Bulletin de l'Institut national d'orientation professionnelle
-
-
- p.n.n. - vue 1/226
-
-
-
- p.n.n. - vue 2/226
-
-
-
- p.n.n. - vue 3/226
-
-
-
- 2' SÉRIE. — 4e ANNÉE
- N° 1-2
- JANVIER-FÉVRIER 1948
- BULLETIN
- DE
- L'INSTITUT NATIONAL
- détude du travail
- ET
- dORIENTATION
- PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- Cnam SCD
- 1 2501 00044495 3
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- 41, Rue Gay-Lussac, 4I PARIS
- 7 OU S DROITS RÉSERVÉS
- Klu/wv. îdtA
- Page de titre n.n. - vue 4/226
-
-
-
- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- Institut National d Etude du Travail et d Orientation Professionnelle
- DIRECTEUR DÉLÉGUÉ
- M. Henri Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, président de la Section des Sciences Naturelles de l’Ecole Pratique des .Hautes Études.
- COMITÉ DIRECTEUR
- Le Directeur du Conservatoire National des Arts et Mé'tiers.
- Le Directeur délégué.
- M. H. Laugier, secrétaire général adjoint de l’O.N. U,
- M. P Pouillot, inspecteur général honoraire du Travail.
- M. H. Wallon, professeur au Collège de France.
- p.n.n. - vue 5/226
-
-
-
- 2e Série. 4e Année
- N* 1-2
- Janvier-Février 1948
- Bulletin de l’Institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- L’EXAMEN PSYCHOLOGIQUE COMPLET
- POUR UNE ORIENTATION PROFESSIONNELLE APPROFONDIE
- par
- Henri PIÉRON
- Les points envisagés dans cet examen peuvent être précisés au moyen d’épreuves collectives en ce qui concerne les fonctions mentales, et d’épreuves individuelles en ce qui concerne les fonctions sensori-motriees.
- P-our l’affectivité et le caractère, à moins de pouvoir organiser une observation prolongée et directe de comportement au cours de multiples épreuves comportant des situatioris réelles, les renseignements ne peuvent être obtenus que partiellement dans des conversations et des observations du comportement à l’occasion des tests spéciaux, et, indirectement, au moyen de questionnaires de divers types (en ce qui concerne surtout le.s intérêts et goûts et les tendances dominantes), et des données fournies par les personnes vivant au contact des adolescents examinés, et à même de les observer dans leur comportement naturel.
- Les traits de personnalité envisagés ici correspondent, pour une part, ù des facteurs que l’on a cru pouvoir isoler, mais- sans jamais se confondre avec des facteurs hypothétiques, ceux-ci ne peuvent en effet se révéler que par des ensembles de caractéristiques significatives qu’il y a justement lieu de mettre en évidence.
- Et de même on doit éviter les désignations abstraites de « types » d ailleurs souvent ambigus (comme l’introversion-extroversion), qui, lorsqu’ils sont bien définis (schizothymie-cyclothymie, par exemple ou, dans la classification de Sheldon, viscérotonie, soma-totonie et cérébrotonie) ne sont que très exceptionnellement à l’état pur, l’immense majorité des individus possédant -des traits relevant de types différents, plus ou moins mélangés ; seuls ces traits peuvent et doivent être dégagés.
- p.1 - vue 6/226
-
-
-
- — 2 —
- Ponctions mentales
- Intelligence.
- Formes. Verbale.
- Logique.
- Numérique.
- Mécanique.
- Manipulatrice.
- Types à prédominance compréhensive, à prédominance critique. . à prédominance inventive.
- Rapidité.
- * Fonctions perceptives.
- — Capncitê d'appréhension.
- — Rapidité de structuration.
- — Plasticité de structuration.
- — Visualisation spatiale.
- — Coup d'œil.
- Mémoire.
- — Rapidité d'acquisition.
- — Ténacité.
- — Formes. Verbale.
- Logique.
- Concrète.
- Géométrique.
- 'Types é prédominance auditive, à prédominance visuelle, à prédominance kinesthésique.
- Efficience (attention).
- Forme concentrée.
- distribuée.
- Vitesse de mise en train.
- Stabilité.
- Fatigabilité.
- Imagination.
- Forme Verba’.e.
- Logique.
- Concrète visuelle.
- Graphique et picturale. Plastique.
- Musicale.
- Artistique
- p.2 - vue 7/226
-
-
-
- O
- F onction Verbale.
- — Richesse de vocabulaire. — Précision de l’expression.
- Fonctions sensori-motrices
- Vision :
- — Acuité réelle.
- — Acuité stéréoscopique.
- — Champ visuel.
- — "Finesse cle discrimination les leucies (gris, entre ne blanc).
- — Finesse de discrimination des tonalités chromatiques. — Finesse de discrimination des saturations.
- Audition.
- — Acuité dans l’échelle, et limites de fréquence audible.
- — Finesse de discrimination des tonalités.
- — Finesse de discrimination des intensités,
- — Finesse de discrimination des rythmes.
- Tact et Kinestiiésie.
- Finesse de discrimination des épaisseurs — Finesse de discrimination des rugosités.
- — Finesse de discrimination des poids et des pressions.
- — Finesse de discrimination des formes.
- — Finesse de discrimination des attitudes.
- Olfaction.
- — Sensibilité générale.
- Ajustâtion.
- — Sensibilité aux quatre saveurs.
- Sensibilité Labyrinthique.
- - Finesse du sens de la verticalité. — Finesse du sens des accélérations.
- Rapidité des mouvements élémentaires (lapping).
- des réactions simples, des réactions de choix.
- Précision des gestes. Dextérité.
- Coordination Bimanuelle.
- p.3 - vue 8/226
-
-
-
- 2° Tendances Principales
- Amour de la lulte.
- Amour du risque.
- Amour des jouissances (confort, table).
- Amour de l,a société (ou de l’isolement).
- Amour de L’ordre.
- Amour de la domination, du pouvoir (ou. de l’obéissance) Désir d’approbation.
- Egoïsme-Altruisme.
- Préoccupations sexuelles.
- 3° Traits principaux de la Personnalité A. Activité.
- Quantitativement :
- Vif, excité, agité — Calme, déprimé, inerte Bavard — Silencieux.
- Volontaire — Aboulique.
- Qualitativement
- tenace — Dépourvu de ténacité. Stable — Instable.
- Réfléchi — Impulsif.
- Visqueux (persévératif) — Souple. Patient — Impatient.
- B. Affectivité générale.
- Quantitativement :
- Thymique, ardent, vibrant indifférent.
- Emotif' — Flegmatique froid.
- Athymiqu
- Force des grands groupes musculaires. Stabilité de l’effort et fatigabilité. Manualité (droiterne-gaucher;e).
- Vitesse d’ApprentisSage moteur.
- Capacité de rythmisation et tempo personnel Elocution.
- Affectivité et caractère
- P Intérêts et Goûts dominants.
- p.4 - vue 9/226
-
-
-
- — 5
- Qualitativement :
- Gai — Triste.
- Coléreux — Placide.
- Orgueilleux Humble.
- Courageux — Peureux.
- Avide, ambitieux —T Inappé.tent.
- Inquiet, pessimiste — Tranquille, optimiste.
- C. Affectivité sociale.
- Expansif — Rétracté.
- Rebelle — Docile.
- Effronté — Timide.
- Vaniteux — Modeste.
- Dur, méchant — Tendre, bon.
- Avare -— Généreux.
- Confiant —Défiant,
- Déloyal — Loyal.
- Dissimulé, faux, menteur — Ouvert, franc., sincère.
- Sans scrupules, malhonnête — Honnête, scrupuleux.
- L’ASPECT PSYCHOLOGIQUE DE LA GÉMELLITÉ
- par
- Camille NONY
- (Suite et fin)
- En 1932, Gesell (1) appliqua incidemment aux jumeaux son « échelle de développement de l’enfant pré-scolaire » (4 mois à 5 ans) qui examine celui-ci sous quatre aspects (moteur, langage, comportement adapté, comportement social) et inscrivit les résultats sous forme de profils qui mettent en relief les ressemblances d’une façon saisissante.
- En France, Mlle Lézine a appliqué en 1943 et 1944 l’Echelle de Gesell aux jumeaux dé la consultation du Centre de Génétique Humaine de l’Hôpital Bretonneau (Docteur T.urpin, assistante Mme Tisserand) en vue de l’établissement de normes .françaises.
- (1) Gesell. The mental Gvorvth of''thé pMOScliooV ÔlifUl. New-York, l'.Go.
- p.5 - vue 10/226
-
-
-
- — G —
- Enfin, un certain nombre d’études sur les jumeaux porte sur des aspects psychologiques plus spéciaux : dextralité (2), écriture (3), maladies mentales (schizophrénie) (4).
- En 1935, eut lieu Eintéressante expérience de Mc Graw (5) sur deux jumeaux, Johnny et Jimmy, depuis leur naissance jusqu’à 22 mois. Johnny reçut un entraînement dans toutes sortes d’activités, classées en phylogénétique (réflexes, locomotion), onlogé-nétiques (grimper ou descendre le long de plans inclinés, monter sur un siège ou en sauter, patiner à roulettes, etc.) et associatives (trouver des objets cachés). A la fin de chaque apprentissage, Johnny était comparé avec Jimmy. Il n’y eût presque aucune différence pour les activités phylogénétiques, mais par contre dans les ontogénétiques Johnny montre une habileté très supérieure à celle de Jimmy et des 64 bébés qui servirent à la comparaison. Onze mois après la fin de l’apprentissage de Johnny, celui de Jimmy commença dans les activités ontogénétiques, et, à la fin, il égalait à peu près son jumeau dans le maniement de bâtons et de cordes pour s’approprier des objets, dans l’appréciation de la taille et dans les tests d’intelligence. Mais le jumeau exercé plus jeune conservait une attitude très différente ; beaucoup plus assurée et persévérante, différence déjà remarquée par Gesell et Thomson dans leur expérience.
- Malheureusement, l’auteur s’est aperçue trop tard que ses deux sujets n’étaient pas des jumeaux identiques, ce qui enlève à l’expérience une grande part de sa valeur. Aussi a-t-elle entrepris de la répéter sur deux jumelles vraiment identiques.
- Citons encore l’étude de Mirenva sur quatre paires de jumeaux identiques, âgés de 4 à 4 ans et demi, dans le cadre des recherches sur les jumeaux conduites à l’Institut médicobiologique de Moscou. Le moins habile de chaque paire fût exercé à sauter, jeter une balle dans une cible, faire rouler une balle le long d’une planche en suivant un certain dessin; le second ne reçut aucirp apprentissage. Les progrès des premiers furent beaucoup plus grands, et de plus augmentèrent progressivement. Leur attitude fut également très différente, avec plus de discipline, d’attention et d’effort, ce qui confirme les constatations de Gesell et Thomson et de Mc Graw ; mais cette étude diffère des précédentes en ce
- (2) Paul T. Wilson et Harold E. Jones. Left-Handednetss in Twins. « Gene-
- tiCS », XVII, sept. 1932, p. 560-71.
- (3) Emily Rramer et Charles-E. Lauterbach. Ressemblances in the Handwri-
- ting of twins and siblings. « J. of Educ. Research », sept. 1928, p. 149-52.
- (4) A.-J. Rosanoff, L.-M. l-landy, I. Rdsanoff Plesset et Sandy Brusch. The
- etiology of so-called schizophrénie psychoses. « Am. J. of Psychia-try », sept. 1934, p. 247-286.
- (5) Myrtle P». Mc. Graw. Growth : A Study of Johnny and Jimmy. New-York,
- p.6 - vue 11/226
-
-
-
- que l’auteur trouva' également chez les jumeaux entraînés un gain de 10 points de Q.I. et un gain considérable en habileté motrice en général, tandis que chez les autres Q.I. restait constant et que leur habileté motrice ne progressait que faiblement.
- En Europe, c’est naturellement en Allemagne et en U.R.S.S. que l’étude des jumeaux a reçu le plus grand développement, étant donné l’importance du problème hérédité-milieu dans les principes qui sont à la base de la politique de ces deux pays (ou plutôt, pour l’Allemagne, qui étaient). Dans le premier, elles ont lieu principalement au Kaiser-Wilhem Institut d’Anthropologie, de Science Humaine et d’Eugénique, et portant surtout sur l’aspect anthropologique et ethnologique. Dans le second, à l’Institut Maxime Gorki des Recherches médico-biologiques de Moscou, où-en 1937 plus de 800 paires de jumeaux identiques avaient été examinées aussi bien par des médecins, des généticiens et des statisticiens que par des psychologues.
- Mais c’est en Amérique que l’aspect psychologique du problème a été le plus étudié. L’étude la plus complète à ce jour est celle de Newman, Freeman et Holzinger où un psychologiste, un physiologiste et un statisticien ont associé leur triple compétence (1).
- Les auteurs étudièrent d’abord les ressemblances et les différences de 50 paires de jumeaux identiques et de 50 paires de jumeaux fraternels de même sexe élevés ensemble. Puis ils firent de même pour 19 paires de jumeaux identiques élevés séparément.
- Les examens des 100 premières paires comprennent :
- 1° des mesures et observations physiologiques dont nous ne parlerons pas ici ;
- 2° un interview systématique des parents ou autres personnes connaissant bien les enfants et portant sur leur histoire physique et scolaire, ainsi que sur leurs goûts, intérêts et habitudes ;
- 3° des mesures psychologiques au moyen de tests variés qui permettent d’apprécier des aspects mentaux relativement indépendants, et par conséquent de donner de l’individu un tableau assez fidèle et complet :
- Tests d’intelligence :
- Terman (niveau mental et Q.I.).
- Otis Self-administering Test of Mental ability.
- (D H.-H. Newman, Frank N. Freeman et K.-J. Holzinger. Twins : A study of heredity and environment. (The University of Chicago Press, 1937, S69 pages).
- p.7 - vue 12/226
-
-
-
- Tests de connaissances scolaires :
- Standford Achievement Test.
- Questionnaires portant sur l’aspect affectif et tempéra-mental :
- Downey Will-Temperament Test (Questions portant sur la rapidité de décision, la coordination des impulsions, l’inhibition motrice et la finalité du jugement).
- Woodwoorth-Mathews (Inventaire de personnalité psychopatique de Woodwoorth adapté aux enfants).
- Tests moteurs :
- Tapping (pour déterminer objectivement la dextralilé).
- Examen graphologique.
- Les jumeaux du troisième groupe (identiques séparés) furent, après vérification succincte de leur monozygotisme, amenés à Chicago où ils subirent un examen physique détaillé ne laissant aucun doute sur ce point essentiel, puis un examen psychologique analogue au précédent mais plus approfondi, surtout en ce qui concerne l’aspect affectif et tempéramental :
- Tests d’intelligence :
- Terman.
- Otis Self Administering lest of Mental Ability.
- Thurstone Psychological Examination (American Council test). Test international de Stuant Ç. Dodd.
- Tests de connaissances scolaires :
- Stanford Achievement test.
- Aspect affectif et tempéramental :
- Woodworth-Mathews Personal Data Sheet.
- Test d’association de Kent Rosanoff.
- Pressey (mots désagréables à barrer).
- Downey Will — Tempérament, Test (forme individuelle entière).
- Pour le Downey les auteurs ont tracé des profils qui permettent de comparer graphiquement les points sur lesquels les deux jumeaux se ressemblent ou divergent.
- Résultats des Tests
- I. •— Jumeaux identiques et fraternels élevés ensemble
- On constate que les identiques sont beaucoup plus semblables que les fraternels aussi bien pour les mesures physiques (pie pour
- p.8 - vue 13/226
-
-
-
- __ g _
- les mesures d’intelligence ou de réussite scolaire, ce qui est indiqué par les corrélations plus élevées ; sauf cependant pour les tests affectifs (Tempérament et Personnalité) où la différence est assez faible.
- Enfin, constation importante, il y a dans ces différentes mesures une augmentation progressive de ressemblance entre les identiques et les fraternels, selon les traits mesurés : les deux classes sont différentes pour les mesures physiques, mais se ressemblent davantage dans les mesures d’intelligence « innée », davantage encore dans les connaissances scolaires, enfin la ressemblance est maximum dans les tests de personnalité.
- Cette différence de dépendance envers l’hérédité selon les diverses caractéristiques envisagées, ce lien qui peut être très serré ou au contraire-relativement lâche, se retrouve encore dans la comparaison entre jumeaux jeunes et plus âgés : les identiques ne deviennent ni plus ni moins semblables en grandissant, pas plus physiquement que moralement ; il y a une légère tendance à la différenciation en Q.I. et en connaissances scolaires mais elle est à peine significative. Mais par contre les fraternels se différencient moralement à mesure qu’ils vieillissent, bien que physiquement ils restent ce qu’ils étaient : les plus âgés différent d’une façon significative en Q.I. et en connaissances scolaires. Cette constatation contredit les résultats des auteurs précédents (Thorn-dike, Merrimam, Lauterbach, Wingfield) qui n’avaient pas trouvé d’accroissement de ressemblance avec l’âge, mais il faut en chercher la raison dans le fait qu’ils n’avaient pas séparé les identiques et les fraternels ; elle s’accorde au contraire avec les résultats bruts de Thorndike, qui avait en effet trouvé une tendance à la différenciation en fonction de l’âge, mais n’avait pas su l’interpréter. Cette dissociation entre les traits physiques et les moraux est une nouvelle preuve du rôle déterminant du milieu, c’est-à-dire des facteurs sociologiques, dans la formation de la personnalité morale. Car si la différence entre jumeaux jeunes et plus âgés était due à des facteurs héréditaires elle affecterait le physique aussi bien que le mental, et les identiques aussi bien que les fraternels. Ce résultat illustre d’une façon frappante les théories les plus récentes sur la personnalité qui, à l’inverse de celles qui avaient cours il y a un demi-siècle, mettent l’accent sur la primauté de l’influence sociologique dans la formation de cette dernière .
- Les rôles respectifs de l’hérédité et du milieu dans les aspects physiques et mentaux examinés par les tests peuvent être exprimés quantitativement en pourcentages'au moyen de formules qu’il serait trop long d’expliquer ici, et qui sont basées sur les différences de corrélation entre paires identiques et paires fraternel-
- p.9 - vue 14/226
-
-
-
- 10 —
- les-, les facteurs héréditaires étant supposés identiques chez les premiers et pas chez les seconds. (Les différences dues aux âges différents des diverses paires étant éliminées par la méthode des corrélations partielles.)
- C’est ainsi que, dans le groupe examiné, l’hérédité rend compte de 75 à 90 °/0 des différences physiques, de 65 à 80 °/« de l’intelligence, de 64 °/o des connaissances scolaires en moyenne (34 à 68 °/0 selon les diverses matières, sans tenir compte de l’épreuve d’arithmétique où le rôle de l’hérédité est seulement de 12 °/0. ; il est de 53 "/„• dans l’épreuve d’orthographe, ce qui montre que l’hérédité et le milieu jouent des rôles à peu près égaux' dans ce trait) ; mais pour le Wodworth-Mathews (personalité) l’hérédité n’intervient que dans une proportion de 30 %•
- II. — Jumeaux identiques séparés
- Pour quinze paires les variations de milieu étaient modérées, mais pour quatre paires elles étaient extrêmes. Ces différences de milieu furent classées sous trois rubriques : niveau culturel, social, physique, et estimées par cinq juges sur une échelle de un à dix ; les corrélations entre les juges sont élevées en général : de l’ordre de 0,80 à 0,85 le plus souvent.
- On mesura l’action du milieu en calculant la corrélation entre la différence de milieu (estimée comme ci-dessus) et la différence dans chaque test (les scores de ceux-ci n’étant pas comparés directement à cause de l’hétérogénéité des unités de mesures, mais en termes de l’écart-étalon des scores du groupe entier). On constate cette action du milieu sur une seule des mesures physiques, le poids, (milieu physique, r 0,59) et sur l’intelligence et les connaissances scolaires (milieu culturel et social) :
- r — 0,79, entre le Q.I. et les différences de milieu culturel.
- Pour l’Otis l’International test et P American Council Test les corrélations sont légèrement plus basses mais nettement positives.
- On trouve également des corrélations significatives entre le O.I. et l’International Test, et le milieu social.
- La corrélation la plus élevée est celle des connaissances scolaires avec le milieu culturel (r = 0,908).
- Aucune corrélation avec le milieu pour la taille et les mesures de la tête, non plus que pour les tests de personnalité, sauf pour le test de tempérament-volonté de Downey qui a une corrélation de 0,465 avec le milieu physique. Il y a à cela trois explications possibles :
- a) les différences de milieu ne produisent pas de différences dans les traits assurés par ces tests ;
- p.10 - vue 15/226
-
-
-
- — 11 —
- b) les tesls employés échouent à mesurer ces différences ;
- c) les facteurs extérieurs qui produisent des différences de per-
- sonnalité ne sont pas ceux estimés par les juges, c’est-àr dire ni le degré d’instruction, ni la position sociale, ni le milieu physique ; mais peut-être d’autres facteurs moins évidents, variables avec les individus, et que peut seule révéler l’analyse des cas individuels.
- L’effet psychologique le plus marqué est donc celui produit sur l’intelligence telle qu’elle est mesurée par les tests, est sur la réussite scolaire par le niveau culturel et social. Il est surtout produit par les quatre paires qui présentent les différences de milieu les plus extrêmes, car si on les élimine les corrélations des quinze autres paires entre les quatre tests d’intelligence et le niveau culturel tombent respectivement à 0,40, 0,24, 0,32 et 0,45 c’est-à-dire à la moitié de ce qu’elles étaient, ou à encore moins, et sont à peine significatives.
- Quand on tient compte des dix-neuf paires, les influences du niveau social et culturel produisent en tout 72 °/o. de la variance des différences de O.I. (50 °/0 est attribuable au niveau culturel seul, 10 0/0 au niveau social et 12 °/0 aux deux influences combinées) ; mais si on omet les quatre cas extrêmes la part de ces influences tombe à 20 n/0. Ceci montre à quel point le milieu culturel et social est responsable des différences d’intelligence, sans même parler de la réussite scolaire, qui s’explique beaucoup plus aisément.
- Conclusion
- Mais ce pourcentage n’est pas un chiffre fixe et ne vaut que pour le groupe examiné. Pour un groupe de jumeaux,élevés séparément, le rôle attribuable au milieu sera plus ou moins grand selon la grandeur des différences de milieu; tandis que pour des jumeaux élevés ensemble, il sera plus réduit et la part de l’hérédité plus grande.
- De plus, la part qui revient à l’hérédité et au milieu dans chaque trait mental (ou physique aussi bien) ne vaut que pour ce trait seul, par exemple elle ne sera pas la même dans les tesls d’intelligence, de personnalité, ou telle aptitude spéciale : aussi bien chez les identiques que chez les fraternels on constate une différence de susceptibilité des différents traits à l’égard de l’influence du milieu.
- Il est donc impossible de fixer d’avance un pourcentage qui vaille pour tous les cas et tous les traits. Il dépendra à la fois de la nature de la différence de milieu (culturel, social, physique), de la grandeur de cette différence, et également du trait examiné.
- p.11 - vue 16/226
-
-
-
- — 12
- Cette action du milieu, mise en évidence par la comparaison entre jumeaux identiques élevés séparément, est suffisamment grande pour égaler ou dépasser celle produite par le double effet mêlé du milieu et de l’hérédité tel qu’on le constate chez les jumeaux fraternels ; elle peut même dans les cas extrêmes produire chez les jumeaux identiques des différences qui dépassent celles qu’on rencontre chez des frères et sœurs ordinaires, donc arriver à surpasser l’hérédité.
- *
- * *
- Ces résultats des auteurs précédents laissent cependant dans l’ombre un certain nombre de points importants :
- I. — Pourquoi l’identité, aussi bien physique que mentale, qui
- chez les identiques non séparés devrait être absolue en théorie, ne l’est-elle jamais dans la réalité ? (par exemple, pour la taille, différence moyenne : 1 cm. 7 entre identiques non séparés contre 4 cm. 4 entre fraternels non séparés et 4 cm. 5 entre frères-frères et sœurs-sœurs ; pour le Q.I. 5,9 entre les premiers contre 9,9 entre les seconds et même valeur entre frères-frères et sœurs-sœurs).
- II. — Quand on parle de l’influence du milieu, s’agit-il du milieu
- postnatal seul, ou le milieu prénatal a-t-il aussi un rôle ? Et comment les départager ?
- III. — Même dans le cas d’un milieu postnatal apparemment
- identique n’y a-t-il pas, à l’intérieur d’un même cercle familial et scolaire, des influences diversement à Pœuvre sur chacun des membres du groupe, et cette diversité — objectivement nulle ou minime, mais psychologiquement grande —- ne peut-elle pas aboutir à la formation pour chacun des divers membres du groupe familial, et par conséquent pour chaque jumeau, des sortes de « micro-climats » psychologiques très différents.
- IV. — Comment la méthode des jumeaux peut-elle éclairer le
- diagnostic dans les cas où, selon l’hypothèse du Dr Granjon et de quelques autres obstétriciens et généticiens, on aurait affaire à une identité seulement maternelle, le même ovule ayant été, -après sa bipartition, fécondé par deux spermatozoïdes différents ?
- Sur le premier point, M. R. Zazzo, assistant du prof. Wallon au Laboratoire de Psychologie de l’Enfant, a, dans une excellente
- p.12 - vue 17/226
-
-
-
- 13 —
- et profonde étude (1) mis en lumière un certain nombre de faits capables d’expliquer ces dissemblances dans la ressemblance ; on peut cependant en trouver quelques autres qu’il ne mentionne pas, en plus du « facteur d’assymétrie » invoqué par Newman, Freeman et Holzinger.
- Sur le second et le troisième points, qui ne sont d’ailleurs que des subdivisions du premier, M. Zazzo' apporte également des remarques très suggestives.
- Le quatrième point est précisément un de ceux où l’examen psychologique peut apporter des renseignements décisifs, étant donné que l’on peut calculer séparément le coefficient de corrélation entre l’intelligence et autres aspects du fonctionnement mental de chacun des deux parents et de chacun des deux jumeaux à identité présumée partielle ; à condition bien entendu d’éliminer autant que possible ‘le facteur milieu en ne retenant que des jumeaux élevés ensemble.
- Enfin, il semble que, dans la controverse hérédité-milieu, il y ait une certaine confusion sur la portée à attribuer aux renseignements que nous apporte la méthode des jumeaux. Quand la comparaison a lieu entre identiques non séparés et fraternels non séparés, soit par paires soit par groupes, le surplus de ressemblance des premiers ne peut être attribuable qu’à l’hérédité, qui est la seule variable évidente ; mais quand on compare entre eux des identiques séparés, les différences ne peuvent être attribuables cpi’au milieu, et alors c’est non le rapport hérédité-milieu que l’on peut connaître, mais celui développement-milieu : le milieu agit sur le développement, non sur le patrimoine héréditaire lui-même ; il se borne à donner ou non aux potentialités héréditaires, l’dccasion ou le pouvoir de se manifester.
- C’est cette confusion entre développement, c’est-à-dire réalisation effective, et hérédité, c’est-à-dire réalisation en puissance, qui a amené des auteurs comme R. B. Cattell aux conclusions pessimistes que nous avons vues sur l’avenir de nos sociétés par suite de l’abaissement de F intelligence moyenne de la population, comme résultat de la plus grande fécondité des couches de la population ayant un Q.I. inférieur à 80. Opinion d’ailleurs contredite par L. S. Penrose, qui remarque que pour les Q.I. inférieurs à 80 la fécondité est le quart de la normale, qu’elle est très basse chez les parents atteignant le niveau de l’imbécillité, et qu’en réalité la plus grande fécondité se place nôn loin de 90 (1). Quoi qu’il en soit, ces niveaux mentaux plus ou moins inférieurs
- Cl'» R. Zazzo. La méthode des jumeaux. « Année Psychologique » i!H0.
- (l) L. S. Penrose. Intelligence and Birth-rale. « Occup. Psy. », 1939. p. tio-125.
- p.13 - vue 18/226
-
-
-
- — 14 —
- à la normale coïncident nettement, nous l’avons vu, avec des niveaux sociaux et professionnels ; et ce que la méthode des jumeaux identiques élevés séparément nous a appris concernant l’influence du milieu sur le développement de l’intelligence nous permet maintenant de renverser la relation causale et de faire du niveau mental — dans une certaine marge, et en éliminant les cas où la baisse.est due à des causes physiologiques directes, telles qu’hérédo-syphilis et alcoolisme, elles-mêmes en un sens maladies sociales — un effet du niveau social plutôt qu’une cause.
- Mais il est évident que tous ces points' que soulève la méthode des jumeaux, aussi bien du point de vue psychologique que physique, demandent un traitement détaillé et ne peuvent être indiqués ici qu’en passant.
- NOTES ET DOCUMENTS
- L’ « Habileté psychologique »
- On sait que certaines personnes manifestent une remarquable capacité d’appréciation des personnalités, au contact desquelles elles se trouvent placées, et c’est ce talent personnel, intransmissible, fondé sur des intuitions, syncrétiques que l’on ne- réussit pas à analyser, qui donne une fausse valeur à toute urte série de méthodes d’investigation, qui ne réussissent que quand elles sont appliquées par ceux qui pourraient tout aussi bien -s’en passer, et joueraient avec succès le rôle de somnambules extralucides.
- Ce talent intuitif, qui joue aussi dans l’interprétation des écritures et donne de la valeur à bien des examens de graphologues, évoluant avec aisance dans le dédale de règles généralement vagues et souvent contradictoires, a été désigné sous le nom de « psycholo-gical ability », par J. Wedeck (1) qui, à l’instigation du regretté Spearman, s’est demandé quel rapport une telle habileté pouvait avoir avec 1’ « intelligence générale », et si elle dépendait d’un facteur autre que g.
- Il définit l’habileté psychologique comme celle qui permet d’apprécier correctement, les sentiments (feelings), humeurs (moods) et motivations des individus, ce qui exige une compréhension de leur personnalité. Afin de résoudre le problème posé, il lui a fallu établir dés lests pour l’évaluation de cette habileté psychologique, tests assez difficiles à rendre satisfaisants. Ceux qu’il a choisis ont été au nombre de 8, mis en corrélation avec 7 tests classiques, verbaux et non verbaux, permettant une mesure de g.
- Le premier de ces tests comprend une série de 40 images d’artistes exprimant des sentiments nuancés (doute, curiosité, vexation, etc.), et pour chacune le sujet doit choisir, entre quatre termes ou phrases, ce qui lui paraît convenir.
- Le deuxième est semblable au premier, mais plus difficile.
- Dans le troisième, les jugements demandés concernent des ten-
- (1) J. We’rl. rk'. — The relationship between personality and « psychological ability », British Journal of PsVchology, XXXVII, 3, mai, 1947, p. 139.151
- t
- p.14 - vue 19/226
-
-
-
- ' — 15 —
- dances constitutionnelles, comme ascétisme, dureté de cœur, etc.
- Le quatrième, fondé sur la même série de figures que le précédent, implique que l’on apprécie, pour chaque individu représenté, une série de 10 traits (simplicité, volonté, honnêteté, gentillesse, suggestibilité, bonne humeur, etc.).
- Dans le cinquième, traité comme les premiers, sont utilisées des photographies d’acteurs connus dans des situations psychologiques définies, et dans le sixième, des descriptions de personnes bien connues de l’auteur, pour lesquelles les sujets doivent donner, d’après ces exposés verbaux, une appréciation des mêmes dix traits que dans le quatrième test.
- Le septième test est assez compliqué, et vise à apprécier la capacité de discriminer si ce que dit quelqu’un est vrai ou faux, en plaçant les sujets en face d’une personne qui, après s’y être préparée, profère 40 assertions exactes et 40 fausses sur lui-même, avec les expressions vocales et faciales convenables.
- Enfin, le dernier test de cette série évidemment fort délicate à établir comporte cinq situations problématiques de contact humain, et le sujet doit dire comment il résoudrait chacune et poürquoi.
- L’application fut faite à 203 sujets, qui pour des raisons de commodité bien compréhensibles mais qui n’en sont pas moins regret-tables, furent uniquement des fillettes de l’enseignement secondaire londonien, âgées de 13 ans 1/2 à 14 ans.
- La répartition des résultats s’étant, montrée conforme aux lois de probabilité avec une marge satisfaisante, les intercorrélations furent établies pour une analyse factorielle spearmanienne. Outre le facteur général g intervenant dans tous les tests, et un facteur verbal, absent dans les seuls trois tests d’intelligence non verbaux, Wedeck a trouvé qu’il fallait effectivement faire appel à un facteur supplémentaire, désigné par la lettre grecque psi et dont dépendrait l’habileté psychologique. La saturation en ce facteur atteint 0,606 pour le troisième des tests spéciaux de cette habileté, 0,590 pour le deuxième et 0,614 pour le premier, et se limite à 0,246 et 0,263 pour les deux derniers.
- Parmi les sept tests d’intelligence, le facteur psi intervient pour deux d’entre eux, les 'proverbes (à rapprocher pour une similitude de signification) et les phrases en désordre à rétablir, avec des saturations respectives" de 0,390 et 0,490. Seuls les trois tests non verbaux dépendraient du seul facteur g, avec des saturations de 0,675 (analogies de figures géométriques), 0,725 (figures géométriques encore) et 0,653 (séries de lettres).
- Les saturations en g des huit tests d’habileté psychologique s’échelonnent de 0,155 et 0,175 (pour le huitième et le quatrième), à 0,329 et 0,340 (pour le deuxième et le troisième).
- Quelle serait exactement la nature de ce nouveau facteur psi qui paraît caractériser une intelligence, intuitive, à la différence des facteurs inductif et déduel f, c’est que que des Recherches systématiques assez larges devraient arriver à préciser. H. P.
- i *
- *
- De l’interprétation des épreuves pour le dépistage du daltonisme
- La méthode des tableaux pseudo-isochromatiques employée d’abord en Allemagne par Stilling (et reprise, après sa mort, dans
- p.15 - vue 20/226
-
-
-
- — 10 —
- de moins bonnes conditions par Hertel), s’est universellement imposée pour le dépistage des anomalies de la vision des couleurs, si fréquentes (7 %) dans la population masculine, et qui comportent d’importantes contre-indications professionnelles. Elle est en effet d’un emploi pratique et rapide. Mais elle n’est pas sans comporter des risques d’erreur, et la valeur des divers tableaux, généralement beaucoup trop nombreux, est, dans tous les tests existants, très inégale (1).
- Ce sont les tests japonais d’Ishihara qui se sont montrés les plus satisfaisants et qui ont été le plus étudiés. On a pu, par des statistiques étendues, déterminer quelles étaient les planches les plus significatives, et une édition abrégée de onze planches avait été établie. Mais les circonstances de guerre n’ont plus permis de se procurer ces tests (2). Aux Etats-Unis, l’American Optical Company a établi une collection de 40 planches dont l’étude critique a été faite (3) montrant que sur certaines d’entre elles un pourcentage notable d’individus normaux commettaient des erreurs ; un choix de dix planches a été établi, pour lesquelles il n’y avait jamais d’erreurs des individus normaux et en revanche qui caractérisaient la plupart des anormaux (dans la proportion de 100 % pour deux d’entre elles).
- Il y, a aussi des tableaux édités en Scandinavie, sur lesquels nous n’avons pas de renseignements (de Bostrôm et Gôthlin), ainsi qu’en U.R.S.S. (de Rabkin).'
- Mais, en France, grâce au Dr Polack, nous avons depuis quelques années une série de tableaux pseudo-isochromatiques. Là encore le nombre des planches, qui atteint 50, est beaucoup trop élevé, et il faut se limiter à un petit nombre d’entre elles, mais-pour cela il faudrait pouvoir choisir les meilleures.
- L’étude critique systématique n’a pas encore été faite. Quelques observations de M. Pujol, directeur du Centre d’O. P. de Béziers (4) montrent bien que certaines des planches ne sont pas à conserver, car elles sont, l’objet, d’erreurs chez un fort pourcentage d’individus normaux : les planches 3 et 7 où l’on doit suivre les méandres du corps d’un serpent : 39 garçons sur 186 et 29 filles sur 114 ont échoué à la première ; 46 garçons et 19 filles à la deuxième seule, la plupart échouent aux deux, qui s’adressent l’une à la protanopie (anomalie Dalton de Polack), l’autre à la deutéranopie (anomalie Nagel)-, mais sans faire d’erreur pour les autres. M. Pujol a pensé qu’ils s’agissait là de cas d’anomalie légère, mais il est bien plus probable qu’il s’agit d’erreurs ou de difficultés perceptives sans rapport avec une dyschromatopsie.
- Il est évidemment inutile d’utiliser ces planches qui ne peuvent qu’induire en erreur. Mais il faut attendre une étude critique systématique pour permettre un choix définitif d’une dizaine de planches dans la série du Dr Polack. H. P.
- (1) Cf. H-. Pieron. — Le dépistage des anomalies de la vision chromatique. Année Psychologique, XL, 1941, p. 94-134.
- (2) Toutefois, il paraît qu’en Angleterre une réédition deis planches dTshihar» a été faite en 1943 par Lewis.
- (3) J.-R. Gallagher, Constance D. Gallagher et A.-E. Sloane.. A critical évaluation of pseudo-isochromatic plates and suggestions for testing color vision.
- Yale Journal of Biology and Mediciine, 15, octobre 1942, p. 79-98. American Journal of Ophta’mology, 26, 1943, p. 178-181.
- (4) Observations sur le contrôle de la vision chromatique. Feuilles de documentation et Ce Liaison des Services d’O'. P. de l’Académie de Montpellier.
- p.16 - vue 21/226
-
-
-
- De l’apparition tardive des facteurs d’aptitude technique
- Les recherches, poursuivies en Angleterre, sur les' moyens d’orienter, en fonction des aptitudes, les enfants de 11 ans, vers la continuation des études théoriques ou vers des branches professionnelles, ont conduit à montrer que les aptitudes techniques ne pouvaient pas être réellement décelées avant l’âge de 14 ans, et qu’à 11 ans on ne pouvait guère trouver que des contre-indications à la poursuite des études dans la voie des humanités.
- On peut rappeler à cet égard les travaux de Slater (Occnpational Psgc.hology, 1941, t, 15, p. 10, et 1943, t. 17, p. 139).
- Une nouvelle recherche, particulièrement intéressante, confirme et précise cette apparition, relativement tardive, des manifestations d’une aptitude technique (1) ; elle a été .menée par L. G. Drew, directeur de l’Education dans le Comté Borough of Swansea, sur quatre groupes d’écoliers : 181 et 172 élèves d’écoles élémentaires (lie et 2e année du cours supérieur), 118 et 88 élèves d’une école technique élémentaire (lro année et 3e année terminale). Les âges moyens des quatre groupes étaient de 11 ans 9 mois, 12 ans 11 mois, 13 ans 6 mois et 15 ans 8 mois.
- Trois groupes de tests ont été appliqués, en évitant ceux qui, en impliquant des maniements de mécanismes, seraient trop nettement influencés par l’oriçntation de l’école technique :
- 1° Un test d’aptitude générale (de Moray House).
- 2° Un test g v k de Spearman (pour l’intelligence générale, l’aptitude verbale et la représentation spatiale) comprenant des épreuves de complètement, analogie, classification, des épreuves de représentation spatiale et des épreuves d’intelligence perceptive.
- 3° L’échelle de performance d’Alexander (Brit. J. of Ps. Mono-graph Supt 19, 1935) comprenarit trois épreuves, de dessin avec des cubes (du type de Kohs), de construction de cubes et de « faire passer ».
- Sur les intercorrélations des tests, en y comprenant aussi des appréciations scolaires, verbales et pratiques dans des premiers groupes en matière de science ; de langue, de dessin et d’atelier dans, les autres, l’analyse factorielle par la méthode de Thurstone a conduit à isoler trois facteurs dans les deux premiers groupes, d’âge compris entre 11 et 13 ans, et quatre dans les deux groupes plus âgés (mais évidemment déjà sélectionnés).
- T.a recherche des axes au cours de la rotation a été dirigée par l’obtention du facteur général g de Spearman, en recherchant le poids maximum pour le test d’intelligence perceptive (tests du type Penrose).
- Le second axe a été placé à angle droit par le test de Moray House pour trouver le facteur verbal v, et le troisième a été dirigé par le test de « faire passer » pour déceler le facteur F d’Alexander, dont la signification a d’ailleurs été discutée.
- (1) L.-J. Drew. — An investigation into the measurement of technical ability. Occupational Psychology, XXI, 1947, p. 34-48.
- p.17 - vue 22/226
-
-
-
- 18
- Dans les deux premiers groupes, après ces trois facteurs, il ne restait plus qu’un facteur résiduel dépourvu de signification précise.
- Mais, pour les deux groupes plus âgés, un quatrième facteur s’est dégagé nettement, avec un cinquième facteur résiduel (ayant toutefois des poids importants dans les diverses appréciations scolaires).
- Le’ quatrième facteur a des poids négatifs pour un test verbal simple et pour la réussite scolaire en langue anglaise, et des poids élevés (0,580 et 0,503 pour le forin-board et le dessin avec les cubes), des poids moindres pour la construction de cubes, les tests spatiaux, la réussite en Science et à l’atelier.
- Drew l’identifie avec le facteur K de Slater, qui serait un facteur de représentation spatiale abstraite, le facteur F, d’ailleurs voisin d’après les saturations, correspondant à l’intelligence technique mesurée par l’échelle d’Alexander (poids analogue, 0,523, pour le form-board, bien plus élevé, 0,584, pour la construction de cubes, et bien moindre, 0,313, pour le dessin avec les cubes, du même ordre pour la réussite en science et à l’atelier, plus fortement négatif pour les tests verbaux, un peu moins pour la réussite en langue anglaise, nettement plus élevé pour la réussite en dessin mécanique, 0,277 au lieu de 0,097). Pour les épreuves spatiales, le poids de F est bien un peu moindre que celui de K (0,153 au lieu de 0,334), mais ces deux poids sont moindres encore que le poids de g (0,678). Nous allons revenir sur ce dernier point.
- L’arbitraire dans le choix des axes rend évidemment toujours assez douteuse l’identification exacte des facteurs. Èl il est bien certain que le choix du test d’intelligence perceptive pour situer le facteur général peut expliquer le fait que les saturations en ce facteur sont assez" électives : elles sont très élevéees pour les épreuves spatiales (0,678), la réussite au dessin mécanique (0,517), la construction de cubes (0,567), le test du type de Kohs (0,570), notables encore pour le travail d’atelier (0,304) et en somme moindres pour des tests verbaux (0,100 et 0,307).
- Le test de représentation spatiale mesurerait surtout l’intelligence générale chez les enfants jeunes (corrélation avec g de 0,653, valeur maxima, dans les deux premiers groupes), d’après l’auteur, en accord avec une assertion de Kous’sy, mais l’axe choisi pour l’in-teHigence générale n’intervient-il pas ici encore ?
- En tout cas la saturation des tests spatiaux est nulle en facteur F (0,005), à 12 ans, où on ne distingue pas encore le facteur K (bien que la saturation de ces tests en facteur résiduel, 0,405, ne soit tout de même pas négligeable).
- En conclusion de son travail, Drew attribue un rôle essentiel dans l’aptitude technique aux trois facteurs G, F et K, les deux derniers, qui seraient réellement distincts, à rencontré de ce que soutient Prince (Br. J. of Ps., 1940, t. 30, p. 341) n’apparaissant que tardivement à partir de 14 ans, à la différence de l’intelligence générale. Et l’aptitude à une visualisation spatiale, de forme abstraite, serait la plus tardive à se* manifester.
- H. P.
- p.18 - vue 23/226
-
-
-
- L9
- A TRAVERS LES REVUES
- La conclusion du symposiun anglais sur la personnalité, où se sont affrontés les points de vue clinique et strictement scientifique, a été dégagée par Cyril Burt dans le n° 1 du tome XVII du Briiish Journal of Educalional Psychology (février 1947) qui contient aussi une étude critique très documentée de M. J. Eysenck sur la sélection des étudiants au moyen de tests psychologiques, dont se dégagent quelques données générales (en particulier sur la valeur prédictive notablement moindre d’un test de g que d’une batterie de tests s’adressant à plusieurs habiletés primaires au sens de Thurs-tone). ______
- La note 136 du Centre de Recherches de Marseille (juin 1947) comporte un exposé de G. Blet sur un essai de tests concernant la perception des contrastes visuels (notant une corrélation de 0,67 entre les seuils différentiels en forte et en faible brillance) ; la note 139 (juillet 1947) est consacrée à une étude statistique de l’aptitude à la vision^nocturne d’après des mesures avec l’appareil de Dratz au moyen de tests de diverses grandeurs (donnant des corrélations de 0,72 à 0,77). '________
- Dans la Médecine aéronautique de mars 1947 une étude comparative de deux méthodes de mesure de la vision du relief et des distances (test.dé Pulfrich et appareil à tiges mobiles) chez les aviateurs par J. Beyne et A.-M. Monnier a montré qu’il n’y avait aucune corrélation entre les deux tests. Dans le numéro de juillet 1947, Mal-mejac, Dugué et Costantino donnent les résultats satisfaisants d’une application à la sélection des conducteurs d’automobiles de tests empruntés (9. sur 12) à la batterie de sélection du personnel navigant de l’Armée de l’Air.
- B. Laurier a examiné la question de la pratique de l’O.P., et Ste-vens celle des aptitudes des conseillers d’O.P. dans le Bulletin of the Canadian Psijchologieql Association (T.-6, 1946).
- Le problème pédagogique et social de l’enfance inadaptée a été examiné par Prudhommeau dans le Bulletin de la Société française de Pédagogie de mai 1947 (N° 74).
- Le test d’ishihara est envisagé dans une étude de L.-H. Hardy, Gertrude Rand et Catherine Rittler du Journal of General Psychology (T. 36, 1947, p. 79).
- Le n° 1 du. Journal de Psychologie de 1947 contient une étude de Jacqueline S tara sur un test.verbal d’imagination (par évocation de mots induits par les termes mère, croix, rue) avec utilisation caractérielle.
- p.19 - vue 24/226
-
-
-
- — 20
- Pierre Waquet fait un exposé sur la caractériologie dans la Revue de l'Education Surveillée (n° 8 de 1947).
- Dans Sauvegarde (n° 12-13, 1947) M. Teil parle de l’apprentissage chez les pupilles de l’Etat et Rouart de la psychologie des enfants assistés. Le cahier n° 1 de Sauvegarde est consacré à l’avenir des / mineurs délinquants d’après E. Frey.
- Les Annales Mêdico-Psgclwlogiques d’avril 1947 ont donné des communications à la Société Médico-Psychologique d’Ollivier (sélection psychiatrique dans l’Armée), Ollivier et Peiffer (test carac-térologique comportant un choix de dessins présentés en trois séries), H. et J.-L. Beaudouin (problème psychiatrique de l’immigration). ________;
- Dans les revues publiées en 1946 par le Psgchological Bulletin, signalons celles de H.-M. Johson (conducteurs enclins aux accidents, sélection et prophylaxie, 226 travaux), et de A. Ellis (validité des questionnaires de personnalité, 360 travaux).
- Le n° 1 du tome 35 des Genetic Psychology Monographs (1947) est consacré à l’application du test d’aperception thématique spécialement adapté à des Indiens Hopi et Navaho.
- Quelques aspects de l’adaptation professionnelle des aveugles, par Eric Farmer, et une méthode simplifiée d’analyse factorielle, par Adcock, se trouvent traités dans le n° 4 du tome XX d'Occupa-tional Psychology. Le n° 2 du tome XXI contient une étude de Vernon sur les tests psychologiques militaires en Angleterre.
- Dans le British Journal of Psychology (38, 1, septembre 1947), R. Cockett a consacré une étude aux tests de performance.
- A.-J. Duncan a publié des commentaires sur le test général de classification de l’Armée américaine dans le Journal of applied Psychology, de février 1947.__________________
- Le test de Mac Quarrie (papier crayon) a été l’objet de plusieurs études de Ch.-R. Goodman, dont la troisième (Journal of Applied Psychology, octobre 1947) est consacrée à un contrôle de validité d’après l’examen de 329 femmes à l’entrée d’un atelier d’assemblage de Radio, et la réussite professionnelle après cinq mois, ce contrôle ayan révélé l’échec complet de ce test (la réussite moyenne étant un peu supérieure chez les ouvrières qui durent être congédiées pour incapacité professionnelle).
- p.20 - vue 25/226
-
-
-
- — 21 —
- Dans le Nederlandsch Tijdschrift uoor de Psychologie publié à Amsterdam par L. Van der Hoi’st et G. Révèsz (II, 4, 1947) une étude sur le concept de psychotechnique est due à Jac. Van Dacl.
- André Rey expose dans les Archives de Psychologie (n° 125-126, 1947) des épreuves de dessin pour l’appréciation du niveau de développement mental (copie de six cubes disposés en escalier, de lace et de profil, et d’un disque jaune disposé sur un rectangle rouge qu’il dépasse, vu par la tranche) avec modèles de notation et étalonnage (dé 5 à 11 ans),, le dernier dessin exigeant un niveau d’une douzaine d’années.
- Le premier' numéro d’une revue nouvelle,- Mensch und Arbeit (septembre 1947), publiée à Vienne par l’Arbeitssgemeinschaft für Psychotechnik d’Autriche, contient des articles de Fr. Baumgar-ten (psychologie de l’agression), de K. Hackl qui dirige l’Institut Psychotechnique de Vienne (rationalisation des relations humaines), Gürth, Meissner et Wihrheim.
- INFORMATIONS
- L'Institut Psychopédagoc/ique national péruvien, fondé en 1941, publie un Bulletin qui a donné en 1945 un exposé, par Walter Blu-menfeld, venu d’Allemagne, chef du département de Pédologie, et M. A. Sardon, de la révision à Lima de la forme A du test collectif de Terman, avec des données sur les résultats en différentes régions du Pérou.
- En 1946, Blumenfeld a repris la question en exposant les résultats de l’application de ce test à des écoliers des deux sexes (sensiblement égaux dans les classes primaires et les premières classes secondaires, mais avec. supériorité marquée des garçons au delà). Un examen du test de Ballard au point de vue de PO.P., qui conclut à son utilisation possible seulement chez les débiles, est relaté par Carmela Vinatea.
- Au Centre d'Etudes et de Recherches Psychotechniques de l’Association pour la formation rationnelle de la main-d’œuvre constitué en commun par le Ministère du Travail et le Centre national de la Recherche Scientifique sous la direction du Dr Ombredane, M. le Prof. J.-M. Faverge a inauguré en 1947 un cours d’application des méthodes statistiques à la psychotechnique.
- I *
- '* *
- L’Associaüon « Connaissance clc l'Enfant », fondée à Alger, a organisé en février-mars 1947, à l’Université d’Alger, un enseignement sur l’enfance inadaptée.
- p.21 - vue 26/226
-
-
-
- __ 22 —'
- *
- * *
- /,'Association professionnelle des Psychotechniciens diplômés, présidée par le Dr Binois, et dont la Secrétaire est Mlle Xydias, a entrepris l’étude d’un programme pour un diplôme d’Etat de Psychotechnicien.
- i *
- Le Prof. E. Mira y Lopez dirige à Rio un Institut de Sélection et Orientation professionnelle ouvert en septembre 1947. Il organise pour 1948 un enseignement de quatre trimestres pour la formation de conseillers d’orientation.
- i * '
- * •
- En septembre 1946, lié à l’Institut argentin d’Assurances, a été-fondé à Buenos-Aires un Institut de Psychotechnique et Rationalisation, sous la direction de Juan Kaplan.
- A Lausanne s’est tenue du 1er au 16 septembre 1947 une semaine d'étude sur le diagnostic du caractère dans l'examen psychotechnique, organisée par la Société suisse de psychologie et la Fondation suisse pour la Psychotechnique. Parmi les participants ayant fait des exposés, on peut signaler MM. Boven, Klages, Sprend, A. Rev, Suter, Ombredane, Bayle, Morali, Binois, Vallee, Carrard, etc.
- i * '
- * *
- Le XIIe Congrès international de Psychologie se tiendra à Edimbourg du 23 au 29 juillet 1948 sous la présidence du Prof. Drever (cotisation de 3 £). Le Secrétaire général est le Prof. Godfrey Thompson.
- i * '
- * * •
- Un Congrès international d'Hÿgiène mentale aura lieu à' Londres du 12 au 15 août 1948.
- ! * '
- * *
- Un poste de psychologue, créé auprès de la Clinique médicale infantile de l'Université d'Alger, a été confié à M. Lucciani, professeur de philosophie.
- Au cours des journées d’étude de 1947 (27-29 mars) de l’Assocfa-tion générale des Orienteurs de France les questions traitées ont été : La question médicale en O.P., l’O.P. des déficient^ et le contrôle du Conseil d’O.P.
- i *
- * *
- Des réunions ont été organisées en 1947 par la Société cl'Etudes d'O.P., sur l’initiative du Dr Huet.
- p.22 - vue 27/226
-
-
-
- 23 —
- i *
- * *
- The economist du 20 décembre 1947 se pose la question (Will graduâtes be unemployed ? Les diplômés seront-ils au chômage ?)
- L’auteur dont le nom n’est pas mentionné constate 1 accroissement du nombre des étudiants dans les universités anglaises entre 1938 et 1947. L’accroissement total est de 53 %.
- Le' nombre des étudiants en médecine n’a augmenté que de 14 %.
- Le nombre des étudiants en « Arts » (Lettres, droit, musique, commerce, beaux-arts, théologie) a augmenté de 50 %.
- Le nombre des étudiants en sciences pures et appliquées a dou-blé.
- L’auteur prévoit un placement très facile des diplômés en science pure oju appliquée, de nombreuses écoles ou universités ayant deux ou trois offres d’emploi pour un seul candidat.
- Par contre, le placement des étudiants en « arts » inquiète 1 auteur, en effet ces diplômés se dirigent par ordre de préférence vers : les Administrations, les organisations internationales, les services publics, renseignement, enfin les affaires se placent loin derrière les trois autres groupes d’activités.
- L’auteur qui s’inquiète de cette désaffection pour les affaires en analyse les causes ainsi :
- 1° La méconnaissance par les jeunes gens et leurs familles du milieu des affaires et surtout des « grandes affaires » « big business ».
- 2° L’entrée non codifiée dans les affaires comme elle l'est dans l’Administration ou l’Enseignement.
- 3° Le fait que les premières années de travail sont plus dures, plus arides, bien que par la suite le jeune homme puisse prétendre à des situations bien supérieures que dans les autres groupes d’activités.
- 4° Le discrédit que les doctrines socialistes ont jeté sur le monde des affaires.
- i*l
- * *
- Cours sur la mesure des fonctions mentales à Cuba. — Tests Psychologiques (B.LE.) (1). — Le Ministère de l’Education a organisé pofir les maîtres et les maîtresses d’Ecole primaire un cours sur les tesLs mentaux.' Parmi les sujets traités figuraient les sui-vents : valeur des tests du point de vue de l’éducation ; les .examens traditionnels et la méthode des tests ; classification des tests ; tests applicables à l’école primaire ; règles à observer dans 1’élabo-ralion et l’adaptation des tests ; révision des épreuves mentales. Le cours comprenait en outre pour les participants l’application pratique des tests d’intelligence Détroit, Illinois, Bêta et Pitner-Cunningham.
- Ecole Professionnelle féminine en Êspagne (1). — Enseignement professionnel (B.LE.). — L’Institut d’Enseignement Professionnel
- (l) Bulletin .du bureau international d’éducation de Genève (n° 81-194G).
- p.23 - vue 28/226
-
-
-
- — 24
- féminin vient de commencer son activité à Madrid. Pour débuter l’Institut comprendra les branches d’enseignement suivantes. : a) coupe et contection ; b) broderie ; c) tissage de tapis ; cl) travaux à l’aiguille ; e) fabrication de jouets ; /) maroquinerie. Le nombre de places pour chacune de ces sections est limitée à vingt. Les élèves doivent passer un concours d’entrée et payer une finance d’inscription de 100 pesetas^ A la fin de leurs études, l’école leur délivrera un diplôme de « maîtresse d’atelier » spécialisée dans la. branche choisie.
- ! *
- * *
- Création d'un enseignement professionnel en Belgique (1). — Enseignement professionnel. — Préapprentissage (B.LE. — Le Ministre de l’Instruction publique de Belgique vient de décider la création d’écoles moyennes préprofessionnelles. Les cours, placés dans le cadre de l’enseignement général des écoles moyennes ordinaires, seront toutefois orientés vers une activité précise : agricole, horticole, commerciale, hôtelière, ménagère, industrielle, etc., etc. La partie wallonne du pays comptera quatre écoles moyennes préprofessionnelles agricoles et deux industrielles réservées aux garçons. Des écoles moyennes préprofessionnelles et familiales pour filles fonctionneront également. Dans la partie flamande du pays, les écoles pour garçons se -trouveront^au nombre de six : deux pour l’agriculture, deux pour les textiles, une pour l’hôtellerie et une pour les industries chimiques, tandis qu’il y en aura quatre (trois préprofessionnelles et familiales et une maraîchère) pour les filles.
- ! *
- * *
- M. le D1' Bize a été nommé titulaire d’un cours de sélection et orientation professionnelle au Conservatoire national des Arts et Métiers.
- C’est par un décret paru à l'Officiel du 29 mars 1947 que ce cours avait été créé par subvention du Conseil national du Patronat français de la Chambre de Commerce de Paris et du Centre technique des industries de la fonderie.
- Son premier cours a eu lieu le jeudi 29 janvier 1948.
- i *
- * *
- \
- Le Groupe des Etudiants de Psychologie de l’Université de Paris publie un Bulletin hebdomadaire dans lequel figurent :
- 1° les analyses des principaux cours de psychologie professés à l’Université ;
- 2° des renseignements concernant les examens et l’organisation du travail ; >
- 3° les sujets et corrections des travaux donnés par MM. les Professeurs ;
- 4° des articles originaux d’étudiants ;
- Le prix de l’abonnement est de 600 francs pour 20 numéros ; de
- (1) Bulletin du bureau international d'éducation de Genève (n° 81-1940).
- p.24 - vue 29/226
-
-
-
- 25
- 300 francs pour 10 numéros ; 35 francs l’exemplaire. Les personnes désirant recevoir le bulletin sont priées de verser le montant de l’abonnement à M. Adam, 31, rue Keller, Paris (XIe). C/C. P. Paris, Nous pensons que nos abonnés de province, désireux d’enrichir leur documentai ion en psychologie pourront trouver dans ce Bulletin des éléments de travail intéressants. Précisons que les plans de la quasi-totalité deh cours de Psychologie y figurent, qu’ils soient professés dans le cadre de la Sorbonne (Certificats d’Etudes Supérieures de Psychologie, de Psychologie sociale, de Psychophysiologie, de Psychopédagogie) ou dans le cadre de l’Institut de Psychologie (Diplômes de psychologie générale, appliquée, pédagogique).
- LA VIE DE L’INSTITUT D’O. P.
- A la demande de la Direction de l’Enseignement Technique, l’Institut a organisé des journées de perfectionnement pour les Conseillers d’Orientation Professionnelle en fonction. Ces journées ont eu lieu du 15 au 20 juillet inclus, et ont élé consacrées à l’étude du caractère.
- L’Institut a reçu au cours de ces journées la visite de M. Le Rolland, directeur de l’Enseignement Technique, qui a exprimé aux participants sa satisfaction de les voir nombreux suivre ces journées de travail et a souhaité qu’elles se renouvellent dans les années à venir.
- Elles ont débuté par une conférence de M. Wallon, puis les participants ont été répartis (suivant leurs propres désirs) en cinq groupes. Chaque groupe dirigé par un chef de travaux avait chaque jour une séance de travail de deux heures. Les participants pouvaient suivre les travaux d’au moins deux groupes. Celle organisation avait pour but de permettre des échanges de vues entre les participants et ceux qui dirigeaient les séances.
- Les sujets traités étaient les suivants :
- a) test de Rorschach : Mlle Beizmann ;
- b) test de Murray : Dr Bénassy ;
- c) le dessin et l’étude du caractère : M. Prudhomeau :
- d) styles de comportement et de conduite : Sous la direction de
- M. Zazzo avec la collaboration de Mme Gratiot, Mme Grand-jon, MIIe R. Stora ;
- c) étude du comportement au cours des tests de performance. Quelques tests objectifs de caractère : MUe Chauffard.
- Plus de 150 Conseillers d’O.P. venus de toute la France ont suivi avec beaucoup d’intérêt ces journées qui leur permettaient de prendre contact avec les travaux de l’I.N.O.P. les plus récents ou même encore en cours sur l’étude du caractère.
- Un compte rendu de ces travaux paraîtra sous forme d’une brochure dans le courant du premier trimestre 1948 ; elle sera vendue au prix de 200 francs.
- Les personnes désirant se procurer cette brochure sont priées de s’adresser .directement à l’LN.O.P. ou de faire un versement au C.C.P. 1444.-79 Paris.
- p.25 - vue 30/226
-
-
-
- — 26 —
- *
- * *
- Un arrêté du 12 septembre 1947 fixe les conditions et le programme pour l’admission à l’emploi de sténo-dactylographe dans les administrations publiques. En' dehors des épreuves classiques de sténographie ou de sténotypie, d’orthographe, de dactylographie et-de déchiffrement, il est prévu que les candidats «auront à répondre à des tests psychotechniques d’intelligence verbale, de mémoire, de classement (ordre et soin) n’exigeant aucune préparation spéciale ».
- ' L’arrêté spécifie que le jury comprendra, en dehors des professeurs d’enseignement commercial, trois membres désignés par l’Institut National d’O.P. et qu’en outre des examinateurs spéciaux pourront être adjoints pour apprécier les épreuves techniques et psychologiques.
- Ainsi la psychotechnique' entre pour la première fois, croyons-nous, dans un concours de la Fonction publique.
- Les épreuves psychotechniques ont été organisées sous la direction de l’I.N.O.P. avec la collaboration technique de Mme Pacaud, Mlle Monnin, M. Binois et M. Reuchlin et le concours du Centre départemental d’O.P. de la Seine.
- Il sera intéressant de suivre les résultats de cette expérience qui semble déjà permettre de lier des contacts plus étroits entre l’Orientation Professionnelle et les milieux administratifs et d’enseignement commercial.
- Enquête relative à la validité des Conseils d’O. P. et des notes scolaires en fonction de la réussite professionnelle
- Cette enquête s’inscrit dans un cadre général de travaux destinés à préciser la validité des tests employés en Orientation Professionnelle et, d’une façon plus générale, le bien fondé de nos méthodes.
- Outre leur utilité technique (pondération à accorder aux tests pour la prévision de la réussite dans un métier donné) les résultats de ces travaux fourniront des arguments précis au Conseiller d’O.P. amené parfois à défendre ses méthodes.
- Buts de l'enquête. — L’O.P. a maintenant derrière elle un passé suffisant pour qu’il soit possible de comparer, pour un sujet donné :
- 1° le contenu du dossier d’O.P. et le conseil reçu ;
- 2° l’opinion des professeurs qui l’ont-dirigé au cours de son apprentissage ;
- 3° sa réussite plus ou moins bonne dans l’exercice effectif de la profession, après sa sortie de l’école.
- En rassemblant ces éléments pour un nombre suffisant de sujets, on apportera une contribution à la résolution des problèmes suivants :
- 1. Accord plus ou moins grand des Conseillers d’O.P. et des maî-
- tres d’apprentissage jugeant le même sujet.
- 2. En cas de divergence, laquelle de ces deux opinions se révèle
- la plus fondée ?
- p.26 - vue 31/226
-
-
-
- 3. Quelles difficultés éprouvent les sujets quittant l’école pour la
- profession ?
- 4. Où se classent, dans la hiérarchie professionnelle, les élèves
- des écoles professionnelles ?
- Si cette enquête pouvait être conduite sur une échelle suffisante, elle serait susceptible de nous amener à certaines améliorations des méthodes de l’O.P. et, peut-être même, des méthodes de l’Enseignement technique.
- Moyens employés. — L’enquête est commencée depuis quelque temps, sur une échelle volontairement limitée, afin que puisse se faire plus facilement la mise au point des procédés à employer.
- Elle se heurte à des difficultés pratiques assez considérables, mais probablement surmontables.
- Le personnel utilisé est constitué par des futures Conseillères du Travail ou de futures Assistantes Sociales ayant un stage d’O.P. à effectuer (Ecole des Surintendantes d’usines).
- Le Centre d’O.P. et le Collège technique de Courbevoie nous ayant ouvert leurs archives, les noms et adresses d’enfants ayant successivement fréquenté l’un el l’autre peuvent être relevés.
- Les stagiaires sont alors envoyées à leur domicile, avec un questionnaire et des instructions. (Un entretien avec nous leur a évidemment, au préalable, montré les buts de ce travail et l’esprit dans lequel il doit être abordé.)
- Le questionnaire, avec la sécheresse voulue de ses réponses, constitue une tentative peut-être illusoire de quantifier la réussite professionnelle des sujets^ questionnés. Il a l’avantage de constituer en tous cas une direction générale de conversation qui nous permettra sans doute de comparer les renseignements obtenus sur des sujets différents.
- La principale difficulté rencontrée actuellement est la nécessité où se trouvent les stagiaires de ne faire leurs visites qu’après 18 h. afin d’avoir une chance de rencontrer les'intéressés.
- Résultats. Ils sont trop peu nombreux encore pour qu’il soit permis d’en faire état.
- Ils constituent cependant un encouragement à continuer ce travail.
- Nous serions heureux que les Centres d’Orientation Professionnelle qui ont envoyé des enfants, en 1942 ou antérieurement, dans des établissements d’Enseignemenl technique qui accepteraient de nous communiquer leurs notes, se mettent en rapport avec nous (I.N.O.P., Service des Recherches).
- M. Reuchi.in.
- p.27 - vue 32/226
-
-
-
- — 28
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- La formation des Conseillers d’O. P. en Belgique
- Un arrêté du Régent, en date du 13 janvier 1947, a fixé le programme des études universitaires qui conduiront à un nouveau diplôme, celui de « licencié en orientation et sélection professionnelle ». La possession de ce diplôme sera désormais' requise pour exercer les fonctions de conseiller d’O, P. Il remplacera l’ancien « certificat d’aplitude aux fonctions de conseiller d’O. P. ».
- Les cours se feront dans le cadre des Instituts Supérieurs de sciences pédagogiques des Universités. La licence comportera deux années d’études. Pour y être admissible, il faudra posséder un diplôme de candidature, c’est-à-dire avoir suivi avec succès, durant deux ans, les cours universitaires préparatoires aux licences en philosophie, en sciences, en sciences pédagogiques, etc. Il en résulte que, pour devenir conseiller d’O. P., les instituteurs et les diplômés de l’enseignement secondaire devront entreprendre des études universitaires d’une durée totale de quatre ans.
- Le programme de la licence prévoit des cours approfondis de biologie, physiologie, pédagogie, psychologie (générale, expérimentale, différentielle, infantile), psychiatrie, statistique, biométrie, hygiène du travail, géographie économique, - principes, méthodes et techniques de l’O. P. et de la S. P., étude des professions, documentation, déontologie, etc. Ce programme sera complété par des travaux pratiques, des stages et la rédaction d’un mémoire.
- R. P.
- , *
- * *
- Au début d’octobre s’est ouverte en Belgique une quinzaine pour la sécurité, l’hygiène et l’embellissement des lieux de travail, à la suite de laquelle un Congrès d'Orienlation Professionnelle s’est tenu à Namur les 18 et 19 octobre 1947.
- Nos collègues belges ont pu ainsi faire connaître aux personnalités du monde du travail qui s’étaient rassemblées pour la quinzaine et aux personnalités officielles et locales leur activité.
- Si celle-ci a fait ses preuves depuis sa fondation en 1889 par Arthur Christians, elle a encore besoin de se manifester pour obtenir l’appui des pouvoirs publics.
- La participation importante demandée à la psychologie et l’Orien» tation Professionnelle françaises dans le programme des conférences et l’accueil si sympathique réservé aux congressistes français confirme la fidélité à la culture française et la légendaire hospitalité de nos amis.
- Le Docteur Wautriche, directeur de l’Office provincial d’Oricntn-tion Professionnelle de Namur, initiateur des journées, a présidé le Congrès avec toute la foi qui l’anime.
- Les différents sujets étaient :
- « L’Orientation Professionnelle scolaire », par M,le Jaumain, orien-tatrice, et MUe Jadoule, directrice du Laboratoire de psychologie expérimentale de Liège, précurseur des psychologues scolaires dont on connaît les intéressants travaux d’Angleur.
- p.28 - vue 33/226
-
-
-
- — 29 —
- « La psychologie à l’Ecole et les rapports de la psychologie scolaire avec l’Orientation Professionnelle », conférence particulièrement appréciée de M. Zazzo.
- « L’Orientation Féminine en France », par Mlle Nepveu, remplaçant MUe Chauffard, empêchée.
- « L’Orientation Féminine en Belgique », par la dynamique animatrice du Congrès, MUe Châtelain, qui a fait allusion à la « tutelle médico-psychotechnique de l’apprenti et de l’écolier», qui semble être le problème d’actualité de nos collègues belges.
- Encore à l’état de projet il se présente comme une formule assez large et se rapprochant des préoccupations dq la réforme de l’Enseignement et du contrôle de l’Orientation Professionnelle en France complété par des préoccupations médicales et sociales.
- Ajoutons encore :
- « La psychotechnique à l’usine », par M. le professeur Bonnardel.
- « La prévention des accidents du travail », par Mme Pacaud.
- « Les résultats de l’Orientation Professionnelle en Suisse » (Canton de Berne), par MJ,ie Baugarten-Tramer.
- Quelques communications ont été faites en fin de séance par des rapporteurs belges sur l’Orientation Professionnelle des tubercu leux osseux, la carrière coloniale et un essai de notation objective dans les concours scolaires.
- En raison des difficultés du change, il est regrettable que seul un très petit nombre de psychotechniciens et orienteurs françait ait pu assister à l’action si sympathique de nos collègues belges à qui nous souhaitons une légitime récompense de leur si honnête et si efficace effort.
- CAUSERIES BIBLIOGRAPHIQUES
- Georges Friedmann. — Problèmes humains du machinisme industriel. — In-8° de 387 pages. Paris, Gallimard, 1946.
- Voici un ouvrage fondamental qui devra être lu, relu et souvent consulté par les conseillers d’orientation et par tous ceux, et ils sont nombreux, qui ont à résoudre les problèmes de main-d’œuvre et d’organisation du travail.
- Solidement documenté, profondément élaboré, il éclaire d’un point de vue psycho-sociologique le rôle du facteur humain dans les entreprises. Critiquant très justement le taylorisme et les systèmes abstraits des techniciens fondant leurs calculs sur un jeu purement mécanique, montrant l’heureuse intervention de l’étude de l’homme, de la physiologie du travail et de la psychotechnique, il insiste toutefois sur l’importance des influences sociales, qui .s’intégrent dans le jeu des tendances, des intérêts, des croyances, dont l’influence est capitale sur la régulation de l’activité de chaque individu, dont on ne doit pas oublier qu’il constitue une unité individuelle, alors même qu’on l’étudie, comme cela est scientifiquement nécessaire, par des méthodes analytiques, en l’envisageant sous des points de vue* différents.
- p.29 - vue 34/226
-
-
-
- — 30' —
- Sur l’importance comparée de ces divers points de vue, on peut encore différer, et peut-être le professeur d’histoire du travail au Conservatoire national des Arts et Métiers est-il tenté de majorer un. peu celle des aspects sociaux vers laquelle il s’est particulièrement tourné, en psychosociologue disciple de noire regretté Maurice Halbwachs.
- Mais sa documentation, riche el objective, fournit à chacun les éléments nécessaires pour se faire une opinion en cette matière si complexe, dont la valeur est capitale pour l’avenir de l’humanité.
- H. P.
- | *
- * -ifc
- Fr. Baumgarten, P. Bideau, B. Odjer et W. Jeanneret. — Psychologie des voyageurs de commerce. — In-8° de 150 pages, Union des Voyageurs de Commerce de la Suisse Bomande, à Genève, 1947. Prix : 6 fr. suisses.
- te
- Sur l’initiative de Mme Baumgarten, une enquête fut poursuivie en 1946 parmi les représentants de commerce suisses pour dégager le portrait psychologique du voyageur et l’on trouve dans ce volume les résultats dégagés de cette intéressante enquête, accompagnés de quelques brèves études dues à des voyageurs eux-mêmes.
- P.
- i *
- *_*
- Suzanne Fouché. — Hommes, qui êtes-vous ? Essai de morphopsychologie. Un vol. in-12° de 196 pages. Paris, Editions de la Revue des Jeunes. Prix, 145 francs.
- Mme Fouché, s’étant occupée en 1938, de l’orientation professionnelle des malades de Berck, a pris connaissance des efforts du D1' Corman pour tirer de la morphologie humaine des indications psychologiques.
- En 1943, ele découvrit à Toulouse la psychologie de l’abbé Pla-quevent qui fut, paraît-il, pour elle, une illumination. A cela, elle ajouta une' découverte de l’emploi possible des diagrammes, au Congrès d’Economie et Humanisme, en 1944. Le résultat fut l’établissement de diagrammes ovales de puissance, semblables aux profils circulaires classiques, du type Meili par exemple, dont elle ne paraît pas avoir jamais eu connaissance ; on y trouve juxtaposés les besoins vitaux et la valeur physique (vie)), les besoins altruistes et égocentriques, d’action et de connaissance (âme), enfin l’intelligence et le caractère (esprit).
- Et les diagrammes, qui comportent 55 traits, sont indiqués pour les quatre types morphologiques distingués : le dilaté et les rétractés, divisés en rétracté latéral, de front et de base.
- G
- Ainsi cinq catégories d’hommes et de femmes, pour lesquelles sont indiquées les voies à conseiller en matière d’orientation professionnelle ; celle-ci se fondrait 'donc uniquement sur un examen morphologique, avec cetie réserve qu’une inconnue persisterait, relative à l’usage des puissances dont chacun dispose, «car il
- p.30 - vue 35/226
-
-
-
- •• 31
- /
- s’agit là de la liberté humaine grâce à laquelle l’homme, conditionné en tant qu’individu, reste, en tant que personne, maître de ses destinées ».
- Voici un type d’ouvrage particulièrement dangereux en ce qu’il paraît offrir ces solutions faciles, dont le charlatanisme ne manque pas de s’emparer. Une psychologie puérile, dans l’ignorance complète des moyens d’investigation dont nous disposons et de l’état actuel de la science, une assurance qui vient de ce qu’elle ne s’est jamais -heurtée au moindre contrôle, une morphologie déscriptive qui prétend renseigner sur tout l’ensemble des fonctions psycho-physiologiques contrairement aux faits, voilà ce qui caractérise ce livre fort prétentieux. 1
- Il faut se rappeler que, s’il existe certainement des corrélations entre certains types morphologiques et des ensembles de traits caractériels, comme Sheldon a réussi à le préciser scientifiquement, en accord avec nos impressions intuitives, ces corrélations ne sont pas absolues, que, d’autre part, pour les fonctions sensorielles et intellectuelles, l’indépendance vis-à-vis du type est la règle, enfin que les types suffisamment définis ne représentent qu’une proportion très limitée de l’ensemble de la population et que, dans la plupart des cas, il n’y a pas d’indications morphologiques utilisables.
- H. P.
- NÉCROLOGIES
- Marcel FOUCAULT
- Chargé d’années, le Professeur Marcel Foucault s’est éteint le 7 octobre 1947, à Saint-Victor de Buthon, où il était né en août 1865.
- Il a poursuivi une longue carrière à l’Université de Montpellier, où il avait installé un laboratoire de psychologie expérimentale, conduit d’intéressantes recherches psychopédagogiques et formé plusieurs élèves. On connaît son livre d'Observations et expériences de psychologie scolaire (1923), et les tests qu’il avait mis au point avec ses qualités de précision scrupuleuse.
- P.
- André COUSIN
- Directeur du Centre Départemental d'O. P. de Poitiers
- La nouvelle du décès d’André Cousin n’a pas manqué de provoquer une douloureuse surprise dans les milieux de l’O.P. Une affection fatale à évolution très rapide l’a emporté le 22 juin 1947, à peine âgé de 27 ans. Quelques semaines auparavant il participait de façon active à une réunion d’orienteurs qui se tenait à Paris et on
- p.31 - vue 36/226
-
-
-
- — 32 —
- remarquait ses interventions pertinentes et pleines de bon sens.
- Entré à l’Ecole Normale du Calvados en 1937, il devait exercer pendant deux années les fonctions d’instituteur dans ce département ; par la suite, il devait'suivre les cours de l’Institut de formation d’Orienteurs de Caen, et il obtenait en 1943 le diplôme de Conseiller d’O.P. avec la mention bien. 11 fut nommé Conseiller adjoint au Centre départemental de la Vienne dont la direction lui fut confiée en 1945.
- André Cousin avait foi dans son travail ; il ne lui ménageait ni son temps ni sa peine ; il a donné un large essor à l’Orientation Professionnelle dants tout le département^de la Vienne ; il avait su gagner la sympathie du personnel enseignant et les écoles lui étaient largement ouverts ; s’inspirant des théories de son maître M. Fontègne. il avait le souci d’associer la tâche d’Orientation et celle d’Educa-tion dans leurs buts communs.
- Devant les résultats obtenus sur les apprentis, de nombreux industriels et des administrations même avaient fait appel à André Cousin pour sélectionner leur personnel.
- Les personnalités les plus diverses et en particulier celles des milieux universitaires du département de la Vienne, rendirent un suprême hommage à André Cousin, le 25 juin, à ses obsèques ; et il était particulièrement émouvant de voir sur chaque visage le reflet d’une profonde affliction. Car André Cousin joignait à ses qualités professionnelles une franche affabilité, une bonne humeur dont il ne se départait jamais, un optimisme qu’il savait communiquer à son entourage. Il ne laisse que des regrets et ses camarades de travail, ses amis, ne l’oublieront pas ; ils continueront à travailler avec l’enthousiasme et avec la foi qu’André Cousin avait en l’Orientation Professionnelle.
- R. Carrère,
- Directeur du Centre d'O.P. de Tours.
- Nous prions nos abonnés qui n’auraient pas acquitté le montant de leur abonnement pour 1947 de nous en envoyer assez rapidement le montant, faute de quoi nous serions dans l’obligation de leur faire recouvrer la somme à domicile ce qui est assez dispendieux pour eux.
- Nous serions reconnaissants à nos abonnés de souscrire assez rapidement leur abonnement pour 1948.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- p.32 - vue 37/226
-
-
-
- SERVICES DE L'INSTITUT
- Tél. Odéon 52-46
- SECRÉTARIAT GÉNÉRAL ET CENTRE DE DOCUMENTATION Chef de Service : M1Ie G. Chauffard.
- CENTRE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- *
- •H
- Chef de Service : Mlle Nepveu.
- CENTRE DE RECHERCHE DES TESTS Chef de Service : Mme Henri Piéron.
- r * '
- * *
- Le Secrétariat et l’Office de Documentation sont ouverts chaque jour, non fériés, de 9 heures à 12 heures et de 14 ^heures à 18 heures.
- La Secrétaire générale reçoit le lundi, de 14 h. 30 à 18 heures ; le jeudi de 14 h. 30 à 16 h. 30, et sur rendez-vous.
- La Bibliothèque est ouverte chaque jour, non férié, de 14 heures à 18 heures.
- < *
- * *
- Pour les consultations d’Orientation professionnelle, adresser Une demande de rendez-vous au Chef du Centre d’Orientation Professionnelle.
- p.n.n. - vue 38/226
-
-
-
- SOMMAIRE
- Pages
- I. — Henri Piéron : L’examen psychologique complet pour une orientation professionnelle approfondie..........................•... . i
- II. — C. Nony : L’aspect psychologique de la Gémellité ........... 5
- III. — Notes et Documents : L’habileté psychologique. — De l’inter--
- prétation des épreuves pour le dépistage du daltonisme. —
- De l’apparition tardive des facteurs d’aptitude technique ... 14
- IV. — A travers les Revues ............................................... 19
- V. - Informations....................................................... 21
- VI. — La Vie de l’Institut d’Orientation Professionnelle.................. 2o
- »
- VIL — L’Orientation Professionnelle à l’Etranger. 28
- VIII. — Causeries bibliographiques............................................ 29
- IX. — Nécrologies............................. 31
- Bulletin de l'Institut National d’Etude du Travail
- et d’Orientation Professionnelle
- ----------- > •
- rédacteur en chef : Mme Henri PIÉRON SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION : M. M. REUCHLIN
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- Al*OIV!VEME!VT s
- Pour la France...... 300 fr. | Pour l'Etranger........... 450 fr.
- /
- Prix (lu numéro : 50 francs
- Pour' les anciens élèves de l’I. N. E. T. O. P. : 250 francs
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut ' • PARIS C/C 1444-79
- Pour tout ce qui intéresse le Bulletin adresser la correspondance à Mme Henri Piéron
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- Le Gérant : Paul Arjo. ,
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- Dépôt légal 19î8. l-r trimestre. — N° d’ordre 98.
- p.n.n. - vue 39/226
-
-
-
- r SÉRIE. — 4e ANNÉE
- N° 3-4
- MARS-AVRIL 1948
- BULLETIN
- DE
- L'INSTITUT NATIONAL
- d étude du travail
- ET
- dORIENTATION
- PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- , 41, Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- TOUS DROITS RÉSERVÉS
- p.n.n. - vue 40/226
-
-
-
- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- Institut National cTÉtude du Travail et d’Orientation Professionnelle
- DIRECTEUR DÉLÉGUÉ
- M. Henri Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, président de la Section des Sciences Naturelles de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes.
- COMITÉ DIRECTEUR
- Le Directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- Le Directeur délégué.
- M. H. Laugier, secrétaire général adjoint de l’O.N. U.
- M. P Pouillot, inspecteur général honoraire du Travail.
- M. H. Wallon, professeur au Collège de France.
- p.n.n. - vue 41/226
-
-
-
- 2® Série. 4* Année
- N* 3-4
- Mars-Avril 1948
- Bulletin de l’Institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et * '
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- DE L’EMPLOI D’UN INDICE DE PARENTE COMME SUBSTITUT D’INDICES DE CORRÉLATION
- par
- Henri PIÉRON
- L'indice de corrélation) permet une appréciation numérique d'une certaine parenté entre deux séries de mesures, se traduisant par un certain degré d’accord entre les hiérarchies, mais! on sait qu’il n’est pas proportionnel à la valeur absolue de cette parenté, dont il est fonction trigonométrique ; un indice de 0,50 correspond à une parenté dont l’expression numérique directe serait de un tiers, de 0,33 seulement.
- Dans la représentation vectorielle fies corrélations entre deux tests, à lu base de l’analyse factorielle centroïde de Thurstone, l’indice de corrélation est le cosinus de l’angle qui sépare les directions des deux vecteurs à point d’origine commun; si cet angle est nul, et si les deux vecteurs se confondent, l’indice est égal à l’unité ; il devient nul quand les deux directions forment un angle droit, et présentent le maximum d’écart, traduit comme indépendance absolue.
- Pour un angle de 45° des deux vecteurs, 1 indice, représentant celle demi-parenté, est déjà de 0,70.
- Dans ces conditions, et pour éviter la tentation naturelle de confondre la valeur réelle de la parenté avec celle de l’indice de corrélation, il me semble qu’il y aurait un réel avantage à introduire un indice de parenté fondé sur la valeur de l’anglei d’écart entre les vecteurs qui correspond à celle de l’indice de corrélation obtenu par 1 une ou l’autre des méthodes usuelles de calcul, toutes les fois que l’on cherche à déterminer la fidélité ou la validité d un test, la cohérence d appréciations hiérarchiques.
- p.33 - vue 42/226
-
-
-
- — 34 •
- Si l’on part du calcul pearsonien de r ou du calcul de p par la méthode des rangs de Spearman, on pourra désigner cet indice de parenté comme P,, ou P/>, sa valeur étant positive ou négative comme celle de r - ou de p-
- Une table trigonométrique des angles en grades permet de traduire l'indice de corrélation en indice de parenté, les valeurs, de 0 à 100 grades, étant ramenées au centième'pour rester toujours dans la marge de Oi à 1.
- Si r est le cosinus d’un certain angle «. on a P,. — I — 10® «
- Mais pour éviter de prendre le complément de l'angle, afin d’avoir des parentés grandissantes à mesure que diminue l’écart des vecteurs, il suffit de prendre directement l’angle a, dont l’indice de corrélation représenterait h' sinus (étant donné que a + a = 100).
- On a alors P = I02 a'.
- L’identité dans les résultats de deux te sis se trouve toujours exprimée par un Pr = I, et l’opposition complète (correspondant à l’annulation de l’écart entre les vecteurs dont les directions sont, dans le prolongement l’une de l’autre en sens contraire') est expri-, mée par Pr = -1.
- , L’indépendance absolue correspond aussi à l’annulation de 1*indice Pr = 0.
- La correspondance générale des valeurs de r et de P,, est de cet ordre : .
- r : 0.20 0,30 0,50 ... 0,70 0,80 0,90 0,95
- Pr : 0,13 0,20 0,33 0,50 0,59 , 0,72 0,80
- 11 y aurait, pour la signification des indices, grandi avantage à n’avoir sous les yeux que ces valeurs, donnant une mesure plus exacte de la parenté réelle.
- p.34 - vue 43/226
-
-
-
- — 35
- FICHE COLLECTIVE D’INTELLIGENCE
- POUR ADULTES CULTIVÉS
- (M. H. P. n° 2)
- par
- M“" Henri PIÉRON
- Une première fiche avait été établie dans le but de tester les jeunes gens ayant fait des études secondaires et même supérieures (1).
- Cette fiche ayant été bien souvent utilisée devait être remplacée par une autre équivalente a la fois comme composition et comme difficulté.
- C’est ainsi que fut créée cette nouvelle fiche M.M.P. n° 2. Appliquée parallèlement à la fiche M.H.P. n° 1 sur les mêmes étudiants, elle se montra légèrement plus difficile que l’autre mais tout en ordonnant les sujets d’une façon identique puisque la corrélation se montra assez forte +0.87.
- Comme dans nos autres fiches d’intelligence il est possible d’établir un profil en sept points.
- Les trois premiers points :
- Ier point Compréhension ;
- 2e point Critique ; •
- 3e point Invention,
- groupent les problèmes à résoudre au point de vue de* l’opération prédominante dans la tâche à effectuer.
- (I) B.l.N.O P. Fiche d'intelligence pour adultes cultivés, M. H. P. 1, 4945, n° 1-8. p. 10.
- p.35 - vue 44/226
-
-
-
- — 36 —
- Un autre groupe qui associe les questions au point de vue de la nature des problèmes posés correspond à trois nouveaux points de profil :
- 4e Intelligence générale (bon sens) ;
- 5e Intelligence numérique ;
- 68 Intelligence logique.
- Le septième point indique les valeurs du travail fait dans la première partie de la fiche. Le huitième point marque Lefficience générale, c’est-à-dire le travail exact fait dans le temps donné.
- Pour éviter les déformations du profil causées par la lenteur de certains sujets les étalonnages des sept premiers points furent faits sur les réponses données dans la première partie de la fiche, c’est-à-dire avec les questions que tout le monde, même les lents ont pu voir.
- Composition de la fiche.
- La fiche complète comprend cinquante-et-une questions. Elle se compose de la première partie qui compte vingt-six questions et d’une seconde partie comprenant vingt-cinq questions seulement. Mais la composition et la difficulté des questions est la même dans les deux parties.
- Les sufets.
- La fiche fut appliquée à 432 élèves de l’Institut national d’Orien-tation professionnelle et du certificat de psychologie de la Sorbonne. 11 y avait 238 filles et 194 garçons.
- L’âge n’intervenant pas dans la réussite, les étalonnages furent faits simplement en différenciant les sexes.
- Temps d'application.
- Cette fiche demande 1 heure et demie de travail.
- LejS tests de la fiche.
- i
- Voici la fiche telle qu’elle est présentée aux sujets :
- p.36 - vue 45/226
-
-
-
- — 37
- Test M. H. P. (Fiche n» 2)
- NOM ., ......................... Prénom
- Dans chacune des séries de mots ci-dessous, les mots ont entre eux un certain rapport, sauf l’un d’eux qui ne répond pas aux exigences de la série.
- Par exemple dans la série :
- CARPE, MERLAN, SAUMON, FOURMI, BROCHET, TRUITE, tous
- les mots désignent des poissons, excepté le mot fourmi que l’on a souligné comme ne convenant pas à la série.
- Dans chacune des séries suivantes, soulignez le mot qui ne lui convient pas.
- I. G. — Cr. <1). — CENDRES. FLAMME. DEPERISSEMENT. MOISISSURE. MORT.
- I. G. Cr. (2). — DON. POURBOIRE. HONORAIRES. HERITAGE. LEGS.
- Les séries suivantes sont composées de mots se suivant d’après des lois déterminées.
- Vous devez chercher à comprendre cette loi et vous devez combler les
- lacunes (marquées par des pointillés :...............) par des mots pris
- parmi ceux qui sont à votre disposition dans les lignes qui suivent la sériel
- Exemple :
- Soit la série suivante :
- ABEILLE. ZOUAVE. BETE. BIDON. YOLE. CLOU. CODE. CHOU. XYLOL. DAIM. DENT, DOUANE. DOUCHE. WAGON...............................
- Série à laquelle on ajoute la liste des 'mots pouvant être utilisés :
- Moule. Patin, Etang. Chaudron. Diable. Souris. Excès. Remise. Voûte. Tableau. Encrier. Violette. Etau. Décret. Devoir. Enfant.
- Si vous examinez votre série, vous verrez que vous avez des groupes de mots commençant tous par la même lettre ; un groupe d’un mot commençant par A, un groupe de deux mots commençant par B, un groupe de trois mots commençant par C, etc...
- De plus, chacun de ces groupes est séparé du groupe suivant par un seul mot, un intergroupe ; dont l’initiale suit l’ordre alphabétique inverse. Le premier de ces mots commence par Z, le suivant par Y, le troisième par X, etc...
- Ceci compris, vous n’avez qu’à choisir dans la liste de mots qui vous est donné à la suite de la série cinq mots commençant par la lettre E (puisque le dernier groupe comprenait quatre mots commençant par la lettre D) et à mettre ensuite un mot commençant par la lettre V puisque le dernier intergroupe commençait par la lettre W.
- p.37 - vue 46/226
-
-
-
- — 38 —
- Faites seuls les séries suivantes :
- I. G. — C. (3). — CHENE. ROSE. ERABLE. VIOLETTE. LILAS. PALMIER. CYCLAMEN. BOULE DE NEIGE. IRIS. MELEZE. DAHLIA. CHRYSANTHEME. CEDRE. MARGUERITE. BOULEAU. MYOSOTIS. SAULE. RENONCULE. SAUGE. HETRE. CAPUCINE. JASMIN. PAQUERETTE.
- Mots pouvant servir :
- Châtaignier. Hortensia. Crocus. Platane. Gui. Acacia. Jasmin. Pâquerette. Gardénia. Sapin. Mimosa. Pin. Cytise. Lys. Frêne. H.eliotrope.
- 1. G. — C. (4). — CHAT. DROMADAIRE. COBAYE. LAPIN. ELEPHANT. BELETTE. AGOUTI. HIPPOPOTAME. TORTUE. CHAMEAU. CHACAL. BALEINE. CHIEN. MARMOTTE. RHINOCEROS. SAJOU. POULE. GIRAFE. TAPIR. BISON...........'. ...... ................
- Mots pouvant servir :
- Cachalot. Castor. Ours. Canard. Fouine. Paon. Lion. Renard. Moineau. Limande. Scorpion. Autruche. Couleuvre. Pigeon. Ecureuil. Buffle. Salamandre. Python.
- , * '
- * *
- Voici des séries de mots obéissant à des lois.
- Vous devrez, comme précédemment, mettre autant de mots qui complètent la série qu’il y a de tirets après votre série.
- Seulement, vous n’aurez pas cette fois de liste de mots parmi lesquels vous devez choisir, il vous faudra les chercher vous-mêmes dans vos connaissances.
- Si vous comprenez la loi el que vous ne trouviez pas les mots à ajouter, expliquez la loi qui régit les mots déjà donnés.
- I.G. — I. (5). — ABRICOT. ARTICHAUT. AMANDE. AUBERGINE. BANANE. BETTERAVE. CERISE. CAROTTE. FIGUE. FEVE. NOIX. NAVET.
- •I. G. — I. (6). — ARTICHAUT. POMME. AUBERGINE. BETTERAVE. ORANGE. CAROTTE. CELERI. NOIX. COURGETTE. MANDARINE. CROSNE. FIGUE. BLETTE. CHOU. DATTE. EPINARD. FEVE. BANANE. RUTABAGA. PRUNE..........I............._............•
- . . .. ....... NAVET. COING.
- p.38 - vue 47/226
-
-
-
- — 39 —
- *
- * *
- Vous allez avoir à réfléchir sur des suites de nombres formant des séries.
- Ces séries sont composées de nombres se suivant d’après des lois déterminées. Vous devez chercher à comprendre ces lois et vous devez combler les lacunes marquées par des tirets) par les nombres qui, d’après vous, suivent ces môme lois.
- Le point de départ de chaque série est choisi arbitrairement.
- Exemple :
- Soit la série : 2.4.6.8.10............:. 14. ............... les nombres
- à ajouter sont 12 et 16 puisque, dans cette série, chaque nombre est égal à celui qui l’a précédé plus deux.
- Remplissez les blancs des séries suivantes et indiquez, après chaque série, si vous avez compris sa loi facilement, difficilement ou si vous ne l’avez pas comprise du tout (soulignez ce qui convient).
- I. N. — I. (7). — 6.9.18.21.42.45.......................
- LOI FACILE LOI DIFFICILE LOI PAS COMPRISE
- I. N. — I. (8). — 10.11.13.16.16.17.19........................_....... 23.25.28.
- LOI FACILE LOI DIFFICILE LOI PAS COMPRISE .
- I. N. — 1. (9). — 40.41.43.46.46.47.49.52. .......................... .......
- LOI FACILE LOI DIFFICILE LOI PAS COMPRISE
- 1. N. — 1. (10). — 1.1.2.2.8.10.3.27.30.4.64.68.
- LOT FACILE LOI DIFFICILE LOI PAS COMPRISE
- I. N. — I. (11). — 1.1.0.1.0.2.4.1.8.1.3.9.2.27.2.
- LOI FACILE LOI DIFFICILE LOI PAS COMPRISE
- /
- *
- * *
- Voici des séries de chiffres correspondant chacune à une loi.
- Il y a dans chaque série une faute. Cherchez le chiffre erroné et souli-gnez-le.
- I- N. — Cr. (12). — 5.5.5.10.6.10.16.7.15.22.8.20.30.9."25.34.
- p.39 - vue 48/226
-
-
-
- — 40
- Pour chacun des raisonnements qui suivent, soulignez le mot CORRECT si la conclusion vous paraît correcte, c’est-à-dire si elle est pleinement justifiée par les affirmations qui la précèdent.
- Dans le cas contraire, soulignez le mot INCORRECT.
- Si vous ne pouvez apprécier la rigueur du raisonnement soulignez JE NE SAIS PAS.
- I. L. — Cr. (14). — Si un pays n’est pas prospère, le peuple se montrera déloyal envers ceux qui le gouvernent. Le peuple de ce pays se montre déloyal envers ceux qui le gouvernent, donc le pays n’est pas prospère.
- CORRECT INCORRECT JE NE SAIS PAS
- I. L. — Cr. (15). — Henri peut devenir un bon tireur car il a la main ferme et il est impossible de devenir bon tireur sans avoir la main ferme.
- CORRECT INCORRECT JE NE SAIS PAS •
- Dans les données ci-dessous, en dépit de l’absurdité des propositions, efforcez-vous de juger si le raisonnement est correct. N’appréciez que la rigueur du raisonnement indépendamment du sens.
- I. L. — Cr. (16). — Comme tous les dés sont des géraniums, le plus féroce des dés doit être aussi le plus féroce des géraniums.
- CORRECT INCORRECT JE NE SAIS PAS
- I. L. — Cr. (17). — Si les limousines avaient plus de valeur que les mouches je serais le roi de trèfle ; mais je ne suis pas le roi de trèfle, donc les limousines n’ont pas plus de valeur que les mouches.
- CORRECT INCORRECT JE NE SAIS PAS
- Voici quelques problèmes à résoudre :
- I. G. — I. (18). — Perrette revient du marché avec ses provisions ; elle apporte dans un panier un beau morceau de viande et des petits pains et, dans un filet, un beau chou et des fruits.
- Elle tient suspendu par les pattes un lapin blanc mort. Son chien l’accompagne.
- Pendant son retour, un cyclone a rendu les chemins creux gonflés de pluie comme de petits fleuves.
- Près de chez elle elle rencontre sa chèvre qui, affolée, a quitté sa cabane et elle la ramène à la maison. Mais le chemin qui permet d’entrer à la ferme est si gonflé d’eau qu’il faut, pour le traverser, marcher prudemment sur une planche jetée d’un talus à l’autre.
- Comment faire ? Perrette ne peut passer que deux choses à la fois. Si elle laisse sur la rive sa chèvre et son chou, la chèvre mangera le chou.
- Si c’est la chèvre et le chien qui restent, le chien mordra la chèvre.
- p.40 - vue 49/226
-
-
-
- — 41 —
- Si elle laisse la viande et son chien, le chien mangera la viande. Et le chien mangera le lapin s'ils restent seuls ensemble.
- Comment doit-elle s’y prendre ? et combien de voyages devra-t-elle faire ?
- I. G. — I. (19). — Bernard, pour fêter son anniversaire, invite à déjeuner, dans une auberge de haute montagne, deux parents chers et son meilleur ami.
- L’aîné de ses parents, Daniel, a un Age double du sien et trois ans de moins que le père de Bernard.
- Le second parent, Claude, a un an de moins qu’Yves qui vient d’être majeur et dont l’âge est égal à celui de Bernard et supérieur de deux ans à l’âge du frère de ce dernier.
- Quant à son ami, André, il a trois ans de moins que le plus jeune parent de Bernard et le même âge que son cousin germain.
- La montée, plus longue qu’ils ne l’avaient prévu, les amène très tard au lieu du repas.
- 11 ne reste plus rien à l’auberge.
- L’aubergiste, après examen de sa réserve, leur établit le menu possible suivant :
- Une escaloppe Un bifteck
- Une côtelette de porc Une omelette
- et comme légumes :
- Une portion de choux braisés
- Une portion de purée de pommes de terre-
- line portion de pois cassés
- Une portion de carottes au sucre
- Pour dessert des noisettes à discrétion.
- Embarras des convives pour le partage des victuailles Ils conviennent alors de prendre, dans l’ordre du menu, chacun un plat de viande en servant d’abord l’aîné des convives et les autres par âge décroissant et de distribuer, au contraire, les légumes en commençant cette fois par le plus jeune pour terminer par l’aîné.
- On demande l’âge de chaque convive et le menu qui a été sa part. Indiquez, en les soulignant, les détails inutiles si toutefois il y en a.
- p.41 - vue 50/226
-
-
-
- — 42 —
- I. G. — I. (20). — Quatre couples fiancés, Georges et Georgette, Jean et Jeannette, René et Renée, Charles et Charlotte, se proinènenenl dans la campagne. Ils arrivent devant une rivière qu’ils veulent traverser. Il y a un seul bateau qui ne peut contenir plus de trois personnes. Chaque fiancé refuse de se séparer de sa fiancée et surtout de la laisser aller avec un autre.
- Ils ont cependant passé, comment ont-ils fait?
- I. G. — C. (21). — La fermière apporte au marché quatre paniers de pommes de même contenance.
- Elle vend le premier par dizaines, le second par douzaines, le troisième par quinzaines, le quatrième par vingtaines.
- Après la vente, elle rapporte son reste : 8 pommes par panier.
- Combien avait-elle de pommes en tout sachant que le total n’atteignait pas 520 ?
- 1. L. — Cr. (22). — 11 n’y a plus à vendre que trois bicyclettes dans le magasin. Pour avoir une bicyclette à pneus caoutchoutés il faut payer 1.100 ou 1.300 francs.
- Pour en avoir une avec des freins aux roues il faut payer 1.100 ou 1.200 francs.
- Je veux une bicyclette possédant un frein sur roue et des pneus caoutchoutés.
- Combien devrais-je la payer ?
- ! *
- * *
- Rangez en ordre les mots suivants :
- — C. (23). - TOUR. 1 -COCCINELLE. ROUGE-GORGE. CORBEAU. MERLE. VAU- o 3 4 5
- - C. (24). -BOEUF. 1 6 - ABLETTE. COCHON. MOUTON. 2 3 4 EPERVIÈR. DINDON. 5
- Dans les groupes de phrases ci-dessous, marquez d’une croix les deux propositions dont la signification se rapproche le plus de la phrase soulignée.
- 1 G. _ C. (25). — Dans ce monde, il faut que l’homme soit l’enclume ou le mar-teau.
- __ Pour aller de l’avant, l’homme doit être une brute.
- — Ou l’homme s’impose, ou il est dominé.
- ' — L’homme ne peut rester indifférent : s’il n’agit pas il recule.
- — L’homme a raison.
- p.42 - vue 51/226
-
-
-
- 43
- Continuez de même :
- 1. G. C. (26). — L’eau qui tombe goutte à goutte usera te rocher.
- — Un point fait à temps en épargne neuf.
- — Maints petits coups mettront le chêne à bas.
- — La persévérance ne connaît pas de défaite.
- — Examine l’eau avant de la boire.
- I *
- * * .
- Dans chacune des séries suivantes soulignez le mot qui ne lui convient pas.
- i. G. — Cr. (27). — SAULE. CYPRES. COR B LÀ U. PINSON. SAPIN.
- I. G. — Cr. (28). — MOULE. COQUE. HUITRE. CREVETTE. PALOURDE.
- *
- * *
- Les séries suivantes sont composées de mots se suivant d’après des lois déterminées.
- Cherchez à comprendre cette loi et. vous devez combler les lacunes par des mots pris parmi ceux qui sont à votre disposition dans les lignes qui suivent l’énoncé de la série.
- I. G. — C. (29). — COLIBRI. BOA. CREVETTE HANNETON. ALBATROS. COULEUVRE, ABLETTE. BALEINE, CIGALE. CHOUETTE. ROSSIGNOL. LIMACE. HARENG. HIPPOPOTAME. HOMARD. VAUTOUR. ROITELET. SCARABEE. CHOUETTE. CHENILLE. RROCHET. THON. ECREVISSE. GARDON.
- Mots possibles à employer :
- Truite. Rouge-Gorge. Bouvreuil. Anchois. Sarcelle. Tourterelle, Vipère. Taon. Daurade. Vairon. Bourdon. Cigogne. Saumon. Mouche. Cachalot. Hareng. Sardine.
- i. $
- * *
- Voici des séries de mots obéissant à des lois.
- Vous devrez, comme précédemment, mettre autant de mots qui complètent la série qu'il y" a de tirets après votre série.
- Seulement vous n’aurez pas cette fois de listes de mots parmi lesquels vous devez choisir, il vous faudra les chercher vous-mêmes dans vos connaissances.
- Si vous comprenez la loi et que vous ne trouviez pas les mots à ajouter, expliquez la loi qui régit les mots déjà donnés.
- I. G. — I. (30). — VACHE. GORILLE. CHAT. LAPIN. AIGLE. OURS. COQ.
- TIGRE. CHEVAL. CHIEN. CONDOR. LION......................„........
- ................... GIRAFE.
- p.43 - vue 52/226
-
-
-
- 44 —
- I. G. — I. (31). — BON. LAID. FOURBE. CALME. GENEREUX. DOCILE. ETOURDI. AVARE. EGOÏSTE. BRUTAL. PONCTUEL. SINCERE. HONNETE. BROUILLON. IRREGULIER. CONFIANT. ATTENTIF. DOUX. MENTEUR. MECHANT.
- *
- * *
- Vous allez avoir à réfléchir sur des suites de nombres formant des séries.
- Ces séries sont composées de nombres se suivant d’après des lois déterminées. Vous devez chercher à comprendre ces lois et vous devez combler les lacunes (marquées par des tirets) par les nombres qui, d’après vous, suivent ces mêmes lois. ,
- Le point de départ de chaque série est choisi arbitrairement.
- I. N. — I. (32). — 10.11.11.13.26.29.87.91.364........................_..
- LOI FACILE LOI DIFFICILE LOI PAS COMPRISE
- 1. N. — I. (33). — 21.22.22.21.21.23.46.44.22.25.75.72.24.....................
- ..:..„..................... 32.160.155.31.
- LOI fXcILE LOI DIFFICILE LOT PAS COMPRISE
- I. n. — T. (34). — 10.11.8.38.43.36.18.27.16.86.99.84.42.59.40.
- LOI FACILE LOI DIFFICILE LOI PAS COMPRISE
- I. N. — T. (35). — 20.22.19.23.19.22.20,23.19.24.19.23.20............. 19.25.
- LOI FACILE LOI DIFFICILE LOI PAS COMPRISE
- I N — I. (36). — 1.2.9.12.25.30.49.56.81.90.121.132....................
- ; :.....J .
- LOI FACILE LOI DIFFICILE LOT PAS COMPRISE
- Voici des séries de chiffres correspondant chacune à une loi II y a dans chaque série une faute.
- Cherchez le chiffre erroné et soulignez-le.
- T. N. — Cr. (37). — 1.2.5.10.17.26.39.50.65.
- 1. N. — Cr. (38). — 18:36.34.54.51.54.51.36.34.9.11.6.9.6.9.9.11.36.38.54.51.54.51.36.
- p.44 - vue 53/226
-
-
-
- 45 —
- Pour chacun des raisonnements qui suivent soulignez le mot CORRECT si la conclusion vous paraît cori’ecte, c’est-à-dire si elle est pleinement justifiée par les affirmations qui la précèdent.
- Dans le cas contraire, soulignez le mot INCORRECT.
- Si vous ne pouvez apprécier la rigueur du raisonnement, soulignez JE NE SAIS PAS.
- I. L. — Cr. (39). — Si je nie que la pauvreté et la vertu sont incompatibles et que vous niez qu’elles soient inséparables, nous pouvons convenir que quelques pauvres peuvent être vertueux.
- JE NE SAIS PAS
- INCORRECT
- CORRECT
- 1. L. — Cr. (40). —- Si vous discutez sur un sujet auquel vous n’entendez rien, vous prouvez que vous êtes un sot, car c’est une faute que les sots commettent toujours.
- CORRECT . INCORRECT JE NE SAIS PAS
- Dans les données ci-dessous, en dépit de l’absurdité des propositions, efforcez-vous de juger si le raisonnement est correct. N’appréciez que la rigueur du raisonnement indépendamment du sens.
- T. L. — Cr. (41). — Si les patins à roulettes étaient des traités de chimie, ils pondraient des œufs ; mais les patins à roulettes ne sont pas des traités de chimie, donc ils ne pondent pas d’œufs.
- JE NE SAIS PAS
- INCORRECT
- CORRECT
- I. L. — Cr. (42), — Aucun cochon d’Inde n’est un fer à gaufre. Seuls les cochons d’Inde sont des banquiers. Donc aucun banquier n’est un fer à gaufre.
- JE NE SAIS PAS
- INCORRECT
- CORRECT
- ! *
- * *
- Voici quelques problèmes à résoudre :
- I. G. — I. (43). — Une famille de bohémiens poursuivie pour vol de volailles ne peut trouver son salut' qu’en traversant une grande rivière. Or ils ne savent absolument pas nager. Une petite barque est là qui ne peut porter que 75 kilos au maximum. Or le père pèse 74 kilos, sa femme 70 kilos et les deux enfants, Tino et Bruno, pèsent ensemble 72 kilos. Rapidement ils trouvent la solution et passent. Comment ont-ils fait ?
- p.45 - vue 54/226
-
-
-
- 46 —
- I. G. — I. (44). — Jour et nuit, il part de Royan vers Bordeaux, sur une ligne secondaire, un train toutes les 10 minutes, de même qu’il part de Bordeaux vers Royan un train toutes les 10 minutes. Chaque train met une heure pour faire le trajet. /
- Si vous prenez à Bordeaux le train ,de midi qui arrive à Rpyan à 1 heure, combien de trains aurez-vous rencontrés dans les deux sens ?
- /
- T. G. — 1. (45). — Une bonne combinaison.
- Deux amis veulent aller à la foire voisine, mais l’un d'eux a peu de temps à disposer. Dix kilomètres à une vitesse de 1Q minutes pour faire le kilomètre, cela ne fera qu’une heure 40 minutes de marche, c’est peu dit l’aîné.
- ' C’est vrai dit l’autre, mais j’ai difficilement tant de temps disponible. C’est dommage que je n’ai pas un vélo, il ne faut que 4 minutes par kilomètre.
- Eh bien, dit l’autre ami, j’ai trouvé une combinaison qui nous permettra de mettre moins de temps :
- Je prends mon vélo et je fais un kilomètre dessus. Je laisse ma machine et je continue à pied. Tu arrives ; tu prends la machine, tu roules un kilomètre, tu la déposes et continues à pied. Je la reprends et roule encore un kilomètre et ainsi de suite jusqu’au bout.
- C’est merveilleux, dit le plus jeune !
- Ont-ils gagné du temps? Et, dans ce cas, combien ont-ils gagné?
- 1. G. — C. (46). — Un écolier comptant ses billes par dizaines, puis par douzaines, puis par quinzaines, trouve qu’il lui reste successivement 4, 8, 14 billes.
- Quel est le nombre de billes que possède cet écolier, sachant que ce nombre est supérieur à cent.
- J. G. — Cr. (47). — Le marchand ne possède que trois cartons d’écoliers dans son magasin.
- Il vend ceux qui se ferment avec une serrure à clef 90 et. 125 francs. Les cartons qui peuvent s’attacher au dos avec des courroies valent 125 et 135 francs.
- Je choisis un carton qui s’accroche au dos et qui ferme à clef.
- Combien coûtera-t-il ?
- Rangez en ordre les mots suivants :
- I. G. v- C. (48). — PLUME. ARMOIRE. VERRE. FAUTEUIL. LITRE. MARMITE.
- 1.......-... 2........... 3........... 4....,....... 5...........
- G...........
- I
- p.46 - vue 55/226
-
-
-
- — 47 —
- I. G. — C. (49). — ACAQIA. PENSEE. ROSIER. PIN. LILAS. IRIS.
- I.................2............... 3,:.............„ I......,....... £
- 6....:.........
- Dans les groupes de phrases ci-dessous, marquez d'une croix les deux propositions dont la signification se rapproche le plus de la phrase soulignée.
- I. G. — C. (50). — Un cœur d’or est souvent caché sous des guenilles.
- — Souvent un corps débile abrite une grande âme. i
- — Un grand chapeau ne couvre pas toujours une tête respectable.
- — Une pauvre futaille peut contenir du bon vin
- — Tout ce qui brille n’est pas d’or.
- I. G. C. (51). — «Quelques livres doivent être goûtés, d’autres avalés et quelques rares mâchés eydigérés. »
- La lecture profite à tous.
- — Il faut lire des parties de certains livres tandis que d’autres œuvres doivent être soigneusement étudiées.
- — Quelques livres seulement valent, l’effort d’une lecture sérieuse.
- Les goûts des gens différent en matière de lecture.
- Fiche d'examen d'intelligence pour Adultes cultivés établie par Madame Henri Piéron Service des Tests de l'Institut National d'étude du travail cl d'Orientation professionnelle.
- p.47 - vue 56/226
-
-
-
- — 48
- NOTATION DES RÉSULTATS
- On fera la correction d’après les indications ci-dessous en don-
- nant. pour chaque réponse correcte les points indiqués dans la
- colonne de gauche.
- Points Numéro
- par réponse |de la Réponses correctes
- correcte question
- 2 1 Flamme
- 2 2 Honoraires . i
- O O O O 1er tiret : un arbre, puis une fleur, une fleur, un arbre, une fleur, un arbre, une fleur
- " o O 4 1er tiret : un petit animal, puis un grand animal, un petit, un petit, un grand, un petit, un petit, un grand, un petit, un grand
- 3 5 Ier tiret, : un fruit, puis un légume, un fruit,
- un légume
- O O 6 1er tiret : un légume, puis un fruit, un légume, un légume, un fruit, un légume, un légume, un fruit
- 4 7 90 — 93
- 4 S 22 — 22
- 4 9 52 — 53 55 — 58
- ' • • 4 10 5 — 125 — 130 — 6 — 216 — 222
- 4 11 4 — 16 — 3 — 64 — 3 — 5 — 25 — 4 — 125 — 4
- 3 12 • 28 au lieu de 30
- O O 13 20 au lieu de 22
- 3 14 Incorrect
- O O 15 Correct
- 3 16 Incorrect
- 3 17 Correct
- 4 18 Cinq voyages :
- 1er voy. : Perrette passe son chien et son chou
- 2e voy. : Elle revient 3e voy. : Elle passe la viande et le lapin 48 voy. : Elle revient avec son chien 5* voy. Elle ramène la chèvre et le chien
- p.48 - vue 57/226
-
-
-
- — 49
- Points Numéro
- par réponse de la Réponses correcte*
- correcte / question . « < * .i
- 4 19 Daniel a 42 ans, il a une escalope et des
- carottes
- Bernard a 21 ans, il a un bifteck et des pois Claude a 20 ans, il a une côtelette de porc et de la purée de pommes de terre 1 André a 17 ans, il a une omelette et des choux
- 4 20- Neuf voyages :
- 1er voy. : Georgette, Jeannette et Renée passent
- 2° voy. : Georgette ramène le bateau 3e voy. : Georgette et Charlotte passent 4e vov. : Jeannette ramène le bateau •5° vov.-: Georges, René, Charles passent 6° voy. : Charles et Charlotte ramènent le bateau
- 7e voy. : Charles, Jean et Jeannette pas-
- sent
- 8e voy. : Charles ramène le bateau 9e voy. : Charles et Charlotte reviennent
- 4 21 272 ou 512 pommes
- 4 22 1.100 francs
- 3 23 Coccinelle, rouge-gorge, merle, corbeau,
- vautour
- 3 24 Ablette, épervier, dindon, mouton, cochon,
- bœuf
- 4 25 (2 points par phrase exacte)
- 2® et 3e phrases
- 4 26 (2 points par phrase exacte)
- 2e et 3® phrases "
- 2 27 Pinson
- o 28 Crevette -
- 3 29 Cinq premiers tirets : animaux qui volent,
- puis un animal qui rampe et cinq animaux qui nagent
- 4 30 1er tiret : un animal domestique, puis un
- sauvage, deux domestiques et un sauvage
- 4 31 I®1' tiret : un défaut, puis un défaut, trois
- qualités, deux défauts, une qualité 369 — 1.845
- 4
- 32
- p.49 - vue 58/226
-
-
-
- Points Numéro
- par répouse de la Réponses correctes
- correcte » question
- 4 33 28 — 112
- 4 34 198 — 219 — 196 — 98 — 123 — 96 — 438
- 4 . 35 24, puis 19 _ 24 _ 20 25 — 19 — 26 —
- i 19 /•
- 4 36 169 — 182 — 225 — 240
- O O . 37 37 au lieu de 39
- O 38 34 au lieu de 38
- 3 30 Correct
- O O 40 Incorrect
- 3 41 Incorrect
- 3 42 Correct
- 4 43 Neuf voyages :
- Ier voy. : Tino et Bruno traversent
- 2e voy. Tino revient
- 3e voy. Sa mère passe
- 4e voy. Bruno revient
- • 5e voy. Tino et Bruno repassent
- 6° voy. Bruno ramène le bateau
- 7e voy. Le père traverse
- 8e voy. Tino revient chercher Bruno
- 9e voy. Tino et Bruno repassent
- 4 4 i ‘On a rencontré tous les trains venant de
- Royan de 11 h. à 13 h., plus celui qui
- part de Royan au moment de notre arri-
- ' vée, ce qui fait treize trains
- 4 45 Us ont gagné trente minutes
- 4 46 104 ou 184 billes
- 4 47 125 francs
- O O 58 Plume, verre, litre, marmite, fauteuil, ar-
- moire
- 3 49 Pensée, iris, rosier, lilas, acacia, pin
- i 50 (2 points pour chaque réponse exacte)
- 1re et 3e phrases
- 4 51 (2 points pour chaque réponse exacte)
- 1” et 3e phrases
- VEtalonnage de la fiche.
- Cet étalonnage fait uniquement sur la première partie du travail sauf pour le point d’efficience totale (8e point) est établi en déci-lage, étant entendu que,le meilleur résultat sera représentatif du l01' décile et le plus mauvais du dernier décile.
- p.50 - vue 59/226
-
-
-
- Les pointes de notre profil indiqueraient donc des supériorités si elles se dirigent vers, le lor décile et des infériorités si elles s’avancent en sens contraire.
- Voici les étalonnages des huit points du profil.
- Point N° I : Compréhension
- Somme des points obtenus pour les questions : 3, 4, 21, 23; 24,
- 25, 26.
- Maximum possible : 24 points
- ! 10 20 -,80 40 50. «0 70 80 90 100
- Hommes 2! 15 14 11 11 Il 10 0 8 7 fi
- Femmes * 21 18 _ 14 13 H 11 11 11 . 0, 8 3
- Point N° 2 : Critique
- Somme des points obtenus pour les questions : 1, 2, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 22.
- Maximum possible 26 points
- w 1 10 20 30 40 50 60 y 70 80 00 100
- Hommes 24 23 21 18 17 16 15 14 13 12 6
- Femmes
- 23 23 10 17 16 11 ii 12 h 10 5
- Point \° 3 : Invention
- Somme des points obtenus pour les questions : 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 18, 19, 20.
- Maximum possible : 38 points
- 1 10 20 30 40 30 60 70 80 90 100
- Hommes 20 24 20 19 10 16 14 ,12 10 6 «'»
- Femmes ...... 30 21 20 18 17 10 15 14 12 9 4
- p.51 - vue 60/226
-
-
-
- — 52 —
- Point N0 4 : Intelligence générale (Bon sens)
- Somme des points obtenus dans les questions : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26.
- Maximum possible :l 50 points
- 4 10 20 30 40 50 30 70 80 90 400
- Hommes 38 30 26 24 21 19 16 16 15 11 9
- Femmes 36 34 26 24 23 21 19 19 47 15 7
- Point N0 5 : Intelligence logique
- - *T lia»—Il•Mrtgregb»-
- Somme des points obtenus dans les questions : 14, 15, 16, 17. Maximum possible : 12 points
- 4 10 20 30 40 50 60 70 80 90 » 100
- Hommes 12 12 12 9 9 9 6 6 6 3 0
- Femmes 12 12 12 9 9 6 6 6 6 6 0
- Point N° 6 : Intelligence numérique Somme des points obtenus dans les questions : 7, 8, 9, 10, 11,
- 12, 13.
- Maximum possible : 26 points
- 1 40 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Hommes 22 22 16 13 14 12 12 12 8 6 0
- Femmes 22 19 18 16 45 15 12 42 41 8 0 -t. :
- p.52 - vue 61/226
-
-
-
- 53
- Point N° 7 : Total de la première partie
- Somme des points obtenus dans les vingt-six premières questions.
- Maximum possible : 88 points
- 1 10 20 80 40 50 60 70 80 90 100
- Hommes «9 56 48 47 45 . 43 L 41 39 29 28 18
- Femmes 60 56 51 47 44 43 37 36 35 32 26
- Point N° 8 : Efficience totale
- Somme des poinls obtenus dans les questions vues dans la fiche complète.
- Maximum possible : 175 points
- 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Ifomroei. 128 96 86 80 73 65 56 52 45 31 25
- Femmes 101 95 87 79 73 67 62 58 49 41 21,
- NOTES ET DOCUMENTS
- L’&ge et le talent ( i )
- G. Révész sc pose la question de savoir si le fait d’avaneer en Age favorise ou défavorise les talents.
- Il constate qu’en général le don créateur tend à se manifester d’une manière croissante à partir du moment de la puberté sauf pour les peintres qui sont en général moins précoces.
- Ce don créateur offre-t-il une décroissance progressive de sa puissance au fur et à mesure du vieillissement.
- L’auteur croit que l’homme créateur, avançant en Age, conserve ses dons jusque dans la vieillesse et que chez les hommes supérieurement doués, aucune régression ou décadence avec l’Age des qualités mentales et de la puissance productive n’apparaît en règle générale.
- Et qu’au contraire il se manifeste une aptitude de productivité croissante.
- (i) G. Revesz. — Mlscellanea Psychologica Albert Miehotte Louvain et Vrin Paris 1947, p. 383.
- p.53 - vue 62/226
-
-
-
- Un cas d’enfant « sauvage » dans un milieu civilisé
- Les quelques cas d'enfants, soustraits peu après la naissance à un milieu humain, nourris et soignés par des animaux sauvages, en général par des louves, ont déjà montré le rôle considérable que, dans le développement humain, jouent les actions du milieu, les influences sociales, auxquelles se substituent alors des influences animalisantes.
- Une expérience particulièrement concluante serait fournie par le cas d’un enfant dont les conditions matérielles d’existence seraient assurées ; mais qui resterait livré à lui-même et à ses expériences propres, sans être influencé par d’autres êtres.
- Or il se trouve qu’un cas singulier et malheureux a presque réalisé une telle expérience, d’après le rapport, assez incomplet d’ailleurs, qui a été établi à son sujet par Kingsley Davis (1).
- Dans une ferme de Pennsylvanie, probablement par suite de quelque dénonciation, on trouva, attachée sur une chaise dans un grenier, une fillette de 6 ans, en février 1938.*
- C’était une enfant illégitime de la fille de la maison qui, à cause de la colère du père, avait tenu à ce que celui-ci ne puisse jamais voir cette enfant.
- Elle avait d’abord été gardée pendant environ six mois dans une pouponnière dépendant d’une œuvre charitable, avant d’être rendue à sa mère. Or, à ce moment, et ceci est un point très important, l’enfant avait été jugée tout à fait normale, de figure agréable. Or, quand, six ans après sa naissance, à peu près exactement, elle fut trouvée dans son grenier, elle était absolument inerte. Elle fut hospitalisée, sans qu'on s’occupât beaucoup d’elle, après qu’on se fut assuré que ses réflexes étaient normaux, qu’elle n’était pas aveugle, ni sourde. Squelettique et faible, elle ne pouvait marcher : nourrie jusque là exclusivement avec du lait, elle ne savait qu’ingurgiter des liquides, mais elle ne pouvait rien mâcher, ni boire elle-même dans un verre.
- Bien nourrie, elle devint un peu plus alerte, plus expressive, et on réussit à attirer son attention, Après lui avoir fait absorber de l’huile de foie de morue, on a eu peine à la lui faire accepter ensuite. Elle commence à sourire, à observer.
- Les tests de Gesell, appliqués au bout de six semaines, révèlenl un niveau d’à peine un an.
- Après, sept mois, elle est en bon état physique, elle émet quelques sons, et commence à marcher quand elle est soutenue.
- Elle est alors placée dans une famille adoptive où l’on s’occupe d’elle, et elle fait alors des progrès plus rapides. Elle apprend à descendre des escaliers, à boire au verre, à croquer des noix, à se servir d’une cuiller. Elle comprend quelques ordres de sa mère adoptive, reconnaît quelques personnes de l’entourage, manifeste son désir d’aller se promener par des expressions et agitations anxieuses, apprend à être propre, mais ne parle toujours pas.
- Elle est mise alors dans une école d’arriérés, un peu plus d’un an après sa libération, et. le rapport s’arrête là. '
- (1) Extrême social isolation of a child, American Journal of Seciology, XLY, 4, 1940, pp. 3o4-o6o.
- p.54 - vue 63/226
-
-
-
- ' — 55 —
- I] serait important d’avoir des données sur l’évolution ultérieure maintenant que la fillette en question, si elle a survécu, se trouve âgée de 16 ans. Mais, chez une enfant qui jusqu’à 6 mois s’était montrée normale, l’isolement, la séquestration, sans possibilité d’exercice et d’expériences, avec maintien d’une vie animale grossière, pendant la phase de développement, paraît avoir entraîné de véritables atrophies dans les appareils centraux. La marche devient d’une acquisition difficile, et plus encore le langage, avec des débuts trop tardifs. On retrouve sur ces points les constatations constamment faites sur les enfants sauvages dont nous avons précédemment parlé (1).
- H. P.
- Un essai de prévision factorielle d’aptitude
- On peut, après analyse factorielle d’une batterie de tests, se fonder, pour le pronostic d’une réussite professionnelle, non sur les résultats obtenus dans la batterie, mais sur la valeur factorielle qui s’en dégage, en ne tenant compte, s’il y a lieu, que des facteurs significatifs.
- 11 n’v a guère encore de données sur les résultats de cette méthode qui doit se fonder sur une validité de facteurs que des tests bien choisis doivent permettre de déceler et d’apprécier.
- Aussi y a-t-il lieu de signaler une étude de W.-B. Michael, de l’Université de la Californie du Sud, qu’il a communiquée au Congrès de 1947 de la Western Psychological Association des U.S.A., mais dont nous ne connaissons encore qu’un très bref résumé publié dans le compte rendu du Congrès (American Psychologist, II, 10, 1947, p. 417).
- D’après ce résumé, 815 cadets de l’Ecole militaire de West Point et 356 cadets de race noire, formés à part, ont été soumis à deux batteries de tests déclarées comparables, et l’on a noté' les réussites et les échecs à un apprentissage de pilote d’avion.
- Sur les tests, on a appliqué, pour les deux groupes séparément, l’analyse factorielle par la méthode de Thurstone. Il a été identifié huit facteurs, dont sept communs aux deux groupes (un facteur kinesthésique se trouvant mis en évidence dans le groupe des nègres, à la place d’un facteur — non précisé — du groupe des blancs).
- On retrouve les facteurs classiques (verbal, numérique, spatial, de raisonnement, de vitesse perceptive), et en outre un facteur d’intérêt pour le pilotage, un autre d’expérience mécanique et enfin un de coordination psychomotrice. La validité s’est montrée la plus grande pour l’intérêt au pilotage, la coordination psychomotrice et l’habileté dans les relations spatiales, "tandis que les facteurs intellectuels (verbal, numérique, de raisonnement) n’avaient aucunç signification.
- Ceci, pour les pilotes blancs. Pour les nègres, donnée curieuse, si les facteurs intellectuels étaient aussi sans valeur pour prédire la réussite dans l’apprentissage de la conduite des avions, la vali-
- (1) Cf. ce Bulletin, mai-juin 1947, p. £3.
- p.55 - vue 64/226
-
-
-
- dite maxima appartenait à un seul des facteurs précédemment indiqués dans le groupe des blancs, le facteur spatial, tandis que se plaçaient au premier plan la'vitesse de perception et l’aptitude kinesthésique.
- Accessoirement, on peut noter, d’après une communication sur un travail parallèle d’analyse factorielle portant aussi sur les cadets de West Point et présentée au même Congrès par A.-L. Canrey, de la même Université, qu’en joignant à des tests (12 papier-crayon et un psychomoteur) des ensembles de notes scolaires, avec accord général sur les facteurs dégagés, s’est manifestée la présence, du fait des notations par les instructeurs, d’un facteur commun à celles-ci et qui apparaît comme le fameux effet de « halo » qu’entraîne une certaine parenté des appréciations différentes portées, sur un même individu, par une véritable contagion subjective des appréciateurs. ^ p
- '. * '
- '* *
- Le climat psychologique de l’entreprise (i )
- M. Gille dans deux articles essaie de définir ce qui constitue le climat psychologique et son importance. Il indique la double incidence de ce climat qui influe sur le rendement de l’homme vis-à-vis de l’entreprise d’une part et aussi sur le rendement et la qualité du travail.
- Selon lui les facteurs principaux de ce climat psychologique sont les facteurs matériels c’est-à-dire les conditions dans lesquelles le travail est effectué, les facteurs psychologiques qui relèvent de l’aspect statique de l’emploi et des facteurs qui dépendent de l’évolution dans le temps du poste occupé (promotions, mutations, etc.) et aussi rémunération du travail.
- Ceci constitue les facteurs professionnels.
- C’est le rendement, le nombre des absences et la stabilité du personnel qui renseignent le mieux sur le climat psychologique d’une entreprise.
- Comment organiser ce climat?
- D’abord en organisant les facteurs matériels (travail, ambiance matérielle, éclairage, couleur du milieu, rythme du travail, atmosphère respirée et température du milieu, durée du travail et horaires).
- Voilà pour le travail lui-même.
- En dehors du travail, soigner l’habitation et les loisirs. Si l’on considère l’organisation des facteurs humains de l’entreprise, il faut autant que possible lutter contre la monotonie, intéresser l’homme à sa tâche et lui permettre de se perfectionner.
- Une autre tâche importante est la formation des équipes, chaque ouvrier influençant ses camarades et étant influencé par eux. Il faut rendre humaine la gestion du personnel et la rémunération du travail juste et équitable en fonction du rendement de chacun.
- p.56 - vue 65/226
-
-
-
- — 57 —
- INFORMATIONS
- W. V. Bingham a donné à Science (22 août 1947) le texte de l’adresse qu’il av.ait présentée à l’Académie dés Sciences de New-York sur la psychologie militaire dans la guerre et dans la paix.
- ' • i * '
- * *
- L’Institut Rorschach (Theodora M. Abel, présidente) édite, ~ par les soins de son directeur Bruno Klopfer, sous le titre de Rorschach Research Exchange and Journal of Projective Techniques son organe arrivé au 11e volume en 1947, dont le n° 1 contient une interprétation du test d’aperception schématique par Frédérik Wyatt et une^étude comparée, dans un cas, de trois méthodes projectives (Rorschach, écriture, dessin) par Camilla Kemple.
- D’après le rapport du chirurgien en chef de VArmée américaine Norman Kirk, au cours de la guerre, l’examen médical de 15 millions d’hommes de 18 à 47 ans a entraîné la réforme de 5 millions, un \tiers du total : Parmi eux on a compté 500.000 infirmes, aveugles, sourds, boiteux, aliénés, 234.000 hommes atteints de faiblesse visuelle, 189.700 de faiblesse auditive, 676.000 de faiblesse mentale, soit 4,5 % (dont 10.000 idiots). ;
- i *
- * *
- Dans le volume offert au Prof. Albert Micholte à l’occasion de son jubilé professoral, on doit signaler quelques études particulièrement intéressantes, celle de Cyril Burt sur l’analyse factorielle, avec un rappel historique et un essai d’inventaire, celles de Ter-man sur les facteurs agissant dans la réussite des biens doués, de Révèsz sur l’âge et le talent, de Walther sur l’horloger en face de la psychologie du travail, d’Aug. Ley sur la sélection psychologique des étudiants ; en revanche le titre prometteur de l’article de Fran-sen, « les facteurs caractériels dans le rendement pratique de l'intelligence » couvre un travail où les résultats expérimentaux d’un élève sur un problème mal posé conduisent à des conclusions obscures et prétentieuses sans aucune valeur.
- < * '
- * *
- Regroupement des Etablissements de l'Enseignement Technique en France. — Le Sous-Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Technique, après avoir demandé aux inspecteurs généraux de lui fournir les éléments d’élude destinés à permettre le regroupement de certains établissements de l’Eùseignement Technique, a adressé à MM. les Recteurs une circulaire pour leur demander de s’associer à ce travail.
- Il s’agit, en envisageant le regroupement, dans une même localité, et chaque fois que les conditions matérielles le permettront, des différents Etablissements de l’Enseignement Technique (en! particulier Collèges Techniques et Centres d’Apprentissage), de réaliser de substantielles économies en personnel et en équipement (2).
- (1) Avenirs. N°» 6 et 7 (Juin et Octobre 1947).
- (2) Education Nationale, 19 janvier 1948.
- p.57 - vue 66/226
-
-
-
- — 58
- )
- i *
- * *
- Cours libres universitaires et Enseignement supérieur d'Argentine. — Le Colegio de Estudios Superiores a fait paraître en 1946 un rapport sur l’activité de ses quinze premières années. Il entretient à l’heure qu’il est des chaires de pédagogie, de philosophie, de questions économiques, de littérature, de sciences politiques, d’histoire, d’art et d’études brésiliennes. L’année dernière, il a fondé une chaire d’études américaines qui porte le nom de Franklin Delano Roosevelt. La plupart des conférences données paraissent dans le Bulle-lin mensuel, Cursos g Confercncias. Le Colegio a des succursales dans plusieurs villes de province, par exemple à Toucouman cl à Rosario. (Panorama, Union pan-américaine, mai 1947) (1).
- i *
- ’* *
- Ecoles <l'initiation professionnelle au Portugal. — Un projet de réforme scolaire, publié au commencement de 1947, prévoit la création d’écoles d’initiation professionnelle pour les enfants quittant l’école primaire à onze ans. Ces écoles, dont les études dureront trois ans, permettront de sélectionner les élèves el de les acheminer vers les diverses professions (1).
- i ** '
- *
- Les écoles techniques ouvertes aux jeunes filles en France. — La pénurie de main-d’œuvre doni souffre aujourd’hui l’industrie française, ainsi que le désir légitime des jeunes filles d’accéder à des situations plus élevées que celles qu’elles occupent actuellement ont conduit la Direction de l’Enseignement technique à admettre les jeunes filles dans les sections industrielles des collèges techniques, cours complémentaires et des métiers jusque-là réservées aux jeunes gens. En 1948, le concours d’admission aux écoles nationales professionnelles sera ouvert aux jeunes gens et aux jeunes filles.
- i *
- * *
- Plans pour encourager Venseignement technique aux Indes. D’accord avec, les provinces, le Gouvernement de l’Inde a décidé d’envoyer chaque année environ 500 boursiers à l’étranger pour y acquérir une formation technique supérieure et y faire des recherches, plan qui entraînera une dépense de £ 3.600.000 sur une période de cinq ans. Deux provinces ont, d’autre part, prévu dans leur budget la création de 160 nouveaux établissements, dont 105 écoles techniques et professionnelles inférieures, 35 écoles techniques supérieures, 16 écoles polytechniques et 4 écoles d’ingénieurs. On travaille, en outre, à l’agrandissement et à l’organisation de 32 écoles techniques inférieures, de 12 écoles techniques supérieures et de 10 écoles d’ingénieurs. La réalisation de ces projets coûtera £ 11.530.000. Ce sont deux nouveaux instituts centraux d’études techniques supérieures, ainsi que l’institut indien des Sciences de
- (t) Elirait du Bulletin du Bureau [uleniational (VEducation de Genève. XXI* année. 4" trimestre 1947, u" 85.
- p.58 - vue 67/226
-
-
-
- - 59
- Bangalore et- l’Ecole polytechnique de Delhi, tous deux agrandis, qui assureront la formation d’ingénieurs et de techniciens d’un degré supérieur. On prévoit aussi la création d’une école normale pour renseignement technique. Le budget de ces plans provinciaux et gouvernementaux en faveur de l’enseignement technique s’élèvera à £ 23.000.000 pour la période prévue de cinq ans (1).
- - *
- W* &
- L’Association professionnelle des psychotechniciens diplômés organisa les 18-19-20 juin ,des séances d’informations et de perfectionnement destinées spécialement aux praticiens exerçant dans l’industrie. Les séances auront lieu à l’I.N.O.P. Pour tous renseignements s’adresser à Mmc Pacaud, 41, rue Gay-Lussac.
- A TRAVERS LES REVUES
- Un rapport sur l’orientation professionnelle a été établi par le B.I.T., comme introduction à la question qui a été mise à l’ordre du jour de la 31e session de la Conférence internationale du Travail qui se tiendra à San-Francisco en juin 1948.
- Un questionnaire a été proposé au sujet d’une recommandation éventuelle • aux gouverhements membres du B.I.T., en vue d’une organisation générale de l’O. P. des adolescents et des adultes (sous forme de «conseils professionnels» éventuels), avec formation des conseillers, élaboration progressive des méthodes, etc.
- L’organisation française actuelle, qui n’est pas toujours très bien connue des auteurs anonymes du rapport, répond par avance à presque toutes les recommandations envisagées dans le questionnaire.
- En raison de la compression des effectifs du personnel des centres d’apprentissage, il ne sera pas procédé à 'des concours de recrutement dans les différentes sections des Ecoles Normales Nationales d’Apprentissage pour le second stage de l’année scolaire 1947-1948 (stage du 15 février au 15 juillet).
- Les stagiaires dans les différentes sections des E.N.N.A. seront recrutés uniquement parmi le personnel déjà en fonction, dans les centres d’apprentissage.
- Inaugurant une Tribune libre, la Revue de VEnseignement technique a publié des remarques sur l’O. P. de M. Chenu, administrateur de la Chambre des Métiers.
- (1) Extrait du Bulletin du Bureau International d’Education de Genève.
- p.59 - vue 68/226
-
-
-
- — ‘60 —
- Un fascicule de Biblionorme de juillet 1947 est consacré à la documentation aéronautique moderne avec une mise au point, du I)r Beyne sur le recrutement du pèrsonnel navigant.
- La nouvelle revue Population Studies publiée par la Cambridge
- Univeifeity
- Press publie, dans son premier volume, sur la question
- de l'Intelligence en rapport avec la classe sociale et la grandeur des familles, deux"études de Cyril Burt et J. Blackburn.
- Les Cahiers internationaux de Sociologie publiés par Georges Gur-vitch publient une étude d’Henri Wallon sur l’étude psychologique et sociologique de l’enfant (Volume ITT, 1947, p. 3-23).
- W. Blumenfeld, dans le Boletin del InstUulo Psicopedagogico du Pérou, donne les résultats de la mesure du niveau mental chez 1.716 étudiants à l’entrée de l’Université de Lima, d’où résulte que ce niveau est le plus élevé chez les plus jeunes (17 ans), mais^asse par un minimum chez ceux de 23 ans, ce qui coïncide curieusement avec des données de Pressey, qui trouve une même courbe et un même minimum pour l’habileté mentale, en fonction de l’âge où les étudiants ont été gradués.
- Dans le n° d’octobre 1947 qui inaugure sa 2e ann% d’existence, la Revue de l’Enseignement technique Technique, Art, Science publie des observations d’Henri Wallon sur ,1e taylorisme, la rationalisation, la sélection et l’orientation.
- Dans son volume XI (1947) le Journal of Consulting Psijchology a publié entre autres, les articles suivants : Validité d’un test d’information générale pour certains groupes d’illettrés de l’armée (Altus et Bell) ; formes abi'égées de l’inventaire de la personnalité de Bernreuter (Anderson) ; technique d’une réponse combinée, projective et psychogalvanique pour l’investigation de certains processus affectifs (Carier) ; technique d’interview non dirigée en conseil d’O. P. (Corner) ; l’échelle Shipley-Hartford comme mesure rapide d’état mental (Garfield) ; la notation de l’inventaire multi-phasique de la personnalité de Minnesota (Galde et Rev) ; usage du questionnaire de Woodworth-Mathews pour prédire l’ajustement émotionnel d’enfants délinquants (Harris) : usage d’instruments psychométriques dans les cliniques psychologiques (Louttit et, Browne) ; le test des phrases incomplètes comme méthode d’étude de la personnalité (Rotter et Willerman) : la couleur dans les tests de Rorschach et de Kohs (Sarason et Potter)' ; le test de personnalité projective M.A.P.S. (Make-A.-Picture-Story) (Schneidman) ; le record de préférence de Kuder dans le diagnostic professionnel (Super) ; différence entre les formes individuelle et collective de l’inventaire multiphasique de la personnalité de Minesota (Wiener).
- p.60 - vue 69/226
-
-
-
- — 61 —
- René Dollaert publie dans le Journal belge de Neurologie et de Psychiatrie (septembre 1947) deux brèves études qui se complètent, sous le titre « Le test de Rorschach comme méthode de contrôle objectif dans l’analyse de la personnalité » (avec J. Raveschot), et « l’analyse structurelle de la personnalité et son importance en clinique », dans lesquelles il signale son effort pour déterminer le type caractériel originel de malades atteints de névroses ou psychoses, en s’attachant surtout à l’opposition de l’introversion (manifestée dans le Rorschach par les images motrices, limitées à celles de caractère humain) et de l’extratension (révélée par la chro-mesthésie).
- Le même journal a donné en août la relation d’un cas d’audi-mutité idiopathique de Liessens, et un article sur le complexe d’infériorité chez le bègue, de Mussafia, et en octobre des observations sur l’apraxie avec dysasthrie chez l’enfant, comme trouble de développement, par Liessens encore.
- Dans le numéro de novembre 1947 du Journal of educational Psy-chology se trouve un exposé général relatif à l’Army general Classification Test qui a été appliqué à 12 millions d’hommes, et dont les formes la et Ib sont maintenant à la disposition des utilisateurs civilsr ainsi qu’une étude sur la variabilité fluctuante chez les enfants dans l’exécution répétée du test de Goodnough (dessiner un homme), par H. G. Mc Curdy, et, des données sur la relation de l’habileté avec le niveau social pour la grandeur du vocabulaire par Mary J. Schulman et R. J. Havighurst.
- Les différences des deux sexes dans les habiletés primaires principales de Thurstone ont été recherchées avec les tests spéciaux de Chicago par James R. Hubson {Journal of Educational Research d’octobre 1947 sur des groupes d’élèves de high school des 8e et 9e degrés, de 1943 à 1946) trouvant une seule différence très marquée, l’infériorité féminine en facteur spatial S, de légères supériorités au contraire en W, R et, M, égalité en N, et légère infériorité en V.
- Dans le Journal of educational Psychology, quelques articles, malheureusement d’une brièveté qui les rend peu intelligibles, sont relatifs à des questions très variées (n° 6 du tome 38, octobre 1947) : Holzinger examine la question des « factoring factors », où en utilisant des axes obliques, les corrélations entre facteurs primaires permettent de dégager des facteurs secondaires, desquels certains entendent dégager des facteurs de 3e ordre, sans qu’il y ait de limite dans le processus, qui lui paraît très artificiel et dépourvu de signification ; W. L. Deemer envisage le « povver » du test t, concept du test statistique de Neyman et Pearson (1933), encore peu connu ; Tilton traite de la relation entre 10 et différence de trait d’après des tests collectifs d’intelligence ; H. C. Lindgren étudie certains aspects de l’inventaire de Lee Thorpe pour les intérêts professionnels.
- 5
- p.61 - vue 70/226
-
-
-
- *
- — 62 —
- Les facteurs qui influent les préférences en matière de « job », d’occupation professionnelle, d’après l’emploi d’un questionnaire, sont envisagés par G. E. Jurgensen dans le Journal of applied Psy-chologn de décembre 1947 • (.?/, 6) qui contient aussi des normes pour le test professionnel commercial de Minnesota par S. K. Stro.ng.Jr, un étude de IJ. W. Fiske sur la validation de tests de sélection pour l’aviation navale, une classification des méthodes de notation du personnel par E. B. Knauft, une méthode rapide dèv calcul des scores, étalons par Sappenfield, et une étude expérimentale sur la meilleure manière de présenter des données numériques en tables et graphiques par L. F. Carter.
- Dès notes sur les capacités intellectuelles et sociales d’un groupe de jeunes délinquants sont publiées par M. I. Dunsdon dans le Britisli Journal of Psgchologg de décembre 1947 (vol. 38, 2), qui contient en outre une étude sur le progrès de la connaissance des relations de temps chez les enfants d’âge scolaire par N. C. Brad-ley, et une analyse des' différents types d’habileté perceptive • de M. D. Vernon.
- -y—...... ' ^----------------------
- CAUSERIE BIBLIOGRAPHIQUE
- J. Dubuneau. — Les grandes crises de Venfance. — ln-16° de 256 pages. — Blond et, Gay.
- Le Dr Dublineau rappelle que l’évolution normale de l’enfant comporte des phases critiques, des crises, qui séparent des stades assez nettement différenciés : après la crise biologique primaire de la nuis-sance, avant la crise de l’adolescence — que suivra celle de l’âge critique dans la phase régressive de la vie — se situent les crises musculaires, à l’apparition de la marche, vers un an, la crise affective de personnalité, à 3 ans, la crise idéo-motrice, surtout intellectuelle, vers 7 ans, assez durable.
- Il se préoccupe ensuite de certaines crisës particulières et des dif-, férences «qui relèvent des types individuels des enfants, et fournit enfin des indications éducatives, que l’on pouvait attendre d’un livre appartenant à la collection intitulée « L’Education familiale nouvelle ». . P.
- > *
- * *
- L'Organisation française de Sécurité Sociale, par M. Etienne Goût, sous-directeur de la Sécurité Sociale au Ministère du Travail.
- Exposé complet de toute l’organisation de la Sécurité Sociale par l’un des meilleurs spécialistes. Principaux chapitres des Assurances Sociales (maladie, maternité, longue maladie, invalidité, vieillesse, décès, pensions, généralisation de la Sécurité Sociale, etc...) — IL Les prestations familiales. — III. Les accidents du travail et les maladies professionnelles. — IV. L’organisation technique, administrative, financière et le contentieux.
- Recueil de six numéros spéciaux des Annales de Médecine Sociale, 204 pages in-8°. 350 francs. Payable par chèque ou virement postal à M. Theil, gérant des A.M.S., 4, rue de Babyloiie, Paris, (7e), C.C.P Paris 2821-14. _______________
- p.62 - vue 71/226
-
-
-
- — 63 —
- LIVRES ENTRÉS RÉCEMMENT A LA BIBLIOTHÈQUE
- F. Seclet-Riou. — La discipline ei V E du cation. — Du dressage à l'autonomie. — Editions Bourrelier et Cie, Paris, 128 pages.
- Juliette Boutonier. — L'Angoisse. — Presses Universitaires de France, 316 pages.
- Jean Delay. — Les Ondes cérébrales el In Psychologie. — Presses Universitaires de France, 126 pages.
- Jean-Hubert. —- Adolescents aux yeux ternis. — Editions Albin Michel.
- Charles Morazjs. — La France bourgeoise, xvuP-xx® siècles. — Librairie Armand Colin, 220 pages.
- Gaëtan Pirou. — Economie libérale et économie dirigée. Tome I. Economie libérale. — Société d’Editions d’Enseignement Supérieur, Paris, 283 pages.
- Renée Liger. — Dialogues sons l'arbre. — Les OEuvres françaises,. Paris, 237 pages.
- Edouard Claparède. — Le développement mental. — Institut J.-Jacques Rousseau. Delacheaux et Niestlé, Neuchâtel et Paris, 242 pages.
- Ad. Ferrière. — L'école active. — Institut J.-Jacques Rousseau, Genève. Delachaux et Niestlé, Neuchâtel et Paris, 215 pages.
- Robert Lafon et Pierre Martin. — Le complexe psycho-somatique en pédagogie. — Editions Cartier, 77 pages.
- W. H. Shëldon. — The varieties oj human Physique. An Introduction to Consiitutional Psychology. — Harper et Brothers, New-York et Londres, 347 pages.
- David Rapaport. —- Diagnostic Psychological Tesling. The theory, stalistical Evaluation, and diagnostic application oj a battery of tests. — Deux volumes, The Yèar Book publishers, Chicago.
- M. Prudhommeal. —- Le dessin de l'enfant. — Presses Universitaires de France, 174 pages.
- N. Kostyleff. — La réflexologie et les essais d'une Psychologie structurale. — Institut J.-J. Rousseau, Genève, 262 pages.
- Charles Haiirez. — La formation professionnelle de la Jeunesse Ouvrière. — Editions Delachaux et Niestlé, 94 pages.
- Alberto Marzi. — Finalita ed Attivita del Centro di Studi del La-voro di Torino. — « Il Maglio », Torino, 1943, 56 pages.
- Jean Stoetzel. — Théorie des opinions. — Presses Universitaires de France, 455 pages. '
- André Vessereau. — La statistique. — Collection Que Sais-je ? — Presses Universitaires de France, 125 pages.
- Dr Hermann Rorschach. — Psychodiagnostic. — Bibliothèque scientifique internationale. — Presses Universitaires de France, 346 pages.
- Henri Piéron. — Psychologie Zoologique. — Tome VIII, fascicule 1, Nouveau Traité de Psychologie. — Presses Universitaires de France. é.
- Paul Guillaume. — La psychologie des Singes. Tome VIII, fascicule 2, Nouveau Traité de Psychologie. — Presses Universitaires de France. •
- p.63 - vue 72/226
-
-
-
- — 64 —
- Ed. Claparède. — L'Orientation lointaine. Tome VIII, fascicule 3, Nouveau Traité de Psychologie. — Presses Universitaires de France.
- F. Caridroit. — Psycho-physiologie des glandes endocrines et du système neuro-végétatif. Tome VII, livre II, Nouveau Traité de Psychologie. — Presses Universitaires de France. ,
- H. J. Ëysenck. — Dimensions oj personality, 308 pages.
- Raymond B. Catteli. — Description and measurement of personality. — London, 602 pages.
- Ludwig Klages. — Expression du caractère dans l'écriture. Technique de la graphologie. — Delachaux et Niestlé, ...Neuchâtel et Paris, 283 pages.
- Charles Dietrich. — Clinique Psychotechnique. Préface du Docteur R. Suttel. — Editions Dervy, Paris, 160 pages.
- R.-A. Fisher. — Les méthodes statistiques adaptées a la Recherche Scientifique. — Presses Universitaires de France, 325 pages.
- NECROLOGIE
- Jeanne MONNIN
- (28 mars 1902-24 février 1948)
- Jeanne Monnin a été enlevée très brusquement par une affection dont la gravité ne s’était pas manifestée jusque-là avec évidence, et sa disparition laisse un grand vide dans les rangs des psycho-techniciens français et du personnel enseignant de l’Institut.
- Elle était venue à la Sorbonne comme élève de l’Institut de Psychologie en 1929, et elle passa brillamment les épreuves des diplômes de psychologie générale et de psychologie appliquée. Elle avait le double souci de la recherche scientifique à laquelle sa vive intelligence la préparait si bien, et des œuvres sociales auxquelles tendaient ses aspirations affectives et la générosité de son cœur. Elève de l’Ecole pratique des Hautes Etudes, elle présenta une thèse remarquable sur les formes d’intelligence pour le diplôme d’associée de l’Ecole en 1934. Elle entra en 1935 comme chef de travaux à l’Institut national d’O. P., et devint en 193£ chargée de conférences à l’Ecole pratique des Hautes Etudes et à l’Institut de Psychologie. Elle avait pris en 1939 la direction du Service Psychotechnique des Usines Renault.
- Son jugement très sûr, sa conscience très droite, ses préoccupations humaines, ses connaissances solides ont été pleinement.appréciées des nombreux élèves qui purent, à la Sorbonne et à l’Institut d’O. P., profiter de son enseignement.
- Ces dernières années, sa santé l’obligeait à prendre des ménagements, sans laisser prévoir l’issue fatale si proche. Son souvenir sera précieusement gardé par ses élèves, ses collègues, ses amis. Pour moi, qui fus directement son maître, c’est bien douloureusement que j’ai dû accueillir cette lourde perte. H. P.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- p.64 - vue 73/226
-
-
-
- SERVICES DE L'INSTITUT
- Tél. Odéon 52-46
- SECRÉTARIAT GÉNÉRAL .
- ET CENTRE DE DOCUMENTATION Chef de Service : Mlle G. Chauffard.
- CENTRE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE Chef de Service : Mlle Nepveu.
- CENTRE DE RECHERCHE DES TESTS Chef de Service : Mme Henri Piéron.
- Le Secrétariat et l’Office de Documentation sont ouverts chaque jour, non fériés, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
- La Secrétaire générale reçoit le lundi, de 14 h. 30 à 18 heures ; le jeudi de 14 h. 30 à 16 h. 30, et sur rendez-vous.
- La Bibliothèque est ouverte chaque jour, non férié, de 14 heures à 18 heures.
- * *
- * *
- Pour les consultations d’Orientation professionnelle, adresser une demande de rendez-vous au Chef du Centre d’Orientation Professionnelle.
- p.n.n. - vue 74/226
-
-
-
- SOMMAIRE
- * Pages
- I. — Henri Piéron : De l’emploi cl’un indice de parenté comme substi-
- tut d’indices de corrélation ........................... 33
- II. — Mme Henri Piéron : Fiche pour adultes cultivés (M. H. P. n° 2) 35
- III. — Notes et Documents : L’âge et le talent. — Un cas d’enfant
- « sauvage » dans un milieu civilisé. — Un essai de provision factorielle d’aptitude, — Le climat psychologique de l’entreprise ...................•................................. 53
- IV. — Informations................................................. 57
- V. — A travers les Revues........................................ 5$
- VI. — Causeries bibliographiques................................... 62
- VIL — Livres entrés récemment à la bibliothèque................... 63
- VIII. — Nécrologie.................................. ,\ .......... 64
- Bulletin de l'Institut National d’Etude du Travail et d'Orientation Professionnelle
- rédacteur en chef : M",e Henri PIÉRON SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION : M. M. REUCHLIN
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- A. H OIVIV E ME NT s
- Pour la France...... 300 fr. | Pour VEtranger............. 450 fr.
- Prix du numéro : 50 franc*
- Pour les anciens élèves de l’I. N. E. T. O. P. : 250 francs
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut
- PARIS C/C 1444-79
- Pour tout ce qui intéresse le Bulletin adresser la correspondance à M"'e Henri Piéron
- Les Abonnés nouveaux recevront tes numéros de Vannée déjà parus au reçu de leur Abonnement
- Le Gérant : Paul Arjo.
- .........- ---- " -.... ....... - - ---------- --- '
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- Dépôt légal 1918. 2' trimestre. — N* d’ordre 98.
- p.n.n. - vue 75/226
-
-
-
- 2e SÉRIE. — 4e ANNÉE
- N° 5-6
- MAI-JUIN 1948
- BULLETIN
- DE
- L’INSTITUT NATIONAL
- dètude du travail
- ET
- dORIENT AT IO N PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- 41, Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- TOUS DROITS RÉSERVÉS
- p.n.n. - vue 76/226
-
-
-
- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- Institut National cTÉtude du Travail et d’Orientation Professionnelle
- DIRECTEUR DÉLÉGUÉ
- M. Henri Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, président de la Section des Sciences Naturelles de l’École Pratique des Hautes Études.
- COMITÉ DIRECTEUR
- Le Directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers.-
- Le Directeur délégué.
- M. H. Laugier, secrétaire général adjoint de l’O.N.U.
- M. P Pouillot, inspecteur général honoraire du Travail.
- M. H. Wallon, professeur au Collège de France.
- p.n.n. - vue 77/226
-
-
-
- 2e Série. 4* Année
- N° 5-6
- Mai-Juin 1948
- Bulletin de l’Institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- UNE BATTERIE DE TESTS MOTEURS COLLECTIFS
- par
- M. GILLE
- Directeur de l’Office départemental d’O. P. de la Seine
- 1. — Remarques sur les possibilités actueli.es d’exploration
- MOTRICE EN ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Dans la pratique de l’Orientation Professionnelle, l’exploration de la motricité rencontre plus de difficultés que celle de l’intelligence.
- Ce qu’on appelle intelligence, malgré le peu qu’on en connaît, se laisse évaluer avec une relative facilité grâce à certains tests :
- Tests de niveau général permettant d’apprécier le développement de l’intelligence, année par année, comme les Binet, Ter-man, etc...
- Tests de niveau général plus particulièrement établis pour adolescents et adultes comme les cahiers à questions mêlées de Pié-ron, Lahy, Bonnardel, etc., ou comme les tests désignés plus spécialement sous le nom de facteur G : Spearman, Penrose, etc...
- Tests homogènes de facteur spécifique comme les tests d’intelligence technique, de visualisation, de séries numériques * de vocabulaire, etc...
- Tous ces tests se sont imposés parce qu’ils «rendent». Nous possédons à leur sujet quelques études de validité ; nous savons qu’insérés dans des batteries de sélection ils permettent d’aboutir à un classement général qui donne une corrélation appréciable avec les résultats scolaires ou professionnels. A défaut d’études précises de validité, l’expérience pratique des conseillers d’Orien-tation Professionnelle a constaté que leur pronostic de réussite était en gros confirmé par les faits.
- Si Ton admet que la tâche du Conseiller d’Orlentation Professionnelle consiste d’abord à découvrir les grandes lignes de l’efficience individuelle — se distinguant par là de la sélection pro-
- p.65 - vue 78/226
-
-
-
- — 66 —
- * fessionnelle — on voit l’intérêt que présente pour lui ces larges explorations des aptitudes intellectuelles.
- Or, il n’en est pas ainsi dans le domaine moteur. Ici, il n’y a guère de tests marquants ayant imposé leun usage par l’efficacité de leur pronostic.
- Il n’existe qu’une batterie de tests digne d’intérêt pour apprécier le développement moteur général, année par année. C’est l’échelle d’Orezetzki. Mais cette batterie qui a vu le jour en 1923 est à peu près inutilisée actuellement en Orientation Professionnelle. En réalité, elle répond plus à des préoccupations d’ordre médical que professionnelle.
- A défaut de la recherche du développement moteur, tâche complexe, on pourrait espérer trouver de bonnes batteries de niveau moteur pour les individus ayant achevé leur développement. Certes la sélection professionnelle en a mis au point quelques-unes notamment pour le recrutement des aviateurs, des machinistes de la S.T.C.R.P., etc... Mais ici encore ce ne sont pas des instruments d’une utilisation possible ,en Orientation Professionnelle, outre qu’ils sont d’une manipulation trop longue ils intéressent des investigations trop particulières.
- Il reste que l’on s’est surtout attaché à étudier des points que l’on considère comme caractéristiques de la motricité : précision, vitesse, force, coordination du mouvement des mains, etc...
- Mais si l’on y regarde de près, on constate que les auteurs donnent un sens très différent à ces notions, un sens aussi varié que les épreuves auxquelles ils ont recours pour les mesurer. En fait, il n’y a pas une vitesse mais des vitesses, des précisions, des forces, etc... Pas plus que dans le domaine de l’intelligence il n’est possible de faire intervenir ici des notions qui rappellent trop la vieille théorie des facultés.
- Ainsi, pour étudier la motricité, comme pour étudier l’intelligence il faut, non pas partir de notions •à priori sans signification, mais faire passer des tests et rapprocher leur résultats des résultats obtenus dans les travaux manuels. C’est donc l’instrument de mesure d’abord, les corrélations qu’il peut donner ensuite, qui doivent retenir l’attention.
- Or lorsque nous récapitulons les tests moteurs que nous possédons et que nous recherchons les études précises qu’ils ont permis, nous sommes obligés de constater que nous sommes d’une pauvreté étonnante.
- De là, une confusion extrême dans l’utilisation des tests moteurs en Orientation Professionnelle. Certains conseillers voient surtout dans ces tests le moyen d’étudier le comportement au cours d’un travail manuel. La manière de conduire le travail leur paraît plus importante que le résultat brut, contrairement à ce qui se passe dans l’utilisation des tests d’intelligence où l’on tient
- p.66 - vue 79/226
-
-
-
- — 67 —
- compte uniquement de l’efficience. D’autres considèrent les tests moteurs comme moyens d’apprécier l’intelligence à partir de données concrètes. Bien peu, en , réalité, recherchent véritablement l’efficience motrice.
- D’ailleurs est-il permis d’opposer l’efficience motrice à l’efficience intellectuelle ? Faute de tests et faute de recherches nous ne savons pour ainsi dire rien des rapports de ce que nous nommons, pour la commodité du langage, l’intelligence et la motricité. Ce problème classique auquel tous les psychologues se sont attaqués n’a jamais été résolu. Des opinions les plus diverses ont été émises sur la question. Les uns affirment qu’il existe une très forte corrélation entre l’intelligence et la motricité ; d’autres, au contraire, n’hésitent pas à la nier et prétendent que les individus intelligents sont, en général, très maladroits. Cependant, il y a concordance de vues sur le cas des débiles. Là, les plus grands noms de la psychologie, Gourevitch, Homburger, Stem, Wallon, etc..., se retrouvent pour constater qu’il existe un rapport, non pas constant — les réactions des individus ne sont jamais aussi simples — mais presque constant entre la débilité mentale et la débilité motrice. La discordance constatée chez les individus supérieurs en intelligence s’expliquerait, selon Wallon, par le désintérêt pour les tâches manùelles.
- On peut dire que la solution de ce problème est d’une importance capitale pour l’Orientation Professionnelle. S’il était prouvé, en effet, que la motricité est aussi étroitement liée à l’intelligence, il faudrait éviter de baser le pronostic des résultats en apprentissage manuel sur les tests moteurs.' L’infériorité de départ serait compensée, en effet, en cours d’apprentissage paroles aptitudes intellectuelles.
- Mais un tel problème ne sera résolu, comme l’étude de la validité des tests moteurs, que si l’on dispose de mesures nombreuses et, d’abord de bons instruments de mesure. Le développement de l’Orientation Professionnelle en France, la présence de psychologues dans les écoles primaires et professionnelles sont des circonstances favorables à la poursuite de recherches de ce genre. Mais il faut également lever une hypothèque qui pèse sur les tests moteurs actuels ; ces épreuves ont toujours été considérées comme devant être appliquées individuellement.
- Une telle conception mérite d’être examinée de près. Remarquons, tout d’abord que les progrès décisifs des tests d’intelligence datent de l’époque où il en fut faif une application collective massive aux soldats de l’armée américaine. Pourquoi n’a-t-on pas essayé de formules collectives pour les tests moteurs ? L’unë des1 raisons en est, comme il a été dit plus haut, que l’on considère les tests moteurs comme devant servir surtout à une étude de comportement. Qu’il nous soit permis de dire qu’à procéder
- p.67 - vue 80/226
-
-
-
- ainsi on ne fait ni une bonne étude du comportement ni une étude satisfaisante de la motricité.
- Il n’est pas question de mettre en cause l’intérêt de l’étude du comportement au cours du bref examen d’Orientation Professionnelle. Faite par des yeux exercés cette étude, si rapide soit-elle, est néanmoins du plus grand intérêt. Mais il s’agit de savoir si, pratiquée sur des épreuves essentiellement motrices comme les rondelles de Piorkowski, l’enfilage des perles, le vissage des écrous, le tapping, etc..., elle vaut vraiment la peine qu’on y consacre un temps considérable. Ne croit-on pas qu’une foule de circonstances, au cours du passage d’un enfant dans un Centre d’Orientation Professionnelle n’apportent point de renseignements intéressants, du point de vue comportement ? La façon de se déshabiller au moment des mesures physiologiques, les réactions au contact des camarades occasionnels ou habituels, la mafiière de changer d’exercice, d’attendre, de se présenter, etc., tout cela est extrêmement significatif. Il vaudrait mieux, à notre sens, réserver les examens individuels à de véritables épreuves de comportement qui pourraient rappeler, par exemple, les tests si ingénieux utilisés par les-psychologues de l’armée anglaise : déménagement d’un matériel hétéroclyte, franchissement d’un obstacle, etc...
- D’ailleurs, pourquoi toujours considérer l’étude du comportement sous l'angle individuel ? 11 y a peu de circonstances dans la vie professionnelle où le travailleur fait sa tache isolément. La plupart du temps, il travaille au sein d’un petit'groupe. C’est ce comportement qu’il importe surtout de connaître, démarche autrement instructive que celle qui résulte d’une situation artificielle, inhabituelle comme celle dans laquelle se trouve un sujet qui opère seul devant un observateur.
- Il n’y a donc pas de raisons décisives, croyons-nous, de s’en tenir uniquement à des tests moteurs individuels et, ce faisant, de sacrifier délibérément l’étude de l’efficience motrice. Car il est incontestable que, dans ces conditions, l’étude de la motricité est négligée. En effet, passées individuellement, ces épreuves prennent un temps considérable. Il en résulte d’abord qu’on en limite le nombre et que cette exploration réduite est préjudiciable à la validité des résultats. Que donneraient les tests d’intelligence, si faute de temps, on était dans l’obligation de s’en tenir à deux ou v trois questions ? Le mérite des tests comme les cahiers à questions mêlées de Piéron, Bonnardel, etc..., c’est de grouper un grand nombre d’épreuves variées qui permettent aux sujets d’être plus à l’aise dans Furie que dans l’autre .et de finalement donner ainsi, par le jeu des compensations, un résultat global, d’une haute valeur. La même méthode devrait logiquement être appliquée aux tests moteurs. Autre conséquence : cette insuffisance de
- p.68 - vue 81/226
-
-
-
- résultats interdit les études statistiques d’une certaine ampleur. Si nous avons piétiné dans les recherches sur la motricité, c’est bien parce que nous manquons de données nombreuses. Ainsi une conception défectueuse de l’appréciation de la motricité sur les individus conduit naturellement à une carence dans l’étude d‘es problèmes généraux de la motricité.
- L’adoption des formules de passation collectives doit entraîner une modification du matériel en usage. Celui-ci est surtout conçu pour demeurer dans le service. Au contraire, un matériel collectif doit être utilisé à l’extérieur, par exemple, dans les écoles et, en conséquence, présenter des qualités de manipulation particulières : il faut qu’il soit léger et peu encombrant. D’autre part, le test passant entre de nombreuses mains, il convient de lui donner une grande robustesse pour' éviter les déformations.
- Placé devant les obligations d’un service d’Orientation Professionnelle qui examine des dizaines de milliers d’enfants par an, il nous a semblé intéressant de tenter une première mise au point de tests moteurs collectifs d’appareillage simple, peu encombrant, ne visant spécialement ni à une étude du comportement, ni à une étude de l’intelligence sur données concrètes. Dans cet esprit, nous avons réalisé quelques tests dont nous allons donner la description. Il s’agit d’épreuves désignées par les indicatifs : M 47 1 — M 47 2 — M 47 3.
- 2. — Description de la Batterie
- Test M 47 1. — Il est composé d’une plaquette en duralumin de de 16 cm. 8 cm. x 3 mm. Cette plaquette est percée de 120 trous de 3 mm. présentés par rangées de 15. Un cordonnet de 2 m. 10 est noué à l’un des angles. Il est muni à son extrémité d’un ferré de 2 cm. de long.
- Le travail consiste à faire passer le fil dans les trous le plus vite possible. Le nombre de trous donne le résultat.
- Ce test peut être appliqué facilement à un groupe d’une trentaine de sujets. La passation est possible depuis les enfants de
- 7 ans jusqu’aux adultes.
- L’ensemble des 30 plaquettes est un peu inférieur à 3 kilos.
- Le travail demandé fait appel à des gestes amples du bras.
- Test M 47 2. — Il comprend deux sortes de bâtonnets cylindriques. Les uns ont une longueur de 6 cm. et un diamètres de
- 8 mm. ; ils sont percés de quatre trous à leurs extrémités. Les autres ont également 6, mm. de long, mais un diamètre de 4 mm. ; leurs deux extrémités sont amincies de moitié. Il y a 12 éléments de la première sorte et 24 de la seconde qui permettent la construction de trois cubes. Le tout est contenu dans une boîte de 8 cm. x 4 cm. x 6 cm.
- p.69 - vue 82/226
-
-
-
- — 70 —
- Les sujets doivent construire des cubes. On note d’après le ‘nombre d’éléments montés.
- Le test peut également être appliqué à une trentaine de sujets à la fois ; mais cela n’est possible qu’avec un opérateur très entraîné et secondé par un aide. Il n’y a par contre aucune difficulté à en effectuer la passation sur un groupe de quinze individus. Application possible à partir de 8 ans.
- Le poids de 30 boîtes est de 8 kilos environ.
- Le travail demandé fait appel à des gestes de petite amplitude.
- Test M 47 3. — L’appareillage comporte :
- 1° une baguette en duralumin munie d’un manche, le tout ayant 0 m. 85 de longueur ;
- 2° une feuille de papier millimétré rayée de deux rangées de carrés de 1 cm. de côté ;
- 3° un tampon à encrer.
- On fixe le papier au mur à la hauteur du coude du sujet ; ce-iui-ci est placé par rapport à la distance de la baguette et de l'avant-bras ; on lui demande de faire un point juste au milieu de chaque carré. La notation se fait en relevant les écarts à partir du centre des carrés.
- L’application de ce test doit être limitée à un groupe de cinq sujets ; elle peut être commencée à partie de 8 ans.
- L’opération demandée met en jeu l’équilibre général de l’individu.
- 3. — Consignes
- M — 47 — 1 Dispositions préliminaires
- Il est indispensable de vérifier le cordonnet avant chaque application : le nœud de l’angle a tendance à se détacher, le ferré de l’extrémité peut être tordu ou en mauvais état, des noeuds ont pu être faits.
- Le test étant d’application collective, il est commode de relever les résultats sur une petite bande de papier que l’on fait préparer par les enfants avant l’épreuve. Les sujets y inscrivent leurs nom et prénom, leur date de naissance et l’indication de l’école et de la classe où ils se trouvent.
- Faire distribuer les plaquettes par des enfants et recommander de ne pas y toucher.
- Consignes d'application
- Dire : « Prenez les plaquettes et déroulez le fil qui est autour. Maintenant, tenez la plaquette de façon que le nœud soit en haut
- p.70 - vue 83/226
-
-
-
- — 71 —
- et à gauche. Ceux qui sont gauchers le mettront à droite. L’opérateur vérifie.
- Je vais vous donner des explications ; ne faites rien, écoutez-moi seulement ; vous commencerez à travailler quand je vous le dirai.
- Votre travail consistera à passer le fil dans chaque trou comme ceci (l’opérateur montre). Il faut avoir soin de tirer, chaque fois, le fil jusqu’au bout (l’opérateur montre et insiste sur ce point). Il faut prendre des précautions pour que le fil ne s’embrouille pas et ne s’accroche pas dans les coins de la plaquette.
- Vous allez maintenant enfiler quelques trous. Allez-y. Laisser une minute. Vérifier pendant ce temps si les consignes sont bien observées et donner les explications complémentaires.
- Dire ensuite : «Enlevez maintenant le fil des trous ; ne tirez pas brusquement car vous pourriez abîmer le petit bout ferré. Lorsque tout le monde est revenu au point de départ *(bien s’en assurer) dire :
- Je vous donne encore quelques explications ; écoutez-les avant de commencer votre travail.
- Tenez votre plaquette avec le nœud en haut et à gauche. Au signal, vous--enfilerez le fil dans les trous. Vous ferez d’abord une rangée comme ceci (l’opérateur indique le sens de gauche à droite) puis vous passerez à la rangée du dessous (l’opérateur montre également le sens) et ainsi de suite.
- Vous tacherez d’aller le plus vite possible. Nous voulons voir celui d’entre vous qui enfilera le plus de trous. C’est une course de vitesse. Attention, tirez bien votre fil jusqu’au bout et ne le laissez pas s’embrouiller. Commencez.
- Laisser 5 minutes. Noter les sujets qui emmêlent le fil.
- Au bout de 5 minutes, faire poser la plaquette et interdire d’y toucher.
- Notation des résultats
- Elle se fait sur la bande de papier préparée à l’avance. L’opérateur passe auprès de chaque sujet, relève les résultats et les inscrit lui-même. Chaque rangée comporte 15 trous. Si en fin de travail le sujet n’a pas eu le temps de tirer le fil jusqu’au bout, compter quand même dans le total les deux derniers trous enfilés.
- Enfin, faire enlever le fils des trous; demander qu’on prenne des précautions pour éviter de détériorer le petit ferré ; faire enrouler soigneusement le fil autouy de la plaquette tel qu’il l’était au début; recommander de ne pas tordre le petit ferré en ie glissant sous le fil enroulé.
- p.71 - vue 84/226
-
-
-
- M — 47
- Résultats du test
- Resutats du test
- GARÇONS
- FILLES
- de 13 ans juste à 13 ans et 11 mois compris
- Classes des écoles primaires de Paris et de banlieue
- . de 13 ans juste à 13 ans et 11 mois
- compris
- Classes des écoles primaires de Paris et de-banlieue, c’est-à-dire surtout classes de Fin d'Etudes Primaires, mais également tous élèves de cet âge se trouvant dans les autres classes. Ce groupe d’échantillonnage exclut, en conséquence, les enfants de 13 à 14 ans sui vant un enseignement classique
- examens passés collectivement dans les écoles
- examens passés collectivement dans les écoles
- passation en décembre 1947 et janvier 1948.
- nombre de sujets : 147.
- passation en décembre 1917 et janvier 194§
- nombre de sujets : 337.
- Decilage
- Decilage
- p.72 - vue 85/226
-
-
-
- — 73 —
- M — 47 — 2 Dispositions préliminaires
- Distribuer les boîtes en recommandant de ne pas y toucher.
- Faire enlever les couvercles et conseiller de ne pas être brutal car un mouvement brusque pourrait faire sauter les bâtonnets. Signaler qu’il faudra prendre beaucoup de précautions avec ,les bâtonnets : éviter de les faire tomber car il est difficile de les retrouver ensuite.
- Faire renverser dans la main le contenu de la boîte et demander qu’on sépare les bâtonnets en deux catégories : les gros et les minces que l’on fera poser obliquement à chacune des extrémités de la boîte ; cette opération est destinée à faciliter l’appréhension des éléments au cours du travail.
- Faire mettre de côté le couvercle et la boîte pour qu’ils ne gênent pas le travail.
- L’opérateur monte un cube qui servira de modèle.
- Consignes d'application
- Dire : « Nous allons monter un cube comme ceci (l’opérateur montre). Pour cela, je vais vous donner des .explications qu’il faudra bien écouter et ensuite suivre strictement; elles vous permettront de faire très facilement votre travail.
- Prenez deux bâtonnets minces comme ceci (l’opérateur montre). Vous voyez qu’ils ont été coupés en deux à chaque bout. C’est pour pouvoir les poser l’un sur l’autre comme ceci (l’opérateur montre) partie plate sur partie plate. Il faut bien poser les , deux parties plates l’une sur l’autre et non pas une partie plate sur une partie ronde. Posez les deux bâtonnets comme je l’ai fait (l'opérateur vérifie).
- Gardez ces deux bâtonnets et prenez, en plus, un gros' comme ceci (l’opérateur montre). Voici ce que noufe allons faire. L’opérateur montre un assemblage présentant les deux bâtonnets minces enfoncés à angle droit dans les quatre trous de l’extrémité d’un gros bâtonnet. Allez-y. Ne forcez pas, les bâtonnets doivent s’enfoncer sans difficulté ; si vous n’y arrivez pas,-c’est que vous vous y prenez mal ; par exemple, que vous mettez une partie plate sur une partie ronde. L’opérateur vérifie ; il montre si l’on n’a pas compris.
- Faire démonter et recommencer la même opération. Nouvelles explications s’il y a lieu. Faire démonter. Dire : « Garder les trois bâtonnets dans la main. Prenez un autre gros comme ceci (l’opérateur montre).
- p.73 - vue 86/226
-
-
-
- — 74 —
- Nous allons maintenant construire le cube. Faites ceci. L’opérateur montre un carré constitué par les quatre bâtonnets. Ayez Soin de ne pas enfoncer les bâtonnets minces plus loin que la partie coupée 11 faut que l’on voit encore à travers les trous. Pour cela n’enfoncez pas trop loin les bâtonnets minces et mettez-les bien de biais. L’opérateur vérifie.
- Nous allons ensuite enfoncer un bâtonnet aux quatre coins comme ceci (l’opérateur fait le travail de façon que tout le monde puisse le voir). Allez-y. Cela doit aller tout seul ; ne forcez pas ; si cela ne va pas, c’est que vous mettez une partie plate sur une partie ronde. L’opérateur vérifie.
- Maintenant, je prends un bâtonnet comme ceci, un gros ; je le pose au-dessus d’un des gros du bas, attention, pas au-dessus d’un mince ; en même temps, je le pose bien sur le .petit rebord pour qu’il ne glisse pas, qu’il ne fasse pas comme ceci (l’opérateur montre que le bâtonnet peut glisser jusqu’au bas). Allez-y. L’opérateur vérifie.
- Prenez un autre bâtonnet et mettez-le dans les mêmes conditions.
- Maintenant mettez celui-ci (l’opérateur montre) et enfin le dernier (l’opérateur montre) ; aider ceux qui ne peuvent pas finir.
- Démontez ; remettez les bâtonnets de biais dans la boîte. Quand je vous en donnerai le signal, vous remonterez seuls un cube. Pas plus d’un. Et vous attendrez. Vous voyez qu’il faut avoir des geètes délicats ; autrement tout se détraque ; aussi, évitez de vous énerver, tout doit aller sans difficulté.
- Allez-y. Laisser deux minutes. Si cela est nécessaire, donner encore rapidement quelques explications. Interdire qu’on monte plus de un cube.
- Au bout de deux minutes : Démontez, remettez les bâtonnets J de biais dans la boîte. Placez-les bien pour les prendre plus facilement. Au signal, vous commencerez à monter un cube ; quand ce sera terminé, vous le mettrez de côté et, sans perdre de temps, vous en montrerez un autre ;*puis vous passerez au troisième. Ne perdez pas de temps, mais ne vous énervez pas. Prenez à la main deux petits bâtonnets et deux gros. Vous allez donc tâcher de monter le plus de cubes possible. Ne vous énervez pas. Attention. Laisser deux minutes.
- Notation
- Compter le nombre d’éléments montés convenablement. Pour certains, par exemple, les deux derniers, il ne faut compter un point que si les deux extrémités sont engagées.
- p.74 - vue 87/226
-
-
-
- 75
- M
- 47 — 2
- lt- 33 à 35
- 29 à 32 24 a 35
- 25 Ù 28 0
- 5 24 3 t 17 à 20
- 21 à 23 4 17 à 20
- 1 17 à 20 5 13 -à 19
- — 1 13 à 16 G 13 à 19
- - 3 12 7 12
- 9 à 11 O 9 à 11
- — a-—
- — 7 5 cl 8 9— 5 à 8
- — 9 1 à 4, 10 4 à 0
- GARÇONS
- de 13 ans juste à 13 ans 1 1 mois compris
- Classes des écoles primaires de Paris et de banlieue, c’est-à-dire surtout classes de Fin d’Etudes Primaires, mais également tous élèves de cet âge se trouvant dans les autres classes. Ce groupe d’échantillonnage exclut, en conséquence, les enfants suivant un enseignement classique, moderne ou technique
- examens passés collectivement dans les écoles
- passation en décembre 1947 et janviei 1948
- nombre de sujets 3C8.
- N.-B. — Le télronage a été calculé sur des notes groupées en tenant compte de la notation particulière du test. De là l’irrégularité de l’échelle dont les télrons indiquent les notes groupées correspondant au quart de
- 29 à 32 1 24 à 32
- 25 à 28 2 21 à 23
- 24 O 21 à 23
- 21 à 23 17 à 20
- 17 à 20 5 . 13 à 16
- 13 à 16 G 13 à 16
- 12 7 12
- 9 à 11 8 12
- 5 à 8 9 9 à 11
- 1 à 4 10 84 0
- FILLES
- de 13 ans juste à 13 ans et 11 mois compris
- Classes des écoles primaires de Paris et de banlieue
- examens passés collectivement dans les écoles
- passation en décembre 1947 et janvier 1948
- nombre de sujets 118.
- N.-B. — Le tétronage a été calculé sur des notes groupées en tenant compte de la notation particulière du test. De là l’irrégularité de l’échelle dont les tétrons indiquent les notes groupées correspondant au quart
- p.75 - vue 88/226
-
-
-
- — 76 —
- .M — 47 — 3 * Dispositions préliminaires
- Les conditions d’éclairage jouant un rôle important, il faut choisir l’endroit où l’on fixera la feuille de papier ; au besoin, opérer à la lumière électrique, mais éviter alors les reflets.
- Apposer la feuille de papièr millimétré à la hauteur du coude du sujet ; la mettre bien horizontalement.
- La distancé du sujet à la feuille de papier est égale à la longueur de la tige augmentée de l’avant-bras.
- On dispose à côté du pied droit du sujet un tampon à encrer.
- Enfin, des dispositions particulières de discipline sont à observer ; les enfants ont tout naturellement tendance à utiliser les tiges pour en faire un jeu d’escrime ; il’faut leur imposer de tenir toujours la tige la pointe en bas ; l’opérateur doit insister sur ce point et veiller particulièrement à son observation. Cependant il faut éviter que l’enfant s’appuie sur la tige, ce qui la déformerait.
- Le test peut être appliqué à cinq sujets à la fois.
- Faire tenir l’appareil par F extrémité du manche.
- Consignes d’application
- Dire : « Tu dois d’abord prendre de l’encre sur le tampon à encrer, puis pointer au milieu du carré, juste au milieu.
- Mets-toi bien à l’aise, ne t’énerve pas, prends tes dispositions pour bien pointer juste au milieu ; il faut faire seulement un point sans traîner sur la feuille de papier. Il suffiit de poser la pointe sur le papier sans appuyer de toutes ses forcés. Tu peux maintenir avec le pied le tampon à encrer.
- A chaque fois que tu as fait un point, tu reprends de l’encre sur le tampon ; ne pas oublier cela car on ne verrait pas le point que tu fais.
- Vas-y, pointe bien au milieu, sans te précipiter, mais sans perdre de temps. Laisser une minute.
- Puis: «Ce que tu viens de faire était destiné à t’entraîner; maintenant tu vas faire le véritable travail. Encore une fois mets-toi bien à l’aise de façon à bien pointer au milieu des carrés. Tu vas pointer maintenant dans la rangée du bas.
- Vas-y. Laisser une minute.
- Notation des résultats
- Ne considérer que la bande du bas.
- Noter l’écartement du point, d’une part, à partir du milieu du carré dans le sens horizontal, d’autre part, à partir du milieu dans le sens vertical.
- p.76 - vue 89/226
-
-
-
- 77 —
- La notation se fait en 1/2 millimètres.
- Comme les enfants appuient plus ou moins et qu’en conséquence les points sont de dimensions différentes, il faut considérer non la circonférence du point mais son milieu. Ainsi l’écartement est à noter depuis le milieu du carré jusqu’au milieu du point.
- Totaliser les écarts dans les deux sens.
- Diviser le résultat obtenu par le nombre de carrés pointés en ne prenant qu’une décimale et multiplier le quotient par 10.
- Exemple : Ecart, 55. Nombre de carrés pointés, 12. 1 6— \ 12,9 17,3
- Résultat : 55 — x 10 = 45. 21,7
- 12 3 25,1
- 1 2 30,4
- ! 34,8
- GARÇONS i 0— 39,2
- de 13 ans juste à 13 ans 11 mois compris i 41,4
- Classes des écoles primaires de Paris et de banlieue, c’est-à-dire surtout classes i 43,6
- de Fin d’Etudes Primaires, mais également tous élèves de cet âge se trouvant 47,8
- dans les autres classes. Ce groupe d’échantillonnage exclut donc les enfants suivant i 52,3
- un enseignement classique, moderne ou technique. examens passés par groupes de cinq dans les écoles i — 5— 56,7 61,1
- passation en décembre 1947 et janvier 1948 i 7 65,5
- Nombre de sujets : 214. 8 69,9
- i 74,2
- i —10— 1 I 78,6 83,1
- ! 87,4
- i 91,8
- I 16
- i—---------
- 20,2
- j 26,2
- 30,3 | 33,8
- 37,9 | 42, G
- | 48,1
- j 54,9
- 9----------
- | 65,7
- 10---------
- I 106
- p.77 - vue 90/226
-
-
-
- NOTES ET DOCUMENTS
- Recherches systématiques
- sur la validité de certains tests d’aptitude technique (i)
- Ce travail, entrepris par M. Mc Intosh, instructeur dans cette école, porte sur 500 adolescents .dont le 01 varie de 45 à 106 avec 70 de moyenne. Les élèves ont un enseignement général le matins et passent l’après-midi dans différents ateliers (réparation automobiles, coiffure, restauration, imprimerie, ferblanterie, cordonnerie, peinture en bâtiment, menuiserie, ébénisterie, coupe tailleur). En première année tous les élèves passent une partie de l’après-midi dans les différents ateliers, changeant d’atelier toutes les deux semaines jusqu’à ce qu’ils aient tous fait une période d’essai de quinze jours dans chaque atelier. Ce principe a pour but de faciliter le choix des élèves et leur répartition ultérieure dans les ateliers spécialisés en deuxième et troisième année. Cependant 28,7 % des élèves demandent^ changer de spécialité en cours d’étude et c’est pour éviter des pertes de temps et de matériel considérables que W.-J. Mc Intosh a pensé faire appel à une batterie de 25 tests dont nous ne citerons que les principaux : test de vissage d’écrous, test de classement, coordination ôculo-manuelle, barrage, montage d’objets, empaquetage, relations spatiales, stabilité manuelle, coordination des deux mains, Wiggly Block. Après calcul de validité sur groupe, contrôle choisi parmi les élèves qui réussissent le mieux à l’atelier, cinq tests sont retenus comme donnant des résultats satisfaisants : un test d’appréciation artistique en cinq points : 1) Contrôle manuel dans la direction, l’épaisseur et l’écart observé entre des traits tracés. 2) Mémoire des formes. 3) Effets de blanc et noir, équilibre et perspective. 4) Connaissance des couleurs, mélanges, complémentaires et choix. Un test de vissage d’écrous, un test d’assemblage d’objets du type Stenquist, un test de relations spatiales de Minnesota et le Wiggly Block.
- Les élèves qui ont été orientés en se basant sur leur réussite aux tests et leurs réponses à des questionnaires d’intérêt ont fait preuve d’une stabilité plus grande dans leur apprentissage, à l’exception de 4,1 % des cas, mais ceux-ci ont un 01 inférieur à 60, leurs intérêts sont très éparpillés et ils se classent en dessous du 40e percentile aux tests. Les résultats n’ayant pas encore été confirmés sur un nombre suffisant de sujets, les tests de la Jarvis school restent en étude.
- . *
- * *
- Une nouvelle méthode de corrélation
- Corrélation “ enneachorique ”
- I! s’agit d’une transformation de la méthode de Yule établie par <M. le Dr Coumétou.
- Cette nouvelle méthode est beaucoup plus précise car elle élimine --------------- \
- (1) M11' Irène Lézine en mission au Canada nous fait connaître les recherches entreprises depuis 1944 à l’Ecole Professionnelle de Jarvis, par M. Mac Intosh.
- p.78 - vue 91/226
-
-
-
- — 79
- davantage les résultats moyens qui sont toujours peu significatifs. Elle est rapide et donne une précision très suffisante dans la plupart des cas.
- Voici en quoi elle consiste :
- Chacune des deux séries entre lesquelles on recherche la parenté est. divisée en trois groupes (les bons 25 % du nombre des sujets par exemple, les moyens les 50 % suivants et les mauvais les 25 % derniers).
- On établit un tableau de neuf cases.
- Total 2
- .Total 1
- A F C
- E G J
- D H B
- Total .‘1
- Total 4
- dans le carré A on marque un trait à chaque sujet qui se trouve inférieur dans les deux séries ;
- dans le carré F les sujets qui, moyens dans la première série, sont supérieurs dans la seconde ;
- dans le carré C les sujets qui sont supérieurs dans les deux séries ;
- dans le carré J les sujets supérieurs dans la première série et moyens dans la seconde ;
- dans le carré B ceux qui se trouvant supérieurs dans la première série, étaient inférieurs dans la seconde;
- dans le carré H les moyens de la première série qui se placent parmi les inférieurs dans la seconde ; dans le carré D ceux qui sont inférieurs dans les deux séries ; dans le carré E les sujets inférieurs dans la première série et moyens dans la seconde ; dans le carré G les moyens en tout.
- L’application consiste dans l’équation suivante :
- y__j_____________________(C+D)-(A+B)_______________________
- T, (G + J-h B) + TS(A + E + D)+T3(A+F+C)+Ti(D+H + B) Prenons un exemple :
- Remplaçons par des chiffres représentant le nombre des sujets dont on désire connaître la corrélation entre deux séries de tests.
- p.79 - vue 92/226
-
-
-
- — 80 —
- 30 29 25
- 4 9 19
- 8 10 2
- 18 10 4
- on aura alors : (19 + 18) — (4 + 4)
- Y =----------------------= 0.243
- 25 + 30 + 32 + 32
- 11 suffira alors de chercher 0.243 dans le tableau suivant pour connaître la valeur de la corrélation cherchée.
- La première décimale de Y est indiquée par la ligne horizontale du cadre (2 dans l’exemple) et les décimales suivantes (43) dans la colonne verticale du- cadre. On trouve alors à l’intersection de ces deux indications la valeur de la corrélation en l’espèce 0.60.
- Barème du coefficient r de Pearson en fonction de la quantité Y
- Y » '.0 .1 .2 3 .4
- 1 y „ .000 .00 .26 .51 .72 .89
- .005 .01 .28 .52 .73 .90
- .010 .03 .29 .53 .74 .91
- .015 ‘.04 .30 .54 .75 .92
- .020 .05 .31 .55 .76 .92
- .025 .07 .33 .56 .76 .93
- .030 .08 . .34 .57 .77 .93
- .035 .09 .35 .58 .78 .94
- .040 .11 .36 .59 .79 .95
- .045 .12 .38 .60 .80 .95
- .050. .13 .39 .61 .81 .96
- . .055 .15 .40 .63 .82 .96
- .060 .16 .41 .64 .83 .97
- .065. -.... , .17 .42 .65 .83 .97
- .070 * .19 .44 .66 .84 .98
- .075 .20 .45 .67 .85 . .98
- .080 .21 .46 .68 .86 .99
- .085 .23 .47 .69 .87 .99
- .090 .24 .48 .70 .88 .99
- .095 .25 .49 .71 .88 .99
- Quant à la séparation en tranches l’on peut au choix donner aux valeurs des tranches extrêmes entre 25 % et 40 % du total des cas.
- Y
- p.80 - vue 93/226
-
-
-
- — 81
- Le test mosaïque de Gille adapté aux populations africaines
- Ce test utilisé tel qu’il le fut en France, petit format, sous-estimait le niveau mental des enfants africains.
- Aussi les membres de la mission Pales l’adaptèrent-ils au milieu africain en substituant des figures plus africaines et en le présentant avec un format plus grand.
- Naturellement ils suivirent pas à pas le modèle original et ses directives.
- Ce test donna alors toute satisfaction vis-à-vis des populations soudanaises sur les enfants de 8 ans et' plus.
- Il est fort probable qu’il devra être* modifié encore dans ses dessins pour être appliqué aux populations guinéennes et plus encore dans le milieu lantou.
- Dans tous les cas il faut énoncer les consignes dans la langue du pays et laisser un temps plus long pour que la tâche soit exécutée.
- Certains dessins demandent parfois des opérations arithmétiques très élémentaires, opérations connues par l’enfant sous sa forme arithmétique, et cependant les enfants échouent.
- C’est uniquement parce qu’ils n’ont pas compris la consigne donnée ou le dessin présenté.
- D’ailleurs il faut remarquer que ces enfants ne comprennent presque jamais la notion « d’avant et d’après ».
- En réalité il faut deux années de scolarité avant de réaliser les conditions convenant à l’application du test mosaïque de Gille.
- •
- ! * '
- * *
- Les principales activités gestuelles de base des principaux métiers de base (i)
- Le Docteur Bize a établi deux tableaux : l’un concernant les activités gestuelles de base des métiers masculins et l’autre concernant les métiers féminins, ce qui lui a permis' de faire quesques constatations générales.
- Le nombre des activités gestuelles est à peu près le même pour les métiers masculins et les métiers féminins (39 et 34).
- Ces activités peuvent se classer en sept familles et elles sont sensiblement identiques pour les hommes et les femmes, mais les travaux de type dur (maçonnerie, forge, etc.) ne peuvent être guère exercés par des femmes alors que par contre le travail de type souple sont d’une richesse plus grande pour les métiers féminins.
- Ceci explique la légère différence entre les activités gestuelles des deux sexes. Si l’on considère la répartition comparée des différentes activités gestuelles de bases dans les différents métiers on verra que l’on peut distinguèr trois types de métiers de base :
- 1° les métiers de type poly-gestuels ;
- 2° les métiers comprenant un nombre moyen de gestes ;
- 3° les métiers de type oligo-gestuel, comportant très peu de gestes.
- (1) Archive? des Maladies professionnelles de médecine du travail et de sécurité sociale, tome 7. n° 2, 1946, p. 147.
- p.81 - vue 94/226
-
-
-
- — 82 —
- On peut dire qu’aucun métier n’est à proprement parler monogestuel, tous comportent plus ou moins de gestes très différents ce qui explique qu’en orientation professionnelle ce qui importe le plus c’est de rechercher et d’apprécier le degré d’habitude manuelle.
- L’auteur montre qu’il y a des activités gestuelles de base de type fondamental qui nécessitent un apprentissage gestuel spécial et des activités de base de type auxiliaire.
- Certaines activités de base se montrent analogues dans nombre de métiers et cela permet d’espérer des groupements ce qui permet d’envisager l’établissement de véritables équivalences professionql-les et par suite des interchangeabilités. Dans l’orientation vers l’un des grands métiers de base il convient d’être large, de tenir compte surtout des grands niveaux intellectuels, caratériels, affectifs ou manuels alors que pour la sélection en. vue d’un poste déterminé où les exigences sont précises et limitées il faut faire des examens d’aptitudes précis et fins.
- '* *
- Influence de la guerre sur les capacités psychologiques des écoliers
- Durant les années de guerre qui ont rendu si difficile le fonctionnement de nos écoles, les enfants ont en général supporté des restrictions alimentaires et vestimentaires plus ou moins graves.
- La protection contre le froid a été insuffisante, les conditions de vie familiales compromises et les alertes et les bombardements ont créé un climat de tension nerveuse déplorable.
- Le Docteur Binois a cherché à déceler les effets de ces conditions mauvaises sur les capacités psychologiques des écoliers.
- Il a comparé les résultats obtenus avant la guerre dans le Centre d’O.P. de notre Institut aux résultats obtenus dans 'ce même centre de 1940 à 1944.
- Les examens d’enfants ont toujours été faits avec la même technique (fiche d’Examen psychologique de M. et Mme Piéron). Ces enfants (254 garçons et 260 filles) sont des mêmes écoles et des mêmes milieux (écoles du 5e arrondissement).
- Les résultats globaux sont les suivants. : entre 1940 et 1944 existe une baisse générale et progressive du rendement des enfants dans les différentes épreuves psychologiques. La mémoire et l’attention sont les premiers atteints, les épreuves d’intelligenêe ' diminuent ensuite avec une baisse d’importance identique quel que soit le caractère particulier des différentes épreuves sauf les points de compréhension et d’intelligence logique qui doivent tenir à la lenteur des sujets et à leur fatigabilité, ces questions étant les dernières de la fiche.
- Or, il existe certainement un ralentissement de la vitesse du travail et une fatigabilité plus grande.
- Les filles ont paru mieux résister, leur attention a paru se mieux conserver.
- En général ce sont les fonctions d’acquisition qui ont besoin à la fois du jeu des mécanismes psychologiques et d’une énergie psychologique plus grande qui sont atteintes les premières (1).
- (1) Cf. Cahiers de la fondation française pour l’étude des; problèmes humains, n° 4, novembre 1945, p. 19-34.
- p.82 - vue 95/226
-
-
-
- — 83 —
- CHRONIQUE DOCIMOLOG1QUE
- Contribution aux études docimologiques
- Les épreuves de l’examen d’admission d’une école technique supérieure comprennent une note donnée au cours d’un entretien que le candidat mène lui-même avec un sujet. En effet les diplômés de cette école ont fréquemment à diriger de tels entretiens au cours de leurs professions. Deux examinateurs assistent à l’entretien et la note définitive est la moyenne des notes données par chacun d’eux. Les sujets sont notés de 1 à 10. Quatre professeurs ont participé à l’examen qui comportait 150 candidats. Les équipes de professeurs ont été variées dans leur composition (c’est-à-dire que les six formations possibles ont été constituées et que chacune a examiné 25 candidats): Avant l’examen, les quatre professeurs se sont longuement entretenus pour discuter fa façon de noter les points essentiels à recherches, la façon de les coter, ceci afin d’atténuer autant que possible les différences individuelles souvent importantes que l’on relève entre différents professeurs, en effet on sait qu’ils est fréquent que chaque professeur cote suivant une échelle de valeur qui lui est propre. La note 7 attribuée par un certain professeur peut être une très bonne note, car il décerne rarement cette note, alors que pour un autre cela représente seulement une note passable, qu’il attribue à un grand nombre de candidats, aussi lorsque l’on veut comparer efficacement les notes données par plusieurs examinateurs doit-on les convertir en une note commune. Nous avons procédé ainsi en traduisant les notes de chaque examinateur en écarts réduits, c’est-à-dire, en divisant l’écart de chaque note, par rapport à la moyenne de ses notes, par le quart du sigma de la distribution de chaque professeur, les résultats s’expriment donc en quart de sigma ou tau et sont rapportés dans le tableau I,
- Tableau I
- Tau Prof. 1 Prof. 2 Prof. 3 Prof. 4 ' Prof. 5
- — 11 .............2..............................4
- — 10 ............................................4
- — 9 .......................1..........2.........
- — 8 ...................*........................5
- v- 7 ....2..................2..........3.....;....
- — 6 .............3..............................
- — 5 .......................3....................
- — 4 ............................................6
- — 3 ....4........4.....\..............4.........
- — 2 .....:.................4....................
- — 1 ..................................5.........
- 0 .............5...,.....5....................7
- + 1 ....6..................6.........6..........
- + 2 ...............................................
- + 3 ................6..............................8
- + 4 .......................7.........7..........
- + , 5 ....8:.......7..............................
- + 6 .......................8.........8..........
- + 7 ...............8...........
- + 8 .....
- + 9 ...10
- 9_
- p.83 - vue 96/226
-
-
-
- — 84 —
- ils permettent de voir pour chaque note des différents examinateurs leur correspondance en tau. Les professeurs avaient convenu que non seulement ils ne se communiqueraient aucune de leurs notes, mais qu’ils ne discuteraient jamais de la valeur des candidats, de l’originalité, de la banalité de leurs entretiens, etc... Ceci pour laisser chacun noter suivant ses propres, opinions sans se laisser influencer par celles de ses collègues. Cette consigne du silence a été respectée par tous sans aucune défaillance. Il est à remarquer que les quatre professeurs ayant participé à cette expérience attribuent des notes dont la valeur est tout à fait comparable, ce qui est assez rare ; à titre comparatif nous avons donné les notes d’un cinquième professeur, examinateur à ce môme examen dont les notes offrent une assez bonne dispersion, mais qui a une échelle de valeur nettement différente, il est beaucoup plus indulgent que les quatre premiers. Cette- différence d’échelle n’a pas d’inconvénient lorsqu’on prend soin de faire subir aux notes le petit traitement statistique indiqué mais peut donner lieu à de très fortes injustices, dans tous les examens comportant plusieurs notes, comme ceci a été bien souvent remarqué si elles sont considérées de façon brute.
- Nous nous sommes alors demandés si le fait de la correspondance si heureuse des notes des quatre juges prouvait que le même candidat avait été noté de la même façon par ses deux examinateurs. Nous avons dans ce but recherché la moyenne de l’écart (en tau) qui existait entre les notes de chaque professeur, en comparant les notes données à chaque candidat par les deux examinateurs (nous désignons cette moyenne par M), et nous avons également recherr ché la corrélation des notes des différentes équipes de professeurs ; le coefficient de corrélation employé a été le r de Pearson. Les résultats se trouvent dans le tableau IL
- M l—l = 2,4 , M 1—3 = 2,8 M 1—4 = 1,56
- > r 1_2 = .75+ .06 r 1—3 = .63+ .08
- Tableau II
- r 1—4 = .87 ± .03 r 2—3 = .72+ .06
- M 2—3 = 2,29 M2-4 = 2,11 M3—4 = 1,04
- r 2—4 = .80+ .05 r 3—4 = .90+ .03
- Ces résultats sont évidemment moins satisfaisants 'que ceux du tableau I, et surtout, ils indiquent des différences individuelles entre les professeurs qui n’apparaissaient pas au tableau I. Il est à remarquer que c’est avec le juge 4 que chacun des autres juges obtient la corrélation la plus élevée, ceci surtout pour les juges 1 et 3.
- Etant donné le petit nombre de sujets sur lequel a porté ce travail, il ne faudrait pas donner aux coefficients de corrélation une valeur trop absolue. Cependant si on se rappelle la signification du coefficient de corrélation on peut dire que dans le cas des professeurs 3 et 4 ou r = .90, 81 % de la variance est expliqué par un élément commun aux deux juges que l’on pourrait peut-être appeler la rectitude du jugement alors que dans beaucoup de cas des professeurs 1 et 3 r = .63, ce qui signifie que seulement 40 % de la variance est expliqué par l’élément commun, ce qui n’est pas considérable.
- Ainsi il nous apparaît que si la réduction des notes brutes en
- >
- p.84 - vue 97/226
-
-
-
- — 85 —
- une unité commune est nécessaire, le travail présent montre que ceci n’élimine pas toutes les causes d’injustice et ne permet pas d’assurer que pour chaque cas particulier la note donnée par un professeur aurait été celle attribuée par un autre.
- C. Chauffard.
- INFORMATIONS
- Brevet supérieur d'Etudep commerciales. — Pour la première fois auront lieu cette année en France les épreuves du Brevet supérieur d’Etudes commerciales, créé par le décret du 11 août 1947. Cet examen se déroule en deux parties ; seules auront lieu en 1948 les sessions relatives à la première partie. Une instruction du 28 janvier 1948 parue au dernier numéro du B. O. précise les conditions d’organisation de ce nouvel examen.
- i *
- * *
- La Faculté de Médecine de Paris a créé un diplôme de Médecine aéronautique, dont la préparation a commencé cette année. L’initiative a été suivie à Alger; Bordeaux et Nancy.
- ! *
- L’Institut national d’études démographiques et l’Alliance nationale contre la dépopulation ont organisé trois journées pour l'étude scientifique du vieillissement ,de la population (22-24 avril 1948), cette question si grave : cinq commissions sont prévues (démographie ; vieillissement individuel psychophysiologique ; économie politique ; sociologique ; organisation du travail au point de vue technique, physiologique et psychologique).
- . * i
- * *
- Le Bureau international d'Edücation a organisé auprès des Ministères d’instruction publique des divers pays une enquête sur les psychologues scolaires, qui est en cours de dépouillement.
- * i
- * *
- Les Instituts supérieurs des Sciences pédagogiques des Universités d’Etat de Belgique organisent tous une Section de préparation à une licence d'orientation et sélection professionnelles que devront posséder les conseillers d’O. P. belges.
- • - * i
- * *
- , /
- La note 157 du Centre de Recherches scientifiques de Marseille (décembre 1947) concerne un nouveau test concernant la vision des contrastes pour déterminer l’aptitude au tirage des épreuves photographiques, avec essais sur une centaine de sujets, montrant que le nombre des fautes et la durée augmentent avec l’âge.
- p.85 - vue 98/226
-
-
-
- Une contribution à l'étude de la robusticité chez les adolescents a été publiée par L. Cornil, H. Ollivier et X. Fructus, à l’Institut de Biométrie humaine de Marseille, où l’on trouve un barême des variations avec l’âge de la capacité vitale d’après des mesures sur les élèves du grand Lycée, et’un nouvel indice, appelé critère de robusticité, déterminé par le produit du rapport de la capacité vitale au poids par son rapport à la taille (ou encore par le carré de la capacité vitale en cm3 divisé par le produit du poids en kgs par la taille en cm.).
- * *
- Du 15 au 19 septembre 1947, un Congrès international de filmo-logie a rassemblé à la Sorbonne tous ceux qui, intéressés par les buts de cette science nouvelle, voient dans le film en même temps qu’un « instrument à explorer l’univers », un « instrument à explorer la mentalité humaine ».
- Sous la direction des professeurs Mario Roques et Henri Wallon, président et vice-président de l’Association française pour la recherche filmologique, plusieurs groupes d’études furent constitués et se partagèrent le travail au cours de nombreuses séances.
- Le premier groupe était particulièrement consacré aux recherches expérimentales (écran, séquences, public) ; le deuxième groupe, à l’évolution de l’empirisme cinématographique ; le troisième groupe aux problèmes d’esthétique, de sociologie, de philosophie générale que pose le « fait filmique » ; le quatrième groupe aux études comparatives (cinéma et langage, cinéma et arts non verbaux) ; le cinquième groupe enfin aux recherches normatives (orientation psychologique et pédagogique, utilisation pédagogique, normalisation).
- Grâce à l’activité du secrétaire général du Congrès, M. Cohen-Séat, plusieurs présentations de films et des visites de studios permirent de faire une large place à l’information technique.
- Parmi les plus importantes communications nous citerons celle du professeur Michotte, .de Louvain, du professeur Maddison, de Londres, du professeur Gonseth, de Zurich, du Dr Choynowski, de Varsovie, du professeur Lambercier, de Genève, et, pour la France, des Drs Heuyer et Lebovici, du Dr Boutonier, de M. Desoille, etc...
- Un Centre International de filmologie aura pour tâche de coordonner les études entreprises dans de nombreux pays pendant qu’à qu’à Paris l’Association Nationale pour la recherche filmologique essaye de réunir les matériaux nécessaires à l’élaboration d’une science pratique et constructive.
- . *
- * *
- Nous relevons dans le n° 74 (janvier 1948, page 54) de la feuille de renseignefnents du Secrétariat régional d’O. P. de Toulouse une intéressante monographie sur la composition mécanique de M. Drillet avec indications, contre-indications, et risques professionnels. '
- p.86 - vue 99/226
-
-
-
- — 87 —
- A TRAVERS LES REVUES
- Un important numéro de Sauvegarde (15-16, novembre-décembre 1947) a été consacré à la psychothérapie collective, sous son aspect psychanalytique et psychologique ; il contient des études de S. Le-bovici (développement moral et affectif de l’enfant), Mireille Monod (psychodrame de Moreno avec une première application française), G. Mauco (Centre psychopédagogique du lycée Claude-Bernard), Le Moal et Fougère (le cinéma et l’enfant).
- La revue américaine Science a publié (17 janvier 1947) un rapport . présenté à la National Academy of Sciences par le Colonel Flana-gan sur les résultats des méthodes psychotechniques dans l’armée de l’air, aboutissant à une notation en 9 points (appelés stanines = standard nines) avec une vérification initiale de valeur sur 185.367 sujets (les taux d’élimination du niveau 9 au niveau 1 ayant augmenté régulièrement de 4 à 77 %). Dans un autre numéro (6 juin 1947), un exposé sur les problèmes de la gérontologie (étude scientifique de la vieillesse) auxquels un nouveau périodique vient d’être consacré, ainsi qu’une Société, aux Etats-Unis, a été donné par R.-G. Hoskins. ---------
- Le numéro de janvier-février 1948 (XII, 1) du Journal of Consulting psychologg, est entièrement consacré aux tests de diagnostic psychologique, et il comprend un grand nombre de contributions, généralement très brèves (dont plusieurs avaient été présentéesv à un symposium en 1946) après l’introduction sur l’état actuel du « testing » pour le diagnostic psychologique par D. Rapaport : Roy Shafer, aspects objectifs et subjectifs du testing diagnostique ; Ruth L. Munroe, emploi des méthodes projectives dan% le testing collectif ; L.-D. Murphy, appréciation de la personnalité infantile ; S.-R. Hathaway etv P.-E. Meehl, l’inventaire multiphasique de la persom nalité de Minnesota (VI. Echelle K) ; S.-L. Garfield, appréciation préliminaire des patterns de distribution de l’échelle Wechsler-Bel-levue dans la schizophrénie ; R. Lassner, bibliographie annotée des tests d’Oseretzky (44 numéros depuis le travail initial de 1923) ; W.-A. Hunt, S.-G. Klebanoff, I.-N. Mensh et N. Williams, validité de quelques échelles individuelles abrégées d’intelligence ; H. Juc-kem et Jane A. Wold, étude du test de Hunt-Minnesota pour les lésions cérébrales organiques aux niveaux supérieurs du vocabulaire ; Lorena P. Wedeking, note sur l’intelligence des délinquants à l’école de garçons d’Indiana.
- Le Journal of oflucational Research de décembre 1947 contient, entre autres articles, les données de G. Myers Blair et A.-J. Hoehn sur un essai du test collectif de Rorschach, dit de choix multiple, dû à Harrower-Erikson et Steiner, dans une application à 953 adolescents, avec indication principale des différences entre les deux sexes, une étude sur la stabilité des intérêts professionnels, d’après les données du « Kader Preference Record », par W.-H. Fox, un examen par Mary A. Lanigan de la valeur prédictive — qui s’est montrée assez faible — pour le succès scolaire du test d’habileté mentale d’Otis, de l’American Council Psychological Examination, et
- p.87 - vue 100/226
-
-
-
- — 88 —
- des tests de rapidité de lecture de Minnesota. Dans le numéro de janvier 1948 Richard A. Biddle expose un nouvel inventaire de la personnalité, formé de 140 questions (copyright en 1947).
- Dans les Genetic Psychologij Monographs (T. 36, 2, 1947) Isaac Toiles dégage les implications diagnostiques du test de Rorschach appliqué à 66 déficients mentaux.
- Une forme abrégée de l’échelle Wechsler-Bellevue a'été établie par G. Kriegmann et E.-W. Hansen [Journal of Clinical Psychologij, III, 1947, p. 209). _________
- Les Archives néerlandaises de Physiologie, en un fascicule jubilaire en l’honneur du Prof. Van Rijnberk (T. 28, janvier 1948), contiennent une note de II.-C. Rümke sur ce que Keyserling a appelé le prestige « irrationnel » résultant du simple contact personnel et qui se rattacherait à une reconnaissance des archétypes de Jung (le héros, le roi). 1 ---------1
- Dans les Annales médico-psychologiques de février 1948, un article est consacré à la rééducation des caractériels par René Fan et Charlotte Mémin, et une communication à la Société (12 janvier) porte sur le rôle des tesls de projection (Rorschach, Murray et Jung) à l’occasion de la prise d’une observation psychologique.
- Le problème de l’utilisation professionnelle des enfants épileptiques a été envisagé par Joan Pinansky dans the Ncrvous Child (6, p. 105, 1947), tandis que la question des troubles émotionnels était l’objet d’une étude de E.-M. Bridge (p. 11).
- La notion d’âge mental utilisée chez les adultes a été l’objet de judicieuses critiques par S.-B. Zuckefmann [The Interne, novembre 1946, p. 738). ________
- Une série d’études psychosomatiques sur 50 enfants bègues ont été publiées en 1946 dans l'American Journal o/ Orlhopsychiatry, tome 16, p. 100-133) par J. Lanse, Despert, Hélène Koppe (tests d’Oseretzki), Jessie, J. Carlson (Stanford-Binet) et Krugman (Rorschach). —
- Le numéro de janvier 1948 de Y American Psychologist contient l’adresse présidentielle de J.-P. Guilford au Congrès de 1947 de la Western Psychological Association des U. S. A., consacrée à quelques leçons de la» psychologie de l’aviation.
- L’American Psychologist de février 1948 contient une étude comparative de R.-D. Tuddenham sur les niveaux d’intelligence des soldats américains tels qu’ils ont été établis au cours de la première et de la deuxième guerre mondiales,, d’où résulte une amélioration notable d’une époque à l’autre (les 1er, 5e et 9° déciles valant 38, 104 et 160 points dans la dernière guerre contre 34, 85 et 144 dans la première). ----------
- p.88 - vue 101/226
-
-
-
- Signalons dans le Journal of exceptional children, organe du Conseil international pour les enfants exceptionnels, quelques-uns des articles publiés dans des numéros des deux dernières années : un exposé par S.-R. Silverman de rechérches sur l’éducation des sourds et durs d’oreille, des considérations de J.-C. Sullivan sur l’éducation adéquate des enfants intellectuellement supérieurs (novembre 1946) ; une étude de Althea Beery sur les enfants souffrant de handicaps multiples, dont le ''plus' saillant fait généralement négliger les autres (octobre 1947) ; la description par Lillie Mac Rickman d’un Institut de l’Illinois pour l’éducation des mères de jeunes enfants aveugles (novembre 1947) ; la relation par Bernardine G. Schmidt de changements de comportement chez des enfants débiles mentaux ; enfin une note sur l’emploi de tests de dextérité et d’aptitude mécanique pour l’orientation professionnelle d’adolescents arriérés (décembre 1947).
- Dans le numéro de janvier 1948, la revue Avenirs publie une interview de M. Le Rolland sur l’Enseignement technique envisagé comme enseignement de culture générale, des renseignements sur l’Institut du Travail humain de Prague à qui revient l’organisation de l’O. P. en Tchécoslovaquie, des notes sur la profession d’aide-chimiste, et un article de Mme le Dr Violet-Conil sur les métiers de la.bijouterie et de la joaillerie.
- !...- — --------------------------------------
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- L’Orientation Professionnelle au Canada
- Enquête faite par I. LÉZINE, attachée de recherche au C. N. R. S.
- Les écoles d’Ottawa possèdent depuis 1927 leur psychologue scolaire en la personne de Florence Dunlap, docteur en philosophie de l’Université de Columbia, qui a enseigné elle-même pendant onze ans dans ces écoles.
- Tous les enfants des écoles publiques d’Ottawa sont testés à leur entrée en grade I vers l’âge de 6 à 7 ans. Après vingt minutes d’examen préliminaire, les enfants subissent au jour suivant un test de quarante-cinq minutes dit <t Dominion Primary group test of intelligence » ou test de capacité d’apprentissage basé sur la compréhension des instructions. Un premier QI est calculé ; quinze jours après tous les enfants subissent un test analogue (forme B). En cas de décalage de plus de 8 points entre les résultats au test collectif ou en cas de désaccord avec le professeur, l’enfant est examiné en test individuel au moyen du Stanford-Binet. Au printemps de chaque année tous les enfants du grade III (8 à 9 ans) sont testés à nouveau (tests d’analogie, de séries, de compréhension des instructions et de raisonnement mathématique) suivant la même méthode. Dunlap a aussi étalonné une troisième série de tests pour enfants plus âgés comprenant des épreuves de compréhension de rapports, contraires, séries numériques, phrases 5 compléter, analogies, syllogismes et alternatives.
- p.89 - vue 102/226
-
-
-
- — 90 —
- L’auteur a groupé les résultats obtenus sur une période de dix ans pour 12.000 élèves du grade IV. Le 01 moyen est de 108,99 avec (1) 39,6 % entre 90 et 110, 38,7 % entre~ll'0 et 130, 8,38 % entre 130 et» 150 et 0,82 % au-dessus de 150. Aucune école n’a de QI moyen de 102 et deux écoles ont un QI moyen de plus de 115. La population d’Ottawa est nettement favorisée car il s’agit là d’une ville prospère, peuplée surtout de fonctionnaires, d’employés de bureaux et donc d’une classe moyenne' fort aisée.
- Les enfants dont le QI se trouve entre 50 et 75 sont placés dans les classes spéciales (2) où ils reçoivent un enseignement adapté avec des pédagogues spécialisés dans les classes d’anormaux. Vers 12 ans et demi il sont envoyés dans les écoles professionnelles. (Actuellement 60 filles et 100 garçons).
- Les enfants sont suivis à la sortie de l’école professionnelle et des observations faites sur une période de dix ans nous montrent que ces enfants arrivent à se maintenir de façon assez stable dans la profession choisie.
- Il est à noter que les tests so*t fort bien acceptés par les maîtres et directeurs d’école autant que par les parents et les enfants.
- L'Institut de Psychologie
- L’Institut de Psychologie se détache de l’Université d’Ottawa le 4 octobre 1941, il est dirigé par le R. P. Shevenell qui a été formé à l’Université de Yale. C’est un spacieux édifice muni d’une salle d’observation avec écran de vision à sens unique, de salles d’expériences et d’une très belle bibliothèque où nous avons trouvé une très riche documentation en langue anglaise et française.
- Le but de cet Institut dont la culture de base est thomiste, est de former des praticiens experts en psychologie appliquée, psychologie pédagogique et orientation professionnelle.
- Citons certains des cours prévus pour l’année 1947-1948 :
- La psychologie et l’hygiène mentale de l’enfance (MUe Labrousse).
- La psychologie de l’adolescence (M. L.-T. Dayhaw).
- Le travail en groupe en orientation (M. H. Cyr).
- Les principes de l’orientation professionnelle (M. M. Chagnon).
- Les tests d’intelligence et de personnalité (M. L.-T. Dayhaw).
- Les techniques de la clinique psychologique (M. M. Chagnon).
- Méthodologie de la recherche scientifique ( R. P. Shevenell).
- La statistique avancée (M. M. Chagnon et R. P. G. Cloutier).
- La construction des tests (M. L.-T. Dayhaw).
- La psychophysiologie (Dr F.-H. Côté et R. P. H. Gratton).
- La psychologie scientifique (M. L.-T. Dayhaw).
- La psychologie expérimentale ( R. P. Shevenell).
- Dans le domaine de l’enseignement cet Institut compte 12 élèves en 1941 et 135 en 1945 ; dans le domaine de la recherche les membres de l’Institut ont traduit en langue française et étalonné en vérifiant leur validité et leur constance les examens d’Ôtis d’habileté mentale, le questionnaire de la personnalité de Benreuter, l’inventaire des situations personnelles de Bell, le questionnaire AVS,
- (1) 108,53 pour les garçons, 101,55 pour les filles.
- (2) Ces classes spéciales tout comme celles des enfants déficients de la vue ou de l’ouïe ne prennent pas plus de seize élèves.
- p.90 - vue 103/226
-
-
-
- l’inventaire de la personnalité pour enfants de Brown et les tests d’aptitude mécanique de Stenquist. Ils ont aussi mis au point une fiche Terman pour Canadiens français et élaboré divers autres tests dont nous parlerons plus tard.
- Carleton College
- L’Enseignement de la psychologie en langue anglaise est assuré par Carleton College qui prépare à une certificat de psychologie appliquée et orientation professionnelle (F.-E. Witworth) et à un certificat de psychologie générale (F. Dunlap). Cet enseignement encore assez embryonnaire semble en bonne voie de développe ment.
- Manuels
- Les manuels les plus fréquemment recommandés dans les Universités canadiennes sont :
- Bernhardt : Elementary psgchology.
- Boring, Langfeld, Weld : Introduction to psychologg.
- Bridges : Psychologg normal and abnormal.
- Dashiell : Fundamental of general Psychologg.
- Kijneberg : Social Psgchology.
- Munn : Psychmogy.
- Murphy : General Psgchology.
- Ruch : Psgchology and Life.
- Woodworth : Experimental psgchology.
- (D’après enquête de R.-B. Liddy et L.-E. Neal in Canadian Journal of psychologg, vol. I, n° 2, 1947.)
- La bibliothèque de l’Institut de psychologie d’Ottawa possède les manuels de psychologie de Dumas, la psychologie expérimentale de Piéron, etc.
- Le Centre \d'Orientation Professionnelle d'Ottawa
- Le Centre d’Orientation Professionnelle annexé à l’Institut de Psychologie assure l’orientation scolaire des 640 élèves immatriculés dans les Ecoles supérieure et Ecole secondaire. Un dossier cumulatif est tenu à jour pour chacun d’eux, et une batterie de tests et de questionnaires est administrée dans toutes les classes à la rentrée d’automne. Chaque élève est interviewé au moins une fois et souvent les parents ; les professeurs ou le directeur de l’établissement enseignant viennent d’eux-mêmes prendre conseil auprès de l’orienteur. .Le Centre d’orientation se charge des conférences faites aux élèves pour les renseigner sur les carrières et a constitué un important fichier de monographies professionnelles et renseignements régionaux. »
- Le Centre d’orientation a également un service de consultation privé et payant chargé de débrouiller ou résoudre les problèmes de développement, adaptation et difficultés personnelles d’une clientèle quelquefois envoyée par des médecins.
- Enfin, le Centre rend service à des institutions de toutes catégories, scolaires, religieuses, industrielles, commerciales qui font appel à lui pour résoudre des problèmes de sélection ou adaptation au milieu.
- Comme nous l’avons déjà indiqué, le Centre d’orientation fournit aux élèves de l’Institut un terrain d’observation et d’expérience.
- p.91 - vue 104/226
-
-
-
- — 92 —
- Ils y consultent la documentation professionnelle et y poursuivent des recherches. Une de celles actuellement en cours porte sur la permanence des goûts à travers l’âge.
- Le Centre emploie un personnel de quatre orienteurs, un médecin et en sus des 640 étudiants une moyenne de 250 à 300'cas par an. Les examens sont minutieux, se font avec recoupements et durent au moins une quinzaine d’heures pour chaque sujet.
- L’examen de base de la consultation se fait à partir des tests suivants :
- a) tests d’intelligence :
- Wechsler Bellevue ;
- Otis-Ottawa ;
- Terman ;
- b) épreuves de raisonnement mathématique ;
- c) questionnaire de Bell, Benreuter AVS et autres composés à l’Institut, ainsi que rédactions (sur les rêves, les souvenirs d’enfance, les goûts et intérêts) ;
- d) questionnaire de goûts de Kuder ;
- e) test d’attention ;
- /) tests d’employés de bureau de Minnesota ; /l
- g) aptitudes spécialisées : Wiggly block, Stenquist, Minnesota ;
- h) test d’art de Mayer, de Mac Adory et de Lewerenz.
- Suivant les indications obtenues à la suite de ce premier dépouillement les sujets subissent un examen plus poussé (tests d’employés de bureau de Détroit, tests d’aptitude musicale, dextérité manuelle, Mac Quarrie et Stenquist). Notons en passant que les orienteurs font preuve d’une louable prudence à l’égard du test de Rorschach.
- L'Office des anciens combattants d'Ottawa (department of vétérans affairs)
- Cette importante organisation possède un centre d’orientation professionnelle rendu nécessaire plus que jamais par le projet gouvernemental d’assurer aux anciens combattants des périodes d’apprentissage payées par l’Etat et variant selon la durée des services, le nombre d’enfants, etc. Il est à remarquer que l’ancien combattant qui, au bout de six mois se révèle inapte à poursuivre ses études ne reçoit plus de secours de la part du gouvernement, d’où urgence d’une bonne orientation dès le point'de départ ou de s’y prendre .à temps pour changer d’orientation. La fonction de l’orienteur est là, comme ailleurs, de renseigner le sujet sur lui-même et sur le métier.
- Le centre d’orientation (M. J. Jackson), utilise le DVA (adult alertness test) : test du type papier crayon portant sur l’aptitude à raisonner sur les mots, les nombres et les symboles abstraits ; le Revised Beta Examination, l’Otis-Ottawa, le test d’aptitude mécanique de O’ Rourke, le test de Minnesota (Mesure des relations spatiales, forme écrite) le test de Minnesota pour employés de bureau, le questionnaire de goûts de Kuder et le Wechsley Bellevue.
- Ce Centre possède une section psychiatrique installée au Civic Hospital où une spécialiste (Mrs Burwell) applique Je Rorschach et le Thematic Apperception Test.
- p.92 - vue 105/226
-
-
-
- L’Office des anciens combattants publie un bulletin <i Psycholo-gical services bulletin » dont le dernier numéro est consacré à l’étude des différents procédés d’application du TAT. (Etudes extraites du Journal of abnormal and Social psychology, du Journal of Psycho-logy et de Psychoanalytique Review.)
- yuant à l’étude des métiers l’Office des anciens combattants d’Ottawa a jusqu’en 1945 publié un bulletin à l’usage des orienteurs pour les renseigner sur l’état des professions au Canada.
- Chargé pendant la guerre de grouper des documents sur les métiers de l’armée de terre, de mer et de l’âir, ce service a, dès la démobilisation, essayé, en partant du dictionnaire des métiers américain (Dictionnaire of Occupational Tiiles) d’établir des monographies professionnelles spécialement destinées au public canadien et comprenant la définition du métier, les aptitudes, les conditions d apprentissage, les avantages et les désavantages et les débouchés professionnels. Ce Service actuellement rattaché au Ministère du Travail (M. Hudson, M. LizoLLe, M. Gudgin et M. Dumonchel) est chargé de propager cette documentation dans tous les centres d’orientation professionnelle, les Universités, les écoles, les sana-toria et autres groupements susceptibles de s’intéresser à ces problèmes. Après avoir défini 247 métiers rattachés à l’industrie, ce service a étudié 70 professions libérales et métiers spécialisés. Ce service assure aussi la diffusion de tous les renseignements sur les écoles professionnelles, cours ou centres universitaires pouvant assurer l’apprentisage.
- Une enquête (Report on the survey of occupational trends and vocational training requirements, 1946, 1947) menée avec les moyens statistiques énormes dont ce pays dispose permet de tenir chaque centre au courant de l’état de l’offre et de la demande dans toutes ies branches professionnelles cataloguées.
- 11 convient de rappeler ici que le Bureau fédéral de statistique (Dominion Bureau of StatisLics, Education Branch) (section de la statistique appliquée à l’éducation) avait déjà publié en 1937 un bulletin intitulé « Offres et demandes dans les services professionnels du Canada ». Cette étude est toujours tenue à jour sous la direction de M. J.-'E. Robbins, avec, un recensement portant sur le lieu de naissance, la distribution suivant l’âge, les gains et la clientèle potentielle des membres de chaque profession.
- Nous avons consulté avec intérêt la dernière publication de ce service (Bulletin de l’Education n° 1, 1947). « Les données' du recensement canadien pour les professions, à l’usage des conseillers » de H. Marshall et F.-E. Whitworth où il apparaît que chaque année 150.000 jeunes canadiens de plus cherchent à se caser dans les, quelques 20.000 professions de divers genres qui forment la riorme professionnelle canadienne. Devant un tel problème, la population canadienne est parfaitement consciente de l’importance de l’orientation professionnelle pour que tous les travailleurs disponibles puissent être absorbés et les enciens combattants rétablis dans le circuit professionnel normal.
- On insiste donc beaucoup et à toute occasion sur la nécessité d’une étude rationnelle des métiers. Le bulletin en question essaye de définir les grandes influences qui jouent dans le régime économique, et de grouper des données significatives sur la main-d’œuvre au Canada (composition, chômage, revenus, mobilité et tendances professionnelles parmi les travailleurs), avec une courte étude
- p.93 - vue 106/226
-
-
-
- des divers groupes de professions qui ont servi aux calculs du recensement; agriculture, manufacture, transports, commerce, finance, services publics et emplois de bureau. '
- Film Board
- (Fondé en 1939, Directeur M. ftoss Mac Lean)
- Je veux simplement indiquer ici l’existence de cet important organisme culturel dans un pays qui insiste beaucoup sur l’éducation visuelle (films d’art de grande valeur projetés dans les écoles, classes de géographie traitées par le film, etc.). L’Office National du Cinéma groupe un personnel de 670 employés et est spécialisé dans la production et la diffusion des documentaires.
- Les psychologues s’intéresseront tout particulièrement aux travaux de l’équipe chargée de l’étude des films de documentation professionnelle pour les anciens combattants. Une autre équipe de production travaille avec un groupe de psychiatres (Dr Stodgill, Dr Ca-meron, Dr Prados, Prof. Mailloux) et s’est spécialisée dans des films d’ « hygiène mentale ». Bob Anderson vient de tourner trois courts métrages sur des problèmes psychologiques : sentiment d’hostilité, sentiment de dépendance, sentiment de refus qui .seront présentés dans des programmes conçus pour certaines milieux scolaires. « The feeling of rejection » a reçu un accueil très favorable auprès des psychologues américains et nous ne pouvons que féliciter le Film Board d’avoir eu l’initiative de ces intéressantes recherches.
- Disons encore que le Film Board possède un service chargé d’analyser de façon détaillée les métiers du cinéma (Miss B. Bertam, MUe Mineau, M. Nagle) et d’établir des monographies professionnelles.
- CAUSERIE BIBLIOGRAPHIQUE
- E. Mira y Lopez. — Manual de Orientacion profesionul. q— Iii-8° de 415 pages, Buenos-Aires, Edition Kapelusz, 1947.
- Inaugurant une Bibliothèque des Sciences de l’Education (dirigée par A.-D. Calcagno), l’éminent psychotechnicien et psychiatre catalan, qui dut quitter son pays à l’arrivée de Franco, et qui se trouve actuellement à Rio-de-Janeiro, E. Mira, vient de publier un. excellent manuel d’orientation professionnelle.
- Après avoir défini son objet, rappelé brièvement quelques données historiques, il précise les problèmes, établit les données indispensables pour fonder un conseil, puis envisage la professiogra-phie, résume quelques notions de statistique, et passe en revue les procédés d’examen par les tests, par la clinique, par l’exploration sensorielle, affeclive, intellectuelle, en consacrant un chapitre aux aptitudes spéciales (mathématiques, musicales, etc.) et terminant par des considérations sur le problème de la personnalité et les difficultés d’interprétation. Particulièrement intéressants sont les chapitres relatifs à l’exploration du tempérament et du caractère (où intervient le test jnyokinétique de l’auteur).
- p.94 - vue 107/226
-
-
-
- — 95
- M. Prudhommeau. — Le dessin de l'enfant : Préface de H. Wallon. In-8° de 174 pages. — Paris, P.U.F., 1947.
- Après de longues études sur les enfants anormaux, l’auteur a mis au point un test de copies de dessins avec éléments d’écriture. Son test comporte dix-huit figures (personnages ; animaux comme cheval, oiseau, poisson ; bateau ; arbre ; église, etc.). La consigne et les règles d’interprétation sont données avec précision ; des résultats on peut tirer un âge mental (car il y a un âge du cercle, du carré, du losange), et des renseignements sur le comportement et sur le caractère,- en particulier au point de vue de certaines anomalies.
- Longuement élaborée, l’étude de Prudhommeau apporte des données nouvelles fort intéressantes. P.
- ! *
- '* *
- James Lincoln. — Hauts salaires, bas prix de revient. (G. Renaud traducteur). — 170 pages, 20 figures, 1948, prix 270 francs, chez Dunod, 92, rue Bonaparte, Paris.
- La base de l’organisation active telle qu’elle est conçue fait appel à l’effort des travailleurs pour produire toujours plus, toujours mieux et à des prix toujours moindres.
- L’organisation active éduque le travailleur, lui assure dans l’entreprise la place que ses possibilités et son mérite lui permettent. 11 est naturellement intéressé au rendement et au bénéfice de l’entreprise.
- LIVRÉS ENTRÉS A LA BIBLIOTHÈQUE
- H. Waltz. — Notre frère l'enfant. — Editions Spes; Paris, 171 pag.
- Jean Daric. — L'activité professionnelle des femmes en France. Etude statistique : évolution — comparaisons internationales. — Presses Universitaires de France, 99 pages.
- Antoinette Gommes.. — A travers les Ecoles d'Amérique. ' Les Presses d’Ile-de-France, 202 pages.
- Dr S. Freud. — Introduction .à la psychanalyse. — Payot, Paris, 496 pages.
- Esther Bussmann. — Le transfert dans l'intelligence pratique chez l'enfant. — Delachaux et Niestlé, Neuchâtel et Paris, 160 pages.
- Roger Gal. — La réforme de Venseignement et les classes nouvelles. — Les Presses d’Ile-de-France, 61 pages.
- Jean Stoetzel. — La psychologie sociale et la théorie des attitudes, Collection de l’Année Sociologique. — Presses Universitaires de F rance.
- Doctèur Louis Corman. — Le diagnostic du tempérament par la morphologie. — Amédée Legrand et Cie, éditeurs, 314 pages.
- C.-G. Jung. — L'homme a la découverte de son âme. Collection Action et Pensée aux/ Editions du Mont-Blanc, 425 pages.
- p.95 - vue 108/226
-
-
-
- — 96 —
- Dr Marcel, Bergeron. — Les manifestations motrices spontanées chez l'enfant. Etude psycho-biologique. — Hermann et Cie éditeurs, 105 pages.
- D J. Borel. Le déséquilibre psychique. Ses psychoses. Sa morale. —- Presses Universitaires de France, 378 pages.
- Ch. Kayser. — Physiologie du travail et du sport. — Paris Hermann et Cie éditeurs, 264 pages.
- Karl Marx. — (OEuvres complètes de Karl Marx). — Le capital. Critique de l'Economie politique. Livre premier. Le développement ,de la production capitaliste. — Editions sociales, 317 p.
- Paul Bodin. L'adaptation de l'enfant au milieu scolaire. — Presses Universitaires de France, 156 pages.
- Roger Gal. — L'Orientation scolaire. — Presses Universitaires de France, 146 pages.
- Henri Delacroix. Les grandes formes de la vie mentale. — Presses Universitaires de France, 188 pages.
- Jean Piaget. — Classes, Relations et nombres. Essai sur les groupements de la logistique et sur la réversibilité de la pensée, 323 pages.
- G. Poyer. — L'hérédité psychologique. Nouveau ' Traité de Psycho-logie, Tome Vil, fascicule 4. — Presses Universitaires de France.
- Georges Gurvitch. — La Sociologie au xxe siècle. — I. Les grands problèmes de la Sociologie. II. Les études sociologiques dans les différents pays. — Presses Universitaires de France.
- Donald G. Paterson, G.-G. Schneider, E.-G. Williamson. — Student Guidance Techniques. — Mc Graw-Hill Book Company, New-York et Londres.
- Dr May Smith. — The Ilandbook of Industrial Psychology. — Philo-sophical Library, New-York, 304 pages.
- H. -C. Warren. — Dictionary of Psychology.
- R. Bochner et F. Halpern. — L'application clinique du Test de Rorschach. — Presses Universitaires de France, 263 pages.
- Robert Dottrens. — L'enseignement individualisé. — Delachaux et Niestlé, Neuchâtel et Paris, 199 pages.
- Jean Piaget. — Les notions de mouvement et de vitesse chez l'enfant. — Presses Universitaires de France, 284 pages.
- Jean Piaget. — Le développement de la notion de temps chez l'enfant. — Presses Universitaires de France, 300 pages.
- Jean Piaget. — La formation du symbole chez l'enfant. Imilàtion, jeu et rêve. Image et représentation. — Delachaux et Niestlé, Neuchâtel et Paris, 310 pages.
- ERRATUM
- Dans l’article du Bulletin de mars-avril « De l’emploi d’un indice de parenté... », par Henri Piéron, page 34, à la 9e ligne,
- au lieu de Pr = 1 — 102 a, lire Pr — 1 — 10-2 a.
- A la 15e ligne, au lieu de P = 102 a', lire Pr = 10-2 a.
- AGEN- — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- p.96 - vue 109/226
-
-
-
- SECRETA RI A T GÉNÉRA L Chef de Service : Mlle C. Chauffard.
- CENTRE D ORIENTATION PROFESSIONNELLE Chef de Service : Mlle Nepveu.
- CENTRE DE RECHERCHE DES TESTS
- i
- Chef de Service : Mme Henri Piéron.
- CENTRE D ÉTUDES ET DE RECHERCHES DOCUMENTAIRES Directeur : M. Doladille.
- SERVICES DE L'INSTITUT
- Tél. Odéon 52-46
- Le Secrétariat est ouvert chaque jour non férié, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
- La Secrétaire générale reçoit le lundi, de 14 h. 30 à 18 heures ; le jeudi de 14 h. 30 à 16 h. 30, et sur rendez-vous.
- La Bibliothèque est ouverte chaque jour non férié, de 14 heures à 18 heures.
- Le Centre d’Etudes et de Recherches Documentaires est ouvert chaque jour ouvrable, de 9 heures à 12 heures (y compris le samedi matin), et de 14 heures à 18 heures, sauf le samedi.
- Pour les consultations d’Orientation professionnelle, adresser une demande de rendez-vous au Chef du Centre d’Orientation Professionnelle..
- p.n.n. - vue 110/226
-
-
-
- SOMMAIRE
- Pages
- I. — M. Gille : Une batterie de tests moteurs collectifs............... 65
- II. — Notes et Documents : Recherches systématiques sur la validité
- de certains tests d’aptitude technique. — Une nouvelle méthode de corrélation (corrélation enneachorique). — Le test mosaïque de Gille adapté aux populations africaines. —
- Les principales activités gestuelles de base des principaux métiers. — Influence de la guerre sur les capacités psycholo-
- giques des écoliers...................................... 78
- III. — Chronique docimologique.................................... 83
- IV. — Informations................................................ 85
- V. — A travers les Revues ........................;........... 87
- VI. — L’Orientation Professionnelle à l’Etranger. L’O. P. au Canada 89
- VII. — Causeries bibliographiques................................. 94
- VIII. — Livres entrés récemment à la bibliothèque.................. 95
- Bulletin de l'Institut National d’Elude du Travail et d’Orientation Professionnelle
- rédacteur en chef : Mme Henri PIÉRON SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION : M. M. REUCHLIN
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABONNE1IEMT :
- Pour la France.... 300 fr. j Pour VEtranger........ 450 fr.
- Prix du numéro : 50 franc»
- Pour les anciens élèves de l’I. N. E. T. O. P. : 250 francs
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut
- C/C 1444-79
- Pour tout ce qui intéresse le Bulletin adresser la correspondance à Mme Henri Piéron
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- T.e Gérant : Paul Aiuo.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- Dépôt légal 1948. 2' trimestre. — N” d’ordre 98.
- p.n.n. - vue 111/226
-
-
-
- 2e SÉRIE. — 4e ANNÉE
- N° 7-8
- JUILLET-AOUT 1948
- BULLETIN
- L’INSTITUT NATIONAL
- détude du travail
- ET
- d ORI entation
- PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- 41, Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- TOUS DROITS RÉSERVÉS
- p.n.n. - vue 112/226
-
-
-
- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- Institut National cTÊtude du Travail et d Orientation Professionnelle
- DIRECTEUR DÉLÉGUÉ
- M. Henri Piéron, professeur au Collège de F rance, directeur de l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, président de la Section des Sciences Naturelles de l’École Pratique des Hautes Études.
- COMITÉ DIRECTEUR
- Le Directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- Le Directeur délégué.
- M. H. Laugier, secrétaire général adjoint de l’O.N. U.
- M. P Pouillot, inspecteur général honoraire du Travail.
- M. H. Wallon, professeur au Collège de France.
- p.n.n. - vue 113/226
-
-
-
- 2« Série. 4e Année
- N» 7-8
- Juillet-Août 1948
- Bulletin de l’Institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et
- D’ORIENTATION PROFESIONNELLE
- L’ANALYSE FACTORIELLE
- QUELQUES APPLICATIONS
- par le Docteur P. WAUTRICHE(i)
- Directeur de l’Office Provincial d’Orientation Professionnelle de Namur
- Depuis quelque dix années déjà, on parle beaucoup de cette xP structure particulière de la personnalité psychologique » que met en relief l’analyse' factorielle.
- A ce sujet, le livre de Spearman : « Les Aptitudes de l'Homme, leur Nature,. leur Mesure », celui du Dr. René Bonnardel : «L'Adaptation de l’Homme à son Métier)) et enfin, celui de René Zazzo : « Le Devenir de F Intelligence », sont particulièrement intéressants.
- On peut dire, en raison de l’autorité de Spearman, le promoteur de cette méthode à laquelle il a consacré 30 années de travail et qui la compare, dans l’évolution des idées à une révolution coperniciennc, en raison également de la notoriété et de l’honnêteté des psychologues qui en parlent avec enthousiasme, que cette théorie est réellement devenue une théorie scientifique « à la mode ».
- Cependant, si nous" avons choisi « l’analyse factorielle» comme sujet de notre conférence de ce jour, ce n’est pas, croyez-le bien, pour souscrire à un courant d’idées en vogue. Si nous vous avons proposé ce sujet, c’est, parce que les recherches que nous avons effectuées démontreront que cette théorie revêt un caractère d’objectivité et d’intérêt bien réel.
- J’ajouterai même que, malgré la longueur des calculs statistiques qu’elle exige, et qu’il ne faut d’ailleurs pas s’exagérer, l’analyse factorielle devient un centre d’intérêt grâce auquel on pourra, comme dit Bonnardel, «progresser à ciel ouvert».
- J’espère le démontrer un peu et introduire ainsi auprès de vous une méthode qui retient notre attention depuis plusieurs années.
- (1) Texte d’une conférence.
- ) } •d/
- p.97 - vue 114/226
-
-
-
- 98 —
- Je viens de dire que'l’Analyse Factorielle devenait un «centre d’intérêts grâce auquel on pourra progresser à ciel ouvert'», ce qui est déjà rendre un jugement de valeur dolit je m’excuse.
- Mais- voilà : l’on attaque si souvent la Psychotechnique dans son œuvre d’adaptation professionnelle qu’il est tout naturel que nous cherchions à en défendre les fondements. Certes, les détracteurs ne critiquent pas le but que nous poursuivons et qui consiste à adapter le travailleur à son travail et à approprier le travail, au travailleur. Ce serait d’ailleurs bien mal-adroit de leur-part, surtout en notre époque où le sens social commence à revêtir sa véritable signification.
- Mais on objectera tout d’abord que nous ne connaissons pas toujours la signification psychologique précise des tests cpie nous employons. Et l’on citera par exemple qu’un sujet, après avoir réussi une épreuve ou deux épreuves dites «d’intelligence» a échoué ou a réussi piteusement une troisième et peut-être même une quatrième réputées elles aussi «épreuves d’intelligence».
- Nous ‘nous expliquerons plus loin quant à ces résultats en apparence contradictoires et qui ne manquent jamais d’impressionner les débutant et les profanes.
- Disons d’ailleurs, pour ne pas être accusé de partialité, que la signification précise de certains tests nous échappe encore et qu’il s’agit là d’épreuves auxquelles il s’indique, logiquement, de ne pas recourir.
- Une seconde critique touche la méthode psychotecnique couramment employée.
- Notre méthode d’adaptation professionnelle est basée sur l’étude des métiers, étude dénommée: professiographie. Lorsque nous avons analysé les différentes tâches inhérentes à une fonction nous établissons le profil idéal des aptitudes requises que l’on appelle « profil psychotechnique » ; et il existe autant de profils qu’il existe de professions ! Comme dit, non sans .malice, R. Bonnar-. del, c’est très spectaculaire.
- Puis, en regard de chacune des aptitudes spéciales figurées au profil, nous faisons apparaître une épreuve ou «test» qui est supposé et réputé être de nature à mesurer la dite aptitude chez les sujets qu’il-s’agit d’adapter.
- Et c'est ici que la critique se précise : Comment ! dit-on, vous distinguez un nombre important d'aptitudes professionnelles spéciales comme si, dans la vie mentale de l’homme, ces aptitudes étaient nettement tranchées, séparées, indépendantes les unes des autres ! Cette distinction, ajoute-t-on, est arbitraire et n’est qu’une vue de l’esprit.... vous faites preuve de dogmatisme, c’est-à-dire que vous admettez à priori qu’il doit en être ainsi parce que le simple jeu de votre pensée vous a amené à penser de la sorte...
- p.98 - vue 115/226
-
-
-
- sans que vous en ayiez la moindre preuve ! Vous agissez comme si la psychologie était une science ^achevée, complète... alors qü’elle n’en est encore, sur le terrain expérimental, qu’à ses débuts.
- Loin de moi l’idée de me livrer à une critique destructive de la méthode que nous employons et qui nous donne, chaque jour, des preuves incontestables'-de son efficacité, à la condition d’être épaulée par l’expérience, le bon-sens et la prudence... et ce, bien que Spearman la considère «dénuée de tout fondement», de même d’ailleurs que les méthodes biotypologiques qu’il regarde comme « des espoirs » et non comme des réalisations.
- Bien plus, dans mes conclusions, j’établirai que la «méthode essayiste » constitue un outil de travail excellent pour mener à bien l’analyse factorielle de Spearman.
- Et lor&que la Dr. R. Bonnardel nous dit, dans son livre : « L'Adaptation de V-Homme à son Métier » que notre méthode, qu’il dénomme «méthode essayiste», correspond tout simplement a «deux sauts dans l’inconnu» puisque, dit-il, on ignore encore à peu près toutes aptitudes mentales et que, d’autre part, à fortiori, on ‘ignore ce que mesurent les tests, je suis prêt à demander à mon sympathique confrère si l’analyse factorielle qu’il préconise peut nous permettre de résoudre immédiatement, c’est-à-dire sans retard, le problème si urgent de l’adaptation professionnelle.
- Et en effet, le Dr. Bonnardel en convient: «les méthodes de la statistique mathématique sont longues à acquérir. Il serait enfantin de croire que la vérité surgira d’elles d’un coup de baguette magique... »
- Est-ce l’imperfection de nos tests qui a empêché Thursthone et les psychologues américains de sélectionner deux millions d’hommes en 1917, lors de l’entrée en guerre des Etats-Unis... et d’en retirer des résultats satisfaisants !!!
- Je suis d’ailleurs convaincu que lorsque cet auteur déclare que
- notre méhode est « une voie sans issue», il se laisse gagner par
- l’enthousiasme que suscite l’analyse factorielle,- car, ne déclare-
- t-il pas, par après, dans son excellent travail, « que la méthode
- essayiste peut donner des résultats dans de grandes entreprises
- de transports en commun, à la condition djêtre appliquée par des
- psychotechniciens qualifiés, prudents et expérimentés ! (dernier
- point sur lequel nous sommes tout aussi intransigeant que lui !) ».
- ! *
- * *
- Avant d’entrer dans l’exposé de l’analyse factorielle, il convient de s’arrêter quelques instants au concept de l’« intelligence » et de « faire le point ».
- Lorsqu’on veut définir l’intelligence, on recourt à des définitions telles que :
- p.99 - vue 116/226
-
-
-
- — 100 —
- —1 celle de Herbert Spencer, pour qui : « l’intelligence est 1’ajustement ininterrompu des relations internes et des relations externes ; »
- — ou celle de Claparède : « c’est la capacité de résoudre par la pensée des problèmes nouveaux ; »
- — ou bien encore, celle de William Slern que nous trouvons dans « Die Intelligenz der Kinder ù lùgenlichen » ; c’est la faculté générale d’adapter consciemment sa pensée à des exigences nouvelles ; elle est la capacité psychique générale d’adaptation à des tâches et conditions nouvelles de vie ».
- — D’autres ont dit que c’était la capacité de se pré-adapter.
- — On pourrait en ajouter_ d’autres, celles de Thorndike, de Thurstone, car il est remarquable que chaque psychologue donne à l’intelligence une définition, sinon différente, à tout le- moins particulière.
- L’imperfection que l’on s’accorde à reconnaître à la définition de l’intelligence n’aurait d’ailleurs en soi aucune importance, pas plus que ^imperfection du concept physique de l’électricité, qui n’a jamais empêché une réalisation électrotechnique... si la psychotechnique ava'it pour fondement des faits aussi objectifs que ceux que l’on peut observer en électricité, ce qui n’est pas encore
- le cas ! (1) , *
- * *
- Comment devons-nous concevoir la structure de l’intelligence ? S’agit-il d’une fonction globale ? d’une entité- indivisible, monarchique, qui tiendrait sous sa dépendance toutes les aptitudes mentales ? Nous ne le pensons pas. Et si, dans nos laboratoires, nous recourons à des épreuves dites « globales » de l’intelligence, telles que les épreuves de Binet et Simon (connues sous le nom « d’échelle métrique de l’intelligence »), de Yerkess ou de Ter-man, nous savons et sentons très bien que la diversité des questions posées fait appel à des activités psychiques complexes et différentes.
- Disons d’ailleurs en passant que ces épreuves globales, que l’on ferait mieux d’appeler «épreuves totales» ne sont guère employées qu’à titre général et que.le fameux quotient intellectuel, s’il décèle que l’enfant est normal ou ne l’est pas (ce qui "était d’ailleurs sa véritable destination dans l’esprit de ses auteurs qui se proposaient plutôt de dépister grâce à elle l’inintelligence),
- (1) Rappelons que :
- pour Thorndike, l’intelligence est l’aptitude aux bonnes réponses du poin de vue de la vérité ;
- pour Thurstone, ce qui peut être apprécié en rapprochant le nombre d’essais du nombre d’erreurs dans la vie d’un individu.
- et enfin, pour Peterson, un mécanisme biologique par lequel les effets d’un complexe de stimuli sont réunis et aboutissent à un effet unique sur le comportement. '
- : oup aol loi aupi t
- v
- p.100 - vue 117/226
-
-
-
- — 101
- ne permet pas une orientation professionnelle précise. C’est une indication générale de base, sans plus.
- Et c’est tellement vrai que Lewis Terman, en première page de son test collectif dénommé par lui « d’habileté mentale », épreuve globale comme celle de Binet-Simon qui permet d’établir le OT., distingue séparément les points obtenus pour chacun des 10 tests qui le composent :
- Il distingue en effet :
- Un test ou partie : d'information, des meilleures réponses, du sens des mots, de sélection logique, d’arithmétique,
- du sens des phrases, d’analogies,
- des phrase 5 brouillées, de classification, des séries numériques,
- et pour chacune d’elles, il accorde un total allant de 18 à 24 pts.
- Les. psychologues qui ont imaginé des épreuves globales montrent donc ü'ès bien par là que, dans leur esprit, ce qu’on appelle « l’intelligence » n’est une fonction unique, indivisible, et nous ferons « nôtres » les paroles de Piéron qui écrit : « il semble impossible de ne pas la consirérer comme divisible en plusieurs fonctions plus ou moins distinctes » ; le mécanicien, dit-il, le chef d’entreprise, l’homme politique, le mathématicien, le physicien, le philosophe, le musicien, l’ébéniste, le sculpteur, font preuve d’intelligence... d’une intelligence bien particulière, Spécialisée, qui n’est nullement interchangeable.
- Aussi, admettons-nous les conclusions du Congrès d’Oxford de 1923 pour reconnaître l’existence de plusieurs fonctions intellectuelles et chacune d’elle^ pouvant se présenter chez un sujet à des niveaux différents.
- Il s’agit (j^Hic de la théorie oligarchique qui inscrit que «les aptitudes dépendent de quelques grandes facultés ou « fonctions » qui sont, chacune, individuelles, mais peut-être pas « uniques » !
- Ici, nous devons préciser ce qu’il faut entendre par «fonction » ou «capacité» : il va de soi qu’il ne peut plus s’agir uniquement de ces fonctions telles que l'attention, la mémoire, le raisonnement, le jugement.
- Non, par «fonctions» ou «capacité», il faut admettre qu’il s’agit de « facteurs spécifiques » qui nous apparaissent progressivement à l’occasion des. recherches d’analyse factorielle.
- Et, lorsque lès Congressistes d’Oxford ajoutent que l’aptitude d’un sujet à une profession bien déterminée dépend d’une grande faculté... «qui n’est peut-être pas unique», cela signifie qu’un seul fadeur spécifique « S » n’est uniquement en jeu, mais qu’il en intervient un autre qui, selon toute vraisemblance, est le fa-^ meux facteur « G » de Spearman.
- Le philosophe Pascal faisait une distinction nette entre l’esprit
- p.101 - vue 118/226
-
-
-
- — 102 —
- géométrique et l’esprit de finesse... tout comme, par après, on a distingué des intelligences concrètes et des intelligences abstraites. Ce sont des formules qui semblent exprimer des « vérités premières».
- Et cependant, sont-ce bien des vérités premières ? Nous reviendrons sur ces points dans la-suite, après avoir soumis aux critères de l’analyse factorielle les tests analytiques de Richard Meili et de Henri Piéron.
- Quoi qu’il en soit pour le moment, nous n’excluons pas la conception que Claparède se fait de l’intelligence, à laquelle Henri Piéron se rallie :
- « L’intelligence serait une activité mentale déclenchée par un défaut d’adaptation du sujet à la situation dans laquelle il se trouve à un moment donné ».
- Cette activité mentale aurait donc pour fonction de le réadapter en inventant la solution grâce à laquelle il pourra faire face à la situation difficile dans laquelle il se trouve-.
- Mais lorsque Piéron déclare que -selon lui l’intelligence comprendrait 3 facteurs : à savoir, la compréhension, l’invention et le contrôle, nous disons qu’il s’agit, cette fois encore, d’une hypothèse de travail, d’une vue de l’esprit qui, pour s’avérer défendable, doit résister à l’expérimentation.
- Voici cette hypothèse de travail :
- 1. Grâce à la compréhension, le sujet prend réellement cons-
- cience de sa situation difficile, c’est-à-dire de sa « désadaptation ».
- 2. L’invention lui* permet, alors, d’envisager, de passer en re-
- vue toutes les possibilités ou*«moyens» de sortir de sa situation difficile.
- 3. Le contrôle enfin (que Meili dénomme « analyse ») des
- moyens «inventés».
- C’est en se basant sur cette hypothèse de travail que Piéron distingue dans P intelligence trois fonctions fondamentales à savoir : la compréhension, Y invention et le contrôle.
- Dans la fiche.établie par «le Service des Recherches Psychologiques de l’Institut National d’O. P., à Paris», 11. Piéron accorde :
- 22 points à 14 questions de compréhension,
- 24 points à 14 questions d’invention,
- 28 points à 16 questions de contrôle.
- Cette épreuve comporte donc 44 questions auxquelles 74 points sont alloués. Disons immédiatement que le résultat global (ce que l’auteur appelle «efficience globale») n’a pour nous qu’un intérêt tout relatif.
- Pour concrétiser notre pensée, 'imaginons un sujet qui ait obtenu 40 points sur 74.
- p.102 - vue 119/226
-
-
-
- Pour nous, psychotechniciens, il n’est pas indifférent que tel jeune homme ait obtenu, par exemple, pour ce total de 40 points, 20 points en compréhension, 10 points en invention et 10 points en contrôle,
- 0l\ / ...
- 10 points en compréhension, 20 en invention et 10 en contrôle,
- ou enfin,
- 10 points en compréhension, 10 en invention et 20 au contrôle, ce qui aboutirait à « noyer » réellement lé facteur prédominant de son .intelligence dans un chiffre global, c’est-à-dire plus simplement à vouloir assimiler des oranges et des pommes !
- Richard Meili, lui, distingue à la base, une orientation concrète et une orientation abstraite de l’intelligence qui repose sur 6 épreuves qui vous sont connues, à savoir :
- chiffres—images ="compréhension respectivement abstraite
- , et concrète.
- analogie — lacunes = analyse respectivement abstraite et concrète.
- dessins — phrases = imagination respectivement abstraite et concrète.
- * i * *
- De sorte que le concept de Piéron qui donne une signification à « la fonction intellectuelle prédominante » complété par celui de R. Meili qui nous indique « la tendance intellectuelle » concrète ou abstraite, prétendent nous fournir «la structure de Vintelligence ». Y parviennent-ils ?
- C’est sur des plans structuraux analogues qu’est généralement établie notre « méthode essayiste » actuelle, qui nous permet d’établir pour un sujet examiné, « son type d’intelligence » ou, plus simplement, comme dit René Zazzo, sa «manière d’être intelligent ».
- Et celte structure, cette manière d'être intelligent, nous la concrétisons, dans un esprit de synthèse, sous forme d’un profil psychotechnique, tel que ceux réalisés par Rossolimo, Vermeylen, Decroly et Meili et qui donnent le profil de la personnalité intellectuelle du sujet. . * ,
- * * y
- Avant de préciser la théorie oligarchique de Spearman, signalons que pour l’Ecole Geslaltiste, l’intelligence a pour activité la perception des formes, des complexes, des structures et des
- ensembles. : *
- * *
- Passons maintenant à la théorie de Spearman.
- Dans le domaine de l’intelligence, Spearman considère plusieurs fonctions ou aptitudes ou «facteurs spécifiques «S» qui sont :
- p.103 - vue 120/226
-
-
-
- 104 —
- l’aptitude logique,
- l’aptitude psychologique, 7
- l’aptitude verbale,
- l’aptitude arithmétique,
- l’aptitude mécanique,
- l’aptitude imaginative,
- l’aptitude C, de rapidité ou d’originalité mentale, l’aptitude W, de maîtrise de soi ou de «self-contrôle», et en plus, le facteur G (globalisant), encore appelé : facteur de niveau général, facteur d’énergie mentale.
- Pour Spearman, ce facteur «-G » serait le plus important parce que il réglerait tous les processus mentaux, jouant ainsi un rôle dans la concentration et l’étendue des aptitudes, le facteur « G » intervenant dans tous les processus mentaux, intervient donc dans tous les tests ou « épreuves psychométriques ».
- Pour Spearman, une aptitude peut être recherchée au moyen de plusieurs tests bien choisis au moyen du critère de Spearman, qui peuvent porter l’empreinte de certaines tendances Connexes.
- ' Pour que la série des tests utilisés soit réputée rechercher spécifiquement une aptitude, il faut pour chacun de ces tests, une incidence égale du facteur « G », c’est-à-dire une saturation en « G », identique, car il va bien de soi que si le facteur « G » apparaît dans tous les processus mentaux, il intervient quantitativement d’une façon variable d’une aptitude à l’autre.
- Si, par exemple, nous recherchons une aptitude spécifique au moyen de 4 tests, il faut pour que ces 4 tests soient réputés rechercher ladite aptitude, que l’incidence, c’est-à-dire l’intervention du facteur « G » soit identique quantitativement pour chacun d’eux. Concrétisons cette proposition par un schéma :
- Si nous représentons nos 4 testst d’aptitude par 4 cercles, il faut que dans chacun d’eux l’incidence «G» se présente comme suit, dans les 4 tests d’aptitude Tl, T2, T3, T4 (Fig. 1).
- Fig. î. — Incidence ou saturation en facteur « G », fie chacune des épreuves psychométriques Tl, T2, T3, T4.
- Si ces tests révèlent une incidence comparable au schéma ci-
- p.104 - vue 121/226
-
-
-
- 105
- après, les tests sont encore significatifs de f aptitude « S » recherchée (Fig. 2)
- Fig. 2. — Saturation en facteur « G ».
- Par contre, si le schéma dénote une incidence inégale du facteur « G », les tests ne seront plus spécifiques de l’aptitude « S » recherchée..Cette différence d’incidénce de « G » peut être due au fait que le test (par ex. T4) fait appel à une autre aptitude « S » ou bien l’aptitude « S » et, en plus, à un autre facteur « S », ce qui explique l’augmentation d’incidence de « G » (Fig. 3).
- Fig. 3. — Incidence ou saturation en facteur «. G » dans chacune des épreuves psychométri-
- Spearman admet qu’il faut au minimum quatre tests (qui constituent 4 tendances connexes) pour pouvoir déceler une aptitude.
- Et cela s’explique : en effet, l’incidqnce égale du facteur « G » est mise en évidence, comme nous allons le voir, au moyen des intercorrélations existant entre les différents tests.
- Or, si nous ne recourons qu’à deux épreuves psychométriques, le hasard peut intervenir : il en est de môme pour 3 épreuves psychométriques. . i
- Et nous arriverions à des conclusions paradoxales. Le minimum de 4 tests est donc la marge de sécurité..
- (à suivre)
- p.105 - vue 122/226
-
-
-
- NOTES ET DOCUMENTS
- La géographie de l’intelligence
- La répartition géographique des types humains, résultante complexe dans laquelle jouent des influences du milieu, physique et social, est un problème qui est l’objet de recherches assez nombreuses en ce qui concerne les caractères physiques. Mais on commence à peine à procéder à des études relatives aux caractères psychologiques. .
- Aussi y a-t-il lieu d’accueillir très sympathiquement le travail que viennent de publier les professeurs Radulescu Motru et I. M. Nestor, bien connus des psychologues français, au titre de l’Académie roumaine et .de la Commission de Psychométrie et Anthropologie du Conseil national des Recherches Scientifiques de Roumanie (1). Il s’agit des résultats partiels d’une recherche, dirigée par Nestor, depuis 1934, sur l’anthropologie roumaine, résultats ^concernant l’intelligence d’après des déterminations au moyen de 4 tests, un anglais, un américain (test de l’Armée) et deux fançais (de Lahy et de Jeanne Monnin), effectuées sur 59.817 individus de différentes régions, de milieux ruraux et urbains.
- La moyenne générale obtenue chez les hommes a été un peu supérieure à celle des femmes (51,04 contre 48,94). C’est chez les hommes que l’on trouve le plus de. supériorités exceptionnelles, celles-ci étant rares (2,78 % au total, tandis que les anormaux inférieurs atteignent un pourcentage de 15,23). .
- Les données les plus intéressantes sont naturellement celles qui concernent une première esquisse d’une géographie nationale de l’intelligence, en dehors de la remarque générale de la supériorité des milieux urbains pour les deux sexes, tant en ce qtfi concerne le niveau moyen et la rapidité mentale moyenne qu’en ce qui a trait à la proportion relative, des intelligences exceptionnelles.
- C’est la province de Banat qui tient la tête, et on trouve en queue les populations de Transylvanie et d’Olténie, celle de Bukovine étant seulement la plus lente.
- Les valeurs extrêmes, établies par départements, ont été de 60 et de 40.
- La proportion des supériorités exceptionnelles a été au maximum' un peu supérieure à 6 % dans les départements les plus favorisés (du Banat), au minimum de 1 %
- Le plus grand nombre des anormaux inférieurs s’est rencontré dans les départements où la fréquence du goitre est la plus élevée.
- En distinguant les habitants des montagnes, des collines et des plaines, il se trouve que c’est chez les premiers qu’il y a la plus forte proportion de supérieurs, la plus faible d’anormaux inférieurs; le contraire étant caractéristique des habitant des plaines, ceux des collines étant intermédiaires. C’est dans les régions où le relief est mixte (montagnes et collines par exemple, ou collines et plaines) que les résultats sont les moins bons.
- (1) Cercetari experimentale asupro intelligentei la Romani, in-8°, 50 p. Bucarest, 1948.
- p.106 - vue 123/226
-
-
-
- Il y a là d’intéressantes données, si incomplètes qu’elles soient dans leur nudité brute.
- D’autres résultats seront fournis sur les types de personnalité, les tendances névrosiques, la suggestibilité, les capacités imaginatives et l’esprit d’observation, à côté des données anthropométriques. D’intéressantes corrélations biotypologiques pourront certainement être dégagées.
- L’analyse des facteurs en jeu ne pourra être utilement entreprise que quand des recherches analogues auront été poursuivies dans divers pays'.
- 1 J " H. P.
- De nouveaux facteurs verbaux
- Thurstone a dégagé un facteur de compréhension verbale et un autre de facilité (fluency) dans le maniement verbal. Mais, avec des batteries de tests plus nourries et assez variées, des dissociations nouvelles apparaissent. Un travail effectué sous sa direction par C. W. Taylor, qui a appliqué 28 tests à 181 élèves seniors de High School, en fournit un exemple (1).
- L’analyse a conduit à dégager 10 facteurs, dont certains correspondent bien aux habiletés primaires classiques (que certains tests de Thurstone visaient spécialement à mettre en évidence) : facteurs mnémonique, perceptif, numérique, de raisonnement, de compréhension verbale. Deux facteurs n’ont pu être interprétés. Mais, outre le Word fluency (W) s’est manifesté un facteur F interprété" comme d’ «ideational fluency », particulièrement important (assimilé au flow factor de Johnson et Raynolds ; et en outre un facteur K a été supposé représenter une habileté à donner rapidement plusieurs réponses satisfaisant aux exigences du test (histoires à compléter, synonymes semblables, etc.), une .« versatilité » verbale (ayant une parenté nette avec le facteur de raisonnement).
- H. P.
- - *
- * * N
- Données d’une analyse factorielle appliquées aux épreuves de sélection militaire
- Une application très étendue des méthodes d’analyse factorielle a été faite par P. E. Vernon aux résultats de tests de sélection utilisés dans llArmée et la Marine britanniques (2). Une soixantaine d’analyses ont été pratiquées, en général sur les données d’une douzaine de tests avec des groupes d’environ 300 sujets. Les méthodes utilisées ont été celles de Burt et de Thurstone
- De façon générale, ce serait le facteur g qui dominerait nettement dans tous les tests, rendant compte à lui seul de 2 fois et demi plus que tous les autres facteurs réunis, pour la variance totale.
- fl) C.-W. Taylor. À factorial study ol fluency in writing. Psychometrika, XII> 1947, pp. 239-262.
- (1) P.-E. Vernon, Research on Personnel Sélection in the Royal Navy and the British Army. American Psycholoyst; II, 2, 1947, pp. 35-31.
- p.107 - vue 124/226
-
-
-
- — 108 —
- Les facteurs de groupe ont été identifiés comme mécanique, spatial, pratique, en un groupe faisant contraste avec un deuxième groupe, où s’identifient les facteurs, verbal, numérique et un fac- . teur éducatif, !qui a été généralement négligé, mais que mettent en évidence des tests impliquant des connaissances, orthographe, arithmétique par exemple. v
- Dans une analyse portant sur les résultats de 1.000 recrues en 13 tests, par la métjiode de Thurstone, la saturation en g de 3 épreuves d’intelligence non verbale (dont le Raven) est de 0,79 ; 0.87 ; 0,76 (avec faible saturation en facteur pratique spatial) ; pour 3 tests d’assemblage, compréhension mécanique et jugement spatial, la saturation en g est de 0,24 ; 0,6& ; 0,59 ; et, en facteur pratique spatial, 0,89; 0,31. et 0,44. Les tests d’orthographe ont des saturations de 0,62 et 0,68 en g, de 0,48,. 0,43 en facteur verbal, de 0,54 et 0,41 enfin en facteur éducatif. Pour les 3 tests d’arithmétique, la saturation en g atteint 0,72 ; 0. 80 ; 0,77, en facteur numérique 0,39 ; 0,16 et 0,32, et enfin en facteur éducatif 0,49, 0,38 et 0,36.
- Dans l’ensemble, le facteur g rendrait compte de 52,5 % de la variance, et l’ensemble des autres facteurs de 24,0.
- H. P.
- i *
- * *
- La jeunesse contemporaine et la profession
- . Le problème du choix de la profession se pose d’une part sous le jour des particularités de l’âge de l’adolescent et d’autre part en rapport avec les directions fondamentales de la formation de la personnalité. La manière dont s’établit le contact entre la personne et la vie réelle a une grandn importance. Il est intéressant de voir à quel point l’orientation est déterminée par la recherche consciencieuse et raisonnable des tendances et des intérêts de l’orientation vers divers domaines culturels et à quel point l’autodétermination professionnelle s’établit en rapport avec une activité clairement déterminée et volontaire, un réalisme positif et objectif ou en rapport avec une médiocrité générale et incertaine, etc. Par ailleurs, le rapport entre le travail et la profession s’explique par l’influence du milieu social, Dans ce sens le niveau matériel et culturel des gens avec lesquels l’adolescent vit, la structure économique de la vie contemporaine, les conditions des temps de guerre, la vie sociale et politique, etc. exercent leurs influences. Le rôle de l’école est aussi d’une grande importance pour l’autodétermination professionnelle. -
- Des recherches concernant des adolescents de 17-20 ans, filles et garçons des dernières classes des gymnases de Sofia, on en peut tirer les conclusions suivantes :
- En moyenne la moitié des élèves des dernières classes des écoles secondaires ont déjà un plan déterminé pour leur future profession ; les garçons sont beaucoup plus orientés que les filles.
- Dans près de 1/4 à t/3 des élèves examinés nous constatons des hésitations entre plusieurs désirs professionnels (relativement plus souvent chez les filles que chez les garçons).
- En moyenne 1/5 des élèves qui terminent le gymnase n’ont aucun plan pour leurs futures instructions et professions.
- On remarque une très caractéristique tendance .pour l’instruc-
- p.108 - vue 125/226
-
-
-
- 109 —
- lion supérieure (particulièrement chez les garçons). l/10me seulement des élèves terminant le gymnase désirent ajarès la fin de leurs études secondaires commencer quelque travail pratique.
- Le rapport des adolescents envers la profession est déterminé encore par la préférence qu’ils portent à une ou autre spécialisation et profession.
- Chez les garçons existe en premier lieu le désir de travailler dans le domaine de la technique. En second lieu viennent les professions qui ont des rapports avec les sciences sociales, économiques et du droit ainsi qu’avec la médecine ; puis suivent l’économie agricole et la carrière militaire. Les préférences des adolescents se portent après aux professions commerciales, administratives, aux sciences de finances, naturelles et mathématiques. L’art va parallèlement à cela. Il est à remarquer qu’il existe un très faible désir vers les sciences historico-philologiques et l’enseignement. De même l’intérêt est faible vers la pharmacie et la médecine dentaire.
- Chez les filles la préférence est la plus prononcée pour la pharmacie, la médecine et l’enseignement, de même que pour les em- . plois moyens dans les services de l’Etat et des communes. L’orientation vers les sciences sociales, politiques et la technique est relativement plus rare. Les professions économico-agraires ont les mêmes préférences que chez les garçons. Parmi les filles les sciences historico-philologiques ont la préférence aux sciences naturelles et mathématiques. L’art relativement plus souvent tient le centre des intérêts de la jeune fille. Suit la préférence à la médecine dentaire, les services médicaux auxiliaires) l’instruction ménagère, etc. Un -nombre très faible s’oriente vers le commerce et les sciences finan- * cières.
- L’analyse des motifs pour le choix de la profession explique les qualités fondamentales de l’individu et l’influence du milieu ambiant. Les motifs sont individuels et propres lorsque comme principe directeur pour le choix de la profession servent les intérêts manifestés et le talent, les considérations individuelles et sociales, les considérations pratiques ou l’orientation vers une profession donnée.
- Du point de vue social est étudiée la place de la profession dans la vie économico-culturelle et socialo-politique, l’influence de tout le milieu ambiant, famille, école, etc.
- Les résultats principaux des recherches sur les motifs pour le choix de la profession indiquent qu’en moyenne 27,3 % des garçons et 24,4 % des filles choisissent la profession en ayant en vue. l’appréciation de leur capacité, les intérêts manifestés, des motifs personnels et idéologiques ; les motifs pour le choix de la profession ont un caractère pratique pour 14,2 % des garçons et 12 % des^ filles ; pour 13,6 % des adolescents les motifs déterminants sont l’appréciation de la place que la profession tient dans la vie économique.
- Zdrava Ivanova,
- - Chef de la Section des recherches psychologiques
- de l’orientation professionnelle et des études pédagogiques de Sofia.
- p.109 - vue 126/226
-
-
-
- — 110 —
- A TRAVERS LES REVUES
- Un deuxième fascicule d'Eiudes de Neuro-Psycho-pathologie infantile vient d’être édité par le Comité de l’Enfance déficiente de Marseille que préside le professeur Corail : il contient, une étude de
- L. Corail et H. Ollivier sur la narcoanalyse psychosomatique en psychiatrie infanto-juvénile, une étude clinico-psychologique de
- M. Schachter sur les petits tyrans domestiques, deux études de M. Schachter et MUe Cotte, l’une sur les enfants épileptiques de la consultation et l’autre sur l’établissement de profils rorschachiens de prostituées mineures (17 cas) et majeures (100 cas), enfin une observation de phobies chez une fillette soumise à la psychanalyse.
- Le Journal of Edncational Research• de mars 1948 publie une étude de L. E. JDrake et W. B. Thiede qui ont examiné la validité d’une échelle d’introversion-extroversion sociale (« Social I E Test ») proposée par Drake, pour l’inventaire multiphasique de la personnalité de Minnesota, d’après une étude sur 594 étudiants, avec conclusion favorable.
- Les derniers numéros des Psgchological Monographs, en 1947 (285, 286 et 287) sont consacrés aux études suivantes :
- Un essai systématique pour l’établissement et l’évaluation de tests d’ « habileté » mentale (notation, homogénéité, étalonnage) par Jane Loevinger ; deux études de sélection-de pilotes par G. G. Lane et R. R. Greene (tests en rapport avec la prédiction du succès d’apprentissage, examen spécial du rôle de test perceptifs) ; une recherche par Anna Gertrude Douglas de tachistoscopie perceptive avec un but d’analyse de T « émergence » de détermination des facteurs en jeu, en relation avec les interprétations du test de Rorschach.
- La revue interaméricaine d’Education et Culture Nueua Era dirigée par Julio Larrea, de Quito (Equateur) qui a publié une « Psi-cotecnia » comporte un volume qui renferme des contributions de nombreux « leaders » de la pédagogie contemporaine, d’Argentine, du Brésil, de Colombie, du Guatémala, du Honduras, du Mexique, de l’Uruguay, du Vénézuéla, des Etats-Unis, etc. Nous pouvons signaler celle de G. Fingerman, directeur de l’Institut d’O. P. de Buenos-Aires sur la psychologie de l’enfant,, et de Cassini, directeur de l’Institut de Didactique de Buenos-Aires sur la formation de la personnalité de l’enfant.
- Le Bulletin de l'Institut pédagogique Saint-Georges de Montréal (n° 9, 1946) est consacré à une enquête sur les enfants déficients de l’ouïe et leur développement mental et social par le Frère Dominique, 611 élèves de 34 écoles — garçor^g et filles —, présentant une diminution auditive de 10 décibels aü moins et dont la réussite moyenne dans tous les tests a été inférieure à celle des normaux du groupe de contrôle, ayant été examinés.
- p.110 - vue 127/226
-
-
-
- 111 —
- I'os Acta neurologica et psgchiatrica belgica (qui continuent le journal belge de Neurologie et de Psychiatrie), dans leur numéro initial (janvier 1948) publient un exposé de M. Schachter, de Marseille sur les résultats de l’application du lest de Korschach à 20 médecins, dont le profil moyen se caractériserait par l’intelligence pratique, l’extratensivité adaptative, avec une note évidente de « contamination professionnelle ». Le^ numéro de février 1948 ren-fere une étude de R. Nyssen sur le problème de la constitution et du caractère hystériques. ______
- Dans le Journal de Psychiatrie infantile (fasc. 5 du tome 14, 1948),. signalons un intéressant article de Mme François sur l’étude psychologique des enfants reçus au « Renouveau » qu’elle dirige (centre d’éducation pour enfants de fusillés et déportés, à Montmorency). __________
- Un cas de développement excessif de la mémoire des dates chez un jeune homme de 21 ans, ayant aussi une. acuité sensorielle remarquable, lin sens musical très développé, mais des capacités mnésiques très réduites par ailleurs (pour les formes verbales imagées, etc.) et une débilité intellectuelle accentuée, a été relaté par C. I. Parhon, L. Campeanu et U. Copelman dans le Bulletin de la Section Scientifique de l'Académie roumaine (Tome 30, 3, 1947).
- Dans le Journal of Psycho\ogg d’avril 1948, H. K. Nixon étudie la fidélité d’une échelle absolue pour l’expression de la familiarité.-concluant h l’utilisation d’une moyenne pondérée ; G. S. Speer examine les intérêts professionnels des étudiants ingénieurs ; V. W Eimicke et L. Fish envisagent la relation de l’inventaire de Bernreuter avec le test alpha de. l’armée et un test d’intelligence générale ; Virginia M. Staudt et, J. F. Rubis traitent de la relation du réflexe psychogalvanique avec les états de tension et de relâchement. ________
- Dans le Psgchological Bulletin, signalons, en 1947, les revues de W. F. Long et C. H; Lawshe Jr. sur l’emploi collectif des tests à manipulation dans l’industrie (T. 44, 2) et de E. S. Marks sur le « sampling » de la révision de l’échelle Binet-Stanford (t. 46, 5), et en 1948, celles de R. S. Solomon relative à l’influence du travail sur le comportement (t. 45, 1) et de J. C. Flanagan sur le livre de Stutt qui a exposé l’ensemble des recherches (personnel tests) du Bureau of Naval Personnel des U. S. A. (t. 45, 2).
- Dans la Revisia brasileira de estudos pedagogicos (n° 22, de juin 1946, tardivement publié), Maria Carbonnell. de Grampone, de Montevideo, relate les signes d’intelligence qu’elle a .tirés du psychodiagnostic myokinétique ' de Mira, qui est principalement un test de personnalité, dans l’application à 100 sujets ; et l’essai d’une ap-
- préciation par tests de scolarité des connaissances d’étudiants en médecine de Sao-Paulo pendant 2 ans (72 et 83 cas) dans un cours d’hygiène, est relaté par H. Lourenço de Oliveira et W. Pereira Léser, qui se félicitent des excellents résultats de cette expérience.
- p.111 - vue 128/226
-
-
-
- — 112 —
- Le numéro de janvier 1948 de Sauvegarde a été entièrement consacré à la publication d’un important rapport du Docteur Heuyer sur la psychopathologie de l’enfance victime de la guerre.
- Le numéro 1 de 1948 du Journal de Psgchologie est consacré au compte rendu d’une journée de la Société d’Etudes Psychologiques de Toulouse qui s’était tenue le 23 juin 1941 sur Travail et Techniques. Parmi les communications, -signalons celles du regretté Marc Bloch, victime de la cruauté nazie, sur les transformations des techniques comme problème de psychologie 'collective, de Ch. Ca-michel sur les caractères des techniques modernes et leurs effets, et surtout de Ch. Friedmann, esquissant une psychosociologie du travail à la chaîne.
- Une nouvelle revue mensuelle, aux Editions Science et Industrie (6, avenue Pierre-ï6r-de-Serbie). vient de paraître, depuis janvier 1948: Travail et Méthodes, avec, dans le comité de rédaction, MM. Heudelot, directeur général, Migeon, Schützenberger, Maucorps et Adda Géraud. Dans le second numéro, G. H. Maucorps a consacré une étude à la prévision de la réussite professionnelle dans les métiers mécaniques aux Etats-Unis.
- La formation du psychologue industriel est envisagée par Edith O. Mercer dans Occupational Psgchologg d’avril 1948, qui publie aussi une conférence de F. C. Bartlett sur la mesure de l’habileté humaine (skill).
- La compréhension des enfants pour diverses catégories de symboles dans des diagrammes est l’objet d’une étude de M. S. Mat-ter dans le Journal of educational Psgchologg (janvier 1948, t. 39, 1), dont résultent des indications pour la préparation de certains tests figurés.
- Le Journal of applied Psgchologg de février 1948 (t. 32, 1) contient des articles de C. W. Brown et Ghiselli (la prédisposition aux accidents chez les conducteurs de cars), de Guilford et Zimmerman sur leur batterie de tests factoriels pour aptitudes primaires, de J. R. Strange et Sartain (le test de « pegboard » de la Purdue Univer-sity d’après une recherche sur des vétérans), de Kephart (habileté visuelle et instabilité de la main-d’œuvre).
- Signalons, dans le Journal of genclic Psgchologg de décembre 1947 (t. 71, 2) l’étude du développement d’un enfant, aveugle à 2 ans, de J. Wilson et Halverson, et des données sur la constance du QI des déficients par W. §loan et H. Harman, d’où résulte - une baisse progressive du quotient.
- La Médecine Aéronautique (Tome 3, 1-2, 1948) publie quelques résultats du test de l’escalier, épreuve d’aptitude à l’effort (Dill et
- p.112 - vue 129/226
-
-
-
- — 113 —
- Brouha) obtenus par le Prof. Malmejac, D. Dugué et P. Voisin, en l’appliquant à 113 candidats à l’Armée de l’Air dans le personnel navigant. . -
- Dans le Journal of Social Psychologg de février 1948 (27, 1) W. L. Henry donne une étude sur l’application de la recherche psy-chosociologique aux problèmes du commerce et de l’industrie.
- E. H. Hsü a appliqué l’analyse factorielle aux réponses dans le test de Rorschach (Journal of general Psgchologg, 37, 2, 1947) dégageant, par la méthode de Thurstone, 7 facteurs, dont 6 caractérisés par la facilité verbale, avec associations humaines, la stéréotypé avec l’emploi de substantifs, l’intérêt pour la face humaine, l’intérêt pour la chauve-souris, l’intérêt humain, une tendance à l’emploi d’adjectifs.
- R. F. Jarrett a proposé une formule pour l’appréciation de l’augmentation du rendement due à la sélection par un test déterminé {Journal of applied Psgchologg, 32, 2 1948) :
- E = riy Vy (X„ - X)
- o-x
- où X est la moyenne des scores dps candidats, Xs celle des scores des candidats sélectionés, y le critère de rendement, Vy le rapport de l’écart étalon du critère à la moyenne de ce critère.
- Le Bolletino d'Oculistica (24, 1945, 254) a publié, d’après le compte rendu des Archives d'Ophtalmologie (1948, 294) une étude de Focosi et Minieri relative à l’influence de l’équilibre musculaire sur la perception de la profondeur (étudiée avec l’appareil à 3 fils) et la vision stéréoscopique (avec le test (Je Pulfrich-Zeiss, un trou sté-nopéique évitant l’accommodation), montrant que l’existence d’une hété'rophorie entraîne une moins bonne appréciation dans le premier cas, sans avoir d’influence dans le second.
- fi;
- Sauvegarde consacre son numéro d’avril 1948 à l’élude scientifique des dossiers d’enfants inadaptés, avec contribution de R. La-fon et M. Mic.houd (établissement de diagrammes circulaires), de P. Fouquet, et publication d’extraits d’une étude du genevois H. Brant-may, qui établit des « chronogrammes somatopsychiques » utilisés dans sa consultation de l’Institut des Sciences de l’Education et son Service d’observation médico-pédagogique des écoles. .
- Zdrava Ivanova, chef de section des recherches psychologiques de l’O. P. et des études pédagogiques .à l’Institut central médico-pédagogique de Sofia, publie, dans les Travaux de VInstitut d'Etudes sociales (I, 1, 1946) une étude sur l’adolescent contemporain et la technique, analysant les facteurs qui régissent le choix profes-
- p.113 - vue 130/226
-
-
-
- 114 —
- sionnel de la technique chez les adolescents bulgares de 18 à 20 ans, et, dans Y Annuaire de l'Institut central médico-péclagogique (I, 1947), elle examine la question de la maturité scolaire des enfants de 6-7 ans, 28,5 % des garçons et 32,2 % des filles n’atteignant pas cette maturité (résumés français donnés).
- Dans une note aux Comptes rendus de l'Académie clés Sciences (226, 3, 1948), le directeur de l’Institut d’Optique, Pierre Fleury propose une méthode nouvelle d’optométrie, permettant, avec un appareil peu encombrant une détermination très rapide du proxi-mum et du remotum, une mesure des amétropies.
- Le Cahier n° 7 des Travaux et Documents de l'Institut national d'Eludes démograpliiques est consacré à un important travail de Jean Duric sur le vieillissement de la population et la prolongation de la yi-e active, où il montre l’importance de cette prolongation rendue nécessaire par l’accroissement excessif de la charge imposée par les retraites : avec cessation d’activité à 55 ans, il y a 2,3 personnes actives pour 1 retraité ; avec cessation à 60 ans, 3,4 ; à 65 ans, 5,4 ; à 70 ans, 9,2.
- Dans le Travail et Méthodes de mai 1948, P. H. M. Maucorps,< traitant de l’efficacité des tests en- sélection professionnelle, donne' les tables de Taylor et Russel pour le calcul de cette efficacité, en fonction du coefficient de validité du test ou de la batterie employée et du « taux sélectif» (pourcentage des sujets admis), l’efficacité se manifestant par l’accroissement du nombre relatif de sujets donnant satisfaction au poste de travail considéré.
- Dans la Presse Médicale du 19 juin 1948 (n>° 36), le Prof. J. Delay illustre par l’exposé d’un cas (crises nerveuses et troubles végétatifs), ce qu’est l’observation psychosomatique, qui confronte les données biologiques, psychologiques et sociales recueillies sur la vie du malade, et, sur un schéma chronologique, dégage des corrélations, par exemple entre périodes de tension émotionnelle et accidénts somatiques v
- p.114 - vue 131/226
-
-
-
- — 115 —
- INFORMATIONS
- Une intéressante publication du Ministère des Armées a été consacrée au Service de sélection et d’orientation du Personnel de l’Armée de l’Air (S.O.P.) avec des considérations générales sur la psychotechnique dans ses applications militaires et de nombreux documents en annexes, l’élaboration en ayant été assurée par le capitaine Rozes et le lieutenant de vaisseau P. H. Maucorps.
- *
- * *
- . Il s’est, fondé une Société belge de Psychologie dont le premier président est le professeur A. Michotte (avec A. Ley comme vice-président, de Coster comme secrétaire et Nuttin comme trésorier).
- *
- * *
- Au Congrès des Médecins Aliénistes qui s’est tenu à Niort en juillet 1947, des travaux du Centre technique de documentation et d’O.P. de Marseille ont été présentés par M. Alliez, en collaboration avec Mlle Jaur, MUe Mathalon et M. Panzani, l’une sur les rapports des préférences de couleurs avec les traits caractériels (celle du bleu dominant chez des sujets intelligents et impulsifs, celle du rouge chez des sujets plastiques et labiles, sans doute en rapport avec l’action sédative du bleu, stimulante du rouge), l’autre sur la corrélation d-es groupes sanguins et du caractère chez des retar dés scolaires, les résultats n’étant pas très significatifs.
- , *
- * *
- VAssociation des Psychologues de Québec (bilingue) a tenu son congrès annuel le Ier mai 1948. Mlle Irène Lézine y a fait un exposé sur les activités de notre Institut National d’Orientation professionnelle. Parmi les communications, signalons celles de M. Meunier (résultats d’une recherche ' sur la dernière révision Stanford — forme -M —, traduite en français, du Binet Simon), de G. Gauthier (prédiction du succès à l’Ecole du Meuble), de Bl. Laurier (étude comparée des facteurs obtenus par l’application des deux méthodes de Spearman et Thurstone, aux 'données d’une échelle d’appréciation), de J. M. Beauchemin (présentation graphique du. T.A.T.), d’A. Lussier (changement de milieu et enfant de caractère névrotique) ; de Lionel Saint Pierre (la place de la psychologie dans le traitement de la délinquance juvénile), de B. Hymovitch (expériences sur le développement de l’intelligence),v de F. R. Clarke (adultes et O. P.), de J. M. Chevrier (psychologie clinique et O. P.), de J. Tuckman (distribution des travailleurs dans les professions).
- " • I *
- * *
- L'Association professionnelle des Psychotechniciens diplômés a organisé des journées de perfectionnement du 18 au 20 juin 1948. Une conférence d’ouverture a été faite par M. Piéron. Mme Pacaud
- p.115 - vue 132/226
-
-
-
- a traite de l’analyse psychologique du travail, M. Ombredane de dtla Personna^té, M. Faverge 'de l’analyse de la variance, M Chauffard de la sélection des cadres, M. Coumétou de l’aspect psychologique des accidents du travail, M. Reuclilin de la psychologie appliquée à 1 apprentissage ; des études de tests ont été présentées par M. Binois, président de l’Association, M. Lefetz et Mlle Xv-dias. J
- . i *
- * *
- M. Giraud, inspecteur de 1 enseignement technique à la direction de l’Enseignement de la Seine, a été chargé de mission à San-Fran-cisco pour la réunion du B.I.T., au titre de l’O. P.
- L'Institut de Psychopédagogie médico-sociale de Montpellier, tli-digé par le Dr. Lafon, à la suite d’une série de conférences faites à des éducateurs dans un centre de l’Aveyron, a publié des extrait de ces conférences sous le titre général Le Complexe psychosomatique en pédagogie par Robert Lafon et Pierre Martin, avec préface du Prof. Euzière (In-8° de 77 pages).
- Parmi les thèses de médecine de Nancy, en 1946, on relève celle de L. Guillaume : « Application d’une épreuve de sélection des aviateurs au contrôle médico-sportif ». Il. s’agit d’un test d’endurance de Flack (ou test des 40 mm. de mercure) consistant à'maintenir en soufflant dans un tube en U (calibré à 4 mm.), contenant du mercure, une hauteur fixe de 40 mm. le plus longtemps possible (avec minimum exigé de 50 secondes).
- *11 û été créé en Belgique une Union professionnelle reconnue qui groupe les conseillers d’orientation professionnelle, les psychotechniciens, les* conseillers d’organisation scientifique, les licenciés en orientation et sélection professionnelle^, les licenciés en psychologie appliquée et les diplômés du Centre interfacultaire du travail de l’Université de Liège dans le but de défendre les intérêts professionnels de ces spécialistes. L’Union professionnelle des Conseillers scientifiques de l’organisation du travail (U.C.T.) a son siège 44, rue Renier-Chalon, Bruxelles.
- LA VIE INTERNATIONALE
- L’UNESCO et l’O. P.
- Dans l’expoEé magistral que Julian Huxley ia consacré aux buts et à la philosophie ide l’UNESCO, il est revenu à plusieurs reprises, à propos de l'application aux problèmes humains des données de la science sur la différenciation des types et l’adaptation éducative et professionnelle fondée sur les aptitudes.
- Nouis citons ci-dessous quelques-uns des passages les plus marquants à cet égard de son exposé :
- % 0
- « Le fait de la différence humaine a encore pour l’U.N.E.S.C.O. une autre signification. On devrait encourager le plus possible
- p.116 - vue 133/226
-
-
-
- 117 —
- l’étude des types psycho-physiologiques distincts. Ce travail,'commencé par des hommes tels que Kretschmer, Draper et Sheldon, a besoin d’être poussé beaucoup plus loin avant que l’on puisse en tirer des généralisations suffisamment sûres.. Mais lorsqu’on pourra le faire, cependant, elles seront de la plus haute importance. Elles seront précieuses par exemple dans le choix d’une profession. Elles permettront de choisir ceux qui ont le plus de chances de profiter d’une certaine formation ou ceux à qui conviennent le mieux tel ou tel genre de travail. Par contre, nous serons alors à même de décréter que l’on doit interdire à certains types d’hommes certains types de profession. »
- « Il nous reste à examiner le deuxième type d’inégalité. Ses conséquences sont entièrement différentes ; en effet, alors que la variété est en elle-même désirable, l’existence d’êtres débiles, de crétins et d’anormaux -ne peut être que mauvaisê. Il est d’autre part beaucoup plus difficile de concilier politiquement cette inégalité avec la doctrine démocratique ordinaire de l’égalité. En. conséquence, on doit formuler de façon différente le principe de l’égalité des chances et dire « l'égalité des chances dans les limites de f l'aptitude ». Ainsi, c’est un fait, si désagréable soit-il, qu’un pourcentage considérable de la population n’est pas capable de tirer profit d’une éducation supérieure. »
- « Concilier le principe d’égalité démocratique avec le fait de l’inégalité biologique est une des tâches principales qui s’imposent au monde, une tâche dont l’urgence ira croissante au fur et à mesure que nous progresserons vers la réalisation pratique de l’égalité des chances. Il faudra, pour faciliter cette conciliation, faire largement l’éducation du public et se livrer aussi à de nombreuses recherches nouvelles. L’U.N.E.S.C.O. peut et doit coopérer à la réalisation de ces deux tâches. »
- « Le problème de la qualité doit être aussi abordé en prenant un point de départ opposé — la qualité de la matière première humaine, qu’il convient ,de former par une éducation non-spécialisée. Il sera très vite nécessaire de tenir compte du fait qu’une certaine fraction seulement des populations humaines, quelles qu’elles soient, se trouve dotée par hérédité de la capacité de tirer un bénéfice total ou même raisonnable d’une instruction supérieure ou professionnelle complète. Jusqu’à une époque tout à fait récente ce fait ne s’imposait pas, pour la simple raison que cëtte fraction est très grande et que le problème, a été négligé dans une large mesure par les systèmes d’éducation existants. Mais ce fait a été rendu pleinement évident par l’extension qu’a prise ,l’accès aux sphères supérieures de l’éducation dans certaines contrées comme c’est le cas, par exemple, dans certaines universités d’Etat et dans certains collèges- aux Etats-Unis et dans les Dominions britanniques, N où l’enseignement supérieur est considéré comme un droit pour quiconque le désire, car un nombre exagérément grand d’élèves (quelquefois même une majorité de ceux qui ont été reçus à l’entrée) ne se trouvent pas qualifiés pour poursuivre des études à la fin de leur première année.
- « Le fait a aussi été mis en relief par l’extension qu’ont prise
- p.117 - vue 134/226
-
-
-
- les tests sur l’intelligence, certaines autorités dans ce domaine allant jusqu’à soutenir que seulement 10 à 20 % de la population sont capables de profiter d’un cours d’Université. Même si cette estimation particulière est presque certainement au-dessous d-e la réalité, on ne peut émettre aucun Moule sur ce fait fondamental. Ceux qui peuvent tirer profit de la préparation d’un diplôme universitaire actuel ne représentent qu’un certain pourcentage, que ce pourcentage soit de 20, de 40 ou même de 60 % ; pour les autres, les efforts accomplis ne sont qu’un gaspillage de leur jeunesse, du temps et du talent des professeurs d’Université et des deniers publics. »
- « Mais le problème de la qualité ne concerne pas seulement le degré d’intelligence ; il concerne aussi les différences dans les aptitudes innées et dans les types de tempérament. On sait parfaitement, par exemple, que les aptitudes pour les mathématiques et la musique ont une base génétique, dç même que l’aptitude aux arts plastiques, à l’histoire naturelle,- a la mécanique, etc. Il sera important pour l’U.N.E.S.C.O. d’aider à élaborer des méthodes appropriées pour déterminer le degré des aptitudes spéciales de cette nature, et plus tard de faire entrer dans les systèmes d’éducation de l’avénir les faits ainsi découverts. » •
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- Association pour l’orientation professionnelle
- L’Association suisse pour l’orientation professionnelle et la protection des apprentis a tenu le 13 décembre à Zurich, sous la présidence de M. le directeur F. Bossart (Bâle) sa 16me conférence des délégués.
- Après un tour d’horizon du secrétaire général, M. H. Giesker (Zurich), la conférence a adopté à l’unanimité des directives concernant les exigences minima qui doivent guider la nomination de nouveaux conseillers et conseillère^ de profession. Ces directives, élaborées avec le concours de la conférence suisse des conseillers de professions et celle de l’Office fédéral de l’industrie, des arts et métiers et du travail (section de la formation professionnelle) constituent la base d’un accord avec les autorités cantonales compétentes en matière d’orientation professionnelle ; elles joueront un rôle important dans le développement de l’orientation professionnelle suisse.
- M. F. Bôhny (Zurich), président de la conférence suisse des conseillers de profession, mit à profit ses riches expériences dans l’exposé qu’il consacra aux' problèmes actuels de la politique du recrutement professionnel. A l’aide de nombreux graphiques, le conférencier montra, entre autre, les causes de la pénurie de ce recrutement dans divers métiers. M. Bôhny est partisan d’une politb que méthodique dans le recrutement professionnel, et qui doit s’appliquer à tous les métiers. Une discussion très nourrie suivit cet exposé, discussion à laquelle prirent part les représentants de l’industrie, de l’artisanat, des arts et métiers ainsi que des conseillers . de- profession.
- p.118 - vue 135/226
-
-
-
- Orientation professionnelle pour handicapés en Suisse W
- L’Entr’aide aux jeunes du, Travail, qui recevait jusqu’à présent dans, sou institut d’orientation et préparation professionnelle de' Repuis, à Granson des .jeunes, libérés des écoles, a décidé, avec l’approbation du Département de l’Instruction Publique d.u canton de Vaud, d’ouvrir à titre d’essai, en avril 1946, une classe d’orientation professionnelle pour handicapés. On adaptera à cette nouvelle classe du Repuis le programme des. classés vaudoises d’orientation professionnelle et de réapprentissage. L’enseignement théorique sera donné tous ls matins et les. après-midi seront ^consacrés, aux travaux manuels (menuiserie, Gartonnage, cordonnerie, maroquinerie, reliure, etc) et aux travaux de jardinage et d’agriculture. Le nombre d’élèves admis sera très limité afin que chaque jeune garçon soit suivi et observé, individuellement. La classe d’orientation professionnelle recevra : 1° des garçons d’intelligence normale, mais atteints, d’une infirmité physique ou qu.i sont délicats, de santé, (estropiés, enfants, qui souffrent des suites de paralysie infantile ou d’autres maladies, de retard de croissance, de faiblesse générale, etc..) ; 2° des. garçons à qui leur caractère instable, hésitant ou. difficile rend plus malaisé le choix d’une profession ; 3° éventuellement des enfants qui, sans, être anormaux, ont une intelligence un peu au-dessous de la moyenne, à la condition, qu’ils soient capables de^ suivre le programme et qu’ils, aient une habileté, manuelle suffisante.
- Portugal.
- Contrôle des diagnostics et Orientation professionnelle (i)
- i •
- L’Institut d’Orientation Professionnelle de Lisbonne a procédé, à un contrôle des diagnostics qu’il avait établis lors de l’examen des élèves, des. 6e et 7e années, du. lycée qui se sont consacrés, à des études universitaires. Sur les 105 élèves qu ont suivi les conseils de ^l’Institut, 84 ont réussi, 13 constituent des. cas douteux et 8 ont échoué. Dans les 37 cas où les candidats n’ont pas tenu compte du diagnostic, 18 ont quand même obtenu des résultats, positifs, 13 ont échoué et six cas sont considérés comme douteux.
- LA VIE DES CENTRES D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- • Nous relevons dans le bulletin des services d’orientation professionnelle de l’Académie de Grenoble quelques résultats d’une enquête exposée par M. Vallès sur le choix professionnel fait spontanément par les écoliers.
- (l) Extrait du Bulletin du Bureau International d’Education de Genève, XXP année, l«r trimestre 1946, N° 78.
- p.119 - vue 136/226
-
-
-
- — 120 —
- Il s’agit de 1.842 garçons et filles sortant de l’école en juillet 1947.
- Pour les garçons au nombre de 1.089 les trois grands courants de choix sont en premier lieu les métiers du bois (menuisiers, charpentiers, ébénistes) 15 % soit : 62 cas, 32 % vers les métiers du fer (ajusteurs mécaniciens, électriciens, soit 348 cas). Quant aux métiers du bâtiment ils sont délaissés et 5 % seulement y pensent.
- Si nous envisageons les choix spontanés faits par les filles on verra que le métier de couturière tient le premier rang (29 %), vient ensuite le métier de dactylo (14.5 %) et le métier de coiffeuse (14,3 %).
- Parmi les métiers dédaignés, notons ceux de domestiques (0,5 %), manutentionnaires (0,3 %) et de situations agricoles (0 %).
- Une remarque curieuse' faite dans cette région c’est que les écoliers ignorent les centres d’apprentissage. Il ne s’en est trouvé que 1,3 % chez les fillles et 4,1 % chez les garçons qui les connaissaient.
- TRAVAIL DE RECHERCHE DU CENTRE D’O. P. DU MANS
- Test d’aptitude à la représentation des volumes par M. P. HENRY
- * I. — But
- Deux questions importantes se posent dans certaines écoles professionnelles.
- 1. Le choix des candidats qui peuvent le mieux profiter des cours, de dessin industriel.
- 2. La répartition des élèves dans les classes homogènes suivant leurs différents degrés de capacité.
- En réalité les méthodes de classement généralement utilisées par ces écoles ne permettent pas d’assurer par avance que le temps passé en instruction spéciale sera ou ne sera pas perdu, ni de constituer rapidement des classes comprenant des élèves d’un niveau d’aptitudes sensiblement égal.
- C’est pourquoi la méthode qui est le plus souvent employée consiste à attendre afin de voir ce que l’enfant peut faire dans le dessin industriel.
- Cette méthode nécessite une dépense de temps.
- C’est pourquoi certains directeurs et professeurs de dessin industriel nous ont demandé de rechercher si des tests d’aptitudes pouvaient dans une large mesure remplacer cette méthode des essais pratiques.
- IL — Description du test d’aptitude a la représentation des volumes
- Le testa été remanié trois fois avant d’acquérir sa forme actuelle.
- Le test consiste essentiellement à montrer aux enfants la vue de face et la vue de côté d’un solide et à leur demander d’imaginer la forme générale de ce solide afin de dessiner la vue de dessus.
- p.120 - vue 137/226
-
-
-
- 121 —
- Une longue explication, comprenant cinq exemples, permet aux enfants de bien comprendre ce qui leur est demandé. En réalité, tous les enfants qui ont subi le test jusqu’à ce jour (environ 400) ont bien compris le travail proposé, et iî est utile de préciser que tous ces enfants n’avaient jamais étudié le croquis coté.
- Le test comprend vingt-neuf exercices.
- III. — Renseignements généraux
- 1) Temps d'exécution.
- Les explications et les exemples prennent à peu près dix minutes. Pour le test proprement dit trente minutes sont accordées aux enfants.
- 2) Materiel nécessaire.
- Deux solides en bois d’une longueur maximum de 40 centimètres.
- Un 'tableau sur lequel l’examinateur a dessiné les vues de face, de côté et de dessus de ces deux solides.
- Un second tableau sur lequel on a dessiné en perspective les trois exemples du test avec leur vue de face, de côté et de dessus.
- Les sujets ne sont pas autorisés à se servir d’une règle ou d’une gomme.
- 3) Consigne.
- Regardez ce solide (faire tourner le solide devant les enfants). On peut le représenter de différentes façons. '
- On peut le représenter vu de dessus (montrer aux sujets le, solide vu de fade).
- On peut le représenter vu de côté (montrer aux sujets le solide vu de côté, se conformer aux règles du dessin).
- On peut le représenter vu de dessus (montre aux sujets le solide vu de dessus. Se conformer également aux règles du dessin).
- Si l’on regarde le solide vu de face (montrer à nouveau aux sujets le solide vu de face). Vous voyez que certaines lignes seulement sont visibles (les montrer), les autres sont cachées, (les montrer).
- Et si l’on veut représenter le solide vu de face on doit le représenter comme cela a été fait sur le tableau (montrer aux sujets la vue de face qui a été dessinée au tableau).
- Si l’on regarde le solide vu de côté (montrer à nouveau aux sujets la vue de côté). Vous voyez que dans ce cas également certaines lignes seulement sont visibles (les montrer), les autres sont cachées (les montrer). Et si l’on veut représenter le solide vu de côté on doit le représenter comme cela a été fait sur le tableau (montrer aux sujets la vue de côté qui a été dessinée au tableau).
- Enfin, si l’on regarde le solide, vu de dessus (montrer à nduveau aux sujets la vue de dessus). Vous voyez que là encore certaines lignes seulement sont, visibles (les montrer) alors que d’autres ne le sont pas (les montrer). Et si l’on veut représenter le solide vu de dessus on doit le représenter comme cela a été fait sur le tableau (montrer aux sujets la vue de dessus qui a été dessinée au tableau).
- Maintenant regardez/ cet autre solide (faire tourner le solide devant les enfants).
- Dans ce cas les consignes sont exactement les mêmes' que précédemment. Cette seconde démonstration faite, dire :
- p.121 - vue 138/226
-
-
-
- — 122 —
- Maintenant regardez la feuille qui est devant vous. Dans le premier exemple on a voulu représenter un cube. Regardez le cube qui a été dessiné au tableau (môntrer le cube qui a été dessiné en perspective au tableau).
- Si l’on veut le représenter vu de face (montrer la flèche qui indique la position dans laquelles on doit se trouver pour le regarder vu de face). Vous voyez que ces lignes sont visibles (les montrer) mais que ces autres lignes ne le sont. pas_ (les montrer). Aussi pour représenter le cube vu de face, on doit dessiner un carré (montrer le carré qui à été dessiné au tableau pour représenter la vue de face). C’est pourquoi on a dessiné un carré, sur votre feuille en dessous de la vue de face.
- Si on veut représenter un cube vu de côté (montrer la flèche qui indique la position dans laquelle on doit se trouver pour le regarder vu de côté).
- Maintenant vous devez faire tous les exercices qui sont sur vos feuilles ; dans chacun de ces exercices on vous donne la vue de face et la vue de côté 'd’un solide. En partant de ces deux vues, vous devez vous efforcer de vous représenter le solide, puis de trouver la vue de dessus. Vous dessinerez cette vue dans l’espace correspondant sur votre feuille.
- Travaillez.
- Voici un exemple des vihgt-neuf exercices que comporte le travail.
- Face Côté
- -
- -
- Dessus
- IV. — Correction
- On accorde trois points pour chaque vue qui a été correctement dessinée. La somme des points obtenus dans les vingt-neuf exercices constitue la note finale du test.
- p.122 - vue 139/226
-
-
-
- 123 —
- En plus de cette notation, le correcteur doit relever d’autres indications qui se dégagent du travail Sûreté du tracé
- Finesse ou grossièreté du tracé ;
- Affirmation du tracé Propreté du travail..., etc.
- V. — Valeur du test
- Cinq tests ont été proposés aux élèves d’une classe de dessin industriel :
- Le test de Minnesota ;
- Le test de Myers dessins ;
- Le test de Myers formes ;
- Le test de la guérite ;
- Le test d’aptitude à la représentatioh. des volumes.
- Six mois plus tard, le professeur des cours de dessin industriel nous communiquait ses notes sur la compréhension du dessin de chacun de ses élèves.
- Le calcul des corrélations (méthode des produits) donne les résultats suivants :
- Test de Minnesota : corrélation sans signification statistique ;
- Test de Myers dessin : r = 0,40 ;
- Test de Myers formes : r = 0,43 ;
- Test de la guérite : r = 0,27 ;
- Test d’aptitude à la représentation des volumes : r = 0,71.
- 90 % des enfants jugés inaptes par le professeur avaient obtenu dans le test d’aptitude à la représentation des volumes des résultats inférieurs.
- % des élèves présentant de réelles aptitudes pour le dessin industriel avaient obtenu dans, le test des résultats supérieurs.
- Il faut attendre encore quelques mois pouy déterminer avec certitude la valeur discriminative de cette épreuve.
- LA VIE DE L’INSTITUT D’O. P.
- Diplôme d’Etat de Conseiller d’orientation professionnelle
- La session d’examen pour la délivrance du diplôme d’Etat de Conseiller d’Orientation professionnelle s’est achevée le 3 juillet 1948 par l’attribution de 60 diplômes.
- Il y eut 79 candidats qui passèrent les épreuves écrites (71 à Paris, 8 à Marseille). Dans ces candidats, il y eut 31 hommes et 48 femmes.
- Dix d’entre eux devaient bénéficier de conditions accordées aux victimes de la guerre avec un classement spécial.
- p.123 - vue 140/226
-
-
-
- — 124 —
- Ces candidats avaient simplement, soit le brevet supérieur (28), soit le baccalauréat (24). D’autres avaient en outre plusieurs certificats de licence (8) et 8 avaient des licences complètes.
- Il y avait 34 instituteurs, 5 éducateurs privés, 2 service social, 13 venaient de centres d’orientation professionnelle, les autres étant des étudiants.
- Il y eut 61 candidats déclarés admissibles à l’écrit : 27 hommes et 34 femmes dont 53 du classement général et 8 du classement spécial, auxquels s’ajoutèrent 7 redoublants (7 femmes) admissibles en 1947.
- Aux épreuves pratiques, il y eut 7 échecs.
- Enfin, après les épreuves orales un seul candidat échoua.
- En définitive, 52 candidats sur 71 furent admis au classement normal dont 11 avec mention bien (moyenne de 14 exigée) et 8 sur 10 dans le classement spécial dont 1 avec mention bien. •
- Voici le nom des nouveaux orienteurs :
- Section Normale
- b. Mlle Liaume, 172 points, mention bien.
- 2. M. Larcebeau, 169 points 50, mention bien.
- 3. M. Chambon, 169 points, mention bien.
- 4. Mme Ingrand, 161 points 50, mention bien.
- 5. Mlle Lèdoux, 160 points 50, mention bien.
- 6. M. Herment, 159 points 50, mention bien.
- 7. Mme Lemaistrc, 159 points, mention bien.
- 8. MUe Laurel, 158 points, mention bien.
- 9. ex-æquo, M. Claveirole, 156 points, mention bien.
- 9. ex-æquo, M. Valin, 156 points, mention bien.
- 11. MUe Fleurant, 154 points, mention bien.
- 12. ex-æquo, MUe Appel, 152 points.
- 12. ex-æquo, Mme Chatain, 152 points.
- 12. ex-æquo, M. Mallet, 152 points.
- 15. ex-æquo, M. Denner, 151 points 50.
- 15. ex-æquo, MUe Perreau, 151 points 50.
- 15. ex-æquo, M. Remy, 151 points 50.
- 18. M, Ingrand, 150 points 50. " • .
- 19. ex-æquo, Mlle Coyac, 150 points.
- 19. ex-æquo, Mlle Jarrige, 1-50 points.
- 19. ex-æquo, M"° Marfaing, 150 poiMs.
- 19. ex-æquo, Mlle Vernières, 150 points.
- 23. M. Leèonte, 149 points 50.
- 24. exæquo, M. Moreau, 148 points 50.
- 24. ex-æquo, M. Pirot, 148 points 50.
- 26. M. Delmas, 148 points.
- 27. M!le Masson, 147 points 50.
- 28. Mlle de Lalande, 147 points.
- 29. M. Pomathiod, 146 points 50.
- 30. Mlle Meili, 146 points.
- 31. ex-æquo, M. Athané, 145 points.
- 31. ex-æquo, MUe Choay, 145 points.
- 31. ex-æquo, M. Crepel, 145 points.
- 34. Mme Baron, 144 points.
- 35, MUe Cathalifaud, 143 points 50.
- p.124 - vue 141/226
-
-
-
- 36. -M. Sauvaget, 141 points.
- 37. MUe Bonnet, 140 points 50.
- 38. Mlle Martres, 138 points.
- 39. MIle Cayssial, 137 points 50.
- 40. Mme Léon, 136 points.
- 41. Mlle Parquet, 135 points.
- 42. ex-æquo, M. Beck, 134 points 50.
- 42. ex-æquo, M1Ie Grugier, 134 points 50. 42. ex-æquo, MUe Sassey, 134 points 50. 42. ex-æquo, Mlle Wiel, 134 points 50.
- 46. ex-æquo, Mlle Eck, 134 points.
- 46. ex-æquo, MUe Genty, 134 points.
- 48. ex-æquo, Mlle Sautiri, 133 points 50. 48. ex-æquo, MUe Tripoz, 133 points 50.
- 50. M. Bernard, 132 points 50.
- 51. ex-æquo, MUe Claveau, 132 points.
- 51. ex-æquo, MUe Léchât, 132 points.
- Section Spéciale
- 1. Mme Deshayes, 154 points, mention bien.
- 2-. M. Cantenyÿ, 152 points.
- 3. M. Lapierre, 146 points.
- 4. M. Penso, 140 points 50.
- 5. M. Abdennebi, 136 points 50.
- 6. Mlle Laurier, 132 points 50.
- 7. M. Destom, 126 points 50.
- 8. Mlle Labro, 123 points 50.
- Les questions posées à l’écrit avaient été les suivantes :
- 1. Psychologie : Quels sont les processus psychologiques que l’on
- range sous le terme général d’attention ?
- ou Pédologie : Comment peut se faire l’éducation des habi-.. tudes chez l’enfant ? De leur utilité et de leurs inconvénients. Donnez des exemples.
- 2. Pathologie : Rôle du milieu familial dans les troubles du déve-
- loppement intellectuel et affectif de l’enfant.
- 3. Sciences économiques : Quels ont été les effets économiques et
- sociaux de la hausse des salaires au xixe siècle ?
- ou Elude du travail : Que savez-vous sur les mouvements de rationalisation dans l’industrie contemporaine ? Dans quelle mesure peut-on dire qu’à une rationalisation essentiellement «technique» se substitue progressivement une rationalisation « biologique » ?
- 4. Technique des métiers : Le métier de compositeur typographe
- à la main. Conditions dans lesquelles il s’exerce. Son état actuel et son évolution par suite de l’intervention du machinisme.
- p.125 - vue 142/226
-
-
-
- 126 —
- Examen des médecins
- A la suite des deux cours des médecins, organisés en juin 1946 et juillet 1947, une session d’examen a été ouverte en mars 1948 en vue de l’obtention du Certificat de Stage Complet au Cours Complémentaire de l’I.N.O.P. (section des médecins).
- Chaque candidat avait remis au Jury un mémoire original et un rapport de stage. Les épreuves orales comprennent deux interro-
- gations.
- 33 candidats se sont présentés, dont les noms suivent :
- 1. ~M. Lemordant.
- 2. M. Artières.
- 3. M. Soreph.
- 4. M. Dworzecki.
- 5. Mme Forgeau.
- 5. M. Tesnières.
- 7. Mlle Moday.
- 8. M. Larvaron.
- 9. M. Plazy.
- 9. M. Seillon.
- 11. Mme Tainturier.
- 12. Mlle Chazelas.
- 13. M. Martin.
- 14. Mme Covindassany.
- 15. M. Aubert.
- 15. M. Chevallier.
- Le Certificat a été décerné à 32
- *
- 15. M. Malbec.
- 15. M. Ménage.
- 19. M. Deschamps.
- 20. M. Cardp.
- 21. Mme Bonnef-Mattrait.
- 21. M. Pillon.
- 23. M. Le Bihan.
- 24. Mme Chevallier.
- 24. Mlle Narlian.
- 26. Mlle Naves.
- 27. MUe Leroux.
- 28 Mme Brissy.
- 29. MUe Lantenois.
- 30. Mlle Fortineau.
- 30. M. Le Quang.
- 32. Mme Noyalet.
- Période probatoire
- Comme chaque année nous avons organisé une période probatoire en vue de l’admission définitive à l’I.N.O.P. en octobre 1947.
- Les épreuves qui composent cette période sont les suivantes :
- — une visite médicale.
- — un test de connaissance (vérification de culture générale).
- — plusieurs tests d’intelligence.
- — un entretien avec un des membres du Comité de Direction.
- — un entretien dirigé par le candidat avec un enfant en présence de 2 conseillers d’O. P.
- Plus de 200 candidats étaient inscrits, 150 se sont présentés, 103 ont été retenus.
- CAUSERIE BIBLIOGRAPHIQUE
- J. E. Segers. — Psychologie de l'enfant normal et anormal d’après le Docteur O. Decroly. — In-8° de 367 pages. — Bruxelles, R. Stoops, 1948.
- Un des élèves fidèles de Decroly a relevé systématiquement dans les publications de son maître les éléments dispersés d’un exposé
- p.126 - vue 143/226
-
-
-
- 127
- général des idées qu’il a émises sur les grandes questions psychologiques : psychologie générale de l’enfant anormal et normal ; états affectifs et caractère ; évolution du langage ; dessin ; globalisation ; mesure de l’intelligence ; sélection des biens doués ; orientation professionnelle. H. (Wallon a sympathiquement préfacé l’ouvrage dû au très louable effort de J. E. Segers.
- H. P.
- *
- * *
- Franziska Baumgarten — Zur Psychologie des Maschihenarbei-ters. — Heft 5 des « Schriften zur Psychologie der Berufe ». — In-8° de 83 pages, Zurich, Raschen, 1947.
- L’auteur a procédé à l’interview de 30 travailleurs, nt a dégagé de leurs observations des données intéressantes sur les relations de l’homme avec la machine. L’adaptation à ces modalités de travail, pour lesquelles se rencontrent quelquefois des inclinations naturelles, peut être directe, ou résulter de processus compensateurs..
- Fr. B. a fait une analyse de la joie du travail, qui peut prendre plusieurs formes différentes, et indiqué, dans.sa conclusion, l’importance d’une humanisation du travail.
- Dans la Section de Psychologie dirigée par H. Piéron, de la Bibliothèque Scientifique internationale publiée par les Presses Universitaires, ont déjà paru deux volumes :
- Hermann Borschach. — _ Psychodiagnoslic (traduction d’André Ombredane et A-ugustine Landau, d’après la 4me édition). — In-8°, 346 pages.
- Ruth Bochner et Florence Haepern. — VApplication clinique du test de Borschach (Traduction d’André Ombredane et G. J. Ver-deaux). — In-8° de 263 p. 1948.
- i * i
- f * *
- J. B. S. Haedane. — Hérédité et Politique. — Traduction de P. Couderc. — In-8° de 98 pages. — Presses Universitaires, 1948.
- • Ce .livre écrit en 1938 par l’illustre professeur de Biométrie à l’Université de Londres, avait été traduit presque aussitôt et fut empêché de paraître par l’occupation allemande, car il montrait que la science n’était pas précisément favorable à la politique raciste.
- On trouvera, dans les chapitres de cette importante mise ail point, des exposés sur « la biologie de l’inégalité », sur les données que les tares héréditaires fournissent, sur les mutations pathologiques et les possibilités d’une eugénique négative, sur l’eugénique positive, dont les bases restent encore très insuffisantes, enfin sur le problème des races et la nature des différences sociales.
- Partout l’esprit pondéré de l’homme de science se manifeste par des remarques judicieuses et dès conclusions prudentes.
- P.
- p.127 - vue 144/226
-
-
-
- LIVRES ENTRÉS RÉCEMMENT A LA BIBLIOTHÈQUE
- James F. Lincoln. — Hauts salaires, bas prix de revient. — Une expérience américaine réussie. — Paris, Dunod, 170 pages.
- Pierre Thionet. — Méthodes statistiques modernes des administrations fédérales aux Etats-Unis. — Paris Hermann, Editeur, 116 p.
- Ch. Blondel. — La Personnalité. — Nouveau traité de psychologie, tome VII, fascicule 3. — Presses Universitaires de France.
- Gertrude Driscoll. — Comment etuclier le comportement des enfants. — Editions du Scarabée, 102 pages.
- Gabriel Bidou. —'•Energamétrie. — Paris 1947, 104 pages.
- David Wechsler. — The measurement of Adult Intelligence. ' — 3me Edition, Williams et Wilkins Company, Baltimore, Maryland, 258 pages.
- W. E. Blatz. — Callected Studies on the Dionne quintupleis. — The University of Toronto Press, 1947. ,
- C. Petre-Lazar. — L'Anthropométrie et les exercices scolaires. — Contribution à l'étude de l'Education physique. — Institut Jean-Jacques Rousseau, Genève. Editions Delachaux et Niestlé, 113 pages.
- P. L. Harriman. — Encyclopedia of Psychology. *— Philosophical Library, New-York.
- H. K Morgan. — Industrial Training and Testing. — Mc Graw-Hill Book Comp. INC. New-York, Londres, 1945.
- I. L. Kandel. — Professional aptitude tests in Médecine, law and engineering. — Bureau of publications Teachers College, Columbia Univ., New-York 1940.
- Ralph. B. Winn. — Encyclopedia of Child Guidance. — The Philosophical Library, New-York.
- Gardner Murphy. — Personality. — Harper, New-York and London.
- Nous rappelonsxju’une brochure donnant les conférences sur le Caractère faites à 1T. N. O.P. doit sortir sous peu des presses.
- Il avait été prévu un prix de 200 francs pour cette brochure. L’augmentation des prix actuels nous oblige à prévoir le prix de vente de 250 francs.
- Il est entendu que les Orienteurs qui se sont inscrits avant la fin de juillet auront la brochure pour les 200 francs prévus.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- p.128 - vue 145/226
-
-
-
- SERVICES DE L’INSTITUT
- Tél. Odéon 52-40
- SECRÉTA RI A T GÉNÉRA L Chef de Service : MUe G. Chauffard.
- CENTRE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE Chef de Service : Mlle Nepveu.
- CENTRE DE RECHERCHE DES TESTS Chef de Service : Mme Henri Piéron.
- CENTRE D ÉTUDES ET DE RECHERCHES DOCUMENTAIRES Directeur : M. Doladille.
- Le Secrétariat est ouvert chaque jour non férié, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
- La Secrétaire générale reçoit le lundi, de 14 h. 30 à 18 heures ; le jeudi de 14 h. 30 à 16 h. 30, et sur rendez-vous.
- La Bibliothèque est ouverte chaque jour non férié, de 14 heures à 18 heures.
- Le Centre d’Etudes et de Recherches Documentaires est ouvert chaque joqr ouvrable, de 9 heures à 12 heures (y compris le samedi matin), et de 14 heures à 18 heures, sauf le samedi.
- *
- * *
- Pour les consultations d’Orientation professionnelle, adresser une demande de rendez-vous au Chef du Centre d’Orientation Professionnelle.
- p.n.n. - vue 146/226
-
-
-
- SOMMAIRE
- Pages
- I. — P. Wautriche: L’analyse factorielle. Quelques applications. .. 97
- II. — Notes et Documents : La géographie de l’intelligence. — De
- nouveaux facteurs verbaux. — Données d’une analyse factorielle appliquées aux épreuves de sélection militaire. — La jeunesse contemporaine et la profession...................... 106
- III. — A travers les Revues......................................... 110
- IV. - Informations................................................... 115
- V. — La Vie Internationale v........................."............. 116
- VI. — L’Orientation Professionnelle à l’Etranger..................... 118
- VII. — La Vie des Centres d’0. P,................................. 119
- VIII. — La Vie de l’Institut National d’étude du travail et d’O. P... 123
- IX. — Causerie bibliographique..................... • „........... 126
- X. — Livres entrés récemment à la bibliothèque.................. 128
- Bulletin de l'Institut National d’Elnde du Travail et d’Orientation Professionnelle
- rédacteur en chef : Mme Henri PIÉRON SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION : M. M. REUCHLIN
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABOIVMEMEIV.T :
- Pour la France... 300 fr. | Pour l'Etranger....... 450 fr.
- Prix du numéro : 50 franc»
- Pour les anciens élèves de l’I. N. E. T. O. P. : 250 francs ière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l’Insti
- PARIS C/C 1444-79
- Pour tout ce qui intéresse le Bulletin adresser la correspondance à Mme Henri Piéron
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- ' Le Gérant : Paul Arjo.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- Dépôt légal 19i8. 3e trimestre. — N* d’ordre 98.
- p.n.n. - vue 147/226
-
-
-
- 2e SÉRIE.
- 4e ANNÉE
- N° 9-10
- SEPTEMBRE-OCTOBRE 1948
- BULLETIN
- L’INSTITUT NATIONAL
- d’étude du travail
- ET
- dORIENTATION
- PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- /"x
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- 41, Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- 7 OU S DROITS RÉSERVES
- 4
- p.n.n. - vue 148/226
-
-
-
- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- Institut National cTÉtude du Travail et d’Orientation Professionnelle
- DIRECTEUR DÉLÉGUÉ
- M. Henri Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, président de la Section des Sciences Naturelles de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes.
- COMITÉ DIRECTEUR
- Le Directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- Le Directeur délégué.
- M. H. Laugier, secrétaire général adjoint de l’O.N.U.
- M.- P Pouillot, inspecteur général honoraire du Travail.
- M. H. Wallon, professeur au Collège de France
- p.n.n. - vue 149/226
-
-
-
- 2° Série. 4* Année
- N» 9-10
- Septembre-Octobre 1948
- Bulletin de l’Institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- L’ANALYSE FACTORIELLE
- QUELQUES APPLICATIONS
- par le Docteur P. WAUTRICHE(i)
- Directeur de l’Office Provincial d’Orientation Professionnelle de Namur
- (Suite et fin)
- Soient 4 tests : Tl, T2, T3, T4, destinés à rechercher une aptitude déterminée, appliqués à un nombre important de sujets constituant un « groupe homogène », en vue de rechercher une aptitude.
- Nous commençons par rechercher l’indice de corrélation entre ces tests au moyen de la formule de Pearson qui s’exprime comme suit :
- r=
- v (x2) X 2 (y2)
- Pour ces 4 tests, nous aurons 6 intercorrélations à établir, à savoir : a, b, c, d, e, f.
- Tests Tl T2 T3 T4
- Tl abc
- T2 il e
- T3 f
- Spearman, par induction, c’est-à-dire partant de l’hypothèse que la cote méritée par chaque individu, pour chacun des tests, est
- \
- (4) Texte d’une conférence.
- p.129 - vue 150/226
-
-
-
- — 130 —
- fonction, c’est-à-dire proportionnelle aux tendances exprimant des « unités fonctionnelles » c’est-à-dire des aptitudes, déduit que si les 6 intercorrélations entre les 4 tests satisfont' aux conditions suivantes :
- a x f — e x b (appelée différence tétrade) = 0 axf —dxc — — =0
- e x b — d x c* — — = 0
- c’est-à-dire si réquation tétrade est réalisée, c’est que les 4 tests font intervenir, d'une part le facteur commun aux 4 tests («G»), et d’autre part un facteur spécifique « S » commun à chacun des tests.
- < *
- * *
- Pour concrétiser cette proposition (Fig. 4) on peut recouvrir au schéma suivant : soit un hexagone aux angles duquel nous avons inscrit les 6 intercorréjations : a, b, c, d, e, f, entre lesquelles nous allons établir des différences tétrades :
- (f X a) — (e X b)
- (f X a) - (J X c)
- (e X b) - (d X c)
- A
- Cette analyse peut être pratiquée pour un nombre quelconque d’épreuves psychométriques, nombre supérieur à 4.
- Soient 5 tests. i-
- Tests Tl T2 T3 T4 Tî>
- Tl a b C d
- T2 e f g
- T3 h i
- T4 j
- p.130 - vue 151/226
-
-
-
- — 131 —
- Il y a 10 intercorrélations : a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, que nous
- établissons sur un polygone, qui donneront les différences tétrades
- suivantes : '' i "V.
- (j X a) — ( i X b) = ce qui constitue dix différences
- ( j X a) — (b X c) — tétrades et si nous obtenons des
- (j X a) — (g X d) = équations tétrades (c’est-à-dire
- (j X a) — (f X e) — que les différences sont nulles)
- (i X b) - (b X °) = nous pouvons conclure, de par
- (i X b) - (g X d) = l’incidence égale de « G » que
- (i X b) — (f X e) = ces tests recherchent une même
- (h X c) — (g X d) = aptitude spécifique « S ».
- (h X ^ - (f X e) =
- (g X d) — (* X e) =
- N. B. —; Signalons qu’avec 6 tests qui donnent 15 intercorrélations (nombre non divisible par deux) l’établissement du polygone n’est pas possible; on tournera la difficulté en retirant 1 test de la série de 6 tests. Il reste donc, de la sorte, une série de 5 tests soit 10 différences tétrades. Par après, on enlèvera un test de cette première série et on lui substituera le sixième primitivement enlevé. J1 en est de même lorsque la série de tests comportent 7 épreuves.
- Une série de 8 tests donne 28 corrélations : le polygone peut être établi et l’on obtient ainsi 91 différences tétrades qui pourront être soumises au critère de l’équation tétrade.
- Le critère spearmanien consiste donc, tout simplement, dans l’annulation des tétrades.
- Par ailleurs, nous savons que les indices de corrélation obtenus au moyen de la formule de Pearson sont toujours affectés d’un coefficient d’erreur : c’est pourquoi les différences tétrades ne donnent pas toujours une équation tétrade absolue, c’est-à-dire une différence strictement égale à zéro, même si les épreuves ne font intervenir qu’un seul facteur spécifique commun. Aussi, faut-il tenir compte de cette erreur probable que Spearman évalue approximativement au moyen de la formule :
- 1.35 r (1 — r)
- E- Rt = v/n"
- (erreur probable de la « différence tétrade »)
- dans laquelle r représente la valeur moyenne des intercorrélations et, dit Spearman, si la dispersion de l’ensemble des différences tétrades n’est pas sensiblement supérieure à cette valeur, on peut admettre l’existence d’un facteur unique.
- On peut se demander ce que signifie exactement, en langage
- p.131 - vue 152/226
-
-
-
- — 132
- chiffré, «sensiblement supérieure». Est-ce une fois et demi ou deux fois « l’erreur probable tétrade » ?
- Ayant appliqué systématiquement la formule de l’E.P.t. à toutes nos recherches, nous l’avons trouvée extrêmement sévère. En effet, des équations tétrades telles que celles données en exemple par Spearman et que nous reproduirons immédiatement, ne se réalisent pratiquement jamais. C’est, d’ailleurs la raison pour laquelle l’éminent psychologue a introduit le correctif de la valeur E.P.t.
- Or, l’élément qui rend la formule aussi, sévère est précisément le dénominateur Y/n, N représentant le nombre de sujets. Nous croyons, pour notre part, que lorsqu’on s’adresse à un groupe homogène de sujets (ce qui a été le cas pour toutes nos recherches), le nombre qui représente ce groupe ne doit pas intervenir en ce sens.
- Par contre, un élément dont il faut incontestablement tenir compte, est le nombre de tests qui interviennent pour constituer le critère. Plus le nombre d’épreuves « réputées » rechercher une aptitude spécifique est grand et plus il faut être prudent. Il est rare, en effet, de réunir un nombre de tests ayant une signification psychologique identique : dans l’esprit de Spearman, ils révèlent en général des tendances connexes. Nous croyons que c’est sur le choix de ces tests que doivent porter la circonspection et la sévérité du psychologue.
- Aussi, dans la formule de la recherche de l’erreur probable tétrade, le dénominateur Vn représent-t-il pour nous la valeur de la racine carrée des épreuves ou tests employés pour délimiter l’aptitude spécifique 'recherchée.
- À l’appui de notre manière de voir, nous citerons des corrélations particulièrement éloquentes obtenues pour des groupes importants et homogènes de sujets, notamment pour le test de Meili, les séries de tests permettant de mettre en relief l’aptitude spécifique à la mécanique, corrélations confirmées par le signalement professionnel obtenu pour des apprentis et des ouvriers mécaniciens qualifiés (Walther), pour des élèves d’Ecole Technique (De Waele) et pour des agents de Services Administratifs : commis et rédacteurs (Dr. Wautriche).
- Avant de vous exposer les quelques recherches que nous avons poursuivies dans ce sens, rappelons-en une qui est donnée par Spearman dans son livre remarquable : « Les Aptitudes de l’Homme, leur Nature, leur Mesure ».
- Il soumet un groupe de sujets à 4 tests :
- Tl = donner le contraire de mots donnés (T. des contraires).
- T2 = compléter des phrases au moyen de mots (T. de complétion).
- p.132 - vue 153/226
-
-
-
- — 133 —
- T3 = Test de discrimination de mots.
- T4 = Test de biffage.
- Tests H T2 T3 T4
- Tl
- T2
- T3
- abc 0,80 0,30 ' 0,30
- 0,24 d 0,24 e 0,09 f
- d’oïi le polygone qui donne les différences qui se traduisent par des équations :
- 0,072 0,09 x 0,80 0,09 x 0,80 0,24 x 0,30
- 0,072
- 0,24 x 0,30 = 0 0,24 x 0,30 = 0 0,24 x 0,30 = 0
- En 1941, en vue de contrôler certains étalonnages, nous avons Soumis tous les élèves d’une 6me année d’école primaire à ces tests psychométriques. De plus, il s’agissait de voir si, à côté du facteur « G », une ou plusieurs aptitudes spécifiques intervenaient.
- Cet examen portait sur les épreuves : Tl = de visualisation de Yerkes.
- T2 = de jugement verbal de Decroly. T3 == de Dounaièwsky.
- T4 = de Mira-Barcelone, qui vous sont tous bien connus.
- Nous avons d’abord, pour ce groupe homogène- de 40 sujets, recherché les intercorrélations :
- Tests Tl (Yerkes)
- Tl (Yerkes)..........
- T2 (Decroly).........
- T3 Douna.)...........
- soit les différences tétrades :
- 0.40x0.18 0.40x0.15 0.33x0.12
- soit : 0.72
- T2 (Decroly) T3 (Douna.) T4 (Mira)
- 0,18a . 0,12b - 0,03 c
- 0,18 0,002 d + 0,33 e
- + 0,40 f
- (—0.002x0.03) = (— 0.33x0.12) = (—0.002 x 0.03) =
- 0.00006 - 0.719
- 0.72 — 0.0396 = 0.681 0.0396 — 0.00006 = 0.03954
- p.133 - vue 154/226
-
-
-
- 134
- tels étaient nos résultats qui nous montraient nettement que si le facteur «G» intervenait, nous n’avons pas à côté de lui un autre facteur spécifique « S » mais d’autres fadeurs « S ».
- Et notre formule de l’E.P.t. ne pouvait justifier cette dispersion ! L’E.P.t. était, en effet, de 0.074.
- En examinant nos intercorrélations, nous constations que s’il existait une corrélation entre le T2 et le T4 (Decroly et Mira) = + 0,33, et le T3 et le T4 (Douna.) et Mira = +0.40, elle était
- négative entre le T2 et le T3 (Decroly et Douna.) = —0.002.
- «
- , * '
- * *
- Ayant soumis ces mêmes enfants à une épreuve d’attention et de mémoire, nous avons recherché ce que devenaient ces différences tétrades en substituant aux tests de Yerkes et de jugement verbal de Decroly, qui manifestement empêchaient l’équation tétrade, le test d’attention de Toulouse et de mémoire (répé-tion de phrases).
- .Voici les intercorrélations et les différences tétrades obtenues :
- Tests TI (Attention) T2 (Mémoire) T3 (Donna.) T4 (Mira)
- Tl Attention.......... -f 0,038 — 0,76 — 0,37
- T2 Mémoire ........... — 0,011 0,49
- T3 Douna. .. ......... 0,40 (f)
- -f- 0,038 0,4 X 0,038 - 0,49 X 0,76 = 0,052 -- 0,3724 = 0,3572
- 0,4 X 0,038 - 0,011 X 0,37 = 0,0152 —0,0040 = 0,0112
- 0,49 X 0,76 - 0,011 X 0,37 = 0,3724 - 0,0040 = 0,3674
- L’erreur probable tétrade étant de 0.111, nous devons conclure, cette fois encore, que nous étions en présence d’aptitude spéci-ques différentes, ce que nous prévoyions évidemment. Cette première recherche nous est apparue particulièrement intéressante car elle démontrait la spécificité de chacun de nos tests d’aptitudes. Elle nous démontrait également que si, au début du développement de la pensée de l’enfant, on ne relève qu’un seul facteur (le facteur unique « G »), les autres aptitudes spécifiques sont nettement différenciées à l’âge de douze ans.
- Une épreuve psychométrique qui devait nous tenter était, sans conteste, le test analytique d l’intelligence de Richard Meili, appliqué à un groupe homogène de 73 sujets.
- p.134 - vue 155/226
-
-
-
- 135 —
- Voici les interecorrélations obtenues :
- T3 T4 TS T6
- Tl T2 Lacunes Analogies Dessins Phrases
- Tests Chiffres Image* analyses analyse imagin. imagin.
- IC. A.) (C.c.) conc. abstr. abstr. conc.
- Tl Chiffres. . . 0,4 0,2 0,4 0,4 0,09
- T2 Images.... 0,3 0,36 0,39 0,16
- T3 Lacunes.. . — — — 0,34 0,42 0,009
- T 4 Analogies.. 0,02 0,09
- T5 Dessins .. 0,59
- Nous avons d’abord recherché l’équation tétrade pour les 4 premiers tests :
- 0.34 x 0.4 — 0.36 x 0.2 = 0.136 — 0.072 = 0.054 0.34x0.4 — 0.3 x 0.4 = 0.136—0.12 = 0.016 0.36 x 0.2 — 0.3 x 0.4 = 0.072 — 0.12 = 0.048
- 1.35 x 0.33 (1 — 0.33)
- Sachant que l’E.P.t. est de : =----------------------
- 1.35x0.2211 = 0.2981
- nous devons conclure que ces 4 épreuves psychométriques recherchent une seule aptitude qui, dans l’esprit de R. Meili, est Vintel-ligence générale et qui n’est, vraisemblablement, que F « aptitude psychologique » de Spearman qui, lui, exclut le mot « intelligence » de sa classification.
- Par contre, si nous incorporons une cinquième ' test : le test d’imagination abstraite, de dessins à inventer... nous obtenons les différences tétrades suivantes :
- 0.002 x 0.4 — 0.42 x 0.2 = 0.0008 — 0.084 = 0.0832
- —>0.34 x 0.4 = 0.0008 — 0.136 = 0.1352
- — 0.39 x 0.4 = 0.0008 — 0.156 = 0.1574
- — 0.36x0.3 = 0.0008 — 0.118 = 0.1172 0.42x0.2 — 0.34x0.4 = 0.084 —0.136 — 0.052
- — 0.39x0.4 = 0.084 ^-0.156 = 0.072
- — 0.36 x 0.3 = 0.084 — 0.118 = 0.024 0.34 x 0.4—0.39x0.4 = 0.136 —0.156 = 0.020
- — 0.36 x 0.3 = 0.136 —0.118 = 0.018
- p.135 - vue 156/226
-
-
-
- — 136 —
- 0.39x0.4 — 0.36x0.3 = 0.156 — 0.118 = 0.038
- Comme l’E.P.t. est cle 1.35 x 0.245 (1 —0.245) 0.755
- ' ....... 2,23
- 0.26.97 16.25 '
- =---------------= 0.120
- 2,23
- nous pouvons déduire que l’équation tétrade n’est pas réalisée : deux différences tétrades ne réalisent pas l’équation ! Et cette dispersion est due à l’introduction du test d’imagination de dessin.
- Si nous enlevons ce test d’imagination pour le remplacer par le test d’imagination des phrases, nous obtenons :
- 0.09x0.4—0.009x0.2 = 0.036 — 0.0018 = 0.0342
- — 0.34 x 0.4 = 0.036—0.136 = 0.10
- — 0.16 x 0.09 = 0.036 — 0.0144 = 0.022
- — 0.36 x 0.3 = 0.036 — 0.108 = 0.072 0.009x 0.2 — 0.34. x 0.4 = 0.0018 — 0.136 = 0.124
- — 0.16x0.09 = 0.0018 — 0.0144 = 0.0126
- — 0.36 x 0.3 = 0.0018—0.108 = 0.1062
- 0.34x0.4 — 0.15x0.09 = 0.136—0.0144 = 0.122
- — 0.36 x 0.3 = 0.136 — 0.108 = 0.028 0.16 x 0.09 — 0.36 x 0.3 = 0.0144 —0.108 = 0.094 Sachant que l’E.P.t. est de 1.35x0.209 (1 — 0.209)
- 2.23
- 0.22317065
- ---------- = 0.100
- 2.23
- nous trouvons cette fois que l’équation tétrade n’est pas. encore réalisée, mais toutefois la dispersion est moins marquée que pour la précédente.
- Il est très important de constater que si les 4 premières épreuves du test de Meili recherchent une aptitude spécifique, les deux dernières dénotent plus la même incidence, et c’est, un peu ce que nous constatons lorsque nous observons que les sujets qui réussissent les 4 premières épreuves ne réussissent pas les deux dernières qui font appel, selon toute vraisemblance, à l’aptitude « imagination » de Spearman.
- Ces 73 sujets ayant également, subi le test de Piéron, nous avons incorporé les 3 épreuves psychométriques : (compréhension, invention, critique) qui constituent le test de Piéron à la série des épreuves de Richard Meili (en en écartant toutefois les deux dernières épreuves dites «d’imagination» qui, comme nous venons de le démontrer, ne sont pas Spécifiques d’une aptitude).
- p.136 - vue 157/226
-
-
-
- — 137 —
- Nous avons obtenu des intercorrélations suivantes :
- Compréhens. Critique Invention
- Chiffrés Images Lacunes Analogies PIÉRON
- Chiffres - 0,4 0,2 0,4 0,58 0,48 0 26
- Images — — 0,3 0,36 0,15 0,12 0,24
- Lacunes — — — 0,34 0,33 0,05 0.023
- Analogies .... — — — — 0,56 0,46 0,56
- Compréhension... ) l — — — — — 0,004 0,50
- Critique PIERON - — ' — — — — 0,59
- Invention 1 ( — — — — — — —
- A. — Incorporons d’abord l’épreuve de compréhension de Piéron. Nous obtenons les différences tétrades suivantes :
- 0.56x0.4—0.33 x 0.2 = 0.224 —0.66 = 0.436
- — 0.34 x 0.4 = 0.224 —0.136 = 0.88
- — 0.15 x 0.58 = 0.224 — 0.0840 = 0.130
- — 0.36 x 0.3 = 0.224 —0.108 = 0.116
- 0.33x0.2—0.34 x 0.4 = 0.66 —0.136 = 0.424
- — 0.15 xO.58 = 0.66 — 0.0840 = 0.576
- — 0.36 x 0.3 = 0.66 —0.108 = 0.452
- 0.34 x 0.4 — 0.15 x 0.58 = 0.136 — 0.0840 = 0.052
- — 0.36 x 0.3 = 0.136 —0.108 = 0.026
- 0.15 x 0.58 — 0.36 x 0.3 = 0.0870 — 0.108 = 0.0210
- L’E.P.t. étant de 1.35x0.36 (1 — 0.36)
- 0.64
- -------------------- = 0.311040
- 2.23 ----------=0.13
- 2.23
- L’équation tétrade n’est pas. réalisée.
- B. — Si, au lieu de l’épreuve de compréhension nous incorporons l’épreuve de critique de Piéron, nous obtenons les différences tétrades suivantes :
- 0.46x0.4 —0.05 x 0.2 = 0.184 — 0.010 = 0.174
- — 0.34 x 0.4 = 0.184 — 0.136 = 0.048
- — 0.12x0.48 = 0.184 — 0.057 = 0.127
- — 0.36 x 0.3 = 0.184 — 0.108 = 0.076
- 0.05x0.2 — 0.34 x 0.4 = 0.010 — 0.136 = 0.126
- — 0.12x0.48 = 0.010 — 0.057 = 0.047
- — 0.36 x 0.3 = 0.010—0.108 = 0.098
- 0.34 x 0.4 —0.12x0.48 = 0.136 — 0.057 = 0.79 — 0.36 x 0.3 = 0.136 — 0.108 = 0.028
- p.137 - vue 158/226
-
-
-
- 138
- 0.12x0.48 — 0.36 x 0.3 = 0.576—0.108 = 0.0504
- Comme l’E.P.t. est de 0.12, ici encore, l’équation tétrade n’est pas réalisée.
- C. — Voyons maintenant en y substituant la dernière épreuve d’invention :
- Nous formons les différences tétrades :
- 0.59x0.4 — 0.023x0.2 = 0.0190
- — 0.34 x 0.4 ='0.100
- — 0.24x0.26 =0.0388
- — 0.36 x 0.3 = 0.128 0.023x0.2 — 0.34 x 0.4 = 0.1314
- — 0.24x0.26 = 0.0578
- — 0.36 x 0.3 = 0.1034 0.34 x 0.4 — 0.24 x 0.26 = 0.0736
- — 0.36 x 0.3 = 0.028 0.24 x 0.26 — 0.36 x 0.3 = 0.0456
- Comme l’E.P.t. est de 0.12, nous devons conclure que pour cette épreuve d’invention, l’équation tétrade est pratiquement réalisée alors que pour les précédentes épreuves (compréhension,, contrôle), elle ne l’était pas. Et il apparaît assez paradoxal que ces dernières fonctions qui, selon l’hypotèse de travail de Piéron, jouent un rôle si important dans l’acte d’intelligence, ne corréla-tent pas avec les épreuves de 1t. Meili. Le test de Piéron n’est-il pas un test d’« aptitude logique » telle que la conçoit Spearman ?
- Nous avons également soumis à l’analyse factorielle des résultats d’épreuves psychométriques qui nous ont été obligeamment transmis par notre excellent collège et ami De Waele, de Bruges, que nous remercions bien sincèrement.
- 60 sujets avaient été soumis préalablement à leur admission à l’école technique, aux 6 épreuves suivantes :
- Luning Prak,
- Séries de nombres à compléter,
- Le test de Dounaïewsky,
- Le test de Yerkes,
- L’épreuve de Ribakov 1 et l’épreuve de Ribakov IL
- Nous avons commencé par rechercher les intercorrélations pour ces 6 épreuves. Comme il y en a 15 : nombre non divisible par 2, nous ne pouvions établir immédiatement des différences tétrades pour l’ensemble des épreuves.
- Nous allons donc travailler sur les 5 premières, ainsi que nous
- p.138 - vue 159/226
-
-
-
- — 139 —
- l’avons expliqué au début ; nous avons ainsi obtenu le nombre pair de 10 intercorrélations et les différences tétrades suivantes :
- Luning Séries Ribakow Ribakow
- Tests Prak de nombres Dounaïmky Yerkess I II
- Luning Prak .. — 0,38 0,40 0,27 0,08 0,06
- Séries nombres. — — 0,72 — 0,18 0,20
- Dounaïewsky.. — — — 0,40 0,44 0,22
- Yerkess....... — — — — 0,13 0,34
- Ribakov I..... —* — — — — 0,15
- Nous établissons notre polygone comme suit, en faisant donc abstraction, momentanément, des résultats du Ribakov II, et fixons les différences tétrades :
- 0.13 x 0.38 — 0.44 x 0.40 = 0.0494 — 0.1760 - 0.126 0.13 x 0.38 — 0.40 x 0.27 = 0.0494 — 0.1080 - 0.058 0.43 x 0.38—0.18 x 0.08 = 0.0494—0.0144 = 0.024 0.13 x 0.38 — 0.18 x 0.72 = 0.0494 — 0.1296 = 0.079
- 0.44 x 0.40 — 0.40 x 0.27 - 0.1760 — 0.1080 = 0.0680 0.44 x 0.40 — 0.18 x 0.08 - 0.1760—.0.0144 = 0.1516 0.44 x 0.40 — 0.18 x 0.72 = 0.1760 — 0.1296 = 0.0464 0.40x0.27 — 0.18x0.08 = 0.1080—0.0144 = 0.0939 0.40x0.27—0.18x0.72 = 0.1080 — 0.1296 = 0.0216 0.18x0.08 — 0.18x0.72 = 0.0144 — 0.1296 = 0.1152
- Comme l’erreur probable E.P.t. est de :
- 1.35x0.318 (1 — 0.318) 2,14
- 0.122
- nous pouvons conclure que ces épreuves recherchent sensiblement une seule et unique aptitude spécifique.
- En effet, les différences tétrades ne dépassent pas l’erreur probable tétrade : à l’exception toutefois pour notre sixième équation qui donne une différence de 0.1516 contre, normalement, 0.122 (soit 0.029). Nous ne pensons pas qu’un écart aussi minime suffise à détruire la signification d’une série de différences tétrades. Spearman lui-même ne déclare-t-il pas, en effet, que si la dispersion des différences tétrades observées n’est pas « sensiblement » supérieure à la dispersion calculée au moyen de l’E.P.t., on doit admette l’existence d’un facteur tunique.
- Si maintenant nous substituons le Ribakov II au Ribakov I, nous obtenons le polygone suivant, dont nous fixons ensuite les différences tétrades :
- p.139 - vue 160/226
-
-
-
- — 140 —
- 0.34 x 0.38 0.34 x 0.38 0.34x0.38 0.34 x 0.38 0.22 x 0.40 0.22x0.40 0.22 x 0.40 0.40 x 0.27 0.40 x 0.27 0.2 x 0.06
- — 0.22x0.40
- — 0.40x0.27
- — 0.20 x 0.06
- — 0.18x0.72
- — 0.4 x 0.27
- — 02 x 0.06
- — 0.18x0.72
- — 0.2 x 0.06
- — 0.18x0.72
- — 0.18x0.72
- 0.1292
- 0.1292
- 0.1292-
- 0.1292
- 0.088
- 0.088
- 0.088
- 0.108
- 0.108
- 0.012
- 0.088
- -0.108
- 0.012
- 0.1296
- 0.108
- 0.012
- 0.1296
- 0.012
- 0.1296
- 0.1296
- 0.0412
- 0.0212
- 0.1172
- 0.0004
- 0.010
- 0.076
- 0.031
- 0.082
- 0.0212
- 0.117
- Si l’E.P.t. est de
- 1.35x0.317 (1—0.683)0,317 1.35x0.2165 0.292275
- 2,4
- ? A
- 2,4
- 0.122
- (remarquons en passant que l’E.P.t. = reste identique), nous pouvons conclure que, cette fois, l’équation tétrade se trouve totalement réalisée.
- . • . -- . . i
- Les résultats des différences tétrades de cette deuxième série sont caractéristiques d’une aptitude spécifique qui est «l’aptitude spécifique à la mécanique ». ,
- Signalons que Léon Walther, dans son dernier ouvrage intitulé : « La Psychologie du Travail », abordant l’étude des qualités intellectuelles qui déterminent la réussite dans les professions de techniciens et de mécaniciens (recherches de longue haleine commencées en 1929 et terminées en 1944 et qui ont porté sur 956 écoliers de 12 à 17 ans et 921 adultes de 21 à 60 ans), recherche les aptitudes spécifiques, non acquises au cours d’entraînement, mais transmises par l’hérédité.
- Parmi les difficultés rencontrées dans l’exercice du métier, en effet, il en distingue deux sortes déjà signalées par Rupp, et qui sont :
- — les difficultés généralement critiques surmontées par tout le monde, grâce à un entraînement plus ou moins long et
- — ';s difficultés individuellement critiques qui ne peuvent être vaincues que par un nombre restreint de sujets parce qu’elles exigent la présence d’une aptitude spéciale «spécifique».
- L’analyse psychologique de la profession de mécanicien lui a permis de relever 4 aptitudes spéciales :
- — Le pouvoir de représentation dans l’espace (test des formes (National Institut of Industrial Psychology).
- — Le pouvoir de combinaison (Test, russe de Rybakov).
- — Le pouvoir de la vision dans l'espace (Test de Yerkes).
- p.140 - vue 161/226
-
-
-
- — 141 —
- — Le pouvoir de compréhension des systèmes de leviers (Institut de la Protection du Travail, Moscou).
- Et en plus, un test de consignes simples (compréhension).
- Il est intéressant de noter que De Waele, se basant sur ses corrélations de réussite à l’école technique, retient des épreuves fort semblables à celles de Walther.
- Et nous devons féliciter ici Monsieur De Waele pour le choix judicieux de ses tests en vue de dépister l’aptitude aux études professionnelles techniques. Depuis longtemps déjà, Monsieur De Waele m’avait dit sa confiance en ses épreuves psychométriques. L’analyse factorielle doit le confirmer entièrement dans cette conviction.
- i * •'!
- £
- Conclusions
- En psychométrie, dit Spearman, l’appel aux faits est l’appel aux corrélations.
- L’analyse factorielle est basée uniquement sur le calcul des intercorrélations qui existent entre les diverses épreuves psychométriques elles-mêmes, nous venons de le démontrer.
- Alors que la méthode que nous utilisons couramment est fondée sur la constatation des liaisons, des corrélations existant entre les épreuves psychométriques d’une part, et les signalements professionnels d’autre part.
- Dans l’état actuel de nos connaissances, .nous devons conclure que cette méthode, si elle est longue et par le fait même assez rebutante, n’en constitue pas moins.une méthode objective. Comme on l’a dit, « ce qui se construit sans le temps... est détruit par le temps ! ».
- 1° Si nous voulons ne pas perdre de vue que Spearman a consacré 30 années de dur labeur à ce procédé, et si le proverbe est vrai, cette méthode n’est pas prête à disparaître. Car elle nous permet de préciser la signification psychologique de nos tests et de les classer suivant leur signification psychotechnique réelle.
- 2° Elle nous permet d’établir, pour chaque aptitude spécifique, deux ou plusieurs batteries de tests rigoureusement « équivalents » au point de vue psychotechnique, avantage appréciable lorsqu’il s’agit de soumettre un sujet à un second examen psychotechnique en vue de rechercher et de contrôler la perfectibilité des aptitudes, sans encourir la très grosse objection que suscite la répétition d’un test déjà vu.
- En psychotechnique, il faut se méfier du dogmatisme : si la psy-
- p.141 - vue 162/226
-
-
-
- chotechnique est un art/elle n’exclut pas la science, au contraire, elle la réclame et la postule dans ses applications techniques.
- L’art du psychotechnicien pourra se manifester, par*exemple, dans le choix qu’il fera des tests dont l’ensemble constitue son examen.
- Le psychotechnicien doit adapter ses tests aux sujets qu’il examine et avoir toujours à l’esprit que les sujets ne sont pas faits pour les tests mais qu’au contraire, les tests sont faits pour les examinés.
- Ces tests doivent intéresser les sujets car leurs résultats sont largement influencés par l’intérêt qu’ils suscitent, intérêt qui retentit sur l’affectivité et la volonté des candidats.
- Par exemple, un sujet soumis à un test d’« attention » qui le laisse indifférent poura n’obtenir que de médiocres résultats parce que, dans son psychisme, l’intérêt et la volonté qui devraient être articulés comme des leviers, à la fonction «attentive» ne jouent pas.
- Disons enfin que la différence qui existe entre la philosophie et la science est essentiellement une affaire de sanction.
- En philosophie, dit en substance Piéron, où la cohérence logique suffit (c’est-à-dire le dogmatisme), soit que l’on spécule sur l’infini ou sur l’éternel, sur le destin final ou l’origine du monde, on n’a pas à craindre ce que redoute l’ingénieur calculant la résistance d’un pont, ou le chimiste déterminant les conditions de stabilité d’un explosif, l’erreur ici se traduisant par une sanction telle que l’écroulement, ou l’explosion inattendue.
- En psychotechnique, la réussite pratique immédiate fournit une garantie de validité des déductions théoriques, comme dans les autres sciences de la nature. w
- Il faut donc, dans ce domaine, envisager avec prudence les hypothèses qui ne sont pas encore vérifiées, mais regarder avec confiance les données que l’expérience pratique a sanctionnées.
- On peut enfin se demander ce que devient la « méthode essayiste » que nous appliquons couramment. Doit-elle être rejetée ? Certes, non, car elle sert de base même, d’instrument de travail, d’investigation à l’établissement du critère spearmanien.
- Car, si nous voulons obtenir des batteries de tests sanctionnées par l’analyse factoriele, nous devons partir, encore et toujours, d’une hypothèse de travail.
- Je n’en connais pas, pour ma part, de plus objective que la « méthode essayiste » qui, partant de la professiographie, établit progressivement et met en ligne, des tests qui, bien choisis, recevront leur consécration japtorielle grâce à la recherche des équations tétrades. '
- Docteur P. WAutriche,
- p.142 - vue 163/226
-
-
-
- — 143 —
- NOTES ET DOCUMENTS
- L’analyse factorielle des tests de Penrose et Raven
- On sait que l’on a trouvé une forte corrélation — qui n’a pas été sans poser à Spearman un délicat problème d’interprétation — des tests figurés de Penrose avec le facteur g. Mais, en n’utilisant plus la méthode d’annulation des tétrades, avec la méthode d’analyse de Thurstone, où g se trouve ramené à une position secondaire, comment les tests de Penrose paraissent-ils se constituer au point de vue factoriel ?
- Une étude de Rimoldi, comprenant, à titre d’unités autonomes, les cinq groupes du test général de Penrose et Raven, juxtaposés à quatorze autres tests assez variés, fournit à cet égard des données intéressantes (1).
- Les tests furent appliqués, individuellement, à 138 écoliers des deux sexes, âgés de 8 à 15 ans (moyenne de 11,4).
- Après calcul des intercorrélations des dix-neuf tests, il a été extrait de la matrice sept facteurs dont a été recherchée l’identification (et trois facteurs de second ordre, l’un attribué à une activité synthétique, un autre à une capacité d’abstraction).
- Un premier facteur A, a paru difficile à interpréter ; il se rapprocherait du facteur d’induction de Thurstone et correspondrait à une activité analytique de l’esprit. Un second facteur R s’est, manifesté nettement comme la capacité de visualisation spatiale ; le troisième C a paru intervenir dans la capacité de structuration, s’apparentant à la plasticité de Meili ; le quatrième D aurait trait spécialement aux relations de la droite et de la gauche, se séparant du facteur général de la visualisation spatiale (ce qui peut se rapprocher des troubles pathologiques où ces relations sont électivement atteintes) ; un cinquième E serait de mémoire immédiate et le sixième F de vitesse perceptive, ce qui s’ajoute à des facteurs thurs-toniens. Le dernier n’a pu être interprété.
- Oue donne maintenant l’analyse des cinq formes du test de Pen-
- rose et Raven ? Voici les saturations obtenues dans six facteurs dé'
- gagés :
- Facteürs A B C D E F
- Formes
- A .34 .50 .20 .
- R .54 .31 .
- C .55 .23 .
- D .68 .28 .28
- E ..45 .21 .32 .29
- Ainsi un élément commun important se rencontre bien dans toutes les formes du test, dominant dans la forme D, peu important dans la forme A (mais dont la présence n’est pas générale dans tout
- (1) H. J. A. Rimoldi : Study of some factors relaled to intelligence Psychometrika, XIII, I. 1948, pp. 27-46.
- p.143 - vue 164/226
-
-
-
- — 144 —
- l’ensemble des tests). Le facteur spatial, dominant dans la forme A, ne manquerait que dans la dernière, où interviendraient presque tous les autres (l’absence d’intervention du facteur C rendant bien douteuse l’interprétation par la plasticité de ce facteur).
- Rappelons les caractéristiques des cinq formes du test. La première, d’une extrême facilité (et qui ne permet guère un classement), implique le choix d’un morceau comblant la lacune d’une figure formant un ensemble continu ; et il y a une évidence perceptive qui n’exige qu’un peu de précision dans l’appréciation visuelle discriminative pour trois ou quatre des treize figures. L’important est de comprendre ce qui est demandé. Mais la vitesse perceptive devrait jouer un rôle important si les résultats étaient de nature à permettre une analyse satisfaisante, ce qui est douteux, étant donné le manque de marge possible de classement.
- La deuxième forme présente le problème sous une forme toute différente : trois figures étant données, il faut compléter par un choix correct (entre six proposées) d’une quatrième figure devant occuper le quatrième angle du carré. Il y a une symétrie, facile à reconnaître.
- Dans la troisième forme, le même principe intervient, mais le carré se constitue avec neuf figures, dont il faut trouver la neuvième pour établir la symétrie d’organisation de l’ensemble, toujours en choisissant entre six celle qui doit être placée dans l’angle droit inférieur.
- Les appréciations, faciles dans les premiers des treize ensembles, deviennent plus difficiles dans les derniers où les figures élémentaires deviennent plus complexes avec des variations de dispositions, de grandeurs, de nombres, avec intervention simultanée de plusieurs variables. Il faut suivre comment se fait la variation dans le sens horizontal et dans le sens vertical. On peut formuler verbalement ces lois de variation dans les deux sens, dont la coïncidence conduit à trouver la dernière figure.
- Bien classante chez des enfants, ceLte forme est typique et son analyse peut être considérée comme valable : Deux facteurs interviennent, un intellectuel et un spatial.
- La forme D est très analogue, mais plus complexe et plus difficile avec, dans les derniers des treize ensembles, des structures plus abstraites (pour lesquelles une formulation verbale peut apporter une aide importante). La structure factorielle est très analogue à celle de la forme C, avec accentuation nette du rôle du facteur intellectuel, et intervention de la vitesse perceptive.’
- Quant à la forme E, qui comporte les épreuves les plus difficiles, permettant le classement des niveaux élevés, elle est beaucoup plus hétérogène. Il est assez étonnant que le facteur intellectuel commun n’y intervienne pas davantage. Il est probable que cette forme, trop difficile, n’a pas été assez classante pour que l’analyse, qui fait intervenir presque tbus les facteurs* puisse être considérée comme significative.
- Il serait intéressant de reprendre l’analyse de cette forme sur des sujets de haut niveau intellectuel, en relation avec divers tests d’intelligence, afin de déterminer la complexité réelle des capacités mises en jeu, et pouvant tenir à l’emploi de méthodes assez différentes pour la solution du problème (qui peut être verbalement exprimé dans la plupart des cas avec assez de facilité). jp p
- i
- p.144 - vue 165/226
-
-
-
- — 145 —
- - *'
- * *
- Perception de profondeur et acuité stéréoscopique
- Pour apprécier les capacités d’appréciation de la profondeur, considérée comme essentiellement fondée sur la vision binoculaire, on utilise, tantôt un lest d’acuité stéréoscopique, comme celui de Pulfrich, en mesurant la plus petite parallaxe susceptible de donner la perception d’une différence de plan en profondeur, tantôt un test de réglage sur un même plan transversal de fils ou de tiges, dont certains fixés et d’autres montés sur un support mobile que l’on peut rapprocher ou éloigner, le plan fixé étant situé à cinq mètres.
- Les résultats donnent-ils des indications cohérentes? C’est ce qui n’apparaît pas d’après les résultats d’examens de pilotes avec les deux méthodes par J. Beyne et A.-M. Monnier (1). Mais il faut noter que l’appareil utilisé pour l’appréciation de profondeur (appareil Howard-Dolman) comportait deux tiges assez épaisses (10 mm de diamètre) et qu’ainsi les facteurs d’appréciation monoculaire (jouant même avec immobilité de la tête), fondés sur la dimension apparente, intervenaient au premier chef (les inégalités de diamètre ayant entraîné des erreurs bien plus grandes).
- Il faut donc faire des réserves sur ce que donnerait l’appareil à fils du type Michotte.
- En tout cas, dans les conditions 'expérimentales des auteurs, la corrélation entre les épreuves s’est montrée rigoureusement nulle, l’acuité, dans les conditions de son examen avec le stéréoscope, étant tout à fait indépendante de la capacité perceptive complexe, dans des condiiions normales d’exercice de la vision (avec observation toutefois à travers une ouverture d’écran de 75 mm. de large pour éviter des déplacements céphaliques notables).
- Sur 100 sujets, 96 se sont répartis sur la courbe de fréquence entre des perceptions de relief pour des parallaxes extrêmes de 5 et 60”, avec quatre anormaux (100 à 200”), 37 % percevant avec des parallaxes ne dépasant pas 10”, 50 % ne dépassant pas.20”.
- Avec le test de vision des profondeurs, la notation pour cinq essais répétés, comportait âddilion de l’erreur moyenne et de la variation moyenne (instabilité) et emploi de la réciproque.
- Sur les quatre sujets ayant un seuil parallactique anormalement élevé, et vision binoculaire très défectueuse, deux se classaient fort bien au test des tiges (6e et 30e centiles). On peut se demander si, chez des individus intelligents, n’intervenait pas, pour le réglage sur le même plan des deux tiges, le procédé de la fourchette des artilleurs, en choisissant une position juste intermédiaire entre les positions certainement trop éloignée et certainement trop rapprochée, ce qui peut faire surestimer la capacité réelle d’appréciation. On sait combien la méthode usuelle a apporté à cet égard des désillusions aux expérimentateurs.
- H. P.
- (1) J. Beyne et A -M. Monnier. Etude comparative de deux méthodes de mesure de la vision du relief et des distances chez les aviateurs. La Médecine aéronautique, n? 3, Mars 1947.
- p.145 - vue 166/226
-
-
-
- — 146 —
- r *
- * *
- La croissance des capacités intellectuelles au cours de l’adolescence ( i )
- Le plafond du développement mental, par application des tests Binet-Simon, avait été fixé à un âge très précoce, en raison de son étalonnage dans les milieux où les adolescents se trouvaient sous-Lraits, dès leur sortie de l’école, aux facteurs d’exercices intellectuels, et subissaient même parfois une certaine régression en avançant en âge au delà de 14 ans.
- Mais, d’autre part, même en se livrant continuellement à des activités intellectuelles, si le bagage de connaissances peut augmenter considérablement au total, malgré des perles inévitables, la croissance des capacités n’est pas indéfinie.
- En s’adressant à des adolescents continuant leurs études, R. L. Thorndike, en appliquant un test d’intelligence à 1.004 jeunes gens, sous deux formes équivalentes, pour suivre le progrès d’année en année (chaque élève étant examiné deux fois), a obtenu des gains, pour une année de plus, qui se sont maintenus jusqu’à 20 ans, âge limite des sujets. En appliquant à la courbe de progrès une formule d’interpolation satisfaisante, il est conduit à fixer le plafond à près de 26 ans.
- Déjà Freeman et Flory avaient trouvé en 1937 une croissance se continuant encore jusqu’à 20 ans (2).
- On voit qu’on est conduit à admettre une limite beaucoup plus tardive pour le progrès des capacités intellectuelles lorsque les aptitudes ne cessent pas d’être exercées.
- Voici les résultats numériques obtenus par Thorndike en ce qui concerne les gains pour une différence d’une année aux divers âges étudiés, avec les valeurs obtenues avec une des deux formules d’interpolation qu’il a appliquées (Y = 39,3 + 0,72 X — 0,74 X2, Y étant le gain et X l’âge) :
- Gain du score
- Age moyen Nombre Observé Calculé
- 13,9 15 39,6 39,3
- 14,3 ' 23 35,8 39,5
- 14,9 126 46,3 39,3
- 15,3 201 39,4 38,7
- 15,9 354 34,8 37,8
- 16,3 354 38,5 36,5
- 16,9 424 35,6 34,8
- 17,3 344 30,7 32,8
- 17,9 241 32,1 30,3
- 18,3 132 21,9 27,5
- 18,9 66 25,1 24,4
- 19,3 22 40,2 20,9
- 19,9 8 19,4 17,0
- (1) R.-L. Thorndike. Growth of intelligence during adolescence, Journal of genelic Psychologg, LXXXI, 1948, pp. 11-15.
- (2) Growth in intellectual ability as measured by repeated tests ifonogr. Soc. Res. Çhild Development, II, 1937, 2, 116 p.
- p.146 - vue 167/226
-
-
-
- — 147 —
- Entre 15 et 18 ans où le nombre des adolescents examines est assez grand pour donner dn poids anx valeurs obtenues, on voit que le progrès se montre encore très notable.
- H. P.
- \ *
- * *
- Une recherche sur la mesure de l’habileté spatiale des écoliers
- Le lecteur en éducation de l’Université de Manchester I. Macfar-lone Smith (1) a repris les recherches d’El Koussy et de Stephen-son sur l’aptitude à la visualisation spatiale, en s’adressant à 122 élèves d’une école secondaire d’Ecosse, de 13 ans d’âge moyen (entre 12 ans 1/2 et 14 1/2). Il a appliqué une batterie de neuf tests : discrimination de grandeur de surfaces (par ordination) ; complètement de carrés ébréchés, en trouvant la pièce qui convient pour boucher la brèche ; ajustement de formes (El Koussy) avec .des parties convenablement choisies (en dessinant les positions des parties dans la forme présentée) ; équations de formes (El Koussy), en indiquant les signes, faisant défaut, dans une équation écrite en termes spatiaux ; classification (du type employé par Cattell) par élimination d’une forme qui ne convient pas dans un groupe de cinq ; analogies, avec des figures (un couple donné, compléter un second couple dont le premier est donné, par choix dans un groupe proposé) ; reconnaissance de formes (identification dans des diagrammes où la forme proposée se trouve incluse) ; perception de pattern (Stephenson), en encerclant dans un pattern complexe des croix de manière à reproduire un pattern proposé plus simple ; dessin de formes comme lest de mémoire visuelle (la représentation plus ou moins correcte étant évaluée par un professeur de dessin).
- En outre un test d’intelligence (Otis) et un test scolaire furent appliqués et les intercorrélations furent calculées. L’analyse factorielle par la méthode spearmanienne fut ensuite pratiquée, et, après élimination du facteur g, il est resté un facteur de groupe non négligeable (en utilisant la méthode spéciale d’analyse de Burt) qui est identifié avec le facteur spatial K d’El Koussy.
- Les saturations en g et K des différents tests (le dessin étant laissé de côté) sont les suivantes, avec, par comparaison, celles obtenues par El Koussy pour les tests semblables utilisés dans les deux recherches, l’âge des écoliers étant à peu près le même.
- g 1 K g K
- (El Koussy)
- Test d’Otis. . . . . . .76 — .02
- Test scolaire. . . .73 .03
- Ajustement. . . . .66 .43 .62 > .61
- Pattern .40 .65 .76 .61
- Complètement. . .48 .50 .43 .49
- Analogies .55 .26 .63 .50
- Equations. . . . .52 .25 .54 .17
- Reconnaisance. . .48 .25
- Classification. . .61 .01
- Discrimination. . .47 — .01 .55 .00
- il) Measuring spatial ability in school pupils. Occupational Psycholoqy, XXII, 30 1948, pp. 150-159.
- p.147 - vue 168/226
-
-
-
- — 148 —
- Les 70 garçons dans l’ensemble des tests spatiaux se sont montrés en moyenne nettement supérieurs aux 52 filles, comme cela s’est toujours vérifié (3,4 fois l’erreur probable de la différence des moyennes égales à 60,2 et 52,4).
- En revanche, pour le test d’intelligence verbale, différence non significative (139 et 136).
- D’autre part, les tests spatiaux présentent une intéressante validité au point de vue du succès scolaire en certaines branches.
- Voici les corrélations obtenues avec l’ensemble des tests spatiaux et avec le test d’intelligence verbale pour cinq branches d’études.
- Tests spatiaux Otis
- Art .39 .19
- Géométrie pratique. . .59 .63
- Dessin industriel. . . . .66 — .07
- Travail manuel 18 .18
- Algèbre. . . .36 .64
- Ces données sont intéressantes ; elles marquent l’importance des tests spatiaux pour le succès en dessin industriel (où, malheureusement, le nombre des élèves était réduit à 11) l’intelligence verbale ne jouant pas, et en géométrie pratique (dessin de plans, constructions dé figures) où, (pour 64 élèves) la participation de l’intelligence, avec le tesL verbal, est du même ordre.
- Le facteur de visualisation spatiale se manifesterait donc bien vers 13 ans, mais on sait que son apparition est jugée relativement tardive.
- H. P.
- *
- * *
- L’examen psychotechnique d’entrée dans les Cours complémentaires industriels de la Seine (i)
- A la suite de diverses expériences satisfaisantes tentées dans quelques établissements d’enseignement professionnel, la Direction de l’Enseignement primaire de la Seine a décidé d’adjoindre, cettè année, un examen psychotechnique à l’examen traditionnel d’entrée aux Cours Complémentaires du Département,
- L’organisation de ce travail a été confiée au Centre Départemental d’Orientation Professionnelle. Celui-ci a pu bénéficier du concours des psychologues scolaires et des laboratoires de recherches de l’Institut National d’Orientation professionnelle de Psycho-Biologie de l’Enfant et de Biométrie.
- Une Commission comprenant les représentants de ces divers services ainsi que des services intéressés de la Direction de l’Enseignement primaire de la Seine et siégeant sous la présidence du Directeur, Inspecteur général de l’I. P., a fixé les limites de l’expérience à réaliser et en a précisé les modalités d’application.
- Compte tenu du nombre très élevé de candidats (plus de quatre
- (1) Rélevé dans l'Education Nationale: du jeudi 8 juillet 1918, n° 23 — Edition A.
- p.148 - vue 169/226
-
-
-
- — 149
- mille), le principe des épreuves individuelles n’a pu être retenu, malgré l’intérêt qu’il présente.
- Il n’a pas été possible, non plus, d’établir des batteries de tests adaptés aux divers métiers enseignés dans les Cours • Complémentaires industriels. C’est là un problème déjà difficile à résoudre lorsqu’on peut avoir recours à des épreuves individuelles.
- L’examen étant délibérément limité aux seules épreuves collectives, il a paru prudent, dans une première application psychotechnique de grande envergure,« de s’en tenir à des épreuves de base généralement employées dans les travaux de sélection.
- C’est ainsi que la batterie a été composée de façon suivante :
- — un test d’intelligence générale à partir de problèmes non verbaux — un test d’aptitudes mécaniques — un test de représentation spatiale.
- Aucun test d’intelligence générale sur données verbales n’a été retenu : outre que l’examen de connaissance peut à la rigueur en tenir lieu, cette forme d’intelligence ne paraît pas jouer un rôle prépondérant pour la réussite dans les Cours complémentaires industriels.
- Il est à noter que la Commission a voulu n’avoir recours qu’à des tests non encore utilises dans les services d’orientation professionnelle ou de psychotechnique. Il convenait, en effet, d’éviter que des candidats aient déjà eu connaissance des épreuves d’examen, ce qui aurait faussé la justice nécessaire à un concours. Cependant, si ces épreuves étaient encore inconnues, elles avaient pourtant,été expérimentées : deux d’entre elles sont d’origine étrangère et ont été appliquées à d’importantes catégories de population anglaise et .américaine ; la troisième avait été étudiée sur plusieurs centaines de sujets n’appartenant pas aux catégories de candidats se présentant aux Cours complémentaires de garçons.
- Grâce aux divers concours signalés plus haut ainsi qu’à celui des élèves des cours de Psychologie de la Sorbonne, nouvellement diplômés et ayant reçu une formation spéciale, l’examen a pu avoir lieu, à la date fixée,' le mercredi 23 juin, dans les conditions réellement satisfaisantes.
- Il est intéressant de signaler que la durée des épreuves a été d’environ une heure et demie, que la notation a pu être terminée dans l’après-midi et qu’enfin le montant de la dépense a été extrêmement réduit puisqu’il s’est limité au prix des seules feuilles de réponses.
- L’élaboration des résultats a été effectuée par le service de recherches de l’Institut national d’Orientation Professionnelle. Pour faciliter l’incorporation des résultats dans les tests aux résultats dans les épreuves scolaires, la notation finale de chaque candidat a été faite en points. Les sujets ayant été répartis en onze rangs, les plus mauvais ont été notés 0, les meilleurs 10.
- Cependant, des indications plus détaillées seront fournies par la suite pour les candidats admis. Ceux-ci auront une fiche présentant les résultats, test par test, d’une part ; épreuves scolaires par épreuves scolaires, d’autre part. Ainsi, il sera possible de confronter en cours d’apprentissage tous ces classements avec les classements dans , les diverses matières enseignées dans les Cours complémentaires industriels. Toutes les personne intéressées à l’étude des meilleures épreuves d’admission pourront juger sur des don-
- p.149 - vue 170/226
-
-
-
- — 150
- nées incontestables la valeur des examens employés et y apporter, peu à peu, les améliorations qui leur paraîtront opportunes.
- Ce n’est, en effet, que par une étude inlassable des méthodes que l’on peut obtenir une réussite de plus en plus satisfaisante.
- i *
- * *
- Une méthode d’analyse des fonctions (i)
- En principe, l’analyse consiste à donner des réponses codifiées à une série de questions correspondant à des observations de faits. Ces questions se présentent sous la forme de critères dont on trouvera la liste ci-dessous et qui se trouvent reportés sur une face de la fiche d’étude de fonction.
- L’autre face reprend les renseignements qui ne font pas partie de l’examen biologique, mais qu’il est néanmoins nécessaire de posséder pour se faire une idée précise de la fonction. Ce sont :
- — Le titre de la fonction et des indications administratives de
- repérage.
- — La description de la fonction, décomposée en tâches habituel-
- les, périodiques, occasionnelles.
- — Le genre de matériel et l’outillage employé.
- — La formation d’école et la formation pratique.
- — Les indications relatives à la sécurité :
- Description des risques.
- Prévention des accidents (consignes et appareils de protection).
- Prévention des maladies professionnelles.
- — Les responsabilités vis-à-vis de l’entreprise, du personnnel, du
- public. Les conséquences d’une erreur.
- — La situation organique de la fonction (subordination et com-
- mandement).
- — Les conditions de recrutement. — Conditions administratives,
- d’habitation, de nationalité.
- — Les débouchés normaux.
- — Le salaire et certaines conditions économiques.
- Toutes ces indications sont nécessaires, même au médecin et au psychotechnicien, pour situer la fonction. Il est d’ailleurs recommandable de leur fournir en outre un plan de la structure organique de l’entreprise, montrant comment les diverses fonctions sont reliées entre elles.
- Observons aussi que certains des renseignements ci-dessus (formation et responsabilité) font partie des critères relatifs à la qualification.
- (I) Cette méthode a été proposée dans une étude publiée par la Revue de l Institut de Sociologie (Université libre de Bruxelles, n" 1 — Janvier-Mars), qui a recommencé à paraître.
- p.150 - vue 171/226
-
-
-
- — 151 —
- Liste des critères d'analyse des fonctions Caractéristiques physiques
- 1. Efforts sans déplacement.
- 2. Rythme. — Fréquence.
- 3. Efforts avec déplacement.
- 4. Rythme. — Fréquence.
- 5. Distribution de ces efforts.
- 6. Positions de travail.
- 7. Doigts gauches.
- 8. Doigts droits.
- 9. Main gauche. — Mouvements. — Préhension.
- 10. Main droite. — Mouvements. — Préhension.
- 11. Bras gauche. — Mouvements.
- 12. Bras droit. — Mouvements.
- 13. Jambes. — Mouvements ou efforts.
- 14. Pied gauche. — Efforts.
- 15. Pied droit. — Efforts.
- 16. Déplacement sans charge.
- 17. Grimper. — Sauter. — Courir.
- 18. Ramper. — Contorsions.
- Conditions de travail
- 19. Pauses. — Horaire irrégulier.
- 20. Intérieur. — Extérieur. — Intempéries.
- 21. Chaud, froid, changements de température.
- 22. Energie rayonnante.
- 23. Atmosphère toxique. — Gaz. — Vapeurs.
- 24. Atmosphère poussiéreuse. — Produits.
- 25. Atmosphère humide. — Confinée.
- 26. Saleté.
- 27. Planchers glissants.
- 28. Risques de chutes, coupures, écrasement.
- 29. Risques d’électrocution, de brûlures.
- 30. Irritants cutanés. — Produits.
- 31. Odeurs, bruits, trépidations.
- 32. Eclairage.
- 33. Engins et vêtements de sécurité.
- 34. Pression, dépression, variations de pression.
- 35. Machines ou appareils, outillage dangereux.
- 36. Objets en mouvement.
- 37. Travail en équipe, solitaire, d’atelier.
- Sons
- 38. Vue de près.
- de loin.
- en profondeur, des couleurs
- 39. Verres permis.
- 40. Vision crépusculaire. — Champ visuel.
- 41. Ouïe.
- 42. Parole.
- 43. Toucher.
- 44. Goût. — Odorat.
- p.151 - vue 172/226
-
-
-
- Caractéristiques psycho-motrices, intellectuelles et morales.
- 45. Mouvements précis.
- exacts.
- contrariés.
- rapides.
- lents.
- 46. Réactions rapides.
- 47. Rythme. — Automatisme.
- 48. Agilité. — Souplesse.
- 49. Equilibre.
- 50. Attention. — Monotonie,
- 51. Jugement. — Ron sens.
- 52. Mémoire. — Calcul.
- 53. Invention.
- 54. Sens esthétique. — Expression.
- 55. Autorité.
- 56. Sang-froid (Emotions).
- 57. Soin. — Propreté des produits.
- 58. Conscience professionnelle. — Méthode.
- Conditions biologiques générales
- 59. Homme ou femme.
- 60. Taille limite.
- 61. Poids limite.
- 62. Age limite.
- 63. Type.
- Revenons maintenant à la liste des critères d’analyse. L’ordre adopté est le suivant : caractéristiques physiques (1 à 18), conditions de travail (19 à 37), caractéristiques sensorielles (38 à 44), caractéristiques psychomotrices, intellectuelles et morales (45 à 58), conditions biologiques générales (59 à 63). Cet ordre est destiné à faciliter les examens médicaux et psychotechniques : le médecin est particulièrement intéressé par les trois premiers groupes, le psychotechnicien par les groupes suivants. Il en résulte une confrontation aisée des résultats d’examens individuels avec l’analyse des fonctions.
- INFORMATIONS
- Le XIIe Congrès international de Psychologie — faisant suite au Congrès de Paris de 1937 — s’est tenu à Edimbourg du 23 au 29 juillet 1948. Le discours inaugural du président, le Prof. J. Dre-ver, obligé de garder le lit, fut lu par son fils, qui lui a succédé dans la chaire de psychologie de l’Université d’Edimbourg.
- Le Congrès comprenait 451 membres réguliers inscrits (dont 249 anglais et 27 français), et 207 membres associés (dont 126 anglais et 6 français).
- p.152 - vue 173/226
-
-
-
- 153
- Des communications furent faites par les Professeurs Piéron, Wallon, Poyer, Lagache, Debesse, P. Fraisse, par M. Viaud (qui lut aussi un texte du D1' Binois). Malgré quelques absences d’inscrits, un grand nombre de communications intéressantes furent faites (sans discussion malheureusement), parmi lesquelles celles’ de Adrian, Michotte, Piaget, Ponzo, D. Katz, Mme Katz, Révèsz, Thurs-tone, Mma Thurstone, W. Kôhler, Baley, Carmichael, Frisby, Elm-gren, Pear, Van Dael, Oldfield, Vileles, Zangwill, Vernon, Harvey, Canlril, etc.
- Le Comité international a tenu deux réunions au cours desquelles il a décidé la création d’une Union internaiionale des Sciences psychologiques pour laquelle il a adopté le projet de staluts présenté par M. Piéron, et fixé le lieu du prochain Congrès à Stockholm (en août 1951, sous la présidence du Prof. D. Katz).
- Ayant perdu depuis le dernier Congrès 24 de ses membres, il a procédé à la nomination de membres nouveaux (dont quatre Français, les Professeurs Debesse, Fraisse, Lagache et Poyer), et il a constitué un comité exécutif permanent de quatorze membres (dont font partie, pour la France , les Professeurs Piéron et Wallon).
- i *
- * *
- La XIe Conférence internationale de l'Instruction publique organisée par le Bureau international d’Education, s’est tenue à Genève du 28 juin au 3 juillet 1948 avec des représentants de 44 nations. M. R. Gai en a donné un compte rendq dans l'Education nationale du 22 juillet.
- Trois questions étaient à l’ordre du jour : enseignement de l’écriture ; enseignement relatif aux nations unies ; psychologues scolaires. Au dernier point de vue, il a été reconnu que le rôle des psychologues ne se limitait pas au dépistage et à l’analyse des cas anormaux, mais s’étendait à la pratique normale des classes. Dans la motion finale, il a été recommandé « que les applications de la psychologie scolaire, tout en impliquant la collaboration des maîtres, soient faites d’après les indications des spécialistes : que l’on s’efforce d’orienter les études de chaque élève en recourant à des examens psychologiques interprétés suivant les conseils d’un spécialiste ; que l’on ne se borne pas à classer les élèves d’après les résultats fournis par les tests, mais que l’on tente de déterminer les caractères psychologiques de chaque enfant en tenant compte de son milieu social, économique et culturel, et d’v adapter ses études : que le psychologue scolaire ne se borne pas à l’examen des cas individuels, mais puisse collaborer avec le maître dans l’analyse du rendement des méthodes pédagogiques utilisées et dans l’adaptation de ces méthodes au développement des élèves ».
- t
- N 1
- ’*
- Parmi les communications présentées au cours des trois journées sur le vieillissement de la population .organisées en avril par l’Alliance nationale contre la dépopulation, nous signalerons particulièrement celles qui ont été faites à la Section du vieillissement indi-
- p.153 - vue 174/226
-
-
-
- — 154 —
- viduel par M. Jean Suter sur âge physiologique et âge chronologique, par Mme Pacaud sur le vieillissement des aptitudes, par M. Gil-lon sur la prophylaxie des effets du vieillissement, par M. Dubli-neau sur l’activité mentale et psychologique dans la sénescence, par M. Korenchevsky sur une organisation internationale de la recherche gérontologique. Les autres sections concernaient la démographie, l’organisation du travail (participation de MM. Bourlière, Bour, Desoille, de Beaumont, Desmarest, Mme Brésard, etc.), l’économie politique, la sociologie et enfin des études diverses.
- * *
- * *
- Les (.(Semaines internationales d'études pour l’enfance victime de la guerre » (S.E.P.E.G.) ont organisé une réunion à Varsovie du 23 au 28 mai 1948 grâce à un appui du don suisse. Parmi les participants, le Prof. H. Wallon, les Drs Fay, Heuyer, et Le Guidant représentaient la France ; citons encore les Professeurs Baley, de Pologne, et Clup, de Tchécoslovaquie, le Dr Forel, de Suisse.
- ! *
- * *
- Le 28 août 1948 s’est tenu à Bruxelles un Congrès jubilaire des deux organisations d’offices libres d’O.P. qui se sont groupées, en 1938, en deux sections de langue française et flamande : le « Centre libre d’Orientation professionnelle» (C.L.O.P.) et la «Centrale voor Beroepsoriëntering ».
- , *
- * * t
- La Suisse organise l’orientation scolaire : pour les trois dernières années de scolarité obligatoire l’aiguillage se fait, soit vers des classes primaires avec ateliers, soit vers des études secondaires, en fonction des résultats scolaires, des observations des éducateurs et des données fournies par une batterie de tests (9 épreuves établies par A. Rey).
- . *
- * *
- Le nombre des élèves des divers établissements d'enseignement technique a atteint 124.521 en 1947-48 (dont 85.582 graçons et 38.939 filles), en augmentation de 7.195 unités sur l’année précédente ; ce nombre est près d’avoir ainsi doublé en dix ans.
- A TRAVERS LES REVUES
- Le Travail Humain de janvier-juin 1948 (XI, 1-2) contient un important travail de R. Bonnardel et R. Solis Quiroga, sur des recherches psychométriques portant sur des Indiens Otomis du Mexique, une contribution expérimentale à l’étude de la fatigue mentale et de l’économie du travail scolaire de J. Saintviteux, un exposé de N, Xydias sur un test de criblage en matière de connaissances ma-
- p.154 - vue 175/226
-
-
-
- — 155 —
- thématiques, une recherche expérimentale de R. Bonnardel sur l’évaluation des -«essais professionnels, ainsi qu’une fiche pour le calcul du coefficient de corrélation de Pearson.
- La Biotypologie de juillet 1947 (IX, 1-2), tardivement parue, constitue un numéro consacré à Charles Spearman, et publie les communications apportées à la séance commémorative de la Société de Biotypologie qu’avait organisée la regrettée D. Weinberg : H. Pié-ron : Spearman, l’homme et le psychologue. — C. Burt : L’analyse factorielle et l’œuvre du Prof. Spearman. — P. Delaporte : Prolongement de la méthode d’analyse factorielle de Spearman en utilisant la statistique mathématique. — E. Schreider : Coup d’œil sur les travaux suscités par l’œuvre de Ch. Spearman.
- P.-H. Maucorps donne, dans Travail el Méthodes de juin 1948 des indications sur le test de visualisation spatiale de Crawford {J. of applied Psychol. de 1940), analogue au Wiggly-Block, mais d’une fidélité supérieure et qui aurait pour le pronostic de réussite en dessin industriel une validité exceptionnellement élevée (0,91) : l’assemblage des neuf pièces dont dispose le sujet conduit à un ensemble qui n’est pas montré mais seulement décrit.
- Mme Fr. Baumgarten Tramer a publié un étude sur le conseil d’orientation professionnelle et les épreuves d’aptitude dans la revue Berufsberûtung and Berufsbildung (n° 5-6, 1948), et a traité de la question de l’hygiène psychique dans les relations sociales des entreprises industrielles dans la revue Gesundheit und Wohlfart (n° 2 de 1948). )
- Le Bulletin de liaison n° 5 (avril-juin 1948) du Secrétariat d’O.P. de l’Académie de Caen reproduit deux études de la Cegos (du Dr Martigny et de R. Williams), des réflexions à propos de l’étude des mouvemnets dans le livre de Barnes (Motion and timc study), quelques données de documentation professionnelle, et une longue analyse par M. Delbecq du livre d’André Rey (L'intelligence pratique chez l'enfant).
- Le n° 5 de la Revista de Psicolgia general y aplicada contient, entre diverses études, une notice nécrologique sur Pierre Janet par le Dr José Germain, et une étude générale sur les applications de la statistique à la psycholechnie par M. Villar et A. Martin Sarralde.
- Dans le Journal of applied Psychology de juin 1948 (32, 3), il y a lieu de signaler particulièrement l’étude de J. Tiffin et E.-J. Asher sur le « Purdue Pegboard », donnant l’étalonnage des diverses épreuves (main droite, main gauche, deux mains, assemblage) leurs intercorrélations, leur fidélité et leur validité (allant de 0,07 à 0,76) suivant divers critères de quelques activités professonnelles, où
- p.155 - vue 176/226
-
-
-
- — 156
- joue la dextérité ; une forme abrégée proposée par R. W. Miles du « Kuder Preference Record », des échelles de Leadership pour les adultes fondées sur l’inventaire de la personnalité de Bernreuter par Helen M. Richardson.
- Occupational Psychology, éditée par Alec Rodger, donne dans son numéro de juillet 1948 (22, 3) une autobiographie du Prof. T. H. Pear, des réflexions de J. Drever Jr sur la formation du psychologue industriel, une relation sur la psychologie industrielle en Nouvelle Zélande par L. S. Hearnshaw, une étude de Elliott Jacques sur la théorie du champ de Lewin en rapport avec la psychologie industrielle, des tests pour la mesure de l’habileté spatiale des écoliers, de Macfarlane Smith, et un examen des standards d’acceptation en matière de sélection par Dermot Straker.
- Dans les Comptes rendus de l'Académie des Sciences du 28 juin 1948 (T. 22G, p. 2122), M. P. Schützenberger examine le coefficient de corrélation par rang que Kendall a proposé en remplacement de celui de Spearman.
- Dans Pour l'ère nouvelle de mai-juin 1948, le secrétaire de la Commission de l’Education nouvelle pour l’enseignement technique, O. Vignon, expose les travaux de cette commission pour l’organisation pédagogique des Centres d’apprentissage.
- Les Archives internationales de Neurologie, de juin 1948 (publiées par Georges d’Heucqueville) contiennent le début d’une étude de Mme Martha Vié sur le bégaiement et un article du Dr Schachter et Mlle Cotte sur l’examen de 100 prostituées clandestines avec les résultats obtenus au test de Rorschach.
- Sauvegarde publie dans son n° 21 (mai 1948) un exposé (datant de décembre 1943) du Prof. Daniel Lagache sur les techniques de psychologie humaine dans leur applicalion à l’étude des enfants et adolescents inadaptés, et une note de Jean Russier, directeur de la Population à Montpellier, sur la connaissance de l’enfant et l’orientation post-scolaire, d’après un essai poursuivi dans l’Hérault.
- Le problème de la débilité motrice est envisagé dans une étude de J. de Ajuriaguerra et R. Dialkine (n° 22, juin 1948).
- Dans le Journal of genetic Psychology (T. 72, 1948) signalons une étude de R. I,. Thorndike sur la croissance de l’intelligence (dont le plafond ne serait atteint que vers 25 ans) et une seconde sur l’évaluation de l’état intellectuel des enfants doués (genius) de Ter-man devenus adultes ; des données sur la dominance manuelle chez les enfants d’écoles maternelles par Gertrude Hildreth (36 droitiers, 5 ambidextres et 3 gauchers sur 44 cas de 2 à 4 ans) et sur la corrélation entre quatre tests de persévération de Cattell et le Q.L (en moyenne r = —0,693), par Jeanne Collins.
- p.156 - vue 177/226
-
-
-
- — 157
- Sous la signature d’Abdélaziz, ingénieur psychotechnicien, la Revue générale des Sciences (T. 55, 1948, nos 2 à 6) a publié une « causerie sùr la psychotechnique ».
- W. Boven examine les conceptions de l’homme normal et anormal en psychiatrie et en caractérologie dans les Annales Médico-psychologiques de juin 1948.
- Le Bulletin de la Société Alfred Binet en 1947 et au premier semestre 1948, a publié diverses études intéressant les orienteurs : de M. Galichet, directeur de l’Ecole normale de Limoges, l’exposé d’une fiche de caractère pour adolescents (nos 276 et 378) qui a suscité des remarques de M. Talarie, conseiller d’O. P. de la Creuse (n° 380), et un projet de sélection du corps enseignant avec un essai psychotechnique sur des élèves instituteurs (nos 381 et 382) ; du Dr Simon un exposé sur l’attention (n° 376) et la publication en cours de conférences sur la psychologie de l’enfant (nos 380 à 383) ; des épreuves d’appréciation de la connaissance de la langue, et des tests de Mme Borel-Maisonny relatifs aux débuts du langage (nos 379, 380 et 378) ; les résultats du test collectif P. V. dans les écoles de Gennevilliers par Yonnel Rapaport (n° 381) ; et des observations sur l’examen moteur des enfants anormaux par le Dr N. (n° 377).
- L'ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- L'Orientation professionnelle en Autriche
- Au cours d’une mission de l’O.N.U. auprès du gouvernement autrichien, j’ai pu étudier le fonctionnement et l’organisation des centres d’O.P. à Vienne et à Innsbruck.
- Vienne a un centre unique à Esteplatz, sous la direction du Dr Beitl. Y sont reçus les enfants à la fin de leur scolarité, les adolescents et. les adultes qui ont besoin d’un reclassement et meme les individus de la province. L’O.P. est organisée depuis vingt-cinq ans, elle n’est pas obligatoire, mais la consultation est très fréquentée. En 1946, malgré toutes les difficultés, il y a eu 21.000 conseils donnés et 9.000 enfants placés. Pendant le nazisme, les enfants devaient .obligatoirement suivre le conseil donné. Le centre d’O.P. dépend du ministère du Travail, non de l’enseignemènt technique, comme en France. Cependant l’Education nationale collabore étroitement et organise, dans les écoles des conférences pour les enfants et les parents ; les instituteurs, de leur côté, s’intéressent à la question, reconnaissent l’intérêt social ët humain de l’O.P. et remplissent les fiches scolaires qui leur sont demandées. En dehors des psychologues qui font passer les tests, il y a, à l’arbeithamt, onze hommes el huit femmes conseilers d’O.P. Ils ont été formés par la pratique et sont ou psychologues ou pédaguogues ou même techniciens. Ce n’est qu’à partir de cette année, qu’est organisé l’enseignement pour former les conseillers d’O.P. : deux annés d’études (même programme qu’en France).
- L’examen psycho-technique ne comporte pas de caractéristiques
- p.157 - vue 178/226
-
-
-
- 158 —
- très spéciales : conversation avec l’enfant, fiches scolaires assez courtes. Voici à titre documentaire, la liste des épreuves auxquelles sont soumis les enfants :
- — fiche de renseignements écrite par l’enfant,
- — écrire un souvenir,
- — remplacer les tirets par des mots,
- — opérations d’arithmétique et problèmes,
- — dictée,
- — pour les garçons, test technique : enfilage, poulie, figure géo-
- métrique à reproduire après l’avoir vue,
- — examen de l’esprit d’organisation : 100 pièces numérotées à
- mettre en ordre de 47 à 77,
- — reconstruire une pompe,
- — figure géométrique à reconnaître,
- — pliage,
- — reproduire une figure géométrique avec un fil de fer,
- — étude de la vision des volumes,
- — tremblométrie,
- — dessin libre sur une feuille pointillée,
- — présentation de 20 images (tableaux, portrait, fleurs, scènes de
- genre) on demande à l’enfant, de choisir celles qui lui plaisent le mieux et de donner ses raisons,
- — dessin libre en partant de quelques lignes indiquées,
- — test de barrage.
- Le conseiller établit les notes avec le procédé des cinq quotations, il dresse un profil.
- Il a un rôle personnel et prépondérant dans le jugement porté sur l’enfant.
- L’examen médical, à moins de cag exceptionnels, n’est pas pratique, on se contente de la fiche médicale scolaire, elle-même assez réduite ou assez peu remplie où le médecin scolaire pose les indications et les contre-indications banales.
- Quand l’enfant a subi ces examens et que le conseil est donné, 'il est dirigé — et c’est là l’originalité du centre — vers un technicien du métier choisi qui, en tant que spécialiste, vérifie si l’enfant lui paraît apte et a les qualités nécessaires ; de plus, il a les dossiers des demandes d’apprentis que les artisans, les chefs d’industrie et d’usines sont tenus d’adresser régulièrement à l’arbeithamt, de même qu’ils sont tenus d’accepter les apprentis qui leur sont adressés.
- En résumé, les remarques sur le centre d’O.P. de Vienne sont les suivantes :
- 1° Aucun fanatisme statistique ou mathématique pour l’établissement des cotes pour le profil de l’enfant ; au contraire une initiative, un libre travail est laissé à l’orienteur : mais tous les Viennois sont nés psychologues.
- 2° L’O.P. est faite avec une vue et un but très pratiques :
- Vienne n’a que deux millions d’habitants, elle peut se permettre de n’avoir qu’un centre, cette centralisation permet de réunir toutes les demandes d’emplois et de diriger les enfants pour le placement, ce qui constitue un attrait supplémentaire pour les familles qui savent qu’une sanction pratique sera au terme de l’examen d’O.P.
- p.158 - vue 179/226
-
-
-
- 159 —
- A l’Arbeithamt fonctionne également un centre de reclassement des invalides, c’est-à-dire non seulement des mutilés, mais aussi des malades que leur état de santé contraint à changer de métier : le centre d’O.P. travaille en liaison avec l’organisation des mutilés et invalides et avec les consultations de la municipalité ; les malades arrivent avec leur dossier médical qui peut être complété par des examens de spécialistes en ville ou par un examen médical au centime. Les reclassés sont placés, ils peuvent également faire un apprentissage à la Technikschule, apprentissage de deux ans au lieu de quatre, pendant lesquels ils touchent un salaire de manœuvre. Les entreprises sont tenues d’accepter ces reclassés. Les enquêtes faites sur les reclassés révèlent que ceux-ci, dans la proportion de 70 % sont heureux de leur sort : c’est une moyenne dont se contenterait la majorité des humains.
- On m’avait dit à Vienne : il faut voir le centre d’O.P. de Inns-bruck. De fait, grâce au Dr Neubauer qui le dirige avec passion, ce centre donne une impression d’activité, de réalisation pratique qui n’exclut pas la recherche scientifique ; là aussi, comme dans toutes les organisations autrichiennes, le goût et la science de la psychologie sont à l’honneur.
- L’O.P. est obligatoire depuis 1936 et incorporée au bureau du travail. L’enfant vient avec une fiche scolaire, il subit un examen médical général et spécial en considérant le métier désiré. En ce qui concerne l’examen psychotechnique, en plus d’un examen banal, on applique — et c’est là une originalité — un groupe spécial de tests d’après le métier désiré et qui doit révéler les qualités requises pour ce métier ; cinq groupes de tests sont établis :
- 1° pour étudier les formes spéciales d’intelligence, en vue des professions dites libérales ;
- 2° pour étudier le sens de l’organisation, en vue des professions commerciales ;
- 3° pour étudier la compréhension des formes visuelles, en vue de certains métiers manuels : maçons, menuisiers, peintres... ;
- 4° pour étudier les qualités techniques : assemblage des éléments d’une pompe, interprétation d’un dessin de mécanique... ;
- 5° pour étudier les* qualités de finesse, de vitesse, d’habileté des mains.
- Les filles voulant faire mode et couture ont à draper des étoffes multicolores sur un mannequin.
- Le jugement porté sur le caractère est établi sur :
- 1° graphologie ;
- 2° présentation du sujet ;
- 3° comportement devant les tests ;
- 4° étude morphologique (Kretschmer et Jung).
- Enfin, dans les écoles d’apprentissage et professionnelles, des examens annuels vérifient le bien fondé des conseils d’O.P. et étudient les caractéristiques des élèves qui réussissent bien.
- Je voudrais dire en terminant combien a été cordial l’accueil que j’ai reçu auprès de Dr Beitl, de son assistante et de ses collaboratrices et auprès du Dr Neubauer ; les uns et les autres désirent
- p.159 - vue 180/226
-
-
-
- vivement savoir ce qhe nous faisons en France, car, depuis une dizaine d’années, le nazisme et la guerre et l’occupation les ont colipés du monde.
- Dr Marie Parmentier,
- Chargée de Mission par l’O.N.U. pour les Affaires sociales auprès du Gouvernement de la République d'Autriche.
- CAUSERIES BIBLIOGRAPHIQUES
- D. Russell Davis. — Pilol error. Sonie laboratory experiments. — In-8° de 39 pages. Londres, His Majesty’s Stationery Office, 1948.
- Sous la direction de Sir Bartlett, à partir de 1939, des expériences de laboratoire ont été organisées à Cambridge pour l’étude des erreurs de pilotage, qui entraînent, en aviation, un grand nombre d’accidents. Un poste de pilotage, analogue au Link-trainer Américain, a été installé, permettant l’enregistrement des manœuvres impliquées par des indications des différents appareils installés dans ce « Cambridge Cockpit ». La similitude des erreurs commises dans l’appareil avec celles qui se produisent dans la conduite de l’avion justifie l’intérêt des recherches, poursuivies sur des pilotes'ou apprentis pilotes de la R.A.F. Evolution des erreurs au cours du temps (avec maximum au bout d’une heure par surcorrections en général, puis par inattention, et effet variable de la durée) ; effet nuisible de l’alcool, variable du bruit ; possibilité d’une réduction par instructions spéciales, etc. D’utiles données se dégagent de cette recherche expérimentale et, au point de vue de la sélection individuelle, la prédisposition aux accidents se dégage de la propension constatée à des erreurs nombreuses.
- P.’
- i * *
- * *
- J.-M. Lahy et S. Pacaud. — Mécaniciens et chauffeurs de locomotive. — Publications du Travail Humain. In-8° çle 107- pages. — Paris, Presses Universitaires, 1948.
- Dans cet ouvrage, une première partie, due au regretté Lahy et à Mme Pacaud, concerne l’analyse psychologique du travail, qui présida à l’établissement des tests de sélection, et la seconde comporte les résultats des recherches de Mme Pacaud sur la sélection psychotechnique des chauffeurs et mécaniciens, effectuées à la S.N.C.F. : étude de la validité des tests, composition des batteries, distinctes pour les deux catégories professionnelles. Il y a là un type de bonne étude, scientifiquement conduite.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 48. RUE VOLTAIRE
- p.160 - vue 181/226
-
-
-
- SERVICES DE L’INSTITUT
- Tél. Odéon 52-46
- SECRÉTARIA T GÉNÉRA L Chef de Service : Mlle C. Chauffard.
- CENTRE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE Chef de Service : Mlle Nepveu.
- CENTRE DE RECHERCHE DES TESTS Chef de Service : Mme Henri Piéron.
- CENTRE DÉTUDES ET DE RECHERCHES DOCUMENTAIRES Directeur : M. Doladille.
- r *
- * *
- Le Secrétariat est ouvert chaque jour non' férié, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
- La Secrétaire générale reçoit le lundi, de 14 h. 30 à 18 heures ; le jeudi de 14 h. 30 à 16 h. 30, et sur rendez-vous.
- La Bibliothèque est ouverte chaque jour non férié, de 14 heures à 18 heures.
- Le Centre d’Etudes et de Recherches Documentaires est ouvert chaque jour ouvrable, de 9 heures à 12 heures (y compris le samedi matin), et de 14 heures à 18 heures, sauf le samedi.
- *
- * *
- Pour les consultations d’Orientation professionnelle, adresser une demande de rendez-vous au Chef du Centre d’Orientation Professionnelle.
- p.n.n. - vue 182/226
-
-
-
- SOMMAIRE
- Pages
- I. — P. Wautriche : L’analyse factorielle. Quelques applications
- (Suite et fin)...................................................... 229
- IL — Notes et Documents : L’analyse factorielle des tests de Pen.
- , rose et Raven. — Perception de profondeur et acuité stéréoscopique. — La croissance des capacités intellectuelles au cours de l’adolescence. Une recherche sur la mesure de l’habileté spatiale des écoliers. — L’examen psychotechnique d’entrée dans les Cours complémentaires industriels de la Seine.
- — Une méthode d’analyse des fonctions ................. 143
- IV. - Informations............................................... 152
- III. — A travers les Revues...................................... 155
- VI. — L’O. P. à l’Etranger. L’O. P. en Autriche................. 157
- IX. — Causeries bibliographiques....................-............ 160
- Bulletin de l'Institut National d’Etude du Travail et d’Orientalion Professionnelle
- rédacteur en chef : Mme Henri PIÉRON SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION : M. M. REUCHLIN
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- AttOreMEMEIVr s
- Pour la France..... 300 fr. \ Pour V Etranger..... 450 fr.
- Prix <lu numéro : 50 franco
- Pour.les anciens élèves de l’I. N. E. T. O. P. : 250 francs
- Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut
- C/C 1444-79
- Pour tout ce qui intéresse le Bulletin adresser la correspondance à Mme Henri Piéron
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- Le Gérant : Paul Arjo.
- AC,EN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- Dépôt légal 1948. 4S trimestre. — N“ d’ordre 98.
- p.n.n. - vue 183/226
-
-
-
- 2e SÉRIE. — 4e ANNÉE
- N° 11-12
- NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1948
- BULLETIN
- DE
- L’INSTITUT NATIONAL
- D'Etude du travail
- • f . •
- ET
- dORIENTATION PROFESSIONNELLE
- REVUE MENSUELLE
- AU SIÈGE DE L’INSTITUT
- 41, Rue Gay-Lussac, 41 PARIS
- TOUS DROITS RÉSERVES
- p.n.n. - vue 184/226
-
-
-
- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MËTIERS
- Institut National d’Etude du Travail et d’Orientation Professionnelle
- DIRECTEUR DÉLÉGUÉ
- M. Henri Piéron, professeur au Collège de France, directeur de l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, président de la Section des Sciences Naturelles de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes.
- COMITÉ DIRECTEUR
- Le Directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers.
- Le Directeur délégué.
- M. H. Laugier, secrétaire général adjoint de l’O.N. U.
- M. P. Pouillot, inspecteur général honoraire du Travail.
- M. H. Wallon, professeur au Collège de France
- p.n.n. - vue 185/226
-
-
-
- 2e Série. 4' Année
- N" 11-12
- Novembre-Décembre 1948
- Bulletin de l’Institut National D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- et
- D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- LES APPORTS DE L’ANALYSE FACTORIELLE A LA PSYCHOLOGIE <»
- par
- L.-L. THURSTONE
- L’analyse factorielle a eu son origine dans un article de Spear-man de 1904 qui fit époque. Spearman était probablement conscient d’une partie des apports importants contenus dans cet article ; mais il est douteux qu’il ait pu réaliser à cette date la superstructure qui devait être bâtie sur ses premières observations de ce qu’il appela une hiérarchie. Pendant un quart de siècle, les journaux furent remplis de controverses portant sur la théorie uni-factorielle de l’intelligence proposée par Spearman. Ses hypothèses et ses méthodes unidimensionnelles fuirent étendues en 1930 •au cas de n dimensions. Dans les dix-sept dernières années, l’analyse multifactorielle s’est développée très rapidement de sorte que, dans cette courte période seulement, plusieurs milliers d’articles sur l’analyse factorielle et ses résultats expérimentaux ont été publiés.
- Nous nous proposons ici de passer 'en revue quelques apports psychologiques'de l’analyse multifactorielle et de ne faire mention qu’incidemment des méthodes factorielles elles-mêmes. Il est temps que nous examinions plus souvent la façon dont les méthodes factorielles influent sur les concepts psychologiques et comment ceux-ci, à leur tour, influent sur le développement de mé-
- (1) Discours présidentiel, Association Américaine de Psychologie, Section Evaluation et Mesure, Détroit, 9 septembre 1947. Publié dans « The American Psychologist », III, 9 septembre 1948, pp. 402-408, traduit, avec autorisation de l’auteur, par M. Reuchlin.
- p.161 - vue 186/226
-
-
-
- 162 —
- thodes factorielles appropriées. On doit souligner que l’analyse factorielle est une méthode scientifique qui doit être adaptée à chaque problème. Ce n’est pas simplement une méthode statistique, et ce n’est pas une routine que l’on puisse appliquer avec fruit à n’importe quelle table de corrélations.
- A la lumière d’une assez large expérience des méthodes factorielles, nous pouvons donner à ceux qui étudient ces méthodes quelques suggestions pratiques. Au Laboratoire psychométrique de Chicago, nous passons plus de temps à établir les tests expérimentaux pour une étude factorielle qu’à effectuer tout le travail de calcul, y compris les corrélations, la mise en facteurs et l’analyse de la structure. Si nous sommes conduits à plusieurs hypothèses sur les facteurs postulés, nous concevons et établissons des tests nouveaux, qui puissent établir des différences cruciales entre . les différentes hypothèses. C’est là uniquement un travail psychologique, sans calculs. 11 exige toue la connaissance psychologique que nous pouvons trouver chez les étudiants et les moniteurs. Nous nous apercevons souvent que nos hypothèses ne sont pas fondées, mais quelquefois les résultats sont fortement encourageants. Je fais mention de cet aspect du travail factoriel dans l’espoir de contre-battre cette impression assez générale que l’analyse factorielle n’est qu’algèbre et statistiques. Celles-ci doivent être nos servantes dans la recherche d’idées ^philologiques. Si nous n’avons pas d’idées psychologiques, nous ne pouvons découvrir quoi que ce soit d’intéressant car, même si les résultats factoriels sont clairs et nets, l’interprétation doit être aussi subjective que dans n’importe quel autre travail scientifique.
- Une autre suggestion que nous faisons à l’étudiant est qu’il essaie habituellement d’accomplir quelque chose de trop ambitieux., dans ses premiers travaux factoriels, mais cela est typique aussi dans la formulation d’autres sujets de thèse. Une étude factorielle a plus de chances d’aboutir à des résultats convaincants si elle ne couvre qu’un domaine limité, avec seulement assez de mesures à composition factorielle connue, pour permettre de rattacher les facteurs déjà identifiés aux facteurs que nous essayons de découvrir ou d’isoler.
- La plupart des études factorielles qui ont été faites jusqu’ici ont porté sur le domaine cognitif. Les premiers travaux avaient découvert un certain nombre de facteurs de groupe, tels que le facteur verbal, le facteur numérique et le facteur visuel. Ces facteurs furent plus clairement mis en lumière par les méthodes plus puissantes d’analyse multifactorielle. Par la suite, le fractionnement des fonctions intellectuelles cognitives en facteurs primaires a révélé que le domaine cognitif présente un grand nombre d’uni-
- p.162 - vue 187/226
-
-
-
- 163
- I tés fonctionnelles ou facteurs. Nous ne parlons plus « du » facteur verbal comme s’il formait un tout. Trois facteurs verbaux au moins sont connus et plusieurs facteurs verbaux additionnels sont clairement indiqués? L’un de ces facteurs verbaux a été appelé- V et il représente la facilité à comprendre un matériel verbal. Un autre facteur verbal a été appelé aisance verbale (word fluency) W et il correspond à la facilité à trouver les mots pour représenter un contexte limité. Un troisième facteur F représente l’aisance idéationnelle (ideational, fluency) portant sur les mots. Il y a une indication en faveur de l’existence d’un facteur de dénomination (naming factor), indépendant des trois premiers déjà mentionnés. Dans certaines formes d’aphasie, il semble que nous ay/ons à faire à des malades qui ont conservé intacts un ou plusieurs de ces facteurs, tandis qu’ils ont des déficiences portant sur d’autres facteurs verbaux. Si on ne prend pas en considération les différences entre les facteurs verbaux distincts, on ne peut imputer qu’au hasard le fait que le malade réussit certains tests verbaux tandis qu’il échoue dans d’autres. Ce domaine doit être exploré plus intensément à la lumière des résultats factoriels.
- L’aptitude à mémoriser a été reconnue comme un facteur primaire indépendant des autres fonctions cognitives. La mémoire spontanée semble être une aptitude distincte de l’aptitude à mémoriser intentionnellement. Il y a une forte indication en faveur de l’existence d’une mémoire auditive différente de la mémoire visuelle. - '
- L’une des aptitudes primaires (primary abilities) les plus importantes est l’aptitude à visualiser l’espace qui a été dénommée facteur spatial S. Elle est impliquée dans tout acte de la pensée portant sur des- objets solides ou plats dans l’espace.
- Les fonctions perceptives^ ont été fractionnées en un certain nombre de facteurs primaires distincts. Parmi les plus intéressants on trouve ceux qui représentent l’aisance dans la structuration close du champ perceptif (Jacility in perceptual closure), domaine dans lequel existent de très importantes différences individuelles. La structuration perceptive a été trouvée dans une batterie de tests visuels et aussi dans une batterie de vingt-huit tests auditifs qui furent conçus spécialement pour l’analyse factorielle. Il est curieux de remarquer que nous ne savons pas encore si le facteur « structuration » close sur matériel visuel est le même que le facteur structuration close sur le matériel auditif. Pour résoudre ce problème, il sera nécessaire d’inclure à la fois des teests de proximité visuel et auditif, dans la même analyse factorielle. Il sera alors intéressant de voir si la structuration close perceptive est un facteur primaire qui transcende les modalités visuelle et auditive.
- p.163 - vue 188/226
-
-
-
- — 164
- Une importante étude des aptitudes perceptives a été faite récemment par Harold P. Bechtold.
- Ce n’est pas notire propos ici de rappeler tous les facteurs primaires qui ont été identifiés, mais seulement de décrire la nature générale de ces découvertes.
- Quand nous considérons le nombre croissant d’unités fonctionnelles distinctes qui sont en train de naître du fractionnement du champ cognitif ; nous nous apercevons qu’il est nécessaire de réviser très profondément nos notions au syjet de l’intelligence générale. Les résultats factoriels prescrivent impérativement de décrire chaque individu en termes d’un profil d’aptitudes mentales et non par un indice unique tel que le Q. I.
- Avec les progrès à venir dans ce domaine, nous aurons pour chaque personne un profil avec un très grand nombre de colonnes (1).
- Nous pensons actuellement que si nous connaissions les vingt facteurs primaires les plus importants, nous pourrions entreprendre l’orientation scolaire et professionnelle avec plus de confiance qu’aujourd’lim. Même dans l’état actuel de nos connaissances, avec environ dix facteurs identifiés, nous pouvons faire certainement beaucoup mieux dans l’appréciation de l’actif intellectuel d’une personne que par les méthodes plus anciennes dans lesquelles chaque personne était décrite par un Q. I. unique.
- Le travail factoriel soulève des questions intéressantes au sujet du facteur intellectuel général de Spearman. D’après son hypothèse, l’intelligence générale est produite par un facteur intellectuel central qu’il appela « g ». Cette hypothèse a donné naissance à bien des controverses dans les quarante dernières années. Quand l’analyse multifactorielle commença à isoler toute une série de facteurs primaires dans le domaine cognitif, il sembla d’abord que la théorie unifactorielle de Spearman devait être écartée. Mais cela ne paraît pas nécessaire. On s’est aperçu que les facteurs primaires de la cognition étaient en corrélation positive. Chez les adultes, la plupart de ces corrélations sont supérieures à + .30. Quand les corrélations positives entre les facteurs primaires sont soumises à une analyse factorielle, des facteurs de second ordre apparaissent, et le plus manifeste de ces facteurs de second ordre s’accorde bien avec l’hypothèse de Spearman. Nous avons alors la clé d’une interprétation qui peut réconcilier le travail primitif de Spearman et le travail plus récent accompli par l’analyse multi-
- (1) Il s’agit d’un profil où les rubriques sont portées horizontalement et l’échelle verticalement, contrairement à nos habitudes françaises (N. du Tr.).
- p.164 - vue 189/226
-
-
-
- — 165 —
- factorielle. L’interprétation qui semble plausible à l’heure actuelle j est que les facteurs primaires représentent différentes catégories de facilités mentales par exemple plusieurs sortes de mémoiire, plusieurs sortes de structuration perceptive, plusieurs facteurs de visualisation et plusieurs facteurs verbaux. Les aptitudes primaires peuvent étire considérées comme des moyens d’expression de l’intellect, et les personnes diffèrent sensiblement par l’efficacité avec laquelle elles’ peuvent s’exprimer par ces différents moyens. Les facteurs de second ordre peuvent représenter des paramètres de caractère plus central ; ils sont plus universels en ce sens qu’ils ne sont pas déterminés par l’efficience de chaque mode de réception sensorielle (modality) ou chaque type d’imagination. Les facteurs primaires du premier ordre peuvent être considérés comme des organes séparés, dans un sens général, tandis que les facteurs de second ordre ou facteurs généraux représentent des paramètres qui affectent les activités des différents organes ou facteurs primaires. On peut donc s’attendre à ce que les facteurs généraux n’aient pas de localisation particulière alors que certains facteurs primaires peuvent éventuellement être localisés de façon assez définie.
- Cet essai d’unification du travail de Spearman avec le travail tnultifactoriel postérieur semble plausible dans le cadre des découvertes faitès par les études factorielles récentes, mais il ne doit pas être pris trop à la lettre. Nous pouvons seulement, dans cet état primitif de notre connaissance de l’organisation de l’intellect humain, faire une esquisse provisoire de la déposition sous-jacente.
- Si le facteur intellectif général de Spearman est le même que le facteur inductif de second ordre, nous pouvons alors déterminer ce facteur général de manière unique. Spearman ne fut jamais en mesure de le faire. J’ai parlé de facteurs de second ordre au pluriel. C’est parce que nous trouvons rarement un seul facteur général de second ordre qui aurait été indiqué par l’hypothèse originale de Spearman. On doit s’attendre à de telles complications au cours du développement de n’importe quelle science, et le fait ne doit pas être interprété comme un discrédit jeté au travail primitif de Spearman sur lequel nous avons tous bâti.
- En introduisant notre hypothèse au sujet de la relation entre le facteur intellectif général « g »-de Spearman et les études multifactorielles postérieures, nous avons remarqué que les facteurs primaires sont en corrélation positive. Cela amène aussi un conflit entre nos habitudes statistiques et notre jugement psychologique. Certains factorialistes apportent dans ce domaine leurs habitudes statistiques et insistent quelquefois sur le fait que les facteurs ne
- p.165 - vue 190/226
-
-
-
- — 166 —
- doivent pas être en corrélation pour être significatifs et utiles. C’est une situation curieuse. Nous avons continuellement à faire des mesures significatives qui sont en corrélation, telles que la taille et le poids, mais quand nous considérons les aptitudes mentales, on nous dit que nous devons les contraindre à être indépendantes. Le raisonnement scientifique indique que nous devons reporter les corrélations entre facteurs primaires telles qu’on les trouve réellement, sans tenir compte de la commodité statistique. Les aptitudes en corrélation sont représentées en analyse factorielle par des axes de référence obliques. Cela n’est pas aussi commode qu’un système de coordonnées dans lequel tous les axes sont à angles droits.
- Les études psychologiques d’aptitudes font état fréquemment de catégories telles que l’aptitude mécanique, l’aptitude artistique, l’aptitude musicale. Nous décrirons brièvement une étude en cours de l’aptitude mécanique comme une illustration des aspects psychologiques de l’analyse factorielle. Il est assez commun d’entendre parler de l’aptitude mécanique comme si elle était une entité unique ; notre hypothèse est que l’aptitude mécanique est un complexe d’aptitudes plutôt qu’un seul trait unitaire. Il semble plausible également que nous ayfons affaire ici à un nombre d’aptitudes assez limité. C’est maintenant notre tâche d’essayer de découvrir combien d’aptitudes importantës sont inclues dans le complexe désigné sous le nom d’aptitude mécanique et ce que sont ces aptitudes. De plus, nous faisons l’hypothèse que l’aptitude mécanique réside surtout « dans la tête ». Il n’est pas rare d’entendre décrire cette sorte de talent comme si elle résidait au bout des doigts, associée même avec une certaine quantité de stupidité et un penchant à avoir les mains sales. En fait, il est assez courant dans les écoles classiques d’envoyer dans les écoles techniques ceux qui assimilent difficilement l’enseignement verbal, avec l’idée que si un garçon est suffisamment stupide, il peut devenir un bon mécanicien. Ceci est l’une des bévues pédagogiques de notre génération. Nous pensons qu’un mécanicien vérifiant une pièce de machine qui fonctionne mal, et diagnostiquant ce qui ne va pas, se sert de sa tête et n’utilise ses mains qu’accessoirement. Le talent musical est aussi un complexe qui n’est pas limité à la dextérité des doigts. Le problème psychologique dans l’étude en cours est de découvrir, si possible, quelles fonctions cognitives primaires sont comprises dans l’aptitude mécanique. Si nous pouvions résoudre ce problème, nous pourrions apporter une importante contribution à la pédagogie aussi bien qu’à l’industrie.
- Dans l’étude de ce problème qui est en cours, nous avons fait des hypothèses provisoires qui sont à leur tour représentées par
- p.166 - vue 191/226
-
-
-
- des tests de différenciation spécialement conçus dans ce but. Une hypothèse qui sera presque certainement confirmée, comme elle l’a été au cours d’étudés précédentes de ce problème, est que l’aptitude mécanique consiste en grande partie en facteuir spatial S, qui est l’aptitude à penser des objets dans un espace à deux ou trois dimensions. Il y a d’énormes différences individuelles dans cette aptitude à visualiser l’espace, et, dans un milieu cultivé, nous pourrions trouver une assez large proportion d’individus qui, bien que doués à d’autres points de vue, seraient très pauvres dans cette aptitude. Les tests par lesquels ce facteur a été identifié comprennent tous la visualisation d’objets immobiles. Quand il s’agit de problèmes mécaniques, on doit être capable de penser des objets en mouvements. Leurs mouvements relatifs ont des restrictions définies qui sont étudiées dans une discipline séparée, la cinématique. Nous pourrions ajouter une autre hypothèse psychologique : l’hypothèse qu’il existe une ou plusieurs aptitudes qui se manifestent dans l’aptitude à penser des objets solides en mouvement, distincte de l’aptitude à penser ces objets quand ils sont immobiles. Une autre hypothèse au sujet de ce groupe d’aptitudes est que l’aptitude à se souvenir des formes visuelles joue un rôle dans l’aptitude mécanique. Une autre hypothèse encore est que la perception des petits détails est comprise dans cette aptitude. L’une peut-être des hypothèses les plus fécondes est que l’aptitude mécanique englobe le raisonnement non verbal.
- Quand une liste d’hypothèses a été dressée, l’étape suivante consiste à inventer une série de tests expérimentaux qui différencieront crucialement ces hypothèses. Quand cela a été fait, les tests sont préparés et essayés pour fixer les temps et les consignes. Ils sont alors donnés à plusieurs centaines d’individus que l’on sait différer largement en aptitude mécanique. Il n’est pas nécessaire que ce groupe représente la population générale. En effet, il est onéreux de rassembler un groupe de sujets d’expérience qui représente la zone moyenne générale. Il est préférable d’inclure des extrêmes de tous les types possibles dans le groupe, expérimental. On s’apercevra en général que tout ce travail demande plus de temps que le travail de calcul qui suit.
- Des études semblables devraient être entreprises dans les domaines de l’aptitude artistique et de l’aptitude musicale, pour essayer de déterminer les dimensionnalités.. dê„ces domaines. Nous savons par expérience qu^aucun domaine n’est complètement déterminé par une étude de problèmes psychologiques qu’elle n’en résout, mais c’est le cours naturel de la science.
- Quand une analyse factorielle a été faite, on est tenté d’essayer
- p.167 - vue 192/226
-
-
-
- d’interpréter toute la variance commune en fonction des facteurs communs, mais il arrive d’ordinaire que certains des facteurs sont indéterminés tandis que certains autres sont clairs et faciles à interpréter. Il faut souligner qu’une étude factorielle peut apporter une contribution scientifique de premier ordre à notre compréhension de l’esprit, même si elle ne parvient pas à identifier tous les facteurs communs clairement. Un pas important peut être fait si un facteur nouveau seulement est isolé et décrit psychologiquement, même si tous le reste de la variance reste un magma inconnu. Ces résultats dépendent des structures qui sont trouvées dans la batterie factorielle assemblée pour explorer un certain domaine, et chaque étude factorielle est en ce sens un pari.
- L’hérédité des aptitudes mentales a été étudiée sur 150 paires de jumeaux identiques et fraternels. Quarante tests psychologiques leur furent donnés, comprenant à la fois des tests collectifs et des tests de performance individuels. On s’aperçut que les jumeaux identiques se ressemblaient davantage que les jumeaux fraternels. La différence entre les uns et les autres était surtout marquée dans les facteurs de visualisation. On s’aperçut que l’aptitude à l’orthographe était parmi celles qui différenciaient le mieux les jumeaux indentiques des jumeaux fraternels. L’aptitude à apprendre l’orthographe semble être complètement indépendante de la plupart des autres aptitudes et elle doit être étudiée pour déterminer ses relations avec les facteurs primaires.
- L’un des apports les plus importants du travail factoriel est la rupture de la ligne de démarcation entre l’intellect et le tempérament. Il devient de plus en plus évident que ces deux domaines ne sont pas aussi complètement séparés qu’on l’a souvent supposé. Par exemple, les facteurs primaires qui identifient la « structuration close perceptive » sont certainement de caracère cognitif et, cependant, ils semble également en relations définies avec les caractéristiques tempéramentales. A ce sujet, le travail irécent du Dr John G. Lynn est particulièrement intéressant. Il donna des tests d’aptitudes mentales primaire à des malades mentaux et il sélectionna ceux de ces malades qui étaient relativement beaucoup mieux doués dans le facteur spatial que dans les facteurs verbaux. Il sélectionna aussi les extrêmes opposés, c’est-à-dire ceux de ces malades qui étaient beaucoup mieux doués dans les facteurs verbaux que dans le facteur spatial. Il trouva des différences intéressantes dans les symptômes de ces deux groupes de maladies. Par exemple, il trouva qu’on n’observait pas d’hallucinations chez les malades qui étaient beaucoup mieux doués en afeteur spatial qu’en facteurs verbaux. Ce domaine réclame une étude très serrée de façon à ce que nous puissions connaître de façon mieux définie les
- p.168 - vue 193/226
-
-
-
- — 169
- relations entre les symptômes émotionnels et ia puissance relative des facteurs cognitifs primaires. D’autres recherches portant sur des sujets normaux ont apporté une indication de différences tein-péramentales entre ceux qui excellent dans les facteurs de visualisation et ceux qui excellent dans les facteurs verbaux.
- Le travail factoriel est basé d’ordinaire sur des populations d’expérience de plusieurs centaines de sujets et les facteurs primaires sont isolés habituellement sur des populations de sujets normaux. Je voudrais suggérer une forme d’expérimentation parallèle qui donnerait des résultats cohérents avec les expériences factorielles. Il est notoire que, parmi les sujets faibles d’esprit, nous trouvons accasionnellement des cas remarquables chez lesquels une ou plusieurs aptitudes restent intactes et même sont de qualité supérieure tandis que le sujet est si pauvrement doué mentalement par ailleurs qu’il doit être interné. Je pense que des études significatives pourraient être faites de ces sujets isolés, de façon à clarifier notre compréhension des aptitudes mentales primaires. Par exemple, un malade isolé peut se révéler excellent dans quelques tests semblables, alors qu’il échoue sans espoir dans les autres. Dans ce cas, le chercheur modifierait légèrement les quelques tests que le malade peut faire de façon à déterminer quelles caractéristiques exactes doivent être retenues pour qu’il soit capable d’accomplir sa tâche et quelles caractéristiques exactes du test sont associées à ses échecs. Le chercheur aurait à essayer un grand nombre de modifications légères des tests pour pouvoir dessiner une sorte de carte psychologique qui montrerait • exactement ce qüe le malade peut faire et ce qu’il ne parvient pas à faire. Si nous supposions qu’une aptitude ou quelques aptitudes sont intactes chez le malade, nous serions alors en mesure de déterminer en partant des résultats successifs obtenus par un seul malade le contenu exact de chaque facteur primaire. Les résultats devraient alors être vérifiés factoriellement par une étude portant sur des sujets normaux. J’attire l’attention sur ce type de recherche pouir montrer de nouveau les relations étroites qui existent entre les expériences factorielles et les hypothèses psychologiques. Nous ne devons pas regarder l’analyse factorielle comme un jouet destiné à amuser les statisticiens. C’est une méthode scientifique qui doit être utilisée pour tester les hypothèses de psychologie expérimentale, clinique et sociale.
- Pour souligner cette idée d’une autre façon, nous pouvons considérer le travail d’interprétation des résultats factoriels. Quand j’ai trouvé, il y a quelques années, qu’il y,avait deux facteurs verbaux dans la batterie qui avait été analysée factoriellement, je me suis demandé à qui les deux facteurs, psychologiquement, pou-
- p.169 - vue 194/226
-
-
-
- 170 —
- vaient ressembler. Je me suis exercé seul, avec les tests, et je me suis introspecté pour chaque test afin de voir ce qui se passait dans mon propre esprit quand je faisais les deux sortes de tests qui devaient être distinguées. J’ai trouvé alors ce qui aurait pu être évident dès le début, c’est-à-dire que l’une des catégories de tests verbaux exigeait du sujet qu’il trouvât des mots, quelquefois sans s’occuper de leur signification, tandis que l’autre catégorie de tests exigeait que le sujet comprît les mots qui lui étaient présentés. C’étaient les facteurs V et W qui ont été depuis retrouvés dans de nombreuses études factorielles. L’été dernier, le facteur F de facilité idéationnelle fut différencié de la même façon par Calvin W. Taylor. Quand une étude factorielle est en cours, nous sommes toujours impatients de terminer le travail de calcul de façon à pouvoir commencer le travail plus intéressant d’interprétation psychologique, qui est le but de l’étude factorielle.
- Je suis convaincu que le domaine du tempérament peut être clarifié par des études factorielles semblables à celles par lesquelles les facteurs primaires de cognition ont été identifiés. La plupart des tests de tempérament ne sont pas du tout des tests. Ce sont seulement des questionaires dans lesquels le sujet contrôle complètement les réponses. Il serait probablement très profitable d’explorer le domaine du tempérament avec des tests expérimentaux, au lieu de questionnaires. La plupart des psychologues considéreraient probablement le premier travail de June Downey comme périmé et peut-être comme une fausse piste. Je crois qu’elle eut une idée exacte en étudiant le tempérament par des méthodes expérimentales plutôt que par des questionnaires. Il serait probablement profitable de reprendre cette direction mais il ne serait pas nécessaire de n’employer comme moyen de recherche que l’écriture seulement.
- A titre de recoupement entre cognition et tempérament, il pourrait être profitable de faire une étude factorielle expérimentale d’association des symboles, en notant séparément le temps de réponse pour chaque sujet et pour chaque association. Les différents tests pourraient consister en types définis d’associations devant être faites par le sujet en réponse aux stimuli. La promptitude avec laquelle un sujet répondrait suivant un type donné d’association constituerait sa note dans un test. Une étude factorielle des résultats pourrait être très révélatrice, et il n’y aurait rien de surprenant à ce que les facteurs ainsi déterminés aient des relations étroites à la fois avec l’intellect et le tempérament.
- Certains apports du travail factoriel récent ont une signification pédagogique- Une étude factorielle a été faite sur 70 tests psychologiques qui avaient été appliqués à plusieurs centaines
- p.170 - vue 195/226
-
-
-
- 171 —
- d’enfants de cinq ans. Comme la plupart des enfants de cet âge ne savent pas lire, il était nécessaire de prévoir tous les tests sous forme d’images. Les résultats de cette étude indiquèrent essentiellement les mêmes aptitudes mentales primaires qui avaient été trouvées chez les étudiants des établissements secondaires (high schools) et chez les adultes. Les profils mentaux des enfants de cinq ans sont aussi différents les uns des autres que ceux des adultes. Le facteur numérique chez les enfants de cet âge semble être plus inductif que chez les adultes, de telle sorte qu’on peut l’appeler pensée quantitative. Il semble possible d’identifier le facteur spatial chez des enfants, même dès l’âge de trois ou quatre ans.
- Par exemple, si un très jeune enfant s’intéresse aux jeux de puzzles, on peut probablement en conclure qu’il a une bonne visualisation. Il est certain que de jeunes enfants sont capables de raisonnements plus complexes que nous ne le pensons d’ordinaire. En tant qu’adultes, nous sommes si habitués à la modalité verbale que nous risquons de mésestimer les possibilités de raisonnement de jeunes enfants qui n’ont pas encore acquis notre vocabulaire. La pensée quantitative est précocement développée si souvent dès l’école maternelle que l’habitude courante de renvoyer à plus tard l’enseignement de l’arithmétique est remise en question.
- L’un des problèmes pédagogiques importants dans les premières classes réside dans le fait qu’une certaine proportion d’enfants ont des difficultés pour apprendre à lire. Dans beaucoup de cas, cette difficulté ne semble pas être associée à une intelligence inférieure, mais elle semble être plus spécifique. Des recherches ont commencé afin de rapprocher les profils mentaux de l’âge de l’école maternelle avec les résultats obtenus plus tard en lecture. Il est possible que les méthodes d’enseignement de la lecture aient besoin d’être adaptées aux profils mentaux des enfants. Si l’on trouvait que les enfants ayant des profils mentaux différents progressent dans l’apprentissage de la lecture grâce à des méthodes d’enseignement différentes, le même problème pourrait alors être posé à tous les âges suivants. Il est peut-être d’une importance spéciale d’adapter les méthodes d’enseignement aux premiers âges aux profils mentaux des enfants.
- Puisque les aptitudes mentales primaires ont été isolées comme fonctionnellement distinctes, même à l’âge de l’école maternelle, la question se pose naturellement d’envisager sous l’angle de la psychologie différentielle la croissance des facteurs primaires. C’est encore une question de fait de savoir si les enfants diffèrent sensiblement dans le rythme de développement des différents fac-
- p.171 - vue 196/226
-
-
-
- — 172
- teurs primaires. Comme il y a de larges différences individuelles dans les aptitudes mentales primaires elles-mêmes, il ne serait pas surprenant qu’il y ait aussi des différences individuelles dans le rythme de développement des différents facteurs. A côté des différences individuelles possibles dans le rythme de développement, nous savons déjà que certains facteurs .arrivent à maturité beaucoup plus tôt que d’autres. La « structuration perceptive » semble arriver à maturité vers 9 ou 10 ans, de sorte qu’il n’y a pas de différence entre les résultats moyens d’enfants de 9 ans et les résultats d’adultes. Le facteur de compréhension verbale V mûrit plus lentement sans doute que tout autre facteur. La croissance de la compréhension verbale est difficile à apprécier parce que l’estimation de ce facteur est influencée par la scolarité et l’expérience plus que l’estimation de certains autres facteurs primaires. Au lieu de nous émerveiller sur la constance du Q. I., nous nous trouverons probablement émerveillés par la constance relative du profil à travers les époques de la vie.
- C’est l’une des questions les plus communes au sujet des aptitudes primaires que de se demander si elles peuvent être développées par entraînement et la réponse est affirmative. D’un autre côté, si deux garçons diffèrent de façon marquée dans l’une des aptitudes primaires et si on leur donne le même entraînement, on doit s’attendre à ce que leur différence s'accroisse par l’effet de cet entraînement, bien que tous deux se soient améliorés. Malgré que les plus doués profitent plus de l’entraînement que les moins doués, il est naturellement admis en général que les possibilités d’entraînement doivent être aussi nombreuses que possible. Un programme annuel complet a été préparé pour les enfants de l’école maternelle grâce auquel les aptitudes primaires sont entraînées dans un grand nombre de jeux qui varient d’un jour à l’autre. Il n’est pas invraisemblable qu’un tel matériel d’entraînement pour les aptitudes primaires soit introduit, au cours des années à venir, dans le programme scolaire.
- En orientation scolaire et professionnelle, on a pris l’habitude de chercher, par essais et erreurs, les tests qui sont significatifs pour des études ou pour des professions différentes. Grâce à la meilleure connaissance des aptitudes primaires, on peut s’attendre à ce que les analyses de métiers soient faites en fonction de ces aptitudes. Quand les métiers seront ainsi décrits, la préparation des tests de sélection pourra se faire rationnellement au lieu d’employer de grossières méthodes empiriques et nous pourrons alors être confiants quant à la validité de ces tests par rapport aux métiers. Le même raisonnement s’applique au domaine plus complexe du choix d’un métier ou d’une profession. Nous aurons
- p.172 - vue 197/226
-
-
-
- — 173
- alors une orientation professionnelle rationnelle au lieu d’une recherche par essais et erreurs de tests valides pour chaque métier.
- Des profils mentaux ont été établis pour plus d’une demi-million d’élèves des établissements secondaires à Chicago, et on s’est aperçu que toutes les combinaisons possibles se réalisent dans ces profils. Les résultats montrent plusieurs centaines de cas particuliers intéressants. Un garçon qui lisait mal était considéré comme un âne bâté par ses maîtres. Son profil mental montrait qu’il avait la note la plus élevée en Relations spatiales et Raisonnement, et des notes élevées dans tous les autres facteurs, excepté dans le facteur verbal V. Les maîtres changèrent d’attitude quand ils virent que son handicap était tout à fait limité. Un cas amusant fut celui d’une fillette qui se tirait d’affaire chaque fois qu’elle avait commis une escapade ou un écart de conduite par des histoires imaginaires, mais plausibles. Quand ses mensonges furent accidentellement démasqués, on s’aperçut aussi que son profil mental était très bas dans tous les facteurs à une exception près : la facilité verbale. Si cet étrange profil avait été vu plus tôt, ses maîtres auraient été prévenus des possibilités qu’il révélait. Il faut souvent une intuition considérable à l’observateur pour mettre en relation le profil mental et les circonstances de chaque cas, mais il n’est pas douteux que le profil est beaucoup plus utile que le O. I. pour interpréter les problèmes pédagogiques et les problèmes de conduite.
- Nous terminerons par quelques apports de l’analyse factorielle à la psychologie sociale. On peut rechercher les principales dimensions des complexes d’attitudes sociales dans les situations politiques courantes aussi bien dans le domaine des relations domestiques que des relations internationales.
- L’un des premiers articles de l’Auteur sur l’analyse' factorielle était une tentative grossière pour isoler les blocs d’une assemblée législative en partant des votes de ses membres. Ce problème peut être abordé par les méthodes factorielles dites obverses, dans lesquelles les corrélations sont établies entre les personnes et non entre les tests. Une analyse factorielle obverse est faite actuellement par James W. Degan sur les votes des juges de la Cour suprême. Son but est de rechercher par des méthodes analytiques si les votes révèlent parmi les juges des facteurs déterminants fidèles. Un tel résultat nous apprendrait la mesure dans laquelle leurs votes sont déterminés par des raisons judiciaires et la mesure dans laquelle ils sont déterminés par leur philosophie politique ou l’opportunité. La recherche semble présenter un certain intérêt général.
- p.173 - vue 198/226
-
-
-
- — 174 —
- Tout le problème des différences raciales est reposé par les résultats factoriels. Puisque les races diffèrent physiquement, il semble plausible qu’elles diffèrent aussi du point de vue cognitif ou tempéramental. Si cela se vérifiait, il ne faudrait pas en conclure nécessairement qu’elles diffèrent de façon marquée quant au niveau intellectuel. On peut s’attendre à ce que leurs profils moyens soient différents, tant du point de vue aptitudes primaires que du point de vue tempérament. Si de telles différences se manifestaient, elles pourraient éventuellement être capitalisées, de même que l'on peut considérer comme un actif national les différences individuelles à l’intérieur de n’importe quelle population.
- J’ai essayé de passer en revue quelques apports des travaux récents d’analyse factorielle en m’attachant surtout au domaine de la psychologie. Les méthodes factorielles, appliquées à d’autres sciences, ont conduit à des résultats intéressants, mais nous nous occupons ici de l’utilisation de ces méthodes en psychologie. Je souligne en terminant que les méthodes factorielles ne seront utiles à l’avancement de la psychologie que dans la mesure où nous utiliserons ces méthodes en relation étroite avec des idées psychologiques.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Aperçus sur la psychologie industrielle en Grande-Bretagne
- Dans leur ouvrage paru en 1937, Keller et Viteles ont très nettement indiqué l’organisation de l’O.P. en Grande-Bretagne ; a la fin de l’année 1944, Galifret a ici même donné des indications sur cette question, les années de guerre n’y avaient apporté aucune modification. Nous avons eu nous-même l’occasion cet été de prendre contact avec les milieux psychologiques anglais. L’orientation professionnelle demeure extrêmement embryonnaire, pratiquée généralement dans les offices de placement dépendant du Ministère du Travail elle est réduite à un entretien dirigé par des personnes n’ayant aucune formation psychologique. L’Institut National de Psychologie Industrielle de Londres (INPI) qui est d’ailleurs un organisme privé donne des consultations d’O.P. payantes, l’organisation de ces consultations se rapproche beaucoup de celle de nos centres d’O.P. si ce n’est qu’elles ne comportent pas de visite médicale. Le service d’O.P. de Birmingham (1) est souvent cité et continue à donner de bons résultats.
- (1) Voir article de Galifret. B.I.N.O.P., nos 1-2 et 3-4 1946-
- p.174 - vue 199/226
-
-
-
- 175 -
- Nous nous sommes personnellement surtout efforcés de nous documenter sur les questions de sélection professionnelle et de psychologie industrielle. Nous avons pu obtenir d’intéressants renseignements grâce, en particulier à .la très grande amabilité de M. Frisby, Directeur de l’INPl de Londres qui a bien voulu nous recevoir longuement à l’Institut situé au cœur de Londres à l’étage supérieur d’un building occupé par ailleurs par des firmes commerciales ou industrielles. En outre M. Frisby a fait au Congrès international de Psychologie d’Edimbourg une communication sur les tendances actuelles de la psychologie industrielle en Grande-Bretagne qui nous a permis de compléter nos informations.
- Des entretiens que nous avons eus, trois points ont particulièrement retenu notre attention : /
- 1° on n’envisage pas en Angleterre la nécessité de services de sélection ou de psychologie industrielle autonomes appartenant à l’entreprise, comme par exemple nos services français de la S.N.C. F., de Peugeot, Renault, etc... D’après les indications que nous avons pu obtenir il n’existe dans toute l’Angleterre qu’une seule entreprise ayant un tel service la Rowntrees Cacao C° et LTD à York service qui donne d’ailleurs d’excellents résultats et auquel nous consacrerons un article dans un prochain bulletin.
- L’INPl est en relation avec des entreprises industrielles ou commerciales qui s’adressent à lui généralement à l’occasion d’un problème particulier, par exemple dans une entreprise 2 ateliers dont l’organisation, l’outillage, le personnel,-*etc... sont identiques ont un rendement très différent. On demande au psychologue d’étudier les causes d’abaissement du rendement. A l’occasion d’un problème particulier de ce genre le psychologue essaye de faire entrevoir à la direction de l’usine le profit tant matériel que moral qu’elle pourrait tirer d’un usage plus étendu d’un service de psychologie industrielle, les économies qu’un tel service permet de réaliser, le profit individuel que tire chaque employé de l’utilisation optimum de ses capacités, et l’atmosphère psychologique général de l’usine qui est par là même améliorée. Lorsque le psychologue a ainsi convaincu la direction de l’usine de la nécessité d’inclure dans son organisation des méthodes psychologiques, il demande que soient désignées une ou deux personnes appartenant à l’usine qui viendront à l’INPl recevoir une rapide formation psychologique, et ceci nous permet de dégager le deuxième point qui nous paraît important ;
- 2° Les personnes chargées des services de psychologie dans les entreprises n’ont qu’une formation psychologique extrêmement élémentaire, cette activité n’occupe qu’une partie réduite de leur temps. En dehors de cette fonction, ils conservent l’emploi qu’ils occupaient précédemment dans l’entreprise. L’usage des tests est très peu répandu, l’interview constitue l’élément essentiel de l’examen.
- 3° L’aspect qui semble retenir particulièrement l’attention ici est la création d’une atmosphère psychologique favorable grâce à des techniques qui relèvent des méthodes d’organisation scientifique du travail, nous y reviendrons à propos de la Rowntrees. C°.
- Les Civil services, c’est-à-dire les services du gouvernement emploient pour le choix de leurs fonctionnaires, en particulier pour les postes de responsabilité les méthodes psychologiques utilisées
- p.175 - vue 200/226
-
-
-
- 176 —
- dans l’armée anglaise pour la sélection des Officiers. On sait que c’est la méthode de groupe qui est employée et que les candidats vivent 2 ou 3 jours dans une propriété à la campagne où leur comportement dans des activités libres ou provoquées est minutieusement étudié. La propriété dans le Surrey est affectée à cet usage. Cette question semble préoccuper le gouvernement puisqu’elle a été évoquée en août au Parlement.
- Le prix de revient d’un examen est pour 1948 de £ 20 soit environ 18.000 francs ce qui paraît à certains élevé, il semble pourtannt que d’après le débat au Parlement des crédits continueront à être octroyés au service mais ils seront sans doute diminués.
- En résumé il nous a semblé que les entreprises anglaises envisagent la psychologie industrielle sous un angle très empirique, nous pensons qu’ainsi ils peuvent obtenir des résultats appréciables, mais aussi, toùtes choses étant égales par ailleurs, des méthodes plus scientifiques de psychologie utilisées par des personnes ayant une formation psychologique étendue tout en étant capable de s’adapter et de vivre la vie de l’usine pourraient donner des résultats plus intéressants. Certains services psychologiques français l’ont prouvé.
- Colette Chauffard.
- Une analyse de pronostic psychotechnique
- L’étude qu’a publiée R. Bonnardel sur le diagnostic d’adaptabilité ouvrière (1), c’est-à-dire sur un pronostic de réussite, est particulièrement importante, en montrant comment cm peut affirmer et préciser l’instrument psychotechnique.
- Il a examiné, sur 100 ouvrières embauchées après épreuves psychotechniques, les résultats d’un stage d’apprentissage au maniement de diverses machines (perceuses, fraiseuses, tours, rectifieu-ses), résultats appréciés d’un côté par le contremaître, et, de l’autre par un agent du service du personnel.
- Cette comparaison lui a permis de mettre en évidence la validité de sa batterie de tests utilisée à l’embauche, et établie après une longue expérience.
- En effet, avec les notations des deux juges, la corrélation de la notation psychométrique globale a été de 0.71 et de 0.73, alors qu’entre les notations des deux juges, la corrélation n’était que de 0,58 ; en partant de là, et en envisageant le facteur de réussite comme global, la saturation en ce facteur des notations s’élève, pour les épreuves du diagnostic psychotechnique à 0.94, contre 0,77 et 0,75 pour les appréciations des deux juges, ce qui signifie que le pronostic de réussite a manifesté une validité supérieure à l’appréciation a posteriori faite par des juges pourtant qualifiés.
- Mais, ce qui est particulièrement important dans le travail de Bonnardel, c’est l’analyse de l’instrument psychotechnique fondée sur les profils, construits, en écarts réduits, sur la base de la réussite dans les différents tests de la batterie, de trois groupes d’ou-
- (1) R. Bonnardel. Intérêt relatif de dievrs tests de performance en vue du diagnostic de l’adaptabilité d’un groupe d’ouvrières dans les travaux çi’usinage mécanique. Travail Humain, XI, 1948, p. 191-199,
- p.176 - vue 201/226
-
-
-
- — 177 —
- vrières, les très bonnes (28), les bonnes (53), et les assez bonnes (19), d’après la notation moyenne des deux juges (les mauvaises probables ayant été éliminées de l’embauche). La comparaison de ces profils est en effet fort instructive.
- Un premier groupe de tests, qui seraient satures en un facteur d’intelligence concrète (mais dont on peut penser qu’il recouvre plus d’un facteur et implique certainement la visualisation spatiale) différencie au mieux les trois groupes et, bien que leur ayant déjà donné plus de poids dans la notation générale, B. estime qu’il devra accroître leur importance relative. Ce sont trois tests de reconstitution, avec des éléments de bois, de dessins géométriques bichro-mes, de séries d’octogones, et de figures géométriques diverses, trois épreuves d’encastrement, le test de Stenqvist modifié par Weinberg, et un placement de disques métalliques sur des ergots disposés de différentes façons. Dans 6 épreuves faisant intervenir un facteur de rapidité motrice (l’agilité de Harrell) avec une saturation qui n’est pas très élevée toutefois, les, différences entre les groupes sont beaucoup moindres : il s’agit du pointage de Lahy, de la souricière de Moede (pour laquelle, cas unique, les très bonnes et les bonnes ne présentent pas de différences), et des 4 épreuves de la batterie Heuyer-Baille.
- Les deux dernier- tests (avec 3 et 2 notations) sont particulièrement intéressants. Il s’agit du tourneur de Lahy et du double labyrinthe de Bonnardel (où il faut maintenir des ergots au milieu de rainures sinueuses automatiquement déplacées à vitesse constante).
- Si l’on envisage, dans ces deux épreuves la durée totale des erreurs, on constate que, pour le tourneur, les meilleures se montrent très supérieures ( + 1,38 contre —0,20 et —0,44 pour les deux autres groupes), et que, pour le double labyrinthe, au contraire, les meilleures se différencient peu des bonnes ( + 0,61 contre +0,48), tandis que les moins bonnes présentent une exceptionnelle infériorité (—1,49). C’est que quelques ouvrières mises à l’apprentissage avaient cependant déjà manœuvré des machines outils, ce qui les avantageait pour le test du tourneur, très significatif en matière de maniement de machines outils. Mais dans le double labyrinthe, la pratique préalable ne jouait pas, et, cette fois l’obligation d’adapter les réactions à une situation imposée défavorise les individus qui ne réussissent pas à réagir rapidement, ce qui indique qu’il aurait fallu donner plus de poids à cette épreuve dans l’appréciation globale, ce qui eût conduit à éliminer quelques unes des ouvrières les moins bonnes.
- Telles sont les données dégagées de cette analyse, qui constitue un excellent modèle pour les psychotechniciens.
- P.
- Le ‘ ‘ Bluff ” de la morphppsychologie
- les prétentions croissantes de la «° morphopsychologie » se manifestent parallèlement à celles de la « graphopsychologie » et risquerait de détourner, par une facilité apparente, des méthodes plus modestes et plus sûres, scientifiquement fondées. En voici un exem-
- p.177 - vue 202/226
-
-
-
- — 178
- pie dans un périodique officiel (1) concernant des examens pratiqués dans un école publique en présence de la directrice et de l’institutrice et relatés comme concluants. Nous reproduisons les trois derniers des cinq cas envisagés.
- TROISIÈME CAS
- Pierrette B., 15 ans — 1 m. 58 — 49 kgs 700
- Etude morphologiciue
- Jambes assez fortes, n’a pas une grosse ossature. La paume de la main est dilatée, les doigts très rétractés — atonie des muscles de la main, un peu de déformation de la colonne vertébrale — cou solide. C’est une dilatée, mais le côté droit du visage est plus rétracté — la mâchoire est assez' large
- — elle a des dents de dilatée — le profil est convexe — l’oreille légèrement penchée, le nez un peu abrité — les yeux sont écartés, bruns, bien ouverts
- — le front est dilaté, mais la partie droite plus rétractée.
- Etude psychologique
- Type féminin normal, équilibre de fond, avec cependant une petite complexité (la morphologue ayant demandé.si cette enfant n’a pas eu, dans le passé, des chocs psychiques, il lui est signalé que, l’enfant, espagnole, a été chassée de son pays avec sa famille).
- Elle a une adaptation facile, elle aime la vie — son activité est normale, elle a cependant besoin d’être stimulée pour aller jusqu’au fond des choses ; mais le démarrage est spontané.
- Elle a de la sensibilité, de la chaleur de sentiments, s’adapte très bien à tous les milieux. C’est une concrète.
- Elle absorbe facilement (au point de vue intellectuel), mais ne va pas loin : c’est une « éponge », mais la profondeur et la finesse manquent un peu.
- L’équilibre de base et de caractère est bon. Cependant à noter de petites crises d’emportement (quand ses marques de rétraction l’emportent). Mais cela ne dure pas.
- C’est une enfant qui ne se pose pas de grands problèmes. Elle se mariera sans doute, mènera bon ménage, y montrera bon caractère et joie de vivre, avec une petite colère de temps en temps. En somme, on peut prévoir une bonne adaptation et une vie facile.
- QUATRIÈME CAS
- Monique R., 14-ans, 35 kilogs
- Examen morphologique
- Petite ossature grêle — visage en longueur — front de rétractée de base
- — bon état moyen : nez différencié, pommettes marquées, scoliose, épaules étroites.
- Etude psychologique
- Pas de réserves physiques, grande fatigabilité — besoin de beaucoup de sommeil. Intelligence normale, mais la mémoire doit être fuyante. Elle doit être mauvaise en orthographe par impossibilité de maintenir son attention.
- Au point de vue affectif, enfant gentille, aimable et aimante — très attachée à ceux qu’elle aime.
- C’est uniquement un cas de santé : il faudrait la faire dormir le plus possible, l’envoyer le plus possible à la campagne, sans la séparer trop longtemps des siens cependant.
- CINQIÈME CAS
- Jeanine T., 15 ans — 49 kilogs
- Examen morphologique
- C’est une dilatée de la base du corps et des membres, avec un visage très rétracté (cependant la bouche et les dents sont dilatées).
- (1) L’Ecole publique, supplément pédagogique de l’Education nationale, no 1, octobre 1948.
- p.178 - vue 203/226
-
-
-
- — 179 —
- Bonne rétraction du front — œil abrité — front un peu redressé — oreilles droites — yeux obliques — front bien différencié.
- Etude psychologique
- Enfant très complexe. C’est une «mosaïque».
- Elle est fatigable avec cependant une bonne résistance de fond, de la richesse, des réserves physiques. Capable de donner un gros effort de travail. Son rythme est rapide, elle a de l’ardeur, et peut aussi se concentrer. Elle s’inquiète quand elle ne réussit pas à faire quelque chose, se fait du souci.
- Elle est très développée affectivement. C’est une passionnée. Au point de vue affectif elle a une véritable maturité : d’où un élément d’inquiétude profonde.
- Elle est plus intelligente que les autres enfants observées précédemment : sa capacité d’absorption serait peut-être moindre que celle de Pierrette B., mais elle a beaucoup plus de raisonnement, de nuances, de finesse. Elle a beaucoup d’observation et une bonne différenciation d’intelligence, un sens critique très marqué.
- La confrontation des données morphologiques avec les conclusions psychologiques qui en seraient dégagées est bien instructive et témoigne du « bluff » pratiqué. Des simples dilatations et rétractions signalées que ne tire-t-on pas ? Il est possible que les indications fournies aient quelque exactitude, si l’on en croit tout au moins l’accord qu’auraient, donné les institutrices. Mais, toutes réserves faites sur une adhésion subjective, sans critères objectifs, cela prouverait seulement que la morphopsychologue, bonne observatrice, dans son intuition syncrétique a p< se faire au contact de l’enfant une opinion dans laquelle les critères invoqués n’ont tenu qu’une place très limitée, mais non que ces critères pouvaient suffire à fonder le portrait psychologique ! HP
- ' r *
- *
- Projet de recommandation concernant l’Orientation professionnelle et les Conseils professionnels
- La Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail,
- Convoquée à Genève par le Conseil d’administration du bureau international du Travail, et s’y étant réunie le 8 juin 1949, en sa trente-deuxième session.
- Après avoir décidé d’adopter diverses propositions concernant l’orientation professionnelle, question qui constitue le neuvième point à l’ordre de la session,
- Après avoir décidé que ces propositions prendraient la forme d’une recommandation internationale,
- adopte, ce jour de juillet mil neuf cent quarante-neuf, la
- recommandation ci-après, qui sera dénommée Recommandation sur l’orientation professionnelle, 1949 :
- I. — Définitions
- 1. Aux fins de la présente recommandation :
- a) le terme « orientation professionnelle », signifie l’aide apportée aux adolescents dans le choix d’une profession qui corresponde à leurs aptitudes, à leurs capacités, à leurs préférences, et à leur caractère ainsi qu’aux nécessités économiques probables de manière
- p.179 - vue 204/226
-
-
-
- à favoriser le développement de la personnalité de l’intéressé, à permettre à celui-ci de tirer pleine satisfaction de son travail, et à assurer la meilleure utilisation des ressources nationales en main-d’œuvre ;
- b) le terme « conseils professionnels » signifie l’aide apportée aux adultes dans le choix d’une profession qui réponde, dans la mesure du possible, à leurs aptitudes, à leurs capacités, à leurs préférences ' et à leur expérience ainsi qu’aux nécessités économiques, de manière à permettre à l’intéressé de. retirer pleine satisfaction de son travail ainsi qu’à assurer la meilleure utilisation des ressources nationales en .main-d’œuvre.
- II. — Champ d’application
- 2. Des facilités d’orientation professionnelle devraient être mises par les autorités publiques, aussi largement et aussi rapidement que possible, à la disposition des adolescents qui poursuivent ou terminent leurs études aussi bien qu’à la disposition de tous autres adolescents, jusqu’à un âge déterminé par la législation nationale ou par la pratique nationale en vigueur, qu’il s’agisse de personnes désirant recevoir une formation professionnelle, cherchant un emploi pour la première fois, ou en ayant déjà exercé un.
- 3. Des services publics de conseils professionnels devraient être mis, aussi largement et aussi rapidement que possible, à la disposition des adultes qui désirent, obtenir des conseils sur le choix d’une profession.
- III. — Principes et méthodes de l’orientation professionnelle
- 4. 1° La politique et le programme de l’orientation professionnelle devraient être établis en collaboration avec les institutions et services qui s’occupent des adolescents durant la période qui marque le passage de la vie scolaire à la vie professionnelle, afin que tous les adolescents qui reçoivent une orientation professionnelle puissent bénéficier d’une assistance systématique et coordonnée.
- 2° Une telle collaboration devrait notamment être établie avec les parents ou tuteurs intéressés et avec les associations de parents, là où elles existent.
- 3° Pour l’application de ces principes généraux, il devrait être dûment tenu compte des principes d’organisation administrative posés dans la partie V, ci-après.
- 5. 1° Pendant la période d’instruction générale, il conviendrait de
- prévoir une orientation professionnelle préliminaire ; une telle orientation serait destinée essentiellement à rendre l’adolescent cons-cie.nt de ses aptitudes, de ses capacités et de ses goûts et à l’informer des diverses professions et carrières qui s’offrent à lui (y compris, lorsqu’il s’agit d’une fille, celles que constituent les travaux du foyer) en vue de faciliter l’adaptation de l’adolescent à sa profession future. '
- 2° L’orientation professionnelle préliminaire devrait prendre une importance accrue au cours des derniers stades de la sc.olarité et, notamment, au cours de la dernière année d’instruction générale.
- 3° L’orientation professionnelle préliminaire devrait comporter :
- p.180 - vue 205/226
-
-
-
- — 181 —
- I
- a) la diffusion, sous une forme appropriée, d’informations étendues, relatives aux diverses professions et branches d’activités ;
- b) des visites d’établissements industriels, commerciaux ou autres lieux de travail (effectuée sous une surveillance appropriée), dans la mesure où les circonstances nationales et locales le permettent ;
- c) des entretiens personnels.
- 6. Pour l’orientation professionnelle des adolescents qui terminent leur instruction générale ou qui ont quitté l’école, les méthodes suivantes devraient être l’objet d’une attention particulière et leur utilisation devrait être encouragée dans la plus large mesure possible :
- a) entretien personnel avec un orienteur ;
- b) rapport scolaire ;
- c) examen médical ;
- d) utilisation, sur une base expérimentale, de tests psychologiques et de tests d’aptitudes appropriés ;
- e) mise à la disposition des intéressés d’informations relatives aux diverses professions et branches d’activité.
- 7. 1° Tout adolescent désirant bénéficier d’une orientation professionnelle devrait avoir toutes facilités pour obtenir un entretien personnel, notamment au moment de quitter l’école et de commencer sa formation professionnelle (y compris l’apprentissage) ou de prendre un emploi pour la première fois.
- 2° La technique des entretiens personnels devrait être sans cesse mise au point afin de permettre une analyse aussi complète que possible des capacités individuelles en rapport avec les possibilités d’emploi et les exigences des diverses professions.
- 8. Le rapport scolaire devrait être utilisé de la manière qui semblera convenir à des fins d’orientation professionnelle tout en respectant dûment le caractère professionnel des renseignements qu’il contient.
- 9. 1° Les facilités existant pour l’examen médical des adolescents devraient être utilisées de la manière qui conviendra le mieux à des fins d’orientation professionnelle ;
- 2° Il conviendrait de fournir, le cas échéant, des conseils quant aux mesures curatives ou tout autre assistance qui paraîtrait indiquée et possible en vue de l’adaptation professionnelle de l’intéressé.
- 10. Il conviendrait de prévoir, dans la mesure du possible, et sur une- base expérimentale, des facilités pour l’application, à des fins d’orientation professionnelle, de tests psychologiques et de tests d’aptitudes selon les besoins des cas individuels et sous la direction d’un personnel qualifié.
- 11. 1° Des informations appropriées et dignes de foi, concernant les carrières ouve'rtes dans les diverses professions et branches d’activité ainsi que les possibilités d’emploi et de formation professionnelle, devraient être mises à la disposition des adolescents au moyen d’entretiens personnels ou autrement, en tenant compte des aptitudes, des capacités, des préférences, et du caractère de l’intéressé ainsi que des nécessités économiques probables.
- p.181 - vue 206/226
-
-
-
- 2° A cet égard, les autorités compétentes devraient entretenir une collaboration suivie avec les autres institutions publiques et privées notamment les organisations professionnelles d’employeurs et de travailleurs, susceptibles :
- a) de fournir des informations quant aux possibilités d’avenir dans les diverses branches d’activités, professions ou métiers ;
- b) d’exercer une influence judicieuse lors de l’élaboration et de la conclusion des contrats d’apprentissage et de contrôler leur application.
- 12. Une attention particulière devrait être accordée à l’organisation dans le cadre du système général d’orientation professionnelle, de facilités appropriées d’orientation professionnelle destinées aux adolescents des régions rurales.
- 13. Une attention particulière devrait être accordée à l’organisation, dans le cadre du système général d’orientation professionnelle et en collaboration avec les services de rééducation intéressés, de services appropriés pour l’orientation professionnelle des adolescents :
- a) qui présentent des inaptitudes,, des anomalies ou des déficiences physiques ou mentales ;
- b) qui manifestent des troubles caractériels susceptibles d’empêcher ou d’entraver sérieusement leur adaptation professionnelle.
- 14. Les autorités nationales et locales compétentes devraient encourager l’utilisation la plus large, sur une base facultative, des facilités d’orientation professionnelle, notamment parmi les adolescents :
- a) qui approchent de l’âge de fin de scolarité ;
- b) qui cherchent pour la première fois un emploi ;
- c) qui cherchent à entrer en apprentissage ou a recevoir toute autre formation professionnelle ;
- d) qui sont en chômage ;
- e) qui présentent des inaptitudes, des anomalies ou des déficiences physiques ou mentales ;
- /) qui manifestent des troubles caractériels susceptibles d’empêcher ou d’entraver sérieusement leur adaptation professionnelle.
- 15. Les autorités compétentes devraient prendre les mesures nécessaires pour faciliter la réalisation des projets professionnels de l’adolescent ; il conviendrait, s’il y a lieu, de fourni^ des suggestions relatives à cette réalisation et d’aider l’intéressé à se mettre en rapport avec d’autres services ou indivdus compétents pour lui fournir une formation professionnelle ou un emploi dans la profession qu’il aura choisie.
- 16. 1° Les autorités compétentes devraient prendre des dispositions en vue d’organiser un système permettant de suivre l’adolescent orienté, et destiné, essentiellement, à l’aider, dans la mesure du possible à surmonter toutes difficultés qu’il pourrait éprouver en poursuivant ses projets professionnels, ainsi qu’à vérifier si l’occupation choisie lui convient.
- 2° Les méthodes utilisées à cet effet devraient comprendre, dans tous les cas où cela est possible, des enquêtes générales, effectuées
- p.182 - vue 207/226
-
-
-
- à l’aide de sondages, qui permettent d’évaluer l’efficacité de l’orientation professionnelle pour des cas particuliers et d’apprécier la valeur des principes et des méthodes mis en œuvre.
- IV. — Principes et méthodes en matière de conseils professionnels
- 17. Des dispositions devraient être prises, dans le cadre du service public de l’emploi et des services de l’orientation professionnelle, afin de fournir des conseils professionnels aux personnes qui ont besoin d’une assistance de cet ordre pour choisir une profession ou pour changer d’emploi.
- 18. Les méthodes utilisées en matière de conseils professionnels devraient comprendre, dans la mesure où les conditions nationales le permettent et selon les cas particuliers :
- a) l’entretien personnel avec un conseiller ;
- b) l’examen des antécédents professionnels ;
- c) l’examen du rapport scolaire ou de tout autre document témoignant de la formation générale ou professionnelle reçue ;
- d) l’examen médical ; v
- e) l’utilisation, sur une base expérimentale, des tests psychologiques et de tests d’aptitudes ;
- /) un examen technique, oral ou autre, toutes les fois que la nécessité en apparaîtra ;
- g) la détermination des capacités physiques de l’intéressé en relation avec les exigences des diverses professions ;
- h) la communication de renseignements relatifs aux possibilités d’emploi et de formation et aux conditions exigées se rapportant aux capacités, aptitudes et préférences de l’intéressé ainsi qu’aux besoins et aux possibilités immédiates du marché de l’emploi ;
- i) un contrôle, effectué à l’aide de sondages, destiné à vérifier si le placement dans un emploi ou le recours aux facilités de formation ou de réadaptation professionnelles s’est avéré satisfaisant et à apprécier la valeur des principes et des méthodes sur lesquels se fondent les conseils professionnels.
- 19. Des efforts particuliers devraient être faits afin d’encourager la pleine utilisation des services de conseils professionnels sur une base facultative ;
- a) dans le cas de personnes entrant pour la première fois en emploi ;
- b) dans le cas de personnes en chômage prolongé ;
- c) dans le cas de personnes réduites au chômage par suite de développements technologiques ou de modifications dans la structure ou la situation géographique d’une industrie ;
- d) pour la sélection de personnes susceptibles de bénéficier des facilités de formation et de réadaptation professionnelles financées ou subventionnées par l’Etat ;
- e) pour la sélection de personnes qui désirent un transfert d’une branche d’activité, d’une profession ou d’une région, à une autre.
- 20. Toutes mesures nécessaires et possibles devraient être prises
- p.183 - vue 208/226
-
-
-
- afin de fournir, dans le cadre du système général établi, des conseils professionnels spécialisés :
- a) aux invalides ;
- b) aux techniciens, aux personnes appartenant aux professions libérales, aux employés et au personnel de cadre ;
- c) aux personnes qui constituent, dans les régions rurales, un excédent de main-d’œuvre par rapport aux possibilités d’emploi présentes ou probables.
- 21. Il conviendrait d’accorder, dans le cadre du système de conseils professionnels, une attention particulière à l’élaboration et à la mise en œuvre de méthodes de sélection technique des travailleurs, dans certaines branches d’activité ou professions.
- V. — Principes de l’organisation administrative
- 22. Les systèmes d’orientation professionnelle et de conseils professionnels devraient être organisés et coordonnés dans le cadre d’un vaste programme d’ensemble, établi et mis en œuvre en tenant compte des conditions locales et régionales et susceptibles de s’adapter à tout changement éventuel de ces conditions.
- 23. En vue d’encourager le développement des'services d’orientation professionnelle et de conseils professionnels, les autorités centrales (y compris, le cas échéant, les autorités centrales des entités constituantes des pays fédératifs) devraient prendre des dispositions pour :
- a) Assurer le financement adéquat de ces services ;
- b) Apporter à ces services l’assistance technique appropriée ;
- c) Promouvoir l’élaboration et l’emploi de méthodes et d’un matériel utilisables sur une base nationale.
- 24. Les autorités compétentes devraient prendre toutes mesures, nécessaires et désirables afin d’assurer, à l’échelle nationale et à l’échelon local, une collaboration effective entre les institutions publiques et privées d’orientation professionnelle et de conseils professionnels.
- A. — Dispositions administratives relatives à l'orientation professionnelle
- 25. 1° Les autorités compétentes devraient prendre les dispositions appropriées afin d’assurer la coordination de la politique et de l’activité en matière d’orientation professionnelle, sur le plan national et local, en tenant compte des prérogatives des parents et des attributions reconnues aux institutions privées d’orientation professionnelle.
- 2° Ces dispositions devraient tendre notamment, d’une part à assurer aux adolescents un service public efficace avec, le cas échéant, la collaboration et l’aide des autres institutions intéressées en évitant les doubles emplois, d’autre part, à faciliter, lorsqu’il est souhaitable et en respectant les données confidentielles, l’échange d’informations concernant :
- p.184 - vue 209/226
-
-
-
- — 185
- a) L’ampleur et la nature des besoins en matière d’orientation professionnelle et des services fournis ;
- b) Les adolescents qui ont recours à l’orientation professionnelle ;
- c) Les diverses branches d’activité, professions et métiers ;
- d) Les possibilités d’emploi et de formation professionnelle ;
- e) La préparation et l’utilisation du matériel d’orientation professionnelle.
- 26. 1° La compétence administrative en matière d’orientation professionnelle, devrait être clairement définie à l’échelle nationale et à l’échelon local.
- 2° Tout en tenant compte de cette répartition des_ compétences, la responsabilité devrait incomber en premier lieu :
- a) Soit conjointement aux autorités scolaires et aux autorités du service de l’emploi ;
- b) Soit à l’une de ces administrations travaillant en collaboration étroite avec l’autre.
- 27. 1° Des dispositions- appropriées devraient être prises en vue d’assurer, au moyen de commissions consultatives, la participation des représentants d’employeurs et de travailleurs à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique en matière d’orientation professionnelle.
- 2° De telles commissions devraient fonctionner à l’échelle nationale, et, si possible, à l’échelon local ; elles devraient aussi comprendre, s’il y a lieu, des représentants des institutions publiques et privées intéressées aux questions d’éducation, de formation professionnelle (y compris l’apprentissage), d’orientation professionnelle ou autres qui ont un rapport immédiat avec l’adaptation professionnelle des adolescents.
- B. — Dispositions administratives relatives aux conseils professionnels
- 28. 1° La compétence administrative en matière de conseils professionnels devrait appartenir en premier lieu au service public de remploi, en tenant dûment compte de la compétence administrative attribuée par l’autorité publique à-d’autres institutions.
- 2° Les bureaux du service de l’emploi devraient comprendre autant que possible à chaque échelon administratif, des sections ou des agents spécialisés pour fournir les conseils professionnels.
- 3° Des dispositions administratives devraient être prises pour assurer la collaboration du service public de l’emploi avec les services de conseils professionnels spécialisés, institués à l’usage de groupes ou d’individus particuliers.
- 29. Des dispositions appropriées devraient être prises, sur le plan national et sur le plan local, afin d’assurer que le système de conseils professionnels soit organisé en relation étroite avec :
- a) Toutes les autres activités du service public de l’emploi ;
- b) L’orientation professionnelle ;
- c) Les établissements d’enseignement ;
- r
- p.185 - vue 210/226
-
-
-
- 186
- d) L’administration des systèmes d’assurance-chômage et d’assistance-chômage ;
- e) L’administration des systèmes de formation et de rééducation professionnelle et des dispositions destinées à favoriser la mobilité professionnelle ou géographique de la main-d’œuvre ;
- /) Les organisations représentatives des employeurs et des travailleurs.
- VI. — Formation du personnel spécialisé
- 30. 1° Afin d’assurer l’efficacité des services d’orientation professionnelle et de conseils professionnels, les autorités compétentes devraient s’assurer les services d’un personnel suffisamment nombreux, possédant la formation, l’expérience et les autres qualifications nécessaires, et devraient organiser sur la plus large échelle possible et en collaboration, le cas échéant, avec d’autres institutions intéressées, la formation scientifique et technique spécialisée des orienteurs et des personnes chargées de fournir les conseils professionnels.
- 2°. Les dispositions prises à cet effet devraient comprendre par exemple :
- a) La fixation des normes minima pour les qualifications exigées des orienteurs et des personnes chargées de fournir les conseils professionnels ;
- b) L’établissement, dans le cadre de la législation nationale, d’une réglementation relative à la sélection de ce personnel sur la base de ces qualifications ;
- c) L’organisation d’un enseignement spécialisé destiné aux personnes désireuses de pratiquer l’orientation professionnelle ou de fournir les conseils professionnels ;
- d) L’organisation d’un enseignement complémentaire suivi destiné' à tout ce personnel ;
- e) L’application, dans le cadre de la législation nationale, de conditions d’engagement et d’emploi susceptibles d’inciter les personnes qualifiées à entreprendre et à poursuivre ces activités.
- 3° Il conviendrait d’envisager :
- a) L’échange d’orienteurs ou de personnes chargées de fournir les conseils professionnels, entre les diverses branches des services auxquels ils sont respectivement attachés ;
- b) La publication d’une documentation technique susceptible de développer la valeur professionnelle de ce personnel.
- 4) Lorsqu’il est opportun, les Etats membres devraient collaborer dans le domaine de la formation du personnel spécialisé, en ayant recours, s’ils le désirent, à l’aide du Bureau International du Travail.
- VIL — Recherches et Publicité
- 31. 1° Des mesures spéciales devraient, être prises, dans le cadre d’un plan d’ensemble, en vue-de favoriser, sous des auspices publics ou privés, les travaux de recherches et d’expérimentation sur les méthodes d’orientation professionnelle et de conseils professionnels.
- p.186 - vue 211/226
-
-
-
- — 187
- 2° De telles recherches devraient être menées avec la collaboration du service de l’emploi.
- 3° S’il y a lieu, ces recherches devraient comprendre l’étude de questions telles que la technique des entretiens individuels, l’analyse des capacités requises pour les diverses professions, la diffusion d’informations relatives aux diverses branches d’activités et professions, et utilisables à des fins d’orientation professionnelle, l’application des tests psychologiques et des tests d’aptitudes, la mise au point de formulaires-types d’orientation professionnelle ainsi que les méthodes permettant d’évaluer l’efficacité de l’orientation professionnelle.
- 32. Les autorités chargées de l’orientation professionnelle et des services de conseils professionnels devraient s’appliquer d’une façon systématique, eh collaboration avec les organisations d’employeurs et de travailleurs, et, le cas échéant, en collaboration avec d’autres institutions intéressées, à familiariser l’opinion publique avec les buts, les principes et les méthodes de l’orientation professionnelle et des conseils professionnels.
- INFORMATIONS
- Le. Congrès international de Santé mentale qui s’est tenu à Londres sous la présidence du Dr J.-R. Rees, du 11 au 2Uaoût 1948, a compté plus de 2.000 membres appartenant à 46 nations.
- Il comprenait la conférence internationale d’hygiène mentale qui envisageait la question de la citoyenrieté mondiale, la Conférence internationale de Psychiatrie infantile présidée par le Dr Heuyer, avec, comme thème essentiel, l’agressivité (le Dr Dublineau étant le rapporteur français), et la Conférence internationale de Psychothérapie, présidée par le Prof. J. Delay, avec, comme thème, la cul-pab hté (le Dr Hesnard étant le rapporteur français).
- ! *
- * *
- Le. Dr Plichet a attiré l’attention dans la Presse Médicale (supplément du 4 septembre 1948) sur la menaçante pléthore médicale ; d’après la progression du nombre des étudiants, passant à Paris, en première année, de 740 en 1938-39 à 1.784 en 1946-47 et au total en France, de 7.000 en 1936 à 16.000 en 1946. La France compte actuellement un médecin pour 1.300 habitants (30.000 médecins en tout) et l'on peut prévoir qu’elle en comptera un pour 800 en 1955.
- / l *
- * *
- Le cours d’hygiène industrielle et de médecine du travail s’est ouvert à la Faculté de Médecine de Paris sous la direction du professeur Desoille, le 12 novembre (avec les 3 sections de médecine du travail, hygiène et toxicologie industrielle, orientation et sélection professionnelles).
- p.187 - vue 212/226
-
-
-
- — 188
- i *
- * *
- Le Dr Ileuger a été nommé professeur titulaire de clinique psychiatrique infantile à la Faculté de Médecine de FUniversité de Paris.
- M»e Mercedes Rodrigo, de Madrid, qui dirige à l’Université nationale de Colombie, à Bogota, un Institut de Psychologie appliquée, avec des sections d’enseignement, de recherche, de pédagogie et de psychopathologie, a réussi à développer considérablement les examens psychotechniques, dont le nombre est passé de 2.969 en 1940 à 6.529 en 1941, 7.533 en 1942, 7.831 en 1943, 9.150 en. 1944, 10.813 en 1945, 12.134 en 1946, 13.473 en 1947 et 15.008 déjà en 1948.
- L'Institut d'Orientaiion professionnelle de l'Université Laval, à Québec. — Cet Institut, fondé en 1941, est habilité depuis 1945 pour la préparation de conseillers d’O. P. à l’Université Laval. Le cours dure trois années, dont deux pour la formation théorique et une dernière pour un stage pratique d’application avec des cours spécialisés comprenant l’orientation scolaire, celle des enfants bien doués, et des handicapés physiques et mentaux.
- Un baccalauréat en orientation est décerné la première année avec succès aux examens de 75.%, et une licence la deuxième année dans les mômes conditions. Avec une réussite de 65 % aux examens et une scolarité réduite de moitié, on obtient en première année un certificat en orientation et, en seconde année, un diplôme d’orientation.
- Enfin les licenciés peuvent briguer le doctorat en orientation après un stage de recherches d’un an, un examen et une soutenance de thèse.
- Un Congrès de la Fédération internationale de Médecine sportive s’est tenu à Prague du 1er au 5 juillet 1948, avec, sur les trois questions à l’ordre du jour, celle de la physiologie et de la pathologie de l’éducation physique et des sports.
- Le précédent avait eu lieu en 1939.
- Après une interruption de 10 ans depuis le 8e Congrès, le 9e Congrès international de la Médecine du Travail s’est tenu à Londres du 13 au 17 septembre 1948. Une série de travaux concernait l’orientation biologique de la main-d’œuvre, un la fatigue, la vision des couleurs, les aptitudes ouvrières, le reclassement des diminués physiques, etc.
- p.188 - vue 213/226
-
-
-
- 189 —
- A TRAVERS LES REVUES
- L'Egyptian Journal of Psychology publié, pour une part en anglais ou français, et pour la plus grande part en arabe, sous la direction de l’ancien élève de la Sorbonne Y. Mourad, docteur ès lettres, et du Dr M. Ziwer, en est à 3e année d’existence. Dans sa n° 3 du volume III (février 1948), on trouve une étude en anglais de H.-E. English sur l’analyse factorielle, et, dans la partie arabe, des exposés de Mourad sur l’organisation de la psychologie industrielle en Egypte, de Z. Ibrahim sur l’O. P. entre famille et école, de Abd el Meguid sur l’O. P. en relation avec le système d’éducation, d’autres encore sur l’interview, sur les accidents dans l’industrie, sur fatigue et travail, enfin de E. Rageh sur la dextérité manuelle (celui-ci avec un bref résumé français).
- Occupational Psychology donne, dans son numéro d’octobre 1948 la fin du symposium sur le training du psychologue industriel : après Edith Mercer et James Drever junior, W.-A.-B. Wilson intervient à son tour, et C.-B. Frisby apporte la conclusion. Notons encore un discours de Bartlett sur hommes, machines et productivité, un rapport au Congrès d’Edimbourg de Wilson sur le travail du Civil Service Sélection Board, enfin une note de Cyril Adcock reprenant les résultats de Slater au sujet du facteur spatial, dont il trouve qu’on peut déjà le mettre en évidence chez les enfants de 11 ans.
- Dans le n° d’octobre 1948 {26.2) du Journal of Psychology, J.-I. Losaya et C. Martinez-Arango, de la Havane, donnent quatre exemples très détaillés de découvertes de conflits mentaux chez des psychonévrotiques au moyen du TAT ; Catherine Dougan et L. Welch relatent une étude de l’exaltation (elation) par emploi du Borschach et d’un test d’association ; G.-H. Franklin, S. Feldman et H.-S. Odbert examinent la relation de mouvements corporels d’ensemble avec quelques composantes émotionnelles de la personnalité.
- Dans le Journal of educational Psychology nous relevons une étude de B.-M. Allen sur le dessin au miroir, et une réponse de Cattell à une critique de son ouvrage sur la personnalité par God-frey Thomson (n° d’avril 1948); une relation par Daisy M. Jones d’une expérience pédagogique d’adaptation aux différences individuelles des écoliers (montrant son importance surtout pour les moins bien doués), un article sur les attitudes intergroupes des étudiants de high school par Bose Zeligs, et une note de Hsü sur des méthodes proposées pour la détermination du coefficient de validité (numéro de mai 1948).
- PsychometriKa de septembre 1948 (t. 13. 3) contient des études de P. Horst sur les poids de régression en fonction de la longueur du test, de J.-A. Gengerelli sur une méthode simplifiée pour la détermi-
- p.189 - vue 214/226
-
-
-
- 190
- nation approchée des coefficients de régression multiple, ét de R.-L. Chapman sur une analyse factorielle ( à 3 facteurs) du test d'habileté mécanique de Mac Quarrie.
- Une expérience sur l’appréciation d’après des spécimens d’écriture, spontanée ou de copie, de 6 traits de personnalité (intelligence, originalité, anxiété, « compulsiveness », masculinité, sexe) par six juges non graphologues est exposée en détail dans les Genetic Psy-chlogy Monographs (t. 37, 2, mai 1948) par Peter Castelnuovo-Tedesco.
- Travail et Méthodes de septembre 1948 publie, en même temps que la revue italienne Vita e Pensiero les réflexions d’A. Gemelli sur l’organisation scientifique du travail : Facteur humain ou facteur social du travail ?
- Le Travail humain (t. 11, 3-4, juillet-décembre 1948) contient la série suivante d’études : Fr. Baumgarten, le caractère et la psychotechnique ; J.-M. Faverge, les techniques de l’expérimentation dans l’étude du travail ; Colette Chauffard, essai d’une étude objective du comportement au cours des tests ; R. Bonnardel, intérêt relatif de divers tests de performance pour un diagnostic d’adaptabilité ouvrière ; M. Lefetz, étude du test de la souricière de Mœde ; R. Bonnardel et S. Jagues, étude des modifications de l’excitabilité musculaire sous l’influence de la fatigue.
- La Rivista di Psicologia (t. 44, 1-2), dirigée par M. Ponzo, A. Marzi et M.-F. Canella, organe de la Société italienne de Psychologie, publie un nouveau schéma pour la rédaction des profils professionnels, mis au point par Ponzo et Marzi, et comprenant 40 rubriques pour les normes particulières de la profession, 4 concernant les dangers et maladies qui lui sont propres, et 11 sur les données sociales et économiques ; et un exposé de recherches psycho-diagnostiques avec le Rorschach sur des schizophrènes paranoïdes par Aldo Zalla.
- Le Bulletin de la Société Alfred Binet, n° 384 (septembre 1948)1 contient la suite des essais sur l’étude psychologique de l’enfant, du Dr Simon, où, à propos des courbes de croissance mentale, celui-ci tente de défendre les courbes de Mlle Bonnis contre les critiques fort pertinentes de R. Zazzo, qui n’est d’ailleurs pas nommément désigné.
- Dans le Journal de Psychiatrie infantile (t. 15, 3, 1948), M1"6 Cl. François montre l’influence de l’ambiance éducative sur l’évolution des retardés scolaires et déficients mentaux d’après ses intéressantes expériences à la Maison du Renouveau qu’elle dirige.
- p.190 - vue 215/226
-
-
-
- Le calcul des moyennes en biologie a été l’objet d’une étude du prof. Fleisch, de Lausanne, et du Dr Cuendat, que publient les Helvetica Physiologica et Pharmacologica Acta (t. 6, 3, 1948) : comparant à la courbe de Gauss idéale des courbes statistiques arithmétique et géométrique, pour des séries de mesures biologiques, ils montrent que le dernier type est le plus satisfaisant — avec la moyenne géométrique comme valeur significative — pour des seuils de sensibilité, pour des durées d’une course, tandis que c’est la distribution arithmétique qui est préférable pour des mesures anthropométriques.
- Dans le Journal of applied Psgchology d’octobre 1948 (t. 32, 5) parmi les nombreux articles publiés, on peut signaler ceux de A.-E. Grigg sur un test de connaissances en matière agricole; de D.-J. Chesler sur la fidélité de différents systèmes d’évaluation pour les activités professionnelles (jobs) ; de B.-M. Bass sur la classification des professions destinées à l’O. P., rendue maniable par emploi d’un code numérique, désigné comme « addend Code » ; de J. Diamond, sur l’interprétation des profils d’intérêt ; de G.-S. Speer, sur les patterns du test d’intérêt de Kuder chez les ingénieurs de la lutte contre l’incendie ; de L.-N. Becktenwald sur certains facteurs intervenant dans l’inventaire d’intérêts professionnels de Cleeton.
- Le Chef de bataillon Chandessais, du Bureau Scientifique de l’Armée, diplômé de l’Institut de Psychologie, a commencé dans les Informations militaires (n° 121, 10 octobre 1948) une série d’exposés sous le titre « Les Sciences de l’Homme et l’Armée », envisageant, en premier lieu, comme problèmes militaires relevant de la psychologie, la nature du commandement, la sélection et la mise en place des cadres.
- Les quatre premiers numéros de la revue Enfance dirigée par le professeur Wallon, de janvier à octobre 1948, contiennent de nombreux articles intéressant l’O.. P., dont nous citerons les suivants : de Mme Boudinesco et Jean Thyss, l’enfant gaucher (nos 1-2) ; de Prudhommeau, le dessin et l’écriture chez l’enfant (n° 2) ; de Bené Zazzo, une contribution des psychologues scolaires à la psychologie différentielle des sexes ; de Baymond Turpin, troubles du développement de l’enfant et problèmes génétiques (n° 3) ; de P. Fraisse, étude comparée de la perception de la durée chez les enfants et les adultes (n° 3) ; de A. Sommer le test-puzzle de comportement (n° 3) ; de R. Zazzo et Paulette Boivin, comparaison des écoliers normaux aux adultes débiles de même âge mental (n° 3) ; de Georges Balandier, l’enfant chez les Lébou du Sénégal (n° 4) ; de F. Canonge, intérêts et curiosités des élèves des Centres d’apprentissage (n° 4) ; de Renée Stora, le test de l’arbre de Koch (n° 4) * de René Zazzo, les jumeaux et les problèmes de la psychologie génétique (n° 4).
- p.191 - vue 216/226
-
-
-
- — 192 —
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- Cours pour maîtres orienteurs en Union Sud-Africaine ( i )
- Cours pour maîtres orienteurs en Union Sud-Africaine (1). — Pour la première fois un cours a été organisé par le bureau d’O. P.
- Des conférences ont eu lieu le. matin alors que les après-midi étaient consacrées aux visites d’institutions et d’entreprises en vue de se rendre compte sur place des exigences de différent métiers.
- CAUSERIES BIBLIOGRAPHIQUES
- L'étude objective du caractère. — Grand in-octavo de 205 pages, édité par l’Institut national d’étude du travail et d’Orientation professionnelle, 41, rue Gay-Lussac. Prix 300 francs (250 francs pour les Conseillers d’Orientation, anciens élèves de l’Institut).
- Ce livre est le compte rendu des journées de perfectionnement organisées du 15 au 19 juillet 1947, à l’Institut pour les directeurs et conseillers d’orientation professionnelle en fonction.
- Après une préface de M. Henri Piéron et une introduction à l’étude du caractère d’Henri Wallon, nous relevons les articles suivants :
- M. Benassy. — Tests de projection en Orientation professionnelle.
- C. Beizmann. — La méthode de Rorschach.
- M. Benassy. — Le T. A. T.
- C. Chauffard. — Etude du comportement au cours des tests de performance.
- C. Chauffard. — Interprétation indirecte d’un questionnaire d’attitude.
- M. Prudhomeau. — Etude du dessin comme élément d’investigation du caractère.
- R. Zazzo. — Le test des deux barrages.
- N. Granjon. — Un nouveau test d’association verbale.
- H. Gratiot-Alphandery. — L’étude du caractère et la sociologie chez l’enfant.
- R. Stora. — Test de caractère et de graphologie.
- Ce volume, en vente à l’LN.O.P., sera envoyé par la poste, sur demande lorsque le prix d’envoi sera adressé avec le prix de la commande.
- Voici ces frais d’envoi : 1 volume : 20 fr. ; 2 ou 3 volumes : 45 fr. ; 4 ou 5 volumes : 60 fr. ; 6 ou 7 volumes : 75 fr. ; 8, 9 ou 10 volumes : 100 francs.
- (I) Bulletin du Bureau international d'éducation. XXII' année, 3e trimestre, 1948 n° 88,p. 122.
- p.192 - vue 217/226
-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES
- P
- Tome IV de la deuxième série (1948)
- ARTICLES
- Gille (M.) : Une batterie de tests moteurs collectifs. — N° 5-6, p. 65.
- Nony (C) : L’aspect psychologique de la Gémellité. — N° 1-2, p. 5.
- Piéron (Henri) : De l’emploi d’un indice de parenté comme substitut d’indices de corrélation. — N° 3-4, p. 33.
- Piéron (Henri) : L’examen psychologique complet pour une orientation professionnelle approfondie. — N° 1-2, p. 1.
- Piéron (M'me Henri) : Fiche pour adultes cultivés (M.H.P. n° 2). — N° 3-4, p. 35.
- Thuratone (L.L.) : Les apports de l’analyse factorielle à la psychologie. — N° 11-12, p. 161.
- Wautriche (P.) : L’analyse factorielle. Quelques applications. — N° 7-8, p. 97 ; n° 9-10, p. 129.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Activités gestuelles de base. — Les principales activités gestuelles de base des principaux métiers de base. — N° 5-6, p. 81.
- Acuité stéréoscopique. — Perception de profondeur et acuité stéréoscopique. — N° 9-10, p. 145.
- Adolescence. — La croissance des capacités intellectuelles au cours de l’adolescence. — N° 9-10, p. 146.
- Age. — L’âge et le talent. — N° 3-4, p. 53.
- Analyse factorielle. — L’analyse factorielle des tests de Penrose et Raven. — N° 9-10, p. 143.
- Analyse factorielle. — Données d’une analyse factorielle appliquées aux épreuves de sélection militaire. — N° 7-8, p. 107.
- Analyse des fonctions. — Une méthode d’analyse des fonctions. — N° 9-10, p. 150.
- Aptitude. — Un essai de prévision factorielle d’aptitude. — N° 3-4, p. 55.
- Aptitude technique. — De l’apparition tardive des facteurs d’aptitude technique. — N° 1-2, p. 17.
- Aptitude technique. — Recherches systématiques sur la validité de certains tests d’aptitude technique. — N° 5-6, p. 78.
- p.193 - vue 218/226
-
-
-
- — 194 —
- Capacités intellectuelles. — La croissance des capacités intellectuelles au cours de l’adolescence. — N° 9-10, p. 146.
- Capacités psychologiques. — Influence de la guerre sur les capacités psychologiques des écoliers. — N° 5-6, p. 82.
- Climat psychologique. — Le climat psychologique de l’entreprise. — N° 3-4, p. 56.
- Conseils professionnels. — Projet de recommandation concernant l’O.P. et les conseils professionnels. — N° 11-12, p. 179.
- Corrélation. — Une nouvelle méthode de corrélation.' — Corrélation « enneachorique ». — N° 5-6, p. 78.
- Cours complémentaires industriels. — L’examen psychotechnique d’entrée dans les cours complémentaires industriels de la Seine. — N° 9-10, p. 148.
- Daltonisme. — De l’interprétation des épreuves pour le dépistage du daltonisme. — N° 1-2, p. 15.
- Ecoliers. — Influence de la guerre sur les capacités .psychologiques des écoliers. — N° 5-6, p. 82.
- Ecoliers. — Une recherche sur la mesure de l’habileté spatiale des écoliers. — N° 9-10, p. 147.
- Enfant sauvage. — Un cas d’enfant « sauvage » dans un milieu civilisé. — N° 3-4, p. 54.
- Entreprise. — Le climat psychologique de l’entreprise. — N° 3-4, p. 56.
- Examen psychotechnique. — L’examen psychotechnique d’entrée dans les Cours Complémentaires industriels de la Seine. — N° 9-10, p. 148.
- Facteurs d’aptitude technique. — De l’apparition tardive des facteurs d’aptitude technique. — N° 1-2, p. 17.
- Facteurs verbaux. — De nouveaux facteurs verbaux. — N° 7-8, p. 107
- Fonctions. — Une méthode d’analyse des fonctions. — N° 9-10, p. 150
- Géographie de llntelligence. — La géographie de l’intelligence. — N° 7-8, p. 106.
- Habileté psychologique. — L’ « Habileté psychologique ». — N° 1-2, p. 14.
- Habileté spatiale. — Une recherche sur la mesure de l’habileté spatiale des écoliers. — N° 9-10, p. 147.
- Intelligence — La géographie de l’intelligence. — N° 7-8, p. 106.
- Jeunesse. — La jeunesse contemporaine et la profession. — N° 7-8,
- p. 108.
- Métiers de base. — Les principales activités gestuelles de base des principaux métiers de base. — N° 5-6, p. 81.
- Morphopsychologie. — Le « Bluff » de la morphopsychologie. — N° 11-12, p. 177.
- Perception de profondeur. — Perception de profondeur et acuité stéréoscopique. — N° 9-10, p. 145.
- Populations africaines. — Le test mosaïque de Gille adapté aux popu-s lations africaines. — N° 5-6, p. 81.
- Profession. — La jeunesse contemporaine et la profession. — N° 7-8, p. 108.
- p.194 - vue 219/226
-
-
-
- — 195 —
- Pronostic psychotechnique. — Une analyse de pronostic psychotechnique. — N° 11-12, p. 176.
- Psychologie industrielle. — Aperçus sur la psychologie industrielle en Grande-Bretagne. — N° 11-12, p. 174.
- Sélection militaire. — Données d’une analyse factorielle appliquée aux épreuves de sélection militaire. — N° 7-8, p. 107.
- Talent. — L’âge et le talent. — N° 3-4, p. 53.
- Tests d’aptitude technique. — Recherches systématiques sur la validité de certains tests d’aptitude technique. N° 5-6, p. 78.
- Test mosaïque de Gille. — Le test mosaïque de Gille adapté aux populations africaines. — N° 5-6, 81.
- Tests de Penrose et Raven. — L’analyse factorielle des tests de Pen-rose et Raven. — N° 9-10, p. 143.
- Validité de tests d’aptitude technique. — Recherches systématiques sur la validité de certains tests d’aptitude technique. — N° 5-6, p. 78.
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- La formation des Conseillers d’O. P. en Belgique. — N° 1-2, p. 28.
- L’Orientation professionnelle au Canada. — N° 5-6, p. 89.
- Association pour l’Orientation professionnelle. — N° 7-8, p. 118.
- Orientation professionnelle pour handicapés en Suisse. — N° 7-8, p. 119.
- Portugal. Contrôle des diagnostics et Orientation professionnelle. — N° 7-8,, p. 119.
- L’Orientation professionnelle en Autriche. — N0 9-10, p. 157,
- A TRAVERS LES REVUES
- A travers les Revues. — N° 1-2, p. 19 ; n° 3-4, p. 59 ; n° 5-6, p. 87 ; n° 7-8, p. 110 ; n° 9-10, p. 154 ; n° 11-12, p. 189.
- v
- INFORMATIONS
- Informations. — N° 1-2, p. 21 ; n° 3-4, p. 57 ; n° 5-6, p. 85 ; n° 7-8, p. 115 ; n° 9-10, p. 152 ; n° 11-12, p. 187.
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- Contribution aux études docimologiques. — N° 5-6, p. 83.
- LA VIE DE L’INSTITUT NATIONAL D’ÉTUDE DU TRAVAIL
- ET D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- La Vie de l’Institut national. — N° 1-2, p. 25 ; n° 7-8, p. 123.
- p.195 - vue 220/226
-
-
-
- — 196 —
- UA VIE DES CENTRES D O. P.
- N° 7-8, p. 119.
- LA VIE INTERNATIONALE
- L’UNESCO et TO. P. — N° 7-8, p. 116.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Baumgarten (Franziska). — Zur Psychologie des Maschinenarbei-ters. — N° 7-8, p. 127.
- Dublineau (J). — Les grandes crises de l’enfance. — N° 3-4, p. 62.
- L’Etude objective du caractère (Compte rendu des Journées de Perfectionnement du 15 au 19 juillet 1947). — N° 11-12, p. 192.
- Friedmann (Georges). — Problèmes humains du machinisme industriel. — N° 1-2, p. 29.
- Goût (Etienne). — L’organisation française de Sécurité sociale. — N° 3-4, p. 62.
- Haldane (J.-B.-S.). — Hérédité et Politique. — N° 7-8, p. 127.
- Lahy (J.-M.) et Pacaud (S.). — Mécaniciens et chauffeurs de locomotive. — N° 9-10, p. 160. 1
- Lincoln (James). — Hauts salaires, bas prix de revient. — N° 5-6, p. 95.
- Mjra y Lopez (E.). — Manual de Orientacion profesional. — N° 5-6, p. 94.
- Prudhommeau (M.). — Le dessin de l’enfant. — N° 5-6, p. 95.
- Russel Davis (D.). — Pilot error. Some laboratory experiments. — N° 9-10, p. 160.
- Segers (J.-E.). — Psychologie de l’enfant normal et anormal. — N° 7-8, p. 126.
- LIVRES ENTRÉS A LA BIBLIOTHÈQUE
- Livres entrés à la Biblcthèque. — N° 3-4, p. 63 ; n° 5-6, p. 95 ; n° 7-8, p. 128.
- NÉCROLOGIE
- Foucault (Marcel). — N° 1-2, p. 31.
- Cousin (André). — N° 1-2, p. 31.
- Monnin (Jeanne). — N° 3-4, p. 64.
- AGEN. - IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- p.196 - vue 221/226
-
-
-
- SERVICES DE L'INSTITUT
- Tél. Odéon 52-46
- SECRÉTA RI A T GÉNÉRA L Chef de Service : Mlle C. Chauffard.
- CENTRE D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE Chef de Service : Mlle Nepveu.
- CENTRE DE RECHERCHE DES TESTS Chef de Service : Mme Henri Piéron.
- CENTRE DÉTUDES ET DE RECHERCHES DOCUMENTAIRES Directeur : M. Doladille.
- WJ
- Le Secrétariat est ouvert chaque jour non férié, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
- La Secrétaire générale reçoit le lundi, de 14 h. 30 à 18 heures ; e jeudi de 14 h. 30 à 16 h. 30, et sur rendez-vous.
- La Bibliothèque est ouverte chaque jour non férié, de 14 heures à 18 heures.
- Le Centre d’Etudes et de Recherches Documentaires est ouvert chaque jour ouvrable, de 9 heures à 12 heures (y compris le samedi matin), et de 14 heures à 18 heures, sauf le samedi.
- Pour les consultations d’Orientation professionnelle, adresser une demande de rendez-vous au Chef du Centre d’Orientation Professionnelle.
- p.n.n. - vue 222/226
-
-
-
- I. — L.-L. Thurstone : Les apports de l’analyse factorielle à la psvchologie Pages 161
- II. — Notes et Documents : Aperçus sur la psychologie industrielle en Grande-Bretagne. — Une analyse de pronostic psychotechnique. — Le « Bluff » de la morphopsychologie. — Projet de recommandation concernant l’Orientation professionnelle et les Conseils professionnels 174
- III. ->- Informations 187
- IV. — A travers les Revues 189
- V. — L’Orientation Professionnelle à l’Etranger 192
- VI. — Causerie bibliographique 192
- VII. — Table des matières du Bulletin de l’Année 1948 193
- Bulletin de l’Institut National d’Etude du Travail et d'Orientation Professionnelle
- rédacteur en chef : Mme Henri PIÉRON SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION : M. M. REUCHLIN
- LES ARONN^MENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABONNEMENT s
- Pour la France.. 500 fr. j Pour l'Etranger..... 3 dollars
- Prix du numéro : 85 franc*
- Pour les anciens élèves de l’I. N. E. T. O. P. : 350 francs Prière d’adresser le montant des Abonnements au Compte Chèques postaux de l’Instit t
- PARIS C/C 14:44-79
- Pour tout ce qui intéresse le Bulletin adresser la correspondance à Mme Henri Piéron
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement
- Le Gérant : Paul Arjo.
- AGEN. — IMPRIMERIE MODERNE, 43, RUE VOLTAIRE
- Dépôt légal 1948. 4° trimestre. — N" d’ordre 98.
- p.n.n. - vue 223/226
-
-
-
- p.n.n. - vue 224/226
-
-
-
- “T: :—•*.
- ÀÈÊËÊÊÊ&
- «.v,*'"
- ..-.MOI
- jggsS
- p.n.n. - vue 225/226
-
-
-
- ’Zmtp
- ijP’, '
- i Jj y*
- V** "\
- p.n.n. - vue 226/226
-
-