Bulletin de l'Institut national d'orientation professionnelle
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- 2e SERIE. — l,e ANNEE
- N° 1-2
- JANVIER-FEVRIER 1945
- BULLETIN
- DE
- lINSTITUT national
- dÊTUDE du TRAVAIL
- ET
- d'ORI entation
- PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- Cnam SCD
- 1 2501 00044492
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- 4L Rue Gay-Lussac, 4I PARIS
- TOUS DROITS RÉSERVES
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- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
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- Institut National d Étude du Travail et d Orientation Professionnelle
- DIRECTEUR DÉLÉGUÉ
- M. Henri Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’Institut de, Psychologie de l’Université de Paris, président de la Section des Sciences Naturelles de l'Ecole Pratique des Hautes Études.
- COMITÉ DIRECTEUR
- Le Directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- Le Directeur délégué.
- M. R. Faillie, chargé de cours au Conservatoire National des Arts et Métiers.
- M. H. Laugier, professeur à la Sorbonne, directeur général des Relations culturelles au Ministère des Affaires Etrangères.
- M. P. Pouillot, inspecteur général honoraire du Travail.
- M. IL Wallon, professeur au Collège de France.
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- 2e Série. lr* Année
- N* 1-2
- Janvier-Février 1945
- Bulletin de l’Institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- SOUVENIRS DES ANNÉES MAUDITES
- Au moment où reparaît le Bulletin de VInstitut, après un silence de près de cinq années, je me trouve enclin à me pencher sur le passé heureusement révolu, qui s’estompe déjà dans un tourbillonnement de souvenirs hétérogènes, dont l’intégrité souffre de chocs émotionnels répétés.
- Juin 1940 ! Revenant à Bordeaux le premier lundi de ce mois après un bref séjour à Paris pour une assemblée du Collège de France, tenue le dimanche, suivant la tradition, je m’occupe d’assurer le transfert de l’Institut, lorsque sera-ordonnée l’évacuation prévue de Paris, que menace l’avance allemande, dans la pensée, hélas illusoire, que la Loire, du moins, ne serait pas franchie.
- 1 out l’appareilllage du Service de Recherches, réquisitionné pour la Défense Nationale par le Centre de la Recherche appliquée, pourra être amené à Fourchatcau où sont déjà installés mes laboratoires de la Sorbonne et du Collège de France, mis à la disposition de la Section de Psycbophysiologie et de Sélection dont j’ai assumé la direction auprès de l’Inspection médico-physiologique de 1 Armée de l’Air, installée à la base aérienne de Mérignac. Et des camions en assurent le transport. Quant, aux Services généraux de 1 Institut, à l’école d’orienteurs, d’accord avec le recteur Boussagol et 1 inspecteur général de l’Enseignement technique 1-ageyre, ils doivent être installés à Bordeaux, à l’Ecole pratique de Commerce et d Industrie du Cours de la Marne, où le directeur Paul Mercier se montre des plus accueillants. Il faut toutefois l’accord du maire A. Marquet, que je vais) voir. L’Hôtel de Ville présente une agitation digne des couloirs parlementaires au moment des crises ministérielles. Le Gouvernement prépare son icpli sur Bordeaux, occasion qui paraît magnifique à un édile ambitieux et sans scrupules pour s’imposer dans l’équipe ministérielle. Comme je n’ai rien à lui offrir, je n’obtiens de lui qu’un acquiescement de mauvaise grâce et bientôt les installations pré-
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- vues à l’Ecole se rétrécissent en peau de chagrin, de multiples services se disputant les moindres locaux disponibles.
- Mais le drame se précipite. Paris est bombardé, les Allemands approchent. Un Conseil d’administration important de l’Institut avait pourtant été fixé au 10 juin ! Avec un ordre de mission, je repars ce lundi 10 juin, par le train de nuit, qui, en approchant la région parisienne, pénètre au matin dans un brouillard de suie ; des files interminables d’autos assiègent tous les passages à niveau.
- A la sortie de la Gare d’Austerlitz, je trouve des cohues de gens sommeillants, installés sur leurs bagages tout au long des trottoirs. Plus de taxis. Je gagne, dans les rues vides, la rue Gay-Lussac.
- Mais à l’Institut, il n’y a plus personne, à l’exception du concierge à qui je recommande' de ne pas abandonner son poste — recommandation vaine.quand, quelques heures après, dans la confusion des décisions contradictoires, on ordonnera téléphoniquement le départ des hommes — et je rejoins ma femme dans notre maison du Vésinet. J’apprends ce qui s’est passé la veille : le silence des autorités responsables, préparant subrepticement leur fuite en préconisant l’attente d’ordres, qui ne seront jamais donnés, malgré les efforts insistants d’Henri Wallon, qui assumait l’intérim de la direction ; la dispersion hâtive du personnel, après Penvoi en gare, à destination de Bordeaux, point de ralliement général, de caisses .d’archives et de documents importants, caisses qui devaient être presque toutes perdues ! La maladie de notre secrétaire générale, Mme Fessard, qui n’avait plus que quelques mois à vivre, le mauvais état de santé de MUe Chauffard, qui la suppléait et avait dû à son tour prendre du repos, n’avaient pas été faits pour faciliter les choses en cette période de crise, où MMe Milon avait eu le dévouement de se charger au pied levé des responsabilités du secrétariat.
- Il n’y avait plus, pour nous, qu’à tenter de regagner Bordeaux en voiture, avec la petite provision d’essence dont nous disposions heureusement. Le mercredi 12, à 5 heures du matin je tâchais de rallier St-Cyr et Rambouillet. Et ce fut alors l’embouteillage des routes, l’effort persévérant pour passer malgré tout, dans les fossés des chemins, la traversée de la Loire à Tours, grâce à l’autorisa-tion obtenue de prendre la route directe, réservée au trafic militaire, l’hospitalisation nocturne, après quinze heures consécutives passées au volant, T'arrivée enfin le lendemain, à Fourchateau où le calme du travail normal contrastait avec les visions infernales de l’exode !
- Et puis ce fut la grande foire bordelaise, politique, administrative, universitaire, scientifique, pendant la poussée vertigineuse de l’ennemi ; les bombardements de Bordeaux atteignent l’Ecole du Cours de la Marne, tout près des deux salles où l’on a installé
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- les services de l’Institut, avec MUe David et MUe Lipkowicz ; vint enfin la nuit des lâches, le maréchal Pétain prenant le gouvernement pour faire accepter au pays la capitulation, la demande d’armistice, l’attente angoissée dans la dépression de la débâcle, enfin l'acceptation honteuse des conditions draconiennes imposées, la France déchirée en deux morceaux !
- Le lycée de garçons du Cours Victor-IIugo, transformé en ministère de l’Education nationale, avec des bureaux installés dans les tristes classes où l’on voit courir de gros rats, se vide brusquement ; et c’est une nouvelle étape dans la fuite gouvernementale et administrative. L’inspection médico-physiologique de l’Armée de l’Air y participe avec ses camions,; abandonnant à son sort le matériel des laboratoires, entassé dans des caisses au château de Alérignac.
- Et l’on doit assister à l’impressionnant défilé des colonnes allemandes traversant Bordeaux, se hâtant vers la barrière extrême des Pyrénées.
- Il n’y avait plus aucune raison de rester à Bordeaux. C’est à Paris que l’Institut doit se réinstaller en dépit des servitudes et des dangers de l’occupation ; je décide qu’il faudra se maintenir dans la capitale sacrifiée, qui ne doit pas être entièrement abandonnée à l’ennemi. Le devoir me paraît être de résister sur place, de faire tête, à ce moment où, l’Angleterre restant seule en lice, on avait encore comme motif de confiance le précédent historique d’une ténacité toujours victorieuse du lion britannique..
- Confiant au recteur le soin de récupérer, en accord avec le service de la Recherche, les appareillages laissés à Mérignac, et comprenant le précieux, matériel de l’Institut, nous reprenons la route le 3 juillet. Mais, en raison d’une interdiction militaire d’emprunter la voie directe, nous quittons, sans difficulté d’ailleurs, la zone d’occupation et remontons par Limoges, pour nous trouver bientôt arrêtés : les autos déferlent sur le barrage de la ligne de démarcation. Impossibilité de. passer, tant à Vierzon qu’à Bourges. Obligation de camper, avec la chance, après avoir passé une nuit dans une étable, de trouver une chambre dans la petite localité de Charost, où, pendant trois semaines d’une attente impatientée, ’.l faut vivre dans l’isolement, le plus complet.
- Enfin, le passage par Vierzon s’ouvre le 25 juillet, les quelques litres d’essence nécessaires pour arriver sont obtenus, non sans mal à Issoudun, et nous retrouvons notre home qui a bien été passagèrement occupé, mais qui, par miracle, n’a pas été pillé.
- Dès le lendemain, je me rends du Vésinet à Paris, retrouvant en train à la gare de Rueil, qu’il faut gagner à pied, en traversant la Seine en canot, et j’arrive anxieux, à la rue Gay-Lussac. Je trouve dans la loge du concierge un inconnu qui ne me laisse pas
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- pénétrer : l’immeuble est réquisitionné par l’Université de Paris, et je dois demander l’autorisation d’entrer à un certain M. Leblanc, commissionné par le. Recteur et qui a installé son bureau, rue Pierre-Curie, dans les locaux du Service de documentation du Centre national de la Recherche Scientifique. Les Allemands ne se sont donc pas installés chez nous, et tout ce qu’il est resté de mobiliers neufs de bureau, de machines à écrire et de machines à calculer, est sauvé. Je respire. Mais il faut reprendre la disposition d'une partie au moins de l’immeuble, et le recteur G. Roussy y consent immédiatement, me rendant toute l’autorité voulue.
- Je laisse donc à la disposition de M. Leblanc, — qui a charge de récupérer le matériel scientifique universitaire épars, dans les lieux variés où on peut le retrouver, et qui l’entrepose avant de le restituer aux services intéressés — des locaux suffisants, pour une durée limitée au temps de sa mission universitaire.
- Une partie du personnel est déjà là, MUe Chauffard reprend son poste, et l’on s’occupe de faire revenir les absents. La vie doit reprendre tout de suite et ce n’e.st pas le moment d’envisager de repos, ni de distractions et vacances. Le mois d’août est un mois de reconstruction rapide et de remise en marche.
- L’exode a empêché la session normale de juin pour l’examen du diplôme de conseiller d’orientation (une session ayant exceptionnellement terminé le premier semestre d’études, à la suite des instructions reçues pour une formation accélérée d’orienteurs, conformément aux exigences de la guerre).
- Il faut donc atteindre les candidats et les prévenir à temps pour permettre à ceux qui sont de l’autre côté de la ligné de démarcation, et qu’on ne peut toucher que par carte postale, de demander les autorisations nécessaires, et pour permettre aussi à ceux qui, liors de Paris, se trouvent déjà dans la zone occupée, d’obtenir les moyens de se rendre dans la capitale.
- Effectivement l’examen s’organise et il est passé du 23 au 28 septembre 1940 par dix-huit candidats dont seize sont reçus.
- Par ailleurs, difficultés et soucis ne manquaient point. Notre trésorier, le professeur Oualid, qui avait rejoint Bordeaux, avait eu la prudence de gagner un abri en zone libre avant l’arrivée des Allemands, redoutant à juste titre l’antisémitisme hitlérien. Nous avons été coupés de lui, et lui seul pouvait disposer des fonds' en banque de l’Institut, fonds dont on pouvait craindre le blocàge et qui comprenaient la subvention de l’Etat, pour 1940, juètement virée in extrémis. Les fonds du compte de chèques postaux rapidement épuisés, il fallait trouver une solution : le 20 août se réunit un conseil d’administration que j’ai rapidement convoqué, ou le président, M. Luc, est représenté par M. Bonnafous, chargé des fonctions de Directeur adjoint de l’Enseignement technique
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- pour la zone occupée ; une douzaine' de membres se trouvant réunis (1) ; je demande que soit provisoirement chargé des fonctions de trésorier notre collègue Wallon ,au dévouement de qui on ne fait pas en vain appel. Et la banque, sur le vu d’un extrait du procès-verbal du Conseil, met le compte à la disposition du trésorier provisoire. Il est enfin possible de régler les appointements arriérés du personnel.
- Grâce à l’intervention du Recteur de Bordeaux et du Centre national de la Recherche, un wagon plombé ramène les caisses de matériel délivrées, non sans peine, à Mérignàc. Mais un détachement allemand ayant cantonné dans le château avait exploré de nombreuses caisses, enlevant ce qui lui convenait, en particulier les machines à écrire et toutes les boites d’acajou renfermant des appareils, qui subissaient de multiples dégâts. On est. tout de même satisfait de n’avoir point tout perdu.
- Et le film politique se déroule, la collaboration avec l’ennemi du gouvernement de Pétain, dont les marionnettes ministérielles font trois tours et puis s’en vont, jointe aux influences mauras-siennes, nous vaut toutes les mesures de persécution contre les francs-maçons, les • étrangers naturalisés, les juifs ; une presse stipendiée se hâte de hurler avec les loups et d’attaquer les hommes connus pour leur foi républicaine. L’Institut est mal vu et personnellement je suis en butte à des campagnes d’injures et de calomnies.
- De mes deux collègues à la direction de l’Institut, qu’ils ont fondé avec moi, l’un, Julien Fontègne. s’il est remis d’une maladie qui l’avait longtemps obligé au repos, demeure à Caen, où il organise un service provincial, et ne porte plus à l’Institut le même intérêt, l’autre, Henri Laugier, que j’ai vu une dernière fois à Bordeaux avant son départ pour Londres, a été suspendu de toutes ses fonctions, et l’on a même annoncé qu’il serait privé de la nationalité française.
- Je pense que l’intérêt de l’Institut commande de renoncer à son indépendance, et j’accepte le projet, depuis longtemps envisagé, de son rattachement au Conservatoire national des Arts et Métiers. Le texte d’un arrêté relatif à ce rattachement est élaboré par le Directeur du Conservatoire et, après adoption par le Conseil du Conservatoire, est agréé le 23 janvier 1941, par le Conseil d’administration de l’Institut, qui accepte de faire ainsi harakiri.
- Le rattachement, rendu officiel, par arrêté du 14 février 1941, devient effectif pour le deuxième trimestre de cette année. A partir de cette date, nous devons donc subir la dictature tatillonne des
- (1) Etaient présents : MM. Barrier, Faillie, Fontègne, Heuyer, Lan-gevin, Larcher, Paul-Boncour, Piéron, Pouillot, Ragey, Tanon, Wallon. ‘
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- contrôleurs financiers, et nous plier à des mesures auxquelles nous avions pu échapper jusque là.
- Nous devons en particulier nous séparer de plusieurs des excellentes collaboratrices visées par les lois d’exception ! Pour ma part, l’importante Réduction des capacités d’initiative du directeur . de l’Institut, jointe à l’accroissement de l’inutile paperasserie, me rend plus pénible et plus lourde la charge cpii pèse sur mes épaulés, en dépit du concours dévoué de Mlle Colette Chauffard, qui, en meillleure santé, s’adapte au nouveau régime.
- Une réunion de la Commission technique prévue à l’arrêté dè rattachement conformément au statut des Instituts du Conservatoire, le 24 juillet 1941, après la fin de cette première année de scolarité sous l’occupation, réunion dont je n’ai pas lieu d’être particulièrement satisfait, m'incite à envisager une renonciation aux soucis quotidiens de la direction, alors que la situation redressée, permet d’envisager un avenir moins sombre, et qu’un comité de direction, comprenant MM. Faillie, Fontègnc èt Pouillot, a été rétabli.
- J’ai dû en effet assumer de nouvelles charges et des responsabilités multiples pour tenter de maintenir des organismes menacés, comme le Laboratoire aie Biométrie du Centre national de la Recherche scientifique, que dirigeait Henri Laugier, ou comme l'Institut Marey. Le cumul bénévole des charges, présenté perfidement comme un cumul de rémunérations par les journalistes qui m’honorent de leurs attaques, dans Paris-Soir, dans La Gerbe, ou au micro du poste allemand de Radio-Paris, est devenu réellement trop lourd.
- Aussi, au début de l’année scolaire 1941-1942, tout en cédant aux instances de mes collègues qui me demandent de. rester en titre directeur délégué de l’Institut, je confie à M. Pouillot une suppléance qu’il veut bien accepter et qui m’apporte un sérieux soulagement. Je n’ài plus à intervenir que dans les réunions mensuelles de notre comité de direction, pour la seule solution des problèmes de quelque importance.
- Les pénibles années passent, avec leur contingent' annuel d’élèves : vingt-cinq diplômes en juin 1941, dix-neuf en juin 1942, dix-huit en 1943, trente en 1944, quarante-cinq certificats assimilés au diplôme après une session accélérée de trois mois destinée à des instituteurs en juillet 1943. -
- Les femmes dominent, ce qui ne peut surprendre en raison même des menaces perpétuelles suspendues sur les hommes, même quand on favorise leurs fraudes, pour leur permettre d’échapper au travail forcé.
- Une tentative d’institution de cours de perfectionnement orga-
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- rusée par le Conservatoire en collaboration avec l’Institut pour la préparation de directeurs de centres qui ne seraient pas obligatoirement Conseillers d’orientation, en 1941-42 et 1942-43, mais dépourvus de sanction, conduit à un échec.
- En revanche, la préparation des médecins à une collaboration avec les centres d’orientation, poursuivie en commun avec l’Institut d’Hygiène de la Faculté de Médecine, dirigé par le professeur Tanon, se‘poursuit chaque année, avec, session en février et juin 1941, juin 1942, juin 1943 ci juin 1944. Les examens permettent' d’attribuer le certificat de stage complet prévu dans les dispositions règlementaires à cent-vingt deux médecins.
- Mais l’Institut a toujours été tenu à l’écart des projets généraux sur l’organisation de l’orientation professionnelle qui se dressent et se heurtent dans la grande pagaie gouvernementale, projets s’accordant seulement pour tenter de déposséder l’enseignement technique.
- En dehors des appétits particuliers, il y a des buts généraux qui sont poursuivis; c’est d’abord la désindustrialisation de la France que souhaitent les éléments 'réactionnaires de l’entourage du maréchal, donnant ainsi satisfaction aux projets hitlériens d’organisation de l’Europe : le retour à la terre, dans le cadre désuet du provincialisme, avec la modeste participation d’un artisanat rural, doit permettre de nourrir largement les ouvriers allemands, et, tout d’abord, les armées du Reich. Mais bientôt les besoins de main d’œuvre pour l’industrie de guerre allemande, qui exige de plus en plus de spécialistes, entraînent une attitude tout opposée dans les milieux inféodés à l’occupant : il faut sélectionner, en fonction de leurs aptitudes, les hommes, les femmes mêmes, susceptibles, après une formation accélérée, de contribuer, par un travail qualifié, à accroître le potentiel de guerre de l’Allemagne.
- G’est ainsi que les Services de la Jeunesse et ceux du Travail se disputent les moyens d’action que peut fournir l’orîentation professionnelle, qui intéresse aussi la Production Industrielle et la Santé.
- On assiste au scandale de la prétendue formation de « sélectionneurs » ignares et d’orienteurs incompétents dans les conditions les plus absurdes. M. H. Luc, qui est resté à la tête de l’enseignement technique, ne cesse de lutter pour garder le contrôle de l’orientation professionnelle. Pour ne pas briser, il doit toutefois accepter des solutions diverses de caractère transitoire, n’entraînant encore rièn d’irrémédiable ; mais il se compromet ainsi gravement avec les ministres vichyssois successifs auprès de qui il demeure.
- Une des concessions, faite de très bonne heure, a été l’équiva-
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- lence avec le diplôme de l’Institut accordée aux élèves d’un Centre de formation accélérée d’orienteurs organisé par le Secrétariat de la jeunesse à Clermont-Ferrand, avec le prestige de la zone libre et de la proximité vichyssoise, équivalence accordée, sans assurer en aucune manière le contrôle de l’examen final.
- Le Centre de Clermont, tout en comportant quelques excellents maîtres de l’Université de Strasbourg, a, au cours de ces années exercé une influence que je juge très fâcheuse en répandant chez ses élèves, bientôt pourvus de postes, un esprit de mystique intuitive complètement, opposé à l’eflort progressif de la science tentant d’élaborer une technique contrôlable et perfectible. Une divination s'inspirant de la physiognomique, de la graphologie,, voire de la chiromancie, risquait ainsi de s’introduire dans l’orientation professionnelle officielle qui n’aurait plus qu’un pas à faire pour se réfugier chez les somnambules extra-lucides.
- Un effort toutefois fut fait pour freiner l’expansion des tendances irrationnelles chères au nazisme. M. Luc établit un décret dont il obtint la signature, instituant un diplômé d’Etat de Conseiller d’Orientation, après un examen commun aux élèves de tous les centres de préparation, l’Institut y compris, conformément à la demande que nous avions faite et que M. Ragey avait soutenue avec persévérance. Le décret du 27 janvier 1944, suivi d’un arrêté de règlementation du 16 février, a consacré une victoire un peu inattendue, anticipant sur celle de la libération au vènt de laquelle le Centre de Clermont s’est évanoui comme un fantôme.
- En revanche une tentative, inspirée par le Docteur Bize et M. llagey, en vue de perfectionner les techniques d’examen et de les uniformiser, maboutit pas à un aussi heureux résultat : Une commission d’étude de tests fut constituée et travailla pendant plusieurs mois, procédant à l’élaboration et aux premiers essais de vérification et d’étalonnage d’une fiche susceptible d’un emploi généralisé ; mais la commission fut abandonnée et son travail ne put ainsi aboutir.
- Cependant les événements marchaient. L’espoir avait commencé à renaître dès l’entrée dans la guerre de la Russie, et s’était, transformé en certitude confiante avec l’intervention des Etats-Unis.
- Si la situation s’aggravait, progressivement dans notre pays, entièrement livré à une opposition, directe, les perspectives d’avenir se précisaient avec les victoires d’ Afrique du Nord et la pénétration en Italie, et l’on pouvait envisager d’un œil calme le déluge de lois, de décrets, d’arrêtés, qui continuaient à inonder le Journal Officiel, et dont il ne reste plus aujourd’hui que poussière.
- Juin 1944. Enfin le débarquement vient. La dernière année scolaire de l’occupation s’achève, quand s’annonce la libération pro-
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- chaine, avec l’inévitable désordre que doit comporter la reprise de ia guerre sur notre sol souffrant de destructions terribles.
- La session d’examen ne devra-t-elle pas être remise, tout comme au moment de l’exode de 1940 ? Nous décidons de la maintenir ; et, effectivement elle peut encore avoir lieu, avant cet autre exode qui fut celui de nos oppresseurs nazistes et de leurs trop nombreux complices dont la France garde la honte.
- Et maintenant, bien que la guerre ne soit pas encore à son terme la grande tâche de la reconstruction s’impose.
- La nécessité de faire appel à une organisation scientifique de l’orientation et de la sélection est pleinement apparue. Les efforts de la Cegos dans le domaine industriel, la création d’un service psychotechnique, dans l’armée, la notion d’un service d’orientation scolaire étudié par la Commission d’études pour la réforme de l’enseignement, en témoignent assez.
- Le développement des centres d’orientation, avec établissement d’un statut satisfaisant pour le personnel et contrôle scientifique des techniques, est assuré par la volonté agissante du directeur de l’Enseignement technique M. Le Rolland, qui trouve auprès des directeurs du premier et du second degré, MM. Barrée et Monod, une pleine compréhension de l’importance que l’orientation doit prendre pour une formation éducative rationnelle permettant à la nation de tirer entièrement parti de son riche capital humain, qu’elle doit mettre en valeur.
- L’Institut sera mis à même d’accomplir sa tâche importante, et de travailler à plein pour le service du pays.
- Si la mort brusque de M. Fontègne l’a cruellement privé d’un de ses fondateurs, qui a joué un rôle éminent pour le développement en France de l’orientation professionnelle, le retour d’Henri Laugier lui a apporté un précieux appui moral, et l’entrée au Comité de Direction du Professeur Wallon, qui avait déjà assumé les fonctions directoriales au cours de la guerre, lui assure les conseils d’un homme de haute compétence en matière de psychologie de l’enfance et de psychopathologie, d’un homme, dont le caractère a toujours su forcer l’estime de scs pires adversaires.
- Pour moi, au soir de la vie, étonné et quelque peu honteux d’avoir traversé sans réel dommage ces années maudites alors que tant d’amis' ont souffert et ont péri, et que tant d’autres souffrent encore, je me réjouis du moins de voir s’ouvrir un avenir rayonnant à travers les nuages qui obscurcissent encore notre ciel.
- Henri PIËRON.
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- UNE
- NOUVELLE FICHE COLLECTIVE D’INTELLIGENCE
- POUR ADULTES CULTIVÉS
- par
- Mme Henri PIÉRON
- (Fiche M. H. P. n° I)
- L’orienteur se trouve souvent désarmé lorsque se présente devant lui un consultant ayant reçu une forte culture secondaire ou une culture supérieure qui cherche cependant auprès de lui une voie, qui réponde à ses aspirations ou à ses possibilités.
- En effet les fiches étalonnées qui constituent pour l’orienteur un instrument précis et précieux ne sont en général faites que pour la masse des enfants sortant des écoles à 14 ans ou même 15 ans.
- Elles se montrent trop faciles pour ceux qui ont reçu un enseignement secondaire poussé ou un enseignement supérieur.
- t
- Nous avons donc étudié un ensemble.de questions de difficultés plus grandes, mais dont l’ensemble permet, comme pour les fiches plus simples, l’établissement d’un profil en 8 points, donnant ainsi une évaluation analytique de l’intelligence.
- Trois points sont prévus qui groupent les problèmes à résoudre au point de vue de l’opération mentale prédominante dans la tâche dont la réussite prouve l’intelligence.
- 1° Compréhension,
- 2° Critique, - .
- 3° Invention.
- Quatre autres points utilisent les mêmes réponses groupées cette fois au point de vue de la nature des problèmes posés
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- définissant, d’après le succès à les résoudre la forme n intelligence : . '
- 4° Intelligence logique, ^
- 5° Intelligence verbale,
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- 6° Intelligence numérique,
- 7° Intelligence générale (bon sens).
- Le 8e point étant réservé au total des points obtenus dans lai fiche marquant ainsi l’efficience, le travail exact fourni dans le temps donné.
- N i * i
- * *
- Les sujets dont les résultats ont servi à l'étalonnage.
- Cette fiche a été appliquée à 565 sujets : 325 filles, 240 garçons.
- Les sujets se répartissent ainsi :
- 27 % ne possédaient que le baccalauréat complet,
- 36 % n’avaient qu’un certificat de licence,
- 14 % avaient deux certificats,
- 16 % en avaient trois,
- 13 % avaient des licences complètes (8 % licences de lettres et 5 % licences de sciences).
- L’âge n’a aucune importance mais les sexes donnent des étalonnages différents.
- ï
- Temps d'application. — Le temps donné pour le travail complet était de 1 heure 14.
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- * *
- La fiche collective. — Cette fiche comprend 73 questions Voici comment elle se présente exactement au sujet testé.
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- I.
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- Examen d'intelligence pour adultes cultivés par Mme Henri PIÉRON (Fiche n° 1)
- EXAMEN de (Nom et prénom)
- Né le ........................
- Ecole ............................................................ ........... vo
- Titres ...................................................;...................1
- -------------- I en
- I. log. Cr. — 1. — Si l’autobus a du retard, je manque mon rendez-vous. >
- Si l’autobus n’a pas de retard, même en me pressant je manque mon dc autobus. Vous ignorez si l’autobus viendra à l’heure exacte ; pouvez-vous cependant dire si je serai à mon rendez-vous ? I I.
- I. G. C. — 2. — Je suis parti de la gare et j’ai marché pendant 100 mètres. J’ai tourné à angle droit sur ma droite et j’ai marché 50 mètres. J’ai ensuite tourné sur ma droite, toujours à angle droit, et j’ai marché 100 mètres.
- A quelle dislance à vol d’oiseau suis-je de la gare ?
- I. G. C. — 3. — Quelles conclusions tirez-vous des faits suivants : Des clous de fer ne nagent pas sur une mare ; une tasse de poudre d’or pèse près de vingt fois plus que cette même tasse pleine d’eau ; si vous laissez tembei une pièce de 50 centimes ou une pièce de billon dans une flaque d'eau, elle tombe au fond ; une cuiller à bouche d’eau pèse environ 14 grammes, une masse de plomb lombe au fondNde l’océan.
- Résumez toutes ces observations dans une courte conclusion exprimée
- sous cette forme : La plupart des.................. sont................
- I. G. C. — 4. — On a divisé un champ carré en 3 parties, en traçant 2 perpendiculaires parallèles en Ire elles. Ensuite, on a tracé une droite allant d’uc angle du champ vers l’angle opposé. Dans chacun des petits espaces ainsi obtenus on a planté un drapeau.
- Quel est le nombre de drapeaux plantés ?
- I. log. Cr. — 5. —-La maison a 4 étages. Chaque étage est habité par une famille Les Dupont habitent au-dessous des Leblanc, les Martin au-dessus des Perrier et les Leblanc au-dessous des Perrier.
- Répartissez les locataires par étage.
- Réponses: 4e étage : Famîlle ....................
- 3e étage : Famille ...................
- 2e étage : Famille ...................
- 1er étage : Famille ..................
- Quelle heure est-il ?....
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- — 13 —
- I I. G. C. — 6. — Un train extrêmement long (il a 1 km. de longueur) traverse sur son parcours un tunnel. Ce tunnel a également 1 km. de longueur.
- Le train fait 60 km. à l’heure. Une question : combien de temps mettra-t-il pour parcourir le tunnel ?
- Supposez que l’on vous demande de ranger en ordre les mots suivants : BAIGNOIRE — BOL — BAQUET — SOUPIERE
- .... Vous verrez que ce sont tous des objets qui sont de plus en plus gros,
- ... vous devez donc les ranger ainsi :
- BOL — SOUPIERE — BAQUET — BAIGNOIRE B en allant du plus petit au plus gros.
- Essayez de classer tout seul les séries suivantes el écrivez les mots à côté non j de chaque chiffre :
- ous
- I. G. C. — 7. — APPRENTI — ECOLIER — ELECTEUR — BEBE — SOLDAT — VIEILLARD.
- J’ai 1 .............. 2 .................. 3 ...............
- uite 4................ 5 ................. 6 ...............
- s- ! — 8. — GRENIER — CAVE — REZ-DE-CHAUSSÉE — GIROUETTE —
- 1er ETAGE.
- » de ; de ibei eau, les,
- mée
- ndi-
- d’ur
- ainsi
- aille
- des
- 1 .............2 .............. 3 .............
- 4.........:....5 ...............
- — 9. — RUISSEAU — MER — FLEUVE — PLUIE — RIVIERE!
- 1 ............. 2 .............. 3 ...............
- 4 .............5................
- — 10. — VILLE — CHAMBRE — RUE — MAISON - DEPARTEMENT
- 1 .............2 ............. 3 .............
- 4..............5 ...............
- — 11. — SOURIS — BOEUF — ELEPHANT — MOUTON — CHAT.
- 1 .............2............... 3 .............
- 4..............5 ...............
- — 12. — ANNEE — SECONDE — SIECLE — SEMAINE — HEURE.
- 1 ............. 2 ............ 3 .............
- 4 .............. 5 .............
- — 13. — LABOURER — MOUDRE — SEMER — BATTRE — FAUCHER.
- 1 .............2 .............. 3...............
- 4 .............5 ...............
- — 14. — GROSEILLE — NOIX — PECHE — MELON — POTIRON.
- 1 .............2 ............... 3 .............
- 4..............5................
- Quelle heure est-il ?....
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- • * — 14 —
- ï. log. Cr. — 15. — La personne qui vola lu porte-monnaie de Robert n’était ni brune, ni grande, ni bien rasée. Les seules personnes présentes dans la chambre à ce moment étaient Henri, qui est petit, brun et bien rasé. Guillaume qui est blond, petit et barbu, André qui est brun, grand mais pas! bien rasé.
- Qui a volé le porte-monnaie de Robert ?
- I. log. Cr. 16. — Il y a ici quatre chemins. Je viens du Sud et je veux aller a Caen. Le chemin sur la droite mène ailleurs. Celui devant moi ne va qu’à une ferme.
- Dans quelle direction est Caen ? Nord, Sud, Est ou Ouest ?
- 1. log. Cr. 17. — Un jeune homme fut trouvé presque mort avec la gorge ouverte et, sur l’envers de son bras gauche était la marque sanglante d’une main gauche. L’agent de police croit qu’il a essayé de se suicider. Croyez-vous que l’agent de police ait raison ?
- 1. log. Cr. — 18. — J’enfourchai mon cheval, de même Jacques, de même lui. Je gaiopais, Jean galopait, nous galopions tous trois. Quel est le nom de personne que l’on désigne par lui dans cette phrase ?
- I. G. C. 19. — Quand vous pénétrez dans ma maison, vous trouvez sur votre droite une fenêtre pratiquée dans le mur extérieur du corridor. Quand le soleil se couche, il pénètre tout droit à travers la fenêtre jusque sur le mur d’en face. Dans quelle direction regardez-vous quand vous vous tenez à la porte d’entrée de ma maison et regardez de l’autre -côté de la rue ?
- *
- I. log. Cr. 20. — Mon maroquinier solde ses marchandises. Il n’a plus en maga-sin que 4 portefeuilles.
- 2 ont des poches intérieures et valent 17 ou 25 francs.
- 2 ont des boutons pressions comme fermeture, ils valent 17 ou 20 ff
- 2 ont des tirettes pour fermeture, ils valent 19 ou 25 francs.
- 2 ont des iniliales qui me conviennent, ils valent 17 on 25 francs.
- Je veux un portefeuille portant mes initiales, fermant avec une tirette et muni d’une poche intérieure, quel prix dois-je payer ?
- Vfl
- I. G. C. — 21. — Une famille voulant camper désire vivement aborder une petite île verdoyante. Elle trouve à louer une barque qui ne peut absolument sans danger de chavirer, porter plus de 86 kilogs.
- Or, voici ce que comporte cette famille : le père, qui pèse 86 kaTlogs e‘
- a un sac tyrolien de 28 kilogs ; la mère, qui pèse 81 kilogs et dont le sai
- pèse 15 kilogs ; la fille aînée, Jacqueline, qui pèse 44 kilogs et un sac d‘ 12 kilogs ; la -seconde fille, qui pèse 41 kilogs et dont le sac pèse tyl kilogs
- Des toiîles de tente formant paquet de 7 kilogs et un chien de 15 kilogs.
- , Comment pourront-ils faire pour aborder l’île sans que personne n(
- nage, même pas le chien. Tous^avent ramer.
- Quelle heure est-il ?...,
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- Soulignez dans chaque ligne entre parenthèses les deux mots qui désignent ce que l’objet (le mot avant les parenthèses) possède toujours, sans quoi il n’existe pas.
- Exemples :
- HOMME (corps, canne, tête, chaussures, dents).
- CHIEN (chaîne, collier, pofll roux, pattes, nez).
- MAISON (cave, peinture, pièces, domestiques, murs).
- COMMENCEZ ICI. TRAVAILLEZ VITE.
- I. G. C. --22. — FER (utilité, tranchant, rouille, dureté, poids).
- — 23. — PARTI (succès, programme, presse, chef, fraction).
- — 24. — LION (cirque, oreilles, foire, dompteur, yeux).
- — 25. — RIVIERE (rive, poisson, pêcheur, vase, eau).
- 26. — VILLE (auto, bâtiments, foule, rue, cycliste).
- — 27. — GRANGE (greniïer, chevaux, toit, bétail, murs).
- — 28. —-CUBE (angles, dessin, face, pierre, bois).
- — 29. — DIVISION (classe, dividende, crayon, diviseur, papier).
- 30. — BUREAU (dacylo, papier, montre, table, ordre).
- — 31. — LECTURE (yeux, livre, image, impression, mot).
- 32. — JOURNAL, (vérité, suppléments, télégrammes, papier, rédacteur).
- 33. — VISAGE (teint, cheveux, lunettes, nez, moustache).
- 1. N. C. — Exemple :
- Ecrivez les 2 nombres quî continuent la série : 1, 7, 2, 7, 3, 7, 4, 7 (les deux nombres sont 5 et 7. Ecrivez-les et faites seul les séries suivantes :
- 34. — Ecrivez les 2 nombres qui continuent la série : 60, 52, 44, 36, 28.
- 3p. — Ecrivez les 2 nombres qui continuent la série : 1, 5, 9, 13, 17, 21...
- 36. — Ecrivez les 2 nombres qui continuent la série : 1, 3, 2, 6, 3, 9......
- 37. — Ecrivez les 2 nombres qui continuent la série : 3, 2, 5, 4, 9, 8.........
- 38. — Ecrivez les 2 nombres qui continuent la série : 2, 5, 7. 12, 19, 31......
- 39. — Ecrivez les 2 nombres qui continuent la série : 3, 1, 4, 5, 9, 14........
- 40. — Ecrivez les 2 nombres qui continuent la série : 2, 4, 6, 8, 14, 16.......
- 41. — Ecrivez les 2 nombres qui continuent ta série : 1, 4, 2, 8, 3, 12........
- Si l’on vous diTt : Après la jeunesse vient la vieillesse, après le jour vient ? Vous répondrez : la nuit.
- Si l’on vous dit encore : c’est la nuit que l’on se repose, le jour que ? Vous devriez répondre : l’on travaille.
- 1. verb. I. — Répondez de même pour les phrases suivantes :
- — 42. — Au poignet on met le bracelet, au cou on met........................
- — 43. — Le chêne est un arbre, la marguerite est.'..........................
- — 44. — Pour écrire on emploie la plume, pour couper on emploie.............
- — 45. — Le fusil est une arme, le chapeau est........................
- ...................................................................J • * * *......
- Maintenant, l’on va vous donner d’abord deux mots de sens opposé (blanc et noir par exemple), puis un troisième mot, par exemple : bon, il vous faudra alors écrire : méchant, qui est le contraire de bon, comme noir est le contraire de blanc.
- Complétez de même les phrases suivantes :
- I. verb. I. — 46. — Rigide et souple — Courbe et .................................
- — 47. — Pesant et léger — Transparent et ...........................
- — 48. — Silence et bruit — Grand et ................................
- — 49. — Crainte et confiance — Bonté et ............................
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- I verb. 1. — 50. — Soulignez 2 mots qui offrent la même relation d’idées que
- FILLETTE et FEMME.
- Pouliche, Agneau, Laine, Poulet, Jument, Chat.
- 51. — Soulignez 2 mots qui offrent la même relation d’idées que
- CLEF et SERRURE
- Soulier, Gant, Usine, Homme, Cheminée, Nourriture.
- 52. — Ecrivez deux mots qui offrent la même relation d’idées que METRE et LONGUEUR.
- 53. — Ecrivez 2 mots qui offrent la même relation d’idées que HAINE et COUPS.
- Reconstituez un mot avec des lettres données. Exemple : avec C - Q - I— N, g vous devrez faire le mot : cinq. Continuez ainsi.
- I. G. I. — 54. — I — N — A — R — S — I — 55. — L — U — F— I — S....
- 1. G. I. — 56. — Reconstituez une phrase seulement avec les mots fournis, \ mais avec tous ces mots :
- % toujours — une — est — bien — haine — conseillère — (a | mauvaise.
- 57. — ne — grâce — talent — pas — rien — nous — avec — forçonr —* ne — notre — ferions.
- Si la conclusion suivante est logique, c’est-à-dire si elle se trouve pleine- ! ment justifiée par les deux affirmations qui ia précèdent, soulignez le mol I
- « exact » ; dans le cas contraire, soulignez le mot « inexact ». Exemple : Tous les hommes sont mortels.
- Edison est un homme.
- Par conséquent, Edison est mortel.
- EXACT INEXACT
- (vous devez souligner exact)
- Continuez seul pour les raisonnements -suivants :
- L log. Cr. — 58. — A est égal à B plus 25. C est égal à B moins 8. Par cousé
- quent C est égal :
- à A plus 33 ; à A moins 8 ; à A moins 33 ; à A plus 8. (soulignez la réponse exacte)
- 59. — Marie doit 200 francs à Henriette.
- Madeleine doit 230 fr. à Marie.
- Par conséquent, si Henriette reçoit 2C0 francs de Madeleine en donne 30 à Marie, les dettes seront annulées.
- EXACT INEXACT Quelle heure est-il ?.
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- il
- 1. iog. Cr. — 60. — Etant donné que beaucoup de métaux sont des corps sim-
- ples, le plus rare de tous les corps simples doit être le plus rare de tous les métaux.
- EXACT INEXACT
- 61. — Toutes les femmes sont coquettes. Jeanne est une femme.
- Par conséquent, Jeanne est coquette.
- u ouiiuo ooi
- EXACT INEXACT
- 62. — Tous les membres du Club de la Renaissance sont membres des Amis des Sciences.
- Henri n’est pas membre des Amis des Sciences.
- Par conséquent, il n’est pas membre du Club de la Renais-
- sance.
- EXACT INEXACT
- 63. — F est plus grand que M.
- D est plus pelit que M.
- Par conséquent, F est plus grand que D. EXACT INEXACT
- 1. G. C. — 64. — A TROP TIRER, LA CORDE CASSF,
- Faites un signe en face de deux des affirmations suivantes dont le sens est identique à celui du proverbe ci-dessus :
- La mesure en tout est nécessaire à ia réussite. Bien connaître sa puissance est désirable.
- Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se rompt. Qui trop embrasse mal étreint.
- 1. G. C. — 65. — RIEN NE SERT DE COURIR, IL FAUT PARTIR A POINT.
- Faites un signe en face de deux des affirmations suivantes dont le sens est identique à celui du proverbe ci-dessus :
- Vitesse et précipitation sont deux choses différentes.
- Ne remettez pas au lendemain ce que l’on peut faire le jour
- même.
- Il faut connaître ses moyens pour s’en servir à temps.
- Ordre et méthode valent souvent mieux que grands moyens
- pour arriver au but.
- I. G. C. — 66. — MIEUX VAUT TENIR QUE COURIR.
- Faites un signe en face de deux des affirmations suivantes dont le sens est identique à celui du proverbe ci-dessus :
- A beau parler qui vient de loin.
- Petits cadeaux fréquents valent mieux que gros héritages en perspective.
- La moitié du bonheur vous échappe par indécision.
- Un bon « tien » vaut mieux que deux <r tu l’auras ».
- Quelle heure est-il ?
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- umim
- 18 —
- 1. G. C. — 67. — QUI PEUT LE PLUS, PEUT LE MOINS,.
- Faites un signe en face de deux des affirmations suivantes dont le | sens est identique à celui du proverbè ci-dessus :
- ...... Il est plus simple de toucher le sol que d’atteindre une étoile.
- ...... Ne jamais craindre de trop apprendre, même pour accomplir
- la tâche la plus simple,
- ...... Dans une cathédrale, on peut dire une messe basse.
- ...... L’abondance ne crée pas toujours le gaspillage.
- D’après les renseignements sur les tailles respectives des diverses personnes désignées ci-dessous par leur prénom, répondez aux questions qui vous sdnt posées en mettant dans les premières le mot qui manque (plus, moins, aussi) si la réponse vous paraît possible,' ot, sinon, en écrivant en marge « réponse impossible » et en donnant le nom qui convient pour les deux dernières.
- I. log. Cr. 68. — Paul est plus grand que Pierre et moins que Jacques ;
- Emile est plus grand que Paul et moins que Louis ;
- André est plus grand qu’Henri et moins qu’Emile ;
- Jacques est plus grand que Lucien et moins que Louis ; Lucien est plus grand que Pierre et moins qu’Henri ; Joseph est plus grand qu’Etienne et moins que Pierre_
- Henri est ............ grand que Pierre ;
- André est............. grand que Paul ;
- Joseph est ........... grand que Jacques ;
- Le plus grand de tous est...............
- Le moins grand de, tous est.............
- I. log. Cr. — 69. — La maison a 8 étages et chaque étage est habité par une famille. ^
- Les DUBOIS habitent + haut que les BERNARD et — haut que les JUSSIEU Les BLANC habitent + haut que les BERGER et — haut que les RENARD Les DUPONT habitent + haut que lés BERNARD et — haut que les BERGEB Les BERGER habitent + haut que les BOREL et — haut que les RENARD. Les .DUPONT habitent + haut que les DUBOIS et — haut que les BERGER. Les JUSSIEU habitent + haut que les DUPONT et — haut que les BOREL. Les BOREL habitent + haut que les JUSSIEU et — haut que les BERGER Dites selon vous qui habite •:
- Le 8« étage ..............................
- Le 7e étqge ..............................
- Le 6e étage .............................
- Le 5e étage .........’....................
- v Le 4e étage .............................
- Le 3e étage ..............................
- Le 2e étage ..............................
- Le 1er étage..............................
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- — 19
- 1. G. G. — 70. — Trois oncles assemblés pour faire un cadeau de mariage à leur nièce forment une bourse commune de 14.400 francs. ^ j-
- Le premier donne ce qu’il peut.
- Le deuxième donne le triple du premier.
- Le troisième autant que les deux autres réunis.
- Quel est le cadeau de chacun ?
- | 1. G. C. — 71. — Une vieille dame en mourant laisse toute sa fortune, 33.333 fr.,
- à 2 pères et h leurs 2 fils, mentionnant que chaque héritier recevrait 11.111 fr.
- Le notaire crut à une erreur et divisa par 4 Mais lors du partage, il s’aperçut que la tante avait raison.
- Pourquoi ?
- I. G. I. — 72. — 4 hommes ont une rivière à traverser ; ils ont à leur disposition un bateau qui ne peut porter plus de 100 kilogrammes à la fois.
- Jean et Pierre pèsent chacun 50 kilogrammes, Henri et Eugène cha-cun 100 kilogrammes.
- Indiquez comment ils doivent s’y prendre et combien ils devront faire de voyages ?
- 1- G. Ci — 73. —J’ai déscendu dix mètres la grande rue, j’ai tourné à gauche et j’ai marché quinze mètres dans la1 rue Thomas. J’ai tourné encore à gauche et ai marché dix mètres dans la rue Jacques. J’ai encore tourné sur la gauche et ai marché quinze mètres dans une autre rue. J’ai tourné sur la gauche encore et ai marché dix mètres dans cette nouvelle rue. J’ai encore tourné sur ma gauche et ai marché cinq mètres. Dans quelle rue étais-je alors ?
- Fiche établie par le service des tests de l'Institut national d'étude du travail et d'orientation professionnelle. Conservatoire National des Arts et Métiers.
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- La Notation des résultats
- On fera la correction d’après les indications ci-dessous en donnant pour chaque réponse correcte, les points indiqués dans la colonne de gauche.
- Poiats Numéro
- Par *a Réponses correctes
- réponse correcte question
- 2 1 — Impossible d’être au rendez-vous
- 2 2 — Cinquante mètres
- 3 3 — La plupart des métaux sont, des corps
- lourds
- 2 4 — Six drapeaux
- 2 5 Quatrième étage Martin
- Troisième étage Perrier Deuxième étage Leblanc Premier étage Dupont
- 2 6 — Deux minutes
- 1 7 — Bébé, écolier, apprenti, soldat, élec-
- teur, vieillard (ou l’inverse)
- 1 8 — Cave, rez-de-chaussée premier étage,
- grenier, girouette
- 1 9 — pluie, ruisseau, rivière, fleuve, mer
- 1 10 — Chambre, maison, rue, ville, dépar-
- tement.
- 1 11 — Souris, chat, mouton, bœuf, éléphant
- 1 12 — Seconde, heure, semaine, année,
- siècle
- 1 13 — Labourer, semer, faucher, battre,
- moudre
- 1 14 -— Groseille, nojx, pèche, melon, potiron
- 3 15 — Guillaume
- 3 16 — Ouest
- 2 17 — Non
- 3 18 — Jean
- 2 19 — Nord
- 3 20 — Vingt-cinq francs
- 4 21 ^— Treize voyages
- 1 22 -— dureté, poids
- 1 23 — Programme, chef
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- Points
- Numéro
- par de la Réponses correcles
- réponse correcte question
- 1 24 — Oreilles, yeux
- 1 25 — Rive, eau
- 1 26 — Bâtiments, rue
- 1 27 — Toits, mur
- 1 28 — Angles, faces
- 1 29 — Dividende, diviseur
- ' * 1 30 — Papier, table •
- l 31 — Yeux, mots
- 1 32 — Papier, rédacteur
- 1 33 — Teint, nez
- 3 34 — 20—12
- 3 35 — 25 — 29
- 3 36 — 4 — 12 *
- 3 37 — 17 — 16
- 3 38 — 50 — 81
- 3 39 — 23 — 37
- 3 40 — 30 32
- 3 41 — 4 — 16
- 2 54 — Raisin
- 2 55 — Fusil
- 3 56 — La haine est toujours mauvaise con-
- . seillère
- 3 57 — Ne forçons pas notre talent nous ne
- ferions rien avec grâce
- 4 58 — à A moins 33
- 4 59 — Inexact
- A 60 — Inexact
- 4 61 — Exact
- 4 62 — Exact
- 4 63 — Exact
- 4 64 *— Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin
- elle se casse
- — Oui trop embrasse mal étreint
- • 4 65 — Il faut connaître ses moyens pour s’en
- servir à temps
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- — 22 — '
- Points Numéro
- Par Réponses correctes
- réponse correcte question
- v — Ordre et méthode valent souvent mieux que grands moyens pour arriver au but
- 66 — Petits radeaux fréquents valent mieux que gros, héritage en perspective
- — Un bon « tien » vaut mieux que deux «.tu l’auras» >
- 67 — Ne jamais craindre de trop apprendre même pour accomplir Ha tâche la plus simple
- — Dans une cathédrale on peut dire une messe basse
- 68 —'' Henri (plus) grand que Pierre — André (ôn né peut sâvoir) grand que
- Paul
- '— Joseph (moins) grand que Jacques — Le plus grand de tous est (Louis)
- -— Le moins grand de tous est (Etienne)
- 4 69 — Huitième étage Renard
- ' ‘ Septième étage Blanc
- Sixième étage Berger Cinquième étage Bore!
- Quatrième étage Jussien Troisième étage Dupont Deuxième étage Dubois Premier étage Bernard
- 2 70 — Premier : 1800 francs, second : 5400
- francs, troisième : 7200 francs 2 71 — Trois personnes, grand-père, père et
- fils
- 4- • 72 — Neuf voyages
- 2 73 — /Rue Thomas
- : Total général : 163 points
- i
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- . L’Étalonnage
- L’étalonnage a été fait séparément pour les hommes et pour les femmes. Il est fait en décilage étant entendu que le meilleur résultat sera représentatif du premier décile et le plus mauvais du dernier décile.
- Dans le profil fait, les pointes vers le premier marqueront le? supériorités et celles qui s’avancent vers le dernier marquant au contraire les infériorités.
- Nous donnerons ci-dessous pour chaque point du profil les numéros des questions pour lesquelles la somme des valeurs obtenues donne la valeur caractéristique, et les valeurs du décilage séparé des femmes et des hommes.
- Point N° 1. — Compréhension
- Somme des points obtenus pour les questions 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9 , 10, 11, 12, 13, 14, 19, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 40, 41, 64, 65, 66, 67, 70, 71, 72 73.'
- Maximum 85 points.
- * 1 10 20 30 40 60 60 70 .80 90 100
- Femmes 83 67 64 61 r>7 54 52 49 49 42 8
- Hommes 8"2 74 70 67 63 59 55 52 44 31 23
- Point N° 2. — Critique
- Somme des points obtenus pour les questions : 1, 5, 15, 16, 17, 18, 20, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 68, 69.
- Maximum : 50 points
- 1 10 20 30 40 60 60 70 80 90 100
- Femmes 50 46 44 42 40 38 36 34 28 22 12
- Hommes 50 48 46 46 43 41 40 38 34 27 10
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- 24 —
- Point N° 3. — Invention
- Somme des points obtenus pour les questions : 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 54, 55, 56, 57.
- Maximum : 28 points.
- 1 10 - 20 30 40 oG 60 7o 80 90 100
- Femmes 28 28 27 27 26 25 24 23 22 20 12
- Hommes 28 28 27 27 26 25 23 23 21 16 10
- Point N° 4. — Intelligence logique
- Somme des points obtenus dans les questions : 1, 5, 15, 16, 17, 18, 20, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 68, 69.
- Maximum : 50 points.
- 1 10 20 30 ' 40 50 60 70 80 90 100
- Femmes 50 46 43 41 40 38 36 33 27 17 12
- Hommes 50 48 46 45 3 41 40 37 33 23 10
- Point N° 5. — Intelligence verbale
- Somme des points obtenus dans les questions : 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53.
- Maximum : 18 points.
- 1 10 20 30 40 50 60 70- 80 90 100
- Femmes 18 18 18 48 16 16 16 16 15 14 8
- Hommes 18 18 16 18 . 17 17 17 16 do 14 5
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- — 25
- Point N° 6. -— Intelligence numérique Somme des points obtenus dans les questions : 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41. ,
- Maximum. : 2.4 points.
- I 10 90 30 40 50 00 70 80 90 100
- Femmes 24 21 21 18 18 15 12 9 6 0 0
- Hommes 24 21 21 21 21 18 15 12 9 3 0
- Point N* 7. — Intelligence générale
- Somme des points obtenus dans les questions : 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 19, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27. 28, 29, 30, 31, 32, 33, 54, 55, 56, 57, 64, 65, 66, 67, 70, 71, 72,73.
- Maximum : 71 points
- 1 10 ' 20 30 40 50 60 70. 80 90 100
- Femmes 69 58 53 51 49 47 > 45 43 ' 40 33 15
- Hommes 71 61 61 58 56 53 51 48 44 39 15
- Point N° 8.^— Efficience totale de la fiche
- Somme des points obtenus dans toutes les questions de la fiche.
- Maximum : 163 points.
- 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Femmes 158 135 131 126 122 116 111 105 97 37 32
- Hommes 156 146 140 135 130 125 119 111 94 60 27
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- INFORMATIONS RÉTROSPECTIVES
- Au cours de la longue période de silence, que nous avons vécue, bien des faits et des événements auraient été signalés si nous avions eu la liberté de nous exprimer. Nous en rappellerons quelques-uns, très succinctement.
- NÉCROLOGIE
- Parmi les disparitions qui ont touché directement l’Institut, celle de M. Edouard Labbé, qui assura sa fondation comme directeur général de l’Enseignement technique et présida son Conseil d’administration, survenue à Yvetot où il s’était retiré, le 12 juillet 1941, peu avant la libération est passée presque inaperçue, cependant que M. Sellier, vice-président du Conseil d’administration, mourait le 23 novembre 1943, et qu’un autre membre du Conseil, l’Inspecteur général Roger, décédait le 3 février 1941.
- Les pertes les plus douloureusement ressenties ont été, celles de notre trésorier qui avait enseigné l’économie politique pendant plusieurs années, M. W. Oualid, privé par les lois raciales de sa chaire de la Faculté de Droit, réfugié à Marseille, décédé le 14 novembre 1942 ; de J.-M. Lahy, à qui était confié le cours de sélection dans scs rapports avec l'O.P., et dont on connaît le rôle éminent dans le développement de la psychotechnique française, décédé subitement après avoir réussi à échapper aux recherches de la Gestapo, le 22 août 1944, et enfin de notre Secrétaire Générale, Annette Baron-Fessard, survenue, après une longue et pénible maladie, le 6 juin 1941 à l’âge de 49 ans.
- La liste de nos anciens élèves qui, à notre connaissance, sont décédés depuis 1940, comprend les noms suivants :
- Cosnefroy,' Edouard, né" le 10 mal 1910, promotion 1937.
- Courtier, Thérèse, élève 1942-1943, décédés en cours d’études à 24 ans.
- Monborgnë, Jean, élève 1942-1943, décédé en cours d’études à la suite d’un bombardement, à 24 ans.
- Duval-Arnould, Emmanuel (Abbé), décédé à 27 ans en janvier 194b, promotion 1942.
- Grawitz, Paul, décédé en février 1945 à 38 ans, promotion 1943.
- Mezei, Noémie, décédée en 1942 à l’âge de 38 ans, promotion 1934. Danger, Jacqueline, née le 29 décembre 1912. décédée le 2 février • 1942, promotion 1938.
- Enfin l’Orientation professionnelle mondiale a fait, en la personne du prof. Edouard Claparède, de Genève, une perte irréparable (le 29 septembre 1940).
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- INSTITUTIONS
- L’Université d’Aix-Marseille a fondé un Institut de Biométrie humaine et d'Orientalion professionnelle, dirigé par le Doyen de la Faculté de Médecine, le professeur Cornil. Cet Institut, approuvé par décret du 15 avril 1943, a entrepris la préparation au diplôme d’Etat de Conseiller d’O. P.
- A Montpellier, un Institut régional de psycho-pédagogie médicosociale a été fondé sous la direction du Dr Lafon, dans le but de former des rééducateurs, observateurs, psychotechniciens et assistantes sociales spécialisées en hygiène mentale infantile.
- Le 29 novembre 1943 a été inauguré à l’Hôpital psychiatrique de Maréville un Centre d'observation et de triage pour mineurs délinquants et en danger moral, sous la direction du Dr Meionant, avec organisation en vue d’examens psychotechniques et d’orientation professionelle.
- .Un cours de biotypologie et de psychotechnique appliquées à la sélection professionnelle et au reclassement de la main-d'œuvre a été organisé dans l’année scolaire 1943-44 à l’Institut médico-légal, sous la direction du pofesseur Duvoir, avec leçon inaugurale par M. Luc.
- La C.E.G.O.S. a organisé trois cycles de perfectionnement des techniques de direction du personnel en 1941, 1942 et 1943, un cycle de perfectionnement des méthodes d’organisation technique des entreprises (où était examinée l’étude du travail avec emploi des méthodes psychotechniques) en janvier 1943 ; et un cycle d’études de psychologie industrielle en décembre 1943 où, à la séance inaugurale, présidée par le professeur Pierre Janet, les exposés furent faits par MM. Piéron, Stœtzel et Trocmé.
- )TI
- En décembre 1943, le Comité national de l'Enfance à organisé une réunion d’information sur les fondements biologiques et médicaux de l’orientation et de la sélection profcssionèlles où des rapports-étaient apportés par les Drs Bize, Eck, Gallot, Hudelo et Mme Marc Schrœder.
- Une école de préparation aux carrières sociales s’est fondée au Centre de formation sociale des cadres de l’industrie -et du commerce, sous la direction de M. Paul Leclercq, avec une section de psychologie professionnelle et d’étude de l’homme au travail, dirigée par M. Hyacinthe Dubreuîl et MUa Andrée Côurthial.
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- En novembre 1943, à la Société des Sciences médicales ei biologiques de Montpellier se sont tenues des journées médico-sociales consacrées à l’enfance malheureuse, avec une réunion d’étude des médecins d’O. P. de la région montpelliéraine.
- Le Bulletin d'Orientalion professionnelle, organe d’un groupement professionnel des Conseillers d’Orientation, a été publié en zone Sud sous la direction de M. Pierre Naville, à Agen. Les quatre numéros
- parus de décembre .1943 à octobre 1944 ont donné les articles suivants :
- La rêverie imageante : Conduite adaptative au test
- de Rorschach. .................................. Dr D. Lagache.
- Les paradoxes du Binet-Simon......................• R. Zazzo.
- Le contrôle du placement en Orientation profes. P. Naville.
- Psychologie animale et psychologie hhmaine........ G. Viaud.
- Un nouveau test d’aptitudes commerciales :
- Adaptation du test de réaction sensorimotrice
- de Couvé. . ... ............................ I. Lezine.
- L’adolescence et l’orientation professionnelle.... J. Kamblock.
- Etude sur le pointeur d’usine..................... P. Rertier.
- Qualification professionnelle, hiérarchie des salaires et orientation professionnelle................. P. Naville.
- - Tests collectifs d’intelligence................... C. Gille.
- LA VIE DE L’INSTITUT
- ENSEIGNEMENT
- Préparation au diplôme de Conseiller d'O.P. — Depuis la parution du dernier numéro du Bulletin (janv.-février 1940) six promotions de Conseillers d’Orientation Professionnelle ont été formées à l’I.N.O.P.
- Les événements ont apporté quelques difficultés, tant dans l’organisation des cours que des stages, cependant elles ont pu être surmontées et un enseignement complet a pu être maintenu.
- Pendant la première année de guerre 1939-1940, il avait été prévu deux sessions. Les cours ont eu lieu, pour la première, d’octobre à février, pour la deuxième, de mars à juin ; les stages ont été effectués à l’issue de la période de cours. Les événements de juin 1940 n’ont pas permis d’organiser alors l’examen de la deuxième session, il a été repoussé en septembre 1940.
- Les promotions sorties en juin 1941, 1942, 1943 et 1944 ont suivi l’enseignement pendant une année scolaire complète.
- La Direction Générale de l’Enseignement Technique a demandé à l’I.N.O.P. en 1943, d’organiser une formation accélérée de Conseillers d’O.P. Cette formation était nécessitée par les besoins sans cesse croissants de Conseillers d’O.P. Elle a été organisée du 1er mai au 30 juillet 1943. Il a été fait appel pour cette session à des instituteurs ayant déjà une expérience pédagogique et s’intéressant particulièrement à la question de l’O.P. ‘ L’expérience antérieure et la
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- maturité des élèves ont permis d’organiser un enseignement très dense et de leur, apporter le m'aximum de documentation dans un temps aussi court.
- Au début de l’année scolaire 1944, la Direction Générale de l’Enseignement Technique, soucieuse de faciliter le recrutement d’un personnel particulièrement qualifié pour les centres d’O.P., a décidé de créer des bourses de l’ordre de 3.000 francs par mois, pour des candidats de plus de 25 ans, instituteurs, ingénieurs ou licenciés. Cette circulaire adressée aux Recteurs de toutes les Académies de France a eu un grand retentissement et un nombre très important de demandes est parvenu à l’I.N.O.P.
- Trente-six demandes ont pu être retenues, en outre quarante-neuf élèves inscrits directement ont été admis à suivre les cours à l’issue de la' période probatoire. Ce qui porte à quatre-vingt-cinq le nombre des élèves de la promotion 1944-45.
- ORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT
- Depuis déjà plusieurs années, l’enseignemenT est organisé de la façon suivante : les élèves ne sont admis à suivre les cours qu’après avoir- suivi une période probatoire qui a lieu généralement entre le 15 et le 30 octobre. Pendant cette période, les élèves sont soumis à une visite médicale, ainsi qu’à certaines épreuves de Culture générale- et à des tests psychologiques. Une série de travaux pratiques permet aux candidats d’être mis au courant des principales tâches des Conseillers d’O.P. et donne à l’I.N.O.P. de précieuses indications sur les possibilités de réussite dans le métier des futurs orienteurs. Enfin, chaque élève a un entretien avec un ou plusieurs membres du Comité de Direction.
- L’enseignement proprement dit commence donc généralement le 1er novembre. Il est organisé ainsi :
- les cours et les travaux pratiques de Laboratoire sont groupés les mardi, jeudi et samedi ; v
- les trois autres jours de la semaine, lundi, mercredi et vendredi sont réservés pour les stages. Les stages ont lieu du 1er décembre au 31 mai ; ils comprennent, pour tous les élèves, un stage à la Consultation de l’I.N.O.P. pendant un ou deux mois, suivant le nombre des élèves; un stage de deux ou trois mois dans un Centre d’O.P. de Paris ou de la région parisienne; un stage d’un mois dans un service de psychiatrie infantile ; un stage d’un mois auprès d’un professionnel, en vue de l’établissement d’une monographie professionnelle.
- Le programme des cours et travaux pratiqües est celui établi par l’arrêté du 16 février 1944, fixant les conditions d’obtention du diplôme d’Etat de Conseiller d’O.P.
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- Sujets proposés à l’examen de Conseillers d’O. P.
- Septembre 1940.
- Psychologie-Pédologie.
- 1° L’examen des réactions motrices au point de vue de l’O.P.
- (M. Guillaume.)
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- 2° La notion d’aptitude ; différences individuelles : développement au cours de la vie ; rôle en O.P. (Mlle Weinberg.)
- 3° En quoi l’intelligence de l’enfant et celle de l’adulte diffèrent-elles ? (M. Wallon.)
- Physiologie-Pathologie.
- 1° Les réflexes absolus et les réflexes conditionnés. Les types réflexologiques. Intérêt de leur élude au point de vue de l’O.P (M“e Weil.)
- 2° L’Orientation professionnelle dans les insuffisances cardia-‘ ques. (M Paul-Boncour.)
- 3° Quels sont, dans l’enfance, les accidents ou manifestalions qui peuvent faire redouter les anomalies mentales ultérieures ? (M. Wallon.)
- Economie polilique-Organisation de l'O.P.
- 1° Quelles sont, dans les industries travaillant les' métaux pour les garçons, et dans les industries du vêtement pour les filles, les catégories professionnelles vers lesquelles vous pouvez orienter les enfants ?
- Indiquer, pour chacune de ces catégories, en quoi consiste le travail à exécuter, l’avenir probable de la profession, ses avantages et ses inconvénients, ainsi que les qualités physiques et intellectuelles que doivent posséder ceux ou celles qui sont appelés à exercer les dites professions. (M. P. Pouillot.)
- 2° Les fondements de l’assurance sociale. (M. Noyelle.)
- 3° A la suite d’une enquête rapide que vous venez de faire dans une ville de 30.000 habitants, à la fois industrielle, commerciale et artisanale, vous constatez que 80 % des garçons désirent devenir mécaniciens et 60 % des filles vendeuses. Quelle conclusion allez-vous dégager de cette constatation dans une causerie que vous allez faire aux parents ? (M. Fontègne.)
- Juin 1941.
- Psychologie-Pédologie.
- 1° Facteurs de milieu et capacité mentales. Causes de diversification et causes d’unification. (M. Fessard.)
- 2° La fonction verbale. Méthodes d’examen. (M. Guillaume.)
- 3° Quelles sont les étapes du développement psychologique chez l’enfant. (M. Wallon.)
- Physiologie-Pathologie.
- 1° Expliquez pourquoi du point de vue physiologique les métiers de force sont interdits aux cardiaques. (M*. Paul-Boncour.)
- 2° L’O.P. des prétuberculeux. (M. Paul-Boncour.)
- 3° Le retard scolaire. (M. Mâle).
- Organisation de l'O.P.-Economie politique.
- 1° L’artisanat dans l’économie contemporaine. (M. Halbwachs.)
- 2° Dites ce que^vous savez des métiers de l’ameublement. Leur ,évolution. Les aptitudes nécessaires pour leur exercice.
- 3° Quels sont les métiers appartenant à d’autres corporations avec lesquels peuvent s’apparenter les métiers de l’ameublement en ce qui concerne les aptitudes nécessaires à leur exercice. (M. Pouillot.)
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- 3° Des enseignements que vous avez reçus à Ï’I.N.O.P., dégagez la méthode d’orienlation professionnelle que vous _ allez employer. (M. Fontègne.)
- • • ; :• '• . c. •
- Juin 1942.
- Psychologie-Pédologie.
- 1° L’émotion et ses symptômes. (M. Guillaume.)
- 2° Les lois de la formation des souvenirs. (M. Guillaume.)
- 3° Qu’appelle-t-on pensée sychrétique ? Différence entre la pensée de l’enfant, et celle de radulle. (M. Wallon.)
- Physiologie-Pathologie.
- 1° Le squelette. Architecture. Etude des leviers et des articulations. Mesures anthropométriques usuelles. Rapports et indices. (M. Faillie.)
- 2° L’orientation des albuminuriques. (M. Paul-Boncour.)
- 3° Le rôle de l’hérédité dans les troubles du développement intellectuel et affectif de l’enfant. (M. Môle.)
- Organisation de l'O.P.-Economie politique.
- 1° Un grand mouvement de propagande se dessine actuellement dans le pays en faveur des métiers du Bâtiment. Indi-quez-en les grandes lignes et faites connaître dans quelle mesure le Centre d’O.P. où vous exercerez apportera sa contribution à ce mouvement. (P. Pouilot.)
- 2° Un. Directeur d’Ecole commerciale fait appel à vous pour organiser l’examen d’admission en lre année. Il voudrait .adjoindre à la dictée, à la composition française et aux problèmes de calcul traditionnels deux ou trois épreuves collectives écrites dont la durée ne durerait pas plus de 1 h. 1/2 et qui permettraient de constater les aptitudes commerciales (commerce sédentaire) qu’il vous convient de déterminer
- 35 candidats sont inscrits. Il ne pourra être admis que 12 à 15 élèves. (M. Fontègne.) -
- 3° L’affectation des personnes aux professions sous le régime corporatif. (M. Halbwachs.)
- Juin 1943.
- Psychologie-Pédologie.
- 1° Le développement mental et l’intelligence. (M. Guillaume.)
- 2° La diversité humaine. Enumérez-en les principaux facteurs reconnus. Modes graphiques de sa représentation statistique. (M. Fessard.) ‘
- 3° L’affectivité chez l’enfant. Son influence sur le caractère (M. Mâle.)
- Physiologie-Pathologie.
- 1° La contraction musculaire. Myographie. Phénomènes thermiques, électriques, réactions chimiques au cours de la contraction. (M. Fessard.)
- 2° Les constitutions en psychiatrie infantile. Leur importance en O.P. (M. Mâle).
- 3° L’O.P. des albuminuriques. (M. Mâle.)
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- Organisation de l'O.P.-Economie politique.
- 1° L’Orientation professionnelle n’impose pas, elle propose, a-t-on dit. Que pensez-vous de cette opinion ? (M. Fontègne.)
- 2° Comment concevez-vous l’étude d’un métier? les résultats de cette étude devant servir à l’orientation professionnelle. Quels sont les points essentiels qui doivent être retenus ? Appliquez votre projet a l’examen d’un ' métier de votre choix à l’exception de ceux que vous avez étudiés soit <3ans la monographie que vous avez rédigée, soit dans les questions du cours. (M. Pouillot.)
- 3° L’organisation scientifique du travail. (M. Halbwachs.)
- Juillet 1943 (session accélérée).
- L’examen n’a compris que des épreuves pratiques et des interrogations orales.
- Juin 1944.
- Psychologie-Pédologie.
- 1° La formation des habitudes. (M. Guillaume.)
- 2° Les qualités élémentaires de la sensation visuelle. Décrire les tests professionnels les plus importants qui leur correspondent. (M. Fessard.)
- 3° Peut-on tirer des indications sur les aptitudes de l’enfant d’après ses jeux. Quelle est la signification psychologique de ce q’on appelle l’activité de jeu ? (M. Wallon.)
- Physiologie-Pathologie.
- 1° Les localisations cérébrales. Applications à la gaucherie et à la droiterie. Conclusions sur la gaucherie en ‘ O. P. (M. Faillie.)
- 2° Principaux renseignements fournis par l’étude des antécédents héréditaires et personnels au cours de l’examen médical en vue de PO.P. (M. Mâle.)
- 3° La débilité motrice chez l’enfant. (M. Mâle.).
- Organisation de l'O.P.-Economie politique.
- 1° a) De l’importance des examens psychologiques en O. P. (M.\ Besson.)
- b) Quelles sont les attributions des secrétaires d’O.P. ? Comment, à voire avis, doivent-ils comprendre leur rôle (M. Le-gay.)
- 2° Quels sont les principaux métiers faisant partie de la famille professionnelle du bois ? Les analyser en ce qui concerne plus particulièrement les aptitudes qu’ils exigent pour être exercés et faire ressortir les avantages et les inconvénients de chacun d’eux ainsi que leur avenir. (M. Pouillot.)
- Elèves reçus à l’examen de Conseillers d'O. P.” par ordre de mérite
- Septembre 1940.
- Ira j/j ne Charlin, mention bien ; 2^ Mrae Zazzo, mention bien ; 3e M1,e Destal, mention assez bien.; 4e M. Guiraud, mention assez bien; 5e,M. Supek, mention assez bien; 6e Mlle Guieysse, mention
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- assez bien ; 7e Mma Lion-Buchet, mention assez bien ; 8e Mme Heens-teiîr; mention assez bien ; 9° Mlle Fischoff, mention assez biien ; 10e Mme Augonnet, mention assez bien ; 11° MUe Burnod, mention assez bien ; 12e Mm0 Ricand, mention assez bien ; 13e Mme Dubois ; 14e Mme Fournez ; 15e Mlle Brevet ; 16e M118 Guiton.
- Juin 1941.
- lre Mme Duchapt-Michel, mention bien ; 2e M. Bennes, mention bien ; 3e M. Branchu, mention bien ; 4e MUe Guyot, mention bien ;
- 5e M. Berlioz, mention bien ; 6e Mme Violet-Conil, mention bien ;
- 7e Mme Branchu, mention assez bien ; 8e M. Henri, mention assez bien ; 9e Mme Grenier, mention assez bien ; 10e Mme Salles, mention
- assez bien; 11e Leder, mention assez bien; 12° Mme Nicolétis, men-
- tion assez bien ; 13e M. Finkelstein, mention assez bien ; MUe Baila, mention assez bien ; 15° Mlle Boisselot, MUe Locherer, mention assez bien ; 17° MHe Helluy, mention assez bien ; 18e MUe Adler ; 19e MUe Va-rin ; 20e M. Bitoun ; 21e M. Deroff ; 22e Mme Bedier ; 23e Mlle Delion ; 24e M. Tavière ; 25° M. Leibovici.
- Juin 1942.
- 1er M. Galifret, mention très bien ; 2e M. Benassy, mention très bien; 3e M. Coquin, mention bien; 4e M. Poix, mention bien; 5° Mme Fleury-Odartchenko, mention bien ; 6e M. Naville, mention assez bien ; 7e MUe Hardy de Visme, mention assez bien ; 8e Mme Las-sier, mention assez bien ; 9e Mile Ferry, mention assez bien ; 10e M. Carrère, mention assez bien ; 11e Mme Bresard, mention assez bien ; 12e M. Benech, mention assez bien ; 13e Mlle Boes, mention assez bien ; 14° M. Legros, mention assez bien ; 15e Mme Brumberg, mention assez bien ; 16° MUe Jarry, mention assez bien ; 17e M. Sto-crckcl, mention assez bien ; 18e M. Duval-Arnould, M1,B Gusdorf, mention assez bien.
- Juin 1943.
- Ire Mlle Chêne, mention très bien ; 2e M. Gaullier, mention bien ; 3e MUe Lévy, mention bien ; 4* MUe Dargossies, mention bien ; 5e M. Henr.v, mention bien : 6e Mlle Rigaux, mention bien ; ,7e MUe Pé-castaing, Mlle Semper, mention bien ; 9° MUe Planche ; 10e Mlle Marie ; 11° M. Passeron ; 12° M. Pascal ; 13e Mmo Goualard .; 14e MUe de.Turc-kheim ; 15e M. Flachot, M. Hendmier ; 17e Mlle Briand, Mme Bureau.
- Juillet 1943.
- 1er M. Joliet ; 2° M. Vallès: 3e M. Borghi ; 4e Mlle Fouchard. M. Guénot ; 6° M. Lacroix ; 7e M. Maury, M. Rouault ; 9e M. Delom, M. Delaunav, M. Doladille ; 12° M. Lafaye, M. Bouge ; 14° M. Gali-bert ; 15e M. Imbert; 16° M. Deslombes; 17° M. Bouclier, M. Fages; 19° M. Panon ; 20e M. Séris, M. Ponchon ; 22e M. Bellier ; 23e M. Vis-sac ; 24° Mrae Montifrov ; 25° M. Soulé, Mnie Imbert, M. Abraham ; 28° M. Gustin ; 29° M. Terrasson ; 30e MUe Goudet ; 31e M. Daligaux ; 32ü M. Doutres, M. Fabre, MUe Hugues, M. Blauguernou ; 36° Mmo Bonneau ; 37* M. Delagneau ; 38e M. Cpinbus ; 39e M. Beudin ; 40° Mlle Paucot ; 41e MUe Chagot : 42e M. Marcan ; 43e M. Bondoux, M, Herraitte ; hors classement, M. Roux.
- Juin 1944.
- 1er M. Blique, mention bien ; 2* MUe Vignes, mention bien ; 3e MUe Gatineau, M. Gautheron, mention bien; 5e Mmo Pletteuer,
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- mention bien ; 6° M. Pletlener ; 7e M. Lacassin ; 8e M. Florentin, Mlle Loretle, M. Wetz, M. Bouey ; 12e M. Vilemur ; 13e M. Ouidoni ; 14e MOT Brochier, MUe de Beaupré ; 16° MUe Fleurent ; 17e M. Taver-nier ; 18° Mme Deniangeon ; 19e M,Ie Larivière ; 20e MUe Plat ; 21e Mlle Labié ; 22e MIle Mireux ; 23° Mlle de Parades ; 24e MUe Laroche • 25e M110 Hoffmann ; 26e M"° Chatelard ; 27e M. Autran ; 28« MUe Cava-lieri ; 29e Mlle Sigros ; 30e Mlle Rastoul.
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- ENSEIGNEMENT DES MÉDECINS
- L’Institut a continué à organiser chaque année, avec le concours du Laboratoire d’hygiène de la Faculté de Médecine, un cours pour les médecins. Ce cours a pour but de préparer les médecins aux fonctions de médecins des Centres d’O.P. Il est sanctionné par le Certificat de stage complet au Cours Complémentaire de l’I.N.O.P. (section des médecins). Peuvent se présenter à l’examen en vue de l’obtention du Certificat, les médecins ayant Suivi régulièrement une session de Cours et ayant présenté un rapport de stage et un mémoire sur un sujet proposé par le jury d’examen.
- Soixante-quatre candidats ont suivi la session de février 1941, soixante-neuf la session de juin 1941, soixante-sept la session de juin 1942. trente-trois la session de juin 1943, trente-deux la session de juin 1944.
- Liste des médecins reçus au Certificat de stage complet (section des médecins) par ordre de mérite.
- Juillet 1941,
- 1er M. Chapoulaud ; 2e M. Fischbacher ; 3e M. Odinet ; 4e Mlle Ga-gnier ; 5° M. Logeard, M. Warcollier : 7e MUe Gayon, M. Chaillcl, Bouclier ; 10e M. Fouquel ; 11e M. Jalibert, M. Fayt; 13e Mme Ziin-merlich-Carré ; 14e M. Bedu, M. Hamon ; 16e Mlle Aubin, Mme Faillie ; 18e Mme Desormeaux, M1Ie Nicolle ; 20e Mlle Meunier ; 21e M. Cros ; 22e Mlle Bouvet ; 23e M1Ie Feder ; 24e M. Dainville de la Tournelle.
- Décembre 1941 (premier jury).
- 1er M. Boulenger ; 2° M. Chuche ; 3e M. Papillon, M. Lemoine, Mme Moricard ; 6° M. Morin, Mlle Marc, M. Le Baron ; 9Ü Mmo Hatoux ; 10e M. Belbèze, M. Le Normand ; 12e M. Vidal, Mme Marchand-Mildn ; 14e M. Mougin; 15e M. Corteel ; 16e MUe Herr ; 17e M. Pichard ; 18e M. Billard, M. François ; 20° Mme Le Roy des Barres ; 21e M. Bru-nois 22e M. Wauthier ; 23e M016 Aldou-Lemaire ; 24e Mme Fayot-Petit-maire.
- Décembre 1941 (deuxième jury).
- 1er M. F. Maroger ; 2e M. Baraloux ; 3e M. G. Maroger ; 4e M. Gal-lot ; 5e M. Duval-Arnoult, M. Pou jade ; 7° M. G abriel ; 8e M. Auclair ; 9° Mme Renard, Mme Ménard, M. Blanquet : 12e Mlle Zaporozetz ; 13e M. Mimin ; 14e M. Vincent, M. Vermorel, MUe Giret ; 17e MUe Bor-dachar ; 18e M!le Mazères ; 19e Mlle Veise ; 20e Mme Maureil-Deschamps, Mme Cachin-Dicky ; 22e M. Coquin, MUe Moreilhon.
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- 35
- Janvier.
- 1er M. Le Moal ; 2e M. Dublineau ; 3e Mn<? Comby ; 4° M11® Lecoq ; 5e M110 Huguenard, M. Gurily ; 7e M. Péycelon ; 8e M. Tarierat ; 9e M. Courau ; 10e Mu® Dard, M. Servel de Cosini ; 12e Mlle Sérès, M. Heurtault, M. Bergeron ; 15e Mme Gautier ; 16° M. Narfin ; 178 M. Druilhé ; 18e M. Villard ; 19* Mmo Andrieu ; 20° M11® Danjou ; 21e Mrae Robert; 22e Mme Blanche! ; 23e Mmc Guiraud, M. Cosset ; 25e M® Thomas-Fouard ;'26e M1,e Pelot, M. Bereni ; 28e MUe Magallon-Graieau ; 29e Mlle Dauve : 30e M. Goulier ; 31e'-M. Proby ; 32e Mme Pey-ron-Lafont ; 33e M. Grégoire ; 34e Mme Hallo'-Boyer, M. Leprêtre ; 36e M. Filhoulaud.
- Février 1944.
- 1er M. Menut ; 2e M. Carrois ; 3° M11®' Gravejal ; 4e M. Gingold ; 5e M Le Sonneur; 6° M. Giraud,; 7e Mme Lesueur ; 8e M. Briand; 9® M. Brassart ; 10e Mlle Alhinc. v
- Tableaux récapitulatifs, indiquant le nombre de Conseillers d’O.P. et de Médecins, formés par 1T. N. O. P., pendant les années 1940 à 1944.
- Conseillers d’O.P.
- INSCRITS PRÉSENTÉS REÇUS
- DATE -—— DATE
- début de session Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes examen
- Mars 1940 .... 6 35 3 15 2 14 Septemb. 1940.
- Octobre 1940.. 11 22 9 18 9' 16 Juin 1941.
- Octobre 1941.. 11 21 11 16 10 9 Juin 1942.
- Octobre 1942. . H 21 8 18 7 11 Juin 1943.
- Mai 1943 ses-
- sion accélér.. 37 9 37 8 37 8 Juillet 1943.
- Octobre 1943 . 13 23 13 27 11 19 Juillet 1944.
- Médecins
- INSCRITS PRÉSENTÉS REÇUS
- DATE -— — DATE
- début de session Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes examen
- Juin 1939.. )) )) 1 4 1 4 Décembre 1910.
- Février 1941 .. 42 22 17 11 14 10 Juillet 1941.
- Juin 1941 48 21 30 19 28 19 Décembre 1941,
- Juin 1942..... 38 29 21 19 19 17 Janvier 1943.
- Juin 1943 19 14 7 3 7 3 Février 1944,
- Juin 1944 30 2 » )> )) X> »
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- — 36 —
- « *
- * *
- PÉRIODE DE PERFECTIONNEMENT
- L’I.N.O.P. devait organiser pour tous les Orienteurs en fonction une série de séances de travail qui devaient avoir lieu en juillet 1944. Les circonstances n’ont pas permis de réaliser ce projet ; mais il n’est pas abandonné et, dès que les circonstances le permettront, il sera repris.
- t *
- * *
- BIBLIOTHÈQUE
- Pendant ces années, il y a eu peu de publications, cependant 532 ouvrages sont entrés à la Bibliothèque du 1er janvier 1940 au 30 décembre 1944.
- DÉCRETS
- SE RAPPORTANT A L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Nous relevons dans le Journal Officiel du 4 juillet 1942 un décret n° 1966 du 1er juillet 1942 relatif aux conditions physiologiques requises des candidats à un emploi dans l’Enseignement secondaire.
- Article premier. — Nul ne peut être nommé ou délégué à un emploi quelconque dans l’enseignement secondaire, ou admis à participer aux épreuves d’un concours de recrutement de l’enseignement secondaire s’il n’a subi depuis moins de quatre mois, devant une commission médicale, un examen constatant qu’il n’est atteint d’aucune maladie contagieuse ni d’aucune infirmité, maladie ou vice de constitution qui le rend impropre aux fonctions d’enseignement dans un établissement, d’enseignement secondaire.
- Les incapacités physiques qui sont considérées comme rendant un candidat impropre aux fonctions d’enseignement dans un établissement d’enseignement secondaire seront fixées par arrêté du secrétaire d’Etat à l’Education nationale et du secrétaire d’Elat à la Santé.
- Art. 2. — La commission médicale prévue à l’article précédent est nommée par le recteur de l’académie. Elle comprend quatre médecins :
- Un praticien de médecine générale,
- Un spécialiste phtisiologue, .
- Un spécialiste oto-rhino-laryngologiste,
- Un spécialiste ophtalmologiste.
- La commission propose soit l’acceptation du candidat, soit son refus, soit son ajournement et la décision est prise par le secrétaire d’Etat à l’Education nationale.
- Ce décret fait suite à l’exposé paru dans le même numéro du Journal officiel donnant, en 18 articles, la liste des affections susceptibles de déclencher l’inaptitude définitive ou l’ajournèment à un an,
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- .37 —
- NÉCROLOGIE
- Julien FONTÈGNE
- (27 décembre 1879-10 novembre 1944)
- Avec Julien Fontègne disparaît un des hommes qui ont le plus fait pour assurer le développement de l’Orientation professionnelle en France.
- J’avais fait sa connaissance en 1920 à Strasbourg, où il venait d’être appelé comme professeur à l’Ecole Nationale technique, à l’occasion du Congrès de l’Association pour l’Avancement des sciences qui se tenait avec le plus grand succès dans la capitale alsacienne enfin reconquise. Il présentait à la Section nouvelle de Psychologie de ce Congrès un rapport sur le « rôle de la psychologie dans l’Orientation professionnelle)), posant avec clarté et compétence les problèmes dont il ne dissimulait pas la complexité, et concluait en ces termes : « Si nous ne voulons pas rester en arrière des nombreux pays qui ont mis au premier plan de leurs préoccupations économiques et sociales la question d’un meilleur rendement humain, il nous faudra créer au plus tôt des laboratoires de psychologie appliquée à l’Orientation professionnelle. »
- C’était une conclusion à laquelle je ne pouvais que souscrire, et je rappelais, lia ns la discussion de ce rapport, que je venais de faire créer à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, une section de psychologie appliquée à la Sélection et à l’Orientation professionnelle.
- Mais l’Orientation, comme Fontègne l’indiquait bien, n’impliquait pas seulement la connaissance psychologique des individus et des exigences professionnelles, le côté technique, économique, social, ne pouvant être négligé.
- Aussi, quand je le retrouvai à Paris, au sein de la Commission ministérielle d’Orientation professionnelle, et que je me préoccupai de la formation technique en France des conseillers d’Orientation, nous trouvûmes-nous d’accord pour envisager la. création d’un Institut spécial, et ce fut l’origine' de notre étroite collaboration à la direction de cet Institut-depuis 1928.
- Fontègne apportait le point de vue d’Nun technicien expérimenté, admirablement doué d’un sens pratique avisé, d’une connaissance étendue dé nombre d’expériences étrangères, facilitée par sa connaissance de la langue allemande, et par une expérience personnelle déjà longue.
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- Après avoir fait à l’Institut Jean-Jacques Rousseau, avec Solari, l’étude psychologique de la profession de téléphoniste, quand, prisonnier à Verdun, il avait été évacué en Suisse comme grand malade, il avait organisé pour ce pays des consultations d’orientation professionnelle, et, à Strasbourg, avait été chargé de la direction du service d’Orientation professionnelle d’Alsace-Lorraine, avant d’être appelé à Paris en 192i par M. Labbé qui lui confia, au titre de l’Enseignement technique, une inspection de l’Orientation professionnelle pour toute la France.
- Malheureusement pour l’Orientation, Fontègne avait accepté de devenir l’adjoint du Directeur de l’Enseignement primaire de la Seine avec le titre d’inspecteur général de l’Enseignement technique, et la lourde tâche administrative qu’il assuma de ce chef ne lui permit pas de consacrer tout le temps désirable aux problèmes d’O. P. et à la direction de l’Institut.
- Mais il aimait son enseignement et était toujours prêt à le développer et à l’étendre; il s’intéressait particulièrement aux monographies professionnelles, et dirigeait l’exécution de telles monographies comme exercice scolaire ; les métiers de la maçonnerie, beaucoup trop dépréciés en France, attirèrent particulièrement son attention.. Parlant facilement sur des sujets qu’il connaissait bien, il était toujours prêt à faire une conférence, et tenait à ce que sés élèves apprissent à s’exprimer, en des causeries familières, imprégnées de ce bon sens qu’il prisait particulièrement chez eux. Il gardait toujours un contact avec la pratique de l’orientation dans le service qu’il avait organisé pour les Mcsageries Hachette.
- Ayant quitté, au bout de sa période de contrat, au début de 1938, la direction de la Seine, il pensait revenir davantage à l’Orientation, mais bientôt une place llii était donnée dans le cadre des inspecteurs généraux de l’Enseignement technique, et sa santé, sérieusement atteinte, exigea une assez longue période de repos. Il décida de se fixer à la campagne, près de Caen, où fut fixé le centre de sa circonscription. Mais il venait régulièrement à Paris pour faire scs cours. Puis ce fut la guerre, l’occupation,- la domination du gouvernement de Vichy. Avec son activité optimiste, Fontègne réussit à s’accommoder des conditions qui nous étaient faites, développa les services d’orientation dans sa région, organisa localement une préparation des conseillers d’orientation. Je ne le voyais plus que de loin en loin, mais il tenait à rester en titre à l’Institut qu’il avait contribué à fonder.
- Enfin, au moment du débarquement allié, les bombardements,
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- — *39 —
- puis l’évacuation forcée dans des conditions pénibles, vinrent l’éprouver gravement, lui et sa famille.
- Réfugié dans la région de Poitiers, il regagna, dès qu’il le put, sa maison de Clinchamps qu’il eut la joie de retrouver debout ; envisageant la proximité de la retraite, il se reprit à faire des projets, qu’une mort brutale vint briser le 10 novembre 1944.
- A cette époque de communications interrompues, il ne fut pas possible d’aller rendre à Fontègne les derniers devoirs.
- Que du moins soit ici saluée sa mémoire, celle d’un grand réalisateur, qui fut vraiment le premier des orienteurs de France.
- H. PlÉRON.
- 1*1 .
- * *
- NOTE BIOGRAPHIQUE
- Né à Aire-sur-Lys, le 27 décembre 1879, élève de l’Ecole Normale d’instituteurs d’Arras, puis répétiteur au Collège de cette ville, afin de poursuivre des études, et d’apprendre des langues étrangères, Julien Fontègne fit des séjours prolongés en Allemagne, à Coblence et à Munich. Au retour il poursuivit sa carrière à l’Ecole primaire supérieure de Calais, à l’Ecole pratique d’Oyon-nax, à l’Ecole professionnelle d’Armentières, enfin à l’Ecole d’Arts et Métiers de Lille..Il se passionnait pour l’Orientation professionnelle quand la mobilisation de 1914 le surprit. Fait prisonnier à Verdun en 1916, évacué en Suisse comme grand malade, il profite, de son séjour à Genève pour s’initier aux méthodes de psychologie expérimentale, avec Claparède, à l’Institut J.-J. Rousseau, dans le but, qu’il réalise tout de suite, d’appliquer ses techniques à l’Orientation.
- Rentré en France en 1918, il est mobilisé à nouveau, puis, libéré, ü organise à Lyon l’Ecole Joffre pour les mutilés, dont il assure la réadaptation à des activités professionnelles. Nommé à Tourcoing, puis,, en 1920, à l’Ecole nationale technique de Strasbourg, il est bientôt chargé de diriger un Service d’orientation professionnelle pour l’Alsace-Lorraine.
- Appèlé à Paris en 1924 comme inspecteur des services d’O. P. que M. Labbé veut organiser en France, et nommé à cette occasion chevalier de la Légion d’honneur, puis adjoint, pour l’enseignement. technique, au Directeur de l’Enseignement de la Seine, il est, avec MM. Laugier et Piéron, l’un des fondateurs de l’Institut national d’Orientation professionnelle.
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- Il est promu, en 1033, officier de la Légion d’honneur. Il participe activement à l’organisation de la présentation de l’O. P. pour l’exposition de 1937. Inspecteur général de l’Enseignement technique en 1038, il fixe sa résidence à Caen. 11 meurt brusquement le 10 novembre 1944 dans sa maison de Clinchamps qu’il venait de regagner.
- PUBLICATIONS PRINCIPALES
- Le travail de la Téléphoniste (avec Solari), Archives de Psychologie, 1918, t. 17, p. 81.
- Entretiens sur l'Orientation professionnelle, Strasbourg, 1921, 31 p.
- L'O. P. et la détermination des aptitudes, Neuchâtel et Paris, 1921, 263 p.
- Le choix d'un métier et les aptitudes physiques, Paris, 1922.
- Manualisme et Education, Paris, 1923, 259 p.
- Nouveaux entretiens sur l'O. P., Paris, 1925, 37 p.
- Monographies professionnelles, Paris, 1926, 151 p.
- Essai de pédagogie professionnelle, Paris, 1933, 109 p.
- L'O. P. et l'apprentissage dans les métiers de la maçonnerie. Le métier de maçon, Paris, 1933, 53 p.
- Les cahiers de préapprentissage. Les métiers du' bâtiment (avec H. Luc), Paris, 1936.
- Le facteur humain dans les travaux de maçonnerie, Paris, 1935, 23 et 41 p.
- Le boulanger (avec Legris), Paris, 1942, % p.
- L'Ecole et l'O. P. (avec H. Luc), Paris, 1943, 156 p.
- N. B. — Nous ne rappelons pas ici les nombreux articles publiés
- dans ce Bulletin de 1929 à 1940.
- AGEN.
- IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE (312-318)
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- SERVICES DE L'INSTITUT
- SECRÉTA RI A T GÉNÉRAL ET CENTRE DE DOCUMENTATION
- Chef cle Service : Mlle C. Chauffard. Tél. Odéon 52-46.
- CENTRE lYORIENTA TION PROFESSIONNELLE Chef de Service : Mlle Nepveu. Tél Odéon 52-48.
- CENTRE DE RECHERCHE DES TESTS Chef de Service : Mme Henri Piéron. Tél. Odéon 52-48.
- *
- * *
- Le Secrétariat et l'Office de Documentation sont ouverts chaque jour, non fériés, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
- La Secrétaire générale reçoit le lundi et le jeudi de 16 h. 30 à 18 heures et sur rendez-vous.
- La Bibliothèque est ouverte chaque jour, non férié, de 14 heures à 18 heures.
- *
- * *
- Pour les consultations d’Orientation professionnelle, adresser une demande de rendez-vous au Chef du Centre d’Orientation Professionnelle.
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- SOMMAIRE
- Pages
- I. — Henri Piéron : Souvenir des années maudites .................... 1
- II. — Mme Henri Piéron : Une nouvelle fiche d’intelligence pour les
- adultes cultivés (M. H. P. n® 1).............................. 10
- III. — Informations rétrospectives.................................... 26
- IV. — La Vie de l’Institut National d’Orientation Professionnelle ... 28
- V. — Décrets se rapportant à l’orientation professionnelle......... 36
- VI. — Nécrologie : M. J. Fontègne.................................... 37
- Bulletin de l'Institut National d'Elude du Travail et d’Orientation Professionnelle
- rédacteur en chef : Mme Henri PIERON secrétaire de la rédaction : Mlle Irène LÉZINE
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- AUONNUKIËIVT s
- Pour la France... 150 fr. \ Pour l'Etranger........ 225 //*.
- Prix du numéro : *<££» franc»
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institu
- IP JX IRIS C/C 1444-79
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
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- Le Gérant : Paul Arjo.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE V. C. n° 418. Dépôt légal 1945. 1er trimestre. — N® d’ordre 42.
- WKÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊ
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-
- lrc ANNÉE
- N° 3-4
- MARS-AVRIL 1945
- BULLETIN
- DE
- L’INSTITUT NATIONAL
- till
- détude du travail
- ET
- dORIENTATION
- PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- 41, Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- TOUS DROITS RÉSERVES
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-
-
-
- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- Institut National cTÉtude du Travail et d’Orientation Professionnelle
- DIRECTEUR DÉLÉGUÉ
- M. Henri Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’institul de Psychologie de l’Université de Paris, président de la Section des Sciences Naturelles de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes.
- COMITÉ DIRECTEUR
- Le Direcleur du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- Le Directeur délégué.
- M. R. F aillie, chargé de cours au Conservatoire National des Arts et Métiers.
- M. IL Laugier, professeur à la Sorbonne, directeur général des Relations cullurclles au Ministère des Affaires Etrangères.
- M. P. Pouillot, inspecteur général honoraire du Travail.
- M. IL Wallon, professeur au Collège de France.
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- 2e Série. lr* Année
- N» 3-4
- Mars-Avril 1943
- Bulletin de l’Institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- FICHE ABRÉGÉE D’EXAMEN PSYCHOLOGIQUE DE M. et M” Henri PIÉRON
- par
- Mme Henri PIÉRON
- Le But de la Fiche
- Nous avons été sollicités en 1910 d’établir une fiche d’examen psychologique permettant l’examen rapide d’une grande quantité d enfants dans le but d’en diriger vers le retour à la terre.
- Ce fut cette fiche qui parut la plus satisfaisante. C’est une dche qui doibse suffire à elle-rrîême et qui contient, avec un examen de l’Intelligence proprement dite, des renseignements sur l’Attention, la Mémoire, le Niveau d’information, l’Intelligence technique et des exercices de coups d’œil et de représentation spatiale.
- En tout : possibilité d’établir collectivement et rapidement un prolil en dix points pour chaque enfant examiné.
- Cet ensemble appliqué à huit cent vingt-cinq garçons et cinq cent vingt filles s’est montré très satisfaisant et en fait cette fiche a survécu à son but et se trouve actuellement utilisée par nombre d’orienteurs.
- i *
- * * ' Application de la Ficiie
- Le cahier comporte quinze pages.
- La première page qui forme couverture contient les questions se rapportant aux documents biographiques du sujet et quelques recommandations.
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- . A la page 2, l’enfant trouve un tableau do dix figures “représentant des objets simples connus de tous.
- T'es objets sont : un canif, un chapeau, un marteau, un lapin, un jambon, un fauteuil, un tambour, un violon, un oiseau, un sabot.
- L’expérimentateur dit aux enfants : Regarde/ attentivement ce tableau de dessins, d’objets, vous aurez à vous souvenir de ces images.
- Cette lecture terminée, il dit balte, tournez la page lorsque 15 secondes se sont écoulées. ,
- A la page fi, l’enfant trouve- un grand tableau de vingt-trois lignes contenant chacune vingt signes.
- Tous ces signes sont composés d’un carré et d’une barre.
- La place où se trouve le point de départ de cette barre détermine huit sortes de signes. Da.ns quatre signes la barre est placée en dehors du carré perpendiculairement et au milieu des côtés déterminant ainsi quatre signes différents semblant marquer le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest.
- Dans quatre autres signes, la barre au lieu d’être placée au milieu des côtés du carré, est placée aux sommets. Il y a donc, éparpillés d’une façon irrégulière, huit sortes de signes.
- On dit à l’enfant : Vous avez sous les yeux un tableau de petits signes. En liant du tableau, vous avez trois signes modèles. Vous devez barrer d’un trait de crayon* dans les lignes suivantes de la page ces trois signes, sans en omettre, chaque fois que vous les rencontrerez ensemble ou séparément.
- Au signal «commencez», travaillez aussi vite que possible, qn commençant par la première ligne, de gauche à droite, et marquez une croix et le chiffre (pic l’on v ous indiquera à intervalles réguliers juste au signe (pie vous regardez. Exemple : Lorsque l’expérimentateur dit «marquez 1», faites une croix et un 1.
- L’expérimentateur dit donc : « Marquez 1 » lorsque l’enfant a travaillé une"minute, «marquez 2» au bout de la seconde minute et, ainsi de suite jusqu’à «marquez 5» et il dit tournez la page.
- A la page 4 et à la partie supérieure1 de cette page l’enfant trouve, une phrase qu’il doit lire attentivement. On lui, indique qu’il aura à s’en souvenir de façon à pouvoir répondre à des questions qui s-’y rapportent.
- Voici cette phrase :
- La marchande de chaussures a dit à son employé : Téléphonez, s’il vous plaît, à Monsiéur Renard, dites-lui que je viens de recc-
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- voir les chaussures marron clair n° 1304 que nous avions commandées pour lui mercredi dernier, Le prix du catalogue est de 115 francs. Il reste entendu que Monsieur Renard aura une remise de 10 p. 100.
- Téléphonez ensuite à Monsieur Dupont et •dites-lui que je compte passer chez lui samedi après-midi entre 14 et 15 heures.
- Expédiez encore notre nouveau catalogue à Monsieur Barbier.
- Demain matin, avant de venir au bureau, vous passerez chez le papetier pour commander 2.000 feuilles de papier d’emballage. Insistez pour qu’il nous livre la meilleure qualité.
- L’enfant a une minute pour apprendre cette phrase.
- A la partie inférieure c’est la question suivante qui se rapporte à la compréhension de mouvement :
- Vous' trouverez ci-dèssoùs des dessins qui représentent des pièces de mécanique mobiles.
- Vous aurez à répondre à des questions qui s’y rapportent.
- Vous vous rappellerez que les cercles noirs représentent les axes qui peuvent totirner, mais non se déplacer.
- T. 1
- 1. Quelle est, sur'ce dessin, la partie qui, mise en mouvement, ne pourrait pas entraîner les autres?
- Est-ce A, B, C, D. (Entourez d’un cercle la réponse que vous croyez juste ici et ainsi pour les suivantes).
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-
- 2. Dans quel sens l’axe B tournera-t-il si A tourne clans le sens 2 ?
- 3 — 4
- 3. Dans quel sens tourne D ?
- 7 — 8.
- 4. Dans quel sens tourne C ?
- 5 — 6 •
- L’enfant a trois minutes pour répondre.
- A la page 5, l’enfant continue'à réfléchir à des questions d’intelligence technique.
- Voici ces questions pour lesquelles l’enfant a six minutes pour répondre.
- T 2 I
- 1. Si la roue B se met
- en mouvement dans le sens indiqué par la flèche, dans quel «ens va se déplacer la pièce A ?
- 1 — 2
- (Entourez, d’un cercle la bonne réponse)
- 2. Dans quelle direction se déplacera A lorsque la roue' B aura
- fait un demi-tour à partir du point on elle se trouve ment ?
- 1 — 2
- ; jj aux a
- actuelle-
- ' 1
- (Entourez d’un cercle la bonne réponse)
- \
- T 3
- 1. Les roues A et C sont fixées au même axe qui tourne toujours avec la môme vitesse.
- La roue B va-t-elle tourner tout le
- temps dans le môme sens ?
- Oui ou Non
- (Entourez d’un cercle la bonne réponse)
- 2. La roue B tourne-t-elle plus vite quand elle est engagée avec
- A ou G
- (Entourez d’un cercle la bonne réponse)
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-
-
- -, -'i5 —
- T 4
- 3
- C -ji
- Si l’arbre de transmission I tourne toujours avec la même vitesse, sur quelle paire de poulies (Aa^ Bb, Ce, Dd, Ee) la courroie doit-elle être posée pour que le mouvement de l’arbre Il soit le plus rapide. Aa, Bb, Ce, Dd, Ee
- (Entourez' d’un cercle la bonne réponse)
- Si l’arbre,supérieur tourne .dans -le sens indiqué par la petite flèche à droite, dans quel sens tournera l’arbre inférieur ?
- 1 — 2
- (Entourez d’un cercle la bonne réponse)
- A la page C, à la partie supérieure oh derhande à l’enfant s’il se souvient du texte lu sur le marchand de chaussures. On lui dit de répondre aussi exactement que possible aux questions qui suivent : •
- 1- De quelle couleur étaient les chaussures que le marchand venait de vendre ?
- 2. Quel était leur numéro ?
- 3. Comment s’appelle le client auquel il fallait annoncer l’arri-
- vée de ces chaussures ?
- 4. Quand avait-on commandé les chaussures ?
- 5. Quel en était le prix ?
- 6. Quelle remise accordait-on au client?
- "• A qui fallait-il annoncer la visite du marchand ?
- 8. Pour'quel jour fallait-il annoncer cette visite?
- 3- Pour quelle heure ?
- 10. Que fallait-il encore expédier?
- H- A qui fallait-il l’expédier?
- 12. Que devaiton faire le lendemain malin ?
- 13. Que fallait-il commander?
- 14. Combien fallait-il en commander ?
- 15. Que fallait-il dire en passant cette commande ?
- A la partie inférieure de la même page on trouve deux questions de connaissance et les huit suivantes se trouvent çn haut de la page 7.
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- Regardez la phrase-modèle ci-dessous :
- Les gens entendent avec : les yeux, les oreilles, le nez, la bouche.
- Le mot « oreilles » est souligné parce qu’il est le seul à former une phrase correcte.
- Dans chacune des phrases ci-dessous, faites un trait sous celui des quatre mots qui convient :
- Cl. Un levier est : en plâtre, en caoutchouc, en métal, en osier. C2. Les lézards mangent : de l’herbe, des œufs, des poissons, des insectes.
- C3. Le gypse est : un savon, une pierre, un sport, un produit pharmaceutique.
- C4. L’apiculture est l’élevage : des poissons, des chevaux, des bovins, des abeilles.
- C5. Le Misanthrope est une pièce : de Corneille, de Molière, de Victor llugo, de Sacha Guitry.
- C6. Le topinambour est : une arme, un vêtement, un instrument de musique,'un légume.
- Cl. La truie est la femelle du léopard, du rouge-gorge, de l’oie, du porc.
- C8. Les coléoptères sont : des insectes, des reptiles, des oiseaux, des crustacés.
- C9. Pourpre est le nom : d’une couleur, d’un matériel de construction, d’une boisson, d’un arbre.
- CIO. Philadelphie est-une'ville : de Grèce, d’Amérique, de Tunisie, de Nouvelle-Calédonie.
- Pour répondre à ces dix questions l’enfant a une minute et demie.
- A la partie inférieure, après cet exercice l’enfant retrouve un tableau de vingt petites figures parmi lesquelles se trouvent placées les petites images vues à la première page.
- On demande à l’enfant de faire une croix sur les dessins qu’il reconnaît comme exactement semblables à ceux qu’il a vus dans le tableau présenté au commencement de ce travail.
- L’enfant a une minute pour exécuter ce travail.
- Les pages 8, 9, 10, 11,. 12 sont faites à temps libre.
- Elles contiennent les vingt-neuf questions suivantes pour lesquelles le temps alloué est de quarante minutes.
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-
- 47 —
- Voici une série de petites questions ; lisez-les et répondez au fur et à mesure. Si l’iine d’elles vous embarrasse, passez-la et continuez. Vous avez le droit d’y revenir à nouveau si le signal « halle » n’a pas été donné lorsque votre fiche- est terminée.
- Marquez d’une la question à laquelle vous répondiez lorsque vous entendrez le signal : halte !
- 1-1. — T.e Docteur croit que Violette a attrapé quelque maladie. Si elle a des petits boulons, c’est probablement la petite vérole, la scarlatine, ou la rougeole ; si elle a traîné un rhume ou de la toux, elle peut avoir la coqueluche, la rougeole ou les oreillons. Elle a éternué pendant quelques jours et maintenant on commence à voir des taches sur son visage et ses bras.
- Quelle maladie a donc Violette ?'Petite vérole, scarlatine, rougeole, coqueluche, oreillons (souligner la réponse correcte).
- 1-2. — J’ai quatre livres : l’un a une couverture rouge, l’autre a une couverture jaune, le troisième est bleu et le dernier a* une couverture verte :
- Je sais que l’un est écrit en français, un autre en anglais, un troisième en allemand et un autre en russe.
- Si je dis qu’en retirant le bleu et le rouge il resterait le livre anglais et le livre russe,
- Et qu’en retirant le bleu et le jaune il ne reste que le russe et le français,
- Pouvez-vous indiquer en quelle langue sont imprimés :
- 1° T.e livre à couverture rouge................
- 2° T.e livre à couverture jaune..._..................
- 3° T.e livre à couverture bleue...................... ,
- 4° T.e livre à couverture verte......................
- 1-3. — Une caisse en renferme deux autres. Dans chacune de ces deux caisses, il y a trois autres caisses et dans chacune de ces dernières il y en a quatre autres. Combien y a-t-il de caisses en tout? Il y a en tout................ caisses.
- 1-4. — A petites causes, grands effets.
- Faites un siffne en face de deux des affirmations suivantes dont le sens est identique* à celui du proverbe ci-dessus.
- . ...l.es petits ruisseaux font les grandes rivières.
- ....L’exception confirme la règle.
- ....Il n’y a pas de fumée sans feu.
- ....Une allumette suffît pour provoquer la desl ration d’un grand palais, . >
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- 1-5. — Jean est coléreux : il a frappé sa sœur qui voulait le persuader que la douleur était beaucoup plus grande lorsque par étour*-derie on se mordait le nez que lorsqu’on se mordait la langue.
- L’affirmation de la sœur paraît-elle raisonnable ou ridicule et pourquoi ?
- T-6. — Souligner deux mots qui offrent la même relation d’idées que MOUTON et LAINE :
- SOULIER, GANT, AUTRUCHE, HOMME, CHEMINEE, PLUME,
- . • ' r
- 1-7. — Ecrivez deux mots qui offrent la même relation d’idées que
- THERMOMETRE et TEMPERATURE..............................
- I * !
- * *
- Voici une série de mots qui ont un rapport entre eux, qui appartiennent à une même catégorie : ROSSIGNOL, PERDRIX, FAISAN, PIGEON, CHARDONNERET.
- Ce sont des oiseaux. Dans le groupe suivant, soulignez le mot qui pourrait appartenir à celte série :
- TIGRE, CHIEN, MOINEAU, RAT, CHEVRE.
- Le mot à souligner est MOINEAU, car il représente un oiseau-.
- Faites de même les exercices suivants ; dans chaque exercice, vous trouverez d’abord.la série de mots ayant entre eux un rapport, puis le groupe de mots parmi lesquels vous soulignerez celui que se rapporte à la série, c’est-à-dire qui' appartient à la catégorie indiquée.
- 1-8. — Série : SALADE, POMME, SUCRE, HARICOTS, EPINARDS.
- Soulignez un mot :
- BANANE, LAIT, ŒUFS, LARD, LAINE.
- 1-9. — Série : ABEILLE, MOUCHE, LIBELLULE, COCCINELLE, MOUSTIQUE.
- Soulignez un mot : .
- ECUREUIL, AIGLE, SOURIS, HANNETON, LAPIN.
- *
- * *
- Si la .conclusion suivante est logique, c’est-à-dire si elle se trouve pleinement justifiée- par les deux affirmations qui la précèdent, sou-lio-nez le mot « exact » ; dans le cas contraire, soulignez le mot
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- « inexact Si vous ne savez pas, soulignez l’expression « je ne sais pas ».
- 1-10. — Villeneuve est plus grand que Saint-Rémy.
- Morteau est moins grand que Villeneuve.
- Par conséquent, Saint-Rémy est plus grand que Morteau.
- EXACT INEXACT JE NE SAIS PAS
- Dans le groupe suivant, les mots ont un rapport entre eux, sauf un, qu’il faut souligner, parce qu’il ne rentre pas dans la même catégorie. Par exemple :
- CARPE, MERLAN,'SAUMON, FOURMI, BROCHET, TRUITE.
- Le mot à souligner est : FOURMI car il est le'seul qui ne représente pas un poisson.
- Dans chacun des exercices que vous allez faire, vous trouverez un groupe de mots, parmi lesquels un ne convient pas à la même catégorie. C’est celui-là que vous devez souligner.
- 1-11. — CHAPEAU, MANTEAU, CASQUETTE, SOULIERS, CHEMINEE, GANT.
- 1-12. — ENFANT, CYCLISTE, ADOLESCENT, VIEUX, JEUNE,
- ADULTE.
- !.. * •
- * *
- Dans les exercices suivants, il faut ajouter à la série donnée un mot qui se rapporte à tous les autres, qui ait avec eux un caractère commun, qui -appartienne à la même catégorie. Par exemple, vous avez la série : CHENE, PEUPLIER, TILLEUL, POIRIER, CERISIER ; ce sont des arbres ; aussi, vous devez ajouter le nom d’un autre arbre : SAPIN, ou POMMIER, ou PLATANE, etc...
- Faites de même les exercices suivants,,en ajoutant chaque fois un mot qui convient à la série donnée :
- 1-13. — Série : POMME, POIRE, ORANGE, MANDARINE, COING.
- Ajoutez un mot : ...............
- 1-14. — Série : VILLE, PROVINCE, CAPITALE, VILLAGE, DEPARTEMENT.
- Ajoutez un mot : .....................
- *
- * * ,
- Voici encore des petites questions faciles ; lisez-les et répondez-y.
- 1-15. — Il n’y a plus que trois machines à coudre dans le magasin. Si j’achète une machine à coudre à navette, je la paierai 900 ou 1.100 francs. Si je la prends électrique, elle me coûtera 1.100 ou 1.500 francs.
- Je la veux éleclrique et à navette ; combien la paierai-je?
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- 1-K). — On a trois boîtes de grandeurs différentes, Une, grande-, une moyenne, une petite. I/line ji'elles contient un diamant, une autre un rubis, une autre une perle. Mais, on né'sait pas ce que contient chacune d’elles.
- Nous apprenons que si la boîte moyenne se trouve à côté de la petite boîte, il y aura côte à côte le diamant et la perle.
- Et, lorsque c’est la grande boîte et la moyenne qui se trouvent ensemble, elles contiennent la perle et le rubis, dites maintenant* :
- 1° Ce que contient la grande boîte......................
- 2° Ce que contient la moyenne boîte....................
- 3° Ce que contient la petite boîte......................
- 1-17. — Une mère écrit à sa fille : «Je joins 200 francs à ma lettre pour t’acheter un manteau. Si lu ne reçois pas cette lettre, envoie-moi une dépêche, je. ferai immédiatement des démarches à la poste. » .
- Cela vous paraît-il une bonne idée et poip’quoi ?
- 1-18. — 1.1 n'ij a pas de fumée sans feu.
- Faites un signe en face de deux des affirmations suivantes dont le sens est identique à celui du proverbe ci-dessus.
- ....Il n’y a pas d’effet sans cause.
- ... .Tel père tel fils.
- ....Là où il y a du miel, il y a des abeilles.
- I ....Nous ne connaissons la valeur de l’argent que quand il nous manque.
- Voici une petite phrase. Lisez-la et marquez à la fin si elle vous paraît raisonnable ou ridicule et dites pourquoi.
- 1-19. — Alice était émue et blême et, en lui touchant la liiain, j’ai trouvé qu’elle était aussi froide que celle d’un serpent.
- Cela vous paraît-il raisonnable ou ridicule et pourquoi ?
- • *
- * *
- r . ‘
- 1-20. — Soulignez les deux mois se rapportant à deux choses sc ressemblant le plus :
- TRAMWAY, LAURIER, MOUCHE, VENTOUSE, CAPITAINE, MALLE, PLATANE, TISANES, CHENE.
- 1-21. — Ecrivez deux mots qui aient entre eux la même relation
- que HEROS et HEROÏSME............. .............. ......
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- *
- H! *
- Dans chaque exercice, vous trouverez d’abord la série de mots ayant entre eux un rapport, puis le groupe de mots parmi lesquels vous soulignerez celui qui se rapporte à la série, c’est-à-dire qui appartient à la catégorie indiquée.
- 1-22. — Série : BATEAU, MAISON,SOURIS, MOUTON, LILAS.
- Soulignez un mot' : FENETRE, OPULENCE, PAQUEBOT, RAT, CHEVAL.
- 1-23. — Série : CHIEN, CHAT, OISEAU, POISSON, BALEINE.
- Soulignez un mot : SOURIS, VER DE TERRE, MOUCHE, CRABE, ARAIGNEE.
- Etant donné les renseignements ci-dessous sur les âges des différentes personnes, pouvez-vous répondre aux questions suivantes : Soulignez, des trois réponses, celle qui vous paraît exacte.
- 1-24. — Jean est plus vieux que Jules.
- Jules est plus jeune qu’André.
- André est plus vieux que Joseph.
- v Réponses : Joseph est plus vieux que Jean. — Joseph est moins vieux que Jean. — On ne peut le savoir.
- » / \
- Dans chacun des exercices que voué allez faire, vous trouverez un groupe de -mots, parmi lesquels un ne convient pas, n’appartient pas à la même catégorie. C’est celui-là que vous devez souligner.
- 1-25. — LAINE, COTON. TOILE, SOIE, CHANVRE, LIN.
- 1-26. — CAISSE, BOITE, ARMOIRE, MAISON, CAGE, RAYON.
- i *
- / * *
- Dans les exercices suivants, il faut ajouter à la série donnée un mot qui se rapporte à tous les autres, donc qui appartienne à la même catégorie.
- 1-27. — Série : PECHE, NAGE, DANSE, CANOTAGE, COURSE. Ajoutez un mot : ...........................
- \
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- — 52 —
- 1-28. — Série : BRAVE, FRANC, BON, AIMABLE, TRAVAILLEUR.
- Ajoutez un mot : .........................
- 1-2.9. — Répondez à ce petit problème :
- Une mère envoie son enfanT à la rivière et lui dit de rapporter exactement sept litres d’eau.
- Elle lui donne deux récipients, dont l’un contient, cinq litres et l’autre en contient Irois. Dites comment l’enfant peut mesurer exactement sept, litres en se servant seulement des deux récipients et afin d’obtenir une mesure exacte.
- yl In page l’enfant trouve trois figures composées ainsi :
- La première de deux cercles enchevêtrés;
- La seconde de trois cercles enchevêtrés,
- La troisième de cinq cercles enchevêtrés.
- L’enfant doit marquer les centres de chacun de ces dix petits cercles-.
- Il trouve ensuite deux groupes de lignes. Chaque groupe contient une ligne horizontale, une ligne verticale et une ligne oblique.
- L’enfant doit marquer avec, des points soit la. 1/2, soit le 1/3 ou le 1/4 des lignes.
- Les questions étant clairement posées au bas de chaque figure.
- L’enfant a 15 minutés pour l'ensemble des questions de celte page.
- La page 14 se compose de la grande explication suivante :
- 'R
- TEST DE REPRÉSENTATION SPATIALE
- Vous allez trouver dans la partie gauche de chacun des petits rectangles qui remplissent votre feuille des dessins comportant soit un gros point noir • soit un gros trait noir . Vous devez dessiner dans le côté droit du rectangle correspondant à chaque modèle la figure telle que vous vous la représentez lorsque le point • ou le gros trait ___ se trouvent en haut, à la place mar-
- quée dans le rectangle laissé disponible pour votre réponse.
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-
- Regardez ]es deux exemples ci-dessous.
- (1)
- Le modèle 1 vous montre en A un triangle dont le sommet (le gros point) est en bas, et vous voyez en B la figure correctement retournée.
- Le modèle 2, qui .est un rectangle à grosse ligne, une fois redressé vous donnera la figure marquée en trait pointillé.
- Faites seul les exercices suivants en mettant bien la grosse ligne ou le gros point à la place marquée sur votre rectangle de réponse.
- Vient ensuite un tableau contenant douze figures à retourner.
- L’enfant a 15 minutes pour faire ce travail.
- La page 13 est une page destinée à recevoir le profil obtenu par l’enfant dans le travail de la fiche qu’il vient de terminer.
- . *
- * *
- Correction et notation de la Fiche abrégée
- .1 la page 2, rien à noter.
- .1 la page.3, on doit donner deux points par bonne réponse, c’est-à-dire par signe correctement barré.
- On donne un mauvais point' pour chaque faute, c’est-à-dire pour chaque signe barré qui n’était pas parmi les signes que l’on devait barrer et c’est l’étalonnage de la somme des points des bonnes réponses de laquelle on retranche le total des mauvais points provenant des fautes qui fournira le POINT I du profil (attention niveau <Vefficience).
- La première minute '(c’est-à-dire jusqu’à «marquez^» ne compte pas, c’est un temps d’apprentissage. La dernière ne compte pas non plus. La somme comporte donc la 2e, 3e, 4e minute.
- -I la page 4 et à la page o, les exercices 11, T2, r13, T4 donneront deux points par bonne réponse (maximum vingt points) desquels on retranchera un point par faute.
- L’étalonnage de ce résultat donne le- PO IA' 7 S du profil (Intelligence technique, efficience).
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- -- LH---
- \ A la page 0, donner deux points par bonne réponse absolument exacte et retrancher un mauvais point p.ar réponse erronée.
- Le décilage de la somme des bons points (Maximum trente points) fournit le POINT 2 du profil (Mémoire pratique, étendue).
- Le décilage de la différence entre la somme, des bons points (Maximum trente points) et la somme des mauvais points constitue le POINT 3 du profil (Mémoire pratique, exactitude).
- Pour .l’exer-ciçe ("l à CIO, on donnera deux points par bonne réponse et on ne tiendra pas compte des, erreurs. Cette valeur étalonnée donnera le POINT 5 du profil (Niveau d’Information).
- A la page'7,- on donnera deux points par bonne réponse (Maxi-mun vingt points) mais on enlèvera un point par faute, c’est-à-dire par image marquée reconnue alors qu'elle n’était pas sur le tableau présenté. C’est l’étalonnage de cette valeur qui fournit le Point 4 du profil (Mémoire concrète)..
- Les pages 8, 9, 10, 11, 12 fournissent l’étalonnage du POINT 7 du profil.
- On donné deux points par bonne réponse complète à chaque question. On ne pénalise pas pour les fautes. On doit d’abord faire la somme des. points obtenus dans les questions de 1 à 14 compris.
- L’étalonnage de cette somme fournit le POINT 6 du profil (Intelligence générale, .Capacité).
- Faire ensuite la somme des points obtenus dans la fiche complète. L’étalonnage de celte somme fournit le Point 7 du profil (Intelligence générale, Rendement).
- A la page 13, on doit donner en millimètres la somme des erreurs sur les dix centres, à marquer. Pour cela on fait un calqu^avcc les 1/2 millimètres marqués sur le diamètre de chaque coté du centre en allant naturellement du centre à la périphérie et l’on marque la distance entre le centre réel et le point marqué par le sujet.
- Tous les cercles étant égaux de même calque sert, pour les dix cercles des trois figures.
- On fait de la même façon la somme des erreurs faites dans le partage des six lignes présentées. Le total de ces résidtats d’erreurs sert à obtenir le POINT 9 du profil (Coup d’œil).
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- .1 la paye 14, on donne trois points par bonne réponse el on ne pénalise pas pour les fautes.
- La somme des points obtenus donne le POINT 10 du profil (Représentation spatiale).
- Indications des réponses exactes a quelques questions :
- Question T 1. Réponse 1 entourer D Réponse 2 entourer 4 Réponse 3 entourer 8
- Réponse \ entourer 5 * - . „
- T 2. Réponse 1 entourer 1 Réponse 2 entourer 2
- #
- T 3. Réponse L entourer non.
- Réponse 2 entourer C
- T 4. Réponse 1 entourer Ee
- Réponse 2 entourer 1
- Questions Cl à CIO :
- Cl souligner métal C2 souligner insectes C3 souligner pierre C4 souligner abeilles G5 souligner Molière C6 souligner légume C7 souligner porc C8 souligner insectes C9 souligner couleur CIO souligner Amérique
- Questions 1-1 à 1-29 :
- 1-1. — Rougeole.
- 1-2. — Couverture rouge Français.
- Couverture jaune Anglais.
- Couverture bleue Allemand. ^
- Couverture verte Russe.
- 1-3. — 33 caisses.
- T-L — Première, et dernière phrase.
- 1-5. — Ridicule, on ne peut se mordre le nez.
- 1-6. — Autruche. Plume.
- 1-7. — Mot exprimant un instrument capable de marquer un état quelconque comme le thermomètre marque la température.
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- — 56 — ' *
- 1-8. — Banane.
- \
- 1-9. — Hanneton.
- 1-16. — Inexact.
- 1-11. —Cheminée.
- 1-12. — Cycliste.
- 1-13. — Un fruit à pépins quelconque.
- 1-14. — Hameau ou bourg.
- 1-15. — 1.100 francs.
- 1-16. — Grande boîte Rubis.
- ‘ Moyenne boîte Perles.
- Petite boîte Diamant.
- 1-17. —— Ridicule, si elle ne reçoit pas la lettre elle ne peut savoir qu’on lui envoyait 200 francs et ne peut envoyer de dépêche pour faire faire une réclamation. 1-18. — lre et 3e phrases. \
- 1-19. — Ridicule, le serpent n’a pas de. mains.
- 1-20. — Platane. Chêne.
- 1-22. — Cheval.
- 1-23. — Souris.
- 1-24. — On ne peut sayoir.
- 1-25. — Toile.
- 1-26. — Rayon.
- 1-27. — Un sport quelconque.
- 1-28. — Une qualité quelconque.
- 1-29. — 1° verser cinq litres dans le grand récipient ;
- 2° remplir le récipient de trois litres avec cette eau, jeter cette eau ;
- 3° mettre dans le récipient de trois litres ce qui reste dans le récipient de cinq litres (deux litres).
- 4° Remplir le récipient de cinq litres. On aura alors 5 litres + 2 litres = 7 litres.
- I *
- * *
- TABLEAU D’ÉTALONNAGE
- Pour établir le profil il faut pour chaque point chercher le nombre de points obtenus par l’enfant et voir à quel décile ce nombre correspond.
- I
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-
- ^^ÿSBSSSSBBsSSSSBSaSSaaSa
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- Dans noire étalonnage la première place qui indique le meilleur rendement se met à la ligne marquée 1.
- Celui qui se classerait 10e sur 100 se place à la colonne marquée 10, le 20° i\ la colonne marquée 20 et le plus mauvais, donc le 100e sur 100 enfants, se place à la colonne 100.
- Lorsque la valeur trouvée est comprise entre les valeurs correspondant à deux déciles on adopte comme niveau le décile dont la valeur est la plus proche.
- Si la valeur trouvée est juste intermédiaire on peut placer le point de niyeau entre les deux déciles'. '
- Lorsque plusieurs déciles correspondent à une même valeur, on indique le niveau du décile moyen.
- Si deux déciles sont dans ce cas on situe le point de niveau entre les deux déciles.
- En reliant tous les points par une ligne on dessine le profil réel, avec indication de supériorité quand le trait se trouve sur la gauche du tableau, d’infériorité quand il s’avance vers la droite.
- Voici point par point les valeurs d’étalonnage de la fiche abrégée :
- Point 1. — Attention
- 1 10 20 30 10 50 60 70 80 90 100 Cent.
- Garçons. 217 144 127 111 100 90 81 70 53 15 7 Points.
- Filles .. 220 ISO 128 110 101 89 80 65 52 U 1
- Point 2. — Etendue mémoire pratique
- 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Cent.
- Garçons. 30 24 20 17 14 13 10 7 5 3 0 Points.
- Filles .. 27 23 20 18 15 12 10 8 7 •2 1
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- — 58 —
- Point 3. — Mémoire pratique (Exactitude)
- 100 fent.
- Garçons.
- — 22 Points.
- — 21
- Filles ..
- Point 4. — Mémoire concrète
- 1 10 20 30 40 l50 60 • 70 80 90 100 Cent.
- Garçons. 20 20 18 18 16 16 14 12 12 8 2 Points.
- Filles .. 20 19 18 17 16 15 14 12 12 9 3
- Point 5. -— Niveau d’information
- t Garçons. Filles .. 1 10 .20 30 40 50 60 70 80 90 100 Gent. Points. •
- 20 18 16 16 14 12 12 10 8 6 0
- 18 16 14 14 13 12 12 10 8 6 0
- Point 6. - - Intelligence générale (Capacité) -
- 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Gent.
- Garçons. 28 • 21 18 18 16 14 14 12 10 6 . 0 Points.
- Filles .. 26 20 17 16 14 14 12 12 11 7 1
- Point 7. — f Intelligence générale (Rendement)
- 1 10 20 30 •40 50 60 70 80 90 100 Cent.
- Garçons. îiO 36 32 28 26 24 22 18 14 12 0 Points.
- Filles .. 49 40 34 28 26 24 2 4 20 16 10 0
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- Point 8. — Intelligence technique
- 1 10 20 80 10 50 00 70 80 90 100 Cent.
- Garçons. 20 IV 11 9 7 5 4 2 1 — 1. — 7 Points.
- Filles .. 18 IV 10 9 8 6 4 2 1 — 2 — S
- T
- Point 9. — Coup d’œil (erreurs en. millim.)
- 1 10 20 80 40 50 00 70 80 90 100 Cent.
- Garçons. 7 15 19 24 84 40 46 06 82 96 179 Points
- Filles .. 4 12 10 20 28 51 70 82 100 132 191
- Point- 10. — Représentation spatiale
- —- 1 :— 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons 36 33 30 27 2 4 21 21 18 15 12 0
- Filles 36 33 27 24 21 18 18 4o 12 6 3
- NOTES ET DOCUMENTS
- Etudes sur le comportement verbal
- Johnson a esquissé un programme de recherche qui a, entre auire but, celui de développer des mesures du comportement verbal dignes de confiance et de les utiliser à- déterminer des différences entre les individus et les groupes dans le langage oral et écrit, en forte corrélation avec les facteurs personnalité et milieu. . Les mesures suggérées compreTinent le rapport lype (nombre de mois différents sur nombre total dans un échantillon donné), la fréquence type' (fréquence de la rencohtre de certaines espèces de mois), la fréquence du vocabulaire standard, ia moyenne des mots communs utilisés, le débit verbal, la longueur moyenne du mot et de la phrase. On décrit les techniques statistiques qui permettent d'obtenir. l’indice du rapport en extension (E.A.L) représentant Je rapport à l’intérieur d’un groupe tel que celui d’objets qu’un terme donné inclut ; l’indice d’extension des synonymes (E.S.I.) mesurant l’accord de correspondance entre deux paires de mots donnés ; l’indice d’exten-
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- — 60
- sion de conformilé (E.C.T.) mesurant la conformité d’une opinion avec l’opinion générale et des indices en compréhension analogues destinés à mesurer l’accord sur les définitions verbales. Le projet comprend aussi la construction de tests qui mesureront la profondeur en même temps que l’étendue du vocabulaire, la tendance à l’équivoque ou au double sens, et la conscience à abstraire dans l’expression sémantique.
- Une des premières études du programme a été faite par Fair-banks. Des échantillons de 3.000 mots de langage parlé ont été enregistrés phonétiquement sans le dire au sujet et ont été analysés aux points de vue suivants : rapport type, fréquence relative de l’emploi des catégories grammaticales variées, fréquences spécifiques des mots. Les sujets étaient dix adultes schizophrènes et dix étudiants de l’Université présumés au-dessus de la moyenne en intelligence et comportement verbal. Les schizophrènes ont tendance à utiliser moins de mots différents, ce qui est indiqué par un rapport type moyen plus petit, et à utiliser d’une manière significative moins de noms, conjonctions, prépositions et adjectifs que ne le font les étudiants, mais ils utilisent plus de pronoms, de verbes et d’interjections. Des cent mots les plus- fréquents utilisés par chaque groupe, soixante-dix-neuf sont communs aux deux. Des termes particuliers à chacun, des négations, des verbes au passé .et des néologismes sont plus fréquents dans les exemples des schizophrènes. L’auteur a trouvé trop peu de ressemblance entre la structure du langage du schizophrène et celui de la moyennè des spécimens des enfants pour admettre le point de vue que la schizophrénie constitue une régression au modèle de l’enfance. En reconnaissant que les différences entre les deux groupes expérimentaux n’ont pas besoin d’être expliquées entièrement d’après la distinction psychiatrique, l’auteur présente l’étude surtout comme une exploration dans le champ des mesures du langage,
- Mann a étudié des biographies de 2.800 mots écrites par les mêmes sujets et a trouvé qbe la structure du langage normal est plus hautement différenciée que l’anormal. Les schizophrènes montrent plus de néologismes, mais environ le même nombre de termes particuliers que les étudiants. L’auteur pense que c’est le rapport-type qiii promet le plus 'pour différencier quantitativement les échantillons du langage écrit.
- Des monographies supplémentaires sont en préparation.
- Johnson, W. — Psyehological Monographs, 56, 1944, n° 2. p. 1-15.
- Fairbanks, H. — Psyehological Monographs, 56, 1944, n° 2, p. 19-38.
- Mann, M.-B. —. Psyehological Mohographs, 56, 1944, n° 2, p. 41-74.
- •« * 1 * *
- Un essai de test tendant à mesurer les attitudes sociales, politiques et économiques
- C. R. Pace a élaboré un questionnaire ayant pour but de différencier les aliiUides, spécifiques des sujets libéraux et conservateurs.
- La première forme comporte 'quarante-trois situations avec pour chacune un choix possible entre quatre à sept attitudes. Cette forme a été soumise à l’arbitrage de dix personnes compétentes.
- Après cet examen, trente-huit situations jugées intéressante* à
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- l’unanimité ont été maintenues et présentées à vingt-cinq sujets libéraux el vingt-cinq conservateurs. Les résultats ainsi obtenus ont servi de points de repère, pour l’étude des" réponses de quatre cents étudiants.
- Après tâtonnements, l’auteur n’a plus gardé (pie trente situations.
- Tl espère obtenir des moyens de discrimination assez fins, les questions éiant toujours posées de façon détournée et aucune à elle seule ne suffisant à dépister une attitude générale.
- Le coefficient de fidélité est de 80.
- La fidélité est déterminée au moyen des critères de groupe et en notant la valeur discriminalive du test dans un groupe homogène.
- (C. H. Pace. — The Journal of social'psijchologij, août 1939, vol. 10,
- n° 3,) , ‘
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- Variabilité dans la réussite scolaire
- La variabilité d’un étudiant d’une matière à une autre est un des problèmes lee plus intéressants que les autorités scolaires ont à affronter. Gray a récemment rendu compte d’un essai pour trouver quelques-uns des facteurs impliqués. T,a variabilité dans la réussite scolaire est mesurée par la somme de toutes les- différences entre les points standards obtenus par un individu et les six sous-tésts de l’Unit Scales of Attaininerlt. Les six cenls sujets de sixième grade ont été divisés en groupes d’intelligence supérieure, moyenne et inférieure d’après les tests de Kuhlmann-Anderson. On a trouvé que la variabilité individuelle était quelque peu plus élevée dans le groupe d’intelligence inférieure (pie dans les deux autres groupes, à la fois lorsqu’on compare la moyenne des points de variation et lorsqu’on étudie les centiles 90e, 75e, 25e, et 10e pour les trois groupes. Les différences dues au sexe ont été négligeables.
- On a donné alors aux mêmes enfants le test de réaction émotionnelle (ou d’émotivité) de Boynton’s BPC. Les garçons dont les points ont indiqué le moins d’émotivité, ont montré une variabilité quelque peu inférieui’e à ceux qui ont révélé une émotivité moyenne ou forte. Les différences dues au sexe n’ont jamais été conséquentes ni significatives statistiquement, On a trouvé une profonde variabilité individuelle, indépendante de l’émotivité, la moyenne des différences moyennes étant très voisine d’une unité-sigma d’une distribution normale. ,>
- Un facteur possible de cette variabilité est l’effet de la nervosité aux examens. Hastings a donné à des élèves- du deuxième grade un bref questionnaire n’exigeant pas plus de huit minutes, à la fin de chacun des quatre examens de mathématiques, pour découvrir la iension ou la nervosité éprouvée par chaque individu en passant l’examen. Soixante-treize élèves ont été examinés en suivant la technique Luria pour mesurer les réponses physiologiques aux ternies critiques, tels que algèbre, arithmétique, équation, etc... Les coefficients dé,corrélation pour le questionnaire ont une valeur médiane de 0,76. On a trouvé une certaine correspondance entre les mesures de la respiration et les résultats du questionnaire lorsqu’on applique ce Luria pendant des périodes qui ont coutume de créer cette nervosité propre aux examens.
- Les mesures de la’ nervosité exprimée par le questionnaire et les
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- l'ahgs de 1*examen varient ensemble mais lu relation n'est pas significative. Cependant, les élèves montrant une nervosité plus grande, ont une corrélation, plus basse dans les résultats d’examen et tendent à s’écarter des points prédits aux examens.
- L’auteur conclut que le questionnaire destiné- à mesurer la nervosité à l’examen peut servir à la direction d’une classe.
- Il est clair que le problème de la variabilité est encore loin d’être résolu.
- A TRAVERSEES REVUES
- Noirs relevons dans le Bulletin des Métiers de lu Gironde et du Sud-Ouest, XIXe année, n° 154, un article de M. Roger Descas sur une « Expérience en vue de la recherche clés meilleures méthodes de formation générale et professionnelle ». Expérience faite sur huit enfants. Une des conclusions de l’auteur est que le seul rôle de l’0.‘ P. devrait être de mettre en évidence les conlredndicatioRS pour.tel ou tel métier.
- Dans le n° 155 de la même revue, le même auteur retrace une seconde .expérience qui a duré trois ans et qui s’est adressée à onze sujets. Les conclusions sont les mêmes.
- Les Archives dé Médecine Sociale et d'Hygiène et Revue de Pathologie et de Phgsiolog-ie du Travail (3e année, n° 3, mars 1940), exposent un travail de M. Henri Fuss sur les « Problèmes de l'Orientation et de la sélection professionnelle et le. concours du médecin », et un article de M. Brouha-sut «/es bases physiologiques de l'oriep-tation et de la sélection professionnelles ».
- L’auteur souhaiterait que soient équipés des centres pouvant faire, de véritables dosages biologiques de 'l’homme afin de fournir à l’orientation et à la sélection professionnelles les bases physiologiques sans lesquelles elles resteront forcément incomplètes.
- C’est dans la revue Le Médecin Français (IIe année, n° 27, 25 octobre 1944) que paraît un article du professeur Henri Wallon, « Psychotechnique et Médecine ».
- Ail. R ose a étudie la valent• de l'auloesUmnlion. Sur loules les capa-cilés étudiées, à l’exception de l'intelligence, le nombre de ceux qui se surestiment est plus grand que ceux qui se sous-estiment.
- Pour l’intelligepce, la proportion- au contraire est égale.
- (Revista Psihologie, mars 1940.)
- Dans la même revue* de juin 1940, n° 2, on relève un article de A. CreaNca sur la mesure de l'aptitude musicale par la méthode des tests. •
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- Psicotecnica 1939, n° 1, octobre, contient un article de César JuAitro : Valeur pratique de l'applicati-on collective des tests d& Oseretzky pour la détermination du développement moteur.
- La même revue, n° 2, janvier 1940, •donne un article de R. Buyse jntitulé Valeur et limite des lests en psychologie expérimentale.
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- Occupidional psychology donne dans le volume/ XIV, 1940, dans le bulletin n° 1 (janvier) un article de Edith O. Mer ce r sur quelques attitudes des filles devant le choix de la profession, un article de B. Ungiîrsôn sur la formation de l'ouvrier d'usine et ‘ un troisième article de Patrick Slater sur une liait crie de tesls adaptée au jugement spatial et à l'habileté manuelle.
- Dans le n° 2 (d’avril) de la même revue on trouve une Recherche sur la sélection des apprentis de la mécanique par Franck Holliday et une Etude des filles momentanément sans travail dans un centre de jeunesse par May Smith et Margaret Leiper.
- LA VIE DE L’INSTITUT
- Ea date de rentrée des cours de l’EN.O.P. n’est pas encore fixée, . mais les dossiers d’admission doivent parvenir au Secrétariat de l’Institut avant le 30 septembre 1945. Ils doivent comprendre : une demande d’admission écrite de la main, du candidat ainsi qu’un curiculum vitæ précis, un extrait de l’acte de naissance et une copie conforme des diplômes.
- LA VIE DES CENTRES D’O. P.
- Voici une liste de postes pour lesquels des orienteurs sont demandés :
- Caisse de compensation de la Région Parisienne : Plusieurs conseillers d’O. P. (Hommes ou femmes). — S’adresser : M1Ie Courthial, 14, rue Viala, Paris (XIVe), directrice du Centre d’O.P. de la C.O.R.P.
- Grenoble : Plusieurs conseillers d’O.P. (Hommes ou femmes). — S’adresser à M. Sàufin, directeur du Centre d’O.P. de Grenoble, 8, rue de l’Ancien Champ de Mars, Grenoble.
- Châlons-sur-Marne : Plusieurs conseillers d’O. P. (Hommes ou femmes). — S’adresser à M. l’Inspecteur d’Académie de la Marne, Chalons-sur-Marne.
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- Besançon : Un conseiler d’O.P. (Femme). — S’adresser à M. Guénot, directeur du Centre d’O.P., 6, rue de la Madeleine, Besançon (Doubs).
- Chateaijroux : Associai ion départementale pour la formation des jeunes travailleurs : Un conseiller d’O.P. (Homme). — S’adresser à M. le Directeur de l'Association, 26, avenue de La Châtre* Châtauroux (Indre).
- Roubaix-Tourcoing : Un conseiller d’O.P. (Femme). — S’adresser à M. Pennel, Comité interprofessionnel d’apprentissage de Rou-baix-Tourcing, 2, rue du Château,- Roubaix (Nord).
- Reims : Un conseiller d’O. P. (Femme). — S’adresser à Mlle Burnod, directrice du Centre de Documentation et d’Orienlation professionnelle, 1, rue Werlé, Reims.
- Le Mans : Un conseiller d’O.P. (Homme ou femme. — S’adresser à M. Henri, directeur du Centre d’O.P., Préfecture de la Sarthe, Le Mans (Siarihe).
- Département de Seine-et-Oise : Trois conseillers d’O.P. (Hommes ou femmes). — S’adresser à Mme Pelil, secrétaire déparlementa], Préfecture de Versailles.
- Puteaux : Un conseiller d’O.P. (Homme de préférence). — S’adresser à M. Stoerckel, directeur du Cenlre d’O.P. de Puteaux, Mairie de Puteaux.
- Ivry : Un conseiller d’O.P. (Femme). — S’adresser à MIle Dalleux, directrice du Centre d’O.P. d’Ivry, 29, rue Barbés Ivry-sur-Seine.
- Boulogne-sur-Seine : Un conseiller d’O.P. (Homme). — S’adresser à Mae Vérin, directrice du Cenlre d’O.P. de Boulogne-sur-Seine, 32, rue Fessart, Boulogne-sur-Seine.
- Bois-Colombes : Un conseiller d’O.P. (Femme de préférence). — S’adresser à M. Monlifroy, directeur -du.Centre d’O.P. de Bois-Colombes, 67, rue Charles-Duflos, Bois-Colombes.
- 20e Arrondissement : Un conseiller d’O.P. (Homme ou Femme). — S’adresser à Mn° Cordelier, directrice du Centre d’O.P. du 20e arrondissement, 9, rue Henri-Poincaré, Paris (20e).
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- Centre cle Documentation et d'O.P. : Un conseiller d’O.P. (Femme). — S’adresser à Mlle de Sercey, directrice du Centre, 101, rue Saint-Dominique, Paris (7e).
- Délégation Régionale (Limousin-Marche-Berry-Périgord), Service du Travail des Jeunes, Ministère de l’Education Nationale : Plusieurs conseillers d’O.P. pour les départements de la Haute-Vienne, la Creuse, la Dordogne, la Corrèze. — S’adresser à M. le Délégué Commissaire Régional, 6 ter, cours Jourdan, Limoges (Haute-Vienne). '
- Limoges : Un conseiller d’O.P. (Homme ou femme). — S’adresser à M. le Directeur du Centre d’O.P., 8, place Jourdan, Limoges (Haute-Vienne). ________
- Clermont-Ferrand : Un directeur (Homme). — S’adresser- à M. le Directeur du Centre d’O.P. de Clermont-Ferrand, 28, rue Saint-Hérem, Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
- Avignon : Un-conseiller d’O.P. (Homme ou femme). — S’adresser à M me ia Directrice du Centre Technique de Documentation et d’Orienlation Professionnelle du -département du Vaucluse, 1, rue Victor-Hugo, Avignon (Vaucluse).
- Région de Rouen : Un conseiller d’O.P. (Homme). Pour le Service de l’apprentissage. Inspection regionale.de Normandie. — S’adresser à M. Jean Crame, commissaire régional de l’Apprentissage, 18, boulevard Sébastopol, Mont-Saint-Aignan (Seine-Inférieure). _________
- Toulouse : Trois conseillers d’O.P. (Un homme, 2 femmes). Pour le Centre d’O.P. de Toulouse. Un conseiller d’O.P. (Homme). Pour le Secrétariat interdépartemental d’O.P. de Toulouse. — S’adresser à M. Gambier, secrétaire interdépartemental d’O.P. 3, rue Maletache, Toulouse (Haute-Garonne).
- Cahors : Un directeur (Homme de préférence) pour le Centre d’O.P. de Cahors. — S’adresser à M. Gamhier, secrétaire interdépartemental d’O.P., 3, rue Maletache, Toulouse (Haute-Garonne).
- Marseille : Deux conseillers d’O.P. (Femmes de préférence). — S’adresser à Mlle Jaur, directrice-du Centre d’O.P., 2, rue Saint-Jacques, Marseille (B.-du-R.)..
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- Saint-Etienne : Deux postes conseillers d’O.P. (Hommes ou femmes). — S’adresser à M. Joliet, directeur du Centre départemental d’O.P., 24, rue Rouget-de-Lisle, Saint-Étienne.
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- Nîmes : Un conseiller d’O.P. (adjoint) (Homme). — S’adresser à M. Granier, secrétaire régional d’O.P., 5, rue de la Croix-d’Or, Montpellier (Hérault). ------------------
- Rodez : Un directeur conseiller (Homme). — S’adresser à M. Granier, secrétaire régional d’O. P., 5, rue de la Croix-d’Or, Montpellier (Hérault). ----------
- Béziers : Un directeur-conseiller (Homme), un conseiller d’O. P. (adjoint) (Femme). — S’adresser.à M. Granier, secrétaire régional d’O.P., 5, rue de la Croix-d’Or, Montpellier (Hérault).
- Âurervii.liers : IJn conseiller d’O.P. (Femme de préférence). — S’adresser à M. Cambns, Centre d’O.P., 52, rue Saint-Denis, Aubervilliers (le samedi matin). ^
- Courbevoie : Un conseiller (Homme ou femme). — S’adresser à Mme Duchapt-Michel, directrice du Centre d’O.P., 3, rue de la Montagne, Courbevoie (les jeudi et samedi matin).
- Saint-Denis : Un conseiller d’O.P. (Homme ou femme). — S’adresser à M. Dôlladille, directeur du Centre d’O. P. de Saint-Denis, 106, rue de Paris, Saint-Denis.
- Neuilly-sur-Seine Un directeur. (Homme). — Adresser les candidatures au Secrétariat d’Orieritation Professionnelle, 11, rue Trqn-chet, Paris (8e). ---------
- Saint-Quentin : Un conseiller d’O. P. (Homme ou femme). — S’adresser au Directeur du Centre départemental d’O.P., 48, rue Ras-pail, Saint-Quentin. ___________________
- Soissons : Un conseiller (Homme de préférence). — S’adresser au Directeur du Centre départemental d’O.P., 49, rue Raspail, Saint-Quentin. ---------
- Metz (Moselle) : Deux conseillers d’O.P. (Homme ou femme). — S’adresser à M. Marchai, Inspection principale de l’Enseignement, Technique, 8, place de l’Université, Strasbourg.
- Strasbourg (Bas-Rhin) : Deux conseillers d’O.P. (Homme ou femme). — S’adresser à Monsieur Marchai, Inspection principale de l’Enseignement Technique, 8, place de l’Université, Strasbourg.
- Colmar (Haut-Rhin) : Un conseiller d’O.P. (Homme ou femme). — S’adresser à M, Marchai, Inspection principale de l’Enseignement Technique, 8, place de l’Université, Strasbourg.
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- Mulhouse (Haut-Rhin) : S’adresser 5 M- Marchai, Inspection principale de rEnseignemenl Technique, 8, place de l’Université, Strasbourg.
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- LES DÉCRETS SE RAPPORTANT A L’O. P.
- Décret n° 271 du 12 février 1943 modifiant le décret du 24 mai 1938 relatif à l’orientation et à la formation professionnelle
- Le du Gouvernement,
- Vu ,l’acte constitutionnel n° 12;
- Vu les décrets des 24 niai et 21 décembre 1938 ;
- Sur le rapport du ministre secrétaire d’Etat à l’Education nationale,
- Décrète :
- Article premier. — Ee décret du 24 mai 1938 modifié par le décret du 21 décembre 1938 est ù nouveau modifié comme suit :
- « Art. 1er. — Il sera institué, par arrêté du ministre secrétaire d’Etat à l’Education nationale dans chaque département ou groupe de départements, un secrétariat d’orientation professionnelle soumis à l’autorité préfectorale et placé dans les attributions de l’inspecteur d’académie du département ou de l’inspecteur d’académie du département où est fixé le siège du secrétariat. »
- (Le reste sans changement.)
- Art. 2. — Le ministre secrétaire d’Etat à l’Education nationale est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel.
- Décret n° 189 du 27 janvier 1944 portant création d’un Diplôme d’E'at de Conseiller d’O. P.
- (,Journal Officiel du 1er février 1944, p. 347)
- Le Chef du Gouvernement,
- Vu l’acte constitutionnel n° 12 ;
- Vu les articles 5 et 7 du titre 1er du décret-loi du 24 mai 1938, Décrète :
- Article premier. — I! est créé un diplôme d’Etat de conseiller d’orientation professionnelle.
- Art. 2. — I.'examen conduisant à la 'délivrance du diplôme d’Etat de conseiller d’orientation professionnelle est ouvert :
- 1° Aux élèves régulièrement inscrits à l’Institut national d Etude du travail et d’Orienlation professionnelle qui'ont terminé le cycle régulier des études ;
- 2° Aux candidats ou candidates âgés de 23 ans révolus qui justifieront, d’une scolarité complète 'dans les centres de formation d’orienteurs agréés, après enquête administrative par décision du ministre secrétaire d’Etat à l’Education nationale.
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- Art. 3. — L’examen aura lieu chaque année à une date fixée par le ministre secrétaire d’Etat à l’Education nationale.
- Il est passé devant un jury nommé par le ministre secrétaire d’Etat à l’Education nationale. Ce jury, présidé par un inspecleur général de l’Enseignement technique ou par un professeur de l’Enseignement supérieur, comprend pour moitié au moins des membres du personnel enseignant de l’Institut national d’Elude du travail et d’Orientation professionnelle.
- r
- Art. 4. — L’examen comporte des épreuves écrites éliminatoires, des épreuves pratiques éliminatoires et des .épreuves orahHT
- Art. 5. — Les conditions dans lesquelles aura lieu l’examen ainsi que le programme des épreuves seront déterminées par arrêté du ministre secrétaire d’Etat à l’Education nationale.
- Art. 6. — Le paragraphe 2 de l’article 6 du décret du 18 février 1939 modifié par le décret du 5 juillet 1939 relatif aux conditions d’ouverture et de fonctionnement, des centres facultatifs d’Orientation professionnelle, est complété ainsi qu’il suit :
- « Diplôme d’Etat de conseiller d’Orientation professionnelle, diplôme de l’Institut national d’Orientation professionnelle. »
- (Le reste sans changement.)
- Art. 7. — Est intercalée entre les paragraphes 1er et 2 de l’article 3 du décret du 6 avril .1939 relatif au personnel des centres d’Orientation professionnelle obligatoires, la mention suivante :
- « Diplôme d’Etat de conseiller d’Orientation professionnelle. »
- Art. 8. — Le ministre secrétaire d’Etat à l’Education .nationale est chargé de l’exécution du présent décret.
- ! *
- .* *
- • L’arrêté fixant les conditions d’obtention du diplôme d’Etat de
- conseillers d’Orientation professionnelle et les programmes de l’examen ont paru in-extenso dans le Bulletin d'Orientation Professionnelle, avril 1944.
- Cet arrêté a, de plus, fait l’objet d’une brochure qui est à la dispo-. sition de qui en fait la demande à l’Institut National d’Orientation Professionnelle.
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- * *
- Institution auprès de la Direction de l'Enseignement technique d une Commission consultative de l’orientation professionnelle.
- Le Ministre de l’Education nationale,
- .Vu le décrei-loi du 24 mai 1938 ;
- Sur la proposition du Directeur de l’Enseignement technique, Arrête :
- Article premier. — Il est institué auprès de la Direction de l’Enseignement technique une commission consultative de l’Orientation professionnelle. -
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- Art. 2. — La commission, consultative de l’Orientation professionnelle est coin {Josée de membres nommés par arrêté du ministre de l’Education nationale.
- Elle comprend. : <;
- Un président,
- î.e Directeur de l’Enseignement technique ou son représentant,
- Le Sous-Directeur de l’Apprentissage ou son représentant,
- Le Chef du Service de l’enseignement technique en Algérie ou son représentant,
- Ui\ représentant du ministère'du Travail,
- Un représentant du ministère de l’Economie nationale,
- Un représentant du ministère de la Production industrielle,
- Un représentant du ministère de la Santé publique,
- Le Directeur de l’Institut national d’Elude du travail et d’Orien-lation professionnelle,
- Un secrétaire d’Orientation professionnelle,
- Trois conseillers d’Orientation,
- Le Chef du 6e bureau de la Direction de l’Enseignement technique.
- Art. 3. — La commission est consultée sur toutes les questions que soulève l’organisation administrative et technique de l’Orien-lation professionnelle. Elle peut s’adjoindre d’une manière occasionnelle tous les membres dont le concours lui paraît utile pour la poursuite de ses travaux.
- Art. 4. — Le Directeur de l’Enseignement technique est chargé de l’exécution du présent arrêté.
- Fait, à Paris, le 7 mars 1945.
- René Capitant.
- Décret n° 45.958 du 14 mai 1945
- portant création d’un Institut de psychotechnique et de biométrie de l’Université d’Alger
- Le Gouvernement provisoire de la République Française,
- Vu la loi du 10 juillet 1896 sur la constitution des Universités ;
- Vu le décret du 21 juillet 1897 relatif aux conseils des Universités ;
- Vu la loi du 30 décembre 1909 sur la constitution de l’Université d’Alger ;
- Vu le décret du 22 février 1910 relatif au Conseil de l’Université d’Alger ;
- Vu le décret du 31 juillet 1920 modifié par le décret du 5 septembre 1939 sur la constitution- des Universités ;
- Vu la délibération du Conseil de l’Université d’Alger en date du du 28 décembre 1944,
- Décrète : \
- Article premier. — Est approuvée la délibération susvisée du Conseil de l’Université d’Alger portant création, conformément à l’annexe jointe, d’un Institut de psychotechnique et de biométrie de l’Université d’Alger.
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- Art. 2. — Le ministre de l’Education nationale est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal Officiel de la République Française.
- Fait à Paris, le 14 mai 1945.
- C. de Gaulle.
- Par le Gouvernement provisoire de la République Française :
- Le ministre de /’Education nationale,
- René Capitant.
- Nous relevons en annexe de ce décret les renseignements suivants fournis par l’arrêté complémentaire :
- Article premier. —- Il est créé à l’Université d’Alger un Institut de psychotechnique et de biométrie.
- Art. 2. — Cet Institut a pour objet :
- 1° de grouper les recherches et travaux accomplis en Afrique du Nord sur la psychotechnique et la biométrie ;
- 2° l’enseignement des disciplines intéressant ce sujet ;
- 3° la formation professionnelle de « conseillers d’Orienfation professionnelle », prévue par la circulaire n° 96 du ministre de l’Education nationale.
- Il délivre un diplôme d’université pour sanctionner ces études et prépare au diplôme d’Etat de conseiller d’Orientatioii professionnelle.
- Art.- 3. —- L’Institut de psychotechnique et de biométrie relève pour son activité scientifique de l’Université d’Alger.
- Son fonctionnement est assuré par un conseil d’administration et de perfectionnement et par un directeur assisté d’un directeur adjoint.
- Art. 4. — Le conseil d’administration et de perfectionnement est présidé do droit par le recteur de l’Académie d’Alger. Il comprend :
- Les doyens des Facultés de droit, de médecine, des sciences et des lettres.
- Le directeur et le directeur adjoint de l’Institut de psychotechnique et de biométrie de l’Université d’Alger.
- Les professeurs chargés des enseignements fondamentaux.
- Un représentant du gouvernement général de l’Algérie.
- L’inspecteur divisionnaire du travail et de la main-d’œuvre en Algérie.
- Un représentant du service du matériel de l’armée ou des constructions navales ou de l’industrie aéronautique en Afrique du Nord.
- Un représentant des syndicats ouvriers d’Algérie.
- Un représentant de la confédération générale du commerce et de l’industrie en Algérie.
- Art. 5. — lœ conseil d’administration se réunit normalement une fois par an et exceptionnellement chaque fois que le président le juge utile. L’ordre du jour de chaque séance est établi par le prési-
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- dent. Il délibère sur les questions intéressant le fonctionnement de rinsl.ilui, le programme des enseignements, le régime des examens, lebudget, le tarif des droils à percevoir ét le montant des rémunérations du personnel enseignant. 11 contrôlé la gestion du directeur et établit le règlement intérieur.
- Art. fi. — T.e directeur et le directeur adjoint sont nommés par le recteur sur la proposition des doyens des facultés de droit, de médecine, des sciences et des lettres, cl sont choisis parmi les professeurs titulaires, agrégés ou maîtres de conférences de ces facultés. Ils assurent la direction administrative, technique et financière de l’Institut ; ils rendent compte annuellement de leur gestion au conseil d’administration et de perfectionneïuent.
- Art. 7. — L’Institut est doté d’un budget spécial incorporé au budget de l’Université d'Alger* il peut recevoir des subventions et des dons.
- Art. 8. — L’Institut de psychotechnique et de1 biométrie de l’Université d’Alger admet des' élèves et des auditeurs. Les uns et les^ autres sont soumis à l’agrément du conseil d’administration et de perfectionnement.
- Les élèves s’inscrivent en vue soit de l’obtention du diplôme de l’Institut, soit de la préparation au diplôme d’Etat de conseiller d’Orientation professionnelle.' Dans ce dernier cas, les conditions sont celles fixées par l’acte, dit décret n° 189 du 27 janvier 1944.
- Les auditeurs comprennent des personnes qui désirent suivre des cours on conférences sans postuler la délivrance du diplôme.
- La durée des éludes est d’une année.
- Art. 9. — Ne pourront être admis à s’inscrire en qualité d’élèves que ceux qui justifieront d’un litre correspondant à une culture générale suffisante (baccalauréat, brevet supérieur, diplôme conféré par une grande école d’Etat) ou exerçant dans l’Université des fonctions d’enseignement.
- Exceptionnellement, le conseil d’administration et de perfectionnement pourra agréer des inscriptions de candidats ne remplissant pas ces conditions, mais justifiant d’un niveau de culture équivalent, constaté par un examen d’ordre, général dont les modalités seront fixées par le conseil d’administration.
- Les inscriptions.-comme auditeurs sont admises sans aucune condition que l’agrément du conseil d’administration et de perfectionnement qui peut déléguer son droit de contrôle au directeur de l’Institut.
- Art. 10. — Les élèves et auditeurs sont tenus de payer un droit d’inscription. Le montant en sera fixé sur proposition du conseil d’administration et de perfectionnement, par le conseil de l’Université, sans pouvoir être supérieur au montant des droits d’inscription pour une année d’études universitaires.
- Les élèVes devront en outre verser un droit d’examen fixé dans les mêmes conditions.
- Les sommes ainsi perçues profiteront au budget de l’Institut.
- Les dispenses ou réductions de droit pourront être accordées par le comité de direction.
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- Art. 11. — I/enseignement donne, théorique cl pratique, porte principalement sur les matières suivantes :
- Physiologie générale, physiologie appliquée au travail, biométrie j (trente leçons).
- Psychologie et ses applications à la sélection professionnelle (vingt leçons).
- Statistique et ses applications à la psychologie et à la biométrie (vingt leçons).
- Eléments de pathologie générale et de psychiatrie (quinze leçons).
- Economie politique, le marché du travail et de la main-d’œuvre. Législation du travail (quinze leçons).
- Hygiène du travail (dix leçons).
- Les cours de physiologie et de psychologie, ainsi que ceux de statistique, sont accompagnés de démonstrations et travaux pratiques. Tous les exercices pratiques seront effectués dans les laboratoires équipés à cet effet et dans les centres d’Orientalion professionnelle agréés.
- Toutes modifications ou adaptations seront apportées- à cet enseignement sur proposition du conseil d’administration.
- Art. 12. — Dans le courant de l’année scolaire, les étudiants devront compléter leur formation théorique par des stages dans les centres d’orientation et des visites d’établissements industriels et artisanaux.
- Art. 13. — L’examen octroyant le diplôme de l’Institut, dont la date sera fixée par le directeur, comportera des épreuves écrites, orales et pratiques sur les matières enseignées au cours de l’année.
- La nature des compositions et interrogations, le coefficient dont elles seront affectées, ainsi, que toutes les questions relatives au fonctionnement de l’Institut de psychotechnique et biométrie qui ne sont pas prévues par le présent règlement feront l’objet d’un règlement établi par le conseil d'administration et de perfectionnement et approuvé par le ministre de l’Education nationale.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE (312-318)
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- SERVICES DE L’INSTITUT
- Tel. Odéon 52-46
- SECRÉTA RI A T GÉNÉRA L ET CENTRE DE DOCUMENTATION Chef de Service : M"e C. Chauffard.
- CENTRE D’ORIENTA TION PROFESSIONNELLE
- *
- Chef de Service : Mlle N EPVEU.
- CENTRE DE RECHERCHE DES TESTS Chef de Service : Mme Henri Piéron.
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- Le Secrétariat et l'Office de Documentation sont ouverts chaque jour, non fériés, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
- La Secrétaire générale reçoit le lundi el le jeudi de 16 h. 30 à 18 heures et sur rendez-vous.
- La Bibliothèque est ouverte chaque jour, non férié, de 14 heures à 18 heures.
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- Pour les consultations d’Orientation professionnelle, adresser une demande de rendez-vous au Chef du Centre d’Orientation Professionnelle.
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- SOMMAIRE
- Pages
- I. — Mme Henri Piéron : Fiche abrégée d’examen psychologique ..... 41
- II. — Notes et Documents : Etudes sur le comportement verbal. Un
- essai de test tendant à mesurer les attitudes sociales, politiques
- et économiques. Variabilité dans la réussite scolaire...... 59
- III, — A travers les Revues......................................... 62
- IV. — La Vie de l’Institut National d’Orientation Professionnelle ... 63
- V. — La Vie des Centres d’Orientation Professionnelle .............. 63
- VI. — Les Décrets se rapportant à l’orientation professionnelle... 67
- Bulletin de l'Institut National d’Etude du Travail et d’Orientation Prolessionnelle
- rédacteur en chef : Mme Henri PIÉRON secrétaire de la rédaction : Mlle Irène LÉZINE
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- A.KOI\7IVIi;ilIErVT :
- Pour la France... 150 fr. j Pour l'Etranger........ 225 fr.
- I'rix du numéro s Vî» francs
- Prière d’adresser lë montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut
- PARIS C/C 1444-79
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- Le Gérant : Paul Arjo.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- Dépôt légal 19io. 1" trimestre. — N° d’ordre 42.
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- SÉRIE. — lre ANNÉE
- N° 5-6
- MAI-JUIN 1945
- BULLETIN
- DE
- L'INSTITUT national dÊTUDE du TRAVAIL
- ET
- dORIENTATION
- ) * • .
- PROFESSIONNELLE
- 0 ^
- REVUE MENSUELLE
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- 41, Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- TOUS DROITS RÉSERVES
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- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- Institut National d Étude du Travail et d Orientation Professionnelle
- DIRECTEUR DÉLÉGUÉ
- M. Henri Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, président de la Section des Sciences Naturelles de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes.
- COMITÉ DIRECTEUR
- Le Directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- Le Directeur délégué.
- M. R. Faillie, chargé de cours au Conservatoire National des Arts et Métiers.
- M. H. Laugier, professeur à la Sorbonne, directeur général des Relations culturelles au Ministère des Affaires Etrangères.
- M. P. Pouillot, inspecteur général honoraire du Travail.
- M. H. Wallon, professeur au Collège de France.
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- 2e Série. 1" Annee
- JN* 5-6
- Mai-Juin 1945
- Bulletin de l’Institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- LA NOTION D’HÉTÉROGÉNÉITÉ NORMALE DES APTITUDES
- par
- M. Henri PIERON
- La tendance syncrétique de notre esprit nous conduit à porter sur les individus un jugement d’ensemble et à les classer suivant un ordre hiérarchique global. Il y a des bons et des médiocres, et l’on envisage, à quelque point de vue que l’on se place, la sélection des « meilleurs », sans accorder beaucoup d’attention à la nature des procédés permettant de déceler cés meilleurs, procédés qui sont sensiblement les mêmes pour l’entrée dans, les écoles normales d'instituteurs-, dans des écoles techniques très diverses ou pour 1 admission dans les postes et télégraphes, aussi bien qu’à des emplois administratifs de toutes natures. '*
- Or, même s’il existe bien un facteur général de réussite dans des tâches très variées, le rôle de ce facteur général, auquel Spear-man a attaché son nom, est. le plus souvent de très faible poids par rapport à des facteurs spécialisés qui représentent le substrat des aptitudes particulières.
- Les différences entre les individus peuvent être très considérables dans la répartition des supériorités et des infériorités d’aptitude, comme le montrent les profils analytiques que l’on a été conduit à établir afin dç mieux guider l’orientation. Mais l’hétérogénéité a-L-elle un caractère plus ou moins exceptionnel, et l’homogénéité se rencontre-t-elle normalement avec la plus grande fréquence ?
- H y a là une question qui n’a pas encore été systématiquement abordée.
- J’ai tout' au moins essayé quelques sondages par analyse de séries de déterminations effectuées dans des buts pratiques par le Service des Tests de l’Institut, par le Laboratoire Psychotechni-
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- que. de la S.N.C.F., à Viroflay 'et le Laboratoire de Biométrie du Centre National de la Recherche scientifique, enfin par le Service psychophysiologique de l’Inspection médico-physiologique de 1 ‘Armée de l’Air.
- ,Les résultats de ces sondages, qui font l’objet d’un mémoire de Y Année Psychologique, retardée dans sa publication depuis le début de 1913 (Tome 4L, sous presse), ont permis d’établir que la règle n’était point T homogénéité des aptitudes, mais que les. individus se distribuaient autour d’un certain taux moyen d’hétérogénéité, qui peut être considéré comme définissant la normale.
- Ce taux est défini par un indice de dispersion des valeurs relatives aux différentes épreuves auxquelles a été soumis, un individu. En unifiant les diverses notations par la méthode du tétronage, et en comparant l’écart, en tétrons, (correspondant au quart de l’écart quadratique, Ou sigma) de chacune des valeurs par rapport à la valeur globale moyenne, on obtient un écart moyen qui fournit cet indice de dispersion, tout comme si l’on voulait apprécier l’homogénéité d’individus différents constituant un groupe.
- Dans l’ensemble, on trouve que la moyenne pour tous les groupes, d'un tel écart (qui, dans une distribution normale vaut à peu près les quatre cinquièmes de l’écart quadratique) a une valeur un peu supérieure à 3 tétrons, c’est-à-dire aux trois-quarts du sigma représentant l’indice de dispersion actuellement adopté pour caractériser le groupe. Ainsi le. type moyen des. individus peut être considéré comme constitué par une sorte de population d?aptitudes différentes ayant une assez grande indépendance.’ Et Ton a la même chance de rencontrer, chez l’individu moyen, des aptitudes ayant elles des différences données de valeur que, dans un groupe, de rencontrer, pour chaque aptitude envisagée, des individus présentant des différences du même ordre, de grandeur.
- Mais, de même que Ton peut avoir des; groupes présentant plus ou moins d’homogénéité, pn trouve des individus plus ou moins homogènes que celui qui représente le type moyen.
- La répartition, au point, de vue de l’hétérogénéité, est conforme aux lois de distribution fortuite, et, aussi bien du côté de la tendance au type homogène que de celle au type d’extrême hétérogénéité, la fréquence diminue à mesure qu’on s’écarte de l’hétérogénéité normale.
- Voici, à titre d’exemple, une répartition des fréquences des indices d’hétérogénéité (en tétrons), pour 1.274 apprentis de la S.N. G. Fr:
- Indices........ 0,6-1 1-1,4 1,4-1,8 1,8-2,2 2,2-2,6 2,6-3,0 3,0-3.4 3,4-3.8
- Fréquence..... 5 5 54 105 192 215 ’ 214 171
- ludices......... 3,8-4.2 4,2-4,6 4,6-5,0 5,0-5,4 *5,4 5.8 o,8-6,2 0.2-6.6 6,6-7,0
- Fréquence...... 112 "91 51 34 9 6 7 2
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- On peut admettre pratiquement que les indices, extrêmes dans celle série vont de 1 à 7 pour un ensemble d’aptitudes théoriquement assez voisines (tests d’habileté psychomotrice, de spatialisation, d'intelligence technique et pratique).
- La marge des variations individuelles, pour cette caractéristique de l’hétérogénéité,'est donc assez large. On peut se demander si les types les plus homogènes se rencontrent de préférence chez ceux qui se. montrent dans l’ensemble supérieurs, ou moyens, ou inférieurs.
- En divisant les sujets en 5 groupes d’après leur niveau global, et en mettant à part les 10 % les meilleurs, les 15 °/„ venant ensuite, puis les 50 % moyens, les 15 fl/0 venant après et les 10 °/<* de queue, on constate que, dans chaque groupe, l’indice moyen d’hétérogénéité s’élève au fur et à mesure.qu’on descend dans l'échelle.
- Les différences les plus marquées ont été obtenues pour les 148 élèves pilotes de l’Ecole de l’Air : les indices ont été de 2,83, 3,07, 3.42, 3,94 et 4,56 pour les 5 groupes, avec indice moyen pour l’en* * semble de 3,42.
- On aurait donc un peu plus de chances de trouver des supériorités générales que des infériorités universelles.
- il n’y a là encore, bien entendu, que des indications, résultant de ce. premier sondage, destiné à poser une question méritant des recherches systématiques, mais ces indications sont déjà suffisamment nettes-et assez concordantes dans les divers groupes examinés pour pouvoir être retenues.
- Elles permettent déjà d’affirmer qu’il existe une certaiijp hétérogénéité normale des aptitude^, ce qui montre l’importance de l’établissement de profils et conduit à se défier de toute hiérarchie globale.
- Elles permettent d’affirmer aussi que lès individus dits moyens ne sont tels dans la plupart des cas que par compensation de supériorités et d’infériorités partielles, et que le « moyen en tout » est un oiseau rare. Ce sont là d’importantes données au point de vue de l’orientation professionnelle.
- H. PlERON.
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- <()
- EXAMEN
- D UN ASPECT DU COMPORTEMENT MOTEUR
- LE TRÊMOMÈTRE
- par
- Yves GALIFRET
- L’appareil. — Du type décrit clans la Technique de Psychologie expérimentale, de Toulouse et Piéron. (2m8 édition 1911, I. II, p. 46).
- Il est constitué par un V métallique dont les deux branches, longues de 22 cm. ont un écartement qui croît de 1 mm. à 11 mm., et un style métallique, dont la section circulaire a 1 mm. de diamètre, monté sur un manche isolant. Les contacts entre le style et l’une ou l’autre des branches du V ferment un circuit électrique et actionnent ainsi une sonnerie ou une ampoule. Le V est présenté horizontalement et le sujet doit entre les branches soit faire progresser le style soit le maintenir dans une position fixe déterminée.
- Le sujet est placé debout, talons joints, le bras tombant naturellement contre la poitrine, l’avant-bras plié à 90° sur le bras et orienté de telle sorte que la main se trouve sensiblement dans le plan de symétrie du corps. La poignée du style est tenue à pleine main par la main droite, la tige métallique dirigée vers le haut, et on règle la hauteur du V (qui coulisse-sur un support vertical) pour qu’il se trouve à mi-hauteur de la tige.
- Dans une série d’essais le V sera placé l’axe dans le plan de symétrie du sujet, dans une autre série, l’axe perpendiculaire au plan de symétrie (1).
- J
- A. — Epreuve dynamique
- Le sujet doit faire pénétrer le style entre les deux branches le plus loin possible sans qu’il y ait, contact (2). IAune des branches
- (1) La technique des épreuves a été établie par Pierre Rennes qui a examiné la majorité des sujets.
- (2) La vitesse de progression n'est pas imposée, le sujet choisit Pallure qui lui permet le rendement optimum. On évitera toutefois une trop grande précipitation. Les différences individuelles dans la vitesse sont intéressantes à noter pour l'orienteur.
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- porte une graduation millimétrique dont le 0 correspond à 1*écarte ment minimum de 1mm. On repère sur cette graduation la profondeur à laquelle se produit le premier contact. Le sujet a été averti qu’il devait arrêter sa progression au premier contact, baisser la main pour dégager le style et recommencer un nouvel essai.
- 11 fait dix essais pour chacune des deux positions du V ce qui correspond à dix progressions dans le sens longitudinal et dix dans le sens transversal. Pour chaque série on calcule la profondeur moyenne de pénétration (moyenne des dix valeurs relevées sur l’échelle millimétrique). On fait faire évidemment quelques essais à « blanc » avant l’épreuve.
- Cent vingt-trois garçons et cent douze tilles de la région parisienne âgés de 14 à 16 ans ont subi cetle épreuve (1).
- Chaque résultat individuel est obtenu en faisant la somme des deux moyennes (moyenne des dix essais, appareil placé l’axe dans le plan de symétrie du spjet + moyenne des dix essais, appareil placé perpendiculairement au plan de symétrie). Voir les distributions fig. 1 et 2 où la courbe polie a été superposée à l’histo-gramme.
- Fig. 1
- EPREUVE DE TRANSLATION 1 (Somma dos 2 résultats) Garçons • N ~ 123
- b, 7,4 8,8 10,2 11,6 13 14,4 15,8 17,2 18.6 20
- PROFONDEUR DE PÉNÉTRATION
- (1.). Rnfants Yçaus, à la consultation d’O. P. de l’t.N tS.T Q.P,
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- FRÉQUENCES
- — 78 —
- • »
- Fig- 2
- EPREUVE DE TRANSLATION (Somme des 2 résultats) Filles . N = 112
- PROFONDEUR DE PÉNÉTRATION
- Le nombre relativement peu élevé de sujets occasionnait de légères irrégularités dans le décilage imputables à des fluctuations dues au hasard* il était donc préférable d’établir un étalonnage normalisé en se basant sur les propriétés de la courbe normale des fréquences. (Les courbes empiriques diffèrent peu de la courbe normale, leur asymétrie est peu prononcée). Il suffisait pour établir le décilage normalisé de connaître la moyenne arithmétique et l’écart-type de chaque distribution.
- Pour les garçons, M = 12,69:+ 0,18 et a = 2,95 + 0,13.
- Pour les filles, M = 13,99+ 0,17 et o = 2,64 + 0,12.
- Le décilage s’établit comme suit (résultats exprimés en cm.).
- Limite infér. 1" d. 2' d. 3' d. 4e d. 5e d. 6* d. 7'd. 8“ d. 9'd. Limite supé •.
- Garçons 3.84 J 88 10 21 M 16 11 95 12 69 13 43 14 22 15 17 16 50 21 54
- Filles 6.07 10 61 11 77 12 62 13 33 13 99 14 66 15 36 16 21 17 37 21 92
- (Les valeurs indiquées ici sont les limites des interdéciles. Ainsi
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- le premier interdécile est-compris entre 3,84 -— valeur incertaine de par sa position extrême —* et 8,888, le deuxième interdécile est compris entre 8,88 et 10,21, etc...)
- Parmi les filles, trente-ct-une ont pu subir deux fois l’épreuve à trois mois d’intervalle environ. Le coefficient de fidélité (r de Pearson entre la première et la seconde application) est de 0,62 + 0,07. Le trop faible nombre de sujets n’autorise pas à accorder un crédit illimité à cette valeur. Si l’on admet cependant que le coefficient est compris approximativement entre 0,5 et 0,7 on peut évaluer l’erreur risquée sur un résultat individuel. Dans le cas- présent celte erreur a cinquante chances sur cent d’être contenue entre ± I, c’est dire qu’un sujet placé dans tel interdécile aurait très bien pu s’il avait subi l’épreuve la veille ou le lendemain être décalé dans un sens ou l’autre d’un ou deux échelons,-
- Le coefficient calculé entre les profondeurs moyennes de pénétration, sujet face à l’ouverture du V et sujet sur le côté, s’élève à 0,56 + 0,04 pour les garçons et à 0,49 + 0,05 pour les filles.
- On s’attendrait à priori à une liaison plus forte entre les deux modalités de l’épreuve la seule modification étant dans l’orientation du geste. On peut considérer ces résultats comme une autre preuve de la faible fidélité de l’épreuve.
- On pouvait espérer dans celte épreuve apprécier outre le rendement brut, profondeur de pénétration, la régularité de ce rendement mesurée par la moyenne des fluctuations au cours des dix essais. Or le coefficient dé fidélité calculé gur le groupe réduit des trente-et-une filles est dans ce cas de 0,09 + 0,12 ce qui correspond à une liaison nulle. Quant à la corrélation entre les résultats par les deux modalités de l’épreuve elle est de 0,27 + 0,06 pour les garçons et 0,23 ± 0,06 pour les filles.
- B. — Epreuve Statique
- Le sujet, dans la même attitude que précédemment, doit maintenir le style à la profondeur 4 cm. ce qui correspond à un écartement de 2 mm.'8 environ, soit 1 mm. 8 d’amplitude puisque le diamètre du style est de 1 mm.
- La première question importante qui se pose est celle du temps de maintien. Il varie selon les auteurs de 15 à 60 sec. Prenant un temps de 15 sec. on peut espérer annuler l’effet des mouvements respiratoires qui sont gênants au cours de l’épreuve et augmentent le nombre et l’amplitude des oscillations de la mafn. Mais avec des sujets de 14.à 16 ans et surtout avec des filles, il n’est pas absolument certain qu’on obtiendra toujours une apnée .
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- d’au moins 15 secondes. On risque alors de sous-estimer les sujets dont l’éducation respiratoire est insuffisante puisque ceux-là seuls auront un nombre de contacts accru par les mouvements respiratoires. Il était donc préférable de niveler par le bas pour mettre tous les sujets dans des conditions le plus possible identiques. Avec un temps de 60 sec., il estJtrès rare que des mouvements respiratoires ne s’intercalent pas dans l’épreuve. Le résultat doit alors être interprété comme fonction de la stabilité du maintien dans une attitude déterminée mais aussi de l’habileté à maintenir fixe la main malgré les mouvements thoraciques et l’épreuve perd ainsi de son caractère artificiel.
- Toutes choses égales, les résultats d’un test ont d’autant plus de poids que ce test est plus long. Aussi Pépreuve de maintien comprend-elle quatre essais de 1 minute répartis dans l’ordre suivant : 1 minute sujet face au V (après 20 ou 30 sec. à blanc), 1 minute sujet sur le côté du V (après 20 ou 30 sec. à blanc), I minute face et 1 minute sur le côté. On ménage évidemment quelques instant de repos entre les essais.
- Quand le sujet est face à l’ouverture les oscillations dans le sens longitudinal ne sont pas sanctionnées, elles le sont lorsqu’il est sur le côté et ce sont alors les oscillations dans le sens^ transversal qui ne sont pas, de telle sorte que le nombre total des contacts est en gros la moitié de ce qu’il serait avec le dispositif à plaque perforée.
- Les contacts sont signalés soit par le son (sonnerie), soit par la lumière (ampoule). Le temps de réaction à un stimulus auditif étant, plus bref, la sonnerie est préférable (1). La meilleure façon d’enregistrer consiste à pointer les contacts sur une feuille et à faire la somme des bâtonnets ainsi obtenus à la fin de l’épreuve).
- Un interrupteur permet d’ouvrir et, de fermer le circuit au moment précis qui convient.
- Le résultat individuel est égal à la somme des contacts dans les quatre piinutes. Voir à la page suivante, figure 3 et 4 les distributions.
- Pour les garçons M = 121,78 ± 3,78 et o = 62,24 ± 2,68. Pour les filles M = 109,12 + 2,72 et o = 42,70 ± 1,92.
- Le décilage normalisé est le suivant :
- Val. inf. 1" d. 2' d. 3-d. 4' d. r»*d. 6" d. 7'd. 8«d. 9* d al. sup.
- Garçons » 42.1 69.1 i 89.4 106 2 121.8 137.4 154.2 174.1 201.5 308.5
- Filles ........ » 54.4 73.2 86.9 98.4 109.1 119.8 131.3 145.» 163.8 237.2
- (i) Pour l’opérateur qui peut noter plus aisément. Du point de'vue du sujet, la question n’a pas encore été étudiée.
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- SI
- f ifl. 3
- EPREUVE DE MAINTIEN ^ F, F, C, C,
- Garçon» • N 122
- 40 60 80 100 120 140 160 180 200 220 240 260
- NOMBRE DE CONTACTS
- Fig 4
- EPREUVE DE- MAINTIEN
- f, f2 c; c2 ,
- FUI.» . N s= 113
- 20 40 60' 80 100 120 140 160 180 200 220 240
- I
- NOMBRE DE CONTACTS
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- Le coefficient de fidélité, calculé sur le groupe réduit de trente-et-une filles est pour celle épreuve de 0,68 ± 0,07. La fidélité serait donc légèrement inférieure dans l’épreuve statique.
- Le coefficient de corrélation calculé entre la somme des contacts dans les deux minutes 0(1 le sujet est face au V et dans les deux minutes où il est sur le côté est de 0,77 + 0,02 pour les garçons, et 0,69 + 0,03 pour les filles. Ces valeurs sont elles aussi supérieures à celles de l’épreuve dynamique. L’épreuve statique semble donc donner les résultats les plus dignes de crédit.
- C. — Remarques générales
- L’épreuve du trénomètre a servi à de multiples usages. Jastrow l’employait pour examiner les tendances motrices accompagnant l’activité mentale, Titchener pour examiner les manifestations physiologiques de l’émotion. Stein pour étudier la nature des tèndan-ces aux mouvements automatiques, Crichton-Boone pour déceler la présence ou l’apparition des manifestations choréiques.
- Celle variété de points de vue comme le dit Whipple (1) illustre très fortement la difficulté d’utiliser le test pour examiner un aspect unique- et précis de l’activité motrice, difficulté aggravée encore par le fait que les mouvements involontaires sont souvent affectés non seulement par les facteurs énumérés ci-dessus mais aussi et d’une façon importante par la direction de l’attention, la position relative du corps et de l’instrument et par les activités physiologiques notamment la respiration.
- Pour que les résultats individuels puissent donc être comparés entre eux et portés sur l’échelle des déciles, de multiples précautions sont à prendre. D’abord, veiller à la correction des attitudes et régler soigneusement la hauteur du V selon les sujets. Eliminer toute manifestation émotive d’une façon générale en mettant l’enfant en confiance, et plus particulièrement en lui permettant de se familiariser, avec l’appareil avant l’épreuve réelle. Eviter 101110“ occasion de distraction. Ne pas donner l’épreuve ù la suite d’exercices fatigants. Enfin assurer un bon éclairage, le rôle de la vision étant important pour la réussite.
- Il serait intéressant de savoir dans quelle mesure les résultats sont susceptibles de s’améliorer par effet de l’apprentissage. D'autre part on peut se demander si la durée des contacts n’est pas une caractéristique individuelle aussi importante et peut-être plus stable que le nombre des contacts. Ces deux points sont à l’étude.
- On a pu remarquer dans les chiffres donnés ci-dessus des diffé-
- (1) Whipple. Mannal of Mental Phytical Tels (Simple Procès», p. 15!>).
- k
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- rences sensibles entre les filles et les garçons. Ces différences sont-elles systématiques ?
- Pour l’épreuve dynamique la différence entre les moyennes des deux sexes est 1,30 et l’erreur probable de cette différence
- 1,30 . . .
- est de 0,25, — = 5,2
- Pour l’épreuve statique la différence entre les deux moyennes est 12,06 et l’erreur probable de cette différence est 4,06, 12,60
- 2'03
- Alors que dans l’épreuve statique les divergences sont, imputables au seul effet du hasard il semble que dans l’épreuve dynamique les garçons se révèlent supérieurs aux filles. Mais il nous faut tenir compte du fait que les deux groupes échantillons peuvent différer par d’autres caractères (pie le sexe, milieux d’origine, éducation manuelle plus ou moins avancée par exemple, et il. serait imprudent de conclure d’une façon générale à une supériorité certaine du sexe masculin dans celte épreuve.
- En ce qui concerne la variabilité à l'intérieur de chacun des deux groupes aucune différence systématique ne s'accuse dans l’épreuve dynamique ; par contre, dans l’épreuve statique la différence entre les écarts types est de 19,54 avec une erreur pro-
- , 19,54 , , , '
- bable de 3,30,-------= 5,92. 11 semble donc là que se vérifie cette
- 3,30 •
- constatation générale suivant, laquelle la variabilité est plus grande dans les groupes' masculins.
- Pour neuf coefficients de corrélations qui ont été calculés entre diverses’ fractions des épreuves les chiffres obtenus ont toujours été inférieurs chez les’ garçons. La différence entre'garçons et filles est généralement comprise dans les limites de quatre fois son erreur probable mais le fait que neuf fois sur neuf la supériorité soit du même cqté incline à penser* à une variabilité individuelle plus réduite chez les garçons. Ceci autorise à croire que les coefficients de corrélation entre deux applications, calculés sur le groupe de trente-et-une filles, sont inférieurs à ce qu’ils seraient chez les garçons, et que la fidélité du test s’est trouvée légèrement sous-estimée.
- D.
- Conclusion
- Voici donc un test susceptible d’être‘introduit dans une batterie d’épreuves motrices. Sa fidélité n’est pas très élevée et il importe de ne pas se faire'd’illusion sur la précision des résultats qu’il fournit.
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- Tel qu’il est il peut''cependant rendre des services, en orientation professionnelle notamment, là où il s’agit de déceler les grosses insuffisances et où une notation fine est superflue (T).
- A propos de ce test comme à propos de tous les autres le profane se posera une question dont il ne peut comprendre la nàï-veté : que mesurent les chiffres du résultat? Il est plus facile de dire ce qu’ils ne mesurent pas. 11 serait inconsidéré de conclure d’un bon classement au trérnomèlre à la « précision et à la sûreté du geste ». Celte expression est d’ailleurs bien équivoque, il ne s’agit ici que d’un geste et d’une altitude très simples. Dans quelle mesure les résultats seraient-ils modifiés si geste et attitude devenaient plus complexes ou s’ils étaient intégrés dans un ensemble ?
- Quelle relation y a-t-il entre la réussite dans ce lest et l’habileté manuelle, habileté manuelle dont la structure 7— encore inconnue — est essentiellement changeante selon les tâches ? Dans l’état actuel des recherches il est impossible de répondre de façon précise à ces questions. Et au lecteur étonné d’une telle altitude nous ne pouvons faire mieux que de conseiller la lecture do l’ouvrage récent (2) du Dr Bonnardel (3e partie) il y trouvera, avec la condamnation de la tendance dogmatique l’énoncé de principes de travail plus conformes à l’esprit de la science oxpérimen-
- *a^e- Yves- Galifret (juin 1943).
- NOTES ET DOCUMENTS
- The Right Soldier in The jRight Job
- Tel est le,titre du 8® chapitre du manuel de Psychologie destiné aux combattants {Psijchotogij for llie fighling mari) qui a été établi par les soins du National Research Counc’il des Etats-Unis avec la collaboration du Science Service, grâce à l’effort de 60 collaborateurs, et une mise au point définitive par E. G. Boring, de Harvard, et W. Van de Water.
- Et, de fait, dans L’organisation militaire des Etats-Unis, beaucoup plus encore que dans l’autre guerre, s’est manifesté le souci d’utilisation rationnelle des ressources en hommes pour les besoins de l’armée en campagne,.et d’une distribution, pour des activités militaires nombreuses et complexes, fondée sur les aptitudes réelles, des hommes incorporés.
- (U Le tremblement parkinsonien se produit dans le sens transversal, de droite à gauche, le tremblement alcoolique dans le sens longitudinal, d’avant en arrière (Rogues de Fursac) en comparant les résultats obtenus pour les deux positions de l’appareil, il peut être possible, dans le cas de forte inégalité, de tirer des indications intéressantes pour le diagnostic psychiatrique.
- (2) L’adaptation de_ l’homme à son métier. Presses Universitaires. 1943.
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- T.e chapitre dont il est question ici, expose d’abord le problème et son importance. Le principe est que l’Armée peut utiliser efficacement les individus occupant tous les l.ypes de professions de la v.ie civile, entraînés à l’une quelconque des 47.000 formes d’activité recensées.
- Le fait des différences d’aptitudes permettant des apprentissages plus rapides et plus parfaits et des différences de goûts et d’intérêts est rappelé. Puis il est indiqué comment chaque soldat est placé en face d’un questionnaire permettant *de déterminer les activités qu’il a pratiquées, de même nature ou de nature voisine de celle des « jobs » militaires (au nombre de 189). Une fiche de qualification d’après ces capacités, les aptitudes, les intérêts, est ensuite établie pour chacun, à la suite de séries de tests complétées par une interview clinique. t
- Parmi les tests il en est un, celui de « classification générale », qui est destiné à déterminer ceux qui seront capables d’apprendre le plus vite, d’accomplir les lâches les plus complexes et d’assurer les responsabilités les plus hautes. Cinq catégories sont établies, dont les deux premières comprennent ceux qui feront des officiers ou des spécialistes hautement, qualifiés. D’après les « scores » (allant comme extrêmes de 40 à 160 points), les catégories I et II (plus de 130 points et. de' 110 à 130) comprennent 8 et 2& % (sur 713.000 examinés), les catégories suivantes (de 90 à 110, de 70 à 90 et de moins de 70) en comprennent 30, 21 et 12 %. Il y a des différences suivant le recrutement géographique, les régions du Nord-Ouest fournissant un plus fort pourcentage de scores élevés, celles du Sud-Est de scores bas. j
- On a constaté qu’on avait peu de chance d’avoir un radio-mécanicien satisfaisant en dehors des deux premiers groupes, un mécanicien d’auto au-dessous du troisième..
- Test.s d’aptitudes, tests de connaissances professionnelles, détermination des caractéristiques de la personnalité, complètent les examens préalables à l’orientation définitive des militaires, qui sont, grâce à l’exposé fait pour eux, en mesure de comprendre la signification de ces examens, dont la réalisation sur des millions d’hommes, n’est pas la moins admirable dans l’œuvre de guerre qui a conduit à la victoire la jeune armée américaine.
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- Le Test de Rorschach
- Celle technique « projective» pour étudier la personnalité continue à attirer une grande attention. Harrower-Erieksôn a prononcé le discours présidentiel à la réunion annuelle de l’Institut du Rorschach. L’auteur y discute trois développements importants pris par le Rorschach pendant ces quatre dernières années, lequel est. arrivé ainsi à répondre au pressant besoin d’un procédé clinique apprécié susceptible d’application massive.
- On a vu l’utilisation du test de Rorschach s’étendre au service militaire, au lycée, chez les conseillers des Universités et des grandes. écoles et à une étude de la déficience en vitamine Bl. Le test » the Multiple Choice », qui est actuellement en cours de révision, a donné des résultats prometteurs dans un Centre d’orientation et de sélection de l’armée féminine et a: fait preuve d’une valeur considé-
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- rable lorsqu’il a été rnis en batterie avec d’autres tests peycholo-giques et l’interview du sujet. On a produit un jeu parallèle de taches d’encre qui, sur un groupe de deux cents psychotiques, a donné des résultats diagnostiques comparables à l’original. L’évaluation statistique de quelque trois cents ou quatre cents protocoles du nouveau jeu est actuellement en cours pour établir les barêmes parallèles. Bien que les méthodes à grande échelle aient réussi un apprentissage sérieux, et l’expérience de la méthode du Rorschach sont essentiels pour obtenir la véracité et la validité de l’inlerprétation des résultats.
- On peut résumer deux applications spécifiques du test. Piotrowski et autres ont choisi quarante-cinq cas très nets d’ouvriers d’usine suspendus ou renvoyés et 'trente-trois Ouvriers estimés médiocres d’après le registre du travail, les appréciations des contre-maîtres et des conseillers d’orientation entraînés’. L’analyse de leurs réponses à une forme du Rorschach légèrement, modifiée, comparable à celle d ’ H a r rower-K rie kson, les monlre réellement différenciés par quatre élémenls : mouvement des forces naturelles ou des objet inanimés (m), interprétation suffisante des planches IV et VI (Frsx), élaboration progressive des interprétations des fâches hEvd et non entière, interprétations-forme des planches VIII, IX et X (novF). En conclusion, a) si m compte pour deux points et Frsx, hEvd et nowF chacun pour l point, b) si des adolescents avec trois points ou plus sont classés comme susceptibles d’être suspendus ou renvoyé’s, si des adolescents avec deux points ou moins sont classés comme non susceptibles d’être suspendus ou renvoyés, alors ces quatre signes de Rorschach développés et définis dans cette recherche permettent de séparer d’une manière assez sûre les ouvriers d’usine renvoyés de ceux qui ne le sont pas.
- Rosenberg et Feldberg ont exposé qu’une analyse des résultats du test de Rorschach sur quatre-vingt-treize soldats connus soit comme simulateurs ou suspectés de simulation à l’examen psychiatrique, révèle un mode très net d’évasion produit par le résultat de la crainte du sujet d’être découvert par le lest. Ce mode d’évasion de la réponse tient en onze éléments du Rorschach et èpmtre attitudes du comportement. On présente six cas analysés pour illustrer les signes variés de F .évasion, bien que ces signes soient plus fréquemment trouvés chez les simulateurs psychopathes ou paschoneurotiques qui exagèrent consciemment et grossièrement leurs symptômes on peut les apprécier en relation avec le portrait clinique complet.
- Harrower-Erickson, M. R., Rorschach Research Exchange, 1944, 8, p. 125-140.
- Piotrowski, J., Journal of Psychologij, 1944, 18, 131-150.
- Rosenberg, S.J., and Feldberg T. M. — Rorschach Research Exchange, 1944, 8, p. 141-158.
- (D’après le Bulletin <VInformation des U. S. A.)
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- Adaptation militaire des anciens garçons difficiles
- Beaucoup de personnes se demandent ce que deviennent les enfants difficiles lorsqu’ils grandissent. Apparemment ils ne deviennent pas tous criminels; Lurie et Roscnlhal ont analysé l’adaptation
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- militaire de cent seize garçons difficiles, qui, une fois ou une autre, ont élé en observation à « The Child guidance Horne », et qui, des mois ou des années plus lard, se sont engagés ou ont été enrôlés dans l’armée. L’adaplalion a été bonne : cent, cinq sont encore au service, sept se sont retirés honorablement et. trois non honorablement un a élé tué en activité. Un grand nombre a élé cité pour des services méritoires. Les auteurs concluent que tous les individus psychopathes ou psychoneurotiques n’aboutissent pas nécessairement à l’insuccès dans l’armée.
- (D’après le Buïlelin d'information des U. S. A.)
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- Tests non verbaux d’intelligence
- Les psychologues s’intéressent, toujours au problème de la mesure de l’intelligence de ceux qui sont « handicapés », par les tests verbaux usuels. T.'échelle la plus récente proposée, a été développéer par un groupe de professeurs de l’Université de Colombie et s’appelle « Test multi-mental non verbal ». Ce test est destiné à fournir une évaluation de l’inlelligence pour les élèves et les adultes qui ne parlent pas l’anglais ou qui sont illettrés, sourds ou durs d’orèille. Les consignes peuvent être soit orales, soit mimiques. Dans son principe, le test exige le même type d’intelligence pour comprendre ses symboles picturaux que celui exigé pour les symboles verbaux convenlionnels. Les différentes espèces de relations impliquées sont : celles d’opposition, de similitude, de la partie au tout, du tout aux parties et de succession. La corrélation des grades III et VIII, calculée par la formule Kuder-Richardon est .86 pour le groupe A, .90 pour le groupe B, et -94 pour les deux. On donne l’âge menlal et le rang équivalent aux points (Terman, E.L., Bureau of publications, Teachers College Colombia Universily, 1942).
- De la variabilité des notations
- Mc Carlhy a rendu compte d’une étude sur la corrélation d’un test ancien. Les Dessins-Tests d’Inlelligence de Coodenough ont été' donnés à trois cent quatre-vingt-six enfants des gradés III et IV à deux reprises à une semaine d’intervalle. Chaque dessin est. noté deux fois par le même examinateur et une fois par un examinateur différent. Des différences d’âge mental d’-un an ou plus sont trouvées : 12,4 % chaque fois qu’un même dessin a été noté une seconde fois' par un même examinateur, 23,3 % chaque fois que le même dessin a été noté une seconde fois par un examinateur différent et 41,7 % entre les notes données par un même examinateur à un couple de dessins exécutés par le même enfant à une semaine d’intervalle. Les deux notations ont une corrélation moyenne de . +94 pour un même examinateur et de .+90 pour des examinateurs différents. La corrélation de l’échelle est de.+89 après élimination des cas aberrants.
- (Mc Cart.hy, D. The Journal of Psychology, 1944, 18, p. 201-216).
- (D’après ]e Bulletin d'information- des U. S*. A.) >
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- Le Rôle de la vitamine C dans la capacité de travail
- L’acide ascorbique (vitamine C), dont la déficience entraîne le scorbut est nécessaire en plus grande quantité quand l’organisme doit effectuer du travail musculaire.
- D’intéressantes expériences de MM. A. Giraud et Ratsima-manga (1) ont /montré que le travail forcé, chez le rat, entraînait une perte en acide ascorbique, qui selon eux, interviendrait, dans le métabolisme du travail.
- En tout cas, chez le cobaye, ils ont montré que l’épuisement, dans la course forcée, se produisait doutant plus tôt que la carence en vitamine C était plus prolongée apparaissant au bout de 3.000 mètres normalement, de 2.300 mètres après sept jours d’avitaminose, de 1.500 mètres après 45 jours, de 600 mètres, après 23 jours, de 100 mètres après 27 jours. La carence se traduit, corrélativement, par une atrophie des fibres musculaires.
- ^L’apport vitaminique doit donc être accru en fonction de l’importance du travail musculaire, et l’on a déjà pu améliorer la capacité gymnastique d’enfants de faible vitalité par absorption de fortes doses quotidiennes d’acide ascorbique.
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- Aptitude et exercice* précoces chez le chirurgien
- Le grand chirurgien regretté A. Gosset, a donné dans la Presse Médicale du 2* juillet 1913, à propos delà chaire de médecine opératoire, d’intéressantes indications sur sa conception de l’aptitude chirurgicale ; nous croyons utile de citer ces quelques lignes.
- \« Dans certaines professions exigeant beaucoup d’adresse, il est intéressant de voir comment les spécialistes de ces professions acquièrent ou développent celte adresse. Voici, par exemple, un tireur à la carabine prenant pari aux grands concours de tir. Comment arrive-t-on à être un tireur excellent ? il faut d’abord avoir commencé à s’exercer dès le jeune âge. Un homme qui n’a jamais tiré ou chassé avant l’âge de quinze ans, ne deviendra qu’excep-tionnellement un bon fusil. De même en chirurgie : celui qui ne commence pas, jeune, à exercer son adresse manuelle, ne sera jamais un grand opérateur. D’autre part, pour être un grand fusil, il n’y a pas qu’à savoir visei% il faut aussi viser rapidement. Que de gens tireraient très convenablement sur une cible immobile et ne sont que de médiocres tireurs dès que la cible vient à se déplacer! Un grand tireur aux pigeons a besoin, avant tout, d’une très grande rapidité. 11 a besoin aussi de nerfs à toute épreuve. Son système nerveux doit être bien équilibré, car le système nerveux, pour le tireur au fusil, pour le champion, est vraiment soumis à de dures épreuves. Eh bien, est-ce qu’un chirugien lorsqu’il a commencé à faire de la chirurgie, à 20- ans, se liva*e à des. exercices comparables à ceux du tireur au fusil ? Combien peu d’apprentis chirurgiens, je vous le demande, se livrent à des exercices prépa-
- ie Archives hospitalières, +939, n* lî>, pp. 895-898.
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- ratoires, pour lesquels il n’est pas nécessaire d’avoir des cadavres, et grâce auxquels des réllexes rapides s’acquièrent et se perfectionnent par la pratique, une pratique qui ne nécessite que peu d’accessoires. Avec mon regretté ami Charles Dujarier, dans notre lointaine jeunesse, nous nous livrions à des exercices d’adresse que je continue à croire excellents. Par exemple celui-ci : sur une table, ou mieux sur un •linge blanc, nous disposions une série de bouts de ficelle, gros comme une petite artère, fit, à la volée, nous cherchions à placer, avec le plus de précision possible, le moins de gestes possible, dans le moins de temps possible une pince hémostatique qui venait saisir, au niveau de sa section, un des morceaux de ficelle. Celui qui est rompu à ces exercices trouvera très facile, dans une plaie, d’aller directement., par un geste réflexe de quelques secondes, poser une pince au bon .endroit. Un chirurgien, qui se sera souvent livré à ces exercices fera sûrement perdre très peu de sang à ses opérés. De même, s’il a une bonne main exercée par une série d’exercices ainsi compris — et répétés quotidiennement — il arrivera sûrement à être facilement maître de sa pointe, comme disait Dujarier, aussi bien pour un bistouri que pour des ciseaux, ou pour une pince hémostatique et par pur réflexe, après un certain stage, il agira à merveille, sans que son cerveau se mette, pour ainsi dire, de la partie.
- « L’âge de la scolarité passé, c’est la entretiendra cette adresse. »
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- pratique journalière qui A. Gosset.
- L’Orientation professionnelle des enfants cardiaques
- Une analyse par G. Schreiber, dans la Presse Médicale, d’une élude publiée par PI Dia Mediço ('XII, 194D, p. 394-396), de J.-M. Macér.y él. P. Ruchelli et Manuel Aragu, donne les intéressants renseignements suivants :
- « Une enquête portant sur 10.000 écoliers de Buenos-Ayre.s, soumis à des examens cliniques, électro et phono-cardiographiques, a révélé que 2,4 pour 100 d’entre eux étaient atteints d’une affection cardiaque. Or, un grand nombre de ces enfants deviennent en grandissant une charge pour leur famille et pour. l’Etat ; d’où l’importance de l’orientation professionnelle pour tenter de solutionner chaque cas en particulier. A la demande des ailleurs, la Section d’orientation professionnelle du Musée Social argentin a soumis à des examens psychotechniques 31 écoliers cardiaques des deux sexes qui étaient sur le point de terminer leurs études primaires.
- « Le résultat de l’examen psychotechnique est inscrit sur une fiche individuelle où sont successivement indiquées : les aptitudes sensorielles, la capacité physique, l’habileté, l’intelligence pratique technique" et l’intelligence « idiomatique » scolaire abstraite. L’examen comporte 22 lests et. dure en moyenne deux heures et demie par enfant.
- « Les enfants cardiaques sont répartis en cinq groupes. Le premier groupe comprend les cardiopalhes en puissance qui n’ont pas de lésions vasculaire organiques, mais qui ont des antécédents rhumatismaux; choréiqnes, .ou qui ont él.é . atteints de maladies infectieuses pouvant retentir sur le myocarde (diphtérie, fièvre
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- typhoïde, scarlatine, etc...), ou qui sont des hérédo-syphilitiques, ou qui présenlén! des (roubles électro-cardiographiques.
- « Le deuxième groupe englobe les cardiopathes organiques ayant conservé leur pleine activité.
- « Le troisième groupe comprend, les cardiopathes organiques dont l’activité est légèrement réduite. On note chez eux de la dyspnée d’effort, dë la tachycardie provoquée, des palpitations, etc... /
- « Le quatrième groupe réunit les cardiopathes organiques dont l’activité est très notablement diminuée. La dyspnée se produit au moindre effort et ces enfants présentent périodiquement des inanL festalions. d’insuffisance cardiaque qui cèdent au repos ou aux médications cardio-toniques.
- « Le cinquième groupe comprend les cardiopathes organiques dont l’activité est. nulle. T.a dyspnée d’effort est permanente et l’insuffisance cardiaque irréductible.
- « Sur les trente-un écoliers examinés par R. et A., vingt-six ont pu être rangés dans le deuxième groupe, cinq dans le troisième. A chacun d’eux une profession particulière a été conseillée : débutant dans l’industrie, technicien en T. S. F., modiste, mécanicien de précision, employé d’administration, électricien, encadreur, graveur, couturière, chapelier, secrétaire commercial, etc., etc... »
- PETITES MONOGRAPHIES
- Monographie du potier par Mm< Ph. MONTIER
- Nous pensons être utile aux orienteurs en leur donnant quelques petite* monographies faites par les élèyes de l’Inslitul-Moitograpliie, non éditées, qu’ils ne peuvent de ce fait se procurer.
- Définition : fabrication, cuisson et décoration d’objets en faïence, en gré et en biscuit.
- Enuméralioln des tâches :
- 1°A la cuisson, les pièces subissent un certain retrait ; il faut calculer ce retrait sur des échantillons ; il. est plus important verticalement qu’horizontalemenl.
- 2° Dessiner l’objet en tenant compte des cotés données et du retrait.
- 3° Battage de la terre qui a déjà été malaxée mécaniquement ; ceci, pour en éliminer les bulles, d’air qui se trouvent encore dans sa masse.
- 4° Préparation, centrage et compression de la « balle » (masse de ferre voulue pour fabriquer l’objet).
- 5° Tournage de la balle placée sur la girelle (plateau de bois dont le mouvement de rotation régulier est assuré par le mouvement du pied actionnant un plateau tournant auquel est reliée la girelle.
- 0° Polissage effectué à l’aide d’une tôle découpée en suivant le contour de l’objet.
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- 7° Tournassage effectué sur l’objet louchant sur la girelle avec de petits outils composés d’une tête découpée dans de la tôle et d’un long manche en bois ; ceci, pour enlever les petites irrégularités. (Certains techniciens 'Considèrent ces deux derniers procédés, comme mauvais : la pièce doit être suffisamment lisse sans y recourir.)
- 8° Modelage : exécution d’un modèle qui est enterré jusqu’à mi- * hauteur ; on coule du plâtre sur la partie restée découverte ; on enterre à son tour la partie qui vient d’être moulée pour prendre l’empreinte de l'autre. ’
- 9° Enfournement : se fait de façon différente selon que la terre est encore crue ou,a été recouverte d’une glaçure, d’un vernis ou de couleurs. Lorsqu’elle est crue on empile les- pièces sur des planchers en terre réfractaire, superposés et .soutenus par des piliers. Dans les autres cas, chaque pièce doit avoir trois, ou quatre supports qui laisseront sur elle le moins de traces possibles. .
- 10°. Préparation des engobes, glaçures, émaux, couleurs, selon divers procédés : broyage, délayage, fritte (fusion plus ou moins complète). , •
- 11° Pose des engobes, glaçures, émaux : trempage ou vaporisation. 12° Décoration : incrustation de pâtes colorées, décors à la brosse, au pinceau, au pochoir.
- 13° Cuissons : différentes pour la terre crue ou décorée ; la cuisson des couleurs est très délicate : le bois doit ê^re.choisi de façon à donner une flamme haute et abondante, et les morceaux doivent être plus gros au début qu’à la fin de la cuisson. (Ceci pour ceux des artisans qui préfèrent encore la cuisson au bois à tout autre procédé ; ils sonl, nombreux.)
- > Aptitudes Physiques
- Morphologie. — Plus, que la taille importe ici la musculature, car le travail exige une grande stabilité du corps tout entier.
- Les mains doivent être robustes et souples : ces deux qualités sont indispensables.
- Le squelette ne doit présenter aucun défaut de la colonne vertébrale ; les scolioses, les dos voûtés auraient tendance à s’aggraver, car le travail se fait assis, sans point d’appui pour le dos.
- Une trop grande laxité des ligaments serait aussi une contre-indication : un grand travail d’appui est demandé à l’index de la main gauche, qui soutient la terre quand on l’enlève.
- Fonction circulatoire. — Le travail s’effectue en grande partie assis, les jambes pendantes ; il a donc tendance à surcharger le système veineux.
- Si le potier cuit lui-même les objets qu’il a fabriqués, il est exposé à la chaleur assez intense des fours et. des moufles.
- L’état du cœur, des artères" et des veines doit être excellent.
- Fonction respiratoire. — Le travail s’effectue dans un atelier , la température peut y être normale, sauf au moment de la cuisson.
- Sji la production est limitée (artisanat) le potier cuit en une fois la production de la semaine par exemple.
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- S’il s’agit d’une usine, l’enfourneur esl un ouvrier spécialiste qui est exposé continuellement à cette chaleur excessive.
- Danger de refroidissemeni.
- Le travail de la terre séchée (polissage, ponçage) dégage une poussière dont les effets sont très dangereux : elle provoque la silicose) maladie pulmonaire, engendrant des dégénérations du pou-.mon et prédisposant gravement à la tuberculose.
- Fonction digestive. — Danger d’intoxication par le plomb, qui est employé dans la préparation des glaçures et des *émaux plom-bifères : coliques de plomb,'rhumatisme saturnin, -paralysie des extrémités par saturnisme, néphrites, accidents cardio-vasculaires, goutte saturnine, anémie saturnine, etc...
- Certains composés de mercure sont également employés.
- Nécessité absolue d’ayoir un appareil digestif en parfait état, si l’on vont, exercer le métier complet.
- Fonction netiro-musculaife :
- 1° Efforts : la terre, pour être battue, nécessite des mouvements violents ; la technique habituelle consiste à en détacher une masse correspondant à celle de l’objet à fabriquer. Saisie à deux mains, elle esl soulevée- au-dessus de la tête et abattue violemmenl sur un plan (lablç, établi recouvert de métal de préférence) ceci à plusieurs reprises.
- Les femmes ont recours à une technique exigeant des efforts moins violents : la ferre est frappée à petits coups sur le bord de la labié recouverte de zinc, puis écrasée fortement sous la pression des muscles situés à la base du pouce et de la paume de la main.
- 2° Coordination des mouvements : l’équilibre général du corps doit être excellenl : les jambes assurent le mouvement de rotation du tour, pendant que le bilsle et les bras conservent l’altitude exigée pour que le travail des mains puisse se faire aisément.
- Les deux mains fournissent le même travail dans le tournage el le trempage qui exigent une grande dextérité.
- Dans le tournasage, leurs mouvements sont différents, .mais également importants : la main droite lient l’outil, la main gauche, un long bâton qui va s’appuyer sur le rebord du touc face au potier, cl qui sert d’appui aux l.ournasins : efforts surtout statiques, ne s’accommodent d’aucun tremblement des mains.
- Dans la décoration, la main droile assure fout le travail de précision. ;
- 3° Nature des stimuli sensoriels :• l’adaptation sensori-motrico dépend surtout de la sensibilité tactile et. articulaire dans le tournage de la poterie ; les - mouvements se règlent sur les sensations données par l’épaisseur de la terre., la régularité des parois, et leur adaptation doil conlinuellement se faire avec précision pour assurer la régularité de la pièce el éviter sa rupture.
- La vue . intervient pour assurer l’orientation des mouvements d’après le modèle fourni : coup d’oeil, sens, des formes
- > géométriques.
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- Dans la décoration, l’acnilé visuelle çt surtout le sens chromatique interviennent.
- 4° Mode de réponse : adaptation régulière et soutenue dans le tournage ; précision e! rapidité dans la décoration.
- Importance essentielle de l’habilelé manuelle.
- 5° Organisation des effort^ neuro-musaulaîres : le mouvement s’automatise dans le tournage ; au début, le tourneur surveille continuellement son travail en le regardant attentivement ; peu à peu l’automatisme se forme : l’objet travaillé est. ressenti par le tourneur comme faisant partie de sa propre sensibilité ; de plus en plus, il peut*abahdonner le contrôle aux* sensations tactiles et ne réclamer de la vue que l’orientation générale du mouvement. Il est donc nécessaire de trouyer des sujets doués d’une fine sensibilité tactile et dont le tonus musculaire soit bien réglé, car le corps enlier participe au tra-' vail. De rythme des jambes doit s’harmoniser avec le travail des mains ; le corps ne doit pas être raidi : il doit, 'être stable, souple et se prêter au travail des mains, tout en amortissant les secousses que peuvent produire les. mouvements des jambes.
- Le rythme du travail est libre, et le tourneur adopte celui qui répond le mieux à son organisation neuro-musculaire.
- Fçn étions cutanée et kinesthésique.. — Nous avdns déjà vu l’importance de l’exploration tactile des. épaisseurs et des formes : ainsi ([ue le rôle considérable qu’elle est appelée à jouer, puisqu’elle est la principale régulatrice des mouvements.
- L’intégrité de la peau est indispensable ; il faut une surface cutanée intacte et résistante pour le tournage qui prédispose aux dermatoses par le frottement contre la terre maintenue mouillée, par la poussière minérale qui s’incruste dans les mains au cours du ponçage et du lournasage.
- Le tournage peut aggraver les rhumatismes par l’humidité de In terre travaillée. -
- La décoration implique l’emploi de corps irritants utilisés pour préparer les glaçures, vernis et émaux employés : les décorations métalliques (or, argent, platine) nécessitent l’emploi d’eaux régales, et de fondants : acide azotique, acide chlorhydrique, etc...
- Fonction visuelle. — Nécessité d’une bonne acuité visuelle, qui peut être assurée par le port de lunettes : discrimination de faibles différences de relief, de position, de surface, de forme, dé volume.
- La rapidité et la finesse du coup d’œil sont indispensables, tant pour le tournage, et le lournasage que pour la décoration.
- Une bonne sensibilité chromatique, une absence complète de daltonisme sont nécessaires pour la décoration.
- Aptitudes Psychique# et Intei.i.ectuei.les
- Capacité d'efficience. — Au début de l’apprentissage, l’attention doit être soutenue ; la vue doit surveiller et conduire à chaque instant le travail des' mains ; l’attention est d’ordre essentiellement intellectuel, représentatif et critique.
- Mais, avec l’apprentissage, l’activité change de plan et.s’automa-tise ; le potier incorpore la terre qu’il manie à sa sensibilité pro-
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- pre (ceci est pour toute technique, l’indice qu’on en est devenu maître).
- Un transfert s’effectue quant aux sensations qui assurent le réglage du travail, de la vue qui le surveillait, aux mains qui l’exécutent, c’est-à-dire delà sensibilité épicritique à la sensibilité pro-thopatique.
- Son activité, de volontaire" devient automatique; la vue intervient encore pour assurer la conformité du travail au modèle, s’il y en a un, mais il y a prédominance de la sensibilité générale.
- Le potier est complètement absorbé dans son travail ; sa tâche ne lui est plus extérieure : sa sensibilité tout entière y participe.
- L’attention devient accommodation posturale et n’exige plus d’effort volontaire.
- Fonction mnésicjue. Nécessité d’avoir une bonne mémoire des formes : mémoire immédiate ; il faut pouvoir regarder un modèle et s’y conformer sans être obligé de se détourner trop souvent de son travail pour y recourir.
- Il y a de nombreux détails, de technique, des. formules à retenir : bonne fixation des souvenirs.
- Fonction intellectuelle. — La profession exige un niveau élevé d’intelligence : des procédés et des fprmules sont indiqués avec des correctifs pour les améliorer. La réussite dépend en grande partie des qualités d’observation, d’initiative, de recherche du potier.
- Sens artistique. — L’artisan doit* être doué d’une réelle sensibilité artistique pour être capable de créer des pièces dont Ig contour soit harmonieux, et de composer des émaux d’une belle consistance. Il doit aussi juger la richesse et la fraîcheur des couleurs.
- De plus son travail, nous l’avons vu, est. lié à l’activité posturale oü tonique.
- Dès lors, il se rattache à ce qui est la source même de l’émotion, et l’activité mise, en jeu est celle dont dépendent les manifestations de l’émotion.
- Si le potier est doué d’une sensibilité assez riche et assez fine, son travail éveille en lui cette émotion ; son œuvre en est imprégnée : elle conservera le pouvoir dé l’éveiller à son tour, et ceci constitue la caractéristique — toujours subjective — de l’œuvre d’art.
- Ressenlie comme telle par les uns, elle laissera les autres insensibles, selon que leur sensibilité sera ou non accordée à celle de l’artiste.
- La perfection technique demeure une qualité objective : elle se décrit et s’évalue, elle peut être reproduite, elle peut susciter l’ad-miralion : elle n’émeut pas.
- 1 L’œuvre d’art éveille des sensations profondes qui échappent à toute description, à toute communication, à tout critère objectif ; elles sont la résonnance en nous de l’émotion créatrice de l’artiste.
- Le travail du potier, dans sa ‘simplicité, ouvre à l’artisan toutes les possibilités de faire œuvre ,d’artiste.
- Fonction affective. — Le travail peut être individuel ou collectif.
- Il peut s’exercer en toute indépendance ou en collaboration immédiate avec un employeur.
- Il réclame de la patience, de la persévérance, un esprit’de recherche, d’initiative, et selon les circonstances, de- collaboration.
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- Connaissances scolaires. — Pour être artisan, dans cette profession, elles doivent être assez étendues. Mais le métier comporte dans les usines toute une série de spécialistes entre lesquels, le travail est réparti ; en ce cas, les connaissances nécessaires seront très différentes, selon qu’il s’agit d’un enfourneur par exemple (manœuvre spécialisé) ou d’un tourneur, d’un décorateur qui doivent retenir, appliquer et modifier des formules.
- On trouve dans les dossiers de l’Institut National d’Orientation professionnelle les programmes de six é.coles dans lesquelles peuvent se former les jeunes gens #qui désirent devenir des potiers. Citons, en particulier :
- Ecole municipale des Arts appliqués à l’Industrie, Paris. Elle forme : compositeurs de modèles, praticiens exécutants, artistes industriels. Le certificat d’études est exigé ; la durée de la scolarité est de quatre ans ; l’âge d’admission dé 13 à 17 ans.
- Ecole nationale Profeessionnelle Henri Brisson, à Vierzon (Cher), prépare le diplôme d’élève breveté des Ecoles nationales Professionnelles ; forme les chefs de chantier, contremaîtres, chefs de bureau d’études, directeurs d’usines.
- Durée des études : quatre années ; âge d’admission : plus de 12 ans et moins de 16 ans.
- Ecole nationale supérieure de Céramique de Sèvres. Ingénieurs diplômés ; diplômes exigés : certificat d’études secondaires du premier degré, certificat de la première partie du baccalauréat, brevet des Ecoles nationales professionnelles, brevet d’enseignement primaire supérieur ou certificat d’aptitude- de la section préparatoire annexée à l’Eçole Nationale de Céramique.
- Avantages et inconvénients de ta profession. — L’artisan''court toujours un certain risque : son installation exige une mise de fonds, plus ou moins importante : mais dans cette profession les très bons artisans sont peu nombreux et peuvent obtenir un bon prix de leur production.
- Les très bons ouvriers sont très recherchés ; il y en a très peu sur la place dé Paris ; ils sont employés à la journée ou à l’heure par des artistes qui, créant des modèles, n’ont pas la technique nécessaire pour les exécuter eux-mêmes.
- Les renseignements concernant l’emploi en usine sont difficiles à se procurer à l’heure actuelle.
- Les accidents sont peu à redouter, tout au moins avec l’antique tour au pied, très apprécié encore aujourd’hui. Les tours mus par la force motrice peuvent être plus, dangereux ; il ne faut pas être sujet au vertige pour les employer.
- Les maladies professionnelles sont gravés.
- Nous les avons vues en étudiant les aptitudes physiques : Refroidissements, silicose, saturnisme, hydrargyrisme, dermatoses.
- L’apprentissage a une durée variable selon le degré de préparation recherché; il est toujours long et difficile.
- C’est un métier à recommander à des enfants particulièrement doués : très bonne santé, finesse de la sensibilité, intelligence d’un niveau élevé, sens artistique, etc...
- Métier avantageux surtout, pour ceux qui peuvent faire, un apprentissage prolongé et qui peuvent espérer s’installer ensuite à leur compte.
- Nous avons vu quelles possibilités artistiques offre celle profession.
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- Technique de l’Orientation Professionnelle
- C
- Attacher la plus grande importance aux indications médicales concernant l’état du squelette, la fonction circulatoire, l’état des poumons et de l’appareil digestif, celui de la peau.
- Rechercher le degré d’équilibre et de stabilité : *
- Indication donnée par le trémo mètre, en demandant au sujet de maintenir le plus longtemps possible le stylet immobile entre les deux lames métalliques.
- Faire exécuter les numéros 1 des différentes séries du test d’Ozeretski.
- Habileté manuelle et; force musculaire :
- Test de traçage, test de pointage.
- Dynamomètre :
- Mesures prises sur les deux mains.
- Mesures prises pour les muscles du dos.
- Sensibilité tactile et articulaire :
- Plaques de Horinson ou papiers d’émeri.
- Billes (Sléréoesthésimèlre).
- Pachoesthésimèlre de Piéron
- Sensibilité visuelle :
- Vision binoculaire : stéréomètre de Micholte ou stéréoscope. Vision chromatique : planches d’Ishihara, ou carton de la maison Ripolin pour le daltonisme.
- Chromalophanomèlre de Piéron pour la sensibilité différentielle.
- Appréciation des formes :
- Planches dé Minesolta ou figures géométriques, à reconstituer (lest de l’armée américaine). ' ,.
- Mémoire des formes géométriques :
- Epreuve de la fiche psychologique Piéron.
- Aptitudes intellectuelles :
- Fiche psychologique Piéron.
- Le test de Rorschach est susceptible de donner des indications sur le sens artistique et l’imagination.
- REVUE DES REVUES RÉTROSPECTIVE
- Dans la période prolongée de raréfaction dans les publications scientifiques françaises et d’isolement mondial, il n’est pas inopportun de rappeler quelques travaux parus depuis 1940 dans des revues françaises ou étrangères. Pour ces dernières, nous indiquerons, le cas échéant, le numéro sous lequel le travail se trouve inséré dans le Bulletin du Service de Documentation du Centre national de la Recherche scientifique (18, rue Pierre-Curie, Paris 5me) : En indiquant ce numéro on peut en effet*se faire adresser le microfilm de l’article indexé à un tarif fort peu dispendieux.
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- La Revue Canadienne de Biologie, fondée par Henri Laugier, mais dont nous n’avons pas encore de collections en France, a publié, entre autres travaux, des séries d’études du physiologiste Brouha,. avec divers collaborateurs : Johnson, Brouha et Darling, sur un moyen d’évaluer l’aptitude physique à un exercice épuisant ( T. I, 1942, p. 491, 503, 5.32352). Johnson et Brouha, sur fréquence du pouls, lactale du sang et. durée d’effort en relation avec la capacité d’exécution d’un exercice épuisant (T. .1, p. 171, 178, 5.32354). Gallacher et Brouha, sur une méthode d’épreuve dé l’aptitude physique chez des jeunes filles de collège, méthode fondée sur la vitesse de retour du pouls à un rythme normal après un exercice standard (T. II, 1942, p. 395, 406, 5.32351).
- , :1c
- * *
- Dans le New Rngland Journal of Medicine de 1945 (T. 228), sont exposées les Irois séries de tests établis pour la sélection des candidats officiers par le département d’hygiène de l’Université d’Harvard (p. 731, 5.32356), et Brouha et Health montrent que le pouls et la pression sanguine ne peuvent renseigner sur l’aptitude physique dés jeunes hommes (p. 473, 475, 5.32353).
- *
- ± &
- Les. Archives de Médecine sociale cl d'hggiène de Bruxelles (mars 1940) ont publié, de L. Brouha, « les bases physiologiques de l’orientation et de la sélection professionnelles », et, de H. Fuss, « les problèmes de l’orientation et de la sélection professionnelles et le concours du médecin ».
- *
- * *
- Dans, les Annales of internai medicine de 1943 (T. 18, p. 15, 20 et p. 81, 87), L. H. Bauer a donné une revue sur la médecine de l’aviation (5.32355), et N. S. Davies a traité des facteurs pouvant influencer ]a sénescence (5.32359), et (T. 19, p. 415, 426) Heath, Woods, Brouha et Seltzer ont exposé une méthode rapide pour la sélection des officiers combattants (5.32357).
- •*
- * *
- La vision des soudeurs à l’arc a-été envisagée dans une étude de V. Everest Kinsey, D. Cogun et P. Drinker, publiée par le Journal °f tlic American Medical Association. (1943, T. 123,,-p. 403, 404), et, dans la même revue (T. 119, 1942, p. 1108, 1109), est exposé un essai de méthode standard pour évaluer le pourcentage de perte auditive au point de vue médico-légal (5.29656).
- *
- £ *
- L’influence du caractère — facilement perturbateur — de la salle d’examen sur les réactions vasculaires périphériques de sujets normaux, hypertendus ou séniles a été précisée par E. Neumann, A. E. Cohn et G. E.. Bu.rch dans le Journal- o[ Clinical Investigation (T. 21, 1942, p. 651, 654 (5.30906). ;
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- ! *
- * *
- Des directives pour l’épreuve psychologique des. aptitudes dans l’industrie sont exposées par G. Rhode dans la Revue technique Scandinave (1943, T. 73, p. 47, 53 (4.26146).
- *
- * *
- Les Acta oto-largngologida de 1944 (T. 32, p. 263, 283) ont publié une méthode audiométrique pour l’examen collectif de l’audition des écoliers, par S. G. Nielsen (5.29655).
- i *
- * *
- Dans les Acta Psychologica (T. 5, 1940, p. -6, 52), R. Anderberg et G. Westerlund ont traité la question de l’épreuve psychologique, des capacités au point de vue de la sélection d’après dés recherches sur l’industrie textile.
- ! *
- * *
- Dans le Bulletin Médical, le docteur Bize a traité de l’examen médico-physiologique en O. P. (6 décembre 1941, p. 555, 563) et de la physio-pathologie de l’acte manuel au point de vue O. P. et sélection (31 janvier 1942, p. 25, 30) et Mme le Dr Tisserand, de l’intérêt des récherches héréditaires pour l’orientation des enfants vers une profession (31 janvier 1942, p. 32, 35).
- ! *
- *'*
- Dans les Archives des maladies professionnelles, un article du docteur Pollet sur O. P. et prévention des maladies professionnelles (1943, T. I. p. 8, 13).
- ; * I
- '* *
- Du regretté docteur Babonneix, dans la Gazette des hôpitaux, le rôle du médecin dans l’O. P. de l’adolescent (1940, p. 31, 32) et l’O. P. des enfants anormaux (4941, p. 353).
- i *
- * *
- « O. P. et Pathologie viscérale », tel est le titre de l’article du docteur Pollet dans les Annales d'hygiène publique de mai 1940.
- (T. 17, p. 161, 165). . " -
- *
- * *
- On relève, dans la Presse Médicale, une étude de A. Feil sur l’organisation des services médico-sociaux dans lés usines (décembre 1940, p. 1081, 1083), une revue de quelques problèmes posés par la silicose pulmonaire, de Y. Pécher (mars 1942, p. 246, 249) et l’exposé d’une nouvelle méthode d’examen mental : le psychodiagnostic de Rorschach, par Morhardt (janvier 1941, p. 30, 32).
- i *
- * *
- Dans le Journal des Praticiens (18 janvier 1941), Gilbert Robin relate le cas d’ « un enfant de génie ».
- 'i
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- . *
- * *
- Luigi cli Prisco a examiné la valeur des méthodes cliniques d’orientation professionnelle dans la Rassegna di Medicina industriale dé 1940 (T. XI, n° 2).
- *
- * *
- i \
- De Belgraver, une étude des résultats d’un examen de l’audition des écoliers des campagnes au moyen de la voix chuchotée dans le Nedcrlcndsch Tijdschrift voor Geneeskunde (T. 84, 1940, p. 43, 69).
- ! *
- * *
- Une série d’études sur l’orientation et la sélection a élé publiée par la Revista de psichologie troutica si aplicaln de Sibia (Roumanie) en avril-juin 1941, dont il a été rendu compte dans les Annales médico-psychologiques dé 1942 (p.376, t. 99).
- ! *
- * *
- Un numéro spécial du Marseille Médical (décembre 1943, p. 585, 664) a été consacré à l’enfance déficiente. Le professeur CorniUet Mlle Cotte ont exposé l’état actuel de la législation concernant l’enfance déficiente et les améliorations souhaitables ; le docteur A.» Tournay a traité de l’organisation de centres pour le traitement des enfants déficients moteurs, à laquelle se rattache l’œuvre qu’il dirige, 1’ «aide aux enfants paralysés»; le professeur Roger a envisagé le diagnostic des encéphalopathies infantiles; Albert Cré-mieux a décrit quelques types de vol chez l’enfant ; MIles Cotte, Aureille et Roux ont montré l’importance de l’étude psychologique du degré de débilité mentale chez les délinquants, et décrit, avec le professeur Cornil le Service d’hygiène mentale infantile du Comité dé 'l’enfance déficiente de Marseille ; enfin, du professeur Cornil, une étude sur les rapports des tics convulsifs et de l’hérédo-syphilis.
- i *
- ' * *
- Deux intéressantes études ont été publiées par le docteur Charles Perrot dans le Médecin d'Usine (3n,e année, 1940-41, n° 4, p. 257 et n° 6, p. 432) sur deux tests mis au point dans un laboratoire d’usine, le t.est des perles à enfiler et: le test de la presse, pour la sélection d’ouvriers destinés aux ateliers d’emboutissage.
- i *
- • * *
- L’organisation des services de prophylaxie mentale, dépendant de l’Office public d’Hygiène sociale et spécialement destinés aux enfants déficients ou en danger moral, est décrite dans un rapport du docteur Hazemann et de M1,e Bourjaillat établi en juillet 1943 ét qu’a publié VHygiène Sociale (février 1944, p. 20, 24).
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- INFORMATIONS
- En mars 1945, une série de conférences sur l’oriental ion de l’enfant ont réuni un nombreux public au Musée pédagogique, sur l’initiative du Front National Universitaire :
- Henri Wallon a traité des principes, de. l’orientation à l’école et dans les professions ;
- Pierre Naville a examiné dans qiiellè mesure on peut parler d’ap-litilde et de vocation *
- Gaston Giraud a parlé de l’orientation professionnelle en France et à l’étranger ;
- Jean Fresneau, enfin, s’est chargé de la question de l’orientation et de l’adaptation sociale des enfants difficiles et des mineurs délinquants.
- •Au cours d’autres séries de conférences du F. N. U., Henri Pié-ron a traité la question de l’emploi des mathématiques en psychologie.
- L'Association française pour l'avancement des sciences, après “cinq années de silence, reprend ses Congrès annuels. Le prochain se tiendra, sous la présidence de M. Piéron, du 20 au 26 octobre, à la Sorbonne. Les sections de psychologie, présidée par A. Fes-sard, et de pédagogie, présidée par H. Wallon, tiendront, à côté de leurs séances propres, une séance d’intersection pour les problèmes qui leur sont communs.
- L’esprit général du Congrès est de mettre en évidence l’œuvré des savants français pendant les années d’isolement et d’oppression.
- Au Centre de Documentation des Servicçs américains (l'Information (17, boulevard des Capucines, à Paris), on peut consulter un assez grand nombre de revues américaines, malheureusement en numéros isolés (surtoul de 1945) ou en collection incomplètes. On peut citer, entre autres, le Psyçhological Bulletin (1941-1944), et la collection —complète celle-ci — des Psychological Abstracts (1940-1945).
- La 99me Assemblée de la Société suisse de psychiatrie qui s’est tenue en juin 1943 avait été consacrée à Rorschach et. à sa méthode de psycho-diagnostic, sous la présidence du prof. Sleck, avec communications de MM. Binder, Kuha, Weber, Zolliker, Tochudin, Biuswenger, Mottes, et une biographie par MlIe Olga Rorschach, de cet homme profondément original, décédé en 1922 dans sa 33rae année, peu après la mise au point de sa méthode.
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- s
- — loi —
- Développement de l’orientation professionnelle en Suisse (')
- Le rapport de l’Association suisse pour l’orientation professionnelle et la protection des apprentis pour 1944 signale plusieurs initiatives nouvelles prises par les cantons. Par exemple, dans le canton de Zurich, l’Office cantonal des mineurs a organisé l’orientation professionnelle des élèves des écoles supérieures. Un conseiller de profession qui exerce ses fonctions à litre accessoire s’occupe des élèves qui, pour une raison ou l’autre, ont quelque peine à suivre. Les premiers résultats sont tout à fait satisfaisants ; ils montrent que par une orientation sérieuse on peut diriger un bon nombre de ces élèves vers des professions qui ne nécessitent pas d’études supérieures et qui répondent à leurs goûts et à leurs aptitudes. D’autre part, l’Office des mineurs projette une extension progressive de l’orientation professionnelle dans les districts. Voici comment il prévoit la division du travail : quelques fonctionnaires des offices des mineurs de district s’occuperont plus spécialement des tâches d’assistance, tandis que d’autres se verront attribuer les lâches de prévoyance et en particulier l’orientation professionnelle. D’autre part, l’Office d’orientation professionnelle de la ville de Lucerne a été réorganisé et notablement agrandi. Le Conseil .d’Etat a publié un décret cantonal qui donne à cette activité une base solide et qui tire profit des bonnes expériences faites jusqu’ici. Une initiative particulièrement digne d’intérêt est celle de l’Office cantonal, tendant à la création d’un réseau de collaborateurs de confiance dans les communes, en complémenl aux offices des. districts.
- Psychologie et orientation professionnelle en Nouvelle Zélande (*)
- En juillet 1943, un psychologue professionnel a été nommé au Centre d’orientation professionnelle de Christchurch pour diriger la section de psychologie de ce centre. Il exerçait auparavant ceLle activité à titre non officiel au Département de l’Education d’Univer-sity College. Maintenant, que la fonction de psychologue a été reconnue officiellement, on espère que la nouvelle clinique deviendra un centre de formation et que le travail psychologique pourra êlre entrepris sur une échelle beaucoup plus vaste dans toute la Nouvelle-Zélande. Le rapport sur l’activité déployée pendant la première année révèle que trois genres de services sont disponibles : 1° service d’examen complet, impliquant la réunion d’un grand nombre de données préliminaires, des tests collectifs et individuels, des entretiens, un rapport écrit sur chaque cas et un travail d’observation suivi exécuté par le personnel du Centre ou le Service de Protection de l’Enfance ; 2° service de tests rapides, consistant en un nombre restreint de tests, ou même, en un seul, avec ou sans entretien avec le psychologue. On l’applique à des cas parti-culiers, pour un but bien défini, soit sur la demande de l’orienteur professionel qui s’était; occupé du cas, soit sur celle dü patron ; 3° un service destiné à suivre les cas soumis à un examen psychologique.
- (i) Bulletin du Bureau International d’Education (Genèxe, 1er trimestre 1945).
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- DÉCRETS ET RENSEIGNEMENTS INTÉRESSANT L O. P.
- Un arrêté en date du 26 mai 1945 relatif aux salaires dans les industries des carrières et matériaux donne la classification des différents métiers et emplois de ces industries.
- I. — Marbre, pierre, granit et lave.
- II. — Marbrerie • funéraire.
- IÏI. — Matériaux de viabilité, matériaux de ballastage et d’empierrement, pavés et bordures.
- IV. — Sables, graviers et cailloux provenant d’alluvions fluviales.
- V. — Sables industriels.
- VI. — Produits divers : meulières, meule, ocres et ponce.
- VII. — Produits en béton.
- VIII. —.Liants’ hydrauliques et produits assimilés.
- IX. — Céramique. /
- X. — Négoce des matériaux de construction.
- (Journal Officiel du 14 juin 1945).
- i *
- * *
- Un arrêté en date du 17 mai 1945 relatif aux salaires dans les industries du verre
- donne la classification des différents métiers et emplpis de ces.industries.
- I. — Verre creux mécanique.
- II. — Verre à la main et fabrication mixte.
- III. — Verre travaillé au chalumeau.
- IV. — Verre silice.
- V. — Verre plat,
- VI. — Fibre de verre.
- VII. — Dépôts des manufactures.
- VIII. — Façonnage du. verre.
- IX. — Impression sur verre.
- X. — Verres de sécurité.
- XL — Petite miroiterie.
- XII. — Miroiterie.
- XIII. — Vitrerie.
- XIV. — Négoce du verre à vitre.
- XV. — Vit raillisle.
- ' (Journal Officiel du 2 juin 1945).
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- Un arrêté en date du 4 mai 1945 relatif au régime des salaires dans les établissements ressortissant aux industries des cuirs et peaux donne la classification des différents métiers et emplois de ces industries.
- I. — Pelleteries.
- II. — Couperies de poils.
- III. — Cuirs et peaux bruts.
- IV. — Tannerie, mégisseri.e*.,corroirie, courroies et cuirs indus-
- triels.
- V. — Equipement militaire.
- VI. — Classe, sellerie, articles en cuir, toile et syndernes.
- VI bis. — Fabrication des articles d’écoliers et similaires (type grande série) en similis et syndernes.
- VII. — Articles de voyage.
- VIII. — Maroquinerie (sacs de dame, petite maroquinerie).
- IX. — Chaussure.
- IX bis Pantoufle.
- IX ter — Galoche.
- X. — Ganterie.
- XI. — Ceinlures et bretelles.
- XII. — Fabrication du ballon.
- (Journal Officiel du 14 juin 1945).
- i *
- * *
- Un arrêté en date du 4 mai 1945 relatif aux salaires dans les industries du bois donne la classification des différents emplois de ces industries.
- I. — Scieries fixes partant de la grume.
- II. — Emballages et crisseriés.
- III. — Contreplaqués. s
- IV. — Chantiers de bois et scieries mécaniques à façon.
- V. — Tranchage et déroulage du bois.
- VI — Ameublement (Ebénisterie, billard, marqueterie, tapisserie-encadrement, literie, poseurs de lapis, machinistes). VII. — Pianos, orgues', harmoniums.
- VIII. — Tonnellerie.
- (Journal Officiel du 19 juin 1945).
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- LIVRES ENTRÉS A LA BIBLIOTHÈQUE
- Pierre Laroque. — Les rapports entre patrons et ouoriers, 430 p. (Editions. Montaigne),
- Hyacinthe Dubreuil. — A chacun sa chance, 324 p. (Bernard Grasset).
- André Marchai. — Economie politique et technique statistique, 277 p. (Librairie générale de Droit et de Jutisprudence).
- Bertrand Nogaro. — Cours d'économie politique, 459 p. (Editions Domat-Montchrestien).
- Daniel Parker. — Le respect de la Dignité humaine et l'Immoralité, 62 p. (Editions Familiales de France).
- Annuaire statistique abrégé, 234 p. (Imprimerie Nationale).
- Henri Wallon. — Les origines de la pensée chez l'enfant. Tome I, « Les Moyens intellectuels », 307 p. — Tome II, « Les tâches intellectuelles», 449 p. (Presses Universitaires de France).
- Yves Mainguy. — Problèmes du Travail, 167 p. (Editions Domat-Montchrestien).
- M. Huber, H. Bunle, F. Boverat. — La population de la France. Son évolution et ses perspectives (2me édition, grand in-8° de 272 p. orné de 71 graphiques. — Hachette éditeur).
- Ce livre se compose de deux parties distinctes.
- Dans la première partie, MM. Huber et Bunle étudient en n’exposant que des faits précis :
- 1° Le mouvement de la population (la population de la France d’après les recensements, la comparaison avec celle des autres pays, la répartition géographique de cette population et sa composition) ;
- 2° Le mouvement de la population (statistiques de l’état civil, mariages, divorces, natalité, mortalité, émigration et immigration).
- Dans la seconde partie, M. Boverat expose les causes des. variations de cette population et les moyens d’y remédier.
- Une préface de A. Landry commence l’ouvrage.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE (312-318)
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- SERVICES DE L'INSTITUT
- Tél. Odéon 52-46
- SECRÉTA RI A T GÉNÉRA L ET CENTRE DE DOCUMENTATION
- Chef de Service : MUe G. Chauffard.
- CENTRE lïORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Chef de Service : Mlle Nepveu.
- CENTRE DE RECHERCHE DES TESTS
- Chef de Service : Mme Henri Piéron.
- *
- * *
- Le Secrétariat et l'Office de Documentation sont ouverts chaque jour, non fériés, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
- La Secrétaire générale reçoit le lundi et le jeudi de 16 h. 30 à 18 heures et sur rendez-vous.
- La Bibliothèque est ouverle chaque jour, non férié, de 14 heures à 18 heures.
- * '
- * *
- Pour les consultations d’Orienlation professionnelle, adresser une demande de rendez-vous au Chef du Centre d’Orientation Professionnelle.
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- SOMMAIRE
- 1. — Henri Piéron : La Notion d’hétérogénéité normale des aptitudes
- II. — Yves Galifret : Examen d'un aspect du comportement moteur.
- Le Trémomètre.................................. ... 76
- III. — Notes et Documents : The Right Soldier in tlie rigt job. — Le
- Test de Rorschach.— Adaptation militaire des anciens garçons difficiles. — Tests non verbaux d’intelligence. — De la variabi-lilé des notations. — Le Rôle de la vitamine C dans la capacité de travail. — Aptitude et exercices précoces chez le chirurgien.
- — L’Orientation professionnelle des enfants cardiaques ...... 84
- IV. — Petites monographies Le Potier, par Mme Montier.. ........... 90
- I
- V. — Revue des Revues rétrospectives .......................... 96
- VI. — Informations.............................................. 100
- VII. — Décrets et renseignements intéres ant l’O. P. ........... 102
- VIII. — Livres entrés à la bibliothèque .......................... 104
- Bulletin de l’Iiislilul National d’Elude du Travail et d'Orientalion Professionnelle
- rédacteur en chef : Mme Henri PIÉRON secrétaire de la rédaction : M1U Irène LÉZINE
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- 225 tr.
- Pour la P rance.. 150 fr. \ Pour V Etrange!
- Prix du numéro : SS francs
- Prière d’adresser[le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut
- PARIS C/C 1444-79
- Les Abonnes nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- Le Gérant : Paul Arjo.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLIAIRE Dépôt légal 1915. 2e trimestre. — N° d’ordre 42.
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- r SÉRIE. — lre ANNÉE
- N° 7-8
- JUILLET-AOUT 1945
- BULLETIN
- DE
- L'INSTITUT NATIONAL
- dÉTUDE du TRAVAIL
- ET
- d ORI entation
- PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- 41, Rue Gay-Luxac, 41 PARIS
- TOUS DROITS RÉSERVES
- p.n.n. - vue 120/234
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- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- Institut National d Étude du Travail et d Orientation Professionnelle
- DIRECTEUR DÉLÉGUÉ
- M. Henri Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, président de laJSection des Sciences Naturelles de l’École Pratique des Hautes Études.
- COMITÉ DIRECTEUR
- Le Directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- Le Directeur délégué.
- M. R. Faillie, chargé de cours au Conservatoire National des Arts et Métiers.
- M. H. Laugier, professeur à la Sorbonne, directeur général des Relations culturelles au Ministère des Affaires Etrangères.
- M. P. Pouillot, inspecteur général honoraire du Travail.
- M. H. Wallon, professeur au Collège de France.
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- 2e Série. lr* Année
- N° 7-8
- Juillet-Août 1945
- Bulletin de l’Institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- ORIENTATION ET SÉLECTION PROFESSIONNELLE DANS LA MAÇONNERIE
- par
- MM. LE BARON et G. SAINT-MARTIN
- Médecins-Conseils
- de la Fédération parisienne du Bâtiment et des Travaux Publics
- Il convient de déduire les aptitudes à la profession de la double étude préalable qui doit servir de base à celle-ci : 1° Etude technique de la nature du travail et des conditions de son exercice ; 2° Etude médicale des accidents de travail, des maladies professionnelles et des maladies du travail.
- Nous aurons à envisager ailleurs ces éléments essentiels dont nous allons dès maintenant tirer ici des enseignements pratiques pour l’apprentissage et l’embauche. Rappelons d’abord les caractéristiques du métier de maçon :
- 1° Métier manuel exigeant effort sérieux et lourds portages, métier de force.
- Il faut remarquer cependant que les progrès de la technique épargnent aux maçons modernes beaucoup d’efforts pénibles que jadis l’ouvrier devait accomplir avec ses bras et que les machines (élévatrices en particulier) exécutent maintenant à sa place ; l’exténuant travail du treuil et le portage à l’oiseau n’existent plus guère en pratique. Il ne faut pas oublier cependant que la machinerie existe surtout sur les chantiers neufs et n’est pas à la disposition de l’ouvrier dans les travaux d’entretien qui représentent 35 °/0 des oeuvres de la maçonnerie.
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- 2° Ce métier manuel comporte cependant des cléments intellectuels toujours utiles au bon ouvrier, indispensables pour atteindre les grades de maître-compagnon et de chef de chantier : les uns comprennent l’instruction générale et les connaissances techniques, les autres représentent le facteur intellectuel personnel.
- 3° Le métier s’exerce debout avec fréquents déplacements dans un espace restreint et obligation de se pencher souvent vers le sol.
- 4° Il s’exerce en plein air, exposant aux intempéries (froid, vent, pluie, humidité) et aux refroidissements.
- 5° Très souvent le maçon travaille en l’air (échelles, tranchées, échafaudages) et dans un espace étroit et encombré.
- 6° L’atmosphère du travail est surchargée de poussières pierreuses. Parmi les matériaux manipulés, aucun n’est toxique, mais plusieurs sont irritants (peau, yeux, voies respiratoires supérieures) ainsi que le contact de l’eau.
- 7° Le travail se fait en équipes.
- 8° La profession met l’ouvrier en rapport avec la collectivité, d’une part avec les camarades de travail, maçons, terrassiers, menuisiers, parqueleurs, peintres, charpentiers, serruriers, d’autre part, avec les architectes, entrepreneurs (chantiers neufs) et le public (travaux de réparation et d’entretien).
- D’après ces caractéristiques essentielles, nous allons envisager les aptitudes à la profession : elles sont d’ordre physique, physiologique, intellectuel et mental, les unes indispensables à exiger, les autres plus ou moins utiles à souhaiter — et les contre-indications qui en sont le corollaire, transitoires ou définitives, relatives ou absolues.
- Nous aurons surtout,en vue ici la question de l’orientation professionnelle. En effet, pour la sélection, les éléments d'appréciation sont les mêmes, mais doivent jouer de façon moins absolue ; parfois ils comportent un changement de métier (amputation) et exigent de ce fait un reclassement radical, mais, plus souvent, une nouvelle utilisation dans la profession suffit : changement de spécialisation ou de poste de travail (magasinier, emploi au sol) ; indiquons à ce propos l’emploi comme garçons, de compagnons un peu âgés dont le travail regagne en précision et qualité ce que peut lui faire perdre un relatif défaut d’activité.
- Précisons bien ici que nous aurons en vue, dans tout ce chapitre, la formation ou le perfectionnement des compagnons, foutes les aptitudes et qualités que nous allons envisager sont
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- celles des ouvriers qualifiés et non celles des manœuvres de la maçonnerie. C’est justement en ne permettant pas de les exiger lors de la sélection à l’apprentissage et à l’embauche, que les difficultés de recrutement dans la profession ont fâcheusement multiplié les manœuvres plus ou moins spécialisés, qui ne sauraient, même par le nombre, remplacer la qualité des ouvriers réellement formés à la technique du métier par un apprentissage rigoureux. De même ce sont des ouvriers complets dont nous parlerons, laissant à plus tard la spécialisation. Tous les chefs d’entreprise sont d’accord pour conseiller à un futur apprenti une formation générale préalable estimant qu’une spécialisation trop précoce laisse de fâcheuses lacunes et expose dangereusement au chômage, « un spécialiste n’est qu’une partie d’un bon ouvrier ».
- Nous allons envisager l’examen des futurs apprentis maçons selon le plan.de l’orientation professionnelle, examen complet, méthodique et précis qui doit faire la somme équitable des aptitudes du sujet.
- Nous citerons, à ce propos, l’excellent ouvrage de notre regretté maître Julien Fontègne : L'Orientation vrofessionnelle et l'apprentissage dans les métiers de la maçonnerie (1933), auquel nous ferons d’importants emprunts.
- Aptitudes Physiques
- Cette partie de l’examen est d’ordre médical. Il faut examiner chaque système et appareil organiques.
- Il convient d’envisager Vétai complet des sujets dont l’aspect général fait des bien portants, capables de travail. Il est évident que l’examen systématique peut déceler des affections actives e* évolutives (tuberculose pulmonaire, rhumatisme cardiaque évolutif, hémopathies, mal de Pott) qui interdisent non seulement tous les métiers manuels, mais aussi tout travail. Insistons ici sur l’intérêt de cette recherche systématique chez les chômeurs dont la longue inactivité peut permettre, à tort, un aspect de bonne santé : témoin le cimentier, cité par Perrin, présentant à la reprise du travail après un long chômage, une hémoptysie abondante, témoin tardif et brutal d’une tuberculose étendue méconnue.
- La découverte d’un défaut ou d’une affection comportera d’abord, avant toute conclusion d’ordre professionnel, la précision de sa curabilité possible, constituant seulement un retard â l’entrée en apprentissage, ou au contraire l’estimation de son caractère définitif, chronique, évolutif ou récidivant, formant une contre-indication.
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- L’examen biométrique constitue le premier stade de l’examen et comporte tout d’abord la précision des mesures anthropométriques.
- Une taille moyenne et une corpulence également moyenne sont souhaitables. Fontègne indique la taille de 1 m. 65 à 1 m. 70 avec prédilection pour le sujet pas trop gros ; en effet les sujets trop grands et trop gros se fatigueront davantage en se baissant fréquemment pour prendre le mortier et le plâtre ; il est évident que la sveltesse rend plus faciles les fréquents déplacements aux échelles et sur les échafaudages. Par contre la grande envergure a un certain intérêt pour faciliter les travaux. Il en sera de même d’un bon développement thoracique et d'une puissante et facile respiration. Donc le périmètre thoracique, le chiffre de la carrure, l’épreuve spirométrique sont des mesures importantes à prendre avec le plus grand soin. Mais n’oublions pas que le métier musculaire et de plein air, aura, sur ce point une influence très favorable de développement.
- Si nous voulons envisager le point de vue des types morphologiques, nous dirons que les types musculaires et respiratoires sont souhaitables pour la profession à l’opposé des types cérébral et digestif ; il en est de même des types normolignes, brévilignes sthéniques et longilignes sthéniques, par opposition aux brévilignes et longilignes asthéniques.
- La comparaison des diverses mesures biométriques nous amène à parler des indices de robustesse. Le classique coefficient de PL gnet ( — P + p) est plutôt un indice de corpulence. Les indices de Ruffier et Vervaeck comportent des calculs compliqués. Nous préférons le profil d’Eck-Nadiras (1). Ces auteurs ont dressé un barême, indiquant les chiffres estimés normaux, selon un grand nombre de sujets, en tenant compte du poids, de la taille et du périmètre thoracique pris au repos et au niveau axillaire. Il suffit de reporter ces trois chiffres sur une grille semblable en blanc pour avoir le profil du sujet : l’idéal est donc une ligne verticale. La même grille avec plusieurs profils aux différents âges permet de juger de la croissance des apprentis.
- Nous indiquons ici la grille type et divers profils à titre d exemples : (1) au sujet bien proportionné — (2) sujet grand et malingre — (3) sujet gros et bedonnant — (4) croissance déplorable — (5) croissance satisfaisante.
- (1) Le Médecin d’Usine, Janvier 1942.
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- 8 j 9
- PROFIL N" 1
- P. Th. Ax.
- PROFIL N' 2
- P. Th. Ax.
- PROFIL N- 3 >
- P. Th. Ax.
- PROFIL Ni 4
- P. Th. Ax.
- PROFIL N" 5
- LE PROFIL d’eCK-NADIRAS
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
- U!) 150 133 156 139 162 165 168 171 174 177 180 483 186
- l'aille et à à à à à à à à à à à à el
- moins 452 155 158 161 164 167 -170 173 176 179 182 4 85 plus
- 38 3!) 42 46 51 55 60 64 69 7 4 78 83 87 92
- Poids et à à à à à à à à à à à à et
- moins 41 4o o0 54 59 63 68 73 l l 82 8H 91 plus
- Périmètre 72 73 77 '80 84 87 91 94 98 102 105 109 4 42 1U
- thoracique et à à à à à à à à à à à à et
- axillaire moins 76 79 83 86 90 93 97 101 404 408 in 114 plus
- En somme, le genre de travaux qu’exige la maçonnerie demande une constitution robuste, pour réaliser les efforts nécessaires et résister aux intempéries (Fontègne). Toutefois, nous sommes d’accord avec cet auteur pour dire qu'il n’est pas besoin de force physique nu-dessus de la moyenne pour commencer l’apprentis-
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- sage. Nous devons du reste souligner que la diversité ides travaux constitue une excellente gymnastique de tous les muscles du corps. Citons ici, avec Fontègne, ces paroles de M. Laurent Quillery, président de la Chambre syndicale de la maçonnerie : « Aucune nécessité n’impose des qualités de force et d’éndurance spéciales pour exercer le métier de maçon. Nous observons tous les jours, des enfants venus à nous, pour apprendre le métier, d’aspect sinon débile, mais plutôt délicat, et qui sont devenus avec le temps et le travail en plein air, de beaux petits gars souples, agiles et pleins de santé. » C’est qu’en effet, les efforts physiques ne sont nécessaires qu’à certains moments, assez rares ; ils ne représentent guère plus d’un vingtième du temps consacré au travail, soit 25 minutes par jour. (Fontègne) (1).
- Ainsi la force musculaire — qu’on peut mesurer aux divers dynamomètres — sera d’excellente augure pour nos futurs apprentis, mais l’insuffisance musculaire ne sera plus une contre-indication absolue, sauf degré extrême.
- La musculature abdominale sera examinée avec soin ; certes les hernies sont des affections curables et dont les futurs apprentis devront se débarrasser, mais la plus importante est la valeur de la paroi elle-même dont la faiblesse générale pourrait faire craindre récidive de hernie et éventration. Il faut évidemment en tenir compte, mais là encore d’excellentes modifications sont probables du seul fait du métier.
- U examen du système osseux doit se faire en même temps que l’examen de la valeur musculaire. Nous savons quels dangers de déformation faisait jadis courir aux adolescents, l’exercice, ni dosé, ni surveillé d’un travail d’adulte ; c’est, pourquoi on déconseillait, par principe, le métier aux sujets prédisposés aux déviations osseuses, vertébrales surtout. Il n’en est plus tout à fait de même aujourd’hui.
- Il est certain que la fragilité osseuse, congénitale ou acquise, est une contre-indication, que les ostéopathies actives ou résiduelles avec possibilité de réveil en constituent une autre : scolioses douloureuses avec lésions radiologiques des vertèbres (corps ou apophyses) cyphoscolioses accentuées avec déformations douloureuses et évolutives, lésions pottiques trop récemment guéries quoique en bonne position et conservant la souplesse du rachis, ostéomyélite chronique et fractures mal consolidées des membres, pied plat valgus douloureux accentué. Il en est de même de lésions, de causes diverses, fixées mais laissant
- (1) Par contre, le machinisme peut aussi permettre une accélération du rythme et sur certains chantiers, à travail très poussé, intensifié, l’effort physique de l’ouvrier reste considérable.
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- une déformation définitive de la charpente osseuse qui compromet la stabilité du sujet, gêne, limite ou dévie son effort : gibbosité fixée importante, raideur du rachis, ankylosé d’une articulation ou déviation d’un membre, amputation d'un membre, mutilation de main (manque de prise). En effet, le maçon doit être particulièrement libre dans sa marche, ses mouvements et ses gestes.
- Par contre, un scoliose d’attitude, souple et réductible est compatible avec l'apprentissage, la gymnastique professionnelle sera même une correctrice naturelle. Les déformations rachitiques du thorax ou des membres, fixées mais légères et ne compromettant pas le fonctionnement cardio-pulmonaire ni la mobilité du sujet, permettent l’exercice de la profession, ainsi qu’un début de tar-salgie des adolescents à condition que celte affection soit sans retard soignée et corrigée.
- L'appareil respiratoire comporte un intérêt particulier. La respiration doit être facile et les voies respiratoires supérieures' libres et saines pour résister à l’action irritante des poussières. L’épreuve de perméabilité nasale de Rosenthal précisera le premier point, la fréquence des rhino-pharyngites et laryngo-tra-chéites, le second ; d’ailleurs un examen de spécialiste pourra déceler une cause locale curable ou au contraire un défaut définitif laissant présager une irritabilité et une fragilité irrémédiables que l’exercice du métier aggravera certainement, d’où contre-indication.
- L’intégrité des bronches et des poumons est d’importance dans un métiers exposé aux intempéries : bronchite chronique, emphysème, asthme, dilatation bronchique constituent des contre-indications, ainsi que l’existence dans les antécédents de tuberculose pulmonaire même guérie et fibreuse et de pleurésie sérofibrineuse dont la reprise et l’évolution sont toujours à craindre dans les métiers exposés aux refroidissements.
- Pour les mêmes raisons et à cause des efforts nécessaires de la profession, Yintégrité du cœur est absolument nécessaire — seront exclus les sujets porteurs de lésions organiques même bien compensées pour l’instant, les hypertendus jeunes. Pour certains cœurs irritables, l’épreuve de Lian sera d'une grande utilité pour préciser la valeur cardiaque à l’effort.
- Les varices chez les jeunes et même l’ébauche de dilatation seront toujours à rechercher pour éliminer des sujets d’un travail qui comporte station debout permanente et piétinement dans un espace restreint.
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- L’état des -voies digestives est d’intérêt secondaire pour l’orientation, il en garde cependant pour l’avenir de l’apprenti, si on veut bien se souvenir cpie le métier comporte une certaine irrégularité et rapidité des repas, pris près du. chantier (lequel change plus ou moins souvent de place) et d’autre part une certaine facilité à l’alcoolisme souvent inconscient et insoupçonné (poussières).
- Une déficience organique sérieuse chronique comme le diabète, la néphrite chronique, d’origine et de retentissement complexe fera éloigner du métier, les sujets que de telles affections rendraient particulièrement sensibles à l’action du froid et fragiles aux pneumonies aiguës provoquées par les intempéries.
- Il en est de même de la tendance aux rhumatismes, sous toutes ses formes (névralgie, arthralgie, myalgie) que les mêmes conditions de travail viendraient activer et aggraver. De même sera éloigné un sujet jeune ayant déjà présenté une ou plusieurs crises de rhumatisme articulaire aigu, surtout s’il s’est accompagné de localisation d’endocardite.
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- La peau est une des localisations principales des maladies pro-fessionnellës du ciment et de la chaux. Il est donc admis classiquement d’éliminer les sujets à-peau sensible, mais le difficile est de les reconnaître — sans doute un sujet porteur d’un eczéma chronique, à éruption presque permanente avec des poussées aiguës, est une victime toute désignée pour les lésions irritatives des diverses poussières de la maçonnerie. Cependant la pratique montre que certains eczémas ne sont nullement sensibles aux poussières professionnelles et se montrent remarquablement tolérants à ce sujet. Nous savons qu’intervient surtout ici l’élément de la sensibilité individuelle, vis-à-vis d’un ou plusieurs produits du métier : uni ou polyintolérance, qui peut exister chez des sujets indemnes de dermatoses. Aussi a-t-on pu proposer, pour dépister la réceptivité des sujets, l’emploi des épidermo réactions aux divers réactogènes du métier. Mais il s’agit rarement de sensibilité idiosyncrasique mais plutôt de sensibilisation acquise. D’autre part, le plus souvent le sujet est intolérant à un seul ciment et encore sous une seule forme. Ces deux raisons rendent peu pratique l’épreuve systématique des tests cutanés avant l'apprentissage ou embauche. Par contre elle sera de mise chez un ouvrier ayant déjà subi un arrêt de travail du fait d’une dermatose du ciment pour préciser s’il s’agit d’une pyodermite ou d’une dermite par allergie. Si ces examens devaient entrer dans l’usage, les entreprises de maçonnerie devraient posséder des boîtes de réactogènes spéciaux (entraits-métier) et les tests se feraient dans des conditions reproduisant d’aussi près que possible celles du
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- travail (ciment gâché). Mais les épreuves ne seraient concluantes que si tous les produits employés dans l’entreprise, fréquemment ou rarement, étaient ainsi éprouvés.
- L’existence d’acrocyanose indique souvent une certaine fragilité de l’épiderme et de ce fait le sujet sera particulièrement exposé aux crevasses du fait des contacts fréquents avec des matériaux mouillés ou avec l’eau elle-même. Après Darier, Rabeau considère la kérose comme prédisposant aux dermatoses professionnelles.
- Enfin le métier nécessitant le travail en équipes et en contact fréquent avec le public, certaines dermatoses inesthétiques seront des contre-indications ; les lésions répugnantes et défigurantes principalement ; lupus vulgaire, rodons ou érythémateux, noevus vasculaire ou verruqueux étendus.
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- L'état du système nerveux constitue un des points essentiels de l’examen. On sera particulièrement sévère pour en exiger l’intégrité. Il ne s’agit d’ailleurs pas de déceler un grand syndrome neurologique mais bien un déficit léger et discret qui d’une part sera susceptible d’évoluer et de s’aggraver, qui surtout d’autre part sera souvent à l’origine d’une maladresse, d’un faux mouvement, d’une erreur d’appréciation, tous faits éminemment fâcheux dans la maçonnerie.
- L’examen neurologique sera donc précis, complet et minutieux :
- 1° La mobilité. L’étude de la force segmentaire pourra déceler une parésie fruste. L’étude de la marche peut montrer des troubles caractéristiques d’une lésion organique à soigner et qui interdisent une profession qui nécessite une marche facile, souple et infatigable. On recherchera surtout les petits troubles du tonus par l’épreuve de la mobilisation passive en appréciant la résistance physiologique et la limitation des mouvements.
- La recherche systématique des mouvements anormaux permettra de dépister certains troubles peu souhaitables chez les maçons : tremblements, chorée et athétose, convulsion, spasmes et tics, moins inquiétants par eux-mêmes que par le terrain sur lequel ils apparaissent. Mais aussi on s’efforcera de dépister de petites synci-nésies, des doigts surtout, qui traduisent l’exagération de l’automatisme médullaire. C’est là une évidente cause de maladresse qui peut être grave de conséquence .
- A ce point de vue, l’élément, essentiel est représenté par Y épilep-sous toutes ses formes : généralisée, partielle et fruste. C’est L|ne contre indication formelle : accident par chûte, impression sur les camarades et le public, troubles caractériels.
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- 2° L’examen des réflexes peut faire déceler des troubles nerveux sérieux et insoupçonnés.
- 3° L’étude de la sensibilité tiendra compte sans doute des troubles subjectifs (localisation et topographie) mais surtout des troubles objectifs. L’ouvrier manuel est averti par sa sensibilité superficielle (tactile, douloureuse et thermique) du danger de certaines manipulations, et cette même sensibilité doit le guider dans les gestes de son travail, le choix et le placement des matériaux. L’ouvrier sur échaffaudages aura spécialement besoin d’une parfaite sensibilité profonde : le sens des attitudes lui permettra de contrôler l’équilibre de son corps dans toutes ses positions et tous ses mouvements, le sens stéréognostique et la notion de poids sont également nécessaires à un homme qui sur une planche étroite et suspendue à plusieurs mètres du s.ol, reçoit et manipule des objets lourds et encombrants.
- 4° Les fonctions de coordination des actions musculaires sont primordiales. Leur déficience ou ataxie peut porter sur l’attitude (ataxie statique) ou sur les mouvements, (ataxie dynamique). Les conditions d’exercice du métier font facilement comprendre l’intérêt de rechercher les troubles mômes légers de ses fonctions dont ]’origine est médullaire ou cerebelleuse et qui peuvent compromettre Véquilibre et provoquer le vertige.
- On ne saurait donc être trop minutieux en en rechercant plusieurs parmi les nombreux signes d’ataxie fruste : :
- — au repos : signe, de Romberg avec ses diverses modalités.
- — aux mouvements : recherche de l’hypermétrie, asynergie et adiadococinesie, signe de la préhension d’A. Thomas, flexion du tronc en arrière, etc...
- ’ ... > /
- — à la marche, épreuves de Fournier, titubation et feston.
- — troubles de l’écriture, épreuve du trait de Babinski.
- Répétons que l’exploration des fonctions de coordination et
- d’équilibration est essentielle dans l’orientation professionnelle de la maçonnerie. Ici encore il convient de ne pas exagérer la sévérité mais une sélection dans ce sens serait utile à établir et profitable a tous.
- 5° L’étude des troubles trophiques est ici secondaire quoique non négligeable dans certains cas.
- Celle des troubles endocrino-sympathiques ne comporte guère 3ci que des indications indirectes ; caractère impulsif et irritable des sympathicotoniques, obésité hypophisaire, thyroïdienne ou génitale,manisme endocrinien, fatigabilité surrénale et thyroïdienne, ostéopathies parathyroïdiennes.
- Cependant nous signalerons ici le syndrome sur lequel Layani a
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- attiré l’attention aux Journées Internationales de Pathologie du Travail (1937) et auquel il attribue une origne endocrinienne, surtout hypophyso-parathyroïdienne. Il s’agit d’un complexe réunissant : laxité ligamentaire,' hypotonie de presque toute la muscula-l.ire lisse, mauvaise étoffe veineuse, entéroptose, acrocyanose, laxité et fragilité cutanées. L’intérêt de ce syndrome, dans l'apprentissage de tous les métiers manuels, est manifeste.
- Les organes des sens
- Le sens de la. vue et la qualité de la vision méritent là (première place ; nombreux sont les accidents de travail dus à des défauts sur ce point. Avant tout, une bonne acuité visuelle et une bonne perception des. distances et des formes sont nécessaires dans la maçonnerie.
- Disons de suite que le degré des qualités à découvrir à titre d’aptitude et des défauts à envisager comme contre-indication, doivent être appréciés à titre, brut, c’est-à-dire sans correction. En effet le port de verres correcteurs est déconseillé formellement. Le travail au milieu des poussières rend impossible de conserver les verres propres, la projection d’eau ou de mortier, la pluie et la bruine risquent de rendre l’ouvrier pratiquement aveugle ; la chûte de ses lunettes au cours d’un travail en l’air peut avoir les plus grandes conséquences ; un choc, chose fréquente dans le métie.r, en brisant les verres, ajoute une cause de blessure au risque du faux-pas que court déjà l’homme désemparé.
- Donc tous les défauts que seul peut corriger suffisamment le port obligatoire et permanent de lunettes, doivent être considérés comme prohibitifs : myopie, hypermétropie, strabisme et astigmatisme trop prononcés. Ce dernier défaut, ne nuit qu’à certains spécialistes qui ont à réaliser des formes géométriques ; il n’a pas d’inconvénient pour le bardeur, le ficheur ou le jointoyeur.
- L’acuité visuelle brute est donc la qualité essentielle à préciser, mais elle n’est pas exigée considérable. Dès 1895, Truc classait la niaçonnerie dans les professions (catégorie II) réclamant une acuité au moins égale à 0,9 pour un œil et 0,4 pour l’autre. Fonte-gne en 1922 exigeait, des acuités de 0,75 et 0,3. Nous adopterons les idées de Bonnardel qui fixe pour les maçons les chiffres minimum de 0,7 et 0,4. Ces mesures seront effectuées avec soin, en bon éclairage, sur les échelles optométriques classiques (genre Mon-noyer) regardées à 5 mètres .
- La question de l’étendue du champ visuel n’est pas sans intérêt dans une profession où l’attention visuelle de l’ouvrier a intérêt à embrasser le plus d’espace possible. On sait quelle fonction
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- cTavertissement joue ici la vision périphérique : échaffaudage, pom ires, embarras de matériaux, menace de chûte d’outils, place des compagnons, etc. On la mesure avec un périmètre ou plus grossièrement aux mouvement de la main fixée par l’œil immobile.
- L’appréciation des distances, des reliefs et des formes est, nous 1 avons dit, d’intérêt essentiel dans la profession. Or, dans cette perception, le rôle principal échoit à la vision binoculaire. C’est dire que les borgnes, (anatomiques ou fonctionnels) seront exclus de la maçonnerie. Outre le danger que leur ferait courir ce défaut de vision stéréoscopique, et la gêne qu’apporterait au travail la mauvaise appréciation des formes et reliefs, il faut savoir que les borgnes ont une diminution du champ visuel et une fatigue visuelle plus rapide. De plus, un éclat de pierre, une parcelle de chaux, une projection quelconque traumatisante risque de rendre temporairement ou définitivement 1e sujet réellement aveugle.
- C’est en fonction de la coordination binoculalire que doivent être appréciés une instabilité ou hétérophorie et un strabisme soit concomitant avec neutralisation, soit paralytique avec diplopie. Le premier strabisme sera jugé sur la vie de réfraction causale, le second comporte une. contre indication formelle.
- La vision des couleurs a moins d’importance. Elle est étudiée au moyen des atlas d’Ischiara et de Polak. Le Daltonisme n’est une contre indication que pour le métier de briqueteur dans les motifs décoratifs où se combinent des briques de diverses 'couleurs, pour celui de jointoyeur, chargé du ravalement de monuments de couleurs différentes (Fontègne) et pour celui de stucateur.
- Ce que nous avons dit, à propos de. la peau, sur les risques d’irritation par les poussières pierreuses irritantes et traumatisantes fait facilement comprendre les conjonctivites, dacryocystites et blépharites chroniques rendent peu souhaitable le métier de maçon.
- Enfin, nous relevons dans les études de Fontègne que les auteurs suisses Carrard et Heller (de Zurich) ont souligné le rôle joué par la mobilité dé l’œil dans les deux opérations de viser et de plomber. Ils ont décrit (1) une série d’exercices systématiques conduisant l'œil à pouvoir, la tête e,t le haut du corps restant absolument immobiles, se déplacer sans, peine verticalement et. horizontalement.
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- Le sens de Vouie a une importance égale. La surdité et. même la demi surdité sont contre indications absolues. L’audition doit être bonne en raison des travaux commandés à la voix ou au son. C’est
- (1) L’apprenti maçon (Société suisse des Entrepreneurs).
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- ainsi que dans le déplacement de pièces lourdes par plusieurs hommes devant travailler ensemble et exécuter en même temps les mêmes gestes, on observe des accidents dus au fait, qu’un ouvrier n’a pas entendu le signal de la manœuvre. De même il peut se produire des ruptures d’échaffaudage, des. chûtes de matériaux qui exposent à de graves accidents l’ouvrier qui n’aura pas perçu à temps l’avertissement donné. Des accidents de voies ferrées de chantier sont imputables a des troubles de l’audition. Ajoutons que c’est parfois à l’oreille que le maçon apprécie la qualité d’une pierre ou d’une brique (la bonne brique a un son clair).
- L’acuité auditive sera étudiée avec un audiomètre ou plus simplement avec les épreuves de la montre et de la voix chuchotée.
- La recherche du vertige est essentielle. On interrogera avec soin le sujet et on recherchera l’existence d’otite chronique qui peut être à l’origine de ce trouble. La meilleure épreuve consiste à faire monter le sujet, sur un pont aérien suspendu à une hauteur de plusieurs mètres. Les épreuves du vertige labyrinthique sont du domaine du spécialiste.
- Le sens du Goût et de Vodoral ne présentent aucune importance.
- Reste le sens du toucher. — C’est un sens secondaire, cependant il doit intervenir pour l’appréciation des formes, principalement dans le travail du limousinant, du cimentier et de l’appareilleur. Le maçon doit également savoir apprécier à la main les variations de poids, de résistance des matériaux, et nous savons que c’est à la main prolongée d’une truelle que l’ouvrier juge de la consistance de son plâtre.
- Nous parlerons ici, bien qu’il s’agisse plutôt d’un élément ostéo-musculaire, des. qualités qu’on demande aux mains du maçon. Reproduisons ici l’excellente étude de Fontègne. Il n’y a pas d’avantage net à ce qu’elles soient grandes, mais il y en a à ce qu’elles soient fortes et souples. Du moment qu’elles peuvent saisir solidement le manche de l’outil (ce qui n’exige pas. de grandes mains) le métier peut être exercé de façon satisfaisante. Quant à la souplesse, si elle n’existe déjà, elle s’acquiert vite par l’exercice. On connaît les méthodes d’entrainement de la Société suisse des Entrepreneurs (L’apprenti maçon) :
- 1° Agitation de la main pour délier les articulaltions.
- 2° Exercice de la barre : on saisit, des deux mains une barre d’environ 35 cm. de longueur, par chacune de ses extrémités, la paume des mains dirigée vers le haut. On retourne ensuite, d’abord une main, puis l’autre, puis les deux ensembles, jusqu’à ce que les coudes arrivent à l’extérieur et que les mains se soient retournées de 360° de l’intérieur vers l’extérieur, les bras devant à la fin du mouvement être tendus en avant.
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- 3° Le maniement de la truelle normale avec la main droite, puis avec la main gauche.
- i° Les exercices des doigts nécessaires pour l’application des enduits et dont le but est de rendre indépendants les uns des autres l’auriculaire et l’annulaire d’une part, le médius et L’index d’autre part.
- Cette acquisition expérimentale de la souplesse des mains corn duit à l’acquisition de l’habileté bimanuelle, ambidextre, qui est de première importance.
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- A cette étude des. organes des sens, joignons une dernière notion. De même que le maçon doit entendre les ordres et les avertisse-ments au milieur des bruits du chantier, de même il doit avoir une voix claire, forte et distincte pour se faire entendre lui-même, ceci sera particulièrement nécessaire pour les ouvriers appelés à devenir maîtres- compagnons, et chefs de chantier. Par contre les défauts de langage et de prononciation gêneront les ouvriers lors des travaux de réparations chez les particuliers.
- Joignons à cette indication sur la voix, la remarque de Fontègne sur le physique agréable qui, joint aux qualités techniques et à la bonne tenue, fera apprécier l’ouvrier dans ses relations constantes avec les propriétaires, les architectes, les entrepreneurs sur les chantiers neufs et le public dans les travaux d’entretien.
- Epreuves physiologiques
- L’examen des caractères physiques du sujet doit se compléter par l’étude de sa physiologie, destinée à déceler les irrégularités de fonctionnement ides divers systèmes de l’organisme humain. Nous avons déjà indiqué quelques épreuves de cet ordre, dans le chapitre précédent : biométrie, spirométirie,, dynamométrie, épreuve de Lian, études de la vision et de l’audition, de la souplesse de la main.
- Il ne nous reste donc à envisager ici que quelques épreuves un peu plus complexes qui permettent de juger les fonctions psycho-nhysiolor/iques et prennent ainsi place dans le cadre de la psy-"hnferhnie. Ce sont des études des fonctions psychomotrices. il en existe plusieurs, dont l’importance pour la maçonnerie est bien différente.
- 1. — La première, qui est de grand intérêt, est l'étude de la fatigabilité. La résistance à la fatigue est d’ordre à la -fois physique e' psychique Reproduisons d’abord une excellente étude de Perrin, à ce sujet.
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- La façon la plus simple d’étudier la fatigabilité physique est donnée par YErgograplie de Mosso. Elle consiste à enregistrer la conlraction d’un muscle qui soulève un poids de valeur fixe et à répéter cet enregistrement jusqu’à épuisement. On obtient ainsi une courbe dessinée par les sommets de chaque conlraction et qui baisse progressivement, la forme de la courbe est particulière à chaque individu et toujours semblable à elle-même.
- II. est néanmoins possible de reconnaître trois types principaux :
- 1. — Les sujets chez qui l’intensité de la contraction musculaire est moyenne et dont la courbe dessine un plateau qui s’infléchit progressivement, c’est le type le plus courant.
- 2. — Le sujet à force musculaire intense mais vite épuisée et dont la courbe de fatigue, dans sa dernière partie, descend très rapidement.
- 3. — Enfin les sujets dont la force musculaire est faible mais qui apparaissent infatigables et chez lesquels il faut attendre très longtemps l’abaissement de la courbe qui dénote l’apparition de la fatigue musculaire.
- Du point de vue de l’orientation professionnelle (valeur du travail et prévention des accidents) ces types de fatigabilité sont intéressants à connaître. Le premier type est le plus apte au travail manuel. Les sujets du second type, par contre, risquent d’être mal utilisés, car forts mais fatigables : employés à des postes pénibles, que semble justifier leur apparence, ils peuvent accuser rapidement une dépression rapide et violente, génératrice d'accidents et de mauvais rendement. En effet toutes les fonctions psychomotrices sensorielles, ainsi que l’attention, sont affectées par la fatigue et dangereusement perturbées par le surmenage. Les ouvriers du troisième type seront utilisés à des travaux en rapport avec leur peu de force, mais leur infatigabilité les met à l’abri des défaillances. (Perrin).
- Le dynamomètre de Charles Henry permet une excellente épreuve puisqu'il mesure à la fois, la force, la fatigabilité et Ja ténacité : la force par la hauteur de l’ascension de la colonne de mercure, la fatigabilité et la ténacité par la durée et la qualité de l’effort réalisé pour maintenir cette colonne à une hauteur moyenne (c’est l’indice de ténacité).
- IL ___ Seconde étude psychomotrice : Le temps dô réaction.
- Elle est d’importance primordiale dans la profession. Le temps de réaction désigne le laps de temps qui s’écoule entre une exci-
- (1) Le réflexe est une réponse automatique d’un groupe neuro-musculaire à une excitation. La réaction est une réponse consciente à une excitation sensorielle, c’est l’aptitude à recevoir une excitation, à l’interpréter intellectuellement et à lui donner une réponse neuro-musculaire adéquate.
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- lation sensorielle et sa réponse manifestée par un signe quelconque, par un geste par exemple.
- Il se mesure au moyen du chronoscopc de d’Arsonval ou de c.hronoploscope de Pieron. On mesure le temps qui sépare le signal donné (auditif ou visuel) et l’exécution du mouvement commandé par celui-ci.
- Le résultat s apprécie en rapidité et en régularité, degré de constance du temps de réaction au cours d'une trentaine d’épreuves successives.
- Il n’est guère besoin de souligner l’intérêt de cette épreuve dans une profession où l’attention vigilante de l’ouvrier doit être aidée d’une grande rapidité de perception et de réaction de défense (la rupture d’échaffaudage, chute de matériel ou de matériaux, écroulement de murs, etc...) C’est donc une épreuve essentielle pour ia prévention des accidents de travail.
- III. — Troisième élément des épreuves psychomotrices : l'Habileté manuelle est également importante en pratique. Elle repose sur la cpordination des gestes, ce qui implique leur rapidité, leur précision, leur régularité, leur rythme ; on a appelé stabilité motrice (Grenier) la façon dont l’ouvrier mesure ses gestes. L’absence de ces qualités constitue la -maladresse. Leur réunion associée au coup d’œil, à la délicatesse du toucher, à la souplesse de la main et des doigts, à la mobilité des phalanges, à la sensibilité cutanée constitue le « tour de main » mélange harmonieux et précieux d’aptitudes physiques et intellectuelles.
- Nous définirons la coordination manuelle ; l’aptitude à tenir et à manier des objets ou éléments d’objets, avec les deux mains dans des conditions telles que chacune des deux mains puisse agir dans des directions et à des vitesses associées eu dissociées par rapport aux directions et vitesses de l’autre main. (Sinoir).
- Parmi les épreuves — ou tests — mis au point pour l’étude de la coordination motrice certains emploient des éléments en partie fixes. La meilleure épreuve de cette catégorie est le test du tourneur : une manivelle dans chaque main commandant des directions différentes. Citons dans la même catégorie d'épreuves, celle de la souricière, celle des rondelles de Pierkovsky, etc...
- Parmi les épreuves qui comportent des éléments entièrement libres, les meilleures sont celles du pliage de carton ou de fil de fer. Avec un carton, selon des lignes en pointillé indiquant les coupures et les pliures, réaliser une boîte, avec des agrafes rux angles — ployer un fil de fer pour reproduire des chiffres ou des lettres au modèle.
- Nous indiquerons enfin, pour dire qu’elles ne doivent pas être envisagées dans la maçonnerie — les épreuves plus poussées qui
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- étudient la dextérité digitale : exemple, le vissage d’écrous, des tests d’Heuyer et Baille. Meme pour ses travaux les plus délicats, on ne saurait exiger de l’apprenti maçon cette aptitude aux fines manipulations.
- En effet, il convient de ne pas exagérer à ce sujet et de ne pas montrer en orientation professionnelle une exigence mal compréhensible dans les actuelles conditions de vie.
- Cependant nous croyons — avec Perrin — que, dans le bâtiment, on se soucie trop peu des qualités psychomotrices, dont certaines professions ont reconnu la nécessité.
- En effet, 12 °/„ des accidents de travail de la corporation sont dus à des chutes d’objets (outils- ou matériaux). Les épreuves de la fatigabilité, du temps de réaction, de la coordination manuelle doivent passer dans la pratique de l’orientation et peut-être de !a
- sélection professionnelle. . .
- {A suivre)
- NOTES ET DOCUMENTS
- Le Rôle social du Médecin de Sanatorium
- La Reçue d’Hygiène Sociale (1) a donné sous la signature de MM. Hazemann et Dussert quelques conseils sur le rôle du médecin de sanatorium en vue de rendre à leurs malades une vie possible et agréable après leur guérison. Nous en extrayons ce fragment.
- Nos conceptions étant d’éviter le retour au lieu même où s’est déclarée la première atteinte de la maladie, nous amènent à rechercher l’orientation vers la vie artisanale et au grand air. Certains milieux ont bien émis quelques doutes sur ces possibilités d’absorption de malades. Celte absorption partielle est à développer à son maximum. Elle peut être plus importante que d’aucuns le supposent. Si la fabrication industrielle et le machinisme sont encore appelés à se développer, les réparations de plus en plus nombreuses à effectuer dans ses domaines dans le milieu rural surtout, sera l’œuvre d’une nuée d’artisans qui graviteront autour des grandes maisons de fabrication tels les mécaniciens campagnards qui se sont déjà multipliés autour de la grande industrie automobile. Il est probable que certains échanges de pièces, certaines mises au point ne seront pas faites à la maison d’origine, les facilités de la vie moderne créeront des possibilités particulières d’exécution. Ce reclassement doit pouvoir se faire autour du chef-lieu de canton, par suite de l’importance même des nécessités économiques, comme l’expérience qui nous intéresse nous le prouve chaque jour davantage et. comme l’un de nous l’indiquait dans une précédente communication. (Revue de la Tuberculose, octobre-décembre 1943). (Postcure. Reclassement des Tuberculeux.)
- (1) Revue d'IIygiène Sociale, 18e année, Nouvelle série, n° 2, février 1945, p. 2i.
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- Le chômage et la misère'sont plus particulièrement à craindre dans les villés où ces anciens malades se replongent, dans une vie besogneuse. La concurrence est intraitable, le marché du travail fiévreux. L’artisanat leur offre une liberté et une maîtrise de leur propre travail, même s’ils sont des compagnons artisans et mieux si, grâce à des prêts à généraliser et augmenter, ils deviennent des maîtres artisans. Le sanatorium est tout naturellement le lieu de préparation à ce reclassement dans un réentraînement qui tienne compte des équivalences, c’est-à-dire de la même profession ou des professions les plus voisines.
- Il a été possible à l’un de nous, dans cet ordre d’idées, de créer des sections sous l’autorité et la surveillance d’un contremaître moniteur. Ce dernier assure la liaison des chefs de section et organise tout particulièrement les horaires. Il apprécie et note les travaux exécutés : 1° section d’élevage (porcs, vaches, lapins, animaux de basse-cour et apiculture) ; 2° section de petits travaux agricoles, jardinage, horticulture, arboriculture; 3° section artisanale, menuiserie, serrurerie, peinture, électricité, plâtrerie, cordonnerie, reliure, vannerie, coiffure, radio, photographié et fabrication de jouets ; 4° section d’administration et d’enseignement, secrétariat médical, comptabilité, dactylographie, enseignement ; 5° section d’hygiène et de désinfection.
- En partie absorbés par l’établissement, en partie absorbés par l’extériéur, ces travailleurs ont permis, grâce à leur rendement, d’assurer une subvention pour le paiement de rééduqués, d’après un barème variant suivant les. arrêtés préfectoraux fixant les salaires régionaux, dans chaque catégorie, diminués de 40 % représentant les avantages en nature assurés par l’établissement, et. de 40 % du fait que le rendement théorique est plus faible que celui d’un ouvrier normal. Cette fixation est le fruit de trois, ans d’expérience. Suivant les horaires, entrecoupés de repos et de traitements, les occupations diverses, une telle organisation constitue une vie bien éloignée de l’ancienne monotonie et de la réputation qu’avaient, il y a bien peu de temps encore, un grand nombre d’établissements.
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- La Graphographie du Dl Malespine et les recherches sur la pression scripturale
- C’est en décembre 1923 que le Dr Emile Malespine publia un opuscule sur le poids de l'écriture, décrivant ses expériences sur l’évaluation de la pression exercée par les scripteurs. Depuis, il s’est occupé d’assurer une inscription des oscillations de cette pression au cours de l’écri,ture, enregistrant un geste particulièrement intéressant. Il a montré que les graphogrammes fournissaient des documents susceptibles de caractériser les individus, et de déceler des. influences telles que celle de ta fatigue (1), en utilisant des caractères de pression moyenne, de variation de pression, de vitesse, puissance, périodicité, rythme.
- (1) Voir E. Malespine. La graphographie : enregistrement graphométriqüe de l’écriture et ses rapports avec la mesure du psychisme. La graphographie et la mesure de la fatigue. « Hygiène Sociale », mai 1944 et décembre 1944.
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- Sous l’influence de la fatigue, après effort, par exemple après une course, Malespine trouve que la pression moyenne est notablement augmentée, sans modification générale du graphogramme, par accroissement d’un état général d’excitation nerveuse, que la vitesse de l'écriture est également accrue, avec un trajet lié davantage, et quelques inégalités de tracé.
- Les modifications se manifesteraient encore après retour à la normale du pouls et de la respiration.
- Il y a là une méthode intéressante et qui, pour le diagnostic caractériel, permet plus de précision objective que la graphologie actuelle en comporte.
- Le D1 2 3' Malespine a poursuivi son travail de façon entièrement indépendante. Mais la méthode a été déjà largement utilisée à l’étranger.
- Binet avait fait quelques tentatives qui n’ont pas donné matière à publication. C’est Kraepelin qui fît construire une balance spéciale, un « Schriftwage », utilisé par nombre de ses élèves, dont les travaux ont paru dans les Psgchologische Arbeiten, conduisant à l’affirmation de caractéristiques individuelles, reconnues par Saudeck dans son Experimentelle Graphologie de 1929, et utilisées pour l’analyse psychiatrique (1).
- Parmi lés travaux plus récents, on peut citer ceux de W. Enke et de H. von Brocken (2). Le premier, élève de Kretschmer, a recherché des caractères des pycniques, des leptosomes et des athlétiques dans les grâphogrammes obtenus avec la balance de Kraepelin, d’après la valeur de la pression (maximale, minimale et moyenne) l’établissement initial et la nature de la courbe (ondulée, aplatie, anguleuse, etc.). Il trouve, par exemple, que l’établissement de la pression est abrupt chez 31,2 % de pycniques et 55,9 % de leptosomes, progressif au contraire chez 56,3 % de pycniques et 21,2 % de leptosomes, et en escalier chez 12,6 % de pycniques, 27,2 % de leptosomes et 6 % d’athlétiques.
- Von Brocken, toujours avec la balance de Kraepelin, a comparé au point de vue de la pression (maxima, minima et moyenne) le geste scriptural de 42 couplés de jumeaux, âgés de 8 à 41 ans. Cette valeur de la pression n’est pas apparue comme un caractère nettement héréditaire, car la parenté ne s’est pas montrée différente chez les monozygotes. et les dizygotes, avec tendance à une pression plus, forte chez un des deux jumeaux, à caractère .dominant socialement. En revanche l’allure du graphogramme serait une caractéristique d’origine franchement héréditaire.
- Un travail anglais, qui a paru pendant la guerre, dont un extrait des Psgchological Abstracts a révélé l’existence, serait indépendant des travaux de l’école allemande ; il est dû à G. R. Pascal (3) qui dé-
- fi) On peut citer les études suivantes :
- A. Gross. — Untersuchungen über die Handschrift Gesunder und Geisteskran-ken ? Ps. A., II. 1899. p. 4-5—586.
- Diehl. — Ueber die Eigenschaften der Schrift bei Gesunden. Id. III, 1901. p. 1-61.
- Lefmann. — Ueber psychomotorische Storungen in Dépréssion zustânden, Id. IV 1904. p. 603 - 668.
- Hirt. — Untersuchungen über der Schreiben und die Schrift, id.. VI, 1914, p. 531-664.
- (2) Willi Enke. — Die Psychomotorik der Konstitutionstypen. « Zeitschrift für Angewandte Psychologie», XXXVI, 1930, p. 237-287. Helmut Von Brocken Untersuchungenen Zwillingen über die quantitativen und qualitativen Merk-malen des Schreibdruck. Id. LVIII, 1940, p. 367-383.
- (3) G.-R. Pascal. — Handwriting pressure : its measurement and significance. Character and Personality, XV, 1943, p. 234-254.
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- •crit son appareil et sa méthode d’enregistrement et utilise trois éléments de diagnostic, la pression moyenne, l’amplitude de la variation et la vitesse. D’après ces éléments, il aurait obtenu des indications. sur l’énergie, l’impulsion et l’expression, comportant une corrélation nette (de 0,81) avec les mêmes, traits évalués directement par trois juges.
- Cet auteur, en reconnaissant le caractère provisoire de ces résultats, préliminaires, en tirerait cependant une conclusion très favorable à la vgleur diagnostique d’une méthode entièrement objective. On 11e peut donc qu’encourager le Dr Malespine à poursuivre dans cette voie ses intéressantes recherches. H. P.
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- Une page oubliée sur l’Orientation professionnelle
- Le Dr Toulouse avait réuni, en 1940, sous le titre « Les conflits intersexuels et sociaux » la série des. articles hebdomadaires qu’il venait de publier dans le Journal et dont le succès avait été retentissant. Un de ses articles avait trait aux concours et il était rempli de remarques judicieuses et de critiques valables aujourd’hui encore sur l’inadaptation des concours professionnels. Nous en citerons, après plus de 40 ans, ce simple passage qui marquait déjà nettement la tâche incombant à une organisation d’orientation professionnelle.
- « Dans tout métier, dans toute profession, il y a des qualilés physiques nécessaires (résistance du corps, finesse des sens, acuité d’attention, champ de la mémoire). Un tapissier qui n’a pas quelque délicaLesse du sens des couleurs et. qui ne sera pas flatté par certaines associations harmoniques, ou, au contraire, choqué par d’autres rapprochements discordants, ne pourra jamais imaginer avec art la décoration d’une pièce. Cet ouvrier ne sera qu’un manœuvre, prendra en dégoût son métier et sera une charge pour la Société qui le paie trop pour un mauvais travail, ou même deviendra un raté livré aux mille tentations mauvaises de la misère et de la jalousie.
- « Un jour viendra où le concours consistera en un examen médico-psychologique dans lequel les aptitudes particulières de chaque individu seront cotées ; et aucun père de famille 11e poussera son enfant vers un métier ou une pr6fession sans l’avoir fait examiner, comme on fait dès maintenant essayer une machine au point de vue de la résistance et de la production.
- « J’ai désiré simplement attirer l’attention sur le système des concours professionnels qui sont des épreuves du moyen âge plutôt que du xxe siècle. Us ne sont pas établis pour faire choisir les plus aptes ; et c’est par de simples hasards que les plus habiles arrivent, de cette manière dans les emplois. Car il n’y a pas suffisamment de relations entre les épreuves d’une part, et, d’autre part, les apiitiides et qualités. que doivent avoir les employés. »
- Ed. Toulouse.
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- A TRAVERS LES REVUES
- Dans le Recueil des Travaux de VInsliiut national d'Hygiène (T. 3, 1944, p. 148-174), les résultats sont donnés d’une enquête sur l’état de nutrition d’un groupe d’adolescentes de la région parisienne pendant l’hiver 1943-1944, montrant une légère amélioration d’efficience (habileté manuelle, force musculaire, etc,) sous l’influence d’une suralimentation pendant trois mois.
- G. Mouriquand et Coisnard (Presse Médicale, 7 juillet 1945, p. 369-370) exposent la signification de leur « lest de récupération chronaxi-que » ; ayant constaté chez le pigeon la baisse rapide et considérable de l’indice chronaxique dans l’excitation galvanique vestibulaire après activité musculaire intense (épreuve du vol), ils ont vérifié que le même fait s’observait chez l’homme, et ont, en suivant la vitesse de récupération de l’indice normal, trouvé que l’entraînement se traduisait nettement et exclusivement par l’accélération de ce retour à la normale, la fatigue antécédente se traduisant au contraire par son
- ralentissement. _
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- Dans la Presse Médicale du 25 août 1945, André Feil examinant au point de vue de l’hygiène du travail la peinture au pistolet, toxique par les solvants ou diluants vaporisés, indique l’importance qu’il y a, avant embauchage, à dépister la susceptibilité aux solvants tels que benzol et toluène, et à éliminer, par conséquent, les hépatiques, rénaux, pulmonaires, anémiques, hémophiles et alcooliques, ainsi que les adolescents.
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- A la réunion annuelle de la British Psychological Society, qui s’est tenue à Exeter du 5 au 10 avril 1945, les communications suivantes peuvent être signalées :
- M. B. Stott. — Quelques, différences entre garçons et filles en O.P. (différences d’attitudes surtout).
- M. I. Dundsdon. — Test, de Binet-Simon, adapté pour les aveugles.
- Eric Furmer. — Problèmes d’adaptation professionnelle des aveugles.
- J. M. Gibbs. — Le travail du Comité des Psychologues professionnels (hygiène mentale) de la Société.
- Winifred Raphaël. —• L’examen des attitudes chez les employés.
- Margaret Lowenfield. — Le test mosaïque (destiné à préciser le caractère individuel) utilisé déjà par Wertham et G’olden (Am. Journal of Psychiatry, 1941) et par Diawren et Schmale (Am. Journal of Orthopsychiatry, 1944).
- Dans la Semaine de travail du Bureau Universitaire de Statistique, le 27 septembre 1945, une séance a été consacrée à l’orientation professionnelle, avec des exposés de Mme Chamboulant sur l’O.P. dans l’enseignement du second degré, et dé M. Giraub sur la collaboration entre « documentalistes » et « Orienteurs ». En outre, la prospection des débouchés d’avenir a été envisagée par M. Vaumas.
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- Les résultats d’une étude d’analyse factorielle sur la fonction auditive ont été donnés par J.-E. Karlin dans Psgchomelrika (T. VII, 1942, p. 251-259), résumant une thèse de Chicago : de nombreux tests ont été appliqués à 200 étudiants, et une nouvelle méthode d’analyse factorielle due à Thurstone (la « grouping method ») a été appliquée ; neuf facteurs se dégageraient., dont aucun de caractère général, et dont huit sont attribués (sensibilité à la tonalité et à la sonorité ; intégration auditive, résistance auditive, vitesse de conclusion, envergure auditive, capacité mnémonique, capacité de conclusion à partir de données accidentelles).
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- Dans son volume V (n° 18-19 1944-45), Psicotecnica, organe de l’Institut national de Psychotechnique, à Madrid, publie les articles suivants : M. Ibarrola-Monasterio : Contribution à l’étude de la croissance à l’âge scolaire. — José Mallart : Les antécédents de la pro-fessiologie én Espagne. — C. Vasquez Velasco : Sur la personnalité des athlètes. — L. Casaus et J. Dantin Gallego : Sélection préventive du personnel pour les travaux électriques. — J. Dantin Gallego : Détermination de la capacité de travail des malades et des sujets supposés^ sains. — F. Sanz Gomez : La psychologie et l’armée. — M. Miro Ramonacho : Mission de l’ingénieur en hygiène industrielle dans l’application à l’industrie de la soudure oxyacétylénique et électrique. — F. Barquero Carreno : Le bruit dans les fabriques et ateliers.
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- Dans. Archives of Psgchologg (n° 268, 1942), Th. H. Madison expos i un test d’aptitude musicale fondé sur la discrimination des intervalles (par comparaison de 50 couples, où, à hauteurs différentes, l’intervalle est ou non le même), ce test ayant donné une corrélation de 0,72 avec la réussite en dictée musicale et de 0,62 avec le chant en lecture à vue, dans une école de musique, et, pour les tests de Seas-hore, de 0,53 avec l’épreuve de hauteur, de 0,42 avec l’épreuve de mémoire, de 0,17 seulement avec l’épreuve de rythme.
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- Dans les Annales Médico-Psgchcdogiques de mai 1945 une étude de J. Alliez et MUe J.-M. Jaur est consacrée au test de Rorschach en orientation professionnelle.
- INFORMATIONS
- Du 22 au 27 octobre s’est ténu à Paris un important Congrès de l’Association française pour l’avancement des Sciences.
- Ce « Congrès de la Victoire », présidé par M. Henri Piéron, comprenait entre autres sections, une section de Pédagogie, présidée par M. Henri Wallon et une section de Psychologie, présidée par M. A, Fessard.
- Nous relevons pour ces deux séctions qui d’ailleurs fusionnent parfois quelques titres spécialement intéressants pour les orienteurs.
- Un rapport de M. Zazzo : Effets de la Guerre sur les Enfants.
- Un exposé de M. II. Wallon : Les bases pédagogiques de la réforme de l'enseignement. '
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- Un exposé de M. Fresneau : Pédagogie de /’enseignement spécial (enfants déficients), inadaptés scolaires et sociaux).
- Un rapport dç MM. Boes et Prudhommeau : Sur mécanisme et intuition dans renseignement de l'arithmétique.
- Un rapport de M. Cousinét sur : Pédagogie et Education.
- Une communication de Mm6 François sur : Une tentative de rattrapage pour des enfants de déportés et fusillés.
- Une communication de Mme Chenon-Thivet sur : Les rapports de la Pédagogie et de la psychologie.
- Pour la section de Psychologie, nous relevons :
- Un rapport de M. Fessard : La psychologie scientifique française sous l'occupation. Perspective d'avenir.
- Un rapport de M. Guillaume : La conception positive de la psychologie.
- Une conférence dii Prof. Michotte, de Louvain, sur : La perception de la causalité physique.
- Une conférence du Prof. Piéron : Une nouvelle théorie du mécanisme de la vision des couleurs.
- Une conférence du Prof. Laporte : Bases théoriques de la détermination des types.
- Une conférence du Prof. Wallon : La psychologie à l'école.
- Parmi les nombreuses et 'intéressantes communications, relevons celles de :
- M. Fraisse : La précision des mouvements rythmés.
- M. Nuttin : La loi de l’effet.
- M. Y. Galifret : La signification de l’équation de Rayleigh.
- Deux de Mlle Weinberg : Contrôle expérimental des. méthodes
- ' d’analyse factorielle. — Sur les applications, de tests à l’Orientation scolaire.
- M. Binois et Mme Nony : Conditions de vie et aptitudes mentales à l’âge scolaire.
- M. Kartounian : Contribution expérimentale à là caractérologie.
- M. Dublineau : Les conduites conditionnées et le problème typologique.
- Docteurs Bonnardel et Coumetou : Comparaison de divers groupes professionnels et scolaires au moyen d’une batterie de tests verbaux.
- M. Nihard : Les. tests collectifs d’intelligence?
- Sous l’initiative du Prof. Lagache, la Faculté des Lettres de Strasbourg a créé, avec l’autorisation ministérielle, un Certificat d'études supérieures de psychologie physiologique et pathologique, d’esprit asséz différent du Certificat d’études, supérieures de Psychophysiologie créé il y a deux ans à la Facuité des Sciences de Paris ; son programme ne comporte en effet aucune question de psychologie physiologique (sensations, activité motrice, émotion, etc.), mais seulement des notions générales de biologie et physiologie en dehors de la psychopathologie et de la psychanalyse ; en même temps a été créé un Certificat d'études supérieures de psychologie appliquée, comprenant dans son programme, les matières, suivantes :
- Techniques générales de psychologie humaine : techniques testimoniales (questionnaire) et documentaires ; techniques, clini-
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- ques ; techniques expérimentales ; métrologie psychologique ; les tests ; techniques psychanalytiques ; morpho-psychologie ; graphologie.
- Psychologie différentielle. La personnalité ; aptitudes et attitudes ; examen des connaissances. Examen de l’intelligence. Examen du langage. Examen de la motricité. Examen des aptitudes manuelles. La caractérologie, le diagnostic du caractère.
- Problèmes spéciaux. L’examen des infirmes sensoriels.
- Psychologie du travail. L’effort, la fatigue.
- Psychologie des métiers.
- Orientation eL sélection professionnelles. L’organisation du travail. Psychologie industrielle. Psychologie militaire.
- Une adaptation portugaise des tests d’Ozeretzky a été publiée en 1943 à Lisbonne par Maria Irene Leite da Costa.
- Dans la Section de Pédagogie des Facultés de Philosophie et Lettres en Espagne, on a prévu, depuis août 1944, qu’un chargé de cours enseignerait à la fois l’orientation professionnelle, l’organisation scolaire et l’hygiène scolaire.
- Le juge au tribunal pour enfanls de Barcelone Ramon Albo Marti a consacré une étude statistique aux facteurs de délinquance chez les mineurs jugés en 1944, dans, laquelle est donnée la répartition suivante des fréquences des quotients d’intelligence (Binet-Terman) chez 173 d’entre eux montrant une dominance de débilité :
- Quotient : 31-40 41-50 51-60 61-70 71-80 81-90 91-100 101-110.
- % : 0,57 5,20 20,80 25,43 27,16 13,29 6,93 0,57
- LA VIE DE L’INSTITUT NATIONAL D’ÉTUDE DU TRAVAIL ET D’0. P.
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- La dernière année scolaire 1944-1945 s’ést terminée pour nos élèves par quarante-trois succès aux examens sur soixante-quatre élèves qui se sont, présentés. Ces soixante-quatre candidats étaient fournis par trente-huit femmes et. 'vingt-six hommes.
- Us avaient été formés avant leur entrée à l’Institut de façon assez diverse.
- Trente avaient pris leurs grades dans l’Enseignement primaire et trente-quatre avaient été formés par l’enseignement secondaire.
- , Si nous considérons céux formés par le primaire nous trouvons que vingt-et-un furent reçus et neuf refusés soit 30 % d’échecs alors que pour le secondaire les échecs représentent 35,29 %.
- Mais si d’autre part nous considérons la place moyenne obtenue par les. élèves de ces deux enseignements, nous trouvons que la place moyenne était de 26,33 pour le primaire et 20,59 pour le secondaire alors que le nombre de mentions Bien obtenues était de sept pour le primaire (soit 58,33 % des mentions données) alors que l’enseignement secondaire ne comptait que cinq mentions (soit 41,6 %).
- Ceci s’explique par le fait que si le secondaire a obtenu moins de mentions, le fait qu’il n’a pas fourni de dernières places et qu’il a six sur dix des premières places lui donne une place moyenne nette-
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- ment supérieure à la place moyenne des élèves formés par le primaire (20,50 au lieu de 26,33).
- Si nous considérons ceux qui ont, fait de l’enseignement supérieur avant leur préparation à l’Institut, nous trouvons onze licenciés dont cinq obtinrent la mention Bien.
- Ces onze licenciés se répartissent ainsi :
- Licence de Philosophie : 3 candidats (1 refusé), 2 mentions Bien.
- Licence dé Sciences : 2 candidats (1 refusé).
- Licence de Droit : 4 candidats (1 refusé), 3 mentions Bien.
- Licence d’Histoire : 1 candidat.
- Licence de Lettres : 1 candidat.
- * ’
- '* *
- La première session d’examen du diplôme d’Etat de Conseiller et d’Orientation professionnelle. •
- Pour la première fois l’examén a donné lieu, pour ceux qui s’en sont montrés dignes, à la délivrance d’un diplôme d'Etat de Conseiller d’Orientation professionnelle. Cet examen, dont l’écrit a eu lieu simultanément à Paris et à Marseille les 12 et 13 juillet, a eu ses épreuves pratiques et orales dans notre Institut pour tous les candidats provinciaux ou parisiens. Il y avait quatre-vingt-cinq candidats. inscrits (soixante-sept à Paris et dix-huit à Marseille) mais quatre-vingt-deux seulement ont composé (soixante-sept à Paris et quinze à Marseille).
- Il y eut cinquante-huit admissibles aux épreuves pratiques (quarante-cinq de Paris et treize de Marseille) mais l’un d’eux ne s’est pas présenté à ces épreuves. Cinquante-deux furent reçus, passèrent l’oral et furent définitivement reçus ( quarante-trois à Paris et neuf à Marseille).
- Ces. cinquante-deux candidats admis ont obtenu des normes allant de 133 points \ à 172 points alors que le minimum exigé était de 132.
- Les 82 candidats se répartissaient ainsi :
- Quarante-huit femmes.
- Trente-quatre hommes.
- II y eut vingt-cinq femmes reçues, soit 52 %, .et vingt-sept hommes reçus, soit 79,4 %.
- Voici les noms des élèves reçus, dans l’ordre déterminé par le nombre total des points obtenus par chacun :
- 1er Reuchlin, Maurice, 172 pts mention Bien.
- 2e MUe Monod, Mireille, 169 pts mention Bien.
- 3° Jean, Maurice, 169 points, mention Bien.
- 4e Mlle Dechariaux, Denise, 168 pts J, mention Bien.
- 5e Long, Jean, 164 pts, mention Bien.
- 5e Mlle Poupélard, Gisèle, 164 pts, mention Bien.
- 5e Vergine, Alban, 164 pts, mention Bien.
- 8e Mme Bokser, Madeleine, 163 pts mention Bien.
- 9e M1Ie Lenclos, Liliane, 158 pts, mention bien.
- 10e MUe Clercy, Jeanine, 156 pts, mention Bien.
- 11e Pujol, Marceau, 155 pts, mention Bien.
- 11e Mitard, Henri, 155 pts £, mention Bien.
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- 13e Mlle Lafargue, Odette, 155 pts, mention Bien.
- 14e Mlle Lamardelle, Suzanne, 154 pts mention Bien.
- 15e Megy, Gilbert, 154 pts, mention Bien.
- 16e Mlle Guedeney, Denise, 153 pts.
- 17e Bacquet, René, 151 pts.
- 17e Mme Lacroix, Henriette, 151 pts 19e MIle Bloch, Denise, 151 pts.
- 19e Mlle Robert, Monique, 151 pts.
- 19e Mlle Rausch de Traubenberg, Nina, 151 pts.
- 22e M1Ie Bidault, Hélène, 150 pts
- 22e Kouteynikoff, Vicor, 150 pts
- 22e Mlle Schlumberger, Elisabeth, 150 pts
- 25e Drillet, Maurice, 149 pts
- 26e Berly, René, 149 pts.
- 27e Espesser, René, 148 pts.
- 27e Gille, Maxime, 148 pts.
- 27e Mlle Roseron, Marguerite, 148 pts.
- 30e Bonnaire, Jean, 147 pts 31e Mlle Fabre, Jeanne, 146 pts 31° Le Moing, Jean, 146 pts 33e Vincent, Pierre, 146 pts.
- 33e Chabrerie, André, 146 pts.
- 35e Lombard, Paul, 145 pts.
- 36e MUe Taddey, Juliette, 144 pts 37e Mme Soubira, Andréé, 144 pts.
- 38e Mlle Prunier, Suzanne, 143 pts 39e Mlle Bouscarle, Marthe, 142 pts 40e Mlle Mathieu, Marie, 142 pts.
- 41e Lenart Emile, 141 pts
- 42e Dupuis, Marcel, 140 pts
- 43e MIIe Delanoue, Jeanne, 139 pts |.
- 43e Dujardin, Raoul, 139 pts
- 43° Mlle Kuppert, Marthe, 139 pts \.
- 46e Jullien, Firmin, 138 pts i 47e Dyen, Emile, 137 pts 48e Cattoen, Albert, 137 pts.
- 48e Mlle Stieffel, Louise, 137 pts.
- 50e Mlle Lafont, Paule, 136 pts.
- 51e Bouret, Marcel, 135 pts.
- 52e Mlle Beiderlinden, Jeanne, 133 pts
- Pour les cinquante-deux reçus il y eut quinze mentions attribuées (huit pour les femmes et sept pour les. hommes).
- L’examen écrit comprenait çètte année quatre épreuves dont voici les sujets.
- 1° Epreuve de psychologie ou de Pédologie au choix.
- Premier sujet. —< La notion d’attention au point de vue théorique et au point de vue de la pratique des examens d’O. P. Deuxième sujet. — A quels signes peut-on reconnaître l’intervention de l’intelligence dans les manipulations de l’enfant ?
- 2° Epreuve de pathologie (générale et peyehiatrique) :
- Les débiles mentaux et leur orientation professionnelle.
- 3° Epreuve de Sciences économiques ou Etude du Travail :
- Premier sujet. — Le Machinisme.
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- Deuxième sujet. — L’éclairage. Unités et Mesures. Les rapports avec les accidents et le rendement du travail.
- 4° Epreuve Technique des Métiers :
- Quels sont les principaux métiers dans l’imprimerie typographique ou imprimerie en relief. Lés conditions d’exercicè de ces métiers. Aptitudes requises et contre-indications. L’évolution de ces métiers par rapport aux autres métiers des industries du livre, leur avenir.
- LA VIE DES CENTRES D’O. P.
- Voici une liste de postes pour lesquels des orienteurs sont demandés :
- Bordeaux : Deux Conseillers d’O.P. (un homme et une femme). — S’adresser à M. Blanguernon, directeur du Centre d’O.P., 30, rue Castéja, Bordeaux.
- Courbevoie ; Un Conseiller d’O.P. (homme ou femme). — S’adresser à Mme Duchapt-Michel, directrice du Centre d’O.P., 3, rue de la Montagne, Courbevoie.
- Neuilly-sur-Seine : Un Directeur-Conseiller d’O.P. (homme). — S’adresser au Secrétariat d’O.P. de la Seine, 11, rue Tronchet, Paris (8e).
- Saint-Quentin : Deux Conseillers d’O.P. (hommes ou femmes). — S’adresser au Directeur du Centre d’O.P., 48, rue Raspail, Saint-Quentin.
- Strasbourg, Metz, Colmar, Mulhouse : Six Conseillers d’O.P. — S’adresser pour toute la. région à M. Panon, secrétaire régional d’O.P., 8, place de l’Université, Strasbourg.
- Troyes : Un Conseiller d’O.P. (femme de préférence). — S’adresser à M. Jean, directeur du Centre d’O.P., 4, rue du Comte Henri, Troyes.
- Paris (15e arrondissement) : Un Conseiller d’O.P. (homme ou femme). — S’adresser à Mme Lévy-Bruhl, directrice du Cenfre d’O.P. du 15e, Mairie du 15e.
- Paris (4e arrondissement) : Un Conseiller d’O.P. (homme ou femme). — S’adresser à Mme Teissier, directrice par intérim du Centre d’O.P. du 4e arr.,'20, rue du Renard.
- Paris (18e arrondissement) : Un Conseiller d’O.P. (femme de préférence). — S’adresser à M. Planche, directeur du Centre d’O.P. du 18e, 8, rue André-Messager.
- â.lbi : Un Conseiller d’O.P. (femme). — S’adresser à M. Gambiër, secrétaire interdépartemental, 35, rue des Potiers,. Toulouse.
- Toulouse : Un Conseiller d’O.P. au Secrétariat interdépartemental de Toulouse. — S’adresser à M. Gambier, 35, rue des Potiers, Toulouse.
- Quimper : Deux Conseillers d’O.P. (femmes de préférence). — S’adresser à M. le Directeur du Centre d’O.P., 10, rue Sainte-Catherine,
- Quimper.
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- Melun : Un Conseiller d’O.P. (homme ou femme). — S’adresser à Mua Avril, directrice du Centre d’O. P., 26 bis, rue de la Rochette, Melun.
- Chambre des Métiers de la Seine : Un Conseiller d’O.P. (homme ou femme). — S’adresser à Mme Campbell, directrice du Centre d’O.P., 174, quai de Jemmapés, Paris (10e).
- Montbéliard : Un Directeur (homme de préférence). — S’adresser à M. Bonnardel, 41, rue Gay-Lussac, Paris (5e).
- Perpignan : Un Conseiller d’O.P. (homme de préférence). — S’adres-sér à M. Baussin, directeur du Centre d’O.P., 1, rue du Palais Consulaire, Perpignan.
- Rabat : Un Conseiller d’O.P. (homme ou femme). — S’adresser à Mme Béjarano, 30, rue Bokanovski, Asnières.
- S.N.C.F. Région Sud-Est : Un Conseiller d’O.P. (femme). — S’adresser à Mlle Charlin, directrice du Centre d’O.P., 20, boulevard Diderot, Paris.
- DÉCRETS ET RENSEIGNEMENTS INTÉRESSANT L’O. P.
- Arrêté du 13 avril 1945 validant les dispositions de l’acte dit.
- Arrêté du 14 février 1941 transformant en Institut du Conservatoire national des Arts et Métiers, l’Institut national d’Etude du Travail et d’Orientation Professionnelle. (P. 2499) (1).
- Ministère de l’Education Nationale
- Institut national d'Etude du Travail et d'Orientation professionnelle du Conservatoire national des Arts et Métiers
- Le Ministre de l’Education nationale,
- Vu la loi du 25 juillet 1919 relative à l’organisation de l’enseignement technique: Vu le décret du 22 mai 1920 relatif à l’organisation administrative du Conservatoire national des arts, et métiers complété par le décret du 27 février 1935 ;
- Vu le décret-loi du 25mai relatif à l’orientation professionnelle obligatoire ;
- Vu l’ordonnance du 3 juin 1913 portant institution du Comité français de la L ibération nationale, ensemble les ordonnances des. 3 juin et 4 septembre, 1944 ;
- Vu l’article 7 (l«r alinéa) de l’ordonnance du 9 août 1944 portant rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental, ensemble les ordonnances. susbéquentes par l’effet duquel est maintenu provisoirement en application l’acte dit arrêté du 14 février 1941 transformant en Institut du Conservatoire national des*arts et métiers l’Ins.titut national d’étude du travail et d’orientation professionnelle ;
- Le Conseil d’administration du Conservatoire entendu ; •
- Sur la proposition du Directeur de l’Enseignement technique,
- Arrête :
- Article premier. — Sont validées les dispositions de l’acte dit arrêté du 14 février 1941 transformant, en institut du Conservatoire national des Arts et Métiers l’institut national d’étude du travail et d’orientaion professionnelle sous réserve des modifications ci-après aux articles 4, 5 et 6.
- (l) Journal Officiel, n° 103, du 2 mai 1945.
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- Art. 2. — L’article 4 de l’acte dit arrêté du 14 février 1941 précité est remplacé par les dispositions suivantes :
- « Art. 4. — L’Institut national d’étude du travail et d’orientation professionnelle est administré par le Directeur du Conservatoire national des Arts et Métiers assisté d’une commission technique composée comme suit :
- Président
- « Un membre du Conseil d’administration du Conservatoire national des Arts et Métiers, désigné par ce Conseil.
- Membres de droit
- « Le Directeur du Conservatoire national des Arts et. Métiers.
- « Le Directeur de l’I.N.E.T.O.P.
- « Les quatre membres nommés du Comité de direction de l’I.N.E. T.O.P.
- « Quatre représentants des professeurs du Conservatoire national des Arts et Métiers, désignés par le conseil de perfectionnement de cet établissement parmi ceux qui enseignent les disciplines connexes à l’activité de l’Institut.
- « Deux représentants élus du corps enseignant de l’Institut et un représentant élu du personnel des services techniques de l’Institut.
- « Le Directeur général de l’Enseignement ou son représentant.
- « Le Directeur de l’Enseignement supérieur ou son représentant.
- « Le Directeur de l’Enseignement du second degré ou son repré-
- sentant.
- « Le Directeur de l’Enseignement du premier degré ou son représentant.
- « Le Directeur de l’Enseignement, technique ou son représentant.
- « Le Directeur du Centre national de la recherche scientifique ou
- son représentant.
- « Le Directeur de l’Education populaire et des mouvements, de jeunesse ou son représentant.
- « Le Directeur de la main-d’œuvre du ministère du Travail ou son représentant.
- Membres choisis
- « Sept personnalités dont quatre au moins appartenant aux milieux de la production, désignées pour trois ans par les membres de la présente commission. »
- Art. 3. — L’article 5 de l’acte dit arrêté du 14 février 1941 est remplacé par les dispositions suivantes :
- « Art. 5. — La commission technique règle l’organisation des services, approuve lé projet de budget et le projet de programme des cours et conférences. Elle fait des propositions pour la désignation du directeur, des membres du comité de direction et du personnel enseignant. Elle peut être consultée sur toute question où il peut être utile de recueillir son avis, notamment les conditions d’inscription et de scolarité à l’Institut. »
- Art. 4. — L’article 6 de l’acte dit arrêté du 14 février 1941 est remplacé par les. dispositions suivantes :
- « Art. 6. — La commission technique se réunit au moins une fois Tan et chaque fois qu’elle est. convoquée par son président.
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- « Elle peut, entre ses réunions, déléguer ses pouvoirs au Comité de direction. »
- Art. 5. —• Le directeur du Conservatoire national des Arts et. Métiers est. chargé de l’exécution du présent arrêté.
- Fait à Paris, le 13 avril 1945.
- René Capitant.
- Les articles validés 'Contenus dans le décret du 14 février 1941 sont les articles ci-dessous :
- Article premier. — Est approuvée la délibération du Conseil de l'Institut, d’orientation professionnelle en date du 23 janvier 1941 comportant transformation de cet établissement en institut du Conservatoire avec dévolution audit Conservatoire national des Arts et Métiers des biens et fonds de réserve de l’institut. '
- Art. 2. — L’Institut national d’orientation professionnelle, établissement d’enseignement supérieur libre fondé à Paris, le 14 janvier 1945, est transformé en Institut du Conservatoire national des Arts et Métiers, par application du décret du 27 février 1935.
- Art. 3. —• L’Institut national d’étude du travail et d’orientation professionnelle du Conservatoire national des Arts et Métiers a pour but les. recherches, les enquêtes, les études de toutes questions relatives à la physiologie du travail, à l’orientation professionnelle et aux problèmes connexes tels que la documentation ainsi que l’enseignement en vue de la formation et du perfectionnement des conseillers d’orientation professionnelle.
- Il a, notamment, pour mission d’organiser les cours, conférences et travaux pratiques en vue de la préparation aux diplômes, institués par application du titre 1er du décret-loi du 24 mai 1938 relatif à l’orientation et à la formation professionnelles.
- Art. 7. — Le budget de l’Institut comporte en recettes les subventions de l’Etat , des administrations, des collectivités et des particuliers, les droits de scolarité et de travaux pratiques versés, par les. élèves, la vente des publications de l’Institut.
- Il comporte en dépenses les. frais de secrétariat et de correspondance, lès indemnités allouées au personnel d’enseig-nement et de direction, la rémunération du personnel du secrétariat et des services annexes, du personnel d’entretien et de surveillance, les frais de chauffage, d’éclairage et d’entretien des locaux affectés par l’Etat au fonctionnement de l’Institut, l’achat, la réparation des appareils des laboratoires de l’Institut, l’achat des produits nécessaires aux services de l’Institut, l’achat des livres et périodiques, et l’entretien de la bibliothèque, les publications de l’Institut, les bourses accordées aux élèves et aux stagiaires.
- Art. 8. — Le directeur de l’Institut d’étude du travail et d’orientation professionnelle en fonction de la date de signature du présent arrêté est maintenu dans ses. fonctions pour l’application de l’article 4.
- Le Ministre de l’Education nationale,
- Vu l’ordonnance du 3 juin 1943 portant institution du Comité français, de la libération nationale, ensemble les ordonnances, des. 3 juin et 4 septembre 1944.
- Vu l’article 7, îer alinéa de l’ordonnance- du 9 août 1944 portant rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental, ensemble les ordon-
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- nanceg subséquentes, maintenant provisoirement en application l’acte dit «i du u février 1941 » créant au Conservatoire National des Arts et Mrtieris ur titut National d’Etude du Travail et d’Orientation professionnelle et l’act^- çl,it « arrêté du 4 avril » créant un Centre national de Documentation professiom
- \ v r*
- Sur la proposition du Directeur de l’Enseignement technique,
- Arrête :
- Article premier. — Il est. créé à l’Institut national d’Etude du Travail et d’Orientation professionnelle un centre cU’études et de recherches documentaires de l’Enseignement technique.
- Art. 2. —• Le Centre d’études et de recherches documentaires de l’Enseignement technique constitue l’un des services, de l’Institut national d’Etude du Travail et d’Orientation professionnelle.
- Il a pour but de fournir aux services d’orientation professionnelle une documentation tenue à jour sur les débouchés professionnels, sur les besoins de main-d’œuvre dans les différentes régions françaises et sur les divers établissements d’Enseignement technique.
- Art. 3. — Le personnel du Centre d’études et de recherches documentaires est nommé selon les règles applicables au personnel de l’Institut d’Etude du Travail et. d’Orientation professionnelle.
- Art. 4. — L’arrêté provisoirement applicable du 4 avril « créant un Centre national de Documentation professionnelle » est annulé.
- Art. 5. — Le Directeur du Conservatoire national des Arts et Métiers est chargé de l’exécution du présent arrêté.
- Fait à Paris, le 7 mars 1945.
- Le Ministre de l'Education nationale, René Capitant.
- Nous relevons dans le Journal Officiel du 22 juillet 1945 la classification des emplois du personnel de bureau de la pharmacie d’officine suivant l’arrêté du 11 juillet 1945.
- Première catégorie.
- Premier échelon : employé aux écritures i«r échelon : personnel ayant moins de six mois de pratique professionnelle, n’ayant aucune connaissance comptable, effectuant des travaux de copies, de classement et de transcription. Troisième échelon employé aux écritures. 2e échelon : personnel ayant des références dans, l’emploi, effectuant des travaux de copie, de classement, de transcription et accessoirement de calcul élémentaire et de dactylographie simple
- Deuxième catégorie.
- Premier échelon : A) Facturier-débiteur. *
- B) Caissier petite caisse.
- Facturier-chiffreur.
- Facturier complet.
- Deuxième échelon : employé sur comptometer.
- Employé commercial 1er échelon.
- Vérificateur de factures.
- Troisième catégorie.
- Aide-comptable.
- Aide étalagiste.
- Employé commercial 2« échelon.
- Mécanographe-comptable.
- Pointeau payeur.
- Quatrième catégorie.
- Emp'oyé commercial qualifié.
- Jf
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- LIVRES ENTRÉS A LA BIBLIOTHÈQUE
- Upsala Lakarefôrenings Fôrhandlingcir, 1er juin 1944, 15 décembre 1944, 1er mai 1945, 10 septembre 1945.
- Boletim do Institulo de Oricntaçao Profissional, octobre 1944.
- Bulletin du Bureau International d'Educalion, Genève, 4e trimestre 1944, 1er trimestre 1945.
- B.E.P. Formation Professionnelle.
- Robert Mosse. — Economie et Législation industrielles, 402 pages. Aubier, Editions. Montaigne.
- Louis Mounier. — Voyage au pays des métiers, Mon avenir, 128 pages. Les Editions Ouvrières.
- ERRATUM
- Il s’est glissé dans nos instructions donnant la notation des résultats de la Nouvelle Fiche collective d’intelligence pour adultes euh tivés une regrettable lacune que nous désirons combler. (1).
- Nous redonnons, les explications entre le n° 41 et 54 qui manquent.
- 1
- 1
- 1
- 1
- 2
- 2
- 2
- 2
- 1
- 1
- 2
- 2
- 42 Collier ou pendentif
- 43 — Fleur
- 44 — Couteau
- 45 — Vêtement
- 46 — Droit
- 47 — Opaque
- 48 Petit
- 49 -— Méchanceté
- 50 — Pouliche, jument
- 51 — Usine, cheminée
- 52 —
- 53 —
- (1) B. I. N. E.T. O. P. (2® série) lr' année, n° 1-2, p. 21.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE (312-318) Dépôt légal 1945, 4e trimestre. — N° d’ordre 42.
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- SERVICES DE L’INSTITUT
- Tél. Odéon 52-46
- SECRÉTARIAT GÉNÉRAL ET CENTRE DE DOCUMENTATION Chef de Service : MUe C. Chauffard.
- CENTRE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE Chef de Service : Mlle Nepveu.
- CENTRE DE RECHERCHE DES TESTS Chef de Service : Mme Henri Piéron.
- Le Secrétariat et l’Office de Documentation sont ouverts chaque jour, non fériés, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
- La Secrétaire générale reçoit le lundi, de 14 h. 30 à 18 heures ; le jeudi de 14 h. 30 à 16 h. 30, et sur rendez-vous.
- La Bibliothèque est ouverte chaque jour, non férié, de 14 heures à 18 heures.
- Pour les consultations d’Orientation professionnelle, adresser une demande de rendez-vous au Chef du Centre d’Orientation Professionnelle.
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- SOMMAIRE
- Pages
- I. — MM. le Baron et G. Saint-Martin : Orientation et Sélection
- professionnelle dans la maçonnerie........................ 105
- II. — Notes et Documents : Le rôle social du médecin de sanatorium.
- — La Graphographie du Dr Malespine et les recherches sur la pression scripturale. — Une page oubliée sur l’Orientation professionnelle ................................................ 121
- III. — A Travers les Revues..................... .................. 125
- IV. — Informations .................................................. 126
- V. — La Vie de l’Institut national d’Etude, du Travail et d’O. P. .. 128
- VI. — La Vie des Centres d’O. P............................... 131
- Vil. — Décrets et renseignements intéressant l’O. P. ............... 132
- VIII. — Livres entrés à la bibliothèque .............................. 136
- Bulletin de l’Institut National d’Etude du Travail et d’Orientation Professionnelle
- rédacteur en chef : Mra* Henri PIÉRON secrétaire de la rédaction : Mu* Irène LÉZINE
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU l*r JANVIER
- AltOîMNEMÜIVT î
- Pour la France... 150 fr. j Pour l'Etranger........ 225 //•
- Prix «lu numéro : 2K franc*
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut
- PABIS C/C 1444-79
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- Le Gérant : Paul Arjo
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE Dépôt légal 1945 . 2e trimestre. — N* d’ordre 42.
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- r SÉRIE. — l,e ANNÉE N° 9-10 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1945
- BULLETIN
- DE
- L'INSTITUT NATIONAL
- détude du travail
- ET
- dORIENTATION
- PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- 41, Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- TOUS DROITS RÉSERVES
- p.n.n. - vue 156/234
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- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- Institut National d Etude du Travail et d’Orientation Professionnelle
- DI REC TE 17? DÉ LÉ G UÉ
- M. Henri Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l'Institut de Psychologie de l’Université de Paris, président de la Section des Sciences Naturelles de I Fcole Pratique des Hautes Etudes.
- COMITÉ DIRECTEUR
- Le Directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- Le Directeur délégué.
- M. R. Faillie, chargé de cours au Conservatoire National des Arts et Métiers.
- M. H. Laugier, professeur à la Sorbonne, directeur général des Relations culturelles au Ministère des A tï a ires E1 r a ngè re s.
- M. P. Pouillot, inspecteur général honoraire du Travail.
- M. IL Wallon, professeur au Collège de France.
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- 2e Série. 1** Amnée
- N* 9-10
- Septembre-Octobre 1946
- Bulletin de l’Institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- ORIENTATION ET SÉLECTION PROFESSIONNELLE DANS LA MAÇONNERIE
- (Suite et fin) par
- MM. LE BARON et G. SAINT-MARTIN
- Médecins-Conseils
- de la Fédération parisienne du Bâtiment et des Travaux Publics
- APTITUDES INTELLECTUELLES
- Pour commencer cette partie, nous reproduirons en l’approuvant cette protestation de Borrie — citée par Fontègne — « qu’il est injuste et erroné de représenter le maçon comme particulièrement rustre et grossier » et cependant on peut lire dans le dictionnaire de l’académie au sujet des dictons populaires « on dit proverbialement de quelqu’un qui travaille grossièrement que c’est un maçon, un vrai maçon ».
- A l’opposé, nous citerons, avec Fontègne également, cette étude américaine (1027) portant sur les élèves de l’Ecole d’orientation professionnelle d’Essex (New-Jersey) et montrant l’intérêt des lests d’intelligence dans les professions manuelles dangereuses.
- Pourcentage
- Niveaux d’intelligence des victimes accidents
- mesurés par les tests de l’armée américaine 'l<n ou plusieurs)
- * en un an (2)
- A soit quotient d’intelligence =. 120ouplus 0
- B — - r) = HO à 119 18
- Plus C — — = 104 à 109 36
- C * — — = 97 à 103 47
- loins C — — = 90 à 96 75
- D — — = 80 à 89 100
- E — / ==, 79 on moins 100
- (1) Ce quotient (Q.l.) est le rapport entre l’âge mental, calculé aux Tests, et Lâge réel. La normale est too — Niveau C, au-dessous de 70 commence l’anormalité.
- (2) Par accident, on a compris toute blessure ayant nécessité des soins.
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- En ayant en vue, non seulement, la prévention des accidents, mais 1 emploi normal et stable dans le métier, la possibilité de l’exercice régulier et rénumérateur de la profession, l’espoir pour l'ouvrier qualifié de devenir maître-compagnon et chef de chantier.. 1 orientation professionnelle (doit tenir compte du facteur intellectuel, non pas qu il faille trop exiger sur ce point, mais il importe de préciser le minimum nécessaire à une embauche normale, et l’optimum permettant de sauvegarder l’élément intellectuel qui existe dans toute profession manuelle. Sur ce point existe toute la différence qui sépare 1 ouvrier qualifié du manœuvre, c’est une notion qu’on à trop tendance à oublier et ù négliger.
- Nous n’avons pas à insister spécialement sur 1 Intelligence ver-bale, appliquée au domaine des idées, elle comprend les diverses formes d’intelligence générale, logique et, numérique, la compréhension, la critique et l’invention. L’ensemble formera l'Intelligence pratique dont un bon ouvrier doit' toujours posséder un minimum. Elle lui permet la compréhension rapide de sa tâcjie ; la conception nette du travail à effectuer, en se rendant .compte de l’ensemble de 1 œuvre dans laquelle un rôle limité lui revient. L’intelligence pratique lui donne, les moyens de s’adapter aux conditions de travail (équipe et chefs) d’organiser lui-même sa place 4hns. le chantier, de travailler avec méthode et régularité.
- En font aussi partie l’esprit d’observation, précieux chez nos ouvriers et qui leur permet de se perfectionner utilement, le bon sens et 1 esprit de décision et d’initiative, avec lequel, travaillant seul (en travaux de réparation) le maçon repère rapidement une difficulté imprévue et trouve le moyen d’y remédier.
- Un anormal peut-il être admis à l’apprentissage. Il est certain que l’embauche en sera plus tard difficile, les patrons craignant qu’un tel ouvrier soit une gêne sur le chantier et un danger pour ses camarades et pratiquemment ces sujets ne peuvent faire que des manœuvres. Il est évident qu’il existe bien des degrés dans ce* état anormal et une étude plus précise serait nécessaire pour aider à leur récupération par un apprentissage dosé et rationnel, adapté à leur possibilité. De sérieux efforts dans ce sens ont été faits en Allemagne avant la guerre et il est souhaitable que ces études soient poursuivies et étendues. Fontègne nous apprend qu’en 1933, 5 7» d'anormaux travaillaient en Allemagne dans la maçonnerie. Il est évident que certains cas légers et éducables -peuvent’ permettre l’entrée dans une équipe, mais on évitera toujours de laisser travailler de tels sujets seuls ou à des postes dangereux. Bien dirigés et encadrés, ils seront au contraire susceptibles d'un certain rendement. Fontègne avait fait à ce sujet en 1931 une petite expérience à l’Ecole de Métier de la Maçonnerie et les pre-
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- miers ^résultats avaient été encourageants. De nouvelles1 études sont nécessaires sur ce point avant toute conclusion pratique. <
- Quant à Vintelligence technique appliquée au domaine des choses» elle comprend à côté d’éléments secondaires à-notre point de vue (intelligence mécanique et compréhension des mouvements) des facteurs au contraire essentiels •: /’observation, la compréhension et l’imagination spatiales. [/ensemble- forme ce qu'on -appelle familièrement le « coup d’œil ». . f - - - .
- c Le maçon doit avoir le sens des formes et des dimensions, -apprécier, à l’œil les longueurs et. les épaisseurs et. les comparer entre elles.-; il doit pouvoir évaluer le& distances sans mesurer sans cesse, ainsi que les niveaux, avoir un sens précis de l’horizontale, de la verticale et de la perpendiculaire, en somme il faut qu’il sache suffisamment voir dans l’espace (Fontègne). Cette représentation dans l’espace s’accompagnera favorablement du sens des proportions et des couleurs.
- À côté de l’intelligence proprement dite, place doit être faite à dés ‘aptitudes auxiliaires de celle-ci. ISattention est une qualité primordiale, surtout continue (travail aux échelles ou échafaudages) et, pour les chefs d’équipes : distribuée (embrassant l’ensemble du chantier) ou concentrée (travail avec plan). De l’attention dépendent les précautions que l’ouvrier observe pour sa sécurité et le soin qu’il prend de la perfection de son travail. ,
- La mémoire est aussi un élément intéressant i mémoire visuelle surtout mémoire des formes-comme le remarque Fontègne, qui permet au briqueteur, au maçon, au ravaleur de reconstituer la décoration d’une façade, qui demande au limousinant et au bri-queiéur d’avoir la mémoire des formes courbes ou rectilignes Qu’ils* regardent avant de tailler leur moellon ou leur brique. Un maître compagnon devra y joindre la mémoire des personnes, des feux, des prix prévus, des rendez-vouS, des ordonnances et règlements de travail et de sécurité, etc...
- U imagination n’est pas aussi négligeable qu’on pourrait le croire. L’ouvrier a parfois a en faire preuve pour se débrouiller én prenant des initiatives pour l’interprétation et l’exécution de détails mal ou pas indiqués ; ceci est plus souvent exact pour les travaux d’entretien a domicile où l’ouvrier a seul à décider et organiser l’ensemble du travail. Sur les grands chantiers les bons ouvriers ont souvent fait adopter, par des remarques pertinentes, des modifications de technique, et d’outillage que la pratique leur avait suggérées. Pour la construction également, l’ouvrier ayant de Fimagination et du goût peut donner des suggestions de détail souvent adoptées par l’entrepreneur ou l’architecte (imagination constructive). Chez: certains ouvriers spécialises dans l'a décoration des façades ou des intérieurs, le goût peut atteindre parfois jus-
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- qu’à un véritable sens artistique qui en font des collaborateurs précieux.
- Avec la patience et le calme nous en arrivons aux aptitudes dwv dre mental. La placidité sérieuse des maçons est légendaire, l'édifice s élève lentement et l’intrication des divers corps de métiers rendrait déplorable une activité désordonnée et brouillonne. La placidité et le bon équilibre mental ont fait, autant que leur frequente origine terrienne, classer les maçons dans les « ouvriers paysans ». Le métier exige en effet un jugement sain car fdans l’édification d’une maison, les conséquences d’une imprudence, d’un oubli, d’une fantaisie seraient graves de conséquences. Le sang-froid et la réflexion découlant d’un tel caractère sont précieux devant la menace d’un danger. La colère, l’impatience., l’impulsivité sont de sérieux défauts.
- De cet état mental découle un corollaire : le maçon sera ordonné et soigneux, même méticuleux : de l’état du matériel dépend la sécurité, de l’état des outils la beauté du travail. La conscience professionnelle est nécessaire dans ce travail en équipe où tout se tient : sécurité et réussite de tous ; la tâche prévue doit être terminée au moment fixé.
- Justement parce qu’il travaille en équipes, le maçon sera de caractère sociable, serviable, enclin à la bonne humeur, à la bonne camaraderie. Parce qu’il est appelé à travailler dans des appartements particuliers et sur des chantiers sans vestiaires fermés la probité et l’honnêteté sont nécessaires.
- Nous terminerons en soulignant l’importance de la sobriété dans la profession, sans parler des crises aiguës, causes d’accidents et de réactions anti-sociales, l’alcoolisme chronique peut être lourd de conséquences : troubles moteurs et sensitifs compromettant la sécurité, troubles de l’intelligence et du caractère. La mentalité de l’alcoolique, irritable susceptible, sombre ou surexile, coléreux, impulsif, rend l’ouvrier souvent inapte à son activité professionnelle antérieure et désintéressé de son travail. Ces troubles seront particulièrement dangereux dans un métier où la sécurité individuelle et collective, le travail en équipe, les relations avec les chefs d’entreprises et le public exigent des ouvriers toutes les qualités que vint annihiler l'intoxication chronique.
- ÉPREUVES ET TESTS — PSYCHOTECHNIE
- Pour étudier les aptitudes intellectuelles on a mis au point un certain nombre d’épreuves, ou tests, simples et pratiques, bien étudiés et permettant un classement pratique par étalonnage (en déciles). C’est la psychotechnie.
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- A) — Los tests de niveau servent à déterminer le niveau global d’intelligence générale, ils indiquent l’âge mental du sujet que l’on compare à l’âge réel pour fixer le quotient intellectuel. Les plus classiques de ces épreuves sont celles de Binet et Simon qui ont déterminé une échelle d in'elligence : elle sert surtout pour l’examen des enfants intellectuellement défi,citai res. Le Test de Termann a perfectionné la méthode Binet-Simon en modifiant surtout l’ordre des questions, et en y faisant entrer des épreuves de mémoire et de connaissance. Enfin l’échelle de Grâce Arthur, constitue le travail le plus moderne et le plus complet sur ce point : il ne s’agit plus d’épreuves verbales mais de planches, de dessins à reconstituer avec graduation dans la difficulté des épreuves*
- B) — Les Tests d’aptitude sont plus intéressants, car ils permettent de décomposer les aptitudes intellectuelles en leurs divers éléments. On peut en distinguer deux sortes : épreuves de psychologie générale et épreuves d’aptitudes techniques.
- 1° L'examen de psychologie générale permet d’établir un « profil intellectuel ». Il se fera avec fruit au moyen du cahier composé par le Professeur et Madame Piéron (il existe un modèle complet et un modèle abrégé). Les épreuves sont nombreuses et permettent une cotation précise, pour juger des qualités suivantes :
- Attention :
- Niveau d'efficience ;
- Vitesse de mise en train ;
- Résistance à la fatigue.
- Mémoire :
- Pratique (étendue et exactitude) concrète et observation ;
- Mémoire des formes ;
- Mémoire des mots ;
- Mémoire logique.
- Imagination.
- Intelligence :
- Compréhension ;
- Critique ;
- Invention ;
- Intelligence générale ;
- Intelligence logique ;
- Intelligence verbale ;
- Intelligence numérique.
- — Vitesse d’apprentissage : initial ou terminal (adaptation et facilité).
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- ’ Nous ne pouv'ons indiquer les épreuves mais ce que nous avons dit précédemment fait aisément comprendre l'importance, à notre point de vue, des épreuves de mémoire (des formes principalement), d'observation et d'attention. Surtout nous signalerons deux tests essentiels pour notre profession : celui du coup d’œil (1) et celui de la représentation spatiale.
- 2° La fiche d'aptitude technique du Professeur Pieron (en deux cahiers A et P) comporte également un grand nombre d’épreuves, visant à préciser l'observation et la compréhension spatiales, l’imagination spatiale, l’intelligence mécanique, la compréhension des mouvements/Evidemment les tests des deux premiers groupes sont les plus importants à étudier pour lés apprentis de nos professions (2). Ce sera donc le haut du profil ainsi établi qui sera à considérer surtout.
- ... I . . . .. .
- ? \
- C) Après l’établisement de ces deux fiches qui constituent l’examen écrit (qui peut ère subi collectivement) les " épreuves pratiques se font individuellement. Ici encore nous ne «pouvons énumérer tous les lests employés. Citons les. plus intéressants pour nos apprentis. Le plus vivant et le plus instructif est constitué par les Planches de Minnesota. Cette épreuve nécessite,- une bonne évaluation dans l’espace des formes et des calibres des pièces, et elle permet d’apprécier à côté de la justesse du coup d’œil le comportement du sujet : ordre, méthode, patience, application, persévérance, précision et souplesse des gestes, rythme du travail, attention.
- Citons encore les labyrinthes de Portéus cl le montage de Stenquist et signalons enfin le Wiggly Black qui est non seulement une épreuve, de représentation des formes et des. volumes dans l’espace, mais aussi nécessite réflexion et jugement ; c’est un lest très difficile qui ne serait guère à employer chez nos apprentis, futurs simples maçons, mais qui pourrait permettre de déceler les mieux doués capables de devenir des chefs de chantiers, métreurs et techniciens. ' %
- Telles sont les principales épreuves qui permettent d’apprécier les aptitudes intellectuelles d’ordre général ou technique, des aD-prentis. L’importance de la Psychotechnie est grande, et. en se gardant de toute exagération trop absolue .sur ce point, on aura intérêt dans la sélection à l’apprentissage et dans l’orientation professionnelle, à employer un certain nombre de cès Tests. On
- ft) Tests- TK2P TS1. “ ' ' '
- (2) Citons surtout les Tests lit. MP, BIP, JiP, DIP, 15P, i6P, MNP, 20P.
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- pourra d’ailleurs en les associant et les combinant diversement, étudier même les aptitudes aux diverses spécialités de la profession.
- En guise de conclusion nous allons citer avec Fontègne, la liste des Tests employés par M. Voronoll sur les élèves du bâtiment à la section de Kiev de l’Institut Central du Travail (1930). (Nous allons y retrouver quelques épreuves que nous avons citées dans l’étude des aptitudes psychomotrices et physiologiques),
- I. — Orientation dans l’espace, absence de veiHige.
- 1° Monter sur un pont aérien suspendu à pne hauteur -. de 2' mètres 50.
- 2° Indiquer l'horizontale et la verticale :sur des papiers accrochés au-mur dans toutes les positions. Le faire tantôt immobile, tantôt en se balançant sur une balançoire.
- II. — Aptitude à comprendre et à exécuter rapidement des
- ordres simples.
- 3° Disposer rapidement des briques en rectangle.
- 4° Disposer les briques d’après un dessin simple.
- ; ' 5° Réunir les deux moitiés d’une brique, dans un tas
- de briques cassées chacune en deux parties.
- 6° Compter les briques dans un tas en les enlevant une à une.
- 7° Le faire à un rythme donné par l’examinateur.
- 8° Lancer les briques à son voisin.
- III. — Appréciation des relations spatiales des objets.
- 9° Indiquer sur le mur la direction de l’horizontale.
- 10° Indiquer la verticale.
- 11° Apprécier les petites irrégularités de la surface d’un mur (bosses et creux).
- 12° Reproduire des angles au compas.
- 13° Jeu de patience ; réunir les parties d’un cône.
- IV. — Précision des gestes.
- 14° Plier des fils de fer en imitant les dimensions d’un modèle.
- 15° Donner .un coup de marteau sur des clous légèrement enfoncés dans une planchette, de sorte qu’une frappe dont la direction n’esf pas rigoureusement verticale, fait dévier ou sauter le clou.
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- Deux mois après ces épreuves, la pratique a montré que les apprentis ayant eu un bon classement aux épreuves psychotechniques étaient également classés dans les meilleures catégories professionnelles et que les élèves renvoyés faute d’aptitudes pratiques à la profession étaient ceux que la psychotechnie avait fait prévoir mauvais.
- ÉTUDE SYNTHÉTIQUE — RÈGLES PRATIQUES
- Telles sont les diverses étapes de l’examen d’orientation ou de sélection professionnelle. Il doit être complet et' méthodique et porter spécialement sur certains points dont nous avons au passage signalé l’importance.
- Nous allons maintenant réunir les principales indications et contre-indications à l’exercice du métier, en groupant les divers éléments d’ordre physique, physiologique, psychologique et mental, par rapport aux principales caractéristiques du métier de maçon : nature de travail et surtout conditions de son exercice. Nous envisagerons donc à propos de chacune : 1° les aptitudes nécessaires à exiger. — 2° les qualités utiles à souhaiter et à préciser. —• 3° les contres-indications relatives, ou inconvénients. — 4° les inaptitudes graves ou contre-indications absolues.
- Nous n’ignorons pas que cet exposé est trop schématique et oblige à des répétitions. Nous estimons cependant devoir le présenter à titre de vue d’ensemble, de plan général, sur lequel le médecin et l’orienteur auront à se reporter pour juger des cas particuliers.
- 4. — Métier manuel exigeant sérieux efforts et lourds portages.
- Aptitudes requises.
- — Taille et poids moyens.
- —• Constitution robuste.
- — Intégrité de la charpente osseuse.
- — Intégrité des poumons et du cœur.
- Qualités souhaitables.
- — Forte musculature.
- —• Agilité et souplesse générale.
- — Souplesse des mains (élément physique de l’habileté mapuelle).
- — Ambidextrie.
- — Puissant développement thoracique et respiratoire. Inconvénients.
- — Tendance à déviations par attitude ,du rachis (sans ostéopathie).
- — Faiblesse musculaire (abdomen et membres) — mais ces défauts peuvent se corriger.
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- Contre-Indications.
- — Nanisme et chétivité irrémédiables.
- — Ostéopathies du rachis et des membres, trop récemment
- guéries et susceptibles de reprise, ou au contraire graves et fixées.
- — Amputation .d’un membre ou mutilation des doigts (pré-
- hension).
- — Hernies et éventration (moins la hernie qui est opérable
- que la faiblessse grave de la paroi qui la conditionne et certifie la récidive). *
- — Cardiopathies organiques môme bien compensées.
- 2. — Ce métier manuel comporte cependant des éléments intellectuels toujours utiles au bon ouvrier, indispensables pour atteindre les grades de maîtres-compagnons et chefs de chantier.
- Qualités souhaitables-.
- — En dehors de bonne instruction primaire générale et connaissances techniques.
- r— Fonction psychomotrice :
- — Coordination motrice (élément intellectuel de l’habileté manuelle.
- — Fatigabilité neuro musculaire minima.
- — Fonctions intellectuelles :
- — Intelligence pratique! générale, esprit d’observation, d’adaptation, d’initiative.
- — Intelligence technique : représentation des objets dans l’espace, appréciation des dimensions, directions, distancés, formes, proportions et niveaux sans instrument de mesure — le coup d’œil.
- — Attention — mémoire (formes).
- Aptitudes requises.
- Un minimum pratique de ces qualités.
- I nconvénient.
- • • ♦ '( ' . .
- Leur déficience générale ou partielle.
- Contre-Indication.
- La déficience intellectuelle grave des sujets dits « anormaux » qui, en principe, ne peuvent faire que des manœuvres. Peut-être certains de ces cas légers et éducables pourraient permettre la formation d'ouvriers pour travail en équipe.
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- 3. — Métier s’exerçant debout avec fréquents déplacements dan un espace restreint, avec obligation de se pencher souvent v jusqu’au sol.
- Aptitudes requises.
- — Intégrité et solidité du système d’appui au sol et du rachis.
- — Intégrité des éléments de la marche.
- Qualités souhaitées.
- — Souplesse du rachis et des membres.
- Inconvénient.
- — Tarsalgie douloureuse des adolescents (à soutenir et soigner).
- Contre-Indications.
- — Varices (et même la tendance à en présenter).
- — Pied plat douloureux accentué.
- — Ostéopathies même guéries du rachis.
- 4. — Métier s’exerçant à l’air libre : intempéries, refroidissements.
- Aptitudes requises.
- — Intégrité des pourrions et du cœur.
- — Constitution robuste.
- Qualités souhaitées.
- — Résistance aux troubles par refroidissement.
- Inconvénients.
- — Tendance aux catarrhes (broncho pneumopathies aigries surtout).
- — Tendance aux rhumatismes.
- — Acrocyanose.
- Contre-Indications.
- — Pneumopathies chroniques susceptibles de poussée ou de récidive : tuberculose même guérie, fibreuse, bronchite chronique, dilatation des bronches, asthme, emphysème, pleurésie.
- — Rhumatisme évolutif.
- — Déficience organique sérieuse (néphrite chronique, diabète).
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- 5. — Métier s’exerçant souvent en l’air (échafaudage, échelles, tranchées) dans un espace étroit et encombré.
- Aptitudes requises.
- — Bonne vision sans lunettes.
- — Bonne audition.
- — Parfaite liberté des mouvements des membres et des doigts.
- — Parfait équilibre et ( ordination des mouvements.
- Qualités souhaitables.
- — Sang froid et calme — attention et prudence — Sveltesse et agilité.
- — Rapidité des réactions de défense et de contrôle. Inconvénients.
- — Vices de réfraction légers.
- — Emotivité (réflexes malencontreux) étourderie, distraction et imprudence.
- Troubles nerveux légers (motilité, tonus, réflexes, sensibilité.
- — Tendance à obésité et aux rhumatismes.
- — Intempérance.
- Contre-Indications.
- — Vices de réfractions marqués exigeant lunettes.
- — Daltonisme (seulement pour briqueteur, jointoyeur et stucateur).
- — Surdité.
- . — Troubles nerveux graves surtout de • coordination et d’équilibration.
- — Epilepsie.et vertiges.
- — Amputation de membres ou paralysie partielle.
- — Alcoolisme.
- 6. — Métier s’exerçant au milieu de poussières pierreuses non toxiques mais très irritantes, et contact avec l’eau.
- Aptitudes requises.
- — Intégrité des voies respiratoires supérieures — Des organes oculaires externes.
- — De la peau.
- Inconvénients.
- — Peau sensible et fragile, acroeyanose, kérose.
- — Dermatoses en général.
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- — Tendances aux catarrhes trachéo laryngés et rhino pharyngés. ?
- — Asthme.
- Contre-lndicalio ne.
- — Conjonctivites, blépharites, dacryoeystites chroniques. — Dermatoses irritables chroniques.
- — Sensibilisation déjà acquise, au ciment.
- 7. — C’est un métier à travail en équipe.
- Aptitudes requises.
- — Bonnes vision et audition.
- Qualités souhaitées.
- — sociabilité (s'adapter aux compagnons de travail et esprit de camaraderie).
- — Voix claire et forte.
- — Sobriété.
- Inconvénients.
- — Intempérance — violence — réaction d’opposition.
- — Voix faible.
- Contre-Indications.
- — Insuffisance de l’acuité visuelle.
- i— Surdité (un sourd ne peut guère faire qu’un manœuvre).
- 8. — Métier en rapport avec la collectivité :
- — Camarades de travail ide l’équipe et de celles des métiers connexes. .
- — Architectes et entrepreneurs — Public.
- Qualités souhaitables surtout d’ordre moral et mental.
- — Calme — patience.
- —• Caractère sérieux et réfléchi.
- — Soin — ordre — conscience professionnelle.
- — Sociabilité — éducation générale — probité.
- — Sobriété.
- — Extérieur agréable.
- — Bonnes vision et audition.
- Aptitudes requises.
- — Un minimum pratique de ces qualités.
- Inconvénients.
- — Leur déficience générale ou partielle.
- (les violents, les impulsifs, les coléreux, les fantaisistes, les négligents.
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- — Défaut (d’élocution et de langage.
- — Intempérance.
- Contre-Indications. -.
- — Ces défauts caractériels trop marqués.
- — Dermatoses mutilantes et répugnantes.
- — Epilepsie.
- — Surdité.
- — Alcoolisme invétéré.
- C’est d’après ces indications schématiques que Je médecin aura à procéder, dans les centres de pré-apprentissage, à l’élaboration de la fiche d’orientation professionnelle, pour juger de l’aptitude au métier de maçon. Dans les écoles de maçonnerie, il procédera de même avant d'admettre les aspirants à devenir des apprentis, car souvent les familles qui désirent voir leur fils choisir une profession ont trop tendance à lui voir les aptitudes nécessaires.
- Ce médecin — outre la possibilité de dépistage d’une affection méconnue — aura à remplir le double rôle de 1 orientation : rôle négatif de barrage (sélection), rôle positif de direction nouvelle. Il tiendra compte, dans ce but, de l’ensemble de tout l’examen. Sans doute parfois un défaut irrémédiable fait éliminer sans recours un candidat. Mais bien plus souvent il est nécessaire d’établir un bilan physique global. En faisant la part de la pathologie et de la physiologie, en prévoyant quels seront les défauts définitifs et les imperfections transitoires ou curables, quelles compensations les divers éléments se permettent entre eux, le médecin fera la somme, la synthèse des aptitudes ou inaptitudes du sujet pour préjuger de se capacité professionnelle future. Il donnera l’importance relative qu’ils comportent dans la profession, à chacun des éléments essentiels, importants ou secondaires, pour conclure à un bilan physique global.
- Grâce à cela, si le Médecin ou le Directeur, doivent immédiatement ou par la suite éliminer l’apprenti de la maçonnerie, l’adolescent saura immédiatement vers quelle catégorie de métiers il peut se diriger.
- Bien entendu ces examens d’orientation et sélection professionnelles visant à établir s’il y a convenance entre un sujet et ses aptitudes, avec un métier et ses exigences, la connaissance du métier et de sa pathologie est un élément préalable nécessaire. Pour toutes ces questions ainsi que pour l’étude du problème du placement selon l’état du marché du travail, médecins et orienteurs uniront leurs efforts.
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- CHRONIQUE DOC1MOLOG1QUE
- Je relève une remarque' de M. F. Mauvezin dans ses « Pensées au fil de la plume » publiées le- 13 octobre par l’hebdomadaire 1 ''Enseignement au sujet, des diplômes :
- « Nous nous, déclarons hoslile, disait-il, au diplôme sans mention, car l’élève auquel il est octroyé, alors qu’il n’a obtenu qu’une moyenne passable, bénéficie indûment d’une opinion plus favorable que celle à laquelle il a droit... Donc plus de diplôme sans mention, plus de mention inférieure à Assez Bien. »
- Il.se trouve que l’opinion émise par le précurseur bordelais bien connu en matière d’O.P. a conduit justement à fixer la moyenne de 12 sur 20 comme minimum pour l’obtention du diplôme d’Etat de Conseiller d’O.P., moyenne comportant dans les concours la mention Assez Bien. En réalité il ne s’agit pas. toutefois d’un diplôme comportant obligatoirement une mention, car la mention «Assez Bien » a simplement disparu, et il n’a été maintenu que les mention « Bien » ou « Très Bien ».
- Mais les raisons qui ont conduit à fixer les règles d’obtention du diplôme oht bien été de ne pas consacrer une réussite médiocre comme celle qu’implique l’obtention de la note moyenne, celle qui dans un groupe non sélectionné, serait atteinte par environ la moitié des candidats à un niveau où les coupures sont le plus influencées par les variations fortuites.
- Les barèmes d’épreuves d’éducation physique qui ont été récemment publiés suggèrent une réflexion :
- Lé principe de ces barèmes est de donner un certain nombre de points pour des performances déterminées, par exemple dans, la course suivant les temps, dans le lancer ou le saut suivant les distances, en se fondant sur la connaissance que l’on possède des performances normales.
- Mais l’application n’est nullement satisfaisante en ce qu’elle donne même valeur à des différences égales dans les chiffres de ces. performances : un point de plus pour un même nombre de centimètres en plus dans tel ou tel saut, pour un même nombre de secondes én moins, dans telle ou telle course.
- Or on sait qu’au fur et à mesure qu’on approche du plafond des records, la même réduction de temps, la même extension spatiale prend valeur de plus en plus grande. Une supériorité notable n’apportera pas dans l’ensemble des épreuves un avantage en rapport avec le niveau de cette supériorité.
- Si quelques corrections ont été apportées dans le dernier barème publié, pour le concours d’entrée à l’Ecole nationale d’Administra-tion, elles sont, insignifiantes (l’échelon correspondant au passage de 19 à 20 points étant légèrement réduit).
- Le principe sur lequel se sont fondés ces barèmes n’est évidemment pas rationnel. Il est vrai qu’il en est. ainsi de la plupart des notations. Mais, dans ce cas, il serait possible de faire mieux.
- Il faudrait se fonder sur une répartition des fréquences des performances, donner évidemment la note moyenne à la performance nié-
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- diane du groupe correspondant, comme âge, préparation, etc., au type des candidats, mais distribuer l’échelle-des notes entre le zéro et le maximum non plus par divisions égales de l’écart total des performances, mais en se fondant sur la variation des fréquences, indicative de la valeur réelle des écarts.
- Quel système de traduction faudr&il-il apporter ? C’est le problème que je poserai à la sagacité des lecteurs. pj p^ron
- NOTES ET DOCUMENTS
- La question de l’aptitude au travail suivant le rythme imposé.
- MUe Samper s’est préoccupée de déceler chez des adolescents examinés par les centres d’O.P. l’aptitude à s’adapter au travail suivant un rythme imposé, et elle a établi dans ce but, en s’inspirant du test de Couvé, un « rythmographe ». Il s’agit d’u appareil fournissant à un rythme rapide (45 en 30 secondes) des jetons qui doivent être saisis el introduits dans une fente. On détermine ainsi la proportion de jetons correctement manipulés.
- On obtient un renseignement sur la rapidité maxiina de manipulation, dans des conditions difficiles où l’on risque de perdre la tête.
- Il y a là une aptitude à un travail très précipité pendant un temps très court, non une aptitude générale à se soumettre à tel ou tel rythme de travail.
- 11 y a, pour chaque individu, un rythme préféré, se manifes'ant par un tempo spontané permettant un travail prolongé dans les meilleures conditions d’exécution avec un minimum de fatigue.
- Connaître ce temps est particulièrement important pour l’organisation du travail et la répartition ou la sélection des travailleurs. Mais il y a, en outre, des différences de plasticité, d’apti'.ude à se* soumettre à un rythme imposé différent du rythme spontané, à at'eindre un rythme plus rapide, ou à se plier à un rythme plus lent. Il faudrait des épreuves spéciales, demandant des tâches suffisamment prolongées,*, mais qui seraient certainement intéressantes. Il n’est pas exclu en effet que certains individus spontanément lents réussissent à atteindre une rapidité notable quand ils y sont contraints, alors que d’autres y échoueront. Et d’autre part il se peut que l’obligation de suivre un rythme trop lent nuise à l’exécution de la tâche.
- En O.P., on nq peut se livrer à des. investigations délicates et prolongées. Le test de MUe Samper a le mérite d’être d’exécution facile et rapide. Il doit renseigner sur une certaine maîtrise, quand on doit faire face à des impossibilités qui peuvent entraîner de l’émotion et faire perdre la tête. Mais sa simplicité entraîne un défaut grave, qui tient à ce que la difficulté émotionnante ne sera pas égale pour tous les sujets, dépassant, plus ou moins leur capacité limite dont il n’est, pas tenu compte.
- Pour que l’épreuve soit tout à fait satisfaisante, il faudrait connaî-tr.e d’abord cette capacité limite en exécution libre, et imposer ensuite un rythme la dépassant d’une proportion constante.
- Cela pose évidemment un problème plus difficile et nécessiterait un appareillage plus complexe, mais c’est, un problème qu’il vaudrait la peine de résoudre. H. P.
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- Suggestibilité et intelligence
- Le problème de la résistance à la suggestion semble intéresser particulièrement les Américains à une époque où la réclame et la propagande exercent une pression de plus en plus forte sur les esprits. C’est à une préoccupation de ce genre que répondent les recherches menées par R. Mc Knight Simulons (1) sur les relations existant enlrc le quotient intellectuel et le degré de suggestibilité.
- Une importante bibliographie analysée par l’auteur montre qu’aucun aspect de la question n’a été jusqu’ici négligé. Le degré de perméabilité à l’influence de l’individu a été évalué en rapport avec le sexe, l’âge, la race, le niveau intellectuel, certains traits de caractère et dans des conditions d’ambiance variant de façon bien déterminée. Les travaux d’Hollingworth, Otis, Mc Geogh, Burt ef tant d’autres tirent leur origine des. premières recherches de Binet sur la « Suggestibilité » (1909) et reprennent des méthodes exposées dans « L’intelligence des imbéciles » (Année Psychologique, t. XV, p. 1), mais si tous ces auteurs s’accordent sur le rôle décisif que le plus ou moins grand degré de résistance à la suggestion peut jouer dans la formation du caractère, on ne saurait passer sous silence les points de divergence que l’on découvre dans les conclusions jusqu’ici esquissées.
- Selon Otis et-Lippman par exemple, il y a corrélation positive entre la résistance à la suggestion et l’âge mental, alors que. Cohen, Diffén-. hacher et Dresslar trouvent en multiples occasions que les enfants intelligents sont plus sensibles à la suggestion que leurs camarades moins favorisés.
- C’est sur cette opposition fondamentale que R. Mc Knight Simulons se propose de revenir. Peut-être en effet l’opinion commune, celle qui nous porte à croire qu’un enfant intelligent est moins influençable qu’un enfant de niveau mental inférieur est-elle mal fondée. Car ce que nous prenons pour de la résistance à la suggestion peut tout aussi bien être chez l’enfant intelligent un sursaut d’esprit de contradiction ou tendance à dominer et affirmer sa personnalité avec d’autant plus de vivacité que l’enfant ne rencontre aucune concurrence dans son entourage de camarades moins bien doués. Il convenait donc de reprendre l’étude à partir de données précises en comparant le comportement d’enfants bien et mal doués dans des situations dans lesquelles la suggestion peut jouer un rôle, tout ën étant soumise à une évaluation et à un contrôle rigoureux. L’auteur se sert à cet effet du Test de suggestibilité d'Olis en éliminant au maximum les facteurs qui peuvent faciliter la lâche de l’enfant intelligent, rapidité, compréhension, habitude à se plier à des disciplines ; des Images à interpréter de Street, du Test de classement de poids et du Pendule de Chevreuil, en complétant les résultats obtenus par dés appréciations extraites, d’une échelle du type de celle que Terman a utilisée pour ses études sur les biens doués. Ces épreuves ont été appliquées à deux groupes soigneusement triés.
- (1) Rachel Mc Knight Sinimons : le study of the groupof children of exceptionally high intelligence quotient in situation portative ol' lhe nature of suggestion. Bureau of publications Tracliers College, 1940," p. 112, N. V. lT. S. A.,
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- A. — Bien doués : 47 sujets : 24 garçons, 23 filles.
- Age chronologique : de 7 èl 9 à 10 et 11, Med. 9,6.
- Age mental : de 10 et 11 à 19,3, Med. 13,7.
- Q. I. : de 130 à 200, Med. 142,
- *B. — Sujets inférieurs : 47 sujets. : 25 garçons, 22 filles.
- Age chronologique : de 7,9 à 11,2, Med. 9,6.
- Agé mental : de 6,2 à 11, Med.
- O. I. : de 72 à 101, Med. 87.
- Les résultats montrent que le groupe A résiste beaucoup plus à la suggestion que le groupe B, tant au point de vue quantitatif que par la qualité des. réponses:
- Test d'Otis (lrc forme) notes traduisant le degré de suggestibilité.
- Groupe A : 15 à 55, Med. 30.
- Groupe B : 20 à 90, Med. 60.
- Validité du test : 0,74, notes du groupe B plus élevées que celles du groupe A dans un pourcentage de 91 %.
- Test Olis (2e forme).
- Groupe A : 0 à 57, Med. 14,3.
- Groupe B : 0 à 100, Med. 33,3.
- Validité 0,73 (groupe A) 0,86 (groupe B), notes du groupe B plus élevées dans un pourcentage de 69 %.
- Test de Street (présenté sous formé modifiée).
- Groupe A : 0 à 77,8, Med. 25.
- Groupe B : 0 à 100, Med. 37,5.
- Validité : 0,83 (groupe A), 0,86 (groupe B), notes du groupe B plus élevées que celles du groupe A dans un pourcentage de 74 %.
- Poids à classer :
- Groupe A : 1 à 6, Med. 1.
- Groupe B : 1 à 11, Med. 2.
- Notes du groupe B dépassant celles du groupe A dans un pourcentage de 57 %.
- Pendule de Chevreuil :
- Les notes de suggestibilité étant évaluées de 0 à 3 : dans le groupe A :
- 25 sujets sont cotés de 0 à 1 ;
- 22 sujets sont cotés de 2 à 3.
- groupe B :
- 12 sujets de 0 à 1 ;
- 35 sujets de 2 à 3.
- On n’a pu tirer aucune conclusion dé l’échelle dépréciation établie d’après les réponses des maîtres car elle ne présentait pas une validité suffisante.
- On peut donc estimer, toutes preuves à l’appui, qu’il existe une
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- corrélation positive entre le Q. 1. et le degré de résistance à la suggestion, mais il ne faudrait pas en conclure à l’identité des termes vu les chevauchements très nets remarqués dans les courbes de résub tats des deux groupes observés.
- Les conclusions gagneraient à être enrichies par de§ remarqués sur l’origine même de la suggestion, en attirant l’attention non plus sur l’individu qui y résiste ou la subit, mais sur la source de la suggestion elle-même et les conditions dans lesquelles elle s’exerce.
- Les épreuves essayées et contrôlées par l’auteur serviront toutefois dès. maintenant à identifier les éléments les plus suggestibles d’une classe ou d’un groupe donné; l’attention des éducateurs devra porter ensuite sur l’élargissement du champ des connaissances et le renforcement dés tendances caractérielles propres à assurer à ces individus une indépendance de jugement et. une confiance en eux-mêmes telles qu’ils puissent établir des discriminations utiles parmi les mille et une influences qui, en l’absence de tout contrôle personnel, ne pourraient, que trop facilement les impressionner. I. L.
- ! *
- '* *.
- Questionnaire
- pour l’élaboration d’une monographie schématique d’un métier ou d’un emploi (')
- Le but principal de l’établissement de monographies schématiques de métiers et d’emplois par les services techniques du Ministètre du Travail est. de mettre les. services régionaux et départementaux dé main-d’œuvre en mesure de mieux satisfaire aux offres d’emplois en n’orientant vers les entreprises que des travailleurs choisis, dans toute la mesure du possible, en fonction des aptitudes essentielles requises pour l’exercice des emplois en vue desquels la main-d’œuvre doit être recrutée.
- Alors, que le placement des travailleurs véritablement qualifiés est une opération facile qui, dans la plupart des cas ne nécessite aucune intervention particulière (main-d’œuvre stable très sollicitée), il n’en est pas de même pour les manœuvres ainsi que pour les ouvriers semi-qualifiés et spécialisés.
- La sélection des manœuvres esl du domaine presque exclusivement physiologique. Celle de la main-d’œuvre à des emplois semi-qualifiés ou spécialisés demande un examen plus approfondi si l’on veut réduire le déchet à /’embauchage ou après l’essai d’adaptation, et éviter ainsi de grosses perlees de temps et de rendement, préjudiciables à l’individu comme à l’entreprise.
- Le questionnaire ci-joint, a pour but de permettre l’établissement de monographies schématiques, du plus grand nombre possible d'emplois.
- Chaque monographie sera traduite en un profil-type faisant particulièrement. ressortir les conditions essentielles de l’emploi et permettant, la sélection préalable de la main-d’œuvre.
- Tl est bien entendu que celte sélection ne peut constituer qu’un
- (l) Ministère du Travail et de la Sécurité sociale. Direction générale de la main-d’œuvre, 1er bureau, mars 1945.
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- choix de premier degré, la mise en place parfaitement rationnelle de la main-d’œuvre ne pouvant se faire qu’à l’intérieur des entreprises, après essai et confirmation de la première orientation.
- La sélection préalable doit, dans tous les cas, et malgré sa valeur d’approximation, permettre d’éviter, dans une mesure importante, les refoulements ou les licenciements dus à des erreurs d’orientation de la main-d’œuvre.
- Elle est appelée, dans son rôle de premier triage, à rendre des services particuliers aux établissement ou groupes d’établissements qui, de plus en plus nombreux et s’inspirant des résultats obtenus dans tous les grands pays industrialisés, se sont assurés la collaboration de services psychotechniques leur permettant de se garantir une' main-d’œuvre bien adaptée ainsi que l’utilisation de chaque travailleur au poste qui lui convient.
- Pour atteindre le but cherché il a été décidé de donner aux ques-lionnaires monographiques la plus grande diffusion possible.
- 11 est hautement désirable que les professionnels appelés à répondre à ces documents s’inspireront de leur utilité.
- La plupart des questions posées ont été composées de façon à permettre d’y répondre en barrant les mentions qui ne conviennent pas, ou en indiquant simplement oui ou non.
- J1 importe cependant, toutes les fois où la réponse doil être nuancée, de préciser le degré (ex. peu, beaucoup, etc...).
- Lorsqu’une condition est essentielle il. est désirable de préciser en quelques mots pourquoi.
- T.es réponses devront être datées, signées et porter le cachet de l’établissement de façon à permettre aux sélectionneurs chargés du dépouillement de recourir aux professionnels consultés pour éclaircir, le cas échéant, certains points restés dans l’ombre ou certaines interprétations pouvant prêter à confusion.
- L'importance de ce travail, ainsi que son intérêt pour les travailleurs d'une part, pour le rendement des entreprises d'autre part, n'échappera certainement pas à ceux qui ont la charge du personnel et de son utilisation.
- Pour tous renseignements ou demandes d’explications, s’adresser au Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale, Direction Générale de la Main-D’OEuvre, Sous-Direction de la Formation Professionnelle, 60, avenue Victor-Hugo, à Paris (XVIe), ou au Centre de Formation des Cadres professionnels, 14, rue Dareau, à Paris (XIVe). Téléphone : Passy 23-14 ou Gobelins 56-77.
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- Type de questionnaire
- pour l’élaboration d’une monographie schématique d’un métier ou d’un emploi
- 1. _ nom COURANT du métier ou de l’emploi :
- 2. — DEGRÉ DE QUALIFICATION : Manœuvre, manœuvre spécialisé, ouvrier
- spécialisé, ouvrier semi-qualifié, ouvrier qualifié ?
- 3. — Durée hormale de l’apprentissage ?
- 4. — L’apprentissage est-il normalement exigé J
- 5. — Une simple mise au courant est-elle suffisante ?
- 5 bis. Homme, femme, sexe indifférent.
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- 5. — DESCRIPTION DU METIER OU DE L’EMPLOI :
- 7. — Matière travaillée :
- 8. — Machines et outils utilisés :
- 9. — Nature des opérations effectuées :
- Conditions de Travail
- Ne laisser appareilles que les mentions correspondant au cas considéré. Barrer tonies celles qui ne correspondent pas.
- Dans tous les cas où cela est possible, préciser le degré d’importance de l’aptitude en mettant une « X » dans, l’une des colonnes de droite:
- peu ou indifférent, — moyennement beaucoup ou essentiel ou indispensable.
- 10. — Plein arr ou intérieur ? — intérieur avec courants d'air ?
- 11. — Température normale; anormalement haute, basse irrégulière ?
- 12. — Atmosphère humide, très humide ?
- 13. — Abondance de poussières. — Nature des poussières ?
- 14. — Manipulation de produits nocifs — -Dégagements toxiques ?
- 14 bis. — Les repas peuvent-ils. être pris; à des heures, régulières ?
- 15. — Travail de nuit. — Travail par roulement, de jour, de nuit.
- 16 — Travail actif, 1/2 actif, calme, monotone, varié ?
- IG bis. — Travail comportant des trépidations importantes. ?
- 17. — Accidents. — Y a-t-il des risques, particuliers (fréquence accidents) ?
- 18. — Position normale de travail : debout, assis, courbé ?
- 19. — Déplacements faibles ou importants — peu fréquents ou répétés ?
- Mouvements, ou attitudes susceptibles, de provoquer une fatigue particulière ? (entorses, lumbago, synovite...)
- 20. — Taille : indifférente, pas trop petite, pas trop grande ?
- 21. — Force : indifférente, moyenne, supérieure à la moyenne ?
- 22. — Est-il nécessaire de soulever des' charges, fréquemment ou exceptionnelle-
- ment — de quel poids maximum ?
- 23. — Quelle partie du corps doit produire généralement l’effort le plus impor-
- tant ?
- 24. -- Efforts, violents de courte durée, de longues, durée — violents et répétés. —
- moyens, mais prolongés ?
- 25. — Vue : une bonne vue est-elle nécessaire ?
- d’assez près — de relativement loin ?
- 27. — Le port des verres est-il compatible avec l'exercice de la profession ?
- 28 — Peut-on accepter des daltoniens, des borgnes ?
- 29. — Ouïe : Doit-on .distinguer des bruits faibles. Lesquels. ? (1)
- 30. — Des bruits spéciaux ?
- 3.1. — Le travail e.-t-il bruyant ? exercé dans une ambiance bruyante ?
- 32. — Le travail s’exerce-t-il à une certaine hauteur — échelle., échafaudage,
- passerelle ?
- 33. — Mains : sensibilité particulière au relief, aux faibles aspérités, à apprécier
- des objets au contact ? —
- 34. — Le travail s’effectue-t-il des 2 mains ?
- 35. — Les mouvements des 2 mains sont ils nettement différents ?
- 36. — Une force musculaire des; mains supérieure, à la normale est-elle nécessaire ?
- 37. — Une bonne agilité du" poignet est-elle indispensable ?
- 38. — La moiteur des mains......................
- La mutilation d’un ou plusieurs doigts.
- Sont-elles contre-indiquées
- (1) Les qualités particulières du goût et de l’odorat doivent être précisées s’il y a lieu.
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- 3‘*. ~ Une habileté particulière des doigts, est-elle nécessaire ?
- 40. — Peut-on l’acquérir ou la développer rapidement ?
- 41, — Faut-il réagir rapidement dans certaines circonstances ? (signal donné,
- enclenchement, déclenchement, incidents de fabrication).
- Conditions psychologiques
- 43. - Doit-on retenir des nombres, des noms propres, des consignes, -des textes,
- des dessins ?
- 44. — Doit-on retenir des. détails vus, des formes, des dimenssions, des physionomies ?
- '45. — A-t-on â s’exprimer par écrit ? Faut-il une bonne élocution ?
- 40 — Doit-on être bon ou très bon observateur ?
- 47. — Le travail comperte-t-il une initiative très grande moyenne ou nulle ?
- 45. — Doit-on se re.pi ésenter le travail, prévoir et prendre des dispositions en
- conséquence ? faire le plan d’opérations ?
- 40. — La compréhension doit-elle être particulièrement, claire. ? doit-elle être rapide ?
- 50. — Le travail est-il compliqué, ou pas compliqué ?
- 51. — L’ingéniosité intervient-elle ?
- 52 — L’attention doit-elle, être concentrée ou doit-elle se diffuser ? doit-elle être soutenue ou intermittente ?
- 53. — La représentation doit-elle être uniquement concrète ?
- 54. — Quel doit être le-minimum de culture générale ?
- Tendances de caractère, Habitudes de travail
- ET COMPORTEMENT SOCIAL
- 55. — Faut-il de l’entrain, de la vivacité, du calme, de la régularité, de la
- patience, de. la prudence ?
- 56. — L’automatisation des gestes complexes, joue-t-elle, un rôle important ?
- bL _ Est-il nécessaire d’avoir des. qualités particulières d’ordre, de méthode, d’organisation ?
- 58. — Est-il indispensable, de. pouvoir s’adapter rapidement à des situations
- nouvelles. ?
- 59. — Le travail est-il contrôlé ou laissé au contrôle de l’ouvrier ?
- 60. — L’ouvrier e.s.t-il isolé ? Travail individuel, en équipe de 2, en équipe, plus
- nombreuse ?
- 61. — Le contact avec autrui ést-il constant, intermittent, peu fréquent ?
- 62 — Ce contact a-t-il souvent pour but d’obtenir ou de demander ?
- 63. — Le, travail est-il rémunéré à l’heure ? à la production ?
- 64. — L’ouvrier adapté peut-il espérer un avancement. Lequel ?
- 65. — Est-il difficile de trouver des ouvriers de cette catégorie ?
- 66 — Quel est le mode habituel de recrutement ?
- 62. — La division du travail est-elle poussée ?
- 63. — Peut-elle être développée ?
- Possibilités d’utilisation des travailleurs déficients (')
- L’étal actuel et prévisible de la main-d’œuvre, résultant, d’une part, de la siLuation démographique du pays, d’autre part de la nécessité absolue de prévoir l’intégration rapide de nombreux prisonniers ou déportés dont les capacités ont été diminuées du fait des traitements subis ou des conséquences de leur captivité, détention ou déporla-
- (l, Emanant du Ministère du Travail 'et de Ta Sécurité Sociale, Direction de la main-d’œuvre, 1«’ bureau, mars 19-45.
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- lion, implique l’obligation morale et matérielle d’envisager, dans une très large mesure, l’utilisation de travailleurs déficients.
- L’expérience démontre, et les résultats obtenus dans certains pays étrangers confirment qu’un nombre important de postes de travail peuvent être confiés, non seulement sans inconvénient, mais, parfois même avec succès à des travailleurs qui ne sont pas en possession de toutes les possibilités normales physiologiques ou intellectuelles.
- De plus, des modifications peu importantes, apportées aux instruments ou aux dispositifs de travail permettent souvent de remédier à certaines déficiences.
- Il est donc important de répondre avec soin et avec compréhension à la partie du questionnaire spécialement réservée à cet effet.
- Des réponses systématiquement négatives amèneraient inévitablement l’imposition d’une législation rigoureuse sur l’emploi des déficients qui ont acquis des. droits particuliers dont, il serait dangereux de ne pas tenir compte et dont la récupération doit, en toute hypothèse, être réalisée.
- Seule l’orientation judicieuse de ces travailleurs vers les postes de travail les mieux adaptés à leur état peut permettre de résoudre ce délicat problème dans l’intérêt commun du travailleur diminué et du rendement économique de la profession.
- Voici le questionnaire relatif aux possibilités d’utilisation des travailleurs déficients.
- A côté de chaque déficience on trouve trois colonnes dans lesquelles on doit mettre une croix indiquant la bonne réponse : soit possible, soit difficile, soit rigoureusement impossible pour chacun des métiers envisagés.
- Voici ces déficiences.
- Infirme des membres inférieurs, amputation, ankylosé, paralysie
- Déficience d’un seul doigt, préciser pouce, index.
- Infirmité du poignet, coude, épaule.
- Infirmité du membre supérieur gauche, amputation, ankylosé, paralysie
- Infirmité du membre supérieur droit, amputation, ankylosé, paralysie
- Infirme de la colonne vertébrale, déviation, gibosité (bosse).
- Porteur de varices ulcérées.
- Atteint de hernie ou de faiblesse, des parois.
- Atteint de faiblesse du cœur.
- Chétifs, et malingres.
- Fragile pulmonaire.
- Atteint de bronchite dite chronique.
- Tuberculeux bien consolidé.
- Borgne.
- Acuité visuelle très réduite.
- Aveugle.
- Acuité auditive très diminuée.
- Sourdi
- Epileptique.
- A peu de possibilités intellectuelles.
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- A TRAVERS LES REVUES
- Nous relevons dans les Cahiers de Pédagogie, organe de l’Institut supérieur de Pédagogie de l’Université de Liège, des articles sur la Réforme des méthodes d’éducation par R. Donnay ; La réforme des Ecoles normales par E. Broos ; Les théories de Piaget, et ses critiques par R. Piret.
- (6e année, septembre 1945, n° 1.)
- ’ • . ; c'L ; ~ ’ . ~ v .
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- Les Archives Suisses de Neurologie'et, Psychiatrie, vol. LtV, fascicules 1 et 2 :
- Examen de la*valeur du test, du Dr Rorschach dans la pratique de la psychologie expérimentale.
- Dans le Brilish Journal of Psgchology de mai 1945 (XXXV, 3, p. 51-60), K. F. Walker, Staines et Kenna, de l’Université de Sydney, examinant, « l’influence des méthodes de notation sur la réussite dans les tests de persévération motrice », sont conduits à conclure, à l’opposé de Spearman, qu’il n’y a pas de facteur général de persévération, significatif d’une inertie mentale, puisque le facteur commun réside dans l’aptitude à l’effort créateur.
- Dans les numéros précédents du même tome, on peut signaler une étude de Margaret A. Mellone sur l’analyse factorielle de tests d’images chez de jeunes enfants (n° 1, septembre 1944, p. 9) et un exposé par P. Slater des résultats donnés par différents types de névrosées dans, des tests d’intelligence (n° 2, janvier 1945, p. 40).
- Dans le volume XXXIV (n° 1, septembre 1943,' p. 1), un important article a été consacré par Cyril Burt à la question de la validation des tests de sélection ; et les résultats d’examen d’enfants en rapport avec leur milieu à la Child Guidance Glinic de Cambridge ont été expqsés par H. Banister et M. Ravden (n° 2, janvier 1944, p. 60).
- Dans le Bulletin Officiel du Ministère de l'Education nationale du 26 novembre 1945, M. BeSnier, inspecteur primaire de la Seine, a publié un article'sur l’école primaire et PO.P., rappelant ses constatations d’avant guerre sur le fonctionnement d’un service d’O.P. provincial, et souhaitant une pénétration des. conseillers à l’Ecole où la généralisation des classes de préapprentissage faciliterait la détermination des aptitudes et permetrait dq « corriger ce que les tests ont de fragmentaire et d’artificiel ». .
- Dans ce même Bulletin un travail non signé donne des aperçus sur « Les carrières du cinéma ».
- i *
- * *
- La nouvelle revue The Egyptian Journal of Psgchology, dirigée par deux anciens et brillants élèves de l’Université de Paris, Y. Mourad
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- el le Dr Ziwer, contient des articles en français on anglais, avec résumé arabe, ou en arabe avec résumé anglais ou français, parmi lesquels, nous relevons une étude sur les bases psychologiques du travail humain de A. M. Chafèi, une introduction à l’étude de l’adolescence en Egypte et dans les contrées arabes, de Mourad, une psychologie du peuple égyptien d’après lés chants populaires de Ae-Sayyad (n° 2, octobre 1945), ainsi que l’élaboration d’un dictionnaire de termes psychologiques.
- INFORMATIONS
- La 4° Semaine pédagogique suisse organisée par l’Institut des Sciences de l’Education de l’Université de Genève 4 eu lieu du 16 •au 21 juillet 1945. Réunie pour la première fois après les hostilités, elle comprenait une délégation française.
- Quatre groupes d’entretien et d’études y furent créés : sur l’éducation des petits, les méthodes nouvelles dans, l’enseignement, sur la psychologie de l’enfant et son application aux consultations médico-pédagogiques, sui' l’orientation professionnelle.
- (Bulletin du Bureau international d'Education, XIX0 année, n° 75, 2fi trimestre 1945).
- Du 17 au 24 septembre, M. Monod a réuni à l’école normale supérieure de Sèvres, 180 professeurs volontaires pour la prise en charge de classes de 6°, nouvelle formule.
- Parmi les conférences nombreuses qui constituaient avec des. séances de discussions ce stage intéressant, nous relevons, avec une introduction par MM. Monod et Le Rolland, une conférence de M. Zazzo sur la psychologie de l’enfant dé 11 h 12 ans, la connaissance de l’enfant, les. aptitudes par M. Gai, la place des tests comme méthode scolaire par Mme Henri Piéron, une expérience d’orientation par Müe Mireille Monod, l’Orientation et les Options par M. Wallon.
- Pour terminer, il y eut trois journées, d’information au Musée Pédagogique les 25-26-27 septembre.
- *
- * *
- En juin 1944 a été soutenue à la Faculté des Lettres dé Paris une thèse sur l’apprentissage et l’orientation professionnelle de M. Giu-melli.'
- *
- * îfc
- La réglementation de l’apprentissage en Argentine,
- Un décret n° 14.538 du 3 juin 1944 a réglementé l’apprentissage en Argentine el modifié les dispositions en vigueur sur le. travail des enfants. Le système adopté pour l’apprentissage comprend, d’une part, des mesures du Gouvernement et, d’autre part., des obligations qüi sont imposées aux employeurs. Pour l’admission à l’apprentissage, la préférence est donnée aux enfants ayant terminé leur instruction primaire. On entend par apprentissage tout régime de travail permettant d’assurér à l’intéressé l’enseignement effectif d’un
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- métier, déterminé. Cet enseignement doit être échelonné selon le développement des procédés, techniques de la profession, l’âge et la force physique de l’apprenti. Il comprend une partie théorique qui complète l'enseignement pratique et qui est destinée à la formation culturelle, morale et civique de l’enfant. L’apprentissage peut se limiter à une partie seulement d’un métier et peut aussi se rapporter à l’artisanat. Des cours complémentaires pour les enfants âgés de 16 à 18 an§ font suite aux cours d’apprentissage. Leur durée varie d’un à trois ans et leur création incombe à la Direction générale dé l’apprentissage et du travail des enfants, organe créé conformément au décret. Ils occuperont l’élève dix heures par semaine ét auront lieu, si possible, dans les ateliers des entreprises. Le décret prévoit, d’autre part, des. cours pour les ouvriers adultes désireux de perfectionner leur culture générale ou leurs connaissances techniques. Enfin, le Secrétariat du Travail créera des cours de préapprentissage pour les élèves dés écoles primaires ainsi que des « écoles-ateliers » ou des «colonies-écoles», à l’intention des enfants inadaptés ou déficients, des orphelins et des. mineurs abandonnés {Revue internationale du Travail, n° 5, nov. 1944).
- *
- * *
- Les enfants et le théâtre en U. R. S. S.
- Le théâtre est utilisé comme moyen d’éducation de l’enfant et comme facteur essentiel de sa formation affective et culturelle.
- Il y a deux sortes, de théâtres pour enfants, l’une destinée aux enfants de moins de 12 ans et l’autre aux adolescents. Les représentations y sont attrayantes en même lemps qu’instructives. Une . séance .explicative est faite avant la séance et les réactions des enfants sont observées soigneusement pour éliminer, dans les séances qui suivent, ce qui peut provoquer chez eux de l’excitation nerveuse ou une curiosité malsaine.
- Chaque pièce tient autant que possible compte des caractéristiques do la psychologie de l’enfant aux divers degrés de son développement. Chaque théâtre pour enfants comprend dans sa troupe un psychologue spécialiste de l’enfant et les acteurs suivent des conférences sur la psychologie enfantine.
- (Bulletin du Bureau international d'Educafion, XIXe année, nü 75,
- 2e trimestre 1945.)
- *
- * *
- ( ‘
- L’Enseignement artistique en Chine.
- Enfants supérieurement doués (B.I.E) (')
- C
- L’école Yu Tsai (pour la formation du talent) doit son origine au D1' Tao Hsinchin d’Hen-Kéou, qui en eut l’idée en voyant au coin d’une rue un jeune garçon en haillons diriger un chœur d’enfants.
- Au début de 1939, il obtint l’aide du Comité de Secours national et un Comité se constitua pour rechercher dans les diverses provinces -les enfants particulièrement doués. Venant de foyers détruits et de « villages dispersés par l’invasion et. les bombardements, de§ enfants
- (l) Bulletin du Bureau International d’Education (Genève. 4« trimestre 1945).
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- furent. recueillis. Examinés et observés pendant un certain laps 'dd' temps, ils furent ensuite admis à l’école dans le cours qui convenait' le mieux à leur talent particulier. L’école a des cours, de musique,; d’art dramatique, de peinture, de littérature, de sciences naturelles et de sciences sociales. Durant ses cinq années d’existence, elle a déjà, transformé des centaines; d’enfants nécessiteux en de jeunes artistes, musiciens, écrivains, savants et travailleurs sociaux. En 1943, l’école a organisé cinq expositions de beaux-arts et donné dix-huit concerts et quinze représentations théâtrales. Pendant la même année, les élèves ont écrit six romans et pièces, composé trente-trois chants, et produit plus de 300 tableaux et objets d’art. .Le travail pra* tique est encouragé aussi, les plus jeunes apprenant les premiers soins, la cuisine, le jardinage, la couture et les travaux de bureau, et ..les plus grands, à sténographier, à traduire, à parler en public et à çonduire une automobile. On leur enseigne aussi à devenir de bons citoyens de la Chine et de bons citoyens du monde. (D’après The Times, Educational Supplément, 26 janvier 1945.)
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- Dans une monographie consacrée par Joseph INultin à Vlnsiitut de Psychologie appliquée cl de Pédagogie de l'Universilé de Louvain, dont il est le secrétaire, nous, trouvons des indications sur l’enseignement de l’Orientation professionnelle qui figure dans la section pédagogique de ce nouvel Institut (fondé en 1943). Tous les licenciés ès sciences pédagogiques (astreints à une scolarité de quatre années) auront subi une formation en O.P. Les premiers sortiront de l'Université en 1948.
- Mais l’Orientation professionnelle est plus, développée encore dans la section de psychologie appliquée, avec l’appui d’un Office d’orientation pour la jeunesse, servant d’école d’application. Il est indiqué que l’orientation dans, le cadre de renseignement technique sera réservée aux diplômes de la section de psychologie appliquée.
- '* *
- L’Orientation professionnelle en Suède.
- La Commission d’Etat a entrepris une réorganisation.complète de l’orientation professionnelle.
- Un centre de classement el d’orientation professionnelle des. jeunes gens a été installé dans le principal bureau de placement de chaque province ayant à leur lête un directeur ayant reçu une formation.
- Une orientation générale se fait à l’école au moyen de brochures, de réunions de parents, de questionnaires à remplir, de causeries sur les professions, de visités aux usines et aux bureaux de placement de la jeunesse.
- L’orientation individuelle joue aussi un grand rôle. Dans chaque école secondaire il est prévu dès heures’dd*réceptions spéciales afin que les élèves et les parents, bénéficient d’avis et de conseils autorisés.
- L’orientation se fait surtout lors des visites aux bureaux de placement de la jeunesse.
- Les centres d’orientation agissent en collaboration étroite avec les médecins dés écoles qui déterminent si le sujet est apte physique-
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- ment à embrasser une carrière déterminée et avec les instituteurs dont les rapports sur les aptitudes de chacun de leurs élèves sont dés guides précieux.
- On prévoit une formation plus systématique des professeurs en vue de les amener à une meilleure compréhension de leur tâche dans cë donnai ne.
- (D’après le Bulletin du Bureau international d'Education de Genève, XIX® année, 2° trimestre 1945, n° 75.)
- DÉCRETS
- SE RAPPORTANT A L'ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Arrêté du 18 Juillet 1945
- Les Centres de Nantes, Besançon, Clermont-Ferrand ont été affectés du caractère obligatoire et transformés en centres départementaux.
- Il est créé des centres d’Orientation professionnelle dans le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, la Moselle et les Bouches-du-Rhône.
- Dans le décret' du 18 août 1945 (portant organisation de la Direction générale de l’Enseignement (Journal officiel, 21 août 1945) nous relevons ce qüi se rapporte à l’Enseignement technique :
- Art. 27. — La Direction de l’Enseignement technique se compose d’un secrétariat et de deux sous-directions :
- La sous-direction des écoles techniques ;
- La sous-direction de l’apprentissage.
- La sous-direction des écoles techniques est composée de quatre bureaux, savoir :
- Ier Bureau. — Personnel des. établissements publics d’enseignement technique.
- 2e Bureau. — Matériel.
- 3e Bureau. — Scolarité.
- 4® Bureau. -— Budget'et affaires diverses.
- La sous-direction de l’apprentissage est composée de quatre bureaux, savoir :
- 5e Bureau. — Organisation de l’apprentissage et de la forma-mation ménagère.
- 6° Bureau. — Orientation professionnelle et écoles normales
- de cadrés.
- 7e Bureau. — Gestion et contrôle financier.
- 8e Bureau. — Scolarité et personnel.
- Bureau du Budget et des Affaires diverses
- Art. 32. - - Les attributions, du bureau du budget et des affaires diverses sont fixées comme suit :
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- Préparation du budget de la direction de l’Enseignement technique.
- Attribution de bourses, subventions d’études, secours exceptionnels, dégrèvement aux élèves, des établissements publics d’enseignement technique et des établissements privés reconnus.
- Reconnaissance des écoles techniques privées formant des* ingénieurs et des techniciens et contrôle de ces. établissements après leur reconnaissance ; organisation des examens de fin d’études et délivrance des diplômes'dans ces écoles.
- Application des règlements, relatifs à l’attribution du titre d’ingénieur.
- Octroi des subventions à divers instituts et écoles supérieures.
- Surveillance des écoles supérieures de commerce (admission, examens de sortie, diplôme, personnel enseignant, subventions).
- Examen et approbation des budgets des écoles nationales, d’enseignement technique.
- Contrôle du Conservatoire national des arts et métiers et de l’Ecole centrale des arts et manufactures.
- Organisation de l’examen d’aptitude aux fonctions de commissaire aux comptes et des examens en vue de la délivrance du diplôme du Gouvernement de géomètre expert et. du diplôme d’expert comptable.
- Bureau de l’organisation de l'apprentissage
- ET DE LA FORMATION. MÉNAGÈRE
- Art. 33. — Les attributions du bureau de l’organisation de l’apprentissage et de la formation ménagère sont fixées ainsi qu’il suit :
- Détermination du régime juridique, administratif et financier de l’apprentissage ; principes généraux d’organisation de l’apprentissage.
- Application des règlements relatifs aux chambres de métiers.
- Attribution des bourses d’artisanat rural et des. primes aux petits employeurs.
- Conseillers régionaux et départementaux de l’enseignement technique.
- Comités départementaux de l’enseignement technique.
- Contrôlés des cours et écoles, privés de formation ménagère.
- Homologation des titres des professeurs et monitrices de formation ménagère privée.
- Application des règlements, relatifs à la taxe d’apprentissage.
- Enregistrement des appels interjetés en matière d’exonération de taxe d’apprentissage, constitution et étude des dossiers.
- Bureau de l’orientation professionnelle
- ET DES ECOLES NORMALES DE CADRES
- Art. 34. — Les attributions du bureau de l’orientation professionnelle et des écoles normales de cadres sont fixées comme suit :
- Création des secrétaires d’orientation professionnelle, de centres départementaux, obligatoires, annexés ou facultatifs.
- Agrément des centres de formation d’orienteurs régulièrement ouverts.
- Gestion et contrôle des centrés, d’orientation professionnels et de? . centres subventionnés par l’Etat.
- Création et organisation des centres de préapprentissage.
- Gestion et contrôle des écolés normales de cadres.
- Création, organisation des ateliers-écoles publics et privés et octroi des subventions.
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- Bureau de la gestion et dû contrôle financier
- Art. 35. — Les attributions du bureau de la gestion et du contrôle financier sont fixées-pomme suit :
- Etude de toutes les questions administratives concernant l’ouverture des centres de formation professionnelle, deg écoles techniques privées et des cours professionnels.
- Gestion des crédits correspondants.
- Exameij, des budgets, des comptes de gestion et des comptes administratifs des centres, de formation professionnelle ; approbation des budgets et des comptes.
- Constructions, matériel et outillage.
- Etude de toutes les questions financières concernant les centres de formation professionnelle et les services, extérieurs de l’enseignement technique (à l’exception des dépenses de personnel).
- Octroi de subventions aux cours professionnels.
- i Bureau de i.a scolarité f.t du personnel
- Art. 36. — Les attributions du bureau de la scolarité et du personnel sont fixées comme suit :
- Constitution de la documentation relative à l’apprentissage et mise à jour des statistiques,
- Etablissement des programmes des centres de formation professionnelle.
- Etude de la réglementation du certificat d’aptitude professionnelle, des. brevets professionnels, du certificat de compagnon, des brevets de métiers et des brevets de qualification, délivrance des. diplômes aux élèves et attribution de récompenses au personnel enseignant et aux élèves^
- Gestion et contrôle du personnel des centres de formation professionnelle.
- La Protection et l’utilisation des aveugles.
- Nous relevons dans le « Journal Officiel » du 4 juillet 1945 une ordonnance (n° 45-1463) s’occupant de la protection des aveugles, ordonnance dont noys donnons les principaux articles. .
- Article premier. — La protection sociale instituée par la présente ordonnance s’étend à tous les Français atteints pratiquement de cé* cité, c’est-à-dire à ceux dont la vision centrale est nulle ou inférieure à un vingtième de la normale.
- L’état de cécité est constaté par une carte d’invalidité délivrée par le ministère de la Santé publique, sur l’avis conforme d’une- cojn-mission spéciale instituée dans chaque département et dont la composition et le fonctionnement seront fixés par décret.
- Art. 2. — Bénéficient des dispositions de la présente ordonnance les personnes atteintes de cécité ayant fait l’objet d’une déclaration à la mairie de la commune de leur résidence.
- Cette déclaration, dont il sera délivré récépissé, est faite une fois pour toutes par l’aveugle lui-même ou par ses parents, ou par toute personne qui en a la charge ou la garde.
- La déclaration est obligatoire pour les mineurs. En sont tenus, soit les parents, soit le tuteur, soit la personne ayant la charge ou la garde du mineur. L’absence de déclaration clans un délai de trois
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- mois à compter de la date de publication du règlement d’adminis-tration publique prévu par l’article 10 de la présente ordonnance ou de la date à laquelle l’infirmité a été constatée si elle est survenue postérieurement, est sanctionnée par une amende de 12 à 60 francs.
- A ht. 3. — L’organisation du travail des aveugles" est assurée sous l’autorité du ministre du Travail et de la. Sécurité sociale, par le.s groupements, et institutions préalablement'agréés à cet effet par lui, en accord avec, le ministre de la Santé publique, ainsi que par les services publics ayant dans leurs attributions l’organisation générale de la main-d’œuvre.
- Art. 4. — Les aveugles se livrant à un travail effectif comportant une rémunération au .moins égale au double de l’allocation principale d’assistance ou ceux qui, ayant fait leur apprentissage ou leur rééducation, justifient ne pouvoir travailler effectivement pour une cause de force majeure, reçoivent .une allocation annuelle égale au montant de la majoration qui est prévue en faveur des bénéficiaires de l’article 20 bis de la loi du 14 juillet. 1905, les aveugles doivent, ne pas disposer de ressources supérieures, non comprises les allocations familiales, à des rnaxima fixés par arrêté du ministre des Finances ét du ministre de la Santé publique. ..
- Sont exclus du bénéfice du présent article les. aveugles dont l’infirmité est due à un accident du travail ou à une blessure de guerre et qui touchent à ce titre une rente d’accident ou une pension d’invalidité.
- Art. 5. — Les demandes ayant pour objet l’allocation prévue par l’article précédent sont introduites et examinées suivant la procédure établie pour les demandes de la majoration instituée par l’article 20 bis de la loi du 14 juillet 1905 modifié ; les mêmes voies de recours sont ouvertes contre les décisions intervenues.
- Lés dépenses résultant de l’application de l’article 4 de la présente ordonnance sont réparties entre l’Etat, les départements et. les communes dans les conditions fixées par le décret-loi du 30 octobre 1935 sur l’unification et la simplication des barêmes d’assistance.
- Art. 6. — Le placement des aveugles dans les établissements d’assistance par le travail publics ou privés, pour le temps de l’apprentissage ou l’exercice d’un jnétier, est effectué en conformité de la loi d’assistance du 14 juillet 1905 sur l’assistance aux vieillards, infirmes et incurables.
- Ce placement a lieu dans les conditions prévues par l’ordonnance du 28 décembre 1944 relative à la fixation des prix de journée dans lçs hôpitaux et hospices et par le titre VI de l’acte dit décret du 17 avril J943 provisoirement applicable.
- En aucun cas, les aveugles placés dans les établissements d’assistance par le travail ne peuvent prétendre au bénéfice de l’allocation instituée par l’article 4 de la présente loi.
- Les ressources provenant de leur travail, après la période d’apprentissage et de rééducation, seront affectées au remboursement des frais, de séjour, sauf une partie correspondant à 30 % desdites ressources qui sera laissée à leur disposition.
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- CAUSERIE BIBLIOGRAPHIQUE
- Roger-Piret. — Etudes, sur les tests collectifs d'intelligence, avec préface de J.-M. I.ahy.
- Masson, éditeur, Paris : Vaillant-Carmanne, éditeur, Liège, 1944.
- L’auteur a voulu adapter à l’étude des tests collectifs la méthode d’introspection dirigée. Cette méthode consiste à interroger individuellement des sujets qui ont subi une épreuve collective afin de comprendre par quel raisonnement ils ont trouvé une réponse juste ou fait une réponse erronée.
- On ne tient pas compte, en effet,-dans les tests collectifs, qu’une réponse correcte a pu être donnée par hasard ou à la suite d’un rai-sonnèment incomplet ou inexact.
- Il a donc appliqué sa méthode à l’étude détaillée du test d’intelligence logique de J.-M. Lahy.
- L’auteur commence cette importante étude par l’exploration des différentes définitions de l’intelligence (théorie anarchique, théorie éclectique, théorie monarchique, théorie synthétique).
- Explorant ensuite chaque genre de questions, l’auteur étudie la répartition statistiques des réponses, la nomenclature des justifications données pour chaque réponse par les. sujets interrogés, le clas-. sement de ces justifications en fonction des causes d’erreur.
- Il est ainsi parvenu à déceler les facteurs qui interviennent dans l’exécution des tests- collectifs et à découvrir également les erreurs d’interprétation qui peuvent fausser les résultats, et aussi les possibilités d’obtenir indûment certaines réponses correctes. Et l’auteur indique que la meilleure méthode pour'connaître l’écolier serait de lui appliquer une épreuve collective suivie d’interrogations individuelles. On recueillerait, ainsi, dit-il, de précieuses indications intellectuelles par l’analyse des erreurs et des indications caractériolo-giqu.es par l’étude de ses omissions.
- Très intéressant, travail fournissant de précieuses observations capables d’éclairer le mécanisme du raisonnement enfantin.
- M. H. P.
- H. Spreng. — La sélection rapide du personnel (traduction de Ph. Muller) Delachaux et Niesttlé, éditeurs, iNeufchâtel et Paris.
- L’ouvrage s’ouvre sur une introduction de l’auteur indiquant révolution des., méthodes psychotechniques.. Vient ensuite un chapitre sur la méthode des diagnostics rapides, un autre sur les deux inéhodes employées : lests collectifs et lests individuels, leur utilisation et l’interprétation des résulats qu’elles fournissent.
- Le second chapitre donne des exemples pratiques : Les diagnostics rapides et les Indochinois ; les diagnostics rapides ef les chômeurs.
- Dans le premier exemple sur les Indo-Chinois, les tests collectifs étaient naturellement exclus puisque les sujets ne savaient pas lire.
- L’examen complet durait une demi-heure et comprenait :
- 1° Un tests de classement de poids par classement de couples.
- 2° Epreuve du pliage de fil de fer.
- 3° Test du tournéur (sans exercice préalable).
- Les résultats obtenus parurent satisfaisants à l’auteur.
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- Pour la sélection des chômeurs elle était faite en vue de choisir des gardes pour la compagnie Sécurités chargée de la Surveillance générale de l’exposition de Zurich.
- Pour eux, il y eut possibilité d’appliquer des tests collectifs :
- 1° mémoire immédiate des chiffres ;
- 2° le test du télégramme ;
- 3° le tests des lacunes à combler ;
- 4° remplissage d’une fiche biographique.
- Comme tests individuels de comportement, l’auteur se contente d’une prise de contact personnel.
- L’auteur présente d’ailleurs ces méthodes rapides, pour une première et assez grossière répartition dés hommes en groupes homogènes et il croit qu’il y aura lieu de s’en servir pour la .rééducation des grandes masses qui devront passer de l’état de*guerre à l’état <1e paix. “ m. h. P.
- Livres récemment entrés à la bibliothèque
- Pierre Ducasse. — Histoire des Techniques, Presses Universitaires, 136 p.
- Paul Chauchard. — Les Messages de nos sens, Pressés Universitaires, 128 p.
- Paul Chauchard. — Le moteur vivant, Presses Universitaires, 128 p.
- René Le Senne. — *Traité, de caractérologie, Presses Universitaires, 649 p.
- Dix-huitième Cycle d’études de la C.E.G.O.S. — Sélection, formation et perfectionnement du personnel ; deuxième cycle de Psychologie industrielle, cinq fascicules :
- Fascicule n° 1 : Le choix des hommes.
- Fascicule n° 2 : La sélection professionnelle.
- Fascicule n° 3 : La sélection des cadres supérieurs.
- Fascicule n° 4 : La formation professionnelle.
- Fa scie h le n° 5 : La formation des cadres.
- Henri Wallon. — Les principes de l'orientation à l'école èt dans la profession, Enseignement et Culture, Union française IJniversi-f taire, 12 pages.
- F,. Berthet. — La réadaptation professionnelle et sociale du tuberculeux guéri ou en voie de guérison, Masson et Cie éditeurs, 54 p.
- Philippe Rey-Herme. — Quelques aspects du progrès pédagogique dans la rééducation de la jeunesse délinquante, Librairie J. Vrin, 198 pages.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE.
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- SERVICES DE L'INSTITUT
- Tel. Odéon 52-46
- SECRÉTA RI A T GÉNÉRA L ET CENTRE DE DOCUMENTATION Chef de Service : MUe G. Chauffard.
- CENTRE D ORIENTA TI ON PROFESSIONNELLE Chef de Service : Mlle Nepveu.
- CENTRE DE RECHERCHE DES TESTS Chef de Service : Mme Henri Piéron.
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- * *
- Le Secrétariat el l'Office de Documentation sont ouverts chaque jour, non fériés, de 9 heures à 12 heures el de 14 heures à 18 heures.
- La Secrétaire générale reçoit le lundi, de 14 h. 30 à 18 heures ; le jeudi de 14 h. 30 à 16 h. 30, et sur rendez-vous.
- La Bibliothèque est ouverte chaque jour, non férié, de 14 heures à 18 heures.
- *
- * *
- Pour les consultations d'Orientation professionnelle, adresser une demande de rendez-vous au Chef du Centre d’Orientation Professionnelle.
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- SOMMAIRE
- 1. — MM. le Baron et G. Saint-Martin : Orientation et Sélection
- professionnelle dans la maçonnerie (Suite et fin)............. 137
- 11. — Henri Piéron : Chronique docimologique ......................... 150
- 111. — Notes et Documents : La question de l’aptitude au travail suivant le rythme imposé. — Suggestibilité et intelligence. — Questionnaire pour l’élaboration d’une monographie schématique d’un métier ou d’un emploi. — Type de questionnaire pour l’élaboration d’une monographie schématique d’un métier ou d’un emploi. — Possibilités d’utilisation des travailleurs défi-
- cients ................................................... loi
- IV. — A Travers les Revues......................•.................. 159
- V. — Informations.................................... ........... 100
- VI. —L’Orientation professionnelle à l’Etranger.................... 102
- Vil. — Décrets se rapportant à l'Orientation professionnelle........ 163
- VI11. — Causerie bibliographique .................................... 167
- lliillelin de rinslitul National d'Elnde du Travail et d'Orientation Professionnelle
- rédacteur en chef : Mme Henri PIÉRON secrétaire de LA rédaction : M11' Irène LÉZINE
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- AKONWKIIKIVT :
- Pour la France... 150 fr. \ Pour VEtranger......... 225 //•
- I»rlx du numéro : %£S franc «
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut
- PARIS C/C 1444-79
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus ail reçu de leur Abonnement
- Le Gérant : Paul Akjo.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- Dépôt légal 1915. 3' trimestre. — N° d ordre 42.
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- SÉRIE. — lre ANNÉE
- N° 11-12
- NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1945
- BULLETIN
- DE
- L’INSTITUT NATIONAL
- détude du travail
- ET
- dORIENTATION
- PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- ut
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- 41, Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- TOUS DROITS RÉSERVES
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-
- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- Institut National d Étude du Travail et d’Orientation Professionnelle
- DIRECTEUR DÉLÉGUÉ
- M. II enri Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, président de la Section des Sciences Naturelles de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes.
- COMITÉ DIRECTEUR
- Le Directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- Le Directeur délégué.
- M. R. Faillie, chargé de cours au Conservatoire National des Arts et Métiers.
- M. H. Laugier, professeur à la Sorbonne, directeur général des Relations culturelles au Ministère des Affaires Elrangères.
- M. P. Pouillot, inspecteur général honoraire du Travail.
- M. IL Wallon, professeur au Collège de France.
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- 2® Série. 1" Année
- N» 11-12
- Novembre-Décem]jrè 1945
- Bulletin de l’Institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- LA NOTION D’APTITUDE à propos d’une théorie de l’Orientation Professionnelle
- par
- Henri PIÉRON
- M. Pierre N,avilie vient de publier un ouvrage qui ne peut laisser indifférent aucun de ceux qui s’intéressent aux problèmes complexés de l’orientation professionelle (1).
- Ces problèmes n’y sont toutefois pas envisagés avec la froide sérénité de l’homme de science, mais avec la passion de l'homme tout court, légitimement préoccupé de progrès social, et dont le ton, souvent, polémique, s'expliquerait, d’après ce que nous dit l’auteur, parce que le livre a éié rédigé sous l’occupation nazie.
- \Tavilie pose d’ailleurs, en terminant, la question de savoir si 10. P. est .science ou technique ; il cite à celte occasion un passage de moi d’ou il Lire qu’on aurait affaire « à uLic science des possibilités individuelles », alors que j’ai seulement affirmé que l’on devait s’appuyer sur une science entièrement indépendante des préoccupations pratiques el sociales et en particulier des tendances opposées du nazisme et du communisme qui risquent |de fausser les jugements concernant la réalité des faits.
- En réalité, pas plus que la clinique médicale n'est une science, l’orientation professionnelle n’en peut être une : Il s’agit d’un art procédant dans l'examen des cas individuels, à ,dcs diagnostics et des pronostics fondés sur des méthodes techniques aussi précises que possibles ; mais ces méthodes techniques doivent dériver des données acquises au cours de recherches scientifiques relatives à l’homme, dans sa structure biologique et sociale.
- La science vise à dégager du détail des faits des mécanismes et des lois générales, mais il n’y a pas de science de l’individuel, celui-ci formant, point, de rencontre de séries d’évènements indé-
- fi) «Théorie de l’Orientation professionnelle», Gallimard, 1945.
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- pendants, dont la connaissance exhaustive est impossible. En matière humaine il n’y a scien .ifiquement de valables que des relations moyennes, statistiquement établies. En se fondant sur ces rela ions pour en appliquer les conséquences à des cas particuliers, on aura chance de se tromper un nombre de fois correspondant à 1 erreur probable de la relation, si 1 on ne fait pas intervenir des données complémentaires concernant spécialement le cas exa^-miné, et c’est là qu’intervient l’art du praticien, médecin ou conseiller d’O. P. « C’est 1 avenir seulement qui fera de 1 orientation professionnelle une science », conclut. Naville (p. 28!) qui lui réserve actuellement « le qualificatif plus modeste de technique sociale ». Or il n’y a dans aucun avenir possibilité de donner la certitude scientifique rigoureuse à des prévisions concernant des comportements individuels. L’O. P. est et ne peut être qu’un art social, mais qui doit faire la place la plus grande possible à une technique objective dégagée de la science, ou plus exactement c! une série de sciences, psychologie, physiologie, pathologie, (et. non d'une médecine, de signification ambigüe), sociologie, etc.
- Ce qui importe, c’est de prendre une connaissance objective des faits, d’apprécier avec critique les données que fournissent les recherches, sans laisser déformer son jugement par des opinions à priori et. ides préoccupations doctrinales.
- Dans le domaine de l'orientation justement, deux grandes tendances théoriques s’opposent, tendances qui sont généralement commandées par des jugements de valeur, c’est-à-dire par des impressions affectives, qui donnent la prépondérance dans l’organisation sociale,-1 une à l'individu, l’autre à la collectivité.
- Ces tendances risquent d’entraîner des déformations des faits. Nous avons vu se développer, sous l’influence des doctrines nazis-tes, des théories raciales allant jusqu’à l’absurdité, et donnant à la structure biologique héréditaire des hommes une importance exclusive, méconnaissant tous les faits de civilisation.
- C’es! par réaction sans doute qu'on peut se trouver porté aujour-d hui à amplifier la tendance inverse, comme c’est le cas pour Pierre Naville.
- Mais il ne faut oublier que cette dernière tendance a pu conduire aussi à dès absurdités. Dans le jeune enthousiasme de l’édification soviétique, avec lequel je suis entré très sympathiquement en contact au cours de mes visites en U. R. S. S., dont j’ai parlé en son temps dans ce Bulletin, j’ai pu constater des excès bien curieux de pensée et de langage ; l'hérédité était considérée comme une ennemie personnelle du communisme ; la sociologie apparaissait comme la seule science orthodoxe de l’homme ; et la biologie avait une tare irrémédiable, elle était « bourgeoise ». Les
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- Hitlériens rejetaient J a relativité comme une doctrine juive ; mais •j’ai entendu à Léningrad des néophytes qui rejetaient comme entachées obligatoirement d'erreur les mathématiques capitalistes. Quel que soit Licléal social que l'on poursuive, on ne peut contribuer utilement à le réaliser que si l’on prend une connaissance exacte et précise de la réalité ; le monde sur lequel on veut agir H’est pas un jury que l’on ait à convaincre par des plaidoyers passionnés ou des polémiques habiles.
- Ce n’est pas que l’on puisse reprocher à Pierre Naville de telles exagérations. Et, l’on doit reconnaître que, dans son souci social, il insiste très utilement sur un aspect, souvent trop négligé,, des problèmes d’orientation professionnelle.
- La première partie de son livre, qui fait appel à des données ethnologiques et historiques, est très intéressante et comporte de judicieuses remarques. Toutefois certaines de ces critiques à l’O. P. actuelle me paraissent excessives :
- « Hans l’état actuel de l’évolution économique et. politique mondiale, déclare-t-il, l’orientation professionnelle ne joue nullement le rôle qu’elle prétend jouer, à savoir choisi)- pour l’adolescent un métier qui convienne à sa nature, ses goûts, etc. Au contraire, elle est contrainte à faire une sorte de sélection masquée, dont la direction générale dépend de facteurs politiques et sociaux absolument coercitifs ».
- Certes, les exemples donnés au moment de l’oppression'et du travail forcé justifieraient, celle .assertion s'il s’agissait là cl’un régime normal ; mais, bien que Naville considère les périodes de guerre parfaitement normales, j’avoue que je les situe dans le domaine de la pathologie sociale.
- Et, si l’adaptation aux exigences sociales d’un milieu et d’une époque est bien une nécessité qui s’impose aux praticiens de l'orientation professionnelle, cela ne les empêche point de se préoccuper de rechercher une meilleure organisation sociale ; mais la pratique ne peut que suivre et non précéder, en général, les modifications de structure. Toutefois, il y a une marge assez grande laissée à des initiatives individuelles pour que des Conseillers d’O. P. puissent s'occuper de l’élément proprement humain qui rique d’être méconnu quand on traite les individus comme de .simples rouages d’une grande machine.
- Et l’on ne peut qu’applaudir Naville quand il s’élève contre Ta négligence de cet aspect individuel, dont on a pu craindre d’ailleurs qu’elle ne fasse que s’exagérer dans des régimes collectivistes :
- « L’industrie capitaliste, ,dit-il, ne s’intéresse à l'homme qu’en tant qu’ouvrier...., elle ne connaît pas ses désirs, ses aptitudes, ses
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- aspirations, ses talents en dehors du processus de direction.... Ainsi elle éteint, étouffe, brise, dénature certains penchants...., et crée par contre certaines aptitudes déterminées en rapport avec le métier » (p. 81).
- Au cours de ce passage, nous voyons intervenir à /deux reprise* la notion d’aptitude, notion que Naville présente comme essentielle dans la doc.rine classique de l’orientation professionnelle, doctrine contre laquelle il s’élève, en m’attribuant, avec une grande part de responsamlitô dans cette doctrine, la paternité 4 opinions que je ne puis reconnaître dans la forme où elles sont présentées, et que je repousserais même tout autant que lui. J’admettrai fort bien sa conclusion « qu’on est conduit à renoncer ù l’idée d’aptitudes professionnelles spécifiques au bénéfice de capacités d’adaptation qui font intervenir des facteurs intéressant toutes les forces de ï’aé tivité humaine » (p. 189).
- « La notion d’aptitude professionnelle particulière, décelable chez l'individu antérieurement à toute expérience professionnelle est illusoire et inféconde » (p. 194), dit-il encore. Mais, ici, il y a lieu de déceler une confusion qui tient à l’imprécision regrettable du vocabulaire, imprécision que soulignent des définitions diverses citées par Naville, dont celle >de Christiaens, qui est entièrement • contraire à celle que je crois nécessaire d’adapter, et que j’ai précisée au cours de nombreuses conférences faites à 1 Institut depuis 15 ans.
- Naville lui-même ne précise pas la notion qu’il combat, car il emploie le terme d’aptitude dans des sens évidemment différents.
- D’une part l’aptitude lui sert à désigner une capacité professionnelle, un cer'ain niveau de réussite (avec une critique pertinente des modalités d’appréciation des réussites professionnelles servant de critère de validité pour les méthodes d examen). C’est ainsi qu’il déclare que « les aptitudes sont dérivées des besoins — ou plutôt des moyens socialement mis en œuvre pour satisfaire les besoins » (p. 96) et qu’il peut se demander : « Les prétendues aptitudes spécifiques pour cent métiers modernes existeraient-elles si les professions elles-mêmes ne les avaient pas créées ? » (p. 97).
- Mais d’autre part, faisant allusion à l’analyse factorielle il affirme que « les fac'eurs ne sont rien d’autre que de classiques aptitudes » (p. 140). Cette fois il ne viendra à personne un peu au courant de la notion d’analyse factorielle qu'il puisse s’agir d’une simple capacité de réussite professionnelle.
- Mélanger les deux sens et critiquer les deux conceptions à la fois en s’adressant à l’une d’elles pourrait être un procédé de polémique s’il était voulu, mais c’est évidemment contraire aux exigences de la pensée scientifique.
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- En réalité il faut réserver le terme d’aptitude à la « disposition native » et non, comme le fait Christiaens, au « résultat acquis par l’exercice », qui est une capacité.
- La capacité est une résultante complexe. A la base est un complexe structura] de la personnalité (que l’analyse factorielle tente de résoudre en composantes élémentaires), dominé par la constitution héréditairement transmise, et qui doit être mis en jeu dans l’exécution de la tâche, dont la réussite permet d’évaluer la capacité de quelque nature qu’elle soit. Mais il faut une mise en œuvre volontaire qui dépend de conditions multiples, où les facteurs sociaux peuvent jouer un rôle dominant. Dans la plupart des tâches, et en particulier dans toutes les activités professionnelles, intervient en outre la formation éducative, évidemment nécessaire pour certaines réussites (comme jouer un morceau de violon, résoudre une équation etc.). Enfin le degré d’exercice de l’activité, de répétition de la tâche, n’est naturellement pas sans importance. Et, tant pour l’apprentissage que pour l’exercice, les facteurs sociaux peuvent être de première importance. Dans la mesure où joue cet élément social, on a des moyens d’action pour l’utilisation opbma des hommes. Mais il y a dans ceux-ci un donné qui n’est pas modifiable ; c’est l’apport héréditaire, dans lequel résident les aptitudes, dans le sens où je les ai toujours en’endues et où il faut les entendre.
- Evidemment la connaissance précise des aptitudes congénitales pose un difficile problème qui ne peut être résolu en toute rigueur. On ne peut classer les aptitudes de suiets divers ou’en déterminant des réussites dans des conditions où l’on musse admettre une suffisante constance à la fois dans la volonté de mise en œuvre, dans la préparation éducative (éliminée pour certaines épreuves) et éventuellement dans la pratique des exercices préalables.
- Mais il est certain qu’il y a, de par les différences d’aptitudes, correctement envisagées, une cause essentielle dans les différences de réussite des hommes en matière d'activités quelconoues, et c’est cela qui légitime pleinement l’orieniaiion professionnelle, âlaouelle, sans cela pourraient presque se substituer, le cas échéant, de simples tirages au sort. Le fameux hasard de Pascal n’aurait-il pas raison ? J’exagère naturellement un peu en négligeant les convenances affectives et sociales. Mais pour tenir compte de celles-ci, il n’y aurait pas besoin de former dès conseillers d’orientation.
- Naville reconnaît à vrai dire l’exis'ence de ces « dispositions » différentes, mais il les minimise extraordinairement au profit de variations d’origine sociale. Laissons-lui la parole : « L’Orientation professionnelle ne doit pas plus partir de la préformation des aptitudes que de leur hérédité si elle veut accomplir sa tâche bienfai-
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- santé. Ce n'est pas à dire, évidemment, que le passé hérité de l’individu n’ait aucune portée,dans le cadre des fluctuations individuelles. Mais cette portée est très limitée, et, si l’on veut, a, ou devrait avoir surtout un aspect négatif » (p. 232).
- Et (donnant de l’importance au seul aspect moyen des groupements ». il prend à son compte la notion ,que je me suis- attache à réfuter, exposée par le Dr. Simon, sur « un état normal d’indifférence et de neutralité des aptitudes ! ».
- Je ne reviendrai pas ici sur la question-que j’ai tout récemment indiquée dans ce môme Bulletin, de Vhétérogénéité normale des aptitudes (1) : Le moyen en tout est un être exceptionnel que sa rareté rend à peu près négligeable. Et je regrette de voir un orienteur nier l’utilité des profils analytiques susceptibles de dessiner la physionomie des personnalités qui se montrent dans la réalité si extrordinairement variées.
- Nous sommes ici sur le terrain des faits et des données scientifiques, et je ne crains pas d’affirmer qu’il y a dans ces faits, une base solide pour la technique de l’orientation.
- Certes Naville a raison de donner à l’éducabilitc une très grande importance, mais l’éducabilité elle-même repose sur une disposition naturelle, sur une aptitude.
- Certes il a raison de rappeler que « l’hérédité biologique n’est pas porteuse des caractéristiques sociales et professionnelles, mais elle n’en apporte pas moins les dispositions qui entraîneront, dans les mêmes conditions sociales et professionnelles, des hiérarchies de capacités individuelles s’étendant sur une marge considérable. Les cinq ou six pages consacrées, comme à regret, par Naville à l’hérédité, sont d’un contenu extraordinairement pauvre et partiel, quand on songe à l’ensemble imposant de données déjà acquises par tous les travaux sur les jumeaux, et par les remarquables recherches de M. Currie Outhit, Hermann et Hogben, Holzinger, Penrose, Gray et Moshinsky, Barbara Burk, Alice M. Leahy, Shuttleworth etc...
- On sait que, d’après ce dernier, en matière de réussite intellectuelle globale tout au moins, les conditions héréditaires représentent, dans un pays comme l’Angleterre, environ 80 °/„ de la variabilité individuelle, la part due aux conditions différentes de milieu ne dépassant pas 20 °/0.
- L’expérience des éleveurs et des agriculteurs ne peut non plus être négligée, car l’homme n’échappe tout de même pas aux lois qui régissent tous les êtres vivants.
- Sur un rendement en céréales, on sait bien qu’influent la nature
- (l) Cf n° 5-6, p. 73. La question est plus complètement traitée dans un mémoire de >< L’Année Psychologique a, t. 41-42, 1945, p. 1-13.
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- du terrain, les engrais qu’on y incorpore, le climat régional, les circonstances météréologiques ; mais on sait aussi que, dans le même terrain, dans des conditions identiques, au même moment, la sélection des graines intervient de telle manière que les différences de rendement peinent atteindre, entre deux souches, (des proportions énormes. Il n'en va pas autrement des hommes. Et de même que I on sait qu'à certains grains ne conviennent pas tels terrains ou tels climats, on s’aperçoit bien que certains types d’hommes ne s’adaptent pas à certaines .conditions sociales, à certaines formes d’activité.
- Pour celte adaptation, les tendances, les dispositions affectives jouent un rôle essentiel ; or ces dispositions dépendent à la fois de la constitution propre et des influences du milieu. Entre jumeaux irais, on observe des différences de caractère qui, quand ils ont été élevés ensemble, indiquent que les traits héréditaires se trouvent modifiés par des conditions un peu différentes de la formation embryonnaire dans le milieu maternel, et par le jeu des interrelations dans le milieu familial. Ces différences s’accentuent nettement — alors que les caractéristiques intellectuelles restent très semblables — pour les jumeaux élevés dans des milieux quelque peu hétérogènes, et les facteurs sociaux ne doivent donc pas être négligés. Mais il n’en reste pas moins que, pour le caractère aussi, la structure physiologique intervient au premier chef, comme le montrent les véritables révolutions caractérielles engendrées par des modifications glandulaires ou des atteintes physiopathologiques du sytèine nerveux central.
- . Si je suis donc tout à fait d’accord avec Naville en ce qui concerne la mission propre à l’orienteur, qui est d’établir un diagnostic d’adaptabilité je ne puis accepter que l’on rompe, comme il le fait, l’équilibre entre les aspects sociaux de cette adaptabilité, pour lesquels doit jouer surtout le talent personnel du conseiller dans la pratique de son art, et les aspects "liés à une connaissance précise de la'nature propre de individus, avec toute la technique qui doit permettre une détermination satisfaisante des aptitudes réelles.
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- Un test simple de mesure de rapidité de choix
- (Disques de Walther)
- par
- Mme Henri PIÉRON
- Ce test est une modification du lest connu sous te nom des « disques de Walther ».
- Celui-ci comporte le matériel suivant (1) :
- Deux planches de 30 cm. de cote de papier mâché ou de bois, dans lesquels açmt taillés quarante et un trous de 25 ram. de diamètre. La profondeur des trous (de la planche A est de 2,5 mm. et celle de la planche B est de 5 mm, ; quarante et un cylindres en bois de 23 mm. de diamètre et de 10 mm. de hauteur.
- Matériel expérimental.
- Nous nous servons pour notre expérience du même tableau B et des mêmes disques, lesquels présentent en plus chacun une face rouge et une face verte. Ces disques sont présentés en tas à côté du sujet (côté gauche) au lieu d’être -placés sur un tableau A et celui-ci travaille uniquement de la main droite. Il ne peut prendre dans sa main qu’un disque à la fois.
- Technique expérimentale.
- Chaque sujet a été .soumis à 4 éprouves.
- Dans la première épreuve, il devait, aussi rapidement qu'il le pouvait et toujours en suivant l’ordre des Irons sur la planchette (ligne horizontale par ligne horizontale) sans s’inquiéter de la couleur de ses disques, remplir complètement les cases de son tableau.
- Dans la seconde épreuve, il dèvait de la même façon remplir son tableau mais il devait choisir ses pions de manière à ce que jamais deux pions de même teinte ne soient voisins et cela dans toutes les directions. Il avait le droit de rectifier ses erreurs en cours <dc travail ce qui allongeait son temps, naturellement, mais son tableau rempli et le temps relevé il ne devait plus rien changer.
- Entre le premier exercice et le deuxième,- on faisait un repos de 2 minutes.
- Entre le deuxième et le troisième, la pause était de cinq minutes
- (t) Cf. Archives de Psychologie, tome XXf, n° si. p. 1-5* et Bulletin Institut national d'Orientation professionnelle, 1931, p. us.
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- pendant lescpielles J’enfant était soumis à une recherche de complètement de série de dessins.
- Le troisième exercice était semblable au premier et le quatrième au second.
- Nous avons donc quatre temps donnés :
- 1° deux temps de rapidité sans choix (l01' et 3mo exercices) ;
- 2° (deux temps de rapidité avec choix de couleurs (2° et 4e exer-
- cices).
- Les sujets.
- Nos .sujets sont au nombre de quatre cent cinquante deux.
- Ce sont toutes des filles sortant de l’école primaire et sélectionnées par des concours différents.
- Deux cent vingt-huit sont élèves des cours complémentaires et deux cent vingt-quatre apprennent le métier de couturière dans les écoles professionnelles ,de la Ville de Paris.
- Leurs âges varient de 13 à 15 ans el se répartissent ainsi :
- 98 ont de 12 ans \ à 13 ans
- 254 ont de 13 ans \ à 14 ans
- 100 ont de 14 ans h à 15 ans
- Notation du Test.
- Nous n’avons noté que le temps ; les fautes non corrigés étant assez rares. Pour cependant tenir compte des fautes laissées nous avons adopté une pénalisation qui allonge le temps.
- Pour cela nous ajoutons par erreur deux fois le temps mis par le sujet pour le déplacement d’un de ses pions bien mis. î^e temps pénalisé (TP) est, donc :
- TP = T + (nf x 2) T . .. N
- T étant le temps total mis à remplir le tableau.
- N étant le nombre de disques du tableau (donc 41).
- nf étant le nombre de fautes laissées.
- Résultats obtenus.
- Si nous considérons globalement nos résultats nous obtenons pour nos 452 sujets un temps moyen de 53 secondes pour les exercices sans choix (1er, 3mo exercices) et 135 secondes pour les exercices où le choix de la couleur est imposé.
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- Influence de l'âge.
- Cette moyenne de 53 secondes obtenue pour la rapidité sans choix se répartit de la façon suivante i
- Temps moyen pour 13 ans = 53 sec. 2.
- Temps moyen pour 14 ans — 53 sec. 1.
- Temps moyen pour 15 ans = 49 sec. 5.
- , Ceci indique que 1 âge ne joue pas dans cette série entre 13 et 15 ans, c’est-àndire au moment où le plus fréquemment l’enfant se présente à 1 orienteur.
- Si nous envisageons les résultats obtenus dans les deux séries où le choix intervient nous verrons qu’il n’en es! pas tout â fait ainsi.
- Notre moyenne générale de temps de 135 secondes se répartit ainsi vis-à-vis de l’âge :
- Temps moyen pour 13 ans = 161 secondes ;
- Temps moyen pour 14 ans = 133 secondes ;
- Temps moyen pour 15 ans = 149 secondes.
- La moyenne est donc moins homogène que lorsque le choix n'intervient pas, mais la différence entre la plus petite et la plus grande moyenne ne représente encore que 16 °/0. Et ces différences oscillant en plus ou en moins au fur et à mesure que l'âge augmente laisse à penser que l’âge n’est, pas cause des différences dans ces exercices.
- Influence du milieu.
- Nos suje!s sont tous, nous le répétons, sortis de l’école primaire communale mais nos deux cent vingt-huit sujets du cours complémentaire travaillent toute la journée à leur instruction alors que les deux cent vingt-quatre des écoles professionnelles ne poursuivent leurs études que le matin et. apprennent l’après-midi le métier de couturière.
- Si nous regroupons nos résultats sans nous occuper des âges mais en ne tenant compte que de nos deux milieux scolaires en présence nous trouverons les renseignemets suivants :
- Pour les temps sans choix les moyennes globales sont indenti-ques ou presque : 52 secondes pour les cours complémentaires (53 secondes pour 13 ans, 55 secondes pour 14 ans et 46 secondes pour 15 ans) et 53 secondes pour les écoles professionnelles (53 secondes pour 13 ans, 52 secondes pour 14 ans et 53 secondes pour 15 ans).
- Au contraire les temps où le choix intervient se comportent très
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- différemment suivant que les sujets appartiennent à un groupe ou a l’autre.
- Pour les cours complémentaires le temps moyen global est de 163 secondes alors qu’il n’est que de 107 secondes dans les ecoles profesionnelles.
- • A 13 ans le temps de choix moyen est de 161 secondes au cours complémentaire et de 93 secondes seulement à l’école professionnelle.
- A 14 ans, il est (de 151 secondes au cours complémentaire et de 115 secondes à l’école professionnelle.
- A 15 ans, il est 192 secondes au cours complémentaire et de 105 v l’école professionnelle.
- Le gain de rapidité des élèves des écoles professionnelles vis-avis des élèves des cours complémentaires est donc de 42,23 °/0 pour 13 ans, (de 23,84 °j0 pour 14 ans et de 45,31 °/n pour 15 ans.
- Ces différences rendaient impossible de réunir en un étalonnage unique tous nos sujets.
- Nous avons donc fait deux étalonnages pour chacun de nos genres d’exercice (avec ou sans choix) l’un se rapportant aux enfants travaillant manuellement (écoles Professionnelles) permettant ainsi aux orienteurs d’utiliser 1 un ou l’autre suivant, qu'ils examinent un enfant sortant directement de l’école ou un sujet ayant déjà fait un apprentissage manuel avant (de venir se faire orienter.
- Voici ces étalonnages (J) :
- Kcoies Professionnelles
- 1 10 20 2 o 30 40 50 60 78 78 80 90 100
- Sans choix » 40 45 48 49 30 51 32 32 33 84 55 57 71
- Avec choix 60 69 77 80 81 88 94 102 106 114 126 155 300
- Cours Complémentaires
- 1 10 20 25 30 40 50 60 70 75 80 90 100
- Sans choix 31 36 41 44 45 49 51 53 55 57 59 64 173
- Ayec choix 32 77 91 95 102 116 126 134 149 165 176 233 900
- (1) Nous rappelons que notre, meilleur résultat c’est-à-dire la temps, le plus cour* SG place au décile l et le plus mauvais au décile 100. Tous nos temps sont en secondes.
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- Cohérence clés résultats.
- L’étude statistique des résultats nous montre que les corrélations sont fortes en re les deux séries de môme exercice faites à intervalles (Ie.1' et 3mo exercices donc sans choix, et 2me et 4me exercices, cette fois avec choix).
- r — + 0.779 pour les exercices sans choix, r — + 0.693 pour les exercices avec choix.
- Ils montrent d’autre part qu’il n’y a pas coïncidence entre les plus rapides dans les mouvements et les plus rapides dans le choix puisque la corrélation entre les séries (1.3) et (1.4) donne :
- r = + 0.211.
- Ayant appliqué en outre aux mômes enfants notre fiche d’intelligence de 8 pages (1), nous avons trouvé entre le classement des enfants d après leur rapidité avec choix et le résultat global de leur fiche d’intelligence :
- r — + 0.657.
- (i) « Bulletin de l’Institut national d'Orientation professionnelle », tome IX, 1937, n° 8, p. 173 et tome X, 1938, n° 1-2, page l.
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- Le problème des corrélations entre facteurs et de l’évolution de l’organisation centra'e
- (d'après quelques travaux de la période de guerre)
- * par
- Henri PIÉRON
- t
- On sait- que, ,dès le début, de ce siècle (1004), le regretté Spear-rnan avait soutenu que la réussite d’un test mental dépendait d’un facteur général (g) intervenant toujours, et d'un facteur spccifiqoe (s) tandis que Thorndike (1913) n'envisageait qu’une multiplicité indéfinie de facteurs spécifiques ; la notion de facteurs de groupes communs à des ensembles d’épreuves ayant bientôt paru s’imposer, tant à Spcarman, qu’à. Thorndike, en 1927, facteurs de groupe dont Kelley tenta le premier de préciser la nature (1), et qui, bientôt furent les seuls admis par Thurstone, à l’exclusion de tout facteur général, à partir d’une méthode nouvelle d'analyse factorielle, substituée à la méthode de Spearman.
- Toutefois, depuis lors, les points de vue en apparence très opposés se sont singulièrement rapprochés, puisque Spearman a bien admis un certain nombre de facteurs de groupe, et que Thurstone, de son côté, a envisagé récemment la possibilité d’intervention du facteur général, facteur de second ordre, identifiable avec le g de Spearman (Factorial studies of intelligence, Psychométric Mono-graph, n° 2, 1941).
- Si la méthode d’analyse de Spearman vise à dégager au premier .chef l’existence du facteur général, tandis que celle de Thurstone s’applique essentiellement à distinguer une pluralité de facteurs, indépendants, les ,doux méthodes fondées, l’une, sur les différences de tétrades, et l’autre, dite eentroïde, sur des ro'ations d’axes, pourraient d’après Wolfle, être employées de façon interchangeable, avec un haut degré ide correspondance ordre les résultats, et toutes deux fourniraient bien un premier facteur 'rès larare, sinon universel (Factor analysis to 1940, Psyckomelric Monograph, ,i0 3).
- Le fait qui est apparu, c’est que', contrairement, à ce qu’avait d’abord soutenu Thurstone, il n’v a pas seulement des intercorré-
- (i) D’après Kcllev, les principaux facteurs sont de nature verbale, numérique, mnémonique, spatiale, auxquels s'ajouteraient un facteur de vitesse, et un facteur de maturité, désigné comme alpha («Cross Roads in the -mind of man », 1928). Des . confirmations partielles furent'. apportées par Anastasi (A group factor in immédiate memoryy « Archives of Psvcholoffv », 1930. n° 120). par Dubois, (A s.peed factor in mental tests, « Idem » 1932, n° 141). B. Schiller (Verbal, nümérical and spatial abilities of young children, « Idem », 1934,' n° 161).
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- lations très générales entre les divers tests mentaux, et pouvant très bien s’expliquer par l’intervention de plusieurs des facteurs de groupe dans chacun des tests, dont aucun ne répéterait à l’état pur un facteur isolé, mais il y a aussi des intercorréîations entre les facteurs dégagés par la- méthode thurstonienne. Ces intercorrélations, plus marquées chez les enfants, ont'été attribuées par Kel-ley au facteur de maturation, de développement mental, mais elles devraient, d’après lui, disparaître chez les adultes.
- Pour Garrett (Différentiable mental traits, Psychological Record, 1938) interviendraient des éléments communs dus au milieu, à l’éducation (et qui pourraient en réalité constituer des éléments du facteur g qui recouvre très probablement tout un complexus).
- De quel ordre sont les corrélations entre les groupes fortement saturés en facteurs hétérogènes ? Toute une série de travaux relevés par Goodman (Factorial analysis of Thurstonc's seven primary abilities — A factorial analysis of Thurstone’s sixteen primary mental abilities tests — Psychometrika, VIII, 1943, pp. 121-129, 141-151) fournissent des indications assez concordantes.
- D’après Moffie, les intercorrélations atteindraient ,49 à 0,56 (1), d’après Harrell et Faubion, sur 10 indices, 6 dépassent 0,30, avec des valeurs de 0,41 entre facteurs d’espace et ,de raisonnement, 0,54 entre raisonnement et induction (2) ; la même valeur de 0,54 entre raisonnement et induction est également trouvée par Shanner et Kuder (3) contre 0,47 et 0,49 entre facteur spatial et raisonnement ou induction ; Mary L. Ellison et H. À. Edgerton (4), sur 21 coefficients, en trouvent 10 qui dépassent 0,30, parmi lesquels des valeurs de 0,43 entre facteurs ‘numérique et verbal 0,42, entre le numérique et le raisonnement, 0,47 entre perceptif et spatial ; et Stalnaker relève 8 coefficients au-dessus de 0,30 dont
- 5 dépassant 0,40 (5).
- Goodman lui-même, qui avec 16 tests de Thurstone, trouve que
- 6 facteurs (et non 7) se dégagent (les corrélations enlre test? d’un même groupe s’étageant entre 0,22 et 0,72), conclut d’une table d’intercorrélations entre groupes représentant les facteurs ou habileté primaires (comprises entre 0,03 et. 0,45) et à laquelle il appli-
- (1) D’après une thèse non publiée du Collège d’Etat de Pensylvanie : (A non verbal approach to the Thurstone primary mental abilities).
- (2) Primary mental abilities and aviation maintenance courses. « Educ. and psychol, Meas ». l, 1941, p. 59-G6.
- (3) A comparative study of freshman week tests given at the University of Chicago, « Idem », p. 58-92.
- (4) The Thurstone primary mental abilities tests and college marks « idem » p. 399-40G.
- (5) Pijmary mental abilities. « School and Society». 1939. 50. p. 868-872,
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- que à son tour la* méthode d’analyse factorielle, qu’il doit exister, dans toutes ces habiletés, un facteur général commun (1).
- Or les données de base concernaient 170 étudiants ingénieurs dont 1 âge moyen était d’environ 19 ans et demi ; il ne s’agit donc plus des enfants, comme dans le cas où Thurstone admettait bien l’intervention /d’un facteur général.
- Il n’en resterait pas moins que le rôle du facteur général serait plus important au cours /des premiers stades du développement, avant, la différenciation mentale qui permet de mettre en évidence des types d intelligence, comme l’ont bien montré les recherches de Jeanne Monnin (2). Le fait de la diminution avec l’âge des intercorrélations entre tests a été signalé entre autres par Garret (Journal of Educational Psychology, 1928, 19, p. 661), trouvant chez des élèves de collège un coefficient de 0,21 entre lests d’arithmétique et de vocabulaire pour lesquels la corrélation chez de jeunes écoliers était de 0,52 d’après les résultats de Thorndike (3), par Bryan (4), constatant, à l’ûge préscolaire, une aussi forte corrélation de divers lests de mémoire avec des lests d’intelligence ou d’habileté verbale que de ces tests de mémoire entre eux, par Asch (5), qui, retestant à l’âge de 12 ans un groupe d’enfants précédemment testé par Belle Schiller, à l’âge de 9 ans, trouve un abaissement général de toutes les corrélations, et, en dégageant un facteur général, trouve son influence notablement diminuée.
- Toutefois certaines données tendraient à montrer que, dans la première enfance, il y aurait une absence complète d’intervention de tout, facteur général, par manque d’intégrafion (6).
- Il pourrait donc y avoir une phase d’intégration générale précédant celle de différenciation. C'est à quoi aboutiraient les dernières recherches de Suzanne Reiehard (Mental Organisation and âge levai, Archives of Psychologij, 1944, n° 295) qui ont porté sur l’emploi de 1 groupes de tests (habiletés verbale, numérique, mnémonique et spatiale) chez 156 garçons et filles de 9 ans, 188 de 12 ans et 198 de 15 ans : les intercorrélations moyennes combinées intra-
- (1) Toutefois ce facteur général ne serait pas universel et se limiterait à ries groupes de tests et non à un ensemble total, d’après les élaborations de Rnyburn et Tavlor portant sur une étude de Fick comportant emploi de 10 tests chez 1497 écoliers du Sud-Africain, le critère spearmanien d’annulation des tétrades ne s’étant pas vérifié (Some factors of intelligence « British Journal of Psycho-logy », 1941, 31, p. 249-261).
- (2) Quelques données sur les formes d’intelligence. « Année Psychologique », tome 35, 1935, p. 118-146.
- 13) Cf Garrett., Bryan et Perl. The age-factor in mental organization, « Archives of Psychology », 1935, n° 176.
- (4) Organization of memory in young children, « Idem », 1934, n° 162.
- (51 a study of change in mental organization, « Archives of Psychology », 1936, n° 195.
- (6) Cf. Furfev, Benham et Sargent. The mental organization of the newborn. « Child development », 1930, 1, p. 48-51.
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- groupes et intergroupes ont.été -de 0,413^ à 9 uns, de 0,469 à 12, et. seulement de 0,372 à 15 ans. Le facteur général, dégagé'par la méthode de Thurstone, i entrait compte de 40'% deda variance à 9 ans, de 45 °]0 à 12 ans, de 36 °/0 a 15 ans.
- L’auteur conclut à un maximum d’intégration à l’àge de. 12 ans, relevant d’une augmentation dans la stabilité des attitudes, dans les intérêts et la capacité d’attention.
- Les intercorrélations entre groupes décroissent nettement dans l’ensemble entre 9 et 15 ans, avec pour certaines seulement des valeurs plus élevées à 12 ans qu’à 9.
- On ne peut donc encore considérer ces données comme ayant un v caractère définitif. Toutefois, ce qui est indéniable, c’est que la différenciation mentale, dans les derniers stades du développement tout au moins, s’accompagne d’une moindre influence du facteur général — probablement fort, complexe — qui, en accord avec les vues du grand psychologue qui vient de disparaître Ch. Spearman, parait bien s’imposer, mais dont la considération ne peut s’opposer à la nécessité primordiale d’établir, chez les adolescents a orienter, des profils psychologiques caractérisant leurs types individuels.
- H. Pieu on.
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- LA PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE et PO. P. en Suisse romande
- Parler à un psychologue, à un pédagogue, à un conseiller d’O. P. de la Suisse, c’est lui faire évoquer Claparède, l’Institut J . J. Rousseau, Piaget.
- Créé en 1912 par les Professeurs Claparède et Bovet, l'Institut J. J. Rousseau est rapidement devenu un centre de recherches, d’information et d’enseignement pour tout ce qui touche à lu psychologie ,de l’enfanf, à la pédagogie expérimentale et aux questions scolaires et d’orientation professionnelle. La notoriété de l’Institut Rousseau a très vite dépassé les frontières de la Suisse comme en témoignent les très nombreux élèves étrangers qui en suivirent l’enseignement. Cette notoriété a été due, sans doute à la qualité de l’enseignement dispensé et des recherches poursuivies, mais aussi à l’atmosphère particulièrement sympathique et familière que M. Claparède avait su créer /dans son grand établissement. Parlez à un ancien élève de l’Institut Rousseau, il ne manquera pas d’évoquer le maître qui, dans des causeries ou des réunions familières savait initier ses élèves aux méthodes délicates de la psychologie et de la pédagogie expérimentales. Aussi est-ce. avec un profond regret que tous les anciens collaborateurs évoquent le souvenir de M. Claparède mort en 1940 à une époque où la Suisse était elle aussi réduite à vivre sur elle-même, bien isolée de ses amis d’Europe et d’Amérique. Et l’on sent actuellement chez nos voisins le même besoin que nous ressentons si fortement nous-même de renouer des contacts solides et actifs avec lçs pays étrangers, être au courant des efforts, des préoccupations de ceux dont on a été tenu éloigné depuis six ans.
- Nous avons pu constater que certains problèmes qui nous préoccupent actuellement sont également à l’ordre du jour en Suisse. Nous n’en citerons ciu’un : la psychologie s’est bien développée dans ses applications, en Suisse comme en France pendant ces dernières années, il ne semble pas d’ailleurs tout à fait dans les mêmes voies. En France, la multiplication des services de sélection industrielle se réclamant des méthodes de la psychologie appliquée ne manquent pas d’inquiéter tous ceux qui savent avec quelle prudence on doit avoir recours à ses méthodes. Nous savons trop quel mal peuvent faire à nos techniques, encore imparfaitement mises au point, des organismes à tendance purement commerciales ou des formations de sélectionneurs en quelques semaines. En Suisse, si les sélectionneurs commerciaux sont bien connus et jugés à leur valeur,
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- les milieux scientifiques semblent s’émouvoir de 1 accroissement du nombre des psychologues ayant des bureaux privés où ils s’engagent dans des. thérapeutiques psychologiques à accent souvent psychanalytique, et qui frôlent, quelquefois le charlatanisme. Emu de cet état de choses, le Comité National d’Hygiène mentale a été saisi d’un rapport émanant de psychologues éminents (1), demandant la création d’un diplôme officiel de psychologue. Nous souhaitons que les Suisses aboutissent et aussi qu’cn France il soit rapidement envisagé une réglementation des professions se réclamant de la psycho-appliquée. 11 existe un diplôme d’Etat de Conseiller d’O. P., ne pourrait-il être créé de môme un diplôme d’Etat de psychologue industriel (appellation qui nous paraîtrait préférable à celle de sélectionneur).
- Depuis la mort de M. Claparède, l’Institut J. J. Rousseau est dirigé par MM. Piaget et Dottrens. M. Piaget est également directeur du B .1. E. dont les bureaux ont leur siège dans le même local que l’Institut J. J. Rousseau, une bibliothèque est commune aux organismes. M. Piaget marque maintenant de sa puissante personnalité l’Institut dont il nous a fait les Honneurs avec grande cordialité.
- Dans notre court séjour en Suisse, nous nous sommes attachés surtout aux problèmes de psycho-appliquée plutôt qu’aux problèmes de pédagogie, nous rappelons qu’en ce qui concerne la pédagogie le B. I. E. continue la publication régulière de son bulletin ; la maison des Petits, école modèle ou sont expérimentés les nouvelles méthodes d’éducation continue son activité, pour une documentation à ce sujet, nous signalons un article documenté paru idans Abeona, supplément au n° 6 du Bulletin Officiel pp. 15-18.
- Au point de vue de l’enseignement, l’Institut J. J. Rousseau préparé un diplôme général d’Etudes pédagogiques, un diplôme général de Psycho-appliquée ; la préparation à ces diplômes exige deux ans d’étude pour le premier et trois ans pour le deuxième ; la pre-,'mière année est consacrée à l’acquisition d’une culture psychologique et pédagogique d’ordre général, sanclionnée par le certificat de pédagogie de la Faculté des Lettres, la deuxième année et la troisième année par le diplôme de psychologie-appliquée ; le candidat poursuit en vue de son travail de diplôme des recherches personnelles. M. Piaget et ses collaborateurs attachent une importance particulière à ces recherches personnelles qui permettent à l’étudiant guidé par un chef de travaux d’être soumis aux méthodes rigoureuses de l’expérimentation. Parallèlement à ces diplômes généraux, les étudiants peuvent préparer un « diplôme spécial » portant sur un des points suivants : Education des Petits ; Education
- (l) Voir la Revue Suisse de psychologie et de psychologie appliquée, n° 1-2, 1942.
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- des Arriérés ; Pédagogie expérimentale et organisation scolaire ; Protection de l’Enfance ; O. P. ; Psycho-appliquée aux consultation pour enfants ; Education familiale. La préparation à ces diplômes demande également deux ans. Enfin, l’Institut prépare au doctorat en philosophie (mention pédagogie). Depuis 1940, sept thèses de doctorat ont été préparées à l’Institut J. J. Rousseau.
- M. Piaget et ses collaborateurs poursuivent au laboratoire ,de psycho-expérimentale des études sur la perception dont de nom' breuses ont déjà été publiées, M. Lambercier a bien voulu nous mettre au courant d’études actuellement en cours sur la constance des distances et la constance de la forme corrélativement avec la mise en évidence (des lois génétiques. La plupart des recherches en cours menées aussi bien par les collaborateurs de M. Piaget que par les élèves avancés faisant des recherches dirigées se rapportent à la notion de l’espace chez l’enfant, chacun étudiant à fond un aspect parfois très limité du. problème. Nous verrons sans, doute prochainement la synthèse de ces recherches dans un nouveau livre .de M. Piaget.
- M. Rey est, à l’Institut, chargé de toutes les questions touchant la psychologie appliquée : O. P. partie psychologique et pédagogique de la Consultation médico-pédagogique, psychologie clinique (Consultation à l’Hôpital Cantonal). Il a bien voulu nous faire assister à ces différentes consultations, aux séminaires qu'il dirige (à peu près l’équvalent de nos T. P.) et nous a en outre abondamment documentée, nous sommes heureuse de pouvoir le remercier des nombreux et précieux renseignements qu’il a bien voulu ainsi nous communiquer. Que l’examen psychologique soit poursuivi- en vue de l’0. P., d’un conseil à la consultation médico-pédagogique ou au diagnostic psychologique de malades de l’IIôpital Cantonal, le principe en reste le même : Etablissement ,d’un psychogramme faisant un inventaire aussi complet que possible des caractéristiques du sujet (dans les domaines de l’intelligence, envisagée sous des aspects variés, de l’attention et de la motricité. Les différents points du psychogramme sont obtenus au moyen d’épreuves étalonnées. M. Rey et ses collaborateurs cherchent à améliorer sans cesse leur batterie qui n’est pas constituée de façon immuable, mais dont les épreuves sont souvent modifiées. Des études sur plusieurs d’entre elles doivent être prochainement publiées.
- L’établissement du psychogramme a pour but de mettre en évidence certains aspects de la personnalité du sujet particulièrement développés ou au contraire insuffisants. Des investigations plus approfondies sont alors entreprises dans les domaines particuliers.
- Nous avons ainsi assisté à la consultation d’O. P. à une série d’épreuves mises ,au point par M. Piaget et MUe Inhelder. Selon la méthode bien connue de M. Piaget, ces épreuves cherchent à met-
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- trc en évidence des mécanismes opératoires plutôt qu à mesurer un . rendement. Le sujet est mis en présence d'une balance, sur un des plateaux on place devant lui une boule de terre à modeler, I expérimentateur fait la tare, puis il prend la boule de terre a modeler, la déforme, en fait un saucisson ; on demande au sujet si le saucisson équilibrera la tare, ou sera plus lourd ou moins lourd, plusieurs variantes de cette épreuve amènent à faire trouver au sujet le principe de la conservation du poids, quelle que soit la forme que prend l’objet. Par la même méthode concrète, on lui fait trouver le principe de la conservation du volume et de la matière, Par une méthode concrète, le sujet, est amené, au cours de plusieurs autres épreuves à trouver et énoncer une loi générale (1).
- Une série d’épreuves qui nous a paru particulièrement intéressante est une batterie de «tests d’intelligence pratique» inspirée des techniques de la psychologie animale, dont l’étalonnage est actuellement en cours.
- Nous n’avons pas vu employer, au cours des différentes consultations de l’Institut J. J. Rousseau auxquelles nous avons assisté, de tests de caractère. Ici, comme ailleurs, on déplore le manque d’instruments précis dans ce domaine, mais il n’y a guère de recherches engagées pour combler cette lacune. Le caractère est étudié par les moyens cliniques habituels (entretiens avec les parents, l’enfant ; étude du comportement ; enquête familiale ou scolaire s’il y a lieu). Nous avons d’ailleurs apprécié le idojgté et la prudence dont les chefs de travaux avaient soin de s’entourer avant de prononcer leur avis sur le caractère du sujet.
- Dans-certains cas, le test de Rorschach est appliqué par un spécialiste (Mmo Loosli-Usléri poursuit ses travaux sur le Rorschach et c’est à elle que sont envoyés les cas particuliers).
- Nous avons essayé de savoir quelles étaient les activités professionnelles des anciens élèves de l’Institut J. J . Rousseau. Comme nous l’avons noté, l'Institut reçoit beaucoup d’élèves étrangers qui, après leurs études retournent dans leur pays où ils appliquent les méthodes étudiées. Il est difficile de se faire une idée claire des réalisations sociales de la Suisse. En effet ce petit pays avec sa population totale à peine supérieure à la moitié de la population de Paris et de sa banlieue a, avec ses 22 cantons jouissant sous de nombreux rapports d’une autonomie complète, une structure sociale complexe. On nous a cité tel canton qui possède un service de psychologues'scolaires chargés d’aller d’école en école faire le dépistage des enfants arriérés et d’étudier avec les maîtres et les
- (1) Pour de plus amples détails, consulter J. Piaget et B. Inhelder : «Le développement des quantités chez l’enfant ». Delachaux et Nies.tlé, 1941, et B Inhelder : « Le diagnostic du raisonnement chez les, débiles, mentaux ‘». Delà-chaux et Niestlé, 1943.
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- parents les cas de mauvaise adaptation. Les consultations médico-pédagogiques-ont pris un assez grand développement, nous avons pu visiter la consultation médico-pédagogique du canton de Vaud, dirigée par le Dr Bovet. Cette consultation pourvue d'un matériel et d’un personnel suffisant peut étudier chaque cas aussi à fond qu’il est nécessaire. Un examen psychiatrique et psychologique complet est. effectué dans tous les cas. Nous avons relevé un test qui nous a paru assez intéressant, niais qui ne peut-être seinble-l-i! employé que par des psychologues ou des médecins ayant, une grande habitude de la clinique psychanalytique : le test des fables de Duss (l). La consultation entreprend des psychothérapies et des psychanalyses chaque fois que le médecin le juge nécessaire. T,es traitements sont entrepris par des assistantes non médecins qui travaillent sous le contrôle étroit du médecin chef.
- Et l’Orientation Professionnelle ? Chaque canton ou presque a un service d’O. P., mais, nous a-t-on dit, la valeur du service dépend de celui qui en a la direction et aucun • diplôme, ni aucune préparation n’étant exigés pour diriger un centre, il n’y a pas de garanties de base. Cependant, nous avons pu visiter deux services importants d’O. P. ayant chacun une personnalité bien distincte, mais tous deux pourvus d’une organisation, d’un matériel et d’un personnel leur permettant certainement de faire du travail utile.
- 1° Le Centre d’O. P. de Genève, dirigé par M .Heinis.— Le Centre-est rattaché au département de l’instruction publique, mais le Directeur du Centre qui a une pratique de l’O. P. de plus de quinze, ans espère un rattachement au département du .travail. Bien que ses rapports soient bons avec le corps enseignant, il les a beaucoup réduits et ils se limitent maintenant a demander aux instituteurs de lui fournir une fiche scolaire assez succincte. L’examen médical n’est pas passé systématiquement par tous les sujets, mais seulement dans les cas où le conseiller d’O. P. suppose, après l’examen psycho-physiologique, qu’il y a insuffisance physique.
- L’examen psychologique subi par les sujets est un examen type, le même pour tous les consultants, il dure 15 heures et est réparti en trois séances. M. Heinis attache une importance toute spéciale à l’entretien qu’il a avec les familles et au placement en apprentissage. Il a l’espoir que d’ici peu l’examen d’O. P. sera obligatoire à l’entrée dans la profession.
- 2° Office Cantonal Vaudois d’O. P. et de placement en.apprentissage. — Le siège en est à Lausanne. .Son directeur M. Schwar, joue un peu le lôle d’un secrétaire régional de chez nous. Tl a organisé de nombreux sous-centres (une vingtaine) dans tout le canton, c’est un instituteur qui assure la marche de ces services (en
- (l) Voir in Archives-, de psychologie, n° 109, mai 1940, tome XXVIII.
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- plus ide son enseignement), les cas particulièrement délicats sont adressés à Lausanne. Ici, il existe une liason tout à fait étroite entre l’Office d’O. P. et l’école, naturellement les instituteurs remplissent une fiche scolaire, mais en outre la préorientation est organisée à l’école avec le concours des maîtres : nombreuses visites dans des usines ou des ateliers, causeries sur les métiers, un journal rédigé par le centre et paraissant tous les deux mois intitulé « Jeunesse et Travail » est distribué dans les écoles ainsi que deux petits fascicules de monographies (un pour lés filles, un pour les garçons) : « Professions »dc chez nous ». Enfin, le directeur qui attache ici comme à Genève, une grande importance à la suite, donnée au conseil et au placement en apprentissage compte, cette année, faire un essai de stage chez les artisans de la ville ou des environs, les enfants passeraient deux par deux, quelques jours dans l’atelier de plusieurs artisans.
- De cette visite faite à nos voisins, nous avons retiré quelques impressions générales. Tout d’abord la grande activité des milieux de psychologie et la qualité des recherches qui y sont menées. L’intérêt. des réalisations pratiques et le développement que semblent avoir pris les consultations médico-pédagogiques qui moins surchargées que les nôtres pourront mieux suivre les enfants et entreprendre les traitements nécessaires. Pour l’O. P. nous regrettons qu’un plan d’ensemble pour le pays ne soit pas réalisé, il permettrait. nous semble-t-il une action plus efficace. Enfin, nous aimerions que tous les conseillers d’O. P. français sachent combien nos amis suisses nous font toujours confiance, arec quelle admiration et. quelle sympathie ils parlent <de la France, de la Sorbonne, de l’Institut de Psychologie, de l’I.N.O.P. —< Nous souhaitons bien vivement que dans les années à venir nous sachions continuer à mériter cette confiance.,
- C. Chauffard.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Orientation scolaire et orientation professionnelle
- Dans le projet de réforme de l’enseignement préparé par la Commission Langevin, une place importante doit être donnée à l’orientation scolaire, afin d’approprier aux aptitudes de chacun la formation éducative, prélude obligatoire de la formation professionnelle.
- Les liens sont évidemment assez étroits entre cette orientation éducative et l’orientation professionnelle, car diriger un enfant, après l’éducation générale commune du premier degré, vers des branches théoriques ou pratiques au second degré dé la scolarité, c’est bien l’embrancher dans une voie qui comporte des catégories
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- de professions entièrement différentes dans un cas ou dans l’autre. Mais cette orientation initiale n’envisage que l’aptitude à profiter d’enseignements d’une certaine nature et d’un certain niveau, sans se préoccuper des métiers, ou des carrières fort divers qui pourront être embrassés plus tard. Lé problème de l’orientation professionnelle proprement dite se pose au moment où doit se faire la préparation éducative du métier, à l’entrée en apprentissage ou dans des écoles techniques spécialisées, plus ou moins tôt suivant la branche d’enseignement.
- Le fait que l’entrée dans telle carrière est conditionnée par un concours, d’une certaine nature entraîne pour conséquence que l’aptitude scolaire se montre déterminante pour permelre à un adolescent de s’engager ou non dans la voie qui conduit à cette carrière, indépendamment de l’aptitude professionnelle réelle ; mais il y a là un défaut d’organisation corrigible, les épreuves d’entrée dans les organismes de formation technique devant s’adapter aux exigences de la profession.
- Il se trouve que, au cours même de la guerre, la préoccupation d’une orientation scolaire rationalisée s’est développée aux Etats-Unis ,et, de là, a gagné des pays d’Amérique latine, comme le Brésil.
- C’est ainsi que la c< National Guidance Association » de New-York, a chargé une commission d’élaborer, sous la présidence du Dr C. E. Partch un exposé relatif aux principes et. à la pratique de l’orientation éducative et professionnelle (définition, rôle,1 bases, processus, organisation, aptitudes et préparation des conseillers) : l’orientation professionnelle est définie par l’aide apportée aux individus pour le choix de la profession, pour la préparation professionnelle, l’entrée et le progrès dans la profession, l’orientation éducative par l’aide au développément intellectuel et à la formation de la personnalité de chaque individu, les deux tâches ne pouvant, ni se séparer, ni se confondre.
- L’idée de I’ « Educational Guidance» a été lancée par T. Kelley dès 1914 dans une contribution à l’Education (n° 71) du Teachers College de l’Université Columbia, en relation avec la multiplicité des options offertes dans les high schools et collèges des Etats-Unis.
- En 1942, un tiers des écoles secondaires des Etats-Unis possédaient un service d’orientation scolaire. C’est cette même année que, dans un décret-loi émanant du Ministre de l’Education du Brésil Gustavo Capanéma, et réorganisant l’enseignement secondaire, fut prévue une orientation éducative devant coopérer à diriger chaque élève vers les études et les. écoles convenables par entente avec la famille, avec un personnel d’orienteurs convenablement formés par l’enseignement supérieur et recrutés par concours.
- Dans une intéressante étude publiée par la Rcvista brasileira de estudos pedagogicos (Tome V, n° 13, juillet 1945), le Prof. Lourenço Filho, directeur de l’Institut national d’Etudes pédagogiques du Brésil, a traité avec compétence de cette importante question, et il a consacré le numéro entier de cette revue aux problèmes d’orientation scolaire et professionnelle, traduisant lui-même le rapport de la « Vocational Guidance Association ».
- La pédagogie brésilienne s’est donc pleinement engagée dans la voie où doit entrer la nouvelle pédagogie officielle de la France.
- II. P.
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- Influence du sexe sur la réussite
- Expériences faites par H. C. Hansen sur des enfants indiens
- L’auteur a comparé le sexe et la réussite scolaire de mille enfants. Les tilles ont un niveau supérieur à celui des garçons, sauf en sciences sociales.
- La différence entre les sexes est plus nette que chez les blancs sans que l’auteur ait pu trouver à cela une raison précise (1).
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- Deux tests intéressants créés dans un laboratoire d’usine
- L’auteur le Dr Charles Perrot a cherché dans l’un de ces tests : La presse, à reproduire toutes les. conditions réelles d’un travail d’atelier.
- 11 s’agissait de sélectionner les candidats au travail d’emboutissage.
- Il fit construire une petite presse électrique munie d’un tambour permettant l’enregistrement des frappes pendant une demi-heure environ.
- Sur le plateau de la presse un anneau figurant une matrice à laquelle correspondait une série de bagues représentent les pièces à emboutir. Un ergot permet d’enregistrer la mise en place correcte.
- Ce test, dure vingt-huit minutes.
- On compte le nombre des frappes complètes, minute par minute On ne totalise donc que le travail complètement correct.
- L’auteur a trouvé que la valeur la plus classante était celle du dernier quart c’est-à-dire dés sept dernières minutes.
- Il a aussi recherché la facilité d’adaptation, la perfectibilité en prenant la différence entre les moyennes du premier et du dernier quart. Il fit les étalonnages de ces deux valeurs.
- En cherchant la corrélation enlre les résultats de cet examen, il a trouvé qu’en réduisant l’embauche aux cinq premiers déciles de la moyenne du quatrième quart on diminuait le nombre des accidents de 75 %.
- Lé second test appliqué par le même auteur est le test d’enfilage de perles. Les perles avaient sept millimètres de diamètre avec orifice de trois millimètres et devaient être enfilées dans un fil métallique de un millimètre d’épaisseur.
- Dans un premier travail l’enfilage était simple et servait d’essai pendant une minute.
- Ensuite l’enfilage était conditionné par une succession : jaune, blanche, rouge, verte pendant deux minutes, on notait le nombre et les fautes.
- Dans un autre exercice la succession était avec variations progressives dans le nombre de perles de chaque couleur (une, puis deux, puis trois, pendant deux minutes).
- En dernier lieu un dernier enfilage libre de deux minutes avec nombre brut terminal.
- Ceci permet quatre coefficients :
- (1) The Journal of social Psychology, août 1939, vol. 10, n° 3.
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- 1° l’efficience des rendements dans toutes les épreuves ;
- 2° l’habileté simple ;
- 3° l’attention (rapport du rendement de la première épreuve à la troisième épreuve) ;
- 4° l’intelligence (rapport du rendement de la deuxième à la troisième épreuve).
- L’étalonnage a été fait sur mille ouvriers et ce simple test, a fourni des résultats excellents en ce qui concerne le pronostic d’habileté professionnelle à l’atelier (1).
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- 'H îk
- Comment peut-on apprécier les mouvements expressifs : jugements du sentiment de domination
- Les auteurs P. Eisenbeg et P. B. Reichline ont usé de présentations de films. Ils ont filmé huit jeunes filles pleines d’assurance et huit jeunes filles timides défilant devant la caméra, et ils ont demandé à quatre-vingt-dix-neuf étudiants de se prononcer sur leur assurance d’après leur démarche. -
- On leur a présenté successivement l’image entière, la partie supérieure et la partie inférieure du corps en mouvement,
- Les résultats ne sont pas concluants et ne diffèrent guère d’appréciations données — d’après des descriptions — par un groupe de juges n’ayant pas assisté à la présentation du film (2).
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- Un essai d’analyse factorielle des aptitudes (3)
- Le but de l’auteur, Mme G. Bernyer, était, de rechercher lés facteurs primaires dans une batterie de vingt-huit tests appliqués à trois cent vingt sujets parmi lesquels devaient être sélectionnés des aviateurs (pilotes, observateurs, navigateurs, observateurs en ballon).
- Les tests utilisés furent, des tests destinés à apprécier les capacités intellectuelles des sujets, leurs capacités d’exécution et leurs capacités d’observations visuelles.
- La méthode utilisée pour l’analyse factorielle est celle de P. Delaporte dont le point de départ est le même que celui de Spearman.
- Il ressort de cet important travail que c’est le facteur g (de Spearman) qui est de beaucoup le plus important dé tous.
- Les autres facteurs de groupe sont nombreux. Scs quatre principaux sont : le facteur mécanique, le facteur émotionnel, le facteur visuel, le facteur de déduction.
- (1) Le médecin d'usine, III, 1940-1941 et n° 6, novembre- décembre 1941.
- (2) The Journal of Social psychology, août 1939, vol. 10, n° 3.
- (3) Année psychologique 1940-1941. Presses Universitaires, Paris.
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- Les inter-relations des attitudes politiques (Stabilité des attitudes des futurs électeurs)
- S. Hayes a présenté à huit mille quatre cent dix-neuf sujets qui devaient voter aux élections un questionnaire portant sur dés sujets de campagne électorale et contenant des données absolument contra-dicloires entre elles.
- La stabilité a été calculée en relevant le pourcentage des réponses contradictoires.
- Les réponses des socialistes paraissent plus stables que celles des républicains ou des démocrates et les votants de milieu social plus élevé ont plus, de logique que ceux dés classes ouvrières (1).
- Une étude des habiletés mentales chez les ingénieurs
- C’est au moyen de l’analyse factorielle que H. L. Sisk fit cette recherche.
- L’analyse factorielle, par la méthode du centroïde n’a d’intérêt que si l’on possède un moyen objectif d’attacher une signification psychologique aux facteurs décelés.
- Thurstone conseille pour déterminer la nature possible des facteurs d’envisager ceux qui interviennent par une valeur de projection d’au moins 0.40.
- CetLe analyse devient difficile là où il ne s’agit plus de tests psychologiques mais de mesures complexes dans l’ordre des réussites scolaires.
- 11 fit alors des intercorrélations :
- 1° entre les tests critères ;
- 2° entre les épreuves scolaires ; J
- 3° entre les deux groupes précédents.
- Les recherches portèrent sur cent, cinq ingénieurs et montrèrent la présence de trois facteurs dont un a pu être considéré comme une aptitude générale au travail de laboratoire ou comme facteur d’intérêt général pour les sciences.
- Mais les recherches n’ont pas été menées sur un assez grand nombre do sujets pour autoriser d’autres conclusions (2).
- Etude analytique d’appréciations subjectives portées sur des traits de la personnalité humaine (3)
- M. Bonnardel s’est demandé dans quelle mesure les jugements portés sur des individus par plusieurs observateurs sont-ils concor-
- (1) The Journal of Social psychology, août 1939, vol. 10, n° 3.
- (2) H.-L. Sisk. — Analyse factorielle multiple des. habiletés mentales. Joûrn. of Psych., 1939, 9, p. 165-177.
- (3) Année Psychologique 1940-1941. Presses Universitaires, Paris.
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- dants et dans quelle mesure divers aspects, que l’on croit distincts de la personnalité sont-ils en fait discernés ?
- L’auteur s’est adressé à la maîtrise d’un important atelier d’outillage mécanique n’utilisant que des professionnels.
- Trois agents dé maîtrise ont dû classer les ouvriers sous les points de vue suivants :
- 1° réussite professionnelle ;
- 2° intelligence sous l’angle facilité d’adaptation à des tâches nouvelles ;
- 3° énergie ;
- 4° rapidité ;
- 5° caractère (rudesse ou bonhomie).
- Le classement a été fait en trois catégories contenant les meilleurs 20 %, les moyens 60 %, les moins bons 20 % et l’analyse factorielle a été faite au moyen dé la méthode centroïde de Thurstone.
- Il ressort de cette étude que les trois estimateurs se sont bien entendus pour évaluer le factéui* caractère. Pour les autres points de vue, les estimateurs visent chacun dans une direction différente mais il y a stabilité des jugements exprimés, ce qui montre que c’est l’angle personnel sous lequel chaque estimateur envisage les modalités de comportement des ouvriers qui cause les divergences de leurs opinions et non des fluctuations de leur jugement
- A TRAVERS LES REVUES
- Dans le n° 13 de la Revista brasileira de cstudo& pedagogicos (juillet 1945), entièrement consacrée à l’orientation, nous relevons les éludes suivantes : l’éducation éducative, par Laurenço Filho ; les principes et pratiques de l’orientation éducative et professionnelle (traduction portugaise d’un rapport de la « National Vocational Guidance Association des U.S.A.) ; l’orientation éducative et les ressources de l’éducation, par Manuel Marquès de Carvalho ; l’orientation et. la capacité physique, par Pierre Mazel et Henri Naussac (traduction des extraits parus dans notre Bulletin n° 1 de 1939, d’un article du Paris Médical) ; orientation et niveau mental, par Jacyr Maia ; orienlation et problème des aptitudes, par Adrian Rondileau ; formation de l’orienteur scolaire, par Isabel Jungneira Schmidt ; l’orientation professionnelle dans les congrès internationaux de l’enseignement, technique, par Julien Fontègne (traduction de l’article français) ; pourquoi va-t-on à la Faculté de Droit, par A. Alemeida Jurrier.
- Dans la collection des « Schriften zur Psychologie der Berufe und der Arbeitswissenschaft » publiée par la maison d’édition Organi-sator A. G., à Zurich, le Dr Franziska Baumgarten a publié une monographie consacrée aux professions commerciales : Die Psychologie im Kaufman ni s ch en Berufe (In-8°, 158 pages), et, dans la même maison, elle a élargi, pour sa quatrième édition, sa brochure sur le caractère, Charakter und Charakter-Bildung (29 pages).
- La Zeitschrift fiir Kinderpsychialrie a publié, au cours des dernières années, toute une série d’articles de Mmo D1' Franziska Baumgar-ten-T.ramer ; nous signalerons les suivants : une recherche pour
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- éprouver les sentiments sociaux de l’enfant et de l’adolescent au moyen d’un test de caractère fondé sur la comparaison d’actions sociales représentées sur douze figures (VIII, 1-2, 1941) ; une contribution à la terminologie relative à la méthode clinique du questionnement, de l’interview, ou Ausfrage (X, 4, 1943) ; une très intéressante recherche sur les dessins d’enfants, en collaboration avec le D1' Tramer, d’après des documents recueillis sur des enfants serbes hospitalisés en Suisse, avec examen de la question de la relation entre le dessin et l’intelligence, l’enquête ayant porté sur deux cent soixante-douze garçons et filles de 5 à 12 ans, chacun dessinant un homme, un sujet relatif à la patrie et. un sujet libre (IX, 6, 1943, p. 161-219 avec 57 reproductions) ; une note sur le complexe de Diane, ou dë la masçulanité, expression de Marie Bonaparte empruntée à Charles Baudouin (X, 5, 1944, p. 149-152) ; des indications pour l’emploi du test de catalogue, avec le D1’ Tramer (XI, 3, 1944) ; enfin un examen approfondi d’un cas d’inadaptation scolaire chez un garçon ayant l’intelligence pratique unilatéralement développée, avec pensée abstraite très défectueuse, incapacité arithmétique totale, mais un sens critique étonnant, un jugement moral fin, une bonne compréhension technique, la dysharmonie s’étant un peu atténuée avec l’âge (XI, 6, et XII, 1 et 3, 1945).
- Le fascicule I du tome 53 des Archives suisses de Neurologie el de Psychiatrie (1944) a été entièrement consacre à Rorschach, avec un portrait du psychiatre suisse si prématurément disparu, et une biographie due à sa veuve Mmo Olga Rorschach. Dans le tome 54, Mrao Fr. Baumgarlen-Tramer a consacré une étude au têts de Rorschach envisagé à la lumière de la psychologie expérimentale.
- M. E. Frenkel lBrunswiek, dans The Journal oj social Psychologie, étudiant le mécanisme des jugements faux dans l’appréciation de soi, souligne les différents procédés de camouflage et. de dissimulation détectés chez les sujets se livrant à une analyse introspective de leur comportement.
- Il note le choix des principes de conduite et leur valeur de compensation et il insiste sur les indications à tirer des procédés emphatiques ou des répétitions dans un rapport, écrit (1).
- Dans VHygiène Sociale (n° 6 de 1945), le Dr Michel Pelletier envisage la participation des Caisses d’Assurances sociales à l’orientation professionnelle : des enfants dont les études ont été interrompues par la maladie, sortant tardivement de quelque préventorium présentent des problèmes au point de vue de leur avenir professionnel. L’équipement des caisses en personnel médical et service social leur permettrait, aux yeux de l’auteur, de se compléter en centres d’O. P., ou tout au moins de collaborer directement avec les centres les. plus voisins ou avec l’Institut. En conclusion, dit le Dr P., «de même que l’O. P. peut, en cherchant à diminuer le risque maladie et le risque accident dans l’exercice d’une profession, rendre service aux Assurances sociales, celles-ci pourraient, par leurs concours, faire progresser l’oriental ion professionnelle ».
- (1) The Journal of Social psychology, août 1939, vol. 10, n» 3.
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- Une étude sur les relations de l’occupation professionnelle avec la personnalité a été publiée par Miss Vernon, du Laboratoire de Cambridge, dans le British Journal of Psychùlogy d’avril 1941 (vol. 31, p. 294), d’après une investigation sur trente-neuf femmes célibataires, ayant fait des études universitaires, dont trente-six occupant une profession, sur quatorze n’ayant fait que des études secondaires, et enfin sur dix-huit (dont cinq mariées) présentées à un Bureau d’emplois commerciaux, non directement interrogées par l’auteur. Quelques qualités importantes de la personnalité, étaient envisagées et tout particulièrement les tendances dominantes ayant déterminé le choix de la profession.
- Dans les Annales Médico-Psychologiques dé juin 1945 (p. 81) une communication du Dr Dublineau à la Société médico-psychologique se trouve résumée ; elle est consacrée au « problème socio-typologique », et l’auteur attribue les divergences individuelles, que l’on oppose aux corrélations psycho-morphologiques, qu’il considère comme incontestables, à une influence du milieu inférieur, humoral, et, surtout à celle du milieu social, précisant qu’il n’est de typologie que dans la mesure où celle-ci tient compte du milieu, et concluant à la constitution d’un « typosociologie » ayant la double tâche de renouveler lés problèmes sociologiques, à la lumière d’une connaissance plus parfaite des types d’individus et de leurs interactions, et de participer à l’élaboration d’une doctrine médico-sociologique, destinée à guider l’assistance.
- T.a C.E.G.O.S. a assuré du 16 au 19 avril 1945 un cycle d’études dont le sujet était : Sélection, formaiibn et perfectionnement du personnel (Psychologie industrielle).
- Cinq livrets viennent de paraître donnant les contenus des conférences faites.
- Premier livret, — Le choix des hommes. Après un avant-propos de M. Detceuf, c’èsl le professeur Wallon qui pose lés principes essentiels de l’orientation et de la sélection. Le Dr Barthe parle de la médecine et de la sélection professionnelle. Le Dr Bize expose la physiologie des travailleurs. M. S. Vallée résume l’action de1 la C.E.G.O.S. en matière de psychologie industrielle.
- Deuxième livret. — La Sélection professionnelle. M. de Saint-Jean fait connaître le centre d’orientation de la métallurgie de Lyon ; M. Dubreuil parle de la sélection des gérants et représentants de succursales ; M. d’Allens expose les problèmes psychologiques, techniques et sociaux dans les entreprises commerciales et M. Monnot fait connaître le service psychotechnique des Manufactures de l’Etat, et donne de précieuses indications sur l’élude des postes de travail des manufactures de tabac. 11 signale des profils spéciaux pour chacun des postés de travail et termine en indiquant un examen de recrutement avec les tests employés.
- Troisième livret. — La sélection des cadres supérieurs. Après un avant-propos de M. Bachelard, deux communications : celle de M. Desoille sur les facteurs profonds d’adaptation de l’homme à sa fonction et celle de M. Palmade sur la sélection des ingénieurs avec indication des' méthodes utilisées.
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- Quatrième livret. — La formation professionnelle. Nous relevons dans ce livret un travail de M. Buisson sur : Enseignement technique et apprentissage, une étude de M. Chadourne sur la cotation des essais professionnels, l’exposé des méthodes de formations accélérée des adultes de M. Bineau, l’activité du Centre d’apprentissage de Roubaix-Tourcoing par M. J. Pennel, l’apprentissage et la formation de moniteurs, la lainière de Roubaix par M. Delattre et, en dernier lieu, par M. Ombredanne des renseignements sur le centre d’apprentissage de mécanique des Etablissements. Jaeger.
- Sixième livret. — La formation des cadres. M. Tamiatto fait un exposé de ce qu’a été pendant deux années dans un groupe d’aviation la promotion ouvrière et professionnelle. M. Jacquemart indique la formation de la future maîtrise de la fonderie et M. Carrière donne une expérience d’information des cadres.
- Le bulletin officiel du Ministère de VEducation Nationale a publié un compte rendu très complet des conférences d’information faites à Sèvres en septembre 1945 à l’intention des maîtres des sixièmes nouvelles au cours d’un stage préparatoire à l’ouverture de ces classes. On y trouve, après un exposé général, le résumé des conférences, en particulier celle de M. R. Zazzo sur la psychologie de l’enfant de 11 à 12 ans (n° 63, du 3 décembre), celles de M. R. Gai sur la connaissance de l’enfant (principes et méthodes d’observation), celle de Mme Piéron sur l’emploi des tests, et l’exposé de la méthode clinico-expérinient.ale du D1' Lagache par M110 Mireille Monod, conseillère d’O. P., sous le titré d’ «une expérience,d’orientation » (n° 64, du 6 décembre).
- Nous relevons dans les Annales de Médecine sociale d’octobre 1945 (2mo année, n° 11) une étude du Dr P. Theil sur l’examen des aptitudes biologiques à la conduite des véhicules automobiles.
- Examinant la réglementation en France déterminant la permission de conduire, il trouve que, si l’examen proprement médical est à peu près suffisant, l’examen sensoriel est insuffisant et qu’aucun examen psychotechnique n’est prévu, ce qui constitue une lacune importante.
- Il passe en revue les grands types des examens pratiques en Europe :
- 1° Système Weekers (belge).
- 2° Système à la Préfecture de Paris.
- 3° Système dit Girondin (Bordeaux).
- 4° Système de la S.T.C.R.P.
- 5° Système du laboratoire psychotechnique de Nancy.
- Ce dernier système est étudié et critiqué longuement et l’auteur expose ensuite ses conceptions sur les aptitudes biologiques nécessitées par la conduite de l’automobile.
- Il termine en souhaitant la création d’un centre de sélection biologique.
- Nous relevons dans, une étude de Jean Sutter : La protection alimentaire des écoliers (Librairie de Médicis, Paris, 1945) un chapitre de M. Jean Sitœtzel qui intéresse aussi bien le maniement des tests psychologiques que des tests physiologiques,
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- Il y donne clairement un rappel des notions statistiques (Le double usage de la statistique. L’étude statistique des distributions. La comparaison des groupes expérimentaux.)
- INFORMATIONS
- Par décret du 3 novembre 1945 (au Journal Officiel du 5 novembre), faisant suite à l’arrêté du 27 octobre 1944 qui annulait la création (au 5 mars 1942) d’un Institut de recherches et d’applications psychologiques et pédagogiques, a été approuvée la création d’une Ecole pratique de Psychologie et Pédagogie rattachée à l’Université de Lyon comme Institut d’Université. D’après le règlement annexé, l’Ecole délivrera un diplôme général d’études psychologiques et pédagogiques (après deux années de scolarité, sur présentation d’un mémoire, avec soutenance et examen oral) et des certificats avec mentions spéciales (après une session d’études on un stage pratique et des épreuves écrites et orales ou pratiques).
- Dans le Bulletin Officiel de l'Education nationale du jeudi 6 décembre 1945 (Lois et Règlements) ont été publiés des modèles -de la fiche de renseignements à fournir au médecin par la famille pour le contrôle médical scolaire, de la fiche médicale scolaire et de la fiche d’éducation physique.
- Dans sa séance du 27 novembre 1944, la Société Médico-psychologique a émis, sur l’initiative du président, le Prof. Lhermitte, le vœu que soit mis en pratique le principe de l’observation psychologique et de l’examen psychotechnique individuel et systématique lors de l’incorporation des recrues et au cours de l’instruction, et qu’une liaison étroite soit établie entre le psychotechnicien et le psychiatre tant pour l’examen des cas litigieux que pour la sélection des. cadrés.
- CAUSERIE BIBLIOGRAPHIQUE
- Paul Bodin. — L’adaptation de l’enfant au milieu scolaire (in-16° de 156 pages). Presses Universitaires, Paris, 1945, prix 40 francs.
- Une pi’éface de M. Pierre Joulia présente le livre.
- M. P. Bodin, psychologue et pédagogue, ne se présente dans son ouvrage que comme pédagogue surtout soucieux des résultats pratiques.
- Il essaye de dégager si c’est dans l’enfant ou dans l’école que résident la cause et la responsabilité de l’inadaptation scolaire.
- Après avoir exposé l’aspect historique des rapports du milieu scolaire et de la vie psychologique de l’enfant, il montre que la véritable psychologie de l’enfant doit, être étudiée sur l’écolier dans son milieu scolaire seulement.
- L’école n’est, pas le prolongement du milieu familial qui a été celui de l’enfant jusqu’à six ans. Il y a, dit l’auteur, rupture et l’enfant cherche à s’y adapter.
- Pour que cette adaptation soit facilitée, il faut qu’une aide lui soit
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- apportée par son nouveau milieu : l’école, et le problème devient en grande partie l’adaptation de l’école à l’enfant.
- Le nombre des élèves inadaptés qui ne sont pas forcément inintelligents est actuellement, énoripe.
- Quelles sont donc les causes de cette inadaptation ?
- Avec les. insuffisances des fonctions mentales, des fonctions végétatives et des fonctions affectives les causes extrinsèques comprennent le milieu familial, les changements d’école, l’absentéisme.
- Sur ces causes on peut souvent agir et P. Bodin souhaiterait que .dès le début les enfants dont, le quotient intellectuel est inférieur à quatre-vingts soient soumis à un régime d’adaptation spéciale, ce qui implique que les enfants ne devraient pas être groupés d’après leur âge, mais d’après leur niveau mental, car il y a généralement corrélation entre l’intelligence mesurée par les tests et l’adaptation scolaire.
- L’école devrait donner à l’enfant le goût profond de s’instruire en même temps que le sens de la solidarité sociale c’est-à-dire en liant les deux leviers : l’intérêt que l’enfant trouve dans l’accomplissement de son travail et l’amour pour son milieu scolaire qui devrai! être vivant.
- Une bibliographie de trent-cinq travaux termine l’ouvrage. Il y a (mi outre de nombreuses références bibliographiques en bas de pages.
- M. H. P.
- Livres récemment entrés à la bibliothèque
- H. Spreng. — La sélection rapide du personnel, Editions Delachaux et Nietslé, 90 pages.
- Henri Piéron. — La sensation Guide de vie, Gallimard, 420 pages.
- Albert Crémieux, M. Schachter et M1Ie S. Cotte. — L'enfant devenu délinquant, Comité de l’Enfance déficiente, Marseille, 176 pages.
- Ramon Albo. — Factores Influyentes, Barcelone, 80 pages.
- Feuilles de Documentation et clc liaison des Centres d'O. P. de la Région de Montpellier, n° 11, août 1945, n° 12, septembre 1945.
- R. Le Senne. — Traité de caractérologie (collection Logos), Presses Universiairës, 1945, prix 300 francs.
- Pierre Naville. — Théorie de l'Orientation professionnelle, Gallimard, Paris, 1945, prix 135 francs.
- H. Baruk. — Psychiatrie morale expérimentale, individuelle et sociale, Pressés Universitaires de France, 1945, prix 180 francs.
- Ce numéro est le dernier de l’année 1945.
- Nous prions nos abonnés de nous envoyer le montant de l’abonnement pour l’année 1946 au Compte Chèques Postaux de l’Institut : Paris C/C 1444-79.
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- TABLE DES MATIÈRES
- Tome XII de la première série et tome I de la deuxième série (1940-1945)
- ARTICLES
- Ghamboulant-Hertz (MM0) : Enquête sur les goûts et les projets •d’avenir des élèves d’un lycée. — 1940, n° 1-2, p. 11.
- Chauffard (M1Ie C.) : La psychologie appliquée et l’O. P. en Suisse romande. — 1945, n° 11-12, p. 185.
- Galifret (Y.) : Examen d’un aspect du comportement moteur. Le tré-momètre. — 1945, n° 5-6, p. 76.
- Le Baron et Saint-Martin (G.) : Orientation et Sélection professionnelle dans la maçonnerie. — 1945, n° 7-8, p. 105 ; n° 9-10, p. 137.
- Manoil (A.) ; L’homme et le travail. — 1940, n° 1-2, p. 1.
- Montier (MmeJ : Monographie dû potier. — 1945, n° 5-6, p. 90.
- Mounier (L.) : Essai de monographie professionnelle sur le « Préparateur en pharmacie ». — 1940, n° 3-4, p. 45.
- Piéron (Mm0 Henri) : Fiche abrégée d’examen psychologique. — 1945, n° 3-4, p. 4L
- Piéron (Mmfi Henri) : Une nouvelle fiche d’intelligence pour les adultes cultivés (M. H. P. n° 1). — 1945, n° 1-2, p. 10.
- Piéron (Mmo Henri) : Un test dé mesure de rapidité de choix. — 1945, n° 11-12, p. 176.
- Piéron (H.) : Chronique docimologiquc. — 1945, n° 9-10, p. 150.
- Piéron (H.). — La notion d’aptitude à propos d’une théorie de l’Orientation professionnelle. — 1945, n° 11-12, p. 169.
- Piéron (H.) : La notion d’hétérogénéité normale des aptitudes. — 1945, n° 5-6, p. 73.
- Piéron (H.) : Le problème des corrélations entre facteurs et de l’évolution de l’organisation mentale. — 1945, n° 11-12, p. 181.
- Piéron (H.) : Souvenir des années maudites. — 1945, n° 1-2, p. 1.
- Saint-Martin (G.) voir Le Baron.
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- NOTES ET DOCUMENTS
- Analyse factorielle. — Un essai d’analyse factorielle des aptitudes. — 1945, n° 11-12, p. 193.
- Aptitude. — l.a question de l’aptitude au travail suivant le rythme imposé. — 1945, n° 9-10, p. 151.
- Aptitudes. — Un essai d’analyse factorielle des aptitudes. — 1945, n° 11-12, p. 193.
- Attitudes politiques. — Les interrelations des attitudes politiques (Stabilité des attitudes des futurs électeurs). — 1945, n° 11-12, p. 194.
- Attitudes sociales. — Un essai de test tendant à mesurer les attitudes sociales, politiques et. économiques. — 1945, n° 3-4, p. 60.
- Bégaiement. — Asymétrie des ondes alpha de rélectrencéphalo-grarnme et bégaiement. — 1940, n° 3-4, p. 64.
- Caractère. — Une échelle d’appréciation du caractère en trente-six points. — 1940, n° 1-2, p. 22.
- Cardiaques. — L’Orientation professionnelle des enfants cardiaques.
- 1945, n° 5-6, p. 89.
- Chirurgien. — Aptitude et exercices précoces chez le chirurgien. — 1945, n° 5-6, p. 88.
- Chômage. — Le chômage dans la Jeunesse. — 1940, n° 1-2, p. 20.
- Comportement verbal. — Etudes sur le comportement verbal. — 1945, n° 3-4, p. 59.
- Formation professionnelle. — Une nouvelle méthode de formation professionnelle commerciale. — 1940, n° 1-2, p. 19.
- Garçons difficiles. — Adaptation militaire des anciens garçons difficiles. — 1945, n° 5-6, p. 86.
- Graphologie. — La Graphologie du Dr Malespine et les recherches sur la pression scripturale. — 1945, n° 7-8, p. 122.
- Ingénieurs. — Une étude des habiletés mentales chez les ingénieurs. — 1945, n° 11-12, p. 194.
- Intelligence. — Suggestibilité et intelligence. — 1945, n° 9-10, p. 152.
- Notation. — De la variabilité des notations. — 1945, n° 5-6, p. 87.
- Ondes alpha. — Asymétrie de$ ondes alpha de l’èlectrencéphalo-gramme et bégaiement. — 1940, n° 3-4, p. 64.
- Orientation professionnelle. — Orientation scolaire et. orientation professionnelle. — 1945, n° 11-12, p. 190.
- Orientation professionnelle. — Une page oubliée sur l’Orentalion professionnelle. — 1945, n° 7-8, p. 124.
- Orientation scolaire. — Orientation scolaire et orientation professionnelle. — 1945, n° 11-12, p. 190.
- Pédagogie vocationnelle. — Les rapports de la Typologie et de la Pédagogie vocationnelle. — 1940, n° 1-2, p. 20.
- Pensée scientifique. — Recherches sur la pensée scientifique. 1940, n° 3-4, p. 65.
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- Personnalité humaine. — Etude analytique d’appréciations subjectives portées sur des traits de la personnalité humaine. — 1945, n° 11-12, p. 194.
- Questionnaire. — Questionnaire pour l’élaboration d’une monographie schématique d’un métier ou d’un emploi. — 1945, n° 9-10, p. 154.
- Réussite scolaire. -- Variabilité dans la réussite scolaire. — 1945, n° 3-4, p. 61.
- Rorschach. — Le test de Rorschach. — 1945, n° 5-6, p. 85.
- Rythme. — La question de l’aptitude au travail suivant le rythme imposé. — 1945, n° 9-10, p. 151.
- Sanatorium. — Le rôle social du médecin de Sanatorium. — 1945, n° 7-8, p. 121.
- Soldat. — The Right Soldier in the Right Job. — 1945, n° 5-6, p. 84.
- Suggestibilité. — Suggestibilité et intelligence. — 1945, n° 9-10, p. 152.
- Test d’enfilage de perles. — Deux tests intéressants créés dans un laboratoire d’usine. — 1945, n° 11-12, p. 192.
- Tesjt de la presse. — Deux tests intéressants créés dans un laboratoire d’usine. — 1945, n° 11-12, p. 192.
- Tests non verbaux. — Tests non verbaux d’intelligence. — 1945, n° 5-6, p. 87.
- Travailleurs déficients. — Possibilités d’utilisation des travailleurs déficients. — 1945, n° 9-10, p. 157.
- Typologie. — Les rapports de la Typologie et de la Pédagogie voca-tionnélle. — 1940, n° 1-2, p. 20.
- Vitamine C. — Le rôle de la vitamine C dans la capacité de travail. — 1945, n° 5-6, p. 88.
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L'ÉTRANGER
- Développement de l’Orientation professionnelle en Suisse. — 1945, n° 5-6, K 101.
- Psychologie et Orientation professionnelle en Nouvelle-Zélande. —
- 1945, n° 5-6, p. 101.
- L’Orientation professionnelle en Suède. — 1945, n° 9-10, p. 162.
- A TRAVERS LES REVUES
- A travers les Revues. — 1940, n° 1-2, p. 22 ; n° 3-4, p. 68 ; 1945, n° 3-4, p. 62; n° 5-6, p. 96; n° 7-8, p. 125: n° 9-10, p. 159; n" 11-12, p. 195.
- INFORMATIONS
- Informations. — 1940, n° 12, p. 26 ; n° 3-4, p. 72 ; 1945, n° 1-2, p. 26 ; n° 5-6, p. 100 ; n° 7-8, p. 126 ; n° 9-10. p. 160 ; n° 11-12, p. 200.
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- LA VIE DE L’INSTITUT NATIONAL D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE. — 1940, n° 1-2, p. 23 ; 1945, n° 1-2, p. 28; n° 3-4, p. 63 ; n° 7-8, p. 128.
- La Vie de l’Association des Anciens Elèves de l’I. N. O. P. — 1 940, n° 1-2, p. 35 ; n° 3-4, p. 88.
- La Vie des Centres d’O.P. — 1940, n° 1-2, p. 36 ; 1945, n° 3-4, p. 63 ; n° 7-8, p. 131.
- Décrets intéressant l’O.P. — 1940, n° 1-2, p. 39 ; n° 3-4, p. 77 ; 1945, n° 1-2, p. 36 ; n° 3-4, p. 67 ; n° 5-6, p. 102 ; n° 7-8, p. 132 ; n° 9-10, p. 163.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Abramson (J.). — L’enfant et l’adolescent instables ; études cliniques et psychologiques. — 1940, n° 3-4, p. 89.
- Bodin (P.). — L’adaptation de l’enfant au milieu scolaire. — 1945, n° 11-12, p. 200.
- Nestor (Ï.-M.). — Le diagnostic dé. l’intelligence des enfants entre 9 et 14 ans (Test de Kuhlmann-Andersen). — 1940, n° 3-4, p. 90.
- Nobecourt (P.) et Rabonneix (L.). — Les enfants et les jeunes gens. — 1940, n° 1-2, p. 41.
- Piret (R.). — Etudes sur les tests collectifs d’intelligence. — 1945, n° 9-10, p. 167.
- Spreng (H.). — La sélection rapide du personnel. — 1945, n° 9-10, p. 167.
- Traité d’ophtalmologie (P. Baillait, Ch. Coutela, E. Redslob, E. Vel-Ler). — 1940, n° 3-4, p. 91.
- Livres entrés à la Bibliothèque. — 1940, n° 1-2, p. 42 ; n° 3-4, p. 91 ; 1945, n° 5-6, p. 104; n° 7-8, p. 136 ; n° 9-10, p. 168; n° 11-12,
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- NÉCROLOGIE
- Julien Fontègne. — 1945, n° 1-2, p. 37.
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- SERVICES DE L'INSTITUT
- Tél. Odéon 52-46
- SECRÉTARIA T GÉNÉRAL ET CENTRE DE DOCUMENTATION Chef de Service : Mlle G. Chauffard.
- CENTRE lïORIENTATION PROFESSIONNELLE Chef de Service : Mlle Nepveu.
- CENTRE DE RECHERCHE DES TESTS Chef de Service : Mme Henri Piéron.
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- Le Secrétariat et l'Office cle Documentation sont ouverts chaque jour, non fériés, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
- La Secrétaire générale reçoit le lundi, de 14 h. 30 à 18 heures ; le jeudi de 14 h. 30 à 16 h. 30, et sur rendez-vous.
- La Bibliothèque est ouverte chaque jour, non férié, de 14 heures à 18 heures.
- Pour les consultations d’Orientation professionnelle, adresser une demande de rendez-vous au Chef du Centre d’Orientation Professionnelle.
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- SOMMAIRE
- I. — Henri Piéron : La notion d’aptitude à propos d’une théorie de l’Orientation professionnelle........................................
- II. — Mrae Henri Piéron : Un test de mesure de rapidité de choix.....
- III. — Henri Piéron : Le problème des corrélations entre facteurs et de
- l’évolution de l’organisation mentale........................
- IV. — C.Chauffard : La psychologie appliquée et l’O. P. en Suisse romande
- V. — Notes et Documents : Orientation scolaire et orientation profes-
- sionnelle. — Influence du sexe sur la réussite. — Deux tests intéressants créés dans un laboratoire d’usine. — Comment peut-on apprécier les mouvements expressifs : jugements de sentiment de domination. — Un essai d’analyse factorielle des aptitudes. — Les inter-relations des aptitudes politiques (Stabilité des attitudes des futurs électeurs). — Une étude des habiletés mentales chez les ingénieurs. — Étude analytique d’appréciations subjectives portées sur des traits de la personnalité humaine......................................................
- VI. — A Travers les Revues...........................................
- VII. — Informations..................................................
- VIII. — Causerie bibliographique .......................................
- IX. — Table analytique................................................
- Bulletin de l'Institut National d’Etude du et d'Orientation Professionnelle
- rédacteur en chef : Mme Henri PIÉRON secrétaire de la rédaction : MIU Irène LÉZINE
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU Ier JANVIER
- ABO»IIVI5MEI%IT
- Pour l'Etranger...... 225 //•.
- 150 fr.
- Pour la France
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