ordonnances de navigation.
- Maîtres & Aides des Ponts, de Chablages , de Courtes , &c , fur la Seine , créés en titre d’Offices ; leurs fondions, 6$ 2 , leurs obligations , Ibid. 677 , poffeffeurs de droits particuliers. 6y 2. Ils ont prétendu que ces droits ne font que le falaire de leur travail, St l’intérêt des frais de cordages ou agrès qu’ils emploient à la manœuvre des Ponts , & une indemnité de la garantie dont ils font tenus pour les bateaux paffants ; mais par un Arrêt du 8 Novembre 1773 , il a été déclaré que ces droits font de la même nature que ceux dénommés aux Articles V & VI de l’Arrêt du Confeil du 22 Décembre 1771 , & ne peuvent être confidérés comme de fimples falaires, puifque la plupart font des attributions d’Offices créés moyennant finance, & fixés par des Réglements ; & qu’en conféquence ils doivent être fujets aux 8 fols pour livre.
- Maladie Angloife. Phtyjie. Confomption. Voyez Confomption. Maladie de poitrine.
- Maladies des Ouvriers de Mine, ont été l’objet de l’attention bienveillante des Souverains , 5)77 , & de plufieurs hommes célébrés. 1116. Agricola demande d’un Entrepreneur de Mines qu’il ait des notions de Médecine , pour donner les premiers fecours à fes Ouvriers. 740.
- Maladies des Houilleurs , 40,979 , diftinguées en deux clafles ; celles qui fe contractent à la longue , & celles qui font îubites. 979. Maladies des Ouvriers de Mines métalliques. Ibid. L’humidité des fouterrains peut demander quelques précautions de la part des Ouvriers. Ibid. Pouffiere fine des déblays de Charbon , ne fait point d’effet marqué. 980. Voyez Difficulté de refpiration. Af~ j>hyxie par la vapeur fuffocante, morbus attonitus , morbus fyderatus. Voyez Afphyxie. Submerfion par les eaux. Voyez Submerjîon. Brûlures , meurtriffu-res , plaies. Voyez Plaies. Maladie confécutive qui fe déclare dans les Ouvriers échappés du danger de mort par la fuffocation ; toux qui dure toute la vie. 1004.
- Malt. Orge , froment, ou Epautre à demi-ger-mé, féché à la Touraille , & moulu , fervant à faire la bierre ; on ne met germer que le quart du grain dont on fait le Malt. 4,14,
- Maligne (Eau) des Glaifieres. 1323.
- Malins. ( Follets ) Voyez Vapeurs fouterraines.
- Malleus. G. Feufnel.
- Malm ( Flots ) agglutination de matière fablon-
- Charbon de Terre. IL Part
- neufe & argilleufe , qui dans Ceftâiflâ endroits d’Angleterre s’emploie à la fonte des fers*
- Maltha. Kedria terrejîris. Bitume greffier. Ÿoyeï Poix minérale*
- Manche de la fondé ou de la tarriere , pieéô commune à toutes les autres pièces qui la forment* Elle eft compofée de plufieurs verges, tringles OU barres de fer de différentes longueurs , & d’en* viron 8 à 9 lignes en quarré, qui toutes fe vé-rinent les unes dans les autres.
- Man. ( Frée ) An. 432. Man. (old) An. Vieil homme j vieux ouvrages. 270. Man ( over.) Ovet Seée. An. Intendant. 395'. Man(Pit.) An. Ouvrier Mineur. Ibid. 402. Voyez Men.
- Mancot. Mefure de Charbon d’ufage à Valenciennes ou à Cambray*
- Mande. Mefure d’ofier pour le Charbon de terre. 486, 1131*
- Manege , Trottoir. Le. Pas du Bure. Partie du terrein qui environne l’œil du Bure, où travaillent les chevaux attachés au hernaz pour enlever les denrées au jour, & où fe tiennent les Ouvriers qui amènent à terre les coufades dans les Lïouillieres de Liege; il efl de 47 pieds & demi, mefure du pays, de milieu à milieu > & d’environ trois pieds de large. 244. Quartier du manege dans un Attelier de fabrication de Houille apprêtée» Voyez Fabrication.
- Manette, première piece de la chaîne de mefu* rage , formée en étrier, pour fervir de poignée»
- 214.
- Manganèse. Manganefia officinarum. Magnejia* Magalœa. Lapis Mangantnjis, Cæfalpin. Ferrummi-neralifatum minera fuliginceâ manus inquinante 9 quee pajjïm jîriis convergentibus confiât. Wall. Fer-rum nigricans ifplendens è centro radiatum , IVolfl. Ferrum mineralifatum nigricans, obfoletè fplendens fibrof im, Cartheus. Brunn Stein. Germ. Magnéfie des Verriers. Manganefe. Minéral, ou Mine de fer qui donne la couleur rouge-violette au verre. 1230*.
- Manie le fer. (Charbon qui) 577*
- Mange trad. G. Machina.
- Manivelle. Sax. Kurbel. Sorte de levier auquel on donne un mouvement de rotation. 1017. Souvent employé dans les Mines au lieu de roues & dé leviers. 915. Coubles , Traquets, Triquets du bure , Chevalets , jambes de Manivelle. 23 6. Barre de manivelle. Korb flange. 1043, Selon que les manivelles peuvent fe multiplier , l’axe d’une roue peut avoir deux manivelles. 1017. Manivelle ou Balancier hydraul. Sax. Kurbel. Krumme Zapfen. 1043. Efpece de levier de fer qui s’ajufte différemment félon les circonftances, que l’on double même dans certaines occafions , & auquel on imprime un mouvement de rotation. 913,1017. Son inconvénient. Ibid. Il faut feulement que la roue dans ce cas foit plus large. (Euil de manivelle. 1018. Voyez Varlet. Le Docteur Defagu-liers divife le cercle que décrit la manivelle d’uri Vindas en quatre parties égales. 1017,
- Manivelles coudées , très en ufage pour les pompes , & dans une infinité d’occafions où l’action ne peut fe tranfmettre que par des voies indirectes. Ibid.
- Manivelles multiples , avec lefquelles les puif-fances agiffent fucceffivement , & dont les unes travaillent pendant que les autres font en repos , préférées dans les grandes machines aux manivelles fimples. ^ loi 8»
- Manivelles à Tiers-point , ou à Tire-point* La plupart des pompes foulantes qui agiffent par une
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- manivelle à Tiers-point , avec trois corps de pompe , dont l’un afpire pendant que les deux autres foulent & contrefoulent l’eau, font fujettes à étranglements. 1028. Moyen de parer à cet inconvénient. 1029.
- Manne, dans quelques ouvrages 3 fe dit d’une couche de terre minérale placée fur une veine métallique dont elle eft l’indice. Segulum. Merga. Marga. Manne dans le commerce eft un grand panier ou uftenfile pour tranfporter différentes chofes , Benna , d’où fans doute eft dérivé le nom François de la mefure ufitée dans les Mines du Lyonnois, Benne. Dans les Fonderies de Namur,la manne de Charbon contient 200 livres pefant.
- Manque ou défaut d’air. 4°3*
- Many. (Bois de) 246.
- Maquilaire. Le. Garde-magapn 8c Receveur. M. Jars , qui l’appelle Receveur principal, paroît avoir confondu fon Office avec celui du Garde-fofte ou Compteur. 350.
- Marbre. Deux montagnes de Firmy où fe trouve auffi du Charbon de terre dans le Rouergue , contiennent de très-riches Carrières de marbre fort beau , d’un mélange de couleur, fingulier & rare dans fa difpofïtion , dont le grain très fin eft fuf-ceptible d’un beau poli ; on y en a découvert de verd-brun , de gris-verd , de gris-noir, de noir tacheté & veiné de blanc , de verd mêlé de violet , de blanc veiné de verd , & de plufîeurs verds très-beaux j de blanc avec de la Breche, & veines vertes.
- Marc. (Poids de) 724. Marc d’or. Voy. Sceau.
- Marchandife de Charbon. L’Art. VI & Vil des Placards du Hainaut ordonnent que le nombre du poids de la voiture foit griffe fur le bateau, & que la qualité 8c quantité , ainfi que le poids de la marchandife , foient notés fur le Regiftre du Receveur de l’impôt fur la Houille , 8c des Commis aux tenues de la riviere de Haine , obligés pour cet effet d’avoir l’un & l’autre un Regiftre.
- Par l’Article XXIV, concernant la déclaration des droits fur le Charbon, il eft dû douze florins pour le droit de chaque bateau chargé de telle marchandife que ce foit, en montant comme en defcendant. Deux patards à la Way de Charbon du poids de 170 livres. Huit patards au muid de Cocheq : les gaillettes excédant le poids de deux livres, font réputées gros Charbons, & comme Cocher ; & quand les Tourneurs déclareront avoir chargé une Kerke de gaillettes, le Receveur ob-fervera la pratique établie depuis quelque temps, qui eft de fe faire payer de 20 muids fur le pied de huit patards chaque, comme les Cochez j & de 60 muids reliants comme menu Charbon , à deux patards du muid. Deux patards au muid de Charbon de forge , ou menu Charbon. Trois patards à la chevalée de gros Charbon, & de la moitié pour le menu. Deux patards à la baude-lée ; un liard à chaque fâchée ou broutée.
- Décharge de marchandifes dans les ports de Paris, 6$ 1 , loix auxquelles elle eft aflujettie.
- Marchands fréquentants la riviere de Loire. (Compagnie des ) 712. Origine de cette Compagnie. 713. Ses privilèges. 714. Réglement. Ibid.
- Marchands de Veau. ( Confrairie de) 64p. Mer-catores aquce Paripaci. Voyez Confrairie des Marchands.
- Marchands de Charbon de terre à Paris. 654. De plufieurs efpeces. Bourgeois ou Détailleurs. 677. Leurs obligations. 676 , 679. Leurs privilèges. 676, 676, 677, 678. Marchands par eau, ou forains. 651 , 677 , 676, 677. Leurs obligations.
- L E
- 6SS , 67p. Leurs privilèges. 677 , <572,678. Ce qui eft rapporté au dernier alinéa, concernant les Marchands forains, p. 677 , ne fe trouve point conforme à ce que prefcrit l’Ordonnance du mois de Novembre 1672 , fur laquelle il faut rectifier cet alinéa.
- Marche des Failles. Voyez Failles. Marche des Filons de Mines.V. Filons de Mines. Des lits de fubftan-ces terreufes. 771. Effentielle à reconnoître par ceux qui projettent ou exécutent des fouilles. Id.
- Marche des Veines de Charbon de terre dans leur cours. Détails circonftanciég fur cela. 874, 878. Marche générale ou Allure , félon M. Genneté. 875;. Particulière félon M. Genneté. Ibid. Particulière , remarquée dans les Carrières du Forez comme rare. 783.
- Marche -pied. Pîanchéïage particulier , un peu élevé des galeries dans lefquelles fe fait la décharge des eaux de toute une Mine.
- Marché , traité, convention , accord dans les aéfes de Commerce. Marchés d’ouvrage qui fe font à la toife , à la tâche & autrement. M. Delius, à raifon du peu de fonds à faire fur la vigilance des Ouvriers , eftime les marchés à la journée défavantageux ; il penfe qu’il eft bien plus raifon-nable d’intérefler leur aflîduité , leur diligence 8c leur induftrie, en les payant à la tâche. 83 6. Dans quelques occafions ces marchés ne doivent même être fixés & réglés qu’après des épreuves exades du temps qu’un Ouvrier intelligent peut employer à tel ou tel ouvrage, félon les circonf-tances; cela eft fur-tout facile pour les Traîneurs ; à tant de pieds de roc, ou autre matière par toife de diftance.
- Marcheux , Ouvriers , ( femmes à Liege ) qui piétinent la Houille pour la mêler avec fargille 8c tripler les hochets. 3 57? I342*
- Maréchal. ( Charbon de ) Charbon de forge , Charbon de poix. An.Pitch coal. 1170, 1172,1193. Seul employé à Newcaftle pour toutes les opérations métallurgiques. 1192. (Mine du) 707. Voyez Mine. Droit de Maréchal, ou bonne mefure dans lë débit du Charbon à Paris. 68o.
- Maréchaudage. Le. Office du Prépofé à tout ce qui concerne la forge & la réparation des outils de fer & d’acier néceffaires pour l’exploitation*
- 211,22p.
- Marin, (Acide) 707.
- Marinages. Recoupes. Décombres. 704.
- Mariniers. Privilèges de deux Mariniers à Lon-
- dres. 433. Mariniers du Fore% , du Bourbonnois & de VAuvergne.
- Marionnette. ( Cliquet de ) Soupape de sûreté ou d’ajjurance. 1097. Voyez Soupape.*
- Markfeider. Su. Directeur de Mines. 0
- Mark Schiner. G. Menfor. Arpenteur qui mefure, qui borne.
- Mark Scheide Kunfi. G. Géométrie fouterraine.
- Marie , ou glaife calcaire. Différentes terres appelles de ce nom en Angleterre. 377. M. de Genf-fane , dans le Difcours préliminaire de fon Hif-toire Naturelle du Languedoc , Part. I , donne pour cara&eres diftin&ifs de ces terres. i°, De tomber en effiorefcence , c’eft-à-direde fe réduire en une efpece de poufliere lorfqu’elle eft expofée quelque temps à l’air ; de faire effervef-cence avec tous les acides ; d’être grade 8c douce au toucher ; de fe pétrir fous les doigts comme la glaife , lorfqu’on la mouille un peu , étant fraîchement tirée de terre ; de fe fondre dans l’eau , en dépofant au fond du vafe des graviers ; de fe
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- I
- DES MA
- durtif un peu au feu , étant mife en pelotte , fans fe changer en brique ; d’être abfolument iniï-pide au goût; de verdir ie fyrop de violette. Voy. Terres marneufes. 376. Dépôt encroûté de Marie dans le fond de la chaudière de la machine de S. Gilles à Liege. 1088.
- Marnais, (Bateau) ou Chalan. Voyez Chalan.
- Marque de contenance d’alleges à appofer dans le port de Newcaftle fur les allégés. 433. L’Art. I des Placards du Hainaut fur le Gharbon de terre , ordonne que les bateaux auront deux marques ou griffes , l’une pour l’hiver , l’autre pour l’été, afin de limiter les charges & voitures que chacun pourra mener , fixées du premier Novembre au premier Avril , douze cents ways de gros Charbon ou trois kerkes de menu pour le plus , dont le poids peut revenir à cent-quatre-vingt milles livres , & depuis ledit jour premier Avril jufqu’au premier Novembre, mille ways de gros Charbon ou deux kerkes & demie de menu , & point davantage , dont le poids revient à cent cinquante mille livres. L’Article Ht ordonne que les marques ou griffes foient en vue fur le côté de chaque bateau, vers la proue & la poupe.
- Marquer les enfeignes des Maîtres. Le. 229. Marquer les heures. Voyez BouJJ'ole. Voyez Heures.
- Marqueur. Lugd. £17. Voyez Compteur. Marqueur de quilles de Navire dans le port de New-caftle. ' 433.
- Marrons. (Mines en) Voyez Mines.
- Marteau. An. Smith’s Sledge. 366, 388, à Irondir , 404, à caillou , 74#, d'éplucheur, ou à pointe, 463 , 742 , à main, ainfi nommé parce qu’on ne s’en fert que d’une main , , à tête ,
- 463 , à veine ; efpece de pic, 34 , 42.
- Mar telle. Marteau pour enfoncer un coin. 510.
- Martinet , efpece d’ufine , ainfi nommée dans les groffes forges , du nom du marteau qui s’y meut par la force des roues du moulin » ou du nom de la Paroifle de S. Martin à Vienne , où. font tous les grands marteaux de forge , fervant à battre le fer 5c l’acier, & à forger les excellentes lames d’épées , que l’on appelle Lames de Vienne, Barres à Martinet.
- Majfe pour abbatre les Mines. 742 , 779, CroJJe Maffe. 375?*
- MaJJè. Nom donné à la Mine ou Veine. 384. Maffe de Charbon , Carpe à Charbon.
- Maffifs. Piliers d'appui. Maffe de Minerais qui fe laiffe de diftance en diftance dans les fouterrains de Mines pour les foutenir ; leur hauteur eft de deux , trois toifes , & même davantage. M. Deîius remarque très-judicieufement que l’art d’épauler les fouterrains , porté aujourd’hui à une grande perfection , fauve la perte réfultante de ces piliers , & que le plus fouvent même on peut laif-fer pour maflif des portions de Mines ftériles , pour foutenir la couverture & le chevet. Voyez Eft oc. Stappe. Epaulement.
- Mafter of Ships. An.
- Mat. 221. Mat de Fer. 220.
- Matériaux dont on doit faire provifion , & dont il faut à la fin de chaque année faire un état pour l’année fuivante , afin de s’en pourvoir, & de connoître la dépenfe qu’occafionnent ces ap-provifionnements , les appointements des Prépofés, les falaires des Ouvriers, les réparations des bâtiments , des machines, &c. Avoir attention de ne pas les acheter trop cher, & qu’ils foient de bonne qualité , même jufqu’à ne point toujours s’arrêter au bon marché. Ces approvifionnements
- TI ERES. 1459
- doivent auffi être faits dans des temps favora-blés par la longueur des journées , & par la bonté des chemins. Matériaux de Mines en Briques & en Pierres. 860. Voyez Approvijionnements » Bois , Fer , Suif, Poudre.
- Materies. DossEs.Voy, Doffes,
- Mathématiques , Science qui s’attache à connoître les quantités & les proportions. Indifpenfa-ble pour guider les opérations des Mines. Application des Mathématiques aux travaux de Mines» 77t. Melûres mathématiques. Voyez Mefures.
- May. Met, Voyez Met'.
- Matinal. (Filon) Sax. Morget Gang.
- Matrice du Charbon de terre. 7$0.
- Matrice des Mines. Matrice métallique. G. Berg*» mutter , eft , félon M. Delius, le Roc des montagnes ; c’eft félon cet Auteur ce roc qui a donné naiffance tant aux pierres de gangue qu’au mine* rai : ce Savant penfe que lorfqu’on voudra examiner par principes la fubftance des montagnes, des rocs qui fervent d’envelope aux Veines , on parviendra à acquérir fur la connoiffance des Veines des réglés plus claires, plus certaines que celles par lesquelles on fe conduit, & par confé-quent plus utiles à l’exploitation. Voyez Roc de Montagnes.
- Matrice. (Me/wre)344.Boiffeau matrice.V.Mefure.
- Matte. Fonte de fer, laquelle dans cet état n’eft propre à aucun ouvrage , & demande à l’affinerie beaucoup de travail pouy en faire un très-mauvais fer. Première Matte ou Matte crue. G. Spurftein. 1201, 1238. Pierre de Cuivre. G. Spurftein. Matière moyenne entré le minéral & le métal, d’où on l’appelle en quelques pays Métal crud. 1201 , 1221. Raffinage des mattes, peut s’exécuter avec les braifes de Charbon de terre. 1227.
- Mattoks. An. Hoyau. Bêche. Marre, 388.
- Matutina Vena. G. Morgen-gang.
- Maugtrad. G. Machina.
- Mauvais air des Mines. Mauvais Brouillard. Lugd. Touffe. Force. G. Boefe Wetter. $ 13. N’eft pas décidé fi , pour remédier à fes inconvénients , il faut expulfer l’air de la Mine, ou lui en fubftituer un autre de dehors. 946. Voyez Air. Moyen ufité dans les Mines du Saumurois pour fe débarraffer du mauvais air. 777.
- Maxhay. Màtay. Le. Canal de Mine. Voyez Mahay.
- Meafure ( Watter.) An. Mefure de quai. Voye^ Mefure.
- Méchaniquz, ( NéceJJîté de la) ou Science des forces pour les travaux de Mines. 909. Méchanique pratique & ufuelle. 910. Puiffance méchanique ou force mouvante. 911. Le fuccès des machines eft fondé fur lesloix de la Méchanique. 909. Principe fondamental. 923. Méchanique proprement dite , ou Dynamique. Voyez Dynamique, Ufages méchani-ques du Charbon de terre. Voyez Ufages.
- Médecine, (Notions de) néceffaires à un Ingénieur de Mines. 740. Confeiîs & recherches de Médecine fur les maladies & accidents qui mettent en danger la fanté & la vie des Ouvriers de Mines. 977. Attention du Gouvernement Suédois, & de la légiflation Françoife pour procurer aux Ouvriers de Mines des fecours. Ibid. Le Charbon de terre fournit des reflburces a 1 art de la Mede-cfne. 1117, 1118. Epiîepfie guérie par une efpece de Charbon de terre. 1122. Voyez Eaux. Exha-laifons intérieures. Propriétés médicinales.
- Medjeux , Charbon ferru , ou feuilleté. 389.
- Megecote. Mine de Baffe-Auvergne qui brûle.393,
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- Meifter, G. Prafes. Berg Meifter. 8iy.
- Mélancolie hypochondriaque. ( Mem. 29 ) Opinion d’un Ecrivain François fur cette maladie , par laquelle l’Auteur explique le caraétere de la nation Angloife. ( Mém. 30 ).
- Membres de chief'. Le. 389, Court membre. 370. Faux, 230 , 30S. Long. 370.
- Membre de Charbon 9 Quartier de Charbon. An. Quater. 452.
- Membrures. AJferes.
- Mémorial. Cartabelle. Tablettes en ardoifes. 213. Mémorial pour les différents objets qui font dans le cas d’être fournis à une infpe&ion , & qui forment la matière des Procès-verbaux de defcentes & de vifites. 819.
- Men ( coal). An. Vendeur de Charbon. Men ( Vit ). An. Gens d’équipage de Mine. G. Berg mann. Voyez Man.
- Ménage. Economie dans la confommation du Charbon de terre pour le chauffage , procurée par fon apprêt à la Liégeoife. 373,37 4. Par d’autres petites pratiques particulières. 1260. {Mém. 3.)
- Meneche. Le. 232.
- Mener, conduire Lèvent. 266.
- Meneur fur la voie. 45*7*
- Meneufe. Monrejfe. Le. 212.
- Menjio fubdialis. G. Tage Zug.
- Menfor (fodinarum). Arpenteur de Mines.
- Menftrues. ( Chymie. ) Tout corps fluide qui en diffout un autre. Dans l’analyfe , par la voie des menftrues Amples & compofées , on doit faire entrer en confldération les changements légers, que les menftrues eux-mêmes peuvent y apporter. Voyez Chymie.
- Menfura fubterranea. G. Den Gruben Zug. Das rAbzeiden. Boulage. Mefurage. Menfuration. 901. Utilité de cette pratique pour les Procès. Ibid. Pour reconnoître le voiflnage des fubftances magnétiques. 5)04. Pour faire un rapport exaéi de viflte , il eft indifpenfable , avant d’entreprendre la menfuration d’une Mine , de s’inftruire avec foin de la nature du fouterrain que l’on a à parcourir. 902. Principales parties de l’opération de mefurage. 903. Méthode abrégée de menfuration , applicable dans une circonftance particulière. 904. Deux procédés de menfuration. Ibid. Un pour déterminer la direction par la méthode d’Agricola. 812. Par une méthode décrite dans l’Encyclopédie. 904. Voyez Mefurer.
- Menu Charbon , feul employé dans les Forges. 709. Voyez Charbon fin. Menu. ( Charbon ) Le. Bouille [aie. y 18 , 48y. Nommée petite Houille dans les fontes de cuivre.
- Menue ( Houille ). Fefly. Voy. Fefiy.
- Méprifes fur les Charbons de terre, auxquelles peuvent donner lieu les fauffes dénominations de Charbon minéral , de Charbon foflile, &c. 604.
- Mer. Quelques Mines de Charbon ou quelques parties d’ouvrages vont jufques fous la mer , jufqu’à un quart de lieue , fans qu’il y ait aucun danger pour les travaux ; dans la Mine de Witteha-ven, on eftime que la maffe de rocher, qui fert de lit à la mer , & de toit à la Mine , a plus de 100 itoifes d’épaiffeur. Voyez Mine de Wittehaven.
- Mer d’eaux. Le. 270, 46y.
- Mercatores aquæ, Parifiaci. Confrairie. 644.
- Mercure. Vif-argent. Fluide minéral ou métallique très-pefant & expanflble. Sa hauteur dans les Baromètres. Voyez Baromètres. Selon M.Del)us, il fe trouve dans la grande galerie de Schemnitz, .appellée l’Empereur François 9 a 25 pouces & cinq
- BLE
- lignes, ce qui eft évalué à un pouce onze lignes & deux tiers plus bas que dans la hauteur du milieu de la Méditerranée. Séparation du mercure avec le feu de Charbon de terre. 1250
- Mergel. G.
- Méridien. Cercle de longitude. J$y. On peut concevoir autant de Méridiens fur la terre , que de points à l’équateur , de forte que les méridiens changent à mefure qu’on change de longitude. Méridien du lieu. 757. Pôles du Méridien. Id. Méridien magnétique. Voyez Aimant.
- Méridienne. Ligne du Midi. Ligne droite dans laquelle le méridien & l’horifon , ou chaque plan horifontal s’entrecoupent. Voyez Boujfole. Voyez Ligne. Il n’eft prefque pas d’opération géométrique dans les travaux de Mines , qui ne foit relative au méridien du lieu ; il eft donc indifpenfa-bîe d’y avoir une méridienne exaéfe , à laquelle on puiffe rapporter les directions des différents alignements qu’on eft obligé de prendre ; il eft vrai que le commun des Mineurs fe borne fans tant de façon à prendre pour méridien celui que l’aiguille de la bouffole leur indique ; mais comme la direction de l’aiguille aimantée varie fuivant les lieux, & que d’ailleurs d’autres" circonftances ne permettent pas toujours d’avoir dans un endroit quelconque une méridienne exaéle , on a recours à des méthodes particulières , qui con-Aftent en des problèmes. Voyez Problèmes. Méridienne du Cadran. 8oy. ( Hauteur ) méridienne. 757. Le premier Problème du Chapitre VI de M. de Genffane eft de trouver une méridienne fur un point quelconque donné dans une Campagne. Voyez Ligne. Le III* Problème de M. de Genffane eft énoncé .* Sur un point quelconque de la méridienne ; tirer une ligne quifajfe avec cette méridienne un angle donné ; ou qui ait une direélion donnée. Le IV*, Sur un peint quelconque d'une ligne donnée , tirer une ligne parallèle à la méridienne. Le V*, Tracer une méridienne fur un point qui n’eft pas éclairé par le Soleil. Le VIe, Tracer une méridienne par le moyen d'une Boujfole.
- Méridionales (Horæ ),
- Merrain. ( Bois de ). Bois de Chêne , débité en petits ais ou douves pour faire des tonneaux , des cuves, des féaux.
- Mèche. (Art méchan. ) Fer , ou partie de l’œil attachée au fût d’un outil ; comme dans la fonde Angloife , la piece nommée Trépan ou Mèche. 392 , 88y. Voyez Lanterne. On donne encore le nom de Mèche à toute efpece de matière feche & préparée pour prendre feu , & le communiquer, comme les mèches de foufre , pour allumer la poudre dans les baguettes creufes dont on fe fert en guife de fleuret ou d’aiguilles dans quelques Mines métalliques pour faire fauter le roc. V. Soufre. M. Delius parle dans fon Ouvrage de mèches de feuilles de canne qui brûlent plus , & ne dépofent point des étincelles de durée.
- Mélange de Charbon. 982 , y85. Défendu. 578.
- Mefurage & portage de Charbon de terre fur les ports de Paris. 533,55i, 55}, 705, 179. Droits aéluels. 663. Ne font que de quinze fols pour chaque voie de Charbon de terre de quinze mi-nots ; façon de mefurer. 552. Mefurage au poids ; plus fâre. 7o5. Voyez Mefure.
- Mefure (le Cercle fert de) en Géométrie. 781. Pourquoi ? Id. Voyez Arc. Cercle. Rayons. Segments.
- Mefure-Angle. Récipiangle. Faujfe-Equerre. Inf-trument de Géométrie fouterraine. 789, Voyez Récipiangle.
- Mefure s
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- DES MATIERES.
- Mef ires mathématiques. y g i.
- Mefures courantes employées aux opérations de Géométrie fouterraine. 781 , 902. Leurs di-yifîons.
- Mefures du temps. 764. Inftruments propres à mefurer le temps & à marquer les heures. Ibid.
- Mefurt en fait de travail de Mines. Voyez Mefurer.
- Mefurage des terrages 326. Les Voyages Métallurgiques de M. Jars renferment une Ordonnance du Roi de Suède touchant la mefure dù terrein pour les Mines & leur exploitation. Faire la mefure au platteau. Le. 213.
- Mefure à découvert. Menfio fubdialis , définie par Weidler ; fart de chercher & de définir foit les fituations des lignes tirées fur la fuperficie de la terre , foit leur inclinaifon fur fhorifon , foit leur direction aux plages du monde.
- Mefure des Terrages. Le. Forme dans laquelle elle doit être faite dans certains cas. 326.
- Mefure des ouvrages fouterrains , par chargeages. 272,274. Par hiercheages. Id. Par montées. 272. Mefure des tailles., 273.
- Mefure. ( Commerce. ) Mefure de quai , Mefure à!eau. An. Watter Meafure ; mefure dont on fe fert pour les denrées feches qui viennent par eau, comme huîtres, charbon. 437,723.
- Mefures d’ufage dans le Commerce en grand , ou Commerce maritime , dénommées dans les Arrêts 8c Tarifs pour le Charbon. 636. Voyez Baril. Poinçon. Tounneau de mer. . Pipe.
- Mefure-matrice du Comté de Nantes , pour la vente du Charbon de terre de France & d’Angleterre : eft une efpece de barique , qui, au nombre de 21 , avec un comble de 19 pouces, forme la fourniture Nantoife. Voyez Fourniture ;
- • cette mefure matrice ne différé prefqu’en rien de l’ancienne Barique étalonnée fur le Boiffeau matrice. S 44*
- Mefure-matrice du baril, dépofé à fHôtel-de-
- LVille de Rouen. 5 70.
- Mefure des Charbons de terre & des fels que les Marchands font fortir de Dunkerque, doit en con-féquence d’un Arrêt du Confeil d’Etat du 27 Juillet 1700 , être faite en-deçà des éclufes des canaux, en préfence des Commis pour ce établis.
- Mefures par terre 8c de continence. 636, 637. Toutes variées à l’infini , foit pour la continence, foit pour la forme qu’on leur a donnée dans les différentes Provinces. 722. Les réductions en pareils cas demandent des calculs, préfentent des difficultés , & les dimenfions d’un Vaiffeau quelconque , une fois prifes, on n’en tire aucune facilité pour établir les dimenfions. M. Tillet >a imaginé quelques machines propres à abréger le travail , ou plutôt à le faire difparoître. Ces mefures différentes dans les lieux de chargement. 691. Aux foffes du Hainaut François. 727. A Anzin. 1102. La plupart du temps infidèles. 681. Ces variations dans les mefures , fur-tout celles qui font employées au pied des Mines , font contraires au bon ordre, & demanderoient que les Compagnies de Mines fe conformaffent pour la livraifon de leurs Charbons à la mefure du pays, qu’elles euffent même fur les lieux une mefure matrice du pays.
- Mefure des Allégés dans le port de Newcajile. 433.
- Mefure dans la ville de Liege. 3$2*
- Mefures du Charbon de terre fur les ports de vente dans la ville de Paris. 68o. Mefures ordinaires que doivent fournir les Officiers. 67p. Eta-
- Charbon de Terre II. Parc.
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- lonnées par les Jurés-Mefureurs de Tel. 681. Policel Id. Mefure comble, Id. Rctfe. Id, Bonne mefure î ou droit de Maréchal. 680.
- Mefurer en Géométrie , c’eft-à-dire , rechercher & définir la grandeur d’une chofe félon une me«* fure établie qui répond aux propriétés de la chofe meme, 901 ; cas où le terme mefurer convient particuliérement ïbid.
- Mefurer fur le papier. 902. Mefurer à toife perdue* comme qui diroit mefurer à peu-près. Id. Mzfuret dans les réglés. Id. Mefurer à la chaîne les hypothé-nufes. 804. Voyez Niveau. Voyez Faujfe-Equerre, ou Kécipiangle. Mefurer à la perche. boy.
- Mefurer comble. 637. A main-tierce, ou ra\. Id. Mefurer, ou xhancier les eaux. Le. 334-
- Mefureurs , ou Jaugeurs de mefures à Liege. 351. Voyez Maquilaire.
- Mefureurs & Marqueurs de quille de Navire dans le port de Newcafile, Voyez Mefureurs en Angleterre. 438.
- Mefureurs Pefeurs du gros G* menu Charbon en Hainaut, nommés Tourneurs , ainfi que les Facteurs des Marchands, font pris à ferment pour l’exaétitude de la jauge des Navires. A Arras, il eft dû aux Mefureurs pour l’entrée 8c pour la fortie du magafin douze deniers , 8c quelque boiffon qu’on leur donne ordinairement.
- Mefureurs de Charbon à Paris, font Infpeéteurs > Vibreurs , Contrôleurs , ainfi que les Porteurs. 648, 665. Leur établiflèment. 679 j 667. Forment deux Communautés féparées , qui ont leut difcipline> leur fervice & leur falaire. 658,663. Font leur rapport à la Ville. Ibid. Nombre de ces Officiers d’abord égal à celui des Porteurs. 6yç. Augmenté. Id. Leurs fondions. 678, Leurs obligations. 662 , 663,664. Leurs Droits anciennement. 639^ 660, 666. 660, Droit de Compagnie. Id. Droit de Soirée. Id. Droits principaux. 666. Sol pour livre. 667. Perception des droits attribués aux Officiers Mefureurs & Porteurs. LL Etabliffement de Bureaux & Commis dans les lieux néceffaires pour cette perception , 667, qui fe fait à fur & à mefure. 69 r. Confirmation des Droits & Réglements des fondions des Jurés-Me-fureurs , regiftrée en Parlement & à la Cour des Aides en 1690. Voyez Metteurs à Port.
- Met. May. Le. Caiiïon étroit, monté fur roues, pour parcourir des galeries en pente ; fa forme 8c eonftrudion dans les Houillieres de Liege. 227. Dans quelques autres pays vifités par M. de Gen-fanne, ce coffre tiré par une manivelle à bras , mue par deux hommes , a la forme d’une hotte, 8c eft recouvert en defïus.
- Métal crud. Voyez Matte crue.
- Métal de timbre ou de cLc/zejsc’eft-à*dire, qui entre dans lacompofition des Timbres, & qui eft le même que celui employé pour fondre les canons ; il eft employé à fervir de doublure intérieure à la cra-paudine fur laquelle joue le pivot de i’arbte tournant de la petite machine à élever le Charbon d’une Mine de Newcaftle ; cette maniéré eft plus économique que d’employer des pivots 8c des crapaudines totalement faites de ce métal, dont nous avons indiqué la compofition générale. 697. M. Bélidor, dans fon Architecture hydraulique, la donne exactement telle que la voici. ~ de cuivre rouge ou rofette de Suede , & d un douzième d’étain fin d’Angleterre, c’eft-a-dire, par exemple , que fur onze livres de cuivre , on ajoute une livre d’étain. Voyez Machines.
- Metalli fodince. Fodinæ metallicœ. Sax. Nein-
- Y 16
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- ia62 TABLE
- bruche.
- Metallicus. (Juratus ASluarius.) Juré du Canton. G. Berg. Schreiber. 815.
- Métallique (Pierre ) dans les Mines de Charbon d’Angleterre. 108 , 1202. Jurifprudence. 828.
- Metallifatum lithantrax. Minera ferri phlogijlica.
- 44.6,606.
- Metallorum prcefeCtus. G. Bergamptmann. Me-tallicorum Magifler. G. Bergmeifter. 81 f.
- Métallurgiques , ( Opérations ) exécutées & tentées avec le feu de Charbon de terre brut, ou réduit en braifes. 1701. Voyez Cuivre. Fer. Plomb. 11 j8.
- Métaux. Le Charbon de terre , fuivant fes différentes qualités , nuit aux fontes de métaux dans différents degrés , uy8. fur-tout à la fonte du fer; raifon qu’en donne M. Grignon. 1166. Il eft pof-(îble néanmoins de tirer parti de ce foffile pour les demi-métaux , & les métaux imparfaits qui font d’une facile fufion. M. de Genflane eft perfuadé qu’il y auroit un bénéfice de moitié fur la dépente des fontes, & d’un dixième fur le produit du minéral. 1167, 1176. Voyez Phlogiftique. Les difficultés attachées à l’emploi du Charbon de terre pour la fonte des métaux , ont de tout temps été apperçus, &: n’ont pas été de tout temps regardées comme infurmontables. 1167. Les Ephé-mérides d’Allemagne avancent que le Charbon de terre, à raifon de fa partie huileufe , rend le fer plus doux & plus traitable fous le marteau ; mais que pour peu qu’on augmente le feu, le fer fe fond, & n’efl: plus aifé à employer. 1176.
- Météores fouterrains , aériens. Voyez Vapeurs fouterraines. Vapeurs fulminantes. Sont capables de déranger l’aiguille aimantée. 800. Moyens de corriger cet inenovénient. Ibid.
- Méthode inflrumentale de la Géométrie fouterraine, n’efl: point renfermée dans la fimple connoiffance des inftruments, ni dans l’habitude de s’en fervir. 75"3. Développée & expofée d’une maniéré rai-fonnée. 754. Voyez Injiruments de Géométrie fouterraine.
- Méthode pour tracer des Cadrans. Voyez Cadrans.
- Méthode de la Walachie, défignée par cette ex-preflion dans l’ouvrage de M. Delius, pour une conftruétion de digues, au travers d’une riviere , pour faire élever & entrer dans un canal, l’eau néceffaire à l’aétion des roues hydrauliques ; cette méthode eft adoptée dans les Mines de Schem-nitz.
- Metters land Coal. An. Metteurs de Charbon à terre en Angleterre.
- Metteurs à port fur la Seine, dans Paris. 6$6. Leurs obligations. Id. Leurs rétributions. 677, [éjj. Leurs Droits. Voyez Mefureurs. Voyez Droits.
- Metteurs en forme. Quartier des Metteurs en forme dans un attelier de fabrication de Houille apprêtée. 1342. Opération de la mife en forme. 1343. Battement à la main , ou avec de palettes ; attention pour que les pelottes ne foient pas trop mouillées. Ibid.
- Meurtrijfures. Plaies furvenantes aux Ouvriers 'de Mines dans les exploitons de Vapeurs fulminantes.
- Mica. Ferrugineux. Fer de chat. G. Eifen glim-tner. Brand ou rouge fin d’Angleterre. 116p. Micacé ( Charbon ) ou granulé, compofé de petits grains , ou de petites lamelles peu épaifles.
- Midi. (Ligne du) 777. Voyez Méridienne.
- Mille ou Millier pefant, maniéré dont la Houille
- fe vend à Mariemont. Prix des différentes Houilles au mille.
- Mild. G. Feuilliere , tendre.
- Minaret. Dans le Périgord on donne ce nom à une fouille en forme de puits.
- Mine. ( Mefure ) faifant à Liege deux minots.
- Mine. Minerai. Voyez Minerai. G. Crub. Fo-dina. Aîetalli fodina. Contre-mine. Le terme de Contre-mines fe trouve dans l’Ouvrage de M. Delius, Seél. 227 & 228 , pour exprimer les puits d’airage de communication pour la galerie de Percement.
- Maître de Mine, Maître de fqjje. Prœfes fodinœ.
- Matrice des Mines. G. Berg Mutter.
- Adminif ration civile , politique £r économique des Mines. 828, 836.
- Architecture fouveraine des Mines. Voyez Architecture.
- Puits de Mine. Fojfe à Houille. 221. Brouette de Mine. Ibid. Employés de Mines, Ingénieurs, Pré-pofés , Directeurs , Ouvriers, Entrepreneurs. 316.
- Mine , doit être fituée favorablement pour la fouille & pour l'exploitation. 862. Solution d’un Problème pour Déterminer le point de la Mine qui correfpond verticalement à un point donné dejfus. 801.
- Miner. Conduire un boyau de Mine. Cuniculum agere.
- Mines ( Divifon des ) par les Fondeurs , relativement au traitement ; en Mines Jimples, c’eft-à -dire, dégagées de toute partie terreufe & pier-reufe ; en Mines dures, celles qui font unies â une efpece de pierre vitrifiable qui les rend très-dures , voyez Vitrifiable ; en Mines réfraCiaires , c’eft-à-dire, qui font jointes à des pierres réfractaires , ou qui réfiftent à l’aâion du feu.
- Divifon des Mines par leur poftion en terre. Mines élevées, dont la dire&ion va de bas en haut. Mines horifontales ou dilatées, c’eft-à-dire, qui s’étendent par elles-mêmes à l’horifon. Le plan horifontal régulier de toute forte de lits & couches de mines ou de terres , annoncent une grande étendue., Voyez Mines dilatées. Voy. Pierres cornées.
- Mines profondes. Celles qui defeendent de la fur-face de la terre ou verticalement , ou plus ou moins obliquement vers fon centre, dans l’inté-rieur de la terre.
- Mine accidentelle , ou Mine de hafard ; nom donné dans le Lyonnois à une forte de Charbon.
- Mine d’Alluvion ou de tranfport. Mines tranf-portées. Seiffen Werk. En Bloc, en Roignons, en Nids. G. Nefterweis An. Schoads ; à Dalem en Nyaye , en Bouroutte ; à Liege Mine par Tombe. Minera nidulans. 748. Voyez Mine en majfe.
- Mines de chajfe. Mines d’Alluvium placées communément près de la fuperficie , très-mélangées, & n’ayant pas beaucoup de fuite ni d’étendue.
- Mine difperfée par très-petits morceaux comme la Blende.
- Mines en Bloc ou en Baignons. Le. En Bouroutte. G. Putzenwerk. Dans plufieurs montagnes à Veines , on rencontre une certaine quantité de minéraux en forme irrégulière , que l’on peut très-bien nommer Roignons informes , qui s’étendent à peu de diftance de côté & d’autre , & prennent leur origine d’une fente formée irrégulièrement ; on leur a donné le nom de Bloc, parce qu’on ne peut point les compter parmi les Veines : ainfi c’eft un tas de Minerais difperfé en petite quantité. 377.
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- DES MATIERES. 1465
- Mines en Couches ou pat Depot, font ordinairement formées par des décompofitions , & ne donnent que des terres métalliques. y 3 , yp.
- Mines dilatées , Gang Thut Sich auf. ou plutôt Jilons dilatés ; c’eft-à-dire , qui, après un étranglement reprennent leur première dimcnfion ; on les appelle de ce nom , parce qu’elles occupent fou-vent beaucoup d’efpace ou de largeur. Voyez Mines par fragments. Mine pyriteufe dilatée par couche. 748 » 74p.
- Mine égarée» Mine tranfportée. G. Seiffen Werk. Mine par fragments réunis enfemble , 5c formant une grande maffe. 748. Voyez Minera cumulata» Seiffen werk, parce que les métaux qui fe tirent de ces fortes de Mines ne s’obtiennent que par le lavage.
- Mines égarées, Mines par maffes détachées, que l’on appelle Roignons , Marrons , Nids. Nieren, minera ntdulans. Ayant une coque ou enveloppe , mais n’ayant aucune liaifon ni communication avec les filons voifins , ni même entr’elles ; il y en a quelquefois plufieurs dans un meme Çanron.
- Mine entière, c’eft-à-dire, bien pure. G. Berg Mutter.
- Mines par fragments détachés» An. Schoads. G. Nefterweis. Nieren. Gefchiebe. Roignons , fragments. Mine entraînée. Les Mines par fragments font des éclats détachés des montagnes ; ordinairement elles fe trouvent placées fuperficiellement. Voyez Mines égarées.
- Amas. Mine en maffe. Stock averk. Minera. Vena cumulata. Il arrive quelquefois , dit Agricola , quoique rarement, que plufieurs monceaux de foflile fe trouvent entalfés dans un même endroit d’une épaiffeur d’un ou deux pas, & d’une largeur de 4 ou y , dont un eft éloigné de l’autre d’environ trois ou plufieurs pas, lefquels fe trouvent préfenter d’abord dans leur difpofition cor-refpondante la figure d’un Difque , 5c s’écarcent enfuite davantage. Ce qu’Agricola appelle Vena cumulata , eft une Veine partagée en plufieurs parties , & qui occupe un grand efpace dans une étendue de terrein , & n’eft autre chofe, dit cet Auteur , qu’une place remplie d’un genre de foflile quelconque.
- M. Delius décrit une Veine en maffe un filon ou fente très-longue, mais dont la largeur rieft point proportionnée à la longueur; telle, par exemple, qu’une maffe de y à 7 verges, ou de yo à 70 pieds d’épais ; ce n’eft autre chofe, pour ne rien changer à l’expreflion de cet Auteur, qu’une Veine puiflante, très-courte dans fa direétion. Les Mineurs regardent ce qu’on appelle amas, Cumulus, comme la jonction ou la réunion de plufieurs veines & filons ; M. Delius penfe qu’un amas peut fe former par cette réunion , mais que cela eft rare ; il con-noît plufieurs de ces amas où il ne fe trouve rien moins qu’un affemblage de Veines ; mais ils font entourés d’une roche pure qui renferme le minéral dans fon centre de la même maniéré qu’une amande eft placée dans fa coque : au refte, ajoute-t-il, quand il fe préfente une Veine qui a trente ou quarante toifes de longueur, fur une largeur extraordinaire de quinze à vingt toifes ou plus , & qui fe rétrécit vers fa fin , c’eft ce qu’on appelle Cumulus, dans l’expreflion Françoife, Amas, Mine en maffe.
- Ce qui fe trouve dans cet Ouvrage, & dans ce que nous avons rapporté d’Agricola , fpécifie bien clairement ce genre de Mines, foit en grande, foit en petite maffe. M. Delius obferve même que
- la rencontre que l’on fait quelquefois de blocs de Minerais irréguliers,c’eft-à-dire, auxquels on n’apperçoit rien de ce qui fe trouve dans les veines & filons difperfés çà 5c là dans le roc , & dont on ne voit ni la direétion, ni la pente, ne doivent point pour cela être nommés Amas , Stock werk > mais plutôt un bloc } car les véritables amas ont , félon M. Delius , une direction & une chûte réglée , il fait mention d’un amas fitué à Degna^zka s dans le Bannate , qui s’étend de 40 toifes au Levant en longueur , & qui incline du Midi vers le Nord en pente réglée , en confervant 20 toifes de puiffance. Sa couverture eft une pierre calcaire blanche ; fon chevet une roche ardoisâtre en feuillets épais de couleur grife. Le fameux amas, près de Goflar au Hartz , dans le Kammelfberg , a une direéfion 5c une chûte réglée , une couverture 5c un chevet ; quoique, félon la remarque de M. Delius , on ajoute communément à la définition d’un amas, qu’il eft fans diredion , fans couverture ni chevet.
- De cette opinion adoptée parmi les Mineurs » rapprochée du fentiment de M. Delius, il réfulte clairement, ou bien qu’il n’eft point ordinaire que les Mines en maffe aient une diredion réglée » ou du moins qu’elle eft difficile à reconnoitre. 114p. Il réfulte encore que la différence effen-tielle d’une veine à un amas , eft que la direction d’une Mine en maffe n’eft pas continuée aufli loin que celle d’une Mine par veine , 5c qu’elles ont, à proportion de leur longueur , une largeur démefurée , ce qui ne fe voit pas dans les filons : c’eft à ce titre que je regarderois la Mine de Charbon de Wettin, 124,1a Mine du département d’Altemberg, 1149 , de ce genre»
- Il n’eft donc point étonnant que les différents lits , que ces maffes font encore voir quelquefois , ne foient pas féparés les uns des autres par des ftampes régulières d’une fubftance autre que le Charbon , 5c ne forment point alors des rameaux diftinds, comme dans les Mines par veines*
- La partie intermédiaire entre deux veines , désignée dans Agricola par le mot intervenium, eft: entièrement cachée fous terre lorfqu’elîe eft entre des veines dilatées ; dans les veines profondes , fa partie la plus élevée vient au jour , le refte s’abîme en profondeur.
- L’idée que l’on doit fe former de ces Mines en général , doit porter , à mon avis , fur ce que le Charbon de terre ou le Minerai ( fi c’eft une Mine métallique ), au lieu de former alors autant de rameaux diftinds, comme il fe voit dans les Mines par veines, ces différents lits de Charbon ou cordons de Minerais font accumulés immédiatement les uns fur les autres, de maniéré qu’ils ne préfentent enfemble qu’une feule & même maffe , plus remarquable conféquemment que les Mines en veine , quant à leur épaiffeur 5c volume, d’où fans doute elles tirent le nom de Mine en maffe, du mot Latin Mafia, par lequel on entend, quidquid efi fpifium denfumve , ou des Verbes Mafio , Maffare, c’eft-à-dire, in mafiam conglobata condenfata.
- A juger des Mines en maffe proprement dites, par comparaifon avec les Miues qui fe continuent de fuite dans des fentes régulières en cordons ou filons prolongés entre deux enveloppes qui leur fervent dans toute leur marche de couverture fupé-rieure & de couverture inférieure, 1145?, il eft difficile de ne pas foupçonner que l’efpece de Mine en grande maffe ne foit dans un genre par-
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- ticulier, ce que font dans l’intérieur des montagnes les failles pierreufes des Liégeois , ou les Rubbish des Anglois & autres écroulements pierreux , c’eft-à-dire , des amas réfultants d’un ébou-lement furvenu dans le corps de la Mine meme , dont les matériaux ont été dérangés en totalité, au point que ces Mines ne font plus ni dans le même état, ni dans la même difpofition où elles avoient été dans leur première formation. 1149. L’œil du Phyficien familiarifé avec les minéraux , je ne dis point, affemblés curieufement dans un cabinet d’Amateur ou de Naturaiifte , dans lequel on ne trouve que des échantillons ifolés , mais confidérés en grand dans les fouilles de recherches, dans les pourchaftes de travaux fou-terrains , feuls endroits propres à connoître l’or-ganifation d’une Mine , jugera facilement d’une Mine en grande mafTe. On y obferve que ces Mines en mafte ne fe trouvent pas enveloppées de leur véritable gangue , c’eft-à-dire , diftinguées d’une façon marquée de la pierre ou de la roche fupérieure, ni de la roche inférieure qui peut être dans l’écroulement de la Mine , n’ont pas fuivi ces blocs lorfqu’ils ont été déplacés, & qui peut-être fe font détruits & confondus parmi les fub-ftances dans lefquelles elles ont été mêlées depuis : ce qui explique affez raifonnablement le mélange qu’on y reconnoît dans la mafte dont ces Mines font compofées , de fragments de gorre, de grès, de nerfs difperfés au hafard & confufément, & qui y annoncent une fubverfîon en grand , un bouleverfement, une Mine nouvelle formée de la démolition d’une autre Mine. Dans les Mines de Charbon en mafle on remarque un défaut d’égalité dans la qualité de Charbon qu’elles donnent dans tout le cours de leur exploitation. 1149.
- Mine en Nyaie. Minera nidulans.
- Mine en Taye. En tas, bouillon , ou bouillaq. Tas irrégulier &. par roignon de Minerai de bonne qualité. 58p. Voyez Bouillas.
- Mine riche. Pauvre Mine de plomb d’Ecoffe. 1233. Douce. Chaude. 1173. Froide. Id. Seche. Id. Tendre , vive ou pliante. 1172.
- Mines arfénicales. Defcription d’un fourneau imaginé par M. de Genftane pour les calcinations que demande le traitement de ces Mines. 1239.
- Mine de cuivre ferrugineufe G* réfradlaire. Voyez Fourneau mixte.
- Fer à Mine. Voyez Pyrite des Glaijieres.
- Mine de Fer. Voy. Ocre rouge. Les Mines de fer, du moins les Mines en grains font toutes également fufibles, ne different les unes des autres que par les matières dont elles font mélangées , & point du tout par leurs qualités intrinfeques qui font abfolument les mêmes , d’après l’obfervation de M. de Buffon. 1170. Mines de fer en grain , qui font celles dont on fait nos fers en France, ne contiennent point de foufre comme les Mines en roche. Ibid.
- Mine de fer travaillée avec le feu de Houille. Pourquoi la même Mine donne-t-elle un fer de qualité inférieure à celui qu’on en retire , îorf-qu’elle eft travaillée avec le feu de Charbon de bois ? Quels font les moyens d’approprier le Charbon de terre aux minéraux ferrugineux, quels qu’ils foient, pour en tirer du fer propre à tous les ufages économiques, & pareil à celui qu’on retire au moyen du Charbon de bois. Sujet d’un prix propofé pour l’année 1776, par la Société Royale des Sciences de Montpellier, en confé-quence d’une délibération des Etats généraux de
- L E
- la province de Languedoc.
- Mine à gallet. ( Mine de fer. ) Schifte ferrugineux ou minéral , ainfi appeîié dans quelques forges de France , & qui fe fond à Sultzbach.1210.
- Mine de George. Mine Géorgienne.
- Mine de plomb en cubes, Galene, nommée dans le commerce Alquifoux. 1233,
- Mine de plomb Jtriée.Aa. Sweling Lead.Smethom.
- Ibid.
- Mine en Roignons. Tête vitrée. An. Kidney oar , iron oar , efpece d’hématite. G. Glaff-Kopfl. de différente efpece. 1203 , ï20f.
- Mines inflammables ou combufiibles , qui s’allument au feu , telle que la Mine de cuivre bitu-mineufe de Bifbergen en Suede ; Mine de poix de Bannat en Hongrie, les Branderi des Allemands.
- 446.
- Mines ou Carrières de Charbon de terre. Su. Grufva. Comme ce foftile a une même origine que les métaux & autres fubftances terreftres, les Réglements qui ont lieu pour les Mines précieu-fes s’étendent tous à ce foftile , dont les Carrières font quelquefois appellées Mines : Mines de Charbon de terre , matière à occupation depuis le premier inftant qu’on en foupçonne dans un endroit , jufqu’à l’inftant qu’on va chercher le Charbon à des profondeurs confidérables. Occupation du Propriétaire , d’un Entrepreneur , des Ouvriers employés , du Phyficien, de l’homme de Commerce ou de Finance , du Politique, de l’homme dEtat. 111 y.
- Mine exploitée en grand. Ce que l’on doit entendre par cette expreflion. 954. Mines par veines, demandent une exploitation dirigée fur des réglés particulières , ce qui n’eft pas abfolument de même des Mines en mafte. yo8. Contiennent dans tout leur fillage , Houille & Charbon de même qualité, 1149, ce qui n’eft point dans les Mines en maffe. Mine apurée de Charbon. Glaft. Glafur Kohlen. V. Charbon Verron ou panaché. Bâtarde. yo8,703. Bonne, yo6. Grande Mine, grande Veines 379. Mine de la découverte. fSy. De hafard. yoy. Mine du milieu. 589. Mine du grand milieu , Ou-vrier du grand milieu. 457. Mine du petit milieu, Ouvrier du petit milieu. Ibid. Mine inférieure. 703. Du Maréchal. J 07 , 703. De deffus. Sombai 508. De dejfous. Rafon. 508 , 703. Mine de U Solle. Semelle du Charbon. An. Slipper Coal. y 89. Vraie Mine. yo6.
- Mines de Charbon de terre en différentes parties du globe j autres que celles détaillées dans le cours de l’Ouvrage. 440. Mine de Charbon de IVitte-haven. Voyez Wittehaven.
- Mines de Charbon en France. 461. Mine em~ brafèe , appellée Montagne de feu dans le Rouer-gue. y32, En Auvergne appellée Megecote. 396. Mine d'Au\a en Auvergne. 19 6. Mine Sainte-Françoife , à Roche-la-Moliere. y 86. Mine Royale, ou de Roche-la-Moliere, qui fournit à Paris. Ibid• Voyez Sainte-Croix.
- Minera. Minerai. Mine. Minera Ferri Saxea. An. Iron. Ston. 105 , 1202 , 1205. Fréquente dans les Mines de Charbon. Celle des Mines de Lytry en Baffe-Normandie. 1203. De k Vallée de Trépalon en Languedoc, 1218, font peut être de cette efpece. 1203. Voyez Pierre métallique. Minera nidulans. G. Nefterweis, Mine en Marrons. Mine en Nyaie.
- Minerai. (Filets de ) Veinules très-minces. (Compagnes du ). Voy. Soda Vena. Minerai pur, fans mélange. G, Derb Ertz, Difperfé. G. Poch Ertz.
- Eingefprengç
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- DES MATIERES,
- Êingefpfetlgt ErtZ. Tas de Minerai. G. Fall Ertz. 26*
- Minerai parfemé ou difperfé. Tas de Minerai mêlé avec beaucoup de pierres de gangue.
- Minerais de fer qui fe traitent au feu de Charbon de terre dans la Grande-Bretagne. 1202.
- Minerai en poudre. ( Métallurgie ) G. Schlich.
- Chlique. I233‘
- Minéral. ( Blot ou amas de ) Fente d’une largeur proportionnée à fa longueur. Voy. Amas.
- Minérales. ( Subfiances terrefires £r) 610.
- Minéralité. Qualité propre & particulière à chaque minéral : je me fuis permis cette expreflion, pour défigner la partie conftituante , bitumineufe , du Charbon de terre qui paroît affoiblie dans les Mines en malle. 114p.
- Minéraux quelconques , confédérés indiftinâe-ment comme richelTes appartenantes en commun à l’Etat & au particulier, méritent les regards attentifs du Souverain pour corriger les négligences des Propriétaires } des Extraéleurs, écarter ou prévenir les abus, & conferver le bien public.
- 6iy.
- Mineurs. ( Ouvriers) An» Miners. Pitman. 395*.
- G. Berg-mann. Bergleute, in Berge Werften Ar-beifen. Aiguille des Mineurs. 388. Rouet à fujil des Mineurs. Moulin à Silex. An. Flint M'ill. 412.
- Minium. Voyez Calcination du plomb.
- Minot „ (mefure) fe dit tant de la mefure que de la chofe , faifant à Liege trois boilfeaux. Poids de cette mefure dans la vente du Charbon à
- ïorfque l’on veut décrocher îe fad ârrive »
- & en accrocher un vuide ; cette rôüe eft décrite par M. Delius*
- Modiolus ( rôtit. ) G. Nabe. Moyeu.
- Moetorp. .en Weftrogothie : le Charbon dé terre de cet endroit eft argilleux & alumineux J fe polit aifément, &c eft employé à faire des tabatières & des boutons > au feu il fe réduit en fcories. 4^5*
- MojfetteSi Mouffettes.^ Vapeurs où exhalaifons fouterraines dans les Mines de Charbon de terre* 2.64 , SIS* Dans celles du Saumurois. i'45'*
- Moffettes des Mines métalliques , ne font pas comparables dans tous les points aux moffettes de Mines de Charbon, fi on enexcepte les Mines de ce fofîile qui font pyriteufes ; néanmoins les phéno-^ menes de fuffocation dans toute efpece de louter-fains, fe rapportent affez entre eux dans les points effentiels. 1002. Voyez Suffocation dans les Mines métalliques.
- Moifes. ( Charpenterie. ) 1 o 16»
- Moiffonner la taille dans les mines d’Ajou. y 61.
- Molécules du Charbon de terre. Leur forme. 539* Maniéré de la découvrir. 1141.
- Mollettes. Moulettes. Nom donné communément dans les travaux de Mines aux poulies. 1077* ( Machine à ) de la Mine de Montrelay. 743. Voyez Poulies*
- Moment. ( Méchanique. ) Quantité du mouvement d’un mobile. Le mouvement de tout mo-
- ue CCUC menue Vj-aua 1» --- - --- " rJ / , . 1 /'
- Paris. 680. Son épalement fe fait à l’Hôtel-de- bile peut aufli etre confidere comme la jommé Ville de Paris. 68x. Doit, outre le droit princi- des moments dans toutes les parties. 1077. Voy* pal , les fols pour livre. 667 , 668. Demi-mïnot, Somme des moments.
- mefûré fur l’étalon original. 681. Le Charbon Moment. ( Statique. ) S emploie proprement a de terre doit fe vendre à cette mefure comble. Id. particuliérement pour defigner le produit dune Contravention à loi, en vendant quelquefois par puiffance par le bras du levier auquel cette puif-
- Idem. fance eft attachée ? ou ce qui elt la meme choie * ^^MXnute. (Géographie & Aftronofnie.) Soixantième par la diftance de ^fa direction au point d appui, partie d’un degré ou d’un tout, venant du mot Une puiffance d autant plus d avantage, toutes Latin minutus, petit. 75” y. Comment elle fe mar- chofes égales d ailleurs, quelle agit par un braâ que dans les calculs. 756. Dans la Trigonomé- de levier plus long. Voyez Levier. ^
- trie les Arpenteurs de Mines emploient aufïi ce Monde. (Pôles du
- mot & quelquefois celui de Prime ou Scrupule , Mondique. Pierre a fer. Pierre d arquebufade*
- pour’ défigner la divifion par lignes du doigt de la Lithos pyrites. Lapis pyrites. Pierre a feu. Voyez perche des Mineurs. 782. Comment s’indique la Pierre à feu.
- minute dans la Géométrie pratique. 782. Monnoies. (Cour des) Dans lës Lettres-païen-
- Mife en forme. Quantité de pelottes que donne tes du 16 Septembre i$Sl > conseillant les Mmes la mife en forme dans la fabrication d’une mefure d’argent découvertes dans une partie du Piémont* fixée j nombre de pelottes que l’on peut obtenir l’attribution des différends & conteftations, a été
- dans un efpace de temps déterminé. 1344. Voyez Briques, Pelottes s Boulets.
- Mittel. G. L’entre-deux. Mittel Berg. Montagne où la matière minérale fe rencontre vers le milieu de fa hauteur ; c’eft aufli pour exprimer
- donnée à la Cour des Monnoies de Paris.
- Monogramme. Monochroma. Monogr&mma. Iconl Delineatio ïconica. Orthographie. Voyez Profil.
- Monopole. 42 J. Monopoleurs, ( Compagnie de) formée en Angleterre par les Maîtres de Navires en
- milieu UG 1 a uauLvui 5 v si. ---j——-- .----------o *
- une montagne moyenne entre deux montagnes 1638, pour acheter tous les Charbons. 431. Autre plus hautes. Mittel geburge. G. Montagnes qui formée à Paris. Voyez Accaparement.
- * <• / T T î n ^
- r c/ v/ — _
- fe trouvent entre celles nommées Vorgeburges, & les plus hautes chaînes. Voyez Montagnes. Edle Mittel. Le fort du filon. Mittel Schiefer. Banc ou couche d’ardoife , qu’on rencontre entre deux couches de matières minérales, foit de même , foit de différente nature.
- M'u^ngehohr. Leupold. Berk borer. G. Awger. An. Tarriere Angloife. ^ 38p.
- Mo. Su. Terre nourricière du fable.
- 1UCW ---£ - --
- Monofpafios. Troàilea fimplex. Poulie fimple. Monreffe. Meneufe. Rakoyeux. Berwettrejfe. Le.
- 212.
- Mans Carbonum. Arena Carbonum. f°4*
- Mons , Ville du Hainaut Autrichien : ( Maîtres Batteliers de ). 737. Droit du Charbon de Mons. V. Droit. Le Charbon de terre de France entre dans le pays de Mons, au moyen d’un Paffeporfi qui fe délivre à Arras, par un Contrôleur ad hoc.
- * 1 1 71 * \ * r ^
- Moiihj. (Glarea) 1318. Voyez Glarea (Val- Ce que le Charbon <ie Mons acheté aux foffeS Vula)fiu verfatilis. Soupape, dapet. Voyez U po»rehaflê & la
- ^Modérateur. Dans le Baritel à eau : on nomme conduite des travaux de Mines ne peuvent jamais ninfi une roue adaptée à l’arbre du tambour , & être exécutées avec fruit & avec intelligence , fi ftnnt l’ufao-e eft d’arrêter tout court la machine en particulier on ignore la nature du terrem que
- Charbon de Terre IL Pan. Z 16
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- TABLE
- 14 66
- l’on a à fouiller dans un pays 011 l’on fait ces fortes d’expériences. La connoiflànce générale des montagnes n’eft pas moins importante. 740. M. Delius dans fon Ouvrage s’eft occupé de cet objet fondamental ; on y trouve non-feulement fur cet article la première épaifleur du globe; mais encore fur les veines 8c les fubftances qui la parcourent , des vues & des obfervations entièrement neuves. Il en eft de ipême de la divifion des montagnes du premier 8c du fécond ordre , dont l’Auteur établit, d’après les expériences, des caractères particuliers , afin d’éviter les méprifes dans lefquelles nous avons fait remarquer qu’on peut tomber en prenant pour montagne primitive une chaîne de montagnes qui ne l’eft pas. 748. Nous n’emprunterons ici, relativement à cet objet , que ce qui peut être généralités.
- On appelle Montagne, la furface du nouveau globe formée en élévations 8c en collines , laiifant entre elles des profondeurs continues , nommées Fonds 8c Vallons. A cette définition, le favant Ecrivain ajoute celles de toutes les parties qui font dépendantes de montagnes , 8c qui ne font point ici hors de place.
- Une Contrée dans laquelle plufieurs montagnes s’étendent en long , eft ce que l’on appelle chaîne de Montagnes. Geburge Kaette.
- L’enfoncement qui eft entre deux rangs de chaînes de montagnes 5 eft Vallée, Thall.
- Les petites montagnes qui tiennent par les côtés aux grandes & longues montagnes. Riegel.
- Leurs profondeurs intermédiaires. Grunde.
- L’endroit où ces fonds fe réunilfent au haut de la montagne formant un coude. G. Sincken. Schluchtten.
- La pente oblique d’une montagne par laquelle on peut arriver à fa cime, le dos. Gehaenge. Cette partie inclinée, prolongée en hauteur fur le dos Sommet. L’élévation au - deffus de fon dos , la tête.
- Montagnes qui s’écartant de deux côtés d’une grande chaîne de montagnes, fe perdent dans la plaine. Vorgeburge. Les montagnes placées entre celles-là , 8c les plus hautes chaînes. Mittel geburge. Moyennes. Celles qui parvenues à leur plus grande hauteur , s’étendent dans le milieu. Hohe geburge.
- Caraéteres diftinéîàfs entre les inégalités mon-tueufes qui traverfent & qui coupent la fuperficie de la terre dans les continents. 744»
- Montagnes déchirées. Zer. Zerriflène Geburge.
- Montagnes. ( Hautes ) On ne doit entendre par cette expreflion que la chaîne primitive des montagnes ,. qui , au feul afped , préfentent l’idée d’une forte digue deftinée à fervir de fou-tien aux montagnes du fécond ordre. 74p.
- Montagnes à pente douce , qui s’élèvent de leur pied en pente douce. 7yi.
- Montagnes rapides ou efcarpées , qui s’élèvent de leur pied en pente roide. 75*2. M. Delius ob-ferve que ce n’eft point parler en Mineur, ou conformément à l’art de l’exploitation des Mines , d’appeller montagnes rapides celles qui font ifo-lées, 8c qui tirent vers la plaine ou qui font dans la plaine, attendu que bien fouvent elles ne font rien moins que roides, ayant une pente décidément oblique. Voyez pente des Montagnes. Ce qu’on remarque dans les vallons étroits que forment les montagnes efcarpées. Ibid.
- Contours angles correfpondants des montagnes.
- Obfervation très-importante pour la théorie de h terre , faite d’abord par M. Bourguet, & conûfte en ce que les montagnes ont des directions fuivies & correfpondantes entre elles , enforte que les angles faillants d’une montagne fe trouvent toujours oppofés aux angles rentrants dans la montagne voiline qui en eft féparée par un vallon ou par une profondeur ; obfervation générale 8c univerfellement reconnue , & dont tout le monde peut fe convaincre par fes yeux. Cette fingularité, aujourd’hui reconnue univer*-fellement, ne demande , pour s’en convaincre par les yeux, autre attention que celle d’examiner en voyageant la pofition des collines oppofées , 8c les avances qu’elles font dans les vallons ; on fe convaincra alors que le vallon étoit le lit d’une riviere, 8c les collines les bords des courants ; car les côtés oppofés des collines fe correfpondent exactement comme les deux bords d’un fleuve. Dès que les collines à droite du vallon font une avance, les collines à gauche des. vallons font une gorge ; les collines , à très-peu-près, ont aufli la même élévation , & il eft très-rare de voir une grande inégalité de hauteur dans deux collines oppofées 8c féparées par un vallon.
- 74y,7j2.
- Gijfement de montagne. 75*1. Adojfement. Ibid.
- Toije de Montagne. Voyez Toife.
- Montagnes Collines. ( Subftances qui font la bafe des ) dont le Commet eft çompaét, ou formé de matière calcaire. 742.
- Vues générales fur la fuperficie extérieure de la terre , comparée avec fa fuperficie intérieure. 742.
- Divijîon des Montagnes. Montagnes du premier ordre , nommées aufli Montagnes primitives, ou de la vieille roche, c’eft-à-dire , d’ancienne formation. Montagnes à Filons. 74y. Pourquoi ainfi nommées. 746. Leur ftru&ure intérieure homogène 8c fans interruption. 743,746*
- Montagnes du fécond ordre. Montagnes par couches , ou par dépôt, "jq.6 , 747. Pourquoi ainfi nommées ? Ibid. Seules propres aux Charbons de terre. Ibid. Viennent quelquefois s’appuyer contre les montagnes primitives , avec lefquelles elles femblent fe confondre & fe perdre infenfiblement dans les plaines. 7yy, 748. Leur defcription. 746. Principal caraétere des montagnes à couches. 747. Leur caraétere diftinétif 8c particulier. 746. Différences entre elles. 747. Structure intérieure des montagnes à couches. 746. Compofition de la montagne de S. Gilles, félon M. Genneté. 868. Soixante-une veines , leur épaifleur totale, félon cet Auteur. là. Couches différentes des montagnes du fécond ordre. 7yo. Schiftes, ardoifes, ou pierres feuilletées. Id. Difpofées horifontalement. Id. Marche des lits terreux. 751. Subftances qui font propres aux montagnes à couches ; fubftances qui leur font étrangères, & qui forment une partie de leur mafle. 748. Pierres qui fe rencontrent dans les montagnes à couches, outre les bandes terreufes 74p. On trouve dans l’Ouvrage de M, Delius, fur les montagnes à couches , 8c fur les montagnes moyennes ou à veines, un détail intéreflant & des obfervations qui font particulières à ce Savant, 8c qui méritent grande attention.
- Principaux phénomènes , tant intérieurs qu’extérieurs des montagnes à couches, rapprochés les uns des autres, afin de donner de ces montagnes une idée exatfte 8c précife qui aide à les recon-noître infailliblement, à les diftinguer entr’elles , 8c à juger de la profondeur à laquelle y font
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- DES MATIERES. US
- places les Cliarbôtts de terre , 747 , dont la portion y eft toujours telle que ces maffes de Houille occupent la partie la plus baffe du terrein fur lequel les couches font portées, & les bancs fchif-teux occupent la partie du milieu. Voyez Montes.
- Les Allemands appellent Banck Berge les moit-tagnes dans lefquelles les Mines fe trouvent par des couches en échelons. Voyez Berge Banck* Dans la pratique de l’exploitation * les montagnes apportent à plufieurs recherches des obftacles & des difficultés, qui fe lèvent par le calcul aidé de plufieurs inftruments ; on trouve, dans tous les ouvrages de Géométrie fouterraine , la folution des différentes queftions auxquelles donne lieu la différence de l’inégalité du terrein fuperficiel. La Géométrie de M. de Genffane renferme entr autres les problèmes énoncés comme il fuit. Problème IX. Trouver fur les coteaux Tune montagne les points qui correfpondent perpendiculairement aux contours , ou à tout autre point donné Tune galerie pratiquée au pied de cette montagne. Problème XV. Le fom-met d'une montagne formant les limites de deux états limitrophes} déterminer ces mêmes limites dans Tintérieur de la montagne, connoître fi les travaux pratiqués dans cette montagne anticipent fur le territoire voifin. Problème XIX. Connoiffant Vin-clinaifon à la direêlion de deux filons collatéraux* dont Vun penche ou efl plus incliné que Vautre, déterminer la profondeur, du lieu de leur croifée dans Vintérieur de la montagne»
- Montagne brûlée , montagne de feu. Garriere de Charbon embrafée il y a 29 ans dans le Lyon-nois , à j de lieue de S* Genis-terre-noire, à demi-lieue de Rive^de-gier, & une lieue & demie de S. Chaumont. 499 , 702. Autre dans le Rouer-gue, dite Montagne du Montet. Scedali* Del pueck ardent. 5 31 *
- Montant, ( Tuyau ) ou tuyau d’afpiration. Voy. Tuyau. Montant, efpece de bafcule dans le Feld-geftange. Ouvrage ou échelon en montant. 944* Montcenis. C Charbon de ) en Bourgogne. Lit de Charbon à onze pieds de profondeur, bon. 572. Sa qualité. 574. Rangé par M. de Morveau dans la claffe des Charbons durs , quoiqu’affez légers & très-friables ; félon M. de Morveau , ne contient pas de foufre. n8j. Réfidu de fa combuftion au feu. Id. Odeur qu’il exhale au feu. Id. Charbon de la montagne de Châtelaine ; fa qualité. 573. Ce qu’il coûte à la Mine* Ibid.
- Monthieu en Auvergne , qualité de ce Charbon.
- 5*84.
- Montluel, près du Rhône. Mine de Charbon. Montée. (Ouvrage par ) Le. 89 y. Montée. 278 , 299. (Première.) (Seconde.) 278 , Coifireffe, queflrejfe de montée. Ibid. Demie montée. 239. Montée des niveaux du bure. 897. Airage des montées. 267. Lever des montées. 292.
- Monter une Hule. Monter directement en peu-dage de Veine. 369,373. Monter une Taille. Le.
- 360.
- Montes primarii. M. Ferberg , dans fes Lettres fur la Minéralogie & fur l’Hiftoire naturelle de l’Italie , qualifie de ce nom les montagnes inférieures formées de Schifte , qui s’étendent par deffous les montagnes calcaires auxquelles elles fervent de bafe. Montes fecundarii , les Alpes calcaires. Montes tertiarii, les collines.
- Montet. ( Montagne du ) Del pùech Ardent. Montrelay (Mine de) en Bretagne. 541. Deux puits, favoir le puits d’Hérouville, profond de 97 toifes, & le puits de la Peignerie , profond dp
- 77 toifes * avec deux Machinés à féffi f4î* Montres utiles pour quelques opérations dé Mines* 764, 803. Comment elles fe règlent* 773. Attention pour avoir une montre bien réglée* 774 » 77J* Maniéré de régler les montres en fë lervant d un Cadran à bouffole horaire* 776";
- Morbus attonitus. Morbus fyderatus. V. Afphyxiet, Morgeti Gang. G. Vena matutina-» Morgret Gang* Sax. Filon du matin.
- Mort abfolue des Ouvriers fuffoqués ou noyés dans les Mines. Tentatives à faire pour eonftater eet état* ou pour rappeller la vie* 1001. Gbfer-vation fur les yeux de l’Ouvrier réputé mort* pour fe bien affurer s’il eft mort véritablement* & difcontinuer les fecours. 1003*
- Mort apparentei Mort imparfaite des Ouvriers fuffoqués ou noyés dans les Mines» Secours à apporter à cet état , de deux efpeces » intérieurs & extérieurs. 98 6. Procédés regardés infaillibles par les Mineurs* Id. Le court efpace de temps donné à ces fecours* ne doit point faire défefpérer de la vie du malade auquel ils n’ont pas réuffi* 987. Symptômes qui fe remarquent fur le corps des Ouvriers réputés morts à la fuite de la fuffo* cation. Id. Toutes les apparences de mort né décident rien* 994, Confidérations fut la poffibi-bilité de rappeller d’une mort apparente à la vie les Houilleurs fuffoqués ou noyés dans les Mines* 990. Confidérations puifées dans le fentiment de l’humanité. 991* Conféquénces tirées de faits & d’exemples. Ibid»
- M. Winflow , Médecin de la Faculté de Paris * & M. de Réaumur, de l’Académie des Sciences* premiers Auteurs * en 1740» de l’attention qui s’eft tournée fur les Noyés , auxquels on a été des fiecles fans donner aucun fecours, 992 , 993 4 994. Empreffement du Bureau de Ville de Paris* dès l’année 1758* pour rendre utile profitable l’avis rédigé par M. de Réaumur. 993* Seciété formée par les habitants d’Amfterdam en 1767, en faveur des Noyés. Id. Encouragemenf & prix propofé par cette Société. Id. Etabliffe-ments femblables formés à Paris & en Angleterre* 993 » 999* Motifs pour porter les mêmes foinâ officieux aux Ouvriers de Mines* ldi Voyez Avisé. Voyez Boëte portativei
- Morte-charge. (Commerce de mer*) _ $33*
- Mortier ou Ciment* Üne mefure de chaux & deux mefures de mâchefer , broyées avec de l’eau * font un mortier très-dur. Mortier avec de la chaux * & de la cendre de Houille* 479* Mortier avec la cendrée de Tournay. 1131. Différents procédés* 1130» Mortier ou Maçonnerie de Betotii 1134, Voyez Maçonnerie. Voy* Tenajfe de Hollande* Moteur. ( Méchan* ) Ce qui meut ou met en mouvement. Voyez Mouvementé Dans toutes les machines il ne s'agit que cje bien connoître ce principe* Moteur, ( Hydraulique. ) Puiffance par laquelle agit une machine hydraulique.
- Mottei (la) Eaux minérales de) tiennent peut-être une partie de leurs propriétés du bitume de Charbon de terre. 928.
- Mottes à brûler. Etendue de leur Commerce dan9 Paris. 1328. Mottes ou quartiers de Glaife.Voyez Quartier.
- Mouche. Moxhe dé Veine* Le. Languette, me* che du tarré. 216. Sa Defcription , fon ufage. Idt Moufle. Poulie à Moufle* Polyfpaflos. 232* Affein-blage de plufieurs poulies, les unes fixes i les autres mobiles ou fimples. 920* Toutes embfaffées par une même corde. 1138. Les Poulies fixes font
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- TABLE
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- portées par une même chape 9 & les poulies mo-biles par une autre chape ; elles peuvent avoir différentes difpofitions. Leur principal ufage eft de faire gagner de la force. Machines à moufle. <?i6. On appelle aulïi Moufles des barres de fer à l’extrémité defquelles on a pratiqué des yeux pour contenir les barres, ( dans les feldgeftangen ) par des clavettes qui paffent dans les yeux. 1044. Mouillon. ( Charbonnières du) Voy. Charbonnières. Moules. Lunettes, formes pour donner au Charbon de terre , empâté avec des argilles, une forme particulière. 357, 487, 1333. Sable à faire des moules. Voyez Sable des Fondeurs.
- Moulin à vent. Le. Herna\ à vent. Voyez Her-na%. Moulin à Jilex. Rouet àfufll des Mineurs. An. Flint Mill, ufité dans la Mine de Workington.
- 402.
- Moulinet. ( Méchanique ) Treuil ou Tour. Axis in peritrochio. Gros rouleau ou cylindre, ou eflieu traverfé de deux leviers qui s’appliquent aux grues , aux cabeftans , aux engins , & autres machines femblables deftinées à enlever des fardeaux -, fe meut quelquefois avec une roue, y 81 , ypi. Dans l’appareil de la tarriere Angloife, le moulinet eft appellé Dévidoir. 886.
- Moulettes. Mollettes. Poulies. 764. C Machines à )
- 238,543,563. Moulins en Bourbonnois ; dépôt du Charbon de la Mine de Fims au Port de Moulins. 581. Jugement que les Serruriers de Paris portent de ce Charbon. 1160.
- Mourant. (Lit) Voyez Ut.
- Mouvement. ( Loix du ) Voyez Machines. Comme toute machine eft deftinée à fe mouvoir , on doit la confidérer dans l’état de mouvement , & alors avoir égard à plufieurs chofes. 924.
- Moufle pour fervir d’étoupes ou de calfatage
- dans certaines occafions. 276,47p.
- Mouton. Piece d’un équipage de fonde, de laquelle M. de Genffane fait mention dans fon Dif-çours préliminaire de l’Hiftoire naturelle de Languedoc ; il dit que le mouton ne reffemble pas mal à un poids d’horloge ; fa bafe eft circulaire , & fon diamètre eft d’environ deux lignes plus grandque celui de la tarriere ; la furface de fa bafe eft un peu enfoncée en forme de Calotte renverfée, de maniéré que fa circonférence forme une efpece de tranchant circulaire ; l’extrémité oppofée à fa bafe eft garnie d’un manche entièrement femblable à celui des pièces précédentes ; fon ufage eft d’arrondir les trous qu’on a faits au travers des bancs de roche avec les autres pièces , de brifer & égalifer les éminences qui pourroient arrêter le libre paffage de la tarriere , pour pénétrer dans les terres qui font au - deffous de ces roches. Saut de Mouton. Le. Rihoppement. 309.
- Moxhe de Veine. Mouche. Aiguille. 216.
- Moyen proportionnel. Eft une quantité qui occupe le milieu d’une proportion ; ainfi 6 eft moyen proportionnel entre 4 & 9 , parce que 4 eft à <6 comme 6 eft à 9 ; le quarré d’un moyen proportionnel eft égal au produit des deux extrêmes.
- Moyen. {Charbon ) Voyez Charbon.
- ^ Moyenne. (Houille ) Voyez Houille.
- Moyenne. ( Veine ) Dans les Houillieres de Da-ïem eft grande Veinette.
- Moyeu de Roue. Modiolus rotce. G. Nabe.
- Muhle ( Berg ). Démolition , éboulement de roc, excavation fouterraine qui fe pratique dans les mines métalliques lorfqu’on manque de décombres toujours néceffaires foit pour remplir des
- vuides , foit pour former des maftîfs ou des murailles ; les endroits de Mines les plus favorables & qu’on doit préféreren conféquence, lorfqu’on veut avoir de ces déblais , font les parties où le roc eft mol & qui prête le plus à cet éboulement.
- Muid. Mui. Grande mefure de chofes liquides , diverfement appellée dans plufieurs Provinces ; en Champagne , Queue ; en Bourgogne , Feuillette s en Touraine, Poinçon; en Berry, Tonneau; ert Poitou , Pipe ; en Lyonnois , Afnée ou Botte ; à Bordeaux , Banque , dont les quatre font ce qu’ils appellent le Tonneau. Le mot de Muid, pris aufli pour la futaille de même mefure, ne fignifie pas toujours une mefure certaine & déterminée , y ayant des muids plus grands les uns que les autres.
- La mefure du muid , pour être exa&e, doit être celle des Géomètres, favoir huit pieds cubiques. Voyez Muid de Charbon de terre à Bois-Bofl'ut, Le muid de chofes liquides à Paris contient huit pieds cubes d’eau} chaque pied cube contient 3 6 pintes mefurées au juftu, & lorfque l’eau ne paffe point les bords ; quand elle les paffe , le plus qu’il eft poflible fans verfer, le muid ne contient que 35* pintes, dont chacune pefe deux livres , & chacune des premières pefe deux livres moins fept gros. Le muid contient deux cents quatre-vingt-huit pintes , de celles qui pefent deux livres moins fept gros, & deux cents quatre-vingt de celles qui pefent deux livres chacune.
- Le Muid ou la Banque revient à 63 gallons. 5*43. Voyez Baille. A Liege le muid fait deux ftiers. A Bois-Boffut le muid de Charbon de terre eft de 13 pieds cubes. 1102. Muid de Charbon de terre , poids de Mons. 1283. Voyez Wague. Dans le Hainaut Autrichien, tout Charbon qui s’achette aux foffes doit généralement le droit à proportion du muid ou de la Waye ( comme il a été rapporté au mot Marchandife) , n’y ayant , outre les Privilégiés, que celui qui fe donne en aumône aux Ouvriers & Sclanneurs pour fe chauffer , qui foit exempt des droits de l’Etat. Voyez Mons.
- A Arras le muid de quatre Rafleres des Charbons de Frefnes & de Vieux-Condé , eft fixé à trois florins huit patards de droits d’entrée , fans compter les droits de Mefureurs. Voyez Me-fureurs.
- Le muid de Charbon à Frefnes eft évalué à environ 14 pieds cubes. 1103.
- A la Rochelle le muid pour les droits de Charbon d’Angleterre & d’Ecoffe, évalué à 80 Bailles ou paniers. 724. Voyez Bailles.
- A Paris, pour la vente de Charbon de terre, le muid ou la voie compofée de trente demi-mi-nots. Voyez Voie. Voyez Minot.
- Muletiers de Rive-de-Gier, contribuent beaucoup au défordre dont on Le plaint fur ces mines, 70p.
- Mumia vegetabilis. Momie végétale de Cromfted , efpece de terre d’ombre friable , très-commune dans les couches de Charbon de Boferup, ou plutôt imprégnation de matière charbonneufe diverfement colorée , & quelquefois reffemblante à la terre d’ombre à laquelle elle- peut fuppléer.
- 444,
- Mundlock. G. Entrée , embouchure d’une galerie de Mine, Voyez Galerie.
- Mura'illement. Ouvrage de Maçonnerie qui fe conftruit dans les travaux fouterrains , & qui fe fait ou à chaux ou fans chaux, ou à fec , félon que les endroits où il fe pratique font humides,
- ou
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- DES MA
- Où félon que les endroits ou l’air circule librement î On conçoit encore que le local exige une différence dans le muraillement, félon que les ouvrages font en voûte , à plomb ou en entaille * félon la nature des Veines > des rocs qui leur fervent de toit & de femelle ; de même différent dans les bures , félon quils font profondes en pillant , ou perpendiculairement. Ce travail de muraillement eft particuliérement nécèffaire pour les endroits qui doivent toujours fervir ; on ne peut fur-tout s’en paffer par* tout où il y a de la part des rocs une preffion confidérable qui dé-truiroit les boifages, comme dans les grandes galeries de paffage , les ftappes & autres ouvrages de cette nature. Les Articles 19,20 & 21 du Réglement de M. de Genffane , renferment des détails fur ce muraillement des puits. M. De-lius dans fon ouvrage a particuliérement enchéri pour cet article , fur celui de l’Académie de Frey-berg. Voyez Murray, Voyez Puits.
- Murailler. Le. 250, 293.
- Murray. Le. Petit mur bâti fans ciment pour étayer les ftaples , ou pour reftapler les ferres. 274. On donne encore ce nom à une Maçonnerie de brique, pour ajouter au feu de Charbon de terre une chaleur de reverbere. 291, 362,364, 1272. Sa diftance de la grille dans les cheminées de chauffage. 694. Dans les cheminées de cuifine. Id. Sa conftrudion. 1^73. Maniérés de le terminer dans le haut. 695. Son épaiffeur, fa hauteur. 694. On peut y fubftituer une plaque de fonte percée de plufieurs trous , pour qu’elle ne fe fende pas. 1273.
- Mutter ( Berg ). Matrice des Mines.
- N
- si b E.G.Modiolus rotæ. Moyeu. Voyez Moyeu.,
- Nadir. Nom Arabe donné au plan immobile de la Sphere qui eft perpendiculairement - au-deffous de nos pieds , & éloigné de 180 deg. du Zé-nith, tous deux pôles de notre horifon ; ils tombent par conféquent fur le Méridien, l’un au-deffus , l’autre au-deffous de la terre ; à quelque diftance que l’un de ces points foit de l’équateur & des pôles du monde , l’autre fe trouve toujours dans la partie oppofée du monde , à la même diftance de l’équateur & des pôles. 756.
- Naf - ware. Su. Cuiller de la tarriere. Naf-ware Hol. Trou de Tarré. 897,
- Nailles. Le. Agrafes plates, ou lames de fer qui lient enfemble les pièces de bois dont les cuves font compofées. 227. Nailleler. Maintenir avec des nailles les tinnes ou autres uftenfiles de ce genre. 227,230.
- Nantoife ( Charge ) eft de 300 livres Nantoifes.
- 725.
- Naturalises. Phyjîciens. Leurs obfervations multipliées & combinées fur la fuperficie de la terre, fourniffent des vues, forment un corps de préceptes fur la véritable ftruélure intérieure. 742.
- Naturalifation accordée aux Etrangers , Affociés & Ouvriers, leurs hoirs & fucceffeurs , pour ré-compenfe des talents, & de la part dans laquelle ils concourent à l’entreprife des Mines du Royaume , à l’effet de jouir en France de tous les droits ciyils , c’eft-à-dire , d’être à tous égards af-fimilés aux naturels François, fans être tenus de payer aucune finance , ni prendre d’autre Lettre de naturalité que le Vidimus, à la feule condition d’exhiber un certificat du Grand-Maîrre. Ce privilège eft concédé, dans toutes fes dépendances,
- . Charbon de Terre. II. Pan
- T 1ERE S. Hfy
- par l'Ordonnance de François XI » dii iô Juillet 1560 , confirmée par Charles IX en 1561 , & plufieurs autres enregiftrées dans les Parlements* & dans les Chambres des Comptes * dans les Lettres-patentes de Henry II, du 11 Oéfobre 1132* ce privilège eft reltraint à 40 Ouvriers par chaque Mine. L’Arrêt du Confeil du 14 Mai 1604* portant nouveau Réglement fur le fait des Mines & Minières du Royaume , développe ce privilège d’une maniéré propre à encourager les Etrangers à s’intéreffer dans les travaux de Mines ; & aucune loi poftérieure n’y a encore dérogé. Le Sieur Harriffon, les Sieurs & Deffioifelle Bfurchie inté-reffés dans les Mines de Bretagne , en ont jouis par Arrêt du Confeil du 17 Septembre 1743. Ee fieur Peifter , intéreffé dans la Compagnie formée pour l’exploitation des mêmes Mines , a été réputé Regnicole par Arrêt du deux Décembre 1775* , revêtu de Lettres - patentes 5 le tout néanmoins pour le temps que le fieur Peifter refteroit employé à l’exploitation des Mines de France , & domicilié dans le Royaume.
- Naturalité ( Droit de) & d’Àubaine. Voyez Naturalifation.
- Naturelle, ( Terre ) ou neuve. Le. Plein Vifthier*
- Naulage. Nolis. Voyez Nolis.
- Nautce Parijïaci. Nautes* Ancienne & premiers Communauté que faifoient les Marchands de Pa-> ris fréquentants la riviere de Seine , 644, à laquelle vraifemblablement a faccédé la Compagnie appellée enfuite Mercatores aquæ Parijïaci. Ibid.
- Nautes. Voyez Nautœ Parijïaci.
- Navée. Charge de bateaux , nefs & navires fur la
- riviere de Haifne. 723 *735*, 736.
- Navette ( Huile de ) pour graiffer les mouvez ments des Machines.
- Navigation dans l’intérieur des Terres en Angleterre. Canal de Bridg-water. 428*
- Navigation de Condê eû Hainaut, réglée pour la perception des droits Domaniaux , par les placards du Hainaut, imprimés à bruxelles en 1704* confirmés dans tous leurs points au nom de Sa Majefté Impériale, par Ferdinand Gafton Lamo-raid de Croy, Comte de Rœux, Gouverneur * Capitaine général, Grand-Bailly & Officier fou-verain du Pays & Comté du Hainaut. Arrêt du Confeil d'Etat du Roi, en forme de Réglement * concernant cette Navigation de Condé , du 4 Novembre 1718, 735. Chambre de navigation. Id.
- Navigation de la riviere d* A roux pour les Char-bons de Montcenis, jufqu’à Digoin > dans la Loire*
- 373-
- Navigation ou Canal de communication de la riviere du Layon , depuis S. Georges de Cha-telaifon * avec la Loire à Chalonnes, projetté depuis 1740 , 954 , exécuté aujourd hui fous le nom de Canal de Monfieur, qui a daigné honorer de fa proteéfion cette entreprife favorable à la cirçuîation du Charbon , entamée à la fin de 1774 î l’ouverture de ce Canal , contenant 27 éclufes, 12 ponts & 6 gués, a été faite le 26 du mois de Décembre 1776*
- Navigation des Charbons d’Auvergne , depuis 1 endroit de l’embarquement jufqu’à la jon&ion de l’Ailier à la Loire, enfuite jufqu’à Briare par le Canal, 997 ; enfuite depuis Briare jufqu a Mon-targis. 637. Navigation du Canal de Coing. 643 * Voyez Coing.
- Navigation du Charbon du Fore% , du Bourbon-nois Cf autres par le Canal de Briare jufqu’à Nemours. 63 7, Deux Jurifdi&ions èc Polices fur te
- . A17
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- j 47° T A B
- Canal de Briare. 639. Compétence du Bureau de ^Hôtel-de-Ville de Paris fur cette Police, relativement à la fourniture de la Capitale. 64.2.
- Navires & Bateaux occupés dans le Commerce maritime d’Angleterre à tranfporter le Charbon de terre à Londres , & dans le refte de l’Angleterre. 424, 426. Compagnie formée en 1638 par des Maîtres de Navires. 431. Police qui s’obferve dans le port de Newcaftle pour les
- Navires de tranfport. 433,434» 44°* Marque de contenance. Ibid. Quille des Navires, doit être mefurée. 433*
- Navire à morte-charge. Commerce de Mer. 633.
- A charge complette. Ibid.
- Nécejfaire ( Livrer le ) en cas de Vifite. Le. Voyez Airage. Pareufje.
- Neïnbrucjie. Sax. Fouilles.
- Newcomeh , Marchand de fer, & Cawley , Vitrier en Angleterre , Auteurs d’une derniere perfection de la Machine à vapeur. 240 , 405* ,
- io;3-
- Négligence des Propriétaires à faire les recherches & exploitations de leurs Mines , à Liege. 331. En France , devenues , dans le Réglement fur les Mines de Houille, du 14 Janvier 1744 , un motif de reftri&ion & de dérogation à l’Arrêt de 1698, 615* & , matière à abus pour les Solliciteurs de Concédions. 620. Négligence des Con-ceflionnaires à exercer leur privilège. V. Privilège.
- Négoce du Charbon de terre à Liege. 348. En Angleterre. 422. Voyez Commerce. Dans différentes provinces de France & dans la Capitale ; dans le territoire de Valenciennes. 487. Dans le Lyon-nois. 704. Dans le Rouergue. 537. à Montrelais. 743. A Nort. 544. En Anjou. 763.
- Nerfs. Gorres. Caillettes. Arrêtes pierreufes , ef-pece de Schifte réfradaire tenant immédiatement au Charbon de terre. 307, y 18. Qui traverfe quelquefois dans une certaine longueur un banc de terre, comme dans la Mine du Lyonnois. 307. Dans quelques bancs de Houille , qui ont environ deux pieds d’épaiffeur , on trouve au milieu un de ces nerfs de deux doigts d’épais, qui traverfe horifontalem.ent le banc de Charbon ; il fuit toujours la veine félon fa longueur, & eft fouvent au milieu, le banc étant confidéré en place. Ces nerfs font à exclure & à détacher foigneufement des Charbons que l’on veut réduire en Coaks. nyi.
- . Nerf blanc, ou Rajfon, dans les Mines du Lyonnois. yo 8.
- Neflerweis. G. Minera nidulans. Voyez Mine.
- Net, ( Charbon ) ou fin. Houille en pièce. Voyez Mines. 4 87.
- Nétoyer VAreine. Le. Voyez Areine.
- Neuve. ( Terre ) Terrein nenf. Voyez Terre naturelle. Le. Plein Vifthier,
- Neivcaflle fur le Tyne. 422. Sa fondation ; fon accroiffement par le commerce du Charbon de terre. 429. Privilège de Bourgeois libres en faveur de fes habitants. 422. Corporation de Marine de Newcaftle*, fous le titre de Hoafi-Men. 430. Sa Jurifdi&ion, fon privilège. 43 1 , 422. Nouvelle Charte de Newcaftle, dans laquelle on fait pour la première fois mention du Charbon de terre. L’exportation de ce foflile déjà très-confidérable en 1241. 424. A combien elle eft évaluée aujourd’hui. 436. Deux efpeces de vapeurs fouterraines dans ces Mines. 402. Principales opérations relatives aux eaux dans ces Mines. 404. Qualités des Charbons qui fe tirent de ces Mines. 413* Com-paraifon de ces différents Charbons avec quelques-
- L E
- uns de ceux qui fe tirent d’Angleterre. 413,414,
- Charbon de Newcaftle, employé k Rouen’ "fous la défignation de Charbon de première qualité pour le diftinguer du Charbon de Sunderland. 570! Voyez Sunderland.
- Le Mémoire de M, Quift , que nous avons indiqué au mot Exploitation , renferme un état des couches qui forment la maffe des Mines de Newcaftle , & comme il différé en quelques points des defcriptions dont j’ai fait ufage, il m’a paru utile d’en rapprocher cette nouvelle énumération des bandes rencontrées dans ce même territoire. Ie. Terre fuperficielle ( Damm jord) de 4 à y braffes, con-liftante dans une Argille ( Lera ), mêlée de fable. 2e. Argille brunâtre, de l’épaifteur de 3 braffes, ferrugineufe, mêlée de Mica ; elle eft tout-à-fait meuble & tendre , & forme une couche qui ne fe rencontre point par-tout. 3e. Pierre fablonneufe , ( Sand Sten. ) épaiffe de 2 , 324 braffes, blanchâtre , mêlée de Mica, & changeante quelquefois dans fa nature comme dans fon épaiffeur. 4e. Argille d’environ 8 braftes d’épaiffeur , un peu ferrugineufe , toujours mêlée de filandres charbonneufes, de Mica fin, de fable fulphureux ( Svafvelkies ) , de pouflîer de chaux ; elle n’eft point combuftible. yü. Petite couche de Charbon de terre, épaiffe de 6 pouces. 6e. Argille pierreu-fe , fablonneufe & micacée , de l’épaifteur de 4 braftes. 7*. Couche de Foot coal, c’eft-à-dire, qui a un pied d’épaiffeur, & qui eft toujours groftier. 8e. Argille pierreufe , ferrugineufe , micacée, épaiffe de 8 braftes. 9*. Argille de même qualité que le N°. 4, de 9 braftes d’épaiffeur. 10e. Troi-fieme couche de Charbon de terre , de 3 à y pieds d’épaiffeur, & quelquefois davantage. 11e. Argille pierreufe, ferrugineufe, comme le N°. 8, qui n’a été percée que dans très-peu d’endroits , parce qu’on ne s’eft pas foucié d’atteindre les couches inférieures de Charbon qui ont été reconnues être à une profondeur double.
- Nid. Nyacée. Nidulans 373. Voyez Mine.
- Nieren. G. Roignons. Minera nidulans. Ibid.
- Niveau, ( Banc de) Platteure. Grande Feine. 207.
- Niveau. Levay du bure. 246, 2y 6. 303. Pouffer au niveau. 290. Baigne. Borgne niveau. Coifireffe, queflrejfe de niveau du bure. 278. Niveau d’airage. 2.66. Fermer les niveaux ou la porte par des ftoup-pures. Id. ( Forer de ) Dreu de ftoc , en ligne de la voie ou de l’ouvrage en avant-main. 271.
- Niveau d’eau. 270. De la Xhorre. Voyez Xhorre. Pouffer au niveau. 290. Eaux du premier niveau. 4(5y , 478. Du fécond niveau, 479 , ou forte toife. 46y. Eaux du quatrième , du troifieme niveaux. Ibid.
- Niveau ( Ligne de ) Voyez Ligne. Réglé de niveau. 314, 782. Trouver le niveau, c’eft trouver ce qui eft parallèle à l’horifon. Niveau. Chorobatte. Le. Plomet G.Waffer wage. Grad Bogen. Nivella. libella, inftrument de Géométrie fouterraine auquel on peut fuppléer par le demi-cercle. 784. Maniéré de le fufpendre dans certains cas. 903. Employé pour la folution de quelques Problèmes. Voyez Hypo~ thénufes. Voyez Mefurer à la chaîne.
- Nivellement. Art de trouver une ligne horifon-tale, ou de connoître combien un endroit eft plus élevé qu’un autre, en prenant le terme de la me* fure de leur élévation au centre de la terre, d’où il fuit que deux points également éloignés de ce centre font de niveau. 299.
- Niveler. 299 , 783. Problème IX de M. de Genftàne. Niveler un terrein quelconque.
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- DES MATIERES.
- Nobtejje. Paf Lettres cîu Roi du 30 Septembre 1548 > Commis, Aifociés & Entremet-teurs ne dérogent au droit 8c privilège de no-blefTe, dignité ou état: par un autre Edit confirmatif du 10 Oétobre 1372 , il eft non-feulement permis à • toutes perfonnes , de quelque état 8c condition qu’elles foient, de rechercher 8c travailler les Mines , de s’affocier qui bon leur fem-blera, fans que lefdites affociations dérogent à la noblelfe, ni aucune dignité ou qualité, en prêtant par l’Effayeur & Affineur le ferment accoutumé entre les mains du Grand-Maître. L’Article XII de l’Edit du mois de Février 1722 , portant éta-bliffement d’une Compagnie pour travailler pendant trente ans les Mines du Royaume , ' eft précis fur cet objet , en faveur des Gentilshommes , Officiers 8c autres, comme Directeurs ou Interrelfés dans ladite Compagnie.
- Nocs. Dans la mine de Pontpean, Canaux de bois pour conduire les eaux.
- Nofft ( Barq. ) Intérelfé dans les Mines*
- Noir. Swartor, V.Swartor. Swart mylla. Su.Terre noire, commune dans les Mines de Charbon de Suede. 447. Voyez Fierftad. V. Marne noire.
- Noir de terre. Efpece de foffile noir, dont les Peintres fe fervent après l’avoir bien broyé, pour travailler à frefque, & qui n’eft qu’une efpece de de terre d’ombre calcinée. 1137. V. Terre d’ombre.
- Nolis. Nolijfement. Naulage. V. Fret. Frettement.
- Noifetier. Au lieu de l’aiguille qui s’introduit dans le patron pour faire jouer la poudre à canon , on emploie quelquefois des baguettes de noifetier ou d’auttes efpeces de bois , creufées en-dedans. M. Delius décrit les maniérés de fe fervir de ces baguettes, moins fujettes à manquer , mais plus dangéreufes que les trous de l’aiguille, parce quelles peuvent s’allumer par la poudre, & brûler long-temps avant de communiquer le feu à la poudre. '
- Nombres. (Réfolution des nombres trouvés dans la mefure des fouterrains ), définie par Weidler. L’art de chercher , par le moyen des hypothénufes & des angles donnés , les perpendiculaires & les bafes , 8c de les expofer avec leurs angles fur les tables.
- Nombre quarré. Produit d’un nombre multiplié par lui-même , comme quatre eft le produit de deux multiplié par deux.
- Ligne des nombres. Voyez Echelles.
- Nord ou Septentrion. Plage du pôle Boréal, appellé Pôle ArBique. 7 62. Voyez Septentrion.
- Norma. Réglé. Equerre.
- Normalis. ( Lima.) A-plomb.
- Nort ( Mine de Charbon de ) en Bretagne, dont le privilège accordé d’abord en 1746 au fieur Jarry, a été renouvellé en 1774 pour 30 ans. Qualité des Charbons que donne cette Mine. 544.
- Notification dans la coutume de Liegé , doit être faite au Propriétaire ou Terrageur par une Société ou un Entrepreneur avant de travailler, parce qu’alors le Propriétaire envoie faire l’examen des ouvrages aux frais de la Société, afin de reconnoître fi l’on obferve les réglés établies pour la direction des ouvrages. En fait de privilèges en France, pour qu’ils foient connus de tous ceux qui peuvent y avoir intérêt , l’Article VII de la Déclaration du Roi, du 24 Décembre 1762, ordonne qu’après l’enregiftrement defdits privilèges dans les Cours , il foit, à la diligence des Procureurs généraux , envoyé copie collationnée d’iceux aux Baillages, dans le reffort defquels ils doivent avoir leur exécution.
- 1471
- Notulant, à Dalem. Compteurs Liege. 327. Voy, Compteur.
- Nourritures. Lé. Sources d’eaux fouterraines* 270. Reconnoître la force de la nourriture de leau, (Opération pour). 334. Voyez Xhancier* Noyan ( Mine de) en Bourbonnois, 582. Qualité de fon Charbon. Ibidi
- Noyees , (Veines) c eft-à-dire , qui font d’un niveau plus bas que l’Areine. 285?. V. Levays d’eaux.
- Nudare ( Venas corio ) G. Genge ente blolfen* 200. Voyez Dècharner.
- Nuit. ( Garde- ) Voyez Garde-bateau*
- Nyaie, ( Mine en ) ou en Bouroutte. Voyez Nid «
- o
- b s r lett. G. Couverture.
- Oberg, Nober. Uber. G. La première exprefliori défigne la croûte fupérieure ; la fécondé une pierre molle ; la troifieme une efpece de pierre pourrie : mais ces mots peuvent avoir d’autres lignifications fuivant la conftrudion des phrafes.
- Ober faule. Pierre fort mollalfe 8c. pourrie , qui fouvent coupe & 8c écrafe les veines & filons des Mines.
- Obligations des Maîtres de fojfes vis-à-vis les Propriétaires ; plufieurs cas. 331 * 33f-
- Obliqua Vena, ou devexa. G. Doulegter Gang* Oblique. ( Ligne ) G. Flach. Ligne félon laquelle une veine ou filon s’incline en profondeur, & qui fe détermine par le demi-cercle partagé en degrés ; de maniéré qu’une veine , depuis le 1 y* jufqu’au 4Je degré , eft une veine oblique.
- Oblique. ( Pente ) Voyez Pente oblique.
- Oblique. (Veine) Ce qui eft à remarquer par rapport à ces veines , lorsqu’il s’agit d’en prendre l’heure par les opérations de Géométrie. Voyez Piquer.
- Obliquité. G. Doulege. On obferve que dans les profondeurs la plupart des veines gardent une obliquité réglée.
- Obfervations fur les vapeurs des Mines , par Agricola. 928 , 929. Par différents Savants dans les Mines de Newcaftle. 403. Du Lyonnois* y 13* Dans les Mines du Saumurois. y4y. D’Anjou* yé2. Du Nivernois, 373. D’Auvergne. 590. Dans une Mine d’étain en Cornouaille. 929,930. Réfumé des principaux points d’obfervations à faire
- fur ce fujet. 93*»932>933«
- Obferpation barométrique faite dans les Mines de Copperberg. 942. Dans les Mines de Clamthal. 944. De Norvège. Id. Obfervation thermométrie que 8c barométrique faite en hiver dans la Mine de Cheiffy en Lyonnois. 944*945'» Dans les Mines d’ Auvergne. iy8. Dans les fonds de puits de Mines abandonnées depuis quelques temps. 94y* Procédé employé pour faire commodément & avec jufteffe des obfervations de ce genre. Id4 Obfervations barométriques & thermométriques faites dans plufieurs Mines métalliques , 8c dans quelques Carrières de Charbon de terre. 94° * 947. Précautions à apporter pour parvenir aux différentes recherches qu’on fe propofe avec le fecours de ces différents inftruments. Ibid. Obfervation thermométrique faite par l’Auteur dans la Mine de Fims en Bourbonnois. 940 Dans la Mine d’Ardinghem. 941,947. Ibid. Obfervation barométrique faite dans la Mine de Shalberg en Suede. 941. Voyez Expériences barométri-ques.
- Obfiruftions. Pâles couleurs. Préparation du Ma-
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- TABLE
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- chefer pour guérir ces maladies du Sexe. 1124»
- Occident. V’ete. 7^3* D hiver. Ibid.
- Occident. [Vrai) 1S1'
- Occidentales horee.
- Occultus tranjîtus. Dégagement.
- Ocre Martial charrié par les eaux qui forcent des Mines de Charbon de terre. y8o. Ocre dominant dans les Charbons d’Auvergne. S 93' La portion terreufe , de l’efpece de Charbon du Périgord , 5-39 , eft une terre d’ocre qui , par la calcination au feu , devient un tripoli foncé en beau rouge , happant à la langue. L’efpece d’Ocre rouge de la forêt de Dean en Angleterre, page 103. Il fe trouve d’une efpece nommée Smitt ; eft quelquefois affez ferrugineufe pour qu’on fafle l’extraétion de ce métal, & même on la nomme Mine de fer. L’Ocre de fer rouge, qui fe trouve dans quelques puits de la Mine du Roi Adolphe Frédéric, eft en partie féparée & amenée par l’eau de la Mine , & vraifemblable-ment de même efpece que le fable rouge de la Mine de Wintercaftle. En partie amafféedans quel ques endroits où elle fe durcit & fe pétrifie. Ocre faiïice. Terre jaunâtre dont on fait par la calcination un crayon rouge, & une couleur propre aux Peintres. 1119.
- Oculè, ( Charbon de terre ) ainfi défigné par M. Sage ( dans la fécondé Edition de fes Eléments de Minéralogie docimaftique ) , par rapport à la forme des petites empreintes qu’on y remarque , & qui font des cercles de. quatre ou cinq lignes de diamètre dans le milieu, defquels font d’autres cercles plus petits ôc concentriques ; ces veftiges circulaires font éloignés les uns des autres de fix ou fept lignes : M. Sage ajoute qu’en caftant des morceaux de ce Charbon il a trouvé des lames circulaires du diametr.e des cercles qui femblent n’en être que les empreintes. Ces lames font fragiles , & ont paru à M. Sage d’une nature ar-gilleufe. M. Reinhold Forfter prétend que ces yeux prétendus font formés par une Médufe. M. Sage m’a fait voir l’échantillon qu’il a décrit venant de la Mine de Naflau ; l’examen que j’en ai fait d’après la grande quantité de Charbons de tous pays qui m’ont pafte par les mains , d’après l’habitude fuivie où je fuis de les confidérer dans l’abondante coileétion que j’en ai fait, ne m’a donné fur cet échantillon que l’idée d’une reflemblance abfolue avec les facettesqui ont fait donner, par les Liégeois , à quelques Charbons le nom de Charbon à œuil de crapautj, différente feulement dans le Charbon de Naflau, en ce qu’il eft fec, & n’approche point des Charbons gras, où ces écailles à facettes applaties font multipliées à l’infini les unes fur les autres, & tout à côté les unes des autres.
- OElroi, en Jurifprudence , fignifie Conceflîon de quelque grâce ou privilège faite par le Prince. Les Ocftrois ou deniers d’odrois font des levées de certains droits en deniers que le Prince permet à des Communautés de faire fur elles-mêmes, pour leurs befoins & néceftités. Ces o&rois fe lèvent fur la vente des denrées & marchandifes, félon ce qui a été o&royé par le Prince.
- Oder. Su. Veine.
- Odeur, ou exhalaifon du Charbon de terre lorf-qu'il brâle, différente félon la différence du phlo-giftique qui fait la partie conftituante de tel ou tel Charbon , & à raifon de la proportion dans laquelle il s’y trouve. 1134. Voyez au mot Application du feu de Houille au chauffage, ce que
- confeille Guiccardin pour correéfif.
- Odeur fétide de quelques Charbons de terre dans la combuftion. Houille d’Aubaigne en Provence. U S y. De Cantabre , Diocèfe de Vabres. Id. D’une Veine qui s’exploite près du Pont-Saint-Efprit. Id. De Zuickaiv , de IVettin. 113-3. Du Bois-pede j au Duché de Limbourg. 1156*
- (Economie, (économie que procure le Charbon de terre dans les établiflements ou l’on a befoin de s’approvifionner de combuftible. 1240. Pour le chauffage ordinaire. 1258. Economies particulières. 1260. Voyez Ménage. Voyez Coaks.
- (Economie, (économie dans les extradions , con-fifte à élever dans un pofte le plus de matières qu’il eft poflible , fans forcer les chevaux j M. Deiius entre fur cet article dans un détail extrêmement intéreffant, par un exemple calculé d’après ce qui fe tire du puits de Sigifberg, & par le calcul de la machine d’extraélion ; nous ne pouvons à chaque inftant que délirer de voir cet Ouvrage traduit en François. Economique, (économique ( Admi-nijlration civile, politique &) de Mines. V. Admi-nijlation.
- (Egla. Su. Nœud de corde.
- Oer. Monnoie de Dannemarck , dont trente-deux font un dacler. Voyez Dacler.
- Oerdrorna.Su.Charb. qui n’ont point de veine.900,
- Oertung. An. Tag aufbrigen. G.
- Oertungen. G. Loca.
- Œufs de Charbon dans les Mines de Rive-de-Gier.
- 504-
- Œufvre. Su. Supérieur.
- Œuil de Crapaud, ( Charbon de terre d) du même nom donné au fer à gros grains, compofé de petits feuillets , ou de petites écailles à facette ou fpéculaire.
- Œuil du Bure , bouche du Bure. 244,
- Œuil-de la Galerie-Maître ou de TAreine, 280. Ne fauroit être placé trop bas au pied de la montagne , lorfque la Veine fe plonge à une grande profondeur en terre.
- Œuil. (Arts). Trou qui fert à emmancher les outils ; dans les grues, angins & autres machines à élever des fardeaux , on appelle Œuils , les trous par lefquels paffent les cables. Œil de Manivelle. 1018,
- On appelle aufli Œuil en Métallurgie l’ouverture fituée au bas d’un fourneau , & par laquelle la matière fondue eft reçue dans le baflin.
- Œuil de Bœuf. ( Cheminée en) 3
- Œuvre. G. Wek. Ce qui réfulte d’une fouille.
- Œuvre de bras. ( Tranche par)
- Œuvres de Veine. Travaux qui s’exécutent dans le corps d’une veine. 288. Travailler l’areine par œuvre de véine. 280,281.
- Œuvre. ( Métallurgie. ) Quand dans une fonderie on traite des Mines qui contiennent de l’argent , ces Mines où renferment déjà du plomb par elles-mêmes, ou bien on eft obligé d’y joindre ce métal avant de faire fondre la Mine : après le mélange fait, on fond le tout, & de cette fonte il réfulte une matière qu’on appelle Œuvre , en Allemand ' ïVerk , qui n’eft autre chofe que du plomb qui s’eft chargé de l’argent que contenoit la Mine avec laquelle on l’a mêlé, & des fubftan-ces étrangères qui fe trouvoient dans la Mine d’argent. On nomme encore Œuvre ou plomb d’œuvre le plomb qui a été fondu avec le cuivre dans le fourneau. 1235'. Voyez Liquation.
- Œuvres blanches. Gros ouvrages de fer tranchants & coupants qui fe blanchiffent, ou plutôt
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- DES MA
- qui s'aiguifent fous la meule.
- Officiers des intéreffès dans Iss Mines, Les coutumes d’Allemagne donnent aux Intéreffés dans les Mines le pouvoir de prendre des Officiers pour leurs opérations , pour la manutention des fonderies, leur économie & leur comptabilité, en les payant de leur fonds : il en eft de même des Entrepreneurs de Manufactures & Fabriques.
- Offices de Houillerie ou Office d'une fojfe au pays de Liege. 3 ço. Officiers , Jurés & Suppôts du corps des Houilleurs. 340. Officiers prépofés à ce Corps. 341. Gouverneurs & Jurés. Ibid. Leur éledion. Id. 34?. Leurs Départements. 342. Leurs fondions. Id.
- Officiers du Grand-Maître des Mines, en France. Lieutenant général , Contrôleur général, Receveur général, qui tous avoient des gages fixés par l’art. VIII du Réglement de 1601; le Lieutenant général, mille écus; le Contrôleur général, tant pour lui que pour fes Commis , mille écus ; le Receveur général, tant pour lui, fes Commis , que pour le port & les voitures des deniers dans fes mains à Paris, fem-blable fomme de mille écus, avec quatre deniers pour livre de la recette annuelle , à l’inftar des Receveurs généraux des bois. 133 écus un tiers au Greffier, & à chacun de ceux qui feront commis dans les Généralités du Lieutenant particulier , un écu & demi par jour dans leurs tournées, pour réformations & établiflements à faire fur lef-dites Mines.
- Officiers du Lieutenant général du Grand-Maître. Voyez Lieutenant général, Contrôleur général, Receveur général.
- Officiers Mefureurs 6r Marqueurs de quilles de Navire à Londres, à la nomination du Roi j leur création en 1241. 434,
- Officiers Chableurs & Maîtres des Ponts fur la riviere de Seine. Leurs fondions, &c. 652, £>y 3.
- Officiers, crées par Charges en differents temps fur les Ports , Quais, Halles, Marchés & Chantiers de Paris, pour la Police des Marchandifes, & pour le fervice du Public. 6$ 6. Anciens. 6y 8. Nouveaux. 661. Supprimés , rétablis en differents temps , félon les circonftances. 1328. Epoques de ces créations & de ces fuppreffions fucceffives.
- 660,6<5i. Obligations de ces Officiers. 662. Nature des droits à eux attribués. 660,68.1 • Nommés depuis 1771 par le Roi, en exécution d’un Edit du mois de Février.
- Extindion de ces Offices en 1776. 1325), & réunion des droits dans la main du Roi. Ibid.
- Old Man. An. Vieux ouvrés. Le. Vieil homme. G. Vieux ouvrages. 270.
- Ombre. ( Terre d' ) Solide. Voyez Terre.
- Operarius. G. Pumper.
- Orbiculus. Trochlea. Poulie. Rolle. Rollette. Mou-lette. Molette. G. Scheiben. Voyez Rolle,
- Orbis. Agric. Platteau des Liégeois.
- Ordinaires ( Levays) de l’eau. Le. 270. Mesures ordinaires du Charbon de terre. Voyez Mefure.
- Ordonnances , Edits s Arrêts Gr* Réglements fur le fait des Mines & Minières de France , recueillis en in- 12 qui a eu plufieurs éditions.
- Ordonnance du Grand-Maître des Mines, Minières & fubftances terreftres de France , pour vérifier un Arrêt de Conceflion. Le Recueil précédent en renferme une du Prince Louis Henry de Bourbon , revêtu de cet Office , à la fuite du privilège donné à M. de Blumenftein, le 9 Janvier 1717» Ordre ou Coneeffion Jimple donné par le même en fa qualité de Grand-Maître, pour les
- Charbon de Terre. II. Part.
- T I E RE S.
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- Carrières de Charbon d’Anjou en 1737*
- Ordre , ( Montagnes du premier ) ou Montagnes primitives. 745*. Montagnes du fécond ordre, ou Montagnes par couches. Id. Voyez Montagnes•
- Orfèvrerie. Cinders employés avec avantage en Angleterre par un Orfevre. 1231. Maniéré dont il procédoit. jyidm
- Ojganifation les Mines de Charbon de terre. Bandes terreufes , pierreufes , & de Charbon dans les Mines d’Angleterre. 380, 381, 384, 387, 38(5, 387. V. Newcaftle. Organifation des Mines de Brajfac. y 88. De celles d'^u^at , dans la même province. S96,
- Organifation du Charbon de terre, paroît différente dans un certain nombre. V. l'explication de la PI. 1. Aifée à reconnoître, en fuivant attentivement des yeux la maniéré dont il fe détruit en brûlant. 55*4, 1141. Voyez Epreuve pyriques.
- Orgya. Ulna. Érafle. Mefure de fix pieds, ou l’étendue des deux bras. V. Brajfe. Paffius, G. Lachter.
- Orient. D7été. 763. D'hiver. Ib. Orient vrai. 757.
- Orientales. ( Horœ ) Voyez Heures.
- Orientement. 1S3*
- sOrienter, prendre orientement. Inftrudion pour s’orienter de jour & de nuit. 7Ô3,764.
- Ort. G. Locus
- Ort. ( Gau£. ) G. Locus terminatus, Cul-de-fac.
- Ortpflook. Ortpfahl. G. Palus localis. Pieux.
- Orthe. G. Cul-de-fac, extrémité du Streche.
- Orthographie. Profil, Plan élevé, ou Coupe d'une Mine. 802. Voyez Profil. Ortographia Venarum feu profilas. Defcription orthographique d’une Carrière de Charbon confidérée en exploitation*
- 821.
- ( Ofver. ) ( de Naald ) Belg.
- OJiiolum. Embouchure. Ofiiolum Cuniculi. G. Thorlein. 266.
- Ouf. ( Roiffe ). 373.
- Outils de Houillerie pour la première , fécondé & troifieme fouille. 201. Dans le pays de Liege fe fabriquent à bon compte, à Theux ; outils en fer pour faire jouer la poudre à canon. 221 , 558. Dangereux dans leur ufage, pouvant faire partir mal-à-propos les coups de Mine.
- Ouvertures. Fentes. Su. Klyft.
- Ouvertures. Enfoncements , approfondiflements des Mines, (temps des) à Braffac. y8p. Raifon du temps. Id. Ouvertures des bures abandonnés.
- 3*4>338> 33^.
- Ouverture du Canal de Briare. Voy. Canal.
- Ouvrage. Terme générique employé dans les travaux d’exploitation comme dans les travaux de fonte. Res Metallica, traité fous ce titre en Latin par Agricola. 740. De nos jours, rpar l’Académie des Mines de Freyberg, en Allemand , défiguré par une tradudion Françoife publiée il y a quelques années. 744. Traité depuis en Allemand par M. Delius. Voyez Exploitation, Cité en extrait dans beaucoup d’articles de cette Table des Matières. M. Schreiber en a fait une tradudion qu’il a préfentée nouvellement à l’Académie , & dont l’impreflîon mériteroit d’être fécondée par le Gouvernement : l’Art de l’exploitation rifque toujours d’être un art de pure tradition ; l’ouvrage de M. Delius nous fera connoître cet art aufli parfaitement qu’il eft connu des Allemands fes premiers Inventeurs.
- En exploitation, on appelle Ouvrages de Mines , & communément Ouvrages fouterrains, G. Schicht , les travaux qui s’exécutent , à commencer par l’enfoncement du bure profonde fur
- B 17
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- TABLE
- une veine , & ceux qui fe continuent dans toute fépailfèur d’une ou plufieurs veines formant la mafle d’une montagne. 200. Maniéré de débuter pour la première fouille, ou Avalement d’un bure, au pays de Liege. 287. En Angleterre. 399 , 400. En Anjou. 749. Tous ces différents ouvrages doivent être faits félon les réglés ou ordonnances. 336. Vifités dans plufieurs occafions par des Experts. 331, 321, 32p. 333. Ne doivent être ni abandonnés , ni interrompus fans formalités. 31$ y 336. Courfes ou pourfuites d’ouvrages. 28 J. Ne peuvent être faites fous les Eglifes , les Châteaux, les Maifons, les Etangs ; ces endroits ne peuvent être approchés que d’une certaine dif-tance fixée ordinairement par des Experts choifis ad hoc, & qui ordinairement eft de dix toifes. 323. Chaffer les ouvrages. Le, 25* 2.
- Ouvrage ( voye Ligne de V) en avant-main. Dreu de Stoc. 271.
- Ouvrage de jour à jour. Le.
- Ouvrages Stippès. Le.
- Ouvrages par Bénéfice déAreine. 329, 3
- Ouvrage déune Taille, ou Taille. Le. 25*2. Voyez Taille.
- Ouvrages d Amont-pendage. 28p. Dy Aval-pen-dage. Id. Des Levays. 30p. De la Vallée. Id. Vieux ouvrages. An. Old man. 210, 270. Fieux hommes.
- Ouvrage en montant. Echelon montant. Voyez Montant. M. Delius traite dans les plus grands détails des différents ouvrages qui fe pratiquent dans les Mines métalliques, tous les noms dyouvrage ou entaille en gradin , ou en fircjfe ; ouvrage ou entaille en montant ; attaque du Minerai de bas en haut. Ouvrage à faîte , &c.
- Ouvrages & matériaux de Charpenterie. Dans les fouterreins de Mines. 231. Ces ouvrages doivent être le moins multipliés que faire fe peut ; outre l’obftacle qu’ils peuvent, comme le remarque M. Delius, apporter à la liberté du courant d’air dans les galeries , la pourriture des bois occafionne auffi une infeétion dans l’air.
- N Ouvrage. ( Métallurg. ) Creufet qu’on met dans le bas du fourneau. Foyer de forge. Voyez Foyer de Forge.
- Ouvrage (Forgerie. ) Gros ouvrages noirs. 848. Légers ouvrages en fer.
- Ouvrages ou Livres qui doivent compofer la Bibliothèque d’un Ingénieur de Mines.
- Ouvrés. ( Fieux ) An. Oldman.
- Ouvrier Mineur. Le. Ovry. Serviteurs du métier. An. ( Ranging over the Coal. Fit man. ) 397. Leurs obligations à Liege. 343. Ce qui conftitue l’habileté d’un Ouvrier de Mine. 73p. Ouvriers ou Areniers : quand & comment ils peuvent paffer par chambray , par le fond d’autrui. V. Chambray. Ouvrier mis à la foffe par les Propriétaires des minéraux. Ouvrier de fond. 477. Du grand milieu. Id. Du petit milieu. Id. De Foye. Id.
- Ouvriers 9 voulant quitter , font obligés d’en prévenir quatre jours d’avance. 347. Cabales & complots. 347,348.Dans les ufages de Liege , ne peuvent être payés qu’en argqnt.^ 347, 346.
- Ouvriers de Mines. Différentes maniérés de régler leurs journées. 3 46. Doivent être paiés de 17 en IS jours, à la toife , au quintal. 836. Sentiment de M. de Tilly. 837. Inconvénients des unes & des autres maniérés. 836. Remarques fur ce fujet, 8 3 7* Voyez Paiement des Ouvriers.
- Over Man. Over Seet. An. Intendant. Piqueur.
- 39S-
- Over {Ranging) the Coals.
- Over Seet. Voyez Over Man.
- Ovreges. (Fis.) Le. Vieux ouvrages.
- Ovry ( Meflre ) 210, 3 69. Ovry de Teie. Ib. Oirners ( Coal. ) An. Propriétaire,
- P
- £ réglée , ( Travailler à ) c’eft-à-dire , à la tâche. 345.
- Paiement des Ouvriers dans les Mines , â Liège. 345, 3 47. Du pays Monois. 458. Dans leLyon-nois. 7 06.
- Paiement du cent d’Areine. 328. Ne peut être demandé par les Maîtres de foffes aux bras. Voy. Cent d’Areine.
- Paires, Le. Pakus. Ha. Magafins où le Charbon fe porte au fortir du bure.
- Paître ou Pahe les eaux. ( Puifards dans lefquels on îaiffe ) Le. Séparés par des Stappes, & communiquant entre eux. 274,274.
- Pakus. Hann. Le. Pairs. Dans les Placards du Hainaut , on défigne fous le nom de Pakus les magafins de Charbon , qui , par l’Art. 2p , ne doivent pas être faits au-deffous, mais au-deffus de la derniere tenue de la* riviere , à peine de confifcation de chevaux, charriots, marchandées , &: à peine d’amende.
- Paix de S. Jacques, à Liege. Réglement de Houil-lerie, émané d’une Commiffion créée en 1487 , pour l’examen des anciens privilèges & coutumes de Houilleries , & faifant aujourd’hui la bafe de tous les ufages de ce pays concernant la Houil-lerie. 314.
- Pailles. ( Métallurgie. ) 844.
- Pains de liquation. Fonte de cuivre. Voyez Liquation.
- Pailette. Plumas. Le. Crapaudine en cuivre ou
- Palanga Traéloria. Voyez Palonniers.
- Pale. Vanne qui fournit l’eau des Roues dans les machines hydrauliques.
- Palette ou Battoir de bois, pour comprimer la Houille dans des moules avec des argilles , & la former en briquettes. 487. Palette. Pelle à feu. 366.
- Palonniers. Bâtonneaux, pièces de bois dans toute machine à tirer , auxquels on attache les traits des chevaux quand on les attele , & qui donnent le branle à la machine. Palanga traBoria.
- 696.
- Palus localis. G. Ortphloen. Pieux.
- Panaché. Chatoyant, (Charbon) ou Ferron ; il s’en trouve qui le fontdiverfement. Voyez Charbon queue de paon. Voyez Rouille. Voyez Queue de paon.
- Pande. G. Tigna obliqué defcendentia.
- P année ( Double ) à Dalem : double trait, double Treque en Flamand. Panier remontant au jour, chargé de Houille. 374. Voyez Pelée.
- Panier. Coffre , boëte , dans lequel le Charbon fe charge au fond du bure ; dans les Mines de Hongrie, Chien ; à Liege , Couffade. An. Corf. G. Forb. Corbis. Cophinus. 226. Voyez Caiffe des géants.
- Panier du Compte. Droit extraordinaire dans l’ufage de Houillerie à Liege. 371.
- Panier livrable. Enguel Treque, panier remontant au jour, chargé de Charbon , avec une bordure de Houille. 374. Voyez Double pannée.
- Panier pour mefure , défendu dans le commerce de Charbon de terre à Paris. 681. Voy. Baille.
- Pannys. Pannins. 227.Paniers desTraireffes dans
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- DES MA
- les Houillieres de Houfe 8c deSarrolay. 373,
- Pantocojme.InJlrument univerfel, Cofmolabe. Voy. Cojmolabe.
- Paon. ( Charbon queue de) An. Peak Coal. Charbon chatoyant , agréablement panaché. Lithan-t'ax , fplendidè variegatum. j8y , 786. Ufage de çe Charbon, y8y. Voyez Charbon panaché.
- P afin. ( Fin ) Voyez Fin Papin.
- Parc des Ujlenjiles dans un attelier de fabrication de Houille apprêtée. Voyez Ujlenjiles.
- Parchon. Parchonmer. Voyez Comparchonniers.
- Parement. ( Architeéture.) Dans un ouvrage de Maçonnerie , on défigne fous ce nom ce qui pa-roît d’une pierre ou d’un mur au-dehors , & qui, félon la qualité des ouvrages, peut être layé, tra-yerfé & poli au grès.
- Parère, ou Avis & Confeils fur les Sociétés pour les entreprifes de Mines. 818.
- Pareujfage. Pareuje. Le. 2iy , ou trous de Tarré , 2iy , faits le long des Voyes ou des Airages reftants dans les Serres , à côté des tailles. 271. Pareujfer. Ibid. Pareujfes, c’eft-à-dire » parois , ou côtés des ouvages. Ibid. De l’airage. 3.66. De Stappe. Voyez Stappe de la Veine. Pareujfe de la Voye. 292. Découverte fur les côtés. 290.
- Paris. ( Commerce de Charbon de terre à) 643. Se fait pour le premier achat, par les Mariniers du Forez, du Bourbonnois. Voyez Commerce. Prix des Charbons. 593. Voyez Police.
- Parijiaci. ( Mercatores aquœ ) 644. Parifiaci
- (Nautæ.) Voyez Nautœ.
- Parvienne. ( Beche ) Pioche dont on fe fert dans les fouilles de Charbon d’ingrande, y42.
- Parmentier, ancien Apothicaire-Major de l’Hôtel Royal des Invalides, Membre des Académies de Lyon 8c de Rouen , qui a remporté le prix des Arts, fur une queftion propofée en 1773 pat l’Académie de Befançon. Le Public ne lui eft pas feulement redevable de plufieurs ouvrages qui lui affurent comme Auteur , comme Traducteur, comme Editeur , la reconnoilfance de la poftérité ; il a bien voulu me féconder avec MM. de Machy & Defyeux dans des recherches chymi-ques fur le Charbon de terre , qui ajoutent à la connotffance que l’on avoit de ce foflrle.
- Paroy. 271. Voyez Pareujfe. Parois découverts. 336. Voyez Airage. Montrer les parois découverts. Idem. Jufquà Vif thiers. Id. Paroi. Muraille. An. Wall. Indice de Paroi. Guide. G. Wegueifer. 3 il. Paroi de la Veine ; lorfqu’il eft delfous la main, c’eft montant au jour.
- Pars Venarum jacens. Partie qui fert d’aflife aux Veines. (pendens ) qui leur fert comme de couverture.
- Part des Maîtres en faifie, dans la Coutume de Liege. 327. En fequeftre. Idem. Formalités à remplir pour y rentrer. Id. Les Maîtres font obligés de contribuer en proportion de leur part. Id.
- Partage , répartition des Mines. V. Hercifcere.
- Parti-Bure. Le. Pour empêcher que les paniers, féaux 8c coffres qui montent dans les bures, ou qui y defcendent, ne viennent à fe rencontrer , on forme dans le commencement de l’œil du bure une féparation ou cloifon’en planches, qui écarte les cordes & féaux ; c’eft ce qu’on nomme à Liege Parti-bure. 232, 237, 246, 2yi. Voyez Bure. Bois de Parti-Bure. 246.
- Parties. Degrés de la Bouffoîe. Voyez Degrés.
- Pas. (Mefure. ) Pajfus. Mefure de deux pieds. 903. Voyez Pajjus metallicus. Pas commun ou démarche 3 deux pieds & demi. Pas géométrique.
- T 1ERE S. 147J
- Pas Allemand. 903. Pas géométrique* de France, cinq pieds de Roi.
- Pas cPAube. Le, 236*
- Pas du Bure. Le, Trottoir, Manege. 210, 244» Il 13. Anjinnes du pas. Le. Fumiers que les chevaux laiffent fur le pas du bure , appartiennent au Hurtier. ^22.
- Pas de vis. Intervalle qui fépare deux fpires confécutives. 916. Voyez Vis.
- Pâles couleurs. ObflruElions. Voyez ObfiruStions.
- Pajfage à chûte. Entaille en defcendant. Appro-fondiffement, Tourniquet ; noms donnés dans les Mines métalliques aux puits fouterrains. Voyez Puits Souterrain.
- Pajfage. Taille. Voie. Via. 271. Voie de dégagement. Pajfage. ( Galeries de ) Chemins fouterrains pour le tranfport des matières, pour la circulation de l1 ’air , pour l’écoulement des eaux ; dilatements horifontaux dans l’intérieur des Mines qui fe communiquent enfemble , ou qui vont aboutir, foit à une galerie qui débouche au jour , ou même à des tourniquets feulement, ou à des puits de décharge. Comme ce font des routes de charriots, de traîneaux , ces galeries de paffage ont les di-menfions , leur pente proportionnées. Voyez Galeries. V. Pente. Elles ne different des galeries principales 8c des galeries de recherche, qu’en ce qu’elles ne vont point déboucher au jour. Elles fe pouffent ordinairement fur les veines mêmes, & font communément éloignées les unes des autres de 8 , 10 , 12 toifes , & davantage. - Doivent être tenues proprement pour que le chariage ne foit point gêné. Les galeries de paffage ne font autre chofe que des galeries d’allongement, quand on ne les comble point, 8c qu’elles font entretenues pour l’ufage continuel ; on les nomme des PaJJa-ges , parce que le tranfport des matières fe fait par des charriots.
- Pajfage de communication. Alveus. G. Berg. trop.
- Pajfages dangereux fur l’Ailier. y97,
- Pajfavent. ( Finance. ) Billets que donnent les Commis aux recettes des Bureaux d’entrée. 641.
- Pajfe-debout. ( Bateaux en ) Commerce de rivière. 665. Exempts des droits attribués aux Offi-ciers-Mefureurs & Porteurs de Charbon. 670 , 673,674. Formalités. Ibid. Police. 673,677.
- Pafj'e-Partout. Efpece de Beche, d’ufage dans les Mines de Charbon de Montrelays. 542.
- Pajfel, près Noyon. Fouille, qui y a été faite en 1740. 602.
- Pajer (Jaire) le vent. 2y2,267. Paffer au travers des prifes d’autrui. Le. Voyez Chambray. Voyez Prifes.
- Pajfus metallicus. Ufia. Orgya. Lachter. Voyez Brajfe. Pas.
- Pajle. Terme de Manufacturiers en Poterie, pour défigner l’argille qui fe prête fous la main comme de la pâte. 1306. Pâte courte , pâte longue. Ibid.
- Patard. (Houille à) 18,48y.
- Patte. Lien de fer qui tient lieu de Griffes pour contenir quelque chofe en place. 1084. Patte déécrevijfe dans la Machine à vapeur. 1093.
- Patins 8c traverfes. (Charpenterie.) 483.
- Pâtijjîer. Peut employer le feu de Charbon de terre à fon four. 1247. Voyez Boulanger.
- Patron, Cartouche. Pétard. Efpece de boîte en parchemin ou en papier, en plufieurs doubles , ou en fer-blanc, ou même de bois, qui renferme la charge de poudre que l’on veut faire jouer dans un trou de fleuret. 222, yy8, Pourroit être en
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- jqjS T A B
- cuir dans les cas où les trous donnent beaucoup
- d’eau. 4 S 5 S*
- Pmle, Pde. Trivelle. Trudle. Le. Louchet de
- fer. 2.23»
- Pauvres. (Mines,) Voyez Mines.
- Paving Stone. Frée Stone. An. Voyez
- Pierre de taille.
- Pahage Le. Puifard ou réfervoir. 271 , 273 , Ü7y. Communication des pahages dans le bou-gnou. 274* Attention pour bien faire les pahages. Idem. Comment ils font féparés. Id. Serres pour foutenir les eaux des pahages , 2/9 , appelles dans certains cas Serrements. 274.
- PaxhiJJes Le. Vuides inférieurs fervant de repos ou de réfervoirs. 274 , 296. Comment on vuide leurs eaux. Id. Paxkijfes de la Vallée. 294.
- Paxïlli lignei. Pieux.
- Péage. Droit Domanial qui fe paie au Roi, ou par fa permiffion , à quelqu’autre perfonne , pour paflage fur un pont , fur un chemin , fur une riviere, ou à l’entrée de quelque ville ; & quis dans l’origine, a pour motif & pour objet l’entretien des ponts , ports , paflfages & chemins. Voyez Eclufes.
- Peinture à frefque. 1137*
- Pelare. Su. Piliers d’appui. 388.
- Pel-don. Fire Stone. An. 381.
- Pelée. Treque grife. Dans les Mines de Charbon de Rolduc , panier remontant au jour, chargé feulement de Charbon. 374*
- Pelle. An. Schwel. 217, 388. De Bois. Scauffel. Batillum. Pelle à feu. Palette. Pour ramaiïer les cendres. 366. Garçons delà pelle. (Commerce de Charbon à Paris ) pour mefurer les Charbons devant les Officiers-Mefureurs. 660.
- Pelotes y Boulets , Briques , Hochets de Charbon de terre, empafté avec des argilles & mis en forme de pelote, foit pour économifer fur la matière
- Ïiremiere , 35*4, foit pour diminuer & corriger ’odeur du Charbon de terre. Idem. Propofées par M. Venel pour le fécond objet. 1268. Propofées par M. de Morveau pour remplir un autre objet. 1186.
- Le mélange du Charbon de terre avec de l’argille n’eft point inconnu dans la Mine de Bo-ferup en Suede. On fépare au moyen du farclage les gros morceaux de Charbon d’avec les petits, que l’on trie encore par le lavage du pouftier argilleux de la Mine j on tire par ce moyen parti de tout ce Charbon, en le mouillant, avec de l’argille , Ôc en le mettant en pelotes qu’on fait fécher ; on s’en fert fous cette forme dans les Salpêtrieres. Fabrication de pelotes en grand à Liege. 3y<5, ^ . *343-
- Quantité de hochets , réfultants à Liege de 92 livres de Charbon apprêté dans les moules ordinaires. 135*0. Leur poids quand ils font frais.
- Idem.
- Poids, dimenfions des pelotes ou boulets, tels quon les fabrique dans le pays Montois. 1283. Combien elles s’y vendent. Idem. Peuvent être employées fraîches. 1343. Volume de pelotes mifes en vente dans fentreprife formée à Paris en 1770, 1347. La pelote feche pefoit deux livres trois onces & demie.
- Cette fabrication peut être faite ou à pieds d’hommes ou à la main , ou dans des moules. 3 77* Avantage de ces demieres , particulièrement lorf-qu elles doivent être tranfportées. I345’*
- Supériorité des Briques volumineufes fur celles qui le font moins en particulier lorfqu’elles doi-
- L E
- vent être mifes en vente. 1346. Les perfonnes eu-rieufes d’un beau & bon feu, emploient des hochets plus petits ^que ceux qui ont été adoptés dans la tentative faite à Paris ; ils brûlent mieux mais il y a plus d’économie à les faire volumineux. 1346. Inconvénients des petits hochets.
- . I34*> a 1347.
- Conndérations fur le tranfport de ces pelotes par charrois. 1354* Sur parti que l’on peut tirer du poufïier qui en réfulte. * 13 3 J*.’
- Pendage ou inclinaijon des Veines. 6y , 876'. Maniérés dont il fe défigne par les degrés de’la bouffole. 877. Voyez pilon. Extrémités oppofées des pendages. 63 , 63 , 205 , 880. Pendage de Platteure. Planeure. 205,877. Tiers, quart, demi-platteure. 206. Oblique dans les Mines d’Anjou, yyé. Aval pendage. 206. De Roijje. 206, 877. Très-rare dans les Mines. Idem. D’Anjou. $$6. Demie, tiers , quart de RoiJJk. 206. Maniéré d’exploiter avec avantage une platture , dans un cas. 898.
- ( D’Amont) Mahire , ou d’Athier. 247. D’Aval.
- ( Mahire ) d’avallée , de defcente ou defeendante. 247* Fojfe d’amont-pendage. 300,248. D’aval. Idem. Ouvrages d’amont-pendage , d’aval-pendage. Voyez Ouvrages.
- Pendens. ( Vena) G. Langende. Liegende. Schwe-bend gang. Pendens (pars Venarum.) Caput. Toit.
- Pente. Terme relatif à la fituation horifontale. Tout ce qui s’en écarte, enforte qu’une des parties du plan refte dans la ligne horifontale, & l’autre defeende au defious , eft en pente. Pente des montagnes, des plaines , des vallons. Leur conf-tru&ion influe fur les mêmes circonftances pour les lits dont elles font compofées. 743 , 75* 1. Pente perpendiculaire des montagnes. Sax, Seukrecht. Idem. Pente dans des galeries de Mines doit être difpofée favorablement pour le charriage en montant & en defeendant., doit aufti particulièrement être bien déterminée par rapport aux eaux auxquelles elles fervent de conduite. 25*3. Pente à donner au chenaz. 334»*
- Percée. Lugd. Toute efpece de jour pratiqué pour la circulation de l’air S13*
- Percement. Perforado. Âpertio. Terme d’Archi-te&ure qui fe dit de toute ouverture faite après coup pour la baye d’une porte ou d’une croifée, ou pour quelqu’autre fujet ; dans les ouvrages de Mine, le même nom percement de jour fe donne à une fouille entamée & continuée dans le cœur # d’une montagne , par le flanc de la montagne , au-deffous du niveau de l’endroit où l’on travaille : ce qui s’appelle dans quelques endroits Galerie de pied, Fouille couverte ; c’eft un des ouvrages fou-terrains le plus propre à fe débarrafler d’une grande quantité d’eaux , & à renouveller l’air des Mines ; mais cette galerie n’eft pas toujours pra-tiquable, foit parce que la veine ou le hlon font trop éloignés du flanc de la montagne , foit parce qu’ils font au-delfous du niveau de la Vallée. Voyez A reine.
- Quand un percement demande une certaine étendue & une certaine profondeur , à prendre depuis la furface jufques dans l’intérieur d’une montagne , ce qui varie dans les différents pays qui forment l’Allemagne Cette étendue eft âe 9 7 verges à Joachimfthal, de 14 dans l’Eledrorat de Trêves, de 10 verges & un empan en Saxe. Le Propriétaire d’un tel percement, quand il eft parvenu à l’endroit où commence le terrein d’une portion de Mine appartenante à une autre , ou lorfqu’il rencontre un filon , quand même il
- appartiendroit
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- gppartiendroit à la Mine affignée à une autre Compagnie , ce Propriétaire a la liberté de faire détacher du minerai pour fon compte , dans une étendue de y ~ verges, à compter depuis le niveau de l’écoulement des eaux jufqu’à la voûte, & d’une demie toife d’épaiffeur.
- Toutes les ouvertures qui fe pratiquent dans l’intérieur d’un paffage à l’autre , foit par des entailles en montant & en defcendant, & qui com -muniquent à ces paffages , foit d’un approfondif-fement à l’autre , par le moyen de paffages hori-fontaux , fe nomment Percements de communication. Le principe fur lequel on doit fe régler pour établir ces percements de communication , eft que la circulation de l’air dans les Mines dépend de deux embouchures fuperficielleS* ; car à ce défaut les percements , ordinairement très-difpen-dieux de très-longs à établir, ont peu d’avantage. M. Delius s’étend beaucoup fur cet objetJ^
- Perception des droits attribués aux Omciers-Meiureurs. 666. Jugement qui confirme ces Officiers dans cette perception. 667.
- Percer au pic. Le. Donner dans une baigne. 290.
- Perche des Arpenteurs de Mines. G. Lachter. Braffe. 782. Mefurer à la perche. 808.
- Perçoir de montagne. Su. Jord Booren. Grande fonde très-utile dans les montagnes à couches. 888. Sa defeription publiée en Allemand. 884. Développement de la Planche XXXIV. Idem 6* fuiv.
- Perdre la Peine ; c’eft ne plus appercevoir la veine Rihoppée ou entièrement difeontinuée Sc amincie au point q’elie eft confondue avec la couche qui l’environnoit. Voyez Retrouver la Veine. Voyez Ri-hoppement,
- Perdues , ( Pierres ) détachées des montagnes primitives. 74 9.
- Périgord, (Bas) ou noir , province de France. Efpece de Charbon de terre. y 39,
- Peritrochium. Tympanus. Tambour ou cylindre : dans le cabeftan, l’axe ou l’aiffieu font les leviers ou barres. Voyez Treuil.
- Permiffion du Juge , ( à Liege ) néceffaire pour travailler par chamhray. Permiffions, déclarations, atteftations de la Cour du Charbonnage. 317.
- Permiffion ou consentement du Propriétaire du fonds , à Liege, pour exploiter. 323. Voyez Terra-geur. Ufage établi fur cet objet. 3 23 ? 3 30.
- Permiffion de traverfer les fonds.
- Permiffion des Seigneurs Arniers néceffaire. Dans quels cas ? . 330.
- Permiffions différentes pour s’immifeer dans le métier de Houilleur à Liege. 342.
- Permiffion de fouiller en Anjou, donnée anciennement par tout Propriétaire à un Ouvrier, pour ouvrir à fouiller dans fon terrein des Mines de Charbon, au moyen du bénéfice d’un cinquième fur le prix de ce qu’il fe vendoit. 946.
- La demande de permiffion de fouiller une Mine qui eft ordonnée dans les plus anciennes loix. 609. & à laquelle tout Propriétaire de
- Mines de Charbon n’étoit point tenu , en con-féquence d’un Arrêt du Confeil d’Etat du 13 Mai i698,ne paroît, à la confidérer dans toute fon étendue , qu’un ade de pure police pour la confervation des droits faifant partie de domaine inaliénable de la Couronne , que quelques Propriétaires pouvoient éluder : elle n’emporte point du tout un pouvoir réel de permettre ou d’empêcher la fouille ; ce n’eft qu’un ade de juftice & de protection par lequel le Souverain permet authenti-
- Charbon de Terre. II. Part.
- DES MATIERES. 1477
- quement au Propriétaire d’exercer le droit qu il a fur fon propre terrein, & qui ne peut lui etre contefte ; c’eft fans doute une grâce du Prince , mais qui , pour avoir befoin d’être demandée ôt odroyée , ne change rien à la nature & à la propriété ; elle eft au contraire fondée fur la juftice qu il y a de mettre le Propriétaire en état de retirer feul les fruits de fon travail & de fes dépenfes. 622. Noyez Souveraineté. Inconvénients de ces per— millions données à d’autres perfonnes que les Propriétaires. J03 , y 34 , y49 , y 68 , y69. Maniérés dont ces permiffions doivent être motivées, yyi.
- Permiffion du Bureau de la Ville , néceffaire à tous Voituriers , Marchands de Charbon de terre , leurs Commiffionnaires , pour faire aborder , fé-journer, & décharger les Charbons de terre def-tinés à la confommation de Paris & banlieue, &c. 668. Permiffion pour faire lâcher un bateau par-deffous les ponts. 673.
- Permiffion aux Officiers-Mefureurs & Porteurs d’établir des Bureaux & des Commis dans les lieux néceffaires , pour la perception des droits attribués à leur Office. 66J,
- Perpendiculaire. Il eft à propos dans la pratique de l’exploitation de fe rappeller l’évaluation reconnue par l’expérience de la perpendiculaire qui appartient à chaque degré de pendage. 117 ,
- 299,877,878. Perpendiculaire. (Veine) Attention à avoir quand on veut reconnoître une veine de cette efpece avec des piquets. Voyez Piquer.
- Perpendicule. Ligne verticale & perpendiculaire qui mefure la hauteur d’un objet ; on dit la perpendicule de cette Tour eft de yo toifes. On nomme encore Perpendicule le fil qui dans une équerre eft tendu par le plomb, & qui donne la perpendiculaire à l’horifon.
- Pertica. G. Stab. Perche. Pieux. Stippeaux. Perfoniers. Coperfoniers. Comparchons. Voyez Compar chômer s.
- Pefanteur de Vair. Voyez R effort.
- Pefanteur fpécifique du Charbon de terre. 1 iy ï. Selon M. Venel, le Charbon Peyrat de Rive-de-gier a une pefanteur fpécifique qui eft à celle de bonne efpece du même pays , comme 27 eft à 17 , c’eft-à-dire, qu’une mefure qui contient 270 livres du premier , n’en contient que 170 du dernier.
- Peftilens aura. Vergifte Luft. Boefe-Wetter. Mauvais air. Voyez Air.
- P et a. Stiket. Stikay. Le. Bâton ferré aux deux extrémités. Son ufage. 229.
- Pétard. Patron. Cartouche. Voyez Patron.
- Petit Athour. ( Foffe de ) Voyez Athour. Voyez Fojfe.
- Petit Bougnou. L e. Petit pahage ou puifard, ménagé dans le pied de chaque Torret. 262.
- Petits chargeurs au bure. Le. Leurs fondions, leurs obligations. 211. Petit Houilleur. Regratteur. Le. 68. Petit Torret ou. petit Tourret. Le. 242,279. Petite Bufe. Le. Boîte ou baguette de fer-blanc. 222. Petite Houille. Voyez Houille. Voy. Smegruis, Petite Varicelle. Mine du Lyonnois. Voyez Varicelle. Petite Veine. Veine ainfi appellée dans la Mine de Charbon de Fims en Bourbonnois. 979.
- Peyrat. ( Charbon ) Voyez Charbon peyrat à écailles brillantes , fe réduit en cendres après s’être bourfoufflé en champignons & bourgeons. Voyez pefanteur fpécifique.
- Phares. Tours élevées fur les bords de la mer , & fur lefquelles on allume de grands feux, pour
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- TABLE
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- fervir de guide aux Vaiiîeaux ; Charbon de terre employé à cet ufage en 1772. à Oftende. Voyez Fanal. La Gazette des Banquiers , des Négociants & des Marchands , du 1 3 Juillet 1777, N°» 10 , porte que la Chambre du Commerce de Rouen avoit obtenu le 10 Décembre 1772 un Arrêt du Confeil qui lui permet de faire élever Lr les côtes de cette province quatre Tours ou Phares qui ont été conftruits , & fur lefquels on a du commencer, au premier Novembre 177y, à brûler du Charbon de terre.
- Pharmacia ( Opérations de ) G' de Chymie ; peuvent s’exécuter au feu de Charbon de terre , félon M. Venel , en cela d’un fentiment différent de M. Spielmann. Raifons de chacun de ces Savants. I2y5.
- Pharmacie portative , ou Boîte contenant les remedes propres à fecourir les Ouvriers noyés ou fuffoqués dans les Mines. 1007. Meuble indifpen-fable de Houillerie. ioo5. Prix de fon premier achat. , 1009.
- Phénomènes , ( Principaux ) tant intérieurs qu’extérieurs des montagnes du fécond ordre. Voyez Montagnes. Phénomènes particuliers , ordinaires aux vapeurs fouterraines. Voyez Vapeurs fouter-raines.
- Phlogiflicatus Schifius. Cronftedt. 443 , 444. Phlogifticata (Minera ferri.) 445.
- Phlogiftique. ( Chymie. ) Principe inflammable le plus pur & le plus Ample , & qui paroît être le feu élémentaire combiné, devenu un des principes des corps combuftibles , ayant beaucoup de difpofition à s’unir aux matières feches , ter-reufe3, & même à y adhérer fortement. Voyez Vapeurs fouterraines. M. de Genflane eftime que le phlogiftique renfermé dans le Charbon de terre eft pour le moins aufli analogue aux métaux que le Charbon de bois, 1175, & fur-tout très-propre à l’affinage des mattes. 1227.
- Phtyjie pulmonaire , maladie de poitrine. Reproche que l’on fait ordinairement au feu de Charbon de terre , de donner cette maladie. 1265. Difcufiion approfondie fur ce préjugé , ou les autres mauvais effets relatifs à la fanté attribués à ce chauffage. ( Mém. 8. ) Lettre de M. Dell-waide , Licencié en Médecine de la Faculté de Louvain, ancien Préfet du College des Médecins de Liege. ( Mém.
- . , . . 33-)
- Phyjique. Rapport des opérations qui concernent l’airage des Mines , l’épuifement des eaux & f enlèvement du Charbon au jour, avec la Phyfique. 910.
- Généralités phyfiques fur Vair , appliquées aux vapeurs ou exhalaifons fouterraines , & au choix des moyens propres à établir dans les Mines un libre courant d’air. 948. La Phyfique peut donner des lumières pour vaincre ou diminuer les obfta-cles qu’apporte aux fuccès des travaux de Mines Pair qui féjourne dans les fouterrains. 93 3.
- Phyfiques. ( Cartes) A juger de l’abondance des Mines de Charbon de terre, dans beaucoup de pays, à juger de la maniéré dont ce foflile s’y trouve irrégulièrement épars en monceaux énormes , ou difpofé en cordons ou bandes, dont la fuite fe perd dans la profondeur de la terre , il eft permis de foupçonher que ce foflile diftribué dans toute l’étendue fuperficielle du globe en compofe une bonne partie ; fous ce point de vue ce foflile dont 1 exiftence eft prouvée dans beaucoup d’endroits j ou on l’extrait à différentes profondeurs, eft de oature à fournir feul une Carte phyfique
- appliquable à la Géographie naturelle , & quj m’a femblé pouvoir être préfentée à part, & devoi-être goûtée des Naturaliftes. Soit qu’on l’envifage fous le point de vue qui forme de ces Cartes phyfiques une véritable Géographie fouterraine & pour ainfi dire l’anatomie de cette fubftance, foit qu’on l’envifage politiquement du côté de futilité à retirer de la connoiflance de la préfence du Charbon de terre dans tels ou tels endroits de la connoiflance de fa pofition en tas, de fa distribution par bandes continuées fous les couches terreufes ou fous les couches pierreufes, qui com-pofent les entrailles de la terre , de la connoiflance même des différentes profondeurs, auxquelles ce foflile fe trouve en différents pays, les Cartes aioutées dans cet Ouvrage , & annoncées au Public dès l’année 1751 , dans une féance de rentrée de l’Académie, à mon retour de Liege, doivenf être regardées abfoîument neuves.
- M- Guettard a déjà publié fur la France & fur l’Egypte des Cartes minéralogiques dreflees par M. Buache , dont le plan confidéré par les fleuves , rivières & chaînes de montagnes , formant ce qu’il a appelle l’efpece de charpente du globe , a été adopté par f Academie en 1762 ; les foins que ce Géographe a bien voulu donner à celles-ci, achèvera de leur donner un fuffrage univerfel ; il fera utile d’y ajouter la Carte du même Auteur, ou Géographie naturelle de la France , divifée par terreins de fleuves & rivières, préfentée à l’Académie, en 1744 & en J7^2 , 8c publiée en 1768 , avec l’approbation & fous le privilège de l’Académie. Voyez le Rapport des Commiffaires de VAcadémie fur ces Cartes phyfiques 9 à la fin de l'explication des Planches de la première Partie.
- Pic. Podium. Pogium. Collis. Mons. Puteus. 742. Pic de Terra fier. 2 18. An. Beel. Cornish. Idem. Pic, Pioche. 219. Tubber. 388. Pic à Hoyau. 217. Sariffa. hoyau , ou beche à pierre. 742.
- Pics à Roc , leur ufage. Leurs dimenfions. 217 , 453. Pics à tête. 217.
- Gros Pic d'Avalleur ou d’Avallerefle ; fes dimenfions. 219. Voyez Pioche à pré. Hoyau. Pic de Veine. Le. 222 , nommé dans les Mines de Montrelay Marteau à Veine, 5*42. Percer au pic. 290. Voyez Baigne.
- Picole. (Scintille Di) Ital.
- Piftura (refta.) Profil, coupe d'une Mine. Ortho~ graphie. Voyez Profil.
- Pièces, ( Houille en ) Charbon fin , Charbon net.
- 487.
- Pièces de rechange pour différents outils 8c agrès de Houillerie. Voyez Rechange.
- Pied droit, ( Veine de ) ou perpendiculaire.
- Pied. ( Galerie de ) Fouille couverte. Percement. Le. Areine. 7 56*
- Pied de Veine. Laye d’en-bas. 206. Trouver la Veine fous le pied. 99 5 870.
- Pied de biche. Le. Efpece de hamaint ou de levier. 220.
- Pied (mefure.) Pied de Roi de 12 pouces, chaque pouce ayant 12 lignes ; chaque ligne, 12 points ; Charbon d'un pied. Foot-coal. Voyez New-caftle. Divifion du pied par les Suédois. 941 *
- 942.
- Pied de Freyberg, comparé au pied de Roi, a IO pouces 4 lignes ~.
- Pied cube d'eau. 1022, 1109, nio.
- Pied cylindrique , ou Cylindre d'eau. 1110,
- IO 22*
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- DES MA TI ERES. *47 9
- Piercure. Recoupure. Ruwalette. Le. 248.
- Pierre. (Aiguille à) 220. Queufnier. 463. {Beche à) pierre. 542,
- Hurre de Pierre. ( Conduire la xhorre en ) Le. ou Maxhais , c eft-à-dire, au travers de la pierre
- 281.
- Pierre d’Aimant. Voyez Magnes. D'arquebufade Pyrites fulphureus nudus. Waller. Pyrite folide V. Pyrite. Pierre de devant. Faille.
- Pierre Calcaire. Parmi les échantillons du Cabinet de M. Davila, on voyoit un morceau de Charbon de terre de Gioerarpemolla , près de Helfim-borg, dans une matrice de pierre calcaire.
- Pierre à chaux pour les maçonneries , à ne point confondre avec les pierres à plâtre. 860, V. Pierre de Roche. V. Plâtre. Pierre à chaux noire , Calcareus æquabilis niger Waller , commune en Europe. Se trouve dans les Mines de Charbon de terre, félon M. Beguillet ,au-deffus du Schifte : il croit que le roc noir qui fe trouve dans quelques Mines de Houille , pourroit être propre à faire ce que les Chinois appellent Chaux noire. V. Chaux noire.
- Pierre de Choin venant des Carrières du Bugey. 522. Leur ufage pour faire de la chaux. 5-23.
- Pierre cornée. Sous les couches des Veines ho-rifontales, il fe préfente ordinairement un lit pierreux de la nature des pierres cornées.
- Pierre feuilletée. Schifte , gangue , ou matière fchifteufe du Charbon de terre. 730.
- Pierres de Gangue ou de Veine ; pierres qui fe trouvent dans les veines , filons & amas , foit qu’elles foient ou foit qu’elles ne foient point métalliques, & qui fe diftinguent aifément du roc formant la malle de la montagne. Voyez Quartq , Spath. Limon. Fluor. Pierres cornées. Ocre. Mica. Glauch. Pierre calcaire.
- Pierre Hématite. Sanguine. Craie rouge. Tête vitrée.
- Pierre métallique très-compa&e , & d’un bleu foncé. 384*
- Pierre noire des Mines d’Irlande. Voyez Epilepjie.
- Pierres perdues. Portions détachées des montagnes primitives , fur-tout lorfqu’elles fervent d’appui à une montagne du fécond ordre. 749.
- Pierre-ponce. Pumex.
- Pierre pourrie. An. Rotten ftone. 386.
- Pierre de Hoche. Matière pétrifiée, qui, fuivant l’opinion commune , doit confifter en pierre de Granité , & qui n’eft qu’une pierre à chaux pure félon M. Delius. Voyez Pierre à chaux.
- Pierre fablonneufe. Pierre de fable. An. Sand Stone dans la Mine du Roi Adolphe Frédéric, eft d’un gris-clair , friable & *à gros grain, quartzeux & argil-leux , dont une portion eft dans fa partie fupé-rieure à moitié tranfparente , & de la grandeur d’un petit grain de chenevis, mais à grain fin & folide dans fon enfoncement. Elle fe coupe aifément , & ne fond qu’à un très-grand feu , en fe durciffant d’abord, fe retirant à la chaleur, devenant friable, 6c fe féparant lorfqu’on la chauffe & qu’on la refroidit à plufieurs reprifes : la malle de cette couche paroît être formée de cinq lits feuilletés argilleux différents , durs , & de couleur cendrée ou rougeâtre , ou rouge-brun , ce qui provient du fer dont elle eft mêlée ; l’Auteur compare fa nature à celle des Mines de Flots malm. Voyez Malm. Voyez Sable pierreux. Voyez Frédéric.
- Pierre de taille. Frée Stone. Paving Stone. 3 8 3.
- Pierres réfultantes de renfoncement d'un bure 9
- à qui elles appartiennent dans la Coutume de Liege, 3 2 2
- Pierres propres au muraillement. Pierres à chaux friables , pierres cornuaires , & toutes celles qui ne font point fujettes à fe diffoudrc ou à fe réduire en terre. 840. %
- Pierre. (Terre) Caftîne. Voyez Caftine.
- Pierre de cuivre. [ Métallurgie. ] Matte crue. V. Matte crue.
- Pieux. Palus. Stipes. Stipeaux. Piquets.
- Pignon, nom donné à toutes petites roues, 924 , qui s’engrenent dans de grandes roues ; ces roues , dont la lanterne eft une efpece de pignon ,1112, fervent beaucoup à accélérer le mouvement. 924. Différence du pignon à la lanterne. 92 y. Rapport des dents des roues au pignon, n’eft pas le feul objet à calculer pour connoître le véritable effet d’une machine. Idem.
- Pile ronde. Pile du puits. Dans les Mines du Lyonnois, on appelle ainfi un maffif fervant de foutien aux mahires du bure. 310.
- Piliers d’appui ; dans les voies fouterraines, maflifs ; en Charbons maflifs ; en Anjou , Ejioc ; en Suede , Pelare. Voyez Epaulemement, Etançonnage, Eboulement. M. de Genffane , dans l’Article XLVI. & dernier de fon Réglement, décrit la maniéré de tirer parti de ces piliers , lorfqu’on n’a plus rien à tirer de la Mine qu’il s’agit d’abandonner : c’eft toujours , dit-il, dans la veine fupérieure qu’il faut commencer cette befogne, & par les endroits les plus éloignés & de la galerie & du bure d’extraéfion , en revenant en arriéré à mefure qu’on les a abbatus , en portant fur-tout une grande attention à ce que les piliers que l’on va rencontrer dans cette marche ne flé-chiffent point fous la charge du toit : dans ce cas , il confeille fagement d’en laiffer quelques-uns pour foutenir ceux qui foibliffent, & profiter des autres. Après avoir ainfi moif'onné la veine fupérieure > on vient à la veine qui eft deffous ,
- . principalement lorfque le rocher qui forme le Stampe eft folide & d’une certaine épaiffeur ; même façon fuivie dans les Mines du Lyonnois.
- S1
- Pince. Levier. Barre de fer. Le, Hamente, Ha-mainte. 220,942.
- Pinces à feu. Pincettes ; leur ufage fort reftraint dans le chauffage avec le Charbon de terre. 12 37.
- Pinnes. ( Géométrie pratique. ) Petits bâtons de la longueur environ d’un pied, dont on fe fert dans l’arpentage pour marquer le nombre des changemens de chaîne.
- Pinnules Petites pièces de cuivre , au nombre de deux ; minces , à peu-près quarrées , élevées perpendiculairement aux deux extrémités de l’alilade ou d’un demi-cercle, d’un graphometre , ou de tout infirmaient de ce genre, & dont chacune eft dans fon milieu percée d’une fente qui régné de haut en bas. . 786".
- Pioche. 217 , 942. Pioche platte des Jardiniers. Haw. 219,463. Pioche Parifienne. 942.
- Pipe. Mefure particulière pour la vente de Charbon de terre , eft une barique pefant environ 1900 livres. 943,944. Cent vingt- fix gallons font la pipe. La pipe ( mefure de Bretagne ) contient dix charges. Chaque charge contient quatre boiffeaux ; chaque boifleau différent de celui de Paris. Aux Mines de Charbon de Nort en Bretagne , la pipe pefe de 1000 à 1100 livres. 944.
- Pipe, ( Terre à) Fouille de, au-deffus & au-def-fous de Rouen, Sl°*
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- TABLE
- I480
- Piquer. (Géom. Souterraine) Marquer avec des piquets l’heure de la dire&ion d’une Veine , depuis la fuperficie de la montagne qu’elle parcourt , juf-que dans une autre montagne ou on voudroit la reconnoître. M. Delius fait remarquer pour cette opération , que pour une veine perpendiculaire , on peut toujours continuer à piquer la ligne de direélion, foit que les montagnes s’élèvent, foit quelles s’abaiflent, attendu q’une ligne perpendiculaire qui fie prolonge en longueur refte toujours dans une meme pofition du monde, n’importe qu’elle foit courbe ou qu’elle foit droite à fa tête ; il n’en eft pas de même pour les veines dont l’in-cîinaifon eft une ligne oblique , parce qu’une veine de ce genre} placée dans des montagnes qui s’élèvent & s’abbaiflent , fait décliner très-con-fidérablement des heures de la ligne horifontale ; on doit , par conféquent piquer avec foin cette déclinaifon produite par l’élévation ou i’abbaifie-ment des montagnes à la fuperficie.
- FiÏÏura, ( Reéla ) Coupe d’une Mine. Profil. Orthographie. Voyez Profil.
- Piece. (Houille en ) Charbon fin. Charbon net. 48
- Pièces de Rechange pour différents outils ôc agrès de Houillerie. Voyez Rechange.
- Piquets pour les menfurations. 903.
- Piqueur. Lagd. y 1 1. Le. Royteu. Voyez Royteu. Piqueur de Veine. Sax. Haver.
- Pifions de Pompe. Appareil de Pompe. Barillet, tantôt en bois , tantôt en bronze ; les premiers fe gonflent, s’épaiffiffent dans l’eau ; & quand la machine n’agit point, fe fechent & fe rétréciflent. Les piftons faits de bronze font plus de durée, & n’ont aucun inconvénient. Cette préférence n’a cependant lieu , que dans les puits perpendiculaires ; car comme dans les puits obliques les piftons traînent , ils s’ufent beaucoup dans les cylindres; Sc afin de ménager les cylindres, on fe fertdes piftons en bois, malgré leurs inconvénients. Voyez Appareil de Pompe.
- Quoiqu’il y en ait de différentes efpeces, on . peut néanmoins en diftinguer deux clafles ; Piftons avec des AJJiettes ou platines de cuir ; quand elles font en bois , leur extrémité eft en forme conique tronquée ; ils font garnis de cercles de fer échancrés dans le bois, ôc fuivant leur grandeur, percés comme ceux de bronze de fept à huit trous ronds , de maniéré qu’ils foient tous éloignés du centre.
- Pifions avec des clapets ou foupapes. On diftin-gue encore les piftons en deux autres efpeces. Piftons pleins. 1013. Piftons percés. 1014. Leurs inconvénients. Idem. Comment ils doivent être percés. Id. Pofition du pifton dans la pompe * afpirante. 101 y. Dans la pompe refoulante. id.
- Diamètre du pifton ; le même dans les pompes ordinaires que le corps de pompe dans lequel i! fe meut. 1022.
- Grand Pifton , ou Pifton du Cylindre. 408,468 , 470. Platine épaifle de cuivre avec un manche de fer qui la prend au milieu , & qui eft attachée en deflous par un écrou ou par une clef, afin que l’air n’y pafle point. 105? o. Son diamètre. 1077. Sa tige. 470. Son Cadre. 468. Son manche. 408 » 1084. Sa conftruéfion pour empêcher qu’il ne fafle aucun dommage , fi l’arc du levier venoit à def-cendre trop bas. 1075*. Précaution pour que le cuir n’abandonne pas les côtés du cylindre , ôc ne fe reflferre de lui-même. 1090. Meche ou étoupe fubftituée quelquefois au cuit, pour tenir le pifton du cylindre ferré. Voyez Platines de
- plomb. Kepréfentation du pifton. 1090. Conftruc tion , plans & profils d’un pifton qui joue dans le cylindre. J091. Tige ces piftons. ic.92. Cours Ôc vitefte des piftons du cylindre. Pifton du cylindre vu en haut du cylindre. 1068. Pifton qui defcendoit avec une force de 20000 livres, chaque fois. 1079.
- tifton de la pompe de York Buildings. Idem. Levée du pifton de la machine à feu établie à fix mille de Neivcaftle, 8 pieds ; c’eft la première à laquelle on en ait donné autant. 1060. Conftru&ion du Pifton de la machine de IValher» 1061. Levée de ce pifton. 1062. Levée du pifton à Mcntrelay. Idem. Levée du pifton de la machine appellée le Corbeau, aux fofies d’Anrin , félon M. Lavoifier. 1064. Voyez Machines à répétition. Jeu de ce pifton dans la machine de Frefnes , félon M. le Chevalier de Buat. * Idem.
- Dans la grande machine de Montrefey la furface du pifton du cylindre eft de 52 - pouces de France ; & dans la petite , ce pifton eft de 49 pouces Anglois. Diamètre du pifton de la machine de Bois-Boflu , félon les Auteurs de l’Encyclopédie. 106^. Jeu du pifton dans cette machine. Idem. Jeu de celui de la machine de Frefnes , félon M. le Chevalier de Buat. Id. Diamètre de celui de la machine de Montrelay, félon M. le Chevalier de Borda. Id. Son jeu. là. Diamètre du pifton de lamachine de Frefnes , félon M. Belidor. Id.
- Pifton{ à deux clapets. M. Delius fait mention de la difpofition de ces piftons , dont on faifoit ufage dans les machines à vapeur , comme étant en général meilleurs que ceux à un feul clapet , les autres fermant l’ouverture trop tard , Ôc laiflant par conféquent tomber trop d’eau ; ils confif-toient, félon cet Ecrivain , en une aflîette de cuir, qui couvroit entièrement le pifton, & on arrétoit par-deflus deux pièces de tôle en demi-cercle , avec des vis. L’affiette de cuir fe fer-roit fur la traverfe du pifton par une fourche formée en croix, qui devançoit un peu , en fervant de fiche au pifton. L’afliette fe féparoit ainfi en deux Soupapes. Comme les grandes ouvertures de ces efpeces de piftons laiflent pafler l’eau fans une force preffion , ils évitent les inconvénients qui exiftent dans la première efpece de pifton. Il faut feulement avoir foin que les clapets foient forts ôc faits avec exaétitude, afin qu’ils ne ploient point , & qu’ils joignent par-tout également. Ils valent beaucoup mieux en cuir qu’en bronze ; il faut éviter qu’ils fe renverfent en s’ouvrant, ce qui les empêcheroit de fe fermer.
- Cette piece (le grand pifton) & la cucurbite font les pièces les plus capitales d’une machine à vapeur : la première comme confidérable par fon poids ôc par fa grandeur ; la fécondé , par la précifion qui lui eft efljentiellement néceflaire. Conftruits autrefois en Angleterre feulement, actuellement à Liege.
- Pitch. Coal. (Voyez Coal.)
- Pic Men. Ouvrier Mineur. Gens, ou équipage de Mine.
- Pittant. Pitter. Bure qui va en pittant. 302. Trou de tarré qui va en pittant. 242.
- Pivot. Morceau de fer ou d’autre métal, dont le bout eft arrondi en pointe , pour tourner facilement dans une crapaudine ou dans une virole.
- Pivots» Tourillons. 4Ô8 , 1084.
- Pixhas. Le. Filtrations d’eaux, qui produifent éet fources. 2.7Q.
- Placards. ( Jurifprud. ) Signifie ordinairement
- quelque
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- DES MATIERES.
- quelque chofe qffôfi affiche publiquement à la Chancellerie & dans les Greffes ; un Ade en placard eft celui qui eft écrit fur une feule feuille de parchemin non ployée, & qui n’eft ecrité que d’un côté : les Affiches de Hollande font de même appeîlées Placards , ainfi quen Flandres & en Brabant les anciennes Ordonnances des anciens Souverains , & auxquelles les fujets de chaque Province ne font obligés qu’autant qu’elles ont été publiées : la plupart font en Flamand ; il y en a cependant quelques-unes en François. 634. Les Placards qui ont précédé la Ceffion des Places des refforts des Parlements de Flandres, font ob» fervés , à moins que le Roi n’y ait dérogé depuis.
- 73 5*
- Places pour entrepôts magajîns de Charbon de terre dans la Banlieue de Paris ; Police fur ce point. 669 , 670. Dans les Gares & Ports , au-deffus & au-deffous de Paris. 6j2, 677. Places pour décharger. 678.
- Plaines voifines des montagnes & collines. Sub-ftances que l’on doit s’attendre à y trouver. 742. [Voyez Montagnes du fécond ordre.
- Plan incliné. Ce que l’on appelle de ce nom. £11. Son avantage pour élever des fardeaux très-pefants. Id.
- Plan, ( Géométrie. ) Repréfentation faite fur le papier, de la figure & de différentes parties d’une maifon ou d’autre chofe femblable. La connoif-fance du plan eft effentielle pour plufieurs pratiques des opérations de Mines , ou relatives à ces travaux, telles que le mefurage , quelques points contentieux, même pour la folution de quelques problèmes. 802. Voyez Profil, Tout l’art du Nivellement confifte à déterminer de combien un plan donné s’éloigne du plan horifontal. Néceffité de lever avec foin le plan dans plufieurs occa-fions. 80 6.
- Plan Géométral d’une Mine , Ichnographie, 802. Le Problème VI de Weidler eft faire l'Ichno-graphie des Souterrains où Von a employé la boujfole. Le VIIe eft lever le plan des Mines de fer. Le IXe, tirer le plan d'une mefure à découvert.
- Plan de Régie. Voyez Régie.
- Planchéïage.
- Planchéïé. Couvert de planches. Plancher. Voy. Plancher.
- Planchéïeurs. Déquipeurs. Boueurs , Officiers fur les Ports à Paris, formant une même Communauté, avec les Metteurs à Port, les Débacleurs, les Gardes - bateaux. 676 , 637. Leurs Droits. [Voyez Droits.
- Plancher. Voyez Fundamentum. Tabulatum. Plancher conftruit pour l’airage. 948. Plancher de charriage ou de roulage, dans l’intérieur des Mines. 233. Voy. Bâche. A l’extérieur, pour la conduite des Charbons du bure aux paires à Liege. Voyez Menèche. Plancher pour la conduite des charriots à levier dans les Mines de Workington. 866.
- Planches. Ais ou pièces de bois de fciage , le plus ordinairement faites de chêne , de hêtre , de fapin, de noyer, de peuplier.
- Planches ou Gravures, au nombre de foixante & dix - fept en tout dans cet Ouvrage ÿ treize pour la première Partie , & foixante & quatre pour la fécondé , dans laquelle il y en a plufieurs comptées fous un même N°. Voy. VAvertiffe-ment fur les Planches , & fur V or dre gardé dans leur âifiribution. Il eft fur - tout important , pour tout ce qui eft machine , d’obferver que les Planches les mieux faites & les mieux déve-
- Charbon de Terre. IL Part,
- tÆi
- M
- iopées , même accompagnées defcnpüotis les plus exades & les mieux détaillées ^ ne peuvent être regardées que comme des êfquiftes groffieres, bonnes feulement pour donner une idée; mais incapables de guider dans la conftrudion , fi a cette, conftrudion on n’applique pas les loix de l’équilibre & du mouvement. . 909*
- Plaquettes, Clous, Pyrite des gîaifieres. 1320* Voyez Pyrites.
- Plâtre. (Pierre propre à faire du; Quelques efpeces pourroient être employées aux muraille* ments des ouvrages foucerrains. Voyez Pierres à chaux.
- Platine ; toute plaque de métal d’une épaiffeur fuffifante pour que la piece ne ploie pas.
- Platine de fer ou de cuivre , d’ufage dans les feux de cuifine avec la Houille ; leur effet. 368,365.
- Platiner le fer avec moitié charbon de bois $ ôc moitié Charbon de terre» 473.
- Plate. (Pioche) Haw. Pour attaquer les couches terreufes dans les Mines du Hainaut François. 463. Plate Cowe. Le. Charpenterie ou plancher de Cuvelage. Sa conftrudion, 277. Sont ufage. 297»
- Plateau. Le. Boufiok. 213.
- Plate-forme de maçonnerie , en dehors du bâtiment de la machine à vapeur, au niveau du troifieme étage. 472. Voyez Réfervcir provifionneh
- Platteures , (Veines en) ou à pendage de , qui dès leur tête commencent à marcher en avant fe prolongent dans une fituation horifontaîe. Sont plus ou moins décidées félon les pays mon* tueux. 878. Travail des Platteures à la Lié-geoife. , 300, 301 , félon la méthode de M. Triewald. 898. Obfervation de M. de Voglie
- fur l’article du Réglement de 1744. 624. Plan are, ou grande Veine. Le. Platteure fuccédante à un pendage Roiffe, 207; qu’il ne faut point du tout confondre avec une Platteure, c’eft-à-dire, avec une veine qui commence par un pendage de platteure, ce qui n’a pas été affez diftingué par les Auteurs de l’Edition de l’Encyclopédie imprimée à Neuf-châtel ; qui, pour toute définition d’une Platteure , ont adopté , d’après le Mémoire de M. de Tilly , une définition appartenante à une platteure de Roiffe.
- Plebe Stone. An. Petits cailloux fervant à 1 effet les Vaifieaux , & que les Marins dans ce cas appellent Singel.
- Plein. ( Charbon en ) Expreffion employée dans les Mines de Fims en Bourbonnois. 580.
- Plein Vif Thier. Le. Terre neuve. Veiné qu’on n’a jamais travaillé. 285’,
- Pliantes. (Mines vives ou) Voyez Mines vives.
- Plomb. ( Ligne à) Linea normalis. Voyez Ligne»
- Plomb de Bure. Le. Stampe. 243,279.
- Plomb ( Mine de ) à S. Julien en Forez, près du Bourg d’Argental. 785'. On connoît plufieurs Mines de Charbon tenant plomb ; il s’en voyoit un échantillon de cette efpece dans la colledion de M. Davila; il étoit dans une matrice fabîon-neufe , & venoit de Hartgarthen , Lorraine Allemande y la Mine de plomb étoit jugée celle dite favonneufe , que M. Henckel regarde comme rare : il y avoit auffi de la Galene a facettes.
- Plomb jetté en table pour former le dôme de la chaudière de la machine a vapeur. io6i«
- Plomber. Plumer un bure. Le. Prendre l’à-plomb du bure , ou mefurer fa profondeur. 332. Manier^ d’y procéder. Id. Plomber defius la main. 904: Deffous la main. Id.
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- TABLE
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- Plomberie. Fonte de plomb. Voyez Fourneau pour la fonte du plomb, avec le feu de Charbon de
- terre. , , . I423*
- Plomet. Niveau. Nivella. Libella.
- Plongeur. Flotteur. Cylindre folide de cuivre , ainfi nommé parce qu’il s’enfonce dans l’eau. Dans l’Hiftoire que M. Defaguliers a donnée de la machine à vapeur, il eft rapporté que lorfqu’on commença de faire aller la machine ( vers 1712), on obferva une chofe qui étonna beaucoup ; c’étoit de voir donner très - promptement plu-fieurs coups l’un après l’autre ; on s’occupa de la recherche de ce qui produifoit cet effet , St on découvrit dans le pifton un trou par lequel l’eau froide qui condenfoit la vapeur dans l’interieur du Cylindre s’échappoit, tandis qu’auparavant on condenfoit la vapeur en refroidilfant le cylindre par l’extérieur ; on fe fervoit d’un Flotteur ou Plongeur qui étoit enfermé dans le cylindre , St qui en s’élevant, lorfque la vapeur étoit forte, ouvroit le tuyau d’injeétion , en donnant un coup, d’où, il réfultoit que la machine ne pou-voit donner que fix, huit ou dix coups par minute.
- Plumât. Bouton de cuivre ou de fer. 236.
- Plumb. Plumb Rule. An. Plomb ou Niveau.
- Plumets. ( Garçons ) , 67p.
- Pluming. Dialling. An. 388.
- Pluies. Averfes d’eau nuifibles au Charbon gras , au Charbon maigre. 1336. Quelques-uns gagnent à être mouillés à la pluie ou autrement. 4T3 5 5*81. Conjedure à tirer de ces différences. Id, Eaux de pluies dans les bateaux de Charbon, deviennent médecinales. 1119. Précautions à prendre dans le cours de la navigation, pour obvier à l’altération que certains Charbons de terre peuvent éprouver par l’air , ou par les averfes de pluie. 1337.
- Pneumaticœ. ( Machinée ) Machines à vent.
- Podium. Pogium. Pic. 742.
- Poêle,Fourneau à air,pour obtenir un renouvellement d’air dans les Mines. M. de Genffane, Art. XLV du Réglement inféré dans fon Hiftoire naturelle du Languedoc , propofe pour fourneau à air un fort poêle de fer de fonte 9 abfolument femblable à ceux dont on fe fert en Allemagne pour échauffer les grands appartements, dont le cendrier, c’eft-à-dire , la partie de deffous la grille, aboutiroit à un tuyau afpirant, que l’on feroit defcendre jufqu’au fond des travaux ; St le tuyau fervant de cheminée feroit élevé à la hauteur de douze ou quinze pieds. Voyez Fourneau à feu.
- Poêles pour le chauffage avec le Charbon de terre au pays de Limbourg. 362. Charbons propres à cet ufage. 361,1276. Maniéré de les arranger. 3 62. Différence de la chaleur des poêles chauffés avec le Charbon de terre , St de ceux chauffés avec le bois. 1276. Obferva-tions fur ces poêles. Idem. Grillage du fol de ces poêles. Id.
- Poêles communs , ou poêles à couvercle. Peuvent s’échauffer avec du Charbon de terre. 1276.
- Poêles économiques , en ufage parmi les pauvres du Lyonnois, fervant à la fois pour cuire les nourritures & pour chauffer. 5*24.
- Poêlç ou Fourneau de Techmeyer , qui dans fa conftruêHon réunit les avantages de ne point donner de fumée, d’augmenter la chaleur , d’échauffer en peu de temps & à bon marché. 1277,
- Poêle ou Fourneau économique de M, Lewis, de la Société Royale de Londres, 1278,
- Poêles ouverts, dont on fait ufage en Penfvî-vanie 9 femblables à quelques égards aux cheminées en œil de bœuf 1278
- Poëliers. ( Terre des ) Terre à four , connue fous la qualification de terre franche. 1310.
- Poids ( Phyf. ) Effort avec lequel un corps tend à defcendre par fa propre pefanteur & fa gravité ; il y a cette différence entre le poids d’un corps St la gravité 5 que la gravité eft ]a force même ou caufe productive du mouvement des corps pefants, St le poids comme l’effet de cette caufe ; effet qui eft d’autant plus grand 9 que la maffe du corps eft plus grande, parce que la force de la gravité agit fur chaque particule du corps. Ainfî le poids d’un corps eft double de celui d’un autre, quand fa maffe eft double ; mais la gravité de tous les corps eft la même en tant qu’elle agit fur de petites parties égales de chaque corps. Voyez Gravité. Pefanteur. Voyez Prejjîon.
- Poids. En Méchanique fe dit de tout ce qui doit être élevé , foutenu ou mis en aéfcion par une machine , 922 , ou de ce qui réfîfte de quelque maniéré que ce foit au mouvement qu’on veut imprimer.
- Poids d9un homme à faire entrer dans une charge d’enlevement du fond d’un bure à la fu-perficie , dont nous avons eflayé de préfenter une eftimq > page 1110. en y ajputant les poids qui nous étoient inconnus, du Met, du Coufad , du Ghyot 3 St définitivement celui d’un homme ordinaire, qui eft évalué communément à environ 150 livres : il m’eft arrivé plus d’une fois de remonter fur lé Couffat plein , moi cinquième a c’eft-à-dire, avec quatre autres Houilleurs.
- Poids des Cables à faire entrer ( lorfqu’on s’en fert , aulieu de chaîne ) , dans les calculs de la puifTance des différentes machines à enlever ; une corde d’un pouce de diamètre pefe environ deux livres, fur dix de longueur. 918, 919.
- Poids de plomb, employés dans la machine à vapeur. 411.
- Poids. Pondus. Voyez Pondage, 472.’
- Poids mefures comparées. 722.
- Poids de Marc. Poids de cuivre compofé en
- tout de huit pièces, parmi lefquelles la boëte feule fait nombre , St qui, toutes enfemble , font ce qu’on appelle le Marc, St fervent à pefer jusqu'aux plus petites diminutions du marc compofé de 4608 grains. 484. Poids de Ville ( livre ) à Lyon, y 20, 722. Poids de la Ville , au Havre-de-Grâce , ou Poids-le-Roi ; de huit pour cent plus fort que le poids de marc. Voyez Ha-vre-de-Grace.
- Poids de Marfeille, plus léger que celui de Paris d’un cinquième ; c’eft-à-dire, que cent livres de Marfeille n’en font que 80 de Paris. Il eft même à obferver qu’au-deffous de vingt-cinq livres il y a un quart de différence dans le poids ; ainfî vingt livres de Marfeille n’en font que quinze à Paris,
- Poids de Vicomté à Rouen. 722.
- Poids de Liege. Voyez Quintal.
- Poids. (Avoir du) livre. Pound aver du poids. An. Livre ou poids auquel fe pefent en Angleterre touteSv les groffes marchandifes communes,comme fer, cire. 864, divifée en ié onces , Sc psfant 7004 grains , chaque once pefant 437 » $ $ grains, différente de l’once , de la livre ou poids nommé en Anglois Troy. La livre Aver du poids eft à notre livre de Paris à peu-près comme 63 à 68. Notre livre étant eftimée pour 7560 des grains dont la livre
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- DES MA TîERES. 1483
- âVef du poids pefe 7CÔ4. Ces proportions des poids Àngiois avec notre livre de Paris , plus précifes que celles indiquées dans le Dictionnaire du Commerce, ont été données à M. le Roi , par le célébré M. Graham, Horloger, Membre de la Société Royale de Londres. Voyez Quintal.
- Poids de la charge qui s’enleve d’une machine. 838, 85)0. Dans l’idée que nous avons effayé de donner de ce poids, & de la force de différentes machines, on doit faire attention , comme le remarque très-judicieufement M. Délius, que la force d’une machine change à tout inftant à raifon de la proportion de la charge , 6c que le poids véritable n’eft qu’inftantané ; qu’il change de fécondé en fécondé , à mefure que le fac ou le couffat montent dans le bure ; qu’il eft néceffaire en conféquence pour connoître la force à employer , de calculer le poids 6c les frottements : ainfi les changements de la charge étant momentanés , il faut abfolument calculer le plus grand poids; c’eft-à-dire, par exemple, le couffat rempli & étant au bas du puits, & commençant à être élevé.
- M. Délius , dans le Chapitre VIIe de la fécondé Partie de fon Ouvrage, préfente fur l’élévation de ce poids enlevé des Mines par différentes machines, des calculs très-intéreflànts, dans lefqueîs il n’a omis aucune des circonftances propres qui doivent entrer en ligne de compte.
- Poids, (Charbon de) ou qui fe vend au poids. 483.
- Poids du Charbon de terre. Circonftance de marque pour juger de la qualité, 1131. L’air contenu dans le Charbon de terre ne laiffe pas de contribuer à fon poids. Idem. Les Pyrites y contribuent aufli. 1152. Quantité d’air contenue dans le Charbon de Newcaftie. nyi, Pefanteur fpécifique du Charbon de terre. Idem.
- Poids du Charbon de terre , différent félon qu’il eft plus ou moins fec. Voyez page 6$j. Les Marchands en font fi convaincus, que leur principal travail pendant la route eft de faire jetter tous les jours de l’eau fur la fuperficie des charbons ; c’eft ce qui forme le travail des Manœuvres voifins du Canal de Briare, ainfi que ce qu’ils appellent jetter en mer , c’eft-à-dire d’un bateau dans l’autre. Voyez aufïî page j'48. Poids moyen d’un pied cube de Charbon de terre. 722. Poids du Charbon de terre de Newcaftie. y70. Du Charbon de Frefnes, comparé avec le poids du Charbon dAn fin. 483. Voyez Querque. Poids du Charbon du Saumurois. 5*4^*
- Poignée. Le.
- Poinçon. ( Commerce ) Mefure pour les liquides, différente en plufieurs endroits, & qui, à Paris, eft la même chofe que la demi-queue.
- Poinçon. ( Charpenterie ) Longue piece de bois élevée à-plomb , 6c terminée par le haut en pointe , fur laquelle eft appuyé le fauconneau. Voyez Fauconneau.
- Point, ( Manivelle, Machine à Tiers ) à Tire-point. 238.
- Pointai. (Charpenterie) Trabs arre&a. Toute piece de bois qui, mife en œuvre d’à-plomb, fert d’étai aux poutres menaçant ruine, ou à quelqu’autre ufage, lii 11.
- Pointe. (Marteau à) 463 , ou Marteau dEplu-cheur. 742.
- Pointrole. Marteau pointu, en ufage dans quelques Mines pour entailler la Veine. 108, 542.
- Points Cardinaux du Monde. Voyez Points Cardinaux. Point du vrai Orient. 737. Du véritable
- Occident.
- Poitou. (Bas ) Voyez Puitincefit.
- Poitrine. (Maladie de) Voyez Phthyfie*
- Poiteroles. Dans les Mines de Pontpêatl on appelle ainfi des pour faire des exca*
- vations.
- Poittes. ( Charpenterie de Mines ) Bâtis de boiâ en maniéré de portes , pour étayer les voies. 371* Jambes de Poittes , poteaux pofés à-plomb fur la main. Idem. Tyejfes ou têtes de poittes Id.
- Poix, Goudron. Pix navalis, compofition de poix noire & de fuif pour goudronner les cables , mêlée avec du fuif, afin que cet enduit ne brûle point les cables. Quatre quintaux de poix , 70 livres de fuif diffous à un feu modéré , on y trempe chaque touron , enfuite on les corde en-femble.
- Poix-réftne. Rêftme de Pin, privée de fon aquo* fité, pour la fécher. Dans les rocs, où les trous de fleuret donnent beaucoup d’eau, l’argiile employée communément à enduire les patrons ou cartouches n’eft pas fuffifante, on eft obligé de les enduire de poix chaude , afin qu’ils foient impénétrables à l’eau. Voyez Patrons. Cartouches,
- Poix minérale. Maltha. Kedria terreftris. G. Teuffels Dreck. Bitumen.Bitume demi-liquide, tel que le Naphte , la poix des Barbades, le pétrole d'Auvergne, de Gabian. Bitume concret , tantôt groflier 6c fétide , tantôt dans un état de pureté 6c de fineffe , fans mauvaife odeur au feu : 011 pourroit fuivre ces deux nuances différentes d’abord dans les terres-tourbes, ou tourbes terreu-fes , 606, 607 , puis dans les tourbes en mafle ou enfuite dans les Holtz Kohlen ou Charbon de bois-tourbe , que j’ai ainfi diftingué des bois fofliles, à raifon de la groflîéreté du bitume, formant, avec les parties hétérogènes, un maftic fec dénué d’onduofité , 6c exhalant au feu une odeur défagréable 6c pénible ; 6c pour le différencier du bois foflile confervé Amplement dans un état de ficcité. Ce bitume concret commençe à fe rencontrer plus épuré dans les Charbons de terre qui peuvent former après ces bitumes une férié marquée , en commençant par quelques fchiftes phlogiftiques , tels que les Êrand Slciffer. 443. Le lithantrax lucidum friabile. Hill. feu lithantrax bitumimfo fulphureum , ou Charbon de terre fec , léger , friable, 6c fe réduifant dans fa caffe en petites parcelles de peu de confiftance , donnant plus de terre que de bitume , 1174, & fourniffant, par rapport à fa bafe alumineufe , glauberienne, py-riteufe ou vitriolique , des variétés fans nombre.
- 1119. Lithantrax lucidum âurius, lithantrax fui-phureo acidum. Charbon gras , pefant, d’un noir foncé , luifant, dur, compade , fe caffant difficilement , 6c fe féparant en pièces folides, qui dans les bons Charbons de Liege de cette efpece affedent pour l’ordinaire une forme quarrée , 6c qui fe coagule au feu. 1174. La pureté de ces Charbons gras 6c bitumineux les rapproche d’un ordre de fofliles remarquables par leur légéreté & leur texture plus affinée , tels que la pierre à bouton, Knopffftein. L’Ampelitis, le Jayet, dont la maffe féculente qui s’obtient par la diftdlation , a entièrement le coup d’œil du Kennel coal, plus dur , moins doux au toucher, tous trois différents les uns des autres par la continuité de leurs lits ; nous excluons de ce tableau, que nous pré-fentons ici comme une étude de Charbons de terre , le Succin , rangé par quelques Auteurs parmi les bitumes, ce que l’on peut encore re-
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- A B L E
- garder comme très douteux , lorfque l’on envifage fa grande identité avec la gomme copale.
- Poix. ( Charbon de ) An. Pitch Coal. Pourquoi .ainfi nommé ? Voyez Charbon de forge, Charbon 4e Maréchal.
- Poker. Pire Fork, An. Fourgon.
- Polarité. Propriété particulière à l’aimant ou à une aiguille aimantée de fe diriger vers les pôles du monde.
- Pôles de Vaimant. Voyez Aimant.
- Pôles de l’Ecliptique. Deux points fur le plan mobile de la fphere du monde, duquel tous tes points de l’écliptique font éloignés de po°. L un eft appelle Pôle feptentrional ou boréal, parce qu’il eft dans la partie feptentrionale du monde ; & l’autre pôle , méridional ou auftral, parce qu’il eft dans la partie méridionale. Ces pôles font éloignés de 130 \ des pôles du monde.
- Pôles du monde ou du globe. 776, 761. De Vhorifon. J56. Du méridien. 1S1*
- Police de l’exercice du métier de Houilleur à Liege, eft affurée dans toutes les parties qui en dépendent, par des Réglements très-circonftan-ciés. 3173 370* Voyez Statuts. Fauiïe idée que quelques Voyageurs mal inftruits ont donné de la police générale du pays de Liege. 317*
- Police entre les Maîtres de fojjes, leurs Four-uiftèurs & les Ouvriers Houilleurs à Liege. 347.
- Police pour contenir les Ouvriers dans leurs devoirs. 346.
- Police en faveur des differents Fournijfeurs. 348.
- Police de Fente ou de Commerce à Liege. 349 ,
- 3 J2*
- Police qui s’obferve relativement aux Houil-lieres abandonnées, pour que les bures ou puits n’occafionnent aucune forte de malheurs. 241.
- Police des Mines en France, fixée par les anciennes Ordonnances du Royaume , changée ou inconnue depuis la fuppreflion de l’Office du Grand-Maître. 610. Attribuée dans quelques occafions à des Commiffions, 8c aujourd’hui, pour la plupart du temps, aux Intendants & Commiftaires départis pour l’exécution des ordres du Roi dans les Provinces 8c Généralités du Royaume. 611. Le Tome II du Didionnaire des Arts 8c Métiers renferme , page 266, un projet de Réglement de police , dans lequel plufieurs Articles mériteroient confidération.
- Par Edit du 14 Mai 1604 , toutes perfonnes ayant contracté 8c pris réglement du Grand-Maître 8c Général Surintendant, pour ouvrir & travailler une ou plufieurs Mines , font d’abord tenues, un mois après leur Contrat, d’ouvrir 8c travailler ces Mines, avec le nombre compétent d’Ouvriers.
- Ce terme d’un mois expiré, fans avoir entamé l’ouvrage, ces perfonnes étoient déchues de leur obtention , 8c le Grand-Maître pouvoit la faire pafler à d’autres, aux Conditions utiles à la con-îervation des droits du Roi 8c au bien public , à moins que les Entrepreneurs n’uffent quelqu’ex-cufe raifonnable & fuffifante pour les décharger du retardement de leur entreprife ; & fi, après 3a première ouverture , le travail difcontinuoit plus de quinze jours la première fois, huit jours la fécondé, 8c quatre pour la troifieme, avec le nombre compétent d’Ouvriers ; il était pourvu par le Grand-Maître aux places de celui qui étoit en faute pour la part qu’il avoit dans ladite Mine.
- Dans le cas où il arrive quelqu’accident qui empêche la continuation de l’exploitation , le
- Fadeur général eft obligé d’en avertir. Voyez Facteur. '
- Par l’Article XXIII de l’Edit de réglement fur le fait des Mines & Minières du Royaume, portant en même temps création de grands Officiers il eft permis aux Maîtres, Entrepreneurs & Ouvriers de travailler fans aucune interruption , excepté les Dimanches , les quatre grandes Fêtes de l’année , l’Afcenfion , la Fête-Dieu , les quatre Notre-Dame , les douze Apôtres , les quatre Evangéliftes , les Fêtes de Paroifle où il y a des Mines ; 8c défenfes expreftes à tous Jufticiers, Prélats, ou autres Officiers 8c fujets de les troubler les autres jours de fête.
- Nul ne peut quitter la Mine commencée à travailler , qu’il n’en ait averti le Grand-Maître ou fon Lieutenant particulier fur le lieu , afin qu’il pourvoye à la confervation des droits de S. M. 8c du Public; 8c, en ce cas, celui qui quittera l’ouvrage d’une Mine commencée ne pourra tranf-porter que les uftenfiles qui lui appartiennent , non attachés à clous ni fcellés.
- Si les Créanciers de quelqu’Aflocié ou Maître Entrepreneur faifoit arrêt fur une Mine pour dettes, tous les Ouvriers, Marchands, Charpentiers qui la travailleront, feront préférés 8c les premiers payés , enfemble les Marchands qui auraient fourni du bois , du fuif, fer pour les travaux ; le tout après que le droit de Sa Majefté aura été préalablement 8c avant toutes chofes payé & fatisfait entre les mains du Receveur général. Voyez Receveur général. . .
- Toute la Police anciennement d’ufage relativement au droit de Mine 8c d’Areine eft très-amplement détaillée dans le quatrième Livre d’Agricola.
- Police de Navigation fur le Canal de Briare, 639. De Commerce fur ce Canal, ou Jurifdiciiort du Bureau de l’Hôtel-de-Ville fur la navigation de ce Canal. 642.
- Police pour la fûrete des bateaux de Charbon 6* autres dans les Gares & Racles de S. Mamès de Moret. Du Canal de Loing, fixée par un jugement du Bureau de Ville le 14 Août 1758 , 8c en-fuite par une Ordonnance de Police de la Ville de Paris , du 7 Juillet 1779. Voye2 Racles.
- Police des Ponts & Quais de Paris , fixée par une Ordonnance du Prévôt des Marchans & Eçhe-vins du 17 Janvier 1720.
- Police établie pour les Chableurs, 6 $3*
- Police des Gares. 6yi.
- Police de Fente pour les Ckarbons de terre dans Paris. Voyez Fente.
- Poly.Limb. Areine. Mahay. 37**
- Polyfpaflus. Moufle, 232.
- Pomme en forme d’équerre d’Arpenteur. 787. Ufage de cet inftrument. §0<5.
- Pommiers, Village au-deflbus de Voreppe en Dauphiné. Mine de Charbon prétendue. 729. M. Sage, de l’Académie des Sciences, m’a procuré un morceau de Charbon provenant de Pomerays en Dauphiné , 8c qui n’eft abfolument qu’une écorce de Holtz kohlen , femée de portions de coquilles de riviere ; je préfume que cet échantillon vient de Pommiers, dont le nom eft altéré.
- Pompes {des) en général. 1012. Ce qui com-pofe une pompe. Idem. Voyez Piflon. Corps de Pompe. Id. Proportions des pompes. 1020 , 1022. Dimenfions d’une pompe. Doivent être combinées avec la vîtefte & le jeu du pifton. 1022. Théorie fondamentale fur l’a&ion des pompes.
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- DES MA
- 1020» Trois chofes peuvent concourir à déterminer ces dimeniions. 1027» Variées à l’infini, fe réduifent néanmoins à trois efpeces qui ont chacune des avantages particuliers, ou même à deux efpeces ; la pompe foulante & la pompe afpirante. il 012. Voyez Equipage de pompe. Voyez Appareil de pompe. Voyez Pifton. Voyez Tuyau. Pompe afpirante commune. 1012»
- Pompe afpirante Sr foulante, compofée de la pompe afpirante & de la pompe foulante : fujette aux inconvénients propres aux pompes foulantes. Il y en a cependant une établie à Schemnitz ; ne peut fervir que dans un puits qui ne s’approfondit plus, & dans lequel il ne defcend point d’eau des ouvrages fupérieurs , ou lorfque les eaux font élevées par d’autres pompes ou machines en même temps. 1012, 1021. Voyez Afpirante & foulante. Pompe foulante & afpirante de la machine à vapeur de GrifF en Angleterre. 1071.
- Pompes foulantes, n’ont point de tuyau afpirant, & confident uniquement en un feul cylindre & un tuyau fupérieur adjacent ; la différence entre eux eft que le pifton garni de cuir & fans clapet, eft maflîf ; dans le tuyau afpirant, il y a une foupape à fon orifice, où l’eau s’afpire au-defïous de lui, & eft refoulée par la defcente du pifton jufqu’au-deffous du clapet , dans les tuyaux fupérieurs dans lefquels elle monte par la répétition des levées du pifton , jufqua ce quelle fe décharge à leur orifice. Elles n’ont pas lieu dans toutes les-Mines, à raifon d’un réfervoir profond, qui eft néceffaire aux pompes foulantes ; de la difficulté du rechange des cuirs, & à raifon de plusieurs autres circonftances. 1021, 1012. Voyez Pom-fes foulantes.
- Dans la fécondé machine de Montrelay qui n’a quune feule pompe refoulante, cette pompe eft de 7 7 pouces ; & il y a de l’avantage à n’employer qu’une feule pour enlever l’eau d’une grande profondeur. Voyez Elévation de Veau.
- Les parties d’une pompe foulante , d’une pompe afpirante , de d’une pompe afpirante & refoulante font les mêmes, n’y ayant de différence que dans leur pofition. 1012. Le défaut commun dans prefque toutes les pompes, eft le manque de proportion entre les corps de pompes. 1033. Pour les grandes pompes il n’eft rien de mieux imaginé que le pifton percé, tel qu’il eft employé dans la machine de Frefnes. 1064.
- Différentes forces peuvent être appliquées aux pompes. 102p.
- Pompes à chevaux. Leur comparaifon, par la quantité d’eau quelles enlevent. 1032.
- Pompes des Torrets. Petites Pompes à bras. 278. Voyez Torrets. 261.
- Moulins à Pompe à la Hollandoife. Voyez Machine à Vent.
- Pompe à air. Machine afpirante avec laquelle on pompe l’air , de la même maniéré que l’on pompe l’eau dans les machines hydrauliques, au moyen d’une ventoufe par laquelle l’air eft conduit à la fuperficie ; cette pompe à air > qui peut à volonté devenir une machine foufflante , fe place dans un puits où il y a une machine hydraulique , à laquelle on peut en adapter plufîeurs. M. Délius a repréfenté & décrit une de ces machines, avec une autre pour y fuppléer.
- Pompe ou Machine à vapeur , dont la force motrice eft empruntée du feu. An. Steam Engine, en François Pompe à feu , qui , en rempliffant fes opérations, donne une puiflànce égale à tel poids
- Charbon de Terre. IL Part.
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- que ce foie ; car fi le diamètre du cylindre s par exemple , de deux pouces & demi> étoit ùüg* menté de 10 ou de 100 fois , fon mouvement feroit auffi facile, quoique fa puiffance fût aug^ mentée , comme les quarrés de ces nombres, Autres parties qui compofent une pompe à feu» Voyez Alambic. Voyez Chaudière. Voyez Machine a vapeur. Application de ces machines à l’épui-fementdes eaux de Mines. 23p. A Frefnes dans le Hainaut. 468. A Montrelay. y+J. En An-gleterre. 407. A la Mme de GrifF. 408. Au nombre de fix dans Londres , pour élever les eaux de la Tamife dans différents quartiers • Une à Ellington fur la Newriver , au Nord ; une à York-Buildings, fur la Tamife, dont la fituation eft au Midi, relativement à la première , 105*6 *-une à l’Hôpital de Cheflsey, au Sud-Oueft, 11O2 5 une au pont de Londres, au Sud-Eft } une à Bozh Southwark, Sud-Sud-Eft * & la troifiema à Shadwell, près la Maifon à chaux, à l’Eft.
- Eu 1775 9 9 Juiu > un jeune éleve de fEcolei
- de Deffin de la ville de Liege, âgé de 14 ans * ( Henry Ophoven), a préfenté & dédié au Ma-giftrat le plan d’une machine à vapeur d’une des Mines de Liege, qui, par un récès du Confeil de la Cité , a été joint dans la Bibliothèque à la defeription de l’art d’exploiter les Mines de Charbon de terre.
- Pompe en ufage fur les vaiffeaux Hollandoîs, pout jetter de l’eau dans des endroits éloignés. 1331. Sa commodité pour fournir de l’eau dans les différents quartiers d’un atteîier de fabrication, & arrofet les tas de Houille empaftés & fournis au triplage.
- 1331, 1338.
- Pompe. ( Angin à) Bouriquet. Le. 235*, 238*
- Pompe. (Bure a) Le. Voyez Puits à Pompe.
- Pondage. Poids, Pondus. Dans les anciennes Archives d’Angleterre, fignifie un droit que l’on paie au Roi fuivant le poids des marchandifes.
- Pont. ( faire un ) Expreflion ufitée dans les Mines d’Anjou. 5*62. Voyez Pont. Mines de Wor-kington.
- Pontage. Pontenage. Péage de riviere qui fe paie’ à un Seigneur pour le paflage fur un pont, pa£ le bateau & non par la marchandife. Pontaticumj Pomagium. Pontonagium. 7Xi«
- Ponte, Eponte. Salband. Toiture. Du mot Italien Pont , parce que la Salband eft élevée au-deffus de la veine , comme un pont au-deffus d’une riviere.-
- Ponts d’une conftru&ion particulière , établis dans les angles des chemins du charriot à levier* des Mines de Workington. 866,867*
- Ponts. (Maitres des Ponts). Voyez Maîtres.
- Porcelanea alba. Porcelaine. Pierre argilleufb fort tendre , qui fe durcit au feu , & prend au tour toutes les formes que l’on veut. 444. Entra parmi les parties conftituantes du Charbon d© terre de la Mine de ^oferup en Suede* 444* Sentiment de M. Venel fur plufîeurs préparations de porcelaine au feu de Houille. 1248.
- Porion, à Goffelies dans le Hainaut Autrichien on nomme ainfi le Maître ou Gouverneur des Ouvriers & des travaux de Houillerie.
- Porre&a Vena. G. flacher Gang. Vma æqua.
- Port déArmes. Par un Article des Lettres dê Henri... du 10 Octobre 15J2, permis au fieur de Roberval de même qu’à fes Commis ou Députés , ou ayant-caufe.
- Port. ou portée d’un VaifTeau. 723;
- Port de charge ou de vente, port où les Voituriers par eau doivent conduire les marchandife?
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- TABLE
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- chargées dans leurs bateaux pour être vendues -, entrée des baterux au port.
- Ports de Normandie, de Flandres , de Picardie, Droit de 30 fols par baril, rétabli par Arrêt du S Février ij6i. 630. Port de Bretagne. Idem.
- Port de Vial ( en Auvergne ) où l’Ailier commence à être navigable. S91*
- Porteurs d’a&ions de Mines. 1439*
- Ports, Offices fur les Ports, Quais , Halles, Marchés & Chantiers de la ville de Paris, fuppri-mes définitivement par un Edit du mois de Février 1776. 132p. Rembourfés en 1777. Voyez Rem-bourfement. Voyez Suppreffion.
- Ports, (Boutes a) Officiers de riviere chargés de rinfpedion pour l’arrangement dei bateaux dans les ports, chargés auffi du rembourfage de la garde , 8c du renvoi des bateaux. 6f 6. A cet Office on a réuni celui de Débacleur. 677. Voyez Vébacleur. Metteurs à port ; leurs fondions, 6j6, 6y7. Ordonnance de 1672 ; Sentence du Bureau de Ville du 20 Août 175*1 , confimée par Arrêt du Parlement, qui fixe les fondions de ces Officiers des ports. Idem. Arrangement des bateaux dans les ports. 672. Ports de deftination pour la vente du Charbon de terre dans Paris, ne doivent être occupés par les bateaux que fuivant
- l’ordre de leur arrivage. ^73»
- Porte, (fermer la) ou les niveaux par des fioup-pures. Le, 266.
- Porte-faix. Nommé Crocheteur, lorfqu’il fe fert de crochets ; & ailleurs, Fort, à caufe de la force qu’exige ce métier, <:yi. Voyez Force. A Liege, ÊottereJJes. Voyez Bottereffies.
- Porte-feu. Le. Fer à feu. J’ai déjà adopté dans mon Ouvrage le premier nom plus propre à exprimer le grillage de fer , dans lequel on brûle le jCharbon deterre dans des cheminées. 1272, 12-73.
- Porte-lumiere , dont fe fervent les Houilleurs du Hainaut dans les travaux fouterrains, au lieu de lampes. gâf*
- Porte-vent. Voyez Tuyau à air.
- Portée. ( chaude ) Forgerie. Voyez Chaude. Porteurs. Bois de Charpenterie dans les Mines d’Anjou. 5* 59.
- Porteurs de Charbon. Commerce de Paris. 660. Voyez Mefureurs. Leur attribution. Idem. Leurs droits. 660 , 57p. Anciens Jurés-Porteurs. 66 f. Augmentation du nombre de ces Officiers. 660,
- \ . . . 665•
- Portoires. Mefure particulière aux Mines de
- Charbon d’ingrande. 5*43. D’après un Mémoire des IntérefTés dans la Verrerie Royale d’ingrande, contre les Intérefifés dans les Mines de Charbon de ce même endroit en 1764 5, il paroît qu’il falloit 192 portoires pour former une fourniture Nantoife de Charbon , & qu’on ne peut la fixer à moins de 189 portoires , ou 21 banques i il paroît encore , qu’en conféquence d’un contre-mefurage fait fur la barique Nantoife de nouvelles portoires fubTituées aux anciennes, il en falloit 171 & demie pour faire une fourniture Nantoife. Voyez Fourniture. 713.
- Pojfelays. Vraifemblablement pour Potelets, petits poteaux qui garnirent les pans de bois fous les appuis des croifées, fous les décharges, dans les fermes des combles & les efehiffres des efca-liers. 570. Voyez Potelets.
- Poffiffiurs , ou Seigneurs de la Jiiperficie. V* Hurtiers Poffeffeur de la fuperficie du fonds. 329 P°lIeJJeurs , ou Maîtres - Seigneurs du fonds, & Propriétaires. 323 , 331, Leur confentement né-
- ceffaire. Ii. 324. Cas d’exception.
- PoJJeffion des Propriétaires , reconnue par l’FHir de Henri IV^par l’Arrêt de 1698 , 8c dans le préambule du Réglement du 14 Janvier 17^
- 622.
- Prife de poffiejjïon à Liege. 323. Les formalités à Liege pour cet objet, font différentes félon que le droit d’exploiter a été acquis par convention, rendage ou permiffion. Voyez Ren-dage. Permiffion , ou par conquête. Voyez Conquête , ou par prefeription , dite auffi pojfejjion de quarante jours. La forme qui tient à cette poffef-iion des 40 jours, a été expliquée & développée en 15*93, par une atteftation de Meilleurs les Jurés du Charbonnage : teneur de l’atteftation. 3 25*. Dans quel cas cette poflèfllon eft nulle. Idem. Voyez Prefeription.
- Pot Vein Coal. Seconde couche de Charbon de terre d’une Mine du Comté de Sommerfet. 385*
- Potager. Fourneau de cuifine où il y a des réchauds feefiés, pour chauffer cafferoles & autres uftenfiïes. 36$, S 66.
- Potajfe. Cendre de pot. Sel alkali fixe qui fe tire des cendres de différents bois ; on donne auffi le nom de potafTe à la cendre noire qui contient ce fel alkali, & qui a été rendue compa&e & fo-lide comme une pierre, par le moyen d’une humeélation préliminaire avec de l’eau, ce qui , par la calcination qui fuit, la durcit ; la potafTe ne différé de la foude que par ce que cette derniere eft mêlée de fel marin, 8c eft tirée d’une efpece particulière de plante , appellée Kali, Varec , &c. La potafTe eft employée dans la Verrerie, dans la fabrication du Smaît bleu, dans les Teintures, dans les Blanchifferies de toile, & eft quelquefois défignée fous le nom de Cendre de Mofcovie. Voyez Smalt.
- Les fourneaux dont on fe fert en Angleterre pour faire le Minium, avec le feu de Charbon ae terre , 8c décrits par M. de Genffane, Tome II, Chap. XXI, page 191, font réputés par cet Auteur propres à la calcination de la potafTe 3 ils ont ordinairement 4 pieds de longueur fur 8 de largeur, & 5* de hauteur. Comme le feu n’y eft pas confidérable , ils ne demandent point grande précaution dans leur conftru&ion, mais feulement une certaine attention pour les proportions qui leur conviennent, 8c pour le degré de chauffe, afin d’éviter la fufion des matières par elles-mêmes très-aifées à fondre, 8c qui doivent néanmoins y acquérir un certain degré de chaleur égale 8c uniforme pour fe réduire en grumeaux, 8c prendre une couleur blanche, tachetée d’un bleu célefte.
- Poteaux. Bois taillés & affemblés différemment 'félon leur deftinaition ; ceux qui font courts , de deux pieds de longueur , employés à foutenir le fécond quarré aux quatre coins du bure où ils régnent fur toute la profondeur du puits, font appelles Chandelles.
- Pottelle. ( Charpenterie fouterraine. ) Trous dans lefquels on enchâfle des bois avec de la pierraille , pour affùjettir une charpenterie. 5*5*9, j6o.
- Potelets. ( Charpenterie. ) Petites poutrelles qui garnirent les pieux de bois fous les appuis des croifées, fous les décharges, dans les fermes de combles.
- Potelot. Mine de plomb. Crayon.
- Potence. ( Charpenterie. ) Piece de bois debout comme un pointai, couverte d’un chapeau ou d’une femelle par-deffus, & affemblée avec deux
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- liens ÔU contrefiches, & qui fert à fupporter une poutre trop longue , ou à en foutenir une au-tre* 1111.
- Potence, ( Crémaillère ou Broche en ) Le. 3 <56*
- Poter, (Humphry). Potier de Humphry. 405,
- Potes à piliers, ou poteaux élevés d a-plomb pour foutenir une poutre rranfverfale. 2 33.
- Poterejfe. Couche de cailloux, ou galets entre l’argille & la craie, mêlée de fable ôc de terre grife.
- Potier de terre. 1243*. Voyez Briquetier. Terre à Potier. Terre à Tuile. Terre à Brique. Voyez Terre à Briques,
- Potin. Efpece de compolîtion de cuivre, de deux efpeces* 1012.
- Pottey. Excavation dans laquelle on aflujettit le pied des bois d’étançonnage. 370.
- Pottle. Mefure d’Angleterre pour les matières feches comme pour les liquides ; pour les matières feches, trois Pottles font un gallon.
- Bottier, encombrier. Le.
- Potsf (Roues à) ou à Augets , fur lefquelles l’eau tombe en chûte dans les augets. 1034.
- Pouce (â'eau) quarré. 334»
- Poudre à canon que l’on introduit, Ôc à laquelle on met le feu dans les trous de fleuret, pour faire fauter le roc. Le trou que l’on a d’abord laifTé ïefroidir, de la chaleur produite par l’adion du • foret, rempli à force de poudre à canon ou d’une cartouche, eft rebouché avec une cheville, afin que le coup fafle plus d’efLt ; on enfonce enfuite un petit tuyau qui va jufqu’à la cartouche ; ce tuyau eft rempli de poudre pure , afin de s’en fervir pour allumer la cartouche. Voyez les outils propres à cette manœuvre, ffS* Mèches. Souffre. Bourroirà poudre. 5*42. Quantité pour un trou de fleuret. 861. La qualité de celle que i’on emploie eft un autre article de confidération. La poudre fine n’eft point la meilleure, ordinairement on emploie la poudre à canon ; il eft bon de la garantir de fhumidité qui lui ôte fa. force , & de connoître les degrés de force de celle dont on fe fert, pour fe conduire en conféquence, autant qu’il eft poflible , dans les opérations de 3Mine$, dont le roc qui change de dureté, ou d’autres circonftances , ne permettent point de pouvoir calculer jufte la force du coup. Cette opération eft une des plus dangereufes de toutes celles qui fe font dans les opérations de Mines ; car fouvent l’outil employé à charger la poudre dans le trou, fait partir de la roche des étein-celles qui, en allumant la poudre, peuvent blefler ou même tuer les Ouvriers.
- M. Lehmann eftime qu’un coup ordinaire peut, en proportion de la poudre qui a été employée, faire fauter ou détacher à la fois trente, quarante, cinquante quintaux de roche, & même davantage , fans compter la mafle qui s’ébranle fans tomber, & que l’on achevé de détacher à coups de pics avec des leviers de fer , des pieds de chevre, &c.
- Lorfque le coup donne dans un roc très-dur & très-compad , il produit un très-grand effet; mais fi, à l’occafion de quelque fente, des eaux, des Drufen, ou par quelqu’autre caufe, la poudre a pris l’air , l’effet eft très-peu de chofe, ou même nul.
- Pour bien diriger un coup, & lui faire produire tout fon effet , le principal Ouvrier introduit un petit morceau de bois dans de la terre-glaife , qu’il attache précifément à l’endroit où on
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- fe propofe de percer un tfôü * Bi indiquer de cette maniéré au Foreur la direction qu’il a à fuivre. Pouilleufe, ( Laye. ) Le, 372,
- Poulies, Moulettes, Roues. Le. Rolles, Trochli-dium Monofpaflus orbiculus, Défag. pag, ff6' Trochlea Jîmplex. 232 , 5*07, 564. Voyez Mollettes. Voyez Rolles. Poulie fixe, 913, Poulie mo-bile ou Moufle flmple, piq,, 920. Voyez Moufle * Poulies moujflees 913. La multiplication des pou* lies ou roues eft extrêmement utile en Méchani-que, foit pour aider, foie pour accélérer le mou* vement, mais elle a aufîi fes inconvénients. 914% Voyez Frottemens, Charpente qui renferme des poulies. Voyez Chat ou Winday, 278. Problème curieux fur la force néceflaire pour élever un poids donné, avec une poulie fixe d’un diamètre donné , & une corde d’une épaiffeur ou d’un diamètre donné. 921. Voyez Manivelle. Poulie de renvoi. 237. Hernaz de Valée. 914,308,
- Pound, Aver du poids. An. Voyez Poids,
- P ourchaJJ'es.Pour fuites,Courfes d’ouvrages, (jffeoir) 28J. UHurtier feul en droit de pourchafler par-* tout où. perfonne n’a prife. 323. Pourchajfe des ouvrages, quand les veines font interrompues* 309. Formalités à obferver pour pourchafler à volonté. 329*
- Pourrie, (Terre) Argille pure & fimple. y87. Pierre pourrie. An. RoUen Stone. 3 86-
- Pourfuite. Courfe ddouvrages, 283. Pourfuite du travail d’une Areine. 896, 897. Pourfuivre (pouvoir de ) une Areine prife par Ordonnance de Juftice.
- Pouffe, Moffette de Mine 5 obfervations fur cette exhalaifon. 264,
- Poujfer au niveau. Le. Recouper le niveau exad, afin de procurer à l’eau un écoulement: infenfible. 290*
- Poutnures, Le. Fumer on. Nerfs , mêlés dans quelques Charbons de terre , éc qui répandent: une très-mauvaife odeur, comme ce qu’on appelle fumerons dans les Charbons de bois. 11 ST*
- Poqqo, Ital. Puits de Mine.
- Poqqolane, P^ou^olane. Débris graveleux & grenelés des pierres de Volcans , diverfement colo« rées , & qu’il ne faut pas confondre avec les cendres volcaniques fines Ôc farineufes. Voyez Rapillo.
- Prœcipitata Vena• Voyez Veine précipitée. Prœfeciura, Intendance , Préfecture , Gouvernement de plufieurs efpeces dans les opérations de Mines , dans lefquelles on défigne chaque Officier chargé de différent Diftrid , fous les noms de Prcefeôlus, tel que celui appellé Prœ-feétus fodinœ vel cuniculi, donc l’office eft décrie dans le quatrième Livre d’AgricoIa.
- Prœfeôtus Metallorum. G. Bergampt Mann. Officier chargé de la Police de plufieurs Mines*
- 816,
- Prœfeftus Rationibus. G. Ezchicht Meifter. Prœfes. Prœfldens Fodinæ. G. Steiger Meifter, oder Huttman , qui préfîde à quelques fondions de Lieutenant de Mine.
- Précipitée, ( Veine ) qui fe perd dans la profondeur de la montagne. Prœcipitata Vena. G. Su.’ Fartzen Sich und fallen. Sax. Schewchenta gang.
- Préférable ( Charbon ) pour les feux de cuifines.
- ny 8. Pour les feux de Poêles. 362. 1276.
- Préférence ( Moyens employés pour faire tomber la) fur les Mines de Charbon de terre du Boyaume. 63 Q.
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- Prélocuteurs , ou Procureurs a Liege , fervant d’Affeffeurs aux Jurés du Charbonnage. 315.
- Premier on principal chargeage. Le. Dilatement ou chambre pratiquée au pied du bure , mais un peu de côté, ou à côté de la Vallée. 244.
- premier Maître des Mines. *
- Premier niveau des eaux dans les Mines du Hainaut François. 465*, 478. Eaux du premier niveau. a6î-
- Premier ordre, (Montagnes du) ou primitives. »74y. Voyez Montagnes.
- Prem Scheibe. G. Tympanum. Harpago* Préparation du Mâchefer , ufitée autrefois dans fHôtel-Dieu de Paris, pour les pâles couleurs & toutes fortes d’obftruéfions. 1124. Teinture ou liqueur aftringente, obtenue du mâchefer , par le moyen de l’efprit-de-vin. Idem. Eau minérale de mâchefer. 1125.
- Préparation , apprêt , fabrication du Charbon de terre avec des argilles. 694. Tantôt avec deux Charbons mêlés enfembie, tantôt avec un feul. iny^. Proportion de Dieilîe ou d’Arzée dans ce fécond cas. Idem. Voyez Apprit. Fabrication.
- Prépofés , Direéieurs de Mines , dans le cas , par les connoilTances qu’ils doivent acquérir , d’augmenter les talents des Ouvriers, & d’améliorer les exploitations. 740 Voyez Directeur s. Entrepreneurs , Ingénieurs de Mines.
- Prérogatives du Seigneur Arenier. 328. Voyez 1Àrenier.
- Prefcription de 40 jours, dans le droit, de travailler les Houilles , fur le terrein à!autrui, au pays de Liege. Une Société qui auroit enfoncé un puits ou bure dans un hérirage appartenant à autrui, & au fçu du Propriétaire, & qui feroit parvenu à la Veine, fans s’être mis vis-à-vis de lui en réglé au préalable , c’eft-à-dire, fans en avoir eu la permiflion, ni lui avoir fait aucune lignification pendant le laps de quarante jours , acquiert le droit de continuer fes ouvrages fur la veine rencontrée , li le PolTeffeur ne lui a fait aucune défenfe dans ce délai , en payant toutefois le droit de Terrage accoutumé. 324.
- Dans un pays , où la propriété au fil protégée , S31 , on conçoit qu’une loi telle que la prefcription, dont la légitimité n’eft pas également admilê par tous les Jurifconfultes, eft bien cimentée fur des principes de l’équité la plus ri-goureufe. Cette poffeffion par prefcription n’étant abfolument qu’une interprétation forcée du lilence, de la négligence du Propriétaire légitime en faveur d’un étranger, qu’il feroit injufte néanmoins de troubler lorfqu il auroit mis les ouvrages en état. 61<?. La loi reftraint le droit de ce dernier a la feule veine travaillée pendant quarante jours, au vu te au fçu du Propriétaire, & la Société ne peut étendre fes ouvrages à d’autres veines ni îupérieures, ni inférieures, même dépendantes du bure par lequel elle eft parvenue à cette veine preferite ; elle ne peut même y travailler par l’enfoncement d’un autre bure , le Propriétaire ©tant en droit de faire lignifier une défenfe: la décifion du pays de Liege a toujours été invariable fur ce point ; &, par un record de la Cour des Voires-Jurés de l’an iyp3 » Société eft même tenue de payer au Propriétaire le droit de Terrage avant l’expiration des 40 jours. Voyez Droit de Terrage. Encore la loi porte expreffément que cette prefcription de 40 jours n’a lieu qu’après que le Propriétaire du fonds a affirmé par feraient qu’il a ignoré que la Société a travaillé à la
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- veine fous fon fonds pendant 40 jours confécu-tifs ; & , dans ce cas, la Société eft obligée de faire preuve que le Propriétaire en a eu entière eonnoiflance. ,
- Un cas particulier de prefcription de 40 jours* eft lorfque trois AfTociés ayant exploité pîufieurs des couches dont on leur a fait la ceffion par ur* puits profonde à frais communs , deux de ces intérefiés viennent ouvrir un autre bure dans l’étendue de la Concefïion commune, fans interpeller le troifieme AfTocié ; ce dernier, pour con-ferver fon droit, eft obligé de concourir avec les deux autres, & ne peut agir par voie de défenfe, l’ouvrage étent ouvrage qui tient au bien public ;
- & il eft entièrement déchu de tous fes droits, à l’égard de ce puits & des veines qui en dépendent , s’il laiffe travailler fes deux Affociés à la veine par l’enfoncement d’un nouveau bure pendant 40 jours , à fon vu & fçu , fans avoir réclamé fa part.
- Prefcrites. ( Houilles j Le. Acquifes par droit de prefcription. Voyez Prefcription.
- Prejjîon. En Méchanique on diftingue des forces motrices m les forces de preffion qui tendent feulement à imprimer du mouvement, & qui n’en produifent pas, attendu que leur effet eft diftrait par la réfiftance de quelqu’obftacle, ou par d’au-*, très forces oppofées ; la fcience des forces de preffion confidere fur-tout l’équilibre dans les machines. Voyez Equilibre. Voyez PuiJJdnce.
- Prejjîon des terres & des rocs dans les puits , différente félon que ces fojffes font perpendiculaires , ou en pillant.
- Prejjîon ou poids de la colonne clair fur le pifton de la machine à vapeur. 46p. De l’athmof* phere, réglé la hauteur de l’afpiration des pompes. 1021«
- Prêtre. ( Bonnet de ) Outil à manche quarte dans fon extrémité, évidé dans fes quatre faces , ainfî que par le milieu, enforte qu’il forme quatre efpeces de tranchants obtus aboutiffant aux qua-; tre angles, & dont l’enfemble repréfente à peu--près la figure qui lui a fait donner le nom. Sort diamètre fur les angles eft égal à celui de ls tarriere.
- Prévit des Marchands à Paris. Præpofiti Mer-catorum aquee , Prévôt de îa marchandée de l’eau, ou par eau. 647 , <>46. Voyez Bureau de VHôtel, de Ville de Paris.
- Primage, ou premier achat d’une marchandée.1. Le nombre prodigieux des droits fuf le Charbon, joint aux frais de l’exploitation, pour peu qu’elle s’étende au loin , augmente énormément le prix du primage. . ^ d8y.
- Primant. ( Montes) Divifion d’un favant Miné-ralogifte d’Italie M. Arduini , des montagnes du Vicentin & du Véronois,en montagnes primaires, fecondaires & tertiaires , relativement à la pofi-tion fupérieure ou inférieure de ces montagnes,' & à la différence de leur ftrudure intérieure. M.' Jean Arduini nomme Montagnes primaires les montagnes inférieures formées de fehifte , qui s’éten-; dent par-deffous les montagnes calcaires aux-) quelles elles fervent de bafe, & qui, par confé-quent , doivent avoir exifté avant elles. Voyez Montes fecundarii. Montes tertiarii.
- Prime. (Arithmét. ) Dixième partie de l’unité; Voyez Minute.
- Primitive. (Terre) An. Schelf.
- Principalis Direclio. G. Hampt Streichen. PrinçiçalU Vena > feu laùor. 878. Voyez Veine;
- Principatus ,
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- DES M A
- Prineipatus ^Jèu pf&dfiis. (Jus'j Droit de Souverai-*îeté ou Droit Régalien.
- Principe moteur. V. Moteur.
- Principes confiituants du Charbon de terre, di-Verfement combinés, influent fur la différence de vivacité dans fa flamme, dans fa chaleur, &e , & rendent, par conféquent , tel ou tel Charbon plus ou moins convenable à quelques-unes des opérations qui s’exécutent par le feu. 1141,
- Prifes , dans la Coutume de Liege , a deux lignifications différentes» 3 19 , 320, 336. Prifes d’une foffe fur un bien. 320. Prifes d’en haut ou de deffus. Idem. Prifes d’en-bas ou de deffous. Id. Droit de prifes. Id. Deffaifir les Maîtres de foffes de leurs prifes. Id. Ceflîon des prifes par les Maîtres du fonds. 321. Reddition ou rendage de prifes. 31p. Déhouïller les prifes. 333*. Voyez Pajfer au travers des prifes.
- Privation de la Bourgeoifie & du métier ; cas où elle eft encourue à Liege. 345, 33*2.
- Privilèges Gr exemptions pour Vexploitation des 1Mines. M. Delius dans fon Ouvrage infifte beaucoup & avec raifon fur la néceflité d’encourager ces fortes de travaux par différentes exemptions 6c privilèges ; il penfe que le fonds des terres fur lequel fe trouvent les Mines, doit être exempt de toute efpece d’impôts & fubfides ; les Inté-reffés & Ouvriers libres de toutes charges ic impôts, de Service militaire ; il veut que les vivres, en toutes chofes néceflaires à l’exploitation, foient exempts de droits de Péages & de Douanes ; on accorde aux Compagnies qui exploitent avec perte l’exemption du Dixième, 8cc. [Voyez Franchifes, Immunités , Tailles.
- Privilèges (Chartres S") duméder des Houilleurs de la Cité ,franchife & banlieue de Liege, concernant la police du Métier & du Commerce. 340. V. Commerce. V. Police, Privilège particulier donné à la ville de Liege, par l’Empereur Maximilien XL 31b. V. Jurés du charbonnage.
- Privilège des Allégés de Newcaftle. 433. Privilège particulier accordé en Angleterre fous Charles I, pour faire valoir un fecret, de priver le Charbon de terre de fumée & d’odeur en brûlant. (Mém. 13.)
- Privilèges accordés aux Marchands fréquentants la riviere de Loire. 714. Voyez Droit de boîte, ou fait des Marchands.
- Privilèges pour l’exploitation des Mines , en France ou Concédions , accordées aux Propriétaires des terreins, ou aux Seigneurs , ou à des particuliers n’ayant aucun droit à la chofe. Les Propriétaires ou Seigneurs de terrein peuvent aifément en abu-fer, pour empêcher que perfonne ne puiffe venir exploiter ; ce cas a été fagement prévu parla déclaration du Roi, qui va être citée.
- Privilèges ou Concédions à des Particuliers n’ayant aucun droit à la chofe ; très-multipliés en France au Duc de Montaufier. yyo. Claufe effentielle & remarquable de l’Arrêt. Idem. Con-i cedion des Mines de Montcénis. 573. De Rive-de-Gier, dans le Lyonnois, 710 ; au Sieur Baron de Vaux, dans le Forez, par Arrêt du Confeil du 10 Juin 1738. b7y ; au Hainaut François en 1717 : ce dernier, le feul qui ait été légal. Ces Privilèges toujours accordés fous l’offre & la promefle obligatoire d’une exploitation bien conduite. 349,5*50. Souvent affermés à des Particuliers aufli ignorants que les Propriétaires, & qui n’envifagent dans les privilèges que le moyen défaire fortune. 817. Attentions à faire vis-à-vis
- Charbon de Terre. IL Part.
- T 1E RE S, 14S9
- d’une Compagnie foutraitante. 823 * 824. Voyez Entreprifes de Mines par privilèges. V. Concevions.
- Déclaration du Roi concernant les privilèges en fait de Commerce, du 24 Décembre 17625 par l’Art. XI fixés au terme de quinze années de jouiflance , fauf prorogation de ce terme. Voyez Notification. Par l’Art. IV les Privilèges peuvent etre cédés pendant la vie des Privilégiés aux enfants , & non a d’autres , fans une permiflion fpéciale ; ne peuvent, en conféquence de l’Art. V, appartenir ( en cas de décès du Privilégié pendant la durée de fon privilège ) à fes héritiers dire&s ou collatéraux , légataires univerfels, ou autres ayans caufe , à moins qu’ils n’obtiennent une confirmation après avoir juftifié de leur capacité, &c. Par l’Art. VI, tous les privilèges qui n’ont abouti à aucun fuccès de la part des Conceflion-naires , ou dont ils auroient négligé l’ufage & l’exercice pendant le cours d’une^année entière , ainfi que les Arrêts & autres titres font nuis & révoqués.
- Privilège excluff enregifiré en Parlement, pour la ville de Paris toute Vétendue du Royaume $ annoncé en 1770 pour la vente du Charbon de terre apprêté à la Liégeoife» 1291. Faux motifs fur lefquels ce privilège a été follicité & obtenu par un Particulier. 1297, I2p8. Véritable & feul point de vue fous lequel l’exécution de cette fabrication en grand eft légalemeut fufceptible d’urt privilège. 1293,1297. Premières idées de l’Auteur fur la maniéré de faire connoître & d’adopter ce chauffage, fans recourir à un privilège» 1295*. Confédérations qui les lui avoient fait naître. 1292. Obftacles à la continuation de l’entre-prife , dans la geftion de l’Affocié titulaire du privilège. 1299. Dans le prix exceflîf du Charbon de terre à Paris. 1298,1302. Tentatives du Mi-niftere , pour aider cette entreprife. 1301»
- Prix des Houilles & Charbon à Liege en 1775% La charrée ou coufade de Charbon gros & menu, depuis fept jufqu’à huit efcaîins ; la charrée ou coufade , mêlée de Houille , dix efcaîins ; la charrée ou coufade de pure Houille fans Charbon , vingt efcaîins. 331.
- Prix des Charbons de terre en différents endroits de la Grande-Bretagne. 434. A Londres. 437*
- Prix des Charbons de Frefnes en 1742 ; le menu, pefant poids du pays 234 livres, 13 pa-tards, qui font 16 fols 3 deniers diminué enfuit© d’un patard, & on le vendoit 12 , ce qui faifoic 13 & 7 fols 6 deniers le cent pefant, poids de marc, gros poids. Du gros Charbon d’Anzin en 1742, 12 fols 6 deniers le quintal, & 10 fol» le menu.
- Prix du Charbon dîlngrande dans les magafins * 270 livres la fourniture. Voyez Portoir , fourniture. Prix des Charbons de terre d’ingrande, de S, Etienne en Forez, à Tours, quarante livres le cent de boiffeau comble , & on donne les quatre au cent 5 ce boiffeau pefe dix-huit livres fans comble. Prix des différents Charbons de terre d'Anjou. 566. Dans le Saumurois. 346. Prix du Charbon de Rive-de-Gier. 709* ^ar-
- bon de terre venant de l’Etranger à Paris. Voyez Charbon.
- Prix des Charbons de terre à Paris, augmente beaucoup entre les mains du Marchand détailleur , par la raifon des crédits confédérales que ces Marchands font aux Ouvriers , qui en abufent fouvent fous le prétexte de préférence qu’ils ac^ cordent à celui des Détailleurs aucjuel ils doivent, & qu’ils pourroient quitter par les facilités quil»
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- TA BLE
- trouveroient cliez fes” confrères » qui ont intérêt de fe former beaucoup de pratiques ; pourquoi ils emploient tous les moyens poffibles pour fe les enlever à l’envi les uns des autres , & fè les conferver toujours à la faveur du crédit. Voy. Détailleur. Défendu d’en faire augmenter le prix fous aucun prétexte. 67$.
- Prix d'un bateau de Charbon 6'Auvergne à Villeneuve - Saint - Georges. 681. Au Port S. Paul. <582. D'un bateau de Charbon du Foreq. 681. D’un bateau de Charbon de Montcénis à ce port. 5*74. D'un bateau de Charbon de Moulins. 682. Les Mefureurs de Charbon doivent tenir regiftre du prix du Charbon de terre. 663, 664. Ce prix une fois mis fur le Charbon, ne peut être hauffe. 6$ 1, 679. Prix des bateaux rejiés vuides à Briare. $82.
- Prix du Charbon de terre au-dejfous de Paris} à Poiffy , 676 ; à Seve , Idem.
- Probabilités de Vexijlence du Charbon de terre dans un terrein nouveau , difficiles à juger par l’inf-pedion de la fuperficie. 741.
- Problème. ( Mathématique pratique. ) Queftion dont on demande la folution, & qui renferme toujours trois parties , la propofition, la réfolution & la démonftration ; principaux Problèmes de la Géométrie fouterraine, leur folution. 804. Voyez Surface.
- Problèmes intérejfants, relatifs à la profondeur des puits de Mines. 801. Parmi ceux inférés dans l’Ouvrage de M. de Genlfane, le X* eft, mefurer la profondeur verticale d'un puits incliné ; le Problème XIV eft , trouver fur le coteau d'une montagne un point où Von puiffe faire un puits qui cor-refponde en tout fens à un puits foutèrrain pratiqué dans la même montagne , &* déterminer de combien de toifes de profondeur fera ce puits. Problème XVII, les eaux incommodantes dans un travail foutèrrain quelconque ,* déterminer s'il eft pojjîble de les évacuer par un percement 9 & de combien de toifes de longueur fera le percement.
- M. le Chevalier de Dolomieu, dans le Journal phyfique, a mis en problème la recherche de la caufe de la plus grande abondance des eaux & des fources fouterraines dans la nuit que dans le jour ; ( ce fait fuppofé conftaté. 1107. ) La folution en a été donnée par M. l’Abbé de Li-nieres, dans le Journal de Phyfique du mois de Décembre, page 435*.
- Procédés concernant Vacier. Voyez Acier. Voyez Trempe. Procédés pour retirer avec économie de Valkali volatil des fuies du Charbon de terre. Voyez Diftillation. Voyez Sublimation.
- Procès , Conteftations , Différends en fait de Mines. Par l’Edit du 29 Juillet i960 , les Débiteurs du Dixième , ainfi que les Propriétaires des Mines, reffortiflent aux Juges députés pour le fait des Mines ; par l’Art. XXIV de l’Edit 1601 , aucun Juge quelconque ne pouvant prendre en première inf-tance connoiffance des différends intervenants entre quelques perfonnes que ce biffent, fur le fait des Mines, circonftances & dépendances, le Grand-Maître avoit, avec fon Lieutenant général, l’attribution de juger définitivement, en appellant avec eux des Juges en nombre fuffifant, fuivant l’Ordonnance, & le Subftitut du Procureur général du Siégé au reffort duquel fe trouvoient lefdites Mines, & on appelloit aux Cours de Parlement au reffort duquel étoient ces Mines. Voyez Grand-Maître.
- Procès-verbaux de Vifites du Grand-Maître des Mines , oit de fon aLieutenant général dans les dif-
- férenta Province! du Royaume , eniomts pat 1 Art. VI de 1 Edit de Réglement général de 1601. Voyez Recette des Droits du Roi.
- Procès-verbaux des Experts.Voy. Experts. 832. Voyez Rapports.
- Proclamation ou enfeignement de Juftice dans la Coutume de Liege. 317. Du Limbourg. 728,731,
- Procureur général ; amendes à fon profit à Liege dans quelques occafions. 318,
- Procureurs ou Prélocuteurs à Liege. Voyez Prélocuteurs.
- Procureur Général, & fes fubjîituts , chargés pat l’Art. XXVII, de l’Edit de Réglement de 1601 , de pourfiiivre le payement du dixième.
- Procureur fifcal & Greffier de la Juftice du Canal de Briare. 640.
- Procureur du Roi au Bureau de la Ville, Toutes les contraventions à la police de Vente doivent lui être dénoncées par les Officiers des Ports, 662 , pour y être pourvu par les Prévôt des Marchands & Echevins. 664.
- Productions du fol occupé par une Houilliere^ Droits de l'Hunier , differents félon leur nature.
- 322,
- Prœdrice , (Jus) feu principatûs. Droit de Souveraineté.
- Profil. Plan élevé, ou Coupe d’une Mine or-, thographiée. ReCta piCtura. Monogrammâs. Icon, Delineatio iconica. Monoehroma. Monogramme. Profilas Venarum delineatus. 803. Defcripdon ich.no-graphique d’une Mine ou Carrière de Charbon.
- Profitables. ( Veines ) Voyez Veine.
- Profondes. (Mines) Voyez Mines.
- Profondeur , en Auvergne défîgne la marche d’un membre de Charbon en longueur continue^
- 58 9-
- Profondeur des Bures, ou des puits de Mines. 889. G. Hall. Dans le pays de Liege celui de S. Laurent , qui pafloit pour un des plus remarquables par cette circonftance , alloit à 100 toifes : le puits de la Citadelle de Liege qui eft profond de y 3 toifes, & qui contient 28 pieds d’eau, pafle pour avoir été une foffe à Houille. Profondeur du puits Brajat en Auvergne. $9î*
- Profondeur des puits relative à renfoncement de la veine qu'on veut atteindre. 890. Si le filon s’enfonce d’une toife de profondeur , le puits eft: profond de trente pieds, & ainfi des autres en proportion. 890. L’Auteur de la tradudion des Mémoires de l’Académie de Suede dans la Col-ledion académique , prétend que ceci eft toujours le réfultat d’une réglé de Trois direde. L© nombre de toifes par rapport auquel on détermine l’enfoncement, eft au nombre de toifes donc le filon s’enfonce , comme la diftance de la fin du filon près du jour à l’ouverture du puits, eft à la profondeur de ce puits. Voyez Réglé de Trois.
- Progrejjion arithmétique , fuite de termes qui ont toujours une même différence ; géométrique , fuite de termes qui font alternativement antécé-dents& conféquents en même raifon, ou qui onc toujours un même quotient.
- Projetions, utiles dans les opérations de Mines, fe réduifent à deux. 802 , 807. Projection orthographique. Voyez Profil & Plan géométral. Ne peut jamais exprimer affez clairement & aflez nettement que de très-petites portions. 803.
- Projet de légiflation fur les Mines. Dans le Tome I de l’Encyclopédie , lettres ALS, page 302, on en trouve un, dont les Articles
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- DES MATIERES.
- XX, XXII, XXIII, XXIV , XXVI , pouroient être appliqués aux Mines de Charbon.
- Proportion. (Géométrie.) Reffemblance ou identité de deux ou plufieuts raifons qui n’ont qu’un tïiême expofant > voyez Raifon , pour ne point confondre ce fécond mot avec celui de propor-lion. La propriété fondamentale de la proportion géométrique eft l’égalité du produit des extrêmes a celui des moyens. Propoficion de l’ufage le plus étendu dans toutes les Mathématiques, & dont on fait un théorème fondamental duquel dépend la Réglé de Trois * quoiqu’on en puilfe donner une démonftration plus fimple. V. Réglé de Trois.
- L’égalité de deux rapports forme ce qu’on appelle une proportion ; trouver un des quatre termes d’une proportion dont on n’en connoît que trois ; Problème dont la foîution renferme la réglé générale de proportion, dire Réglé de Trois ; Compas de proportion. 788. Voyez Compas. Voyez Réglé de proportion. Voyez /Analogie. Voyez Rapport. Voyez Raifon. Proportion Alterne. 812.
- Propojitions les plus efifentielles qui tendent à la pratique de la Géométrie fouterraine. 800.
- Propre. (Guyenne) Bourdelais, fourni en Charbon de terre par les Mines d’Aubin. 738. En reçoit aufli par la mer d’Ecoflè & d’Irlande. Idem. Mefure à laquelle s’y vend le Charbon de la Province , 727 , à laquelle fe vend le Charbon de terre étranger. y 3 8.
- Propriétaires (DiflinSlions des) dans la Coutume de Liege. 31 9. Propriétaire des Minéraux. Le. Seigneur du fonds fous lequel il fe trouve une Mine en exploitation ou à exploiter. 331, 332, 33$Voyez Seigneurage. Voyez Terrageur, Voyez TJfufrucluaire. Propriétaire de VAreine , Seigneur Arenier , ou Hurtier de VAreine. 328. Ses prérogatives. Idem. 330, 331. Propriétaire d’Areine par ordonnance de Juftice, fes prérogatives. 324. Propriétaire du fond , relativement au Propriétaire de l’Areine , 330 ; la permifllon de ce dernier néceflaire. Idem. Pour laVifite des folfes. Dans la Coutume du Limbourg. 728,730.
- Propriétaire de la fuperjicie. Caution qu’il doit donner. Propriétaires des terreins. Propriétaires des Mines, appellés anciennement Maîtres des très-fonds. G. Grund Hert. An. Coal owners. Voyez Maîtres des très-fonds. Les frais d’une entreprife de Mine étant confidérables, il eft vis-à-vis des Propriétaires des attentions à avoir , afin d’éviter de les faire profiter de ces dépenfes. Notification qui doit être faite aux Propriétaires. V. Notification. Autorité des Maîtres du Fond dans la Coutume de Liege. 323. Fondement de plufieurs loix & ufa-ges. 83.1 , 832. Propriétaire exempt du droit d’Areine. Comment le Propriétaire conferve ion droit. 327. Faute de paiement. Propriétaire faifant ferment. Ibid.
- Propriétaires des Mines d’Anjou , droit d’un Cinquième. 746. Ufage des Propriétaires dans cette Province pour permettre la fouille de leur terrein. 548, 5*49. V. Quart Franc. Dans le Saumurais.
- 5*4<> > 5*48.
- Propriétaires. ( Droit, ou Droit de fouille appartenant aux) par la plus ancienne légiflation Fran-çoife. 609. Propriétaires exprejfément maintenus S>* autonfés par d’anciens Edits, & par le préambule même de l’Arrêt de 1744, dans la pojfejjîon dé ouvrir Us Mines de Charbon de terre , nonobftant tout privilège à ce contraire. 622. Il n’y eft dérogé que par rapport à la néceflîté de demander la permiffion. Voyez Permiffioti. Propriétaires con-
- t&l
- firmés dans le droit de Fouille. 623* Confé-quence en leur faveur. 826.
- Propriétaires. ( Dédommagement du aux j 614 > 6iÿ. Sentiment de M» de Voglie fur cet objet.
- 625*.
- Propriétaires oijifs ou négligents à faire les recherches & exploitations de leurs Mines ; comment envifagés par le Réglement de 1744. 612* Ne peuvent cependant etre expoliés de leur droit. 619 » 61$. Proprietaire manquant de connoijfances & de facultés, 612, 617 , 619. Conféquences abufives de ce manque de facultés. 616.
- Propriétaires des marchandifes > fut les Ports. Leurs Droits.
- Propriétés médicinales des évaporations du Charbon de terre dans la Mine même, my, in8* -Proteëlion Royale accordée par les plus anciennes Ordonnances du Royaume aux Marchands, Maîtres, Ouvriers , Gouverneurs & Gardes ouvrants & befognants pour les ouvrages de Mines. Voyez Rapport fait au Roi des Mines du Royaume.
- Provinces des cinq grojfes Fermes. ( Finance. ) Provinces réputées étrangères. ( Finance , Commerce. ) Provinces frontières fucceffivement réunies à la Couronne , qui ont gardé leurs anciennes loix fur l’Article des Douanes comme fur plufieurs autres objets , 8c qui ne font point fujettes aux Articles du tarif des cinq grofles Fermes, excepté aux droits du tarif de 1667,8c aux Réglements intervenus dans le même efprit*
- Provinces de France qui fournirent Paris de Charbon de terre, 378. Provinces dont les Charbons de terre peuvent venir à Paris, ôc fuppléer par confisquent aux premières dans le cas de leur épuifernent. 571.
- Provijions, ( Lettres de ) ou CommiJJions d'offices à la nomination du Grand-Maître des Mines par l’Ordonnance de 1601. Par l’Art. XIII de cet Edit de Réglement général portant révocation de tout autre en faveur du Sieur Roberval , il paroît qu’il y avoit un Sieur de Beringhen revêtu d’un femblable pouvoir , dont les Commis ou Repréfentants furent confervés, à la charge feulement de prendre de nouveau Commifiion ÔC Réglement du Sieur de Roberval.
- Brovijion de Charbon de terre en magafin dans plufeurs Mines dé Auvergne. $92*
- Provijions particulières aux Marchands de Paris» Voyez Réglements.
- Provijionnel ( Réfervoir ) de la machine à va-; peurs. Voyez Machine à vapeurs.
- Publiés. ( Ouvrages ) Coutume du Limbourg*
- 727.
- Puceau ( Charbon ) dans les Mines d’Auvergne*
- 589,793,
- Putl. ( Del ) Ardent. Scédalie , Montagne du Montet. Montagne de Charbon de terre qui brûle en Rouergue. 531*
- Pugillaria. Tablettes. Cartabelle. 213»
- Puirincent, anciennement Puyrimont, près la ville de Vouvant en Bas-Poitou, à deux lieues Sud de la Chataigneraye , & autant Nord de Fontenay, fur une motâticule à 70 ou 60 toifes d’un ruiflfeau coulant à l’Oueft ; Mine commencée en 1774 , abandonnée vers la fin de l’année 1776 à une profondeur perpendiculaire d environ 100 pieds, 8c de 40 au-deffous du lit du ruif-fieau ; je n’ai pu avoir d’échantillons de cette Mine qui m’afïurent que ce quelle produit eft dû vrai Charbon de terre.
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- TABLE
- Puifari 5 pahage. Le. Réfetvolr d’eau. Su. Wâttu dunt; particuliers à toutes les tailles & voies fouterraines, 273 , qui fe pratiquent le long d’une Serre. 237.
- Puifari, ( Principal ) Fojfa putealis. Agric. 614. Le» JBowgrtow. 273 , 296, 25)8. Voyez Bougnou.
- Puifeux. Spouxheux. JSwre avant-pendage. Le.
- 23-1,278.
- Puijfance d'une Veine, G. Macht. Su. Maeg-tighet. 882, 884. Par cette expreflion reçue dans le langage des Mines, on doit entendre largeur & êpaiflfeur. 73*2. M. Délius femble n’entendre par ce terme que la largeur de la Veine entre le chevet & la couverture.
- Puijfance. ( Méchanique. ) Force mouvante. Force motrice. Agent extérieur appliqué à un corps , & qui lui imprime ou qui tend à lui imprimer du mouvement : ces deux cas différents donnent lieu à la diftin&ion de forces motrices qui produifent un mouvement réel & aéèuel. pu. & de Forces de prejjion. idem. 107p. Voyez PreJJîon. Les puiflances font en raifon des charges à élever. 1:103. Voyez Rapport. Voyez Roues dentées. 926.
- Puijfance employée pour faire agir la machine à vapeur. 103*3-. Calculée. 1063 ? 1076. 'Puijfance de la machine à vapeur de Walker en Angleterre. 403*, 1061.
- Puijfance. (Algèbre.) Par le terme fimple de puiflance on doit entendre une quantité dont l’ex-pofant eft un nombre entier pofitif; la puijfance d’une grandeur eft le produit de cette grandeur multipliée par l’unité, ou par elle-même une fois, nommée alors première puijfance, ou deux fois, nommée fécondé puijfance , plus ordinairement Quarré , ou trois fois , dite troijïeme puijfance , plus communément Cubes ; quatrième , nommée Quand quarré. Voyez Quarré quarré.
- Puijfantes (Couches , Veines) V. puijfance.
- Puits de Mine , fojfe à Houille. Le. G. Grub, Ital. Po\\o. En Nivernois , Croc. 240. Burgue, au pays Montois. Confidéré dans les différente*s cir-conftances qui y ont rapport, comme faifon propre à leur enfoncement. 887. Leur emplacement. R83. Leur nombre, profondeur, &c. 887, 888. Voyez Problèmes, Comment un puits de Mine peut fournir plufieurs efpeces de Charbon. 704. Leur grandeur fixée par le Réglement de 1744. 613. Obfervation de M. de Voglie. 624. Conf-truôlion d'un puits en dragant, décrite dans les 'Articles XXI, XXII, XXIII, XXIV du Réglement de M. de GenfTane. Habiller un puits. Anjou. 3*5 S.
- Puits à air. Puits oufojfes d'airage proprement dits. 9 $6. Puits de refpiration. Le. Soupiraux. Surtaux. G. Windfchacht. Sax. Wetter Schacht. Pu-teus fpiritalis. 95p. Puits qui fe defeendent fur des rameaux de Veines pour le renouvellement de l’air , fur-tout quand ces rameaux font à une grande profondeur au-deflous des galeries ; ces Soupiraux obvient pour l’ordinaire affez bien au défaut de circulation de l’air , quand la marche des Veines en platteures & leur fituation peu enfoncée permettent de multiplier fur leurs trajets des puits d’extradion. 93-3*. Différences des puits d’airage. 281,9SS-
- Puits anciensy de vieux travaux ou de vieux enfoncements : la rencontre de ces fofTes dans les fouilles peut fervir utilement de renfeignement lur la fuite de la diredion de la Veine ; il eft des attentions particulières à avoir pour tirer un parti avantageux de ces puits 3 M. Delius n’a pas né-
- gligé de les indiquer, & il eft important de eon-fulter fon Ouvrage fur ce point.
- Puits de chargeage. Voyez Puits (PextraBion.
- Puits de décharge , fervant non-feulement pour les décombres, mais encore pour l’extraction du Minerai ; fa largeur dans le bas eft plus confidé-rable que dans le haut, & il va toujours en fe rétrecifïant dans la partie montante : ce puits fe bouche à fon pied avec des fupports, & fe plan-chéie en dedans ; on le remplit enfuite de dé-combre , puis on le débouche avec précautions d’un côté, en faifant rouler les décombres ; cette charge preffe les parois, le puits fe vuide, & on continue de le remplir jufqu’à ce qu’il #foit né-ceffaire de le vuider entièrement.
- Puits d'extraélion. Puits de jour. Bure à tirer. Bure de chargeage. Grand Bure. Maître Bure. 243,
- Puits à machine. Sax. Kunft Schacht.
- Puits à Pompe. Bure à Pompe de fofïè ou puits profondé à plomb fur une Veine pour y établir des pompes; leur forme, leur muraillement. 23*0. Puteus aqualis. V. Puifeux.
- Puits de Réfervoir. Su. Wattu dunt Schacht.
- Puits de Sortie. Sax. Treibe Schacht.
- Puits fouterrain. Défoncement. Torret. Bouxtays ; dans les Mines métalliques Tourniquet. Approfon-dijfement. Entailles en defeendant, pajfage à chute.
- 242.
- Puits tordu. Lugd. 3*10.
- Puits de tranfport. Sax. Forder ou Fakr Schacht.
- Puits perpendiculaires : leurs différents revêtif-fements intérieurs, 243* » doivent être très-unis lorfque l’extradion des matières fe fait avec des facs, comme dans les Mines d’Auvergne. 3*91.
- Puits obliques ou profondés en pittant, muraillés différemment que les puits perpendiculaires. 242. Voyez Roifage. Voyez Muraïllement. On peut voir dans l’Article XXI 4u Réglement de M. de GenfTane les détails qu’il donne fur le revêtif* fement en maçonnerie des puits faits en drageanf.
- Pumice Stone. An. Pierre-ponce. Voyez Pierre-ponce.
- Pump chaîne. An. Tiges de pompes.
- Pur, ( Charbon ) Voyez Charbon.
- P urgeable. ( Saifine )
- Purger les parchons. Le. 327,328.
- Purger les renfeignement s. Le. Idem»
- Purification de la Houille. C’eft ainfi que les Encyclopédies d’Yverdun, au mot Houille, ont qualifié le Çuifage de la Houille pour en obtenir des Coaks. Voyez Coaks.
- Putealis. (Cafa ) Hernaz, Houtte. 234. {Fojfa) putealis.
- Putei deferti. Puits abandonnés. 174.'
- Puteus. G. Schacht. Caverna perpendicularis. Puteus réélus. Puits d’à-plomb. 23-1.
- Puteus qui lacunæ loco eft. G. Waffer Schacht.
- Puteus aqualis. G. Funtfchacht. Puits à Pompe. Spiritalis. G. Wind Schacht. Puits à air. Capfa, G. Hund. Seau. Tonne. Tinne.
- Pogium. Podium. Collis. Mons. Pic. 742»
- Puteorum. ( ligna ) Poutres de revêtiffemeat pour étançonner les puits.
- Puyrimont en Poitou. Voyez Puirincent.
- Pyriques. ( Expériences ) Effais , épreuves de Charbon au feu très-propres à faire connoître la texture, la nature, la qualité de ce combuftible. 35-4. Le Charbon de S. Georges fe gonfle médiocrement au feu en fe graifTant médiocrement à la fuperficie, & y formant des champignons : la flamme paroît claire & belle, accompagné
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- jpâgftcÈ dPurtè fumcè qui n'eft point dëfagréable % il s’eft converti partie en cendre , partie en feorie, affez reffemblante à la pierre-ponce.
- Pyrite folide. Pierre <PArqazbufa.de. Pyrites fui» phureus nudus. Waller. 1323. Indice ordinaire de foufre. 115*3. Voyez Pyrite des Glaijieres. M. de Machy, dans fes procédés chymiques, démontre que le foufre n’exifte pas dans les pyrites, mais qu’il y eft produit par le feu qui achevé de char-bonner les matières à phlogiftiquer , & de les combiner avec l'acide vitriolique ; tandis que par la décompofïtion humide ces mêmes pyrite^ ne donnent pas un atome de foufre. Quelques Charbons parodient devoir à la pyrite prefque feule leur inflammabilité. 115*3. Voyez Charbon py-riteux. M. Parmentier & M. Defyeux ont cherché à reconnoître la nature de petites lames brillantes & pyriteufes , remarquables dans le Charbon de terre de S. Georges ; ces lames détachées & raffemblées ont été mifes dans le creux d’un charbon embrafé , & ont préfenté à l’obfcurité une petite flamme bleue, accompagnée d’une légère odeur jugée appartenante au foufre. V oyez I Analyfe à feu nud du Charbon de S. Georges, au mot Analyfe.
- Pyrite de couches, ordinairement martiales ; en quoi elles différent des pyrites propres aux filons.
- . . 749*
- Pyrite cuivreufe par couches, renfermée dans une
- terre molle bleue, compacte. 3 84. Voyez Tefton du Diable.
- Pyrite des Charbons d’Horge en Suifle , 1125*, tombant à l’air en efflorefcence atramenteufe cendrée, vitriolique , qui , par différents procédés , fournit du vitriol verd , comparable au vitriol de Hongrie, & à celui qui fe tire aufli à Kap-feu en Suiffe ; ayant néanmoins une faveur douceâtre, d’après f examen de M. Scheuzer dans fon voyage des Alpes.
- Pyrites dans les Houillieres de Liege, nommées Bouxteures, en maffes irrégulières , la plupart du temps Martiales. Voyez Bouxteures. Par l’examen que j’en ai fait, & que M. Parmentier a vérifié depuis, j’ai reconnu que cette pyrite a donné à la cornue un peu de phlegme de l’alkali volatil, mêlé de quelques gouttes d’huile, du foufre, dont une partie s’étant combinée avec l’alkali volatil, s’eft préfenté fous un état d’hépar. Quelques expériences auxquelles le réfidu a été fournis, n’ont préfenté que des phénomènes qui caradérifent la préfence d’une terre en partie martiale.
- Pyrite des Glaijieres. Fer à Mine. Plaquettes. Opinion de M. Bomare fur ces pyrites. 1323.
- Pyriteufe {Mine) dilatée. Voyez Mine.
- Pyriteux (Charbon) tombe en efflorefcence à la longue étant même enfermé j ce qui fait que les Charbons de ce genre, tels que celui de Mon-thieu, de Littry, 5*70, & autres, quoique bons d’ailleurs, ne font point propres à emmagafiner. Voyez Charbon pyriteux.
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- ^ u a d r e. Bordure, ou chafïïs pour l’ordinaire de forme quarrée. Quadre du pifton d’une pompe refoulante , auquel aboutit une chaîne dans la machine à vapeur. 468. Quadre du piflon du cylindre. ^ iopo.
- Quadrilatère. Géométrie. Figure terminée par quatre lignes droites , & qui prend différents noms félon le parallélifme de fes côtés. ou de quelques-
- Charbon de Terre. II. Pan.
- T I E RE S. tm
- uns des côtes ; le quadrilatefô «tant ckàcjué côté eft parallèle au côté oppofé, eft àppellé Ëa* rallélogramme , en obfèrvant que tout parallélogramme eft bien quadrilatère, mais que tout quadrilatère n’eft point parallélogramme.
- Quai, { Mefure de) ou mefure d’eau. 437. Voÿ* Mefure.
- m Qualités différentes du fir. 843. Qualités relatives. Hyôi
- Qualité du. Charbon, de terre d une Mine, ne peut être bien jugée à la vue que dans les rnaga-fins , ou par de grands envois. Circonftances d’où dépend fa différence. Voyez Eaux, profondeur. M. de Genffane prétend que dans lès Mi~ nes feches, c’eft-à-dire, où l’on ne trouve point d’eau, il ne faut pas compter fur la bonne qualité du Charbon de terre ; la raifort qu’il en donne eft que l’eau empêche 8t arrête l’évaporation de fa fubftance inflammable. Voyez Pluies.
- Qualité de la Houille à déduire de la manier® dont elle s’embrafe an feu , de la fumée, de l’odeur quelle répand , & du réfidu de fa com-buftion. 115*2. Voye2 Fumée , odeur , exhalaifon* Expériences pyriques. Qualité ( Charbon dit de première ) 570 y de fécondé qualité. Idem. Qualité des Charbons dAngleterre. 412 , 413» 414 > de. Liege. 115*7.
- Des Charbons d'Auvergne, 5*5*1, mêlés tant en route qu’à Paris. 678. Des Charbons de Fims en Bourbonnois. 581. De Noyan. 5* 8p. Du S au-murois. 74^*
- Quantité. C’eft l’objet de toutes les Mathématiques ; on y comprend tout ce qui peut être augmenté 8c diminué. Les quantités peuvent êtrè définies félon le nombre ou félon la mefure, ou félon le poids ; elles ne font cependant que des nombres indéterminés, dans lefquels on n’établie pas encore d’unité fixe avec laquelle elles aient de relation, En Algèbre on calcule avec des quantités connues, de même qu’avec des quantités inconnues 5 celles-là fe repréfentent par les premières lettres de l’Alphabet a b c, &c *, & celles-ci pat les dernieres. Voyez Equation. Les quantités né-; tant point des nombres indéterminés, il eft évident que tout ce qu’on démontre des nombres ei* général leur doit également convenir. Voyez Nombre. Ainfi une Quantité algébrique eft une ouK plufieurs grandeurs défignées par une ou plufieurâr lettres de l’Alphabet prifes ordinairement dans les minufcules. Voyez Algèbre.
- Quantité de mouvement dans les méchaniqueS eft de deux fortes , celle du mouvement moment tané, qui eft le produit de la vîteffe par la mafle toujours proportionnelle à l’impulfion qui fait mouvoir le corps, voyez Impulfïon ; & celle du mouvement impulfif. 423. Voyez Mouvement.
- Quantité de Charbon qui fe tire en un jour pat; fept Ouvriers dans les Mines d’Anjou. 5*48*
- Quantité de charbon ou de bois pour l’entretien du fourneau d’une machine à vapeur, 1101, quantité pendant 24 heures. 1102.
- Quarantième denier dû pour tout droit fondée aux Seigneurs Hauts-Jufticiers. Par l’Arrêt du 14 Mai 1604 , ce droit leur eft payé après que celui du Roi eft fatisfait ; il doit être pris fur la part qui refte aux Entrepreneurs ; c’eft le Faèïeur général qui le perçoit. Mais ce droit ne parott* appartenir aux Seigneurs qu’à la charge d’affiftefi les entreprifes de Mines , conformément à ce qui eft porté par l’Edit d’Odobre 15*5*2. Voye* FaBeur.
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- Si après l’ouverture faîte d’une ou plulieurs Mines dans la terre d’un Haut-Jufticier, le filon ou la pourfuite du travail conduifoit les Ouvriers dans les terres de la Juftice d’un autre Haut-Jufticier , le Seigneur de cette Haute-Juf-tice ne peut, en conféquence de l’Article fuivant de l’Arrêt de 1604, prétendre aucune part au droit de quarantième ni autre , à moins qu’il ne fût befoin de faire de nouvelles ouvertures 8c de nouveaux chemins en ladite Juftice, auxquels cas le Grand-Maître ou fon Lieutenant général appelle avec eux le nombre de Juges portés par les Ordonnances, pour régler & départir le droit qui doit appartenir à chacun des Hauts-Jufti-ciers, aux charges portées par les vérifications de l’Edit.
- Quarré. Chaflïs , aflemblage en quarré , formé de quatre pièces de bois d’équarriiTage, pour fou-tenir les parois d’un bure de forme quarrée. M. de Genftane, dans l’Article XIX du Réglement fur les Mines de Houille, décrit la conftru&ion de ce quarré. Voyez
- Quarré de terrein pour les Concédions. Clauf-trum.
- Quarré (Nombre ) Voyez Nombre,
- Quarré. ( Algèbre ) Le poids de la colonne de l’atmofphere qui prefte fur le pifton de la machine à vapeur , eft toujours proportionnel au quarré du diamètre du cylindre. 1076. Voyez Puiffance. Voyez Cube.
- Quarrée, ( Racine ) Algèbre. Racine d’un quarré. Voyez Racine.
- Quarré quarré. Quatrième puiflance qui eft immédiatement au-defliis du Cube.
- Quarré, ( Fleuret ) employé dans les travaux de Mines de Montrelais. J42.
- Quarrer une poutre , c’eft l’équarrir.
- Quart, ou quatrième partie du Dixième Royal , attribué par l’Edit du 10 Oélobre 15*52 9 à tous les Seigneurs , fur les minéraux , G* femi-miné-vaux , pour raifon d’encouragement à favorifer les travaux ; refufé en même temps à ceux qui n’aideroient point les opérations des Mineurs , & diminué au prorata de la diminution du Dixième du Roi.
- Quart franc dans la Mine de Littry , dû aux Propriétaires , par arrangement avec les payfans avant la Conceftion. 36p.
- Quart de Cercle, Quatrième partie d’une circonférence , c’eft-à-dire , de po degrés. 755 * 761. ïnftrument nommé Quart de Cercle. Par Pline, Dioptra, 1784.
- Quart de Roijje, Le. Degré de pendage, Roiftè. 206, 207, 208. Voyez Roijfe,
- Quartier des Clayes, Quartier de Remuage dans un atteîier de fabrication de Houille apprêtée à la Liégeoife. 1338. Voyez Atteîier,
- Quartier de Réduction, ïnftrument employé fur mer pour réfoudre plufieurs problèmes de pilotage par les triangles femblaoles ; peut être regardé comme une invention plus fimplifiée que l’aftrolabe. Cette merveilleufe invention eft fondée fur cette propriété du cercle, que le cofinus eft au rayon comme le rayon eft à la fécante , & le fécond rapport fupplée généralement à l’autre, & s’opère facilement fur le quartier de rédnéfion. (7pi* Voyez Cofinus, Voyez Rayon, Voyez Sécante,
- Quartier. ( Roc de ) Roc cendré , ondé , compare , quoique feuilleté , fervant de toit à ce qu’on appelle dans les Houillieres d’Auzat ; la grande Mine* y<p<5.
- Quartiers ou membres de Charbon. V. Membres*
- Quartier ou motte de Glaife ; de combien la voie de glaife eft compofée. 1321»
- Quartiers. Mefure ufitée dans quelques endroits d’Angleterre, particuliérement à Newcaftle & à Morlaix en Bretagne. 723.
- Quartieux, (Hornftèin) formant le corps des montagnes primitives. 746. ( Rocher ). Voyez Rocher.
- Quatre fols pour livre. Voyez Droit.
- Quatre-vingt-unieme trait de Charbon. Droit de terrage dû pour les Veines fous eau, par un Entrepreneur par aétion de Conquête au Propriétaire du fonds. Voyez Trait.
- Quatrième niveau, ( Eaux du) Hain. Grandes ramafles d’eau au fond du bure. 465*.
- Quergejlein, ( Taube). Couche de pierre à vuide. Pierre rude.
- Querque. Kerke. Charge ou mefure de Charbon de terre & autres marchandifes des bateaux na-vigeants entre Mons & Condé. Par l’Ordonnance du 17 Mai 15*96 , concernant la navigation d’entre ces deux Villes , une Querque de menu Charbon doit pefer foixante mille livres, ôc une Querque & demie, quatre-vingt-dix mille livres au plus.
- Querfchlag. G. Traverfe, ouvrage.
- Que fier. 256. Le. Sonder en queftant. 271. V, Quefreffe.
- Quefirejfe. Coifirejfe. Le. Etymologie de ce terme. 25*5. Coiftreffe du niveau de bure; borgne le-vay, borgne niveau. 25 8. De montée. Idem. Faufte Coiftreffe. 373 , 25'p. Demie. Le. Faufte Quef-treftè. Idem. Coiftreffe de gralle. 261.
- Queue d’aronde. Troifieme outil du fleuret, décrit par M. de Genftane. Cifeau dont le taillant eft échancré au milieu, ôc qui forme une efpece de fourche aflez femblable à celle de la queue de certains oifeaux de proie ; il eft garni d’un manche de même longueur, & de mêmes dimenfions que ceux de la cuiller de la tarriere & de la langue de bœuf; il eft également employé à brifec les rochers qui ne peuvent être percés avec la tarriere.
- Queue de Valluchon. Voyez Alluchon.
- Queue de filon, G. Tauben.
- Queue de Mine. ( Mefure.) Devroit naturellement être de même dimenfion qu’une queue divifée en muid & feuillette. Demi-queue. Voyez Poinçon.
- Queue de Paon. ( Charbon ) An. Peak Coal. LU thantrax fplendide Variegatum. Charbon panaché comme les pyrites fulphureufes, de couleur verdâtre , bleue , violette ou pourprée, à peu-près comme les couleurs de la gorge de pigeon, ou celles des plumes de paon, ce qui lui a fait donner par les Anglois le nom de Peak Coal. 5*85*. Comment ce Charbon fe comporte au feu. 5'Sé'. Voyez Pyriteux,
- Queufnier. Aiguillon. Aiguille à pierre , à Caillou:
- 463 » 643*
- Quille. Terme de Marine, par lequel on défigne la plus grofle piece de bois des Vaifleaux, qui régné de poupe en proue, & qui fert de fondement & de bafe à tout le bâtiment, parce que c’eft fur elle que font affembîées toutes les pièces fur lefquelles le bâtiment eft conftruit. C’eft elle , par conféquent, qui donne la longueur des autres pièces qui doivent lui être proportionnées.
- Quincelage. Quintlage. Quintelage. V. Quintclag
- Quint, droit de régal, remis quelquefois pour faciliter les établiflements de Mines , ainfi qu’il a été fait pour le Sieur François de Blumenftein,
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- DES ‘MA
- pâf f Arrêt du Cônfeil du 9 Janvier 1717 , qui lui accorde pendant vingt ans le privilège d'exploiter la Mine de plomb de S. Julien, Molin, Molette en Forez.
- Quintal. An. Hundred. Cette mefure qui fe marque dans le Commerce par ce ligne 7, varie en différents endroits, depuis iqo, 102, 108 , 112 livres ; le cent fait à Paris le quintal, & cent douze livres d’avoir du poids, font le hundred ou quintal d’Angleterre. Les cent livres de Liege ne font à Paris que 95 livres ; charger en quintal. y 70.
- Quinte , Coutume d’Angers , eft la feptaine, le territoire, la Banlieue, la Voirie, l’étendue de la Jurifdi&ion du Prévôt ou autre premier Juge ordinaire ; ce terme vient de ce que fes Poitevins & les Angevins donnoient aux Banlieues de leurs Villes l’efpace de 5000 mille pas (Coutume d’Anjou ) ; quelques-uns penfent que ce terme vient de ce que le Juge a droit de faire tirer la quintaine dans fa Jurifdi&ion; Ménage croit que ce mot quinte vient de ce que la Jurifdidâon du Prévôt d’Angers eft compofée de cinq Chaftelle-nies. 71 B.
- Quintelage , Quintlage en Flamand. Quincelage, Terme de Commerce de mer ufité dans quelques endroits, pour fignifier ce qu’on nomme plus ordinairement Lejî. Voyez Left.
- Quittance. ( Finance. ) Billet donné par le pré* pofé du Roi, pour les deniers que paie le Particulier. Quittance du Receveur des droits dans Paris.
- 68 7.
- Quitter l'ouvrage. Formalités à obferver fur cela par les Ouvriers ou Employés à Liege.
- 347-
- Qwift Anderffon. ( M. Banoift , ) Dire&eur des Fabriques de fer à Stockolm , Auteur de quatre Mémoires fur les Mines de Charbon d’Angleterre , inférés dans les Aéfes de l’Académie de Suede. Ie, 2®, 3e & q** trimeftre de l’année 177Ô. Voyez Exploitation.
- Quote-part. (Cas où les Maîtres de Foiîe font obligés de contribuer chacun pour leur) 327.
- Quoter. Défaut des dents de Rouage. 926.
- Quotient. ( Algèbre. ) Grandeur qui marque combien de fois le divifeur eft contenu dans le dividende. Voyez raifon Géométrique.
- a bai s du prix fixé au Charbon dans la vente ,fait par les Mefureurs. 66 3. Par le Marchand, doit être continué fur le même prix du rabais. 679.
- Rahle. Fer emmaché pour remuer les tifons ou manier la braife dans le four. Fourgon. Cornus Furnarim. V. Raker. 5*24,
- Raccordement. ( Hydraulique. ) Deux lignifications. 102.
- Racine de puijfances. ( Algèbre. ) Grandeur qu’il faut multiplier par l’unité ou par elle-même, afin d’avoir fes différentes puifTances , d’où elle prend les noms de première ou fécondé, félon les puif-fances dont elle eft la racine. On dit racine de la première puiffance, racine de la fécondé puif-fance, plus fouvent racine quarrée : la troifieme s’appelle plus fouvent Racine cubique. On doit remarquer que la première puiffance &c la racine première d’une grandeur font la même chofe , parce que l’une & l’autre font la grandeur elle-même ; on doit encore remarquer , qu’en parlant çje la racine quelconque d’une grandeur 3 cette
- T 1ERE S. *49$
- grandeur eft une puiffance fembîabîè*
- Racles. Terme de riviere ; endroits où le tetrein pendant un certain efpace a plus de profondeur, & qui fert de garre pour les bateaux ; h s’en trouve deux dans l’étendue du Canal de Loing ; celle dite de Vécuelle. pouvant contenir à peu-près 20 ou 2y bateaùx. Celle qui eft de plus de con-féquence eft dans la partie au-deffus des éclufes de Morec, vulgairement nommée Roche S. Marnés* formée par la nature , & qui eft une portion de la riviere de Loing, fur un quart de lieue dé long , d’une largeur prefqu’égale à celle ‘de la ri* viere de Seine , de maniéré qu’on peut facilement y garer jufqu’à iyo & 200 bateaux , fans nuire à l’avaîage & au montege des bateaux fur le Canal j au bas de cette racle il y a pour la retenue de l’eau des coulifles , qui s’ôtent & fe lèvent dans le cas de crues d’eau & d’innondations. On peut commodément faire dans cette racle le rin* fage des bateaux , le volume d’eau en Seine leuf permettant un plus fort chargement que fur les canaux. Cette racle facilite beaucoup la circulation du commerce des denrées de toute efpece venant de la riviere de Loire , des canaux de Briare, d’Orléans & même de celui de Loing * en ce que ces canaux étant mis en chommage en différents temps de l’année , les Marchands Voituriers raffemblent dans cette rade une grand® partie des bateaux chargés defdites marchandées, foie avant la fermeture du Canal, foit immédiatement après fon ouverture, étant à la proximité de la chute de la riviere de Loing en Seine, ils en peuvent fortir aifément les bateaux pendant le chommage du Canal, & à la premier^ fonte des glaces , ce qui allure la provifion de Paris des Marchandées venant de la Loire & des trois canaux ; c’eft ainfi qu’à la faveur dé cette racle s les Voituriers ne font pas nécefîîtés de defeendra direétement à Paris leurs marchandifes, ce qui confommeroit beaucoup de temps par le trajet de la Boffe de S. Mamès à Paris, & le retour des Compagnons au Pays/
- Rad Hafpel. G. Machine, S tube. G. Chape * écharpe,
- Radii. Scytalce. Barres.
- Radius. Semi - diameter. G. Speiche. VoyeE Rayon.
- Radoir. Rouleau en bois fervant'à racler la mefure rafe. tfg r*
- Raete. Rate (grande ) du métier. Le, Incorporation au moyen de laquelle on eft Compagnon du métier pour les ouvrages tenant à l’Art. 342. Petite Raete. Permiflion d’exercer les ouvrages qui concernent la Houille fortie des bures. 342 * 34f. Comment s’acquierent ces deux permiflions. 342. Conditions preferites pour acquérir la grand® Raete. 343*’
- Raf, Ratteau. Le. Graiteux. Lem. Pour fêpa-rer les Krahais des cendres , & les faire rentres; dans le feu. 3 y 6. 'Raf. Garde - cendres pou£ amafïèr les cendres des grandes cuifines. 367*
- Raffinage du cuivre. Voyez Cuivre.
- Raffiou. Mine de dejfous. yo8. Voyez Mine.
- Rag Stone. Ragged Stone. An. "Pierre en Bîo-»’ caille.
- Rail, ( Falfe ) ou jack Rail. An. Poutre de bois en longueur, dans le trajet du chemin pour les charriots à Charbon , fervant à droite & 4
- gauene de fauée barrière dans les coudes des Ponts.
- Raifon en Arithmétique & en Géométrie, eft le
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- TABLE
- réfultat de la comparaifon que Ton fait entre deux grandeurs homogènes , foit en déterminant l’excès ae l’une fur l’autre, ou combien de fois l’une contient l’autre , ou y eft contenu.
- Cette comparaifon de deux grandeurs entr’elles peut fe faire de deux maniérés, ce qui fait distinguer la raifort arithmétique, ou expofant du rapport arithmétique, 8c raifort géométrique, ou Amplement raifort.
- Les chofes ainfi comparées s’appellent les termes de la raifon ou du rapport. Voyez Terme; La chofe comparée s’appelle Y antécédent ; celle à laquelle on la compare, fe nomme le conféquent. Des notions des raifons géométriques, il fuit, qu’en Géométrie la valeur d’une raifon eft le quotient de l’antécédent divifé par le conféquent, & qu’une fraction eft une raifon géométrique, fon numérateur en eft le conféquent, & fon dénominateur eft l’antécédent.
- Souvent on confond le mot de Raifon avec celui de Proportion, quoiqu’ils foient tout-à-fait différents l’un de l’autre. En effet, la proportion eft une identité ou fimilitude de deux raifons ; la raifon peut exifter entre deux termes, mais il en faut un plus grand nombre pour former une proportion. Voyez Proportion.
- On fe fert aufîi du mot raifon, 8c plus communément fur-tout lorfque ce mot eft joint à un adjedif, comme raifon compofée, qui eft le produit de deux ou plufieurs raifons. Raifon in-verfe, &c,
- Raifon d’égalité, ( Géométrie. ) Raifon ou rapport qu’il y a entre deux quantités égales.
- Raifon de nombre à nombre, c’eft-à-dire , qui peut être exprimée par des nombres. Voyez Rapport d’une toife à un pied,
- Raifons, Rationes. Part des AfTociés : en vertu du dernier Article de l’Arrêt donné par le Roi féant en fon Confeil , fur l’ordre 8c le réglement concernant les Mines 8c Minières de fon Royaume, du 14 Mai 1604, tous ceux qui ont part dans les Mines font confervés en leur bien, part & portion, fans qu’ils puiffent être déclarés vacants à leurs décès, 8c ce fans même avoir befoin de lettres de naturalité.
- Rameaux de Mines. Cordons, quelquefois gale-îles , voies fouterraines.
- Ramures. Eftanfillonage avec fafcines. yyp,
- y 60.
- Rancher. Bec d’une grue. Forte poutre foute-tenue obliquement par le moyen de différentes pièces. 886.
- Rang. Run ou tour des bateaux en pleine riviere, réglés par quelques Articles de l’Ordonnance du mois de Décembre de 1672. 6yi. Rang d'arrivage , doit être obfervé par les Marchands lorf-qu ils font defcendre leurs bateaux. 677.
- Range. Grate in a Kitchin. An. Grille pour le feu de cuifine en particulier ; en générai iron Cradle, Grille de feu.
- Raker. Coal Rake. Fork. Ruble. An. Rable, Fourgon, Fergon. 366. Voyez Fourgon.
- Rakoyeux. Benvettreffes. Monreffes. Meneufes. Le. 2.12.
- Rapeheu. Tireboux. Le. Piece du Tarré Liégeois. 217.
- Rapeyter. Le. Rechercher dans de vieux ouvrages les pilliers, ferres ou ftapes qui y font reftés. 314,
- Rapillo. Itaî. Cineres conglomeratæ. Matières terreufes brûlées 8c réduites en cendre, Efpece de
- Pozzolane. Voyez Poqyolant,
- Rappointis. ( Feronnerie.) C’eft ce qu’on nomme proprement Ferrailles.
- Rapport fait au Roi des Mines qui fe trouvent dans le Royaume. En conféquence, Lettres de Charles VI, le 30 Mai 1413, portant ordonnance fur le Dixième, fur i’afîiftance que doivent donner aux opérations de Mines les Jufti-ciers, fur les Juges des conteftations de Mines » le^ franchifes des tailles 8c autres fubfides, fur la fauve-garde accordée aux Mineurs ; lefdites Lettres de Charles VI confirmées par Charles VII, le premier Juillet 1437 , ratifiées au mois de Février 1483 , confirmées confécutivement par Louis XII en Juin 1498 , & au mois de Juin
- 1$I$- *
- Rapport, Raifon, en Géométrie 8c en Arithmétique , c’eft le réfultat de la comparaifon de deux quantités l’une avec l’autre, relativement à leurs grandeurs ; les rapports géométriques font ceux que l’on confidere le plus fouvent dans les grandeurs. V. Grandeur. Moindre rapport. 811. Rapport Veffet de la puifjance à la réjiftance avec laquelle elle eft en équilibre. 923. Réglé pour trouver ce rapport. Idem. Maniéré de faire l’application de cette réglé à une machine comppfée. Id. Rapport des roues au pignon. Voyez Pignon.
- Rapport d’une toife à un pied, conféquemment à la définition de la raifon de nombre à nombre, eft une raifon de cette efpece, parce que la toife eft au pied comme 6 à 1.
- Rapport entre Ventrée & la fortie des vapeurs fouterraines par les puits de Mines, 8c entre l’élévation 8c le refoulement de la fumée , ou de Pair dans les cheminées. $49. Induéfcion fur ce qu’il convient de faire dans les puits de Mines, pour y avoir un air frais 8c falubre, & qui fe rapproche beaucoup de la pratique reçue de tout temps au pays de Liege. 248 , pyo, pyi.
- Rapport entre les vapeurs des Mines £r les eaux qui fe rencontrent dans les fouterrains. 5*32,
- 933»
- Rapport, ( Commerce de mer. ) Déclaration d’un Maître de Vaiffeau Marchand à l’Amirauté» Voy. Déclaration.
- Rapport d’Experts. Procès-verbal dans lequel des Experts font la relation de ce qu’ils ont vu ou obfervé, 8c où ils donnent leurs avis. Rapport des ouvrages fouterrains ; ce dont un Ingénieur doit être inftruit au préalable, pour pouvoir faire ces rapports avec exa&itude. pc>2.
- Rapport du Maître Foreur ( dans les exploitations en Angleterre ) fur le nombre 8c l’épaif-feur des couches traverfées par la tarriere. 597* Rapport des Officiers Mefureurs à la Ville , fur les Ports de Paris, touchant les fraudes. 663, Rapports fur Vinnocence du chauffage avec le Charbon de terre. 1267,
- Rapporteur, ( Petit ). Demi-cercle gradué. Tranff portatorium circulare. 78 6. Ufage de cet inftru-ment. . Idem«
- RaréfaBion, aéfion de raréfier un corps ; c’eft lui faire acquérir un plus grand volume, fans lui ajouter aucune nouvelle matière ; ainfi l’air raréfié eft l’air dont le volume eft augmenté. P3P* La chaleur agit fur l’air de cette maniéré. Idem.
- Raréfié, ( Air de l’atmofphere ) différemment raréfié dans les parties fupérieures, que dans les parties inférieures , qui le font toujours moins.
- Rareté ou difette première de matières combufti-bks à Londres, 4225 a donné lieu au remplacement
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- DES MATIERES.
- tîü bois par lé Charbon de terre. 424*
- Rareté ou cherté du bois de chauffage dans la plupart des provinces de France , menace d’une difette abfolue , & avertit que le moment eft venu de s’occuper des moyens propres à y remédier. 1302.
- Ras. ( Mefùrer ) Voyez Mefuter.
- Rajîere. Mefure d’Anzin. 3.84. Son poids.
- 'idem. Combien il en faut pour faire le muid. Id.
- Rajîere de terre. 72S-
- Rafiere de Dunkerque. 1103. Diamètre, poids 'de cette mefure. Idem. Demi-rajîere de Dunher-que. 72J*
- Rajîere de Flandres, nommée Audi. Idem. La Rafiere de menu Charbon vaut à Arras quarante fols, & fix deniers aux Mefureurs , payables par l’Acheteur. Voyez Baril, demi-baril.
- Rafcoudre. Exprefiion des Mines d’Anjou. 5*60*
- Rationes. Raifons. Parts des Aflbciës. Voyez Raijon. Rationes accepti £r expenjî. Compte de recette & de dépenfe. Voyez Recette. Rationibus præfeBus. G. Eichtmeifter.
- Rateau pour remuer les Charbons dans les
- magafins à Montreiais. 3*43.
- Râteler, difeombrer au vieux bure. Lé. 314
- Auteur 1 le compte de îâ dépënle fe fêtîdoit tou* tes les femaines par le Préfet des Minéâ > affifté du Préfident ou Maître , 8c des Jurés fceiiii dé là recette de trois mois , quatre fois l’année.
- Recette du Dixième du Roi, dont , par les lettres de Henri II du 10 Oétobre iyya, le S. Roberval* fès Entremetteurs où fes Commis étoient chargés à leur foi 8c ferment, fur leur regiftre & ferment $ fans autrement èn etre comptables : par l’Arti-* cle Vl de 1 Edit de 1601 t il dévoie être drelïe ün Procès-verbal de cette recette du Dixième 8c un autre du Contrôle , comme des Vifites de Mines ; un de ces Procès-verbaux devoît être envoyé au Confeil d’Etat, un autre étoit remis entre les mains du Receveur général. Voyez Rece* Veut général. V. Réjîdence.
- Receveur. Steward. Contrôleur. An. Overmàn, Compteur. Voy. Compteur. 39y. Receveur» Le* Maquilaire. Voyez Maquilaire»
- Receveurs ordinaires & généraux, chargés de la recette du droit de dixième denier au profit du Roi : par Lettrés - patentes de François I , du 29 de Juillet 1560, tenus de fe trouver chacun fur les lieux à la première fonte, pour tenir regiftre du jour dé cette opération ; le Receveur
- Rauwache. G. Roc très-folide qui fe trouve à la fu- général étoit obligé , par l’Art. IX de l’Edit dé perfide , 8c qui eft encroufté d’un tuf très- 1601* de donner caution par-devant les Tréfo-®ur» . riers de France. Voyez Tréjoriers. Par l’Arti-
- Rawhieu. Ouvrier dans Houillieres de Da- de XV , le Receveur général devoit faire vé-îem , qui fupplée au Maréchal. rifier l’état du Contrôleur par le Grand-Maître*
- Rayettay. Le. Bâton ferré & crochu à fon extré- L’Art. XI de la même Ordonnance porte que ce mité. 228. Deuxefpecesài’ufage desTraireffes. 229. qui aura été payé par le Receveur général oil
- Rayon. ( Géométrie. ) Demi-diametre d’un cercle ou d’une ligne tirée du centre à la circonférence. Radius. Semi-diameter. On l’appelle autrement Sinus total. Voyez Sinus tqtal. Indinaïfon Sun Rayon, ou Angle d'inclinaifon d'un Rayon, angle que fait ce rayon.
- Rayons. ( Méchanique. > Bâtons qui s’écartent d’un point central en forme de rayons , & qui font en effet des demi-diametres d’un cercle. On
- fes Commis, fera paiîé 8c alloué en la dépenfe de fes comptés, & rabattu de la recette d’iceux» par-toüt où il appartiendra. L’Arrêt du 14 Mat 1604 , fur l’ordre 8c réglement que S. M. veut être gardé au fait des Mines 8c Minières du Royaume , pourvoit à la rentrée du Dixième * qui doit au préalable être payé 8c fatisfait entre les mains du Receveur général , dans les caà où il s’agit de payer les Créanciers de quelque
- donne le nom de rayons, Scytalae , aux leviers Affocié ou Maître Entrepreneur.
- j___' _ î* r___-___1 -_r •*. n_______ 1 » . 1 Li , 1
- adaptés au cylindre, fans quelquefois qu’il y ait de tambour. 915. Dans les rouages, lorfqu’on veut élever un poids par le moyen de plufieurs roues dentées, les rayons des roues doivent être pris pour les bras des leviers qui font du côté de la puiffance , 8c les rayons qui font du côté du poids ou de la réfiftance. 925.
- Rebord. Partie faillante dans un ouvrage. Il eft néceffaire de ménager un rebord à l’alambic de la machine à vapeur, afin de recevoir la chaleur du
- Receveur des droits du Canal de Briâre, réfidant à Briare 8c à Montargis; 540, 64 1.
- Receveurs des droits fur lé Charbon de terre dans Paris. Voyez Quittance.
- Rechange. (Pièces de ) Comme tous les outils* uftenfiles, ainfi que les machines dont on fe fert pour les travaux de Mines, ont fans cefTe befoit* d’être réparés, il eft indifpenfable d’être fourni de toutes fortes de pièces en état d’être fubfti-tuées à celles qui fe dégradent ou qui fe brifent j
- feu , qui n’a befoin que d’être au même point con- de ce genre font les cuirs, des piftons garnis , des venable pour faire la liqueur dans une Braf- clapets , des tuyaux afpirants, des tuyaux fupé* fejie. rieurs , des barres , des tirants, 8c toute? fortes
- Rebrocquer. Le. Voyez. Brock. de ferrures ; de cette maniéré on remédie à
- Recel, Recès. G. Reifch. Receffus. En Allema- l’inftant à tous les dérangemens , 8c les ouvrages ne gne ce terme eft employé pour désigner le Cahier chomment point. V. Réparations. des délibérations, qui fe raffemblent toutes à la Recharge. Le. Avis. (prendre) (demander) 317. fin d’une affemblée avant de fe retirer, & que Droits des Jurés du Charbonnage pour les re-
- fon rédige par écrit ; l’Aéle qui les contient s’appelle Recès : c’eft aufli la délibération même.
- 316,317.
- Recès de la Cour du Charbonnage , à Liege, du 1 y
- charges. Idem. Demi-Recharge. 3*7*
- Recherche de Mines , permife par les lettres de François I, du 29 Juillet iy5o , au Sieur Claude Grippon de Guillerri, Seigneur de Si Ju-1
- Janvier 1687 j qui réglé plufieurs Articles concer- lien, dans le Languedoc , avec détenfe à tous nant la vifite des foffes de grand 8c petit athour. Gentilshommes de le troubler, fous peine de défo-
- 37$' béifïance & d’amende arbitraire; les obligations Recette ( Compte de ) £r de dépenfe. La forme de différentes de ceux qui s’occupoient de^ ces fon cette partie d’adminiftration politique & économi- tes de recherches & entreprîtes font fixées pat que des Mines, du temps d’Agricola , eft décrite plufieurs Articles de l’Edit de i5oi. Voyez Ré^ au Livre XIV du Traité De re metallica de cet glement ou Permijpon, Par l’Art. XX, les métaux
- Charbon de Terre. IL Part, H 17
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- TABLE
- 1498
- provenants des Mines ne pouvoient être vendus fans la marque du Grand-Maître.
- Recherche des Mines de Charbon de terre, 741 , à l’aide de renfeignements tirés des phénomènes de la furface, comparés avec l’économie naturelle de l’intérieur du terrein. 743. Recherche avec la tar-riere, ou par le moyen de bures. 883. Recherche dans les endroits où on ne connoît point de Charbon de terre pratique de M. Triewald.
- 874.
- Récipiangle. Mefure-Angle , Faujfe-Equerre. Infiniment de Géométrie fouterraine , fervant à prendre les directions & les mefures des travaux fouterrains. On l’emploie fur-tout pour vérifier les opérations faites avec la bouflole , à laquelle il peut fuppléer } il faut feulement obferver que , pour cet effet, on doit avoir foin de marquer les ftations qu’on a faites avec la boufïole, afin de placer le récipiangle aux mêmes endroits.
- 7
- Récipient , dans une machine à vapeur ; la grandeur de cette partie doit être proportionnée à la groffeur du cylindre, afin d’avoir une quantité de vapeur fuffifante pour le jeu de la machine ; dans la machine à vapeur de Savery, le récipient eft une efpece de cylindre fans pifton.
- 1054.
- Récipient à air dans la machine d’Agricola. 962. Voyez Machine à air.
- Record. ( Jurifprudence. ) Récit , témoignage, atteftation d’un fait Le. Déclarations, attestions de Juftiee. 323 ,-324, 325*, 327, 329,348. Les Jurés du Charbonnage font obligés d’en donner toutes les fois qu’ils en font requis. 316. Leurs droits dans ces cas. Idem. Record de MM. les Echevins , en explication de la Paix de S. Jacques concernant le cas où entre deux endroits les Maîtres ont droit de prifes ; il y a une place où ils n’ont point ce droit. 321.
- Recoupure. Pierçure. Le. 248.
- Recoujfe. Réméré. Dans quelques Coutumes , on appelle ainfi le retrait lignager, & les rentes ra-chetables. Voyez Réméré.
- Recouvrement du droit du Dixième pour le Roi, paroît avoir été le principal & unique objet de la légiflation Françoife fur le fait des Mines ; a en juger par les Articles VI, Vil, VIII, IX, X, XI de l’Edit de idoi. Voy. Maître des très-fonds.
- Recouvrement do ce qui eft dû aux Fournif-feurs d’une Société de Maîtres à Liege à un terme prefcrit. 351.
- ReCta Vena. G. Stehender Gang. Veine qui continue toute fa marche ou fon allure, fans fe détourner , fans faire aucune tortuofité , telle que Ja Veine en platteure. ReCta defcehdens Vena. Veine qui defcend ou qui monte debout, ou d a-plomb. Le. Roijfe.
- ReClangle. Parallélogramme dont les angles font droits, & par conféquent égaux, comme l’eft ordinairement l’ouverture des bures. 286.
- Rectangle, (Angle) dont les deux cotés font d’équerre. Les coudes ou courbures que forme une Veine métallique, en fe détournant de l’heure de fa direéfion, V. Filons 9 font quelquefois tels, qu’elle s’écarte de fon heure prefque , tout à fait ou en entier , en angle reéfcangle , ce qui s’exprime en difant que la Veine a fait un crochet.
- Rectangle, (Triangle) qui a un angle droit ou égal a 90 degrés. Dans cette efpece de triangle , le côté çppoféa l’angledroit eft nommé Hypothénufe, Ce font
- ces fortes de triangles que fon a le plus communément à réfoudre dans la Géométrie fouterraine : en con-noiffant l’hypothénufe & un des angles aigus, on parvient aifément à cette folution , au moyen d’uneTable desSinus. M.de Genflaneena inféré une dans fa Géométrie fouterraine. V. Table. On y par* vient encore par une méthode méchanique pratiquée par les Mineurs, comme étant plus courte & plus aifée , mais qui n’eft pas de la derniere précifion , elle s’exécute avec une réglé fervant d’échelle, divifée en deux ou trois cents parties parfaitement égales. V. Réglé.
- ReCtiligne , (Triangle ) formé par des lignes droites ; leurs angles fe mefurent par des portions d’arc connues , par leurs finus & par des cordes qui font moitié de leurs côtés.
- ReClor Machiner. G. Hengfiker. Gouverneur de la Machine.
- Reclus ( Puteus. ) Puits profondé en ligne perpendiculaire. ( Sinus. ) Cathetus. Cathet. V* Sinus.
- Recuits. GreJiUons. Lugd, braifons de Charbon de terre. 518,8 54.
- Redevance ordinaire des Maîtres 6r Pojfejfeurs des Héritages dans la Coutume de Liege ; cas ou ils font obligés de s’en contenter. 329. Redevance de VArnier. 331*
- Rédiguer. Le.
- Reddition de Prifes. Voyez Prifes.
- Redifcombrer, râteler un vieux bure, Le. 331»
- 34°.
- Réduction. ( Quartier de ) V. Quartier de réduction.
- Réduction des Bateaux de Charbon à S. Ramier t. $86. A Roane. Idems
- Refendement, Le. pour le paffage de l’air & des Ouvriers. 274. Refendement de Serre. Voyez, Serres.
- Refendues. ( Serres ) 25*2, 301*
- Refonte de la litharge fraîche. Voyez Litharge.
- Reformateur général, Grand-Maître , Surimen«* dant des Mines & Minières de France ; Charge ou Office dont ont été revêtus le Sieur Jean-François de la Rocque, Chevalier, Seigneur de Ro-berval en 1548, avec pouvoir de s’aflbeier telles perfonnes que bon lui fembleroit, étrangers ou non, & de toute qualité & condition.
- Enfuite le Sieur Claude Grippon de Guilîem; Ecuyer, Seigneur de Saint-Julien, d’abord Affio-cié du Sieur de Roberval, en vertu de Lettres de permiffion du Roi, du dernier Avril 1 y5<5, confirmées par une Déclaration donnée à Com-piegne en 1557, mis en polTeffion définitive par Lettres du 29 Juillet 1 $60 9 vérifiées en Parlement.
- Le Sieur Antoine Vidal, Seigneur de Belle-faignes, précédemment Receveur général des Finances à Rouen, par Lettres du 28 Septembre iyô8 , après la réfignation du Sieur de Saint-Julien , confirmées par Lettres du 21 O&obre 1974.
- Un Sieur de Beringhen, pour les Mines du Duché de Guyenne, antérieurement & dans le même temps que l’Edit de réglement général du mois de Juin 1601.
- Antoine de Ruzé, Marquis d’Effiat, Chevalier des Ordres de S. M. Maréchal de France, par Lettres du dernier Décembre 1626 , regiftrées l’année fuivante dans les Parlements de Tou-loufe, de Bordeaux, de Provence.
- Charles de la Porte, Marquis de la MeillerayO^
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- DES MA
- Chevalier des Ordres de S. M. Lieutenant général au Gouvernement de Bretagne -, Capitaine général 8c Grand-Maître de l’Artillerie , auffi Grand-Maître, & Surintendant général des Mines & Minières de France, vers l’année 1634.
- Louis-Henry, Duc de Bourbon , Prince du Sang, par Lettres du 30 Août 1717.
- Louis , Prince de Condé , fon fils. Voyez Grand-Maître. Gouverneur. Voyez Jurifdiâtiôn.Voy. Rembourfemenu
- Refufer le travail. Le* Faire fêter, ou fétôyer une f°Jfe» 34*8* Mutinerie des Ouvriers, /dem* V. Bouter le Kauchet, V. Kauchetays.
- Regale ( Jus ) Metallorum* Droits particuliers fur les Mines d’or , levés par les Souverains , qu’ils nommoient* » mis au nombre des
- droits qu’ils appeiloient Royaux. Les Ordonnances de Charles IX de 1763 8c de 15*67 ne font mention que du Dixième, 8c il n’y eft pas queftion du Charbon de terre; par l’Art* II. de l’Edit de 1601 ; ce droit eft reftraint fur l’or 8c fur l’argent.
- Régalien. ( Droit ) Par ce terme qui eft le plus tifité de tous, pour ce qui eft du droit de Souveraineté en fait de Mines , on entend les droits ïiu Seigneur d’un pays, fur les objets qui n’ont
- Îm de leur nature être mis en la poffeffion de fes ujets ; ils ont été par cette raifon attribués au bien public, & fournis à l’adminiftration du Seigneur , comme lui tenant lieu de propres pour en faire ufage fuivaftt l’exigence des cas , par des difpofitions relatives au bien public. Telle eft la définition que M* Delius donne de ce tdroit.
- Sur çe fondement les exploitations de Mines X voyez FeBigale ) * font de droit Régalien, parce que la répartition de la propriété n’a pu fe faire que relativement à l’agriculture 8c aux befoins de la vie ; & ce qui eft refté enfoui fous terre n’ayant dû faire partie de cette même répartition , on y a attaché des foins particuliers réfervés au bien commun , ou à celui qui le dirige, comme Adminiftrateur de l’Etat, pour en faire un ufage qui tournât à l’avantage public*
- Il réfulte de là qu’il n’appartient qu’au Souverain d’un Pays d’exploiter les Mines d’or 8c d’argent , de faire monnoyer leur produit, pour Je {rendre propre à la circulation dans l’Etat, 8c de faire, extraire des entrailles de la terre les métaux de moindre qualité pour le bien public.
- Il paroît que tous les Etats policés fe font entendus fur la néceflité de ne pas laiffer les Mines îau pouvoir des fujets, dont le droit a été reftraint â la fuperficie, & de réferver l’autre propriété à Tautorité fouveraine ; chez la plupart des peuples ïes loix font pofitives à cet égard ; en Hongrie jee droit Régalien exprimé d’une maniéré précife expreffe dans l’Article I de l’Ordonnance des Mines par l’Empereur Maximilien , s’étend bien plus loin ; car le Seigneur du pays eft en droit de s’approprier les terres de la Nobleffe dans lefquelles il fe trouveroit du minerai ; il eft vrai qu’alors le Seigneur dédommage 8c donne d’autres terres.
- De là , le droit du Souverain ou d’exploiter par lui-même , ou de donner à titre de Fief & de Bail ces Mines, moyennant une certaine redevance ; ce qui comporte le droit de donner la permiflion d’exploiter 8c de fe réferver quelque portion , comme la chofe fe pratique , mais Uniquement pour s’affurer cette redevance de Sou-
- TI ERES. i m
- veraineté, qui eft différente félon ïes pays s eri Saxe, l’Electeur tire le dixième de tout le métal que produifent les Mines ; les neuf autres dixiémes font partagés entre les Actionnaires * les frais de^ l’exploitation prélevés ; voyez Souveraineté , ou nous entrerons dans de nouveaux été* tails fur cet objet, comme pouvant être envifagé fous différents points de vue.
- Rcgic, ( Plan de) intimement lié avec lé fuccès de l’exploitation il eft difficile à affeoir fi l’on n'a pas d’abord pris la précaution de s’inftruire de ce qui fe pratique en plufieurs pays fur les différentes ou principales parties qui compofent cette adminiftration, 8c relativement au prix des jour-nées. 835%
- Régie ( Nouvelle ) des droits aliénés aux Communautés des Officiers fur les Ports, fous les ordres du Roi. Voyez SuppreJJion de ces Officesi Régions vers lefquelles les Charbons fe répandent , 480 5 doivent être oblervées. 874. V. Allure.
- Régijlration. Enregiftrement des Sentences ; leur forme à Liege ,318; leur taxe. Idem.
- Regijlre. Codex -, comme fi l’on difoit ^ reruni gejlarum tabula , deferiptio : Tout ce qui fe pra-tiquoit autrefois relativement à cette partie de l’adminiftration des Mines * fe trouve décrie dans le Livre IV du Traité d’Agricola , de Ré metallicâ ; cet Auteur y détaille ce que compor-toient les différents regiftres de Mines , dont Voici les principaux.
- Regijlre du Greffier des Mines , fur lequel ce Prépofé enregiftroit chaque Mine ; il avoit un regiftre des nouvelles » & un regiftre des anciennes , dont on reprenoit les travaux.
- Regijlre du Greffier des Intérejfés , fur lequel étoient inferits les Maîtres de chaque Mine qui lui ont été indiqués par celui qui a le premier découvert la Mine ; remet les nouveaux Actionnaires à la placé de ceux qui avoient vendu leur action.
- Regijlrç du Préfet des Minesi Regijlre dû Receveur du Dixième*
- Regijlres de Mines dans Vancienne légijlatiorh Françoife,
- Regijlre du Contrôleur général des Mines. Par l’Art. XIX de l’Edit de Réglement général dti mois de Juin iéoi ; cet Officier du Grand-Maître ou fes Commis , pour prévenir tous abus ^ étoient obligés de tenir bon 8c fidele regiftre des noms , lieux & pays , de la naiiïance 8c demeuré de chaque Employé, quel qu’il fût, des gages, journées 8c arrivée des Ouvriers , des jours 8c journées qu’ils travailleront , de paiements qui leur feront faits, lefquels doivent être exactement de jour en jour, de femaine en femaine, de mois en mois, d’an en an : enfemble tous les marchés * ’ achats , acqüifitions quelconques , ainfi que dé tout ce qui provient de la Mine. On y enregiftroit auffi l’Action de chaque Intéreffé dans l’affaire. Voy, au mot intétêt de Mine. Modèle d’Action. 1439* Regijlre du Grejfe des Mines. Par l’Arrêt du 14 Mai 1 604, tous Contractants avec S:. M. & travaillants aux Mines, font tenus d’y déclarer 8c faire regiftrer les noms de leurs Affôciés * 8c pouf quelle part chacun eft entré , fans que les uns ni les autres puiffent vendre ni changer lefdites parts , fans en avoir préalablement averti le Grand-Maître ou fes Lieutenants , & fait enre-giftrer leurs ventes ou échanges au Greffe, afin d’y avoir recours au befoin.
- Regijlrt des ASlionmires, devoit être tenu pat
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- TABLE
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- R egifire-Journal de VInfpe fleur. Par l’Arrêt du Confeil du 26 Avril 1727, portant Commilïion d’Infpeéfceur dans les Mines des Pyrénées , en faveur du Sieur François Morel, il devoit y avoir un Regiftre-Journal duement coté 8c paraphé de l’exploitation de toutes les matières qui Te tireront defdites Mines , diftinguées par leurs qualités , & tous regiftres particuliers néceffaires pour faciliter la connoiffance du produit de ces Mines, & de l’emploi des matières.
- Regijlre £ Droit de ) 8c de Contrôle pour le Canal de Briare. 6yp.
- Regijîres des Compagnons du métier de Houilleur à Liege, où font infcrits par le Greffier du métier tous ceux qui veulent voter fur les affaires de Houilleries , fur les éleélions des Offices, &c.
- 543-
- Regift re du premier prix 9 & du rabais dans la vente de Charbon à Paris, tenu par les Officiers-Mefureurs , pour y avoir recours au befoin.
- 679.
- Regifire , Gueulard. Métallurgie. 1186. Voy. Gueulard.
- Réglé. Inftrument le plus en ufage dans tous les Arts méchaniques, divifé en un nombre de parties égales, & fervant d’échelle, pour drefler des plans , &c. Equerre. Norma.
- Celle dont fe fert M. de GenfTane eft de cuivre & pliante, pour la commodité du tranfport , & fes parties aliquotes font divifées en pouces & en lignes , auxquelles il donne la valeur fiélice qu’il veut , fuivant l’étendue des ouvrages. Dans la folution du Problème IX , niveler un terrein quelconque , il emploie deux réglés de même longueur 8c de différente efpece ; l’une fixe, ayant 8 à 10 pieds de longueur, 8c divifée feulement par pieds , dont les Numéros de divifîons fe comptent de bas en haut ; l’autre mobile, divifée par pieds, pouces & lignes dont les numéros fe comptent de haut en bas, parce qu’alors fi l’on veut favoir la hauteur du niveau , il n’y a qu’à joindre la fomme des deux nombres. La première réglé, c’eft-à-dire la réglé fixe, eft évidée fur toute fa longueut, & on place dans cette échancrure la réglé mobile, que l’on fait hauffer ou baiffer le long de la rainure, & qui eft percée d’une petite fente fur toute fa longueur, exepté à chaque extrémité dans une longueur de trois pouces ; cette fente fert de cou-Iiffe à un bouton de cuivre , fur lequel eft foudée «ne petite plaque de fer blanc quarrée, dont le bord fupérieur fe place toujours foigneufement fur une divifïon de pied ; cette plaque peinte en-dehors , afin de fervir de point de mire , eft placée en la faifant jouer le long de la fente plus ou moins haut, fuivant la pente du terrein que Fon fe propofe de niveller. De cette maniéré on peut prendre une hauteur de quinze à dix-huit pieds à chaque ftation , ou à chaque coup de niveau , parce qu’on fouleve la réglé mobile avec la pointe d’un .bâton , quand on ne peut plus y atteindre avec la main , ce qui eft très-commode dans les terreins rapides.
- On peut mettre au nombre des réglés mobiles en général, l’index qui part du centre d’un inf-trument aftronomique ou géométrique, pour, en parcourant tout le limbe, montrer les degrés qui marquent les angles par lefquels on détermine les diftances , les hauteurs , &c. C’eft cette piece appellée Alilade 9 Alidade 7 qui porte deux pinnu-
- les élevées perpendiculairement à chaque extrémité. Voyez Alilade.
- Réglé ou Echelle logarithmique.'J $2. Ufage de cet inftrument. 80p. Voyez Echelle.
- Réglé de Niveau.
- Réglés d* Arithmétique. On donne ce nom à certaines maniérés de calculer, fur lefquelles eft fondée l’Arithmétique , pour parvenir à la réfo-lution des triangles re&ilignes ; il eft inévitable d’être inftruit de ces réglés, particuliérement de la réglé de Trois, par laquelle on trouve à trois nombres donnés un quatrième nombre propor-tionel.
- Réglé de Trois ou de proportion, appellée aufli en arithmétique Réglé d'Or , Réglé de Compagnie , Réglé d'alliage, Réglé defaujfe pofition. On appelle ainfi la Réglé générale contenue dans la folution du Problème : Trouver un des. quatre termes d'une proportion dont on ne nen connoît que trois ; 8c d’où l’on tire après l’avoir réfous cette Réglé générale : Un terme quelconque d'une proportion efi égal au produit des extrêmes divifé par un des moyens, ou au produit des moyens divifés par un des extrêmes.
- Dans la pratique de la Réglé de Trois on a attention à prendre garde fi les termes donnés font en raifon direéle ou en raifon réciproque avec le terme inconnu, ce que l’on connoît par l’état de la queftion j 8c ce qui donne dans le premier cas la Réglé de Trois, nommée Réglé de Trois direfle , qui fert à trouver les termes inconnus de plufieurs proportions.
- Il eft des queftions compofées, dont les folu-tions nommées Réglés de Compagnies, 8c par lesquelles il n’eft pas befoin d’autre réglé, que de les diftinguer en plufieurs proportions, dont on trouvera les termes inconnus par la Réglé de Trois direfle , dans laquelle les deux derniers termes homogènes font entre eux comme les deux premiers. Voyez Profondeur des puits , relative a renfoncement d'une Veine.
- Réglements, Droits , Loix , Ordonnances des Mines. G. Bergrecht. Bergordnung. Colle&ion à faire des différentes Conftitutions établies dans les pays où les travaux de Mines font en vigueur. 828. Voyez Code civil , politique 6* économique fur Us Mines.
- Réglement général en matière de Houillerie pour la province de Limbourg. 727,
- Réglements en vigueur dans le pays de Liege fur le fait de Houillerie. 514. Obvient à la fréquence des procès, & ont l’avantage de bannir de ces conteftations les lenteurs que l’avarice & la mau-vaife foi cherchent toujours à appeller à leuc fecours. 314. Principaux points & articles qui compofent le fonds des Réglements obfervés à Liege. 830.
- Réglement ( Edit de ) général en France fur h fait des Mines 8c Minières du Royaume, Sc création d’un Grand-Maître, Superintendant & général Réformateur , un Lieutenant , un Contrôleur 8c un Receveur général ; enfemble un Greffier aux gages, taxations , privilèges 8c exemptions portées en icelui ; régiftré en Parlement le dernier Juillet, & à la Chambre des Comptes le treizième Août mil fix cent trois. 612. Cet Edie de réglement, compofé de 27 Articles , donc nous avons porté les principaux fous différentes Lettres, a été enregifiré du très-exprès commandement du Roi t réitéré par plufieurs Lettres de. JuJJton ; fans que le Grand-Maître & fon Lieutenan
- puiffit
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- DES MATIERES. i$ot
- puijfent par provif on ni autrement procéder à l'exécution de leurs jugements , foit contre les Propriétaires f fur t ouverture de la terre £r autres en conséquence , au préjudice des appellations interjettées, à peine de tous dépens , dommages & intérêts.
- Par 1*Article XVIII , tout Entrepreneur ou autre faifant recherche de Mines, étoient tenus, aulfi-tôt qu’ils en auroient découvert quelqu’une , d’en avertir le Grand-Maître, de lui porter ou envoyer l’eflai & échantillon qui en aura été fait, en indiquant le lieu , Province 6c Paroifie dans ïefquelles eft fituée la Mine, afin de prendre de lui réglement avant de pouvoir faire travailler.
- L’Art. XXI , pour affurer la poflefilon tranquille des Mines & Minières à ceux qui les entreprendront , déclare qu’ils ne pourront être dépotés ni leurs Afiociés , Succeffëurs 6c Ayant-caufe, des Mines qu’ils travailleront fans difeon-tinuer, à la condition qu’ils fatisferont aux conditions de leurs Contrats 6c Réglements qui leur auront été baillés par le Grand-Maître.
- Réglement, dans les anciennes Ordonnances, lignifie l’ordre que preferivoit le Grand-Maître pour tout ce qui devoit être obfervé par ceux qui refiortifibient à fa charge.
- Réglement provifoire fur les Mines de Charbon de l’année 1744-, impofe aux Entrepreneurs les principales réglés de conftruéfion des puits , ;des galeries, des percements. 612. Examen du Réglement. 6iy. Objets de Réglement. Idem. Motifs des reftri&ions. ïd. Réflexions de M. de Voglie fur ce Réglement. 624.
- Règlement inftruéfif pour l’exploitation des Mi-
- nes de Charbon des Cévennes, 6c autres endroits de la province de Languedoc. V. Genjfane. Réglemens anciens 6c nouveaux concernant la navigation de Confié en Hainaut. 754.V. Statuts & Ordonnances.
- Réglement de navigation fur la Loire. 7*4*
- Réglements fur les provifions particulières aux Marchands de Paris. 664.
- Régler (Comment les parties doivent fe) dans la Coutume de Liege , lorfque l’une ou l’autre partie demande à maintenir fon droit par une Vifite. 33 6. Voyez Vifite.
- Régulateur, Diaphragme. Ce qu’on entend en Méchanique par le mot Régulateur dans une machine à vapeur. 1092. Dans la machine de York-Buildings. 1077, 1092. Defcription particulière du Régulateur. 1068. V. Aijjieu.
- Ouverture du Régulateur. 1074, 1075*. Régulateur vu ouvert. 1068. Fermeture du Régulateur. 1074. Régulateur vu fermé. 1069.
- Plan 6c profil du Régulateur accompagné de fon manche. 1092. Toutes fes parties en place.
- 1069.
- Détail des pièces qui font mouvoir le Régulateur. 1092. Confirudion des parties qui appartiennent au Régulateur. 1093. Uiage du Régulateur 411 ,471. maniéré dont il réglé le jeu du balancier. 47T*
- Pourquoi fubftitué à un robinet qui donneroit quatre pouces d’eau du cylindre dans l’alambic. II068, 1069. Ses principales dépendances. 1092. Aiffieu tournant du Régulateur} piece de fer qui le fait tourner. 1066, 1067. Voyez Cuir. Chevron fendant, ou coulijfe du Régulateur. 1083. Chevrons à reJJ'ort Idem. Coin. Clef. Voyez Clef de PAiJJîeu tournant du Régulateur , qui communique le mouvement au Régulateur. 1099. Coulijfe qui joue du même fens que le pifton , & qui fert à communiquer le mouvement au Régulateur & au
- ÇhArbon de Terre. IL Part.
- Robinet d’injedion. ïoÿf.Otût (Bande dé) fixée au fommet de l’aifiieu , pour l’arïêtef. 1067» Fourche. Fourchette du Régulateur attachée ho-rifontalement à fon manche , 6c arrêtée par une de fes extrémités au bas de l’étrier. 1067 » 1068 , 1069 » 1099, Jantes du Régulateur*
- 1083. Levier ou manche de Vaijjieu du Régulateur , 1099 j 1067, 1068, percé quarrément dans une extrémité pour recevoir l’aifiieu vertical. 1067 9 1092.^ Plaques Cr anneaux relatifs au jeu du pivot de l’aifiieu du Régulateur. 1093. Supports du Régulateur. 1098. Piece nommée Y. V. Y.
- Rein de chevaux. Dos de cheval. Surjet , ainfi nommé à caufe de fa forme. 374*
- Relais (Machines de) dans les machines à vapeur. Voyez Machines de Relais.
- Relever du métier (Le) ceux qui veulent , traités différemment félon plufïeurs circonftance» 344*
- Relief Jurifprudence. (Coutume.) Droit dû relief à Liege. Idem.
- Remblayée. (Galerie.)
- Rembourfment de VOffice de Grand-Maître &* Surintendant des Mines, Minières de France , pat Arrêt du 28 Odobre 1741* 611. Nouvelle for-* me donnée en conféqUence à ce qui concerne cette adminiftration , par Arrêt du Confeil du 17, Janvier 1741 , qui ordonne que tous ceux qui exploitent ou prétendent avoir droit d’exploiter des Mines, remettent entre les mains des Intendants copie des titres qui leur ont été accordés î un état de leurs entreprifes , la quantité, efpece 6c qualité des métaux qui s’en tiroient à l’époque de cet Arrêt , le nombre des Ouvriers qui y étoient employés ; le tout bien certifié véritable par les Prépofés à la direction des ouvrages * par les principaux Intérefles, pour être ordonné enfuite par S. M. ce qu’il appartiendra en con-noiffance de caufe , fur le rapport du Contrôleur général des Finances. C’efi: en conféquence dû cet Arrêt que ce Miniftre étoit chargé depuis, de ce qui concerne les Mines, dont le département a été enfuite détaché , pour entrer dans celui d© M. Bertin, aujourd’hui Secrétaire d’Etat.
- Rembourfenient, tant des Finances , des Titulaires d’Oflices fur les Ports , que des fomtnes par eux empruntées , fixé par un Edit du mois d© Février 1766 (laiflant aux Titulaires une jouif-fance provifoire), au premier Janvier 1771 , dif-» féré par une Déclaration du y Décembre 17681 Rembourfment des Offices fur les Ports pour paiement, tant des Finances que des arrérages des rentes antérieures à 1778, pour tout ce qui trouvera celui au premier Janvier 1777 > ftatué par un Arrêt du Confeil du 12 Avril 1777, er* exemption de celui du 19 Septembre 1776.
- Remerciement, dit coup de chapeau. Voyez coup de chapeau.
- Réméré. Rachat. Faculté de rentrer dans un héritage que l’on vend. Voyez Recoujfe. Retrait. Remettre Vhéritage en fon prifline ga\on. Le 322* Remonter au-devant. Remonter la main. Strouler« Le. 276, 2.98, 306. Voyez Strouler.^
- Rempart. Mur. Parapet. Berme. Clôture. Terre-plein. Valium. Su. Stein Vall. Le,
- Faille. Voyez Faille.
- Rempes dans la Mine de Charbon de Montrelais* Remuage du Charbon de terre pour féparer les gros morceaux des menus. J338. Quartier da remuage ou quartier des clayes. Opérations qui s’y exécutent. Différentes maniérés dont le remuage peut s’exécuter ou à la pelle, 1339, 0i*
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- TABLE
- à la claie» 1340. Son étendue. Idem. Sa clôture.
- Déchet provenant du remuage du Charbon de terre mis en hochets ou pelotes, , à considérer , dans le cas oh il s’agiroit de tranfporter ces briques ou pelotes dans des charrettes, 13y4, dont le mouvement & le cahotage ne laiffe pas que d’en détacher une quantité en menu pouffier, Idem , qui devient un bénéfice pour les magafïns en entrepôts de vente. 13SSt
- Renchérif'ement de la marchandife par Monopole. Règlement du Prince Théodore à Liege , pour empêcher cette malverfation. 35"2. V. Monopole.
- Rencontre. ( Fers de ) StrolTeifen.
- Rendage. ( Jurifprudence ) , fe dit de ce que l’on rend quelque chofe au Seigneur, au Maître, le profit qu’il en retire ; Rendage fe prend auffi pour la ferme , le profit & revenu qu’on retire a’un héritage ; dans la Coutume de Liege les rentes créées par rendage font les rentes foncières , reverfées lors de l’aliénation du fonds. En Houillerie on nomme rendage de prifes , l’acqui-fition du Domaine utile de Mines de Charbon ; ce terrein, en vertu de cette acquifition, peut être travaillé par autant “'de bures où. l’Acquéreur juge nécelfaire d’approfondir dans l’étendue des prifes ou mines cédées , & il ne peut pas être dépouillé de ce droit , fans être deftaifi par l’autorité du Juge dans la forme prefcrite. Mais cette efpece de décret du Juge, que Ton nomme Jemonce, faijlne , ne peut avoir lieu que lorfque la Société ou Compagnie des Maîtres des folles Entrepreneurs , eft en défaut de travailler, par exemple, lors d’une ceffion de travail pendant Ex femaines , à moins qu’il n’y ait des caufes légitimes de fufpenfion, comme le manque d’air, l’abondance d’eau ou la guerre.
- Rendeur. Terrageur. L E. Propriétaire du fonds, qui peut être en même temps, Hurtier, c’eft-à-dire , Propriétaire de la furface. Voyez Hurtier. Voyez lerrageur.
- Renettoyeux. Rinetieux. Le. Outil qu’il fe fubfti-tue au fer de Mine. 221.
- Reniflante ( Soupape ) ou d'injeCtion. Voyez Soupape.
- Renouvellement d'air. Voyez Changement d'air.
- Renfiignement Ordonnance des Voirs-Jurês du Charbonnage à Liege, fur des points relatifs aux Areines. 328. Voyez Enfeignement de Juftice.
- Repaire, (Terme d’Artifan) marque que les Ouvriers font fur les pièces d’un ouvage qui fe démonte ou fe ralfemble , afin de les remettre chacune à leur place quand il en eft befoin. Ce qui fait le même effet en écriture, Notœ ; en ce fens , Repaire vient du mot Latin reperire , parce que ces marques fervent à retrouver, à reconnoître l’endroit où chaque piece doit être replacée. Repaire, en Architecture, eft une marque qui fe fait fur un mur , pour donner un alignement & arrêter une mefure de certaine dif-tance, ou pour marquer les traits de niveau fur un jallon ou fur un endroit fixe ; ainfi, dans les travaux de Mines, toute efpece de marque, même linéaire , pour reconnoître l’ouvrage où on en étoit refté lorfqu’on l’a repris , eft quefquefois nommé Repaire , Repere.
- Réparations. Y veiller continuellement, pour obvier aux grandes dégradations ; ne point les différer lorfqu’elles font peu de chofe. V. Rechanges.
- Réparations des dommages. Le. Remettre Vhèri~ tage enfin prijline gaion. 32a. Les Echevins de
- Liege font Juges lorfque les Experts ns func point d’accord entr’eux fur l’eftimation des dommages faits à l’Hurtier. 326*
- Répartition. V. Hcr ci fier e. Voy. Part d'Aïïionl naire, Voy. Intérêt de Mine. I43p.
- Repajfeur d’Airage. Waxkieux. V. Part. 2ii4 Reperes. ( Lignes de ) Voy. Repaire,
- Repos. Chargeage. Voyez Ckargeage. Défendu» V. Repaire, aux Hiercheux de fe repofer tous à la fois. 348,
- Repos. Fourneau. Chambray. 373»
- Reprèfintations patibulaires , Carcans , Eftrapa-des , par l’Arrêt du Confeil du 14 Mai 1604 » fur l’ordre & réglement que S. M. veut être gardé au fait des Mines & Minières de fon Royaume ; il doit y avoir dans les endroits où travaillent les Ouvriers , de ces repréfentations pour la punition , au jugement du Grand-Maître ôc Superintendant général des Mines , ou de fes Lieutenants, auxquels la connoiffance des délits doit appartenir en première inftance. V. Jujlice.
- Reproduction de la Houille dans les anciens fiu~ terrains de Mines. Alléguation de M. Genneté fur ce point, plus que douteufe. p2p. Ce qui a pu fe rencontrer dans de vieux ouvrages , & être regardé par les Ouvriers de Mines comme houille ou minerai de nouvelle formation, eft bien plus vraifemblablement quelque portion ancienne laiffée ou oubliée lorfqu’on en a quitté les travaux , ou quelqu’éboulement de mafle de Charbon qui occupoit le ciel des galeries , & qui y était ignorée, qui s’eft enfuite retrouvé lorfqu’on eft venu travailler dans des temps poftérieurs.
- Réfervoir d'air. ( Hydraul. ) Tambour creux , ménagé dans le tuyau montant d’une pompe foulante. Sa conftruâion, fon ufage. 1013.
- Réfervoir ou fontaine dans les Mines du Bour-bonnois , fervant de Bougnou. J7P»
- Réfervoir. (Puits de) Su. Wattu Dunt Skakt. Réjîdence ( Obligation à ) de toute efpece d’Of-ficiers en général, dans le lieu où fe fait l’exercice de leur Office ; on l’emploie du moins iorf-qu’il exige un fervice continuel ou affidu. Par l’Ordonnance du Roi CharlesVI, du 30 Mai 1413 , il eft enjoint aux Marchands , Maîtres faifant l’oeuvre, 8c aux Ouvriers de Mines de faire leur réfidence fur les lieux du Martinet & des Mines $ femblable injon&ion par l’Ordonnance du Roi Henri IL du 10 Octobre ij£2, aux Officiers „ Commis & Députés à la recette du Dixième.
- Réfidu du Charbon de terre après fon ignition à l’air libre, 1260. 1188 , de différentes efpeces. 11 y 6. Indique trois efpeces générales de Houille. 11 y6. Les Charbons d’ardoifes donnent beaucoup de mâchefer, 115*7. Voyez Mâchefer. Réfidu de l’ignition de quelques Charbons de terre de S. Etienne, ou Efcarbilles femblablesdans quelques-uns à une vraie ponce ; dans d’autres , au tripoli. y 86. Réfidu cendreux. 1261. Paitri avec de l’eau , donne un chauffage -12 62. V. Cendres. Sa quantité évaluée fur une quantité donnée de Charbon, ne contient point de fubftance faline.
- Rèfine, Poix. Matière vifqueufe qui coule fpon-tanément ou par incifion de plufieurs efpeces d’arbres appellés par cette raifon rèfineux ; tels que les pins , thérébinthes & autres , dont la réfine liquide qui eft le piffæleon , eft fouvent appellée du même nom thérébenthine , par rapport à fa reffemblance , & l’autre plus groffiere, féchée & épaiffie au feu ou au foleil , fouvent mélangée 8c diftinguée alors par les noms de po/>-
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- DES MATIERES.
- fèfïne , tolophonè, pohe notre » poix Bourgogne,, Une des parties conftltuantes , inflammables des Charbons de terre eft une forte de réfine. Voy, Poix minérale.
- Réflneux. Arbres qui fourniffent de la réfine » appelles en Allemand Bois à aiguille.
- Réfinifié, E'fpece de régénération continuelle de cette réfine dans les cendres du feu de Charbon de terre , qui s’en engraiffent fans ceffe. ( Mém. 3.)
- Réflniflée, (Suie) ou bitumineufe. (Mém, 2.) (Voyez Suie,
- Réjîjiance. Poids ou obftacle à vaincre, 91t. Se dit en général d’une force ou d’une puiflance qui agit contre une autre, de forte qu’elle détruit ou diminue fon effet. Voyez Puijfance. Il y a deux fortes de réfiflances , lefquelles dépendent des différentes propriétés des corps fluides ou fo-lides réfiftants; & ces réfiflances font réglées par différentes loix. Voyez PuiJJance, Voyez Rapport,
- Réjîjiance des cordes. Conféquences qui fe dé-duifent de la réfiftance des cordes. 920. Réfif-tance d’une corde d’un pouce de diamètre. 1109.
- Réfolution. (Jurifprudence. ) Signifie quelquefois décifion d’une queftion , quelquefois la déübéra-tion prife par une Compagnie. Réfolutions de la Cour du Charbonnage à Liege, fur différents points de Houillerie. V. Records,
- Réfolutions & Placards. ( Commerce. ) On ap-pelle ainfi en Hollande les Ordonnances des Etats généraux des Provinces-Unies, foit pour la po-lice , foit pour la politique , foit enfin pour le commerce. Quelques-uns mettent une différence entre réfolution & placards, regardant la réfolution comme l’Ordonnance même, & le placard comme l’affiche expofée en public pour promulguer des Réglements. Voyez Placards.
- Réfolution, plus communément Solution, (Mathématiques. ) Enumération des chofes qu’il faut faire pour obtenir ce que l’on demande dans un problème. Voyez Problème. Réfolution algébrique de deux efpeces ; une qui s’exerce fur les Problèmes numériques, une fur les Problèmes géométriques. Réfolutwn des nombres trouvés dans la mefure des fouterrains , ou l’art de chercher par le moyen des hypothénufes ôc des angles donnés , les perpendiculaires & les bafes, & de les expofer avec leurs angles fur leurs tables. Voyez Hypothénufes. Voyez Tables. Réfolution d’un triangle , réfoudre un triangle , c’eft chercher la valeur des parties dont le triangle efl compofé, c’eft-à-dire, de fes angles Ôc de fes côtés.
- Refponfable. Ouvrier faifant fétoyer les fofTes, fans raifon valable, efl refponfable du dommage qui en réfulte. 347* 348.
- Rejfaigncr. Saigner une Areine. Le. 381.
- Rejfaflr ou dépolféder les Maîtres dans leurs
- prifes. Le. 3 20 3 3 31*
- ReJJaiwer au jour. Le. 332.
- Rejfort. ( Phyfique. ) Effort que font certains corps pour fe rétablir dans leur état naturel, après qu’on les en a tiré avec violence, foit en les comprimant, foit en les étendant ; c’eft aufli ce qu’on nomme force élajiique ou élafiicité. Voy. Elafticité. Cette qualité dans l’air , ainfi que fa pefanteur , influent confidérablement fur l’a&ion des machines hydrauliques. 102o. Rejfort fe dit ^quelquefois & afTez fouvent du corps même doué de cette élafticité ; de là il s’emploie plus ordinairement dans les Arts pour lignifier toute piece élaftique employée dans un grand nombre de différentes machines, pour réagir fur une piece,
- & la faire mouvoir pat l’effet qui! fait pour fe détendre ; pour cela une des extrémités du ref* fort s’appuie ordinairement fur la piece à faire mouvoir , & fautre efl fixement attachée à quel-* que partie de la machine. Ces refforts font quelquefois de laiton très-éerouï , mais communément ils font de fer forgé ou d’acier trempé , & un peu revenu ou recuit, afin qu’ils ne caffent point. Dans la machine a vapeurs, on voit plufieurs pie-ces de ce genre , comme le reflort deftiné à preffer le régulateur contre l’orifice du collet.
- Un autre contre lequel le bouton du régulateur s’appuie en allant en avant, lorfqu’il fe ferme,
- Rejfources que l'art a fu tirer du feu , & de Ÿexpanflbilité de Pair , pour vaincre la nature dans quelques opérations de Mines. Voyez Ma-chines à vapeur,
- Rejiaper dans la taille \ ce que l’on entend par cette expreffion dans les Houillieres d’Anjou, y51*
- Rejiapler. Le. Etayer une ftappe avec une autre* 2pi. Voyez Muray. V. Stappe. V. Riflapleur.
- Rejlitution des denrées à Liege , infligée avec une amende j par Réglement du Prince Théodore, aux Ouvriers de foffes qui en portant des Houilles aux paires, en détournent quelque partie. 3 ya*
- Rétablis. ( Droits )
- Rétablijfements des Offices fur les Ports en différents temps, notamment par Edits de Janvier ôê Juin 1727 & 1730. Voyez Rembourfement. Voy* Suppreffion.
- Retardement d’ouvertures & de travail de Mines t par l’Arrêt du 14. Mai 1064., toute perfonne qui a contrarié & pris réglemens du Grand-Maître , efl tenue, un mois après le contrat, de fe mettre à l’ouvrage, fous peine d’être dépoffédée , à moins que lefdits Entrepreneurs n’ayent une ex-cufe raifonnable Ôc fuffifante ; font de même dé-poffédés , ainfi que tous Employés en faute dans le cas d’interruption de travail par négligence , ou autre motif dont ils ne puiffent donner excufe légitime.
- Retenue des’ eaux par le carihou. 287» Par le Cuvellement, 2j6. 287. 47p. Obfervation fur cette
- C-___
- force.
- 297*
- Retour de la vapeur inflammable ou de Pair, Voyez Vapeur.
- Retourner le Vent. aj*4, 279*
- Retrailles. Déchet, Rognures* 11Ô3*
- Retrait, ( Droit de ) V. Droit,
- Rétrécie, (Veine) G. Stbeindüre. Veineétran-i glée par quelque krouffe ou koumaille.
- Rétributions des Officiers de Houillerie à Liege* 342. Des Metteurs-â-Ports dans Paris. Voyez Metteur s-à-P or ts.
- Retrojfeux, ( Houillieres de Dalem ) Ouvriers des paires.
- Retrouver la Veine étranglée ou coupée par un filon croifé ou divifé dans la couverture ou dans le chevet. De ces differents cas, le plus difficile efl celui où la veine fe trouve étranglée au point quelle ne s’apperçoit plus du tout. M. Delius confeille alors de fuivre la recherche dans l’heure de la direéfion, Ôc la veine fe retrouve le plus fouvent dans la première puiffance, après avoic traverfé la partie du roc qui la coupoit ; mais quand cela n’arriye pas dans la diftance de quel* ques toifes, il faut chercher la veine par des galeries de traverfe. M. Delius emploie la fin du quatrième Chapitre à difcuter toutes les différentes maniérés dont les veines peuvent fe per-* dre ôc fe retrouver.
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- 1504 TABLE
- L’accident le plus fréquent , eft l’étrangîement, c’eft-a-dire , que la couverture & le chevet fe rapprochant, fe réuniffant , détruit abfolument dans cette partie la veine 9 qui alors eft perdue jufqu’à une certaine diftance ; mais rien n’eft plus facile, félon M. Delius , à retrouver, en pourfuivant les extrémités des allongements » ou les approfon-diffements dans l’intervalle des deux efpeces de rocs, jufqu’à ce qu’ils commencent à fe rétablir -dans leur première forme. Voyez PourchaJJ'e des ouvrages quand Us veines font interrompues. 30$,
- Cf Juiv.
- Revelet. Rifvelaine♦ Le, Outil de fer employé par les Xhaveurs. 223.
- Réverbération. (Phyfîque. ) 1147.
- Réverbéré ( Feu ) par le Forgeron dans fa
- en deux feulement. ç8i , y86, 593. Abus qui fe commet dans ce rinfage. 582 , yg<5;
- RipaJJ'eur. Le. Ouvrier de Mine , qui fuccede dans le travail au BoilTeur. 210. Autres fondions de ces Ouvriers. 291.
- Riftapleur. Le. Ouvrier qui fuccede dans le travail au Ripalfeur. 211. Son Office. Idem.
- Fâftay. Rafiau. Le. Rateau tout en fer, à l’u-fage des Hiercheux & des Stanfeurs. 223.
- Riviere navigable. Conlidération générale fur cet objet, dans les fpéculations de Mines, pour la facilité du débouché. S 63.
- Riviere donnant matière à quelque problème de Géométrie fouterraine ; tel, par exemple, que celui de l’ouvrage de M. de Genffane. N°. XVI. Un point étant donné dans un vallon, déterminer, s’il
- manœuvre. 1147* Propriété ou effet de ce feu. ^ eft pojfible, d’y amener une riviere qui en eft féparée
- Idem, par une montagne, Cf le nombre de toifes de per-
- Revêtijfement des puits de Mines, différent félon différentes circonftances, 243. En Maçonnerie , en partie ou en totalité. 245”, 248. En brique, Idem; quelquefois à chaux, d’autre fois fans chaux ou à fec, félon que les endroits font humides ; en faf-cines, appellées Roiftes , pour les foffes de petit Athour. Id. En gros bois , pour les foffes de grand Athour, Id. comme il fe pratique dans les Mines de Newcaftle. 8<?2. Revêtiffement des puits quarrés, & quarrés longs, fixés par l’Article IV «le l’Arrêt du Confeil portant Réglement pour l’exploitation des Mines de Houille, du 14 Janvier 1744.
- Révocation générale ( portée par l’Art. XII de l’Edit de Réglement général de idoi) de toutes provifions, commiffions & dons des Offices faits antérieurement à cet Edit , à l’exception néanmoins , fpécialement , des Commiffions données par un Sieur de Beringhen.
- jRévolutions , ou baffes de veines, de couches. (Voyez Saut.
- Revillon. Coupure. Rayon. Le. 247,248.
- Reuillon, dans les Mines de Decize , petit puits à-plomb , établi à côté du bure d’extra&ion, Ôc moins large que ce bure. 575.
- Rexhaver une fojfe. Le. Travailler de nouveau une foffe qui avoit été abandonnée, ôc à laquelle on donne alors plus d’étendue quelle n’en avoit.
- , • , 3*4*
- Richon-fontaine , ( Areine de ) l’un des quatre conduits de décharge privilégiés dans la Cité de Liege. . - 317.
- Ridge. An. faille, nature de ce roc qui fait varier l’allure des Veines. 383,401.
- Riegel. G. Petites montagnes longues par les côtés , ôc qui tiennent à de grandes montagnes.
- Rifvelaine. Voyez Revelet.
- Rigole. Coupure pour les eaux. Aquarius fulcus.
- Rihoppement de Veines, produit par une faille, «dans une Mine de Charbon , à Bishop Sutton près Stowi en Sommertshire. 100. Rihoppement en faut de mouton. 30
- Rilegatura. (Ital.) Fente remplie de quartz ou de fpath. On entend auffi quelquefois par cette expreffion une veine métallique.
- Rinitieux. Renettoyeux. Le. 221.
- Ring. ( Eiferner ) G. Circulus ferreus. Anneau.
- Ringard. Barre de fer ronde , plate par un bout en forme de lance ; elle eft deftinée, fuivant La longueur & fa groffeur, aux différents ouvrages d’une forge.
- Rinfage des bateaux. Verfage des marchandées <Tun bateau dans un autre, ou de trois bateaux
- cernent qu’il y aurait à faire.
- Riviere, ( Droit de ) ou de contribution à Paris. Voyez Droit.
- Rixhdaler. Monnoie étrangère valant 2 liv.
- 10 fols.
- Robinet, ou clef de tuyaux par lefquels fe déchargent les eaux dans différentes opérations de Mines , appellé à Liege Cranon. Robinets multipliés dans la, machine à vapeur , ôc diftingués par le nom de la fon&ion du tuyau , iopô , comme Robinet d’inje&ion. 1093, I09^ > &c.
- Roc de Montagne. Roche. Un champ négligé dans la pratique de l’exploitation des Mines , ôc dans lequel M. Delius a perfectionné les con-noiffances ; c’eft ce roc des montagnes, dans lequel les veines & filons ont ordinairement leur marche & leur direction. Jufques à préfent on ne s’eft point mis en peine d’en déterminer la nature par l’examen ôc l’analyfe chymique ; les pierres de veines , les pierres de gangue, comme quartz , fpath ont feules fixé les vues des Phyficiens Minéralogiftes , qui les ont regardées comme matrice des métaux ; les Chymiftes feuls fe font exercés fur ces pierres uniquement par rapport aux opérations métallurgiques. Selon M. Delius, ce roc des montagnes eft la vraie matrice métallique. Voyez Matrice métallique. Cet Auteur ne s’eft pas moins attaché aux pierres qui fe trouvent dans les veines, filons & amas , mêlées avec du minerai, ou fans minerai , , & qui font différentes du roc formant la maffe de la montagne , ainfï que fur les différents changements qui fe rencontrent dans le roc de la couverture éc du chevet des veines, ôc qui déroutent fréquemment les Mineurs. M. Delius infifte fort fur l’importance dont il eft pour les Mineurs , de bien obferver Ôc connoître les rochers dans lefquels les veines ôc filons ont ordinairement leurs marches ou directions ; ce Savant en diftingue cinq efpeces, les roches-ardoifes, les roches fa-blonneufes, les roches cornées, les roches calcaires & les roches mixtes.
- Roc argilleux. y8p;
- Roc. Roche entière qui eft pleine dans toutes fes parties , qui eft fans ouvertures , ôc qui eft par-tout de même nature.
- Roc à gros bancs. Roc dont les feuilles font groffes.
- Roc boifé. Roc dont les feuilles font petites.
- Roc confus, dont les feuilles n’ont pas de bancs réglés, mais difperfés au hafard.
- Roc fêlé.Roche fendue : qui n’eft pas entièrement lié par les fentes , mais qui a quelques vuides,
- ou
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- DES MATIERES. ife?
- ôil qui eft rempli dune cfpece de terré molle > dans ce dernier cas, ce roc fe nomme Roc plein de Jîlons pourris.
- Roc feuilleté , dont les bancs font compofés.
- Roc à filon favonneux , c’eft-à-dire , rempli de ÏHatiere fàvonneufe.
- Roc ou Grès» Roc machuré. 778. Rocher gris» .Granité blanc, y96. Grifâtre , très-dur» 788.
- Roc noir ardoifé, brouillé. 79 6.
- Roc pourri , dont les bancs font défunis, & dont les intervalles ne font occupés que par des matières molles , favonneufes , ou des filons pourris. Roc de quartier, fervant de toît à la grande Mine» 796*
- Roc folide. Roc entier. Roche dans laquelle on ne reconnoît ni banc, ni couche.
- Roc à trouer. Mines métalliques. Couche d’ar-Hoife pauvre , placée dans le toît, au-delfus de la couche du minerai , & fur laquelle on prend quelquefois la hauteur que fi on veut donner aux gradins.
- Roc ( Pic de) 413*
- Roche. (Montagnes de la vieille ) Voyez Montagnes.
- Roches. On appelle ainfi des pierres compofées de caillou , de fpath, de mica , & quelquefois même d’autres pierres.
- Roche cornée. Su. Graeberg. Pierre que l’on Confond fouvent avec le granit, le fchifte corné * le geftell-ftein : fes parties effentielles , félon les temarques de M. le Baron de Dietrich , dans fes notes fur les Lettres de M. Fer ber , font du quartz , dans lequel il y a des taches ou des raies grofiieres de mica , féparées les unes des autres ; mais lorfque ces raies de mica font très-rapprochées , & que par là cette roche devient fehifteufe ou feuilletée , fiufage auquel on fiemploie pour les foyers lui fait donner le nom Geftell-Stein , fans pouvoir néanmoins appliquer ;cette même dénomination à la roche cornée , employée au même ufage , au défaut du vrai Geftell-jStein.
- Roche de Corne. Argille endurcie qui fait la li-fiere de quelques filons ; on défigne aulîi quelquefois par ce nom des cailloux ou pétro-filex. •[Voyez Petro-filex.
- Roche. (Fer de) Voyez Fer.
- Roche-la-Moliere en Forez, où eft la Mine de Charbon appellée Mine Sainte-Françoife , dont le jCharbon fe vend à Paris , fous le nom de Mine 1Royale. 586. Nature de qualité de ce Charbon. Idem. Par arrêt du Confeil du 27 Septembre 1747, il étoit permis aux Entrepreneurs de la Verrerie de Seve de tirer de cette Mine la quantité de Charbon nécelfaire pour l’exploitation de ladite V errerie. 675*.
- Roche. (Territoire d’Auzat en Auvergne): expérience pyrique fur le Charbon de cette Mine, i796. Au dire des Marchands, il efi: d’une qualité très-inférieure à celui des autres Mines du même Canton, Sc ne peut être employé dans la çonfommation de Paris.
- Roche faifant Carpe. S^9-
- Rocher , ou terre verte. Tourteau. Terre compare dans les Houillieres du Hainaut. 462,480.
- Rocher calcaire , ou fpatheux , ou calcinable , très-commun dans une partie du pays de Liegé , appel-lé , par les Ouvriers de Mines de Fer , Pays blanc.
- Rochers Quart\eux, très-volumineux, arrangés en lames parallèles , variés d’ailleurs , & entremêlés dans toutes les autres circonftances de cou-
- Charbon de Terre. II. Part,
- ches de pierres > de grès ou fablonneufês , de fehiftes noirâtres , de pyrites & de houilles. Ces rochers d’une fubftance vitrifiable & inattaquable par les acides , forment la malfe générale des montagnes & des vallées du côté de Franchimont au pays de Liege , & font d’une matière analogue a 1 argille ; les plus tendres fe réduifent meme en argille avec le temps. Tous les rochers du pays, tant les calcaires que les quartzeux , à l’exception de quelques portions fuperficielles renverfées accidentellement , y font dans un ordre très-régulier , félon l’obfervation de M. de Limbourg le jeune, & ils y gardent une fituation affez confiante ; le bord fu-périeur de leurs lames fe dirigeant en longueur de l’Eft à l’Oueft , & leur plan étant à peu-près perpendiculaire à fihorifon , comme fi ce n’étoit qu’une feulé & même mafTe très-étendue au loin dans le pays, & très-enfoncée en terre.
- Rocher fehifteux , dit par le même Auteur > rochér de matière vitrifiable, formant une partie du Pays belgique , qualifié par les Ouvriers de Mines de fer , Pays noir.
- Roches qui accompagnent lès Veines de Charbon dans le pays de Liege. V. première Partie. M. de Limbourg le jeune obferve dans un Mémoire préfenté à l’Académie de Bruxelles , que les rochers à Houille de ce pays font à la proximité des rochers calcaires, qu*ils font compofés de lames parallèles entr’elles. Roches qui accompagnent les Veines de Charbon dans le Fore%. 585. En Auvergne. 788. En Bourbonnois. 5*78. Dans le Comté de Durham. 382. De Tipton. 380. Dans la Mine de Wettin en Saxe. 447. Dans les Mines du pays Montais. 457. Du Hainaut François. 462* Du hyonnois, 706. D’Anjou. 747*
- Rochers. (Forage des) en Angleterre. Marché avec celui qui l’entreprend. 397*
- Rock Sande. An. Roc fablonneux.
- Roed Brecht. StJ. Fer calfant à chaud.
- Rok-Smal^en. G. Première fonte , ou fonte à dégroflir.
- Roh-Stein. ( Métallurgie. ) Matière impure Sc mélangée, qui s’obtient dans la fonte après le Roh-Smaizen.
- Roignons. 377. Voyez Mines. Roignons informes. Bouillons. Voyez Mines.
- Roijfe. Le. Armement de fafeines, maintenues par des planches, pour foutenir quelquefois l’intérieur des bures. 232;
- Roijfe le. (Penâage de ) perpendiculaire ou à peu^ près. 247. Dans la Mine de Littry. y6p. Demi-Roijfe. Idem, Tiers & quart de Roifle Id. FauJJk Roijfe. Le. 207. Roijfe oblique. Roijfe ouf dans les Mines de Dalem. 373. Faux Roijfe. Le. 207, Maître-Roijfe. Roijfe. Idem. Platteure de Roijfe Id* Les Roijfes appellées Drejfans, fe forment promptement en pendage de platteure : afin de parvenir à cette platteure d’une Roilfe ou d’une Veine oblique * nommée Tiers de Roijfe, il faut en fui-vant cette platteure approfondir au moins de 300 ou 400 pieds en fuivant la Roiife, avant qu’on arrive à l’endroit où elle fe dévoyé ea platteure ; Charbon provenant des Roilfes, 1170, font les meilleurs pour fiufage des feux dë Cuifine.
- Rokter. Hacher menu.
- Rôle ou plan minuté, pour procéder aüx Vi-, fîtes d’ouvrages fouterrains. Voyez Experts.
- Rolle. Defcente du puits. Bule du bure.
- Rollen. G. Longa Capfa païens.
- RolUs* Rollettês. Orbiculi, Poulies , en bois
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- TABLE
- chêne, 322 j ou de hêtre. Idem. Bois de Relie. 371 Relies du Bure. Le. 234, 237. Rolle du chat de Vallée. Le. _ 3°9‘
- Hofy en Bouîonnois, avoifinant les Mines de Charbon de terre concédées par Arrêt du Confeil au Duc d’Humieres, le 6 Juin 1741 : par un autre Arrêt du Confeil du 28 Septembre de de la même année , défenfe au Sieur Bucamps d’ouvrir dans Tes terres de Roiy & Aulnay, des Mines de Charbon de terre , à la diftance de deux cents perches de celles du Duc d’Hu-mieres.
- Rombaum. G. Sucula. Méchanique. Rouleau.
- Romaine (Bureau de la) à Rouen & au Havre, où les Maîtres de Navires, en vertu de l’Arrêt du Confeil du 11 Septembre 1714 , font leur déclaration , & repréfentent leurs connoiffements & chartes parties. Cette Douane eft appellée Romaine , de ce que cette forte de balance y eft particuliérement en ufage.
- Rond. ( Nombre )
- Rondelle. Virolle. (Hydraulique.) Voyez Bride. [Voyez Virolle.
- Rondelot. ( Houille en ) Rondelot. Gros Charbon. Gaillette. 484, 485. Se vend à Arras à la même mefure que le menu Charbon, cinquante-quatre fols, & neuf deniers aux Mefureurs.
- Rofette ( Cuivre de ) de Suede , entre dans la compofition de plufieurs agrès de Mine.
- RôtiJJage. Grillage. UJlulatio. G. Rojîung.
- Rocte.(Bois de) Dalem. 271. Voy.Clige.
- Rouen Stone. An. Pierre pourrie. 386.
- Rottices, ou routes de l’Areine. le. 273. Fourches de l’Areine. 280.
- Rouage. Rouet. Machine compofée , dont l’effet eft très-cunfidcrable. pzS $ les rouages ne font autre chofe que des Treuils , dans lefquels la puiftance agit fur la grande roue , à l’aide de fes propres dents ; ce qui tient alors lieu du cylindre , eft une roue dentée , beaucoup plus petite , adaptée fur l’axe ou tige de la grande roue, de maniéré quelle ne peut tourner que la grande roue ne tourne aufti. Pour diftinguer l’une de l’autre , on nomme la petite , un pignon ; fes dents s’appellent des ailes. 925. Voyez Leviers. Voyez Ailes. Voyez Pignon. Sous ce nom de rouage, on comprend dans une machine toutes les parties qui regardent les roues , les lanternes , les fu-ieaux j les pignons. Herna\ ou Machine à Rouage pour l’enlevement des denrées de quelques bures ; mu à bras , 236 , par des chevaux. 237, 69 £. V. Machines déextraction. Machines à Moulettes.
- Roue. ( Méchanique. ) Machine (impie confîf-tant en une piece ronde de bois, de métal, ou d’autre matière , & qui tourne autour d’un ailîïeu ou axe. Voyez Axe. Le même nom de roue eft fouvent donné aux poulies ou moulettes. Voyez Mollettes.
- Roue dans fon aijjieu. Machine compofée d’une roue attachée par les rayons à un Cylindre ou Rouleau, que l’on nomme Treuil , 8c qui eft appuyée par les extrémités. La puiftance eft ordinairement appliquée à la circonférence de cette roue , qu’elle fait tourner par le moyen de plu-fieurs chevilles perpendiculaires à fon plan ; le poids eft attaché à une corde qui tourne autour du treuil. Tel eft l’effet ou la propriété de cette machine. Voyez Rouleau.
- La Roue eft une des principales puiftances employées dans la Méchanique , & eft d’ufage dans la plupart des machines ; on lui donne diffé-
- rentes formes fuivant les mouvements qu*on veut faire donner , & fuivant l’ufage qu’on veut en faire. Les roues font diftinguées en Roues fîmpl?s & en Roues dentees. ' 9
- La Roue (impie ou proprement dite, eft Cell@ dont la circonférence eft uniforme , ainfî qUÔ celle de fon aifiîeu ou arbre, & qui n’eft point combinée avec d’autres roues. Telles font les roues de voitures. Roues des Voituret pour tranf. porter les Charbons de la Mine aux Magafins. 698. 862. Remarques générales fur la grandeur avan-tageufe de ces Roues. Idem. 863. Motifs de préférence pour les grandes roues. 864. C’eft pour les roues de voitures la même réglé que pour la machine appellée Tour ou Treuil , Axis in peritrochio ; en effet, la roue (impie n’eft autre chofe qu’une efpece de treuil, dont faifîieu ou axe eft repréfenté par l’aiflieu même de la roue, dont le tambour ou peritrochium eft repréfenté par la circonférence de la roue ; les grandes roues ( il faut entendre par là celles qui ont cinq ou fix pieds de diamètre ) , 864, ont l’avantage d’avoir leur centre à peu-près à la hauteur d’un trait de cheval, ce qui met fon effort dans une dire&ion perpendiculaire au rayon qui porte verticalement fur le terrein , c’eft-à-dire , dans la dire&ion là plus favorable, au moins dans les cas les plus ordinaires ; c’eft une remarque faite par M. l’Abbé Nollet, dans fes Leçons de Phyfique.
- Roues en Couronne, & Roues plattes Sc de champ, Roues dont le plan eft perpendiculaire à la partie regardée comme la bafe de la machine* 727. 1
- Roues dentées. On nomme ainfî celles dont (a circonférence ou les aiflïeux font partagés en dents qui engrenent dans des pignons , afin qu’elles puiftent agir les unes fur les autres , en s’engrenant dans des pignons , & fe combiner ; ce qui Forme une machine compofée très-propre à élever; de grands fardeaux. 924.
- La Théorie des roues dentées peut être renfermée dans la réglé fuivante : la raifon de la puiftance au poids , pour qu’il y ait équilibre 9 doit être compofée de la raifon du diamètre du pignon de la derniere roue au diamètre de la première roue s & de la raifon du nombre de révolutions de la derniere roue au nombre des révolutions de la première , faites dans le même temps j ou plus Amplement, le rapport de la puif-fance eft comme le produit des rayons des pignons au produit des rayons des roues : en effet, dans chaque roue & fon pignon la puiftance eft au poids comme le rayon de la première roue eft au rayon du pignon. Voyez Roue dans fon Aijjieu. Ainfî chaque roue donnant ce produit, le rapport de la puiftance fera au poids comme le produit des rayons des roues. 926. On voit par là combien une machine de roues dentées peut augmenter l'effort d’une puiftance. id.
- Les Roues multipliées font fouvent d’une grande utilité, ou pour aider, ou pour accélérer le mouvement ; néanmoins l’inconvénient qui en réfulte d’un autre côté par une plus grande quantité de frottements , peut quelquefois être tel, qu’ai ors cet inconvénient égale ou furpafle même l’avantage qu’on pourroit retirer de la multiplication des roues. 914, Les dents de ces roues font de hêtre pour l’ordinaire. M. Delius préféré le bois de chêne très-dur.
- Machines compofées de roues dentées. La plus grande perfeftion de ces machines eft, en géné-
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- DES MATIERES.
- ïaî 9 Üii point très-difficuitueiix ; on ne peut dans ces machines compter fur une précifion bien exacte ; il faut * pour ainfi dire , que le pignon & la roue ne failent Amplement que fe toucher*
- $2.y. Voyez Roues dentées.
- M. Camus s’eft attaché , dans fon Cours de Mathématiques, à déterminer la meilleure figure qu’on puifife donner aux dents de ces roues ; ainfi que ïe diamètre que deux roues qui engrenent enfem-ble doivent avoir relativement au nombre de leurs dents , & à la quantité de leur engrenage*
- UII3*
- Roue, dans les machines hydrauliques. G. Kunft i^ad. De différentes efpeces. Roues à aubes. 1034.
- Roues à pots, ou àaugets, 1048. La roue confidérée dans la méchanique comme un levier continuel, plus «lie eft grande , plus fon demi-diametre ou rayon eft éloigné du point de la charge , c’eft-à-dire, de l’anfe de la manivelle ; car plus le bras de la manivelle eft contenu dans le rayon de la roue, ou dans les diftances inftantanées de l’éloignement des godets, plus la puiffance de la roue devient con-fidérable, ou, ce qui eft la même chofe, plus la charge adaptée au tirant diminue ; & comme une
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- latéralement -, 8c eft toujours pôïté dans les tuyaux. Lorfque cette caillé fert d’afpirateur > on adapte ces mêmes tuyaux à l’ouverture où elle afpiroit dans le premier cas, & à la fuperficie 3, ainfi que le tuyau par lequel eft pouffé le mauvais air afpiré. Cette machine a aujourd’hui la préférence fur toutes les autres , parce qu’elle peut être placée par tout fans grands inconvénients $ que fon mouvement demande peu de force, & qu’on peut, avec elle , fe procurer de l’air frais fans interruption.
- M. Delius remarque qu’il eft néceffaire quelle foit placée dans des endroits où elle puifife afpiref & pouffer toujours un air frais \ car fi elle afpiroit un air mauvais , elle augmenteroit celui que l’on veut extraire de la IV ine. Lorfqu’au contraire 9 ces machines doivent être afpirantes, il eft effentiel de les placer de maniéré que l’ait afpiré puiffe fe communiquer tout de fuite avec celui de la fuperficie , fans pouvoir s’introduire de nouveau-dans la Mine ; en conféquence il faut , quant aux machines foufflantes , les placer dans l’endroit où l’air de la fuperficie entre dans la Mine , & les machines afpirantes dans l’endroit
- grande charge contient beaucoup plus d’eau, que par lequel l’air fort de la Mine.
- le poids de l’eau 8c fon éloignement de la charge , compofent toute la force de la roue ; il eft évident qu’une grande roue a beaucoup plus de force qu’une petite, toutefois lorfque les manivelles font d’une même proportion ; par cette même raifon les roues des machines hydrauliques dans les Mines , font prefque toutes de cinq ou fix toifes de hauteur.
- Roue à chûte fupérieure , & Roue à chûte inférieure \ ne different les unes des autres, qu’en ce que les premières reçoivent leur mouvement de l’eau qui tombe dans les godets fupérieurs, êc qui y refte jufqu’à ce qu’elle fe décharge inférieurement. L’agent des roues à chûte inférieure eft l’eau venant à choquer obliquement contre les godets ; mais comme dans ce cas il faut un plus grand volume d’eaux, ce qui eft rare à avoir auprès des Mines , les roues à chûte fupérieure font les plus ordinaires. L’établiffement de ces
- Rouergue, Province de France, abondante en Charbon de terre» 5*31. En 1763 , il y en avoit une quarantaine de Mines ouvertes 9 dont la fouille datoit , pour la plupart de 30, 40 ou yo ans 3 le Charbon s’y maintenoit alors à un prix plus modique que dans aucunes Mines connues ; elles font travaillées par percement de j^uf. Les Con-ceflionnaires qui, aux termes de l’Arrêt du 1 y Février 1763 , dévoient fe mettre en état dans un an, à compter de cette date , de faire le fervice du public , fe font trouvés convaincus par procès-verbal fait en vertu d’un Arrêt du Parlement de Touîoufe , n’avoir extrait, dix-huit mois après l’obtention de leur Conceflion , que 778 comportes de Charbon , dont 300 feulement étoient d’affez bonne qualité , malgré le travail ‘de foixante hommes par jour, depuis le mois de Février 1774 , jufqu’au 4 Septembre 5 voyez la différence de ce que les habitants faifoienfi
- machines demande donc au préalable un nivelle- charger année commune. 73 8.
- ment exaéfc de la pente de l’eau, pour déterminer à quelle hauteur on peut s’en procurer pour déterminer le choc de l’eau contre les ailes, connoître la quantité d’eau qui arrive dans un tèmps donné, afin de conftruire l’éclufe en conféquence. Les différentes conftrudions des roues à chûte inférieure, font décrites dans M. Delius ; elles different principalement de la conftruéfion des roues à chûte fupérieure en ce| que leurs ailes font drelfées en ligne droite , & correfpon-dent aux rayons.
- Roue à foufflet. Roue centrifuge du Do&eur Etienne Halès. Voyez Soufflet.
- Roue à vent. G. Focher. Tambour à vent. Ma-
- Rouet. Rouage. Voyez Rouet. t
- Rouet. Charpenterie , affemblage de madriers , fur lequel on affeoit la maçonnerie des puits, que l’on affied bien de niveau dans un puits que l’on approfondit, 8c fur lequel on établit la maçonnerie : dans la conftruéfion indiquée par M. de Genffane , Article XXI du Régleraient qu’il propofe. Les madriers dont il eft compofé ont quatre pouces d’épaiffeur fur une largeur à peu-près égale à celle du mur que l’on confiruit dans le puits , & d’un diamètre pareil au diamètre de cette foffe, félon que le puits doit être profondé en dragans ; ce rouet doit être double 8c affemblé avec de fortes chevilles : fi au contraire
- chine ufitée depuis long-temps en Allemagne pour on veut faire le puits par un travail en fous-oeuvre, porter de l’air dans les Mines , & repréfentée le rouet doit être fimple ; & pour uh puits de dans toutes fes parties parmi les Planches de M. fix pieds de diamètre, il doit néceffairement être Delius ; cômpofée d’une cage ou d’une caifle compofé de fix madriers de trois bons pieds de
- renfermant dans fon intérieur une roue à aîles, adaptée à un arbre cylindrique, dans lequel il y a une manivelle enchaffée qui fe meut à bras d’hommes. L’air eft mis en mouvement circulaire, & en s’éloignant vers la périphérie, s’introduit dans des tuyaux adaptés à la cage ,* l’air contenu dans le milieu étant exténué, l’air extérieur entre fans ceffe par des ouvertures placées
- longueur en-dedans , & de la largeur du mur 9 & ces pièces ne doivent pas être affemblées.
- Rouet à fufü des Houilleurs Anglois. Flint MïlU . 4 02, 69$,*
- Rouge , ( Craie ) fanguine. Heinatite, tête vitreeê Voyez Tête vitrée,
- Rouge fin d’Angleterre. Brand, Voyez Mica fer* rugineux.
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- ;^oS
- TABLE
- J
- Rouille firru?ine#fe , (Teinte nuancée de ) formant le fond de la couleur de la première couverture de la Veine de Fims , appellée Baume.
- Voyez Baume, Voyez Ocre, Voyez Safran
- de Mars. Voyez Tabac.
- Rouilleux. ( Charbon ) Panaché. Lithantrax rubi-ginofum j feu rubigine obfeletè variegatum ; à Grâce , près Monteignée , au pays de Liege , on tire une Houille maigre de ce genre } c’efl: la feule que je connoiffe
- Rouleau. Radoir. Outil. Voyez Radoir.
- Rouleau. 696 , 697, Tambour fur lequel tournent les cordes, cables ou chaînes } les plus petits ont ordinairement de quatre à cinq pieds de diamètre, de fept pouces d’épaifleur, & la canelure cinq pouces de large , fortifiés de cercles de fer. Voyez Moulinet, Voyez Treuil. Les rouleaux de grand diamètre caufent de petits frottements ; les petits rouleaux, au contraire , en produifant de grands, on doit éviter de les employer. Les conféquences du frottement des cordes fur les poulies fixes , influent fur la réfiftance que font les cordes à être pliées. 917. Des expériences faites par M. Amontons , pour con-noître ce frottement , il rélulte principalement que la réfiftance qui vient des rouleaux diminue en raifon inverfe de leur diamètre. Si on a une corde d’une ligne de diamètre à laquelle foit fufpendu un poids d’une livre, & que cette corde faite un tour fur un rouleau d’un pouce de diamètre , il faudra le poids d’une once , ou la fixie-me partie du poids que foutient ici la corde pour furmonter lu réfiftance à fe courber : d’où il fuit que fi , par exemple , le poids étoit de 400 livres, la corde de 8 lignes de diamètre , & que le diamètre du rouleau ou de la poulie fixe eut q pouces, on auroit pour la réfiftance 640 onces ou 40 livres , qu’il faut ajouter au poids de 400, pour furmonter cette réfiftance. 920. La raifon de cette réglé eft que la réfiftance d’une corde d’une ligne de diamètre, avec un poids d’une livre fur un rouleau d’un pouce , eft à la réfiftance d’une autre corde, comme une once eft au produit du diamètre de l’autre corde par le poids qui la foutient divifé par le diamètre du rouleau, puif-que , fuivant les expériences , lés réfijlances font en raifon compofée de la raifon direBe des poids,
- de la raifon inverfe du diamètre des rouleaux,
- Voyez Cordes.
- Round Houfe. An. Hutte à air.
- Rouverain. (Fer) Fer plein de craffe, difficile à fouder , qui fe cafle à chaud lorsqu’on le travaille,
- (Voyez Fer.
- Royal. ( Dixième) An. Royalde. Droit Régalien, Privilège Royal. Jus Proœdrice. Droit du Roi fur métaux. V. au mot Souveraineté. Ordonnance du Roi Charles VI, faite au Grand Confeil en 1413 fur ce fujet , & fur l’exclufion des Seigneurs à y prétendre. Voyez PermiJJion indéfinie par les mêmes Lettres d'exploiter par-tout, à la charge de fatism faire au droit du dixième.
- Don du Dixième pendant les cinq premières années , déterminé au Sieur de Roberval dans les Lettres de Henry ... du dernier Septembre 1748 ; au Sieur Julien pendant les quatre premières années , par Lettres de François du 29 Juillet 1 5 60.
- Toutes perfonnes contraintes au paiement du Dixième, & pour cela foumifes à la jurifdiélion des Juges députés pour le fait des Mines par les ipêmes Lettres. Défenfes à tous Officiers & Particuliers de s’approprier le droit du Dixième, &
- de s’exempter de le payer , par Lettres de Charles IX du premier Juin 1962. Ordonnance 'du même , du mois de Mai 1563 , qui foumet toutes fortes de perfonnes au paiement du Dixième. Les droits de Dixième qui n’ont pas été payés, déclarés ufurpes, par Lettres de Charles du 2,& Mai 15*63.
- Ordonnance de Charles IX du mois de Septembre l><53 , qui défend au Parlement & à tous autres Juges de connoître des différents fur le droit de Dixième.
- Don du Dixième pour fix ans au Sieur Vidal, par Lettres de Charles du 28 Septembre 1568, Don & odroi du Dixième à la Compagnie Ga-labin, par Edit de Février 1722. Arrêt du Confeil du premier Mai 1731 , qui révoque ce droit. Arrêt du Confeil du 14 Mai 1746, qui difpenfe le Sieur Blalon de payer pendant cinq ans , à compter du 3 Décembre 1744 » au Fermier du Domaine le quint denier au muid du gros Charbon de terre , & le Dixième au muid du même, provenant des Mines qu’il fait exploiter dans fa Seigneurie de Blalon.
- Royaltie• Privilège Royal. Droit Régalien. Jus
- procedrice. t
- Royaux. ( Chemins ) On doit s’en éloigner dans
- les ouvertures de Mines.
- Royon. Coupure. Le. Reuillon pour fuppléer au peu d’épaifleur des Veines dans l’exploitation, quelquefois pour fervir de canal aux eaux, &c.
- 291, 272, 248.
- Royons. Le. Cerceaux, bandes de fer defti-nées à renforcer différentes cailles qui entrent parmi les agrès de Houillerie , comme les bâches & autres uftenfiles de ce genre. 224,
- Royteu. Fiqueur. 210,909. Voyez Piqueur, Rubble. Rubly. An. Pierreux.
- Rubiginofum. ( Lithantrax ) Verficolor. Voyesi Charbon Rouilleux panaché.
- Rubish. An. 750®
- Rubly. Rubble. Jam.
- Rubord. Charpenterie , premier rang de plan-; ches ou bordages d’un bateau qui fe joint à la femelle , & qui eft la première piece du fond du bâtiment.
- Rule. An. Ruler. Squere. Equerre. 213. Rulle: 373. Monter un Rulle. Le. 369 ,21 , c’efl:-à-dire , monter directement en pendage de Veine. 213, 373. (Bouteur de) . . 390.
- Run. Commerce de riviere. Terme, employé dans les anciennes Ordonnances pour fignifier rang. Voyez Rang.
- Rupture de Gaqon. 285* Le. Efpece de Dernier-adieu que donne au Hurtier ou Maître de la fuperficie , celui qui entreprend un nouveau bure ; c’efl: ordinairement une piece d’or, qui eft un ducat. Cela s’appelle donner quelque chofe pour la rupture du gaqon. 322*
- Rufbruch. G. Première entaille ou entame dans une veine attaquée avec l’outil } ce qui revient affez à ce que les Houilleurs Liégeois nomment choxque. Voyez Choxque.
- Ruftine. Tuyere. Timpe. ( Métallurgie. ) Voyez Timpe.
- Rutrum. Bêche. Hoyau. G. Fruck.
- Ruwalette. le. Ouverture de taillements. Le, Petit canal pour Vairage dans un burtay, 248 , ou petit canal pour fairage. 29J-
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- DES MA
- S
- A s L£ 5 mélangé ordinairement dans les gîaifeâ & dans les argilles, 378, & dans les Mines de Charbon. Voyez Claylands.
- Sables. ( Argilles ) Voyez Argilbes-Sables.
- Sable d’Alluvium des bords de l’Efcaut, employé à faire des briquettes. 48 7.
- Sable bouillant. Les Travailleurs en terre nomment ainfî une efpece de fablon qui fe trouve dans les marais , & au travers duquel l’eau fe fait jour quand on marche fur ce fable.
- Sable gras. Sable coulant. Glarea mobilis. 378 , 317. Sable des Fondeurs. Sable à faire des moules. An. Form Sand. Idem.
- Sable à mouler. Sable des Fondeurs*
- Sable pierreux de la Mine du Roi Adolphe Frédéric , fin, d’un jaune clair , de fix à neuf pouces d’épaifleur , entrelardé de molécules d’ar-doife noire ou charbonneufe ; cette pierre de fable ne fe fond point, mais fe divife îorfqu’elle a été chauffée & refroidie. Voyez Lapis Arena-ceus glutine argillaceo.
- Sable foufreux qui fe trouve quelquefois dans le Charbon de Wettin. 447*
- Sable verd , noirâtre , compofânt une couche folide des Mines de Charbon du pays Montois, & qui a l’air d’être volcanifée. 436, Autre fable yerd dans les mêmes Mines. 437.
- Sable vitrifiable, anguleux, & rude au toucher , commun dans quelques plaines de la banlieue de Liege , & notamment dans celle où eft placée la Citadelle. M. de Limbourg le jeune , dans un Mémoire envoyé à l’Académie de Bruxelles , remarque que ce fable &c le fleny y font arrangés en couches horifontales de peu d’épaiffeur , fous le rocher ; dans cette partie du pays, c’eft-à-dire, près la Citadelle, les fables y font mêlés d’une forte de craie.
- Sable ( Conflruffiion à chaux Cf à ) pour les murs d’étai des galeries. M. de Genlfane con-feilîe de faire ufage du mortier de M. Loriot.
- Sablonneufe ( Argille ) ordinaire dans les Mines de Charbon. 45*6. ( Couche ). 872.
- Sablonneufe ( Pierre ) d’un gris-blanc , fouvent mêlée avec du mica ferrugineux noir ; elle n’a pas ordinairement de feuilles, ou elles font fort épaiffes} dans fa rupture elle eft très-feche au toucher, & grenue ; tantôt elle eft peu dure, tantôt moyennement dure, & donne du feu quand elle eft décidément dure. ( Terre. ) Ainfi nommée de la quantité de fable dont elle eft compofée : elle admet facilement l’eau j mais elle s’y filtre, & n’y refte pas. Voy. Sand Stone.
- Sac pour extraëlion. Sorte de poche, faite d’une piece de toile ou de cuir coufu par le bas & par les côtés , ouvert feulement par le haut pour mettre dedans ce que l’on veut.
- Dans quelques Mines métalliques , les facs employés à l’enlevement du Minerai du fond du puits , font de cuir de bœuf & garnis de leurs poils , ce qui les rend d’un fer vice d’alfez de durée. M. Delius eftime qu’ils font à employer de préférence à des cailfes dans les puits larges, perpendiculaires, qui ont peu ou point de boi-fage , & qui ont peu de profondeur. Il y a de ces facs , de deux grandeurs différentes} les grands contiennent deux quintaux, & les petits, fix.
- Dans les Baritels à eau , le nombre de facs à extraire ne peut point fe fixer, comme on fait avec le baritel à chevaux , attendu la néceflité
- Charbon de Terre, II, Part.
- Tl ERES. t$ ©p
- où l’on eft d^économiief très-foïgftéufeffient les eaux pour f ufage de beaucoup d’autres machines, car plus les godets fe remplirent promptement * plus l’eau fuit ou court , plus la roue tourne » & plus on enleve de facs. Voy. Seaux-.
- En Angleterre on fe fert pour vuider les eauït de facs de cuir, qui s’enlevent avec des Cordes :
- 11 eft de ces facs qui contiennent 8 ou 9 gallons. A Bralfac le Charbon s’enleve de la Mine dans
- des facs qui fe tranfportent, à dos d’âne, au Port d’embarquement. 791. M. de GenfTane , Article XXXVI de fort Reglement, improuve l’enîeve-ment des Charbons dans la Mine avec des facS 5 cette maniéré eft, félon lui, difpendieufe à la longue , & il obfervë qu’elle brife le Charbon.
- Sac , pour Mefure. A Nort ou Niord en Bretagne , on compte que la pipe eft compofée dé trois charges de chaque cheval, ou fix^facs. 544» Le chaldron de Charbon de terre fur la Ta*-mife, pour y être vendu, doit être compofé dé
- 12 facs ou 36 boifTeaux. 437. Voyez Boiffeaü. Sacrée (Houilliere ) dans le Comté de Naffiufi
- près Charlôroy, ainfi nommée du nom du Propriétaire qui en avoit aufli fait la découverte. 433-Elle eft aujourd’hui la moindre du pays , & tiré à fa fin,
- Sacuka. Su. Flancher, incliner, pendre;
- Sadourny. Voyez Mine de la fojje en Auvergne Sajlor. Voyez Safre.
- Safran de Mars. Ocre. Fer ainfi réduit par l’humidité.
- Safre. Saflor. Cobalt réduit en verre pülvérifé £ on vend aufli fous ce nom le cobalt après qu’il a été rôti, mais mêlé avec deux ou trois parties de cailloux ou de quartz calcinés. Sa calcination peut s’exécuter au feu de Charbon de terre, 1271 * qui ne peut pas non plus nuire à fa vitrification, 1232. Moyen propofé par M. de Genflane pour remédier à cet inconvénient, dans le cas où il adroit lieu. Idem„
- Sajft. (Ert) G.Guhr. Succüs rnineralis. V. Guhr* Saignee dans les Mines du Hainaut François 9 eaux fortant des rochers par des fentes ou coupes* 463. Saigner les eaux. Le. 287. Saigner l’areinew . 281,
- Saignée (Médecine chirurgicale) à la jugulaire Sc au bras, utile, félon quelques cas particuliers * pour fecourir les Houilleurs noyés, ou fuffoqués dans les Mines, 996, ioou
- Saint-Andeol. ( Charbonnières de ) Voyez Char* bonniere. Sainte-Croix , près Sainte-Marie-aux-Mines, endroit où ^’on a découvert du Charbon de terre vers 1772. Voy. à Vexplication de la Planche XIII. Saint - Etienne en Forez. ( Charbon de ). Comment il fe comporte au feu. 386* Sainte-Florine , Territoire de Bafle-Auvergne, riche en Charbon de terre, où étoit établie une Compagnie Royale, f88. Saint-Genis-terre-noire 9 dans le Lyonnois , où eft la Montagne de feu, 383. Saim^Jean-de-Bonnefond , en Lyonnois : le Charbon de cet endroit eft très-mélangé de matières terreufes , qui le re-ndent plus difficile â brûler. Saint-Hubert, près Sarbruck en Alface, Mine de Charbon. Saint-Georges (Charbon de) en Anjou. Son poids. J162. Sa netteté. 1163 9 11Ô4. Sa qualité, 764, inférieure pour les Verreries à celui du Forez.
- Saïnt-Leger-des-Vignes , (Parôijfe de) fur îe bord de la Loire , en Nivernois, où font les magafins de Charbon des Mines de Decize. 377.
- Saint-Severe. ( Carreau de ) Efpece de granité
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- TA B LE
- IflO
- aflez fréquent dans les Mines de Charbon. 578.
- Saijie, Confifiation prononcée ( par l’Edit de Henri du 16 Septembre iy$7 ) des Mines travaillées & exploitées fans privilège , congé & permiflion expreffe du Roi , toujours relativement au droit de Souveraineté , c’eft-à - dire , afin que les droits de Dixième , comme il eft porté dans ce meme Arrêt, foient pris , perçus & reçus franchement à l’avenir. Voy. Ufurpation. Confifcation de Charbon de terre j cas où elle a lieu à Liege. 327. A Paris. 671 , 67;.
- Saifine. ( Jurifprudence ). PoJjeJJion. (Décretement de Saijine ). Le. 319, 321, 3 27. ( Obtention de)
- 321,327.
- Salaire des Ouvriers de Mines de Charbon , en différents pays. Dans la Mine de Bofrups en Suede , varié à raifon des circonftances. 8315. De Newcafîte. Dans la Mine de Carron. 396. Dans celle de tValker. 83 6. Salaire des Ouvriers foreurs en Angleterre. 397. Au pays de Liege. 83 6. Réglement du Prince Jean Théodore , pour la régularité du paiement des Ouvriers, fans qu’il puiife leur être retenu. 346. Dans les Mines du pays Montais. 45*8. Dans les Mines du Saumurois. y 3-6. Obfervations pour fe régler fur cet objet. 836, 346.
- Salaire des Chableurs. Voyez Chableurs.
- Salband. G. LiÇiere de veine , écorce du filon. Lapis tunicatus 298. Les Mineurs Allemands appellent Salband , la fubftance foflile placée entre le filon & la roche , ce qui donne l’idée de l’enveloppe ou de l’écorce du filon ; il fignifie aufli la ddpofition ou l’arrangement des pierres en général ; mais le mot falband défigne plus particulièrement la partie de roche qui borne les filons par les deux côtés , ce que Ton exprime par le mot Lifiere. C’eft une efpece de pierre qui n’eft ni trop dure , ni trop tendre ; il y en a cependant qui fe trouvent être de la nature de la pierre cornée, 746 , & alors on l’appelle Bejieg. Voyez Bejieg ; ou du jafpe. Mais communément les Salband font argilleufes & terreufes. Elles renferment & contiennent fouvent des métaux, & reçoivent les exhalaifons & les vapeurs métalliques.
- Sale. (Houille ) Le. Charbon menu. 483*.
- Saler. Le. Journée du Maître Ouvrier. 36. Voy. Schicht.
- Salines ou Saulnerie. On peut y employer le feu de Charbon de terre , 1296 , comme
- cela fe pratique dans quantités d’endroits. Idem. Qualité de Houille convenable à cet ufage. Id.
- Salpêtrieres. En Suede on fe fert du menu pouflier du Charbon de Boferup, mis en pelottes, pour les Salpêtriers , & on obferve qu’elles y entretiennent une cuiffon plus égale que le feu de bois ; on y a l’expérience que dans un chaudron de Salpêtrière , de la teneur de 8 tonnes, 38 féaux de liqueur, peuvent être réduits dans l’efpace de vingt quatre heures en falpêtre , avec «ne & fept neuvièmes de tonnes des plus petits .Charbons.
- Saltfioeftrand ( en Suede. ) A yo bralfes vers l’Eft du côté de cet endroit , & à 19 cents bralfes au Nord de Helfenborg, des Ecolfois ont exploité une Mine de Charbon vers le milieu du liecle dernier ; ces travaux ont été ruinés par les troubles de la guerre. On y voit encore des puits de 16 à 18 bralfes de profondeur.
- Sand(Form.) Sable des Fondeurs. Sable à jnouler ? ou a faire des moules.
- Sand Stone. Pierre de fable.
- Sanguine. Craie rouge. Pierre hématite. Tête vitrée.
- Santé. Les inconvénients qu’éprouvent du côtd de la fanté les Ouvriers de Mines , fouvent éloignés des Paroilfes & des Villages, ont été prévus par l’Arrêt du Confeil du 14 Mai 1604 , pour l’entretien d’un Chirurgien , & les différents fe-cours. 977. Cet Arrêt fixe fur la maffe entière de tout ce qui revient de bon & de net, la retenue d’un trentième pour l’entretien d’un ou deux Prêtres, à l’effet de dire la Meffe , d’adminiftrer les Sacrements , &c. Recherches & confeils de Médecine fur les maladies & accidents qui mettent en danger la fanté & la vie des Ouvriers de Mines. 977. Voyez Secours. Effet du chauffage de Charbon de terre fur la fanté. ( Mèm. 8. ) Réflexions fur quelques Artifants expofés journellement à la fumée de ce feu. ( Mém. 9. ) Voyez Vapeur.
- Sapin ( Bois de ) employé quelquefois à l’étançonnage des puits , défapprouvé par M. de Genfi* fane. ( Art. XIX de fon Réglement, ) comme ayant le défaut de fe pourrir.
- Sapine. Sapinière. Bateau pour voiturer le Charbon de terre. Sapine d*Auvergne lur VAllier. 998 9 688. Leur conftrudion , leur dimenfion, leur premier prix de conftruéHon. Idem. Leur charge en partant de Braffager. Id. Leur contenance. 688. Ce qu’ils rendent à Paris. 798, Sapines du Forez. Leur charge. 7 Idem.
- Sappe. Haivay. Le. 219.
- Sarbruck en Lorraine. Près de cette ville, il y a eu une Mine de Charbon qu’on a été obligé d’abandonner à caufe du feu , que l’on prétend
- être encore flans fon intérieur.
- SariJJa. Hou. Hoyau. Voyez Hoyau.
- Sarrolay , au pays de Dalem. Couches qui couvrent les Mines de Charbon de ce quartier. 371. Détails particuliers fur les membres de Charbon , 372 , fur leur exploitation. 373.
- Saverien. Membre de la Société Royale , au-
- jourd’hui Académie Royale des Sciences, Arts & Belles-Lettres de Lyon, Auteur du Didionnaire Univerfel de Mathématique & de Phyfique , ou l’on traite de l’origine , du progrès dé ces deux fciences , & des arts qui en dépendent, &c, 2 Vol. in-40. Ouvrage dont nous avons emprunté beaucoup de définitions de Mathématique & de Phyfique.
- Savon. ( Ecaille de ) An. Soupe, Sope Seal. Terre argilleufe qui fe trouve dans les Mines de Charbon. 37 8.
- Savon noir. Savon liquide , défigné par fa couleur, afin de le diftinguer des favons blanc3 ou folides , & dont la fabrique différé
- particuliérement , quant à la partie graffe employée dans fa compofition , en ce qu’au lieu d’huile d’olive , on y fait entrer différentes efpeces de graifles communes que fourniffent les cuifines, le flambart des Chaircuitiers , ou des huiles de poiffon , des huiles de colfat & autres de cette efpece , qui le rendent d’un prix médiocre, & plus propre par fa confiflance que les favons folides, à fervir de cambouis pour grailler. 926.
- Savonneux. (Bitume faftice ) Eau minérale favon-neufefadice.928. Maffe favonneufe minérale fadice
- 1121.
- Savonneries. Rondelot ou gros Charbon favorable pour ces Manufadures. 484»
- Saumurois, ( Mines du ) donnent deux qualités de Charbon, 546.
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- DES MATIERES.
- Sâut â^utîe Veine , changement de pofition de Couche , de maniéré qu’une de Tes parties s’élève , & l’autre s’abaifle , ce qui s’exprime en difant * que la couche ou la veine fait un faut, M. Delius obferve qu’en général les étranglements , écarts & fauts de veines Te rencontrent rarement ou point du tout dans les veines qui fuivent leur direction entre deux efpeces de roc ; qu’ils n’ont pu arriver que dans deux efpeces de rocs , puifque la crevaffe a toujours dû fuivre l’intervalle des deux rocs qui n’ont pu être liés intimement , 8c que les crevaffes n’ont pu les croifer, mais ont dû nécelTairement finir à fa rencontre ; de cette maniéré il eft évident que
- 3e faut de la veine n’a pu avoir lieu. 506 ,
- 870. Saut de mouton* Rihoppement. 3°9>
- Sautereau. Table de bois, dont on fe fert pouf le boulage dans les Mines du Lyonnois. 5*14.
- Son ufage. Idem.
- Sauve-garde. Lettres par lefquelles un partie culier eft mis fous la protedion du Roi, avec défenfes à toutes perfonnes de le troubler. Le Roi Henri II, par fon Ordonnance du 10 Octobre 17y 2 , après avoir attribué à fon Confeil privé la connoiiïance de tout le contenu dans ladite Ordonnance , déclare prendre 8c mettre le Sieur Roberval , fes Commis 8c Députes , Aftociés, 8c tous ouvrants , befognants & trafiquants les Mines & ce qui en dépend , tant leurs perfonnes , fa-milles , que biens quelconques en fa protection 8c fauve-garde fpéciale, 8c afin que le Sieur Ro-Roberval puifïe en toute fûreté 8c liberté continuer lefdits ouvrage , le Roi défend à tous fes fujets & autres qu’il appartiendra , de violer ni enfraindre cette fauve-garde , fur peine d’être punis comme défobéiffans 8c rebelles.
- Saq, Bied. ( Conftrudion d’éclufe ). Comme les bieds & les éclufes forment un niveau toujours le même, il eft impoflible de ménager l’eau, 8c on eft obligé de remplir ou vuider l’éclufe, fui-vant la route des bateaux jufqu’à la hauteur, ou ^ bas du bied dans lequel ils entrent ; le feul ouvrage pratiquable , eft ( quand il fe préfente des bateaux montants 8c defcendants ) d’emplir l’éclufe pour les bateaux defcendants , & de la faire fervir vuide aux bateaux qui montent.
- Scabini, Officiers repréfentants autrefois les Echevins pour ce qui concernoit les marchandifes venant par eau à Paris. 647. Magifter Scabino-rum , ancien Chef des Officiers de la Confrairie des ‘Marchands fréquentants la riviere de Seine.
- Idem.
- Scalæ. G. Farten. Scanforiæ Maehince.
- Scandulares ( Funes. ) Cordages.
- Scanforiæ (Machinæ. ) 'Echelles.
- Sceau, Scel. SigilLum. Par l’Arrêt du 14 Mai 1604 , les fignatures & fcels du Grand-Maître étoient approuvés 8c authentiqués , comme feings & fcels des Officiers du Roi ï il étoit défendu en conféquence à tous Tabellions & Notaires de paffer aucun Contrat pour le fait des Mines 8c ce qui en dépend, fans que le Grand-Maître eût figné à la minute.
- Sceau, ( Frais du Sceau) à la grande Chancellerie , pour les Arrêts du Confeil : l’Auteur de la découverte d’une Mine de Charbon dans la montagne de Soyeres, en 1770, en a été exempté, & du droit de marc, qui étoit alors établi. 728. Voyez Soyeres. *
- Scédalie. Montet. Dd puech ardent. 5*31,
- 15 î 1;
- Scédule. Dans lés Couturfteâ Scheâule j dans l’ufage ordinaire Cédule ou Scédulei Infirumentum. fign ifie en général toutes fortes de fignatures ou d obligations fous feing privé, 8c mêrfte des bre* vêts d’aéte paffé par-devant Notaire» Scédulei Style de ^ Liege* Afalle% Mémorial. Tableau% Donner fcédule. 349, Fournir à la fcédule. 326 » Envoyer fcédule. Id. 340. quand elle eft envoyée a plufieurs, c eft ce qu’on nomme Alàge à tou , Alage à T entour, 327. Voyez Afalle,
- Scénographie. ( Terme de perfpe&ive. ) Repré-Tentation d’un objet élevé fur . le plan géométrique. On ne voit pas quelle puiffie être d’ufage pour donner une idée nette des travaux fouter-rains ; la Scénographie ne peut bien s’exprimer ou être fuppléée que par une ma fie d’argille fraîche , dans laquelle on entailleroit les différentes routes, comme elles le font dans la Mine» Voyez Perjpeftive.
- Schacht. Sax. Puits. Schacht. ( Kunft. j Puits à machine. Walfer Schacht. Puits pour tirer les eaux» Le. Puifeux. 2yxA
- Schaft. G. ( Air. ) Puits à air* 388»
- Scallen. G. Cru fa. Ecaille.
- Schaujfel. Batillum. Pelle de bois*
- Schedule* Scédule» Cedule. Afalle* V* Scédula Scheibe. G. Orbis. Scheiben daruf-die augh gehn% Orbiculi. Poulies.
- S chef. An. Terre primitive.
- Schelly Veine. An. il$6i
- Schicht. G. Work, journée d’Oüvriers. Ouvrages. Tâche d’Oüvriers*
- Schicht-Wajfer. G. Eaux de couches fuperficielless Schîjfer Stein, Charbon de terre ardoiié. 420*
- Schife. Pierre feuilletée. 7 jM. de Limbourg le jeune, dans fon Mémoire pour fervir à l’Hif-tolre Naturelle du pays Belgique , remarque qu’entre Liege 8c Franchimont , les lames de fchiftes bruns font fouvent renverfées prefque perpendiculairement fur les lames des Schifes caU caires.
- Schife corné. M. le Baron de Dietrich , dans fa traduélion des Lettres de M. Fer ber fur la Minéralogie 8c fur l’Hiftoire Naturelle d’Italie , penfe qu’on ne devroit appeller fchifte corné que l’efpece de pierre dans laquelle le quartz eft intimement lié avec le mica , de façon qu’on ne peut les diftinguer l’un de l’autre à la vue.
- Schifeufe ( Gangue ou matrice ) du Charbon de terre , n’eft toujours qu’une argille durcie 9 alumineufe 8c feuilletée ; bitumineufe , lorfqu’elle a été imprégnée d’un acide vitriolique, & fétide , lorfqu’elle a été imprégnée d’acide marin.
- Schifus Phlogiflicatus. G. Brand Skiffer. Schlachten. G. Voyez Sincken.
- Schlauch. Sax. Embouchure.
- Schlejf. Traha. Schlite. Traîneau.
- Schlich. Chlique. G. Minerai en poudre lavé 8c préparé de maniéré qu’on n’a plus qu’à le faire palier au grillage pour le porter au fourneau*
- 12324
- Schlite. G. Schlejf. Traha. Traîneau.
- Schluter, Auteur du Traité de la fonte des Mines, (traduit par M. Hellot) nommé Receveur duDixieme des Mines, pour récompenfe de ce qu’il avoif trouvé le moyen de diminuer la confommation du bois pendant qu’il étoit Diretfteur des Fonderies du bas Hartz.
- Schmirgel. G. Pierre d’Emeri*
- Schoads. Voyez Mines «
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- TABLE
- ïjta
- Schojfer. Sax. Barres fermantes. ^ 1043.
- Schram. C Eimtlifchen ) S ax. Découvrement propre.
- Schrambergt. G. Montagne d’une nature à pouvoir exploiter commodément les Mines par des guides , le long des filons métalliques.
- Schrambre. G. Rigole. Canal.
- Schraube. G. Cochlea. Vis,
- Schrejber (berg.) Scriba. Juratus acfuarius me-talhcus. 815.
- Schrood , Province de Wetfex en Angleterre. K Charbon de terre de ) Sa propriété d’amollir le fer , remarquée par les Ouvriers. 419.
- Schuhe. Sax. Garniture de fer.
- Schurf, G. Trous que les Ouvriers font de diftance en diftance, dans la recherche de la tête d’un filon,
- Schwebend. G. Ligne qui s’écarte peu de la ligne horifontale.
- Schwtheute Gang. Filon précipité ou incliné.
- Schwinge. Sax. Bafcule.
- Schwen grad oder Rad Hafpel. Machine d’ex-traélion.
- Schwinge. ( Hampt. ) Sax. Bafcule principale.
- Sciage. ( Bois de ) 877.
- Scoggan. An. Crochet formant détente. Nom que les Ouvriers Anglois donnèrent à une piece de la machine à vapeur , à laquelle elle a été ajoutée pendant quelque temps par Hum-phry Potier. 40J. Cette piece , par rapport à Ion effet, peut & doit fe rendre en notre langue par Détente : au moyen de ce quelle étoit mife en jeu par la barre ou la poutre Q, la machine donnoit jufqu’à 1 y & 16 coups par minute, au lieu de 8 ou 10 qu’elle donnoit lorf-qu’on employoit un Flotteur , quand la force de la vapeur parvenoic à ouvrir l’injedeur; mais le Scoggan étant compliqué de cordes , de cliquets , &c. M. Henry Beigton le fupprima dans une machine qu’il fit exécutera Newcaftle en 1718, la poutre toute feule faifant l’effet beaucoup plus Amplement.
- Score. An. Compte. Vingtaine. 432,723. Me-fure valant une tonne. 240.
- Scories. Laitier. ( Métallurgie. ) Voyez Laitier, (Voyez Kuabbe. Scorie du Charbon de terre. Mâchefer. 1122. Des Charbons^ d'Ardoije. 1177. V. Mâchefer.
- Scot Blith. An. Charbon ainfi nommé du port de Blith en Ecoffe où on le charge. 396, 420.
- Scriba partium. G. Berg Schreiber. Antigraphus So6. Scriba partium Venditarum.
- Scrupules. Voyez Minutes.
- Scytalœ. R adii. Rayons , barres du treuil.
- Sea Coal. An. Çarbo marinus, Charbon venant par mer. 418.
- Seam. An. Joints, membres de Charbon.382,
- 3S5.
- Seau à puifer de Veau. Le. Seille Situlus. VaifTeau de bois appellé Merrein, relié de fer, fervant ordinairement à puifer & à garder de l’eau. 3 88. Dans un Baritel à eaux , un Sceau peut contenir environ poo à 1000 livres d’eaux. M. Delius évalue 80000 féaux d’eau de con-fommation par 24 heures , la roue faifant cinq tours par minute. Voyez Lignes,
- Sec. ( Charbon ) Son poids différent félon qu’il eft plus ou moins fec au fortir de la Mine, s4.6.
- Sécadou. Séchoir pour le déffechement des châtaignes dans le Rouergue. Voyez Séchoir. Sèchement.
- Sécante. Ligne qui coupe les arcs de cercle dans des parties déterminées quelconques d’une
- circonférence. 791. On fe fervoit autrefois de fécantes dans la Trigonométrie ; on trouve même encore , dans des Tables de finus & de t gentes, celles des fécantes : aujourd’hui on peut réfoudre les problèmes de Trigonométrie fans fécantes, & en fe fervant feulement des finus 8c des tangentes ; mais il y a des cas où l’on eft bien aife , pour abréger , d’employer les logarithmes des fécantes.
- Sèchement des Hochets à Vair , 1371 ; à plat fur terre; attention à avoir dans ce cas, 1372 5 ou fur des claies étagées. Idem. Temps fuffifant pour ce féchement. Idem. 1373. La trop grande chaleur n’eft pas propre à opérer convenablement ce féchement, 1373.
- Sèchement des châtaignes au feu de Charbon de terre : il fe pratique dans le territoire d’Aubin , en Rouergue. y 36.
- Séchoir. Halle à fécher pour le Charbon de terre dans une grande fabrication. 1371.
- Secondaires. ( Mines ) Voyez Mines.
- Secondaires, ( Montagnes ) Voyez Montagnes fe-condaires. M. Arduini, dans fa divifion des montagnes du Vicentin & du Véronnois , nomme Montagnes fecondaires les montagnes qui confiftent en couches de pierres calcaires d’un grain ferme & compaét , où fe trouvent des corps marins pétrifiés.
- Seconde. Soixantième partie d’une minute , foie en la divifion des cercles, foit en la mefure du temps. 777. Comment elle fe marque. 776,782.
- Second niveau. 479. Voyez Niveau.
- Secours pour les Ouvriers de Mines dans leurs maladies , affurés par l’Ordonnance de 1604, qui pourvoit à l’entretien d’un Prêtre ou deux 9 d’un Chirurgien , 8c à l’achat des médicaments , dans tout endroit où il y a une Mine en exploitation ; de laquelle dépenfe, ainfi que des autres 9 l’état doit être fait 8c arrêté par le Grand-Maître ou fon Lieutenant général en fon abfence3 félon l’ordre contenu à l’Art. X de l’Edit de 1601.
- Secours à donner aux Ouvriers fuffoqués ou noyés dans les Mines. 1004. Voyez Emétique. Voyez Saignée. La vie des Ouvriers fuffoqués ou noyés dans les Mines dépend des fecours qu’on leur donne dans cet état, ainfi que de la maniéré de» procéder dans leur adminiftration. 998. Boîte portative contenant les chofes qui fervent à fecourir les noyés , d’après l’établiffement que la ville de Paris a fait en leur faveur ; meuble indifpenfable des Houilleries. 1006. Defcription de cette boîte* 1007. Prix de fon achat. ioop.
- Secret de fondre la Mine de fer au feu de Charbon de terre, & de le fabriquer en barres avec le. même combujlible, propofé à Liege par M. Blakey. 121(5. En 1777 cet habile Méchanicien a fait imprimer une Letrre qu’il m’adreffe, en date du 20 Oélobre , au fujet de cet article qui le concerne dans mon Ouvrage ; il prétend que cett© négociation devoit être un fecret pour tout autre que pour les perfonnes intéreffées ; il fe plaint de l’inexa&itude de mon correfpondant dans l’ex-pofé du fait ; il donne enfin dans cette Lettre l’éclairciffement de deux articles, qui lui ont fem-blé préfenter une critique ; voyez au mot Soufflet ce que M. Blakey a imprimé dans cette Lettre..
- Seéleur d’un Cercle. 766. Sefleur Anglois. 788.
- Séditieux, (Ouvriers) ou mutins; comment ils s’y prennent à Liege pour faire ceffer les ouvrages 3 pour faire fétoyer les folfes, 347,348;
- déclarés
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- DES MATIERES.
- 'déclares par l'Article V d’un Mandement du ï’rince Jean Théodore , coupables de rébellion, & traités comme féditieux. 34,8.
- Seet ( over. ) Man. Over mon» An» Intendant -, Compteur , Infpeéfeur. . S9S
- Segment de Cercle
- lieres de Liege il y à lirtè couché aîumineufe» Sel Ammoniacal. Ce îel eft mis par là plupart de ceux qui ont examiné chimiquement les Char^ bons de terre, au nombre dès produits que l’a* ^ - nalyfe chymique lait recorinbître dans ce foffile;
- eft la partie d un cercle , Voyez Suie de Charbon de terre. Voyez Liqueun un arc 8c une ligne droite qui ne Voyez Dijlillation. Sublimation. Sel ammoniac fecret
- de Giauber ; Tel neutre , aiguillé, réfulcant de là combinaifon de 1 acide vitriolique avec tout al-kali volatil, foupçonné par M. Kurella dans les Charbons de terré qu’il a examiné.
- Sel d’Epfom. Acide vitriolique cômbine avec Une terre calcaire de l’efpeée de la magnéfié» 1119. Voyez Epfom.
- Sel Glaubérien. 1119. La furface des Houilles provenant de la Houilliere, entre Flemalle & Jé-meppe fe recouvre d’efflotefcénce , dans la-
- 7^0.
- c’eft-à-dire
- paffe pas par le centre»
- Segulum. Merga. Manne.
- Seiffen Wercï. G. Lits de fable êc de fîlex fous les tetreaux, dans le fond des vallons , au pied des montagnes ; ils s’étendent quelquefois , félon la remarque de M. Delius, à de grandes diftances le long des vallons , & font quelquefois épars ; ils contiennent dans leur mélange des métaux 8c des minéraux.
- Seiger. G* Ligne à plomb* 784.
- Seigmurage. Seigneuriage. ( Jurifprudence. ) Eft quelle on retrouve diftinéfement le fel d’Epfom, le en général un droit appartenant au Seigneur à fel de Giauber, & de la félénite.
- caufe de fa Seigneurie. En France le terme de Seigneuriage n eft gueres ufité que pour exprimer le droit qui appartient au Roi, pour la fonte Sc pour la fabrication des monnoies. Ce que l’on
- Sel marin à bafe terreufe alkaline , de la natùré de la magnéfie. 1121*
- Sel féléniteux. Combinaifon de terré abforbanté & calcaire avec l’acide vitriolique reconnu par l’a-
- entend à Liege par cette exprefîion en matière nalyfe * non-feulement dans les eaux qui traverfent
- de Houillerie. 323,326,329, 331. L’Areine eft Seigneurage». Voyez Seigneurs.
- Seigneur Arenier. Hunier de VAreine. Le. 328* Voyez Hurtier de VAreine. Seigneurs de Village, obligés dans la Coutume de Liege , de faire exécuter l’Ordonnance de Police touchant les bures abandonnés. 339. Ne peuvent exiger de cens des Maîtres de folfe.
- les Mines de Houille , 1118 , mais encore danâ quelques Charbons même, comme dans le Charbon de terre vitriolique de Sevrac-le-Caftel etl Rouergue, qui a été examiné chymiquernent d’abord par M. Cadet, enfuite par M. Sage , dé l’Académie des Sciences. Les cendres du Charbon de terre de Fims , dans i’ânalyfe faite aux Invalides par MM. de Machy , Parmentier de
- Seigneurs. Leurs droits au pays Montois, lorf- Defyeux , verdiffant légèrement le fyrop violât ^
- qu’ils veulent exploiter par eux-mêmes. 49 8. Cas où ils ne peuvent plus vendre leurs Mines.
- Idem.
- Seigneurs hauts-] ujïiciers & fonciers en France.
- 610. Voyez Jujliciers 6* Fonciers. L’Art. XXV de l’Edit de Réglement général du mois de Juin 1.601 , enjoint expreffément à tous Lieutenants généraux , Seigneurs , tant Eccléfîaftiques ayant Juftice, que Seigneurs temporels, de prêter aux Officiers , Entrepreneurs , à leurs Commis & rAffociés , tout confort, aflîftance , 8c telle faveur que requis en feront, & que befoin fera, à peine de tous dépens , dommages 8c intérêts des parties intéreffées ; leur enjoint de faire en leur pouvoir inviolablement garder 8c obferver le contenu dans ce Réglement , fans fouffrir qu’il y foit contrevenu , fous les mêmes peines , 8c de privation de leurs droits 8c juftice.
- Seigneurs du Canal de Briare. Leurs droits, 639 , font devenus Seigneurs de la Terre de Briare ; ils y ont haute , moyenne & baffe Juftice , fous le titre de Prévôté reflortiffante au Baillage Royal de Gien , & de là au Préfidial d’Orléans lement.
- • Seil. Gepel. G. Funis DuVlarius. Seil haêie, G. Uncus jerreus.
- Seilles. Seaux. Scitulæ. 227.
- Sel Alkali. Nommé auffi Alkali minéral, qu’on trouve dans quelques eaux minérales , eft la bafe du fel marin ; on la trouve dans la foude : combinaifon imaginée par M. Navier de l’alkali minéral avec la partie bitumineufe du Charbon de terre, pour obtenir une concrétion favonneufe médicinale. 1124- Voyez Savon minéral.
- Sel Alumineux. M. Bomare * dans fon Mémoire fur les Mines de Bourgogne , Volume des Sav. étrangers , page <$24, prétend que dans les Houil
- ont donné des marques frappantes d’une félénite*
- Sélénite gypfeufet danslesCharbons d’Irlande.421.
- Sel de Succin , reconnu dans quelques Charbons* par MM. Junker, Vallerius 8c Hoffman 3 n’a été trouvé dans aucun par MM. Kurella & Sage.
- Sel vitriolique» Voyez Vitriol.
- Seloueursi Chargeurs de Selys. 4
- Sellette. Petite fellette de quatre â cinq pouces de haut, dont on fe fert dans les Houillieres de Liege pour former les Hiercheux. On la leur attache à chaque main : l’Auteur des Délices dii pays de Liege qui parle de ces uftenfîles dans l’Hiftoire de l’invention du Charbon de terre à Liege , n’en fait pas d’autre mention , que dé dire qu’on attache cette efpece de banc à chaqué main des Hiercheux.
- Sely. Petit traîneau. 2ïl. Chargeur de Sely au pays de Liege. 347. Au Comté de Namur, Seloueur. Voy. Seloneur.
- ( Semblables. ) ( Termes , quantités ) Algèbre. Quantités qui contiennent les mêmes lettres , &
- précifément le même nombre de lettres.
- Semelle. An. Slipper. G. Sohle. Liegende. Chevet, pour tous les cas préfidiaux feu- Plancher , lit fur lequel repofe la couche la plus
- inférieure, ou de deffous.
- Semelles d’un bateau. Pièces de bois qui forment le pourtour du fond , & qui fervent à en--couturer le bord.
- Semonce. Le. Affignatiori, adjoufnement. 32a. Semonce des Ouvriers par le Terrageur , 326, doit être notifiée à tous les-Affociés qui dépendent du Seigneurage. 3204 Forme qui s’obferve lorfqué c’eft faute de paiement. 321. Forme fuivie lorft. qu’il s’agit de deffaifir une couple de Maîtres. Idem. Cas où le Terrageur eft ajourné. 3 2 J. Semonce dreffëe par le Compteur , 327 , danS différents cas particuliers. 331,335*. Les Maîtres d’une foffe travaillants dans un héritage appas-;
- Charbon de Terre. II. Part.
- M 17
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- ijï4 T A B
- tenant à plufîeurs 7 doivent faire citer ces Seigneurs pour régler le droit de Terrage# 3^f» Semondre les Ouvriers, . ^20,
- Senkreeht. Sax. Pente perpendiculaire.
- Sentences. Régiftration des Sentences à Liege.
- 318.
- Séparateur. Intervenium. Agric, Roc de réparation. 1145?.
- Séparation du Roc, Petites fentes étroites, non métalliques.
- Septentrion. L’un des quatre points cardinaux ; c’eft celui qui répond fur l’horifon au pôle Boréal , & par lequel paffe le Méridien ; ainft ce point fe détermine par la ligne méridienne. Voy. Ligne méridienne. On donne encore à ce point le nom de Nord.
- Septentrionales. ( Horæ )
- Sergent. Huiffier. Foreftier dans les Mines du pays de Daîem. . _ 374.
- Serment. Affirmation d’un fait, d’une chofe , pour fuppléer aux témoins, qui, dans les cas ou |ls peuvent avoir lieu , font fupérieurs aux témoins même. Serment ( dans la Coutume de Liege ) Des Officiers Houilleurs , 341 , 342. De ceux qui acquièrent le métier, 342. Des Ouvriers. Id. 33p. Serment des Maîtres de Fojfe. 32$. Des Parties intérejfées. 335.
- Dans l’ancienne légiflation Françoife, le Serment du Grand-Maître y par l’Edit de Henri du 10 O&obre iyy2 , fe prêtoit entre les mains du Chancelier ou du Garde des Sceaux.
- Serment du Contrôleur général & du Receveur général, devoit fe prêter à la Chambre des Comptes.
- Serment des Effayeurs & Affineurs;. En vertu de î’Edit de 1601 , Art. XVII, fe prêtoit entre les mains du Grand-Maître ou d’un de fes Lieutenants généraux ou particuliers , en fon abfence , en préfeuce du Contrôleur général.
- Serment des Chableurs. 6^3. Serment des Offi-tiersMefureurs devant le Prévôt des Marchands.éfa.
- Serotina Vena. Spath gang. Veine du foir.
- Serpent. (Fleuret en langue de) 5*42.
- r Serrements. Le. Maffifs ou piliers, 25*3 , ménagés dans les travaux fouterrains , pour différents objets , 274, 291 3 peut-être appellés Serrements, parce qu’ils ferrent & compriment les parois : leur ufage eft quelquefois de fervir comme des efpe-ces de digues pour retenir les eaux , 283 : ils fe conftruifent avec de fortes pièces de bois ; félon M. Jars , on en met pour l’ordinaire deux qui font affemblées du côté où l’eau vient, de maniéré qu elles forment enfemble un angle obtus. Leur extrémité eft appuyée dans une entaille feite de chaque côté dans le corps de la veine même. Le rocher fur lequel pofent les pièces de bois , eft d’abord bien applani & revêtu de mouffe ; félon la hauteur de la couche, on place deux 3 trois, quatre pièces de bois les unes fur les autres, avec de la mouffe entre deux. On ferme la partie fupérieure en pofant des planches contre le toit, & en chaffant de gros coins de bois entr’elles & les pièces, jufqu’à ce que le tout foit parfaitement ferré & bouché. 272,
- 274,283.
- M. Genneté, dans fon Ouvrage intitulé : Con-fioiffiance des Veines de Houille, N°. 8 , Art. Il, renvoie à un autre qu’il a publié à Nancy en '1777, fous le titre de ConflruBion d'un pont de lois de charpente , pour Vétabliffiement des plus fortes éclufes connues dans les Houillieres de Liege , fous Je nom de Serrements de Veines , pour retenir les
- L E
- eaux dans les vuldes des veines exploitées ; il en donne cependant , page ^ 120 , une defeription abrégée qu’il a eflayé d’éclaircir par la figure, N°. 3 ,
- Serrement pour Vairage, féparé du niveau du bure. 266. Double ferrement fur le levay. Idem, Serrement de gralles. 283 , 281 , 282 , 284*
- Serres de ferrements. Voyez Serres.
- Serres. Le. Piliers formés de portion de veine, pour foutenir le toit , & tenir lieu de contre-forts , 252,282 ; ont double ufage dans quelques circonftances , 291 ; tantôt produifent une voie de traverfe pour aller d’une taille aune autre , d’un ouvrage à un autre , tantôt font pour faire fui-vre la lumière , alors elles ont une ouverture à chaque extrémité, 283 : c’eft ce qu’on appelle Serres refendues, 2$ 2, 301 , & l’ouvrage, refen-dement de Serre. 2f2, 282. On y pratique, comme dans les tailles , des trous de tarré. 2^3. Serre entre les niveaux & les borgnes-niveaux. 258. Serre de pahage. 274. Serres des ferrements. 272. Serres de Vanix. 2j$. Serres qui féparent les Areines. 281.
- Se fervir du Carihou. Le. 287.
- Séries. Algèbre. Suite. Voyez Suite.
- Serrie , dans la Mine de Fims , efpece de crein qui étrangle la veine. S19a
- Serrurier. ( Charbon de ) Su. Kelmfmeds Kol.
- Service, Confervation & entretien de l’areine.
- 328,329, 330.
- Serviteurs ou Ouvriers du métier. 343.
- Seuils s ( Charpenterie fouterraine ) dans les Mines d’Anjou, Seulen. G. Ligna erecla,
- Shala. Su.
- Shale. Slate. 400,
- Shamble. An. 388.
- Sheffield, Scheffield, ville du Comté du Northum-berland, en Angleterre, renommée pour fes fabriques de limes. 1198. Coaks faits fur le champ, fur le foyer , & éteints avec un peu d’eau. Idem. Le Charbon de Sheffield eft à peu-près de même nature que celui de Newuaftle , cependant moins bitumineux.
- Sheal. Lieu de rendez-vous à Ne^caftle , pour tous les Bâtiments Charbonniers. 427. Voyez Wallington.
- S hep ton. Mallet ( Prés ) au village de Evericht en Ecoffe 5 Mines dont le Charbon eft dangereux dans l’ufage, & qui font abandonnées, 420.
- Sheutè Gang. Sax. Filon droit.
- Ship. An. bateau , allégé. Ship ( Mafler of ). An. Voyez Maître £allégé. Ship Money. 43 ô*
- Shola. Su. Semelle. Plancher. Shole. G.
- Shorel. An. pelle.
- Sieges. Fendants. Le. Voyez Fendants.
- Sig (Kafta Wattuet Bakom.) $u. gpp,
- Signum. Marque. Signum terminale ; tantôt c’eft un pieu, tantôt fe marque fur une pierre. ou borne que l’on place pour fervir de bor«* nage.
- Silex. ( Moulin à ) Rouet à fufil des Mineurs; An. Flint mill. Su. Eldgvarn. 402.
- Sillon de la Mine. G. Gangue.
- Sim. An. Seam. Voy. Seam.
- Simple. (Herna%) Herna\ à bras ou à main. 23 fi Fojfe de petit athour. Bure à bras. 242,
- Simplex. (Trochlea ) Monofpajlos.
- Sincken. ( Ein) Schlackten. Endroit où les fonds fe réuniffent au haut d’une montagne, formant un coude.
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- DES MA
- Singe, Virevmu Angïn, Treuil. ( Architecture. ) Machine compofée de deux croix de S. André avec un treuil à bras, ou à double manivelle, & qui fert à enlever des fardeaux , à tirer la fouille d’un puits. 13 q. Singe volant» 2.36,
- SingeU Singer. An. Voy. Stone,
- Sinter. Efpece de terre argilleufe délayée , ou mollaffe qui fe trouve dans les Mines. 746,
- Sinus, ( Géométrie) que les anciens nommoient Corde. Ligne droite , tirée des extrémités d’un arc , perpendiculairement fur le diamètre qui pafTe par l’autre extrémité ; ou bien le finus droit d’un arc eft la moitié de la corde du double de cet arc. Les finus s’emploient dans la Trigonométrie pour connoître dans un triangle le rapport des angles à fes côtés, & celui de fes côtés aux angles. Voyez Trigonométrie. A cette fin, & pour en faciliter l’ufage , on a fuppofé un rayon divifé en 10000000, ou en plufieurs parties ; & on a calculé combien de ces parties vaut le finus de chaque degré du quart de cercle, & pour chaque minute de chaque degré, même de 10 en il o fécondés , dont on a conftruit des Tables appellées Tables des Sinus» Voyez Tables.
- Sinus Artificiel. Quelques Géomètres appellent ainfi les logarithmes des finus.
- Sinus de Complément. Sinus droit d’un arc qui forme le fupplément à po° , avec un autre «angle ou arc donné.
- Sinus droit. Sinus réélus. Cathet. Càthetes. Demi-îcorde double de l’arc , ainfi nommé pour le diftinguer du finus artificiel, du finus de complément , du finus total, & du finus verfe.
- Sinus total, Demi-diametre ou rayon du cercle, jdivifé aujourd’hui en 10000000 parties.
- Sinus verfe, que les Anciens appelloient Flèche ou Vextrémité du rayon. Partie du demi-diametre, ou rayon intercepté entre l’arc âc fon finus : tous les problèmes de Trigonométie pouvant fe réfoudre par les finus droits & par les tangentes , on inféré rarement les finus verfes dans les Tables ordinaires dont on fe fert en Trigonométrie , avec d’autant plus de raifon , qu’on peut aifément trouver le finus verfe par les Tables des Sinus, quand jon en a befoin.
- Siphones. Pompes.
- Situation à1une Mine pour le voifinage de grands themins ou de rivières, à confidérer dans une en-treprife d’exploitation, ou dans tous autres éta-bliffements y relatifs, comme forges, fourneaux , &c. par la facilité des débouchés, & de fe procurer tout ce qui eft néceflaire pour les travaux. €62. M. Blakey n’ignoroit point la conféquence de ce principe, pour l’exécution qu’il propofoit aux Etats de Liege, 1216, & dont il paroilfoit s’écarter. Voyez au mot Secret. Il s’en eft expliqué dans fa lettre imprimée , & en a donné la raifon.
- Situlce. G. Tannes.
- Situlus. Seau à puifer de l’eau. G. WafTer tTanne.
- Skadeliga Loft. Su. Mauvais air.
- Skaer. Fouilloir.
- Skakt Su. Puits. Wattu dunt Skakt. Puits de ïéfervoir.
- Skijfer Bedd. Su. Couche d’ardoife.
- Skijfer Brand. Pierre à bouton, efpece de jayet. fyq.y. Dans un puits de la Mine du Roi Adolphe Frédéric , nommé Konft-Schachtet, on a tiré des maftes dures de Brand Skiffer, & des arbres entièrement jayetés , dont quelques-uns portoient
- TI ERES. ijr;
- encore ' des marques de fécôfCê \ quelques-uns en* core moitié ligneux, moitié charbons , & femés de Mumia vegetabihs,
- Skiferic. 4*47*
- Slachten. G. Voy. Sincken.
- Slage, Su. Schlag. G. ( Mêtaîlurg» ) Ecaille. Feuillets écailleux. Pailles , que le marteau fait éclatter du fer que l’on forge. Voy* Pailles.
- Slate, An. ^00. S/are Coal clives. An. 38 s*, 3 87»
- Slidge, An. Traîneau.
- Slipper. ( Coal ) y89. Voyez Coal.
- Sluttand. Su» Defcente de veine» 87p.
- S malt. Schmalt. Union de la Chaux de cobalt avec du quartz, qui a été à demi vitrifié»
- I2yi.
- Smegruis. Petit Charbon » Charbon de chaux 9 Charbon de forge•
- Smethom. Sweling lead» An. Mine de plomb triée , qui fe vend aux Potiers de terre pouî? vernir leurs poteries» 1233*
- Smitç. G. Grailfe.
- Smrigel Steen, B» Smyris.
- Smyris. Smirillus offcinatuïïi. Eméril , pierre d’émeri.
- Socia9 (Vena) feu firiSlior> par ôppofition à la veine défignée par l’expreflion Vena latior 9 ou Vena principalis»
- Société ou Confrairie de la très-glorieufe Trinité G* de S. Clément, appelîée communément Mdifon de la Trinité. Première Compagnie de Gens de mer ou Mariniers formée en Angleterre pour la police de la Tamife , depuis le port de Londres, jufqu’à la mer, & au-delà. 43
- Société Royale des Sciences dé Montpellier , établie en 1706 par Louis XIV , & fous la protection du Roi , comme l’Académie Royale des Sciences de Paris, à laquelle elle eft affociée*y Prix qu’elle a propofée en 1777 ^ur l’ufâge du Charbon de terre, pour les travaux métallurgiques du fer.
- Société libre d'e'mulation pour l’encouragement des arts , métiers & inventions utiles, nouvellement formée à Paris ( en 1776 ), fous la protection de Sa Majefté. En propofant en 1777, au mois de Juin , un prix fur les moyens les plus avantageux les moins coûteux de pourvoir au chauffage du pauvre du peuple , autres que ceux qui s’emploient usuellement , a annoncé que les moyens dévoient entre autres fe réduire à fuppléer le bois par le Charbon de terre , ou feul , ou combiné avec d’autres fubftances qui rendront le chauffage moins coûteux , & d’un ufage à peu-près égal & facile.
- Société Royale de Londres 9 Académie formée dans la Capitale d’Angleterre , vers l’an 16y8 , comme Société libre , revêtue de Lettres-patentes du Roi Charles II en 1663 , pour s’occuper de toutes les parties de la Phyfique, de l’Hiftoire Naturelle , de la Médecine, des Mathématiques , de l’Antiquité , de la Chronologie , &c. Cette Compagnie tient un des premiers rangs parmi les Sociétés favantes de l’Èufope, & eft célébré fur - tout par le Recueil périodique de fes Mémoires, connus fous le titre de Tranfaclions philofophiques, généralement eftimés, & qui renferment un grand nombre de Mémoires fur le Charbon de terre. # .
- Société de Mines. Compagnie établie par Edit du mois de Février 1722 , enregiftré au Parlement , pour travailler les Mines du Royaume pendant trente années, à l’exception des Mines de fer, fous le
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- TA BLE
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- nom de Jean Galabîn , Sieur du Joncquier. Voyez Compagnie. Voyez Affociation.
- Société, couple de Maîtres defojfes au pays de Lie* ge , peut être citée par un Marchand qui a livré des jnarchandifes à la Société. 348. Dette générale de la Société. 349.
- Sa/r bat. An. Bat tendre. 381.
- Sohle. G. Ligne. Solfie Unie. Erbe Stollen. G. Galerie-Maître.
- Sohlig. G. Sohlig. Eben Sohlig. Ligne de niveau.
- S(?ir , ( Filon du ) ou du Couchant , dont la dire&ion eft entre fîx & neuf heures.
- Soirée ( Droit de ) de vingt fols , attribuée autrefois aux Officiers Mefureurs à Paris, & qui ne fubfifte plus. . 660.
- Sol rouge. Superficie première d’une Mine de
- Sommertshire. 3^7*
- Sol. Lit. Chevet d’une couche en égard à la ligne horifontale. Voyez Couche.
- Sol pour livre , ( Droit de ) auquel plufieurs autres droits ont été affujettis pendant une longue fuite d’années , comme droits de péage , paf-fage , de travers, barrage , ponten ge & autres. Voyez Mefureurs. La perception en étoit réglée q>ar Arrêt du Confeil du 22 Décembre 1771 ; mais fur la remarque faite par le Gouvernement, que ces droits étoient difficiles à être perçus avec juftice à caufe de leur modicité, & tombant en grande partie fur le peuple , que leur recouvrement donnoît fouvent lieu à des perceptions irrégulières, ils ont été affranchis par un Arrêt du Confeil du iy Septembre 1774*
- Solaire. ( Cadran ) Projection utile pour les travaux de Mines, 764, qui fe dirigent en fup-pîéant fur le lever & fur le coucher du Soleil, & élans lefquels on a befoin de fuppléer à toute efpece d’horloges. 7<5y. Méthodes fimples pour en construire. 769. Cercle particuliérement d’ufage dans la Gnomonique , pour donner de l’affiette aux Cadrans folaires. 157*
- Sole. ( Mine de la )*Troifieme membre des Mines de Charbon d’Auvergne , ainfi nommé parce qu’il eft la bafe inférieure de la maffe du Charbon. 589* Soleil. (Chemin du) ou Ecliptique. 760. Cercle. A\muth du Soleil , 75*7 , ou d’uue étoile, eft l’arc de l’horifon compris entre le Méridien d’un lieu & un vertical quelconque donné, dans lequel fe trouve le Soleil ou l’étoile. Voyez Méridien. Voyez Vertical. Voyez Apmuth. Cercle a{imuthal du Soleil. ' 757.
- Solemnité pour deffaifir une couple de Maîtres.
- ^ 327‘ Solidaires. Les Maîtres de folle, dans la Coutume de liege, font folidaires pour les dommages faits.
- Solidaire. ( Obligation ) Cas où dans la Coutume de Liege un Marchand n’eft pas réputé y avoir renoncé. 349*
- Un Marchand de fer & les Intéreffés des Mines de Charbon de terre de Fims, condamnés foli-dairement à payer aux Officiers de Charbon de terre à Paris , les droits attribués fur vingt-cinq voies de Charbon paffées en paffe-debout. 674* Soliveau. Chevron. Limande. Tigïllum.
- Sombernon en Bourgogne. M. Béguillet, dans fon Hiftoire de Bourgogne , indique cet endroit comme y ayant du Charbon de terre dont M. Daubenton a fait l’épreuve & l’anaîyfe. M. Dau-benton n’en a aucune connoiffance.
- Somme, C’eft l’affemblage de plufieurs nombres ?
- de plufieurs quantités exprimées par un nombre > uue quantité qui eft égale aux autres prifes en-femble : exemple 14, eft la fomme de 6, 3 & y , & cette fomme n’eft autre chofe que l’addition de 6 , 3 & $, ainfi on peut définir l’addition , l’invention d’une fomme. Somme des moments. Voyez Moments.
- Sommet. ( Géométrie ). Pointe d’un angle quelconque.
- Sommier. ( Charpenterie. ) Groffe piece de bois de moyenne grolfeur entre la folive & la poutre , & fouvent fynonyme de poutre : dans plufieurs machines le nom de Sommier eft appliqué à plufieurs pièces de bois qui fervent à foutenir un poids, un effort. 233. Sommier de Bougnon. Le. 273, Quelle forte de bois eft préférable. Idem.
- Sonde de Terre. Outil deftiné à pénétrer profondément dans les entrailles de la terré , pour connoitre la nature des lits qui la compofent, de pour trouver des eaux. Dans ces cas ce font des petites fondes qui ont rarement plus de 16 pieds de long, pefant environ trente livres , & qu’un feul homme peut manœuvrer facilement, de maniéré à pouvoir en une heure fonder jufqu’à iéf pieds de profondeur.
- Sonde , Jarriéré pour les Mines de Charbon de terre. Le. Tarré. 21 y. Verge d’aboete. 463. M. de Genffane, dans fon Difcours préliminaire du premier Volume de l’Hiftoire Naturelle de la pro« vince de Languedoc, a donné une defcription fort détaillée d’une de ces fondes, compofée d’une cuiller ou tarriere , d’une langue de bœuf, V. Langue de Bœuf ; d’une queue d’aronde,V. Queue d'Aron-* de ; d’un bonnet de Prêtre , & de l’équipage que l’on appelle le mouton, V. Mouton.
- Sondes à charnières & à mailles. 5*42. Grandi fleuret de fonde dans la Mine d’ingrande. Idem.
- Tarriere Angloife. Berkborer. 389,597,884. D’un ufage dispendieux, mais utile dans quelques occafions. 884,888. Faite à frais communs. 399. Bonnet de fonde. 394. Pièces dont eft compofé cet outil. Nouveau détail fur cette compofition. 884, 6$ 7. Premier appareil de la fonde. 885. Second appareil. 887. Manœuvre qui s’exécute avec la fonde. 88 y. Elle fe trouve décrite dans l’Ouvrage de M. de Genffane.
- Trous de fonde avec la tarriere Angloife, Scr; Naf. Warehol ; difpofitif. 392,282,897,
- Trous de tarré. ( Houillerie Liégeoife. ) 285. D’une veine fupérieure à une veine inférieure , doit pitter hors de la mahire du bure. 302.
- Sopper, Le. 207.
- Soprejfe. Le. ( Charpenterie. ) Piece de bois tra-verfante dans le Hernaz. 235.
- Sortie. (Puitsde) Puits d’extraéfion. SA.Treibe
- Schacht.
- Sortie des cinq groffles Fermes. ( Droit de ) 527. V. Droit. Par un Arrêt du Confeil du 23 Juin 1739. les Charbons de terre provenants des Mines de Fims en Bourbonnois , ont été exempts de ce droit.
- Soufflets. L’pne des plus anciennes machines dont on ait fait ufage dans les Mines pour améliorer l’air fouterrain ; foit en pouffant l’air par des tuyaux jufqu’à l’endroit d’où on vouloit chaffer le mauvais air, alors les foufflets étoient de cuir ou de bois , tels que les foufflets de fonderies ou de martinets, foit en afpirant le mauvais air : de dans ce cas on adaptoit à ces machines deux fou-papes , telles que l’une étoit afpirante, & l’autre expirante.
- Les foufflets , dont le principe moteur étoit
- ou
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- DES MA
- OU les pieds, ou les bras d’un homme , ou des roues hydrauliques, ou des animaux , demandent des attentions particulières , fur lefquelles on trouve dans l’Ouvrage de M. Delius des détails intéreffants. Plufieurs des machines employées à l’airage ne font autre chofe que des foufflets auxquels on a donné une perfection relative à l’objet.
- Soufflets Jimples pour conduire l'air dans les Mines, par des hommes ou des chevaux , ou par un courant d'eau. 96 y. Employés dans les Mines de cuivre de Herngroundt en Hongrie. p6y. Effayés dans la Mine de Château-Lambert, en Franche-Comté, par M. de Genffane. $6y. Remarque de M. de Genffane. Idem.
- Efpece de Soufflet imaginé par M. de Genffane, qui, au lieu de refouler l’air, faifoit l’effet d’une pompe afpirante. 96y. Décrit depuis dans l’Art. XLIV. de fon Réglement inftrudif. Remarques fur les inconvénients des foufflets pour l’airage des Mines. 966.
- Soufflets corrigés, appelles Ventilateurs. Voyez Ventilateur.
- Soufflets de fourneaux de Forge , que M. Blackey fe propofoit d’employer aux forges & fourneanx dans lesquels il devoit exécuter à Liege le fecret de fondre la mine de fer au feu de Houille. 1217. Cet Artifte dans une Lettre imprimée, & datée d’Amfterdam le 20 Odobre 1777, a relevé ce qui m’avoit été écrit , touchant la force de ces foufflets : comme ils étoient annoncés devant être d’une toute autre forme que ceux ufités , leur effet prodigieux, quelqffextraordinaire qu’il parut, ne pouvoit fournir aucune réflexion ni critique, ni autre ; je m’étois contenté de rapporter Amplement la chofe telle qu’elle m’étoit mandée de Liege. ^
- Soufre. Subftance folide , friable , néanmoins très-inflammable , qui eft ou native ou tirée par différents procédés de différentes matières foflïles qui en font chargées naturellement ; n’eft autre chofe qu’une fubftance combinée de l’union intime de l’acide vitriolique , avec le principe phîo-giftique ou inflammable. Ce que les anciens Chy-miftes entendoient par ce mot Soufre. 1147.
- Le foufre ne fe trouve point dans les Mines
- de fer. .
- Fleurs de Soufre, foufre fublimé qui ne différé que par plus de ténuité 8c de légéreté. M. de Fleurieu , ainfi que M. de Fougeroux, ont reconnu à la fuperficie des fchiffes de la Mine de Charbon de terre de S. Genis, terre noire, dans le Forez, des fleurs de foufre en couches affez épaiffes. yoi.
- Foye de Soufre. Hepar. Soufre fondu avec un alkali fixe ; il eft d’un rouge foncé, attire l’humidité & eft âcre } fon odeur fe fait remarquer dans la combuftion 8c dans l’analyfe de quelques Charbons. 1263. Dans les Charbons de terre d’Aubaigne , ce foye de foufre eft ammoniacal. M. Sage juge que c’eft le foye de foufre exiftant dans tous les Charbons de terre, qui peut nuire dans l’ufage économique du Charbon de terre comme combuftible , 8c qui produit l’altération des métaux qu’on chauffe avec ce bitume.
- Soufre dans le Charbon de terre. ( Odeur de ) 1154. ( Mém. 13*) Opinion de M. de Genffane.
- ! iyq,. De M. Zimmermann 8c de M. Kurella.
- ( Mémoire 13 ). L’idée où l’on eft allez communément de l’exiftence du foufre dans le plus grand nombre de Charbons de terre eft abfolu-ment un faux préjugé. 980 , 981. Il a été çonftamment remarqué dans les analyfes citées
- Charbon de Terre. IL Part.
- T I E RE S. 1517
- page 1174, que l’alkali volatil, le fël ammoniac, l’acide fulphureux, le foufre uni à l’alkali , ou avec l’huile dans l’écat d’hepar ou de rubis, lont formés dans les vaiffeaux qui renferment les Charbons de terre fournis à la diftillation ; il ne s enfuit point pour cela que dans la combuftion du Charbon de terre, les vapeurs qui s’en exhalent foient de la même nature ; les phénomènes de la combuftion ne pouvant jamais être comparés avec ceux de l’analyfe dans les vaiffeaux clos y fi dans le premier cas il y a une décompofition prefque totale, une partie de cette décompofition a lieu effectivement dans le fécond cas ; mais il s’opère des recompofitions d’où proviennent l’alkali volatil , le fel ammoniac , le foufre , qui ne fe trouvent point tous formés dans la fuie de Charbon de terre. Voyez Suie de Charbon de terre. Voyez Acide Julphüreux.
- Evaporation de ce quon appelle foufre dans la Charbon de terre à Sultzbach. 11385 1181* Extraélion du foufre des pyrites , avec le feu de Charbon de terre. 1239. Extraélion du Joufre des Mines arfénicales, dans un fourneau propofé pat M. de Genffane. Idem*
- Soufrées j ( Mtches ) néceffaires parmi les appro-vifionnements d’une Mine, pour mettre le feu à la cartouche lorfqu’on veut faire fauter le roc avec la poudre à canon : on prend ordinairement trois de ces meches , on les amollit en les paffant par-deffus la flamme d’une lampe, &'après les avoir entortillés enfemble, on les attache par un boue au bout du petit tuyau qui va jufqu’à la cartouche, & on allume l’autre bout à la lampe, en ayant attention de fe retirer promptement danâ quelque endroit fur. Si cet endroit eft un pets éloigné, on donne plus de longueur aux meches, afin qu’on ait le temps de gagner cet endroit ÿ avant qu’elles mettent le feu à la poudre.
- Soufreux. ( Charbon ) Veine puante. Stinking Vein» An. V. Sulphureux.
- Soumifflon. (Jurifprudence.) Déclaration par laquelle on s’oblige de payer : tous Voituriers 8c Marchands de terre , foit bourgeois, foit forains a font tenus de faire leur foumiflion de payer les droits de quatorze fols fix deniers par minot de Charbon de terre deftiné pour Paris & pour la banlieue. 66j«
- Soupape. Clapet. Valvules. Partie des plus effen-tielles des machines hydrauliques ; c’eft un bouchon , un couvercle, ou toute autre pièce fervant dans une pompe à laiffer paffer l’eau , mais qui referme enfuite le paffage quand elle a été une fois tirée par le moyen du pifton. 1012, 1020. De Différentes efpeces. 1022. Conftruites ou entièrement de cuir , ou de cuir 8c de bois, ou de laiton 8c de cuir, ou de cuivre. 1023. Boîte de Soupapes. lbida
- La difficulté que l’eau éprouve en paffant par les foupapes, eft une des principales confidérations dont ceux qui entreprennent d’établir des pompes doivent s’occuper. 1024*
- Bonne qualité , pofition & conftruéfion d’unes foupape. 102 y.
- De la pefanteur , de la folidité & de l’épaif-feur. i 02(5, 1027.
- Du diamètre de leur ouverture. 1027, 1026, Eclairciffement fur ce point. 102y*
- Fondions d’une Soupape. Idem.
- Principes fur lefquels il faut déterminer l’ouverture des Soupapes. 1026.
- Conftrudion des Soupapes de la machine à va-
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- TABLE
- ïjiS
- peurs deFrefnes. 106/. Soupape reniflante , fervant à évacuer l’air que la vapeur chaiïe du cylindre, lorsqu’on commence à faire jouer la machine, & enfuite l’air amené par l’eau d’inje&ion qui empêcheroit l’effet de la meme machine , fi elle n’avoit point -d’échapée ; placée au fond d’un godet.
- Soupapes des foujflets. Voyez Soufflets.
- Soupirail d’aqueduc. Æfluarium.
- Soupiraux. Voyez Puits à air»
- Sous-entrepôts de Ventes dans les grandes Fabrications de Houille apprêtée. Voyez Entrepôts.
- Sous-tendante. Sub-tendante. Ligne droite oppofée à un angle, & qui eft préfumée tirée des deux extrémités de l’arc qui mefure ce même angle. Linea reCla. Linea fubtenfa.
- Souterrain. (Puits) Bure, Défoncement, Torret, Bouxtay. 2$$.
- Souterrain. (Génie, follet) , confondu par les anciens Ouvriers de Mines, avec les différentes vapeurs Suffocantes. 928 , 92p. Météores Souterrains. Voyez Météores.
- Souterraine ( Architecture ) des Mines. 240. (Mefure). Voyez Mefure. (Vapeur). Voyez Vapeur.
- Souterrains. (Mefure des) Voyez Mefurer. Le IIIe Problème de Weidler renferme une Solution pour la mefure des galeries dont Ventrée efl oblique , & dans le IVe, la mefure des fouterrains dont la direction eft de bas en haut.
- Souftillaire , ( Ligne ) nommée aufîi Méridienne du plan. Ligne droite qui représente un cercle horaire perpendiculaire au plan. Voyez Ligne.
- Soutre. Dans la Mine de Fims en Bourbon-nois,les Ouvriers appellent ainfi un grès pourri, de couleur pâle, & qui eft commun dans tous les terreins à Charbon. S19%
- Souverain ( Confeil ) des Mines. Pour la conservation du droit Régalien & du bail, donnés par l’autorité Souveraine en Allemagne, on établit dans les Villes qui ont des Mines dans leur voisinage , des Confeils Supérieurs & un Confeil Souverain compoSé de perSonnes verSées & expérimentées dans les opérations de Mines qui Sont en même temps d’un très-grand Secours pour l’avantage même de ces entreprises. 8iy. La Cour ap-pellée à Liege la Cour des Voirs-Jurés du Charbonnage , eft un de ces Confeils, le plus recom-mendable par Son utilité. Voyez Cour des Jurés du Charbonnage.
- Souveraineté fur les Mines, ( Droit de ) renfermé uniquement à Son origine dans le Dixième au profit du Souverain. 609.
- La première Ordonnance de nos Rois Sur le Dixième en 1... de Charles eft très-remarquable à deux titres : Nous avons Gr devons avoir tx à nous, non à autre, appartient de plein droit, tant à caufe de notre fouveraineté Majefté Royale, comme autrement, la dixième partie purifiée de tous métaux qui en icelles Mines efl: ouvré ùr mis au clair ; il ajoute tout de Suite , fans que nous foyons tenus d'y frayer ou defpendre aucune chofe, Ji ce n'étoit pour maintenir & garder ceux qui font œuvrer & font réfîdens, faifant feu & lieu fur ladite ouvre, pour eux ou leurs Députés qui fça-vent la maniéré G* fcience d'ouvrer efdites Mines, ex à iceux donner privilèges, franchises & libertés, telles qu’ils puiffent vivre franchement & feure-ment en notredit Royaume , mefmement qu’une partie d’iceux font de nations & pays étrangers ; & en voit-on plufieurs mourir & muftiler en faifant ledit ouvrage , tant pour la puanteur qui eft
- efdites Mines, comme par les autres périls qui font d’aller fous terre minant i pourquoi ils ont befoin d'être préfervés, gardés de toutes violences , opprefflons, griefs £r molejies par nous, comme le temps paffé a été fait par nos prédéceffeurs Rois de France en cas Semblables.
- D’après la teneur de l’Ordonnance, les privilèges, franchises accordés à ceux qui entreprennent des travaux de Mines ( Propriétaires de ces terreins, ou étrangers qui Se Sont arrangés avec les premiers ) , Semblent être une Sorte de dédommagement de la charge du Dixième au profit du Roi, dédommagement auquel s’eft engagé lui-même le Souverain , autant qu’un encouragement , ou une précaution contre quiconque vou-droit éluder le Dixième. Ce droit de Dixième entraînant naturellement pour Sa Sûreté & Sa conservation , un pouvoir de permettre ou d'empêcher la fouille, 622, on en a Souvent inféré un pouvoir Suprême & abfolu , dérogeant aux loix de la propriété, ouvrage de la nature, dont l’autorité Souveraine eft tutelaire , pour que ces mêmes loix ne Soient pas violées.
- C’eft à la faveur de cette extenfion imaginaire qu’on a vu multiplier dans prefque toutes les provinces de France des Conceflions ou Lettres-patentes de privilège , dont le plus grand nombre Sont autant de furprifes faites a la Religion du Prince 5 tout le monde le reconnoit pour Souverain arbitre & difpenfateur des honneurs , des titres des grâces , mais il na pas intention de donner atteinte à la puiflance privée des Propriétaires, fans doute la première qui ait exifté dans le monde ; il eft inconteftable que les propriétés font dans les mains du Roi , mais pour les conferver , & non pour en difpofer ; lorfque par raifon d’état , qui n’eft autre chofe que l’utilité publique , il vient à en difpofer y l’indemnité due au Propriétaire devient une nouvelle efpece de propriété qui Supplée à la première , qui ne fait que la fortifier, qui eft entièrement oppofée aux dons & conceflions octroyés par Lettres-patentes Sous le nom & au profit de particuliers. Voyez Subreptices.
- Soye. ( Tirage de la ). Voyez Filature. V. Tirage. Voy. Vers à foie.
- Soyeres ( Montagne des ) en Dauphiné, ou plutôt dans le Graifivaudan : en 1770, on y a découvert du Charbon de terre, dont l’exploitation par conceflion a été accordée pour trente ans.
- Spahne. (Holtç) Sax. Copeaux de bois.
- Spath. Voyez Zech Stein.
- Spath calcaire fuflble. Feld. Spath.
- Spath gang. Sax. Filon du foir.Vena ferotina.
- Spath en barres. Sax. Stangen Spath. Cryftaux non métalliques de Schoerl opaques , blancs , farineux à leur Surface , oblongs , arrondis , ftriés à la Superficie \ on les rencontre parmi quelques laves & dans quelques Mines ; appellés Spath, à caufe de leur reiTemblance avec le Spath calcaire.
- Specus. Crypta. G. Gruben,
- Speiche. G. Radius.
- Speijf. Spei^e. (Métallurgie. ) Efpece de Bronze ou matière aigre, regardée par M. de GeniTane comme une Sorte de régule. Régule de Speilf. 12 3 8. On nomme aufli Speijf un mélange de quartz & de cobalt calciné , qui n’eft pas vitrifié.
- SpcrhaCle. G. Uncus. Crochet.
- Sphere. 75*4. Sa connoiffance néceffaire pour celle de plufieurs inftruments, de l’aftrolabe , ôcc ; l’îdtjçolabe peut même Servir de fphere, de globe,
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- fiaêitie de demi-cêrde , ïês ufage de ees inftru-ixients fe faifant par l’aftrolabe, '& fouvent meme plus commodément , parce qu’il eft plus portatif.
- Sphere» ( Cercles de la ) 15*4. Les principaux, tels que l’horifon & le méridien , font représentés fur le plan d’un des plus grands cercles de l’aftrolabe. 788.
- Sphériques» ( Eléments) Voyez Eléments.
- Sphérique , ( Forme ) néceffaire à donner à Palembic des machines à vapeur , pour qu’avec une épaiffeur proportionnée , elles puiffent Soutenir l’effort. 1087.
- Spille. G. Axis flatutus*
- Spiritales. ( Machina ) Wind fenge. Genzenge. So. Wetter bringen. Machines à air.
- Spiritales. ( Putei ) G. Wind Schachte. Puits d’airage.
- Spiritalia foramina. G. Wind. Locher.
- Spithama. Spaimas major. Dodransk Empan.
- Splint Coal. Partie Supérieure ou toit d’une veine de Charbon de Carron. 833.
- Sploon. Sployon. Le. Du Herna% ou du bure. Petit traîneau fait en échelle de 4 pieds de longueur environ, fur deux & demi de largeur , & un demi de profondeur. 229. Sployon des Hiercheux. 224. Gkyot à Sployon. 228. M. de Genflàne , dans l’Article XXXVI du Réglement inftruéèif, parle de ces charriots , capables de contenir environ deux quintaux de Charbon, dont les roues d’une extrémité doivent avoir 6 pouces de diamètre , & celles de l’autre 9 pouces : l’extrémité où. font ces grandes roues devient la partie de devant , lorfque la voiture va en defcendant ; & l’extrémité des petites roues eft le devant, lorfque le travail eft de niveau , ou va un peu en montant.
- Spopper. Le.
- Spouxheux.Spuifeux. Bure avant pendage. LE.Bure qui fe profonde quelquefois , quand on n’a pas conftruit de parti-bure, & qui eft affez éloigné du grand bure pour donner l’aifance de travailler un grand bure, afin de xhorrer les eaux. 2yi , 278. Voyez Tombeux. Voyez Bolleux. Voyez Carihou.
- Sprach ( Berg. ) Langage des Mines , mêlé de termes techniques de différents pays, fouvent corrompus , dénués de fens, même barbares, dont il eft indifpenfable d’être inftruit ; ce langage doit être regardé, dans chaque pays , comme la clef du métier, Introduit, pag. ix, de même que la Géométrie eft la clef de l’art de l’exploitation.
- Spring. Su. Fente , rupture , ouverture dans le roc, dans le charbon. Voyez Vuides.
- Spring. An. Communément fource d’eau : le même terme paroit quelquefois être fynonyme aux mots Flow , Flone. Saut. Befwaer. Faille.
- 26p.
- Springlees. Stips. ( Charpenterie de Mines ) ,
- à Dalem.
- 37°.
- tain incorporé avec du Spâth*
- Stab. G. Pertica. An. Pool.
- Stalire. Le. Grande planche , fut laquelle fe marque avec de la craie le nombre des pan*-niers de Houille qui arrivent au jour» 229» Mettre la marque, ou marquer enfeigne» Id»
- Stage. Sax. Supports.
- Stampe. Plomb de Bure. Le. Dimenfiotï du Bure en profondeur. 245. Signifie aufii quelquefois l’interValle d’une Veine à une autre. Idem.
- Stanchée , ( Areine ) étranglée. 281» Voyez Areine.
- Stangen Kunft% G. Feld geftange» Stangem (Zug ) Barres de trait.
- Stanfeurs. Le. Ouvriers chargés des étançonnages des travaux & des cuvelages. 210»
- Stappes. Le» Piliers d’appui, formés avec des Fou ailles, c’eft-à-dire , de la menue houille. 211» 272,273 , 2p 1. 401. Stappe Jous la main\ c’eft avant le pendage ou en defcendant. Pareujje de Stappe. 25* I s 272.
- State Marie. An* Sorte d’ardoife graffe, bleue
- ou bleuâtre.
- 377*
- Springleeler. Affurer, refferrer avec des Sprin-gues. Idem.
- Spru%%. Ital. Mine éparfe, en grappes, en roi-gnons.
- Spuifeux. Spouxheux. Puifeux. 378.
- Spurftein. G. .Première malte, ou malte crue. y0yez Malte crue.
- Squatt. An. Minéral des Mines de Cornouailles , en morceaux épars de forme applatie , & qui ne font point en veine, c’eft-à-dire, qui ne font point continus : c’eft ordinairement de l’é-
- Stations. ( Géométrie pratique. ) Point fur la terre auquel doit répondre le centre d’un inftru-ment avec lequel on mefure; il fe marque communément avec un fil à-plomb , ou avec le pied même de l’inftrument. Il fert à la jufteffe dans la mefure, afin que la longueur rapportée félon l’échelle géométrique , refte toujours proportionnelle , & que l’opération en général fe falle avec exa&itude. 299 , 3 23* On fe contente quelque-fois de faire ces notes par écrit.
- Statique. Science de la pefanteur des corps 5 elle traite particuliérement du centre de gravité t de l’équilibre des corps graves , & des mouvements qui dépendent de la pefanteur. 924*
- Statuts fir Réglements de Compagnie de Mines , pour la régie , la conduite & la police des per^ Tonnes employées fur les Mines , à drefler, do l’agrément & fous l’autorité du Grand - Maître , par l’Art. XIII de l’Edit du mois de Février 1722 , portant établiflement d’une Compagnie pour toutes les Mines du Royaume , enregiftré au Parlement de Navarre , avec injonction de rapporter au greffe les Statuts qui feront donnés par le Grand-Maître.
- Statuts du College des Houilleurs à Liege , du 24 Juillet 1793 , renouvellés en 1684 , avec quelques changements , & depuis cette époque, fuivis de Mandements de plufieurs Princes. 341.
- Statuts & Ordonnances fur la conduite de la navigation , entre les villes de Mons & de Corn* dé, l’entretien des rivières , réglement de ven-tailles & tenues d’eaux y fer vantes. 73 4,
- Statutus Axis. G* Spille.
- Steam Engine. An. Machine à vapeur. Stechement. Ha. Toui*et des bures fouterrainsi
- 478.
- Steal Marie, formant une des premières couches des Mines. 377*
- Steen. ( Smrigel) B, Sehmirgel. G. Sjviyeis. Sme~ rillus officinarum. Emeri, pierre d’émeri.
- Stehender gang. G. Vena relia*
- Steigende. G. Crypta Jurgentes * afcendentes. Lê, Montées.
- Stein. ( Groloet Moer.) Su. Voyez Groloeu Stein , ( Kohlen ) un Roijfe. Charbon de terre impur. S tein Vallen. Su. Agger. Valium.
- Stellige Geburge. Montagne ifoîee qui a feâ bancs d’une direction plus longue & mieux fai-
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- 1^20 jl jn ,
- vie 3 & qui, en eonféquence , s’étend plus au loin n’étant pas fi entrecoupée de vallons.
- Sten. iTack.) Su. Toit de pierre.
- StencL Sntik. An. Voy. Stink.
- Stercus diabolL G. Teuftels Dreck. 606.
- Steward. An. Intendant, Contrôleur-Receveur.
- 395*
- S ticket. Stikay. Peta. Le. 229.
- Stiers , mieux Septier , mefure de continence , différente félon les endroits 3 à Liege, comme dans d’autres endroits , le feptier fait 12 boif-feaux ou deux mines. Voyez Mines & dou^e Stiers faifant le muid. Voyez Muid.
- Stiga Su. Montée du Charbon , tête du pen-dage. 896,
- Stige Duraujf die Gepel Seil Gehen. G.
- Stile. Signifie en général le Gnomon ou l'aiguille d'un Cadran qu’on drelfe fur un plan pour jetter l’ombre qui marque les heures. 767. C’eft la ligne ou verge d’un Cadran dont l’ombre marque l’heure ou la véritable ligne horaire ; on fuppofe toujours dans toutes ces fortes de Cadrans que le ftile eft une partie de l’axe de la terre, ainfi on le place de maniéré que fes deux extrémités regardent les deux pôles du monde, & que l’extrémité foit dirigée au pôle élevé fur l’horifon où l’on conflruit le Cadran. Obfervation fur les Stiles de Cadran. 768.
- Stink. Stenche. An. Puanteur. 402. Stinking Ve in. An. Veine puante. Charbon foufreux.
- Stipeau. Stips terminalis. Piquet ou morceau de bois que l’on plante pour marquer des flations. 3^8. Voyez Stations.
- Stipper. Stepper. Ouvrages ftippés, qui flippent, c’efl-à-dire, qui rendent à tel ou tel endroit. 332,
- 33 8-
- Stips. Springues. 3~o. Voyez Springues.
- Stith. Vapeur de Mine dans les Houillieres de Newcaftle. 402.
- S toc. ( dreu de) ( Aller ) en lignes de la voie de l’ouvrage , en avant-main t en droiture. 271.
- Stok. Su. Poutre.
- Stockel. Su. Soupape. Clapet, Stockel kiel. Sax. Cylindre à foupape.
- Stockholm , ( Aéles de l’Académie Royale de) commencés en Suédois dans l’année . . ., renferment plufieurs Mémoires fur le Charbon de terre. Voyez Hermelin, Qwijî. Triewald.
- Stock IVerk. Sax. Filon en maffe. 2.62. Voyez Amas.
- Stoll. Su. Fofiè , menée fouterraine. Wattu Stoll. Percement. Stoll d’eau. 896.
- Stollen. G. Stoll. Su. Chemins qui fe percent dans la montagne en ligne prefque horifontale. Boyaux de Mines : le même mot Stollen , pris quelquefois pour Cuniculus. Stollen Sort. G. Cul-de-fac. Such. Stollen G. Gallerie de hafard ou de recherche. Welter Stollen. G. Galerie de foupirail. Erbe Stollen. G. Galerie - Maître. Forder Stollen. G. Galerie de déblay. Frider Stollen. G. Galerie de deblay Hampter Stollen. G. Galerie-Maître. An. Frée Luçl. Voyez Galerie.
- Stoln (Tach). Voyez Tach Stoln.
- Stone. An. Poids, peut être évalué à environ douze livres de France.
- Frèe. Stone. An. ^87. Iran Stone. An. Idem. Lime Stone. Id. Rotten Stone. Clay-Stone. 401. Stone 38 6. ( Plebe) Singer. An. Singel. Petits cailloux fervant à lefler les Vaiffeaux : les Marins les appellent alors Singel.
- Stone. ( Pumice ) Pierre-ponce. V. PUrre-Ponce.
- L E
- Stop coclk. An. Robinet de la machine à vapeur. Voyez Robinet.
- Stojjeiien. Sax. Fers de rencontre.
- Stouppures. Le. Décombres de Mines , employées à différents ufages , 275 , à fermer les niveaux du bure. 266, 25)1.
- Strakea. Su. E99,
- Strata humi ( Tigna) G. Fehne.
- Stratum. Lit. Couche, Ces deux termes françois font ordinairement pris dans le même fens. On doit néanmoins entendre par Lit une maffe ou bande compofée de plufieurs couches , & en conféquence la couche n’efl qu’une partie de lit. 882. Voyez Couche.
- Stratus ( Axis. ) G. Welle. Treuil horifontal. Tour. Moulinet. Dévidoir.
- Stream Engine. An. Machine à eau. Stream Works. An. 404.
- Streche. G.
- Strechemenc. Petit torret fur les bures fou-terrains.
- Streichen ( Hanpt.) G. DireEtio principalis.
- Streindure. Dalem. Veine rétrécie. Crein.
- Strekke. G. Conduit dirigé en ligne prefque horifontale, mais qui ne va pas aboutir au jour.
- Strikc. An. Baiffèr , fe dit des Rihoppements. de veine ; différents félon qu’ils font en bas ou en haut. Voyez Bajfeting.
- Stroeftan. ( Woeftra huf wud ) Su. Courant principal, oriental. 895).
- StroJJen. G. Cafcanes. Galerie en gradins.
- StroJJes à faîte.
- Strouler. Le. Remonter au-devant, remonter la main. 204 , 294.
- Structure intérieure des montagnes. 743. Voyez Montagnes.
- Stujbaume. Sax. Supports. Chevalets.
- Stryka. Su. Diredion. Fram Stryka, en avant; 896. Hufwud. Stryka. Diredion principale. 900.
- Strykande (Floens ut.) Su. Cours du filon.
- Stuard, (M. William, Comte de) ancien Capitaine de Grenadires au Régiment Royal des Deux-Ponts,’ au fervice de France. Fonte de Mine fer exécutée fous fa diredion, à Aizy en Bourgogne avec du Charbon de terre. 1200. Peu de temps avant cette tentative , M. de Stuard en avoit fait à Breteuiî en Normandie une femblable ( que j’ignorois ab-folument) avec du Charbon de terre d’Ardinghem, préparé par le cuifage fur le lieu, & non à Bre-teuil comme je l’avois cru. Dans ce moment j’ai une connoiffance auffi entière qu’exade fur l’une & fur l’autre opération ; mais les remarques dont elles font fufceptibles , entraîneroient un trop grand détail, pour donner place ici à l’emfenble relatif au fujet 3 l’importance de la matière me détermine à la publier ailleurs , pour aider le progrès de cette recherche 3 je m’en tiendrai à inférer ici le réfultat de l’expérience faite à Bre-, teuil, & dont je puis affurer l’exaditude ; j’apprécierai enfuite les Conclufions portées au Procès-verbal arrêté à Aizy , fur les opérations qui y ont été exécutées : enfin , quoique la maniéré de M. Stuard pour préparer les Charbons de terre, par le cuifage à l’air libre, n’ait rien de particulier , j’aurai foin dans l’explication de la Planche XXXV , relativement au cuifage du Chari bon de terre en allumelle , de décrire le procédé qu’a fuivi M. de Stuard à Ardinghem & à Aizy 3 cela donnera la facilité de le comparer avec ce que j’ai publié fur cet objet, & de le rapprocher des principes ^ue j’ai établi. Les
- borne*
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- bornes étroites, dans iefqüelles une Table des ma- bon de terre de MontceniSi' Il le ïèrtdît lui* tieres nous oblige de nous renfermer , pas même même à la Mine , en fit préparer fur le lieu -, de le le manque de luccès des opérations dont nous fit tranfporter à Aizy avec une partie de Char-rendons compte , ne peuvent nous difpenfer d’af- bon brut, pour y exécuter le procédé du cuifage»
- figner dans cette courte notice hiftorique une en préfence de M. de BufFon qui le defiroit.
- place honorable à l’augufte Promoteur de ces Ce font les opérations exécutées dans le mois effais importants. Les perfonnes de haut rang ou conftituées en dignité , qui , par leur protection ou par leurs libéralités , concourent à des découvertes difpendieufes , ont autant de droit que les Savants à la reconnoiffance de la pofté- verfes gueules & fers forgés, provenants de ces
- xité , pour leur bienveillance; nous devons, en Charbons préparés , ont été dépofés dans le cabinet
- conféquence , rendre ici un hommage publique à d’Hiftoire Naturelle de S* M. ainfi que plufieurs
- la mémoire du feu Prince Bourbon de Conti. Le morceaux des braifes provenants de ï'alumelle qui
- goût naturel dont il étoit animé pour les Arts s avoit fourni les braifes employées à ces fontes,
- pour tout ce qui pouvoit tendre à quelque dé- Lès fers provenants des fontes faites avec les couverte, affuroit la protection de ce Prince aux braifes de Charbon de Montcénîs , étoient pleins perfonnes qui s’occupoient d’objets utiles ; il paroit de nerf & paroiffoient très-bons ; là qualité ex~
- que c’eft au feu Prince de Conti qu’on eft redevable cellente de ces fers a été prononcée d’après quel-
- /I ah fn AïlifaA n aa a t*/4 A /-i r> O t* I Q A/1 in»iri«a m /-* 11 m 1 am ahAi* a/T. L û . J ^_ \ _ ______ . a _1 î
- de Mai 1776 , avec ces braifes de Charbon de terre , qui ont le plus fixé 1 attention 9 & qui ont paru pouvoir former la matière d’un Procès-verbal des échantillons de fonte de di-
- des facilités accordées par le Miniftre , pour les expériences faites d’abord à Breteuil , par lesquelles nous allons commencer , & enfuite à Aizy.
- La Mine de fer , fur laquelle M. de Stuart a opéré à Breteuil , eft une Mine d'Alluvium , ocreufe, &: mêlée de pierres de grès. M. Cadet, de l’Académie des Sciences, M. le Chevalier de
- ques effais, & d’après l’apparence \ mais a-t-elle été conftatée par quelque expérience décifive ? On ne fauroit trop fe rappeller ce qui a été reconnu aux forges de Sültzbach un grand nombre d’années après qu’on y pratiquoit la fonte des Mines de fer au feu de Charbon de terre. V. pag. 1181 , note 2,118(5 & 1187* Pour juger fi cette fonte exécutée à Aizy a la capacité & le liant de fes'
- Fontanieu, ajourd’hui de la même Académie, de parties entre elles qui lui procurent la facilité de M. le Subdélégué de l’Intendance d’Alençon , dé- réfifter à de violents efforts , pour mettre l’ex-puté par M. Bertin , Miniftre , étoient préfents ; périence de M. de Stuart * hors de toute contradic-on aréuffi très-facilement à fondre cette Mine de tion, n’auroit-il pas été à propos , de foiimettre cette fer avec les braifes de Charbon de terre d’Ar- fonce à nombre d’épreuves, comme de faire des mar-dingheim dans un fourneau dont nous donnerons teaux de forges, quelques mortiers à éprouver la les dimenfions ; il avoit été dreffé un projet poudre à canon, &c. C’étoit-là le cas de recourir de Procès-verbal qui n’a point été arrêté. Mais aux différentes maniérés employées par les Maron peut regarder comme certain le réfultat fui- chands de Suede dt d’Angleterre , pour éprouver vant. Le feu des braifes de Charbon de’ terre le fer qu’ils embarquent. Voyez page 8q.8. V. Tout qui ont été employées ,aux effais de Breteuil, dé- & détour.
- truifoit ou fublimoit le phlogiftique métalllique qui Nous réfervant difeuter toute cette expérience / fert de Gluten aux parties de fer, de qui en conf- ou a part, ou dans un fupplément, venons, corn-titue la ténacité. La fonte qui en a réfulté étoit me nous l’avons annoncé , aux Conclufions du caftante à chaud & à froid , elle étoit très-difficile à Procès-verbal.
- rafiner. Dans cette fécondé opération , la fonte per- Les perfonnes qui ont affifté à cés opéfations doit plus que la fonte ordinaire: on en a fait ce- terminent le Procès-verbal en difant que des pendant quelques barres de fer qui avoient l’appa- expériences y rapportées, il réfulte qu'indubitable-yence d’être de bonne qualité quoiqu’il contint du ment M. Williams, Comte de Stuart a trouvé , &* cuivre en aflez grande quantité ; (cette circonftance eft le vrai pojfejfeur d’un fecret unique , qui eft de eft très-finguliere ) on en a même obtenu des fondre & affiner le fer non-feu1 ement avec du Charbon grains de des culots affez confidérables. de terre préparé fuivant fa méthode dans les hauts four*
- Les principales expériences faites à Aizy , neaux & forges, fans rien changer à la manuten-font confignées dans un Procès-berbal du mois tion & ufages qui font établis dans le Royaume 9 de Mai 1776 ; mais il y en a eu de prélimi- avec telle ou moindre quantité de Charbon de bois naires en premier lieu avec des braifes de Char- quon voudroit y admettre , mais même quon le fait bon de terre d’Ardingheim, enfuite avec celles aufft avec le Charbon de terre préparé fans aucun
- du Charbon de S. Etienne ; nous favons, quant aux premières , qu’il n’a pas été poflible de les employer, non plus que le Charbon brut du même endroit, ni au fourneau , ni à la forge ; il a réuffi, comme le fécond, aux forges des Maréchaux , des Taillandiers, des Serruriers de Clou-
- mêlange de Charbon de bois.
- Les perfonnes verfées dans le genre de tra-< vaux dont il s’agit, & qui liront avec attention le Procès-verbal , n’y reconnoîtront point de concordance avec les conféquences. Les différentes opérations exécutées fous la direction de M.
- tiers qui en ont fait ufage en grand, en employant de Stuart , viennent très-bien à l’appui de toutes des fers qui avoient été fondus de fabriqués avec celles que nous avons rapportées dans la froifieme du Charbon, de bois. Se&ion de fécondé Partie , paves 1201 , 1202 6*
- Après cette tentative , M. de Stuart a procédé fuiv. Voilà tout ce que nous voyons , les expé-à d’autres effais avec les braifes de Charbon de riences faites tant à Breteuil qu’à Aizy , font S. Etienne , à la grande Chaufferie ou Renar- de nouvelles preuves inconteftables que dans un diere de la forge à fabriquer le fer en barres ; fourneau monté fur la méthode de celui qui a nous renvoyons au détail que nous publierons fervi, qui eft échauffé de en train depuis fept l’expofé & l’analyfe de ces expériences ; M. le mois, on peut avec des braifes de Charbon de Comte de Stuart lui-même n’en fut point fatisfait, ,terre bien préparées , & appartenantes à un Char-* ce qui le détermina à fe retourner fur le Char- bon de bonne qualité > on peut, dis-je, fondre
- Charbon de Terre, II, Part, O 17
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- des Mines de fer, c’eft-à-dire, dépouiller la fonte des parties impures qui fe mélangent avec elles à la fufion des Mines. Mais ce n’eft pas ce qui eft intéreflant à prouver , puifque foit avec du Charbon de terre mêlé avec du Charbon de bois, voy. page i2i$>, foit avec du Charbon de terre feul, la chofe a réuffi plus d’une fois : le véritable objet de recherche , eft de parvenir conftamment à exécuter parfaitement la fonte des Mines avec économie, ou du moins avec égalité de dépenfes dans le même efpace de temps, à peu-près qu’en demanderoit la même fonte au feu de Charbon de bois , fans quoi , * l’expérience, quelque heu-reufe qu’elle puifte être, n’eft qu’illufoire. Voyez page 1187. La queftion fe réduit alors à celle-ci. Employant des braifes préparées de telle façon, de Charbon de terre de telle nature, échauffer & faire aller le train ordinaire à un fourneau à fondre des Mines de fer , ou tel autre fourneau fpécifié ; parvenir à cet objet avec autant d’économie & d’avantage, & dans le même temps que la chofe fe pratique avec des Charbons de bois.
- Dans la conduite tenue pour les opérations dirigées par M. de Stuart à Breteuil & à Aizy , on n’entrevoit aucun principe fur la connoiffance des fourneaux de forge , fur les fonj^s , fur le choix du Charbon, fur la fabrication des braifes , dont la qualité douce , doit influer fur la qualité des fers , ni fur la méthode ou le degré du cuifage. On verra , au contraire, dans les détails de ces opérations des manipulations variées qui s’écartent Jen tout des principes généraux fur ces objets fondamentaux.
- Stul. G. Tripus. Trepié.
- Stunden. G. Horæ. Stunden Scheiben, G. Circulus horarius. Voyez Cercle horaire.
- Suante. (Chaude) c’eft-à-dire complette. Y .Chauffe,
- Suartor. Ardoife noire , argilleufe , qui s’allu-tne & brûle au feu fans faire flamme ni chaleur, mêlée de Charbon de pierre , qui flambe 5c fe réduit en cendre, tandis que les autres con-fervent en tout ou en partie leur premier volume , placée communément dans la Mine du Roi Adolphe Frédéric, au-deffiis des couches de Charbon, 6c dans toutes les landes ; elles font en partie friables, en partie plus dures ; il s’y trouve mêlé une partie de Kolm. Voyez Kol. Voyez Kulm. Voyez Fierftad.
- Subcifivum. ( Fodinarum ) Areaultima quæ ab-folvi non potefi ; le furplus de Mine qui n’a pu être travaillé.
- Subdélégués du Grand-Maître de Mines en France , & de [es principaux Officiers ; attendu la difficulté de la part du Grand-Maître des Mines, fom Lieutenant, Contrôleur général & Greffier, d’être en même temps par-tout ou leur préfence pourroit être néceflaire pour leur fervice, & pour le devoir de leur charge ; l’Art. XV de l’Edit de Réglément général permet audit Grand-Maître & à chacun de fes principaux Officiers, de commettre & fubdéléguer en leurs charges perfonnes folvables que le Grand-Maître jugera en fa confcience capables.
- Subdélégués d'intendants de Province. Par l’Article X de l’Arrêt du Confeil du 14 Janvier 1744, portant Réglement pour l’exploitation des Mines de houille} aucune forte de travail ne doit être ceffé qu’après déclaration faite au Subdélégué de 1 Intendant de la Province le plus à portée du lieu de l’exploitation.
- Subdélégués de Ville, pour la Jurifdiéfion du
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- bureau de Ville dans les cas urgents. Ça*
- Subdialis ( Vena ) (fibra ) Signifie littéralement veine à découvert ; mais Agricola , dans lequel on trouve ce mot , s’en fert pour fignifier toute efpece de veine qui vient de la fuperficie joindre le toit d’une Veine , ou qui du fond de la Montagne vient joindre le plancher d’une veine ; fiédialis ( menjîo , menfura.) G. Der tag zug. Me-fure fouterraine. Voyez Mefure a découvert.
- Subhafiation. Venditio fub hajla. ( Jurifprudence.) Vente d’un ou de plufieurs héritages d’un débiteur , qui fe fait après plufieurs criées , devant la Juftice des lieux où font fitués les héritages : ufitée" dans quelques provinces de France , où l’objet de ces fubhajîations , eft le même que celui de la Vente par decret ; cas où elle a lieu dans la Coutume de houillerie , au pays de Limbourg.
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- Sublimation de Valkali volatil concret de la liqueur de fuie de Charbon de terre ; M. de Seve , Apothicaire de Liege, fe fert pour cela d’un mélange de parties égales de craie en poudre fine & de potafle pour faire une pâte avec cette liqueur. On doit procéder dans cette opération avec les mêmes précautions recommandées pour la diftillation. Mais quand on s’appercevra que la croûte faline qui fera formée dans le chapiteau commence à fe réfoudre par les vapeurs, il faut retirer le feu & refroidir tout l’appareil , au moyen de linges mouillés appliqués fur la cti-curbite St fur le chapiteau. Si le fel volatil ne fe trouve pas auffi blanc que vous le defirez, faites-le fublimer de nouveau fur de la craie bien feche, & réduite en poudre fine. V. Procédés.
- Submergées ( Veines) deffous la main. Veine au-deffous du niveau du xhorre. Veine non xhorrée„ Veine inférieure. le. 285). Jurifprudence pour ces Veines dans le Limbourg. 728. En matière de Conquête, on ne peut au pays de Liege acquérir que les Veines noyées ou fubmergées, c’eft-à-dire , qui font d’un niveau plus bas que la galerie d’écoulement ; les Veines ou parties de veines fupérieures à cette galerie reftent en propriété au Propriétaire du fonds.
- Subreptices ( Lettres-patentes de ConceJJion fou-vent ) par des réticences ou de faux expofés qui ont écarté l’attention du Souverain fur des cir-conftances qui eufTent fait refufer la grâce follicitée & obtenue , 616 , prefque toujours par conféquent fufceptibles d’oppofition ou de fufpenfion, & lailfant un libre cours aux réclamations ; d’ailleurs ces Lettres-patentes, comme toutes celles expédiées fous le nom & au profit des Particuliers , ne font jamais accordées que fous la réferve expreffie, toujours fous-entendue , quand elle n’eft pas exprimée , du droit d'autrui , enforte que fi les droits de quelqu’un font compris ou altérés par la grâce , par le privilège porté dans les Lettres-patentes , le Particulier a tou-; jours le droit de s’oppofer à l’effet & à l’exécution des Lettres-patentes , pardevant les Juges ordinaires auxquels reflortiffent la faculté 6c le foin de juger les difcuffions qui, fur l’exécution de Lettres-patentes, peuvent concerner les droits & les intérêts des particuliers.
- La puiffiance réglée du Souverain ne s’étend pas jufqu’à pouvoir intervertir l’ordre des loix en faveur de leurs fujets au détriment d’un tiers , 618 , & quoique les grâces qu’accorde le Souverain doivent toujours être favorablement interprétées , celles de l’efpece dont il s’agit ici ne
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- peuvent jamais avoir l'effet de dépouiller un tiers de fa propriété, 619, 5c doivent toujours être entendues ftriétement.
- Subrogation permife en fait de privilège, à ce qutii paroît par un Arrêt du Confeil du 25 Janvier 1746, qui , en confirmant l’adjudication faite à la Dame veuve Danycan des Mines de Breta-, gne j & de la fubrogation au privilège accordé pour les faire valoir , ordonne qu’elle en jouira conformément aux Lettres de Conceflion du 11 Février 1730.
- Subffides. Subventions. Le Roi Charles VI, par fon Edit de 1413 , confidérant que ceux qui s’adonnent aux travaux de Mines , fe mettent continuellement en danger de périr , veut & ordonne que les Marchands 5c Maîtres faifant ouvrir les Mines \ leurs propres coûts , millions 5c dépens , 5c qui ont feu, lieu 5c réfidence fur lefdites Mines 5c martinet, ainfi que leurs Députés en un chacun martinet tant feulement, 5c aufli les Ouvriers avec les Gardes de S. M. 5c non autres, foient quittes , francs 5c exempts de toutes Tailles , Aydes , Gabelles , quart de Vin , Péage 5c autres quelconques fubfides, quels qu’ils foient, ayant ouvré dans le Royaume , c’eft à fçavoir du. Creux de leurs terres 5c pofTeflions, 5c non d’autres.
- Dans le Privilège excîufif donné à Verfailles le 6 Juillet 1727 au Sieur Jean May, Anglois, pour pendant l’efpace de cinquante ans, établir, conftruire, ériger, enfeigner 5c mettre en pratique dans toute l’étendue du Royaume la machine à vapeur ; les mêmes exemptions, droits & fran-chifes accordés pour l’efpace de vingt années à tous ceux qui font de nouveaux établiflfements utiles à l’Etat, étoient o&royés à tous fes AfTociés, Pré-pofés 5c Ouvriers, tant François qu’Etrangers.
- Subffiances terrestres de Mines, placées dans les 'Ordonnances parmi les Mines , dont la fouille ne peut être faite fans permiflîon. 610.
- Subtendante. ( Géométrie. ) Bafe du triangle-*e<ftangle. Voyez Triangle-reSt angle.
- Subtendante, Soutendante. (Ligne) V. Souteniante.
- Subtenta. (Linea) Lineareéta. Ligne foutendante.
- Subterranea. ( Geometria. ) G. Die Mark Sheide. Géométrie fouterraine. Subterranea. (Menfura) Den Gruber Zug-Das abzieden , mefure fouterraine.
- Succeffieurs 5c Ayant-caufe des Privilégiés , ap-pellés par la loi à la jouiflance du privilège, par l’Article V de la Déclaration du Roi concernant les privilèges. Dans le cas du décès d’un Privilégié pendant la durée de fon privilège, les Héritiers dire&s ou collatéraux , Légataires uni-verfels, Particuliers ou autres Ayants-caufe , ne peuvent fuccéder audit privilège fans avoir obtenu une confirmation , après avoir juftifié de leur capacité ; 5c ce nonobftant toutes claufes, telles qu’elles puiffent être , qui pourroient fe rencontrer, foit dans le titre de Conceflion , foit dans les titres & aêtes poftérieurs, auxquels il eft expreflement dérogé par la Déclaration.
- Succin. Succinum. Karabe officinar. Bitume concret , différent en couleur , dont l’efpece de couleur jaune eft plus communément appellée Ambre. l’état des Mines du Royaume donné par Martine Bertereau, Dame & Baronne de Beau-foleil, dans l’Ouvrage dédié au Cardinal de Richelieu , fous le titre de la Refîitution de Pluton , en 1640, indique une Mine de fuccin jaune , autrement nommé Ambre, près de Laon, & quantité de Tourbes.
- TI ERES. ' 1523
- Selon M. de GenfTane, il s’en trouve de bien pur 5c tranfparent dans le Charbon de terre d’une Veine qui s’exploite près du Pont Saint-Efprit. 1177, 1243. Voyez Sel de Succin.
- Succin noir. Succinum nigrum officinar. Jayet 5 auquel fe rapportent en particulier le Cannai coal des Anglois , 5c le Charbon de terre en général» Voyez Poix minérale.
- Sucula. G. Ronbaum. Treuil du moulinet > Axis in peritrochio , mais muni de barres , 5c parallèle à l’horifon. V. Treuil. Axis. Peritrochium.
- Sucre. ( Raffinerie de ) Ses chaudières chauffées avec du feu de Houille. 1256’. Corrections pro-pofées par M. Venel pour chauffer économiquement les poêles des étuves de ces Manufactures. Id.
- Sud. L’un des quatre Points Cardinaux 3 il eft diftant de 90° des points Eft 5c Oueft, de 180“ du Nord auquel il eft par conféquent diamétralement oppofé.
- Suede. Plufieurs provinces de ce Royaume pof-fedent des Mines de Charbon de terre , qui font le fujet de quelques Mémoires inférés dans les ACtes de l’Académie de Stockolm. 444.
- Suer. Se dit du fer auquel on fait effuyer une chaude qui en amollit les parties intérieures , leur donne une couleur dorée , 5c en fait fortir une Couche de Vernis fluide.
- Suffocante. ( Vapeur ) Le. Fouma. An. Stink. Stith à Newcaftle* Aer immobilis, aer gravis. 981,
- Suffocation des Mineurs dans les Mines métalliques. Obfervation de M. Brovallius fur la fuffoca-tion ou l’affoupiffement des Ouvriers dans les Mines de Quekna, 987. Sentiment de cet Auteur fur ce qui produit l’afphyxiedes Mineurs. 1002. Obfervation 5c fentiment de M. Henckel. 1003. Traitement de cette fuffocation par ce Savant.Tdem. Remedes employés dans les Mines de Quekna. 1007.
- Suffocation dans les Houillieres. Deux caufes différentes ; exhalaifons fouterraines , 5c vapeurs de feu de Charbon de terre allumé dans les galeries, Cette fyncope , du même genre que celles occa-fionnées par les exhalaifons de Charbon de bois embrafé dans un endroit renfermé. 987.
- Suffocation produite par les exhalaifons intérieures des Houillieres , par le fouma , par le kroivin , c’eft-à-dire , par l’état de l’air des Sou-terreins. Queftions fur les caufes d’où peut provenir cette fuffocation. 988. Les obfervations de M. Triewald , 1002 ; celles de M. l’Abbé de Sauvage , 134, & de M. Lemonnier , 590, 1003 , 5c toutes celles qu’on pourra recueillie fur cet objet font de la plus grande conféquence , elles doivent fervir de bafe à toutes les méthodes à imaginer pour le traitement. 1002. Sentiment de l’Auteur fur l’état primitif des Ouvriers au moment qu’ils éprouvent l’atteinte de cette fuffocation, pour expliquer cet accident. 1004.
- Suffoqués. ( Ouvriers) Méthode abrégée pour fecourir les 1007. V. Emetique. Vi Vomitif.
- Suicide. Manie , commune , dit-on , parmi les Anglois, attribuée par quelques Ecrivains François à la vapeur qui s’exhale du chauffage avec le Charbon de terre. ^
- Suie de poix. Noir à noircir. Noir de France, réfultante de poix de rebut, brûlée 5c condenfée en fumée, 5c qui eft toujours inflammable.
- Suie de Charbon de terre, dite dans le langage du peuple Liégeois , Soufre de cheminée, 980, eft une fuie réfinifiée ou bituminifée. [ Mém. 21.] Odeur qu’elle renvoyé dans certains temps des cheminées dans les appartements, Idem 5 donne
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- par fes lotions du fel ammoniac , & ne différé de la fuie des feux de bois, que par cet état ammoniacal bituminifé & fucciné.
- Analyfi de la fuie du Charbon de terre de Fims. Procédé pour obtenir de l’alkali volatil, en dé-compofant le fel ammoniac qui fe trouve dans la fuie de Houille , publiée par M. de Seve , Apothicaire de Liege , dans un des Journaux de Tiege , intitulé Efprit des Journaux, Juin 1776; ces procédés fe rapportent pleinement avec la théorie reçue fur les propriétés de la chaux & de l’alkali fixe , pour dégager l’alkali volatil des fels ammoniacaux. Nous avons fait connoître ces procédés aux mots Dijîillation, Sublimation, Voy, Sel ammoniac , liqueur de fuie.
- Suie du Charbon de terre , préférable à la cendre pour l’engrais des terres , très-bonne pour le foin & pour le grain. H28. Employée au pays de Liege à fertilifer les terreins froids , à faire périr le ver des plants de houblon. Idem. Pratique ordinaire des Agriculteurs Anglois. Ibid. Voy. Ciment. Employée utilement pour entrer dans la compofition de l’encre d’imprimerie, 1137. Pour faire du bleu. Idem, Voyez teinture.
- Suif pour les lampes , au lieu de chandelles ou de l’huile de navette, employé dans différentes Mines, félon les pays & félon les circonftances. V. Lampes.
- Suijfe. Grand pays de l’Europe à l’Orient de îa France, où la cherté de bois à brûler augmente fenfiblement , & où il y a beaucoup de Mines de Carbon de terre. 449.
- Suite. Sérié. Algèbre ; fe dit d’un ordre ou d’une progreffion de quantités qui croiflent ou qui dé-croiffent félon quelque loi.
- Suivre ( faire ) la lumière. Le. Donner la liberté à la circulation de l’air, 272. Voy. Temps.
- Suffrage ( Droit de ) dans les affemblées du métier à Liege. 344*
- Sulcus aquarius. Rigole.
- Sulphureo-acidum. ( Lithantrax. ) Charbon py-Viteux, à caufe de l’exhalaifon acide ou fulphu-reufe. 11J 3 •
- Sulphureufe ( Odeur qualifiée ) dans quelques Charbons de terre. 544>5I9> 5°7*
- Sulphureux. (Acide) Effet de l’acide fulphureux, ou de ce qu’on appelle Soufre du Charbon de terre fur le fer, félon Swedemborg. 1167. Efprit acide ful-jhureux , n’a point été apperçu par M. Kurella dans le Charbon de terre qu’il a analyfé, mais un efprit alkalin volatil. Voyez Acide vitriolique.
- Sulphureux. Terme adopté dans le langage des Ouvriers, & confervé dans cet Ouvrage pour lignifier pyriteux , afin de marquer l’alliage particulier qui fe trouve avec la portion bitumineufe. ÎI002. Voyez Pyriteux. Sulphureux. ( Charbon de terre ) Lithantrax bituminofo-fulphureum , à caufe de l’exhalaifon graffe & bitumineufe dominante.
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- Sukqbac , à trois lieues de Colmar, & appartenant à l’Eleéteur Palatin. Eaux minérales acidulés. A cent pas de la fource, couche de Charbon de terre, fonte de fer avec ce Charbon. 1186.
- Summa pars Vence. Tête de la Veine. 343*
- Sumpjf ( eifen ). Lacuna. 25*1.
- Sunderland (Charbon de) employé à Rouen par les Teinturiers & d’autres Ouvriers à fourneaux, fous la défignation de Charbon de fécondé qualité, pour le diftinguer de celui de Newcaftle qui y eft aufïi employé, fous le nom de Charbon de première qualité, y 70,
- BLE
- Superficie. Aire. Surface. Tout ce qui n’a que deux dimenfions de l’étendue , la longueur & ]a largeur ; la mefure commune & la plus naturelle des furface, eft un quarré plus ou moins grand , d’où l’évaluation d'une furface eft nommée quadrature 1 d’où il fuit que pour mefurer une furface il ne faut que chercher combien de fois elle contient le quarré , que l’on prend alors pour l’unité.
- Superficie. Surface du terrein (Infpeéiion de la) pour reconnoître fi un terrein renferme du Charbon de terre ; peut être utile, mais non comme le prétendent les Mineurs. 741. Superficie extérieure de la terre comparée avec fa fuperficie intérieure. 742.
- Superficie. ( Ufage de la ) Seule appartient aux Communautés dans le Limbourg. 732 , 733. Superficie des fonds. ( Pojfefieur de la ) LE. 32p.
- Superficie du jour. ( Maître de la) Hurtier. le. V. Rupture de ga^on. Ufages obfervés dans le Lyon-nois , vis-à-vis du Propriétaire de la fuperficie. 714*
- Superficie , ou furface de terrein , confidérée relativement à la Géométrie fouterraine , & aux Problèmes à réfoudre. Quel point de la furjace cor-refpond à un point donné dejfous. 801. Tracer une ligne droite fur une furface inclinée inégale. Idem. Pénétrer déun point de la furface à un lieu donné de la Mine. Id. Opérations qui doivent fe faire à la furface du terrein , pour la réfolution de la plupart des problèmes de la Géométrie fouterraine. 801,808.
- Supérieure ( Roche ou Eponte. ) Toit.
- Supérieure ( Veine) d’aval-pendage. Le. 296. Veine xhorrée fupérieure. 1 285?.
- Supplément. (Géométrie.) On appelle fupplé-ment d’un angle , ou angle de fupplément , celui qui joint à un autre fait avec lui 18o°. Le même terme s’applique aux arcs. Voyez Arcs. Voyez Complément.
- Supports , S A x. Stage fe dit en général de tout ce qui foutient quelque chofe. Pour les feld~ geftange ces fupports doivent être pofés en terre fur des folives & fur des traverfes bien alfem-blées ; leurs dimenfions doivent être bien proportionnées pour que les barres puiffent agir en ligne droite, foit en montant , foit en dépendant : fans cette attention , il en réfui tefoit des ruptures.
- SuppreJJîon des Offices fur les ports , quais J halles , marchés G* chantiers de Paris. . 1328.
- Surchauffe , ( Fer ) qui a effiiyé une chaude forcée. Voyez Fer. Surchauffure de Vacier. 870.
- Surface du terrein. Voyez Superficie.
- Surgentes ) Cryptæ), 1>el afeendentes. G. Steigende.
- Surjet. - Elévation en rondeur dans certains ouvrages des Tailles ; expreflion appliquée aux Veines de Charbon. 374. Surjettée ( Veine. ) Ibid.
- Surintendant, Grand-Maître & Réformateur général des Finances &* des Mines Gr Minières de France. Par Ordonnance de François II, du 29 Juillet 1760 , ayant entière fuperintendance 8c. connoiffance , avec toute coercition pefonnelîe pour faire pratiquer , entretenir , garder & observer félon que befoin fera les Ordonnances de Juftice; par l’Ordonnance de Charles IX, du 27 Septembre 1 $68 , avec pouvoir , intendance & autorité fur le fait des Mines & Minières de tous métaux , minéraux , femi-minéraux & fubftances terreftres qui fe peuvent tirer & extraire de la terre dans le Royaume. Voyez JurifdiBion. Voy. Grand-Maître , & au mot Réformateur, la lifte des perfonnes qui ont pojQTédé cet Office.
- Surplomb.
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- DES MA T I E RE S.
- Surplomb. En Àrchiteéfure } fe dit d’une mu^ taille qui penche, ou, comme difent les Ouvriers , qui deverfe , c’eft-à-dire , qui n’eft pas a-plomb. Surplombée. ( Veine ) Veiné inclinée ou penchée , qutt ad libellam non fiat, qui n eft pas à-plomb.
- Surfum verfus. Contremortt, en haut.
- Survey. Viewers. An. Arpenteur, Expert. 39/*
- Surveyor. Overfeer. An. Arpenteur Intendant.
- Sufpenfion de Vaiguillt de la Boajfole. Voyez ^Aiguille.
- Sutton , [ Ventilateur de ] nommé en Ecofle
- Lampe à feu, employé dans la Mine de Littry en Normandie. $69. Voyez Ventilateur.
- Swanwich , à quelques milles d'Alfreton , en Derbishyre, Mine de Charbon dans une matrice fchifteufe.
- Sivelly. An. Sivulnand. Su. Couche qui s’élargit & s’enfle de maniéré que le fond prend une ligne courbe , tandis que la couverture de defïus con-ferve une ligne droite.
- Sivulnand. An. Swdly. Renflement de Veine.
- Syderatus (Morbus ) feu attonitus. Syncope, Voyez rAfphyxie. Voyez Suffocation.
- Symbolum. Symbolus. Anes. Marque , enfeigne * ce mot Latin fe trouve fouvent répété dans Âgri-cola. Symbola Dominis indicere, dare, ce qui pa-roît revenir à l’expreflion Liégeoife , donner affadie. Voyez Aftalle.
- Sympojîum. Compotatio. Du tems d’Agricola, la police, concernant les Ouvriers de Mines, s’é-îendoit jufque fur le tems outils s’aflembloient pour boire enfemble' : cette réunion étoit appeliée en Allemand Zechen.
- Syndic des Areines à Liege. Prépofé en charge pour toutes les affaires relatives aux areines de la Cité, que l’on ne peut approcher qu’avec beaucoup de formalité , fans encourir la rigueur des ioix. 317. Le devoir de la charge du Syndic des areines confifte à demander Vifitation. Voy. Vijitatiom. A intenter le procès contre ceux qui travaillent fans enfeignement de Juftice fur les franches areines ou dans leur voifinage, à les pourfuivre & conclure criminellement. 330.
- T
- a e a c, fubftance pîerreufe, ordinaire parmi les couches des Mines de Charbon du Comté de Namur : ainfi nommée à caufe de fa couleur fauve, que j’ai reconnu, à l’examen que j’en ai fait, être le produit d’une ocre ferrugineufe qui entre dans fa compofition. 4y 2. Voy. Tack Stein. Voy. Taupine.
- Tabella. G. Læzstje. Tabella tranfverfa, G. Læistæ jst.
- Tableau qui préfente dans tous les points la connoiffance phyfique d’une Mine, pour fuppléer plus parfaitement à Ÿlchnographie d’une Mine. 822. iVoyez Defcription ichnographique. Tableau pour fuppléer à 1*Orthographie d’une Mine en exploitation. 822. Voyez Defcription orthographiqueé
- Tableau. Scédule. Le. Voy. Scédule.
- Tableau des Maîtres de la navigation de Condé, où font infcrits les Bateliers. 737.
- Table des matières de cette fécondé Partie , dans laquelle on s’eft propofé différents objets ; de rafTembler une définition la plus exaéfce pofli-ble des termes propres du métier, & d’après des Auteurs eftimés , celle des termes des Arts ou Sciences employés dans le courant de l’Ouvrage;
- Charbon de Terre. II. Parc.
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- de fervir de Précis de l’Ôuvragê h même de Supplément [ pour pîufieurs Articles ] , foit à l’Ouvrage , fuit à la Table des matières de la première Partie. De former une efpece de Table de renvoi des mots & des chôfes qui éclair-ciffent 1 objet ; qui indiquent les rapports plus ou moins éloignés , rappellent les notions communes, les principes analogues , & aident les conféquen-ces î cette Table des matières a été encore enrichie d’une notice à peu de chofe près com-plette de la Légiflation Françoife fur les Mines, & d’une grande partie des Placards du Hainaut concernant le commerce du Charbon de terre.
- Table comparée des degrés des Thermomètres les plus connus, avec le Thermomètre de M. dé Réaumur. 9Z9-
- Table des Titres de cette fécondé Partie de l’Ouvrage. Indication fommaire de ce qui fe trouve dans les Sections & Articles, doit être placée après le Frontifpice.
- Tables en Mathématiques , font des fuites dè nombres tout calculés , par le moyen defquels on exécute promptement différentes opérations aftro-nomiques, géométriques , &c.
- Tables Logarithmiques. Tables des Logarithmes de tous les nombres, depuis 1 jufquà 100000 & qui fervent à trouver les logarithmes des nombres plus grands : il y a de ces Tables où, pour plus grande précifion , les logarithmes ont dix de même quinze décimales ; lés communes n’en ont que fept , & même on ne fe fert gueres que des cinq premières. Pour bien comprendre l’ufage de ces Tables , il eft indifpenfable d’en avoir fous les yeux ; il s’en trouve de toutes faites dans pîufieurs Ouvrages , & ordinairement ou prefque toujours elles font accompagnées d’un difeours qui explique la^ maniéré dont elles font arrangées , & qui en enfeigne les ufages M. Ozanam , dans le fécond Volume de fon Cours de Mathématiques, a inféré une Table des logarithmes pour les nombres naturels, depuis l’unité jufqu’à 1000 , fur celles d’Ulacq , imprimées à Lahays 1665 , qui paffent pour être des plus correâes , & corrigées fur celles du même Auteur, imprimées à Amfterdam en 1683.
- Tables des Sinus artificiels , ou logarithmiques , où Tables des Logarithmes des Sinus. Voyez le rapport des Sinus des Tangentes au rayon, exprimé ert nombres naturels , & formant ce qu’on appelle Table des Sinus naturels, Tangentes , &c , eft quelquefois exprimé en logarithmes , qui indiquent tout d’un coup la valeur du firiiis , du cofïnus, dé la tangente de de la cotangente de chaque degré êc minute de tous les angles aigus pollîbîes, & d’un quart de cercle employé aux opérations trigono-métriques; c’eft ce qu’on appelle confirudtion des Tables des finus , des tangentes & des fécantes , parce qu’après avoir trouvé les finus de différents angles, on en a conftruit des Tables dans lef-quelles ces finus font placés à côté des angles dont ils font la mefure. On a fait la même chofé par rapport' aux tangentes & aux fécantes.
- Dans toutes ces Tablés, les finus , tangentes êc fécantes & leurs logarithmes font différemment arrangés ; mais elles conviennent toutes avec le finus ôc cofinus de chaque arc , font l’un auprès ou vis-à-vis de l’autre. Il en eft de même de . toutes les tangentes, & cot. des fécantes & cofi des logarithmes des fin. & des coff & enfin des logarithmes des tang. & des cofinus.
- La maniéré dont chaque Table eft arranges
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- TABLE
- «fl: expliquée pour l'ordinaire au commencement. Il fuffit de favoir en général que toutes les fois qu’on aura un arc ou un angle , dont la valeur fera exprimée en degrés ou minutes, on trouvera dans les Tables le nombre des parties de fon finus , de fa tangente & de fa fécante , & qu’on y trouvera aufli le logarithme de fon finus & de fa tangente , & réciproquement lorfqu’on aura un nombre que l’on faura être le (inus ou la tangente , ou la fécante ,-ou le logarithme du finus & de fa tangente , ou de la tangente d’un arc inconnu , en cherchant ce nombre dans la colonne des finus ou des tangentes, ou des fécan-tes, ou dans la colonne des logarithmes des finus ou des tangentes , on trouvera toujours dans la même page , le nombre de degrés & minutes contenus dans l’arc ou dans l’angle inconnu. Si on ne trouve point le nombre propofé dans la colonne où il doit être , on pourra s’en tenir au nombre qui en approche le plus.
- Le fécond Volume du Cours de Mathématiques de M. Ozanam , renferme une Table des finus , tangentes & fécantes pour un rayon de iïooooooo parties & des logarithmes de finus 8c des tangentes pour un rayon de joooooooooq parties.
- Tables par le moyen defquelles, avec peu de calcul , on parvient à connoître le côté & la bafe dans un triangle-reéfangle dont on connoît l’hypothé-nufe & l’angle adjacent. La conftruéfion de ces Tables efl; l’objet du fécond problème de Weidler, Il y en a de très-anciennes , dans lefquelles la me-fure des Mines efl; divifée en 800 minutes. On peut en faire de nouvelles accomodées à, la proportion décimale , la réduétion en étant faite au moyen de la Réglé de Trois.
- Table des parties centejimales , pour la réfolu-tion des triangles-reâangles , lorfqu’on n’a point fous la main une Table des finus. M. de Genffane donne une de ces Tables dans le Chapitre V de fa Géométrie fouterraine. V. Centième. 810. Voy. mi mot Triangles, l’énoncé des principaux,problèmes»
- Tablettes. Cartabelle. Memorial. Pugillaria,
- Tabulatum. Plancher , planchéïé.
- Tach Stoln. Hongk. Creux fouterrain.
- Tâche des Ouvriers. Spéculations fur la paie à la tâche en différents pays. 836. Obfervations fur cette maniéré de payer les Ouvriers. Idem,
- Tack. Su. Toit Tack Stein. Pierre de toit. 447.
- Taille. A Dalem, Teie. 373. Ce que l’on entend en général par ce mot, en matière de Houil-lerie à Liege. 271. Dimenfions ordinaires de cet ouvrage. 272. Travail qui fuccéde à la première taille. 287. Séparées de diftance en diftance par des épaulements. Idem. Décharges ou voies de Taille. 271 j 273. Leur pente, leurs dimenfions 8c autres circonftances qui leur appartiennent. 273. Dilate-ment de Taille. 241. Ouvrages d’une taille ou [Taille, 272. Voyez Xhaveur. Trous détaillé, ou trous de Tarré le long des tailles. 271. Mefurer une taille, expreflion des Mines d’Anjou. 561. Monter une taille. 760. Rejlaper dans une taille, y 61. Voy. Trous de taille.
- Taillement, Canal. Le. 248,24p. Taïllements a nommés Pierçures. Voyez Pierçures. Bouche de taillements ouverte dans le burtay ou bure d’ai-rage , appellée Rmvalette. Voyez Rmvalette. TaiU lement de traverfe pour arriver à une veine quand les levays de l’eau font forts. 270. Voyez Teyment. .Voyez Boyau.
- Tailles. Impôts. Subfides. Les Affociés 8c Em-
- ployés aux Ëntreprifes de Mines en font exempta Par les Lettres du Roi Charles VI du .. . par ies Lettres de confirmation du Roi Charles VII en 1437; du Roi Henri II , du 10 Octobre 1772 ; de Charles IX, le 27 Septembre 1563 , dans lefquelles le nombre des Affranchis de taille efl: fixé à quarante hommes fur chaque Mine ; exemption confirmée par l’Art. II de l’Edit de Réglement général du mois de Juin 16019 8cc. Voyez Subjîdes.
- Tambour. Rouleau. Voyez Treuil. Axe dans U tambour. Voyez EJJïeu. Dans une grande exploitation , où. il y a beaucoup à extraire , les grands tambours font plus utiles que les petits quoiqu’on foit obligé d’y atteler plus de chevaux ; mais lorfque l’exploitation efl; peu confidérable , on doit préférer les petits tambours. Voyez Rouleau , parce qu’il efl: également poflible de fuffir à l’extradion , 8c qu’on évite la dépenfe de plus de chevaux.
- Tambour. Barillet. Dans le Barîtel à eau , la longueur ainfi que le diamètre du tambour doivent fe régler fur la profondeur des puits , 8c fur la quantité de cables qu’il doit enrouler ; le plus grand qu’il y ait à Schemnitz a feize pieds de longueur ; dans fon petit diamètre, neuf pieds , & dans fon plus grand , quinze pieds. Voyez Barillet. Voy. Aubes en tangentes. 1027.
- Tambour à vent. _G. Focher. Les tambours à vent demandent dans leur ufage ou dans' leur conftrudion , différentes attentions } leur mouvement devient plus lent & plus pénible dans les grands tambours à vent, 8c ils font incommodes à placer dans les endroits convenables ; s’iis font trop petits , ce mouvement efl: prompt & aifé ; mais comme l’air dans fon mouvement circulaire ne s’éloigne pas allez de fon centre, il n’eft con-féquemment pas affez expanfé, 8c n’afpire pas allez d’air. Ces tambours exigent donc une proportion convenable , qui efl: de fix pieds : il efl: encore à propos qu’ils ne foient pas trop étroits , puif-qu alors ils contiendroient une trop petite quantité d’air ; enfin il faut que les ailerons approchent près des parois du) tambour, qu’il ne relie que l’efpace neceffaire pour avoir du jeu ; dans le cas oppofé il refteroit trop d’air dans cet efpace fan$ mouvement. Le Focher efl: ordinairement d’un pied & demi de largeur, & compofé de huit ailerons.
- Les Roues ou Tambours à vent ont aujourd’hui en Allemagne la préférence fur toutes les machines foufflantes, parce quelles peuvent être pla*-cées par-tout avec facilité , 8c que leur mouvement demande peu de force, pouvant être tournée pendant toute une journée par un jeune homme. Voy. Machines à fouffler. V. Roue à vent.
- Tambour. ( Hydraulique.) Tuy au de raccordement en plomb. Voyez Raccordement.
- Tampon. ( Hydraulique. ) Cheville de bois ou morceau de cuivre applati, rivé & foudé au bous d’un tuyau. 467. Tampon du robinet d'injeftiots dans la machine à vapeur, foudé avec une patte d’écreviffe, qui embraffe une broche tenant ai* manche d’un grand marteau mobile fur un© charnière. 467, iûj?8. Voyez Marteau.
- ' Tangente. ( Géométrie. ) Ligne droite qui efl: perpendiculaire au rayon d’un cercle , & qui f& continue jufqu’à l’extrémité du rayon prolongé â travers de l’arc. On l’appelle Tangente naturelle 9 pour la diflinguer de fon logarithme , connu fous le nom de Tangente artificielle.
- Les tangentes, de même que les finus, font
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- clés lignés droites que dans les calculs trigonomé-triques on fubftitue aux angles donnés ou cherchés , félon les différents cas où les unes & les autres de ces lignes peuvent être en proportion avec les côtés des triangles ; & c’eft dans la con-noiffance de ces cas que confifte la fcience du Calcul trigonométrique. Voyez Tables des Sinus.
- Tangente du Cercle. Ligne qui rencontre la circonférence d’un cercle fans le couper.
- Tangente de Complément. Tangente d’un arc ou d’un angle qui fait avec un autre arc ou un autre angle 90 degrés. On l’appelle auffi Cotangente*
- Aubes en tangente. Dans les roues à eau , on appelle ainfi les aubes qui font fur des tangentes tirées à différents points de la circonférence de F arbre qui porte la roue, pour les diftinguer des Aubes en ray on, qui font fur les rayons de la roue, & dont elles fuivent la direâion félon leur largeur. ’ 103A*
- Tannen. G. Situiez. Petites tinnes.
- Tantieme. Le. Trentième. Voyez Trentième.
- Taquet» Terme de Marine qui défigne toute piece de bois à laquelle on amarre quelques manœuvres. Appliqué par les Houilleurs Liégeois aux jambes ou chevalets du treuil, qu’ils nomment suffi Triquets. 236.
- Taraudé, c eft-à-dire, creufé en écrou pour arrêter une vis ou une piece terminée en fpirale , comme les pièces de la fonde.
- Tare. Goudron. Pix navalis. Zopijfa. Poix retirée des Navires qui ont été en mer, remplacée fou-vent par la poix noire , qui eft un mélange de fauffe colophone & de goudron.
- Tarifs des Droits d’entrée Sc de fortie du pays de Liege en Hollande. 8^7 ; entrée de Houille , un hoede ou chapeau , trois florins j fortie, quatre florins. Voyez Salter.
- Tarifs locaux , fouvent falfifiés & contraires aux premiers principes du Commerce. 545*. Les Lettres patentes de 1723 , ordonnent que les déclarations feront faites relativement aux tarifs , c’eft-à-dire , que les Capitaines de Vaiffeaux, Marchands & Voituriers, font tenus de déclarer au poids les marchandifes dont les droits doivent être payés au poids ; à la mefure celles qui doivent payer à la mefure, & au nombre celles qui doivent payer au nombre.
- Tarré. 697. Le. Trous de tarré. 271. Voy. Court jeu. Voy. Long jeu.
- Tarriere. Verge à forer. 697. Tarriere Ângloife. An-. Augar. Augré. Auger. Whimble. 388 , 697. Sa partie fupérieure ou tête. 390. Sa partie moyenne. Idem. Sa partie inférieure. Id. Tarriere du Uainaut François. Voyez Verge d’Aboette. Tarriere décrite par M. de Genffane , compofée de cinq pièces, (fans y comprendre le manche) dont quelques-unes font décrites à'ieur mot. Voyez Langue de bœuf. Queue déaronde.
- Tartara ( Charbonnières de ) dans le Lyonnois.
- 702.
- Tajfage , en fait de mefures de contenance, produit pour l’Acheteur une différence de quantité , & par conféquent de poids du Charbon de terre ; le non-taffage étant à l’avantage du Vendeur. 7*
- Tâter le fouma. Le. 263, 363.
- Tauben. G. Queue du Filon. Durch taube quer-geftein. G. Couches de pierre à vuide, pierre rude.
- Tauber Gaftein. G. Toute partie ftérile de Mine.
- 7 S°‘
- Taupt ( Mine de la) en Auvergne. 1160.
- ip7
- Taupines» Rochers jaunâtres» y 8 8. Vôy» Tabac. Taxation ou Attribution des gages des Officiels du Grand-Maître des Mines en France, fixée paJC l’Art. VII de l’Edit de Réglement général , à favoir, au Lieutenant général , mille écus , au Controleur général % tant pour lui que pour fes Commis, mille écus ; au Receveur général j tant pour lui, fes Commis , que pour le port & voiture des deniers en fes mains à Paris, pareille fomme de mille écus , avec quatre deniers pouf livre de la recette a&uelie , à l’inftar des Receveurs généraux des bois , 133 écus , un tiers audit Greffier, & à chacun de ceux qui feront commis efdites Généralités de Lieutenants particuliers efdites provinces. Voyez Vifitations.
- Taxe des Charbons arrivant à Londres 8c dans les ports adjacents, fe fait par le Lord Maire®
- . 437*
- Taxe des Charbons dans Paris» 678.
- Taye ou Tas. Ar. (Mine en) Bouillaç. y 89. Petite Taye dans la Mine de Fims. Subfiance noire, cail-louteufe, placée entre une glaife & une argille tapée , dite Baume grife. y78.
- Tays dans les Mines du Lyonnois. Chambres d’exploitation. 309,510.
- Techniques ( Termes ) dans la Minéralogie , dans l’art des Mines , dans la Métallurgie, comme dans toutes les fciences, on a du recourir à un grand nombre de termes forgés la plupart du temps par les Ouvriers , obligés de s’entendre entre eux % ce langage du métier exifte fur-tout en Allemagne & en Saxe, où les travaux de Mines &c les opérations fubféquentes font très-cultivées, ÔC quoique la plupart n’ayent pris de fens & leur lignification que par l’ufage ; quoique dans plufieurs pays où ils ont été tranfmis par les Ouvriers étrangers qui y font venus , ils n’en foient devenus que plus barbares j quoique les mots même y aient été altérés ; que leurs lignifications aient été changées ê félon le tour de la phrafe > félon ce qui les précédé ou qui les fuit ; que l’explication en un mot dépende fouvent du texte , il eft cependant à propos d’en connoître au moins la lignification générale, 379 , 894, Note 1, afin d’aider la le&ure des ouvrages publiés en différentes Langues fur les Mines. On a cherché à les ralfembler dans cette Table des matières. Pour ce qui eft de la recherche de ces mots ou noms propres par lefquels on défigne en Minéralogie ou dans le langage du métier s foit les Charbons de terre , foit les différentes fubftances foffiles qui fe rencontrent dans leurs Mines ou aux environs , il faut confulter le Catalogue alphabétique à la fin de la Table des matières pour la première Partie , page 181,337,; Tehet. Le. 932,
- Teie. Taille dans les Mines de Dalem. 3 71 ^ 373. Ovry de Teie. 369. Trok del Teie. 37r* Teinture médicinale ajlringente avec le mâchefer de Houille, 1124*
- Teinture. ( Manufacture. ) La fuie de la Houille pourroit peut-être fervir aux teintures de petit teint , pour l’enîumineure & le lavis des plans. 1136. Teinturiers ; à Aix-la-Chapelle n’emploient pas, pour chauffer leurs fourneaux , autre chofe que le feu de Houille. 1233.
- Température de Pair , différente dans les quatre Saiîbns de l’année, influe fur la maniéré dont il circule dans les Mines. 931. Voyez Air. Ob« fer varions fur ce fujet. i?33»
- Tempeftée. ( Voye ) Le. Expreffion employée dans les rapports d’Éxperrs, & qui fignifie em-
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- i^28 T A B
- barraffée par des décombres, . 2 yy, 338*
- Temps. Ce mot eft fouvent pris, comme celui «de vent , pour > on dit faire ^e temps 3 faire le vent, c’eft-à-dire , faire circuler l’air dans la Mine. 96$ > 973* Caufes des difficultés de parvenir à une libre circulation de l’air. 972. Exemple particulier d’une de ces difficultés. 973. Façon de s’en affurer. 974. Remede à y apporter. Idem. Préfumé dans la Mine d’Engermignon , près Decize. 973. Queftions envoyées par les Inté-refles dans cette Mine. Idem. Tendre. ( Charbon ) Voyez Charbon tendre. Tendre.* ( Mine) Y oyez Mine.
- Tenue, An. Scorre. 240. Paniers. Voyez Scorre.
- Tenon. ( Architedure.*) bout de piece de bois ou de fer, diminué quarrément environ du tiers «de fon épaiffeur pour entrer dans une mortaife.
- 47I*
- Tenues d'eau dans les rivières , entre Mons & Coudé 5 pour la navigation. 734. Les Commis aux tenues , ont la garde des clefs pour les clore 8c les ouvrir aux heures fixées. 73 p. Par l’Article XI des Placards du Hainaut, tous Bateliers venant charger au rivage de quelque Marchand , font obligés de prendre des Commis aux tenues, par îefquels ils paieront un billet, certifiant que leurs bateaux font jaugés 8c marqués de tel ou tel nombre pour Iefquels ils paieront un patard , 8c ces billets , ainfi que celui des Tourneurs, lignés des Fadeurs des Marchands, doivent être portés au Receveur de l’Impôt, fans Iefquels il ne leur fera point donné quittance pour le droit , ni permiffion de defcendre la riviere avec charge.
- Par l’Article Xll, ces Commis aux tenues font pris à ferment de déclarer fidèlement les jauges 8c des nombres marqués fur les bateaux ; 8c par l’Art. XIII il leur eft défendu , ainfi qu’à tous autres , de fe rendre caution envers le Receveur direde-ment ou indiredement pour les droits , 8c le Receveur n’acceptera pas leurs billets à ce fujet : par l’Article IV ils ne peuvent laifter defcendre aucun bateau, s’ils n’ont vu la charge comme la marque 8c le chiffre , pour reconnoître fi le tout correfpond.
- Le bouillon d’eau à la fortie des tenues entraîne quelquefois des dommages pour les bateaux : l’Article XVI porte que s’il coule à fond quelque bateau, ou que cela provienne de quelque imprudence ou négligence du Condudeur, ou caducité du bateau , le Maître doit refondre fes dommages 8c intérêts caufés par le retardement qu’il apportera au commerce ; 8c fi le bateau n’eft pas retiré de la riviere dans l’efpace de dix jours, le bateau demeurera confifqué au profit du Roi.
- Tenue ou Contenance des bateaux, voyez Bateaux : fixée dans quelques endroits , décide les droits. Voyez Marque. Au-deffous du Canal de Briare, on ajoute^au prix principal les droits du Canal , qui font de vingt-cinq livres pour les petits bateaux , & de trente-trois livres cinq fols huit deniers pour les grands, jufqu’à la tenne de 24 pouces. Par-delà chaque pouce fe paie quatre livres pour les grands bateaux , 8c trois livres pour les petits.
- Tentatives à faire fur les Ouvriers fuffoqués dans les Mines, pour les rappeller à la vie. Voy, Mort abfolue. Indice auquel on peut juger qu’il convient d’abandonner ces tentatives. iooy.
- Terebra. G. Erd Bohrer, Sonde, tarriere, Voy. Sonde, Tarré3 Tarriere.
- L E
- Termes Techniques. Voyez Techniques.
- Terme. {Algèbre.) Quantité à l’égard*de laquelle on peut imaginer une autre chofe relativement à une autre. Termes femblables , qui contiennent les mêmes lettres écrites autant de fois dans chacune des quantités. Voyez
- Terme, en Géométrie , fe prend quelquefois pour les bornes , les limites d’une chofe ; ainfi le point eft le terme de la ligne, la ligne le terme de la furface , 8c la lurface le terme d’un folide ; c’eft ce qu’on a coutume de nommer Terme de quantité. Voyez B.aifon. Terme ( dernier ) homogène de comparaifon.
- Termes. Terrein donné , concédé pour une exploitation. Les termes limités par les anciennes Ordonnances n’avoient chacun que 7 toifes de long & de large , aujourd’hui à Schemnitz un terme doit contenir 27088 toifes quarrées , & un terme de puits 9408 toifes. Ces termes ne font d’une telle proportion de grandeur , qu’avec compagnie , on a à travailler pendant des fiecîes entiers. Voyez Claufirum. Voyez Quand.
- Termes & délais accordés dans la Coutume de Houillerie à Liege, pour rétablir les vignes. 322. Termes ou temps fixes 8c limités, pour l’exercice de privilèges en fait de Commerce. L’Article XI de la Déclaration du Roi fur cet objet, du 24 Décembre 1762, & régiftrée en Parlement le 16 Mars 1763 , porte que tous les privilèges qui ont été ou qui feroient dans la fuite accordés indéfinitivement & fans terme, feront & demeureront fixés Sc réduits au terme de quinze années de jouiffance , à commencer du titre de Conceffion, fauf aux Privilégiés à obtenir la prorogation defdits Privilèges , s’il y a lieu , fans néanmoins qu’il foit par cette claufe rien innové à l’égard des Concédions faites par le Roi en toute propriété , foit en Franc-aleu, foit en fief, foit à la charge de redevance annuelle.
- Par l’Article III, les Privilèges illimités dans leurs titres de conceffion , 8c fixés par le précédent Article au terme de quinze années qui fe trouveront expirées ou dans la quatorzième année , ou dans la quinzième année de leur exercice , au jour de la préfente Déclaration, feront prorogés de trois années, à compter du jour de ladite publication , fauf au Privilégié à obtenir de nouveau une prorogation ultérieure s’il y a lieu.
- Terminaifon de la Veine au jour. G. Das aufgehen oder anlbeifen des Ganges. Orifice des veines 8c filons entre les deux roches qui les accompagnent , vifible à la fuperficie.
- Terminale ( Signum. ) Marque faite fur une pierre dans les mefurages de Mines.
- Terminalis ( lapis. ) Stips terminales ; expreffions qui fe trouvent dans Agricola fur la mefure des Mines.
- Terminatus (locus. )Gauz ort. Voyez Locus.
- Terra Carbonaria. Turfa ericea. Terra Bruaria. Tourbe. L’expreffion de terra Carbonaria paroît avoir induit quelques Auteurs à confondre fous ce nom le Charbon de terre. ( Mém, 6.) Voyez Tourbe.
- Terrage. ( Compter le ) Le. Fondion de Y Ouvrier trayeur, qui annote les traits fortant au jour. 3 2y. Terrage ( Cens de ) dans la Coutume de Liege. 323. Voyez Droit de Terrage. Solarium Vecligal. Solarium Glebarium. Condition à remplie de la part des Maîtres de foffe, pour être déchargés du droit de terjrage. 32J. Droit de
- terrage
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- terrage appartenant à différentes perfonnes > félon les endroits où fe fait la fouille. Idem. > 26. N’eft point du au Seigneur de ParoifTe. Ibid. Comment les droits de terrage doivent être réglés fur un héritage appartenant à plulieurs. ld. Me-fure des ter-
- Terres grajfes. Terre à briqüe.Terre à tuih, Terré à Potier. 1310. Aux environs dé Rouen, f jb* Terres à four , des Po'éliers, 1 310 , connue fous la qualification de terres franches -, mais melée avec une allez grande quantité de terre argil-
- Tages dans un cas; par qui 8c comment elle doit leu e maigre. Idem. Leur qualité & propriété. 13 ir
- être faite. Id. Double droit de Terrage a payer au Propriétaire de Mines -, dans le fond duquel on fe fait paflage par chambray.
- Terrageur. Le. 321. En François champat-teau , champart, agrier. Terrageu. Idem. Propriétaire des minéraux. 323 j eft quelquefois en même-tems Hurtier. 320. Maniéré d’acquérir de lui le droit d’extradion. 323 , 325". Exercice de fon droit
- de terrage. 325“ * 3 ..6. Semonce des ouvriers par le Voyez Tourbes.
- Terre ou pâte propre à être amalgamée avec le Charbon de terré. Proportion générale. 1289-. Notions générales pour aider à connoître par 1 infpedion & par la comparaifon , les argilles-terrés* les argilles-fables » les argilles-calcaires. Epreuve a l'eau-forte. 1^16.
- Terre inflammable où combuftible , comme la terre de Freyenwald , comme les terres-tourbes.
- Terrageur. 3 20, 3 26, 3 31. V. Vendeur•. V. Hurtier.
- Terrajfe de Hollande. Terre grifâtre qui fe trouve aux environs de Cologne & dans les Pays-Bas. M. Bélidor , qui définit ainfi cette préparation de chaux , dans fon Traité intitulé : Science des Ingénieurs, Liv-, III, dit que cette terre fe cuit comme le plâtré * fe réduit enfuite en poudre , & quelle fe mêle avec de la chaux fufée & éteinte, ce qui compofe un mortier excellent pour les ouvrages baignés par les eaux ; M. Fourcroy , qui parle de cette préparation dans l’Art du Chaufournier, fans en indiquer la compofition , ne lui trouve aucun des caraderes de la chaux ; non-feulement cette matière ne s’éteint ni à l’air, ni à l’eau, mais elle ne fait même aucune effervefcence avec les acides ; il la foup-•çonne un vrai ciment de terre ou de pierre ar-gilieufe cuite. Voyez Cendres de mer. 11285 1130.
- TerraJJier. (Pic de) 21 S.
- Terreaux, Par cette dénomination très-uficée dans les deferiptions de terreins de Mines par les Allemands , M. Manet juge qu’on doit entendre des terres molles ou friables , argîlieufes ou fa-blonneufes qui comblent les vallées.
- Terre noire, ( S. Genis ) ou montagne brûlée en Lyonnois , & non dans le Forez , comme cet endroit a été indiqué à la page 349. Defcription de cette montagne par M» de Fougeroux. 499 , 702. Voyez Montagne brûlée.
- Terre. ( Bouroir à ) Outil employé dans la Mine d’ingrande, pour boucher les fources d’eau avec de la terre. y42.
- Terre fermant de bafe a quelques Charbons de terre 9 fe reconnoît par la calcination.
- Terres bitumineujes , vitriolïques & combuflibles ;
- Terre naturelle. Terre neuve. Terre primitive. Le.. Plein vif thier. Voyez Plein vif thier.
- Terre. ( Noir de terre. ) Calcination de la terre d’ombre. 1137*
- Terre d'ombre folide -, fe trouvé mêlée avec le Charbon de Boffrups. V. Suartor. V. Noir.
- 7erre-pierre. Cafiine. Voyez Cafline.
- Terres à pipes , communes dans plufïeurs endroits. 5*70. Obfervations de M. Rigaud fur les terres à pipes» * I3i?»4£7«
- Terre-plains , & chauffées ; leur voifinage ne peut être fouillé. 323*
- Terre pourrie > 587 » compare * formant une efpsce de tripoli. 45* 7*’
- Terre primitive. An. Schelf.
- Terre fablonneufe. Voyez Sable.
- Terres-tourbes. Terres turfacées combuflibles , de différente efpece, 8c qu’on appelle Tourbe d'engrais » terre Végétative , communes dans toute la Picardie , à Travecy , à une lieue de la Fere, de même que près la ville de Laon. 606. V. Tourbe. C’eft une terre de cette efpece qui, à mon avis > eft unie avec uA bitume groflier & fétide au Holtz Kohlen. M. de Genffane, dans fon Difcours préliminaire , paroît la regarder comme le Mulm ; il paroît cependant confondre cette derniere avec la térouîe de Liege. V. Tourbe. V. Terre Houille.
- Terre Végétative. (Agriculture) Terre combuftible qui fe réduit en cendres pour fervir d’engrais aux terres. V. Cendres de tourbe 1128, note 2.
- Terre verte, efpece d’argille dans les glaifieres*
- 1323»
- Terre-Houille, Terre de Houille. Terme impropre par lequel on défigne , dans quelques endroits 9 des terres-tourbes ou terres combuflibles , ap-«
- efpeces de tourbes, que l’on pourroit diftinguer par pellées autrement Houilles Sengrais , 603 , com-~~ ^ ' mimes à Jufïy , à Vendeuil , Ruminy , Benay 9
- Beaurin, Golancourt, Travecy , Charmes, Liez * Ceffier, Suzy, Servais, & dans prelque toute la Picardie. Voyez Terres-tourbes.
- Terroule. Tiroule. Le. 318, 36Ù , ou Houïllt maigre. Terroule douce. Terroule fine , ou terroule 9 proprement dite vraie terroule, 338 , bonne feulement pour les chauffrettes. 694. Fortes terroules des environs de Liege. 1277. Se mettent en boulets entièrement à la main, fans être triplées avec les pieds. Voyez Charbon doux , Charbon ten-, dre. Feux de Terroule dans le Limbourg» 361» Terreflres ( Subfiances ) & minérales. 610.
- Terreux. Troifieme qualité de la plus grands partie des Charbons de terre , tenant un milieu entre les bitumineux 8c les pyriteux : lorfque cetté partie conftituante fe trouve dans une affez grande
- le nom de Terres-tourbes. V. Terres-tourbes. V. Terre inflammable.
- Terre calcaire abondante * félon M. Bomare , dans les Charbons de terre ; il eft douteux qu’elle s’y trouve en grande quantité. - 1129.
- Terres fauves. V. Indices. V. Tabac. V. Taupine,
- Terre à Fayence commune. 1312. àDécize. 778. Aux environs de Rouen, y 70. V. Terres à pipe.
- Terres fortes. Première efpece d’argille commune , dite Terre à brique. 1310.
- Terre à foulon. Argille très-fine , exempte de fable fe délayant aifément 8c uniformément dans l’eau ; il en eft qui tiennent un peu de la nature calcaire.
- Terre à fours. Terre de Po'éliers. Voyez parmi les Terres grajfes.
- Terres franches. Qualification impropre des terres nommées Terres à four , Terre des Po'éliers.
- 13 10. Voyez Terre à four. Diftinguées , en raifon proportion dans les Charbons de terre , ilsrefiftent de proportions , de fable & de légéreté, par les plus long-temps à leur deftruction dans le feu ; c©c noms de terres fortes ou de fables. 1311, 1317. n’eft pas qu’ils donnent pour cela un feu plus vif*
- Charbon de Terre. II. Part. Q 17
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- & réellement de plus de durée que les autres, •comme on le pourroit conclure d’abord ; une terre combuftibîe fe conferve long-temps rouge & brûlante ,fans pour cela donner une grande chaleur. Voyez Charbon terreux*
- Terrein neuf, qui n’a jamais été fouillé, & où on ne connoît pas de Charbon de terre. 62o.
- Terrein. Son égalité ou fon inégalité donnent •dans la Géométrie fouterraine matière à quelques problèmes ; pour tracer une ligne droite. 8oé.
- Terris. Limb. Le. Triguts. Voyez Triguts.
- Territoires de Mines, à confidérer fous plufieurs points de vue j pour leurs circonfcriptions exa&es, afin d’obvier aux empiétements & ufurpations. Territoires limitrophes, appartenant à deux différents Poffeffeurs, donnent matière à un problème de Géométrie fouterraine qui forme le N°. XV de l’Ouvrage de M. de Genflane Chap. VI. Voyez au mot Montagnes du fécond ordre, p. 1467.
- Tefl. MéTALLUJRG.Terre cuite qui fert au grillage des Mines.
- Tête vitrée. Pierre hématite* Sanguine. Craie rouge.
- Tête, (Marteau à ) en ufage dans les fouilles de Mines du Hainaut François. 463.
- Tète de l’alluchon. Voyez Alluchon.
- Tête 9 ou partie fupérieure de la tarriere An-gloife. Sa defcription. 3£0,
- Tête de filon. Tête de veine. Summa pars vente. Le. Amont-pendage, Veine d’Amont-pendage , en tant qu’elle eft la partie montante de la platture , nommée dans quelques pays Veine de dejfous la main. 206,243.
- Tête des Cowes. Le. 277.
- Teujfels Dreck. Stercus diaboli. Bitume groflier , fétide. 606.
- Texture du Charbon de terre très-variée ; fe développe dans la combuftion lente & graduée. 35*4.
- Teyment. Coupure prife dans le toit ou dans la deie. Circonftances qui décident à la faire dans l’une ou dans l’autre. 2J4. Objet de cesTayments. Idem. Renferment fous eux le Bofliement. Voyez BoJJiement. Teyment ou rigole pratiquée dans la dieille, pour fervir de communication du pahage de la Vallée au Bougnou. 272, 273,274. Autre qui communique dans le pahage des niveaux du bure. . 278.
- Théorème. Vérité de fpéculation, ou propofition qui énonce une vérité. Par exemple, les trois angles d’un triangle font égaux à deux droits. Le quarré fait fur l’hypothénufe d’un triangle-reclangle, efi égal à la fomme du quarré des deux côtés, firc. Le premier Théorème de la Géométrie fouterraine confifte à trouver par le niveau d’inclinaifon, Vangle aigu dans un triangle-r eft angle. 800. Voyez Triangle-reBangle.
- Théorie Phyjtque de l'équilibre des Machines. 923.
- Théorie fondamentale fur l’a&iondes Pompes. 1020. Théorie relative au jeu des Pompes. Idem. Matière importante fur laquelle les Ingénieurs de Mines doivent être au fait. Ibid. Application de la théorie à la pratique. 1022.
- Théorie-pratique de l’exploitation des Mines de Charbon de terre , renfermée dans le Ie. & le Ile. Article de la IVe. Se&ion. La difpofition générale de la fuperficie extérieure & de la première épaif-feur du globe, peut fervir d’introduâion à cette connoiflance. 744. La perfonne à laquelle j’avois communiqué en 1761 l’introduftion de mon Ouvrage , que j’avois lu à la rentrée publique de 1 Académie voyez page 11 , de cette introdu&ion m’avoit annoncé que des Savants travailloient
- r L E
- d’après des Mémoires excellents à la même en-treprife que moi, & qu’ils donneroient bientôt un Ouvrage complet de la plus faine théorie & de la meilleure pratique ; nous avions fur-tout efpéré être par-là difpenfés de la quatrième Se&ion, ou être mieux éclairés fur les objets de fimple defcription, auxquels nous nous fommes bornés dans les trois premiers de la fécondé Partie. Nous avons attendu inutilement l'exécution de cette annonce, pour laquelle il ne nous refte que le defir d’avoir fervi d’encouragement.
- InflruBion fur la Science des Mines (métalliques) fuivant la théorie & la pratique, avec un Traité fur Vadminijlration des Mines, pour l’Académie impériale & royale de Schemnitz, par M. Chriftophe François Delius, Confeiller & Commiffaire de S. M. Imp. Reine de Hongrie » à la Cour des Monnoies & des Mines, in-40. Vienne , en Allemand, 1773 ; avec 24 Planches in-folio : Ouvrage traité par l’Auteur , en Mineur, en Phyficien , en Méchanicien & en homme confommé, beaucoup plus détaillé dans toutes fes parties que celui de l’Académie de Freyberg , auquel il eft poftérieur ; nous en avons emprunté pour cette Table des matières un grand nombre d’Articles. Le mérite de cet Ouvrage vient de déterminer M. le Dire&eur général des Finances, d’accorder une récompenfe à M. Schreiber, qui en a entrepris avec fuccès la tradu&ion approuvée par l’Académie des Sciences, & a&uellement fous prefle* Térébenthine, ( Huile de ) propre à fuppléer à l’huile de navette , à l’huile de poifibn , pour grailler les machines. 1046".
- Thermomètre. Infiniment de verre dans lequel on renferme une liqueur élaftique, qui en fe dilatant par la chaleur , ou en fe condenfant par le froid, indique les changements de température qui arrivent à l’atmofphere. Les Thermo-, métrés de mercure, le plus en ufage aujourd’hui, font ceux de Fahrenheit & de M. Delifle, celui de M. de Réaumur à l’efprit-de-vin ; le premier eft difpendieux dans fa conftru&ion en général , mais on en fait des efpeces d’abrégés, où l’on ne pouffe pas la gradation fi loin , & qui font très* bons pour les obfervations météorologiques. Voy. Mercure. Vif-argent.
- Le Thermomètre de M. de Réaumur eft unanimement regardé comme très-bon pour cet objet en particulier ; mais c’eft où fe borne fon avantage , par rapport à la propriété qu’a l’efprit-de-vin, de refter pur , & de conferver fa verty ex-panfive quelqu ancien qu’il foit, de fupporter une très-grande chaleur fans bouillir , de ne geler qu’à un froid excefïif. Voyez Table comparée. Voy. Obfervations.
- Thefe de Médecine fur la Queftion, Si les Charbons de terre donnent un chauffage nuifible à la famé. Conclufïon négative. 424.
- Thier. (Plein Vif) Le. Terre naturelle. Terre
- neuve. Veine qui n’a pas été travaillée. 28Ç.
- Thier de bure. Le. Affiette du puits d’extraction fur la tête de la Veine. 243,248, Voyez Mahire. 286. D’Athier. 267. Thier au jour. (Endroit), 300#
- Thon Kohlen. G. Charbon de terre argilleux. Thorlein• G. Offiolum cuniculi.
- Thorny clift. arborefcent Marcafflte. An. 387.
- Thrée Coal. Vein. An. Veine de trois Charbons.
- 383.
- Thoue , bateau de Charbon de terre , fervant au tranfport du Charbon de terre à Paris ; deux
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- DES MA
- ’E’-fpeces . 1 une uppellée Thoue commune , l’autre <iite Thoue de S. Rambert% La thoue commune , qui eft la voiture la plus ordinaire , contient 28 ou 30 voies, 67^ , 688. La thoue de S. Ram-bert eft beaucoup plus grande que la thoue commune ; fa tenue ordinaire eft eftimée de 40 à T2 voies , de trois milliers pefant chaque»
- Tierce. foixante partie d’une fécondé.
- Tiers de platture de Roiffe.
- Tiers-Point. (Machine à) Manivelle à 23§. Voy» Manivelle.
- Tige. Tronc. Fuft. Colonne» Caudex. Caput. Cul-mus. Stirps. Truncus. Su» Groeda» employé fou-vent dans les Mémoires de M. Triewald, pour déligner la partie de Charbon ou de Veines qui s’approche du jour.
- Tigillum. Catinus. Foyer de Forge, en charpenterie lignifie petit Soliveau. Tignum chevron.
- Tignum Charpenterie. Poutre. Solive. Tignum ereftum. G. Seulen. Poteau. Humi flratum.
- Ti Kang. Fourneau , étuve Chinoife, carrelé. Voyez Etuve.
- Tilly i ( M. de) Auteur d’une Brochure intitulée : Mémoire fur Vutilité, la nature & l’exploitation du Charbon minéral, in-12. 17/8. pag. $59'
- Timbre ( Métal de ) ou de cloches. Voyez Métal.
- Timpe. Tuyere. Rufline & Contrevent , pierres deftinées à faire le creufet qui reçoit le métal.
- Tinnage. Cuvelage. Enlèvement des eaux de Mines avec des fceaux appellés Tinnes. yop, 1103. Temps employé à ce travail. 1103. Voy. Cuvelage.
- Tinnays. Petits tonneaux pour le tranfport des pierres gangues & triguts.
- Tinne. Le. Seau. Tonneau pour enlever ou xhorrer les eaux. 227. Poids d’une Tinne ( dans les Houillieres de Liege. ) yoo livres. Jetter à la Tinne. 731. Xhorre del Tinne. 273,27p. Bénéfice del Tinne. Le. Epuifement des eaux par le moyen de l’enlevement de celles du bougnou dans des tonneaux , pour les élever jufqu’à l’areine , ou même jufqu’au jour.
- Tirage, ( Bare de) à laquelle dans les feldgef-tangen eft attaché un pifton de pompe. 1042.
- Tirage. Géométrie fouterraine. Lugd. Boulage. Menfuration.
- Tirage, & mieux enlèvement hors de la Mine ; ce qu’il en coûte dans la Mine de BlelTay en Ecolfe, pour le tirage de 20 paniers hors du*bure.
- 396.
- Tirage. Expreflion impropre, par laquelle on défigne dans quelques Mines l’opération de faire fauter le roc avec la poudre à canon. Pour le tirage fimple on emploie communément depuis deux jufqu a trois onces de poudre ; M. Delius indique les différentes maniérés de s’y prendre, pour fe régler dans cette opération félon la nature & la compofition du roc que l’on veut faire fauter.
- Tirage ou Filature de foye. Cette partie de Manufacture confomme une quantité confîdérable de Charbon de bois, auquel on pourroit fubftituer la houille pour obvier à la cherté du bois , qui en augmentant d’année en année, augmente les frais de fabrication. Fourneaux de tirage. 1255.
- Tirans. Barres. Sax. Kunft. Longues pièces en bois ou en métal, qui compofent le Barrage des feldgeftangen, 1038, IQ41 , quelquefois en plu-fieurs rangées, 103*9. Obfervations fur l’allonge-
- TI ERE S.
- *53*
- ment & fur le raccourciflement qu'éprouvent ces tirans en fer. 1046. Moyens d’y remédier. îbid. Voyez 1043. Machine avec des tirans horizontaux. Machine ou Angin à barres Sax. Stangen Kunft. G% Feld oder Streken gangen. Feld geftangen. 1038» Tire bout de pompe refoulante dans la machine à vapeur. 468. Ses dimenfîons.
- Tireboux. Rapcheux. PieCe du Tarré Liégeois. 217 ? & de la fonde employée dans la Mine de Montrelay. ^2.
- Tirer. ( Sure à ) Bure d’extrablion» Bure de chargeage. Puits de jour, Maître-Bure, grand Bure* 243. Son afîiette fur la tête de la Veine. Ibid»
- Tifonnier. Fergon. Fourgon» 367*
- Titres ( Tables des) de l’Ouvrage. Voyez Table des Titres.
- Titres conjlitutifs des Privilèges, Arrêts , Lettres-patentes , Brevets en fait de Commerce * par la Déclaration du Roi du 24 Décembre 1762 , font & demeurent nuis ôc révoqués , en conféquence de l’Art. VI, dans le cas où les privilèges , dont les# Commiflionnaires ont inutilement tenté le fuccés j ou dont ils auront négligé l’ufage ôc l’exercice pendant le cours d’une année ; font néanmoins exceptés de cette deftitution , les privilèges dont l’exercice auroit été fufpendu par quelques caufes ou empêchements légitimes , dont les Privilégiés font tenus de juftifier.
- Titres d'honneur , en Confidération des foins 8c de l’application que Sa Majefté attendoit de la Compagnie établie par l’Edit du mois de Février 1722, pout travailler les Mines pendant trente années, afin d’encourager à porter ces fortes de travaux à leur perfection , & dédommager les In-téreffés des fommes confidérables qu’ils feroient obligés d’avancer , il leur étoit promis par l’Art* XIV des titres d'honneur qui puijjent pajfer à la pofierité, & ce fur la repréfentation du Grand-Maître le Duc de Bourbon, dont l’agrément étoit néceffaire pour former la Compagnie.
- Toc-feu. Fer à feu. Grillage ou chaudron rempli de Charbon allumé, & que l’on fufpend dans le bure d’airage. 229*
- Tods Stone. Laves difperfées par bloc dans des petites Veines de terre-glaife , qui coupent le filon de la Mine de plomb de Hagmine.
- Toirchée. Filandreufe. ( Houille ) Le. Houille tortillée , tricotée , dont les feuillets ne font pas de droit fil.
- Toife. ( Forte) Eaux du fécond niveau. 465V Toife. Mefure pour les diftances fur terre ert général. Sa longueur eft de 6 pieds , & contient 72 pouces ou 864 lignes , ou 10368 points* S’emploie aufli pour les mefures des ouvrages fouterrains de Mines, 903 , & eft alors appellée communément en Allemagne Klafter. 782. Toife métallique ou Toife de Mines , ou Toife de monta-gnes, 868 , différente en différents pays.
- La Toife des Houilleurs de Liege fur là rivé gauche de la Meufe , eft de 6 pieds, en obfervant que le pied de Paris fait 11 pouces une ligne ôc un tiers de Liege, & fur la rive droite de la Meufe, la toife eft de 7 pieds, à l’exception des ouvrages de Maréchaudage, pour lefquels elle eft toujours de 6 pieds*
- Toife-cube ou Toife quarrée. Paraîlélipipede-rectangle qui a 6 pieds de long fur 6 pieds de large & 5 pieds d’épaiffeur : autrement c’eft un quarré dont chaque côté eft égal à une toife en longueur, comme on entend par pied quarré une furface quarrée, dont les quatre côtés font cha-
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- TABLE
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- cun égaux è un pied en longueur ; la toife-eube contient 216 pieds cubes* Réduétion de la toile-cube de Charbon de terre en mefures dans les Houillieres de Rive-de-gier, pour arbitrer l’indemnité dans un cas particulier, y 1 5 - Mefurer à la toife , c’eft chercher combien de fois la toife
- fes parties font contenues dans l’étendue qu’on veut mefurer. Toife perdue. (Mefurer à ) Voyez Mefurer.
- foifé. Art de mefurer les étendues des lignes, des fuperficies & des folides , par le moyen de la toife ou d’autres mefures qui fe rapportent à la toife.
- Toit. G. Hangende. Lit qui fert de couverture à une couche. ( Pierre de ) Su. Tack Stein. 447.
- Tokoy, Dans le pays Montois, même chofe que fer à feu. \ . 4S?«
- Tôle. Fer mince & en feuille employé à la partie des chaudières de la machine à vapeur qui eft expofée au feu , 1084 , à former le vafe du fourneau de diftillation de Sultzbach. 1182, note 3.
- Tombe. ( Mines par ) Bouya\. Le. Comportent dans l’exploitation une différence de l’exploitation des Mines par Veines. , 313.
- Tomber court. Le. 327.
- Tombereau ( Charge déun ) à Paris. Muid communément appelle Voye. 680. 'Voyez Voye.
- Tombeux. Le. Trou de tarré de haut en bas, vient du carihon tomber par une tranche dans le Bolleux qui fe rend dans le Spouxheux.
- Ton Kang. Fourneau. Etuve à la Chinoife, avec cheminée. Voyez Etuve.
- Tonlieu ( Chambre pour ie$ Domaines & ) pour Conteftations fur les matières de Houillerie, établie à Herf, d’où on appelle au Confeil fouverain de Brabant, à Bruxelles. .374,728.
- Tonnage. Tunage. Droit de Tonneau. VeSligal portorium. Droit qui fe perçoit en Angleterre pour le Roi, fur les marchandifes voiturées par terre ou par eau , & qui fe leve fur chaque tonneau. V. Tonneau de Charbon de Newcaftle.
- Tonnays à Correaux. 37?.
- Tonne. G. Grande CaifTe ou Cuve, employée dans les puits profondés obliquement.
- Tonnes. Bacheaux. Uftenfiles employés, au lieu de facs , à l’enlevement des matières , autrefois en ufage dans les Mines métalliques ; mais leurs inconvénients de fe heurter fans cefle en montant & en defcendant dans les puits, de rompre les cables, de fe détacher , d’endommager le boi-fage , les a fait fupprimer abfolument : on ne les a confervé que dans les puits très-larges, qui ont peu ou point du tout de. boifage , parce qu’ils font peu profonds, & où l’extradion peut fe faire commodément avec ces tonnes ou bacheaux. Il eft encore à obferver que comme une tonne eft au moins du double plus pefante qu’un fac, le poids que la machine doit enlever fe trouve confidérablement augmenté , on perd en confé-quence le double avec un baritel à chevaux, par la raifon qu’il faut faire pour entretenir plus d’attelage de ce qu’on économife lur les tonnes, en confidération des facs. Il eft donc évident que les tonnes ne font plus utiles, que lorfqu’on peut faire ufage du baritel à eau.
- Tonne. (Ein) Laegiger Schacht. Puits oblique dans lequel la cuve ou le coufade traînent de 47 à 7j degrés , non-feulement fur le côté du chevet de la veine & du filon , mais encore fur îe côté des veines qui ont moins de quarante-cinq degrés, & plus que foixante & quinze degrés.
- Tonne taegige Gaenge. G. Veines. L’étimoîogiê de ce mot vient des puits obliques dans lefquelfi la grande Caiffe ou Tonne traîne fur un plancher conftruit exprès.
- Tonne. Mefure pefant quatorze quintaux , & davantage dans quelques endroits. 417,437. La Tonne de Charbon de bois dans les Mines de Suede , eft de 3 pieds cubiques. La ‘Tonne de jer , félon M. Jars , pefe en Angleterre 21 quintaux de cent douze livres, poids d’Angleterre. 1187.
- Tonnes dans les Mines du Lyonnois , excavations remplies d’eaux qui fe rencontrent dans les ouvrages. 784.
- Tonneaux pour l’enlevement des eaux , des pierres & des Houilles. 250, 580. Voyez Coufade. Voyez Tinnays. Tinnes. Voyez Xhorres. Tonneaux quarrés fur traîneaux dans la Mine de Fims. 580.
- Tonneau. Boucaut. Grande Futaille. 723. Ton-, neau de Charbon de terre à Montcenis. 773. Son prix. Idem. Aux Mines de Rouergue , évalué à cent comportes. J 3 8. Son poids différent félon fa qualité. Ibid. Voyez Ferrât. 727. Tonneau de ‘Nantes. Voyez Quartiere de Morlaix.
- Tonneau de mer , faifant 21 barils du poids de 270 livres. Son poids eftimé 2000 livres. 770, 724. Tonneau, défigne aufli le port ou la capacité d’un Navire , Idem , fur lequel pourroit fe fixer le droit du Charbon de terre venant de l’Etranger. 633. Charger au tonneau , ( Commerce maritime. ) 770. Tonneau T Arrimage. 724.
- Tonneau de Charbon de Neivcaftle. 727. Droit fur le Charbon de terre par tonneau de mer en Angleterre. 436, 437. V. Tonnage.
- Tordu ( Puits ) dans les Mines du Lyonnois.
- 710.
- Torj ( Darii ) Barris , Darrinck ,* An. Peal Turf, Mojfe en Ecoffe. Tourbe. 423.
- Torleu , veâliarius. Ouvrier dans les Houillieres deDalem, faifant les fondions des Traireffes au jour des Houillieres de Liege. 3657.
- Torreins dans les Ardoifieres, même chofe que Kreins.
- Torret Le. Défoncement fouter.rain , puits fou-terrain. Bouxtay. 342. Tourret à percer, cas où il fe pratique. 261. Endroits où ils fe font, idem 9 multipliés les uns au-deffus des autres, distingués alors par les noms de premier, fécond torret. 261 , 482,62$. Chief de torret. 278. Voyez Bouxtay. Torret des Faxhijjes. 277. Torret lignifie aufli quelquefois Singe volant ou Torret à bras.237, 236, 242. V. Stechement. 478.
- Torta Vena , Agric. Veine ou Filon qui fe détourne de fon chemin.
- T ou ( Alage à ) Alage à Ventour. Le. 327. V. Alage.
- Toucheur dans les Houillieres du Lyonnois.
- . $°9‘
- Touffe, défaut T air. Force. Dans les Houillieres du Lyonnois. 513. Pratiques obfervées dans cette Province pour diflîper le mauvais air, dans trois circonftances différentes. Idem.
- Toumment ( Zer ) G. Séparé de fa mafle , jette hors de fa direction , & en même temps transporté de fa place.
- Tour de Rôle. (Exercice des Jurés-Porteurs de Charbon fur les Ports de Paris, à ) 66 3. Lâchage des bateaux dans les Ports , à tour de rôle. 669 , 6j 1. Tours de Rôle des bateaux pour s’arranger dans les endroits à ce deftinés , fur les rivières de Haine & de Scarpe. 73 6. Pour chargement. Idem. Dans certains cas peuvent être vendus par les
- Maîtres
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- DES MATIERES.
- Maîtres Sc fupp6ts de ladite navigation. Ibid.
- Tour, Tambour , Treuil à Paris , eft ce qu’on nomme Moulinet. Voyez Aijjieu dans le tour. Cou-lies du tour , Le, 2 $6, élevé en traverfe furies longues ou fur les courtes Mahires , félon le terrrein , félon que le bure eft profond , félon qu’il faut deux treuils, un pour les eaux, un pour les houilles. 247. Pourquoi ? 246. Petit treuil ou moulinet pour baiffer ou élever le toc feu dans le bure d’airage. 270. Autre petit treuil appelle torret, du même nom que le puits fouterrain fur lequel on l’établit. 261. Voyez Treuil. Voyez Torret.
- Tour ou Cabejlan pour éprouver la qualité du fer dans toute Vétendue Tune barre ; ce moyen confifte à établir folidement un cabeftan vertical ou hori-fontaî, dont la fufée de fonte de fer a 8 à 9 pouces de diamètre, fur environ 4. pieds de longueur; à un de fes bouts prolongé hors de l’épaiiïèur de fes jumelles , on applique une puiftance motrice quelconque ; fur une des extrémités du corps des treuils, on pratique une lumière qui doit pénétrer fon diamètre, laquelle fera d’une dimenfion uniquement fuffifante pour recevoir le bout des barres ; contre les jumelles du treuil on affujettira une forte piece de fonte de fer percée dans fon étendue d’une ouverture de 18 lignes de largeur, dont les angles extérieurs feront abbatus , & qui cor-refpondra au centre du treuil : cette description empruntée d’un Mémoire de M. Grignon fur une théorie d'artillerie de fer contourné ou à rubans , éclaircit le fommaire de cette méthode que nous avons fait connoitre , page 84p.
- Tour ( Epreuve du) & du détour fur le cabeftan qui vient d’être décrit ; l’utilité de recourir à cette épreuve dans certains cas, & fur-tout dans des efiais de fonte de fer par des procédés nouveaux , nous engage à placer ici le détail que M. Grignon donne de cette expérience, indiquée dans notre Ouvrage. Voyez page 84p. On commencera par plier légèrement le bout de la barre fur une longueur de 5 à 4 pouces ; on la paflera par la coulifie de la piece de fonte de fer, pour l’introduire dans la lumière du treuil; alors on fera agir la puiftance qui imprimera au treuil un mouvement de rotation , qui attirera la barre & la forcera de s’appliquer en fpires fur fa furface ; elle fera dirigée par les bords de la coUÎiftè par laquelle elle filera; lorfque la barre fera entièrement paftee , on imprimera à la machine un mouvement contraire qui fera devider la barre de deflous le tour, laquelle fe redreffera en paftant par la coulifie ; fi le fer fort de cette épreuve , fans fe rompre , on eft fûr qu’il eft de bonne qualité.
- Tourbe. Bat. T orvena. Darry. Turf a veenne Cefpes bituminofus. Turf a ericea. Bruaria. Terra Carbonaria, 60 6, confondue par quelques Auteurs avec le Charbon de terre. Idem. ( Mém. 6.)Efpeces différentes de tourbes. 608. Quelques-unes remarquables par leur feu vif, long , St par le mâchefer qu’elles donnent en brûlant. 607. M. de Bougainville dans fon Voyage autour du monde , affure en avoir trouvé dans les -Ifles Malouines , dont les charbons avoient une aélion fupérieure à celle du Charbon de terre. UHumus ou fol fuperficiel des Bruyères , dit Terra Bruaria, eft un premier genre de Terre-tourbe. Divifion de la Tourbe, 607. Différence du bois à la tourbe , quant au feu égal, évaluée. 602. Bitume de tourbe, y 87. Charbon de bois-tourbe , ou Charbon de bois fojjile. G. Holtz kohlen. 2^Sj.Terres-tourbes. Su. Torf jord.V. Terres.
- Charbon de Terre. II. Pan.
- ï f % %
- J A J
- La Tourbe , quoique très-differentê 9 & à tous égards très-inférieure en qualité au Charbon de terre, a néanmoins de temps en temps , comme dans d autres pays , fixé l’attention du Gouvernement François’, pour aller au devant de la cherté , & de la dilette du bois de chauffage dans la Capitale» 607. On voit dans un Traité des Tourbes, in-40, en 1663 , par Charles Patin , Doéteur-Régent de la Faculté de Médecine de Paris , un Brevet du Roi du 30 Novembre iéç8, & Lettres patentes du 18 Décembre fuivant en faveur du Sn de Chambré , pouvoir , faculté & permifllon de faire tirer feul, & par ceux qu’il commettra b pendant trente ans , des Tourbes à brûler dans l’étendue de vingt-cinq lieues aux environs de Paris ,* & en conféquence de l’avis du Prévôt des Marchands du 23 Août 1675) , des Médecins de la faculté du 21 Juin 1662, & d’une épreuve faite chez M. le Premier Préfident de Lamoignon» 1267. ( Voyez Ÿerrata ). En 1764 , le Réglement du Prévôt des Marchands & Echevins du 4 Novembre 1663 , pour la mefure & le prix des Tourbes , a été imprimé en extrait in-40,
- Tourberie. Tourbière. Endroit d’oû fe tirent des Tourbes; en Hollandois Veenen. 603. Arrêt du Confeil du 17 Juillet 1744, qui permet au Sr. Porro de fabriquer exclusivement à tous autres , à Paris & à cinq lieues aux environs, du Charbon de tourbe, & d’exploiter les Mines de tourbe , &c.
- Tôuret à percer , nommé, dans le langage de Houilleurs Liégeois, Torret : d’obligation par l’Art. X. du Réglement pour les Mines de houille en France. Sentiment de M. de Vogîie fur cet Article. 625. Voy. Stechement.
- Tour g. Fat. Su. Mefure pour porter la Mine au fourneau, en bois ou en fer battu , un peu excavé en forme de panier ou de van, & contenant quarante ou cinquante livres de Mine.
- Tourillon. Groffe cheville ou boulon de fer fer-vant d’étai ou de pivot , fur lequel tournent les fléchés des bafcules, & autres pièces de bois dans les machines. 468,5113 , 1071, 1084. Tourillons du Balancier. 10^5) , 1099. Tourillon, ce mot lignifie aufli les extrémités du cylindre ou du tambour d’un treuil , 914, & la manivelle d’une machine hydraulique. G. Kurbeî. Krummer Zapfen*
- 1043 » 1017»
- Tournants. Tourniquets , dans les Feldgeftangen,
- 1044, 1047*
- Tourne-à-gauche. Clef de tafriere. Son ufage.392*
- Tourne-dehors. Tourner hors de la bufe du bure. Le. Temps de cette manœuvre, fon objet. 294.
- Tourneurs. Dans le Hainaut Autrichien , on nomme ainfi les Pefeurs & Mefureurs de gros & de menu Charbon. Par l’Article X des Placards , ils font, ainfi que les Faëteurs des Marchands , pris à ferment d’obferver la jauge pour la charge de chaque bateau, fans l’excéder en aucune maniéré, & ne peuvent mêler le gros Charbon avec le menu ; font aufli fermentés pour donner yme déclaration exaâre & fidele du poids & de la mefure de chaque forte de Charbon qu’ils auront chargé, à peine d’être punis comme atteints du crime de faux.
- Dans les cas où il y a fraude des droits de l’impôt , les Vendeurs & Acheteurs encourent une amende. Par l’Article 1 J les uns & les autres étant refponfables du fait de leurs Fafteurs & Tourneurs ; & étant obligés de ne fe fervir pour la délivrance de leurs Charbons , que des Tourneurs
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- TABLE
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- fermentés , à peine de cent patagons d’amende pour la première fois, de deux cents patagons pour la fécondé , & d’une autre amende plus forte pour la troifieme fois , à l’arbitrage du Juge.
- Les Bateliers ne peuvent non plus , en con-féquence de ce même Article , laiffer ni faire charger leurs bateaux que par les Tourneurs fermentés , & cela fous pareilles amendes, fans qu’ils puiflent s’excufer fur leurs Valets & autres fer-vants à la conduite de leurs bateaux , d’autant qu’ils en font refponfables.
- Tourniquet. Bouriquet. A Liege on appelle de ces noms, en général , le petit treuil employé pour avaller un Bure. 237, 238 , 748. Voyez Bouriquet. Dans les Mines métalliques, on nomme de ce même nom une entaille à chûte , c’eft-à-dire, en defcendant, un partage à chûte, un puits fouterrain. Tourniquet. G. Hafpel. Tourniquet à roue. G. Rad Hafpel. Voyez Tournants.
- Tourons. Terme de Cordier. Ce font plufieurs fils de caret, tournés enfemble, & qui font partie d’une corde. 917.
- Toux que confervent les Ouvriers de Mines qui ont échapé au danger de la fuffocation occafion-née par les exhalaifons fouterraines. 5)86.
- Trabenech. Nom donné dans plufieurs endroits du Dauphiné à la pierre de Périgord , ou à la Mine de plomb à grofte maille, connue dans plufieurs endroits fous le nom de Vernis , dont les Emailîeurs & les Potiers de terre fe fervent pour vernir leurs poteries.
- Trabs. G. Stege. Charpenterie. Poutre. Trabs arredla. Poinçon. Voyez Tignum.
- Trace a la craie, pour fervir de guide aux Houilleurs Anglois , dans un cas particulier. 298.
- Tracer la ligne qwi communique Tune Mine\à une autre ; propofition de Géométrie fouterraine pratique. 801. Ligne droite ( Tracer une ) fur une fur-face inclinée & inégale , Idem , dans un terrein impraticable. Id.
- Trattoria. ÇMachina) G. Hafpel. Machine à tirer.
- Traemner. G. Venule. Gegen.G. Venuleoppofée. Voyez Vernies.
- Traha , Traîneau. Voyez Traîneau. Traha Carens Capfâ. G. Schleffe, traîneau fimple ; traîneau de Baritel , Sployon de Hernaz, Traha cui impojita efi capfa. G, SchJite. Traîneau pour tonneau, & autres.
- Traînée. Guide. Lyon.
- Traînée, mot par lequel M. Genneté défigne la marche générale des filons, ou la férié continue de toute une bande de Charbon de terre. 875*.
- Traîneau. ( Méchanique). Dans les Mines d’Anjou Efclipe. 762. Traha. An. Sledge. 211 , 464, 509. G. Schleffe. Traîneau Jîmple comme le Sployon. Efpece de machine qui n’a point de roues, & qui eft feulement compofée de quelques fortes pièces de bois jointes enfemble, & emmortoifées avec des chevilles : aux quatre coins de ce bâtis, formant une figure quarrée longue, font de forts crochets de fer, pour y atteler des chevaux qui le traînent.
- Traîneau de Baritel. G. Sployon duHernaq. Le. qui s’adapte au Hernaq , & que l’on furcharge de pierres plus ou moins , félon lescirconftances , afin d’oppofer une nouvelle réfiftance au poids de la charge qui defcend, & de le retenir plus facilement ; ce traîneau fert aufli à defcendre des bois & d’autres matières dans la Mine j il confiée en deux pièces de bois longues de fept pieds fur deux de large , & qui font aflemblées ; il s’attache avec une corde à un gros clou implanté
- dans un bras de la machine.
- Traîner. ( Charriots à ) Petites caifies baffes portées fur quatre rouleaux , & traînées en arriéré par deux jeunes garçons , dans lefquelles fe fait le tranfport des matériaux ou des décombres*
- M. Delius les juge préférables aux brouettes dont on fe fert dans beaucoup de Mines , parce que la charge d’un charriot n’a befoin que d’être pouffée , au lieu que les brouettes ont befoin d’être foutenues en même temps avec les mains ; un homme, par cette raifon, ne peut dans un ouvrage continuel tranfporter plus d’un quintal, tandis qu’un charriot contient depuis 200 livres jufqu’à 250 de matières, & fe pouffe plus aifé-ment & plus promptement. L’ufage des brouettes n’eft point du tout économique, & n’eft bon que pour les ouvrages de la fuperficie. V. Sely.
- Traîner à Cope. Le. 211. A la Voye.V. Seloueur.
- Traîneur. Chargeur au Bure. Le. 2ii. Ayant fous lui deux Ouvriers, Idem ; ce qu’ils gagnent dans les Mines de Charbon du Namurois. 472. dans celles d’Angleterre. 397.
- Trairejfes au jour. Le. Femmes ainfi nommées. 210. Bâtons dont elles fe fervent. Voyez Rayetray. V. Torleu. V. Pannys.
- Trait. (Barres de) Tir ans. Sax. Zugftangen. 1043. Voyez Tir ans. Trait. Charge du Coufade , valant ordinairement de quatorze à quinze livres. 338, Trait. ( Double ) Double Treque. Doublepannée.
- 31\-
- Trait. ( Quatre-vingtieme ) L E. Droit d’un panier fur quatre-vingt, dû au Terrageur, d’où il eft aufli appelié Droit de terrage , 327 ; dû aufli à l’Arnier : la Société eft obligée de mettre ce quatre-vingtieme trait à part dans le paire : le Terrageur & l’Arnier peuvent en faire vendre le Charbon à leur profit ; mais dans l’ufage ordinaire ils s’arrangent avec la Société qui en paie la valeur, en déduifant quelquefois, félon les conventions, un ou deux efcalins, qui font à peu-près vingt-cinq fols de France par chaque trait, pour les frais de la vente.
- Traite foraine. 747. Traite, droit de quelqueè Seigneurs Si2-
- Traitement des Ouvriers fuffoqués dans les Mines. Ce qui doit être la bafe des méthodes à imaginer pour les fecourir. 1002. Voyez Suffocation. Traitement qui a été employé pour le rétabliffement d’un Ouvrier retiré bien portant d’une Mine, après y avoir été long-temps enfermé. 4f4*
- Tranche. Le. Conduit fouterrain qui va rencontrer une décharge d’eau. Canal, abbatement pour décharger , faigner les eaux. 272 , 287. C’eft par un conduit de cette efpece qu’on verfe les eaux du bure dans l’areine, en attendant que les ouvrages fupérieurs foient achevés. Voyez Xhorre. 280 , 896. Conquête par tranche. 328. Dans les Mines de Cornouailles, Tranche eft pris pour toute efpece d’ouverture, puits ou boyaux latéraux.
- Tranchée. Fofle. Fofle en croix de quelques toifes de longueur. M. de Genffane ayant obfervé dans plufieurs Mines , que foit par négligence , foit faute d’intelligence , les Ouvriers, en ne fai-fant que gratter les veines avec leur pic, comme les Tailleurs de pierres pour la taille , réduifent tout le Charbon en menu, qui n’eft point propre à être employé dans les grilles , ce qui en diminue confidérablement le débit ; il confeille, dans l’Art. XXXV de fon Règlement, d’exiger des Mineurs qu’ils commencent à faire une tranchée de fîx
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- DES MA
- pôitëôs ôü eftvïrôn clans le Charbon fur le fo! & de toute la largeur de la galerie, & de dix-huit à vingt pouces de profondeur en avance, & même davantage lorfque cela eft poflible ; enfuite de dégarnir avec le pic de chaque côté de la galerie , en y pratiquant une efpece de fente ou réparation de même profondeur : cela fait, les Ouvriers doivent chaflfer à coups de malle plufieurs forts coins de fer au haut de la galerie , entre le toit 8c le Charbon, ce qui le détache & le fait tomber par gros quartiers.
- Par cette manœuvre on avance le travail du double, & l’on a du Charbon tel qu’il le faut pour quantité d’ufages. Pour afïùjettir les Mi» neurs à fuivre cette méthode, M. de Genflane confeille de ne recevoir leur Charbon , & de ne leur payer leur falaire qu’autant qu’il n’y aura tout au plus que le quart en poufller , & que le furplus fera en gros quartiers.
- Tranent ( Mine de ) en Angleterre. 11 f.
- Travaillions Philofophiques. Collection des Mémoires lus & envoyés à la Société Royale de Londres , compofée de dilfeutaiions fur toutes les parties de la Phyfique , de l’Hiftoire naturelle, de la Médecine, des Mathématiques, de l’Antiquité , de la Chronologie. C’eft dans cette fource riche & abondante que nous avons puifé la plus grande partie de tout ce que nous avons publié concernant le Charbon de terre 8c les Mines de ce foflile en Angleterre , où fe font faites les ob-lervations les plus curieufes 8c les plus intéreffan-tes, entre autres , fur les différentes exhalaifons qui accompagnent cette fubftance dans fa Mine.
- Tranjit. Veftigal pro Tranjîtu. Droit de Barrage.
- ( Terme de Douane. ) Aéte que les Commis des Douanes délivrent aux Marchands Voituriers ou autres pour certaines marchandifes qui doivent paffer par les bureaux des Fermes du Roi, fans être vifitées ou fans y payer les droits , à la charge néanmoins, par les Propriétaires ou Voituriers defdites marchandifes , de donner caution de rapporter, dans un temps marqué dans l’acquit, un certificat en bonne forme, qu’au dernier Bureau elles ont été trouvées en nombre , poids , quantité & qualité , &c les balles 8c les cordes avec les plombs fains & entiers, conformément à l’acquit. 6 29*
- Tranfitus ( occultus. ) Dégagement. Voie de dégagement.
- Tranfmigration des Ouvriers hors du pays, défendue. Tranfmigration des Ouvriers d’un Maître à un autre, comment empêchée à Liege.
- 346.
- Tranfport. Réparation des roues, chemins G autres : à combien fe monte la dépenfe pour ces objets , dans une Mine d’Ecoffe appellée Blejay.
- 396.
- Tranfport. Enlèvement des uftenfiles d’une Mine que l’on abandonne, comme fuif, marteaux & autres femblables , non-fcellés & non attachés, ne peut , en conféquence de l’Arrêt du 14 Mai 1604 , être fait par celui qui quitte l’ouvrage , fans que le Grand Maître ou fon Lieutenant particulier n’ait été averti, afin qu’il foit au préalable pourvu à la confervation des droits de S. M. & du public.
- Tranfport du Charbon du pied du Bure au port d’embarquement ; doit être une confidération importante pour l’Entrepreneur. 838. Indications générales fur ce fujet , par rapport aux différentes combinaifons que doivent entraîner dans l’admi-ciftration économique d’une entreprife les dif?
- T1 E R e s. tpj
- tances de la Mine aü rftàgâftrt 9 lè ftôfàbfe des Voyages, la nature du chemin , le temps que les voitures chargées de Charbon emploient à faire le chemin de la Mine au magafin > &c» SjS* Exemple pris dans la Mine de Newcaftle. Idem>
- Tranfport du Charbon de la Mine Roche-U-Mo-litre à S. Rambert, y86 , de S. Etienne. Idem, Ce que coûte ce tranfport Id, Tranfport du Charbon d'Auvergne de la Mine au porc d’embarquement * en facs j à dos d’âne, 5-88 ; à dos de mulets, aux Mines de Rive-de-Gier, 708; à dos dô jeunes filles à Madeftone en Ecofle , 1 iy comme à Liege par les Botterejfes. Idem*
- Tranfport des briques ou pelotes de Houille par charroi. 135-4.
- Tranfportatorium circulare. Rapporteur» *786,
- Tranfportées. ( Mines ) Voyez Mines.
- Trapp. Corneus niger folidus. Waller. Saxum impalpabile fchiftofum , Jubcalcarium , fragmentis Rhombeis. Linn. Pierre de Touche de Ckônstedt. Pierre d’un grain plus ou moins fin , compofé d’un jafpe ferrugineux, tendre , 8c d’un argille durcie , qui forme quelquefois deS montagnes entières , & plus communément des veines, enveloppées de roche d’une autre efpece*. On y remarque quelquefois des particules reftem-blantes à du fpath calcaire , mais qui ne font pas effervefcence avec les acides 5 il s’en trouve de ftriée & de grenuîée, la couleur du trapp varie auflî ; il y en a de grife, de rougeâtre, de brune, de bleuâtre , de noire ; celle-ci eft compa&e, 8c fufceptible de poli comme l’agathe ; le trapp > dans la"partie la plus enfoncée en terre, eft ordinairement plein de fentes , & de gerfures , 8C affeéte une figure rhomboïdale»
- Les diverfités obfervées dans ce genre de roc compofé , paroifTent autant de fujets de douter que le trapp foit conftamment, par-tout où il (é trouve, un même genre de pierre } les Houilleurs Anglois, parmi lefquels le mot trapp eft connu * ne paroifTent l’avoir attaché qu’aux roches ou failles de grande étendue qui font rihopper les veines de Houille , 98 , parce que ces roches , à l’inftar d’une trappe , ferment, couvrent, rem-pliffent un lieu creux, d’où dérive le mot de trapp * enharnacher , couvrir» Les failles, ainfi qu’on fa vu, peuvent être d’une nature différente les unes des autres , comme le font les Iraps, les Rub-blés 8c Rubbish.
- Traquets. Triquets , Traquets du bure, chevalets Le. 236. Voyez Tréteaux.
- Travail. Travaux. de Mines au pays de Liege. 284. Travail par baffe taille» 298, 312. Pat chambray. 292, 320. Voyez Taille. Travail à la vallée. 309. Travail dejfus & deffous les eaux*
- 330. Par œuvre de veine. Voyez Veine* Travail de Mines, pour ce qui eft de la propriété des inté-rêts particuliers , Gc. Travail fur le fonds d'autrui* 323, 3 2y. Crime de forfaiture ou de Foule* fi on n’a pas au préalable rempli la loi vis-à-vis du Propriétaire. 3 24. Travail de 40 jours , pendant lefquels le Propriétaire a droit de retrait. V» Prefcription de 40 jours. Déftftement de travail de la part des Maîtres.
- 331. Formalités particulières. 336. Voy. Vallée*
- Travail de Mines en France. L’Article XXÎII
- de l’Edit de Réglement général du mois de Juin 1601 , permet aux Maîtres , Entrepreneurs ,8c Ouvriers de faire travailler fans difcontinuer * excepté les Dimanches & grandes Fêtes : le défif-tement du travail , doit être notifié au Subdélégué de l’Intendance du Grand-Maître. Voy et
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- xn6 , TA B
- Subdélégué. Par un Article de l’Arrêt du 14 Mai ï 604 , nuis Officiers ayant charge dans les Mines , ne pourront être affociés , ni participer directement ou indirectement au travail & profit <}efdites Mines auxquelles ils feront employés, fans permiffion du Roi. Travaux des Concejjion-naires dé Anjou. Etat de leurs ouvrages en 175*3 , 5*36 , n’ont point rempli les vûes du Confeil dans leur exploitation. Idem. Travaux repris à Décidé dans une des Mines avec fuccès, par un nouveau puits en 1778. SIS’
- Traverfant. ( Filon ) G. Setrende gangue.
- Traverfe de la couverture. Traverfe dans le chevet. Galeries croifantes qui commencent à la couverture ou au chevet de la veine qu’on exploite , & qui ont pour objet de découvrir de nouveaux filons annobliflants, ou d’autres veines. Traverfe dans le chevet ou traverfe de la couverture. Galerie de traverfe. G. Durfchiage.
- Traverfer les fonds d’autrui. Le. 320
- Treffort en Brejfe. (près de) à Meliona%. Mine de Charbon de terre.
- Trempe. Liqueur plus ou moins compofée & très-froide , dans laquelle on plonge l’acier pour le durcir. 832. Voyez Acier. Trempe des limes au feu de Charbon de terre en Suede & en Angleterre. • . 1211.
- Trempement & corroyement des pâtes , ou apprêt de la glaife pour la rendre propre à fe mêler avec le Charbon de terre. 1337, 1342.
- Trench- Vein Coal. An. 38 6.
- Trengen. G. Deflecher. Lugd. Affeinier.
- Trentième , 321 , attribué dans la Coutume de Liege à un Poffeffeur de terrein fur le travail qui fe fait fous fon bien ou dans fon bien. 322. Dans la Coutume de Limbourg fe réglé provifion-nellement au quatre - vingt-unieme au quarante unième & au vingtième panier , félon que les veines font greffes , moyennes ou petites. 730. Voy. Veines grojfes , moyennes ou petites ; ce trentième dans l’ufage de Limbourg fe paie fur la foffe. Id. Ce qui s’obferve pour aflfurer ce trentième au Propriétaire. Idem.
- Trentième prélevé par l’Arrêt du 14 Mai 1604, fur tout ce qui provient de bon & net. Application que l’on en fait. V. Secours. Voyez Tréforier.
- Trépan. Meche. Cifeau. 88y. Voyez Meche. Voyez Langue de ferpent.
- Trépas. Pertuis. S91' Trépas de Loire. Droit , qui, ainfi que la traite par terre ou impofition foraine d’Anjou , a fait partie de l’appanage accordé en 1566 , par Charles IX à Henri de Valois fon frere, qui en avoit joui jufqu’à fon avènement à la Couronne, & qui les avoit enfuite compris l’un & l’autre dans le fupplément d’ap-panage qu’il accorda en 1376 à François, Duc d’Alençon fon frere , qui les avoit poffédés jufqu’à fon décès en 1384 ; ces deux droits réunis enfuite avec l’appanage à la Couronne peu de temps après, en vertu d’un Edit du mois d’Qc-tobre 1383 ; ces droits avoient été aliénés fous faculté de rachat, & avoient toujours été poffédés depuis à titre d’engagement par différents Particuliers.
- En exécution de l’Article IX d’une Déclaration du 1 Juin 1771 , ces droits font rentrés au Roi, moyennant un rembourfement fait aux Enga-giftes , & ont été enfuite réunis à l’appanage de Monfieur , par Arrêt du Confeil d’Etat du Roi du 14 Décembre 177 6. 345*.
- Treppen Werk. G. Plancher de galeries d’airage.
- L E
- Voyez Plancher.
- Tréforier Receveur général des Mines. Dans les Réglements concernant le fait des Mines en France , dans chaque endroit où il y a une Mine ouverte, il doit, en conféquence de l’Arrêt du 14 Mai 1604, être pris fur la maffe entière de tout ce qui en proviendra de bon & de net, un trentième , lequel eft mis en mains# du Tréforier & Receveur général d’icelles Mines , lequel en fera un chapitre de recette à part. Voyez Trentième.
- Tréteaux , chevalets. Supports des feldgeftan-gen. 1038, 1044.
- Treuil. Tour, Machine fimple faite d’un tambour. 238, 233. Machines qui fe rapportent au tour. Rouleau. Tambour, pi4. Tympanus , peritro-chium. Treuil du moulinet. Sucula.V. Moulinet.Treuil ordinaire. Le principal point de cette machine eft que la groffeur de l’aiflieu foit proportionnée à la longueur du levier. 1100. Autre attention. 1107. Confidérations qui doivent fervir de réglé dans l’ufage des Treuils & des machines pour lefquelles on fe fert de cordes. 920, 921.
- Tre%al , en fait de peinture de porcelaine & poterie , fe dit lorfque la fuperficie eft gerfée de petites fentes & rayons. Efpece de deffein particulier ainfi figuré dans quelques parties du toit des veines.
- Triage des Charbons propres à être corroyés avec les pâtes, pour avoir un chauffage économique } en quoi confifte ce triage. 1338.
- Triangle. ( Géométrie. ) Figure comprife entre trois lignes, qui a par conféquent trois Angles & trois côtés , ou deux côtés & un angle , ou deux angles & un côté ; le côté inférieur eft ordinairement pris pour la Bafe, quoiqu’on puiffe choifir tout autre côté, & une ligne perpendiculaire , menée de la pointe d’un angle fur la bafe , fe nomme la hauteur du Triangle ; tout ce qui a rapport aux angles dont un triangle eft formé, eft une connoiffance importante ; les Méchani-ciens en font un grand ufage pour examiner par les angles toutes les forces mouvantes ; 8c en Géométrie , toutes les figures fe mefurent par des triangles auxquels on les réduit.
- La partie effentielle de la Géométrie fouter-raine, qui aide à connoître la longueur des lignes , eft donc celle qui enfeigne à calculer toutes les parties d’un triangle par le moyen de celles que l’on connoît, d’où on l’a appellé Trigonométrie , qui eft l’art d’appliquer le Calcul arithmétique à la Géométrie. Voyez Trigonométrie. Di-menjîon du triangle, fon ufage en Trigonométrie. Voyez Triangle femblable.
- Le Triangle confidéré par rapport à fes côtés , eft de trois efpeces. Confidéré par rapport aux angles de trois efpeces auflî. 812.
- Les côtés du Triangle oppofés à l’angle droit font nommés Hypothénufes. 804.
- Maniéré de mefurer par les différentes efpeces de Triangles. , 801. Maniéré de réfoudre tous les problèmes de Géométrie fouterraine, fans calculer les triangles. . Triangles à prendre 6r à réfoudre pour trouver les dimenfions d'une Mine de
- fer. Soi.
- Triangle reflangle, c’eft-à-dire , qui a un angle droit. 811. Dans tous les triangles de cette efpece on n’a befoin que du Théorème. Dans tout triangle reftiligne, les côtés font entre eux comme les Jïnus des angles oppofés. Problème dont M. Weidler donne par le calcul & par le moyen de
- l’échelle
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- DES MATIERES,
- féchelîe géométrique & du rapporteur , la folu* lion du Problème : Trouver le coté la bafe dans un triangle reÜangle dont on connoît Vhypothénufe. Le Chapitre III de la Géométrie fouterraine de M, de Genftane eft employé à la réjolution des triangles rectangles. Voyez Table des parties Cen-téjimales : le Chapitre V eft terminé par l’application d’une méthode méchanique pour le même objet, par le moyen d’une réglé divifée en deux ou trois cents parties bien égaies, que l’on prend pour une échelle. Voyez Réglé.
- Triangles reftilignes. Triangles dont les trois lignes qui concourent à leur formation , font des lignes droites ; c-onfidérés dans la partie de la Géométrie diftinguée par le nom de Trigonométrie reéHhgne , dont le calcul eft appliqué à connoître la valeur des lignes & des angles d’un triangle rettiligne, feule efpece de .triangle que l’on ait à réfoudre dans les opérations de Mines. 800. Le Chapitre IV de la Géométrie fouterraine de M. de Genffane eft employé à la réfolution des problèmes qui concernent les triangles-rectilignes-obli-ques. Voyez Trigonométrie.,
- Triangles femblables. Lorfque les trois angles , chacun en particulier , font égaux , ou lorfqu’il n’y a qu’un angle qui foit égal à l’angle qui lui répond dans l’autre triangle , & que les côtés font proportionnels , ou encore lorfque les trois côtés d’un triangle font proportionnels aux trois côtés de 1’ autre triangle, 807 , les triangles femblables ont leurs côtés homologues proportionnels. Quatrième propofition du fixieme Livre d’Euclide , fur laquelle eft fondé le compas de proportion. 791.
- Dimenjîon du triangle , d’un très-grand ufage dans la Trigonométrie , pour réfoudre par le feul fecours des triangles femblables , tous les problèmes trigonométriques. 801 , 802. Méthode décrite dans Agricoîa pour s’en fervir dans une circonftance. 812.
- Tribunal particulier , ( en pays étrangers ) , pour tout ce qui concerne les Mines, 816, anciennement en France. Voyez Jurifdiélion du Grand-Maître.
- Tribunal des Vingt-deux à Liege , autrement nommé Tribunal de la Foule , contre l’oppreilion. Rempart de la conftitution libre du pays de Liege, & qui allure le droit de toute efpece de Propriétaire. 831. Compofé de quatre Chanoines de la Cathédrale , nommés par le Chapitre , comme état eccléfiaftîque ; quatre Membres de l’état noble ; quatres Bourgeois de Liege ; quatre nommés parla Ville, parmi lefquels les Bourgmeftres en nomment chacun un ; deux autres nommés par les feize Chambres repréfentant le corps de la Bourgeoifie : les autres reliants font à la nomination des Villes du pay^de Liege qui font intervenus à la paix des Vingt-deux : on appelle de ce Corps aux Etats révifeurs , compofés en tout de '14 perfonnes, favoir; quatre Membres de la Cathédrale , comme étant l’état primaire , dont deux amovibles font choifis par le Prince ; quatre de l’état de la nobleffe , choifis par le Corps ; quatre de l’état tiers repréfentés par les deux Bourgmeftres Régents, & les deux anciens de l’année précédente , qui ne font que pour deux ans ; de Beux Révifeurs ou Députés à vie , à la nomination des Villes qui ont droit de nommer au tribunal des Vingt-deux. 324. Note 2 , où il 7 a quelques fautes , corrigées dans l'errata.
- Trigonométrie eft , à proprement parler , la fcience des triangles , ou l’art de trouver,, par
- Charbon de Terre. IL Paru
- trois parties données d*uîl triangle » les trois au* très parties qui en font inconnues. Partie eflen-tielle de la Géométrie-Pratique , pour y paffer de la théorie ; & comme il y a deux fortes de triaa* gles , voyez Triangles , il y a aufii deux fortes de Trigonométrie* Celle des Triangles rec~ tilignes , qu on appelle I rigonométrie reëliligne > ou Trigonométrie plane , & celle des Triangles fphériques , nommée Trigonométrie fphérique, c’eft-à-dire , de trouver les parties de ces triangles par le moyen de quelques-unes de fes parties que l’on fuppofe données, & qui embrafte en même temps plufieurs opérations qui fe font par le moyen des triangles, & qui fervent à mefurer une infinité de grandeurs ; confifte dans la réfolution de trois problèmes. Savoir; i°, Les trois côtés étant donnés , trouver les angles ; 2°, Veux côtés un angle étant donnés, trouver le rejle. 30, Deux angles l’un des côtés qui foutient ces deux angles étant connus $ trouver Vautre angle & les autres côtés,
- La folution de ces trois problèmes dépend de quatre Théorèmes démontrés dans tous les Cours de Mathématiques , & dont le premier confifte à trouver par le niveau d’incîinaiion l’angle aigu dans un triangle re&angle : le problème , Trouvez' une quatrième proportionnelle à trois nombres donnés * eft du plus grand ufage en Trigonométrie* Triguts. Le. Term. Limb.
- Tripçl. Tripela, Trippel. Tripoli» Voy, Tripoli.
- Triplage des hochets. Le. Tripler , fouler avec les pieds le Charbon avec les terres grafles, pour être mis en hochets. 3 77.
- Triple droit. ( Jurifprudence..) Lorfqu’on paie un droit trois fois.
- Tripoli. Argilla fubtilis macra , ujibus mechanicis aut polituris inferviens. Wolsterd. G. Tripel. Su. Trippel. An. Tripela. 477. Tripoli pierreux È dans lequel fe convertirent au feu les gores du mauvais Charbon du Lyonnois. 58(5. Il eft à obferver que le tripoli déjà allez compaét, devient très-dur au feu , de façon qu’il étincelle comme l’acier ; il y en a même qui fe vitrifie à fa fuperfide. Tripoli pourri. 787*
- Trivelle. Truelle. Le. Efpece de louchet de fer dont on fe fert pour remuer la Houille & les fouayes : de deux efpeces. 223*
- Trochlea. Rechamus, Orbiculus. G. Flots. Poulie* Trochlea Jïmplex vel monofpafios.
- T rock del Teie. Troc de taille, 37
- Trois. ( Réglé de ) Voyez Réglé de Trois. Troijieme niveau (Eaux du) dans les Houiîlieres du Hainaut François ; lit de terre fous lequel elles fe font jour. 463. Ne font à craindre pour leur force qu’au premier inftant de.leur éruption. Idem.
- Trotoir. Manege. Le. Pas du bure. 1113. A qui appartiennent les Anjinnes du pas, ou fumiers des chevaux employés dans le trotoir. 322. L’étendue à donner à l’aire que doit parcourir un cheval attelé aux machines d’extraétion , n’eft pas un article indifférent. Idem. Ce que l’on doit obferver pour bien faire un trotoir. Id. Remarques fur les grands & fur les petits trotoirs. 1114* Diamètre du trotoir dans les ardoifieres d’Anjou. Ib* Trou, nommé le Bouillon , à Condé, fur la riviere de Haifne. Objet d’un Article de i’Or-donnance de 1396,fur la conduite de la navigation, entre les villes de Mons & Condé , Ôte. 734.
- Trou de décharge dans les Mines métalliques ; ouverture pratiquée en maniéré d’un petit puits , par laquelle on jette , dans la galerie de communication , le minerai deftiné à être tranfporté
- s 17
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- *c38 . TABLE
- au Bocard,
- Trou de fonde, ou de la grande tarriere An-gloife. Son objet. 399. Dans quelle partie du terrein il s’établit. Idem. Conftrudion d’encaiffe-ment fur l’endroit ou on veut faire ce trou de fonde. 392. Attention pour l’enfoncer bien à-plomb. 3 p7. Voyez Forage.
- Trous de Brokette de Mines ou de Fleuret, pour ouvrir le chemin,; faire place dans le roc aux cartouches avec lefquels on fait fauter les pierres ; quantité de poudre dont peut fe remplir un trou de Fleuret de 8 à 9 lignes. 861.
- Trous de Fleurets, doivent toujours être faits dans une direction telle que l’éiafticité du feu ne foit point gênée de toutes parts , en trouvant une trop grande réfiftance ; mais de maniéré que la réfiftance foit moins confidérable d’un côté que la force de la poudre , s’il en doit réfulter un effet fuffifant pour rompre une affez grande partie du roc j il y a fur Cela néanmoins des diftinftions à faire , relativement à la nature des rocs que l’on veut faire fauter.
- Trous de Tarré pour mettre en fûreté la vie des Houilleurs, &• garantir les ouvrages de fub-merfions, 271, néceffaires, par conféquent, dans la pourfuite des ouvrages , 271 ; fe pratiquent dans le commencement de d’ouvrage fur la tête d’une veine fupérieure à une veine inférieure , en pittant hors de la mahire du bure, 3 12 ; quelquefois le long des tailles , & fe nomment alors Trous de Taillé ,271, 281; à l’extrémité des chambrays, 292 ; le long des voyes, 271 , voyez pavenjjages ; de haut en bas dans les Serrements. Idem. Voyez Bolleux. Leur profondeur différente, diftinguée alors par l’expreffion de court jeu , 27J. Long jeu. Idem. Peut quelquefois être de dix-fept toifes de plomb. Les trous de tarré ont 13 a 14 lignes de diamètre , & fe font à une diftance proportionnée les uns des autres ; à une taille de cinq toifes , par exemple, les Foreurs divifent cette taille en trois parties. Pour bouter, trois trous de fept toifes de longueur chacun : les trous de chaque côté ne font approfondis que de cinq toifes , & doivent être refaits chaque mois ; quant aux trous de tarré qui font devant l’ouvrage, & qu’on appelle trous de taille, 271, on ne fait que commuer les mêmes, à moins qu’il ne s’en trouva qui, par une diredion trop haute ou trop baffe, donnaient dans le toit ou dans le mur ; alors il faudroit refaire de nouveaux trous de tarré. Par-tout où l’on doit travailler, le Foreur a foin d’aller la veille former de ces trous, afin de reconnoître le voifinage des bagues.
- T rouille , petite riviere du Hainaut, qui prend fa fource au Village de Merieux, paffe à Mons, de là à Genapel, ou elle fe jette dans l’Haifne ; objet du 2e. Article de l’Ordonnance de 1996.
- 734-
- Troumma. Su. Canal. ( Wattu Troumma. ) Aqueduc.
- Troujfement ( Voye de ) au pays de la Reine. Voye d’airage , ou Rawailette. 302.
- Trouver une quatrième proportionnelle à trois nombres donnés. Problème du plus grand ufage dans la Trigonométrie.
- Troye. An. Poids de Troye , en Hollande, eft ce que l’on appelle particuliérement à Amfter-dam Poids de Marc. Il efl égal à celui de Paris. Voyez Poids. Livre en Angleterre , où on ne l’emploie qu’à pefer les chofes précieufes, comme for de l’argent> il eft de douze onçes à la livre*
- Trum. G, Piece féparêe de fon tout,
- Trunnen. G. Capfa.
- Tubber (Cornish) Beel. An. Pic. 388,
- Tuer le vent. 264. Voyez Vent.
- Tuile. (Terre à) Terre à brique. Voyez Briquetien Charbon à cuire les tuiles. 449,
- Tull afgijft. An. Paiement des droits.
- Turf. Tourbe de Hollande. 607. Voy. Tourbes,
- Tunage. Tonnage. Voyez Tonnage.
- Tunna. Su. Tonneau.
- Turf. Dry Turf Torf. An. Tourbe.
- Tutelle, Curatelle , & toute efpece de Com-miffions} parmi les différentes franchifes données par l’Article IV de l’Edit de Réglement général du mois de Juin 1601 , l’exemption de ces charges eft fpécifiée en particulier à la condition néanmoins que ceux qui prétendront en jouir , aient travaillé ou fervi aux Mines fix mois avant, & qu’ils feront déchus de ces franchifes s’ils venoient, après avoir éludé ces Commiflions, à fe retirer du travail des Mines ; qu’en même temps ils feront alors tenus en tous dépens, dommages & intétêts envers celui qui auroit été élu ou choifi à leur place.
- Twekilling. G. Fourneau à deux vents. 1209.
- Tuyaux à air. Caneaux à vent , porte-vent. Tuyaux d’airage à l’extérieur d’un puits de Mine. Le. Chetteure. Voyez Chetteure. Voyez Airage. Prolongés du dehors en dedans, pour fervir d’écoulement à l’air. An. Air pipes. Su. Troumma. Terminés quelquefois en entonnoir, 960 ; formant quelquefois un plancher , 245? , nommé Treppen Wak. Tuyau d’airage ou porte-vent de cuir. ,958. Effet des tuyaux à air en différents temps de l’année.
- Pour l’ordinaire les tuyaux d’airage font de fer quarré & en bois forés, comme ceux dont on fait ufage pour les pompes hydrauliques , ou bien faits avec quatre planches affemblées, pour établir une ventilation dans les Mines ; on les fait ordinairement de la longueur d’une planche, & une de leurs extrémités toujours plus petite, afin qu’on puiffe les emboîter l’une dans l’autre ; il faut qu’elles foient bien unies extérieurement ; & afin que l’air ne trouve point d’autre iffue & d’autre entrée qu’aux extrémités , les points font garnis en glaife : l’entrée de l’air eft favorifé par la forme d’entonnoir que l’on donne à l’extrémité extérieure. Il eft encore néceffaire que ces tuyaux foient plus étroits , & qu’ils continuent toujours d’une égale largeur : l’expérience a fait connoître que les conduits larges ne font pas auflî avantageux que les conduits étroits, parce que Pair qui eft comprimé & denfe dans ces derniers, a une circulation bien plus vive bien plus fraîche, tandis que dans les premieH il eft toujours trop expanfé, & refte conféquemment foible ; la largeur la plus avantageufe eft de fix pouces. Remarque de M. Jars fur cette capacité des tuyaux d’airage. 960. Les tuyaux d’airage ont l’avantage de pouvoir s’enlever quand ils ne fervent plus dans un endtoit, pour être employés ailleurs. V. Ventoufes, ou tuyaux à vent pour le fourneau à feu.
- Différentes conftruétions des tuyaux d’airage en bois, 999 , 96o. Conftru&ion propofée & exécutée par M. Triewald, dans un cas particulier.
- 961.
- Tuyaux de pompe , toujours de potin ou de cuivre, & par économie en bois. 1012. Le plus grand qui reçoit le pifton, & qui forme le premier corps de pompe, eft appelle tantôt Corps
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- DBS MA
- è.e pompe, tantôt tuyau du clapet ou du piflon } voyez Corps de pompe. Tuyau afpirant. Tuyau d’afl-piration, ou tuyau montant. Sax. Aufter kiel. 1012.
- Tuyau de Soupape. Su. Stokel kiel.
- Tuyaux ( Principaux ) de la machine à vapeur, '109. Tuyau qui conduit au cliquet reniflant. 412. Tuyaux de traverfle du Cylindre & de T Alambic.
- 47°.
- Tympanus. Peritrochium. G. Forb. Premfcheibe. Treuil. Voyez Treuil. Dentatus. G. Famprade.
- Tympheicum. Gypflum antiquorum. Quelquefois marneux. 1137.
- U V
- ber Sckujfl. G. Reliant ou furplus du profil , foit de la Mine , foit du minerai, extrait des fou-terrains. Signifie aufli une montagne qui penche au-defifus d’une autre.
- Vacations. ( Jurifprudence. ) Temps ^ heure employée à une occupation : outre les gagés ordinaires des Lieutenants particuliers pour les Mines, dans chaque Généralité , fixés par l’Art. VIII de l’Edit de Réglement général, voyez Officiers , il leur eft alloué par le même Article pour vacations de journées, de vifites & autres fonctions , un écu & demi. Vacations des Jurés du Charbonnage a Liege. (Sommes fixées pour les) 316.
- Vaedret, Ima. Str. Vent. Air des Mines.
- Vague. fVague. Mefure pour le Charbon dans îe pays Montois, 45*5), évaluée jufte à 143, livres de poids. J2s.
- Val Travers , Comté de Neufchâtel ; Mine de pierre d’aflphalte. Nous ne faifons ici mention de ce bitume concret, que par rapport à plufieurs indications données dans l’Ouvrage de M. de Genffane, comme de véritables Charbons de terre , 1137, & qui ne nous paroiflent être autre chofe que des pierres d’afphaîte. Voyez , dans l’explication des Cartes phyfiques , la partie du Languedoc.
- Val de Villé en Alface; il femble qu’il y a du Charbon de terre dans cet endroit , à en juger par un Arrêt du Confeil du 30 Avril 1746 , portant privilège exclufif en faveur du Sieur Makau d’Herkems, pour faire exploiter pendant 30 ans une Mine de Charbon.
- Validation. Le Grand-Maître des Mines en France , ayant, par l’Art. XIV de l’Edit de Réglement général du mois de Juin 1601 , le pouvoir de faire & pafter tous contrats & marchés d’acquifition de fonds de terres , maifons , moulins, martinets, bois, &c. de faire conftruire tous édifices & maifons, acheter outils & uften-lîles néceffaires , ordonner des paiements , Ouvriers , Chartiers, Voituriers , Meflagers & autres perfonnes qu’il convient employer aux* travaux de Mines, pourvu que le fonds en foit pris fur ce qui revient au Roi ; l’Art. XV valide & autorife tous ces marchés, baux & ordonnances, ainfi que les quittances & paiements, à la charge que le tout foit bien & dûement contraété, & que le Receveur général ait fait vérifier fon état par le Grand-Maître.
- Vallay , Vallée. Le. Ouvrage fouterrain de Houilliere, qui fe prend au principal chargeage en angle droit, à la dire&ion de la veine, & en fuivant fa pente. 257,305-, 300 , 897. Boi-gne ou Borgne Vallée , ligne oblique lorfque la dire&ion de la couche eft trop inclinée. 300 , 260. Coifirefje de Vallée. 276, 260. Demi-Vallée. 2,60 9 279. Droite Vallée, 301. Grande Vallée.
- T I E R E S.
- 279. Vallée à cheval. 281. Âirage de Vallée. 2‘6j> Chaîne de Vallée. Cowette» 307. Chargeâmes de Vallée. 279. Ouvrages de Vallée. 307. Paxkijfis de Vallée 204. Voitures de Vallée. 307. Voyez Vay. Ghyot , dont on doit avoir de rechange au principal chargeage. Faire boirgnir la Vallée-. 2 $6; Chajfler la Vallée. 2^3. Travailler à la- Vallée. 301 > 288 j niveau. Idem. Torrct ouvert dans le bure i a la tete d une grande Vallée, 29Ô»
- Voile-, Su. Allée, fuite, file t pile, SteIn Vall.
- , Vallée. (Géographie physique. ) Enfoncement
- qui eft entre deux rangs de chaînes de montagnes.
- Valvula mobilis, Valvula verflatilis. Valvule , clapet, crapaudine, floupape. Voyez Soupape.
- Vanix. Le. Caiflon en planches , pour fervir de bafche aux eaux, large du côté du bure , à l’endroit où arrive l’eau , & étroit dans la partie fervant de décharge , qui va rendre dans les tranches, Le Vanix fe place au jour quand on n a pas de xhorre. Eaux de Vanix -, ou ramafifées dans le caiflon ainfi nommé. Serres de Vanix ou de pahages. Serres ménagées fous les niveaux du bure, pour foutenir les eaux des pahagess 279. Voyez Serrement , ferres de pahages. 274.
- Vapeur. (Etuve à) y3 3. Voyez Etuves.
- Vapeur. ( Machine à ) An. Steam Engine , malà-propos pompe à feu. Voyez Machine à vapeura Principe du mouvement de cette pompe. 240; en quoi confîfte fon méchanifme. Idem. Vapeur de l’eau qui bout dans la chaudière de la machine» Sa force expulfive qui fait équilibre à la preftîon de î’atmofphere & au poids d’une colonne d’eau de 7 à 8 pieds de hauteur \ en conféquence la preflion de I’atmofphere étant équivalente au poids d’une colonne d’eau de 32 pieds de hauteur, il s’enfuit que la force de la vapeur eft à la preftîon de I’atmofphere comme 39 eft à 32 environ. Reftort de la vapeur de l’eau bouillante* 408 , 412. Propofitions générales fur les principaux phénomènes de la vapeur de l’eau bouillante* 1077. Conjeéèure fur la maniéré dont fe forme la vapeur. Conjedure particulière de M. Dauxi-ron pour augmenter la quantité de vapeurs dans l’alambic. 1103*
- Rèflervoir à Vapeur , ou petit cylindre dans la machine à vapeur. iobi*
- Vapeurs flouterraines, ou air des Mines. Folets malins. Génies fouterrains. G. Bad. air. An. FouU air. Common Damp. A Newcaftie Stirh. Stink. 402* A Liege Croivin, Fouma. Agricoîa Vergifte lufte. Schivaden, 146. Gravis halitus. Aer immobilis. 928, 929,98r. Su. fVaedret. Ima. Air fixe. Ses effets fur les Mineurs font variés ou modifiés félon différentes circonftances , & font auftï prompts que fâcheux.- 928,920. Immifcible à l’eau. 928. Leur caufe peu connue. 946. Les faits & les dires fur cet objet , établiflent des différences dans ces vapeurs , du moins à en juger par les effets très-diverfifiés qu’elles produifent. 971. Voyez Eauxt Voyez Rapport. Les unes éteignent les lumières, fuffoquent les Ouvriers. 263,98 6. Voyez Fouma. Marquées fur-tout dans les Mines dont les ouvrages ont été interrompus , 263 • quelquefois dans des parties de veines , feulement comme dans la Mine près des montagnes de Mendyp, au voifi-nage de Stony Eafton , où il y a une très-grande veine , dont la partie moyenne & orientalç eft très-fujette au Damp. Les autres , dangereufes en venant à s’échauffer, s’enflamment avec détonna-tion fi on approche du feu. 263 , 971. D’autres occupent toujours le foi des galeries. 972* Voy<
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- Vapeurs fujfocantesl Voyez Vapeurs détonnantes. Vapeurs acides & fulphureufes. 263,937. Vapeurs humides, en privant l’air de Ton élafticité , font contracter à l’air des fouterrains une qualité aufll mobile que les Vapeurs acides 8c fulphureufes.
- 263 , 936.
- Vapeurs des Mines , félon l’Auteur moderne d’un Traité des eaux minérales , font fulphureufes, falines , métalliques , très-abondantes , très-fixes , très-élaftiques, très-volatiles 8c pénétrantes ; mais il eft certain que l’air , comme réfultat de la décompofition des fubftances minérales dont elles fe détachent, fait la bafe, la partie principale 8c effentielle de ces exhaîaifons , 8c que l’air de l’at-motfphere n’y entre pour rien , n’étant au contraire que propre à détruire ces exhaîaifons, en opérant la deftruétion de leurs principes confti-tutifs. Voyez Exhaîaifons.
- Les vapeurs fouterraines qui fe rencontrent dans les Mines & dans les lieux fouterrains, pa-roiffent être un phlogiftique uni intimement à une quantité confidérable de matière térreufe très-fine, & du même genre de de même nature que les vapeurs volatiles 8c non enflammées, qui s’exhalent dans certaines occafions de plu-fieurs corps combuftibles. Toutes ces vapeurs fe reffemblent en ce que lorfqu’elles n’ont pas la liberté de fe difliper en plein air ', elles ont la propriété d’abforber l’air ou d’en détruire l’élaf-ticité ; d’agir fubitement fur le cerveau 8c le genre nerveux ; de caufer l’ivreffe , l’étourdiffe-ment, la fuffocation , la fyncope & la mort.
- Vapeur formée en globe. An. Glob Damp. G. Ein-Weitter ung. Vapeur qui s’élève ôc s’amaffe au haut des voûtes des fouterrains. 402. Ac-croiffement prompt & fingulier dont cette vapeur eft fufceptible. 929.
- Vapeur fujfocante, Le. Fouma. Mérite de la part de l’Ouvrier la plus grande vigilance, à caufe de la promptitude avec laquelle cette moffete exerce fon a&ion , 8c parce quelle fe rencontre quelquefois à une très-petite profondeur des puits ; obfervation de M. Triewald à ce fujet. 98y. Le plus important eft de prévoir fa préfence ,. ce qui, pour l’ordinaire eft très-poflible ; moyens de la reconnoître. 986. Marche progreflive de la vapeur fuffocante dans la Mine pyriteufe de Quekna, ou manière dont les Ouvriers font af-fe&és par cette moffete , d’après le rapport de ceux qui ont échapé. 9 87. Dans les Mines de Charbon de terre. 1002,1003. Non remarquée par les différents Auteurs qui ont écrits fur les fluides aeriformes, ou Gas.
- Obfervations des Houilleurs Liégeois , 264 , 989, confirmée par M. Triewald, & par M. Jars, qui conclut que les Ouvriers fouffrent par la grande 8c fubite dilatation de l’air, 8c que la forte condenfation 8c compreflion qui lui fuccede, eft ce qui les Juffoque. 989. Caufes plus naturelles de cette fuffocation , qui peuvent indiquer des différences dans la maniéré d’y remédier. 990. Queftions fur les caufes de la fyncope qui arrive aux Ouvriers dans cet état. Idem. Sortie de la vapeur enflammée en jet par un tuyau dans les vieux travaux de la couche fupérieure de la Mine de Workington. 95’9*
- Vapeur inflammable , fulminante, détonnante. Feu grieux , feu brifou. A N. Fulminating Damp. 402. Remarques des Houilleurs Anglois fur les temps où elle s’obferve, fur fes périodes, fur les Mines dans lefqueîles elle eft plus fréquente.
- Recherches à faire fur ces phénomènes. 974; Idée avancée par M. de Tilly, fur ce quil pré-' tend que la vapeur fulminante , n’a lieu que dan3 les Mines dont les veines font nitreufes. 989.
- M. de Fleurieu , Correfpondant de l’Académie , parmi de nombreufes notes qu’il m’a communiqué fur les Houilîieres du Lyonnois , eft entré dans les détails fuivants fur une vapeur inflammable qui étoit renfermée dans un ancien vuide , d’où l’on avoit tiré du Charbon : ce vuide avoit environ 17 pieds en quarré fur 20 de hauteur , dont 12 à 13 étoient remplis d’eau; au mois de Décembre 1771 que l’on reconnut la moffete , un Ouvrier ayant voulu examiner , avec une lampe, cette ancienne chambre par une ouverture d’un pied 8c demi dans fa plus grarîde largeur , qui fe trouvoit à deux pieds au-deffus de l’eau, il fortit, au moment que la lampe fut pré-fentée, une flamme vive , qui s’étendit horifontale-ment de 13 pieds environ à la hauteur de cette même ouverture, & qui s’éteignit au même inf-tant avec une explofion pareille à celle d’un coup de piftolet , 8c une violente commotion dans l’air qui 11’eut point d’autre fuite : la curiofité ayant porté un Ouvrier à répéter cette expérience , la flamme qui s’éleva fut moins vive 8c moins bruyante que la première , mais elle mit le feu au Charbon qui formoit les parois de l’ouverture ; épais d’un demi-pied ; on remédia aifé-ment à cet accident, en brifant cet endroit, 8c jettant dans la bagne d’eau ces charbons allumés*
- Au mois de Mai 1773 , dans la même Mine de M. Galoc , qui étoit abandonnée 8c noyée depuis un an , un Ouvrier étant defeendu dans le puits, après qu’on eut épuifé les eaux, afin de reconnoître fi les galeries n’étoient point éboulées ; fa lampe , lorfqu’il la préfenta du côté de la galerie qu’il vouloit vifiter , développa une flamme vive qui fe diiïipa dans le moment avec une forte expiofion , dont la brûlure au vifage, les mains 8c les bras l’a retenu trois femaines fort incommodé, 8c fans pouvoir travailler , quoi-qu’aux premiers cris on l’eût promptement retiré avec la benne dans laquelle il eft d’ufage de def-cendre dans les travaux.
- Opinions fur la maniéré dont les vapeurs fuf-focantes 8c explofives agiffent fur les Ouvriers de Mines. 988. Sentiment général , idem ; de M. de Genffane , Id. de M. le Monnier le Médecin. Id.
- Vapeurs du Charbon de terre embrafé. Leurs effets fur le corps humain quand elles font concentrées , peuvent être aufll préjudiciables que celles du Charbon de bois allumé, 981 , 1267 ; que celles des lumières , des fumées fuiffeufes , huileufes , renfermées dans des antichambres, dans des falles de fpe&acles ; elles n’ont rien que de commun avec ce que l’on reprocheroit ou à la vapeur de Charbon de bois embrafé, ou à ces différentes exhaîaifons graffes. ( Mém. 9. ) Exemples. 12Ô8. Remarques de M. Venel fur ces bouffées , qui fe font appercevoir dans certains temps de l’embrafement de la Houille. 111 f. Moyen qu’il propofe pour fe les épargner d’avance , entre autres, extinéfion avec de l’eau, 1268 , qui ne feroit que développer davantage l’odeur, comme le remarque lui-même ce Savant, en fe contredifant. Moyens furs & naturels. Idem. Moyen employé par les Chinois. 1269. Remedes à apporter aux perfonnes qui , par imprudence ou autrement, éprouvent ce mauvais effet. 12Ô9, 1270, 1271. Morceau d’acier pour corriger la
- vapeur.
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- DES MA
- Vâpèuf.
- Vapor. Fodinâtum. Aura. Fumus virofus. Air. Vent.
- Vargue. Dans les Houillieres de Rivè-de-Gier, les Ouvriers appellent ainfi le tambour de • là machine à enlever le Charbon. yio,
- Variable, ( Veine ) Voyez Veine,
- Variations annuelles de f aiguille aimantée. 7PP* Flufieurs Auteurs ont foupçonné qu’elles tiennent à la formation ou décompofition des Mines ferrugi-neufes dans le Nord, comme les variations diurnes tiennent à la chaleur de la terre, dont l’é-leétricité eft plus forte après midi, du côté du couchant.
- Variations des rivières, fur lefquelles s’embarquent les Charbons de terre pour l’approvifion-nement de Paris , obligent de changer les charge-mentsy8i, y 86; une équipe, par exemple, qui, en partant d’un portée l’Ailier, au-deffus & au-deffôus de Moulins, aura été compofée de iy bateaux, ne l’eft plus que de 9 ou 10 à fon arrivée au Canal de Briare , parce que les eaux étant balles dans l’Ailier & dans la Loire , un bateau ne pourra contenir que dix voies de Charbon , ou douze au plus, pour naviger fur ces deux rivières , au lieu qn’il en portera vingt & même vingt-cinq dans le Canal , & davantage fur la Seine. Inconvénient de ces changements inévitables. 582. Autre inconvénient. 787. Voyez Voitures,
- Varicelle. Petite Varicelle. En Lyonnois , frontière du Forez, à demi-quart de lieue au-delà de S. Chaumont. Tête des Mines du Lyonnois. 702. Nature du Charbon qui en provient. yip.
- Varlet. ( Hydraulique. ) Efpece de balancier de bois équarri, gros dans fon milieu, & fe terminant en deux cônes tronqués, frétés & boulonnés , pour recevoir dans fon milieu les queues de fer des pièces que le Varlet met en mouvement.
- 466,1018.
- Vay. Le. 224. Le grand eft du poids de cinq cents cinquante livres, poids de Liege,
- VeBiarius. G. Hefpeler.
- VeBigal. (Omne metallum efl.) Tout terrein de Mine eft fujet à un tribut en nature, dû au Souverain ; mais il ne déroge nullement à la propriété du Maître du fonds. V. Subreptices (Lettres).
- Veùligal portorium, Tunnage. VeBigal fola-rium.
- VeBigal pro tranjitu. Droit de Barrage. Voyez Barrage.
- Veôlis. Levier. G. Hafpel Horn. Hand habe. $12. Veftis reéla. G. Hafpel Winden. Windef-tangen.
- Veennes. Bat. Tourbes.
- Veine métallique. ( Grub. ) Filon. Fente remplie de minéraux, étendue en longueur & en profondeur dans les montagnes , & qui a une jjuijJance. Vena. Gangue. Filon. Kluft. Fente. M. Weidler donne le premier nom, gangue , aux Veines métalliques , & le nom de kluft , fibra, aux petites Veines qui partant d’un tronc fort & nourri , tantôt s’étendent en direétion oblique, tantôt fe joignent à d’autres.
- Plufieurs prétendent diftinguer les Veines d’avec Jes Filons , en appellant Filon les fentes étroites qui s’écartent des veines , & donnant le nom de Veines à toutes les autres fentes qui fubfiftent d’elles-mêmes , foit petites , foit grandes } M. Delius trouve cette derniers dénomination plus jufte , attendu la difficulté qu’il y auroit de régler la grandeur qu’un filon devroit avoir pour
- Charbon de Terre. II. Part.
- TITRES. »!4t
- perdre le nom de Filon & prendre "celui dè faine. Si » au contraire, on appelle indiftinéie-ment Veines, toutes les fentes qui exiftent par elles-mêmes , on peut alors en faire deux claffes * dont la première comprendroit les veines principales qui ont des directions bien fuivies , & là fécondé comprendroit les veines moyennes qui ne s’étendent pas loin. L’Ouvrage de M. Delius * dont la traduéïion eft prête à voir le jour, mettra à même de connoître tout ce qui a trait à cette matière , fur laquelle nous donnerons ici quelques définitions empruntées de ce même Auteur pour fervir d’exemples.
- Veines & Filons nobles, dans lesquels on trouve du minerai, ou pur, ou mélangé de pierres de différentes efpeces.
- Veines & Filons fauvages, qui contiennent finu plement des pierres & terres fans minerai.
- Veine contiguë avec le rocher, c’eft-à-dire , liée intimement avec le rocher de la couverture & dii chevet, de maniéré que le tout ne paroît qu’uné feule pierre.
- Veines & Filons pourris. Filons autrement appelles encore filons fauvages, mais dont la terre qui les compofe eft une terre pourrie.
- Veine variable. Voyez au mot Latin Vena, fes différences font défignées dans Agricola.
- Veines de Charbon de terre ÿ confédérées dans la defeription de l’art de les exploiter , fous tous leà points de vue. Le. Vonne. Vofne. An. Weim. Leur nombre, & leur étendue quelquefois très-confidé-bîes dans le maflif d’une montagne. 868 , note 2. A environ deux milles Sud-Êft de Stony Eafton , près les Montagnes de Mendyp , il fe trouve une veine qui s’étend à la diftance de quatre milles vers l’Orient ; & qui eft divifée en plufieurs branches.
- Veines de Charbon, maniéré dont elles fe comportent , dans leur dire&ion & leur fituation , relativement aux quatre points Cardinaux du monde ; leur chûte ou inclinaifon relative à l’ho-rifon ; leur dimenfion en longueur , largeur 8c profondeur ; leur force & leur puiffance ; effen-tielle a reconnoître. 877. Voyez Chute ou inclinaifon. Trouver Vinclinaifon la direction des Veines• 801,806. Voyez Dimenfion, Voyez Force, Voyez Puijfance.
- Veines de Charbon qui remontent du fond vers la furface , fans avoir été interrompues dans leur cours y maniéré dont ces veines fe précipitent en bas. 870 , 881.
- Veine qui va par les trois heures , c’eft-à-dire * qui court Nord-Eft & Sud-Oueft. 876. Qui va par les douçe heures, c’eft-à-dire , qui court N. S. c’eft-à-dire , Nord-Sud. Idem, Qui va de neuf à onqe heures, ou qui va Sud-Eft , Nord-Eft. Id, Veine du matin ou levant, Id. Veine du Joir ou du couchant, Ibid,
- Outils pour œuvres de Veines. Aiguilles de Veine , c’eft-à-dire employés pour les ouvrages dans le Charbon même. 220, 222, 463 , yyp. Diffé* rence des aiguilles employées à la pierre. Idem. Marteau à Veine. 742. Pic de Veine , fa différence du pic d’Avalleur. 222. Moxhe de Veine à Dalem 5 languette à Liege , véritable meche du Tarré , pour fonder & pareuffer une Veine. 216.
- VeVe en plein Vifthier. Le. Qui n’a jamais été travaillée. ^ 28 y*
- Veine difpiertée , Veine violée. Le. Qui a déjà été travaillée.
- Mines par Veines. Leur exploitation moins fini*
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- DES MATIERES.
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- pie que celle des Mines en malTe. _ j-o8.
- ijouiilardée dans les Mines d’Anjou, j SS-Veine faifant ventre. Voyez Ventre.
- Veine principale , ou maîtreffe Veine. Su,
- Hufwad Flot. 897.
- Grande Veine , grande Mine, 5*79 , ou platture. 207. Banc de niveau. Grande Veine , ce qu’on appelle ainfi en Houillerie à Liege , pour faire une différence des Veinettes, 288-, eft une Veine de deux pieds de hauteur pour le moins, n’eft pas toujours la plus riche & la plus lucrative pour l’exploitation. 288. Voyez Veine riche*'
- Veine. ( Petite ) Ce que l’on doit appeller de ce nom dans la Coutume du Limbourg. 730. Veine. ( moyenne ) Idem. ( grojfe ) Id, Veine.
- ( petite ) Mine ainfi appellée dans le pays Mon-tois. Sur Jumet. 43 6. Dans la Mine de Fims en
- Bourbonnois. S19‘
- Veine (puante'). Veine foufreufe. Charbon fou-freux. An. Stinking Vein. Ces Veines occafion-nent-elles réellement aux Ouvriers la difficulté de refpirer? 980. Voyez Soufre.
- Veine Kaucheteufe , ou qui houille bien, Le; c’eft-à-dire, plus abondante en Houille qu’en Charbon.
- Veine riche 8c lucrative. Voyez Grande Veine. On doit auffi regarder comme plus riche celle des Veines qui eft tout-à-fait la derniere au-def-fous des autres , parce qu’elle a néceflairement plus d’étendue en longueur que chacune de celles qui la précédent, foit qu’elles foient à pendage de roiff'e, foit qu’elles foient à pendage de platture. 8785 879.
- Folles. (Veines) Veinules de Charbon qui fe remarquent dans des maffes de rochers. 498. Veine étroite.
- Veine rétrécie par quelques défeéhiofités du toit, G. Streindure. Conduite à tenir pour leur exploitation. 312.
- Veines conjidérées dans l'exploitation ; ne peur vent être approchées dans aucune entreprife fous les églifes, les châteaux > étangs , maifons , fans remplir des formalités. La diftance fixée à Liege, par des Experts choifis à cet effet, eft ordinairement de 10 toifes.
- Membres de Veines féparés par des Seams, 382, ou par des agais. 371 , 372,
- Dilatement de Veine, élargijfement. 2$ 1. Voy,
- Dilatement. \
- Œuvres de Veine. Le. Ainfi nommés pour les diftinguer des ouvrages qui fe font dans la pierre ; l’areine fe travaille quelquefois par œuvre de veine. 280, Voyez Œuvres de Veines.
- Pied de Veine. Laye d'en-bas, Veine d’aval pen-âage. 20 6.
- Tête de Veine. Ibid. Aiïiette convenable du grand
- bure. 243.
- Veine en avant-main. Le. C’eft-à-dire, dans la partie d’aval-pendage. 206. Attaquer la Veine en avant-main. 293.
- Veine defcendante. Pied de la Veine , ou Veine daval-pendage. 20 6.
- Veine découverte fur les cotés. ( Laijfer la ) 290. Pareujfe de Veine. Le. Voyez Pareujfage.
- Paroys de la Veine. Voyez Paroy.
- Veine. ( Ouvertures pratiquées dune taille à une autre , au travers de la ) 272. Voyez Chambray, Veine non xhorrée , Veine fituée dejfous la main, Veine au-dejfous du niveau du xhorre, Veine infé-riewre. 289, 294, 303. Rencontre d’une Veine inferieure par un percement. 280. Pratique des Liégeois, de commencer par le travail de ces
- veines pour achever à moindres frais les ouvragé? d’en-haut , dont les eaux fe portent dans les vuides inférieurs, dans les vieux ouvrés, dans les Vallées, d’où on n’a pas befoin de les tirer. 294. Méthode des Liégeois pour empêcher que les montées d’une veine inférieure ne foient gagnées par les eaux. 277. Cas où les Veines inférieures ne peuvent être travaillées commodément par le maître-bure, 295 i comment on y fupplée. Idem. Voyez Bacnures. Voyez Eaux des ouvrages inférieurs. 296, 297. Veine layeufe non-xhorrée. 290, Voyez Inférieure.
- Veine xhorrée , Veine fituée dejfous , ou fur la main du xhorre, Veine fupérieure. 289. Leur pour-chaffe. 298, 303. Obftacle apporté à l’exploitation d’une Veine fupérieure. 296. Conftrudion du cuvelage lorfqu’il fe trouve une veine fupérieure dans la bufe du bure. 277 , 282. Eaux d’une Veine fupérieure. 278. M. de Genffane eft d’avis de commencer l’exploitation par les Veines fupérieures lorfque le Charbon eft de bonne qualité, la raifon qu’il en donne eft de décharger de ce poids les veines inférieures , quand on viendra à les travailler : cette confidération eft abfo-lument nulle , & ne peut infirmer les vrais principes de Houillerie qui demandent le contraire. Voyez page 294. Areine aboutée d’une veine fupérieure à une Veine inférieure.
- EpaiJJèur ( Grande ) de Veine. M. de Genffane , Art. XL de fon Réglement , prétend que l’exploitation de ces fortes de veines eft la plus difficile & la plus dangereufe ; 81 qu’il n’eft pas pof-fible d’en extraire tout le Charbon dont elles font formées, parce que des piliers d’appui de plus de if à 20 pieds d’épaiffeur , n’ont pas affez de confiftance & de folidité pour en fou-tenir le toit ; il ajoute qu’il eft toujours difficile de prefcrire des réglés qui mettent ces fortes de travaux à l’abri de tout danger : ce qu’il rapporte à cette occafion des hïines de Rive-de-Gier, eft tout-à-fait au défavantage des Conceffionnaires * & conforme aux plaintes des Propriétaires. Le Conful du lieu a affuré à M. de Genffane que parmi les Mineurs employés à cette Mine, il en eft peu qui foient morts dans leurs lits, & qu’ils avoient la plupart péri dans la Mine les uns après les autres. Voici la maniéré dont M. de Genffane pro-pofe d’exploiter ces Mines de grande épaiffeur. Je commencerois , dit M. de Genffane , par' pratiquer une galerie capitale ou galerie d’iffue a fur toute l’étendue de la veine immédiatement au-deffus du toit ; après quoi je ferois des galeries collatérales à angles droits de la première, toujours fans s’écarter du toit, & je laifferois entre chaque galerie des murs de Charbon de 12 à 15* pieds d’épaiffeur ; quant aux galeries je leur don-nerois une largeur de <5 à 8 pieds , fuivant la folidité du toit. De cette maniéré je commence-rois par prendre tout le Charbon qui fe trouve-roit dans ces galeries fur toute l’étendue de la veine, comme fi elle n’avoit que l’épaiffeur donnée aux galeries. Cette première opération achevée , j’abaifferois toutes mes galeries de fix pieds l’une après l’autre a en commençant par la galerie d’iffue , & je prendrois garde fur-tout à ne pas toucher aux murs de féparation que j’aurois foin de conferver dans leur entier : de cette maniéré je prendrois tout le Charbon qui fe trou-veroit fur cet abaiffement de fix pieds de hauteur , fur toute l’étendue de la veine. J’abaifferois enfuite une fécondé fois mon travail de fix
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- E S MA T I E R E S.
- pieds, Si amfî de fuite jufqu’au fond de,1a veine. Si dans le courant du travail j’appercevois quelques parties des murs de féparation où le Charbon fût d’une confiftance foible , j’y plaçerois quelques étançons pour le foutenir Ôc le contenir * par-là toute l’extraâàon poflible fe ferait fans le snoindçe danger pour les Ouvriers. Voyez Epaif-feur de Veine. Dans les pays habitués aux exploitations en grand, on n’eft point du tout embar-raffé d’une très-grande épailfeur ; l’expérience a établi dans ce cas des réglés bien fures.
- Epaijfeur ( Petite ou moyenne ) de Veine , depuis fjo jufqu’à 12 pouces. Réglés d’exploitation différentes que pour les grandes épaifleurs. On doit toujours, félon M. de Genffane, Art. XXXIX du réglement qu’il propofe , commencer par fe procurer une galerie d’iffue. Enfuite , comme il feroit trop difpendieux de couper le lit des veines pour donner une galerie de hauteur capable de métré le Mineur à fon aife , on ne doit prendre que le Charbon feul » les Mineurs y étant couchés fur le côté ; pour cet effet ils ont une petite planchette attachée à la cuiflfe, & une autre au bras, près de l’épaule , du côté où ils font couchés ; ils doivent commencer par dégarnir un peu le Charbon par le bas, & enfoncer enfuite des coins de fer par le haut, ce qui le fait détacher êc tomber aifément à caufe de fon peu d’épaiffeur : il n’eft point d’ufage pour foutenir le toit de ces veines de Lifter des piliérs de Charbon, on leur fubftitue un nombre fuftifant de billots de brin de 6 à 8 pouces de diamètre, & d’une longueur à peu-près égale à celle de l’épaiffeur delà veine. A mefure que les Ouvriers avancent, on place d’abord une rangée de ces billots ou poteaux derrière eux , d’environ 3 pieds de diftance de l’un à l’autre , & on le ferre avec de forts coins qu’on chafle entre le toit de la veine & le bout fupérieur des poteaux. Lorfque les Mineurs font avancés de plus de 3 pieds , on place derrière eux, de la mérite maniéré , une fécondé rangée de poteaux parallèle à la première , & ainfi de fuite , jufqu’à ce qu’il y en ait 4 rangées ; après quoi on ôte les coins de la première rangée, c’eft-à-dire, de la rangée la plus éloignée des Mineurs , & on tranfporte les billots pour venir faire une nouvelle rangée derrière eux , dès qu’il y a une place fuffifante, & de cette maniéré on parcourt toute l’étendue d’une veine, parce que les quatre rangées de poteaux font plus que fuffifantes pour foutenir le toit dans le voifinage des Ouvriers , & les garantir de tout danger.
- Veine inférieure. Voyez Veine non-xhorrée.
- Veine fupérieure. Voyez Veine xhorrée.
- Veinette. Le. Par comparaifon en épaifteur avec les Veines nommées grandes Veines , voyez la Table des Matières de la première Partie. Les Veinettes fuivent en tout la dire&ion de la veine principale, à moins quelles ne foient débauchées, 878 ; dans la coutume de Liege les droits des Jurés, pour l’enfoncement d’une nouvelle foffe, n’ont lieu que lorfqu’on eft parvenu à la Veinette. 317»
- Veinules. Venules, Veines ou fibres menues. G. Clufte. An. Foeders, dans leurs parties oppofées , de l’autre côté d’une montagne ou d’une riviere appellées Gegen Traemner. Veinules, Compagnons du minerai. G. Ertzge faehrtel.
- Veinules des fonds. Coureurs de ga%on , qui fe rencontrent le plus fouvent dans des petits vallons placés fur le dos de la maffe haute d’une, montagne, & qui inclinent vers fon pied ; ils croifent ces
- vallons, & entrent de quelques tolfes datiS lés parties qui s’élèvent vers les côtés , & fe coupent entièrement par la fuite, ce qui leur fait quelquefois donner le nom de Vzinules des fonds 5 lé roc dans lequel elles fe trouvent pour l’ordinaire , eft une ardoife avec beaucoup de fentes confufes ; on les trouve le plus fouvent dans les contrées où les montagnes de la première clalTe finirent, & ou les montagnes moyennes commencent.
- Vaijfeau. (Port, portée d’un) * *72i>
- Vena. Veine. An. PVofime. Le. fVeime. Il eft: à propos de connoître les défignations Latines données aux Veines : voici celles que l’on trouve dans Agricola. Vena rzqua. G. Flachen gang. Alto. feu. profonda *, .... Cumulata , en malle, y 04. Cur-
- vata . ..... Defcendens........Matutina............
- G. Morgen gang ............. Lateralis,.*.*. Venâ
- obliqua. G. Donlegter gang.
- Vena pendens feu dilatata,
- Vena principalis feu latior.
- Vma propendens. Le. DrefTant....... Veine fur*
- plombée , Veine précipitée. 8 7 5»
- Vena reBa. Le. Platture»
- Vena focia vel firi&ior.
- Vma Serotina. G. Spat gang.
- Vmdeur , appellé quelquefois à Liege Terrageurk 321. Voy. Terrageur.
- Vinditor ( Juratus ) partium.
- Venel. Auteur d’un Ouvrage publié en 17773 par ordre des Etats de la Province du Languedoc , fous le titre : Inftruclions fur l’ufage de la, Houille, ôrc. 1117.
- Vent. Air athmofphérique. En Angleterre où les vents font variables , il en eft qui paroiftent fuivre certaines heures. 5)69*
- Vent, air fouterrain. Le. Foüma. Faire circuler le vent, ou le fouina avec le vent. 2Ô4» Communiquer le vent. 29g. Conduire , mener le vent. 266* Faire defcendre le vent. 267. Pajfer le vent. 2J2* 26y. Retourner le vent. 274, 275?, 267. Tuer 1e vent. 264. Pratique ufitée dans les Mines d’An-^ jou* pour tuer le vent extérieur qui peut faire obftacle à la fortie de l’air de la Mine. , 748.
- Machines à vent. Boîte à vent. Machine d’airage décrite par plufieurs Auteurs, mais peu ufitée. M* Delius en a donné la defcription ; Hernai ou Machine à vent hydraulique. 238. Voyez Machine à vent hydraulique.
- Ventailles des rivières d’entre Mons Sc Condé ; leur entretenement réglé par les Statuts & Ordonnances fur la navigation. 734*
- Vente ( Port de ) ou de charge. Voyez Port. Vente du Charbon de terre à Liege; circulation de cette marchandée dans l’intérieur du pays* 249. Mefures de vente. 271, Police de vente*
- 272*
- Vente par décret. Voyez Subhaftation*
- Vente ou trafic de Charbon de terre à Londres* 43 7. Prix pour une année par le Lord Maire. Ibid* Les Détaillants obligés de s’y conformer. Idem«. Cette loi s’eft étendue aux autres Provinces. 438*.
- Vente ou échange des parts dé Entrepreneurs ou d’AJfociés • en conféquence de l’Arrêt du 14 Mai 1604 , ne peut être faite fans au préalable en avoir averti le Grand-Maître, & fans avoir fait etiregiftrer les ventes ou échanges au Greffe des Mines.
- Vente & Commerce exclufif du Charbon de terre * tant en Vivarais que dans le Forez & le Lyonnais, accordé au mois de Mars 1669 ? à un heur Grifolon , par Arrêt du Confeii enregiftré au
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- TABLE
- ï544
- Parlement, révoqué le 26 O&obre de la même année par Arrêt du Gonfeil, fur la réclamation des habitants de tout le pays , & en particulier du Gravenand & du Mouillon, avec condamnation de .2 00 livres de dommages & intérêts envers Grifolon.
- Vente annuelle du Charbon de terre de Fims , dans le pays. y 81. d'Auvergne, dans le pays. 798. Du
- forci* y 87,
- Vente du Charbon de terre dans Paris. ( Police de ) 678. Officier doit y être préfent. 679. Con- ' fommateurs préférés en l’achat à ceux qui font trafic, 678. Prix du Charbon taxé par le bureau de THôtel-de-Ville. 670. Vente commencée ne peut être augmentée. 67 1. Vente 11e doit pas être indiquée par affiche. 680. Vente en gros. 660.
- Ventilateur. ( Fourneau ) de M. Sutton , exécuté d’abord à Londres, eft en petit la méthode que fuivent les Houilleurs Liégeois dans leurs bures d’airage, 969 ; ufité en Ecoffe & à Newcaftle dans les Mines de Charbon, Idem ; ne i’eft cependant pas généralement dans tous les puits. Id. Par fa conftruétion fimple & peu coûteufe , on réuffit à établir un très-grand courant d’air jufqu’aux extrémités les plus éloignées d’une Mine. Id. Son principal avantage eft de produire toujours un effet égal, quelque temps qu’il faffe. Id. Application de ce fourneau aux Mines de Littry en
- Baffe-Normandie. $69.
- Ventilateurs. Soufflets corrigés , ou affemblage particulier de foufflets, dont l’effet efl: de renouveler l’air d’un endroit enfermé, foit en y intro-duifant un air nouveau, foit en pompant celui qu’on veut ôter. 966. Fourneau. Cas, où il efl: appliquable. 94$. Voyez Machine à foufflets. Soufflet , Ventilateur du DoBeur Defaguliers, fembla-ble, à certains égards, à ceux employés en Hefle par Papin. 967. Sa defcription. Idem. Son utilité pour pomper les vapeurs d’une Mine lorfqu’elles font plus pefantes que l’air commun, ou les en chaffer quand elles font plus légères, & variée à cet effet dans fa conftruâion. 96 7. L’exécution decette machine efl: telle que tout l’air contenu dans un efpa-ce de 8 pieds cubes, peut être changé en une minute. 9 68. Obfervations particulières fur quelques recherches a faire , pour porter les fourneaux à air à un certain degré de perfedion. 971. V. Vent ouAir Athmofphérique en Angleterre. Exécution de ce fourneau près de Newcaftle, par M. Triewald. 970. Degré de chaleur remarqué dans ce fourneau , 971 qui peut exiger que le bout de tuyau qui vient déboucher foit de métal. Idem.
- Ventoufes. Porte-Vent. Canaux à vent, tuyaux à 1ûr ; ces Ventoufes ou Canaux à vent dont on fe fert pour extraire l’air de la Mine par le moyen des fourneaux à feu, ne doivent pas être plus larges que de 4 à y pouces au plus de diamètre ; car la circulation dans les tuyaux étroits eft beaucoup plus vive :& plus forte que dans les tuyaux larges. iVoyez Tuyaux à air. Ventoufe à air , ou Soupape à air dans la machine à air , nommée Cliquet, ou Soupape de fureté ou à'ajfurance. Cliquet de Marionnette. 1097.
- Ventre , f Veine faifant ) c’eft-à-dire renflée, augmentée de volume Sc de puiffance dans quelqu’une Àq lès parties ; on obferve que cet endroit de veine efl: fouvent de la meilleure qualité.
- Venula. Venule. Veinule. Voyez Veinule.
- Venules. Veinules. Voyez Veinules.
- ‘Verdâtre, ( Sable ) tirant un peu fur le noir , & qui compofe le Rabot. Voyez Rabot.
- Verge. ( Jurifprudence. ) Mefure pour les lon-
- gueurs dont on fe fert en Angleterre & ailleurs. En général répond à l’aune, & eft feulement différente à raifon des toifes. La verge d’Angleterre contient fept neuvièmes de l’aune. 1082. Voyez Yard.
- Verge métallique, ou mefure fervant à mefurer & compter les Mines.
- Verge métallofophique. Voyez Baguette divinatoire.
- Verge à forer. À N. Borings Rods. Pièces dont elle eft compofée. 697.
- Verge â'aboete. B Au 463. Longue Verge. Le. 216. Courte Verge. Le. # Idem.
- Verge des pompes, en fer. Maniérés dont elles font jointes enfemble. 408.
- Verge Sumpf. Sax. Travail d’eau.
- Vegifte Lufte. Aura pejlilens. Air Souterrain.
- Vcrmejfen ( Das. ) G. Bouffole de Mines.
- Vernis minéral. Nom donné dans quelques endroits à la mine de plomb à groffes mailles.
- Vernis pour les Peintres avec le Charbon de terre. # * H37«
- Vernis adapté dans les Mines de Newcaftle pour les joints des chaudières de la machine à vapeur, afin de les empêcher de couler. 108y.
- Verre. Maffe plus ou moins tranfparente , due à la fufion de matières vitrifiées , aidée par des matières fufibles, ou de la fufion de matières non-vitrifiées, aidée l’une par l’autre. Voyez Cendres.
- Verre à Cailloux. Verre Métallique. Verre blanc , cryfîal d'Angleterre. An. Flint Glajf. 1248. Voyez Verrerie.
- Verre bleu. A\ur, bleu d'émail. 12^2.
- Verrerie, ( Charbon propre au feu de) celui d’Anjou. ydq, 1248. Par Arrêt du Confeil du 27 Septembre 1747 , ü étoit permis aux Entrepreneurs de la Verrerie de Sève de tirer des Mines de Roche en Forez la quantité de Charbon néceflaire pour l’exploitation de ladite Verrerie. Comparaifons de plufieurs Charbons pour ces Manufactures. 764. Chauffe des Verreries en verre verd & en verre noir. 1270. Opinion générale fur la fumée du Charbon de terre, contraire à la fabrication du verre blanc. 1248, 1249,12y O. Contredite par M. de Genflane. Remede qu’il propofe à cet inconvénient , en fuppofant l’inconvénient adopté par les Verriers, id. Modèle d’un fourneau Allemand , qu’on fe propofe d’exécuter à la Verrerie de Fro-manteau , fur la route de Fontainebleau. 1271.
- Vers à foie Ç Graine de ) foignée à la chaleur du feu de Charbon de terre. 1264. M. de Genflane rapporte aufli que M. de la Malette de Villefort a obfervé dans des expériences qu’il a faites , que le produit des vers chauffés avec le Charbon de terre, étoit d’un fixieme plus fort que celui chauffé au feu de bois ; il a conftamment remarqué qu’à égale quantité de femence , il a toujours eu beaucoup plus de foie que fes voifins.
- Verfage d’eaux. Verfement Teaux. Le. fe dit de toute efpece de maniéré de fe débarraffer des eaux , jufqu’au jour, autre que par une galerie d'écoulement, V. Verfement au jour. (Droit de) dû à l’Hurtiert comme maître depuis la fuperficie jufqu’au jour. 3 22, 3 29. Ce droit, qui eft le même que le Cent d’Areine, paroît injufte même aux gens de loi, dit M. Jars, page 376 , attendu que le Propriétaire de la fur-face n’a fait aucune dépenfe , au lieu que P Armer en a fait une confidérable pour (é galerie d’écoulement ; il paroîtroit donc fuffifant, pourfuit M. Jars , pour le Propriétaire de lui payer le double dommage occauonné par le cours des
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- DES MATIERES
- êàuX fur la furface du terreïn ; examen de cette opinion. 832. Conditions auxquelles ce droit eft exigible dans là Coutume de Liege* 32p.
- Verfage. (Droit de) 376. Cens d'areine. Droit que les Entrepreneurs doivent au Poffeffeur de l’héritage,
- Verfants. ( Endroits ) Verfage d'eaux. Le, 2 68)
- &80,28p. Voyez Verfage d'eaux,
- Verfatilis , mobilis. ( Valvula) Soupape.
- Verfement au jour. Le. spy*
- Verjement de Charbon de terre dans Paris en fraude. 674,
- Verficolôr. ( Lithantrax ) Açureum. Lithantrax fplendide variegatum. A N. Pea koc. Queue de
- Paon, Charbon verron ; commune & belle variété , différente de celui qui eft terne & rouilleux.
- Voyez Rubiginofum lithantrax.
- Verforium. Acus Magnetica. Aiguille aimantée.
- Aiguille de la boujfole.
- Verfus (furfum) en haut ; Contremont.
- VerJJhramen. Sax. Découvrement des filons.
- Verte, ( Terre ) Voyez Terre verte»
- Verticale ( Lignes. ) 810.
- Verticaux ( Plans. ) Idem.
- Verticité de l'Aimant. Voyez Aimant.
- Veuves des Maîtres du métier ; leurs privilèges à Liege. 3 44.
- Via. Pajfage. Taille. Voie. Dégagement. Voyez
- lTailles. Via arenata. Areine. 27p.
- Vial (Port de) en Auvergne. Voyez Port.
- Vibration. ( Méchanique. ) Mouvement régulier & réciproque d’un corps ; en Phyfique exprime différents autres mouvements réguliers & alternatifs ; temps de chaque vibration évalué dans la machine de Montrelay. 1O63. Voyez Impulfon.
- Coup de p if on.
- Vicarius. ( Domini. ) G. Vorleger.
- Vichy. Voyez Bureau.
- Vie. (Eaux de) Di filiation des. Voyez Difillation.
- Vieil homme (le ) a déjà été là. G. Gefencke.
- Vieille Roche. ( Montagne de la ) V. Montagnes.
- Vierge. ( Couche ) Charbon puceau.
- Vieux Bure. ( Ratteler, redifcombrer un ) 314.
- Vieux ouvrés. Vieux Ouvrages. 210, 2$ 6. An. jOldman , 270 , importans à reconnaître. 210.
- ’Viewers. Survey. An. Arpenteur. Découvreur.
- Expert. ' ^ 395*
- Vif-argent. Mercure. Ce fluide a l’avantage de refter toujours pur, & de conferver fa vertu ex-panfive , quelque ancien qu’il foit, de ne geler qu’à'un froid exceflif, qui eft très-rare , &c. La hauteur du mercure dans un même endroit eft fujette à de fréquentes variations, fuivant les différents états de l’athmofphere j les plus grandes hauteurs & les prtus grands abbaiffements arrivent toujours en hiver } un des ufages importants -du mercure eft celui qu’on peut en faire en certains cas pour trouver la différence des niveaux de plu-heurs points placés fur la furface de la terre. Voy. le défaut effentiel & inévitable des inftruments météorologiques au mot Thermomètre.
- Vif thier. (Plein ) Le. Terre neuve, terre naturelle.
- 23y. Voyez Plein vif-thier.
- Vignes dans la Coutume de Liege , doivent être rétablies aux frais des Maîtres jufqu’à la quatrième Année. 322.
- Ville, ( Droit de ) droit de halle ou de garre dans Paris. Voyez Droit.
- Villenage. Terme de Coutume, tenue de rentes ou d’héritages fous fervitude. Tenir en Villenage , jp’eft tenir en Cenfive ; tenir en Villenage privilé-
- Charbon de Terre, II. Part.
- *S4S
- g ié, c’eft tenir, du Prince, & être attaché à I’be-* Etage fous un certain fervice. Droit de Villenage^ V. Régalien.
- Villers & Compagnie ; Arrêt du Conféil du IÔ Mars 1747 > portant privilège en faveur du S1* de Villers, pour l’exploitation des Mines de Charbon de terre aux environs de la ville de Perne en Artois. V. l'Explication de la Planche XIIÏ. iyyy.
- Vindas. Cabefan* Treuil, tour , dont l’axe eft vertical a 1 horifon , & qui tourne en rond au moyen de barres pofées en travers par le haut de l’elÉeu , & qui font conduites à bras. Fufée de Vindas, ou Cabefan volant. Voyez Fufée.
- Vingtaine, Compte. An, Scorre. V* Scorre.
- Violée. (Veine) Le. 28$é
- Virevaut. Singe. Angin. 2 3^
- Virgule. Marque de Grammaire employée en Geomérie. pc>3 ; comme le point en Mathématique* 8c qui, félon la place qu’on lui donne , eft une indication différente. Dans les Tables de logarithmes * par exemple , la virgule qui fépare le premier chiffre de la gauche de chaque logarithme , marque que les chiffres de la droite ne font que des chiffres décimaux. 783,810 ; en Âftronomie on y a fubftitué l’accent, qui fignifie minute ; lorfqu’il eft double^ il défigne une fécondé, &c, 811.
- Virolle. Rondelle. Hydraulique* Petite bande de métal forgée en rond comme un anneau. Voyez Rondelle. Voyez Douille.
- Virofus. ( Fumus ) Aura. Vapor fodinarum.
- Vis, Cochlea exterior. Vis , cylindre droit revêtu d’un cordon ou filet fpiral, dont la groffeur, eft uniforme , & dont l’inclinaifon à l’axe du cylindre eft conftamment la même dans toute fà longueur. Voyez Pas de la Vis.
- Vis de Soupape, faites pour enlever les foupa-pes des réfer voir s , font compofées d’une vis â filet quarré, portant par un bout une tête qxuarrée où s’ajufte une clef, comme feroit à peu - près celle de la figure , & par l’autre une tige à l’extrémité de laquelle eft une moufle double boulonnée & clavetée où s’emboîte le tenon d’une foüpape ; cette vis eft montée fur une boîte ef-pece de canon de fer , fervant d’écrou aufli à urt filet quarré , brafé , intérieurement appuyé fur une traverfe portée fur des potences fcellée/ & arrêtées fur les parois des réfervoirs. <303 pi6.
- Vis ovreges. Le. Vieux ouvrages. 2$6.
- Vif tes des ouvrages de Mines, à Liege. Les Arniers & Terrageurs font les maîtres de faire vifiter plu-fieurs fois l’année les travaux dont ils retirent les droits , afin de s’affurer fi les Entrepreneurs exploitent avec économie , & fuivant les réglés* 321 , 336. Formalités auxquelles font tenus alors les Maîtres & Comparchonniers. 336.
- Vif tes régulières des Fojfes de grand Athour par les Jurés. 3 3 5. Rétributions pour ces vifites. Idem*
- Vif tes des fofes de grand ou de petit athour, travaillées à la faveur d’une areine bâtarde, ou avoi-finantes une des franches areines. 3 3 y.
- Vif tes fréquentes des fojfes xhorrées, Idem.
- Vifites des ouvrages dont on abandonne la pour-
- chaffe. ^ 335* > 33^
- Contribution des Maîtres de foffes , pour faciliter la Vifité lorfqu’ils font en difpute. 336. Claufe ex-preffedes ajournements pour obtenir une Vifte.Ibid.
- Modèles de rapports de Vf tes dans le ftyle dei Liege. 337» 338* Voyez Droit de Vifite.
- Vif tes Gr chevauchées du Grand-Maître des Mines en France, ou de fon Lieutenant général, dans les provinces du Royaume. Voyez Brocès-verbauA
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- de Vifue. VoyeZ Vacations;
- Vilue des Bateaux ou Nefs fur la riviere de ïiaijne ; par l’Art. IX des Placards du Hainaut, doit être faite deux fois par an ; favoir, au mois de ]Vlars & au mois de Novembre, afin de voir fi les nefs font bien & futfifamment réparés ou équipés de tout ce qui eft néceftaire, Ôc convenablement entretenus; & ils ne peuvent naviger jufqu’à ce que la vifite Ôc les réparations ordonnées en préfence des Commis foient duement faites , à peine de deux cents livres d’amende pour la première fois ; du double pour la fécondé ; du triple & de correction arbitraire pour la troifieme fois,félon l’exigence du cas.
- Vfteurs de Charbon. Voyez Mefureurs.
- Vijiteurs d’iJJ'ue. A Bordeaux on appelle ainfi deux Commis prépofés pour faire la Vifite dans tous les Vailîeaux tant Etrangers que François , lorfqu’ils font en état de partir du port, à la différence des Commis , nommés Vijiteurs Tentrée, qui font la vifite de tous les Bâtiments entrants dans le port.
- Vifue des Marchands Forains par eau fur les ports de Paris, pour conftater la qualité des mar-chandifes. (5 J y , £64. Faite quelquefois en préfence d’un Echevin. 6jo.
- Vijiteurs , InfpeSteurs, Contrôleurs, 6y8.
- VheJJe. ( Méchanique. ) AfFeCtion du mouvement par laquelle un corps eft capable de parcourir un certain efpace en un certain temps ; à considérer dans l’effet de la force. 914. Voyez Force motrice. Vîtefte ôc courfe des piftons des pompes de la machine à vapeur , ne doivent pas être augmentés , il vaut mieux augmenter le nombre des corps de pompes. 1063.
- Vitrée. (Tête) Pierre hématite. Sanguine. Craie rouge.
- Vitriol Martial, aftez ordinaire dans les Charbons de terre ôc dans les pyrites de ces Mines. Dans la Colledion de M. Davila on voyoit un morceau de Charbon de terre pyriteux avec une effloref-cence vitriolique , venant de Gandelfart , près Œhningen; une efflorefcence faline de même ef-pece fur un Charbon de Decize.
- Vitriole. ( la ) Mine ainfi nommée en Auvergne, ôc qui ne donne plus. ypq,.
- Vitriolique. (Acide) 7JO, 1003, 1119.
- Varioliques ( Eaux) fouterraines des Houilîieres, comme dans celle de Littry. 569. Outre la propriété médicinale que doivent avoir les eaux fouterraines vitrioliques, on prétend avoir remarqué que les bois employés dans les fouterrains où ils font humeCtés par ces eaux, réfiftent des temps infinis fans fe pourrir., qu’ils deviennent même folides de plus en plus ; cet effet mérite attention , pour, dans ces Mines préférer les conftruCtions de plan-chéïages ou de bois, aux muraillements qui font plus difpendieux.
- Ulme. G. Parois de galerie de Stol.
- Ulna. Orgia. Pajfus. Agricol. G. Lachter.
- Vncia. Dans les mefures géométriques , fignifie la douzième partie d’un pied , c’eft-à-dire , un pouce , parce que le mot Latin uncia chez les Romains , étoit en général la douzième partie d’une chofe qu’on prenoit pour un tout, ôc qu’on appelloit As.
- Uncus ferreus. G. SeilhaCte.
- Union intime du Charbon de terre avec les métaux dans les entrailles de la terre. Voyez Minera ferri phlogiftica. Voyez Litkantrax metallijatum.
- Union du bitume à T acide du Charbon de terre, r acide vitriolique à la partie graffe du
- TABLE
- Charbon de terre , forme un Charbon bitumi* neux 1194, de l'acide fulphureux volatil s donne Charbon pyriteux. ^ Idem.
- Union ou alliage du foufre, de l’arfenic , du zinc, du cuivre au minerai de fer, 1169, des barres de fer provenant de la fonte exécutée au fourneau de Breteuil, avec des braifes de Charbon de terre d’Ardinghem , quoique paroiffant avoir les qualités d’un très-bon fer, contenoient du cuivre en allez grandè quantité ; jufqu’à cette expérience on n’avoit eu à cette forge aucun foupçon de cette union de cuivre, Ôc la Mine qu’on y traite , qui eft une Mine d’alluvium ocreufe ôc mélangée d’une efpece de grez pierreux , vraifemblablement pyriteux , état fous lequel le cuivre eft plus ordinairement uni au minerai de fer. Il pourroit être utile de conftater à quoi tient dans l’opération exécutée à Breteuil, cet alliage de cuivre qui ne s’étoit jamais fait appercevoir. Pour engager les Maîtres de forge du Canton à cette recherche , nous indiquerons ici les maniérés de le recon-noître, d’après un Programme imprimé à Bar-le-Duc , de queftions propofées Ôc adreffées aux Maîtres de forges. Le cuivre uni au fer fe fait con* noître par la couleur verte de la flamme du fourneau ; il donne des laitiers d’un brun noirâtre; la matte qui en réfulte eft très-blanche ôc caftante, d’un tiffu ferré ; le fer qui en provient cafte à chaud, & eft ferme à froid. Pour reconnoître l’alliage du cuivre au fer fabriqué, il faut en dii-foudre dans l’acide vitriolique affoibli & aveo excès d’acide , & introduire dans cette diftolu-tion des lames de fer polies ; fi au bout de quelque temps ces lames font couvertes d’une couche de cuivre fous fa couleur naturelle, c’eft une preuve que le fer en contient. Si l’on veut juger de i’ex-périence de Breteuil par cette circonftrnce, on eft fondé à prononcer que ce fer provenu de la fonte aux braifes de Charbon de terre , étoit d’une très-mauvaife qualité; la plus petite partie de cuivre mêlée accidentellement à une mafte de fer étant fuffifante pour l’empêcher de fe rallier ôc de fe fouder , de maniéré qu’il ne peut être forgé. Cette particularité eft aufli une démonf-tration évidente que foit la nature du Charbon d’Ardinghem contenant cuivre ou non , foit la façon qui avoit été donné eaux braifes employées à la fonte exécutée à Breteuil, ne font point propres à féparer de la Mine qui a été traitée toute partie étrangère à fon eftence , & à rendre le fer homogène & à le perfectionner.
- Unreijfe ftein kohlen. G. Charbon de terre impur.
- Vocabulaire. Dictionnaire de la langue où on a raffemblé tous les mots ôc expreffions du métier de Houilleur. 894, note 1. Son utilité, y03.
- Voirs-Jurés, ( Cour des ) ou Echevins du Char-» bonnage à Liege. JurifdiCtion qui connoît en première inftance des caufes touchant la Houillerie. 313. Son ancienneté. Id. Fondions des Voirs-Jurés. 316. Leurs privilèges. Ibid. V. Cour. Voy. Echevins;
- Voifinage d’un Bain ; pour le reconnoître, on perce la veine dans trois parties, en avant ôc aux deux côtés. Voyez Bagnes. Voyez Trous de Tarré.
- Voitures. Tout ce qui fert à porter & à voiturer ; ainfi dans les ouvrages fouterrains de Houillerie-on dit Voitures de Vallée , pour exprimer les uftenfiles avec lefquels on amene au principal chargeage tout le produit des travaux de Vallée. 307. Voyez Cowée. Voyez Vay. Voyez Ghyot à Charbon. 337. Voyez Charriot. Sous le nom générique de Voitures, on comprend dans le Com-
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- DES MA
- ïfteîce fiôft-fèuïemènt les voitures de transport par terre , appellées pour le Charbon charretées, qui font à confidérer quant aux roues fur lefquelles ces voitures font montées. Voyez Roues, Evaluation de la charge d’une voiture à deux roues t y oyez Charge-, mais encore les Voitures par eau.
- A Alons la voiture de Charbon de fix muids pefe environ 4.800 livres du pays, ce qui eft à peu-prés égal aux livres poids de marc»
- A Bruxelles le Charbon de terre fe voiture dans quelques quartiers où il y a beaucoup à monter , dans des petits charriots à 4. roues, traînés par trois chiens attelés de front j la caiife du char-riot a y pieds y pouces de long dans le bas , Sc y pieds 8 pouces dans le haut, fur deux pieds y pouces de large & a pieds de profondeur 3 elles contient 1000 pefant.
- Voiture. ( Commerce de riviere» ) Comprend la' charge , nommé^ dans le commerce de riviere , Chargement , Cargaifon , & quelquefois le droit exprimé plus ordinairement par le terme de Fret, ou le terme de Nolis. Voyez Fret.
- Voiture. Charge de bateau fur la riviere de Haifne. 736.
- Voiture. ( Lettre de ) Ecrit donné aux Voituriers contenant la quantité & la qualité de mar-chandife dont ils fe chargent , nommé dans le commerce de mer Charte-partie. Nolijfement. Voyez Nohffement. Difficulté d’expédier au lieu de chargement des Lettres de voitures juftes Sc relatives au poids, à la mefure, à la quantité de bateaux , à raifon de variations de rivières. Voyez Variations de rivières.
- Voituriers de Charbon par eau. Bateliers, f y y. Leur bénéfice. y<?8ë Sur la riviere de Seine à Paris , la décharge des marchandifes à terre ne peut être faite fans l’aveu des Propriétaires , St fans qu’il y ait eu au moins une fommation préalable de la part des Voituriers. 651.
- Volans» ( Terme de Meunier ) , pour défigner lés deux pieëes de bois qui repréfentent des échelles attachées en forme de croix à l’arbre du tournant , Sc qui font placées hors de la cage du moulin à vent pour tourner ; on les appelle auffi volées ou ailes du moulin. 1108. Le modérateur adapté à l’arbre du baritel à eau, eft une efpece de volant placé hors de la cage de la roue 3 & qui eft touché dans beaucoup d’endroits. V. Baritel à eau.
- Volant. ( Singe ou Cabeftan. ) V. Fufée de. Vindas,
- Volatil {Bfprit alkaiin) dans le Charbon de terre. Voyez Acide fulphureux volatil.
- Volcanifée, ( Pierre ) ou qui en a les apparences dans les HouilÜeres du pays Montois. 45“ 6. Voyez Rabot.
- Vonne. Vofne. Limb. Veine. Waime de Vofne. Voy. Waime
- Vorgerburge. G. Montagnes qui s’écartant de deux côtés d’une grande chaîne de montagnes, fe perdent dans la plaine.
- Vorgefumpft. G. Trdvail d'eau*
- Vorleger. G. Vicarius domini»
- Vor ort. G. Fond de la galerie.
- Vofne. Vonne. Veine.
- Votfchberg, à fix lieues de Freiftritz , Mines de Charbon de même qu’à 10 milles de Votfchberg* dans la Styrie fupérieure.
- Voûte. Croûte. ( Forgerie. ) Gâteau que forme le bon Charbon de terre en brûlant, & qui le rend très-propre à forger le fer. Voyez Croûte* Voyez Forge» La confidence, la durée de cette efpece
- TI ERES. ^ . **47
- de croûte indiquent la bonne qualité du Charbon de terre, il60, 1161. Voyez Caking Coal. 413* Voûté. La Coutume de Liege ordonne que les bures abandonnés foient voûtés. Voyez Bures abandonés.
- Voye. Pa{Tage. Dégagement. Le* Taille, Via. 2.$l. {Direction de la) dépend du pendage de la Veine. 2pp. Galerie de voie. 560. Ligne de la voie en avant-main. 271. PareuJJe de la voie. 256 , St? 2. Voie tempêtée b embarraffée de décombres. 2y y. Voie à"airage. CaJJî. Boyau. Voyez Voie de panier. Vôie de niveau. Limb. 731. Voie de panier voie d'airage. 730* Voie de trâverfe. 266. G. Durf-charge. V* Galerie. V* Serres. Voie de troujjément. V. Troujfement. Voie de conquête. 8^4. V. Conquête* Ouvrier de Voie. 457. Meneur fur la Voie. Id* Boijfeur. Boifjïeu. 210. Feu fur voie , Faijeur de voie. 3 dp. Traîner à voie, aller à la voie. V. Traîner b Voie d'eau. Le*
- Voie de charge de bateaux , différente fur pîu-fieurs rivières j par exemple , fur la riviere dé Haifne. Voyez l’Art. 47 Sc 48 de l’Ordonnance de iyp<5. 73 y» Sur le Canal de Briare, pefe trois milliers , & fe mefure dans cinq poinçons Sc demi* jauge d’Orléans j mais la meilleure mefure eft au millier, qui eft la même pour toutes les Provinces d’où l’on tire du Charbon de terre à conduire à Paris ; les droits que paie cette voie de charge font* au-delfous du Canal , à raifon de trente , Sc trente deux livres 9 les droits de Loire compris. 640.
- Voie de Charbon à Paris. Charge d’un tombereau , fon poids. 680*
- Voie de Charbon dans les Mines dé Montcenis $ compofée d’environ fept tonneaux de Bourgogne» 573. Dans les Mines de Deciie. 577. Du Bour-bonnois. 681 , 6$ 1:
- Voie de Charbon à la mefure d'Auvergne au pied des Mines 3 ce qu’elle pefe, ce qu’elle y coûte 9 ypi ; ce que plufieurs voies, mefure d’Auvergne , rendent de voies à Paris. yp8. Voie de Charbon du Fore% 5 ton prix à la Mine , y 86 3 forme à Si Rambert quatre charretées, compôfées chacune dé quatre bennes. Voyez Bennes.
- Urineufe, ( Odeur forte , ) qui fe manifeftçf dans l’analyfe de quelques Charbons de terre, comme dans celui de S. Georges de Châtelaifon s Sc qui annonce un état ammoniacal.
- Ufages Sc Coutumes obfervées à Liege fur lé fait de Houillerie , recueillis dans Louvreix, Sc difpofés dans un autre ordre. 3 iq.
- Ufages Sc Coutumes pour l’entreprife Sc pour la fouille des Mines en Angleterre. Voyez Roy aide. Dans le Hainaut Autrichien. Anciennement ob«»
- fervées dans le Rouergue. yj4. Dans le Saumiirois. y46* En Baffe-Normandie. y 6p*
- Ufages différents du Charbon de terre ; fes produits dans les Arts. my* Ufages méchaniquesé Voyez PExplication de la Planche I, page iyy2* lettre D 3 * Ufages médicinaux. 1117»
- Ufine. Ce terme qui eft principalement en ufage dans les Mines , ou dans les atteliers qui y ont rapport, comprend fous lui en général les machines qui fervent pour exécuter certains travaux ; les refenderies , les aplatilferies, les gros marteaux ou martinets qui fervent pour battre le fer Sc le cuivre, &c, font des ufines. Souvent on entend par ce terme non-feulement les machines * mais encore les bâtiments où elles font établies 3 ainfi l’on dit, le fer paffe par différentes ufines avant d'être réduit en verges pour Vufage des Cloutiers,
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- jS4B T A
- Ufienfiles de Houillerîe au pays de Liege ; ceux employés dans ^es ouvrages extérieurs, 223 , qui s’élèvent Hors des Mines par des cabeflans , 225 ; pour l’épuifement & l’enlevement des eaux, 226} pour le tranfport de la Houille arrivée au jour , 228. Ufienfiles relatifs à quelques manœuvres & operations extérieures. 22p. Cas où ils doivent être offerts aux Arniers & Terrageurs. 33 <5 ; aux Jurés du Charbonnage. Ibid. Uftenfils d’Airage. 22p.
- Ufienfiles & agrès de Mines, par l’Arrêt du 14 Mai 1604 , quels font ceux qui peuvent être tranfportés d’une Mine commencée à travailler ? lV. Tranfport des ufienfiles.
- Ufienfiles d’un attelier de fabrication en grand de Charbon de terre apprêté. Voyez Attelier.
- Ufufrucluaire ( Edit ) dans la Coutume de Liege. £ ip. Du Limbourg. 732*
- Utres. Bulgce. G. Bulg.Sacs ou féaux de cuir.
- Vrai filon. 746. Vrai cours de filons ; direélion & dimenfion qui fe confervent les mêmes. Voyez Veine régulière. Vraie Mine. y06.
- Vuidange , ancien droit des Officiers-Mefu-reurs & Porteurs fur la vuidange de chaque bateau de Charbon de bois de de terre. 660.
- Vuidangeur. Guercheux. 5*62.
- Vuides inférieurs. Le. Paxhijfes. Vuides réfukants 'des ouvrages faits dans une grande profondeur.27p. S’épuifent par des petits torrets lorfque ies eaux ne font pas en grand volume. Idem. Voyez Paxhijfes.
- Vurft. Dans les Mines de fel de Halle fur la Salza, on nomme ainfi un traîneau de bois,
- w
- . IV: Ouest-Ouest. S: IV. Sud-Ouest,
- Waade FoJJè. Le. Garde-foffe, efpece de Commis prépofé aux Employés autour de la Hutte ; fes fondions. 266. Sa fondion. 327, Ses fondions dans les Houillieres de Balem. 3 6p.
- IVaage ( WaJJ'er. ) Grade Bogen. G. Voyez WaJJèr jvaage.
- Wad ( Huf ) Flot. Su. Veine principale. 897.
- Waeg. (Ha efl ) Su. Changement d’air.
- Wœfterfilberg en Suede. Mine combuftible qui paroit n’être que du Charbon de terre. 446.
- TVcefira Hufwud JlræBan. Su. Courant capital.
- Wagon. ( Coal. ) An. Chariot à Charbon. 698.
- Waid7 (-M, Del- ) ancien Préfet du College des Médecins de Liege ; fes obfervations fur l’effet attribué à la Houille de nuire à la poitrine. (Mém. 33.)
- Waidy. Le. Vuide. 296.
- Waque. Wague. Muid de Charbon des Mines du pays Montois. Son évaluation dans les Ordonnances. 72f*
- Waime de Vone. Le. Fibra incumbens fub dio teBi.
- Waitroule. Wateroule. Le. Garniture pour couvrir les yeux des chevaux qui font tourner le hernaz.
- Wallington Ballas-key. Lieu de chargement du Charbon de Neuwcaftle, aune lieue au-deffous de Sheals. . 432*
- Wall. Walle flein. Le. Faille.
- Walker , à trois milles de Newcaftle, où efl: la machine à vapeur la plus confidérable , où les eaux ramaffées à cent toifes de profondeur s’élèvent à quatre-ving-neuf toifes, juqu’à un percement de quatre pieds de haut, & de deux cents cinquante toifes de long. 407. Machine à vapeur fur cette Mine. 1060.
- Wand. ÇErtze.) Schale. Voyez Ertie Wand*
- î L E
- Wangeneifen. Sax. Jumelles de fer. '
- Waque. Wague. Voyez Wague.
- Ware (Naf.) Hol. Su. Trou de tarré. S97,
- Wardéz. (Heure.) Jurifprudence Liégeoife.
- Wurdet. Su. Air. Changement d'air.
- Wafdage. Le. 280.
- WaJJ'er. G. Eau. Wajfer ( Aufschage. ) Conduite des eaux. Wafer Gospel. Kehrrade. Machine à eau. Machine à roue. Wajfer Schacht. G. Puteus qui la-cunce loco efi. 2$i. WaJJ'er Schicht. G. Eaux de fource. WaJJèr fVaags. Aqueduc. 280. Wajfer Grade Bogen. 784. Wajfer Seige, G. Canalis. Cuni~ culus, Wajfer Tonne. G. Petit jèau.
- Water-Baillif. An. Colledeur des droits qui concernent la navigation de la Tamife.
- Water Meafure. An. Mefure d’eau, mefure de quai. Mefures dont on fe fert pour mefurer les denrées feches qui arrivent par eau.
- Wateroule. Waitroule. Le. Voyez Waitroule.
- Watkins. ( François ) Opticien du Prince de Galles : modèle d’une machine à vapeur, publié en gravure. 1052.
- Watts ôcBoutteu, Auteurs d’une nouvelle conf-truéfion de machine à vapeurs en Angleterre , différente des autres en ce que ce n’efl: pas le poids de l’air, mais la force de la vapeur qui agit fenfiblement, & que le vuide fe fait fans injeétion : les Inventeurs prétendent qu’une livre de Charbon dans le fourneau de cette machine éleve jooo livres d’eau à 10000 pieds de hauteur ; il y en a actuellement à Londres , de dans plusieurs endroits de l’Angleterre.
- M. Ferries:, Méchanicien, connu à Paris par fa pompe à feu étkblie dans les jardins de Aï. le Duc d’Orléans & de M. le Duc de Chartres, ainfi que par le projet approuvé de l’Académie & du Gouvernement , de diftribuer de Peau de la Seine dans tous les quartiers & dans toutes les maifons de Paris avec des machines à feu, comme cela fe pratique à Londres pour l’eau de la Tamife, a vu de ces machines. Je vais eflayer d’en donner l’idée d’après le deffein qu’il m’en a communiqué.
- La machine à vapeur conftruite fur les principes de MM. Watts & Boutteu efl: compofée d’une chaudière , d’un double cylindre, d’un refrigerent &d’unè pompe. La vapeur circule toujours entre les deux cylindres , & quand la machine agit, le régulateur ouvre la communication du cylindre intérieur au refrigerent, & ferme au même inftant l’ouverture de la vapeur. La même opération s’exécute en fens contraire lorfque le pifton efl defeendu au point le plus bas, & ainfi de fuite.
- Dans cette méthode la vapeur n’éprouve aucune condenfation lorfqu’elle entre dans le cylindre, parce qu’il n’efl pas refroidi par une eau d’injection comme dans les méthodes ordinaires ; la vapeur efl aufli plus condenfée, & la différence efl comme 3 6 à 32 , de maniéré que plus de force de vapeur d’un côté, & moins de condenfation & de déchet fur le volume de l’autre part, une chaudière de grandeur médiocre fait un effet confidé-* rabîe ; M. Perrier le trouve ainfi.
- Wattu. Su. Eau. Wattu dunt. Su. Réfervoir d’eau. 900, 897. Wattu dunt Skakt. Su. Puits de réfervoir. poo. Wattu Stoll. Su. Galerie d’eau. 896, Wattu Troumma. Su. Tuyau: Wattu & bakom Sig kafia.
- Jetter l’eau derrière foi. 899.
- Way. Voye. Charge fur la riviere de Haifne Ton ûds. Voyez Marchandife.
- Waxhieu. Le. Repaffeur d’airage. 2.11*
- Wedges. An. 388.
- Weal. Atf.
- Weigueifer.
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- DES MATIERES.
- Wegueifer. G. Wife, An. Guide , trace, indice de jparoi qui enfeigne le chemin ou la route à prendre dans l’exploitation. 311.
- Welchin. G. Axiculus.
- Wendedoken. Sax. Tournant.
- Werc. Werk. Dans la langue Allemande lignifie en général Œuvre , & , dans les travaux de Mine, tout ce quiréfulte d’une fouille. Werk {Stock.) Sax. Filon en maffe. 262. Werk ( Treppen. ) G. Plancher des galeries d’airage.
- Werfi. Mefure itinéraire dont on fe fert en Mofcovie , contenant 5704 pieds d’Angleterre , ce qui fait environ deux tiers du mille Anglois. Une lieue de France contient quatre werfts ; un degré a 80 werfts , ou 60 milles d’Angleterre.
- Wetter. G. Air des fouterrains de Mines. Weter Bringen auram fuppeditare. Wetter ( Boef. ) G* Mauvais air, c’eft-dire, qui ne circule pas bien avec l’air extérieur. H^etter Schacht. Sax. Puits d’air , puits de foupirail. Wetter Stollen. Galerie de foupirail. Gute Wetter. Air des fouterrains non-chargé de parties hétérogènes, & fe mêlant bien avec l’air extérieur.
- Wettin en Saxe, couches de terre de la Mine de Charbon de Wettin. 447. Defcription & nature de ces Charbons. 447 s 48.
- Wey. An. La plus grande mefure de contenance des chofes feches , contenant cinq chaldrons , à trente-deux boilfeaux le chaldron.
- Wharf. Su. Couche. Banc. 878,882.
- Willis, ( Thomas ) célébré Médecin Anglois , déclare que la phtyfie fait peu de ravage dans les pays où l’on fe chauffe avec la Houille. ( Mém, 17.)
- Whinmble.Augur. Auger.Augre. AN.Tarriere. 388.
- Wind. G. Air. Vent. Wind fang. Machine à air* Wind loch. Trous à air. Le. Burteau. Wind Schacht. Puits à air. Peut-être aufli ce mot fe prend quelquefois pour exprimer un grand puits d’extracftion ou puits de jour , parce qu’il communique au jour j à une des Mines de Schemnitz , qui eft la plus profonde de cet endroit, & où on atteint la partie la plus enfoncée par trois puits, dont chaque eft de la longueur d’une échelle de 300 échelons , eft appellée Mine de Windschacht ; peut être aufli, eft-ce parce qu’il y a plufieurs puits à air.
- Windày. Chat. Le. 278.
- Winde» G. Machine à poulie. Winde Haefi. Su. Machine à molettes , mue par des chevaux. Winde Stangen. G. Ve&is recta.
- Winjlow, célébré Anatomifte de l’Académie des Sciences ; fa thefe fur l’incertitude des lignes de la mort ^ & les recherches de M. de Réaumur fur l’incertitude de la mort des noyés, doivent être regardées comme une première & même époque de l’attention que marquent aujourd’hui plufieurs Nations pour rappeller à la vie des perfonnes que Ton jugeoit défefpérées trop légèrement. 992,
- Wife. An. Wegiveifer. G. Guide , indice , trace du paroi. 311. Le. Lyon. Voyez Lyon.Voy. Bejteg.
- Wifmuthum. Bifmuth. Voyez Bifmuth.
- Wifpel. Mefure de Charbon ufitée à Wettin , contenant 24 boifleaux , pefant en tout environ 48 à yo quintaux.
- Wittehaven, port dans le Cumberland , & dont le territoire abonde en Mines de Charbon de terre fort profondes, 382 , travaillées en pente beaucoup au-deflbus de la mer. 3$9. Nature du Charbon de ces Mines. 414. Prix auquel il fe vend fur le lieu, quand il doit y être confommé. 43y.Lorfqu’il doit être confommé hors du pays.ld. A l’état que nous avons donné dans la première
- Çharbon de Terre. II. Parc,
- 1549
- partie , des couches dont ce territoire eft com-» pofé , nous ajouterons ici celui publié nouvellement par M. Beng Kwift Anderfon , Diredeur des Fabriques de fer à Stockolm , dans le Mémoire dont j’ai parlé au mot Exploitation.
- Braffes. Piêds.Pûiîs
- 1. Argille glutineufe , folide... 8 1 6»
- 2. Argille fableufe , qui décré-
- ‘ pite au feu .............. 1 j
- 3. Culm. Argille graffe , qui décrépite & durcit fortement au
- feu................*....... 3 1
- 4. Argille pierreufe................ a G,
- y. Argille plus pierreufe...... 4 2 1»
- 6. Charbon de terre.. ...... 10
- 7. Argille d’un noir obfcur ,
- ferrugineufe , mêlée de mica.. 9 9.
- 8. Charbon de terre...........* 1 6.
- 9. Argille noire, obfcure, mêlée de mica.......................... I 4.’
- 10. Argille graffe...........-, 2 3 4;
- 11. Argille plus meuble, mêlée
- de fable............... * 3
- 12. Argille pierreufe.........« 1 2»
- 13. Argille phlogistiqüée ,
- ( nommée Sill. ).... *..... 449,
- 14. Argille graffe, mêlée de pyrites , Flets-Malm........... 6 1 ï ï*
- iy. Pierre fabîonneufe micacée... 3
- 16. Culm............................. 3
- 17. Pierre fabîonneufe micacée.. 9 1 4.
- 18. Pierre fabîonneufe micacée ,
- plus meuble................ 3 4^
- 19. Argille mêlée de fable & de
- mica phlogiftiqué............. 8 4 y%;
- 20. Argille bleuâtre au haut de
- la couche , & noire inférieurement....................... 2 3;
- 21. Charbon de terre formant
- la principale couche........... 1 3
- 22. Argille grifâtre, décrépitante
- un peu au feu......... y
- 23* Pierre fabîonneufe dure..... 4
- 24. Charbon de terre avec une
- Argille noire......... 1 tùi
- 25. Argille dure phlogiftiquée.. » 1 3 4,
- 26. Culm femblable au N®. 3 & 16. 10 1 2*
- Total t6 68 9F
- N. B. Plufieurs couches de Charbon fe trouvent dans quelques endroits à une profondeur confi-dérable au-deflbus des précédentes qu on exploite.
- Works ( Stream. ) An. 404.
- Wouter Vaulis, Doéfceur en Médecine & Braf-* feur à Rotterdam * dans un Ouvrage fur l’art de braffèr, en 1777 } juge le Charbon de Sunder-
- X17
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- i^o TABLE DES
- land le meilleur pour échauffer la chaudière à houblon. V. la qualité de ce charbon. 1153,115-7.
- Wragues. Commerce de riviere fur la riviere de Haifne. Art. V. 73 6. Art. XIX du Réglement concernant la navigation. 737.
- - x
- ha Nci er les eaux. Le. Mefurer les eaux pour reconnoître la force de la nourriture de l’eau, dans les ouvrages fouterrains. 334*
- Xhancion. Le. Dans un demi-pied de largeur & un quart de hauteur 9 nous avons tant de xhancions.
- Xhaver la Veine, Le. couper la Veine. 2.2.2,373* Ce qui fe fait ou avec le Rifvelaine , voyez Rifve-lame , ou avec la xhavrejfe.
- Xhaveur. ( Ouvrier ) 210.
- Xhavrejfe. Un des outils du Xhaveur. 223.
- Xhorre. Canal. Aqueduc. Areine. Le. 262,270 , 277 s 727. Pris en général pour épuifement d’eau par quelque moyen que ce foit. Le xhorre ou areine, bien immeuble dans la coutume deLimbourg. 732 , 307. Xhorre ou ceuil de Vareine. 280. Bure de xhorre.2%1. Veineau-dejfous du niveau duxhorre.289, •85)4. Main du xhorre. 730. Xhorre del tinne. 275" , 279. Bénéfice de xhorre. 280. Xhorre fur eaux. id. Sous eaux. 72p. ( Niveau de la ) ou voie de Conquête.
- 8p4.
- Xhorré. ( Charbon) Le. 28p. Par Areine. Par tranche. 272. Xhorré en hure de Pierres. 281. V* Maxhais.
- Xhorrée ( Veine )fur ou dejfous la main. Le. 28p , 294, 831. Non-xhorrée. 294. Veine layeufe. 270. De dejfous la main , veine au-defjous du niveau du xhorre , inférieure. 28p.
- Xhorrer, Le. tirer au jour , décharger, épuifer les eaux. Xhorrer le bougnou. 273.
- Xhorreurs. Lime, Venant à concourir pour la Conquête d’une même veine , dans une ou plusieurs Jurifdiétions. 728. Venant travailler une même veine. Idem. Xhorreur fupérieur. 728 , 729 Xhorreur pouvant, dans un cas particulier , prendre paffage au travers des veines d’autrui. 73 o.Obligation du Xhorreur dans d’autres cas. 731.
- Y
- . Piece nommée Y dans la machine à vapeur, à caufe de fa forme, dont les branches font ren-verfées , avec un poids qui doit entrer dans la partie fupérieure de l’aiflîeu où on le pouffe plus haut ou plus bas , félon qu’il convient, par le moyen d’une clef ou d’un coin, 166.
- Yeux de crapaud. ( Charbon ) $ 8 3.
- Yeux, œil. Yeux des Ouvriers de Mines, réputés morts , à confulter pour décider fi l’on doit abandonner les fecours propres à les rappeller à la vie.
- 1007.
- Yard. Verge. Mefure d’Angleterre qui eft de fept neuvièmes d’aunes de Paris. Neuf verges d’Angleterre font en conféquence fept aunes de
- MA T 1 E R E S.
- Paris, ou ce qui eft la même chofe , fept aunes de Paris font neuf verges d’Angleterre, On peut en fe fervant de la réglé de Trois , réduire lés verges d’Angleterre en aunes de Paris , & réciproquement les aunes de Paris en verges d’Angleterre.
- Z
- a p p f e n. ( Krumme ) Sax. Tourillon.
- Zechen. G. Sympojium.
- Zech'Stein. Efpece de pierre blanche & lui-, faute , nommée aufli Spath, qui fe rencontre fou-vent dans les Mines métalliques ; fouvent on l’appelle Dach Stein , pierre de toit, à raifon de fa pofitïon fur le minerai ou fur la couche.
- Zeiqig , ( M. ) AfFeffeur du Tribunal qui décide fur les droits de Mine , Auteur du Lexicon minéralogique ou minérophile , imprimé à Schem-nitz en 1743 , format in-12.
- Zénith. Voyez Nadir. 756. Zénith du plan.
- Zéro. Lat. Cyphras. Chiffre en général ; mais le mot Latin Cyphras fignifie Zéro. Il eft employé dans la mefure des longueurs avec la chaîne, lorf-qu’on enregiftre les dimenfions prifes. 5?° T
- Zerriffen. G. Geburge. Montagnes féparées, entrecoupées par des fonds & des vallées. Zertoiimmert. G. Veine ramifiée ou partagée. Trum.
- Zimmermann, (Charles Frédéric) Auteur de l’Ouvrage intitulé : Académie des Mines de la Haute-Saxe , &c. & d’un Mémoire 'imprimé dans le Journal économique fur le Charbon de terre , où il opine pour l’innocence du chauffage avec ce foflile. (Mém. 10 & 18 ).
- Zinc. Demi-métal blanc, tirant un peu fur le bleu , difpofé en facettes comme le régule d’antimoine : de toutes matières métalliques, le zinc eft celle dont le phlogiftique eft plus aifé à s’enflammer ; la flamme qu’il donne eft éblouif-fante par fa blancheur ; plufieurs Mines de fer Contiennent beaucoup de Zinc. 1169. Dans un Programme imprimé à Bar-le-Duc de queftions générales propofées aux Maîtres de Forges, l’Auteur M. Grignon , je crois, avance, note b * Art. II, page 2 , que les laitiers produits par les minerais de fer , chargés de zinc, font d’un verd moufle , & qu’ils prennent la couleur gris de lin , lorfque la fufion & le départ font bien exa&s, & que le fer chargé dé zinc eft dur , à gros grain ( œil de crapaud ), forge bien, caffeà froid. Voyez Laitier.
- Zopijfa. Pix navalis. Goudron. Tare.
- Zug. ( Den. Gruben. ) G. Das Abçichen derer Gebande. G. Maniéré de repréfenter les axes d© galeries mefurées.
- Zug Stangen. Sax. Barres de trait dans le Feîd geftangen. 1043,
- Zuickaw en Saxe. Mine de Charbon de terre , dont le Charbon doit à la pyrite prefque feule fon inflammabilité. 11 y3.
- Zurich ( Canton de) & autres en Suiffe. Mines de Charbon , 449 , entre autres à Horg, dont le Charbon eft pyriteux , & d’une ftruélure très-particuliere. Idem.
- Fin de la Table des Matières.
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- AVERTISSEMENT
- Sl/R les P langues , fur l’ordre gardé dans leur diftribution , pour repréfenter aux yeux une efpece de tableau du fujet traité dans l’Ouvrage.
- T
- JLj e s Planches qui appartiennent à l’Art d’exploiter les Mines de Charbon de terre forment dans leur enfemble , comme dans le corps de l’Ouvrage, deux Parties ; la première en comprend XIII , dont les dernieres font des Cartes phyfiques du pays de Liege, de la France ôc de l’Angleterre, relatives aux Mines de Charbon de terre de ces pays. Voyez page 1567 > Ie jugement qu’en a porté l’Académie des Sciences.
- Dans l’ordre de diftribution qui va en être rappellé N°. par N°. Ôc par les titres, ainfi qu’il fera fait pour les Planches de la fécondé Partie , on a eu particuliérement en vue la fatisfa&ion du plus grand nombre de Le&eurs, fuppofés ne demandant qu’à fe former Pidée de l’Ouvrage tel qu’il eût pu être traité féchement, fi l’on n’eut pas jugé Important de faire de cette defcription une efpece de dépôt général, dans'lequel toutes perfonnes intéreflfées à cet objet, puffent aller à la recherche de tous les renfeigne-ments à defirer fur l’extraélion, fur les ufages , ôc fur le commerce de Charbon de terre, voyez l'Extrait des Regijîres de l'Académie des Sciences, à la fuite de la Table des \Titres de la fécondé Partie ; ôc fi , en conféquence de ce plan, l’Auteur n’eut point cherché à épuifer fon fujet. L’explication que l’on va donner de ces foixante ôc dix-fept Planches , les unes après les autres , difpenfera le Le&eur qui les parcourra en même temps > de recourir à l’Ouvrage, l’aidera à prendre une connoiffance précife , quoique fort générale, de tout ce qui appartient à la Houillerie. Les Planches de la première Partie donnent un précis de i’Hiftoire naturelle du Charbon de terre dans fon orga-nifation, dans les particularités à obferver dans le toit, Ôcc ; dans la marche générale de fes veines : le développement en eft renvoyé à la fécondé fuite, c’eft-à-dire , aux Planches de la fécondé Partie.
- Cette fécondé Partie eft compofée de foixante ôc cinq Planches , quoique la dernière foit marquée LVIil, attendu que fous les Numéros XXXIV , LVI, LVII ôc LVIII on a intercalé pîufieurs Planches qui en font des dépendances, mais dont on n’avoit pu fe procurer les deffeins qu’après que les précédentes étoient gravées. Toutes font relatives aux travaux néceffaires pour la fouille ôc l’extra&ion du Charbon de terre, aux inftruments , outils ôc machines, tant pour les travaux extérieurs que pout les travaux fouterrains ; relatives enfin aux différents puits ou bures que l’on eft obligé de profonder fur les Veines. e
- Cette fuite eft, comme pour celle de la première Partie, difpofée, autant qu’il a été pofïible de le faire , dans un ordre tel que le coup d’œil uniquement néceffaire pour parcourir fuccelfivement ces tableaux, préfente une forte d’efquiffe de l’Art du Houilleur proprement dit, ou de Y Ingénieur de Mines pour £ exploitation du Charbon de terre ; un précis des manœuvres qui conftituent l’exploitation, fait connaître enfuite l’emploi du Charbon de terre pour le chauffage. Cette marche obfervée pour I’Hiftoire de la Houillerie à Liege , l’eft de même pour l’Angleterre Ôc pour la France ; ces deux pays préfentoient néceffairement l’idée d’un Supplément : par la fuite des temps, quelqu’un l’auroit entrepris , j’ai mieux aimé me charger moi-même d’épuifer ce fujet, qui a rempli mes loifirs depuis dixTept ans. Pour faire connoître les principaux ufages auxquels le Charbon de terre s’applique , comme combuftible, à différents Arts ôc au chauffage fur-tout , on a repréfenté quelqu’objet de manufaôlure où on emploie Je Charbon de terre ; dans les dernieres Planches, on a développé très-en grand la préparation de ce fofïile à la maniéré Liégeoife , en le mêlant avec des terres graffes ; fabrication in-téreffante en ce que , félon toute apparence, elle rend ce chauffage plus économique, ôc qu’elle femble auffi le corriger des inconvénients qu’on lui reproche fans fondement dans quelques pays.
- Cette efpece de tableau général préfenté à la fuite de la première idée qu’il eft aifé de prendre de la Houillerie par la Table des titres, complette, comme on voit, l’ordre historique du fujet traité dans l’Ouvrage.
- JV. B. L’Explication qui va tuivre par chiffres & lettres l tive dans le corps de l’ouvrage, & qui ne répondent point aux àe renvoi, fuppléera à quelques-unes de ces indications, fau- l chiffres & aux lettre» marquées fur les Planches,
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- explication
- I5P
- explication des planches.
- Planche première.
- Charbons de terre d? Angleterre, Bitumes folides.
- To u T ingrat que foit ce fujet, pour la gravure , on a effayé de mettre à meme de juger les différents arrangements qui fe font remarquer dans les maffes des différents Charbons de terre , dont les uns font appercevoir des molécules granulées, d’autres par écailles affez confufément appliquées les unes fur les autres , ou les unes auprès des autres ; il s’en trouve en amas par grouppes ou par faifceaux ; d’autres en bandes ou lames difpofées irrégulièrement en différents fens, & où on ap-perçoit des ftries filamenteufes.
- A. Charbon commun d'Angleterre , Charbon de
- Mines 3 Charbon de mer. Généralement Charbon de Poix, Charbon de Forge, Charbon de Maréchal employé à Londres au feu des cui-fines , & à tous les travaux métallurgiques en Angleterre. Voyez fa préparation pour cet objet Planche XXXIV.
- B. Charbon d'EcoJfe pour chauffer les appartements
- des gens de condition.
- C. Charbon Culm , employé particuliérement dans
- la Cornouaille à la fonte des métaux.
- & i. Kennel Coal. Candie Coal. Charbon extrêmement pur employé pour l’ordinaire comme i. \ pierre à marquer, au lieu de pierre noire ou de craie noire , & dont on fait différents bijoux , comme encriers, falieres, Tabatières , marquée D 3.
- En D 2 , il eft caffé au hafard , pour faire voir les furfaces extérieures des fragments, l’une con-t cave , l’autre convexe , comme cela arrive dans les filex , dans les bitumes folides & dans le jayet, avec des traits filamenteux difpofés en rayons divergents.
- £. Matière reftante de la diftillation du Succin noir des boutiques ou jayet, fort femblable au Kennel coal.
- F. Morceau de Bitume de Judée, repréfenté par
- rapport à la reffemblance des fuperficies dans fa caffe avec V 1, D 2 & E.
- G. Charbon de terre de Vienne en Autriche, en
- molécules difpofées fans ordre , & traverfées confufément d’une bande de Charbon jayet. g.
- Planche II.
- Couverture terreufe d'une Mine de Charbon de terre à Liege.
- La Vignette repréfente une Campagne fituée derrière la Citadelle de Liege ; dans cette Campagne fe voit une AvalereJJe , A, devenue depuis un bure en exploitation , 8t qui s appelle Fojfe Filo% * à la tête de ŸAvalerejfe font deux Berwetterejfes, qui font agir le Tourret à bras fur lequel roule la corde qui enleve un panier a anfe , chargé de terre ou de décombres réfuîtantes du travail de 1Avaleur occupé au fond de 1 ’AvalereJfe.
- Ce Tourret à bras ou petit Treuil , voyez pagé $37 > s’emploie aufïi pour les Bouyaç , c’eft-à-dire, les petits amas fuperficiels auxquels travaillent le?
- petits Houilleurs , autrement nommés Regrateurs , deux hommes pouvant chaque fois tirer jufqu’à 70 livres pefant ; celui qu’on emploie fur les puits fouterrains , qu’on nomme Strechement, eft peu différent , comme on peut le voir Planche XXXVII, lettre 5.
- La coupe du terrein traverfée par l’Avale-reffe , repréfente les différents lits de la première épaiffeur fuperficielle & terreufe qui fe rencontrent pour l’ordinaire avant d’arriver aux bancs de Roches.
- Quelques-uns de ces lits , ainfi que de ceux de la couverture pierreufe , ne fe trouvent pas conf-tamment dans toutes les fouilles.
- Deuxieme Couche , en comptant la terre végétale, ar\ée.
- 3. Ajvftere.
- 4. Sable. ^
- y. Bifmaye, Faujfe Maye.
- 6. Blanche maye. Grife maye. Adaille maye. Vraie maye. Marie. Craie.
- 7. Fleny mêlée de Silex ou Flein.
- 8. Fleniere. Terre ocreufe , fablonneufe & crétacée , fur laquelle portent les Fleins.
- 9. D telle entremêlée de pierres de même nature nommées Pierres de dielle 0000.
- 10. Tourteau de Derle. Tortay D aille, Tortey dd Vieille.
- 11. Aga\.
- 12. Craw.
- 13. Moindre pierre.
- Planche III,
- Couverture pierreufe d'une Mine de Charbon de terre j fuppofée continuation de la Planche précédente.
- Treizième Couche. Moindre pierre , efpece d’ar-doife grofliere ou de faujfe ardoife qui, dans les cas où il fe rencontre du Greit, fépare ordinairement les veines de Charbon. a. a. Pierre. Vraie couverture du Charbon de terre en-deffus & en-deffous ; roc micacé dans lequel on trouve des blocages pierreux , ou des clous gros & petits qui font des marrons pyriteux.
- A 2. Veine de Charbon de terre conftamment placée entre deux bancs fchifieux a a-, un au-def-fus , qui, dans les ouvrages , s’appelle ordinairement dans les veines en pîatture , la couverture ou le toit de la veine ; & un au-deffous, nommé le plancher ou le fol s à Liege Deie ou Diéc de la Veine.
- A 2. Veine de Charbon de terre figurée fur un morceau de houille, appellée dure Veine.
- B. Rocher difpofé par feuillets , ce qui le fait
- . nommer Greit. Grès.
- C. Autre efpece de Grès, mais tendre, dont il y a plufieurs variétés 5 la plupart de ces lits terreux 8c pierreux feront figurés à leur place dans les planches de la fécondé Partie. FFF. Faille , Roche de très-grand volume, qui s’étend quelquefois à plufieurs milles ; la pofition de celle-ci. fait voir la maniéré donc à fa tête cette faille fouleve le fol a de la .Veloe A 1 } & dont à fon pied elle partage
- entièrement
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- DES PLANCHES.
- entièrement la Veine , dont une partie fe trouve rihoppée en haut , & l’autre rihoppée en bas , comme il fe voit d’une maniéré plus diftinéte, Pl. XI, fig. 2 , où nous développerons Ce que c’eft que Rihoppement.Au tableau formé par cette Planche, 8c par celle qui la précédé, on peut, quand on veut avoir des informations exaétes d’une Mine , fuppléer par une defcription ichnographique dont nous avons donné le modèle, page 820 , & qui fe rapporte abfolument à ces deux Planches.
- Planche IV.
- Principales efpeces de Pendages de Veines.
- Les circonconftances générales qui peuvent fe rapporter à cette Planche, relativement aux veines de Charbon , font leur pente & leur épaijfeur.
- Quant au premier objet, elles font communément inclinées à l’horifon, s’approchant tantôt de la ligne prefqu’horifontale, tantôt de la ligne perpendiculaire dans une déclinaifon plus ou moins confidérable , défignée dans l’exprefîion affe&ée à la pente horifontale ou perpendiculaire, par demi, par tiers & par quart, félon que dans l’étendue de quatre toifes, par exemple , la pente de la veine fe trouve être de deux toifes , d’une toife fur trois, d’une demi-toife fur quatre.
- L’épaifleur d’une veine, quoique marquée ici la même dans les cinq qui compofent cette Planche eft très - variable dans le nombre de veines qui fe trouvent les unes au-deffus des autres.
- H. Planeure. Platteure. Genre de Veines, dans une pofition au-deflus de la ligne diagonale d’un quarré ; on l’a fuppofée ici interrompue dans fa marche par un crein , afin de rappeller à la mémoire que quelquefois les veines font fujettes à cet accident.
- 2, Degré de déclinaifon de la ligne horifontale.
- 5, Degré plus marqué de cette déclinaifon dans une veine rétrécie en c c par un Krein ; autre accident propre aux veines. Voyez la Planche fuivante. La Houille fur laquelle on a \ ^ figuré cette Veine étoit du Bure aux femmes.
- 4, Pendage Roijfe qui s’approche de la pente à plomb dans une veine remarquable en H, où fe fait un relèvement de Pendage , figuré fur une houille d'Ans.
- y, Roijfe qui, après avoir pris un pendage de platteure , fe replonge en Roiffe ; figurée fur un morceau de houille grade. Chacun de ces pendages eft repréfenté à part dans la fe-feconde Partie , où l’on fait connoître leur marche.
- Planche V.
- Charbons de terre ou Houilles du pays de Liege*
- [I. Morceau de Krein qui trouble la veine dans une petite portion.
- 2. Charbon déardoife. Charbon du toit, ou le toit des autres ; Charbon dans la partie appliquée au toit ou au fol, d’où il eft appelle
- Charbon de Terre. IL Paru
- tantôt écaille fupétieurè , tantôt écaillé infé* rieure ; employé uniquement aux befoins du ménage, ne pouvant être d’ufage pouf les travaux de forge : ce morceau eft vu par une de fes fuperficies agréablement fiiîonnée d’un tréfil, comme les ouvrages de Paffe-mentier , ou en Tre^al.
- 3* Morceau de houille tenant de la houille maigrê Sc de la houille grade, difpofée fenfîblement par couches d un demi-pouce d’épaifïeur.
- 4. Bouxture. Pyrite charbonneufe, mauvais Charbon pierreux, lourd, pyriteux;
- y. Briha\ , mauvais Charbon , ou plutôt mauvais Schifte un peu faupoudré de houille , & tenant tantôt au toit , tantôt au deie abandonné aux pauvres pour leurs ufages.
- Planche VI.
- ImpreJJîon de corps étrangers au Régné minéral, qui fe rencontrent tantôt dans le toit, ou dans le plancher des Houillieres de Liege.
- Parmi les pierres empreintes, raffembiées dans les Planches de cette première Partie, on a choifî les empreintes les plus ordinaires dans ces Mines * comme Fig. 1, Fig. 2 & Fig. 4 : les deux autres appartiennent à des corps inconnus.
- L’explication de cette Planche a été donnée page 172.
- Planche VII.
- Principales efpeces de Houille de Liege.
- Fig. I. Houille grajfe > communément employée dans les foyers, après l’avoir mife en hochets ou briques : bonne à employer brute , ait chauffage, à l’air libre.
- II. Charbon gras , différemment arrangé dans fa maffe.
- III. Houille grajfe , que donne ordinairement la dure Veine , ( venant du bure de bonne Fims. ) nn. Nerf ou arrête pierreufe qui s’étend-dans toute la longueur de la veine.
- ÏV. Krufny. Beau Charbon pur , dont aucune partie ne réfifte au feu.
- V. Siercy. Tiercy , provenant de la Veine cérifiere, même texture que le Krufny.
- Planche VIII.
- Charbons de terre de la Mine de Charbon de Chapellea Montrelay, près Ingrande, avec des pierres empreintes du toit de cette Mine*
- L’explication de cette Planche a été donnée page. 172.
- Planche IX.
- Suite des corps marins imprimés dans les pierres du toit
- des Mines de Montrelay.
- Y i7
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- E X P L I C A T I O N
- Planche X.
- Jypolithes, ou pierres chargées d’empreintes de Végétaux.
- Cette Planche & la précédente a été expliquée à part à la page 173 6* 174.
- Planche XI.
- Fig. 1. Suite des Couches qui fe trouvent derrière Nordhaufen, dans le Comté de Hoenjiein, Land-graviat de Thuringe,
- Cette figure empruntée de l’Ouvrage de Lehmann, n’exprime que l’ordre de pofition des couches qui compofent ce terrein s détaillé à la page 127.
- Fig. 2. Coupe de la Mine de Bifhop Sutton en Angleterre , & qui marche du Sud-Eft au Nord-Eft.
- La defcription des bancs de Charbon de cette mine eft inférée à la page iûo , 103 & 387.
- Toutes les veines qui en forment lamafle, depuis la fuperficie jufqu’au fond, & qui font en pendage de Roifle , rencontrent ce que les Ouvriers Anglois nomment un Ruhhle , & les Liégeois Faille : la continuation de ces veines , de l’autre côté de cet empilement pierreux, fe ri-hoppent en haut , de maniéré que dans le cas où l’épaiffeur de cette faille permettroit aux Ouvriers de la percer pour aller reprendre les veines, elles fe retrouveroient comme on le voit au-def-fus de leur tête , au-lieu de fe retrouver fous leurs pieds. Ces Rihoppements font différents félon l’é-paifleur & félon l’inclinaifon des Rubbles, & félon qu’ils fe font dans le relèvement de Veines. Voy. FL I de la Ve. Partie, P.XLll,fig. 7 10.
- Fig, 3. Coupe de la même Mine faite à angles droits avec l’autre coupe, la direélion en eft du Sud - Oueft au Nord - Eft , où on a re-préfenté les couches en pendage de plateure,
- Planche XII.
- N°. I. Carte topographique de la Ville, Fauxbourgs &* Banlieue de Liege , à la rive droite de la Meufe i d’après une Copie délivrée par ordre de M. le Duc de Choifeuil, au Bureau des plans, fur laquelle on a marqué les Mines de Charbon de terre qui s'y trouvent•
- N°. II. Carte de la totalité du terrein qu’occupent les Mines de Charbon autour de Liege, & le long de la Meufe, entre Vifé & Engies.
- Dans toutes ces Cartes, drefTées par M. Buache, & dont il eft parlé page vij de fïntroduélion, je n’ai fait que fubftituer à l’orthographe Françoife celle du Pays , qui eft la même que celle qui a fervi à la Carte de Kints , d’après la Matricule de l’Empire : relativement à la Géographie phy-lique appliquable à la Géographie naturelle, cette Planche ne laifle rien à defirer , au moyen des marques indicatives des endroits où il fe trouve des Houiilieres, & fur-tout au moyen de l'énumération bien complette que j’ai été à même de donner des différentes couches terreufes, & des bancs pierreux qui precedent tes veines de Charbon de terre, ou qui fe trouvent au-deffous dans le pays de Liege.
- Planche XIII.
- N°. III. Carte de la France, relative aux Mines de Charbon de terre , où font indiqués les lieux d’où Von tire du Charbon de terre; avec une femblalle dans un petit quarré , pour l’Angleterre.
- Les pages v & vij de l’Introduftion donnent l'explication générale de cette Planche & des petits quarrés qui lui fervent de développement pour quelques Provinces où les Mines de Charbon, de terre, font trop rapprochées les unes des autres , pour pouvoir être marquées fur la Carte générale. v
- Quant aux indications des Mines de Charbon de terre, qui font ici le principal objet, voyez Fhyfiques. ( Cartes ) Cette Planche eft aufli exa&e que la précédente, mais fon utilité ne fe borne pas de même à la Géographie phyfique ; le feul coup d’oeil fur toute cette fuperficie du Royaume , marquée dans différents points pour couvrir du Charbon de terre , annonce en France un uéfor dont on ne s’eft pas encore occupé en grand, & qui infailliblement deviendra par la fuite de la plus grande conféquence : pour un plus grand éclairciffement de cette Planche , & faciliter au Curieux ou à l’homme en place la recherche de tous les endroits qui poffedent des Mines de Charbon de terre , nous allons donner à part pour chaque province cet état, lieu par lieu. Il devient d’autant plus néceffaire que depuis ces Cartes publiées nous avons trouvé à augmenter cet état de beaucoup d’autres endroits qui n’y font pas marqués ; & •'..qu’au lieu de cent quarante Mines ou puits de Mines que nous avions indiqués aux Commiffaires de l’Académie , nous en comptons aujourd’hui plus du double en 21 Provinces , encore pouvons-nous affurer que le nombre réel ea eft bien plus grand : on va être en état d’en juger. Dans les Provinces où il fe trouve plufieurs puits de Mines ouverts , & fur - tout dans les Provinces dont les Mines font exploitées par des Conceflîonnaires , & , pour parler plus jufte, par leurs Soustraitants. Il eft très-difficile de fe procurer ces états complets ; les Régifleurs des Compagnies de Soustraitants n’étant fûrs d’être maintenus dans leur pofte , qu’autant que la Compagnie ne viendra pas à changer, fe tiennent conftamment fur leurs gardes , obfervent néceffairement le plus grand filence fur les moindres renfeignements. Dans les Provinces où ces fortes d’exploitations par privilège n’ont pas encore eu lieu, l’idée que pourroit en faire naître la confedion par un état de ce genre, apporte le même obftacle pour en avoir un ; les Subdélégués des Intendants ne peuvent les obtenir , leurs demandes ne donnant que de la crainte & de la méfiance.
- Pour obvier d’avance à cette difficulté qui nuit à la connoiftance des richeffes de chaque Province , il feroit à fouhaiter qu’à mefure qu’il fe fouille quelque Mine ou quelque fubftance ter-reftre dans les différentes Provinces, il en fût tenu, dans les Bureaux de MM. les Intendants, un regiftre bien exaéfc & détaillé, avec la note des fituations & circonftances qui en ont été connues, des motifs qui les ont fait abandonner, afin de juger des endroits où il feroit utile 8c inutile de fouiller par la fuite.
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- 4
- DES
- PLANCHES.
- Les Cartes minéralogiques rempliroient cet objet, ïnais elles comportent une dépenfe qui ne peut avoir lieu que dans un moment, 5c qui ne peut fe répéter plufieurs fois»
- Le réfumé que nous allons donner des principales Mines de Charbon qui ont été exploitées ou qui le font encore en France, en marquant par une étoile celles dont nous n'avons point de certitude, formera une démonftration bien fenfi-ble de nos richeffes en ce genre , & il ne fera plus permis de douter qu’en France ces Mines font affez nombreufes & affez riches pour devenir une production nationnale, digne d’une attention férieufe de la part du Gouvernement, des Propriétaires qui voudront faire valoir leur ter-rein , &c. Relativement à cet objet , qui eft un des principaux points de vue que nous nous foyons propofés dans cés Cartes minéralogiques , il nous a paru avantageux de terminer cet état par le jugement que l’Académie a porté de ces Cartes phyfiques ; nous obferverons ici que l’on pourrait y ajouter la Carte phyfique ou Géographie naturelle de la France, par M. Buache , dont nous avons fait mention dans la Table des matières, au mot Phyfiques. ( Cartes )
- Deux circonftances très-à remarquer pour ces fortes d’entreprifes , c’eft i° , la fituation des Mines de Charbon de terre, pour l’ordinaire à peu de diftance de quelque grande ou de quelque petite riviere plus ou moins favorable à la première exportation du Charbon : 2°, la facilité^d’employer les rocs de la Mine à conftruire une chauffée de communication de la Mine à une riviere qui en feroit éloignée.
- Duché de Luxembourg.
- Partie Françoife.
- S2maUkn. * } Ducllé de CariSnan* Frémoy , près Montmédy.
- Hainaut François.
- Depuis Haine-S.-Pierre, jufqu’à Mons. Fresnes. Fojfe Dur Fin , de la pâture. de S. Lambert.
- p autres fojfes. Total. .12,
- An Z IN. A Raifmes. Fojfie à'en-haut.
- dden-bas.
- les 3 autres fojfes de la riviere. Vieux-Corbeau.
- Mouton-noir.
- Comble.
- Pied.
- Dell croix.
- Midy. '
- du Chaufour.
- Près N. D. du S. Cordon•
- Fojfe du jardin.
- de la Citadelle de Valenciennes.
- Total., iy.
- Vieux CoNdé. Fojfe des trois arbres.
- Gros-Caillou.
- Sainte-Barbe.
- Fojfe S. Roch
- du bon Carreau.
- la Canifiere, au bois se OondE»
- S. Vaafi.
- Pied fur Vaafi.
- Rois de Bonne-Efpérance»
- Aubry. '
- S. Sauve.
- Quievrain. Total... ï 2»
- Artois*
- En 1747, le 10 Mars, il y a eu un Arrêt du Confeil , portant privilège en faveur du Sieur Louis-Jofeph de Villers 5c Compagnie, pour l’exploitation des Mines de Charbon de terre aux environs de Pernes, petite ville fur la Clarence, à trois lieues de Béthune & à fept d’Arras ; cette fouille continuée jufqu a une Carrière de grès n’a eu aucun fucccs ; la place du puits recouverte aujourd’hui de terre, fur laquelle paffe la charrue , eft marquée par un arbre qu’on y a planté, afin de le reconnoître dans le befoin.
- Dans cette Province comme dans beaucoup d’autres, le bois devenu très-rare, eft aujourd’hui porté à un prix exhorbitant. L’Affemblée générale des Etats s’occupe des moyens les plus propres à procurer le chauffage. Elle a réfolu en 1778 de demander un privilège exclufif pendant trente ans pour ceux qui feront agréés par les Etats, à l’effet d’exploiter les Mines de Charbon de terre qui peuvent fe trouver dans le pays, &: elle a annoncé par la voie des Papiers publics ( Gazette de France, Lundi 2 Mars 1778 , N°. 18 , fol. 78 ) , quelle leur accordera la fomme de 200, 000 livres pour récompenfe, lorfqu’iîs auront mis une Mine de Charbon de terre en pleine exploitation ; mais je doute fort qu’il fe trouve du Charbon de terre4 dans cette Province, malgré l’affertion de M. Havé , voyez page 4py. Je ne connois pas d’exemple que les pays à Tourbes aient en même temps du Charbon de terre ; les recherches fur cet objet , dans ces endroits , me paroîtroient plus qu’équivoques & rifqua* blés.
- Picardie» ; 4
- Baulonnois.
- Rethi. Exploitée d’abord en vertu d’un Arrêt du Confeil du 6 Juin 1741 , en faveur du Duc d’Humieres ; on en tire peu aujourd’hui.
- Ardingheim, à quatre lieues de diftance de la mer : c’eft dans cette Mine qu’ont été faites les expériences barométriques, inférées page P4y.
- Deux puits, un très-ancien, nommé Ury, épuifé aujourd’hui depuis 1777, dont le Charbon placé à neuf pieds de 'la. fuperficie , fe fouilloit à 907 pieds de profondeur , en trois endroits différents ; enfuite , dans deux, le Charbon étoit friable, & d’ilne qualité affez médiocre. La feule Mine travaillée actuellement, & qui a commencé à l’être il y a 25 ans , eft appellée la Sans-pareille. Son Charbon fe caffe irrégulièrement, & brûle bien, quoiqu’il fe gonfle médiocrement au feu.
- Le banc pierreux qui précédé le toit du Charbon eft femblable à la kraw, mais pierreufe, des Houillieres de Liege.
- Le toit eft graniteux , de couleur grife.
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- i^6 EXPLICATION
- L a mur, (on y appelle ainfî la lifiere des côtés de la Mine ) eft formé d’une argiile compare , feuillerée, & affez dure.
- Le Charbon qui s’y vend au baril, du poids de cinq cents vingt livres, eft de trois prix différents ; le Charbon fin 2 livres 10 fols; le rondin 3 livres, & le gros 5 livres.
- Littry,
- Basse-Normandie.
- Maine.
- Landes de Rochalas, à trois lieues de Laval»
- Anjou.
- S. Georges de Chatelaifon , à 4 lieues de Saumur. Travaillée en 1740 par 8 puits, dont le principal étoit le grand Puifard ; les autres étoient. le puit Hardouin. de la Baffe, de la Bretonniere 9 du Ponnir ,
- Bigot,
- > de CHirondelle,
- Gourion, communiquant au précédent. la Bigotelle ,
- S. Aubin de Laigné9 deux puits.
- Chaudefonds, un puits.
- Chalonne, deux puits.
- Monte jean-fur-Loire.
- Montreuil-Bellay , fur la riviere de Toé ,34 lieues de Saumur.
- Doué. Doé , à quinze mille pas de la Loire, à une lieue d’une petite riviere appellée le Toné, qui fe perd dans la Loire , après s’être grolîie de plusieurs autres petites.
- Poitou. *
- * Noulis.
- Courjon , ou Concourçon.
- BAS-P OITOÜi
- Puirincent. Puirincent. (Voyez la fituation de cette Mine à la Table des Matières, j M. Gallot, Dodeur en Médecine, rétidant à S. Maurice-le-Girard , près Fontenay-le-Comte , & qui s’eft donné des foins infinis pour me procurer, par M. Lavau, Propriétaire de la Mine, les éclairciffe-ments fuivants fur le Charbon de terre qui fe trouve en cet endroit , eftime que la veine prend fon allure du Sud-Eft au Nord-Eft, à peu-près ; il a obfervé que le terrein fuperficiel de la Mine eft de pierres calcaires un peu fablonneu-fes ; & que le deffous eft compofé de couches ar-gilleufes, de fehiftes, de pierres allez dures pour avoir eu befoin d’être attaquées par la poudre à canon , & de pyrites.
- Le Charbon fut reconnu dans un chemin en 1774 , à deux affleurements de près d’un demi-pied d’épaiffeur, plus ou moins, ayant quatorze pouces de terre entre eux deux ; l’ouvrage a été entamé dans deux endroits, d’abord obliquement, enfuite par tourret, d’où on avoit établi des galeries qui ont été abandonnées en 1776, a no pieds environ de profondeur perpendiculaire, à 140 pieds en pittant obliquement : la fécondé Mine ouverte dans un champ voifin à mi côté, eft au Sud-Eft de la précédente fur la même veine , à deux ou trois cents toifes de diftance ; à fept à huit pieds on a trouvé la pierre ou le roc très-
- dur accompagnant la veine , couchés l’un & l’autre infenfiblement ; à vingt pieds & au Levant le Charbon s’*eft élargi d’un pied & demi à deux pieds: il étoit rouillé , écailleux, fort fec , & très-friable fous les doigts. Cette veine s’eft affife fur une pierre qui traverfoit diamétralement à quelque chofe près le puits, ayant de trois à quatre pieds de diamètre environ. Une efpece de petite galerie qui s’eft entamée ne pût être pouffée à plus de trois ou quatre pieds , parce que le puits s’af-failfoit , ce qui détermina à rentrer dans le puits , afin de chaffer une galerie fur une pierre accolée au mur, mais différente, & qui pouvoit étayer en partie le puits : la première attaque une fois faite , la pierre fe prêtoit à l’outil mais elle s’eft perdue à environ vingt pieds en avançant; au-deffous il s’eft trouvé une terre noire fort graffe , plus forte qu’une argiile la plus tenace, des pierres noires de la grofTeur du poing, & davantage , oblongues & très-pefantes pour leur volume , & que les Ouvriers ont nommées Clous 5 dans le puits il y avoit des pelottes de Charbon épars & très-fec ; au-deffous d’un banc de terre de iy ou 20 pieds d’épaiffeur s’eft rencontré une Veine de quatre pouces affez bien réglée ; une autre de deux pouces, féparée de la première par une Couche terreufe de fix pouces d’épaiffeur, & encore d’autres petites veinules mêlées de terre ; en fonçant encore 20 à 2$ pieds, la veine s’eft élargie imperceptiblement , & eft venue à 16 ou 17 pouces d’une part , & 6 à 7 de l’autre , ou toujours de la terre entre deux. En continuant à foncer , les veines paroiflent amincies ; on fe décide à aller en galerie ; au Couchant les veines font plus fortes , 6c au Levant la moitié moins : dans la galerie du Couchant elles diminuent ; dans celle du Levant elles augmentent, de forte qu’on trouve par fois trois pieds de Charbon ; il va & vient , & eft quelquefois fans mélange de terre entre les deux ; comme il paroît encore diminuer dans la galerie du Levant , on forme ; pour foncer deflùs , un autre puits de yo à 60 pieds. La veine varie encore également dans fa plus grande épaifleur qui eft de trois pieds quelques pouces; on a été en galerie , même variation ; on en a fait deux l’une fur l’autre ; enfin on a gagné cent cinquante pieds en traînant, avec la veine qui penchoit toujours ; le mur toujours affez uni & bon , mais étranglé par fois , & même accolé à une autre pierre très-épaiffe & très-dure; le rétreciflèment de la veine & de fes couvertures 9 augmentoit â mefure qu’on approfondiffoit ; plus près du jour , & après le banc de cette terre noire , cette pierre accolée au mur , mais moins dure, s’eft détachée d’elle même , & a occafionné des réparations à la boifure. Cette pierre étoit traverfée de finuofités noires, comme des veinules qui en-trecoupoient beaucoup d’autres pierres noires, molles, pourries , fe défunilîant aifément , fur-tout à l’air. Peu d’eau jufquà la profondeur de quatre-vingt & quelques pieds; mais on a rencontré une fource très-forte dans la galerie du Couchant où le Charbon s’eft perdu ; dans celle du Levant il n’y en avoit plus que fix pouces , fur lefquels on fonça quelques pieds : on trouva les deux couvertures qui alloient fe réunir.
- M. Gallot qui a defeendu dans cette Mine en 1776 , a reconnu dans quelques endroits , depuis deux pieds & demi jufqu’à cinq d’épaiffeur à la veine de Charbon , fans parler de ce qu’on laif-foit encore au mur , qui étoit bon.
- Cette
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- DES PLANCHES.
- Cette defcription détaillée , 8c propre à faire ^uger de l’organifation de la Mine „ montre que fon Charbon eft difpofé en veine , de l’efpece ( qu’on appelle freine irrégulière ; mais ce qu’il y a de plus à y remarquer, c’eft la nature dii Charbon quelle donne : ce qui m'en a été envoyé, depuis la notice que j’en ai inférée à la Table des v matières, annonce une Mine en Bouya% telle qu’elle eft , qui fe fépare en maffes écailleufes, de grandeur êc d’épaiiïeur différente ; d’un noir peu foncé, & plutôt grifâtre , très-douces au toucher : il ne laiffe pas que d’être femé de lames pyriteufes, & quelquefois de petits noyaux pyriteux : c’eft un des plus mauvais Charbons que j’aye encore vu , qui ne mérite pas la moindre dépenfe pour l’exploiter ; il s’échauffe & rougit dans le feu comme une pierre , fans flamber.
- Les fubftances pierreufes qui accompagnoient l’envoi, font une mauvaife efpece de Taupine ; une Pierre d’un grain fin , de couleur cendrée, mêlé de paillettes micacées argentines ; & enfin la pierre de toit ou la coque du bouyaz eft une argille tapée , de couleur d’ardoife cendrée , comme elle le devient à l’air, très-douce au toucher , vergetée de blanc dans fes caffures. Une roche calcaire ; une roche dure , mêlée de gros morceaux de quartz. j.
- Il y a une dixaine d’années qu’on prétend avoir aufli tiré du Charbon de terre près le Pont-Char-rau , à un demi-quart de lieue de Chantonnay, dans la même Province, fur la route de la Rochelle à Nantes ; on y voit encore les veftiges des puits & des charpentes d’étançonnage; M. Gaîîot, qui n’a pu que fe promener fur le lieu , a reconnu à la fuperficie du terroir labourable des pierres calcaires , 8c des terres de même nature que celles qui fe trouvent à Puirincent , 8c fur-tout des fchiftes femés de mica blanc, même des fragments de Charbon femblabîe à celui de Puirincent , dont il paroîtroit alors que la veine de Pont-Charrau eft une continuation,
- B A s-L i m o us I N, y endroits reconnus.
- Haute-Bretagne.
- Nort. ^
- Vieille-Vigne.
- Montrelay ou Chapelle-Montrelay , près y Ingrande. 3 puits.*
- Lorraine.
- 1, Hargarthen.
- 2. Vieille- Ville , près Nancy.
- Pays-Messin.
- Mets, près des glacis de [la porte des Allemands.
- Haute-Alsace.
- La Ley à Val de Villers.
- Sainte-Hypolithe , à Sainte-Marie-aux-Mines , à & lieues de Scheleftat. Le membre de Charbon de cet endroit eft compofé de deux quartiers ou couches de Houille toute menue, féparées l’une de
- l’autre par Un lit glaifeux noir, qui à depuis tut jufqu’à quatre pieds ; la couche fupérkure de Charbon a deux pieds ; la couche inférieure , depuis deüx jufqu’à trois pieds ; la toiture eft une ardoife ; là pierre de fol eft une efpece de granité giroflier > femé de paillettes micacées & pyriteufes.
- Près Sainte-Marie~aux-Mines, dans le haut, au-deffus des montagnes à veines , à l’endroit nommé Sainte-Croix, une couche de beau Charbon foîide , formé de petites bandes affez füivies , comme la Houille du Hainaut François , ayant depuis un pied jufqu’à deux d’épaiffeur ; il s’y en rencontre à deux toifes au-deffus , & à quatre toifes au-def-fous , d’autres couches plus minCes, féparées par un roc noir , fuligineux, alumineux & pyriteux ; le toit de la couche la plus remarquable eft formé de deux bancs ardoifés, & le fol par trois lits de pierre noire.
- Franck e-C omté,
- Près Salins; fouille en 1762 , par feu M. Jars*
- Champagne.
- Lure. ^
- Bresse,
- 1. Meillonaz.
- Lyônnois.
- Les endroits de cette Province , connus pour avoir des Mines de Charbon de terre , font principalement le long de la rivière de Gîer , qui, après un cours de huit lieues, depuis fa fourcé au Mont Pila, vient fe jetter dans le Rhône,à Givors*
- Ces Mines commencent fur la frontière du Forez , à la Varicelle ou petite Vzri^elle y où il s’en trouve de confidérables ; elles tiennent à celles de S. Chamont , après lefquelles viennent celles de la Paroifle de S.’ Paul-ai-JareJî, qui ne font plus exploitées ; celles de Gravenand & du Mouillon , celles du Bourg de Rive-de-Gier , ,à cinq lieues de Lyon , fur la route de cette ville à S. Chaumont & à S. Etienne, dans une montagne.
- Ce territoire de Gravenand & du Mouiiîon * en y comprenant une demi-lieue à la ronde, eft: le plus riche de la province du Lyonnois ; ils font contigus l’un à l’autre , & préfentent fous la couche végétale , qui varie en épaiffeur depuis deux jufqu’à quatre pieds, quatre bancs de pierre fuivis de quelques couches de fchifte , après lefquelles vient une première maffe de Charbon, à 15,20 ou 30 toifes de profondeur au deffous du fol : ce membre de Charbon s’étend fur un banc de roche qui couvre un fécond membre de Charbon. Dans l’ordre que nous avons détaillé, l’exploitation de ces Mines eft en général irrégulière & peu profitable 5 telle que peuvent le faire de fimples Particuliers , qui ne fongent qu’au produit, fans être en état de fournir à de grandes avances, ce qui fait que les premiers travaux portent préjudice à ceux que fon veut entreprendre en-fuite ; l’eau, fur-tout , en gagnant la plus grande partie des puits, avoit ruiné ces travaux , pour lefquels une Compagnie a été autorifée par Arrêt du Confeil en 175*9 , à pratiquer une galerie d’écoulement qui a defféché plufieurs Mines.
- D’une centaine de puits achevés, prêts à être ex* ploités , 8c d’autant d’autres qui atteignoient le Charbon, les puits principaux en exploitation, font,
- Z 17
- I
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- E X P L I C A T 1 O N
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- Au Gravenand,
- le puits de M. Bonard.
- Un 2\ puits de M. Bonard, non ouvert.
- Grand puits.
- Sur la Vigne-paffeliere 2 puits non ouverts.
- 9 puits ( à la Dame Chaftellux ), dont cinq en pleine exploitation depuis l’année 17 Vancien puits du Creux, non ouvert.
- Le puits du Noyer. *
- du Cou.
- du Gros-chataigner, non ouvert*1 Le grand puits du Bel-air.
- La Mine Michon, ouverte par 2 puits.
- Le grand, le petit , non ouvert.
- Le puits du Mûrier.
- Total,* 22,
- iïlovïLLo n;
- Le puits Chorlio.
- Le pwiîr Journoud.
- Benoit-cote.
- de M. Fleur-de-lix.
- Çhambeyron.
- Trujfel.
- Fond.
- dît Maine 9 non exploité.
- Total,. .8.
- Territoire de la Bastie ou tous-Hissojhe , ou la Bastie.
- Le petit puits Donzel,
- Le puits la Croix.
- Dupré.
- Jean-dard, appartenants tous quatre aux Sieurs Donzel freres.
- Le puits du petit Peyrard.
- Les deux puits Bajardon.
- Le puits Madinier-Covette.
- Le puits Celle.
- Le puits Champin.
- Le puits Guinand.
- Le puits Callet.
- Le puits de M. Saint-Germain.
- Le puits de VHerçe , non exploité ou non ouvert. Le puits Toulet, non exploité.
- Il y a plufieurs autres anciens puits dans lefdits territoires qui font épuifés.
- Total.. 1 y.;
- Hors du yoifinage de la riviere de Gier, il s’en trouve dans plufieurs territoires qui en font éloignés de plufieurs lieues., comme à S. Genis-les-Ollier es 3 qui ne font plus exploitées.
- Dans divers territoires de la Paroifle de Saint» Genis-terre-noire, à une petite demi-lieue de Rive-; de-Gier.
- La Varicelle , abandonnée.
- La petite Varicelle,
- La Catonniere.
- Grand Floin, Paroilfe S. Martin-la-plaine ; enfin en fuivant le Gier.
- Paroijfe de Tartara.
- Dargoire.
- S. Andeol-le-Château.
- Montrond , près ChaJJigny
- Total.. 10.
- Beaujolois.
- Les puits ouverts fur les bords d’un ruiffeau en fe rapprochant de S. Symphorien, qui n’eft pas diftant de la ville de Lay d’un quart de lieue, n’ont jamais donpé qu’une fort petite quantité de Charbon de terre très-imparfait , qui brûloit à peine , & ne pouvoit fervir à la forge , de maniéré qu’on les a abandonnés à caufe des eaux.
- Haïjt-Daüphiné. Briançonnois.
- Briançon.
- Entre Ce\annes G* Sejlriche.
- Bas-Dauphiné,
- Election de Vienne. Ternay.
- GrA ISI VAUDAN. GaFENÇOIS.
- Les Mines que j’ai indiquées dans^ces deux Cantons , page £28 , S29 > d’après des Papiers publics , me paroiflfent plus que douteufes ; j’ai tout lieu de foupçonner que ce n’efl: que quelque terre ou Pierre d’Afphalte, comme à Lampertfioch en BafTe-Alface.
- Provence.
- 1. Pépin , près Aubaigne,
- 2. Fort-de-Bouc.
- 3. Maifon de Campagne de M. Vélin.
- £. Fuveau. Voyez la qualité du Charbon 3 page
- uyp.
- Près du Château Peynier. /
- Province du Haut-Languedoc.
- Carmaux , dont l’entrepôt eft Gaillac.
- Quelques riches que foient les Mines de Charbon de terre dont nous avons donné les indications en parlant du Languedoc, elles ne font pas encore à beaucoup près fuffifantes pour une Province où la confommation de bois à brûler efl: aufïï' confidérable qu’indifpenfable, pour pouvoir tirer parti avec le feu des principales productions du pays , qui font aufii les principales matières de fon crû, comme des vins qui fe diftillent, afin d’avoir des eaux-de* vie, des huiles d’olives , dont les moulins ont befoin de feu ; des foies, dont les filatures condiment une grande quantité de bois, dont la di-fette précifément dans les cantons où ces Manufactures font établies, augmente les frais de fabrication , & met une entrave irrémédiable au Commerce.
- La cherté extrême du bois dans le Languedoc j & qui accroît annuellement dans une proportion inquiétante, a déterminé les Etats de cette Province à s’occuper de ce befoin , & de pourvoir à la difette dont elle eft menacée ; dans cette vue elle a chargé M. de Genflane de faire une recherche des différents endroits où le Charbon de terre pouvoit fe trouver à la portée des Villes principales : c’eft ce qui a donné lieu à l’Ouvrage que nous aVons cité fous le titre : Hijtoire Naturelle de la Province de Languedoc.
- Nous allons en donner ici un relevé pour ce qui concerne le Charbon de terre feulement ; mais, en nous en rapportant purement & fimplcment aux recherches dont M. de Genffane a été char-
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- DES PL.
- gê , fions ne pouvons diflirauler une idée dont nous abandonnons la vérification à l’Auteur ' lui-meme, & aux perfonnes qui feront à portée de s en charger ; il nous a paru que M. de Genflane confond affez fouvent avec le Charbon de terre, ce que nous appelions Ckarbon de bois fojjile, qui eft très-différent quant au fond même, & des Mines de pierre d'Afphalte, de fefpece qui fe trouve dans le Comté de Neufchatei, au Val-Travers ; dans le Canton de Berne , au Village de Chavornay ; à la Sablonniere, en Baffe-Alface , &c ; nous avions efpéré être en état , pour ce réfumé , d’apprécier & d’éclaircir nos doutes par la colleftion que nous avions demandé des différents échantillons , mais il ne nous en eft parvenu aucun.
- B A S-L ANGUEBOC ,
- Diocèfe de Beqiers,
- Sur les hauteurs qui font à l’Eft des territoires de Caux & de Neffiés , on commence à apper-cevoir la tête de veines de Charbon de terre qui s’étendent le long des montagnes au Nord de Neffiés 2c de Caux, jufqu’au-delà des territoires du Prieuré Commendataire de Caftan, d’où elles fe prolongent vers les montagnes qui font au Nord de Gabian & aux environs de Pezennes , jufqu’au Nord de Badarieux, paftent par S. Sixte & au Boufquet, du côté de Caunas 8c de la Tour de Brouflon, 2c s’étendent au Nord de Boujfagues, vers Camplong 2c Graijfefac , où la veine reconnue de 12 pieds d’épaiffëur, mais irrégulière, eft très-bien travaillée.
- A Graijfefac ces veines fe partagent en deux branches ; la droite s’étend vers S. Génies, dans le Diocèfe de Caflres ; la gauche s’étend vers Oulargues , Ceflenon, Bize 2c la Caunette , du côté des Diocèfes de Narbonne 2c de S. Pons ; fe prolonge juftpfà Monze , dans le Diocèfe de Carcajfonne.
- L’Auteur regarde les veines de cette Province comme une fuite de celles qui s’étendent depuis le Pont-S.-Efprit jufqu’à Alais , delà à Durfort, à S. Loup dans le Diocèfe de Montpellier , & à Neffiés, dans celui de Beziers.
- La Montagne de la Traverjïere , à l’Eft de Neffiés 2c au Nord de Caux, a été entièrement exploitée autrefois ; on y voit d’anciens veftiges de travaux abandonnés, fi l’on en croit la tradition , à caufe des moffettes inflammables ; il fub-fifte encore quelques reftes d’un ancien chemin qui conduit du pied de la montagne de la Tra-verfiere jufqu’à Agde , & qu’on nomme encore aujourd’hui Carrhiro Carbouniero.
- Vers l’année 1776 , on a attaqué avec per-miffion du Miniftere une veine de Charbon dans les roches de Caillus \ elle a été rencontrée le 4*. jour du travail, 2c reconnue de 4 pieds d’épaiffëur.
- A la montagne de Maniols, à deux lieues de Neffiés, il y quelques années que les Payfans tirèrent du Charbon ; dès qu’ils eurent trouvé l’eau, ils en refterent là.
- Diocèse d’Uzès
- En remontant vers Laudun , quelques Mines de Charbon qui, félon M. de Genflane , a beaucoup d’odeur & eft trop bitumineux, & qui eft propre feulement à cuire la chaux.
- pont-S.-Efprit. Aux environs, Charbon jayet vtrès-bitumineux , mêlé de véritable fuccin jaune.
- \
- INC HE S. 1559
- Tout le territoire de ces environs * depuis la ri* vieres d’Ardeche jufqu’à S. Alexandre , 2c même jufqu’à Venejean, eft rempli de Charbon de terre qui s’étend au Couchant , du côté de la Char-treufe de Valbonne , jufqu’à Corniîlon : vers le Nord-Oueft, Charbon de même qualité qu’au S. Efprit.
- A un quart de lieue au Sud-Èft de Barjac , plusieurs veines de Charbon que l’on fouille feulement à la fuperficie.
- A la Pigere ,^ Parpifle de Bannes , plufieurs Mines abandonnées a caufe des eaux, 2c reprifes par une galerie d écoulement qui va atteindre une veine de 18 pieds d’épaifleur 2c de la meilleure qualité : elles font à portée du Rhône par l’Ardeche qui n’en eft pas éloignée.
- A un bon quart d’heure à l’Oueft de Portes , deux Mines de Charbon de très-bonne qualité, dont on attaque maintenant la veine inférieure.
- En defcendant de cet endroit, vers la Grand-Combe , au Nord-Oueft de Pradel, Mine de Charbon très-excellent > 2c qui s’exploite depuis longtemps.
- A un bon quart-d’heure de chemin plus bas * montagne appellée la Forêt, dont on retire journellement avec des facs une grande quantité de Charbon. M. de Genflane , en examinant les alentours de cette montagne , s’eft apperçu que le feu y eft dans une partie.
- A VImpofiaire, au-deflus du Château de Trefcol, bonnes Mines de Charbon, dont on ne prend que pour les filatures de foie.
- Entre le Colet de De\e 2c S. Hilaire, fur le bord du Gardon. •
- Tous les environs de Pradel jufqu’au Mas-Dieu, où les habitants fouillent à leur fantaifie au pied de ce Village pour leurs befoins.
- Tout le territoire qui borde la Se^e, depuis & -Ambrois jufqu’à Peires-Males.
- Moliêres exploitée depifis long-temps, i Roque-Sadouilles.
- Bejjïeges.
- Crealhs, toutes trois abondantes & de bonne
- qualité.
- Au bas du Château de Montalet, à un quart de lieue de S* Ambrois , Mine qui vient d’être entamée.
- Toute la partie depuis Serviès jufqu’à Font-couverte, Diocèse de Narbonne.
- Tous les environs de Biqe rentre cet endroit 2c le pont de Cabeffac, Charbon très-bitumineux , & donnant beaucoup d’odeur en brûlant.
- A un petit quart d’heure de chemin au-deflùs de Biqe, attenant l’ancien moulin à papier, plufieurs veines parallèles les unes aux autres, & de très-bonne qualité, reconnues à environ de 12 ou 14 . pieds de profondeur.
- A l’extrémité du territoire de Tuchan, qui forme une forêt de buiflons du côté de Segure, fur un terrein appartenant à l’Abbaye de la GraJJ'e, plusieurs veines.
- Près le moulin de Parois, 2 veines.
- Diocèse de S. Pons.
- Au lieu de Mattes, plufieurs veines très-bonnes.
- Diocèse de Lodeve.
- Au pied de la montagne volcanifée qui eft entre Lunas 2c Lodeve, indices.
- s
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- i<6o E X P L I C A T I O N
- GevAUDAN ou DIOCESE DE MENDE.
- Paroiffe de S. Pierre de Triplés, fur le bord de la. Jouante, veine refferrée entre deux roches calcaires ; Charbon d’affez bonne qualité j exploitée par quelques Payfans.
- ParoilTe de S. Frejet, fur le bord du Tar, à mi-cote au-deffous de S. Roman de Dolan , Mine abandonnée à caufe des eaux.
- ÀLAIS »
- Au pied des Cévennes.
- Toute la côte , depuis Roche-belle jufqu’au-deffus du Mas-des-bois , en remontant le Gardon & le Galaifon fur une demi-lieue de longueur, eft entrecoupée de veines de Charbon de terre fouillées au hafard pour l’ufage des fours à chaux.
- En palfant de cette montagne vers celle de Sauvages, dans le Vallon de Trepalou, àTop-pofite de Mines de fer , Veines de Charbon de terre qui vers la Blaqukre fe divifent en deux branches1, dont la principale s’étend le long des montagnes fituées à la droite ou à l’Eft du Gardon , jufqu’au-delà de Portes, près de Chambo-rigaut, où le terrein change entièrement, de nature : cette maîtrelfe branche qui s’étend le long du Gardon , fe replie vers Pradels & le Mas-Dieu , où il y a eu anciennement des travaux de Mines de plomb & argent, auxquelles on pourroit employer le Charbon de cet endroit , dont la Mine eft dévaftée, s’étend vers S. Jean de Voile-rifque, où le Charbon eft très-abondant, mais mal exploité , Roubrac, S. Ambrois, Bannes & Bar-jac ? & fe prolonge vers Cornillon & la Chartreufe de Valbonne , jufqu’au Pont-S.-Efprit ; mais dans ces derniers endroits les Charbons font trop bitumineux ; ce font plutôt des Mines d’Afphalte que des Mines de Charbon.
- Dans les montagnes en remontant de Chambo-rigaut à Portes , indices de Charbon à chaque pas que l’on fait.
- La fécondé branche , moins forte, s’étend à gauche dès deux côtés du Galaifon , vers le Château de la Fare , la Beaume Olimpie , jufqu’au-delfus des montagnes de Vaugean , d’uti côté , & jufques vers Bergueirolles de l’autre.
- Aux environs d’Alais , fur la rive droite du Gordon.
- A Troulay.
- Aux environs de Mialety indices.
- Au fommet de la montagne de Noguret, au-deffus de S. André de Valborgne , terrein de Pompidou , deux bonnes veines.
- En defcendant la montagne de Laigoual , au-'deflus de Cabrillac, indices le long de la côte à droite de la Jouante, depuis Gatuzieres jufqu’à Merucis. Dans quelques parties du fond de la rivière de Jouante , on apperçoit des veines de Charbon.
- En defcendant la Jouante, à un quart de lieue au-deffous de Merucis , près le moulin de Ca-pellan, bonne Mme de Charbon, dont la veine a trois bons pieds d’épaiffeur au jour.
- Au bas de Reven , fur les bords de la Dourbie, proche le moulin de Gardies, veine de i o pouces d’épaiffeur, exploitée par deux Mineurs & deux Manoeuvres qui en retirent communément en 8 heures vingt quintaux par jour , vendu fur le champ à io fols le quintal.
- Entre Molieres & le Vigon 9 au-deffus du pont
- d’Avefe , plufteurs veines qui s’étendent jufqu’au petit Village des Fonts, où le Charbon fe prouve au-deffous du fol de deux rivières qui confluent en cet endroit.
- A Fabregue.
- Au Mas de Coularou , entamées toutes deux par des Allemands, abandonnées enfuite.
- Près Sumene, dans la Vigne du nommé Sales, quelques veines.
- A demi-lieue au-deffus de Sumene, dans un endroit appelle Souna-lou, de très-bonnes Mines.
- Sur le chemin de Sauves à Durfort , au pied de la montagne de Valfonds , indices qui s’étendent de l’autre côté du Vallon vers le chemin de Durfort à S. Hippolyte,
- En defcendant des hauteurs de Mas-noblet à Vabres, fur le chemin qui conduit à la Salle , indices.
- Quartier des Cevennes.
- A une lieue de Vigan. 5 Mines.
- Montcoudour , près de Bouffague', dans la Baronie de ce nom.
- Diocese de Montpellier.
- Dans les montagnes , aux environs de Brades & de Montferrier , quantité d’indices.
- v •
- Guyenne.
- Quercy.
- * S. Bolis.
- Montauban.
- Depuis Andufe jufqu’à Vilîefort.
- Au Village de Vergougnoux.
- Roüergue.
- Haute - Marche.
- Millau.
- Eleélion de Mas de Bonac.
- Cantabre, Diocèfe de Vabres.
- Severac-le-CaJlel , Charbon vitriolique comme celui de Berghlob en Allemagne.
- Territoire d’Aubin.
- On y peut compter une cinquantaine de fouilles, entr’autres.
- Paroifles de Levinhac, de Vialaret.
- Une Mine baignée par la riviere de Lot.
- Firmy.
- Cranfac.
- Le nombre de bateaux , partant année commune des Mines de cette province, dont nous n’avons indiqué ici que les principales , fe monts à 354; leur charge eft depuis iyo jufqu’à 2 y o milliers , ce qui, en portant chaque charge à 200 milliers pour terme moyen, donne 668000 milliers par an.
- Provinces de France,
- Dont plufîeurs Mines de Charbon font à portée de la ville de Paris.
- Il eft très-fâcheux que cette richeffe de premier befoin foit encore trop éloignée de la Capitale , pour pouvoir jamais efpérer ,* tant qu’il ne s’en trouvera pas dans le voifinage de Paris, ou de quelques-unes
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- DES PLANCHES.
- iques-ünes des rivières confluentes à la Seine, pour pouvoir jamais efpérer que l’ufage de ce combuf-tible toujours cher, & par les frais d’une longue exportation & par les droits exorbitans dont il cfl: chargé à fon entrée, s’introduire dans le chauffage & autres ufages do.meftiques ; mais l’importance de la pofition des Mines dont nous allons parler , pour l’approvifîonnement de quelques Confommateurs auxquels le CharSon de terre eft indifpenfable dans la Capitale, mérite de former une claffe à part.
- Bourgogne.
- Auxois.
- rÀ deux lieues d’Avallon, dans un terrein appartenant aux Chanoines de Semur , à cinq lieues de ïa rivière navigable qui delcend à Paris , Mine découverte en 1778*
- Autunoïs.
- Résilié, Hameau dépendant d’Epinac , appartenant à M. de Tonnerre , découverte en 1744, exploitée depuis 17^1 ; & dont les travaux ont fait reconnoître des veftiges d’anciennes fouilles.
- Brionnois.
- La Chap elle-fous-Dhun, à cinq lieues de Beaujeu : Mine ouverte en 1778, par M. Tranchand l’aîné, réfidant à S. Etienne , à la profondeur de cinquante-quatre pieds, & compofée de deux couches d’un pied d’épaifleur. Il a cru reconnoître à une centaine de toifes de diftance une tête de veine de trois pieds d’épaifleur à deux pieds de la fuperficie ; dans un pâturage commun , on prétend avoir extrait de très - bon Charbon en préfence de l’Ingénieur de la Province , à la profondeur de fîx pieds ; & la fonde en a fait auflî reconnoître à la profondeur de quinze pieds, une veine de fix pieds de hauteur.
- Un Particulier ayant droit de pâturage dans ce Communal, a déjà obtenu la permiflion de profiter des recherches de M. Tranchand, & faifoit creufer un puits vers le mois d’Août 1778.
- Bailliage de Be’aune.
- Chorey.
- Montlud , près du Rhône.
- Bourbon-Lamy.
- Marceney , près Châtillon-fur-Seine
- Sombernon. Il paroît qu’on a trouvé du Charbon de terre dans le voifinage de la montagne de Sombernon , qui eft une maflfe de terre argilleufe & pourrie , de texture feuilletée femblable aux découvertes des Carrières d’ardoife.
- Norget, près de Dijon.
- Montbar.
- Montcenis.
- Fanget, autrement appellé Us Charbonnières*
- Montagne de la Châtelaine.
- Guerfe.
- Marigny.
- Breuil. Mine de Creu^ot.
- Blançy.
- ' Savigny.
- PleJJîs.
- Sauvignè.
- Toulon fur l’Arroux.
- Martinet.
- S. Berain.
- «S. Eugene*
- x$6t
- Charmoy & S, Niçier fous Cliarmoy- ..________
- Morey.
- HAÜT-FoKEZj
- Dont les Charbons paflent dans le Commercé fous le nom de Charbon de S* Etienne , Capitale de cette province , aflife en partie fur une malfe de Charbon qui paroît être le centre de toutes les Mines ; le Charbon de S. Etienne eft en général plus tendre, plus propre à la forge , & ronge moins le fer que les Charbons de Rive-de-Gier. Montagne appellée Bute.
- 1. Treuil,
- 2. Monthieu. 2 Fofles.
- I. Terre-Noire.
- 1. S. Jean de Bonnefond. Charbon très-mêlangé de parties terreufes, qui le rendent difficile à brûler*
- 2, Villars. 2 Foflés.
- 2. Bois-Montjier, 2 Folles.
- Mine Sainte-Françoife , à Roche-la-molliere, ou la mouliere. 3 Fofles.
- 3. La Beraudiere, 3 Fofles.
- 3. Rica-Marie. 3 Fofles.
- 3. Çhambon» 3 Fofles.
- 3. Firminy , du côté du Velay. 3 Fofles.
- 1, Le Clufel.
- 3, S. Germain-VEpt. 3 Fofles.
- 8. Crémeaux. 8 Fofles.”
- 1. S. Vidor.
- I. Sorbiere.
- 1. Fouilloufe.
- 1, Clapier,
- 1. Montfalfon.
- B A S-F O RE Z.
- Rouanois.
- I. Vïllemontois,
- 1. S, Maurice-fur-Loire.
- Basse-Au vergne.
- Liinagne.
- Le long de la Dordogne, plufieurs Mines*
- 1. Lampres, Paroifle de Champagnac.
- 1. Sauxillanges.
- Territoire à’Ançat. 7 Fofles.
- I. SaWerre.
- 1. Charbonnière, ï. Sainte-Florine,
- 1. Les Barrivaux.
- 1. Les Gourres, ou les Gorres. 2 Puits*
- I. Collines de Langeat.
- I. Grille.
- 1. Neuvialle.
- 1. La Foiriere.
- 1. Fondary. ,
- 1. La Vitriolle.
- 2. Chambleve. 3 Fofles*
- 1. Meche-cote.
- 1. La Leuge.
- 1. Mine rouge.
- 2. L’Orme. 2 Fofles.
- 1. Vergonhon.
- I Champelas.
- I. Lande fur Alagnon.
- I. Frugere.
- 1. An\on.
- 1. Bofgros.
- I. Barate.
- 1. Gros-menil ou GroumenU *
- 3. Les Lacs. 3 Fofles.
- .1. Puits de Brajac*
- A 18
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- xf6i E X P L I
- La Fojfe, autrefois travaillée par 6 puits, remife aujourd’hui en exploitation fous le nom de Mine de Sadoumy. Voy. pag. n6o.
- X^a Moulitre, 2 FolTes.
- X. La Taupe.
- i. Champ ou Figne de Madamei
- Bouebonnoi J.
- Fims. 4 FolTes.
- Noyan.
- Ni ve rn ois.
- Champvert , ParoilTe près Decize. 2 FolTes. Voyez page 1399. •
- Le mauvais air qui s’oppofoit a la pourfuite des travaux de cette Mine en 1773. Voyez page y73% a été tout-à-fait corrigé & détruit lorfqu on y a eu profondé un nouveau puits : MM. Perier , Mé-chaniciens, y ont établi une machine à feu.
- Druy.
- Je fuis informé à l’inftant, qu’un Particulier prétend s’être alluré avec la fonde de la préfence du Charbon de terre dans la montagne de S. Ger-main-en-Laye. La nature des couches de cette montagne, qui ont été reconnues à la profondeur de plus de 28 pieds par les travaux deM. Peronnet, donne lieu de foupçonner ce qui peut-induire en erreur fur ce point a & rendre la découverte très-douteufe.
- Ces différents lits j dont M. Perronnet a fait voir les échantillons à l’Académie, & décrits par M. de Fougeroux dans le Volume de nos Mémoires pour Tannée 1771 , étoient un lit de tuf de fable coquiîlier, de glaife ardoifée , de glaife crétacée , de pyrite , de craie blanche , douce au toucher , fous lequel il s’eft rencontré du bois fojjile jayeté.
- On voit que le poulïier combuftible ramené dans le cullier de la fonde , lors de la recherche dont il s’agit, pourroit bien n’appartenir qu’à de la pyrite ou à du bois folîile, fans que Ton foit fondé à conclure que ce pouflîer étoit du Charbon de terre ; la tradition de la préfence de ce folîile intérelfant dans un canton du voilinage de S. Germain-en-Laye s’eft déjà trouvée en défaut il y a plu-Geurs années. Voyez page 165 , note 3.
- J oTALj Soit des endroits où il a été fouillé du Charbon de terre, & où les travaux peuvent être repris avec fûreté, foit des endroits d’où Ton en tire actuellement.
- 422 Fosses ou puits de Mines.
- Nous terminerons cette énumération par le Rapport des Commiffaires que l’Académie avoit nommés pour examiner les Cartes phyfiques ; le changement qui a été apporté dans leur compo-lition 5 au moment de les faire graver , & qui ne fe rapporte plus avec Tordre préfenté dans le rapport qui va fuivre, ne s’étend que fur ce point, & il fera aifé de les reconnoître.
- Extrait des Registres de T Academie des Sciences.
- Rapport des Commissaires de VAcadémie fur les deux Planches précédentes.
- Ces Cartes dreflées par M. Buache font les memes qui ont été annoncées dans la Séance publique de l’Académie en 1761. Elles font au nom-
- CATION
- bre de quatre , dont la première comprend la France entièrement diftribuée par Gouvernement; On y a indiqué les lieux où fe trouvent les Mines de Charbon de terre , & le cours des rivières navigables qui peuvent faciliter le tranfport de ce foflile.
- La fécondé Carte formée fur une échelle beaucoup plus grande , contient feulement les Provinces les plus abondantes en Charbon de terre : comme pluGeurs de leurs Mines font fort voiftnes les unes des autres , on n’auroit pu les diftinguer dans la Carte générale} celle-ci les fait connoître avec un détail fuffifant.
- La troiîieme Carte eft celle du pays de Liege, ou du moins de la partie de ce pays qui fournit le Charbon de terre : tôute la rive droite de la Meufe repréfentée fur cette Carte a été déftinée d’après une Carte originale, tirée du Bureau des Plans ; quant à la rive gauche , M. Morand Ta fait lever par un Arpenteur du pays de Liege.
- La quatrième Carte repréfente le même pays, mais particuliérement par rapport aux Mines de Charbon de terre ; c’eft-à-dire, qu’on n’indique que les lieux où ces Mines fe trouvent. Comme M. Guettard a fait mention des Mines de Charbon de terre dans la Carte minéralogique de la France qu’il a publiée , ( * ) & qui a été dreffée par M. Buache , nous avons cru devoir examiner plus particuliérement G les différences de cette Carte à celle que propofe M. Morand étoient affez nombreufes de affez importantes pour exiger cette nouvelle def-cripi;on ; &, dans cette vue, nous avons demandé à M. Morand un état de ces différences : les voici telles qu’il nous les a produites.
- La Carte propofée eft conftruîte fur un plan différent , qui ne peut qu’être avantageux pour la recherche, le tranfport & le commerce du Charbon de terre ; ce plan eft le plan général de la Terre donné en 1732, par M. Buache, & qui repréfente les fleuves, les rivières qu’ils reçoivent, & la fuite des chaînes de montagnes ; feconde-ment, elle renferme fur l’objet principal beaucoup plus de détail, que n’en renferme & ne doit en renfermer celle de M. Guettard, qui ayant*eu pour objet la Minéralogie en général , n’a pas dû fe livrer fur chaque objet au même détail qu’il au-roit fait, G, comme M. Morand, il n’en avoit embraflfé qu’un. Suivant l’état que M. Morand nous a remis , la Carte de M. Guettard indique particuliérement huit endroits où Ton trouve du Charbon de terre ; celle de M. Morand en indique plus de 140. Nous penfons donc que dans un Ouvrage qui a pour objet la defeription des Mines de Charbon de terre, une Carte qui indique avec détail les lieux où Ton peut en trouver , ne peut qu’être bien placée. Nous fommes d’ailleurs perfuadés que M. Morand fera connoître au public la partie de fon travail qui lui eft commune avec M. Guettard ; & tant pour cette Carte que pour les trois autres dont nous avons parlé ci-deflùs, nous penfons que l’Académie les jugera utiles à l’objet que M. Morand s’eft propofé.
- Au Louvre, le 3 1 Août 1766. Signés Gassin* de Thury,Bezou, Buache.
- Je certifie le préfent Extrait conforme à Voriginal é* au jugement de V Académie. A Paris ce 10 Juin 1778,' Signé, le Marquis de Condorcet , Secrét.perp.
- (*) Voye* VIntroduction , page viijy
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- DES PLANCHES.
- SECONDE PARTIE.
- Les cinq premières Planches préfentent un développement de tout ce qui concerne les bancs de Houille dans le pays de Liege i leur fltuation , leur marche en terre depuis leur extrémité au jour ; elles font copiées de l’Ouvrage de M. Louvreyx, où elles font fim» plement en efquiffe. >
- Pour entretenir ridée que Ton doit fe Former des Mines de Charbon , confidérées dans une coupe perpendiculaire * j*ai repréfenté les différentes couches terreufes ? & les Jîam* pes ou réparations pierreufes placées entre chaque Veine*
- Planche première*
- La Vignette eft copiée Fur une Gravure très-connue de la bataille de Rocoux , ou Ion voit dans le lointain , à gauche , la ville de Liege & une partie du cours de la Meufe, en remontant jufqu’à Vizé.
- La Planche repréfente la coupe d’une Mine dans laquelle on fuppofe douze Planneures, c’eft-à-dire, douze veines de Charbon en pendage de platteure» Jamais une veine de Charbon , dans quelque pendage qu’elle foit, n’eft feule ; celle qui appro» che le plus de la fuperficie, en couvre toujours une ou plufieurs autres qui marchent toujours à très-peu de chofe près de même que la prèmiere * placée au-deffus de ces différentes veines ; on prétend que celles qui fe trouvent dans la plus grande profondeur donnent un Charbon toujours fupérieur en qualité au Charbon des veines de deflùs.
- De cette pofttion de plufleurs veines les unes au-deffùs des autres, telles qu’on les voit dans cette Planche de les quatre fuivantes , il réfulte néceflai-rement, & la chofe eft facile à concevoir, que la veine placée fous la première, & qui marche de même, a plus d’étendue en longueur que la troi-fieme , c’eft-à-dire, ‘parcourt un plus grand trajet' que la fécondé , & ainfi- de fuite pour routes les autres veines placées au — defîbus , & quen con— féquence elles donnent plus de Charbon
- La faille qui coupe la marche de ces différentes veines , n’eft jamais penchée dans les Platteu-res comme elle l’eft ici; il faut la fuppofer droite. Voyez , fur la pofition droite ou inclinée des
- failles, la page 60. < f
- Sur ces planneures on voit une ébauche du bure d’extradion accompagné de fon bure d'airage , Amplement efquiffé auffi ; tous deux feront repré-fentés complettement dans les Planches XII &XVII.
- Au pied du Bure on a marqué la place du Bou-gnou , & au niveau de principal puifard un petit hure fouterrain nommé Bouxtay , quelquefois Jarret, dont la forme peut être en quarré ou en ovale; il fert à travailler les planeur es avec un petit treuil nommé ïorret , en conduifant ^ l’ouvrage de Bouxtay comme celui des Bures d'extraBion. Au pied du Bouxtay il y a toujours un bougnou, dont on a Amplement indiqué la place.
- Planche IL
- La Vignette repréfente une des hauteurs qui domine le Château de Collonftere en Condroz.
- La Planche donne une idée des veines en pm-dage de Roiffe , c’eft-à-dire, dont la pente commence à s’écarter du degré d’inclinaifon qui conftitue le pendage de platture pour s’approcher de la fitua-tion droite à-plomb, & s’enfoncer de même in-ienftblement.
- Conféquemment au parallélifme que les veines de Charbon obfervent les unes au-deffus des autres dans leur marche en terre * & qui eft bien Ample dans les platteures , on voit comment les veines en pendage de Roiffe 9 Atuées au-deffous de la première 9 fe réfléchiffent toutes fous les mêmes angles que la première * & fe rapprochent toutes enfemble de la ligne horizontale , jufqu’à ce qu’enAn après avoir achevé cette allure de platteure* elles viennent regagner la fuperAcie , comme on l’a expliqué pages 878,875).
- Parmi les couches terreufes qui forment la première couverture , on a marqué des fources d’eaü qui fe font jour ordinairement dans la Kraw.
- Les trois veines roijfes repréfentées ici , font vues dans une profondeur qui permet d’appetee* voir cinq endroits où elles fe dévoyent pour reprendre chaque fois un pendage différent, jufqu’à ce qu’elles fe forment en une platteure nommée platteure de Roiffe , qui va fe terminer à une faille 9 derrière laquelle cette platteure fe trouveroit rihop* pie A elle pouvoit être repréfentée.
- Si le premier pendage de Roiffe à la fuperAciè fe prolongeoit conAdérabîement avant de prendre le pendage qui lui fuccede, il formeroit ce qu’on appelle dans les travaux de l’exploitation, Maître« Roiffe.
- Au moyen du bure profondé, à la tête du pèrt-* dage de Roiffe , plus bas que la dieille de la veine inférieure que l’on veut travailler , & continué au-deffous de la troiAeme veine où l’on établit le Bou-gnou dans la pierre , on fe met à ‘portée d’exploit ter toute cette partie par Bacnures, marquées en blanc, pointées de noir.
- La continuation de ces Roiffes fe travaille par îô fécond bure profondé de même au travers des trois veines , aAn d’atteindre les platteures & pendageS de platteure qui vont gagner la faille , & les travailler jufqu’à cet endroit.
- Parmi les couches terreufes qui precedent les lits pierreux , on a repréfenté dans la marie ou la craie des fources d’eaux qui fe font jour communément dans cette couche. Voyez Part. I, page 46 , & Part. Il9 page 875.
- I
- Planche III.
- Veines en pente , ou Pendage demi-Roijje qui fe travaillent comme celles de la Planche précédente par le bure enfoncé dans la veine du milieu , juf-qu au-deffous du premier dévoyement de la troiAeme veine. On juge par cette Planche & par celle qui fuit que les pendages qui fuccedent au pendage-roiffe vont toujours en gagnant de plus en plus en profondeur, ce qui les rend plus fujets aux eaux.
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- explication
- Planche IV.
- Veines en pente , ou penâage de Roijfe, qui reprennent tout de fuite un pendage de platteure, nom-xné dans les ouvragés grande Veine ou Platteure. jL.a Vignette repréfente un des lointains qui fait partie d’une vue du Château de Quincampoix.
- Quoique le bure foit ici repréfenté d’à-plomb , ces roifles peuvent être exploitées par un bure traîné en pittant dans le corps de la veine du milieu , v.pag. 242,8po , cependant les Bacnures que l’on voit dans cette Planche mettent également à portée des roifles correfpondantes, & facilitent de même l’approche de la grande Veine , pour la travailler enfuite par Bouxtay profonde d’environ une vingtaine de toifes , & auquel on donne à droite & à gauche des Coijîrejfes , voyez page 363 , comme à un torret , de maniéré que toute la platteure de roijfe puifle fe travailler en trois ou quatre portions.
- Planche V.
- Veines en pente , ou pendage de Roijfe qui y-après avoir pris un autre pendage ,Te redreffent tout ,;de flirte pour venir foper au jour , en roijfe. Ces roifles peuvent fe travailler par le bure profonde dans une roifle, de maniéré qu’il rencontre dans fon approfondiflement le pendage de platteure juf-qu’au-deflous de la troijïeme Veine.
- Planche VI.
- Inflrumcnts de Géométrie fouterrainé,
- À. 1. A. 2. Rofe de la Boujfole.
- B B. Boujfole manuelle , ou BouJJole à la main , que les Liégeois nomment Platteau.
- B-. 1. Bouffole divifée en heures & en minutes , de 4 pouces en quarré, dans une boite de bois. B. 2. Meme Boufloîe avec fon couvercle de cuivre ouvert.
- B. 2. Boufloîe de trois pouces de grandeur , re-
- préfentée fermée.
- C, Chaîne de fil d’archal ou de laiton, formée de
- de plufleurs pièces raiïemblées, lorfqu’on ne s’en fert pas.
- D D. Quatre membres de la chaîne. La longueur totale de la chaîne efl: ordinairement de la longueur d’une perche , ou de plufleurs toifes diftinguées les unes des autres par un plus grand anneau elliptique. Chaque partie égale de la chaîne de 10 en 10, s’appelle décimale.
- e. Manette ou étrier.
- E. Manette ou étrier , vu féparément & en grand,
- F, F. Anneau qui s’adapte avec la piece fuivante.
- G, G. Un membre de la chaîne terminé en
- crochet.
- H. Anneau barré en travers dans fon milieu, &
- muni à droite & à gauche d’une oreille , vu féparément , pour recevoir le crochet d’un membre de la chaîne.
- h, h. Anneaux qui terminent chaque brin de la chaîne.
- L Anfe que reçoit le dernier brin de la chaîne, vu féparément.
- 1 f *• Petite anfe dépendante du premier membre de la chaîne.
- K. Peloton d& ficelle dont on fe fert dans quelques
- endroits au lieu de chaîne , & où les toifes & demi-toifes font marquées par des noeuds. Voyez pages 21 j* , 782 5)03.
- a. Tablette ou Cartabelle formée de plufleurs
- ardoifes, enfermée dans la boite,
- b. Cette tablette repréfentée ouverte.
- c. Epaifleur de la tablette.
- Planche VII.
- Outils ( fous trois divifions ) pour l’enfoncement d*un Bure.
- Sur le haut de la Planche font les différentes pièces qui compofent le Tarré ou la Tarriere d’u-fage dans les travaux de Houillerie au pays de Liege , & nommée alors Aweye à forer, foit pour fervir de fonde , foit pour frayer le chemin aux fers de Mines lorfqu’on veut faire jouer la poudre a canon , & qui font au bas de la Planche.
- 1. Amorceux , Condu&eur de la tarriere , avec fon
- manche ou fa poignée de bois ; à cette première piece fe rapporte la piece N°. p de la Plan-fuivante, fg
- 2. Longue Verge. 2e. Piece du Tarré pu. piece dou-
- ble de la première * & qui s’y adapte j elle ne différé de la courte Verge qu’en ce que cette 2e. efl: plus longue. Voyez page 213. 3,3. Erpet. Fermoir , de différente longueur , mais toujours taillé en bifeau , & qui termine le Tarré.
- 4. Rapeheux. Tireboux qui s’adapte à l’amorceux ou à la courte Verge , pour retirer des pièces qui fe font caflees dans le trou de Tarré. y, y. Fermoirs à quatre côtes pour percer la pierre dure , & qui peuvent s’adapter à toutes le3 pièces du Tarré.
- Outils de Ferronnerie ddufage %au Pays de Liege ; pour foffoyer, avaler les Bures
- Ces outils renfermés entre les deux premières barres, immédiatement au-deflous du Tarré, font :
- A. Louchet. Pelle ou Beche, employé aux premières fouilles , pour Ravalement du bure lorfque les terres font grafles.
- B 1. Haway. Sape. Pioche pour faper , remuer 5 démolir les terres grafles.
- B 2. Autre pour les terreins durs.
- C 1. Gros pic d'avalerejfe , ceft-à-dire, employé au bure nommé Avalerejfe pour les terreins peu folides.
- C 2. Gros Pic dïAvaleur pour les terreins mêlés de Plein.
- V. Hotteux. Pic plus gros que celui à’avaleur s poux entamer la pierre dans les joints, & frayer le chemin à R Aweye ou aiguille que l’on enfonce en frappant defliis.
- E 1. Pic de Veine.
- E 2. Autre Pic de Veine.
- F. Mat-biche. Marteau à deux têtes formées eu
- en pointe , pour fendre , bêcher, & amener les morceaux qni font brifés.
- G. Mat de fer. Maillet en fer, femblable à la mafle
- des Mineurs; il a deux têtes, & efl: de différents poids félon que l’on veut s’en fervir ou pour les pierres ou pour les houilles, ou ou pour enfoncer des pieux de bois en frappant deflùs.
- H. Autre Mat, a la tête applatie dans une de fes
- extrémité!
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- DES PLANCHES. i <6$
- extrémités, & pointu dans l’autre*
- Bas de la Blanche*,
- 1Outils pour faire fauter des rocs avec la poudre à canon.
- Brokette de Mine. Fleuret muni d’une poignée en travers , fur laquelle on frappe à coup de mat ; c’eft cette piece avec laquelle on fraye le premier chemin aux inftrumeots : à cet effet il eft terminé en pointe-moufle.
- b. Bourreux. Creufé à fon extrémité pour recevoir une cartouche qu’il porte au fond du trou, & y bourer la terre fur la charge de poudre.
- v, Rinetieux. Renettoyeux, qui fe fubftitue au fer de Mines , & qui fert à deux fins ; courbé en cimier,fervant quelquefois de manche à une de fes extrémités , pour rapporter du trou les ordures qui réfultent du forage : quand ce creux eft mouillé* , on fe fert de l’extrémité oppofée en la promenant dans le trou.
- à. Fer de Mine. Fer à Mine que l’on chafîe en frap-pant fur fa tête , afin de brifer & de faire éclater le roc ; lorfque le roc fe trouve trop dur , on lui fubftitue le N°. 5.
- e. Mat de fer à deux têtes quarrées.
- /. Fourniment de poudre, ou boite de fer-blanc pour la poudre à canon.
- g, g. Petite bufe ou boite de fer-blanc, dans laquelle on fait agir les différentes pièces de Fer de Mines, pour porter à fec la poudre dans l’eau.
- Planche VI II.
- Haut de la Planche.
- Outils pour les veines de Houille..
- ij.. Hanîainte. Hamente. Levier ou pince pour fou-lever : fa longueur eft variée en proportion des bures ou des voies fouterraines dans lef-* quels on le fait agir.
- 2. Pied de biche. Autre Hamainte fourchu dans l’extrémité oppofée à celle par laquelle il s’empoigne.
- 5. Pic de Veine, plus pointu que le pic Ravaleur,
- & de moitié moins fort.
- £4, Bada. Coupay. Copray. Efpece de hache à manche court, pour couper la veine fur les côtés.
- y. Xhavrejfe pour couper la veine lorfqu’elle a été xhavée avec l’outil fuivant.
- 6. Revlet. Rifvelaine pour détacher la veine.
- y, Trivelle. Truelle. Efpece de Louchet de fer , employé à remuer les houilles & les fouailles ; il y en a de pîattes, il y en a de recourbées.
- S. Autre Louchet en fer.
- Moxhe de Veine. Languette , véritable meche du Tarré qui fe vérine avec l’amorceux , pour fonder & pareujfer les veines.
- £0. Mat. Gros marteau de fer, rond , à deux têtes d’acier, de différent poids , félon que c’eft pour frapper de bas en haut, ou de haut en bas. I. Aiveyes. Aiguilles. Coins , différents félon que l’on veut attaquer les pierres ou les veines. Les aiguilles à veines font employées après avoir xhavé la veine 3 pour la faire tomber , dépiécer.
- 12. Kiflay. Rafiau, tout en fer , à l’ufagedes Hier* cheux.
- 13. Stikay. Stiket. Peta. Crochet pour arrêter le Hernaç, & qui s’attache comme on le voit en B. PI. XII.
- 14. Rayetray. Crochet des TraireJJes , employé dafiS les Foflès de grand Athour , à amener far le pas du bure les paniers & coufades.
- Autre Rayetray ferré en crochet, & en pointe comme ie précédent., fervant à deux fins* Voyez page 229.
- Bas de la Planche»
- Vf enfles employés dans les ouvrages intérieurs ,
- & qui rten fortent jamais.
- Traîneaux.
- Ai Bâche. Bage. Bac , grand Vay , du poids de 2*jf livres, fervant à amener leCharbon des voies fouterraines au pied du bure. Il eft bien renforcé de Royons ou bandes de fer.
- a. Bâche, vu de profil.
- B. Vay. Bage, partagé diagonalement par la moitié dans fa longueur , de maniéré qu’il eft plus long que large , & d’une forme relative à fort ufage, qui eft d’amener la Houille des parties les plus éloignées des ouvrages fou ter-terrains , quelquefois jufqu’au pied du bure , de même que le Bac. V. fon poids, page 1541.
- b. Coupe du Vay.
- c. Crochet de fer qui s’adapte à l’anneau placé à la
- partie antérieure du Bage & du Vay.
- Planche IX.
- Traîneaux fur roues, pour Vintérieur des HouitÜeres. i
- î. Sployon des Hier cheux ; traîneau dont la grandeur eft différente félon les ouvrages dans lefquels on s’en fert ; comme il eft tiré pas? des enfants , il eft tant foit peu exhauffé fur quatre petites poulies, en guifede roues, quî facilitent fon tirage.
- On voit fur ce petit charriot la bricolle ou bre^ telle qui fert aux Hiercheux pour tirer le Sployon, en attachant cette fangle au crochet qui eft fur le devant de la voiture.
- 2. Met. Caiffon ou coffre deftiné à parcourir des galeries inclinées. Deffous le met eft repré-* fenté à part fon fond percé dans le milieu de l’extrémité de fa longueur qui eft le derrière, afin de recevoir une cheville de fer de la piece fuivante,& qui l’affujettit en place.
- Galhiot , chaflîs de fer plat, monté fur roues, & fervant de train au Met qui y eft emboîté, & retenu de droite à gauche par une cheville de fer , & par la conftrudion des aiflieux.
- 4. Aiflieux pour les roues de derrière, y. Aiflieux pour les roues de devant*
- 6. Profil du Met monté fur le galhiot, coupé de maniéré à laiffer appercevoir la cheville de fer qui entre dans le fond du Met, afin de le maintenir en place dans fa marche, y. Roues du Galhiot, vues feules avec la tringle de fer qui s’étend dans toute la longueur du Galhiot : les roues de devant font toujours plus petites que celles de derrière , par rapport: aux galeries inclinées que cet équipage a à parcourir.
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- E X P L I C A T I O N
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- & Fort crochet àe fer qui s’attache au bout de la chaînepour^rer Ie Gflifcior lorfqu’ileft chargé.
- Planche X.
- Ujlenjiles pour élever la Houille au jour, à Vaide de moulinets, treuils ou tours établis à la'fuper-ficie des Bures.
- [ï. Coufade , caifle la plus grande de toutes celles employées à élever des charges de Houille ou de Charbon , fufpendue à chaque coin par de fortes chaînes qui viennent fe réunir à un anneau auquel s’accroche la maîtrejje chaîne • à fon fond extérieur qui eft repréfenté à part, à côté, eft implanté dans le milieu un autre anneau très-fort, pour pouvoir y attacher . une chaîne , dont l’extrémité venant à être attachée au Vay , exécute une forte manoeuvre développée à part dans la Planche XXÎ. 2. Demi-Coufade pour demi charge , & dont la coupe eft repréfentée à côté.
- f B A S D e LA P LA N C H E*
- Fers d'airage. Toc-feu. Ujlenjiles d'airage , uflen-jïles à feu , c’eft-à-dire , dans lefquels on tient du feu allumé dans la bufe du bure , pour donner du mouvement à Pair intérieur des Mines.
- a. Toc-feu en grillage, fufpendu par quatre chaînes attachées aux quatre coins , & réunies , comme celles du Coufade, à un anneau auquel s’accroche l’extrémité d de la chaîne, qui dévale fur un petit treuil établi exprès à la bouche du bure d’a rage. La Figure de la Planche XII donne le détail de ce qui a rapport à cet uftenfîle.
- b ,c. Chaudrons de fer à pied 8c fans pied , qui fe fufpendent de la meme maniéré que le toc-feu , mais qui ne remplirent pas l’objet auftï bien que le toc-feu à jour a.
- Planche XL
- Uf enfles pour déharrajfer les eaux des ouvrages fouterrains.
- PREMIERE Classe.
- Ujlenjiles qui rejlent toujours dans les ouvrages fou-terrains , & deftinés à tranfporter d'un endroit à un autre les eaux qui ne peuvent être à la portée des pompes.
- ï. Ghyot. Groffe tonne cerclée de fer, montée & attachée à demeure fut un Sployon.
- 2. Ghyot à roues, c’eft dire, monté fur deux aiftîeux à roues, ceintrés en demi-cerceaux pour em-braffer une partie du corps du ghyot, comme le galhyot embraffe le met : le Ghyot en traîneau , ainfi que le Ghyot à roue, a dans fa partie de derrière, repréfentée pour l’un & pour l’autre , une ouverture à laquelle eft adapté dans l’intérieur un clapet de bois fai-fant l’office de foupape , lorfqu’on vient à pouffer le g' yot dans un endroit ou il y a de l’eau, c’eft à-dire , permettant à l’eau d’entrer dans le ghyot , & empêchant fa fortie lorfqu’il eft empli.
- Dans la partie fupérieure des Ghyots , on voit
- une bonde qui ferme une autre ouverture quarréè lorfqu’on voiture le ghyot, & que l’on ôte quand on veut le vuider.
- Tantôt les Ghyots font traînés par les Hier-cheux jufqu’aux pahages de la F allée où on les vuide y tantôt ils font traînés à la fuite du Vay , en meme temps que le Coufade monte dans le bure 5 cette triple befogne fera expliquée & rendue fen-lîble dans les Planches XXI, XXVI &. XXVII.
- Bas de la Planche.
- A. Seille. Seau le plus gros pour le fervice du Bougnou.
- JB. Tonneau tenant pour la capacité un milieu entre les feilles & les tinnes.
- C. Tinnes, moindres tonneaux pour les Torrets. a , b. Nailles, lames de fer applaties, dont on fe fert pour lier enfemble les pièces qufTorment les cuves.
- Planche XII.
- Plans , élévations £r coupes des Machines établies à la fuperfcie des Bures,
- Cette partie de conftruâion, effentielle pour une foflfe de Grand-Athour , qui demande un établif-fement folide & à demeure , confîfte, comme on ' le voit fig. 1, en un Hernaq ou forte charpente qui couvre & enferme toute l’ouverture du bure, & qui fera développée dans la Planche fuivante.
- A. Principale dépendance duhernaz. Aube , Treuil ou tambour vertical, fur lequel fe roule & fe déroule la chaîne qui éleve 8c defcend dans le bure, foit coufade , foit tinne , en paffant fur différentes poulies , dont les unes, appellées Rolles du Bure § font fous la toiture du hernaz , 8c les autres fur le Fauconneau placé entre le tambour 8c le hernaz. Il eft à propos de remarquer en paffant que le fauconneau ainfi que le tambour doivent être plus cxhauffés qu’ils ne le font ici ; ce gruau porte dans fon bec deux poulies qui détournent la chaîne de la dire&ion en droiture , en alignement des rolles du bure , lorfqu’on veut par le Spouxkeux ou Pwi-feux , ou par le Parti-bure xhorrer les eaux d’une veine ou d’une foffe Supérieure jà laquelle on a donné communication.
- L’Arbre ou Aube, eft traverfé dans fa parti© inférieure de plufieurs bras de leviers auxquels s’attellent les chevaux pour faire tourner le tambour, & faire jouer la chaîne qui va ou fur le bec du fauconneau , afin de xhorrer par tinnes , ou fur les rolles du bure pour élever ou defcendre les Couffàdes.
- B. Stiket. Peta. Vu à part, N®. 13 , Pl. VIII , 8c ici attaché à fa place.
- Fig. 2. Tambour ou axe du Treuil, dont le pivot fupérieur , garni en acier , eft fixé fortement dans un chapeau qui tient à la charpente , & 1© pivot inférieur eft implanté fur une crapaudine de fer ou de cuivre, fcellée au milieu d’une pierre marquée en profil par des points.
- Deffous le Hernaz, fig. 1 , en continuation de l’œil du bure caché par le plan , on voit le prolongement d’un bure de forme ovale affe&é au Parti-bure , 8c revêtu en maçonnerie de brique , comme il l’eft dans quelques occafions ; on y a repréfenté le
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- Couffade montant ou defcendant, par le moyen de la chaîne du bure enroulée iur un Rolle dans le toit du Hernaz.
- Kg» 3* Vue en plan, de toute la partie fuperficielle des parties qui viennent d’étre expliquées ; favoir, de l’ouverture intérieure du bure , du fauconneau , du tambour ,. de la pierre fcel-lée dans le fol, & où eft implanté le tambour , du Stiket & du pas du Bure ou Manège , appellé aufli Trotoir : ce plan du manege fe verra encore à la Planche XVI. \
- %. 4. N°. 1. Bure d’ éxtra&ion ou grand bure de forme parallélogramme dont on voit deux côtés correfpondants qui font les plus longs , nommés longues ou grandes Mahires qui répondent aux côtés de la veine ; deux autres côtés plus étroits , aufli correfpondants entre eux , nommés courtes Mahires , diftingués entre eux par deux dénominations différentes } l’une fur le haut du pendage, nommée Mahire d’athier, ou Mahire d’amont-pendage ; l’autre oppofée à la mahire d’athier eft ap-pellée Mahire defcendante, Mahire de defcente, Mahire Lavallée , ou Mahire cCaval-pendage. Dans la longueur intérieure de ce bure,_/zg. 4, on a reprélenté les différentes maniérés , dont les parois ou Mahires font foutenus depuis le haut jufqu’en bas , en maçonnerie , & toujours en brique ,2,2, dans le pays de Liege, lorfque le terrein n’a point de roc ; avec des RoiJJes ou fafcines dans les endroits terreux, 3 » 3 , ou avec des pièces de bois de fcia-ge , 4,4.
- Fig. y. Sployon du Bure ou du Hernaz , traîneau
- long , étroit , entouré d’une forte chaîne , & chargé de pierre, lorfque le Coufade montant pefe moins que le Couffade defcendant. Voyez page 229.
- Fig. 6. ( mal marquée y. ) a , a, Cheteur , ef-pece de cheminée en brique de forme conique , élevée à la fuperficie du terrein fur les rebords du Burtay ou bure d’airage b b ÿ elle eft plus amont-pendage du grand bure , élevée & maçonnée dans fon trajet perpendiculaire ; on y tient toujours du feu dans un fer d’airage que l’on monte ou que l’on defcend avec le petit dévidoir repréfenté à l’œil du Burtay, à l’endroit où eft la porte de la chetteure, & en plan, au-deflous.
- p. Muraille de réparation du Royon ou tuyau de defcente de la fofle d’airage d d, par lequel l’air extérieur eft porté au bas du grand bure, & de-là dans tous les ouvrages. Ce bure d’airage communique encore en plufieurs endroits dans le grand bure par des taillements ou pierçures , dont on en voit ici une au deflùs de b, vis-à-vis le Coufade : le feu ainfi porté à volonté dans tout le trajet du bure d’airage, dilate l’air de la Mine, le rend plus léger;que l’air atmofphérique l’oblige par-là de monter & de s’échapper par l’ouverture fupérieure, tandis que l’air ,de l’atmofphere s’introduit par d’autres ouvertures pour remplacer celui-ci.
- Planche XIII.
- jflan en perfpeBive de la charpente qui fe confirait pour les grands Bures ou les grandes Exploitations,
- A A A, Toiture.
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- Rolles du Bure. Poulies aînfî nommées parce qu elles répondent à l’œil du bure * & que cs..font e^es qui conduifent dans tout le trajet de la foffe a Houille les chaînes auxquelles font attachés les uftenfiïes ; ces rolles ont environ trois pieds de diamètre ; l’un fert à monter , l’autre à defcendre les chaînes. b , b * b, Rolles, vues en face. b , c, Rolles, vues en profil. c» Cercle de fer qui garnit les gorges des rolle» du Bure.
- d. Petit Cercle de fer.
- Planche XIV.
- Chat de Vallée, force mouvante dont l’effet dépend de l’aéfion du tambour placé à la fuperficie s & qui fe place dans la Mahire où vient fe déboucher la voye en pente d’où l’on veut amener le Ghyot & le Galhyot.
- A A A A. B B B B, Ouvrage de charpenterie fervant à l’enchaflùre d’une grande poulie, dite Rolle de chat, répondante à la bufe du bure , vu en place en c , & de face en c. Dans les platteures on n’a befoin que d’une poulie feule ; dans d’autres cas il en faut une fécondé E ,du côté de la voye , plus petite que l’autre , & fervant de double renvoi , dif-pofée de même entre deux petits fupports D, D, à l’aide du Goujon F. Voyez page 23J, a} a. Jambes ou montants vus de face, accompagnés de différents développements de cette charpente. Le jeu de cet appareil eft rendu fenfible dans la Planche XXI,
- Planche XV.
- Fig» 1. Petit Herna% ou petite machine,à chevaux* A , A. Rolles du Bure. Poulies , dont l’une eft plus grande que l’autre , & toutes deux ayant rapport à la chaîne qui defcend ou monte dans le bure. •
- B, Tambour autour duquel roule une corde ou chaîne avec plufieurs leviers , ayant à leurs extrémités des palonniers auxquels on attele des chevaux , & qui peuvent fe multiplier eu multipliant les leviers.
- Fig. 2. Porte d'airage entière, qui s’établir à l’entrée des galeries pour communiquer l’air de ces voyes foutefraines avec l’air du bure, & qui, quelquefois , ne confifte que dans un feul poteau d’étai , fupportant par le haue une fimple traverfe.
- Bas d £ la Flanche*
- Fig, I. Berwettreffe* Meneufe ou Monreffe revenant du Paire au Bure pour recharger en gros Charbon fa berwette. 1 , 1. L’autre berwette 2 , en menu Charbon ou Houille.
- 3. Meneche , planche qui recouvre tout le ch©: min conduifant du bure au magafin.
- Planche XVI.
- Fig. 1. Hernaz à rouage,
- Fig, 2. Hernaz; à bras , vu feul en face, ilolé de toute fa charpente.
- DES PLANCHES.
- B 9 B,
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- EX PLICA T I O N
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- figt pjan de la fuperficie du Bure avec le treuil °u mou^net horizontal, du pas du bure", ainfi que de l’affiette de la machine.
- Fig. 4* Développement du Rouage qui compofe le méchanifme du Herna\ , Fig. 1,
- Planche XVII.
- Fig. 1. Bure d’airage & Bure d’extraftioni différentes relations ou communications de ces deux bures entre eux.
- Indépendamment des travaux nécefiaires pour •atteindre les veines de Charbon & épuifer les eaux , l’air , entre autres occafionne fouvent dans l'exploitation des difficultés prefqu infurmontables ; un renouvellement continuel de l’air eft indifpen-fablement nécefiaire à entretenir la vie des Ouvriers : deux obftacles s’oppofent à la circulation de l’air dans les Mines ; i° , l’air renfermé dans les fouterrains reculés , ne communique que par une ouverture très-étroite avec le refte de l’at-mofphere ; 2° 9 cet air renfermé eft altéré de différentes maniérés , ou bien par les vapeurs ou par l’humidité, il eft plus lourd que l’air atmofphé-rique , il tend, en conféquence , à occuper la partie la plus baffe, & à demeurer ftagnant dans les galeries de Mines ; 30 , la diftribution même de ces foutes fouterraines entretient de plus en plus cet état de ftagnation ; enfin la différente température de l’air fouterrain avec l’air extérieur, fui-vant lesfaifons, forme pour tout ce qui peut avoir rapport à la circulation de l’air dans les Mines &: à l’application raifonnée des moyens de l’établir , une des circonftances importantes à remarquer. Dans quelques occafions la moindre agitation imprimée à l’air remédie à ces inconvénients, mais dans beaucoup de circonftances, & particuliérement dans les grandes exploitations il faut recourir à des * moyens plus compofés ; le plus ordinairement on réuffit en ouvrant un nouveau puits ou Burtay , comme pour l’areine , page 281. C’eft ainfi que dans la Mine de Decize on eft venu à bout en 11778 de pouvoir continuer par un nouveau puits les travaux qui fe trouvoient gênés , voyez page 1762. L’art de renouveller l’air des Mines confifte donc quelquefois à conftruire exprès un ou plusieurs puits , uniquement deftinés à la circulation de l’air dans la Mine •, mais fur-tout un puits dans le genre de celui imaginé par les Liégeois , fur fur lequel on pratique hors de terre une forte de cheminée qui produit à peu-près le même effet d’accélérer le courant d’air que les longs tuyaux que l’on ajoute aux fourneaux chymiques , au moyen de la conftruétion qui va être développée dans cette Flanche.
- Fig. 1.
- A. Cheteur ou prolongement extérieur du bure
- d’airage fojjoyé fur la même veine que le bure d’extradion, plus amont-pendage.
- B. B. Muraille du burtay dans une partie de fa
- profondeur , avec une couple d’échelles attachées.
- t. c, Pierçures. Taillements pratiqués dans le paroi du burtay qui confine au grand bure, pour déboucher tout auprès, ou quelquefois meme dans la bufe par des ouvertures que l’on apperçoit, & qui font nommées Rmvalettes. V D. Roy on, autre taillement commençant à la première pierçure ? à l’endroit où elle vient
- fe rapprocher de la mahire du bure prolongé . perpendiculairement jufqu’au fond du bure pour y communiquer l’air ; c’eft ce qu’on nomme communément tuyau d’airage, quj quelquefois, eft fimplement en planches, & conftruit dans l’intérieur & le long des ma-hires du bure ; il eft utile de rapprocher de cette planche la table inférée à la page £76 , qui repréfente la coupe d’un puits dans lequel on fuppofe, dans trois parties du puits, un Baromètre & un Thermomètre placés à côté l’un de l’autre, pour obferver & annoter la conftitution de l’air des Mines en différentes faifons, & en différents temps de la journée. Afin de faciliter ces obfervations météorologiques , on doit auffi confulter la table comparée que nous avons donné, page 939 , des degrés des thermomètres les plus connus, avec le thermomètre de M, de Réaumur.
- Fig. 2.
- Bure de chargeage revêtu de planches dans toute la partie expofée en vue : on y a repréfenté deux coufades , dont l’une monte chargée , & l’autre redefeend à vuide.
- a, a. Cloifon ou retranchement en planches, mé» nagé en dire&ion oblique dans une portion de l’œil du bure fur les grandes ou longues mahires , qui dans ce cas font prolongées , afin de ne point prendre fur la dimenfion convenable de la bufe du bure ; cette cloifon nommée bois de Many, forme une efpece de fe-cond bure' féparé feulement dans cette partie fupérieure du bure , & plus ou moins prolongé félon que le pas du bure avance de l’œil du bure.
- A la fimple vue on apperçoit le double ufage de cette fauffe féparation , qui n’occupe qu’une très-petite portion de l’œil du bure* i°, d’écarter les cordes ou chaînes qui fufpendent les couffades & les féaux afin qu’elles ne fe rencontrent pas ; 20, de fuppléer quelquefois à l’enfoncement d’un Spouxheux ou bure deftiné à xhorrer avec des tin-nes les eaux d’une veine fupérieure ; l’autre partie reliante, dans laquelle on voit une tinne c élevée au jour par la corde b b qui roule fur le fauconneau s ne fert pas feulement à cet ufage ; les Ouvriers qui ont befoin de defeendre dans les ouvrages, & d’en remonter , vont & viennent par ce parti-bure, contre lequel on applique des échelles; quelquefois ort y établit des corps de pompes, dans ce cas il forme un bure à pompe entièrement diftinét , conftruit en brique & de forme ovale , & ordinai-ment planchéïé lorfqu’il eft quarré; mais il vaut mieux que ces bures à pompes foient murai liés en brique ou en maçonnerie , & alors les angles de la maçonnerie font arrondis.
- E , E, E. Galeries de traverfe qui vont au banc de Charbon.
- Planche XVIII.
- Les Figures de cette Planche tiennent à la partie pratique de l’exploitation relative à ce que l’on fait que l’air a une certaine pefanteur, mais que fa preffion augmente en raifon de la profondeur des puits. Les propriétés correfpondantes d© l’air avec la profondeur des puits , l’élafticité ou 1 expanfibilité' de ce fluide , font la bafe de r°us les changements d’air dans les Mines. V. page 9f2.
- Ha u t
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- DES PLANCHES.
- UàüT î> £ Z* P LÀ N C H È.
- Fig» i. h j c. Peine eh pente de platteure 9 qu’il faut aller chercher par deux puits profondes fur une differente partie de pendage ; la partie b eft nommée Amont-pendage , ou Peine d*A-mont-pendage, ou Veine de deffous la main : la partie c eft appellée Aval-pendage ou Peine d’aval-pendage , ou Veine en avant-main ; pour , ne pas faire une faufle application de ces dénominations , il eft néceflàire de remarquer que l’amont & l’aval-pendage ne fe jugent point par la fituation de la furface, la pente de la veine en terre fe trouvant quelquefois dire&ement oppofée au penchant de la fuperficie. Voyez page 206. tA% FoJJe amont-pendage , c’eft-à-dire , avalée fur la tête de la veine.
- £. FoJJè aval-pendage , c’eft-à-dire, qui vient tomber fur le pied de la veine.
- £ À S ï> B ï. À P L À N C H E*
- Fig. 2.
- Dans la dieille de la veine , on a cherché à ïepréfenter des corps fofiîles annulaires d’un genre particulier qui s’y rencontrent. Voyez page 48. c , d. Veine de Charbon en même pendage , mais plus inclinée que la précédente.
- FoJJe aval-pendage , ou la colonne d’air a une pefanteur confidérable en raifon de la longueur de la bufe.
- h, FoJJe amont-pendage , ou la colonne d’air eft plus courte & plus légère, ce qui conftitue une différence dans la force du courant d’air, communiquant de l’une à l’autre folle par l’efpace travaillé de la veine entre ces deux foffes ; on peut voir fur cela la page g 00 & j 5>53 > dont d faut rapprocher la fïg. 5) de la PI. XLII, & ce qui a été ajouté dans la Table ! des matières , au mot Air , changement d?air naturel dans les Mines.
- Planche XIX.
- Çuvelage. Cuvellement. Cowellement, ou revêtijfe-ment du Bure en charpente , formant une forte de cuve pour intercepter le pajfage des eaux.
- La Vignette repréfente un lointain ( en hauteur fde l’Àbbaye du Val S. Lambert ), pris fur la colline du côté du Sud. Il n’eft point de travaux fou-terrains qui foient plus contrariés par les eaux que les travaux de Mines de Charbon de terre ; ces eaux viennent ou des bancs fupérieurs, & principalement de ceux qui font peu éloignés de la fuperficie, ou même des veines de Charbon, & quelquefois des endroits les plus reculés de la Jiouilliere. Ces différents cas exigent différentes maniérés de fe pourvoir contre les inconvénients qui en réfulteroient. Pour arrêter le courant d’eau dans le puits, les Houilleurs fuivent une pratique affez ingénieufe & qui eft fûre, lorfque les bancs font à peu-près horizontaux : elle confifte, quand il fe rencontre un niveau d’eau , à difpôfer tout autour de la bufe intérieure du bure des planches bien ferrées les unes contre les autres, & calfatées de maniéré à ne laifler aucue ifTue aux eaux qui arrivent : de cette façon les Ouvriers traverfent niveau
- B. Bure profondé fur deux veines 9 dont l’une
- fupérieure & l’autre inférieure ; dans ce bure on a formé fur les quatre Mahires (dont on en voit utle) un Cuvelage de charpente prolongé . dans toute la profondeur du bure, & même '* en-dehors comme la chetteure, quand if n’y a pas de Verfement au jour. Voyez page 297.
- C. C. Décharge des eaux.
- D. Endroit où fe font élevées les eaux des montées
- de la veine fupérieüre.
- £,£. Veine fupérieure exploitée dans ïe bure avant la veine inférieure, & dont les montées. font innondées d’eaux qui fe font élevées jufquà D.
- F 3 F. Cuvelage pour cette Veine.
- G, G. Veine inférieure garantie de la fubmerfîon * afin de pouvoir être travaillée.
- Les couches terreufes qui précédent la veine de Charbon ne font pas ici en aufli grand nombre * pour rappeller à la mémoire que ces couches ne font pas toujours dans le même nombre.
- L A N C H E
- XX.
- Plattè-côüve formant un plancher àu tra* vers du bure. La Vignette repréfente une vue des hauteurs qui dominent l’affiette de l’Abbaye du Val-Benoît , près jde Liege. Parmi les couches terreufes de la Mine , on a repréfenté dans la dieille les corps foffiles en anneaux > exprimés dans là Planche II de la première Partie ; l’établiflement à’unt platte-cowe eft donc comme le Cuvellement * pour retenir des eaux ; mais on s’en fert uniquement dans les cas où en approfondiffant un bure » on ne peut aller plus avant à caufe des eâux * 8c qu’il y a au-deflus, des veines qui ne pouroienl fe travailler fans çette charpente.
- A y A. Bure profondé fur deux veines koijfes, ünè fupérieure E , une inférieure D, B.
- C,F. Platte-cowe pour retenir les eaux delà veiné inférieure que l’on a abandonné, & les empêcher de remonter par la bufe du bure en F, ce qui empêcheroit d’approcher la veine fupérieure que l’on veut travailler dans là bufe du bure. Voyez la page 277 & 297.
- Planche XXI.
- 1
- Coupe d9 une Aline, à tendron qui répond à la Cou^ tonne des chambres, ou Couronne de chargeage*
- Dans la portion de couverture pierreufe , formant le plancher de la première galerie où fe voit le rolie de chat, on a exprimé dans les couches du toit de la veine quelques clous ou marrons qui s’y rencontrent fréquemment, comme on l’a exprimé aufli dans le toit & dans le plancher des deux veines de Charbon de la Planche III de la première Partie. ^
- Tout ce que fait appércevoir îe refte de cettè coupe donne une idée de la maniéré dont toute une Cowée arrive au pied du bure ou à la couronne des chambres , en. même temps que le Couffade eft enlevé au jour ; il faut fe rappeller que fous le nom de Cowée on entend les Voitures de Vallée à la fuite les unes des autres.
- 2. Couffade ayant à fon fond la Cowette ou chaîne de Vallée.
- A, A% B, B* Chat, moufile attaché à la Mahif§
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- ifjo £* JC P L I C
- £Athier dans le fond du bure , fur le haut du pendage, & clu^ enc^la^'e deux rolles ou poulies, un très-grand qui reçoit en deflous la chaîne
- de Vallée.
- jp Rolle plus petit, fur lequel la dire&ion de la chaîne eft changée ; au bout de la chaîne on voit le Vay , qui a auili à fa partie de derrière une chaîne à laquelle fuit le Ghyot.
- Planche XXII.
- Travail fur les deux niveaux du Bure dont on voit le pied en A, & la couronne des chambres en B. Afin d’entendre cette Planche & les trois fuivantes , il fuffit d’abord d’être prévenu que tout ce qui eft blanc eft taille réfultante du vuide provenant du Charbon enlevé ; que tout ce qui eft noir dans les intervalles , eft ferre.
- Pour faciliter l’intelligence des ouvrages dont on a voulu donner l’idée par ces Planches , & éviter la recherche des lettres ou chiffres de renvoi , les Tailles différentes portent leur nom ; on a exprimé les Puifards ou Bougnous à l’extrémité de la vallée à chevaux & de différents travaux, ainfi que les tourets à la tête des Torrets ou Boux-îays , dont les eaux fç xhorrent par des pompes ou par des tinnes ; du refte l’explication de cette Planche eft portée à la page 281.
- Planche XXIII.
- Travail d’une Veine Roijfe qui fe rencontre dans la bufe du Bure.
- Le B ure A eft repréfenté comme dans la Planche précédente , vu à l’endroit ou commence le principal chargeage , ainfi que chaque levay ou niveau à droite & à gauche : la page 2.82, donne l’explication de cette Planche.
- Planche XXIV.
- Ouvrages de deffous eaux dans un Bure ou Von a commencé à la bufe, en droite ligne, une place de Serrement à gralle entre les deux niveaux» y
- Le travail de chaque niveau par quatre montées, ’en montant Athiers avec le pendage, quoiqu’ex-pliqué page 282 , s’entendra aifément par le détail général dans lequel on eft entré à la page 292 & 1293 » on doit encore rapporter à cet objet la méthode confeillée par M. Triewald , pour exploiter une platture dans un cas particulier a & qui eft éclaircie par un plan de Mine de Charbon, dans lequel font réfervées les places des piliers, en Charbon , page 899.
- Planche XXV.
- QüVRAGES DM DESSOUS EAUX par UU
- Maître-Bure, où Von a ménagé un Parti-bure dejliné à une machine à vapeur, en cas de befoin, & , dans la longue Mahzre , un efpace pour y fojfoyer un fécond Bure.
- Confulter pour cette Planche la page 284.
- Planche XXVI.
- Coupe dune Mine dans laquelle on voit lés maniérés de conduire les ouvrages dans les différents
- A T I O N
- P END AGES DE PLATTURE , 6* * CM fnêmè
- temps la maniéré dont fe fait Vimportation dé tout le Charbon réfultant des Ouvrages &s VallÈe.
- Ce pendage de platture , la direction exafte d© la vallée à fon commencement, ainfi que plufieurs autres circonftances, ne pouvant être exprimés dans cette Planche, il eft néceffaire de voir l’Aver-tiffement que nous avons donné page 301. Il faut fuppofer aûfli que la partie d’ouvrages de Gralle & de Coifirejfes de gralle, détachée de l’endroit marqué en marge C * au bas de la Planche à gauche où. elle n’a pu être continuée, & portée au haut de la Planche , eft remife à fa place dans l’alligne-ment de la plus longue coiflrejje de Gralle, à la même marque C *.
- A, A. Xhorre ou Areine, ou Bercement établi au
- flanc & au pied de la montagne, pour fer-vir de décharge aux eaux du bougnou que l’on voit au-deffous du chat de Vallée, lorf-que les eaux ne font point débarraffées pendant la nuit, par xhorre del Tinne.
- B. Tranche. Tranchée de rencontre, établie à la
- naiffance & au niveau de l’areine.
- Pour reconnoître fur cette Planche le Teyment par lequel les eaux des paxhijfes des ouvrages inférieurs vont fe rendre dans le Bougnou , voyes page 301.
- Tous les points blancs qui bordent les ouvra-» ges expriment les trous de fonde, appellés autre-mement Trous de Taille.
- Sur la maniéré dont fe muraille d’un feul côté une Voye qui va le long d’une Serre par les pa-reujfes de la Voje ou coîjlrejfes de Vallée, demi-grailes & torrets , voyez la page 292.
- Le refte des ouvrages , au lieu d’être numéroté pour des renvois toujours pénibles , eft infcrit de maniéré qu’il eft aifé de s’en former une idée exa&e^ fans quitter les yeux de deffus la Planche.
- Les places de chargeage font marquées de diftance en diftance par ch, depuis la Couronne des chambres , jufqu’à la première Coiflrejfe de Gralle reportée au haut de la Planche.
- Les portes Pairage , dont on en voit une en grand, PI. XV, fig. 2, font exprimées en porte ceintrées : enfin on voit en petit le méchanifme de l’enlevement ou de la marche des Voitures de Vallée , depuis le hernaq , jufqu’au fond de la vallée.
- Planche XXVII.
- 'Exploitation par un seul Hernaz.
- Cette Planche fe rapporte , comme la précédente , à l’enfemble d’une grande pourchaffe d’ouvrages par demi-montée, conformément à la méthode Liégeoife pour les ouvrages des levay s, 3c pour les ouvrages de la vallée, fur-tout relativement à l’étendue de chemin que les Hiercheux ont à parcourir , & qu’il eft queftion d’abréger en même temps que l’on veut travailler avec profit ; ce qui s’obtient par une demi-montée traverfante toutes les montées, par refondement de ferres, par chambray, comme on le trouve expliqué page 292 $ & plus développé dans l’ordre fucceflif des tran vaux, page 305*.
- Dans le trajet de 1*Areine A, A, on a marqué à U fuperficie deux petits burteaux , comme il diftribue à certaines diftances.
- Au haut de la Planche, on a repréfenté en e»
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- DES PLANCHES.
- une échelle mathématique, dont la conftruéèion & les ufages font indiqués page 299.
- Planche XXVIII.
- Dépendement ou mefure en terre, mefure fouter-taine , pour être enfuite rapportée exactement à la fuperficie , ce qui conftitue une même opération répétée au jour , comme dans les ouvrages intérieurs.
- Cette Planche, âinfi que la fuivante, eft relative aux conteftations qui furviennent à l'occafion de la pourchaffe des ouvrages : l’opération du dépendement développé page 332 & <303 , con-fifte à mefurer combien il y a d’à-plomb fur chaque toife d'ouvrage : au pied du bure D, dont on prend l’à-plomb, eft placée la bouffole repréfen-îée par l’aiguille ; cet inftrument eft enfuite reporté à tous les endroits ou. les angles & les courbures qui terminent les voyes , obligent de détourner la chaîne ou la ficelle qu’on emploie à volonté pour ce mefurage ; ces angles font aufli marqués par l’aiguille de la bouffole. Chacune de ces ftations font infcrites fur les tablettes , avant de reporter la bouffole aux autres ftations.
- Planché XXIX.
- Fig. ï,2,
- Différentes ^cheminées d’appartement, nommées en chapelle , développées page 36^,.
- Fig. 6 & 7.
- Cheminées en œil de bœuf , dont l’une , fig. 7 ç communique la chaleur dans un coin de fâtre en à un pot au feu qui y eft enfermé.
- Planche XXXI.
- Cheminées à double ufage pour des maifons de petits Bourgeois faifant une petite cuifine dans là même cheminée qui échauffe l’appartement, fervant à la fois de piece de compagnie & de falle à manger.
- Fig. 1.
- E, E. Potagers à droite & à gauche où fe fait à l’un un pot au feu , à l’autre un ragoût, fans que la cheminée ni la falle foient déparées $ D eft une platine de cuivre poli qui renvoie la fumée.
- Fïg. 2.
- 'Relative aux defcentes d?Experts dans les ouvrages fouterrains, par autorité de Juftice»
- Fig. ï.
- A. Fond du B lire , fuppofé fut la Veine.
- B, B. Niveaux du Bure pris à droite & à gauche.
- C. Vallée prife à la main gauche fur le levay, ou
- dans le levay.
- D, D. Cofirejfes prifes fur des Vallées ou dans les
- Vallées , ou dans des Grailes.
- E, E. Vallée prife deffus ou dans le niveau, à la
- main droite de la bufe du bure A.
- F, F. Montée prife deffus ou dans le niveau de la
- main droite.
- G. Borgne levay ou Cofirejfe prife deffus une mon-
- tée ou dans une montée.
- H. Montée prife deffus , ou dans le niveau de la
- main gauche.
- J î. Grande Vallée aux chevaux prife dans la grande Mahire.
- K. Seconde Cofirejfe prife au-deffus du Levay. .
- Le premier Rapport, dont on trouve le modèle, page 337 , ainfi que le troifieme , page 338 , éclai-çiront cette Planche.
- Cheminée dans le même genre, à laquelle on peut cuire une piece de rôti fufpendu à une ficelle qui s’attache à une cheville de fer, dont on ne voit que le bouton en O pour la retirer en avant quand on veut
- Fig. 3.
- Autre cheminée dans le même genre , moins chargée.
- Fig.
- Porte-feu. Fer-à-feu , efpece de corbeille de fet pour contenir le chauffage , & qui s’appuie dans une cheminée fur un maffif de maçonnerie ou de brique, tenant lieu de ce qu’on nomme plaque de cheminée : les tringles de fer qui compofent ce grillage peuvent, comme on le voit, être difpofées en hauteur ou en largeur j mais la fécondé maniéré eft fans contredit la plus avantageufe ; on peut voir fur cela un détail circonftancié , page 1273.
- La maniéré d’arranger dans ces fers à feu le Charbon , ou brut ou mis en hochets , ne pouvant être rendue aux yeux par la gravure, il eft néceffaire de confulter les pages 3 60 127^»
- Fig. 5»
- .Fig. 2*
- Relative feulement à la vérification des endroits où on a conduit la pourchaffe des ouvrages.
- On la trouve éclaircie par le modèle de fécond Rapport, à la page 337.
- Planche XXX.
- Cette Planche & la fuivante font connoître la conftruétion particulière des cheminées dans lefquelles on emploie le feu de Charbon de terre, & qui eft différente fuivant les appartenons où ces cheminées doivent être placées.
- A. Fer à feu commun , vu de face, & vu de profil
- en a.
- B. Bras d’une potence tournante fur fon pied, fer-
- vant de broche lorfqu’on le veut, en fufpen-* dant à'ce bras la piece qu’il s’agit de rôtir. b. Gril placé fur le bras de la potence tournante * pour faire une grillade.
- C* Mu R Rs4 r , ou maçonnerie en brique, fervant dë contre-cœur à la cheminée , & vu ici de profil.
- Fig. 6.
- Murray, vu de face tel qu’il fe montre en avant * d’une épaiffeur différente, félon la profondeur du fer à feu que l’on emploie} on pourroit fuppléer à ce Murray par une plaque de fonte, mais il faU*
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- droit qu elle tôt percée ^ de plufieurs trous, afin qu’elle n’éclate point ; d’ailleurs la chaleur quelle renvoie n eft pas laine»
- C, Partie fupérieure du Murray incliné du côté de l’âtre, pour augmenter l’ouverture du Fer-à-feu , lui donner par-là plus d’étendue, & y reverfer les cendres ou les hochets , à me-fure qu’ils s’affaiffent en le confumant.
- Planche XXXII.
- Cheminées de grandes Cuijines.
- Il eft aile de remarquer, à fimple vue, que le feu de Houille pour les Cuifines a fur le feu de bois l’avantage de chauffer de côté comme en devant & en deffus , en y fufpendant différentes pièces de la cuifine.
- Fig. 1 & 2.
- Cheminées de cuifine pour grandes Communautés , vues en perfpeétive.
- Fig. 3.
- Grande cheminée pour une cuifine de Seigneur ou grand Hôtel, vue en perfpedive ; on y a re-préfenté un grand feu avec un potager d’un côté, & une grande marmite de l’autre , dans laquelle on a toujours de l’eau chaude ; dans le haut une cré-maillere qui s’étend dans toute la longueur de la cheminée , pour y fufpendre toutes les pièces qui fervent à la cuifine ; dans l’angle du manteau de la cheminée, au-deffus de la marmite , une potence tournante , ornée en figure de poiffon, dont une branche defcendante , eft garnie de crochets pour y accrocher différents uftenfiles que l’on veut chauffer.
- Fig. 4.
- Même cheminée que la fig. 3 , vue de profil, pour que l’on puiffe appercevoir l’ouverture quar-rée. Au manteau de la cheminée fe voit en longueur la crémaillère que l’on peut avancer ou reculer fur fes barreaux de fer ; on y a fufpendu une chaîne, dont les anneaux doivent être ronds pour qu’ils ne s’ufent pas aux mêmes endroits, & qui fe raccourcit en haut ou en bas moyennant un crochet.
- Y. Fer tournant, fixé au manteau de la cheminée a par un gros clou ou par une vis pour fup-pléer d’une maniéré plus fimple à la potence tournante , & y fufpendre une ficelle terminée par un crochet, auquel on attache une pieee que l’on veut faire rôtir.
- Fig. y.
- Plan de la cheminée, fig. 3 , & ( au-deffus de l’échelle ), Fer de feu, vu en élévation C C C , dont les tringles font pofés perpendiculairement , ce qui eft une mauvaife méthode ; les trois autres pièces c cc , répondantes par des points au grillage , vues en plan aux endroits ce, font des barreaux de fer qui fe rapprochent ou s’éloignent #à •volonté, pour diminuer ou augmenter le foyer, félon qu’on a befoin de faire un grand ou petit feu. Tout près on a repréfenté un hochet entier, tel qu’il eft gu fortir du moule.
- MATIERES. s,
- L J
- Planche XXXIII.
- H^UT DE LA P LA N C H E.
- Garnitures de feu & uf enfles de cheminées pour cul* fnes, vus féparèment, £r marqués en chiffres.
- 1. Crémaillère qui s’attache au manteau de la cheminée ; à fes extrémités elle eft garnie de barreaux ronds qui fe chaffent dans un mus mitoyen ou de refend.
- 2. Autre Crémaillère commune, différemment terminée par fes extrémités.
- 2. 2. Chaînes de fer qui fe fufpendent aux crémaillères , comme on l’a vu dans la fig. 4 Planche XXXII ; munies de leurs crochets, vus fé-parément en \ \, auxquels on peut fubftituer les anfes à charnières 1 & 2, placées au-deffous,’
- 3. Au-deffous de la Crémaillère numérotée 2 , Potence tournante numérotée 3, fervant, au lieu de broche, à rôtir les viandes. Voy. page 3 67,
- 3. Gril pendant.
- y. Fer tournant. Fauffe Crémaillère ou fauffe Poa tence pour rôtir.
- 4. y. y. Trépieds de différentes formes.
- C» Marmite qui peut fe placer fur le trepied en
- étrier , & qui peut auffi fe fufpendre à la chaîne, au moyen du crochet 1. é. Platine de fer qui fe place devant le feu , pour renvoyer la chaleur fur les pièces que l’os veut rôtir.
- Bas de la Planche.
- Garnitures de feu pour cuifine & pour appartementsi
- A. S. Pelle à feu pour cuifines.
- B. 1. Bateau ou Raf de cuifine.
- B. 2. Autre Raf pour féparer les Krahays des cen-?
- dres.
- B. 3. Autre Raf.
- C. Pincette de cuifine.
- a. Petite caiffe pour avoir du chauffage à la portés de l’appartement.
- a a a. Autre caiffe pour le même ufage.
- c. Pincettes, ou pinces à feu d’appartement, d’un ufage très-rare pour ce chauffage. Voyez page 1277.
- d. Palette. Pelle à feu pour appartement, fervanî à ramaffer les cendres lorfqu’on veut les en-> lever.
- e. Rateau. Raf. Graiteux.
- f. Fergon. Tifonnier, Fourgonnier. Voy. fon ufage, page 360.
- x. Lunette, ou forme dans laquelle on a mis en moule les hochets de chauffage, dont un eft repréfenté au bas de la Planche précédente. L’ufage & la defcription des figures de cette Planche fe trouvent détaillés page 366 & 367 ; on a feulement ajouté parmi ces figures , au-deffus des baquets a a a , un morceau de Charbon de terre brut, &, en w, un Krahay ou braifon de hochet { & en b, un petit marteau pour les caffer.
- Planche XXXIV.
- Perçoir de montagne, Sonde, Tarriere Angloife pour reconnoître les différentes couches terreufes ou pier-reufes qui précèdent ou féparent les veines de Char-bon, & obferver la profondeur refpçSHve de charte couche,
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- DES PLANCHES. 1573
- Fig. i.
- À U M / L Z E U B £ la PlANCIIE.
- Tige d’une Tarriere compofée de plufieurs pièces de fer j àppellées Branches , & par les Suédois Skafte ; elles font en nombre différent félon leur longueur, & félon la profondeur qu’on veut fouiller , & s’affemblent toutes à vis les unes les autres, ce qui indique d’abord l’attention à avoir lorfqu’on veut faire agir cette fonde, de tourner toujours du même côté , afin que l’écrou ne s’ouvre point. Toutes les branches de cette tarriere font développées, fous les Numéros fuivants, au haut de la Planche.
- [1., Manche , Foreur. Su. Skafte. Partie fupérieure ou tête de la Tarriere, de trois quarts de pouces d’épaiffeur en quarré , comme toutes les autres branches , & d’une brade de longueur ; l’œil qui traverfe fon extrémité fupérieure eft pour recevoir la Poignée A, faite en bois fort, & longue de deux aunes de Suede ; à un pied environ de cet œil, où l’on apperçoit deux frettes, il y a à quelques-uns de ces foreurs , un trou au lieu de ces anneaux ; ces deux anneaux ou frettes quarrées, foudées à la diftance de deux pouces l’un de l’autre , font non-feulement pour s’adapter avec les deux fourchons du levier fourchu , mais encore pour , au cas de be-foin, y affermir une corde dont il fera parlé dans un inftant.
- % Levier fourchu dans une de fes extrémités, pour embraffer la gorge du foreur entre les deux frettes.
- r^. Piece qui compofe la partie moyenne de la tarriere, & dont on a des doubles de différentes longueurs.
- 4. Lanterne. Meche. Cuiller, nommé Fouilloir ; en Suédois Skaer, deftiné à fouiller les couches de fable qui, à la faveur de la conftruc-tion de cette meche , peut s’introduire dans fa cannelure intérieure que l’on peut enfuite vuider.
- y. Fouilloir tranchant pour les couches argilleufes & glaifeufes.
- Fraife. Cifeau. Trépan, Meche, appelle par les Suédois Berg iærn ; fer de montagne , vu de même en place à la tête de la tarriere 1, & qui s’emploie pour les bancs de pierre ou d’ardoife.
- 7. Langue de ferpeht, de forme pareille à celle de la tarriere • avec laquelle les Mineurs font éclater le rocher , employée lorfque l’on tombe fur des pierres très-dures , ou que fon veut nettoyer les entailles que l’on a fait, & forer les rocs durs.
- Cuiller, lanterne, nommé Fouilloir , différent feulement des fouilloirs 4 & y , en ce qu’il eft fermé par le bas pour qu’il puiffe retenir les matières que fon veut ramener, afin de les connoître.
- 9, Fouilloir femblable au fouilloir 8, fermé dans une plus grande partie de fa longueur.
- JO. Clef, tourne-à-gauche, pour vifler & déviffer les pièces de la tarriere.
- [il. Bonnet de fonde qu’on adapte à la première piece de la tarriere lorfqu’on le veut,
- [12. Entonnoir de fer.
- 13. Marteau dont on fe fert pouf frapper fur le
- bout d’une branche ufée , que l’on fubftituè quelquefois à la poignée A.
- 14. Poulie qui s’attache au haut de la chevre, lorfqu on veut faire agir la tarriere dans un cas particulier , pour recevoir la corde qui fufpend le bonnet de la fonde.
- iy. Tenaille pour foutenir la tarriere lorfqu’il eft queftion de la lever en haut, & qui fe paffe entre le rebord de l’une des pièces de la branche & la caiffe , pour foutenir la branche • pendant la manœuvre* •
- 16. Chape de la poulie,
- 17. Clefs pour déviffer les pièces de la tarriere *
- tandis qu’on la fait manœuvrer.
- Bas de la Planche.
- Fig. 2.
- Premier appareil pour les cas où la tarriere en* foncée en terre de 1 o à 20 braffes , & par-là devenue plus pefante , ne peut être gouvernée 5c retirée à la main.
- Efpece de chevre compofée de trois perches maintenues en fituation verticale par une autre perche plus courte , ( à laquelle on fubftituè quelquefois une corde ) bien affermies en terre , & réunies enfemble par le haut en T avec la poulie mobile fur laquelle agit une corde par le moyen du Moulinet ; une de ces perches eft garnie de Ban* chers ou Echelliers nn.
- H. Moulinet ou Dévidoir, dont le fupport eft fixé en terre , ou chargé d’un poids fuffi-fant, pour que la corde qui fufpend la fonde, & s’enroule fur le treuil , en paffant fur la poulie, ne puiffe l’entraîner lorfqu’on vient à relever la fonde.
- P, V. Clefs, vues fous le N®, 17.
- S. Levier fourchu, à 2 branches, vu fous le N°. I y*
- x x* Plate-forme de charpente formée par un
- chafïis de bois , dont les pièces ont une aune ou fix quarts de longueur, & au mi-f lieu de laquelle eft le trou de fonde.
- Fig. 3.
- Second appareil pour faire retomber ,1a tarriere s ou la retirer du trou de fonde.
- a. Chevalet. Mainteneur. Poteau de bois , dont l’u-fage principal eft de fervir d’appui au levier fourchu.
- C. Manche, Foreur, ou poignée de la tarriere pour faire tourner la tête.
- h. Levier en fituation dont on voit l’extrémité fourchue en K , qui embraffe la tête de la tarriere entre les deux frettes.
- x x• Plate-forme à laquelle eft fixé le guide de la
- X X
- fonde.
- La defcription & l’ufage de toutes ces pièces font développés page 388 & 884 : il eft à propos d’en rapprocher ce qui eft dit du Maître Foreur en Angleterre , page 397 , & du foret ordinaire. 6$7.
- D S
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-
- *57 4
- explication
- Planche XXXIV. N9, i.
- Grande machine à Charbon des Carrières de Newcaflle•
- Les machines à chevaux donc on fe fert communément à Newcaftle pour enlever les Charbons de la Mine, font de deux efpeces ; celle-ci, qui eft la plus grande, eft peu différente des Machines à chevaux ordinaires , & confifte dans un Rouet à lanterne.
- La defcription de cette machine eft placée a la page 6$ 6, avec des obfervations fur la lenteur du montage, page H2%, qui n’a encore pu être com-penfé dans le pays par des paniers à Charbons d’une grande capacité, ce qui fait que cette machine eft peu adoptée. Nous ne ferons qu’ajouter ici quelques nouveaux détails inférés dans le Mémoire de M. Qyrift, fur quelques dimenfions inté-reflantes pour juger de cette machine. Le diamètre de la roue dentée eft à peu-près de 2 ^ d’aune ; celui du Rouet de i ‘$ pouces.
- Le Rouet à lanterne étant de même largeur que le Treuil, & faifant tours , à chaque tour que fait le cheval, il en réfulte que la vîteffe du montage des paniers eft à la vîteffe du mouvement du cheval, comme 338 à 1066,
- M. Qwift, en comparant ces machines à chevaux avec celles qui font ufitées dans les Mines de Suede , trouve pour réfultat que les dernieres peuvent avec la même puiffance remonter à la fois une charge cinq fois plus forte que cette machine An-gloife , mais que celles-ci font le montage avec une vîteffe 7 \ fois plus grande que les autres.
- Le trotoir eft d’environ 44, aunes.
- Planche XXXIV. N°. 2.
- Petite machine à Charbon des Carrières de Neivcaflle ,
- avec une Cheteur terminée par une Gueule de loup.
- Cette machine qui eft un rouet tout fimple , du diamètre de fix à douze aunes, eft décrite page 696.
- La Cheteur fe termine par un récipient à air, 'dont l’ufage eft expliqué page 963.
- Fig. 2.
- Cuiller de la Tarriere en ufage dans ces Mines, '& dont les autres pièces different peu des branches employées dans les autres pays.
- Planche XXXIV. N°. 3.
- Çharriot à Charbon, charriot à levier, des Carrières de Neivcaflle.
- Cette Planche fait voir non-feulement le mé-fchanifme ingénieux de cette voiture pour retarder fa defeente lorfqu’elle s’achemine avec fa charge, d’une Mine fituée fur une élévation, au magafin, mais encore la conftruétion de la route planchéïée qui vient à l’appui du méchanifme du chariot, afin de favorifer encore le ralentiffement du roulage de la voiture ; le tout a été expliqué page 86(5 ^ 867. Njms avons , depuis cette Planche, ajouté a la Planché LVII, N°. 2 , qu’il faut confulter , quelques développements de la route planchéïée,
- Planche XXXV.
- Fig. 1,2,3.
- Parties d’un fourneau de liquation de Mines au feu de Charbon de terre, propofé par M. de Genf-fane , expliquées page 700.
- Fig. 4.
- Profil du Rouet à fufil, dont les Ouvriers des Mines de Newcaftle en Angleterre fe fervent pour s’éclairer avec moins de rifque dans les fouterrains des Mines fujettes à la vapeur détonnante qui prend feu aifément aux lumières ; ce rouet porte fur quatre pieds , au lieu d’être appuyé fimplement (comme on le voit au-deffus) entre les mains de l’Ouvrier.
- Les deux figures auprès de la fig. 3 font relatives à la méthode ( qui paffe pour être un fecret ) de faire des braifes de Charbon de terre propres à la fonte des Mines, & à tous les travaux métallurgiques ; ce cuifage peut s’exécuter ou à feu clos , ou à l’air libre ,* un fourneau pour cette opération dans la première méthode, c’eft-à-dire, à feu clos, confifte dans une maçonnerie décrite page 1179; I feu libre, il différé peu de ce qu’on appelle du même nom , pour faire le Charbon de bois.
- Dans l’une ou l’autre méthode, les Charbons de terre effuient un cuifage qui doit être plus ou moins pouffé félon la nature du Charbon de terre , & qui peut même être porté au degré de rougiffage , d’après les principes que nous avons établis fur cet objet, page 1J 88»
- Ici , on a feulement repréfenté deux alumel-les ou fourneaux à Charbon de terre à l’air libre, dont nous avons éclairci & développé la méthode , page 1192.
- Dans une de ces figures , on voit deux hommes occupés au drejfage du fourneau, & à boucher les ouvertures de la meule.
- Après le mis au feu, pour retenir le fourneau, c*eft-à-dire, empêcher qu’il ne rende aucune fumée, la figure au-deffous de cette meule eft une coupe de la première meule, pour faire voir la maniéré dont on peut arranger le menu bois qui doit fervir à amorcer le feu ; arrangement dans lequel il eft aifé de fentir que l’on peut apporter des différences ; l’extrait du Di&ionnaire domeftique , portatif, par une Société de gens de lettres en 1762 , Tome I, page 382 , indiquoit cette préparation en gros. Quoique le procédé fuivi par M. le Comte de Stuart, pour réduire en braifes le Charbon de terre qu’il a employé à fes opérations de Breteuil & d’Aizy, ne paroiffe pas avoir été fixe , & ne puiffe dès-lors , en aucune maniéré, fervir de guide dans une femblable préparation ; il m’a paru que la defcription de l’appareil de fes alumelles pouvoir, à l’aidé de quelques réflexions , être rapprochée utilement des principes que j’ai établis fur cette fabrication.
- Préparation du Charbon de terre de la Mine dite
- S^4ns-Pareille, à Ardinghem, par le
- cuifage.
- La quantité de Charbon employé fe montoit à 96 barils , & un [6e. de baril du poids de 920 livres , faifant environ cinquante milliers ; ce qu* revient à peu-près à dix-huit voies & un huitième
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- DES PLANCHES,
- & demi de Voie, faifant 3 20 livres pefant la voie.
- Pour cette opération ( * ) , il a été établi fix fourneaux ; le fol de chaque fourneau étoit drelfé en élévation 8c de forme circulaire , fortifié dans Ion contour par une ceinture de briques ; il étoit creuféenrigoles parallèles & tranfverfales au nombre de douze , qui communiquoient entre elles , & qui continuoient jufqu’à l’extérieur pour former foupi-xaux ou lumières , qui 9 fans doute, fe bouchoient ou fe fermoient félon la direéiion que l’on vouloit donner a 1 aétion du feu. Les parois de ces rigoles étoient revctues de briques pofées debout, & les parties du relie du fol intermédiaires à ces canaux , carrelés en briques potees de plat : le point de réunion de ces rigoles, au centre de l’aire du fourneau, étoit occupé par une bûche élevée en droiture , vraifem-blàblement pour former une cheminée à la meule, à mefure que la combullion de la bûche fe faifoit.
- Les Charbons en morceaux, de la grolfeur de trois à quatre pouces, furent entalfés en pyramide , & elfuyerent un cuifage d’environ 3 6 heures , qui a altéré le volume du Charbon au point d’être diminué prefque de moitié.
- Telle eft, fur le rapport qui m’a été fait verbalement par une perfonne préfente à la préparation , l’idée que j’ai pris de la difpoütion obfervée dans ce cuifage. Si on trouve un peu de précifion à cette defcription , je la puis alfurer exaéle ; d’ailleurs , la relation qui va fuivre de ce cuifage à Aizy, auffî en Meule, fera plus circonftanciée.
- Cuifage de Charbon de terre de Montcenis , à Montbard.
- Il fut choifi un terrein élevé , fur lequel M. de Stuart établit en pierres calcaires une aire excédents ce terrein , d’environ 8 à p pouces. Cette aire étoit. creufée en rigole dans quatre endroits principaux qui fe correfpondoient dans le point milieu, de maniéré que ces quatre canaux, deftinés à éloigner 8c à faire évaporer les fraîcheurs, formoient la croix de Maithe (**) ; ces rigoles avoient quatre pouces de large fur environ fix pouces de hauteur ; faire fut enfuite revêtue de fable gras 8c battu„pour unir la place.
- Les Charbons de terre de Montcenis, du volume d’un œuf d’oie & de poule, furent rangés à la main les uns contre les autres fur cet aire, en ob-fervant de laifler entre les morceaux le moins d’in-tervale pofïîble , à l’exception des endroits de l’aire répondants à la rigole en croix de Malte , deftinée à introduire & porter le feu dans toute la meule, & qui , par conféquent , reftoient toujours libres ; la quantité de Charbon, fournis à ce cuifage , a été d’environ trois queues, jauge de Bourgogne par chaque alumelle : dans le centre du premier fourneau , il a été mis de gros morceaux de Charbon de terre, du volume de bouteilles de pinte de Paris.
- Le fourneau entièrement drefle dans la forme des fourneaux à cuire du Charbon de bois , là meule a été couverte de tout le menu Charbon de terre, à l’épaifleur de deux pouces & plus , & il y a été répandu affez généralement une petite quantité de terre calcaire, & on l’environna, par le confeil d’une perfonne préfente à l’opération , de tue-vent ou paiîlafïon , afin d’empêcher que l’air ne fît courir le feu^’un côté plus que d’un
- ) Voyez le prix de ce Charbon an pied de la Mine , à l’explication de la Planche XIII, page i ? ? 6.
- £**) Il eft à propos que le terrein foit privé d’hucaiditét
- 157)
- autre, & parvenir en confcquence à un cuifage pluâ égal (a).
- Pour mettre le feu à la meule , on â jette queU ques livres de Charbon de bois bien allumé dans le petit caveau qui a été ménagé du centre de la meule à la circonférence ; fur le plan horifontal de faire où étoit placée la meule, on a jetté du feu dans les quatre petites rigoles qui ont été bouchées légèrement avec du menu Charbon de terre, quand on s’eft apperçu que le corps de la meule s’allumoit.
- Le vent qui fouffloit lors de l’opération (b) étoit Nord 8c Bife. La conduite du feu a été confiée au Charbonnier le plus intelligent de ceux employés dans la forge ; &, de l’avis d’une des perfonnes qui étoient préfentes , la meule elfuya une cuilfon pouflee jufqu’au rougijfage , & par le même confeil on répandit deflus une légère quantité de chauos fondue réduite en poudre, afin d’en abforber les parties vitrioliques & fuîphureufes.
- Ce cuifage a duré environ g 6 heures 5 les brai* fes qui en ont réfulté fe font trouvées très-légeres ; la quantité s’eft trouvée diminuée d’un tiers environ * & le poids du Charbon diminué d’environ deux tiers; on a prétendu (fans doute d’après M. de Stuart) que ce Charbon n’eft cenfé bien cuit , que lorfqu’il a perdu environ moitié (c). Tout cela doit varier félon le Charbon, félon le degré de cuifage, 8c félon la méthode quia été employée ( d). Les braifes étoient entièrement dépourvues d’odeur défagréa^ ble lorfqu’elles ont été refroidies ; les roulants après leur refroidiftèment fe font trouvés n’avoir eftuyé qu’un reffilage, c’eft-à-dire,un cuifage imparfait pour ce Charbon.
- Pour tirer parti de ce qui reftoit des braifes dé--feélueiifes du Charbon de S. Etienne , M. de Stuart leur fit elfuyer pendant 14 ou 15 heures un nouveau cuifage par le même prodédé ; elles furent triées à la main, morceau par morceau ; mie partie fut mife au rebut ; ce fécond cuifage altéra là quantité de Charbon au-delà de l’attente de M* de Stuart ; ces braifes recuites une fécondé fois, 8c mifes en ufage , mêlées avec du Charbon de bois choifi, fe font trouvées encoregénéreufes. Cette obfervation de la qualité que conferverent ces braifes , malgré cette circonftance, eft à remarquer; il s’enfuîvroit que dans un Charbon de l’efpece de celui de S. Etienne , le feu pouflé au-delà du rougiffage, ne fait que confommer le braifon , le diminuer de volume fans l’appauvrir abfblument* de maniéré que tant qu’il refte de cette fubftance fpongieufe, de ce fquelette de Charbon , elle retient toujours , quoique dépourvue abfolument de bitume, une propriété inflammable , aélive , comme le Charbon de bois » tant qu’elle repafle au feu , jufqu’à ce qu’elle foit confumée. Si cela étoit ^ comme la chofe paroît afiez vraifemblable, la quantité de cendres qui fe trouveroit dans le fol du fourneau à feu clos , ou autre , pourrait venir à
- (u) Sans cette précaution, on efîiueroît à ce fourneau le* mêmes inconvénients qu'aux fourneauîc de Charbon de bois, où une partie du Charbon Ce trouve cuite , & une autre échaudée ou en fumerons ; &, dans les Charbons de bois, ces fumerons ne nuifènt pas à la fufïon , donnent au con^ traire de l’adivité au feu : on fent qu’il n’en eft pas de même pour les braifes de Houille , puifque c’eft ptécifèment tout cè qui s’exhale en fumée qu’on cherche à enlever par ce cuifage au Charbon de terre.
- {b) On doit fè rappeller qu’en général le tetfips favora* ble pour cette opération eft le temps fèc. »
- (e) Il a été remarqué que celui de S. Etienne perd moins de fôn poids.
- ( d) Dans le Dictionnaire domeflique portatif trois qUÎrtj taux de Charbon de terre doivent faire un quintal de bfaijEe*
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- l’appui de l’obfervation de la fumée , & fervir qui précédé la defcription de ces outils & uftenfiles de réglé pour reconnoître que le cuifage eft achevé, page 463 , & la note 1 de cette même page.
- v On eft dans l’ufage dans cette partie du Hai-
- Planche XXXVI. naut de préparer la Houille comme au pays de
- Liege , en la mêlant avec de la terre grade ; voyez plan d’un attelier de fabrication de Poix minérale , pages 487 & 488, les terres que l’on y emploie , avec une efpece de pierre d’Afphalte noirâtre du la forme 6c les dimenfions des moules , ainfique les Shropshire en Angleterre. uftenfiles dont on fe fert.
- Cette Planche repréfente en plan les moulins dans lefquels cette pierre fe met en poudre , & les chaudières dans lefquelles on la porte enfuite pour l’y faire bouillir, afin d’en féparer l’huile ou goudron qui fe fépare des parties graveleufes , & fur-nage à l’eau ; voyez page 417 , un éclairciffe-menf fur cette pierre connue auffi dans le fond de prefque toutes les Mines de Charbon d’Angleterre ; & fur les ufages de cette poix minérale , ainfi que l’explication détaillée de la Planche , page 418. C’eft abfolument le même procédé que celui qui eft pratiqué à la Mine d’afphalte de Neufchâtel en Suiife dans le Val-Travers , pour tirer du fable de la Mine une forte d’oing noir à l’ufage des roues que l’on veut graiffer.
- Il eft auffi indiqué dans le Difcours préliminaire de l’Hiftoire naturelle de Languedoc, par M. de Genflane , pour une forte de Charbon des environs du Languedoc, qu’il appelle Charbon jayet, mais de confiftance molafïe, page 1137,8c que je crois n’être autre chofe qu’une Mine d’afphalte où il y a du Charbon de terre, comme dans la Mine de Val-Travers en Suiife.
- Planche XXXVII.
- Outils & ujlenfiles de Mines employés dans Us Houil-lieres du Hainaut François.
- La Vignette repréfente la Campagne du dehors de Valenciennes, au-delfus de la Citadelle.
- fl-. Tige à manche d’une tarriere ou verge d’Aboete.
- 2. Haw. Pioche plate.
- 3. Marteau à pointe pour les rocs.
- '4. 4. Marteaux à tête , ou maffes. y. Queufnier , ou Aiguille à pierre.
- 6. Queufnier ovl Aiguille à Veine.
- Traîneau des Hiercheux.
- S. Panier qui fe charge fur le traîneau. y. Panier plus grand, dans lequel les Hiercheux vuident leur panier , 8c que l’on enîeve au jour.
- [10. Corps de pompes en fer , employés dans les machines à pompes mifes en adion par des chevaux.
- !i 1. Tafnpon pour la piece fuivante.
- [12. Piece qui s’enchaffe dans les montants placés à l’embouchure de la pompe.
- [13. Bretelle des Hiercheurs.
- A. Hache.
- a, a. Branches d’allonge pour la verge d’Aboete.
- B. Batteroule pour faire jouer la poudre à canon, 2?. Cuillier de la tarriere.
- C. Brondijfoir.
- %). Marteau à brondir.
- B. Crochet qui s’adapte aux extrémités des cordes employées à enlever les paniers qui montent au jour.
- F. Vorte-lumiere des Ouvriers dans les galeries fouterraînes.
- Il eft à propos de confulter dans l’Ouvrage , ce
- Planche XXXVIII.
- Mines de Charbon de terre du Lyonnais. . Fig. 1.
- Efpece de Mine de hafard, placée fuperficielle-ment, très-irréguliere dans fes retours , ainfi que dans fon épaifleur , fous un toit de peu de confiftance j & très-abondant en fources d’eau.
- Fig. 2.
- Vraie Mine de Charbon de terre qui fe trouve au-delfous de la première , féparée par trois membres de rochers en mafle, comme toutes les Mines du Lyonnois , 8c compofées de différentes couches décrites pages $06,507, 508, dans l’ordre fuivant.
- Sous la terre végétale ,
- 2. Roche graniteufe.
- 3. Roc vif. Autre forte de granité.
- 4. Manie-fer. Roc mêlé de filets fchifteux 8c bitu-
- mineux.
- $. Roc vif. Granité groffier affis fur une maffe, dont l’épaiffeur eft formée des Jlratum ou, couches qui fuivent.
- $. A. Roche douce. Gorre. Lit noueux & brouillé, femé d’impreffions.
- y. B. Lit de même nature à peu-près que le précédent , mais fe dilatant à l’air, y. C. Nerf. Coeffe. 3*. lit pyriteux un peu inflammable.
- .y. D. Matafala. 4*. lit dont la fubftance eft friable;
- 6. Charbon de Maréchal. Somba. Mine de deffits,
- ou premier membre de Charbon, de nature pyriteufe.
- 7. Nerf. Schifte compa&e , noirâtre , qui traverfe
- conftamment le fomba dans fa longueur.
- 8. Nerf blanc. Raffon. Roche grife , micacée , pyri-
- teufe , avec des doux charbonneux, & en tout femblable au grès des Houillieres de Liege. 5>. Mine rafon. Charbon queue de Paon, Mine de deffous.
- 10. Roc vif, au-deffous duquel fe trouve quelquefois une couche de Charbon , nommé par les Ouvriers Mine bâtarde.
- On peut voir à la Planche LVI un poêle très-avantageux , dans lequel les pauvres du Lyonnois emploient le Charbon de terre à leur chauffage 8c à leur petite cuifine.
- Planche XXXIX.
- Fig. 1.
- Vue de la Carrière de Charbon de S. Chaumont en Lyonnois, où fon a .feulement marqué l’entrée de la Carrière, le puits diextraction 8c la Vargue ou Machine à tirer ; les lettres indicatives font expliquées page $02 3 note 2.
- Fig;
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- DES PLANCHES.
- Fig. 2.
- Plan d’une pourchaffe d'ouvrages dam Us Mines de Rive-de-Gier. Voy. p. yi i, note i. & p. 703.
- On a repréfenté féparément une.Æenrae ou passer dans lequel le Charbon fe ramaffe dans les ouvrages , & que les Traîneurs amènent jufqu’au pied du bure ou Tinage , d’où la Vargue éleve au jour ce même panier , qui 'devient une mefure fans changer de nom. On peut voir à la p. y 09 comment cette charge eft amenée au Tinage, & plufieurs ob-fervations importantes fur ce panier, comme mefure de Vente, à la page y 19 & 704 ; près cette benne, on a repréfenté une lampe telle que celle avec laquelle les Ouvriers s’éclairent dans les Mines.
- Planche XL.
- Outils employés dans les Mines de Chapelle-Montrelais, en Bretagne.
- fi. 2. 3. Sonde avec tous fes membres affemblés.
- Grand fleuret de fonde.
- [y. Fleuret ordinaire de Mines, é. Fleuret quarré.
- [7. Fleuret en langue de ferpent.
- «8. Tire-bout.
- 9. Curette.
- Il o. Efpinglette. fil. Bourroir à poudre.
- [12. Pointerolle, fervant à différents ufages,
- [13. Bourroir à terre.
- ÎI4. Pince, levier , barre.
- jiy. Pic. Bêche à pierre.
- il 6. Pioche. _
- U7. Pajfe-par-tout. Bêche. ij8. Bêche ou pioche Pariflenne.
- 19. Efcoupe.
- 20. Marteau à pointe. Marteau d'Eplucheur.
- 21. Petite Majfe.
- 22. Marteau à caillou. .
- 23. Marteau à Veine. Pic pour le charbon & pour la terre.
- 124. Havret ,* il y en a de différentes formes.
- 2y. Coin. Aiguille à caillou.
- 25. Aiguille à Charbon.
- 27. Hache des Boifeurs & des Mineurs.
- I28. Bateau.
- L’ufage de ces différents outils eft expliqué page
- v V T T
- Planche ali,
- Coupe des ouvrages de Charbon de la même Mine ‘travaillée par trois puits , defïinée en par
- M. de Voglie , Ingénieur des Ponts & Chauffées; I explication en eft donnée page yq.3.
- Cette Planche doit être placée dans l’Ouvrage , de maniéré que la portion où eft l’échelle & le N°. étant collée , l’autre partie foit reployée dans l’Ouvrage.
- Planche XLII.
- Differents pendages accidents de Veines de Charbon.
- Fig. 1.
- fS77
- ferme fept Veines,) en multipliant les pûits con~ formément à la méthode de M. Triewald , pour reconnoître & le pendage & la direction des Veines ; cette méthode peut encore fervir à chercher du Charbon de terre dans des endroits où on n’a pas encore fouillé.
- La plus légère idée que l’on a dû prendre des Bacneures dans l’exploitation à Liege , & défîgnées dans les Planches II, Ht, iy de la premier® Partie , fait fentir les avantages de la méthode Liégeoife fur celle-ci.
- Fig. 2.
- Deux Veines Roiffes parallèles entre elles dans leur pendage , fur lefquelles on a figuré à leur pied, en ligne ponétuée, une marche en arriéré, je veux dire entièrement oppofée à ce qui fe voit par-tout, & que l’on prétend avoir été obfervé dans le quartier de Valenciennes. Elle fe trouve détaillée p. q.81, où elle eft mal indiquée PI. XL.
- Fjg. 3.
- Deux autres Veines Roiffes 9 repréfentées moins éloignées l’une de l’autre que les deux précédentes, dans*le paralléiifme de leur 'pendage , pour faire fentir par comparaifon avec les Roiffes de la fig. 2 le plus grand trajet en continuité, de la Veine fituée inférieurement, comme cela eft expliqué page 208 & 878, & à l’explication de la Planche I de cette fécondé Partie.
- Fig, 4.
- Deux Veines Roiffes féparées l’une de l’autre non-feulement par des Stampe r pierreux , défignés en blanc , mais encore par des Veinettes qui ne valent point les frais de l’exploitation , & qui d’ailleurs fuivent la même diredion que les deux Veines principales. Voyez page 878.
- Fig. y.
- Coupe d’une Mine dans laquelle la veine pref-que Roijfe eft exploitable par un puits traîné en pittant dans la longueur de la veine même , préférablement à la méthode propofée par M. Triewald 5 les raifons en font données par la comparaifon des deux méthodes, page 890.
- Fig. 5.
- Coupe d’une Mine dans laquelle une Veine Roifïe; après avoir fuivi ce pendage en Roiffe, fe releve de même jufqu’au jour , comme celle figurée Pl. V , mais fans s’être formée d’abord en platteure de Roiffe, & fans avoir été détournée de fa marche par un q faille, ni par un krein. Voyez page 880.
- Fig. 7.
- Veine Roiffe qui commençoit à fe relever dans le même pendage , comme celle de la figure precedente , mais qui, à l’occafion d’une faille , eft rihoppée d’une maniéré rare ; l’explication de cettô figure portée à la page 871 , a été répétée par inadvertance à la page 881.
- Fig. 8.
- Exploitation d’une Mine de Charbon ( qui ren-
- ^oupe d’une Mine dans laquelle on a profônM
- E18
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- 1578 EXPLI
- un bure jufq«’â Ia feCOnc^e ve^ne» & °û l’on voit d’abord que Ia profondeur du puits de Mine eft tou-iours en proportion de l’enfoncement de la veine qu’on veut atteindre. Voy. pag. 890.
- Fig. p.
- Coupe d’une Mine dans laquelle la veine, après avoir marché en belle platteure , remonte fubite-ment au jour enRoiffe.
- Cette figure eft aufli employée par M. Triewald à la démonftration i % de la différence de pefanteur d’air dans les deux puits de cette Mine ( voyez pages 931 , 992 , 993 )', 20, de la force du courant d’air aux deux extrémités d’un tuyau d’airage placé dans une galerie , depuis un endroit où le changement d’air étoit bon , jufqu’à l’endroit où fe faifoit le travail , voyez page 968 ; on a déjà pris une connoiffance générale de cet effet fur la ffg. 2 , PI. XVIII.
- Fig. 10.
- Rihoppement qui s’obferve quelquefois dans une veine, ainfi que dans les couches qui l’accompagnent, à la rencontre d’une faille. L’état des différents bancs qui compofent cette Mine eft fpécifié à la p. 871, où cet état eft indiqué par erreur à la Planche XLIV.
- Fig. 11.
- Pente ou chiite tout-à-fait d’à-plomb , qui ne fe Voit que dans les mines métalliques, où un filon entièrement debout eft nommé Filon précipité.
- Planche XLIII,
- Fig. 1.
- Menfuration avec la corde, d’un puits dont l’enfoncement n’eft pas encore achevé. Pour favoir combien il refte à creufer pour venir rencontrer le point d’une areine , qui n’eft elle-même que commencée au flanc de la montagne.
- Cette opération , décrite par Agricola , eft placée parmi les principaux problèmes de Géométrie dont nous avons donné les folutions. Voyez page
- Fig. 2.
- Méthode particulière dont il a été parlé page 399, qui eft expliquée page 806 , pour trouver la direction & le pendage des veines au moyen de trois ouvertures pratiquées en forme de triangle fur une couche de Charbon ; voyez la remarque faite page 883 > expliquée page 806 9 fur cette maniéré de juger de l’inclinaifon des couches.
- Fig. 3.
- J \
- Veine qui fe trouve en pendage de platteure, & dont il s’agit de reconnoître l’allure & le pendage au moyen de trois trous de fonde ; les lignes ponctuées qui l’accompagnent ont rapport à la folution géométrique de ce problème, donnée page 806 , pù elle eft mal indiquée PI. XLII.
- Ba s de la Planche.
- Deux bures d’extradion, fur lefquels on a pourvu à l’airage de la Mine j à la maniéré des anciens.
- ’A T I O N
- Fig, 4.
- Bure dans lequel on a ménagé à la fuperficie, du côté où vient le vent, un prolongement d’un pa-neau de tuyau d’airage qui arrête l’air atmofphéri-que , & lui fert de condudeur dans l’intérieur du Bure.
- Fig. y. ^
- Autre' Bure, dans lequel le tuyau d'airage en planche , excede hors de l’œil du bure en forme d’entonnoir, pour que le vënt s’y engage facilement. Voyez, pour ces deux Planches , la page 962.
- Planche XLIV.
- Différentes méthodes d'airage pour les Mines de Charbon de terre.
- Fig. 1.
- Coupe d’une galerie de Mine , répondante à un bure fur lequel on a établi un fourneau à feu ; il y en a un femblabîe conftruit fur la Mine de Littry en Normandie. Voyez fon explication page y 69.
- Fig. 2.
- Lampe à feu. Fourneau d'airage repréfenté en perfpedive fur l’ouverture d’un puits de Mine 5 ce fourneau d’airage, de l’invention de M. Sutton , différé, comme on le voit, du précédent par le tuyau de prolongement , dont l’effet eft d’autant plus considérable, que le tuyau eft plus élevé.
- Fig. 3.
- Coupe du même fourneau, & de la galerie qui répond au bure fur lequel eft établi le fourneau ; voyez la defcription de ces deux figures 9 page 969„
- ' F1 g. 4.
- Hutte ou Baraque d'airage, fuivant la méthode de M. Triewald , pour l’exploitation des platteu-res t expliquée page 9 64.
- Planche XLV.
- Fig. 1.
- Coupe d’une Mine pour laquelle on a établi, près du bure d’extradion, un fourneau Ventilateur, félon la méthode de M. Sutton, du même genre que dans la j%. 1 de la Planche précédente ; il faut confulter la page 970 , pour les détails de fa conftrudion.
- Fig. 2.
- Machine à chevaux , avantageufe dans certains cas par la fimplicité de fa conftrudion , & fervant à faire agir un corps de pompe dans un bure, en même-temps quelle fert à élever le Charbon : le jeu de la jpompe dépend uniquement du Varlet 1, qui, par fon mouvement de vibration, agit fur les piftons dans les corps de pompes M. Voyez page 4 66*
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- DES
- PtANCHE XLVI.
- PLANCHES.
- xm.
- cuir embraffée inférieurement d’un cercle de fer».
- Fig. i.
- Autre machine à chevaux fervant en même temps à élever le Charbon d’une Mine par la fofle d'extraction , & à fépuifement des eaux par un autre bure* au moyen de plufieurs pompes qui élevent l’eau fans interruption , en afpirant une fois à chaque tour de manivelle ; pour accélérer le jeu de cette machine , décrite page 466 , fa difpofition eft telle qu’on peut au befoin y atteler douze che-Lvaux à la fois»
- Fig. 2*
- Machine hydraulique à roue, Angin à barres , fconnue en Allemagne fous les noms de Feld Gef* tangen. Stangen Kunfl , dont on fe fert pour l’é-puifement des eaux d’une Mine à portée d’un courant d’eau. Cette machine, expliquée page 278 , fe rapporte à celles qui fe conftruifent au pays de Liege, & eft développée page 103p.
- Fig. 3»
- Machine à Pompe, mife en aéfion par des tirants horifontaux, empruntée de l’Ouvrage de l’Académie de Freyberg.
- F1 g. 7.
- Coupe ou profil du Piflon» v
- F1 g. 8*
- Profil du pifton coupé à angle droit avec le précédent } ces quatre dernieres figures font développées à la page 106$.
- Planche XL V,I H.
- Développement des principales parties d'une Ma-chine à vapeur, pour faciliter Inintelligence du jeu de cette pompe , en conduifant le Leéfeur, comme par degrés, des parties les plus Amples aux parties les plus compofées.
- Fig. 1.
- Emplacement de la machine de Griff.
- Fig. 2.
- Pî^n ou coupe horifontale du fourneau où l’oii allume du Charbon fous l’alambic,
- Fig. 3.
- Fi g. 4.
- Machine hydraulique .à roue , & à tirants hori-font aux comme les deux précédentes ; développée page 1038, Sc pour les Barrages, page 1043 .
- Planche XLVIÎ.
- Fig. 1.
- Coupe verticale de Ÿalambie & du fourneau.
- Fig. 4.
- Pouf faire Voir une maniéré de joindre enfemble & de river les plaques de fer dont on peut formel un alambic. Il n'y a point de figure 3. *
- Fig. 6. -
- Machine à feu à levier, employée à l'épuifement des eaux de la Machine de Griff au Comté de Warwick, dans la province de Mercie en Angleterre.
- Dans cette figure la machine eft vue au moment que le Régulateur eft ouvert, voyez p. 1068 ; le méchanifme & la conftruétion de cette machine jfont expliqués pagè 408.
- FiC. 2.
- Côupe verticale des quatre murailles de la bâtifle jde la machine de Griff, expliquée page 1072,
- Fig. 3. -
- Coupe d’une Pompe foulante de la machine à vapeur de York Buildings fur la Tamife , à Londres (expliquée page 1 oy8. #
- Fig. 4;
- jCoupe de la Pompe de du Plongeur,
- Sedion du Cylindre fondu & calibré , pour faire Voir particuliérement la conftrudion au moyen de laquelle on empêche ce cylindre d être pouffé en haut, & de tomber en bas.
- Fig. 7.
- Autre coupe du Cylindre,
- Fig. 8»
- Perfpe&ive du Cylindre vu en-defîbus, pour dif-tinguer les différences parties de fon fond, & une maniéré particulière de nourrir l’alambic : au-def-fous de ce corps de pompe on apperçoit le chapiteau de l’alembic , formé en dôme , quelquefois fur-baiffé. Ces trois figures font expliquées pages 1073 G* 1074*
- Fig. p»
- Trois corps de pompe ordinaire agiftant enfemble * & élevant l’eau d’une très-grande profondeur, dé réfervoir en réfervoir* V. l’explication page 1070*
- Fig. $\
- Fig. io, 11 & 12.
- Corps du piflon figuré en cône tronqué 9 à peu-près «comme un moyeu de roue.
- Fig. 6,
- Même pifton ayant à fa furface une bande de
- Corps de pompe & Arbres percés , expliqués pagè
- 10JI. y
- Fig, io. Cylindre de fer fondu ou de cuivre»
- Fig. 11. Arbre afpirant.
- Fig. 12, Arbre foulant, Arbre de forcer
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-
- explication
- 1580
- Fig. 13.
- rjiJJieu de fer, qui, au moyen de la fourchette ^tcachée au manche du régulateur, fait tourner ce diaphragme. Cette Piece eft accompagnée de celle nommée Y , & de plufieurs antres détaillées page 11067.
- Fig. 14.
- Fourchette horifontale , attachée par fon extrémité au manche du régulateur.
- Fig. if.
- Relative à la defeription du régulateur.
- Fig. 16.
- Pour l’explication du vuide qui fe produit torfque le régulateur eft fermé, V. p. 106ÿ. Il ri y a pas defig.
- *7»
- Fig, iS.
- Développement du Régulateur, dont toutes les parties font vues en place. Voyez page 1068.
- Fi g. 19.
- Régulateur ouvert 5 Pifton en haut du Cylindre ; Fourchette du régulateur arrêtée par une de fes extrémités au bas de l’étrier } l’aiflieu, les leviers qui le meuvent , & toutes les parties du régulateur en place ; pour faire entendre fon mé-chanifme, voyez page io6ÿ j du refte , on peut rapprocher cette figure de la fig. 1 de la Planche XLIX.
- Fig. 20.
- Jeu d’un levier particulier (qui doit être marqué/, àu lieu de grande F) , l’inftant d’après que le régulateur eft fermé. Voyez page 106p.
- Fig. ai.
- Pour donner une idée de la maniéré de joindre fenfemble les verges de fer des pompes qui puisent l’eau dans le puits de Mine, page 1070,
- Planche XLIX.
- r Machine à vapeur des Mines de Charbon de Frefnes, jrroche Condé , au Hainaut François , développée dans les quatre Planches qui fuivent.
- F1 g. 1.
- Troifieme étage de la machine, où l’on voit la pompe afpirante , qui eft une des dépendances du xéfervoir provifionnel , & un defiin général des principales parties de la machine, comme la cou-îifle 8c tout ce qui concourt à l’ouverture à la fermeture du régulateur , ainfi que du robinet d’injeélion. Voyez pages 1074 , 1073.
- F1 g. 2.
- Plan du premier étage 8c du réfervoir provifionnel, dans lequel on entretient ordinairement environ trente-quatre muids d’eau , qui y arrive par la pompe afpirante dont le tuyau aboutit au réfervoir.
- Planche L\
- Fig. 1.
- Surface du chapiteau de l’alambic ; élévation en profil du Cylindre, des tuyaux qui l’accompagnent ; avec un détail des pièces qui font jouer le Régulateur vu en perfpeétive.
- Fig. 2.
- Coupe horifontale du fourneau.
- Fig. 3,
- Coupe en profil du fourneau & de l’alambic dans toute fa hauteur compofé de fa chaudière ou cu-curbite, 8c de fon chapiteau.
- Fig. 4,
- Plan du troifieme étage.
- Planche LL
- Fig. 1. .
- Rez-de-chauffee du premier étage ; repréfenta-tion en grand de la furface du chapiteau de Valambic, pour y faire voir la pofition de différents tuyaux 8c robinets, Voy. p. 474.
- Fig. 2.
- Chapiteau de Valambic vu en plan , avec la plaque elliptique en cuivre , fervant de fermeture à l’endroit par lequel on entre dans l’alembic lorf-qu’il s’agit d’y faire quelque réparation , 8c plufieurs autres pièces relatives au régulateur.
- Fig. 3.
- Conne&ion de différents tuyaux fervant au paf-fage de l’eau d'injection dans Valambic.
- Fig. 4.
- Elévation des parties de la machine vue du côté du puits.
- Planche LIL
- Fig, 1.
- Coupe du Cylindre ou corps de Pompe à vapeur ; coupe de Valambic, encaiffé dans une maçonnerie avec les tuyaux qui contribuent au jeu de la machine , en particulier du tuyau défî-gné fous l^nom de cheminée , aboutiflànt hors du bâtiment, 8c fermé à fon extrémité d’une foupape chargée de plomb.
- Fig. 2,3,4.
- Se rapportent aux quatre figures fuivantes,'
- Fr g. y , 6 , 7 , 8.
- Relatives à la conftruéfion des piftons, aux chevrons à reffort qui limitent le jeu du balancier , & à la conftruéfion des parties qui appartiennent au régulateur ou au diaphragme.
- Planche
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-
- DES
- Planche LIIL,
- Fig. u
- PLANCHES.' 1581
- noncée par foufcrîption à Liegè, avëc quelque^ autres defcriptions d’Arts du même Auteur * Si approuvés par 1*Académie»
- Planche LI V%
- Puits de la Mine où l’on voit le Canal dans lequel Te décharge le reftant de l’eau apportée à chaque impulfion de la machine, & d’où elle eft enfuite conduite où Ton veut.
- Fig. 2, 3 , 4.
- Ces trois ligures font relatives à l’élévation fuc-ceffive de l’eau du puits dans des cuvettes par le jeu des pompes afpirantes. Voyez l’Art. III de la defcription de la machine de Freines, page 468 &
- Fig. 6,
- Tiges des pompes liées enfemble pour compofer un train fufpendu à la jante du balancier ; cette figure facilite l’intelligence du jeu fimultané des piftons dans les pompes.
- Fig. 7.
- dijfîeu vertical qui s’adapte au manche dü régu^ làteur.
- Fig. 8.
- Manche du régulateur percé quarrément à fon extrémité, pour recevoir l’aiffieu vertical.
- Fig. p.
- Plan & profil du Régulateur accompagné de fon manche.
- Fig. 10.
- Plaque circulaire qui environne un anneau.
- Fig. ii , 12, 13.
- Géométrie s o u t e r*j* i n
- On trouve au premier coup d’œil, par le petit nombre de figures de cette Planche, quelle ne fe rapporte qu a la folution de quelques-uns des problèmes donnes dans l’Ouvrage ; la néceflité en fait de travaux de Mines de recourir quelquefois à une bonne montre ou à un cadran folaire , nous a déterminé en particulier à faire connoître une ma- ‘ niere commode de tracer fur le papier un Cadrait droit & un Cadran déclinant qui peuvent enfuite fe tracer fur une vitre ou dans l’embrafure d’une fenêtre, tels qu’ils doivent être félon la déclination de l’appartement qu’on occupe : cette méthode fimple, qui confifte dans l’ufage d’un horifon ârtiffi ciel* a l’avantage de pouvoir fervir pour toutes fortes de latitudes ; il fuffit de tranfporter l’horifon vertical plus haut ou plus bas * fuivant le degré de latitude > on trouvera à la page 766 des efpeces d’éléments qui aideront ( autant que la difficulté de la matière le permet ) l’intelligence de la défi cription de toute efpece de cadran , & par confé-quent celle que nous donnerons ; dans le cas ou par manque de fuccès nous n’aurions point réuffi à nous expliquer allez clairement pour rendre cette defcription fuffifante , on trouveroit dans la Gno-monique pratique de Dom Bedos, deuxieme édition* 1774, tout ce que l’on peut délirer à ce fujet»
- Une abfence que j’ai fait de Paris, lors de l’im» preffion de cette partie de l’Ouvrage , m’ayant em» pêché de veiller par moi-même à fexaâ:itüde du rap-port des Planches avec le difcours, il fe trouve danâ l’un 8c dans l’autre des fautes pour lefquelles il eft à propos de recourir à ferrata pour les pages 7 6$ * 772 & 811. levais prévenir de quelques autres .
- & les rectifier en même temps à chaque figura dont on va donner le détail.
- Conftru&ion , plans & profils du pifion du Cylin-dre repréfentés en grand, afin de montrer comment cette partie eft plus enfoncée dans le milieu du cylindre que vers la circonférence.
- Par les proportions bien plus grandes du diamètre de ce pifton du cylindre dans plufieurs de ces fortes de machines , voyez page 1064, on voit qu’il eft aifé de rendre une machine à vapeur d’un effet double de celle de Freines,
- Fig. 14.
- Cette figure eft relative au régulateur & au refi fort qui le pouffe contre l’orifice du collet du cylindre, & qui eft décrit pages 470 io<?p.
- Les perfonnes qui voudront prendre une entière connoiffance de ces fortes de machines, peuvent confulter un-Ouvrage qui a paru en Hollande en 1777, fous le titre : Obfervations fur les Pompes à feu avec balancier, par M. Blakey , à la fuite def-quelles fe trouve la defcription d’une pompe à feu fans balancier , établie dans le Kokum à la Haye, fous la direéfion de ce Méchanicien , auquel les Etats de Hollande ont accordé un privilège ex-clufif.
- La defcription de l’art de conftruire les Machines à feu , que cet Auteur a préfenté à l’Académie des Sciences il y a plufieurs années, vient d’être an-
- Fig. i.
- Plan vertical, ou quart de cercle muni d’un fil à plomb , & d’un autre fil fans plomb, fervants à des ufages indiqués page 7 6$ , note 3 9& page 772*
- Fig. 2.
- Petit horifon artificiel, ou autre quart de cerclé tracé auffi fur un plan vertical ; pour concevoir, fon ufage ou fon rapport indiqué note 4, page 772 * il faut ( en même temps que l’on confidere fur la gravure ce petit horifon artificiel ) fuppofer dans une pofition perpendiculaire le plan vertical, fig. 1.
- Fig. 3.
- Secteur faifant l’effet d’une petite équerre, ( nom qui lui eft donné page 772 ) ; fa conftru&ion Si fon ufage font donnés page 7<56, note 1.
- Fig. 4.
- Relative à la maniéré dont on trace fur un lîmhê de cercle ou de demi-cercle autant de circonférences concentriques , qu’il en faut pour fubdivifet fans confufion chaque degré en autant de parties égales qu’il eft poftible. V. VErrata pour la pag%
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- JS%2 EXPLICATION
- Fig. y.
- Axe en gros fil de laiton, qui s’adapte différemment au-dehors d’une croifée pour fervir d’aiguille au cadran. Voyez page 770.
- Fig. 6.
- Cadran âireél ou régulier de 3 8 degrés, tracé fur un papier , qui peut être placé fur une vitre de croifée en-dehors, pour avoir un cadran tranfpa-ïent. Voyez page 796.
- Fi G. 7.
- Cadran déclinant de 20 degrés, tracé fur une vitre, & qui peut fervir à deux fenêtres différentes. Voyez pages 772 , 773.
- Fig. 8.
- Détermination de la profondeur d’un puits de Mine avec le récipiangle & la rapporteur, expliquée page 804-.
- Fig. 9.
- Opération à faire avec l’aftrolabe, la bouffoîe ou la méridienne 8c la perche, pour mesurer une ligne à laquelle on ne peut arriver que par des plans inclinés ou par des détours , expliquée page $08, Problème XI.
- Fig. 10.
- Pour la mefure des hauteurs.
- Ligne qu’il s’agit de mefurer à la faveur de deux 'galeries fort inclinées , en employant, entr’autres inftrumens , f Aftrolabe , ou , fi l’on veut, l’échelle Angloife, &c. Voye\ les Calculs portés à la page 809, & à la page 810. La marque ^ de cette figure no eft un A, voyez la figure 14 qui fe rapporte à celle-ci.
- La valeur de la bafe AE , 8c la recherche du quarré de l’hypothénufe AB qui dévoient fuivre l’analogie du calcul de AE, page 811, font ajoutés dans la Table des matières au mot Analogie.
- 1 Fig. 11.
- Opération avec le niveau de l’aftrolabe & avec ides piquets , pour la fuite de l’opération de la figure 10. Voyez page 809.
- On a oublié de marquer dans cette figure deux lettres , favoir c au-deffus de D, & à au-deffus de F.
- Fig. 12.
- Voyez l’explication de cette figure page 814, note 4, où cette figure eft mal indiquée 8c pour fon Numéro & pour la Planche.
- La déclinaifon du plan , marquée a la fécondé ligne de la deuxieme colonne de cette note , eft 20 degrés au lieu de 29 : & à la ligne ye, au lieu de A qui précédé colin latitude, il faut lire au.
- Fig. 13.
- Servant avec les figures 9 & 10 au calcul de la ligne de 47 pieds , & de l’angle d’élévation d®
- 17 degrés, page 809 ; il manque pïufîeurs lettres à cette figure , comme B au-deffus de E; il fauÉ aufli au-deffus de 47 p. marquer 93 au lieu de
- S8 P’
- Par l’addition portée à la Table des matières au mot Analogie, on trouve que les deux côtés & l’angle compris donnent la bafe A E, qui eft ho-rifontale de 36, 57 pieds, & qu’avant les deux côtés AE, BE, on a l’hypothénufe A B (Racine de A B3 ) = 37,69 pieds * ou 37 pieds 8 pouces 3 ~ lignes.
- Fig. 14.
- S’applique comme la figure 10 à l’examen des hauteurs.
- On peut voir à la Table des matières, au mot 'Géométrie Souterraine , les ouvrages qui en ont traité , & que l’on eft à portée de fe procurer; l’Auteur de la tradu&ion qui paroît a&ueîlement de l’Ouvrage de M. Delius fe propofe de publier in-ceffamment la traduction d’un Traité Allemand fur cet objet.
- Planche LV.
- Pharmacie portative pour fecourir les Ouvriers noyés ou fuffoquès dans les Mines , d’après Vétablijfe-men t fait par le Bureau de V Hôtel-de-Ville de Paris en faveur des Noyés.
- Haut de la Planche.
- Boîte repréfentée ouverte en-defïus & en devant, pour donner la facilité d’appercevoir les objets qu’elle renferme ( excepté des bandes à faigner, des plumes pour chatouiller , 8c des imprimés inftruétifs fur la maniéré d’employer tout ce que contient cette boîte ) , & qui font indiqués féparé-ment au bas de la Planche fous les Numéros fui-vants , auxquels correfpondent les lettres marquées dans la boîte.
- 1. Machine fumigatoire , appareillée avec le fouf-
- fiet qui en dépend , 8c le tuyau de foufflet 8c la canule fumigatoire. Cette machine eft marquée dans la boîte en F, & le foufflet en O.
- 2. Machine fumigatoire , dont le chapiteau qui
- s’ouvre à charnière , eft levé.
- 3. Couverture de laine, taillée en chemife , dans
- laquelle on enveloppe YAfphyxique après l’avoir frotté avec une piece de laine ; dans la defcription on a marqué en LM, deux de ces frottoirs qui ne fe voient pas , & qui font avec un bonnet de laine : la boîte 8c la couverture font marquées H, H.
- 4. Flacon d’e prit volatil de fel ammoniac vu dans
- la boîte en D , ainfî qu’une bouteille d’eau-de-vie camphrée en C.
- 5. Cuiller de fer étamé , pouvant, par fon manche,
- fervir de levier pour écarter les dents de l’Afphyxique ; elle eft placée dans la boîte en
- F.
- 6. Même Cuiller , vue de maniéré à appercevoir
- fa forme, & fur-tout fa terminaifon en aiguière pour être une efpece de biberon.
- 7. Canule à bouche en peau , vue dans la boîte
- en K.
- 8. Seconde tige de la canule fumigatoire , mar-
- quée 1 1 dans la boîte.
- 9. Tuyau fumigatoire dans fa longueur, avec fes die
- vifions, vu dans la boîte en E,
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-
-
- DÈS PL
- Ce quî fe préfente à l’ouverture de la boîte en A, eft du tabac à fumer en rouleaux $ plufieurs paquets d’émétique dans une petite boîte en B ; un nouet de foufre & de camphre en N, & une ^ bouteille d’eau-de-vie camphrée animée d’efprit de fel ammoniac en C. Voyez la remarque fur le tartre ftibié , au mot Emétique, Table des matières.
- Planche LVI. N°. ï*
- -Apprêt du Charbon de terre à la maniéré des Liégeois $
- ujitê aujjî dans le Hainaut François , pour rendre
- le chauffage de Houille plus économique.
- C’eft la préparation qui a été annoncée & exécutée à Paris au commencement de l’hiver de 2770 , & dont l’entreprife continuée l’hiver de 1771 , a été abandonnée particuliérement à caufe de la cherté exhorbitante du Charbon de terre dans la Capitale.
- Dès l’année 1761 que je ïne fuis chargé de la defcription de l’Art d’exploiter les Mines de Charbon de terre * le Diélionnaire du Cytoyen, ou Abrégé fiijlorique, théorique pratique du Commerce, en deux Volumes in-12 , au mot Charbon, indiquoit en gros cette préparation, comme procurant un feu plus doux & plus moelleux que lorfqu’on emploie le Charbon de terre brut,& il eft certain9 ainfi que je crois en avoir donné des preuves pages 1282 j 1283 & f,Vivantes \ que la chaleur aigre de quelques Charbons s’adoucit par cette préparation j de maniéré cependant qu’ils donnent un feu vif & réglé. Le cahier qui termine la derniere Sedion de la fécondé Partie, développe en détail tous les avantages de ce chauffage. On repréfente ici cette préparation à la vue du Château de War-futée , tel qu’il eft aujourd’hui ; cette Terre qui a paffé par des alliances à la Maifon d’Outre-mont , poflede plufieurs riches Mines de plomb, de fer , de calamine , d’alun & de Charbon de terre 9 dont la propriété eft un droit du Seigneur.
- Fig. ii
- Tremiere main-dé œuvré*
- Remuage,
- Tàs ôu monceau de Charbon dé terre faffé Bc remué à la pelle par des Bottereffes , pour en féparer îes gros morceaux ou Kauchetays, qui par leurs poids retombent toujours en roulant du haut en bas de la pile : on voit autour de ce tas une Bot-tereffe qui écarte les roulants à mefure qu’ils roulent en bas, & une autre qui les emporte fur une brouette.
- Fig. 2.
- Seconde main-d'œuvre*
- T R I P LA G E*
- t
- Tas de menu Charbon dont on a entièrement trié les gros morceaux, & auquel on a ajouté de l’argille dans une proportion relative à la qualité de Charbon , qui eft pour l’ordinaire d’un huitième ou un dixième fur une charrée , & non moitié ni d’un tiers, comme il eft dit par erreur page les Bottereffes font occupées les unes
- à piétiner ce mélange, les autres avec des pelles rejettent en tas ce qui s’en eft écarté par la manceu-
- ANCHES.
- vre des Bottereffes qui ont piétiné deitfus • uné autre ÿ jette de l’eau de temps en temps.
- Planche L VI. N°. 2*
- Mife du Charbon triplé, en pelotes & en hochets $ avec les moules,
- Fig. 3.
- Troifterne main-dé œuvre*
- Mise e forme.
- Différentes maftès de Charbon empâte , en état d’être mis en moule , & fur lefquelles travaillent les Bottereffes , qui après avoir formé des hochets les placent à terre auprès d’elles.
- Une Bottereffe avec une pelle rapporté de temps en temps b la maffe de quoi faire de nouveaux hochets.
- Une Bottereffe trempe'la lunette dans un baquet d’eau, pour faciliter la fortie du hochet hors dtï moule quand il eft fait. Voyez page 1343.
- F1 g. 4.
- Quatrième derniere main-déœuvre.
- Bottereffes occupées à placer à l’écart les hochets pour les faire fécher avant de les emporter, voyez page 1332; s’il venoit à pleuvoir pendant que les hochets font à fécher, on obferve qu’ils n’en brûlent que mieux dans le feu , parce que les parties glaifeufes ayant été lavées à la fuperficie, la houille fe trouve à nud.
- Lorfque les hochets font fecs, on les range à là main contre une muraille, ainfi qu’on le voit aü haut de la Planche, où une Bottereffe eft occupée à en faire une hotée ; tout près on a marqué une Bottereffe qui fait un hochec à la main. Voye£ page 1343.
- Cettepré paration, pour un petit ménage9 peut fà faire dans l’hiver à la cave ou à couvert, fans avoir befoin d’expofer les hochets au foleil ; on a feulement attention pour qu’ils fechent , de femer fur chaque lit de hochet de la fcieure de bois , & d’y laiffer toujours , entre chaque lit, deux à trois lignes d’épaiffeur de cette fcieure.
- Planche LVIL N°* 1.
- Üftenjîles de Magajîn pour fabrication de chauffage.
- La nature du Charbon de terre dont on peut difpofer, une fois connue, afin de déterminer convenablement la quantité & la qualité de terre qui peut lui être alliée , l’opération eft on ne peut pas plus fimple ; s’il ne s’agit que d’une petite provision de ménage, les mains ou des palettes & quelques moules, un crible ou faffoir, au lieu dé pelle, comme il fe pratique dans le Hainaut François , voyez page 487 , font tous les uftenfiles néceffaires j mais fi quelques circonftances qu’on né peut prévoir , ou quelques motifs d’utilité , tels que ceux qui s’étoient préfentés à mon idée avant l’entreprife tentée a Paris , voyez pages I2pç % 1327, décidoit dans la Province Une fabrication de ce genre un peu en grand ; il faudroit alors uit autre difpofitif, & des uftenfiles en nombre, eft efpece fuffifants.
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- ï584 EXPLICATION
- La principale raifon pour laquelle le projet formé mal-à-propos dans la Capitale, n’a pu fe fou-tenir ( la cherté exhorbitante du Charbon de terre ) n’ayant pas lieu pour les Provinces , la pratique de ce chauffage n’a befoin que d’être connue dans ces endroits, & peut aifément s’y introduire de proche en proche.
- Pour faciliter Se favorifer autant qu’il eft en nous le fuccès d’une tentative à laquelle la cherté du bois de chauffage dans les Provinces encourage affez naturellement, nous avons jugé qu’il ne feroit pas inutile de donner l’état des uftenfiles dont on pourroit s’approvifionner, indiquer même la diflribution d’un attelier de fabrication.
- I. Claie en ofîer ou en châtaignier, fur laquelle on fafTe à la pelle la houille, afin d’en féparer les Roulants, voyez pages 1331, 13 35?.
- 'a. Beche ou louchet, voyez page 1332.
- 5. Belle de bois. Id.
- 4. Bateau à dents de fer.
- y. Pic. Hoyau pour le quartier des pâtes.
- 16. Maffe. Dame pour brifer les gros morceaux de Charbon, voyez page 1332.
- 7. Roudble Se balais.
- 8. Rabot ou Bouloir pour le corroyement.
- 9. Cuve ou baquet dans lequel on tient de l’eau. ,10. Moule fur la forme ufitée à Valenciennes,
- page 1332. fi I. Batte. Palette.
- 12. Brouette pour porter au Charbonnier les Kan-chetays ou Roulants.
- I13. Brouette pour porter la pâte dans le quartier où on doit la mêler au Charbon.
- 134. IL ny a pas de Figure fous ce JN°. il y. Voiture pour tranfporter des pelotes toutes faites, & féchées.
- [16. Voiture pour le tranfport du Charbon brut à l’attelier de fabrication. tj. Pompe à la Hollandoife, pour envoyer commodément de l’eau dans les différents quartiers de l’attelier.
- 18. Mal marquée 1 au bas de la Planche. Mesure en bois, qui peut fervir de baflin à une balance , pour revendre au poids le gros Charbon non employé en Hochets.
- Bas de la Planche,
- Se rapporte à la Planche XXXIV, N°. 3, dont les deux figures fuivantes font une continuation.
- a. Plan des routes ou chemins pour guider les
- charriots à levier qui tranfportent les Charbons de la Mine à un magafin fitué au bas d’une montagne.
- b, Profil d’un plancher rond placé à chaque angle
- ou détour de ces routes, qui a le diamètre de la longueur du charriot, & qui eft fixé à fon centre par un pivot qui le fait tourner, Voy. page 867.
- Planche L V11. N°. 2.
- Plan de diflribution pour un attelier de fabrication en grand, ayant à droite Se à gauche de la porte d’entrée une chambre de Commis prépofés 1 un à l’entrée, & l’autre à la fortie.
- Pour l’intelligence de la divifion qu’il conviendrez a peu-ptès de donoeç à un attelier par quar-
- tiers , il fuffit de jetter les yeux fur cette Planche * où chaque quartier eft défigné en toutes lettres, & de confulter la page 1335- jufqu’à la page 135-4. Dans le fond de l’attelier, on a marqué en P l’emplacement pour un puits à la portée des quartiers où il eft néceffaire d’avoir de l’eau.
- Planche LVIIÏ.
- Fig. i»
- Poêle de fer fondu en ufage parmi les pauvres du Lyonnois , Se qui leur lert à la fois pour cuire des nourritures, Se pour chauffer une chambre ; ce poêle eft expliqué page y2y 1277.
- A tous les différents moyens que nous nous fom-mes attachés d’indiquer pour tirer toutes fortes de partis , foit du Charbon brut, foit de fes brai-fes, foit même de fes cendres, pour procurer u» chauffage économique ( Mém. 3 ) , & page 1262) , nous ajouterons^ ici une maniéré particulière d’échauffer une très-grande piece, Se même de cuire un fort pot au feu, avec du mâchefer , une très-petite portion de menu pouflier de Charbon de terre , & de l’Argille combinés enlemble, qui forment alors une efpece de Clutte> de charbon tendre, ou de Terroule artificielle : en voici le procédé, dont on .fait une forte de fecret à Rheitns, où il eft pratiqué dans quelques grands Atteliers où l’on veut entretenir l’air fec , & une chaleur d’étuve.
- Pelotes ou Boulets de chauffage à très-vil prix.
- Prenez du mâchefer que les Serruriers & les Maréchaux mettent au rebut*au coin de leurs portes dans les rues ; battez ce mâchefer avec un gros bâton comme on fait le plâtre , après y avoir mêlé une partie fuffifante de Fraifd de houille, félon que l’indiquent l’ufage Se l’habitude de cette manipulation ; empâtez le tout avec de la terre à potier delayée dans de l’eau , à la confîftance d’un mortier liquide , & feulement à la quantité néceffaire pour lier toute la maffe Se la former à la main en boulets d’une livre ; mettez-les à la cave pour qu’ils fe maintiennent dans l’état de fraîcheur Se de molleffe.
- On a un grillage de fer de forme circulaire , d’environ un pied de hauteur, & de 6 à 8 pouces de diamètre , monté fur trois pieds qui l’ex-hauffent d’environ un pied Se demi ; les tringles de fer qui compofent cette cage fon difpofées en hauteur, Se diftantes les unes des autres d’environ deux pouces.
- Le fond du grillage fe garnit de boulets mis en pièces, fur lefquels on place quelques charbons allumés ; on recouvre ces charbons allumés d’autres boulets brifés en morceaux , & on recharge le grillage de nouveaux morceaux à mefure que les autres s’embrafent ; de temps en temps il faut foulever toute la maffe avec un fourgonnier , pour redonner de l’air au feu, Se faire tomber les cendres.
- On parvient ainfi à échauffer une très-grande piece Se une marmite fufpendue au plancher, à un pied au-deffus du grillage.
- J’ai fait l’expérience de ce chauffage extraordinaire : elle a répondu à ce qui m’en avoit été’ dit ÿ il n’y a eu aucune fumée, Se j’ai eu une chaleur marquée , telle qu’on peut défirer. Cette maniéré ne pourroit être que très-avantageufe pour de grands atteliers Se autres femblables endroits.
- Auprès du poêle économique marqué 1 * eft la
- coupe
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- D E\ S P L
- 'fcoupe intérieure tfune autre poêle à trois pieds , de fer ., pofé fur un plateau pour recevoir les cendres ; c’eft le Fourneau de M. Lewis, dans lequel la con-fommation des pelotes peut être rallentie à volonté ; fon explication eft portée à la page 1278 j il devroit dans la figure être marqué 2.
- Au-deffous eft un autre fourneau très-économique ,t de qui ns donne point de fumée 5 on peut en voir la defctîption page 1277 ; il faudroit fur la figure, le marquer 3,
- Les trois figures reliantes appartiennent à la diflillation du bitume de Houille, per defeenfum , Sc à l’évaporation de fon acide quon y appelle Soufre ; ces figures ne repréfentent que les principales par-ties du fournéau dont on fe-fervoit pour cette opération aux forges de SuJtzbach , où les braifes de Charbon ainfî dépouillé de ces deux parties conilituantes , ont été long-temps employées à la fonte de la Mine de fer.
- En conféquence des changements que nous apportons ici aux chiffres de renvoi, la figure 2 , qui eft le fourneau vu dans fa capacité extérieure , doit être marquée 4.
- La fig. 3 , qui eft la coupe du fourneau, peut être marquée y.
- La coupe tranverfale de ce four , marquée 4, peut être marquée 6, de toutes trois font expli-uées page 113p.
- Planche LV111. *
- Fourneau Chinois pour chauffer avec le Charbon
- ' de terre ou avec du bois.
- Ptc. T _
- Kang ou étuve Chinoife ; nommé Kao Kang » parce qu’on s’y tient affis.
- Fig. 2.
- Coupe & profil de tout le fourneau.
- Fig. 3. *
- Fourneau détaché, vu par derrière de en-deflbiis*
- Fig. 4.
- Vue fupérieure de la cave de du cendrier fur lequel porte le fourneau.
- Fig. y.
- Entrée de la flamme de de la chaleur dans l’étuve î le détail de ces figures eft à la page 1279.
- Planche LV1IÏ. **
- Poêle ingénieux du DoEleur Franklin, dont il n efi
- point fait mention dans VOuvrage.
- Cette invention intéreflante neft pas encore publiée , quoique la Planche en foit gravée ; mais le célébré Auteur qui me l’a fait voit, a bien voulu me permettre de la copier, de de-lui donner place dans un Ouvrage auquel il a contribué par l’envoi qu’il m’a fait des deflins dont fai formé les trois Planches qui regardent les Mines de Charbon de fclewcaftle.
- ANCHES. 1585
- H.AVT DE LA P LA N C H J?»
- Vafe de fonte qui forme le poêle compofé dune plâqxie de fond , de deux plaques verticales, d’une plaque fupérieure où font les tuyaux pour la fumée , fit dé une piece ferp ant de couvercle.
- Ce poêle / eft placé dans une niche 1 1 n j derrière laquelle eft le tuyau de la cheminée*
- M. M. Hauteur a laquelle eft placé dans le ventre du vafe le grillage vu en H, muni de prolongements hhhqui s’encaftrent dans une petite entaille.
- O. O. Partie de l’ouverture du vafe, dont la por-
- tion fupérieure fe renverfe en arriéré au moyen d’une charnière lorfqu’on veut y mettre du Charbon de terre : cette efpece de couvercle eft terminé à fon fommet par un ornement qui figure une gerbe de flamme j & qui y eft adapté en maniéré de douille : cet ornement de cuivre doré eft percé de plufieurs trous donnant, paffage à l’air qui defeend dans le poêle & y établit le courant \ on le voit à part en m. Dans l’été cette piece peut s’ôter pour mettre des fleurs à fa place.
- Décompofition des pièces du poêle , toutes de fonte , excepté le tiroir.
- A. Plaque du fond munie de rainures dans le(-
- quelles s’élèvent verticalement les plaques 1,2, 3,4, y, 6 f qui s’appliquent dans les rainures marquées par les mêmes chiffres cor-refpondants 1,2, 3,4, $ , 6 de la plaque fupérieure B 1, forment les deux canaux écha-patoires de la fumée qu’on a figuré dans cette piece B r*
- K. K. Extrémité des deux canaux par lefquels ils communiquent avec le tuyau de la cheminée* Z. Z. Rainure dans laquelle gliffent les deux pla^ ques verticales Y Y.
- X. Bord antérieur de la plaque A.
- B. 1. Face inférieure de la plaque qui fe pofe fur
- la première;
- W. W. -Grille pour laiffer paffer les cendres & la fumée.
- V. V. Rainure qui reçoit le bord fupérieur des plaques verticales marquées y y. Comme elles y peuvent gliffer de droite & de gauche, elles donnent paffagCj au tiroir de tôle G , qui fe place fous la grille pour recevoir les cendres.
- B. 2. Face fupérieure de la piece B. i.
- C. Piece qui fe pofe fur la grille de la piece B. 2. ttt. Cadre de fer qui porte dans des rainures les
- trois plaques de fonte y y y.
- q. q. Rainure antérieure qui reçoit la partie infé-
- rieure de la plaque E qui gliffe dedans.
- D. Face inférieure d’une plaque qui s’ajufte fur la
- piece précédente.
- r. r. Rainure qui reçoit le bord fupérieur de la
- plaque E.
- P. Ouverture pour le paffage de la cendre & dë
- la fumée, de même de la flamme. i. i. Petits trous pour recevoir deux tourillons de la bafe du vafe , de qui fervent à le tenir aflujetti.
- Dimenfions des Pièces»
- Pieds, Pouces, Àftt
- Devant de la Boîte d*en bas..... 2 3
- Hauteur des Cloifons de féparation,
- G 18
- (
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- X1S6 explication
- J Pieds. Pouces. An.
- quon peut fondre avec la plaque du fond...................... 4i
- Longueur des Nos. 1,2,3 & 4»
- chaque...........*........*. I. 3
- Margeur du N°. f èc 6 chaque .... 8^
- Largeur du paffage entre le N°. 2
- & 3........................ (>
- Largeur des autres paflages, cha-
- que........................... 3 t
- Largeur de la Grille............
- Longueur de la Grille.......... 8
- Moulure d’en bas, de la boîte C,
- quarrées.......................... 1
- Hauteur du côté de la boîte... 4
- Sa longueur par derrière............. 10
- Largeur des côtés, à droite & a
- gauche........................ 9 7
- Longueur de la Plaque de devant E
- à fa plus grande longueur.. H
- Le couvercle quarré D.......... *
- Diamètre du trou qui y eft placé.. 3
- Longueur de la Plaque qui gliffe y y,
- chaque..................... 1
- Largeur de cette Plaque........ 4
- iTiroir G j fa longueur........ 1
- Sa largeur........................... Si
- Sa profondeur.................. 4
- Profondeur de fon extrémité la
- plus éloignée , a feulement.... I
- La Grille du dedans du vafe ; diar métré à l’extrémité de fes boutons................................ si
- Epaiffeur des Barres en haut... 4
- Moindre en bas...............
- Profondeur des Barres........... -
- Hauteur du Vafe, fans y comprendre la piece représentant une
- flamme..................... I 6
- Diamètre de l’ouverture 00 , au
- dehors.....................S
- Diamètre du trou à air au fommet. 1 \
- Diamètre du trou pour le paffage de
- la flamme ou fond.......... 2
- Les lolx par lefquelles le fluide coule dans les fiphons ordinaires, établiffent pour fait confiant qu’une liqueur paffant dans un milieu moins denfe quelle , ne pourroit fuivre fon cours, fi la colonne d’air qui preffe le bout afpirant n’étoit pas plus courte que celle qui pefe fur l’extrémité par laquelle cette liqueur s’écoule j pour cette raifon la branche afpirante du fyphon eft plus courte que l’autre ; mais fi c’eft au contraire un fluide rare & léger, tel que la flamme & la fumée qui paffe dans un milieu plus denfe, tel que l’air libre, le fyphon doit être renverfé, & c’eft ce qu’opere le poêle qui vient d’être expliqué. Mais il eft néceffaire d’établir d'abord le courant de la flamme & de la fumée : on a remarqué que pendant une partie des vingt-quatre heures de la journée il s’étabîiffoit un courant d’air paffant de la chambre dans la cheminée pour fe mêler -à l’atmofphere, & qu’au contraire dans le refte du jour il y en avoit un autre qui tranfmettoit par le même canal l’air extérieur dans la chambre ; fi on allume le poêle dans la première circonftance, la fumée fuivra le
- DES PLANCHES.
- courant, & ne fe répandra pas dans la chambre * mais fi c’eft dans la fécondé circonftance, elle l’a remplira. Pour remédier à cet inconvénient , on ouvre les deux couliffesjyjy, on fait le feu dans la caiffe d’en-bas, on le tranfporte enfuite dans celle au-deffus , & enfin dans le vafe ; le courant d’air une fois établi par ce moyen , on n’aura pas de fumée.
- Ce poêle ne peut pas être abandonné à des Domeftiques 9 il fumeroit infupportablement fi on n’apportait pas quelque précaution ou attention à le gouverner.
- B x s d je la Blanche,
- Fourneau de Bouilleur d’eau-de-vie, Cf qui peut aller au feUffoit de bois 9foit de Charbon de terre 9 félon les principes de M. Baume.
- V. P. 1609. Additions CorreSlions pour la page 12S3.
- Cette Planche , facile à entendre de ceux qui con-noiffent ces fourneaux 9 décrits dans la 2e Partie de Y Art du Diftillateur Liquorijîe, s’entendra aifément, en obfervant que la conftrudion de ce fourneau porte fur le principe que pour les fluides qu’on veut mettre ainfi en évaporation , la chaleur fe communique de proche en proche , fans qu’on foit obligé de l’appliquer localement, comme cela eft néceffaire , quand on opéré fur des matières féches, par exemple 9 pour des fublimations.
- Fig. 1. Fourneau fuppofé de 16 pieds de long 9 pour une chaudière de 12 pieds de diamètre, & qui peut être fans chapiteau, a. Grille dans la même longueur que la chaudière, q. Niveau de cette Grille où commence la cheminée. Le fourneau eft vu en élévation jufqu’à la hauteur des barres, fur lefquelles porte là chaudière , dont la moitié environ doit être enfoncée dans le fourneau , fans en toucher les parois.
- Fig. 2. en aëz b. Deux mafllfs établis folidementà une teur , telle que le vuide qui en réfultera forme le cendrier, fe fermant & s’ouvrant à volonté, & au-deffus duquel fe place la grille du cendrier, oo, dd9 endroit où l’on donne à l’élévation du fourneau, au-deffus de la grille, une pente douce, qui, dans la hauteur, laiffe de chaque côté un peu plus d’efpace qu’il n’en faut pour la chaudière, Sur le devant de cette conftrudion , on laiffe une ouverture pour une porte comme au cendrier. Le milieu des murs , formés en pente , eft garni dans toute fa longueur & de chaque côté, d’une bande de fer plat , deftinée à fervir d’appui à une dixaine de bandes de fer , qui traverfent prefque la moitié du fourneau.
- C. Intérieur du fourneau au-deffus du cendrier , depuis la grille jufqu’aux barres , formé en triangle, dont l’angle inférieur eft tronqué 00, dd, Fig. 3. Totalité du fourneau garni de fa chaudière : A, B fes portes : C, dégor ou décharge : D, endroit ( marqué en lignes ponduées ) où def-cend le fond de la cheminée : K, cheminée du fourneau, & fa tirette.
- Fig. 4. Les lignes ponduéesa, A,b,B, font uniquement pour défigner la maniéré dont la chaleur du feu s’élève.
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- HISTOIRE ET ANALYSE
- Des Opérations faites fous là direclion de M. le Comte de S TUA rd en. Normandie & en Bourgogne, dans les années 177J & I77<> * pour fondre & affiner le fer avec les braifes de Charbon de terre.
- Envoyée à l’Académie Impériale & Royale des Sciences & Belles Lettres de Bruxelles.
- Supplément aux pages 1620 & 1621 , où. il ejl parlé fuccintement
- de ces opérations.
- Les tentatives Ôc expériences en tout genre , même celles qui n’ont pas répondu à l'attente qu'on s'en étoit promife , font toujours bonnes à connoître^ Les fautes qui s'ÿ font appercevoir , fervent aux perfonnes qui fe livrent à de nouveaux eflais, Ôc con-duifent quelquefois furement à la découverte que l'on cherchoit. Les opérations dont nous annonçons l’expofé ôc l’anaiyfe m'ont paru, à tous égards, mériter d’être rendues publiques. Lorfque , dans la troifieme Seôlion de mon Ouvrage , j'ai traité au troifieme Article, des Opérations métallurgiques tentées ou exécutées avec le,feu de Charbon de terre en différents pays, je n’avois pu avoir de connoiffance précife relative à l'opération faite à Aizy, j'ignorois même qu'il en avoit été fait une précédemment à Breteuil ; la difficulté que j'ai eu à obtenir dans ce temps les informations dont j’avois befoin pour enrichir mon Ouvrage ne m'a point découragé, j’ai été à même au moment qu'on achevoit d’imprimer la Table des matières, d'y inférer une notice fommaire delà maniéré dont M. Stuard a obtenu ces braifes de Charbon de terre à Ardinghem, enfuitè à Aizy , ôc do ^application qu’il a fait de fea braifes à la fonte des Mines dans ces deux endroits.
- Les perfonnes qui s’intéreffent à la Métallurgie , ou celles qui y ont des connoiffances , ï\e penferont pas, je crois, qu’inftruit a&uellement en détail, fur cette entreprife importante, je doive ou je puiffe m’en tenir à avancer, comme je l’ai fait, que ces effais n’ont pas xéuffi* Pans le point de vue qu'on a dû fe propofer, une alléguation n'eft point une preuve, tout le monde feroit néanmoins en droit de me demander cette preuve * elle fe trouvera dans l’expofé qui va fuivre; je lui donne la forme la plus fimple poffible,.ôc propre néanmoins, fi je ne me trompe , à jetter quelque jour fur là fonte des Mines avec le feu de Charbon de terre, Ôt fur les points qui font à réfoudre dans ce problème.
- Ce feroit encore ici le moment, avant d'entrer en matière, de nommer deux perfonnes entr'autres qui ont bien voulu me communiquer les principaux détails de ce Mémoire hiftorique ; mais leur honnêteté ne leur a pas permis d'attacher aucune forte de mérite à un fimple récit de faits1 qui eût pu me venir par d'autres, puifqu’ils n'ont pas été feuls témoins de ces expériences ; leur complaifance à cette occafion a d'ailleurs été déterminée uniquement par le motif de l’utilité qui pourroit réfulter de la connoiffance ôc de l'examen de ces effais ; elles m'ont impofées l'une ôc l'autre la condition de paraître méconnoiffant ; je fuis obligé, pour me conformer à volonté , de déclarer que ces deux perfonnes ont voulu que je me difpenfe de leur donner publiquement la foible marque d’égard qui leur eft due fi légitimement, Ôc dont je me propofois de m'acquitrer bien volontiers en les nommant ici.
- /-
- G P Ê rat 1 o N faite en Offiohre en *775 aux forges de Breteuil en Normandie , pour fondrè la mine de fer avec des braifes de Charbon de terre a Ardinghem*
- Cette opération paroît liée avec celle dont nous avons fait une fimple mention, pagâ [12iS. Les expériences de M. le Chevalier de la Houliere dans le Comté d'Alais en ï 775*, ont vraifemblablement donné origine aux effais' de M. de Stuard. Les fe,cours Ôc les encouragements qui avoient été accordés à M. de la Houliere dans fes génereufeâ entreprifes, firent naître à M. de Stuard l’efpoir d'un fuccès plus heureux, ôc le projet dans la même Province d'un établiffement de forges à alimenter avec du Charbon de terre ; le feu Prince de Conty , à qui le Comté d’Alais appartenoit alors par droit pà*. trimonial héréditaire, accueillit le projet, ôc procura à M. Stuard pour fon expérience
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- i$88
- i ufage d’un fourneau à Breteuil ; M. de Stuard s'y rendit au mois de Septembre 177^ ; ^ l’opération fut exécutée en préfence de M. Cadet, de l’Académie des Sciences , de M.
- le Chevalier de Fontanieu, Propriétaire de la Mine de Charbon d’Ardinghem chez qui
- avoit été préparé le Charbon, & de M. le Subdélégué de l’Intendance d’Alençon. M. le Comte de Stuard avoit fait tranfporter ces braifes à Breteuil ; voyez , à l'explication,
- de la Planche XXXV, page 1574, la maniéré dont le cuifage a été fait.
- La quantité de Charbon qui avoit fubi cette préparation fur le-lieu fe montoit à barils , & un fixieme de baril , du poids de 520 livres, faifant environ yo milliers , ce qui revient à très-peu-près dans notre maniéré de compter à Paris, à dix-huit voies & un huitième & demi de voie, valant 2760 livres pefant, ce qui fait près de la moitié d’un bateau fuppofé chargé de 28 voies. Voyez le prix de ces Charbons au pied de la Mine , dans l’état des Mines de Charbon de terre de France à l’Article Boulonnois , page içyp. Au fourneau, ces braifes donnoient une chaleur beaucoup plus vive que celle du Charbon de bois ; elles furent mêlées avec un tiers de ce dernier.
- Depuis le réfultat de cette opération que nous avons donné à la Table des matières au mot Stuard, le détail qu’on nous avoit fait efpérer ne nous eft'point parvenu : nous n’infifterons ici que fur le cuivre qui s’eft fait voir dans la fonte exécutée à Breteuil, Voyez Table des matières au mot Union du Soufre, du Cuivre, &c, avec le Charbon de terre (a).
- Nous nous en tiendrons uniquement pour cela à une obfervation : de quelque caufe qu’ait pu provenir cette fingularité apperçue pour la première fois dans les fontes de.la Mine qui fe traite aux forges de Breteuil, & que nous avons foupçonnée pyriteufe ( b ), on eft fondé à préfumer que ce fer provenant de la fonte exécutée dans ce fourneau au feu de braifes de Charbon de terre étoit de très-mauvaife qualité, ne pou voit convenir à aucun des ouvrages qui demandent un fer fouple, duêtile & nerveux ; l’expérience apprenant que la moindre partie de cuivre mêlé accidentellement à une maffe de fer, comme cela arrive, par exemple, lorfque le mufeau de la thuyere du fourneau vient à fe brûler Ôt à tomber dans l’ouvrage de l’affinage, ou lorfqu’on ufe de vieilles ferrailles parmi lefquelles il fe trouve quelque mitraille ; cette partie de cuivre verfée dans les maffes de fer eft fuffifahte pour l’empêcher de fe rallier ôt de fe fouder, de maniéré qu’il ne peut être forgé ; ôt que le cuivre enfin rend le fer dur ôt rouverain , c’eft-à-dire, caftant à chaud lorfqu’il eft pétri avec le fer dans le travail de l’affinage.
- Opérations faites aux Forges d'Aizy , fous Rougemont en Bourgogne.
- C e fut peu de temps après les efîais de Breteuil que M, Stuard difpofa fes nouvelles opérations. Dès le mois de Novembre de la même année 1775, il étoit arrivé à Mont-bart, chez M. le Comte de Buffon , avec des lettres de recommandation de M. Bertin Miniftre. Le fourneau de M. Montbàrd n’étoit pas en feu alors, & ne devoit pas y être de long-temps. Les eflais fe firent à Aizy , ou M. de Stuard vint s’établir ; il annonça qu’il emploieroit à fes expériences des Charbons de terre provenant de la Mine d’Ardinghem & de S. Etienne en Forez ; en effet il en avoit fait remonter à Auxerre un affez grand nombre de tonnes, dont une partie a été tranfportée à Aizy par Auxerre.
- Les principales & premières opérations ont été indiquées à la Table des matières, au mot Stuard : voici une de ces expériences fur laquelle nous avons eu le détail circonf-tancié qui fuit. Avant tout, nous garderons dans cette analyfe le même plan que nous avons fuivi dans les femblables deferiptions raffemblées dans la troifieme Se&ion de notre Ouvrage, où nous avons fait connoître la principale conftruêtion des fourneaux dont on s’eft fervi pour exécuter ces fontes, la nature de la mine, la qualité des fers qui en proviennent , Ôcc.
- La forme & la dimenfion des fourneaux devant être relatives à l’efpece de mine que l’on traite, la maniéré dont les foyers de forge font montés étant auffi relative à l’efpece de fonte qu’ils doivent mettre enfufion, la précifion, en fait de defeription de procédé, exige ces connoiffances préliminaires : nous les donnerons ici, quoique dans la méthode de M. de Stuard il n’y ait rien à changer dans la manutention ufitée en France. Quant à la Mine de fer qui fe traite dans ce canton, nous préviendrons ici que c’eft une Mine limon-neufe en général, ( Voyez page 1213, note i, ) à grains de la groffeur de la poudre à tirer.
- doit (è reflouvenir que cette Table des matières (3) N’ayant point‘reçu les échantillons qui nous a voient Contient des oblèrvations , des remarques, meme des aug- été promis , nous n’avons pu en juger précilément ; mais nous mentarions & des explications circonftanciées qui peuvent la la jfbupçonnons telle, par la railôn que c’eft ordinairement ren re U 1 e a ire en entier. lous l’état pyriteux que le cuivre fè trouve uni au minerai.
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- àvec les Br cafés de Charbon de Terré.
- iy8p
- DIMENSIONS de f Ouvrage de Chaufferie ou Affnerie, dite à l’ÀllemaSldc > gu.
- Renardière en ufage à la forge d’A izy.
- ftu fond au haut de faire , du côté de la Varme ( a ) , 11 pouces £ de hauteur.
- Du fond au haut de l’aire, du côté du contrevent» 13 pouces de hauteur.
- Du fond au haut du contrevent » côté de l’aire > j8 pouces de hauteur.
- Du fond au haut du contrevent » côté du Chiot, K1 pouces 7 de hauteur.
- Le contrevent incliné fur la hauteur, d’un pouce fur le Bâche (b)t
- Du fond à la hauteur de la varme > Côté du chiot, 4 pouces.
- Du fond au haut du Chiot, 6 pouces, non conü-pris l’épaiffeur de la Taque à recevoir les Charbons pour la fufion de la gueufe & la fabrication des fers î cette Taque ( c) eft ordinairement de 17 lignes d’é-paifleur.
- La largeur du fond de la Vartûe au contrevent » côté de faire , 14 pouces ; & côté du chiot, ij pouces de largeur.
- Hauteur de la thuyere au fond , 4 pouces.
- Eloignement de la thuyere au Chiot ,13 pouces.
- Eloignement de la thuyere à faire, if pouces.
- La thuyere avance dans l’ouvrage de 3 pouces
- lignes , & l’extrémité de fon mufeau eft à 13 pouces de diftance du contrevent.
- La thuyere eft pofée de maniéré que le vent
- des foufflets darde horifôntaîement dans l’ouvrage ; fi la thuyere èft trop inclinée , la fonte en fufion refte liquide, ou tout au moins fe forme difficilement en fer malléable (d).
- Au furplus la pofition de la thuyere fe trouve afletvie à là qualité des Charbons & à celle de la fonte dé fer, de forte qu’Ù fe rencontre des cir-conftances où la thuyere doit être inclinée d’un ou de plufieurs degrés ; d’autres dans lefquelles il convient de l’entretenir horifontalement ; d’autres en fufion où il faut quelle dirige le vent des foufflets à un ou à plufieuts degrés au-deflùs de l’horifon j cette dérniere méthode donne pour l’ordinaire un fer très-aigre.
- Le foyer monté , on place une taque de fonte fur la taque de contrevent qui s’incline fur le Bâche » afin de refferrer le feu & tenir les Charbons en refpeét, & pour entretenir les grenailles de Hæ-mecelach ( e ), qui fe font détachées des renards ou loupes , lors de finftant qu’ils feront martelés*
- S’il étoit poflible de fubftituer à cette taque un corps non-métallique & non-fufible, la méthode en feroit infiniment avantageufe; la taque échauffée coo-* pere infruétueufement à la confommation des Charbons ÿ il en eft de même de la Taque fixée dans la cheminée au-deffus de la thuyere qu’on fait remplacer par de la brique de tuile»
- Opération exécutée le là. Janvier 1776 à la grande Chaufferie ou Renardière de la forge à fabriquer le fer en barres ( f ), avec des braifes de Charbon de terre déclarées par Mb DE St u A RD être du Charbon de S» Etienne ? cuit à T air libre au Village de Seve près Paris f à ce quon a prétendu.
- La grande chaufferie étoit en bon train de travail au Charbon de bois, bien garnie & fournie de fes Charbons de terre enflammés, faifant du fer marchand de bonne qualité, c’eft-à-dire > le plus compaéte & le plus nerveux poflible, pliant en même temps , & propre alors à être plongé dans les ouvrages qui demandent la plus grande folidité, tels que la conftrudion des Vaiffeaux & des Edifices, la Serrurerie, la Taillanderie & la Maréchalîerie ( g ) ; & au moment que la loupe ou le renard (h) fut tiré du foyer, battu fous le marteau, & reporté au foyer (à 10 h. 20 min* du matin) , M. Stuard fit jetter du Charbon de
- (<z) Les côtés de l’ouvrage font faits par quatre plaques, la f'arme fous la thuyere du côté oppofé, le contrevent, l’aire au-deffus , le Chiot fûr le devant, percé d’une ouverture à la hauteur de la thuyere pour fèrvir d’ifTue aux feories, 8t d’une à fleur du fond dont on fe fêrc dans la macération des fontes ; le bas de cè quarré eft garni d’üne autre plaque ap-jpellée fond, parce qu’elle en fait l’office ; lé contrevent du deffus eft une autre plaque fur le contrevent pour retirer les Charbons.
- ( b ) Bâche , auge de bois d’un pied de vuide fur 6 pieds de longueur, garnie de fer en-dedans & fur les côtés * abreuvée d’eau pour raffraîchir les outils & arrofer le feu.
- (c) Taque, taqueret, plaque de fonte qui terminé l’ou-vrage en-dehors.
- ( d) On doit obferver que la conftruétion & la pofition de l’ouvrage font commandées par la pofition des bufès des foufflets j l’ouvrage doit y être fournis, & non les foufflets à l’ouvrage.
- (e ) Terme corrompu du mot Allemand Hammer Schlag, qui fignifie proprement écailles de fer qui s’en détachent par le marteau, & que nous appelions Batdtures, mais dans nos forges Vhamecelach eft un laitier.en menus grains qui fè détache des ringards avec lefquels on pique la pièce _ dans l’affigerje, ou que
- terre, 8c fur cës Charbons de la chàux de pierre calcaire éteinte à quatre reprifes différentes *, 8c deux onces de fel marin * *.
- A onze heures yo minutes la loupe fut tirée du foyer , ce qui fait une heure & demie de travail.
- La loupe fuivarite taillée de la même maniéré en Charbon de terre 8c en Charbon de bois * avec l’addition ( à quatre reprifes ) de chaux calcaire , ne fut tirée du foyer qu’à une heure 2 S minutes après midi, ce qui donne une heure 3 B minutes pour fa formation î on obférva que le fer refufoit abfolument de fe former au fond du cfeu-fet, ce qui engagea l’ouvrier Marteleur * chef de
- l’on introduit dans le trou du chiot pouf lâcher le laitier dés chauf fériés & des affineries, lorfque l'Ouvrier les plonge rouges dans l’eau du bâche pour les refroidir. On fè fèrt de cet ham^ mer-fehlag , pour ranimer le fer grilloté, pour rendre les chaufferies laitineufès, & pour raffraîchir lés pièces un inftant avant de les tirer des renardières ; c’eft aufli un excellent fondant lotfqu’il y a de fembatras dans l’ouvrage d’un fourneau : quelques maîtres de forge eft mêlent [au Minerai pour en tirer de la fonte.
- ( f ) Une Renardière eft une des cheminées de forge , laquelle fait l’office de l’affirterie & de la chaufferie, fond la gueule & pouffe les pièces à leur perfection. Travailler en Renardière , c’eft affiner la fonte , & chauffer dans un même feu le fer erud pouf lé forger , tel qu’il doit paffèr dans le Commercé 3 le fer que donnent les renardières eft un fer fupérieur.
- (g) Un fer de cette nature eft d’un poids fpécifiquement plus eonfidérable & plus avantageux au Fabriquant.
- ( h) Loupe. Malle de fer brut & impur que l’on fait dans les affineries, & qui eft la première forme élémentaire du fes de loupe pétri dans le feu avec le ringard , & dont on rapproche les parties par l'effet du marteau dans l’opération di» çinglage,
- H18
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- la forge , à y faire fondre une Some & demie ( a ) réduite en grenailles j alors le fer fe forma.
- Pour travailler la loupe fuivante on cefla de jetter du Charbon de terre fur le foyer ; il relia garni de {es menus Charbons & de bois & de terre, du yenard ou de la loupe précédente. Ce foyer fut couvert à l’ordinaire en Charbon de bois, juf-qu’à la formation de la loupe qui fut tirée à 2 heures ip minutes, ce qui donne y 1 minutes pour la formation de cette loupe qui étoit d’une grande chaleur.
- La loupe fuivante fut continuée au Charbon de bois ; on la tira à 3 heures 7 minutes, d’où l’on voit qu’elle a été 48 minutes à fe former ; la chaleur ou rouge brifant du feu étoit moindre que dans la loupe précédente * * *»
- La première loupe a été très-difficile à forger ; elle a préfenté à l’œil le rouge brifant ainfi que fon effet ; fon poids en bande étoit de 44 liv. Cette bande caffée à froid dans la partie forgée au Charbon de terre préfentoit une partie de veine ou nerf affez blanc , un gros grain à teil de crapaud, & caffoit facilement. A chaud elle ne fouffrit point ïeftampe, & elle éclata. La partie de cette même
- (a) Là difficulté à travailler les fontes Ce corrige en jettant dans le foyer des craffes de forge pilées qui fervent de fondant ; la Some employée ici pour cet objet , eft la craflTe y écume ou (corie qui Ce forme au fond du foyer de la forge * & que l’Ouvrier eft obligé de lever quand il s’apperçoit que
- bande forgée au feu de Charbon de bois s & dont l’extrémité étoit en barreaux , préfenta un grog grain couleur de fonte terne affez groffîer, nerveux cependant dans fon milieu * mais de couleur: brune. .
- La fécondé loupe étoit du poids de 72 . . * elle exigea des précautions pour être forgée ; le fer éclatoit & fe disjoignoit fous le marteau : on en vint néanmoins cependant à bout affez aifément en répandant fur ce fer enflammé , lorfqu’il fut rapporté de nouveau au foyer , de 1 ’hamecdack très-menu , afin de le nourrir. Cette bande pour la marteler fut chauffée au Charbon de bois. Façonnée en barreau > elle prefenta un grain giroflier d’un blanc fombre, ayant néanmoins du nerf dans fon milieu, Une portion de cette bande fabriquée en fer plat, préfenta à peu-près le même phénomène. A la chaufferie du Cloutier ce fer tomba en fufion comme de la fonte * & il fallut de grandes précautions pour en tirer quelque partie utile.
- La troifieme loupe s’eft trouvée d’une qualité bien inférieure pour le métal, à celui qui fe fabrique avec le Charbon de bois * * * *.
- cette ctaffe ou (orne ( qui éft ce que les Maréchaux rtoftimenè mâchefer') s’oppolè par (on volume à (es opérations ordinaires ^ une Some commune du fourneau d’Aizy doit aller aux environs de 10 à 1$ Hv. ce qui, pour la quantité d’une (erné 8c demie , donnç de 30 à 33 liv.
- R emarques fur l*Opération précédentet
- * La fubftitution de pierre à chaux à la terre d’herbue dans les foyers de forge, pour adoucir êc rendre plus malléables les fers fragiles, n’eft point une pratique propre à M. de Stuard. La premier© perfonne connue pour l’avoir introduite eft M. Rigoley , Diredeur des forges & fourneaux d’Aizy ; ç’eft lui qui dès 1764 a commencé à en faire quelquefois ufag©, ix qui depuis 1767 la conftamfnent adopté dans fes travaux ; nous aurons occafion de revenir a cette méthode en terminant ce Mémoire*
- ** A cette fécondé addition il s’éleva l’inftant après une flamme fulphureufe affez vive.
- * * * Pour la formation d’une loupe au feu de Charbon de bois * il ne faut au plus que 47 minutes* De l’expérience dirigée par M. de Stuard, il réfulte que pour fondre & former aü fond du foyer une loupe ou renard avec le Charbon de terre , il faut le double de temps qu’il en faut avec le Charbon de bois.
- * * * * Cette troifieme loupe a en conféquence été environ 7 minutes de plus à fe former que l’Ouvrier n’en met communément en n’employant que du Charbon de bois : cette troifieme loupe ne s’eft-elle pas reffentie de l’excès des parties vitrioliques & fulphureufes qui s’étoient fixées au foyer ou creufet de la forge, lors de la formation de la fécondé loupe, par le Charbon de terre qui y do-minoit encore ?
- La qualité du Charbon de terre n*a-t-elle pas aufii influé fur la quatrième loupe ?
- Cette Expérience du 12 Janvier 1776 n’ayant pas paru fàtisfaifante, M* îe Comte de Stuard prit le parti de contremander ce qu’il attendoit encore de fes braifes de Charbon de terre de S. Etienne * il Ht enfoncer plufieurs des tonnes qui lui reftoient, & qu’il trouva être de charbons défe&ueux dans le choix & dans le cuifage ; ce fut alors qu’à la forge d’Aizy on indiqua à M. de Stuard la Mine de Montcenis. M» de Buffon, fut l’opinion que lui avoit donné de ce Charbon un Mémoire de M. de Morveau. V./?,i 18 y * approuva ce confeil. M. de Stuard fe tranfporta à Moptcenis 3 il y féjourna quelque temps pour faire cuire de ce Charbon félon fa méthode. A la plus grande proximité poffible du même endroit , M. Roettiers avoit fait l’acquifition d’un fourneau que l’on fit aller au feu de Charbon de bois ; M. de Stuard fit conduire une bonne quantité de Charbon de terre préparé , ôc une grande quantité de brut pour le cuire à Aizy , conformément au defir qu’en marqua M. le Comte de Buffon. A l’explication de j[a Planche XXXV, nous avons décrit la maniéré dont il a été procédé à Aizy. Il effaya suffi de tirer parti du reftant des braifes de Charbon de S. Etienne qu*il avoit mis au rebut comme n’étant point bonnes ; il leur fit effuyer un fécond cuifage , après lequel ces braifes mêlées avec du Charbon de bois choifi , fe trouvèrent encore généreufes à la fufion des Mines, comme on le verra bientôt ; voyez, à l’explication de la Planche XXXV, les réflexions fur cette drconflance.
- Les opérations de M. de Stuard, qui paroiffent lui avoir concilié une approbation de marque , ont été commencées dans les derniers jours d’Avril avec les Charbons de Mont-
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- ûvec les Bràïfes aê Charbon âe 'Terré* îfpi
- iêftis prépâ'res fur le lieu par le cuifage à l’aîr libre : eh mettant foüs les ÿèiix îè ÎPrôcès-verbà! "qui en a été figné9 nous avons cru devoir nous abftenir de le founiettrô à Urte dit cuflion en forme, dans laquelle on püiffe foüpçonner lenvie de critiquer ; nous nous éft tiendrons à rapprocher de ce Procès-verbal des eonfidératiohs générales püifées dirë&emérit dans l'expérience.
- O b s e r vàt 10 N s préliminaires fur te haut Fourneau de la Forge cfAizy.
- r À là fuite d’urie brochure intitulée : Ârt du Charbonnier $ publiée en 177y, par Mi Rig oley , qu’il a envoyée à la Bibliothèque de l’Académie des Scieces, nous trouvons dans l’Avant-propos d’un Mémoire très-intéreffant fur les moyens d'améliorer les Fers aigres * que la forme fur laquelle eft montée le fourneau d’Aizy , eft d’après les principes dé M. Robert de Guigneboürg , dont la méthode a été rendue publique par ordre dvi Gouvernement. Par rapport à l’efpede de Mine qui fe traite dans les Fourneaux d’Aizy t il à feulement été riéceflaire d’apporter quelques différences principalement dans l’élévatiori de la thuyere, dans l’éloignement des coftieres fur la dame , ÔCCi
- Le fourneau tel qu’il â été employé , pour être rempli exactement, tient de 7% à §1 rafeâ de Charbon de terre (a). Il étoit tout en pierres calcaires qui n’éclatent pas au feu y faciles même à fe réduire en chaux , êc il Venoit d’être teconftruit le 20 Q&obre 1775 i les dimenfions qui vont en être données $ ont été vérifiées‘lors de fa reconftru£tiort $ avâht fon mis en feu ( b ).
- Mefure âe jà principales pàritesi
- Elévation du fond àu-deffus de la Buneôu Gueulard $ 18 pieds.
- Hauteur du fond à la Thtyere 9 13 pouces.
- Eloignement du côté de Thuyere à la RuJUné , f pieds êc demi.
- De la Tympe à la Thuyere $16 pieds
- De la Thuyere au Contrevent 9 14 pieds êc dëmu
- Largeur de la Ruftine én bas fur le fond ,13 pieds Ôt demi.
- Largeur de la Ruftine en haut 9 14 pouces.
- Hauteur de la pierre de Contrevent fur le fond, 16 pieds êc demi*
- Longueur des pierres de Contrevent & de Thuyere, depuis la Tympe à la Ruftine, à piedih
- Largeur de la Tympe , 14- pnurea -Là
- Du fond à la Tympe, 14 pouces f de hauteur.
- Hauteur de la pierre de Tympe, 26 pouces (c),
- Largeur du demis de V ételage ou échelage ou Etalage fur la Tympe (d) 9 4 pieds*
- A un pied en-deffous, cet ételage a 3 pieds 4 pouces de largeur.
- A deux pieds en defcendant , cet ételage a 2 pieds 6 pouces.
- Enfin cet ételâge, au-deffus de la pierre de Tympe , â 21 pouces delàrgèi Largeur de l’ételage fur la Thuyere au haut, y pieds.
- A un pied en defcendant fur la Thuyere, 3 pieds 9 pouces êc demi dé large*
- A deux pieds en defcendant fur idem * 3 pieds 4 pouces.
- A trois pieds en defcendant fur id. 2 pieds 1 o pouces.
- A quatre pieds en defcendant fur id, 2 pieds 3 pouces, êc cet ételage a feulement deux pieds de large eii èn-bas 9 ou fur la Thuyere*
- Largeur de l’ételage fur la Ruftine, 4 pieds 2 pbiiCes au haut.
- A un pied en defcendant , 3 pieds p pouces , y comprenant un pied d’ariglè oü pari du côté de la Thuyere, 6c 10 pouces dü côté du Contrevent. ^
- A deux pieds en defcendant fur idem 9 3 pieds, dont 8 pouces d’angles du côté de li Thuyere, êc 8 pouces du côté du Contrevent.
- A trois pieds en defcendant fur idem 9 27 pouces F > donc 6 pouces ~ , d’angle dü côté de la Thuyere 9 êc 8 pouces du côté du Contrevent.
- A quatre pieds en defcendant fur idem 9 18 pouces f, dont 3 pduces d’angle du côté de la Thuyere, êc 3 pouces du côté du contrevent.
- (a) Rajfe. Rdfe, Rejfe t grand panieé Compole en forme de van, en brins d’ofier ,de viourne ou de bois de chêne , contenant environ une feuillette ou 50 livres de Charbon dans quelques Provinces ; dans quelques endroits le quart d’un lac de Charbon d’environ 31 livres pelant : la livre de . 6 onces. La Rajfe du Rejfe auffi pleine qu’elle peut l’être, eft quelquefois distinguée par le nom de Rajfée.
- (b) Pour comprendre ces dimenfions, il lûffit d’être prévenu que l’ouvrage ou baftïn dans lequel le métal tombe en bain êtoit compole de lôn fond, de la pierre de thuyere, & de celle de contrevent ; les pierres affilés lùr le fond avoïerit j6 pouces de hauteur; celles de thuyere étbient entaillées pour y recevoir la plaque du delfous de la thuyere de 3 pou-çes Les pierres que I on emploie pour l’ouvrage font cal-
- caires , d’une Couleur rouffe , noh-geliflês, plus iendres que dures ; les ételages, la cheminée ou le gueulard font aulfi de pierres calcaires, d’un moilon peu épais, plus tendre que dur; cette qualité de pierre eft làns doute éprouvée dans cette forge, pour mieux rélifter à l’aftion du feu. M. Grignon ob-lèrve que cet emploi de pierres calcaires , pour les parois intérieurs d’un ouvrage , èft très-onéreufo. Voy. aulfi Y Art dei Forges & Fourneaux à fer, troifiemè SeAion , Mémoire de M, de Réaumury pag. 6zz & 57. . , .
- (c) Partie du creufot qui eft eh dppofitidn avec le côté de la thuyere * ainlî que les pièces qui compofont cette partie.
- (d) L’épaifleur èn hauteur de la pierre de tympe eft in-* différente ; elle n’eft portée ici que pour l’exaditude dés d?4? tnenfions^
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- Xÿyz Fonte SC Affinage de Fer
- A quatre pieds f au £»as de cet ételage fur la Ruftine , i ; pouces de large ; y compris 2 pouces d'angle du côté de la Thuyere , Ôc 3 pouces du côté du Contrevent.
- Xargeur.de l’ételage fur le Contrevent au haut, 4 pieds 10 pouces.
- yV un pied en defcendant, 3 pieds 10 pouces.
- A deux pieds en defcendant , 3 pieds 2 pouces.
- A trois pieds en defcendant, 2 pieds 8 pouces.
- A quatre pieds en defcendant ôc fur le Contrevent, 2 pieds 3 pouces -f.
- La hauteur perpendiculaire du fond, au haut de l’ételage du Contrevent , eft de y pieds îo pouces 9 lignes, ôc cette hauteur par inclinaifon eft de 6 pieds 2 pouces 3 lignes.
- La hauteur perpendiculaire du fond, au haut de l’ételage de la Tympe , eft de y pieds 10 pouces 9 lignes, ôc cette hauteur par inclinaifon eft de 6 pieds 4 pouces.
- Hauteur perpendiculaire du fond au haut de l’ételage de la Thuyere , y pieds 11 pouces, ôc cette hauteur par inclinaifon eft de 6 pieds 4 pouces.
- Hauteur perpendiculaire du fond au haut de l’ételage de la Ruftine, y pieds 11 pou* ces, Ôc cette hauteur par inclinaifon eft de 6 pieds 4 pouces.
- Profondeur ou longueur du fond de la Ruftine à la Dame, 4 pieds.
- Largeur du fond contre la Dame, 14 pouces.
- Hauteur du Gueulard, ou cheminée, depuis l’extrémité d’en-haut des ételages, juf-qu’à l’extrémité horifontale de la Bune , 13 pieds ( a).
- La Bune a fur la ruftine ôc la dame 22 pouces d’ouverture, Ôc fur le contrevent ôc la thuyere 2 6 pouces.
- (a) La cheminée dite le Gueulard & les ételages Ont été excédente le maffif. & fur laquelle le Chargeur peut coiih montés à quatre pans : ôn appelle Bune une fauiïe paroi modément porter & lever une charge.
- Procès-verbal drejfé & arrêté le 4 Mai 1776 , fur une fonte de Mine de fer exécutée à Aizy le 30 Avril, le 1,2,3 & 4 Mai, de la même année.
- Nous foujfignés Jean-Nicolas Donnai 9 Avocat en Parlement de Paris9 prépofé par fon Altejfe Séré-niffîme Monfeigneur le Prince de Conty , pour être témoin des opérations ci-dejfous ; Jacques - Nicolas Roettiers de la Tour ,, Ecuyer , Conjèiller du Roi en VHôtel-de-Ville de Paris &* Echevin ; Claude-Jo-feph Monniot de Fonrelle , ancien Maître des forges des Trois Evêchés Or de Franche-Comté ; Edme Ri-goley, Maître de forge à Ai\y, près Montbard en Bourgogne ; François Gauvenet, Commis de la forge dudit fleur Rigoley ; Michel Chaudouet , Fondeur dudit fourneau d’Ai^y, & Pierre Malgras , Chef-Marteleur de ladite forge, ajfifté de M. Jofeph-Ga-briel-BaJîle Duclos, Confeiller du Roi, élu en VE-leBion de Tonnerre 9 Délégué à M. Gerardin , Sécré~ taire du Roi, Subdéléguè à l’Intendance de Paris au Département de Tonnerre ; requis par Us foujfignés ci-dejfus dénommés.
- 1 Déclarons nous être tranfportès le 29 Avril de la préfente année mil fept cents foixante-feiie chei M. Rigoley 9 Maître de Forge à Aiqy, près Montbard, pour être préfents aux divers ejfais & opérations de M. Williams , Comte de Stuard, ancien Capitaine de Grenadiers au Régiment de Royal-Deux-Ponts, au fervice de France , des Charbons de terre préparés par ledit Sieur Comte de Stuard , pour fondre fcr affiner le fer ; lefdites opérations conduites fous les ordres du Sieur Monniot de Fonrelle ledit jour vingt-neuf Avril, accordé par ledit Sieur Rigoley , les Sieurs Comte de Stuard & Monniot de Fonrelle, après la gueufe numérotée 35*8 (*) , coulée à fept heures vingt minutes du foir, fe font empares du haut du fourneau, & de toute Vautorité fur les Fondeurs & Gardes ; le Sieur Monniot de Fonrelle, en préfence des personnes ci-dejfus dénommées, a fait pefer les mefures qui fervent à charger ledit fourneau. La raffe
- O Voye\ le Préambule des Remarques qui vont foivre.
- (**)Conche ou conge, Clon, Pannier. Vaifîeau de bois, de cuivre ou de fer, fervant à porterie minerai dans le fourneau. Le fond en eft plat ou légèrement circulaire ; les côtés font droits & coupés obliquement, afin qu’ils aient la hauteur du derrière
- s’eft trouvée contenir trente-quatre livres de Charbon de bois comble; la couche remplie des minéraux lavés , fuivant Vufage du Sieur Rigoley , s’eft trouvée aujfi pefer quarante-quatre livres (**)- Le Sieur Monniot U*c r»n.ielle a de Juite ordonné & fait remplir en Charbon de terre préparé lefdites mefures -9 il s'eft trouvé que ladite rajfe raclée a contenu trente-quatre livres pefant dudit Charbon de terre préparé.
- La coutume de fondre de M. Rigoley eft de charger à treize demi-charges ; favoir 9 jix mefures ou rajfes de Charbon de bois pefant trente-quatre livres chacune 9 & huit couches de Mine de quarante-quatre livres à chaque charge. Le Sieur de Fonrelle ordonna quon mit dans le fourneau quatre rajfes de Charbon de bois,
- une rajfe demie de Charbon de terre préparé, huit cônches de MineCr quarante-neuf livres de terre tTHerbuë j toutes ces treize charges ont été fuivies par le même procédé ; la gueufe a été coulée le foir 30 Avril à Jix heures trente-cinq minutes ; la gueufe a pcféfeiqe cents vingt-cinq livres 9 a.été numérotée 3S9- O) f
- Il eft à remarquer que la gueufe coulée le matin , à Jix heures trois minutes, provenoit des minéraux Charbon de bois dont le fourneau fe trouve toujours alimenté ; pourquoi ladite gueufe , N®. 35-9 , ne pourroit paraître qu’à la fuite de ladite coulée. (2)
- On a fuivi la fécondé opération de fonte dans Vordre fuivant ; trois rajfes de Charbon de bois 9 deux rajfes de Charbon de terre préparé , huit couches de Mine 9 deux livres de Chaux éteinte 9 quarante-neuf livres de terre cPHerbuë. La gueufe qui en eft provenue le premier Mai à Jix heures dix minutes du matin , "N0. 360, s eft trouvée être du poids de quatorze cents foixante - quinze livres ci .. . . 147;. (3)
- La troijieme fonte a été conduitepar un régime
- qui eft droit, & que l’Ouvrier appuie for fon eftomach ; ils fe termine en pointe à la partie antérieure qui eft ouverte r l’Ouvrier porte la conge au moyen de deux poignées fixée* aux parties latérales,
- différent ;
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- du Charbon de Terre.
- different M. Monîot de Fonrelle voyant une ardeur très-grande , & quon pouvoit s fans crainte de faire aucun tort au fourneau, porter à tout Charbon de terre préparé par la méthode du Sieur Comte de Stuard , & profiter de tous Les avantages de la honte dudit Charbon de terre préparé, a ordonné les charges Juivantes ; cinq rajfes de Charbon de terre préparé, neuf couches de Mine , fix livres de Chaux éteinte & quarante-neuf livres d'Herbue. Ladite fonte a rendu une gueufe du poids de feiçc cents vingt-cinq livres qui a été coulée à dix heures trente minutes du foir ledit jour , a été numérotée 36I* Cette fonte a fupporté quatorze charges, ci . . . 162y. (4).
- La quatrième fonte, N°. 3 62 > a été conduite ainjî qu il Juit : deux rajfes de Charbon de terre de S. Etienne préparé, trois rajfes de Charbon de bois , huit conciles de Mine, ce qui a été continué fix charges ; les fept autres charges ont été de trois rajfes de Charbon de terre préparé , deux rajfes de Charbon de bois , deux livres de Chaux éteinte, & quarante-neuf livres d'Herbue; ce qui a produit une gueufe du poids de dix-neuf cents livres ; elle a été coulée à onqe heures du matin, le deux Mai, ci , »... 1900. ( y ).
- Les trois premières fontes ont été faites avec du Charbon de terre provenant de la Mine de Montcenis ; la quatrième fonte a été faite avec des Charbons de terre provenants de la Mine de S. Etienne en Foreq , préparés fuivant la méthode dudit Sieur Comte de Stuard : toutes lefdites fontes ont réujjî à la fatis-fanion defdits Monniot de Fonrelle & Rigoley ; on a brifè des morceaux de toutes ces gueufes qui ont été préfentés à M. le Comte de Buffon qui sefi tranfi-porté à ladite forge, & a été témoin du fuccès le plus fatisfaifant qu'on puijfe défirer dans cette partie ; ce qui prouve avec la plus grande évidence que Von peut fondre avec le Ch^hnn de terre préparé du Sieur Comte de Stuard, & avoir de très-excellente fonte, non-feulement en y mêlant une proportion de Char-Ion de bois, ainfi qu'il eft détaillé ci-dejfus, mais encore avec le Charbon de terre préparé, fans aucun mélange (6).
- Pour fuivre Veffet defdites fontes , le lendemain trois Mai les foujfgnés je font tranjportés à la forge g ils ont fait conduire à la Chaufferie la première gueufe numérotée 3 jp ; ont fait affiner Gr forger par tous les Forgerons du Sieur Rigoley indijférem-ment (7) les diverfes barres de fer qui en ont été tirées, qui ont produit du fer d'un très-bon grain & nerveux ; les autres gueufes, N°. 361 & 362, ont
- *S9î
- été traitées avec le même fuccès. Tous Ufdits affinages je font faits avec le Charbon de terre préparé fans mélange y il y a eu cependant de la variation s la geufe numérotée 361 , qui n'a été fondue qu'avec du Charbon de terre préparé fans aucun mélange, et produit des fers d’une qualité frpérieure , tant par fin grain que par fin nerf ; M. le Comte de Buffon auquel on en rendit compte, s'ejl en confequence cranfportè le famedi quatorze Mai, à onqe heures du matin. à ladite forge dAfiy ; il a fait recommencer toutes les opérations ; on a donc formé fous fes yeux plufeurs Renards ou Loupes des différentes gueufes qu'on a converti en barres , barreaux & bandes de toute groffeur épaijfeur, lejquelles ont eu le même fuccès, ce qui a été jugé facilement, lefdites pièces ayant été rompues en fa préfence, tant à chaud qu'à froid ; il a eu la curiofté auffi de faire porter à la Clouterie 9 d'y faire forger des gros & petits clous qui ont réfifté à toutes les épreuves (8 )»
- De toutes ces Expériences il réfulte qu indubitablement M, Williams , Comte de Stuard , a trouvé &* eji vrai pojfejjèur d'un fier et unique» qui efl dê fondre £r affiner le fer avec du Charbon de trre prépare fuivant fa méthode , dans les hauts fourneaux & forges, fans rien changer à la manutention & ufages qui font établis dans le Royaume , avec telle ou moindre quantité de Charbon de bois quon voudroit y admettre , mais même quon le jait auffi avec h Charbon de terre préparé , fans aucun mélange de Charbon de bois.
- Il a été remis à M. le Comte de Buffon , juivant las demande qu'il en a faite, plufeurs morceaux de Charbon de terre préparé, des morceaux de fonte de diverfes gueufes fers forgés en provenant, pour être, dépofés dans le Cabinet d Hifioire naturelle de Sa Ma— jefîé - il en a été remis de même audit Sieur Comte de Stuard fous le cachet de M. Rigoley , dont les moitiés defdits morceaux refient dépoj'ées entre les mains du Sieur Rigoley , fous le cachet de M. de Stuard, ledit Sieur Rigoley voulant bien s'en charger (u)fc . Ledit Procès-verbal fait arrêté entre nous fufi dits a Aïçy , près Montbard , le quatrième jour de Mai mil fept cents fixante Jei^e, pour fervir &» valoir comme de raifon. Signé Do rival fils % Roettiers de laTour, Monîot de Fonrelle 9 Rigoley , Bafile Duclos, M. Girardin , le Comte de Stuard* Gauvenet, Chaüdouet, Fondeur , Pierre Malgras,
- R emarques fur h Procès -verbal»
- (*) Les perfonneâ qui ne font point au fait des travaux de forge doivent être prévenues pouf Tintelligence de ces Numéros, quen exécution de l’Arrêt du Confeil 8c des Lettres-patentes du 7 Mars 1747 touchant la marque des fers , les Maîtres de forge pour le droit de marque font tenus de pefer & de numéroter toutes les gueufes qui fe coulent depuis Ÿinftant du tire-pâle , à compter du numéro , & de fuite fans interruption à chaque coulée, afin que les Commis de la marque des fers qui doivent être appellés , puiffent vérifier quand bon leur femble ces gueufes lorfqu elles font entalfées > 8c re~ connoître fi chaque N°, eft réellement du poids porté fur le Regiftre.
- Ayant voulu connoître par comparaifon la différence des produits de ces expériences avec les produits ordinaires du fourneau , unp Perfonne réfidente à Châtillon-fur-Seine a bien voulu à ma lollicitation faire elle-même, fur le Regiftre du Commis de la marque des fers de ce temps, un relevé numéro par numéro, date par date, des fontes & coulées obtenues depuis le premier Avril 1776 au fourneau d’Aizy ; on reconnoîtra bien-tôt que cette inftruélion m’étoit néceffaire.
- Le mot coulée qui a plufieurs acceptions dans l’Art des forges, lignifie tantôt, comme on le voie ici, le produit en poids & en nombre des pièces coulées, tantôt, comme dans le Procès-verbal, l’opération par laquelle on coule la fonte dans les moules, mieux rendue par le mot coulaifon,
- Il neft pas indifférent d’être prévenu que la gueufe précédente au N°* 35*8, ç’eft-à-dire *
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- Fonte & Affinage de Fer
- îa gueufe , N°. ifj, étoïc du poids de 1700 , & d’obferver en même temps que celle-ci, N°. ;
- pour laquelle on avoir commencé, après la coulaifon du N°. ^58, a admettre le Charbon de terre au fourneau, s’eft trouvée du poids de 1275*; il eft clair que le produit du fourneau a baifle notablement , puisque ce NJ. 398 , au .lieu d’être de 1750 ou de 1800, &c, ne s'eft trouvé que de
- II27Ç'.
- Cette différence dans les produits ne doit elle pas être attribuée aux changements des matières admires au fourneau , lefquelles ont procuré le N°. 359 du poids de 1625 ?
- Les gueufes, Numéros 360, 361 & 363 , d’un fuccès varié dans leur produit & dans la qualité de ce produit , ce qui a caufé quelqu’embarras au fourneau, & a procuré des fontes de qualité inférieure, de même que pour les Numéros 363,3^4 > 3&S & 3^6, pourroient très-bien aufli provenir de ladmilîion au fourneau du Charbon de S. Etienne avec lequel.a été coulé le NQ. 362.
- ( 2 ) Cette remarque fembleroit donner à entendre qu’on avoit eu l’imprudence de procéder aux premières opérations dans un inftant où le fourneau n’étoit pas en état de fa marche ; fi cela eft, n’auroit-il pas dû en être queftion dans le commencement du Procès-verbal ? cette obfervation n’auroit pas échappé : il n’eft donc pas poftible de prendre cette allégation défavorablement au fourneau, néanmoins on fait exa&ement fur quoi compter à cet égard par le relevé du Regiftre du Commis de la marque des fers, que nous donnerons à la fin de ce Mémoire, pour juger & de ce point, & de la différence des produits au feu de braifes de Charbon de terre.
- (3 ) Produit fort inférieur (d’après l’état des fontes coulées à ce fourneau pendant le mois d’Avril) à celui qui s’obtient avec les Charbons de bois dans ce même fourneau.
- {4 ) Que penfer ( eu égard à la tenue du fourneau , donnée page 1791 , de 312 à 324, ) de cette manœuvre forcée pour les charges , formant un volume total de 6 2y chacune ? En faifant attention à la conftru&ion des parois intérieurs de l’ouvrage du fourneau en pierres calcaires , & à la maniéré dont on a brufqué ainfi l’admiflion du Charbon de terre feul dans le fourneau , n’y a-t-il pas de l’imprudence? N’a-t-on pas couru le rifque de ruiner & de porter pour la fuite du fondage, le préjudice le plus réel ? Les informations que j’ai prifes à ce fujet m'ont appris que , depuis les opérations de M. de Stuard, le fourneau n’a marché qu’au préjudice du Maître, & que pour moins perdre on a été obligé de l’éteindre. Quoi qu’il en foit le poids de 162$ , relativement de 13 charges à 14, ne donne que le poids commun de 15^09, ce qui eft un poids inférieur d’environ 225* au poids commun des gueufes que le Maître du fourneau couloity^vant ces expériences. Voy. le Regiftre de la marque des Fers.
- (5) L’inconvénient obfervé d’une part dans l’ufage des braifes de Charbon de terre de S. Etienne employées tant à la forge qu’au fourneau de fufion du Minerai ; cette réuflïte obtenue d’une autre part avec les braifes de Charbon de terre de Montcenis, ne prouvent-ils pas la néceflité d’une attention particulière a avoir dans la qualité du Charbon de terre dont on fe propofe de faire des braifes? Ne fuit-il pas évidemment de ces deux différences, une dépendance certaine entre le choix du Charbon Sc le degré du cuifage, «qui uc «1«j1«. j«qc ie luCine pour toutes les qualités de Charbon.
- Pour faciliter la réuflïte de cette fabrication aux perfonnes qui voudroient l’entreprendre , nous en avons développé le procédé dans toutes fes circonftances, page 1177 , fous le titre: Différentes efpeces de braijes de Charbon de terre ; leur fabrication en gênerai.
- Au furplus, le choix attentif des Charbons de bois qui ont pu fuppléer au manque d’aétivité du Charbon de S Etienne, quoique fournis à un fécond cuifage, & qui doivent être regardés comme les principales caufes de ce produit de 1900 de la gueufe 362 , ne doit pas ici détourner du vrai point ; c’eft la qualité de la fonte qu’il faudra toujours apprécier, ce qui va être fait dans un inftant.
- (6) Les opérations, depuis les 7 heures 20 minutes du foir, 29 Avril jufqu’au premier Mai, à JH heures 30 minutes du foir, paroiffent avoir été fuivies avec la plus grande exadfitude ; depuis ce dernier inftant jufqu’à la coulée du N°. 362, qui eft du poids de 1900, il eft très-douteux que l’on puiffe y faire tout le fonds, les obfervations font trop négligées : le Fondeur dans ces derniers înftants s’eft éloigné différentes fois de fon pofte, a été occupé à faire charger & régir le fourneau. La conduite tenue fur-tout pour la derniere gueufe coulée, N°. 362, offre des variations fufceptibles de beaucoup de réflexions & de queftions. Dans ce moment où il eft à propos de ne point interrompre l’attention fur la fuite du Procès verbal , nous nous contentons en général de prévenir le Ledeur fur cette circonftance , & nous examinerons à part j en finiffant, la qualité de ces fers.
- (7) Dans cette revue il n’eft fait aucune mention de la gueufe N°. 338 (du poids de 127^ ), coulée après 13 charges, qui eft au moins du tiers de la charge ordinaire du fourneau dont on s’eft lervi. Les Maîtres de forges ont à décider fur la raifon de cette différence de 429 en moins de celui de la gueufe N°. 357, qu’a effuyé cette gueufe N®. 35*8.
- On n’a pas non plus éprouvé le N°. 360; par quelle raifon? Au furplus les fers qu’il a produit fe font trouvés fembiables à ceux du N°. 35*9 ; l’examen qui en a été fait depuis fera rapporté en finiffant.
- (8) Les fers provenants des fontes faites avec les braifes de Charbon de Montcenis étoient pleins de nerfs, & paroiffoient très-bons ; la qualité excellente a été prononcée d’après la conrexture do l’étoffe, d’après l’apparence d’un bon fer nerveux lorfqu’il eft refroidi, d’après quelques eflais, & ces cfTais font rapportés au Procès-verbal; mais ces expériences font-elles décifives ? Conftatent-elles bien ^excellente qualité de ces fers ? Voyeq ce qui a été obfervé fommairement en parlant de ces expériences, page 1521.
- Pour accréditer une pratique qui n’eft pas encore bien connue parmi nous , les Réda&eurs du Procès-verbal devoient-ils fe preffer de porter le jugement qu’ils y ont énoncé ? Nous avons profité au mot Iour, à la Table des matières, de la defeription du Cabeftan propre à s’affurer de la qualité di»
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- avec les Braifes de Charbon de Terre. ij'PJ
- feY,<îe baffes, lorfqu’elles font entièrement refroidies, & qui a été publiée dans un Ouvrage de M. Grignon* Au furplus nous fommes en état de fuppléer à cette omiffion des Commiflaires, la perfonne à laquelle nous fommes redevables des détails hiftoriques que nous donnons ici , a bien voulu fatisfaire à toutes nos demandes, & nous pouvons alïurer qu elle eft digne de toute confiance , non-feulement comme témoin des expériences portées au Procès-verbal, mais encore comme Connoifleur. Voici les remarques & les. expériences faites ultérieurement fur les barres de fer fabriquées avec les gueufes.
- Avec celles Numéros 33*9 , 361 , 362 , il y a eu quelques barres fabriquées; i°, i6s fers pT0« venant du N°. 35*9 avoient l’apparence d’une bonne qualité; mais ils étoient difficiles à raffemblet tfous le marteau étant chauds , au point néceffaire d’attirer la loupe en barre , & ils étoient alors difpofés à éclater de toute part ; d’ailleurs ils n’ont pu foutenir l’eftampage à chaud , non plus que les Numéros 361 & 362 ; & on allure dans l’exa&e vérité que ces fers, Numéros 33*9 & 361 , étoient de la qualité de ceux connus dans le commerce pour Rouverains.
- 2°, Les fers provenants du N°. 361 avoient cependant l’apparence de la qualité la plus fupérieure* iétant très-nerveux & pliants à froid dans tous les fens fans fe cafter, la fufion du minerai en fonte ôc la rédu&ion de cette fonte en fer forgé ayant été faite au feu de braifes de Charbon de Montcenis.
- 30. Les fers provenants du N°. 362, dont le minerai a été fondu au fourneau en partie avec les braifes de Charbon de S. Etienne foumifes à un fécond cuifage 9 fe font trouvés de la qualité la plus inférieure 9 au point que le fer forgé ne préfentoit dans fa calïiire qu’un gros grain ( vulgairement nommé œil de crapaud ) terne, avec l’apparence du luifant du Charbon de terre. Dans le fait il fut de la plus grande difficulté à marteler ; dans fa fabrication en barres les parties du métal ne voulant pas fe réunir , des parties de ces barres portées à la grofle clouterie , ce n’a été qu’avec beaucoup de peines & de foins qu’on eft parvenu à en faire au feu de Charbon de bois quelques clous dont les parties étoient mat foudées.
- 40. Le N°. 3$2 ayant été, après le départ de M. de Stuard, fabriqué en fer au feu de Charbon de bois ; ces fers ont fouffert à la clouterie plus du quart de leur réduction , tandis que les fers ordinaires n’y fupportent qu’un cinquième ; en même temps ces clous ont emporté à la fabrication à la forge du Cloutier un temps plus confidérable ; enfin à l’emploi ils fe font trouvés fragiles ; une partie des fers de ces deux Numéros 3 62 8c 363 n’a pu être deftinée au rouage, non feulement parce qu’ils n’ont pu fupporter Veftampure, mais encore à caufe de leur grande fragilité,
- y°. Mêmes obfervations fur le Numéro 363.
- Les épreuves à la Clouterie, énoncées au Procès-verbal , comportent plufieurs remarqnes ; il eft d’abord à proposée favoir que ces épreuves ne tombent point fur les Numéros 33-9 & 361.
- Les fers provenants de ces fontes fe font trouvés d e la qualité la plus inférieure ; pour les fers pro-* venants des fontes faites au feu de braifes de Charbon de S. Etienne , on a été obligé de les mettre avec grande perte à la Clouterie, & les Confommateurs en ont fait des reproches.
- La epmWté Hfls fers provenants des fontes faites avec les braifes de Charbon de Montcenis , quoique pleins de nerfs , n’a pas eu piua ae furr.-.*^ , u en eft revenu de même des plaintes de la part des Confommateurs.
- (?)11 a été remis aufli entre les mains du Sieur Rigoley, fous le fceau de M, le Comte de Stuardf Qc de M. Rigoley, des morceaux de fonte & de fer du N°. 361 feulement ; pourquoi n’en a-t-il pas été fait de même pour les Numéros 379 , 362 ? C’étoit la vraie maniéré de faire une comparaîfon authentique ; mais un bon nombre d’échantillons des fers provenants de ces Numéros 3 69 & 362, donnés à une perfonne qui a bien voulu s’en deflaifir en ma faveur, annoncent l'infériorité de leuc qualité, ainfi que de celle des fontes dont ils font provenus.
- EXAMEN DES CONCLUSIONS DU PROCÈS-VERBAL.
- E N me chargeant volontairement de la tâche que je me fuis impofée dans mon Ouvragé , de raffembier fous un même coup d’œil, voyez page 111 y, non-feulement tout ce qui a rapport aux ufages ordinaires du Charbon de terre, mais encore tout ce qui pourroit venir à ma connoififance touchant les différentes tentatives faites pour en multiplier, pour en étendre ou pour en perfectionner les avantages, j’ai eu foin particuliérement pour ce demie*? Article de me tenir en garde contre toute efpece de prévention ou d’enthou-fiafme; je n’ai aucune raifon de préfenter ou d’adopter , comme méritant de l’être, des procédés douteux ou imparfaits, encore moins des procédés défectueux, voyez page 1187. Les queftions, les obfervations fommaires auxquelles nous avons cru devoir donner place en expofant hiftoriquement les opérations de M. de Stuard, ont dû fuffire pou£ faire naître d’autres queftions, & pour donner lieu à des idées plus approfondies de la part des perfonnes qui, par état, s’occupent en grand des travaux métallurgiques : les conclufions qui terminent le Procès-verbal nous ont paru mériter d’être difeutées à part* On ne peut fe diflimuler qu’elles font trop généralifées ; qu’en même temps elles na font point conféquentes aux opérations auxquelles on a voulu les rapporter : ces opéra* tions n’apprennent rien de neuf ; la queftion à laquelle fe réduit ce que l’on chercha en France depuis long-temps, & que M. de Stuard a dû chercher , eft bien fîmple > voyez page 1522, D’après les donnés ôc les conditions, il ne s’agit que de trouver dans
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- j $96 Hiftoire & Analyfe
- les opérations dirigées par M. de Stuard, telles quelles font rédigées dans le Procès-verbal la folution du problème que nous avons expofé généralement.
- En Par combuftible fubftitué au Charbon de bois pour la fonte des
- Mines, on voit <3ue Pour ^es opérations exécutées à Breteuil il a été employé un mauvais Charbon ; on voit que celui de S. Etienne s’eft trouvé mal conditionné ; qu’enfuite îl y a eu une irrégularité confidérable dans les charges ; donc point de Jecret fur le Charbon à employer ; donc point de méthode fur le degré de feu à donner au Charbon pour le réduire en braifes, lefquelles néanmoins doivent par leur qualité douce influer autant que le grillage de la Mine, foit fur la qualité des fers, foît fur la fonte au fourneau : ne remarque-t-on pas, au contraire , dans toute la marche fuivie à Àizy , une incertitude foutenue , ôc fur la connoiflance préalable des Charbons de terre, ôc fur les réglés que l’on pourroit ftatuer touchant la fabrication de ces braifes ? Pour réuflir généralement à ce que ces braifes foient bien conditionnées, c’eft-à-dire, qu’après leur cui-fage elles ne foient plus fournies de ce qu’on veut enlever au Charbon brut par la préparation qu’on lui fait efluyer, ou qu elles ne foient pas énervées ou même trop con-fommées par un cuifage pouffé difproportionnément à la nature du Charbon employé ; pour réuflir, dis-je, à cette préparation, il doit y avoir une réglé de conduite dans le gouvernement du feu.
- Pour ce qui eft de l’avantage, au moins économique de ces braifes , & de la préférence à leur donner fur le Charbon de bois, pour ces fortes d’opérations , c’eft une affaire de comparaison. Sans doute on a voulu tout au moins s’en aflurer au fourneau dont M. Roettiers avoit fait l’acquilition dans les environs de Montcenis, ôc qu’il fit aller au feu de Charbon de bois , voyez page i çpo. Nous ignorons ce qui a été reconnu à cet égard ; nous nous fommes peu embarraffé ( quoique nous en ayons encore été à même ), d’avoir la communication des réfultats obtenus dans ce fourneau ; on fait dans les opérations ordinaires au feu de Charbon de bois, le nombre de Bannes ( a ) néceflaire pour fondre une quantité de Mine fuflifante pour produire un millier de fonte en douze heures ; on fait le coût de la banne achetée dans la forêt, ôîc. il eft aifé enfuite par rapport aux con-fommations , par rapport au temps employé à la fufion, ôc par rapport au produit, de comparer le tout avec le travail dirigé par M. de Stuard, avec les opérations du même genre exécutées avant lui avec fuccès , c’eft-à-dire, avec les réfultats que nous avons donné des opérations au fourneau de Newcaftle ,page 1207, au fourneau Sultzbach , pages 1210, ! 2 II , même avec l’eflai de M. de woivcau , page 1217; tout eft connu ÔC fixé par l’expérience : les perfonnes du métier auxquelles nous prétendons uniquement faire con-noître les tentatives exécutées à Breteuil ôc’ à Aizy, ôc à qui il appartient d’en juger ^ n’auront pas de peine à prononcer fi la conduite tenue dans ces opérations, s’accorde bien avec les idées reçues dans l’Art des Forges Ôc Fourneaux à fer : la feule leêlure attentive du Procès-verbal*, a dû leur fuffire ; toutes les réflexions qui en font des dépendances, les nouveaux détails dans lefquels nous allons entrer relativement à la conclufîon de cet écrit, ne font que pour les perfonnes peu au fait de la matière, Ôc qui néanmoins pour-ïoient être curieufes de tenter de nouveaux effais en ce genre ; il nous a paru utile dans ce cas , ôc même poflibie de mettre les opérations qui viennent d’être expofées, ôc les conclufions du Procès-verbal, à portée d’être jugées par les perfonnes les moins inftruites: une fuite de Théorèmes Ôc de Lemmes que nous allons raffembler fur la fonte des Mines & dont l’application fe fera naturellement, remplira à peu-près ce but ; la liaifon de ces Lemmes entre eux formera un enchaînement de rapports dire&s avec les opérations décrites dans le Procès-verbal, Ôc conduira, par des principes connus, à appercevoir ie défaut de ces opérations ; c’eft ainfî que les principes des Ans peuvent être réduits de maniéré à être faifis facilement par les perfonnes capables feulement d’une attention rai-fonnable ; celles qui défileront un plus grand éclairciffement 9 lô trouveront dans la def-cription de l’Art des Forges ôc Fourneaux à Fer.
- THÉORÈME I.
- L'y! rt des Forges & Fou rn eau x à Fer confijle à établir dans m fourneau me grande chaleur, avec le moins de combuftible pojjiôle.
- (a) Bannes, differentes par leurs poids, foit à raifon de de diamètre fur 18 de hauteur; il fo trouve des Bannes qui feelui du Charbon, foit à raifon de la Banne même ; contiennent ne pefont que 1500 livres. Entre Sambre & Meufe, on efh'my *° poinçons : le poinçon dans quelques endroits a 10 pouces que la Banne pefo z$6o livres.
- THÉORÈME
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- avec les Braifes de Charbon de Terri» *597
- THÉOREMË II.
- Lé Fer Ne peut SU b ï R la cT t on du Fe ü s ou quil ri acquière ün degré de per^ feffiion 9 ou quil ne fe dètruife. Dans f opération la mieux conduite il s'entraîne nèceffairement beaucoup de fer qui fe fcôrifie 9 & toujours il y a une perte confidérable de fa fubftance ; là fcience } l'habileté en traitant le fer confiftent donc à en retenir tout ce qu'il peut fournir 9 de maniéré qu'il s'en confomme en pure perte le moins pofflble*
- LEMME L
- Un fourneau de fonderie demande à être rempli avec égalité 9 uniformité 9 & fans relâche*
- LEMME II.
- La quantité me f urée & combinée d'aliments pour le fourneau ± efl ce qu'on appelle charge ; elle fe donne fucceffivement à des dfiances réglées d'environ quatre-vingt minutes de durée ± dr doit fe confommer en temps égaux ; la régularité de ces charges ri efl pas une circon/lance de moindre confêquence que Vuniformité des /rîmes <& des Charbons $ Vexactitude du produit d'un fourneau en dépend auffi effentiellement (a). On doit donc faire attention que ce n'ejl qu'avec ia plus grande prudence qu'on doit fe permettre de s'écarter même le plus légèrement de la maniéré dont un fourneau fe charge.
- LEMME IIL
- Le mélange proportionnel d'aliment pour le feu, ainfi que de minerai * de fondant & de, correélif t dont lès charges doivent être compofées 9 efl décidé article de confêquence*
- LEMME IV*
- Le volume du Charbon doit être invariable (b).
- LEMME V*
- Le volume proportionné de Mine au Charbon employé, efl uû article fur lequel on efl affe% et accord* Dans plufieurs Provinces il e/l prefque généralement reçu que pour les plus grandes charges le nombre de conges peut être porté à 24 fur 12 rajfes de Charbon ; on peut cependant ùbferver que quelques Maîtres de forges ri adoptent point cette proportion*
- LEMME VI.
- La proportion de Mine avec le Charbon, en général 9 efl ejlimée comme 4050 efl à 44841 ce qui donne 1798 de fonte ; chaque coulée, fuppofée de neuf charges, efl de 12 heures de durée $ devant produire de dix-huit cents à deux milles au plus pour une Mine riche»
- LEMME VIL
- Un fourneau bien conduit peut à 20 charges produire cinq milliers de fonte en 24 heures } & foutenir un an & plus de travail j on prétend même qu'il efl des ejpeces de Mines qui 9àce travail 9 produiroient jufqu'à fix ou fept milliers, fans différentes circonflances qui peuvent réduire ce produit â moins dè moitié*
- LEMME VIIL
- Le déchet ordinaire de la fonte réduite enfer 9 efl communément éflun tiers aü moins ; quinze cents de fonte pour un mille de fer > le poids diminuant au prorata du nombre des chaudes des coups de marteaux«
- De ces principes conftatés par l’expérience fondée fur des connoifîances certaines de là Mine, fur une manipulation intelligente y il réfulte un procédé confiant & invariable
- ( a) La pratique du Maître du fourneau dont on s’eft lèrvi, & qui efl annotée dans le Procès-verbal , eft des plus fàges ; car pour employer plus de matériaux, loin qu’il en rélulte de l’avantage , il s’enfuit beaucoup d’inconvénients , foit pour la confommation d’aliments, Ibit pourra difficulté du mélange 4e beaucoup de matieïes.
- Le poids variable du Charbon & la contenance de là Rafle différente dans différentes Provinces, fait que cet arti-3 cle ne peut s’évaluer exadement que dans chaque forge. Mj Grignon fixe ce volume à cinq Rafles pelant 230 livres $ eë qui feroit 170 livres pour une Rafle pelant 34 livres*
- KiS
- l
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- ïjpS fonte & Affinage de Fer
- dans tous les points ; un départ exaêt des matières étrangères qui reftent unies Intimement à la fonte ; & en même temps, dans chaque endroit, un état de confommation fixe pour lin mille de fonte , & pour un mille de fer.
- Les opérations d’Aizy avec les braifes de Charbon de terre préfentent, à Fégard des réfultats, un fait qui eft à remarquer. Il a été employé, pour parvenir à la coulaifon , beau* coup plus de temps que fi on eut employé des Charbons de bois : de-là deux induêtions très-probables ; favoir, une plus grande confommation de combultible , & dans la fonte une qualité défe&ueufe , fuite néceflaire de la lenteur avec laquelle on eft parvenu à la coulaifon.
- Quant à la manipulation variée, il eft aifé d'en juger en fuivant dans le Procès-verbal les charges qui ont eu lieu pour chaque gueufe. L’attention & l’exaêtitude à fuivre la Fonte du N°. 3 62 , & peut-être de quelques autres , ne font pas bien conftatées ; voyez la Remarque 6* : enfin l’infinuation que préfente le Procès-verbal fur la gueufe N°. 359, voyez la Remarque 2 , mérite d’être réduite à fa jufte valeur. LeRegiftre portatif du Commis de la marque des Fers à Châtillon-fur-Seine , peut remplir ce dernier objet : j’ai cherché à m’en éclaircir d’une maniéré pofitive. Une perfonne du voifinage d’Aizy, dont je puis affirmer la fidélité , a trouvé moyen de voir le cayer du Fondeur, ôc elle m’en a envoyé le relevé : je le préfente feulement aux yeux d’une maniéré plus nette, par la forme de tableau que je lui ai donné, qui facilite le coup d’œil 6c la vérification des fupputations que j’y ai ajoutées.
- Corollaires -pour fervir de réfumé à ce Mémoire.
- En terminant cette Analyfe des opérations exécutées à Breteuil & à Aizy , nous ne pouvons nous empêcher de revenir à une réflexion qui certainement fe préfentera à l’idée de nos Leêteurs ; piufieurs d’entre eux regretteront fans doute que les intentions du Miniftre qui a facilité ces tentatives, que les dépenfes du Gouvernement foient entièrement infrudueufes ; Ne feroit-il pas au moins à délirer qu’elles puffent fervir dans les occafions où l’on voudroit tenter d’autres elfais ; telles ont été mes vues en follicitant des renfeignements qui ne me font parvenus qu’avec bien de la difficulté, & pour lefqueîs j’ai été obligé de m’adreffer fucceffivement à différentes perfonnes : le motif d’utilité qui m’a conduit m’engage à eflfayer de faire tourner ces mêmes tentatives au profit des endroits dans lefqueîs, par la fuite des temps, il y auroit de l’économie ( à caufe du bas prix ) à fe fervir de Charbon de terre par préférence au Charbon de bois.
- En s’arrêtant d’abord à ce qui regarde le combultible que l’on voudroit fubftituer à celui qui eft d’ufage , il me femble qu’il eft piufieurs queftions bonnes à faire.
- i°. Ne feroit-il pas néceflaire de connoître d’une maniéré très-précife ou très-approchante le degré de chaleur de ces braifes, par comparaifon avec le degré de chaleur du Charbon de bois, & fur-tout avec le degré de chaleur du même Charbon de terre brut ? Pour ce fécond article , c’eft-à-dire, pour ce que j’appelle braifes de Charbon de terre, j’ajoute ici, d’un Charbon de terre fuppofé convenablement choifi , un Auteur , qui je crois eft M. Baumé, a avancé comme certain en général que trois dofes de Charbon de terre cuit, c’eft-à-dire, ainfi réduit en braifes, produifent la même chaleur qu’une dofe de ce même Charbon donnoit brut, ou avant d’être préparé.
- 2°. N’y a-t-il pas une attention à faire pour ces braifes comme pour le Charbon de bois^ relativement au temps écoulé depuis le cuifage, qui peut le rendre plus ou moins a£tif ?
- 30. Pour les forges il ne faut employer le Charbon de bois qu’après trois femaines de fon refroidiffement ; s’il eft trop nouveau, il fe confume trop vite , ôt fa chaleur très-brufque altéré le fer.
- Les braifes de Houille long-temps repofées, c’eft-à-dire, employées long-temps après leur fabrication, confervent- elles toute leur qualité ?
- Pour nous rapprocher maintenant de l’expérience en elle-même , c’eft-à-dire d’une expérience pour laquelle en cherchant à éviter les frais d’une conftruêtion ad hoc fur les principes de M. de Genffane, voyez page 1238 , on voudroit fe fervir des hauts fourneaux de forges, tels qu’ils font établis dans le Royaume (a). Ne pourroit-on pas pro-pofer la marche fuivante, fi l’on vouloir éviter la dépenfe du fourneau propofé par M. de Genffane ? Nous croyons d’autant plus devoir expofer ici cette marche , qu’elle eft le réfultat des réflexions de l’une des perfonnes qui fe font prêtées obligeamment à nos différentes demandes fucceffives : c’eft par conféquent chofe à laquelle cette perfonne a feule part, qui lui appartient en propre , & dont elle n’eft pas libre de fe dépouiller par modeftie.
- i°. Echauffer le fourneau avec du Charbon de bois, & le faire marcher de même jufqu’à ce qu il y ait au moins vingt coulées de faites au Charbon de bois.
- (a) Tous les fourneaux à fondre la Mine de fer, font des fourneaux à manche conftruiîs dans les principes des Atha-nors, & dont la tour eft perpendiculaire au foyer.
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- avec les Bràijes de Charbon de Terré. ^ ;
- a0 N’acImëtKe pàr charges, dans les premiers inftants, qu’une demie rafée dé Char* »on de terre.
- 3°. Après s’être affuré qne la qualité de la fonte & des fers fe trouve la même qu’elle étoit avant 1 admiffion du Charbon de terre , augmenter alors d’une autre demie rafée de ce Charbon, & amft de fuite, jufqua ce qu’on fût convaincu que l’on ne peut faire mieux cii neft pas difficile de préfumer qu il peut être fort effentiel d’habituer peu-à-pen le corps d un fourneau en feu à un combuftible, qui eft pour lui un aliment tout nouveau , « dont la qua lté encore mal connue doit autant influer fur la qualité des fers , que la qua-lité des Charbons de bois influe fur Je même point. Il feroit très-permis de penfer qu’il conviendroit d’agir avec la même circonfpe&ion aux foyers de forge conftruits fuivant luiage des lieux, tantôt en Renardière ou à l’Allemande (ce qui eftla méthode la plus économique), tantôt en affinerie. x *
- 4 * Chercher a fixer la quantité de chaux qu’il Conviendroit d*admettre foit aux fourneaux , foit aux foyers de forge, ainfi que le temps de l’y admettre (b ). De l’utilité dê I admmion du Charbon de terre à la fufîon des Mines ; telle Mine en admettait une P.1*? §ran<ae quantité que telle autre Mine , fans que la qualité des fontes ôc des fers en fut
- feule méthode ^ ^ ^ Pr*nc*Pes vaêues & généraux que l’on peut admettre une
- Lj»iP-anS-ile n0Iÿ)re Citoyens 5 entre les mains defquels la fabrication des fers eft aujour-dhui, il en eft un bon nombre qui non-feulement font très-éclairés , mais encore qui ont capables d en étendre la connoiflance ; l’intérêt général doit être une circonftancô pour es e^&ager# a communiquer fur cet objet le fruit de leurs lumières & de leurs expé-riences . 1 hiftoire fommaire que nous publions de l’ufage que Pon a tenté des Braifes de
- Charbon de terre pour fondre la Mine de fer & affiner la gueufe , leur ouvre un autre champ ' non moins important. r
- (b) L Auteur du Mémoire que j'ai cité plus haut fur les moyens a améliorer les fers aigres , & de leur ôter leur fragilité, fait connoître les différentes tentatives par
- lefquelles il eft parvenu àperfeiïionner fa méthode d'admettre la chaux fondue aux ^foyers de forges , à fixer là quantité & le temps de Vy admettre.
- T ta t des Fontes coulées au fourneau à Avril 1776} pur Numéros , annoncé dans
- Dates. Nc
- diAizy , fous Rougemont , pendant le mois la Remarque, page 1 7514.
- Dates. Nos.
- 10
- 11
- 12 13
- [14
- *7
- [16
- Ï7
- 297
- 298,
- 2pp.
- 300.
- 301
- 302
- 3°3 • 304.
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- 306.
- ip£o
- ....*.................1700
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- & deux martinets pefant enfemble.. 730
- 3°7« .................... ...1027
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- & deux marteaux pefant enfemble. .1100
- 3 09.........................1100
- 310.................. .1927
- & un marteau pefant. ....... 770
- 311 ‘ 312.
- 3*3 • 314.
- 316. 317-3i8*
- 3*9»
- 320.
- 321.
- 322.
- 323.
- 32b
- 327.
- 32 6.
- 327.
- 328.
- ,1770 ,2300 .1730 . 1630 1727 .1723 . 1700 2027 ,i87î .2070 • *777 •*115 . i8yo . 1300 ,1870 ,1700 ,1623 .1700
- 17 Avr-18.
- '9*
- 20.
- 21.
- 22.
- 23.
- 24.
- 27.
- oo
- 26.
- 27.
- 28.
- 2p, '
- 30.
- I Mai.
- 32p., 330. 431. 332. 333 * 3 34-333 • 3 36-337-338.
- 339•
- 340.
- 341.
- 342.
- 343-
- 344-347-34 & 347-348
- .............. ..**.1770
- ...................1827
- ...................2100
- ................... ipoo
- ................. ipso
- -.....»..........
- ................. ipoo
- ................. *477
- ...................1700
- ...................1370
- ...................1700
- ..... .............1770
- ................. 1827
- •••...............177<3
- ................... 1700
- ...................1777
- ................. 2000
- ...................2100
- ......... .........1270
- 2077
- 000 & du bocage. . 1400 Æ
- 347..........................
- 370...................... .1870
- 371. ..................*... .170O
- 352..........................1773
- 373..........................1777
- 354.....*......*........1600
- 337- .....'..................*4oa
- 376 ....................... 1770
- 357....................... *1700
- 378...................... .1277
- 377 .........................162$
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- ïtfoo
- Fonte êC, Affinage de Fer
- Copie du Cayer du Fondeur du fourneau à*Aizy, tenant Regiflre des charges données au fourneau pour la fonte des Gueufes numérotées 358 , 3$9 > $6° 9 3619 $62 9 portées au Procès-verbal, pages 1 £92 & 1$93»
- E n comparant ce relevé avec le Procès-verbal, on fera furpris de trouver l’un différent de l’autre : le Procès-verbal mérite naturellement toute confiance. 11 faut convenir néanmoins que le Cayer du Fondeur eft une piece fondamentale, ôc que ce manque d’accord, dont on ne peut rendre raifon entre deux pièces qui doivent abfolument être conformes entre elles, répand arbitrairement fur l’une ou fur l’autre un foupçon d’inexactitude qui s’étend aux opérations elles-mêmes. Au furplus, cet enfemble laiffe toujours appercevoir, fur-tout depuis le premier Mai, une variation , une négligence qui, loin de préfenter une méthode, n’annonce qu’une routine plus qu’équivoque ; on peut dire dangereufe pour l’exécution même du procédé que l’on dit être un fecret poffédé par la perfonne honnête qui a dirigé les opérations.
- Première Gueuse, N°. 358, du poids de 1275°
- Charges, Nombre. Temps. Especes. Poids particuliers de chaque charge. Poids général.
- 1 251 Avril à 7 H. 20 M. du fbir. 1 Rafle & demie de braife. 51
- 4 R . 8c demie de Charbon de bois. 153
- 8 Conches de Mines. 3^2
- 1 Rafle & demie de Herbue. ......... 33 .589>>
- Z 8 20 Idem.
- 2 Q I 2r Id. Id Id. . .
- J A IO < Id.. Td Id. . .
- IO <Æ Id îd Id. . .
- J 6 II < Z Id Id Id. . .
- 7 Minuit 8 minutes. Id. Id Id. . .
- 8 30 Avril 1 h. du matin. Id Id Id. . .
- 9 Z 2.1 Id.... Id. Id. . .
- 10 2 I < Id. Id. . Id. . .
- 11 4 2, Id. Id Id. . .
- 12 5 IO Id. [Id. Id. . .
- T3 6 3 Id. \ld. Id. . .
- Poids total 7657
- J’ai évalué le poids particulier de chaque efpece contequemment à celui déterminé dans le Procès-verbal où la Rafle de braifè eft portée à 3 6 , les 4 Rafles & demie de Charbon à 153 , les 8 conches de Mine à 392,, la Raflée & demie d’Her-bue 333, ce qui donne par chaque charge , total 614, & pour poids général des 13 charges 7921. D’ailleurs, dans le Procès-verbal chaque charge eft du poids de 670 liv. ce qui forme en total, pour les 13 charges, 8710 liv.
- Seconde Gueuse , N°. 359 , du poids de 1625.
- Charges.
- Nombre.
- 10
- 11
- 12
- *3
- Temps.
- Coulée 30 Avril, à 6 H. 35 M. dufoir,
- 7 H.
- 8
- 9
- 10
- 11 11
- Midi
- 1 h. 5*
- 2 h. 48
- 3 44
- 4 43
- 5 5°
- 12 M,
- 12
- 12
- 12
- S
- 58
- 54
- u (bir.
- Especes.
- 2 Rafles de braifes mélangées,
- 3 Rafles àeCharbon.........
- 8 Conches de Mine..........
- 1 Rafle & demie de Herbue...
- Idem. Id.
- Id.
- Id. & 2 1, de Ch. éteinte de Mine Id................................
- Id......................
- Id......................
- 9 Conches de Mine.. 3 Rafles de braifes... 2 Rafles de Charbon. 8 livres de Chaux. ., Id..............
- Id.................L
- Id....................,
- Id.................
- Poids particulier de chaque efpece.
- , 68, , 102, ,352. •4 ?
- 3 96. , 102, . 68, ...8.
- Poids
- général,
- 571.
- 525
- 574.
- 2284, j
- 2380.
- 2870,
- I435C.
- Total 21884
- Cette gueufe eft ponde dans le Procès-verbal^ pour la première; il s'y trouve encore dans les efpèces, une difcordancel avec le Cahier du Fondeur ; la Raflée & demie de Herbue y eft évaluée différemment. I
- Troisième
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-
-
-
- I
- avec les Braifes de Charbon de Terré.
- Troisième Gueuse, N°. 360, du poids de 14-75'*
- ï6ot
- }“ Charge. Nombre. Temps. Especes. Poids particulier de chaque efpece. ' Poids général.
- 1 ier Mai 6 H. îo M. du matin 5 Raffes de Braife.......... ........ 170.
- 9 Conches de Mine
- Z ......... ....... 8 & de Chaux Id
- 3 .Id...
- 4 Id .
- S 7. * • U.. .Id...
- 6 ................ ....... ..Id. Id
- 7 .. . ..11....4< • . id.. Id
- 8 . Minuit 33. id.. . Id
- 9 ... , t du matin. . ....... id.. .Id
- JO id.. . Id .. !
- I I . . . . .4 iî.k.k.î **•<••*••««•****. ........Id. . .Id...
- 12 • ••*♦**«* «ié^*****^♦••»•**•••*•****• 4.... -, I Id.. .Id...
- I î .4.... 5 J Id
- TA ...S....4? Id Id .
- Total 8036
- Ne Ce rapporte pas non plus avec le Procès-verbal : il n’ y efl fait mention pour cètte féconde fonte que de 13 charges de
- 573 liv. chacune donnant pour poids total 65949.
- Quatrième Guëusê, N°. 361 y du poids de
- Charge. Nombre. Temps. Especes. Poids partie, de chaq. efp. Poids jénér.
- (foulée à..,,TO ff. M. du fôtr < Raffes de Braifes de Monfr.enis. T * - - * Tyn.*
- 8 Conches & demie de Mine..... Chaux éteinte à l’eau • • • *374-* 8.* 552.*
- 2 Rafles 8c demie de Braife...... 85..
- 2 Raffes & demie de Charbon..... 8*..
- 8 Conches de Mine * * . . 2 7A.»
- Chaux éteinte •}/*r** 8è.
- i*r. Mai 9 H. 48 M, du matin.,, ,, Idem.... .......... ... Id. .
- > A Id Id..
- ............11..,..zo................ 1 Raffe de Braife de S. Étienne... Ç Raffées de Charbon. ..........
- 5 • •.* • • 5^#* *.44"? 70. -
- 8 Conciles de Mine « - * 7 n Ai
- ............ Chaux............ ••••}/*r*» r 8
- 6 .J.... .16... ,dü fôir., •.,, 2 Raffes de Braife 5©6.
- 4 Raffes de Charbon..... .... .
- 8 Conches de Mine 4 « . _ 7 n a .
- ........... Chaux............. • • • • $ /4r** 444.. A. 582, TJ
- _ - ----l****.^.#..*..* ...... 4.
- 7 8 ;....i<o................ 3 Raffes de Braife. « 4 T , T nl# g lit* k
- 3 Raffes de Charbon. • * 4 « ÎO?.f ,
- 8 Conches de Mine. .,.., , ...
- Chaux... „ T.. .... ,52.. -4.4 . A . 4 >s 0
- ...4.....<0................ Idem 200 « TJ
- 9 6. H... 3 Raffes de Charbon............ 4 « 4 . T O , % xu* •
- 1 V 3 Raffes de Braife ...Ad ..
- 8 Conches de Mine ..â.Kl.4 5tf.
- T T .j 10 4 Raffes de Braifes........... . 4 4 4 4 T 7 A. .
- 1 1 2 R affes de Charbon............ .... 1 ... ..68..
- 8 Conches de Mine 4*4*2* Z 44
- ........... Chaux. 4 4 4 . 4 . Æ. . 556.
- I % ..,.,*«..♦•*•8.....10................ 4 R affes de Braife.............. • ••• « • • • . . . - T -î A.
- 2 Raffes de Charbon. n8..
- 8 Conches de Mine ****2*2..
- Chaux. .... 564.
- T 7 ...I<*... ............ a P affes de Rraife. 1. . _ . t t A.
- 2 Raffes de Charbon... .... .,w.. <*....<58..
- 8 Conches de Minp.............
- Chaux • • • • 5 > 4 . A’ 560*
- T A a P affes d e R rai Ce. itA.
- *T- 2 Raffes de Charbon. ........... L....68..
- 8 Conches de Mine............. • 4442*1.4
- HerbueT .......... '•••JJ*** *44-4AO-4
- Chaux............ • *.4 4 4 A. 4
- i
- Total 7119 yoyt\ encore la différence très-grande de ce relevé dans le Procès-verbal. Les fontes , font de 621 liv* thaque charge pouf cette troifieme gueufè ,& donnent pour poids total 8073.
- Ll8
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-
-
- i6oz
- Fonte & Affinage de Fer , &c. Cinquième Gueuse, N°. 362, du poids de ipoo.
- Charge.
- Nombre, * Temps. Especes. Poids partie, de chaq. efp. Poids gêner•
- H* 40 M* du loir..... 1 Quart de Charbon de S. Etienne... • •••.<11.
- 3 autres Quarts de Charbon
- ...........11.... .Ai ......... ...... z RaJJes de Braife de S. Etienne. .. ......68. 733*
- 4 Ra/fes de Charbon. .....T2 6. 204.
- î. Mai ,,t H. 50 Mt du matin*.. Idemm ••••••..
- y A. 4 Rafles de Braife • 4t.né*. 204 •
- < Idem......................... ••l••
- ) 6 z Rades de Braife. .64. 130.
- 7 Id&tîlm
- 8 3 RaJJes de Charbon .....102.
- 3 RaJJes de Braife............... ..... TOI.
- 9 Conches de Mine 29 6.
- Une Rajfèe & demie de Herbue.... n. 622.
- à Idem........rt.,1I(( , Id .
- IO Id. t.id... Id .
- 11 Id. , Td .r Id
- 1Z Id... , t T. . Id.. . Id
- 13 14 Id. „. Id... Id. .
- Id. ....Id... Id..
- Total
- 533 P
- Dans le Procès-verbal on porte 13 charges, au lieu de 14, dont les fîx premières donnoient un poids général de 3131 les fept autres de 1547 ; & pour total 4675» : le tout ne le rapporte point avec le Cayer du Fondeur*
- En voulant éviter au Leéleur l’embarras des calculs, il pouroit s’être glijfé quelque faute, dans les nôtres, par la difficulté de la comparaifon que nous avons cherché à faire entre le Procès verbal, & le cahier du Fondeur ; mais la forme des tableaux que nous préfentons, aidera à redifier ces erreurs, & nous n’avons point négligé de les faire entrer dans la table fuivante d’Additions & Corrections.
- M. Schreber , dans l’édition de la defcription des Arts & Métiers qui fe réimprime à Neufchatel, cite au commencement de la première Partie de notre defcription, une annonce qui a paru dans les Papiers publics de Leipfick, concernant des ufages très-intérelfants du Charfc>©« de. terre, découverts par un Auteur Allemand , diftingué par les grandes vues fut la fcience économique : voici l’extrait de M, Schreber.
- « La difette des bois qui fe fait fentir dans toute l’Europe , empêche l’exploitation des Mines, & » renchérit les peaux que l’on tanne avec l’écorce de certains arbres. C’eft ce qui a engagé un ama-» teur de l’Hiftoire Naturelle à chercher un moyen que l’on pût fubftituer au bois dans l’exploitation 3odes Mines, & dans la préparation des cuirs. Il a trouvé ce moyen dans le Charbon de pierre mêlé 3> dans une proportion déterminée avec certains végétaux , & employé fuivant les réglés de la Phyfique.
- 3» i°, Il a réuffi à ôter âu Charbon de pierre cet acide fulphureux qui en rend l’ufage incommode^ 3»qui le rend incapable de fervir à la fonte des Mines, & fur-tout des Mines de fer ; le moyen qu’on a» emploie pour cela ne détruit pas le phlogiftique, il le développe, il le rend plus aélif, il ôte au 33 Charbon toute odeur défagréable, & le rend propre à tous les travaux du feu, fans le rendre plus 3o cher, parce que les opérations par lefquelles il palfe en tirent plufîeurs produits qui fervent.
- » 2°, A gonfler & à tanner en peu de temps toute forte de cuirs, de même qu’ils font impénétrables à l’humidité, plus qu’aucun autre cuir des Fabriques les plus renommées.
- » 30, Il en tire une matière qui peut fervir comme la poix & le goudron , mieux que ce qu’on tire du bois.
- »4°, Ce qui relie après ces opérations, peut fervir à la fabrication du falpêtre.
- 30Les matériaux appartiennent au régné minéral & végétal; ils fe trouvent abondamment dans la 3oplupart des lieux, & ils y font à très-bon marché. La maniéré de les employer eft fimple, facile, & s» à la portée de tout le inonde ».
- t
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-
-
- 16o$
- >niiiiiin—^
- ADDITIONS ET CORRECTIONS
- POUR CETTE SECONDE PARTIE (*),
- Table des Titres.
- jPAGE vj, ligne 16 y quatrième Sedion , life\, troifieme» Page xiij ^ ligne 7 , Avertiffement fur les Planches, ajou-te\ , luivi d’une explication ,page 1 y 5 x.
- 8. Errata pour cette féconde Partie, life^y Additions & corredions, p.i 603.
- 9» N’a pu être remplie par le Supplément intitulé : Histoire & Analyse des opérations faites fous la direction de M. le Comte de Stuard, en Normandie & en Bourgogne , dans les années 177 y & 1776, pour fondre & affiner le fer avec les braifes de Charbon de terre , page 1587,
- PREMIERE SECTION.
- Page I de cette féconde plÉlie marquée 167 , life\ 197.
- zo? , ligne 3 y , troifieme Sedion , life\ quatrième Sedion.
- .211, ligne 14 , conjointement , ajoute\ , avec le Maître-ouvrier.
- 219 , ligne 18 , flalire , life\ eftablire.
- 3.32, ligne 19, trous des Brouettes , Hfe\ Roues.
- 334 > ligne 24, en B B , efface\ ces lettres. ligne 31, Hernaz B , life\ A A A.
- 143 » ligne y , Rampe, ajoutez au-deffoüs des bancs de Houille.
- Ces lits de diverfès matières placées autour des Charbons de pierre font appellés par les Mineurs Allemands Stein Kohlengehirge, E JY.
- 263, ligne 18 , troifieme Sedion, lij'ei quatrième Se<a.
- 277, PI. XXV , life\ XXVI'.
- 278, ligne 9 , ajoute$ PI. LXVI, ffg. 2.
- 279 y ligne 11 , PI. XXV, lije\ XXVI.
- 300 , ligne 26, PI. XXII, /i/q PL XXVIII.
- 318, ligne 4 , de la ville , life\ du village.
- 322 , ligne 30 , frais des Maîtres , ajoutez^ Houilleurs»
- 324, Note 2 , première colonne, ligne 23 , y y ans * life\ 3 y ans.
- Idem, deuxieme colonne , ligne 4 , Vidimé , ajou-te\ par le Chancelier ; au furplus , voyez, for cette note, la Table des matières , au mot Tribunal des Vingt-deux.
- 327 , ligne 31 , un Alage à Tou , ajoute\ qui en patois fè dit in Alage a Tou.
- 330, ligne 4, du Palais, ajoute\ & des Places publiques.
- ligne 33 , pour faire defeendre la chaîne , life\ pour placer la chaîne de niveau.
- 333 •>HSne 4» ilfaudroit interpoler, life\ il faudrait interpoler alternativement.
- 334^Hgne 3^> de douze lignes , ajoute^ quarrées.
- ligne 38 , un pouce quarré , life\ douze lignes quarrées.
- r343 , derniere ligne de la note , un Gouverneur , life\ deux Gouverneurs.
- 3 $ 6, ligne it, les Ouvriers, life\ les femmes ou Bottereffes.
- ligne 22 , moitié ou deux tiers d'Arffe, life\ un fèptieme , ou tout au plus un dixième fur une charrée. Voyez page 694. ligne 33 , les Ouvriers, Ufe\ les Botterelïès. ligne 38 , un marteau à pointe , Ufe\ une bêche.
- 3Î7 filSne z3 > d’un c°té que d’un autre , ajoute\ pour les fourneaux , fur-tout quand on emploie de la Houille maigre , on fait les hochets dans des formes de la grandeur de ceux dont on s’eft fèrvi à Paris en 1770 , & les hochets font de différente grandeur félon qu’ils font deftinés pour les appartements, pour les cuifines , &c.
- 357 > Hgne 33 5 Liégeois , life\ femmes Liégeoifés ou Bottereffes.
- {•) Voyez pour cet Errata, la note a,page Ij88.
- Nota. Dans la première Partie , i h page zj , lignes s, 6, 7, 8 , feuffe interprétation d’un paffage de Libavius 5 veye3 VErrata pour la
- ligne 3 y, Metteurs en moule , Ufe\ les femmes qui mettent en moule.
- ligne 39 , au bout de quelques heures , life\ lé le lendemain ; & quand il y a un beau foleil* il ne faut que deux fois 24 heures.
- Page 358, ligne 1, fàlaire très-modique , life-z pour io 2 12 fols.
- ligne 4 , on a alors la précaution, ajoute^ fi la fabrication ne s’eft pas faite à l’air , mais dans un caveau, ou fi on les y férre avant d’étre entièrement lécs.
- ligne 6 , Préparation de la Terroule , ajoute£ dans le Marquilàt de Franchimont. ligne 7 , La Terroule, ajoute\ dont il fè fait une grande confémmation dans ce quar* tier.
- 3 yp, ligne 1 y & 16, de la cheminée. Voyezp, 1272,
- 360, ligne 7 , page 78, ajoute\ & 1274.
- 361, ligne 6 , deux fois par jour ', Ufe\ deux à trois fois, en tout temps.
- ligne 19 , Garnitures, life\ Garnitures de feu. ligne 29 , emporte les cendres , voyez p. 1271. ligne 31 , ceux-ci , ajoute^ ufités dans le Lim-bourg.
- ligne 34 , les feux de Terroule, ajoute\ félon la pratique du Limbourg & du Marquifàt dé Franchimont.
- 362,ligne iy , deux cents ou deux qmts cinquante mefures, life\ douze à quinze charrées. ligne 17 , feux de poêles , ajoute^ félon la pratique du Marquifat.de Franchimont & de Limbourg,
- A Liege on fè fért rarement de Houille pour les poêles | c’eft toujours du bois ; les perfonnes qui pourraient s’en forvit pour cet ufàge n’emploient que de la Houille maigre dé Herftal.
- 362, ligne 18 , un liard la piece , ajoute3 voyez une maniéré de compofér de ces Terroules’ artificielles pour les chaulfrettes, page iy84. Explication de la fig. 1, de la PI. L VIII.
- ligne 2 y, comme ils l’appellent. Obferver à cet égard que dans les fauxbourgs & la banlieue dé Liege , on ne connoît abfélument pour l’ufàge que la Houille graiïe & la Houille maigre. ligne 30 , de Tironie ; obferver que dans le Marquilàt de Franchimont il n’y a point de Houille ni de Terroule ; on les tire du Limbourg SC des environs de Herve ; la Terroule n’ell connue à Liege que pour les chaulfrettes.
- 363 ,ligne 7, dans la derniere Sedion, life\ dans l’Article III*. de la quatrième & derniere Sedion * page 1282.
- $6%aligne 32, relative au lérvice de ce feu, ajoute\ voyez page i2 7y , une addition fur les poêles ,» Sc la Planche LVIII * *, fig» t, où eft un poêle dé nouvelle coinftrudion, imaginé par M. Franklin.
- 363, ligne 8 & fuiv. relatives à la conlbmmation dè. chauffage, voyez page 694.
- ligne 28 , ou du mortier , life\ en façon de mortier.
- ligne 32 , lé mettent les unes lùr les autres, Ufe\ fur le plat ou fur le haut, félon l’épaiffeur qu’on veut donner au Muray ; voyez pajgt
- 694.
- ligne 31, effacer cette ligne en entier.
- 36$ , ligne 3, chez les Marchands , life\ chez les Bourgeois.
- ligne 11, s’allument avec des Krahays , Ufe\ (tirent la chaleur du feu de l’âtre , & quand oii veut la rendre plus adive , on y met quelques K rabais.
- ligne 23 , on emploie quelquefois la Terroule oü Houille foible , lifie\ de la Houille graffe OU de la Houille maigre.
- 3 66 3 ligne 27 , caille ou baquet, ajoutez^ voy.p. tiff»
- page 1533 , de cette fécondé Partie. A la page I58 , ligne jt , tèpi douxiemes, liÇe\ fept deuxiemes. Le Catalogue alphabétique pet^é à là page t8i, eft augmenté d’un Supplément placé à la pige 358.
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-
-
- Additions & Corrections.
- Page z 66 , Egtu 1 » Fourgon , lifc Forgon.
- Z69'> ligne i, & de celles de Dalem, life\ des environs de Dalem.
- 371, ligne 31, Agay, dans les Houillieres de Sar-rolay ; ajoute% , ces Mines ne (ont plus exploitées. Pourquoi il ne ma pas été pofliole par la fuite , de connoître de vifu cette terre, qui pourroit être l’a-gaz desLiégeois ; les Editeurs de Neufchatel penfont que cet Agay eftaffez fomblable à l’ardoifo dont les vins de Mofélle doivent avoir le goût pour être bons, & qui fert aufli d’engrais aux vignes de ces cantons après avoir été fuiees.
- 373 5 ligne 4, ajoute\ le Charbon de Dalem n’eft réputé que comme Charbon de brique, il ne s’en confomme gueres que dans le pays.
- Idem aligne 30, communiquer l’airage , ajout e\ dans ce quartier, les pierçures s’appellent Quipeteurs.
- 375 > ligne 34 , voyez , page 7*7 » le Réglement général en matière de Houilierie pour la Province de Limbourg.
- SECONDE SECTION.
- Page 380 , ligne 17 , Balt noir, life\ bat noir.
- 384 , note 1 , ajoute% efpece de beau jayet. Le j’ayet (ùrnage pour l’ordinaire à Peau , prend du poli & de l’éclat lorfqu'on le frotte ; il répand la même odeur que le Charbon de pierre, comme le foccin attire la paille ; on le confond fouvent avec l’agate noire qui n’eft point inflammable qui eft plus pelante, & qui a quelques tranfparences, E. N,
- 386, note*, la faujfe Ardoifeypage 50, que nous pouvons appeller Ardoife charbonneufe , eft noire, (ans feuilles, ne convenant avec Fardoife proprement dite, que par (es particules filamenteufos ; elle eft tendre ; on peut s’en fèrvir comme de crayon ; calcinée à feu découvert , elle devient blanche; dans un vaiflfeau couvert elle conforve (à noirceur. Cette fobftance pourroit aufli s’ap-peller Marne noire folide, ou terre bitumineufe durcie. Les Allemands l’ont nommée quelquefois Kohljlein, Charbon de pierre; d’autres fois Schwar-ze Kreide , craie noire, Valîer, Minéral. £, N.
- 387 , ligne 10, Cajl Head, ajoute3,1a plus grande Partie de ce banc n’eft qu’une maffe applatie d’iron ftone. Minera Ferri Saxea , E. N.
- ligne 13 , & d’impreflïons : les Editeurs de Neufchatel ont fait plufieurs remarques fur le précis par lequel j’ai terminé la première Partie de mon ouvrage , relativement à ces Phytobibliums. Page 169 y xc. alinea ; àl’occafion de ce que j’ai avancé que ces imprelïions appartiennent à des plantes étrangères au fol dans lequel ils Ce trouvent, ces Savants regardent Faftértion beaucoup trop générale. On trouve aiïèz fouvent dans les Carrières d’ardoifo des plantes qui croiffent dans le lieu même ; ils font aufli remarquer que le plus grand nombre de ces plantes eft de celles qui ont pu le mieux réfifter à la corruption , à caufo de l’épaiiïeur de leurs fibres, & de la folidité de leur contexture , ce que j’ai dit à peu-près dans d’autres termes ypage 170, lignes 17, 38 6* 19: enfin ils ajoutent que les empreintes fort noires lorsqu'elles fo trouvent dans l’ardoifo , E. A.
- Page 196, ligne ix, du lit fopérieur, life\ des lits fopé-rieurs.
- 397, ligne 16 & 17 , quatre mille fopt cents foixante chelins , ou, efface% ces mots, &, après fterlings, ajoute\ quinze fohelings.
- 419, ligne 13, comme une muraille , ajoute\, c’eft-à-dire , en pendage de Roilfe.
- 4x1 ,ligne 34, ajoute^ on trouve des détails intérefo fants for le Charbon d’Irlande de la Mine de Caftle-Courber, dans le Nouvellifte économifte & littéraire ; ce morceau a été traduit en Allemand en 1761, & eft cité par M. Schreber, E. N
- Idemy note 2, vitriol de craie. Sélénite, féiénite gypfoufo; ajoute1 la féiénite eft une des pierres calcaires , le plâtre qu’on en fait ne Ce foche pas fi promptement ; il y en a de blanche, de jaune , & de plufieurs autres couleurs. On en trouve dans la plupart des montagnes de Suiffe. E. N.
- 4x8, ligne 15, PI. XXXV, ajoute\y voyezp. 69%.
- 443 , ligne H , pierre argilleufo : à l’occafion de la note z de la première Partie, page 53 , for le talc, l’édition de Neufchatel ajoute à la dénomination Allemande Talgeften , ou plutôt, comme l’a très-bien rendu M. Schreber dans (à tradudion Allemande , efpece de pierre argilleufe.
- 444 ligne %x, à l’occafion de la 18*. couche de la
- Mine de Thuringe , appellée par M. Lehmanft Roth-todte , p. iz8. M. Schreber préfome que l’Auteur a voulu dans cet endroit parler de la pierre calcaire , nommée dans quelques Mines aRoth gefiein , ce qu’on appelle proprement Rogen jlein , marmor hammites linn. étant une fobftance très-différente qui tient à la clalfe des jafpes , air.fi que la plupart des marbres rouges , félon le fènti-ment de M. Bertrand.
- Page 446 , ligne 8. ( Voyez page 138).
- Un peut voir dans l’Ouvrage de Lehmann for la matière des métaux , non den Metàllmuttern, PL I, fig. x , la figure d’un 'morceau de Charbon renfermant de l’argent natif; l’argent fé trouve dans le Cabinet de M. Je Conféiller Eller. L’Académie des Mines de Freiberg pofîede une pierre pareille , comme le rapporte M. le Profelfeur Brunigh, dans fà nouvelle édition de la Minéralogie de Cronftedt, p* 183 , E. N. Page 448 , ligne xi, ajoute\ pour plufieurs provinces des Etats de S. M. le Roi de Pruflè.
- Idem y ligne 13 , M. Schreber, dans fès notes fur mon Ouvrage , renvoie pour le territoire de Drefde à un Ouvragé de M, Schultens , publié en 1769 en Allemand.
- Il donne à la page 544 une notice de toutes les Mines de la Bohême , que j’aurois été fort aifé de connoître plutôt, quoique je foupçonne que quelques endroits ne renferment que des holtz kohlen , & non du Charbon de terre.
- Id, ligne x8 , ces contrées , félon la remarque des Editeurs de Neufchatel, font partie du Haut Palatinat; on a: trouvé de côté & d’autre du Charbon de terre , principalement dans l’Evêché de Bamberg, où eft une Mine près de Stein Weifén , dont le produit fé tranfporte dans toutes les Provinces voifines.
- Id. même ligne , on n’en tire point parti, lije\ on fé fora certainemement apperçu que pour l’Allemagne j’ai été dans une grande difette d’inftruftions; les Editeurs de Neufchatel obforvent qu’il eut été à fouhaiter que tous les Auteurs Allemands &Anglois qui ont écrit fur cette matière eulfent été connnus & confoltés ; ils remarquent que le Catalogue inféré dans le Bibliotheca lapidea de Gronovius, en indique au-delà de cent; M. Schreber dans la traduAlon Allemande de notre deforiptlon indique plufieurs autres Auteurs qui ont parlé des Charbons foffiles , dans différentes vues. Dans le cas où cet index contrediroit, ainfi qu’il pa-roît que c’eft l’idée des (avants* éditeurs , ce que j’ai avancé dans l’Introdudion de mon Ouvrage, y?, j , ligne derniere, for le petit nombre d’Auteurs qu* ont écrit uniquement for les Charbons de terre ( à diftinguer avec foin des Charbons fofliles ) , on ne peut que regreter la difficulté umverfollement connue , & fbuvent informontable de fé procurer peut-être même en Allemagne , les Ouvrages publiés en cette langue.
- Page 449 5 ligne 31 , les Editeurs de Neufchatel ont ajouté en note , la claflification des Charbons de terre par M. Venel, eu égard à la maniéré dont brûlent ces fofliles bitumineux, & qui eft préfentée dans mon Ouvrage, page 1*51 6*1153.
- 449, ligne 31, les Editeurs de Neufchatel avancent que dans la partie méridionale du canton de Claris, fous les cimes des hautes Alpes , nommées Sand & Limmern , le Charbon de pierre s’annonce par une odeur très-forte de pétrole.
- 45° ^ ligne 5 , à l’humidité & au foleil. Lorfqu’en parlant du Lapis thracius, p. 17 , lig. 31, de la première Partie , j’ai dit que cette pierre bitumineufe eft ordinairement alliée avec un fol vitriolique, il faut entendre, comme l’ont remarqué les Editeurs de Neufchatel, que cette fûbftance ainfi que toutes les autres dans ce cas, contient des particules vitrioliques qui fé décompofont par l’adion de l’air, & fé réuniffant enfemble , forment du vitriol.
- 450, ligne xy , Molybdæna. C’eft un Minéral qui contient toujours du plomb mêlé avec du fer , & une forte de Mica. E. N.
- 456 , ligne 1, Argille fableufé î les Fditeurs de Neufchatel obforvent ce qui foit, à propos de la note que j’ai donné for les marnes, Partie I^page 43. L’argille fàblonneufé n’appartient point au genre des marnes, on ne peut donner ce nom qu’aux terres compofoes de particules argilleufos, calcaires & gypfoufès ; le fable ne peut point changer l’argille en marne, puifo puifqu’il fé trouve mêlé plus ou moins dans toutes les efpeces d’argilles.
- 4Î9 , ligne 5 , Waque, life\ Wague, eftiméedu poids de 144 livres.
- Idem, ligne 17 6* x 8 , vîngt*cinq milles, vingt
- milles,
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- Additions & Corrections.
- milles ; c’eft Une ïiote de M. Piganiol de la Force. rugi 460 , ligne 8. Landrethun, efface\ Landrethun»
- TROISIEME SECTION.
- Page 464 , ligne 6 , des bretelles , ajoute^ N°. 14»
- 471 , ligne 22 , fig. 1 PI. LUI, life^ fig. 14*. .
- 480 , ligne z8 , ce relèvement de veines du Hàinaut François , dont nous avons donné auffi une idée , page 63 , pour les veines du pays de Liege & du territoire de Liege , paroît manquer de clarté & annoncer une théorie ingénieufè , mais affez peu fondée, E. N.
- 481 , ligne 8 , PI. XLI, cejl XLII.
- 4£o, ligne 6, ajoute^: il faut y rapporter les Réglements anciens & nouveaux concernant la navigation de Condé, placés à hpag. 734 & fuiv.
- 494, ligne 16 , Fermiers généraux; ajoute^, voyez page 701 , une addition à cet Article.
- 497 , ligne 33 , montagne brûlée à S. Genis-terre-noire; ajoute£ : à une demi-lieue au plus de Rive-de-Gier, & à quatre lieues de S. Etienne.
- 499 , ligne if, Pierre-ponce, M. Schreber , à l’occa-fion de la note que j’ai donnée,page i y 6, fur ce foflile, ajoute que la pierre-ponce eft poreufe, légère ; une partie de la fûbftance fèmble avoir réfifté au feu , tandis que l’autre a été défunie par l’action du feu fouterrain ; il y en a de la blanche, de ïa jaunâtre, de la brune & de la noire : on tronve ces pierres-ponce près des mers où elles ont été pouflées par les vagues , ou près des volcans. Une foule d’exemples prouvent que ces pierres lortent du fond des mers & du lêin de la terre , par les volcans & par les tremblements de terre. Voyez Hijl. de T Acad. Roy. des Sciences de Paris, an. 1708 ; Diction. du Commerce de Savary ; Bertrand, Me'm.fur les tremblements de terre.
- Idem, ligne 19 , Avocat au Parlement & Commiffion-naire ^efïàcezcemot, & life\ chargé de ladéfenfê de là cauie des Propriétaires contre les Conceffionnaires.
- (y°3 , ligne 30 , Section F" : Nota, cette Partie eft feulement donnée en extrait dans l’examen du Réglement provilôire fur l’exploitation des Mines de Houille en France , page 61 y,
- Page 504, ligne 16 , ^«1 «omhrMre „ life\ qui à la vérité ne font pas nombreux.
- ligne 17 , le trouvent autour, li£e\ trouvent reliés long-temps à l’air, autour.
- 24 , clous tachetés de noir, Ufe\ ferrugineux , & tachetés d’un rouge noirâtre.
- 25 , du rocher, ajoute\ quant à la dureté»
- 39 , le rapprochent de la perpendiculaire ,
- life\ le rapprochent quelquefois de la perpendiculaire; mais lèlon M, de la Tou» rette, c’ell un cas particulier , & il n’y a pas d’inclinailôn confiante. ligne t y , à laquelle cq flraum , liiez Jlratum-ligne 11, appellée , ajoute^ allez improprement.
- ligne z 1, y c. Cette couche ou maffe paroît à M. de la Tourette compofée de deux lits diftinds, l’un appellé nerf & l’autre coeffe. Le premier, félon ce Phylîcien, a depuis z jufqu’à 6 pouces d’épailfeur { ue j’ai donné à la totalité ) ; le fécond plus fourni de parties inflammables que le premier , & de pyrite qui ne s’apper-çoit point dans le nerf, a depuis 2 jufqu’à 10 pouces d’épaiiïèur , que j’ai attribué à la Mine Matafala , ce qui donne à la maffe totale depuis 4 jufqu’à 16 pouces# |0'7 > ligne 30 , fon épailfeur eft de z à 10 pouces, life\ d’un ou deux pouces environ, & quelquefois moins ; il faut en confequence rapporter ce changement , oour y avoir égard , à l’explication de la Planche XXXVIII.
- [yo8 , ligne 1 , de parties hétérogènes, life\ de fès parties héterogenes.
- ligne 3 , roc , life% roche.
- (. 6 , cette pierre , lifc{ cette couche,
- *6 , 8 , 9 , Raffou , life\ RafFon.
- 10, Charbon chatoyant; ajouteM. de la Tourette diftingue deux de ces Char--> bons verrons, qui fê trouvent plus fré-
- quemment dans la couche inférieure que dans la couche fupérieure ; fàvoir , le Charbon à grains ou à feuillets pyri-l'~teux, & le Charbon a\ure\ ou repréfên-tant les couleurs d’iris, fans aucun ve£
- ï°6 , S°7,
- tige de pyrite qui y fafTe corps, comme on le remarque dans l’autre : cette diftinc* tion me paroit très jufte. ligne 13, Seconde Mine, ajoute^ ou maffe.
- P âge y 08, ligne 17 , Mine bâtarde, Ufe^ Mines bâtardes, & ajoute1 : Î1 y avoit en 1773, un puits exploité par le Maître de la Verrerie de Givors, où on a constamment trouvé cette Mine ; dans ce puits de toiles environ, & plus profond que la galerie d’écoulement de pieds, le Pere Peronier, Minime , avoit fait placer deux pompes ordinaires pour elever 1 eau du fond jutqu’à la galerie ; elles jouoient quand on le vouloit par i’ad.on du cheval qui fournoit .la vargue; elles ont mal réuflï d’abord ( & j en ignore aduellement le fùccès ) , parce que les barres de fer , depuis la manivelle au-defius du puits , jufqu au pifton, ayant une portée de plus de 40 toifês , fléchiffoient en defeendant, & occa-fionnoient dans le pifton des frottements infùrmon-* tables; on avoit cherché, mais inutilement, â remédier à ce mal, en appliquant des poids confidé-rables aux barres au-deffus du pifton pour le faire defeendre.
- Pagt fo8 , ligne 18 , il a été trouvé , ajoute$ fous ce banc.
- , 20 , bâtarde, ajoute% voyez page 703.
- z6 , & demi d’épais , ajoute% & ces Mines s’exploitent en même temps, ainfi que la Mine bâtarde. N .page 704.
- 28 , Somba , ajoute\ on la nomme encore Maréchale.
- 5°9 , ligne ï 6, il gagnoit jufqu’à 20 fols; nota, ce paiement a vatié. Les Piqueurs & les Traîneurs font payés à proportion des Bennes, & non par journées i ce ne fout plus les Conceflîonnaires , mais leurs Fermiers qui règlent les fàlaires,
- ligne z6 , fur la contenance de la Benne , il faut voir l’addition , page 704, ligne 28 , linteaux, lije\ Litthaux.
- ?ïo , lignes 16 & z6 , Raffou , life\r RaïFon.
- ligne 40, du Somba. Ajoute£ , N .page 703.
- Jïi, ligne 27 , travail du tomba, ou Mine de deffus , ajoute1 autrement dite Mine Maréchale. ,
- Idemt note 1 , la préférence , ajoute1, V.page ->-03, une raifon pour laquelle ces travaux fe conduifënt ainfi , ce qui donneroit à croire alors que la bonne Mine du mouillon a un peiidage fort incliné , malgré ce qui a été dit précédemment pour la page 5:04.
- 512, lignes 18 & 19 , fut chaffé du fond de la Mine , life\ détaché, des parois du puits , & en tombant au fond de la Mine , brifà les artifices , &c.
- ligne 21 , à cent quatre-vingt pieds , ajoute£ augmenté par l’air des fouterrains en commotion, renverfà les machines placées à la fûper-ficie; on affuremêmeque les bennes, les cordes, & des pierres de la groffeur d’un œuf de poule furent chaflfées hors du puits. ligne 2f , pendant du temps , ajoute\ les travaux ne furent fùfpendus que quelques heures.
- J13 , ligne 33 , ajoute^ il avait été employé en 1773 „ aux Mines du Mouillon, un fbufflet de Forgeron ; mais cet expédient n’eft propre que pour des puits qui ne font pas d’une profondeur confîdérable.
- J14 , ligne 20 , cette voie , life\ cette maniéré de mefurer.
- ligne 23, une réglé, ajoute£ horifontale ou d@ niveau.
- ligne 2 é, d’un des plombs , life% des deux plombs»
- lignes 28 & 29 , on enfonce fur le point deleuiï direction parallèle un piquet, life\ fuivant la diredion des deux ficelles, un piquet. ligne 19 , en entortillant fà ficelle autour de ces fâutereaux fucceffivement , life\ en ployant la ficelle , on porte fur la fùperficie les faute-reaux dans le même ordre qu’ils avoient dans la Mine , & efface\ les deux premières lignes de la page 51 <;.
- ligne 3 » précifement , ajoute\ au - deffus de celui fiché dans le puits, par confequent dans la diredion de la réglé , ou des deux ficelles pendantes ; la corde ou ficelle nouée , fixée à ce piquet paj* l.e même bout, on la déploiè, &c , jufqu’à la difc tance, &c.
- ligne 23, environ cinq mille livres ; exagération des Extradeurs, voyez page y 21 , pre * mier alinea, & page 707.
- y 16, ligne 7 , infidélité de ce moyen, Ufe\ infùffr* fànce de ce moyen,
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- Additions & Corrections.
- Page ? io , ligne i j * g«nd floîn » gfa bouillon.
- *3 * Prétendent deflecher ; ajoutt\ ils font j^u]ement parvenus à aflainier les Mines les moins profondes qu’ils ont englobé dans leur privilège , qui portoit que for les autres, voyez.page 71 o.
- Note 1 , puits Michron , life\ Michon.
- Ji8 , ligne 7 , il fort, life\ le même fort; on remploie aufli, life\ le grêle s’emploie aufïi dans les poêles & dans les grilles , de même que le peyrat. ^ lignes 13 6" 14 , & du Charbon grêle, ajoute\ qui par l’extra&ion , le rempliflage, le déchargement & le tranfport le brifont & Ce pulvérifent.
- ^18 , ligne 18 , de la bonne Mine. Ajoutez , à la Carrière , le Charbon grêle ne s’achete pas fous ce nom 3 on dit feulement Bene de peyrat, à 8 lois 3 deniers, & Bene de menu , à 5 fols ; les Acheteurs féparent le menu qui eft pour la forge , d’avec le grêle , qui fo vend plus avantageulèment pour * la grille & pour les poêles.
- Idem, ligne 19 , pyriteux , Uft\ la plupart du temps coloré & pyriteux. M. de la Tourette m’a alluré qu’il ne s’en trouve pas en grande malTe.
- ligne 3a » de maniéré que ces Mines, life\ de maniéré, qu’à mon avis , ces Mines.
- $19 y ligne 3 , au feu & au charbon, efface ligne 17, Varicelle, lifc\ Varizeïle. ligne a 3 , talqueulès , life\ làlines ou fpathiques vitreufos.
- ligne 30, fur le Gier , ajoutez la fabrication des clous & autres ulâges. ligne 35 , en 1667, life\ en 1757»
- ao, ligne 5 , il y avoit toujours , life\ on transportait annuellement.
- • ligne 7 , Produit des Mines du Lyonnois.
- Nota. Cet Article ne doit être regardé comme certain, que pour l’époque qui y eft annoncée. Voyez fur cela l’addition portée à la page 708.
- 5a® j ligne ï8, faite par ordre de MM. du Confolat de Lyon , efface
- ligne 3 9 , la mefore de la Benne, ajoute\ voyez page 7ai, & l’addition *page 704.
- fizi , ligne 17, huit lois trois deniers , ajoute£ les Particuliers font réduits à payer le menu acheté 5 & 8^ fols ^ den. à la Carrière, ce qui fait deux portées de t'ufil ; à 1@ payer , dis-je . 20 fols la benne chez les emmagafineurs à Rive-de»Gier : c’eft un abus dont on gémit depuis l’établifTement de la Conceflion , & il n’eftpas le foui ; les Propriétaires & Extracteurs ne vifont qu’à faire paffer le mauvais Charbon , ou à multiplier les^ bennes qui ne font pas toujours également remplies, 8cc.
- 511, ligne y , quand il en a befoin. Ajoute1 , voyez p. 706.
- Idem, ligne' 9 , où l’on cuit , ajoute£ de toute ancienneté.
- y 24, ligne 31 , les cendres , ajoute\ auxquelles on ajoute des menus morceaux de Charbon féparés par le tranfport, du peyrat & du Charbon grêle.
- yzy , ligne 34, terre à foulon, ajoute£ terme générique , qui comprend fous lui i’Argilie a Foulon G. Walker thon, la Marne a Foulon G. Walker mergel : nota , il pourroit fe faire que le mot Anglois Sop féal, que nous avons traduit littéralement, page 378 , foit une argille à foulon.
- A l’énumération particulière que nous avons donnée des terres marneufos & argilleufos , les Editeurs de Neufchatel ont fobftitué la claflîfication des marnes par M. Hili que je n’ai point en vue,
- 517 , ligne 31, Paroiflê de Sauvages, ajouteV. page 711#
- 537» ligne 34 & 3? » Parallélogrammes, ajoute\ 8c quelquefois cubiques.
- 545 , ligne 10. ajoute^ Voyez , page 71 z, l’Hiftoire du droit de Boîte, celle du droit de Cloifon , page. 7 ï y , & celle de piufieurs autres droits fur la Loire , page vu.
- fiéy , ligne 20. ajoute\ Voyez a la page 72.3 , fous un foui Article , les poids 8c mefures comparées.
- y 7 2 , ligne 12 » immenfos., ajoute\ les premières fouilles de conféquence ont été faites en 1722, au Village de F a n g e t , autrement appellé les Charbonnières. Deux Particuliers avoient chacun un puits dont ils tiroient du Charbon de terre : la méfintelligence pétant mifo entre eux for la propriété du terrein ; le particulier qui fut débouté mit , dit-on, le feu à la Mine , & l’incendie, à ce que l’on prétend, a duré huit ans.
- Pa0 $73» ligne 14, dans une étendue, Ufe\ à fopt lieues 2 la ronde , ce qui eft eftimé former une étendue
- de vingt-quatre lieues de circonférence.
- y83 , ligne 1 , montagne qui brûle près de S. Etienne, life\ mal nommée montagne , voyez note 1, page 701.
- Idem, ligne 3 z, cette efflorefoence , ajout vitrioli» que.
- y84 , ligne 37 , ajoutez près de Monthieu , dans une montagne ( à l’Orient de S. Etienne ) appellée le Bois d’Aveiye, où il y a eu beaucoup de fer , il s’eft trouvé encore une efpece de mauvaifo Mine de fer lemée de Charbon de terre cryftallifo , dont j’ai un échantillon dans ma colleétion.
- 591 , ligne derniere, du poids de 300 livres, Ufe\ 3000 livres.
- 6oy » ligne 10 & 11. Charbon foflile.
- Ajoute^. Le terme de Charbonfojjîie peut délîgner le genre général. Le Charbon ligneux défignera celui qui par fos fibres peut être regardé comme reffomblant au bois, & qui quelquefois eft véritablement du bois pénétré d’un foc bitumineux. Le Charbon pierreux ou de pierre eft celui qui eft en mafle dure , amorphe. Le Charbon terreux diverfoment mêlé, refo fomble à de la terre liée endurcie par le bitume, ordinairement moins dur , & plus friable. Le Charbon bitumineux eft plus noir , luifànt, fouvent fomblable à de la poix ou du jais ; le Charbon foflile efl par lames ou feuilles minces, fomblable à de l’ardoifo. Les Charbons minéralifés font plus ou moins mêlés de divers minéraux qui s’y manifeftent, comme les pyrites, le foufre, quelquefois l’alun. Mais tout Charbon foflile renferme efîentiellement un bitume que les Allemands nomment Bergfett, qui a été liquide comme le pétrole & le naphte , & qui a pénétré , lié 8c changé les parties ou ter-reftres , ou pierreufos, ou ligneufos , ou végétales, ou fohifo teufos. Voyez Di cl. des Fojjiles, par M. Bertrand, Art• Charbon fojjile. E. N.
- Page 60$ , ligne id. Ajoutez : Le Charbon de terre eft aufli appellé en France Charbon de pierre ; cette équivoque , folon la remarque de M. Venel eft aflèz commune dans le Languedoc & les Provinces méri-dionales. Dans le Nord du Royaume il portée plus communément le nom de Houille. Sa couleur noire & fon aptitude à faire du feu, qualités qui lui font communes avec le Charbon de bois, lui ont fait donner le nom de Charbon. Cependant ce n’eft pas avec le Charbon de bois que ce « Æbfiance a d« l’analosî-», —« le D°is même. D’ailleurs,
- on trouve dans le foin de la terre un Charbon proprement dit, qui porte le nom de Charbon foffile , & à qui celui de Charbon de terre conviendroit bien mieux qu’à la Houille. Enfin la Houille , telle quelle fort de terre, n’eft point un Charbon , mais elle peut , comme le bois , être couvertie en Charbon ; enforte que pour déflgner cette derniere matière, il faudroit l’appeller Charbon de terre, ce qui répandroit de l’obfcurité dans le difoours, au lieu que le nom de Charbon de Houille n’a pas cet inconvénient. E. N.
- Page 606 , ligne z6 , bituminifés, ajoute\ le Charbon de Commothau, dont j’ai parlé page 23 de la première Partie, comme Charbon de terre, n’eft , folon les Editeurs de Neufchatel, qu’un Holtz Kohlen , qui eft très-alumineux , voyez page 720. J’obforve néanmoins que dans l’état des Mines de Bohême, porté par M. Schreber à la page 544, ce même endroit Commothau eft placé comme ayant du Char-bon de terre.
- 609 , note 3 , les Editeurs de Neufchatel regardent cette tourbe - ou terre bitumineufo de Grenoble comme une efpece d’Ampélite qui brûle d’autant moins qu’elle a été plus defféchée au fo-leil, & qui répand une odeur très-forte. Elle fo coupe aifoment comme la tourbe , & brûle mieux lorfqu’elle eft fraîchement tirée ; on trouve de cette Tourbe bitumineufe près de Zurich, Bruckmann, magnalia Dei,page $7, Il y a aufli une terre bitumineufo qui fo leve par feuilles comme le Charbon de terre ou l’Ardoifo ; c’eft YAmpelitis d'Agricola. L’Ampelitis de Diofoorîde •ft aufli dure que le jayet; on en trouve en Angleterre qui reçoit un beau poliment, & dont on fait divers ouvrages. Voyez Terres nytfœi Regii Dref-denjzs D. chriji. Gottlieb. Lipjice 1749 , page yz, E. N".
- 634 , ligne 3, aux frais de la jauge, ajoute^ V.page 720, une addition for le jaugeage des bâtiments de mer.
- ^3<S , ligne 13 , cet Arrêt, ajoute% voyez , page 719, l’Arrêt du Confoil qui réglé les droits for les Charbons de terre étrangers venant dans le Royaume par met.
- *Y! > ligne 16 , fox Loire, life\ for Loing.
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- Additions & Corrections.
- Pltgt <?4ï -, ligne 4, de manœuvrer, Scc9li/e\ d’ouvrir & fermer les portes de l’éclufè voifîne de leur Bureau» * ligne i û ) ajoute% ce diftriâ n’eft rempli que par
- les Contrôleurs.
- ligne 13,, ajoutei les moindres éclufês font de jo ecus , & les plus fortes de ioo écus. ldem9 ligne u, l’emploi de ceux-ci , lifi\ des Contrôleurs des ouvrages du Canal ; c’eft leur titre. Il faut les diftinguer des Contrôleurs des droits.
- ligne z7 , ajoute% ayant fous eux les Contrôleurs des droits, qu’il faut diftinguer des Contrôleurs des ouvrages»
- t?43> ligne zi , encore un droit, ajoute% qui le leVfc lùr toutes les marchandifes qui paflens defîus & defïbus les ponts de cette ville.
- Note i , ligne ze. confidérable de la Paroiffe de Moret, lije\ confidérable , ayant Paroiffe, & où il y a , &c.
- 648 > ligne 35 , y avoir deux, ajoute% Echevins.
- 6jo, ligne 19 , des loix du Commerce, life% de la police de Navigation.
- Page 6J3 , ligne 1 , le trente-ciuquieme, Ufe\ le J7 , 48 ,
- 49y H, 5**
- ligne t , Montereau FxuT-Yonne , ajoute% Pont-fîi r-Yonne.
- ligne 3 , & avaler, efface\ ces deux mots. ligne 7 , d’aval l’eau , life\ d’amont. lignes 11 & 1 z, leur fàlaire ; ils ne font plus les mêmes, au moyen d’augmentations faites poflérieurement,
- ligne tj, entre eux , life\ de lèùr part. ligne 18 , Flottes , Hfe\ flettes. Maîtres dès Ponts & Chableurs fimt les mêmes. éJ4, lignes 9 & 10 y s’entrepofe , life\ arrive aux Garres.
- 56 J j , ligne 3 , M» Boudereau, life\ premier Com-
- mis.
- ligne 7 , aux Marchands bourgeois & aux Particuliers , Tife\ au Public, & même aux Marchands bourgeois.
- Idem , ligne 14 , fiijettes à être vifitées; cet Article eft général, aucune Communauté n’ayant droit de Vi-fite fiir le Charbon de terre. ligne z? , mettre leur Charbon en vente , Ufe\ de tenu , .’îl n’y a point de place au
- Port.
- Tout ceci eft à rectifier d’après l’Article 8 de l’Ordon-pancede 1671.
- ligne 3 9 , & fiiivants, life\ & précédents.
- 6$ 6, ligne 17, petits Officiers de Ville , life\ de Ports.
- Idem t ligne zi , Equipeurs, life\ Déquipeurs.
- ligne z4 , eft Contrôleur , life\ étoit autrefois, zj , ils fimt aufti, life\ ils étoient auffi.
- ^77, note 3 , lignes 1 & z, contre Marchands de Paris , Hfe\ contre un Marchand.
- 701, ligne zo , Verizel, life\ de la Varizzelle.
- y 09 » ligne zi , la Vavizelle , life\ Varizzelle.
- 744, note 3 , ligne zi, refpeftée, l’égard, ltfe\ refc pedée à l’égard.
- 745 > Hgne- 1 > Hornjlein ; les Editeurs de Neufchatel obfervent que la Pierre de Corme , nommée Hornfeljlein, eft compofée de partitules fi petites, qu’on ne fàuroit les diftinguer à l’œil ; dans (à fracture elle n’offre aucune figure déterminée : les pierres font affez dures, point graffes au toucher ; elles réfîftent au feu qui les rend feulement un peu friables ; elles fimt du nombre des réfradaires, amorphes , à particules indifcernables. Quelques Auteurs ont confondu cette efpece avec une pierre brune vitrifiable. Ce qui diftingue les pierres de corne des pierres de roche, des jafpes groffiers des fchiftes , des laves , c’eft l’épreuve du feu. Toutes les pierres de corne font réfradaires, elles fèmblent pénétrées d’un fiic qui en lie les parties, & les défend de l’adion du feu. Bertrand, Di cl. des Fojjîles, au mot corne , pierre.
- Page 746 , ligne 14 , difpofés par lits ; la diftribution des terres & des pierres que nous avons donné , note 1 , z , 3, 4 de la première Partie , Art. 1 de la première Sedion , eft déclarée inexade par les Editeurs de Neufchatel , comme n’étant pas empruntée de la nature des choies.
- 74? , ligne 16 , Greit des Liégeois. Quoique les ca-raderes que nous avons donné de cette pierre, page j 1 de la première Partie , paroifTent infùffi-fànts, Meilleurs les Editeurs de Neufchatel préfù-tnent que ce grès eft la pierre nommée par les Mincralogiftes Allemands, Graver Hornjlein•
- On doit ajouter que le Charbon eft communément recouvert par cette pierre , & qu’ainfi par-tout où il y a de ce foffileon trouve du grès & des quoirelies ; mais que ces pierres fè trouvent auffi dans des endroits où il n’y a pas de Charbon 5 le nombre de ces bancs pierreux varie, comme on l’a vu , à l’infini ; l’épaiflèur de la quoirelle varie auffi depuis 6 pouces jufqu’à 7 ou p pieds.
- Page 746 , note z , qui forment les Salbandes ; MM. les Editeurs de Neufchatel obfèrvent que la dernieTe interprétation que nous avons donnée} page jj , note 3 , de ce mot Salbande, eft inconnue en Allemagne.
- 754» ligne 10, conftrudion , leur divifion , efface£ ces deux mots.
- 7J6 » Igné 8 , qui fepare a partie, Ufe\ la partie.
- 76J , note 1, ligne 3 , Jig. j , PI. LIV , lije\ fig. 6.
- 770 , Igné i , le point C, ajoute\ fig. 6 , Pi. Lf V. ligne 8 , demi-cercle , ajouter dont le centré eft en H.
- ligne 30 , 31, déclinants prefque toujours, effet-ce\ prefque toujours.
- Page 77z , ligne 10 , en C ^ life\ en b.
- ligne 11 , à l’élévation du pôle , life\ au complément de l’élévation du pôle. ligne 14 , 6 minutes , life\ zi minutes. ligne 16 , équerre, UJe\ leâeur faifant fondioft d’équerre.
- ligne zz , 3pd. 11', life\ 3éd. 34' j.
- ligne z4 , ijd. life\ od.
- ligne zj , 39A n' , Ufe\ 36d. 34'
- 783 aligne 37, fig. 1 , PI. LV , life\ fig. 4 , PI. LIV» Nota. Cette figure eft placée ici uniquement pour donnef l’idée d’un quart de cercle, & de la maniéré dont font gradués le limbe extérieur & le limbe intérieur de cet infiniment, comme d’un demi-cercle ou de toute autre portion de cercle ; il a été par cette raifôn jugé inutile de marquer deux lignes tranfverfàles courbes , partant de B pour aller fur le bord intérieur au degré j & 10, comme dans l’ouvrage de B ion, dont cette figure eft empruntée Livre IV , Chapitre V, oùl’Auteur emploie cette figure à enfèigner la conftrudion du quart de cerclé &la maniéré de faire exadement les fubdivîfions de chaque degré de 10 en to minutes , moyennant les autres circonférences concentriques confèrvées dans la figure de notre Planche.
- Page 790 , note 1 , ligne 6, parti©* égales , life\ inégales.
- 796 , ligne 9, Bouflole manuelle. G. Hand Compass»
- 8©4 , ligne 3 , avec le niveau , Itje% s’aidant du niveau.
- 806 , ligne Z3 , PI. XLII, life^ XLïII.
- • Idem , ligne z 8 , C z , life\ C. c.
- ligne z9 , de profondeur moyenne A , life\ de la moindre profondeur A ù ligne 31 , & les ouvertures , life\ entre les ouvertures.
- Idem , une ligne tirée de l’ouverture , lifet la diftance de l’ouverture. ligne 3z , en Ufe\ jufqu’en f. ligne 33 , la même ligne, life\ la ligne a f Idem, ligne 36 , A 8t C z , life$ Ai & C z.
- Page 805»,ligne , fig. 10 , ajoute\ & 13.
- 810 , ligne Z4 , fig. 10 , ajout?% & fig. 14.
- ligne 11 , calcul, ajoute\ par laftrolabe*
- 811, ligne 14 , petit angle, j6°. 57'. ajoute^ V. Table des matières , au mot Analogie , & l’explication de la fig. 10 de la PI. LI^V, p. 1J 8 z , pour la valeut A E qui refte à chercher.
- 8iz, ligne 3 z , il exige, life% il exiftê.
- 814, note 4 , la fig. 11 de cette même Planche , life\ la fig. iz.
- 8z6, note 4, Agriz, life\ Agric.
- SiS9 ligne 17 , annoncée page . . • touchant les Con-cefïions, life\ V, Verrata , pour la page J03.
- 83 6, ligne 16 , Walxer, li[e\ WaiSer.
- 837 , ligne 30 , PI. II, life\ PI. I.
- 8yo & 8ji , tout ce qui eft guillemeté eft emprunté de la defeription de l’Art du Coutelier.
- 85j , ligne'z 1, les trois figures a, b, c, life\ les deux figures a, b.
- 867, ligne 4 , Planche LIV , life\ LVII.
- 868 , ligne 10 , Failles , Troubles, ajoute^ nommées ïë plus ordinairement par les Allemands , Steih WanDE. SteIN KAMfctE , UEBER LAGEN.
- 868, note z , colonne à droite , ligne 9 , le moi Houage , Houache , que nous avons employé dans la première Partie , page 99 , & annoncé dans la féconde pour être défini dans la Table des matières , eft porté dans le Supplément au Catalogué alphabétique 9page 13 j9; M. Genneté qui emploie cë terme ? obferye dans une remarque fur la foîxame-i
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- Additions SC Corrections.
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- unième veine de la montagne de S. Gilles, que cette terre (Horuige ) Ce trouve fôuvent fous cette veine ,-entre elle & le roc qui en eft la bafe , ce qui donne lu facilité d’y chafïèr les aiguilles ou coins pour laper & détacher la Houille.
- page 27° j ligne 28 , ajoute\ approchant de celui que nous avons mentionné au Baillage d’Ammercœur , pays de Liege , page 6 8 , les Editeurs de Neufchatel oblêrvent, à l’occafîon de cette veine du pays de Liege , que dans les cas où une veine s’élève en remontant aufti haut qu’elle étoit defeendue , les Mineurs Allemands dilènt Der Fiotz Mâche bine Müide. Ce cas eft différent du pendage de Roiffè.
- 871 > ligne il & 22 , PI, XLIV, life£ PI, XLII.,
- Hî , ligne 15 , Allure. C’eft ce que nous avons déligné en général, page 63 , derniere ligne , par ctendue de Trajet : les Editeurs de Neufchatel trouvent que cette expreffion pouroit faire confondre le trajet même d’une veine avec fa chûte,
- $75 & 876 , touchant l’allure & le pendage des veines. Ajoute^. Ce détail éclaircit le court réfumé que nous avons donné p. 66 , ligne 3 , & auquel les Editeurs de Neufchatel reprochent de l’obfcurité.
- 923 , ligne if , puiffances, life\ premières puiffances.
- •9x6 , ligne 18, langage du métier. Cette nomenclature immenfè , introduite dans la Minéralogie & l’Oryâologie , comme dans la Botanique, efl: un grand obftacle aux progrès des Sciences ; M. Bertrand en fait la remarque dans Ion Didionnaire des Foffiles. Bientôt, comme les Chinois, celui qui voudra étudier l’Hiftoire Naturelle fera obligé d’employer la moitié d’un temps précieux pour Ce familiarifèr avec les mots ; il fèroit à délirer, en con-féquence , que ceux qui écrivent fur ces matières convinrent entre eux des déterminations fixes à _ employer uniformément , en donnant des définitions exades des obj’ets. E. N. A l’occafion de ce que j'ai remarqué fur le Vocabulaire des Mines p. ix de l’ïntrodudion de mon Ouvrage, on ne peut qu’être unanimement d’accord fur la réflexion des lavants Editeurs de Neufchatel, mais ce qu’ils demandent eft-il poffible? Les Ouvriers de Mine ne font-ils pas nécelfairement la loi fur cet objet l Et comment faire pour qUe leur langage fbit uniforme par-tout ? Voyez page 925.
- Pag. 930, note r, Mulheim, lif. lùr le Roer, près de Duifberg-, Page 95 S , note 1 , ligne 5 & 6 , porte-vent de cuivre, ji-fe\ de cuir.
- 970 , ligne 34 , qu’il ortoit, life^ qui fôrtoît •
- 990 , ligne 30 , tués , life\ noyés.
- 1020, ligne 16 , porté attention , life\ prêté attention.
- 1023 , ligne x r , entièrement de cuir ou de bois, life\ de cuivre.
- Ï050 , ligne 34 , d’un efpece , Ufe\ d’une efpece.
- 10Ô3 , ligne 7 , de chef, ltfe\ de ce chef.
- 1083 , ligne 19 , poutres & poutvelles , life\ poutrelles.
- 1111 , ligne 11 , 25000 , Hfe'i 2500.
- 1119, ligne 18 , vitriol, fel métallique formé par un acide fùlphureux , qui dilfout les métaux folubles par leur adion , tels font le cuivre , le fer & le zinc. E. N»
- !. idem, ligne 21 , vitriol martial. G. G R une R, Su.
- Kopper Hou, communément nommé Cou-perofe, efl de couleur verte ; le vitriol de Mars, qui Ce trouve dans les bois bitumineux afîèz communs dans les differentes provinces de la Saxe , eft chargé d’alun. Voyez Schreberi lithographia Hal-lenfis , page 20. E. N.
- Les Charbons de pierre qui donnent par la décompofitïon un vitriol de Mars pulvérifé, font toujours mêlés de petits Cailloux , & ce font eux proprement qui produifênt ce vitriol. E. N.
- Cette note auroît demandé de la part des Savants qui nous la fournilfent un éclaircilfement fur cette fubftance caillou-teufe , qui, félon eux , fait partie du Charbon de terre dans quelques efpeces ; ils en ont fait mention dans une note qui termine l’Article III de la première Partie , en obfèrvant que le Charbon de pierre 11 efl pas compofé d'un foufre réel, & que l'on n’y trouve pas du Caillou. Enfin il efl mention de cette même Cubfiance , fous le même nom , dans un examen chymique du Charbon de pierre d’Angleterre , comparé avec celui des envirous de Zuickaw & de DrefHe, fait par M. Mehiner, & que les Editeurs de Neufchatel ont inféré à la fin de la quatrième Seâion de ma première Partie ; il y eft dit qu’aucun Charbon de terre ne contient autant de petits cailloux aifës à appercevoir à la vue , que celui d’Angleterre ; nous préfiimons, fàns avoir vu le mot Allemand, que c’eft le f b ver Stein ( yoyez page 187) , qui pouroit n’être
- ici que de petites concrétions pyriteufês martiales, ou ce qU6 l’on appelle dans quelques Mines de Charbon Gaillettes dans celle du Hainaut François Forge Galleteuse ; j’oB-ferverai feulement en paffant que dans le grand nombre de Charbons de différentes Mines d’Angleterre , qui m’ont pafïé par les mains depuis dix-huit ans, je n’ai point reconnu ces concrétions caiilouteufes.
- Page 1120, ligne 7 , connoître par l’analyfè. Celle que nous avons donné,page 30, (dans la première Partie,) des eaux des Houillieres de Liege , paroît aux Editeurs de Neufchatel imparfaite, & peu propre à faire connoître comme il faut la nature de cette eau,
- ‘ 1125 , ligne 29 , dont la nature a été indiquée page
- 560, /i/q 450.
- 1147 , note 2 , il n’efl pas trop facile, Ufe\ il n’efl pas difficile, & ajoute\ ce qui a été remarqué page 1088 , & à la Table des matières, au mot Chau* diere, colonne à gauche, en donne l’explication. Dans la même note, comme M. de Tiily attribue, life\ M. de Tilly attribue auffi,
- 1148, note 1 , ajoute\ M. Blakey, dans fès obfèr* vations fur les pompes à feu avec balancier, imprimées en 1777 , rapporte qu’à une Mine de Charbon de S. Hélene, près de Prefcot en Lan-cashire, il a vu une chaudière en fer battu de de 17 à 18 pieds de diamètre, qui avoit été rongée dans l’efpace de deux ans.
- 1 r 5 4, ligne 13 , un très-grand nombre de ces Ana-Jyfès •: les Editeurs de Neufchatel ont ajouté dans une note l’examen chymique du Charbon de pierre Anglois , comparé avec celui trouvé aux environs de Zuickau & de Drefde ; cet examen fait par M, Mehner , Secrétaire des Mines à Stenau , dans le Cercle de Neufladt, pourroit n’être pas auffi profitable pour l’utilité à en retirer qu’il fëmbleroit d’abord, l’Auteur ayant omis de fpécifier de quelle Mine d’Angleterre efl provenu le Charbon analyfé. Cette analyfè eft fiiivie de celle des Charbons de pierre de Horg , par M. £cheuchzer.
- 115,7, ligne 8, voyez , page 1584, à l’explication de la Planche LVIII , l’emploi de cette feorîe charbonneufè, vitreufè & métallique dans des boulets de terroulle artificielle, pour y entretenir la chaleur que cette feorie a contraéfée en rongiftànt au feu avec l’ars1^** '***"" z«quelle elle eft empâtée.
- Page 1170, Cadmie, en croûtes, ajoute3; ce nom confâ-cré à la matière fêmi-métallique qui s’attache auxr parois des fourneaux où l’on fait la première fonte de certains minéraux , eft quelquefois donné malà-propos , ( comme l’obfèrvent les Editeurs de Neufchatel fur la note de la première Partie de mon Ouvrage , ) à la Calamine.
- 1220 , ligne 32 , & à en donner connoiflànce au public. Ajoute\, V. à la Table des matières, une addition à cet Article au mot Stuard , à l’explication de la Planche XXXV ; & à la page 1587 , un Supplément très-détaillé fur ces opérations exécutées à Breteuil & à Aizy.
- idem } ligne 35 , les differentes analyfês font voir que les Charbons foffiles font formés par du naphte ou du pétrole qui, ayant rencontré des couches de limon* ou de marne , les a pénétré d’une vapeur fùlphureufè & paffagere , eft venue s’y joindre, & la matière s’efl durcie. Souvent de l’alun dilfout s’eft uni à ces fùbftances , & leur a communiqué de nouvelles qualités, E. N, Il relie à expliquer la di£> férence de ce bitume pur & réfîneux à celui du Charbon de bois foffile Holt\-Koklen, à celui de la tourbe, qui exhalent une odeur fétide,
- 1223 , ligne 19, load , lead. C’eft fàns doute la Mine de plomb spathique qui eft blanchâtre, grisâtre ou jaunâtre , fèmblable à du Spath. Henc-kel l’appelle quelquefois Marne de plomb ; en Allemand Bleg Spath ; quelquefois elle eft foffile, on la nomme Ardoise de Plomb. Mineraplumbi fpathacea jojjilis. E. N.
- 1237 , note 4 , Mine pn roignon , life\ en malfe,
- 1238, ligne 12. Antimoine. G. Spiefglajf. Minéral ftrié, fragile , volatil au feu , & qui entre en fu-fion après avoir rougi ; fà couleur eft d’autant plus blanche qu’elle a moins de fôufre ; l’antimoine foffile eft en pierres de différentes grollèurs, qui approchent allez du plomb minéral, à la réfèrve que les globes d’antimoine font plus légers & plus durs que ceux du plomb ; celui qu’on vend a été fondu.
- 1239, ligne 17. Calamine, Pierre ou terre naturelle qui, mêlée avec le cuivre , change la Mine rouge «U laiton ; cette pierre varie par la couleur ; elle
- eft
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- Additions & Corrections•
- i6op
- sft jaune, bruhe ou rougeâtre : la calamine foflile reffemble à ia cadmie des fourneaux ; i° , parce qu’elle contient du zinc; i° , parce qu’elle rend jaune le cuivre de rofotte ; 30 , parce qu’elle a pour bafo une terre alkaline ; 40 ; parce qu’elle fait effèrvêfoence avec les acides. Bertrand, Dict. des Foffiles. E. N.
- 'Page 1152,, ligne 2 , Cobalt en Allemand & en Sué-dois ; en Anglois Cobolt , demi-métal dur, mais friable & d’une nature prefque terreufo. La couleur en eft pale ;• dans la fraélure il reffemble à un métal ; il ne s enflamme point au feu, il n’y donne point de fumée ; fl le feu eft violent, il entre en fufîon. E. N. Ces Savans remarquent à l’occaflon de la note i, p’&ge 128, que le nom Allemand Zaffiry que j’avois ajouté à cette fubftance , n’appartient abfolument qu’au fâfre qui fè tire du cobalt.
- 3253, note 2. Depuis ce temps, M. Baumé, dans un Mémoire qui a remporté le prix propofe par la Société libre d’émulation, fur la meilleure maniéré de conftruire les alambics & fourneaux propres à la diftillation des vins pour en tirer les eaux-de-vie , a fait connoître dans le plus grand détail quelle doit être la coupe d’un fourneau que l’on feroit chauffer avec du Charbon de terre , ainfl que de l’alambic ; cetre defoription eft accompagnée d’une Planche qui repréfonte un fourneau propre à brûler du Charbon , foit de bois , foit de terre.
- Cê Mémoire inféré d’abord dans le Journal de M. l’Abbé Rofier, pour le mois de Juillet 1778 , a été depuis imprimé à Paris, chez Didot le jeune : nous en avons emprunté les figures qui compofent une partie de la Planche LFIIl * *.
- Le même Journal, pour le mois foivant, renferme un Mémoire intérelfant fur cet objet , par M. l’Abbé Mo-liné , où l’on trouve , Seét, I, Chap, IV, une autre conftruc* tion de fourneau.
- P âge 12 j 7 , ligne 7. Sulphureo-acide. Ajoute\ que, félon M. Baumé , dans le Mémoire qui vient d’être cité , le foufre contenu en plus grande ou en plus petite quantité dans le Charbon de terre , peut , pendant la combuftion de ce foflile, attaquer le cuivre & le minéralifor à la longue : il avoit tenté d’en brûler fous de grands alambics, mais il en a difçontinué l’ufàge, parce qu’il crainoit qu’il ne detruifit les vaurM„v r & il eftime qu’il feroit peut-etre prudent de n emplo^ i0 rKcn-hnn dp terre réduit en braifo.
- 1270, ligne 7 » au feu de Houille brute , ajoute\ de même que certainement elles modèrent tout au moins la chaleur trop vive de quelques Houilles ardentes.
- 1307 , ligne 23 , l’argillene fo diiïbut pas vifîblemenf par les acides , avec une ébullition ou un bruit fon-fible, comme cela arrive à la craie ou à la terre calcaire qui eft prefque toujours mêlée de marne. Cependant les acides en féparent une certaine quantité qui fait environ un troifieme du tout, & qui eft la partie effentielle de l’alun, comme l’ont montré les expériences de Margraff : le refte eft une terre pyriteufe ; par conféquent l’argille fo diflout dans les acides, elle fe décompofo même entièrement, & c’eft précifément ce que M. Morand nie en termes exprès. E. N.
- Les Editeurs de Neufchatel font fondés en partie dans leur remarque ; c’eft un fait certain qu’il n’eft prefqu’aucune pierre qui ne cede à une longue digeftion dans les acides. Les terres argilleufês mêmes, abftradion faite des parties terreo-métaliiques, bitumineufos, calcaires, &c , qui y font mêlées prefque toujours ; ces terres argilleufês font en effet attaquables par cette difgeftion longue.'
- Le premier apperçu, tel que celui qui réfùlte des effais fimples, les fouis auxquels a d’abord recours le Naturalifte pour diftinguer une fubftance , montre , comme perfonne ne l’ignore , une forte effervefoence pour les terres calcaires , une dureté capable de faire feu avec le briquet pour les terres vitrifiables, & ni l’un ni l’autre effet pour les terres & pierres argilleufês ; il ne s’agit ici que de ces épreuves employées par les Naturaliftes , & qui ne peuvent comporter ni développement , ni digeftions longues réforvées aux recherches chymiques : c’eft une remarque que j’ai placée à la tête du Catalogue raifonné (qui fora publié en 1770) de ma collection de fobftances appartenantes oux Mines de Charbon de terre de plufieurs pays.
- Page 1337 , ligne 5 , certaines Houilles font difpofées à s’échauffer lorfqu’on les garde en tas. Les Editeurs de Neufchatel ont for cela fait ufàge d’une note de M. Venel, que voici. Cette propriété doit engager ceux qui gardent des Houilles en magafin à examiner fi elles s’échauffent, & à prévenir les inconvé-
- nients qui pourraient réfiilter de là» Ces accidents font très-rares à la vérité ; peut-être l’embrafoment d’un tas de Houille n’eft-il jamais arrivé, cependant il convient d’y faire attention. On voit que M. Venel ne fâvoit trop à quoi s’en tenir fur cela malgré ce que nous avons rapporté : il çroit la chofè poflible, en même temps il la croit rare , il doute même qu’elle foit jamais arrivée : MM. les. Editeurs de Neufchatel en citent un exemple arrivé près de Wettin & près de Piavitz dans le Vogtland ; on peut en voir les détails dans une diftèrtation Allemande publiée exprès en 1768 s par M. Chriftian Frédéric Koch, in-40. Leipfîc & Zwickau*
- Mémoires fur les Feux de Houille.
- ( Page ïo ), note 1 , cette même Sedion , life\ ces mê» mes Mémoires fous le N°. 11.
- Idem , note 2, ajoute1 page 362»
- ( n), ligne 1J , foccédant, life\ fiiccédante.
- Idem , note \ * F F y Ufe\ G. 8.
- C 13 ), lignc 3? » Sed. IX, Art. 4* ajoute-^ &a«
- ( 14 j, note z de la première Partie & page 1121 , note 3 , N°. GG, lïfe\ F. f.
- ( 1 $ ) , note 6, derniere ligne , voyez page , life% page 3 3 de ces Mémoires.
- ( 21 ), ligne 45 , brûle de la Houille, ajoute\ ce qui confirmé par l’analyfe de la foie des cheminées où l’on ne brûle que du Charbon de terre,
- ( 27 ) , ligne I , bourfos , life\ coffres*
- { 28 ), note 1, cette note ejl tronquée, & à retrait* cher entièrement.
- (2 p ), ligne 3 3 . piece FF, life\ G. g.
- {31), ligne 3 ? , Hiftoire , life\ Hiftorien,
- ( 3 6 ) , ligne 36, les, life\ ces.
- Ibid, ligne 41 , arfonicii, life\ arfonici.
- (3 9 ) » ligne 3 2 , introduit, ajoute^ à Halle.
- ( 4t ), ligne 37, nous attribuons, life^ nous n’attribuons pas cependant,
- Ibid, ligne 41, qu’a, life\ mais a,
- ( 44 ) , ligne 18, fo donner, life-{ s’adonner.
- Nota. A la fuite de ces Mémoires, vient au folio *
- le Supplément au Catalogue alphabétique lequel Mo-
- I^/hdt>nn „ Tnai*rjup polir la 4 4** * doit Être 4f® 3 1*
- en eft de même pour le fÿnonyme Pottlot.
- Au mot Porc (pierre de} de ce Catalogue alphabétique* il eft bond’obforver que l’onconnoît une efpece de pierre fétide qui n’eft point un fohifte, & qui eft une pierre de roc d’un grain très-compade & très-dur.
- Table des Matières.
- Nota. Cette Table n’ayant pu de toute néceffité avoiè lieu qu’après l’impreflion totale de l’Ouvrage , nous avons fuppléé d’avance, dans un article à part ypages 6$4 & 1587, aux principales additions & corredions relatives à la première , féconde & troifieme Sedion de cette derniere Partie* . Afin d’en affurer l’utilité , nous les avons rapportées ici de nouveau à leur vraie place, nous avons trouvé moyen d’augmenter cette Table des remarques inférées for la première Partie , dans l’édition des Arts & Métiers , format in-aP^ Neufchâtel, Tome Fl, page 345 ; ce font celles qui font indiquées à leur terminaifon par les lettres E. N. Jaloux de laper-fedion d’un Ouvrage que nons n’avons entrepris que par des vues de grande utilité , dans lequel nous avons porté toute l’attention poflible pour la vérité dans l’expofîtion des faits, pour l’exaditude dans les idées que nous avons pré-fontées, noüs aurions fort défiré être à même de profiter dès aduelîement des notes & obfèrvations dont les lavants Auteurs de cette édition enrichiront notre féconde Partie ; mais nous prévenons que nous les recueillerons dans leur temps , dé maniéré à pouvoir être ajoutées commodément dans les exem-* plaires de l’édition de l’Académie , quand même ils foroienè reliés ; par ce moyen cette édition fo trouvera comme celle de Neufchatel, revue , Corrigée & augmentée.
- Page 1377 , ligne 17, colonne à gauche * for les braifos de Charbon de Charbon de terre, ajoute3 & font employées avec fuccès à Nantes , par M, de la Houilliere , aux fontes de canons, de bombes 8t de boulets , avec de vieux canons , des vieux mortiers & leurs affûts, ainfî que tous vieux fers coulés, qui peuvent au feu de ces braifos être refondus & remis à neuf , objet de grande né-ceflité pour le forvice du Roi.
- 1384, au mot Charbons d’ardoife ou Charbons du toit. Tagb Kholen. Ce n’eft pas proprement uit Charbon de pierre , c’eft un foffile bitumineux $ que M. Bertrand défigne fous le nom de Charbon âê
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- Additions & Corrections.
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- terre E*D Kohie. V. cet errata pour la pag.jSé.
- Xî90 tigne Ia’ c^utte » &c* après l’indication de la ^ pag. J74» ajoute^ Clutte artificielle, qui fèroit très-propre pour les chauffrettes , y. page 1584, à l’explication de la Planche LVIII.
- *411 , ligne 57. Avant EJlau , on a oublié Eftablir , auquel il faut rapporter le mot Stalire.
- S414» ligne 10, Faille. Il eft inconteftable , du moins quant au plus grand nombre, que les failles font plus anciennes que les veines de Houille ; ce font des quartiers de roc détachés des montagnes d’alentour qui te font porté dans les veines encore tendres ; cette hypothete eft inconteftablement confirmée dans l’Ouvrage de M. Delius : De l'Origine des Montagnes. De là les variations des veines de Houiles , & plufieurs autres phénomènes qui s’expliquent très-fîmplement d’après ces principes , en foppofant que tous ces changements font arrivés dans les Mines avant qu’une partie des veines ait été pénétrée des focs bitumineux , & changée par-là en Charbon de pierre ; il faut dire cependant qu’il y a des failles qui te font manifeftement formées dans les cavernes de la Mine de Houille , telles font, par exemple, ces failles qui font de la nature de l’ardoite. E , N. Page 1413 , Fourneau de l'alambic de la grande machine à vapeur, ligne 4 9 > Montrelais , & pieds cubes pour la petite. Après Montrelais , life\ , ces deux nombres étant à peu-près dans le rapport des forfaces des deux piftons qui font, l’un de, &c.
- I435, Holtz-Kohlen. M. Bertrand pente qu’il teroit plus exaft de les appeller des bois fbjjiles, & qu’on peut les regarder matière moyenne entre la vraie Houille & le bois ordinaire, E. N. J’ai fait la même obtervation page 605.
- ,1438. ligne 11. Indice du Charbon de terre, & les mêmes que ceux qui décelent les métaux, telon M. Bertrand , Diction, des Foffîles. Voyez l’obtervation ajoutée dans cet errata pour la page 449 » ligne 3 t.
- Ü448 , ligne 13. KroufFe. On pourroit les nommer en Allemand Ueberlagen, mais l’Ouvrier confond prelque toujours les termes. M. Schreber remarque que les Mineurs étrangers font des diftin&ions plus fobtiles que les Allemands, & expriment ainfî un pl»,« grand nombre d’idées. E. N.
- J483. PotX minérale, rlec pfpeces de Cbarhnn de fprr«. Le bitume eft le genre, & le Charbon de terre l’efpece. Voici comment on peut claflifier les différentes fortes de bitume. i° , le Naphte G. Berg baisam eft le plus liquide ; i°, le Pétrole G. Berg Hql. Su. Berg olea , plus épais; 3°, la Malthe. G. Berg theer. Su. Berg-tiara , eft molle; 40 , l’Afphalte eft folide ; ç°, YAm-pelite eft a {fez pure ; 6°, le Lithantrax eft fiflile , 7®, le Jayet eft très-dur. E , N.
- j 423 , ligne 19 , ajoute\ on prétend encore que la qualité des veines eft auffi différente telon leur dire&ion vers les differents points de l’horifon. Voyez page 483. Dans la Mine de Manffbn en Angleterre , près de Loeds , on trouve que le Charbon tirant vers le Nord eft de moindre qualité que celui qui eft du côté du Sud.
- 1495 , à la lettre Q , ajoute^ Quipeteure. Voyez Pierçure.
- ij 11, ligne 34. Schiffer Stein. La diftinftion que nous avons donné de cette ardoifè avec le Lapis fifjilis, page 1x8, n’eft pas adoptée par les Editeurs de Neufchatel.
- Page 1 5 20. Stollen. ce mot employé dans la defoription de l’exploitation des Mines de Holjz-Kohlen, du comté de NalTau, page 1 o, ligne 17 , & traduit dans la note , Foiïè ou menée fouterraiue, ne défîgne que les galeries on conduits fouterrain r, & non les foffes ou puits de Mines, qui s’appellent en Allemand Roeschen. E. N.
- Dans l’article de l’Encyclopédie, où il eft mention de cette Mine au mot Charbon fojjile, il eft dit qu’en creufânt en profondeur , on y rencontre du Charbon de terre : lorfque j’ai pu-bliéla defoription détaillée de cette Mine, jen’ai pas eu d’égard à l’addition de M. le Baron d’Olback , la foite des couches qui m’avoit été envoyée par M. Allaman n’en prétentant aucun échantillon. Depuis ce tems , M. Sage , de l’Académie des Sciences, m’en a fait voir, & m’en a procuré pour ma Col-leétion.
- Page tfi9 , ligne 69 , ajouter Stein Kohlen gehirg. Voy. cette Table d’Additions pour la page 143.
- Ibid. Stalire, life\ EJlablire ; cet article eft par contequent à reporter à la lettre E de la Table des matières.
- 1 çzi, ligne 27, capacité, life\ , ténacité. ifzp , ligne 61. Ajoute| Terroule artificielle. Voyez page 1584 , à l’explication de la Planche LVIÎI.
- Ibid, ligne io , terre d’ombre. G. Umber-erde , terre fort légère qui s’enflamme au feu tant foit peu , & qui, à cet égard, eft congenere avec les terres bitumineufes. Elle répand une odeur forte, & devient blanche après avoir été calcinée à un feu violent. On en trouve en Italie , qui eft d’un brun clair ; celle de Sallerg en Suede eft de la même couleur. Celle de Cologne eft d’un brun foncé. Voyez Libavius fingul. Part. III, page 1030. Bertrand , Di et. des Fojjfiles , au mot ombre. E , N.
- iy33. Tourbe. G. Rafen Torf. Torferde. AiTembla-ge de divertes plantes & racines divertement altérées ; on pourroit, à quelques égards , ranger la tourbe parmi les fubftances bitumineutes , en vertu de la facilité avec laquelle elle s’enflamme ; mais elle diffère des Charbons fofliles ; i°, par fon lieu natal ; elle te tire des marais , au lieu que les Charbons de terre te trouvent par veines ou par lits for les collines ; i° , la contexture filamen-teute des Tourbes tert encore à les diftinguer du Charbon qui eft compare , par feuilles. E. N. Nota, que pour le paflfage de Libavius appliqué au Charbon de terre page z$ , il faut rapporter tout cet article à la Tourbe , & lire , que le tel dont les anciens Zelandois faifoient commerce avec les Efpagnols, étoit évaporé au feu de tourbe.
- 1548. Wath & Boutteu, life\ Wath & Bolton,
- Mplication des Planches«
- Page ijdi. Brionnois. Ajoute^ dans le Mâconnoïs.Re-lativement à la fouille de Châteaudun , à une lieue de la Claitte , en allant à Rouanne. Les échantillons que j’ai reçu depuis, n‘annoncent aucunement du Charbon de terre.
- 1562 , ligne 48. 422 fofles ou puits de Mine.
- Nota, que dans l’état qui précédé , il n’eft mention que des principales folTes , & que plufieurs autres citées dans le corps de l’Ouvrage ne font point de cette récapitulation.
- 1578, ligne 47, explication de la Planche XLIII. Voyez cet errata pour la page 806.
- 1581 , colonne à gauche „ lîjr** % » ajout e\ il manque encor- à cette figure un trait pondué de B à A. Page 1588, ligne 40, & de S. Etienne en Forez; il m’a été dit que celui de cette Province étoit tiré du bols d’Aveize, for S. Jean de Bonnefond, & qu’il avok été préparé près du bois d’Aveize.
- Page 1888, ligne 55 , Mine de fer limoneufo ou Tuf ferrugineux. Minera ferri lacujlri s & paluftris. Tophus Martis. Bertrand. G. Sec-Evtz. Sump Fertz. Les Mines de fer de Montbard font de trois efpeces, à en juger par les échantillons qui fo voyent dans le cabinet de M. Sage; une cryftallifée en cubes, mêlée avec la pyrite martiale , reffemblante à la Mine de fer hépatique de Sibérie, dans laquelle on trouve de l’or natif ; une en petites globules bruns , dans une argille jaunâtre ; une terreute en globules jaunâtres , & femblable à la Mine de fer du Berri. Page 1600, Tableau pour la première gueute. Poids particulier, 153 , life% 163.
- Poids général, $89, life\ %99.
- Poids total, 7657 , life\ 7787.
- ze ligne de la remarque, 3 6%life\ 34,
- Idem, 153, life\ 163.
- Idemy }>9z^life\ 352.
- 3e ligne, total 614, life\ 584.
- Idem, poids général, 7^21 , life\ 7591.
- 4e ligne, chaque charge du poids de 670, life\ 584.
- Même page pour la féconde gueute.
- Poids général de la 5e charge, $9$ , life\ 573.
- Total de la 8e , 2380, life\ 2292.
- Total de la 13e, 14350, life\ 7446»
- En terminant cet Ouvrage, je crois devoir avertir que, malgré les précautions que j’ai prîtes, des chotes nouvelles forvenues dans le fait de l’objet qui m’a occupé , le long temps qui s’eft écoulé entre la publication de la première Partie & l’époque où je termine enfin cet Ouvrage confidé-rable , doivent néceffairement ayoir influé for la maniéré dont les mêmes objets peuvent être traités dans cette première Partie & dans les foivantes ; c’eft le fort de toutes les foiences qui, comme celle de la Minéralogie, te perfedionnent pat l’ufàge; de nouveaux faits, une nouvelle maniéré de voir, des opérations frudueufès, des découvertes inattendues ; tou* cela change en un très-court efpace de temps la teience elle-même , à peu-près comme les révolutions univertelles changent întenfiblement la forface du globe lui-même*
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- AVIS INTÉRESSANT
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- Aux Phyficiens NaturaUJles > aux Entrepreneurs d'exploitation de Mines de Charbon , aux Propriétaires de Mines , aux Chefs d'atteliers à Fourneaux SC autres confommateurs de chauffage , fur les differentes parties de cet Ouvrage qui peuvent concerner les uns ou les autres 3 & quils peuvent fe procurer fé* parémenu
- Po u R. remplir le but qu’on s’eft propofé, en entreprenant ce travail, de raffembler de toute part ce qui tient au Charbon de terre , de faire de cet Ouvrage une efpece de dé* pot général dans lequel on puiffe aller à la recherche des différents renfeigrçements à défirer touchant FHiftoire phyfique, l’extraâion , le commerce Ôc les ufages de ce foifile , il a été indifpenfable de le confîdérer fous ces différents points de vue, dans trois principaux Pays. Malgré l'étendue que comporte le fujet traité en grand détail comme objet d’Hif* toire naturelle , d’induftrie, de commerce ôc de nécefïïté , on s’eft appliqué à diftribuei TOuvrage dans un plan qui répond à l’intention que FAcadémie a eu en entreprenant la defcription des Arts & Métiers , de ménager aux Artijles la facilité de fe procurer les Traites rdes Arts quils exercent, ou de ceux quils voudroient connoitre , fans être obligés $ en acheter en même temps à9autres qui leur feraient moins nêcejfaires (*). Nous avons cru en conféquencô devoir indiquer par cet avis à ceux de nos Leéleurs qui pourroient ne s’occupa des Mmes de Charbon que loua fUni nijj^orr, 1#»® partipc ri#» l ouvrage qu ils
- peuvent fe procurer féparément.
- La première publiée en 1768 eft l’Hiftoire phyfique, tant du Charbon de terre que de fes Mines , ou , ft Fon veut, la connoiffance de la fubflance foumife aux opérations ultérieures de l’exploitation Ôc des divers ufages ; cette partie eft principalemect du reffort du Naturaliste , qui peut s’en tenir à cette première diftribution de l’Ouvrage.
- La fécondé Partie, compofée d’une première ôt d’une fécondé Seêtion publiées en 9 fait connoître la pratique de l’exploitation, les ufages ôc le commerce du Charbon de terre au pays de Liege ôc en Angleterre ; elle peut regarder les Propriétaires de terreins a Charbon comme premiers intéreffés à avoir des notions fur les moyens pra* tiqués pour mettre en valeur une produ&ion de leur fol ; mais les Maîtres-ouvriers , ôc ceux qui fe chargeroient d’entreprendre de ces exploitations, ôc qui doivent être jaloux fde réuflir, s’inftruiront à fonds dans ces deux Se&ions fur Fart de conduire en grand les fouilles ôc les travaux fouterrains.
- La troifieme Se&ion de cette fécondé Partie, publiée en 1774, préfente le même tableau pour la France feulement ; les différentes provinces du Royaume qui poffedent des Mines de Charbon de terre ( Ôc elles font nombreufes ) ; font paffées en revue dans cette Se&ion : on y donne la connoiffance de la maniéré dont on y exploita ces Mines ; du prix ôc de la qualité du Charbon qu’elles fourniffent ; du négoce qui s en fait dans quelques Provinces ; la marche de ce commerce dans Paris y eft confîgnée dans tou* tes fes parties, pour aider à en prendre une idée, ôc éclairer en même-tems, fur le monopole ouverte, Ôc cachée. L’homme d’Etat, curieux de porter fes regards fur les nouvelles fourceâ
- (*) Averdiïement de la defcription des Arts par l’Académie Royale des Sciences, publié en 17 S 9 » & infécé a la tlUS di la deicription de l’Art du Charbonnier de bois, la première quia paru.
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- de richeffes & de commerce intérieur J pourra puifer dans cette Se&ion quelques vues dé ipéculaticn, fur la circulation animée de ce commerce , fur les moyens d’augmenter Tavaucage du Négociant & du Confommateur, fur la légiflation relative à ces Mines même fur les abus par lefquels on parvient fou vent à en éluder la fageffe. Voyez YIntro-duëtion y page xv,
- La quatrième Seêtion eft divifée en quatre Articles, dont les trois publiés en 1776 renferment une théorie-pratique de l’exploitation, & des vues générales fur l’adminiftra-tion des exploitations de Mines ; cette partie regarde proprement ce qu’on pourroit ap-peller des Ingénieurs des Mines de Charbon de terre.
- Le troifieme & dernier Article de cette quatrième Sc&ion publiée en 1777, traite de tout ce qui peut fe retirer d’utile pour les Arts, tant du Charbon de terre brut, que de ce qu’il laide après lui lors qu’il a paffé par le feu ; ce foffile y eft enfuite confidéré en particulier comme combuftible, qui ne doit pas être abfolument exclus des fourneaux métallurgiques , & qui peut dédommager complètement du dépériffement des forêts pour les foyers domeftiques, Les perfonnes qui font les vraies intéreffées à la chofe , c’eft-à-dire les différents Consommateurs Ôc Artistes qui ont befoin d’appliquer le feu à leurs opérations y trouveront dans cet Effai de théorie pratique y des réglés de conduite pour employer à leur avantage le Charbon de terre dans leurs atteliers. Tous les endroits enfin qui éprouvent de la difficulté pour le chauffage y reconnoîtront les reffources de ce foffile, pour fuppléer à la rareté & à la cherté du bois; on peut dire que cet Article eft pour des Provinces entières, foit en France,Toit en Pays étrangers qui font menacées de difette de chauffage , une éveille importante fur le combuftible qu’elles poffedent dans leur fol, ou qu’elles peuvent tirer par la communication des rivières ; des contrée»
- gui les ayoifinent. ' :
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