Bulletin de l'Institut national d'orientation professionnelle
-
-
- -^.-^ârïi
- Ki« <«»
- EtôS
- #-,1£#b3
- p.n.n. - vue 1/370
-
-
-
- Cnam SCD
- 1 2501 00044490 4
- p.n.n. - vue 2/370
-
-
-
- ÈNMMMBI
- nttgutaijü
- m::
- à. - rit
- L’#
- p.n.n. - vue 3/370
-
-
-
- V Aoc/
- BULLETIN DE L'INSTITUT NATIONAL D’ÉTUDE DU TRAVAIL ET D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- TABLE
- des Articles et Documents
- parus
- dans les dix premières années
- <000
- Page de titre n.n. - vue 4/370
-
-
-
- p.n.n. - vue 5/370
-
-
-
- TABLE
- DES ARTICLES ET DOCUMENTS
- PARUS DANS UES DIX PREMIÈRES ANNÉES
- ARTICLES
- Abraham (Pierre) : Sur l’orientation professionnelle de la figure humaine, n° 5, p. 109, t. II, 1930 ; n° 6. p. 133, t. Il, 1930.
- Abramson (MUe J.) : Notes sur quelques visites à des Laboratoires d’Orienta-tion professionnelle, n° 9. p 226, t. II, 1930 ; n° 10, p. 255. t. II, 1930 , n° 2, p. 41, t. III, 1931 ; n° 3. p. 69, t. III, 1931.
- Baumgarten-Tramer (F.) : Succès scolaire et réussite dans la vie, nos 3-4, p. 61, t. IX, 1937.
- Bazin (Dr) et Legenoarme : Création et fonctionnement d’un Office d’orientation professionnelle dans une petite ville : Le Blanc (Indre), n° 4, p. 97, t. V, 1933.
- Beaumont (Guy de) : Le chômage, n° 9, p. 165, l. X, 1938 ; n° 10, p. 217, t. X, 1938.
- Bertrand (F. L.) : Kinesthésie, dactylésie et O. P., n° 3, p. 57, t. IV, 1932.
- Biscay (MUe), Monnin (Mlle J.), Bonnardel (Dr) : La consultation d’O. P. de l’Institut national, nos 1-2, p. 1, t. VIII, 1936 ; n°s 3-4, p. 41, t. VIII, 1936.
- Blanc (M11b G.) : Le dossier bcolaire d’O. P., nos 1-2, p. 9, t. IX, 1937.
- Bonnardel (Dr) : Voir Biscay.
- Bonnardel (Dr) et Laugier (II.) • Grilles pour l’orientation et la sélection professionnelle, n® 1, p. 8, t. VI, 1934.
- Boumier (MUe) : Etude du métier de vendeur, nos 5-6, p. 81, t. X, 1938.
- Bourdel (Mme L.) : L’instruction publique et la question professionnelle en Bulgarie, n° 9, p. 234, t. t, 1929.
- Braunshausen : L.’Officè d’O. P. de la ville de Luxembourg, n° 1, p. 14, t. Il, 1930.
- Bruyère (J.) : Quelques données sur l’intelligence logico-verbale et les aptitudes techniques pour l’orientation vers les carrières d’ingénieur, n° 7, p. 141, t. IX, 1937.
- Quelques données sur les résultats d’une application scolaire des tests d’intelligence, n° 8, p. 208, t. VI, 1934.
- Carteron (M.) : Le métier d’assureur, n°s 9-10, p. 173, t. VIII, 1936.
- Gassin (MUe L.) : Remarques sur un procédé d’étalonnage : le tétronage, n°e 9-10, p. 213, t. IX, 1937.
- Casy (G.) : Comment l’instituteur de l’école primaire peut-il contribuer à l’O. P., nos 9-10, p. 191, t. \ III, 1936.
- Courthial (Mlle Andrée) : Un laboratoire de psychologie et d’orientation pro-. lessionnelle au service social de la Caisse de compensation de la région parisienne, n° 5, p. 118, t. V, 1933.
- \
- p.1x1 - vue 6/370
-
-
-
- Danger (,\llle Jacqueline) : Monographie de la profession de géomètre, nos 7-8, p. 117, t. IX, 1938.
- Di.rr.Ac (Mme Germaine) : Les métiers nécessaires à la production cinématographique, nos 5-6, p. 105, t. IX, 1937.
- Fée (M.) : L’Orientation professionnelle au Congrès de Barcelone, n° 7, p. 176, t. VI, 1934.
- Lessard (A.) : Les courbes de fréquence et le hasard, n° 5, p. 116, t. TI, 1930 ; n" 6, p. 142, I. II, 1936.
- — La détermination des caractères d’un ensemble de mesures, n° 1, p. 1.
- t. 11, 1930 ; n° 3, p. 53, t. Il, 1930.
- — L’intérêt des méthodes statistiques en Orientaiton professionnelle, n° 6,
- p. 166, t. ï, 1929.
- — L’interprétation des résultats numériques, n° 9, p, 229, t. I, 1929.
- — La validité des tests d’aptitude professionnelle, n° 2, p. 54, t. I,. 1929 ;
- n» 3, p. 62, t. 1, 1929 ; n° 4, p. 101, l. 1, 1929 ; n° 5, p. 133, t. I, 1929.
- Lessard (M. et Mme A.) : L’aptitude musicale et les tests de Seashore, n° 1, p. 1, l. 111, 1931 ; no 2, p. 29, t, III, 1931.
- Lessard (A.), Monnin (J.), Piér an (IL) : Quelques données sur les indépendances fonctionnelles révélées par les épreuves psychotechniques, n° 8,
- p. 197, t. III, 1931.
- Lontègne (J.) : Essai de monographie de conseiller d’orientation professionnelle, n° 2, p. 32, t. IV, 1932.
- — L’Orientation professionnelle au Congrès international de l’enseigne-
- ment technique, n° 9, p. 217, I. IV, 1932 ; n° 10, p. 24'5, t. IV, 1932. L’Orientation professionnelle à Munich, n° 3, p. 69, t. 1, 1929.
- — Une visite aux offices d’Orientalion professionnelle de Vienne et de
- Munich, n° 1, p. 25, l. I, 1929.
- Y a-t-il un « type » maçon ?, n° 8, p. 133, t. VIII, 1936.
- Lourier (Charles) * Sur l’utilisation professionnelle des penchants et les dangers de leur simple répression, n° 2, p. 33, t. VI, 1934.
- François (M.) : Quelques remarques sur le test de barrage, n° 9, p. 221. t. II, 1930 ; n° 10, p. 249, t. II, 1930.
- — Projets d’organisation de laboratoires de psychologie expérimentale
- consacrés à l’orientation pioiessionnelle, nos 1-2, p. 10, t. VII, 1935 ; n«« 3-4, p. 41, t. Vil, 1935 . lé” 5-6, p. 74, t. VII, 1935 ; n* 7, p. 113, t. VII, 1935 ; n« 8, p. 145, t. VIT, 1935 ; n° 9, p. 177, t. VII, 1935.
- Gérard (L.) : Le retour à la terre, n° 2, p. 29, t. V, 1933.
- Grunbaum (Mrae A.) : Une contribution à la psychologie du travail : la joie au travail, d’après H. de Mai, n°& 9-10, p. 182, l. VII, 1935.
- D’IIeucquevjlre (d’après) : Le profi, de développement dans la pratique de la neuro-psychiatrie Infantile, n° 10, p. 274, t. V, 1933.
- IIorinson (Mme S.) : Essai d’application de deux tests de sensibilité tactile, n« 2, p, 25, t. IV, 1932.
- Le rôle de la famille et de l’orienteur dans le choix d’une profession, n° 10, p. 255, t. IV, 1932.
- Jeudon (R.) : Education physique et éducation professionnelle, n° 8, p. 208,
- t. II, 1930.
- Korngold (Mme S.) : Contribution à l’étude de la dextralité, n° 1, p. 1, t. VI, 1934 ; n° 2, p. 29, t. VI, 1934.
- p.1x2 - vue 7/370
-
-
-
- Lahy (B.) : Essai d’application des tests musicaux de Seashore à la sélection des radiotélégraphistes, n° 8, p. 201, t. VI, 1934.
- Les journées psychotechniques de Vienne, nos 1-2, p. IU, t. VIH, 1930. Le test des chiffres en désordre, n° 4, p. 73, t. IV, 1932.
- Lauy (J. M.) : Etalonnage d’un test d’habileté mécanique de Stenquist, n° 5, p. 121, t. III, 1931.
- Les psychotechniciens à Barcelone, n° 4, p. 96, t. III, 1931.
- Lahcher (P. L.) : Le IIe Congrès international d’O. P. appliqué au choix nos carrières cl métiers, n° 10, p. 262, t. V, 1933.
- — Contribution à l’étude d’une classification de professions, n° 6, p. 101,
- t. IV, 1932.
- — L’Organisation départementale de l’Orientation professionnelle, n° 3, p. 53,
- t. VI. 1934.
- -• L’Orientation professionnelle, n° 9, p. 224, t. IV, 1932.
- — L’Orientation professionnelle vers les industries aéronautiques, n° 10,
- p. 249, t. IV, 1932.
- Laugier (H.) : La physiologie et l’Orientation professionnelle, n° 3, p. 78, t. T,
- 1929.
- — Le rôle du médecin en O. P. au Congrès international de l’Enseigne-
- ment technique, n° 9, p. 221, l X, 1938.
- Laugier (II.) et Bon.yardel (Dr) : Les aptitudes requises pour le personnel de la fabrication dans les usines de matières colorantes, n° 6, p. 155, t. III, 1931.
- Le Grand (Yves) : Une méthode d’exploration dé l’œil, n° 7, p. 105, t. VIII, 1936.
- Legendarme : Voir à Bazin.
- Levitof (N.) : La consultation professionnelle à Moscou, n° 7, p. 117, t. I, 1929. Luc (M.) : L’importance économique de l’orientation professionnelle, r,° 1, p. 12, t. III, 1931.
- — Importance morale et sociale de l’orientation professionnelle, n° 6,
- P. 149, t. III, 1931.
- Massiot (P.) : Classification des professions dans le cadre de l’industrie des transports, n° 6, p. 135, t. IV, 1932.
- Matejka (d’après) : Examens d’aptitude dans une grande entreprise métallurgique, no 6, p. 149, t, V, 1933.
- M vze (Mme) : Recherches sur la finesse des perceptions chromatiques chez les écoliers, n° 10, p. 256, t III, 1931.
- Monnin (Mlle J.) : Nouvelles recherches sur l’indépendance relative de quelques formes d’intelligence, r.os 1-2, p. 1, t. VII, 1935.
- L’Office d’Orientation professionnelle au service social de l’enfance E. D. M., n° 9, p. 237, t. V, 1933.
- — Recherches sur l’intelligence ; données sur la parenté de certaines for-
- mes d’intelligence, n° 1, p. 1, t. V, 1933.
- — Le travail de la viande dans l’industrie des conserves, n° I, p. 6, t. IV,
- 1932.
- V. à Biscay.
- Xihoul Fox (\lmo E.) : L’Orientation secondaire : l’aptitude au latin, nos 5-6, p. 73, t. VIII, 1936.
- — L’Orientation secondaire : l’aptitude à l’anglais, n® 7, p, 107, t. VIII, 1936 \o\y (Mm« C.) : L'Analyse du'tempérament d’après Cyril Burt, nos .7-8, p. 133, .. X, 1938.*
- I ’ ujl-Boncour (Dr G.) : Sur la foi malion professionnelle des épileptiques, n° 4, p. 85, t. III, 1931.
- p.1x3 - vue 8/370
-
-
-
- —• 4 —
- Piéron (Henri) : La chronaxie vestibulaire peut-elle servir à l’exploration fonctionnelle du labyrinthe, n° 4, p. 92, t. VI, 1934.
- La défense de la profession médicale et le point de vue rationnel de l’O. P., n° 4, p. 81, t. IV, 1932.
- — Quelques données sur un test pour l’épreuve de hauts niveaux d’intelli-
- gence, n° 1, p. 1, t. IV, 1932.
- - Ennemis et amis de l’Orientation professionnelle, nos 1-2, p. 1, t. IX,
- 1937.
- — Note sur l’emploi du chronoptôscope, n° 3, p. 61, t. III, 1931.
- — Orientation professionnelle et « Docimologie », n° 6, p. 161, t. I, 1929.
- — L’Orientation professionnelle à Madrid, n° 10, p. 253, t. I, 1929.
- — Orientation professionnelle et organisation du travail en U.R.S.S., n° 9,
- p. 221, t. III, 1931.
- — Un projet de fiche psychopédagogique, n° 2, p. 29, t. II, 1930.
- — Techniques simplifiées de laboratoire : le chromatophanoinètre pour
- l’examen de la sensibilité aux teintes et aux couleurs, n° 7, p. 173, t. III, 1931.
- — Techniques simplifiées de laboratoire : les temps de réaction : le chro-
- noptôscope, n° 2, p. 49, t. I, 1929.
- Piéron (M. et Mme Henri) : Instruction pour l’emploi de la fiche psychologique d’Orientation professionnelle, n° 7, p. 161, t. II, 1930.
- Piéron (Mme Henri) : Un dextérimèlre à translation de rondelles enfilées, no* 5-6, p. 69, t. VII, 1935 ; n° 7, p, 101, t. VII, 1935.
- — Une épreuve d’appréciation de la finesse d'exploration tactile, nos 3-4,
- p. 33. t. VII. 1935.
- — Essais en vue de l’établissement d’une fiche d’aptitudes techniques, n° 7, p. 161, t. IV, 1932 ; n° 8, p 189, t. IV, 1932 ; n° 2, p. 29, t. V, 1933 ; no 3, p. 61, t. V, 1933.
- — L’étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psychologique, n° 1,
- p. 8. t. II, 1930 ; n° 2, p. i6, t. II, 1930 ; n° 3, p. 60, t. II, 1930.
- — Etalonnage d’une fiche collective d’intelligence, n° 8, p. 173, t. IX,
- 1937 ; nos 1-2, p. 1, t. X, 1938.
- — Les étalonnages de tests, n° 1, p. 40. t. I, 1929 ; n° 2, p. 61, t. I, 1929 ,
- no 3, p. 87, t. I, 1929.
- — Etalonnage d’un test d’attention, n° 4, p. 105, t. I, 1929.
- — L’étalonnage d’un test de classement de cartes, n° 5, p. 101, t. IV, 1932. Fiche collective scolaire d’intelligence, nos 3-4, p. 37, t. X, 1938.
- — Instructions pour l’emploi de la fiche d’aptitudes techniques, n° 0,
- p. 137, t. VI, 1934 ; n° 7, p. 165, t. VI, 1934.
- Les premiers efforts d’organisation en France de l’Orientation professionnelle, n° 4, p. 81, t. II, 1930.
- - Sélection psychotechnique dans l’industrie lexlile, n° 7, p. 178, t. V,
- 1933.
- — Test de sensibilité musculaire : le gravimètre de Piéron, n° 6, p. 145,
- t. V, 1933.
- — Test de sensibilité musculaire : la perception des poids, n° 4, p. 93,
- t. V, 1933.
- Pollack (Mme Nathalie) : Les tests de caractère dans la pratique d’une con sultation psycho-pédagogique, n° 8, p. 137, t. VII, 1935.
- Pollnow (H.) : Réussite scolaire et réussite professionnelle, nos 3-4, p. 67, l. IX, 1937.
- Régnier : Comment organiser l’orientation professionnelle dans un centre de moyenne importance, n° 7, p. 180, t. I, 1929.
- IIieffel (Mmo) : Goûts professionnels de la jeunesse ouvrière de l’U.R.S.S , n° 3, p. 49. t. IV, 1932.
- Sinôir (G.) : Quelques observations sur une application du lest de Stenquist, n» 4, p. 81, t. VI, 1934.
- .. . .'-.à
- p.1x4 - vue 9/370
-
-
-
- — 5 —
- Terrien (Dr F.) : L’Orientation professionnelle en fonction du degré de vision, n° 9, p. 233, t. VI, 1934 ; n° 10, p. 265, t. VI, 1934.
- Veillas : Monographie professionnelle du métier de forgeron (causerie des tinée à des enfants d’école primaire), nos 5-6, p. 108, t. IX, 1937.
- Waikenthaler : Quel métier doit choisir un malade du sanatorium pour tuberculeux, n° 10, p. 258, t. I, 1929.
- Weinberg (MUe D.) : La détermination du caractère en Orientation professionnelle, n° 5, p. 125, t. I, 1929.
- — Essais de détermination de l’aVuilé auditive chez les enfants d’âge scolaire, n° 8, p. 205, t. V, 1933 ; n° 9, p. 244, t. V„ 1933.
- — Une méthode de détermination du caractère, n° 7, p. 173, t. V, 1933.
- — Quelques remarques sur l’étude des professions, nos 5-6, p. 177, t. X,
- 1938.
- — Les tests de montage d’objets pour la détermination des aptitudes au
- travail manne] qualifié, n° 5, p. 113, t. VI, 1934,
- NOTES ET DOCUMENTS
- Accidents. — L’âge et la fréquence des accidents d’automobile, nos 3-4, p. 60, t. X, 1938.
- La fréquence des accidents oculaires graves et spécialisation du travail, n° 3, p. 57, t. IV, 1932.
- La fréquence relative des accidents de travail, n° 2, p. 11, t. VI, 1934.
- Industrielle Unfallverhütung âuf psychotechnischer Grundlage, n° 3, p. 69, t. VI, 1934.
- La prédisposition aux accidents du travail, nos 9-10, p. 194, t. VII, 1935.
- Sulla prevenzione degli infortuni per mezzo délia selezione degli opérai, n° 4, p. 90, t. IV, 1932.
- La propension aux accidents chez les conducteurs de véhicules, n° 10, 1>. 276, t. II, 1930.
- V. à Fatigue.
- Achromatopsies. — La différence des deux sexes dans la fréquence des achromatopsies, n° 1, p. 20, t. II, 1930.
- Activité musculaire et fonction cardio-vasculaire. — L’influence de l’activité musculaire sur la fonction cardio-vasculaire chez les enfants,
- _ n°s 5-6, p. 117, t. IX, 1937.
- Acuité auditive. — L’acuité visuelle et l’acuité auditive chez les écoliers, nos 1-2, p. 19, t. VII, 1935.'
- La cohérence des épreuves d’acuité auditive, n° 9, p. 233, l. III, 1931.
- La dissymétrie d'acuité auditive, n° 9, p. 230, t. IV, 1932.
- Quelques données sur acuité visuelle et finesse d’audition chez les enfants, n° 4, p. 112, t. I, 1929.
- V. à Audition. V. à Bruit. V. à Déficiences. V. à Ouïe. V. à Surdité. V. à Troubles.
- Acuité visuelle. — L’acuité visuelle et l’acuité auditive chez les écoliers, nos 1-2, p. 19, t. VIII, 1935.
- L’acuité visuelle et efficience oculaire, n° 8, p. 156, t. VII, 1935.
- Capacité, ouvrière et acuité visuelle, n° 1, p. 14, t. IV, 1932.
- Déficiences et supériorités sensorielles à propos de l’acuité visuelle, no 1, p. 21, t. III, 1931.
- Quelques données sur acuité visuelle et finesse d’audition chez les enfants, no 4, p. 112, t. I, 1929.
- p.1x5 - vue 10/370
-
-
-
- — 6 —
- Une singulière erreur dans une évaluation des déficiences visuelles, nos 3-4, p. 51, t. VIII, 1936.
- La relation de l’efficience visuelle avec l’acuité en médecine, n° 8, p. .149, t. VIII, 1936.
- V. à Vision.
- Adaptation des anormaux. — L’adaptation sociale des anormaux de l’intelligence et du caractère, n° 8, p. 192, t. IX, 1937.
- Administration. — Les aptitudes aux hautes fonctions administratives, n° 7, p. 113, t. VIII, 1936.
- Adolescents. — An analysis of the motives of adolescents for the choice of the teaching profession, n° 7, p. 186, t. V, 1933.
- L’appréciation de soi-même dans l’adolescence, n° 7, p. 193, t. V, 1933.
- Un essai nouveau d’un test de personnalité pour les adolescents, nos 5-6, p. 116, t. IX, 1937.
- V. à Choix. V. à Goûts. V. à Hérédité. V. à Tension. V. à Personnalité V. à Pronostics. V. à Robustesse. V. à Quotients intellectuels.
- Age. — Déclin des aptitudes avec l’âge, n° 6, p. 164, t. V, 1933.
- Les temps de réaction en fonction de l’âge (un étalonnage entre 7 et 13 ans), n° 8, _p. 148.
- V. aussi à Conducteurs. V. à Vision.
- Age mental. — Age mental et quotient d’intelligence, n° 5, p. 138, t. III, 1931.
- Age physique. — Recherches sur l’âge physique, action d’un exercice physique sur la pression artérielle par A. B. Fessard, A. Fessard, D. Ko-warski et H. Laugier, n° 5, p. 114, t. IV, 1932 ; n° 5, p. 147, t. IV, 1932.
- Agronomie. — L’orientation vers les études agronomiques supérieures, n°a 1-2, p. 7, t. X, 1938.
- Amblyopie —- V. à Vision.
- Analyse des facteurs. — Les facteurs de groupe dans les tests mentaux, n° 1, p. 13, t. VI, 1934.
- L’analyse de la personnalité. — Une contribution à l’analyse de la personnalité, n°a 9-io, p. 221, t. IX, 1937.
- Analyse des professions. — Un schéma pour les analyses fonctionnelles des professions, n° 9, p. 255, l. V, 1933.
- Année psychologique — V. à Données.
- Anormaux. — L’adaptation sociale des anormaux de l’intelligence et du caractère, n° 8, p. 192, t. IX, 1937.
- V. à Tests moteurs. V. à Thyroïde.
- Anthracose. — V. à Maladies.
- Apprentis. — La formation des apprentis dans les métiers spécialisés, n° 5, p. 123, t. II, 1930.
- La formation des apprentis mécaniciens pour l’industrie moderne, n° 7, p. 204, t. V, 1933.
- Apprentissage. — L’âge d’entrée en apprentissage, n° 2, p. 39, t. IV, 1932.
- Une intéressante étude russe sur l’apprentissage, n° 12, p. 20, t. VIH, 1936.
- La relation de l’école et de l’apprentissage, n° 3, p. 75, t. III, 1931.
- V. à Contrôle médical. V. à Préapprentissage. V. à Rendement.
- Appréciation d’intelligence- — L’appréciation d’intelligence chez les malades mentaux, n03 9-10, p. 217, t. IX, 1937.
- Aptitudes. — Les aptitudes fondamentales selon Thurstone, n° 7, p. 149, t. IX, 1937.
- Aptitudes physiques et contre-indications professionnelles par Luis Trias de Bas, no-6, p. 167. t. TU. 1931 ; m> 7, p. 189, t. III. 1931 ; n° 9, p. 233, t. III, 1931.
- Déclin des aptitudes avec l’âge, n° 3, p. 78, t. V, 1933 ; n° 6, p. 164, t. V, 1933.
- L’emp’oi universitaire des épreuves d’aptitude, n° 5, p. 139, t. I, 1929.
- Intelligence et aptitude mécanique, n° 4, p. 91, t. Il, 1930.
- Les parentés des aptitudes, n° 1, p. 18, t. III, 1931.
- Les qua'ités des défauts et les aptitudes professionnelles, n° 3, p. 69, t. Il, 1930.
- p.1x6 - vue 11/370
-
-
-
- Le rôle du travail manuel dans 1 appréciation des aptitudes, nos 7-8, p. .139, t. X, 1938.
- L’utilisation des aptitudes et l’organisation éducative dans l’opinion ministérielle, n° 9, p. 239, l. lit, 1931.
- V. à Examen. V. à Talent.
- Aptitudes musicales. — Signes physiques d’aptitude musicale, n° 9, p. 252, t. V, 1933.
- Les tests d’aptitude musicale de Maurice Chevais, n° 7, p. 180, l. VI, 1934.
- Aptitudes techniques. — Une recherche sur la prévision des aptitudes techniques, n° 8, p. 145, t. VIII, 1936.
- Arriération mentale. — L’âge de la marche et l’arriération mentale, n° 9, p. 251, t. VI, 1934.
- Arriérés. — Les établissements d’arriérés en France, n° 4, p. 86, t. IV, 1932.
- Une méthode rapide de dépistage des arriérés intellectuels, n° 3, p. 80, t. V, 1933.
- La proposition de loi Queuille pour l’organisation de l’éducation générale et professionnelle des arriérés, n° 3, p. 60, t. IV, 1932.
- Utilisation de quelques arriérés psychiques, n° 4, p. 117, t. I, 1929.
- V. à Anormaux.
- Artisanat. — Les définitions légales de l’artisanat, nos 3-4, p. 58, t. X, 1938.
- Asymétries. — La fréquence des asymétries sensorielles et motrices, n° 7, p. 192, t. I, 1929.
- Ateliers. —• Ateliers. Ecoles d’orientation et de préparation à l’apprentissage de la Chambre de Commerce de Paris, n° 8, p. 219, t. I, 1929.
- Attention. — Tests of distributed attention, n° 6, p. 163, t. V, 1933.
- Athlétisme. — Voir à Pouls.
- Considerazioni sulto sviluppo e sul regresso d’attitudim psichiche, n° 8, p. 201, l. IV, 1932.
- Le rôle des attitudes affectives dans certaines appréciations de caractères individuels, n° 10, p. 231, t. IX, 1938.
- Attrait physique. — Attrait physique et appréciation intellectuelle, n° 7, _ p. 180, t. 5, 1933.
- Audition. — L’épreuve de la montre et sa signification pour le registre d’audition, n° 3, p. 75, t, III, 1931.
- V. à Acuité auditive. V. à Bruit. V. à Déficiences. V. à Ouïe. V. à Surdité. V. à Troubles
- Automobiles. — V. à Accidents. V. à Conducteurs. V. à Laboratoire.
- Avion. —- V. à Pilotage.
- Baccalauréat. — Examens psychotechniques des bacheliers, n° 6, p. 160, l. V, 1933.
- Bâtiment. — Examen psychotechnique des élèves d’un cours pour la préparation des ouvriers du bâtiment à la section de Kiew de l’Institut _ central du travail, n° 9, p. 231, t. IV, 1932.
- Bibliographie. — Un aperçu bibliographique rétrospectif concernant les acquisitions d’O. P., n° 1, p. 13, t. V, 1933.
- Bien Doués. — An experimental study of bright, average and dull children at the four year mental level, n° 7, p. 194, t. V, 1933.
- Un essai de protection des biens doués, n° 9, p. 242, t. V, 1933.
- Studies of educational success and failure in supernormal children, n° 7, p. 188. t. V. 1933.
- Binet-Simon. — V. à Tests.
- Biométrie. — Quelques indices biométriques chez les filles d’âge scolaire. Comparaison avec les garçons, nos 1-2, p. 14, t. X, 1938.
- Biotypologie. — Les directions de recherches de l’Institut d’anthropologie de Marbourg et la biotypologie, nos 9-10, p. 195, t. VIII, 1936.
- Un problème biotypologique : la relation avec l’intelligence de la structure capillaire, n°s 34, p. 48, t. VII, 1935.
- Structur psychologische Erôrlerungen über die arbeits und berufstypolo-gischen Zusammenhange, n° 7, p. 191, l. V, 1933.
- p.1x7 - vue 12/370
-
-
-
- — 8 —
- Ëourse. — Le nouveau régime des bourses, n° 9, p. 174, t. X, 1938.
- Bruit. — La mesure des bruits, n° 4, p. 98, t. VI, 1934.
- Bureau et employés de bureau. — L’emploi des machines de bureau el son influence sur les conditions de travail du personnel, nos 5-6, p. 101, t, X, 1938.
- Psychoiogi.cal Tests for clérical workers, n° 5, p. 124, t. IV, 1932.
- V. à Sélection.
- Cadres. — Sens d’observation et imagination dans la formation des cadres, nos 1-2, p. 10, t. X, 1938.
- Capacités. — Croissance et déclin des capacités intellectuelles, n° 7, p. 184, t. V, 1933.
- Caractère. — L’adaptation sociale des anormaux de l’intelligence et du caractère, n° 8, p. 192, t. IX, 1937.
- L’appréciation de soi-même dans l’adolescence, n° 7, p. 193, t. V, 1933.
- Des diverses manières de concevoir la notion de caractère, n° 3, p. 73, t, III, 1931.
- Elude du caractère à l’usage de l’Orientation professionnelle à l’Institut de psychologie industrielle de Londres, n° 162, p. 17, t. VII, 1935.
- Etude sur le tempérament et le caractère, n° 7, p. 193, t. I, 1929.
- L’évolution des troubles de l’intelligence el du caractère à la puberté, n°s 9-10, p. 219, t. IX, 1937.
- Experimentelle psychologische Untersuchungen zur Charakterforschung, no 4, p. 106, l. V, 1933.
- La ponctualité comme trait de caractère, nos 9-10, p. 197, t. VIII, 1936.
- Un questionnaire permettant l’étude du caractère, n° 9, p. 188, t. X, 1938.
- Un questionnaire relatif au tempérament et au caractère, nos 9-10, p. 198, t. VIII, 1936*
- Le rôle des attitudes affectives~dans certaines appréciations de caractère individuel, n° 10, p. 231, t. X, 1938.
- Caractère. — V. à Adaptation. V. à Goûts. V. à Personnalité. V. à Ponctualité. V. à Tempérament. V. à Tests moteurs.
- Cardiaques — Utilisation des cardiaques en Orientation professionnelle, n° 7, p. 179, t. VI, 1934.
- Carrières. — Fausses vocations dans les carrières libérales, nos 1-2, p. 8, t. X, 1938.
- Quelques données sur l’encombrement des carrières dans l’enseignement secondaire, nos 1-2, p. 18, t. VII, 1935.
- Quelques données statistiques sur les candidats aux carrières intellectuelles, n° 3, p. 61, t. VI, 1934.
- V. à Chômage. V. à Fonctions. V. à Intérêts. V. à Professions.
- Cataracte. — La cataracte dans les industries du verre et les forges, n° 7, p. 185, t. III. 1931.
- Géphalométrie. — Volume du cerveau et l’intelligence, n° 1, p 12, t. V, 1933.
- Chambres des métiers. — Les Chambres des métiers dans quelques pays d’Europe, n° 5, p. 120, t. VI, 1934.
- Chimie. — Test d’aptitude des ouvriers spécialisés dans l’industrie chimi que, n° 9, p. 231, t. II, 1930.
- Choix. — L’aide apportée par les tests dans le choix du métier, n° 10, p. 262, t. IV. 1932.
- An analysis of the motives of adolescents for the choice of the teaching profession, n° 7, p. 186, t. V, 1933.
- Le choix de la profession et l’intelligence, n° 7, p. 119, t. VII, 1935.
- Le déséquilibre économique résultant du choix aveugle, nos 9-10, p. 204, t. VIII, 1935.
- Factors influencing high school students in the choice of a vocation, n° 7, p. 187, t. V, 1933.
- Le mécontentement de la profession, n° 8, p, 212, t. Vf, 1934.
- p.1x8 - vue 13/370
-
-
-
- La raison du choix professionnel chez les adolescents new-yorkais, n° 8, p. 211, l. VI, 1934.
- La réalisation des choix spontanés de professions, n° 8, p. 200, t. IV, 1932.
- Une répartition des choix pr ofessionnels à la sortie des écoles supérieo res des Etats-Unis, nos 9-10, p. 198, t. VII, 1935.
- La stabililé des choix professionnels des' étudiants, n° 8, p. 157, t. Vif,
- 1935.
- Chômage. — Les chances de chômage des métiers, n° 6, p. 161, t. III, 1931
- Le « choc » du chômage, n° 8, p. 147, t. VIII, 1936.
- Le chômage des intellectuels en Allemagne, n° 8, p. 209, t. III, 1931.
- Ue chômage et l'orientation professionnelle, n° 7, p. 170, t. IV, 1932.
- Chômage et réorientation, nos 3-4, p. 60, I. VII, 1935.
- Les grandes écoles d’ingénieurs et le chômage, n° 6, p-. 157, t. VI, 1934.
- Ghromatopsie. — V, à Vision. - '
- Chronique docimologique. — (Commission des examens de la Ligue pour l’éducation nouvelle), n° 8, p. 204, t. IV, 1932.
- Un effort de rationalisation des examens, n° 3, p. 65, t. IV, 1932
- Une enquête sur le certificat d’études, n° 9, p. 237, t. IV, 1932.
- Un exemple d’analyse statistique : La composition française à l’Ecole Polytechnique, n° 4, p. 91, l. IV, 1932.
- Cinéma. — Les films en orientation professionnelle, n° 7, p. 112, t. VIII,
- 1936.
- Classes d’orientation (Les). — Les classes d’orientation, n° 8, p. 188, t. IX, 1937 ; n°« 9.10, p. 223, t. IX, 1937.
- Comité de l’école à l’atelier. — Essai de contrôle de l’Orientation professionnelle. Enquête 1931, n° 6, p. 143, t. IV, 1932. .
- Commerce — Oualilés professionnelles des employés de commerce, n° 4, p. 96, t. VI, 1934.
- V. à Examens.
- Comparaison. — Une comparaison expérimentale de tests pédagogiques et de compositions, n° 10, p. 265, t. II, 1930.
- Conditions de travail. — L’emploi des machines de bureau et son influence sur les conditions de travail du personnel, nos 5-6, p. 101, t. X, 1938.
- Conducteurs. — La propension aux accidents chez les conducteurs de véhicules, iw 10, p, 278, t. II, 1930.
- Le lemps de réaction du conducteur d’automobiles, n° 8, p. 150, t. VIII, 1936.
- Le temps de réaction de freinage dans la conduite automobile, nos 1-2, p. 16, t. VIII, 1936.
- Un test de Poppelreuter pour conducteurs d’automobiles, n° 6, p. 152, t. II, 1930.
- Conférence internationale de psychotechnique. — L’orientation professionnelle à la VIIIe Conférence internationale de psychotechnique, n° 9, p. 248, t. VI, 1934.
- Congrès. — Ve Congrès pédagogique tchécoslovaque, n° 9, p. 251, t. VI, 1934.’
- Le 9 Congrès international de psychologie, n° 10, p. 262, t. I, 1929.
- V. à Conférence.
- Conseillers. — Préparation des conseillers de vocation à Harvard, n° 4, p. 118, t. I, 1929.
- Conseillers d’O. P. — Les aptitudes des conseillers en O. P., n° 9, p. 227, t. IV, 1932.
- Constitution. — Die Konslitulionnellen Variationen der Psychomotorik und ihre Beziehung zum Kôrperbau, n° 4, p. 88, t. IV, 1932.
- Construction. — La notion de construction, n° 3, p. 70, t. VI, 1934.
- Contre-indications. — Les contre-indications médicales au Centre d’O. P. de Nantes en 1931, ne 6, p. 152, t. IV, 1932.
- Une contre-indication professionnelle : vertige ou crémnophobie, n° 7, p. 191, t. I, 1929.
- L’uti.ité de la contre-indication médicale dans l’orientation professionnelle, n03 5-6, p. 80, t. VII, 1935.
- V. à Aptitudes. V. à Ophtalmologie. V. à Pernlis de conduire. V. à Surdité.
- p.1x9 - vue 14/370
-
-
-
- 10 —
- Contrôle médical. — Une enquête sur le contrôle médical clans l'apprentissage et l’O. P., n° 4, p. 104, t. V, 1933.
- V. Contre-indications. Y. Examen médical.
- Contrôle de l’O. P. — Un essai de contrôle de l’orientation professionnelle, n°» 5-6, p. 118, t. IX, 1937.
- Corrélation. — Une élude de corrélation entre divers tests de mémoire, n° 10, p. 265, t. I, 1929.
- Couleurs. — V. à Vision.
- Coup d’œil. — Quelques méthodes d’examen de l’exactiluoe du « coup d’œil », n° 7, p. 171, t. IV, 1932.
- Couturière. — Etude de lests pour la profession de couturière, n° 9, p. 238,
- t. II, 1930.
- Criminalité. — Criminalité et procession, n° 1, p. 18, t. III, 1931.
- Profession et criminalité, n° 7, p. 186, t. VI, 1934.
- Croissance. — V. à Taille. V. à Puberté.
- Daltonisme- — Nouvelles statistiques sur la fréquence du daltonisme, n° 4, p. 85, t. IV, 1932.
- Quelle est la proportion de daltoniens dans les professions où l’on doit distinguer les couleurs, nos 3-4, p. 50, t. VIII, 1936.
- La valeur comparée des planches d’Ishihara pour le diagnostic du daltonisme, n° 10, p. 230, l. X, 1938.
- Débouchés professionnels. — V. à Professions. V. à Tourisme.
- Décoration. — Zur Entwicklung der dekorativen Zeichnung, n° 7, p. 191, t. V, 1933.
- Déficiences auditives. I.a fréquence des déficiences auditives, n° 1,
- p. 17, t. III, 1931.
- Déficients physiques. — Intelligence des déficients physiques, n° 5, p. 128, t. V, 1933.
- Déficiences visuelles- — Déficiences et supériorités sensorielles à propos de l’acuité visuelle, n° 1, p. 21, t. III, 1931.
- Une singulière erreur dans une évaluation des déficiences visuelles, n°‘- 3-4, p. 51, t. VIII, 1936.
- Délinquence. — Emotional différences of dclinquent and non delinquent girls of normal intelligence; n° 7, p, 185, t. V, 1933.
- Les facteurs de la délinquence juvénile et la nature de la prédisposition, n° 6, p. 173, t. I, 1929.
- L’organisation des maisons d’éducation pour les en anls délinquants e.‘ l’O P., nos 5-6, p. 84, l. VIII, 1936.
- L’orientation professionnelle dans les maisons de correction, n° 5, p. 124, l. VI, 1934.
- Dépistage de la tuberculose. — L’importance du dépistage de la tuberculose dans les professions de l’alimentation. Les gaveurs de pigeons, n° 5, p. 119, t. IV, 1932.
- Désautomatisation. — La méthode de la désautomalisation artificielle dans la recherche psychologique, n° 5, p. 125, t. IV, 1932.
- Développement. — Les normes de développement (poids et taille), n° 6,
- p. 171, t. I, 1929.
- Diabétiques. — L’O. P. des diabétiques, n° 10, p. 278, t. VI, 1934.
- Docimologie. — Une contribution docimologique du laboratoire d’Angleur, n° 5, p. 136, t. III, 1931.
- Y. à Chronique docimologique.
- Dragueur. — Le travail d’un dragueur et sa description psychologique, n° 3, p. 68, t. VI, 1934.
- Droiterie et gaucherie. — A propos de droiterie et de Gaucherie, nos 1-2, p. 16, t. VII, 1935.
- V. à Latéralité.
- p.1x10 - vue 15/370
-
-
-
- Il
- Dynamométrie. — L'influence du poids et de la taille sur le rendement du travail dynamométrique, n° 1, p. 10, t. V, 1933.
- Ecole Normale- — L’Ecole Normale « école de métier », n° 9, p. 19L t. X, 1938. ^
- Ecole primaire. — Une expérience de l’Ecole primaire supérieure de Limoges, n° 4, p. 109, t. III, 1931.
- Ecole unique. — Ecole unique et orientation professionnelle, n° 6, p. 149, t. IV, 1932.
- L’école unique et la sélection, n° 5, p, 120, t. IV, 1932.
- Ecole unique et sélection (une circulaire du ministère de l’Education nationale), n° 7, p. 164, t. TV, 1932.
- Ecriture. — Les lois de l’écriture et l’interprétation graphique, n° 3, p. C8,
- t. II, 1930*
- Education. — Les thèses d’éducation aux Etats-Unis, n° 4, p. 110, t. III, 1931.
- Education nationale. — Léon Brunschvicg cl « l’éducation nationale », n° 7, p. 167, t. IV, 1932.
- V. à Enseignement. V. à Sélection,. V. à Uniformisation éducative.
- Effort. — Les caractéristiques individuelles dans le retour au rythme n r-mal après l’accélération cardiaque de l’effort, n° 7, p. 169, t. IV, 1932.
- L’épreuve vasculaire d’e'fort, n° 9, p. 230, t, IV, 1932.
- L’influence du sexe sur l’effort musculaire fourni, n° G, p. 152, t. V, 1933.
- La valeur de l’effort fourni suivant la nature des instruments employés, n° 4, j». 105, t. V, 1933.
- Egoutier. — Le métier d’égoutier, nos 3-4, p. 82, t. IX, 1937.
- Employées de commerce. — V. à Commerce. V. à Examens.
- Encyclopédie. — La nouvelle encyclopédie, n° 9, p. 247. I. VI, 1934.
- Enfance. — Une année de plus d’enfance, n° 10, p. 229, l. X, 1938.
- Enseignement. — An analysis of the motives of adolescents for the ehoice of the teaching profession, n° 7, p. 186, t. V, 1933.
- lhe assessment of teaching ability, n° 4, p. 106, t. V, 1933.
- La psychologie dans la préparation des maîtres, nos 7-8, p. 142, I. X, 1938.
- V. à Ecole. V. à Education. \ . à Etude. V. à Examen. V. à O.P. V. à Sélection. V. à Succès.
- Enseignement technique. — Activité du Bureau international de ,’Ensei gnement technique, n° 9, p. 253, I. V, 1933.
- Enseignement technique et O.P., n° 9, p. 195, l. X, 1938.
- V. à O.P.
- Entraînement. — Une mesure des effets de l’entraînement, n° 4, p. 103, t. V. 1933.
- Ergographie. — L’ergographie cl 10. P., nos 1-2, p. 5, t. X, 1938.
- Estropiés. — Education et préparation professionnelle des estropiés, n° 2, p. 52, t. V, 1933.
- Le rendement professionnel des estropiés et leur orientation professionnelle, n° 6, p. 162, t. V, 1933.
- Etude. — Une étude professionnelle sur les élèves de collège aux Etats-Unis, n° 1, p. 18, t. II, 1930.
- Examens. — V. a Baccalauréat. V. à Chronique docimologiquc. V. à Succès.
- Examens d’aptitude. — Examens d’aptitude des commerçants et des employés, n° 10, p. 264, t. II, 1930.
- Les examens d’aptitude professionnelle à l’Office d’O.P. de Francfort sur-Mein, n° 9, p. 244, t. I, 1929.
- Examen médical. — L’examen médical des téléphonistes, n° 3, p. 59, t. IV, 1932.
- L’examen médico-sportif, n° 9, p. 194, t. X, 1938.
- V. à Contrôle médical. V. à Dépistage. V. à Inspection. V. à Labora-loirc. V. à Pilotage. V. à Problème,
- p.1x11 - vue 16/370
-
-
-
- Examen psychotechnique. — L’examen psychotechnique de la consultation professionnelle de Moscou, n° 7, p. 184, t. I, 1929.
- Les limites de la pratique de l’examen psychotechnique en O.P. publique, n° 9, p. 231, t. II, 1930.
- V. à Baccalauréat. V. à Bâtiment.
- Facteurs. — V. à Analyse des facteurs.
- Famille et l'enfant. — Influence de la valeur éducative de la famille sur la valeur intellectuelle de l’enfant, n° 1-2, p. 23, t. IX, 1937.
- V. à Hérédité. V. à Milieu. V. à O.P.
- Fatigue. — Un indice pratique de fatigabilité, n° 8, p. 195, t. IV, 1932.
- Les problèmes de la fatigue au 6e Congrès international des accidents et des maladies du travail, n° 9, p. 232, t. III, 1931.
- V. à Effort. V. à Ergographie.
- Fiche psychologique. — A propos de la fiche psychologique d’orientation professionnelle de M. et Mme Piéron, n° 7, p. 120, t. VIII, 1936.
- Fiche scolaire d’orientation. — Rapport succinct sur la fiche scolaire d’orientation adoptée en Assemblée générale, n° 8, p. 190, t. IX, 1937.
- Films. — V. à Cinéma.
- Finesse d’audition. — Quelques données sur l’acuité visuelle et finesse d’audition chez les enfants, n° 4, p. 112, t. I, 1929.
- Fonctions administratives. — Les aplitudes aux hautes fonctions administratives, n° 7, p. 113, t. VIII, 1936.
- Fonction cardio-vasculaire. — V. à Activité musculaire et l’onction cardiovasculaire.
- Fonctions motrices. — L’étude des fonctions motrices à la section technopsychologique de l’Institut Jean-Jacques-Rousseau, n° 1, p. 22, t. III, 1931 ; n° 2, p. 52, t. III, 1931 ; n° 3, p. 77, t, III, 1931 ; n° 4, p. 115, t. III, 1931.
- Force- — V. à Dynamomélric. V. à Effort. V. à Intelligence. V. à Ténacité.
- Formation — Les statuts de la formation professionnelle en Espagne, n° 7, p. 185, t. II, 1930.
- Formation universitaire. — La formation universitaire influe-t-elle sur Tes résultats des tests d’intelligence, noS 3-4, p. 85, t. IX, 1937.
- Gauchers. — Les gauchers cl. l’O.P., n° 2, p. 38, I. IV, 1932.
- V. à Droiterie et Gaucherie.
- Génie. — Le danger de la méconnaissance scolaire du génie, à propos de la vie de Roentgen, n° 2, p. 35, l. VI, 1934.
- Goûts. — Une enquête sur les goûts professionnels des écoliers japonais, n° 7, p. 117, l. VII, 1935.
- Les goûts de quelques écoliers nancéens, n° 10, p. 271, t. III, 1931.
- Les goûts des enfants de la région nantaise, n° 7, p 163, t. IV, 1932.
- Les goûts des étudiants de « City College », n° 10, p. 271, t. III, 1931.
- Goûts professionnels des enfants américains, n° 3, p. 67, t. VI, 1934.
- Goûts professionnels chez les enfants brésiliens, n° 7, p. 185, t. II, 1930.
- Goûts professionnels de quelques enfants de Paris, n° 1, p. 14, t. VI, 1934.
- Goûts professionnels de la jeunesse ouvrière de Léningrad, n° 10, p. 280, t. VI, 1934. •
- Le problème de la stabilité des goûts professionnels chez les enfants, n» 1, p. 9, t. IV, 1932.
- Le profil des goûts professionnels, n° 8, p. 152, t. VII, 1935.
- Professions des pères et goûts des enfants, n° 7, p. 116, t. VII, 1935
- La variabilité des goûts professionnels chez les enfants, n° 2 p. 41 t. Il, 1930.
- V. à Attitudes. V. à Choix.
- Graphologie. — Etude de la personnalité et graphologie, n° 1, p. 14, t. VI, 1934.
- p.1x12 - vue 17/370
-
-
-
- — 13 —
- Habileté. — La mesure de l’habileté, manuelle, n° 2, p. 48, 1-. III, 1931.
- Le rapport de l’habileté mécanique et de l’intelligence globale, n0B 9-10, p. 196, t. VII, 1935.
- Habileté professionnelle — Les schèmes d’habileté professionnelle, n° 6, p. 158, t. V, 1933.
- Hérédité. — Hérédité et milieu; d’après Boas, nos 5-6, p. 97, t. X, 1938.
- L’influence comparative de l’hérédité et du milieu abordée par la comparaison des enfants adoptifs et des enfants de même sang, n° 8, p. 155, t. VII, 1935.
- Ressemblances familiales au point de vue intellectuel, n° 2, p. 40, l. VI, 1934.
- Hygiène mentale- — La psychotechnique et l’hygiène mentale scolaire en Australie, n° 3, p. 69, t. If, 1930.
- Incapacité. — L’incapacité orthographique et l’orientation professionnelle, n° 1, p. 19, t. IT, 1930.
- Indice de nutrition. — V. à Nutrition.
- Industrie. — La formation des apprentis mécaniciens pour l’industrie moderne, n° 7, p. 204, t. V, 1933?
- Industrial psychology, n° 7, p. 204, l. V, 1933.
- Tests d’aptitude des ouvriers spécialisés dans l’industrie chimique, n° 9, p. 231, l. II, 1930.
- V. à Maladies professionnelles. V. à Rendement.
- Ingénieurs. — V. à Chômage.
- Initiative. -- L’initiative pédagogique d’Angleur et l’orientation professionnelle, n° 6, p. 168, t. I, 1929.
- Inspection médicale scolaire. — L’organisation dans la Loire de l’Inspection médicale, n° 5, p. 122, t; IV, 1932.
- Intellectuels. — V. à Carrières. V. à Chômage.
- Intelligence. — L’adaptation sociale des anormaux de l’intelligence et du caractère, n° 8, p. 192, t. IX, 1937.
- Nouvelles données sur le test d’intelligence, n° 7, p. 179, t. V, 1933.
- Les études génétiques sur l'intelligence, n° 3, p. 69, t. V, 1933.
- L’évolution des troubles de l’intelligence et du caractère à la puberté, n° 9, p. 219, I. IX, 1937.
- La formation universitaire influe-t-elie sur les résultats des tests d’intelligence, n°B 3-4, p. 85, t. IX, 1937.
- Intelligence et aptitude mécanique, n° 4, p. 91, l. II, 1930.
- Intelligence des déficients physiques, n° 5, p. 128, t. V, 1933.
- Intelligence et force musculaire, nos 9-10, p. 193, t. VII, 1935.
- L'intelligence chez les hommes d’action, n03 3-4, p. 59, t. X, 1938.
- Intelligence technique et tests de' Decroly, n° 4, p. 90, I. II, 1930.
- La mesure de l’intelligence chez l’étudiant d’Université, nos 7-8, p. 145, t. X, 1938.
- Le rapport de l’habileté manuelle et de l'intelligence globale, nos 9-10, p. 196, t. VII, 1935.
- Quelques remarques à propos de la mesure de l’intelligence chez les écoliers, n° 3, p. 64, l. VI, 1934.
- \ . à Adaptation. V. à Age mental. V. à Biolypologie V. à Capacité. V. à Céphalométrie. V. à Choix. V. à Force. V. à Formation. V. à Habileté. V. à Jumeaux. V. à Pronostics. V. à Quotients. V. à Tests.
- Intérêts. — Carrières libérales et types d’intérêts, n° 2, p. 41, t. VI, 1934.
- L’étude des orientations d’intérêts chez les jeunes gens, n° 6, p. 158, t. V, 1933.
- Measuring the factors that make a job interesting, n° 3, p, 69, t. VI, 1934,
- lests d’intérêts professionnels, n° 6, p. 159, l. VI, 1934,
- V. à Goûts. V. è Rendement. V. à Types,
- Intoxications. — V. à Maladies.
- p.1x13 - vue 18/370
-
-
-
- — 14
- Jumeaux. — Examen psychologique de deux jumeaux identiques. n° 4, p. 107, 1. V, 1933.
- Intelligence comparée de jumeaux, n° 10, p. 282, t. VI, 1934. Untersuchungen an Schulzeugnissen von Zwillingen, n° 5, p 120, t. IV, 1932.
- Laboratoire — Le Laboratoire médical et psycho-physiologique de l’Au tomobile-Cliib de l’Ile-de-France, nos 9-10, p. 220, t. IX,' 1937.
- Lanqaqe. — V. à Milieu. V. à Sourd-muet. V. à Vocabulaire.
- Latéralité. — Elude sur la latéralité manuelle, n° 8, p. 150, t. VII, 1935.
- V. à Droiterie. V. à Main.
- Leaders — V. à Personnalité.
- Machinisme. — L’homme devant la machine, n° 162, p. 20, l. VIII, 1936
- Maçon. — Pourquoi ils apprennent le métier de maçon, nos 9-10, p. 191, t. VII, 1935.
- Main — La main professionnelle, n° 10, p. 279, t. V, 1933.
- V. à Droiterie. V. à Latéralité.
- Main-d’œuvre. — L’enquête relative au reclassement de la main-d’œuvre, n° 7, p. 110, t. VIII, 1936.
- Maisons de correction. — V. à Délinquence. V. à O. P.
- Maladies. — Intoxications professionnelles : benzine et benzol, n° 5, p 130, t. V, 1933.
- Les maladies professionnelles susceptibles d’ouvrir des droits à réparation, n° 9, p. 192, t. X, 1938.
- Les manifestations morb:des professionnelles des ouvrières utilisant les marteaux pneumatiques, n° 3, p. 80, t. V, 1933.
- Poussière d’amiante el silicatose professionnelle, n° 2, p. 36, t. IV, 1932.
- La question de l’anlhracose et de la silicose comme maladies professionnelles, n° 8, i». 207, t. Ilf, 1931.
- Ees risques professionnels dans l’industrie, de la distillation de la houille el la fabrication du gaz d’éclairage, n° 1, p. 8, t. V, 1933.
- La silicose, comme maladie professionnelle, en Belgique, n° 9, p. 195, l. X, 1938.
- V. à Contre-indications. V. à Médecine. V. a O.P.
- Marbrerie. — V. à Métiers.
- Maroquinerie. — V. à Monographie professionnelle.
- Mécanique. — V. à Apprentis. V. à Métiers. V. à Sélection.
- Mécontentement de ia profession. — V. à Choix professionnel.
- Médecine. — L’Assemblée française de médecine générale et l’O.P . nos 1-2, p. 14, t. VIII, 1936.
- Le problème médical de l’orientation, n° 8, p. 133, t. V, 1933.
- V. à Acuités. V à Cardiaque. V. à Contre-indications. V. à Contrôle. \ • à Dépistage. V. à Diabétique. V. à Examen médical. V. à Laboratoire. V’. à Vocation.
- Mémoire. — Un essai d’analyse fonctionnelle de la mémoire, n° 4, p 108,
- t. III, 1931.
- Nouvelle contribution à la dissociation de la fonction cc Mémoire », n° 2 p. 51, t. V, 1933.
- V. à Corrélation.
- Mesures d’intelligence. — V. à Intelligence.
- Méthodes. — Application des méthodes psychotechniques dans l’exploita tion des tramways électriques à Prague, n° '5, p. 141. I. I, 1929.
- Le contrôle des méthodes charlatanesques en O.P.. n° 9, p. 232, I. II, 1930.
- Les méthodes de mesure, n° 9, p. 192, t. X, 1938.
- Une méthode pratique d’orientation professionnelle, n° 3. p. 94, t. u, 1930,
- p.1x14 - vue 19/370
-
-
-
- Métiers. — L’aide apportée par les tests dans le choix du métier, n° 10, p. 262, t. IV, 1932.
- The disagrééable joh ; selecting workers who will not be annoyed, n° 5, p. 125, t. IV, 1932.
- Enquête sur les conditions dans lesquelles les jeunes gens ont changé de métier, n° 7, p. 187, I. I, 1929.
- L’étude de métiers (marbrerie et serrurerie du bâtiment), n° 4, p. 93, t. Il, 1930.
- Métiers du bâtiment. nos 3-4, p. 80, I IX, 1937.
- Le métier d’égoutier, nos 3-4, p. 82, t. IX, 1937.
- Les métiers de la mécanique, n° 7, p. 117, t. VIII, 1936.
- Le métier de soudeur, nos 1-2, p. Il, l. X, 1938.
- V. à Apprentis. V. à Bâtiment. V. à Chambre. V. à Chômage. V. à Conducteurs. V. à Couturières. V. à Ecole. V. à Employés. V. à Enquête. V. à Maladies. V. à Modiste. V. à Monographie. V. à Profession. V. à Profils. V. à Teinturiers. V. à Tests.
- Milieu. — Différence between « racial » and natural groups in Europe, no p. 190, t. V. 1933.
- L’influence comparative de l’hérédité et du milieu abordée par la comparaison des enfants adoptifs et des en'ants de même sang, n° 8, P. 155, l. VII, 1935.
- Influence du milieu professionnel dans l’application du test P.V., n° 1, du Dr Th. Simon, n° 7, p. 181, 1. VI, 1934.
- I.e langage et l’intelligence de l’enfant de ville, de campagne et de i enfant sans abri. Analyse expérimentale sous la rédaction de A. Louria, n° 7, p. 195, t. V, 1933.
- Les milieux sociaux dans les lycées parisiens, nos 5-6, p. 80, l. VII, 1935.
- V. à Hérédité.
- Modiste — Essai de lests pour l’aptitude au métier de modiste, n° 8, p. 212, t. II, 1930.
- Monographie professionnelle. — La maroquinerie (monographie professionnelle), n° 1, p. 13, I. IV, 1932.
- Monotonie. — L’influence de la monotonie, n° 3, p. 70, t. II, 1930.
- Myopie. — V. à Vision.
- Nutrition. — L’indice de nutrition de von Pirquet, n° 7, p. 118, t. VIII, 1930. Nystagmus. — Données pour l’étalonnage de l’épreuve labyrinthique du nyslagmus post-rotatoire, nos 3-4, p. 53, t. VIII, 1936.
- Ophtalmologie. — Contre-indications professionnelles du point de vue ophtalmologique, n° 10, p. 279, I. V, 1933.
- V. à Acuité visuelle. V. à Vision.
- Office — Activité de l’Office d’orientation de la Chambre de Commerce de Bourg en 1928, n° 7, p. 180, t. I, 1929.
- L'Office d’orientation professionnelle de Marseille, n° 4. p. 118, t. I, 1929.
- L’Office d’orientation professionnelle de Nancy, n° 10, p. 258, t. II, 1930.
- Le projet de création de l’Office parisien d’O.P., n° 2, p. 48, t. V, 1933.
- Orientation intellectuelle. — La C.G.T. et l’orientation intellectuelle, n° 2, p. 39, t. VI, 1934.
- L’enquête de Besancon sur l’orientation intellectuelle des écoliers, n° 7, p. 149, t. IX, 1937.
- L’opinion de Paul Valérv sur la nécessité de l’orientation intellectuelle, n° 3, p. 60, t. VI. 1934.
- Y. à Carrières. V. à O.P.
- Orientation professionnelle. L’orientation professionnelle, n° 8, p. 197, t, IV. 1932. '
- L’O. P. en Algérie, n° 0, p. 150, I. II. 1930.
- L’orientation professionnelle en Australie, n° 10, p. 259, t. IV, 1932
- p.1x15 - vue 20/370
-
-
-
- 16 —
- L’orientation professionnelle à Düsseldorf, n° 5, p. 142, t. I, 1929.
- L’orientation professionnelle à l’Institut biotypologique de Gênes, n° 8, p. 208, t. III, 1931.
- L’orientation professionnelle au Portugal, n° 2, p. 43, t. II, 1930 ; n° 9, p. 231, t. III, 1931.
- L’orientation professionnelle en Russie, n° 10, p. 260, t. Il, 1930.
- L’orientation professionnelle à Stuttgart, n° 1, p. 18, t. II, 1930.
- L’orientation professionnelle en Suisse, nos 3-4, p. 79, t. IX, 1937.
- L’orientation professionnelle à Vienne, n° 7, p. 147, t. IX, 1937
- L’O. P. au Congrès international de l’Enseignement technique de 1934, n° 5, p, 127, t. V, 1933.
- L’orientation professionnelle dans l’enseignement secondaire, n° 6, p. 151, t. IV, 1932.
- L’orientation professionnelle dans l’Enseignement secondaire selon le Dr Wolfromm, n° 8, p. 192, t. IX, 1937.
- L’orientation professionnelle dans l’organisation de l’enseignement technique, n° 7, p. 186, t. IT, 1930.
- L’orientation professionnelle des étudiants d’après les intéressés, n° 3, p. 63, t. VI, 1934.
- L’orientation professionnelle dans les maisons de correction, n° 5, p, 124, t. VI, 1934.
- L'orientation professionnelle et la sélection au Comité national d’études sociales, n° 10, p. 263, l. III, 1931.
- L’Assemblée française de médecine générale et l’O.P\, nos 1-2, p 14, t. VIII, 1936.
- I.e chômage et l’orientation professionnelle, n° 7, p. 170, t. IV, 1932.
- Les classes d’orientation, n° 8, p. 188, t. IX, 1937 ; nos 9-10, p. 223, 1. IX, 1937.
- Comparaison de l’organisation de l’orientation professionnelle à Berlin et à Londres, nos 1-2, p. 14, t. Vif, 1935.
- La continuité de l’orientation professionnelle à Vienne, nos 3-4, p. 61, t. X, 1938.
- Contributto dell’altivita pralica dell’orientamento professionnale, n° 7, p. 187, t. V, 1933.
- Le contrôle de l’orientation professionnelle à l’Institut de psychologie industrielle d’Australie, n° 7, p, 184, l. III, 1931.
- Contrôle de la valeur de l’orientation professionnelle, n° 6, p. 155, l. V, 1933.
- Le décret-loi sur l’orientation professionnelle, n0B 5-6, p. 94, t. X, 1933.
- Enquêtes de contrôle sur la valeur de l’orientation professionnelle, 3-4, p. 81, t.'IX, 1937.
- Une enquête internationale sur l’orientation professionnelle, n° 9, p. 195, t. X, 1938.
- L’ergographie et l’orientation professionnelle, n° 162, p. 5, t. X, 1938.
- Un essai de contrôle de l’orientation professionnelle, nos 5-6, p. 118, t. IX, 1937.
- Etude du caractère à l’usage de l’orientation professionnelle à l’Institut de psychologie industrielle de Londres, n° 1-2, p. 17, t. VII, 1935.
- Les exigences d’une bonne orientation, n° 10, p. 261, t. IV, 1932.
- La famille et l’orientation professionnelle, n° 5, p. 135, t. III, 1931.
- A propos de la fiche psychologique d’orientation professionnelle de M. et Mme II. Piéron, n° 7, p. 120, t. VIII, 1936.
- Les films en O.P., n° 7, p. 119, t. VIII, 1936.
- L’incapacité orthographique et l’orientation professionnelle, n° 1, p. 19,
- t. II, 1930.
- Inspection psychopédagogique et orientation professionnelle, n° 3, p 58, t. IV, 1932. ‘
- Modalités d’organisation el de fonctionnement, des offices d’orientation professionnelle créés par les Chambres de Métiers, nos 3-4, p. 55, l. X, 1938.
- p.1x16 - vue 21/370
-
-
-
- L'organisation de l’orientation professionnelle, n° 4, p.- 114, t. I, 1929.
- L’organisation de l’orientation professionnelle envisagée par la C.G.T., n° 4, p. 98, t. III, 1931.
- Un grand précurseur de l’orientation professionnelle, Jean-Jacques Rousseau, n° 9, p. 228, l. IV, 1932.
- Les premiers essais d’O.P., n° G, p. 149, t. IV, 1932.
- Le problème médical de l’orientation, n° 8, p. 233, t. V, 1933.
- La propension au mal de mer et l’orientation professionnelle, n° 7, p. 186, t. III, 1931.
- Rapport succinct de la fiche scolaire d’orientation adoptée en assemblée générale, n° 8, p. 190, t. IX, 1937.
- Rôle de l’école en O.P., n° 10, p. 228, t. X, 1938.
- La technique du bureau de l’orientation professionnelle, nos 5-6, p. 1, t. VIII, 1936.
- Orienteurs. — Un conseil’aux orienteurs, n° 10, p. 270, t. III, 1931.
- V. à Conseillers d’O. P. V. à O.P.
- Orthographe. — V. à Incapacité.
- Ouïe. — Les défauts dé l’ouïe chez les écoliers, n° 6, p. 160, t. V, 1933.
- Ouvrier. — Un bon élève sera-t-il un bon ouvrier ? n° 7, p. 119, t. VII, 1935
- Permis de conduire. — Les incapacités physiques et mentales s’opposant à l’obtention du permis de conduire, n° 3, p. 73, t. V, 1933.
- Personnalité. — Un essai nouveau d’un test de personnalité pour les adolescents, n°* 5-6, p. 116, t. IX, 1937.
- La personnalité des leaders, n° 7, p. 154, t. IX, 1937.
- V. à Caractère. V. à Graphologie. V. à Tempérament.
- Physiognomonie. — L’orientation professionnelle et la figure humaine, n° 4. p. 162, t. V. 1933.
- Pilotage. — Le rôle des facteurs psycho-physiologiques dans l’admission au. pilotage d’avion, n° 3, p. 71, t'. II, 1930.
- La surveillance médicale des pilotes aux Etats-Unis, n° 8. p. 216, t. V, 1933.
- Poids. — La corrélation entre la taille et le poids, n° 6, p. 153, t. II, 1930.
- La taille et le poids des écoliers parisiens d’après les nouvelles tables de croissance des écoliers parisiens, n° 7, p. 116, t. VIII, 1936.
- Variation avec l’âge de la corrélation entre poids et taille, nos 1-2, p. 15, t. VIII, 1936.
- V. à Dynamomélrie. V à Sexe.
- Ponctualité. — La ponctualité comme trait de caractère, nos 9-10, p. 197,
- I. VIII, 1936.
- Pouls. -- Athlétisme ci fréquence du pouls, n° 7, p. 185, t. V, 1933.
- Population. — Répartition professionnelle de la population de la France en 1931, n° 8, p. 151. t. VIII, 1936.
- Préapprentissage. - Préapprentissage : d’après l’exposé de II. Luc et
- J. Fontègne, n0* 5-6, p. 112, t. IX, 1937.
- V. à Apprentissage.
- Précision. — Combien faut-il d’épreuves pour obtenir un cerlain degré de précision ? 5-6, p. 115, I. IX, 1937.
- Préférence. — La préférence oculaire, n° 7, p. 192, I. I, 1929.
- V. à Vision.
- Presbytie. — V. à Vision.
- Présélection. — lests psychotechniques et présélection, n° 5, p. 122, t. II, 1930.
- Prévision. — V. à Aptitudes techniques.
- Professions. — Le problème de l'encombrement des professions libérales officiellement posé en Espagne, n° 8, p. 201, t. IV, 1932.
- Professions des pères et goûts des enfants, n° 7, p. 116, t. VII, 1935.
- Répartition professionnelle de la population en France en 1931, n° 8, p. 151, t.VlII. 1936.
- p.1x17 - vue 22/370
-
-
-
- — 18
- Le tourisme et ses débouchés professionnels, nos 3-4, p. 49, t. VII, 1935. V. à Analyse. V. à Choix. Y. à Goûts. V. à Métiers. V. à Pronostics. Profils. — Le profil des goûts professionnels, n° 8, p. 152, t. VII, 1935.
- Profils de métiers, n° 8 p. 210, I. II, 1930.
- Pronostics. — Pronostics de réussile professionnelle, nos 3-4, p. 50, t. VII, 1935.
- Pronostics des succès scolaires et professionnels, n° 3, p. 65, t. VI, 1934. Peut-on d’après -les quotients intellectuels des adolescents, prévoir leur réussile professionnelle ultérieure ? n0B 5-6, p. 81, l. VIII, 1931.
- Lû valeur pronostique scolaire des tests d’intelligence, n° 7, p. 118,
- t. VII, 1935.
- Psychotechnique. — La psychotechnique jugée par un médecin praticien ou danger de parler de ce qu’on ne sait pas, nos 3-4, p. 45, t. VII, 1935. En Suisse, contre un mauvais usage de la psychotechnique, n° 9, p *227, t. IV, 1932.
- V. à Baccalauréat. V. à Examens. V. à Hygiène. V. à Méthodes. V. à O.P. V. à Présélection. V. à Sélection. V. à Terminologie. V. à Tramways.
- Puberté. — Les caractères fondamentaux de l’âge de puberté, n° 9, p. 232 t. IV, 1932.
- L’évolution des troubles de l'intelligence et du caractère à la puberté, n<» 9-10, p. 219, t. IX, 1937.
- Le problème du rôle de la puberté dans la vocation, n° 6, p. 162,
- t. III, 1931.
- Relations de la puberté et de la croissance, nos 7-8, p. 142, t. X, 1938. Variations géographiques et âne de puberté féminine, nos 9-10, p 197, l. VU. 1935.
- Qualités professionnelles. Y. à Commerce.
- Quotients intellectuels. L’avenir des enfants de haut quotient intellectuel, n° 10, p. 277, t. Vf, 1934.
- La cohérence dans la détermination des quotients d’intelligence, n° 6, p. 155. t V. 1933.
- La constance des quotients intellectuels, n° 7, p. 120, t. VU, 1935.
- V. à Bien doués. V. à Intelligence. V. à Pronostics. V. à Tests.
- Race. — V. à Milieu.
- Raisonnement. — Typische Ablaufsformen des Deutens bei 14-15 jâhrigen Schulkindern, n° 5, p. 127, t. IV, 1932.
- Rapport cardio-respiratoire. — Rapport cardio-respiratoire comme test de sélection, nos 9-10, p. 194, l. VIII, 1936.
- Rapidité. — La rapidité du mouvement par le tapping test, n° 5, p. 148,
- t. III. 1931.
- An experimental sludy of the relalionship between speed and mental ability, n° 9. p. 234, t. IV, 1932.
- Un facteur *« rapidité » dans les tests mentaux, n° 3, p. 77, t. V, 1933.
- Problème de la rapidité et de la précision du travail étudié du point de vue anthropologique, n° 7, p. 192, I. V, 1933.
- Rationalisation. Le rendement ouvrier et la rationalisation, n° 1, p. 11,. t. IV, 1932.
- Réactions- — Régularité de réaction et stabilité neuro-végétative, n0B 5-6, p. 79, t. VII, 1935.
- V. à Temps de réactions.
- Relief. — L’examen de la finesse de perception visuelle du relief, n° 2, p. 42, t. II, 1930.
- Rendement. — Rendement des enfants des villes et ceux des campagnes - dans l’apprentissage de l’industrie métallurgique, n" 7, p. 186, t. II, 1930.
- L’influence de l’intérêt sur le rendement, n° 7, p. 168, t. IV, 1932.
- V. à Rationalisation.
- p.1x18 - vue 23/370
-
-
-
- 19 —
- Renseignements scolaires. — Les renseignements scolaires et leur utilité pour l’O.P., n° 2, p. 40, t. II, 1930.
- Répartition. — V. à Population.
- Ressemblances familiales. — V. à Hérédité intellectuelle.
- Retard scolaire — Le retard scolaire en Belgique, nos 9-10, p. 194, t. VIII. 1930.
- Réussite professionnelle. — Pronostics de réussite professionnelle, nos 3-4, p. 50. t. VH. 1935 V. à Pronostics.
- Robustesse. — Le fléchissement de la robustesse des adolescents d’après des observateurs belges, nos 1-2, p. 17, t. VIII, 1936.
- Un indice pratique de robustesse, n° 6, p. 159, t. V, 1933.
- Roentgen. — V. à Génie.
- Rorschach. — V. à Tests.
- Salaires. — La comparaison des salaires en 1911 et 1930 dans la région parisienne, n° 5, p. 137, t. III, 1931.
- L’évolution des salaires, n° 5, p. 130, t. V, 1933.
- Scolarité. — L’aptitude au succès scolaire et ses conditions, nos 3-4, p. 48, t. VIT, 1935.
- Une élude sur les facteurs du succès scolaire, nos 5-6, p. 85, t. VIII, 1936.
- Projet de loi sur la prolongation de la scolarité, n° 2, p. 47, t. V, 1933.
- Les renseignements scolaires et leur utilité pour l’O.P., n° 2, p. 40, t. H, 1930.
- Le retard scolaire en Belgique, nos 9-10, p. 194, l. VIII, 1936.
- V. h Biométrie. V. à Ecole. V. à Education. V. à Enseignement.
- Sélection. — La sélection dans l’enseignement supérieur et la formation ctes techniciens, n° 2, p. 36, t. VI, 1934'.
- La sélection et l’opinion des professeurs de Collège, n° 8, p. 212, t. V, 1933.
- La sélection et l’O.P., n° 8, p. 214, t. V, 1933.
- Quelques applications des méthodes psychotechniques à la sélection et à l’orientation du personnel ouvrier dans une usine de construction mécanique, n° 2, p. 49, t. III, 1931.
- Un essai de sélection professionnelle au Brésil, n° 5, p. 140, t. I, 1929.
- Rapport cardio-respiratoire comme test de sélection, nos 9-10, p. 194, t. VIII, 1936.
- Le sens pédagogique . cl la sélection des éducateurs, n° 3, p. 63, t. IV, 1932.
- Tests pour la sélection professionnelle de différents emplois de bureau, n° 6, p. J63, t. III, 1931.
- Les vues du Ministère de l’Education nationale sur la sélection et le contrôle, n° 3, p. 71. I. V, 1933.
- V. à Ecole unique.
- Sénilité. — V. à Vision.
- Serrurerie. — V. à Métiers.
- Sexe. — Quelques indices biométriques chez les filles d’âge scolaire ; comparaison avec les garçons, nos 1-2, p. 14, t. X, 1938.
- Silicatose. — V. à Maladies.
- Silicose. — La silicose comme maladie professionnelle en Belgique, n° 9, p. 195, t. X, 1938.
- La discussion sur la silicose, n° 5, p. 123, t. VI, 1934.
- Soudeur. — Le métier de soudeur, nos 1-2, p. 11, t. X, 1938.
- Soudure autogène (La). — N° 7, p. 112, t. VIII, 1936.
- Stabilité. — La stabilité des choix professionnels des étudiants, n° 8, p. 157, t. VII, 1935.
- Régularité de réaction et stabilité neuro-végétative, nos 5-6, p. 79, t. VII, 1935.
- Structure capillaire. — V. à Biolypologic.
- p.1x19 - vue 24/370
-
-
-
- — 20
- Succès — L’âptilude au succès scolaire et ses conditions, nos 3-4, p. 48, t. VII, 1935.
- Conditions sociales et succès scolaire, n° (3, p. 150, t. IV, 1932.
- Une élude sur les facteurs du succès scolaire, nos 5-6, p. 85, t. VIII, 1935.
- Studies of educational success and failure in supernormal children, n° 7, p. 188, t. V, 1933.
- Suggestibilité. — Suggeslibility of children, n° 4, p. 89, t. IV, 1932.
- Surdité. — La surdité professionnelle, n° 6, p. 160, t, III, 1931.
- Visuelle Kompensation und Eîdetik der Taubslummen und Vollsinniger, n° 7, p. 189, t. V, 1933.
- Taille. — V. à Poids.
- Talent. — Le dépistage précoce du talent, n° 8, p. 207, t. III, 1931.
- Tapping. — La rapidité du mouvement par le tapping test, n° 5, p. 118, t. III, 1931.
- Techniciens. — V. à Sélection.
- Technique. — La technique du bureau de l’O.P., nos 5-6, p. 81, t. VIII, 1936.
- Teinturiers. — Testi di selezione per operaie addette alla cernita delle lanc in una pattinatura, n° 6, p. 153, t. IV, 1932.
- Téléphonistes. — V. à Examen médical.
- Tempérament. — Etude sur le tempérament et le caractère., n° 7, p. 193, t. I, 1929.
- La prédisposition convulsive et le tempérament des écoliers, n° 2, p. 35, l. IV, 1932.
- Un questionnaire relatif au tempérament et au caractère, nos 9-10, p. 198, t. VIII, 1936.
- Tests of tempérament and personality, n° 4, p. 86, t. IV, 1932.
- Temps de réaction. — Le temps de réaction du conducteur d’automobile, n° 8, p. 150, l. VIII, 1936.
- Les temps de réaction en fonction de l’âge (un étalonnage entre 7 et 13 ans), n° 8, p. 148, t. VIII, 1936.
- Le temps de réaction de freinage dans la conduite automobile, nos 1-2, p. 16, t. VIII, 1936.
- La variation des temps de réaction avec l’âge, n° 3, p. 62, t. IV, 1932.
- Ténacité. — La force et la ténacité, nos 9-10, p. 193, t. VII, 1935.
- Tension. — Les chiffres normaux de la tension artérielle, n° 7, p. 181, t. V, 1933.
- L’hypertension de l’adolescence, n° 6, p. 156, t. V, 1933.
- Terminologie. — Quelques données pour l’unification de la terminologie psychotechnique, n° 5, p. 112, t. IV, 1932.
- Tests. — Les tests américains pour employés de bureau, n° 5, p. 138,
- t. III, 1931.
- Les tests de 10a questions de Ballard, n° 10, p. 259, t. Il, 1930.
- Tests of distributed attention, n° 6, p. 163, t. V, 1933.
- Les tests d’intelligence pour les enfants et les adultes, n° 2, p. 37,
- t. IV, 1932.
- Tests d’intelligence et réussite scolaire, n° 4, p. 83, t. IV, 1932.
- Tests d’intelligence à l’usage des « Collèges » de professeurs aux Etats-Unis, n° 4, p. 105, t. V, 1933.
- Les tests mathématiques, n° 7, p. 189, t. I, 1929.
- Quelques tests moteurs employés dans l’O.P. des anormaux de l’intelligence et du caractère, ntf 6, p. 153, t. V, 1933.
- Un test de Poppelreuter pour conducteurs d’automobile, n° 6, p. 152, t. II, 1930.
- Test de Rorschach, nos 3-4, p. 77, t. VIII, 1936.
- Tests of tempérament and personality, n° 4, p. 86, t. IV, 1932.
- Accords et désaccords entre réussite scolaire et tests d’intelligence, n° 1, p. 10, t. IV, 1932.
- p.1x20 - vue 25/370
-
-
-
- — 2i —
- L’aide apportée par les tests dans le choix du métier, n° 10, p. 262, t. IV, 1932.
- Une application adaptée à l’armée belge des lests de l’armée américaine, nos 9-10, p. 193, t. VII, 1935.
- Une double application des lests*à dix ans d’intervalle, n° 4, p. 95,
- t. VI. 1934.
- Attitude devant les tests, n° 9, p. 229, t. II, 1930.
- Ausserintellektuelle Einflüsse bei der Intelligenzprüfung, n° 8, p. 203, t. IV. 1932.
- Essai d’interprétation des tests Binet-Simon, nos 9-10, p. 207, t. VIII, 1936.
- Un essai nouveau d’un test de personnalité pour les adolescents, nos 5 6, p. 116, t. IX, 1937.
- Un essai de tests de Seashore, n° 2, p. 46, t. III, 1931.
- Un étalonnage du test B. D. collectif, nos 5-6, p. 100, l. X, 1938.
- Une étude comparée de divers lests d’attention, n° 9, p. 243, t. I, 1929.
- Une étude de corrélation entue divers tests de mémoire, n° 10, p. 265, t. I, 1929.
- Etude de tests pour la profession de couturière, n° 8, p. 265, t. I, 1929.
- Une expérience à l’Ecole primaire supérieure de Limoges, n° 4, p. 109. t. III. 1931.
- La formation universitaire influe-t-elle sur les résultats des tests d’intelligence, nos 3-4, p. 85, t. IX, 1937.
- Intelligence technique et test de Decroly, n° 4, p. 90, t. II, 1930.
- Psychological tests for clérical workers, ne 5, p. 124, t. IV, 1932.
- Selecting executives. An évaluation of 3 tests, n° 4, p. 89, t. IV, 1933.
- Série de tests professionnels du laboratoire psychotechnique municipal de Varsovie, n° 5, p. 132, l. V, 1933.
- V. à Comparaison. V. à Présélection.
- Thurstone. — V. à Aptitudes.
- Thyroïde. — L’importance du traitement thyroïdien précoce des crétins, n°s 1-2, p. 7, t. X, 1938.
- Tourisme. — Le tourisme et ses débouchés professionnels, nos 3-4, p. 49,
- t. Vil. 1935.
- Tramways. — Application des méthodes psychotechniques dans l’exploitation des tramways électriques a Prague, n° 5, p. 141, t. I, 1929
- Travail. — Le rôle du travail manuel dans l’appréciation des aptitudes, n°s 7-8, p. 139, t. X, 1938.
- V. à Accidents. V. à Fatigue.
- Troubles moteurs. — Le rôle de'la perméabilité tubaire chez les ouvriers des caissons, n° 8, p. 215, l. V, 1933.
- Tuberculose. — Tuberculose et profession, n° 10, p. 262, t. II, 1930.
- Types. - System der Typenlehren Grund'egung einer padagogischen typcn-lehre, n« 5, p. 123, t. IV, 1932.
- Uniformisation éducative. Les dangers de l'uniformisation éducative et de la « neutralité professionnelle » de l’école dénoncés aux Etats-Unis, n°* 3-4, p. 52, t. VIII, 1936.
- Universitaire. — L’emploi universitaire des épreuves d’aptitude, n° 5, p. 139, t. T, 1929.
- Vertige. — Une contre-indication professionnelle vertige ou crémnophobie, n° 7, p. 191, t. I, 1929.
- Vitesse. Effets physiologiques des grandes vitesses, n° 7, p. 183, t. V, 1933.
- Vision. — L’appréciation du début du vieillissement par l’opacité crislal linienne à 1’ultra-violet, n° 7, p. 181, t. V, 1933.
- Le dépistage des anomalies dans la vision des couleurs, n° 4, p. 88, t. II, 1930.
- p.1x21 - vue 26/370
-
-
-
- — 22
- L’éducation des amblyopes, n° 1, p. 12, t. V, 1933.
- La fréquence des anomalies do la vision des couleurs chez les écoliers de Bâle, n° 1, p. 11, t. VI, 1934.
- La fréquence des défauts de vision des couleurs chez les écoliers, n° 7, p. 193, t. I, 1929.
- La fréquence de la myopie, n° 7, p. 184, t. V, 1933.
- La presbytie pour la mesure de la sénilité, n° 6, p. 161, t. V, 1933.
- V. à Accidents. V. à Achromalopsies. V. à Acuité. V. à Cataracte. V. à coup d’œil. V. à Daltonisme. V. à Préférence. V. à Relief. V. à Surdité.
- Vocabulaire. Le vocabulaire des enfants d’âge scolaire, n° 9, p. 245, t. 1, 1929.
- Recherches nouvelles sur le vocabulaire de la langue française, n° 3, p. 64, t. II, 1930.
- Vocation. — Vocation médicale au Maroc, n° 7, p. 188,ü. I, 1929.
- Une enquête sur les vocations en Australie, n° 9, p. 242, t. I, 1929.
- V. à Puberté.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Abraham (Pierre). — Figures : Recherches sur la création intellectuelle, n° G, p. 160, t. II, 1930.
- Arthur (G.). — A point scale of Performance tesls, n° 10, p. 275, t. Il, 1930.
- American Councie of Education. — Monographies des professions intellectuelles, n° 1, p. 45-46, t. 1, 1929.
- Androuin (M. J.). — La formation des apprentis-mécaniciens pour l’industrie moderne, n° 8, p. 232, l. VI, 1934.
- L’Année Psychologique, n° 3, p. 80, t. Il, 1930.
- Barbara (Mario). — 1 fondamenti délia craniologia constituzionalistica, n° 1, p. 26, t. VI. 1934.
- Baumgarten (F.). —Die Charaklereigenschaften, n° 7, p. 199, t. VI, 1934.
- Beaumont (Guy de). — Guide pratique de l’orientation professionnelle, nos 1-2. p. 32, t. X, 1938.
- Berliet (J. J. von). — Rapport sur nos recherches à l’Office intercommunal d’orientation professionnelle, n° 3, p. 100, 1. II, 1930.
- Bertrand (F. L.). — Essai d’analyse psycho-sensorielle et de psychogénie scolaire, n° 9, p. 246, t. II, 1930.
- Bevington (Sheila). — Oecupational nvsfits, n° 2, p. 59, L V, 1933.
- Bingham (Walter, Van Dyke). — Aptitudes and aptitude tesling, nos 3-4, p. 102, t. IX, 1937.
- Bonnardel (R.). — Vision et professions, nos 5-6, p. 103, t. VIII, 1936.
- Boon (G.). — Initiation générale aux idées decrolyennes et essai d’application dans l’enseignement primaire, nos 1-2, p. 34, t. IX, 1938.
- Boudouresque (G.). — L’Orientation professionnelle, matière d’enseignement, n° 10, p. 296, t. VI, 1934.
- Bourjade (Jean). — L’intelligence et la pensée de l’enfant, nos 3-4, p. 103, l. IX, 1937.
- Boven (W.). — La science du caractère. Essais de caractérologie générale, n° 4, p. 90, l. IV, 1932.
- Braunsiiausen (N.). — L’étude expérimentale du caractère. Méthodes et résultats, n°« 1-2, p 33, t. IX, 1938.
- Brooks (D.). — Child psychology, nos 5-6, p. 116, t. X, 1938.
- Bruyère (Jean). - Histoire littéraire des gens de métier en France, n° 10. p. 280, t. IV, 1932.
- Burt (Cyril). — The backward child, n° 8, p. 212, t. IX, 1937.
- p.1x22 - vue 27/370
-
-
-
- 23 —
- Canivet. — V. Ombredane.
- Carpentier (Dr P.). — Notions simples de psychologie et de psychiatrie utiles aux maîtres pour connaître et diriger leurs élèves, nos 3-4, p. 104, t. IX, 1937,
- Cattell (R. B.). — A guide lo mental Testing for Psychological clinics, Schools and Industrial Psychologists, nos 3-4, p. 103, t. IX, 1937.
- Cendrier (Alfred!. — Organisation de l’orientation professionnelle, n° 2, p. 47, t. IV, 1932.
- Chavigny (P.). — Initiation générale aux études médicales, n° 10, p. 278,
- t. III, 1931.
- Psychologie des études médicales et des aptitudes médicales, n° 10, p. 278, t, III, 1931.
- La vocation de nos enfants, n° 4, p. 123, t. I, 1929.
- Christiaens (A. G.). — Une méthode d’orientation professionnelle, 3e édition, nos 3-4, p. 67, t. VII, 1935.
- Cimatti (D. L.). — Corso di Orientamento profesionale, n° G, p. 176, t. I, 1929.
- Claret (A.). — L’Association, nos 1-2, p. 34, t. X, 1938.
- V. Fontègne (L.).
- Collins (Mary) et Drever (James). — Psychology and practical life, n° 7, p. 131, t VIII, 1936.
- Compte rendu du Congrès international de l’Enseignement primaire et de l’Education populaire, n° 9, p. 214, t. X, 1938.
- Compte rendu des travaux du deuxième Congrès de la technique du bureau,t
- nos 5-6, p. MO, l. IX,' 1937.
- Conférence : Cinquième conférence internationale de psychotechnique Comptes rendus publiés par le Comité national, n° 5, p. 150, t. I, 1929.
- Correction (la) des épreuves écrites dans les examens. Enquête expérimentale sur le baccalauréat, n<>' 5-6, p. 104, t. VIII, 1936.
- Cornuet (P.). — La revue de l’orientation intellectuelle, n° 7, p. 196, t. III, 1931.
- Crépieux-Jamin. — A.B.C. de la graphologie, n° 4, p. 108, t. II, 1930.
- Decroi.y (O.) et Buyse (R.). - Introduction à la pédagogie quantitative, n° 1, • p. 26, t. II, 1930.
- La pratique des tests mentaux, n° 2, p. 68, t. I, 1929.
- Decroly (O.), Jadot-Decroly (J.) et Segers (J. E.). — L’exploration du langage de l’enfant, nos 3-4, p. 103, l. IX, 1937.
- Degand (J.). — Expérience pédagogique de langage visuel graphique. Méthode globale, nos 1-2, p. 34, t. X, 1938.
- Degaast (G.) et Frot (G.) — Les industries graphiques, nos 5-6, p. 98,
- t. VII, 1935.
- Dietz (Charles). — La sélection des élèves dans l’enseignement secondaire, n°s 5-6, p. 99, t. VII, 1935.
- Dombrowsky (Hans). — Warum Unfalle, n° 8, p. 171, t. VII, 1935.
- Drabs (José). — V. Sollier.
- Drever (James). — V. Collins.
- Druot (A.). — Technologie d’atelier, n° 162, p. 40, t. VIII, 1936.
- Dupertuis (Jean). — Vers l’école unique (les internats publics de Viennel, no 5, p. 143, t V, 1933.
- Earle (F. M.). — Methods of choosing a career, n° 3, p. 71, l. IV, 1932. Eikenberry (D. IL). — An introduction to guidance, n° 10, p. 276, t. III, 1931 Enquêtes sur le baccalauréat. — Recherches statistiques sur les origines scolaires et sociales des candidats au baccalauréat dans l’Acadé mie de Paris, 5-6, p. 104, t. VIII, 1936.
- p.1x23 - vue 28/370
-
-
-
- — 24 —
- Fagoaga (Lucio Gil Y.). — La selecion profesional de los Estudiantes, n° 2, p. 52, t. II, 1930.
- Fay (Dr H. M.). — L’intelligence et le caractère, n° 7, p. 135, t. VII, 1935.
- Fessard (A. B. et A.), Laufer (J.) et Laugier (II.). — Nouvelles tables de crois sance des écoliers parisiens. Poids, taille. Nos 5-6, p. 108, t. VIII, 1936.
- Fiedl (B. C.). — Les idéaux des enfants, n° 1, p. 24, t. IV, 1932.
- Filho (Lourenço). — Tests A.I3.C., n° 6, p. 164, t. VI, 1934.
- Fontègne (J.). — 1° Essai de psychologie professionnelle ; 2” L’orientation professionnelle et l’apprentissage dans les métiers de la maçonnerie (le métier de maçon) ; 3° Essai de pédagogie professionnelle, n° 2, p. 51, t. VI, 1934.
- Le problème de l’orientation professionnelle. Ses applications aux professions de la maçonnerie. Essai de psychologie professionnelle, n° 7, p. 187, t. IV, 1932.
- Fonteyne (L.) et Claret (A.). — L’expression, nos 1-2, p. 34, t. X, 1938.
- Fonteyne (L.). — L’observation et la mesure, nos 1-2, p. 34, t. X, 1938.
- V. Gallier (G.).
- Foucault (Marcel). — La mesure de l’intelligence chez les ecoliers, n° 4, p. 115, t, V, 1933.
- Frot (G.). — V. à Degaast.
- Gaillard (II.) et Lomont (A.). — Du choix d'un métier. Orientation professionnelle pratique par la méthode expérimentale des ateliers-écoles, n° 7, p. 194, t. III, 1931.
- Gallier (G.) et Fonteyne (L.). — Principes et méthodes, l’Ecole Decroly, l’Ermitage, nos 1-2, p. 34, t, X, 1938.
- Goodenough (Florence L.). — The Kuhlmann-Binet Tests. A critical study-of évaluation, n° 6, p. 176, t. I, 1929.
- Griffith (R.C. ). — An introduction to applied psychology, nos 1-2, p. 31, t, VII, 1935.
- IIarmsen (II.) et Loiise (Fr.). — Bevôlkerungsfragen, n° 7, p. 171, t. IX, 1937. IIartlaub (G. F.).. — Le génie chez l’enfant. Une recherche sur la disposition de l’enfant pour le dessin, n° 10, p. 297, t. V, 1933.
- Hartmann (II.), Pappenheim (M.) et Stransky (E.). — I. Internationale Tagung für angewandte Psychopathologie und Psychologie, n° 3, p. 72, t. IV, 1932 IIildreth (Gertrude II.'). Psychological service for school problems, n° 8, p. 220, t. III, 1931.
- IIunt. — Measurement in psycliology, nos 3-4, p. 76, t. X, 1938. Hollingworth (Leta S.). — The psychology of the adolescent, n° 6, p. 176,
- t. I, 1929.
- Institut Provincial. — Mitteilungen des rheinischen Provinzialinstitutes für Arbeils und Berufsforchung Dusseldorf (communications de l’Institut provincial rhénan pour l’étude du Iravail et des professions), n° 2,
- p. 51. t. II. 1930.
- Die. Begutachtungsserie des Rheinischen Provinzial Inslilüts für Arbeits und Berulsforschung. (Tests de l’Institut provincial rhénan pour yétudc du travail et des professions), n° 5, p. 131, t. Il, 1930.
- Jadot (René). — Milieu et éducation, nos 5-6, p. 104, t. VIII, 1936.
- Le sens et les destinées de l’école unique, n° 9, p. 248, t. TT. 1930. .Taiiot-Decroly (J.'). — V. Decroly.
- Kfaler (F. J.) et Viteles (M. S.). — Vocational guidance throughout flic < World, nos 5-6, p. 140, t. IX, 1937.
- p.1x24 - vue 29/370
-
-
-
- — 25 —
- Klages (L.). — Les principes de la caractérologie, n° 2, p. 54, t. III, 1931. Korngold (S.). — V. Lahy.
- Labbe (E.). — L’enseignement technique au service du pays, n° 9, p. 263, l. VI, 1934.
- Lahy (J. M.) et Korngold (S.). — Recherches expérimentales sur les causes psychologiques des accidents du travail, nos 5-6, p. 140, t. IX, 1937.
- L ahy-Hollebecque (Mme). — L’enfant. L'ne cause d’avenir, n° 3, p 80, t. VI, 1934.
- Laufer (J.). — V. à Fessard.
- Laugier (H.), Piéron (Mme IL), Piéron (IL), Toulouse (E.) et Weinberg (M1Ie D.). — Etudes docimologiques sur le perfectionnement des examens et concours, nos 3-4, p. 66, t. VII, 1935.
- Laugier (H.), Toulouse (E.), Weinberg (Mlle D.). — Biotypologie et aptitudes scolaires, n° 7, p. 136, l. VII, 1935.
- Ledent (Dr R.) et Wellens (I,.). — Enfants difficiles, parents perplexes, nos 9-io, p. 215, t. VII, 1935.
- Précis de biométrie à l’usage des médecins et des éducateurs, n° 1, p. 26, t. II, 1930.
- Lévy (Pierre). — Sélection du personnel dans les entreprises de transport. Le Laboratoire du travail du réseau de l’Etat, n° 8, p. 171, t. VIII, 1936.
- Lobet (Emile). — A propos d’orientation professionnelle, nos 1-2, n. 32, t. VII, 1935.
- Lohse (Fr.). — V. à Harmsen.
- Loosli-Usteri (M.). — Le diagnostic individuel chez l’enfant au moyen du lest de Rorschach, n°« 7-8, p. 162, t. X, 1938.
- Luc (IL) et Fontègne (J.). — Généralités sur le préapprenlissage : le travail manuel, n°* 9-10, p. 227, t. VITT, 1936.
- Mc Bride (Kath. F..). — V. à Weisenburg.
- Macrae (Angus). — Talents and tempéraments ; the psychology of vooalio-nal guidance, n° 3, p. 92, t. V, 1933.
- Madariaga (César de). — La formation profesional de los trabajadores, n° 4, p. 112, t. VI, 1934.
- Organization cientifica del Trabajo, n° 6, p. 176, t. I, 1929.
- Mu.i.art (José). —; La orientacion profesional en Espafla, n° 3, p. 80, t. VI, 1934.
- Meili (R.). — Psychologische Diagnost.ik Eine Einführung fur Psychologen zur Erzicher, nos 9-10, p. 228, t. VIII, 1936.
- Mestral Combremont (P. de). — La sauvegarde de la jeunesse, nos 9-10, p. 227, t. VIII, 1936.
- Meyerson (I.). — V. Piéron.
- Molina (Vicente). — Las carreras sur provenir y sus aptitudes, n° 7, p. 130,
- . t. VIII, 1936.
- Morgaut (Marc E.). — Les intérêts de l’enfant et l’orientation professionnelle, n° 8, p. 171, t. VIII, 1936.
- La ténacité chez l’adolescent, n° 7, p. 172, t. IX, 1937.
- Monroe (Walter S.) and others. — Ten years of Educational Research, n° 6, p. 176, t. I, 1929.
- Moritz (Mmo E.). — Etudes expérimentales et critiques sur les tests mentaux. Adaptation belge du test de groupe de Ballard, nos 3-4 p 67 t. VTI, 1935.
- Mosse (Elie). — Comment choisir une profession ou un métier ? Ou comment préparer une carrière, n° 10, p. 276, t. III, 1931.
- Mouret (E.). — Orientation professionnelle des jeunes gens et des jeunes filles, ri" 6, p. 176, t. ï. 1929.
- p.1x25 - vue 30/370
-
-
-
- Nàsski (K.). — Test d’intelligence et rendement scolaire, n° 10, p. 275, t. II, 1930.
- Nicolle (Charles). — Introduction à la carrière de la médecine expérimentale, n° 3, p. 92, t. V, 1933.
- N'ihard (R.). — La méthode des tests, n° 1, p. 27, t. V, 1933.
- Oblatii (Oscar). — Tests de vision des couleurs, n° 7, p. 196, t. II, 1930.
- Ombredane (A.). — Le problème des aptitudes à l’âge scolaire, n° 7, p. 172, t. IX, 1937.
- Ombredane (A.), Suarès et Canivet (Mmes). — Les inadaptés scolaires, n° 7, p. 172, t. IX, 1937.
- Ou-Ni-Lin (Mme). — Elude sur la sélection psychotechnique des apprentis dans une école d’apprentissage, n° 10, p. 277, t. III, 1931.
- Patterson, Elliot, Anderson, Toots, Heidbreder. — Minnesota mechanical ability tests, n° 9, p. 244, t. III, 1931.
- Peypouoat (Gérard). — L'orientation professionnelle des intellectuels, n^ 5-6, p. 100, t. Vif, 1935.
- Pierce (VV. O’D.). — Individual différences in. normal colour vision, n° 5, p. 136, t. VI, 1934-
- The sélection of colour workers, n° 8, p. 231, l. VI, 1934.
- Piéron (II.). — L’année psychologique, n° 1, p. 47, t. I, 1929 ; n° 1, p. 28, t. III, 1931 ; n° 6, p. 159, t. IV, 1932.
- Le développement mental et l’intelligence, n° 4, p. 107, t. II, 1930
- V. à Laugier.
- Piéron (H.) et. Meyerson (L). — Onzième Congrès international de psychologie, n° 9, p. 213, I. X, 1938.
- Piéron (Mme IH.). — V. à Laugier.
- Les problèmes de l’orientation professionnelle. (Eludes et documents du Bureau International du Travail), n° 7, p. 135, t. VII, 1935.
- Profit (B.). — L’éducalion mutuelle à l’école (coopération scolaire française), n°« 3-4, p. 81, I. VIII, 1936.
- Ponzo (Mario). — Alla ricerca delle attiludini nei giovanni (à la recherche des aptitudes chez les jeunes gens), n° 7, p. 204, t. T, 1929.
- IlvYvsON *(YV.). — Education in a changing commonwealth, n° 4, p 100, E IV, 1932.
- Rodger (E. G.). — Careers, n° 6, p. 176, t. I, 1929.
- Roe (Anne). — V. à Weisenburg.
- Rosier (A.). — Chômage intellectuel. Le rôle du Bureau Universitaire de statistique de Paris, n° 12, p. 33, t. X, 1938.
- Rossolimo (G.). — L’individualité de l’enfant, n° 9, p. 252, t. I, 1929.
- Salmont (D1- A.). — Les services de médecine et d’hygiène industrielles et l’organisation scientifique du travail, n° 10, p. 276, t. I, 1929.
- Schapiro-Pollack (Mme). — Contribution à l’étude psychologique de la puberté à l’aide du lest de Rorscliach, nos 1-2, p. 39, t. VIII, 1936.
- Soulier (P.1 et Drabs (J.), — La psychotechnique, nos 5-6, p. 102, t. VIII, 1936.
- Schmalkp. (Rudolf). — Bas Problem der Berufsauslese fur die Industrie (le problème de la sélection professionnelle pour l’industrie), n° 9, p. 252, t. I, 1929.
- ScHMrn (J. R.). — t ypes de .maîtres, nos 5-6, p. 100, I. VU, 1935.
- Sohreider. — Facteurs physiologiques et psychologiques de la prédisposition aux accidents,-n° 9, p. 263, t. VI, 1934.-
- Segers (J. E.). —- V. à Decroîy.
- p.1x26 - vue 31/370
-
-
-
- Seguin (Edouard). — L’éducation physiologique, n° 1. p. 23, t. IV, 1932.
- Sexe (Jean). — Etude sur les écoles d’amblyopes, nos 3-4, p. 07, t. VIT 1935.
- Suxnon (J. H.). — Personal and social traits requisite for High Grade Teaching in Secondary Schools, n° 3, p. 100, t. 1, 1929.
- Schroeder (Paul). — Ivindliche Charakter.e and ihre Abartigkeiten. n° 9, p. 267, t. V, 1933.
- Sii.berer (P.). — Arbeits Schulung, n° 9, p. 247, t. IV, 1932.
- Simon (Th.). — Les bénéfices du mouvement pour l’orientation. La lacune principale. Quelques résultats positifs et méthode pour l’ajustement rïe^ métiers et des aptitudes, n° 1, p. 46, t. I, 1929.
- Si'EAitMAN (C.). — Les aptitudes de l’homme. Leur nature et leur mesure, no» i-2, p. 60, I. IX, 1937.
- Stanton (Ilazel Martha). — Measurement of musical talent, nos 9-10, p. 215, t. Vil, 1935.
- Strickler (Fred). — The training and expérience of 480 industrial Arts Teachers, n° 6, p. 176, t. 1, 1929.
- Suarês '(Mme). — V. à Ombredanc.
- 1 nouYENEi.. — Remarques sur l’exploration fonctionnelle du cœur et des poumons chez les écoliers, n° 10, p. 276, I. 1, 1929.
- I hurstone (L. L.). — Primary mental abilities, n0R 5-6, p. 115, t. X, 1938. Toulouse (E.). — V. à Laugier.
- \ erresio (Emilie). — La Ensenanza especial en el Uruguay, nos 5-6, p 98, I. Vil, 1935.
- \ eys (Sœur Marie des Filles de la Croix. M.) — Le caractère chez l’adolescent, déb le mentale, nos 3-4, p. 71, t. \ 111, 1936.
- \ iteles (M. S.). — V. à Keller.
- V ogel (Léon). — L’intervention médicale dans l’orientation professionnelle des adolescents, n° 8, {). 231, t. VI, 1934.
- \Y vgner (E.). •— Berufsumwelt und geistige Leistung bei Jugendlichen, n° 6, P- 170, l. V, 1933.
- \\ alloin (IL). — Principes de psychologie appliquée, n° 9, p. 247, t. Il, 1930.
- La vie mentale, nos 7-8, p. 163, t. X, 1938.
- W u.ther (Léon). — Orientation professionnelle et carrières libérales,
- nos 5-G p 103 t VII| 193fi
- Weinberg (Mlle D.). — V. à Laugier.
- Welsenburg (Th.), Roi:,(Anne), Mc Bride (Kath. E.). — Adult intelligence, n° 8, p. 171, t. VIII, 1936.
- Wellens (L.). — L’éducation des enfants anormaux en Belgique. (Documents de l’Association médico-pédagogique liégeoise), nos 5-6, p 97, t. Vif, 1935.
- p.1x27 - vue 32/370
-
-
-
- p.n.n. - vue 33/370
-
-
-
- p.n.n. - vue 34/370
-
-
-
- BULLETIN DE L’INSTITUT NATIONAL D’ÉTUDE DU TRAVAIL ET D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Rédacteur en Chef : Mme Henri PIÉRON Secrétaire de la Rédaction : MH® Irène LEZINE
- Les Abonnements partent du 1er Janvier
- ABONNEMENT :
- Pour la France..... 25 fr. Pour l’Etranger. . . . .. 40 fr.
- Prix du numéro : 5 fr.
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèque Postal de l’Institut
- Paris C/C 1444-79
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur abonnement
- On peut se procurer, pour la France, les dix premières années, au prix de 250 francs et, chaque année, au prix de 30 francs (port non compris)
- p.n.n. - vue 35/370
-
-
-
- JANVIER-FEVRIER 1939
- N° 1-2
- 11e ANNEE
- BULLETN
- L1NSTITUT NATIONAL
- détude du travail
- dORIENTATION
- PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- AU SI
- E DE L’INSTITUT
- Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- TOUi DROITS RÉSERVÉS
- p.n.n. - vue 36/370
-
-
-
- COMITÉ DË DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- H. Laugier, professeur à la Sorbonne, chef du Service central de la recherche scientifique.
- H. Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’Institut de Psycho logie de l’Université de Paris, président de la Section des sciences naturelles de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président d’honneur : M. Labbé, directeur général honoraire de l’Enseignemen; technique.
- Président : M. Luc, directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-Présidents : MM. Barrier, inspecteur général de l’Education Nationale ; Lasalle, secrétaire de la Chambre de Commerce de Paris ; Masbou, directeur de l’Enseignement primaire de la Seine ; Sellier, sénateur, ancien ministre.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION
- Outre le Bureau :
- MM. Bonnardel, chef des travaux au Conservatoire national des Arts et Métiers , Châtelet, directeur de l’Enseignement du second degré ; Contenot, président de la 4° Commission du Conseil municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dautry, ancien directeur des Chemins de fer de l’Etat ; Dubreuil, membre du Bureau international du Travail ; Lahy, directeur de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, de l’Institut, professeur au Collège de France, président de la Société française de Pédagogie ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur à la Sorbonne ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’Anthropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Pouillot, inspecteur divisionnaire du travail et de la main-d’œuvre ; Ragey, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Roger, inspecteur général honoraire de l’Instruction publique ; Tanon, de l’Académie de Médecine, professeur d’hygiène à la Faculté de Médecine ; Toulouse, ancien médecin-directeur de l’Hôpital Ilenri-Rousselle, directeur honoraire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Wallon, professeur au Collège de France, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes Etudes.
- Le Secrétariat et l’Office de documentation sont ouverts tous les jours ouvrables de l’année scolaire (sauf le samedi), de 15 heures à 18 heures. La Bibliothèque est ouverte les mêmes jours, samedi compris, de 14 heures à 18 heures.
- Pour les consultations d’O. P., adresser une demande de rendez-vous au chef du Centre d’O. P.
- Adresser la correspondance, impersonnellement, à M. le Directeur de l’Institut national d’organisation du travail et d’orientation professionnelle.
- p.n.n. - vue 37/370
-
-
-
- 11e Année
- Bulletin de l’Institut Nationa D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- N» 1-2
- Janvier-Févr
- OEL’fB
- ®fnéral* ^ TtchnW1
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- APRÈS DIX ANS
- Notre système de numération commande le rythme de certaines de nos manifestations rituelles. Quand, après quelque événement, le cycle de l’année s’est répété autant de fois que nous comptons de doigts aux mains, c’est un anniversaire ([lie nous sommes enclins- à célébrer, miniature du centenaire, cette décennale des décennales.
- Au moment où le Bulletin de notre Institut entre dans sa onzième année, au cours de la onzième année scolaire de notre Ecole d’orienteurs, il est normal de s’arrêter un instant pour jeter un regard en arrière et projeter sur le passé qui s’efface des souvenirs encore vivaces.
- *
- * *
- 1029 — Dans les vieux bâtiments du Musée Pédagogique, où l’on avait accordé l'hospitalité à notre nouvel organisme, une pelite salle, dans l’ancien appartement du directeur du Musée, abrite notre secrétariat et l’embryon de notre bibliothèque ; une salle plus grande, à côté de plâtres poussiéreux, modèles- à dessin plutôt rébarbatifs, a été aménagée pour les cours, mais les planchers menacent de s’effondrer et, tout à côté, la pluie s’insinue à travers une verrière mal jointe.
- Les élèves en tout cas, affluent déjà et au nombre de 41 inscrits — alors que nous avions limité ce nombre à 40 — suivent assidûment l’ensemble complexe des enseignements nouveaux, cependant que, dans les Laboratoires, de la Sorbonne et du Conservatoire national des Arts et Métiers, les services
- p.1 - vue 38/370
-
-
-
- 2 —
- de recherches et les salles de travaux pratiques de psychotechnique et de physiologie trouvent un abri complaisant.
- . *
- * *
- 1932 — Le Musée Pédagogique doit s’installer dans les nouveaux locaux qui lui ont été aménagés rue d’Ulm et où, au dernier moment, on refuse de continuer à hospitaliser l’Institut. Le 7 Octobre, invitation à vider les lieux, sans aucun toit pour nous abriter, au moment où allait s’ouvrir notre quinzaine provinciale. Le vieil immeuble de la rue Gay-Lussac, avec son terrain, si proche de l’Ecole Normale, a été concédé par l’Enseignement Primaire, dont dépend le Musée pédagogique, à l’Enseignement Supérieur, qui veut bien renoncer à celte concession en faveur de l’Institut, dépendant de l’Enseignement Technique. Une note ministérielle avise le Directeur du Musée Pédagogique, le 18 Octobre, qu’il doit mettre les locaux qu’il abandonne à la disposition du Directeur de l’Institut, et, quand le déménagement du Musée est effectué, le 21 Novembre, remise est faite du bâtiment évacué. Le 21 Décembre, la situation est régularisée par un arrêté, qui concède les bâtiments et le terrain au Conservatoire National des Arts et Métiers — réserve faite d’une parcelle déjà cédée au Ministère des Travaux publics pour le service du nivellement général de la France — avec affectation à l’Institut.
- Nous prenons possession de ces locaux, étendus autant qu’inconfortables, et nous pouvons y installer une consultation librement ouverte d’O. P., pendant que le laboratoire de Physiologie du travail du Conservatoire y organise une annexe et que, momentanément, y prend place aussi un service de vérification des thermomètres. Quelques travaux urgents rendent le bâtiment encore habitable.
- *
- * *
- 1935 — Sur le plan des grands travaux, au titre du Conservatoire, est prévu un crédit pour la construction, sur le terrain de la rue Gay-Lussac, d’un grand Institut pour l’étude du travail, dans lequel s’intégrera notre Institut donné officiellement un jour d’été au vieux bâtiment qui doit
- p.2 - vue 39/370
-
-
-
- — 3 —
- être démoli. On aménage au Conservatoire un nouveau laboratoire, non encore installé, pour abriter provisoirement l’Institut, et le 21 Novembre, le déménagement est fait, avec promesse qu’en Octobre 1936 l’installation nouvelle sera réalisée.
- *
- * *
- 1939 — Après un retard de plus de deux ans, voici le nouvel Institut achevé. La démolition u’avait réellement commencé, en effet, qu’en Mai 1936 et la nouvelle construction avait dû être interrompue, car le plan primitif, qui ne comprenait que deux étages, ne permettait pas, sur un terrain rétréci par la servitude qu’impose le projet de percement d’une rue nouvelle, dans le prolongement de la rue de l’Abbé-de-l’Epée, de satisfaire aux besoins des services prévus ; mais l'on avait pu reprendre les plans en mai 1937 et prévoir les cinq étages nécessaires.
- Dès Octobre 1938, l’ameublement et l’équipement scientifique se poursuivent dans des salles encore en chantier. Le 17 Janvier, acceptation officielle du bâtiment. Le 30, déménagement des services de l’Institut, qui s’installent, tant bien que mal, au milieu d’ouvriers encore au travail.
- Enfin, le 2 Février, dans l’élégante salle qui lui est réservée, le Conseil d'Administration se réunit pour la première fois chez lui et précise l’organisation définitive de Y Institut National d'Etude du Travail et d’Orientation Prolessionnelle.
- De belles perspectives d’avenir s’ouvrent maintenant devant cet organisme, qui a de grandes tâches à remplir.
- Nous n’avons, en évoquant ces souvenirs, cité aucun nom : ils seraient trop ceux qu’il faudrait rappeler et qui ont contribué, à des litres divers, à cette édification progressive, malgré les difficultés rencontrées, bons ouvriers qui vivront dans leur œuvre comme la grande masse anonyme des bâtisseurs de cathédrales.
- Déjà, avec une pépinière d’anciens élèves, une riche clocu-cumentation, une importante bibliothèque, une large mise au point de techniques, une collection de bulletins qu’on s’accorde à considérer comme un précieux instrument de travail, on peut être fier de ce qui a été réalisé, mais ce n’est rien vis-à-vis de ce qui doit être fait demain et après-demain...
- Au travail !
- p.3 - vue 40/370
-
-
-
- -- /j _
- TECHNIQUES SIMPLIFIÉES DE LABORATOIRE
- L’emploi du Chromatophanomètre comme Ânomaloscope
- (Détermination de l’équation de Rayleigh) par H. PIÉRON
- La vision des couleurs joue un rôle important dans un grand nombre d’activités professionnelles. Aussi y-a-t-il lieu de dépister les daltoniens ; c’est évidemment la première tâche qui s’impose et l’on réalise assez facilement ce dépistage au moyen des tables isochromatiques, dont les meilleures sont celles d’Ishiliara, ou du test de Polack.
- La détermination de la finesse du sens chromatique, dans la différenciation des nuances et des saturations, au moyen de la méthode simple du chromatophanomètre (1), exige naturellement plus de temps mais permet un classement utile fournissant pour l’orientation des données positives, et non plus seulement des contre-indications.
- Mais il reste des anomalies particulières de la vision des couleurs-, tenant à une faiblesse plus ou moins marquée dans la vision du rouge ou dans celle du vert, et qui sont, appelées « protanomalies » dans le premier cas, « deutéranomalies » dans le second, termes en accord avec le schéma de la théorie tricbromatique qui attribue à des systèmes- indépendants de réception la vision des couleurs fondamentales, rouge, vert et bleu. Or ces anomalies, qui changent l’aspect de certaines surfaces colorées, et entraînent des désaccords notables dans l’appréciation des jaunes, ce qui présente, pour toute une série de métiers, des inconvénients sérieux, ne sont pas dépistées par les méthodes précédemment envisagées.
- Le procédé classique, pour ce dépistage, consiste à établir ce (pie l’on appelle l'équation de Rayleigh, car c’est, le célèbre physicien lord Rayleigh qui mit au point la méthode : celle-ci consiste en la détermination des quantités relatives
- (1) Cf. II. Piéron. Le chromatophanomètre pour l’examen de la sensibi lité aux teintes et aux couleurs. Bulletin de l'I.N.O.P., 3e année, 7, 1931, p. 173-184.
- p.4 - vue 41/370
-
-
-
- O
- d’une lumière rouge et d’une lumière verte définies dont le mélange fournit une lumière perçue de meme nuance qu’une lumière jaune monochromatique de longueur d’onde déterminée.
- L’anomaloscope de Nagel permet une telle détermination ; mais c’est un appareil excessivement coûteux et qui pourrait difficilement devenir d’un usage courant. Il en existe un modèle au Palais de la Découverte, dans le stand formant banc d’essai de la machine humaine, de Laugier et Bonnardel.
- Pour faciliter des déterminations courantes, le Dr Polack a proposé de se contenter d’un mélange de. papiers colorés en faisant égaliser à un jaune des proportions graduées d’un secteur rouge et d’un secteur vert complémentaires sur un disque tournant à grande vitesse, et assurant la fusiôn du rouge et du vert (1).
- Mais, pratiquement, à moins de réaliser le changement des proportions relatives des secteurs au cours de la marche du disque, ce qui est rendu possible dans un appareil que j’ai fait construire il y a quelques années, mais qui rend le dispositif, naturellement, beaucoup plus coûteux (2), la détermination est longue et peu sûre. Il faut chaque fois arrêter le disque, faire la modification de l’étendue respective des secteurs complémentaires, remettre en marche, pour donner le jugement « un peu trop rouge » ou « un peu trop vert ». Or, on a facilement tendance, pour économiser le temps, à se déclarer satisfait, même lorsque le jaune réalisé n’est pas parfait.
- Un autre réglage d’égalisation est d’ailleurs nécessaire, car ie jaune obtenu par fusion du rouge et du vert est moins saturé que le jaune de. comparaison ; il faut alors mélanger a celui-ci du gris et le présenter aussi sous forme de secteurs complémentaires d’un disque tournant ; mais, nouvelle difficulté, la clarté du jaune obtenu par fusion de rouge et de vert change suivant que l’on donne dans le mélange la pré-
- (1) A. Polack. Le disque tournant et les couleurs pigmentaires. Remie d’Optique, 17° année, 1938, p. 939-243.
- (2) II. PiÉnoN. Technique de Laboratoire et Appareils (I. Rotateur de disques...). Année Psychologique, T. 29, p. 234.
- i
- p.5 - vue 42/370
-
-
-
- — 6 —
- dominance au rouge ou au vert, or la clarté propre du papier rouge (ou « albcdo ») est moindre que celle du vert, et dès lors les sujets qui exigent plus de rouge voient un jaune plus sombre, et réciproquement. Il faut alors varier le gris mélangé au jaune de comparaison, ce qui se réalise par un mélange en proportions variables d’un secteur blanc et d’un secteur noir. Mais alors les manipulations se compliquent beaucoup, les tâtonnements se prolongent, et la certitude de détermination diminue.
- Aussi ai-je mis au point une méthode plus pratique pour l’établissement de l’équation de Rayleigh au moyen du chro-matophanomètre en réalisant un mélange de rouge et de vert par variation progressive des étendues relatives de deux surfaces de papier, l’une rouge et l’autre verte (papiers de He-ring) fusionnant au cours de la rotation du cylindre. Avec une règle graduée, on peut désigner par un chiffre la zone où le jaune réalisé par fusion est jugé équivalent au jaune de comparaison placé à côté, sur le même cylindre.
- Fig. 1. —-Vue du cylindre formant anomatoscope. En R la partie rouge et en V la partie verte, dans la région gauche. Dans la région droite, en J la surface jaune, au-dessus de la partie comportant les zones noire et blanche.
- Et, pour le jaune de comparaison, sa saturation est diminuée dans des proportions convenables par fusion avec une
- p.6 - vue 43/370
-
-
-
- — 7 —
- certaine étendue de gris, de clarté variant entre deux limites, ce qui est obtenu par une variation continue des- étendues respectives d’une surface blanche et d’une surface noire engendrant le gris au cours de la rotation.
- Voici les données numériques relatives à la constitution des surfaces recouvrant le cylindre, et qui permettent de préparer le test.
- O O O * Roug-e Jaune
- Vert Noir
- \ Jaune/
- Vert Nocr
- Rouge Jaune,
- Vert Noir ——' iJa/tc,
- Rouge Jaune,
- Vert Nocr ' ~BÎarLC
- 2. — Schéma de la feuille à établir pour envelopper le cylindre (au quart de la dimension réelle). La partie hachurée inférieure représente le segment recouvert avec la place des quatre goupilles de raccord.
- Rappelons que le cylindre est mis en marche avec un mécanisme de meule, facile à se procurer, en sorte que, dans
- p.7 - vue 44/370
-
-
-
- — 8 —
- tous les ateliers d ecoles professionnelles, il soit possible d’assurer la construction correcte de l’appareil.
- Les papiers de Hering viennent d’Allemagne, Maison Zimmermann, car aucune maison française n’assure encore la fabrication de papiers colorés étalonnés.
- On trouvera, dans les figures ci-dessus, le schéma de la bande de papier recouvrant le cylindre, et la vue du cylindre monté. Un mécanisme de meule permet d’imprimer 12 à 15 tours de cylindre par tour de manivelle ; en donnant 2 tours de manivelle par seconde, on peut arriver à* assurer 24 à 30 tours de cylindre, et celui-ci comportant quatre bandes semblables, on peut aller ainsi à un nombre de passages par seconde des bandes élémentaires de 96 à 120, ce qui dépasse nettement la fréquence critique nécessaire. Normalement, dans des conditions d’éclairage convenables, on a une fusion complète déjà avec un tour de manivelle par seconde.
- Le cylindre utilisé ayant un développement de 44,8 cm., la bande de bristol sera de 46 cm., afin de permettre le recouvrement et la fixation (au moyen de 4 goupilles d’écran). La longueur découverte sera divisée en quatre bandes égales de 11,2 cm. et de composition identique.
- Sur chaque bande les deux tiers de la longueur (34 cm.) — soit 22,7 cm. — seront occupés par les surfaces complémentaires rouge et verte, dans la partie gauche, et le dernier tiers à droite.(ll,3 cm.) par la surface jaune et les surfaces blanche et noire.
- Sur les 11,2 cm., à l’extrémité gauche, la partie verte occupera un tiers et s’agrandira régulièrement jusqu’à occuper les deux tiers (allant de 3,7 à 7,5 cm.), pendant que la partie rouge, occupant à gauche les deux tiers, décroîtra régulièrement jusqu’à ne plus occuper qu’un tiers, passant de 7,5 à 3,7 cm.).
- Dans le tiers de droite des bandes, la surface jaune, pour avoir la saturation convenable, occupera, sur toute la longueur, une hauteur de 5 cm. La partie restante, de 6,2 cm., sera occupée par des surfaces complémentaires blanche et noire, le blanc augmentant régulièrement de gauche à droite (passant de 1,2 à 2,7 cm.) pendant que le noir décroîtra (passant de 5 à 3,5 cm.).
- p.8 - vue 45/370
-
-
-
- — 9 —
- Voici les valeurs relatives en % du vert, centimètre par centimètre, de la gauche à la droite (le rouge étant d’un p o u rcent a ge co mplèmenta i r e).
- VERT
- 0 33
- 1 34.5
- 2 36
- 3 37,5
- 4 39
- 5 40,5
- 6 42
- 7 43,5
- 8 45
- 9 46,5
- 10 48
- 49.5 51
- 52.5 54
- 55.5 57
- 58.5 60 01,5 63
- 64.5 66
- L’albedo (clarté propre) du papier rouge étant d’environ 0,3 et celle diu papier vert de 0,5, on a un albedo moyen qui passe de 0,36 (à gauche) à 0,43 à droite (1). Le jaune de comparaison (à pureté de 0,45 environ) avec un albedo de 0,58 pour le papier jaune, die 0,80 pour le papier blanc et de 0,03 pour le papier noir, a un albedo moyen qui, sur 11 cm. passe de 0,357 {h gauche) à 0,461 à droite, avec les valeurs suivantes, de centimètre en centimètre :
- 0 = 23 0,3577 6 = 29 0,4141
- 1 = 24 0,3671 7 = 30 0,4235
- 2 - 25 0,3765 8 = 31 0,4329
- 3 = 26 0,3859 9 = 32 0,4424
- 4 = 27 0,3953 10 = 33 0,4518
- 5 = 28 0,4047 11 = 34 0,4612
- Suivant que le jaune de fusion comprend plus de rouge ou de vert, la clarté correspondante variant, le jaune jugé semblable oscillera donc dans cette échelle, assez étendue pour que tous les mélanges que l’on rencontre trouvent un correspondant dans la largeur de la zone du jaune.
- Technique. — La lumière du jour est naturellement la plus satisfaisante pour les appréciations de couleur. Et, si
- (1) Ces albedos sonl exprimés en prenant l’albedo du blanc de baryte pour unité (l’albedo réel de ce blanc de baryte étant eslinié à 0,89).
- p.9 - vue 46/370
-
-
-
- 10 —
- l’on pouvait se mettre près d’une fenêtre située au nord, les jours clairs, on aurait de bonnes conditions d’examen, lies variations absolues de clarté n’ayant pas une influence considérable. Mais on ne peut compter toujours sur de telles conditions. Aussi est-il préférable d’utiliser un éclairage artificiel constant, avec une ampoule dite « lumière du jour » : on choisira une ampoule de 100 watts, placée à 1 mètre au-dessus diu cylindre.
- On demandera au sujet s’il voit dans -la partie gauche et dans la partie droite du cylindre des couleurs qui lui paraissent de même nuance, et de désigner à gauche le point ou la zone dont la nuance lui paraît la même que dans la partie droite. Chez un daltonien, toute la partie gauche paraîtra sensiblement équivalente, comme nuance, à la partie droite. Le point étant désigné, on lira le chiffre sur l’échelle millimétrée, ce qui donnera, d’après le tableau ci-dessus, la valeur du rapport entre rouge et vert fournissant la même sensation chromatique que le jaune de comparaison.
- On demandera alors, dans la partie jaune de droite, d’indiquer le point où la darlé est la même que celle du jaune de même nuance noté dans la partie gauche, et ceci donnera l’équivalence d ’ a 1 he do.
- Nous donnerons ultérieurement un étalonnage pour fixer les valeurs moyennes et les- indices de dispersion normaux pour l’équation de Rayleigh ainsi déterminée.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Les gauchers
- et le problème de l’ambidextrie éducative
- Une communication à l’Académie des .Sciences de MUo V. Ivo-varsky, « Faut-il rééduquer les gauchers ? » (G. R. Ac. des Sc. T. 207, 1938. p. 743-745) a attiré à nouveau l’attention sur la question des gauchers.
- L’inspectrice psychologue des écoles de Montpellier, en accord avec les recherches américaines de ces dernières années, signale le danger de contraindre les gauchers à l’emploi prédominant de la main droite. De fait, on sait qu une proportion très considérable
- p.10 - vue 47/370
-
-
-
- — Il —
- d’enfants bègues est constituée par des gauchers à qui la droitene pratique a été imposée.
- Il semble d’ailleurs que c’est nnncipalement l'obligation d’écrme avec la main droite qui a, chez les gauchers, des inconvénients notables au point de vue du langage.
- Les centres moteurs du cerveau sont croisés, et la main droite est gouvernée par le cerveau gauche. Or, chez les droitiers, c’est dans le cerveau gauche que se situe toute la sphère du langage (en sorte que l'hémiplégie droite, par hémorragie ou ramollissement cérébral, s’accompagne d’aphasie). Chez les gauchers, c’est dans le cerveau droit que se placent les centres verbaux. Forcer ;i exercer la tâche scripturale complexe avec les centres de 1 hémisphère opposé à celui où se trouvent les centres verbaux, rend certainement plus difficiles les mécanismes, d’autant plus que la main gauche, qui est le symétrique en miroir de la main droite, est, en outre, contrainte, de par nos conventions scripturales, à écrire de gauche à droite, tout comme la main droite, alors que son mouve-' ment naturel d’imitation la conduit à écrire de droite à gauche.
- Pour toutes les activités complexes, une coordination des mouvements est assurée, comme pour le langage écrit ou parlé, par des centres qu’on appelle « praxiques » et qui se logent aussi dans le môme hémisphère que les centres verbaux.
- Il est donc bien naturel que l’on ne doive pas violenter la nature ; c’est, un grand principe d’éducation. Mais il ne faudrait pas en conclure que l’on doive se contenter de F usage d’une seule main, à l’encontre des efforts d éducation ambidextre. Nos activités exigent le plus souvent l’emploi coordonné des deux mains ; on ne voit pas très bien pianiste ou dactylographe habile le tapoter qu’avec une main.
- Il y a division du travail et, tout droitier que je sois, je ne sms adroit, pour boutonner mes vêtements, qu’avec la main gauche. Autant il ne faut pas obliger les deux mains à devenir capables de faire exactement la même chose, autant il est important de ne pas laisser oublier une des mains dans les exercices manuels. La main prédominante prendra spontanément le rôle qui lui appartient, mais l'autre sera exercée à l’aider en coordination étroite.
- L’éducation ambidextre est parfaitement compatible avec le maintien de la droiterie ou de la gaucherie naturelles. A chaque main ses tâches, qu’elle s’exercera à remplir.
- II. PlÉRON.
- p.11 - vue 48/370
-
-
-
- — 12 —
- *
- * *
- L’Orientation scolaire en action et les tests
- Nous empruntons une série de passages fort instructifs à /abondante et intéressante étude publiée dans la revue Esprit (numéro de janvier ’GSt)), qui a ouvert une enquête sur l’orientation scolaire, par M. Roger Gai, professeur au Lycée de Sens, tirant, de son expérience, des réflexions que l’on méditera avec fruit.
- Conformément au même principe d’observation directe du travail personnel et libre, nous avons fait exécuter en classe, sous nos yeux, tout ce cpii pouvait l'être. De cette façon ont pu être mieux observés les qualités ou les défauts d’ordre et de méthode, le comportement devant les difficultés, le processus de l’invention, du travail, de l’acquisition et de l’effort, ou encore celui de la mémoire aux prises avec une leçon.
- En classe nous avons ouvert la porte toute grande au réel, au vivant, au concret ; comme aux moyens les plus capables de nous montrer les réactions et les capacités profondes de nos élèves...
- L’histoire a permis de mesurer aussi bien les tendances émotives (à propos de l’étude comparative des religions en ce qui concerne la mort, les cultes, etc...) que l’imagination par la représentation imagée de données abstraites (par exemple les douze travaux d’Hercule, les scènes bibliques, le bouclier d’Achille, les scènes de l’Odyssée). Elle a révélé encore le jugement et le sens artistique...
- Le sens moral a été décelé par les réactions devant les actes d'héroïsme antique ; l'observation l’a été par l’analyse de documents iconographiques, la maturité d'esprit par la compréhension des institutions, par exemple de Sparte et d’Athènes, et toujours avec le contrôle d’exercices similaires en français...
- On en dirait autant de la géographie, excellente pour déceler les facultés d’observation, les goûts et réactions devant les images du travail humain et accompagnée de questions de ce genre : Aimeriez-vous mieux être artisan ou commerçant, ou ouvrier d’usine ?
- Je n’ai pas besoin de dire la valeur détectrice des enseignements qui mettent en jeu des aptitudes dé jri fort spéciales, comme les langues vivantes ou le latin. Je remarquerai seulement que la précision de leur apport a pour contre-partie une certaine étroitesse’ de l'investigation, surtout au début des études...
- Le français surtout s’est montré la matière la plus féconde, à condition qu’il soit pratiqué en liaison étroite avec les autres matières qui lui donnent sa base de réalité et pourvu qu’il soit
- p.12 - vue 49/370
-
-
-
- — 13
- traité comme line matière vaste et mouvante aux intérêts multiples, aux'sollicitations variées...
- On peut penser ce qu’on voudra des tests ; il faut reconnaître à l’usage, qu’ils mettent à l’épreuve les impressions dont on se contenterait trop vite et qu’ils posent plus précisément quantités de questions sur les aptitudes. Je confesserai que nous les avons employés, en cette première année, fort librement, et que nous avons baptisé de ce nom tout exercice orienté à la découverte et à l’estimation précise d’une aptitude ; ils seraient mieux nommés sans doute « épreuves d’aptitudes »...
- Les tests eux-mêmes nous ont paru insister plus sur la donnée brute du résultat que sur le comportement de l’esprit aux prises avec la difficulté ; le « comment » de l’échec ou du succès est souvent plus révélateur et conduit parfois à renverser les appréciations ; les aptitudes qu’ils veulent mesurer ne sont pas toujours aussi pures qu il serait nécessaire ; elles se recouvrent les unes les autres et montrent que le vocabulaire sensualiste et associationiste a abusé des distinctions en types visuels, auditifs, moteurs... Surtout l’étalonnage des tests ne répond qu’à la première partie du travail de l’orienteur : la discrimination des inaptes ; il ne nous renseigne pas sur la signification des aptitudes et de leur degré de développement ; il est muet sur les convergences qui devraient dessiner une direction générale vers l’un, des types d’enseignement entre lesquels il faut choisir...
- Quelle que soit leur insuffisance, il n’en reste pas moins que le principe d’investigation dirigée et mesurée qui est celui des tests, est à retenir pour une étude un peu précise des aptitudes. Elargis multipliés, ordonnés non plus à la recherche unique d’un niveau général, mais à l’exploration de chaque type d’aptitudes, ils apportent la précision aux observations et posent au moins des problèmes à 1 intuition.
- C’est ainsi que nous avons pratiqué, pour l’étude de la mémoire, tous les tests de répétition de phrases, de séries de chiffres, de mots ou d’images qu’on trouve dans la série de Terman. jusqu’aux tests d’adultes, puisqu’il s’agissait de la notation horizontale, si je puis dire, de cette aptitude. Nous avons tenté des exercices de reproduction de phrases concrètes et abstraites qui ont marqué des différences de résultats notables. Nous y avons ajouté des tests de mémoire visuelle, comme celui du Code secret, qui consiste à reproduire des mots avec des lettres représentées par les ligures d’un diagramme. Nous avons saisi sur le vif des mémoires absolument incapables de se rappeler quoi (pie ce soit une lois la ligure effacée ; d’autres au contraire se représentaient aisément
- p.13 - vue 50/370
-
-
-
- — 14 —
- les images voulues ; d’autres ne retrouvaient qu’en reconstituant de mémoire tout le diagramme, en le dessinant du doigt.
- Les épreuves de compréhension, elles se confondent exactement avec renseignement courant. Que ce soit celle qui consiste à faire décrire une image exposée cinq minutes, ou le test d’interprétation de fables dont d s’agit de condenser le sens en une ou deux formules, les tests des différences entre mots concrets ou abstraits, l’exercice (pii consiste à résumer la pensée d’un morceau, à interpréter un proverbe, à faire correspondre un récit à un proverbe, ou encore les tests de langage de MUe Descœudres mis à la portée de nos enfants, tous ces lests cadrent avec l’enseignement du français. Voici par exemple un test de description d’image pour lequel nous avions choisi le bas-relief de Rude : la Marseillaise, assez complexe et allégorique pour prêter à l’interprétation. Cinq minutes pour voir, trente pour décrire. Les résultats ont permis de juger à la fois les qualités de compréhension, d’observation et d’imagination. Nous avons même pu reconnaître des types : le type objectif de ceux qui s en tenaient uniquement aux données brutes de l’observation, puis le type subjectif qui y trouvait prétexte à une composition d’imagination, le type intelligent, cumulant les deux qualités ; enfin le type superficiel incapable d’observation liée et d’imagination à la fois. Et voici un problème du genre de ceux qui nous ont été maintes fois posés : un élève qui ne trouve à écrire que cinq lignes avec un contre-sens (« la femme appelle au secours »), alors qu’il fait des dessins d’observation remarquables et qu’il atteint la note bien en sciences d’observation. Nous avons cru voir l’explication de ce fait dans une imagination inexistante, une mémoire verbale nulle et une faiblesse extraordinaire en rédaction, une sorte d’impuissance verbale. Autre épreuve de compréhension : 1 interprétation par le dessin d’une lecture. (Ex. : le récit dramatique de Musset : le bac). On voit tout de suite l’étourneau qui n’a pas compris et qui place mal le barrage, le courant, l’arbre ; le lecteur précis qui note tous les détails jusqu’au champ de pommes de terre d’en face, cl l’imaginatif qui ajoute. Ne peut-on tirer d’utiles renseignements de ces données pour l’enseignement même de la composition française ?
- Je prendrai encore deux exemples pour montrer l’étendue possible du test en deux domaines où la mesure paraît difficile à introduire : l’imagination et le jugement moral. Il y a tous les problèmes d ingéniosité qui nous ont révélé des élèves que timidité ou maladresse d’expression nous avaient fait méconnaître. En français, nous avons tenté nombre d’exercices, entre autres celui-ci très révélateur : donner un dénouement à un récit. Il a décélé les
- p.14 - vue 51/370
-
-
-
- 15 —
- pauvres d’imagination, vite arrêtés après quelques notations sèches et cet autre qui en a fait un véritable roman-feuilleton qui dura plusieurs semaines. Quant au jugement moral, outre les tests proprement dits de Fernald, Pressey, Stern, etc.., mille questions à propos d'action réelles ou de textes, peuvent le mettre à l’éprèuve ; par exemple après le récit de A. Daudet (La Blouse), nous avons posé ces trois questions : Que pensez-vous de la conduite des camarades — du professeur envers le Petit Chose — du mensonge du Petit Chose à sa mère ?
- Il serait trop long d’indiquer tous les exercices possibles sur l’observation, l’esprit d’analyse, l’esprit critique, la méthode, l’invention, le sens esthétique, la précision, l’ordre, etc... Il né tient qu’à l’expérience de les multiplier et surtout de les interpréter. Et là, c’est l’intuition encore qui a le dernier mot. Il est bien certain que la donnée particulière et isolée d’une observation ne signifie rien sur 1 individu examiné. C’est M. Wallon qui le dit. Aussi bien ces épreuves d’aptitudes ne servent que corroborées par les résultats de renseignement normal, conjuguées avec la méthode courante d’intuition et confrontées avec l’ensemble des autres résultats. Prises ainsi, elles peuvent établir des concordances sûres, et au moins poser des problèmes intéressants qui permettent d’affiner ensuite le regard de l’intuition.
- Une mémoire nettement visuelle, ou une imagination d’allure concrète chez tel élève, c’est peu de chose ; mais quand il se trouve que cet élève révèle par ailleurs un esprit très précis et méthodique. une observation minutieuse, jointe à une certaine sécheresse de l’imagination et du style, à d’excellents résultats en sciences et a un goût marqué pour le positif et 1 actuel, comment ne pas conclure à une disposition aux études scientifiques ? Lorsque tehautre se montre indifférent aux choses vues, incapable de dire par le dessin si la cathédrale de la ville a deux tours ou une, relativement faible en sciences, curieux des choses du passé, liseur effréné, sensible à la beauté littéraire, doué déjà d’une forte capacité d’abstraction et d’une certaine richesse de style, combien le test de sa cathédrale informe prend un sens éclatant ? Nous lui avons conseillé fortement le classique. Roger Gal.
- *
- * *
- L’apprentissage à la recherche scientifique devant la C. T. I.
- A la Section de l’Enseignement de la Confédération des travailleurs inte-i lecluels, M. Bourcart a présenté un rapport dont nous reproduisons le résumé suivant, publié par le Céléisle de février 1939.
- boute l’œuvre^ entreprise jusqu’ici depuis la création du
- p.15 - vue 52/370
-
-
-
- — 16 —
- Sous-Secrétariat, à la recherche scientifique a eu pour but : 1° d’équiper réellement des laboratoires .existants ; 2° de coordonner leur action et leurs moyens de travail ; 3° de créer des centres de recherches nouveaux ; 4° de faciliter la publication des résultats des recherches ; 5° d’aider matériellement les chercheurs par des bourses, subventions, missions. Le cadre initial : Caisse des Sciences, devenu Caisse Nationale de la Recherche Scientifique, s’est considérablement élargi par la création du Comité de la France d’Outrc-Mer qui doit diriger et coordonner la recherche scientifique et surtout dresser F inventaire des ressources utilisables aux colonies, et surtout du Centre national de la recherche scientifique appliquée, créé par décret-loi.
- De grands cadres (pic Ion peut actuellement encore remplir par des travailleurs, mais demain ?
- Il n’est pas question de mettre en doute la valeur de l’enseignement secondaire au point de vue indispensable à la recherche, de la culture générale. Une altitude aussi optimiste est plus difficile eu égard à la licence actuelle, à certificats dont le niveau sera certainement amélioré par la réforme appliquée sur l’initiative de la C.T.I. de l’année propédeutique (S.P.C.N., mathématiques générales ou M.P.G. obligatoires). Mais ni l’enseignement secondaire, ni renseignement supérieur, ne préparent le jeune homme à la recherche. L’habileté manuelle, l’entraînement sensoriel, le sens du concret, le goût de la précision, la sincérité et la conscience dans les mesures ne peuvent s’acquérir que par des stages, fût-ce comme aide technique dans des laboratoires de recherches et aussi par des méthodes d enseignement, qui sont beaucoup plus près de celles de l’apprentissage manuel que de celles de l’enseignement abstrait —- par la chaire ou par le livre — qui est le nôtre.
- Il semble que pour obtenir des travailleurs de choix, il faille, d’autre part, les sélectionner et les recruter, puis leur faire subir un apprentissage très jeune.
- Une première préparation efficace serait donnée dans le cadre de l’Enseignement secondaire, dans cette section concrète dont la section, à la suite du lumineux rapport de Mlle Fauié, avait demandé la création.
- Mais ensuite, l’entraînement peut commencer soit au cours de l’année propédeutique dans les Facultés, soit dans la classe supérieure des lycées préparatoires à Normale, sciences physiques et naturelles, et doit consister en un enseignement du dessin et peut-être même un enseignement manuel spécial.
- Un organisme particulier, jeune et vivant, doit pratiquer le dépistage, le sélectionnement des jeunes chercheurs^ les orienter
- p.16 - vue 53/370
-
-
-
- 5j> «oér»'* *eot T*cVv«v
- — 17 —
- ensuite vers des stages d’application divers. A divers ni la carrière de chercheur, de pareils stages doivent être Le problème est très coniplexc. mais il est urgent et c’est quoi il est fait appel à toutes les bonnes volontés de la section, afin que bien de nos membres aient, non pas un sens pédagogique, mais une-compréhension de l’homme que nous perdons peut-être dans les Laboratoires.
- L’examen médical en O. P. d’après les médecins lyonnais
- Paris Médical a pulié le 19 novembre 1938 des cc Réflexions médicales sur l’O. P. » émanant du Dr Pierre Mazel, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Lyon, ancien collaborateur de M. Perret et du Dr Henri Naussac, médecin de l’Office d’O. P. de Lyon. Nous publions ci-dessous 'es plus importants passages de ces intéressantes réflexions.
- L examen médical proprement dit ne comporte pas l’emploi d’une technique spéciale. Nous avons renoncé à utiliser les méthodes anthropométriques trop précises, tous les indices de vigueur ou de robusticité, même ceux qui sont encore admis, tel l’indice de Pignet, car l’àge du sujet que l’on étudie, Age où l’organisme est en pleine transformation, ne se prête pas à ces mesures qui jugent avant tout, et non pas en toute certitude, la valeur d’un organisme fixé dans son évolution. Nous nous contentons de rechercher la taille, le poids et le périmètre thoracique
- L’examen sera simple, précis et complet. Il sera simple comme un examen clinique banal, ne tiendra compte que des gros signes, rejettera les nuances, sauf lorsque plusieurs de celles-ci réunies forment une présomption (par exemple pour les états endocriniens).
- Il sera précis, car de cet examen il faudra conclure et surtout permettre à l’orienteur (qui n’est pas médecin) de tirer parti de cette conclusion.
- Il sera complet, même si l'enfant a déjà choisi une profession car, s’il vient à changer d’idées, il faut qu’on puisse trouver dans la note médicale une réponse aux nouvelles questions qui se posent. Sans doute, certaines particularités peuvent échapper sans inconvénient, mais il importe de ne pas laisser passer tel état épileptique, telle cardiopathie dont la révélation ultérieure serait catastrophique pour I orienté et humiliante pour l’orienteur.
- Il faut en somme, à notre avis, laisser de côté tous les tests physiologique trop poussés, toutes les méthodes d’exploration incertaines et complexes ; l’expérience montre que, pour bien taire, en matière d’orientation professionnelle plus encore qu’ail-leurs, il faut faire des choses simples...
- p.17 - vue 54/370
-
-
-
- - 18 —
- Le premier temps de l’examen consiste à prendre une vue d’ensemble du sujet, à noter son apparence (pour son Age) ; l’état de son développement (satisfaisant, retardé...) ; son typé physique (musclé, obèse, maigre, chétif, asthénique...); scs difformités (scoliose, mauvaise statique...) ; l’état de ses membres (boiterie, ankylosé articulaire, pied plat, pied bot, amputation, dishydrose des mains, cicatrices opératoires, etc...). On relèvera de même ses dystrophies d’ensemble (nanisme, syndrome adiposo-génital, séquelles de rachitisme, etc,...).
- L’importance de ces résultats ne se discute même pas : l’orientation professionnelle est faite pour une grande part de ces données évidentes. Ce sont elles qui permettront d’interdire cerlaines professions particulièrement pénibles (métallurgiste, chaudronnier, serrurier, boulanger...) à tous les sujets qui ne sont pas taillés en force.
- L’examen portera ensuite sur les organes des sens.
- Si l’examen de l’ouïe par l’épreuve de la montre est facile, il n’en est pas de même de l’examen de la vue. On doit analyser avec soin les différentes fonctions de l’œil : on étudiera chaque œil séparément au moyen d’une échelle d’acuité visuelle et, si l'enfant, porte des verres, sans eux, et avec eux. On ne tiendra évidement pas compte d’une légère myopie qui favorise plutôt certains métiers de finesse : comme l’horlogerie, mais on signalera lés myopies de 0,5 ou 0,4 de même que les fortes asymétries oculaires (par exemple 01) = 1, OG — 0,8).
- L’examen définira encore si le port de lunettes est indispensable car certaines professions ne peuvent s’exercer correctement qu’à l’œil nu ; c’est le cas des teinturiers, des cuisiniers qui travaillent toujours dans la buée de la vapeur d’eau.
- On notera encore l’étal du chromatisme ; cette étude est facilitée par le fait que l’enfant sait très bien s’il est daltonien ou non. Il suffit de l’interroger, et il se rappellera s'il a eu des mécomptes dans le choix de ses crayons de couleur. Mais pour les sujets qui se destinent à l’apprentissage de certaines professions, comme celles de peintre, coloriste, teinturier, nous faisons une exploration précise du sens chromatique sur divers tableaux en demandant de distinguer le vert et le rouge, le rose et le jaune, le bleu et le vert, les gris entre eux. Parfois on attachera la plus grande importance à l’examen de la cornée sur laquelle on trouvera les traces d’une kératite interstitielle ou phlycténulaire dont la valeur diagnostique sera grande...
- L’examen viscéral sera fait avec méthode. Il est grandement facilité par ce fait que le diagnostic des troubles purement fonctionnels ne se pose pratiquement pas chez l’enfant. D’autre part,
- p.18 - vue 55/370
-
-
-
- I!)
- chez lui, le diagnostic des lésions viscérales organiques est en général aisé.
- C’est ainsi qui les cardiopathies juvéniles sont faciles à dépister. Cependant, il faut se méfier, en orientation professionnelle plus encore qu’en médecine courante, des fausses cardiopathies de la puberté, des hypertrophies cardiaques et souffles parfois intenses qui, chez les adolescents, peuvent simuler une lésion organique. En dernière analyse, la radioscopie du cœur aidera au diagnostic. Cependant, il nous est arrivé, par prudence, dans certains cas particulièrement délicats à juger, où le doute persistait après tous les examens complémentaires, d’interdire un métier trop pénible.
- . De même que l’examen du cœur, celui de l’appareil respiratoire est en général facile. Ici encore on ne tiendra compte que des signes indiscutables. C’est ainsi qu’un adénoïdisme ne sera retenu cpie s’il a modifié l’habitus du sujet, provoqué ces bronchites descendantes si tenaces, ou bien réalisé une obstruction nasale (pie la négligence des parents ou l’indocilité de l’enfant n’ont pas permis de traiter. Cependant lorsqu’on souçonnera une atteinte tuberculeuse pulmonaire ou pleurale, on n’hésitera pas à avoir recours à la radioscopie. Pour notre part, nous utilisons ce procédé d’examen non seulement chez les sujets qui ont des signes auscultatoires,. mais encore chez tous les fils de tuberculeux probables ou certains, et même chez tous ceux ayant seulement un état général très insuffisant pour leur âge. Cette collaboration de la radioscopie à la clinique nous paraît être nécessaire pour une orientation professionnelle correcte.
- Enfin, les crises d’asthme seront dépistées ; elles pourront justifier l’interdiction des professions à poussières (celle de fourreur, par exemple).
- Ces autres appareils organiques doivent être explorés avec soin mais ne donnent que des indications peu importantes. Le tube digestif a une pathologie rudimentaire chez l’adolescent, l’Age des dyspepsies redoutables est passé, celui de l’ulcère, de la cirrhose, de la lithiase biliaire n’est pas encore venu. Tout au plus aura-t-on à noter çà et là un ictère ou bien une hypertrophie du foie.
- Plus importante est la palpation de la rate et des territoires ganglionnaires dont les anomalies peuvent éveiller l’idée d’une tuberculose ou d’une syphilis.
- C’examen du système nerveux est loin d’avoir, chez l’enfant, 1 importance qu’il a chez l’adulte ; des séquelles de poliomyélite, d’encéphalopathie infantile^ de traumatismes sont à peu près les seules anomalies que nous ayons rencontrées, l’épilepsie et les atteintes psychiques étant mises à part.
- p.19 - vue 56/370
-
-
-
- - 20 —
- Cependant l’examen de l’appareil digestif, du système ganglio-splénique, du système nerveux ne doit pas êter négligé, car c’est là qu’on trouvera parfois, à défaut d’une maladie évolutive, une cicatrice d’une atteinte antérieure qui sera révélatrice d’une tare importante.
- Dans les urines, on recherchera le sucre et l’albumine. Sans doute l’enfant diabétique est-il, en général, un grand malade qui connaît son étal et qui, en pratique, ne se présente pas à l’orientation. Les diabétiques infantiles qui ont pu faire leur croissance, grâce à un traitement insulinien pendant des années sans interruption. sont rares, et les pédiatres sont sceptiques sur des résultats lointains de leur traitement : ces sujets guettés par l’acidose ou la phtisie n’atteignent pas l’âge adulte. Cependant une analyse d’urines fortuite peut révéler un diabète au début et permettre de conseiller de façon pressante un traitement.
- La constatation d’une albuminurie ne doit pag motiver une conclusion trop rapide : chez l’adolescent, les albuminuries fonctionnelles sans lésion rénale prouvée sont d’une fréquence remarquable, surtout au moment de la puberté. Il est néanmoins prudent, lorsqu’on a constaté une albuminurie massive, de demander un échantillon d’urines émises le matin au lever, le sujet étant à jeun, et de répéter l’analyse sur cet échantillon.
- On le voit, tous ces examens cliniques so.nt simples, élémentaires et conduits avec précision, méthode et bon sens. Nous avons insisté à dessein sur la façon dont il faut apprécier leur résultat car, répétons-le encore, l’attitude de l’orienteur vis-à-vis d’un enfant doit être toute différente de celle du clinicien à la recherche d’une interprétation pathogénique et de celle du thérapeute. Les résultats obtenus doivent servir à formuler une conclusion pour l’orientation professionnelle de l’enfant : cette conclusion sera elle-même simple, claire, ne mettant en évidence que les contre-indications formelles (vue insuffisante, monoplégie, chétivité, cardiopathie, etc...) ou tout au moins distinguant les contre-indications relatives. Elle sera/formulée de manière à pouvoir définir d’une part le sujet lui-même, dans son ensemble, d’autre part son inaptitude à exercer la profession qu’il désire ou celle que l’orienteur propose...
- Telles sont le réflexions générales que nous a suggérées la pratique de l’orientation professionnelle. Il est intéressant d’en rapprocher quelques données statistiques.
- Le tableau ci-dessous expose, pour les 5.703 enfants examinés par l’un de nous à Lyon, au cours des années- 1935, 1936, 1937, le pourcentage des anomalies découvertes au cours de l’examen
- p.20 - vue 57/370
-
-
-
- — 21 —
- médical d’orientation professionnelle, qu’elles aient ou non modifié les intentions du jeune sujet ou celles de sa famille.
- Tableau I
- ANOMALIES PHYSIQUES POURCENTAGE DES ENFANTS
- Garçons (3378) Filles (2323)
- Vue insuffisante 18 20, 3
- Ouïe insuffisante • 4,7 4,3
- Débilité générale 18 15, 8
- Obésité marquée 3 3, 7
- Déformations rachidiennes 4 5
- Claudication 0, 3 0, 16
- Séquelles de fractures 0, 8 3, 1
- Pieds plats douloureux 0, 2 0, 16
- Hernies non opérées 0, 9 0, 2
- Maladies du système nerveux 0, 5 0,9
- Maladies de l’appareil respiratoire 13, 7 12
- Cardiopathies 3, 7 3, 3
- Adénoïdisme marqué 1,3 1, 3
- Caries dentaires importantes 8 7, 7
- Albuminurie massive 3, 7 3
- Glycosurie importante ... 0, 07 0, 13
- Hyperhydrose des mains 17 19
- Cette statistique ne s’applique ni aux 2.500 enfants examinés en 1038 à Lyon, ni aux 1.800 enfants examinés en 1935, 1936, 1937 et 1938, hors de Lyon, dans le département du Rhône.
- Dans un deuxième tableau, nous indiquerons le pourcentage des altérations physiques assez importantes pour motiver une contre-indication formelle à l’exercice de lia profession désirée (plusieurs contre-indications pouvant être relevées chez le même sujet).
- Tableau II
- DÉFICIENCE des organes des sens LÉSIONS viscérales DÉBILITÉ générale INFIRMITÉS diverses
- 134 soit 2, 3 % 402 soit 7, 04 % 635 soit 11, 1 % 60 soit 1, 05 %
- p.21 - vue 58/370
-
-
-
- ENFANTS s’orientant mal ECONOMIQUES INTELLECTUELLES ou Psychiques MÉDICALES
- pour des raisons :
- 2052 357 1817 1231
- soit 35, 9 % soit 6, 9 % soit 31,8% soit 21, 5 %
- Nous ne commenterons pas ces chiffres, car ils justifient à eux seuls l’effort entrepris. La part des contre-indications médicales est donc importante, surtout si l’on songe que lcsdites contre-indications sont formulées avec prudence el que, pour être retenues, elles doivent être formelles, absolues.
- Si maintenant, sortant un peu du cadre de cet article, nous envisageons les résultats généraux des conseils donnés par l’Orientation Professionnelle, nous obtenons la statistique suivante, toujours pour les 5.703 enfants dont nous avons fait étal dans les précédents tableaux.
- La précocité croissante de la puberté féminine dans le monde
- On a souvent étudié la variation géographique — envisagée comme liée au climat — de l’âge de la puberté féminine fixée avec assez de précision par l’apparition des premières menstrues.
- Or une cause d’erreur assez importante est relevée par C.-A. Mills, de l’Université de Cincinnati, dans Science (6 janvier 1939,
- - 22 •-
- Voici maintenant la place des contre-indications médicales et non médicales (plusieurs contre-indications pouvant ctre relevées chez le même sujet).
- Tableau III
- Tableau IV
- Dr Pierre Mazel et Dr Henri Naussac.
- ENFANTS examinés par l’Office ENFANTS détournés de leur choix ENFANTS n’ayant pas fait de choix ENFANTS ayant choisi une bonne orientation
- 5703 2052 soit 35, 9 % 424 soit 7, 4 % 3227 soit 56, 5 %
- p.22 - vue 59/370
-
-
-
- p 11) : les comparaisons portent souvent sur des déterminations faites à des époques très différentes, or, fait curieux, dans une même région la puberté se montre de plus en plus précoce, et dès lors il ne faudrait faire de comparaison que d’après les chiffres contemporains.
- Mills a relevé déjà dans Human Biology (T. 9, 1937, p. 43) des indications très probantes sur cette variation. En Allemagne, en 1795, l’âge moyen signalé des premières règles était de 16,G ans, à Munich en 1864, de 16,3 et en 1888 de 15,4, à Ciiessen en 1920. de 14,5.
- En Norvège l’âge moyen indiqué en 1868 était de 16,1 ans et de 14,5 en 1905.
- En faisant une enquête dans l’Etat de Cincinnati chez de nom breuses femmes de tous âges, et en leur demandant à quel âge s’était établie la première menstruation, Mills a constaté que cet âge était d’autant plus précoce que les femmes étaient plus jeunes.
- Voici les valeurs moyennes obtenues :
- Nombre de cas Année de la naissance Age moyen
- 1 1844 15
- 22 ' 1846-1855 14,77
- 48 1856-1865 14,67
- 62 1866-1875 14,76
- 97 1876-1885 14,75
- 118 1886-1895 14.29
- 125 1896-1905 14,09
- 78 1906-1915 13,77
- 24 après 1916 13,13
- C’est depuis 50 ans que la variation s’est fortement accentuée, line enquête aux Philippines a mis en évidence le même fait, l’âge moyen passant de 15,7 ans pour les femmes nées avant 1905 â 14,48 pour celles nées depuis 1915.
- Et si l’on compare les indications de Cook sur les femmes esquimaudes en 1893, fixant à 19 ou 20 ans l’âge de la puberté, et celles de Bertelsen en 1935 trouvant un âge de 15 ans et demi, on peut penser que la divergence tient à la même cause.
- Il est difficile en effet d’attribuer à une erreur des données concordantes d’origines aussi diverses.
- P.
- p.23 - vue 60/370
-
-
-
- — 24 —
- *
- * *
- Analyse factorielle du baccalauréat
- Relations entre les notes des différentes épreuves écrites et variance du total des notes de cet examen
- M. Laugier et Mlle Weinberg ont entrepris une analyse stalis-lique des notes de baccalauréat, en vue de rechercher dans quelle mesure s’y manifestent des solidarités entre les capacités mentales dont ces notes sont une expression approchée.
- Les notes considérées sont relatives à toutes les épreuves écrites des examens de baccalauréat lre partie, pour 500 candidats par série (session juillet 1936) ; en outre, les notes d’un groupe de 192 candidats bacheliers provenant d’établissements d’enseignement primaire supérieur et celles d’un groupe de 400 candidats en A’ d’une session antérieure (1930) ont, pu être utilisées.
- Les coefficients de corrélation entre les notes obtenues par les mêmes candidats aux différentes épreuves prises deux à deux ont été les suivants : (coefficients calculés d’après la formule de Bravais-Pearson, atténués suivant la formule de Spearman pour éliminer l’influence des variations liées à la personnalité du correcteur).
- Tableau I
- Epreuves
- Latin-Grec....................................... 0,694
- Mathématiques-Physique........................... 0,555
- Anglais-2e langue vivante........................ 0,437
- Français-2e langue vivante....................... 0,396
- Français-Latin................................... 0,395
- Français-Grec................................... 0,387
- Latin-Anglais.................................... 0,372
- Français-Anglais................................. 0,358
- 2° langue vivante-Physique....................... 0,350
- Latin-Mathématiques............................. 0,325
- Grec-Mathématiques............................... 0,320
- Français-Anglais................................ 0,320
- Français-Physique................................ 0,294
- Latin-Mathématiques.............................. 0,292
- Français-Mathématiques........................... 0,285
- Français-Latin................................. 0,281
- 2e langue vivante-Mathématiques.................. 0,254
- Anglais-Mathématiques............................ 0,251
- Anglais-Physique............................... 0,197
- p.24 - vue 61/370
-
-
-
- Il
- — 25 —
- Français-Mathématiques.......................... 0,163
- Français-Mathématiques.......................... 0,162
- Anglais-Mathématiques........................... 0,121
- L’analyse factorielle (méthodes de Spearman) a montré que, dans chaque série, les notes des différentes épreuves peuvent être décomposées en des facteurs isolables, définis numériquement et indépendants entre eux : 1° un facteur général commun à toutes les épreuves de la série ; 2° des facteurs spécifiques particuliers à chaque épreuve de la série (facteurs systématiques et erreurs de mesure) ; 3° en outre, il a fallu admettre l’existence d’un facteur de groupe commun aux mathématiques et à la physique, à l’exclusion des autres épreuves de la série.
- Les différentes épreuves d’une série sont inégalement saturées par le facteur général de la série ; les coefficients de saturation sont indiqués au tableau IL
- Tableau II
- Coefficients de saturation par le facteur général
- Français. • .
- Latin. . .......
- Grec. . . ........
- Anglais. . . .....
- Espagnol. . . ____
- Allemand. . . Mathématiques. • . Physique. . . ....
- B B
- secondaire prim. sup.
- A’ A’ 8r- gr. gr-
- A 1936 1930 espagn. a Item. espagn.
- 0,463 0,546 0,523 0,451 0,656 0,573
- 0,825 0,596 0,758 — — —
- 0,850 — — — — —
- — 0,596 0,539 0,577 0,514 0,578
- — — — 0,773 — 0,602
- — — — — , 0,883 —
- 0,299 0,493 0,536 0,199 0,329 0,281
- — — 0,608 0,348 0,534 0,291
- Fn partant de ces valeurs de saturation, on peut reconstituer, avec une approximation suffisante, l’ensemble des coefficients de corrélation observés (tableau I) (sauf bien entendu ceux qui font intervenir les mathématiques et la physique à la fois), les écarts cn|.re les valeurs observées et les valeurs calculées ne dépassant pas la marge des erreurs d’échantillonnage.
- Lorsque l’influence du facteur général est éliminée au moyen r a calcul des corrélations partielles, on constate, en accord avec es prévisions théoriques, que les corrélations entre les différentes épreuves d’une série deviennent pratiquement, milles, sauf pourtant ( couple mathématique-physique, où la corrélation résiduelle reste apportante : en A’ 1930 de 0,463 ; en B secondaire de 0,567 (groupe espagnol), et de 0,428 (groupe allemand) : en B primaire de 0,546. es résultats, ainsi que ceux indiqués au tableau II, permettent
- p.25 - vue 62/370
-
-
-
- de conclure que le fadeur général d’une série dégagé par cette analysé, représente un ensemble de conditions liées surtout aux matières littéraires et linguistiques et qui n’influencent que dans ui e. mesure relativement faible les succès des candidats dans les épreuves scientifiques.
- Les auteurs recherchèrent ensuite à analyser les facteurs qui dispersent les normes du total des notes d’écrit, c’est-à-dire des notes éliminatoires des différents candidats autour de la moyenne des candidats d’une série.
- En vue de cette analyse, l’ensemble des effets dispersifs est exprimé au mieux par la variance des notes individuelles autour de la moyenne des candidats.
- Au cours d’une recherche antérieure (1), appliquant les méthodes d’analyse factorielle de Spearman, ils avaient montré que les notés d’une épreuve pouvaient être décomposées en facteurs indépendants, dont l’un, le facteur général, était commun à toutes les épreuves de la série, les autres facteurs étant liés chacun soit à une seule épreuve, soit à quelques-unes, mais non pas à toutes ; certains pouvaient être dûs aux erreurs de mesure.
- Pour déterminer les parts respectives que ces divers facteurs représentaient dans la- variance du total des notes de l’examen écrit, la saturation de ce Mal par le facteur général de la série a d’abord été recherchée. Les coefficients de saturation obtenus sont indiqués au tableau I (coefficients bruts, non corrigés pour les erreurs de
- mesures). Tableau I
- H secondaire B prim. sup.
- a : A’ gr. esp. gr. allem. gr. esp.
- 0,826 0,737 0,578 0,763 0,641
- La part qui, dans la variance dotale, est imputable à la variance du facteur général est donc représentée par les valeurs indiquées
- au tableau IL Tableau II B secondaire B prim. sup.
- a A’ gr. esp. gr. allem. gr. esp.
- Pour 100. • • 68 54 33 58 41
- Les paris résiduelles se partagent entre facteurs spécifiques (dont les ùns sont inhérents chacun à une seule épreuve, d’autres com-
- * ’V
- (1) Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, 206, 1938, p. 1864'.
- p.26 - vue 63/370
-
-
-
- 27 —
- muns aux mathématiques et à la physique, op. cite), et les erreurs de mesure.
- Ils ont distingué les erreurs dues à la personnali: é du correcteur et celles liées à la personnalité de l’élève.
- Les recherches antérieures relatives aux corrélations entre les notes total émanant de jurys différents (et relatives aux mêmes cop:es), permettent d’estimer à 12,5 p. 100 la part de la variance totale imputable aux variations fortuites liées à la personnalité du correcteur.
- Sur les écarts liés à la personnalité de l’élève, on ne possède encore aucune donnée numérique précise. Cependant cés écarts ne doivent pas être inférieurs aux écarts liés à la personnalité du correcteur, les causes d’erreurs étant plus importantes et plus nombreuses pour le candidat qui subit l’examen que pour le professeur qui corrige les copies ; de sorte qu’en acceptant pour base le chiffre de 12,5 p'. 100, on reste très probablement au-dessous de la vraie valeur.
- Les résidus représentent la part du facteur commun seulement aux mathématiques et à la physique (facteur scientifique) ainsi que l’ensemble des facteurs spécifiques inhérents chacun à une seule épreuve à l’exclusion des autres. Ils sont indiqués au tableau III.
- Pour 100.
- TaBLLUj III
- A A’
- 7 21
- 13 B
- secondaire prim.sup.
- gr. esp. gr. aliène ; gr. ësp.
- 42
- 17
- 34
- Cés résultats (tableaux II et III) montrent que le facteur général de la série a plus d’importance dans les séries réputées difficiles ; il n’y laisse que peu de place à l’ensemble d’autres facteurs systématiques (facteurs spécifiques et facteur de groupe commun aux mathématiues et à la physique) ; ceux-ci acquièrent plus d’importance pour les groupes de candidats ayant opté pour les programmes réputés faciles (B espagnol) ou venus de l’enseignement primaire supérieur.
- Il résulte de l’analyse factorielle un schéma quantitatif relatif a la structure des aptitudes scolaires et à la constitution à ce point de vue des types pédagogiques. Ce schéma doit faire l’objet d’une Cude de psychophysiologie expérimentale avant d être utilisé pour des applications pratiqi
- lues.
- p.27 - vue 64/370
-
-
-
- — 28 —
- *
- * *
- L’attitude de l’élève quittant actuellement l’école primaire envers le choix d’un métier
- L’Institut psychologique de Würzburg a procédé à une enquête très approfondie sur l’attitude psychologique de l’élève sortant de l’école primaire envers le choix d’un métier. L’auteur du travail que nous résumons ici (1), Franz Ank, avait soumis à un interrogatoire dirigé 362 garçons, tous citadins, sortant des écoles communales en 1937. L’interrogatoire des enfants de la campagne n’a pas été pris en considération, afin de donner aux résultats de l’étude un caractère plus homogène. L’enquête devait permettre d'étudier :
- 101 Les conditions sociologiques du choix de la profession.
- 2° Le processus psychologique individuel du choix.
- 3° Le champ d’intérêt personnel en relation avec le choix du métier.
- Le groupe de questions se rapportant aux conditions sociologiques du choix du métier a permis d’obtenir des renseignements sur :
- a) Le lieu d’habitation et l’origine sociale de l’élève.
- b) L’influence de la profession exercée par les membres les plus proches de la famille et par les amis.
- c) L’influence des conseils donnés par les parents ou par d’autres personnes.
- On a pu constater ainsi que la proportion d’enfants désirant entrer dans la métallurgie était la plus forte dans deux quartiers à proximité desquels sont situées des usines.
- 49 °/0 des enfants étaient fils de travailleurs manuels dont 19 °/0 établis à leur compte et 30 0/o ouvriers spécialisés dans l’industrie ou de petites entreprises privées. 20 °/0 des parents exerçaient le commerce, 8 % à leur compte, 12 °/o comme commis. 18 °/0 de parents se recrutaient parmi les fonctionnaires inférieurs ou moyens. 13 °/0 seulement étaient manœuvres sans spécialisation.
- 15 °/o des enfants désiraient embrasser la profession de leur père et cette proportion était presque la même (14 °/0) pour la génération précédente (frères aînés des écoliers examinés). En revanche, elle varie lorsqu’on considère les enfants, non pas dans
- (1) Arcliiv [iir die g es amie Psychologie, CIT. 1. 1938, pp. 64-153.
- p.28 - vue 65/370
-
-
-
- — 29 —
- leur ensemble, mais groupés d’après leur milieu social. Ainsi parmi les enfants de pères à situation indépendante, 34 °/0 veulent exercer la profession de ces derniers ; cette proportion tombe à 10 °/„ dans les fanrlles de fonctionnaires et elle se réduit à 4 °/0 pour les enfants dont les pères dépendent d’un employeur. Le facteur « indépendance » joue donc un rôle très important dans le choix du métier.
- Parmi les garçons interrogés, 137 avaient des frères aînés exerçant déjà un,métier. 15 °/0 d’entre eux désirent embrasser la même profession que leur frère plus âgé- On a pu constater par des recoupements le même fait dans la génération précédente. Il y a donc une influence positive du métier exercé par le père ou par un aîné. Dans 8 % de cas se manifeste aussi l’influence d’un ami plus Agé, ou d’un oncle.
- On serait tenté de penser que le choix d’un métier par un camarade du môme câge exerce une influence du même ordre, car 2f> °/o des garçons expriment à ce sujet un désir analogue à celui d’un camarade avec lequel ils sont liés. Mais, l’interrogatoire montre que cette constatation statistique est fausse ; presque tous les enfants nient avo:r parlé avec leurs condisciples du choix d’un métier et affirment n’avoir appris le choix des autres qu’après s’être décidés eux-mêmes.
- Dans l’ensemble 21 0/„ des enfants choisissent un métier voisin de celui exerce par leurs proches parents.
- L’aversion pour le métier paternel ou fraternel se manifeste
- dans 10 "/„ des cas.
- Donc dans 51 °/0 des cas, on peut constater l’influence positive ou négative du milieu familial sur le choix d’un métier par un écolier. Cette influence paraît d’ailleurs être active, car 78 °/„ des enfants ont parlé de leur future orientation professionnelle avec leurs parents, 14 °/0 avec leurs oncles, 9 °/0 avec d’autres parents, 7 °/„ avec des amis, 4 °j0 avec des frères aînés. 4 °/0 avec leurs instituteurs et orienteurs professionnels. Parmi tous ces enfants, 52 °/u seulement disent avoir obtenu un conseil présentant de l’importance pour leur décision. La plupart de ces enfants (38 °/„) appartiennent à la catégorie conseillée par les parents directs.
- Les enfants attribuent généralement l’importance la plus grande aux conseils du père ; mais, dans le groupe des orphelins, c’est la mère qui remplit le rôle de conseiller. On constate d’ailleurs que les parents sont loin d’abuser de leur pouvoir. 24 % seulement de tous les parents essayent de peser vraiment sur la décision de leurs enfants. Dans tous les autres cas, ils gardent une réserve très stricte, soit par peur des responsabilités, soit encore
- p.29 - vue 66/370
-
-
-
- — 30 —
- par manque d’informations précises sur les aptitudes requises pour un mét’er déterminé.
- L’interrogatoire poussé assez loin ,a montré que sur 52 °/<> des enfants qui ont été conseillés, la moitié à peine ont reçu des conseils révélant une connaissance suffisante du métier en question. On réalise donc l’intérêt social qu’il y a à confier cette tâche à un orienteur spécialisé.
- Si nous cons'dérons maintenant le processus psychologique indi- . viduel du choix, on remarque tout d’abord l’attrait énorme qu’exerce sur la jeunesse d’aujourd’hui la métallurgie. Contre 18 °/„ des pères exerçant une profession dans cette branche. 48 °/0 des enfants désirent en embrasser une du même genre. L’artisanat ou d’autres métiers industriels d’une part, les cadres de fonctionnaires et le commerce d’autre part se partagent à peu près également le reste des candidats. C’est surtout "La profession de fonctionnaire qui est peu en faveur dans la jeunesse actuelle* Tous les enfants veulent être spécialistes ; on ne trouve aucun candidat pour le métier de manœuvre.
- Les métiers choisis sont facilement accessibles aux candidats. On trouve rarement un désir qui sorte des cadres imposés à l’enfant par son milieu social.
- L’auteur étudie en outre la tendance profonde de l’enfant en l’interrogeant :
- a) sur le métier idéal : « Quel est le métier que tu voudrais embrasser si tu pouvais le choisir tout à fait selon tes désirs ? »
- b) sur le métier compensateur, c’est-à-dire le métier qui pourrait éventuellement être pris en considération en dehors de celui désigné comme choisi réellement.
- c) sur le métier refusé : « Qu’est-ce que tu ne voudrais pas être ? »
- Les métiers choisis réellement qui reviennent le plus souvent sont : mécanicien d’auto, employé de bureau, serrurier, électricien, commerçant (vendeur).
- Les métiers idéaux ne se différencient pas beaucoup des précédents. L’imagination de la jeunesse actuelle reste fortement liée à la réalité : 7 "/„ des enfants seulement indiquent un métier idéal qui, pour eux, n’est pas réalisable : officier (13 fois), aviateur ou officier de marine (4 fois), ingénieur (6 fois), procureur (2 fois) médecin ou professeur de mathématiques au lycée (1 fois), homme d’affaires (2 fois), fermier en Amérique (1 fois), acrobate (l fois), grand voyageur (1 fois).
- Les métiers de compensation ne sortent pas du tout des cadres sociaux indiqués par les métiers réellement choisis.
- p.30 - vue 67/370
-
-
-
- Les métiers le plus souvent refusés sont les suivants : cordonnier, tailleur, menuisier, boucher, boulanger, coiffeur, maçon et couvreur.
- Dans 60 D/„ des cas, le métier réellement choisi est en même temps le métier idéal. Donc il n’y a pas d’inhibition spéciale dans le choix, très peu d’enfants choisissent un métier parce que celui-ci doit les mener plus tard à un autre plus désiré. Dans 13 0/« des cas le métier idéal était encore apparenté avec le métier réellement choisi. Chez 13 "/„ d’autres enfants, on a pu constater une véritable .inclination pour le métier idéal. Chez les 13 °/„ restant, l’attrait du métier idéal ne paraît pas être particulièrement profond et n’a aucun rapport avec le métier réellement choisi.
- Quant au métier de compensation, il appartient dans 49 °/0 des cas à un groupe tout à fait étranger à celui du métier réellement choisi. On est en droit de penser que, dans ces cas, la personnalité de l’enfant ne jouait aucun rôle dans le choix du métier et que ce choix avait été déterminé par des conditions extérieures.
- L’enquête effectuée après le placement des enfants a montré les faits suivants : sur 307 enfants placés, 138 ont embrassé le métier réellement choisi, 42 un métier apparenté à ce dernier, 8 enfants ont pu exercer leur métier idéal, 2 un métier apparenté à ce dernier ; 19 enfants se sont contentés du métier indiqué comme compensateur, 7 d’un métier apparenté à ce dernier, ce qui lait 7ü °/o environ des enfants qui pouvaient plus ou moins suivre leur désir. Par contre, 16 enfants ont été obligés d’exercer le métier pour lequel ils avaient le plus d’aversion et 7 autres un métier entrant dans le même groupe que ce dernier ; 68 ont embrassé un métier qu’ils n’ont pas mentionné auparavant. Donc 30' °/„ ries enfants n’ont pas pu suivre leur désir.
- Mais lorsqu’on classe les enfants selon la constance et la sûreté de leur désir quant à leur orientation professionnelle, on remarque un fait très significatif : 89 °/0 des enfants dont la constance et la sûreté de choix était très marquée, ont trouvé place dans le métier désiré.
- On pourrait grouper dans deux grandes catégories les motifs justifiant le choix du métier :
- 1° motifs découlant de la structure de la personnalité du candidat : inclination au genre de travail, aptitude supposée.
- 3° motifs extérieurs : stabilité de la situation, influence exercée Par le métier du père, continuation de l’entreprise paternelle, conseil déterminant donné par les parents ou autres personnes, considération sociale liée au métier. 56 % des enfants motivent leur choix par une inclination, 18 °/„ par la stabilité de la situation,
- p.31 - vue 68/370
-
-
-
- 32 —
- 11 7» seulement parlent de l’aptitude spéciale qu’ils croient posséder pour bien exercer le métier choisi.
- Les motifs inviqués pour justifier le refus d’un métier se répartissent comme suit :
- 1° Répugnance pour le genre d’occupation, 66 0j0.
- 2° Absence d’une aptitude nécessaire, 18 °l0.
- 3° Instabilité de la situation, 9 °j0.
- 4° Conseils reçus contre le métier,* 5 °/o.
- 5° Manque de prestige social du métier, 2 7«-
- 49 7o seulement des enfants avaient des idées relativement justes sur le métier qu’ils désiraient exercer ; 36 7» possédaient des informations tout ù fait médiocres et 15 °/„ n’en savaient pas grand’ chose. Mais il faut noter qu’aucun enfant n’avait des données complètement. fausses, et qu’aucun n’était complètement dépourvu d’un renseignement quelconque. Par contre, l’ignorance complète était constatée en ce qui concerne la question des salaires dans le métier choisi. 54 °j„ des candidats étaient pleins d’espoir pour l’avenir et dans 31 °j0 des cas cette attitude était objectivement motivée. 9 7» se montraient franchement pessimistes, 15 °/o préféraient réserver leurs prévisions.
- 91 7„ des enfants interrogés directement sur ce sujet croyaient avoir les aptitudes nécessaires pour réussir dans le métier choisi ; 43 7o d’entre eux insistent surtout sur leurs aptitudes intellectuelles ou qualités de caractère ainsi que sur les connaissances acquises, 31 7<> surtout sur leurs qualités physiques ; 11 7» identifiaient l’intérêt et l’inclination pour le métier avec l’aptitude. Aux questions plus détaillées sur les aptitudes particulières nécessaires pour le métier qu’ils ont choisi, 50 ?/o des enfants n’ont pu donner aucune réponse.
- Selon leur future orientation professionnelle, les écoliers paraissent manifester une préférence ou une répugnance pour certaines matières scolaires. Ainsi le groupe des candidats fonctionnaires et commerçants préfèrent surtout le calcul, l’allemand, la calligraphie et la rédaction. Les matières les moins aimées par ce groupe sont le dessin, le travail manuel et la gymnastique. Le groupe de futurs métallurgistes affectionne surtout le dessin, le travail manuel, la physique et la gymnastique et n’aime pas l’allemand ni les exercices 4e rédaction. Le troisième groupe (artisanat et industries diverses) marque sa préférence pour le dessin et le travail manuel au détriment du calcul et de la rédaction.
- Dans les trois groupes, l’occupation essentielle extra-scolaire est 1 ; sport et la gymnastique. Mais en second lieu figure chez les futurs fonctionnaires, commerçants ou artisans, la lecture, chez les métallurgistes, le bricolage. S. K.
- p.32 - vue 69/370
-
-
-
- — 33
- *
- * *
- L’O. P. au Bureau universitaire de Statistique
- Nous avons signalé dans notre dernier numéro le rapport du Bureau Universitaire de Statistique pour l’année 1937, paru dans les numéros de Septembre et Octobre 1938 de la revue Le Musée Social. De ce rapport qui examine successivement l’activité des différentes sections du B.U.S. (Secrétariat général, relations internationales, documentation professionnelle, orientation professionnelle, placement, centres locaux), nous reproduisons quelques passages relatifs au travail accompli et aux programmes en voie d’exécution dans les domaines de la documentation et de 1 orientation professionnelles.
- A. — L’activité de la section de clocumeniation professionnelle s’est exercée :
- 1° sur la constitution d’une documentation relative aux divers emplois qui peuvent solliciter la jeunesse intellectuelle ;
- 2° sur le classement systématique des renseignements recueillis afin d’en permettre une utilisation rapide.
- La réalisation de la première partie de ce programme a été assurée par « le dépouillement et la lecture de nombreuses revues et dés journaux professionnels, ainsi que de la presse en général. Des enquêtes ont été menées, soit auprès des écoles techniques d’enseignement public ou privé, soit auprès des associations professionnelles et des services administratifs, pour compléter les informations diverses... »
- « A l’heure actuelle, plusieurs meubles-classeurs enfermant près de 350 dossiers établis suivant une classification qui comprend, d’une part, les écoles de formation et d’application, et, d’autre part, les carrières, elles-mêmes réparties en carrières administratives et en carrières privées. Chacun de ces dossiers comporte des subdivisions pratiques qui portent, à plus d’un millier, les éléments de documentation professionnelle... »
- <( Pour le classement de la documentation professionnelle, divers systèmes ont été étudiés.....
- « Malgré ses imperfections, on a retenu, pour son maniement facile, un double classement alphabétique : 1° Préparation sur les carrières ; 2° Exercice de -a profession. A l’intérieur de ce classement, diverses grandes familles professionnelles ont été constituées : agriculture, commerce, industrie, expertise, dont la différenciation peut se poursuivre régulièrement au fur et à mesure de l’extension du service. Il en a été de même pour les carrières
- p.33 - vue 70/370
-
-
-
- - 34 —
- administratives, classées à part, sous les indices des divers ministères.
- « Pour chaque dossier, une fiche bibliographique doit en résumer le contenu, y joignant des références à des ouvrages de bibliothèque qui ne peuvent y trouver place et à des enquêtes générales...
- « Mais la documentation professionnelle du B.U.S. reçoit sa meilleure formation d’utilisation générale par l’établissement des monographies.
- « Actuellement, chaque monographie professionnelle comporte :
- « 1° Des éléments statistiques concernant l’état d’encombrement de la carrière, son évolution, sa répartition géographique et les statistiques démographiques ou économiques y correspondant ;
- « 2° Des éléments professionnels sur la nature de l’activité, les aptitudes souhaitables pour un bon exercice, diverses caractéristiques fonctionnelles sur le rôle social que la carrière permet de réaliser ainsi que sur les moyens d’accès et les ramifications de la profession ; : '
- « Ces éléments statistiques et professionnels sont coordonnés en trois groupes dans toute monographie : état de la profession ; évolution normale de la carrière ; conditions d’accès...
- « Jusqu’à présent ont été imprimées les monographies suivantes : la magistrature, les notaires, les avoués, les commissaires-priseurs, les services de santé militaire et de la marine. Sont actuellement, en cours de publication, les monographies consacrées aux juges de paix, aux vétérinaires, aux experts-comptables. Seront établies très prochainement : Avocats, géomètres-experts, jardinières d’enfants, pharmaciens, l’organisation judiciaire coloniale, greffiers, huissiers, sages-femmes, chirurgiens-dentistes, herboristes, assistantes de service social, infirmières hospitalières, ainsi qu’une monographie générale sur la médecine en France, et aux colonies, et une monographie générale sur les rédacteurs de ministères. C’est ainsi qu’on espère rapidement terminer l’établissement des monographies sur les carrières juridiques, les carrières médico-sociales et para-médicales, les carrières de l’expertise...
- B. — Dans le domaine de l’O. P., bien que les réalisations soient moins avancées, on verra que l’action est sérieusement engagée.
- « Le besoin d’une orientation professionnelle était depuis longtemps vivement ressenti par les élèves de l’enseignement supérieur, trop souvent mal renseignés sur les différentes branches d’activité susceptibles de retenir leur attention. Mais il se révélait nécessaire-également d’envisager l’orientation professionnelle, non
- p.34 - vue 71/370
-
-
-
- seulement pour les jeunes gens diplômés des grandes écoles, mais aussi pour les élèves de l’enseignement secondaire, qui n’-ont môme pas encore décidé de la direction générale qu’ils donneront à leur activité et qui arrivent au moment inquiétant de se connaître eux-mêmes, de comprendre leurs propres possibilités et de choisir une voie répondant à leurs goûts, à leurs élans.
- « Car le but réel de l’orientation professionnelle est d’apporter un conseil, basé sur des connaissances précises, aux jeunes gens indécis, de les aider à « choisir ». Les jeunes diplômés d’une école ont déjà « choisi » : l’orientation professionnelle est pour eux moins nécessaire qu’une excellente documentation sur leur future carrière. C’est à ceux qui ne sont pas encore lancés dans la préparation d’un diplôme précis que s’adresse véritablement l'orientation professionnelle.
- « Le B.U.S., désireux d étudier ces problèmes d’une façon approfondie, a donc créé, à l’intention à la fois des élèves de l’enseignement secondaire et des étudiants de l’enseignement supérieur, la section d’orientation professionnelle. Son rôle consiste a dégager et à mettre en pratique les règles à la fois souples et* précises d’une orientation facultative.
- « Sur le désir de M. le Ministre de l’Education nationale et sur les directives du conseil d’administration du B.U.S., une commission dite d’orientation professionnelle a été constituée dans le but d’examiner les méthodes auxquelles la section doit se conformer.
- « Depuis le mois de janvier 1937, la Commission d’orientation professionnelle s’est réunie à diverses reprises pour examiner notamment dans quelles conditions pouvait être organisée l’orientation professionnelle dans les établissements d’enseignement du second degré.
- « L’essentiel était d’abord de réaliser un accord de principe entre les groupements intéressés par l’orientation professionnelle et d’assurer la collaboration de chacun d’eux, pour l’étude des problèmes qu’elle, comporte. La Commission s’est justement donné pour but, dès ses premières réunions, d’établir cette entente et de poser les principes définitifs qui doivent être à la base même de 1 orientation professionnelle. Mais les travaux de la Commission ne se sont pas limités à la théorie pure, et ont eu, dès cette année, lln résultat pratique fort intéressant. Il convient de signaler, en particulier, l’organisation, dans deux lycées de Paris, de conférences professionnelles, faites aux élèves des grandes classes pour hm la question du choix d’une carrière se pose tout spécialement.
- « Ces conférences qui portaient sur les carrières d’avocat, de médecin, d’ingénieur, sur celles de secrétaire, d’infirmière, etc.,
- p.35 - vue 72/370
-
-
-
- — 36 —
- furent faites généralement par des jeunes gens exerçant depuis peu leur profession, et qui vinrent exposer aux élèves, dans une atmosphère de simplicité et de cordialité, leurs observations et leurs impressions personnelles, Tes joies et les désillusions qu’ils y trouvent, les aptitudes et les études nécessaires pour y parvenir, etc... Le résultat de ces conférences a été des plus satisfaisants, les élèves y assistèrent en grand nombre et marquèrent toujours un très grand intérêt.
- « La Commission d’orientation professionnelle a organisé, d’autre part, des expériences d’orientation professionnelle, dans quelques lycées de Paris. Commencée effectivement au mo:s de Juin 1937, cette initiative très importante fut auparavant longuement étudiée par les membres de la Commission, dont toutes les suggestions furent rassemblées et exposées au cours des réunions. Les principes une fois établis, la réalisation pratique fut entreprise. Grâce aux crédits accordés par la Caisse Nationale de la Recherche Scientifique, deux conseillers cTorientation professionnelle, diplômés de 1 Institut National d’Orientation Professionnelle, furent désignés pour tenter ces expériences. Dès le 15 juin 1937, ces expériences furent commencées au Lycée Charlemagne et au Lycée Fénelon.
- « La Commission ayant fixé les bases de l’expérience et en particulier la nature des relations des orienteurs vis-à-vis des chefs d’établissements, des professeurs et des parents d’élèves, la direction du travail pratique et technique fut confiée à une sous-commission composée de MM. Piéron et Wallon.
- « Cependant si ses premiers travaux sont considérables, il faut indiquer que l’importance de cette section d’orientation professionnelle, tout récemment créée, réside surtout dans son avenir et dans son activité future. Ses buts précis, la compétence et le développement des personnalités qu’elle comprend, la nécessité vivante des problèmes qu’elle étudie, permettent d’espérer les résultats les plus remarquables dans 1 organisation de l’orientation professionnelle. »
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- L’Orientation Professionnelle au Congrès International de l’Enseignement commercial à Berlin (25-29 juillet 1938)
- Dans sa séance du 25 juillet, le Congrès, après avoir entendu la conférence du Dr Syrup, président de l’Institut fédéral allemand de placement et d'assurance-chômage, a adopté les vœux ci-dessous :
- p.36 - vue 73/370
-
-
-
- — 37 —
- I
- Vu sa grande importance pour l’économie nationale, l’orientation professionnelle de la jeunesse doit être considérée comme une tâche, subordonnée soit à la direction de l’Etat, soit à celle d’organisations compétentes. On ne peut trouver une répartition adéquate des forces de la jeunesse que si on tient compte de l’ensemble des nécessités de l’économie nationale. Dans ce but on devra créer des institutions possédant un personnel qualifié, disposant du matériel nécessaire.
- II >
- Les conditions primordiales de l’orientation professionnelle de la jeunesse sont : éveiller dans la jeunesse la juste compréhension de la profession e' de l’obligation qui lui incombe de s’y adonner de toutes ses forces.
- Pour cette raison, les mesures nécessaires destinées à l’orientation professionnelle doivent prendre place dans les obligations
- qui incombent à la formation générale de la jeunesse. L’éducation en vue du rôle à jouer plus tard dans la profession, doit déjà commencer dans les écoles de culture générale.
- IP* iMÿ1
- III
- L’orientation professionnelle de la jeunesse doit de plus être basée sur des vues d’ensemble des besoins du recrutement, en ce qui concerne le nombre, les aptitudes spéciales et la répartition dans l’espace.
- IV
- Dans la pratique on doit faire appel à toutes les instances intéressées à l’éducation de la jeunesse et à la vie professionnelle.
- V
- Pour répartir d’une manière adéquate les forces professionnelles, on doit rechercher d'une* manière approfondie et dans son
- ensemble les qualités personnelles de la jeunesse, ayant sui-tout égard à l’aptitude et à l’inclination.
- On doit laisser à la jeunesse et à ses tuteurs la responsabilité c*u choix de La profession' dans le cadre des possibilités et nécessites économiques, ayant, en même temps, l’intérêt général du peuple en vue.
- VI
- -es efforts pour une juste répartition professionnelle ont pour
- Oit d indiquer aux jeunes gens des places d’apprentissage appro-
- p.37 - vue 74/370
-
-
-
- — 38
- priées. Ces lieux d’éducation auront leur part de responsabilité dans la formation professionnelle qui devra êlrc la meilleure possible et dans le perfectionnement des jeunes gens dont ils .auront la charge.
- La formation professionnelle pratique sera, dès le début, complétée par l’Ecole professionnelle.
- VII
- Le but de l’éducation profess:onnelle est de former des jeunes gens bien équilibrés tant au point de vue professionnel que physique, intellectuel et caractériel.
- VIII
- Il est désirable cpie les expériences faites au point de vue de l'O. P. dans les différents pays donnent lieu à des échanges internationaux.
- Ces vœux, comme on le voit, reproduisent assez nettement le but de l’O. P., les facteurs qui entrent en jeu pour une O. P. efficace, les rapports existants entre l’O. P. et l’enseignement professionnel. Il n’y est pas question de méthode. Au reste, il ne s’est agi à Berlin que d’un large échange de vues, ce qui excluait toute possibilité d’entrer dans les détails. j p
- *
- * *
- L’Orientation Professionnelle en Suisse
- M. James Scliwar, inspecteur scolaire à Lausanne, diplômé de l’I. N. O. P., commence, dans l'Annuaire de VInstruction publique en Suisse (1938), une étude sur le mouvement d’O. P. dans son pays.
- Deux méthodes y ont cours : une première, qu’on pourrait appeler scientifique et qui, plus particulièrement employée en Suisse romande, fait appel aux lests ; une autre, empirique, qu’on rencontre en Suisse allemande et dont le promoteur fut notre ami Otto Stocker : c’est celle de la fiche scolaire et de la fiche médicale, du questionnaire cpie remplissent parents et enfants, de l’entretien du conseiller d’O. P. avec l’enfant à orienter.
- Après avoir donné un aperçu succinct de l’activité des Offices d’O. P. de Bâle. Zurich, Berne, Lucerne, Fribourg, La Chaux-de-Fonds et Genève, l’auteur expose ce qui se fait à Lausanne, ce qui nous vaut d’intéressantes observations sur l’organisation des classes primaires et sur l’introduction, dans ces classes, de six
- p.38 - vue 75/370
-
-
-
- — 39 —
- heures de travaux manuels par semaine. Relevons ce qu’écrit M. Schwar à ce sujet : « Si, un jour, l’école était rendue obligatoire jusqu’à 16 ans, la dernière année pourrait alors être une véritable année de préapprentissage, et l’on pourrait, en développant toujours plus les travaux manuels et en abandonnant tout ce qui esl purement scolaire :
- a) discipliner le futur apprenti, de manière à rendre moins brusque le saut entre l’école et l’atelier ;
- b) lui favoriser ses 'débuts en apprentissage, qui deviennent de plus en plus difficiles par suite de la toujours plus grande spécialisation de métiers et des nombreuses machines qu’on trouve actuellement, même chez les petits artisans ;
- c) lui faciliter, davantage encore le choix d’un métier conforme à ses goûts cl à ses aptitudes, car c’est surtout au contact de la matière et en maniant de nombreux outils que l’apprenti manifeste son goût et ses aptitudes.
- bout ceci esl de bonne pédagogie, de même que les causeries professionnelles, les visites d’ateliers, les journaux scolaires, comme Jeunesse et Travail.
- Quant à l’O. P. proprement dite, elle se fait à 15 ou 16 ans. b ne fiche d’O. P. porte des renseignements fournis par l’enfant lui-même et par le corps enseignant, ce dernier répondant aux questions relatives aux dispositions physiques de l’élève, à ses « facultés de l’esprit », à ses aptitudes affectives, à son caractère, à ses connaissances scolaires, aux travaux manuels et au milieu où l’enfant est élevé.
- Un examen psychotechnique, avec tests mentaux et tests ma nuels, dynamométrie et chronoscopie complète les renseignements iourms. t
- A TRAVERS LES REVUES
- fin article a été consacré à notre Institut dans le Siècle Médical flu 15 février, avec une vue d’angle du nouveau batiment de la rue Gay-Lussac.
- Dans Thaïes (recueil de travaux de 1 Institut d’Histoire des Sciences et des Techniques de l’Université de Paris, tome 3), un article de Pollnow sur l’évolution de la psychologie infantile à la Renaissance (résumé de conférences) signale à celte date l’apparition des préoccupations d’orientation professionnelle.
- p.39 - vue 76/370
-
-
-
- — 40 —
- Les Psychological Abstracts de janvier 1939 signalent la publication d’une brochure de M. Michalsky, sur les capacités professionnelles des aveugles-nés opérés de la cataracte (Beitrag zur Fraye der Berufsfàhigheit derjenigen die in der Jiujend wegen angeborenen Stars operiert icerden) Glogan, Altmona, 1937).
- Dans la Reüista de Psiquiatria g Criminologia (1938, n° 16, p. 367) le service d’Anthropologie et Biotypologie de l’Assistance aux Psychopathes dans l’Etat de Saô-Pa-ulo (Brésil) est l’objet d’une élude descriptive avec indications des résultats d’examens de délinquants par A. C. Paciieco e Silva et C. B. Alves.
- « Que doit faire le conseiller d’orientation professionnelle ? », c’est le titre de l’étude publiée dans le Teachers College Record (1938, t. 40, p. 51), par H. D. Kitson, qui considère un tel fonctionnaire comme indispensable dans toute organisation scolaire digne de ce nom, c’est-à-dire s’occupant de la préparation à la vie.
- Gertrud Burkhardt a consacré une importante étude aux fondements psychologiques et aux limitations de la culture corporelle chez la femme dans YArchiv für die gesamte Psychologie (T. 101, 1938, p. 337-394), signalant qu’en matière sportive, 1 aptitude féminine devient d’autant plus inférieure à la masculine que les efforts demandés sont plus prolongés. Le même fascicule de cette revue contient une élude de Rit a Abeit, sur l’Hérédité de l’habileté manuelle, après des recherches expérimentales chez 34 familles, portant sur trois générations, et d’où résulte que l’influence du père et celle de la mère sont à peu près égales, mais qu’il y a une légère prédominance de l’hérédité de père à fils ou de mère à fille sur l’hérédité croisée.
- Le Bulletin de novembre 1938 (T. 5) du Groupement français d’études de Neuro-Psychopathologie infantile contient une étude de Mlle Abramson sur une technique rationnelle de l’enseignement à la première année scolaire, et une du prof. O. Lôwenstein sur la pupillographie et les interprétations qui en peuvent être tirées en ce qui concerne les psychopathies dites constitutionnelles de l’enfance.
- p.40 - vue 77/370
-
-
-
- - 41
- Le Journal of gerietic Psychology de décembre 1938 renferme, entre autres études, trois articles de J. Roy Smith sur les électren-céphalogrammes des enfants, un de Gertrude Hildretii sur Tes caractéristiques des jeunes enfants bien doués, un de Norton Sprin-c;er relatif à l’influence que l’état social général exerce sur la stabilité émotionnelle des enfants, enfin un examen par Walter H. Wii.ke de la cohérence dans les résumés que l’on dégage des échelles d’évaluation pour les traits de la personnalité des étudiants.
- Dans le British Medical Journal, l’utilisation des diabétiques est l’objet d’un article de Lawrence et Madders (26 novembre 1938, p. 10-76) pendant que Snell et Cermack y signalent (26 mars, p. 672), la fréquence de l’inégalité pupillaire (anisocorie) chez les détenus (295 cas constatés sur 3.000 prévenus examinés).
- Une étude de Bourdier sur la signalisation et l’acuité visuelle a été publiée par la Semaine des Hôpitaux (15 décembre 1938, p. 524).
- Dans le Concours médical, signalons les articles de Ginestous (6 novembre 1938, p. 2759) sur l’évaluation des incapacités relevant des rétrécissements du champ visuel, et de Laueer (18 et 25 décembre, p. 3209 et 3282) sur l’évolution du psychisme chez l’enfant et l’adolescent.
- La pathologie des professions intellectuelles est l’objet d’une étude de E. Rist dans les Archives des maladies professionnelles (T. 2, 1938, p. 89), qui contiennent également un article de E. W. Leader (p. 104) sur le manganisme (intoxication par le manganèse) dont les symptômes sont voisins de ceux du Parkinson.
- La « typologie » des juristes fait l'objet d’une étude de ïïartz-ield dans les Archives de Psychologie (n° 105. 1938, p. 89-99), en partant du postulat des deux pôles de la personnalité, intellectuel Oype logique) et affectif (type intuitif).
- Dans les Annahles d'Oculistique de décembre 1938, M. A. May Vianna.décrit une famille de daltoniens, dans laquelle, sur 17 cas de dyschromatisme 10 ont pu être directement observés, et où
- p.41 - vue 78/370
-
-
-
- on observe un mariage consanguin de deux daltoniens, dont sont nés 2 fils et 5 filles, tous daltoniens, deux des filles, mariées à des normaux, ayant eu leurs enfants daltoniens.
- La Revue d'Enseignement Secondaire des feunes filles (octobre 1938) a publié une importante étude de Mlle Güénot sur la classe d’orientation du lycée de jeunes filles de Sèvres dans l’année scolaire 1937-38. ' ' _____
- Dans la Wiener medizinische Wochenschrift (29 octobre 1938) la personnalité psychocriminelle des enfants d’assassins est''étudiée par Gummerbach.________________
- La prophylaxie de la délinquance juvénile en relation avec le dépistage scolaire est l’objet d’un article de Mrae le docteur Ba donnel, dans YHygiène mentale de novembre 1938.
- Les relations entre l’expérience d’association de Jung et le psycho-diagnostic de Rorschaeh sont examinées par IL G. Van dru Waals dans les Archives suisses de Neurologie et de Psychiatrie (T. 42, 1938, p. 377) qui publient aussi (p. 225) une étude de Benno Durer, sur les méthodes et la technique du diagnostic psychiatrique. _________
- Les Archives de médecine générale et coloniale (1938, n° 4, p. 116) donnent un article du Dr Chevallier sur le rôle de la vitamine A (nécessaire pour la régénération du pourpre rétinien et l’adaptation à l’obscurité) dans les réactions individuelles, les cobayes ayant des réserves de cette vitamine dans le foie présentant des chronaxies plus élevées des extenseurs, des pouvoirs de cicatrisation plus rapides, un moindre métabolisme de base.
- - Dans la Kliriische Wochenschrift (19 mars 1938, p. 407) A. Ju-iiasz-Schüpfer, qui a pratiqué des études adaptométriques chez de nombreuses femmes au cours de la gestation, signale la fréquence des héméralopies au printemps, avec insuffisance parallèle de la vitamine A dans le sang, les besoins particulièrement grands de vitamine dans la grossesse exigeant un apport alimentaire très accru. La même revue a publié un articlo de Enke sur écriture et caractère (12 novembre 1938).
- p.42 - vue 79/370
-
-
-
- — 43
- Dans le numéro d’octobre 1938 du Bulletin des Offices d'O. P., or. trouvera des renseignements relatifs au personnel ouvrier dans les usines d’aviation et une énumération : 1° des.métiers permis ; 2° des métiers possibles ; 3° des métiers nettement contre-indiqués pour les sujets atteints de maladies de cœur et dont l’activité est légèrement diminuée, établie d’après les grilles du professeur Laugier et du docteur Ronnardcl (épuisées).
- Les « Proceedings » de la quatrième session de la « Child Research Clinic » de Langhorne (Pensylvanie), consacrée à l’étude des cnfiants exceptionnels, réunissent sous le titre : « Nouvelles contributions à la science de l’enfant exceptionnel » quelques importantes études : Endocrinologie, compréhension et traitement de l’enfant anormal, par Lurie ; L’état actuel du mongolisme, par Talbot ; Possibilités d’éducation pour les enfants anormaux, par IL Loyd-Jones ; Facteurs psychologiques impliqués dans le développement moteur de l’enfant, par Schildër.
- Dans le numéro septembre-octobre 1938 de V Information Pédagogique, R. Duthil présente une fiche cumulative de conduite, travail et caractère, sur Laquelle l’ensemble des données recueillies pour un sujet, quant à l’évaluation des traits envisagés, permet de construire un profil individuel. Cette fiche, établie sur le modèle des fiches américaines mises au point par l'American Councilon Education, a été adaptée à la langue française et aux besoins de la sélection scolaire, par M. Duthil.
- Dans le numéro avril-mai-juin 1938 du Bulletin du Ministère du Travail, a été publié un compte-rendu sur l’O. P. en France par les offices publics de placement en 1935-1936.
- Les Annales' de VEnfance (nov. 1938) reproduisant une confé-tence du l)r Paul-Boncour sur les troubles de caractère et la délinquance.
- Dans School and Sodiety, signalons quelques brèves esquisse?; : Valeur d’après les lests de classement initiaux et réussite dans les Cudes à l'Université, par Paul (15 oct. 1938). Des limitations de
- p.43 - vue 80/370
-
-
-
- — 44 —.
- l’O. P. par Williams (5 nov.) ; Le facteur « Maturation » en O. P., par Pullias (12 nov.).
- L’apport du numéro de septembre 1938 du Travail Humain, à la psychotechnique est, comme toujours, extrêmement important. Citons : La sélection psychotechnique des Pilotes, par Gemelli ; Recherche sur les combinaisons de couleurs et la structure des plaques de police, par Biegel ; Les fonctions auditives, applications en orientation professionnelle par D. Weinberg ; Mesure des temps de réaction psychomotrice par Simonnet et Blanchard.
- Dans le numéro de novembre 1938 de Occupations, est décrite sous le titre de « Home economist in business », une profession de vendeuse qualifiée, pour les jeunes femmes ayant reçu un enseignement d’économie ménagère. Le métier de plâtrier fait, dans ce même numéro, l’objet d’une monographie.
- P. E. Vernon étudiant dans le Bnitish Journal of Psychologi/ (nov. 1938), l’effet de l'entraînement et de la familiarité des méthodes psychotechniques sur le rendement dans les tests, montre (pie ces facteurs influencent les résultats en les améliorant. Dans ce même numéro on lira avec intérêt « Méthodes pour classer les élèves dans la première année d’enseignement secondaire », par Donald ; « Tests d’appréciation littéraire » par Williams, Win-ter et Woods ; et « Le handicap de la surdité » par I. et P. Erving. Dans le numéro de janvier 1939, un bref travail de A. Heim traite du choix des professions par l’enfant.
- Le Dr Diffre a examiné la question du contrôle de l’entraînement dans les sports, et en particulier de la valeur.des tests actuellement proposés, dans le numéro du 15 janvier 1939 (T. 57, 3, ]>. 57) du Journal des Sciences médicales de Lille.
- INFORMATIONS
- L’O. P. à VAssociation des femmes diplômées des Université* — L’orientation professionnelle ayant été mise à l’ordre du jour du Congrès de l’Association internationale des femmes diplômées <pii doit se tenir cet été à Stockholm. l’Association française a en-
- p.44 - vue 81/370
-
-
-
- — 45
- Irepris de discuter les questions qui doivent se poser en une série de réunions. Le 14 janvier, à l’Assemblée générale annuelle de l’Association, M. Piéron lut appelé à faire une conférence introductive sur la question générale d’ « O. P. et culture », dans laquelle il indiqua les liens étroits qui unissent la formation cul-tnrelle générale et la préparation aux professions, et souligna que l’orientation scolaire vers l’enseignement secondaire classique était bien, qu’on le veuille ou non, une orientation professionnelle vers l’ensemble des carrières exigeant de notables aptitudes intellectuelles et un niveau supérieur de culture.
- M. F ontègne, dans une réunion tenue le jeudi 9 février, a exposé la question de la pratique de l’O. P.
- Après avoir défini ce qu’il convient d’entendre par O. P., après avoir montré la fragilité de la conception qui oppose O. P. et orientation scolaire, il a mis l’accent sur le problème des débouchés, le rôle de premier plan que jouent les monographies professionnelles et l’importance que revêt l’entretien avec l’enlant à orienter et les parents.
- Il a détaillé ensuite le fonctionnement du Centre de consultation de l’I. N. O. P.
- Des discussions qui suivirent se dégagea nettement la nécessité d’organiser au plus tôt l’O. P. des élèves de l’enseignement secondaire.
- *
- * *
- Les nouveaux offices (l’O. IL en Belgique. — Il a été créé dans la région liégeo’se une série d’offices : un office provincial, un oflice communal, un office de l’Institut supérieur de Pédagogie et un Office de la J. O. C. F., à Liège, un office intercommunal a Seraing, et l’office du Sousano.
- *
- * *
- L’inspection médicale des écoles et les syndicats médicaux. — I- Assemblée générale de la Confédération des Syndicats médicaux français, réunie le 18 décembre 1938 a déclaré :
- « L’inspection médicale des écoles doit être organisée partout, en France — soit avec le concours de médecins-inspecteurs ne faisant pas de clientèle — soit avec le concours de médecins inspecteurs praticiens.
- p.45 - vue 82/370
-
-
-
- — 46 —
- « Pour ces derniers, les nominations seraient faites sur une liste proposée par le Syndicat médical du Département.
- « Si le concours de médecins spécialisés apparaît utile, cette adjonction ne pourra être apportée que lorsque la nécessité en sera démontrée et après que l’inspection médicale générale aura été partout organisée.
- « Les fiches sanitaires, ou le carnet de santé établis par le médecin de la famille ou, à défaut, par le médecin inspecteur de l’école ne devront porter aucune indication sur l’hérédité.
- « Elles mentionneront :
- « — les poids et mensurations ;
- « — les indications générales portant sur les organes des sens, ou plus exactement sur la vue et l’ouïe ;
- « — l’état de la dentition ;
- « — Les vaccinations effectuées et leur date ;
- « — les maladies antérieures conférant pratiquement l’immu-nlté (scarlatine, typhoïde, coqueluche).
- « Ces fiches, conservées sous la responsabilité du médecin inspecteur, seront remises à la famille à la fin des études.
- « En aucun cas l’Inspection médicale scolaire ne peut comporter de soins ; l’enfant reconnu comme en ayant besoin doit simplement être signalé à sa famille. »
- *
- * *
- L’inspection médicale scolaire à Rouen. — Depuis le 15 septembre 1935, l’inspection médicale des enfants des écoles de Rouen a été rattachée au bureau municipal d’hygiène et placée sous la direction du docteur E. Perrier, médecin-directeur du bureau d’hygiène.
- Ce service est actuellement assuré par un médecin directeur (le directeur du bureau d’hygiène), 14 médecins inspecteurs (praticiens), 3 médecins spécialistes, 1 infirmière major, 26 infirmières scolaires.
- L’inspection médicale a sous son contrôle : 14 écoles primaires de garçpns, 15 écoles primaires de filles, 12 écoles maternelles. 4 écoles primaires supérieures.
- En 1936-37, les 1.749 enfants des écoles maternelles ont été examinés par les infirmières (avec établissement de carnets de santé) et 1.220 l’ont été par les médecins inspecteurs ; il y a eu 2.400 visites d’infirmières dans les familles.
- Pour les autres écoles, les 11.569 enfants ont été également tous examinés par les infirmières, qui ont fait 12.400 visites dans les
- p.46 - vue 83/370
-
-
-
- — 47 —
- ramilles, et 702 ont été examinés par les médecins inspecteurs dont 502 ont passé à la radioscopie.
- *
- * *
- Réunion de professeurs de classes d'orientation. — Le 17 décembre se sont réunis, au Musée pédagogique, des représentants des centres d’orientation suivants : Péronne et Sèvres (filles), Collège Chaptal. Orléans et Sens (garçons). MM. Da Costa et G. Monod, inspecteurs généraux, M. Masbou, directeur de l’Enseigne-ment primaire de la Seine, assistaient à la réunion.
- L’ordre du jour était le suivant :
- 1° Collaboration à organiser entre les divers centres d’orientation (moyens de collaborer ; nature des échanges).
- 2° Les types d’orientation (classique, moderne, technique).
- 3° Premiers contacts avec la psychotechnie.
- L’échange de vues sur ces trois sujets a abouti :
- 1° A l’organisation d’un centre de : Recherches, échanges, documentation (lycée de Sèvres) permettant d’adresser renseignements et documents aux autres centres, d’échanger des textes d’exercices entre professeurs de diverses spécialités et de communiquer des résultats d’expériences souvent trop isolées et ignorées.
- 2° Au désir, après analyse des difficultés rencontrées, de poursuivre en commun la tâche d'orientation entreprise en octobre 1937, en vue de solutions pratiques.
- 3° A la continuation, dans divers centres, des essais de rapprochement et de collaboration avec les psychotechniciens, de façon à faire connaître, aux autres centres, les résultats obtenus à la fin de l’année scolaire.
- *
- * *
- Maladies professionnelles. — Le Journal officiel du l i décembre 1938 ([). 14012 à 14015) publie les tableaux modifiés et les nouveaux tableaux adoptés récemment par la Commission d’hygiène industrielle du Ministère du Travail et la Commission supérieure des maladies professionnelles.
- Les anciens tableaux modifiés concernent :
- a) Les intoxications professionnelles par le tétrachloréthane ;
- h) Le benzolisme professionnel ;
- c) Le phosphorisme professionnel ;
- d) Les dermatoses causées par l’action de la trichloronaphta-line.
- p.47 - vue 84/370
-
-
-
- 48
- Les tableaux nouveaux concernent :
- N° 11. — Intoxications professionnelles par le tétrachlorure de carboyc ;
- N° 12. — Intoxications professionnelles par les dérivés chlorés de l’éthylène ;
- N° 13 .— Intoxications professionnelles par les dérivés nitrés et chloro-nitrés des carbures benzéniques ;
- N° 14. — Intoxications professionnelles par le dinitrophénol ;
- N° 15. — Intoxications professionnelles causées par les amines aromatiques ;
- N° 16. '— Maladies professionnelles causées par le brai de houille ;
- N° 17. — Dermatoses causées par l’action du sesquisulfure de phosphore ;
- N° 18. — Le charbon professionnel.
- *
- * *
- Dans la réorganisation allemande de l’Autriche, L’Arbeitstech-riische Verein autrichien a été transformé en une Gesellschafl fiir Arbeitstechn.il{, avec siège 2, Deutschmeisterplntz, à Vienne, et présidence du professeur Karl Hackl. L’Institut psychotechnique de Vienne est supprimé.
- *
- * *
- La British Psychological Society tiendra une réunion générale à l’Université de Reading du 30 mars au 3 avril prochain, avec un symposium sur l’analyse factorielle auquel participeront le docteur Stephenson et les professeurs Spearman, Burt et Godfrey Thomson.
- *
- * *
- La Société de Statistique de Paris, dans sa séance du 21 décem-her 1038, a entendu une communication de M. Barok, relative à des considérations statistiques sur le succès aux examens.
- *
- * *
- On annonce la réunion à Liège du 16 au 19 septembre 1939 d’un Congrès international de Graphologie, dans le but de faire fixer par des hommes de science l’état .actuel de la graphologie et le caractère scientifique de ses applications (secrétaire générale : Mme Grondhout, 122, avenue E. Max, Bruxelles).
- p.48 - vue 85/370
-
-
-
- - 49
- *
- * .*
- Le premier Congrès latino-américain de Criminologie s’est tenu à Ruenos-Ayres du 25 au 31 juillet 1938, se terminant par l’adoption de nombreuses résolutions et recommandations que publie la Hevista de Psiquiicttria g Criminologia (juillet-août 1938).
- *
- * *
- Causeries d’Orientation Professionnelle
- Programme pour le troisième trimestre
- 21 avril. — Notre programme pour le 3e trimestre. M. Fontègne, inspecteur général E. T.
- 28 avril. — J'apprends le métier de mécanicien d’aviation, M. Réveille, directeur de l’Ecole Pratique d’Argenteuil.
- 1 mai. — J'apprends le métier de dessinateur, M. Lafonte, pro-
- fesseur, Ecole Diderot.
- 11 mai. — J’apprends le métier de typographe, M. Sylvain-Sauvage, directeur à l'Ecole Esticnne.
- 18 mai. — J'apprends le métier de plombier-installateur, M. A.
- Fontègne, professeur technique, Paris.
- 25 mai. — Je voudrais être vendeur, M. Rachinel, inspecteur régional de F Enseignement technique.
- 2 juin. — La photographie me tente, M. Monteil, directeur de
- l’Ecole de pliotographic-cincmatograpbie, Paris.
- 9 juin. — L'artisan rural, M. Roumajon, inspecteur général de 1 Enseignement technique.
- 19 juin. — Comment vais-je me préparer à être garagiste, M. Rol-
- majon, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- 2-> juin. — Je veux être électricien, M. Brevet, chef des travaux, Ecole Pratique de Suresnes.
- 80 juin. — Un atelier-école de boulangerie, M. Fontègne, inspecteur général de l’E. T.
- 1 juillet. — Conseils de fin d’année, M. Fontègne, inspecteur général de l’E. T.
- Les causeries d’O. P ont lieu le vendredi, à 0 h. 30, au poste de lu' I our Eiffel et durent 10 minutes. Des résumés en sont donnés, accompagnés d’illustrations, dans les Ondes Scolaires, 78, boulevard Saint-Michel, Paris (6e).
- p.49 - vue 86/370
-
-
-
- - 50 —
- *
- * *
- Les agents techniques de l’aéronautique. — Au dernier concours d’octobre 1938, pour 60 places offertes, aucun diplôme n’étant exigé, 18 candidats seulement sur les 65 qui s’étaient présentés, avaient une préparation suffisante pour être admis.
- Le Bureau de documentation professionnelle, 3, rue Récamier, Paris (7e). dans sa fiche de documentation pour direction d’études n° 9, indique aux jeunes le moyen d’aborder le concours.
- En voici le sommaire : Origine des candidats admis, situation et avenir, conditions et formalités d’inscription au concours, épreuves et programme, reproduction intégrale des sujets propo sés en octobre 1938, avec planches des croquis et dessins.
- Envoi franco contre trois timbres à Ü fr. 90.
- *
- * *
- Les ingénieurs mécaniciens de la marine nationale. — Excellente étude documentaire de E. Répoix donnant un historique de la formation du corps de ces ingénieurs, les différents statuts les concernant, les débouchés qui s’offrent aux élèves des écoles professionnelles et quelques indications sur l’Ecole des élèves-ingénieurs mécaniciens.
- Cette étude, magnifiquement illustrée, a paru dans Ingénieurs Arts et Métiers (janvier 1939, 9 bis, avenue d’Iéna, Paris, 16e).
- *
- * *
- Il est procédé à l’Institut psychotechnique de Berne a un examen d’aptitude pour les candidats à l’apprentissage du vol à voile. Cet examen, décrit par le Dr II. Spreng dans Y Aéro-Revue Suisse des 10 et 25 mai 1938. emisage le sens de la pression, le sens du mouvement (arythmique, rythmique, comme provocation d’effroi), la coordination des mouvements, l’observation (tableau pseudoisochromatique pour l’examen du sens des couleurs, cliché pris d’un avion) et un examen simple d’intelligence. Les épreuves d’aptitude proprement dites sont complétées par de nombreuses observations personnelles cie l’expérimentateur, car le I)r Spreng insista sur le fait qu’un jugement d’ensemble de l’individu quant à la prédiction de sa valeur professionnelle ne peut être fondé uniquement sur le résultat des épreuves normalisées. Parmi les conditions requises du chef examinateur. II. Spreng mentionne qu’il doit être au courant du vol à voile et de la formation des pilotes.
- p.50 - vue 87/370
-
-
-
- Après plusieurs années d’expérience pratique, aucun des groupes pour lesquels ces piocédés de sélection ont été/ utilisés ne voudraient y renoncer.
- *
- * *
- Signalons la création, sur 1 initiative du Comité central des allocations familiales, 31, rue Guvol, Paris (17°), d’une école privée de service social ouverte aux jeunes gens seulement et destinée à préparer de futurs chefs de services sociaux, des rédacteurs de bulletins d’usine, des directeurs de colonies de vacances, etc... Les études s’étendent sur deux années scolaires, à raison de six heures par. semaine, du 15 novembre au 15 mai.
- LA VIE DE L’INSTITUT
- Préparation au concours pour la nomination au poste de secrétaire départemental d’O. P.
- Pour l'application du décret-loi qui a institué des secrétaires départementaux d’orientation professionnelle, la loi de Finances a prévu cette année les crédits nécessaires à la création de 12 postes.
- 11 y aura donc en 1939 des concours pour la- nomination de ces fonctionnaires d’Etat placés auprès des inspecteurs d’Académie.
- L’Institut organise un enseignement spécial pour la préparation aux épreuves de ce concours. D’autre part, au centre d’O. P. qui s’est organisé au siège de l’Institut, pourra se faire le stage réglementaire de trois mois imposé aux candidats.
- Nous donnerons des renseignements plus détaillés dans notre prochain bulletin, quand auront paru tous les décrets d’application, approuvés par le Conseil supérieur de l’Enseignement Technique dans sa session de décembre dernier.
- Voici le programme des conférences qui seront faites, à partir de la rentrée de Pâques, pour la préparation au concours.
- A. — Organisation de l’orientation professionnelle
- ET DE I.’APPRENTISSAGE
- b L’organisation matérielle d’un centre d’O. P.
- La fiche psycho-pédagogique, b a fiche médicale. Le secret professionnel.
- '• De tract aux familles. Le tract aux employeurs.
- Constitution du dossier d’un enfant à orienter.
- Enquête familiale et sociale.
- p.51 - vue 88/370
-
-
-
- G-7. Les tests.
- 8.-9. Les problèmes que pose l’adolescence au point de vue de l’O. P. et de la formation professionnelle.
- 10-11. La pratique de 10. P.
- 12. L’observation psychologique à l’école primaire et à l’école pro-
- fessionnelle.
- 13. Le problèmp de l’apprentissage.
- I L L’apprentissage artisanal.
- 15. L’apprentissage agricole.
- 10. L’apprentissage industriel.
- 17. L’apprentissage commercial.
- 18. Méthodes d’apprentissage fondées sur la psychotechnique.
- 19. Chômage et O. P.
- 20. Le placement en apprentissage.
- B. — Méthodes statistiques L Les méthodes diverses d investigation.
- 2. L’établissement d’une monographie professionnelle au moyen du questionnaire.'
- 3-4. Comment procéder à une enquête :
- a) sur les désirs professionnels ;
- b) sur les besoins en apprentis ;
- c) sur la continuité de l’O. P.
- 5. Il appel des connaissances relatives à l’établissement des courbes, graphiques...
- G. Comment lire une statistique.
- 7. Classement des documents. Fichiers. Catalogues.
- 8. L’utilisation des statistiques pour l’O. P. des travailleurs intel
- lectuels.
- 9. La statistique générale de la France. Son rôle. Son organisa-
- tion. Ses travaux.
- C. — Economie .sociale et industrielle
- 1. La connaissance du milieu professionnel. Monographie d’une
- grande entreprise industrielle.
- 2. Monographie d’une grande entreprise commerciale.
- 3. Monographie d’une petite entreprise.
- 4. L’évolution des métiers.
- 5. L’organisation scientifique du travail.
- G. Le problème du chef.
- 7. Le travail à domicile.
- p.52 - vue 89/370
-
-
-
- ci co
- - 53 —
- 8. Commentaire du Code du Travail dans ses parties relatives à l’apprentissage.
- 9-10. Les conventions collectives du travail.
- D. — Géographie économique
- 1. Tableau d’ensemble de l’activité économique de la France.
- Plan d’une étude monographique de région.
- . La paysannerie française. L’âme paysanne. L’exode rural.
- . Les problèmes que pose l’industrialisme en ce qui concerne l’O. P. et la formation professionnelle.
- 4. L’artisanat français. Hier et aujourd’hui.
- 5. Le commerce français. Importations et exportations. Commer-
- ces actifs et commerces sédentaires.
- E. — Administration générale
- L-2. La Constitution. Le Parlement. Lois. Décrets. Arrêtés. Décisions. Circulaires.
- 3. Le Ministère des Finances et. ses organismes.
- i. Le Ministère de 1 Education nationale et ses organismes.
- 5. Les Ministères du Travail et de l’Economie nationale.
- 6. Le Ministère du Commerce et de l’Industrie.
- 7. Le budget.
- 8. Justice administrative : recours, appels, Conseil d’Etat...
- 9. L’administration départementale.
- 10. L’administration communale.
- F. — Législation de l’Orientation professionnelle
- L L’organisation de l’Orientation professionnelle avant le décret du 24 mai 1938.
- 2 L’organisation nationale de l’Orientation professionnelle et le décret du 24 mai 1938.
- 8. L’organisation départementale et locale de l’Orientation professionnelle conformément au décret du 24 mai 1938, L’organisation pratique de l’Orientation professionnelle depuis la nouvelle législation.
- G. — Enseignement technique
- L Historique succinct de l’Enseignement technique.
- Loi organique de l’Enseignement technique (loi Astier). Ré cents décrets-lois.
- 8- L’administration centrale. Les bureaux.
- L Conseils, Commissions, Comités de l’Enseignement technique.
- p.53 - vue 90/370
-
-
-
- 54 —
- 5. Ecoles et cours de l’Enseignement technique (publics, privés).
- 6. Ee personnel de l’Enseignement technique.
- 7. L’apprentissage. Contrat d’apprentissage, Bourses d'appren
- tissage. Chambres de Métiers.
- 8. Les diplômes (sanctions) de l’Enseignement technique.
- 9. L’inspection de l’Enseignement technique.
- 10. Le budget de l’Enseignement technique. Taxe d’apprentissage. Subventions...
- IL — Conférences sur des sujets spéciaux
- 1. L’O. P. des anormaux, déficients, délinquants.
- 2. L’O. P. féminine.
- 3. L’O. P. agricole.
- 4. L O. P. vers les carrières artistiques.
- 5. L’O. P. de l’ingénieur.
- 0. Les classes d’orientation.
- 7. L’admission dans les écoles professionnelles.
- 8. L’organisation rationnelle des examens,
- 9. Le problème de l’éducabililé.
- 10. L’O. P. et la famille.
- I. — Visites dirigées
- 1. Une école d’agriculture.
- 2. Une école pratique d’industrie.
- 8. Une école de commerce.
- 4. Une école de métiers.
- 5. Une école nationale professionnelle.
- G. Une école nationale d’Arts et Métiers.
- 7. Un établissement du second degré.
- 8. Un grand établissement industriel.
- 9. Un grand établissement commercial.
- 10. La Banque de France.
- J. — Bibliographie
- Dix leçons.
- *
- * *
- Cours de préparation aux fonctions de médecin des Services d’O. P.
- Nous avons donné, dans le Bulletin de novembre-décembre 1938, le programme de l’enseignement donné à la Faculté de Médecine, sous la direction des professeurs Tanon et Piéron, aux médecins désireux de collaborer avec les centres d’O. P., par une collabora-
- p.54 - vue 91/370
-
-
-
- tion de l'Institut .avec la chaire d’Hygiène de la Faculté. M. Luc ouvrit la série des conférences en exposant ce qu’il attendait de la collaboration des médecins et prononça également une allocution de clôture, à laquelle les professeurs Tanon et Piéron ajoutèrent quelques mots.
- Cette série de conférences et d’exercices pratiques a rencontré un très grand succès, avec 79 inscrits. Il a été délivré 43 certificats d’assiduité aux participants dont voici la liste : M. Albaret. M. Andriamanana, Mlle Aconcha, M. Bardin, Mlle Blanchier, MUe Boucabeille, M. Bartue, M. Beurdeley, Mme Cuilleret-Mouchet, M. Carret, M. Gras, M. Debray, Mlle Barras, Mmo Faillie, Mme Girard lissier, M. Guillaumot, M. Gros, M. Herbert, M. Henry, M. Kotlarenski, Mmo Leuret, M. Lancelot, MUe Luders, Mme Lu/
- L. de Ibarra, Mrae Liberson, M. Martini, M. Maleyrie, Mme Ma-linsky, M. Malinsky, M. Pinoleau, Mmo de Prailaune Blainville
- M. Pannier, M. Piacet, M. Perrot, AI1110 Rabinovici, M. Rapaport, -M. Salmon, M. Scali, M. Sehongut, M. Valat, M. Valadou, M. Vila Cuner, MUe Wasserstrom.
- Lue nouvelle session, avec un programme identique, aura lieu, à la suite des cours de préparation à l’inspection scolaire et à la surveillance médicale de l’éducation physique, dans les mêmes conditions de collaboration de la chaire d’Hygiène de la Faculté de Médecine et de l’Institut, du 5 au 10 juin 1939 (conférences à 17 beu res et à 18 heures, tous les jours au Laboratoire d’Hygiène. de la Faculté, exercices pratiques à 14 b. 30, tous les jours à l’Institut).
- *
- * *
- Cours complémentaire pour les orienteurs de province
- Le cours complémentaire a eu lieu du 20 au 28 février. La séance d’ouverture a été présidée par M. Luc, qui a, dans une leçon de clôture, répondu aux questions qu’on lui avait posées. M. Caron a été, dans la séance de clôture l’interprète des orienteurs.
- Programme du Cours complémentaire d’Orientation Professionnelle
- Session du 20 ou 28 Février 1939 — 41, rue Gay-Lussac, Paris (Ve)
- Lundi 20 février.
- 19 h. 15 : L’analyse psychologique de l’individu et la personnalité, par M. Piéron.
- 11 h. 30 : Démonstrations et exercices pratiques, par Mme Piéron.
- p.55 - vue 92/370
-
-
-
- 56 —
- Mardi 21 février.
- 9 heures : La collaboration de l’école .avec le centre d’O. P., par
- M. Fontègne.
- 10 h. 15 : Les relations de Forienteur et du médecin, par le Dr Paui-Boncour.
- lé h. 30 : Démonstrations et exercices pratiques, par Mlle Veil. Mercredi 22 février.
- 10 h. 15 : L’étape de l’adolescence et l’O. P., par M. Wallon.
- 15 h. 30 : Démonstrations et exercices pratiques, par Mme Piéron. 17 heures : Les relations des centres d’orientation avec les autorités départementales, communales et académiques, par M. Larcher.
- Jeudi 23 février.
- 9 heures : L’organisation de l’O. P. en France d’après les nou-
- veaux décrets, par M. Jehan.
- 10 h. 15 : Le marché du travail et ses fluctuations. L’établissement des statistiques, par M. IIalbwachs.
- 15 h. 30 : Démonstrations et exercices pratiques, par Mme Piéron. 17 heures : La place de l’O. P. dans l’organisation économique actuelle, par M. Noyelle.
- Vendredi 24 février.
- 9 heures : L’organisation pratique d’un centre d’O. P., par
- M. Fontègne.
- 10 h. 15 : Orientation et reclassement des chômeurs, par M. Pouillot.
- 14 h. 30 : Démonstrations et exercices pratiques, par MUe Weinberg.
- 17 heures : L’utilisation par l’orienteur des données de la fiche médicale, par le Dr Coumetou.
- Samedi 25 février.
- 9 heures : L’orientation des anormaux de l'intelligence et du ca-
- ractère, par le Dr IIeuyer.
- 10 h. 15 : La fiche d’examen psychologique et son emploi, par MUe Weinberg.
- 14 h. 30 : Démonstrations et exercices pratiques, par MUe Weinberg.
- Lundi 27 février.
- 9 heures : La pratique de l’O. P., par M. Fontègne.
- 10 h. 15 : Les méthodes de détermination du caractère par Mlle Weinberg.
- p.56 - vue 93/370
-
-
-
- I \ h. 30 : Visite des laboratoires de psychotechnique des chemins de fer de l’Etat à Viroflay, par Mlle Weinberg.
- 17 heures : I.es relations des Offices avec les administrations centrales. L’inspection générale en O. P., par M. Larcher.
- Mardi 28 février.
- 9 heures : L’orientation des anormaux sensoriels, des cardia-
- ques, tuberculeux et rhumatisants, par le Dr Paul-Boncour.
- 10 h. 15 : L’emploi des notations statistiques, par MUe Weinberg. H h. 30 : Travaux pratiques, par MUe Weinberg.
- 10 h. 30 : Séance de clôture. Conférence par M. Luc.
- Boursiers de stage (février 1939)
- Peulet, Bourg, directeur Office O. P., instituteur.
- Chanel, Bellegarde, directeur Office d’O. P., directeur de cours complémentaire.
- Midy, Saint-Quentin, inspecteur départemental de l’Enseignement technique.
- Chapuis, Troycs, secrétaire d’inspection académique.
- Raymond, Peyruis, directeur du Service de documentation et d’O. P., inspecteur E. T.
- Eourel, Marseille, instituteur.
- Chabassieu, Marseille, institutrice suppléante.
- Colonna de Leca, Marseille.
- Courtois, Angoulême, assistante d’Office d’O. P.
- Lacroix, Tulle, directeur de Cours complémentaire, Souillac-Tidle.
- 1-eplège, Châleaudun, instituteur primaire supérieur.
- Courtois, Dreux, directeur Office d’O. P. et cours de préapprentissage.
- Caujard, Chartres, directeur école de garçons et cours professionnels.
- Ai.oppe, Nogent-le-Rotrou, directeur école de garçons et cours professionnels.
- Carrière, Nîmes, inspecteur primaire, directeur du Centre de l’O. P.
- Baudiciion, Bordeaux, directrice du Service départemental d’O. P.
- Perrin, Vesoul, secrétaire technique Office départemental d’O. P.
- Cautrot, Annecy, directeur du Service d’O. P. école pratique de garçons.
- Cranier, Montpellier, commis d’Académie, secrétaire centre de documentation professionnelle.
- Poucet, Béziers, professeur Ecole pratique.
- p.57 - vue 94/370
-
-
-
- 58
- Noël, Rennes, professeur honoraire de cours complémentaire. Seve, Saint-Etienne, directeur d’Office d’O. P.
- Langeais, Nantes, Chef du service d’O. P.
- Babin, Saint-Nazaire, directeur Office d’O. P.
- Sauvaget, Pezou, directeur d’école publique.
- Gai,an, Cahors, inspecteur primaire, directeur Office d’O. P. Moreau, Angers, directeur Office d’O. P.
- Schautt, Nancy, directeur d’Office d’O. P.
- Duiieille, Dombasle, directeur de l’Ecole d’O. P.
- Pernin, Bar-le-Due, directeur de l’Office départemental d’O. P. Monnot, Stiring-Wendel, instituteur.
- Thiebaut, Metz, directeur d’école.
- Pieters', Lille, assistante médicale, secrétaire administratif office départemental du Nord.
- Rauer, Lille, directeur d’école à Bourbourg-Campagne.
- Sauvanet, Clermont-Ferrand, inspecteur départemental de l’E. T., directeur Office départemental d’O. P.
- Cranier, Lyon, professeur à L’Ecole nationale professionnelle « La Martinière ».
- Guili.aumot, Buxy, médecin, conseiller des métiers^
- Buisson, le Creusot, professeur école professionnelle, usines Schneider.
- Baffray, Le Mans, adjointe au cabinet d’O. P.
- Caron, Melun, directeur Comité départemental d’O. P., inspecteur primaire honoraire.
- Dumontier, Rouen, directeur du service départemental d’O. P. Doucelin, Poitiers,,instituteur détaché à l’Inspection académique. Marandon, Poitiers, secrétaire adjoint d’académie.
- *
- * *
- Les Décrets d’Orientation professionnelle
- Recrutement des Secrétaires d’Orientation professionnelle
- Voici le premier décret relatif au nouveau régime de l’O. P. TITRE PREMIER
- Conditions d'accession aux fonctions de secrétaire d’orientation professionnelle
- Article premier. — Nul ne peut être délégué dans les fonctions de secrétaire :
- 1° S’il n’a fait un stage dans un centre d’orientation professionnelle désigné par le ministre de l’Education nationale ;
- p.58 - vue 95/370
-
-
-
- 2° S’il n’est en possession du certificat d’aptitude -aux fonctions de secrétaire.
- Art. 2. — Nul ne peut être admis au stage organisé spécialement pour les fonctions de secrétaire s’il ne remplit les conditions suivantes :
- 1° Etre de nationalité française ;
- 2° Pour les hommes, avoir satisfait aux obligations de la loi militaire ;
- 3° Etre âgé de vingt-cinq ans révolus ;
- 7i° Etre pourvu du baccalauréat ou du brevet supérieur ou d’un diplôme jugé équivalent par le ministre de l’Education nationale sur avis du comité d’inspection ;
- o° Etre en possession du diplôme de l’Institut d’orientation professionnelle.
- Art. 3. — La durée du stage prévu à l’article 1er est de trois mois.
- A l’issue de leur stage, les stagiaires sont l’objet d’un rapport du directeur du centre où ils sont placés. L’inspecteur d’Acadé-mie transmet ce rapport, accompagné de ses observations, au ministre de l’Education nationale qui le soumet pour avis au Comité de direction de 1 'Institut national d’orientation professionnelle.
- Art. 4. — Une commission d’examen comprenant au moins un représentant du ministre de l’Agriculture est nommée chaque année par le ministre de l’Education nationale à l’effet d’examiner les candidats au certificat d’aptitude aux fonctions de secrétaire, dont la liste est, arrêtée, par le ministre de l'Education nationale.
- Ees épreuves de l’examen se divisent en trois parties :
- l!i partie. — Examen du rapport de stage prévu à l’article 1er.
- 2S partie. — Epreuves écrites.
- 3' partie. — Epreuves orales.
- Ees candidats qui ont subi avec succès les épreuves de la pre-1111 cre partie sont déclarés admissibles.
- Art. 5. — La commission dresse la liste des candidats proposes à l’obtention du certificat d’aptitude.
- Celte liste est soumise au ministre de l’Education nationale qui delivre les certificats.
- Art,. 6. — L’organisation de l’examen pour le certificat d’apti-tude aux fonctions de secrétaire, le règlement et le programme des 'Preuves sont déterminés par arrêté du ministre de l’Education nationale.
- p.59 - vue 96/370
-
-
-
- 60
- TITRE II
- Disposilions iransitoires
- Art. 7. — Pendant une période d’une durée de trois ans, peuvent être dispensés du diplôme de l’Institut national d’orientation professionnelle, les candidats au stage prévu à l’article 2 qui, toutes autres conditions réunies, pourraient excipcr du certificat de stage complet au cours complémentaire de l’Institut national d’orientation professionnelle.
- Pendant la même période de trois ans, les candidats aux fonctions de secrétaire qui justifieront d’une pratique suffisante de l’orientation professionnelle, pourront être dispensés du stage prévu à l’article IRr. après avis du Comité do direction de l’Institut national d’orientation professionnelle. Ils devront faire un rapport sur leur pratique de l’orientation professionnelle.
- Art. 8. — Pendant une période de trois années, pourront être déléguées dans les fonctions de secrétaire, à la condition de posséder le diplôme de l’Institut national d’orientation professionnelle ou le certificat de stage complet au cours complémentaire de l’Institut national d’orientation professionnelle, les personnes exerçant ou ayant exercé une fonction publique. Dans ce cas, leur traitement ou leur pension de retraite se cumulerait avec l’indemnité qu’elles recevraient comme secrétaire dans les limites et conditions réglementaires.
- Art. 9. — Le ministre de l’Education nationale et le ministre de l’Agriculture sont chargés, chacun en ce (pii le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel.
- Fait à Paris, le 21 février 1939. Albert Lebrun.
- Nous signalons à nos abonnés la présence dans ce Bulletin d’un mandat postal leur permettant de se libérer du paiement de leur abonnement.
- Celui-ci a dû être majoré et porté à 25 francs. Ceux de 4^ nos abonnés oui préféreraient un autre mode de paiement
- tter assez vite, les frais
- -A
- tOUC4
- de^pjYouvrernent étant très onéreux.
- INSTITUT NtffcîBÊk
- PROFESSIONNELLE
- factiev
- p.60 - vue 97/370
-
-
-
- SERVICES DE L’INSTITUT
- SECRÉTARIAT GÉNÉRAL ET CENTRE DE DOCUMENTATION
- Chef de service : Mme A. Fessard. — Téléphone Odéon 52-46.
- Secrétaire adiointe : Mlle P. David.
- CENTRE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Chef de service : Mlle C. Chauffard. — Téléphone Odéon 52-48.
- Secrétaire : M. Bénech.
- SERVICE DES TESTS
- Chef de service : Mme H. Piéron. — Téléphone Odéon 5248.
- ECOLE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Conseil des Professeurs :
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- J.-M. Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes. H. Laugier, processeur à la Sorbonne, chef du Service central de la recherche scientifique.
- P. Male, médecin consultant à l’Hôpital Henri-Rousselle.
- Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris, suppléé par M. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Paris.
- Paul-Boncour, médecin-chef de l'Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’Anthropologie.
- H. Piéron, professeur au Collège de France.
- H. Wallon, professeur au Collège de France.
- Chargés de conférences :
- M. P. Abraham ; Mme Chmielnitzki ; M. A. Fessard ; Mme Gratiot-Alpbandery ; M. Jeudon ; M. Luquet ; M. Pouillot ; MUe C. Veil ; M“° D. Weinberg.
- Chefs de travaux pratiques .
- M‘ia Monnin, M“e Piéron, Mlle Veil.
- LABORATOIRE DE PHYSIOLOGIE DU TRAVAIL
- Chef de service : N...
- LABORATOIRE D’ORGANISATION DU TRAVAIL Chef de service : M. H. Laugier, directeur. — Téléphone Odéon 52-54. Directeur adjoint : M“e Weinberg.
- LABORATOIRE DE PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE Chef de service : M. J.-M. Lahy, directeur. — Téléphone Odéon 52-59. Directeur adjoint : M. Bonnardel.
- LABORATOIRE DE PSYCHOBIOLOGIE DE L’ENFANT Chef de service : M. H. Wallon, directeur. — Téléphone Odéon 52-61. Directeur adfoint : M. Ombredane.
- Téléphone de Permanence : Odéon 52-48 (dans la loge du concierge).
- p.n.n. - vue 98/370
-
-
-
- SOMMAIRE
- I. — Après dix ans ... ........................................... |
- II. — Henri Piéron : L’emploi du eliromatophanomètre comme anoma.
- loscope ................................................ . 4
- III. — Notes et Documents : Les gauchers et le problème de l’ambi-
- dextrie éducaiive. — L’orientation scolaire en action et les tests. — L’apprentissage à la recherche scientifique devant la G, T. I. — L’examen médical en O. P. d’après les médecins lyonnais. — La précocité croissante de la puberté féminine dans le monde. — Analyse factorielle du baccalauréat. — L’attitude de l’élève quittant actuellement l’école primaire envers le choix d’un métier. — L’O. P. au bureau universitaire de statistique . ................................... 10
- IV. — L’Orientation Professionnelle à l’étranger : L'Orientation
- Professionnelle au Congrès International de l’Enseignement commercial. — L’Orientation Professionnelle en Suisse ... 36
- V. — A travers les Revues.................... ................... 39
- VI. — Informations............................ ................... 44
- VII. — La Vie de l’Institut......................................... fil
- VIII. — Les Décrets d’Orientation Professionnelle .................. 58
- Bulletin (le l'Insliliil National d’Etude du Travail et d'Orirnlalion Professionnelle
- rédacteur en chef : Mme Henri PIERON secrétaire de la rédaction : M,le Irène LÉZINE
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- AHONMKIUGN.T î
- Pour la France.. S5 fr. j Pour l'Etranger....... 40 /r.
- Prix du numéro : SS franc»
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l'Instilul |
- PARIS C/C 1444-79
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- On peut se procurer, pour la France, les dix premières années, au prix de 250 frant' i et chaque année au prix de 30 francs (port non compris).
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- p.n.n. - vue 99/370
-
-
-
- N° 3-4
- MARS-AVRIL 1939
- BULLETIN
- DE
- L’INSTITUT NATIONAL
- D'Etude du travail
- ET
- dORIENT ATI O N PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- AU SIEGE DE L’INSTITUT
- 41, Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- OU S DROITS RÉSERVÉS
- p.n.n. - vue 100/370
-
-
-
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- H. Laugier, professeur à la Sorbonne, chef du Service central de la recherche scientifique.
- H. Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l'Institut de Psycho logie de l’Université de Paris, président de la Section des sciences naturelles de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- BUREAU DU CONSEIL lïADMINISTRATION
- Président d'honneur : M. Labbé, directeur général honoraire de l’Enseignement technique.
- Président : M. Luc, directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-Présidents : MM. Barrier, inspecteur général de l’Education Nationale ; Lasalle, secrétaire de la Chambre de Commerce de Paris ; Masbou, directeur de l’Enseignement primaire de la Seine ; Sellier, sénateur, ancien minis Ire.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D ’ A DMINIS TR A TION
- Outre le Bureau :
- MM. Bonnardel, chef des travaux au Conservatoire national des Arts et Métiers , Châtelet, directeur de l’Enseignement du second degré ; Contenot, président de la 4e Commission du Conseil municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dautry, ancien directeur des Chemins de fer de l’Etat ; Dubreuil, membre du Bureau international du Travail ; Lahy, directeur de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, de l’Institut, professeur au Collège de France, président de la Société française de Pédagogie ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientalion professionnelle ; Laugier, professeur à la Sorbonne ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’Anthropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Pouillot, inspecteur divisionnaire du travail et de la main-d’œuvre ; Ragey, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Roger, inspecteur général honoraire de l’Instruction publique ; Tanon, de l’Académie de Médecine, professeur d’hygiène à la Faculté de Médecine ; Toulouse, ancien médecin-directeur de l’Hôpital llenri-Rousselle, directeur honoraire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Wallon, professeur au Collège de France, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes Etudes.
- Le Secrétariat cl l’Office de documentation sont ouverts tous les jours ouvrables de l’année scolaire (sauf le samedi), de 15 heures à 18 heures. La Bibliothèque est ouverte les mêmes jours, samedi compris, de 14 heures à 18 heures.
- Pour les consultations d’O. P., adresser une demande de rendez-vous au chef du Centre d’O. P.
- Adresser la correspondance, impersonnellement, à M. le Directeur de l’Institut national d’Etude du travail et d’Orientation professionnelle.
- p.n.n. - vue 101/370
-
-
-
- 11e Annee
- N“ 3-4
- Mars-Avr
- Bulletin de l’Institut National N&S* ^ D’ETUDE DU TRAVAIL
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- LE PSYCHO-ENTRAINEMENT
- THÉORIE ET PRATIQUE
- par le
- Professeur A. TOLTCHINSKY (Léningrad)
- I. — Principes fondamentaux du psycho-entrainement
- Les psychologues qui travaillent dans les entreprises sont '•menés à se demander si l’on pourrait —- la sélection professionnelle des travailleurs mise à part — améliorer la qualité du travail par le psycho-entraînement. Le rôle du psychologue dans les entreprises soviétiques se résume en ces quelques points :
- 1° L’orientation et la sélection professionnelle de la main-d œuvre ;
- 2 Le psycho-entraînement des travailleurs, soit qu’il y ait abaissement des qualités psychologiques nécessaires pour accomplir un travail spécialisé, soit qu’il y ait insuffisance d aptitudes pour le passage des travailleurs d’une occupa-lon à une autre, soit enfin qu’il faille améliorer la qualité el la rapidité du travail ;
- d° La rationalisation des conditions du travail ;
- a0 L organisation de l’hygiène psychique)
- 11 faut noter que souvent, dans les entreprises, le psycho-anlraîriement est beaucoup plus avantageux que la sélection 1M °fessionneHe avec laquelle on jest souvent obligé de faire ‘ 0 grosses dépenses pour le déplacement des ouvriers dont 011 ln°dilie parfois tout le. train habituel de vie. Dans ce cas, 0,1 l’e,d un temps précieux à la réadaptation de ces ouvriers aux c°nditions nouvelles de leur travail.
- p.61 - vue 102/370
-
-
-
- — 62 —
- Le psychologue soviétique qui s’attache à résoudre les problèmes de l'apprentissage suit deux directions :
- 1° Celle du psycho-entraînement (afin de créer une base psychologique pour l’apprentissage ;
- 2° Celle de l’apprentissage Hui-même, où le rôle du psychologue, s’il ne veut pas commettre l'erreur inadmissible de se substituer au pédagogue, se réduit aux consultations données à ce dernier.
- II. — Le PSYCHO-ENTRAINEMENT
- Ou’est-ce donc que le psycho-entraînement, quels rapports a-t-il avec la question de l’exercice, de l’apprentissage et de l’éducation ?
- Par le mot d’exercice, on entend « une activité utile qui, par sa répétition, crée des modifications quantitatives et qualitatives progressives ayant pour effet de donner au sujet la • possibilité d’acquérir celle activité » (1).
- On distingue deux formes d’entraînement : « l’entraînement des capacités » (Friedrich), ce que nous dénommons le psycho-entraînement et l’entraînement des procédés de travail il est évident que ces deux formes sont liées entre elles. Dans le psycho-entraînement, il est question du développement des qualités professionnelles indispensables -— là est notre but tandis que dans l’entraînement des procédés, des qualités se trouvent à la base même de notre travail. Si, dans ces- conditions, les qualités psychologiques se développent, ce n’est pas le but.
- Le psycho-entraînement et l’entraînement sont étroitement liés à l’apprentissage, mot sous lequel nous comprenons non seulement l’apprentissage théorique (connaissance), mais encore l’apprentissage du travail donné en entier.
- Le psycho-entraînement peut précéder l’apprentissage — ce qui est le plus rationnel — et sert à créer une base psychologique sur laquelle s’appuiera par la suite l’apprentissage. Parfois, pour augmenter des qualités psychologiques peu développées, le psycho-entraînement va parallèlement avec l’apprentissage. Il peut enfin être appliqué après l’apprentissage, dans le cas où il est nécessaire d’améliorer les qualités
- (1) Meller E. H., Problème de l’exercice, Bulletin des Comptes-rendus de la Société psychotechnique de l’Union Soviétique, n° 2.
- p.62 - vue 103/370
-
-
-
- 03 —
- psychologiques amoindries sous l’influence de certaines circonstances pour accroître ces qualités.
- En créant la méthode d’entraînement pour une profession, le psychologue se trouve en présence de deux questions fondamentales ; quelles sont les qualités psychologiques qui doivent être développées, quelles méthodes d’entraînement faut-il employer de préférence?
- Nécessité el valeur psychologique de l'analyse du travail
- Pour résoudre la première de ces questions, il est indispensable de faire l’analyse psychologique du travail de la profession donnée.
- En même temps, il faut faire l’analyse de l’apprentissage auquel, comme nous avons dit plus haut, le psycho-entraînement doit être étroitement attaché.
- Etant donné que le succès du psycho-entraînement dépend dans une certaine mesure de la conscience du sujet soumis à l’entraînement, de son intérêt pour le travail, de son activité, il faut absolument exprimer les résultats de l’analyse sous une forme accessible au sujet soumis à l'entraînement.
- Parmi les méthodes, de professiographie, celle qui répond le mieux aux conditions énoncées plus haut est la méthode de graphique analytique que nous avons mise au point (1).
- Pour exprimer les résultats de l’analyse d’une façon plus exacte el plus évidente, on les reporte sur un graphique sur les colonnes duquel sont indiqués : le processus de production, la place de l’ouvrier et de l'outillage, l’indication du but et de l'importance du processus de production (ou de ses parties) pour la qualité du travail, les avaries, les traumatismes, etc...
- On déduit ensuite la caractéristique psychologique de i analyse du processus de production et de ses parties et 1 on kit un schéma graphique des qualités psychologiques indispensables pour l’accomplissement du processus analysé,^ sur lequel on indique habituellement la qualité nécessaire pour * apprentissage de la profession donnée.
- De cette façon, les matériaux de l’analyse sont utilisés
- (E A. Tou hinsky, Méthode de graphique analytique, son utilisation dans la rationalisation de la production, de la sélection et de l’apprentissage professionnels. Bulletin de llnstilut de protection du travail de Leningrad, t932, n° 9-10.
- p.63 - vue 104/370
-
-
-
- — 64
- dans l’orientation professionnelle pour laquelle on détache les qualités particulièrement importantes,, mais aussi se prêtant le moins à l’exercice.
- Elaboration du psycho-entraînement
- Avant tout, il faut résoudre la question suivante : dans le psycho-entraînement, doit-on partir des complexes les plus simples et s’élever graduellement vers le travail professionnel complet, ou bien faut-il utiliser la méthode « intégrale » ?
- Comme on le sait, il existe à propos de la méthode partielle et intégrale des divergences d’opinions chez les spécialistes de l'entraînement. Brown (1), Decroly (2), et autres auteurs estiment que la méthode intégrale est la meilleure ; Rupp (3) trouve la méthode partielle plus conforme au but quand nous avons affaire à un complexe trop embrouillé pour l’apprentissage et dont les éléments séparés peuvent être facilement détachés du complexe général ; Mode préféré, en général, la méthode intégrale mais admet le démembrement du processus en parties lors de l’entraînement des "pratiques difficiles». Fjnck (4) admet que dans ces processus, l’exercice par parties là où celles-ci sont, dans le fond, relativement indépendantes, est plus conforme au but que dans la méthode intégrale. Enfin, des auteurs qui se rattachent à la théorie de l’Institut Central de Moscou (5). Berling (G) et Boit (7), admettent l’excellence de fa méthode pa rlielle.
- Dans tous les cas, il est de toute évidence que, dans le psycho-entraînement par la méthode « intégrale » le sujet
- (1) Brown, A., Comparison of the « whole » .part and combination methods ot' learning pianomusic. ./. cxp. Psych. 1, 1928-11.
- (21 Decnor.y, Le principe de la globalisation appliqué à l’éducation du langage écrit et parlé, Areli. de Psych. 1927-20.
- (3) Rupp, II., Psvchologische Grundlagen der Anlernung, Psycholechnis-che Zeitschrift, 1927. II. ‘i.
- Rupp, IL, Uber Anlernverfahren. Ileiheft 9 zum Zentralblalt für Gèwer-besytjiene. 1928.
- (4) Finck, E., Anlernung :m Ganzverfahrcn und im Teilverfahren. Industrielle Psychotech. 1926-11. 7.
- (5) Préf. de A. K. Gasteff à la trad. russe des art. de A. Friedrich. Organisât. économique de la main-d’œuvre (Analyse de la prof, de serrurier. Sélection entraînement s. base psychotech. l’ouvrier et la machine). Conseil central des syndicats de PU. R. S. S. 1925.
- (6) Berling, G., Anlernung von Werkstatt funktionen. Indus. Psychol. 1928-4-7/8.
- (7) Bolt, R. Anlernverfahren für das Arbeiten mit kleinen Ilammern. In-dust. Psychot. II. 7. 1923.
- p.64 - vue 105/370
-
-
-
- — 65 —
- soumis à l’entraînement est, malgré tous les efforts de l’instructeur, plus ou moins livré à lui-même et dans son travail, ne peut en détacher les moments difficiles, moments sur lesquels il doit attacher une attention particulière. C’est pourquoi, avec l’entraînement par la méthode intégrale, nous obtenons des résultats plus faibles, parfois même un développement irrégulier du complexe soumis à l'entraînement. De plus, nous savons fort bien, d’après les procès-verbaux dressés lors de l’exercice des diverses qualités psychologiques, que le sujet en exercice essaie, à tout instant, de décomposer le problème qu’on lui pose et cela même dans- les cas où celui-ci est relativement simple. On le voit, par exemple, d’après les procès-verbaux d'entraînement pour arriver à introduire le tournevis dans la rainure d’une vis. Cet entraînement se fait sur un appareil du type du tremomètre où le sujet doit faire entrer le bout d’un tournevis dans des rainures étroites dispersées sur la planche du tremomètre. Le sujet s’efforce, en visant la rainure, de ne pas effleurer les bords avec le bout du tournevis.
- On voit que les sujets soumis à l’épreuve concentrent leur attention, soit sur la façon dont ils prennent le tournevis, soi! sur la fixation de la rainure qu'ils visent, soit encore sur la façon d’introduire le tournevis dans la rainure.
- A chaque étape du travail se détache l’un ou l’autre de ces éléments ; c’est ainsi, par exemple, qu’au cours de la fixation du tournevis dans la rainure, c’est sur la perception visuelle de la rainure ou sur le bout du tournevis que se fixe 1 attention quand on vise la rainure ; dans ce but, le sujet se penche pour mieux voir l’objet qu’il considère, il essuie ses lunettes, fixe la position du bout du tournevis par rapport u la rainure, etc... D’autres fois, il s’efforce de vaincre le bemblement de ses mains qui l’empêche d’arriver à ses fins. en abaissant rapidement le tournevis ou au contraire, en ralentissant ses mouvements ; pour cela, il prend des poses déterminées, tend tels ou tels de ses muscles, etc...
- H faut noter aussi que, dans l’entraînement par la méthode "dégrale, les éléments séparés du complexe peuvent s’entra-'er et entraver le développement de ce complexe (1).
- (1) Daschiel, A comparison of complété alternative méthodes of learmng lWo habits. Psychol. Review. 1920', 27.
- p.65 - vue 106/370
-
-
-
- — 66 —
- Inexpérience déjà acquise du psycho-entraînement, ainsi que les expériences d'exercices (1), nous ont montré que, dans les cas où l’on commence par des complexes simples pour passer ensuite à des moins simples, les progrès sont plus rapides que dans l’entraînement fait exclusivement avec des complexes difficiles.
- Une autre question qu’il faut trancher, est de savoir si le psycho-entraînement doit cire basé sur une tâche qui a un but ou sur une tâche formelle. Par « tâches qui ont un but », nous entendons celles qui, par elles-mêmes, représentent un but. Par exemple, apprendre par cœur une poésie, un fragment musical, etc... Nous entendons par tâches formelles, celles où le but est en dehors d'elles, comme par exemple les gammes auxquelles s’exercent le musicien ou la dactylographe lors de l'apprentissage machinal.
- Comme on le sait, les exercices formels conduisent très souvent à une bonne réussite, parce qu’ils sont basés surtout sur des complexes faciles alors que les exercices qui ont un but sont basés sur des complexes difficiles.
- Le défaut principal des exercices formels est qu’ils intéressent peu le sujet soumis à l’entraînement, car il n’y voit aucun sens. Il nous semble qu’en basant le psycho-entraînement sur les exercices formels, il faut soutenir l’intérêt des sujets pour le travail, il faut surtout donner un sens à leur travail et leur montrer constamment le but et l’importance de chaque tâche donnée.
- La question de l'imitation de 1 activité productrice est étroitement liée à la question des tâches formelles et des tâches complètes. Quand on résoud cette question, il faut tenir compte de ce que les lâches imitées sont habituellement compliquées, que dans l’imitation il ne s’agit pas du psycho-entraînement comme tel, mais- surtout de l’entraînement aux méthodes de travail. Enfin, la loi de transfert, ainsi que l’ont montré des recherches expérimentales est essentiellement liée aux fonctions intellectuelles, car la condition fondamentale pour que s’opère le transfert est l’emploi de la méthode de généralisation logique, de compréhension à saisir l’essen-
- <1) Friedrich, A. Das Auslernen auf psychotechnischen Gruncllage, Fahig-kritschalung. Pralctisclie Psychologie, 4-1922-H. 1.
- p.66 - vue 107/370
-
-
-
- 67 —
- tiel (1). Voilà pourquoi nous estimons qu’il faut reproduire l’activité psychologique professionnelle, baser sur elle la méthode du psycho-entrainement et non pas imiter l’activité productrice, ainsi que le font certains spécialistes.
- Quand on compose le plan du psycho-entraînement, il faut accorder une attention particulière à la loi du transfert (2). Cela donnera la possibilité d’élaborer le psycho-entraînement de la façon la plus utile et la plus économique.
- Dans l’élaboration du psycho-entraînement, la question principale est le choix de la « forme » d’entraînement. Il existe, comme on le sait, deux « formes d’entraînement » : la forme active et la forme passive. Certains spécialistes supposent qu’on peut entraîner l’ouvrier sans le concours de sa volonté et de sa pensée. Quelquefois, on essaie de créer des appareils spéciaux à l’aide desquels les sujets entraînés doivent s’assimiler les procédés de production d’une façon purement passive.
- Avec cet entraînement, on tente, en créant un système strict de mouvements standardisés, d’exclure toute possibilité de conscience, de pensée et de travail créateur de la part du sujet. La propagation de l’entraînement passif est dûe en grande partie à certaines théories assez répandues parmi les psychologues, principalement chez ceux qui étudient la psychologie animale : Thorndike, Borowski, Kohler (3), Wer-theimer (4), Gottschald (5).
- Dans le même domaine, la théorie des essais et des « fautes » est particulièrement caractéristique. Cette théorie suppose que le sujet soumis à l’entraînement, en cherchant telle ou telle solution à la tâche qui lui est donnée, suit la voie des
- (P Woodrow, Effect of training upon transfer of training Journ. Educ. Vsych. 1927-10.
- Ruger-, Psychology of efficiency. Arch. o[ Psych. 1910, 51.
- (2) Nous ne nous arrêterons pas à l’analyse de la question de la loi du transfert ; beaucoup de travaux y sont consacrés : ceux de Ebert et Mei-jnan, Dearborn, Slcight, Vinch, Pressey, Briggs, Woodrow, Mereditt, Dal-ynbach, Overman, Thorndike, etc... en particulier une série de travaux ont elé Publiés sous ma direction, déterminant la loi du transfert, les conditions de son action par rapport aux diverses qualités psychologiques, principalement les fonctions psychologiques. Ce sont ceux de Baranoff, Zelenoff,
- oUchinsky, Galkina et Goussef.
- G) Kohler, W.
- (4) Wertheimer, Untersuchungen z. Lehre d. Gestalttheorie, Psychol. F°rsch,. 1923, Bl. IV.
- (5) Uber den Einfluss d. Erfahrung auf die Wahrnehmung von Figuren. Ps'jch. Forsch. 1929.
- p.67 - vue 108/370
-
-
-
- — 68
- essais fortuits « d’un hasard à un autre » jusqu’à ce qu’il heurte à une solution satisfaisante. Celle-ci se grave dans sa mémoire et il attaque le problème suivant de telle sorte que tout le processus d’entraînement se réduit à des découvertes de hasard et à leur fixation.
- On ne peut nier le fait que, dans l’entraînement, les sujets suivent, dans une certaine mesure, la méthode des « essais et des erreurs ». Il faut cependant dire, d’accord avec les travaux sur l’exercice et l’adaptation, que l’essence du processus d’assimilation de la méthode du travail réside dans la prise de conscience de cette dernière au cours des tentatives successives.
- Ce phénomène a été effleuré par les « gestaltiens », qui ont attaché une si grande importance, soit au facteur « organisateur » dans le développement de l'habitude (Koffka) (1), soit à l’activité consciente liée au facteur « organisateur » (Trank, Scott (2) et autres), soit à la reconnaissance de situation et non pas à leur constatation (Orata).
- En fait, il suffit seulement d’examiner les procès-verbaux dressés pendant l’exercice et l’entraînement pour se convaincre que, durant le processus du travail jusqu’à l’automatisation de ce processus, ceux (fui s’exercent essayent consciemment de résoudre les problèmes qu’on leur pose. Quoique les découvertes fortuites jouent un certain rôle, ce n’est cependant pas sur elles que s’appuie le processus de l’exercice car, dans l’exercice, il y a une participation obligatoire de la pensée et de la force créatrice du sujet qui s’exerce.
- A ce point de vue, une des meilleures illustrations qu’on puisse donner, ce sont ceux des procès-verbaux montrant comment se fait l’adaptation des sujets qu’on entraîne au processus du travail dans des conditions inhabituelles. Tel est le cas, lorsqu’il y a rupture du lien entre la perception visuelle et les fonctions motrices quand on exclut des éléments séparés par le démembrement du complexe.
- Nous avons réussi à faire un certain nombre d’expériences concernant l’adaptation au tracé d’une ligne au crayon tel
- (1) Koffka, Die Gundlagen cler Psychischen Entwicklung.
- (2) Scott, Sonic suggestions on learning from the point of view of C,es-tall Psycbolotjy, 1930, 21.
- p.68 - vue 109/370
-
-
-
- que cela se produit avec le tremomètre lorsqu’on provoque la destruction de la coordination oculo-motrice, ainsi que l’exclusion des perceptions auditives qui orientent souvent le sujet avec cet appareil, lors de l’acquisition de l’habitude. Le professeur Kompaneitz a construit, à cet effet, sur ma demande, un pseudographe, appared qui permet d éviter certains défauts des expériences habituelles avec l’écriture en miroir, qu’elle soit examinée avec 1 appareil ou sans lui. Le pseudographe se compose d’un tube fixé verticalement et tournant autour de son axe géométrique ; à l’intérieur est placé un prisme de Dovet établi de telle' sorte que la dispos.tion de la figure qu’examinent les sujets leur semble identique. Les sujets soumis à l’entraînement perçoivent au pseudographe l’image du miroir tourné à 90 degrés autour de son axe.
- C’est pourquoi, quoique l'image au pseudographe paraisse au sujet identique à celle examinée sans ^appareil, en réalité toutes les lignes verticales de l’image sont perçues par lui comme des lignes horizontales et les lignes horizontales comme des lignes verticales.
- La rotation de l’appareil donne la possibilité de fournir au sujet entraîné une grande variété de problèmes.
- Afin de résoudre le problème proposé, le sujet soumis à 1 épreuve doit :
- — Maîtriser l’influence de la coordination qui existe entre la vision et la motricité (désautomatiser ses mouvements) ;
- — trouver des rapports nouveaux entre les perceptions visuelles et la motricité ;
- — automatiser de nouveau ses mouvements en se basant sur ces rapports nouveaux.
- Les résultats obtenus au cours de cet entraînement passif constituent une preuve en faveur du psycho-entraînement initiatif.
- L entraînement passif permet de supposer que l’on peut, à 1 aide de guides et d appareils spéciaux, parvenir à développer chez les sujets une seule et même méthode de travail, celle que l’instructeur considère comme la meilleure.
- Oc, 1 enregistrement du travad prouve que, malgré la standardisation des conditions et des procédés employés pour
- p.69 - vue 110/370
-
-
-
- 70
- "" ,v. -,m.v
- rapprentissage des sujets, ils ne suivent pas strictement les instructions qui leur avaient été données. Chaque apprenti cherche à surmonter les obstacles et s’adapte à sa manière aux conditions standard données.
- L’élaboration d’une méthode active d’entraînement est intimement liée à l’application de la loi de L'effet, dans le sens le plus large du mot et avec la possibilité donnée à l’élève de toujours contrôler les résultats de son travail ; c’est d’ailleurs le seul moyen qui permette de s’assurer s’il suit la bonne voie.
- Le matériel expérimental dont nous disposons confirme d’une façon absolue l’importance du contrôle. Le progrès est surtout sensible dans l’exercice des fonctions qui permettent de réaliser un contrôle de ce genre.
- Le psycho-entraînement actif ne peut se pratiquer sans susciter dans l’esprit du sujet l’aide consciente du but qu’il poursud, sans qu’il fasse des efforts de volonté pour atteindre ce but.
- Il faut également montrer aux sujets les résultats de leur travail individuel ainsi que les résultats obtenus par tout le groupe.
- De cette façon, on arrivera à provoquer chez les sujets le désir de - perfectionner les résultats déjà obtenus, ce qui créera une sorte d’émulation entre les sujets d’un même groupe et même entre les divers groupes.
- {A suivre.)
- NOTES ET DOCUMENTS
- Les Risques de maladies dans l’industrie
- Le Bureau international du travail, à Genève, vient de publier sa deuxième série de monographies sur les risques de maladies dans 1 industrie.
- Ce cahier renferme 11 articles, représentant une centaine de pages en tout, qui traitent des matières suivantes :
- 1. Anthraco-silicose des mineurs d’anthracite. — 2. Ardoise. — 3. Brucelloses. — 4. Bruits industriels. — 5. Carbonyle de
- p.70 - vue 111/370
-
-
-
- — 71
- nickel. — 6. Construction et profession. — 7. Fluor, acide fluorhvdrique. — 8. Gaz toxiques. — 9. Maladie des porchers — 10. Outils pneumatiques. — 11. Sélénium.
- Le premier de ces articles a pour sujet une maladie communément désignée sous le nom de « pht.sie des mineurs de charbon » qui est due à l’inhalation de poussière de silice provenant du travail à la roche.
- Le deuxième, intitulé « ardoise », n’appelle pas de longs commentaires, les risques de maladies pulmonaires et d'autres affections auxquels sont exposés les travailleurs des ardoisières étant bien connus.
- Le troisième article traite d’une maladie nommée à l’origine « fièvre de Malte » et, par la suite, « fièvre méditerranéenne » — car sa présence fut relevée dans diverses régions du bassin de la Méditerranée — à la contagion de laquelle sont exposés les bouviers, les bergers, les tondeurs de moutons et d’autres travailleurs agricoles, de même que les laitiers, les bouchers, les travailleurs des abattoirs, le personnel de laboratoire et les vétérinaires. Celle maladie ayant été ultérieurement constatée dans de nombreuses autres zones de tous les con.ineiiis, est désignée plus correctement aujourd’hui par le terme « fièvre ondulante », ou encore « Brucellose » du nom de Bruce qui a découvert l'agent spécifique.
- La quatrième dê ces monographies concerne les « bruits industriels ». D'après le BrLiish Medical Journal, de juillet 1937, six millions et demi de personnes en Grande-Bretagne souffrent d audition défectueuse. Il est frappant de cons.ater que la campagne contre les bruits a eu jusqu’ici pour objet à peu près exclusif de supprimer ou d’atténuer les bruits de la rue, laissant de côté les bruits industriels dont les effets sont cependant beaucoup plus nuisibles pour l’individu.
- L’article suivant traite du « carbonyle de nickel » sous la forme liquide ou gazeuse, qui a des propriétés toxiques caractéristiques affectant les personnes occupées à sa fabrication ou à son emploi.
- Sous le titre « Constitution et profession », le sixième article examine au point de vue de la santé certains problèmes relatifs au eboix d’une profession par le travailleur, sur la base de sa consti-intion et du type constitutionnel.
- La septième monographie, « Fluor, acide fluorhydrique », étudie les risques que comportent la fabrication, la préparation et l’cm-Pl°i des composés fluorés et traite plus particulièrement de la Huorose des os.
- Le huitième article, intitulé « G,az toxiques », expose les précau-
- p.71 - vue 112/370
-
-
-
- 72 —
- lions qui doivent être prises dans la fabrication et l’entretien des masques anti-gaz et décrit les différents types d’appareils filtrants.
- • Puis vient une monographie avant pour sujet l’étude d’une maladie particulière aux porchers dans des fromageries de .Suisse, d’Italie et de France.
- Le titre du dixième article, « Outils pneumatiques », suffit à expl’quer la matière traitée. Cet article est d’une importance incontes. able en raison de l’usage croissant qui est fait de nombreuses sortes d’outils pneumatiques dans diverses branches de l’industrie.
- Le onzième et dernier article que renferme le cahier, « Sélénium », traite d’un produit utilisé pour la coloration du verre (par exemple dans La fabrication des verres rubis employés pour la signalisation des chemins de fer), pour la photo-télégraphie, etc... : sa manipulation comporte des risques d’intoxication, laquelle se manifeste dans les cas graves par des symptômes tout à fait caractéristiques.
- *
- * #
- L’Orientation des amblyopes
- D’un rapport sur l’Ecole des amblyopes de Strasbourg, nous extrayons ce qui suit relativement à F O. P. :
- « Avant la libération des élèves de l’école, nous convoquons les parents et nous leur donnons — tout en tenant compte des goûts ei, des aptitudes de leurs enfants —- nos conseils concernant le choix d’un métier. Cétte méthode est d’une grande importance, car il arrive fréquemment que certains enfants choisissent un métier qui n’est pas compatible avec leur état visuel. Il va de soi que des garçons atteints d’inflammations des yeux ne doivent pas choisir la profession de boulanger, menuisier, .plâtrier, forgeron, sommelier, etc..., qui exposent chaque jour les yeux malades à la fumée et à la poussière. De même quelle erreur de la part d’une jeune fille amblyope qui voudrait apprendre le métier de couturière ou de brodeuse ; ce choix aurait certainement des suites fâcheuses pour ses yeux. On orientera ces enfants plutôt vers un de ces métiers qu’ils ont appris pendant leur scolarité et qui répondent mieux à leurs aptitudes physiques, par exemple pour les garçons : jardinier, pépiniériste, fleuriste, aide cultivateur, cantonnier, brossier, vannier, relieur, etc. ; pour les filles : fleuriste ou bien vendeuse, téléphoniste, coiffeuse, etc. Les résultats obtenus jusqu’à présent à ce point de vue justifient parfaitement cette méthode excellente d’orientation professionnelle. »
- p.72 - vue 113/370
-
-
-
- - 73 —
- *
- * *
- Les Oscillations du quotient d’intelligence
- Nous avons tendance à dire d’un enfant, qui à l’âge de quatre ans se montre d’un niveau mental inférieur à la moyenne, qu’il accusera un retard analogue à 14 ans et ne pourra jamais être classé parmi les « réussites sociales » à l’âge de 40, nous basant en cela sur une fausse interprétation du quotient d’intelligence, considéré comme une donnée constante et invariable.
- Point de vue que G. D. Sioddard attaque à l’aide d’intéressants résultats d’expériences publiés dans The Educdtional Record Supplément de janvier 1939 (the I. O. Ils Ups and downs). Parmi ces expériences, celles de Skeels portent sur un groupe d’enfants naturels, séparés dr leurs mères dès la naissance et adoptés par des familles d’un milieu aisé. On a pu recueillir les renseignements suivants sur les parents .
- Groupe des mères : 147 sujets dont 78 ont un quotient d’intelligence de 87.
- 13 °/0 ont un quotient d’intelligence au-dessus de 100.
- 28 °/0 ont un quotient au-dessous de 80.
- toutes étant d’un milieu assez bas et munies d’une instruction plus que rudimentaire.
- Peu de renseignements précis sur les pères, ou les supposés tels, la majorité appartient à la classe ouvrière, 37 °/() étant des chômeurs et des ouvriers à la journée, 80 "/» des ouvriers non spécialisés.
- Les enfants, dont l’âge varie de six mois à six ans (âge moyen 2, 7) sont soumis aux tests de Binet-Kuhlmann. Le quotient d’intelligence moyen trouvé est de 116. 65 °/„ ont un quotient d’intelligence de 110 et au-dessus ; 41 °/0 de 120.
- Aucun de ces enfants n’a de quotient d’intelligence inférieur à ^(-L La corrélation entre le quotient d’intelligence de la mère, et celui de l’enfant est. insignifiante (r = 04 ± 08). On constate donc, que, contrairement à toute prévision, ces enfants de parents d un niveau mental inférieur à la moyenne, se classent parmi les bien doués ; le quotient d’intelligence moyen d’un groupe non-sélectionné étant, dans des conditions d’âge analogue, pour la classe moyenne, de 90 environ.
- Le quotient d’intelbgence moyen (116) des enfants adoptés atteint celui établi pour un groupe d’enfants de famille universitaire.
- Les expériences de Skodak portent également à croire que le ’telieu et l’éducation jouent un rôle plus important que l’hérédité. Reprenant le même groupe d’enfants au moment ou 1 âge moyen
- p.73 - vue 114/370
-
-
-
- — 74 —
- s’élève à 4 ans 4 mois, on consta'e que ceux d’entre eux qui ont été adoptés par les fam'lles les plus aisées ont un quotient d’intelligence moven de 114 (46 sujets) ; ceux dont les parents ont un train de vie plus ordinaire, si on en juge d’après les professions exercées, ont un quotient d’intelligence de 106 (34 suje's), le quotient d’intelkgence moyen de tout le groupe étant de 112. Pour préciser encore ces données, Skodak étudie tout spécialement 16 enfants dont les mères sont nettement simples d’esprit (Q. I. = 66) ; au premier examen, ces enfants ont un quotient d’intelligence de 116 (la répartition allant de 95 à 131); au deuxième examen, effçc'ué au bout de trois ans, le quotient d’intelligence est de 108 (répartition : de 81 à 132).
- Tl ne faudrait pas cependant en conclure que l’élévat:on du quotient d’intelbgence est un fait général à cet âge. Crissey, qui observe les 988 pensionnaires d’un orphelinat, constate au con-tra:re nue la courbe de leur développement intellectuel s’abaisse régukèrement. Les expériences de Skeels sont encore plus concluantes ; il compare 20 enfants élevés à l’orphelinat et servant de groupe témoin à 20 enfants retirés de ce milieu pour être élevés dans une pouponnière privée. Au bout de 200 à 399 jours de ce changement de régime, le quotient d’intelligence de ces derniers s’élève de 3,7 alors que le groupe témoin perd un point. De 400 jours à une date ultérieure ind'verm:née ceux de la pouponnière gagnent 4.6, le groupe témoin en perdant exactement autant. IVen d’autres expér!ences permettent de conclure dans le même sens. On ne saurait trop insister sur la nécessi'é d’une direction éclairée du développement intellectuel dès le premier âge, en soulignant le rôle décisif du rmlieu et du régime alimentaire. Ces quelques :nd;cations sur des recherches qui se poursuivent mettent entre nos mains une évalua'ion objective de l’efficacité du contrôle pédagogique dès la naissance, en montrant bien le danger qu’il y aurait à donner une valeur pronostique ferme au nuo-tient d’intelligence, abstraction faite des oscillations poss'bles dues à l’influence du milieu. j j
- *
- * »
- L’Apprentissage et la main d'œuvre qualifiée en France
- La forma'ion d’une main d’œuvre qualifiée peut-elle contribuer à La diminution du chômage, problème que les incessants progrès techniques du machinisme et les incidences des programmes massifs de réarmement viennent encore compliquer.de jour en jour. Il ne faut pas se le dissimuler, le nombre des chômeurs va en aug-
- p.74 - vue 115/370
-
-
-
- — 75 —
- mentant (nombre des chômeurs inscrits le 11 juin 1938 — 371.359, soit augmentation de 37.992 sur la sema:ne correspondante de 1937). Il est encore trop tôt pour juger des résultats apportés par l’application du décret-loi sur l’orientation et la formation professionnelle (décret du 24 mai 1938) et cependant la crise mondiale de septembre attire plus que jamais notre attention sur le rendement des industries de la Défense nationale ; or, nous sommes forcés de constater aves Georges Friedmann (les Annales d’His-loire sociale : « Apprentissage et main d’œuvre en France, faits et problèmes 1938 »), qu’une demande de 15.000 ouvriers spécialisés, émanant de ces industries, n’a pu être satisfaite, faute de personnel compétent.
- Cette pénurie très nette dans la main-d’œuvre qualifiée se manifeste également dans l’industre privée, en particulier dans les métiers suivants : ajusteurs, charpentiers en fer, charrons à la caisse, électriciens (ajusteurs, bobineurs et monteurs), forgerons à main et au pilon, fraiseurs, mécaniciens, metteurs au point, monteurs, mouleurs et noyauteurs, rectifieurs, régleurs, serruriers, tôliers, tourneurs et tourneurs-outilleurs.
- Toutefois, dans les industries d’Etat ou rattachées aux administrations publiques ce besoin de spécialistes se fait moins sentir, ce qu’expliquent les garanties de sécurité offertes par ces organisations à leur personnel. Le dépouillement de l’enquête générale sur le chômage (du 23 février dernier), tout en ne donnant pas de renseignements assez précis sur la qualification des chômeurs désigne dès maintenant comme manquant le plus souvent de main d’œuvre qualifiée les métiers de : la mécanique, les mines, l’agri-eulture.
- Ne pourrait-on pas améliorer cet état de choses en donnant plus d'intensité à l’organisation rationnelle de la rééducation des chômeurs ? Nous n’avons pas encore, selon G. Friedmann, de renseignements suffisants sur l’efficacité des procédés employés à cet effet, mais de récentes visites faites par Friedmann à une école &yndicale de rééducation professionnelle lui permettent de soumettre à notre réflexion les considérations suivantes :
- L Les chômeurs qui n’ont pu suivre l’évolution technique de leur métier paraissent être souvent ceux qui n’ont pas bénéficié d "ne bonne instruction élémentaire ;
- 2. Inversement, ceux qui s’appuient sur cette base semblent se ’ééduquer plus facilement, ainsi, par exemple d’anciens ouvriers électriciens, modeleurs, mécaniciens, ébénistes se rééduquent rapidement comme ajusteurs, ayant déjà certaines des notions de dessin, de mathématique et de technologie nécessaires.
- p.75 - vue 116/370
-
-
-
- — 76 —
- Cet!e pénurie de la main-d’œuvre qualifiée s’intensifie évidemment avec les fluctuations des programmes de la Défense nationale, la création de nouvelles industries et la transformation des industries existantes par une exigence croissante de précision. 11 serait donc urgent d’unir nos efforts pour organiser en France un apprentissage basé sur l’acquisition des conna’ssances techniques et pratiques indispensables à l’ouvrier qualifié et de rationna User les méthodes de rééducation des chômeurs pour nous permettre d’atteindre le niveau des autres pays qui, eux, ont déjà senti l’importance et l’urgence de telles mesures, pirsqu’en Allemagne, par exemple, la seule ville de Berlin dépense chaque année pour l’éducation professionnelle et technique autant que la France entière, 20 millions de marks, ce qui dépasse même notre budget de l'enseignement technique de 1938, au cours actuel des changes. IL
- *
- * *
- Les Aspects psychologiques de la senescence
- C’est sous ce titre : « Psychological aspects of ageing » que W. R. Miles, de Yale University, apporte sa contribution à l’ouvrage édité par Cowdry, Problème of ageing, qui traite de toutes les questions relatives aux processus de senescence (données biologiques générales, morphologiques, physiologiques, sensorielles, sexuelles, nerveuses et psychiques).
- Miles, qui a consacré à la question de nombreuses et intéressantes recherches, avec la collaboration de Mme Miles, envisage les modifications au cours de la vie (ascension et déclin) dans l’activité (adresse, vitesse de réact on), dans les capacités perceptives, dans l’acquisition des souvenirs, dans l'intelligence, les intérêts, les tendances, les traits de personnalité, les appréciations du temps. Les modifications psychologiques caractérisant la senescence para:ssent essentiellement refléter les altérations physiologiques (diminution de la force, de la tendance sexuelle, de la sensibilité à la douleur) ; en revanche, l’accroissement des connaissances et l’expérience entraînent jusque très tard des supériorités croissantes, avec maintien des hiérarchies sensorimotrices et intellectuelles, et développement de certaines qualités d’objectivité. Une compensation psychologique des infériorités physiques reconnues peut, selon Miles, permettre aux vieillards une adaptation sociale très satisfaisante, en coordinalion avec l’activité des jeunes qui représentent un facteur essentiel de progrès.
- Miles n’insiste pas beaucoup sur une des caractéristiques de la sénescence, qu’il a pourtant étudiée et mise en évidence, à savoir
- p.76 - vue 117/370
-
-
-
- — 77 —
- Le déclin de la vitesse qui, dans certaines épreuves d'intelligence, est la cause d’une diminution apparente de capacité.
- Brown vient justement de faire à cet égard des recherches concluantes (1). Il a établi un test non verbal d’analogies, comprenant 31 épreuves graduées et effectué sans limite de temps, pour établir la valeur en « puissance », et un test semblable comprenant 15 épreuves d’égale difficulté, répétées deux fois, pour la mesure de la vitesse.
- Sur 130 sujets d’âges divers, on trouve les valeurs suivantes pour le lest de puissance, et pour le test de vitesse, comme moyenne, par groupes, du plus jeune au plus vieux :
- Moins de 30 ans: 30 à 50 ans. Plus de 50 ans.
- Puissance. Vitesse. . .
- 12,84
- 9,89
- 12,00
- 8,96
- 11,93
- 7,80
- Le déclin est nettement plus accentué pour la vitesse que pour la puissance.
- Déjà, Lorge (2) avait trouvé une équivalence entre les individus de plus de 40 ans pour des tests effectués sans limite de lemps, et une infériorité des plus vieux avec tous les tests où la vitesse intervient dans la mesure de l’efficience (Otis, Alpha, Thorndike, etc.).
- Ces faits sont de nature à montrer l’importance de dissocier, dans les d agnostics individuels d’intelligence, le rôle propre de la vitesse dans la résolution des problèmes poses.
- H. P.
- rnb
- Pt
- La Gaucherie chez les jumeaux
- On a souvent remarqué, dans un couple de jumeaux, une espèce de symétrie en miroir, l’un des deux étant droi'ier et 1 autre gau cher et l’on a pensé que cela pouvait être corrélatif du développement à partir d’un seul œuf.
- De fait, Wilson et Jones (3) ont bien noté la plus grande fré-
- (D H. U. Brown, Effect of âge on the speed — power relationship witl> reference lo tests of intelligence. Journal of educalional Psycholoyy, 29, 6, 1938, p. 413-418.
- (2) I. Lorge, The influence of the test upon the nature of mental décliné as a function of âge. J. of. educ. Psych., 27, 1936, p. 100-Jlü.
- (3) Lefthandedness in Tvvins. Genetics, 17, 1932, p. 560-571.
- p.77 - vue 118/370
-
-
-
- — 78 —
- quence d’une prédominance opposée chez les jumeaux identiques, comme le montrent les chiffres suivants, en pourcentages :
- Couples identiques. Couples fraiera
- (monozygotes). (dizygotes).
- (241) (274)
- Les deux droitiers 68,9 83,6
- Les deux gauchers. 3,7 0,4
- Un des deux ambidextTe 3,3 1,0
- Un droitier et un gaucher 24,1 15,0
- 100,0 100,0
- Toutefois, la différence entre les deux types de jumeaux n’est pas considérable et il n’y a qu’un sur quatre des couples monozygotes qui présente l’opposition de la symétrie en miroir.
- Récemment, Rife (1) a profité de la réunion de plus de 200 couples de jumeaux à Waterville, dans le Massachussett, à l’occasion d’une « Twin Party », une fête des jumeaux, pour procéder à un examen systématique de la question.
- Sur 139 couples identiques, 15,8 °/0 seulement ont montré la prédominance opposée et sur 81 couples fraternels 22 0/„ l’ont présentée, résultat inverse du précédent.
- Ce n’est donc pas le fait du développement à partir d’un œuf unique qui explique la fréquence de cette symétrie en miroir, mais plutôt les conditions du développement simultané dans la cavité utérine. Mais la prédominance d’un côté ne se traduit pas dans le seul usage des mains ; Jasper et Riley (2) ont comparé à cet égard une épreuve d’ordre visuel (prédominance dans la direction d’un mouvement apparent, avec images doubles homonymes et hété-ronymes), épreuve qualifiée de « test Phi » avec deux autres épreuves de préférence oculaire, celle classique du « manuptoscope » (décelant l’emploi préférentiel d’un œil quand on doit regarder en vision monoculaire) et celle de Van Riper, et avec la prédominance manuelle.
- Sur 42 enfants de 9 à 12 ans, ils ont trouvé les fréquences suivantes :
- l’est Phi.................
- Manuptoscope..............
- Test Van Riper............
- Prédominance manuelle. . .
- Prédominance droite Prédominence gauche Ambivalence
- 86 12 0
- 68 27 5
- .... 76 9 15
- 93 2 5
- (1) Handedness ol' Twins, Science, 89, 1939, p. 178-179.
- (2) The Phi test of latéral dominance-, American iournat o[ PsychologiJ-49, 1937, p. 450-457.
- p.78 - vue 119/370
-
-
-
- — 79 —
- Sur 17 couples de jumeaux identiques présentant avec le test Phi une dominance visuelle opposée, en même temps que l’opposition dans l’usage des mains, Riley (1) a procédé à des enregistrements d’encéphalogrammes qui lui ont montré, très nettement, une prédominance de l’activité électrique de l’hémisphère cérébral commandant le côté dominant (et croisé par conséquent) avec des rythmes très analogues dans leur allure générale chez les deux individus du couple ; l’opposition des différences bilatérales (plus marquée chez le droitier) indique une corrélation intéressante avec les prédominances fonctionnelles observées. xj p
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- L’Activité des Offices d’Orientation Professionnelle de Transylvanie (2)
- Les Offices d’orientation professionnelle de Transylvanie (Arad, Brasov, Cluj et Timisoara), fondés au mois d’octobre 1937, ont commencé à partir du 1er février 1938, l’examen et l’orientation professionnelle de tous les apprentis trouvés .dans le rayon de leur activité. Ces offices travaillent sous les directives de l’Institut psychotechnique de Cluj, fondé par le ministère du Travail en 1935. Dans le rapport ci-dessous on expose l’activité de ces offices pendant l’année 1938.
- Chaque candidat a un dossier psychotechnique qui comprend cinq fiches : 1. la fiche avec les données sociales, scolaires et économiques du candidat ; 2. la fiche psychologique ; 3. la fiche morphologique et physiologique ; 4. la fiche médicale ; 5. la fiche de contrôle du candidat.
- Pendant l’année 1938 les quatre offices d’orientation professionnelle de Transylvanie ont examiné et orienté un nombre de 3.309 garçons et 644 filles, ce qui fait un total de 3.944 candidats. Dans les tableaux V et VI est exposée l’activité des offices d’orientation professionnelle.
- L’orientation donnée par ces offices aux jeunes hommes a été basée sur un examen psychologique et médical fait à chaque candidat.
- Lu total de 2.381 apprentis examinés aux offices d’orientation Professionnelle de Arad, Brasov et Cluj en 1938 (tableau V), 1.815
- (D Brain potentials and latéral dominance in identical twins. Journal °l experimental Psycliology, 24, 1939, p. 21-39.
- (2) Renseignements donnés dans la Rivista de Psihologie roumaine (v°l. II, n° 1, 1939).
- p.79 - vue 120/370
-
-
-
- 80 —
- apprentis onl été orientés pour La profession désirée, ce qui fait 76,22 °/„, pendant que le reste de 566 apprentis ou 23,78 °/0 ont été orientés pour une profession autre que celle désirée. Le pourcen-lage de ceux qui ont été contre-indiqués d’après le total des apprentis examinés, est le suivant :
- La nature de la contre-indication :
- Nombre de sujets. Pourcentage.
- a) Psychologique........................ 356......... 14,95 0/o
- b) Médicale. • • ....................... 141.......... 5,94 °/„
- c) Psychologique et Médicale....... 69.......... 2,89 %
- Du total des apprentis auxquels on a recommandé une autre profession que celle désirée 367 ou 64,84 °/0 voulaient entrer dans l’industrie métallurgique et 199 ou 35,16 °A„ dans d’autres professions.
- Le tableau VI contient des données sur les apprentis examinés aux offices d’orientation professionnelle.
- D’un total de 346 apprenties 293 ou 84,68 °/„ ont été orientées à apprendre le métier désiré et le reste de 53, ou 15,32 °/0 ont été orientées vers d’autres métiers, en se basant sur les suivantes contre-indications :
- La nature de la contre-indication :
- Nombre de sujets. Pourcentage
- a) Psychologique........................ 28.......... 8,09 °/„
- b) Médicale. • . ........................ 15.......... 4,33 °/0
- c) Psychologique et Médicale....... 10.......... 2,90 °/0
- Les tableaux VII, VIII et IX comprennent les données sur l’examen médical des apprentis et apprenties examinés aux offices d’orientation professionnelle de Arad, Brasov, Cluj et Timisoara en 1938.
- Le tableau VII nous montre qu’on a mis en évidence 1.260 affections différentes ou 32 °/„, un individu présentant quelquefois 2, 3, 4 affections.
- Le tableau VIII spécifie les contre-indications médicales don-
- nées à 293 apprentis et apprenties.
- Le pourcentage se présente comme il suit :
- 1. Contre-indications pour l’état pulmonaire............ 28 °/„
- 2. Contre-indications pour les troubles de la réfraction. 26 °/„
- 3. Contre-indications pour débilité physique.............. 9 °/°
- 4. Contre-indications pour cardiopathies............... 8 °/„
- 5. Contre-indications pour hernies. . .................... 6 °/0
- p.80 - vue 121/370
-
-
-
- — 81 —
- 6. Contre-indications pour discromalopsie............... 6 °/„
- 7. Contre-indications pour lésions ostéo-articulaires... 4,5 °/„
- 8. Contre-indications pour surdité de transmission.... 2,7 °/n
- Le tableau IX nous montre l’œuvre d’assistance sociale qu’ont fait les médecins de ces quatre offices d’orientation professionnelle. Dans 909 cas ou 23 "/„ les candidats ont été orientés, réexaminés et traités par des sections de spécialité pour leurs affections.
- *
- * *
- L’Inauguration du Centre d’O. P. de la Louvière dans le Hainaut
- La Louvière, en Belgique, a organisé une semaine pédagogique Decroly et inauguré un centre d’O. P. A cette inauguration, le Dr Stilmant a prononcé un intéressant discours sur l’O. P., dont nous citons ici quelques passages (1).
- « Un industriel de la région vient d’acquérir une nouvelle usine. Sans avoir fait d’offres d’emplois il s’est vu en quelques jours assailli par un volumineux courrier qu’on a classé comme suit :
- 14 individus s’offraient comme comptable ;
- 18 comme magasinier ;
- 52 environ — il y en a eu plus certainement —- briguaient une place de représentant, voyageur de commerce et oh stupéfaction ! deux ouvriers qualifiés se présentèrent, l’un comme tourneur, l'autre comme ajusteur.
- « De tels faits parlent par eux-mêmes et nous indiquent qu’un des principaux buts du Centre d’orientation sera de s’enquérir des besoins du marché en matériel humain...
- « Vous savez et je me permettrai de vous les rappeler quelles sont les aptitudes nécessaires à l’exercice normal de la profession d’institutrice. J’emprunte ces quelques notes à un livre ayant trait aux Monographies professionnelles.
- « Une institutrice primaire aura : un système nerveux bien équilibré ; une intégrité de l’appareil pulmonaire ; un bon estomac.
- « Les résultats de mon enquête portent sur 170 élèves. Dans ce nombre : 9 souffrent de troubles nerveux ; 26 ont de l’enrouement, de l’extinction de la voix, une faiblesse de poitrine et 21 se plaignent de troubles digestifs variés.
- « La conclusion, la voilà. Si de telles élèves ne parviennent pas, grâce à un traitement sévère et prolongé, à si' débarrasser de leurs
- (1) Discours publié dans la Revue Pédaqoqique de Bruxelles (mars 1939).
- p.81 - vue 122/370
-
-
-
- — 82 —
- infirmités, leur vie professionnelle en sera fortement altérée. Et notez bien que ceci est vrai dans d’autres domaines, dans l’indus-Irie.
- « J’ai soigné, il y a quelques mois à peine, un ouvrier verrier qui était parvenu à se blesser quatre fois en l’espace de 28 jours. Il a d’ailleurs, dans son intérêt, quitté cette profession pour laquelle il avouait lui-même son manque d’aptitudes.
- « J’ai choisi, car je ne voulais pas m’en tenir à un seul cas. 20 ouvriers travaillant dans la même usine depu:s le même nombre d’années à la même besogne. Sur ces 20 ouvriers, 15 n’avaient jamais élé blessés, les 5 autres l’avaient été 2, 3 et même 5 fois. A noter que ces individus blessés, aux dires du contremaître, fournissaient un rendement moindre que les autres...
- « Vous connaissez — on en parle assez de nos jours — les maladies dues aux poussières.
- « Vous savez ce qu’est la silicose, qui donne chez nos mineurs la bronchite chronique, par suite de l’accumulation dans l’appareil respiratoire d’une quantité plus ou moins grande de poussières. Or, certains faits sont troublants. Si l’on prend un lot d’ouvriers mineurs ayant travaillé au fond dans les mêmes conditions de travail pendant le même laps de temps, on est surpris de voir certains individus conserver des poumons sains, d’autres, au contraire, contracter une affection pulmonaire, la silicose. Comment expliquer de tels faits ?
- « M’intéressant à la question des poussières, j’ai eu l’occasion de visiter avec le docteur Vossenaer, quatre mines importantes du Limbourg hollandais, occupant un personnel de 12.000 ouvriers.
- « Le docteur Vossenaer m’a affirmé que la silicose est pratiquement inexistante chez lui, parce que, dit-il, nous examinons tous nos ouvriers avant de les admettre. Nous écartons du métier de mineur du fond les tousseurs, les débiles, les poitrines étroites, les sensibles de l’appareil respiratoire...
- « Le rôle du médecin sera triple — conseiller et déconseiller — et dans le troisième cas — laisser agir en surveillant.
- « Et en agissant ainsi, on sauvera de nombreuses vies humaines, on sauvegardera le capital humain qui, comme on le pense et l’a dit M. le Député Permanent André, vaut plus que le capital machine.
- « Nous n’avons parlé jusqu’à présent que de l’examen physique de nos adolescents, examen déjà si délicat puisqu’il consiste à rechercher même les plus petites tares susceptibles de porter préjudice à l’individu.
- p.82 - vue 123/370
-
-
-
- — 83
- « L’examen médical ne se borne pas à cela. Et c’est un point sur lequel insistait M. le Sénateur Mattagne lorsqu’il disait : « L’examen du médecin visera à connaître l’individu au triple point de vue : physique, intellectuel et moral. Pour mener à b:en une telle entreprise des connaissances psychiatriques, des notions d’hygiène mentale sont nécessaires au médecin .qui s’occupe d’orientation. »
- Dr R. Stilmant.
- A TRAVERS LES REVUES
- Dans le British Journal of Medical Psychology (XVIII, 1, 1939) on trouve une étude de J. R. Raven, du département des recherches de la Royal Eastern Country Institution (Colchester), sur !a série des lests perceptifs de cette R.E.C.I., avec des données expérimentales d’étalonnage, une de F. M. Miller et J. C. Raven sur l’influence des facteurs de position dans le choix des réponses aux tests d’intelligence perceptive, une encore de J. 0. Raven et A. Waite relatant des expériences effectuées avec les tests perceptifs sur les enfants déficients physiquement et mentalement : u^e de Marsh Davidson; concernant des études sur les applications des tests mentaux aux malades atteints de psychose ; une réponse de W. Stepiienson à des. critiques récentes de Hill sur e « testing » de l’intelligence ; enfin, un exposé illustré de nombreuses ligures, par Margaret Lôwenfeld sur les représentations du monde dans les dessins d’enfants.
- Dans V American Journal of Psychology (T. 51, 1938) une étude, appuyée d’intéressants schémas, sur une analyse théorique du champ perceptif des conducteurs d’automobiles en diverses situations est due à J. J. Gibson et L. E. Crooks, et une revue est faite par ,T. W. Duniy sur les récents progrès des théories statis-llcIues et de leurs applications psychologiques.
- L’intelligence comme facteur du choix professionnel, question envisagée par 0. D. Clark et N. P. Gist dans YAmerican Socio-l°0ical Review (T. 3, 1938, p. 683) d’après l’examen des situations °ccupées par 2.423 jeunes gens qui avaient été testés dans des ccoles secondaires rurales du Texas dix ans avant.
- p.83 - vue 124/370
-
-
-
- — 84 -
- Le Journal of Social Psychology (T. 10. 1, 1939) contient des articles de A. II. Marlow sur la dominance, la personnalité et le comportement social chez les femmes, de G. F. Kuder sur la stabilité des préférences exprimées en réponse à des questionnai-res comportant des questions semblables sous des formes différentes ; enfin, de M. A. Durea sur la personnalité, au point de vue de sa valeur de stimulalion sociale (d’après une enquête rela tive à l’estimation des traits de personnalité dé vedettes de cinéma).
- Le Psychological Bulletin (T. 36, 2, 1939. p. 104-120) renferme une revue de Hélène M. Richardson, fondée sur 50 travaux, au sujet du problème des ressemblances mentales constatées entre époux (corrélations allant de 0 à 0,75 pour l’intelligence, le vocabulaire. le tempérament, les intérêts, les attitudes), et aussi entre amis de collège (corrélation allant de 0 à 0,56).
- A la Société Médico-Psychologique, le dôcteur Beley a posé le 23 janvier la question de la débilité mentale (Annales Médico-Psychologiques, 1939, p. 120) qu’il considère comme une « aptitude fondamentale à dél'rer » et qui caractérise des maladroits, des sots, socialement inadaptés, avec des possibilités intellectuelles normales.
- La presbyacousie, ou diminution de l’audition avec l’âge (débutant dès la 20e année, à marche lente, plus rapide, puis très ralentie quand, à un âge avancé, l’acuité auditive est réduite au quart) est l’objet d’une élude de W. Doderlein dans YArchiv für Ohr-Nase- und Kehlkopf -heilh'unde (T. 144. 1938, p. 295).
- L’âge en relation avec les accidents répétés chez les conducteurs d’automobile est examiné par T. W. Forbes dans le Journal of Consulting Psychologist (T. 2, 1938, p. 143), qui attribue la fréquence des accidents chez les jeunes à une attitude caractérisée par l’insouciance et l’excès de confiance en soi ; la comparaison avec divers tests de 52 bons conducteurs et de 138 accidenteurs, a montré des infériorités nettes de ceux-ci (en particulier dans le temps de réaction de freinage).
- L’exploration du jugement moral des délinquants mineurs a fait l’objet d’une étude expérimentale par le Dr Luis Ortega, de
- p.84 - vue 125/370
-
-
-
- 85 —
- Madrid, actuellement à Porlo-Rico. étude publiée par la Revisii de Psiquiatria y Criminologia de Buenos-Aires (3° année, 1938 ; p. 623-684).'
- Le Dr Bersot, exammant, dans la Schweizerische Medizinische Wochenschrift (T. 68, 1938, p. 1319) la question des enfants des malades mentaux, note que les deux cinquièmes dés aliénés internés en Suisse seulement avaient des enfants.
- Dans la Deutsche Medizinische Wochenschrift (1938, 64, 677). S. Irmak, à propos de 1 acuité visuelle chez les peuples nomades d’Asie Mineure, signale que c’est chez eux qu’on a trouvé (entre 10 et 38 ans), les cas d’acuité la plus fine, indiquant même, ce qui est peu vraisemblable, une acuité de 9 dans un cas.
- Dans la Wiener Medizinische Wochenschrift, signalons des articles de Pôtzi sur l’hérédité des dons de l’esprit (89, 7 janvier 1939, p. 1), de Siegl sur le développement corporel à l’âge scolaire.
- Veux clairs et sensibilité à l’éblouissement, telle est la question examinée dans Science (T. 88, 1938, p. 299) par H. 11. de Silva et Ph. Rorinson, qui ont comparé un groupe de 620 sujets à yeux clairs et un autre de 618 à yeux foncés avec un test d’éblouissement ; à tous les âges, les premiers se sont montrés plus susceptibles d’être éblouis, et en même temps, moins bien adaptables aux faibles éclairemen's ; la question concerne particulièrement les conducteurs d autos (pour l’étude desquels H. R. Silva a été en gagé par l’Institut des relations humaines de Yale).
- Le Deutsches Archiv für Klinische Medizin (1. 183. 1938, p. 315) contient une étude d’AmERT et Klaus sur les variations morphologiques et fonctionnelles du cœur chez les jeunes gens dans les camps sportifs, vérifiées par l’épreuve dosée de Valsava.
- De D. T. Dimitrijevic une étude publiée par la Zeitschrift fi'r yesamte Neurologie nnd Psychiâtrie (T. 160, p. 179) sur la constitution corporelle des malades mentaux, proposant une discrimi-nation des leplosom.es, des pyeniques et des athlétiques avec une
- p.85 - vue 126/370
-
-
-
- 86
- cl + h -f- c
- formule : (10 —*—— -------- + e + /) obtenue au moyen des mesures
- d
- de la longueur des jambes (a), de la largeur (b) et la profondeur (c) de la cage thoracique, de la largeur des épaules (d), de la largeur pelvienne (e) et de la longueur antérieure du tronc (/).
- Dans la Münchener Medizinische Wochenschrift (85, 33, 1938 p. 1266), W. Schulz, à propos de'la bradycardie de l’entraînement sportif, indique qu’il serait dangereux de prendre pour une bonne adaptation l’effet cl’une hypertonie du vague, au lieu d’un ralentissement propre dû cœur hypertrophié, d’où la nécessité, dans l’examen médical, d explorer les réactions du système végétatif e! de pratiquer l’électrocardiographie ; Hoffmann est revenu (T. 86. 1939, p. 1) sur cette question de la capacité sportive et de l’épreuve fonctionnelle cardiaque au cours de l'entraînement.
- D’une étude de E. F. Adolph sur les échanges thermiques de l’homme au désert, publiée dans VAmerican Journal of Physiologij (T. 13, 1938, p. 486) fondée sur des recherches expérimentales chez sept participants à une expédition désertique, il résulte qu’il existe de grandes différences individuelles dans la capacité de lutter contre réchauffement (en particulier par sudation) et de s’adapter à la vie au désert, capacité révélable par des épreuves préalables appropriées (l’accumulation de chaleur au cours d’une marche au soleil variant chez les sujets de 10 à 75 calories en une heure).
- Trois articles du Dr Nobécourt ont été publiés par la Gazette des Hôpitaux (1er. 8 et 15 février 1939) sur le rôle du médecin dans l’élaboration des méthodes d’éducation ; vis-à-vis des enfants et jeunes gens en lant qu’individualités ; enfin, vis-à-vis des malades, infirmes et anormaux psychiques.
- Le rôle du sens vibratoire dans la percussion est examiné par le Dr Coleman dans 1 ’American Journal of the Medical Sciences (T. 197, 1939, p. 145). ________
- Les Cahiers de Pédagogie (de Liège) dans leur numéro de mars 1939 contiennent une étude de R. Piret sur « mathématiques et psychologie » et de Saintviteux une contribution expérimentale à l’étude de la fatigue menlale et de l’économie du travail scolaire.
- p.86 - vue 127/370
-
-
-
- — 87 —
- On lira dans la Revue mensuelle de la Chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie (février 1939), un article sur « Ou’en-tend-on par ouvriers qualifiés et ouvriers spécialisés », et un autre sur « La méthode de travail stakhanoviste ».
- Signalons dans 1 Ecole et la Vie, un article de J. Eychène, « A propos de l’orientation scolaire et de l’éveil des vocations » : dans le Manuel Général du 11 mars 1939, un article de A. Ferré, sur « Orientation et vocation ».
- Le borgne est-il utilisable dans l’armée ? Telle est la question posée par le Dr Ginestous dans Le Concours médical du 12 mars 1939 (p. 697).
- On lira avec intérêt le compte-rendu que publie la Revue de VEnseignement secondaire des Jeunes filles (janvier 1939) d’une réunion des professeurs des classes d’orientation de la région parisienne.
- L’Enseignement Technique (janvier 1939) publie des notes de K. Jacob sur « La formation artistique de l’ingénieur et en particulier de l’ingénieur textile », qui ne laisseront pas indifférents ceux qui s’occupent d’O. P.
- Le numéro double (janvier-février 1939) de la revue suisse : Rerufsberaiung und Berufsbildung est plus spécialement consacré aux métiers commerc aux. Nous y trouvons deux excellentes éludes et recommandons tout particulièrement l’étude du tableau typologique des fonctions commerciales dans l’entreprise du Dr J. Bussi, de Zürich. _______
- Que deviennent les enfants arriérés ? C’est la question à laquelle répond Alice Descœudres dans le Cahier n° 12 de l’Institut des sciences de l’Education de l’Université de Genève (1939). Si, dans cette intéressante brochure de 19 pages, la science n’est pas exclue, le cœur parle beaucoup chez cette éducatrice qui « de par sa date de naissance, est obligée de quitter les enfants ».. Son enquête a porté sur 226 écoliers : 14 % sont morts, 15 °/« hospitalisés dans des asiles, 26 °/o semblent gagner leur vie à peu près norme-
- p.87 - vue 128/370
-
-
-
- - 88 —
- lement et 17 °/0 à moitié. Ce sont donc plus de 4 enfants sur 10 qui gagnent leur vie en tout ou partie. Les métiers manuels le plus souvent représentés sont : 16 jardiniers et paysans, 6 cordonniers,
- 4 plâ.riers-peintres, 3 manoeuvres, 18 ménagères, 7 couturières,
- 5 repasseuses, 4 bonnes, 2 sommelières. Un garçon et une fille fréquentent même des écoles supérieures.
- La vie des enfants est particulièrement relatée dans la brochure d’Alice Descœudres ; aussi comprend-on la conclusion que nous voulons citer en entier :
- « A tous les maîtres, mes collègues, je voudrais dire : Voyez combien tout ce que vous faites pour donner de la joie à vos élèves est profond et durable ! Quand vous aurez oublié depuis longtemps les joies que vous leur aurez procurées, ou quand vous ne serez plus de ce monde, ces souvenirs lumineux continueront à éclairer leurs vies, souvent hérissées de difficultés. »
- Et, enfin, une fois de plus, après avoir constaté que les dépenses consentes pour ces arriérés sont un capital bien placé, elle espère que les quelques pages qu’elle vient d’écrire « resteront comme un témoignage d’amitié et d’estime à ceux que l’on nomme arriérés, et qui, bien souvent, nous devancent sur le chemin de la simplicité, de l’humilité, du dévouement... »
- The British Journal of Psijchology de janvier 1939 publie une enquête de M. D. Vernon sur les goûts et intérêts des élèves de collège en analysant les tendances fondamentales qui sont à la base des choix de ces jeunes filles de 12 à 18 ans : conformisme social, tendances humanitaires, indépendance, goût de la sécurité, besoin de dominer, besoin d’affirmer une supériorité, tendance à faire parade, plaisir tiré de telle ou telle occupation et besoin de changement. ________
- The Genetic Psychology Monographs de février 1939 donnent une analyse expérimentale de Rosalind Gould sur « le niveau d’aspirat on » en rapport avec la réussite ou l’échec dans l’exécution d’un travail donné, en soulignant l’importance du facteur compétition. ________
- Dans le Journal of Psychology, en janvier 1939, S. G. Estes et D. Horn mettent au point un questionnaire d’intérêts pour ingénieurs afin de les orienter vers des spécialités différentes en se basant sur la direction de leurs intérêts.
- p.88 - vue 129/370
-
-
-
- 89
- Le Travail Humain de décembre 1938 publie « Quelques questions concernant les échanges au cours du travail musculaire » de E. Simonson ; « Une contribution à la méthodologie psychotechnique : le coefficient d’apprentissage d’un test » où J. M. Lahy, répondant à ceux qui affirment que la pratique répétée d’un test par un sujet en change les résultats à tel point que les valeurs obtenues dans des applications successives ne sont plus comparables, essaie de déterminer la limite de l’influence de la répétition pour des tests moteurs et psychomoteurs et des tests mentaux, en montrant que cette influence est moins notable dans ces derniers, en particulier dans les tests de mémoire ; la présentation par W. Blumenfeld (Lima), d’un nouvel appareil pour l’examen de la réaclion réfléchie et des « Recherches sur la fonction rénale » do S. Belluc, J. Chaussin, J. Cottet, H. Laugier et Th. Rans.on.
- Etudes du 20 février 1939, consacre une de ses rubriques à l’examen des méthodes psychotechniques par M. Chamonin,
- l'he Occupational Psychology de janvier 1939 présente un projet d’Aléc Rodger pour un centre d’orientation scolaire en insistant sur le rôle actif que tout pédagogue devrait jouer dans une tentative de ce genre ; une recherche de M. E. Veiinon sur les conditions de travail et les maladies professionnelles dans les métiers de industrie ; un compte-rendu d’une application de tests d’in'elligence et réussite scolaire réalisée sur 1.500 enfants du Sussex observés pendant une période de trois ans par D. Starker e: ses collaborateurs ; une conférence de Meyenberg, faite dans un centre d’apprentissage, sur l’atmosphère psychologique créée par les rapports d’emplo}'eur à employés ; une note de Pryns Hopkins, sur l’utilisation des méthodes psychotechniques dans l’armée et l’avia'ion au Japon, en Allemagne, en Hongrie et en b. R. S. S. ; une :ndication donnée par J. W. Davies sur la valeur prédictive des intérêts dans la réussite professionnelle, et enfin un aperçu historique rédigé par le Dr A. Chleusebairgue, des recherches de l’Institut psychotechnique de Barcelone, de 1915 à nos jours. _________
- bans le Journal de Psihotehnica (Bucarest), V. Dumitriu reproduit la fiche biotypologique pour l’étude des professions élaborée par M. Laugier et MUe Weinberg (n° de janvier-février-mars 1939). __
- *»*•
- p.89 - vue 130/370
-
-
-
- — 90
- The British Journal of Educatiônal Psychology de février 1939 aborde avec D. H. Hopkins le problème des punitions scolaires ; C. Burt, poursuit dans le même numéro ses recherches sur l'analyse factorielle des aptitudes ; il se demande si les rapports entre les aptitudes scolaires peuvent s’expliquer uniquement par l’existence d’un facteur central et il conclut à l’existence d’un facteur verbal, d’un facteur arithmétique et d’un facteur manuel, tous trois intervenant dans la mesure globale de l’efficience scolaire. D. Inman présente une étude sur l’intelligence et les connaissances générales d’un groupe d’enfants, en rappelant que le milieu social joue un rôle important dans l’acquisition de ces connaissances.
- A signaler dans la Documentation en France (janvier 1939) un travail de P. Bourgeois sur la formation professionnelle du do-cumental!ste, suivi du projet établi en 1934 d’une école nationale de la documentation.
- On trouvera dans le numéro de décembre 1938 de Pour VEre Nouvelle, deux extraits du rapport de M. Le Lay, sur : L’expérience des classes d’orientation ainsi que les conclusions adoptées par la Commission au sujet de ces classes. Ce même numéro contient un résumé de la conférence faite par M. Pikron au Congrès des instituteurs sur les méthodes de mesure.
- Un très intéressant travail du Dr Engel, dans le numéro de mai 1939 de la Médecine Scolaire, traite, sous le titre : « Les en-fanls sourds à l’école », du dépistage des surdités et troubles de l’appareil auditif chez l’écolier, des mesures à prendre pour en assurer la guérison ou pour fournir aux enfants le moyen de suivre utilement les classes.
- Dans le numéro de janvier du Bulletin de T Association royale médico-pédagogique liégeoise, nous signalerons l’étude de R. Iæ-uent sur l’évolution de la biométrie, et celle de Verméylen et de Wets sur les sanctions en éducation.
- Dans le Bulletin du groupement français d’éludes de neuro-psy chopathologie infantile, une enquête de Mmes Violet et Roudinesço, sur 824 enfants des écoles de Ménilmontant à l’aide du test collée-
- p.90 - vue 131/370
-
-
-
- — 91 —
- tif P. V. dé Th. Simon révèle que « 10 '% des enfants élèves , des écoles sont débiles et justiciables de classes spéciales d’entraînement ou de perfectionnement.
- Deux des conférences organisées pour les enfants des écoles par les soins du Comité de Patronage d’apprentis du 15e arrondissement, sont résumées dans le numéro juillet-septembre du Bulletin de ce comité. M. Langlois, après avoir exposé différentes activités professionnelles en les illustrant de films, a insisté sur l’utilité de l’apprentissage d’un métier. M. A. Langeron, président de l’Union des Aéro-Clubs de la région parisienne a traité des professions de l’aviation ; cet exposé est accompagné de très nombreux renseignements d’ordre pratique sur les moyens à suivre pour aborder ces carrières.
- Le numéro d’octobre 1938 de Y Enseignement Technique publie plusieurs compte-rendus du Congrès de l’E. T. de Berlin, dont un de M. Fontègne. La formation professionnelle à base psycho-technique, fait l’objet d’un travail de M. Robert dans les numéros d’octobre et novembre. Le n° 4 de cette revue est entièrement consacré à l’enseignement technique supérieur.
- Une page du Manuel général de T Instruction primaire (11 mars 1939, réfute de façon très judicieuse l’objection souvent exprimée que l’0. P. risque d’étouffer les vocations.
- Une importante étude critique du Dr Simon sur l’Orientation scolaire fait le principal objet du numéro de décembre 1938, janvier 1939 de la Société Alfred Binet, On trouvera encore dans ce numéro le texte d’un test de culture par le même auteur ainsi qu’une notice récapitulative de tous les travaux sur la détermination de l’intelligence, antérieurement parus dans ce journal.
- Dans Notre Bulletin, organe de l’Association amicale française des instituteurs publics d’enfants arriérés (n° d’octobre 1938) on b'ouvera un article de M. Levy sur le problème de l’enfance délinquante et une liste par département des établissements officiels pour enfants arriérés (A à DI ; dans le numéro de décembre, les départements E à L. ________
- p.91 - vue 132/370
-
-
-
- 92 —
- Comme suite à la série de défnitions concernant les emplois dans les usines de cellules d’aviation, le Bulletin des Offices d'O. P. publie dans son numéro de janvier 1939 une étude analogue sur le personnel ouvrier employé dans les usines de moteurs d’aviation.
- La fiche 28 de la série professionnelle publiée par le Bureau de documentation profess’onnelle (3 bis, rue Récamier) est consacrée au Tourneur sur métaux.
- Au sommaire du numéro d’octobre 1938 du Journal of applied psychology : Quelques aspects lechno!og:ques de l’Orientation des femmes adultes, par R. G. Anderson ; une étude des intérêts professionnels sur un groupe de débutants dans une école normale d’ins ituteurs, par D.-B. Stuit ; Prédiction de succès en algèbre élémentaire, par M. V. Seagoe ; Prédiction d’efficience professionnelle pour le trava'l sur la machine à coudre, par M. R. Taylor ; L’emploi des tests collectifs d’intelligence pour les pensionnaires des maisons de correction. Appréciation de l’expression du mouvement (écriture, voix, etc), par P. Eisenberg, continué dans le numéro de décembre. Dans ce dernier numéro : Liste pour l’établissement des préférences professionnelles, de M:chigan, par E.-B. Greene e! V. Dahlem ; Valeur de l’inventaire de Bernreu-ter (personnal‘té) pour la prédiction directe et différentielle des succès académiques mesurés par les notes obtenues, par C. L. Nemzek ; Analyse de huit mesures de personnalité et adaptation en relation avec le rendement scolaire, par N. Drought ; Prédiction de succès dans l’étude des langues v.van'es par M. V. Seagoe ; Analyse statistique de l’échelle de tempéraments IIumm-Wadsworth, par B. L. Kruger, etc...
- Le nouveau régime des bourses nationales est exposé dans le numéro juillet-décembre 1938 du Bulletin de l'Union des Comités de Patronages des Apprentis ; il y est signalé que l’ensemble de la réglemen ation de cette question fait l’objet des fiches monographiques 4-5 et 27 du Bureau de Documentation Professionnelle, 3, rue Récamier, Paris. ____________'
- Les Archives de Psychologie de mars 1939 (tome XXVII, n° 106) contiennent entre autres un article de R. Meili et Daiu sur la signification des tests d’attention, article complémentaire de celui
- p.92 - vue 133/370
-
-
-
- — 93 —
- de Mlle Bugnion paru dans la même revue en 1935, p. 98, et un article de Ed. Claparède sur une difficulté de la représentation soipatesthésique de la giration du corps.
- La revue suisse Orientation et formation professionnelles a consacré son numéro de janvier-février 1939 aux professions commerciales : analyse des activités professionnelles, formation, état du marché, etc... _________
- Dans le Bulletin du Ministère du Travail (juillel-août-septembre 1938) deux rapports sont consacrés aux chômeurs (Le chômage et le marché du travail en France au mois de septembre 1938 ; Le chômage dans divers pays pendant le troisième trimestre 1938) et deux autres à l’Orientation professionnelle (l’O. P. en Suisse, 1937, el l’O. P. en France en 1936-37).
- A côté d’une série d’études sur la détermination des aptitudes, et sur quelques réalisations psychotechniques, plusieurs articles sont consacrés à Ciiristiaens et à ses méthodes d’O. P., dans le numéro de décembre 1938 du Botetin do Instituto de Orientaçao Professional, organe de l’Institut d’O. P. de Lisbonne.
- La carrière de Juge de Paix fait l’objet des numéros de février et mars 1939 de l'Orientation professionnelle.
- Entièrement consacré aux enfants intellectuellement retardés, le numéro de mars 1939 de la revue Education, laissant de côté toute littérature spéciale, ne cherche qu’à renseigner les familles, les éducateurs et les médecins qui posent sans cesse les mêms questions : «Que faut-il faire pour cet enfant?» Les sujets suivants y sont traités : Gomment et où faire soigner, élever et, instruire les enfants intellectuellement retardés ? par le Dr Fay ; Les classes de perfectionnement, par E. Guii.main ; Les Instituts médico-pédago-P'iques, par le Dr d’TTeijcoueville ; La rééducation de la parole et de l’ouïe, par le Or de Parrel. Suit une nomenclature des classes de perfectionnement des établissements privés avec ou sans interet, des centres de rééducation de la parole et de l’ouïe, des établissements officiels pour placement d’arriérés et anormaux.
- p.93 - vue 134/370
-
-
-
- Monographies de la profession de vétérinaire, dans le numéro de décembre 1938 et de celle dë dentiste, dans le numéro de;!fé-vrier 1939 de Occupations, toutes deux accompagnées de bibliographies sur la question. Dans le numéro de janvier 1939 est décrite une profession nouvelle désignée en anglais par le terme Occupational Therapy et qui comporte toutes les activités pouvant contribuer à l’amélioration de l’état des individus pour qui les occupations professionnelles ont été cause de trouble. Dans le numéro de mars on trouvera (p. 509) une liste des études des professions déjà mises au point par le National Youth Administration. __________
- Le Bulletin d'information professionnelle de l'Office de documentation économique de Rennes, continuant la mise au point de son importante série de monographies professionnelles, a publié dans son numéro novembre-décembre 1938 (n° 21 à 24) les renseignements relatifs aux métiers suivants : 1° Métiers d'alimentation ou dérivés : biscuitier, confiseur-chocolatier, laiterie-beurrerie, fromagerie ; 2 Métiers du bois : galochier, sabotier, scieur, tonnelier ; 3° Métiers du fer et métaux : ferronier ; 4° Métiers ruraux : cultivateur, horticulteur ; 5° Métiers divers : Aide de laboratoire, carrossier, coiffeur pour dames, horloger, bijoutier, maroquinier, mécanicien pour dentiste, photographe.
- Dans le numéro de janvier 1939 : 1° Métiers d'alimentation ou dérivés : garçon d’étage, garçon de salle, meunier-farinier ; 2° Métiers du bâtiment et de Vhabitation : carreleur, tapissier * 3° Métiers du fer et métaux : tôliers de carrosserie et d’automobile; 4° Métiers de l’habillement et connexes : bonnetière ou tricoteuse à la machine, confectionneuse, couturière, culottière-giletière, tailleur d’habits, repasseuse ; 5° Professions commerciales : comptable-teneur de livres, vendeur-vendeuse, voyageur de commerce ; 6° Métiers divers : brossier, tourneur en poterie.
- INFORMATIONS
- Une conférence de M. H. Luc. — M. H. Luc, directeur général de l’Enseignement technique, a fait jeudi 9 mars, à 15 h. 30, au Musée Pédagogique, sous les auspices de la Société française de pédagogie, une conférence : « Trois mots, deux idées », a:u cours de laquelle il a dit notamment :
- « On n’a pas résolu le grand problème, social et humain de l’orientation quand on a fait de la sélection.
- « Le seul terrain solide c’est l’individu. Mais alors l’orientation
- p.94 - vue 135/370
-
-
-
- — 95 —
- doit réaliser ce que la science grecque et Aristote considéraient comme impossible : la science de l’individu. La connaissance de l’homme et de l’adolescent a fait récemment des progrès considérables et désormais, en matière d’orientation, l’accent est passé du métier proprement dit à l’homme.
- « Cependant, si les enfants qui nous sont confiés ont des goûts définis, nous sommes bien obligés de nous rendre compte que ces goûts vont se heurter à un autre facteur : la réalité. Allons-nous faire apprendre à un enfant un métier de bijoutier, si ce métier disparaît ? Allons-nous faire des graveurs, alors qu’on ne les emploie pas ? C’est impossible. Quelque soin que nous prenions à respecter les goûts, les aptitudes, nous sommes contraints de fléchir la nature de l’enfant dans un certain sens, puisque le problème des débouchés se pose impérieusement pour nous. L’enfant devant vivre dans un milieu donné, il faut lui permettre de subsister dans ce milieu.
- « ...Il faut susciter chez l’apprenti un intérêt véritable pour son métier, car il serait inhumain qu’il passe sa vie à exercer une profession qu’il n’aime pas. L’ouvrier doit être capable d’apprécier la forme, l’éclat de la pièce qu’il a fabriquée. L’apprentissage sera d’autant plus fructueux que la nature y aura été développée dans toutes ses virtualités. Il faut savoir utiliser les sources de noblesse profonde qu’il y a dans le cœur des hommes qui travaillent.
- « Il faut introduire dans le métier cette lumière de la beauté, afin que le métier, parfois si dur, si fermé, si sec, si tyrannique, en soit éclairé, pour que Michelet n’ait pas raison quand il dit que le monde moderne s’ennuie, pour que l’humanité ne soit pas égarée dans ce monde à travers lequel elle se promène.
- «...Je vois d’un côté la juste tendance à tenir compte de la liberté et de la nature des individus, car c’est l’individu qui invente, qui crée. On ne peut pas ne pas lui demander de ne pas donner son avis sur la marche du monde : cela, c’est ce que l’on nomme la démocratie. Mais je vois, en face, une autre tendance : celle qui consiste à ne tenir compte que du sol, de la race, du milieu social... C’est le mythe de la race ; c’est, le mythe, en un sens, du sol.
- « ...Nous croyons qu’entre ces tendances une conciliation est Possible. Nous pensons que la mesure est sagesse. Nous croyons que le monde n’est pas livré à un éternel jeu de bascule. Nous cherchons à élever nos enfants à la fois pour eux et pour le monde. Nous croyons que c’est là le vrai sens de la civilisation. Nous croyons que le milieu social et le milieu économique doivent être amendés sans cesse afin de permettre le libre épanouissement des Personnalités. Nous croyons que l’on peut élever des hommes pour qu ils soient des hommes. »
- p.95 - vue 136/370
-
-
-
- 96 —
- • *
- * *
- Le Centre de rééducation professionnelle des chômeurs de Vavenue Philippe-Auguste. — Le lundi 3 avril a été inauguré par M. Pomaret, ministre du Travail, assisté de M. Luc, le Centre de rééducation organisé, 112, avenue Philippe-Auguste, par le Comité de reclassement des chômeurs du Ministère du Travail, sur l’initiative de M. Pouillot, qui a exposé les grandes lignes de cette belle organisation, qui utilise, comme moniteurs, des spécialistes condamnés au chômage en raison de leur âge, et que double une école ménagère pour les femmes de chômeurs. Le ministre a cité quelques chiffres éloquents dans son allocution :
- « Au 1er décembre 1938, pour la région parisienne, il y avait 23.000 chômeurs inscrits comme relevant du travail des métaux. Nous avons fait une expérience. Deux mille cinq cents ont été convoqués devant notre organisme de recensement qualitatif. Deux mille cent quatre-vingt-deux ont répondu à l’appel.
- « Là-dessus, 20 0/o seulement ont été reconnus comme utilisables. Et mon collaborateur, M. Pierre Pouillot, pouvait conclure, dans le remarquable rapport qu’il me remettait récemment : « Il ne faut pas compter trouver dans le chômage les professionnels des métaux dont la production a besoin...
- «... Il faut prendre un à un les chômeurs des professions encombrées el bouchées et leur apprendre un nouveau métier, celui des métaux. U faut les reclasser professionnellement. »
- « C’est là tout notre effort. Cet effort, sans doute, remonte à 1933, mais il était fragmentaire. Nos crédits étaient dérisoires. Cette année, grâce à un décret-loi du 12 novembre dernier, j’ai pu disposer d’un crédit de premier établissement de 10 millions, tandis que le budget me donne un crédit d’entretien de 15 millions pour 1939.
- « Au lieu de quatorze centres, nous en avons vingt, dont quatre dans la région parisienne. Au lieu de 1.000 rééduqués par an, nous en aurons. L000. Quatre mille avec 25 millions. La Grande-Bretagne en rééduque 6.000 à 8.000 par an avec plus de 100 millions de francs. On ne nous reprochera pas de gaspiller les deniers de l’Etat.
- « Nous continuons à encourager, par voie de subventions, les initiatives patronales et ouvrières. Mais nous avons voulu ici, dans ce centre témoin, faire l’école normale de la rééducation professionnelle. Malgré la décentralisation industrielle, la région parisienne reste importante du point de vue des industries de la défense nationale et réclame beaucoup de main-d’œuvre qualifiée ou
- p.96 - vue 137/370
-
-
-
- — 97 —
- spécialisée. Ici, nous ferons par an 1.500 rééduqués, à côté, à Ar-genteuil, 200, plus 1.200 dans les deux centres patronal et ouvrier.»
- Une visite des atel:ers au travail a permis d’apprécier les conditions d’hygiène, de clarté, de ce centre modèle.
- ; *
- * *
- Célébration cVun jubilé de la psychologie scienVfique françæse. — Un Comité s’est constitué pour la célébration du centenaire de la naissance de Th. Ribot, sous la présidence d’honneur du ministre Jean Zay, du Direc'.eur de l’Enseignement supérieur Ros-set, et du recteur Roussy. Il comprend comme président M. E. Faral, administrateur du Collège de France ; comme secrétaire général M. H. Piéron, et, comme membres MM. d’ARSoNVAL, feu Ch. Blondel, Bourdon, Châtelet, Ed. Claparède, Coville, G. Dumas, P. Guillaume, V. Henri, Lahy, Lalande, Lapicque, Laugier, feu Lévy Brühl, Luc, F. Marx, Masson Oursel, Maurain, Mauss, A. Mayer, I. Meyerson, Poyer, Rabaud, Rivet, Séglas, Seil-eière, Simon, Toulouse, Vendryès et Wallon.
- La lettre suivante a été adressée aux Académies et Sociétés invitées à se faire représenter :
- « A l’occasion du centenaire de la naissance de Théodule R’bot, (pii a joué un rôle important dans le développement de la psychologie scientifique, une cérémonie commémorative aura l eu à Paris au mois de juin 1939.
- « Au cours de ce'te cérémonie jubilaire, seront fêtés le cinquantenaire de la création, au Collège de France, de la chaire de Psychologie expérimentale qui fut occupée par Ribot, puis par Pierre Janet, celui de la création du laboratoire de Psychologie physiologique de la Sorbonne, illustré par Alfred Binet, et enfin celui de la thèse retentissante de Pierre Janet, sur !’Automatisme Psychologique.
- « L’année 1889, qui v:t la réunion à Paris du premier Congrès International de Psychologie, marque l’épanouissement, en France, des deux d sciplines scientifiques nées de l’effort de Ribot, la psychologie expérimentale étroitement liée à la physiologie, et, la psychologie pathologique.
- « Nous serions particulièrement honorés si votre Institution voulait bien se faire représenter à cette cérémonie jubilaire, et si elle voulait également exprimer dans une adresse ses sentiments à 1 égard des hommes qui, comme R bot, Alfred Binet, Pierre Janet, °nt si puissamment contribué au progrès de la science de l’esprit.
- (( Si vous voulez bien désigner un représentant, nous enverrons
- p.97 - vue 138/370
-
-
-
- cV celui-ci tous renseignements sur La date et. les détails de la cérémonie envisagée. »
- Un volume jubilaire sera publié à celte occasion.
- *
- * *
- Une résolution de la Fédération in'ernationale des Associations d’instituteurs. — Dans sa réunion de Copenhague de juillet. 1938, le Congrès de la F. I. A. I., rappelant les résolutions de ses congrès antérieurs et se référant en particulier au plan général d’or ganisation de F Enseignement volé au Congrès de Prague, a déclaré, en une résolution votée à l’unanimité :
- « 1° La possibilité de payer des frais d’études ne peut, à elle seule, conférer le droit de fréquenter l’enseignement du deuxième degré. En conséquence, aucun enfant qui possède les aptitudes nécessaires ne devrait être empêché de poursuivre ses études dans l’enseignement du deuxième degré parce qu’il ne peut paver les frais de ses études ;
- 2° Après avoir achevé de fréquenter un établissement d’instruc-lion du premier degré, l’éducation de l’enfant devrait se poursuivre pendant un certain temps dans le sens de la culture générale afin de donner la possibilité de découvrir les aptitudes spéciales des élèves ;
- « 3° A la fin de ce cours de culture générale, on pourrait tenter une répartition des élèves d’après leurs réactions aux différentes disciplines scolaires et suivant les renseignements fournis par. l’observation des maîtres aidés de tests psychologiques ;
- « 4° Des dispositions devraient être prises pendant la durée de ces cours afin de permettre à titre exceptionnel le reclassement, d’élèves dans les divers types d’établissements scolaires du deu xième degré. »
- Le Dr Tekuoka. directeur du nouvel Institut japonais de la science du Travail, vient de publier son rapport relatif à la première année (1937), décrivant l’organisation de l’Institut avec ses laboratoires, bibliothèques, musée, école, hôpital, service de récupération fonctionnelle, etc..., donnant l’exposé du plan général de travaux et de recherches, et fournissant dés résumés des recherches déjà effectuées.
- *
- * *
- Le Congrès annuel des instituteurs publics d’enfants arriérés. (dont l’association est présidée par M. Fuesmïm ) s’est tenu à Strasbourg les premiers jours d’avril. '
- p.98 - vue 139/370
-
-
-
- — 09
- M. Warter présenta un rapport sur l’école d’arriérés de Strasbourg, fondée il y .a une quarantaine d’années, avec 25 élèves, et fréquentée aujourd’hui par 658 pupilles : le programme fait une large part aux travaux manuels et aux jeux de plein air. 80 °/o de ces arriérés sont récupérés et suffisamment adaptés pour pouvoir exercer une activité sociale.
- Le professeur Wallon a fait un exposé relatif à l'influence du milieu sur les anomalies mentales, et Mlle Geraud sur la formation des maîtres des classes de perfectionnement.
- *
- * X
- Liste des médecins-conseils. — La liste des médecins conseils prévue par l’article 101 a du litre III du livre II du Code du travail, dans laquelle le Ministre du Travail peut choisir les médecins conseils susceptibles d’être chargés de missions spéciales temporaires, concernant l'application des dispositions relatives à l’hv-giène des travailleurs, est fixée ainsi qu’il suit :
- Paris : MM. Agasse-Lafont, Duvoir, Henri Laure, Taxon, Gou-GEROT, CoUTELA, J. BeLOT, BaLTHAZARD, LTeiM OE BaLSAC, I.AUUR'i
- et Etienne-Martin.
- Bordeaux : M. E. Leuret.
- Lille : MM. Leclercq et M. Mi ller.
- Bijou : MM. Policard, Mazel et Rociiaix.
- Marseille : 'MM. Violle et Mosinger.
- Vancj/ ; M. Parisot.
- Montpellier : M. Carriei .
- Strasbourg : MM. Oberling et Simonin.
- loulou se : M. Lafforgue.
- *
- * *
- Les deuxièmes Journées internationales de pathologie et d’organisation du Trauail se tiendront à Paris (Institut médico-légal) du 22 au 25 mai sous la présidence de M. Picouenard, avec, comme secrétaire chargé de l’organisation, le Dr Guy LIausser.
- Les rapports portent sur : les conditions hygiéniques des tra-Vaux de soudure (Heim de Balzac) ; l’étiologie et la pathogénie des dermatoses professionnelles (Flandin et Rabeau) ; les systèmes d indemnisation des maladies professionnelles (Pollet) ; l’étude mxicologique des principaux constituants des aciers spéciaux (I'abre et Kahane).
- *
- lo mars 1989 la section industrielle de la Bntish Psycholo-H'cal Society ,a consacré sa séance à la question des fonctions du
- p.99 - vue 140/370
-
-
-
- — 100 —
- psychologue industriel et du « personnel manager », avec participation de Mrs Raphaël et de MM. Brady, Lockead et Sharp.
- A la réunion générale de la Société (Université de Reading, 30 mars-3 avril) un symposium sur l’analyse factorielle a réuni MM. G. H. Thomson, Ç. Spearman, W. Stephenson et C. Burt. Une séance a été consacrée au rôle des psychologues dans le service national.
- S gnalons encore une conférence de A. Michotte sur le rythme dans l’action volontaire.
- *
- * sk
- La VIe Réunion du Comité européen d’hygiène mentale se tiendra du 4 au 6 juin à Lugano, à la suite de Y Assemblée des sociétés suisses de Psychiâtrie et de Neurologie (3-4 juin) consacrée aux intoxications industrielles en rapport avec le système nerveux.
- Le Comité, présidé par le Dr Répond, de Monthey, a adopté comme thème unique de travail : Compréhension mutuelle et hygiène mentale.
- *
- * *
- Un Institut de récupération fonctionnelle et professionnelle, dirigé par le Dr G. Bidou, a été inauguré le 23 mars 1939 sous la présidence de M. Just n Godart.
- L’Institut se propose d’enseigner aux médecins praticiens, aux médecins de compagnies d’assurances ou de grandes industries, aux médecins contrôleurs des Assurances sociales, aux éducateurs physiques et aux orienteurs, les principes scientif’ques qui sont à la base de la récupération fonctionnelle et professionnelle, par la théorie et par la pratique.
- Quand l’impotent ou le blessé seront récupérés fonctionnellement, il sera nécessaire de les adapter à un métier nouveau conforme à leurs poss:bilités phys:ques.
- Les cours d’enseignement seront faits au siège même de l’Institut ou par correspondance. Les travaux pratiques auront lieu dans les services existant déjà à l’Assistance publique et à l’hôpi tal Sainte-Isabelle de Neuilly (fondation Martinez de Hoz).
- *
- * *
- Le Bureau de documentation professionnelle de la Ligue de l’Enseignement (3, rue Récamier) a publié sa fiche n° 30 sur l’apprentissage à la Société nationale des chemins de fer (1.500 admissions au total sur les réseaux en 1938).
- Il publie également une brochure au sujet des ingénieurs adjoints des constructions aéronautiques de l’Etat (concours le 15 juin
- p.100 - vue 141/370
-
-
-
- — 101
- 1939), concours ouvert largement (pas de diplôme ex:gé) et qui en 1938, n’a compté que 25 candidats pour 20 places.
- *
- * *
- Aux Journées pédagogiques Universitaires qui se sont tenues à Liège pendant les congés de Pâques (13-15 avril) signalons entre autres, les conférences suivantes (qui seront publiées dans les « Cahiers de Pédagogie », 112 rue Samuel-Donnay, FlémalLe-Gand) : A. Huth, l’observation des élèves comme base d’une éducation progressive ; R. Cornet, l’orientation professionnelle ; R. Nihard, les jeux de l’enfant ; A. Clausse, le mécanisme psychologique de l’habitude ; V. d’Espali.jer, le rôle et l’organisation d’une clinique médico-pédagogique ; R. Husson, mathématiques en psychologie et psychologie mathématique.
- *
- * *
- Nécrologie. — La Psychologie française a été très éprouvée par la mort de L. Lévy Brühl dont les importants travaux ont renouvelé La connaissance de la mentalité primitive, et de son disciple Charles Blondel, psychopathologiste éminent dont le grand ouvrage sur la Conscience morbide fut d’une originalité profonde.
- — Le 30 septembre 1938, est très prématurément décédé l’un des maîtres de la physiologie du travail, Atzler, qui n’était âgé que de 51 ans. Son grand traité, Korper und Arbeit fut publié en 1927. En 1929, il créa à Dortmund son Institut de physiologie du Travail, et il fut un des fondateurs de la revue Arbeitsphysiologie.
- LA VIE DE L’INSTITUT
- Préparation au Concours des Secrétaires départementaux d’Orientation Professionnelle
- La session d’enseignement préparatoire aux épreuves que d'e-V1'°nt subir les candidats à un poste de secrétaire départemental d O. P,, qui devait s’ouvrir le 17 avril, a dû être ajournée à l’au-Pmne, les fonctionnaires qui s’étaient inscrits et devaient parti-clPer en même temps au stage dans le Centre de l’Insl tut s’étant Vu retirer, en raison des circonstances, leurs autorisations d’absence.
- p.101 - vue 142/370
-
-
-
- 10:2
- *
- * &
- Par arrêté en date du 21 mars (Journal Officiel du 22 mars)., le ministre de l’Education nationale a habilité le Centre d’O. P. de l’Institut pour y recevoir comme stagiaires les candidats aux fonctions de secrétaire départemental d’O. P.
- Voici le texte de cet arrêté :
- « Article premier. — Le stage-de trois mois dans un Centre d’Orientation professionnelle exigé des candidats aux fonctions de secrétaire d’orientation professionnelle pourra être effectué au Centre d’Orientation professionnelle annexé à l’Institut national d’Orientation professionnelle reconnu par l’Etat, dont le siège est à Paris, 41, rue Gaÿ-Lussac.
- « Art. 2. — Le présent arrêté sera notifié au directeur de l’Institut national d’Orientation professionnelle et publié au Journal Officiel.
- « Fait à Paris, le 21 mars 1939.
- « Signé : .lean Zay. »
- *
- * *
- M. Gaston Midy, inspecteur de l’Enseignement technique de l’Aisne, conseiller d’orientation à Saint-Ouentin, a soutenu le vendredi 17 mars 1939, un travail intitulé : Considérations sur l'O. P. en France, en vue de l’obtention du certificat d’études spéciales de l’I. N. O. P. Le jury, qui comprenait M. Oualid (président), les docteurs Paul-Roncour et Coumétou, a décerné le certificat à M. Midy.
- *
- * *
- Le mercredi 29 mars, c’est à M. Monnot, instituteur, qu’a été décerné le certificat d’Etudes spéciales après soutenance devant un jury composé des professeurs Piéron (président) et Wallon et du Dr Male, d’un travail sur le sujet : Déficience d’attention et de mémoire chez des enfants de 12 à 14 ans sous-alimentés ».
- *
- *
- \L Pierre Bauer, directeur d’Ecole à Bourbourg-Campagnc (Nord), a présenté le 20 avril, devant un jury présidé par M. Fon-tègne, une thèse en vue de l’obtention du certificat d’études spéciales. Son travail intitulé : « La préorientation à l’école primaire » a été accepté.
- p.102 - vue 143/370
-
-
-
- Stagiaires
- (Cours complémentaire, 20-28 février 1930)
- Voici la liste des stagiaires admis sans bourse an cours complémentaire (20-28 février 1939) :
- MM. François, Lille, directeur de la Cité universitaire, secrétaire du Centre de documentation professionnelle de l’Université.
- Beurdeley, Neuilly-sur-Seine, docteur en médecine.
- Mlle Blanc, Pontoise, professeur de Lettres aux cours secondaires.
- MM. Colonna de Leca, Marseille, directeur du Centre technique du Centre d’O. P.
- Dinesco, Paris, directeur du Cours professionnel et du Centre d’O. P. aux Messageries Hachette.
- Feybesse, Orléans, instituteur détaché à l’Inspection Académique.
- Mme Frasseto-Bouchaud, Montrouge, attachée au Service d’O. P. MM. Godard, Nantes, directeur de l’Ecole pratique de Commerce et d’industrie.
- Gallois, Nantes, directeur de l’Ecole pratique. n
- Lahy (B.), Paris, chef des travaux de laboratoire.
- Maurain, Bayonne, directeur Ecole pratique.
- *
- * *
- Par erreur, M. Colonna de Leca avait été mentionné sur la liste des boursiers donnée dans notre précédent Bulletin.
- LA VIE DE L’ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DE L’INSTITUT
- Par suite de circonstances défavorables, te premier de ces C. R. ne put paraître dans un numéro précédent. Prière de nous en excuser.
- Réunion du Conseil Directeur du 10 juin 1938
- Cette réunion de Conseil directeur s’est tenue chez le président : M. Vial, 73, rue de Lille, à 18 h. 30.
- Etaient présents : MUes Argoud et Biscay, MM. Metge, Pellé, ^ ial, Beaume.
- Excusés : M,tle Favre, Mlle Mamelle, M. Reveillé.
- p.103 - vue 144/370
-
-
-
- — 104 —
- Lecture et explication de la correspondance échangée entre la présidente sortante Mlle Biscay et M. Ménessier, au sujet d’une collaboration ou fusion avec l’Association des orienteurs. Lettre de M. Poullaouec sur le même sujet.
- De la discussion il ressort qu’il importe de sauvegarder l’indépendance de notre association qui, par la suite, lorsque l’O. P. sera enfin organisée, représentera de plus en plus la grande majorité des conseillers d’O. P. L’Association des orienteurs tend à disparaître alors que la nôtre tend à s’accroî.re.
- Donc statu quo : collaboration et non fusion. Au reste Mlle Biscay et Vial continueront de suivre la question.
- Banquet. — La date du mercredi 6 juillet est retenue en principe, s’il y a possibilité d’organiser le banquet, ce qui est douteux.
- 2e Congrès d’O. P. — Vial a accepté, d’accord au préalable avec MUe Biscay, de fa re partie du Comité de patronage du 2e Congrès national d’O. P. et ce, au titre de président de l’Association des anciens élèves de l’I. N. O. P.
- Beaume fait un compte-rendu rapide de l’apéritif organisé le vendredi 3 juin en l’honneur des nouveaux diplômés, et auquel ni le président ni la trésor.ère n’avaient pu assister.
- Conseil Directeur du 17 février 1939
- Réunion chez le président à 18 h. 30. Etaient prcsen's : MUes Biscay et Argoud. MM. Vial et Beaume. Excusées : MUe Mamelle, Mme Favre.
- Lecture du procès-verbal de la séance précédente et de la correspondance, notamment de la lettre de démission comme conseiller-directeur de M. Pellé, nommé au lycée de Damas, démission acceptée, étant donné l’éloignement de notre bon camarade. Il y aura lieu de le remplacer au C. D.
- Demande de MUe Joyet-Lavergne pour que notre Association invite ses membres à assister au banquet offèrt à MM. Bunel et Gellée, de l’Association des orienteurs, nommés chevaliers de la Légion d’honneur. Mais peu de nos sociétaires connaissent les nouveaux décorés, ou sont empêchés. Si MUe Mamelle peut assister au banquet elle représentera les anciennes élèves.
- Assemblée générale. — La date retenue est celle du vendredi 24 mars. Elle aura lieu à l’Institut national d’O. P., réinstallé 41, rue Gay Lussac, à 20 h. 45.
- A propos de la réinstallation de l’Institut dans l’immeuble neuf, mission est donnée à M. Vial, président, de demander au Conseil
- p.104 - vue 145/370
-
-
-
- d’administration de l’I. N. O. P., et singulièrement à M. Piéron, qu’on veuille bien nous accorder la libre jouissance de deux ou trois pièces où nous pourrions nous installer (archives, bibliothèque, réunions, etc...).
- Rien n’étant plus à l’ordre du jour, la séance est levée à 19 h. 30.
- Le Secrétaire : 0. G. Beaume.
- LA VIE DES CENTRES D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- L’Orientation Professionnelle en France en 1936-1937 (1)
- Au cours de l’année 1930-1937. les services d’orientation professionnelle qui répondent à l’enquête du Ministre du Travail n’accusent pas de développement important. Deux raisons principales expliquent leur stagnation : en premier lieu : comme les années précédentes, l’insuffisance de leurs moyens financiers, que les répercussions de la crise, sur les budgets publics ont continué à réduire ; en second lieu, la prolongation de la scolarité, jusqu’à l’âge de 14 ans, réalisée par la loi du 9 août 1930 et qui, en obligeant les enfants de 12 et 13 ans à fréquenter encore l’école en octobre 1930, a pu diminuer le nombre de ceux qui se seraient présentés aux offices d’orientation professionnelle pour chercher un métier.
- Les renseignements qui suivent se rapportent uniquement aux départements autres que celui de la Seine, dans lequel l’orientation professionnelle est organisée d’une manière différente.
- I. — Organisation et installation
- 53 départements possèdent un service d’orientation profession nelle rattaché à un Office public de placement contre 58 pendant 1 année scolaire 1935-1930, 5 départements ont supprimé le service.
- 3 départements envisagent pour l’année 1938 la création d’un service d’orientation professionnelle.
- 16 départements (contre 18 en 1935-1930) ont un service d’orien-,;|tion professionnelle qui n’est pas rattaché à un Office public de
- (1) One vue d’ensemble sur l’activité des services d’O. P. à la veille des nouveaux décrets a été donnée dans le Bulletin du Ministère du Traçait, i 8 année, nos 7-9, juillet-septembre 1938, p, 269-273, Nous en reproduisons 1 Pins .grande partie.
- p.105 - vue 146/370
-
-
-
- 106 —
- placement et qui a été fondé grâce à l’initiative privée : chambres de commerce, sociétés industrielles, etc. ; 12 de ces services en Retiennent des relations suivies avec l’Office de placement dont le directeur en général fait partie du Conseil d’administration de l'Office d’orientation ou bien envoie à cet office des enfants non encore placés. Pendant l’année scolaire 1936-1937, 6 de ces services seulement étaient en relations suivies avec l’Office de placement.
- En outre, un département a 11 ateliers-écoles indépendants dans lesquels on procède à l’orientation des enfants ou à la rééducation des chômeurs envoyés par le bureau de placement.
- Sur 69 organisations départementales, 23 ont-institué des sections locales. Ces sections fonctionnent soit sous la forme de permanences locales assurées par des délégués ambulants, soit sous forme d’un service permanent installé dans les mairies.
- 30 services d’orientation professionnelle disposent d’un local spécial, 33 d’une bibliothèque (dont une possède 1.020 volumes), 19 utilisent un appareil cinématographique, 18 ont publié des monographies professionnelles.
- En général, les services d’orientation professionnelle organisent leur propagande au moyen de conférences, de séances cinématographiques, de cours de préorientation gratuits, d’articles dans les journaux, d’affiches, de revues et publications diverses.
- II. Concours financiers
- Les services d’orientation professionnelle annexés à un office de placement participent aux subventions accordées par l’Etat à cet office. En outre, en 1936-1937, le sous-secrétariat de l’Enseignement technique a accordé des subventions à 38 services, 32 d’entre eux reçoivent des crédits du département et 25 des crédits ou des avantages en nature des municipalités. Le nombre de ceux qui ont obtenu des concours financiers de Chambres de commerce ou autres associations est de 23 et le nombre de ceux qui ont bénéficié de la taxe d’apprentissage s’élève à 34 pour la même période.
- Ces subsides divers, sont en général, minimes. Dans l’année envisagée, leur montant et leur nombre ont été encore réduits et la plupart des offices se plaignent de manquer de ressources. Certains ont dû cesser de fonctionner faute des crédits nécessaires. D’autres se voient forcés de renoncer à leurs programmes d’extension, à leur propagande ou à l’achat, de matériel.
- III. — Méthodes
- Le nombre d’offices qui font usage de tests s'élève seulement à 14. Les principaux tests utilisés sont ceux des docteurs Piéron,
- p.106 - vue 147/370
-
-
-
- — 107 —
- Binet, Simon et Toulouse. Un nombre à peu près égal (19) possède un matériel scientifique, composé principalement de trousses médicales, d’appareils de mesure et de tableaux de vision. Certains départements ont des appare ls plus perfectionnés : oscil-lomètres, dynamomètres, acoumètres, grilles de Laugier et Bon-nardel, chronoptôscope de P:éron. De nombreux départements préconisent l’organisation de l’inspection médicale scolaire dont l’action doit nécessairement compléter l’orientation professionnelle.
- Cette inspection médicale scolaire est particulièrement bien organisée dans les départements des Bouches-du-Rhône où elle est complétée par des enquêtes à domicile et par des tests psychologiques organisés avec le concours des membres du corps enseignant, et dans la Sarthe où un carnet de santé est établi d’année en année par des assistantes sociales.
- IV. — Orientation
- Le nombre d’enfants examinés par l’ensemble des services d’orientation professionnelle des départements est donné ci-des sous :
- Enfants examinés.
- Garçons. Filles. Total.
- 1936-1937..................... 13.829 8.978 22.807
- Sur ce nombre, les pupilles de la Nation comprennent 256 garçons et 237 filles, soit 493 enfants.
- Rappelons qu’en 1935-1936, le nombre des enfants examinés s’élevait ù 25.524 et le nombre de pupilles de la Nation à 892.
- Les services d’orientation professionnelle sont en général ouverts à toutes les personnes et notamment aux élèves des écoles Privées, 9 offices seulement ont déclaré n’avoir examiné que les élèves des écoles publiques.
- Bans plusieurs départements, les services d’orientation professionnelle ont été également utilisés par les chômeurs.
- Voici une liste des 16 départements dans lesquels le nombre des vVants examinés au cours de Tannée 1936-1937 a dépassé 500 :
- Nombre d’enfants examinés.
- 1.275 560 1.046 609
- 969 (1)
- Alpes-Maritimes. • Ardennes. . . Bouches-du-Rhône
- Creuse...........
- Caronne (Haute).
- (1) En 1935-36, le chiffre correspondant pour le département de la Haule-uaronne était de 667.
- p.107 - vue 148/370
-
-
-
- — 108 —
- Sombre d’enfants examinés.
- Gironde. . . ............................ 1.212
- Isère. • • ................................ 756
- Loire...................................... 1.870
- Loire-Inférieure. . . ...................... 1.692
- Loiret. . • .............................. 1.138
- Meurthe-et-Moselle............................ 886
- Nord.......................................... 791
- Pyrénées (Hautes).......................... 622
- Sarthe. • . ................................ 774
- Savoie. • • ................................ 630
- Seine-Inférieure............................ 3.745
- 18.568
- 47 offices ont donné des renseignements sur les contre-indications résultant des examens auxquels il a été procédé en vue du placement en apprentissage. Ces contre-indications sont médicales, si le résultat de l’examen médical a prouvé que les caractères physiques de l’orienté ne lui permettraient pas d’embrasser 1a profession qu’il avait choisie, elles sont économiques, si la profession choisie ne correspond pas, par l’effort financier qu’elle ex:ge ou sa précarité, aux possibilités de l’enfant ou de sa famille ; elles sont scolaires si les études de l’enfant ou les aptitudes qu’il a révélées au cours de ces éludes sont insuffisantes.
- On en donne ci-dessous un tableau d’ensemble, avec un pourcentage calculé par rapport au nombre total d’orientés.
- Contre-indications. 1936 . 1937
- — • Nombre o/'o
- Médicales 1.398 6,12
- Economiques. • • 1.304 5,71
- Scolaires 1.654 7,25
- 4.356 19,08
- V. — Placement
- Le nombre des enfants placés en apprentissage par les soins des services d’orientation professionnelle s’est élevé en 1936-1937 a 8.725, dont 5.654 garçons et 3.071 filles.
- D’après le choix professionnel indiqué sur les fiches d’orientation ou déclaré à l’orienteur, les placements se répartissent comme suit :
- p.108 - vue 149/370
-
-
-
- — 109
- Placements dans La profession .
- 1936-1937
- Choisie en premier lieu................................. 4.200
- Choisie en second lieu.................................. 2.210
- Dans une autre profession./............................. 2.315
- Les motifs qui ont guidé les enfants dans le choix de leur profession se répartissent ainsi :
- 1936-1937
- Ont déclaré s’inspirer de leur goût personnel.... 5.212 Ont déclaré vouloir exercer le métier de leur père
- ou de leur mère................................ 1.365
- Ont déclaré obéir à d’autres suggestions......... 2.148
- Le tableau ci-dessous donne la répartition des placements par-
- grandes catégories professionnelles :
- Placements en 1937.
- Catégories professionnelles Oarçons. filles
- Pêches, forêts, agriculture..................... 162 23
- Industries extractives. .......................... 8 1
- Industries de l’alimentation................ • 196 110
- Industries chimiques...............;.......... 23 6
- Caoutchouc, papier. • • .................... 26 43
- Industries du livre............................. 277 68
- Industries textiles. ....................... 55 . 178
- Vêtements, étoffes.............................. 147 1.473
- Cuirs et peaux.................................. LS5 118
- Industries du bois.............................. 403
- Métallurgie, métaux. ......................... 1.873 8
- Métaux fins..................................... 154 9
- terrassements, constructions.................... 475 »
- Pierres et terres à feu......................... 05 4
- Manutention...................................... 43 46
- transports. ................................... 59 4
- Commerce de l’alimentation...................... 521 151
- Soins personnels. .............................. 130 122
- Commerces divers................................ 464 480
- Professions libérales. ......................... 194 47
- Services domestiques et divers................ 192 174
- Total................. 5.654 3.071
- Cn voit que le plus grand nombre d’apprentis ont été pris, pour garçons, par la métallurgie et pour les filles par les vêtements ot le travail des étoffes.
- p.109 - vue 150/370
-
-
-
- — 110 —
- 4
- * j»
- L’Orientation Professionnelle à Montpellier
- La Chambre de commerce et la Chambre des métiers viennent d’élaborer un projet de coordination des cours professionnels, organisés par ces compagnies à Montpellier.
- Depuis plusieurs années déjà, un Comité d’orientation professionnelle fonctionne. Au cours de la dernière année, 243 enfants des deux sexes ont établi une fiche d’O. P. ; 226 les ont retournées au directeur ; 198 ont subi l’examen médical et psychologique ; 162 enfants ont été orientés et 59 restaient à l’être ; 85 ont été placés en apprentissage ; 121 ont continué leurs études ; enfin, 25 contre-indications d’ordre scolaire ont été relevées, 12 d’ordre médical et 30 d’ordre économique.
- Contrairement aux années précédentes, peu d’enfants restent encore à placer, notamment en ce qui concerne les garçons : une douzaine tout au plus.
- Cette amélioration provient de l’heureuse initiative prise par la Chambre de commerce qui a mis à la disposition de l’inspection académique les locaux de ses cours professionnels obligatoires.
- Cela a permis aux enfants admis dans les classes de scolarité prolongée ou « classes de fin d’études primaires », de compléter, d’une part leurs connaissances scolaires et de s’initier, d’autre part, aux travaux manuels avant d’être placés définitivement en apprentissage.
- *
- * *
- Le compte-rendu annuel de l’Office d’O. P. de la J. O. C. accuse une augmentation appréciable du nombre d’enfants qui ont fait appel, cette année, à l’Office pour un conseil d’orientation : 542 garçons ont été examinés de septembre 1937 à septembre 1938, contre 319 et 220 pour les deux années précédentes. Rappelons que ce bureau, dirigé par M. Mounier, conseiller diplômé de 1*1. N. O. P., fonctionne suivant les principes établis par l’Institut.
- *
- * *
- Le rapport annuel de l’Office départemental d’O. P. de l’Eure, année 1937, contient un compte-rendu de la Conférence prononcée par M. J. Fontègne à l’Assemblée générale du Comité d’O. P-de ce département (janvier 1938). Dans cette même réunion, Ie Dr.Gombert a exposé les résultats obtenus au centre de biotypologie qu’il a créé à Saint-Aubin-le-Vertueux.
- p.110 - vue 151/370
-
-
-
- — ni —
- *
- * *
- Rapport annuel sur le fonctionnement des comités d’O. P. d’Asnières, de Colombes et de Levallois (1937-1938). M. Menessier exprime la crainte d’une fragmentation de l’O. P. « alors que celle-ci ne peut conserver toute sa valeur que si elle garde son caractère général ».
- « Orientation scolaire, orientation artisanale, orientation indus-« trielle, orientation de telle et telle entreprise !... Prenons garde, « la sélection nous guette, réservons-lui son terrain ! »
- « Faudra-t-il un super-organisme d’orientation qui aiguillera « vers tel ou tel bureau d’orientation spécialisée ? Nous regrettons « fort pour notre part, l’Office d’Orientation Professionnelle tout v court , qui, suivant les cas, conseille les études secondaires, les « écoles professionnelles, le commerce, les beaux-arts, les tra-« vaux de la terre, etc... »
- «' Nous avons écrit : l’Orientation scolaire. A son sujet, répé-« tons, sans nous lasser, qu’on fait fausse route lorsqu’on s’obs-« fine à la distinguer de l’orientation professionnelle. Nous l’avons « dit et nous le redisons : l’O. S. n’est que la préface de l’O. P. « Elle n’est pas une fin en elle-même. Choisir ses études, c’est « déjà choisir une catégorie de professions et faire ce choix en ne « considérant que les aptitudes isolées de la considération des <1 débouchés possibles, c’est faire œuvre incomplète, et peut-être (( œuvre néfaste. »
- *
- * *
- Dans son rapport annuel sur son activité de 1937-38, le centre d’O. P. de Lyon accuse une augmentation sensible du nombre d’enfants conseillés soit 2.602 contre 2.094 l’année précédente. -3,8 °/0 des sujets ont été orientés vers la continuation des études, 23,6 °/0 ont été placés en apprentissage, 21 % soit 551 enfants restent à placer. L’expérience départementale a de plus englobé les Gas de 1.217 enfants. En collaboration avec les services de la main d’œuvre de l’Office départemental de placement, 45 chômeurs ont 06 examinés au point de vue de leurs aptitudes pour un nouveau métier envisagé.
- p.111 - vue 152/370
-
-
-
- LES DECRETS D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Orientation et formation professionnelles
- Le Président de la République Française ;
- Vu les articles 5 et 7 du décret du 21 mai 1938 relatif à l’orientation et à la formation professionnelles ;
- Le Conseil supérieur de l’Enseignement technique entendu :
- Sur la proposition du ministre de l’Education nationale,
- Décrète :
- Titre premier
- Des conditions d’ouver'ure des Centres d’orientation professionnelle facultatifs.
- Article premier. — Les communes, les associations professionnelles, les groupements légalement constitués qui voudraient ouvrir un centre d’orientation professionnelle doivent préalablement déclarer leur intention au secrétariat d’orientation professionnelle et désigner le local.
- Ils joignent à leur déclaration :
- 1° Une expédition de la délibération décidant la création d’un centre et, s’il s’agit d’un centre non communal, une copie des statuts du groupement professionnel ou de T association professionnelle ;
- 2° Le plan des locaux ;
- 3° Une notice mentionnant le nom et le domicile du directeur, son acte de naissance, l’extrait de son casier judiciaire ayant moins de six mois de date, ses diplômes universitaires, l’indication des lieux où il a résidé et les professions qu’il a exercées pendant les dix années précédentes, une note sur les méthodes d’orientation professionnelle qu’il compte appliquer, un état contenant la nomenclature des appareils, instruments, documents permettant de procéder ù l’examen d’orientation professionnelle. Si le directeur se fait suppléer dans les fonctions de conseiller d’orientation professionnelle il devra donner les noms, prénoms, adresses de son ou de ses collaborateurs, en mentionnant les diplômes qu’ils possèdent, leurs titres aux fonctions d’orienteur, fournir pour chacun d’eux un extrait de leur casier judiciaire ayant moins de six mois de date ;
- 4° L’engagement de ne percevoir aucune rémunération pour les opérations et conseils d’orientation professionnelle.
- p.112 - vue 153/370
-
-
-
- — 113
- Le postulant adresse une simple déclaration d’ouverture au mi-n sire de l’Education nationale et au procureur de la République.
- Art. 2. — L’inspecteur d’académie, le procureur de la République^ l’inspecteur de l'Enseignement technique désigné par le ministre, peuvent faire opposition à l’ouverture d’un centre facultatif :
- a) Dans l’intérêt de l’ordre public, des bonnes mœurs et de l’hygiène ;
- b) Lorsque le directeur ou son suppléant ne remplissent pas les cond tions requises ;
- c) Lorsque l’organisation projetée est insuffisante ;
- d) Lorsque le service médical n’aura pas été organisé d’urn manière suffisante.
- Art. 3. — A défaut d’opposition, le centre est ouvert à l’expiration d’un délai de deux mois, sans autre formalité. Ce délai a pour point de départ le jour où la dern ère déclaration a été adres-# sée par le postulant.
- Art. 4. — Les oppositions à l’ouverture d’un centre sont jugées contradictoirement par la Commission d’orientation profess’on-nelle dans le délai d’un mois. Des experts peuvent être désignés par elle ou par son président ; la décision ordonnant l’expertise en énoncera clairement les obie’s.
- Appel de la déc:sion de la commission administrative peut être interjeté par le postulant ou par l’autorité administrative nui a iait opposition dans le délai de dix jours h partir de la signiDca-don de cette décision. L’appel est reçu par le secréta’re qui devra, sans délai, en faire notification à la parbe non appelante et en assurer la transmission au ministre de l’Education na'ionale, direction générale de l’Enseignement, technique. L’appel est sou-11118 à la commission permanente du Conseil supérieur de l’Enseignement technique et jugé contradictoirement dans le délai de deux mois.
- Ce postulant peut se faire assister ou représenter par un conseil devant la Commission adnrnistrative et devant la Commission Permanente du Conseil supérieur de l’Enseignement technique.
- Cn aucun cas l’ouverture ne pourra avoir lieu avant la décision d’appel.
- Titre II
- Du directeur et du personnel
- Art. 5. — Sont incapables de diriger un centre d’orientation professionnelle facultatif ou d’y remplir la fonction de conseiller
- p.113 - vue 154/370
-
-
-
- — 114 —
- d’orientation professionnelle ou d’y être employé à quelque titre que ce soit :
- 1° Les personnes qui ont subi une condamnation judiciaire pour crime de droit commun ou pour délit contraire à la probité et aux bonnes mœurs ;
- 2° Les personnes qui ont été privées par jugement de tout ou partie des droits mentionnés à l’article 42 du Code pénal ou qui ont été déchues de la puissance pa'ernelle ;
- 3° Les personnes qui ont été frappées d’interdiction d’ensei gner.
- Art. 6. — Nul ne peut être directeur d’un centre facultatif ou conseiller d’oren'ation professionnelle s’il n’est Français, âgé de vingt-cinq ans accomplis au moins et s’il ne justifie d’un des titres suivants :
- Diplôme de l’institut national d’orientation professionnelle ou d’un diplôme frança s ou étranger de même nature reconnu équivalent par le ministre de l’Education nationale après avis de la Commission permanente du Conseil supérieur de l’Enseignement technique.
- Doctorat en médecine coinplé'é par le certificat de stage complet du cours complémentaire de l’Inst'tut national d’orientation professionnelle ou d’un cours complémentaire organisé par une faculté de médecine et reconnu suffisant par le ministre de l’Education nationale après avis de la Commission permanente du Conseil supérieur de l’Enseignement technique.
- Art. 7. — Les personnes ayant appartenu aux cadres de l’Enseignement public, soit au cadre des inspecteurs du Iravail, ou des contrôleurs de la main-d’œuvre, ayant dirigé pendant cinq ans au moins un Office public de placement ou une école privée régu-Lèrement ouverte, pourront être choisies comme directeur ou conseiller cl’orien'ation professionnelle à la condition de justifier du certificat de stage complet au cours complémentaire de l’Institut, national d’orientation profess:onnelle ou à un cours complémentaire organisé dans une facul é de médecine et reconnu suffisant par le ministre de l’Education nationale après avis du conseil supérieur de l’enseignement technique.
- Dans les centres facultatifs subventionnés par l’Etat, des membres de l’Enseignement public, des inspecteurs du travail, des contrôleurs de la main d’œuvre ayant effectué le même stage, pourront être détachés dans les emplois de directeur ou de conseiller d’orientation professionnelle dans les conditions fixées par l’article 33 de la loi du 30 décembre 1913.
- p.114 - vue 155/370
-
-
-
- — 115 —
- Titre III
- Fonctionnement des centres d'orientation professionnelle facultatifs.
- Art. 8. — Les centres d’orientation professionnelle facultatifs sont tenus de faire établir ou d’étabPr une fiche scolaire et une fiche médico-physiologique sur les enfants qu’ils seront appelés à examiner. Ces fiches seront du modèle adopté par le secrétariat d’orientation professionnelle.
- Art. 9. — Avant le 1er juillet de chaque année, les fiches d’oren-tation professionnelle, accompagnées s’il y a lieu des observations du directeur du centre, seront adressées, h sa d ligence, au secrétariat d’orientation professionnelle.
- Art. 10. — Lorsque le centre d’orien'at:on professionnelle facultatif sera créé par une commune et bénéficiera de subventions, soit du département, soit de l’Etat, des écoles primaires publiques pourront lui être rattachées dans les mêmes conditions où ces écoles sont rattachées au centre obligatoire.
- Art. 11. — Chaque année les centres d’orentation professionnelle facultatifs subventionnés ou non subven'ionnés par l’Etat ou par les départements, feront parvenir au secrétariat d’orientation professionnelle un rapport sur leur fonctionnement. Ce rapport sera communiqué à la Commission administrative.
- Titre IV
- Du contrôle des centres d'orientation professionnelle facultatifs
- Art. 12. — Le contrôle permanent des centres d’orientation professionnelle facultatifs subventionnés ou non subventionnés est exercé par l’inspecteur d’académie ou par son délégué et, pour la partie administrative, par le secrétaire départemental d’orien-tation professionnelle.
- Le contrôle porte sur l’exécution des obligat ons légales im Posées à ces centres, sur la manière dont il est procédé par eux •aux opérations d’orientation professionnelle. L’inspecteur d’académie ou son délégué peut assister aux opérations d’orientation
- Professionnelle.
- Art. 13. — Les centres facultatifs devront fournir au secrétariat d’orentation professionnelle tous les renseignements qui pourront leur être réclamés soit par ce secrétariat, soit par l’inspection gé-
- p.115 - vue 156/370
-
-
-
- 116
- néra] de l’Enseignement technique qui ia également mission de les inspecter.
- Les rapports de l’inspection générale de l’enseignement techni que sont communiqués au ministre de l’éducation nationale, au ministre du travail et au ministre de l’agriculture par l’intermédiaire du secrétaire.
- Art. 14. — Le droit de diriger un centre facultatif peut être retiré à son d recteur à la requête de l’inspecteur d’académie ou de l’inspection générale de l’Enseignement technique pour faute grave dans l’exercice de ses fonctions ou pour incapacité ou en cas d’inconduite. Le centre peut être fermé si ce centre est détourné du but pour lequel il est institué ou s’il est insuffisamment organisé pour assurer l’orientation professionnelle des enfants.
- Art. 15. — Le retrait du droit de diriger un centre d’orientation professionnelle ou la fermeture d’un centre sont prononcés par la commission administrative. Un exemplaire de la requête introductive est notifié à la fo:s à la collectivité qui a fondé le centre et au directeur du centre.
- Art. 16. — Le maire de la commune ou le président de l’Association professionnelle ou celui du groupement professionnel intéressés, le directeur, seront assignés à comparaître devant la Commission administrative et pourront s’y faire représenter. Ils seront entendus et pourront produire tous éléments d’informations, tous mémoires et conclusions orales et écrites qu’ils jugeront utiles.
- Ils pourront, ainsi que l’inspecteur d’académie et l’inspecteur général de l’Enseignement teclm que, faire appel, dans le délai de deux mois, de la décision devant la commission permanente du Conseil supérieur de l’Enseignement technique.
- Le recours sera jtUgé contradictoirement dans le délai de trois mois. Ce recours est suspensif.
- Art. 17. — La Commission administrative peut adresser des observations et avertissements au directeur du centre.
- Titre V
- Mesures transitoires
- Art. 18. Les centres d’orientation professionnelle existants subventionnés par le ministère de l’Education nationale (Ensei gnement technique) pourront, sur av’S favorable de la Commission administrative, être autorisés par décision du ministre de l’Edit-
- p.116 - vue 157/370
-
-
-
- — 117 —
- cation nationale ù continuer de fonctionner sans être astre:nts à l’ensemble des obligations énumérées par les titrçs 1er et II du présent décret.
- Art. 19. — Pendant un délai de trois ans pourront en outre diriger un centre d’orientation professionnelle facultatif ou y collaborer, les personnes qui, sans justifier un certificat de stage prévu à l’article 7 ci-dessus, justifieraient qu’elles ont accompli un stage de même nature dans un centre français ou étranger de formation d’or:enteurs reconnu suffisant par le ministre de l’Education nationale après avis de la commission permanente du Conseil supérieur de l’Enseignement technique.
- Art. 20. — Le ministre, de l’Education nationale est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal Officiel.
- Fait à Paris, le 18 février 1939.
- Albert Lebrun.
- Par le Président de la République :
- Le Ministre de VEducation Nationale,
- Jean Zay.
- *
- * *
- Le Président de la République Française,
- Vu le décret, du 24 mai 1938 relatif à l’orientation et à.la formation professionnelles ;
- Vu le décret du 17 juin 1938 relatif à la formation professionnelle agricole ;
- Vu la loi du 25 février 1875 ;
- Le conseil supérieur de l’Enseignement technique entendu ;
- Sur la proposition du ministre de l’Education nationale, du ministre de l’Agriculture et du ministre du Travail,
- Décrète :
- Article premier. — Le directeur et le personnel du centre d’o .tentation professionnelle obligatoire sont désignés par le maire, nprès agrément du préfet donné sur avis favorable de la commission instituée auprès du secrétariat départemental d’orientation
- Professionnelle.
- Art. 2. — Sont incapables de diriger un centre d’orientation professionnelle obligatoire, ou d’y remplir la fonction de conseiller c| orientation profess onnelle, ou d’v être employées à des opéra-bons d’orientation professionnelle :
- p.117 - vue 158/370
-
-
-
- — 118
- 1° Les personnes qui ont subi une condamnation pour crime de droit commun ou pour délit contraire à la probilé et aux bonnes mœurs ;
- 2° Les personnes qui ont été privées par jugement de tout ou partie des droits mentionnés à l’article 42 du Code pénal ou qui ont été déchues de la puissance paternelle ;
- 3° Les personnes qui ont été frappées d’interdiction d’enseigner.
- Art. 3. — Nul ne peut être directeur d’un centre obligatoire ou conseiller d’orientation professionnelle s’il n’est Français, âgé de vingt-cinq ans accomplis au moins et s’il ne justifie d’un des titres suivants :
- Diplôme de l’Institut national d’orientation professionnelle ;
- Doctorat en médecine complété par le ceruficat de stage complet au cours complémentaire de l’Institut national d’orientation professionnelle.
- Art. 4. — Les personnes ayant appartenu à l’enseignement public. ou au cadre des inspecteurs du travail, ou à celui des contrôleurs de la main d’œuvre, ou celles qui ont dirigé pendant cinq ans au moins un office public de placement pourront être choisies comme directeur ou conseiller d’orientation professionnelle, à la condition de justifier du certificat de s.age complet au cours complémentaire de l’Institut national d’orientation professionnelle.
- Des membres de l’enseignement public, des inspecteurs du Travail, des contrôleurs de la main d’œuvre ayant effectué le même stage pourront être détachés dans les emplois de directeur ou de conseiller d’orientation professionnelle, dans les conditions fixées par l’article 33 de la loi du 30 décembre 1913.
- Art. 5. — Les centres d’orientation professionnelle obligatoires sont ouverts par arrêté du maire pris après avis favorable de la Commission administrative siégeant auprès du secrétariat d’orientation professionnelle.
- Art. 6. — Le centre d’orientation professionnelle obligatoire est placé sous le contrôle du secrétariat d’orientation professionnelle et de l’inspection générale de l’Enseignement technique. Le directeur est tenu de fournir tous documents et rensegnements sur le fonctionnement du centre qu’il dirige. Il adresse chaque année au secrétariat d’orientation professionnelle un rapport sur le fonctionnement de ce centre.
- Art. 7. — Les centres obligatoires sont soumis aux mêmes conditions de contrôle que les centres facultatifs.
- p.118 - vue 159/370
-
-
-
- — 119
- Art. 8. — Le ministre de l’Education nationale, le ministre de l’Agriculture et le ministre du Travail sont charges, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel.
- Fait à Paris, le 6 avril 1939.
- Albert Lebrun.
- Par le Président de la République :
- Le Ministre de VEducation Nationale,
- Jean Zay.
- Le Ministre de l’Agriculture, Henri Oueuille.
- Le Ministre du Travail,
- Charles Pomaret.
- *
- * *
- Une circulaire ministérielle en date du 14 avril précise, comme suit, l’économie des mesures nouvelles en madère d’orientation professionnelle :
- Un Secrétariat d’orienta'ion professionnelle est créé par département ou par groupe de départements sans que toutefois le nombre des départements groupés puisse être supérieur à trois. Ce secrétariat est soumis à l’autorité préfectorale et placé dans les attributions de l’Inspecteur d’Académie.
- Le service du secrétariat est assuré par un fonctionnaire spé-cial, agent de l’Etat et rétribué par lui.
- Auprès du secrétariat fonctionne une Commission administrative <lUl a, en matière d’orientation professionnelle, des attributions Analogues a celles des Comités départementaux de l’Enseignement technique en matière d’Enseignement technique. Celte Commission a exceptionnellement des pouvoirs de décision ; au point . VUe contentions, elle sera juge en premier ressort des opposions à l’ouverture des centres d’orientation professionnelle facultatifs.
- Les dépenses relatives à l’installation et au fonctionnement du secrétariat d’orienta.ion professionnelle seront assumées par le ^parlement et des crédits seront inscrits à cet effet à son budget.
- lendront en atténua.ion de dépenses : les subventions de l’Etat 1 Section générale de l’Enseignement techn:que) susceptibles d’at-dndre, dans certains cas, 50 °/„ de la dépense, les subventions des
- parlements intéressés, des Chambres de Commerce, des Cham->l0s d Agriculture, des Chambres de Métiers, des assujettis à la
- p.119 - vue 160/370
-
-
-
- — 120 —
- taxe d’apprentissage. Le projet de décret cpii ,a Irait au financement de l’organisation du secrétariat d’orientaton professionnelle, parle d’une Caisse. Cette caisse n’a aucune personnalité morale ; le terme « Caisse » n’est employé qu’afin de bien montrer que tous les versements faits au département en faveur de l’orientation professionnelle seront l’objet d’une affectation rigoureusement spéciale.
- Le taux de ces subventions ou souscriptions sera au maximum de 10 °/o de la taxe brute de l’intéressé. Ce taux pourra môme être relevé sur autorisation expresse du Ministre de l’Education Nationale (Direction générale de l’Enseignement technique).
- Le Secrétariat d’orientation professionnelle et la Commission administrative constituent les organismes de direction et de contrôle de l’orientation professionnelle. Le soin d’orienter les en-fapts est confié au Centre d’orientation professionnelle qui se trouve institué au chef-lieu ou dans la ville la plus peuplée du département.
- A quels enfants s’adresse le Centre d’orientation professionnelle ? Aux enfants des écoles primaires qui achèvent leur quatorzième année. Mais on aperçoit immédiatement qu’en raison de l’éloignement de leur domicile, beaucoup d’enfants du département ne pourront pas être présentés au Centre, seuls les élèves des Ecoles primaires de la ville, siège du Centre et des communes limitrophes pourront être pratiquement orientés par les soins du Centre. Aussi pour obvier à cet inconvénient, le décret du 24 mai 1938 prévoit-il que des missions d’orientation professionnelle pourront être confiées à des médecins ; chaque médecin désigné sera attaché à un certain nombre d’écoles primaires. Des indemnités seront versées à ces chargés de mission par le. département ; le montant en sera imputé sur les crédits votés par le Conseil général pour le fonctionnement du Secrétariat d’orientation professionnelle. Il sera fait face à cette dépense à l’aide des ressources générales du département et des ressources spéciales énumérées ci-dessus.
- En quoi consisteront les opérations d’orientation professionnelle ? Les directeurs des écoles primaires publiques rédigeront sur chacun des enfants qui leur sont confiés une fiche où se trouveront consignés des renseignements sur les aptitudes intellectuelles de l’enfant. Les médecins chargés de mission d’orientation professionnelle examineront le sujet au point de vue physique de manière à déterminer les aptitudes corporelles de l’enfant et à prévoir en particulier les contre-indications qui s’opposeraient à l’exercice de certains métiers.
- i
- p.120 - vue 161/370
-
-
-
- — 121
- Ces fiches seront adressées au Centre d’orientation professionnelle obligatoire ; elles permettront au Directeur de ce Centre d’établir le certificat d’orientation professionnelle, compte tenu de l’état du marché du travail. Ce certificat sera adressé au Secrétariat d’orientation professionnelle aux fins de notification aux parents. Ceux-ci s’en inspireront ainsi que les employeurs dans le choix et l’apprentissage du métier. La liberté des familles en ce qui concerne le choix d’une profession pour leurs enfants est donc éclaircie mais respectée.
- Dans cette organisation de l’orientation professionnelle, il est fait une place à l’initiative des communes, des associations professionnelles et des groupements professionnels qui peuvent constituer des centres d’orientation profess:onnelle facultatifs. Je signale que le terme « groupements professionnels » comprend : les Chambres de Commerce, les Chambres d’Agriculture et les Chambres de Métiers (loi du 10 mars 1037).
- Ces initiatives qui se manifesteront dans le domaine de l’Orientation professionnelle pourront être moralement et financièrement soutenues par mon Administration ; des Ecoles primaires publiques seront rattachées à des centres d’orientation professionnelle facultatifs pourvu que ceux-ci aient obtenu les autorisations nécessaires.
- J’ajoute enfin (pie les départements pourront être admis à se substituer aux Communes pour la création du Centre d’orientn bon professionnelle obligatoire...
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- A. Lehtovaara. — Psychologische ZiuiUingsuntersuchungen. —-fu-8° de 460 pages et 16 planches. Helsinki, 1938 (T. XXXIX des Annales de l’Académie des Sciences finlandaises).
- I>ans cet important travail sur la psychologie des jumeaux, l’au-h'ur, après un chapitre de mise au point sur l’état actuel de la question, relate ses recherches personnelles sur 144 couples (dont monozygotes) et un groupe de triplets.
- Les résultats d’études portant sur l’intelligence et sur le carac-^pe, montrent bien, en accord avec les travaux antérieurs, une ressemblance beaucoup plus grande entre jumeaux nés d’un seul
- °'uf qu’entre les hétérozygotes, surtout s’ils ne sont pas du même
- sexe.
- Pour ne citer qu’un exemple, dans le quotient de développe-nie»t. la différence dans un couple est toujours inférieure a 4
- p.121 - vue 162/370
-
-
-
- — 122 —
- points quand il s’agit de jumeaux identiques, elle est comprise entre 2 et 8 avec des jumeaux fraternels, et entre 9 et 21 avec des jumeaux de sexe différent.
- Pour le quotient d’intelligence l’écart moyen dans un couple est de 4,6 points chez les jumeaux identiques, de 5,8 chez les fraternels.
- Similitude des goûts, des projets d’avenir, attachement réciproque se notent constamment chez les jumeaux monozygotes. De nombreuses photographies extraites de films, permettent de juger des similitudes de mimique.
- Ii. P.
- Nestor J.-M. — Orien'area profesionala. Parten la : Orrjatù-zare. (Orientation professionnelle, lre partie : Organisation). — Extrait des Analele de psiliologie, V. 1938, Biblioleca de sludie psihologica, Bucarest, p. 190.
- Après avoir étudie les aspects de la psychologie pratique dans la plupart des pays d’Europe, l’auteur, ayant acquis la conviction que l’activité d’un office d’ O. P. est dans une très large mesure un problème d’organisation, offre des programmes précis de réalisation dans ce domaine.
- Un premier chapitre traite du problème de l’O. P., dès l’école qui doit diriger les élèves vers les lycées, les écoles professionnelles ou les ateliers, et fournir aux centres d’O. P. les informations utiles.
- Le second chapitre examine l’organisation des centres d’O. P. mômes. Les questions de locaux, de mobilier, de personnel, de propagande, d’examens de l’enfant, de fiches, de l’étude du marche du travail, de la documentation, etc... y sont successivement envisagées et accompagnées de suggestions précises.
- Le quatrième et le cinquième chapitres concernent respectivement la réorientation professionnelle, l'O. P. des infirmes, des arriérés et de la jeunesse rurale.
- Il nous resterait à souhaiter que ce manuel pratique plein de renseignements utiles pût être accessible au public de langue française.
- Importante bibliographie sur l’O. P. A. B. F.
- S. F. Cordelier. — Service Social féminin, Paris, Plon 1937, 237 p.
- L’étude des deux grandes catégories de travailleuses sociales (infirmières-visiteuses et assistantes sociales) font l’objet de ce
- p.122 - vue 163/370
-
-
-
- — 123 —
- livre ; les multiples aspects de leur activité ainsi que la préparation à la vie professionnelle sont envisagés ici. Pourtant, cet ouvrage de documentation est loin d’être seulement un guide. Etayée sur des considérations philosophiques et sur des aperçus historiques, la présentation du problème dans son ensemble, fait de ce livre, malgré l’abondance et la précision des renseignements d’ordre pratique, une lecture extrêmement attrayante. A n l?
- Livres entrés à la Bibliothèque
- Piaget J. -- La naissance de Vintelligence chez Venfant. — Paris, Delachaux et Niestlé, 1936. 429 p.
- Piaget, J. — La construction du réel chez Venfant. — Paris, Delachaux et Niestlé, 1937, 398 p.
- Hubert lt. — L’Orientation professionnelle et la formation tech-nique. — Paris, Service d’études et d’informations économiques. 1935, 54 p.
- Guillaume, P. — La formation des habitudes, Paris, Alcan, •936, 206 p.
- Brocard L. Les conditions générales de /’activité écononii-(jue. — Paris, Recueil Sirey, 1934, 603 p.
- James E. — Les formes d’entreprises. — Paris, Recueil Sirev. 1935, 604 p.
- Laufenburger H. — Le commerce et l'organisation des marchés. — Paris, Recueil Sirey, 1938, 620 p.
- Baudin L. — La monnaie et la formation des prix. — Paris Recueil Sirey 1936, 620 p.
- Pordeliek S.-F. — Service Social féminin. — Paris, Plon, 1938, 237 p.
- Dr Jciiok G. — Recueil des textes officiels concernant la prolec-il°n de la santé publique, tome I. 1790-1830, Paris, Imprimerie Nationale, 1938, 317 p.
- Aubrun II. — (Juc faire de nos enfants ? Guide pour l’apprentissage d’un métier. — Le Musée Social, Paris, 1939, 77 p.
- De chômage des feunes diplômés. — L’Etudiant catholique, Paris, 1938, 152 p.
- Ghassang P. — L’avenir des feunes. — Spes, Paris, s. d., 173 p.
- Simon O. — Eléments de droit pratique. — Alcan, Paris, 1936, 237 p.
- Iorices F. et Gurciiod A. Schémas et règles pratiques de bobinage de machines électriques. — Dunod, 1938, 174 p.
- p.123 - vue 164/370
-
-
-
- — 124
- Dolleans E. — Histoire du mouvement ouvrier (2 vol.). — Armand Colin, Paris, 1936, 398 cl 402 p.
- Kuetsciimer E. — Manuel Ihéoritpie et pratique de psychologie médicale. — Payot, Paris, 1937, 488 p.
- Rlum M. — Traité pratique de la législation sur les accidents du travail et les maladies professionnelles. —.Librairie générale de droit et de jurisprudence, Paris, 1939, 202 p.
- Madiras P. L'aspect médical de la visite d'admission dans la métallurgie. — Vigot, Paris, 1939, 92 p.
- Hébrard J. — Le service social auprès de l'enfant d'àge scolaire. —- Pédonne, Paris, 1936, 118 p.
- Dk.moor J. et Joxckheere T. - La science de l'éducation, 3e édition.— Alcan, Paris, 1925, 448 p.
- Imbert L. — Accidents du travail, 3e édition. — Masson, Paris, 1939, 542 p.
- Feil A. — Le travail de l'ardoise et la pathologie professionnelle de l'ardoisier. — Le François, Paris," 1935, 138 p.
- Griffitts G. IL. — Fundamenlals of vocational Psychology. — New-York, the Nacmillan Company, 1931, 372 p.
- Giese F. Psychotechnisehe Eignungsprüfungen <m Erwach-senen. — Wcndt et Klauwell, Langensalva, 1921, 364 p.
- Zekiee M. — Méthodes of Corrélation Analysis. J. Wiley et Sons, New-York, 1930.
- IIarris J. A., Jackson G. M., Pater son D. G., Scamon R. E. The measurement of Man. —- Universily of Minnesota Press, 1930, 215 p.
- Nestor I. M. — Profesiograme, psihologiee. — Societatea Ro-mana De Cercetari Psihologiee, Bucarest, 1939.
- Ballard P. B. Mental Tests. — Univcrsitv of London Press Ltd, London, 1937, 235 p.
- Woodward A. G. — Personnel Management. The efflciency Magazine Kent Ilouse, 87 ; Uegent Street London, S. O., 162 p.
- Marion Milner. — The human problem in Schools. — Nethuen et Cie Ltd, London, 1938, 320 p.
- Par don de M. H. Piéron
- Dr Benussi Vittorio. — Psychologie der Zeitauffassung. Heidelberg, Cari Winters Universitâtsbuchhandlung, 1913.
- Binet Alfred. — Les révélations de l'écriture d'après un contrôle scientifique. Paris, Félix Alcan, 1906.
- p.124 - vue 165/370
-
-
-
- — 125 —
- Blocii Marc. — Les caractères originaux de l’Histoire rurale française. —- Paris « Les Belles Lettres », 1931.
- Bourdon B. — L'Intelligence. — Paris, Félix Alcan, 1920.
- Bovet Pierre. — Ecoles nouvelles d’autrefois. — Genève, Cahiers de Pédagogie expérimentale et de Psychologie de l'Enfant, n° 10, 1938.
- Bimke Oswald. — Lehrbuch der Geisleskrankheiten. München, J. F. Berginann, 1936.
- Descoeudres Alice. — (Juc deviennent les enfan's arriérés ? Genève. — Cahiers de Pédagogie expérimentale et de Psychologie de l'Enfant, n° 12, 1939.
- Fauconnet Paul. La Responsabilité (Etude de sociologie). — Paris, Félix Alcan, 1920.
- Ferri Enrico. — La Sociologie criminelle. — Paris, Félix Alcan, 1905.
- imei
- Foucault Marcel. — Cours de Psychologie, tome I et tome IL Paris, Félix Alcan, 1926, 1928
- de Greef, Guillaume. — La Sociologie économique. — Paris, Félix Alcan, 1901.
- Halbwachs Maurice. — L'Evolution des Besoins dans les clas 'es ouvrières. — Paris, Félix Alcan, 1933.
- Pr Hartenberg Paul. — Physionomie et caractère. — Paris Félix Alcan, 1908.
- Ivadmi-Cohex. — A omades. Essai sur l'âme juive. — Paris Félix Alcan, 1929.
- Sans auteur. — Scritti di Psicologia Raccol i in Onore di Fedc-cfco Kiesow. -— Torino, Giuseppe Anfossi, 1933.
- Koehler W. — L'Intelligence des Singes supérieurs. — Paris, Félix Alcan, 1927.
- Larguier des Bancei s J. — Introduction à la Psychologie. L'Ins hnct et VEmolion. — Paris, Payot, 1934,
- Lerner Eugène. — Observations sur le raisonnement moral de I enfant. — Genève, Cahiers de Pédagogie expérimentale et de Psychologie de l’Enfant, n° 11, 1938 Br Le^tchinski Alexandre. — Les Etats nerveux et leurs traite tnents. — Genève, Alar, Paris, Félix Alcan, 1926.
- Pr. Sergent E., Bidadeai -Dumas, Babonneix L. — Médecine sociale. Traité de Pathologie médicale et de thérapea ique appli goée. — Paris, A. Maloine et fils, 1925
- Mendousse Pierre. — L’Ame de T Adolescente. — Paris, Félix Mcan 1928.
- 1
- p.125 - vue 166/370
-
-
-
- — 126 -
- Mendousse Pierre. — L'Ame de VAdolescent. — Paris, Félix Alcan, 1909.
- Monakoyv C. V. et Mourgue 11. — Introduction biologique à l'Etude de la Neurologie et de la Psychopathologie. — Paris, Félix Alcan, 1928.
- Nicolle Charles. — Biologie de F Invention. — Paris, Félix Alcan, 1932.
- Nicolle Charles. Introduc ion à la carrière de la Médecine expérimentale. Paris, Félix Alcan, 1932.
- Nicolle Charles. — La Destinée Humaine. - Paris, Félix Alcan, 1936.
- Revault d’Allonnes G. — Psychologie d'une religion. — Paris, Félix Alcan, 1908.
- Rubin Edgar. — Visuell Wahrgenommene Figuren. — I Teil. Kobenhavn-Christiania-Berlin-London, Gyldendalske Bogliandel,
- 1921.
- Hivers W. H. R. — L'Instinct et F Inconscient. — Paris, Fél x Alcan, 1926.
- Seashore C. E. — The Vibrato. University of lou a Studies in Psychology of Music. Volume 1. Iowa , n° 225, 1932.
- Si \uand François. —- Le Salaire, F Evolu tion sociale et la Monnaie. — Essai de théorie expérimentale du salaire, tome I, tome II, tome III, Paris, Félix Alcan, 1932.
- Stern William. — Die Menschliche Persônlichkeil. — Leipzig, Johann Ambrosius Barth, 1919.
- Stern William. — Die Intelligenz der Kinder and Jugendlichen and die Methoden ihrer Vntersuchung. — Leipzig, Johann Ambrosius Barth, 1920.
- Stern William. — Psychologie der Friihdn Kindheit bis zwn Sechslen Lebensjahre. — Leipzig, Quelle et Meyer, 1914.
- Dr Waynbaum I. — La Physionomie humaine, son mécanisme et son rôle social. — Paris, Félix Alcan, 1907.
- Werner IL Ph. D. — Dynamics in Binocular Depth Perception. — Psychological Moïiographs vol. 49 n° 2, 1937. Ohio State Uni-versity, Columbus, Ohio.
- Dr Witasek Stephan. — Psychologie der Baumwahrnehmung des Auges. — Heidelberg, Cari Winter’s U n i ver si t a tsb u ch na nd lu ng, 1910.
- Dr Basile P. — Inspecçâo Medica Escolar. S. Paulo, Pocai et Comp. 1920.
- p.126 - vue 167/370
-
-
-
- Borel A. et G. Rojun. — Les Rêveurs éveillés. — Paris, la Nouvelle Revue Française, 1925.
- Brouardel P. et Mos.w E. — III. Anthropologie, Hygiène individuelle, Education physique. — Paris, J. B. Baillière et fils, 1906.
- Boi illot V. — La Coopération de la Famille et du Lycée. — Paris, Félix Juven, s. d.
- Bouyer et Martin-Sisteron. — L'Hygiène mentale et nerveuse individuelle. — Paris, Norberl-Maloine, 1926.
- Cazamian !.. — Ce qu il faut connaître de l ame anglaise. — Paris, Boivin et Cie, éditeurs 1927.
- Pelobel J. — Hygiène scolaire. — Paris, Masson et Cie, s. d.
- Pr Demoor J. et Jonckiieere T. — La Science de fEducation, Bruxelles-Paris, Maurice Lamerlin-Félix Alcan, 1922.
- Dr M. Frangillon. — Essai sur la puberté chez la femme. — Paris, Félix Alcan, 1906.
- Pr. Freud S. — Trois essais sur la théorie de la sexualité. — Paris, la Nouvelle Revue Française, 1923.
- Fromont L. G. — line Expérience industrielle de réduction de la journée de travail. — Leipzig, Misch et Thron, 1906.
- Gemelli A-. — Le Dottrine moderne délia delinquenza. — Milano, « Vita e Pensiero », 1920.
- Gemelli A. — Nuovi, 0-ri.zzonti délia PsicoloT/ia sperimentale. --- Milano, « Vita e Pensiero », s. d.
- Gorphe F. — La Critique du témoignage. — Paris, Librairie Dalloz, 1927.
- Gratia L. E. — Le « Trac » et la Timidité. — Paris, Marcel Hivière, 1935.
- Guyot-Daubes. — Les Hommes-Phénomènes. — Paris, G. Masson, 1885.
- Instituts Solvay. —- Principes d'orientation sociale. — Bruxelles-Leipzig, Misch et Thron, 1904.
- Jonckiieere T. — La Pédagogie expérimentale au Jardin d'Enfants. — Bruxelles-Paris, Maurice Lamertin-Félix Alcan, 1924.
- O. Klineberg, M. A., M. P. — Au Experimental Stucly of Speed nnd Other Factors in « Facial » Différences. — Archives of Psy-ehology n° 93, Ed. Woodworlh, New-York, 1928.
- Langlois Ch.-V. — La Préparation professionnelle à VEnsei-yaernenl secondaire. — Paris, Imprimerie Nationale.
- Latapy J. — L'Art de la Vie. — Paris, Félix Alcan, s. d.
- p.127 - vue 168/370
-
-
-
- __]2g ___
- de Leener G. — Les Syndicats industriels en Belgique. — Bruxelles-Leipzig, 2° édition, Mscli et Thron, 190'i.
- Dr Leopold-Levi. — Nervosisme cl (/landes endocrines. — Paris. Ed. de l’Esprit Médical, 1931.
- Lot F. — Situation faite à rEnseignemeiït supérieur en France I.
- — Paris, Cahiers de la Quinzaine, 1900.
- l)r Negeli-Akerrlo.m. — Quelques résultats de F examen des preuves histiriques employées par les auteurs traitant de l’hérédité.
- — Genève, W. Ivündig et l'ils, 1905.
- Meunier 11. — Les Désemparés. — Paris, E. Sansot cl C1®,’ 1913. Meunier II. Les Rêveurs. — Paris, E. Sansot et Cie, 1913. Nicolle Ch. Responsabilités de ta Médecine. - - Paris, hélix-Alcan, 1936.
- Pellat E .S. — Les lois de l’Ecriture. — Paris, Vuibert, 1927. PiercE E. — The Philosophy of Character. — Cambridge, TIar-ward University Press, 192L
- Richet Ch. —1 La Sélection humaine. — Paris, Félix Alcan, 1919.
- ItoniN G. — Les Haines familiales. Paris, La Nouvelle Revue Française, 1926.
- Hociie-Agussol M. — Farde et F Economie psychologique. Paris,- Marcel Rivière, 1926.
- Tiiornuike E. L. — The Psychology of Learning. — New-York, Teachers College, Columbia University, 1913.
- Vivante L. — Intelligence in Expression. — London, C. W. Daniel Company, 1925.
- Zweig S. — Le Combat arec le Démon. — Paris, Librairie Stock, 1937.
- Zweig S. — La Guérison j>ar l’Esprit. —- Paris, Librairie Stock, 1935.
- ERRATUM
- A la fin de la page 2 du précédent Bulletin, une phrase de l’article de tête a été rendue inintelligible du fait qu’une ligne avait sauté au tirage. Il faut rétablir ainsi : Le premier coup de pioche symbolique est donné officiellement un jour d'été au vieux bâtiment qui doit être démoli.
- p.128 - vue 169/370
-
-
-
- SERVICES DE L’INSTITUT
- SECItÉTA IIIA T GÉNÉRAL ET CENTRE DE DOCUMENTATION } Chef de service : Mme A. Fessard. — Téléphone Odéon 52-46.
- Secrétaire adioinle : M1Ie P. David.
- CENTRE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Chel de service : Mlle C. Chauffard. — Téléphone Odéon 52-48.
- Secrétaire : M. Bénech.
- SERVICE DES TESTS
- Chef de service : Mm0 H. Piéron. — Téléphone Odéon 52-48.
- ECOLE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Conseil des Professeurs :
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- J.-M. Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes. H. Laugier, pro'esseur à la Sorbonne, chef du Service central de la recherche scientifique.
- P. Male, médecin consultant à l’Hôpital Henri-Rousselle.
- Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris, suppléé par M. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Paris.
- Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’Anlhropologie.
- H. Piéron, professeur au Collège de France H. Wallon, professeur au Collège de France.
- Chargés de conférences :
- M. P. Abraham ; Mme Chmielnitzki ; M. A. Fessard ; Mme Gratiot-Alpbandery ; M. Jeudon ; M. Luquet ; M. Pouillot ; Mlle C. Veil ; D. Weinberg.
- Chefs de travaux pratiques .
- Mlle Monnin, Mme Piéron, Mlle Veil.
- LABORATOIRE DE PHYSIOLOGIE DU TRAVAIL Chef de service : N...
- LABORATOIRE D’ORGANISATION DU TRAVAIL Chef de service : M. H. Laugier, directeur.
- Directeur adfoinl : Mlle Weinberg.
- LABORATOIRE DE PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE Chef de service : M. J.-M. Lahy, directeur. — Téléphone Odéon 52-59. Directeur adfoint : M. Bonnardel.
- laboratoire de psychobiologie de l’enfant
- Dhef de service : M. H. Wallon, directeur. — Téléphone Odéon 52-61. Directeur adfoinl : M. Ombredane.
- téléphone de Permanence : Odéon 52-48 (dans la loge du concierge).
- p.n.n. - vue 170/370
-
-
-
- SOMMAIRE
- Pages
- I. — A. Toltchinsky : Le Psycho-entraînement. Théorie et pratique. 61
- II. — Notes et Documents: Les risques de maladies dans l’industrie.
- — L’orientation des amblyopes. — Les oscillations du quotient d’intelligence. — L’apprentissage et la main-d’œuvre qualiiiée en France. — Les aspects psychologiques de la senescence. —
- La gaucherie chez les jumeaux .................. ............ 70
- III. — L’Orientation Professionnelle à l’étranger : L’activité des
- Offices d’O. P. en Transylvanie. — Le Centre d'O. P. de la Louvière (Belgique).............................................. 79
- IV. — A travers les Revues.............................................. 83
- V. — Informations................................................... 94
- VI. — La Vie de l’Institut. ........................................... 101
- VII. — La Vie de l’Association des Anciens Elèves de l’Institut..... 103
- /III. — La Vie des Centres d’O. P................................... 105
- IX. — Décrets et Circulaires d’O. P............................ ... 112
- X. — Bulletin bibliographique...................................... 121
- Bulletin de l'Institut National d'Eliide du Travail et d’Orientalion Professionnelle
- rédacteur EN chef : Mme Henri PIÉRON secrétaire de la rédaction : M"e Irène LÉZINE
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU Ier JANVIER
- ABOnilVEMËIV.T :
- Pour la P rance.. 25 fr. \ Pour l'Etranger.......... 40 lr-
- Prix «lu numéro s SS franc*
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de rinst'11"
- C/C 1444-79
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- On peut se procurer, pour la France, les dix premières années, au prix de 250 et chaque année au prix de 30 francs (port non compris).
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- p.n.n. - vue 171/370
-
-
-
- 11' ANNÉE
- N° 5-6
- MAI-JUIN 1939
- BULLETIN
- DE
- L'INSTITUT NATIONAL
- détude du travail
- ET
- D'ORI entation
- PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- , Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- US DROITS RÉSERVES
- p.n.n. - vue 172/370
-
-
-
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- H. Laugier, professeur à la Sorbonne, chef du Service central de la recherche scientifique.
- H. Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’Institut de Psycho logie de l’Université de Paris, président de la Section des sciences naturelles de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président d’honneur : M. Labbé, directeur général honoraire de l’Enseignement technique.
- Président : M. Luc, directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-Présidents : MM. Barrier, inspecteur général de l’Education Nationale ; Lasalle, secrétaire de la Chambre de Commerce de Paris ; Masbou, directeur de l’Enseignement primaire de la Seine ; Sellier, sénateur, ancien minis tre.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D’ADMINISTRA TION
- Outre le Bureau :
- MM. Bonnardel, chef des travaux au Conservatoire national des Arts et Métiers , Châtelet, directeur de l’Enseignement du second degré ; Contenot, président de la 4e Commission du Conseil municipal, inspecteur régional de l’Enseigne ment technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dautry, ancien directeur des Chemins de fer de l’Etat ; Dubreuil, membre du Bureau international du Travail ; Lahy, directeur de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, de l’Institut, professeur au Collège de France, président de la Société française de Pédagogie ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur à la Sorbonne ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’Anthropologipi médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Pouillot, inspecteur divisionnaire du travail et de la main-d’œuvre ; Ragey, directeur-adjoint de l’Enseignement technique , Roger, inspecteur général honoraire de l’Instruction publique ; Tanon, de l’Académie de Médecine, professeur d’hygiène à la Faculté de Médecine, Toulouse, ancien médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur honoraire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Wallon, professeur 311 Collège de France, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes Etudes.
- Le Secrétariat et l’Office de documentation sont ouverts tous les jours ouvrables de l’année scolaire (sauf le samedi), de 15 heures à 18 heures. La Bibliothèque es ouverte les mêmes jours, samedi compris, de 14 heures à 18 heures.
- Pour les consultations d’O. P., adresser une demande de rendez-vous au chef du Centre d’O. P.
- Adresser la correspondance, impersonnellement, à M. le Directeur de l’Institut national d’Etude du travail et d’Orientation professionnelle.
- p.n.n. - vue 173/370
-
-
-
- 11e Année
- N° 5-6
- Mai-J
- iom
- Bulletin de l’Institut National \ D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- en»«nt
- LE PSYCHO-ENTRAINEMENT
- par le
- Professeur A. TOLTCHINSKY (Léningrad)
- (Suite et fin)
- III. — Applications de la méthode
- DIJ PSYCHO-ENTRAINEMENT
- Voici comment s’effectuait ce travail (l’entraînement (1) : un grand nombre de sujets passaient d’abord par des épreuves psychotechniques pour établir jusqu’à quel point ils pos-pédaient les qualités psychologiques nécessaires à l’exercice Ju métier en question.
- Ensuite, en nous basant sur les résultats obtenus et en tenant compte de l’âge, du niveau d’instruction, du stage de Hntéressé, etc., nous formions quatre groupes autant que possible identiques, composés chacun de cinq à dix personnes.
- Deux de ces groupes faisaient des exercices de psycho-entraînement ; les deux autres servaient de groupes « témoins ». Ces séances d’exercices occupaient habiluellemenl (le une heure et demie à deux heures par jour et leur nombre total variait entre huit et quatorze (2), selon le métier à exercer.
- U) I'oltchinsky, Pratique du psycho-entraînëment des trieurs à l’Usine de , lasniy Treougolnik (Le triangle rouge) Sovietskaya Psyelioleknika n. I.
- Jd. Principes de base du psycho-entraînement. Guigiyena Irouda i teknika wsopasnosti, 8 1934 (en russe).
- U) Pour chaque tâche, nous établissions d’avance le minimum de §éan-ces nécessitées pour le développement d’une qualité psychologique »don-aee. ! ainsi que le maximum et cela afin de ne pas transformer le tour de a>n en habitude quand la qualité devient par trop « conservatrice » et nipêche son adaptation ultérieure quand elle doit participer à d’autres J°mPlexes plus difficiles qui nécessite l’exercice d’une profession donnée.:
- p.129 - vue 174/370
-
-
-
- Lorsque les exercices de psycho-entraînement étaient terminés, tous les groupes exercés, ainsi que les groupes témoins passaient par une seconde série d’épreuves psychotechniques. On établissait encore l'influence de psycho-entraînement sur le perfectionnement de la productivité, la diminution du nombre des accidents ainsi que des avaries et du temps employé à réparer ces dernières.
- On notait aussi cette influence sur l’état de santé du sujet et sur son altitude dans le travail de production. Les chefs du travailleur donnaient ensuite leurs appréciations sur l’influence de l’entraînement de chaque sujet.
- *
- * *
- Nous avons cherché à déterminer l’influence du psychoentraînement sur les sujets qui le subissaient aussitôt après la fin de l’épreuve, ou bien après une période de temps assez longue (de six mois à deux ans après la fin de l’entraînement).
- Ce psycho-entraînement était pratiqué avec les cadres (âgés de 40 à 45 ans et môme davantage), travailleurs de métiers simples comme l’estampage (où importent surtout la vitesse, le rythme, l’habileté des mouvements, la résistance à l’automatisation et la faculté de fixer l’attention sur divers points à la fois) et des métiers plus compliqués, nécessitant une grande stabilité et une grande habileté de la main comme la soudure électrothermique. Nous entraînions également pour des professions exigeant une facilité d’orientation très rapide, la faculté de distinguer les gradations de la luminosité, des formes des objets et une facilité développée au plus haut degré de fixer son attention sur plusieurs points.
- Ce dernier groupe avait pour représentants les trieurs de caoutchouc et quelques délisseurs de papier. Parmi les sujets qui s’entraînaient, il y avait également des conducteurs de groupes de machines, des mécaniciens de turbogénératrices et des représentants de divers autres métiers très compliqués, auxquels se rapportent les dispatchers, les employés qui travaillent sur les tableaux des stations électriques, des hydrocentrales, ainsi que les pilotes de la navigation fluviale.
- Le nombre total des sujets ayant subi les psycho-entraînements s’élève à quatre cents.
- p.130 - vue 175/370
-
-
-
- — 131 —
- Ce psycho-entraînement était généralement précédé d’une causerie préliminaire au cours de laquelle on expliquait aux sujets, en s’appuyant sur des' exemples concrets, en quoi consistait le psycho-entraînement, quel est son but et quel doit être son rôle dans la production et dans la vie en général.
- On leur indiquait, en même temps, que les meilleurs résultats de ce psycho-entraînement seront obtenus par les ouvriers qui ont la ferme intention de faire un effort sur eux-mêmes.
- Le psycho-entraînement se divisait généralement en deux parties : 1° la partie préliminaire dont le but est de développer les principes psychologiques principaux indispensables à la profession donnée ; 2° la partie comprenant l’entraînement professionnel sur le matériel de production.
- L’entraînement préliminaire consistait généralement en certaines tâches psychotechniques spécialement adaptées qui servent à éprouver des aptitudes psychologiques du sujet.
- Avant chaque nouveau genre d’exercice, on expliquait aux sujets en quoi cet exercice consistait et quel était le moyen qu’on se proposait d’employer pour pouvoir l’exécuter aussi exactement, aussi rapidement que possible. Pour donner cette explication, on avait souvent recours à une expérience spéciale.
- On donnait aux sujets un certain travail à exécuter (semblable à celui qu’on avait l’intention de leur donner comme exercice) et on leur proposait de le faire de la façon qu’ils jugeraient la meilleure. Après quoi, on leur donnait un autre travail du même genre qu’ils devaient exécuter par le procédé qui leur serait indiqué.
- Ensuite, on comparait les résultats obtenus au point de vue de la précision et de la rapidité du travail et on établissait, de concert avec le sujet, les moyens les plus rationnels pour 1 exécution de cette tâche.
- Nous indiquerons ici, à titre d’exemples, quelques méthodes employées par nous pour le psycho-entraînement.
- 1° Epreuve d'attention concentrée destinée aux ouvriers trieurs :
- Les travailleurs doivent savoir examiner un objet dans
- p.131 - vue 176/370
-
-
-
- tous ses aspects. Pour faire l’entraînement de la fonction intéressée, on donne aux sujets trois feuilles de papier blanc superposées. Sur chacune de ces feuilles se trouvent recouvertes de petites feuilles spéciales, une ou deux petites bandes de papier gris ou bien des figures géométriques tracées sur de petits carrés blancs.
- Au premier commandement, le sujet enlève la petite bande de la première feuille ; maintenant il a devant lui une petite bande de papier gris qu’il examine avec attention en la regardant en haut, sur les côtés, etc... Il déclare quel objet cette bande lui rappelle par sa couleur. t
- Au second commandement, il recouvre avec un cache la feuille en question ainsi que la bande et la met de côté. Il cherche à fixer dans sa mémoire la couleur de cette bande.
- Au troisième commandement, il découvre l’autre feuille, l’examine avec attention, ne s'occupant que d’une seule question. Cette dernière bande est-elle identique à la première, ou différente ? Maintenant le sujet qui s’entraîne se trouve en présence de la tâche suivante : il doit évoquer dans sa mémoire les deux bandes de papier qu’il a examinées et, après les avoir comparées mentalement, décider si la deuxième bande est plus claire ou plus foncée que la première.
- Au cinquième commandement, on découvre la dernière feuille où se trouvent les deux bandes de papier déjà vues ; le sujet doit alors : 1° vérifier si le rapport qu’il s’était représenté entre les deux bandes est exact ; 2° s’il s’est trompé, il doit trouver la cause de son erreur ; 3° inscrire dans le procès-verbal la solution définitive de la question, en marquant par le signe (—) la différence et par le signe ( + ) la similitude qu’il aura trouvée entre les deux petites bandes.
- Dans la série d’expériences successives dont la difficulté augmentait graduellement, on passait d’objets présentant une différence assez marquée à des objets dont la différence était de moins en moins perceptible, d’expositions assez prolongées et répétées à des expositions non répétées et de durée toujours moindre d’intervalles assez courts qui suivaient l’exposition à des intervalles qui augmentaient progressivement et, enfin, de figures géométriques très simples aux contours de semelles de caoutchouc et de leurs segments.
- p.132 - vue 177/370
-
-
-
- — 133 —.
- 2° Psycho-entrainement au moyen de l'appareil appelé « La Tour de Lucas ».
- Le sujet qui passe l’épreuve est devanl un appareil formé d’une planche, sur laquelle se trouvent trois tiges dont deux sont sur les côtés et une au milieu de la planche.
- Sur l’une de ces tiges (celle de gauche) il y a huit rondelles de différentes grandeurs enfilées de manière à ce que le plus grand soit en bas ; sur lui se trouve une rondelle plus petite et ainsi de suite en diminuant jusqu’à la plus petite.
- La tâche imposée au sujet qui passe celte épreuve consiste a enlever toutes ces rondelles de la lige de gauche et à les mettre sur Ha tige de droite, en conservant l’ordre qu elles avaient sur la tige de gauche, tout en observant strictement les conditions suivantes :
- 1° On ne doit jamais déplacer qu’une rondelle à la fois ;
- 2° La tige du milieu peut servir d’auxiliaire, c’est-à-dire qu’on peut y placer des rondelles en attendant de leur donner leur place définitive ;
- 3° Pendant l’exécution du travail, il faut que toujours sur n’importe quelle lige les rondelles plus petites se placent sur les rondelles plus grandes ; mais avant qu’on les ait définitivement placées sur la tige de droite, elles peuvent ne pas être disposées par ordre de grandeur, c’est-à-dire, par exemple, que sur la plus grande rondelle peut se trouver, en attendant, non pas la rondelle de la grandeur suivante, mais aussi bien la plus petite de toutes les rondelles ;
- 4° Chaque rondelle peut être enlevée de sa tige et déplacée plusieurs fois.
- Il faut exécuter ce travail en faisant le moins de mouvements possible.
- Avant de commencer le déplacement des rondelles, il est indispensable de bien réfléchir et de calculer mentalement tout le travail qu’on a à faire, du commencement jusqu’à la ün, afin de pouvoir procéder aux déplacements dans 1 ordre le plus économique.
- Le temps employé à l’exécution de celle lâche ainsi que les déplacements de chaque rondelle sont enregistrés automatiquement ; pendant toute la durée du travail, de même que pour les autres tâches, la conduite des sujets est observée.
- p.133 - vue 178/370
-
-
-
- — 134 —
- Nous ne pouvons nous arrêter ici sur les méthodes appliquées au psycho-entraînement « professionnel ».
- Notons seulement que, dans ce cas, on cherche à reproduire les conditions psychologiques du travail telles qu’elles sont à l’usine, aussi proches que possible de la réalité. Il arrive fréquemment que la tâche servant d’épreuve soit exécutée sur des objets de production.
- RÉSULTATS
- Passons maintenant aux résultats que nous avons obtenus après un psycho-entraînement relatif à diverses activités. Nous ne signalèrons que les plus caractéristiques.
- Nous avons commencé notre travail de psycho-entraînement par l’exercice des trieurs à l’atelier de caoutchouc de la fabrique de Krasniy Treougolnik (le Triangle Rouge).
- Quand nous eûmes terminé notre travail, nous avons fait une expérience de contrôle en comparant les élèves de l’école d’apprentissage de fabrique entraînés par nous et les élèves non entraînés qui avaient simplement passé par l’apprentissage habituel des trieurs à leur école d’apprentissage d’usine.
- Les élèves, ainsi qu’il a été dit plus haut, ont été admis dans des groupes de contrôle (groupes témoins) analogues en ce qui concerne leur composition, âge des élèves, sexe, niveau d’instruction et données psychologiques, aux groupes que nous n’avions pas entraînés. Les résultats ont prouvé que toutes les qualités psychologiques que nous avions entraînées s’étaient sensiblement améliorées. Par contre, les groupes de contrôle non entraînés se montraient inférieurs à ce point de vue.
- Mais toutes les qualités ne se développaient pas d’une façon égale. Ainsi, quelques-unes de ces qualités, comme la faculté de fixer l’attention sur plusieurs objets à la fois se développaient d’une façon particulièrement marquée, le coefficient du progrès relatif à cette qualité a donné un chiffre six fois et demi plus fort, tandis que d’autres qualités ont donné des résultats beaucoup moindres ; pour la mémoire des formes, le coefficient de perfectionnement ne s’est élevé que de 1,46 fois.
- Les résultats obtenus par le psycho-entraînement concernant la production d’usine ont été beaucoup plus tangibles.
- p.134 - vue 179/370
-
-
-
- 135 —
- Les élèves d’école d’apprentissage d’usine non entraînés par nous (groupes témoins) nous ont donné, en classant dans la catégorie convenable de rebut, huit paires de caoutchouc, 40,4 % d’erreurs. Par contre, les élèves ayant subi l’entraînement et passé par les mêmes épreuves n’ont fait que le 1,16 % d’erreurs.
- La vitesse avec laquelle les sujets entraînés opéraient le classement des caoutchoucs s’est sensiblement accrue : il ne leur fallait que trois minutes pour s’acquitter de cette tâche qui, d’ordinaire, en prenait quinze.
- Les épreuves d’entraînement ont été subies par plus de cent soixante-dix personnes, parmi lesquelles beaucoup d’ouvriers étaient âgés de 40, 50 ans et même davantage.
- Parmi eux, il y avait un petit nombre d’analphabètes qui savaient seulement lire et écrire les chiffres. Malgré l’âge avancé des sujets, nous sommes arrivés, même dans ce cas, à obtenir de bons résultats ; il est vrai que leur entraînement a nécessité un peu plus de temps que celui des jeunes.
- Notre deuxième expérience de psycho-entraînement a été appliquée aux électro-soudeurs. Comme résultat, nous pouvons citer le développement extraordinaire des qualités psychologiques que nous avons exercées.
- Les coefficients de progrès obtenus après le travail de contrôle ont donné, par exemple, les chiffres suivants : le coefficient de stabilité des mains a augmenté 28,22 fois chez les sujets entraînés, tandis que, chez le groupe témoin, la hausse n’était que de 7,56 fois.
- Le coefficient de l’habileté des mains avait augmenté de 22 fois chez nos sujets entraînés, et de 7,62 seulement chez les élèves de l’école d’apprentissage d’usine.
- Cette hausse des coefficients de la stabilité des mains et de 1 habileté est considérable lorsqu’on la compare à la hausse habituelle. Cela s’explique par le fait que les qualités en question se laissent facilement exercer, ainsi que l’a confirmé la deuxième épreuve de contrôle des sujets non entraînés.
- Parmi les autres résultats obtenus après le travail d entraînement, il faut noter que :
- 1° Bien que nous ayons dû limiter nos exercices au psycho-entraînement préliminaire, les élèves des écoles d’apprentis-
- p.135 - vue 180/370
-
-
-
- 136
- sage de fabrique, entraînés par nous, après avoir fini leurs cours à l'école d’apprentissage, ont donné des résultats très supérieurs aux élèves du groupe « témoin » et cela, d’après des critères absolument objectifs de la qualité du travail d’électrosoudure dans les conditions d’usine.
- 2° L’épreuve de contrôle concernant leur travail dans les conditions d’usine a eu lieu six mois après la fin du psychoentraînement, six mois pendant lesquels les élèves ne s’entraînaient pas chez nous. Durant les deux derniers mois qui précédèrent ce contrôle, ils s’exercaient seulement à la soudure électrothermique par les méthodes habituelles.
- Malgré cet intervalle relativement long — près de six mois — les résultats du psycho-entraînement demeuraient encore sensibles et les sujets entraînés donnaient, aux épreuves d electrosoudure, des coefficients de progrès dépassant de 100 à 200 % ceux des non entraînés.
- La troisième expérience à -laquelle il faut s’arrêter est celle de l’entraînement des employés qui travaillent aux tableaux de la station électrique.
- On a eu recours à cette expérience sur une très grande échelle et on l’a pratiquée dans les hydrocentrales de Wolkhov, de Svir et dans deux hydro-centrales à Léningrad.
- En considérant les résultats que nous avons ainsi obtenus, il faut noter que, dans ce dernier cas, nous avions affaire exclusivement à des ouvriers des cadres de techniciens et pour la plupart âgés de plus de 25 ans.
- En plus du perfectionnement des fonctions psychologiques que nous exercions (1) chez nos sujets, il faut noter les constatations suivantes : les indications des sujets entraînés prouvent, qu’après entraînement, ils commençaient à comprendre le processus entier de production, sans se concentrer uniquement sur les détails, comme c’était le cas avant l’entraînement. De plus, ils se sentaient beaucoup plus sûrs dans leur travail, ce qui est, comme on le sait, excessivement important pour le travail des tableaux, surtout lorsqu’une avarie se produit.
- (1) Il est intéressant de noter que bien que ces sujets aienl donné dès le début, en ce qui concerne la distribution de l’attention, des coefficients de beaucoup supérieurs à ceux observés au cours d’autres entraînements, ils ont cependant continué à montrer, après psycho-entraînement, une qméliO'' ration très sensible et toujours progressive de cette qualtié,
- p.136 - vue 181/370
-
-
-
- — 137 —
- Au cours des huit mois que dura notre 'observation de certaines stations hydroélectriques où nous avons travaillé, nous n avons enregistré aucun cas d’avarie du à quelque facteur personnel. Ce fait s’explique, non seulement par 1 influence du psycho-entraînement, mais aussi, il faut le dire, par des mesures spéciales prises a cet effet par la direction des hydro-centrales, ne serait-ce, par exemple, que par une orientation professionnelle de la main-d’œuvre.
- On cite un cas où une avarie de la turbogénératrice a pu être réparée en très peu de temps par des ouvriers qui, avant de passer par le psycho-entraînement, étaient considérés comme impropres aii travail qu’on leur a demandé et qui, pour cette raison, allaient être congédiés. Nous devons à la vérité de rappeler qu’en même temps que nous entraînions les préposés aux tableaux d’une de ces hydrocentrales, nous leur avons fait passer les épreuves de connaissances techniques exigées pour cette spécialité.
- Une autre expérience intéressante est celle qui lut faite sur les estampeurs de l’usine Krasnaya Zaria.
- Malgré le nombre relativement grand des traumatismes dus à ce travail, les sujets entraînés n’ont été victimes d aucun accident, ni pendant la période d’entraînement, ni pendant l’année qui la suivit, tandis que, dans les groupes témoins, il y eut. un pourcentage élevé de traumatismes.
- Tous les sujets entraînés par nous font preuve d’une grande productivité de travail. Ils sont tous actuellement des ouvriers stakhanoviens. 11 en est de même pour les délisseuses de papier.
- Nous ne pouvons étendre cet exposé aux résultats des diverses autres expériences que nous avons faites. Notons seulement qu’ils confirment tous T importance du psycho-entraînement.
- Au cours du psycho-entraînement, le sujet acquiert de nouvelles habitudes et commence à considérer son travail d une tout autre façon : il s’y intéresse, il est à même de le juger, d sait trouver les causes contribuant à sa bonne exécution et eelle de ses fautes et cherche toujours de nouveaux moyens de perfectionnement. Et toutes ces nouvelles habitudes que
- p.137 - vue 182/370
-
-
-
- — 138 —
- le sujet a acquises, au cours de son travail conscient, ont une importance très grande, non seulement pour son activité professionnelle, mais, ainsi que des observations suivies l’ont confirmé, elles conservent leur importance pour le travail en général.
- Il ne faut cependant pas s’imaginer que nous ayons trouvé des principes de psycho-entraînement sous leur forme définitive. Il reste encore beaucoup à faire pour leur donner leur caractère scientifique, pour fixer la technique de leur emploi. Toujours est-il vrai que le psycho-entraînement s’est trouvé parfaitement justifié par les résultats obtenus dans une série importante de professions. Nous avons tout lieu de croire que, s’il est bien organisé et bien dirigé, il peut rendre de grands services, tant à l’usine qu’à l’école.
- J’apprends le Métier de Plombier installateur
- (Causerie radiophonique — Tour Eiffel 19 mai 1939) par
- A. FONTÈGNE
- Professeur technique
- Quand on parle d’apprentissage dans le métier de plombier-installateur, on ne peut s’empêcher de songer à celui qui s’en était fait le pionnier, qui, par sa formation, par sa profonde expérience des choses et des hommes du métier, par son extrême bonté et par l’intérêt qu’il portait aux jeunes, s’imposait en cette matière.
- J’ai nommé Maximilien Perret, fondateur de l’Ecole qui, en sa mémoire, porte aujourd’hui son nom, président de la Chambre syndicale des entrepreneurs de couverture-plomberie.
- J’ai relu ce qu’il écrivait il y a une dizaine d’années ; il avait, à cette époque, vécu près d’un demi-siècle dans le métier, en avait gravi tous les échelons et le connaissait particulièrement bien.
- Ma lecture finie, je me demandais s’il était possible d’ajouter une idée nouvelle à celles qu’il exposait si clairement. De me sentir en pleine communion d’idées avec lui me per-
- p.138 - vue 183/370
-
-
-
- — 139 —
- mettra peut-être de vous intéresser en vous entretenant de ce beau métier, de ce qu’il faut posséder pour l’aborder avec chances de succès, des grandes joies qu’il procure à ceux qui l’exercent avec amour.
- Le plombier installateur est un ouvrier du bâtiment. Pour que l’occupation dans un pareil métier procure de la joie, il faut tout d’abord aimer la diversité et le changement ; par déduction, celui qui préférera se trouver tous les jours devant la même machine, devant le même étau, s’asseoir sur le même tabouret, ne pourra pas réussir comme plombier-installateur.
- S’adressant à des enfants en âge d’entrer en apprentissage, M. Perret leur disait :
- « Beaucoup d’entre vous habitent de vieilles maisons et « se représentent la plomberie par ce qu’ils ont sous les « yeux tous les jours : quelque vague poste d’eau sur les « paliers d’escalier, des robinets quelconques sur les éviers, <( des cabinets d’aisance d’un autre âge. Cela c’est le passé. « Le plombier doit bien, de temps à autre, y faire des répa-« rations, mais ces ouvrages ont si peu d’importance qu’il 'l est permis de n’en pas parler quand on envisage le métier (( dans son ensemble. »
- Quel est donc le rôle du plombier-installateur dans l’édification du bâtiment. Il assume le montage des canalisa-tions d’alimentation d’eau froide, d’eau chaude ; il les raccorde aux appareils d’utilisation, après avoir mis ces derniers en place ; de même il installe les canalisations d’évacuation des eaux usées. Je voudrais pouvoir vous montrer 1 étendue de son domaine, depuis le compteur d’eau à l’entrée des canalisations jusqu’au retour des eaux usées à l’égout, en Passant par les divers appareils consommateurs, c’est-à-dire : robinets de puisage, lavabos, baignoires, douches, éviers, W.-C... Pour peu que nous soyons dans le groupe d’im-nieubles auquel je -pense, précisément parce que je connais le maître compagnon qui l’installa et qui, à l’heure présente, esf un des excellents maîtres de l’enseignement pratique de n°tre école, il nous faudrait beaucoup trop de temps, car ce groupe comporte cent quatorze appartements et dans chacun d eux nous retrouvons : une cuisine avec évier profond
- p.139 - vue 184/370
-
-
-
- — 140,
- alimenté en eau de température déterminée à l’aide d’un mitigeur ; un office avec timbre profond et même distribution d’eau ; deux salles de bains avec baignoire, bidet, lavabo sur colonne ; water avec cuvette à aspiration et réservoir attenant en porcelaine ; dans chaque appartement, deux ou quatre compteurs d’eau divisionnaires.
- Songez que toutes les conduites sont cachées dans des gaines insonores comportant des lambourdes éloignées des murs sur lesquelles sont posés les supports.
- Représentez-vous que ces travaux ont nécessité dix kilomètres de cuivre, soixante-quinze colonnes montantes en acier galvanisé, quarante-huit chutes d’eau pluviales, dix-huit chutes de water, que toutes les vidanges sont en plomb, que dix compagnons y ont oeuvré pendant quatorze mois et que ces installations sanitaires représentent une valeur dépassant deux millions.
- Songez à tout cela et l’idée que vous aviez hier du métier de plombier en sera vraisemblablement modifiée aujourd’hui.
- Si nous ne pouvons pas tout voir du domaine du plombier, pénétrons dans une salle de bains d’un appartement quelconque. Vous savez l'importance capitale que cette pièce a prise dans la maison moderne, aussi bien par l’usage qu’on en fait que par la diversité et le luxe qu’on y introduit. Qu’elle soit simple ou luxueuse, c’est un des principaux champs d’activité du plombier sanitaire. C’est lui qui fixe le lavabo, quelle qu’en soit la nature : grès, céramique, porcelaine, marbre ; c’est lui qui place la baignoire et ses accessoires. Vous croyez peut-être que tous ces emplacement sont prévus à l’avance d’une manière absolue ? Généralement, en effet, l’architecte a bien représenté, sur ses plans, ces différents appareils, déterminant par ce fait le passage des canalisations, mais vient la maîtresse de maison, dont les désirs sont souvent des ordres, et voici, souvent pour d’excellentes raisons d’esthétique ou de commodité d’emploi, tous nos appareils déplacés, il ne reste plus à notre monteur, pour employer l’expression consacrée, qu’à « tiyer ;ses plans » pour placer ses tuyauteries d’alimentation et d’évacuation suivant les règles de l’art. Si l’eau chaude est fournie par un chauffe-eau au gaz, il faudra que le monteur, après l’avoir scellé, en fasse le raccordement aux tuyauteries d’eau d’une
- p.140 - vue 185/370
-
-
-
- 141 —
- part, d’autre part à la conduite de gaz et aussi au conduit de fumée.
- Tous les appareils de la salle de bains sont pourvus d’une robinetterie plus ou moins luxueuse suivant la nature des appareils, allant du bronze de robinetterie au métal doré, en passant par la gamme des nickels et chromés de toutes formes. Tous ces robinets doivent être réglés et montés avec grand soin. Certaines salles de bains constituent de véritables collections d’objets d’art : celle, par exemple, qui fut installée par un monteur de mes amis, où tous les appareils sont en portor (c’est un marbre noir veiné de jaune), où toutes les robinetteries et leurs fixations sont en métal doré, qu’il ne manipulait qu’à l’aide de chiffons, garnissant son tournevis d’une toile légère pour conserver aux têtes de vis, comme à la robinetterie, toute la pureté de leurs surfaces.
- Je vous parlais tout à l’heure de tuyauteries ! Il y en a en plomb, en acier ordinaire ou galvanisé, en cuivre. Leur parcours est établi le plus simplement possible ; tout de même elles suivent une' pente, traversent des murs, épousent des formes spéciales pour passer un obstacle ou pour absorber la dilatation, elles rejoignent d’autres canalisations ou sont rejointes par elles, et voici notre monteur tour à tour plombier, chaudronnier en fer, en cuivre ; il cintre le plomb, le soude à l’étain ; il forme une emboilure à l’extrémité d’un tuyau en cuivre, vient y ajuster un autre bout par brasure ; d fait un piquage sur un tube d’acier à l’aide du chalumeau, cintre le cuivre et l’acier à chaud ou à froid, l’acier galvanisé u froid. Et puis, pour varier un peu, il pose la tuyauterie, ruais encore a-t-il fallu tracer le parcours, sceller gâches, colliers, supports dans des murs de compositions diverses, avec parfois des revêtements fragiles. Et cette simple énumération ajoute encore à la diversité du métier.
- Pensez, du reste, à tous les services que comportent les grands hôtels de voyageurs dont la plus grande partie est réalisée par noire monteur. Représentez-vous bien que son activité ne se borne pas seulement à l’agencement des mai-s°us d’habitation, que c’est à lui, également, que sont confiées les canalisations multiples des laboratoires, hôpitaux, piscines, bains-douches et d’autres services variés à l’infini.
- p.141 - vue 186/370
-
-
-
- — 142 —
- Je vous parlais i-oui à l’heure de ce maître compagnon et du grand immeuble qu’il avait installé. Eh bien, pensez à lui si vous allez un jour visiter l’aquarium du Musée des Colonies, car c’est aussi son œuvre. En effet, pour citer une fois de plus M. Perret, l’ouvrier est presque toujours le maître de son œuvre ; le technicien, qu’il soit le patron ou son commis, se contente généralement de lui indiquer les grandes lignes de son travail et lui laisse le soin de le réaliser.
- Vous sentez bien que, dans ces conditions, employeurs et employés ont vile fait de se connaître ; que le premier n’est pas insensible aux qualités qu’il repère chez le second, que, la connaissance une fois faite, s’établit une collaboration souvent longue et toujours féconde. El puis, songez à cette joie profonde du monteur qui, non seulement réalise, mais prend part à la conception et provoque si souvent, par ses remarques judicieuses, des améliorations importantes dans la technique de la profession.
- De tout ce qui précède, il résulte que l’exercice convenable du métier demande des connaissances approfondies auxquelles il est indispensable que viennent se joindre des qualités d’initiative. Si, dans l’industrie, la spécialisation a pour tendance de limiter l’effort intellectuel chez le compagnon, notre monteur doit, au contraire, avoir constamment l’esprit en éveil ; et puis, il doit aimer 1 effort, supporter le grand air, aimer les exercices physiques. Généralement il est sportif et entraîné, si nous en jugeons par la proportion de nos anciens élèves qui ont servi ou servent dans ce corps d’élite qu’est le régiment des sapeurs-pompiers de Paris.
- Cet exposé serait très incomplet, s'il laissait dans l’ombre les possibilités d’acquérir ce métier qui s’offrent à nos jeunes auditeurs.
- Deux méthodes se présentent à eux : l’école ou le chantier, et encore dans mon esprit ne s’opposent-elles pas, le chantier devant être complété par les cours professionnels, les travaux pratiques de l’école tendant à se rapprocher le plus possible de ceux du chantier.
- On nous objectera que le Bâtiment n’a pas actuellement une vie bien trépidante, qu’entrer dans un métier du bâtiment c’est risquer d’être bien souvent en chômage !
- p.142 - vue 187/370
-
-
-
- — 143 —
- Vivons-nous des temps normaux? Ne pouvons-nous pas espérer une amélioration et, par voie de conséquence, un développement considérable des constructions ? Car on ne peut pas ne pas bâtir et l’arrêt que nous constatons, auquel du reste l’Etat et les collectivités corporatives s’efforcent de mettre fin, devra bien être comblé. Il ne faudrait pas, au moment d’entreprendre celle tâche, se trouver sans main-d’œuvre. On ne saurait, à ce sujet, nous reprocher notre optimisme ni nos raisons d’espérer. Oue l’apprenti fréquente les cours professionnels ou bien qu’il entre à l’Ecole de métiers, il y trouvera les moyens de formation puissants mis à sa disposition par la direction générale de l’Enseignement technique agissant de concert avec la Chambre syndicale des entrepreneurs de couverture-plomberie.
- Tous les travaux que nous avons énumérés ont été incorporés en bonne place dans la progression des travaux de l’Ecole des métiers Maximilien-Perret : couverture-plomberie sanitaire, 58, rue des Haies, Paris (20e). C’est dire que dès son entrée à l’école le jeune apprenti rencontre- la diversité qui caractérise le métier ; il y trouvé aussi un complément de culture générale et une formation technique spécialisée comportant dessin et technologie. Viennent s’ajouter à cela les leçons de culture physique données dans un stade près de l’école.
- Il y trouve mieux encore peut-être ! L’impression de faire déjà partie de la grande famille du bâtiment, impression qui est donnée à l’école par l’action constante de la Chambre syndicale de la couverture-plomberie, 3, rue de Lutèce, où successeurs et disciples du président Perret continuent la lâche commencée et persévèrent dans l’effort ; s’intéressent aiJssi bien à l’école qui compte cent élèves qu’aux cours professionnels qui en accusent cent cinquante ; créent des bourses eu faveur des élèves les plus méritants ; maintiennent avec les maîtres un contact constant et, sachant combien ces der-uiers ont conscience de l’importance de leur tâche, combien ds possèdent toutes les qualités requises des éducateurs, les aident à faire des enfants qui leur sont confiés, non seulement de bons installateurs sanitaires, mais de véritables hommes.
- p.143 - vue 188/370
-
-
-
- 144 —
- NOTES ET DOCUMENTS
- Documentation et Orientation professionnelle
- Tous ceux qui s’occupent pratiquement U’orientation professionnelle savent la place importante qu’occupe la documentation lors du choix d’un métier.
- L’inquiétude des parents, quant à l’avenir professionnel de leurs enfants, se mesure dans les lettres qu’ils adressent aux revues pédagogiques, aux journaux professionnels, aux organisations radiophoniques, aux centres d’O. P., etc... On constate également cette anxiété dans la hâte que beaucoup d’entre eux mettent à se procurer les ouvrages qui. sous des titres plus ou moins alléchants, s’efforcent de renseigner familles et enfants.
- Nous avons sous les yeux un certain nombre de ces ouvrages. Disons tout de suite que leur lecture nous ,a profondément déçu. Nous nous étions imaginé qu’une documentation devait être tenue à jour : celle qui nous est présentée date de plusieurs années déjà , nous pensions aussi au’elle devait être exacte : or les erreurs fourmillent dans celle que nous avons parcourue ; si au moins elle était précise : mais c’est, bien souvent le contraire que nous avons rencontré.
- (Quelques exemples :
- Voici un guide pour l’apprentissage d'un métier que, sous le titre : Que faire de nos enfants ? publie le Musée Social en 1939.
- Pages 21 et 22, nous y lisons la liste des offices et des services d’O. P., ce qui, dans notre esprit, veut dire ceux auxquels on peut s’adresser. Croyez-vous que la « Société pédagogique des directeurs et directrices d’écoles publiques de la Seine » puisse doc,u menter utilement ? Quels renseignements obtiendront les parents à 1’ « Institut de psychologie de l’Université de Paris » ?
- Page 23, commence une étude sur le préapprentissage. J’y vois bien un « atelier-école préparatoire à l’apprentissage pour vendeuse, 19, rue de T Arbre-Sec, » à Paris, mais je n’ v vois figurer aucun des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce. L’auteur semble ignorer tout ce qui, depuis 1937. a été fait relativement aux ateliers-écoles fondés par les municipalités, comme à Clichy, par exemple. Ne.sait-il pas aussi qu’il existe des classes de préapprentissage dans la banlieue parisienne ?
- p.144 - vue 189/370
-
-
-
- — 145 —
- Page 32, un petit chapitre concernant les écoles privées d’enseignement technique. La documentation de l’auteur s’arrête à 1931 el pourtant cpie de chemin depuis !
- Depuis quand le brevet professionnel garantit-il « que l’apprentissage a été fait d’une manière complète et avec profit » ? L’article premier du décret du 1er mars 1931 dit qu’il est destiné à sanctionner les capacités pratiques et théoriques de l’ouvrier ou de l'employé » et non celles de l’apprenti. La preuve en est qu’il faut, pour en subir les épreuves, être titulaire du certificat d’aptitude professionnelle (sans s) et avoir suivi des cours de perfectionnement pendant deux années, à moins que comme ancien élève des écoles publiques d’enseignement technique ou des écoles privées techniques ouvertes conformément aux dispositions cle la loi Astier, on soit occupé depuis deux années dans le commerce ou l'industrie.
- Pouvons-nous dire à l’auteur qu’il ne peut plus y avoir de jeunes gens et de jeunes filles de 16 ans (p. 33) qui puissent passer le C.A.P., puisque l’apprentissage patronal commence désormais à 11 ans et qu’il faut trois ans de cours professionnels pour subir les épreuves du C.A.P. !
- Pourquoi n’avoir point indiqué (p. 38) les spécialisations de quelques-unes de nos Ecoles nationales professionnelles : les matières plastiques à Oyonnax, la céramique à Vierzon, la coutellerie à Thiers, l’électricité à Voiron, le commerce dans quelques-unes d’entre elles ? N’est-ce pas ce qui intéresse les parents au premier point ?
- On eût pu également mentionner (p. 59) (pie 1 E.N.P. de Bourges comporte une section d’études de deuxième degré qui donne aux élèves venant de la section normale un enseignement supérieur, commercial ou industriel, forme des aide-chimistes et prépare aux écoles d’infirmières.
- Passons aux écoles de métiers (p. 40). Nous ignorions que la O lie de Paris en avait créé sept, alors qu’en réalité, elle n’en a créé qu’une : celle des chausseurs-bottiers, les autres l’ayant été Par des « associations professionnelles ». Mentionnons, comme écoles de métiers, l’Ecole de photographie et faisons remarquer que depuis très longtemps déjà l’Ecole de couverture-plomberie Maximilien Perret se trouve 88, rue des Haies, Paris (20e).
- Ai-je parcouru un peu rapidement l’ouvrage publié par le « Musée Social » ? En tous cas, je n’y ai trouvé aucune mention des sections professionnelles de cours complémentaires (industrielles, commerciales, ménagères), qui préparent à 1 apprentissage !
- J’ai été très surpris de lire (p. 61) que l’Ecole professionnelle de
- p.145 - vue 190/370
-
-
-
- la ville de Paris, rue Emile-Dubois, l’Ecole primaire supérieure Edgar-Quinet (et bien d’autres encore) étaient des écoles privées d’enseignement technique qu’étaient exonérés de la taxe d’apprentissage, « sur leur demande, partiellement ou en totalité, les chefs d’entreprises n’ayant pas payé 10.000 francs de salaires pendant l’année », alors que j avais toujours pensé que n’étaient pas considérées comme chefs d’entreprise, les personnes « qui, dans l’année, n’auront pas payé en espèces plus de 10.000 francs de salaires » (art. 25 de la loi du'13 juillet 1925) et, par conséquent, n’étaient pas « soumises à la taxe ».
- J’ai laissé passer bien d’autres erreurs et omissions ; je soulignerai seulement, pour terminer, qû’il n’y a pas de conseils, mais des comités départementaux de l’enseignement technique »...
- Examinons maintenant la «. fiche monographique », n° 32, publiée par le Centre national de documentation professionnelle. Disons à 1 auteur (p. 2) qu’on n’est plus admis à 12 ans dans les écoles pratiques d’industrie et écoles de métiers ; que la sanction des études dans les écoles de métiers n’est pas le brevet d’enseignement industriel (et non le brevet industriel), mais le C.A.P. (p. 3). L’auteur est-il bien sûr que dans chaque E.N.P. il existe une section spéciale de préparation aux écoles nationales d’Arts et Métiers ?
- J’aurais aimé un peu de clarté (p. 5) : je ne comprends pas bien la phrase : « Dans ce cas, le salaire... »
- En ce qui concerne l’àge de 16 ans pour subir les épreuves du C.A.P. (p. 6), je rappelle ce que j’ai dit plus haut.
- Voici maintenant un « Guide pratique de l’orientation professionnelle » édité en 1938 chez Dunod. Nous y apprenons que l'O. P. « a commencé d exister à Paris en 1928 », qu’il existe rue Manin une Ecole d’horlogerie, transférée, il y a longtemps déjà, à l’Ecole Diderot, une Ecole professionnelle de jeunes filles, rue Ville-l’Evêque ; une Ecole du vêtement, rue de la Jussienne, alors qu’elle se trouve au 245, avenue Gambetta ; que la loi portant création des Chambres de métiers est de 1935, alors qu’elle est du 26 juillet 1925, etc...
- Et dans un ouvrage du même auteur publié chez Chiron, nous trouvons une liste d’« indications physiques et intellectuelles » qui ne renseigne pas beaucoup les familles. Oue signifie, par exemple, pour un imprimeur (p. 23) : mémoire bonne ; pour un boucher : mémoire très bonne ?
- Page 29, il ne m’aurait pas déplu de trouver dans les aptitudes nécessaires pour un professeur, à côté de l’amour de l’étude, l’amour de l’enfant, de la jeunesse.
- p.146 - vue 191/370
-
-
-
- — 147 —
- L’auteur sait-il (p. 37) que le métier de cuisinier s’apprend aussi à Paris à l’Ecole hôtelière, 20, rue Guyot ; que rue Madame, il y a une classe de préapprentissage pour les industries du papier (p. 39)) ; qu’il n’y a plus d’atelier-école du vêtement, rue Jussienne (p. 42) ; que LE.P.S. J.-B. Say ne forme pas de mécaniciens, d ajusteurs et de fraiseurs ; qu’il n’existe pas d'école de monteur en bronze, rue Saint-Claude ; qu’il y a une section de prothèse dentaire, rue Garancière ; que les parents qui s’adresseront rue de Reuilly pour trouver l’Ecole de couverture-plomberie seront dirigés sur le 88, rue des Haies ; qu’il existe des sections commerciales dans nos écoles pratiques qui préparent aux emplois de la banque (p. 55) ; que les parents seront bien embarrassés lorsque (p. 60) ils liront : Ingénieur, E.P.S.'ou lycées, puis Arts et Métiers ou Ecole nationale professionnelle. Qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Combien d’écoles pratiques ont des sections préparatoires aux A, M. î
- Et j’en passe !
- Nous pensons que ces quelques notes un peu rapides auront suffisamment montré le danger qu’il y a à publier trop hâtivement les prétendus « Guides » de l’orientation professionnelle et de l’apprentissage.
- Pour notre part, nous estimons qu’il appartient à un organisme central qualifié de fournir la documentation générale sur les écoles, cours, examens, etc.... la documentation locale ou régionale revenant aux centres d’orientation professionnelle. Nous reviendrons sur cette question.
- Et ainsi, nous éviterons les erreurs, les omissions et les équivoques que nous avons rencontrées dans les quatre ouvrages dont nous venons de faire la critique.
- Julien Fontègne.
- *
- * *.
- A. Binet et l’Orientation professionnelle
- Au moment où l’on célèbre le cinquantenaire du Laboratoire de psychologie de la Sorbonne qu’a dirigé Alfred Binet depuis 1894 jusqu’à sa mort, si prématurément survenue en 1911, alors qu’il n’êtait âgé que de 54 ans, il n’est pas inopportun de rappeler que Binet, s il avait vécu aurait été un promoteur de l'orientation professionnelle en France. Voici en effet ce qu’il écrivait, quelques mois avant sa mort dans l’avant-propos du tome XVII de Y Année Psychologique, publié en 1911, le dernier qui ait été édité par
- Binet :
- p.147 - vue 192/370
-
-
-
- — 148 —
- « J’espère qu’en 1912, disait-il, je pourrai publier dans l’Année une étude commencée depuis longtemps déjà sur la diversité d’aptitude des enfants ; ce sera le complément logique de la mesure de l’intelligence. Je crois que la connaissance des aptitudes des enfants est le plus beau problème de la pédagogie. Il n’a encore été traité nulle part, du moins à ma connaissance, et nous ne possédons actuellement aucun procédé sûr pour chercher les aptitudes d’un sujet quelconque, enfant ou adulte. Cependant on s’en préoccupé dans divers milieux ; les syndicats patronaux comprennent l’immense intérêt qu’il y aurait à faire connaître à chacun sa valeur et la profession à laquelle sa nature le destine ; des méthodes et des examens qui éclaireraient les vocations, les aptitudes et aussi les inaptitudes rendraient des'* services incommensurables à tous. Sitôt que la partie théorique du problème serait résolue, des applications pratiques ne tarderaient pas, et toute une organisation intelligente du placement se ferait, je le sais. Voilà de grandes perspectives pour la psychologie et la pédagogie expérimentale. Mais le travail théorique, qui est à faire, est immense. Je 1 entreprends en ce moment avec une véritable armée de collaborateurs éprouvés. »
- Malheureusement, privée de chef, l’armée ainsi mobilisée s’évanouit.
- Toutefois, dans son laboratoire de la Sorbonne, les projets de Binet se sont tout de même réalisés : quand l’Institut national d’orientation proféssionnelle fut fondé en 1928, c’est là que s’installa le service des recherches avec Mme Piéron et son escouade — minuscule armée — de collaborateurs. Et pendant dix années on y a beaucoup travaillé. La jonction étroite du Laboratoire de la Sorbonne et de l’Institut persiste encore, malgré l’installation autonome de ce dernier, et l’on pourra 1. icrire, en orientation professionnelle, le nom de Binet comme celui du précurseur, auquel se rattache le grand mouvement actuel, scientifique et pratique.
- H. P.
- *
- * *
- Eclairement et efficience du travail
- (A propos d’une note d’Escher-Desrivières)
- Une note à l’Academie des Sciences de J. Escher Desrivières (1) après un rappel de recherches de Pottevin et Faillie en 1928 sur les temps de réaction en fonction de l’éclairement, expose les ré-
- (1) Variations des temps de réactions psychomotrices visuelles en fonction de l’éclairement en lumière blanche et colorée (C B. Ac. des Sc.) t. 208, 1939, p. 1751-1753.
- p.148 - vue 193/370
-
-
-
- — 149 —
- sultats d’expcriences nouvelles dont le but est de déterminer l’influence de l’éclairement naturel sur l’efficience du travail. Il y a là une question qui a élé déjà l’objet d’un assez grand nombre de travaux.
- Qu’apportent à cet égard les 2.627 déterminations de l’auteur ?
- Rien de nouveau comme fait, à coup sûr, et surtout rien d’intéressant pour La question en jeu.
- Dans une cabine à toiture vitrée éclairée par le ciel (avec vitrage bleu en certains cas) des temps simples de réaction visuelle au départ de l’aiguille du d’Arsonval montrent une réduction très faible entre 50 et 500 lux (les temps moyens passant de 195 à 169 msec). Voilà le fait. Eclairage naturel ou éclairage artificiel, comme dans les expériences de Pottevin et Faillie, les résultats sont et devaient être les mêmes.
- L’éclairement agit pour réduire les temps d’autant plus qu’on est plus près du seuil de visibilité, et il y a une limite à la rapidité de réaction. Si l’auteur avait la moindre connaissance d’une littérature — d’ailleurs considérable — sur le sujet, il aurait pu se dispenser de faire un travail bien inutile.
- Les lois de variation des temps de réaction en fonction de l’éclairement ont fait en particulier l’objet de mes recherches, très systématiques, depuis 1911 !
- Mais le fait, banal, a-t-il un intérêt au point de vue du rendement du travail ? 1
- Ce n’est pas une vitesse de réaction simple, surtout au cours d’un nombre assez petit de déterminations consécutives, qui peut renseigner sur un rendement. En fait, à des niveaux d’éclairement où ne se produit plus d’augmentation appréciable de la vitesse de réaction (augmentation dont j’ai montré la signification sensorielle et en grande partie périphérique) il y a encore, par accroissement de lumière, des progrès dans l’efficience. Cette action tonique de la lumière peut se révéler dans certaines réactions visuelles (en particulier des réactions à des stimulations différentielles), mais elle se manifeste plus nettement si l’on emploie d’autres méthodes.
- Aussi, du travail d’Escher Desrivières peut-on dire : « Un temps pour rien ». tr p
- p.149 - vue 194/370
-
-
-
- • - 150 - -
- *
- * *
- La prédisposition à la Silicose, suivant Atzler
- Dans une étude publiée par Seientia en avril 1939; sur les problèmes et objectifs de la Physiologie du Travail, par le regretté Atzleh, nous relevons d’intéressantes données concernant la silicose, et le moyen de déceler une prédisposition qui devrait être envisagée dans les conseils d’O. P.
- Une maladie qui pose des questions de plus en plus importantes est celle qui atteint les poumons sous l’action de la silice ( silicose). Nous nous sommes occupés, en vue d’élucider ce problème, de la présence de l’acide silicique chez les mineurs. D’après les recherches ainsi entreprises, la quantité d’acide silicique trouvée dans le sang est sous le contrôle de la glande thyroïde latérale. A l’état normal, chaque individu en présente un quantum spécifique. A force de respirer constamment des poussières chargées d’acide silicique, la proportion de cet élément dans le sang se trouve modifiée ; aussi, chez un sujet atteint d’une maladie pulmonaire due aux poussières, l’acide silicique du sang se présentera-t-il en quantité très supérieure à La moyenne normale. Ceci.semble bien établir que, dans la silicose, il se produit non seulement une irritation toute mécanique des poumons, mais aussi une modification quantitative de l’acide silicique, causée par la décomposition des poussières qui en contiennent.
- Nous sommes amenés à un autre ensemble de recherches, si nous observons que, même parmi les mineurs comptant derrière eux des années de Labeur par dizaines, tous, il s’en faut, ne sont pas atteints de silicose. 11 faut donc qu’un facteur individuel joue son rôle en l’espèce. Si l’on examine le filtre naturel que les fosses nasales offrent à la poussière, on constate, même chez les sujets dont l’appareil olfactif est normal, une extraordinaire variété individuelle de la rapacité filtrante. Un nez qui filtre bien peut retenir jusqu’à 70 °/0 de la poussière formée de grains ayant chacun 0,001— 0,002 mm. de grosseur. En revanche, lorsque la filtration s’opère mal, 90 ou 95 °[„ de la poussière pénètre plus loin. C’est par milliers qu’ont été examinés les ouvriers des mines et d’autres industries exposées à la silicose ; on a constaté ainsi que, chez presque tous ceux d’entre eux, sans exception, qui contractèrent cette maladie relativement de bonne heure et à un degré sérieux, la capacité filtrante des fosses nasales s’avérait déficiente. Au contraire, les sujets normaux à cet égard pouvaient, même après une très longue ancienneté dans leurs carrières, n’avoir aucunement subi l’atteinte de la silicose, ou tout au plus en Laisser discerner à l’examen radioscopique des traces à peine sensibles. La capacité fil-
- p.150 - vue 195/370
-
-
-
- trante joue un rôle analogue dans l’intoxicat'on des travailleurs qu’emploient les moulins où l’on traite les scories de déphosphorisation.
- E. Atzeer
- L’Orientation professionnelle dans les Lycées
- L’Association des femmes diplômées d’Université a mis à l’ordre du jour de ses réunions de l’année 1939, les questions de l’orientation professionnelle vers les carrières libérales.
- Plusieurs exposés ont été faits à cette association par M. le Professeur Piéron, par Mlle D. Weinberg, sur les questions touchant l’enseignement supérieur.
- Une intéressante réunion s’est tenue le 13 mai dernier au siège social, 4, rue de Chevreuse. Différentes associations affiliées à cette Fédération y participèrent. Citons l’Association des femmes médecins, l’Association des professeurs de l’Enseignement secondaire, l’Association des femmes juristes, l’Association des femmes ingénieurs.
- Un membre de chacune de ces associations fit un exposé sur sa spécialité (le docteur Blanchier, pour les femmes-médecins ; Mmo Moderne, professeur au Lycée de Sèvres, pour les femmes professeurs ; Mme Courney, avocate et Mlle Vitte, ingénieur.)
- Chacune exposa quelles sont les aptitudes physiques, morales, intellectuelles, nécessaires à la réussite dans leur profession, ainsi que des contre-indications.
- Notons déjà que toutes insistèrent sur la très large part que l’on doit faire aux qualités morales et de caractère nécessaires pour cire bon médecin, bon professeur, bonne avocate (1).
- C. H.
- r*V
- Exposé sur l’Orientation professionnelle vers la carrière médicale
- Mesdames,
- Dans la vaste question de l’Orientation professionnelle, sujet de vos études de l’année, je suis chargée de vous exposer le point de vue particulier de l’orientation vers la carrière médicale et je suis dès l’abord un peu embarrassée. M. Piéron, un des maîtres en ma-
- (1) Nous donnerons ces différents exposés dans les mois suivants, le premier, celui de médecin, étant contenu ci-dessous dans le présent numéro.
- N. de la R.
- p.151 - vue 196/370
-
-
-
- 152 —
- tière d’orientation professionnelle, ne vous a-t-il pas dit fort spirituellement, en boutade, à l’une de vos dernières séances, qu’il avait renoncé à se faire une idée des aptitudes nécessaires à la profession médicale tant les avis des médecins interrogés par lui avaient été contradictoires.
- Essayons pourtant de dégager, aussi objectivement que possible, ce qui peut éclairer parents, éducateurs et orienteurs lorsqu’en présence d'un adolescent qui cherche sa voie on envisage pour lui la profession médicale.
- Pour la médecine plus encore peut-être que pour tout autre activité, il faut avant toul tenir compte des goûts du jeune adolescent. N’attirez pas vers la médecine ceux qui n’en ont pas le désir spontané. Et parmi ceux qui parlent d’embrasser la carrière médicale, faites attention ! combien de fausses vocations qui risquent d’être déçues. Le goût pour la médecine c’est cet instinct qui incline vers la souffrance d’autrui avec le désir de la soulager Ce n’est pas l’admiration pour le médecin réputé, sa situation en 'lie, sa somptueuse voiture ou son beau salon d’attente.
- Après les goûts ce sont les possibilités économ’ques qu’il convient d’envisager.
- Les études médicales sont les plus longues qu’il soit, partant les plus coûteuses. Un an de P. C. B., six ans de faculté, soit au minimum sept ans, davantage pour qui veut passer par l’internat des hôpitaux.
- Le doctorat en mains le jeune médecin n’est pas tiré d’affaire. Il a tout de suite de très gros frais que la clientèle ne couvrira pas avant plusieurs années, surtout dans les villes où l’encombrement de la profession se fait terriblement sentir.
- Sans doute il y a les postes médicaux à rémunération fixe, simples appoints ou véritables carrières apportant tout ou partie de La sécurité matérielle du fonctionnaire, mais il ne faut pas tabler sur leur obtention qui nécessite souvent des stages et concours surajoutés et reste toujours tardive et aléatoire.
- Les vedettes de la profession avec leur grosse situation pécuniaire sont l’exception et le seront de plus en plus. Certes le médecin peut escompter un résultat matériel honorable, mais sans plus et toujours assez lointain. Or il faut vivre en attendant. Le jeune médecin qu’assaille les soucis pécuniaires avant d’avoir pu asseoir sa situation, doit avoir l’âme fortement trempée pour résister aux tentations des petites compromissions ; et des petites compromissions aux grandes la pente risque parfois d’être bien glissante.
- Ceci nous amène à insister tout de suite sur l’un des principaux critériums de l’orientation professionnelle vers la carrière médi-
- p.152 - vue 197/370
-
-
-
- 153
- cale el e’csl un critérium négatif, rédhibito Te. Eloignez de la mé decine, quels que soient leurs autres mérites, ceux en qui vous reconnaîtrez la mentalité de brasseurs d’affaires, ceux dont l’idéal est avant tout de gagner de l’argent. La médecine 11e demande pas le dédain de la réussite pécuniaire, mais elle veut qu’on lui préféré les satisfactions intellectuelles et morales.
- Les aptitudes physiques on! une grosse importance. Une santé résistante dans son ensemble est indispensable pour mener à bien des études longues et fatigantes et encore plus pour supporter une, vie professionnelle qui ne respecte souvent ni nuits ni dimanches.
- Si les étudiants en médecine payent un des plus lourds tributs a la tuberculose ce 11’est point la contamination hospitalière qui en est la grande responsable, c’est le surmenage.
- A l’inverse de ce que vous pensez peut-être les aptitudes intellectuelles 11e sonl pas les plus utiles à considérer pour décider ou non de l’orientation vers la carrière médicale.
- Non pas qu’il ne faille un certain niveau d’intelligence. Mais il existe depuis des générations un barrage scolaire, le baccalauréat, véritable tesl scolaire, et cela nous suffit. Les statistiques appor lées par les spécialistes des tests montrent que niveau scolaire el niveau intellectuel coïncident dans 80 °/„ des cas. Les intelligences supérieures seront, naturellement, tout particulièrement à leur place en médecine. Tant qu’aux intelligences inférieures au niveau scolaire, leur réussite au baccalauréat ne prouve-t-elle pas que la culture secondaire leur a appris à se passer d’intelligence ? l'ourquoi la culture médicale ne leur apprendrait-elle pas ;ï se passer d’intelligence pour acquérir les notions nécessaires à l’exercice convenable de la profession ?
- D’aucuns voudraient que seuls les titulaires du baccalauréat de grec puissent s’inscrire à la faculté de médecine. Je serais volontiers de leur avis. Non ‘pas tant en raison du niveau intellectuel plus élevé des élèves de la section de grec ; non pour faciliter le jargon des termes médicaux tirés du grec — on se passe de grec en médecine beaucoup plus facilement que d’intelligence — mais parce (pie la mentalité '(pii fait les bons médecins a besoin de ces impondérables puisés dans la culture désintéressée de nos vieilles humanités classiques. Ea profession médicale est peut-être celle qui patit le plus de l’actuelle tendance utilitaire donnée à l’enseignement secondaire.
- La variété d’intelligence 11’a pas non plus l’importance que l’on croit.
- De la science pure des recherches de laboratoire à la dextérité du chirurgien ou aux applications techniques de l'éleclroradiolo-gie ; de la philosophie où planent les psychiatres h la sociologie
- p.153 - vue 198/370
-
-
-
- des institutions charitables d'autan el des œuvres médico-sociales d'aujourd’hui ; de l’individualisme si développé chez le praticien habitué à prendre seul les plus grandes responsabilités à la situation plus ou moins dépendante du médecin fonctionnaire, le champ d’action ouvert par les études médicales est si vaste que les différentes formes d’intelligence y trouveront toujours un terrain favorable.
- Même si nous nous en tenons aux soins aux malades, puisque c’est la pratique médicale qu’on a surtout'en vue quand on parle de la profession médicale, nous aurons l’explication des contradictions apparentes enregistrées par M. Piéron.
- Le médecin à intelligence discursive aboutira à une thérapeutique efficace par déduction logique après analyse méthodique des symptômes présentés par ses malades et pour peu qu’il leur ait quelque dévouement et que ses déductions l’amènent à une compréhension fine de leur psychisme, il sera un médecin fort apprécié.
- Mais le médecin à esprit intuitif le sera tout autant. Il vibre au contact du malade, et, sans raisonnement, son expérience médicale, d’instinct, va droit à la cause du mal, au médicament (pii soulage, au mot qui réconforte, car la médecine restera toujours autant un art qu’une science.
- Considérez d’autre part qu’une même aptitude affirmera ou perdra toute sa valeur suivant la façon dont elle est étayée par d’autres aptitudes.
- Le sens clinique, cette qualité maîtresse de la formation médicale, repose sur un trepied formé de connaissances scientifiques, de compréhensive sympathie et d’un large bon sens qui peuvent s’agencer de diverses façons et arriver à s’équilibrer sans avoir besoin d’être égaux entre eux.
- La tournure d’esprit du bon médecin, c’est aussi la possibil té de développer deux facultés d’apparence opposée : l’esprit de doute philosophique qui préserve des généralisations hâtives si néfastes dans la pratique médicale et l’esprit de décision, de rapidité dans l’action, deux qualités qui ne sont nullement inconciliables car c’est leur réunion qui fait la multitude des excellents praticiens sortis des facultés françaises.
- Tout ceci ne se prête guère à l’utilisation des tests employés en orientation professionnelle. Les tests sont de petits moyens ingénieux et objectifs permettant de reconnaître et de chiffrer chaque aptitude en particulier indépendamment des autres aptitudes. Or, en médecine, c’est moins T aptitude en soi qu’il faut considérer que l’aptitude en fonction de toute la personnalité, ce qui complique singulièrement la tâche de l’orienteur.
- p.154 - vue 199/370
-
-
-
- — 155 —
- Il est pourtant des aptitudes qui gardent pour le médecin leur valeur intrinsèque. Presque toutes les formes de mémoire : mémoire concrète, mémoire sensorielle, visuelle, auditive, tactile, mémoire des chiffres, mémoire des mots ; les diverses formes de l’attention : concentrée, vigilante ou distribuée ; l’adresse manuelle et la douceur du toucher; les facultés d’observation; la rapidité avec laquelle les sens perçoivent et la pensée conçoit les détails du phénomène morbide ; la rapidité de la réaction physique ou mentale, de la décision entre plusieurs alternatives et combien d’autres facultés seront tour à tour mises en jeu dans les diverses circonstances de la vie professionnelle et partant fort utiles au médecin.
- Cependant la volonté persévérante au cours des longues études médicales peut permettre d’acquérir, sinon la maîtrise, à l’instar de Oémosthène, du moins une expérience suffisante là où l’on paraissait le moins doué.
- lies suppléances d’aptitudes pourront aussi entrer en jeu. Tel médecin n’a pas la mémoire des mots pourtant nécessaire pour enregistrer les noms des multiples spécialités pharmaceutiques. Ses malades n’y perdront pas s’il remplace une thérapeutique variée de produits nouveaux plus ou moins hâtivement étudiés par une connaissance plus approfondie et raisonnée des médicaments essentiels.
- Là où il n’y a ni acquisition ni suppléance possible, l’orientation secondaire en cours ou en fin d’études interviendra. Le médecin daltonien, par exemple, qui ne distingue pas les couleurs d’une éruption cutanée ni d’une préparation histologique trouvera de nombreux champs d’activité où son daltonisme ne le gênera pas.
- Le manque de certaines aptitudes importantes pour le médecin n’est donc pas une raison suffisante pour éloigner de la profession médicale l’adolescent qui en exprime le désir.
- Et si l’on trouvait réunies chez un sujet toutes les aptitudes in tellectuelles, sensorielles et psycho-motrices réputées utiles pour sa réussite, on ne pourrait pas davantage affirmer qu’il est capable de devenir un médecin digne de ce nom.
- C’est qu’il est pour la profession médicale d’autres considérations. Je vous l’ai déjà fait entrevoir, ce sont les qualités caractérielles, affectives et morales, beaucoup moins bien étudiées en orientation professionnelle parce qu’elles se prêtent mal au chiffrage par les tests.
- Laissons de côté les traits, plus secondaires, tels l’optimisme qui Oo'.t varier en fonction du caractère de nos malades : le médecin tant mieux réconforte ses clients, le médecin tant pis a son utilité auprès des insouciants enclins à attendre la période d’incurabilité pour se soigner.
- p.155 - vue 200/370
-
-
-
- Arrêtons-nous aux complexes plus essentiels pour décider de l'orientation vers la médecine.
- L’élan spontané qui sympathisant à la rmsère d’autrui rend tout naturel un dévouement qui ne compte pas, la patiente bonté ne doivent pas aller à la faiblesse, elles exigent des alliées : la force de caractère qui sait quand il le faut imposer la ligne de conduite nécessaire, la discrétion qui respecte le secret du malade.
- Lorsque l’on aborde les hautes sphères de la conscience morale, est-ce (pie les travaux transcendants des médecins qui ont l’intelligence des manieurs d’idées et se sont voués aux progrès des sciences médicales ne peuvent pas avoir une valeur bien différente suivant le degré de probité scientifique du savant '! Est-ce que cet ascendant du médecin qui s’avère un manieur d’hommes, si souhaitable et si heureux pour les malades soignés avec conscience n’est pas aussi l’aptitude primordiale des grands charlatans ?
- Les scrupules de conscience ne sauraient être poussés trop loin par le médecin à la seule condition de laisser intacte l’indépendance de caractère nécessaire pour lui permettre de prendre, en connaissance de cause, toutes scs responsabilités.
- La médecine est peut-être la profession des plus grandes comme aussi des plus petites et des plus nombreuses responsabilités à prendre placé seul vis à vis de sa propre conscience, car la médecine est basée avant tout sur la confiance du malade en son médecin.
- G est. pour cela que nous plaçons les qualités morales en première ligne dans le complexe des problèmes à résoudre pour une bonne orientation vers la carrière médicale. Leur place y est d autant plus prépondérante que les aptitudes étudiées en orientation professionnelle appellent trop souvent une réponse à la normande : oui ou non suivant l’ensemble des autres considérations.
- Jusqu’à présent l’orientation professionnelle s’est beaucoup plus occupée des métiers manuels (pie des professions liberales, c était à la fois plus urgent et moins difficile.
- Grâce à l’obligeance de Mm0 Chamboulant, spécialiste éminente en orientation professionnelle qui nous fait le plaisir d’être parmi nous, j’ai eu pourtant ces jours derniers entre les mains un gros livre suisse : Les Examens d'aptitude professionnelle où tout un chapitre est consacré à la profession médicale et où l’on trouve une monographie allemande sur la question. Cette monographie ne contient pas moins de 102 points avec un certain nombre de bonnes choses dans le détail, mais il y manque l’essentiel : l’ensemble de la personnalité qui en médecine est tout.
- (1) Les examens d’aptitude professionnelle, par Franziska Baumgauten, privât docent à l’Université de Berne, traduit de l’allemand par Marcel Thiers, Paris, Dunod, 1931.
- p.156 - vue 201/370
-
-
-
- — 157 —
- Est-ce à dire que les techniques de l’orientation professionnelle et en particulier la recherche des tests si précieuse pour l’orientation vers certains métiers, fasse complètement défaut en matière d’orientation vers la médecine ? Non pas, à condition de ne leur demander que ce, qu’elles peuvent donner : renseigner le futur médecin sur ses aptitudes psychomotrices et intellectuelles, lui permettre ainsi de prévoir des possibilités plus ou moins réalisables dans les diverses branches médicales et des difficultés plus ou moins grandes à vaincre. Ce sont là des indications intéressantes, mais elles conduiraient à bien des erreurs si la personnalité de l’adolescent et son caractère moral n’apparaissent pas avec toute leur importance lorsqu’on se demande : « Aura-t-il des chances de trouver dans la profession médicale la satisfaction de ses légitimes aspirations et d’y rendre d’utiles services ? ou, au contraire, ne risque-t-il pas de devenir un aigri, voire même une de ces malheureuses épaves trop connues de nos associations de bienfaisance corporative, pis encore un de ces médecins marrons opprobe de la profession ? »
- J’ai envisagé l’orientation de l’adolescent en général, sans distinction entre jeunes gens et jeunes filles, les complexes d’aptitudes qui font les bons médecins ayant des chances égales de se rencontrer dans l’un ou l’autre sexe. Ne sont-ils pas un heureux mélange de dons, les uns considérés comme les plus essentiellement féminins, les autres plus volontiers attribués à l’homme ?
- Du point de vue féminin, puisque c’est celui qui vous intéresse plus particulièrement, nous remarquerons que les jeunes filles sont souvent attirées vers la médecine par ce besoin inné de dévouement si fréquent chez la femme et qu’elles pourront fort bien y réussir si elles possèdent, en outre, les qualités d’autorité nécessaires au médecin.
- Les femmes ont conquis l’accès des plus hautes fonctions médicales. En grand nombre elles se sont fait, tant à Paris qu’en province, de belles clientèles comme praticiens de médecine générale 011 comme spécialistes.
- La clientèle n’a plus aucune prévention contre la femme méde-cm, mais la clientèle est exigente, instable, mouvante, vouloir la l'éduire momentanément est souvent en tarir la source. La situation pécuniaire familiale en devient plus importante encore à considérer pour la jeune fille que pour le jeune homme. Lui permet-fra-t-elle de courir l’aléa de perdre, au gré des obligations qui polirent lui incomber au foyer qu’elle fondra, tout ou partie de plusieurs années d’efforts ? Les postes officiels plus Stables sont particulièrement disputés et c’est peut-être là que les prérogatives
- p.157 - vue 202/370
-
-
-
- masculines, aidées par la vague qui déferle actuellement contre le travail des femmes, garderont leur dernier terrain de résistance.
- Parmi les jeunes filles qui, en grand nombre, envisagent la carrière médicale, toutes ne seront donc pas à encourager. Il reste heureusement d’autres professions plus accessibles : infirmière, assistante sociale, où les dons qui font la femme si profondément compatissante à la misère d’autrui, trouveront également toutes les
- raisons de s’épanouir. __ _ _
- 1 Mme le Dr Blanctier.
- L’Education professionnelle dans le Système National-Socialiste
- Une série d’études nouvelles de J. Fontègne sur la question de la formation professionnelle en Allemagne, avec toutes les indications qu’elle comporte sous le régime actuel, débute dans la Revue mensuelle de la Chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie (supplément d’information, mars 1939) par un exposé des plus intéressants sur l’éducation professionnelle dans le système national socialiste. L’auteur, se bornant ici à présenter les faits, montre comment la collaboration de 1’ « Association allemande pour le développement de l’enseignement technique », avec le « Front allemand du travail » a non seulement abouti à une mystique du travail, mais a, de plus, conduit à la réalisation d’un vaste programme.
- « Le but de cette éducation professionnelle est double : d’une « part, maîtriser et dominer la matière ; d’autre part, former la « personnalité totale du travailleur, une des conséquences les plus « importantes de ce but, quand il est atteint, étant l’élévation de « la joie au travail par l’organisation méthodique de l’entreprise. « D’emblée apparaît F « inséparabilité » de l’éducation profession-« nelle et de l’organisation de l’entreprise, l’iine complétaut « l’autre. »
- L’éducation professionnelle n’est donc qu’une partie de l’éducation totale. Elle visera « au développement des aptitudes exis-« tantes ; pour ce faire, on s’appuiera sur les « valeurs fonclamen-« taies», essentielles, des hommes et, comme il s’agit d’Alle-(.< mands, on cherchera à déceler, éveiller, développer, augmenter « les forces de combat, c’est-à-dire la volonté au travail, la téna-« cité, l’application, l’énergie, la hardiesse ; puis les forces de « métier : l’intelligence pratique, l’aptitude manuelle, l’adresse ;
- p.158 - vue 203/370
-
-
-
- — 159 —
- « enfin les forces « faustiques » : l’aptitude à construire, organiser « et combiner ».
- La réalisation de ce programme nécessite :
- 1° La connaissance des dispositions professionnelles ; 2° L’aiguillage vers le métier ; 3° Le développement, l’augmentation et l’alignement des dispositions existantes. Parmi les considérations psychologiques dominant l’application du système, notons la tendance à rechercher une formation d’ordre général, pas trop tôt spécialisée, et à préférer le travail collectif.
- Les moyens de réalisation dont dispose l’éducation professionnelle résident : 1° Dans les ateliers d’apprentissage (Anlernwerk), dépendant des entreprises industrielles et dont J. Fontègne souligne les caractéristiques originales ; 2° Dans les écoles d’entreprises (Werkschule), « dont le premier avantage est l’ambiance qu’elle crée, l’inconvénient principal, les fortes dépenses qu’elle occasionne », et 3° dans les écoles d’usines et cours professionnels obligatoires (Berufschulen).
- L’une des préoccupations du système semble être « la formation « d’ingénieurs d’ateliers d’apprentissage, compétents, d’ingénieurs « qui n’auront point à enseigner, mais dont le rôle sera la forma-« tion de la « personnalité de travail ».
- A. B. F.
- La tâche de Secrétaire
- Quelles sont les conditions fondamentales et les caractéristiques essentielles de la fonction de secrétaire ?
- Une bonne secrétaire se qualifie d’abord par sa compréhension vive des gens et des choses.
- Elle doit avoir le sens de la discrétion de rigueur.
- Elle sait accepter les responsabilités, tenir sa langue, suivre les instructions qu’elle reçoit, aussi vite et aussi exactement que possible.
- Elle va au devant des désirs de son employeur.
- Elle arrive à l’heure et n’est pas chiche de son temps quand le « boss » a besoin d’elle après la clôture.
- Elle répond au téléphone avec une netteté commerciale, sans sécheresse ni minauderie.
- Par dessus tout, elle prend sa tâche à cœur, c’est le point capital, sans proportion avec le chèque de fin de mois.
- Une bonne secrétaire est un oiseau rare, n’en déplaise aux gens superficiels. On entend souvent dire : « La secrétaire fera cela »,
- p.159 - vue 204/370
-
-
-
- — 16Û —
- dans le sens de : « C’est besogne machinale ». Non, le secrétariat est, une fonction sérieuse et délicate que n’importe qui n’exerce pas n’importe comment... (II. G., L’Organisation, avril 1939, n° 35).
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- Nous reproduisons ci-dessous une chronique d’actualité professionnelle publiée par l'Information universitaire sous le titre de « Zopyros ou l’Examen ».
- Zopyros, tous mes lecteurs le savent, est ce physionomiste syrien qui, rencontrant Socrate, et ne connaissant pas son nom, lut sur son visage tous les signes d’une ardente sensualité. Les disciples en rirent fort, mais Socrate donna raison à Zopyros, déclarant qu’il s était vaincu lui-même.
- Je n’en ai pas à cette victoire qui est rare, mais à l’examen de Zopyros ou plutôt à l’examen. On ne le fait plus par physiognomonie, si ce n’est par instinct et dans la vie courante. On examine par d’autres signes et on examine beaucoup. Cela commence par l’examen du certificat d’études et puis, c’est une longue course de haies, de barres et de rivières jusqu’au poteau final. Chutes, victoires, entraînement fiévreux, attente, désespoir, foule, applaudissements, moqueries rien n’y manque que les paris et les jockeys. Le tout est, dit-on. de contrôler les études, de séparer l’élite, de recruter pour les emplois les meilleurs, les plus aptes. Et le tout sous une seule règle : la justice.
- Elle est certainement dans les intentions. La question est de savoir si elle est dans les résultats. C’est ce qui tenta naguère la curiosité de la commission Carnegie. C’est ce qu’analysait l’autre jour, au ministère de l’Economie nationale, Mlle D. Weinberg, chef de laboratoire au Laboratoire du Travail de la S.N.C.F. (Etat), avec une Tranquillité cruelle. Appliquant le scalpel de la statistique à divers examens scolaires et officiels, elle montrait que les examinateurs n’étaient pas d’accord entre eux, que le même examinateur, à des temps successifs, n’était pas d’accord avec lui-même, que ces écarts faussaient certainement le résultat des examens à leur frontière, c’est-à-dire pour les candidats juste passables, qu’une examinatrice improvisée, incompétente jugeait à peu près aussi bien que des maîtres éprouvés et qu’on pouvait presque se demander, ô blasphème, si le hasard, la courte paille, pourvu qu’on leur donnât du champ, n’imiteraient pas par caricature notre justice examinatrice.
- p.160 - vue 205/370
-
-
-
- 161 —
- 11 en va, disait-elle, autrement, si on prend pour- guide la méthode des lests. Ici. l’arbitraire de l’examinateur disparaît, puisqu’il n’y a pas à juger, mais simplement à compter les réponses bonnes ou mauvaises. La valeur de la méthode se reconnaît à ce signe, que si on 1 applique au commencement et à la fin de l’apprentissage, des résultats sont confirmés et amplifiés, l’écart augmentant entre les aptes et les inaptes. Les épreuves scolaires au contraire étaient souvent démenties soit au cours des études, soit dans la vie professionnelle trop acharnée, on le sait, à flétrir les lauriers de l’école. El l'on ne pouvait répliquer qu’il ne s’agissait, pour les tests, que de travaux manuels et de réussite physique car l’élément de cette réussite apparaissait, même dans les métiers les plus caractérisés de la mécanique, attaché à une certaine forme de 1 intelligence, l’intelligence technique qui fait des meilleurs en théorie, quand celle-ci est judicieuse, les meilleurs également en pratique. Le procès des examens scolaires était donc ouvert. 11 fallait les justifier ou les réformer.
- On en discuta — longuement. Des médecins déclarèrent que les candidats subissaient leur physiologie, instable, et que l’examen dépendait par suite de ses oscillations. Sans souci de la majesté des juges, ils en dirent autant des examinateurs. Comme si 1 estomac, le ventre, le tissu des artères, mettaient aussi leurs notes et décidaient du succès, de la carrière, de la vie de notre jeunesse * Je n’en revenais pas de ce sacrilège.
- Mon meilleur ami proposa de classer. Il y a, dit-il, examens et examens. Les uns qui terminent des études ont pour but d’en vérifier la valeur ; les autres, au contraire, se placent à l’entrée et cherchent les plus aptes, soit en nombre indéfini, soit en nombre limité, d’ou naissent les concours, la course la plus détestable ; d’autres enfin veulent être des épreuves de sélection professionnelle, comme ces essais qu’on fait subir pour l’embauchage aux ajusteurs et aux tourneurs. Il se demanda pour les premiers s’ils niaient bien nécessaires. On examine trop, osa-t-il prétendre. On y perd son temps au lieu d’apprendre tranquillement, tout le long de 1 année, comme piéton qui chemine. On y attrappe la fièvre pai l’attente, par l’incertitude. Les bons s’effraient, craignent leur chute, car elle s’est vue et fréquente. Les mauvais caressent le hasard qui, peut-être, les fera passer. Les maîtres redoutent d’être déjugé^ fort sottement. Les parents, même incrédules, sont tout Pvèts à brûler des cierges. Ce pathétique ne vaut rien. La vie en apportera assez. Il n’y a qu’un remède qui est de supprimer les examens, toutes les fois que les études se font dans des conditions sérieuses et contrôlées. Les notes de classe, nombreuses, éliminent le hasard. Puisque chacune compte, on travaille régulièrement
- p.161 - vue 206/370
-
-
-
- — 162 —
- pour avoir une bonne moyenne. Certains échecs peuvent se réparer à la fin ; d’autres non. car ils révèlent des inaptitudes fondamentales. L’esprit de victoire a disparu cl celui de défaite. C’est le signe de la paix. 11 n’y a plus de crevasses soudaines sur la montée du chemin de la vie.
- Quant aux examens de recrutement scolaires ils devraient êlre réglés par les éludes dont ils gardent l’accès. S’ils mènent aux humanités, qu’on y prenne des humanistes. S’ils conduisent à la technique, qu’on choisisse des techniciens. Car ce sont là des esprits différents et des aptitudes diverses. Le cheval hennit, le chien aboie, l’ajusteur n’est pas le chartiste. Qu on précise donc d’abord les routes et les définisse par leur fonction et leur fin. Qu’on ne confonde pas la route commune primaire avec celles qui divergent ensuite. Il ne suffit pas d’avoir bien marché sur la première pour arriver vainqueur au bout de n’importe laquelle. Le choix s’impose et l’orientation. Mais les routes définies définissent les examens. On sait ce qu’on cherche en ceux-ci, quelles qualités essentielles de l esprit doit révéler chaque épreuve. On peut donc la décomposer, affecter à ces aptitudes élémentaires des notes spéciales, des coefficients spéciaux. C’est ainsi que, dans les épreuves d atelier, on peut distinguer la justesse ou conformité au modèle, le degré de précision, la rapidité d’exécution, le goût dans la présentation. Et la note totale est précise, parce que ses éléments l’étaient déjà. Les règles de la mesure ont créé la science ; elles voudraient les examens justes.
- Restent les concours professionnels. Il s’y fait une terrible hécatombe. Tout le monde tend au sommet, prépare les grandes écoles. Ceux qui retombent dans la vasque se casent comme ils peuvent non d’après leurs aptitudes, mais d’après la chance, l’informatioii limitée et hasardeuse. Les vainqueurs, toute leur vie, portant l’orgueil de la victoire. Ils s’unissent, se poussent, se hissent mutuel lement. Le remède est de corriger par le stage, d’obliger les débutants à commencer à l’échelon le plus bas, de les soumettre aux difficultés professionnelles, d’y voir, comme on dit, leur comportement, de juger le forgeron par la forge, l’homme par le métier Puissance du temps qui révèle les forces et les faiblesses cachées, l’intelligence volontaire, courageuse qui s’éclaire et s’étend, l’inconstance brillante, vite lassée, les vices secrets.
- Ces propos plaisent et je m’en étonne. Ils ramènent à Socrate qui fut naturellement ce qu’avait vu Zopyros et qui devint sage, très sage, comme l’éprouva Alcibiade. Il me plaît que Socrate ait loué l’examen de Zopyros, ce beau diagnostic. Il avait trouvé l’homme et ce sont des hommes que nous cherchons, sa nature et c’est la nature qu’il faut connaître d’abord, c’est elle qu’on exa-
- p.162 - vue 207/370
-
-
-
- mine, non la grammaire ou l’histoire. La conversion lui avait échappé. Mais qui se convertit comme Socrate ? Croyez-vous que ces violents qui nous menacent sont capables, sincèrement, de se convertir et d aimer la paix ? j Hache
- L'ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- Le Service cl’orientation professionnelle de l’entr’aide universitaire du Reich (Reichsstudentenwerk) vient d’être chargé par le Ministère de l’Education nationale et le chef des étudiants du Keich d’unifier les services d’O. P. existant actuellement auprès de quelques Universités et d’étendre l’O. P. sur tout le territoire. On partira de ce principe que celui qui aurait été reconnu particulièrement doué pour les études supérieures ne devrait plus être gêné dans scs études par des difficultés financières...
- 0
- a
- *
- Un récent décret du Ministère de 1 Education nationale du Reich, applicable depuis le 1er avril, réduit dè près de deux ans la durée des études médicales. Elles devront désormais être terminées en 1
- dix semaines. On justifie cetlc mesure par la difficulté de recrutement cju personnel pour cette carrière...
- «
- $
- * *
- L’Institut de Sociologie Solvay vient de constituer un Bureau
- permanent pour l’étude du marché de l’emploi intellectuel en Bel-tUque, dont le rôle sera d’étudier et d’interpréter les statistiques, de s’informer des possibilités d’emploi, des conditions de vie dans les diverses professions exercées par des diplômés...
- *
- * *
- Û un article publié dans Coopération intellectuelle, 87-98, sur 1 Orientation professionnelle aux Etats-Unis d’Amérique, nous extrayons les quelques points suivants :
- Sur 21.000.000 de jeunes gens âgés de 16 à 24 ans, plus d’un Imi's étaient sans emploi en 1936. La cause en est peut-être dans l’impuissance des écoles et des collèges à produire le type d’individu le mieux adapté aux besoins professionnels du pays, k- C. Thorndike estime que les élèves ne doivent pas être « sélcc donnés » pour un type d’école plutôt que pour un autre, « concep-
- p.163 - vue 208/370
-
-
-
- - 164 —
- lion qui conduit facilement à une classification peu souhaitable en catégories Inférieures et supérieures, mais les élèves doivent se partager entre divers plans d’études dont chacun permet le développement maximum de l’élève. »
- La cause en est aussi dans 1 insuffisance de l’O. P., donnée, dans la plupart des cas, isolément, par des personnes non qualifiées et ignorantes, surtout, en matière de marché de travail.
- Aussi s’explique-t-on que certaines organisations nationales se mirent à attaquer le problème de l’O. P. :
- La National Youth Administration dépense, de 1935 à 1937, plu-de 100.000.000 dollars pour organiser des services de placement et d’O. P., attribuer des secours ;
- Le Civil Conservation Corpo procure du travail à environ 300.000 jeunes gens, dans des camps où l’O. P. vient d’être organisée ;
- La National Occupation Conférence, avec le concours de la Carnegie Corporation de New-York, s’efforce d'encourager la recherche sur les offres d’emplois, la mesure des dispositions individuelles du point de vue des diverses professions, grâce à ses revues : Occupations et The Vocaîional Guidance Magazine ;
- L’American Youth Commission de l’American Council on Education consacre une attention toute particulière au problème de l’O. P.
- Le véritable programme d’O. P. vient d’être fixé, au moins dans scs grandes lignes, par le Advisory Committee on Education, qui propose l’établissement d’un « Service national de documentation professionnelle » et insiste sur la nécessité d’un système très développé d’O. P. pour ceux qui sont encore à l’école et pour ceux (pii l’ont quittée.
- Sans doute faut-il s’attendre à une forte opposition de la part des Etats, qui envisagent avec hostilité toute extension des interventions du Gouvernement fédéral. Quoi qu’il en soit, l’Office de documentation, rattaché à la division de l’Enseignement technique de l’Office ou Education, fonctionne déjà, avec pour but : la réunion et la distribution des informations sur les carrières, l'inventaire des aptitudes requises pour chacun de ces emplois, un mouvement de propagande en vue de l’intégration de l’O. P. dans les programmes scolaires.
- De tout ceci, retenons :
- 1° Oue. sans négliger le côté psychologique du problème, c’est-a-dire les aptitudes, on veut donner à l’O. P. une solide base économique ;
- p.164 - vue 209/370
-
-
-
- - 165
- 2° Que, sans méconnaître l’importance des B. U. S. (international ou nationaux) on vise à connaître le marché du travail tout entier : on ne peut, en effet, concevoir de prospérité pour les professions intellectuelles tant que la mauvaise organisation des autres domaines du travail provoque la baisse des salaires, le chômage et les troubles sociaux ;
- 3° Qu’il est indispensable d’assurer une orientation continue ;
- 4° Qu’on ne peut, en matière d’O. P., escompter de succès qu’autant qu’il y a collaboration étroite entre les autorités de l’instruction publique et les divers départements ou Ministères qui dirigent les affaires économiques du pays.
- A TRAVERS LES REVUES
- Dans le Journal of Genetic Psychology (mars 1939, t. 54, p. 17-72), Stone et Barrer ont comparé les attitudes et intérêts des jeunes filles avant l’apparition des règles (au nombre de 387) et après (au nombre de 582). trouvant, comme il fallait s’y attendre, que la variation des intérêts se manifeste surtout dans le domaine de la coquetterie, de l’activité et des préoccupations masculines.
- l a valeur de la psychologie profonde pour l’orientation professionnelle est exaltée par F. Brendgen dans la Zeitschrift fur Ge-sarnte Neurologie und Psychiatrie (t. 161, 1938, p. 498), les incli-nat’ons inconscientes des choix devant être décelées, le test même de Borschach ne pouvant suffire et des observations prolongées et approfondies devant être réalisées.
- Fa forme corporelle des eunuques et des eunuchoïdes a été étudiée par Hans Günther, qui signale l’allongement des jambes et des bras, avec la diminution relative du tronc, sans diminution crânienne (Endokrinologie, t. 21, 1938-39. p. 98 et 240).
- La revue tchèque Casopis Lekaru Ceskych (t. 77, novembre-décembre 1938, p. 46 à 48) a publié des études de Schmid sur les Modifications urinaires observées après compétitions sportives (d’après 500 analyses complètes sur 176 sujets sélectionnés), et qui ahoutissent aux constatations suivantes :
- p.165 - vue 210/370
-
-
-
- — 166 —
- Le volume de l’urine est moindre, sa densité est plus élevée, de même que sa teneur en urochrome. Le déplacement du pu précise l’acidification. L’albuminurie est fréquente et son importance est fonction de la fatigue subie, mais aussi du défaut d’entraînement.
- Une glycosurie transitoire n’a été observée qu’une fois et deux fois une urobilinurie ; mais le taux des substances azotées s’élève régulièrement. Bien qu’aucune hématurie macroscopique n’ait été notée, l’examen systématique du culot de centrifugation a fréquemment décelé des globules rouges, des cylindres et des cellules épithéliales, surtout lorsqu’il s’agissait d’un effort intense et prolongé. Le taux des substances minérales se modifie peu, cependant les chlorures diminuent, alors que les urates, les oxalates et les phosphates augmentent.
- De la Zeitschrift für Kreislaùfforschung (t. 30, 1938, p. 793) une relation de recherches comparées sur l’hypertension des sportifs : La pression systolique et diastolique des sportifs est légèrement moins élevée que celle des non sportifs. Par contre, la différence entre les deux pressions est un peu plus grande chez les sportifs. Chez ces derniers, la capacité vitale est également plus grande, et le chiffre des pulsations légèrement moindre.
- La Revis ta do Serviço publico publiée au Brésil contient dans son premier numéro (de novembre 1937) une monographie professionnelle sur les dactylographes des professeurs Lourenço filho et Murilo Braga, et le texte des épreuves pour le choix des dactylographes des ministères (comprenant des épreuves de niveau mental et divers tests).
- Un article de K. Münnich sur I homme comme cause d’accidenl dans les catastrophes aériennes, et un autre de W. Bauer relatif aux épreuves d'aptitudes dans l’industrie textile sont publiés pu1’ Industrielle Pstichotechnilc (16e année, 1939, nos 1-3).
- La prévention de la surdité est examinée par Crowe et BaylES dans le Journal of the American Medical Association du 18 février 1939 (t. 112, p. 585).
- Dans le Concours Médical du 22 janvier (61e année, 4), le docteur Guy Hausser examine l’influence de petites doses d’alcool sur les réactions psychotechniques (épreuves de concentration, de
- p.166 - vue 211/370
-
-
-
- — 107 —
- précision, etc...) et sur la conduite des véhicules automobiles, dans un but médico-légal.
- La vision et les accidents d’automobiles, c’est le titre de l’article publié par Fayet dans VUnion medicale du Canada (t. 68, 2 1930, p. 137).
- Une contribution à l’étude des états héméralopiques par carence de vitamine A est apportée par Fier et Wendt dans la Klinische Wochenschrift (18e année, 12, 25 mars 1939).
- Dans le numéro du 15 février 1939 de Surgery, Gynecology and Obstetrics (t. 68, 2), on trouve une étude sur le contrôle médical de la silicose et de la tuberculose-silicose par Gardner et une sur les méthodes de recherche des maladies de peau professionnelles par Schwartz.
- Un compte rendu très élogieux du 10° volume (1938) de notre Bulletin est publié par G. Pasculescu dans les Analelc de Psychologie roumaines (t. V, 1938, p. 472).
- Le numéro février-mars 1939 du Bulletin de la Société Alfred Binet contient une étude critique de l’échelle de capacité sociale de Dole par le docteur Th. Simon, et un examen d’instruction pour 1 admission d’un enfant dans une classe de perfectionnement par U. Tinat, suivi d’une liste des classes de perfectionnement pour Daris et la banlieue.
- D’une étude systématique et approfondie de P. et R. Fraisse sur la mémoire immédiate, publiée dans le volume 1937 de Y Année Psychologique récemment paru, il ressort que l’intelligence venant en aide A la perception joue de plusieurs manières sur le nombre d’éléments qu’un sujet peut répéter. Cette constatation légitime I emploi des épreuves de reproduction immédiate dans les échelles ^triques d’intelligence en dépit du fait que la capacité d'appréhension est environ la même chez le jeune enfant de 5 à 7 ans que chez l’adulte.
- Des statistiques, concernant le chômage et le Marché du Travail °n France au mois de décembre 1938, ont paru dans le numéro octobre-novembrc-décembre 1938 du Bulletin du Ministère du Travail.
- p.167 - vue 212/370
-
-
-
- — 168
- Dans le numéro do février du Bulletin d’information professionnelle (Rennes) on trouvera les monographies professionnelles suivantes : 1° Métiers d’alimentation et dérivés : distillateur • 2° Métiers du bâtiment et de l’alimentation : carrier, tailleur de pierre, mosaïste ; 3° Métiers du bois : bûcheron, charpentier de haute futaie, parqueteur, raboteur de parquets ; -'i0 Métiers du cuir et de la chaussure : tanneur, cordonnier, patronier en chaussures, peaussier en chaussures, coupeur en chaussures, monteur en chaussures, reoouvreuse et remplieuse de chaussures, piqueuse en chaussures, finisseuse en chaussures ; 5° Métiers de l’habillement et connexes : brodeuse à la machine, fourreur, fourreuse, lingère brodeuse, stoppeuse, tisseur ; 6° Métiers divers : teinturier-dégraisseur, mécanicien-orthopédiste, cordier, vannier, peintre en voiture, femme de chambre de maison bourgeoise.
- Le numéro de février 1939 du J. of applied Psgchology est tout entier consacré aux questions de psychologie appliquée dans Ie domaine de la T,S.F. De la même revue, signalons dans le numéro de mai 1939 des batteries de test pour la sélection des ouvriers électriciens, assembleurs de pièces d’appareils, d’une part, pour travailleurs sociaux d autre part.
- Deux articles de Occupations (mai 1939) signalent la grosse importance accordée, aussi bien à l’Exposition de New-York qu à celle de San-Franeisco, aux renseignements sur les métiers et no-fament aux démonstrations présentant le travailleur dans l’exercice de sa profession. Dans ce même numéro, C. G. Wrenn révise les récents travaux concernant l’orientation.
- On trouvera dans le numéro de mars de Biolgpologie une très importante enquête de II. Laugier. D. Weinberg et L. Gassin, s"> les caractères biotypologiques des enfants en relation avec Ie niveau social et les conditions de vie des familles.
- Un important exposé de Louis Dumas sur les ateliers-écoles et l’enseignement primaire est suivi dans le numéro de mars 1939, de l'Enseignement technique, des derniers décrets relatifs à ces ateliers ainsi que des instructions et programmes de l’enseignement dans les ateliers-écoles de garçons.
- p.168 - vue 213/370
-
-
-
- — 169
- « L.O. P. dans ses rapports avec le corps médical », allocution prononcée par le Dr Hilaire à la dernière session de décembre 1938 des cours d’O. P. à l’usage des médecins, est reproduite dans le numéro d’avril 1939 du Mouvement Sanitaire.
- M. Larcher a publié dans les Archives de VO. P. du Nord (janvier-mars 1939) un travail sur les stages commerciaux et industriels à l’étranger. Dans ce même numéro un exposé documenté au sujet du reclassement professionnel des chômeurs, examine les moyens actuellement disponibles pour assurer la rééducation.
- Dans son numéro d’avril 1939, le Bulletin des offices d’O. P. consacre deux pages à la femme dans 1 industrie hôtelière et énumère les écoles nationales de navigation marine pour la marine' marchande.
- L’Education Ménagère (n° 4, lre année) publie deux comptes rendus relatifs à l’Ecole Ménagère Rurale Supérieure de Laeken (Belgique). Signalons encore dans ce numéro une note de la doctoresse Houdre sur Les différents types humains, et de B. Pouillot, un. bref article sur La formation professionnelle du travailleur.
- Le n° 2, 1939, de la- revue roumaine J. de Psihotechnica, contient un article de C. Radulescu-Motru, sur « La psychologie au service de la médecine » ; un travail de R. Félix, sur « Le rôle social de la Psychotechnique », et deux comptes rendus sur les activités étrangères : F. Mf.telli, « Activité scientifique de l’Institut de psychologie de Padoue de 1919 à 1938 » ; S. Zissulescu, « Préoccupations psychotechniques dans l’Allemagne de nos jours ». Les articles en roumain sont suivis d’un résumé détaillé en français.
- Bans le numéro d’avril 1939 de YEcole chez soi, à propos de la réunion du Conseil supérieur de l’enseignement technique, J. Fon-îègne analyse succinctement le titre II du décret-loi du £4 mai 1938, concernant l’apprentissage.
- Parmi les travaux originaux que contient le tome V (1938) des Annales de Psychologie de Bucarest citons les travaux de M. San-bL'LEscu : Problème du rapport entre l’indice céphalique et l’intel-
- p.169 - vue 214/370
-
-
-
- — 170
- ligence ; de I. C. Stoica : Contributions scientifiques à la méthode de connaissance de l’individualité des écoliers au lycée ; de V. Gab Jegu : Habileté manuelle et types de personnalité, et surtout l’importante mise au point de I. M. Nestor, sur l’organisation de l’O. P., étude qui a déjà fait l’objet d’un exposé dans un précédent numéro de notre Bulletin.
- Dans le numéro janvier-mai s 1939 du Bulletin officiel de la Commission administrative des comités de patronage d'apprentis du département de la Seine : 1° Texte des décrets-lois du 24 mai 1938 (orientation et formation professionnelles) et. du 21 février 1939 (recrutement des secrétaires d’O. P.) ; 2° La liste des cours profes-sionels du département de la Seine : Industrie du bois, ameublement, décoration ; bâtiment, terrassement, construction en pierres ; travail des pierres, céramiques, verres, chaux ; métallurgie, construction mécanique et électrique; métaux fins, pierres précieuses ; industries de l’alimentation ; industries chimiques, imprimerie, papier, carton ; tissus, couture, fourrures, cuirs, peaux, chapellerie, hôtellerie, restaurant, tourisme ; banques, assurances, commerces divers, soins personnels ; transports.
- Un article que M. Chassang a publié dans Education (avril 1939) envisage les carrières de l'agriculture.
- Dans le numéro de mai 1939 de Character and Personnality, M. L. Reymert et G. S. Speer questionnent la valeur de l’épreuve de Luria en tant que révélateur du degré d’émotion. L’analyse factorielle des traits émotifs est abordée par C. Burt.
- Le développement de la compréhension des notions physiques et techniques chez l’enfant depuis la dixième année, a été étudié par H. Rupp sur des groupes d’écoliers et d’apprentis à l’aide de Pr0" blêmes simples exposés dans le numéro de février 1939 de Zeitschrift für Arbeitspsgchologie.
- La protection physiologique des aviateurs fait l’objet d’un bref exposé de H. Beaubois dans Santé pour Tous, février 1939.
- p.170 - vue 215/370
-
-
-
- — 171 —
- Dans deux articles publiés dans le numéro d’avril 1939 de Notre Bulletin, A. Descoeudrrs illustre par des exemples l'existence chez des enfants anormaux, d’aptitudes remarquables, dans le domaine des arts, mathématiques, de l’observation, de l’expression, enfin dans le domaine moral.
- Voir dans le numéro de mars 1939 de Y Orientation professionnelle \q programme des connaissances sur lesquelles portent les épreuves de concours pour le recrutement des agents techniques çle l’aéronautique. Le numéro d’avril est consacré aux carrières du bois.
- La circulaire du 6 novembre 1938 du ministre de l’Agriculture aux directeur des services agricoles, concernant la formation professionnelle agricole, est reproduite dans le numéro de mars 1939 de la Revue scolaire d’Alsace et de Lorraine.
- Un très important travail de P. Berceret et L. Gougerot sur les effets vestibulaires des accélérations chez l’aviateur a paru dans le numéro de mars 1939 du Travail Humain.
- Des conditions de milieu défavorables, un état émotif, telles sont respectivement les difficultés rencontrées lors de l’orientation professionnelle de deux enfants, dont le cas est exposé par F. G. Davis dans une étude du numéro d avril 1939 de Occupational psycho-l°gy : « Some typical problem cases ». Quant au travail de M. B. Stott, « Occupational success », il souligne les difficultés d’appréciation de la valeur du travail professionnel. C. S. Myers étudie le problème du service domestique à l’heure actuelle, et F. S. Penrose, « L’intelligence dans ses rapports avec l’accroissement des naissances ». La psychologie industrielle en Italie fait 1 objet d’un article de C. A. Ferrari.
- INFORMATIONS
- Création d’un carnet de santé. — Par voie d’arrêté pris après consultation du conseil d’hygiène sociale et avis du Conseil d’Etat, M- Marc Rucart, ministre de la Santé publique, a décidé la créa-*‘°n de livrets de santé « individuels et confidentiels ».
- p.171 - vue 216/370
-
-
-
- — 172 —
- Dans une circulaire aux préfets, le ministre expose que les fiches des dispensaires, les observations des services hospitaliers, les carnets de nourrissons, les livrets médicaux scolaires, les fiches physiologiques des groupements sportifs, les carnets de traitement du syphilitique, les carnets des colonies de vacances, d’autres encore, constituent déjà des réalisations dont les avantages sont incontestables ; mais ces documents restent souvent la propriété de l’organisme qui les a fait établir, et il n’existe, en ce domaine, presque aucune coordination.
- Puis venant à la nécessité de la création du carnet de santé, M. Marc Rucart rappelle, dans sa circulaire, les utiles campagnes de propagande de l’association Louise-Hervieu, ainsi que le vote, par la Chambre des députés, de la proposition Bernex. Il précise que « la pratique des examens prophylactiques à certaines périodes de la vie, le recours de plus en plus fréquent à des médecins spécialistes, le plus souvent sans contacts avec le médecin ordinaire de la famille, rendent aujourd’hui nécessaire la création de livrets de santé où seront consignées les constatations médicales effectuées par les différents praticiens concernant une même personne ». *
- Ainsi obtiendrait-on un élément de premier ordre pour l’établissement du diagnostic et, par conséquent, l’institution d’un traitement.
- Le carnet serait délivré dès la naissance. Il serait la propriété exclusive du titulaire. Afin d’éviter toute indiscrétion, l’anonymat du carnet a été prévu. Seul, un numéro d’ordre et la mention de l’organisme ou collectivité qui l’a délivré peuvent, en cas de perte, faciliter les recherches de son titulaire.
- Le ministre expose enfin aux préfets les conditions de la diffusion du carnet, précisant qu’il a fait établir un modèle officiel sur avis du conseil supérieur d’hygiène sociale.
- Voici les termes de l’arrê'é ministériel :
- « Article premier. — Il est institué, sous le nom de « carnet de santé » du ministère de la Santé publique, un livret sur lequel pourront être inscrits tous les renseignements d’ordre médical, relatifs à la santé de l’individu.
- « Art. 2. — Les titulaires ou parents du titulaire dudit carnet sont invités à le présenter à leur médecin traitant chaque fois qu’ils recourent à ses services et à lui demander de bien vouloir h remplir.
- « Art. 3. — Le carnet de santé constitue un document strictement personnel, dont nul ne peut exiger la communication.
- p.172 - vue 217/370
-
-
-
- — 173 —
- « Art. 4. — Les municipalités sonl invitées à délivrer un carnet de santé aux parents de chaque enfant, dès la naissance de celui-ci. ainsi qu’à toute personne qui en fera la demande.
- Art. 5. — Les établissements hospitaliers et les organismes d'hygiène publics et privés, subventionnés à titre facultatif par le ministère de la santé publique, sont invités à utiliser ledit carnet de santé et à en remettre un exemplaire à toute personne qui fré-quente leurs services et qui en serait dépourvue.
- « Art. 6. — Les carnets de santé ainsi distribués devront être conformes au modèle officiel adopté par le ministre de la Santé publique. »
- *
- * *
- La charte de l'Ecole en Italie. — Le ministre Boltaï a établi en Italie une charte de l’Ecole qui comprend 29 déclarations dont les 7 premières constituent un préambule sur les principes et méthodes conformes aux doctrines fascistes.
- Nous résumons ci-dessous quelques-unes de ces déclarations préliminaires :
- La déclaration IV montre la nécessité de l’éducation physique sous la coupe de la jeunesse italienne du licteur, afin de seconder et de favoriser graduellement « les lois de la croissance et de l’affermissement physique en un tout avec le développement psychique ». « Le travail, qui, sous toutes ses formes, intellectuelles, techniques et manuelles, est protégé par l’Elat, comme un devoir social, s’associe à l’étude et à l’entraînement sportif dans la formation du caractère et de l’intelligence... Des cours spéciaux de h'avail, réglés et dirigés par les autorités scolaires, dans les bou-I ques, bureaux, officines, dans les champs, sur mer, éduquent la conscience sociale et productive propre à l’ordre corporatif. » Itfid. V.) « Etude, exercices physiques et travail, fournissent à 1 école le moyen de sonder les aptitudes. » (Décl. VI.) « Ecole cl famille, naturellement solidaires, collaborent en un rapport intime °l continu aux fins de l’orientation et de l’éducation des élèves. Les parents participent à la vie de l’école et y apprennent celte communion d’intentions et de méthodes qui appuie les forces de l’en-funce et de l’adolescence sur les voies de la religion des pères et des destins de l’Italie. » (Décl. VIL)
- hes déclarations VIII à XIX concernent le système scolaire :
- Ecole maternelle (4-6 ans), école élémentaire (7-9 ans) ; école de h’avail (9-11 ans), dont le but est de susciter le goût, l’intérêt et la conscience du travail manuel en intercalant les exercices pratiques dans les programmes d’études ; école moyenne inférieure
- p.173 - vue 218/370
-
-
-
- — 174 —
- (11-13 ans) ; école moyenne supérieure (14-18. ans), qui se divisera en lycée classique, en lycée scientifique, en institut technique commercial et en institut de pédagogie ; université (18-21 ans). L’école moyenne inférieure est unifiée en ce sens que les enfants qui y entreront se trouveront en présence d’un système scolaire unique et identique pour tous, à base dTiumanisme (étude du latin, considérée comme un facteur de formation morale et mentale). Après avoir traversé cette filière, les élèves, à 14 ans, entreront à l’école moyenne supérieure où ils pourront choisir entre les cours de caractère classique et ceux de caractère scientifique ou commercial comme préface à leurs études universitaires. On estime que, de cette façon, l’écolier n’aura pas a choisir sa voie à une époque où sa maturité est encore incomplète, où ses véritables tendances ne se sont pas encore affirmées ni même manifestées. Avec la nouvelle réforme, le choix n’interviendra que plus lard, après plusieurs années d’études, de telle sorte que l’élève, sa famille et ses maîtres auront des éléments sûrs pour pouvoir choisir une voie s’adaptant à son tempérament, à ses tendances, à ses préférences.
- *
- *
- Institutions de promotion ouvrière et centres de reclassement professionnel des chômeurs. — Le Journal Officiel du 7 mai a publié un important décret portant codification des textes sur le chômage. De ce décret, qui comporte 160 articles, nous reproduisons quelques textes du titre V.
- Institutions de promotion ouvrière
- Art. 129. — Des subventions peuvent être allouées, par le ministre du Travail, dans les conditions ci-après fixées, aux institutions de promotion ouvrière prévues par le décret du 12 novembre 1938.
- Art. 130. — Les institutions^ de promotion ouvrière ne peuvent recevoir de subventions que si elles ont obtenu préalablement l’agrément du ministre du travail, après avis du comité institué par l’article 151 ci-dessous.
- A l’appui de leur demande d’agrément, les organisateurs des institutions de promotion ouvrière doivent fournir les renseignements suivants :
- 1° Indication de la personne ou du groupement qui a organisé l’institution de promotion ouvrière ;
- 2° Indication de la commune et des locaux où l’institution sera installée ;
- 3° Indication des professions qui doivent être enseignées ;
- 4° Indication des ressources en personnel et en matériel dont l’institution de promotion ouvrière disposera ;
- 5° Prévisions détaillées de dépenses et de recettes de l’institution, y compris les exonérations de la taxe d’apprentissage dont l’institution de promotion ouvrière bénéficie ou pourrait bénéficier. Ces prévisions pourront être établies, selon leur nature, soit globalement, soit par ouvrier à former ;
- 6° Programmes de promotion ouvrière qui seront appliqués.
- p.174 - vue 219/370
-
-
-
- 175 —
- Les organisateurs des institutions de promotion ouvrière doivent, en outre, fournir toutes autres indications demandées par le ministre du travail.
- L’agrément donné à une institution de promotion ouvrière peut être retiré à tout moment par le ministre du Travail après avis du comité.
- Art. 131. — Pour obtenir l’agrément du ministre du Travail, les institutions de promotion ouvrière doivent être créées soit par un établissement industriel ayant déjà organisé d’une façon rationnelle l’apprentissage, soit par un centre de rééducation professionnelle des chômeurs et avoir pour but d’assurer la formation progressive des ouvriers nécessaires à la production.
- Art. 132. — Les institutions créées par des établissements industriels doivent fonctionner pendant les heures normales d’ouverture de l’établissement, sau* dérogation du ministre du Travail, après avis du comité.
- Elles doivent être installées dans des locaux nettement séparés des ateliers de production. En cas d’impossibilité, l’installation réalisée doit permettre aux agents du contrôle de s’assurer aisément que les ouvriers admis à suivre les cours ne participent pas à la production.
- . Les établissements industriels ayant organisé des institutions de promotion ouvrière sont tenus de remplacer les ouvriers autorisés à suivre les cours par des chômeurs présentés, par priorité, par les services publics de placement. Les ouvriers admis à suivre les cours continuent à recevoir, du chef de l’établissement, pendant toute la durée de ceux-ci, un salaire qui ne peut être inférieur au taux fixé, pour leur spécialité, par la convention collective.
- Art. 133. — Seules, peuvent entrer en compte, pour l’attribution des subventions visées à l’article 1er, les dépenses ci-après :
- 1° Fra;s d’aménagement ou de location d’ate’iers ou de salles de cours ;
- 2° Achats de machines-outils, d’outillage, ou de moteurs ; ces matériels restant, dans ce cas, la propriété de l’Etat ;
- 3° Amortissement des locaux, des moteurs, machines et outiTages divers, dont l’Etat n’est pas propriétaire, dans la mesure où ces matériels sont utilisés pour la promotion ouvrière el où une part de leur amortissement n’est Pas incorporée dans le prix de revient des travaux productifs exécutés en les utilisant ;
- 4° Rémunération des professeurs et moniteurs ;
- 5° Indemnité égale à la moitié du salaire payé aux ouvriers admis à suivre 'es cours de l’institution de promotion ouvrière, tel qu’il est fixé par l’article '32, paragraphe 2, ou de l’indemnité éventuellement versée par un centre de reclassement professionnel, laquelle ne peut excéder, pour la spécialité, 'e 'aux minimum fixé par la convention collective ;
- 6" Assurance complémentaire du personnel, des élèves et du matériel ;
- 7° Achat de matières premières ;
- 3’ Achat de petit outillage ;
- 9° Achat de combustibles, d’énergie électrique, d’éclairage et de chauffage ;
- 10° Frais d’inspection et de service social.
- Art. 134. — Les subventions sont accordées trimestriellement après avis du Comité institué par l’article 151 ci-dessous, sur justification des dépenses effecbiées. Elles ne peuvent excéder le montant des dépenses.
- En cas de retrait d’agrément, l’institution remboursera l’avance qui lui a é,'é accordée, déduction faite de la subvention afférente à la période anté-fieure au retrait d’agrément, déterminée d’après les subventions allouées aux a,1tres institutions ayant fonctionné dans les mêmes conditions pendant la wême période.
- Art. 135. _ Les institutions de promotion ouvrière qui demandent leur agrément doivent se soumettre au contrôle des agents désignés par les mi-uis'res des Finances, du Travail et de l’Education nationale:
- p.175 - vue 220/370
-
-
-
- 176 —
- Centres de reclassement professionnel des chômeurs
- Art. 143. — Des subventions peuvent être allouées, par le ministre du Travail, dans les conditions ci-après fixées, aux centres de reclassement professionnel fréquentés par des chômeurs.
- Art. 144. — Les centres de reclassement professionnel ne peuvent recevoir de subventions que s’ils ont obtenu, préalablement, l’agrément du ministre du Travail, après avis du comité institué par l’article loi ci-dessous.
- A l’appui de leur demande d’agrément, les centres doivent fournir les renseignements suivants :
- T° L’indication de la localité où le centre sera installé ;
- 2° L’indication des professions qui doivent faire l’objet du reclassement professionnel ;
- 3° L’indication des ressources en personnel et en matériel dont le centre disposera pour le reclassement professionnel ;
- 4° Les prévisions détaillées de dépenses et de recettes du centre, y compris les exonérations de taxe d’apprentissage dont le centre bénéficie ou pourrait bénéficier. Ces prévisions pourront être établies, selon leur nature, soit globalement, soit par ouvrier à former ;
- 5° Les programmes d’apprentissage qui seront appliqués, ainsi que les horaires et les programmes des cours professionnels qui seront suivis par les ouvriers.
- Les centres doivent, en outre, fournir toutes autres indications demandées par le ministre du Travail, après avis du comité.
- L’agrément donné à un centre peut être retiré à tout moment par le ministre du travail, après avis du comité.
- Art. 145. — La liste des dépenses des centres de reclassement professionnel pouvant être prises en considération pour l’attribution des subventions prévues par l’article 143, est fixée comme suit :
- 1° Location d’ateliers ou de salles de cours ;
- 2° Achats de machines-outils, d’outillage ou de moteurs ;
- 3° Amortissement des moteurs, machines et outillages divers, dont l’Elat n’est pas propriétaire, dans la mesure où ces matériels sont utilisés pour le reclassement professionnel et où une part de leur amortissement n’est pas incorporée dans le prix de revient des travaux productifs exécutés en les utilisant ;
- 4° Rémunération des professeurs et moniteurs ;
- 5° Primes aux élèves au moment de la fin de la formation professionnelle, suivant un barême proportionnel aux notes obtenues à l’examen de sortie et avec un maximum de 700 francs par élève ;
- 6° Assurance du personnel, des élèves et du matériel ;
- 7° Achat de matières premières employées à des exercices, les objets fa' briqués ne pouvant être vendus ;
- 8° Achat de petit outillage dans les mêmes conditions ;
- 9° Achat de combustibles, d’énergie électrique, de moyens d’éclairage et de chauffage ;
- 10° Aménagement de logements mis, le cas échéant à la disposition des chômeurs obligés d’abandonner leur résidence pour fréquenter le centre de reclassement professionnel ;
- 11° Frais de transport des élèves, de leur famillè et de leur mobilier, de leur résidence jusqu’au centre, aller et retour, sauf dans le cas d’abandon du centre par l’élève ;
- 12° Allocation de 2 fr. par jour et par élève à employer par les centres pour améliorer les conditions d’existence des élèves les plus nécessiteux, en particulier pour l’achat de vêlements autres que les vêtements de travail
- 13° Allocation supplémentaire aux élèves admis dans les centres, non secourus ou ne bénéficiant que de secours de chômage réduits ; le montant de cette allocation, augmenté le cas échéant des secours de chômage, ne
- p.176 - vue 221/370
-
-
-
- peut dépasser le taux de l’allocation principale accordée par le fonds de chômage de la région où se trouve le centre ;
- 14° Frais divers inhérents à la sélection préalable des chômeurs obligés d’abandonner leur résidence ;
- 15° Frais d’inspection et de service social.
- Le matériel acquis sur subventions reste la propriété de l’Etat.
- Art. 146. — En dehors des dépenses énumérées dans la liste établie à l’article précédent, peuvent être admises à subvention, après avis du comité de reclassement professionnel et après accord entre le ministre du Travail et le ministre des Finances, toutes les dépenses actuellement non prévues, qui ont pour objet le reclassement professionnel des chômeurs et qui s’avèrent indispensables à l’exécution correcte et rationnelle des programmes de rééducation établis par les centres.
- Art. 1#7. — En aucun cas, les subventions ne peuvent couvrir des dépenses qui constituent les frais généraux normaux des entreprises ou collecli vilés organisatrices des centres et qui auraient dû être réalisées indépendamment de l’existence d’un centre de reclassement professionnel.
- Art. 148. — Les subventions sont accordées trimestriellement, après avis du comité institué par l’article 151 ci-dessous, sur justification des dépenses effectuées. Elles ne peuvent excéder le montant des dépenses.
- Le ministre du Travail peut, après avis du comité, accorder des avances à valoir sur les subventions qui seront attribuées aux centres créés ou développés après la publication du présent décret. Si, au moment de l’attribution d’une subvention, les avances dépassent le montant de celle-ci, le centre rembourse la différence.
- En cas de retrait d’agrément, le centre doit rembourser l’avance qui lui a élé accordée, déduction faite de la subvention afférente à la période antérieure au retrait d’agrément, déterminée d’après les subventions allouées aux autres centres ayant fonctionné dans les mêmes conditions pendant la même période.
- Art. 149. — Les centres de reclassement professionnel susceptibles d’être agréés et de recevoir des subventions dans les conditions ci-dessus indiquées, peuvent être organisés soit par des collectivités publiques (départements, communes, établissements publics, fonds de chômage), soit par des institutions d’enseignement technique fonctionnant en conformité de la législation en vigueur, soit par des organisations professionnelles de patrons ou d’ouvriers, soit par des associations ayant pour objet la rééducation professionnelle.
- Art. 150. — Les centres de reclassement professionnel qui demandent leur agrément doivent se soumettre au contrôle des agents désignés par les ministres du Travail, des Finances, de l’Education nationale, de la guerre, de la Marine, de l’Air, qui auront pour mission de vérifier les conditions de fonctionnement des centres.
- Les règles relatives à ce contrôle sont fixées par arrêté du ministre du travail après avis du comité institué par l’article 151 ci-dessous.
- . Les dépenses et les recettes des centres font l’objet d’une comptabilité dis-tin.de qui est tenue, ainsi que tous les documents annexes, à la disposition des agents de contrôle désignés en application de l’alinéa 1er du présent article.
- *
- * *
- La législation suédoise vient de prévoir l’organisation d’une surveillance médicale des ouvriers exposés à l’intoxication saturnine et à la silicose, avec une visite à l’embauche, et des visites périodiques (trimestrielles pour le saturnisme, annuelles pour la silicose).
- p.177 - vue 222/370
-
-
-
- — 178 —
- ' %
- * *
- Le 8 juin, à l’amphithéâtre Richelieu, à la Sorbonne, le professeur Laugier a fait, pour l’Union rat onaliste, une conférence sur les examens qui réunit une très grande assistance et remporta un très vif succès.
- *
- * *
- L'Institut supérieur de pédagogie de VUniversité de Liège, à l’occasion du 10e anniversaire de sa création, a organisé des conférences faites par les professeurs A. Michotte, de Louvain, sur les tendances actuelles de la psychologie des comportements, et J. Piaget, de Genève, sur la psychologie du jeu.
- *
- * *
- A l’occasion du 8e Congrès de la Fédération internationale des femmes diplômées d’Université, qui se tiendra à Siockholm, en août 1939, TAssoc.iation française avait ouvert un concours entre les étudiantes françaises. Les candidates doivent traiter le sujet suivant se rapportant à l’ordre du jour du Congrès :
- « Etes-vous favorable à une organisation de l’Orientation professionnelle dans les diverses carrières intellectuelles. Dans l’affirmative, sous quelle forme l’envisagez-vous ? »
- Ce prix (consistant en un voyage à Stockholm pour le Congrès international des femmes diplômées) a été remporté par MUe Josette Raux, aide technique à l’LN.O.P.
- *
- 3k 3k
- Les maladies professionnelles au Congrès d'ophtalmologie. -A l’occasion de la réunion du 8 au 11 mai, à Paris, du 52* Congrès de la Société française d’ophtalmologie, un rapport extrêmement complet a été établi par le Dr Coûtera sur l’œil et les maladies professionnelles : rôle des poussières, de natures très variées, des vapeurs, des goudrons, des vernis ; rôle des radiations, des substances radioactives ; rôle des intoxications professionnelles atteignant le système oculaire, et des agents infectieux ou parasitaires ; rôle du surmenage professionnel enfin. L’auteur a pr°" posé de faire intervenir au point de vue prophylactique l’examen à l’embauchage et l’orientation professionnelle.
- p.178 - vue 223/370
-
-
-
- — 179 —
- *
- * *
- Le Congrès d’hygiène scolaire de langue française aura lieu les 1er et 2 juillet 1939, à Lille, à l’occasion de l’Exposition du progrès social.
- La séance d’ouverture sera présidée par le Ministre de la Santé
- publique.
- Les questions mises à l’ordre du jour sont les suivantes :
- I. — De la nécessité de l’inspection médicale scolaire obligatoire. Rapporteur : M. Dezarnaulds, ancien ministre.
- IL — Biomorphologie et pédagogie. Rapporteur : M. L au fer, secrétaire général de l'Association nationale d’hygiène scolaire.
- III. — La scoliose à l’école. Rapporteur : M. Ledent (Liège).
- IV. — Technique de l’inspection médicale scolaire. Rapporteur :
- M. Duvernoy (Besançon). _
- *
- * *
- Le 2° Congrès international de la Fédération latine des Sociétés d’Eugénique aura lieu à Bucarest, du 25 au 30 septembre 1939. sous la présidence du professeur Paruon, à la suite du Congrès international de neurologie (août, Copenhague), du Congrès international de génétique (23-30 août, Edimbourg), du Congrès international de sociologie (29 août.-14 septembre, Bucarest), et du Congrès international d’anthropologie (18-25 septembre, Istamboul).
- Des communications de nombreux savants français sont annoncées (Apert, Brousseau, Ch amp y, Heuyer, IIusson, Lavier, Letard, Poyer, Vignes, Turpin, et Mlle Tisserand) sur les questions à l’ordre du jour, qui sont les suivantes :
- 1° Moyens de prophylaxie des maladies héréditaires ;
- 2° Valeur comparée des différents mobiles d’accroissement des populations ;
- 3° Hérédité et sensibilité aux infections et aux intoxications ;
- 4° Hérédité des. aptitudes intellectuelles ;
- 5° Rôle des mutations en eugénique ;
- G0 Hérédité et endocrinologie.
- *
- * *
- La 2e Conférence internationale de la Sécurité, présidée par G. de Michelis, doit se réunir à Rome et à Milan du 23 au 30 oc-I°bre. Son but est d’examiner les problèmes relatifs à la préservation des accidents et de préparer une conférence générale qui Se tiendrait à Rome en 1942.
- p.179 - vue 224/370
-
-
-
- 180 —
- *
- * *
- The National Institute of industrial psychology de Londres publie le compte rendu de ses activités annuelles qui comportent : 1° Des examens psychotechniques et conseils d’orientation donnés à 1.393 sujets qui se sont présentés à la consultation d’orientation de l’Institut ; 2° L'élaboration de tests d’intelligence et réussite scolaire à la demande d’un Comité d’éducation du Susscx qui en assure l'application dans les écoles ; 3° Des cours d’orientation professionnelle réservés aux étudiants d’Université; 4° Des conférences publiques sur des problèmes d’orientation ; 5° La discussion d’un essai d’étalonnage de la révision Terman-Merrill des tests Binet-Simon, proposée à la quatrième conférence annuelle de l’Institut, le 8 janvier dernier ; 0° Des essais pour améliorer les conditions de travail et sélectionner les ouvriers de six usines qui ont fait appel à la collaboration de l’Institut ; 7° Des visites d’usines, des cours et des travaux pratiques relatifs aux problèmes de la psychologie industrielle. Il est aussi à noter que le Dr Myers, actuellement conseiller scientifique honoraire de 1 Institut, a fait, au cours d’un récent voyage aux Indes, des conférences à Bombay, Calcutta et Allahabad et contribué à l’organisation d’un centre de recherches à Calcutta ; 8° Des conseils d’hygiène donnés à diverses écoles pour leur aménagement ; 9° Le centre de recherches de l’Institut a organisé une expérience d’orientation professionnelle pour 1.900 enfants à Birmingham et pour les télégraphistes de Kingsway. Il met au point, avec M. Slater, une batterie de tests pour la mémoire des formes et des relations spatiales, >n test d’intelligence verbale pour enfants de 11 à 15 ans, un étalonnage de tests pour employés de bureaux et divers tests d’aptitude mécanique. Miss Stott essaie d’établir un questionnaire pour l’étude des tempéraments. 10° Des enquêtes menées dans différents milieux sur 1 organisation des loisirs. 11° L’Institut poursuit la publication de son périodique sous le titre d’Occupational Psychology, et élargit le service de prêts de sa bibliothèque. Le compte rendu de ces si intéressants et utiles travaux se termine d’une façon assez inattendue par un appel pressant à la générosité des donateurs. On est surpris de voir qu’une œuvre de cette importance ne peut compter que sur elle-même pour équilibrer son pr°' gramme financier.
- *
- * *
- Les rapports annoncés au Congrès international de graphologie, qui doit se tenir à Liège du 16 au 19 septembre sont les suivants :
- p.180 - vue 225/370
-
-
-
- 181
- Mme W.-L. Wauthier : « Psychologie du dessin des jeunes enfants ».
- M. le Dr Callewaert : « Physiologie de l’écriture cursive ».
- M. Gérard de Montpellier : « Quelques caractères morphologiques des mouvements humains ».
- M. le Prof. J. De Bussciier : « Psychologie, Psychanalyse, Graphologie ».
- M. Henri Lavachery : « Contribution à l’étude des caractères gravés sur les tablettes de File de Pâques ».
- M. le Major F. Delvaux : « Archéologie et Graphologie ».
- M. Hartogs : « Le diagnostic graphologique dans la pathologie du caractère et spécialement dans la psychopathologie de l’enfance ». — « Possibilités et limites d’une sélection et orientation professionnelle graphologique ».
- M. le Dr Etienne De Greeff : « La Graphologie et les réalités psychologiques ».
- M. Lefébure : « Ce qu’un organisme comme le Département des Colonies pourrait attendre de la Graphologie ».
- *
- * *
- Une Commission ilalienne de psychologie appliquée. — Au sein du Conseil national italien pour les recherches, institution d’Etat d'd subside et protège les recherches scientifiques dans tous les champs, on a constitué récemment une Commission permanente pour l'application de la psychologie. Celte Commission a la tâche de solliciter dans les institutions de l’Etat, dans les organisations du travail et dans les bureaux, l’application de la psychologie dans tous les champs, soit aux buts de la sélection ou orientation, soit aux buts de l’organisation fin travail.
- On est en train d’étudier en premier lieu les applications dans lo champ de l’école où l’orientation professionnelle est devenue l|ne fonction de l’école ; ensuite on étudiera les applications dans les industries, l’aéronautique, les transports publics.
- Fa Commission est présidée par le profescur P. Agostino Gemelli et elle est formée par des psychologues, parmi lesquels d faut rappeler Ponzo. Banissoni, Ferrari junior, Galli, Marzi, Colucci, Galdo, etc... ; soit par des fonctionnaires des institutions loi veulent faire ces applications de la psychologie.
- *
- * *
- F 'Association des psychologues d'application de New-York a ler»i le 29 avril une réunion à l’Université Cornell, avec 70 parti-
- p.181 - vue 226/370
-
-
-
- — 182 —
- cipants. Des discours ont été prononcés par Ali.roux sur les méthodes d’études de la personnalité, et W. Bingham sur l’O. P. dans
- l’Etat de New-York. #
- * *
- A Ylnstitut de Psychologie appliquée du C.E.P.H., des séances de Iravail ont été organisées par M. Morgaut, sur l’existence et la collaboration des aptitudes manuelles et intellectuelles, sous la présidence de M. Bacqueyrisse (15 mai) et sur le développement de l’intelligence et la psychologie scolaire, sous la présidence de M. Pouillot (5 juin). JJeux des discussions des déjeuners du lundi ont été consacrées à l’O. P. (les 5 et 12 juin).
- * *
- Le 20 avril, à la mairie du XVe arrondissement, sous la présidence de M. Vergeot, a eu lieu la distribution des bourses d'apprentissage, avec une conférence de M. E. David-Bernard sur la
- mode féminine. !is
- * *
- Le 20 mai a eu lieu, à la mairie du Ve arrondissement, sous la présidence de M. Luc, l’inauguration de Y Exposition organisée par le Comité de patronage et d O. P. « L’Aide à l’apprenti », que préside M. Bongrand, maire adjoint.
- *
- * *
- A la British Psychological Society, dans ses réunions du 27 avril et dii 8 juin, la Section industrielle a entendu des communications de Mrs E. P. IIunt. sur l’expérience de Birmingham (entrée dans les écoles techniques), et du Major Greenwood sur les facteurs professionnels et économiques de mortalité.
- * *
- L’Institut für Jugendhunde de Brême, dirigé par le Dr Valen-tiner, a procédé à des examens de sélection de 900 écoliers, en 1938-39, et à des épreuves d’aptitudes pour les apprentis de plu" sieurs firmes (au nombre de 539).
- *
- * «k
- Journées nationales de service social (Beims, 22, 23, 24 avril 1939^. — Ces journées étaient consacrées aux problèmes de l’adolescence en regard du service social en France.
- L’O. P., l’apprentissage, le chômage dés jeunes sont à l’ordre du jour.
- p.182 - vue 227/370
-
-
-
- — 183
- M. Fontègne, dans un rapport sur « Apprentissages et Education », fait ressortir que l’apprentissage est autre chose qu’un dres sage ou même qu’une formation exclusivement technique, mais <[u il doit développer largement les aptitudes intellectuelles, morales, sociales de l’individu et ainsi former des ouvriers qualifiés, mais aussi des ouvriers semi-qualifiés et des manœuvres, tout le monde ne pouvant pas devenir ouvrier qualifié. Il indique l’importance de la valeur du maître d’apprentissage qui a pour mission de former des professionnels mais aussi des hommes dans le sens le plus large du mot.
- M. Quanlin expose la position du patronnât en regard de l’apprentissage, les efforts faits spécialement dans les industries mécaniques pour la formation d’apprentis à l’intérieur môme de 1 usine. 11 insiste sur la nécessité de 10. P. durant la dernière année de scolarité, afin que les adolescents envoyés dans les industries pour suivre l’apprentissage soient capables de recevoir l’enseignement donné.
- - \lUe Courthial fait ressortir que l’O. P. n’est pas seulement un problème économique mais un problème beaucoup plus vaste, largement social et humain. Elle expose que l’O. P. a un côté technique qui lui est propre et souligne le rôle que le service social peut jouer auprès d’un organisme d’O. P. C’est ainsi que l’assistante sociale prépare le travail de l’orienteur en indiquant à la famille le moment opportun de recevoir le conseil d’O. P., en apportant à l’orienteur des éléments précis sur la famille, et enfin en restant un lien vivant entre celle-ci et le service d’O. P., ce qui permet une continuité heureuse de l’O. P.
- Le Dr Ileuyer prouve que la crise pubertaire n’amène qu’une évolution de l’enfant et non pas un changement complet de sa personnalité, il légitimise ainsi l’O. P. pendant ou avant la crise pubertaire.
- M. Peters, dans un rapport sur l’école et l’O. P., montre corn ment l’école peut préparer l’O. P. (causeries et films sur les mé-tiers, indications précieuses sur les aptitudes scolaires de Tentant et son caractère, etc...).
- M. Pouillot expose l’état du chômage des jeunes en France ; il demande que soient ajoutés aux enfants inscrits au chômage, les enfants employés sans métier (groom, coursier, etc...) Il indique clue le problème du chômage n’est pas seulement technique mais nnssi social, c’est ainsi que souvent la cause du chômage des jeu-nes doit être recherchée à T intérieur du milieu familial.
- Le Dr Serin rapporte les résultats médicaux et psychologiques d’une enquête faite sur un groupe de jeunes chômeurs de la ré-
- p.183 - vue 228/370
-
-
-
- gion parisienne. La moitié des enfants examinés ont un développement insuffisant aux points de vue musculaire et du squelette. Peu de maladies caractérisées, peu de tuberculose, quelques cardiopathies, quelques mauvaises auditions, mais beaucoup d’état général médiocre ou nettement insuffisant. Au point de vue psychologique pas de grands retardés au sens psychiatrique, mais de nombreux cas de longs retards. Enfin sur 250 cas, 68 sont nettement sociaux dus généralement à la mauvaise structure familiale, provoquée par l’abandon du père.
- • *
- * *
- Le Congrès Européen de la Ligue Internationale pour l’Education nouvelle se tiendra à Paris du 3 au 10 août 1939, sous la présidence de M. P. Langevin.
- Voici le programme des travaux :
- « Les éducateurs et la réalisation de l’idéal démocratique ».
- I. — L’Idéal démocratique, buts à atteindre, méthodes.
- IL — Problèmes à résoudre immédiatement par la participation des éducateur à la vie publique : a) l’organisation de l’enseignement ; b) les droits de l’enfant ; c) les droits et les devoirs des éducateurs pour l’application des principes démocratiques.
- III. —• Que faire pour préparer l’avenir ?
- 1° La préparation des maîtres :
- a) Préparation professionnelle ; b) Préparation sociale.
- 2° La préparation des citoyens et des hoimnes de demain :
- a) Les bases psychologiques ; b) La communauté scolaire démocratique et ses contacts avec la vie ; c) contribution de l’enseignement et en particulier de celui des sciences humaines à la préparation à la vie démocratique nationale et internationale.
- *
- * *
- Voici le programme des dernières journées du 20e Congres national d’orientation professionnelle (Lille : 17 19 juillet) :
- Mercredi 19 juillet. — A 12 h. 30 : Réception des congressistes par le Comité de l'Exposition du Progrès Social.
- p.184 - vue 229/370
-
-
-
- 185 —
- A 13 heures : Banquet de clôture, sous la présidence de M. Lue, directeur général de l’Enseignement technique.
- Après-midi : Visite de l’Exposition du Progrès Social.
- Jeudi 20 juillet 1939 : Excursion à Notre-Dame de Lorette et les champs de bataille de l’Artois ou excursion à Bruxelles et à Waterloo.
- Vendredi 21 juillet 1939 : Excursion en Belgique : Ypres, Ostende, Bruges.
- *
- * *
- En Roumanie, le Ministère de l’Education nationale a décidé dernièrement que, à l’examen du baccalauréat, il serait présenté à la Commission d’examen dans le dossier des candidats leur fiche individuelle scolaire qui, en sus des indications sur le capital des connaissances assimilées par le candidat, doit également tenir compte de ses aptitudes psychologiques.
- Lors de l’examen de baccalauréat qui s’est , tenu au printemps 1938 on a pu voir avec évidence l’importance de ces fiches. Ce sont elles qui ont permis d’expliquer le fait qu’un élève ayant mal répondu à une branche manque un examen que son camarade, interrogé sur le seul chapitre qu’il ait lu, passe avec facilité.
- Mais une fiche individuelle, pour présenter une réelle utilité pratique, doit de toute évidence être établie avec la plus grande conscience. (V. Harea, J. de Psihotechnica.)
- *
- * *
- La revue allemande Technische Erziehung a pris le nom de Berufsumbildung im Ilandel und Gewerbe.
- *
- * *
- Des causeries ont été organisées par le B. U. S. pour commu-niquer aux étudiants des informations sur certaines carrières. Le 19 janvier, M° Kreber leur a parlé du Barreau, et la semaine suivante Mme Clouzeau les a entretenus de la profession de chimiste.
- *
- * *
- De stage annuel de perfectionnement ménager effectué sous le Daul patronage de l’E. T. aura lieu en 1939, du 4 au 10 septembre les travaux pratiques les 11, 12 et 13 septembre. S’adresser à Mme Belime-Laugier, présidente, 13, boulevard Raspail, Paris, 7e.
- p.185 - vue 230/370
-
-
-
- — 186
- *
- * *
- Un arrêté du 20 janvier 1939 prévoit la création de sept commissions .au sein du Conseil supérieur de protection de l’enfance.
- Parmi ces commissions, la « Commission d’eugénique et de protection prénatale » .aura à s’occuper notamment de l.a protection des femmes en couches ; La « Commission de la première et de la seconde enfance » de La protection maternelle et infantile, des écoles maternelles, des jardins et squares d’enfants : la « Commission de Vâge scolaire » de /’orientat ion professionnelle el du travail des adolescents ; la « Commission des enfants en danger moral » des enfants moralement abandonnés et des enfants vagabonds, et la « Commission des enfants.privés du soutien familial » des enfants assistés et abandonnés.
- LA VIE DE L’ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DE L’I. N. 0. P.
- Assemblée générale du 24 mars 1939
- L’Assemblée générale s’est tenue cette année à l’Institut, tout flambant neuf. Il y avait encore une odeur de peinture.
- Etaient présents : Mll0S Argoud, Biscay, Hurel, Mamelle, Xvdias; Mmes Bayeux-Caron, Goldenberg, Kahn, Lévy-Bruhl, Mazé, Mour-ruau, Pakchwer ; MAI. Dr Baille, de Beaumont, Montifroy, Simkine et Beaume.
- Excusés : Mme Eavre, AI. Reveillé, M1Ie Benoit-Lévi, M. Méncs-sier, M. Vial.
- Mlle Biscay et M. Montifroy sont désignés respectivement comme président et secrétaire de séance.
- Rapport financier. — Notre dévouée trésorière MUe Mamelle LU comme à l’ordinaire, l’exposé de la situation. Elle rappela que beaucoup de membres n’avaient pas encore payé leur cotisation. Ce rapport fut adopté à l’unanimité.
- Rapport moral. — Beaume apporte les excuses de nos camarades empêchés, et fait part de la démission du Conseil directeur de notre bon camarade Pellé, nommé au lycée de Damas, démission acceptée en considération de l’éloignement de notre ami.
- Le secrétaire donne ensuite des renseignements sur l’activité, en apparence réduite, de l’Association et du bureau. Il rappelé
- p.186 - vue 231/370
-
-
-
- — 187 —
- une lois de plus les difficultés que rencontre l’organisation de 1 O. P. Il semble pourtant que cette année un espoir naisse. Il n’insiste pas davantage car la question sera reprise en fin de séance.
- U parle des rapports entre l’Association des anciens élèves et les Orienteurs de France, et il laisse à Mlle Riscay le soin de préciser l’état de la question.
- Mlle Biscay donne lecture de la correspondance échangée el rappelle qu’il avait été demandé à notre Association de créer une sorte de Fédération de l’O. P. où chacune des deux organisations aurait collaboré. Mais la fusion envisagée par la suite fut repoussée par le Conseil directeur. Comme certains membres de l’A. G. auraient accepté cette solution, la question pourra revenir, le cas échéant, devant la prochaine A. G.
- Le rapport moral est également adopté.
- Une discussion s’engage ensuite au sujet du concours organisé en. vue du secrétariat d’O. P. On critique que rien ne semble prévu pour la région parisienne ; et l’impossibilité à peu près totale, pour les anciens élèves, de suivre les cours annoncés.
- Ue plus, la situation pécuniaire offerte n’est pas indiquée. Le secrétaire est mandaté pour essayer d’obtenir des précisions au-piès des directeurs de l’Institut, avant de prévenir les A. E.
- M. de Beaumont propose des réunions plus fréquentes. Mais Heaume rappelle les essais tentés, les difficultés rencontrées, le faible nombre d’A. E. qui répondent aux convocations. Puis MUo Biscay fait remarquer qu’une série de conférences qu’elle ;wait organisée n’a pas atteint le nombre d’auditeurs suffisant.
- Elections. — Sont réélus membres du C. D. : MUe Mamelle, Mm° Favre, M. Vial ; et M. de Beaumont, pour deux ans, en remplacement de M. Pellé.
- Plus rien n’étant à l’ordre du jour, et la discussion générale étant close, l’Assemblée générale est levée à 22 h. 30.
- Le Secrétaire : C. G. Beaume.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Ur B. Neoussikine et Dr D. Abramowitsch. — Elehtrodiagnostilc.' In-8° de 242 pages. Berne, II. Huber, 1939.
- Signalons la parution de cet excellent manuel d’électrodiagnos-,c> publié par l’ancienne collaboratrice de 1 ’I. N. O. P., M"0 Néous-
- p.187 - vue 232/370
-
-
-
- — 188 —
- sikine, .actuellement médecin à. Tel Aviv. Après une introduction physique et physiologique, sont étudiées les méthodes d’examen, pour les déterminations de chronaxie, particulièrement, et dans les diverses affections nerveuses et psychiques. Une partie est consacrée au système végétatif, et dans un appendice il est question du réflexe psychogalvanique et des courants d’action (électrocardiogrammes, électromyogrammes, électro-encéphalogrammes). R.
- Tests objectins per al segon Ensenyament. — In-8° de 72 pages, Barcelone, 1938.
- Les Maîtres de la Généralité de Barcelone avaient élaboré en 1936-37 une série de tests de connaissance pour l’enseignement secondaire, imbus qu’ils étaient de psychologie moderne.
- Ils ont publié ce recueil avant que la chute de la République espagnole ait mis fin à leur effort, dont il restera au moins quelque chose d’utile. II. P.
- C. Burt. —- The young delinquent (Le jeune délinquant).
- \ niv. of London press. 3° édition, 1938, p. 645.
- Une nouvelle édition de l’œuvre bien connue de C. Burt, témoigne de son succès. Le problème de la jeunesse criminelle y est attaqué par l'étude de la psychologie de l’enfant. Les causes et les remèdes des fautes commises par l'adolescent, le traitement des enfants difficiles sont longuement considérés.
- Bien que fondé sur des investigations scientifiques précises, le sujet est présenté sous une forme simple qui ne fait pas appel à un style technique. A. B. T.
- Livres récemment entrés à la Bibliothèque
- Carité (M.). — Le sort de l'enfance arriérée. — Paris, Bloud et Gay, 1937, 172 p.
- Natthey (J.). — La psychologie de la veide. Paris, Dunod, 1938, 142 p.
- Doms (F.). — Recherches expérimentales sur la paresse des écoliers, cahier VI de la Revue de Pédagogie. — Bruxelles, imprimerie Léon, 1938, 131 p.
- Nanco. — La psychologie de Venfant dans ses rapports avec la psychologie, de Vinconscient. — Paris, Doriel, 146 p.
- m
- p.188 - vue 233/370
-
-
-
- SERVICES DE L’INSTITUT
- SECRÉTARIAT GÉNÉRAL ET CENTRE DE DOCUMENTATION
- Chef de service : Mme A. Fessard. — Téléphone Odéon 52-46.
- Secrétaire adfoinle : Mlle P. David.
- CENTRE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Chef de service : Mlle C. Chauffard. — Téléphone Odéon 52-48.
- Secrétaire : M. Bénech.
- SERVICE DES TESTS
- Chef de service : Mme H. Piéron. — Téléphone Odéon 52-48.
- ECOLE D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Conseil des Professeurs :
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- J.-M. Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes. H. Laugier, professeur à la Sorbonne, chef du Service central de la recherche scientifique.
- P. Male, médecin consultant à l’Hôpital Henri-Rousselle.
- Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris, suppléé par M. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Paris.
- Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’Anthropologie.
- H. Piéron, professeur au Collège de France.
- H. Wallon, professeur au Collège de France.
- Chargés de conférences :
- M. P. Abraham ; Mme Chmielnitzki ; M. A. Fessard ; Mme Gratiot-Alpbandery ; M. Jeudon ; M. Luquet ; M. Pouillot ; Mlle C. Veil ; Mlle D. Weinberg.
- Chefs de travaux pratiques .
- Mlle Monnin, Mme Piéron, MUe Veil.
- LABORATOIRE DE PHYSIOLOGIE DU TRAVAIL Chef de service : N...
- LABORATOIRE D’ORGANISATION DU TRAVAIL
- Chef de service : M. H. Laugier, directeur.
- Directeur adfoint ; Mlle Weinberg.
- LABORATOIRE DE PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE Chef de service : M. J.-M. Lahy, directeur. — Téléphone Odéon 52-59. Directeur adfoint : M. Bonnardel.
- LABORATOIRE DE PSYCHOBIOLOGIE DE L’ENFANT Chef de service : M. H. Wallon, directeur. — Téléphone Odéon 52-61. Directeur adfoint : M. Ombredane.
- Téléphone de Permanence : Odéon 52-48 (dans la loge du concierge).
- p.n.n. - vue 234/370
-
-
-
- SOMMAIRE
- I. — A. Toltchinsky : Le Psycho-entraînement (suite et fin).....
- II. — A. Fontègne : J’apprends le métier de plombier installateur ... III. — Notes et Documents : Documentation et O. P. — A. Binet et
- l’O. P. — Eclairement et efficience du travail. — La prédisposition à la silicose selon Atzler. — L’O. P. dans les Lycées. — Exposé sur l’O. P. vers les carrières médicales. — L’éducation professionnelle dans le système national socialiste. — La tâche de secrétaire..........................................
- IV. — Chronique docimologique : Zopyros en examen............
- V. — L’Orientation Professionnelle à l’étranger ..............
- VI. — A travers les Revues .....................................
- VII. — Informations...............................................
- VIII. — La Vie de l’Association des Anciens Élèves de l’Institut..
- IX. — Bulletin bibliographique..................................
- Bulletin de l'Institut National d’Elude du et d'Orientation Professionnelle
- rédacteur en chef : Mme Henri PIÉRON secrétaire de la rédaction : M"e Irène LÉZINE
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABOMIVEMEIVT
- Pour VEtranger..... 40 fr-
- Pour la France..... 35 fr.
- Prix (lu numéro : £> Franc»
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux
- PARIS C/C 1444-79
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- On peut se procurer, pour la France, les dix premières années, au prix et chaque année au prix de 30 francs (port non compris).
- Pages
- 129
- 138
- 144
- 160
- 163
- 165
- 171
- 186
- 187
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- p.n.n. - vue 235/370
-
-
-
- ir ANNÉE
- N° 7-8
- JUILLET-AOUT 1939
- BULLETIN
- L'INSTITUT NATIONAL
- d'étude du travail
- ET
- d ORI entation
- PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- 41, Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- TOUS DROITS RÉSERVES
- p.n.n. - vue 236/370
-
-
-
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- H. Laugier, professeur à la Sorbonne, chef du Service central de la recherche scientifique.
- H. Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’Institut de Psycho logie de l’Université de Paris, président de la Section des sciences naturelles de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- BUREAU DU CONSEIL IÏADMINISTRATION
- Président d'honneur : M. Labbé, directeur général honoraire de l’Enseignemen; technique.
- Président : M. Luc, directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-Présidents : MM. Barrier, inspecteur général de l’Education Nationale ; Lasalle, secrétaire de la Chambre de Commerce de Paris ; Masbou, directeur de l’Enseignement primaire de la Seine ; Sellier, sénateur, ancien minis Ire.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Outre le Bureau :
- MM. Bonnardel, chef des travaux au Conservatoire national des Arts et Métiers , Châtelet, directeur de l’Enseignement du second degré ; Contenot, président de la 4e Commission du Conseil municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse , Dautry, ancien directeur des Chemins de fer de l’Etat ; Dubreuil, membre du Bureau international du Travail ; Lahy, directeur de laboratoire à l’Ecole pratique des Ilautes-Etudes ; Langevin, de l’Institut, professeur au Collège de France, président de la Société française de Pédagogie ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur à la Sorbonne ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’Anthropologiei médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Pouillot, inspecteur divisionnaire du travail et de la main-d’œuvre ; Ragey, directeur-adjoint de l’Enseignement technique , Pmger, inspecteur général honoraire de l’Instruction publique ; Tanon, de l’Académie de Médecine, professeur d’hygiène à la Faculté de Médecine, Toulouse, ancien médecin-directeur de l’Hôpital llenri-Rousselle, directeur honoraire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Wallon, professeur 311 Collège de France, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes Etudes.
- Le Secrétariat et l’Office de documentation sont ouverts tous les jours ouvrable® de l’année scolaire (sauf le samedi), de 15 heures à 18 heures. La Bibliothèque es ouverte les memes jours, samedi compris, de 14 heures à 18 heures.
- Pour les consultations d’O. P., adresser une demande de rendez-vous au chef du Centre d’O. P.
- Adresser la correspondance, impersonnellement, à M. le Directeur de l’Institut national d’Etude du travail et d’Orientation professionnelle.
- p.n.n. - vue 237/370
-
-
-
- r.v
- >67,
- ù>,
- 'Tl
- or
- 11e Année
- N° 7
- Juillet lî
- ?Ûc
- vh
- Bulletin de l’Institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- Xk
- \V%* 7
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- L’ADAPTOMÈTRIE CLINIQUE ET SON IMPORTANCE
- par
- H. PIÉRON
- Le rôle de la vision nocturne, au cours de laquelle l’œil ne dispose que de très faibles apports de lumière, devient particulièrement important dans la vie moderne, en particulier pour la conduite nocturne des automobiles et des avions.
- Aussi se préoccupe-t-on de la détermination de l’acuité en faible éclairement et des dispositifs pratiques, tels que ceux , de Beynes et de Haas, ont été mis au point dans ce but.
- Mais, à côté du problème du pouvoir discriminateur que l’œil peut posséder la nuit, se pose la question de la visibilité brute, nécessaire et suffisante pour se conduire. Sans visibilité, il ne peut être question de discriminer plus ou moins finement, mais une discrimination peut être anormalement faible, malgré une visibilité normale.
- La vision brute, en faible lumière, résulte de la régénération progressive d’une substance photosensible détruite à l’excès en fort éclairement, et que contiennent certaines des cellules réceptrices de la rétine, les bâtonnets.
- On commence à connaître la nature de cette substance, le (( pourpre » qui résulte de l’union avec une substance protéique d’un pigment proche du carotène, le rétinène, et cons-tilué à partir de la vitamine « A ».
- Pour que le pourpre se régénère, au cours d’un séjour à l'Obscurité, et en se concentrant, permette à la sensibilité visuelle d’augmenter progressivement jusqu’à une limite correspondant à un taux maximum de la concentration, il est nécessaire qu’une certaine quantité de vitamine « A », prélevée sur les réserves de l’organisme, intervienne pour compenser les pertes inévitables au cours des décompositions
- 2
- p.189 - vue 238/370
-
-
-
- 190 --
- fonctionnelles qui assurent l’excitation lumineuse du nerf optique.
- Une insuffisance dans l’apport alimentaire de cette vitamine « A » (qui se trouve dans l’huile de foie de morue, dans les carottes ou les tomates, et est aussi préparée synthétiquement), entraîne une déficience dans la capacité d’adaptation à l’obscurité,. et au bout d’un certain temps, une perte presque complète de cette capacité, 1’ « héméralopie », ce qui signifie « vision de jour », euphémisme désignant l’absence de vision nocturne. L’héméralope, quand la lumière est faible, devient complètement aveugle. Il ne peut voir qu’avec les cellules rétiniennes dépourvues de pourpre, les cônes, assurant une discrimination très fine quand la lumière est suffisante, gagnant un peu en sensibilité par séjour en faible lumière, mais dans des limites très étroites (par reconstitution d’une autre substance photosensible que le pourpre).
- La moindre déficience dans l’apport alimentaire de la vitamine « A » se traduit par une diminution dans le progrès que Je séjour à l’obscurité assure à la sensibilité lumineuse de 1 œil. Aussi des recherches ont-elles été poursuivies de divers côtés sur la capacité normale d’adaptation à l’obscurité.
- Une courbe étalonnée a été établie par Geneviève Mat-they (1), sous la direction de Brückner chez cinquante-quatre sujets normaux (de 11 à 59 ans) donnant la valeur du seuil de visibilité, en éclairement, au fur et à mesure de l’adaptation à l’obscurité, dans des conditions bien définies, où l’intervention de la dilatation pupillaire avait été éliminée (2). Voici quelques valeurs du seuil moyen (les limites supérieure et inférieure étant aussi données).
- Temps écoulé (minutes).... 1 4 7 40 22 31 40
- Seuil (microlux)........... 15310 3180 1070 268 4,99 2.79 2,09
- Tout récemment, Zaffke, utilisant un adaptomètre à cinq points de Birch-Hirschfeld, a fait un étalonnage chez trente sujets normaux dans des conditions voisines, après avoir
- (1) Eine « Standard Kurve » der Dunkeladaptation für Klinische Unlcrsu-chungen. Von Grae(e’s Arcliiu (ür Ofihlalmologie, t. 129, 1932, p. 275.
- (2) Les sujets étaient laissés une première fois à l’obscurité pendant une demi-heure, . puis après mydriase par homatropine-cocaïne, exposés à une plage de blanc de baryte éclairée par 300 lux ; alors commençaient les mesures (plage de 10° de diamètre dont le centre était situé à 10° au-dessous d’une petite croix rouge servant de point de fixation).
- p.190 - vue 239/370
-
-
-
- établi une correspondance permettant une évaluation des seuils en la même unité (1). Voici quelques-unes de ses valeurs moyennes :
- Temps écoulé (minutes).... 0 3 6 9 lo 21 30
- Seuil (microlux)..... 5.780 600 260 110 40 26 21
- En se fondant sur les valeurs normales, on a pu dépister les anomalies de la capacité d’adaptation.
- S’adressant à un groupe de quatre-vingt-quatorze étudiantes, Schuck et Miller en trouvèrent dix-huit dont l’adap-talion se montra défectueuse (2). La moitié furent soumises à l’administration de capsules d’huiles de foie de poisson et manifestèrent, en cinq semaines, une amélioration notable que les neuf autres ne présentèrent pas.
- Il y a donc lieu, .lorsqu’on dépiste une mauvaise vision nocturne, de s’assurer si elle est simplement due à une certaine avitaminose, facilement curable, ou à une affection plus profonde (les atteintes hépatiques étant le plus souvent responsables).
- En tout cas, le test de l'adaptation à l’obscurité mérite l’être généralisé. Les adaplomêtres sont nombreux. L’appareil classique de Nagel, en Allemagne, est fort dispendieux. L’appareil établi paiJ Hecht et Shlaer, aux Etats-Unis, est excellent, mais compliqué et lui aussi très coûteux (3). On Peut encore signaler 1 adaptomètre de Eerree et Rand (4), avec essai sur environ deux cenls individus (au point de vue du vol nocturne des aviateurs) et celui de Feldman, utilisé avec construction artificielle de la pupille chez un millier de personnes (5). En France, l’utilisation d’un exposemèlre photographique par J. Nordmann et P. Payeur n’est tout de même pas assez précise (6).
- (1) K. m. Zaffke, Normalkurven der Dunkeladaptation in absolutcn Schwellenreizwerten am Birch-Hirschfeld Lichtsinnprüfer. Von Grae[e's Ai'cliiu für Ophtalmologie, t. 140, 1939, p. 61.
- (2) C. Schuck et YV. O. Miller, Dark adaptation of the eye and vitamin A storage in young àdults. Arch. intern. Méd. t. 61, 1937, p. 910.
- (3) An adaptometer for measuring human dark adaptation. Journal of the °Plical Society, t. 28, 1938, p. 269.
- (4) C. Ferkee et G. Rand, Pilot lilness for night flying Science, t 89, 1939,
- P 223.
- (5) J. B. Feldmann, Dark adaptation as a clinical test. Archiu ol ophlal-m°logy, t. 15, 1936, p. 1004.
- (6) J. Nordmann et P. Payeur, Au sujet d’un nouvel adaptomètre. Annales ^'Oculistique, t. 173, 1936, p. 177.
- p.191 - vue 240/370
-
-
-
- Les résultats de ces auteurs donnent ‘les valeurs normales suivantes pour les seuils des éclairements (en microlux) :
- Temps écoulé (minutes).... I 4 7 10 IG 2'2
- Seuil (microlux)............ 411200 5400 2160 1.160 bl 27
- J’ai moi-même fait construire un adaptomètre assez simple pour êlre d’un prix peu élevé, d’un maniement facile, mais toutefois assez précis pour permettre un diagnostic certain (1).
- Pour se placer dans les conditions normales de vision, l’intervention de la réaction de dilatation pupillaire ne paraît pas devoir être éliminée.
- -afairr~, ••*[a».
- Voici quelques renseignements sur cet adaptomètre (dont les Etablissements Guilbert et Roui il doivent assurer la construction) et qui sera utilisé à notre Institut.
- La mesure simplement approximative des seuils se fait en unités de brillance des plages, ces unités étant les seules vraiment correctes.
- Le principe consiste à éclairer dans une boîle close un diffuseur avec une source d’inlensité définie et contrôlable, et à disposer contre ce diffuseur un écran percé d’ouvertures dans lesquelles des verres de Tscherning assurent un jeu convenable de brillances.
- CD n. Piéron, Un adptomèlre clinique. Presse Médicale, 12 avril 1939, n° 29, p. 553-554.
- p.192 - vue 241/370
-
-
-
- — 193
- Les plages, au nombre de huit, sont disposées en cercle autour d’un petit point rouge permettant la fixation (de 0,5 mra de diamètre).
- Après des temps croissants donnés d’adaptation à l’obscurité, on doit normalement voir un nombre croissant de ces plages. Après 30 à 35 minutes, on arrive, normalement, à voir la sixième ou la septième plage, exceptionnellement la huitième. Si on ne voit que la cinquième, l’adaptation est légèrement infranormale, si l’on ne dépasse pas la quatrième, la déficience est marquée.
- Voici des indications plus précises :
- L’œil étant placé à 40 centimètres de la face antérieure de l’adaptomètre et au niveau de son centre, fixant la plage rouge, les plages ont leur centre sur un cercle situé à 10° du point de fixation (70 mm. sur la paroi) et leur diamètre (35 mm.) correspond à 5° de grandeur angulaire (bord proximal à 7°5 et bord distal à 12°5 du point de fixation). Les verres de Tscherning des huit plages sont de 1,50, 3, 3,50. 4, 4,25, 4,50, 4,75, 5 photoptries.
- La source, placée à 50 centimètres en arrière du diffuseur, dans la boîte noircie, est une ampoule de lampe de poche, commandée par une pile de quatre volts, réglée à un ampérage tel que lia brillance de la première plage (avec verre de Tscherning de 1,50 photoptrie) soit de 7 millibougie par mètre carré (ou 0,007 nit) (1), ce qui correspond à une brillance de 0,22 nit sur le diffuseur placé derrière (2.) Le réglage, au moyen d'un rhéostat, avec contrôle sur milliampèremètre shunté permet d’assurer et de maintenir la brillance constante des plages, brillance qui a les valeurs suivantes (en nits x 10 °) avec les huit verres de Tscherning :
- N° 1 (1,50 ph.).............................. 7050
- N° 2 (3 -ph.)................................ 220
- N° 3 (3,50 ph.).............................. 70,5
- (1) Avec le diffuseur du modèle que j’ai utilisé, l’éclairement reçu est de 28 lux, assurant une intensité horizontale de 0.007 bougie pour un ampe-
- ''age de 65 ma, avec le shunt employé, ce qui correspondait à une intensité effective dans le circuit de l’ampoule de 216 ma ; avec un deuxième modèle, a, brillance convenable est obtenue avec une intensité de 68 ma sur le Inilliarnpèremètre shunté et une intensité réelle de 204 ma dans le circuit.
- (2) Pour comparer ces unités à celles qui sont normalement utilisées aux ktats-Unis, il faut se rappeler que le millilamberl correspond à 3,18 bougies Pai' mètre carré (ou 3,18 nits).
- p.193 - vue 242/370
-
-
-
- f f lOOIO
- — 10'| -
- N° 4 (4 ph.)............................... 22
- N° 5 (4,25 ph.)............................ 12,36
- N° 6 (4,50 ph.)............................ 7,05
- N° 7 (4,75 ph.)............................ 3,9
- N° 8 (5 ph.)............................... . 2,2
- La technique d’emploi est la suivante :
- A P rès l’avoir maintenu 5 minutes à l’obscurité, puis lui avoir fait regarder 5 minutes une paroi blanche fortement éclairée (avec une lampe de projection) de brillance égale à 500 nits (1), on place le sujet assis, menton appuyé, face à la paroi antérieure de l’adaptomètre, les yeux situés au niveau du centre de cette paroi, à 40 centimètres de distance. On allume la petite ampoule du point de fixation (à bouton indépendant) et l’ampoule éclairant les plages, en réglant l’ampérage. On fait l’obscurité et on demande au sujet d’indiquer ce qu’il voit, en fixant te point rouge central. Il voit normalement alors la première plage seule, au-dessus du point de fixation.
- On éteint alors les deux ampoules de l’adaptomètre et on les rallume toutes les 5 minutes, en demandant chaque fois au sujet d’indiquer, en regardant le point de fixation, les plages qu’il voit normalement. Au bout de 5 minutes, il verra la deuxième plage dans le quadrant droit supérieur ; au bout de 10 minutes, il verra la troisième (à droite au niveau du point de fixation) ; au bout de 15 minutes, la quatrième (dans le quadrant inférieur droit), au bout de 20 minutes, la cinquième (dans l’axe vertical du point central, en bas).
- La sixième plage, qui constitue une limite normale, est normalement vue au bout de 30 minutes environ.
- On peut pousser jusqu’à 35 minutes l’expérience.
- Après 10 minutes, on rabat un volet mobile qui masque la première plage, devenue trop lumineuse, et un peu éblouissante.
- Il y a lieu de ne pas faire fixer longtemps le sujet à chaque épreuve, en lui demandant de désigner, dans le cercle des plages, la moins lumineuse qu’il distingue, si faiblement que ce soit. On masque et on démasque alors cette plage avec un
- (1) On obtient une brillance de cet ordre avec une ampoule de 500 watts dans la lanterne de projection, sur une paroi blanche. ,
- p.194 - vue 243/370
-
-
-
- - 195 —
- écran pour s’assurer qu’elle disparaît et réapparaît bien, et que le sujet n’est pas suggestionné par la symétrie de la répartition.
- On peut, à la rigueur, se contenter de laisser les sujets à l’obscurité pendant environ 35 minutes, après les avoir soumis 5 minutes à l’éclairement de 500 nits, et déterminer à ce moment la plage limite de visibilité liminaire, ce qui permet d’indiquer si cette limite d’adaptation est ou non infranor-male, sans en suivre la marche (comportant une première phase où prédomine l’adaptation rapide des cônes et une seconde où se manifeste seule l’adaptation lente des bâtonnets).
- Sauf pour des raisons spéciales d'examen séparé des yeux, la visibilité des plages sera recherchée dans l’exercice normal de la vision binoculaire.
- Il faut disposer naturellement d’une chambre noire et effectuer les manipulations et lectures (et en particulier les vérifications répétées et les réglages de l’ampérage) au moyen d’une lampe de poche à ampoule rouge.
- Il est possible de faire un examen sur une série de sujets, que l’on fait défiler devant l’adaptomètre, de manière à déterminer, toutes les 5 minutes pour chacun, la limite de visibilité atteinte au cours du séjour à l’obscurité.La seule difficulté consiste en l’adaptation préalable à un éclairement standard. Pendant cette phase, il faut pouvoir faire mettre des lunettes opaques bien ajustées aux sujets, ou leur couvrir la tête d’un voile noir avant et après l’exposition de 5 minutes devant la plage éclairée, chacun commençant à regarder la plage et cessant au signal, de manière à constituer une série étagée (fragmentée par demi-minute si l’on a dix examens à faire, par minute si l’on en a cinq).
- Si le temps nécessaire est relativement long, l’examen en série permet une sérieuse économie, puisqu’en une cinquantaine de minutes on peut avoir déterminé la courbe d’adaptation de cinq à dix sujets. En se limitant à cinq, chiffre raisonnable pour un expérimentateur un peu entraîné, cela représente une dizaine de minutes par sujet, ce qui n’a vraiment rien d’excessif, en raison de l’intérêt de cette détermination qui peut permettre de corriger, de façon précoce, un défaut visuel résultant d’une simple déficience alimentaire.
- p.195 - vue 244/370
-
-
-
- v ï -ii ii mm f iwmm
- 196 -
- NOTES SUR LA GAUCHERIE
- par
- René LEDENT
- De temps à autre, la question des gauchers apparaît en article de magazine ou en discussion scientifique. Dans les dernières années, nous avons vu les anatomistes, puis les médecins légistes s’occuper, à juste titre, de la question.
- Nous réunirons, dans celte revue, les documents les plus utiles.
- La plupart des hommes sont plus forts de la main droite. Ils sont aussi plus adroits, ce qui nous importe plus que 'la force. D’autres se servent plus volontiers de la main gauche. Des statistiques ont été basées soit sur des questionnaires, soit sur des recherches anatomiques, physiologiques ou professionnelles. Elles donnent une moyenne de 3 à 5 % environ de gauchers et certains prétendent que l’on a le plus souvent affaire à des femmes, à des aliénés, à des criminels. Chez les populations sauvages on rencontrerait plus de gauchers.
- Les statistiques les plus complètes sont celles de Schafer (18.000 enfants), de l’armée allemande (266.270 hommes), de Van Biervliet (8.600 recherches).
- Squelettes. — Des recherches ont été faites chez les animaux ; on tire peu de conclusions des renseignements ainsi obtenus.
- Rollet a, le premier, poussé les observations humaines. L’humérus droit est presque toujours plus long que le gauche. On trouvera de même pour l’avant-bras. Chez l'homme préhistorique, Lehman et Nitsche font les mêmes constatations.
- Musculature. — Nous résumerons un certain nombre de travaux en donnant quelques chiffres en rapport fidèle avec les examens que chacun peut faire, en respectant les règles normales.
- Pour l’épaule, Rawitzsch donne comme différence en moins, pour le côté gauche :
- 3 à 4 centimètres dans 12,2 % des cas.
- 2 à 3 centimètres dans 13,4 % des cas.
- p.196 - vue 245/370
-
-
-
- 197 —
- 2 centimètres dans 31,4 % des cas.
- 1 à 2 centimètres dans 35,8 % des cas.
- Moins de 1 centimètre dans 4 % des cas.
- Aucune différence dans 2,2 % des cas.
- L’épaule droite est moins forte dans 1 %.
- La circonférence du bras droit présente 1 1/4 à 2 cm. de plus ({ue le gauche dans 13,8 %. La différence est de 1 cm. dans 26 % et moindre dans 29,6 %. Elle est nulle dans 27,6 % et le bras gauche l’emporte dans 3 %.
- A l'avant-bras, 10 % des individus sont plus forts de 1 1/4 à 2 cm. à droite, 25 % de 1 cm. ; la différence est inférieure à 1/2 cm. dans 7,6 %, nulle dans 22,4 % et inverse dans 1,4 %.
- On peut conclure que les différences de 3 à 4 cm. pour l’épaule, de 1 à 2 cm. pour le bras et l’avant-bras n’indiquent rien de pathologique.
- D'un travail de Moser, nous extrayons les conclusions
- suivantes :
- Bras et avant-bras plus volumineux à droite.... 56,4 %
- Bras* et avant-bras moins volumineux à droite.. 0,5 %
- Bras égaux................................. 24,5 %
- Avant-bras égaux........................... 33,8 %
- En moyenne, sur 200 explorations, Godin trouve que le membre supérieur droit donne un demi-centimètre de circonférence de plus que le gauche el il est plus long de un centimètre.
- Pour les membres inférieurs, c’est au contraire le gauche qui l’emporte sur le droit, La différence est de un demi-centimètre ; elle s’affirme au niveau du mollet. La suractivité est donc croisée et la nutrition plus active qu’elle entraîne u autant d’influence sur l’allongement du membre que l’augmentation de volume.. La relation s’observera inverse chez les gauchers.
- Mais on n’a pas qu’à apprécier des volumes. Les recherches dynamométriques feront apparaître la gaucherie qui hou être appréciée surtout comme une valeur fonctionnelle.
- Aptitudes. — L’exploration des gestes professionnels a Gé réalisée avec une variété d’épreuves logiques qu’il n’est Point nécessaire de décorer du nom de lest.
- p.197 - vue 246/370
-
-
-
- 198 —
- Mais il nous paraît assez enfantin de s’arrêter seulement à la manière dont on lance une balle, dont on coupe les cartes, dont on applaudit sans procéder à des explorations plus complètes. C’est à rassembler ces diverses explorations que cette revue générale tend.
- Nous avons décrit un signe qui nous a toujours rendu le plus grand service. La flexion de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce chiffre un angle plus aigu, selon le cas, à droite ou à gauche.
- Mais il convient de pousser les observations avec une délicate attention. Si la main droite est habile en contractions dynamiques rapides, brèves et précises, la main gauche prend une allure statique quoiqu’elle soit moins forte. Il faut considérer comment les actes synthétiques s’accomplissent et comment la main gauche s’attache à laisser à la droite toute liberté d’action selon les circonstances. Trop d’actes exigent la collaboration des deux mains : rouler une bande, éplucher des légumes, déboucher une bouteille, circuler en vélo, couper la viande, etc., pour qu’on ne soit pas attentif à l’observation des deux mains. La main gauche est travailleuse à sa façon. La gaucherie n’est qu’une inversion dans la répartition du travail.
- Sensibilité. -— Selon des recherches de Van Biervliet, les sensations .ressenties ù droite donnent une différence en plus de 1/9.
- Parson attache une valeur notable à la recherche de l’œil qui dirige la vision binoculaire. Pour fixer, la plupart des hommes se servent d’un œil qui est, le plus souvent, le droit. Il y a concordance entre cet œil et la main la plus habile-
- Procédé photographique. Van Biervliet nous rapporte qu’en divisant en deux parties la pellicule de photographe d’un sujet, on peut reproduire deux fois la moitié droite pour obtenir une figure entière. On agit de même avec la figure gauche. Les trois'portraits, le réel, le droit et le gauche seront comparés. Il y aura différences nettes.
- La gaucherie se retrouve ailleurs que dans les mains. Le côté gauche du corps participe tout entier aux différences et la suite de l’exposé le confirme.
- Hérédité ou éducation. — L’étiologie de la gaucherie a
- p.198 - vue 247/370
-
-
-
- 199 —
- soulevé des interprétations dignes des romanciers. Vous apprendrez que l’homme se tourne vers l’est pour faire sa prière, qu’il a porté à gauche le lourd bouclier.
- A ces raisons historiques s’ajoute le fait que les enfants sont portés sur le bras gauche et qu’ils libèrent ainsi les mouvements de la droite (Hildebrandt). Fe.ltz prétend avec autant de raison le contraire.
- La position de l’embryon a été invoquée. Cette observation apparaît déjà plus scientifique. Lahall et Hyrtl ont examiné la question de l’irrigation du cerveau et leurs constatations anatomiques se sont étendues à la carotide et à la sous-clavière. Nombre d’auteurs ont alors examiné le cerveau, le développement des hémisphères et jusqu'à la fine anatomie de structure du tissu nerveux Le développement des zones motrices, de la zone du langage articulé, des zones secondaires a été invoqué.
- Les lois de Mendel n’ont pas paru d’application au point de vue de l’hérédité de la droiterie ou de la gaucherie. Les raisons de la gaucherie n’ont point été trouvées par ces recherches.
- Le diagnostic est possible par l’ensemble des procédés que nous avons passé en revue et nous laisserons à l’éducateur, au technicien professionnel, le soin de discuter les avantages de l’ambidextrie.
- NOTES ET DOCUMENTS
- La Femme Ingénieur
- par
- Françoise VITTE Ingénieur I. P. C.
- Des qualités qui lui sont nécessaires
- Parmi les professions libérales actuellement accessibles aux femmes, ta profession d’ingénieur se classe bien à part, puisqu’elle paraît devoir nécessiter des qualités ou des compétences qui semblent appartenir plus strictement à l’élément masculin.
- Cette profession d’ingénieur, comment la définir d’abord ?
- Sa définition est difficile du fait de la grande étendue de son
- p.199 - vue 248/370
-
-
-
- — 200 —
- domaine d’application et des activités extrêmement diverses qu'elle peut présenter.
- L’ingénieur, pourra-t-on dire peut-être, est un travailleur intellectuel préposé à l’examen technique des problèmes industriels et à leur réalisation pratique.
- Mais la fonction est multiple et peut présenter des aspects extrêmement différents depuis l’ingénieur chef de fabrication ou d’atelier jusqu’au directeur général, et la multiplicité de la fonction vient, non seulement de la multiplicité des emplois, mais aussi de la multiplicité des industries et des travaux à effectuer dans chaque industrie.
- On ne peut pas énumérer les emplois, tous différents où l'activité des ingénieurs est en jeu, car il faudrait établir un relevé complet de toutes les industries mécaniques, chimiques, électriques et des fonctions qui s’y rapportent.
- En fait, l’industrie est une activité d’ordre absolument complexe : elle est d’ordre social, d’ordre économique, d’ordre scientifique et ses différents serviteurs doivent montrer les aptitudes les plus variées pour en assurer le développement ou le perfectionnement.
- Le métier d’un chef d'entreprise ne demande pas les mêmes capacités que celui d’un chimiste au Laboratoire de Recherches et l’ingénieur qui dirige la construction d’un pont, déploie une autre activité que celui des services commerciaux.
- Tous les travaux sont différents et tous ils concourront à la bonne marche d’une entreprise industrielle.
- Introduites d’abord par nécessité, dans un emploi où elles devaient, en l’absence des hommes, les remplacer, les femmes se • sont, dans ce domaine nouveau, senties bientôt à l’aise et comme elles y ont apporté des qualités nouvelles qui leur sont propres, elles y ont vu leur présence approuvée, puis recherchée, dans certains domaines plus particuliers où elles sont apparues spécialement qualifiées.
- Si tous les emplois leur sont ouverts, leur restent possibles, H n’en demeure pas moins que, par goût, elles se sont senties davantage attirées vers des emplois d’ordre scientifique, de recherche, d’essai, de contrôle, de documentation, plutôt que vers des emplois d’usine ou de chantier où elles auraient charge de collectivité importante et de travaux relevant strictement d’une monotone fabrication industrielle. Non d'ailleurs que, dans ce domaine, certaines n’aient déjà trouvé à se tailler une place enviée, mais c’est dans le domaine plus particulier de la recherche scientific[ue ou technique qu’elles se sont tournées en général avec le plus de
- p.200 - vue 249/370
-
-
-
- — 201 —
- goût puisque là, sans doute, leurs qualités pouvaient s’imposer le mieux et leur activité propre prendre ici toute sa valeur.
- Les postes occupés par les femmes dans les diverses industries peuvent se réduire à trois ou quatre types habituels dont nous allons tracer les grandes lignes et décrire le mode de travail.
- Les femmes peuvent être :
- Cdicf de laboratoire.
- Ingénieur de bureaux d’études ou de recherches.
- Secrétaire technique.
- Directeur d’usine.
- Chef de laboratoire
- Le travail de laboratoire peut consister soit en un travail de recherches originales appliqué à un certain domaine industriel et c’est le travail du laboratoire de recherches, soit en un contrôle de la fabrication des produits d’une usine et c’est le travail propre du laboratoire d’usine.
- Les deux emplois, s’ils exigent un certain nombre de qualités communes indispensables à la recherche intellectuelle et à la pratique expérimentale, demandent cependant, l’un ou l’autre, des activités différentes, donc des qualités différentes.
- Travail de recherche scientifique : Travail solitaire ou presque solitaire ; peu de subordonnés ; peu de chefs. Une extrême liberté de travail, liberté de disposer à son gré de ses moyens de recherches, liberté de disposer de son emploi du temps, liberté de diriger sa recherche par tel ou tel moyen d’application dans tel ou tel domaine qui vous paraît plus fructueux.
- Le but seul compte. Trouver, résoudre le problème posé. Il faudra donc, bien sûr, avoir l’esprit curieux, extrêmement curieux, porté vers tous les domaines scientifiques et non seulement vers des champs d’investigation déjà bien connus, où la méthode de travail s’offre d’elle-même, mais vers des champs nouveaux plus récemment ouverts à l’activité scientifique, mal connus, où cependant il faut mettre au point la méthode nouvelle de préparation chercher les conditions de formation, les contrôles d’application du nouveau produit qui permettra le progrès industriel envisagé.
- Hardiesse d’esprit : il en faudra beaucoup, et cependant contrôlée incessamment, freinée par un esprit méthodique et critiqué, par une vérification perpétuelle de l’exactitude de l’hypothèse 1 aile et des limites d’application des différents facteurs envisagés.
- Habileté manuelle extrême. L’ingénieur préposé à la recherche agit seul ou presque. A lui d’effectuer le travail si minutieux, si délicat du montage de l’appareil qu’il a imaginé, à lui d’entre-Prendre la fabrication du produit qu’il recherche. Toutes les
- p.201 - vue 250/370
-
-
-
- — 202 —
- erreurs compteront puisqu’elles masqueront le résultat vrai, et en en donnant une mauvaise interprétation, feront passer, tout à côte de la découverte, sans la permettre.
- Résistance physique, aussi. Trop souvent, l’ingénieur au laboratoire travaillera debout, particulièrement dans l’industrie chimique où la fatigue sera accusée encore du fait de vapeurs nocives, d’odeurs pénibles, de températures excessives au voisinage des fours.
- Laboratoire de contrôle industriel : Le laboratoire est généralement important, il a souvent à contrôler des fabrications quotidiennes considérables d’où un personnel nombreux que le chef de laboratoire devra diriger techniquement et socialement.
- Un esprit méthodique et clair lui est indispensable.
- Le bon rendement du laboratoire ne s’obtiendra que par des méthodes de contrôle rapides et bien adaptées au travail envisagé. Au chef de laboratoire donc, de les modifier et de les améliorer de manière à permettre à ses aides un travail efficace et facile. A lui de les modifier aussi, au gré des besoins, puisque l’industrie toujours vivante évolue incessamment -et qu’il lui faudra à tous moments adapter un procédé nouveau de contrôle à un moyen nouveau de production, d’où la nécessité d’un esprit actif et curieux.
- L’habileté manuelle lui est nécessaire. Comment juger du mauvais travail des assistants et le corriger, si lui-même ne. sait effectuer le travail avec le maximum d’habileté. L’estime de ses aides sera toujours accrue s'il peut leur montrer avec adresse la façon de bien réaliser le travail donné.
- Et on ne peut qu’indiquer,- ici, le rôle social que l’ingénieur du laboratoire de contrôle aura à jouer comme chef d’une petite collectivité en insistant sur le fait qu’ayant à effectuer en usine, c’est-à-dire en atmosphère souvent confinée ou nocive des travaux chimiques, électriques, etc... qui peuvent être dangereux ou fatigants, il aura à charge de veiller à améliorer au maximum les conditions de confort et d’hygiène du laboratoire.
- Bureau d’étude ou de recherche
- • Il ne s’agira plus, ici, de recherche scientifique, mais de recherche technique.
- L’ingénieur y doit, en grand, mettre en application dans l’usine, les améliorations, les méthodes nouvelles proposées par le laboratoire de recherche. L’échelle change. Ce sont des tonnes de matières qu’il faut prévoir en fabrication, des ateliers considérables qu’il faut équiper, des centaines de machines qu’il faut faire
- p.202 - vue 251/370
-
-
-
- — 203 —
- établir au prix le plus juste, d'ans les conditions de rendement les meilleures.
- A lui, de les étudier sur un autre plan (pie le plan de pure recherche scientifique du laboratoire, cette fois sur un plan industriel.
- A lui de calculer, de dessiner, d’imaginer les machines, les preédés techniques les plus productifs, les plus aptes à la facilité du travail, les moins coûteux qui permettront à l’ouvrier le travail le meilleur aux conditions les moins onéreuses — un esprit actif y est indispensable et aussi le goût des réalisations pratiques. 11 faudra voir clair et vite (car on est toujours pressé en usine), bien comprendre l’étude demandée, distinguer au plus tôt entre les faits importants et les détails, — avoir cependant le goût du détail qui facilitera ou améliorera le procédé — savoir prévoir toutes les difficultés de réalisation et y pallier autant q.ue possible. C’est donc un travail très vivant, intelligent, très actif qui est demandé à l’ingénieur du bureau d’étude, et perpétuellement neuf puisque, nous l’avons déjà dit, l’industrie évolue incessamment.
- boutes les recherches envisagées par le bureau d’études ou d’essais techniques influent sur la marche de l’usine et comportent des responsabilités énormes engageant souvent de gros capitaux vis-à-vis de l’entreprise. La prudence et la réflexion sont donc particulièrement nécessaires à l’ingénieur qui fait ces essais.
- Si l’habileté manuelle y est nécessaire à un moindre degré que précédemment, elle n’y est jamais négligeable.
- On doit mentionner encore qu’ayant à entrer fréquemment en contact avec l’ouvrier, l’ingénieur se doit de montrer des qualités de compréhension pour son travail et son hygiène.
- Secrétariat technique. — Documentation
- C’est un travail strictement de bureau où toutes les qualités d’intelligence, de souplesse de caractère, de goût du travail consciencieux et méthodique, qui, souvent, caractérisent la femme, trouvent leur application.
- Il est fait d£ relations de subordination et de collaboration avec le chef ; il demande une souplesse d’esprit, une adaptation vive aux idées proposées, une faculté de jugement et de bon sens pour l’étude des questions les pins diverses et les plus complexes.
- De tout cela, pouvons-nous tirer un schéma du métier d’ingénieur ? *
- Il est fait d’activité intellectuelle, et cependant, cette activité est essentiellement tournée vers des buts pratiques. Il n’est pas manuel, mais il exige cependant le goût du travail manuel. Il
- p.203 - vue 252/370
-
-
-
- — 204 —
- demande un fond solide de connaissances scientifiques aussi étendu que possible et ces connaissances devront à tout moment cire complétées, précisées, développées dans tous les 'domaines nouveaux d’investigation scientifique ouverts au chercheur. Mais celle formalioît intellectuelle d’esprit si nécessaire à l’ingénieur ne lui suffit pas. Toutes les qualités nécessaires aux réalisations pratiques liii sont demandées aussi : compréhension rapide, prudence, réflexion, goût des idées claires, de la méthode, goût des responsabilités, goût de l’action, doivent s’allier à une intelligence générale développée dans tous les domaines, à une extrême curiosité d’esprit et au goût des idées neuves.
- Et il faut tenir pour fondamentale, dans la plupart des cas, la ténacité au travail (fous les essais ne réussissent pas du premier coup), la patience, l’habileté manuelle.
- Il faudra bien insister sur le caractère double d’activité demandée à l’ingénieur :
- Activité intellectuelle bien vivante,
- Goût de la réalisation pratique qui, presque toujours, entraîne le goût de l’activité physique et du travail manuel.
- Toutes ces qualités, la femme les a en propre et, depuis vingt ans, elle a montré, avec succès, croyons-nous, l’emploi qu’elle peut en faire dans l’industrie.
- Si le domaine plus strict du chef d’atelier ou de fabrication lui est rarement confié c’est, pensons-nous, plus pour des raisons sociales ou physiques, parce qu’il s’agit là soit d’un travail physique pénible, soif de la difficulté de lui confier à diriger des collectivités ouvrières nombreuses. Mais si le besoin s’en faisait sentir, elles pourraient probablement, à l’occasion, le mener à bien.
- Mais dans tout le domaine du laboratoire, du bureau d’étude, du secrétariat, les qualités féminines déjà signalées de vivacité d’esprit, de goût de la réalisation pratique, de goût du travail consciencieux et méthodique, trouveront un champ d’application certain et utile.
- *
- * *
- L’opinion d’un technicien sur l’esprit inventif
- A la Semaine de synthèse qui avait été consacrée à l’invention, dans la discussion d’un intéressant exposé de M. Bréguet, M. Mai.fitano avait demandé : « Pourrait-on, dans une sorte de bureau d’études, reconnaître les intelligences inventives ». Voici ce que répondit l’éminent industriel :
- « Je crois que l’esprit inventif est un don qui préexiste chez, les êtres et qu’il n’est pas très difficile de le déceler chez les jeunes ingénieurs.
- p.204 - vue 253/370
-
-
-
- — 205 —
- « C’esl ainsi que lorsqu’il s’en présente à moi, je suis toujours conduit à les questionner sur leurs goûts naturels, et à la façon dont brillent les yeux de mes interlocuteurs, à leur manière intelligente de me répondre, j’ai des indications assez sérieuses sur la valeur de leur esprit inventif.
- « Cependant, les ingénieurs vraiment doués sont peu nombreux et, comme le signalait tout à l’heure M. Deïcha, les plus capables ne sont pas toujours ceux qui sortent des grandes écoles ; peut-être trop de culture entrave-t-elle l’esprit inventif qui a besoin pour se développer de laisser un certain champ à l’intuition, à l’enthousiasme, à la confiance, voire même un peu de naïveté que trop de discipline intellectuelle tend à minimiser. »
- *
- * *
- Intelligence sociale et intuition
- » Pour comprendre les hommes et agir sur eux, il ne peut suffire de faire jouer les mécanismes intellectuels q’ui assurent une résolution correcte de problèmes dont tous les éléments sont réunis et connus, comme c’est normalement le cas dans la science. Aussi de grands savants doués d’une haute intelligence scientifique, sdnt-ils souvent désarmés vis-à-vis des problèmes humains et sociaux. La psychologie scientifique ne peut donner des recettes permettant de se passer de l’intelligence intuitive comme l’arithmétique par la recette d’une règle de trois correctement utilisée ou l’algèbre par celle de résolution des équations permet de se passer d’intelligence numérique. Toutefois là technique apporte une aide qui n’est pas négligeable.
- Ostwald, dans son livre sur Les grands hommes a fait à cet égard des réflexions qui méritent d’être rappelées, et dont nous citerons trois passages :
- « En ce qui concerne la psychologie appliquée, on sait qu’il y ft un abîme énorme entre la psychologie expérimentale scientifique et l’art pratique de comprendre les hommes et de les manier correctement. Les résultats de la première, qui semblent faciles a atteindre, ont accumulé une masse énorme de faits d’observation sur les vitesses de réaction, etc., mais tout cela n’a, pour ainsi dire, aucune utilité s’il s’agit, d’une façon générale, de connaître et de juger les hommes. De là vient que certains hommes, praticiens particulièrement doués, hommes d’Etat, directeurs de grandes industries, administrateurs, ,etc., recourent plus ou moins consciemment à des procédés purement empiriques ; leur technique apparaît aux autres hommes comme un miracle, elle éveille l’étonnement le plus vif, mais non le désir d’arriver aux mêmes résultats, et cela, non parce que l’on tient ces choses pour impossibles à apprendre, mais il semble qu’il y ait là un don immédiat
- p.205 - vue 254/370
-
-
-
- de la nature, et qu’on ne songe pas du tout à la possibilité de le transmettre par l’enseignement. »
- « La psychologie de détail, telle qu’elle est traitée d’ordinaire aujourd’hui dans les universités (et je ne veux pas ici en contester le bien fondé), laisse dans une certaine mesure à l’arrière plan la psychologie de l’homme réel vivant en société, résultant de l’ensemble de ses diverses dispositions et facultés. Cette psychologie d’ensemble existe, c’est hors de doute, puisque nous orientons entièrement, ou du moins nous cherchons à orienter notre conduite à l’égard des autres hommes, d’après les réactions que nous nous attendons à voir paraître en eux. à la suite de nos actes. Ici l’expérience nous apprend à distinguer plusieurs manières d’être et d’agir cohérentes. Mais, en ce sens, la connaissance des hommes est aujourd’hui encore plus un art qu’une science, c’est-à-dire qu’elle repose plus sur l’application d’habitudes inconsciemment acquises, que de lois consciemment employées. ».
- « Toutes les carrières qui supposent qu’on influence, d’une façon immédiate et personnelle, d’autres hommes ont une technique déterminée pour rendre cette influence efficace. Observons, par exemple, dans un magasin, une vendeuse adroite ; souvent elle réussit à persuader à l’acheteur de prendre un objet auquel il ne tenait pas, et à substituer à l’article qu’il demandait, mais qu’elle n’avait pas. un autre article qui ne remplit peut-être pas du tout le même but. On ne vient pas au monde avec cet art, il faut l’apprendre... La manière d’agir sur les hommes est un art pour lequel je n’ai jamais eu, ni inclination, ni aptitude. »
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- Examen de connaissances et sélection des aptitudes à propos du caractère hybride du baccalauréat
- Dans une séance tenue il y a quelques années par la Société de Philosophie, à propos de l’enseignement de la philosophie et de la réforme scolaire, question posée par M. Bloch, la discussion a porté sur le baccalauréat. Du compte rendu de cette discuss'on (Bulletin de la Société, 33e année, p. 147), nous extrayons ces quelques réflexions présentées par M. Piéron.
- Pouvons-nous renoncer purement et simplement aux examens portant sur des connaissances ou bien faut-il leur donner une place limitée et définie ?
- p.206 - vue 255/370
-
-
-
- 207 —
- Je crois qu’il est bon de leur donner une place limitée et définie. Mais, si l’on envisage ces examens de connaissances, je crois qu’il serait extrêmement important de se rapprocher le plus possible des conditions de la vie.
- On a bien, déjà, introduit à un moment donné, dans certains concours, la possibilité de se servir d'instruments de travail. Je crois que des hommes qui auront à vivre dans une société où ils peuvent disposer de documents variés, de livres divers, de dictionnaires, d’atlas, etc., il ne faut pas les élever comme s’ils avaient à vivre désormais dans une île déserte. Seulement, pour pouvoir se servir utilement de ces instruments, encore faut-il une éducation spéciale et un certain minimum de connaissances. Nous savons tous les jours trouver des données dont nous avons besoin, mais dans les domaines où nous avons une certaine pratique, et où nous possédons déjà des connaissances ; sinon on serait perdu et, à cet égard, il y a une importante question de temps. Si, dans certains examens, en évitant de charger inutilement la mémoire, on permettait, dans un temps donné et limité, d’utiliser certains instruments de travail, nous verrions ceux qui, dans la vie, ont suffisamment de connaissances pour se débrouiller. Il est inutile, par exemple, de surcharger l’esprit de dates : nous savons qu’elles seront oubliées très rapidement. Il y a, pour bien des connaissances, une mémoire d’examen qui se débarrasse extrêmement vite ensuite de ces connaissances-là. Nous savons qu’on peut retenir pendant un temps court des choses qu’on n’a pas besoin de retenir longtemps. Et, fait assez amusant, lorsqu’on fait apprendre au sujet des choses qu’il sait devoir être retenues d’une façon durable, celui-ci, effectivement, les retiendra plus longtemps. Il y a une autre manière d’apprendre et de retenir dans les deux cas.
- Le savoir d’examen, la connaissance d’examen ce n’est pas intéressant. Mais, vraiment, ce qui est intéressant, c’est la capacité de se débrouiller avec les instruments que l’on peut trouver dans notre société et dont on est appelé à se servir. Ce genre d’éducation exige tout de même une acquisition de connaissances, cela ne fait pas de doute. Dans l’enseignement secondaire, je crois donc qu’il y a une acquisition nécessaire d’un certain minimum de connaissances, acquisition, encore une fois, qui ne soit pas seulement mnémotechnique, mais qui comporte un exercice intelligent, fondé sur des éléments fournis par la mémoire.
- Seulement nous avons dans les examens un autre point de vue : qui est celui de la culture générale : le point de vue des aptitudes et de la capacité de bénéficier d’un enseignement supérieur.
- Le baccalauréat est un examen bâtard. Il est à la fois un examen
- p.207 - vue 256/370
-
-
-
- — 208 —
- de contrôle de connaissances acquises au cours de renseignement secondaire, et en môme temps un examen d’aptitude à profiter d’un enseignement supérieur, puisqu’il ouvre les Universités. Il n’v a pas de concours à l’entrée des Universités, comme cela existe maintenant dans un certain nombre de pays ; c’est le baccalauréat qui constitue l’épreuve d’entrée, non pas un concours tout à fait, mais bien près de l’être, tout de môme, parce qu’on tient compte des pourcentages de réussite, et qu’il y a des variations de sévérité qui se basent un peu sur ces pourcentages. En tout cas, comme ce n’est pas franchement un concours, le baccalauréat laisse peut-être entrer dans les Universités trop d’étudiants qui, ensuite, ne savent que devenir. Son excuse c’est qu’il est aussi un examen de contrôle de l’enseignement secondaire fondé sur des programmes. Je crois que, à l’heure actuelle, ce qui est vraiment néfaste, c’est cette dualité du caractère du baccalauréat qu’il faudrait dissocier peut-être, par la transformation de la deuxième partie qui pourrait devenir une espèce de contrôle des aptitudes et des capacités nécessaires à l’enseignement supérieur. En effet, la capacité de profiter d’un enseignement philosophique peut paraître une preuve intéressante de culture et d’aptitudes intellectuelles. D’autre part on ne peut pas renoncer entièrement à un certain contrôle de l’enseignement secondaire, renoncer à savoir si l’enseignement secondaire a bien rempli sa tâche, qui n’est pas uniquement de préparer aux fonctions de l’enseignement supérieur. Je crois qu’il serait capital cl’envisager cette dissociation et que nous devrions' d’une part, assurer par des épreuves de sélection, la vérification des aptitudes et du niveau de culture intellectuelle nécessaires pour profiter de l’enseignement supérieur et d’autre part, probablement alors, en laissant ce soin à l’enseignement secondaire lui-même, assurer le contrôle de ce que les élèves qui ont passé par toutes ses classes ont réellement acquis comme ensemble de connaissances ; non pas tant, encore une fois, sous forme de bagages mnémotechniques, que comme capacités acquises de se servir dans la vie, des éléments dont on peut disposer pour se débrouiller ou pour comprendre.
- H. PlÉRON.
- A TRAVERS LES REVUES
- Les importants problèmes d’analyse factorielle sont l’objet de toute une série d’études dans la revue Psychométrika, de Gertrude M. Cox (théorie des facteurs multiples en termes d’élé-
- p.208 - vue 257/370
-
-
-
- ments communs, vol. IV, I, 1939, p. 59), de II. Woodrow (facteurs communs dans 52 tests mentaux, IV, 2. p. 99), de Dwyer (contribution à une solution factorielle multipliorthogonale, p. 163) de W. Ledermann (méthode abrégée d’estimation des facteurs mentaux par la régression, p. 109), de E.-B. Wilson et Jane Worcester (examen d’un point de vue mathématique, d’hypothèses et de méthodes d’analyse factorielle, p.- 133).
- Dans les Annales Médico-Psychologiques (97me année, 1939, n° 5, p. 765) la gaucherie et le bégaiement sont l’objet d’une élude de M. Waiil et S. Cotte.
- L’exploration vestibulaire chez, les vertigineux est étudiée par le Dr Arnaud dans le Bulletin Médical du 6 mai 1939.
- La séance du 22 mai 1939 du Groupement français d'études de Neuro-Psychopathologie infantile a été consacrée aux troubles psychiques et. aux troubles du caractère consécutifs chez les enfants d’âge scolaire à l’encéphalite épidémique, avec rapports de G. IIeuyer et de Vermeylen, et discussion très nourrie (Bulletin, tome 2, n° 3).
- Dans la Revue Médicale de la Suisse romande du 25 avril 1939, un article de Gander est consacré à la silicose pulmonaire.
- Dans le numéro de juin 1939, 'es Cahiers de Pédagogie donnent un résumé de conférences prononcées à Liège aux séances académiques de mai par Miciiotte (Tendances actuelles de la psychologie du comportement)) et par Piaget (La psychologie du jeu). Une étude de Nihard y est également consacrée au Jeu de l’enfant. Signalons encore : L’observation des écoliers, fondement de l’éducation^ par Hutm ; Le mécanisme psychologique de l'habitude, par Clausse ; Education et psychanalyse, par Piret ; Trois pédagogues de la première enfance : Froebel, Mmc Montessori, le Dr Decroly, par Gevaert ; Le rôle et l’organisation d’une clinique médico-psychologique, par V. d’Espallier.
- Dans le numéro d’avril-mai de VEnseignement technique, d’importants articles originaux, de J. Fontègne (Bapport sur l’enseignement technique en Allemagne) ; J. Dupin (Les ateliers écoles et l’apprentissage industriel) ; J. Itou ma.ion (Les ateliers écoles dans les milieux ruraux), sont suivis de nombreux renseignements
- p.209 - vue 258/370
-
-
-
- — 216
- groupés sous les rubriques « industrie, commerce », etc., de références bibliographiques, d’informations diverses.
- Le Bulletin (les Offices (UO. P. donne dans son numéro de juillet une liste de maisons où l’apprentissage est organisé pour les métiers de la mécanique, de la charcuterie, des ferronniers, de l’imprimerie. Signalons d’autre part une initiative heureuse cpii consiste à grouper par localités les renseignements concernant les possibilités de formation professionnelle pour les communes de : Asnières, Aubervilliers, Bois-Colombes, Boulogne-Billancourt, Colombes, La Garenne-Colombes, Gennevilliers, Levallois, Montreuil, Montrouge, Neuilly, Puteaux, Villcneuve-la-Garcnnc.
- Le Bulletin du Ministère du Travail a reproduit dans son numéro janvier-mars 1939, les résultats du rapport de M. Pierre Pouillot sur Le recensement qualitatif du chômage dans la région parisienne.
- Une table récapitulative de tous les articles parus dans le Bulletin de YOffice Intercommunal d’O. P. de l’agglomération Bruxelloise, depuis sa création en 1921, parmi lesquels foisonnent les documents relatifs à l’O. P., fait l’objet du numéro de décembre 1938 de ce journal.
- Des considérations d’ordre général sur l’O. P. constituent la majeure partie d’un article de IL Aubrun, consacré à L’apprentissage d’un métier, dans le numéro de juin 1939 du Musée Social-
- Les risques auxquels est exposée la santé du meunier font l’objet d’un travail de Angulo et Gallego que publient les Archives des maladies professionnelles dans leur numéro mai-juin et-qui s’intitule : « Les poussières dans la meunerie et dans ses produits ». De môme les troubles dus à la manipulation du mercure sont traités par L. Pollet dans L’hydrargyrisme professionnel. Dans ce numéro encore : « Nouvelles recherches sur la toxicité du benzol », par Angenot et Charlier.
- Au sommaire du numéro de juin 1939 du British Journal o\ Educ. Psychol., Les intérêts scientifiques des écoliers de la classe supérieure, par Rallison ; Etude des facteurs utiles dans le choix des candidats à la profession d’instituteur, de J. Lawton ; Elude de la carrière (scolaire) des élèves admis dans les établissements
- p.210 - vue 259/370
-
-
-
- — 211
- d’enseignement secondaire après une deuxième tentative pour l’examen d’entrée, par M. Goombes ; Relations entre les aptitudes générales et spécifiques et le succès scolaire au début et à la lin de la scolarité (première partie), par M. Ormiston ; Des résultats dans les parties constituantes d’un examen du « liigli scliool cerli-ficate » portant sur les langues anciennes, par Petcu ; Critique du livre de G.-II. Thomson sur Y «Analyse factorielle des aptitudes humaines », par G. Burt, etc...
- INFORMATIONS
- Te Jubilé de la psychologie scientifique française. — Du 22 au juin a eu lieu la célébration du centenaire de Théodule Billot et du Jubilé de la psychologie scientifique française.
- Des messages et adresses avaient été envoyés par 54 universités,
- 47 académies ou sociétés, avec participation de 31 nations. Les délégués d’universités et d’académies, venus d’Angleterre, de.Belgique, de Suisse, de Hollande, de Suède, de Pologne, du Dane-niarck, de Bulgarie — outre les délégués français et de nombreux invités — assistèrent à la cérémonie de la Sorbonne, présidée par le Ministre de l’Education.' Nationale, où l’on entendit des discours de l’Administrateur du Collège de France, M. Edmond F.\-Ral; des professeurs Pierre Janet et Georges Dumas; du représentant des délégués étrangers, le professeur Michottk, de Lou-vain ; du ministre Jean Zay, et un rapport du secrétaire général du comité d’organisation, le professeur Piérox.
- Le programme était le suivant :
- Jeudi 22 fuin 1939.
- De 14 h. 30 cà 16 h. 30 : Visite du laboratoire de psychologie de la Sorbonne, fondé en 1889, et du laboratoire de physiologie des sensations du Collège de France.
- A 17 heures : Séance commémorative à l’amphithéâtre Richelieu, à la Sorbonne, sous la présidence de M. Jean Zay, ministre de l’Education Nationale.
- Vendredi 23 fuin.
- A 9 h. 30 : Visite des Services psychotechniques des Chemins de fer de Virof'lay.
- A midi 15 : Déjeuner à l’Ecole hôtelière de Paris, 20, rue Guyot. < A 15 h. 30 ; Visite du laboratoire psychotechnique de la Société des transports en commun de la Région parisienne, 118, rue du Mont-Cenis.
- p.211 - vue 260/370
-
-
-
- A 17 h. 30 : Visite clés Services de l’Institut national d’orientation professionnelle, 41, rue Gay-Lussac.
- Samedi 24 luin.
- A 10 heures : Visite des stands de physiologie des sensations et de biotypologie du Palais de la Découverte.
- A 16 heures : Séance exceptionnelle de la Société française de psychologie. Communications sur les problèmes de l’instinct, par les professeurs J. Drever, d’Edimbourg, Grasse, de Paris, et D. Ivatz, de Stockholm.
- De nombreux visiteurs s’intéressèrent très vivement à la visite de l’Institut, et le déjeuner de 75 couverts à l’Ecole hôtelière que dirige M. Devau, fut très réussi. Ajoutons que le ministre de l’Education Nationale avait bien voulu mettre à la disposition des délégués sa loge dans les quatre grands théâtres subventionnés.
- *
- * ?
- L’inauguration du Centre scientifique de la main-d’œuvre.
- Le ministre du Travail, M. Pomaret, ,a inauguré le jeudi 29 juin l’élégant pavillon installé 13, rue Paul-Chautard, pour le Centre scientifique de la main-d’œuvre, sous la direction technique de l’architecte Le Corbusier, ce centre étant dirigé par M. Grumbach. M. Philippe Serre, ancien sous-secrétaire d’Etat du Travail, à qui Ton doit cette réalisation, en a fait la présentation, et M. P ou illot a montré le rôle de cet organisme. dans l’entreprise générale de reclassement des chômeurs.
- Les invités ont pu procéder à la visite des services médico-physiologiques organisés par le Dr Coumétou, sous la direction générale du professeur Laugier, et des services psychotechniques organisés par Bernard Lahy, sous la direction générale de son père, et admirablement outillés avec dix petites pièces insonorisées pour des examens individuels définis et une salle de tests collectifs.
- *
- * *
- A Courbevoie, boulevard de la Paix (Fondation Winburn) a été officiellement ouvert comme service municipal le bureau d’orientation professionnelle confié à Mme Alphandéry-Gratiot et Mlle Stora.
- =1=
- & &
- Sous la présidence du professeur Rochaix, le jury d’examen, formé du professeur Latarjet, des docteurs Wertheimer, chirurgien des hôpitaux, et Sédaillan ; de l’inspecteur d’académie Don-tanvilee, vient de conférer à huit docteurs en médecine, sur quarante-cinq qui se sont présentés, le certificat d’aptitude aux fonc-
- p.212 - vue 261/370
-
-
-
- — 213 —
- lions de médecin des écoles et au contrôle de l’éducation physique.
- Ce diplôme et cet enseignement nouveaux ont été créés à Paris, Lyon, Nancy, sur l’initiative du docteur D'ezarnaulds, alors qu’il était sous-secrétaire d’Etat à l’Education physique.
- A Paris, c’est en connexion avec cet enseignement qu’a été organisé en juin le cours complémentaire d’O. P. à l’intention des médecins, par la collaboration de l’Institut avec le service d’hygiène du professeur Taxon, à la Faculté de médecine.
- *
- * *
- Le XIImo Congrès international de psychologie se tiendra à Edimbourg sous la présidence du professeur James Drevkr, du 22 au 27 juillet 1940.
- *
- * *
- Voici la liste des écoles techniques publiques ou reconnues par l’Etat délivrant Le litre d’ingénieur, et des écoles techniques privées ayant effectué le dépôt des diplômes d’ingénieur conformément à l’article 11 de la loi du 10 juillet 1934.
- I. — Ecoles techniques publiques délivrant un diplôme créé par VEtat
- Ecole polytechnique, 21, rue Descartes, Paris (1). — Ingénieur diplômé de l’Ecole polytechnique (D. 10 octobre 1937) (2).
- Ecole professionnelle supérieure des postes, télégraphes et téléphones, 36, rue Barrault, Paris. — Ingénieur civil des télécommunications.
- Ecole nationale des ponts et chaussées, 28, rue des Saint-Pères, Paris. — Ingénieur civil de l’Ecole nationale des ponts et chaussées.
- Ecole nationale supérieure des mines, 60, boulevard Saint-Michel, Paris. —- Ingénieur civil des mines de l’Ecole de Paris.
- Ecole nationale supérieure des mines de Saint-Etienne, cours Fau-riel. — Ingénieur civil des mines de l’Ecole de Saint-Etienne. Ecole centrale des arts et manufactures, 1, rue Montgolfier, Paris.
- — Ingénieur des arts et manufactures.
- Ecole nationale supérieure de l’aéronautique, 32, boulevard Victor, Paris. — Ingénieur civil de l’aéronautique et ingénieur du corps de l’aéronautique.
- Ecole d’application du génie maritime, 5, avenue Octave-Gréard, Paris. — Ingénieur civil des constructions navales.
- (1) Etablissements d’enseignement technique qui délivrent le diplôme d’ingénieur.
- (2) Diplômes d’ingénieurs délivrés.
- p.213 - vue 262/370
-
-
-
- Ecole technique supérieure de l’artillerie navale à Toulon. — Ingénieur diplômé de l'Ecole technique supérieure de la marine (artillerie navale).
- Ecole technique supérieure des constructions navales à Brest. Ingénieur diplômé de l’Ecole technique supérieure de la marine (constructions navales).
- Conservatoire national des arts et métiers, 292, rue Saint-Martin, Paris. — Ingénieur du Conservatoire national des arts et métiers avec mention, en sous-titre, d’une des spécialités indiquées ci-dessous. : mécanique, machine, physique, électricité industrielle, métallurgie, chimie industrielle, chimie tinctoriale, verrerie, céramique, filature et lissage, constructions civiles, arls industriels du bâtiment, arls industriels du mobilier, aéronautique, sécurité du travail.
- Ecole supérieure du génie rural, 19, avenue du Maine, Paris. -Ingénieur civil du génie rural.
- Ecole nationale des eaux et forêts, 14, rue Girardet, à Nancy. — Ingénieur des eaux et forêts. Ingénieur libre des eaux et forêts pour les élèves libres français et étrangers.
- Institut national agronomique, 10, rue Claude-Bernard, Paris. — Ingénieur agronome.
- Ecoles nationales d’agriculture de : Grignon (Seine-et-Oise), Montpellier (Hérault), Rennes (Ille-et-Vilaine). — Ingénieur agricole.
- Ecole nationale des industries agricoles de Douai (Nord). — Ingénieur des industries agricoles.
- Ecole nationale d’horticulture de Versailles (Seine-et-Oise). — Ingénieur horticole.
- Institut national d’agronomie de la France d’outre-mer (jardin colonial, Nogent-sur-Marne). — Ingénieur d’agronomie coloniale ingénieur d’agriculture coloniale.
- Institut agricole d’Algérie. — Ingénieur de l’Institut agricole d’Algérie.
- Ecole coloniale d’agriculture de Tunis (1). — Ingénieur de l’Ecole coloniale d’agriculture de Tunis.
- Ecoles nationales d’arts et métiers de : Châlons-sur-Marne (Marne), Angers (Maine-et-Loire), Aix (Bouches-du-Rhône), Cluny (Saône-et-Loire), Lille, 8, boulevard Louis-XIV (Nord), Paris, 151, boulevard de T Hôpital: — Ingénieur des Ecoles nationales d’arts et métiers.
- Ecole nationale technique de Strasbourg, rue Scliock. — Ingénieur de l’Ecole nationale technique de Strasbourg.
- (1) Celle école n’a pas figuré sur la liste parue au Journal officiel «"
- 26 juillet 1936 (p. 7867) et du 25 juin 1937 (p. ' 7148), par suite d’omission.
- p.214 - vue 263/370
-
-
-
- — 215 —
- Ecole nationale supérieure de céramique, 6, Grande-Rue, à Sèvres Seine-cl-Oise). — Ingénieur'céramiste de l’Ecole nationale supérieure de céramique de Sèvres.
- II. — Ecoles publiques délivrant un diplôme d'ingénieur reconnu par VEtat
- Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, 10, rue Vauquelin, Paris. -— Ingénieur physicien et ingénieur chimiste de l’Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
- Ecole nationale des moteurs à combustion et à explosion, 32, boulevard Victor, Paris. — Ingénieur de l’Ecole nationale des moteurs à combustion et à explosion.
- Institut industriel du Nord de la France, 17, rue Jeanne-d’Arc, à Lille. — Ingénieur civil (sections mécanique, aéronautique, électricité, chimie).
- Ecole nationale supérieure du pétrole et des combustibles liquides, 2, rue Boussingault, à Strasbourg. — Ingénieur de l’Ecole nationale du pétrole et des combustibles liquides (mentions : géologe, exploitation ou chimie).
- Université de Strasbourg, faculté des sciences de Strabourg. — Ingénieur chimiste de l’Université de Strasbourg, ingénieur géophysicien (mentions : météorologiste, aérologiste, sismologue, technicien), de l’Université de Strasbourg, géologue ingénieur de l’Université de Strasbourg.
- Institut polytechnique de l’Ouest, rattaché à la Faculté des sciences de Rennes, 3, rue du Maréchal-Joffre, à Nantes. — Ingénieur, Institut polytechnique de l’Ouest, avec l’une des mentions : mécanique et moteurs thermiques, métallurgie et fonderie, travaux publics et chemins de fer, constructions navales, physicien.
- Ecole de chimie industrielle de Lyon sous le patronage de la Chambre de commerce de Lyon, de l’Université de Lyon et de la Fondation scientifique de Lyon et du Sud-Est, Institut de chimie de l’Université, 67, rue Pasteur, à Lyon. — Ingénieur chimiste de l’Université de Lyon.
- Ecole centrale lyonnaise, institut d’études supérieures de physique industrielles de la Faculté des sciences de l’Université de Lyon, 16, rue Chevreul, à Lyon. — Ingénieur de l’Ecole centrale lyonnaise.
- Ecole française de tannerie de Lyon, institut de chimie de l’Université, 67, rue Pasteur, à Lyon. — Ingénieur chimiste de l’Ecole française de tannerie.
- p.215 - vue 264/370
-
-
-
- 216 —
- Institut radiotechnique de l’Université de Lille, Faculté des sciences, 50, rue Gauthier-de-Chàtillon, à Lille. — Ingénieur de l’Institut radiotechnique.
- Institut commercial rattaché à la Faculté de droit à Lille. — Ingénieur commercial de l’Université de Lille.
- Institut électromécanique de F Université de Lille, Faculté des sciences, 14, boulevard Louis-XIV, à Lille. — Ingénieur de l’Institut électromécanique de l’Université de Lille.
- Institut de chimie appliquée de l’Université de Lille, Faculté des sciences, 103, rue Barlhélemy-Delespaul, à Lille. — Ingénieur-chimiste de l’Université de Lille.
- Faculté des sciences de l’Université de Poitiers. Université de Poitiers. — Ingénieur-chimiste de 1 Université de Poitiers.
- Ecole de chimie industrielle et agricole de l’Université de Bordeaux. Faculté des sciences, 20, cours Pasteur, Bordeaux. — 1° Ingénieur-chimiste de l’Université de Bordeaux (section industrielle ou agricole) diplôme délivré de 1908 à 1934 ; 2° Ingénieur chimiste de l’Ecole de chimie industrielle et agricole de l’Université de Bordeaux (diplôme délivré depuis 1934).
- Ecole de radiotélégraphie de l’Université de Bordeaux. Faculté des sciences, 20, cours Pasteur, Bordeaux. — Ingénieur radiotélégraphiste de l’Université de Bordeaux.
- Institut de chronométrie et de mécanique horlogère. Faculté des sciences de l’Université de Besançon. — Ingénieur mécanicien horloger de l’Institut de chronométrie et de mécanique horlogère de l’Université 'de Besançon.
- Institut commercial de la Faculté de droit de l’Université de Nancy. — Ingénieur commercial de 1 Université de Nancy.
- Institut d’électrolechnique et de mécanique appliquée de la Faculté des sciences de l’Université de Nancy, 2, rue de la Citadelle. -• Ingénieur mécanicien (Université de Nancy). Ingénieur électricien (Université de Nancy).
- Institut de géologie appliquée de l’Université de Nancy, 94, rue de Strasbourg, Nancy. — Ingénieur géologue de l’Université de Nancy.
- Ecole supérieure de la métallurgie et de l’industrie des mines de l’Université de Nancy, 15, place Carnot, Nancy. — Ingénieur des industries métallurgiques et minières de l’Université de Nancy.
- Ecole de brasserie et de malteric, 1, rue Grandville, à Nancy. — Ingénieur brasseur de l’Université de Nancy.
- Institut agricole de l’Université de Nancy, 30, rue Sainte-Catherine, Nancy. — Ingénieur de l’Institut agricole de 1 Université de Nancy.
- p.216 - vue 265/370
-
-
-
- — 217 —
- Ecole supérieure des industries chimiques de Nancy (Faculté des sciences), 1, rue Grandville, Nancy. — Ingénieur chimiste de l’Université de Nancy.
- Institut de chimie et de technologie industrielles (Faculté des sciences de Clermont-Ferrand), 71, boulevard Côte-Blatin, Clermont-Ferrand.. —- Ingénieur chimiste de F Université de Clermont-Ferrand.
- Institut technique de Normandie, Université de Caen, rue Pasteur, à Caen. —- Ingénieur diplômé de l’Université de Caen (section électrotechnique et mécanique). Ingénieur diplômé de l’Université de Caen (section du génie civil).
- Institut de chimie industrielle, Université de Caen, rue Pasteur, à Caen. —- Ingénieur chimiste de l’Université de Caen.
- Institut de chimie rattaché à la Faculté des sciences de Rennes. — Ingénieur chimiste de l’Université de Rennes.
- Institut dCnseignemcnt commercial de l’Université de Grenoble, Faculté de droit de Grenoble, rue Général-Marchand, Grenoble.
- — Ingénieur commercial de l’Université de Grenoble.
- Institut électrolechniquc de Grenoble (Institut polytechnique de l’Université de Grenoble, 46, avenue Félix-Viallet, Grenoble). — Ingénieur électricien de 1 Institut électrotechnique de l’Université de Grenoble.
- Ecole des ingénieurs hydrauliciens (Institut polytechnique de l’Université de Grenoble), 46, avenue Félix-Viallet, Grenoble. — Ingénieur hydraulicien de l’Université de Grenoble.
- Ecole française de papeterie de l’Université de Grenoble (Institut polytechnique de l’Université de Grenoble, 46, avenue Félix-Viallet, Grenoble). — Ingénieur papetier de F Université de Grenoble.
- Institut d’électrochimie et d’électrométallurgie (Faculté des sciences de Grenoble), boulevard Gambetta et rue Hoche, Grenoble.
- — Ingénieur électrochimiste et électrométallurgiste de l’Université de Grenoble.
- Institut de chimie de l’Université de Paris (Faculté des sciences), 11, rue Pierre-Curie, à Paris. — Ingénieur chimiste de la Faculté des sciences de l’Université de Paris.
- Chaire de chimie appliquée de Besançon (Université de Besançon).
- — Ingénieur chimiste de 1 Université de Besançon.
- Institut technique supérieur de la Chambre de Commerce de Marseille', rattaché ù la Faculté des sciences de l’Université d’Aix-Marseille, Faculté des sciences, place Victor-IIugo, à Marseille.
- Ingénieur chimiste de l’Université d’Aix-Marseille.
- Institut de chimie de la Faculté des sciences de Montpellier, Faculté des sciences à Montpellier. — Ingénieur chimiste de l’Université dé Montpellier.
- p.217 - vue 266/370
-
-
-
- 218 —
- Institut de chimie, 17, rue Sainte-Catherine, à Toulouse. - Ingénieur chimiste de l’Université de Toulouse. Ingénieur électro-ehimiste de l’Université de Toulouse.
- Institut agricole de l’Université de Toulouse, allées Jules-Guesde (Faculté des sciences), à Toulouse. — Ingénieur de l'Institut agricole de l’Université de Toulouse.
- Institut électrotechnique et de mécanique appliquée de I Université de Toulouse, 4, boulevard Riquet, à Toulouse. — Ingénieur électricien de l’Université de Toulouse.
- Institut électrotechnique et de mécanique appliquée de l’Université de Toulouse, 4, boulevard Riquet, à Toulouse. — Ingénieur mécanicien de l’Université de Toulouse.
- Institut de mécanique des fluides de l’Université de Toulouse, 4, boulevard Riquet,- à Toulouse. —- Ingénieur mécanicien (mention complémentaire : mécanique des fluides) de l’Université de Toulouse.
- III. — Ecoles privées techniques reconnues par l'Etat et autorisées ù délivrer des diplômes revêtus d’un visa officiel
- Ecole spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie, 12, rue du Sommerard, Paris. —- Ingénieur des travaux publics de l’Ecole spéciale des travaux publics de Paris. Ingénieur architecte de 1 Ecole spéciale des travaux publics de Paris. Ingénieur mécanicien électricien de l’Ecole spéciale des travaux publics de Paris. Ingénieur géomètre de l’Ecole spéciale des travaux publics de Paris. Ingénieur des industries du froid de l’Ecole spéciale des travaux publics de Paris.
- Ecole d’ingénieurs de Marseille, 110, boulevard de la Madeleine, à Marseille. — Ingénieur de l’Ecole d’ingénieurs de Marseille.
- Ecole supérieure de textile, 10, rue de G and, à Tourcoing. — Ingénieur de l’Ecole supérieure de textile de Tourcoing.
- Ecole d’électricité industrielle de Marseille, 2 à 10, rue des Electriciens, Saint-Barnabé, Marseille. — Ingénieur électricien de l’Ecole d’électricité industrielle de Marseille, etc...
- Ecole supérieure de soudure autogène, 32, boulevard de la Chapelle, à Paris. — Ingénieur soudeur de 1 Ecole supérieure de soudure autogène.
- Ecole française de meunerie, 2, rue Clolilde, â Paris. — Ingénieur diplômé de l’Ecole française de meunerie (ingénieur meunier).
- Institut chimique de Rouen, 43, avenue de Caen et rue Barrabé, à Rouen. — Ingénieur chimiste de l’Institut chimique de Rouen.
- Ecole supérieure de fonderie, 151, boulevard de l’IIôpital et 23, rue Çhauchat, à Paris. — Ingénieur de l’Ecole supérieure de fonderie.
- p.218 - vue 267/370
-
-
-
- 219
- Ecole d’électricité et de mécanique industrielle (dite Ecole Violet), 70, rue du Théâtre et 115, avenue Emile-Zola, à Paris. — Ingénieur électricien mécanicien de 1 Ecole d’électricité et de mécanique industrielles.
- Ecole spéciale 'de mécanique et d’électricité, 4, rue Blaise-Des-goffe, à Paris.-—r Ingénieur de l’Ecole spéciale de mécanique et d’électricité.
- Ecole Bréguet (électricité et mécanique théoriques et pratiques), 81 à 89, rue Falguière, à Paris. — Ingénieur des industries électro-mécaniques de l’Ecole Bréguet.
- Ecole supérieure du bois, 151, boulevard de l’Hôpital, à Paris. — Ingénieur de l’Ecole supérieure du bois.
- Ecole spéciale de travaux aéronautiques, 151, boulevard de l’Hôpital, à Paris. — Ingénieur de l’Ecole spéciale de travaux aéronautiques.
- IV. — Ecoles techniques privées considérées comme délivrant un titre d’ingénieur reconnu par l’Etat (art. 13, loi du 10 juillet 1934)
- Ecole supérieure d’électricité, 8 à 14, avenue Pierre-Larousse, à Malakoff. —- 1° Ingénieur électricien de l’Ecole supérieure d’élcc-îricité ; 2° Ingénieur radioélectricien de la section de l'Ecole supérieure d’électricité.
- institut d’optique théorique et appliquée, 3 et 5, boulevard Pasteur, à Paris. — Ingénieur opticien de l’Institut d’optique théorique et appliquée.
- V. — Ecoles privées reconnues par la Commission des titres d’ingénieur
- Institut catholique d’arts et métiers de Lille, 6, rue Auber, à Lille. — Ingénieur de 1 Institut catholique d’arts et métiers de Lille.
- Ecole des hautes études industrielles de la Faculté catholique de Lille, 13, rue de Toul, à Lille. — Ingénieur civil de l’Ecole des hautes études industrielles de la Faculté catholique de Lille. — Ingénieur électricien de l’Ecole des hautes études industrielles de la Faculté catholique de Lille. — Ingénieur chimiste de l’Ecole des hautes études industrielles de la Faculté catholique de Lille.
- Ecole polytechnique féminine, 292, rue Saint-Martin, Paris. — Ingénieur de l’Ecole polytechnique féminine.
- Institut technique roubaisien, 41, boulevard de Paris, à Roubaix. — Ingénieur textile de l’Institut technique roubaisien.
- Ecole supérieure de filature et de tissage de Mulhouse, 21 bis, rue Gay-Lussac, à Mulhouse. — Ingénieur textile décerné par l'Ecole de filature, tissage et bonneterie de Mulhouse.
- p.219 - vue 268/370
-
-
-
- — 220
- Ecole supérieure de chimie de Mulhouse, 21, boulevard Maréchal-Pétain, à Mulhouse. —Ingénieur chimiste diplômé de l’Ecole supérieure de chimie de Mulhouse.
- LA VIE DE L’INSTITUT
- La onzième année d’enseignement de notre Institut s’est terminée par les examens de juin.
- 11 y eut celte année 46 candidats dont un qui avait échoué une année précédente aux épreuves pratiques.
- Sur ces 46 candidats, six ont échoué aux épreuves écrites et deux aux épreuves pratiques.
- Ces candidats étaient représentés par cinq hommes et 41 femmes ; cette année, tous les candidats étaient français, sauf une femme de nationalité polonaise.
- Voici les noms des élèves diplômés dans l’ordre déterminé par le nombre de points obtenus :
- Mme Tcissier (mention bien) ; MIle Lacau Saint-Guily (mention bien) ; M. Gille (mention bien) ; Mlle Bruneton (mention bien) ; M1Ie Giraud (mention assez bien) ; MUe Cordelier (mention assez bien) ; Mme Brisset (mention assez bien) ; Mlle Bou (mention assez bien) ; Mme M. Picard (mention assez bien) ; Mlle Bancarel (mention assez bien) ; Mme Duval-Launoy (mention assez bien) ; Mlle Batany (mention assez bien) ; \lme Gachkel-Auzas (mention assez bien) ; Mlle d Heilly (mention assez bien) ; M. Morvan (mention assez bien) ; Mme d’Imbleval-Vinal (mention assez bien) ; Mlle Dalleux (mention assez bien) ; Mlle Stora (mention assez bien) ; MUe Danger (mention assez bien) ; Mlle Hue (mention assez bien) ; Mlle Al-bou (mention assez bien) ; Mlle Alquier (mention assez bien) ; Mme Gerin (mention assez bien) ; MUe Cahen (mention assez bien) ; Mlle Le Ber (mention assez bien) ; MUe Ruffle (mention assez bien) ; Mme Grosval, \Ille Horszowska, M. Schiber, Mme Busson, Mlle Ca-land, Mlle Blumstein, Mlle d’Auteville, MUe Davaud, Mlle Faron, Mlle Baux, Mlle Poupinet.
- L’écrit comprenait trois épreuves :
- 1° Epreuve de psycho-pédologie à choisir parmi les trois sujets suivants :
- 1° Sujet (M. Piéron). Les qualités élémentaires de la sensation auditive. Décrivez en outre avec quelques détails deux épreuves d’audition parmi celles que l’on utilise le plus fréquemment en O. P. .(M . Fessard).
- p.220 - vue 269/370
-
-
-
- — 221 —
- 2° Sujet (M. Piéron). La rnélliode d’observation et la méthode des tests dans l’étude des individus. Indiquez le principe et le champ d’application de chacune de ces méthodes ; discutez-en la valeur. (Mlle Weinberg).
- 3° Sujet (M. Wallon). Peut-on essayer de ramener toute la diversité des caractères individuels à des types ? Que savez-vous des types proposés ?
- 2° Epreuve d’économie politique, d’organisation, de sélection, à ch-oisir parmi les trois sujets suivants :
- 1° Sujet (M. Noyeli.e). Définir l’échelle mobile des salaires, en décrire le mécanisme et montrer quelle place a reçu, dans la législation française, le principe de l’échelle mobile.
- 2° Sujet (\I. Fontègne). Les fonctions commerciales. Les aptitudes qu’elles exigent.
- 3° Sujet (M. Lahy). On met à votre disposition, pour l’étude psychologique de divers sujets, les tests d intelligence logique, de mémoire des chiffres et des mots, d’attention concentrée, et on vous demande de compléter cet appareillage à l’aide de cinq lests psychomoteurs.
- 1° Dites ceux que vous choisirez et expliquez ce choix.
- 2° Enumérez la série des valeurs que vous pourrez ainsi réunir pour établir un profil psychologique commun.
- 3° Epreuve de psychologie, psychiatrie et pathologie générale à choisir parmi les trois sujets'suivants :
- 1° Sujet (M. Laugier). Les bases physiologiques de l’orientation professionnelle des cardiaques. (Mlle Veil).
- 2° Sujet (M. Paul-Boncour). Sur l’utilité de connaître les antécédents héréditaires et personnels d’un sujet.
- 3° Sujet (M. Male). Les instabilités psychomotrices chez l’enfant.
- • *
- * *
- Cours de préparation aux fonctions de médecin des Services d’orientation professionnelle
- En vue de préparer les docteurs et étudiants en médecine aux 1 onctions de médecin des services d’orientation professionnelle, M. le Dr Tanon et le professeur IL Piéron avaient organisé, du 3 au 16 décembre 1938, une série de 12 leçons théoriques et six séances de travaux pratiques.
- Gardant le môme programme (1) ils organisèrent à la suite des cours de préparation à l’inspection scolaire et à la surveillance
- (1) B. I. N. O. P., Nov.-Déc. 1938, p. 243.
- p.221 - vue 270/370
-
-
-
- médicale de l’éducation physique une nouvelle série du 5 au 10 juin 1939.
- Cetle série où les médecins se firent inscrire se termina par l’octroi de certificats d’assiduité aux assistants dont les noms suivent :
- l\I. Brassard, M. Benassy, Mlle Bonastre, M. Capcsius, M. Charbonnier, M. Chevalier, Mlle Cunin, Mlle Faure, M. Feldman, Mlle Ga-gnier, Mme Caly, M. Giraud, M. Ilamon, M. Koltz, M. Langlade, M. Léonard. M. Lévy, MUe Longeause, M. Morin-Lormand, M. Mar-moiton, M. Baille, M. .Banu, Mlle Malan, Mlle Meslin, M. Meunier, M. Munz, Mlle Nardonnet, Mme Néret-Cauchy, Mlle Nicolle. MUe Olive, M. Pichard. M. Rabant, Mme Boscnstock, M. Roubinet. M. Sid Cara, M. Tanasesco, M. Rousseau, MIle Thiollier, Mlle Trocme, Mme Tisserand, MUe Weissbrod, MUe Sirand, Mlle Meunier, Mme Rivière, M. Vieil.
- LA VIE DE L’ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DE L’I. N. 0. P.
- Un Comité de l’Association des Anciens élèves s’est réuni le 7 juin 1939, auquel assistaient : M,les Argoud et Mamelle, MM. Baume, G. de Beaumont, Metge, Reveillé, Vial.
- M. Vial ne désirant pas se représenter comme président, une élection eut lieu. A la suite du vote, le bureau fut composé comme suit :
- Président : G. de Beaumont, 23, rue Blanche (9e). Téléphone Passy 00.70.
- Secrétaire : Baume, 07, rue du Ranelagh, Paris. Téléphone Jasmin 50.48.
- Trésorière : Mlle Mamelle, 153, boulevard Brune (15mc). Téléphone Ségur 20.24.
- Un échange de vue sur la situation de l’orientation professionnelle en France suivit, G. de Beaumont pensant notamment qu’d fallait surveiller de près son évolution afin de sauvegarder les intérêts des orienteurs. Il préconisa diverses mesures propres a redonner une activité à l’Association.
- Le Comité décida ensuite de recevoir la nouvelle promotion 1939 à la'Taverne Helvétia, et de lui offrir l’apéritif traditionnel. On décida également de réunir les anciens et les nouveaux élèves dans un dîner amical qui serait présidé par M. Pou illot.
- Le 21 juin, la nouvelle et importante promotion de 1939 lül
- p.222 - vue 271/370
-
-
-
- accueillie par un groupe composé de : Mlles Argout, Joyel-Laver-gne, Mamelle, Mme Maze, MM. Baume et de Beaumont.
- Ce dernier souhaita la bienvenue aux nouveaux promus et l’Association leur offrit un apéritif d’honneur.
- *
- :k ±
- Dîner amical du 19 juin 1939. -— Une soixantaine d’élèves étaient présents au dîner qui se tint à la brasserie « La Ouestch ». Ce fût un vrai succès. L’atmosphère était particulièrement cordiale et chacun était tout heureux de retrouver ses camarades de « lutte ».
- M. Pouillot, I. D. T., qui avait bien voulu présider celte sympathique assemblée, parla de la rééducation professionnelle, dont les méthodes sont sensiblement les mêmes que celles de l’apprentissage. Il insista sur la nécessité d'une qualification professionnelle, dont justement chômeurs et chômeuses ont été généralement privés. Il fit ensuite ressortir le côté avantageux de la rééducation pour l’économie du pays.
- M. de Beaumont remercia M. Pouillot-et salua en lui l’homme social, titre auquel il présidait la réunion. M. de Beaumont exprima le désir que l’orientation professionnelle prenne le bon départ sous le signe du Service social et fit appel aux sentiments de collaboration, d’altruisme, de tous les orienteurs pour qu’ils apportent les bénéfices de leurs expériences personnelles à un travail collectif constructif. Une réunion sera provoquée à cet effet.
- D’autre part, le président de LA. A. E. proposa d’éditer une plaquette qui permettrait à chaque ancien élève de mieux situer les autres, ceci dans le but d’une enlr’aide possible.
- M. Mcncssier ajouta quelques mots concernant le rapprochement amical et la collaboration active des deux associations d’orienteurs.
- Toutes ces suggestions furent accueillies avec la plus vive sympathie par les convives qui se sont promis de se retrouver au banquet officiel qui aura lieu cet hiver avec la présence désirée des professeurs de l’Institut.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Encyclopédie française, tome 15, Education et Instruction, sous la direction de M. Bouglé.
- Signalons la parution de cet important volume de l’Encyclopédie, publiée sur l’initiative de M. A. de Moxzie et dirigée par Lucien Febvre.
- Il comporte trois parties : Types d’enseignement (pays démo-
- p.223 - vue 272/370
-
-
-
- _ 224 ____
- cratiques et totalitaires), méthodes pédagogiques et fins culturelles, problèmes politiques et sociaux.
- Nous signalerons particulièrement plans la deuxième partie, les chapitres consacrés par J. Piaget aux méthodes nouvelles d’éducation, par Latarjet à l’éducation physique (avec contrôle biotypologique), par II. Luc à la culture technique (en y adjoignant l’orientation professionnelle) et, dans la troisième partie, l’exposé par II. Laugier du problème de la sélection (examens et tests).
- P.
- R. Dumontier. —- Le jeu du métier et du hasard, étude sur l'orientation professionnelle.
- Cette charmante plaquette que l’auteur présente fort joliment et vend hii-mèmc (15, Chemin des Tilleuls, à Mont-Saint-Aignan, Seine-Inférieure), réussit fort bien à faire comprendre tous le rôle dans le bonheur du choix judicieux de la profession.
- R.
- Livres récemment entrés dans la Bibliothèque
- Bueiiler (Clu). — Praktische Kinderpsychologie. — Lorenz, Wien, 1938, 253 p.
- Doring (W. O.). — Psychologie der SchulLlasse, — Zickfeldt, Osterwieck, 1930, 235 p.
- Ebbinghaus. — Ahriss der Psychologie, 9. Aufflage 1932. -Berlin, de Gruyter, 200 p.
- IIilla (Erich). — Test prïifungen der Intelligenz. Einfuhrung für Padagogen, 1927, Mettermann, Berlin, 300 p.
- Klages (L.). — Handschrift u. Charakter. — 1936, Barth, Leip-
- zig 258 p.
- Spranger (Ed.). — Psychologie des Jugensalers. — 1932, 364 p-, Quelle et Meyer, Leipzig.
- Sterzinger (O.). — Padagog. psycholog. Lintersuchungen ~ur Gedàchtnislehre. :— Wien, 1925, 65 p.
- Tumlirz (O.). — Problème der Charakterologie. — Herman Beyer et Sône, Langensalza, 1928, 69 p.
- Bourges, Karl. — Abstammung und Beruf. Dusseldorf Stahleis-sen, 1938, 69 p.
- Couve, R. — Die Psychotechnik im Dienste der Deutsehen Beichsbahn. Berlin, G.N.B.IL, 1925, 131 p.
- Dr G. Iciiok. — Recueil des textes officiels concernant la protcc-<» étion de la santé publique. Paris, Impr. nationale, 1939, tome IL
- A?/
- rEn
- p.224 - vue 273/370
-
-
-
- SERVICES DE L’INSTITUT
- SECRÉTARIAT GÉNÉRAL ET CENTRE DE DOCUMENTATION
- Chef de service : Mme A. Fessard. — Téléphone Odéon 52-46.
- Secrétaire adjointe : MUe P. David.
- CENTRE J)'ORIENTA TION PROFESSIONNELLE
- Chef de service : M1Ie C. Chauffard. — Téléphone Odéon 52-48.
- Secrétaire : M. Bénech.
- SERVICE DES TES! S
- Chef de service : Mme H. Piéron. — Téléphone Odéon 52-48.
- ECOLE lïORIENTA TION PROFESSIONNELLE
- Conseil des Pro[essears :
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- J.-M. Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes. H. Laugier, professeur à la Sorbonne, chef du Service central de la recherche scientifique.
- P. Male, médecin consultant à l’Hôpital Henri-Rousselle.
- Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris, suppléé par M. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Paris.
- Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’Anthropologie.
- H. Piéron, professeur au Collège de France.
- H. Wallon, professeur au Collège de France.
- Chargés de conférences :
- M. P. Abraham ; Mme Chmielnitzki ; M. A. Fessard ; Mme Gratiot-Alpbandery ; M. Jeudon ; M. Luquet ; M. Pouillot ; M,le C. Veil ; M1Ie D. Weinberg.
- Chefs de travaux pratiques .
- MUe Monnin, Mme Piéron, Mlle Veil.
- LABORATOIRE DE PHYSIOLOGIE DU TRAVAIL Chef de service : N...
- LABORATOIRE D’ORGANISATION DU TRAVAIL
- Chef de service : M. H. Laugier, directeur.
- Directeur adfoinl : Mlle Weinberg.
- LABORATOIRE DE PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE Chef de service : M. J.-M. Lahy, directeur. — Téléphone Odéon 52-59. Directeur adjoint : M. Bonnardel.
- LABORATOIRE DE PSYCHOBIOLOGIE DE IÉENFANT Chef dé service : M. H. Wallon, directeur. — Téléphone Odéon 52-61. Directeur adjoint : M. Ombredane.
- Téléphone de Permanence : Odéon 52-48 (dans la loge du concie-rge).
- p.n.n. - vue 274/370
-
-
-
- SOMMAIRE
- I. — H. Piéron : L’adaptomètrie clinique et son importance........
- II. — R. Ledent : Notes sur la gaucherie..........................
- III. — Notes et Documents : La femme ingénieur. — L’opinion d’un tech-
- nicien sur l’esprit inventif. — Intelligence sociale et intuition..
- IV. — Chronique docimologique : Examen de connaissance et sélection
- des aptitudes, à propos du caractère hybride du baccalauréat.
- V. — A travers les Revues ......................................
- VI. — Informations.................................................
- VII. — La Vie de l’Institut national d’Orientation professionnelle...
- VIII. — La Vie de l’Association des Anciens Elèves de l’Institut....
- IX. — Bulletin bibliographique.....................................
- Bulletin de l'Inslitut National d’Etnde du et d’Orientation Professionnelle
- rédacteur en chef : M,nî Henri PIÉRON secrétaire de la rédaction : Mlle Irène LÉZINE
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- AROIVIVEMËMT
- Pour l'Etranger...... 40 fr-
- Pour la France..... 35 fr.
- Prix du numéro s ** frnnn»
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux
- PARIS C/C 1444-79
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- On peut se procurer, pour la France, les dix premières années, au prix et chaque année au prix de 30 francs (port non compris).
- Pages
- 189
- 196
- 199
- 206
- 208
- 211
- 220
- 222
- 223
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- p.n.n. - vue 275/370
-
-
-
- 11e ANNÉE
- N° 9-10
- SEPTEMBRE-OCTOBRE 1939
- BULLETIN
- DE
- L’INSTITUT NATIONAL
- détude du travail
- ET
- d ORI entation
- PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- ^t0 wi ch. 1 U SIÈGE DE L’INSTITUT 41, Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- TOUS DROITS RÉSERVES
- p.n.n. - vue 276/370
-
-
-
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- H. Laugier, professeur à la Sorbonne, chef du Service central de la recherche scientifique.
- H. Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l'Institut de Psychn logie de l’Université de Paris, président de la Section des sciences naturelles de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président d’honneur : M. Labbé, directeur général honoraire de l'Enseignement technique.
- Président : M. Luc, directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-Présidents : MM. Barrier, inspecteur général de l’Education Nationale , Lasalle, secrétaire de la Chambre de Commerce de Paris ; Masbou, directeur de l’Enseignement primaire de la Seine ; Sellier, sénateur, ancien minis Ire.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL I) A D MINIS TR A TION
- Outre le Bureau :
- MM. Bonnardel, chef des travaux au Conservatoire national des Arts et Métiers , Châtelet, directeur de l’Enseignement du second degré ; Contenot, président de la 4e Commission du Conseil municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dautry, ancien directeur des Chemins de fer de l’Etat ; Dubreuil, membre du Bureau international du Travail ; Lahy, directeur de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, de l’Institut, professeur au Collège de France, président de la Société française de Pédagogie ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, profes seur à la Sorbonne ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’Anthropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Pouillot, inspecteur divisionnaire du travail et de la main-d’œuvre ; Ragey, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Roger, inspecteur général honoraire de l’Instruction publique ; Tanon, de l’Académie de Médecine, professeur d’hygiène à la Faculté de Médecine . Toulouse, ancien médecin-directeur de l’Hôpital lienri-Rousselle, directeur honoraire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Wallon, professeur un Collège de France, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes Etudes.
- Le Secrétariat et l’Office de documentation sont ouverts tous les jours ouvrables de l’année scolaire (sauf le samedi), de 15 heures à 18 heures. La Bibliothèque es ouverte les mômes jours, samedi compris, de 14 heures à 18 heures.
- Pour les consultations d’O. P., adresser une demande de rendez-vous au chef du Centre d’O. P.
- Adresser la correspondance, impersonnellement, à M. le Directeur de l'Institut national d’Etude du travail et d’Orientation professionnelle.
- p.n.n. - vue 277/370
-
-
-
- „ 'UT h,
- Septembre-Octobite+1939 "7
- -----------------£--------- 'Wityc
- N° 9-10
- 11e Année
- Bulletin de l’Institut National D’ETUDE DU TRAVAIL
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Résultats d’une année de recherches et d’enquêtes sur l’Orientation professionnelle des élèves de l’Enseignement secondaire
- par
- Mme CHAMBOULANT-HERTZ
- Au cours de sa réunion du 29 avril 1937, la Commission d’Orientation professionnelle du Bureau universitaire de Statistique avait décidé l’organisation d’une expérience scientifique d’orientation professionnelle portant sur les élèves des grandes classes de l’enseignement secondaire.
- Les buts de cette expérience étaient d’étudier dans quelle mesure les procédés scientifiques d’orientation professionnelle actuellement utilisés pour les jeunes élèves de l’enseignement primaire et de l’enseignement technique pouvaient s’adapter à des élèves plus âgés, ayant déjà poursuivi des études secondaires et se destinant à des carrières intellectuelles. Il s’agissait également de rechercher si les méthodes actuelles ne pouvaient être perfectionnées ou même si de nouvelles méthodes mieux appropriées ne pouvaient être découvertes et mises au point.
- Celle expérience, entreprise au cours du mois de juin, fut confiée à deux conseillers d’orientation professionnelle, sous-la haute autorité de MM. Piéron et Wallon. Elle fut organisée auprès du Bureau universitaire d’informations sur les carrières, mais toutes facilités avaient été données aux conseillers- d’orientation professionnelle pour qu’ils puissent en outre travailler dans quatre Lycées de Paris, deux Lycées de garçons et deux Lycées de jeunes filles.
- p.225 - vue 278/370
-
-
-
- 226
- La durée de celte expérience enfin, avait été fixée à un an. Malheureusement, ces délais déjà très courts pour traiter une matière aussi vaste, n’ont pu être respectés en raison de diverses causes de retard qui sont venues par la suite entraver le développement normal de l’expérience. Il s’est trouvé, en effet, que l’un des deux conseillers d’orientation professionnelle a abandonné ses fonctions peu de temps après le début de l'expérience, et, de ce fait, une tâche beaucoup plus lourde incombait au second technicien, qui devait seul continuer les recherches. Cette division avait en même temps porté un certain préjudice à l’expérience générale, puisqu’elle devait à partir de ce moment se poursuivre seulement dans les Lycées de jeunes filles.
- D’autre part, l’expérience avait débuté au mois de juin, au moment où les professeurs et leurs élèves étaient trop absorbés par les examens de fin d’année, pour que les conseillers d’orientation professionnelle aient la possibilité d’entreprendre leur étude dans de bonnes conditions. Les recherches ne pouvaient véritablement commencer avant la rentrée scolaire, mais ces quelques mois avaient été mis à profit pour effectuer des travaux des plus utiles :
- — Etude du fonctionnement du Bureau universitaire d’informations sur les carrières et de ses- dossiers, permettant aux orienteurs de se familiariser avec les méthodes de travail de cet organisme et en même temps avec la documentation professionnelle qu’ils auraient par la suite à utiliser ;
- — Etude comparative des expériences d’orientation professionnelle faites à l’étranger sur des élèves de l’enseignement secondaire ;
- — Examen des élèves se présentant au B. U. I. C. et se trouvant dans des situations difficiles à résoudre ;
- — Enfin, sur l’intervention de M. l'Inspecteur général Monod, un premier contact avait pu être pris avec les professeurs et les élèves. Il eut lieu sous la forme d’études psychologiques faites sur les élèves recalés au baccalauréat ou éliminés à la suite des examens de passage.
- Ces travaux préliminaires se sont du reste révélés très fructueux et ils ont procuré à l’expérience des bases indispensables.
- p.226 - vue 279/370
-
-
-
- — 227 —
- Grâce à ces recherches préparatoires, l’expérience elle-même put donc être engagée dès la rentrée scolaire, et depuis ce moment, nous avons tenu à exposer dans des rapports partiels, chacune des- questions, au fur et à mesure quelles étaient étudiées.
- Nos travaux son! maintenant suffisamment avancés pour nous permettre de reprendre dans une étude générale tous ces rapports partiels et de donner une vue d’ensemble des conclusions auxquelles ils nous ont permis d’aboutir et des résultats déjà acquis.-
- Telles sont les diverses observations que nous aurons l'honneur de soumettre dans ce rapport général.
- I. — Comment se pose le problème de l'Orientation professionnelle
- POUR DES ÉLÈVES DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ?
- Avant de rechercher des méthodes d orientation professionnelle bien adaptées à des élèves de l’enseignement secondaire, il convenait, tout d’abord, de délimiter très nettement ces problèmes, en étudiant d’une manière aussi précise que possible la situation dans laquelle se trouvent ces jeunes gens et les besoins qu’ils manifestent.
- Seul, un contact constant avec les élèves et une collaboration étroite avec le corps enseignant, pouvait nous permettre de rassembler ces premiers renseignements et d’entreprendre ensuite nos travaux.
- Dès ce stade de notre travail, diverses difficultés étaient prévues, et on nous avait notamment mis en garde contre l’opposition de la plupart des professeurs et celle des parents d’élèves ; ce sont les premiers obstacles que nous ayons 'eu à franchir.
- Ils se sont, du reste, révélés beaucoup moins sérieux qu’on nous l’avait laissé supposer. Dans la plupart des cas, ils provenaient de malentendus que nous avons pu rapidement faire disparaître.
- L'opposition des professeurs, tout d’abord. Grâce à la très grande bienveillance de Mme Elichabe, directrice du Lycée Fénelon, et’lorsque l’expérience fut élargie au Lycée annexe de Sèvres l’année suivante, grâce à Mlle Guenot, directrice de
- p.227 - vue 280/370
-
-
-
- — 228
- ce Lycée, nos premiers rapports avec le corps enseignant nous furent largement facilités.
- Certes, un certain nombre de professeurs avait à notre égard des préventions regrettables-, mais à Fénelon une réunion organisée par Mme Ha Directrice nous permit de prendre contact avec eux et de leur exposer les principes généraux de nos travaux de recherche.
- Pour montrer l’accueil que nous avons reçu, il suffira de rappeler que la plupart des professeurs invités à cette réunion y assistèrent et nous proposèrent spontanément leur collaboration la plus complète.
- Nous avons pu, dans ces conditions, soumettre à chacun d eux diverses questions nécessitant une étude assez longue et ils les ont cependant remplies d’une manière très complète. Par la suite, de Iréquentes conversations avec chaque pro-lesseur nous ont permis de discuter ces questions et les réponses et d’échanger nos points de vue.
- Des conversations plus générales eurent lieu avec des groupes de professeurs appartenant aux mômes disciplines, ce qui nous a permis d’approfondir nos- enquêtes et de mieux rechercher des épreuves se rapportant à chaque discipline.
- Lutin, après avoir examiné un élève à l’aide des tests, nous avons toujours eu la possibilité de nous entretenir avec les professeurs de l’élève et de confronter leur opinion avec nos résultats. De ces contacts fréquents, nous avons tiré les enseignements les plus précieux.
- Il serait inutile d’insister plus longuement sur cette collaboration avec le corps- enseignant et les professeurs. Qu’il nous soit permis seulement de leur exprimer notre gratitude ; aucune collaboration de leur part ne nous a jamais éie refusée, et nous avons toujours eu avec eux les relations les plus agréables et les plus instructives- grâce, il faut le dire, à Mmes les Directrices que nous tenons à remercier tout spécialement.
- L’opposition des parents d’élèves nous avait inspiré des craintes plus sérieuses encore et si elles s’étaient réalisées, toute 1 expérience risquait d’en être gravement compromise. Diverses causes nous avaient laissé prévoir ces oppositions : méfiance des parents envers ces procédés- scientifiques qu’ils
- p.228 - vue 281/370
-
-
-
- — 229 —
- ne connaissent pas et contre lesquels on les a mis en garde — méfiance également contre les conseillers d’orientation professionnelle — amour-propre des élèves qui estiment ne pas avoir besoin de conseils — crainte de la moquerie de leurs camarades ou crainte de perte de temps au détriment des études, etc...
- Fort heureusement, il nous a été possible de surmonter celte seconde difficulté et très rapidement nous avons gagné la confiance des élèves et de leurs familles.
- Il convient cependant de signaler que pour aboutir à ces résultats, nous nous sommes trouvés dans l’obligation de déborder légèrement le cadre de notre expérience purement scientifique.
- Dès le mois de juillet 1937, Mme la Directrice de Fénelon, sur le conseil de M. l’inspecteur Monod, annonce aux parents des élèves de 5me, 4®e, 3me refusées aux examens cle passage, qu’un conseiller d’orientation se tient à leur disposition pour tous examens psychologiques et tous conseils qu’ils voudront lui demander. Un certain nombre d’élèves viennent alors d’elles-mêmes se faire examiner, el des conseils pratiques d’orientation différente ou d’ordre psychologique (méthodes de travail différente, méthodes mnémotechniques, etc...) leur sont donnés. Nous travaillons alors dans le domaine purement pratique, nous en avons la possibilité puisque ce sont des élèves de 12, 13, 14 ans, mais, en dehors de son utilité pour les élèves, ce travail nous permet de prendre déjà un précieux contact avec le Lycée.
- Lorsqu’à la fin du mois d’octobre, TVtmc la Directrice de Fénelon envoya aux parenis des élèves de première, une lettre les avisant qu’une expérience était entreprise, leur exposant quels étaient ses buts et son utilité et leur demandant s’ils désiraient que leur fille y participa, un grand nombre de parents répondirent affirmativement, et quelques-uns notèrent même qu’ils étaient très heureux de cette initiative. Sur 220 élèves informées, 175 s’inscrivirent et participèrent effectivement à toutes les épreuves.
- Enfin, un certain nombre de visiteurs du B. U. I. C. ayant exprimé le désir de subir un examen d’orientation professionnelle, nous avons cru ne pas devoir leur refuser. Ceci nous
- p.229 - vue 282/370
-
-
-
- — 230 —
- a permis d’élargir encore notre terrain d’expérience et nous a donné l’occasion d’examiner des cas très intéressants.
- La collaboration des professeurs et des parents d’élèves nous étant acquise, nous devions encore, par une étude appropriée, bien préciser tous les aspects de ces problèmes et les besoins sociaux auxquels ces méthodes d’orientation professionnelle allaient avoir à répondre. De toute évidence, les problèmes se posent très différemment pour les clèves de renseignement primaire et de l’enseignement technique, qui se destinent à des carrières plus ou moins manuelles, et pour des élèves de l’enseignement secondaire, déjà plus âgés, et, qui doivent en principe se diriger vers des carrières intellectuelles.
- Certes, leur embarras et leur inquiétude sur l’avenir, sont aussi grands pour les uns que pour les autres. II suffira, à cet effet, de montrer l’influence des visiteurs qui s’adressent chaque jour au B. U. I. C. et l’imprécision de leurs questions.
- Nous avons cependant tenu à faire une enquête dans ce sens auprès des élèves que nous allions avoir à examiner el nous leur avons soumis le questionnaire suivant :
- — Quelles sont vos matières préférées ?
- — Quelles sont, les matières que vous aimez le moins ?
- — Que pensez-vous faire plus tard ?
- Dans un rapport spécial, nous avons exposé les observations <pic cette enquête nous avait suggérées. Nous tenons cependant à le rappeler dans ses grandes lignes.
- Les réponses aux deux premières questions nous ont montré que le nombre des matières « franchement » préférées est supérieur au nombre des matières « franchement » délestées, les premières étant surtout le français, et les secondes, surtout les mathématiques. Quant à la troisième question, les réponses sont tout à fait caractéristiques et peuvent se résumer dans les trois observations suivantes :
- 1° L'absence de projets d'avenir, chez 49 % des élèves appartenant aux grandes classes de première, de philosophie et de mathématiques élémentaires du baccalauréat. Un certain nombre d’élèves qui n’ont encore fait aucun projet d’avenir manifestent seulement une tendance plus ou moins réa'h-
- p.230 - vue 283/370
-
-
-
- 231 —
- sable : goût très marqué pour les carrières aux colonies, à l’étranger, pour les carrières actives, etc.:.
- 2° L’autre partie, soit 51 %, prétendent avoir fixé leur choix et ici nous faisons- les constatations suivantes :
- a) La liste de ces carrières est variable selon les lycées ; elle dépend donc du milieu social qui y est représenté, et en même temps des influences qui s’exercent à l’intérieur de cet établissement ;
- b) Les choix sont extrêmement limités ; 23 élèves sur 51 veulent faire de l’enseignement, 7 veulent être médecins, 4 pharmaciennes, 2 seulement veulent être fonctionnaires et 1 veut être secrétaire commerciale. Il est bien probable que dans la réalité ces proportions deviendront très différentes et la meilleure explication que l’on puisse donner de cette limitation du choix des élèves n’est-elle pas avant tout que les élèves ne connaissent que très peu de carrières et manquent totalement de renseignements.
- Ceci montre toute l’utilité d’avoir à sa disposition une documentation étendue et de prendre certaines initiatives, telles que : organisation de conférences professionnelles, distribution de brochures, etc... ;
- c) L’examen attentif des mobiles qui ont guidé les élèves dans le choix d’une carrière noos a amené aux constatations les plus significatives. Nous sommes en mesure d’affirmer qu’il est extrêmement rare que ce choix repose sur une réflexion sérieuse s’entourant de toutes les garanties indispensables à une décision aussi grave. Il est plutôt le résultat d’impulsion ou même d’influences extérieures. Certaines d’entre elles sont de toute évidence contraires et l’on pourrait avec certitude prévoir qu’elles préparent les élèves aux pires déceptions. Il faut néanmoins reconnaître que dans la plupart des cas, elles contiennent une part de vérité, mais- tout en ayant leur valeur, elles n’auraient jamais dû à elles seules devenir décisives, alors que des éléments d’importance primordiale ont été négligés.
- Ne suffit-il pas-, bien souvent, qu’un élève ayant une forte personnalité se dirige vers une carrière pour entraîner aussitôt dans la même direction un certain nombre de ses cama-
- p.231 - vue 284/370
-
-
-
- — 232 —
- rades. Et on a vu ainsi des classes entières se diriger vers la médecine ou la pharmacie.
- Combien de jeunes- gens également croiraient déchoir à une tradition de famille ou même plus simplement à un rang social s’ils n’envisageaient lelle grande école ou tel grand concours, et ils se soucient très peu de savoir s’ils ont des chances sérieuses de succès. Lorsqu’ils sont placés devant un échec ou plusieurs échecs successifs, il est souvent trop tard pour recommencer la préparation à une autre carrière mieux adaptée à leurs tendances, mais dont ils s’élaient délibérément écartés- au moment où il était encore temps.
- L’esprit d’opposition lui aussi joue son rôle — on se refuse à suivre la trace de ses parents, et c’était cependant celle qui était la mieux préparée — le fils du docteur s’écarte de la carrière médicale, le fils du petit commerçant ne voudra en aucun cas d’une carrière commerciale.
- Il nous faut noter principalement que dans beaucoup de cas, le choix d’un certain avenir n’es-t pas le choix d’une profession, mais des études supérieures pour y arriver, sans se préoccuper des aptitudes nécessaires à l’exercice de la profession à laquelle on arrive par ces études. Il suffit presque toujours qu’un élève ait de bons résultats dans une branche d’études pour qu’il désire aussitôt s’orienter vers la branche correspondante de l’enseignement supérieur et nous avons cru devoir analyser de plus près les graves répercussions qui en découlent pour beaucoup d’entre eux.
- Tout d’abord nous avons remarqué que des résultats brillants dans une des matières de l’enseignement secondaire ne sont pas suffisants pour assurer à lelève des- succès équivalents lorsqu’il aura à pousser l’élude de ces matières beaucoup plus avant. On ne pourrait comparer les aspects encore élémentaires des études de l’enseignement secondaire, avec ceux que l’on retrouve dans l’enseignement supérieur qui, beaucoup plus abstrait, réclame d’autres qualités et d’autres aptitudes.
- Nous avons eu maintes occasions de noter des exemples significatifs- dans ce sens et nous avons tenu à les examiner de très près.
- Nous avons rencontré notamment plusieurs élèves très brûlantes en mathématiques lorsqu’elles étaient en classe de pre-
- p.232 - vue 285/370
-
-
-
- — 233
- mière, qui s’étaient tout naturellement engagées ensuite dan* une classe de mathématiques élémentaires et se sont trouvées, dès lie second trimestre, dans l’impossibilité de suivre le programme. Quelques-unes, croyant à une faiblesse passagère, s’obstinent cependant, et vont jusqu’à entrer ensuite dans une classe de mathématiques spéciales cù leur non-réussite sera confirmée.
- Ces différences de résultats- ne peuvent nous étonner lorsque nous comparons les programmes des classes de première et de mathématiques ; un examen attentif nous révèle des différences profondes, le programme de la classe de mathématiques élémentaires est devenu beaucoup plus abstrait (géométrie, épure, etc...), il fait appel à des aptitudes nouvelles que ne réclamait pas encore le programme de la classe de première.
- L orientation professionnelle doit pouvoir posséder les moyens de déceler à l’avance si une élève possède les qualités requises. Nous avons commencé une étude dans ce sens pour les mathématiques et nous espérons que les résultats vérifieront la valeur des moyens trouvés.
- Nous voyons souvent des cas inverses se présenter à nous. Deux anciennes élèves de première, qui sont maintenant en philosophie, se découvrent une vocation d’historiennes, alors quelles ne réussissaient que moyennement auparavant. Pourquoi cela ? Parce que celte année, à l’inverse des années précédentes, on leur demande de faire beaucoup plus appel à leur intelligence (faculté de tirer des idées générales) qu’à leur mémoire. Des aptitudes jusqu’ici inemployées se sont développées et il est très probable que les résultats des prochaines années viendront confirmer les premiers succès. Dès la seconde, nous aurions pu prévoir le succès de ces élèves grâce à nos épreuves d’orientation professionnelle.
- Mais-, tandis que lous ces éléments qui devraient avoir un rôle beaucoup plus secondaire, ont une influence décisive sur le choix d’une carrière, d’autres, au contraire, qui auraient toujours dû conserver une part prépondérante, passent au second plan des préoccupations ou sont entièrement négligés. N’est-il pas inconcevable, par exemple, que la connaissance de la carrière soit, presque toujours négligée et qu’une décision soit prise sans se soucier de savoir si cette carrière
- p.233 - vue 286/370
-
-
-
- — 234 —
- correspond à leurs tendances ou à leurs aptitudes, si cette carrière leur donnera satisfaction.
- Pour reprendre notre exemple de l’attrait des études, nous avons montré qu’un grand nombre de jeunes tilles se dirigeaient vers l’enseignement, par lie simple fait qu’elles étaient de brillantes élèves et ne pouvaient s’arracher entièrement à l’empreinte de leurs études ; et cependant, l’entrée à Sèvres ou une licence ne font en aucun cas appel aux aptitudes pédagogiques que devraient posséder en premier lieu les normaliennes ou les futures agrégatives. 11 n’est pas suf-lisant, d’être agrégée pour être un bon propfesseur et pour exercer une activité dans laquelle on trouve de sérieuses satisfactions professtonnelles.
- Fort heureusement, chaque carrière intellectuelle peu! revêtir des aspects sutfisamment variés pour faciliter l’adaptation de chacun, et 1 esprit humain lui-même possède une assez grande force d adaptation, grâce à certains systèmes de compensation, pour que beaucoup d’erreurs premières puissent être par la suite aplanies. Mais, ne peut-on pas, dans une certaine mesure, réussir a prévoir si ces compensations seront possibles ou non ? et il faut surtout tenir compte ({Lie la vie courante nous fournit des exemples suffisamment nombreux de ces mauvaises adaptations.
- Combien de jeunes se trouvent dans une situation extrêmement embarrassée par le simple fait qu’ils ont échoué à ur. concours qu’ils n’avaient aucune chance de réussir. Mais, combien d autres, plus nombreux encore, ont réussi l’examen ou le concours nécessaire pour accéder à une activité professionnelle et qui, ensuite, végètent dans ces activités qui, de toute évidence, ne leur conviennent pas. Il est cependant trop tard pour eux d envisager un changement.
- 11 aurait souvent été possible d’éviter des orientations aussi regrettables pour l’individu intéressé que pour Ha société elle-même ; dans bien des cas, il aurait suffi de mettre en gai de ces jeunes gens contre leurs impulsions irraisonnées et de les inciter à considérer ces éléments de décision qui devraient toujours conserver une influence décisive.
- L orientation professionnelle doit encore pouvoir remédier à beaucoup de ces erreurs et ses méthodes scientifiques lui permettent des examens psychologiques, du caractère, de la
- p.234 - vue 287/370
-
-
-
- 235
- non-réussite dans telle ou telle matière, qui pourront largement guider les élèves dans leur choix.
- Des élèves des petites classes. — Notre expérience devait porter sur les élèves des grandes classes de l’enseignement secondaire, cependant, ainsi que nous en avons rendu compte, il s’est, trouvé à diverses reprises que nous ayons l’occasion d’examiner des élèves appartenant aux plus petites classes, et ceci nous a permis de remarquer combien l’intervention de l’orientation professionnelle était également nécessaire à ce stade des études.
- Constamment, en effet, il se pose pour ces élèves des problèmes d’orientation scolaire qui risquent d’avoir par la suite les répercussions les plus sérieuses sur leur future orientation professionnelle.
- Nous n’avons pas à envisager ici le problème des classes de sixième, puisque des expériences spéciales ont porté sur ce point, dans le cadre des « classes d’orientation ». Nous nous sommes donc limités aux classes suivantes.
- Cependant, au cours des permanences que nous assurons au B. U. 1. C., nous avons eu à recevoir des élèves qui se trouvaient au moment de rentrer en sixième et leurs parents hésitaient entre cel enseignement et tes autres branches qui s’ouvraient à eux. Nous avons pu constater l’embarras dans lequel ils se trouvaient et, malheureusement, leurs décisions ne reposent pas toujours sur des bases aussi solides qu’il l’aurait fallu.
- Une fois la décision prise, les parents ont encore à faire une série de choix extrêmement délicats. Dès la sixième, il s’agit de choisir entre la section littéraire, comportant du latin, et la section scientifique, où le latin est remplacé par une étude plus poussée des langues étrangères. Et tout au cours des- études, des décisions de cette nature s’imposent. En quatrième, il s’agira de choisir entre le grec ou une seconde langue, etc...
- On nous objectera que nous pourrions difficilement prendre la responsabilité de guider les parents dès les petites classes et de leur dire si un élève a des chances ou non de réussir dans une branche plutôt que dans une autre. Et cependant, il faut bien reconnaître que les programmes sont
- p.235 - vue 288/370
-
-
-
- — 236 —
- établis de telle sorte qu’ils rendent ce choix obligatoire dès les petites classes, et les erreurs d’orientation scolaire sont difficiles ensuite à corriger. Puisque la décision s’impose, ne vaut-il pas mieux chercher à la prendre dans les meilleures conditions ?
- D’autre part, si c’est eu fin d’études secondaires que doit être prise la décision la plus grave, celle qui engage tout l’avenir de l’élève, cette décision est déjà contenue, en partie au moins, dans les orientations scolaires successives qui se sont placées tout au cours des études ; des choix irréfléchis pourraient avoir les répercussions les plus sérieuses. L’orientation professionnelle n'est pas une opération unique, mais plutôt une opération complexe qui se poursuit et se perfectionne tout au long des études secondaires.
- Nous devons noter que celte élude date de l’année dernière, donc au moment de la réorganisation de renseignement secondaire. Actuellement, en effet, il est possible de changer d’orientation en fin de cinquième, quatrième et troisième, puisque grâce à celle réorganisation, il est plus facile de passer de l’enseignement secondaire à l’enseignement technique ou de la section A à la section B et inversement. Il n’en est pas moins vrai que le problème d'orientation à ce moment garde toute son importance.
- Nous avons vu un certain nombre. d’exemples dans ce sens. A plusieurs reprises notamment, nous avons vu des élèves qui envisageaient le professorat de français et ont dù abandonner cette voie pour ne jamais avoir fait latin ni grec.
- Si ces conseils sont déjà nécessaires pour les élèves les plus brillantes et ayant la certitude de réussir leur baccalauréat, ils sont peut-être plus indispensables encore pour celles qui ont des difficultés à suivre l’enseignement. Les unes tout d’abord, recalées aux examens de passage se trouvent dans la nécessité de prendre immédiatement une décision qui engage tout leur avenir, puisqu’il s’agit de prendre un enseignement plus pratique les préparant à une carrière déterminée ; et celles-là ont besoin de conseils au même titre que celles qui, après avoir réussi leurs examens de fin d’études secondaires, doivent choisir une branche de l’enseignement supérieur. Nous croyons regrettable de leur refuser ce s con
- p.236 - vue 289/370
-
-
-
- SMMWU*
- sens-, cl autant plus utiles queues se ir lion particulièrement embarrassante et délicate à résoudre.
- Mais, l’examen des élèves recalées aux examens de passage ne nous a pas toujours amenés à conclure que la seule solution était de les éliminer définitivement de l’enseignement supérieur. Bien au contraire, nous avons eu très souvent à remarquer des élèves mal adaptées aux études secondaires qui, pour diverses raisons, ne pouvaient suivre leurs camarades et cependant possédaient des aptitudes certaines : celles-là souffraient souvent de « déficiences passagères ». provenant soit de l’état de santé, qui provoquaient une perle de fftémoire ou une instabilité de l’attention. Des traitements physiologiques adaptés pourraient remédier à ces cas pathologiques, et nous avons eu l’occasion, à plusieurs reprises, de conseiller aux parents de consulter un docteur.
- Pour d’autres, qui souffraient surtout d’une grande fatigabilité de l’attention, ce qui est très fréquent, nous avons été amenés à leur conseiller des méthodes de travail correspondant au type d’attention et de fatigue de l’élève. (Voir notre rapport sur l’interprétation des résultats des épreuves d’attention.)
- Nous sommes heureux de signaler que nous avons ainsi obtenu des résultats très précis et pour plusieurs élèves nous constatons, dès maintenant, des progrès très sensibles. C’est le cas notamment d’une élève du Lycée de Fénelon.
- Nous sommes persuadés que cette étude mériterait un examen beaucoup plus attentif et nous permettrait, si nous avions le temps nécessaire, d’aboutir à des résultats beaucoup plus concluants. (A suivre)
- NOTES ET DOCUMENTS
- Le Niveau intellectuel des Enfants fonction de l’âge des parents
- Une intéressante recherche poursuivie dans les écoles du Japon sur plusieurs milliers d’enfants (1) a permis d’examiner l’influence
- (1) U. Kuribayasi, Einige Versuche auf dem Gebiet der tntelligenzprüfung. Tohoku Psychologica Folia, Vit, l, 1939, p. 33-50,
- M
- p.237 - vue 290/370
-
-
-
- 238
- ({lie l’Age des géniteurs peut exercer sur les capacités intellectuelles de leurs enfants, question qui a été l’objet de controverses.
- Or, les résultats montrent très nettement,- qu’on envisage l’âge du père ou de la mère, qu’il y a une décroissance régulière du niveau mental (quotients) au fur et à mesure que l’un ou l’autre des géniteurs est plus âgé, et que ce sont souvent les parents les plus jeunes qui ont les enfants ayant en moyenne le niveau le plus éle-vé.
- L’influence de la mère est plus marquée en ce que la décroissance est plus rapide en fonction de l’âge de celle-ci.
- On le voit nettement dans les tableaux ci-joints (dont nous avons supprimé les cas extrêmes sans valeur statistique, un père de 60 ans, 3 mères de plus de 55 ans et une de moins de 15 ans).
- Age du père 18-20 21-25 26-ô0 31-33 36-40 41-45 46-50 61-55 56-60 61-65
- Nombre ai 648 2.308 2.330 1.745 t .150 499 149 41 8
- Niveau moyen. 106,6 104,6 106,21 106,20 104,8 102,5 101,3 99,6 98,3 94,9
- Age de la Mère .. 16-20 21-25 26-30 31-35 36 49 41-45 46-50 51-65
- Nombre 404 2.337 2.507 1.768 1.198 465 78 15
- Niveau moyen.... 107,0 107,3 106,4 103,5 100,2 101,8 92,1 78,1
- La différence d’âge entre les parents, comme telle, se montre sans effet bien net, le niveau étant toutefois un peu plus élevé en moyenne quand il y a une faible supériorité de l’âge du père que quand celle supériorité est très grande ou que la mère est plus âgée.
- fil, de fait, s’il y a de grandes différences d’âge, l’action inverse d’un géniteur plus âgé et de l’autre moins âgé entraîne compensation.
- p.238 - vue 291/370
-
-
-
- 239 —
- %
- Différence d’àge des Parents. . — 1 — 34 (1) 0 1-16 17-33
- Nombre d’Enfants 625 380 7.743 148
- Niveau moyen 100,2 102,1 105,6 100,9
- En revanche la décroissance assez régulière du niveau mental avec l’ordre de naissance est bien confirmative de l’action de l’âge des géniteurs, puisqu’il est bien évident que les premiers nés ont des parents plus jeunes au moment de leur naissance que leurs frères et sœurs nés ensuite.
- Les chiffres du tableau ci-joint, du premier né au treizième (en éliminant 5 enfants ayant du 14e au 17e rang), indiquent bien cette décroissance (de 109 à 82) d’une assez grande régularité.
- Süs»
- r! h naissance. . i 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
- P“b- 2.513 1.812 1.436 1.024 843 542 388 238 133 71 28 18 5
- h* Moyen. . hs=^ - -.. 109,3 106.2 104,3 101,2 100,0 97,8 98, 4 93,7 100,1 90,8 99,6 83,9 82,0
- Ces faits, dont on peut penser qu’ils ne sont pas limités à la race japonaise, ont un intérêt eugénique certain. Favoriser les mariages jeunes est l’indication principale ; une autre est sans doute de ne pas tant favoriser les familles trop nombreuses.
- H. P.
- *
- * *
- La Sélection professionnelle aux Usines de Bata à Zlin
- Nous relevons d’un intéressant opuscule donnant le compterendu de l’organisation des usines de Bata, par le Dv Burstyn Tau-ber, des renseignements sur les tests qui font partie de l’examen d’admission aux ateliers d’apprentissage.
- (1) Le signe — là — 34 veut dire que la mère a de 1 à 34 ans de plus que le père.
- Les autres colonnes indiquent la supériorité de l’âge du père sur celui de la mère.
- p.239 - vue 292/370
-
-
-
- — 240
- S il ne donne pas le détail de ces tests, qni font partie de l'examen d admission aux ateliers d’apprentissage, épreuves quî sont du reste modifiées chaque année pour en sauvegarder l’originalité, il donne toutefois le plan général selon lequel ces épreuves sont conçues :
- L examen comprend 7 séries d’épreuves : 1° une épreuve de discrimination des formes ; il faut compter les surfaces apparentes et non visibles de figures géométriques groupées différemment. 2° problèmes à résoudre (questions d’intelligence). 3° comparaisons. 3 phrases à souligner dans une série de 16 phrases. 4° synonymes à trouver. 5° série à compléter. 6° tests d’analogie. 7° placer des numéros dans des séries à lacunes.
- Le total des points i t obtenir s’élève à 192 points, répartis
- façon suivante :
- Questions Points Minutes
- 1er groupe. . . 16 16 O <_>
- 2e groupe. • . . 40 20 9
- 3e groupe. . . . 16 16 3
- 4° groupe. • . . 40 40 1 1/2
- 5e groupe. . . . 20 20 3
- 6e groupe. • 40 40 3
- T groupe. . . . 20 40 3
- CD lO 192 25 1/2
- L épreuve est considérée comme réussie si le sujet arrive à totaliser 100 points. Avant d être convoqué à subir cet examen, chaque candidat remplit un questionnaire, inspiré des travaux de Stern et Baumgarten et fournissant des indications sur ses goûts et aspirations, son niveau scolaire, son attitude par rapport à la spécialité choisie et les raisons du choix, les circonstances familiales et les données de 1 examen médical. Les renseignements ainsi îecueillis paraissent donner pleine satisfaction et être confirmés par les observations des maîtres d’internat qui ont pour mission de suivre les jeunes apprentis dans l’évolution de leur caractère. 11 après Jaromir Hradil, directeur de l’école, les tests d’intelligence écrits ont une plus grande valeur de pronostic et diagnostic que les examens psychotechniques autrefois usités à Zlin et élaborés par Paul Devinât. Il est intéressant de noter que les ateliers d apprentissage ont fonctionné en 1936-1937 avec 4.729 apprentis (2.429 jeunes gens et 2.300 jeunes filles), nombre qui s’est élevé à 5.500 l’année suivante (2.800 jeunes gens et 2.700 jeunes filles) offiant ainsi un vaste champ d’investigation aux expérimentateurs.
- p.240 - vue 293/370
-
-
-
- 241 —
- *
- * Ht
- Les Heures de repos dans les Usines
- L’Instilut National de Psychologie industrielle de Londres prouve une fois de plus que son but n’est pas seulement d’orienter l’ouvrier selon ses aptitudes, mais aussi d’améliorer les conditions de travail en éliminant les facteurs qui contribuent à la fatigue. Une enquête de J. Ramsay et R. E. Rawson porte sur les mesures prises pour organiser de façon rationnelle les moments de repos, cpii, dans la journée de l’ouvrier, sont consacrés à toute occupation autre que professionnelle, dans le cadre même de sa vie à l’usine et en sus des heures de collation ordinaires. 30.500 sujets, 183.000 hommes et 122.000 femmes ont été examinés dans 1050 usines dont 575 emploient 100 ouvriers ; 340, 100 à 499 ou-riers et 135 plus de 500. On a distingué quatre types de temps d’arrêt dans la journée de travail : 1) pause générale pour tous les employés sur l’ordre du patron ; 2) roulement établi par l’em-ployeur, chaque ouvrier bénéficiant de 10 minutes de repos ; 3) temps de repos librement choisi par l’ouvrier et accepté par le patron ; 4) temps de repos non officiellement reconnu mais toléré par l’employeur.
- Le cas le plus fréquent est celui d’un temps de repos de dix minutes pris après les deux premières heures de travail de la matinée (temps de travail total de 4 heures et demie) et de l’après-midi (travail de 4 heures). Les ouvriers prennent généralement à ce moment-là du thé et du pain ou du lait offerts par l’employeur.
- Li règlementation de ces pauses de travail n’est pas encore soumise à un contrôle rigoureusement scientifique, mais les patrons sont pour la plupart d’accord sur l’amélioration du rendement qui en résulte, car on y trouve un excellent moyen pour lutter contre la fatigue et l’ennui. D’autres procédés sont aussi considérés comme efficaces, tels que le ralentissement périodique des activités de travail ou la variété introduite dans les mouvements à effectuer par l’ouvrier. Une note est consacrée à la fin de cette élude à l’usage de la musique, surtout musique de danse, pour améliorer le rythme du travail et comme délassement aux moments
- de repos. I. L.
- *
- * *
- L’Aspect social et psychologique du problème du placement des domestiques
- Il serait fort utile, dit le Dr Fr. Raumgarten Tramer, dans le placement des domestiques de tenir compte des traits dominants
- p.241 - vue 294/370
-
-
-
- — 242
- de l’employeur et de l’employé afin de faciliter l’adaptation de ce dernier à un milieu social totalement différent du sien. Mmo Baum-garten-Tramer distingue différente types de maîtresses de maison : 1. La maîtresse de maison accomplie ; 2. L’autoritaire ; o. L impulsive ; 4. L indifférente.; 5. Celle qui trouve à redire à tout, et divers types de domestiques : 1. La perle ; 2. Celle qui a en veut faire qu’à sa têle ; 3. L’impressionnable ; 4. L’apathique ; 5. L’irritable et insatisfaite. Un placement réussi serait celui qui, grâce à un examen de caractère, pourrait réduire les occasions de heurts inévitables entre caractères incompatibles.
- I. L.
- *
- * *
- Le Plan psychologique de la prévention des accidents du travail et le rôle des Services de direction
- Dans le Bulletin de F Association technique de fonderie (juin-juillet 1939), M. Pierre Ageron, directeur des Fonderies de Foug, étudie quels sont les devoirs de la direction de la maîtrise dans le plan psychologique de la prévention des accidents du travail. Il expose sommairement les causes d’accidents, s’étendant plus particulièrement sur celles qui présentent un caractère d’ordre psychologique : mauvaise adaptation professionnelle, déficience permanente de 1 homme dans son métier, inattention, maladrese ou mauvaise volonté, précipitation, folie de la vitesse, défaut de pansement immédiat en cas d’accident léger.
- l\e retenons que la première : la mauvaise adaptation professionnelle. En général, écrit l’auteur, « un homme du métier est rarement inemployable, mais lorsqu’il est mal employé, c’est-à-dire qu il occupe un poste demandant des possibilités qu’il ne possède pas ou bien qu il a nettement des possibilités qui ne sont pas utilisées dans l'emploi qu’il occupe, cet homme est certainement, dans le premier cas, un candidat aux accidents et, dans le second cas, un mécontent ». El, il indique quelles sont, d’après lui, les six qualités principales qu’il convient de demander à l’ouvrier :
- 1° conscience et bonne volonté ;
- 2° valeur technique professionnelle dans le métier ;
- 3° intelligence ;
- 4° rapidité des réflexes ;
- 5° force physique ;
- 6° santé.
- p.242 - vue 295/370
-
-
-
- - 243 —
- Donnant un coefficient à chacune de ces qualités, il dresse un tableau que nous pouvons présenter ainsi :
- CONNAISSANCES ET APTITUDES CASSEUR DE FONTE SUR COUCHE de haut-fourneau (manœuvre) CONDUCTEUR DE PONT-ROULANT de tracteur électrique sur piste, de station centrale ACCROCHEUR au service des locomotives sur voies normales d’une grande usine
- a) Conscience et bonne volonté 14 (sur 20) 18 18
- b) Intelligence 14 18 18
- c) Rapidité des réflexes. 14 19 18
- d) Force physique 19 10 18
- e) Santé 19 14 18
- f) Valeur technique et professionnelle .... Résultante de «) cé) et <’) Rcsultaute de b) et c) Résultante des cinq qualités
- Pierre Ageron conclut en demandant de « faire passer un examen médical complet, régulier tous les six mois aux mécaniciens conducteurs de locomotives, grues roulantes, chauffeurs de camions. conducteurs de ponts-roulants afin de s’assurer de l’élai de leurs réflexes, de leur vue et de leur organisme en général ».
- Bien que l’auteur ne l’ait pas écrit, nous osons croire qu’il est également partisan d’un examen d’embauchage au cours duquel seraient déterminées les aptitudes des ouvriers : orientation ou sélection professionnelles qui diminueraient certainement le nombre des accidents.
- Pouvons-nous aussi lui demander sur quoi il s’est basé pour fixer les divers coefficients ? J. F.
- *
- *
- L’Orientation Professionnelle à l’Association Internationale pour le progrès social
- L’Association internationale pour le progrès social avait inscrit à son ordre du jour de la 7e Assemblée générale qui s’est tenue à Liège du 2 au 4 juin 1939, l’Orientation professionnelle, rapporteur : M. Henri Fuss, directeur général au Ministère du Travail et de la prévoyance sociale, à Bruxelles.
- Dans les résolutions qui furent adoptées, tout le problème de l’O. P. fut présenté. A les lire on se figurerait que rien ou presque rien n’ a encore été fait dans ce domaine. Est-il vraiment encore besoin de répéter que l’O. P. est « une fonction sociale dont l’objet, est d’éclairer progressivement les jeunes gens (je suppose
- p.243 - vue 296/370
-
-
-
- — 244 —
- aussi les jeunes filles), dès leur adolescence, sur le choix raisonné d’une profession ?
- Etait-ce à Liège, devant les délégués français, belges et luxembourgeois c’est-à-dire de représentants de pays où l’O. P. esl aujourd’hui bien « assise », qu’il fallait redire que ce choix raisonné implique l’étude de l’enfant, de la profession et des moyens de s’v préparer, du marché du travail ?
- La résolution 5. que nous reproduisons en partie, mérite de retenir l’attention : « Line fois admis dans une école secondaire, l’adolescent ou l’adolescente doivent y être observés attentivement du point de vue de leur O. P.
- « On ne perdra pas de vue que des changements considérables peuvent intervenir après la puberté dans les aptitudes réelles supposées à un enfant... » ;
- Ainsi, d’ailleurs, que la résolution 6, qui demande à l’O. P. de tenir compte de l’évolution de la technique pour diriger la jeunesse « plutôt vers certains groupes de professions connexes que vers une profession très spécialisée », qui, en vogue aujourd’hui sera peut-être, demain, en pleine régression.
- Tout le monde est d’accord sur ce point. Mais combien TA. 1. P. S. eût été applaudi si son ordre du jour avait comporté ce problème des « professions connexes », des familles de métiers ?
- Nous croyons sentir une certaine réserve dans les résolutions 0 el 10 ayant trait aux examens psychotechniques, qui « comportent l’usage d’appareils spéciaux permettant de soumettre les intéressés à certains tests fonctionnels qui donnent une mesure ou une estimation de leurs diverses qualités ou aptitudes sensorielles ou intellectuelles », et qui, actuellement, « sont plus efficaces dans la sélection professionnelle que dans l’O. P. », le premier rôle, en orientation professionnelle, appartenant aux éducateurs d’abord et aux services de placement ensuite.
- Nous sommes également d’avis que l'O. P. « ne peut se faire par de simples tests » ; mais nous demandons que, quelle que sou l’importance que l’on attache au côté économique de la question, la primauté soit à VapLitude. Or, cette aptitude, ou mieux les aptitudes de l’enfant, nous ne les connaîtrons bien que s’il existe cette collaboration continue entre l’Ecole qui observe et le centre d’O. P. qui expérimente.
- Accorder une place de premier plan au service de placement -surtout tel qu’il est constitué aujourd’hui dans un certain nombre de pays — ce serait donner le pas au statisme, à la satisfaction de besoins actuels, souvent momentanés. Est-ce cela que nous voulons ? J. F.
- p.244 - vue 297/370
-
-
-
- — 245 —
- CONGRÈS
- Le Congrès National d’Orientation Professionnelle de Lille
- Le deuxième congrès national d’O. P. a tenu ses assises à Lille, les 17, 18 et 19 juillet dernier.
- Les séances suivies par de nombreux congressistes se sont déroulées dans la grande et fort belle salle Jean-Jaurès, à l’Hôtel de Ville, mise gracieusement a la dispostion du congrès par la municipalité lilloise. Rappelons les questions à l’ordre du jour :
- 1° L’Orientation professionnelle et la famille.
- En l’absence de M. Roumajon, Inspecteur général de l’Enseignement technique qui avait bien voulu remplacer M. Fontègne, Inspecteur général, empêché, M. Court, président honoraire de l’Association générale des Orienteurs, préside cette première commission, dont M. Mènessier est le rapporteur.
- L’accord de l’assemblée sur le principe du respect de la liberté de la famille, mais liberté éclairée par les conseils d’un orienteur lors de la visite obligatoire d’O. P., se fait rapidement et, après une courte discussion, le vœu qu’on lira plus loin est adopté.
- M. Morgaut, Directeur adjoint de l’office d’O. P. d’Orléans, présente ensuite une communication sur l’orientation scolaire qui suscite un très vif débat. La question est brûlante et loin d’être épuisée.
- 2° Commission : la continuation de l’O. P. est traitée par M. Poullouaec, de Nantes, sous la présidence de M. Larcher, Inspecteur général des services d’O. P.
- L’ensemble des congressistes marque son accord sur la conception suivante de l’O. P. : l’orienlation n’est pas l’acte d’un moment, elle commence avec la scolarité et s’étend sur toute la période de formation professionnelle, de quelqu’ordre que soit celle-ci, elle ne se termine que lorsque l’adolescent est en possession de tous ses moyens d’activité.
- La séance se poursuit avec l’audition des communicatfons de M. Puppinck, secrétaire de la société d’encouragement de Roubaix-Tourcoing, sur l’O. P. à l’étranger et de M. Marin, de Tar bes, sur les monographies professionnelles. A noter une ’^très intéressante intervention du président de la Chambre d’agriculture de l’Oise, sur l’apprentissage agricole.
- p.245 - vue 298/370
-
-
-
- — 246 —
- 3° Commission : l’O. P. et la situation économique, sous la présidence de M. Pouillot, Inspecteur divisionnaire du Travail et de la Main-d’œuvre de la Seine. M. Midy, de Saint-Quentin, secrétaire de la commission , lit le rapport de M. Mathieu, d’Angou-lême, empêché par la maladie.
- M. Pouillot situe d’une façon très précise la question et enlève l’assentiment des congressistes particulièrement sur ce point : nécessité de l’apprentissage d’un métier de base en vue de faciliter une rééducation professionnelle que les événements économiques ou sociaux tendent de plus en plus à faire prévoir.
- A noter aussi les interventions des représentants des Chambres de métiers.
- Un banquet, organisé dans la salle des Fêtes de l’Exposition du Progrès Social de Lille, rassemble la grande majorité des congressistes, heureux d’entendre la parole éloquente de M. Luc, Directeur général de l’Enseignement technique qui préside la réunion.
- Les vœux ci-dessous sont adoptés à la séance de clôture, après la lecture du rapport général de M. Martin, de Nice, qui retrace liés exactement la physionomie du Congrès et en tire les enseignements. AL Luc, dans un magistral discours, brosse le tableau de la situation économique de la France en ces temps troublés et fixe la tâche des orienteurs. Le Congrès est clos.
- N’oublions pas de féliciter chaleureusement celui qui en fut la cheville ouvrière, notre collègue Lallau, Directeur de l’office de Lille. Adressons nos remerciements à la ville de Lille, à ses représentants pour l’accueil cordial que nous en avons reçu dans les diverses réceptions et visites organisées.
- P. Ménessier.
- \/Toici les vœux adoptés :
- La première Commission : « L'Orientation proiessionnelle et la Famille », émet les vœux suivants :
- 1° Qu’une campagne méthodique soit entreprise par les services d’orientation professionnelle pour persuader les familles que cette collaboration est un des éléments principaux d’une bonne orientation et charge l’Association générale des orienteurs de France de rédiger à cet effet et de diffuser, dans un délai aussi court que possible, un appel aux familles françaises en même temps qu’un essai de guide des observations utiles à la future (Orientation de leurs enfants.
- 2° Que chaque service d’Orientation professionnelle puisse disposer d’une ou de plusieurs assistantes sociales spécialisées dans les questions d’orientation professionnelle et chargées d’établir le lien entre la famille, l’école cl l’orientation professionnelle.
- 3° Que tous les Services sociaux : scolaires, industriels; commerciaux, etc..., collaborent effectivement avec les services d’orientation professionnelle.
- p.246 - vue 299/370
-
-
-
- — 247
- La deuxième Commission ; « La continuité de l’Orientation professionnelle », émet les vœux suivants :
- 1° Que les pouvoirs publics insèrent la notion de continuité de l’Orientation professionnelle dans la règlementation qui fait l’objet des “décrets pris en application du décret-loi du 24 mai 1938 ;
- 2“ Que les Ecoles du 2° degré et plus particulièrement les établissements d’enseignement technique ainsi que les Cours professionnels, soient invités à établir une liaison avec les services d’orientation professionnelle en vue de l’orientation méthodique de leurs élèves.
- 3'' Que les pouvoirs publics incitent les Services sociaux, les groupements professionnels, les organismes s’intéressant à l’adolescence et généralement toute personne ayant qualité pour s’occuper de l’apprentissage, à signaler à l’Orientation professionnelle, les adolescents dont la formation professionnelle s’avère difficile ou compromise ;
- 4° Qu’il soit fait un appel pressant à la bonne volonté des intéressés pour la mise en oeuvre de ces collaborations diverses.
- La troisième Comission : « L'Orientation professionnelle et la situation économique », émet les vœux suivants ;
- 1° Que les pouvoirs publics entreprennent, avec le concours de l’Association générale des Orienteurs de France, en vue de l’orientation professionnelle, une enquête ayant pour but une étude approfondie de la situation économique.
- 2° Que l’Orientation professionnelle, du fait des difficultés économiques croissants, évite d’engager les jeunes gens dans des spécialités étroites, en conseillant, autant que lés débouchés le permettent, l’apprentissage des professions de base qui ouvrent aux adolescents des possibilités diverses de spécialisation et de réadaptation.
- 3° Qu’une élude soit entreprise régionalement, en tenant compte des nécessités locales, pour définir les professions de base et préciser les spécialités qui leur sont connexes.
- A TRAVERS LES REVUES
- A. Rodger commente l’usage des tests en O. P. clans le numéro de juillet de le revue anglaise Oecupaiionctl psychology. Dans ce même numéro P. M. Freeston traite des intérêts professionnels chez les enfants des écoles élémentaires.
- Le numéro d’avril-juin 1939 des Archives de VO. P. dans le Nord contient un supplément à la liste des établissements agréés pour la préparation du diplôme d’Etat d’infirmières hospitalières et d’assislantes sociales parue dans le numéro octobre-décembre de ce bulletin. On y trouvera aussi des renseignements concernant la carrière de commis et adjoints des services civils des Colonies autres que l’Indo-Chine et le texte des trois plus récents décrets relatifs à l’O. P. : décret 21 février 1939 relatif aux secrétariats départementaux d’O. P., 18 février et 6 avril concernant l’ouverture et le fonctionnement des Centres facultatifs et obligatoires.
- p.247 - vue 300/370
-
-
-
- 248 —
- Le texte de ces décrets figure également dans le numéro de juin de la revue L’Enseignement Technique qui reproduit en outré le décret du 24 mai 1938 relatif à l’apprentissage, et celui du 23 janvier 1939 sur les litres exigés des directeurs et professeurs de perfectionnement. Un important article de M. Roumajon commente le décret du 24 mai. _________
- Le numéro de juin de la revue canadienne Technique, reproduit deux conférences prononcées par G. A. Boutry à l’Ecole technique de Montréal sur : 1° La formation des ingénieurs et des chercheurs, et 2° la formation des techniciens et des ouvriers.
- Une monographie du fondeur-mouleur a paru dans le numéro de juin 1939 du Bulletin des Offices d’O. P. Dans ce même nu méro on trouvera une note concernant les diplômes simples et supérieurs d’infirmière et d’infirmière hospitalière et d’assistante du service social de l’Etat ; une note sur le degré de formation nécessaire pour débuter dans les carrières de l’aviation civile, des renseignements relatifs aux spécialistes dans l’armée (fonctions et préparation) et enfin aux écoles nationales de navigation maritime.
- Le numéro 7-8 de juillet-août 1939 de Berufsberatung und Be~ rujsbildung renferme « quelques notions de psychologie utiles aux conseillers de profession » par R. Meili. Relevons-en quelques-unes :
- 1° Il n’y a pas de test qui permette de dire que le sujet qui le réussit, réussira bien dans telle or telle profession. 11 faut tout un ensemble de mesures et d’observations pour tirer une telle conclusion.
- 2° Il ne faut jamais interpréter un fait seul, mais le considérer toujours par rapport aux autres données que nous possédons.
- 3° La personnalité d’un enfant n’évolue pas seulement, elle se construit.
- 4° Il ne suffit pas de savoir que le choix d’une profession esl une expression des intérêts ; il faut encore savoir si le sujet ne se trompe pas à leur égard.
- 5° Il importe de découvrir, derrière le choix, les tendances epu peuvent le déterminer : « il faut donc interroger l’enfant sur la conceplion qu’il a de la profession envisagée et, ce qui est très souvent instructif, sur d’autres professions qui l’intéressent.
- Nous ajouterons : sur celles, également, qui ne l’intéressent pas, car si nous voulons vraiment nous faire une idée exacte de l’enfant
- p.248 - vue 301/370
-
-
-
- — 249 —
- à orienter, jj nous faut connaître ses sympathies et antipathies, ses « attractions » et ses « répulsions ».
- 6° D’une façon générale, on peut dire que c’est surtout l’atmosphère de la profession, toute son ambiance, qui attire l’enfant, plutôt que la nature précise du travail à exécuter. J. F.
- Les Comptes rendus de VAcadémie des Sciences ont publié une r-ote de P. Delaporte, sur une méthode d’analyse des corrélations (T. 209, n° 3, 1939, p. 142-145).
- Dans la Revue du Service de Santé militaire (CX, 4 avril 1939). le médecin général Beyne a consacré une étude à la mesure de la valeur fonctionnelle auditive et au problème de Facoumétrie.
- Signalons, dans le Concours médical (9 juillet 1939, p. 1807), du Pr Lévy-Bruhl, quelques données sur le problème des gauchers.
- L’anxiété vestibülaire est examinée par le Dr Barré, dans la Gazette des Hôpitaux (12-15 juillet 1939, p. 953).
- Le Dr Gilbert Bobin examine le diagnostic différentiel de la paresse chez l’enfant dans le Journal des Praticiens du 15 juillet 1939. _________
- Une série d’articles de Jacobsen et Wollstein sur les influences subjectives qu’exercent chez l’homme les amines céphalotropiques, en particulier au point de vue des lests d’intelligence, ont paru dans les .4c/a medica scandinavica (T. 100, 1939, p. 158, 188 et 203).
- Le Dr Guy Hausser a examiné la pathologie professionnelle des travailleurs agricoles dans la Presse Médicale du 23 août 1939 (N° 67, p. 1281). ________
- Iâi revue hongroise Orvosi Hekilap a publié sur l’appareil circulatoire des plombiers une étude de Fernbacii et Szinnyay (T. 83, mai 1939, nos 18 p. 409 et 19 p. 457).
- p.249 - vue 302/370
-
-
-
- - 250 —
- ,L\\Hivista .di Psycologia (avril-juin 1939) publie, des recherches sur l’intelligence des'sourds-muets par A. Marzi et G. Tavernari (P- 121-153). _________
- Dans The Journal of Psychology de juillet 1939 (VIII, I) Ceci! V . AIann cl Helen Powner Mann ont donné une analyse des résultats obtenus en testant à nouveau des délinquants juvéniles, au nombre de 428, à des intervalles allant jusqu’à 10 ans, avec le-'* Binet-Stanford (dans ses. deux dernières formes), trouvant une corrélation moyenne de 0,80 à 0,91 ; d’autre part Johnette Dispensa fournit les résultats d’une étude statistique de l’acuité visuelle chez 4314 sujets de 7 à 17 ans (dont 75 °/o ont une acuité normale de 1, 15 °/(, une acuité supérieure).
- INFORMATIONS
- De février à avril 1939 a eu lieu un cours, fréquenté par 200 élèves, à l’Université catholique de Milan, sur la psychotechnique du travail, par les professeurs Gemelli, Corberi, Ponz.o, Banissoni, Venti ri, Taeenti, Ferrari, Massaroti i et Filippini.
- *
- * *
- Voici quelques-unes des communications présentées au 47e Congrès de T American Psychological Association (à l’Université Stanford, 4-7 septembre 1939) : Dorotliy W. Baruck. Les techniques du jeu dans l'orientation préscolaire.
- M. L. Beyimert : Relations entre l’Age de début de la menstruation, les troubles de comportement et l’intelligence (âge moyen de 13,1 ans, pas de corrélation avec l’intelligence et le comportement).
- Nancy Bailey, valeur prédictive de différentes mesures de développement mental au cours des neuf premières années.
- II. S. Conrad, Ressemblances des frères et sœurs en matière d’intelligence en fonction de l’écart des naissances (celui-ci n’agissant pas).
- Constance Loyvell, Etude de la variation personnelle dans la stabilité de la main.
- Ph. II. Dr Bois, Test étalonné sur les enfants des Indiens, Pue-blos.
- A. W. Brown, Résultats de l’emploi de tests spéciaux pour les conducteurs d’automobiles.
- W. fIarrf.i.l, Analyse factorielle de l’habileté manuelle.
- p.250 - vue 303/370
-
-
-
- — 251
- Gi\. Mi nson, et M. A-, Saffir, Elude comparée de l’emploi répété de tests avec Tancienne et la nouvelle échelle Binet Stanford.
- N.. Warren, La mesure de la perception visuelle de profondeur (deux tests étant presque sans corrélation).
- E. IIarms, Un test pour des types de capacité créatrice formelle.
- A. K. Kurtz, Sélection de vendeurs par des questionnaires sur 1‘histoire personnelle.
- .1. G. Fi.anagan, Mesure des intérêts.
- Y. Mc Nemar, L’échantillonnage en analyse factorielle.
- J. L. Keleey, Deux notes statistiques.
- E. B. Greene, Effets systématiques de pratique et liantes des variations fortuites.
- B. Klorfer, Différences de personnalité dans la première enfance entre garçons et filles.
- J. W. Gardner, Délations de certaines variables de la personnalité avec, le niveau des aspirations.
- P. M. Symonds, Etude de la dominance et de la soumission dans les relations entre parents et enfants.
- Pauline S. Sears, Niveaux d’aspirations chez les enfants qui réussissent ou qui ne réussissent pas dans les examens.
- Mary C. Van Teye, Une application de la méthode d’histoire de la vie.
- Margaret Mercer, Valeur prédictive des données d’admission de collèges.
- B. G. Bernrei ter, l ests primaires d’habileté appliqués à des étudiants d’écoles d’ingénieurs.
- IL B. Bergen et J. Dean, Etude des attitudes chez les employés.
- *
- * *
- M. Louis Vien a soutenu en juillet dernier, à Marseille, sa thèse de médecine sur ce sujet : Considérations médicales sur le problème de l’O. P.
- *
- * *
- Le professeur Bartlett a consacré son discours présidentiel d’ouverture de la Section de psychologie- de la British Association for a'dvancemcnt o[ Science sur la mesure en psychologie.
- *
- * *
- A Y Association américaine pour ïavancement des Sciences (Congrès de Milwaukee, 19-24 juin 1939), la section de psychologie a organisé des symposia consacrés à la mesure des attitudes (rap-
- p.251 - vue 304/370
-
-
-
- 252 —
- port de J. M. Corey) et à la tension neuro musculaire (avec Canyon. E. Jacobson, E. Fowler et M. H. Kront), et la section d’Education a entendu 17 communications, en particulier sur les intérêts et attitudes des élèves d’écoles secondaires (W. C. Frew), sur l’étude expérimentale des motifs chez les étudiants (J. C. Ericksen), sur l’échelle revisée Stanford-Binet pour les adultes (M. B. Mitchell), etc...
- *
- * *
- Au VIIIe Congrès panaméricain de l’enfant cpii se tient à San José de Costa-Rica (12-19 octobre 1939) les travaux sont répartis en six sections : 1° Pédiatrie médicale ; 2° Chirurgie infantile ; 3° Hygiène infantile et eugénique ; 4° Education ; 5° Assistance sociale ; 0° Droit et Sociologie. Dans la quatrième section, signalons quelques questions à l’ordre du jour : Respect du développement naturel de l’enfant à l’école ; nécessité d’étudier l’affectivité de l'enfant ; fonction éducative des activités manuelles à l’école primaire ; organisation de l’orientation professionnelle à l’école ; les examens et leurs succédanés ; la fatigue de l’écolier ; les méthodes de détermination de la personnalité de l’enfant, etc...
- *
- * *
- Congrès de Liège de VA. F. A. S. — L’Association française pour l’avancement des Sciences a tenu celte année son Congrès à Liège, à l’occasion de l’Exposition internationale de l’eau. La Section de psychologie et la section d’éducation ont tenu séance sous la présidence du professeur BRAUNSHAusEN,et la présidence d’honneur du professeur Piéron, entendant les communications de MM. Jadot, Willens, Fauville, sur des problèmes d’applications psychologiques.
- *
- * *
- Le Congrès pédagogique international, organisé par la ligue de l’Enseignement de Belgique, s’est tenu à Bruxelles et à Liège, du 23 au 30 juillet. 11 était consacré à l'éveil et à l’épanouissement de la personnalité humaine. Dans la 1er section étaient inscrits MAL Braunshausen (tempérament et hérédité), Roubakine (effet tics processus physiologiques sur le travail scolaire), Rasmusse.n (l'enfant), Bartier (problème de l'adolescence), Ley (étude expérimentale de l'imagination), Govaerts (éducation physique), \llle Waijtiiiers (imagination et éducation).
- p.252 - vue 305/370
-
-
-
- — 253 —
- LA VIE DE L’INSTITUT NATIONAL D O. P.
- Les cours d’orientation professionnelle vont comme d’habitude reprendre à Paris au début de novembre. Mais en raison des événements ils comporteront deux séries successives de quatre mois chacune, la première se terminant en février et la seconde commençant en mars. Ils auront lieu matin et soir tous les jours de la semaine et seront, par conséquent, exclusifs de toute autre occupation.
- Les examens auront lien en fin de scolarité mais le diplôme d’orienteur ne sera acquis au candidat qu’après un stage pratique de un ou deux mois selon les capacités dont il fera preuve.
- Les inscriptions sont reçues dès à présent au secrétariat de l’Institut d'.Orientation Professionnelle. Nul diplôme n’est exigé. Mais elles seront examinées par le conseil de l'Institut et ne seront acceptées qu’après cet examen.
- Un petit nombre de bourses seront accordées après choix du conseil à des candidats qui ne pourraient suivre autrement les cours.
- Voici les horaires des cours et conférences et le sommaire des matières traitées :
- Horaire des Cours
- Lundi.
- 14 à 15 h., du 13 novembre au 12 février, (un lundi sur deux), M1Ie Chauffard, Rôle de la docurnenlalion dans un service d'O. P.
- 14 à 16 h., du 6 novembre au 5 février, (un lundi sur deux), M. Fontègne, Organisation de TO. P.
- Mardi.
- 8 à 9 lu, les 9 et 23 janvier, M. Fontègne, Organisation de VO. P. 11 h. 5 à 12 h. 5, du 7 novembre au 13 février, M. Noyelle, Economie politique.
- 14 à 15 h., du 7 novembre au 20 décembre, M. Guillaume, Psychologie.
- Mercredi.
- 11 à 12 h., du 8 novembre an 7 février, M. Wallon, Pédologie. Jeudi.
- 14 à 15 lu, du 9 novembre au 8 février, M. Pouillot, Technique des Métiers.
- p.253 - vue 306/370
-
-
-
- — 254
- Vendredi.
- 11 à 12 h., du 10 novembre au 1er décembre, M. Paul Boncour, Pathologie.
- 11 à 12 h., du 8 décembre au 12 janvier, M. Wallon, Psycliiâtrie. 11 à 12 h., du 19 janvier au 9 février. MIle Veil, Physiologie.
- 15 à 10 h., du 10 novembre au 9 février, Mlle Weinherc, Méthodes psychologiques et statistiques.
- Samedi.
- 9 à 10 h., du 11 novembre au 10 février, Mlle Veil, Physiologie. 14 b. 30 à 16 h. 30, du 13 janvier au 10 février, M"° Weinberg, Psychologie.
- Horaire des Travaux pratiques
- Mardi. Section A.
- 9 à 11 h., les 14, 28 novembre, 12 décembre, 9 janvier, Mroe Fes-sard, Psychologie.
- Mercredi.
- 9 à 11 h., du 8 novembre au 7 février. Mlle Monnin, Psychologie. 14 à 16 h., les 15, 29 novembre, 13 décembre, 10 janvier, Mmo Piéron, Psychologie.
- 14 à 16 h., les 6, 20 décembre, 17 janvier, Mme Mazé, Documentation et bibliographie.
- Vendredi.
- 8 à 10 h., du 10 novembre au 9 février. Mlle Veil, Physiologie.
- Mardi. Section B.
- 9 à 11 h., les 21 novembre, 19 décembre, 16 janvier, Mme Fessard.
- Psychologie.
- Mercredi.
- 14 à 16 h., les 22 novembre, 6, 20 décembre. 17 janvier, Mme Piéron, Psychologie. <**,
- 14 à 16 h., les 29 novembre, 13 décembre, 10 janvier. Mme Mazé, Documentation et bibliographie.
- Vendredi.
- 9 à 11 h., du 10 novembre au 9 février, Mlle Monnin, Psychologie. Samedi.
- 10 à 12 11, du 11 novembre au 10 février, MUe Veil, Physiologie.
- Les dates des visites d’écoles et d’ateliers, et des séances de stages à la consultation seront fixées ultérieurement.
- p.254 - vue 307/370
-
-
-
- — 255
- I. — Cours de Physiologie
- Ml|e G. VEIL, professeur (Quinze leçons)
- 1. — Les bases physiologiques de l’orientation professionnelle. ,2. — Quelques mesures du crâne, de la face et du corps. Figu res. profils, indices et types anthropométriques.
- 3-4. — La circulation. Cœur, mécanique cardiaque. Pression artérielle et veineuse. Phénomènes vaso-moteurs. Aptitude cardiaque à l’effort.
- 5-6. — La respiration- mécanique respiratoire et échanges gazeux.
- Mesures respiratoires : Spirométrie, quotients et coefficients respiratoires.
- 7. — Rations alimentaires et dépenses énergétiques. Evaluation
- du coût physiologique de différents métiers.
- 8. — Les secrétions externes et internes. Corrélations humorales.
- Types endocrinologiques.
- 9. — Le muscle et la contraction musculaire.
- Le nerf, excitabilité et conductibilité.
- 10. — Moelle épinière et encéphale. Les réflexes conditionnés el les types réflexologiques.
- 11-12 — Les phénomènes électriques accompagnant l’activité nerveuse et musculaire : Encéphalogramme, influx nerveux, myogramme, électrocardiogramme.
- 13 — Le tonus musculaire. Précision et coordination des rnouve ments.
- 14-15. -— L’effort physique. Apprentissage des mouvements. Fatigue physique et industrielle.
- IL — Psychologie
- M. Henri PIÉRON, professeur
- ayec le concours
- de M. le Professeur GUILLAUME et de M,le D. WEINBERG
- (Dix-sept leçons)
- 1. — La Psychologie, son domaine, ses méthodes, ses applica-
- tions en O. P. Les différences individuelles et leurs origines. La direction de l’activité et la vie affective.
- 2. — Bases physiologiques des phénomènes psychologiques. Les
- examens sensoriels. Généralités physiologiques et méthodologiques. Le tact et les sensibilités cutanées.
- 3. — La vision.
- 4. — L’audition.
- p.255 - vue 308/370
-
-
-
- — 256 —
- 5. — Le goût et l’odorat. Les sens proprioceptifs et intérocep-
- tifs.
- 6. — L’organisation de la perception.
- 7. — L’examen des réactions motrices. L’organisation des mou-
- vements.
- 8. — Les niveaux d’efficience (attention). Les formes d’attention.
- La courbe de travail. La fatigue.
- 6. — Entraînement, apprentissage, mémoire. Acquisition, évocation et reconnaissance. L’oubli.
- 10. — Les différentes catégories du souvenir et les types de mé-
- moire. Caractéristiques individuelles. Méthodes d’examen. La déformation du souvenir et le témoignage.
- 11. — Symbolisme et langage. La fonction verbale, ses modali-
- tés, son examen. Les fonctions symboliques supérieures et la pensée. La logique.
- 12. — La hiérarchisation des individus. La notion de volonté et
- celle d’intelligence. Développement mental et intelligence. Les types d’intelligence. Notions d’analyse factorielle appliquées à l’étude de l’intelligence.
- 13. — Les méthodes d’examen de l’intelligence.
- 14. — Le caractère. Définition ; rôle en O. P. ; bases physiolo-
- giques.
- 15. — Le caractère (suite). Développement ; différences indivi-
- duelles ; méthodes d’examen.
- 16. — Les différenciations de types. Les sexes et les races. Les
- différences d’aptitude ; leur développement. Croissance et vieillissement.
- 17. — Profils psychologiqes de quelques métiers. Applications
- psychologiques à l’organisation du travil.
- Méthodes psychologiques et statistiques en O. P.
- (Sept leçons)
- 1. — Notion d’aptitude ; différences individuelles. Méthodes de
- détermination des aptitudes ; méthodes d’observation ; témoignage du sujet ; témoignage d’autrui. Fiches et questionnaires. Avantages et défauts des méthode? d’observation.
- 2. — Le test. Ses caractéristiques. La construction d’un test ;
- son application ; utilisation des résultats ; notion d’étalonnage, de fidélité, de validité. Raisons d’emploi des méthodes statistiques en O. P. Distribution des résultats individuels.
- 3. — Etalonnage d’un test. Etablissement des valeurs caracté-
- ristiques : (moyenne, médian, dispersion).
- p.256 - vue 309/370
-
-
-
- 257 —
- 4. -— Etalonnage d’un test (suite) : construction des échelles ;
- échelles d’âge ; échelles en déciles, en écarts réduits. Le profil psychologique.
- 5. — Etude de la validité d’un test. "Corrélation ; coefficient de
- corrélation de Bravais-Pearson.
- 6. — Corrélations (suite) : corrélation bisscriale ; corrélation
- par rangs. Notion de la corrélation multiple.
- 7. — Analyse psychologique du travail professionnel. Méthodes
- de description et d’enregistrement.. Classifications psychologiques des métiers.
- III. — Pathologie
- M. le Docteur PAUL-BONCOUR, professeur (Quatre leçons)
- 1. -— Le rôle du médecin en Orientation professionnelle. Les
- contre-indications absolues., relatives, temporaires. Les défectuosités somatiques et du système locomoteur.
- 2. — Les défectuosités de la fonction respiratoire. (La tubercu-
- lose et la prétuberculose).
- 3. — Les défectuosités du système circulatoire. (Les insuffisances
- cardiaques).
- 4. — Les défectuosités du système génito urinaire (albuminurie).
- Les anomalies des organes des sens (vue — audition). Conclusions.
- IV. — Psychiatrie
- M. H. WALLON, professeur (Quatre leçons)
- 1. — Généralités : la méthode en psychiatrie. Les facteurs de
- troubles mentaux chez l’enfant.
- 2. — Les troubles dus à des affections organiques du système
- nerveux.
- 3. — Les retards du développement intellectuel.
- 4. — Les anomalies du caractère et les troubles de la conduite.
- V. — Pédologie
- M. H. WALLON, professeur (Douze leçons)
- 1. — Les méthodes dans la psychologie de l’enfant.
- 2. — Les conditions psychobiologiques du développement de
- l’enfant.
- p.257 - vue 310/370
-
-
-
- — 258 —
- 3. — L’éducation musculaire.
- 4. — Les types psycho-moteurs.
- 5. — Les jeux, leur signification et leur rôle.
- 6. — Les intérêts et les goûts de l’enfant.
- 7.8. — L’intelligence et son développement.
- 9. Les fonctions esthétiques.
- 10-11. — La formation du caractère.
- 12. — Révision.
- VI. — Economie politique
- M. H. NOYELLE, professeur (Douze leçons)
- Première partie
- Technique économique el doctrines sociales
- 1. — L’activité économique. Son but. Ses moyens. Faits écono-
- miques et fails psychologiques.
- 2. — Origines du régime libéral ou capitaliste. Schéma de l’or-
- ganisation capitaliste de la production et des échanges concurrence — prix). Equilibre économique.
- 3. — Les problèmes posés par l’évolution de la technique (con-
- centration industrielle et démographique).
- 4. — Les résultats sociaux (répartition). Salaire. Intérêt. Profit-Nécessité d’une législation sociale.
- Deuxième Partie La législation
- Protection des salariés (durée du travail — âge minimum etc...). Historique.
- L’association et l’organisation professionnelles (syndicats). Les accidents du travail.
- Le placement et l’orientation.
- Contrat de travail (individuel et collectif).
- Assurances sociales.
- L’ébauche de l’organisation internationale du travail
- S. D. N. — 1919 - 1939).
- VIL — Organisation de l’Orientation professionnelle
- M. J. FONTÈGNE, professeur (Seize leçons)
- 1. — Vue d’ensemble sur le problème d’O. P. Origines du mou-
- vement. Aspect mondial.
- 2. —- Accidents du travail et O. P. Maladies professionnelles.
- p.258 - vue 311/370
-
-
-
- — 259
- 3. — Le rôle de l’école primaire en 0. P. Préorientation profes
- sionnelle. Le dessin et le travail manuel, révélateurs d’aptitudes. Le cinéma et l’éducation physique au service de l’O. P.
- 4. L’observation psychologique à l’Ecole. Le livret scolaire.
- La fiche scolaire.
- 5. — La connaissance de la profession. Méthodes employées.
- Exemples. Classification des profcsssions. Familles de métiers.
- 6. — Les monographies professionnelles. Exemples.
- 7. — La connaissance du milieu et du marché du travail : main-
- d’œuvre, lieux de travail, modalités de production. Situation actuelle.
- 8 — La pratique de l’O. P. Organisation matérielle d’un centre d’O. P.
- 9. La pratique de l’O. P. Entretien avec la famille. Interrogatoire de l’enfant. Conseil d’O. P.
- 10. — Le placement en apprentissage.
- IL — La législation de l’O. P. Taxe d’apprentissage.
- 12. — L’organisation de l’enseignement en France, et, plus parti-
- culièrement de l’Enseignement, technique. L’atelier-école au service de l’O. P.
- 13. — L’O. P. vers les carrières commerciales.
- 14. — L’admission dans les écoles professionnelles : examens
- de connaissances et examens d’aptitudes.
- 15. — L’O. P. vers les carrières agricoles.
- 16. — Etude de quelques problèmes spéciaux concernant l’utili-
- sation des déficients, le travail de la femme.
- VIII. — Etude du travail
- M. P. POUILLOT, professeur
- Première Partie
- Le marché du travail et de la main-d'œuvre dans leurs rapports avec l'Orientation professionnelle
- 1. — Le marché du travail.
- 2. — L’organisation générale du travail en France.
- 3. — Le chômage.
- 4. — La lutte contre le chômage.
- 5. — Les migrations de travailleurs.
- 6. — Considérations générales.
- p.259 - vue 312/370
-
-
-
- 260 —
- Deuxième Partie
- La technique des professions et VOrientation professionnelle
- 7. — Les professions agricoles et forestières.
- Les métiers de l’alimentation.
- 8. — Les industries extractives.
- Les métiers du bâtiment et des travaux publics.
- Les métiers du bois.
- 9. — Les métiers de la mécanique et de l’électricité.
- 10. —. Les métiers des cuirs et peaux.
- Les métiers de l’industrie textile.
- Les métiers du vêtement.
- 11. — Les métiers du livre.
- Les métiers d’art et les travailleurs intellectuels.
- Les métiers de l’ameublement.
- 12. — Les métiers du commerce.
- Les administrations, ies banques, les assurances.
- IX. — Rôle de la documentation dans un Service d’Orientation Professionnelle
- MUe G. CHAUFFARD, professeur (Six leçons)
- 1. — Organisation d’un service d’O. P. Place tenue par la
- documentation.
- 2. — Etablissement d’une documentation. Méthodes. Réalisations
- pratiques.
- 3-4. — Possibilités d’apprentissage d’après le niveau scolaire, les aptitudes et l’Age de l’enfant.
- 5-6. — Analyse et discussion de cas particuliers.
- *
- * *
- Le président de VAmicale des anciens élèves a relevé la slalis-tuiue suivante se rapportant ti la vie de notre Institut :
- Les cours de formation d élèves de l’I. N. O. P. ont commencé en 1928, il y a donc eu à ce jour, onze promotions.
- Celles-ci comprennent 176 diplômés, dont trois sont décédés. Sur ces 173, on dénombre :
- 30 de nationalité étrangère 143 de nationalité française.
- Les 30 étrangers se répartissent en 19 femmes et 11 hommes Les 143 français en 104 femmes et 39 hommes.
- p.260 - vue 313/370
-
-
-
- 261
- Au point de vue professionnel, les 39 hommes français appartiennent : 20 à l’enseignement, 2 au culte,, 5 aux professions libérales, 3 aux professions industrielles et 9 seulement exercent réellement l’Orientation professionnelle.
- Quant aux 104 femmes, elles se répartissent ainsi : 22 à l’enseignement, 21 aux Services sociaux, une trentaine appartiennent aux carrières libérales ou sont en instance de situation, enfin une trentaine également pratiquent effectivement l'O. P.
- fl ressort de cette statistique sommaire, que sur 173 diplômés, en définitive une quarantaine seulement exercent la profession d’Orienteurs, compte non tenu de 3 femmes de nationalité étrangères.
- LA VIE DE L’AMICALE DES ANCIENS ÉLÈVES
- DE
- L’INSTITUT NATIONAL D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- L’Amicale de II. N. O. P. en accord avec l’Association Generale des Orienteurs de France, a fait récemment une démarche auprès de M. Luc, directeur général de l’Enseignement technique.
- Le but de cette visite était d’obtenir, tout au moins, le maintien des Offices d’O .P. existants, afin d’éviter que se forme, à la faveur de la guerre, une nouvelle génération de futurs chômeurs, faute d’orientation et de formation professionnelles.
- M. I jüc, après avoir écoulé les représentants des deux Associations a exposé la nécessité où l’on se trouvait actuellement de tendre tous les efforts vers la défense nationale. Il estime donc que l’Orientation doit être reléguée au second plan, la sélection devant primer. Il conclut en demandant aux deux Associations de lui établir :
- 1° Un recensement des Orienteurs disponibles et prêts à s’occuper de sélection,
- 2° Une étude des méthodes propres à sélectioner la main-d’œuvre nécessaire aux industries travaillant pour la Défense nationale.
- M. Luc a ajouté que le décret du 21-9-39 a confié la formation professionnelle en temps de guerre à la Direction générale de l’E. T. en collaboration avec le Ministère du Travail. Dès a présent, M. Luc demande aux Offices d’O. P. de.maintenir leurs acti-\ ités et de se tenir prêts, le cas échéant, à assurer au moment opportun cette sélection professionnelle dont il vient d’être ques-
- p.261 - vue 314/370
-
-
-
- 262 —
- tion. Questionné sur le fonctionnement de la taxe d’apprentissage, il a répondu que rien n’était changé à cet égard.
- D’autre part, les délégués des deux Associations ont rendu visite à M. Pierre Pouillot, Inspecteur général de la main-d’œuvre au Ministère du Travail. Celui-ci les a assurés de toute sa sympathie pour les méthodes de psychotechnique et leur a affirme qu’il était persuadé de leur nécessité. 11 espère que plusieurs Cen 1res de Sélection pourront être mis en marche et qu’il sera ‘‘ail appel à des Orienteurs de préférence.
- Les deux amicales ont également rendu visite à M. Wallon, directeur suppléant de l’I. N. O. P. qui les a écoutés avec bienveillance et a déclaré qu’il tenait à se maintenir en collaboration étroite avec les Orienteurs qu’il réunirait d’ailleurs de temps en temps, ayant estimé, qu’il serait bon de faire non seulement un recensement des Orienteurs disponibles, mais également un recensement du matériel de psychotechnique existant actuellement dans les Offices cl’O. P. et il a demandé à l’Association d’adresser une circulaire à tous ses adhérents pratiquant l’orientation.
- Enfin, M. Larcher, Inspecteur général des Offices d’O. P., a reçu également les délégués et a eu avec eux un échange de vue relative aux divers projets précédemment énoncés.
- i
- Note
- L’Amicale des anciens élèves a envoyé le 25 septembre une circulaire à ses adhérents pour répondre à la question de M. Luc.
- Elle a reçu une soixantaine de réponses, en grande majorité favorables. La liste des candidats acceptant de s’occuper de sélection sera donc remise incessamment, à toutes fins utiles, à M. Luc, directeur de b Enseignement technique.
- Copie en sera également remise à M. Larcher, inspecteur général des Offices d’O. P., à M. Pouillot, inspecteur divisionnaire du Travail et à Mme Fessard, secrétaire générale de 1 I. N. O. P.
- Le Président.
- Certains de nos camarades ayant été mobilisés, nous pensons que leurs anciens collègues seraient heureux de leur envoyer quel ques mots de sympathie, voire quelques petits colis, aussi voici les adresses dont nous avons connaissance :
- Baille, médecin-major, Service du recrutement, à Bourges ;
- Bauer Pierre, ambulance chirurgicale lourde 401-S. P 89.
- Beaume, E. M. 68® Gr. D. A. T., caserne Gondé, à Bourges ;
- p.262 - vue 315/370
-
-
-
- — 263 —
- Besson, lieutenant, 92 H. I. C. R. N. E., Secteur postal 114 ;
- Fasciaux, 601° R. P., 6e compagnie ;
- Foliau, 13 R. I., 9e Cie, secteur postal 52 ;
- Grawitz, lieutenant, 6e Génie, Cie 1783, secteur postal 48 ;
- Mafille, capitaine, 152e R. A. F. C. I. S. F. C., secteur postal 203 ;
- Migault, 209e R. A. I,. D., 16e batterie, secteur postal 8 ;
- Pelle, téléphoniste-bureau de la place, Caserne Chanzy, à Bergerac (Dordogne) ;
- Pillot, E. M. 5-024 R. A. D., secteur postal 9 ;
- Veillas, caporal. 8° C. O. A., Fours de guerre, Dijon (Côte-d’Or) ;
- Kaiin D., 217 R. I., 5e Cie. lrc section, 2“* groupe, Betz (Oise) ;
- Montefroy, 127e bataillon de l’air, 10e compagnie, équipe Z C, camp d’Avord (Cher).
- Nous avons reçu de nombreuses nouvelles de nos anciens collègues de l’I. N. O. P., en particulier :
- M. Bkaume se trouve à Bourges « où il contribue à lu défense de la ville contre les incursions éventuelles d’avions ennemis ». 11 demande si l’on ne pourrait envisager la publication d'un modeste bulletin qui nous renseignerait sur nos activités réciproques.
- Mme Favre envoie son meilleur souvenir à tous les camarades de l’Amicale. Elle esl professeur à l’Ecole Supérieure de Filles de Béthune.
- M. Chanlot n’ayant jamais cessé de se documenter sur l’O. P. en vue d’éclairer de ses conseils nombre de jeunes gens, est heureux de se réinscrire à l’Amicale.
- M"° Genot pense « que les circonstances doivent tourner notre activité vers la sélection, ce qui n’empêche pas d’orienter si des cas se présentent dans ce sens ».
- M"' Bugmon a fait cet été un voyage en Amérique du Sud et se trouvait en mer au début d’octobre. Nous espérons recevoir bientôt de ses nouvelles.
- M11* Rosebery met à la disposition de l’Amicale la moitié de son appartement, 30, rue Vlontpensier pour y créer, éventuellement, un office de sélection.
- M. Grawitz serait heureux qu’un Orienteur continue le travail qu’il a commencé à Tours. Il a préparé un programme de sélection des apprentis el d’étude de l’apprentissage des industries métallurgiques et mécaniques en particulier. Il s’est organisé en vue d’une expérience prolongée sur plusieurs années et aimerait que ses projets soient poursuivis.
- Mme Roche se trouve nu litre de la mobilisation civile comme chef de travaux à l’Eco’e Pratique d’industries à Bort-les-Orgues.
- Le Lieutenant Besson aimerait participer à un service de sélection pour l’armée si l’on en créait un.
- M"” Menessieh est auxiliaire à la Prélecture de la Seine.
- Mme Pinçon-Person se trouve au Mans après s’être occupée de l’Office de renseignements des carrières féminines, boulevard Raspail.
- M"* Hurel nous apprend « que la clinique du docteur Ileuyer, rue de Vau-girard, est fermée depuis le second jour de la guerre ; tout le service est transporté à l'Hôpital de la Pitié pour un service aux gazés...! Le laboratoire de psychologie est donc supprimé pour l’instant. ».
- p.263 - vue 316/370
-
-
-
- — 264 —
- M“*. Josslow ne pense pas faire d’enseignement en province, et voudrait rester dans la région parisienne.
- M. Pilloï « s’occupe actuellement de rations d’avoine et de fourrages, travail nullement intéressant à part les promenades à cheval et... le dressage ». Il a essayé à plusieurs reprises de faire valoir l’intérêt de la sélection à des autorités militaires, même dans le domaine de l’armée, évidemment sans résultat...
- M. Veillas est mobilisé dans un vaste Office « non pas d’O. P. mais... de fabrication de pain qui s’appelle : les Fours de guerre de Dijon ».
- M"* Jacqueline Danger travaille maintenant au laboratoire de Biométrie à Viroflay. Elle serait heureuse d’être réunie aux anciens élèves de l’Amicale à la première occasion.
- L’abbé Fasciaux « orienté professionnellement vers l’armée de la République » ,ne tient pas du tout à quitter son régiment.
- Ypne Kahn nous apprend que le Centre d’Observation de Brunoy ne fonctionne plus car il n’y a plus de mouvements d’enfants et on ne fait qu’y garder ceux qui y étaient.
- M"‘ Stoiu n’exerce plus au dispensaire de Courbevoie, car l’Office d’O. P. n’y fonctionne plus. Elle accepterait, si cela pouvait être utile, un travail bénévole
- M"” Mathieu qui avait espéré organiser un beau service d’O. P. à Montreuil a été obligée d'abandonner cet espoir, cet Office étant malheureusement fermé.
- Mme Lévy-Bruhl s’est installée avec ses enfants à Nantes. Elle est actuellement infirmière-major de la Croix-Rouge dans un laboratoire de neuropsychiatrie où l’on prend en observation les réservistes présentant des troubles. Elle pense demeurer à Nantes sauf événements heureux.
- M. Migault est servant téléphoniste dans un régiment d’artillerie lourde qui utilise encore des chevaux. Il venait d’être nommé moniteur au Centre de Rééducation Professionnelle de Bordeaux où il devait également aider au contrôle de la main-d’œuvre. C’est la mobilisation générale qui l’a empêché d’entrer en fonctions.
- Nous avons également de bonnes nouvelles de Mmes Bejarano, Castving, C.vze-W allon, Fisciigold ; Mues Li hé R salle, Popin ; MM. Cadf.streng, Foliau, Pelle, Sossinski.
- LES DÉCRETS INTÉRESSANT L O. P.
- Ministère de l’Edi cation Nationale
- Conditions d’ouverture et de fonctionnement des Centres d’Orientation professionnelle facultatifs
- Le Président de la République Française,
- Vu les articles 5 et 7 du décret du 24 mai 1928. relatif à l’orientation et à la formation professionnelles ;
- Vu le décret du 18 février 1939, relatif aux conditions d’ouverture et de fonctionnement des centres d’orientation professionnelle facultatifs ;
- Le conseil supérieur de l’enseignement technique entendu ;
- Sur la proposition du ministre de l’éducation nationale ;
- p.264 - vue 317/370
-
-
-
- 265
- Décrète :
- Art. 1. — 17article 2 du décret du 18 février 1039 est modifiié comme suit :
- « cl) Lorsque le service des enquêtes médicales n’aura pas été organisé d’une manière suffisante ».
- Art. 2. — Le paragraphe 1er de l’article 4 du décret du 18 février 1939 est abrogé et remplacé par les dispositions suivantes :
- « Les oppositions à l’ouverture d’un centre sont jugées contradictoirement par la commission administrative du secrétariat d’orientation professionnelle. A la demande d’une des parties, le jugement ne pourra être rendu qu’après expertise. Les experts seront alors désignés conformément à l’article 14 de la loi du 21 juillet 1889. Le jugement sera rendu dans le délai d’un mois s’il n’y a pas eu lieu à expertise, dans le délai de trois mois en cas d’expertise ».
- Art. 3. — Le paragraphe 3 de l’article 6 du décret du 18 février 1939 est modifié comme suit :
- « Doctoral en médecine complété par le certificat de stage complet du cours complémentaire de l’Institut national d’orientation professionnelle ou d’un cours complémentaire organisé par un établissement d’enseignement supérieur et reconnu suffisant par le ministre de l’éducation nationale après avis de la commission permanente du conseil supérieur de l’enseignement technique ».
- Art. 4. — Le paragraphe 1er de l’article 7 du décret du 18 février 1939 est modifié comme suit :
- « Les personnes ayant appartenu soit aux cadres de l’enseignement public, soit au cadre des inspecteurs du travail ou des contrôleurs de la main-d’œuvre, ou ayant dirigé pendant cinq ans au moins un office public de placement ou une école primaire régulièrement ouverte, pourront être choisies comme directeur ou conseiller d’orientation professionnelle à la condition de justifier du certificat de stage complet au cours complémentaire de l’Institut national d’orientation professionnelle ou au cours complémentaire organisé par un établissement d’enseignement supérieur et reconnu suffisant par le ministre de l’éducation nationale après avis de la commission permanente du conseil supérieur de l’enseignement technique ».
- Art. 5. — Le paragraphe 1er de l’article 16 du décret du 18 février 1939 est complété ainsi qu’il suit :
- « A la demande d’une des parties, le jugement ne pourra être
- p.265 - vue 318/370
-
-
-
- — 266 —
- rendu qu’après expertise. Les experts seront alors désignés conformément à l’article 14 de la loi du 21 juillet 1880 ».
- Art. 6. — L’article 18 du décret du 18 février 1939 est abrogé et remplacé par les dispositions suivantes :
- « Les centres d’orientation professionnelle existants subventionnés soit par le ministère de l’éducation nationale (enseignement technique), soit par des départements ou des communes où des établissements publics, pourront, sur avis favorable de la com mission administrative, être, autorisés par décision du ministre de l’éducation nationale à continuer de fonctionner sans être astreints à l’ensemble des obligations énumérées par le titre I et II du présent décret. La décision ministérielle est prise après consultation de la commission permanente du conseil supérieur de renseignement technique ».
- Art. 7. — Le ministre de l’éducation nationale est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal Officiel de la Répulique Française.
- Fait à Paris, le 5 juillet 1939 Albert Lebrun
- 1 "
- Par le Président de la Répulique :
- Le Ministre de l’Education Nationale,
- Jean Zay.
- U. Officiel du 13 juillet 1939.)
- *
- * *
- Création de Commissions pédagogiques d'information
- Le ministre de l’éducation nationale,
- Vu la loi du 27 février 1880, modifiée par la loi du 18 décembre 1923 ;
- Vu l’arrêté du 25 juillet 1923 ;
- Le conseil supérieur de l’instruction publique entendu,
- /
- Arrête :
- Art. 1er. — Dans les centres scolaires d’orientation et dans les centres scolaires où coexistent renseignement secondaire, l’enseignement primaire supérieur et l’enseignement technique, il pourra être institué des commissions pédagogiques d’information qui auront pour objet de conseiller les familles au moment où elles ont à décider si leurs enfants doivent ou non entreprendre des études de second degré.
- p.266 - vue 319/370
-
-
-
- — 267 —
- Art. 2. — Ces commissions seront constituées sous l’autorité de l’inspecteur d’académie par des maîtres de l’enseignement primaire élémentaire, de l’enseignement primaire supérieur, de l’enseignement secondaire et de l’enseignement technique.
- Art. 3. — Elles délibéreront, après examen des dossiers scolaires, sur le cas de tous les élèves candidats second degré, qui fréquentent les classes de préparation au certificat d’études primaires et les classes de 7e des établissements d’enseignement public.
- Art. 4. — Les conseils de la commission seront, par les soins de l’inspecteur d’académie, communiqués aux familles qui demeurent libres de leur décision.
- Ait. 5. — Sont abrogées toutes dispositions contraires au présent arrêté.
- Fait à Paris, le 24 juillet 1939. ./. Officiel du 26 juillet 1939.
- Jean Zay
- Ministère de l’Education Nationale
- Commission administrative et Secrétariats d’orientation professionnelle
- Le Président de la République Française,
- Vu les articles 3, 4 et 7 du décret du 24 mai 1938 relatif à l’orientation et à la formation professionnelles ;
- Vu l’article Ie1' du décret du 17 juin 1938 relatif à la formation professionnelle agricole ;
- Le conseil supérieur de l’enseignement technique entendu :
- Sur la proposition du ministre de l’Intérieur, du ministre de l’Education nationale, du ministre du Travail et du ministre de T Agriculture ;
- Décrète :
- Titre Premier
- De la composition et du fonctionnement, de la commission administrative départementale.
- Art. 1. —- La commission administrative instituée auprès du secrétariat départemental d’orientation professionnelle est composée de membres de droit et de membres élus.
- p.267 - vue 320/370
-
-
-
- -- 268
- Sont membres de droit. :
- L’inspecteur d’académie qui peut être suppléé par un inspecteur primaire.
- Le directeur des services agricoles du département qui peut être suppléé par un professeur d’agriculture.
- L’inspecteur du travail désigné par le ministre du travail.
- Un inspecteur de l’enseignement technique désigné par le ministre de l’éducation nationale.
- Le directeur de l’offi-ce départemental de placement.
- Le directeur du centre obligatoire d’orientation professionnelle.
- Le médecin départemental inspecteur d’hygiène qui peut être suppléé par un médecin désigné par le préfet.
- Le directeur ou, en son absence, un professeur d’école publique technique, membre du comité départemental de l’enseignement technique s’il en existe un dans le département, désigné par le ministre de l’éducation nationale.
- Le représentant du personnel enseignant des écoles privées techniques de plein exercice membre du comité départemental d l’enseignement technique.
- Un représentant des écoles d’agriculture du département ou, à défaut, le professeur d’agriculture désigné par le ministre de l’agriculture.
- Sont membres élus :
- Un conseiller général désigné par le conseil général.
- Un conseiller municipal de la ville, siège du centre d’orientation professionnelle obligatoire, désigné par le conseil municipal.
- Un chef d’entreprise industrielle cl un chef d’entreprise coin merciale désignés par le comité départemental de l’enseignement technique et pris parmi ses membres.
- Un ouvrier et un employé désignés par le comité départemental de l’enseignement technique et pris dans son sein, et un membre artisan compagnon désigné dans les mêmes conditions.
- Un membre élu par la chambre d’agriculture.
- Un chef d’exploitation agricole et un chef d’exploitation horticole désignés par la chambre d’agriculture.
- Un ouvrier agricole et un ouvrier horticole désignés par le comité départemental d’apprentissage agricole.
- Un instituteur et une institutrice désignés dans son sein par le conseil départemental de l’enseignement primaire.
- Un directeur de centre d’orientation professionnelle facultat.il élu par les directeurs des centres existants dans le département.
- Un représentant du personnel enseignant des écoles publiques
- p.268 - vue 321/370
-
-
-
- — 269 —
- techniques désigné par le comité départemental et pris parmi ses membres.
- Un médecin élu par le syndicat médical le plus représentatif du département.
- Pour la catégorie des membres élus, il sera nommé autant de membres suppléants qu’il y a de membres titulaires. Les membres suppléants sont désignés dans les mêmes formes que les membres titulaires qu’ils remplacent en cas de refus ou d’empêchement.
- Le secrétaire départemental d’orientation professionnelle assure le secrétariat de la commission.
- Art. 2. — Pour le département de la Seine, le nombre des membres élus est doublé et le nombre des inspecteurs de l’enseignement technique désignés par le ministre de l’éducation nationale est porté à trois.
- Art. 3. — Les inspecteurs généraux de l’enseignement technique, les inspecteurs de l’agriculture et les inspecteurs généraux de l’enseignement primaire élémentaire ont entrée aux séances de la commission. Ils sont toujours entendus quand ils le demandent.
- Art. 4. — Nul ne peut être membre de la commission administrative s’il n’est Français, âgé de vingt-cinq ans au moins et s’il ne jouit de ses droits civils et politiques.
- Art. 5. — Le mandat des membres de la commission a une durée de quatre années ; il peut être indéfiniment renouvelé. Les membres qui font partie de la commission en raison de leurs fonctions administratives ou électives seront remplacés lorsqu’ils cesseront d’exercer ces fonctions. Il est pourvu au remplacement des membres qui cesseront de faire partie de la commission dans le délai de trois mois. Le mandat ainsi conféré expirera en même temps que celui des autres membres de la commission. Si la vacance survient dans les six mois qui précèdent le renouvellement de la commission il n’y est pourvu qu’au moment de ce renouvellement.
- Art. 6. — Les fonctions de membres de la commission administrative sont gratuites. Des indemnités de déplacement et de séjour peuvent être allouées par le conseil général aux membres de la commission.
- Art. 7. -— La commission réunie sous la présidence de l’inspecteur d’académie élit parmi ses membres son président. Apre» deux tours de scrutin, sans qu’aucun des candidals ait obtenu la majorité absolue si, au troisième tour, il y a partage de voix, le plus âgé des candidals ayant le même nombre de voix remplira les fonctions de président.
- p.269 - vue 322/370
-
-
-
- — 270 —
- Art. 8. — Le président est nommé pour une année, il est indéfiniment rééligible.
- Art. 9. — A défaut du président ou du vice-président, les membres élisent un président de séance.
- Art. 10. -— La commission ne peut délibérer que si le nombre des présents dépasse le tiers de celui des membres en exercice.
- Les délibérations sont prises à la majorité absolue des votants. En cas de partage, la voix du président ou du membre qui le remplace est prépondérante.
- Art. 11. — La commission peut créer des sections pour l’étude de questions spéciales.
- Art. 12. — La commission administrative se réunit au moins deux fois par an et pour le nombre de jours qu’elle détermine sans préjudice du droit qui appartient à son président et au préfet de la convoquer extraordinairement.
- Art. 13. — Les membres sont convoqués huit jours francs avant la réunion. Chaque convocation doit comporter l’ordre du jour de la séance.
- Art. 14. — Une expédition du procès-verbal de chaque séance est transmise au ministre de l’éducation nationale, au ministre de l’agriculture et au ministre du travail.
- Titre II
- De la commission administrative interdépartementale
- Art. 15. — Lorsque la commission administrative sera interdépartementale, le nombre des membres appartenant aux catégories prévues à l’article 1er sera doublé ou triplé selon le nombre de départements groupés.
- Art. IG. — Chaque groupe de départements sera institué par décret contresigné par le ministre de l’intérieur, par le ministre du travail, par le ministre de l’éducation nationale et par le ministre de l’agriculture.
- La désignation du département siège de la commission sera faite dans les mêmes formes. Le préfet de ce département désignera le secrétaire de la commission.
- Art. 17. —: Le vice-président de la commission sera de droit l’inspecteur d’académie du département siège de la commission.
- Art. 18. — Les conseils généraux des départements associes pourront prendre communication des procès-verbaux des délibérations de la commission.
- p.270 - vue 323/370
-
-
-
- — 271 —
- Titre III
- Attributions de la commission administrative
- Art. 19. — La commission administrative donne son avis :
- 1° Sur le projet de budget du secrétariat d’orientation professionnelle préparé par le secrétaire et présenté par l’inspecteur d’académie ;
- 2° Sur la désignation des médecins à qui seront confiées des missions d’orientation professionnelle ;
- 3° Sur la demande de subvention en faveur des centres d’orien talion professionnelle ;
- 4° Sur la répartition des écoles primaires publiques entre les centres d’orientation professionnelle ou entre les médecins chargés de mission d’orientation professionnelle. Cette disposition ne porte pas préjudice au libre choix des familles en ce qui concerne le centre d’orientation professionnelle qu’elles désirent consulter.
- 5° Sur l’établissement des monographies professionnelles.
- Art. 20. — La commission administrative reçoit communication du rapport annuel établi par le secrétaire et en délibère. Elle peut charger un ou plusieurs de ses membres de recueillir sur les lieux les renseignements qui lui sont nécessaires et de lui adresser des rapports. Le secrétaire est tenu de fournir verbalement ou par écrit tous les renseignements qui lui seraient réclamés par la commission sur les questions d’orientation professionnelle intéressant le département ou le groupe de départements.
- Art. 21. — La commission administrative statue en première instance sur les oppositions formées à l’ouverture des centres facultatifs. Elle peut adresser au ministre compétent, par l’intermédiaire du préfet, les réclamations qu’elle aurait à présenter dans l’intérêt spécial de l’organisation de l’orientation professionnelle dans le département, ainsi que son opinion sur l’état et les besoins des centres d’orientation professionnelle du département ou du groupe de départements.
- Titre IV
- Fonctionnement du secrétariat départemental ou interdépartemental d’orientation professionnelle
- Art. 22. — Le secrétariat d’orientation professionnelle répartit les écoles primaires publiques élémentaires entre les centres d’orientation professionnelle obligatoires ou facultatifs du dépar-partement, qui sont placés dans sa dépendance.
- p.271 - vue 324/370
-
-
-
- 272 —
- Art. 23. -—- Lorsque, en raison de l’éloignement du centre d’orientation professionnelle du siège de l’école, l’examen d’orientation professionnelle ne pourra se faire au centre, il sera procédé à la désignation de médecins chargés de mission d’orientation professionnelle.
- Art. 24. — La désignation des médecins chargés de mission est proposée au préfet par le secrétariat d’orientation professionnelle. Ces chargés de mission, sont, de préférence, choisis parmi les médecins inspecteurs communaux ou départementaux visés par l’article 9 de la loi du 30 octobre 1886.
- Les arrêtés confiant à des médecins des missions d’orientation professionnelle indiqueront les centres d’orientation professionnelle auprès desquels ces missions sont créées.
- Art. 25. — Le secrétariat d’orientation professionnelle établira la liste des écoles primaires publiques élémentaires qui sont confiées à chaque médecin chargé de mission et en informera les directeurs intéressés.
- Art. 26. — Les directeurs des écoles primaires publiques élémentaires sont tenus de remplir pour chacun de leurs élèves parvenus au terme de la scolarité obligatoire, une fiche scolaire dont le modèle est établi et fourni gratuitement par le secrétariat d’orientation professionnelle. Celle fiche est adressée avant le 1er mai au centre d’orientation professionnelle auquel l’élève est ressortissant.
- Art. 27. -—- Les directeurs des établissements d’enseignement prévus à l’article précédent sont tenus d’envoyer, au cours du dernier trimestre de leur quatorzième année, les élèves qui vont être dégagés de l’obligation scolaire au centre d’orientation professionnelle choisi afin d’y subir l’examen d’orientation ou au médecin chargé de mission d’orientation professionnelle.
- Les parents et tuteurs peuvent indiquer qu’ils désirent consulter pour leurs enfants un centre d’orientation professionnelle facultatif. Ce centre doit être régulièrement ouvert.
- Art. 28. — Lorsqu’une école aura été confiée à un médecin chargé de mission d’orientation professionnelle, les directeurs devront lui présenter leurs élèves aux fins d’établissement de la fiche médico-physiologique. Les imprimés de fiches médico-physiologiques sont adressés gratuitement aux médecins chargés de mission par le secrétariat d’orientation professionnelle.
- Art. 29. — Les médecins chargés de mission d’orientation professionnelle enverront au centre d’orientation professionnelle
- p.272 - vue 325/370
-
-
-
- — 273 —
- dont ils relèvent les dossiers qu’ils auront établis. Ces dossiers devront parvenir au centre à la fin de l’année scolaire.
- Art. 30. — Les centres d’orientation professionnelle obligatoires ou facultatifs du département feront parvenir au secrétariat d’orientation professionnelle avant la fin de chaque année scolaire, les résultats des examens d’orientation professionnelle auxquels ils ont procédé soit par leurs propres moyens, soit à l’aide des renseignements fournis par les directeurs des écoles et par les médecins chargés de mission d’orientation professionnelle.
- Art. 31. — Les services publics de placement et, les services d’orientation professionnelle doivent se prêter un appui réciproque pour assurer le placement des adolescents dans les meilleures conditions.
- Les offices publics de placement sont tenus de communiquer au secrétariat départemental d’orientation professionnelle tous documents qu’ils pourraient posséder et tous renseignements qu’ils pourraient recueillir sur l’état du marché du travail en indiquant notamment pour chaque profession le nombre des offres d’emplois qu’ils ont reçu et de celles auxquelles ils n’ont pu donner satisfaction.
- Art. 32. — Des certificats seront établis à l’aide des conclusions formulées par les centres, par le secrétariat d’orientation professionnelle qui les adressera aux représentants légaux de l’enfant avant le 15 septembre^ Outre l’indication du ou des métiers dangereux pour la santé de l’enfant, ils contiendront des renseigne-ments sur les dispositions intellectuelles ou physiques de l’enfant, sur scs aptitudes à apprendre des métiers qualifiés, sur les métiers ou professions dans lesquels des emplois sont offerts.
- Art. 33. — Le secrétaire d’orientation professionnelle établit chaque année un rapport sur les opérations et sur la marche de son service, ainsi que sur les opérations des centres d’orientation professionnelle. Ce rapport est présenté par l’inspecteur d’académie avant le 1er janvier de chaque année à la commission administrative.
- Art. 34. — Le secrétariat d’orientation professionnelle possédera un répertoire de monographies professionnelles sur tous les métiers et professions du commerce, de l’industrie, de l’agricul-lure et de l’artisanat. Il fournira aux centres d’orientation professionnelle les modèles de fiches pour l’établissement des certificats d’orientation professionnelle. Il leur communiquera tous les renseignements en sa pos^^ssion concernant les écoles publiques d’enseignement général ou d’enseignement professionnel.
- p.273 - vue 326/370
-
-
-
- Art. 35. — L inspecteur d’académie a, sans préjudice du contrôle exercé par les inspecteurs généraux de l’enseignement technique, le contrôle et la surveillance des opérations d’orientation professionnelle dans le département ; il pourra assister h tous les examens d orientation professionnelle publics ou privés obligatoires ou facultatifs.
- Art. 36. — Les secrétaires d’orientation professionnelle, les directeurs des centres d’orientation professionnelle publics iou privés, obligatoires ou facultatifs, les directeurs d’écoles primaires publiques élémentaires sont tenus au secret professionnel en ce qui touche aux opérations d’orientation professionnelle.
- Art. 37. Le ministre de 1 intérieur, le ministre de l’éducation nationale, le ministre du travail et le ministre de l’agriculture sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal Officiel.
- Fait à Paris, le 2 septembre 1939. Albert Lebrun.
- Par le Président de la République :
- Le Ministre cle VIntérieur,
- Albèrt Sarraut.
- Le Ministre
- Le Ministre du Travail, Charles Pomxret.
- de T Education Jean Zay.
- nationale,
- Le
- J. Officiel du 8 septembre 1939.
- Ministre de VAgriculture, Henri Queuille.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Livres récemment entrés à la Bibliothèque
- Roger (G. IL) et Rinet. — Traité de Physiologie (11 volumes).
- — Alcan, Paris, 1930.
- Freeman (h.). Mental tests. — Hougton Miffin Cy New-York 1939, 460 p.
- Butavand (A.). — La formation des infirmières. — Baillière, Paris, 1938, 184 p.
- Bourguin (b.). — La protection sociale de T enfance en France.
- — Masson, Paris, 1938, 184 p.
- rnmmmm
- p.274 - vue 327/370
-
-
-
- — 275 —
- Sobel (L. J.) et Samler (J.). — Group methods in Vocational Guidance. — The Furrow Press, New-York, 1938, 11 p.
- Traité d’Ophtalmologie, tomes I et II. — Masson et Cio, Paris. 1939.
- Dumas (G.). — Nouveau traité de Psychologie, tome VI. — Alcan, Paris, 1939, 544 p.
- Lebret et Moreux. — Les professions maritimes à la recherche du bien commun. — Dunod, Paris. 1939, 222 p.
- La psychologie de l'enfant de 7 à 14 ans. — Cahiers de pédagogie moderne. Editions Bourrelier, Paris (don de Mme Gratiot-Alphandéry).
- Orientation-Formation-Rééducatipn Professionnelles. — Les Documents du Travail, Janvier-Juin 1939 (don de Mme Graliot-Alphandéry).
- Encyclopédie ' française :
- L'Outillage Mental (Tome 1), La Vie (Tome IV), l'Espèce Humaine (Tome VII), La Vie Mentale. (Tome VIII), Education et Instruction (Tome XV). —- 13, rue du Four, Paris.
- Mathews (E.). — A Stûdy of Emotional Stability in Children,
- — The Journal of Delinquency, n° 1, Janvier 1923.
- Manley (M. C.). — The spécial library profession and what il offers. — Spécial librairies association, New-York, 1938.
- Coutela (Ch.). — L'œil et les maladies professionnelles. — Masson, Paris, 1939, 013 p.
- Terman (L). cl Miles (C.). — Sex and personalily. — Mc Graw Ilill Book Cy. New-York, 1936, 600 p.
- Tiiurstone (L. L.). — The theory of multiple factors. — Brothers, Ine, Ann Arbor, Michigan, 1934, 65 p.
- Tryon (R. C.). — Cluster analysis. — BrotheVs, Inc. Ann. Arbor, Michigan, 1939, 122 p.
- Iyelley (T. L.). — The Kelley statistical tables. — The Macmillan, New-York, 1938, 135 p.
- Hildreth (G.). — Bibliography of mental tests and rating scales.
- — The psycliological corporation, New-York. 1939, 295 p. Pintner (R.) et Paterson (D.). — A scale of performance tests
- D. Appleton-Century, New-York. 1935, 218 p.
- Louttit (C. M.). — Clinical psychology. — Ilarper et Brothers. New-York, 1936, 695 p.
- Covvdry (E. V.). — Problems of ageing. — The Williams et Wilkins Cy, Baltimore, 1939, 758 p.
- p.275 - vue 328/370
-
-
-
- V
- P tfjWEttW'»
- * pROftSStûiSfci-1
- 276 —
- «4 *>h
- rfctl*0
- 3^:
- BErforn (L.). — A visual motor gestalt test and ifs clinical use. american orthopsychiatric association, New-York, 1938,
- 1 ** P-
- Hardin (F.), Chapman (E. D.), IIill (T,. B.). — Child psijcho-logy. — A bibliography of books in English. Bibliographical Center for Research, Denver, Colorado, 1938.
- Iciiok (G.). — Le travail des malades et des infirmes. — Rivière, Paris, 1931, 317 p.
- Kelley (G. O.). -— A Vocalional Information service. — Wilson Bulletin, The Wilson Cy, New-York, Juin 1938.
- CORRESPONDANCE
- Nous recevons de la Fédération des ardoisiers de France la lettre suivante :
- Monsieur le Directeur,
- Dans le numéro Mars-Avril 1939 du Bulletin de l'Institut, nous avons lu dans la rubrique « Notes et Documents », un paragraphe sur les risques de maladies dans 1 industrie, où l’on avance que les risques de maladies pulmonaires et aulrcs affections auxquels sont exposés les travailleurs des ardoisières sont bien connus.
- Nous nous permettons d’attirer votre bienveillante attention sur le fait que la question de la silicose reste toujours discutée, et que d’éminents médecins, comme MM. Croisier, Martin et Policard ont émis des doutes sur son existence réelle, et surtout sur la- possibilité de la différencier des autres formes d’affections pulmonaires.
- Cette très importante question est soumise à la Commission Supérieure d’Hygiène, et il est au moins prématuré d’affirmer l'existence d’une maladie à l’étude, et dont le rapport a été confié à l’éminent professeur Duvoir.
- Nous sommes convaincus que votre bonne foi a été surprise, et nous serions heureux d’apprendre que vous avez pu mettre les choses au point dans 1 un de vos prochains numéros.
- Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l'assurance de nos sentiments distingués.
- Le Directeur, Illisible.
- p.276 - vue 329/370
-
-
-
- SERVICES DE L’INSTITUT
- SECRÉTARIAT GÉNÉRAL ET CENTRE DE DOCUMENTATION
- Chef de service : Mme A. Fessard. — Téléphone Odéon 52-46.
- Secrétaire adfoinle : Mlle P. David.
- CENTRE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Chef de service : MUe C. Chauffard. — Téléphone Odéon 52-48.
- Secrétaire : M. Bénech.
- SERVICE DES TESTS
- Chef de service : Mme H. Piéron. — Téléphone Odéon 52-48.
- ECOLE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Conseil des Professeurs :
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- H. Laugier, professeur à la Sorbonne, chef du Service central de la recherche scientifique.
- P. Male, médecin consultant à l’Hôpital Henri-Rousselle.
- Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris, suppléé par M. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Paris.
- Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’Anthropologie.
- H. Piéron, professeur au Collège de France.
- P. Pouillot, inspecteur général du Travail et de la Main-d’œuvre.
- H. Wallon, professeur au Collège de France.
- Chargés de conférences :
- M. P. Abraham ; Mme Chmielnitzki ; M. le Professeur Guillaume ; Mme Gratiot-Alpbandery ; M. Jeudon ; M. Luquet ; M. Pouillot ; Mlle C. Veil ; Mlle D. Weinberg.
- Chefs de travaux pratiques .
- M1Ie Monnin, Mme Piéron, MUe Veil.
- LABORATOIRE DE PHYSIOLOGIE DU TRAVAIL
- Chef de service : N...
- LABORATOIRE D’ORGANISATION DU TRAVAIL
- Chef de service : M. H. Laugier, directeur.
- Directeur adjoint : MUe Weinberg.
- LABORATOIRE DE PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE
- Chef de service : M. Bonnardel, directeur. — Téléphone Odéon 52-59.
- LABORATOIRE DE PSYCHOBIOLOGIE DE L’ENFANT Chef de service : M. H. Wallon, directeur. — Téléphone Odéon 52-61. Directeur adjoint : M. Ombredane.
- Téléphone de Permanence : Odéon 52-48 (dans la loge du concierge).
- p.n.n. - vue 330/370
-
-
-
- SOMMAIRE
- Pages
- I. — Chamboulant-Hertz : Résultats d’une année de recherches et
- d’enquêtes sur l’orientation professionnelle des élèves de l'Enseignement secondaire.................................. 225
- II. — Notes et Documents : Le niveau intellectuel des enfants fonction
- de l’âge des parents. — La sélection professionnelle aux usines Bata de Zlin. — Les heures de repos dans les usines. —
- L’aspect social et psychologique du problème du placement des domestiques. — Le plan psychologique de la prévention des accidents du travail et le rôle des services de direction. — L’Orientation professionnelle à l’Association internationale
- pour le progrès social................................... 237
- III. — Congrès : Le Congrès national d’Orientation professionnelle
- de Lille................................................. 245
- IV. — A travers les Revues......................................... 247
- V. — Informations.................................................. 250
- VI. — La Vie de l’Institut national d’Orientation professionnelle... 253
- VII. — La Vie de l’Amicale des Anciens Élèves de l’I. N. 0. P.... 261
- VIII. — Décrets intéressant l'Orientation professionnelle............. 264
- IX. — Bulletin bibliographique...................................... 274
- X. — Correspondance............................................... 276
- Bulletin de l'Institut National ri'Elude du Travail et d’Orientation Professionnelle
- rédacteur en chef : Mme Henri PIÉRON secrétaire de la RÉDACTION : M11* Irène LÉZINE
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- AKO^!Vi:iMENT :
- Pour la France... 25 fr. | Pour U Etranger......... 40 //*•
- Prix du numéro : SS franc**
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut
- PARIS C/C 1444-79
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- On peut se procurer, pour la France, les dix premières années, au prix de 250 francs et chaque année au prix de 30 francs (port non compris).
- Le Gérant : Paul Arjo.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- p.n.n. - vue 331/370
-
-
-
- r*
- 11e ANNEE
- N° 11-12
- NOVEMBRE-DECEMBRE 1939
- BULLETIN
- DE
- L'INSTITUT national dÊTUDE du TRAVAIL
- ET
- dORI E N T AT 10 N PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- |CS
- AU SIEGE DE L’INSTITUT
- 41, Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- TOUS DROITS RÉSERVES
- p.n.n. - vue 332/370
-
-
-
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- H. Laugier, professeur à la Sorbonne, Directeur du Centre national de la Recherche scientifique.
- H. Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’Institut de Psycho logie de l’Université de Paris, président de la Section des sciences naturelles de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président d’honneur : M. Labbé, directeur général honoraire de l’Enseignemem technique.
- Président : M. Luc, directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-Présidents : MM. Barrier, inspecteur général de l’Education Nationale ; Lasalle, secrétaire de la Chambre de Commerce de Paris ; Masbou, directeur de l’Enseignement primaire de la Seine ; Sellier, sénateur, ancien minis tre.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION
- Outre le Bureau :
- MM. Bonnardel, Directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole pratique des Hautes Etudes ; Châtelet, directeur de l’Enseignement du second dégré ; Contenot, président de la 4e Commission du Conseil municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dautry, ancien directeur des Chemins de fer de l’Etat ; Dubreuil, membre du Bureau international du Travail ; Lahy, directeur honoraire de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, de l’Institut, professeur au Collège de France, président de la Société française de Pédagogie ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur à la Sorbonne ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’Anthropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Pierre Pouillot, inspecteur général du travail et de la main-d’œuvre ; Ragey, directeur-adjoint de l’Enseignement technique , Roger, inspecteur général honoraire de l’Instruction publique ; Tanon, de l’Académie de Médecine, professeur d’hygiène à la Faculté de Médecine ; Toulouse, ancien médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur-honoraire de l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Wallon, professeur au Collège de France, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Le Secrétariat et l’Office de documentation sont ouverts tous les jours ouvrables de l’année scolaire (sauf le samedi), de 15 heures à 18 heures. La Bibliothèque est ouverte les mômes jours, samedi compris, de 14 heures à 18 heures.
- Pour les consultations d’O. P., adresser une demande de rendez-vous au chef du Centre d’O. P.
- Adresser la correspondance, impersonnellement, à M. le Directeur de l’Institut national d’Etude du travail et d’Orientation professionnelle.
- p.n.n. - vue 333/370
-
-
-
- 11e Année
- N" 11-12
- Novembre-Décembre 1939
- Bulletin de l’institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Résultats d’une année de recherches et d’enquêtes sur l’Orientation professionnelle des élèves de l’Enseignement secondaire
- par
- Mme CHAMBOULANT-HERTZ
- (Suite et fin)
- II. — Les Méthodes d’Oiuentation Professionnelle
- Grâce à ces travaux préliminaires, nous avons réussi à bien délimiter le problème de l’orientation professionnelle des élèves de renseignement secondaire et à dresser en quelque sorte l’inventaire des besoins qu'il s’agit de satisfaire.
- Il nous était alors possible de pousser nos études plus avant et de rechercher des méthodes adaptées à cette catégorie d’élèves. Pour nous conformer au principe que l’on retrouve dans toutes les méthodes d’orientation professionnelle, nos études ont porté sur les trois points suivants :
- — Connaissance de l’individu au triple point de vue :
- physiologique, psycho-physiologique, intellectuel.
- — Connaissance de la profession.
- — Connaissance du marché du travail.
- 1° Connaissance du marché du travail. -— Le rôle de toute orientation professionnelle étant de guider chaque individu vers une- profession, il est donc indispensable de posséder avant tout une documentation professionnelle suffisamment vaste et précise sur chacune des activités susceptibles d’intéresser les élèves auxquels on s’adresse. Notre expérience étant organisée dans le cadre du B. L. S. et du B. U. 1. C.,
- p.277 - vue 334/370
-
-
-
- — 278 —
- nous avons pu disposer aussitôt de l'ensemble de ses renseignements pratiques aussi bien sur les études que sur les carrières elles-mêmes.
- 2° Connaissance de la carrière. — Cette documentation nous a également fourni un certain nombre de renseignements pratiques nous permettant de juger de la difficulté des études et des carrières : programmes, statistiques, etc... Nous avons même un certain nombre d'indications sur les avantages et les inconvénients de chaque carrière, les aptitudes qu’elles nécessitent. Mais, ces renseignements se révèlent nettement insuffisants pour permettre de tracer un profil psychologique et affectif de chaque carrière et celte connaissance est cependant indispensable. A quoi servirait, en effet, de rechercher les aptitudes el les tendances de chaque élève si on n’est pas en mesure de lui indiquer ensuite les carrières correspondantes.
- Des études psychologiques devraient donc compléter les documenta lions du B. U. S. et du B. ü. LC. Elles n’ont pu être laites jusqu’ici faute de temps ; de plus, seuls des spécialistes pourraient entreprendre ces travaux très délicats et très Longs.
- 3° Connaissance de l'individu. — 11 faut reconnaître que nous pouvons connaître partiellement l’élève à l’aide des méthodes empiriques. Lorsque, nous recevons au B. IJ. 1. C., par exemple, nous avons toujours la possibilité de .chercher à comprendre le jeune homme ou la jeune fille qui nous demande des conseils et cela est assez facile lorsqu’il s’agit d’un élève intelligent. Une conversation confiante avec lui favorise en quelque sorte son introspection et nous permet de nous rendre compte de ses défauts et de l’aider à découvrir les études ou les professions les mieux adaptées. Mais, combien d’erreurs peuvent ainsi se glisser et il ne suffit pas de bon sens et d’habitude pour donner un conseil précis. Ceci n’offre du reste aucun inconvénient pour le B. U. 1. C., puisque son rôle n’est pas de donner ces conseils, mais plutôt d’attirer l’attention des élèves sur certains points qu’ils auraient pu méconnaître et susciter leur réflexion.
- L’aide des parents peut encore venir s’ajouter et donner
- p.278 - vue 335/370
-
-
-
- — 279 —
- des renseignements utiles, mais dans beaucoup de cas nous voyons, soit une trop grande sévérité, soit une trop grande indulgence de leur part. Us peuvent malgré tout donner certains renseignements extrêmement utiles sur le développement physique de leur enfant (maladies, accidents) et discuter l'opinion que nous avons de l’élève. Mais il faut reconnaître que ce qu’ils nous réclament le plus fréquemment est que nous leur donnions une opinion personnelle, une connaissance de l’enfant extérieure à eux-mêmes.
- Une troisième source de renseignements peut être donnée par les professeurs qui connaissent très bien l’enfant ; mais, lorsque les élèves s’adressent directement au. B. U. I. C., il est extrêmement difficile de consulter les professeurs. Eux-mêmes ne peuvent se faire une opinion précise de chacun de leurs élèves. De leur avis même, le trop pet il nombre de cours, le trop grand nombre d’élèves et la matière enseignée s’interposant entre l’élève et le professeur ne permet pas à celui-ci de connaître, sauf pour des cas particuliers, chacune de ses élèves comme il conviendrait.
- Peut-être pourrions-nous utiliser le carnet scolaire? Mais, ces formules sèches el parfois contradictoires ne peuvent vraiment donner que des renseignements insuffisants. De plus, les élèves ont rarement leur livret scolaire en leur possession el ils ne peuvent les fournir au cours de leur consultation au B. U. 1. C.
- La seule possibilité que nous ayons à notre disposition est de conseiller à l’élève qui vient nous consulter de s’adresser ensuite à chacun de ses professeurs et de leur exposer la conversation qu’il vient d’avoir avec nous ; il peut ainsi leur demander leur opinion et en tirer des renseignements utiles.
- Par contre, le conseiller d’orientation professionnelle qui travaille à l’intérieur du lycée peut utiliser une méthode beaucoup plus directe en s'adressant personnellement à chacun des professeurs de l’élève el en ayant une conversation directe avec eux.
- Procédés scientifiques. — Grâce à des méthodes scientifiques nous croyons possible d’avoir une connaissance beaucoup plus précise de l’élève et les procédés que nous proposons sonl de trois sortes :
- p.279 - vue 336/370
-
-
-
- — 280 —
- À) Procédé physiologique. — Ainsi que nous l’indiquions-, l’examen des élèves nous a permis de noter de nombreux cas de déficiences d’attention, de grande fatigabilité (pii relèvent souvent d’un mauvais fonctionnement physiologique et demandent beaucoup plus une consultation médicale que des mauvaises notes ou des gronderies. Il nous est arrivé aussi bien souvent de voir des élèves anémiées, fatiguées, désirant passer des concours difficiles. Malgré leurs aptitudes intellectuelles, i!l est certain quelles ne seront pas en mesure de fournir l’effort physique nécessaire et elles se préparent ainsi à un échec certain.
- Dans tous ces cas, il serait nécessaire de prendre une consultation médicale. Tout ce que nous pouvons faire actuellement est de donner ces conseils aux parents et comme nous l’indiquions également au début de ce rapport nous avons obtenu des résultats intéressants à l'aide de cette simple consultation ; et cependant, elle présente un certain nombre de graves inconvénients. D'une part, seul un médecin spécialiste peut déceler sérieusement les causes de cer-trairis cas pathologiques ; de plus, le médecin n’ayant pas la documentation nécessaire sur les carrières, ne peut indiquer d’une manière précise si la santé physique de l’élève correspond aux conditions requises pour accéder à certaines carrières. Enfin, le conseiller d’orientation professionnelle devrait avoir communication directe du résultat de cette visite médicale et pouvoir discuter directement avec Je médecin.
- B) Examen psycho-physiologique. — En examen psychophysiologique est également nécessaire dans beaucoup de cas, et ici l’intervention du médecin n’est pas nécessaire, mais seulement celle du psycho-technicien, et c’est une fonction que le conseiller d’orientation professionnelle peut remplir par ses propres moyens. Pour montrer l’utilité d’un pareil examen, il suffira de rappeler le nombre des candidats à certaines écoles, qui, au moment de passer leurs examens, doivent abandonner en raison d’inaptitudes physiques dont ils ne s’étaient pas aperçu auparavant. C’est le cas des candidats cà l’école de l’Air ou à l’école de Saint-Cyr ; c’est seulement après une ou deux années de préparation que ces
- p.280 - vue 337/370
-
-
-
- — 281 —
- jeunes gens s’aperçoivent de leur inaptitude physique, et ils •ont ainsi perdu une à deux années d’études.
- Nous conseillons naturellement toujours aux futurs candidats de se faire examiner avant le commencement de l’année scolaire, mais beaucoup ne savent pas où s’adresser pour cet examen, et nous-mêmes sommes toujours très embarrassés pour leür indiquer un centre d’examen.
- Nous croyons -qu'il serait très utile que nous disposions des moyens nécessaires pour faire ces- examens auprès du B. U. I. C. Ils pourraient du reste ne pas se limiter seulement aux candidats aux grandes écoles militaires qui imposent des conditions physiques très strictes, mais s’appliquer pour un certain nombre d’autres carrières pour lesquelles certaines conditions physiques, sans- être exigées, peuvent avoir un rôle important. 11 serait enfin utile, pour le cas des jeunes gens recalés à leurs examens de passage qui désireraient abandonner l’enseignement secondaire et être dirigés vers des activités professionnelles plus manuelles, de juger de leurs aptitudes manuelles et de leurs possibilités d’adaptation à certaines de ces tâches.
- C’est pour répondre à ces différentes exigences que nous croyons nécessaire d’organiser, dans le cadre du B. U. I. C., un service d’examens psycho-physiologiques, qui nécessiteraient seulement l’achat des quelques appareils suivants :
- — Pour les analyses motrices : un dynamographe qui
- permet de mesurer la force musculaire et d’étudier la fatigue ; quelques- appareils d’analyse de la précision musculaire.
- — Pour l'élude de la coordination manuelle : un tourneur.
- — Pour l'analyse sensorielle : dans le domaine de la
- vision : l'Echelle optométrique pour l’acuité visuelle; l'Echelle de Schaaf pour le daltonisme.
- Dans le domaine auditif : l’audiomètre pour le champ auditif.
- Dans le domaine nerveux : le chronoptoscope de Piéron pour la mesure du temps de réaction.
- p.281 - vue 338/370
-
-
-
- — 282 —
- C) Examen psychologique. -— 11 est enfin nécessaire de connaître l’élève an point dè vue psychologique : attention, mémoire, intelligence, etc... et c’est ici le problème le plus délicat que nous avons à résoudre.
- Il n’est pas en effet suffisant de savoir s’il est « intelligent » ou non, mais quelle forme d’intelligence il montre : intelligence concrète, abstraite, numérique, verbale, soit simplement compréhension ou bien esprit critique, esprit inventif, etc... Et cette étude devient de plus en plus difficile et complexe à mesure que l’on cherche à pousser plus loin l’étude de l’intelligence et que l’on désire mesurer des aptitudes plus particulières. Nous pouvons dire que dans ce domaine les travaux antérieurs sont pratiquement inexistants et c’est la partie essentielle de nos recherches scientifiques. Plusieurs rapports ont, été déjà consacrés à ces travaux ; rappelons seulement les points les plus marquants.
- Nous avons examiné 175 élèves d’une part, et 65 d’autre part, à l’aide des tests déjà étalonnés sur les élèves d’Ecole primaire supérieure afin de voir si les résultats- se révélaient semblables ou non et surtout afin d’avoir une base de recherche. Les lests utilisés comprenaient des épreuves d’intelligence générale : compréhension critique, invention — une épreuve d’intelligence numérique : compréhension, critique et invention — deux épreuves de mémoire : mémoire concrète el abstraite — el enfin, une étude de l’attention des sujets : attention concentrée, attention distribuée, fatigabilité.
- Ces premières épreuves nous ont permis de déceler des différences sérieuses entre les élèves de 1’enseignement primaire supérieur et celles de l’enseignement secondaire que nous venions d’examiner. Les élèves de l’enseignement primaires supérieur, par exemple, ont montré une intelligence numérique supérieure à celle des élèves de l'enseignement secondaire qui, par contre, réussissaient beaucoup mieux en intelligence verbale. Les lycéennes également ont montré une réussite générale très supérieure en compréhension, mais, au contraire, inférieure en critique et en invention. Les résultats des épreuves de critique se sont révélés très mauvais.
- Les épreuves d’attention nous ont donné des résultats particulièrement intéressants et nous présenterons prochaine-
- p.282 - vue 339/370
-
-
-
- 283 —
- ment un rapport sur l’utilité considérable de ces épreuves pour l’orientation professionnelle.
- Nous nous sommes d’autre part efforcés de comparer les résultats scolaires des élèves avec l’opinion que nous nous faisons, grâce à nos tests, et l’analogie entre ces résultats de nos épreuves scientifiques et l’opinion personnelle des professeurs.
- Cette question a également fait l’objet d’un de nos rapports. Nous notons une concordance dans bien des cas, mais également un certain nombre de divergences d’opinion (pii portent généralement sur les cas les plus intéressants. Nous nous attachons naturellement à suivre de très près ces cas.
- La valeur de ces analyses psychologiques se montre d'une manière plus directe encore lorsque nous voulons préciser la déficience (soit d’attention, soit de^mémoire, etc...) d’une élève dont les résultats scolaires sont insuffisants. Nous examinons toujours ces cas en liaison très étroite avec les professeurs, et nous avons dans la plupart des cas réussi à découvrir la cause de la déficience et presque toujours nous avons pu indiquer le remède à y apporter, ou tout au moins les contre-indications qu’elle entraînait pour la suite à donner aux études ou au choix d’une carrière.
- Nous avons cru devoir avertir de ces contre-indications les élèves elles-mêmes ; plusieurs en ont tenu compte et ici encore nous désirons suivre de très près- ces cas et c’est seulement après quelques années que nous pourrons juger définitivement de la valeur de nos conseils.
- Nos tests eux-mêmes se sont révélés insuffisants pour des élèves de renseignements secondaire ; il serait indispensable de posséder un instrument d’étude psychologique plus fin. plus précis, mieux adapté. Nous n’avons pas jusqu’ici disposé du temps, suffisant pour mettre au point ce nouveau procédé scientifique. Nous avons cependant fait une étude spéciale Sur le cas des élèves de mathématiques et mis au point un certain nombre de tests spéciaux.
- Ces épreuves ont reçu l’agrément de MM. Piéron et Wallon et nous avons déjà pu faire sur elles un certain nombre d’études expérimentales qui nous ont montré leur utilité. Une plus longue expérience est naturellement indispensable, mais nous- disposons, dès maintenant, d’un instrument de
- p.283 - vue 340/370
-
-
-
- — 284 —
- sélection des futures élèves de mathématiques qui peut être utilisé dès la seconde et nous espérons ainsi éviter à beaucoup d’élèves de fausses directions et des échecs.
- Nous avons maintenant entrepris l’étude des tests destines à mesurer les aptitudes des élèves pour les matières littéraires. Ces tests qui sont recherchés en collaboration étroite avec Mme la Directrice et les professeurs de français du lycée F-melon, pourront très prochainement être expérimentés.
- Telles sont les premières conclusions auxquelles celle enquête d’orientation professionnelle nous a permis d’aboutir. Elles sont encore très incomplètes, mais nous ne pouvions traiter dans son ensemble une matière de cette ampleur avec les moyens restreints dont nous disposions et en un temps aussi limité.
- Nous avons l’espoir que les résultats acquis seront confirmés par la suite, mais un recul de plusieurs années est nécessaire. De plus, les résultats ne seraient pas encore suffisants pour permettre la mise au point d’une méthode d'orientation professionnelle destinée aux élèves de renseignement secondaire. Leur véritable utilité est plutôt de nous fournir les bases indispensables à une étude plus approfondie et de nous avoir ouvert de larges possibilités de recherches.
- Nous avons été heureux également d’avoir déjà pu donner à nos travaux une utilité pratique et nous sommes persuadés d’avoir rendu des services certains aux élèves que nous avons eu à conseiller. Les conseils pourront du reste devenir plus précis au fur et à mesure que nos épreuves d’investigation seront étalonnées sur des individus plus nombreux et que les travaux de recherches mettront à notre disposition des épreuves nouvelles
- Parallèlement aux recherches nécessaires pour une meilleure connaissance de l’élève, rappelons qu’il est absolument indispensable qu’il existe une documentation très vaste et précise, ainsi qu’une analyse approfondie des différentes professions et qu’un grand effort doit être fait dans ce sens.
- Nous estimons qu’il n’est pas prématuré d’affirmer, dès maintenant, la possibilité d’envisager dans l’avenir la mise au point d’une véritable méthode d’orientation professionnelle destinée aux élèves de l’enseignement secondaire. Elle ne pourrait certes pas avoir la rigidité des méthodes utilisées
- p.284 - vue 341/370
-
-
-
- — 285 —
- pour des élèves plus jeunes. Elle devrait au contraire être assez souple pour s’adapter aux besoins très complexes et nuancés de celle catégorie très- spéciale d’élèves. Nous sommes persuadés qu’elle nous permettrait ainsi d’apporter à ces jeunes gens un appui très efficace pour surmonter les graves difficultés auxquelles ils se' heurtent, dès qu’il s’agit de choisir une carrière et d’assurer leur avenir.
- NOTES ET DOCUMENTS
- La Femme avocat
- par Geneviève COURNET, avocat à la Cour de Paris
- L’orientation professionnelle chez la jeune fille qui est susceptible de devenir avocat, peut être faite lorsqu’elle a fini ses études.
- En effet, les études juridiques sont indispensables pour entrer dans le barreau, mais elles ne mènent pas qu’à lui ; la jeune licenciée en Droit a plusieurs voies ouvertes devant elle bien qu’telle ne puisse pas entrer dans la magistrature ou devenir titulaire d’une charge. Elle peut passer un concours pour entrer dans une administration, prendre une situation dans un contentieux ou être clerc chez un avoué ou un notaire.
- Les éludes de droit ne sont qu’une préparation. La spécialisation se fait lorsqu’elles sont terminées. Pour toutes les professions il y a généralement un autre travail à accomplir : préparation d’un concours, celui de la magistrature par exemple, stage suivi d’un examen pour être déclaré apte à devenir officier ministériel.
- Pour le barreau au contraire, aucune préparation spéciale éliminatoire n’est prévue.
- Si le candidat a l’agrément du Conseil de l’Ordre du barreau dont il désire faire partie et dont l’avis ne porte que sur des questions personnelles extérieures à la profession, il peut être avocat sans que jamais un contrôle n’ait été exercé sur ses aptitudes à la profession.
- Elle apparaît donc accessible à tous. Elle l’est en effet, mais l’élimination au lieu de se faire avant le choix de la profession, se fait après, quelquefois après des années de luttes et d’efforts inutiles. Le succès ou même la modeste réussite ne venant pas, le jeune homme ou la jeune fille sont obligés d’abandonner une carrière pour laquelle ils n’avaient pas d’aptitudes.
- p.285 - vue 342/370
-
-
-
- Les règles d’orientation professionnelle vers le barreau sont très difficiles à préciser, comme pour la plupart des professions libérales, car le succès est très personnel el déroute même parfois les prévisions ; d’autant plus (pie le champ d’action esl extrêmement varié et que des spécialisations très différentes permettent de déployer des qualités variées.
- Cependant, i! y a des règles générales que l’on peut considérer comme une base qui ne peut pas faire défaut.
- Elles relèvent de plusieurs points de vue, qui sont, d’après leur ordre d’importance, moral, intellectuel, physique, pécuniaire même.
- Celte dernière considération est presque un à côté, mais qui peut avoir son importance.
- Il ne faut pas aiguiller vers la profession d’avocat des jeunes filles qui ont besoin de gagner immédiatement et d'une façon régulière leur vie.
- Comme dans toutes les professions libérales, les gains se font attendre et ils sont irréguliers surtout au début, car le clientèle se fait lentement. Je sais bien que des collaborations auprès de confrères aînés ont le double avantage d’être une formation aux règles et à la connaissance de la profession, el une aide pécuniaire. Cependant, surtout chez les femmes, il faut souhaiter que cette collaboration ne se prolonge pas trop longtemps. S’il en était autrement, jamais ('lies ne développeront leur clientèle personnelle, seront toute leur vie des secrétaires qui paraîtront être au point de vue mondain les égales de leur « palr.on », mais pratiquement si leur dépendance économique se prolonge au-delà du temps nécessaire pour la formation professionnelle, elles ne seront des avocats que de nom : elles auront dévié.
- Voilà pourquoi cette considération pécuniaire sans être primordiale doit être cependant considérée dans l’orientation professionnelle.
- Les qualités physiques ont une importance plus grande qu’on ne le croit généralement.
- La voix d’abord, doit être assez forte de manière à ce qu’on n’ait pas d’efforts à faire pour entendre la plaidoirie et ensuite l’aspect physique doit être il me semble le reflet des qualités morales dont nous parlerons dans un instant : calme, pondération, mais il faut surtout à l’avocat une bonne santé.
- La profession est pénible physiquement, non pas par la plaidoirie elle-même, mais par l’ensemble du travail qu’il faut fournir : Assurer les audiences à des heures irrégulières el dans des locaux souvent fort éloignés les uns des autres, réception de la clientèle, préparation des dossiers, vie extérieure nécessaire.
- p.286 - vue 343/370
-
-
-
- — 287 —
- Le résultat est une existence peu régulière, sans repos fixes, avec au contraire, dans les heures creuses, l’obligation de réfléchir .aux cas difficiles.
- Une santé résistante esl donc fort utile, mais la volonté et l’énergie peuvent y suppléer.
- Les .qualités morales et intellectuelles son! plus importantes.
- Au point de vue intellectuel, une bonne culture classique est souhaitable, non pas pour émailler les plaidoiries de citations, mais pour la formation personnelle de celle qui la possède.
- Je pense que l’avocat a surtout besoin d’un esprit logique et clair. D’abord pour exprimer sa pensée aux magistrats, mais aussi pour que ses explications aux clients soient comprises et nettes.
- Il en a besoin pour dégager des confidences souvent confuses qui lui sont faites une idée générale, pour dépouiller un dossier de tout ce qui est inutile et en extraire ce qui est l’essentiel.
- Je sais bien qu’il est difficile de demander à une jeune personne qui est sur le point d’entrer au barreau d’avoir ces qualités qui viennent avec la maturité, mais l’orientation professionnelle doit, il me semble, s’efforcer de les découvrir en puissance.
- En effet, l’erreur de jugement est un défaut extrêmement grave chez un avocat .qui peut ainsi engager son client dans une mauvaise voie et avoir ainsi une influence d’autant plus néfaste qu’elle est plus autorisée.
- Nous arrivons ainsi aux qualités morales qui sont indispensables au Barreau comme partout. C’est elles qui développent la personnalité, qui créent l’influence de l’avocat et sont les artisans de son succès.
- Elles sont illimitées, mais je voudrais dire un mot spécial du désintéressement, car il a une portée, à mon sens, un peu particulière.
- Il faut se persuader que, même lorsqu’un avocat a un nom et un grand cabinet, il donne des conseils et plaide même souvent bénévolement ; mais le désintéressement dont je veux parler n’est pas celui-là.
- L’honoraire n’est pas nécessairement en rapport avec l’effort fourni et le résultat obtenu, parfois, ainsi que je l’ai dit, il est inexistant, c’est le cas dans lequel se trouve un avocat commis par l’assistance judiciaire.
- Or, quel que soit son honoraire le même effort est dû par l’avocat à son client ; il y a une sorte de pacte entre eux : Le client mettant sa confiance en l’avocat, qui, en retour, lui doit toute son intelligence, tout son savoir, tout son cœur.
- Voilà le désintéressement de l’avocat auquel je voulais faire allusion : ce n’est pas donnant-donnarit que l’on peut compter et
- *
- p.287 - vue 344/370
-
-
-
- c'est ce qu’il faut que les jeunes sachent avant d’entrer dans la profession.
- Ce désintéressement est une qualité qui paraît extrêmement féminine, c’est pourquoi le Barreau accueille de nombreuses femmes et les succès qu’elles rencontrent dans cette carrière montrent bien que les qualités professionnelles caractéristiques de l’avocat ne leur font pas défaut.
- *
- * *
- Caractéristiques et Aptitudes pour faire un Ouvrier couvreur
- (Transmis par la Société des Ardoisières de Renaze)
- Objet du métier : Couvrir les toits au moyen d’ardoises, tuiles, etc., etc..., après avoir couvert de voliges ou de liteaux, les chevrons posés par le charpentier. Cette pose est quelquefois effectuée par le couvreur lui-même.
- Le couvreur est souvent en même temps zingueur et plombier ; i! pose les gouttières, les tuyaux, et fait les chéneaux et terrassons en zinc, en plomb, en cuivre.
- Aptitudes physiques : Constitution robuste ; taille moyenne, plus grand étant un avantage ; force au moins moyenne ; santé très bonne, bon estomac ; poumons et cœur sains, bonne circulation sanguine ; vue-bonne des deux yeux, sans usage de verres ; audition bonne des deux oreilles ; grande agilité corporelle, pas de vertige ; bras et jambes robustes et souples ; mains adroites et habiles comme dans tous les métiers.
- Aptitudes intellectuelles : Grande initiative, intelligence pratique, coup d’œil rapide et sûr, esprit d’observation.
- Aptitudes morales : Conscience professionnelle ; prudence, sobriété, sang-froid.
- Connaissances scolaires : Instruction primaire, niveau- du certificat d’études ; notions de calcul, géométrie et dessin linéaire.
- Contre-indications : Affections ou prédispositions aux affections suivantes : Cœur et poumons. — Tuberculose. — Catarrhes. — Bronchites. — Troubles nerveux. — Engelures. -— Epilepsie. — Vertiges. — Nervosité. — Toutes celles entravant la liberté complète des bras et des jambes.
- Renseignements économiques : Apprentissage. Début, 14 ans. — Durée, 3 ans. — Contrat obligatoire d’apprentissage. — Pénurie d’apprentis.
- Avantages : Métier sain de plein air. — Métier bien rémunéré. — Peu de chômage. — Facilité d'établissement à son compte avec un petit capital.
- p.288 - vue 345/370
-
-
-
- 289 —
- Inconvénients : Travail sur l’échelle, l’échafaudage, le toît incliné. Intempéries, courants d’air, coups de .soleil, chutes.
- *
- * *
- Y a-t-il une prédominance sexuelle dans la domination enfantine ?
- II. A. Andersen dans Genetic Psychology Monograpli (1) désigne par le terme d’intégration l’adaptation spontanée de l’individu eu milieu, avec développement d’actes originaux. La domination désigne une attitude de résistance, d’auto-conservation, de moindre malléabilité. Les observations de 49 enfants' portent sur leur altitude spontanée dans la salle de jeux, l’observateur étant dissimulé derrière un écran spécialement aménagé. En règle générale, les garçons ont une tendance plus nette à Limitation que les filles, dans les groupements mixtes ce seront plutôt les filles qui dirigeront le jeu. Diverses autres constatations permettent de conclure que le comportement dominateur éveille une attitude de résistance chez le partenaire de jeu, qu’un enfant timide et mal assuré arrive à faire perdre son assurance au plus dominateur,, qu’une attitude souple et pleine de suggestions entraîne davantage à l’obéissance et à la soumission aux règles du jeu ; en résumé, l’interaction va dans l’ordre des semblables bien plus que dans l’ordre des contraires.
- i * 1
- * *
- Des réserves que comporte l’interprétation des résultats de tests à temps limité
- Un grand nombre d’épreuves, en particulier des lests d’intelligence, s’effectuent en un temps limité, et 'généralement en un temps trop court pour que la moyenne des sujets puissent arriver au bout.
- On obtient alors une certaine valeur d’efficience en un temps donné, valeur qui est dominée par la vitesse.
- Or, si la vitesse n’est pas négligeable, du moins dans un grand nombre da cas — alors que dans d’autres elle peut être tout à fait secondaire — son intervention plus ou moins dominante ne per-
- (1) Domination et intégration sociale dans la conduite des enfants et de leurs pédagogues dans les jardins d’enfants, Gcnclic Psychology Monograpli, vol. 21, n° 3, p. 291-383.
- p.289 - vue 346/370
-
-
-
- — 290
- met pas certaines conclusions, trop générales, que l’on tire de ces épreuves à temps limité.
- On peut ainsi être conduit à commettre certaines erreurs dont un exemple a été donné par un travail de Christi an et Paterson (1) sur l’évolution du vocabulaire en fonction de l’âge.
- On a admis, en effet, sur la foi de certains lests, qu'il se produisait chez les vieillards une régression du vocabulaire. Par exemple, en faisant une épreuve de reconnaissance de mots (avec un matériel de 120 mots), mais en limitant le temps, on trouve que la moyenne des mots reconnus est maxima chez les jeunes gens de 18 ans (87,5), et décroît ensuite, pour ne plus atteindre que 79,3 après 60 ans.
- Or, les auteurs,- dans cette épreuve, ont retenu seulement la première moitié du test, effectuée par tous les sujets (alors que beaucoup n’arrivent pas jusqu’à la lin). Pt dans ces conditions, ils ont obtenu un résultat exactement opposé, et d’ailleurs plus conforme à ce qu’on pouvait attendre : la moyenne des mots reconnus est de 43,4 (sur 60) à 18 ans, -et augmente avec l’âge, atteignant son maximum (49,9) au-dessus de 60 ans.
- C’est le ralentissement du travail mental avec l’âge qui était intervenu et avait entraîné des conclusions radicalement fausses, qu’une certaine prudence interprétative aurait permis d’éviter.
- H. P,
- *
- * *
- Corrélation par rangs et rôle de la grandeur des échelons dans une échelle centilée
- Lorsque l’on utilise la méthode de Spearman pour établir une corrélation entre deux séries de mesures d’après les rangs des sujets, on obtient des valeurs qui diffèrent des valeurs plus exactes que permet la méthode de Pearson fondée sur les chiffres caractéristiques des mesures, lorsque ces chiffres existent.
- Utilisant, comme valeurs numériques, les centiles, ou les chit-fres mômes des mesures, Bennett, comparant les deux méthodes, trouve un coefficient de 0,665 pour les rangs et un coefficient pearsonien de 0,700, dans une comparaison de deux séries de mesures (2).
- (1) A. Christian et D. G. Paterson, Growth of vocabulary in later maturity, Journal of Psycho'logy, f, 1936, p. 167-169.
- (2) G. K. Bennett. The corrélation between scores expressed as per centiles Journal o( educalional Psychology, I, XXX, 6, 1939, p. 470-472.
- p.290 - vue 347/370
-
-
-
- — 291
- Pour établir ses rangs, Bennett avait utilisé un eentilage, et il avait groupé les .sujets en 20 échelons, comprenant chacun 5 cen-tiles, soit un demi-décile. Mais ce groupement en échelons égaux, quand on connaît La courbe normale de répartition des fréquences, n’apparaît actuellement pas comme satisfaisant.
- Ne pourrait-on obtenir un coefficient de corrélation plus exact en divisant l’échelle centilée en des échelons inégaux suivant ce qu’on sait de la répartition probable des mesures.
- Kelley a préconisé des intervalles d’étendue graduée, et Wood a préparé un échelonnage correspondant, avec marge étroite d’un centile aux extrémités, marge s’élargissant jusqu’à un maximum médian, et s’amincissant au delà.
- Bennett a adopté le groupement suivant : 0; 1 ; 2; 3-4 ; 5-7 ; 8-11 ; 12-17 ; 18-25 ; 26-34 ; 35-44 ; 45-55 ; 56-65 ; 66-74 ; 75-82 ; 83-88 ; 89-92 ; 93-95 ; 96-97 ; 98-99 ; 100. Avec 26 échelons encore mais ainsi distribués, la méthode des rangs a donné un coefficient de corrélation de 0,698, au lieu de 0,700 par la méthode de Pearson, c’est-à-dire, pratiquement la même valeur.
- P.
- A TRAVERS LES REVUES
- On trouve dans le premier tome d’un nouveau périodique, le Journal of Musicology (1939, p. 6-10), un essai, par R. M. Drake, d’analyse factorielle des tests musicaux (Drake, Kwalwa’sser et Seashore) par la technique des différences de tétrade, essai d’après lequel un facteur de mémoire serait prédominant, avec présence d’un facteur de groupe commun aux épreuves de hauteur et d’intensité et à celles de durée et d’intensité dans les lests de Seashore.
- L’examen de 163 conducteurs d’autobus à Boston au moyen de tests assez nombreux (temps de réaction de braquage et d’accélération, coordination, vigilance, vision nocturne, éblouissement, vision chromatique, appréciations de profondeur et de vitesses, vision en tunnel, interview) a permis à de Silva, Clalin et Simon (Trans. Journal, 1938, 1-3), de montrer que les dix meilleurs sujets avaient en moyenne 21,2 % de moins d’accidents que les dix moins bons,
- p.291 - vue 348/370
-
-
-
- Une série d'études sur les lests de Rorsehach ont paru dans Y American Journal of Orthopsychiatnj (T. 9. 1939) ; dans l’une Hertz et Rubensteix ont fait procéder à des analyses «aveugles », avec connaissance seulement du sexe et de l’àge des sujets, un bon accord entre les diagnostics de trois expérimentateurs entraînés et avec* les données cliniques ayant été obtenu; \1. IIunter s’est préoccupé de la validité des évaluations d’intelligence par cette méthode (par comparaison avec l’échelle de Binet et les labyrinthes de Porleus), et donne au Rorsehach la supériorité, en particulier parce qu’il mettrait en lumière l’influence de conflits émotionnels, et fournirait une évaluation plus exacte des niveaux mentaux.
- La validité des jugements en fonction du nombre des juges a été expérimentalement étudiée par If. .1. Eysenek (Journal of experimental Psychology, XXY, 6, décembre 1939. p. 650-651) en comparant à des jugements de préférence esthétique (portant sur 12 dessins) d’après un groupe de 700 personnes formant étalon, ceux portés par 5, 10, 20, 50 et 200 autres personnes : Les corrélations de ces groupes partiels avec le groupe étalon sont respectivement de 0,77 ; 0,86 ; 0,94 ; 0,98 ; 1, ce ([ni montre qu’avec 20 juges déjà, on est tout près des résultats donnés par 700.
- Signalons les études suivantes publiées dans le Journal of Social Psychology (X, 4, novembre 1939) : Une nouvelle méthode pour déterminer le quotient d’intelligence au moyen des lests d’autoapplication d’Olis par B. Bai.inski et Irving R. Stone ; un essai d’estimation du niveau d’aspiration professionnelle par W. A. Lubie, des observations méthodologiques sur l’emploi des échelles d’attitudes par .1. W. üunlau et A. Kroll.
- Dans la Zeitschrift fur ycsamte Neurologie und Psychiatrie (1938, T. 87), l’expérimentation en O. P. est objet d’une étude de O. Graf, et la valeur de la psychologie profonde en O. P., d’un article de F. Breutgen.
- Des normes pour la chronaxie des muscles des membres inférieurs et de leurs nerfs, chez les enfants, ont été données par O. V. Plotnikova dans le Bulletin de Biologie et de Médecine expérimentale de VU. R. S. S. (VI, 3, 1938, p. 336-339), le rapport des extenseurs aux fléchisseurs étant de 3 à 2.
- p.292 - vue 349/370
-
-
-
- Dans le Jurnal de Psihologie Militara, fondé celle année el dirigé par C. Radulescu-Motru, le dernier fascicule (3-4 du Tome I, juillet-décembre 1939) contient une introduction à la biopsychologie et à la sociologie militaire (I. Popescu), une revue de psychologie physio-pathologique de guerre (C. Georgiade), des instructions pour l’application d’une échelle de tests à l’armée en vue du diagnostic des aptitudes (Bontila, Chiappeli.a el Zapan), une étude sur le psycho-infantilisme dans l’armée (C. Veau).etc.
- I ne excellente revue critique sur la mesure de la persistance (au sens de persévérance volontaire) a été donnée au Psychologie al Bulletin de novembre 1939 (T. 3l>, n° 9) par David G. Ryans. avec une bibliographie de 52 Inivaux.
- Pour VEre A’ourelle (\° 130, novembre-décembre 1939) publie la traduction d’une élude de Dermot Straker, de l’Institut de Psychologie industrielle de Londres, sur Te rôle du maître en O. P.
- De John C. Anderson, dans The Journal of Psychology d’octobre 1939 (vol. 8, p. 351-379), une étude sur les limitations des tests, utilisés pour la mesure de l’intelligence chez les très jeunes enfants et à l’âge préscolaire.
- La comparaison de 224 couples de jumeaux au point de vue de la mémoire des formes et positions conduit W. Brückner (Anthro-pologischer Anzeiger, XV, 1938, p. 43-49), examinant l’hérédité de la mémoire, à confirmer une fois de plus la plus grande ressemblance des jumeaux monozygotes.
- IL Durrevil a publié un article critique assez vif sur « l'entraînement » des travailleurs en Russie dans Syndicats du 2 août 1939.
- Une élude sur la validité de quelques tests cardio-vasculaires, par L. A. Larson (Journal of experimental Education, Vil, 1939, p. 214-220) conclut à la validité maxima du test d’efficience organique de Mc Cardy-Larson, à une validité un peu moindre des tests de Stone et de Tigerstedt, à une faible validité de la différence de la fréquence cardiaque, ou du produit de la fréquence par la pression, à une validité nulle des tests de Mc Cloy, Baruch,
- p.293 - vue 350/370
-
-
-
- — 294
- Grampton, des dilférences de métabolisme basal ou de pression systolique.
- Les Archives belges des Sciences de VEduça'ion (1938-39, IV, 2-o) ont donne, de R. Cousinet, un article sur « la méthode Cou-sinet et 1 orientation professionnelle » (p. 107-lli) soulignant l’in -térêt que la méthode de travail en groupe avec liberté du choix ou travail présente pour La préparation à la A ie professionnelle.
- « La silicose est-elle une entité morbide ? » demande le l)r Lan-oklez dans un article du Bruxelles Médical (XIX, 18, 5 mars 1939) montrant les incertitudes qui régent encore sur la pathogénie.
- De Kerridge et Briggs, une élude sur les rapports des défauts d'audition et de l’alimentation dans l’enfance, dans The Lancet (N° 6058 du 7 octobre 1939).*
- Le Dr Sirois examine, dans le Laval Médical (IV, 7, septembre 1939, p. 275-283) la question des mines d’amiante, au point de vue de la silicose, b « amiantose ».
- La silicose chez les mécaniciens dentistes est examinée par le Dr Siltzbagh dans le Journal of the American medical association (tome 113, 22, 16 septembre 1939, p. 1117).
- L intérêt de 1 examen de 1 audition est mis en évidence par Aubry et Giraud dans la Semaine des Hôpitaux d’octobre 1939 (XV, 15, p. 382-389).
- Le n° 40 du 1“ octobre 1939 (t. 61) du Concours médical contient une élude sur les accidents de l’aviation aux hautes altitudes par Lacroix, et, par Giraud, une étude audiomélrique de la conduction osseuse dans les examens d’audition.
- De V. Mauro, une élude sur le travail et la pathologie professionnelle des ouvriers employés au travail du verre, dans Folia Medica (1939, XXV, 1, p. 1-22).
- p.294 - vue 351/370
-
-
-
- — 295
- Vocational Guidance Digest d’cietob're 1939 donne quelques indications sur le métier de représentant de commerce et les débouchés offerts aux femmes (p. 44-45).
- Signalons dans le numéro de septembre du Travail Humain une étude du niveau intellectuel des classes populaires, par l’application de tests à l’armée. Dans ce même numéro le docteur P. Bize analyse l’acte manuel à l’aide de kinesiphotograinmes professionnels.
- « Les Enfants anormaux à l’Ecole maternelle », conférence prononcée par le Dr Th. Simon au Congrès international de l’Enfance de Paris, 1931, est reproduite dans le numéro de juin-septembre de la Société Alfred Binet.
- Dans un article en anglais intitulé : « Réflexions d’une directrice d’école sur l’O. P. (pie publie le numéro d’octobre de Occupa-tional psycholoijii, Miss Pratt discute, à la lumière de son expérience personnelle, de quelques aspects de l’O. P. ; l’usage des tests d’intelligence et d’aptitudes y est envisagé d’une manière générale. Une autre étude de F. W. Félix expose comment a pu être réorganisée une usine de vêtements dont le rendement n’était pas satisfaisant.
- Une méthode de sélection des infirmières, à l’aide de tests, a été établie par I\. C. Garrison à partir du profil psychologique de bonnes et mauvaises infirmières. (./. of applied Psycliol., août 1939).
- Dans le numéro de septembre de Character and Personalitij, le problème de l’appréciation des individus d’après leur physionomie est attaqué expérimentalement par M. H. Samuels.
- Une note parue dans la Revue de l’Orientation Intellectuelle signale qu’en 1938 il ne s’est présenté au concours d’agents techniques de l’aéronautique que 65 candidats pour 60 emplois ; 18 seulement ont témoigné de connaissances suffisantes. Il en a été de même pour les concours ouverts par l’Administration des douanes et régies d’Indochine.
- p.295 - vue 352/370
-
-
-
- — 296 —
- Dans la rubrique des concours administratifs, on trouvera dans le numéro juin-juillet 1939 de la Revue de VOrientation intellectuelle des renseignements relatifs aux carrières de l’enseignemet, dans les contributions directes et dans les douanes.
- Dans la Revue du Service de Santé Militaire (août 1939) L. Pey-traud, F. Bouchonnât et M. Morcault ont publié une note sur une expérience pratique de sélection psychotechnique des observateurs d’artillerie.
- Un article de E. G. Williamson dans Occupations (octobre 1939) insiste sur la nécessité d’un contrôle de la formation et des aptitudes du conseiller scolaire. Un bref article du numéro de novembre de cette même revue définit les caractéristiques d’une bonne monographie professionnelle. Un travail de II. IIandville donne les principes d’une bonne classification de ces monographies et de tous les documents relatifs aux professions dans un centre d’orientation.
- «
- Des statistiques concernant le chômage et le marché du travail en France pendant le premier semestre 1939, ont été publiées par le Bulletin du Ministère du Travail dans sou numéro avril-mai-juin 1939.
- INFORMATIONS
- A la section industrielle de la British Psychological Society, dans la séance annuelle du 7 décembre 1939, M. Miles a donné une adresse présidentielle sur les problèmes de l’orientation dans l’espace et dans le temps, en paix et en guerre.
- *
- * *
- La New 'Aealand Vocalional Guidance Association a été créée le 20 août 1938 ; elle comprenait à ses débuts 15 membres, tous professionnels, et s’e'st étendue bientôt, comptant à la fin de sa première année 52 membres et 38 associés.
- p.296 - vue 353/370
-
-
-
- La revue Occupations (The Vocal,ional Guidance Magazine) sera' désormais publiée par les soins de la « National Vocational Guidance Association » (Teachers College, Columbia University, 425 West 123 end Street, New-York).
- *
- * *
- Le siège de l’édition de The Occupatioml Index est à New-York (Washington Square, East).
- *
- * *
- D,ans le tome Vil 1 et dernier du grand Traité d’Ophtalmologie qui vient d’être publié par la Librairie Masson, une série de chapitres est consacrée à l’hygiène et à la pathologie du travail, dont un, dû au Dr Boxxaroel concerne l’orienlation professionnelle (p. 370-380), avec tableau des exigences visuelles des principaux-métiers.
- *
- * *
- Le Ministre italien (les corporations a institué une visite médicale préventive périodique pour tous les ouvriers occupés au soufflage du verre.
- • *
- * *
- Un Congrès italien de médecine du travail doit avoir lieu à Pa-doue en septembre 1940.
- *
- * *
- L'Union internationale de secours aux enfants annonce que la Roumanie a invité le 3° Congrès Balkanique de Protection de l’Enfance à se réunir en 1911 à Bucarest et que les autres pays balkaniques ont accepté cette invitation avec reconnaissance. Le premier congrès balkanique a eu lieu à Athènes, le deuxième à Belgrade.
- ♦
- * *
- On sait que l’important problème de la valeur probante des examens pour découvrir les capacités réelles de l’élève a fait l’objet de nombreuses conférences d’études de La part de l’International Institute de l’Université de Columbia. Des recherches ont été financées par la Carnegie Corporation de New-York-. Elles ont donné lieu à trois conférences internationales tenues successivement à Eastbourne en 1931, à Folkestone en 1935 et à Dinard en 1938. Dans les intervalles de ces conférences, les groupes nalio-
- p.297 - vue 354/370
-
-
-
- — 298 —
- hàux d’éludes qui se sont créés dans les divers pays ont entrepris des enquêtes locales qui présentent un quand intérêt. Citons notamment le rapport de M. Kandel : Kxaminations ant their subslitutes in U. S. A. Les conférences internationales subvention-nées par la Fondation Carnegie ne devant plus être poursuivies, on ,se propose de créer un Comité international pour l’étude do la valeur des examens. Ce comité comprendra les présidents des groupes d’études nationaux. La liaison entre les groupes sera assurée par un secrétaire sous la direction du professeur Godfrey Thompson.
- LA ViE DE L’INSTITUT NATIONAL D O. P.
- Les cours d’orientation professionnelle ont repris à Paris au début de novembre. Mais en raison des événements ils ont comporté deux séries successives de quatre mois chacune, la première se terminant en février et la seconde commençant le Ier mars. Ils auront lieu matin et soir tous les jours de la semaine et seront, par conséquent, exclusifs de toute autre occupation.
- Les examens auront lieu en fin de scolarité, mais le diplôme d’orienteur ne sera acquis au candidat qu’après un stage pratique de un ou deux mois selon les capacités dont il fera preuve.
- Les inscriptions sont reçues pour la seconde série au secrétariat de l’Institut. d’Orientalion professionnelle du 15 janvier au 20 février. Nul diplôme n’est exigé. xVIais elles seront examinées par le conseil de l’Institut et ne seront acceptées qu’après cet examen.
- Un petit nombre de bourses seront accordées, après choix du conseil, à des candidats qui ne pourraient suivre autrement les cours.
- Les cours seront identiques à ceux de la première série (1).
- Horaire des Cours
- (Session de Mars 1940)
- Lundi.
- 14 à 15 li., du 11 mars au 10 juin, (un lundi sur deux), MUe Chauffard, Rôle de la Documentation dans un service d'O. P.
- 14 à 16 h., du 4 mars au 17 juin, (un lundi sur deux), M. Fon-tègne, Organisation de VO. P.
- (1) Voir B. I. N. O. P. 1939, n° 9-10, p. ‘255.
- p.298 - vue 355/370
-
-
-
- yyV- —t
- Mardi.
- 8 à 9 h., les 4 et 18 juin, M. Fontègne, Organisation de l’O. P.
- 11 h. 5 à 12 h. 5, du 5 mars .au 4 juin, M. Voyelle, Economie
- Politique.
- 14 à 15 h., du 5 mars au 30 avril, M. Guillaume, Psychologie.
- Mercredi.
- IJ à 12 h., du 6 mars .au 5 juin, M. Wallon, Pédologie.
- Jeudi.
- li à 15 h. du 7 mars au 13 juin, M. Pouillot, Technique des Métiers.
- Vendredi.
- Il à 12 h., du 1er mars au 5 avril, M. Paul-Boncour, Pathologie.
- Il à 12 h., du 12 avril au 3 mai, M. Wallon, Psychiatrie.
- 11 à 12 h., du 10 mai au 31 mai, Mlle Veil, Physiologie.
- 15 à 16 h., du Ier mars au 31 mai, MUe Weinberg, Mé'hodes Psy-
- chologiques et Statistiques.
- Samedi.
- 9 à 10 h., du 2 mars au 21 juin, MUe Veil, Physiologie.
- 14 h. 30 à 16 h. 30, du 2 mars au 13 avril, Mlle Weinberg, Psychologie .
- L’horaire des travaux pratiques et des visites d’écoles et d'ateliers sera fixé ultérieurement.
- r *
- * *
- La Direction de LL N. O. P. rappelle à ses anciens élèves, aux orienteurs et à toutes personnes susceptibles de s’intéresser aux questions d’Orientation professionnelle, qu’elle possède une documentation étendue capable de fournir des renseignements précis sur les questions suivantes :
- 1° Fiches bibliographiques sur toutes questions relatives à T Orientation professionnelle et aux questions qui s’y rapportent. 2° Tests français et étrangers.
- 3° Monographies professionnelles existantes.
- 4° Offices d’O. P., Centres de sélection et d’étude du travail, etc...
- 5° Programmes des Ecoles professionnelles, ateliers-écoles, etc., intéressant les jeunes gens et les jeunes filles sortant de l’enseignement du premier et du deuxième degré. Carrières et métiers qui leur sont accessibles et voies à suivre pour y parvenir.
- Les documents peuvent être consultés dans les divers services
- p.299 - vue 356/370
-
-
-
- — âoo —
- intéressés, tous les jours de 9 heures à midi et, de 14 heures à 17 heures, sauf le samedi.
- Ces services seraient heureux de recevoir tous renseignements susceptibles de compléter la documentation déjà existante.
- LES DÉCRETS INTÉRESSANT L'O. P.
- Ministère de l’Education Nationale
- Organisation de la formation professionnelle en temps de guerre
- RAPPORT
- au Président de la République Française
- Paris, le 20 septembre I93H.
- » «
- Monsieur le Président,
- En mettant à la disposition de la nation, en cas de guerre, toutes les personnes et tous les biens, la loi du 11 juillet 1938 a prescrit de prendre les mesures nécessaires à la mobilisation de la main-d’œuvre et il s’ensuit que la préparation professionnelle des effectifs qui n’ont pas reçu cette formation en temps de paix est un devoir urgent.
- Cette formation sera assurée, comme par le passé, par des centres de rééducation professionnelle, organisés par l’autorité du ministre du travail, par les industriels eux-mêmes pour les manœuvres spécialisés et, pour la jeunesse, par la direction de renseignement technique qui poursuivra la tâche que lui a confiée la loi du 25 juillet 1939 et le décret-loi du 24 mai 1938. Cette direction s’appliquera, au mieux, à la préparation méthodique des jeunes gens aux professions, elle continuera à former les agents de maîtrise et les ingénieurs, elle exercera partout le contrôle de qualité de l’apprentissage.
- Mais, en raison de l’expérience qu’elle a des problèmes de formation professionnelle en temps de paix, il nous a paru nécessaire de confier, en outre, à la direction générale de l’enseignement technique la coordination en temps de guerre de tous les moyens dont on peut disposer pour la préparation accélérée de professionnels qualifiés, capables d’exécuter des travaux industriels, indispensables à la nation.
- Or, la prévision de ces besoins résultera de la centralisation et de la coordination, sous la responsabilité du ministre du travail,
- p.300 - vue 357/370
-
-
-
- — 301 —
- ministre unique de la main-d’œuvre, du Imites les ressources et de tous les besoins de main-d’œuvre. Ces prévisions' doivent orienter les efforts en vue de la préparation professionnelle et c’est pourquoi le but el la répartition des centres à créer ne peuvent être fixés qu’en accord avec le ministre du travail.
- Ce présent décret a pour objet de régler la collaboration étroite qui doit s’instituer entre le ministère du travail et celui de l'éducation nationale.
- Si vous approuvez celte manière de voir, nous vous demandons de bien vouloir revêtir ce décret de votre signature.
- Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de notre respectueux dévouement.
- Le Ministre du Travail,
- Charles Po.maret.
- Le Ministre de T Education nationale,
- Yvon Dei.üos.
- *
- * *
- Le Président de la ! république française,
- Sur le rapport des ministres du travail cl de b éducation nat ionale.
- Vu le décret du 21 mai 1938 relatif à i'apprentissage ;
- Vu la loi du 11 juillet 1938 sur l’organisation générale de la nation pour le temps de guerre ;
- Vu le décret du 19 août 1939 relatif à la préparation de la mobilisation de la main-d’œuvre,
- Décrète :
- Art. 1er. — Afin d’intensifier la préparation de la main-d’œuvre-utilisable en temps de guerre, le ministre de l'éducation nationale, en accord avec le ministre du travail chargé de la main-d’œuvre, organise des centres de formation professionnelle.
- A cet effet, il contrôle, outre les établissements publics d’enseignement professionnel relevant de son département ministériel, toutes institutions d’enseignement technique privées, en vue de coordonner leur activité.
- Art. 2. — Pour adapter la formation professionnelle aux-besoins le ministre du travail précise au ministre de l’éducation nationale, les effectifs des divers professionnels qualifiés qu’il convient de prévoir, ainsi que les délais dans lesquels il est utile de les former.
- p.301 - vue 358/370
-
-
-
- — 302
- Art. 3. — Le ministre du travail répartit dans les centres visés é l’article premier, le personnel dont il convient d’assurer la formation professionnelle.
- Art. 4. — Le ministre du travail et le ministre de l’éducation nationale sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution duprésent décret.
- Fait à Paris, le 21 septembre 1939. Albert Lebrun.
- Par le Président de la République :
- Le Ministre du Travail,
- Charles Pomaret.
- Le Ministre de VEducation nationale,
- Yvon Delbos.
- J. Officiel du 21 septembre 1939.
- Décret relatif au placement
- Le Président de la République française,
- Sur le rapport du président du conseil, ministre de la défense nationale et de la guerre et des affaires étrangères, et du ministre du travail,
- Vu la loi du 19 mars 1939 tendant à accorder au Gouvernement des pouvoirs spéciaux ;
- Vu la loi du 11 juillet 1938 sur l’organisation générale de la nation pour le temps de guerre, et notamment l’article 54 modifié par le décret-loi du 18 avril 1939 et le dernier paragraphe de l’article 31 modifié par le décret-loi du 1er septembre 1939 ;
- Vu le décret du 12 avril 1939 désignant le ministre du travail comme ministre unique chargé de la mobilisation de la main-d’œuvre ;
- Vu le livre 1er du code du travail ;
- Vu le décret du 1er septembre 1939 relatif au placement ;
- Le conseil des ministres entendu,
- Décrète :
- Art. premier. — Le décret du lul' septembre 1939 relatif au placement est modifié et complété comme suit :
- p.302 - vue 359/370
-
-
-
- — 303 —
- « Art. premier. — Les bureaux municipaux de placement, ainsi que les bureaux de placement gratuits visés par l’article 83 du. livre premier du code du travail et créés par les syndicats professionnels ouvriers, patronaux ou mixtes, les bourses du travail, les compagnonnages, les sociétés de secours mutuels et toutes autres associations légalement constituées et les bureaux de placement payants autorisés par application de l’article 88 du même livre, sont tenus de se conformer, pour l’exécution de toute mesure rentrant dans leurs attributions, aux instructions qui leur seront données, soit par les inspecteurs divisionnaires du travail et de la main-d’œuvre, soit par les inspecteurs du travail chefs des services départementaux de préparation de la mobilisation de la main-d’œuvre, soit par les inspecteurs du travail ayant reçu délégation à cet effet de l’inspecteur divisionnaire.
- « La fermeture des bureaux privés, gratuits ou payants, qui ne se conformeraient pas aux instructions prévues ci-dessus, pourra être prononcée par le ministre du travail ».
- Art. 2. — l es bureaux de placement privés, gratuits ou payants visés à l’article 1er, fonctionnant régulièrement à la date de la publication du présent décret, ne pourront continuer leurs opérations qu’après avoir envoyé une déclaration à cet effet à l’inspecteur divisionnaire du travail et de la main-d’œuvre dans la circonscription duquel ils sont situés. Celle déclaration devra être effectuée dans les quinze jours qui suivront la publication du présent décret.
- Toute ouverture de bureau de placement gratuit ou payant postérieurement à la date de cette publication, et toute extension du champ d’activité des bureaux existants, seront subordonnés a une autorisation du ministre du travail.
- Art. 3. — Les dispositions des articles 1er cl 2 ne sont pas applicables aux bureaux de placement dont le fonctionnement intéresse exclusivement l’agriculture.
- Art. 4. — Des arrêtés du ministre du travail détermineront :
- 1° Les emplois ou professions pour lesquels aucun embauchage ne pourra avoir lieu que par l’intermédiaire des offices publics de placement ;
- 2° Les emplois ou professions pour lesquels lout embauchage ou débauchage devra être porté à la connaissance des offices publics de placement.
- Art. 5. — Pour les emplois ou professions ayant fait, l’objet des arrêtés pris en application de l’article 4, 1°. du présent décret et
- p.303 - vue 360/370
-
-
-
- à partir de la publication dudit arrêté, il est interdit à tout chef d’établissement de faire connaître les besoins en main-d’œuvre par voie d’affiche apposée en quelque lieu que ce soit.
- Pour les autres emplois ou professions, les affiches indiquant les besoins de main-d’œuvre ne pourront être apposées qu’à l’entrée de l’établisement.
- Il est, en outre, interdit aux chefs d’établissement, sauf autorisation expresse de l’inspecteur du travail, de faire connaître leurs besoins en main-d’œuvre par insertion dans la presse ou tout autre mode de publicité.
- Art. G. — Les infractions aux dispositions de l’article 2 du présent décret et des arrêtés pris en application de l’article 3 seront passibles des pénalités prévues à l’article 31. de la loi du Il juillet 1938 modifiée par le décret-loi du 1er septembre 1939.
- Art. 7. — Les inspecteurs du travail sont chargés, concurem-ment avec les officiers de police judiciaire, d’assurer l’exécution des dispositions du présent décret.
- Art. 8. — Le présent décret sera soumis à la ratification des Chambres, conformément aux dispositions de la loi du 19 mars 1939.
- Art. 9. -— Le président du conseil, ministre de la défense nationale et (h; la guerre et des affaires étrangère^, et le ministre du travail sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal Officiel de la République Française.
- Fait à Paris, le 26 septembre 1939.
- Albert Lebrun.
- Par le Président de la République :
- Le Président du Conseil,
- ministre de la Défense nationale et de la Guerre cl des Affaires étrangères,
- Edouard Daladier.
- Le ministre du Travail, Charles Pomaret.
- I. Ogiciel du 27 septembre 1939.
- p.304 - vue 361/370
-
-
-
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Livres récemment entrés à la Bibliothèque
- Thomson (G. IL). — The faclorial analysis of human ability. —
- Univ. of London Press, London, 1939, 320 p.
- Vandervael (l7.). — Xotions de biométrie humaine. — Editions E. I). K. Liège, 1938. 132 p.
- De La ht (M.) cl Goossens (J.). — Précis médical de sélection ])ro[essionnelle. — Yromans, Bruxelles, 1939, 165 p.
- Lipmaxn (Oilo). — Psychologie für Lehrer. — Verlag von Johann Arnbrosius Barth, Leipzig, 1928. 236 p.
- I'olaxi) (E. D.). Choosing the right career. — D. Appleton-Gentury Cy, New-York, London, 1939, 216 p.
- Maule (F.). — The road lo anywhere. — Funk et, Wagnalls Gy, New-York. London, 1939, 196 p.
- Guide Xérel pour les sans diplômes. — Les Editions'de France, Paris, 1939, 212 p.
- E. Bimailiio et IL Dwîreuii.. — Deux hommes parlent du travail. Grasset, Paris, 1939, 236 p.
- G. Laroche et ses collaborateurs. —- Iji puberté5 étude clinique (J physiopathologique. — Masson, Paris, 1938, 346 p.
- (1. Loquet. — Le dessin enfantin. — Alcan, Paris, 1927, 260 p.
- I. L’enseignement de l’enfant. — 2. L’éducation physique. — 3. La prolongation de la scolarité (classe de fin d’études primaires et ateliers-écoles). — 4. Le dessin. — 5. La liaison des méthodes à l’école maternelle et à l’école primaire. —- 6. Les activités dirigées, cahiers de pédagogie moderne pour l’enseignement du premier degré. —- Editions Bourrelier et C°, Paris.
- Ce numéro est le dernier de l’année 1939. Nous serions heureux si nos abonnés, désireux de nous éviter des frais de recouvrement, voulaient nous adresser dès à présent le montant de leur abonnement pour 1940 en un chèque postal :
- PARIS G/G 1444-79
- dont nous leur adressons un exemplaire, ou par tout autre moyen à leur convenance.
- p.305 - vue 362/370
-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES
- TOMJü X
- (1930)
- fl!
- Tl!
- $
- i S
- ' M
- 1 «R
- ARTICLES
- Chamboulant-Herz (AI111®) : Résultats d’une année de recherches el d’en quêtes sur l’orientation professionnelle des élèves de l’Enseignement secondaire. — N° 9-10, p. 225. N° 11-12, p. 277.
- Fontègne (A.) : .J’apprends le métier de plombier installateur. \° 5-0, p. 138.
- Ledent (R.) : Notes sur la gaucherie. — N " 7-8, p. 190.
- Piéron (II.) : L’emploi du chromalophanomèlre comme anomaloscope.
- N° 1-2, p. 4.
- Piéron (H.) : L’adaplomélrie clinique el son importance. — N* 7-8, p. 189
- Toltchinsky (A.) : Le Psycho-entrainement : théorie et pratique. N° 3-4, p. 01. N° 5-0, p. 129.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Accidents du travail- — Le plan psychologique de la prévention des accidents du travail el le rôle des Services de direction. — N° 9-10, p. 242.
- Age. — Le niveau intellectuel des Enfants fonction de l’âge des parents. -N° 9-10, p. 237.
- Ambidextrie. — V. à gaucherie.
- Amblyopes. — L’Orientation des amblyopes. — N" 3-4, p. 72.
- Analyse factorielle. — V. à Baccalauréat.
- Apprentissage. — L’apprentissage et la main-d’œuvre qualifiée en France. — N° 3-4, p. 74.
- Avocat. — La femme avocat. — Nu 11-12, p. 285.
- Baccalauréat- — Analyse factorielle du baccalauréat. — Relations entre les notes des différentes épreuves écrites cl variance du total des notes de cet examen. — N" 1-2, p. 24.
- Bureau Universitaire de Statistique. V. à Orientation Professionnelle.
- Choix d’un métier. — L’altitude de l’élève quittant actuellement l’école ori maire envers le choix d’un métier. — N° 1-2, p. 28.
- Corrélation par rangs. — Corrélation par rang et rôle de la grandeur des échelons dans une échelle utilisée. — N° 11-12, p. 290.
- Couvreurs. — Aptitudes pour faire un ouvrier couvreur. — N° 11-12, p. 288
- Documentation. — Documentation el Orientation professionnelle. — N° 5 0, p. 144.
- Domination. — Y-a-t-il une prédominance sexuelle dans la domination enfantine ? — N° 11-12, p. 289.
- Eclairement. — Eclairement et efficience du travail (à propos d’une note d’Escher-Desrivières.) — N° 5-6, p. 148.
- Ecole primaire. — V. à choix d’un métier.
- p.306 - vue 363/370
-
-
-
- — 307 —
- Education professionnelle. — L’éducation professionnelle dans le système national socialiste. — N” 5-6, p. 158.
- Efficience du travail. — V. à Eclairement.
- Examen médical. — L’examen médical en O. I*. d’après les médecins lyonnais. — N° 1-2, p. 17.
- Gaucherie. — Les gauchers et le problème de l’ambidextrie éducative. -N° 1-2, p. 10.
- Gaucherie. — La gaucherie clic/, les jumeaux. — N° 3-i, p. 77.
- Heures de repos- — Les heures de repos dans les usines. — N° 9-10, p. 241.
- Industries. -- V. à maladies professionnelles.
- Ingénieur. — La femme ingénieur : des qualités qui lui sont nécessaire^, par F. Vitte. — N" 7-8, p. 199.
- Intelligence sociale. — Intelligence sociale cl intuition. N° 7-8, j>. 205.
- Invention. — L’opinion d’un technicien sur l’esprit inventif. — ,\’° 7-8, p. 204
- Jumeaux. — V. à Gaucherie.
- Lycées. — V. à Orientation professionnelle.
- Maladies professionnelles. — Les risques de maladies dans les industries. — N* 3-4, p. 70.
- Maladies professionnelles. — Y. à Silicose.
- Médecine. — Y. à Examen médical. — Y. a Orientation professionnelle.
- Orientation. — V. à Amblyopes.
- Orientation professionnelle. — L’O. I\ au bureau universitaire de statistique. — N° 1-2, p. 33.
- Orientation professionnelle. — A. Binet, et l’Orientation professionnelle. -N° 5-6, p. 147.
- Orientation professionnelle. L’Orientation professionnelle dans les Lycées. — N° 5-6, p. 151.
- Orientation professionnelle. — Exposé sur l’Orientation professionnelle vers la carrière médicale. — N° 5-6, p. 151.
- Orientation professionnelle. L’Orientation professionnelle à l’Association internationale pour le progrès social. — N° 9-10, p. 243.
- L’Orientation professionnelle. — Y. à documentation.
- Orientation scolaire. — L’orientation scolaire en action et les tests - -N° 1-2, p. 12.
- Placement des domestiques. L’aspect social et psychologique du problème du placement des domestiques. — N" 9-10, p. 241.
- Prédominance sexuelle. — 5 -a-t-il une prédominance sexuelle dans la domination enfantine. — N° 11-12, p. 289.
- Puberté. — La précocité croissante de la puberté féminine dans le monde. -N» 1-2, p. 22.
- Quotient d’intelligence. — Les oscillations du quotient d’intelligence. — N° 3-4, p. 73.
- Recherche scientifique. — L’apprentissage à la recherche scientifique devant la C. T. 1. — N" 1-2, p. 15.
- Secrétaire. — La lâche de secrétaire. — N ° 5-6, p. 159.
- Sélection professionnelle. — La sélection professionnelle aux usines de Bata à Zlin. — N° 9-10, p. 239.
- Senescence. — Les aspects psychologiques de la scnescence. — N° 3-4, p. 76.
- Silicose. — La prédisposition à la silicose, suivant Atzlcr. — N° 5-6, p. 150.
- Tests à temps limité. — Des réserves que comporte l’interprétation des résultats de lests à temps limité. N° 11-12, p. 289.
- p.307 - vue 364/370
-
-
-
- Tests. — V. à Orientation scolaire.
- Usines. — V. à Heures de repos. — V. à Séleclion.
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L ÉTRANGER
- L’orientation professionnelle au Congrès international de l’Enseignement commercial à Berlin (25-29 juillet 1938). — N0 1-2, p. 3G. L’orientation professionnelle en Suisse. — I\° 1-2, p. 38.
- L’activité des offices d’orientation professionnelle de Transylvanie. -
- N° 3-4, p. 79.
- L’Inauguration du Centre d’O. P. de la Louvière dans le Hainaut —
- N " 3-4, p. 81.
- L’orientation professionnelle à l’étranger i\° 5-G, p. 1G3.
- A TRAVERS LES REVUES
- A travers les revues- — N° 1-2, p. 39; N° 3-4, p. 83 ; N'' '5-6, p. 165 , N° 7-8, p. 208 ; N° 9-10, p. 247 ; N° 11-12, p. 291.
- INFORMATIONS
- Informations. — N° 1-2, p. 44 ; N° 3-4, p. 94 ; K' 5 G, p. 171 ; N° 7-8, p. 211 ; N'° 9-10, p. 250 ; N® 11-12, p. 296.
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- Zopyros en examen. — N° 5-6, p. 1G0.
- Examen de connaissance et sélection des aptitudes, à propos du caractère hybride du baccalauréat. — N° 7-8, p. 206.
- CONGRÈS
- Le Conqrès national d’Orientation professionnelle de Lille. — N°. 9-10, p. 246.
- LA VIE DE L’INSTITUT NATIONAL D’ORIENTATION PRQFES SIONNELLE. — N® 1-2, p. 51 ; N° 3-4, p. i01 ; N ' 7-8, p. 22') : N®‘ 9-10, p. 253 ; N° 11-12, p. 298.
- La vie de l’Association des Anciens élèves de l’I. N. O. P. N° 3-4, p. 103 ; N° 5-G, p. 18G ; N° 7-8, p. 222 N° 9-10, p. 261.
- La vie des Centres d’O. P. — N° 3-4, p. 105.
- Décrets intéressant l’orientation professionnelle. X° 1-2, p. 58 : N° 3-4, p. 112 ; N° 9-10, p. 2G4 ; N° 11-12, p. 300.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Burt (C.). — The young delinquent. — N° 5-G, p. 188.
- Cordelier (S. F.). — Service social féminin. — N° 3-4, p. 122.
- Dumontier (R.). — Le jeu du métier et du hasard, élude sur l’orienialion professionnelle. — N° 7-8, p. 224.
- Encyclopédie française. — Tome 15, Education et instruction. —- N° 7-S, p. 223/
- Lehtovaara (A.). — Psychologische Zwillingsunter^uchungen. — N° 3-4,
- p. 121.
- Neoussikine (Dr. B.) et Abramowitsch (Dr. D.) — Eleklrodiagnoslik. — N° 5-6, p. 187.
- Nestor (J. iVL). — Orienlarea profesionala. Par Ica la : organizare. -N« 3-4, p. 122.
- Tests objectivs per al segon Ensenyament. — N° 5-6, p. 188.
- Livres entrés à la Bibliothèque. — N” 3-4, p.123 ; N° 5-G, p. 188 ; N° 7-8, p. 224 ; N0 9-10, p. 274 ; N° 11-12, p. 305.
- CORRESPONDANCE
- Correspondance. — N' 9-10, p. 276.
- p.308 - vue 365/370
-
-
-
- SERVICES DE L’INSTITUT
- SECRÉTARIAT GÉNÉRAL ET CENTRE DE DOCUMENTATION
- Chef de service : Mme A. Fessard. — Téléphone Odéon 52-46.
- Secrétaire adfointe : Mlle P. David.
- CENTRE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Chei de service : Mlle C. Chauffard. — Téléphone Odéon 52-48.
- Secrétaire : M. Bénech.
- SERVICE DES TESTS
- Chef de service : Mme H. Piéron. — Téléphone Odéon 52-48
- ECOLE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Conseil des Professeurs :
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique.
- H. Laugier, professeur à la Sorbonne, chef du Service central de la recherche scientifique.
- P. Male, médecin consultant à l’Hôpital Henri-Rousselle.
- Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris, suppléé par M. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Paris.
- Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’Anthropologie.
- H. Piéron, professeur au Collège de France.
- P. Pouillot, inspecteur général du Travail et de la Main-d’œuvre.
- H. Wallon, professeur au Collège de France.
- Chargés de conférences :
- M. P. Abraham ; Mme Chmielnitzki ; M. le Professeur Guillaume ; Mme Gratiot-Alpbandery ; M. Jeudon ; M. Luquet ; M. Pouillot ; Mlle C. Veil ; M11® D. Weinberg.
- Chefs de travaux pratiques .
- M11® Monnin, Mme Piéron, MUe Veil.
- LABORATOIRE DE PHYSIOLOGIE DU TRAVAIL Chef de service : N...
- LABORATOIRE D’ORGANISATION DU TRAVAIL
- Chef de service : M. H. Laugier, directeur.
- Directeur adfoint : MUe Weinberg.
- LABORATOIRE DE PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE
- Chef de service : M. Bonnardel, directeur. — Téléphone Odéon 52-59.
- LABORATOIRE DE PSYCHOBIOLOGIE DE L’ENFANI Chef de service : M. H. Wallon, directeur. — Téléphone Odéon 52-61. Directeur adfoint : M. Ombredane.
- Téléphone de Permanence : Odéon 52-48 (dans la loge du concierge)
- p.n.n. - vue 366/370
-
-
-
- SOMMAIRE
- Pages
- I. — Mme Chamboulant-Hertz : Résultats d’une année de recherches
- et d’enquêtes sur l’orientation professionnelle des élèves de l’Enseignement secondaire (suite et fin)...................... 277
- II. — Notes et Documents : La Femme avocat. — Caractéristiques et
- aptitudes de l’ouvrier couvreur. — Y a-t-il une prédominance sexuelle dans la domination enfantine. — Des réserves que comporte l’interprétation des résultats de tests à temps limité.
- — Corrélation par rangs et rôle de la grandeur des échelons
- dans une échelle centilée.................................... 285
- III. — A travers les Revues........................................... 291
- IV. — Informations.................................................. 296
- V. — La Vie de l’Institut national d’Onentation professionnelle... 298
- VI. — Décrets intéressant l’Orientation professionnelle.............. 300
- VII. — Bulletin bibliographique....................................... 305
- VIII. — Table des Matières de l’Année 1939 ............................. 306
- Bulletin de l'Institut National d'Etude du Travail et d’Orientation Professionnelle
- rédacteur en chef : Mme Henri PIÉRON secrétaire de la rédaction : Mlle Irène LÉZINE
- LES ARONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- AliOrvniEMEIVT S
- Pour la France.... 35 fr. j Pour l'Etranger.......... 40 fr.
- I'rix du numéro : À* franco
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut
- IP-A/RIS C/C 1444-79
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- On peut se procurer, pour la France, les onze premières années, au prix de 280 francs et chaque année au prix de 30 francs (port non compris).
- Le Gérant : Paul Arj°-
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- p.n.n. - vue 367/370
-
-
-
- p.n.n. - vue 368/370
-
-
-
- mmr
- Asi,;
- ^s£siJ§Sfc.-
- 98**-
- «rs
- * «
- ^asBi #4
- 15»,
- ^®ü
- * ::;
- **•
- “S? s^p'
- 2£^a ""«S
- # «
- 1|É2*Ï
- ^ «!
- P«
- >• C*4l
- :5§M* 4^*1
- %r*5<
- £*É^r
- #• . ;
- p.n.n. - vue 369/370
-
-
-
- ,
- mm
- .
- «
- _!*.,
- mm
- • T J»j:
- BS»~ÿr#;
- jf
- J*
- . . «r> AT •-*“#
- 'SLm&'éÂ
- \*u&isEr
- p.n.n. - vue 370/370
-
-