Bulletin de l'Institut national d'orientation professionnelle
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- 2e Année
- N° 1
- Janvier 1930
- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- institut- National
- d’Orientation Professionnelle
- PÉDAGOGIQUE
- 1 2501 00044481 3
- Cnam SCD
- I. — A. Fessard : La détermination des earaetères d’un ensemble dé mesures. II. — Mme H. Piéron : L’étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psychologique d’O. P............................................................
- III. — Braunshausen : L’Office d’O. P. de la ville de Luxembourg..............
- IV. — Notes et Documents : Une étude professionnelle sur des élèves de col-
- lège aux Etats-Unis. — L’Orientation professionnelle à Stuttgart. — L’Incapacité orthographique et l’Orientation professionnelle. — La différence des deux sexes dans la fréquence des achroma-
- topsies.......................................................
- V. — A travers les Revues....................................................
- VI. -J- Informations.......................... ...............................
- VII. — La Vie de l’Amicale....................................................
- VIII. — Bulletin bibliographique.............. ................................
- XL — Correspondance...........................................................
- SOMMAIRE
- 41, Rue Gùy-Lussac, 41
- PARIS
- (Tous droits réservés
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- INSTITUT NATIONAL
- d’Orientation. Professionnelle
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l'Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l'Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne. . *
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- ,
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l'Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D A DMINIS TR A T ION
- En outre du Bureau :
- M"' Caron, directrice du Lycée Fénelon. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’Anthropologie, médecin-chef de l’Institut mcdico-pédagogique de Vilry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Roussclle, directeur de l’Institut cîe Psychia-trie à l'Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- Janvier 1930
- N.
- BULLETIN
- l’Institut National d’Qpisntotion Professionnelle
- LA DÉTERMINATION DES CARACTÈRES
- D’UN ENSEMBLE DE MESURES
- Par A. FESSARD
- L’application d’un test à un groupe étendu de sujets est une opération cpii se présente fréquemment en psychologie, soit que l’on veuille, dans un but purement descriptif, déterminer certains caractères généraux d’une collectivité humaine, soif qu’on désire utiliser ces caractères comme termes de comparaison pour donner un sens statistique aux valeurs individuelles (voir ce Bull. n° 9, 1er article). — Etant donnée la masse souvent considérable de résultats qui provient de; l’application d’un test, il est d’abord nécessaire d’y mettre de l’ordre, suivant les règles ordinaires de la statistique. Il n’est d’ailleurs pas indispensable d’être un statisticien de métier pour se rendre compte qu’il y a seulement deux manières simples, et d’ailleurs rattachables l’une à l’autre, d’organiser un ensemble de nombres.
- La première, qui se présente immédiatement à l’esprit, consiste simplement à ranger les notes suivant' leur ordre numérique croissant ou décroissant, c’est-à-dire à en faire une sorte d'alignement ; dans l’exemple suivant, où nous donnons les résultats bruts obtenus dans un test par 50 sujets, ce premier travail a déjà été fait :
- 16 40 47 56 60 63 67 74 81 91
- 21 44 49 59 60 64 70 74 84 93
- 29 45 51 59 63 65 71 75 84 96
- 32 47 53 60 63 65 72 78 86 98
- 37 47 55 60 63 60 72 79 90 106
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- La seconde manière' consiste à grouper les notes en plusieurs paquets (sous-groupes ou classes) contenant chacun des résultats identiques ou voisins, à procéder en somme par empilements successifs. Cela suppose généralement le choix conventionnel d’un intervalle fondamental ou période, de grandeur c, et de limites successives à fixer. Nous choisirons ici des classes embrassant des intervalles de 10 points (c=10). Si nous faisons alors le dénombrement des fréquences, c’est-à-dire si nous évaluons la contenance de chaque classe après avoir fixé les limites comme il suit, nous aurons la distribution :
- De 15 inclus à 25 exclus : 2 sujets.
- — 25 — 35 — 2 —
- — 35 — 45 - - 3
- — 45 — 55 — 7 —
- — 55 — 65 — 13 —
- — 05 — 75 — 10 —
- — 75 — 85 — 6 —
- — 85 —. 95 — 4 —
- — 95 — 105 — 2 —
- — 105 — 115 — 1 —
- L’étendue de l’intervalle fondamental ne doit être
- petite (pour que la distribution des fréquences ait une physionomie nette), ni trop vaste (pour profiter autant que possible de la finesse d’échelonnage du test). Pratiquement on s’arrangera pour avoir de 10 à 25 sous-groupes, la fragmentation devant être d’autant plus grossière que le nombre de sujets (au moins égal à 50) est plus petit.
- Voilà donc la mise en ordre effectuée. On peut ensuite la représenter utilement sous forme graphique : nous examinerons dans notre prochain article le détail de celte opération. Pour l’instant, nous irons au plus pressé, et nous chercherons tout de suite à résumer par quelques indices numériques significatifs les propriétés fondamentales de l’ensemble complexe que nous venons d’ordonner, propriétés que, malgré celle précaution préalable, nous ne pouvons encore saisir avec loute la clarté désirable. Ces caractères fondamentaux dont nous voulons parler se rangent selon une série d’impor-îance décroissante : tendance centrale, dispersion, asymétrie,
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- voussure, etc... Nous nous en tiendrons seulement aux deux premiers, dont l’importance est telle que la signification en est évidente.
- Le procédé le plus naturel pour aboutir à une valeur représentative de la tendance centrale consiste à calculer la Moyenne arithmétique des résultats, soit Am. Une condition restrictive est qu’il y ait vraiment une tendance centrale et une seule, ce qui arrive généralement avec un groupe homogène, à condition qu’il y ait assez de sujets.
- L’indice de dispersion que nous emploierons sera celui dont nous avons déjà maintes fois parlé dans, nos articles antérieurs, l'Ecart étalon ou Ecart type, représenté par le symbole <r. Rappelons qu’on le calcule en élevant d’abord au carré les écarts entre chaque noie et la moyenne, en faisant la somme de ces. carrés, en divisant cette somme par le nombre de sujets, et enfin en extrayant la racine carrée du résultat. La formule qui reproduit symboliquement la définition est donc :
- L’ensemble des deux paramètres Am et a constitue d’après les mathématiciens le système le plus convenable pour résumer la physionomie d’une distribution de fréquences, tout au moins dans ce quelle a de plus caractéristique. Le praticien se garderait bien d’être d’un autre avis, mais, sur son propre terrain, il a peut-être le droit de se plaindre de la longueur des calculs qui lui sont imposés. Aussi a-t-il parfois recours à d’autres indices moins satisfaisants, mais plus rapidement obtenus. Il existe cependant, nous allons le voir, des méthodes qui permettent d’abréger considérablement les calculs.
- Les simplifications usuelles sont de trois sortes, et s’emploient séparément ou, de préférence, conjointement. Ce sont: le groupement, le changement cVorigine, le changement d'unité.
- 1° Groupement. — Les notes étant groupées en classes distinctes (on a déjà déterminé celles-ci dans le tableau des fréquences), on remplace chaque note par la valeur située au centre de l’intervalle qui la contient, soit Aç. Un tel pro-
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- cédé peut paraître assez grossier, étant données les erreurs isolées qu’il entraîne ; cependant on comprend que celles-ci, ayant lieu tantôt en plus tantôt en moins, arrivent à se compenser à peu près lorsqu’on calcule la moyenne. En ce qui concerne l’écart étalon, au contraire, l’erreur résultante est systématique ; une correction approximative est possible ; mais elle est généralement insignifiante lorsqu’on utilise au moins 10 sous-groupes, et il ne sera pas nécessaire de l’envisager ici.
- Ac 11 a’ 7c (?)3 n ( » + °(f)3
- 19.5 2 - 40 - 4 16 8 32
- 29.5 2 30 3 9 6 18
- 39.5 3 20 2 4 6 12
- 49.5 7 10 1 1 7 7
- [59.5] 13 0 0 0 0 0 0
- 69.5 10 -4- 10 + 1 1 10 10
- 79 5 6 20 2 4 12 24
- 89.5 4 30 3 9 12 36
- 99 5 2 40 4 16 8 32
- 109.5 1 50 5 25 5 25
- N=50 27 47 196
- Calcul
- de
- l’Ecarl
- type
- —2
- 3,92 X 10 = 392 2
- * = 392 - 42 = 376
- a =V 370 - 19,4
- f 20
- Calcul [ , 20
- de +5ü:r:+0’4
- la ) + 0,1 X 10 =z + 4
- moyenne ( ^ ~h 4 = 63,ô'
- La détermination des valeurs centrales exige quelques précautions. Il faut notamment distinguer le cas où les notes forment, comme dans notre exemple, une suite discontinue de valeurs, de celui où tous les nombres intermédiaires sont possibles : cela aurait lieu si la note résultait non d’un dénombrement de réponses justes mais d’un calcul suivant une formule où diverses valeurs entreraient.
- Considérons par exemple l’intervalle : 35 inclus à 45 ex-
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- dus. Dans le premier cas, si on écrit la suite des nombres entiers appartenant à l’intervalle, soit :
- 35 36 37 38 39 || 49 41 42 43 44
- on voit que le centre se trouve entre 39 et 40. Il faut prendre comme valeur centrale Ac = 39,5. Dans le deuxième cas, les lacunes entre chaque nombre entier peuvent être diversement remplies et le dernier espace notamment peut contenir des notes jusqu’à 44,999... Le centre véritable est alors 40.
- Mais revenons à notre exemple, et écrivons en regard de chaque valeur centrale la fréquence de classe correspondante (voir lre et 2e colonnes du tableau ci-joint). En multipliant chaque Ac par la fréquence n (soient 10 multiplications simples) il reste, pour calculer la moyenne, à faire une addition de 10 termes (au lieu de 50 dans notre exemple). On trouve ainsi Am = 63,5. Le procédé ordinaire aurait donné 63,6 : le résidu d’erreur est faible.
- 2° Changement â!origine. — Cependant il est préférable de ne pas calculer tout de suite la moyenne et de dresser d’abord, en prévision du calcul de <r, une liste des écarts. Cela semble, impossible puisque normalement les écarts doivent être justement comptés à partir de la moyenne prise comme origine. Mais en l’absence de la moyenne, on peut d’abord choisir une origine quelconque, quitte à effectuer après coup une correction facile qui rétablira, et celte fois sans aucune erreur résiduelle, la situation normale.
- Il est particulièrement avantageux de choisir comme origine une des valeurs centrales, de préférence celle qui correspond à la plus grande fréquence, soit ici 59,5. La détermination des écarts successifs est alors extrêmement facile (3e colonne : Les écarts sont marqués a’ pour indiquer leur caractère provisoire).
- 3° Changement d'unité. — Une troisième simplification, qui se greffe sur la précédente, et dont l’utilité apparaîtrait mieux dans un exemple où les écarts ne seraient pas comme ici des multiples de 10, consiste à prendre l’intervalle de classe (c = 10) comme unité. Les écarts deviennent alors simplement égaux à la suite des nombres entiers alignés de part et d autre du zéro, positivement dans un sens, négative-
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- ment dans l’autre (colonne des a’/c). Le calcul des carrés, qui est si fastidieux lorsque les écarts sont calculés à partir d’une moyenne vraie ayant plusieurs chiffres significatifs, devient alors une opération d’une extrême simplicité.
- Oublions maintenant que nous avons affaire à des valeurs provisoires, et effectuons la suite des opérations suivant la méthode ordinaire : multiplions chaque écart et chaque carré par la fréquence correspondante (6°, 7e et 8e colonnes), et totalisons : nous obtenons pour les écarts simples la somme algébrique + 47-27 soit + 20, et pour la colonne des carrés le nombre 196. Divisons par le nombre de sujets, nous obtenons respectivement + 0,4 et 3,92, valeurs provisoires dont nous allons partir pour remonter aux valeurs vraies des indices.
- Calcul de la moyenne vraie. — Lorsque la moyenne vraie sert d’origine, la somme des écarts positifs est égale à la somme des écarts négatifs. Ici nous trouvons un excès du côté positif : c’est donc que l’origine choisie était inférieure à la moyenne. Le résidu est de + 0,4. Il suffira de le multiplier par 10 pour rétablir la concordance avec l’unité primitive et d’ajouter le résultat, soit 4, à l’origine provisoirement choisie. D’où Am = 59,5 + 4 — 83,5. 11 faudrait retrancher si l’excès était du côté négatif.
- Calcul de l'écaii type. — Revenons d’abord à l’unité primitive. Si nous n’avions pas fait de changement d’unité, tous nos écarts eussent été c fois, leur carré c fois plus grands. L’écart type provisoire aurait donc été égal à 3,92 x 100.
- Pour effectuer la correction d’origine, il faut se rappeler que la moyenne arithmétique Am est l’origine qui rend mini- • mum la somme des carrés des écarts. Autrement dit la valeur provisoire de cr2 est toujours trop grande. On démontre qu’il faut en retrancher le carré de la différence entre la moyenne vraie et la moyenne provisoire, soit 16. On a donc :
- (7a 392 - 16 = 370
- valeur sensiblement égale à celle qu’on aurait trouvée par le calcul direct.
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- I
- Ecart moyen. — A côlé de <r on ulilise aussi comme indice de dispersion l’écarl moyen, calculé en divisant par le nombre de sujets la somme des écarts, effectuée sans tenir compte du signe.
- On peut également utiliser les simplifications précédentes pour abréger les calculs, à condition toutefois que la différence entre la moyenne vraie et l’origine provisoire ne dépasse pas l’intervalle fondamental c. C’est le cas ici (4<10) ; et l’on peut presque toujours deviner la valeur centrale répondant à cette condition. Sinon, on recalculerait les écarts à partir d’une origine convenable. Dans notre exemple, la somme arithmétique des écarts provisoires est 27 + 47 — 74. L’écart moyen provisoire vaut donc :
- e. m.’
- 74 X 10 50
- = 14,8
- La correction consiste à ajouter algébriquement à cette valeur l’expression :
- (ni — ns ) ,. » \
- —----N • ~(Am “ Ac)
- dans laquelle m représente le nombre de notes groupées inférieures à la moyenne vraie, et ns • le nombre de notes supérieures. D’après le tableau m = 27, ns = 23 d’où :
- 97 _ 91
- e m = 14,8 + X 4 = 14,8 + 0,82 = 15,12
- L’écart moyen peut être employé comme indice de dispersion à la place de <r, auquel on le préfère souvent à cause de la simplicité des calculs, notamment plus grande lorsqu’on n’utilise pas les méthodes abrégées décrites plus haut. Mais, dans le cas contraire, l’économie de temps n’est pas considérable ; et, d’autre part, il y a des raisons théoriques de préférer l’écart type ; comme, de plus, ce dernier doit être utilisé dans les calculs de corrélation et dans l’élaboration de l’équation de régression, son emploi nous semble réellement préférable. ,, . \
- (A suivre.)
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- L ÉTALONNAGE
- des Epreuves de mémoire de la fiche psychologique d’O. P.
- Par M'"p Henri PIERON
- ÜÜ
- La fiche psychologique qui contient pour premier exercice l’étude de l'attention dont nous avons donné l’étalonnage dans un précédent numéro (1) comprend également 5 tests visant à mesurer 5 aspects différents de la mémoire.
- Le premier, qui constitue le point G du profil psychologique de la fiche, fait appel à la mémoire des formes géométriques.
- On présente à l’enfant un tableau de 8 figures (page 3 de la fiche) qui sont des carrés inachevés et on lui dit de les bien regarder (figure 1).
- Pour être certain qu’il les a tous examinés, on lui donne comme consigne de souligner ceux auxquels manque l’angle gauche supérieur.
- L’enfant a pour cela une demi-minute. Au bout de ce temps on lui dit : « halte, tournez la page et faites une croix dans les figures du grand tableau (page A de la fiche) que vous reconnaissez comme exactement pareilles aux figures que vous avez vues à la page précédente » (figure 2).
- Fig. 2.
- (1) M” Henri Piéron : Etalonnage d’un test d’attention. Bulletin de l'Institut d'Orientation professionnelle, lrc année, n° 4, avril 1929, pages 105 112.
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- L’enfant a :me ininiite pour faire cet exercice de reconnaissance.
- Voici pour ce test les résultats de l’étalonnage (I).
- On note combien, sur les 24 figures du tableau de reconnaissance, l’enfant en a marqué d’identiques aux figures du premier tableau, on donne 1 point par signe reconnu. On voit ensuite combien il a marqué de figures qui sont différentes, on enlève 1 point par faute.
- Le chiffre caractéristique de l’épreuve qui sert à l’étalonnage est la différence entre les deux.
- Les plus mauvais peuvent donc donner comme chiffre significatif des valeurs négatives.
- Nous donnerons par groupes, en différenciant pour chaque sexe les résultats des sélectionnés et des non sélectionnés les valeurs :
- 1° des déciles ;
- 2° des rangs 25, 50, 75 et la valeur du semi intcrquartile.
- Voici l’étalonnage pour les filles :
- Filles non sélectionnées :
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 1112 4 3 2 2 1 1 0 0 — 1 — 1 - 4
- 12-13 7 3 2 2 1 1 1 0 — 0 — 1 — 4
- 13-14 6 3 2 2 1 1 0 0 — 1 — 1 — 6
- 14-15 7 3 O 2 1 0 0 0 — 1 — 1 — 4
- AGE 25 50 75 Semi interquartile
- 11-12 2 1 0 1
- 12-13 2 1 0 1
- 13-14 2 1 0 1
- 14-15 2 0 —1 . 1.5
- (1) Ces expériences ont élé faites sur 1.091 enfants d’écoles de la Ville de Paris, 489 filles (331 élèves non sélectionnées d’ccoles primaires et 158 sélectionnées par le concours d’entrée aux cours complémentaires) et u(C garçons (517 non sélectionnés et 85 sélectionnés),
- os
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- — 10 —
- Filles sélectionnées :
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 13-14 7 3 2 2 1 1 0 1 0 -1 -1 —5
- 14-15 5 3 2 2 1 1 0 0 -1 —2 — 7
- 15-16 6 3 2 2 1 1 0 -1 —2 —3 —4
- AGE 25 50 75 Scmi interquartilo
- 13-14 2 1 — 1 1.5
- 14-15 2 1 0 1
- 15-16 2 1 -1 1.5
- Le même étalonnage pour les garçons donne :
- Pour les garçons non sélectionnés :
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 11-12 6 4 2 2 2 1 1 0 0 — 1 — 3
- 12-13 8 3 3 2 2 1 0 0 — 1 - 2 — 8
- 13-14 8 3 2 2 1 1 0 — 1 — 1 — 3 — 8
- 14-51 8 4 3 2 1 1 0 0 — 1 — 2 — 7
- AGE 25 50 75 Seini interquartilo
- 11-12 2 1 0 1
- 12-13 3 1 0 1.5
- 13-14 2 1 - 1 1.5
- 14-15 2 1 — 1 1.5
- et pour les sélectionnés :
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 13-14 8 5 4 4 3 2 1 1 0 — 1 - 4
- 14-15 7 5 4 3 2 2 1 1 0 — 1 2
- AGE 25 50 75 Scmi interquartilo
- 13-14 4 2 0 2
- 14-15 3 2 1 1.5
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- La seconde forme examinée (n° 7
- du profil, page 10 de la fiche) esl celle qui met en jeu la mémoire concrète et, l’esprit d’observation. On présente à l’enfant un tableau composé de 12 petites figures représentant des objets connus de tous les enfants des âges examinés.
- L’enfant a une minute pour examiner ces figures, (figure 3).
- On lui dit de les regarder attentivement de manière à garder un souvenir exact et complet de ce que ces figures représentent et de leur place dans le tableau.
- Au bout de la minute on dit : « halte, tournez la page », et on ne demande pas immédiatement la reconnaissance du tableau.
- Il y a un autre test de mémoire des idées avec reproduction à exécuter avant que page 13 l’enfant retrouve un autre tableau de 12 figures presque semblables mais où cependant il y a dans presque toutes les images de petites modifications et des changements de place (figure 4).
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- <3 A S)
- Fig. 4.
- Au-dessous dç ce tableau il y a les explications et les tableaux préparés ci-dessous sur lesquels l’enfant doit marquer les modifications observées dans le dessin et dans la place qu’il occupe.
- Indiquez en face du numéro de la case occupée par chaque dessin d objet dans ce tableau, le numéro de la case qu il [occupait dans le tableau précédent.
- Si le dessin figurant dans une case vous paraît modifié, indiquez brièvement la modification que vous avez remarquée, s’il ne vous paraît pas modifiée, mettez une croix dans la colonne : Pas modifié.
- N03 1 N° Nos Modification remarquée 1 1 "î *!* '~\f 3as modifié
- 2 N° 2
- 3 N° ...... 3
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- Le sujet a 3 minutes pour effectuer le travail.
- On attribue 2 points à chaque réponse correcte indiquant les modifications des objets et 1 point pour chaque changement de place indiqué correctement. Maximum (3 points par figure) : 36 points.
- La somme des points constitue la valeur caractéristique de l’épreuve.
- Voici les réponses correctes que les sujets doivent donner :
- Places correctes des objets.
- Modification à noter.
- 1 _ 8... Tenaille fermée et non plus ouverte.
- 2 6... Litre moins plein.
- 3 — 11... Bougie allumée.
- 4 — 2... Parapluie incliné à gauche et non plus à droite.
- 5 — 1... Le couvercle du pichet est soulevé.
- G — 9. .. Le marteau est incliné à droite et non plus à gauche.
- 7 - 3... Il y a une ébréchure.
- 8 - 10... Le plateau de gauche de la balance est abaissé au lieu du plateau de droite.
- 9 — 4... L’entrée de la clef est découverte.
- 10 — 5... Il manque cette fois un pied à la table.
- 11 — 12... Pas de modification.
- 12 — 7... L’heure marquée est différente.
- Voici l’étalonnage fait sur les mêmes sujets que précédemment. Filles non sélectionnées :
- AGE 25 50 75 Scmi intcrquartile
- 11-12 16 10 6 5
- 12-13 12 8 6 3
- 13-14 il 8 5 3
- 14-15 il 7 4 3.5
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 11-12 28 22 18 12 11 10 9 6 6 5 0
- 12-13 32 17 13 11 10 8 8 7 5 3 0
- 13-14 32 16 12 10 19 8 7 6 4 2 0
- 14-15 30 15 12 9 8 7 6 5 3 1 0
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- Filles sélectionnées
- Serai inlerquartilc
- Garçons non sélectionnés
- Semi intorquîiitile
- Garçons sélectionnés
- Semi inlerquartilc
- 13- 14
- 14- 15
- {A suivre.)
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- L’OFFICE D’O. P. DE LA VILLE DE LUXEMBOURG CO
- par M. N. BRAUNSHAUSEN
- L’Office a élé créé par une décision du conseil communal en date du 27 mars 1926. Son organisation, basée sur l’œuvre créée par M. Fontègne, à Strasbourg, et profitant en outre des initiatives heureuses qui ont été prises dans d’autres pays a été approuvée par une commission spéciale, dans laquelle,' en dehors des partis politiques, tous les groupements économiques intéressés étaient représentés. Elle évite tous les inconvénients qui ont soulevé des critiques contre une institution, dont tous les sociologues célèbrent les bienfaits sociaux. Ne portant pas la moindre atteinte à la libre décision des parents, se basant sur les données sûres fournies par l’examen médical, par les observations faites à l’école et par les explications des intéressés, s’en tenant aux normes généralement admises pour établir les aptitudes nécessaires dans chaque profession, ne recourant à des épreuves psychotechniques très simples que dans le cas où la pratique a confirmé absolument Y utilité de ces épreuves, la méthode employée à l’Office d’orientation professionnelle de Luxembourg rend tous les services qu’on est en droit d’attendre d’une orientation judicieuse des aspirants aux diverses professions, sans qu’elle s’expose aux risques de tentatives coûteuses et souvent infructueuses.
- Ce qui constitue un avantage du système introduit à Luxembourg, c’est que tous les garçons, sans exception, ayant atteint la limite de la scolarité obligatoire, se présentent devant l’Office d’orientation professionnelle. De cette façon il a eu à.examiner, en 1928, 283 élèves, ayant fini leurs études primaires. L’importance attachée par les parents à cette consultation se montre dans le fait que, sur l’invitation spéciale qui leur a été adressée, 115 de ces enfants étaient accompagnés de leur père ou de leur mère ou d’un membre de la famille. La plupart .des parents ont manifesté leur satisfaction des renseignements qui leur ont été fournis ou des conseils qui leur ont été donnés.
- L’examen général de tous les élèves arrivés à la fin de leur scolarité permet d’abord de donner un aperçu général sur l’affluence vers les différentes carrières. Sur les 283 qui se sont pré- '
- (1) Nous sommes heureux de publier le rapport de M. Braunshausen, professeur à l’Athén'ée de Luxembourg, directeur de l’Office d’O. P. de cette ville, et qui vient d’être appelé à ^Université de Liège. M. Braunshausen a consacré une partie de son activité à l’étude des problèmes de psychologie appliquée. (N. D. L. R.)
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- sentes à l’Office 11 se destinaient au métier de coiffeur, 6 au métier de tailleur, 29 à des métiers de l’alimentation, 16 à 1 agriculture, 25 à l’industrie du bois, 88 à la métallurgie, 2 à des métiers du cuir, 10 au bâtiment, 7 aux industrie du livre, 32 aux professions commerciales, 10 à des métiers divers comme ceux de dessinateurs, de faienciers, de marins, de marbriers, de photographes et enfin 47 étaient, indécis ou se destinaient à des carrières administratives ou voulaient faire des éludes supérieures. Il va sans dire qu’une collaboration étroite avec la Bourse du Travail permettrait à l’Office d’orientation professionnelle de régler l’affluence vers les différentes carrières suivant les besoins du marché du travail, mais cette collaboration ne pourra s’établir utilement qu’au moment où la loi sur l’organisation de l’apprentissage sera entrée en vigueur et où les chambres des métiers pourront fournir des chiffres exacts sur les places d’apprentis vacantes dans la ville et dans le pays.
- I ne autre observation d’ordre secondaire, mais présentant un grand intérêt pour l’organisation de nos écoles primaires, concerne les années d’étude dont les élèves sortent. Sur le total indiqué 10 élèves fréquentaient la 9e année d’études, 37 la 8° et des élèves qui n’avaient pas dépassé l’âge de la scolarité obligatoire 144 sortaient de la T année d’études, 38 de la 6e, 45 de la 5e, 8 de la 4e et 1 de la 3e. Quand on pense que, d’après la pratique usitée dans nos écoles, on laisse monter souvent des élèves insuffisamment préparés dans des classes supérieures pour ne pas les retenir indéfiniment dans une même classe et pour leur permettre de profiter d’un enseignement nouveau dans la force de leurs moyens,
- 1 observation s’impose qu’il existe chez nous assez d’enfants allar-clés dans leur développement intellectuel pour justifier la création de classes spéciales a leur intention.
- Un nombre relativement élevé des enfants examinés continue encore les études : 9 se présenteront à l’examen d’admission de l'Athénée, 25 à celui de l’Ecole industrielle, 13 ù celui de 1 Ecole des artisans, 11 à celui de l’Institut Emile Metz, 64 entreront à 1 Ecole primaire supérieure, 25 continueront les études à l’Ecole primaire et 5 fréquenteront un établissement privé. Ces 152 enfants dont la majorité fera encore une ou deux années d’études avant d’entrer dans une profession pratique constituent un indice précieux pour la nécessité de prolonger la scolarité obligatoire d’une année et de pourvoir à une organisation plus étendue et plus rationnelle de l’enseignement postscolaire. Que 152 parents sur 283 éprouvent le besoin de laisser continuer les études à leurs enfants pour les pousser dans une carrière supérieure ou avant de les diriger vers un métier, cela prouve d’abord que la situation
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- économique de la majorité de notre population lui permet d’assurer plus solidement l’avenir de ses enfants, cela prouve d’autre part aussi, que les parents eux-mêmes regardent la préparation scolaire actuelle comme insuffisante, attendu surtout que l’apprentissage pratique d’un métier ne commence guère avant 14 ans. Autant d’indices qui montrent que l’introduction .d’une huitième année d’école primaire est une nécessité et ne ferait que consacrer et perfectionner une situation établie déjà en fait pour plus de la moitié des intéressés.
- 131 candidats restent donc qui veulent embrasser directement un métier. Parmi ceux-ci 2 sont indécis, pour 96 le choix qu’ils ont fait avec leurs parents est approuvé par l’Office, dans 23 cas l’approbation est conditionnelle, c’est-à-dire soumise à la disparition d’un obstacle qui semblait empêcher l’aptitude normale à une profession déterminée, dans 7 cas le métier a été déconseillé, et 3 cas sont restés en suspens.
- Les décisions de l’Office se basaient — comme c’est prévu dans l’organisation — sur les renseignements contenus dans la fiche scolaire et qui étaient établis généralement avec beaucoup de soin, souvent même avec un esprit d’observation pédagogique très heureux, puis sur l’examen médical fait consciencieusement pour chaque élève d’après le formulaire en vigueur, enfin sur les explications orales fournies par les enfants ou les parents. On se servait des monographies professionnelles établies par Fontègne pour la France, par Môuvet pour la Belgique, par le « Landesarbeitsamt » de Magdebourg, pour l’Allemagne, afin d’établir les conditions physiques et psychiques absolument indispensables pour l’exercice d’un métier ou les contre-indications qui en rendent l’exercice difficile, sinon impossible. L’Office n’a déconseillé un métier que dans des cas où il y avait des contre-indications certaines. Le métier de tailleur a été déconseillé deux fois, celui de peintre-décorateur deux fois, celui de boulanger deux fois, celui d'électricien une fois. Il s’agissait de cas où des prédispositions tuberculeuses, jointes à d’autres infirmités constituaient des contre-indications absolues pour des métiers s’exerçant dans la position assise ou dans l’air confiné.
- Dans les métiers de l’alimentation les dangers pour l’hygiène publique venaient s’ajouter à ces motifs de santé individuelle. L’Office conseillait dans ces cas des métiers s’exerçant en plein air et ne demandant pas un effort physique exagéré. Les parents ont promis de tenir compte de ces recommandations. Naturellement ils sont absolument libres de suivre les conseils qui leur ont été donnés uniquement dans l’intérêt de leurs enfants. Dans les 23 cas d’approbation conditionnelle il s’agit d’infirmités ou d’ano-
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- malles physiques qui ne sont pas assez graves pour exclure un travail satisfaisant dans la carrière choisie ou auxquelles il peut être remédié par un traitement approprié. Ainsi l'Office a recommandé un traitement spécial pour des défectuosités de la vue dans 23 cas, pour des anomalies de l’ouïe dans 31 cas, pour d’autres affections dans 5 cas.. Toutes les fois que les parents en exprimaient le désir ou que leur condition sociale semblait rendre une telle mesure nécessaire les intéressés ont été adressés à la commission scolaire pour que le traitement spécial fût mis à la charge de la ville. Dans 5 'cas on leur a recommandé un cours de gymnastique orthopédique. Dans d’autres cas on les a adressés au médecin scolaire pour un traitement gratuit.
- Telle est l’utilité essentielle de celte orientaT.on professionnelle que ceux des jeunes gens, qui, par eux-mêmes ne se seraient pas rendu compte d’un défaut ou d’une infirmité rendant difficile sinon impossible l’exercice d’un métier déterminé, y sont rendus attentifs et sont, ou bien détournés du métier ou bien mis à même d’écarter ou de réduire l’effet de l’obstacle. Ce cas s’étant présenté 30 fois sur 131 enfants, voulant entrer directement dans une profession déterminée, on peut dire que l’utilité sociale de l'institution est incontestable. Les cartes d’aptitude délivrées par l'Office donnent au patron la garantie qu'il n'existe pas de tare congénitale rendant par avance vains les efforts d’apprentissage. Et de cette façon l’institution ne répond pas moins à l’intérêt des patrons.
- 11 reste certainement encore beaucoup à faire pour mettre l’Office d'orientation professionnelle de Luxembourg à la hauteur absolue de sa tâche. Il lui manque avant tout la collaboration étroite mentionnée avec la Bourse du travail et les chambres professionnelles, collaboration qui ne peut devenir efficiente qu’après la mise en vigueur de la loi sur l’apprentissage, il lui manque encore nn certain nombre d’appareils pour faire quelques épreuves psychotechniques qui sont entrées dans la pratique courante de l’Orientation professionnelle et dont la valeur n’est plus contestée, n lui manque de plus une section pour l’orientation professionnelle féminine, éventuellement aussi, mais de concert avec l’Etat, une section pour les carrières académiques, mais après l’installation de l’Office dans un local approprié, conjointement avec le service du médecin scolaire, des fondements solides sont jetés pour une institution de caractère absolument pratique, se bornant aux tâches essentielles de sa mission et ne demandant qu’à développer dans le sens indiqué, pour produire tous les effets utiles qu’elle est destinée à rendre à une société rationnellement organisée (1).
- (1) Noie de la Rédaction. — Les fiches utilisées ont été imprimées dans les comptes rendus de la IV* Conférence internationale de Psychotechnique (Paris, 10-14 octobre 1927), pp. 436-439. (Paris, Alcan éditeur).
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- NOTES ET DOCUMENTS
- Une étude professionnelle sur des élèves de collèges aux Etats-Unis
- Une enquête poursuivie à l’Université cle Yale, par A. D. Muel-ler (1) sur des anciens élèves (1.800 environ) d’une série de petits collèges appartenant à 5 états de l’est de l’Amérique du Nord (Nouvelle Angleterre) a permis de déterminer ce qu’étaient devenus, d’une part les diplômés ayant réussi dans leur scolarité universitaire, et d’autre part les non-diplômés ayant échoué.
- Parmi les diplômés 25 °/0 se trouvent occuper des professions libérales (tous se trouvent dans les deux premiers tiers, tandis que dans les deux derniers tiers, les professions principales sont le commerce, l’agriculture, l’industrie).
- Dans l’ensemble la ville natale a été abandonnée par 59 °/0 des élèves, sans différence de sexe (57 °/0 des diplômés et 2 % des non-diplômés).
- Différents points de vue ont été envisagés par l’auteur, sur rinfluence de la profession du père, du nombre des enfants dans la famille, etc. Au point de vue des salaires, le gain mensuel est de 147,35 dollars par mois pour les diplômés, de 142,60 pour les non-diplômés, la différence étant petite. Mais 70 °/„ de ceux dont le gain mensuel dépasse 210 dollars étaient diplômés.
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- L’Orientation professionnelle à Stuttgart
- Nous reproduisons ci dessous le formulaire employé par l’Office d'O. P. de Stuttgart pour le recrutement et l’orientation professionnelle des garçons de café ou de restaurant :
- 1. Nom.............................................................
- 2. Date de naissance.................................................
- 3. Domicile..........................................................
- 4. Renseignements d’ordre scolaire : école fréquentée, de quelle
- classe sort-il ?, dernière note en calcul, en écriture, en fran- ' çais, en anglais.
- (1) A vocational and socio-educational survey of graduâtes and non graduâtes of small high School of New Engiand. Genetic Psychology Monographs, vi, 4, octobre 1929.
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- 5. Qu’a fait le candidat depuis sa sortie de l’école ?
- 6. Pourquoi veut-il devenir garçon de café ? — Ou’cst-ce qui lui
- plaît dans ce métier ?
- 7. Quelles maladies a-t-il déjà eues ? — Est-il, pour le moment,
- tout à fait bien portant ? — Peut-il joindre à sa demande un certificat médical ? — Souffre-t-il de maladies de peau ? — Se tient-il bien droit ? — Se plaint-il de transpiration des mains ?, des pieds ? —- Souffre-t-il de pieds plats ? — Taille. — A-t-il bonne vue ? — Porte-t-il des lunettes ? — Se met-il facilement en colère ?, dans quelles occasions ? — Souffre-t-il du cœur ?
- 8. Calcule-t-il facilement de tête ? — A-t-il tendance à oublier ? —
- Est-il hâbleur ? — Est-il poli ?, prévenant ?
- 9. Scs parents et lui sont-ils au courant des conditions et exigences
- du métier de garçon de café ?
- 10. Profession du père.
- 11. A-t-il des parents qui exercent une profession hôtelière ? —
- Laquelle ?
- 12. Le candidat disposera-t-il, plus tard, de ressources nécessaires
- pour reprendre ou louer une maison ?
- Ce questionnaire, sur lequel certaines réserves sèraient à faire, est rempli par l’apprenti lui-même. j p
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- L’incapacité orthographique et l’Orientation professionnelle
- Le médecin-inspecteur de l’armée Chavigny, qui, comme on le sait, s’intéresse aux problèmes d’organisation, et en particulier à l’orientation professionnelle, publie dans les Annales médico-psychologiques (juin 1929) une intéressante consultation relative à un jeune homme présentant un déséquilibre très spécial dans la réussite scolaire : il s’agit d’un élève clc seconde d’un collège, âgé de 15 ans, cpii est dans la plupart des branches le premier de sa classe, mais dont l’orthographe, absolument défectueuse, fait prévoir un échec au baccalauréat.
- Le défaut orthographique est général, et se constate, non seulement en français, mais aussi dans les langues vivantes qu’il apprend (poursuivant le « Sciences-langues »).
- Les fautes ne sont pas grammaticales, mais relatives à la constitution des mots, les mêmes mots étant écrits de diverses manières à des moments différents, par méconnaissance de leur structure
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- graphique. La mémoire esl bonne, le dessin correct ; il n’y a pas de cécité verbale ; il y a plutôt, chez un enfant ne lisant pas, appartenant à un milieu de médiocre niveau intellectuel, et peu doué à ce point de vue spécial, une insuffisance d’éducation appropriée, d’après Chavigny. Le problème pratique, en raison de l’importance — d’ailleurs fort discutable — donnée aujourd’hui à l’orthographe, est l’orientation à donner à un jeune homme intelligent. Chavigny envisage les professions à prédominance technique, les écoles d’Arts et Métiers.
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- Les différences des deux sexes dans la fréquence des achromatopsies
- Nous avons déjà indiqué, d’après les recherches de Von Planta sur 5.000 écoliers, la grande différence qui se rencontre chez les garçons et les filles dans la fréquence des troubles de vision des couleurs, grossièrement désignés sous le nom général de daltonisme : 7,95 °/0 chez les garçons et 0,43 °/o chez les filles.
- Une étude récente de Walter Miles (1), effectuée avec les lests excellents d’IsmuARA (chiffres dessinés par des taches colorées sur un fond de taches semblables, disposées de façon homogène et de meme clarté, mais de coloration différente) montre des différences du même ordre :
- 448 garçons de 7 à 16 ans 487 filles de 7 à 12 ans....
- 1.180 étudiants................
- 436 étudiantes...............
- 8,2 °/c
- 0,9 "/„
- La cécité au vert est la plus fréquente, 3 ou 4 fois plus que la cécité au rouge. Dans 6,7 à 15 °/„ des achromatopsies il y a cécité complète au rouge et au vert à la fois, et plus ou moins incomplète dans 26 à 36 °/0 des cas. La cécité complète au rouge sulement se rencontre dans 7,6 à 11,0 °/<> des cas, et avec cécité incomplète au vert dans 5 à 8 °/n ; la cécité complète au vert seul se rencontre dans 37 à 46 °/„ des cas, cl avec cécité incomplète au rouge dans
- 1 à 2 %.
- IL P.
- (1) Journal o/ general Psychology, If, 4, 1929, pp. 535-543.
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- a\ n
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- A travers les Revues
- Nous relevons dans la Revue cle la science du travait\êoi\s la signature de M. Schorn, une épreuve instituée par Marbe-l’Institut de psychologie de Würzbourg, qui essaye de se servir de tests pour l’examen de la disposition aux accidents. Dans cette épreuve le sujet doit verser 3 petits pois d’un verre, moitié rempli do pois, dans chacun des 6 tubes à essai fixés dans un support.
- Il ne faut pas verser plus de 3 pois ni en laisser tomber en dehors des tubes.
- Ce test qui paraît mesurer surtout la prudence et l’adresse manuelle a été expérimenté sur des enfants dont la moitié étaient des accidentés typiques présentant toujours des plaies par tout le corps et l’autre moitié n’étaient jamais accidentés.
- Il a paru bien mesurer la prédisposition aux accidents chez les enfants.
- Appliqué à des manoeuvres de chemins de fer, c’est-à-dire chez des professionnels dont le métier n’exige pas d’adresse manuelle spéciale, le test n’a donné aucun résultat intéressant.
- Influence d'accompagnement rythmique sur le travail. — Le « Bulletin de l'Institut, international d’organisation du travail » de novembre 1929 relate l’essai fait par le professeur SaciSsenberg dans des entreprises industrielles de l’essai de bruits rythmiques accompagnant le travail en vue de l’augmentation du rendement.
- En général les résultats furent bons. Un accompagnement rythmique adapté au travail et composé de sons uniformes, exerce une action très favorable sur le rendement et le bien-être du travailleur.
- INFORMATIONS
- Enseignement de la technique des métiers. — La mort de notre collaborateur M. Frois nous a obligés à modifier le programme primitif de cet enseignement.
- M. Fontëgne a bien voulu établir une liste de 15 conférences-visites qui auront lieu dès février à des jours et heures qu’une ai fiche ultérieure fera connaître.
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- 1. Les industries de l’alimentation avec visite des Grands Moulins de Paris.
- 2. Les métiers d’art masculins, avec visite de l’Ecole des Arts appliqués de la rue Dupetit-Thouars.
- 3. Les métiers d’art féminins, avec visite de l’Ecole des Arts appliqués de la rue Duperré.
- 4. l.es métiers du livre, avec visite de l’Ecole Estienne.
- 5. Les métiers de publicité, avec visite d’une grande organisation publicitaire.
- 6. Les industries du bois, avec visite de l’Ecole Boulle.
- 7. I.es industries des métaux, avec visite de l’Ecole Diderot.
- 8. La petite mécanique, avec visite de l’Atelier-Ecole de la rue Vol ta.
- 9. Les métiers du bâtiment, avec visite du groupe d’enseignement professionnel de la rue Saint-Lambert.
- 10. Les métiers de la maroquinerie, avec visite de l’Atelier-Ecole de la rue Grange-aux-Belles.
- 11. Les métiers féminins, avec visite de l’Atelier-Ecole de la rue de Babylone.
- 12. L’organisation d’un grand magasin avec visite du « Printemps ».
- 13. Les métiers de la banque, avec visite d’une grande banque.
- 14. Les métiers de la grande industrie, avec visite des établissements Citroën.
- 15. Les écoles d’enseignement général et les carrières auxquelles elles préparent.
- Le nom des conférenciers sera indiqué ultérieurement.
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- Un vœu de la Confédération générale du travail. — Du 17 au 20 septembre 1929, la Confédération générale du travail réunie en congrès a mis parmi ses vœux le point suivant :
- « Le congrès manifeste le désir de voir constituer, dans toutes les localités avec une participation effective des organisations ouvrières, les offices d’orientation professionnelle prévus par le décret du 20 septembre 1922 (Informations sociales du bureau international du travail, novembre 1929.)
- La Cronica Medica du Pérou (décembre 1928), rendant compte des travaux de la lre Conférence latino-américaine de neurologie,
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- psychiatrie et médecine légale, publie les vœux de cette conférence dont nous relevons les deux suivants, qui sont appuyés d’ailleurs des considérants les plus judicieux :
- 1° La conférence recommande la création dans les pays de F Amérique latine, d’instituts de psychotechnique et d’orientation professionnelle ;
- 2° La conférence, estimant que la sélection de l’écolier doit se jaire dans le sens de la psychologie appliquée, recommande de fonder la sélection scolaire sur le critère psycho-pédagogique, avec organisation, dans tous les pays de l’Amérique latine, d’un ser vice de médecine scolaire auquel collaboreraient harmonieusement les médecins spécialistes en psychologie et les pédagogues au courant de la question.
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- A l’occasion de l’exposition de Liège, il se tiendra dans cette ville, sous le haut patronage du gouvernement, un Congrès international de renseignement technique professionnel, du 1er au 5 août 1930 avec un comité organisateur dont le président est M. II. Debarsy, le rapporteur général M. David, et le secrétaire général M. Mabili.e.
- Cinq grandes questions sont portées à l’ordre du jour du congrès dont la première, consacrée à l’orientation professionnelle, est indiquée en ces termes :
- a) Organisation de l’enseignement en vue de l’orientation des enfants, suivant une répartition rationnelle, vers les diverses professions, métiers, emplois de bureau, etc...
- />) Office d’orientation et de sélection professionnelles.
- Les communications et rapports doivent être adressés avant le 1er mars 1930, et les adhesions avant le 1er mai 1930.
- L’inscription est gratuite, la soucription au volume du congrès est fixée à 50 francs belges.
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- Le mouvement en faveur de VO. P. — L’Orientation professionnelle et les «.Petites A». — La Fédération des œuvres postsco-laircs laïques de la Seine avait invité, le mardi 25 juin, au cercle parisien de la Ligue de l’enseignement, des représentants des comités locaux d’O. P. et d’apprentissage, de la Fédération des associations d’anciens élèves des écoles professionnelles, de l’Union des « Grandes A » parisiennes et du Syndicat des fonctionnaires des E.P.S. parisiennes à se joindre aux délégués des « Petites A »
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- de la Seine pour étudier et concerter l’action possible de la Fédération de la Seine en matière d’O. P. et de placement.
- Au nom de la Commission d’O. P., M. Ghaintreau, rappela qu en 1910, au congrès de Tourcoing, la Ligue de l’enseignement eut déjà l’occasion de définir le rôle des « Petites A » dans la participation au mouvement d’O. P. Il donna lecture du plan adopté à cette époque puis exposa et commenta les grandes lignes d’un avant-projet présenté par la commission.
- Après discussion de cet avant-projet il semble maintenant acquis que l’accord pourra se faire sur les formules suivantes :
- L’action de la Fédération, selon la tradition de la Ligue de renseignement, doit être surtout morale et doit tendre tout d’abord à lancer dans le grand public l’idée de l’utilisation rationnelle des aptitudes de l’enfant jusqu’à complet développement de toutes ses possibilités.
- La Fédération laissera aux organismes spéciaux le soin d’assurer l’orientation proprement dite.
- Elle fera une propagande incessante dans les milieux scolaires et postscolaires pour intensifier le mouvement d’O. P.
- La Fédération se limitera à la préorientation qui consiste simplement à faire entrevoir à l’enfant les divers modes de l’activité sociale et à fournir aux parents des renseignements exacts et actuels sur les possibilités d’accès aux divers métiers et carrières.
- Ce projet a depuis pris corps, et dans son numéro d’octobre Le Cercle parisien de la ligue française de Venseignement donne un article de M. Ciiatntreau sur « Orientation, placement et patronage » qui en indique les grandes lignes :
- 1. —, Organisation à l’hôtel du Cercle parisien de causeries du jeudi matin, faites aux enfants des écoles communales par des techniciens éprouvés. Projection de films sur les métiers et auditions destinées à glorifier le travail. Publication des causeries sous forme de livrets de métiers destinés à fournir au personnel enseignant la matière de causeries attrayantes à reproduire dans les classes.
- IL — Organisation dans les amicales de conférences de propagande, encadrées de parties récréatives, en faveur du mouvement (l’Orientation professionnelle.
- III. — Formation d’un centre d’informations professionnelles et de direction d’études avec trois grandes sources de documentation à l’usage respectif :
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- 1° Des enfants qui vont quitter définitivement l’école; '
- 2° Des jeunes gens et jeunes filles qui continueront leurs éludes ;
- 3° Des adultes qui veulent développer leur instruction générale ou technique.
- IV. — Organisation d’un service de placement à l’usage des sociétaires qui désirent une amelioration de situation et qui recherchent le patronage de la Fédération.
- Dans le même numéro, une conférence de M .Chaintreau également sur « Le choix du métier » donne aux enfants de très intéressants renseignements sur la façon dont ils doivent faire ce choix.
- Il cherche à leur montrer que tout travail est noble et à les mettre en garde contre deux écueils, d’abord l’appât du gros gain immédiat et ensuite la vogue pour certains métiers qui crée des encombrements fâcheux pour ceux qui se sont laissés entraîner dans le courant général sans dons particuliers pour le succès.
- La Vie de l’Amicale
- Assemblée générale. — Conformément aux statuts, une Assemblée générale est prévue en février. Elle a été fixée au vendredi 21 février, à 21 heures.
- Cette Assemblée générale aura à procéder au renouvellement du tiers du Comité directeur. Mlle Blanc, étant présentement à Boston, ne peut assumer sa fonction de membre du Comité directeur. Le. tirage au sort a désigné MUe Mamelle et M. Vial pour être soumis à réélection. Mmes Dubrai, Favre, Fronlier, Laussel, Le-chevallier, Mazé, Morruau, Rudolph et Popin remplissent les conditions d’éligibilité. Celles d’entre elles qui ne désireraient pas être portées sur la liste des candidats en aviseront le secrétaire (Ch. Pivert, 6, rue de l’Arrivée, XVe) avant le 5 février.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Dr René Ledent et L. Wellens, — Précis de biométrie à l’usage des médecins et des éducateurs, avec préface de Decroly et 95 dessins dans le texte. Vaillant-Carmanne, éditeur, Liège, in-8° de 370 pages. Prix : 40 francs.
- Ce livre est une seconde édition, mais une édition très remaniée et développée, surtout en ce qui concerne les problèmes de la fatigue et de l’affectivité et les épreuves d’intelligence, avec notamment l’introduction de la notion des profils psychologiques et des. tests collectifs verbaux et non verbaux.
- On trouvera exposé dans ce volume, avec des remarques sur les mensurations bien faites, ce qui se rapporte à l’examen du squelette, des muscles, des appareils circulatoire et respiratoire, des divers sens.
- Un chapitre traite de la fatigue musculaire et intellectuelle.
- Ensuite sont exposées les méthodes analytiques permettant d’apprécier l’attention, la mémoire, l’association des idées, l’imagination, l’abstraction, l’observation, le jugement et le raisonnement.
- Pour chaque partie de celle étude, l’auteur donne le plus possible les techniques et les résultats déjà connus.
- Il passe ensuite à la recherche du niveau mental et à ses diverses méthodes : l’échelle métrique d’intelligence de Binet-Simon avec les révisions de Terman et de Kuhlmann.
- Envisageant ensuite les épreuves coordonnées, il met en parallèle l’échelle métrique de Binet-Simon et l’examen psychographique de Vermeylen ; expose le test d’une demi-heure de Piéron et envisage pour terminer les tests d’instruction et de caractère. Ce livre est un instrument commode à la fois pour lés éducateurs en ce sens qu’il leur permet de faire plus intime connaissance avec leurs élèves et pour toutes les personnes qui ont à préparer des documents sérieux en vue de l’orientation professionnelle.
- M. H. P.
- O. Decroly et R. Buyse. — Introduction à la pédagogie quantitative. — Lamertin, éditeur, Bruxelles.
- Ce livre fait partie de la collection de documents pédotechniques publiés par la Société belge de Pedotechnie avec la collaboration de l’Institut J.-I.-Rousseau, de Genève.
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- Il complète l’ouvrage paru chez Alcan : La pratique des tests mentaux.
- Le chapitre premier expose la validité-de la notion de mesures en pédagogie, si tout n’est pas mesurable dans l’œuvre éducatrice, y est-il dit, il y a néanmoins suffisamment de précision possible à apporter pour qu’il soit désirable d’introduire en éducation l’idée de la mesure.
- Dans le second chapitre, il montre l’insuffisance des procédés courants d’appréciation et fait une étude objective du système empirique de cotation aussi bien dans l’appréciation de la valeur des élèves que dans celle de la valeur des écoles. Il traite ensuite ce que peut donner la statistique au point de vue de la pédagogie et les éléments du calcul statistique qui y sont applicables.
- Dans la dernière partie, qui constitue un ensemble d’annexes, on trouvera des tables de résultats permettant de calculer vivement les pourcentages de réussite, les erreurs moyennes, les corrélations entre deux tests et l’erreur probable du résultat de ces corrélations. Dans le cours du livre, 30 représentations graphiques rendent plus simples les notions exposées. En somme, abrégé clair et pratique de notions nécessaires à l’étude scientifique de la pédagogie et de la psychologie appliquée. y pp p
- CORRESPONDANCE
- Nous avons publié l’étude que nous a transmise le président du Comité directeur de l’Institut d'assurance sociale d’Alsace et de Lorraine, sans méconnaître que certaines des conclusions pouvaient paraître discutables. M. Perret nous a envoyé à ce sujet une lettre que nous publions très volontiers. Mais nous devons rappeler cependant, pour éviter tout malentendu, que les professions féminines incriminées par M. Perret concernaient les personnes « qui n’étaient que légèrement atteintes et peuvent être considérées comme guéries».
- N. D. L. R.
- « Lyon, le 6 janvier 1930.
- « Le Directeur de l’Office d’Orientation professionnelle, à Monsieur le Président du Comité de Direction de l’Institut national d’Orientation professionnelle, 41, rue Gay-Lussac, Paris.
- « Monsieur le Président,
- « J’ai lu avec intérêt, comme de coutume, le Bulletin de l'Institut national d'Orientation professionnelle portant le n° 10 et la date de décembre 1929.
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- « Il renferme un article intitulé « Quel métier doit choisir un ancien malade du sanatorium pour tuberculeux ».
- « Les conseils de principe que renferme cet article me paraissent excellents ; l’auteur a grandement raison, lorsqu’il indique que la raison déterminante du choix d'un métier pour un malade sortant de sanatorium doit être recherchée dans les conditions sanitaires de ce métier.
- « Avec autant de précision que de justesse, il cite quelques questions à considérer tout spécialement :
- « Le travail s’exécute-t-il au milieu de grand développement de « fumée, de poussières de toute nature, dans des locaux trop res-« treints, mal aérés, ou dans un milieu exposé à des substances chi-« miques fortement irritantes ? Le travail entraîne-t-il de brusques « changements de température ? S’agit-il de travail de nuit ? Ou de « travail exigeant une forte tension intellectuelle ? De travaux en-« traînant la propension à boire ou à mener une vie irrégulière ? »
- « Mais je ne vous dissimulerai pas que j’ai éprouvé un certain étonnement lorsque, de la lecture de ces déclarations de principe, j’en suis venu à la lecture des métiers à recommander aux anciens pensionnaires de sanatoriums.
- « N’est-ce pas une contradiction avec les principes énoncés plus haut de conseiller des professions comme celles de coiffeuse, employée des postes, institutrice, surveillante de cinéma, surveillante de théâtre, téléphoniste, vendeuse, voyageuse, clicheur, joailler, photograveur, où l’on retrouve, précisément les contre-indications qui avaient été énoncées ?
- « Je considère comme un devoir de praticien de l'Orientation professionnelle de déclarer, pour ma part, que je tiendrai pour dangereuse l’observation des conseils auxquels je viens de faire allusion, et je vous serais reconnaissant, en conséquence, de vouloir bien insérer ma modeste opinion, afin de mettre en garde vos lecteurs et de les engager, tout au moins, à étudier la controverse qui leur est soumise.
- « Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de mes sentiments les plus distingués et dévoués.
- « Le Directeur de l'Office d'Orientcition professionnelle de Lyon,
- « Perret. »
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : Mme Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musee Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M” L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone : Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Charrié de conférences : M"' C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : D' Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vilry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- 0) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M11' Weinberg, chef de travaux à i’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Mm' A. Fessard, licenciée ès lettres.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Guillaume, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur agrégé à la Faculté de Droit de Paris.
- Technique des métiers. — Professeur : N...
- Organisation de l’Orientation professionnelle. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement lectinique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles.
- B) Sélection dans scs rapports avec l’orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TR A VA UX PR A TIQ UES
- Directeur des stages : 3. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François
- Physiologie : M"' C. Veil.
- Technique des lests scolaires : Mm5 Henri Piéron.
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- REVUE MENSUELLE (ÎO N-uméros ;pa,r -A_n)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- AttONNEMENT :
- Pour la France... 15 /r. | Pour T Etranger ... SS fr.
- Prix du numéro : 2 francs
- Pour s'abonner, il suffit d'adresser le montant à M. Oualid, Trésorier.
- Compte Chèques postaux : Strasbourg C/C 447.
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement.
- (On peut se procurer la première année complète au prix de 18 francs, au Secrétariat,
- 41, rue Gay-Lussac, Paris (ve).
- Le Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle publie toutes informations utiles relatives à la vie de l'Institut et »de ses divers services.
- Il s'efforce de constituer un véritable organe de liaison entre les diverses organisations ou individualités s'occupant d'orientation professionnelle.
- Articles publiés dans les dix premiers Numéros
- J. Fontègne : Une visite aux Offices d’Orientation professionnelle de Vienne et de Munich (N° 1 et 3).
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le chronoptôscope (N° 2).
- Orientation professionnelle et « Docimologie « (N° 6).
- — L’Orientation professionnel à Madrid (N° 10.
- A. Fessard : La validité des Tests d’aptitude professionnelle (N° 2, 3, 4 et 5).
- — L’intérêt des méthodes statistiques en Orientation professionnelle (N° 6).
- — L’Interprétation des résultats numériques fN° 9).
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3).
- M1" H. Piéron : Les étalonnages de Tests (N° 1, 2 et 3).
- — Etalonnage d’un Test d’attention (N° 4).
- Mllc D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N® 5).
- Mmc A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des Tests professionnels (N° 6). N. Levitof : La Consultation professionnelle à Moscou (N® 7).
- Regnier : Comment organiser l’Orientation professionnelle dans un centre de moyenne importance (N® 7).
- L. Bourdel : L’Instruction publique et !a question professionnelle en Bulgarie (N® 9). Waikenthaler : Quel métier doit choisir un malade du sanatorium pour tuberculeux (N® 10).
- Gérant : Paul Arjo.
- Agen.
- Imprimerie Moderne (Assoc. Coor. Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- 2e Année
- N° 2
- Février 1930
- BULLETIN
- DE
- Mil National û'ûrientation Pioteirait
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I- — Henri Pieron : lin projet de tirhe psyehopédagogique.................. 29
- II- — M1"" H. Piéron : L 'étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psy-
- chologique d’O. P............................................... 90
- III- — Notes et Documents : Les renseignements scolaires et leur utilité pour l’O P. — L’examen de la finesse de perception visuelle du relief.
- — L’O. P. en Portugal. — La variabilité des goûts professon-
- nels chez les enfants.. ...................................... 40
- IV. — Les méthodes étrangères en 0. P. : Classification des travaux professionnels en accord avec leur nature psycho-technique......................... 4‘i
- V. — A travers les Revues.................................................... '<6
- VI. — Informations............................................................. 49
- VIL— La Vie de l’Amicale...................................................... “>0
- VIII.— Bulletin bibliographique............................................. 91
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE 42, Rue Gay-Lussac, 42
- PARIS
- (Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- cl’Oi'iern.'tsitiotn. Professionnelle
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au direc teur de l'Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes;
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de TUniversilé de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l'Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D'A DMINISTRA TION
- En outre du Bureau :
- Mm Caron, directrice du Lycée Fénelon. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d'O. P. de Toulouse ; Dubi'euil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’Anthropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 2' Année
- N» 2
- Février 1930
- BULLETIN
- DE
- l’Institut Notionol Orientation Professionnelle
- Un projet de Fiche psychopédagogique d’Orientation pour les éducateurs (1
- PAR
- Henri PIÉRON
- La collaboraion des éducateurs à l’œuvre d’orientation, qui achève vraiment la tâche éducative, est absolument essentielle.
- Cette collaboration, qui, va de soi en matière de données purement scolaires, devient plus délicate quand elle concerne l’observation psychologique des enfants. Pour qu’elle puisse se réaliser pleinement, il faut que l’observation soit dirigée au cours des années de contact avec les écoliers, dans le sens des données vraiment utiles pour le conseiller d’orientation.
- Une fiche suffisamment détaillée, en posant des questions précises, peut constituer un guide d’observation, si les instituteurs l’examinent, réfléchissent sur elle, et ne se contentent pas, le cas échéant, de la remplir comme un questionnaire formel.
- Je considère donc comme d’une importance capitale la préparation d’une telle fiche, et je crois qu’un effort collectif d’examen et de collaboration permettrait d’aboutir à un modèle satisfaisant. Je donne donc, le projet ci-dessous comme une matière de réflexion, un objet de critique, une occasion d'invention.
- (1) Prière d’adresser toutes remarques, observations, demandes geignements, etc., à l'Institut National d’Orientation Professionnelle Gay-Lussac, Paris (V).
- de ren-41, rue
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- Ce projet comporte cinq parties : lune concerne les aptitudes scolaires, les niveaux de réussite dans les diverses branches d’enseignement, intéressantes au point de vue de l’utilisation professionnelle ; une seconde, les aptitudes mentales, qui'sont d’importance capitale en orientation, mais difficiles à déterminer autrement que par des épreuves, des tests adéquats, et pour la connaissance desquelles les éducateurs sont encore, malheureusement, assez mal préparés ; la troisième, les traits du caractère, et la quatrième les intérêts et les goûts ; enfin, ta dernière a trait aux données qui doivent être fournie^ sur le milieu familial.
- En ce qui concerne la première partie, des données objectives fournies par un livret scolaire pourraient facilement renseigner ; en ce qui concerne la quatrième, une conversation avec l’enfant permet d’obtenir les données essentielles. Pour la seconde, l’emploi, s’il se généralise, des fiches psychologiques par tests comme celle que j’ai préparée et qui vient d’être étalonnée par le service de recherches de l’Institut, et celle qui est en élaboration pour l’intelligence pratique, permettra d’obtenir des données suffisantes (qu’il ne sera d’ailleurs jamais inutile de confronter avec les- renseignements fournis après une observation prolongée, les désaccords devant conduire à un examen individuel).
- Mais, en ce qui concerne la dernière et surtout la troisième partie, c’est en somme grâce aux renseignements fournis par l’éducateur que le conseiller d’orientation pourra être fixé et sera en présence d’établir le type de caractère (1). Une observation clinique de l’enfant reste toujours indispensable, mais ne peut suffire ; il faut le hasard de circonstances variées au cours d’une longue période pendant laquelle l’enfant se révèle tout autrement que dans un bref contact où il peut se surveiller et où la présence d’un inconnu modifie son comportement, pour que les divers traits de caractère se manifestent.
- C’est donc à cette partie de la fiche que l’on demandera aux éducateurs de remplir qu’il faut donner le plus de dévc-
- (1) Les données -— d’observation médicale — sur le tempérament pourront servir à corroborer celles, plus sûres, qui tiennent aux manifestations directes de la conduite.
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- loppement et d’importance ; c’est elle qu’il faut étudier tout particulièrement, élaborer avec le plus de soin.
- Le projet est commun aux garçons et aux filles. Peut-être y aurait-il lieu d’envisager une différenciaton ?
- Les traits de caractère que nous indiquons par des couples ou des séries de qualificatifs comportant opposition peuvent paraître bien nombreux, et faire souvent double emploi. Mais, s’il y a des parentés entre certains traits de caractère généralement associés, cela n'implique pas identité, et l’on peut trouver des dissociations. Hardiesse et timidité dans les relations sociales ne s’identifient pas, par exemple, avec l’audace et le courage, la prudence et la lâcheté ; car des individus timides en société peuvent présenter devant le danger les réactions les plus courageuses ou se montrer d’une extrême imprudence.
- L’orgueil de celui qui est conscient d’une supériorité qu’il possède ne peut se confondre avec la vanité de celui qui veut paraître supérieur.
- Maîtrise de soi ou impulsivité s’associe souvent avec impassibilité ou émotivité, mais comporte un mécanisme différent, concernant le contrôle et la répression des tendances ; et l’on peut aussi être irritable et cependant maître de soi, ou au contraire impulsif sans être spécialement irritable.
- Evidemment, pour une appréciation juste des caractères, pour une utilisation précise des termesi, il faut une certaine éducation psychologique, un sens concret de l’observation. Mais une réflexion sur des traits proposés de caractère peut être un excellent exercice d’observation et de culture psychologique.
- C’est donc principalement sur cette fiche de caractère qu une collaboration, avec essai de mise en pratique, me semble particulièrement nécessaire, avant de lui donner un caractère définitif, et que je fais appel aux bonnes volontés.
- Fiche destinée à l’Orientation professionnelle
- {Confidentiel)
- Nom de l’élève :
- Lien et date de naissance :
- Profession du père :
- Profession de la mère ;
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- SCOLAIRES
- — 32
- I.
- APTITUDES
- I. — Lecture. — Vitesse..........
- — Expression. . .
- II. — Ecriture. — Vitesse.........
- — Qualité.......
- Appréciations :
- + + signifie Très bon.
- 4- — Bon.
- O — Moyen.
- III. — Orthographe.
- IV. — Rédaction. .
- Médiocre.
- Mauvais.
- V. — Calcul. — Ecrit............
- Mental..........
- VI. — Problèmes d'arithmétique. VII. — Problèmes de géométrie..
- VIII. — Dessin. — Graphique.......
- D’ornement. . .
- IX. — Travail manuel (ou Couture)
- X. — Connaissance d'une langue étrangère.......................
- Réussite au Certificat d’études ? Mention ?
- II. — APTITUDES MENTAI.ES
- Ne répondre que si fou a des données suffisantes pour le faire
- I. — Mémoire : Mémoire brute (récitation par
- cœur)......................
- Mémoire logique (sens retenu) .......................
- Rapidité d'acquisition......
- Ténacité des souvenirs acquis.........................
- Prédominance des souvenirs
- visuels..................
- Prédominance des souvenirs
- auditifs...................
- Capacité d’apprentissage (habitudes) ....................
- II. — Attention : Concentration d’attention..
- Stabilité
- III. — Imagination : Richesse imaginative...
- — Sens artistique..........
- IV. — Fonction verbale : Rapidité d’élocution
- — Correction d’élocution.............................
- V. — Activité : Vitesse de mise en train.......
- Souplesse, aux changements
- de tâche..................
- Résistance à la fatigue phy
- sique......................
- Résistance à la fatigue intellectuelle....................
- Adresse manuelle............
- Agilité corporelle..........
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- 33
- VI. — Fondions intelleduelles
- Sens de l’observation . — - Rapidité de
- compréhension .
- — Bon sens...
- — Sûreté de
- raisonnement......
- — Acuité de la
- critique.. — Ingéniosité
- d’esprit...
- VII. — Tendances d'esprit :
- Y a-t-il une prédominance de l’esprit :
- a) intuitif ?.....
- logique ?.......
- b) observateur ?. . constructif ?. ..
- Y a-t-il des tendances surtout :
- a) idéalistes ?...
- matérielles ?. ..
- b) romanesques ?..
- positives ?.....
- III. — CARACTÈRE ET PERSONNALITÉ
- Employer, en face du terme convenable, les signes suivants :
- Pour désigner un trait bien marqué du caractère............. + +
- Pour désigner un trait assez marqué du caractère............ +
- Pour désigner un trait peu marqué du caractère.............. 0
- Lorsqu’on ne peut préciser avec certitude................... ?
- 8° Impassible...................
- De sang-froid................
- Emotif......................
- 1° Energique..................
- Mou........................
- 2° Hardi......................
- Timide.....................
- Pusillanime................
- 3° Audacieux..................
- Courageux..................
- Prudent....................
- Lâche.....................
- 4° Arrogant. .................;
- Orgueilleux, confiant en soi Humble, doutant de soi...
- 5° Fanfaron, hâbleur..........
- Vaniteux..................
- Modeste....................
- 6° Irritable, coléreux.......
- Boudeur...................
- Susceptible...............
- Flegmatique...............
- 7° Maître de soi............
- Impulsif..................
- 9° Sérieux, réfléchi.......
- Léger, étourdi.........
- 10° Ponctuel...............
- Irrégulier.............
- 11° Minutieux..............
- Soigneux...............
- Brouillon. . ..........
- 12° Coquet.................
- Personnellement propre
- Négligé de tenue.......
- Personnellement sale. .
- 13° Ordonné................
- Désordonné.............
- 14° Laborieux..............
- Paresseux..............
- 15° Patient................
- Impatient..............
- 16° Vif....................
- Lent...................
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- 17° Turbulent......................
- Actif..........................
- Calme (sédentaire)................
- Apathique......................
- 18° Obstiné et tenace..............
- Persévérant....................
- Versatile......................
- Instable.......................
- 19° Aimant le changement...........
- Aimant une tâche monotone...
- 20° Doué d’initiative..............
- Imitateur...................* • •
- Routinier......................
- 21° Curieux à l’excès..............
- Curieux intellectuellement.....
- Indifférent. . . ...........
- 22° D’humeur égale.................
- D’humeur instable..............
- 23°Gai, plein d’entrain............
- Alternativement gai et déprimé
- Triste, déprimé................
- 24° Optimiste...................
- Pessimiste..................
- 25° Décidé......................
- Hésitant.......................
- 26° Préoccupé, soucieux............
- Ayant le sens de la responsabilité.........................
- Insouciant.....................
- 27° Sobre..........................
- Gourmand.......................
- Glouton........................
- 28° Stoïque........................
- Résistant......................
- Fragile (frileux, p. ex.)......
- Douillet.......................
- 29° Insensible au dégoût...........
- Délicat........................
- Dégoûté (nausée facile)........
- 30° Franc, loyal...................
- Dissimulé......................
- Déloyal. ......................
- 31° Sincère........................
- Menteur........................
- 32° Scrupuleux à l’excès...........
- Honnête, probe.................
- Malhonnête, voleur.............
- 33° Sensible à l’opinion d’autrui... Sensible à l’éloge et la réprimande..............................
- Insensible aux influences du
- dehors...................
- 34° Confiant.......................
- Défiant........................
- Ravard.........................
- 35° Expansif.......................
- Discret........................
- Renfermé. . ...................
- 36° Cherchant à dominer............
- Soumis, cherchant appui........
- 37° Doué d’ascendant naturel.......
- Tourné en ridicule.............
- Attirant les brimades..........
- 38° Rebelle........................
- Indépendant................
- Discipliné.....................
- Souple et obséquieux...........
- 39° Intolérant.....................
- Tolérant.......................
- Sceptique et indifférent.......
- 40° Ron (esprit de sacrifice)......
- Complaisant. ..................
- Revendicateur..................
- Méchant (cherchant à nuire)...
- 41° Sensible.......................
- Cruel..........................
- 42° Indulgent......................
- Moqueur........................
- Caustique......................
- Médisant.......................
- 43° Doux...........................
- Brutal.........................
- 44° Aimable........................
- Correct........................
- Désagréable....................
- 45° Poli...........................
- Rude...........................
- Grossier.......................
- 46° Caressant (sensuel)............
- Affectueux.....................
- Familier.......................
- Distant........................
- 47° Vis-à-vis des garçons (filles) ou des filles (garçons)
- Hostile..........................
- Indifférent......................
- Doué d’inclination...............
- Galant (ou provocante)...........
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- — 35 —
- IV. — GOÛTS ET INTÉRÊTS
- Remarques particulières (1)
- Quels sont les intérêts prédominants ?
- intellectuels,
- sportifs,
- alimentaires,
- esthétiques,
- sexuels,
- sociaux,
- professionnels, etc...
- Dans l’activité, y a-t-il un goût marqué :
- pour l’étude, le jeu,
- la tranquillité, la méditation, l'observation, les aventures, la lutte, etc... ?
- pour la lecture, le dessin, la rédaction, les sciences abstraites, les sciences de la nature, les techniques, la parole, le travail manuel, la musique,
- un travail professionnel et lequel, etc... ?
- V. — MILIEU FAMILIAL
- Donner les renseignements que l’on possède sur le milieu où est élevé l’enfant et sur la famille. (Nombre d’enfants, situation de fortune, etc...)
- D’enfant est-il gâté ou élevé trop sévèrement ? L’influence de la famille est-elle heureuse ou non ? etc...
- Indiquer aussi la profession que les parents désirent voir embrasser par l'enfant, et celle que l’enfant souhaiterait embrasser.
- Donner, si l'on peut, un avis.
- (1) Noter ici les observations particulières que l’on a pu faire, signaler les troubles nerveux, les manifestations sexuelles, les perversités, les aptitudes particulières, etc...
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- L ÉTALONNAGE
- des Epreuves de mémoire de la fiche psychologique d’O. P.
- Par M"lf Henri PIERON
- La troisième forme de mémoire examinée se rapporte à la mémoire des mots (n° 8 du profil) (1).
- On présente à l’enfant (page 2 de la fiche psychologique) un tableau de 30 mots usuels répartis dans trois colonnes de 10 mots.
- Pour être certain que l’enfant les a parcourus tous on le prie de souligner tous les mots qui se terminent en eau.
- On lui avait d’abord expliqué qu’il devait lire attentivement de façon à pouvoir se souvenir des mots lus (1).
- 11 a une minute et demie pour apprendre son tableau. Cette lecture précède l’exercice de mémoire des figures géométriques et la partie comportant les épreuves d’intelligence de la fiche. Ce n'est donc que 32 minutes après la lecture du tableau que l’on lui demande d’inscrire tous les mots dont il se souvient.
- Il a pour cela 2 minutes. 13a notation est faite de la manière suivante : on relève d’une part le nombre de mots écrits sur la feuille de réponse qui se trouvaient sur le tableau de présentation et, d’autre part, le nombre des mots répondus qui ne se trouvaient pas sur le tableau de présentation.
- Le chiffre caractéristique de l’épreuve est le nombre de mots correctement reproduits dont on déduit le nombre de mots erronés. 11 y a donc possibilité de résultats négatifs.
- Voici l’étalonnage de ce test :
- Filles non sélectionnées :
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 11-12 18 12 9 7 6 3 4 3 2 1 -29
- 12-13 18 9 7 6 5 4 3 3 1 0 —26
- 13-14 18 9 0 5 4 3 2 •1 0 —2 —15
- 14-15 20 il 6 5 4 3 2 1 0 -4 -17
- (1) Voir les deux premières formes dans le Bulletin de l'Institut National d’Orientation, 2‘ année, n* 1, pp. 8-13.
- (2) Ces mots sont : corbeau, bâton, violette, trompette, encrier, marteau, rôti, ciseau, chinois, chapeau, auto, pervenche, chemin, sardine, papier, soldat, drapeau, cigale, wagon, sapin, paysan, café, oiseau, cahier, plumeau, serpent, serviette, maison, navire, paysan
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-
- Filles sélectionnées
- Semi interquartile
- 13- 14
- 14- 13 13-16
- Garçons non sélectionnés
- Semi interquartile
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- Garçons sélectionnés :
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 13-14 18 9 7 5 5 4 3 2 1 — 10 -30
- 14-15 14 9 7 6 5 5 4 3 2 -13
- AGE 25 50 75 Semi interqiiartile
- 13-14 6 4 2 2
- 14-15 fi 5 4 1
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- La quatrième forme de mémoire examinée dans la fiche psy-lochogique eoncerne la mémoire logique (n° 9 du profil).
- On présente à l’enfant pendant une minute et demie la phrase suivante :
- « On a porté des jugements bien différents sur la valeur de la vio. Les uns la proclament bonne, d’autres la proclament mauvaise. 11 est plus juste de dire qu’elle est médiocre. Car, d’une part, elle nous apporte toujours un bonheur inférieur à celui que nous avons souhaité ; et, d’autre part, les malheurs qu’elle nous inflige sont toujours inférieurs à ceux que d'autres .auraient souhaités pour nous. C’est cette médiocrité de la vie qui la rend équitable ou plutôt qui l’empêche d’être radicalement injuste. »
- On prévient le sujet qu’il doit lire attentivement le texte de manière à le comprendre et à retenir les idées exprimées pour pouvoir en reproduire le sens sans s’obliger à retrouver les mots précis du texte.
- On lui laisse ensuite 5 minutes pour écrire ce dont il se souvient.
- Voici comment se note cette épreuve :
- On note les idées suivantes si elles sont indiquées de façon compréhensible même très brièvement :
- 1° La pluralité des jugements sur la vie (1 point) ;
- 2° L’opposition de la vie jugée bonne et mauvaise (2 points) ;
- 3° La réalité : la vie est médiocre (2 points) ;
- 4° Le fait que la vie apporte moins de bonheur qu’on ne le souhaite (2 points) ;
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- 5° Le fait qu’elle apporte moins de malheur que l’envie des autres ne ie souhaiterait (2 points) ;
- 6° La justice relative est assurée par la médiocrité môme de la vie (1 point).
- Le maximum possible est donc 10 points.
- Le chiffre caractéristique de l’épreuve est la somme des points obtenus.
- Voici l’étalonnage obtenu :
- Filles non sélectionnées :
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- H 12 10 9 9 8 7 6 6 5 4 3 0
- 12-13 10 9 8 7 0 5 4 4 3 2 0
- 13-14 10 9 8 8 7 6 5 4 4 3 0
- 14-lo 10 «9 8 7 6 5 4 4 3 2 0
- AGE 25 50 75 Semi interquartile
- 11-12 9 6 4 2.5
- 12-13 8 5 4 2
- 13-14 8 6 4 2
- 14-15 8 5. 4 2
- Filles sélectionnées :
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 13-14 10 10 9 9 9 8 8 7 6 3 0
- 14-15 10 10 10 9 9 8 7 7 5 4 * 0
- 15-16 10 10 10 9 9 8 8 8 7 6 2
- AGE 25 50 75 Scmi interquartile
- 13-14 9 8 6 1.5
- 14-15 9 8 6 1.5
- 15-16 9 8 7 1
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- Garçons non sélectionnés :
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 11-12 10 8 6 5 4 4 2 1 0 0 0
- 12-13 10 9 7 6 4 4 2 1 0 0 0
- 13-14 10 9 7 6 5 4 2 1 0 0 0
- 14-15 10 9 8 8 7 4 3 2 1 0 0
- AGE 25 50 75 Semi intcrquartilfî
- 11-12 6 4 0 3
- 12-13 0 4 0 3
- 13-14 7 4 0 3.5
- 14-15 8 4 2 3
- Garçons sélectionnés :
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 13-14 10 10 9 9 9 8 7 6 4 0 0
- 14-15 10 10 10 9 9 7 6 4 3 1 0
- AGE 25 50 75 Semi interqiiartile
- 13-14 9 8 4 2.5
- 14-15 9 7 4 2.5
- (A suivre.)
- NOTES ET DOCUMENTS
- Les renseignements scolaires et leur utilité
- Dans le troisième cahier des communications de l’Institut provincial rhénan pour l’étude du travail et des professions, Maria Chartier apporte les résultats de ses études concernant l’utilité des renseignements scolaires pour l’O. P. de l’enfant.
- 300 enfants des écoles de Dusseldorf ont subi un examen psychotechnique, et les données de cet examen ont été comparées avec l’appréciation des écoliers par les instituteurs et avec le
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- désir exprimé par l'enfant lui-même pour le métier choisi. Pour faire ressortir le vrai désir de l’enfant ce dernier devait répondre aux trois questions : 1° indiquer le métier qu’il désirerait choisir ; 2° désigner son occupation favorite ; 3° ses occupations pendant des loisirs.
- Dans les cas où ces trois réponses étaient uniformes, ce qui indiquait le goût réel de l’enfant pour le métier donné on a trouvé une concordance en 6-4 0/„ des cas avec le résultat de l’examen psychotechnique et en 83 °/„ des cas avec l’appréciation de l’instituteur. Dans les cas où les réponses ont été contradictoires, le métier serait alors choisi sous une influence des conditions extérieures — désir des parents, considérations d'ordre pécuniaire ou l’inconscience de l’enfant— l’examen psychotechnique a révélé en 78 °/0 des cas une inaptitude pour le métier choisi, le jugement de l’instituteur, par contre, concordait en 41 °/„ des cas avec le désir de l’enfant.
- L’appréciation de l’école ne serait donc valable que dans les cas où le goût personnel de sujet a été bien prononcé. L’auteur fait remarquer que dans ce dernier cas les enfants réussissent bien dans le métier choisi, même quand l’examen psychotechnique a montré une aptitude insuffisante pour ce métier, l’inaptitude serait compensée ici par la bonne volonté, l’effort et la persévérance.
- La comparaison de l’appréciation d’une fonction donnée par l’instituteur avec celle fournie par un examen psychotechnique, n’a montré qu’une faible concordance entre les deux.
- . Les chiffres suivantes le démontrent :
- L'appréciation de l'intelligence donnée par l'école :
- En accord avec l’examen. Meilleur que l'examen. Moins bon que l'examen.
- Bon . . . 37 “/„ 54 °/0 9 °/n
- Moyen . . 32 % 42 °/o 26 »/„
- Faible . . 45 % 7 •/. 48 °/0
- L'appréciation de l'habileté manuelle par l’école :
- Bon . . . 46 »/. 8 °/0 46 °/o
- Moyen . . 31 % 44 »/0 25 •/ .
- Cette discordance est attribuée par l’auteur à une trop grande subjectivité des notations scolaires, rendant toute comparaison entre les évaluations de deux instituteurs impossible. L’établissement d un mode d’évaluation plus objectif à l’école pourrait rendre des services importants à l’O. P., une observation prolongée de l’enfant pouvant compléter utilement l’examen psychotechnique. R ,,
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- L’Examen de la finesse de perception visuelle du relief
- A la première « réunion » de l’Institut d’optique, qui s’est tenue à la Sorbonne, dans l’amphithéâtre de physique, le 10 janvier, le capitaine Mazuir, du Service géographique de l’Armée, a présenté un stéréoscope avec lequel ont été pratiqués des examens de recrues entre lesquelles on devait choisir des télémétristes, la pratique du télémètre exigeant une grande précision dans les appréciations de « disparation » binoculaire (les écarts des images dans le champ unifié se traduisant par une impression de profondeur de relief).
- Avec des tests d’images fusionnées et d’autres présentant, dans un sens ou un autre, des écarts angulaires progressivement croissants, il est possible de déterminer le plus petit écart angulaire donnant une impression de relief.
- Par cette méthode, on ne trouverait pas tout à fait un sur cinq des jeunes soldats possédant une vision binoculaire satisfaisante, ce qui doit tenir à une incapacité de regarder correctement dans le stéréoscope.
- A cette même réunion le duc de Gramont a présente un appareil de démonstration permettant de mesurer la précision d’appréciation comparative des distances, en faisant regarder par un jeu de prismes (augmentant l’écart de base et accentuant donc le relief) les têtes de deux tiges noires sur fond lumineux diffusant, avec la tâche de déplacer, par jeu d’une mollette commandant une glissière, une des deux tiges, mobile, pour la mettre sur le même plan que l’autre. Il n’y a ensuite qu’à noter les erreurs commises au cours d’essais successifs pour avoir la précision moyenne (qui chez les individus ayant une bonne vision binoculaire est de l’ordre du millimètre).
- Le dispositif est analogue à celui de Michotte utilisé en psychotechnique et qui comprend deux fils verticaux immobiles au niveau desquels on doit placer deux autres fils tendus sur cadre mobile (sans dispositif optique).
- Par ces méthodes, qui ne nécessitent pas l’entraînement qu’exige l’emploi du stéréoscope, on trouve des chiffres tout différents et beaucoup plus élevés en ce qui concerne la proportion des individus possédant une bonne vision binoculaire.
- Il y a là un point, qui mérite nouvel examen, et qui montre la non-équivalence de diverses méthodes employées pour cette appréciation d’une capacité visuelle. p
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- L’O. P. au Portugal
- L’Office d’O. P. de Lisbonne publie, depuis avril 1928, un bulletin intéressant d'où nous extrayons les quelques renseignements suivants :
- « La création de l’Office d’O. P. remonte à 1925 ; son action porta tout d’abord sur les pupilles de la Nation et sur les anormaux et à un caractère privé nettement marqué.
- « En janvier 1928, sous l’impulsion du ministère de l’Instruction publique auquel il est attaché, il s’occupe d’une organisation rationnelle de l’O. P. dans tout le pays : formation d’orienteurs qualifiés, enquêtes sur l’organisation scientifique du travail, etc.
- « Pour bien marquer qu’il est au centre de la « politique professionnelle », l’Office d’O. P. de Lisbonne s’occupe, non seulement d’O. P., mais aussi de sélection professionnelle et surtout de protection des apprentis.
- « Les mêmes problèmes se posent au Portugal que chez nous : on vise, avant tout, à remédier à la crise de l’apprentissage ; et, pour y arriver, une place très importante est accordée au préapprentissage, qu’on semble vouloir considérer comme étant le meilleur moyen de détermination des aptitudes et des goûts de l’enfant, surtout si cette période d'initiation professionnelle est suivie d’un apprentissage méthodique et complet dans une école pratique.
- « Relevons dans les différents bulletins qu’il nous a été possible de consulter que les métiers les plus « courus » au Portugal sont, pour les garçons, ceux de mécanicien (30 °/0), charpentiers (12. %), cordonniers (10 %), employés de bureau (8 nj0), menuisiers (6 0/o)... et, pour les filles, modistes (43 °/„), employées des P. T. T. (14 %), institutrices (13 employées de bureau (9°/0 ), couturières (6 0/0)...
- 52 °/() des métiers choisis répondent aux goûts des enfants ; 13 °/0 au désir de gagner vite et beaucoup ; 6 °/0 à la volonté des parents ; 4 °l„ à l’intention de l’enfant d’exercer la même profession que le père.
- J. F.
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- La variabilité des goûts professionnels chez les enfants
- On doit, en orientation, se préoccuper du goût de l'enfant. On sait déjà que, malheureusement, ces goûts ne coïncident pas toujours, ni même très souvent, avec les aptitudes réelles. Il y a plus, ces goûts ne répondent pas nécessairement à des aspirations bien profondes, et sont très fréquemment le reflet d’influences extérieures. Aussi se montrent-ils très variables
- De nombreuses données ont été fournies, à cet égard, par des enquêtes américaines qu’il serait désirable de voir reprendre en F rance.
- Pour les préférences purement scolaires, chez quelques centaines d’étudiants, déjà Thorndike a montré que la corrélation entre les goûts à 12 ans et à 20 ans à peu près, ne dépassait pas 0,60 (plus grande entre les goûts à l’école élémentaire et à l’école secondaire, qu’à l’école secondaire et à l’université).
- Pour le choix du métier, en reposant la question 3 années de suite chez des écoliers, Willett n’en a trouvé que .18 °/„, moins d’un sur cinq, qui gardaient le même goût aux trois interrogatoires.
- D’après Franklin, il y aurait un peu plus de stabilité chez les filles que chez les garçons. A un deuxième interrogatoire, après trois années, les trois quarts des filles lui indiquèrent le même métier contre les deux-tiers chez les garçons. Mc Haie, s’adressant à 133 étudiantes, à deux années d’intervalle, fait dresser une liste de cinq professions, par ordre de préférence décroissant. La première indiquée le resta chez un quart seulement. Et un cinquième donnèrent la préférence à une profession qui n’était pas dans les cinq indiquées au début.
- Cela montre que, si les goûts changent chez les enfants jeunes, ils restent encore instables dans l'adolescence.
- La variabilité avec l’âge ressort d’une étude de Lehmann et Witty (1) qui, comparant la fréquence des choix de certaines professions, constatent que cette fréquence croît ou décroît avec l’âge, ce qui donne un indice de variabilité individuelle extrêmement probable, bien qu'il ne s’agisse pas, aux différents âges, des mêmes individus. Voici, par exemple, la fréquence pour 100 des choix raisonnables et romanesques (sténo-dactylographe et ae-
- (1) Personnel Journal, 1929, VII, pp. 253-265,
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- trice de cinéma) chez les filles, et celle du choix imaginatif enfantin du métier de eowboy, qui décline rapidement, et celle du choix somme toute raisonnable du métier d’aviateur, qui reste assez stable chez les garçons :
- AGE 1 8 9
- FILLES .. Sténo 5 11
- ! Actrice.... 20 20
- GARÇONS. \ Aviateur... 6 13
- } Cowboy.... 64 64
- 10 11 12 13 14 15 16 17
- 14 22 26 27 31 24 32 25
- 29 09 17 19 10 6 5 O O
- 18 21 24 19 24 18 14 18
- 61 49 38 38 24 1 4 10 5
- La variabilité, d’après la décroissance des choix vraiment puérils, continue à se manifester jusque vers 16 à 17 ans ; elle esl très marquée surtout jusque' vers 14 ans.
- Il y a donc lieu de se méfier de la validité des goûts manifestés à 12 ans. II. P.
- LES MÉTHODES ÉTRANGÈRES EN 0. P.
- Classification des travaux professionnels en accord avec leur nature sypchotechnique du Dr E. Mira.
- 1° Degré de complication psychique demandée (niveau mental) : travaux principalement psychiques............ j Carrières et professions libérales en général.
- Travaux principalement phvsiaues 1 Manœuvre, travail manufacturier et métiers non
- 1 J H ............. I qualifiés.
- travaux aussi psychiques que physiques....... ] Métiers artisans, en général.
- 2° Type d’activité intellectuelle demandée :
- De petites dimensions : Horloger, opticien, graveur, bijoutier, etc.
- Travaux spatiaux
- De moyennes dimensions : Tailleur, tanneur, charpentier, etc.
- De grandes dimensions : Transports, métiers de la construction.
- De toutes dimensions : Machiniste de bateau ou de train.
- Si donnerons sous celte rubrique des traductions d’études étran-^ es relatives a des méthodes d’O. P. et à des monographies. Nous com-es par un ensemble que donne l'actif Institut de Barcelone, dirigé
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- Travaux verbaux
- Enseignement des langues, correspondance, vente commerciale, art scénique, littérature descriptive et journalisme.
- Travaux abstraits.
- Calcul mathématique, spéculation scientifique et philosophique.
- Verbo-spaliaux : Vendeur de machines, autos et fournitures photographiques.
- Spatio-verbaux : Industriel qui vend ses produits, professeurs de travaux manuels.
- Travaux mixtes.
- Âbstracto-spatiaux : Géomètre. Spatio-abstraits : Expert industriel.
- Yerbo-abstraits : Professeur de lettres. Abstr a cto-verbaux : Professeur de sciences.
- 3' Type du tempérament qui convient :
- Travaux automatisables (déterminés)
- Î Cordonnier, télégraph
- tanneur, typographe, comptable,
- iste, etc.
- Travaux non automatisables (variables)...
- Electricien, ébéniste, garçon de café, cuisinier, chauffeur, etc.
- Travaux mixtes.
- . J Linotypiste, sténographe, dactylographe, etc.
- 4° Type caractérologiqüe en accord avec la réaction psychique utilisée de préférence
- Directeurs de bureau, contremaître, correcteur d’épreuves, etc.
- Travaux réactionnels internes (percepto-asso-ciatifs.......................................
- Travaux réactionnels externes (surtout mo- i teurs).........................................)
- Empaqueteur, danseur, équilibriste, polisseur, vernisseur, etc.
- Chirurgiens.
- mécaniciens.
- etc., etc
- barbiers, orfèvres.
- Travaux intégraux
- A travers les Revues
- Fréquence d'es accidents et aptitude professionnelle. — Nous relevons dans la Revue du Travail du mois de septembre 1929 dans sa publication du texte intégral de La « Recommandation relative aux principes généraux concernant la prévention des accidents », question discutée à la Conférence internationale du travail au mois de juin dernier, les recommandations suivantes qui nous intéressent particulièrement :
- « L’expérience acquise et les études déjà entreprises montrent que la fréquence et la gravité des accidents dépendent non seule-
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- ment des dangers inhérents au genre de travail, à la nature des installations et aux engins divers utilisés mais aussi de facteurs physiques, physiologique® et psychologiques. La conférence recommande qu’en outre des investigations mentionnées précédemment et portant sur des éléments matériels, d’autres investigations soient entreprises aussi au sujet de ces autres facteurs.
- L’aptitude professionnelle et l’intérêt qu’il porte à son travail étant des facteurs d’une importance capitale au point de vue de la sécurité, il est essentiel que les Etats membres encouragent les recherches scientifiques relatives aux meilleures méthodes d’orientation et de sélection professionnelle et à leur application pratique. »
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- Un institut psychotechnique à Lausanne. — La « Gazette de -Lausanne » annonce l’ouverture d’un institut psychotechnique à Lausanne pour le courant de l’été.
- Cette nouvelle institution appliquera à la vie professionnelle la méthode inaugurée en Amérique, il y a quelque 20 ans.
- Le psychotechnicien chargé de l’observation d’une personne lui réserve une demi-journée. Il commence par l’examen sur un sujet facile dont on peut présumer que le résultera le satisfera et l’encouragera. Il examine ensuite son acuité visuelle et sa vision des couleurs. Puis sa vision stéréoscopique, c’est-à-dire son aptitude à comparer les distances, son coup d’œil. Il mesure la vitesse et la régularité de ses réactions, ce qui est une façon approximative d’apprécier jusqu’à quel point elle est capable de tendre sa volonté dans une situation donnée. Enfin, il cherche à apprécier son intelligence, à voir notamment si la personne qu’il examine comprend bien ce qu’on lui dit, ou s’il faut lui répéter plusieurs fois la même chose, si elle sait faire attention et réfléchir avec suite. De cette façon, il ne mesure certainement pas l’intelligence d’une personne, mais il est cependant à même de l’évaluer assez pour la pratique. D’autres expériences et observations sont prévues qui permettent d’obtenir des renseignements précieux.
- Le certificat psychotechnique qui sera délivré, conjointement avec 1 examen médical et le livret scolaire apparaît aux Lausannois comme la base la plus sure pour orienter un enfant.
- Déjà, une maison de la Suisse allemande qui a eu recours à un psychotechnicien déclaré que le rendement des personnes examinées d après les méthodes qui seront en usage à Lausanne avait augmenté de 30 °/0.
- Nous suivrons avec intérêt les travaux de ce nouvel « Institut » à qui nous souhaitons plein succès. J. F.
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- Dans les numéros du lpr et 15 novembre 1929 de la revue l'Information Professionnelle nous relevons quelques suggestions relatives à cette orientation qui existe déjà par le fait que le choix d’une branche' générale de métiers a déjà eu lieu doit se compléter par une orientation du second degré guidant cette fois le choix des activités multiples rendues possibles par les études faites :
- « Une question se pose immédiatement : serait-il possible en vue de cette orientation, d’employer les mêmes méthodes que pour les enfants de 13 ans ? Nous le croyons, disent les auteurs, et c’est pourquoi nous exposerons brièvement ce qui pourrait et devrait être fait.
- Quatre points importants à envisager :
- 1° Indication des goûts du jeune homme : on en tiendra d’autant plus compte qu’on se trouve ici en face d’un adulte dont l’effort de volonté peut suppléer certaine déficience physique ou intellectuelle ;
- 2° Etablissement d’une notice d'aptitudes physiques qui porterait sur l’acuité visuelle et auditive du futur ingénieur, sur sa résistance à la fatigue, son comportement devant un travail monotone, ses réactions devant les occupations en plein air, son système nerveux, etc...
- 3° Etablissement d’une notice scolaire qui comporterait deux sortes de renseignements :
- a) Les uns auraient trait à-la qualité et à la quantité de connaissances acquises ;
- b) Les autres, faisant abstraction du mérite, de ses devoirs ou interrogations, porteraient sur sa forme d’attention, son type de mémoire, son genre d’imagination, son aptitude à abstraire, synthétiser, juger à dégager l’essentiel, à s’arrêter aux détails... ;
- 4° Etablissement d’une fiche relative aux qualités de caractère et de cœur où seraient rassemblées toutes les observations faites au cours de la scolarité sur son comportement dans le groupe, sur ses réactions sociales ou antisociales, son aptitude à commander, à obéir, à s’adapter...
- Comme pour l’orientation professionnelle du premier degré, il ne saurait, en aucun cas, être question de donner « avis formel ayant la rigueur d'un arrêt de justice » étant donné l’imperfection
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- inévitable que l’on rencontrera dans la façon de consigner les observations faites. Néanmoins le tableau que l’on aura du futur ingénieur permettra à la fois de renseigner les familles et de guider le jeune homme.
- Mais tout ce travail ne servirait à rien si l’on ne remettait à ce dernier un tableau des différentes activités économiques qui peuvent s’offrir à lui, autrement dit si l’on ne se mettait rapidement à l’œuvre pour mettre sur pied les monographies professionnelle.
- INFORMATIONS
- La vie de /’Institut J.-J. Rousseau. —‘L’Institut J.-J. Rousseau, de Genève, est, depuis le printemps de 1929, officiellement rattaché à la Faculté des Lettres de l’Université de Genève, comme « Institut des sciences de l’éducation » et il sert en outre d’école normale pour les instituteurs du canton de Genève.
- Il a actuellement plus de 100 élèves venus d’une vingtaine de pays différents.
- Parmi les cours qui y sont donnés cette année par MM. Bovet, Claparede, Piaget, Pittard, Meili, M1Ie Descoeudres, etc., on peut citer ceux de M. Walther sur l’orientation professionnelle, de M. Hochstaetter sur les méthodes statistiques, de M. Dottrens sur les tests scolaires, ainsi que les consultations médico-pédagogiques du Dr Brantmay.
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- Le placement des jeunes gens dans VElat de New-York. — Le département d Etat de New-\ork a organisé, depuis juillet 1929, une section spéciale pour le placement des jeunes gens, sous la direction générale1 de Miss France Perkins et plus particulière de iss Ci,are L. Lewis ; le budget initial est de 20.000 dollars par an et doit s élever à 106.000 dollars. Ce service, patronné par la ïam ie de Commerce, la Fédération du Travail, diverses ligues eminmes, 1 Association d éducation publique, la Ligue des con-
- Ilochester et New-York, avec comité consulta concert avec 13 offices de placements de l’Etat.
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- Au Congrès international d’enseignement commercial (Amsterdam, 2-5 septembre 1929), à signaler deux conférences de M. Larcher sur « Des moyens de compléter l’enseignement commercial supérieur par des bourses de séjour à l’étranger ou des stages » et « L’Orientation professionnelle vers les carrières commerciales » et une conférence de M. Lomont : « Initiation à l'apprentissage commercial ».
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- La Vie de l’Amicale
- La vie de l’Amicale. — Le comité directeur s’est réuni le 3 février. Il a préparé l’assemblée générale et s’est occupé du placement des anciens élèves. Il réclame un traitement convenable poulies anciens élèves.
- Dans la séance de travail du vendredi 17 janvier, l’Association a établi une liste de livres devant constituer la bibliothèque circulante.
- Etudiant la classification des métiers (travail de Mlle Biscay, voir bulletin de décembre), l’Association a pensé qu’elle devait avant tout indiquer quelle était à son sens, l’organisation à souhaiter de l’O. P. en France. C’est pourquoi M. Beaume présentera le vendredi 21 mars un travail sur l’organisation de l’O. P. en France.
- Nous attirons l’attention de tous nos collègues, anciens et nouveaux élèves, sur l’importance du sujet traité. Il ne sera pas envoyé de convocation. Prendre note donc : le vendredi 21 mars, à 21 heures, 41, rue Lay-I.ussac.
- L’Association est décidée à mener une action pour la mise en application d’un plan étudié ainsi.
- Devant l’importance du problème, nous demanderons à tous ceux qui s’intéressent à l’O. P. d’assister à notre séance du 21 mars, et de prendre place parmi les membres honoraires ou les membres titulaires et stagiaires de l’Association. C’est un devoir !
- Le Secrétaire :
- Ch. Pivert, 0. rue de l’Arrivée (XVe).
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Mitteilungen des rheinischen Provinzialinstitutes für Arbeits und Berufsforschung, Dusselforf (communications de l’Institut provencial rhénan pour l’étude du travail et des professions), 1929, 1 Heft April, 24 Sciten, 11 Heft Juli, 56 Seiten, 111 Heft October, 77 Seiten.
- L’Institut de l’étude de travail et des professions de Dusseldorf publie ses communications sous forme des cahiers dactylographiés, dans le but d'établir un lien entre les recherches théoriques de l’institut et l’application pratique de scs méthodes par divers centres d’O. P. Ces publications contiennent des descriptions détaillées des tests nouveaux, avec les indications de leurs applications et évaluations, des échanges d’opinions entre l’institut et les centres d’O. P. sur différents problèmes psychotechniques, des comptes rendus bibliographiques de la littérature étrangère, un exposé de l’activité de l’Institut et des indications pratiques sur des appareils psychotechniques récemment parus.
- Une place importante dans les publications est consacrée à la discussion des problèmes théoriques et l’exposé des résultats du travail de l’Intitut.
- Le Dr Müllcr, discutant La valeur cl la signification de la courbe de fréquence, aboutit à la conclusion, que la forme complexe de cette dernière s’expliquait par la nature des phénomènes psychiques étudiés, et ne ressemble que bien superficiellement à la courbe de Gauss qui n’est due qu’aux variations fortuites.
- Dr Schulz dans un article sur les problèmes généraux de la psycholoie d’aptitude développe l'idée de la nécessité économique et sociale d’une O. P. rationnelle basée sur un examen psychotechnique approprié.
- Maria Charlier apporte les résultats de son étude sur l’utilité des t enseignements fournis par l’école pour l’O. P.
- U Simon donne une modification des tests de Schulz et leur adaptation pour la I chécoslovaquie.
- Ln supplément de quelques pages ajouté à chaque cahier contient des graphiques représentant des résultats de tests, des données statistiques et des descriptions des appareils. Ces illustrations augmentent 1 intérêt pratique des documents publiés.
- B. N.
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- Lucio Gil y Fagoaga. — La Sélection professional de los Eslu-diantes. — In-8° de 186 pages. Madrid, 1929.
- Cet ouvrage, appuyé de nombreuses citation®, représente — ce qui ne laisse pas de surprendre — le discours d’ouverture des cours de 1929-1930 à l’Université centrale espagnole par un professeur de la Faculté de philosophie et lettres, qui fait preuve d’une documentation considérable, et mettant en évidence le rôle pratique considérable joué actuellement par la psychologie.
- Gil y Fagoaga envisage en premier lieu la psychologie des professions, rappelant la classification d’un médecin d’Andalousie du xvie siècle, véritable précurseur, Juan de Huarte, qui divisait les professions libérales et scientifiques en trois catégories, mnémoniques, intellectuelles et imaginatives, et envisageant les principales classifications, de Piorkovski et de Lipmann. Dans une seconde partie, il traite de la détermination psychotechnique des aptitudes professionnelles, et envisage enfin le côté sociologique du problème.
- Il conclut que le problème de l’orientation des étudiants peut et doit être posé à l’Université.
- P.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : Mme Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pedagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouverl tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M'IS L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone : Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.«
- Chargé de conférences : M11' C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, inéde-cin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’An-Ihropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : D' Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à ‘ Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M1"’ Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des llaules-Eludes ; M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Mm“ A. Fessard, licenciée ès lettres
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lel-h'cs, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l'Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Guillaume, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur agrégé à la Faculté de Droit de Paris.
- Technique des métiers. — Professeur : N...
- Organisation de l'Orientation professionnelle. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, dii ècleur-adjomt de l’Enseignement Technique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles.
- B) Sélection dans ses rapports avec l’orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes J ° 4
- TR A VA UX PR A TIQ UES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François
- Physiologie : M11' C. Veil.
- Technique des tests scolaires : M"' Henri Piéron.
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- REVUE MENSUELLE (ILO Numéros par _A_n)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABONJVKMKIVT :
- Pour la France... 15 fr. | Pour V Etranger .. . 25 fr.
- Prix du numéro : 3 francs
- Pour s'abonner, ii suffit d’adresser le montant à M, Oualid, Trésorier. Compte Chèques postaux : Strasbourg C/C 447.
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de Tannée déjà parus au reçu de leur Abonnement.
- (On peut se procurer la première année complète au prix de 18 francs, au Secrétariat,
- 41, rue Gay-Lussac, Paris (Ve).
- Articles publiés au cours de la première année
- J. Fontègne : Une visite aux Offices d’Orientation professionnelle de Vienne et de Munich (N° 1 et 3).
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le chronoptôscope (N° 2).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie « (N° 6-<
- — L’Orientation professionnel à Madrid (N® 10).
- A. Fessard : La validité des Tests d’aptitude professionnelle (N® 2, 3. 4 et 5).
- — L’intérêt des méthodes statistiques en Orientation professionnelle (N® 6).
- — L’Interprétation des résultats numériques (N® 9).
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N® 3).
- M”1 H. Piéron : Les étalonnages de Tests (N® 1, 2 et 3).
- — Etalonnage d’un Test d’attention (N® 4).
- Ml,e D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N® 5).
- M”10 A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des Tests professionnels (N° 6). N. Levitof : La Consultation professionnelle à Moscou (N® 7).
- Regnier : Comment organiser l’Orientation professionnelle dans un centre de moyenne importance (N® 7).
- L. Bourdel : L'Instruction publique et la question professionnelle en Bulgarie (N® 9). Waikenthaler : Quel métier doit choisir un malade du sanatorium pour tuberculeux (N® 10).
- Articles publiés au cours de la seconde année
- A. Fessard : La détermination des caractères d’un ensemble de mesures (N® 1).
- M""e H. Piéron : L’étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psychologique d’O. P. (N® 1).
- Braunshausen : L’Office d’O. P. de Luxembourg (N® 1 ).
- Gérant : Paul Arjo.
- Agen.
- Imprimerie Moderne (Assoc. Coor Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- Année
- N° 3
- Mars 1930
- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I- — A. Fessard : La délermination des caractères d’un ensemble de mesures. II. — Mraf H. Piéron : L’étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psychologique d’O. P .............................................................
- III. — Notes et Documents : Recherches nouvelles sur le vocabulaire de la
- langue française. — Les lois de l’écriture et l’interprétation graphologique. — Les qualités des défauts et les aptitudes professionnelles. — La psychotechnique et l’hygiène mentale scolaire en Australie. — L’influence de la monotonie. — Le rôle des facteurs psychophysiologiques dans l’admission du pilotage d’avion. — Quelques données intéressant l’O P. d’après les analyses de l’année psychologique........................................
- IV. — Les méthodes étrangères en 0. P. : Recherches sur les aptitudes exigées
- par les différents métiers. — Fiches psychologiques, par le
- Dr E. Mira...................................................
- V. — A travers les Revues...................................................
- VI. — Informations...........<...............................................
- VIL — La Vie de l’Amicale....................................................
- VIII. — Bulletin bibliographique..............................................
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- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE
- kl, Rue Gay-Lussac, 47
- PARIS
- (Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- d-’Oidexitsitioia. UPirofessiomnelle
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au direc teur de l'Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION
- En outre du Bureau :
- M“* Caron, directrice du Lycée Fénelon. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’Anthropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vilry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- Année
- Mars 1930
- N° 3
- BULLETIN
- DE
- l'Institut National d’Opientation Professionnelle
- LA DÉTERMINATION DES CARACTÈRES
- D’UN ENSEMBLE DE MESURES
- (suite)
- Par A. FESSARD
- La mise en ordre des résultats numériques provenant de l’application d’nn test, par l'alignement ou par l'empilement des notes individuelles (voir ce Bulletin 1930, 1) peut revêtir des formes graphiques qui font ressortir beaucoup mieux que les tableaux de chiffres les caractères fondamentaux de la distribution des valeurs.
- Deux courbes principales peuvent être tracées : l’une, qui exprime la correspondance que nous savons exister entre chaque valeur (ou la valeur centrale de l’intervalle qui la contient) et sa fréquence ; l’autre, qui montre la correspondance entre une valeur et son rang dans la suite des notes alignées par ordre de grandeur. La première courbe est appelée Courbe de Fréquence, et la seconde Ogive de Galton. Pour construire ces courbes, on porte les résultats numériques sur une échelle horizontale (abscisses) ou verticale (ordonnées) et l’on inscrit inversement les fréquences et les rangs en ordonnées ou en abscisses. On détermine ensuite dans le plan des deux axes les points correspondants, que l’on relie le mieux possible par un trait continu (interpolation). On obtient ainsi lés deux courbes cherchées.
- Il est important de se rendre compte des rapports étroits qui existent entre la Courbe de Fréquence et l’Ogive de Gallon, toutes deux représentant en somme la même répartition sous deux aspects différents. A cet effet, au lieu de déterminer directement les courbes à l’aide des points expérimentaux,
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- tomme il vient d’être dit, il est préférable de procéder en deux étapes, comme nous allons le faire à propos de l’exemple donné dans notre précédent article. Tout d’abord, nous avions effectué un groupement des notes, celui-là même qui nous avait permis d’établir le tableau des fréquences : cette opération, qui nous oblige à confondre des notes un peu différentes, se trouve rappelée sur notre graphique (voir la ligure ci-jointe) par le fait qu’au lieu d’employer un point, nous nous sommes servi d’un intervalle, l’intervalle fondamental, pour représenter la note individuelle. Une telle manière de procéder est tout à fait légitime, car ce retour d’un échelonnage fin à un autre plus grossier nous est imposé par l’insuffisance du nombre des sujets : cette insuffisance nous force à ne pas raisonnablement attacher d’importance aux irrégularités de la distribution à l’intérieur de l’intervalle fondamental. Ce dernier prend alors figure de marge d’imprécision ; il est l’échelon au-delà duquel nous commençons à prendre en considération le détail des contours du graphique des fréquences. Sur notre figure, celui-ci a été obtenu en juxtaposant des rectangles dont la petite dimension correspond à l’intervalle fondamental et dont la grande est proportionnelle à la fréquence. On passe ensuite de là à la seconde courbe en utilisant les mêmes rectangles, simplement décalés, de façon qu’ils se suivent bout à bout. On comprend alors pourquoi l’Ogive de Galton mérite aussi le nom de Courbe des fréquences accumulées ou Courbe intégrale des Fréquences.
- Le rôle essentiel de ces graphiques étant de nous faire connaître, à travers l’ensemble des notes recueillies sur un groupe-échantillon, la forme probable de leur répartition dans la collectivité entière d’où le groupe provient, nous devons ensuite essayer — deuxième étape — de prévoir l’allure de la courbe lorsque le nombre des sujets augmentant, l’intervalle fondamental se trouve progressivement réduit. Notre graphique tendrait alors vers une courbe continue, la courbe de fréquence, probablement assez voisine de celle que nous avons dessinée par dessus les rectangles. En même temps, l’Ogive de Galton tendrait, elle aussi, vers une courbe continue, dont on peut déjà assez bien se représenter la physionomie en traçant simplement les diagonales des différents rectangles qui composent le graphique primitif (interpolation linéaire).
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- stppnp [OOP-s5u-py as
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- L’analyse générale des courbes de répartition, avec les formes très variées qu’elles peuvent revêtir, a donné lieu à des développements mathématiques étendus dans lesquels nous ne pouvons pas entrer. Signalons toutefois, pour son importance exceptionnelle, théorique et pratique, la répartition dite normale, qui se fait en forme de cloche symétrique et dont tous les caractères ont été déterminés à l’avance dans des tables spéciales. Nous y reviendrons ultérieurement. En général on a presque toujours affaire à des distributions présentant un seul maximum (1), symétriques ou légèrement dyssy métriques.
- Les considérations précédentes sur la répartition graphique d’une série de valeurs vont nous aider à comprendre rapidement la signification des indices de tendance centrale et de dispersion qui sont parfois employés, pour diverses raisons, à la place de la moyenne, de l’écart type ou de l’écart moyen.
- 1° Mode. — Ecart total
- Le simple examen de la courbe de fréquence peut déjà nous donner des indications approximatives relativement à la tendance centrale et à la dispersion des résultats. En effet, l’œil, d’une part, remarquera tout de suite le sommet de la courbe, qui correspond à la valeur la plus fréquente, ou Mode (Mo ) ; d’autre part, il appréciera l’étendue occupée par la base de la courbe, c’est-à-dire la marge totale de variation ou Ecart total.
- Ainsi dans notre exemple, nous prendrons comme Mode la valeur centrale de la classe la plus peuplée. Nous aurons Mo = 59,5. Nos notes extrêmes étant 16 et 106, l’écart total vaudra 106 — 16 = 90.
- Ces indices, sujets à de grosses fluctuations, ne peuvent être considérés que comme des renseignements grossiers et provisoires.
- (1) Etant entendu que le nombre de sujets est suffisamment grand par rapport au nombre de classes. Si malgré cela on trouve plusieurs sommets nettement marqués, il faut soupçonner une hétérogénéité du groupe ou une imperfection dans la technique.
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- 2° Médian. — Ecart Quartile
- Partons maintenant de l’Ogive de Gallon : si nous partageons en deux parties égales l’échelle des rangs, nous déterminerons sur cette courbe .un point central auquel correspondra, sur l’échelle des notes, une valeur particulière. Cette valeur, 'telle qu’il se trouve autant de notes qui la dépassent que de notes qui lui sont inférieures, est ce qu’on appelle le Médian de la distribution (Me).
- Nous pouvons fragmenter de la même manière notre courbe en tronçons plus petits : quarts, dixièmes, centièmes... et obtenir sur l’échelle des notes des valeurs qu’en langage psychotechnique on nomme quartiles (Qi, O2, 0!3, Oi, ), déciles (Di, Da, ...D10), centiles (Ci. C2. ..., C100). La suite de ces valeurs forme un ensemble de points de repère caractéristiques de la distribution, qui se trouve ainsi résumée avec une fidélité, mais aussi avec une complexité, de plus en plus grande (1).
- Il est maintenant facile d’élaborer divers indices de dispersion. Par exemple, on emploie souvent l'Ecart D :
- D — D9 — Di = C90 — Cio
- Mais l’indice le plus couramment utilisé est YEcart Quartile (ou Semi-Interquartile) qui vaut :
- Q = 1/2 (Q3 - Qi )
- On l’appelle parfois aussi Ecart Probable ou Ecart Médian pour rappeler qu’il y a approximativement (exactement, si la distribution est symétrique) 50 % des écarts qui lui sont inférieurs (ou supérieurs).
- Tous ces indices, on le voit, ne font pas entrer en ligne de compte la valeur numérique des données, mais seulement leur rang. A ce point de vue, ils doivent être considérés comme moins parfaitement caractéristiques que la Moyenne M ou 1 Ecart type * . Leur avantage, au point de vue de la rapidité des calculs, est beaucoup moins grand qu’on ne .se le figure généralement, puisqu’il existe des procédés rapides
- eSl entendu illusoire d’employer un grand nombre de repères
- rWiLc m* ï nnnC sujel,s est insuffisant. (Au moins 100 pour la division en üeciles et 1.000 pour la division en centiles.)
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- pour déterminer M et er et que, d’autre part, avec les indices actuels, le calcul d’une correction est souvent nécessaire (voir plus loin, 3°). On doit cependant leur accorder la préférence lorsqu’on craint de la part des notes extrêmes, à la fois très instables et très influentes- par leur valeur numérique, une perturbation importante dans la valeur attribuée à la moyenne et à l’écart type.
- On utilise enfin spécialement les indices dérivés de l’Ogive de Galton lorsqu'on s’intéresse moins à la description des caractères collectifs qu’à la recherche d’un étalon devant servir à interpréter statistiquement les notes individuelles, et que, pour effectuer cette interprétation, on a choisi la méthode du Centilage (se reporter à notre article de 1929, ce Bull. n° 9).
- 3° Calcul des Centiles
- La détermination exacte d’un Centile de rang p (p étant le rang calculé sur 100 sujets) et en particulier de Cso = Me , C'25, =* Oi , C’75, = Q 3, peut se faire graphiquement, sur l’Ogive interpolée, d’après l’intersection de cette courbe avec une droite perpendiculaire à l’axe des rangs et passant par p. Mais si l’on se contente d’une interpolation iinéaire (suile des diagonales des rectangles), on peut calculer un centile quelconque sans passer par l’intermédiaire de la courbe.
- Soit à déterminer le Médian de notre distribution. Il se trouve dans la classe ayant comme valeur centrale Ac = 59,5, comme limite inférieure Ai = 59,5 — 5 = 54,5, comme limite supérieure As = 59,5 + 5 = 64,5 (l’intervalle de classe étant c = 10), et comme fréquence de classe n = 13. Comme le point d’intersection n’cst pas au milieu du rectangle (voir fig.), mais plus près du bout correspondant aux valeurs élevées, il est légitime que le médian soit plus proche de As que de Ai, On déterminera sa position exacte en ajoutant à Ai une fraction de l’intervalle c égale au rapport iV/n, U; étant le nombre de notes qui, dans la classe, sont inférieures au Médian (ni = 11). On pourrait aussi bien retrancher de As la fraction n;8 /n de c (ns = 2), ou même partir de Ac. En définitiv.e on a '
- « r . , ni . ns . , ni — ns
- — Aj H- —- c — As —-------ç Ap -f- •-—„------
- R 'R ** R
- 0
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- On vérifiera sur noire exemple que l’une quelconque de ces formules conduit à la valeur Me = 62,96. Remarquons encore que :
- ni = ^N -Ni» ' V
- N représentant le nombre total de sujets et Ni (qu’il ne faut pas confondre avec n le nombre de notes appartenant aux classes inférieures à la classe considérée. Dans le cas général, pour un p quelconque, la fraction \ doit naturellement être remplacée par p/100, et la formule pour le calcul d’un centile quelconque est donc :
- Cp — Ai +
- n
- c
- Appliquons-la au calcul du 1er quartile. Nous avons :
- l)X50-7
- Qi — C25 — 44,50 + -
- C25 = 44,50 + 7,86 = 52,36
- De même :
- Q3 = 75.33
- D’où, pour l’écart quartile :
- X 10
- Q =
- 75.33 — 52,36 2
- 11,48
- Si, pour résumer, nous rassemblons les différents indices de tendance centrale et de dispersion trouvés sur notre exemple, nous obtenons le tableau suivant :
- TENDANCE CENTRALE DISPERSION
- Mo = 59,50 Ec. tôt. = 90
- Me = 62 96 Q = 11,48
- M = 63,50 C7 = 19,40
- e m = 15,12
- A, Fessard.
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- LÉTALONNAGE
- des Epreuves de mémoire de la fiche psychologique d’O. P.
- Par M"« Henri PIERON
- Le cinquième et dernier test de mémoire employé dans la fiche
- ^C</>V-fDA
- / V V X > -s / < c / X A
- c / s V X < / V < 4- > >
- x / A c V / > < A - X >
- < c / 4 < A > V A c X / C X
- X > < A / < 4 V X / > x V
- V c X > 4 A < X A c / <
- A V < 4- / X C / A > x V
- c > X < / V > C 4 A /
- > X c < V X A / 4- > C A 4-
- - < / V X A V 4 < / > X
- V > - / V < 1= / X > 4- / A
- / A X < C / V 4 > A < X
- A - < V / (= X / 4- > A 11 V
- V / < - X / > V / X < X A
- V «• > V J < X > / A /
- constitue deux points du profil (nos 10 et 11). Il marque la vitesse d’apprentissage de mémorisation et consiste à faire apprendre un code.
- On présente à l’enfant une page remplie de signes de 10 sortes (fig. 5) ; chaque signe étant représentatif d’un des dix premiers chiffres (figure 5).
- La première ligne indique chacun de ces chiffres avec son dessin correspondant.
- Pendant une minute et demie l’enfant doit mettre sous les signes du tableau les chiffres correspondants en s’aidant du modèle.
- Il apprend donc son code.
- Au bout de cette première pé-
- riode d’apprentissage, il doit retourner sa feuille et il trouve un tableau équivalent à celui qu’il quitte mais ne comportant pas la ligne d’exemple (figure 6).
- Il doit essayer de se rappeler la correspondance des chiffres et dos signes et placer sous ceux-ci les chiffres correspondants pendant une minute. Au bout de ce temps vous demandez à l’enfant de marquer à quel signe il en est resté
- / 4 A c V / > < A X — >
- < 0 / - < A > V A C X / C X
- > < A / < 4 V X / > 4 V
- V C X > - A < X A C / <
- A V < - / X 0 / A > 4 V
- C 4_ > X < / V > c 4 A /
- > X c < V X A / 4 > C A 4
- 4 < / V X A V 4 < > X
- V > 4 / V < c / X > 4 / A
- A X < C / V 4- > A < X
- (1) Pour les 4 premières formes, consulter le Bulletin de l’Institut d’O. P., 2e année, n° 1, pp. 8-13, et n' 2, pp. 36-40,
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- et' vous le priez de revenir à la page précédente réapprendre, en continuant pendant une minute l’exercice avec modèle.
- Au bout de ce temps il doit retourner à la feuille suivante et reprendre sans exemple (au signe où il avait terminé sa première période) le même exercice pendant une autre minute.
- On a donc deux valeurs : 1° la valeur représentant l’apprentissage initial ; 2° la valeur représentant l’apprentissage après une seconde mémorisation.
- Le chiffre représentatif des périodes s’obtient de la manière suivante :
- On note le nombre de chiffres placés correctement sous leur signe, en comptant 4 points pour le premier chiffre correct (le premier 1, le premier 2, le premier 3, etc...) et un point pour les suivants (les autres 1, les autres 2, les autres 3, etc...). On fait le calcul pour les deux périodes séparées ; la première après le premier apprentissage, la seconde après le second.
- La valeur du travail de la page avec modèle ne compte pas.
- Voici les étalonnages de ces deux périodes :
- Filles non sélectionnées :
- PREMIER APPRENTISSAGE
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 11-12 65 57 47 42 40 36 32 28 24 20 12
- 12-13 75 54 46 40 37.5 34 28 24 20 14 0
- 13-14 91 54 47 40 36 31 26.5 . 23 18 12 0
- 14-15 90 59 45 41 34 30 28 23 16 12 0
- AGE 25 50 75 Semi interqnartile
- 11-12 44 36 25 9.5
- 12-13 44 34 22 11.00
- 13-14 42.5 31 21 10.55
- 14-15 43 30 21 11.00
- SECOND APPRENTISSAGE
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 11-12 75 65 56 42 38 33 29 25 21 16 0
- 12-13 88 65 58 50 42 38 34 30 26 20 0
- 13-14 85 64 53 49 41 36 32 26.5 22 17 0
- 14-15 88 61 50 42 40 32 29 24 17.5 12 2
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- Semi interquartile
- 12.00
- 14.00
- 13-14
- 12.00
- Filles sélectionnées
- PREMIER APPRENTISSAGE
- 28.5 24
- Semi interquartile
- 13- 14
- 14- 13
- 15- 10
- 13.00
- 13.50
- SECOND APPRENTISSAGE
- Semi interquartile
- 14.00
- 15.50
- 14.00
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- Garçons non sélectionnés
- PREMIER APPRENTISSAGE
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 11-12 106 60 51 41 38 34 27 24 19 14 4
- 12-13 101 57 45 40 36 32 28 23 22 5 17.5 0
- 13-14 103 57 48 42 38 33 30 25 23 18 2
- 14-15 120 56 52 42 35 31 26 24 20 17 4
- AGE 25 50 75 Semi interquartilo
- 11-12 47 34 22 12.5
- 12-13 42 32 24 9.00
- 13-14 44 33 24 10.00
- 14-15 48 31 22 13.00
- SECOND APPRENTISSAGE
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 11-12 87 70 62 54 50 41 37 29 24 20 4.5
- 12-13 118 63 52 45.5 39 36 31 27.5 23 17 0
- 13-14 113 67 59 49 41 37 32 27 24 19 2
- 14-15 102 69 59 47 42 36 31 26 22 17 0
- AGE 25 50 75 Semi intcrqnartile
- 11-12 60 41 27 16.5
- 12-13 48 36 25 11.5
- 13-14 52 37 26 13.00
- 14-15 DO 36 24 15.5
- Garçons sélectionnés :
- PREMIER APPRENTISSAGE
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 13-14 118 88 74 57 47 38 5 35 31 21 32 7 6
- 14-15 119 101 82 76 66 59 58 44 31 12
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- — 64
- AGE 25 50 75 Scmi interqnartile
- i:i-14 58 38.5 28 15.00
- 14-15 80 59 40 20.00
- SECOND APPRENTISSAGE
- AGE 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- 13-14 92 78 62 58 54 45 38.5 34 32 16 4
- 14-15 107 88 76 69 66 59 49 46 44 38 4
- AGE 25 50 75 Semi interqnartile
- 13-14 60 45 33 13.50
- 14-15 71 59 45 13.00
- NOTES ET DOCUMENTS
- Recherches nouvelles sur le vocabulaire de la langue française(')
- Deux comités d’étude : un comité américain, The Modem Farci gn Language Study, un comité canadien, The Ganadian Coin-inittee ou Modem Language sont en train de doter l’enseignement des Langues vivantes d’instruments de travail remarquables.
- Leurs recherches partent de ce principe que l’enseignement doit partir des mots et expressions les plus fréquemment employés dans le pays dont on étudie la langue.
- Ces recherches ont porté sur l’allemand, l’espagnol, le français, des travaux analogues ont été faits pour F anglais, notamment par E. Horn (Basic Writing Vocabulary). Nous ne traiterons ici que des recherches concernant le français.
- L’idée directrice est de dresser une liste de mots et une liste d’expressions idiomatiques telles qu’elles résulteraient du dépouillement de plus d’un million de mots tirés d’une centaine d’écrits représentatifs de la langue des cinquante dernières années.
- (1) Nous avons déjà signalé les travaux de Prescott sur le vocabulaire des écoliers de Genève (Bulletin, f, 9, p. 245). Voici, pour le vocabulaire littéraire, d’importants travaux qu’il est utile de connaître (N, D. L. R.)
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- Ce travail de dépouillement fut assuré par des professeurs de français.
- Voici quels sont les pourcentages quant à l’origine des textes dépouillés :
- Origine. Liste de mots. Liste d’idiotisi
- Romans, nouvelles 41,7 "/„ 35 t
- Théâtre 14,7 °/„ 31,1 °/„
- Journaux périodiques 12,9 °/o 13.4 °/0
- Histoire, critique 19,6 “/„ 12,2 %
- Sciences, philosophie 1U t 8.3 %
- De ce choix il résulte que les mots et idiotismes retenus sont a à la fois représentatifs du langage écrit et du langage parlé des adultes.
- Lés textes dépouillés furent à peu près les mêmes pour les deux listes.
- Et maintenant examinons séparément ces deux ouvrages. Celui de Van der Beike est la suite naturelle de celui de Henmon paru en 1924 (cf. bibliographie) mais alors que ce dernier contenait 3901 mots, le premier en comporte 6067. De plus, le mode de classement n’est, plus tout à fait le même car, tandis que Henmon ne tenait compte que de la fréquence (nombre de fois où le mot avait été trouvé), Van der Beke tient compte et de la fréquence et de la dispersion (nombre de textes différents ou le mot a été trouvé) ce classement est sans doute plus représentatif. Veut-on confronter la liste Henmon et la liste Van der Beke ? Henmon donnait comme représentatifs les mots de fréquence au moins égale à 25, soit 1250; parmi ceux-ci, 111 ne figurent pas dans la liste Van der Beke. Mais si, au contraire, on se limite aux 1.000 premiers mots de chaque listel, alors 8 mots seulement de Henmon sont exclus de l’autre. On voit par là que nous disposons sans doute maintenant de ce merveilleux instrument que fut la liste de Ayres pour l’anglais et qui permit la construction de tests d’orthographe d’usage en partant des mots les plus usuels de la langue.
- Le travail de Cheydleur commence par une étude critique des listes d’expressions idiomatiques dressées jusqu’ici, aucune d’elle n’est basée sur l’usage le plus fréquent; Cheydleur définit un gallicisme : une expression particulière au Français quant à la pensée ou différent de l’équivalent, anglais par la tournure.
- La liste est divisée en six sections : gallicismes, locutions conjonctives. locutions prépositives, verbes réfléchis, verbes exigeant une préposition, négations, soit en tout 1724 expressions idiomatiques différentes.
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- Le classement comme celui de Van cler Beke tient compte de la fréquence et de la dispersion.
- Ajoutons que pour les deux listes un index alphabéthique permet de trouver aussitôt la dispersion et la fréquence d’un mot ou d’une expression idiomatique.
- Et maintenant, à quels usages peuvent servir de telles listes ?
- 1° Aux professeurs et étudiants, elles permettront de faire porter les efforts sur les mots et expressions d’un usage courant ;
- 2° Aux auteurs de manuels, de ne faire entrer dans leurs ouvrages que les mots et expressions vraiment utiles à connaître à moins de définir les autres ;
- 3° Aux auteurs de tests de lecture, d’orthographe d’usage, de vocabulaire ou de textes gradués, de s’attacher à l’essentiel ;
- 4° Aux chercheurs et aux linguistes de procéder à des recherches comparatives. Par exemple, si l’on confronte la liste des gallicismes et celle des expressions espagnoles correspondantes, on constate un parallélisme frappant lorsqu’on les classe par ordre de fréquence. Saurons-nous en France utiliser comme il convient de telles listes et une telle méthode ?
- R. ÜUTHIL.
- Travaux cités
- Henmon : A French Word Book on a count of 400.000 running words (liste des mots français basée sur le dépouillement de 400.000 mots usuels). University of Wisconsin. Bureau of Edu-cational Research Bulletin. Septembre 1924. Un op. 15x23 84 p.
- Van der Beke : French word Book. The Macmillan Co. New-York, 1929. 1 vol. 17x24, 188 p.
- Cheydlcur : French Idiom List. The Macmillan Co. New-York, 1929. 1 vol. 17x 24, 154 p.
- *
- * *
- Les lois de l’écriture et l’interprétation graphologique
- L’esprit empiriste et simplificateur pousse à rechercher dans la physiognomonie, la graphologie, sinon même dans l’astrologie, la çdef des individualités,
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- Il est bon de ne négliger aucun des éléments de diagnostic, mais il faut préciser ce que peut être leur .apport.
- En ce qui concerne récriture, une intéressante communication de Solange Pellat, le président de la Société des experts en écriture, à Y Académie des Sciences morales, en 1929, permet de faire utilement le point.
- « Le portrait graphologique, nous dit-il, fait* appel à des inductions qui peuvent être plus ou moins heureuses-; mais il repose sur des éléments dont la plupart sont subjectifs. Des analyses de caractère d’une même personne faites par des techniciens différents ne se ressemblent, si perspicaces soient-elles, qu’autant que peuvent le faire des portraits exécutés par des peintres différents, qui, tout en cherchant à reproduire le même modèle, estompent ou mettent en relief tel ou tel trait cl introduisent dans leur œuvre la marque de leur goût- particulier et de leur conception de toutes les gammes des nuances ».
- S. Pellat a cherché, à dégager de l’analyse des écritures quelques lois générales ; l’une relie les caractères du geste graphique au système nerveux de l’individu, non à l’organe scripteur ; une seconde place l’influence active de la personnalité à son maximum quand il y a effort à faire, c’est-à-dire au début des groupes graphiques ; une troisième spécifie que La modification volontaire de l’écriture comporte une manifestation de l’effort corrélatif ; une quatrième déclare que ce sont les formes les plus coutumières et les plus simples qui s’imposent quand l’acte d’écriture est rendu difficile ; enfin, une cinquième loi générale relie les modifications des gestes scripturaux à l’état du système nerveux central, à ses variétés constitutives et à ses modifications momentanées, c’est-à-dire aux phénomènes psychiques correspondants.
- De cet'.e loi générale découlent les règles qui permettent de tirer des indications mentales de l’examen de l’écriture. Voici les règles données par S. Pellat.
- La première concerne l’influence de Végocentrisme et de son contraire :
- « Le scripteur. qui va vers la droite, et dont le corps se trouve placé, pour écrire, en retrait de la feuille de papier, se sent constamment, par rapport au tracé, à gauche et en dessous. Les manifestations de l’égocentrisme dans le tracé consistent en dernière analyse, soit en des arrêts ou des retards du mouvement général sur la droite, soit en des déviations anormales vers la gauche ou vers le bas, et celles de Labo-centrisme, soit dans le maintien et l’accentuation du mouvement général vers la droite, soit en des déviations anormales vers la droite ou vers- le haut. »
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- En ce qui concerne les manifestations volontaires, elles sont d’ordre égocentrique ou aliocentriquo, l’action volontaire comme telle se traduisant seulement dans l’intensité du mouvement.
- Au point de vue intellectuel, six règles sont indiquées :
- « 1° L’activité centrale engendre la rapidité des mouvements.
- « 2° La facilité d’assimilation porte à simplifier instinctivement les formes des lettres, en leur conservant un schéma expressif.
- « 3° La clarté d’esprit entraîne le souci instinctif de laisser suffisamment d’espace entre les mots pour qu’ils de dégagent nettement les uns des autres.
- « 4° Le goût et la culture esthétique engendrent des écritures dont les traits ne sont pas disgracieux, dont les courbes nécessaires sont élégantes et dont les différentes parties des lettres présentent entre elles des proportions harmonieuses, agréables à l’œil.
- « 5° Le développement de l’imagination a pour effet de diminuer la régularité du graphisme, d’en rendre les formes moins constantes et d’augmenter l’ampleur des mouvements.
- « 6° Sous l’influence de la souplesse naturelle de l’esprit ou du travail de la pensée qui compose, les suites de mots, au lieu de se disposer d’une manière rectiligne, dessinent des courbes ondulées. »
- Au point de vue affectif, l’émotivité multiplie les inégalités du tracé, et l’intensité des tendances passionnelles accroît l’inclinaison des lettres vers la droite (ce cjui est souvent masqué par un redressement systématiquement voulu de l’écriture).
- Enfin les états de suractivité fonctionnelle entraînent une direction ascendante des lignes, ceux de dépression une direction descendante, la nervosité se traduisant par des gestes saccadés, la préoccupation et l’obsession par des gestes contournés (surtout visibles dans l’accentuation et la ponctuation).
- Il y a là des données fort intéressantes et qui peuvent fournir, des indications dont la validité n’est, bien entendu, que de probabilité.
- Malheureusement, chez les enfants, l’écriture n’est, en général, pas encore très personnelle, car, et c’est là une loi d’évolution qu’il ne liaudrail pas oublier, bien que-S. Pellat ne l'envisage pas, c’est que le geste traduit d’autant mieux la personnalité qu’il s’est plus fréquemment répété, qu’il est devenu davantage usuel, qu’il s’est plus complètement automatisé. La signification de l’écriture n’est certes pas la même pour l’écolier et pour l’adulte cultivé.
- IL P.""
- F
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- Les qualités des défauts et les aptitudes professionnelles
- On sait que certaines déficiences peuvent fournir des indications professionnelles ; c’est ainsi que, pour un travail dans des conditions de bruits assourdissants, un certain degré de surdité ne laisse pas d’être plutôt favorable ; un niveau mental indiquant une certaine débilité, pour certaines tâches automatiques et monotones convient mieux qu’une intelligence trop éveillée. Dans un article de Psychotechnische Zeitschrift, F. Leiber montre que la cécité chromatique, l’absence complète de vision des couleurs est particulièrement utile à ceux qui travaillent dans la photogrammétrie, et qui doivent interpréter des phologrammes : l'absence de couleurs sur les photogrammes gêne beaucoup les normaux dans cette interprétation, car leur reconnaissance des milieux et des objets est essentiellement fondée sur l’aspect coloré. Ceux qui n’ont, pas la perception des couleurs retrouvent sur le document photographique leurs impressions ordinaires et l’interprètent d’emblée sans aucune difficulté. Il faut savoir, en orientation professionnelle, utiliser les défauts. H. P.
- *k
- La psychotechnique et l’hygiène mentale scolaire en Australie
- Dans le rapport annuel de la clinique psychologique du Département de la Santé publique de l’Australie occidentale, à Perth, des renseignements son! donnés par Ethei. T. Stoneman, psychologue d’Etat et lectrice en psychologie à l’Université, sur les examens cliniques et pédagogiques effectués en 1919, en particulier une étude d’enfants indigènes ou sang mêlé (de 7 à 15 ans) au moyen de toute une série de mesures physiques et d’épreuves par tests, qui semblent indiquer d’intéressantes différences avec les enfants européens : ainsi l’infériorité est considérable à égalité d’âge pour la capacité de répétition de chiffres en mémoire immédiate : A 14 ans, sur 22 enfants des deux sexes, 2 échouent complètement, 1 se place au niveau de 3 ans dans l’échelle Tèrman. i au niveau de 4 ans, 8 au niveau de 7, 3 au niveau de 10 et 1 seul a son niveau de 14 ans. Mais on sait que ce test qui caractérise des différences individuelles est une très mauvaise épreuve de développement mental. De fait, sur 17 enfants de 8 ans, la répartition est très analogue : 2 échecs, 3 au niveau de 3 ans, 7 au niveau de 4, 4 au niveau de 7, 1 au niveau de 10.
- A côté de cela l’épreuve des comparaisons esthétiques (niveau de 0 ans) est réussie par tous les enfants, sans échec.
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- Une autre étude concerne l'influence de l’adolescence sur le rendement scolaire (souvent diminué à 15 ans par rapport à 14 et à 16, dans les deux sexes). Les lests associatifs de Presse y ont été l’objet spécial d’un étalonnage.
- La répartition des quotients d’intelligence d’après les épreuves individuelles sur 344 écoliers a donné les valeurs suivantes (avec
- valeur médiane c le 82) : .
- Quotients : 10-69 70-88 89-109 110-144
- Nombre 7». : 24 41,5 31 3,5
- Comparés aux enfants américains ayant servi à l’étalonnage d
- l'échelle Terman (révision de Binet-Simon), les écoliers australiens (comprenant un petit nombre de sang mêlé) se trouvent à un niveau un peu inférieur.
- L’influence de la monotonie
- Le travail uniforme et monotone occupe une place de plus en plus importante dans l’industrie moderne. La machine tend à remplacer l’ouvrier, le rôle de ce dernier ne consiste souvent qu’en une exécution mécanique d’un nombre restreint de gestes répétés indéfiniment. Cette forme du travail, tout en ne demandant pas d’efforts psychiques ou physiques considérables, est pourtant accomplie avec un succès inégal par différents sujets. Un même travail uniforme pourra être exécuté avec plaisir par les uns et dégoûtera rapidement d’autres personnes. Il y aurait donc une aptitude individuelle pour le travail monotone. Une aptitude dont la détermination serait d’une grande importance pour le rendement et pour l’état de santé du travailleur.
- L.-A. Thomson, de l’Université d’Ohio, a abordé expérimentalement ce dernier problème. Il a appliqué un groupe de lests aux sujets, dont l’aptitude à la monotonie était appréciée en même temps par un étude psychologique appropriée. Les corrélations des résultats .ainsi obtenus lui ont permis de choisir les tests pouvant servir à déceler l’aptitude des sujets à la monotonie.
- L’état psychologique des sujets a été étudié à l’aide d’un questionnaire, minutieusement choisi, concernant la vie et les habitudes des sujets, les réponses devaient indiquer les préférences de ces derniers pour une vie uniforme ou variée. Ces données ont été confrontées avec une évaluation de l’état psychologique des sujets par des juges expérimentés. Une réponse uniforme a été déduite de ces données qui a servi de critérium de l’aptitude de sujet au travail monotone.
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- 'Les lests appliqués consistaient : 1° en tests d’intelligence ; 2° ért lest d’émotivité, et 3° en tests étudiant la monotonie du travail proprement dit. Ces derniers comportaient deux phases différentes d’un même travail — une phase monotone et une phase variable. Pour évaluer le rendement de chaque phase, on divisait la productivité de la première moitié de cette phase par celle de sa seconde moitié. En retranchant ensuite le produit ainsi obtenu pour la phase variable de celui de la phase monotone du travail, on obtient un indice, qui permet le classement des sujets.
- Quatre tests ont été choisis : 1° test de pointage (punch), le sujet devait pointer avec un stylet les trous d’une planchette ; la disposition de ces trous était différente dans les deux phases du travail. — 2° Test de la manivelle (crank) où il fallait, pendant la première phase, exécuter des mouvements de va et vient d’une manivelle entre deux paires de vis fixes sur un cylindre ; pendant la phase variée on compliquait le travail en ajoutant la rotation du cylindre et en faisant varier la disposition de ces vis. — 3° Test de barrage et 4° test de labyrinthe, les deux phases se distingant ici également par le degré de complexité du problème. Dans les deux premiers tests les résultats, d’une part, et les erreurs, d’autre part, ont été enregistrés mécaniquement.
- L’examen a porté sur 33 étudiants de l'Université d’Ohio. L’étude des corrélations entre les différents lests et l’appréciation psychologique de sujet, faites suivant les méthodes de Pearson et de Toops, a permis de choisir 4 tests dont la combinaison donne une corrélation de 0,71 avec le critérium psychologique. Ce sont les tests d’émotivité, de pointage, de barrage et de l’intelligence. La corrélation de chaque test avec le critérium a la valeur suivante: — 0,46 pour les tests d’émotivité et de pointage, — 0,39 le test de barrage et + 0,11 le test d'intelligence. Ce qui montre que l’aptitude au travail monotone est dans une dépendance plus grande vis-à-vis de l’état émotif des sujets que de son intelligence. B.N.
- Le rôle des facteurs psychophysiologiques dans l’admission au pilotage d’avions
- Le Ministère de l’Aéronautique d’Italie a fixé par décret les inaptitudes psycho-physiologiques qui, à côté des maladies ou déficiences organiques empêchent d’obtenir l’autorisation de pilotage.
- La catégorie spéciale de ces inaptitudes comporte les rubriques 109 à 114 du décret, que voici :
- 109 Déficience du sens musculaire et des innervations motrices.
- 110 Emotivité excessive.
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- 111 Temps de réaction visuels supérieurs à 0 sec. 20 et auditif is-
- su périeurs à-0 sec. 17.
- 112 Longueur excessive des temps de réaction de choix entre qua-
- tre mouvements de la main.
- 113 Attention déficiente au point de vue de l’extension ou de l’in-
- tensité.
- 114 Déficience de l’aperceplion, au point de vue de la rapidité
- ou de l'extension.
- Ce texte a été l’objet de diverses critiques, en particulier de Gemelli qui a, pendant la guerre, organisé le premier laboratoire d’examen psychophysiologique des aviateurs, dans l’armée italienne.
- Une importance excessive est donnée en effet aux valeurs absolues des temps de réaction, sans que la stabilité (beaucoup plus importante) soit envisagée. "
- Et, pour la détermination des déficiences, il serait utile de préciser le niveau juste tolérable et la contre-indication absolue d’après un centilage préalable d’épreuves définitivement choisies.
- Enfin, d’une façon générale, il y aurait lieu de tenir compte, suivant la méthode de Gemelli, du profil d’ensemble, et éliminer d’une part ceux qui présentent une insuffisance considérable, même partielle, pour un mécanisme important, et ceux qui présentent une somme d’insuffisances peu marquées en elles-mêmes, mais constituant, par leur groupement, une contre-indication évidente.
- H. P.
- *
- * *
- Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’Année psychologique
- V. Kommerell. — Ueber mathematische Begabung (Sur l’aptitude mathématique). — Z. für pi'id. Ps., XXIX, 3, 1928, pp. 143-171.
- L’aptitude aux mathématiques est-elle une aptitude spéciale, indépendante des autres fonctions de l’intelligence ? Le public le croit volontiers, alors que les mathématiciens tendent vers un avis contraire. K. apporte une contribution à la question par une étude statistique des notes scolaires d’examens, en mathématiques et en langues, comparées à la moyenne de toutes les notes du même élève.
- Les écarts entre les notes en mathématiques et la moyenne générale des notes de l’élève sont-ils plus fréquents et plus forts que les écarts entre une autre matière spéciale, par exemple les langues et la moyenne des notes ? Il le semble bien d’après les chiffres sui-
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- vants donnant la fréquence des écarts de notes (sur une échelle de 8 points), en °/o, sur un groupe de 740 bacheliers :
- Ecarls Mathéma* tiques Latin Ecarts Mathéma- tiques Latin
- + 3,1 à 4- 4 0,3 % 0 à — 1 33,6 % 52.7 %
- d- 2,1 à + 3 3,4 % — — 1,1 à — 2 12,8 % 5,1 %
- + 1,1 à + 2 1L8 % 2,3 % — 2,1 à — 3 4,0 % —
- 0 à, —1 33,4 % 39,9 % - 3,1 à — 4 0,7 % —
- Mais il s’agit d’un gymnase, établissement d’enseignement classique ; dans une école secondaire d’enseignement scientifique (Oberrealschule) ces différences sont moins nettes ; on y remarque aussi que le nombre de cas où la note en mathématiques est supérieure à la moyenne générale de l’élève est plus fréquent que les cas de supériorité en langue étrangère moderne. Ce fait doit être attribué à des différences de sélection des élèves. Dans le même type d’école, les filles sont, au contraire, plus souvent inférieures en mathématiques qu’en français, ce qui serait dû à des différences de sexe dans les aptitudes aux mathématiques.
- Le relevé des notes de quelques théologiens et philosophes, anciens élèves d’un séminaire, a montré qu’il y avait, parmi ces hommes distingués, de très bons comme de très mauvais mathématiciens.
- Il semblerait donc que l’aptitude aux mathématiques aille, en général, de pair avec un niveau général élevé, mais qu’il y ait toutefois des cas de supériorité spéciale en mathématiques, en désaccord avec la capacité générale du sujet.
- 4 a-t-il, du moins, des corrélations entre l’aptitude aux mathématiques et d’autres aptitudes spéciales ?
- Dans 60 °/0 des cas environ et dans les différents types d’écoles, les écarts entre les notes en mathématiques et les notes de langues u ont pas dépassé 1 point sur une échelle de 8 points.
- K. examine encore la question des rapports des mathématiques a\ec les talents littéraire, musical, etc., et termine en essayant de donner une analyse psychologique qui ne manque pas d’intérêt, de la mentalité du savant mathématicien.
- A noter encore qu’il n’a pas révélé, par l’examen des notes scolaires, des différences très nettes entre « analystes » et « géomètres ». D. W.
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- R. Il ubbard. — A measuremenl. of mechanical interests (Mesure de l’intérêt pour la mécanique). — J. of genet. Ps., XXXV, 2, 1928, pp. 229-254.
- Dans quelle mesure l’intérêt de l’enfant pour les faits d’un domaine déterminé permet-il de prédire ses chances de succès dans ce domaine ? L’auteur s’est proposé d’étudier ce problème en ce qui concerne les aptitudes à la mécanique. Une liste de 186 mots a élé dressée, puis présentée à 100 élèves.de la 7e classe (13 ans) d’une école supérieure. L’enfant devait accompagner chaque mot d’une appréciation : plaisant, déplaisant, indifférent, inconnu. La comparaison des réponses avec l’habileté mécanique des sujets à l’atelier a permis de graduer les intérêts d’après la fréquence avec laquelle ceux-ci se rencontrent chez les meilleurs sujets. 63 mots de la liste préliminaire ont été retenus. La constance du test ainsi établi, évaluée par la formule de Brown-Spearman, a.été de 0,87 pour le groupe de sujets considérés, de 0,76, 0,78 et 0,75 pour des groupes de contrôle. Après un an, la répétition de l’épreuve a donné une cohérence de 0,40.
- Pour le premier groupe de 100 enfants, groupe sur lequel l’échelle d’intérêts a été établie, la comparaison entre l’évaluation des intérêts et celle de l’habileté mécanique a donné une corrélation de 0,66 ; entre les intérêts et une batterie de 3 tests d’aptitude mécanique on a trouvé 0,57. Mais ces corrélations, beaucoup plus faibles sur les groupes de contrôle, sont peu significatives et ne permettent pas de conclure à la valeur prédictive de la détermination des intérêts pour la réussite dans la mécanique. Par contre il semblerait que la combinaison du questionnaire avec les tests d’aptitude est préférable à l’emploi des tests seulement.
- Rapprochée des facteurs de milieu, l’appréciation des intérêts n’a révélé aucune relation importante avec chacun des facteurs considérés, laissant penser qu’aucun de ceux-ci n’influence spécialement la formation des intérêts pour la mécanique. On n’a pas non plus trouvé de différence marquée d’un âge à l’autre. Par contre l’évaluation des intérêts comme celle des aptitudes mécaniques a donné des résultats plus élevés, chez les étudiants d’université que sur les élèves des écoles supérieures. A. B.-F.
- A. Heilandt. — Bewührungsuntersuchung von Eignungsprüfun-gen in der AEG (Recherche sur la validité des examens psychotechniques d’aptitude à la Société générale d’Electricité). — Psychot. Z., III, 5, 1928, pp. 152-155.
- Cette enquête de contrôle porte sur 131 apprentis qui ont tous terminé leurs quatre années d’apprentissage, Leur valeur profes-*
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- sionnelle, soigneusement déterminée, — d’après les notes d’atelier au cours de l’apprentissage, les notes de certificat de fin d’apprentissage et les notes d’examen professionnel au grade de compagnonnage, — a été comparée à la moyenne des notes obtenues dans les tests moteurs lors des examens d’entrée. Toutes les notes étaient données sur une échelle de 5 points.
- L’écart moyen entre les notes professionnelles et les notes psychotechniques a été trouvé de 0,6 points. En l’absence de toute corrélation on devrait s’attendre à un écart moyen de 1,2 points.
- D. W.
- LES MÉTHODES ÉTRANGÈRES EN O. P.
- Recherches sur les aptitudes exigées par les différents métiers
- Fiches psychologiques du Dr E. Mira
- Aiguilleur. — Travail spatial, de grandes dimensions, surtout per-ceptionnel, qui demande : une bonne sensibilité et une bonne acuité visuelle, chromatique et auditive ; une bonne perception intuitive du temps ; une bonne mémoire des positions ; une attention visuelle et temporelle d’intensité moyenne, mais de grande persistance.
- Ardoisier. — Travail de type spatial, surtout physique pereepto-réactionnel, de grandes et moyennes dimensions, qui demande : une bonne capacité perceptive et mnémonique des formes régulières ; une bonne mémoire musculaire.
- Armurier (d’Armes à feu). — Travail physique, de petites dimensions, cpii demande : une bonne perception visuelle des formes.; une bonne sensibilité tactile et stéréognosique ; une bonne coordination oculo-manuelle ; une bonne perception des degrés de saturation des couleurs, et, en particulier, des tonalités du gris ; une attention visuelle micrométrique de moyenne intensité, mais de grande persistance ; une bonne inhibition des mouvements réflexes ; une bonne sensibilité et une bonne mémoire motrice (musculaire et articulaire).
- Barbier. — Travail de type spatial, de petites dimensions,' qui demande : une parfaite inhibition des mouvements réflexes ; une excellente coordination oculo-manuelle, de la rapidité et de la finesse dans les mouvements digitaux, spécialement de le main droite ; une attention visuelle micrométrique intense, mais intermittente ; une certaine rapidité réactionnelle est préférable, mais non nécessaire,
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- Bijoutier. — Travail de type spatial, de petites dimensions, qui demande : une bonne sensibilité, chromatique, une bonne perception des formes et de la symétrie ; une bonne coordination oculo-manuelle ; une bonne inhibition des mouvements réflexes des mains ; de l’aptitude pour le dessin ; une intelligence spatiale normale ; une attention visuelle concentrée, intense mais non constante ; des réactions de rapidité normale ou lentes ; du goût artistique.
- Boucher. — Travail spatial, de moyennes dimensions, qui demande : une bonne perception visuelle des formes et des volumes ; de l'habileté pour calculer le poids de solides irréguliers. Une bonne capacité d’inhibition des mouvements réflexes. Une précision et une rapidité excellentes dans les mouvements de l’avant-bras et une bonne sensibilité musculaire, toujours dans l’avanl-bras.
- Boulanger. — Travail psychophysique, déterminé, pcrccptoréac-lionnel, qui demande : une bonne discrimination chromatique des Ions et des degrés de saturation ; une bonne mémoire visuelle chromatique ; la perception intuitive du temps ; une bonne sensibilité musculaire et une bonne coordination oculo-manuelle à distance ; une bonne sensibilité à la pression et une bonne appréciation des poids ; une attention visuelle concentrée, intense mais intermittente.
- Bourrelier. —Travail spatial, surtout physique, variable, percepto-réactionnel, qui demande : une bonne perception des formes et des volumes ; une bonne coordination oculo-manuelle et des réactions psychomotrices normales des bras.
- Brasseur. — Travail spatial, non qualifié, surtout réactionnel.
- Briquelier. — Travail spatial, de dimensions moyennes, déterminé, surtout physique et réactionnel.
- Cardier. — Travail spatial, de moyennes dimensions, déterminé, principalement réactionnel, qui demande : une bonne coordi nation oculo-manuelle, de l’agilité et de la rapidité dans les mouvements des doigts ; une bonne attention visuelle, diffuse et persistante ; un bon contrôle émotionnel.
- Carrier. — Travail psychophysique, spatial, de dimensions moyennes, déterminé, qui demande : une bonne perception des formes et des volumes ; une bonne sensibilité musculaire des extrémités des bras ; une attention visuelle peu intense et peu étendue, mais persistante ; une bonne coordination oculo-manuelle,
- (4 suivre.)
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- A travers les Revues
- Dans le Journal de Psychologie, notre excellent collaborateur, le Dr Wallon, publie un chapitre fort intéressant du petit volume de psychologie appliquée qu’il va publier à la Librairie Armand Colin, celui qui concerne l’orientation et la ©élection professionnelle©, et qui est judicieux et fortement documenté.
- La Zeitschrift fur angewandle Psychologie de février 1930 publie une revue critique (fondée sur 37 travaux) sur des tests de caractère, par Madeleine Ekenberg, qui fait une classification de ces lests en quatre catégories, envisage tout particulièrement la méthode de Downey avec son profil caractérologique, et conclut à la nécessité de nouvelles recherches et à l’utilité de choisir des épreuves aussi proches que possible des situations concrètes de la vie. Le travail de Decroly dans le Journal de psychologie de 1929 ne figure pas dans celte revue.
- Rôle du psychologue en orientation professionnelle. — Dans le bulletin de l’Association médico-pédagogique liégeoise, M. Wel-len's, après avoir montré les diverses méthodes susceptibles d’être employées en orientation professionnelles par les psychologues, tient à réfuter l’objection de ceux qui disent qu’une aptitude ne se démontre que par l’exercice de celte aptitude. En orientation professionnelle il s’agit!, dit-il, de déterminer certaines facultés générales au moyen de tests psychologiques qui visent à décéler plutôt une qualité mentale qu’une aptitude, mais qui permettent d’indiquer à l’enfant la voie qu’il pourra suivre.
- INFORMATIONS
- L'Institut national de psychologie industrielle de Londres, dirigé par C. S. Myers, a réuni en un dîner, le 28 novembre dernier, un grand nombre d’hôtes éminents témoignant, par leur présence,, de l’intérêt porté à son œuvre, et parmi lesquels on pouvait compter le premier ministre d’Angleterre Ramsay Mac Donald, et le duc d’YoRK, qui prirent l’un et l’autre la parole. Dans
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- «on discours, lord d'AnuiuvoN, vice-président de l’Institut, remplaçant le président, lord Bai.four, empêché, insista tout particulièrement sur l’œuvre entreprise par l’Institut, en ce qui concerne l'organisation, sur des bases scientifiques, de l’orientation professionnelle, et sur les recherches nécessaires pour rétablissement et le perfectionnement des méthodes.
- Progrès de Ig psychotechnique en Hongrie. — Le ministère de l’Hygiène sociale et du Travail a récemment, institué, pour tous les assujettis à l’assurance sociale, âgés de moins de 17 ans, un double examen psychotechnique qui doit être passé dans un délai d’un an à partir de l’inscription de l’intéressé sur les registres d’assurance.
- Ces examens auront lieu dans le laboratoire psychotechnique de l’Institut national des assurances. Ils ont pour objet de déterminer si l’intéressé est apte à l'activité qu'il exerce (Bulletin de l’Institut international d’organisation du travail, décembre 1929).
- Création d'un Institut de Psychotechnique à Genève. — Nous apprenons par le Bulletin de l’Institut international d’organisation scientifique du travail de décembre 1929 qu’un institut de psychotechnique vient d’être créé à Genève, comprenant trois sections, une .section d’orientation professionnelle en liaison avec les centres psychologiques de Genève; une .section d’organisation psychologique du travail et une section médicale.
- L'Institut argentin cïorientation professionnelle. — Sous la direction de Cari Jesinghaus, professeur de psychologie à l’Université, un Institut de psychotechnique et orientation professionnelle fonctionne à Buenos-Aires, avec un règlement qui date de mars 1928.
- Ses buts sont les suivants :
- 1. Organisation de l’orientation professionnelle ;
- 2. Formation du personnel approprié ;
- 3. Sélection professionnelle des employés et ouvriers ;
- 4. Recherches psychotechniques.
- L’Institut décerne un diplôme de conseiller d’orientation après une scolarité de deux années à laquelle ne sont admis que dés professeurs ayant cinq années de pratique, des instituteurs en
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- ayant déjà sept, et des étudiants diplômés engagés depuis au moins trois années dans l’exercice de leur profession.
- Le Conseil de l’Institut comporte des représentants de l’Enseignement, primaire», secondaire, technique et professionnel, du ministère du Travail, des Associations patronales et ouvrières, commerciales et industrielles. Des consultations gratuites sont organisées à l’Institut; *
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- A la 3e conférence de l’expérimentation coopérative pour les « personnel sludies », organisée par le Conseil d’éducation des Etats-Unis, à Princeton, on peut signaler les travaux de la 4e commission, traitant des monographies professionnelles, sous la présidence de C. 1t. Mann. Les monographies expérimentales déjà établies aux réunions précédentes ont été complétées et critiquées , elles concernent la médecine, les services téléphoniques, la banque, le personnel de bibliothèque. L’Université du Minnesita a entrepris la monographie de la carrière éducative.
- La Vie de l’Amicale
- L’assemblée générale du 21 février a adopté unanimement le rapport moral présenté par M. Réveillé et le rapport financier exposé par MUe Mamelle. La situation financière de notre jeune association est excellente.
- Il a été procédé à l’élection du tiers du Comité directeur.
- Ont été élus :
- Ont été élus : Mlle Mamelle, trôsorière sortante ; M. Vial, membre sortant ; M110 Lechevallier, membre nouvelle.
- L’assemblée générale a également approuvé les grandes lignes du plan d’action de l’Amicale autour duquel une cordiale discussion a eu lieu.
- Dans sa séance du 20 février, le Comité directeur a réélu le bureau sortant, savoir :
- M. Réveillé, président, 78, rue de Muret, Argenteuil ;
- M. Ch. Pivert, secrétaire, G. rue de l’Arrivée, Paris (15e) ;
- Mlle Mamelle, 99, 1 mulevard Brune, 14e, trésorière. Compte chè-ques-postaux 1369-35, Paris.
- Nous avons le plaisir d’apprendre la promotion, au titre d’officier d’académie, de M1Ie Mamelle, trésorière de l’Association des anciens élèves de l'Institut. Nos vives félicitations.
- En avril, il n’y aura pas de séance de travail de l’Association,
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- L’année Psychologique, publiée par Henri Piéron, 29e année (1928). Bibliothèque de philosophie contemporaine. 2 volumes in-8° de 448 et 498 pages. Prix, 120 francs.
- L'Année Psychologique contient, cette année, dans sa première partie consacrée aux articles originaux huit articles parmi lesquels celui de Mme Henri Piéron : L'étalonnage français du test de Barcelone, intéresse plus particulièrement les lecteurs de celle revue. Parmi les notes et revues, une technique de laboratoire avec description d’appareils contient une description du pendule de Miles légèrement modifié. On sait cpie cet appareil est très employé pour l’étude des capacités de l’apprentissage moteur.
- La dernière partie, la plus développée d’ailleurs, est consacrée à l’exposé analytique de presque tous les travaux du monde entier se rapportant à la psychologie. Il y a dans le volume de cette année 1380 analyses. Ce nombre se décompose ainsi : 59 pour les généralités, (traités généraux et conceptions générales, méthodologie et critique). — 104 pour la physiologie nerveuse et l’étude des centres. — 463 pour la psychologie comparée (psychologie zoologique, pédologique, psychologie différentielle, pathologique et sociale). — 243 pour la psychophysiologie et l’étude des sensations. — 51 pour les processus affectifs. — 83 pour habitude, mémoire, apprentissage, témoignage, association, imagination. - 46 pour activités, travail, entraînement et fatigue. — 14 pour les synthèses supérieures et les classements hiérarchiques (personnalité, suggestibilité, habileté mentale). — 196 pour les applications industrielles, sociales et pédagogiques. — 116 sont consacrées à la psychotechnique (généralités, les tests et leur emploi, étalonnage et technique psychométrique, procédés de calcul et appareillage). C’est un instrument de travail précieux et commode. M. 11. P.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- C/ie/ de service : Mm* Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M"’ L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone : Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Charrié de conférences : M1" C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut mcdico-pédagogique de Vilry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M1" Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M”' A. Fessard, licenciée ès lettres.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Guillaume, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur agrégé à la Faculté de Droit de Paris.
- Technique des métiers. — Professeur : N...
- Organisation de l’Orientation professionnelle. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au nirecteur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Technique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles.
- B) Sélection dans ses rapports avec l’orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TR A VA UX PRA TIQ UES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François
- Physiologie : M"* C. Veil.
- Technique des tests scolaires : M”e Henri Piéron.
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- REVUE MENSUELLE HO TST uméros par .A^n)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABOIVKEIIIKIVT :
- Pour la France... 15 fr. \ Pour T Etranger ... 25 Jr.
- Prix du numéro : S francs
- ' Pour s'abonner, il suffit d’adresser le montant à M. Oualid, Trésorier. Compte Chèques postaux : Strasbourg C/C 447.
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de Tannée déjà parus au reçu de leur Abonnement.
- (On peut se procurer la première année complète au prix de 18 francs, au Secrétariat,
- 41, rue Gay-Lussac, Paris (ve).
- Articles publiés au cours de la première année
- J. Fontègne : Une visite aux Offices d’Orientation professionnelle de Vienne et de Munich (N° 1 et 3).
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le chronoptôscope (N° 2).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie « (N° 6).
- — L’Orientation professionnelle à Madrid (N° 10).
- A. Fessard : La validité des Tests d’aptitude professionnelle (N° 2, 3, 4 et 5).
- — L’intérêt des méthodes statistiques en Orientation professionnelle (N° 6).
- — L’Interprétation des résultats numériques (N° 9).
- H. Laugier : La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3).
- Mm' H. Piéron : Les étalonnages de Tests (N° 1, 2 et 3).
- — Etalonnage d’un Test d’attention (N° 4).
- Mlle D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N° 5).
- Mm' A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des Tests professionnels (N° 6). N. Levitof : La Consultation professionnelle à Moscou (N° 7).
- Regnier : Comment organiser l’Orientation professionnelle dans un centre de moyenne importance (N° 7).
- L. Bourdel : L’Instruction publique et la question professionnelle en Bulgarie (N° 9). Waikenthaler : Quel métier doit choisir un malade du sanatorium pour tuberculeux (N° 10).
- Articles publiés au cours de la seconde année
- A. Fessard : La détermination des caractères d’un ensemble de mesures (N° 1).
- Mmc H. Piéron : L’étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psychologique d’O. P. (N» 1 et-2).
- Braunshausen : L’Office d’O. P. de Luxembourg (N° 1).
- Henri Piéron : Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2)
- Gérant : Paul Arjo.
- Agen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor\ Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- 2e Année
- N° 4
- Avril 1930
- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I. — M1"1, H. Piéron : Les premiers efforts d’organisation en France de l’Orientation professionnelle . ................................................... 81
- II. — Notes et Documents : Le dépistage des anomalies dans la vision des couleurs. — Intelligence technique et test de Decroly. — Intelligence et aptitude mécanique. — L’étude des métiers (marbrerie et serrurerie du bâtiment). — Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’année psychologique. .. 88
- III. — Les méthodes étrangères en 0. P. : Recherches sur les aptitudes exigées
- par les différents métiers.- — Fiches psychologiques, par le Dr E. Mira (suite)................... ....................... 99
- IV. — A travers les Revues..................................... .......... 102
- V. — Informations........................................................ 10:5
- VI. — La Vie'de l’Amicale........................... .................... 106
- VIL — Bulletin bibliographique............... .............................. 107
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE 41, Rue Gay-Lussac, 47
- PARIS
- (Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- d’Orientation Professionnelle
- mm
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l'Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l'Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- 'Secrétaire général ; M. Fontègne.
- 'Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D'ADMINISTRATION
- En outre du Bureau :
- M'1’ Caron, directrice du Lycée Fénelon. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de 'l’Office d O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur dé Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’Anthropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 2'Année
- N° 4
- Avril 1930
- BULLETIN
- DE
- l’Institut National Orientation Professionnelle
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- Les premiers efforts d’Organisation en France de l’Orientation Professionnelle
- Par Mme Henri Piéron
- L’orientation professionnelle commence seulement à prendre son essor avec le souci de faire œuvre scientifique ; mais les premiers efforts remontent déjà à un assez grand nombre d’années.
- Comme on a coutume de parler surtout de ceux, qui ont été faits à l’étranger, aux Etats-Unis en particulier, il n’est pas mauvais de rappeler ceux qui ont été tentés avant la guerre en France même.
- Dès 1909 un groupe de précurseurs s’était mis à l’œuvre sous l’initiative agissante de M. Chaintreau, alors directeur des études de la Section d’arts et métiers à l’Ecole Jean-Baptiste Say, et, en 1910, avec le précieux appui du maire du XVIe arrondissement, fut créé un service d’information professionnelle au profit des élèves des associations et patronages laïques de l’arrondissement.
- Ce service d’informations professionnelles avait pour but : 1° D’aider les familles à reconnaître et à déterminer les aptitudes de leurs enfants ; 2° D’éclairer les parents sur les moyens de développer les aptitudes constatées ; 3° De faciliter le choix du métier en rapport avec les dispositions que présentent les jeunes gens ; 4° De fournir autant que possible les renseignements permettant de prévoir les conditions d’existence et les chances d’amélioration que présente la situation enviée ; 5° D’indiquer les moyens de se perfectionner dans le métier choisi ou de poursuivre la carrière adoptée ; 6° De recueillir les statistiques utiles à consulter pour éviter l’inconvénient de rechercher des situations ou la concurrence
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- soit par trop grande ; 7° D’utiliser pour le placement proprement dit en faveur des enfants les relations offertes par les personnalités amies de l’école.
- Les moyens à mettre en jeu sont d’abord la recherche de collaborateurs autorisés appartenant à divers métiers et professions qui seront disposés à faire profiter de leur expérience les jeunes gens dans le choix de la profession. Il faut ensuite recueillir et provoquer des appréciations exactes sur les aptitudes et les connaissances acquises par les jeunes gens en s’adressant aux membres de l’enseignement (école, cours d’adultes, cours techniques). Il faut enfin, d’une part, rassembler et classer tous documents susceptibles de fournir des indications utiles et constituer une bibliothèque spéciale aux questions du travail ; et, d’autre part, recueillir toutes publications, programmes, circulaires, bulletins techniques, etc., émanant des différents ministères, des chambres syndicales, du Musée Social, etc.
- Tout cet ensemble, si cohérent et si complet, ne fut pas lettre morte.
- En 1912 (2 février) un comité de patronage des apprenties du XVIe arrondissement fut créé qui prit en mains, en la confiant à M. Chaintreau, la direction effective de ce mouvement. M. Chaintreau s’était déjà préoccupé activement et, pour documenter son service d’informations professionnelles, avait prié Alfred Binet1 de rédiger un questionnaire destiné à condenser les renseignements essentiels sur les écoliers en âge de choisir un métier.
- Ce questionnaire, que nous donnons ci-dessous, et qui, en raison de la personnalité de son auteur, a un intérêt historique considérable, comporte à la fois des questions s’adressant au médecin, aux maîtres et aux parents ; c’est en quelque sorte un résumé de trois fiches, pédagogique, psychologique et médicale.
- Questionnaire établi par Alfred BINET
- ]° Quelles sont les aptitudes requises dans la profession :
- Energie de la santé :
- 2° Force physique et musculaire :
- 3° Qualités corporelles :
- 4° Habileté motrice :
- 5° Vitesse des mouvements et du travail :
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- 6° Bonnes qualités de vision :
- 7° Bonnes qualités d’audition :
- 8° Bonnes qualités de toucher :
- 9° Bonnes qualités des autres sens :
- 10° Qualités de dessinateur :
- 11° Sens esthétique :
- 12° Perspicacité et coup d’œil :
- 13° Excellente mémoire :
- 14° Qualités de calcul :
- 15° Compréhension des questions embrouillées :
- 16° Bonne écriture :
- 17° Facilité de rédaction :
- 18° Facilité de parole :
- 19° Bonnes manières, affabilité :
- 20° Bon sens ; jugement averti ; sens pratique :
- 21° Esprit de méthode :
- 22° Soins propreté :
- 23° Connaissances générales en mathématique, physique, chimie, histoire naturelle :
- 24° Connaissances générales littéraires, historiques, géographiques, commerciales, industrielles :
- 25° Caractère tranquille, pondéré :
- 26° Caractère débrouillard :
- 27° Autres aptitudes :
- Ayant arrêté la documentation se rapportant aux enfants à orienter et à placer, M. Chaintreau, en vue de la connaissance exacte des exigences des métiers, établit un questionnaire à remplir par les chefs d’industrie. En se servant des réponses à ce questionnaire (dont nous donnons dans l’annexe n° 1 une forme relativement récente datant des années de guerre), M. Chaintreau put établir des monographies de métiers qui n’ont pas aujourd’hui perdu leur intérêt, réserves faites bien entendu pour tout ce qui se rapporte aux salaires. (Voir en annexe n° 2 un exemple de fiche de métier.)
- Tout ce que le grand mouvement actuel de l’Institut d’Orientation Professionnelle vise à organiser était déjà en germe dans cette œuvre de précurseurs qui n’avaient aucunement pris modèle sur des œuvres étrangères.
- Certes, les moyens scientifiques de connaître l’enfant, d’apprécier et de prévoir ses aptitudes, étaient encore bien insuffisants et même aujourd’hui la tâche que doit accomplir la psychotechnique est encore bien considérable. Mais l’intérêt
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- pratique de l’effort tenté il y a une vingtaine d’années méritait qu’il fût aujourd’hui rappelé.
- ; [ ' .
- *
- ♦ *
- ANNEXE I
- Questionnaire pour l’établissement de fiches de métier
- Profession.................
- Objet du métier
- 1. — Indication sommaire des opérations fondamentales du métier, ouvrages exécutés, objets fabriqués ou produits obtenus.
- Aptitudes nécessaires
- 2. — Degré d’instruction générale exigé.
- 3. — Connaissances spéciales préalables recherchées (dessin, calcul rapide, sténographie, par exemple).
- 4. — Aptitudes physiques requises pour l’exercice du métier.
- 5. — Circonstances habituelles du travail (hautes ou basses températures, nécessité de supporter les intempéries, courants d’air, etc., par exemple).
- 6. — Modes de repos (hebdomadaire, par roulement, etc.).
- 7. — A quel âge l’ouvrier est-il trop vieux pour contiuer le métier ?
- Apprentissage
- 8. — Conditions d’admission.
- 9. — Le contrat d’apprentissage est-il en usage? Ecrit? Verbal ? (Modèle de ce contrat, s’il est écrit.)
- 10. — Age de début et durée de l’apprentissage. Age de formation définitive de l’ouvrier.
- 11. — Les parents sont-ils assujettis à des frais d’apprentissage ?
- 12. — L’apprenti doit-il fournir un certain outillage ? (Evaluation de la dépense.)
- 13. — Durée quotidienne du travail de l’apprenti.
- 14. — Rémunération de l’apprenti aux diverses phases de l’apprentissage, à sa sortie d’apprentissage et cà ses débuts comme jeune ouvrier. Est-il nourri et logé pendant l’apprentissage ?
- 15. — Existe-t-il des spécialités dont il faut tenir compte dès l’apprentissage ? L’apprentissage est-il distinct dans chaque spécialité ?
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- 16. — Y a-t-il des cours professionnels, soit gratuits, soit payants, organisés par les chambres syndicales patronales ou ouvrières ? la municipalité ?
- 17. — Adresses de ces cours et communication de notices sur leur fonctionnement.
- 18. — Y a-t-il d’autres cours recommandables dus à d’autres initiatives ?
- 19. — L’apprentissage se fait-il facilement dans les grandes villes ? L’apprentissage fait dans une petite localité est-il préférable ?
- 20. — L’industrie est-elle localisée dans certaines villes ou quartiers ?
- 21. —• Y a-t-il lieu de provoquer l’apprentissage de ce métier?
- 22. — Ou faut-il en détourner les jeunes gens ? Pour quels motifs ?
- 23. — L’interruption due au service militaire est-elle préjudiciable à la valeur technique de l’ouvrier ? Provoque-t-elle souvent l’abandon du métier ?
- Salaires
- 24. — Salaire moyen de l’ouvrier.
- 25. — Mode de rémunération (heure, journée, mois, pièces).
- 26. — Durée quotidienne du travail. Horaire généralement adopté.
- 27. — Augmentation possible du salaire (travail supplémentaire, travail de nuit, etc.).
- 28. — Diminutions possibles du salaire, par retenues, amendes, etc.
- 29. — Y a-t-il dans le métier des spécialités mieux rétribuées ?
- 30. — Filière à suivre pour arriver à les pratiquer.
- 31. — Formalités d’embauchage et de renvoi de l’ouvrier.
- Améliorations possibles de situation
- 32. Existe-t-il des catégories supérieures d’ouvriers ?
- 33. — Indication des rémunérations possibles.
- 34. — Possibilités pour l’ouvrier d’accession au patronat.
- Inconvénients possibles
- 35. — Le travail est-il régulier (morte-saison, chômage, etc.) ?
- 36. —- Les transformations de l’industrie menacent-elles le métier ?
- 37. — Maladies professionnelles ?
- 38. — Fréquence et nature des accidents ?
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- Spécialités
- 39. — Indication des diverses spécialités, en notant les variantes apportées, pour chacune d’elles, aux réponses déjà fournies. L’ouvrier des spécialités d’ordre supérieur doit-il exercer exclusivement dans les grandes villes ou peut-il être appelé à exercer en province, soit temporairement, soit de façon définitive ?
- 40. — Indications statistiques approximatives sur les nombres respectifs d’ouvriers et d’apprentis employés dans la profession, ou sur la proportionnalité de ces nombres ?
- Observations personnelles du lecteur sur les points que l’enquête n’a pas prévus et qui compléteraient la physionomie du métier.
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- ANNEXE II
- Exemple de fiche établie en 1912
- (Les prix ne peuvent plus être pris en considéralion)
- GRAVEUR LITHOGRAPHE
- Renseignements fournis par M. Des Coust président de la Chambre syndicale patronale des Lithographes
- Objet du métier. — Exécuter au burin la gravure sur pierre lithographique ayant subi au préalable une préparation spéciale. Le dessin ou texte destiné à la reproduction se fait à rebours sur la pierre pour venir à l’endroit après tirage. C’est ainsi que se font les diplômes, actions, factures, vues d’usines, menus, cartes de visite de luxe, etc... Certaines spécialités énumérées plus loin correspondent à une modification du procédé.
- Aptitudes nécessaires. — Vue parfaite, pas de nervosité, grande patience. L’ouvrier est assis constamment et doit se pencher longuement sur l’ouvrage à exécuter. L’emploi de la loupe est continu. Il faut savoir retenir souvent son souffle pour éviter de produire sur la pierre des traces d’humidité (circonstance nuisible au .tirage ultérieur). Grande légèreté de la main, parfaite dextérité. La légèreté de la main est désirable, au point que le graveur doit éviter soigneusement de porter un paquet, de faire une course à bicyclette, etc..., et, à fortiori, il doit observer une sobriété exemplaire.
- Une belle écriture est une indication favorable, bien que l’étude de la calligraphie soit à refaire totalement, à cause du
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- changement de sens des caractères. Les aptitudes pour le dessin doivent être très marquées puisque les graveurs sont de véritables artistes.
- Apprentissage. — Se fait avec contrat dont nous donnons le modèle. Il dure quatre années sans rémunération pour l’apprenti. Il y a quelques années seulement les parents acquittaient encore des droits en faveur du patron. La profession a été autrefois très recherchée, mais aujourd’hui il est nécessaire de faire appel aux jeunes gens soucieux de choisir un bon métier leur assurant une situation indépendante.
- Salaires. — Les graveurs lithographes sont payés aux pièces. L’estimation du travail se fait par entente du patron et de l’ouvrier. Il n’y a pas de tarif proprement dit, mais certains travaux types sont cotés une fois pour toutes et l’on procède par comparaison.
- L’ouvrier le plus ordinaire ne gagne pas moins de 10 francs pour un travail d’une durée d’environ 8 heures.
- Les graveurs travaillent en artistes et jouissent d’une certaine latitude pour le choix des heures de travail à l’atelier.
- Améliorations possibles. — Le bon graveur lithographe arrive assez facilement à gagner une vingtaine de francs dans sa journée. Toutefois la concurrence d’autres procédés ne permet pas des salaires répondant au talent dépensé. Il est facile de s’établir dans la profession et même il y aurait plutôt à signaler des abus dans ce sens, puisqu’ainsi les graveurs lithographes se font entre eux une concurrence qui vient aggraver celle qui résulte de l’emploi d’autres procédés de reproduction.
- SPÉCIALITÉS
- Ecrivain lithographe.................
- Dessinateur lithographe..............
- Autographistes.......................
- Opèrent directement sur la pierre lithographique à l’aide d’une encre ou d’un crayon spécial (le tracé se fait à l’envers).
- Ou bien écrivent et dessinent normalement sur un papier spécial enduit d’albumine ou de colle ; ce papier humecté, appliqué sur la pierre, y dépose les traits encrés dont il est chargé. La pierre est soumise à une préparation spéciale permettant le tirage.
- Dessinateur chromiste. — S’applique plus spécialement à la chromolithographie qui consiste en l’impression d’images en couleurs obtenues à l’aide de tirages successifs sur des pierres diffé-
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- rentes, une par couleur, avec repérage à chaque tirage. Cette industrie est menacée par l’emploi généralisé des procédés photomécaniques.
- Beaucoup de dessinateurs chromistes travaillent à domicile pour les imprimeurs lithographes. Il n’est pas rare qu’ils se fassent des journées d’une vingtaine de francs. Il faut signaler un arrêt dans le travail dans la première quinzaine de janvier et du ralentissement dans les commandes vers le mois d’août.
- . Remarque générale. — Les patrons n’ont pas organisé de cours professionnels mais envoient chaque année leurs apprentis aux concours organisés par l’Ecole professionnelle du papier. Ils s’y rencontrent sans désavantage avec les élèves de l’Ecole Estienne.
- Cette profession serait parfaitement accessible à la femme si l’apprentissage était organisé pour les jeunes fdles dans des ateliers spéciaux.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Le dépistage des anomalies dans la vision des couleurs
- Grâce à des tests spéciaux, il est possible de mettre rapidement en évidence des troubles de la vision des couleurs. On utilise beaucoup aux Etats-Unis, où la maison Stœlting a l’exclusivité de la vente, les tests chromatiques d’un Japonais, Isiiihara (tests que l’on peut consulter au secrétariat de l’Institut), où des chiffres, dessinés par des taches plus ou moins foncées, d’une certaine couleur, se trouvent sur un fond constitué de taches analogues irrégulièrement disposées, plus ou moins foncées également, mais autrement colorées (certaines épreuves comportant des lignes continues dont on doit désigner le parcours, au lieu de chiffres, pour les illettrés). La cécité au rouge ou au vert se traduit par l’absence de reconnaissance de certains chiffres ou par la vision de chiffres différents de ceux que l’on perçoit en vision normale des couleurs (un quatre comporte une partie en vert bleuté dessinant la tranche droite du chiffre un, et le reste en vert jaune, qui, sur le fond rougeâtre, n’est pas distingué par les daltoniens n’ayant pas la vision du vert). Ces tests permettent, sans connaissances ophtalmologiques, de réaliser, en suivant les instructions données, un dépistage rapide des troubles de la vision chromatique, dépistage qui devrait être effectué à l’école, dans tous les établissements d’enseignement. Cela éviterait de voir des jeunes gens se préparer pendant plu-
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- sieurs années quelquefois, à certaines carrières où l’examen de vision les fait éliminer, parfois après une réussite à un concours difficile (celui de l’Ecole navale par exemple).
- Malheureusement les tests d’Ismi-iARA sont assez difficiles à se procurer et sont très coûteux.
- Les tests allemands de Stilling, qui fut le premier à imaginer la méthode, bien que très perfectionnée dans les dernières éditions, se montrent d’exécution assez peu satisfaisante et trop complexes (une édition à Leipzig en 1922).
- Mais il y a en France actuellement les « tableaux mosaïque » fondés sur le même principe, et que l'on doit à des médecins des Chemins de fer d’Alsace-Lorraine, les Drs Paul Blum et Schaaff. Us comportent des anneaux brisés du type des anneaux de Landolt, dessinés par des taches polygonales d’une couleur donnée sur un fond de taches autrement colorées, l’irrégularité de distribution des taches plus ou moins foncées rendant négligeables les différences possibles de clarté entre les couleurs sur lesquelles se fonde exclusivement la vision de forme. On doit faire indiquer la position de l’anneau et le lieu de l’interruption : Il y a deux anneaux par tableau, et celui-ci peut être présenté en différentes positions, ce qui rend facile le contrôle.
- La série des tableaux permet de déceler les achromatopsies dotales au rouge et au vert, ainsi qu’au bleu et au jaune (anomalies plus rares, négligées par Ishihara) et les dyschromatopsies (affaiblissement de la vision du rouge ou du vert), ainsi que la simulation (grâce à un tableau dans lequel les différences de clarté sont systématiques et permettent la perception des anneaux, même en l’absence complète de vision des couleurs).
- Les mêmes auteurs ont établi des cartes chromatiques à classer (des 10 de carreau) pour apprécier plus finement les troubles légers de vision des couleurs.
- Et, pour l’emploi de leurs tests (malgré la présence d’instructions sur l’enveloppe), le livre publié par les auteurs sur le Daltonisme (1) sera évidemment précieux : Ce livre, après un historique et un examen du rôle du daltonisme dans les professions et les services de sécurité, expose rapidement les variétés de ces troubles de vision chromatique, et insiste surtout sur les différentes méthodes d’examen, en donnant un exposé systématique de celle des tableaux désignés comme « pseudo-isochromatiques », parmi lesquels figurent ceux dont nous venons de parler.
- (1) Paul Blum et E. Schaaff. Le Daltonisme. Son importance pratique, etc. ïn-8°, 131 pages. Paris, Masson, 1929. Prix : 20 francs.
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- Ccrles, à côté de cette méthode pratique et rapide de dépistage, il y a toujours lieu d’envisager, en orientation professionnelle, des appréciations graduées de la finesse dans la vision des nuances, des saturations et des clartés. Et une méthode pratique est mise au point actuellement dans ce but par les services de recherche de l’Institut.
- Mais la diffusion de la méthode de Schaaff et Blum dans les milieux scolaires est éminemment désirable (1).
- H. PlÉRON.
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- Intelligence technique et test de Decroly
- En une étude publiée sous le titre « La question de l’intelligence en psychotechnique », (Bulletin de l’Office intercommunal, 1929), A.-G. Christiaens, le directeur de l’Office d’orientation professionnelle de Bruxelles, qui fut un des principaux pionniers dans l’application aux problèmes d’orientation des techniques scientifiques, expose, après quelques considérations sur le problème de l’intelligence en général, la méthode d’examen fondée sur la boîte de Decroly, comportant une série de mécanismes à faire jouer pour assurer l’ouverture du couvercle. Grâce à une série de photographies de la boîte et un exposé des manœuvres, une discussion des possibilités et des erreurs habituelles, l’utilisation de cette intéressante épreuve qui s’est légitimement répandue, sera singulièrement facilitée. L’auteur a une grande expérience de son emploi. 11 n’a trouvé que 4 pour 100 de sujets qui, dans le temps limite imposé (5 minutes, après 5 minutes d’examen sans manipulation) ont réussi à ouvrir la boîte (avec, comme contrôle, l’obligation de la remonter). De ceux qui réussissent, Christiaens pense qu’on peut les considérer comme doués d’intelligence supérieure, et il déclare préférer ce test à tous les autres « quand il s’agit d’apprécier la valeur de l’intelligence ». Mais, à mon avis, cette opinion ne me paraît pas acceptable sans quelques réserves : La nature du problème, d’ordre mécanique, ne permet évidemment pas d’apprécier des formes d’intelligence purement abstraite. Et la pluralité des formes d’intelligence est une notion fondamentale en orientation professionnelle.
- D’autre part, la méthode permet une sélection sévère à l’entrée de voies pour lesquelles l’intelligence technique conditionne la
- (1) Les tableaux et .cartes que la Librairie Masson fournit au prix de 45 francs, peuvent aussi être consultés au Secrétariat de l’Institut, comme ceux de Ishihara.
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- réussite ; mais, en renonçant à une graduation pour les succès partiels, on diminue beaucoup la valeur pratique du test.
- Je pense que, soit par la série de boîtes de difficulté graduée qu’avait entreprise Decroly, et qui n’a pas été encore mise au point, soit par des analyses de difficulté (grâce à une statistique de succès) pour les mécanismes partiels utilisés dans la boîte, avec les modifications rendues nécessaires pour que l’ordre soit celui des difficultés croissantes, on donnera au test de Decroly toute sa valeur, qui doit être grande, pour l’appréciation de l’intelligence mécanique. II. Piéron.
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- Intelligence et aptitudes mécaniques
- Une série de recherches psychologiques parallèles poursuivies en Angleterre conduisent à la notion d’une aptitude mécanique
- bien différenciée.
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- Un élève de Spearman, John W. Cox, qui a passé isa thèse de doctorat ès sciences à l’Université de Londres avec un travail très consciencieux sur cette question (1), en vient même à envisager l’existence d’un facteur individualisé, désigné par un symbole (m), qui conditionnerait fondamentalement la réussite dans toutes les épreuves mettant en jeu cette aptitude spécialisée (Tests graphiques de compréhension de mécanismes variés, par indication de mouvements résultant, ou par découverte de modifications nécessaires pour réaliser un but donné, etc.).
- Ayant appliqué ces tests et d’autres (en particulier des épreuves dite d’intelligence générale) à 114 écoliers, à 62 élèves d’un Institut commercial et à 228 mécaniciens spécialisés (élèves d’école technique), Cox a vérifié que les intercorrélations entre tests d’aptitude mécanique étaient bien supérieures à la corrélation de ces tests avec n’importe quel autre type d’épreuve.
- Il a aussi appliqué le critérium des statisticiens déjà employé par Spearman pour justifier la notion d’une intelligence générale (g), celui de l’annulation des différences de tétrade (différences des produits des indices de corrélation par couples dans toutes les combinaisons possibles), et l’a trouvé suffisamment satisfait (bien que ces différences dépassent parfois le triple de l’erreur probable) pour conclure à la réalité du facteur mental d’habilité mécanique m, facteur inné, et qui, combiné au facteur g d’habilité générale, constituerait 1’ « intelligence mécanique ». De quelle nature
- , (U John VV. Cox. Mechanical aptitude. In-16, 210 pages, Londres, Methuen, 10^9. Prix : 7,G shillings (relié).
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- serait ce facteur ? Il serait connexe à l’appréciation des relations spatiales et comporterait essentiellement un processus « éductif », au sens de Spearman (processus logique fondamental).
- Mais, dans leur étude systématique de tests plus concrets, Earle et Macrae envisagent l’habilité mécanique sous un aspect plus complexe, en faisant intervenir les capacités de manipulation (1). Pour eux il ne s’agit pas seulement de se représenter, mais de faire fonctionner. Ils adoptent la définition de Myers qui, dans sa préface à leur travail, en fait l'habilité à manipuler et à mettre en pratique les principes mécaniques impliqués dans l'usage des machines.
- Le succès dépendrait alors de l’intelligence générale — admise encore, comme unité — de l’habilité à percevoir les relations de forme et de dimension (qui pourrait se confondre avec le facteur m de Cox), et enfin, terme nouveau que Cox ne pouvait envisager, de l’adresse manuelle.
- Les tests employés par Earle et Macrae ont été ceux de Stencj-vist, qui ne se sont pas montrés, en Angleterre, réellement satisfaisants, puis des épreuves modifiées, mais du même type, comportant la reconstitution d’un dispositif démonté (seringue, serrure, sonnerie, rasoir de sûreté, etc.).
- Le souci pratique a dominé dans ces recherches qui ont abouti à un centilage provisoire (d’après une application à environ 650 adolescents de 13 à 18 ans, appartenant à des écoles primaires, secondaires et techniques).
- Quelques indices de corrélation avec des tests d’intelligence et des tests de perceptions spatiales employés chez les mêmes sujets, ont montré que la parenté était notable avec ces derniers, très faible avec les premiers (corrélation de 0,09). Le facteur g n’interviendrait que fort peu dans l’habilité mécanique ainsi testée.
- En somme la représentation spatiale constituerait l’essentiel, car. avec l’adresse manuelle, la corrélation s’est aussi montrée très faible (0,17).
- Et ainsi, tout en n’adoptant pas les symboles de Cox et en envisageant les processus de façon plus concrète, plus proprement psychologique, les auteurs arrivent à une individualisation analogue de l’aptitude mécanique.
- La valeur pratique, en orientation professionnelle, de cette individualisation, est indéniable, quelles que soient les interprétations théoriques. H, Piéron.
- (1) F. M. Earle, A. Macrae et divers autres. Tests of mechanical Abilily. Report 3 o{ the^National Instilute o/ Industrial Psycliology. In-8° 42 p., 1930.
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- L’étude des métiers
- (Extraits de la Conférence-Visite du 7 mars à l’Atelier-Ecole du Bâtiment 9, rue Saint-Lambert).
- La marbrerie
- « ... Deux grands groupes dans la Marbrerie : la Marbrerie funéraire, la Marbrerie de batiment. On peut même en ajouter une troisième : la Bimbeloterie, dont l'importance augmente tous les jours : presse-papiers, cendriers, presse-livres, vases, pendulettes, encriers, etc., articles de luxe qui garnissent les étalages des horlogers, des papetiers, des maroquiniers.
- Le marbrier qualifié sait tout faire : il lit un plan, exécute la cheminée, le lambris, la vasque, le dressoir, le monument. Inutile de dire-que l’ouvrier complet est rare.
- Dans la marbrerie funéraire, nous trouvons comme spécialités : les scieurs à la main ou à la mécanique, qui débitent simplement la pierre ou le marbre, le tailleur de pierre-ravaleur et le tailleur de pierre-marbrier qui font le travail d’ébauche, d’équarrissage, de préparation au chantier, de moulures, qui rendent enfin la pierre ou le marbre prêts à poser ; le bardeur-poseur, qui pose, fait les raccordements, les joints, les agrafes ; le polisseur, qui passe la pierre au grès fin puis à la ponce. Citons enfin les graveurs, spécialité fermée, en voie de disparition à cause du malthusianisme intense qui sévit dans la corporation.
- La marbrerie de bâtiment a aussi sou marbrier-machiniste, qui débite au disque et moulure à la toupie. Puis, le marbrier-poseur (en terme d’atelier : le voltigeur), qui, ayant fait son stage à l’atelier, préfère le travail à la ville et se consacre à la pose de tous les travaux préparés à l’atelier ; le marbrier d’installation qui prépare et pose les marbres des magasins ; le marbrier-carreleur (la couleuvre) spécialisé dans la façon et la pose des dalles et carrelages selon plans remis ; le polisseur de ville et à la machine.
- La serrurerie
- 11 n’y a pas longtemps encore, le serrurier s’appelait la Gueule noire. Cette appellation fort ancienne désignait l’ouvrier qui faisait tout dans la profession, mais elle tend à disparaître, tant les spécialités se sont imposées.
- Lu voici une liste qui, certainement n’est pas complète.
- Le traceur en serrurie, qui fait les piges ou gabarits, les bandes de traçage ; le traceur en charpente métallique ; le reproducteur,
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- qui reproduit sur les barres de fer les longueurs, les axes des trous d’après les bandes du traceur ; le serrurier-ajusteur, qui travaille à l’étau, au burin et à la lime, fait l’ajustement et le montage des grilles, balcons, marquises, menuiserie métallique ; le serrurier-forgeron, qui fait en grosse et moyenne serrurerie les coudes, cintres, étirages et soudures ; le serrurier d'art qui fait tous les travaux artistiques à la forge et à la lime ; le serrurier-ferreur, dit le coupeur de bois, qui pose les ferrures aux portes et aux fenêtres à l’atelier et au chantier ; le compagnon de ville, qui va poser les pommelles, les serrures, les châssis, et qui fait tous les petits travaux de réparations sur place : C’est ce qu’on appelle faire la Popote ; le rampiste (rampe d’escalier) ; l’escaliéteur (escalier en fer) ; le serrurier horticole, qui installe les bâtis de serres, de jardins d’hiver, les clôtures légères ; le storiste-étalagiste qui pose les stores, les rideaux, les rampes d’étalages dans les magasins ; le charpentier en fer qui prépare les poutres et les fers destinés à un bâtiment ; le monteur-levageur, qui pose ces fers, monte les fermes avec des boulons avant le rivetage.
- A côté de ces spécialités qui en sont vraiment, il en est d’autres qui ressortissent plutôt à des travaux de manoeuvres spécialisés : le soudeur autogène, le dresseur, le perceur, le frappeur, le poin-çonneur, le cisailleur, l’aide-monteur, et enfin le chauffeur de rivets, dit chauffeur de clous.
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- Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’Année psychologique
- H. Kellner. — Ne un Jahre Prüferfahrungen in der Berliner Me tallindustrie (Neuf années d’expérience de 'Sélection dans l’industrie métallurgique de Berlin). — Ind. Psychot., V, 2, 1928, pp. 33-48.
- Bon aperçu d’ensemble sur la sélection des apprentis dans les usines métallurgiques de Berlin avec bref historique de la sélection psychotechnique et quelques renseignements intéressants sur le rendement de ces épreuves. Par un procédé ingénieux, l’auteur a comparé grosso modo la production des apprentis sélectionnés à la production hypothétique qu’on serait en droit d’attendre des apprentis non sélectionnés afin de chiffrer les bénéfices réalisés par l’emploi des tests. Il semblerait que la qualité et la quantité du travail aient été augmentées de 15 °/0 en moyenne, ce qui équivaudrait ü une économie de 300 marks-or par apprenti pour les quatre années d’apprentissage.
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- R. Bolt. — Eignungsprüfung und planmâssiges Anlernen von Glasblaserinnen für die Herstellung von Elektrolglzahlern in den Siemens-Schuchertwerhen, Nürnberg (Examens d’aptil-nde professionnelle et apprentissage méthodique des souffleuses de verre occupées à la fabrication des aéromètres dans les usines de Sicmens-Schuckert à Nuremberg). — Ind. Psychot., V, 9 cl 10, 1928, pp. 249-263 et 296-307.
- Les tests de sélection comprenaient : des épreuves physiologiques : transpiration de la main, acuité et fatigabilité visuelles ; — des tests dits d’aptitudes générales : appréciation des distances sur des feuilles de papier, sensibilité aux résistances, sûreté de la main, rapidité de manipulations, attention concentrée par un test de triage compliqué ; — des épreuves spéciales d’habileté manuelle : enfilage de rondelles métalliques, manipulations de petites plaquettes à l’aide de pincettes, placement de fils de fer minces avec pincettes, pliage de fil de fer, enveloppement de tubes de verre avec du papier de soie, précision des mouvements dans la manipulation des fils.de fer et des aiguilles. Des observations sur le caractère étaient notées pendant les tests.
- Toutes ces épreuves spéciales, inspirées du travail réel, servaient en même temps d’exercices d’apprentissage. En outre, les diverses parties d’une opération de travail, soigneusement subdivisées, faisaient objet d’exercices systématiques dont les progrès étaient immédiatement visibles à l’ouvrière, ce qui a permis d’abre-ger le temps d’apprentissage et d’utiliser de la main-d’œuvre non
- qualifiée. D. W.
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- R. Arxheim. — Experimentellpsychologische U ntersuchungen zum Ausdruchproblem (Recherches de psychologie expérimentale sur le problème de l’expression). — Ps. F.,,XI, 1-2, 1928, p. 2-132.
- Ou’on demande à différentes personnes si elles se sentent capables d’attribuer respectivement à leurs auteurs (des personnalités connues qu’on leur nomme) des échantillons de leur écriture ou de les reconnaître d’après leur portrait, elles le nieront en général ou hésiteront à tenter l’épreuve. Cependant de tels essais donnent des résultats positifs. C’est ce que met en évidence cette étude qui forme la quatrième série des Contributions à la théorie de la Forme publiées par M. Wertheimer.
- Les expériences ne donneraient rien, naturellement, si on proposait des fragments d’écriture ou des portraits quelconques : il faut présenter des objets aussi caractéristiques que possible. Voici
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- des types d’épreuves : on présente avec les portraits de quelques philosophiques ou penseurs un certain nombre de sentences caractéristiques et on demande de les attribuer respectivement à leurs auteurs. Ou bien on demande lequel parmi les personnages représentés, possède tel ou tel trait de caractère ? auquel on s’adresserait de préférence pour lui demander conseil ? Ou bien on présente trois spécimens d’écriture et trois descriptions caractérologiques et on demande de les subordonner les unes aux autres ; ou encore de mettre les trois noms (de personnages historiques) sur les trois spécimens d’écriture. Mêmes questions que plus haut en partant non plus de portraits réels, mais de silhouettes (de profil) arbitraires comparées deux à deux. — On demande aussi soit aux mêmes groupes de sujets, soit à d’autres de décrire le caractère qu’ils prêtent aux personnages représentés. — Il est important de recommander aux sujets de répondre naïvement, d’après leur impression spontanée et sans faire trop de part au raisonnement.
- Toutes ces expériences faites sur un grand nombre de personnes ont montré que le nombre des réponses justes (là où un contrôle est possible) est beaucoup plus grand que celui qu’on pourrait attendre en appliquant, par toutes les méthodes possibles, le calcul des probabilités, c’est-à-dire en supposant que les réponses sont fortuites. Toutes les précautions semblent avoir été prises contre l’influence de la suggestion.
- C’est d’abord par l’étude des jugements faux que l’auteur cherche à interpréter ce résultat. Si l’on admet que les jugements vrais sont fondés sur une aptitude réelle, les jugements faux par contre seraient-ils fortuits el émoigneraienl-ils simplement de l’absence ou des limites de cette aptitude? — Il n’en est rien : les mêmes expériences donnent des résultats comparables avec des groupes de sujets différents et des résultats différents quand on en change les conditions : les failles ont donc des causes systématiques.
- Quand après l’expérience on annonce au sujet, qui s’est trompé, de quelle façon il aurait dû juger, il se produit quelquefois dans sa manière de voir l’objet (écriture-portrait) un brusque changement et le nouveau jugement lui paraît s’imposer ; mais quelquefois aussi, il refuse de l’accepter (tout en le sachant vrai) et maintient que le sien était subjectivement fondé. — Les fautes peuvent s’expliquer par le fait que le sujet se faisait une idée erronée du personnage historique, ou se laissait guider par des détails qu'il considérait à part, en eux-mêmes, pour en tirer des déductions, substituant ainsi à l’impression d’ensemble les résultats d’une analyse qui opère sur de simples concepts abstraits ; enfin elles peuvent venir de l’équivoque presque inévitable de certains termes dans lesquels le problème est posé. Ces fautes ne résultent donc
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- pas de ce que les dons d’interprétation seraient le privilège de quelques individus et non du plus grand nombre.
- Les descriptions caractérologiques libres, d’après des portraits ou silhouettes, c’est-à-dire sans indications de caractères entre lesquels les sujets n’ont qu’à choisir, confirment ces résultats par le nombre des réponses vraies dans leur ensemble et par la concordance générale de la plupart de ces réponses. Pour évaluer exactement ces réponses, il importe de ne pas les fragmenter' en un certain nombre de rubriques en mesurant la fréquence de telle indication partielle : chacune ne prend sa signification que rapportée à l’ensemble de l'impression qu’elle traduit.
- La dernière — et la plus intéressante — partie de ce travail est consacrée à l’étude des rapports de la partie avec le tout dans l’impression fournie par une physionomie. On donne à comparer deux profils artificiels partiellement identiques : par exemple toute la partie inférieure du contour depuis la fente de la bouche est identique, tandis que la partie supérieure est différente. En général, les sujets ne remarquent pas cette identité partielle : bien plus, ils attribuent un caractère (moral) différent aux doux figures en s’appuyant sur les différences qu’ils aperçoivent dans ces parties objectivement identiques elles-mêmes (par exemple le menton). Il en est encore de même si on leur demande de porter leur attention sur les formes elles-mêmes, et même si on les prévient que certaines de ces formes sont différentes et d’autres identiques. —• Une jolie expérience est celle où deux profils ne diffèrent que par un minuscule détail de forme de la lèvre supérieure. Cela suffit pour que la direction générale de toutes les lignes du visage paraisse changée, pour que tout le profil s’ordonne suivant un type de structure différent et pour que l’aspect moral soit complètement modifié. Ailleurs, des changements beaucoup plus importants restent sans effet, même lorsqu’ils sont aperçus, parce qu’ils sont dans le sens de la structure générale de la figure. Tous ces résultats confirment la thèse essentielle de la théorie de la Forme, suivant laquelle le tout est autre chose qu’une somme de ses parties, et condamnent les tentatives d’interprétation de la physionomie reposant sur une conception strictement analytique. P. G.
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- X. — Travaux du Laboratoire Central pour l'étude des maladies professionnelles dans les transports. Tome I : Le mécanicien de locomotive et son aide. Sous la rédaction de M. Loukhomski et M. Trakhmann, avec préface de Siemachko. — In-8° de 381 p., Moscou, 1928.
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- Le Laboratoire Central des Transports a été créé en 1925 en vue de l’étude de toutes les professions dans les transports au point de vue sanitaire, psychologique et physiologique ; il a pour mission également l’orientation et la sélection professionnelle des travailleurs des transports. Le Laboratoire comporte des sections d’hygiène, de chimie et bactériologie, de physiologie, de psychologie, de diagnostic fonctionnel et d’anthropométrie, et une polyclinique.
- Toutes les sections ont contribué à l’étude de la profession du mécanicien de locomotive et du chauffeur ; les résultats des recherches sont exposés dans les 28 études qui constituent la matière de ce premier volume.
- Relevons quelques travaux psychologiques. L’analyse psychologique du travail du mécanicien effectué par A. Y. Kolodnaïa d’après le schéma de Lipmann et ayant abouti à l’établissement de la liste des aptitudes professionnelles : stabilité et étendue de l’attention, mémoire topographique, intelligence technique, compréhension, capacité de combinaison, compréhension de la construction et de la marche de la machine, appréciation des vitesses, du mouvement, rapidité et sûreté des réactions de choix.
- L’auteur a appliqué à 300 mécaniciens des tests de sélection dont le principal était un test synthétique dans une cabine de locomotive transportée au laboratoire avec un tableau représentant la voie sur laquelle apparaissaient des signaux lumineux. A l’aide d’autres tests complémentaires furent.établis des profils psychologiques. Le profil moyen des mécaniciens qui ont été mêlés à des accidents sur les voies se place au-dessous du profil moyen général ; les mécaniciens qui ont donné les meilleurs résultats dans les tests se trouvaient à des postes plus importants et avaient un avancement plus rapide.
- M. S. Lebendinski examine l’influence des facteurs bio-sociaux sur les résultats des tests : influence de l’Age (diminution des résultats des tests, alors qu’il y a augmentation de la valeur professionnelle) ; influence de l’instruction, des conditions sociales, de l’alcoolisme (l’alcoolisme des parents diminue les résultats des tests), fréquence des maladies mentales (plus grande parmi ceux qui avaient donné de mauvais résultats dans les tests).
- U. M. Novilcof relate un essai de sélection psychotechnique des apprentis par des tests collectifs et une enquête de validité sur une trentaine d’apprentis.
- D. W.
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- LES MÉTHODES ÉTRANGÈRES EN 0. P.
- Recherches sur les aptitudes exigées par les différents métiers
- Fiches psychologiques du Dr E. Mira (Suite)
- Carrossier. — Travail spatial, psychophysique, de dimensions moyennes, qui demande : une habileté normale pour le dessin, une bonne perception, une bonne mémoire et une bonne imagination pour les formes et les volumes ; une intelligence spatiale normale.
- Cartonnier. — Travail spatial, de dimensions moyennes, qui demande : une perception visuelle et tactile normale des formes et des volumes ; de l’imagination spatiale et de l’habileté pour le calcul approximatif des surfaces ; de la rapidité et de la précision dans les mouvements de l’avant-bras et de la main. Une attention visuelle concentrée, d’intensité moyenne, mais d’une bonne persistance.
- Casqueiiier. — Travail spatial, de petites dimensions, déterminé, surtout réactionnel, qui demande : une bonne perception, une bonne mémoire et une bonne imagination des surfaces (pour la coupe) ; une bonne coordination oculo-manuelle, et la précision des mouvements des avant-bras et du poignet (pour la couture).
- Céramiste. — Travail psychophysique, spatial, de petites dimensions, qui demande : une bonne sensibilité tactile, chromatique et musculaire (spécialement de l’avant-bras et de la main) ; une bonne perception des formes et de la symétrie ; une bonne inhibition des mouvements réflexes des mains ; une bonne imagination spatiale ; une attention visuelle concentrée, intense, mais non constante ; des réactions de rapidité normale ou lentes. Du goût artistique.
- Chapelier (de feutre). — (Découpeurs et repasseurs).. Travail surtout physique, déterminé, perceptoréactionnel, qui demande : une sensibilité tactile et musculaire normales, une bonne mémoire musculaire ; une bonne sensibilité thermique.
- Chapelier (de paille). — (Dans ses spécialités d’assemblage, de gommage, de mise en forme, d’emboîtage, de pressage et de repassage.) Travail surtout physique, réactionnel, déterminé ; de dimensions moyennes, demandant une bonne mémoire motrice.
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- Charpentier (en atelier). — Travail spatial, de dimensions moyennes, variable, aussi perceptif que réactionnel, qui demande : une aptitude normale au dessin linéaire et au calcul arithmétique ; une bonne perception des formes et des volumes ; une imagination et une intelligence spatiales normales ; une sensibilité musculaire normale.
- Charpentier (en bâtiment). — Travail spatial, de moyennes dimensions, variable, aussi perceptif que réactionnel, qui demande : une aptitude normale au dessin linéaire et au calcul arithmétique ; une bonne perception çles formes, des volumes et des distances ; un bon sens cle réquilibre, une imagination et une intelligence spatiales normales. Une sensibilité musculaire normale.
- Charretier. — Travail éminemment physique, de type spatial, déterminé, qui demande : une bonne appréciation des poids et des distances ; une appréciation normale des vitesses ; une attention visuelle étendue, mais superficielle.
- Chaudronnier. — Travail spatial, de moyennes dimensions, déterminé, principalement réactionnel, qui demande : une bonne coordination oculo-monuclle ; une bonne perception des formes et des volumes ; un bon contrôle émotionnel ; une bonne rapidité et une bonne précision des réactions psychomotrices des extrémités des bras.
- Chauffeur. — Travail psychophysique, spatial, variable, de grandes dimensions, qui demande : une excellente appréciation des distances et des vitesses ; une bonne sensibilité articulaire et musculaire ; une bonne perception du temps ; une attention visuelle et auditive étendue, intense et persistante ; un excellent contrôle émotionnel ; de la rapidité et de la précision dans les réactions visuo-motrices des mains et des pieds.
- Chemisier. — Travail de type spatial, de moyennes dimensions, déterminé, aussi perceptif que réactionnel, qui demande : une bonne perception des formes, volumes et distances ; de l'habileté pour le développement en surface de volumes irréguliers (imagination spatiale) ; une bonne capacité constructive visuelle ; une bonne mémoire visuelle et tactile des étoffes ; des réactions d’une précision et d’une rapidité normales ; une attention visuelle concentrée, intense, mais intermittente.
- Chocolatier. — Travail spatial, de dimensions moyennes, surtout réactionnel, qui demande : une coordination oculo-manuelle normale ; bonne appréciation des degrés de dureté ; précision et rapidité normales des réactions des bras. Une attention visuelle étendue, d’intensité et de persistance moyennes.
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- Cimentier. — Travail spatial, de dimensions moyennes, déterminé, surtout réactionnel, qui demande : un bon sens stéréo-gnosique ; la perception des degrés de dureté ; une coordination oculo-manuelle normale.
- Ciseleur. — Travail psychophysique, spatial, variable, perceplo-réactionnel de petites dimensions, qui demande : une bonne appréciation visuelle des formes ; une bonne appréciation vi-suotactile du relief ; une grande précision des mouvements du poignet ; une bonne coordination oculo-manuelle ; une attention visuelle micrométrique, d’intensité moyenne, mais de bonne persistance. Du goût artistique. De la patience.
- Coiffeur (pour dames). — Travail de type spatioverbal, de dimensions moyennes et petites, variable, perceptoréactionnel, qui demande : une bonne perception des directions linéaires ; une bonne sensibilité tactile, musculaire et articulaire ; une parfaite inhibition des mouvements réflexes ; une excellente coordination oculo-manuelle, de la rapidité et de la finesse dans les mouvements des doigts, spécialement de la main droits ; une attention visuelle micrométrique intense, mais intermittente ; du goût artistique. Une intelligence verbale normale.
- Commis (dans les écritures). — Travail surtout psychique, déterminé, perceptionnel, qui demande : une bonne mémoire d’appréhension, de fixation, de conservation et de reconnaissance (souvenir) des mots et des chiffres ; une bonne capacité de calcul ; de l’aptitude à la calligraphie ou à la dactylographie ; . une attention visuelle concentrée, intense et persistante ; un tempérament a-émotionnel.
- Compositeur d'imprimerie (copiste). — Travail spatial, de moyennes dimensions, variable, de préférence perceptionnel, cpii demande : un bon sens sléréognosique ; la notion de la symétrie; une bonne imagination visuelle micrométrique ; de la rapidité de calcul arithmétique ; de l’aptitude pour le dessin ; du goût. '
- Compositeur d'imprimerie (distributeur). — Travail de type spatial, de moyennes dimensions, psychophysique (deuxième type), variable, qui demande : d'excellentes perceptions tactiles et de la mémoire de reconnaissance des formes ; une bonne imagination visuelle des distances ; une bonne mémoire de préhension des nombres et des chiffres ; une bonne précision des mouvements de l’avant-bras et de la main.
- (A suivre.)
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- A travers les Revues
- Dans ÏArchiv jür gesamte Psychologie de janvier .1930 (T. 74, p. 97-134), Alors Honnagker compare sur 200 écoliers, une série de tesls (avec évaluation en 5 échelons) concernant soit rinlelligence dite pratique, soit l’intelligence dite théorique (épreuves de représentation spatiale, de reconstruction d’un mécanisme, et d’adresse dans la découpure d’une enveloppe, test d’exclusion d’un terme n’appartenant pas à une série, et complètement d’Ebbinghaus). Les écarts dans les réussites (sans calcul de corrélation) le conduisent à distinguer des formes multiples d’intelligence suivant la nature des problèmes en jeu, les intelligences « larges » montrant une supériorité dans des taches diverses.
- Dans le Bulletin de la Société Alfred Binet, Mlle Mailier parle de l’Institut médico-pédagogique de Hoerdt (Bas-Rhin) dans lequel on se préoccupe de l’orientation professionnelle des enfants anormaux, pour lesquels on organise un apprentissage de 3 ans, avec examen terminal, dans un des métiers suivants : menuisier, ferblantier, forgeron, serrurier, peintre, cordonnier, tailleur, boulanger, jardinier, ouvrier agricole. Le placement est ensuite assuré, avec surveillance ultérieure par infirmière sociale. Mais l’organisation ne vaut encore que pour les garçons (et les ateliers sont loin d’être satisfaisants). Tout est encore à faire pour les filles.
- Dans la Bivisla internazionale di Scienze sociali de janvier 1930, Ag. Gemelli, dans un article consacré aux « problèmes actuels de la psychotechnique dans l’industrie nationale » expose l’œuvre déjà réalisée par des savants italiens dans ce domaine des applications psychologiques, à l’éducation, à l’orientation professionnelle, à la sélection et à l’organisation du travail, effectuée en étroite collaboration avec la technique physiologique. Il signale en particulier les débuts de la sélection psychotechnique du personnel dans l’organisation des chemins de fer italiens, d’aprè's l’étude de Filippini (La selezione psicotecnica nel personale ferroviario. Rivista tec-nica delle Ferrovie Slatali, avril 1929). Et, rappelant les organisations des Etats-Unis, d’Allemagne, d’Angleterre, de France, d’Es-
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- pagne, de Belgique, de Suisse, etc., il insiste sur l’importance sociale croissante jouée par la psychotechnique et la nécessité d’intensifier l’effort italien dans cette voie.
- Rationalisation et sélection professionnelle. — Le Bulletin de ÏInstilul international d'organisation scientifique du travail (février 1930) publie, sur la rationalisation en Allemagne, une étude intéressante d’où nous extrayons le passage suivant :
- « En Allemagne, une prépondérance complète de l’étude du facteur humain caractérise l’organisation du commerce — en particulier dans la sphère qui lui est propre, celle de la vente...
- « Bien que l’on parle aujourd’hui très fréquemment de rationalisation, l’on envisage presque toujours sous ce terme la rationalisation technique seule. La question de la rationalisation du facteur humain comme élément principal de la productivité n’est encore que rarement abordée... Or la richesse de l’Allemagne réside dans ses ressources ouvrières, et la sélection professionnelle constitue précisément le moyen de tirer un meilleur parti encore de ces ressources, car il permettra de les employer plus rationnellement qu’on ne l’a fait jusqu’ici et d’en obtenir plus complètement encore une augmentation de productivité. »
- Il serait intéressant de noter toutes les tentatives qui se font en France et à l’étranger pour arriver à cette sélection rationnelle des ouvriers et employés. Nous publierons prochainement une étude sur ce qui se fait en Amérique au point de vue commercial ; en attendant, relevons l’essai tenté par l’administration d’un grand service public américain en vue de sélectionner des électriciens devant travailler dans des sous-stations de transformation et de distribution d’énergie électrique.
- « La tâche des ouvriers comprend principalement :
- « 1. La manipulation de nombreux appareils ayant pour but la transformation et le réglage de la tension des courants.
- « 2. La lecture d’appareils de mesures électriques.
- « 3. L’entretien de l’équipement de la sous-station.
- « L’étude approfondie de ces fonctions amena l’adoption de 7 tests spécifiques :
- « 1. Aptitude à apprendre et à se rappeler une série complexe d’opérations.
- « 2. Aptitude à suivre des instructions et à employer des connaissances professionnelles pour opérer la distribution ou l’interruption du courant.
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- « 3. Aptitude à comprendre rapidement des instructions données verbalement ou par écrit.
- « 4. Ténacité à poursuivre la résolution d’un problème.
- « 5. Jugement et ingéniosité déployés en résolvant un problème nouveau, par exemple localiser et réparer une avarie.
- « 6. Aptitude à donner simultanément une attention coordonnée à différents objets simples (par exemple étudier un plan, s’assurer de la position exacte des interrupteurs, suivre les appareils de mesure).
- « 7. Aptitude à enregistrer dans la mémoire, la disposition de la station et de son équipement.
- « Une des trois notes suivantes fut affectée à chaque test : bon, moyen, faible.
- « Le contrôle des erreurs commises au cours du travail journalier par les ouvriers ainsi sélectionnés a été soigneusement tenu. Les indications obtenues ont concordé, en rèlge générale, avec les résultats des tests de sélection. »
- La détermination des aptitudes pour la profession d’instituteur.— Le journal suisse Berufsberatung und Berufsbildung (février 1930) nous informe qu’il vient de se fonder à Berne une communauté de travail formée d’instituteurs -et de professeurs, de psychologues, de médecins et d’orienteurs dans le but d’établir, en quelque sorte, la monographie professionnelle de l’instituteur.
- Une conférence préparatoire du professeur d'Université Sgan-zini et les discussions qui la suivirent ne cachent pas la difficulté du problème à résoudre. La solution serait, d’ailleurs, plutôt dans l’observation psychologique continue que dans l’expérimentation de courte durée, ce qui conduit à la conclusion! logique qu’une bonne et forte formation psychologique est nécessaire dans les établissements qui ont pour mission de préparer les instituteurs.
- J. F.
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- INFORMATIONS
- Conférences du professeur Robert. — M. A. Robert, professeur à l’Institut Emile Metz, de Luxembourg, fera une leçon aux élèves de l’Institut national d’Orientation professionnelle sur la « détermination de certaines qualités individuelles jouant un rôle prépondérant dans Vorientation et la formation professionnelles », le mercredi 14 mai, à 17 h. 30, au Musée Pédagogique. Les anciens élèves de l’Institut sont tout spécialement invités à assister à cette intéressante leçon.
- En outre M. Robert fera au Conservatoire des Arts et Métiers, le jeudi 15 mai, à 16 h. 30, une conférence pour la Société de Pédagogie, à laquelle les élèves et amis de l’Institut d’Orientation professionnelle sont également invités, sur 1’ « application de la Psychotechnique à l'orientation et à la formation professionnelles à VInstitut Emile-Metz ».
- L’orientation professionnelle en Hollande (1928). — Il existerait, à l’heure actuelle, en Hollande, 23 Offices d’O. P. qui fonctionnent sous forme de Commissions ou d’Offices (publics ou privés).
- L’Office municipal d’Amsterdam examine, en 1928, 5.844 enfants, dont 1.892 jeunes filles ; celui de La Haye : 831 garçons et 254 jeunes filles.
- A Amsterdam : 436 élèves subirent un examen médical et psychotechnique.
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- Les amis, élèves et collaborateurs d’OTTO Lipmann, directeur de l’Institut de psychologie appliquée de Rerlin et dont on connaît l’œuvre importante dans le domaine de la Psychotechnique et de la science du Travail, ont fêté son jubilé pour son cinquantième anniversaire le 6 mars 1930. La Zeitschrift fur angewandie Psychologie dont il est, avec Sterna, le directeur, a publié un numéro spécial, un Festschrift où sont réunies toute une série d’études, de Bogen, Giese, Hellwig, Relier, Klieneberger, Myers, Plaut, Révész, Schultz, Seelig, W. Stern, Peters et Mme Baumgarten, et une bibliographie des études qu’il a publiées.
- Parmi ces étùdes, signalons spécialement celle de Peters (relations du tempérament et de l’intelligence) et de Hellmuth Bogen (Limites de la pratique de psychologie des aptitudes dans le cadre de l’orientation professionnelle).
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- La Vie de l’Amicale
- D-ans sa séance du 21 mars, notre camarade Beaume a lu le projet d’organisation de 10. P. en France, qu’il a étudié au nom de l’Association.
- Le plan de.ce travail est le suivant :
- 1. Principes et avantages de l’O. P. Sa nécessité. Différences avec
- la sélection.
- 2. L’O. P. doit être organisée d’après un triple point de vue :
- a) Connaissance de l’enfant ;
- b) Connaissance de la profession ;
- c) Connaissance de l’état du marché du travail.
- 3. Ce qui existe actuellement en France et à l’étranger.
- 4. Projet proprement dit d’organisation de l’O. P. :
- a) L’Institut national d’O. P. (sa triple mission) : Formation
- du conseiller d’orientation ;
- b) Les Offices départementaux d’O. P. Leur fonctionnement;
- rôle du conseiller d’O. P. ;
- c) Coût de l’organisation complète. — Ce qu’on peut faire
- actuellement. — Où trouver l’argent.
- 5. Conclusion.
- Après un échange de vues continué dans la séance du 2 avril, ce projet a été adopté par le. Conseil directeur.
- Dans sa réunion du 2 avril, le Comité a pris les dispositions utiles pour lancer la bibliothèque circulante. Nous espérons donner toutes les indications précises dans le prochain bulletin.
- Séance de travail le vendredi 23 mai, à 20 h. 45, 41, rue Gay-Lussac.
- M. Pivert y présentera une étude critique de la fiche psychopédagogique de M. Piéron (voir Bulletin de février). Plusieurs camarades se sont déjà fait inscrire dans cette discussion qui doit nous conduire à l’élaboration d’une fiche.
- Le Secrétaire.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Henri Piéron. — Le développement mental et l’intelligence.
- Bibliothèque de Philosophie contemporaine, in-16° de 96 pages avec 12 figures dans le texte. Alcan, éditeur, Paris, 1930. Prix : 10 francs.
- Ce livre est le compte-rendu de quatre leçons faites à Barcelone sur ce sujet.
- C’est une brève esquisse essayant de mettre en relief quelques points principaux, devant servir de guide au cours d’une documentation plus complète. La première partie traite « du développement mental et de ses stades ».
- Envisager le développement mental, c’est examiner globalement le développement d’un organisme qui se trouve être, en même temps, un élément d’un groupe social. Ce développement marque donc à la ois le progrès conditionné par l’évolution organique et par l’éducation sociale. La seconde partie traite de la «mesure des niveaux de développement » et des échelles permentant cette évaluation.
- Les deux dernières parties envisagent « le développement et l’intelligence », les niveaux et le profil mental et les problèmes d’évaluation des intelligences avec la nécessité d’une évaluation analytique. On s’aperçoit, en effet, qu’à deux niveaux d’intelligence paraissant numériquement égaux correspondent parfois des individualités très différentes.
- Tel qui comprend vite se montre médiocre comme critique, et faible dans l’invention ou inversement.
- Or, pour utiliser au mieux les hommes, il faut connaître surtout la forme de leur intelligence et leur type et développer, spécialiser surtout la forme supérieure de chacun.
- En somme, dans ces quatre leçons, nous trouvons le souci constant de relier étroitement les résultats de l’analyse pénétrante et scientifique du psychologue aux données de la psychotechnique, fournissant des données plus larges, plus étendues, le désir de faire une synthèse entre les deux courants de la spéculation et de la pratique.
- M. H. P.
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- J. Crépieux-Jamin. — A. B. C. de la graphologie. 2 vol. in-8° de 357 et 368 pages. Paris, Alcan, 1929. Prix : 60 francs.
- Après quarante années de consciencieuses études sur l’écriture, Crépieux-Jamin donne un aperçu condensé des résultats de ses efforts d’analyse, en un domaine où l’infinie variété des données se plie bien difficilement à une organisation logique satisfaisante.
- Imitant les procédés des sciences naturelles, il envisage des genres et des espèces d’écritures afin d’établir une classification. Les genres sont au nombre de sept, concernant la vitesse, la pression, la forme, la dimension, la direction, la continuité, l’ordonnance. Et sous ces genres se placent 18, 20, 50, 17, 18, 43 et 9 espèces, soit 175 en tout ; et chacune de ces espèces est l’objet d’une petite description monographique avec classement alphabétique. En cela consiste l’ouvrage, dont le second volume renferme une reproduction de 640 modèles d’écriture (un grand nombre émanant de personnages connus) pour illustrer les descriptions.
- Mais, à la différence des classifications définissant un individu par un genre, une espèce et une variété s’il y a lieu, une écriture donnée peut être caractérisée dans chacun des genres par une espèce, et même par plusieurs espèces d’un même genre.
- Une écriture, par exemple, est dite : emportée, montante, rapide en soi, sautillante, juxtaposée, gladiolée, agitée, imprécise, inclinée, exagérée. On trouve cinq genres, l’un avec quatre espèces, deux autres avec deux espèces et deux enfin ave une seule. Pour caractériser une écriture, il faut, pense l’auteur, une dizaine de spécifications, ni trop, ni trop peu. Et l’on doit pouvoir retrouver une écriture caractérisée dans une série d’échantillons.
- Cela n’est pas tâche aisée, ni vite apprise. L’effort de l’auteur aura certes été des plus utiles pour apporter un peu d’ordre et de logique là où règne une intuition syncrétique incommunicable. Mais on ne peut dire que le résultat soit encore bien satisfaisant. Et la graphologie n’est pas près de devenir un instrument pratique, au point de vue surtout de l’analyse psychologique.
- H. P.
- Erratum.
- Dans le Bulletin précédent, Article de A. Fessard, page 59, 4e ligne : Supprimer les parenthèses.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : Mme Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M"° L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : Mn° C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vilry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie,
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M"e Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Mm’ A. Fessard, licenciée ès lettres.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagtie, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Guillaume, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur agrégé à la Faculté de Droit de Paris.
- Technique des métiers. — Professeur : N...
- Organisation de l’Orientation professionnelle. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au nirecteur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Tecb-nique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles.
- B) Sélecfion dans ses rapports avec l’orientation. — Professeur J M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TRAVAUX PRATIQUES Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François Physiologie : M"' C. Veil.
- Technique des lests scolaires : Mmc Henri Piéron.
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- REVUE MENSUELLE (lO 3ST uméros par )
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABOMIVEMENT t
- Pour la France... 1S /r, | Pour V Etranger.. . 25 fr.
- Prix du numéro : 2 francs
- Pour s'abonner, il suffit d’adresser le montant à M. Oualid, Trésorier.
- . Compte Chèques poslaux : Strasbourg C/C 447.
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de Tannée déjà parus au reçu de leur Abonnement.
- (On peut se procurer la première année complète au prix de 18 francs, au Secrétariat,
- 41, rue Gay-Lussac, Paris (ve).
- Articles publiés au cours de la première année
- J. Fontègne : Une visite aux Offices d’Orientation professionnelle de Vienne et de Munich (N° 1 et 3).
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le chronoptôscope (N° 2).
- — Orientation professionnelle'et « Docimologie » (N° 6).
- — L’Orientation professionnelle à Madrid (N®. 10).
- A. Fessard : La validité des Tests d’aptitude professionnelle (N® 2, 3, 4 et 5).
- — L’intérêt des méthodes statistiques en Orientation professionnelle (N® 6).
- — L’Interprétation des résultats numériques (N® 9),
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N® 3).
- Mme H. Piéron : Les étalonnages de Tests (N® 1, 2 et 3).
- — Etalonnage d’un Test d’attention (N® 4).
- Mlle D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N® 5).
- M"c A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des Tests professionnels (N® 6). N. Levitof : La Consultation professionnelle à Moscou (N® 7).
- Regnier : Comment organiser l’Orientation professionnelle dans un centre de moyenne importance (N® 7).
- L. Bourdel : L’Instruction publique et la question professionnelle en Bulgarie (N® 9). Waikenthaler : Quel métier doit choisir un malade du sanatorium pour tuberculeux (N® 10).
- Articles publiés au cours de la seconde année
- A. Fessard : La détermination des caractères d’un ensemble de mesures (N® 1).
- Mme H. Piéron : L’étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psychologique d’O. P-(N® 1 et 2).
- Braunshausen : L’Office d’O. P. de Luxembourg (N®1).
- Henri Piéron : Un projet de fiche psychopédagogique (N® 2)
- Gérant : Paul Arjo.
- Agen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor. Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- afp
- 2e Année
- N° 5
- Mai 1930
- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- I. — Pierre Abraham : Sur l’Orientation professionnelle de la figure humaine. II. — A. Fessard : Les courbes de fréquence et le hasard...................
- III. — Notes et Documents : Tests psychotechniques et présélection.-----La
- formation des apprentis dans les métiers spécialisés— Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’année psychologique................................................
- IV. — Les méthodes étrangères en 0. P. : Recherches sur les aptitudes exigées
- par les différents métiers. — Fiches psychologiques, par le Dr E. Mira (suite)...........................................
- V. — A travers les Revues..................................................
- VI. — Informations........................... ..............................
- VU. — Bulletin bibliographique..............................................
- SOMMAIRE
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE 47, Rue Gaij-Lussac, 47
- PARIS
- Tous droits réservés)
- i
- p.n.n. - vue 130/334
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-
- INSTITUT NATIONAL
- / ;.
- d’Orientation Professionnelle
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître, de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de 1 Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique Sellier, ancien président du Conseil general de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL DDMINISTRA TION
- En outre du Bureau :
- M"* Caron, directrice du Lycée Fénelon. - MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de 10 ice d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission executive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie , Lapicque, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’Anthropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vilry ; H. Pieron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à lEcoe pratique des Hautes-Etudes.
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- 2'Année
- N° 5
- Mai 1930
- BULLETIN
- DE
- l’Institut National Orientation Professionnelle
- •SUR L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE DE LA FIGURE HUMAINE
- Pierre ABRAHAM
- Outre la forme humaine, — que nous étudions spécialement au cours de notre conférence à l’Institut sur la Psycho-Morphologie de l'Enfant, sous l’aspect des quatre tempéraments morphologiques et de leurs déformations, — il semble que la figure humaine soit également de nature à fournir certaines indications professionnelles.
- Toutefois, dès les premières lignes, nous ne saurions trop insister sur la prudence avec laquelle il convient d’utiliser les observations faites sur le visage humain. Si après un peu de pratique, et dès que l’on a décelé franchement sur le sujet un tempérament musculaire ou respiratoire ou digestif, il est relativement aisé de conseiller au digestif des professsions à horaire fixe, au musculaire des métiers actifs, au respiratoire d’éviter les ateliers empoussiérés, il est infiniment plus délicat d’acquérir et d’exprimer une opinion relative aux nuances révélées par son visage sur ses dispositions mentales.
- Les conclusions — très provisoires — que nous allons exposer, sont nées d’une longue confrontation de documents iconographiques et de sujets vivants, confrontation au cours de laquelle il nous a fallu, hélas, faire table rase de tout ce que les « physiognomonistes » d’autrefois avaient cru reconnaître comme des signes évidents et qu’ils s’étaient trop vite empressés d’interpréter au moyen d’une psychologie quelque
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- peu rudimentaire. Il n’y a pas de signe physionomique. Si le mot doit venir sous notre plume, ce n’est que sous la forme d’une abréviation commode, et non avec le sens mystique — ou simplement mystérieux — d’une communication avec les événements de la vie mentale.
- L’étude du visage en est à peine à la première étape des découvertes auxquelles sans doute nous assisterons dans les années qui s’ouvrent. Mais le premier devoir qui s’impose, c’est d’arracher cette matière précieuse aux occultistes, aux fabricants de nuées, et de ramener vigoureusement l’interprétation du visage à un ensemble de conceptions très élémentaires et — dirons-nous — très prosaïques. Il semble en vérité que — depuis tant de siècles *— les exégètes de la figure humaine se soient uniquement préoccupés d’étouffer ce prosaïsme véridique sous l’amas des symboles. Dépouiller les symboles, s’attacher au fait, rendre leur humble signification d’organes aux traits du visage, remettre la figure humaine à la disposition des travailleurs sérieux, relancer cette étude, trop longtemps confiée à des mains indignes, dans le courant des préoccupations — non pas scientifiques peut-ôlre, mais déjà pratiques — tels ont été les principes progressivement appliqués au cours de notre récent livre (I).
- Des monographies qui le composent et d’autres qui n’y ont pas trouvé place, cherchons ici à extraire ce qu’elles comportent d’utilisable pour l’orientation professionnelle.
- Pour les pages qui suivent, nous souhaitons que le lecteur se munisse d’une douzaine de bonnes photographies. Photographies de tableaux ou de dessins — Clouetr, Philippe de Champàigne, Holbein, Ingres (dessins et non peintures), Rembrandt (peintures et non eaux-fortes), etc. — ou, plus simplement, photographies sincères de « célébrités » scientifiques, littéraires ou politiques... — à. l’exclusion des étoiles de cinéma. Ou’il évite les gravures, lesquelles sont trop souvent retournées. Et qu’il complète son matériel par quatre bandes de carton ou de papier fort dont il se servira comme de caches pour isoler ou masquer telle partie du visage.
- Etudier une figure, c’est d’abord s’entraîner à en regarder
- (1) Figures, N..R. F.
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- les organes sous leur caractère animal. Non pas qu’il s’agisse le moins du monde de comparer, comme on l’a fait trop souvent, une physionomie « rusée » à celle du renard, une physionomie « courageuse » à celle du lion, etc., etc. De telles analogies dénotent simplement chez leur auteur la tendance à un anthropomorphisme aussi naïf que touchant. Nous voulons dire que chaque organe sensoriel doit être observé à part, hors de l’ensemble beau ou laid, sympathique ou antipathique, que présente la figure de l’homme. Chaque organe, nez, oreille, bouche, yeux, doit être observé relativement à sa fonction animale, qui est de respirer, d’écouter, de manger ou de regarder. Au lieu de « fonction animale » nous parlerions volontiers de « fonction physiologique », mais le mot de physiologie engrène immédiatement une série précise d’images — papilles, corpuscules, fibres nerveuses... — que nous ne. voulons pas faire intervenir en des pages si brèves. Bornons-nous à la « fonction animale ». Le terme a l’avantage d’éliminer toute tentation symbolique, s’agirait-il même d’un symbole scientifique.
- Et constatons que la fonction animale de respirer ou de sentir une odeur se réalise bien différemment, suivant que le nez sera long ou court, mince ou large, droit, busqué ou retroussé ; que les narines seront découvertes ou couvertes ; béantes ou étroites ; ouvertes en avant ou sur les côtés. La respiration va se trouver conditionnée, bien avant qu’il soit question de pharynx, de bronches et de poumon, par la morphologie du nez. Avant de déshabiller ou d’ausculter le sujet, nous apprenons en le regardant comment toute son existence est commandée par le fait, primordial pour lui, d’aller pomper dans l'atmosphère l’air dont il nourrit son organisme. Ce que nous disons du nez et de la respiration (ou de l’odorat) nous le dirions aussi bien de la bouche, large ou étroite ; mince ou épaisse ; proéminente ou rentrante... des yeux, des oreilles.
- C’est là, c’est sur la carte géographique des fonctions animales représentée par le visage, que nous faisons l'apprentissage de la façon dont notre sujet entre en contact avec un objet extérieur nouveau pour lui. C’est, cette carte qui nous renseigne sur une série de phénomènes évidents et visibles
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- — nous disions tout à l’heure prosaïques — lesquels sont à l’origine de toute la longue séquelle de transformations que nous groupons sous le terme de « processus de la connaissance ». Toute la connaissance du sujet que nous regardons est teintée, dès l’origine, par ce dispositif cartographique. Limitée par lui. Orientée par lui. Si bien qu’à étudier lentement, prudemment, par recoupement avec ce que vous pouvez apprendre de caractéristique chez vos proches ou chez vos amis, cette carte d’organes animaux, puis le processus de connaissance qui en résulte, vous finissez par obtenir, avec une précision qui vous surprend, l’image sensorielle de l’univers telle qu’un organisme comme celui que vous avez devant les yeux la peut fabriquer et la peut livrer aux centres plus profonds de son esprit.
- Lentement, prudemment, disons-nous. Car ce serait folie que de prétendre ex-abrupto faire ses classes d’observateur sur une figure vivante, fugace, mobile et... menteuse. Si la parole a été, comme le veulent les humoristes, donnée à l’homme pour déguiser ses pensées, la mimique de tout sujet longuement observé cherche fort innocemment à déguiser les prédispositions les plus instinctives et les plus puissantes. C’est ici que la photographie intervient. Une série de photographies, à des âges divers, serait bien entendu préférable. Mais à défaut, une bonne face et un bon profil (du type de l’anthropométrie judiciaire) suffisent. Photographies sur lesquelles vous passerez plusieurs heures, plusieurs jours, que vous quitterez pour vérifier tel accident de forme sur un visage connu, que vous reprendrez avec des yeux reposés et une expérience accrue.
- La carte du visage nous renseigne sur le processus de la connaissance, et ne nous renseigne guère que sur cela. Mais cette image du monde, que nous allons découvrir peu à peu dans le sujet, conditionne à son tour la plupart de ses agissements extérieurs. L’univers auquel il va adapter son action, ce n’est jamais un univers livresque, fait sur mesure et calqué sur des manuels ; c’est l’univers tel qu’il le perçoit ; c’est l’image de l’univers telle qu’il la porte en lui : bref, c’est précisément l’image que nous obtenons quand nous parvenons à suivre le phénomène sensoriel à travers les différents orga-
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- nés animaux et à comprendre comment il est teinté par chacun d’eux. Connaître le processus de la connaissance chez un sujet, c’est connaître les limites dans lesquelles va dorénavant jouer son activité, tant privée que sociale et que professionnelle. Si nous parvenons à définir sur un sujet, par le moyen de sa connaissance, son image intérieure du monde, nous définissons par là-même le cadre de toute son activité.
- Sur ce chemin de la connaissance, si vite parcouru chez le sujet par la sensation, si lentement parcouru par notre regard et notre réflexion, — sur cet éclair que nous retraçons au ralenti, — fixons quelques repères, tels qu’ils résultent de nos observations. Ou plutôt proposons ces repères à la sagacité d’autres observateurs. Que ces repères soient simplement pour eux l’indication d’un sens de recherches. Ce faisant, souhaitons qu’ils les perfectionnent. Souhaitons aussi qu’ils les critiquent. En tout état de cause, la question doit être posée à la façon même dont notre époque mérite qu’elle le soit.
- Rappelons ici toutes les réserves que nous formulons dans la Note Finale de notre livre sur l’impossibilité de représenter, par une terminologie psychologique d’allure générale et forcément niaise, des constatations que seuls des exemples individuels, des études monographiques, permettent de pousser et de concrétiser en faits de conscience doués de réalité. C’est en quelque sorte en sacrifice à l’Orientation Professionnelle que nous nous forçons ici à des résumés qui dénaturent et caricaturent la complexité du phénomène.
- Sous l’éclairage simpliste auquel nous nous astreignons, les phases de la connaissance peuvent se ramener grossièrement au nombre de cinq.
- 1) L'acquisition sensorielle proprement dite, pour la description de laquelle intervient l’étude approfondie des organes animaux du visage.
- 2) La concentration, durant laquelle-se manifestent les différents symptômes de l’attention, du choix, du tri opéré par le sujet entre les données fournies par la phase précédente.
- 3) La transmission, au cours de laquelle la perception adoptée comme fait de conscience, se fraye un passage à travers l’amas des connaisances antérieures, se voit plus ou moins
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- associée à elles, et devient élément disponible pour le jugement.
- 4) L’élaboration, où l’ensemble des connaissances transmises est perpétuellement brassé pour concourir à la fabrication de cet univers intérieur qu’il s’agit pour le sujet de tenir a jour, et de modifier heure par heure, en le modelant sur les variations de ses propres expériences. C’est de cette élaboration que va naître, sinon toujours l’acte extérieur, du moins l’acte « en puissance », en d’autres termes le mode d’action que le sujet sera susceptible de réaliser. L’élaboration fournit l’acte possible. Pour faire passer l’acte du possible au probable, une certaine clairvoyance du sujet est nécessaire, clairvoyance à laquelle peut s’ajouter l’appui du psychologue et du conseiller. Quant au passage du probable au certain, les circonstances extérieures, selon. qu’elles se trouvent ou non adaptées aux modalités intérieures de l’action, l’autorisent ou la condamnent. Ici l’orientation professionnelle peut efficacement intervenir.
- 5) L'émission ne fait pas en réalité partie du processus de la connaissance ; elle lui succède, puisqu’elle accompagne l’action en train de se réaliser. Toutefois on aurait tort de créer une séparation théorique — et par là-même factice — entre ce qui est acquisition et ce qui est émission chez un sujet. N’oublions pas que si la connaissance engendre l’action, l’action à son tour engendre la connaissance. Négliger l’action, dans la description du processus de la connaissance, c’est s’interdire de le voir sous son aspect le plus complet, et de le caractériser par des qualifications que souvent l’on ne trouverait pas ailleurs que dans l’étude de l’émission.
- Les cinq phases que nous venons de nommer représentent les étapes du cycle que parcourt le fait mental, de la sensation à l’acte. Notons deux observations : La première, c’est que l’ensemble des opérations mentales ainsi décrites offre une grande analogie avec l’ensemble des opérations de la nutrition physique : ce n’est pas ici le lieu de rechercher si la comparaison entre le fait mental et le bol alimentaire est plus qu’une simple image de rhétorique. Ne l’envisageons provisoirement que sous la forme d’un utile procédé mnémonique.
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- La seconde, c’est que nous avons raison de parler de
- cycle. Ce cycle est fermé: ses deux extrémités se rejoignent sur les mêmes organes animaux, qui sont à la fois entrée pour la sensation et sortie pour l’acte (ainsi la bouche sert à goûter et à parler).
- Car, en nous reportant à la figure humaine, nous avons la surprise de constater que les phases du cycle s’y inscrivent en formes visibles. Le schéma du cycle s’y peut représenter sous la forme également mnémonique de la figure ci-contre (fig. 1). Et c’est ce que nous allons maintenant indiquer.
- Auparavant répétons ici une fois de plus avec quelle prudence il convient d’accueillir les données de l’observation. Il serait naïf de prétendre chercher sur un visage l’affleurement de la personnalité profonde, — si complexe et si inconnue — de son propriétaire. Bien des réactions importantes sont vouées à demeurer hors d’atteinte des procédés d’examen que nous décrivons ici. Ce que nous pouvons atteindre et analyser, c’est l’évolution du fait de conscience, c’est-à-dire du faible prélèvement opéré par l’attention du sujet sur la masse des acquisitions inconscientes. Nous sommes pour ainsi dire en court-circuit sur l’ensemble des courants profonds. Mais il est surprenant et singulièrement instructif de trouver sur le visage une trace visible et utilisable de ce faible courant dérivé.
- (A suivre).
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- Les courbes de fréquence et le hasard
- Par A. FESSARD
- Nous avons vu précédemment (nos 1 et 3 de ce Bulletin 1930) par quels procédés, en somme très simples, on « organise » un ensemble homogène (1) de mesures, et comment on en calcule les caractéristiques les plus importantes. Il n’y a là qu’une description, mais elle est poussée au maximum de clarté, et permet d’effectuer certaines comparaisons qui sont à la base de la Psychotechnique : comparaison de différents groupes, situation d’un individu dans la collectivité dont il fait partie, etc... Cependant les raisons profondes qui déterminent l’allure particulière d’une courbe de fréquence nous échappent entièrement, en général. Nous nous contenions de constater une certaine variabilité irréductible dans un ensemble que pourtant nous avons voulu homogène, mais nous renonçons, du moins provisoirement, à expliquer les facteurs de cette variabilité. Qu’il s’agisse d’écarts individuels autour d’un type moyen ou de la variabilité d’un individu déterminé, les causes en jeu sont trop nombreuses, trop minimes et souvent trop mêlées, pour qu’un commencement d’analyse puisse être tenté facilement. Bref, une courbe de fréquence n’est au fond qu’un aveu d’ignorance provisoire relativement aux causes qui dispersent les mesures ou d’impuissance pratique à les isoler par une sélection convenable. Volontiers nous dirions que- cette diversité se trouve livrée au hasard.
- C’est alors le moment de se rappeler que ce que l’on désigne ,
- sous le nom de Hasard, en donnant souvent à ce terme un sens extrêmement,vague, a fait l’objet d’études approfondies de la part des philosophes et des mathématiciens. Conseillons- vivement la lecture, à ceux qui ne les connaissent déjà, des pages admirables qu’Henri Poincaré a écrites sur ce thème (Science et Méthode, ch. IV). Des mathématiciens illustres (Bernoulli, Laplace, Gauss) ont pu, en se plaçant dans des cas relativement simples, formuler la loi du hasard. Mise sous une forme graphique, celle-ci est représentée par la fameuse Courbe en Cloche (Voir fig. ci-dessous) dont
- (1) Celte notion d’homogénéité est capitale. Effectuer toutes les mesures dans des conditions identiques, recruter les sujets dans une collectivité parfaitement homogène, sont des opérations irréalisables puisque cela impliquerait une connaissance et une maîtrise complètes des facteurs de variabilité. Mais il faut tendre le plus possible vers le cas idéal, par l’élimination des facteurs systématiques clairement discernables (comme par exemple le sexe, l’âge, les grandes différences de race et de milieu, etc..., lorsqu’il s’agit d’un groupe, les perturbations apportées par la fatigue, la maladie, l’entraînement, etc..., lorsqu’il s’agit d’un individu),
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- il est frappant de constater la ressemblance avec la plupart de nos courbes biométricjues. Bien que cette ressemblance soit souvent loin d’être parfaite, on peut dire que toujours, plus ou moins nettement, le hasard imprime sa marque dans la structure de nos distributions. Comme pour souligner l’importance d’un état privilégié, on a donné à celles-ci un nom spécial — celui do distributions normales — lorsqu’elles se font suivant la courbe en cloche.
- Nous verrons à quels critères se reconnaît la normalité, et nous décrirons plus loin les caractères de cette situation idéale ; mais nous devrons surtout nous demander quels sont les cas où il est vraisemblable de compter sur cette normalité — qu’on puisse ou non la vérifier après coup — et, dans ceux où elle est plus douteuse, quelles sont au moins les conditions qui en favorisent l’apparition.
- L’intérêt pratique de ces. considérations un peu abstraites est loin d’être négligeable, et le praticien de l’Orientation et de la Sélection professionnelles se doit d’en connaître au moins le rudiment. Dans beaucoup de cas, nous le verrons, il est impossible expérimentalement d’obtenir une courbe de distribution : quelle ressource si, passant outre, on est en droit de la supposer normale ! Bien des formules de statistique ne sont utilisables d’ailleurs que dans cette hypothèse. Enfin toutes ces notions ont été si largement exploitées dans l’élaboration des tests et leur mode de notation, dans la construction des Echelles dites absolues, etc..., que l’on ne peut les ignorer si l’on veut rester au courant et profiter au maximum des efforts qui sont faits de tous côtés pour introduire plus de précision dans nos méthodes.
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- La distribution normale ne peut sans doute manquer d’apparaître avec plus de pureté que dans les exemples mêmes d’où les mathématiciens sont partis pour mettre en évidence les lois du hasard. C’est de l’analyse complète de deux phénomènes statistiques en apparence très différents qu’on a d’abord tiré la loi du hasard ou loi de Laplace-Gauss.
- Sans insister sur le détail des raisonnements (1), il n’est peut-
- (1) Pour ceux que les mathématiques n’effraient pas, conseillons le livre de Darmois, « Statistique mathématique » (Doin, éditeur).
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- être pas inutile de rappeler ici, sous une forme naturellement très simplifiée, les grandes lignes de cette analyse. C’est en méditant sur des cas relativement simples et schématiques qu’on arrive à mieux comprendre les situations plus complexes.
- 1er exemple : Loi des écarts.
- Voyons d’abord le hasard à l’oeuvre dans le cas le plus simple qu’on puisse imaginer : le jeu de pile ou face. Vis-à-vis des causes qui amènent l’un ou l’autre événement, notre analyse est impuissante. Mais jetons un grand nombre de fois la pièce de monnaie et faisons une statistique : très probablement, nous trouverons pour pile comme pour face une proportion voisine de 50 %. Dans ce cas simple, nous pouvions nous douter a priori du résultat, car d’après les renseignements que nous possédons sur la pièce et sur la manière de la lancer, nous n’avons aucune raison de croire à la prédominance d’un côté sur l’autre ; notre ignorance est symétrique. Cependant la vérification se montre-t-elle toujours bonne ? Nous savons bien au contraire qu’il y aura souvent un écart entre la proportion trouvée et la proportion attendue, écart dont on peut seulement dire, et mathématiquement prouver, qu’il sera d’autant plus petit en général que le nombre des essais aura été plus grand (Loi des grands nombres).
- Arrivons maintenant à un problème un peu plus compliqué : pour un nombre déterminé d’essais, comment se distribuent les chances d’arrivée de tel ou tel écart ? C’est l’analyse complète de ce cas qui a conduit pour la première fois’ à la courbe du hasard.
- Soit par exemple- un groupe d’individus examinés dans un test où leur mérite est dosé de 0 à 10. Supposons que ce .mérite leur ait été dévolu tout à fait par ha-sard, par exemple en jouant chaque note à pile ou face : cela peut se faire en demandant à chaque sujet de lancer 10 fois de suite une pièce et de s’attribuer comme note le nombre de fois que « face » aura été obtenu. Chaque série de 10 coups ayant été relevée point par point, par exemple sous la forme :
- PPFPFFFPFF
- nous serons en présence de séquences indépendantes dont nous sommes incapables de dire si certaines d’entre elles doivent se produire plus souvent que d’autres. Nous admettons volontiers au contraire qu’elles sont toutes également probables. Or, mathématiquement, le dénombrement des différents cas est possible : on peut démontrer qu’il y a 1.024 séquences différentes également probables. Une seule réalise le cas de « Pile » d’un bout à l’autre (note 0) et une seule le cas de F 10 fois de suite (note 10), tandis que la note 5 se réalisera, comme on pouvait s’y attendre d’après
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- la loi des grands nombres, avec le maximum de fréquence (252 fois).
- Supposons, par commodité, qu’il y ait justement 1.024 sujets ; la répartition la plus probable des notes (1) sera la suivante :
- 0 — 1 fois
- 1 — 10
- 2 — 45
- 3 — 120
- 4 — 210
- 5 — 252
- 6 — 210 fois
- 7 — 120
- 8— 45
- 9— 10 10 — 1
- L’expérience vérifie convenablement cette répartition théorique. Si l’on construit la courbe de fréquence correspondante, on reconnaît immédiatement l’allure de la courbe en cloche (rigoureusement parlant, celle-ci n’apparaît que comme un cas limite lorsqu’on suppose une infinité d’essais).
- Ainsi, lorsque le dénombrement de tous les cas est possible, et que notre ignorance quant à leurs chances d’arrivée s’étend sur eux avec une certaine homogénéité, il est possible d’aboutir par le seul raisonnement à la loi du hasard.
- 2e exemple : Loi des erreurs d'observation.
- On peut y aboutir d’une autre manière dans un cas où l’analyse rigoureuse est cependant impossible. Soit un observateur, physicien ou astronome par exemple, effectuant un grand nombre de fois la même mesure sur un objet invariable dans des conditions aussi identiques que possible; L’expérience montre pourtant que ses déterminations varient d’un moment à l’autre, suivant un cours qui défie généralement l’analyse. Construisons la courbe de fréquence : la forme en cloche s’y retrouve. En partant d’hypothèses simples, Gauss a démontré qu’il s’agit bien d’une courbe identique à celle déduite des exemples précédents.
- Sans même reprendre le raisonnement, nous apercevons bien qu’au fond ce cas n’est qu’une complication du premier. Un grand nombre de petits facteurs indépendants combinent leurs effets au hasard, un peu comme si la présence ou l’absence d’une de ces causes élémentaires se jouait à pile ou face. Ici, le dénombrement de toutes les combinaisons est impossible, mais, pourvu qu’aucun facteur ne soit dominant (auquel cas il ne tarderait pas a être aperçu et traité comme systématique), nous pourrons compter là encore sur une répartition normale des erreurs.
- La leçon principale que nous devons tirer de ces exemples est
- (1) Pour une démonstration élémentaire de celte loi, on pourra consulter l’artiele de V. Henri (Le Calcul des Probabilités en Psychologie. Année Psychologique 1895).
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- claire : pour qu’apparaisse nettement la loi du hasard, une certaine homogénéité de notre ignorance est nécessaire. Nous aurons à nous en souvenir lorsque nous chercherons à appliquer ces idées à des problèmes plus compliqués.
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- Avant de classer au point de vue du hasard les situations complexes qui se présentent à nous en Biométrie humaine, énumérons les principaux caractères de la répartition normale.
- Sa symétrie, tout d’abord, implique l’égalité des différents indices de tendance centrale : mode, médian, moyenne arithmétique.
- En ce qui concerne les indices de dispersion, il n’y a pas lieu de parler, en toute rigueur, d’un écart total, puisque la courbe s’étend indéfiniment de chaque côté de la région moyenne.- Cependant on arrête souvent la courbe, conventionnellement, à des limites déterminées en portant 3 a de chaque côté du centre : l’essentiel de la distribution est en effet compris entre ces limites dont la probabilité de dépassement n’est que de 27 pour 10.000. Les autres indices de dispersion, écart type, écart moyen, écart quartile (ou écart probable), sont liés entre eux par les relations suivantes :
- O = 0,0745 a- = 0,845 ern em = 0,7979 <r = 1,183 Q
- Deux courbes normales ne peuvent différer que par trois caractères : le nombre de mesures, auquel est proportionnelle leur surface, la tendance centrale qui situe l’ensemble de la courbe sur l’échelle des notes, et la dispersion, qui règle l’étalement des deux branches de la courbe de chaque côté de son maximum. En exprimant les fréquences par rapport au nombre total (par exemple en pourcentages) et en prenant la moyenne comme zéro, on ramène toutes les courbes à ne dépendre que d’un seul paramètre, a-, qui détermine la forme de la courbe normale comme le rayon détermine un cercle.
- La construction d’une courbe normale de fréquence dont on connaît le a, ou celle de l’ogive de Galton correspondante, peut s’effectuer à partir de l’équation de la courbe en cloche. Il n’est pas indispensable dans notre cas de rappeler cette équation, dont l’usage est malaisé, et qui, pratiquement, se trouve avantageusement remplacée par des tables qui évitent tout calcul. Comme on ne peut pas envisager tous les cas, ces tables n’ont été calculées que pour <7 =1, mais nous savons qu’on se trouve automatiquement placé dans cette condition lorsque les notes ont été transformées
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- en écarts réduits. L’intérêt de celte opération (1) apparaît ici de façon particulièrement évidente.
- Voici, pour illustrer ce qui précède, un tableau sommaire (2) dont on pourra se contenter dans beaucoup de cas. La première colonne'
- a Z n % a Z n y0
- 0.0 0.399 0.0 1.6 0.111 44 5
- 0.1 0.397 4.0 1.7 0.094 45.5
- 0.2 0.391 7.9 1.8 0.079 46.4
- 0.3 0.381 11.8 1.9 0.066 47.1
- 0.4 0 368 15.5 2.0 0.054 47.7
- 0.5 0.352 19.1 2.1 0.044 48.2
- 0.6 0.333 22.6 2.2 0.035 48.6
- 0.7 0.312 25.8 2.3 0.028 48 9
- 0.8 0.290 28.8 2 4 0.022 49.2
- 0.9 0.266 31.6 2.5 0 018 49.4
- 1,0 0.242 34 1 2.6 0 014 49.5
- 1.1 0.218 36.4 2.7 0.010 49.7
- 1.2 0.194 38.5 2.8 0.008 49.7
- 1.3 0.171 40.3 2.9 0.006 49 8
- 1.4 0.150 41.9 3.0 0.004 49.9
- 1.5 0.130 43.3 3.1 0.003 49.9
- contient, de dixième en dixième, les écarts réduits « ; la deuxième colonne, les hauteurs correspondantes, Z, de la courbe de fréquence ; comme la fonction est parfaitement symétrique, on s’est contenté de décrire la moitié positive de la courbe. La 3e colonne mérite une mention spéciale : elle permet de construire la moitié positive de l’ogive de Gallon correspondant à la courbe normale, le rang 50 (sur cent mesures) étant pris comme 0. Par exemple, le pourcentage des mesures comprises entre la Moyenne (« = 0) et la note M + <r [v. — 1) est égal à 34,1 °/0 ; autrement dit, l’intervalle + <7 contient 68,2 % des mesures. On peut de cette manière facilement déterminer la proportion des mesures situées à l’intérieur ou à l’extérieur d’un intervalle quelconque. G’est une opération qu’on a souvent l’occasion de faire, ainsi que l’opération inverse, dans la pratique des examens par tests, comme nous le verrons dans un prochain article. ( q suivre.)
- (1) Rappelons que cette opération consiste à remplacer chaque note par sa différence avec la moyenne, cette différence étant divisée ensuite par le a (calculé à partir des notes brutes).
- (2) Comme tables plus complètes, signalons :
- Stalistical Tables [or Sludents in Education and Psychology, de IIol-zinger (The University of Chicago Press, U. S. A.).
- Tables [or Statisticians and Biometricians, de Pearson (Cambridge University Press, London).
- On en trouve également dans tous les traités de Statistique, dans lesquels l’Ogive de Gallon normale prend souvent le nom de fonction 0 . Parfois les écarts sont divisés par cr \Z~2 au lieu de n et les n “/„ sont souvent doublés pour représenter la fréquence totale des deux côtés de la moyenne. Il faut prendre garde à ces nuançes.
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- NOTES ET DOCUMENTS
- Tests psychotechniques et présélection
- Le choix du métier de l’enfant à l’àge de 13 à 15 ans est déterminé le plus souvent par les personnes adultes de son entourage.
- J. Dolezal (1) cherche à faire ressortir les bases sur lesquelles cette orientation est effectuée.
- L’étude faite par l’Institut psychotechnique (rattaché à l’Ecole technique supérieure de Dresde) a porté sur 3.000 enfants de 13 à 15 ans, ainsi que sur un certain nombre d’ouvriers spécialisés dans différents métiers. Huit tests ont été appliqués à tous ces sujets (tests do complètement des lacunes de Charkow, de mémoire des formes, construction des images de Friedrich, test d’application de Blumenfeld, test de 'pliage de fil de fer). Les résultats de ces tests ont montré qu’il existait une évaluation populaire des différents métiers et des aptitudes professionnelles qu’ils nécessitent. Cette évaluation est d’ordre psychosociologique. Les métiers sont classés suivant leur hiérarchie sociale, les sujets donnant les meilleurs résultats dans les lests sont ceux qui sont dirigés vers les métiers les plus élevés. La préorientation (O. P. du public) se baserait sur l’intelligence pratique, dans le sens de Stern, plutôt que sur l’appréciation des aptitudes professionnelles.
- La corrélation a été très bonne entre le rang moyen du sujet dans la totalité des épreuves, et le rang occupé par le groupe professionnel dans les épreuves. Par contre, les tests plus spéciaux pour des métiers donnés ont montré une corrélation moins bonne avec le métier choisi.
- Les courbes de fréquence des résultats de tests (surtout le lest de mémoire de formes) font ressortir les différences entre les groupes ayant choisi le môme métier, et permettent ensuite de déterminer le rang en °/0 qu’occupe la moyenne de chaque groupe parmi la totalité des enfants examinés. La moyenne arithmétique des dessinateurs, par exemple, laisse derrière elle 64.9 °/0 de la totalité des élèves. Le rang en °/« de ce groupe serait donc 64,9.
- Les indications suivantes représentent les rangs qu’occupent dans les tests les groupes ayant choisi la même profession et le nombre de sujets :
- Dessinateurs techniques (104 sujets) : Rang moyen, 60,6. —
- (1) J. Dolezal. Psychot. Zeilsch. 1929, 6, pp. 158-1G0.
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- Constructeurs (59 s.) : Rang moyen, 60,3. — Imprimeurs (279 s.) : Rang moyen, 60,2. — Electriciens techniciens (333 s.) : Rang moyen, 55,6. — Maçons (47 s.) : Rang moyen, 54,5. — Electriciens (mécaniciens) (85 s.) : Rang moyen, 52,8. — Mécaniciens (de précision) (101 s.) : Rang moyen, 52,5. — Ebénistes (32 s.) : Rang moyen, 52,2. — Charpentiers (78 s.) : Rang moyen, 49,2. — Mécaniciens (140 s.) : Rang moyen, 49,3. — Serruriers (387 s.) : Rang moyen, 47,4. — Coiffeurs (103 s.) : Rang moyen, 45,6. — Mécaniciens d’automobiles (209 s.) : Rang moyen, 45,3. — Ferblantiers (271 s.) : Rang moyen : 44,4. — Menuisiers (481 s.) : Rang moyen, 41,7. — Cordonniers (106 s.) : Rang moyen : 29,9.
- D’après ces indications, on voit que les considérations sociales prédominent sur les considérations techniques professionnelles. Les métiers du menuisier et de l’ébéniste, par exemple, sont choisis par des groupes différents de sujets, tandis que ce sont les mêmes qui choisissent les métiers si dissemblables de charpentier et de mécanicien.
- L’auteur conclut de ces résultats que le choix du métier de l’enfant serait conditionné par une préorientation qui mérite d’être prise en considération, s’il n’y a pas de contrindications fournies par l’examen psychotechnique, en y apportant des corrections nécessaires. Notamment, une distribution plus homogène du matériel humain serait dans l’intérêt de l’industrie. Il est utile de faire entrer quelques-uns des sujets les mieux doués dans les métiers considérés comme inférieurs, au point de vue social, pour élever . le niveau de ce métier, et d’autre part, de confier quelques besognes secondaires dans les métiers plus élevés aux sujets moins doués, pour rationnaliser le travail.
- R. N.
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- La formation des apprentis dans les métiers spécialisés
- On observe actuellement une plus grande affluence des apprentis vers les métiers spécialisés, qui ne représentent qu’une des branches ou une des modalités d’un métier plus général. Par exemple : mécaniciens d’automobiles, mécaniciens de machines à écrire, menuisiers (ébénistes spécialisés dans le mobilier de bureau, etc.). Greuter insiste sur la nécessité d’organiser des cours spéciaux, pour préparer les ouvriers de cet ordre. Ces cours donneraient sous une forme condensée -les notions générales du métier avant de laisser aborder par l’apprenti les branches spéciales du métier. (Greuter, Berufsbercilung uncl Berufsbildung, 1930, n° 2, p. 30-34.)
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- Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’année psychologique
- C. v. Kugelgen. — Graphologie und Berufseignung (Graphologie el aptitude à la profession). — Ind. Psychot., V, 10, 1928, p. 311.
- Relation un peu sommaire d’une expérience de graphologie. D’après leur écriture 48 apprentis typographes ont été cotés sur une échelle de 5 degrés au point de vue de différentes qualités morales ; dans GG % des cas les notes seraient identiques à celles obtenues par les mômes sujets dans les lests de sélection qui ont porté sur l’habileté manuelle et l’intelligence ; dans 21 °/0 il y eut des différences' d’un degré, dans 13 °/0 de deux degrés.
- D. W.
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- W. Engelmann. — Zur Psychologie des « erslen Bliches » (Sur la psychologie du premier « coup d’œil »). — Ind. Psychot., V, 10, 1928, p. 307-310.
- Un jugement porté d’emblée, d’après le premier regard que l’on jette sur un inconnu, a-t-il quelque valeur ? Dans le cas de 273 apprentis typographes, 20 seulement ont pu être jugés ainsi, dans l’espace de 30 secondes, sur leur aptitude présumée pour le travail professionnel ; sur ces 20, il y eut 2 cas de désaccord avec les résultats des épreuves psychotechniques.
- L’auteur en conclut qu’un jugement d’après le premier coup d’œil est parfois possible. Oui, mais pas souvent, puisqu’à peine dans
- 7 °/0 des cas ! D. W.
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- M. Hall. — Die Schriftbeurteilung als Méthode der Berufsauslese (L’appréciation de l'écriture comme méthode de sélection professionnelle). — Psychot. Z., III, 3, 1928, p. 65-81.
- Etude touffue, mais consciencieuse où l’auteur cherche à examiner en somme l’objectivité et la validité des diagnostics graphologiques.
- Trente-quatre juges — professeurs de cours commerciaux et personnes de professions commerciales — chargés de désigner, d’après les échantillons d’écriture émanant de 19 élèves de cours commerciaux, les 6 meilleurs candidats et les 6 moins aptes pour
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- le commerce, ont donné des accords assez satisfaisants dont H. montre le détail.
- Les appréciations graphologiques ont donné d’autre part, avec la valeur professionnelle des apprentis de commerce, appréciée par leurs chefs qui remplissaient un questionnaire détaillé, des corrélations allant de 0,27 à 0,71 pour les différents juges, dont l’un familiarisé avec la graphologie, ayant, justement, fourni la corrélation la plus élevée. Une graphologue professionnelle a même fourni un classement d’une corrélation de 0,86 avec le classement professionnel.
- H. conclut à l’utilisation possible de la graphologie pour la sélection, du moins en ce qui concerne les professions commerciales.
- D. W.
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- è *
- G. Landis et L. W. Phelps. — The prediclion from pholographs of success and of vocational aptitude (La prédiction du succès et de l’aptitude professionnelle d’après des photographies). — J. of exp. Ps., XI,4, 1928, p. 313-324.
- On a présenté à un grand nombre de sujets — non entraînés —-des photographies de personnes qui avaient été, vingt-cinq ans auparavant, étudiants dans une université américaine. La publication d’un annuaire, d’anciens élèves avait permis de les suivre dans la vie et de les classer en deux groupes suivant leur succès plus ou moins marqué dans la profession choisie. Les « juges » ont classé à leur tour ces hommes d’après leur photographie en estimant leur aptitudes professionnelles probables ; ils étaient d’ailleurs invités à mesurer la certitude subjective de chacune de leurs appréciations. Tous ces jugements se sont montrés sans valeur appréciable ; il est vrai qu’il s’agissait de juges improvisés ; mais où sont les techniciens de la physionomie qui seraient capables de faire
- mieux ? P. G.
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- M. I. IIogg. — Occupational Interests of IVomen (Les intérêts professionnels féminins). — Pcrs. J., VI, 5, .1928, pp. 331-337.
- Dans un questionnaire professionnel établi par E. K. Strong, l’auteur s’était efforcé de déterminer les goûts caractéristiques de chaque profession en relevant, pour chaque rubrique, le pourcentage des réponses. M. IL a repris cette même méthode avec des groupes professionnels féminins : professeurs, auteurs, femmes d’affaire, vendeuses, femmes d’intérieur et sténographes. On a trouvé, prenant comme base les estimations des professeurs, que ces dernières coïncidaient le plus avec celles des maîtresses de
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- maison et des sténographes, le moins avec celles des auteurs (l’empiètement des courbes de distribution les unes sur les autres étant respectivement de 52, 49 et 23). Quand on notait les estimations des professeurs en prenant comme base chacun des groupes professionnels, on obtenait des empiètements de même ordre.
- Ces résultats confirmeraient ceux obtenus par Strong. Le pourcentage d’empiètement est cependant plus considérable qu’en ce qui concerne les hommes. L’auteur suggère que joue peut-être dans ceci le fait que les femmes sont trop récemment entrées dans les carrières professionnelles pour les avoir choisies en connaissance de cause, et renvoie à la génération suivante la plus nette stabilisation de leurs intérêts véritables. M. L.
- LES MÉTHODES ÉTRANGÈRES EN 0. P.
- Recherches sur les aptitudes exigées par les différents métiers
- Fiches psychologiques du D' E. Mira (SuiteJ
- Confiseur. — Travail spatial, d© dimensions moyennes, qui demande : une bonne discrimination des stimuli visuels, olfactifs et gustatifs ; une bonne sensibilité tactile, thermique et muscu laire des doigts, et spécialement des organes servant à tenir mouvement de pince) ; une bonne précision des mouvements de la main et de l’avant-bras ; de la mémoire chromatique.
- Contremaître (de textiles). — Travail mixte, spatio-verbal, de dimensions moyennes, cjui demande : une bonne perception, la mémoire et l’imagination visuelle des formes ; une bonne capacité d’appréhension et de discrimination des relations spatiales, une intelligence spatiale normale, de la capacité inductive (ana-litique) et une. bonne élasticité ou plasticité attentive.
- Contremaître-intendant (de textiles). — Travail mixte, spatio-verbal, qui demande les mêmes aptitudes que le précédent, mais à un degré plus fort, et, de plus, une aptitude normale au dessin et au calcul arithmétique et géométrique.
- Correcteur (d'épreuves d'imprimerie). — Travail mixte, spatial et verbal, de petites dimensions, surtout perceptionnel, qui demande, de plus : une bonne rapidité perceptive des formes visuelles, une bonne mémoire d’appréhension (visuelle et audi-
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- tive) des mots et des chiffres ; la capacité d’abstraction des sli-muli visuels ; une attention visuelle concentrée, de grande intensité et de grande persistance.
- Coupeur (de souliers). — Travail spatial, de dimensions moyennes, perceptoréactionncl, qui demande : une bonne perception, une bonne mémoire et une bonne imagination visuelles des formes et des volumes ; de l’habileté pour le calcul et la comparaison imaginative de surfaces irrégulières ; une bonne précision des mouvements de l’extrémité du bras droit.
- Cuisinier. — Travail spatial, de dimensions moyennes, percepto-réactionnel, qui demande : une bonne sensibilité olfactive, gustative et thermique ; une mémoire immédiate (capacité d’ap- t préhension) et évocative des actes et des successions ; une bonne perception du temps ; une attention visuo-auditive diffuse (étendue) et persistante ; de la rapidité dans les réactions psychomotrices ; de la propreté.
- Cylindreur. — Travail spatial, de dimensions moyennes, surtout réactionnel, qui demande : une aptitude normale pour le dessin ; une appréciation normale des formes, des grosseurs et des reliefs ; une attention visuelle concentrée de moyenne intensité ; des réactions normales ou lentes, mais précises.
- Dentiste. — Travail spatio-verbal, de petites dimensions, percepto-réactionnel, qui demande : une bonne capacité d’appréhension, une bonne mémoire et une bonne imagination visuelles des petits volumes irréguliers ; une intelligence spatiale et verbale normale ; une bonne coordination oculo-manuelle micrométrique ; une excellente sensibilité musculaire de l’avant-bras et de la main ; de la rapidité et de la précision dans les mouvements des deux extrémités des bras ; une bonne mémoire motrice de ces deux mêmes extrémités.
- Dessinateur (dessin linéaire). — Travail psychophysique, spatial, de petites dimensions, perceptoréactionnel, qui demande : une excellente capacité d’appréhension et de fixation des contours; une bonne perception des valeurs angulaires ; une parfaite coordination oculo-manuelle ; une excellente sensibilité et une excellente mémoire musculaires de l’avant-bras et de la main ; une parfaite inhibition des mouvements réflexes dans ces deux membres ; une imagination spatiale normale ; une aptitude normale au calcul arithmétique ; une attention visuelle concentrée, de petites ondes, mais persistante. Du goût artistique.
- Doreur. — Travail psychophysique, spatial, déterminé, perceptoréactionnel, qui demande : une excellente sensibilité tactile,
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- une bonne sensibilité articulaire et musculaire, une bonne perception des degrés de saturation des couleurs ; la précision des mouvements de l’avant-bras et de la main ; de l'aptitude au calcul mental des surfaces irrégulières.
- Ebéniste. — Travail spatial de dimensions moyennes, surtout psychophysique, variable, perceptoréactionnel, qui demande : une aptitude normale au dessin linéaire, une bonne sensibilité musculaire et stéréognosique des extrémités des bras ; une bonne coordination oculo-manuelle ; une mémoire, une imagination et une intelligence spatiales normales ; du goût artistique. Une attention visuelle superficielle, étendue et intense, mais intermittente. Une bonne appréciation des proportions géométriques.
- Electricien. — Travail mixte, surtout spatial, abstrait et psychique, perceptoréactionnel, qui demande : de l’aptitude au dessin linéaire et au calcul arithmétique courant ; une perception, une mémoire et une imagination visuelles excellentes pour les directions linéaires ; une attention visuelle d’une grande mobilité, mais capable de concentration rapide et intense ; des aptitudes psycho-motrices normales.
- Emailleur. — Travail spatial, psychophysique, variable, perceptoréactionnel, de petites dimensions, qui demande : une bonne discrimination chromatique, une bonne perception du relief, une aptitude normale au dessin artistique, une bonne perception ; de la mémoire de conservation et d’évocation des degrés de saturation chromatique ; une attention visuelle concentrée et persistante ; des réactions psychomotrices normales ou lentes.
- Emballeur. — Travail spatial, de dimensions moyennnes, surtout physique et réactionnel, qui demande : une excellente coordination oculomanuelle ; de la rapidité, de l’intensité et de la précision dans les mouvements des bras et des avant-bras.
- Encadreur. — Travail spatial, de dimensions moyennes, perceptoréactionnel, qui demande : une bonne perception des volumes et des angles, une bonne sensibilité tactile, musculaire et de pression, de l’agilité digitale ; une attention visuelle concentrée et intermittente ; du goût artistique.
- Estampeur. — Travail surtout physique, spatial, de dimensions moyennes, qui demande : des réactions psychomotrices normales des bras ; une attention concentrée de moyenne intensité.
- (A suivre.)
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- A travers les Revues
- Dans VIndustrielle Psychotechnilc de février 1930, B. Sandor publie des notes sur les épreuves d’aptitudes professionnelles en Hongrie, d’après les recherches d’Anton Balint, directeur de F « EignungsprüfsLelle des làndlichen Sozialvensicherungs Institut » de Budapest, cette section ayant été ouverte en septembre 1929, mais comptant déjà plus de 5.000 examens, en vertu de la loi de 1928 sur les assurances, qui a rendu obligatoires les épreuves d’aptitudes pour toute la population ouvrière dans l’industrie. Des renseignements sont donnés sur ces méthodes d’examen, qui sont inspirées des techniques de Mœde.
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- Dans le numéro spécial, consacré à la Pologne, de Pour l’Ere nouvelle (avril 1930), Ad. Ferrière relate un voyage d’études en Pologne, où il signale le développement de l’orientation professionnelle et de la psychotechnique, et rend compte brièvement de sa visite à l’Institut psychotechnique. Et, d’autre part une note résume l’étude parue dans Le Service social de Bruxelles (octobre 1929) sur « l’état actuel de l'Orientation professionnelle et de la Psychotechnique en Pologne » par Jadwiga Zawirska, qui énumère huit centres où, à Varsovie, on applique la psychologie aux problèmes d’orientation et de sélection : Société du Patronage de la Jeunesse industrielle ; Institut psychotechnique de l’Ecole des bâtiments ; Laboratoire psychotechnique des chemins de fer ; Laboratoire psychotechnique municipal ; Cabinet israëlite d’orientation professionnelle ; Laboratoire scolaire de psychotechnique et orientation professionnelle ; Centre d’orientation pour les écoles professionnelles de jeunes Filles ; Centre d’examen psychotechnique pour l’aviation et la police d’Etat.
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- Dans Nos Ecoles à VŒuvre, la sympathique publication de la municipalité d’Angleur, l’échevin René Jadot rend compte avec enthousiasme d’une visite qu’il a faite à l’Institut psychologique de Hanovre, dirigé par W. Hische, et .comportant 4 sections consacrées à la psycho-pédagogie, à la psychologie professionnelle, à la psychologie économique et à la psychologie théorique ; la première section comporte toutes recherches relatives à l’intelligence et aux aptitudes des enfants, au développement mental et à la
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- pédagogie expérimentale ; la seconde s’occupe de l’orientation professionnelle et de l’a*nalyse des professions ; la troisième envisage la psychologie du travail, la pédagogie industrielle, la rationalisation et l’analyse des aptitudes professionnelles des adultes. La section d’orientation professionnelle a examiné, en 1929, 1.720 jeunes gens et 830 jeunes filles.
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- Signalons, dans le numéro de décembre 1929 de l'Hygiène mentale, l’intéressante étude du Dr Paul-Boncour sur l’assistance des épileptiques d’âge scolaire, où il envisage la nécessité de la création de centres d'occupation, où l’on pourrait assurer une formation profesionnelle aux anormaux en général et aux jeunes épileptiques en particulier.
- INFORMATIONS
- L'Orientation professionnelle en Allemagne. — Comme en 1927, le nombre des Offices d’O. P. en Allemagne est de 611 ; il était, en 1922, de 383 ; en 1925, de 567.
- En 1927-28 : 438.027 enfants (dont 175.589 jeunes filles) se présentèrent aux Offices d’O. P., qui disposaient de 254.080 places d’apprentissage.
- Grâce aux Offices, 120.782 garçons et 68.853 jeunes filles furent dirigées sur des métiers (apprentissage patronal) ; 2162 garçons et 10.588 jeunes filles sur des Ecoles professionnelles ; 989 jeunes gens et 394 jeunes filles sur des Ecoles supérieures.
- 27.237 (dont 10.952 jeunes filles), reconnus inaptes à faire un apprentissage rationnel furent placés comme manœuvres.
- La Conférence annuelle de la National Vocational Guidance Associa/ion des Etats-Unis s’est tenue du 20 ou 22 février 1930 à Atlantic-City, et s’est ouverte sur une adresse du Dr A. T. Stod-dard, surintendant des écoles de Providence, qui a parlé du rôle de l'orientation professionnelle dans l'enseignement public.
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- L'Organisation scientifique du travail et l’Orientation professionnelle à l’Exposition de Liège 1930. — A l’Exposition internationale de la Grande Industrie et des Sciences appliquées organisée à Liège à l’occasion du centenaire de l’Indépendance belge,
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- la Classe 94 D., qui a dans ses attributions l’organisation scientifique du travail, la formation du personnel et des cadres, l’Orientation et la Sélection professionnelles, a pu fournir une copieuse liste d’exposants dans les différents domaines qui relèvent de son activité.
- En particulier dans le domaine de la psychotechnique, à côté des grandes entreprises des Chemins de fer d’Autriche et de Pologne, nous trouvons d’importantes firmes industrielles telles que les Usines Philips d’Eindhoven, la Fabrique nationale de Ilerstal, les Etablissements Zimmermann de Leipzig. Des laboratoires scientifiques ont aussi prêté leur concours à la Classe 94 D. : Ecole des Hautes Etudes de Paris, Columbia University de New-York (Mr Pintner), Société Alfred Binet de Paris, Institut J.-J. Rousseau de Genève, Institut Pelman de Paris, Offices d’O. P. d’Amsterdam, de Faenza, de Luxembourg, Ecole supérieure du Bâtiment de Varsovie, Ecole Normale de Nancy (Mr Duthil), Université de Montpellier (Mlle Kovarsky), Bureau international d’Edu-cation de Genève, professeur Ponzo de Turin, Institut Biotypologique de Gênes (Professeur Pende), etc., et, comme institutions belges, le Laboratoire d’Ergologie de Bruxelles (Prof. Solfier), le Laboratoire de l’Université de Louvain (Prof. Michotte), le Laboratoire de Biométrie de Liège de MM. Ledent et Wellens, le Service d’O. P. du Hainaut de M. Mouvet, etc...
- L’Institut national d’Orientation professionnelle expose dans le Pavillon de la France où se trouve l’exposition d’ensemble de l’Enseignement technique.
- Il y a en outre un pavillon spécial de la Ville de Paris.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Die Begutachtungsserie des Rheinischen Provinzial Instituts £ür Arbeits und Berufsforschung. Dusseldorf, 2e Auflage, Ilierzu ein Heft, Statistiches Material, Juni 1929. (Tests de l'Institut Provincial Rhénan pour l’étude du travail et des professions. Dusseldorf, 2e édition, avec un cahier-supplémentaire : Matériel statistique, juin 1929, 145 pages).
- Exposé des travaux faits à l’Institut au cours de l’année 1928 jusqu’à juin 1929, avec préface du Dr Schulz.
- Destiné à servir de manuel pratique pour l’introduction à l’étude des méthodes concernant l’examen psychologique du sujet en vue de son Orientation professionnelle.
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- La partie la plus considérable de l’ouvrage est consacrée à une description détaillée des tests, la façon de les appliquer et de les évaluer, illustrée de nombreux exemples. Les dessins et les courbes du cahier supplémentaire complètent les explications du texte.
- Résumé : L’étude psychophysiologique de l’enfant a pour but une évaluation de sa personnalité. Les résultats bruts des tests ne fournissent que l’un des éléments à considérer ; ils doivent être complétés par l’observation de la conduite du sujet pendant le travail.
- L’évaluation statistique des résultats ne doit pas être faite avec trop de rigueur, il faut chercher à faire ressortir l’individualité de l’enfant. A ce point de vue, l’irrégularité de l’aspect de la courbe de Gauss a une importance considérable pour la psychologie des aptitudes (Eignungspsychologie). L’aspect, à plusieurs sommets de cette courbe, indiquerait des types différents parmi les sujets étudiés.
- L’examen de l’enfant, qui a duré trois heures, consistait à appliquer une série de tests : réponses écrites et travaux pratiques dans l’ordre suivant :
- 1° Questionnaire social ;
- 2° Tests d’orientation (notions scolaires, intelligence générale, fonctions physiologiques : taille, poids, force, etc. ;
- 3° Tests d’aptitudes commerciales (test d’organisation, test de rangements ;
- 4° Aptitudes techniques : trois groupes de tests de construction de de plus en plus complexes ;
- 5° Tests de coup d’œil, test de distribution rationnelle de matériel, et test de formation de dessins à l’aide d’un fil suspendu aux crochets d’un tableau ;
- 6° Tests d’habileté manuelle divisés en deux groupes :
- a) Test de souricière et des cartes-prédominance d’habileté
- des mains proprement dit ;
- b) Tests de mouvements coordonnés de deux mains avec une
- participation plus ou moins considérable de tout le corps; 7° Tests de rapidité de l’orientation et de réaction du sujet.
- On a toujours choisi plusieurs tests pour l’étude de la même fonction afin d’éviter les erreurs dues au hasard ; les erreurs commises ont été étudiées individuellement.
- B. N.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : Mm' Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours •de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M1" L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone • Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNA NT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M'le C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut mcdico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M110 Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M.' A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Mme A. Fessard, licenciée ès lettres:
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : D' Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Guillaume, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur agrégé à la Faculté de Droit de Paris.
- Technique des métiers. — Professeur : N...
- Organisation de l’Orientation professionnelle. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au nirecleur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Tecn-nique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles.
- B) Sélection dans scs rapports avec l’orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TR A VA UX PR A TIQ UES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François
- Physiologie : M'" C. Veil.
- Technique des tests scolaires : Mm' Henri Piéron.
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- REVUE MENSUELLE (ÎO Numéros ;pa,r )
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- AltONIVËIllEIVT ;
- Pour la France... 15 fr. \ Pour T Etranger .. . 85 fr.
- Prix du numéro : 2 francs
- Pour s'abonner, il suffit d’adresser le montant à M. Oualid, Trésorier.
- Compte Chèques postaux : Sthasbouhg C/C 447.
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de. leur Abonnement.-
- (On peut se procurer la première année complète au prix de 18 francs, au Secrétariat,
- 41, rue Gay-Lussac, Paris (ve).
- Articles publiés au cours de la première année
- J. Fontègne : Une visite aux Offices d’Orientation professionnelle de Vienne et de Munich (N° 1 et 3).
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le chronoptôscope (N° 2).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie » (N° 6).
- — L’Orientation professionnelle à Madrid (N° 10).
- A. Fessard : La validité des Tests d’aptitude professionnelle (N° 2, 3, 4 et 5).
- L’intérêt des méthodes statistiques en Orientation profèssionnelle (N° 6).
- — L’Interprétation des résultats numériques (N° 9).
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3).
- Mm' H. Piéron : Les étalonnages de Tests (N° 1, 2 et 3).
- — Etalonnage d’un Test d’attention (N° 4).
- Mllc D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N° 5).
- M“' A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des Tests professionnels (N° 6).. N. Levitof : La Consultation professionnelle à Moscou (N° 7).
- Regnier : Comment organiser l’Orientation professionnelle dans un centre de moyenne importance (N° 7).
- L. Bourdel : L’Instruction publique et la question professionnelle en Bulgarie (N° 9). Waikenthaler : Quel métier doit choisir un malade du sanatorium pour tuberculeux (N° 10).
- Articles publiés au cours de la seconde année
- A. Fessard : La détermination des caractères d’un ensemble de mesures (N° let 3).
- Mme H. Piéron : L’étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psychologique d’O. P. (NM, 2 et 3).
- — Les premiers efforts de l’organisation en France de l’O. P. (N° 4).
- Braunshausen : L’Office d’O. P. de Luxembourg (N°l).
- Henri Piéron : Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2)
- Gérant : Paul Arjo.
- Agen.
- Impiumerie Moderne (Assoc. Coop. Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- 2e Année
- N° 6
- Juin 1930
- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I. — Pierre Abraham : Sur l’Orientation professionnelle de la figure humaine
- {suite et fin).............................................. 133
- II. — A. Fessard : Les courbes de fréquence et le hasard (suite et fin).... 142
- III. — Notes et Documents : L’Orientation professionnelle en Algérie. —
- Un test de Poppelreuter pour conducteurs d’automobiles. — La corrélation entre la taille et le poids...................... 150
- IV. — Les méthodes étrangères en 0. P. : Recherches sur les aptitudes exigées
- Ear les différents métiers. — Fiches psychologiques, par le >r E. Mira (suite)........................................... 153
- V. — A travers les Revues................................................ 156
- VL — Informations......................................................... 158
- Vil.— La Vie de l’Amicale ..................................................... 159
- VIII. — Bulletin bibliographique .............................................. 160
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE
- 47, Bue Gay-Lussac, 41
- PARIS
- Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- d’Orientation Professionnelle
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au direc teur de l’Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de rUniversilé de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de «TEnseignement primaire , Gaillard, président dé la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président, du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne,
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit
- CONSEIL D'ADMINISTRATION
- En outre du Bureau :
- M11* Caron, directrice du Lycée Fénelon. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l'Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’Anthropologie, médecin-chef de l’Institut mcdico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, pro fesseur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 2'Année
- N° 6
- Juin 1930
- BULLETIN
- DE
- l’Institut National Orientation Professionnelle
- OK>
- SUR L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE DE LA FIGURE HUMAINE
- (fin)
- Par Pierre ABRAHAM
- Acquisition. — Nous ne pouvons entrer dans le détail descriptif de tous les organes animaux du visage et de leur forme infiniment variée. Pour avoir une idée de cette variété et de la nomenclature possible, le lecteur fera bien de se reporter aux instructions anthropométriques de la Préfecture de police concernant l’établisement du « portrait parlé » préconisé par Bertillon et journellement utilisé pour la recherche des malfaiteurs. Les planches qui illustrent cette nomenclature fournissent à elles seules un dictionnaire précieux pour la description de la figure humaine. .En ce qui nous concerne, disons que l’analyse des organes animaux, varie avec chaque sujet observé. Le classement est difficile, sinon même arbitraire. Tout « tableau de signes » ferait aussitôt surgir autant d’exceptions. La « personne » du sujet prime le classement. Bornons-nous à donner brièvement un exemple pour le nez.
- Nez. — Long, bien dessiné, mince et pointu, à narines couvertes. Tempérament précautionneux, fouineur, curieux de nouveautés, mais à petites doses longuement distillées. La sensation subit une sorte de critique organique avant qu’intervienne la conscience, laquelle ne reçoit, après nombreuses dérivations, qu’un flux, sensoriel atténué. D’où en général la possibilité pour le sujet d’accorder plus de temps à chaque phénomène. A moins de contre-indications venues d’ailleurs
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- (ne nous lassons pas de dire que le signe n’existe pass le signe isolé encore bien moins), il s’agira souvent d’un méticuleux.
- Balzac se vantait d’avoir, comme le policier Vidocq, le bout du nez fendu et en tirait des conclusions sur son « flair de chien de chasse» (voilà bien l'anthropomorphisme!) Le fait que nous retrouvions le nez fendu chez Auguste Comte, par exemple, ne nous permet ni de confirmer ni d’infirmer cette assertion.
- Par opposition avec l’infinie variété des organes animaux, voici l’exemple d’une observation constante qui paraît bien pouvoir prendre les apparences d’une loi.
- Interoculaire (distance des deux caroncules lacrymales). Il est inférieur à la longueur de chaque œil chez les anxieux, les persécutés, les concentrés intérieurs, ou simplement les pessimistes. (Bien entendu nous ne faisons pas de pathologie et nous ne nous préoccupons que de l’homme présumé indemne de tare nerveuse). Chez l’homme normal (ou ce qu’on appelle ainsi) les yeux rapprochés ne vont pas sans une certaine sensation sourde, continue et pénible d’inadaptation aux conditions sociales, lors même qu’une carrière brillante démentirait une telle sensation : la tonalité intérieure produit une certaine misanthropie qui au minimum s’exprime en sarcasme et qui au maximum (normal) peut conduire au suicide. Jean-Jacques Bousseau est le type de l’homme à interoculaire petit qui à plusieurs reprises a frôlé la catastrophe. Michelet par contre est le type de l’homme à interoculaire grand. C’est à dessein que nous dressons côte à côte ces deux penseurs sortis du peuple, soumis à des préoccupations morales ou historiques très voisines, dont le travail venu de la même inspiration et dirigé vers les mêmes fins est chez l’un à base « pessimiste », chez l’autre à base « optimiste ». Ajoutons que si nous ne nous préoccupons pas ici des causes organiques de telle ou telle morphologie, nous devons pourtant indiquer une rela-lion possible entre les yeux rapprochés, l’angoisse et la thyroïde.
- Concentration. — Au-dessus de l’espace interoculaire s’étend une région qui englobe la racine du nez. la base du front et l’amorce des deux arcades sourcilières. La forme qu’y affecte la construction osseuse, la musculature et les rides per-
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- sistantes nous renseigne sur le genre d’attention habituel au sujet.
- Nous nous gardons de dire que cette région est le siège de '.'attention. D’abord parce que la notion — fausse — de siège doit être bannie de toute étude du visage. Ensuite parce que nous ne savons pas ce que c’est que l’attention, ni même si elle existe à l’état d’entité isolable. Il se passe pour l’attention ce qui se passe pour toute fraction du mécanisme psychologique ; seul l’adjectif qualificatif y devrait être maintenu. L’attention — substantif — risque d’être peu à peu manié par le philosophe novice comme s’il s’agissait d’une faculté séparée, d’une sorte de projecteur que le mécanicien responsable pourrait allumer et diriger à sa guise, un matériel de physique dont la nature serait identique chez tous les individus et dont seule varierait l’intensité. Il est évidemment regrettable que l’esprit humain soit chose si compliquée, mais nous ne pouvons espérer en décrire les modalités qu’en nous astreignant à user d’un vocabulaire nuancé, en fuyant toute terminologie imprudente propre à créer des abstractions inexactes et des « personnes morales » sans réalité.
- L’attention, la volonté, l’inconscient, sont des locutions vicieuses. Nous avons passé des siècles à nous débarrasser du panthéisme des dryades et des naïades, de Borée et de Phé-bus. Nous refabriquons un panthéisme idéologique auquel nous nous remettons à croire avec la même ardeur et la même éternelle naïveté. Mais si l’attention, la volonté, l’inconscient n’existent pas, il existe des genres d'attention, des actes volontaires et des faits msconscients. A peu près de la même façon que le vent en soi — Borée — n’existe pas1, mais que nous constatons chaque jour l’existence du vent d’Ouest ou du vent d’Est.
- Pour éviter d’employer le mot d’attention, que bien des siècles et bien des doctrines ont chargé d’un potentiel trop-pesant et sans doute trop faux, nous avons choisi un terme moins alourdi de significations antérieures, moins habituel aux psychologues et par là même disponible : la concentration. Bien que — par la force des choses — il s’agisse grammaticalement d’un substantif, nous serions désireux qu’on le comprît comme lié à l’ensemble des adjectifs qualificatifs par lesquels il serait possible de représenter tous les genres d’at-
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- tention. Et c’est de ce terme nouveau que nous baptisons la région physionomique que nous venons de décrire et de limiter.
- Ainsi la concentration, ensemble matériel complexe fait d’os et de chairs, ne doit ni ne peut se confondre avec les modalités immatérielles de l'attention. Mais elle figure à nos yeux d’observateurs la traduction visible d’une phase mentale dans laquelle interviennent certaines modalités attentives. La distinction est importante et ne saurait être trop longuement méditée : c’est en n’opérant pas avec assez de soins les distinctions de ce genre que l’ancienne physiognomonie s’est à plusieurs reprises fourvoyée, par excès de naïveté, dans l’énoncé des correspondances psycho-physiologiques.
- La concentration, qui intéresse la région anatomique inter-sourcilière, et l’attention ou plutôt les modalités attentives qui intéressent des opérations mentales, sont deux choses distinctes. L’une n’est pas le « siège » de l’autre. L’une n’est pas « causée » par l’autre. Les deux séries de phénomènes se développe parallèlement, originaires tous deux de la personnalité du sujet. Mais sur la concentration il est possible de trouver des renseignements intéressants concernant les modalités attentives. En particulier l’acte de « froncer les sourcils » sera souvent instructif, suivant que la mimique sera précise, vague, obtenue avec effort ou avec facilité, symétrique, dissymétrique, etc...
- Pour mieux souligner la différence entre la concentration et l’attention, disons qu’un visage peut présenter une concentration nulle (aucune mimique de froncement de sourcils) sans qu’on puisse inférer que l’attention soit, nulle, ou au contraire une mimique de concentration très intense sans nue l’attention réelle soit forcément bien grande.
- C’est que dans le premier cas on a affaire à une attention <; intériorisée » du type de celles qui — au stade maximum — caractérisent le compositeur de musique, le poète lyrique ou le mathématicien pur, et que, dans le second cas, la mimique excessive que connaissent tous les névropathes témoigne d’une fatigue intellectuelle rendant difficile toute attention suivie. L’absence de concentration est souvent caractéristique d’une prédominance de l’audition sur la vision.
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- Bornons-nous à deux indications. Nous avons régulièrement observé des différences mentales importantes chez les sujets suivants que leurs rides intersourcilières verticales sont — soit unique et médiane — soit doubles et symétriques. Non pas — encore une fois — que ces dispositifs soient des signes mentaux ; ce sont simplement les résultats visibles d’un ensemble de conformations générales et locales de la face, lequel accompagne régulièrement un « état » mental particulier.
- La ride unique et médiane — que nous appelons concentration romantique — accompagne une conception de l’univers relative au sujet. Le sujet, pour comprendre les spectacles extérieurs est obligé de leur faire subir une transformation, de les revivre intérieurement. Il se prend lui-même comme étalon de toute connaissance. Il est porté à n’affecter aux événements extérieurs qu’une existence relative et aux seuls événements intérieurs à lui-même une existence absolue. Par extension, il recherchera souvent chez autrui la réalité intérieure de préférence à lu réalité visible. Son interprétation des actes d’autrui sera basée sur une gamme de références intérieures. Les noms de Siegmund Freud en psychologie, d’Annunzio en poésie, précisent assez bien la signification de cette forme.
- Les rides doubles et symétriques — que nous appelons concentration classique — accompagnent une conception de l’univers relative à l'objet. Le sujet affecte aux événements extérieurs une existence absolue et les étudie ou les utilise volontiers pour eux-mêmes. De nombreux physiciens ou naturalistes présentent, dans le domaine de la science, des exemples de cette concentration classique. On la rencontre aussi chez l'es hommes « d’action », et en général chez quiconque affecte aux résultats tangibles de son activité un coefficient maximum.
- Remarquons enfin qu’il nous a été donné d’observer des variations, au cours de la vie, de ces formes de concentration et qu’il nous a été chaque fois possible de relier ces variations à des événements mentaux ou sociaux concordants.
- Transmission. — Nous répétons pour la transmission ce que nous avons dit de la concentration. Le vocable nouveau a été choisi en dehors de la terminologie psychologique habituelle, car nous n’avons rien trouvé dans les diverses descrip-
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- lion du mécanisme mental qu’ont tentées les psychologues, qui corresponde à ce que peut représenter à l’observateur la forme générale du front. Nous dirons', ici. comme ailleurs, que la forme du front n’est ni la cause ni le résultat du genre de transmission intérieure qui caractérise le sujet, mais un accident extrait d’une lignée de formes physiques, lequel est en corrélation avec un accident extrait d’une lignée d’événements mentaux. Ce seraH se méprendre sur toute la théorie telle que nous l’exposons ici que de vouloir chercher, par exemple, dans lies circonvolutions frontales, l’origine commune à l’accident morphologique et à l’accident psychologique. Le trait d’union entre les deux lignées n’est pas si simple, et si jamais on le recherche, il faudra s’adresser à des causes bien plus profondes et bien antérieures à l’anatomie occasionnelle du sujet.
- Mnémoniquement parlant, la transmission se « lit » de bas en haut sur le front. L’observateur pourra commodément se figurer le fait mental, à sa sortie de la concentration, montant derrière la paroi frontale, qu’il regardera successivement de profil et de face.
- Un front qui s’étrécit de bas en haut freine et restreint la généralité comme la véracité du fait mental. Un front fuyant vers l’arrière le modifie dans le sens de l’utilisation pratique Un front bombé ve_rs l’avant le culbute souvent vers le paradoxe, en même temps qu’il instaure chez le propriétaire une impression de confiance en soi et de dédain vis-à-vis de quiconque n’est pas aussi habile à considérer toute idée sous tant d’aspects divers. Un front qui s’évase de bas en haut nourrit le fait mental d’une kyrielle d’associations d’autant plus riches que l'évasement est plus prononcé : c’est le front évasé et puissant, bien que bas et court, d’un Balzac, d’un Kipling ou d’un Bergson, tous hommes dont chaque idée maîtresse vaut moins par elle-même que par la somptuosité des associations qui s’additionnent à, elle comme autant d’affluents imprévus. Un front régulier quasi cylindrique, aussi large en haut qu’en bas, dénote une transmission correcte et véridique telle que la devrait comporter le mécanisme mental de tout homme voué à la science.
- C’est au stade de la transmission que se révèlent les différents faussages — par excès, par défaut, par déviation, —
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- que le « tempérament intellectuel » inflige souvent aux données de l’acquisition et de la concentration lors même que l’une et l’autre seraient des plus correctes. C’est donc en ce stade qu’on peut relever les effets variés de ce qu’on nomme du nom vague et générique d’« imagination ». Mais pas plus que la concentration ne s’identifie avec l’attention, la transmission ne se confond avec l’imagination. Nous ne connaissons pas plus 1’ « imagination » que 1’ « attention » et plus nous poussons nos recherches, plus nous devons constater qu’on englobe sous chacun de ces vocables perfides les manifestations parfois les plus opposées de l’esprit humain. Le vocabulaire psychologique, de même que le vocabulaire courant, est basé sur le résultat au lieu d'être basé sur les causes, de telle sorte qu’on se trouve baptiser du même nom des mouvements de pensée qui hurlent de se trouver accolés. En se bornant à la technique romanesque, on coiffe du même subs^ tanlif le résultat de la pression artérielle gonflée d’un Balzac et le résultat des à-coups nerveux déprimants d’un Proust. De tels exemples seraient faciles à multiplier dans bien d’autres techniques. Nous ne répéterons jamais assez la leçon que nous donne la figure humaine : que le premier devoir actuel du psychologue est d’apprendre à qualifier et à nuancer avec exactitude. Si l’étude du visage ne conduisait l’observateur qu’à ce résultat, si l’observateur n’en retirait que l’apprentissage d’un langage psychologique châtié, correct et adéquat, d se serait déjà par là-même mis entre les mains la clef de tout son travail ultérieur sur l’esprit humain.
- Elaboration. — Nous serons plus brefs ici. Non pas que le stade mental en question soit moins important ou plus simple. Au contraire. Mais l’étude de l’acquisition (avec celle de l’interoculaire), de la concentration et de la transmission, convenablement approfondies, auront déjà permis de caractériser le sujet avec une précision suffisante pour fournir les indications qu’il est en droit d’exiger du conseiller.
- Si l’observation du crâne — contrairement aux théories erronées de Gall et de ses successeurs — ne permet pas de situer, de localiser et de décrire des « facultés » inexistantes, elle permet de se rendre compte, de la manière dont sera teintée la réflexion. Elle permet de connaître les directrices
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- principales qui régiront chez un sujet la combinaison des faits mentaux tels que les phases précédentes les auront livrés aux centres profonds de son esprit.
- Renvoyons le lecteur aux documents. S’il veut savoir ce que c’est qu’une tendance à la systématisation, qu’il regarde le crâne de Lamarck et sa culmination antérieure. S’il veut savoir ce que c’est qu’une élaboration mystique, qu’il se procure le masque mortuaire de l’écossais Walter Scott et qu’il regarde sa culminance médiane. S’il veut savoir ce que c’est qu’une élaboration de calcul, qu’il tienne entre ses mains l’occiput de Descartes conservé au Muséum, ou qu’il regarde le crâne en boule ronde de Henri Poncaré.
- Emission. — Quant à l’émission, elle nous ramène de l’occiput à la face, par la coulée du maxillaire inférieur, par le menton puis, en remontant, par la bouche, jusqu’au nez et — pour les sujets de valeur — jusqu’au regard.
- Soyons brefs ici aussi. Le sujet est en général renseigné sur ses possibilités d’émission. Ce n’est, guère qu’un jeu stérile de retrouver par exemple sur une belle bouche largement fendue et bien ourlée, sur un maxillaire vigoureusement musclé des dispositions à l'éloquence ou du moins à l’expression forte ; sur la même large bouche, mais mince et onduleuse, avec une musculature labiale déliée, des dispositions à l’expression fine et nuancée, etc., etc...
- Notons cependant un signe qui ne nous a jamais trompé : si la distance naso-labiale est courte, avec sillon vertical bien creusé et de profil concave, le sujet est enclin à une vivacité de répartie et souvent de riposte quasi automatique, où intervient peu la réflexion (à moins que les réserves importantes d’un occiput lourd ne viennent freiner cet automatisme). Dans le plan d’explication où nous sommes, nous pourrions dire mnémoniquement parlant encore, que le nez récepteur et la bouche émettrice sont alors reliés par une communication en court circuit sur le courant général de la connaissance telle que nous venons de la suivre, et que l’automatisme de la riposte n’est qu’une économie de chemin mental. Les sujets enclins à l’emportement savent combien leur coûte après coup une économie de pensée de cette nature...
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- Dissymétrie latérale. — Nous aurons terminé — non pas la nomenclature des formes du visage et de leurs combinaisons, laquelle est proprement interminable, mais cette revue sommaire que nous en passons ici — en signalant que toute figure présente, entre sa moitié gauche et sa moitié droite, une dissymétrie qu’il est important d’observer en cachant alternativement les demi-visages au moyen de deux cartons qui se rejoignent sur l’axe du nez. On observera alors que la moitié gauche est toujours plus ou moins en rapport avec ce que nous appelons chez le sujet sa personnalité de contact — l’homme social — alors que sa moitié droite est en rapport avec sa personnalité profonde — l’homme intérieur. Ceci, que soulignent en général deux mimiques différentes et accusées permet des constatations importantes sur la nature et la valeur des deux personnalités con jugées. Une symétrie complète ne se trouve que chez le jeune enfant ou chez le retardé. Une dissymétrie excessive, par contre, est souvent tare morale aussi bien que physique. (Encore une fois nous ne parlons que de ce qu’on est convenu d’appeler l’homme normal.) Dans ces limites, l’homme de valeur accusera une dissymétrie de plus en plus frappante avec l’âge et avec l’exercice de ses deux jeux de facultés — vie extérieure et réflexion. Ici comme ailleurs, nous nous gardons de toute hypothèse hâtive sur la physiologie du cerveau et en particulier sur les deux hémisphères qui commandent les deux demi-mimiques.
- Nous sommes loin de présenter ces quelques conclusions comme définitives. Elles se complètent et se modifient chaque jour. Nous rappellerons en outre que tout exposé théorique de cette nature risque de ne pas assez tenir compte de l’infinie diversité des organes du visage, ainsi que des contradictions qui peuvent surgir sur un même visage entre la signification de deux organes. Et nous répéterons une fois de plus avec quelles précautions il importe de manier une matière aussi délicate, tant physiquement que moralement.
- Mais, ces réserves faites', nous sommes bien obligés de dire qu’aussi grossier que soit un pareil résumé, aussi schématique que soit la description du mécanisme mental à laquelle nous nous sommes référés, il n’en présente pas moins un de-
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- gré d’approximation suffisant, pour définir l’essentiel du processus mental chez un sujet donné. Insuffisant bien entendu pour une étude de psychologie théorique, il offre des bases vérifiées et vérifiables pour la connaissance pratique d’un sujet. En tout état de cause, l’étude de la figure telle que nous venons de la résumer permet l’approximation la plus poussée qu’il soit actuellement possible d’atteindre dans la connaissance de l’homme. Et si nous traçons ces mots, ce n’est pas — comme bien l’on pense — pour nous en glorifier, mais tout au contraire pour souligner à quel point nous savons encore peu de choses sur ce qui, chez l’homme, se nomme l’intelligence. ^ Le Chesndii, avril 1930.
- Les courbes de fréquence et le hasard
- (Suite et fin)
- Par A. FESSARD
- Jusqu’à quel point les distributions auxquelles nous avons affaire réellement (ou que, dans certains cas, nous sommes simplement amenés à concevoir théoriquement) ressemblent-elles à La courbe du hasard ? Cela dépend évidemment de chaque cas particulier, mais nous pouvons déjà grouper en quelques catégories les situations importantes dans lesquelles nous nous trouvons en possession d’un ensemble de données numériques.
- 1° Ecarts individuels dans une même collectivité. — L’exemple que nous avions choisi pour parler de l’organisation d’un ensemble de mesures était relatif à la distribution des notes de plusieurs individus constituant un groupe défini : ce n’est là qu’un cas particulier pour lé statisticien, mais cest celui qui nous intéresse le plus directement dans les applications professionnelles, puisque voulant utiliser les différences individuelles, nous cherchons à les révéler même dans des groupes qu’une sélection préalable (concernant l’âge, le sexe, etc.) a rendus relativement homogènes. Disons tout de suite que-c’est aussi le cas le plus défavorable à l’apparition d'une pure courbe de hasard. Il suffit pour s’en convaincre d’examiner les résultats provenant de quelques tests collectifs appliqués sans précautions spéciales. Le plus souvent on obtient une figure en forme de cloche, mais plus allongée d’un côté que de l’autre ; ou bien, malgré une symétrie approximative, ]a courbe demeure très loin de la normalité.
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- D’où vient que cette loi des-écarts individuels soit souvent si différente de la loi typique des écarts examinée dans notre précédent article ? Ici encore, comme dans l'apparition des diverses séquences (jeu de pile ou face), les causes responsables d’une note sont extrêmement nombreuses et mêlées ; mais peuvent-elles être vraiment assimilées à cette poussière de facteurs, dont aucun ne prédomine, et qui est la condition essentielle du hasard ? Notre élimination préalable des facteurs les plus importants résulte d’une analyse grossière et, bien qu’il nous soit impossible d’isoler toutes les causes de l’intervariabilité restante, nous sentons bien que certaines d’entre elles, que nous soupçonnons d’ailleurs parfois, ont une importance énorme vis-à-vis des autres. Bref, nôtre ignorance n’est pas homogène, et il n’en faut pas plus pour compromettre la condition d’indifférence qui permettait, dans 1’excmp)': typique, de postuler l’indépendance des séquences et l'égalité des probabilités de réalisation de chacune d’elles.
- Certaines courbes biomélriques sont d’emblée assez voisines de la courbe normale : par exemple la distribution des tailles pour un âge donné et pour une même race. Mais en général on ne peut espérer se rapprocher de la loi du hasard qu’en se montrant extrêmement sévère sur la qualité d’homogénéité des groupes étudiés. Ainsi pour prendre un exemple extrême mais très frappant, supposons que dans un examen de la force musculaire nous ayions mélangé les hommes et les femmes : au lieu d’une courbe en cloche nous devrions nous attendre à trouver une ligure à deux sommets (courbe bimodale) qu’on peut interpréter en admettant une superposition, avec un certain décalage, de deux courbes plus simples.
- Tout ceci peut se condenser en une formule simple, à savoir que d’un côté le désordre parfait, de l’autre l’ordre parfait, peuvent s’exprimer par des lois nettement définies, mais qu’en Biométrie nous nous trouvons généralement dans une sitution intermédiaire qui n’est pas favorable à la compréhension claire dos résultats. Cependant chaque fois que, poussant plus loin l’analyse, nous isolons un nouveau facteur systématique important, nous faisons aussi, en ce qui concerne la variabilité résiduelle, un pas de plus vers la loi simple du hasard.
- Une autre circonstance défavorable, provenant cette fois de la constitution interne du test lui-même, vient encore s’ajouter aux précédentes. Elle résulte de l’arbitraire du mode de notation, les différents points ne pouvant pas être véritablement considérés comme des unités équivalentes au point de vue de la qualité étudiée : nouvelle cause d’hétérogénéité qui retentit sur la pureté de la courbe. Par exemple, si dans l’ensemble les questions diffîci-
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- les pèsent indûment d’un trop grand poids dans l’élaboration de la note globale, les sujets seront moins nombreux aux échelons supérieurs et il se manifester» une tendance à la dyssymétrie. Nous sommes loin de l’exemple précédent dans lequel nous composions la note à partir de dix événements élémentaires (jet d’une pièce de monnaie), tous semblables au point de vue des chances de réussite.
- Il faut donc essayer de s’approcher le plus possible de ce cas typique. Actuellement, on construit des tests qui se composent d'un grand nombre de questions auxquelles les sujets doivent répondre par oui ou par non, et l’on choisit celles de ces questions pour lesquelles un étalonnage préalable a révélé un pourcentage de réussite voisin de 50 °/0.
- Lorsqu’il s’agit d’établir une échelle de difficulté, beaucoup d’auteurs préfèrent partir de l’Hypothèse que la qualité considérée, à la supposer mesurée en unités naturelles, se distribuerait suivant une loi normale. Dans une vaste étude sur les moyens de mesurer l’intelligence, Thorndike (1) a montré que cette hypothèse, en ce qui concerne celle fonction, était parfaitement valable. Le système de notation étant arbitraire, il est facile de le modifier dans un sens tel qu’on aboutisse a une courbe normale.
- 2° Erreurs d’évaluation collectives. — Ce n’est qu’un cas particulier de la situation précédente : on demande au sujet d’effectuer une opération physiquement contrôlable, ou d’apprécier un objet fixe que l’opérateur a pu mesurer : par exemple, diviser une droite en deux parties égales, évaluer une' distance, différencier deux hauteurs tonales, etc. Le terme d'erreurs est tout indiqué dans ce cas, qui est peut-être légèrement plus favorable que le précédent à l’apparition d’une courbe de hasard, la notation étant plus naturelle et plus homogène.
- Un autre aspect intéressant de cette situation est celui où une évaluation collective sert à donner une note à un individu déterminé, pratique utilisée lorsque le caractère étudié ne se prête pas à l’étude par tests, (échelles subjectives). Ainsi, pour doser les qualités esthétiques d’un dessin, l’importance d’un trait de caractère, etc., on convient de faire la moyenne d’un grand nombre d’évaluations subjectives. Chaque juge commet, par rapport à celte moyenne considérée comme note vraie, une certaine erreur. On se place naturellement dans des conditions qui permettent le mieux d’espérer pour ces erreurs une distribution normale (indépendance des jugements, examinateurs recrutés dans un milieu bien défini).
- (1) Thorndike : The measuremenl of intelligence (Columbia University, New-York, 192G). .
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- 3° Variations individuelles. — Les considérations précédentes s’appliquent intégralement à la distribution des résultats émanant d’un même individu examiné plusieurs fois dans les mêmes conditions. Ici, les influences systématiques sont principalement l’entraînement, la fatigue, et en général toutes les causes dont les effets stimulants ou déprimants (l’émotion, la maladie, etc.) sont clairement reconnus. Mais ces facteurs éliminés, il en reste beaucoup d’autres moins dominants et moins connus, qui se combinent au hasard et produisent ces oscillations de rendement, ces variations, dont nous voulons connaître la loi. Ici, nous pouvons mieux concevoir, sinon réaliser, l’apparition d’une distribution de hasard. En effet, alors que la délimitation d’un groupe, et partant son homogénéité, dépendent d’un choix de facteurs plus ou moins arbitraire et heureux, la collection de performances provenant d’un même sujet résulte d’une délimitation plus naturelle et plus rigide. D’autre part, l’intravariabilité devant être plus petite que l’inter-variabilité, l’influence de la notation, dans ce qu’elle a' d’arbitraire, se fait également moins sentir. Citons comme exemple l’épreuve des Temps de réaction (1) : si l’on recommence plusieurs fois le test pendant plusieurs jours, on trouve approximativement, la période d’amélioration initiale éliminée, que les moyennes journalières se distribuent suivant une courbe normale.
- En réalité, il est généralement impossible de répéter un test sans introduire d’influence systématique. Mais c’est justement dans ce cas qu’il est particulièrement précieux de pouvoir faire une hypothèse vraisemblable sur la forme de la distribution. Comme par ailleurs on peut calculer approximativement, sans même avoir besoin de les établir, le o- de ces distributions (tout au moins en moyenne), on possède tous les éléments pour déterminer la précision avec laquelle une note isolée se trouve connue (2).
- 4° Erreurs d’appréciation individuelles. — C’est le cas particulier où des évaluations répétées et indépendantes sont effectuées par le même individu sur un objet fixe. Cette situation mérite d’être isolée puisque c’est justement celle qu’envisageait Gauss lorsqu’il a déduit par le raisonnement sa loi des erreurs fortuites d’observation (voir notre précédent article, 2e exemple). C’est donc un cas très favorable à l’apparition d’une courbe de hasard.
- 5° Diversité des épreuves du même type. — De plus en plus, dans la technique des tests, on est amené à employer des épreuves équivalentes (c’est-à-dire pratiquement identiques à l’étalonnage)
- (1) Ch. Jéquier : L'emploi du calcul des probabilités en psychologie (Arch. de Psych.. XVI, 1917, p. 197).
- (2) Voir A. Fessard : La précision et la cohérence des résyUats dans les émmens par tçsts. (Année psychologique 1927-)
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- de façon à combattre la divulgation des tests ou à pouvoir examiner plusieurs fois les mêmes sujets. Corrélativement, on arrive à cette notion extrêmement intéressante qu’un test particulier n’est jamais qu’un échantillon de tous les lests analogues qu’un psychologue ou qu’un groupe de psychologues auraient pu construire, avec les mêmes préoccupations et d’aussi bonnes raisons. Là .aussi une variabilité est à envisager, qui apparaîtrait à l’état pur si l’on pouvait garantir l’invariabilité d’un sujet effectuant un grand nombre de tests équivalents. Le test est dit d’autant plus représentatif que la dispersion de cette variabilité est plus petite.
- Il est évident que ce n’est pas faire une supposition absurbe que d’invoquer le hasard dans ce genre de situation.
- 6° Fluctuations d’échantillonnag e d’un même indice. — Tous les indices calculables sur un ensemble de mesures (moyennes, écarts, centiles, corrélations, etc.) n’ont pas une fixité absolue. Si nous pouvions les déterminer un grand nombre de fois sur des ensembles différents — quoique définis de la même manière — nous trouverions qu’ils se répartissent suivant une certaine courbe de fréquence : on dit qu’on a affaire à des fluctuations de l’échantillonnage, car elles proviennent de ce que, pour déterminer les caractères de toute une collection d’éléments, nous nous contentons d’opérer sur un échantillon restreint, choisi au hasard dans cette collection. Le <r des fluctuations à craindre dans chaque cas peut se calculer à partir de formules élaborées par les mathématiciens : quant à la distribution, qu’il serait fastidieux d’établir par l’expérience, il est heureusement possible de lui attribuer presque sans hésitation une forme normale. Nous sommes en effet ici dans la situation qui s’apparente le plus étroitement avec celles que les mathématiciens ont envisagées (jeu de pile ou face, bonles tirées d’une urne) pour établir la loi des écarts.
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- A quoi reconnaît-on qu’une distribution est, au moins approximativement, comparable à celle du hasard ?
- 11 faut évidemment qu’elle présente d’abord les caractères essentiels passés en revue dans l’article précédent, c’est-à-dire la symétrie — entraînant l’égalité des indices de tendance centrale — et certaines relations entre les indices de dispersion. Ces relations peuvent se résumer en une seule, par exemple :
- Pearson a élaboré une méthode d’analyse des courbes de fréquence dans laquelle le type de la courbe se déduit de la déter-
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- mination des quatre premiers moments de la distribution. Ceux-ci sont définis par les expressions :
- Sa Sa2 Sa3 Sa1
- m1 = n 1 = 1T ’ m:l “ ~N ’ m* ~ _bT
- dans lesquelles les a représentent les écarts par rapport à la moyenne. Le premier moment est identiquement nul, le second est égal à a-2 . On considère ensuite les expressions :
- ^ est une mesure de l’asymétrie, /3S de la voussure, deux nouveaux indices qui précisent, à côté de ceux qui mesurent la dispersion et La tendance centrale, les caractères cl’une distribution.
- Or, une distribution normale est telle que :
- P\ —— o j3„ = 3
- Ces critères suffisent pour un examen sommaire de la normalité. Si l’on veut juger avec plus de précision de l’accord ou du désaccord, il vaut mieux dessiner, par-dessus la courbe empirique, une courbe en cloche ayant un g- égal à celui de la distribu-lion. Enfin, en tenant compte des différences entre les fréquences théoriques et les fréquences observées, on peut calculer un indice global qui renseigne sur le degré de dissemblance entre la courbe empirique et la courbe normale et finalement sur la probabilité pour que la1 divergence observée ait pu se produire par hasard (Tables de Pearson).
- Hâtons-nous de dire qu’en pratique on n’a généralement pas besoin d’une indication aussi précise.
- Les problèmes dans lesquels intervient la fonction normale font appel à deux catégories d’opérations faciles à exécuter si l’on se reporte aux tables correspondantes.
- 1° Quelle est la proportion de mesures comprises entre deux valeurs quelconques ?
- Si la distribution est normale il suffit pour cela de connaître la moyenne et l’écart type. Posons par exemple :
- Am =50 <r = 16
- et demandons-nous combien de mesures se trouvent comprises entre les potes = 26 'et = 58-
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- Calculons d’abord les écarts réduits, puis cherchons dans la table (Voir article précédent) les valeurs correspondant de n °/„ :
- — — 1,5 «2 — —J— 0,5
- n, = 43,3 % n2 = 19,1 %
- Les n% représentent les proportions comprises entre la moyenne et chacune des notes considérées. Si celles-ci sont situées d’un même côté de La moyenne, on retranchera l’un des pourcentages trouvés de l’autre ; sinon on les ajoutera. Ici nous avons (Voir figure, surface non ponctuée comprise entre Z, et Z2) :
- n = n, -f- n2 = 43,3 -4- 19,1 = 62,4 %
- Une des limites peut être prise au début ou à la fin de la distribution (Voir figure, partie ponctuée). Par exemple, si l’on cherche le nombre de mesures inférieures à A, = 26 on a immédiatement :
- n = 50 — 43,3 = 6,7 %
- Dans un article antérieur (Ce Bull. 1929, n° 3), nous avons utilisé ce procédé pour .interpréter le Coefficient de validité, en calculant dans chaque cas la^ proportion de pronostics justes.
- Enfin, l’interprétation des divergences est grandement facilitée par le tableau de la fonction normale, dont il est avantageux de connaître par cœur quelques points importants, notamment sons la forme suivante ;
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- l’intervalle + ep = Q renferme 50 % de la distribution, de même : + 2 ep — 82,26 °/0 +» i — 68,26 °/0
- ± 3 ep — 95,70 ± 2 a — 95,44
- ± 4 ep — 99,30 ± 3a - 99,73 '
- Ces chiffres montrent qu’un écart, qu’une variation, qu’une fluctuation de plus de 3 n ou de 4 ep sont très improbables, et qu’au lieu de les mettre sur le compte du hasard, il est plus raisonnable d’invoquer l’existence d’une cause systématique.
- 2° Etant donnée une certaine proportion de mesures et la plus basse de ces mesures, quelle est la plus haute (ou inversement) ? C’est le problème inverse du précédent. Sous sa forme la plus courante, il consiste à rechercher la note qu’on atteint lorsqu’on -e donne un certain nombre de mesures à partir du début de la distribution. On peut, à cet effet, utiliser en sens inverse la table précédente, mais il est préférable d’avoir recours à une table spéciale-
- ment calculée pour ce cas (Voir ci-dessous).
- n % a n% a n °/0 a
- 0 0.000 17 ' 0.440 34 0.994
- t 0.025 18 0.468 35 1.036
- 2 0.050 19 0.496 - 36 1.080
- 3 0.075 20 0.524 37 1.126
- 4 0 100 21 0.553 38 1.175
- 5 0.126 22 0.583. 39 1.227
- 6 0.151 23 0.613 40 1.282
- 7 . 0.176 24 0.643 41 1 341
- 8 0.202 25 0.674 42 1.405
- 9 0.228 26 0.706 43 1.476
- 10 0.253 27 0.739 44 1.555
- 11 0.279 28 0.772 45 1.645
- 12 0.305 29 0.806 46 1 751
- 13 0.332 30 0.842 47 1 881
- 14 0.358 31 0.878 48 2.034
- 15 0.385 32 0.915 49 2.326
- 16 0.412 33 0.954 50 inli ni
- Ce problème est un de ceux qui se posent le plus couramment en psy chômé trie, notamment lorsqu’on a à situer sur une échelle unique les degrés d’un caractère qu’on suppose a priori se répartir normalement dans la collectivité étudiée.
- Par exemple, si une question est réussie par 30,9 % des sujets (voir figure, aire ponctuée à droite) il est naturel de lui assigner le niveau de difficulté A 2 , c’est-à-dire 0,5 n au-dessus de la moyenne (1), la courbe représentant la distribution hypothétique de
- (1) Dans l’ignorance où l’on se trouve de la vraie valeur de la moyenne et du <r , on se contentera de prendre comme note + 0,5. comme-si la moyenne servait de O et le <r d’unité. Autrement dit, les notes sont exprimées en écarts réduits.
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- ki qualité requise pour résoudre le problème posé. Plusieurs questions analogues, qui mettent en jeu la même fonction, peuvent alors être rassemblées dans un test unique, étant convenu que dans l’évaluation finale on tiendra compte du degré de difficulté de chaque question, mesuré comme il vient d’être dit.
- Signalons encore le cas intéressant où des sujets ont été. répartis en quelques catégories tranchées suivant qu’ils possèdent ou non certains attributs qualitatifs non mesurables qu’on peut cependant supposer distribués d’une manière continue et approximativement. normale dans la population considérée. Par exemple, supposons que d’un point de vue esthétique nos sujets aient été répartis en trois classes : laids, indifférents, beaux, suivant les fréquences 6,7 %, 62,4 °/„ 30,9 "/„ (correspondant aux trois portions de notre figure). Il est possible d’attribuer une note moyenne à chacune de ces catégories, d’après sa position sur la courbe normale. 11 sufit pour cela, en se reportant au tableau de l’article précédent, de relever les ordonnées (colonne des Z) qui correspondent à chaque limite, et de diviser la différence de deux ordonnées consécutives par la proportion des cas compris entre chacune d’elles, soit :
- n z, z2 100 z' z’ n
- 6,7 0,000 0,130 — 1.910
- 62,4 0,130 0,352 — 0,355
- 30,9 0,352 0,0C0 + 1,239
- Ainsi, toutes les fois que pour une raison ou pour une autre on ignore la forme exacte d’une distribution (renseignements incomplets, nombre insuffisant de sujets, caractère non mesurable), l’hypothèse la plus vraisemblable que l’on puisse faire est celle d’une répartition normale, à condition toutefois qu’on n’ait pas négligé les précautions essentielles qui favorisent le jeu du hasard.
- NOTES ET DOCUMENTS
- L’Orientation professionnelle en Algérie
- Nous avons, à plusieurs reprises, signalé à nos lecteurs l’effort tenté au Maroc par M. Goetland, directeur général de l’enseignement, en vue de fournir au monde de la production et du com-
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- merce marocains les éléments qualifiés dont ils ont, besoin. Il nous est agréable, aujourd'hui, de signaler le point de vue algérien, dans celte question de première importance. La brochure que le gouvernement général de l’Algérie vient de publier, à l’occasion du Centenaire, nous permet de le faire.
- « L’Orientation professionnelle a pour but de diriger l’enfant, au sortir de l’école primaire, vers la profession qui correspondra le mieux à ses goûts et à ses aptitudes et qui lui permettra d’obtenir, avec un gain satisfaisant, les meilleurs résultats.
- L’orientation professionnelle se propose donc de remplacer l’empirisme sommaire qui préside en pareille matière à la détermination des familles par des méthodes de plus en plus rationnelles, tenant compte de tous les éléments capables d'influer sur une décision qui engage l’avenir de l’enfant.
- Dans son programme d’organisation de l’enseignement professionnel et technique, l’Administration algérienne, reconnaissant toute l’importance de celte question, s’exprimait ainsi :
- « Tout d’abord et avant même de songer à créer des organismes pour renseignement professionnel et technique, il importe de se préoccuper du recrutement des futurs élèves de cet enseignement.
- « On sait la tendance, due à la prépondérance donnée à l’instruction générale, qu’ont manifestée jusqu’ici toutes les classes de notre population pour les professions libérales. Il en est résulté que certaines carrières sont aujourd’hui encombrées, tandis que nos entreprises commerciales manquent d'hommes jeunes et actifs et instruits. Le premier souci des pouvoirs publics doit donc être d’orienter la jeunesse française vers l’agriculture, le commerce et l’industrie... »
- Les véritables conseillers d'orientation professionnelle sont les maîtres de l’enseignement primaire et surlout les directeurs et professeurs des écoles et cours d’enseignement professionnel, secondés par les inspecteurs du travail. Ces agents sont, par leurs fonctions, en contact permanent avec les apprentis et les milieux industriels.
- En outre, dans la plupart des cours professionnels fonctionne nn service de placement pour les élèves, qui permet de se rendre compte des débouchés offerts et, par suite, des besoins de l’industrie locale. Une adaptation progressive s’est faite ainsi entre ces besoins et le nombre des élèves admis à suivre le cours de chaque spécialité.
- Cette souplesse et cette prudence s’imposent dans un pays neuf en pleine transformation économique et sociale comme l’Algérie.
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- Alors qu’en France, la population présente dans l’ensemble un caractère d’homogénéité, que toutes les branches de l’activité humaine s’y développent parallèlement, on se trouve ici en présence de races diverses qui offrent entre elles des différences profondes.
- Les industries y évoluent avec rapidité, notamment la construction et la réparation des machines agricoles, la réparation des moteurs thermiques, le batiment, etc..., l’agriculture elle-même s’industrialise chaque jour.
- Avec le développement constant de l’enseignement professionnel, la création d’offices d’orientation professionnelle s’imposer.! dans toutes les communes qui auront souci de fournir à la Colonie des individualités professionnelles qualifiées.
- Après une élude approfondie des diverses solutions qui peuvent être envisagées, il paraît opportun d’appliquer en Algérie les directives suivies en France par le ministère de l’Instruction publique (sous-secrétariat d’Etat de l’Enseignement technique).
- L’Orientation professionnelle est réglementée dans la Métropole par le décret du 26 septembre 1922, qui prévoit que des offices d’orientation professionnelle peuvent être créés avec le concours financier de l’Etat ; ces organismes ont pour mission principale d’aider les offices publics de placement dans leur tâche, afin de leur permettre de placer rationnellement les adolescents.
- En vue d’encourager, dans les mêmes conditions que dans la Métropole, les offices d’orientation professionnelle qui viendraient à se constituer, un crédit spécial a été prévu au budget de la Colonie. Il est permis d’espérer que des organismes de celte nature ne tarderont pas à fonctionner dans les chefs-lieux des trois départements algériens.
- Nous ne manquerons pas de tenir nos lecteurs au courant des résultats qui seront obtenus outre-Méditerranée. J. F.
- Un test de Poppelreuter pour conducteur d’automobile
- Dans une étude intitulée Berlrag Zur Analyse der Fahrer-Len-ker Tagigkeit and deren Begutachlung (contribution en l’analyse du travail de la conduite des véhicules et aux méthodes d’examen des conducteurs), parue dans Psychotecnique Zeitschrift, IV, 1929, M. Poppei,reuter propose une épreuve permettant d’apprécier le sens de la circulation et remplaçant une course d’essai.
- Cette épreuve est un lest de traçage. Le sujet commande à La fois le déroulement d’une bande et la trace d’un crayon au moyen de leviers commandant la position de ce crayon. Il doit alors
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- tracer un trait entre deux lignes tourmentées inscrites sur la bande dont il règle la vitesse de déplacement. L’auteur a trouvé les mêmes types caractéristiques en observant les sujets au point de vue du travail réel dans une course d’essai et dans ce te^t qui permet de noter à la fois la vitesse et l’exactitude du traçage.
- La corrélation entre taille et poids
- D’après des recherches poursuivies par W. R. Miles (1), de l’Université Stanford (Californie), sur 552 jeunes gens d’environ 19 ans, ayant une taille moyenne de 1 m. 76 et un poids moyen de 63 kg. 903, la corrélation entre la taille et le poids n’est pas très grande, elle n’est que de 0,54.
- La variabilité se montre double pour le poids que pour la taille.
- La mesure des diamètres aux hanches et aux épaules (plus variables que la taille mais moins que le poids) montre que ceux-ci sont au moins aussi importants que la taille au point de vue du poids : la corrélation est en effet du même ordre de grandeur (0,58 entre poids et diamètre aux hanches, 0,51 entre poids cl diamètre aux épaules). Il P.
- LES MÉTHODES ÉTRANGÈRES EN 0. P.
- Recherches sur les aptitudes exigées par les différents métiers
- Fiches psychologiques du Dr E. Mira (SuiteJ
- Fabricant- d'espadrilles. — Travail physique, déterminé, éminemment réactionnel, de moyenne dimensions, qui exige une bonne agilité et de la rapidité dans les mouvements des bras et des doigts.
- Ferblantier. — Travail spatial, surtout physique, préceptoréac-tionnel, de dimensions moyennes, qui demande : une bonne perception, une bonne mémoire et une bonne imagination des formes et des volumes ; de l’habileté pour la comparaison imaginative des surfaces ; une bonne sensibilité musculaire de l’avant-bras et du bras, et une coordination oculo-manuelle.
- (1) Science, 1928, t. 08, pp. 382-386.
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- Fileur. — Travail spatial, surtout physique et perceploréaction-nel, qui demande : une bonne sensibilité tactile, musculaire, et de pression de la main et de l’avant-bras.
- Fioriculteur. — Travail spatial, de moyenne et de grande dimensions, qui demande : une bonne perception et une bonne mémoire visuelle des formes et des couleurs ; une sensibilité olfactive normale ; une bonne précision des petits mouvements de l’avant-bras ; une attention visuelle de légère intensité et intermittente. Du goût artistique.
- Fondeur. — Travail spatial, de dimensions moyennes, déterminé, de préférence réactionnel, qui demande : une perception visuelle normale, des formes et des volumes, une aptitude normale au dessin linéaire, une discrimination normale des degrés de saturation chromatique ; la mémoire visuelle des formes ; des réactions psychomotrices normales des bras. Une bonne inhibition des mouvements réflexes ; une attention visuelle rapide et intense.
- Forgeron. — Travail spatial, de dimensions moyennes, psycholo-physiques, perceptoréactionnel, qui demande : une parfaite discrimination des degrés de saturation des couleurs, et spécialement du rouge et du jaune ; une bonne précision des mouvements des bras et des avant-bras ; une bonne inhibition des mouvements réflexes (tempérament a-émotionnel) ; une attention visuelle de concentration rapide, bien que non persistante ; une bonne mémoire motrice ; une bonne perception du rythme.
- Fouleur. — Travail du type spatial, de dimensions moyennes, non qualifié. Il demande de l’attention visuelle, persistante, mais non intense, et une bonne capacité d’automatisme musculaire des extrémités .supérieures principalement
- Fournier (boulanger). — Travail spatial, surtout physique, de grandes dimensions, qui demande : une discrimination et une bonne mémoire chromatiques, une bonne sensibilité thermique, la perception intuitive du temps, et des réactions psychomotrices normales des bras.
- Garçon de café. — Travail mixte spatio-verbal, de moyennes dimensions, principalement réactionnel, qui demande : une bonne capacité de localisation des sons ; une excellente capacité de fixation et d’évocation immédiate des stimuli verbaux (accous-tiques) et visuels ; de la rapidité dans le calcul mental arithmétique ; de la rapidité et de la précision dans les réactions psychomotrices ; une excellente sensibilité musculaire (pour l’équi-
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- libre instable), spécialement nécessaire à ceux qui servent sur les bateaux ou clans les trains ; 'une attention visuo-auditive diffuse (étendue) et persistante.
- Graveur. — Travail spatial, psychophysique et perceptoréaction-nel, de petites dimensions, cpii demande : une bonne perception, une bonne mémoire et une bonne imagination visuelle des formes, et des couleurs ; une perception normale du clair-obscur ; une parfaite coordination oculo-manuelle et une parfaite inhibition des mouvements réflexes ; une excellente sensibilité musculaire de l’avant-bras et de la main ; une attention visuelle concentrée, de petites ondes, mais persistante.
- Horloger. — Travail de type spatial, de petites dimensions, surtout psychique, variable, perceptoréactionnel, qui demande : une excellente perception, une excellente mémoire et une excellente imagination des formes et des positions visuelles ; une bonne intelligence spatiale ; une bonne sensibilité tactile et articulaire que conditionnent la précision des petites réactions motrices de l’avant-bras et de la main ; une bonne mémoire topographique et motrice.
- Imprimeur (machiniste). — Travail spatial, de dimensions moyennes, psychophysique et perceptoréactionnel, qui demande : une bonne perception, une bonne mémoire et une bonne imagination des formes, des volumes, et des petites distances ; une bonne perception du relief et de la perpendicularité ; une intelligence spatiale normale ; du goût artistique.
- Installateur (eau, gaz électricité). — Travail spatial, de toutes dimensions, psychophysique, perceptoréactionnel, qui demande : une bonne appréciation et une bonne mémoire des formes, des volumes et des distances ; une appréciation normale des angles ; une bonne coordination oculo-manuelle ; un bon sens de l'équilibre ; de la précision et de l’agilité dans les mouvements de la main.
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- La parution des fiches psychologiques du Dr Mira nous a amené d’un de nos lecteurs, des renseignements complémentaires qu’il était à même de fournir d’une façon compétente de par leur propre activité professionnelle, et que nous sommes heureux de publier :
- Il s’agit de renseignements complémentaires fournis par le président du Conseil d’administration de la Société des ardoiseries de Rhénaze (Mayenne) sur le métier d’ardoisier.
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- ARDOISIERS
- Fendeur. — Santé moyenne pour résister au travail en plein air ou en atelier vaste ; poignets bien musclés pour avoir la préhension des pièces à travailler ; reins fonctionnant bien pour pourvoir travailler courbé ; bons yeux pour ne pas avoir besoin de lunettes ; intelligence moyenne ; mémoire de l’angle droit ; juste appréciation des petites dimensions millimétriques pour fendre à épaisseurs égales millimétriques et tailler aux dimensions courantes centimétriques dans un fendil régulier. Pas besoin d’intelligence ni d’instruction générale et technique.
- Fonceur. — Très bonne santé pour travailler dans les fonds ; pas de lésions pulmonaires à cause des différences de température, de l’humidité et de la poussière et des gaz des explosifs ; ne pas avoir de vertige pour travailler sur les ponts ; bons yeux et agilité, sang-froid et courage ; intelligence moyenne pour pouvoir diriger son travail, placer ses trous de mine et faire les efforts nécessaires à l’abattage. Instruction générale et technique primaires.
- A travers les Revues
- Dans la Formation professionnelle du 5 avril, est examiné le groupe professionnel des cuirs et peaux, avec des monographies consacrées aux métiers de fourreur, de bourrelier-sellier, de cordonnier, de maroquinier, de gantière, chacune de ces monographies donnant une indication des conditions de travail, des aptitudes et connaissances nécessaires, des avantages et inconvénients de la profession, des cours professionnels préparatoires, avec programmes, enfin des conditions d’obtention des certificats d’aptitude professionnelle.
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- Dans Y Information universitaire du 24 mai, sous la rubrique « Conseils pour l’Orientation professionnelle », on trouve un appel de la Confédération des syndicats médicaux français, signalant le dangereux encombrement actuel de la profession médicale. « Nous voudrions, disent le président et le secrétaire général, professeur Balthazard et docteur Cébrie, que, seuls, ceux qui auront l’âme bien trempée, qui seront patients, bons et courageux, qui seront décidés à faire passer les satisfactions d’ordre moral avant les
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- — Vol —
- bénéfices d’ordre matériel, en un mot que ceux-là seuls qui ont vraiment la « vocation », se dirigent, toutes questions connexes bien étudiées, vers la Faculté de médecine. »
- Dans le Bulletin du dernier trimestre de 1929' de YOffice intercommunal pour VOrientation professionnelle de la région bruxelloise, A. G. Cristiaens consacre une étude à la psychotechnique en Allemagne, et aux trois principales écoles, celle des psychologues proprement dits, avec Stern et Lipmann, celle des techniciens, avec Mœde qui constitue le principal objet de cette étude, et avec Giese, enfin celle des chercheurs originaux dirigés par Poppelreu-ter, à Bonn.
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- Dans la revue hollandaise Jengd en Beroep, de 1929 (tome II), une étude de Van Det distingue « Rœping » et « Berœp », deux sens de notre mot vocation, le premier impliquant une. sorte d’appel vers un idéal, manquant à la majorité des hommes dans leur lâche industrielle.
- Dans la même revue paraît le résumé d’un article autrichien de Leichter sur les problèmes d’éducation professionnelle féminine, rendus de plus en plus importants par le développement du travail féminin, le nombre de femmes travaillant s’étant accru par exemple, .en Allemagne, de 35 °/„ entre 1907 et 1925.
- Nous relevons dans la Revue de la Science du travail, n° 4, une méthode de sélection rapide des ouvrières dans une fabrique allemande de cigarettes.
- Ces examens ne devaient durer qu’un quart d’heure par personne. Pour sélectionner les empaqueteuses, deux lests furent appliqués. Le premier consistait à placer des billes dans- des creux d’une planchette ; le second à classer des cylindres métalliques munis de bandes jaunes dont la largeur variait d’un demi millimètre. Le classement devant se faire d’après la largeur de ces bandes.
- Ces deux tests se sont montrés satisfaisants. Avec la pratique ils ont donné un accord dans 90 °/„ des cas, alors qu’avant la sélection 50 ou 60 °/0 d’apprenties admises devaient être éliminées faute d’aptitude.
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- INFORMATIONS
- Office d’Orientation professionnelle de Nantes. — Nous recevons le rapport sur le fonctionnement, en 1929, du Service d’O. P. et de placement en apprentissage de l’Office de Nantes qui nous donne des renseignements tout à fait intéressants sur l’activité de cet Office qui entre dans sia 10e année.
- En 1929, 4.433 familles se sont adressées à lui soit pour des conseils d’orientation, soit pour des renseignements professionnels, et 733 jeunes gens (513 garçons et 220 jeunes filles) y ont été examinés. Le total des contre-indications, scolaires, médicales, économiques ou relatives à la situation de famille, s’élève à 90 pour les garçons et 59 pour les jeunes filles. 180 jeunes gens onl été encouragés à poursuivre leurs études, et 412 placés en apprentissage.
- Pour faciliter aux enfants le choix d’une profession, l’Office de Nantes a fait des efforts tout à fait remarquables. Sa bibliothèque d’O. P., fonctionnant depuis 1928, est de plus en plus consultée par les élèves des différentes écoles et par les apprentis. Il a intensifié les séances de cinéma appliqué à l’O. P. et a institué des causeries professionnelles accompagnant et expliquant les film-. Il a mis aussi à la disposition des maîtres un appareil qui circule dans les écoles non encore pourvues de cinéma, ainsi qu’une soixantaine de petits films documentaires sur les matériaux et matières premières employés dans les diverses industries.
- Orientation professionnelle et redressement. — Un article de E. Escavy, dans le Radical de Marseille, qu’a bien voulu nous transmettre le chef de l’Office régional de main-d’œuvre de Marseille, M. Pons, relate les efforts actuellement faits par le parquet des Bouches-du-Rhône pour le redressement de l’enfance coupable. Après enquête par le juge d’instruction M. Dargent, les enfants délinquants sont objet d’un examen médical, psychiatrique surtout, par le Dr Wahl, médecin-chef de l’asile d’aliénés de Marseille, et excellent psychologue, et d’un examen d’aptitudes par M. Gérard Boudouresque, chef de service à l’Office d’orientation professionnelle, afin de diriger l’enfant vers un travail qui lui convient, au cours de l’effort de redressement que surveille, à titre privé, un Comité de défense des enfants traduits en justice.
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- L'Orientation professionnelle en Charente-Inférieure. — Une réunion a été tenue, à La Rochelle, sous la présidence du préfet de la Charente-Inférieure, M. André Bouffard, pour l’organisation d’un cabinet d’orientation professionnelle méthodique. M. Mar-raud, ministre de l’Instruction publique, et M. LilLaz, sous-secrétaire d’Etat à l’enseignement technique, s’y étaient fait représenter par M. Larcher, inspecteur général de l’enseignement technique. Ce cabinet a été formé par le chef de l’Office départemental de La main-d’œuvre avec le concours de l’autorité académique.
- Le préfet .a déclaré que « dans ce département qui, .au point de vue des œuvres sociales, se classe parmi les tout premiers de France, par l’esprit d’initiative et de progrès qui anime toutes les classes de la population, il n’est pas douteux que l’orientation professionnelle, dont la nécessité .appara-ît chaque jour de plus en plus et qui constitue un progrès essentiellement démocratique, intéressera d’abord et ensuite s’exercera dans les conditions les plus heureuses ».
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- La préparation à la recherche dans le domaine industriel. — L’industrie actuelle ne peut vivre que grâce à des perfectionnements constants, en raison des progrès scientifiques continus et de la dure concurrence internationale ; elle a donc besoin de chercheurs pour ses laboratoires d’applications, et les ingénieurs physiciens aptes aux recherches sont en particulier très demandés ; pour leur préparation, l’Institut Polytechnique de l’Ouest, à Nantes, a organisé un enseignement approprié pour les licenciés avec un diplôme d’études de la Faculté des Sciences de Rennes comme sanction.
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- Un Bureau de consultations caractérologi.ques à Zurich. — Au Felsenhof, à Zurich, vient de s’ouvrir un bureau d’études et de consultations de caractérologie, dirigé par Iv. E. Krafft et P. F. Tappolet, qui utilisent les données anthropologiques, graphologiques, physiognomoniques et psychologiques pour la détermination de la personnalité, des capacités psychiques et aptitudes générales.
- La Vie de l’Amicale
- Le Comité directeur s’est réuni le 30 avril et le 30 mai. Une audience a été sollicitée et obtenue de M. Luc, directeur adjoint
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- do renseignement technique. Une expérience d’O. P. va être tentée dans un département avec l’aide des instituteurs. Par la suite, on peut envisager la création d’un poste dans chaque département. Le contact 'sera maintenu entre le Comité directeur et la direction de l’Enseignement technique.
- Dans la séance de travail, l’Amicale a entendu l’étude de la fiche psychopédagogique présentée par M. Pivert. Cette étude sera insérée dans le bulletin de juillet. Elle ne constitue qu’un avant-propos du travail de l’Amicale sur la fiche.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Nous donnons ici la référence du livre auquel M. Pierre Abraham renvoie ses lecteurs dans l’intéressant article qui se termine dans ce bulletin.
- Pierre Abraham. — Figures. — Recherches sur la eréalion in-tellcctuellê. — Les Documents bleus, l’homme, n° 12. Editions de la nouvelle revue française. Gallimard, éditeur, Paris. In-8° de 250 pages, avec 32 figures. Hors texte sur papier glacé, doubles pages.
- L’auteur, avec un matériel limité : le visage ; un seul moyen : l’étude des formes et des traits de ce visage ; essaya d’obtenir comme résultat la connaissance de l’individu à qui ce visage appartient.
- Il étudie ainsi, d’une façon tout à fait suggestive, à tour de rôle : Bourdelle, Gluck, Lamartine, Carlyle, J.-J. Rousseau. Sainte-Beuve, Cagliostro, A. de Lapparent, Mallarmé, A. de Vigny, Michelet, Lénine, Bismarck, Claude Bernard, Tamburini, Eugène Fromentin, Gaston Paris, Sigmund Freud, Lord Kelvin, d’Alerm bert, Lamarck, André Chénier, Necker, Emile de Girardin, Charles Péguy, Auguste Comte, Duchenne de Boulogne, Emil Ludwig et Manet.
- Bien qu’il s’agisse de personnages connus, l’auteur n’a, naturellement, fait ses portraits que dans la mesure où il ignorait ou n’avait pas reconnu la personnalité de qui il s’agissait.
- M. IL P.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : Mm" Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M'" L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone • Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts ot Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M11* C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — À) Pathologie générale. — Professeur : D' Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vilry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : D' Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M"' Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M”' A. Fessard, licenciée ès lettres.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : D' Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Guillaume, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur agrégé fi la Faculté de Droit de Paris.
- Technique des métiers. — Professeur : N...
- Organisation de l’Orientation professionnelle. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur general de l’Enseignement technique, adjoint au oirecteur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Technique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles.
- B) Sélection dans scs rapports avec l’orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TRAVAUX PRATIQUES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François Physiologie : M"* C. Veil.
- Technique des tests scolaires : M”' Henri Piéron.
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- REVUE MENSUELLE - HO 3NTuméros par .A.n.)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- Y 16 O IX X K Yl1<: X I :
- Pour la France... 15 fr. | Pour l'Etranger ... 25 fr.
- Prix du numéro : 2 francs
- Pour s'abonner, il suffit d'adresser le montant à M. Oualid, Trésorier.
- Compte Chèques postaux : Strasbourg C/C 447.
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l'année déjà parus au reçu de leur Abonnement-
- (On peut se procurer la première année complète au prix de 18 francs, au Secrétariat,
- 41, rue Gay-Lussac, Paris (ve).
- Articles publiés au cours de la première année
- J. Fontègne : Une visite aux Offices d’Orientation professionnelle de Vienne et de Munich (N“ 1 et 3).
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le chronoptôscope (N° 2).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie » (N° 6).
- — L’Orientation professionnelle à Madrid (N° 10).
- A. Fessard : La validité des Tests d’aptitude professionnelle (N° 2, 3, 4 et 5).
- — L’intérêt des méthodes statistiques en Orientation professionnelle (N° 6).
- — L’Interprétation des résultats numériques (N° 9).
- H. Laugier : La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3).
- M"'" H. Piéron : Les étalonnages de Tests (N° 1, 2 et 3).
- — Etalonnage d’un Test d’attention (N° 4).
- Mlle D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N° 5). Mmc A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des Tests professionnels (N° 6)-N. Levitof : La Consultation professionnelle à Moscou (N* 7).
- Regnier : Comment organiser l’Orientation professionnelle dans un centre de moyenne importance (N° 7).
- L. Bourdel : L’Instruction publique et la question professionnelle en Bulgarie (N° 9). Waikenthaler : Quel métier doit choisir un malade du sanatorium pour tuberculeux (N° 1™'
- Articles publiés au cours de la seconde année
- A. Fessard : La détermination des caractères d’un ensemble de mesures (N° let 3).
- — Les courbes de fréquence et le hasard (N° 5 Mmt H. Piéron : L’étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psychologique d'O. P-(N» 1,2 et 3).
- — Les premiers efforts de l’organisation en France de l’O. P. (N“ 4).
- Braunshausen : L’Office d’O. P. de Luxembourg (N° 1).
- Henri Piéron : Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2).
- Pierre Abraham : Sur l’Orientation Professionnelle delà figure humaine (N° 5)
- Gérant : Paul Arjo.
- Agen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor\ Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- 2e Année
- N- 7
- Juillet 1930
- BULLETIN
- DE
- ional il
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I. - M. et M'"e Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de la fiche psycho-
- logique d’Orientation professionnelle. ....................... 161
- II. — Notes et Documents : Goûts professionnels chez des enfants Brésiliens.
- — Rendement des enfants des villes et de ceux des campagnes dans l’apprentissage.— L’Orientation professionnelle dans l’organisation de l’Enseignement technique.......................... 185
- III. — Les méthodes étrangères en 0. P. : Recherches sur les aptitudes exigées
- par les différents métiers. — Fiches psychologiques, par le Dr E. Mira (suite)............................................. 187
- IV. — A travers les Revues.................................................... 190
- V. — Informations........................................................... 191
- VI. — L’activité de l’Institut National d’Orientation Professionnelle _________ 191
- VII. — La Vie de l’Amicale..................................................... 194
- VIII. — Bulletin bibliographique................................................ 196
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE 47, Rue Gay-Lussac, 47
- PARIS
- Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- d’Orientation Professionnelle
- Etablissement reconnu par l’État (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DE DIRECTION.
- MM. ]. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institùt de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D’ADMINISTRA TION En outre du Bureau :
- M*** Caron, directrice du Lycée Fénelon. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d'O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’An-thropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 2* Année
- N° 7
- Juillet 1930
- BULLETIN
- l’Institut National d'Orientation Professionnelle
- INSTRUCTIONS
- pour l’emploi de la Fiche psychologique d’Orientation Professionnelle
- par M. et Mme Henri PIÉRON
- INTRODUCTION
- Pour réaliser l’orientation professionnelle des enfants, il est particulièrement important de les bien connaître. C’est grâce à l’observation des maîtres que Ton peut obtenir sur le caractère les données les plus précises ; les résultats scolaires fournissent, naturellement aussi, de précieuses indications. Mais, en ce qui concerne les aptitudes mentales, en dehors des examens de laboratoire, d’ordre psycho-physiologique, certaines épreuves, assez simples, et qui, pour la plupart, peuvent être présentées au cours d’un examen collectif, permettent de tracer des enfants un profil psychologique de grande valeur pour les conseillers d’orientation.
- La fiche d’examen psychologique (1) qui a été établie pour les enfants de 12 à 13 ans comprend des épreuves caractéristiques de l’attention, des différentes formes de mémoire, du type d’intelligence (une fiche complémentaire permettant l’examen des aptitudes techniques, de l’intelligence mécanique).
- En ce qui concerne l’intelligence, une évaluation analytique est prévue, qui groupe les épreuves, les problèmes à ré-
- el) On peut se procurer des exemplaires de cette fiche au Service des Recherches de I I. N. O. P., au prix de 1 fr. 50 l’exemplaire.
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- soudre, soit au point de vue de l’opération,mentale prédominante (compréhension, critique, invention) dans la tâche nouvelle dont la réussite prouve l’intelligence, soit au point de vue de la nature des problèmes posés, définissant, d’après le succès à les résoudre, la forme d’intelligence, plutôt verbale, ou logique, ou numérique, ou générale (sous la forme dite du bon sens), ces formes étant celles qui se prêtent à une évaluation dans des épreuves collectives.
- Un premier essai avait été fait pour obtenir des indications précises sur des caractéristiques individuelles telles que l’émotivité au cours de l’épreuve collective, mais les difficultés techniques ont obligé à y renoncer.
- L’économie de temps assurée par l’emploi de tests collectifs rend ceux-ci particulièrement désirables, mais ils ne peuvent suffire. Et nous avons, pour le profil psychologique d’orientation réalisable à l’école, introduit deux épreuves individuelles pour la mesure de la vitesse de réaction verbale et de la facilité d’association.
- *
- * *
- Il est bon, avant de faire remplir les fiches, de procéder à une épreuve préalable, à blanc, avec un ou deux enfants qui ne doivent pas être examinés régulièrement au moyen de cette fiche (et qui ne parleront pas de l’épreuve avec les. enfants à examiner) afin de s’assurer qu’on a bien compris les instructions et qu’on peut exécuter l’épreuve sans à-coup.
- Au cours de l'exécution, il est utile d’avoir quelques moniteurs chargés de la surveillance, pour éviter des communications entre les élèves et pour empêcher des fraudes possibles (par exemple des tentatives de retourner les feuilles de la fiche pour retrouver les figures, les mots des épreuves de mémoire, etc.), et pour vérifier l’exécution des instructions au moment voulu.
- Il est particulièrement important de réaliser l’épreuve dans des conditions toujours identiques, pour que, d’une école à l’autre, les résultats restent comparables. L’épreuve, qui nécessite environ une heure dix minutes, sera faite à la classe du matin. On ne donnera aucune autre explication que celles qui sont indiquées dans l’instruction, et on donnera celles-ci dans les termes mêmes où elles sont prévues, sans modifica-
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- tkm. On ne se livrera à aucun encouragement, aucune exhortation.
- Un autre point capital est le suivant. Les épreuves psychologiques sont destinées à fournir des renseignements sur les aptitudes mentales naturelles des enfants en dehors, de l’éducation scolaire (les résultats scolaires étant utilisés d’autre part). Les épreuves n’ont de valeur qu’à condition de n’avoir pas été l’objet d’une connaissance et, à plus forte raison, d’un dressage préalable.
- Il est donc nécessaire que les éducateurs s’abstiennent de faire faire à leurs élèves des exercices analogues aux épreuves du test, et il est indispensable qu’ils empêchent la connaissance préalable des épreuves. Les fiches doivent donc rester secrètes, et il ne doit jamais en rester qui traînent à la disposition des élèves.
- Si certaines épreuves étaient déjà connues, étudiées d’avance, les résultats faussés entraîneraient une méconnaissance des aptitudes utiles, des enfants et pourraient conduire à donner à ceux-ci des conseils d’orientation néfastes.
- C’est dans l’intérêt de l’enfant qu’il faut atteindre à une connaissance précise de ses caractéristiques psychologiques naturelles, et qu’on doit donc prendre toutes précautions pour éviter que l’instrument de mesure soit faussé.
- Les maîtres ne manqueront certes pas de noter tout l’intérêt éducatif que peut présenter pour eux la détermination du profil psychologique qui est le but de ces épreuves, en dehors de sa valeur pour le conseiller d’orientation professionnelle.
- *
- * *
- L’examen psychologique permettant d’établir le profil de chaque enfant (réserve faite des aptitudes mécaniques) se compose de deux parties : Un test collectif et un examen individuel fournissant seulement les deux derniers points du profil.
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- I. — Technique de l’examen individuel
- 1° Facilité d’association verbale
- On prévient l’enfant qu’on prononcera un mot devant lui et qu’il devra, aussitôt après l’avoir entendu, dire le plus vite possible les premiers mots qui lui viendront à l’esprit jusqu’à ce qu’on lui dise : « Halle ».
- On prononce successivement les mots suivants : Cheval, Maison, Mère, Soleil, Courage. Chaque fois on fait partir le chronomètre stoppeur après avoir prononcé le mot, et l’on note, en abrégé, les mots prononcés par l’élève, on dit : « Halte » et l’on arrête le stoppeur après le 10e mot, si tous les mots sont différents ; sinon on arrête quand on a 10 mots différents. On indique chaque fois le temps qui a été nécessaire pour trouver ces 10 mots. On fait la somme des cinq temps pour chaque élève. On a ainsi une valeur caractéristique d’une durée d’autant plus faible que la supériorité est plus grande.
- 2° Vitesse de réaction verbale
- On utilise le tableau où se trouvent inscrites 10 lignes de 10 caractères : ce sont le rond : O, le trait : /, la croix : +, le point : •.
- On prévient l’enfant qu’on va lui donner une feuille où se trouvent des ronds, des traits, des croix et des points, .dont on lui montre des modèles, et on lui dit qu’il devra énoncer sans erreur, le plus vite possible, les signes du tableau, ligne par ligne, en employant les mots : rond, trait, croix et point. On donne la feuille et au signal : « Commencez » on fait partir le stoppeur ; on suit sur un petit modèle l’énoncé des signes et l’on pointe les erreurs sur une feuille de papier. On arrête le stoppeur au dernier signe.
- On ajoute au temps employé 1" par erreur non corrigée. Le temps, ainsi pénalisé, fournit la valeur caractéristique de de l’épreuve, étant entendu que la supériorité se marque ici encore par les temps plus courts.
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- II. — Technique de l’épreuve collective
- Distribuez aux élèves à examiner les dossiers dans leur couverture en leur recommandant de ne pas ouvrir avant le signal et d’inscrire chacun son nom et les indications demandées sur la couverture ; assurez-vous qu’ils ont en main un crayon bien taillé et un crayon de rechange.
- Invitez-les à lire attentivement les recommandations portées sur la couverture.
- Montrez, en exécutant vous-même devant eux l’opération que le cahier doit toujours être plié de façon à ce qu’il n’y ait jamais qu’une page de visible à la fois. Insistez aussi sur l’importance qu’il y a à tourner la page très vite et à se mettre tout de suite à travailler, même si la tâche précédente n'était pas terminée.
- Dire aussi qu’en haut de chaque page l’enfant devra lire l’explication de ce qu’il doit y faire.
- *
- * *
- Quand tout est prêt, vous prévenez les élèves que la première épreuve va consister à barrer d'un trait de crayon des signes dans un grand tableau, en commençant par la Ve ligne du haut, et en continuant le plus vite possible, mais sans en passer; qu’ils auront en haut de leur feuille le modèle des deux sortes de signes qu’ils devront barrer chaque fois qu’ils les reconnaîtront, ensemble ou séparément. Ajoutez que, quand ils entendront qu’on leur dira : Marquez 1, marquez 2, ils devront marquer à côté du signe qu’ils sont en train de regarder le chiffre 1 ou 2 ou 3, c’est-à-dire le chiffre qui leur a été indiqué, mais continueront leur besogne sans s'arrêter, enfin qu'au signal « halte », ils devront faire encore un trait où ils en sont et s'arrêter définitivement, pour tourner la page aussitôt et reprendre suivant les indications du texte à l'épreuve suivante.
- Lorsque tout est calme l’examinateur doit dire : Attention... Tournez, pliez votre cahier et travaillez vite.
- (Il est bon que l’expérimentateur accompagne d’un coup de règle sur la table, net mais pas trop brutal, chaque signal « Attention » et « Halte ».)
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- L’enfant a alors devant lui la page 1 (figure 1, grandeur très réduite).
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- d p-o o-p 6 d'0-6-0 9b a'6 o-p 0-P9P 9 6p 0--0 6 pO' pb-ob 0'b çpb-o p 9 p 6 0'b 9 o-^ q^4 o'-o o-p àb 9 o- p-a 9-a69bd'o-6pbqd'o-p p-o 9 p 0'b -o 9 o-p p-a b 9 6 o-p d P9b 6 -a b 6 d-o d p-o o-p 6b 9 o-p p 0-9 pa'-o 6pb d
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- 9 p 6 p-o b o- do p 4 pi/9 0-6 9P 0'b 9 b p -o 0'b p 6 b 0-0 p a' 9 p o-a p o- 6
- •o 6 o-pa'b pp a'9 6 o- p -a b p-a 9pb-ob 9 dp p 9 6 0-6 0'b p-o po-a'9 0-6
- o'o-p6pb p9p-a 6 p9'd' p6 d o 9 o- d p-o p çb.-ob 6b pb 9 d 0-0-p-o 0-6
- ^wuruyi^u-uçoa q-a poop o-oop PO9-0 û Opo-û 9 o-a p o- û 9 O" o q
- Fig- i
- Avec un chronoscope de poche ou une montre à seconde vous notez le temps. Au moment où vous prévenez de commencer, vous faites partir votre chronoscope. Au bout de la première minute, vous dites « Marquez 1 » ; au bout de la seconde minute, « Marquez 2 » et cela jusqu’à la fin de la huitième minute où vous dites- : « Halle. Tournez la page et continuez à faire ce qui est indiqué à la page 2. »
- Surveillez que les cahiers soient bien pliés et tournés à la page 2.
- A la page 2 l’enfant à un tableau de 30 mots qu’il doit lire. Il doit souligner tous les mots qui se terminent en eau. Voici ce tableau :
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- — 167 —
- corbeau bâton violette
- trompette encrier marteau
- rôti oiseau chinois
- chapeau auto pervenche
- chemin sardine papier
- soldat drapeau cigale
- wagon sapin paysan
- café oiseau cahier
- plumeau serpent serviette
- maison navire lavabo
- Vous laissez une minute et demie et vous dites « Tournez la page... continuez.)
- La page 3 contient la figure suivante (A) et en haut de la page cette explication :
- Regardez bien ces figures ; ce sont des carrés inachevés. Soulignez ceux auxquels il manque l’angle gauche supérieur.
- Au bout d’une demi-minute, vous dites : « Tournez la page et continuez. »
- A
- A la page 4, l’enfant retrouve un tableau (B) et l’ordre suivant :
- Faites une croix dans les figures que vous reconnaissez comme exactement pareilles aux figures vues à la page précédente.
- ou h-h ma
- Müû
- m
- ûû
- B
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- — 168
- Vous laissez cette fois une minute et vous dites : « Tournez la page et vous pouvez tourner sans attendre le signal les trois pages 5, 6 et 7. Attendez, pour tourner la page 8, même si vous l'avez terminée, que l'on vous en donne le signal. Vous ne devez pas revenir sur les exercices déjà faits et vous ne devez entreprendre que dans l'ordre les exercices qui restent à faire. Attention !... Travaillez fusqu'au signal : Flatte.
- Sur les pages 5, 6, 7 et 8 se trouvent les 32 épreuves d’intelligence (1).
- Au bout de trente minutes, vous dites : « Tournez la page et travaillez. »
- La page 9 est une page blanche sur laquelle on demande à l’enfant d’inscrire ceux des 30 mots lus au début de l’expérience (page 2) dont il se souvient encore.
- Au bout de deux minutes, vous dites : « Tournez la page et travaillez ».
- La page 10 est remplie par le tableau ci-joint (C).
- !
- L’ordre suivant est donné à l’enfant en haut de sa feuille : « Regardez attentivement ce tableau de dessins de manière à en garder un souvenir exact et complet. »
- c
- Vous laissez une minute et vous dites : « Tournez la page et continuez. »
- A la page 11, l’enfant trouve l’ordre suivant : Lisez attentivement ce texte de manière à le comprendre et à retenir les idées exprimées, pour pouvoir en reproduire le sens.
- « On a porté des jugements bien différents sur la valeur de la vie. Les uns la proclament bonne, d’autres la proclament mauvaise. Il est plus juste de dire qu’elle est médiocre. Car,
- ç / <§
- ff* (§) ô h
- \ A i A
- (1) Ces épreuves sont jointes en supplément.
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- d’une part elle nous apporte toujours un bonheur inférieur à celui que nous avons souhaité ; et, d’autre part, les malheurs qu’elle nous inflige sont toujours inférieurs à ceux que d’autres auraient souhaités pour nous. C’est celte médiocrité de la vie qui la rend équitable ou plutôt qui l’empêche d’être radicalement injuste. »
- Au bout d'une minute et demie, vous dites : « Tournez la page et continuez. »
- La page 12 est une page blanche sur laquelle on demande à l’enfant : « Reproduisez ici ce que vous avez retenu des idées exprimées dans le texte que vous venez de lire, sans vous attacher à la forme et sans vous astreindre à employer les mêmes mots. »
- Vous laissez cinq minutes avant de dire : « Tournez la page et continuez. »
- ! 1—-r (§j J k
- /“ ? - {
- <§> T. ~Tf IX
- D
- A la page 13, l’enfant retrouve un tableau (D) de petites figures et le questionnaire ci-dessous à remplir :
- Indiquez en face du numéro de •a case occupée par chaque dessin «objet dans ce tableau, le numéro ^e la case qu'il occupait dans le tableau précédent.
- Si le dessin figurant dans une case vous paraît modifié, indiquez brièvement la modification que vous avez remarquée, s’il ne vous t araît pas modifié, mettez une croix dans la colonne : Pas modifié.
- N».
- 1 N°.........
- 2 N°.........
- De même jusqu’au numéro 12.
- Nos
- Modification remarquée
- Pas modifié
- 1
- 2
- L’enfant a 3 minutes pour répondre.
- On lui dit alors : « Halte, tournez la*page et continuez ».
- A la page 14, l’enfant trouve la tâche d’encre ci-dessous suivie d’une question pour laquelle l’enfant a 4 minutes.
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- X ,
- Vous avez sous les yeux une tache d’encre, quelles formes vous suggère-t-elle ? Indiquez brièvement ci-dessous tout ce qu’elle vous paraît susceptible de représenter, tout ce que vous parvenez à y voir suivant la manière dont vous la regardez. Ne perdez pas de temps et arrêtez-vous au signal.
- Les 4 minutes écoulées on dit : « Tournez la page et continuez. »
- A la page 15 se trouve le code suivant et cette longue explication :
- X-C</>V^DA
- 123^5 6’ 78 3 ‘‘O A7- .. ,
- « Vous avez ici un code con-
- ventionnel qui permet de remplacer chaque chiffre par le
- -r/aAcv/><=)A-x> signe indiqué au-dessus. Sous <c:/s<a>dvacx/cx chacun des signes des lignes x><a/<d-4-vx/d>4-v suivantes vous devez inscrire,
- vcx>4-AD<axAti/< Plus rapidement possible,
- AHV<r/XC/Aj>
- le chiffre qui lui correspond
- C4>XD</VD>lI
- >XC<VHXDA / 4 > C A
- d’après le code. Commencez A / 1 . . .
- sans attendre. Au signal :
- « Halte », vous vous arrêterez
- </VXADV4<D/>Xj
- > * -i et tournerez la page. »
- 4 / A
- VD>4/V<CD/X>
- / a x < c / v 4 > a
- a ^ chronomètre que lorsque le temps nécessaire à la lecture
- -V A 1
- Veiller à ne faire partir le
- A4<V/CZ]-X/4>AC V
- V/<4X/DD>V/
- se sera écoulé
- V4D>VU<X>4/A/G
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- Au bout d'une minute et demie, on dit : « Halte, tournez la page et continuez ».
- L’enfant retrouve à la page 16 un tableau formé de signes semblables à ceux du tableau précédent mais sans modèle et il a, en haut de sa feuille, l’explication suivante :
- « Continuez sur les lignes suivantes, sans consulter le code cette fois, à inscrire les chiffres qui correspondent aux signes, lorsque vous vous en souvenez. Au signal « Halte », vous reviendrez à la page précédente et recommencerez à inscrire les chiffres sous les signes en regardant le code quand vous en aurez besoin. »
- Lorsqu’il aura ainsi travaillé pendant une minute, on dit : « Halte, marquez une croix au signe où vous êtes et revenez à la page précédente, celle où se trouve le modèle. »
- On lui laisse encore une minute, après quoi on lui dit : « Tournez et continuez à mettre vos chiffres en reprenant où vous en étiez resté, à la croix que vous avez marqué.
- Au bout d'une minute, on dit : « Halte, tournez la page. »
- A la page 17, le dernier exercice consiste à barrer les deux mêmes signes que dans le premier exercice pendant 4 minutes. A chaque minute on dit : Marquez 1, marquez 2, etc., à la quatrième minute on dit : « Halte, c'est fini. »
- *
- * *
- III. — Notation des épreuves du test collectif
- 1° Epreuve d’efficience (page 1 du cahier)
- Le nombre des signes à barrer de cet exercice est régulièrement de 10 par ligne.
- En se servant du calque préparé pour la correction (1) on note (en négligeant les deux premières minutes, pendant lesquelles l’enfant doit s’adapter à sa tâche) :
- 1° les signes barrés correctement ;
- 2° les signes barrés à tort ;
- 3° les signes omis.
- (1) Dans les encadrements apparaissent tous les signes qui doivent être barrés ; en dehors d’eux, apparaissent les signes qui, s’ils sont barrés, le sont à tort. On peut se procurer ce calque au Service des Recherches de
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- On totalise ces trois catégories, tout d’abord pour la période comprenant les 3e, 4n et 5e minutes, puis les 6e, 7e et 8e minutes.
- Pour chacune de ces périodes, on calcule le rendement correct à la minute de la façon suivante :
- On retranche du nombre de signes barrés correctement, le nombre de signes barrés à tort et la moitié du nombre des signes omis et l’on divise le tout par 3 (nombre de minutes de chaque période).
- Exemple : Un enfant dans sa seconde période a barré correctement 15 signes, il en .a barré 2 à tort et en .a omis 5. Il devra avoir pour cette période 15 — (2 10,5 : 3 = 3,5.
- Il peut y avoir des enfants qui obtiennent pour chiffre significatif d’une période une valeur négative.
- Dans le cas où un enfant aurait omis une ligne entière, on ne compte pas ces omissions dans le résultat.
- 2° Exercice de reconnaissance de formes géométriques (pages 3 et 4)
- Sur les 24 lignes du tableau de reconnaissance, noter combien il y en a de marquées d’une croix qui sont identiques aux figures du premier tableau, combien il y en a de marquées qui sont différentes. On note, comme chiffre caractéristique de l’épreuve, le premier nombre dont on a soustrait le second.
- Si l’élève a marqué, dans le 2° tableau, 5 des figures présentées dans le 1er et 2 qui ne figuraient pas sur le 1er tableau, le chiffre caractéristique est 5 — 2 = 3.
- 3° Epreuves d’intelligence (pages 5 à 8)
- On fera la correction d’après les indications ci-dessous en donnant, pour chaque réponse correcte, les points indiqués dans la colonne de gauche :
- Séries à compléter : Réponses correctes
- Points par réponse
- correcte
- 2 1° — 22, 20
- 2 2° — 19, 22
- 2 3° — 729, 2187
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- i Tir
- — 173 - HJ
- Points par réponse [Sf ;|
- correcte
- 2 4° — 625, 3125 !| ||
- 2 5° — 45, 73
- 2 6° — 37,- 60
- 2 7° — 32, 61
- Mots à souligner ou à écrire
- 1 8° Poulet et coq. [ ’ 3
- 1 9° Cheminée et steamer.
- 1 10° Thermomètre et température.
- 2 11° Exemples possibles : Haine et coups ; amour et ca- In l| I l :H|
- resses ; obligeance et services.
- 2 12° Exemples possibles : Professeur ou maître et ensei-
- gnement ; marchand et commerce ; soldat et métier 111 1 m
- militaire (ou des armes) ; prêtre et sacerdoce. il il j 1 h
- 1 13° Fou et délire. i. : | n
- 1 14° Electricité et lumière. 30
- 1 15° Tramway, bicyclette et steamer.
- Analogies
- Exemples corrects ou admissibles. Exemples de réponses incorrectes.
- 0,5 16° Le bracelet (la montre-bracelet).
- 0,5 Une fleur. un arbuste
- 0,5 Le crayon (le porte-plume, le
- -stylographe, la craié).
- 0,5 Neige (ou grêle).
- 0,5 La ligne (ou le filet).
- 0,5 Les souris (les rats, les oi-
- seaux), les rideaux
- 0,5 Oreilles.
- 0,5 Arme, un instrument.
- 0.5 Le calme (ou le beau temps).
- 0,5 Le bateau (ou navire, canot,
- ou steamer).
- 2 17° Bruit (ou tapage), La causerie.
- , 2 Confiance (ou sécurité, quié-
- tude, espérance, assurance, Tranquillité.
- courage).
- o Souple (ou flexible). Mou.
- 2 Léger.
- 2 Rester (ou revenir), Arriver.
- 0,25 18° Poli (correct, respectueux).
- 0,25 Imprévoyant (gaspilleur), Prodigue.
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- 0,25 Amusant (plaisant, intéressant), Gai, aimable.
- 0,25 Eveillé.
- 0,25 Sûr (inoffensif), Prudent.
- 0,25 Pauvre (miséreux), Maigre.
- 0,25 Irrégulier.
- 0,25 Pacifique (paisible), Doux, calme.
- 0,25 Confiant, Juste.
- 0,25 Coupable, Inculpé.
- 0,25 Relâchement, Paresse, faiblesse.
- 0,25 Imparfait.
- 0,25 Violence (rudesse, brutalité), Colère.
- 0,25 Estime (considération), Rienveillance.
- 0,25 Douleur (chagrin, déplaisir,
- tristesse), Ennui.
- 0,25 Déshonneur, Humilité.
- 0,25 Roué (rusé, incrédule), Eveillé.
- 0,25 Triste.
- 0,25 Mécontent.
- 0,25 Ron.
- Raisonnements : Réponse correcte à souligner
- 2 19° Inexact.
- 2 20° Inexact.
- 2 21° Exactr
- ' 2 22° Exact. Absurdités à découvrir
- Il suffit que l’absurdité ait été vue, même mal exprimée,
- pour que la réponse soit correcte, mais on ne tient pas
- compte de l’affirmation non justifiée de l’existence de l’absurdité.
- 2 23° Les moitiés devant être égales, une plus grosse. il ne peut y en avoir
- 2 24° Le bavard ne peut entraîner sa chaise puisque c’est
- sur un fauteuil qu’il est assis.
- 2 25° Si l’on supprime la dernière voiture, la précédente
- devient la dernière.
- 2 26° Pour avoir les matériaux de l’ancienne prison devant
- servir à la reconstruction, il faut que l’ancienne prison soit démolie, les prisonniers n’y peuvent donc rester.
- Réponses à des alternatives
- 3 27° Réponse : 10 francs.
- 3 28° Réponse : un mulet.
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- Questions de bon sens
- 2 29° Des émotions et l’irritation du "lobe oculaire. '
- o
- 3 30° Impossible à savoir.
- 4 31° L’ami paraît indiquer que les médecins peuvent se
- tromper sans que l’on s’en aperçoive. — L’ami a voulu faire une plaisanterie sur le dos des médecins.
- 4 32° Chien battu craint l’ombre du bâton. — Le‘souvenir
- du danger rend prudent et parfois timide.
- N. B. — Pour les nos 31 et 32 lorsqu’une réponse sur deux est donnée juste donner 2 points. S’il y a plus de deux réponses soulignées donner 0, même si les réponses justes y figurent.
- 4° Mémoire des mots (pages 2 et 9)
- Notez les mots écrits sur la page 9 qui se trouvaient sur le tableau de la page 2 et ceux, s’il y en a, qui ne se trouvaient pas sur le premier tableau.
- Le chiffre caractéristique de l’épreuve est le nombre de mots correctement reproduits dont on a déduit le nombre des mots erronés.
- HH
- 5° Mémoire logique (page 11)
- Notez les idées suivantes, si elles sont indiquées de façon compréhensible par l’élève, même très brièvement.
- 1 La pluralité des jugements sur la vie.
- 2 L’opposition de la vie, jugée bonne et mauvaise.
- 2 La réalité : la vie est médiocre.
- 2 Le fait qu’elle apporte moins de bonheur qu’on ne le souhaite.
- 2 Le fait qu’elle apporte moins de malheurs que l’envie des autres ne le souhaiterait.
- 1 La justice relative est assurée par la médiocrité même de la vie.
- La somme des points constitue la valeur caractéristique de l’épreuve.
- 6° Mémoire concrète (pages 10 et 13)
- Noter les changements de position des images correctement indiquées et marquer 1 point pour chaque indication correcte. Noter, en attribuant 2 points à chaque réponse correcte, l’indication donnée au sujet de la modification possible des objets (maximum : 36 points).
- I); jl
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- Places correctes des objets. Modifications à noter.
- 1 r- 8 Tenaille fermée, et non plus ouverte.
- 2 — 6 Litre moins plein.
- 3 — 11 Bougie allumée.
- 4 — 2 Parapluie incliné à gauche et non plus à droite.
- 5 - 1 Le couvercle du pichet est soulevé.
- 6 - 9 Le marteau est incliné à droite et non plus à gauche.
- 7 — 3 Il y a une ébréchure.
- 8 — 10 Le plateau de gauche de la balance est abaissé au lieu du plateau de droite.
- 9 — 4 L’entrée de la clef est découverte.
- 10 — 5 Il manque cette fois un pied à la table.
- 11 — 12 Pas de modification.
- 12 — 7 L’heure marquée est différente.
- La somme des points constitue la valeur caractéristique de l’épreuve.
- 7° Imagination (page 14)
- Attribuer 4 points à chaque indication d’un objet, d’un animal, d'une individualité quelconque (un chien, un loup, un aigle, une forêt, un nuage, une montagne, un éclair, une personne, un visage, une perruque, etc., etc.).
- 1 point à chaque terme d’une énumération (il y a des jambes, des bras, une tête, des cheveux, des ailes, etc.). En cas de récit, donner 2 points aux éléments individualisés du récit.
- Donner 8 points pour chaque individu, bête ou chose présentés en action, en mouvement. Exemple : Un homme qui s’enfuit, une sorcière qui danse, une femme faisant sauter son fds, etc.
- En cas de représentation d’une scène complexe (par exemple une bataille d’animaux), attribuer 12 points.
- Le nombre total des points obtenus constitue la valeur caractéristique de l’épreuve.
- 8° Apprentissage du code (pages 15 et 16)
- Noter, à la page 16, le nombre de chiffres placés correctement sous leur signe, en comptant 4 points pour le 1er chiffre correct (le 1, le 2, le 3, etc.) et 1 point pour les suivants (les autres 1, les autres 2,lesantres 3, etc.), faire le compte de
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- façon distincte pour la première période d’apprentissage ei pour la seconde. On ne lienl pas compte de la page 15.
- On obtient ainsi deux valeurs caractéristiques de la vitesse d’apprentissage.
- 9° Efficience terminale (page 17)
- Utiliser encore le calque en rajustant au bas du lest de barrage dont les 10 premières lignes sont celle fois supprimées. Corriger comme pour le test n° 1 en n’envisageant qu’une seule période (de 4 minutes), mais on doit diviser par 4 le chiffre obtenu (nombre de signes barrés correctement diminué du nombre des signes barrés à tort et de la moitié du nombre des signés omis), pour avoir le rendement correct a la minute.
- IV. — Utilisation des résultats
- Les données fournies par l’épreuve collective servent a rétablissement du profil psychologique de chaque enfant en utilisant la feuille de profil qui accompagne chaque cahier de lests.
- Grâce à l’étalonnage qui a été fait (portant sur 602 garçons et 489 filles d’âge compris entré 11 et 15 ans) la signification des résultats bruts que l’on obtiendra pour chacun des enfants examinés sera obtenue en déterminant le rang approximati! que ces résultats donneraient à l’enfant dans'le groupe type supposé composé de 100 individus d’âge analogue (garçons on filles) ; on utilisera donc les déciles (rangs de 10 en 10) des étalonnages indiqués ci-dessous pour chaque point du profil psychologique, et, pour un enfant donné, on manpieia son niveau par un point en face du décile qui convient (I) sut chacune des caractéristiques mentales envisagées. En reliant ces points par des traits, on dessinera le profil réel, avec indication des supériorités quand le trait se trouve situé sur la gauche du tableau, des infériorités quand il s’avance vers la droite.
- (1) Lorsque la valeur trouvée est comprise entre les valeurs correspondant à deux déciles, on adopte, comme niveau, le décile dont la valeur est la plu* proche ; si la valeur trouvée est juste intermédiaire, on peu! placer le point de niveau entre les deux déciles. Lorsque plusieurs décales correspondent à une même valeur, on indique le niveau du décile moyen ; si deux déciles son) dans ce cas, on situe le point de niveau entre ces deux déciles,
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- Le profil comporte 21 points dont 19 fournis par la fiche collective et 2 par les épreuves individuelles.
- Mais sur ces 19 les points 3 et 5, concernant la fatigabilité et l’émotivité, ont été provisoirement abandonnés comme ayant donné des résultats peu probants.
- Les résultats sont indiqués de la façon suivante : le meilleur résultat obtenu sera placé au rang 1, le plus mauvais au rang 100 et les autres répartis aux 10e, 20°, 30e rang, etc., dans le groupe-type ramené à 100 enfants (l’étalonnage ayant été effectué sur plusieurs centaines).
- Point N° 1. — Niveau d'efficience
- La valeur caractéristique est le rendement correct pénalisé à la minute de la première période utilisée (3e, 4e et 5° minutes) à la page 1.
- Centiles I 10 20 30 40 50 60 70 80 90 400
- Garçons “28.37 21.20 18.75 17. J0 16.10 15.3 13.90 12.50 10.90 6.80 — 08
- Filles 76.25 22.70 19.30 17.90 15.50 15.1 13.95 12.60 10.80 2.10 — 69
- Point N° 2. — Vitesse de mise en train
- La valeur caractéristique est fondée sur le rapport entre le rendement correct de la lre période utilisée (point 1) et celui de la 2° période (6e, 7e et 8e minutes) de la page 1.
- Exemple : Un enfant a obtenu pour la première période le chiffre caractéristique 5.25 (Voir tableau ci-dessus), il a oh-
- tenu 8 pour la deuxième on a donc —-— = + 1.5.
- o.25
- La valeur 1 correspondant à l’identité des rendements ; l’excès, + 0,5, est l’indice de retard de mise en train.
- On adopte la réciproque de cette valeur comme indice de
- la vitesse de mise en train. Soit — = 2 (second point du
- 0.5
- profil).
- Si la deuxième période ne donne pas un rendement supérieur à celui de la première (rendement égal, d’où un excès
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- nul, ou rendement moindre, sous l’influence d’une fatigue précoce, d’où un défaut au lieu d’un excès) on a une vitesse de mise en train qui n’est plus mesurable et qui se trouve d’emblée désignée par le symbole «=.
- Si la seconde période donne un rendement double de la première, l’excès est de 1 et la réciproque donne une valeur de 1, et si le rendement est triple ou quadruple, ce qui comporte un excès de 2 ou de 3, la valeur se trouve réduite à 0,5 ou 0,33 ; ce sont les valeurs extrêmes rencontrées dans l’étalonnage.
- Cenliles 1 10 20 30 40 50 00 70 80 90 100
- Garçons GO 50 20 11.11 7.7 0.25 3.70 2.70 1. io 0.06 0.32
- Filles GO GO 50 25 11.3 8.33 5.55 4.54 2.56 4.69 0.61
- Point N° 4 (1). — Résistance ci la (atiyue
- L’épreuve d’efficience ayant été faite au début et à la fin de l’exécution de la fiche, la différence des rendements permet de comparer les fatigabilités des enfants. Le degré de la fatigue causée par le travail que comporte l’exécution de la fiche devrait apparaître tout simplement par une diminution de rendement.
- Mais il y a un apprentissage assez rapide pour la tâche de barrage. L’effet de cet apprentissage pourrait être très atténué sinon même aboli en faisant changer dans les dernières épreuves les signes à barrer. Mais l’étalonnage ayant été obtenu avec barrage des mêmes signes, la comparaison de rendement doit se faire dans des conditions assez complexes, avec conflit du progrès par apprentissage et de la décrois--sance par fatigue. S’il n’y avait pas fatigue, il y aurait (avec quelques différences individuelles) un progrès très notable. Moins le progrès est grand, et naturellement s’il y a perle, c’est que la fatigue se manifeste (avec manifestations possibles d’ennui, de découragement).
- L’étalonnage indique donc, d’après la supériorité d’effi-
- (1) Les points 3 et ») ont été abandonnés.
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- cience, le degne de résistance à la fatigue des enfants, le classement des garçons et des tilles donnant des chiffres très voisins.
- Centiles 1 10 20 30 " 40 50 00 70 80 90 100
- Garçons + 58.19 + 12.87 49.25 4-7.75 4-0 03 -(-5.02 + 1.73 +3.08 +2.3 + 0.75 — 15
- Filles + 5(1 4- 12 - 4-9.25 4-7 87 +7 +3.87 + 1 88 +3.75 f 1.87 —8. - ol.til
- 1 /épreuve étant plus correcte en éliminant à peu près com-plèlemenl les différences individuelles dues à l'apprentissage par changement des signes à harrer dans l’épreuve terminale, un étalonnage nouveau sera fait avec celte méthode, pour être substitué à l’étalonnage ci-dessous indiqué.
- Point N° 6. — Mémoire des formes géométri<mes
- Le chiffre significatif est celui du nombre de figures reconnues, diminué du nombre de celles faussement reconnues.
- Centiles 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons....... 8 \ 3 2 1 1 0 0 — 1 — 2 — 8
- Filles 7 3 <2 «2 I 1 0 0 — 1 — 1 — 0
- Point N° 7. — Mémoire concrète et observation
- Le chiffre caractéristique est la somme des points obtenus dans le lest de mémoire concrète, page 13 de la fiche (Maximum : 3(3 points).
- Centiles 1 10 •20 30 10 50 69 70 80 90 100
- Garçons 30 15 11 9 8 7 0 4 2 0 0
- Filles 32 17 13 11 9 8 7 0 4 3 0
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- Point N° 8. — Mémoire des mots
- Résultat de l’épreuve de la page 9 : Nombre de mots correctement reproduits, diminué du nombre des mots inexacts (Maximum : 30).
- Centiles 1 10 20 30 40 50 00 70 80 90 100
- Garçons 23 7 6 5 5 3 2 1 0 —2 — 32
- Filles 20 9 7 6 5 4 2 2 1 *2 — 29
- Point N° 9. — Mémoire logique
- Somme des points obtenus à l’épreuve de mémoire logique, page 11 (Maximum : 10).
- Centiles 1 10 20 31 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons 10 9 7 6 5 4 2 1 0 0 0
- Filles 10 9 8 8 7 6 5 4 4 3 0
- Points N08 10 et 11. — Vitesse d'apprentissage
- N° 10: Nombre de points obtenus, au cours de la première période d’apprentissage du code, page 16 de la fiche, en n° 11 : Résultat de la seconde période du même exercice.
- Centiles 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons 120 60 48 41 36 32 27 24 20 14 0
- Filles 91 55 46 40 36 32 28 23 17 12 0
- Garçons MO 67 58 48 42 38 33 28 23 19 0
- Filles 83 65 54 45 40 35 31 27 22 17 0
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- Point N° 12. — Imagination
- Nombre total de points obtenus à l’épreuve de la tache d’encre, page 14 de la fiche (pas de maximum).
- Centiles 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 ICO
- Garçons. .... il 23 18 16 13 11 9 8 4 4 0
- Filles 10 2 V 18 17 14 12 10 9 7 4 0
- Point N° 13. — Compréhension
- Somme des points obtenus par le sujet dans les questions suivantes des pages 5, 6, 7, 8 de la fiche.
- Questions 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 13, 14', 15, 27, 28, 29, 30, 31, 32 (Maximum : 40 points).
- Cenliles 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons 34.3 21 18 15 12.5 11 9 7 5 3 0
- Filles 29.5 21 17.5 14.5 13 11 9.5 8.5 6 4 0
- Point N° 14. — Critique
- Somme des points pour les questions : 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26 (Maximum : 16 points).
- Cenliles 1 10 20 30 40 50 CO 70 80 90 100
- Garçons.. .... 16 12 12 10 10 8 6 6 O 4 0
- Filles 16 12 11 10 9 8 7 6 5 4 0
- Point N° 15. — Invention
- Somme des points pour les questions 11, 12, 16, 17, 18 (Maximum : 24 points).
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- Ce miles 1 10 20 50 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons 17.25 15 15.75 12.75 12 , Il 25 10.50 10.25 9.50 8.00 2.50
- Filles 20. S0 15 75 14.50 15.25 15 12 11.50 10.50 10.50 8.00 1.00
- Point N° 16. — Intelligence logique
- Somme des points obtenus pour les questions nos 19, 20, 21, 22, 27, 28, 29, 30 (Maximum : 20 points).
- Centlles 1 10 20 50 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons 18 11 5 10.5 9 8.5 7.5 7 6 5 5.5 0
- Filles 17 12 10.5 9 8 7 6 5 4 5 0
- Point N° 17. — Intelligence verbale
- Somme des points obtenus pour les questions 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18 (Maximum : 30 points).
- Centiles 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons 25.5 18 16.25 15 14 13 25 12.25 11.25 10 8.26 0
- Filles 28.5 •18.5 17 16 do 14.25 12 75 12.75 11.25 9.76 0
- Point N° 18. — Intelligence générale
- Total des points pour les questions 23, 24, 25, 26, 31, 32 (Maximum : 16 points).
- Centiles 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons 16 12 10 10 8 6 6 4 2 0 0
- Filles 16 12 10 10 8 6 6 4 2 0 0
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- Point N° 19. — Intelligence numérique
- Total des points pour les questions : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7' (Maximum : 14 points). N .
- Centiles 1 10 20 30 40 so 00 70 80 90 100
- Garçons a 10 8 6 4 4 2 0 0 0 0
- Filles n 10 8 6 4 2 2 0 0 0 0
- Point N° 20. — Facilité d'association verbale
- La valeur caractéristique est fournie par le lemps total qui a été nécessaire pour trouver 5 fois 10 mots suscités par un mol inducteur (soit 50 mots en tout). La supériorité se marque par des temps plus courts (dont les réciproques donnent la vitesse).
- Centiles 1 10 20 30 40 50 00 70 80 90 100
- Garçons 1.4 2.43 3.10 3.44 5.9 5.34 0.30 7.30 9.2 10.24 20.40
- Filles 35 1.9 1.30 2 9 2.34 3.23 4.35 5.38 8.12 9.21 12.47
- Point N° 21. — Vitesse de réaction verbale
- La valeur caractéristique est fournie par le temps nécessaire pour l’énoncé de 100 signes (4 catégories), avec pénalisation d’une seconde pour chaque erreur d’énoncé. La supériorité se marque ici aussi par des temps plus courts (dont on peut prendre la réciproque pour avoir la vitesse).
- Centiles 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
- Garçons 1 2 1.13 4.18 4.23 4.27 4 .37 1.38 1 44 4.53 2 3.46
- Filles 59 1. Il 1.45 4.20 1.23 1.28 1.33 4.37 4.44 4.53 3.45
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- NOTES ET DOCUMENTS
- Goûts professionnels chez des enfants brésiliens
- Appelée par l’Etat de Minas Cernes à diriger, au Brésil, un laboratoire de psychologie pédagogique, à l’Ecole de perfectionnement pour les institutrices de Bello Horizonte, Mlle Antipoff a commencé par faire une enquête sur les intérêts des enfants, chez 760 écoliers des deux sexes à leur dernière année d’école (de 10 à 14 ans).
- Au cours de cette enquête deux questions posées intéressent directement l’orientation professionnelle : « Quand vous serez grand, que voulez-vous être ? » et « Pourquoi choisissez-vous cette profession ? »
- D’après les réponses à la première question, les professions libérales apparaissent comme les plus désirées, surtout chez les filles (70, 22 0/o, et 51,39 °/0 chez les garçons) ; les professions manuelles attirent à peu près un cinquième des aspirations (22,29 °/0 chez les garçons, 17,78 °/0 chez les filles), et en dernier lieu viennent les professions qualifiées d’intermédiaires (fermier, commerçant, caissier, militaire, etc. pour les garçons ; dactylographe, caissière, employée, etc. pour les filles). Chez 7,4 °/0 des garçons et 2 °/<> des filles on trouve simplement le désir d’être un bon et honnête travailleur.
- Pour la motivation, dans la plupart des cas, elle est inexistante et ne fait qu’affirmer l’inclination : C’est parce que la profession plaît, parce qu’on l’aime, parce qu’elle est belle ou bonne, etc. (50 °/o des garçons, 70 n/„ des filles). Le profit matériel est invoqué dans 10 °/„ (garçons) et 6 °/0 (filles) des cas, l’altruisme dans 7 et 5 %, la facilité du travail, le patriotisme, l’ambition (chez les garçons seuls), le souci religieux, interviennent encore.
- Suivre la profession des parents, conformément à leur désir, est allégué dans 6 0/„ des cas chez les garçons et 2 °/„ chez les filles ; enfin la déclaration de la vocation est faite chez 2 °/0 des garçons et 3 °/o des filles.
- « En général, dit l’auteur, le garçon réfléchit mieux, ses réponses sont plus précises, plus personnelles, plus variées. La fillette a plus de réponses vagues ; elle montre une tendance à estimer dans la profession le côté utile. »
- D’après une autre question (« à qui voulez-vous ressembler ») il apparaît que les enfants subissent très fortement à Bello Hori-zonte l’emprise de la famille, cherchant leur idéal surtout parmi les parents (la moitié des cas environ).
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- L’intéressante enquête d’Hélène Antipoff est à rapprocher d’une série d’enquêtes analogues de divers pays et milieux. H. P.
- Rendement des enfants des villes et ceux des campagnes dans l’apprentissage de l’industrie métallurgique
- Après des expériences sur cette question, G. Krueger (.1) fait remarquer que les enfants des campagnes qui sont inférieurs aux enfants des villes dans les tests d’intelligence, qui sont également plus lents dans les lests d’habileté manuelle, se sont montrés au contraire, au bout d’une seule année d’apprentissage, plus exacts et plus rapides que les citadins.
- Ils se sont montrés de 25 °/„ supérieurs dans la qualité du travail accompli et cela avec une petite économie de temps (6 °/„).
- Malheureusement ces expériences ne portent que sur 60 enfants, 34 villageois et 27 enfants des villes.
- *
- * *
- L’Orientation professionnelle dans l’organisation de l’Enseignement technique
- Nous citons le passage suivant du discours prononcé à l’inauguration de l’Exposition de Liège par l’éminent directeur général de l’Enseignement technique, président de notre Conseil d’administration :
- « Le dessin, je l’ai dit, en est clair. Il commence par l’orientation professionnelle. Pour que la production soit bien organisée, il faut d’abord que chacun y soit à sa place. Le hasard ne l’y met point, ni la concurrence non plus. Les familles, dont la liberté doit rester entière, ne connaissent ni les aptitudes de leurs enfants ni les exigences des métiers. Elles ont besoin de conseils. L’orientation professionnelle est l'ensemble des moyens d’information susceptibles d’éclairer, de préparer le choix du métier. Nous nous sommes efforcés d’en donner l’expression résumée. L’Institut National d’Orientation Professionnelle y a sa place à part. Il répond à un triple but : il est un Office général de documentalion, un centre d’expérimentation et de contrôle pour les méthodes, une Ecole nor^ male de praticiens de l’Orientation professionnelle et de secrétaires d’Offices départementaux. On verra comment ces buts ont été
- (1) Inst. Psychot., VI, 1929.
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- atteints ou du moins comment nous cherchons à les atteindre, car il s’agit là d’une œuvre de création récente et qui n’a pu faire complètement ses preuves. La carte de nos Offices, l’analyse des méthodes pratiques d’orientation qu’on y met en œuvre, diagnostic difficile des aptitudes de tout ordre et leur confrontation avec les besoins des différents métiers, collaboration du personnel enseignant, des médecins, des techniciens professionnels, le préapprentissage de la Chambre de Commerce de Paris, vous montreront, par quelques exemples trop rapides, comment nous tentons de résoudre, pour l’ensemble des professions françaises, le grave problème de la répartition de nos forces humaines.
- « Je n’insisterai pas sur les résultats. L’Orientation professionnelle est d’hier. Elle commence à s’installer dans quelques grandes villes. Elle n’est pas encore entrée dans la vie rurale. Je ne donnerai donc pas de chiffres. J’ai seulement la conviction que nous sommes en bonne voie et que l’avenir le démontrera. »
- LES MÉTHODES ÉTRANGÈRES EN 0. P.
- Recherches sur les aptitudes exigées par les différents métiers
- Fiches psychologiques du Dr E. Mira fSuiteJ
- Jardinier. — Travail spatial, surtout physique, variable cl réactionnel, qui demande : une bonne évaluation mentale des aires ; la perception normale des formes, volumes et distances ; une bonne sensibilité chromatique ; une imagination spatiale normale ; du goût artistique.
- Joaillier. — Travail spatial, psychophysique et réactionnel, de petites dimensions, qui demande : une bonne perception, une bonne mémoire et une bonne imagination visuotacliles des petites formes et des petits volumes géométriques ; une bonne sensibilité chromatique et une bonne appréciation de ta transparence ; une intelligence micro-spatiale normale ; une excellente sensibilité musculaire et articulaire de l’avant-bras, de la main et spécialement des organes de la préhension ; une parfaite inhibition des mouvements réflexes ; une attention visuelle concentrée d'intensité moyenne mais de longue persistance ; une grande précision des petits mouvements des mains ; du goût artistique.
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- Lampiste. — Travail psychophysique, déterminé, perceptoréac-tionnel, de type spatial et de moyennes dimensions, qui demande : une intelligence et une imagination spatiales normales ; de bonnes perceptions des formes, des volumes et des distances ; des réactions psychomotrices d’intensité et de durée moyennes.
- Libraire. — Travail verbospatial, cpii demande : une bonne mémoire topographique et verbale des noms ; une intelligence verbale normale ; une élocution normale ; une mémoire normale des formes.
- Linotypiste. — Travail spatioverbal, surtout psychique, variable, perceptoréactionnel, qui demande : une bonne mémoire d’appréhension visuelle des noms et des chiffres ; un bon sens sté-réognosique, une attention visuelle étendue d'une grande concentration et d’une grande durée, de la rapidité réactionnelle visuomotrice ; une bonne sensibilité tactile.
- Lithographe (dessinateur). —- Travail spatial, de petites dimensions, psychophysique, perceptoréactionnel, qui demande : une excellente capacité d’appréhension et de fixation des contours ; une bonne perception des valeurs angulaires et du relief ; une parfaite coordination oculo-manuelle et une parfaite inhibition des mouvements réflexes des bras ; une bonne sensibilité et une bonne mémoire musculaires de l’avant-bras et de la main.
- Machiniste (de'Laieau). — Travail de type spatial, surtout psychique, de toutes les dimensions, qui demande : les mêmes conditions signalées pour l’expert mécanicien, et, spécialement, une parfaite discrimination auditive des bruits et des murmures.
- Machiniste (de chemins de fer). — Travail de type spatial, surtout psychique, de toutes les dimensions, variable, qui demande : une rapidité et une précision excellentes dans les perceptions visuelles, des formes, des volumes et des distances ; une bonne perception intuitive du temps ; une excellente perception des vitesses ; une attention visuelle étendue, intense et persistante ; une bonne intelligence et une bonne imagination spatiales ; un excellent contrôle émotionnel ; une bonne mémoire topographique ; de la rapidité et de la précision dans les réactions psychomotrices des bras.
- Machiniste (d’imprimerie). — Travail spatial, de dimensions moyennes, psychophysique, variable, perceptoréactionnel, qui demande : une bonne sensibilité chromatique ; une bonne perception ; de la mémoire ei de l’imagination visuelles des formes, des volumes et des très petites distances ; une bonne percep-
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- tion du relief et de la perpendiculaire ; une intelligence spatiale normale ; une attention visuelle étendue et soutenue ; du goût artistique ; (des connaissances sur la mécanique, la chimie, la technique et le dessin).
- Maçon. —- Travail de type spatial, de grande dimensions, qui demande : des conditions sensorielles normales ; un sens parfait de l’équilibre ; une bonne perceptivité des formes, des volumes et des distances, spécialement de la verticalité des angles ; une bonne imagination spatiale ; une aptitude normale pour le dessin et le calcul arithmétique.
- Marbrier (piqueur). — Travail de type spatial, de dimensions moyennes, psychophysique, variable, réactionnel, qui demande : une habileté normale pour le dessin ; une bonne perception du relief ; une bonne sensibilité musculaire et articulaire, et de la précision dans les mouvements de l’avant-bras et de la main.
- Maréchal-Fermnt. — Travail spatial, surtout physique, réactionnel, de dimensions moyennes, qui demande : une bonne coordination oculo-manuelle ; une sensibilité musculaire et une mémoire motrice normales du bras et de l’avant-bras.
- Marqueur (d’imprimerie). — Travail surtout physique, déterminé et réactionnel, de type spatial et de dimensions moyennes, qui demande : une bonne attention visuelle, une bonne sensibilité tactile et une bonne mémoire motrice.
- Matelassier. — Travail psychophysique, déterminé, spatial, de dimensions moyennes et grandes, surtout réactionnel, demandant : une bonne sensibilité musculaire et tactile ; de Tagilité et de la précision dans la coordination oculo-manuelle et dans les mouvements des bras. Une rapide perception visuelle des degrés de « pelotonneraient ».
- Mécanicien (ajusteur). -— Travail psychophysique, variable, per-ceptoréactionnel, de type spatial, de dimensions moyennes, qui demande : une bonne perception, une bonne mémoire et une bonne imagination des formes, des volumes et des petites distances ; une lionne évaluation intuitive des valeurs angulaires ; une excellente sensibilité articulaire du bras et de l’avant-bras ; une mémoire motrice normale ; une attention visuelle lente mais persistante ; des réactions psychomotrices précises et intenses, mais de rapidité non excessive.
- Mécanicien (Tourneur). — Travail psychophysique, perceptoréac-tionnel, de type spatial, de dimensions moyennes et petites, qui demande : une bonne sensibilité tactile et musculaire ; une
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- bonne perception visuelle des grosseurs et des reliefs ; une habileté normale pour le calcul arithmétique ; une bonne perception de la rapidité giratoire ; une attention visuelle concentrée et soutenue ; des réactions motrices précises, mais non intenses ; une bonne inhibition des mouvements réflexes.
- Métallurgiste. — Travail psychophysique, perceptoréactionnel, mixte, de type sp'artial, de dimensions moyennes et grandes, qui demande : de bonnes perceptions visuelles des formes, des volumes et de la rapidité giratoire ; une bonne discrimination des degrés de saturation chromatique ; de la rapidité, de l’intensité et de la précision dans les réactions psychomotrices des bras ; une intelligence spatiale normale.
- Modeleur. — Travail surtout psychique, variable, perceptoréac-tionnel, mixte, de type ‘spatial, de dimensions moyennes et grandes, qui demande : de bonnes perceptions visuelles des formes, des volumes et de la rapidité giratoire ; une bonne discrimination des degrés de saturation chromatique ; de la rapidité, de l’intensité et de la-précision dans les réactions psychomotrices des bras ; une intelligence spatiale normale.
- A travers les Revues
- Au cours d’une étude sur les progrès et transformations de la doctrine psychiatrique des localisations, le docteur G. Ewald, d’Erlangen, dans Scientia de février 1930, met en relation les types qu’il dégage de sa doctrine fonctionnelle avec ceux que Spranger a établis au point de vue des formes de la vie, pour les personnalités psychiques : l’homme théorique de Spranger correspond au type cortical, l’homme esthétique au type affectif (avec des variétés impressionniste et expressionTiiste), l’homme égoïste-économique au type instinctif, l'homme altruiste-social au type à instincts faibles, et l’homme autoritaire au type vital de tempérament impulsif.
- :k
- Dans Y Organizzazione scienlifica del Lavoro de février 1930, un intéressant article de la doctoresse Elena Fambri envisage la grosse question de l’utilisation industrielle des déficients, des « diminués » (minorali), invalides de guerre et accidentés du travail formant les invalides de paix, en donnant des renseignements sur les initiatives qu’a prises à cet égard le grand industriel américain Henry Ford avec son hôpital et son école professionnelle.
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- INFORMATIONS
- Congrès. — La Conférence internalionale de Psychotechnique s’est tenue à Barcelone du 23 au 26 avril. Nous en donnerons prochainement un bref compte rendu.
- — Du 12 au 14 avril s’est tenue à Gralz la 6e réunion des Psychotechniciens d’Autriche.
- — Du 11 au 14 juin VAssociation allemande de psychologie pratique s’est réunie à Dortmund (avec un des rapports consacré à la sélection professionnelle et au problème des chefs).
- Les enseignements d'été en O. P. à l'Université Harvard. — La grande Université américaine organise des cours d’été comprenant, entre autres, un enseignement de F.-J. Keller sur les principes et la pratique de l’O. P., l’information professionnelle et les problèmes de travail, un de R.-D. Allen sur l’organisation de l’O. P. et les conseils, un de Clark-IIull sur la psychologie et l’adaptation professionnelle et sur les épreuves d’aptitudes, un enfin de J. Brewer sur l’éducation comme orientation.
- L’activité de l’Institut National d’Orientation
- Diplômes de conseillers d’orientation. — La seconde année vient de se terminer par la session annuelle d’examen. 18 élèves s’étaient fait inscrire, 14 ont été définitivement admis, un avait été refusé aux épreuves écrites, un autre aux épreuves pratiques, deux ne sont pas venus le jour de l’examen.
- Sur ces-18 inscrits, il y avait 11 femmes et 7 hommes. 10 Français et 8 étrangers (1 Suisse, 1 Polonais, 2 Hongrois, 1 Palestinien, 1 Russe, 1 Chinois, 1 Syrien).
- Les situations des candidats se répartissent ainsi : 9 étudiants, 3 orienteurs ou psychotecnieiens, 3 instituteurs, 1 professeur de couture, 1 professeur d’enseignement technique, 1 élève diplômé .du service social.
- Voici les noms des élèves diplômés, dans l’ordre déterminé par le nombre de points obtenus :
- MUe Monnin (mention très bien) ; M. Bouyer (mention bien) • M. Lodié (mention assez bien) ; M1Ie Alphandery (mention assez
- bien) ; M. Koch (mention assez bien) ; Mlle Merkin (mention assez
- bien) ; M. Milen (mention assez bien) ; Mlle Pfeifer (mention assez
- «
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- bien) ; MIIe Burshtein (mention assez bien) ; MIle Ehrenbourg (mention assez bien) ; Mme Favre (mention assez bien) ; Mme Houpillard (menition assez bien) ; Mme Ou-Ni-Lin (mention assez bien) ; M. Al Maleh (mention passable).
- Voici les sujets proposés aux épreuves écrites, les candidats, pour chaque composition, ayant à choisir l’un d’entre eux.
- lre Composition : Psychologie (M.- Piéron) :
- 1° sujet : Les types d’intelligence. Importance de leur détermination en O. P.
- 2° sujet : La notion d’aptitude et l’éducabilité.
- Psychologie pédologique (M. Wallon) ;
- De l’activité motrice chez l’enfant et de l’éducabilité musculaire.
- 2e Composition : Physiologie (M. Laugier) :
- Quelles sont les mesures physiologiques essentielles qui doivent entrer dans une fiche physiologique adaptée à l’Orientation professionnelle.
- Pathologie (M. Paul-Boncour) :
- Le choix d’un métier en cas de diminution de l’acuité visuelle.
- Psychiatrie (M. Ileuyer) :
- La constitution émotive. Son importance en Orientation professionnelle.
- 3e Composition : Economie politique (M. Oualid) :
- L’aspect économique de l’Orientation professionnelle.
- Organisation de VO. P. (M. Fontègne) :
- L’inspecteur primaire de la circonscription dans laquelle vous exercez vos fonctions vous demande d’assister à la conférence pédagogique et d’exposer aux institutrices et instituteurs le rôle qu’ils ont à jouer en Orientation professionnelle. ,
- Technique des métiers (M. Fontègne) :
- Au cours de la scolarité, vous avez visité différentes écoles, usines et ateliers. Bacontez succinctement ce que vous avez vu au cours d’une de ces visites et quels enseignements vous en avez retirés.
- Sélection et O. P. (M. Lahy) :
- Comment peut-on substituer les méthodes de la psychotechnique à l’appréciation des chefs pour déterminer la valeur professionnelle d’un travailleur (Empruntez votre exemple à la sélection dans les transports).
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- La Quinzaine ptmvinciale de VI. N. 0. P. —1 Du 6 au 18 octobre aura lieu une série de cours et exercices destinés au perfectionnement technique des personnes appelées à la pratique de l’orientation professionnelle en province. Deux conférences auront lieu chaque matin et une leçon plus générale chaque soir, de 18 h. à 19 h. (psychologie, physiologie, pathologie, économie politique, ..problèmes d’organisation pratique). Les après-midis, de 12 h. à 17 h., auront lieu des travaux pratiques de physiologie et de psy-cotechnique.
- Quarante bourses (d’une valeur moyenne de 1.000 francs) doivent être attribuées à des candidats inscrits pour cette quinzaine.
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- Reconnaissance par l’Etat de VI. N. O. P. — Le décret de reconnaissance par l’Etat de l’Institut National d’Orientation professionnelle, pris conformément à l’avis du Conseil supérieur de l’Enseignement technique du 20 décembre 1929, et une proposition du Sous-Secrétaire d’Etat de l’Enseignement technique, a été signé par le Président de la République le 25 juin 1930.
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- Le Concours du diplôme de conseiller d’Orientation professionnelle de VL N. O. P. — Un concours avait été institué par l’Institut National d’Orientation professionnelle entre les élèves des Ecoles des arts appliqués (garçons) et d’art et publicité, à l'effet de créer un modèle de diplôme de conseiller d’Orientation professionnelle.
- Le jury s’est réuni le mercredi 18 juin, à 16 heures, à la Cinémathèque de la Ville de Paris. Etaient présents :
- MM. Piéron, professeur au Collège de France, président
- Laugier, professeur au Conservatoire des arts et métiers ; Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique; Bruneau, inspecteur de l’Enseignement artistique et' professionnel de la Ville de Paris, secrétaire. ’
- Résultats :
- 1er prix (200 fr.) : M. Tourchiek, Ecole des arts appliqués garçons ;
- 2e prix (100 fr.) : ex-æquo MM. Lacroix et Raoult, Ecole des arts appliqués garçons ;
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- lre mention avec prime de 50 fr. :M. R. Blonde, Ecole des arts appliqués garçons ;
- 2e mention avec prime de 50 fr. : M1Ie Yessel, Ecole art et publicité ;
- 3e mention avec prime de 50 fr. : M. Bodault, Ecole des arts appliqués garçons ;
- 4e mention avec prime de 50 fr. : M. Alexandre, Ecole des arts appliqués garçons.
- Le concours a été estimé satisfaisant.
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- La Vie de l’Amicale
- A propos de la fiche psychopédagogique d'Orientation de M. H. Piéron. — Les lecteurs du Bulletin ont trouvé ce projet de fiche dans le numéro de février 1930 L’Association des anciens élèves de l’I. N. O. P. avait cru bon d’y consacrer l’une de ses séances de travail, et je fus chargé de présenter une critique de la fiche à notre réunion du vendredi 23 mai.
- Critique est un. bien grand mot. Etude convenait mieux ; et étude qui ne prétend pas avoir épuisé le problème. Encore faut-il ajouter que le rapporteur a vu la fiche « pour éducateurs » surtout comme un éducateur.
- A chaque fiche devrait êlre joint un papillon indiquant :
- « Ne répondez que lorsque vous êtes sûr de ce que vous affirmez. Ne vous croyez pas obligé, par conscience professionnelle, de répondre toujours. Vous n’êtes pas obligé d’avoir de bons élèves ayant beaucoup de qualités et n’ayant que des bonnes notes » (1).
- Pour la fiche elle-même, l’ensemble est un peu long. Si nous prenons la première partie : Aptitudes scolaires, nous pensons
- que le système des appréciations (++, + ; O; —;--------------;) est
- insuffisant. Il vaut mieux prendre les notes de l’année et en faire la moyenne. Si vous demandez une appréciation sur la lecture par exemple, le maître jugera l’enfant au moment où il remplira la fiche, soit sur une épreuve, soit après un effort de mémoire forcément imparfait. Reproduisant les notes, il ne sera pas tenté de surestimer (ou de sous-estimer plus rarement) un élève, les notes mises dans le courant de l’année, ne l’étant pas dans le but de remplir la fiche. Il faudrait peut-être supprimer vitesse et expression pour la lecture, vitesse et qualité pour l’écriture,
- (1) Il ne faut évidemment prendre ces phrases que dang leur sens général,
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- Aux aptitudes mentales. Il semble difficile à un instituteur de répondre aux questions : Rapidité d’acquisition. Ténacité des souvenirs acquis. Prédominance des souvenirs visuels et auditifs. Capacité d’apprentissage. Il ne faut pas oublier qu’un instituteur a souvent 40, 50 et même 60 élèves à ((étudier». Même observation pour les notions d’activité sauf adresse manuelle.
- On aura rarement des réponses sur les «tendances d’esprit» (VII) paragraphe que pour ma part je n’aurais pas inscrit.
- Pour le chapitre Caractère et personnalité (III), nous pensons qu’il ne faut demander que les traits marqués. Ceux-là seuls peuvent avoir été observés et être sûrement indiqués par l’instituteur.
- Sur la liste proposée (47 séries), il y aurait sans doute à élaguer, des qualificatifs étant parfois trop voisins de sens pour qu’on puisse exiger du maître le discernement de ces nuances.
- IV. Goûts et intérêts. — Je suis, quant à moi, assez peu partisan de ce chapitre .Les goûts sont si variables chez l’enfant. Il faudrait peut-être se contenter simplement de solliciter des remarques particulières.
- V. Milieu familial. — L’instituteur peut apporter des renseignements assez nombreux sur ce sujet, aidé d’ailleurs par l’infirmière scolaire, là où il y en a une.
- Ces quelques remarques ont voulu être brèves, car nous ne voulons pas que notre modeste travail encombre les colonnes du Bulletin. Mais nous craignons que la brièveté soit devenue une sécheresse de critiques, de gens qui veulent dénigrer. L’Association sait que sa pensée ne sera pas interprétée ainsi. Elle ne désire qu’une chose : faire avancer l’organisation technique et matérielle de l’O. P. Elle reprendra la fiche lors d’une prochaine séance de travail. Mais le rapporteur pense — et c’est là une opinion personnelle —1 qu’une fiche pour éducateurs ne doit être que l’œuvre de la collaboration des techniciens et des instituteurs. Cette collaboration est possible. L’Association s’y emploiera.
- Ch. Pivert.
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- Le Comité directeur s’est réuni le 30 juin. Une séance de travail, tenue le 8 juillet, a été consacrée à l’étude d’une fiche de M. Réveillé, la nouvelle promotion y était conviée.
- Une séance de travail sur les fiches se tiendra le 17 octobre. Les stagiaires y seront invités.
- Le banquet annuel est fixé au G décembre. En prendre note.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Oscar Ojblatii. — Les Tests de vision des couleurs. — In-8° de 50 pages (N° 12 de la Série F des Etudes et documents du Bureau international du Travail). Genève, 1929. Prix : 2,50 francs suisses.
- Le Dr Oblath, docent de clinique ophtalmologique à Trieste, a été chargé par le Bureau international du Travail d’établir une mise au point des méthodes pratiques pour l’examen des valeurs, à la suite d’un voeu du sixième congrès Scandinave d’ophtalmologie (Copenhague, 1925), tendant à l’étude d’une réglementation internationale des tests de perception des couleurs, en particulier pour les épreuves imposées au personnel des chemins de fer et de la marine.
- Après une introduction générale sur le sens chromatique et ©es anomalies (exprimées dans le langage courant corrélatif de la théorie triehromatique de Young Helmhroltz), l’auteur indique l’importance de la vision des couleurs, dans les divers services de transports, chemins de fer, navires, avions, automobiles, et un certain nombre d’autres professions et métiers (dont l’énumération se montre d’ailleurs incomplète).
- Les méthodes qu’il a passé en revue sont celles des laines d’Holmgren, des tableaux de Na gel (dont un exemple est reproduit), des tableaux isochromatiques de Stilling, de Schanf et d’Ishi-hara (un exemple des tableaux de ces trois séries étant donné chacun sur une excellente planche en couleurs), des tableaux de Wôlflin, de Colin, d’Edridge Green; celles plus techniques de la lanterne d’Edridge Green, du Chromafoscope de Guérin, de l’égalisateur de teintes de Nagel et Kôllner, et enfin de l’Anomalos-cope de Nagel.
- Assez incomplète, cette revue donne tout au moins l’essentiel des méthodes actuellement connues dont l’emploi pratique est suffisamment industrialisable, mais seulement pour la recherche des déficiences et des anomalies, ce qui ne suffit pas à l’Orientation professionnelle. IL P.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Che{ de service : M”* Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M'" L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone • Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M11* C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, méde-ein-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université dé Paris.
- Chargés de conférences : M"* Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M"” A. Fessard, licenciée ès lettres.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie 4e l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Guillaume, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique." — Professeur : M. Oualid, professeur agrégé à la Faculté 4e Droit de Paris.
- Technique des métiers et Organisation de l’Orientation professionnelle. —
- Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Technique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles.
- Sélection professionnelle dans ses rapports avec l’Orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TRAVAUX PRATIQUES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François Physiologie : M‘“ C. Veil.
- Technique des tests scolaires : M“' Henri Piéron.
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- REVUE MENSUELLE (ÎO 3STuméros par -A.il)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABOiVIVEMËIVT :
- Pour la France...... 15 fr. \ Pour l'Etranger............. 25 fr.
- Prix du numéro : S francs
- Prière d’adresser le montant des abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut : Paris C/C 1444-7?
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement.
- (On peut se procurer la première année complète au prix de 18 francs, au Secrétariat,
- 41, rue Gay-Lussac, Paris (v“).
- Articles publiés au cours de la première année
- J. Fontègne : Une visite aux Offices d’Orientation professionnelle de Vienne et de Munich (N° 1 et 3).
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le chronoptôscope (N° 2).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie « (N° 6).
- — L’Orientation professionnelle à Madrid (N° 10).
- A. Fessard : La validité des Tests d’aptitude professionnelle (N* 2, 3, 4 et 5).
- — L’intérêt des méthodes statistiques en Orientation professionnelle (N° 6).
- — L’Interprétation des résultats numériques (N° 9).
- H. Laugier : La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3).
- Mm' H. Piéron : Les étalonnages de Tests (N° 1, 2 et 3).
- — Etalonnage d’un Test d’attention (N® 4).
- Mlle D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N* 5).
- M"' A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des Tests professionnels (N® 6)-N. Levitof : La Consultation professionnelle à Moscou (N® 7).
- Regnier : Comment organiser l’Orientation professionnelle dans un centre de moyenne importance (N® 7).
- L. Bourdel : L’Instruction publique et la question professionnelle en Bulgarie (N® 9). Waikenthaler : Quel métier doit choisir un malade du sanatorium pour tuberculeux (N® 10)'
- Articles publiés au cours de la seconde année
- A. Fessard : La détermination des caractères d’un ensemble de mesures (N® 1 et 3).
- — Les courbes de fréquence et le hasard (N® 5 et 6).
- Mmc H. Piéron : L’étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psychologique d’O. P-(N® 4, 2 et 3).
- — Les premiers efforts de l’organisation en France de l’O. P. (N® 4).
- Braunshausen : L’Office d’O. P. de Luxembourg (N°l).
- Henri Piéron : Un projet de fiche psychopédagogique (N® 2).
- Pierre Abraham : Sur l’Orientation Professionnelle de la figure humaine (N® 5 et 6).
- Gérant : Paul Arjo-
- Agen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor. Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- 2e Année
- N° 8
- Octobre 1930
- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I. — La Vie de l’Institut National d’Orientation professionnelle :
- 1° L’Enseignement............................................. 197
- 2° La quinzaine provinciale..............,.................... 204
- IL — R. Jeudon : Education physique et éducation professionnelle............. 208
- III. — Notes et Documents : Profils de métiers.— Essai de tests pour l’aptitude
- au métier de modiste. — Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’Année Psychologique...... ......... 210
- IV. — Les méthodes étrangères en 0. P. : Recherches sur les aptitudes exigées
- par les différents métiers. — Fiches psychologiques, par le
- Dr E. Mira (suite)............................................ 214
- V. — A travers les Revues..................................................... 217
- VI. — Informations............................................................ 218
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE 41, Rue Gay-Lussac, 47
- PARIS
- (Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- d-’Onaexitsition. Professionnelle
- Etablissement reconnu par l’État (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DI? DIRECTION
- MM J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l'Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D’ADMINISTRA TION
- En outre du Bureau :
- M"* Caron, directrice du Lycée' Fénelon. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef .du Service central de la main-d'œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’An-thropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 2' Année
- Octobre 1930
- N° 8
- BULLETIN
- DE
- l’Institut National d'Orientation Professionnelle
- LA VIE
- de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- ANNÉE SCOLAIRE 1930-1931
- L’Institut National d’Orientation se propose trois buts :
- 1° Assurer un enseignement capable de former des conseillers d’orientation ;
- 2° Constituer un centre de documentation pour la diffusion des données relatives à li’orientation professionnelle ;
- 3° Favoriser en vue des questions d’orientation et de sélection scolaire les recherches nécessaires au progrès de ces méthodes et au contrôle de leurs résultats'.
- 1° Enseignement pour la préparation au diplôme
- DE CONSEILLER d’ORIENTATION
- Diplôme. — L’Institut décerne un diplôme de conseiller d'orientation aux élèves régulièrement inscrits ayant suivi avec assiduité, pendant un an les enseignements théoriques et pratiques organisés pour la préparation à ce diplôme, fait un stage dans des offices d’orientation désignés à cet effet, et subi avec succès les épreuves de fin d’année.
- Il pourra en outre être décerné un diplôme supérieur d’orientation dont les conditions d’obtention seront ultérieurement fixées.
- Inscriptions. — Pour être inscrit comme élève de l’Institut, il faut présenter une demande écrite, sur papier libre, accompagnée d’un extrait de l’acte de naissance, et une notice sur
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- les études déjà faites et les diplômes obtenus. Le registre d’inscription est ouvert au secrétariat pendant le mois d’octobre. L’admission est prononcée par le Conseil de direction et est justifiée par l’octroi d’une carte d’inscription. Le nombre des inscriptions est limité.
- Pour s’inscrire à l’examen, il faut présenter une demande écrite, appuyée de certificats d’assiduité aux travaux pratiques délivrés par les'chefs de travaux, et fournir un rapport de stage. L’admission aux épreuves est prononcée par le conseil directeur, après vérification de l’assiduité aux cours sur les registres de présence. Sur justifications spéciales, des dispenses d’assiduité peuvent être accordées. En particulier, les médecins peuvent être dispensés de certains cours et travaux pratiques ; les directeurs d’Office d’orientation peuvent être dispensés de stage, etc.
- Droits d'inscription et d'examen, dispenses. — Le droit d’inscription (donnant droit aux cours et aux travaux pratiques) est fixé à 150 francs, qui doivent être versés au moment de la délivrance de la carte.
- Le droit d’examen est fixé à 100 francs, versés au moment de l’inscription pour l’examen.
- Toutefois seront dispensés des droits :
- 1° Les membres de l’enseignement public ;
- 2° Les membres des offices d’orientation professionnelle ;
- 3° Les boursiers des départements et des villes ;
- 4° Les étudiants et travailleurs spéciaux qui, ayant présenté une demande justifiée, auront obtenu la dispense accordée par le Conseil directeur.
- Examen. — Une session d’examen pour l’obtention du diplôme a lieu tous ies ans entre le 15 juin et le 14 juillet, à une date fixée par le Conseil directeur. Les épreuves consistent :
- 1° En trois compositions écrites d’une durée de deux heures chacune et portant sur :
- a) La physiologie et la pathologie (générale et psychia-
- trique).
- b) La psychologie.
- c) L’organisation de l’orientation et les sciences économi-
- ques.
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- 2° En trois épreuves pratiques, d’une durée de deux heures chacun et relatives :
- a) A l’examen physiologique.
- b) A l’examen psychologique.
- c) A la technique de l’orientation.
- 3° En cinq interrogations orales portant sur :
- a) La physiologie et la pathologie (générale et psychia-
- trique).
- b) La psychologie.
- c) L’orientation et les sciences économiques.
- d) La pédagogie.
- e) La technique des métiers.
- Nota. — Lorsque la composition écrite sera exclusivement consacrée à la physiologie, l’interrogation orale portera exclusivement sur la pathologie, et inversement. De même, lorsque la composition écrile sera exclusivement consacrée à l’organisation, l’interrogation orale portera exclusivement sur les sciences économiques et inversement.
- Les épreuves écrites sont cotées de 0 à 20. Un total de 30 points est nécessaire pour être admissible aux épreuves pratiques. Les épreuves pratiques sont également cotées de 0 à 20, et un total de 30 points est nécessaire pour être admissible aux épreuves orales. Les interrogations orales sont cotées de 0 à 10.
- Pour être définitivement admis, il faut un minimum total de 85 points. La mention assez bien est accordée aux candidats dont le total des points atteint 102 (moyenne de 12 sur 20) ; la mention b:en à ceux dont le total des points atteint 119 (moyenne de 14 sur 20; ; et la mention très bien à ceux dont le total atteint 136 (moyenne de 16 sur 20).
- La mention figure sur le diplôme décerné aux candidats admis.
- Le bénéfice des admissibilités (première ou deuxième admissibilité) acquises à une session d’examen, pourra être conservé à la session suivante.
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- * PROGRAMME
- I. — Physiologie
- 20 Leçons faites au Conservatoire national des Arts et Métiers (292, rue Saint-Martin).
- Même programme que l’année dernière (1).
- Conservatoire de s Arts et Métiers. — M. Lalgier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, co-directeur de l’Institut national d’orientation professionnelle, fait à partir du mois de novembre, un cours sur l’hygiène industrielle et l'orientation professionnelle. Ce cours, sans être à aucun degré obligatoire pour les élèves de l’Institut, peut servir de complément utile à ceux qui auraient le loisir de le suivre. Il a lieu au Conservatoire, 292, rue Saint-Martin, le mercredi et le samedi soir, à 21 h. 15 (amphithéâtre A). Le cours est public, et ouvert à tous sans aucune formalité. Son programme est le suivant :
- 1° Etude des grandes fonctions physiologiques : la vie cellulaire, le milieu intérieur, la circulation, la respiration, alimentation, digestion, assimilitation, les secrétions, la contraction musculaire, le nerf, l’influx nerveux, les centres nerveux, la chaleur animale ;
- 2° Hygiène industrielle : hygiène industrielle du travailleur : hygiène alimentaire, hygiène vestimentaire, hygiène de l’habitation, hygiène mentale dans l’industrie ; hygiène industrielle générale : éclairage, chauffage température, aération, Humidité, poussières et gaz toxiques, air comprimé, courants électriques, protection contre les infections et contre les intoxications professionnelles, ou autres ;
- 3° Orientation professionnelle : le problème de l’orientation professionnelle scientifique ; la mesure des aptitudes physiologiques, psychologiques et les monographies professionnelles ; rôle du pédagogue, la fiche scolaire ; rôle du physiologiste et du médecin, la fiche physiologique et la fiche médicale ; rôle du psychologue, la fiche psychologique ; le marché. du travail et le rôle du conseiller d’orientation ; organisation de l’orientation professionnelle.
- (1) Voir Bulletin de l'Institut National d'Orientation, 1" année, n° 8, octobre 1929, pages 207 et suivantes.
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- II.
- 201
- Pathologie
- a) Pathologie générale
- (0 leçons faites au Musée' pédagogique)
- Même programme que l'année précédente.
- b) Psychiatrie
- (4 leçons faites au Musée pédagogique)
- 1° Les maladies nerveuses chronique© et leur importance en O r ien ta t io n Professionnel le.
- 2° La débilité mentale et son importance en Orientation Professionnelle.
- 3° Les troubles du caractère et leur importance en Orientation Professionnelle.
- 4° Les perversions et la délinquence, leur importance en Orientation Professionnelle.
- III. — Psychologie
- (25 leçons faite© au Musée pédagogique)
- Même programme que l’année précédente.
- IV. — Pédologie
- (10 leçons faites au Musée pédagogique)
- 1° Les grande© lignes de- la psychologie de l’enfant. (Dr Wallon.)
- 2° Le développement psycho-morphologique de l’enfant (Dr Abraham).
- 3° Les étapes du développement psycho-nerveux (Dr Wallon.)
- 4° Les types psycho-nerveux (Dr Wallon).
- 5° L’éducation musculaire. (Dr Jeudon.)
- 6° Les aptitudes mathématiques, leur reconnaissance, leur culture (M. Sainte-Lague).
- 7° La notion de règle (I. Meyerson).
- 8. Les aptitudes aux arts plastiques (M. Luguet).
- 9 et 10 Le caractère et ses composantes (Dr Wallon).
- V. —* Economie politique et sociale (20 leçons faites au Musée pédagogique)
- Même programme que l’année précédente,
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- VI. — Technique des métiers A. — (4 leçons faites au Musée Pédagogique).
- 4 conférences introductives relatives à l’hygiène industrielle sous la direction de M. Auribault, inspecteur divisionnaire du Travail, à Paris.
- B. — 10 conférences-visites qui se feront sous la direction de M. Fontègne. Les jours et heures seront fixés ultérieurement, d’accord avec les élèves.
- VII. — Organisation et pratique de l’orientation L’orientation professionnelle. Organisation générale et pratique., (20 leçons faites au Musée Pédagogique)
- Cours de M. Fontègne
- 1. L’Orientation professionnelle. Son importance. Ses origines.
- 2. Quels facteurs entrent en ligne en orientation professionnelle ?
- 3. La connaissance de l’enfant.
- 4. La connaissance de la profession.
- 5. Les monographies professionnelles.
- 6. La connaissance du milieu.
- 7. Le rôle de l’Ecole primaire en orientation professionnelle : généralités.
- 8. La préorientation professionnelle à l’Ecole.
- 9. Notices scolaires.
- 10. Le cinéma au service de l’orientation professionnelle.
- 11. Le travail manuel au service de l’orientation professionnelle.
- 12. L’Orientation professionnelle à l’étranger.
- 13. Organisation de l’orientation professionnelle en France.
- 14. Le fonctionnement d’un Office d’orientation professionnelle.
- 15 et 16. Etude de cas particuliers. Etablissement de dossiers
- d’enfants.
- Cours de M. Lomonl
- 17. La prolongation de la scolarité par l’atelier-école.
- 18. La part de l’instruction générale dans la recherche des aptitudes.
- 19. La part de l’éducation physique dans l’orientation professionnelle et l’apprentissage.
- 20. La rectification des erreurs d’orientation : un cycle d’études professionnelles pratiques.
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- VIII. — Sélection et orientation (5 leçons failcs au Musée Pédagogique)
- Même programme que l’année précédente.
- Conférences complémentaires Conférences publiques de M. Luc
- Ces conférences auront lieu le jeudi, à 5 heures, au Conservatoire des Arts et Métiers. (Les dates seront fixées ultérieurement).
- 1. L’Orientation professionnelle : Son importance économique.
- 2. L’Orientation professionnelle : Son importance sociale.
- 3. L’Orientation professionnelle et la liberté des familles.
- 4. L’Orientation professionnelle et l’apprentissage.
- Horaire des cours et travaux pratiques Cours
- Lundi, 18 heures, du 17 novembre au 26 janvier : Pédologie, 10 leçons (au Musée pédagogique) ; du 2 au 23 février : Technique des métiers, 4 leçons (au Musée pédagogique).
- Mardi, 18 heures, du 18 novembre au 5 mai : Physiologie, 20 leçons (au Conservatoire des Arts et Métiers) ; du 12 mai au 9 juin : Psychiatrie, 4 leçons (au Musée pédagogique).
- Mercredi, 18 heures, du 12 novembre au 30 avril : Econome politique, 20 leçons (au Musée pédagogique) ; du 22 avril au 27 mai : Pathologie, 6 leçons (au Musée pédagogique).
- Jeudi, 14 heures, du 13 novembre au 30 avril : Organisation, 20 leçons (au Musée pédagogique); du 7 mai au 11 juin : Sélection et Orientation, 5 leçons (au Musée pédagogique).
- Vendredi, 18 heures, du 14 novembre au 5 juin : Psychologie, 25 leçons (au Musée pédagogique).
- Travaux pratiques et exercices d’application
- Jeudi, de 9 h. 30 à 11 h. 30, à partir du 13 novembre : Psychologie (Laboratoire de psychologie de la Sorbonne).
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- Samedi, 16 heures, à partir du 15 novembre : Physiologie (Laboratoire de physiologie du Conservatoire des Arts et Métiers).
- Mardi, 14 h. 30, 5, 12 et 19 mai : Technique des tests scolaires (Ecole communale de jeunes filles, rue Geoffroy-Lasr nier)..
- Jeudi, de février à avril, à 15 heures, après le cours d’Organisation, présentation avec commentaires de Films de métiers ; du 30 avril au 21 mai, technique des tests scolaires, laboratoire de psychologie à la Sorbonne, à 15 h. 30.
- Exercices pratiques d’Orientation et Stage
- Des séances d’examen de dossiers d’enfants et d’orientation seront organisées. Les jours et les heures seront indiqués ultérieurement.
- La séance de rentrée (avec remise des diplômes aux anciens élèves) aura lieu le vendredi 7 novembre, à 17 heures.
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- La quinzaine provinciale de l’I. N. O. P.
- Voici le programme des conférences et travaux pratiques de cette quinzaine provinciale :
- Lundi 6 octobre, au Conservatoire des Arts et Métiers : A 10 heures, ouverture par une conférence de M. Luc, sur
- L'importance économique de l'Orientation professionnelle. »
- A 14 heures, au Laboratoire de physiologie du travail, exercices pratiques de physiologie (sous la direction de Mlle C. Veil).
- A 18 heures, au Conservatoire des Arts et Métiers, conférence de M. H. Piéron sur «La notion d'aptitude et la méthode des.tests. »
- Mardi 7 octobre, au Musée pédagogique : A 9 heures, conférence de MUe C. Veil : « Les mesures anthropométriques. »
- A 10 h. 30, conférence de M. H. Wallon : « Les étapes du développement psychophysiologique chez l'enfant. »
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- A 14 heures, au Laboratoire de Physiologie du Travail du Conservatoire des Arts et Métiers, exercices pratiques de physiologie sous la direction de M1!e C. Veil.
- A 18 heures, au Conservatoire des Arts et Métiers, conférence de M. Laugier : « La fiche physiologique et son appli-quation à l'O. P. »
- Mercredi 8 octobre, à 9 heures, au Musée Pédagogique, conférence de Mlle C. Veil : « Les mesures relatives à l'appareil circulatoire. »
- A 10 h. 30, au Musée pédagogique, conférence de M. Paul-Boncour : « Les troubles de la croissance somatique. >>
- A 14 heures, au laboratoire de physiologie du travail, travaux pratiques de physiologie, sous la direction de MUo C. Veil.
- A 18 heures., au Conservatoire des Arts et Métiers, conférence de M. Fontègne : « Less origines du mouvement d'Orientation professionnelle. »
- Jeudi 9 octobre, à 9 heures, au Musée pédagogique, conférence de M. Fontègne : « Le rôle de l'Ecole primaire en Orientation professionnelle. »
- A 10 h. 30, conférence de M. Lomont : « L'Orientation professionnelle par les aleliers-é,coles. »
- A 14 heures, au Laboratoire de psychologie du travail, travaux pratiques de physiologie sous la direction de Mlle Veil.
- A 10 heures, au Conservatoire des Arts et Métiers, conférence de M. Oualid : « Méthodes d'organisation et de rémunération du travail moderne. »
- Vendredi 10 octobre, à 9 heures, au Musée pédagogique, conférence de Mlle C. Veil : « Les mesures relatives à l'appareil respiratoire. »
- A 10 h. 30, au Musée pédagogique, conférence 4e M. Wallon : « Les étapes du développement intellectuel de l’enfant. »
- A 14 heures, au Laboratoire de psychologie de la Sorbonne, travaux pratiques de psychologie. Les tests collectifs, sous la direction de Mme Henri Piéron.
- A 18 heures, conférence de M. Laiiy : « La psychotechni-
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- que en relation avec VOrientation proelssionnelle : son importance et ses limites actuelles. »
- Samedi 11 octobre, à 9 heures, au Musée pédagogique, conférence de Mlle C. Veil : « Les mesures en relation avec le système neuro-musculaire. »
- A 10 h. 30, conférence de M. Luc : « Importance sociale de VOrientation professionnelle. »
- Lundi 13 octobre, à 9 heures, au Musée pédagogique, conférence de M. Oualid : « L’Orientation, la préparation et la formation technique et professionnelle du travailleur au point de vue économique et législatif. »
- A 10 h. 30, conférence de M. Piéron : « Le rôle des sens, leur examen. »
- A 14 h., au Laboratoire de psychologie de la Sorbonne, exercices de psychologie (tests collectifs) sous la direction de Mmo Henri Piéron.
- A 18 heures, au Conservatoire des Arts et Métiers, conférence de M. Wallon : « La psychologie du comportement et l’étude de l’enfant. »
- Mardi 14 octobre, à 9 heures, au Musée pédagogique, conférence de M. Oualid : « Les tendances générales de la législation ouvrière contemporaine. »
- A 10 h. 30, au Musée pédagogique, conférence de M. H. Piéron : « L’activité et l'efficience. »
- A 14 heures, au Laboratoire de psychologie de la Sorbonne, exercices pratiques de psychologie sous la direction de M. François.
- A 18 heures, au Conservatoire des Arts et Métiers, conférence de M. Fessard : « L’application des méthodes statistiques en Orientation professionnelle. »
- Mercredi 25 octobre, à 9 heures, au Musée pédagogique, conférence de M. Fessard : « La notion de valeur représentative et la confiance qu'on lui peut accorder. »
- A 10 h. 30, au Musée pédagogique, conférence de M. H. Piéron : « La mémoire. »
- A 14 heures, au Laboratoire de psychologie à la Sorbonne,
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- exercices pratiques de psychologie sous la direction de M. M. François..
- A 18 heures, au Conservatoire des Arts et Métiers, conférence de M. Heuyer : « Les anomalies mentales de l'écolier et leur importance en Orientation professionnelle.')')
- Jeudi 16 octobre, à 9 heures, au Musée pédagogique, conférence de M. Fessard : « La notion de corrélation et la prévisibilité. »
- A 10 h. 30, au Musée pédagogique, conférence de M. H. Piéron : « L'Intelligence et ses formes. »
- A 14 heures, au Laboratoire de psychologie à la Sorbonne, exercices pratiques de psychologie, sous la direction de M. M. François.
- A 18 heures, au Conservatoire des Arts et Métiers, conférence de M. Larcher : « L'organisation administrative des offices d'Orientation professionnelle. »
- Vendredi 17 octobre, à 9 Heures, conférence de M. Lahy : « Etude et discussion de quelques profils psychologiques d'enfants à orienter. »
- A. 10 h. 30, conférence de M.< H. Piéron : « L'emploi des fiches psychologiques. »
- A 14 heures, au Laboratoire de psychologie à la Sorbonne, exercices praliques de psychologie sous la direction de M. M. François.
- A 18 heures, au Conservatoire des Arts et Métiers, conférence de M. Paul Boncour : « Du rôle du médecin en Orientation proefssionnelle, » v
- Samedi 18 mars, à 9 heures, au Musée pédagogique, conférence de M. Heuyer : « La signification et l'importance du syndrome de débilité motrice en Orientation professionnelle.))
- A 10 h. 30, au Musée pédagogique, conférence de M. Fon-tègne : « Le fonctionnement d'un office d'Orientation professionnelle. »
- A 18 heures, au Conservatoire des Arts et Métiers, séance de clôture. Conférence de M. Luc : « L’Orientation professionnelle et la liberté des familles. »
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- Education physique et Education professionnelle
- par Robert JEUDON
- Lorsque, voici quelque 15 ans, quelques physiologistes et quelques médecins commencèrent à étudier sur le stade la physiologie des athlètes en action, on crut que l’intérêt de celte étude se limitait à l’amélioration de la technique sportive ou à la meilleure préparation des champions. Rôle utile certes, car le champion est à l’éducation physique de la masse aussi utile que le virtuose à la vulgarisation de la musique” ou le poète à la noblesse de la langue. Mais ces recherches semblaient d’un intérêt limité.
- On s’aperçut bientôt de résultats beaucoup plus intéressants qui ouvrent à la recherche et aux applications un champ très vaste.
- Tout d’abord on vit la différence profonde qui existe entre la physiologie classique (celle de l'homme « au repos », souvent môme de l’homme malade) et la physiologie de l’homme en action. Et les données de cette physiologie nouvelle trouvèrent une première application dans la rééducation des mutilés de la guerre ou du travail.
- IJ nous semble aujourd’hui qu’on peut concevoir une application beaucoup plus vaste encore des données de la physiologie du mouvement, de l’effort et de la fatigue, si on les applique à la Science du Travail, c’est-à-dire à l’orientation, à la sélection et à l’apprentissage professionnels.
- On a tort de dire que l’Education physique n’est utile que pour l’intellectuel ou le bureaucrate à titre de correctif de la vie sédentaire, et qu’elle est iniilile à l’ouvrier, de la ville ou des champs, sous prétexte que pour celui-ci le travail manuel quotidien serait en lui-même une dépense physique suffisante. Cela serait vrai si ce travail était effectué dans des conditions satisfaisantes d’hygiène, de confort, de technique, en un mot, s’il était bien fait. Profonde erreur au contraire si l’on veut bien considérer que le plus souvent ce travail est accompli dans des conditions hygiéniques et physiologiques déplorables, qui aboutissent trop souvent à la déformation professionnelle et au mauvais rendement.
- Il y a entre le travail bien fait et le travail mal fait la même énorme différence de fatigue et de rendement qu’entre la course d’un athlète entraîné et celle d’un profane ou d’un débutant.
- L’Education physique du travailleur doit faite partie de l’apprcn-
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- lissage, elle est l’un des facteurs essentiels de la lutte que toutes les nations soutiennent pour combler par la qualité la perte de millions de morts, le gaspillage des énergies, l’imperfection de Pou-tillage.
- D’abord parce que la machine humaine est essentiellement perfectible et éducable, ensuite parce qu’il est bon d’avoir « plusieurs cordes à son arc », parce qu’il faut se maintenir, dans son travail, au-dessous de son optimum, et avoir en réserve, tout comme un bon moteur, un excédent de puissance. Parce que, enfin, la vieillesse gagne sur nous chaque jour-et chaque jour nous retire des aptitudes qu’il nous faut remplacer par des qualités compensatrices qui ne peuvent s’obtenir que par l’entraînement et l’adaptation intelligente aux conditions toujours nouvelles du travail dont la technique est en progression constante.
- Or il n’existe pas, dans l’activité humaine, d’exemple plus net de la nécessité de l’éducation motrice, de la précision du geste, que dans Pacte sportif, où la quasi-perfection du « style » est la condition même de la possibilité d’accomplir un acte donné ; ou se manifeste mieux la nécessité d’une parfaite coordination entre l’effort à produire (en qualité et en intensité), et le but à atteindre, par l’utilisation du travail exactement nécessaire et suffisant pour réaliser ce but et pouvoir le répéter souvent avec le maximum de rendement et le minimum de fatigue.
- La préparation physique du travailleur est donc nécessaire aussi bien du point de vue social, en vue d’un meilleur rendement, que du point de vue humain, car elle est pour lui la meilleure prophylaxie de la maladresse, qui est elle-même à l’origine de la fatigue et aussi de la plupart des accidents du travail.
- Enfin, du point de vue plus spécial de rOrientation professionnelle proprement dite, on est frappé de la similitude qui existe entre les buts recherchés (minimum de fatigue et maximum de rendement), et les moyens utilisés dans les deux domaines (tests d’aptitude et de fatigue, élude des réactions et des excitations très comparables dans les deux cas). Et ceci nous amène à une conception qui m’est personnelle et qu’on pourra discuter, mais qui me semble mériter d’être approfondie, l’éducation physique adaptée à la profession.
- Après l’éducation physique et sportive élémentaire de l’enfant, commune pour tous les sujets normaux et qui constitue l’enseignement primaire de l’E. P., pourquoi ne pas énvisager une E. P. adaptée à ce que certains auteurs, tel Mauvezin, ont appelé la
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- « hiérarchie des professions » ? On conçoit par exemple cjue la préparation physique de l’ouvrier du type « bœuf de Taylor » (débardeurs, dockers, forls des halles), soit faite surtout de travail musculaire de force type poids et haltères, alors que celle de l’artisan ou de l’ouvrier spécialisé soit faite plutôt de souplesse, d’adresse et de précision. Oue les exercices de vitesse conviennent par exemple au tisserand, à l’organiste, à tous ceux qui auront besoin de réflexes rapides et précis, de manœuvre des pédales d’embrayage, des manivelles, etc., alors que les exercices de fond et de résistance conviendront mieux aux agriculteurs, aux livreurs, aux facteurs, aux ouvriers du bâtiment.
- Oue les sports d’équipe et les jeux collectifs (football, rugby, hockey, etc.) s’appliquent, aux futurs chefs d’équipe (employés, secrétaires, contremaîtres) qui ont besoin d’être exercés à la réflexion, à la discipline librement consentie sans pour cela tuer l’initiative, au partage des responsabilités.
- Oue le sport enfin, et le vrai sport, la' compétition athlétique dont on dit aujourd’hui tant de mal mais qui a tout de même fait des hommes, est indispensable aux intellectuels, à tous ceux qui demain seront des meneurs d’hommes, des chefs d’entreprise, auquel il faudra, dans la lutte-pour la vie, le caractère, la volonté, le « cran », le courage même, le goût de l’effort et du risque, qui s’apprénnent dans l’angoisse, parfois même dans la souffrance, mais aussi dans l'apothéose- d’un sprint final, d’un essai ou d’un shoot, de toutes ces minutes inoubliables « cpii font des hommes », où l’être tout entier, physique et moral, est tendu vers une seconde de moins, un centimètre de plus, et où il n’y a pas d’autre issues que de vaincre ou d’être vaincu.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Profils et Métiers
- Dans une étude sur la pratique psychologique de l’orientation professionnelle publiée par The Australasian Journal o[ Psychology (juin 1930, pp. 135-149), le lecteur de psychologie de l’Université de Sydney donne trois profils de métiers, en indiquant, d’après le niveau centilé, l’exigence minime qu’on doit envisager pour chacun des traits mentaux inscrits dans ces profils.
- Voici ces niveaux au-dessous desquels il y aurait contre-indication (le niveau 100 étant le plus élevé), pour le commerçant (I), l’élève mécanicien (II) et l’employé de bureau (III).
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- I. Intelligence générale. 1 II Ht
- Calculs numériques .... 45 70 65
- Langage .... 75 45 70
- Analyse logique et raisonnement .... 80 55 60
- .... 80 35 75
- Compréhension et mémoire d!es ordres .... 70 70 78
- Relations de formes.
- Plan et dessin f '. .... 32 82 45
- Constructivité mécanique, ingéniosité .... 50 85 35
- Personnalité. -
- Charme .... 87 35 55
- Vivacité de conversation .... 87 35 45
- Confiance en soi .... 82 32 45
- Prestance .... 82 32 65
- Enthousiasme .... 82 35 72
- Mémoire des visages .... 87 35 65
- Sympathie .... 82 35 52
- Optimisme .... 82 35 42
- Ambition .... 82 32 45
- II. Capacité d’exécution.
- Processus mentaux élémentaires.
- Vitesse de perception .... 55 70 70
- Discrimination .... 50 77 70
- Facilité de langage .... 70 42 70
- Agilité mentale. .... 57 45 70
- Discrimination sensorielle.
- Audition .... 75 70 50
- Acuité visuelle .... 75 82 70
- Vision .chromatique .... 52 — —
- Discrimination spatiale .... 32 82 35
- Habileté motrice.
- Vitesse .... 32 77 70
- Précision et exactitude . .... 30 75 40
- Coordination .... 32 77 70
- Physique.
- Rapport de la taille ou poids .... 82 G2 37
- Santé .... 82 62 52
- Force dynamométrique .... 82 62 30
- III. Caractère et tempérament.'
- Extra-intraversion .... 22 85 70
- Stabilité émotionnelle .... 75 55 45
- Egocentrisme .... 25 80 50
- Intégrité .... 82 50 72
- Conscience 50 55
- Persévérance. . . .... 85 50 32
- Domination (Leadership) .... 82 50 47
- Esprit de coopération .... 82 50 70
- Les éléments mentaux indiqués dans ces profils sont déterminés pour une large part au moyen des tests (tests Alpha de l’armée américaine, tests de Kolis et de Stenqvist, test inspiré des épreuves de Downey pour le profil de personnalité), les résultats de ceux-ci étant utilisés toutefois sous la forme du diagnostic clinique.
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- Sur la méthode ayant permis la détermination des exigences minime de ces profils de métiers, l’auteur donne peu de détails, et il semble qu’elle ait été également clinique et fondée sur des appréciations approximatives.
- H. P.
- Essai de Tests pour l’aptitude au métier de Modiste
- Continuant ses recherches sur les aptitudes à la profession de modiste, après s’être adressé à des élèves d’une Ecole professionnelle, J. J. Van Biervliet (1) a examiné des ouvrières, malheureusement en très petit nombre, six seulement, dont trois bonnes et trois médiocres.
- Le classement de ces six sujets au moyen d’une batterie de cinq tests fut en accord avec la division en ces deux groupes ; en outre les résultats moyens de ces ouvrières furent supérieurs à ceux des
- élèves précédemment examinées :
- Moyenne
- Elèves Ouvrières
- Mémoire visuelle des formes (30 points) 25,9 28,2
- Discrimination visuelle des formes (€0 points) 51,0 58,2
- Découpage (cercles et élipses).... (60 points) 48,3 57,8
- Discrimination tactile des formes. (30 points) 25,8 29.4
- Discrimination des couleuis (10 points) 8;7 9,2
- La distinction visuelle des formes était fondée sur le plus petit allongement d’un cercle suivant un diamètre permettant la perception de l’ellipse ; la distinction tactile était faite au moyen du Sté-réoesthésimètre (qualifié inexactement de « Myoesthésimètre tactile de Toulouse et Vaschide ») comportant une sphère étalon de 10 m/ra de diamètre et des ellipsoïdes par allongements gradués suivant un diamètre (2), 10 points étant attribués pour la perception de rallongement d’un millimètre, .9 pour un .allongement de deux millimètres, etc. Cette notation ne peut être considérée comme satisfaisante : ne percevoir l’ellipsoïde que pour un allongement de 2 millimètres représente une capacité très grossière d’appréciation, et l’on perçoit normalement moins d’un millimètre.
- Les méthodes d’appréciation des nuances d’après une vitesse de notation (désignation sur un tableau de l’une des 5 nuances les
- (1) Recherches des aptitudes à la profession die modiste. Bulletin irirn. de l’Office iniern. pour l’Or. pr., Bruxelles, 1930, n° ,37, pp. 1-5.
- (2) Cf. Toulouse et Piéron. Technique de Psychologie expérimentale, 1911, t. I. p. 206.
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- 6 principales couleurs correspondant à un étalon) ne paraît pas non plus très satisfaisante.
- Il n’y a là que des essais encore bien insuffisants. H. P.
- Fragilité pulmonaire, inhalation de poussières et pneumokonioses
- La fragilité pulmonaire est une contre-indication pour les métiers qui comportent des absorptions de poussières, et en particulier pour les métiers exposés aux « pneumokonioses » professionnelles, dont la déclaration a été rendue obligatoire par le décret du 16 novembre 1929 élaboré au Ministère du Travail.
- On a distigué quatre types de cette maladie caractérisée par une sclérose du parenchyme pulmonaire due à la fixation de particules solides inhalées : l’anthracose par inhalation de poussières de charbon, la sidérose par inhalation de poussières ferriques, la schistose par inhalation de poussières d’ardoise, enfin la chalicose ou mieux silicose par inhalation de poussières de silice, etc.
- D’après André Feil (Contribution à l’étude des pneumokonioses professionnelles, Presse médicale, 12 juillet 1930) la fibrose pulmonaire, la pneumokoniose vraie serait toujours le fait de la silice, seule poussière sclérosante, associée au charbon, à l’ardoise, au fer même (apparaissant surtout dans les mines de fer où la silice est abondante). '
- Mais, même s’il n’y a pas sclérose véritable, l’irritation par les particules solides, dont certaines ont une action chimique caustique, et surtout l’apport corrélatif de nombreuses bactéries rend, pour les prédisposés du poumon, l’inhalation de toutes les formes de poussière particulièrement dangereuse : poussière des tailleurs de pierre (silicose), des ardoisiers, potiers, porcelainiers, tuiliers, briquetiers, etc. (schistose), des mineurs et de certains métallurgistes (enthracose et sidérose), mais aussi poussières molles (coton, laine, plumes), et surtout poussières infectieuses banales et poussières toxiques (plomb, mercure, dans certaines mines de cinabre, arsenic, etc.).
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- Quelques données intéressant l’Orientation professionnelle d’après les analyses de l’Anné Psychologique
- G. W. Allport. — A test for ascendance-submission (Un test de tempérament autoritaire ou soumis). — I. E. Bexder. — Ascendance-Submission in relation to certain other factors in personality (Autorité ou soumission, en relation avec certains autres facteurs de la personnalité). — J. of. Abn. Ps., XXIII, 3, 1928, p. 118-136 et -137-143.
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- Toujours le problème de la mesure du caractère. A. définit un trait de caractère comme une forme définie du comportement plus généralisée qu’une réaction isolée ou une simple habitude. Un caractère peut avoir tendance à s’affirmer ou au contraire à « suivre le mouvement ». C’est à mesurer ce complexe difficilement analysable et cependant net, que A. destine son échelle, elle est composée d’un certain nombre de questions portant sur des faits susceptibles de se produire dans la vie courante (fîtes-vous ennuyé d’avoir abordé un étranger que vous avez pris pour une connaissance ? Dans une réception cherchez-vous à être présenté à l’hôte de marque ?) Le questionnaire pour hommes a été appliqué à 400 étudiants, celui pour femmes à 200 étudiantes. Pour chaque sujet, 5 évaluations ont été rassemblées. Leur moyenne arithmétique donnait la valeur adqptée. On a ensuite évalué la fréquence des réponses choisies (environ 65.000) et reporté en face de ces valeurs moyennes la fréquence des choix. La valeur brute de chaque choix était représentée par l’évaluation moyenne attribuée aux sujets qui avaient fait ce choix. Toutefois pour simplifier, on a déterminé la moyenne arithmétique de la série des valeurs brutes, calculé les écarts moyens. De ce fait tous les écarts positifs indiquaient le degré d’autorité, les négatifs, celui de soumission. Le total, pour chaque sujet s’obtient en faisant la somme algébrique, des valeurs positives et négatives.
- Le test a montré une distribution normale, avec une dispersion suffisante. Sa constance a été à un intervalle de 6 semaines de + 0,78 pour les femmes, de + 0,737 pour les hommes ; l’auteur insiste sur son importance en matière d’O. P.
- Ce même test a été appliqué par Rendcr, et les résultats obtenus ont été étudiés en fonction d’un certain nombre de facteurs : hauteur et poids ; intelligence et bourses ; introversion et extroversion ; ordre des naissances clans la famille ; succès en matière d’études. Les résultats obtenus sont principalement négatifs. M. L.
- LES MÉTHODES ÉTRANGÈRES EN 0. P.
- Recherches sur les aptitudes exigées par les différents métiers
- Fiches psychologiques du Dr E. Mira (Suite)
- Musicien (Exécutant). — Travail surtout psychique, perceptoréac-tionnel, de type auditivomoteur, qui demande : une bonne perception du rythme et des petites valeurs de temps ; une bonne discrimination et une bonne mémoire acoustiques des sons et
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- des accords ; une bonne mémoire motrice (des positions digitales).
- N altier. — Travail surtout physique, spatial, de moyennes et grandes dimensions, déterminé, principalement réactionnel, qui demande : de l’agilité et de la précision dans les mouvements digitaux.
- Nickeleur. — Travail surtout physique, déterminé, perceptoréac-tionnel, de type spatial, de dimensions moyennes, qui demande : des aptitudes analogues à celles du polisseur.
- Opticien. — Travail psychologique, variable, perceptoréactionnel, de type spatial, de dimensions moyennes et petites, qui demande : une bonne perception visuelle des formes, des degrés des courbures et des valeurs angulaires ; du sens stéréognosique, une bonne sensibilité tactile, musculaire, à la pression et articulaire ; une excellente précision des mouvements des mains et des doigts, une bonne appréciation des microdistances ; une bonne appréciation des degrés de dureté.
- Orfèvre. — Travail surtout psychique, variable, perceptoréactionnel, de type spatial, de dimensions moyennes et petites qui demande : de bonnes perceptions, une bonne mémoire et une bonne imagination visuo-tactiles des formes, des volumes et des reliefs ; du sens stérégnosique ; une bonne perception de la proportionnalité et de la symétrie ; une bonne coordination oculo-manuelle ; une bonne sensibilité musculaire et articulaire et une bonne précision des mouvements de l’avant-bras et de la main ; une excellente inhibition des mouvements réflexes.
- Passementier. —• Travail spatial, surtout physique et réactionnel,' automatisable, de dimensions moyennes, qui demande : une bonne discrimination (visuelle et tactile) des grosseurs ; une bonne mémoire motrice ; de la précision et de la rapidité dans les mouvements manuels et digitaux ; une attention visuelle concentrée et persistante ; une imagination spatiale normale.
- Peintre (Décorateur). — Travail spatial, de dimensions grandes et moyennes, qui demande : d’excellentes perceptions visuelles des contours, des surfaces et des valeurs angulaires ; une excellente discrimination des tons chromatiques, et de l’habileté pour leur combinaison chimique ; une bonne perception du clair-obscur; une bonne précision des mouvements, spécialement de la main et de l’avant-bras droits ; une bonne mémoire visuelle des formes et des couleurs. Du goût artistique.
- Peintre (Portraitiste). — Travail spatial, de toutes dimensions, qui demande : d’excellentes perceptions, une excellente mémoire et
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- une excellente imagination visuelle des formes des tons chromatiques et des proportions spatiales ; la capacité d’analyser les mélanges chromatiques ; une attention visuelle rapidement adaptable aux divers degrés d’extension du champ visuel ; une bonne perception du relief et du clair-obscur ; de la capacité d’abstraction des traits expressifs des physionomies ; une bonne précision et une bonne mémoire motrice des réactions de l’avant-bras et de la main. Un excellent goût artistique.
- Photographe. — Travail spatial, de toutes dimensions, percepto-réactionnel, qui demande : une bonne perception visuelle, une bonne mémonre et une bonne imagination des formes, des volumes et des distances ; la perception intuitive du temps ; une bonne précision des petits mouvements de l’avant-bras et du poignet ; du goût artistique.
- Photograveur. — Travail spatial, de petites dimensions, qui demande : les conditions d’aptitudes demandées pour la photographie associées à celles requises pour la gravure.
- Plombier. — Travail spatial, surtout physique, déterminé et réactionnel, qui demande : une précision normale dans les réactions, une appréciation normale des formes et une bonne mémoire musculaire.
- Polisseur. — Travail de .type spatial, surtout physique, déterminé et "réactionnel, qui demande : une sensibilité tactile, musculaire et articulaire normale ; la perception des reliefs et des aspérités ; de la précision et de la mémoire pour les réactions motrices.
- Ramoneur. — Travail spatial, de grandes dimensions, surtout physique et réactionnel, qui demande : un sens normal de l’équilibre et une bonne coordination oculo-manuelle.
- Scieur-mécanicien. — Travail spatial, de petites dimensions, qui demande : une bonne perception et une bonne mémoire visuo-tactile des formes et des volumes ; une bonne sensibilité musculaire ; une bonne coordination oculo-manuelle ; une bonne précision des mouvements de l’avant-bras et de la main.
- Sculpteur (Graveur). — Travail de type spatial, de moyennes et de petites dimensions, perceptoréactionnel, qui demande : une excellente perception du relief et du clair-obscur ; une bonne perception, une bonne mémoire et une bonne imagination visuelle des formes, des volumes et des proportions; une bonne mémoire motrice ; une bonne coordination oculo-manuelle ; une attention visuelle élastique (rapidement adaptable aux variations de l’extension du champ spatial où elle se projette) ; une
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- excellente précision des réactions psychomotrices des bras (travail du bras et de l’avant-bras droit et de l’avant-bras et du poignet gauche ou vice-versa).
- Sculpteur (de pierre). —- Conditions identiques à celles du métier antérieur, avec la seule différence qu’il est exigé ici une plus grande intensité et une plus grande rapidité dans la réaction psychomotrice.
- Serrurier. —• Travail spatial, de petites dimensions, perccptoréac-tionncl, qui demande : une bonne imagination et une bonne intelligence spatiales ; une excellente sensibilité musculaire et articulaire ; une grande précision dans les petits muovements de l’avant-bras et de la main. Une aptitude normale pour le dessin linéaire.
- Sertisseur (de bijoux). — Travail spatial, de dimensions très petites, qui demande : une bonne appréciation des formes, des reliefs et des valeurs angulaires, une bonne appréciation des degrés de transparence ; une attention visuelle micromélrique. une parfaite coordination oculo-manuclle ; une parfaite précision des mouvements du poignet et des doigts ; une bonne sensibilité musculaire, spécialement des organes servant à tenir (mouvement de pince). Du goût artistique. De la patience.
- Stucateur. — Travail surtout physique, déterminé, de moyennes et grandes dimensions, qui demande : une bonne sensibilité musculaire et de pression, de l’intensité, de la rapidité et de la précision clans les mouvements des bras étendus ; une perception normale du relief.
- Tailleur (Commis vendeur). — Travail surtout psychique, variable, perceploréaclionncl, verbo-spatial, qui demande : une intelligence' verbale normale, la mémoire visuelle et tactile des tissus ; une bonne perception et une bonne mémoire ides tons chromatiques. (ci suivre.)
- A travers les Revues
- Dans la Rivista cli Psicologia (juin 1930), Giuseppe Vidoni envisage le rôle de la sensibilité comme indice d’éducabilité en psychotechnique, d’après des recherches faites sur une centaine de jeunes gens de l’école industrielle de Gênes au Laboratoire de l'Institut Biotypologique dans un but d’orientation professionnelle : différenciant les types visuels auditifs et moteurs de ses sujets, il dit
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- avoir remarqué que l’éducabilité était plus grande chez les premiers, et maxima chez les visuélo-motcurs.
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- Dans la Psychotechnische Zeitschrift de juin 1930, G. Ivrüger expose des recherches sur des épreuves d’aptitude préparées par Rupp et destinées à apprécier la capacité de représentation spatiale, montrant la valeur significative de ces épreuves, révélant cette capacité chez des jeunes gens n’ayant subi aucune éducation en ce sens.
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- Le Bulletin des Comités d’Orientation professionnelle de la région parisienne (juillet 1930) reproduit La liste des métiers pour cardiaques établie par la Société « L’Aide aux Cardiaques » (Centre de Cardiologie de la Pitié) que préside le professeur Vaquez, métiers pour hommes et femmes pouvant encore fournir une activité physique normale, ou susceptibles seulement d’une activité diminuée légèrement ou fortement (ces métiers étant, dans ce dernier cas, ceux de bijoutier, horloger, opticien, concierge, brocheur, monteur en T. S. F., pour les hommes, de lingère, brodeuse, ouvrière en perles ou tapisserie, retoucheur photographe, graveuse de musique, pour les femmes).
- INFORMATIONS
- Cours d'O. P. pour le personnel enseignant, à Rome. — Sur l’initiative de Mmo Dr Maria Diez Gasca, directrice du Cabinet psychotechnique à Rome et grâce au concours du Ministère italien de l’Education nationale et du Ministère des Corporations, un cours a été inauguré le 27 décembre dernier à Rome, par une adresse du docteur Santé de Sanctis sur le problème de la vocation, cours destiné au personnel enseignant des écoles de la région romaine, aux inspecteurs, directeurs et instituteurs, ayant pour but de leur faire comprendre les buts et les moyens de l’O. P. et de gagner leur active collaboration.
- Des conférences furent faites par les professeurs A. Ilvento, F. Banissoni, L. Cimatti, M. Ponzo, C. Foa, Ventura, Padel-laro, etc., et par deux savants étrangers, MM. Bovet, de Genève, et Ciiristiaens, de Bruxelles.
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- * I
- L'Exposition d'O. P. de la Mairie du Xe (Paris 1930). — La Mairie du X° a organisé au mois de mai 1930, une exposition d’Orien-tation Professionnelle très agréablement conçue. A l’entrée, des dossiers et des tableaux pour renseigner sur la technique même de l’Orientation : fiches d’examen médical, fiches psychologiques, questionnaires à remplir par les parents, questionnaires à l'usage des instituteurs, etc., etc.
- Ensuite, exposition des « résultats pratiques » : de jolis objets, exécutés par les élèves des écoles professionnelles et des ateliers-écoles de l’arrondissement, et parmi lesquels il convient de signaler spécialement les dessins des élèves de l’Ecole spéciale de dessin du boulevard de Belleville, les broderies, coussins et parures des élèves de l’Ecole Jacquard et de l’Ecole de la rue Pierre-Bul-let, les chaussures faites par les apprentis de l’Ecole de Métiers de chausseurs-bottiers, etc., etc.
- Plus loin, de jeunes apprentis de première année de l’atelier-école de la Maroquinerie ont exécuté devant les visiteurs des mallettes de voyage, tandis qu’à côté des jeunes gens d’une autre école cousaient et apprêtaient des fourrures. Sur toutes les tables des brochures variées, soit sur l’O. P. en général, soit sur différents métiers, pour instruire et renseigner. Il serait à souhaiter qu’il y eût plus souvent des expositions de ce genre, gaies et vivantes, pour propager rapidement et utilement la connaissance de l’Orientation Professionnelle dans tous les milieux. !.. B.
- Une démonstration des tests de Seashore. — Le jeudi 3 juillet, M. Piéron a fait pour les élèves et anciens élèves de l’I. N. O. P. et de l’Institut de psychologie de l’Université une démonstration de la série des tests musicaux de Seashore (établis sur disques Columbia) comprenant des épreuves d’appréciation de hauteur, d’intensité, de durée, de consonance et de rythme et une épreuve de mémoire tonale.
- Les résultats des épreuves ont été corrigés et permettront une comparaison avec l’étalonnage donné par Seashore, tout en donnant lieu à des observations au sujet de la technique à employer.
- Dans le n° de juin 1930 de Industrielle Psychotecnih, W. Luitii-len, énumère les tests employés par la compagnie générale d’électricité de Berlin pour la sélection des apprentis.
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- n V nNGELMANN discute le rôle de l’examen psychotechnique en U. 1 . ii insiste sur 1 importance de compléter cet examen par une etude approfondie du sujet (sa position sociale, ses goûts, son état P lysi(îue’ etc0 Pour obtenir des résultats pratiques satisfaisants.
- B. N.
- Les examens psychotechniques en Suisse. — Nos lecteurs n’ignorent pias que, depuis de nombreuses années déjà, des examens psychotechniques ont été organisés pour l’admission des élèves dans les Ecoles d’horlogerie suisses. Confiés à M. Heinis, privat-docent à 1 Université de Genève, ils donnent, semble-t-il, d’excellents résultats.
- Des essais semblab.ies viennent d’être tentés en vue du recrutement d apprentis maçons. Voici ce, qu’à ce sujet, nous apprend la io\uc suisse Berufberatung und Bei'ufbildung :
- « Les 1er et 2 avril dernier, le département vaudois de l’Industrie et du Commerce a organisé à Montreux des examens psychotechniques, auxquels ont été convoqués une dizaine de jeunes gens de la région Vevey-Montreux, qui se sont fait inscrire pour suivre le cours de pré-apprentissage pour maçons, lequel va incessamment commencer à Lausanne.
- « Les épreuves avaient pour but de déterminer les aptitudes des candidats à 1 exercice de la profession de maçon. Elles étaient dirigées par le chef de l’Institut psychotechnique de Lausanne, récemment fondé. 1
- « Au moyen de trois appareils de démonstration, les épreuves suivantes ont été imposées aux candidats :
- « L Appréciation du degré de finesse du coup d’œil par l’observation du parallélisme de lignes et de surfaces, et lia comparaison de leurs dimensions ;
- « 2. Détermination du degrc de sensibilité à la pesanteur, et (de 1 eitort proportionné nécessaire;
- « 3. Appréciation de la précision des mouvements des bras rythmés et non rythmés.
- Il Ces trois exercices étaient destinés, en même temps, à observer et à qualifier les habitudes de travail, le tempérament, super-iiciabihte ou méticulosité, des candidats. »
- Vous ne pouvons qu’approuver ce genre d’examen d’admission et condamner tous ces examens qui, ne faisant aucune part aux aptitudes, laissent le choix d’une profession à l’arbitraire, au goût passager d un enfant ou à l’agencement matériel d’une école.
- J. F.
- Agen. Imprimerie Moderne (Assoc, ouv.). — Juin 1927.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- • Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : M“’ Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours •de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M"* L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences M"* C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vilry, professeur à l’Ecole d’An-;thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : D' Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M"” Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique -des Hautes-Etudes ; Mm* A. Fessard, licenciée ès lettres.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteqr ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique 'des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris.
- Organisation de l’Orientation professionnelle et technique des métiers. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement die la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Technique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles ; Auribault, inspecteur divisionnaire du travail.
- Sélection professionnelle dans ses rapports avec l’Orientation. — Professeur : IM. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TR A VA UX P RA TIQ UES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François
- Physiologie : M11’ C. Veil.
- Technique des tests scolaires : M”' Henri Piéron.
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- "'A
- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- REVUE MENSUELLE HO Numéros par -A.n)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABOMMEMENT :
- Pour la France...... 15 fr. | Pour l'Etranger............ 25 fr.
- Prix du numéro : 2 francs
- Prière d’adresser le montant des abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut : Paris C/C 1444-79”
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement.
- (On peut se procurer la première année complète au prix de 18 francs, au Secrétariat,
- 41, rue Gay-Lussac, Paris (ve).
- Articles publiés au cours de la première année
- J. Fontègne : Une visite aux Offices d’Orientation professionnelle de Vienne et de Munich (N° 1 et 3).
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le chronoptôscope (N° 2).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie » (N° 6).
- '— L’Orientation professionnelle à Madrid (N° 10).
- A. Fessard : La validité des Tests d’aptitude professionnelle (N° 2, 3, 4 et 5).
- -T- L’intérêt des méthodes statistiques en Orientation professionnelle (N° 6).
- — L’Interprétation des résultats numériques (N° 9).
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3).
- Mme H. Piéron : Les étalonnages de Tests (N° 1, 2 et 3).
- — Etalonnage d’un- Test d’attention (N° 4).
- MUt D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N° 5).
- M”' A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des Tests professionnels (N° 6)-N. Levitof : La Consultation professionnelle à Moscou (N* 7).
- Regnier : Comment organiser l’Orientation professionnelle dans, un centre de moyenne importance (N° 7).
- L. Bourdel : L'Instruction publique et la question professionnelle en Bulgarie (N° 9). Waikenthaler : Quel métier doit choisir un malade du sanatorium pour tuberculeux (N° 10)-
- Articles publiés au cours de la seconde année
- A. Fessard : La détermination des caractères d’un ensemble de mesures (N° 1 et 3).
- — Les courbes de fréquence et le hasard (N° 5 et 6).
- M”' H. Piéron : L’étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psychologique d’O. P-
- — Les premiers efforts de l’organisation en France de l’O. P. (N° 4).
- Braunshausen : L'Office d’O. P. de Luxembourg (N°l).
- Henri Piéron : Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2).
- Pierre Abraham : Sur l’Orientation Professionnelle de la figure humaine (N° 5 et 6).
- M. et Mme Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de la fiche psychologique d’Orientation professionnelle (N° 7).
- Gérant : Paul Arjo.
- Agen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor. Ouv.),*43, rue Voltaire.
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- 2e Année N° 9 Novembre 1930
- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- T. — M. François : Quelques remarques sur le test de barrage.................. 221
- II. — Mlle J. Àbramson : Notes sur quelques visites à des laboratoires d’Orien-
- lation professionnelle: 1° Cologne............................. 226
- 111. — Notes et Documents : Altitude devant les tests. — Le contrôle des méthodes charlatanesques en O. P. — Etude des tests pour la profession de couturière.— Les limites de la pratique de l’examen psychotechnique en O. P. publique. — Test d’aptitude des ouvriers spécialisés dans l’Industrie chimique. — Quelques
- données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’Année Psychologique.....„. .......................'................... 229
- IV. — Les méthodes étrangères en 0. P. : Recherches sur les aptitudes exigées par les différents métiers. — Fiches psychologiques, par le
- Dr E. Mira (suite et fin).................................... 235
- V. — A travers les Revues................................................ 238
- VI. — Informations........................,................................. 239
- VII. — La Vie de l’Institut National d’Orientation professionnelle........... 243
- VIII. — Correspondance ...................................................... 245
- IX. — Bulletin bibliographique.............................................. 246
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE 41, Rue Gciy-Liissac, 41
- PARIS
- (Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATJONAL
- d'Orientation Professionnelle
- Etablissement reconnu par l’État (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique ' dés Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION
- En outre du Bureau :
- M'“ Caron, directrice du Lycée Fénelon. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de
- , l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’An-thropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Roussclle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 2' Année
- Novembre 1930
- BULLETIN
- Quelques remarques sur le Test de barrage
- par M. M. FRANÇOIS
- Le test de barrrage de signes est sans doute l’un de ceux qui ont été le plus fréquemment employés par les psychotechniciens et les psychologues. Utilisé, à l’origine, pres-qu’uniment pour déterminer le degré d’attention et ses oscillations, on en a étendu l’emploi à l’étude de l’entraînement, de l’apprentissage, de la fatigabilité, etc. Tous les centres de recherches psychotechniques en possèdent un grand nombre qu’ils ont fait exécuter en des recherches très diverses. Aussi reste-t-on un peu surpris de constater que parmi tous les auteurs qui l’ont employé, aucun, du moins à notre connaissance ne s’est intéressé jusqu’à présent à l’aspect un peu spécial sous lequel nous allons l’envisager ici. Ce test étant familier à chacun, nous rappellerons seulement en deux mots, que le test-type de Toulouse et Piéron, que nous utilisons ici, est composé de 1.600 signes répartis en 40 lignes, les signes étant de huit sortes différentes et se trouvant répétés chacun cinq fois par ligne. On demande au sujet d’en barrer un, ou deux, ou trois, quelquefois quatre, selon les auteurs et les expériences. Ces signes, on le sait, sont formés d’un carré et d’un trait qui se trouve selon les types à huit places différentes, soit au milieu de l’un des quatre côtés du carré, soit à l’un de ses quatre angles. Ce signes représentant assez bien une rose des vents, nous les désignerons dans la suite par les mots : Nord (N.), Nord-Est (N. E.), Est (E.), Sud-Est (S. E.), Sud (S.), Sud-Ouest (S. O.), Ouest (O.) et Nord-Ouest (N. O.).
- Effectuant récemment une recherche sur l’apprentissage, nous avons eu l’occasion de faire répéter à un sujet, cent fois
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- de suite le test de barrage, les signes à barrer, 0. et S. E. restant toujours les mêmes (1). On pouvait supposer qu’après un tel entraînement le sujet avait pu arriver à se familiariser au maximum avec les deux signes. Cependant, durant toute la durée de l’expérience, et encore à la fin, l’un des signes, le S. E., lui apparaissait plus facilement, lui « sautait davantage aux yeux» selon sa propre expression, que le signe 0. L’entraînement étant strictement le même vis-à-vis des deux signes, il y avait là tout un problème. Fallait-il conclure que, par nature, l’un des signes se présentait comme plus difficile que l’autre dans l’épreuve ? D’autre part, ce fait était-il une caractéristique personnelle de notre sujet, ou bien était-il possible de le retrouver chez d’autres ? Pour résoudre la question, nous avons demandé à une quinzaine d’étudiants du laboratoire qui avaient eu déjà l’occasion d’exécuter ce test comme manipulation de travaux pratiques, en employant les deux mêmes signes S. E. et 0. s’ils avaient eu en le faisant l’impression d’une plus grande facilité de l’un des deux signes, ou si au contraire ils estimaient que leurs omissions devaient se répartir sensiblement de façon égale entre les deux signes. Les réponses obtenues furent intéressantes ; les étudiants déclarant en effet à peu près tous qu’ils préféraient l’un des signes, le plus souvent sans pouvoir dire pourquoi. Seule ment l’accord ne se réalisait plus du tout sur le signe d’élection. Les uns donnaient la préférence au signe 0., les autres au signe S. E., les suffrages se répartissant sensiblement de façon égale, ou du moins avec une différence trop faible pour pouvoir être significative, surtout dans un groupe aussi restreint. La question nous semblant utile à éclaircir, au point de vue de la connaissance du lest, et, partant, de son utilisation possible, nous avons résolu de continuer la recherche sur une échelle plus étendue et de façon plus rigoureuse. Nous avons pour cela pris au hasard un certain nombre de tests d’attention, parmi les quelques milliers de tests exécutés que possède le Service des recherches de l’Institut National d’Orientalion Professionnelle et nous les avons étudiés de ce point de vue, c’est-à-dire que nous les avons corrigés une
- (1) Voir D. Ilellcr-Kowarski et Marcel François : Conlribution à l'élude de l'apprentissage, in Année psychologique, tome XXX (sous presse), pages 144-165.
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- seconde fois en faisant une double liste des omissions (et des erreurs) suivant qu’elles étaient commises sur l’un ou l’autre des deux signes employés, qui étaient encore une fois le S. E. et l’O. Les tests étudiés se répartissent en trois groupes : Un groupe A de 45 garçons de la classe du certificat d’études, un groupe B de 46 fillettes du cours complémentaire et du cours supérieur, et un groupe C de 77 élèves d’une école normale de garçons (de 16 à 20 ans environ) soit 168 tests en tout, ce nombre nous ayant semblé suffisant pour une première approximation. Nous tenons à ce sujet à remercier vivement Mme Henri Piéron, chef du service des recherches de l’Institut d’Orientation professionnelle qui nous a autorisé avec la plus grande complaisance à utiliser tout le matériel que nous jugerions utile.
- Sur ces 168 tests, et nous insistons sur ce fait qui a son importance au point de la technique psychométrique en général, nous n’avons pu en utiliser que 37 dans le groupe A, 32 dans le groupe B et 70 dans le groupe C, soit en tout 139. Pour les autres, les sujets n’avaient pas compris la tâche, barrant tous les signes sans distinction, ou encore effaçant tous les signes, sauf précisément ceux qu’ils devaient barrer. Ce déchet, assez faible (9 % pour les sujets âgés du groupe C, est relativement très lourd (23 %) pour les deux groupes A et B. Il montre bien que l’on ne saurait prendre trop de précautions au moment où l’on donne les indications générales d’exécution, pour s’assurer que la consigne a été comprise. Dans les cas présents, ce déchet important aurait été évité si les examinateurs (qui n’étaient pas des psycotechniciens de métier) avaient pris l’utile précaution de faire exécuter à blanc la première ligne du test, pour s’assurer, par sa vérification, que les sujets avaient bien saisi ce qu’on leur demandait.
- Quels résultats nous a fournis notre examen ? En appelant 1 le signe O. et 2 le signe S. E., on arrive pour les omissions (01 et 02), les erreurs El et E2) et le total des fautes (Tl et T2 soit erreurs et omissions additionnées) au tableau suivant pour chacun des trois groupes et pour l’ensemble :
- 01 02 El E2 Tl T2
- Groupe A : 365 310 60 88 425 398
- Groupe B : 276 348 69 38 345 386
- Groupe C : 665 864 40 • 28 705 912
- Les trois groupes 1.306 1.522 169 154 1.475 1.696
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- En considérant par conséquent le total des fautes du signe 0. (1.475) et celui des fautes du signe S. É. (1.696), on voit que ces deux chiffres donnent des pourcentages de 46,52 % pour 0. et 53,48 % pour S. E. Cet écart de 7 % entre les deux chiffres est évidemment assez faible (et il serait sans doute plus faible encore si nous avions relevé six fois plus de tests), pour que l’on puisse conclure à l’égale difficulté objective des des deux sortes de. signes. L’impression subjective fournie par nos premiers sujets, ne serait donc sans doute qu’une « impression » à laquelle rien de réel ne correspondrait dans l’exécution du travail. Mais que valent ces chiffres d’ensemble? C’est précisément là, croyons-nous, un exemple du danger qu’il y a à travailler sur des chiffres représentant les variations d’un groupe tout entier, ou sur des moyennes. Ces totaux ou ces moyennes cachent souvent à leur intérieur des variations individuelles importantes, qui n’apparaissent pas dans le chiffre représentatif du groupe parce que s’annulant, se compensant réciproquement, mais qui n’en sont pas moins, bien souvent, riches de renseignements intéressants. L’examen individuel détaillé sera dans bien des cas, croyons-nous avec Binet, préférable aux moyennes les plus imposantes, établies sur d’énormes collectivités à grand renfort de coefficients et de formules mathématiques complexes.
- Or, si au lieu de prendre ainsi les chiffres globaux, nous calculons dans les groupes la fréquence de la supériorité de chaque signe, quant au nombre de fautes fai tes à son sujet, nous arrivons aux chiffres suivants :
- Pour le groupe A, 3 fois il y a égalité, 17 fois supériorité des fautes du signe 0., et 17 fois supériorité des fautes du signe S.E.
- Pour le groupe B, 2 cas d’égalité, 7 fois supériorité du signe 0. et 23 fois supériorité du signe S.E.
- Pour le groupe C, 4 cas d’égalité, 20 fois supériorité de 0. et 44 fois supériorité de S.E.
- Ce qui donne pour les trois groupes réunis :
- Egalité : 9 cas ou 6 %.
- Supériorité de O. : 44 cas ou 32 %.
- Supériorité de S.E. : 84 cas ou 62 %.
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- Etant entendu que supériorité signifie qu’il a été fait pour ce signe plus de fautes que pour l’autre.
- Il est évident, qu’ici, la différence des pourcentages impose la réflexion, et qu’il semble bien difficile de l’attribuer au seul hasard, sans intervention d’une cause de variation systématique, puisqu’il y a environ deux fois plus de cas où c’est le nombre de fautes commises pour le signe S.E. qui l’emporte. Cette différence entre les pourcentages amènerait donc à penser que le signe S.E. (constatons le fait pour l’instant, sans chercher à l’expliquer) se présente à la majorité des sujets comme plus difficile à retenir ou à retrouver que le signe O. Mais, si cette conclusion est, croyons-nous, probablement exacte statistiquement parlant, elle ne nous paraît être qu’une approximation assez grossière de la solution du problème qui nous intéresse. Il ne faut pas oublier en effet que 32 % des sujets ont montré une supériorité des fautes pour le signe O., que quelques-uns au contraire ont présenté une égalité parfaite du nombre des fautes relatives aux deux signes. Que conclure alors? Il faut, nous semble-t-il, dans une recherche de ce genre, laisser de côté, à un moment du moins, toutes les valeurs globales, et se cantonner dans l’examen des résultats individuels. Si nous le faisons, nous en arrivons alors à cette idée qu’en face du test de barrage, il y a de véritables comportements individuels en ce qui concerne la difficulté variable des signes différents, et c’est l’existence de ce comportement individuel qui est peut-être le fait le plus important à envisager quant à l’utilisation possible du test, et les précautions que son application demande pour que soient valables les conclusions que l’on pensera devoir en tirer. Or, si dans ce comportement il semble y avoir dans notre expérience une- majorité assez nette qui se dessine en faveur de la plus grande difficulté du signe S.E., cependant nous rencontrons tous les types, avec, entre les extrêmes, toute la série des intermédiaires possibles. Nous ne voulons pas reproduire ici la totalité des résultats de nos trois tableaux, ce qui serait une surcharge inutile. Cependant, en voici quelques-uns, à titre d’exemple, que nous avons ordonnés, et qui permettent de se rendre compte de la très grande diversité du comportement des sujets (nous ne donnons que les chiffres relatifs aux omissions, qui sont les plus signifîca-
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- tifs, le nombre total des erreurs étant presque toujours très petit).
- SUJET 01 02 SUJET 01 02 SUJET 01 02
- B 13 18 6 A 28 14 16 C 1 1 8
- C 7 21 11 C 5 13 12 C 10 3 14
- C 30 27 16 C 18 13 15 C 22 4 12
- C 48 25 14 C 28 6 5 C 36 3 20
- A 38 18 7 C 40 30 31 C 39 15 53
- A 35 54 13 C 53 28 25 C 51 4 15
- A 8 16 6 C 76 11 10 B 14 1 16
- Cette vingtaine d’exemples suffit, croyons-nous à montrer que tous les types de sujets se rencontrent, depuis ceux qui arrivent à ne faire de fautes à peu près que sur l’un des deux signes, jusqu’à ceux qui font un nombre de fautes rigoureusement égal pour les deux signes. C’est la notion de cette diversité qui nous semble importante pour la pratique. En effet, il est possible par exemple de faire exécuter le test avec un seul signe à barrer. Dans ce cas, il est certain que les résultats de deux sujets ne sont absolument pas comparables entre eux, du point de vue de l’attention, si le signe à barrer est favorable à l’un et défavorable à l’autre. En ce qui concerne les expériences à plusieurs signes, il faudrait évidemment savoir si ce que nous avons constaté pour les deux signes S.E. et O. se retrouve pour les six autres. Cela paraît infiniment probable et par conséquent, si l’on demande de barrer trois signes par exemple, il se peut que deux soient favorables à un sujet qui semblent plus difficiles au contraire à un autre, d’où impossibilité encore de faire des comparaisons qui soient vraiment légitimes. (A suivre.)
- Notes sur quelques visites à des laboratoires d’orientation professionnelle
- par M"* J. ABRAMSON
- I. - COIvOGNE
- Le laboratoire d’orientation professionnelle de la ville de Cologne dépend de la Chambre de Commerce de celte ville et fait partie de 1’ « Office du Travail », qui procure du travail aux chômeurs.
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- Ce laboratoire existe depuis dix .ans et est dirigé par le distingué psychologue Van den Weejenbergh. 70 p. 100 des garçons et 40 à 45 p. 100 des filles sortant de l’école demandent à être aiguillés. En outre, 1.500 élèves d’écoles secondaires et d’écoles supérieures ont été orientés sur la demande des employeurs. Pendant la saison, 120 à 150 garçons et 80 à 100 filles passent dans une journée par l’O. P. Six orienteurs (4 pour les garçons et 2 pour les filles) font partie de l’Office. Un orienteur et une orientcuse se sont spécialisés dans l’ctfientation vers le commerce, un autre dans l’orientation vers l’industrie, deux dans l’artisanat. Le sixième orienteur vient deux heures par semaine pour aiguiller les jeunes gens vers les vocations supérieures. En outre, l’Office dispose de deux orienteurs d’arriérés : ce sont les instituteurs d’arriérés. Aussi l’orientation se fait-elle le plus souvent à l’école même. Les pupilles sont presque toujours des manœuvres.
- Voici la marche de l’examen d’orientation professionnelle, tel qu’il est pratiqué à Cologne :
- 1° Il commence par une conversation dans laquelle l’orienteur prend contact avec l’enfant et avec ses parents.
- 2° L’examen expérimental est fixé à un .autre jour. Il dure environ 4 heures, partagées en deux séances de deux heures chacune.
- Déjà durant la dernière année scolaire, des instructions générales et une feuille pour chaque enfant sont envoyées à l’école, et les orienteurs s’y rendent ensuite pour avoir un entretien avec les élèves. La feuille remplie à l’école retourne à l’Office et attend l.a visite du candidat à une profession. Celle feuille est remplie successivement : par l’élève (13 questions dont 8 portant sur les goûts et les désirs de l’enfant) ; par les parents (4 questions sur les goûts de l’enfant, et les désirs des parents) ; par le médecin inspecteur de l’école (5 questions sur les indications et les contre-indications pour les métiers indiqués) ; par l’école (8 questions sur le comportement général et sur les aptitudes de l’enfant à l’école et en dehors de l’école, ainsi qu’une demande d’avis de l’école en ce qui concerne le métier choisi). Lue quatrième partie est remplie par l’école professionnelle ou la maison d’apprentis et une cinquième par l’Office lui-même. Dans les cas douteux, l’enfant est envoyé chez un médecin (dans 20 p. 100 des cas environ). Les jeunes psychopathes sont envoyés en observation à la « Rheinische Provinzial-Kin-deranslalt » de Bonn.
- L’examen expérimental se compose de trois parties :
- A) Examen somatique et examen sensori-musculaire : taille, poids, examen ergographique, vision, distinction de couleurs et remarques particulières.
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- B) Intelligence pratique : L’épreuve la plus importante de cet examen est la confection d’enveloppes selon 4 modèles donnés. On note la vitesse de l’exécution, l’exactitude, le coup d’œil et l’adresse manuelle générale. Ce test est de Poppelrcuter, mais il a été perfectionné dans le service.
- Voici la série d’autres épreuves :
- Test de complètement logique : 5 phrases à contenu pratique à compléter.
- Adresse bimanuelle : tracer avec les deux mains un dessin, le crayon étant fixé dans un appareil.
- Reproduction de dessins simples et en perspective.
- Mémoire des commissions : 5 commissions orales : aller au marché, chez le menuisier, à la poste, à l’hôtel de ville et chez le serrurier.
- Pouvoir de concentration : 2 tests. Un test de Schultre consistant à mettre des numéros sur des crochets : on note le temps et les erreurs. L’autre test est de Poppelreuter, et il consiste à indiquer le plus vite possible des signes et des numéros qui se trouvent sur un tableau. Ces deux tests sont devenus classiques en Allemagne pour l’examen de l’attention. Un autre test, très en vogue, surtout pour les travaux des femmes, consiste à nouer une corde sur des crochets, selon un certain modèle montré par l’examinateur et formant une figure. On défait la corde et on demande au candidat de la refaire de mémoire. Ce test rappelle le test des deux dessins de mémoire, introduit par Binet.
- A la fin, on note la façon de procéder avec le matériel.
- C) Intelligence abslraite-scolaire et verbale. On examine Récriture, l’orthographe, le calcul écrit, le calcul de tête, la pensée abstraite pure (12 séries de 5 mots dont il faut barrer l’un, ne faisant pas partie de la série logique), la pensée abstraite verbale (compléter un récit). La pensée écrite est examinée dans une rédaction sur le choix du métier et sur les raisons de ce choix. On donne au sujet 10 minutes de temps.
- Cette partie est complétée par un examen des connaissances des mesures usuelles, qui se fait à l’aide de 5 problèmes simples.
- A l’envers de la feuille d’examen sont marquées les notes du dernier certificat scolaire ainsi que les observations sur les deux points centraux de l’examen : attitude pendant la fabrication de l’enveloppe et adresse bimanuelle. A la fin on donne une appréciation générale.
- Pour les employés de commerce, les employés de bureau et pour les sténotypistes, l’Office possède encore quelques tests spéciaux
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- de rédaction, de calcul, d’orthographe et de style (mots et phrases à corriger), de connaissance verbale (vocabulaire à expliquer), un test de barrage (3 lettres à barrer), et quelques tests de complètement de textes par les âges de 13 à 18 ans..
- Les employeurs tiennent grand compte de l’avis de l’Office, et ainsi s’explique la grande affluence des enfants sortant des écoles.
- En été, quand il y a moins de travail au laboratoire, les orienteurs procèdent à l’élaboration xle leurs documents.
- On constate dans ce laboratoire municipal, comme dans plusieurs autres que j’ai visités, une absence presque totale de ces appareils compliqués qui faisaient l’orgueil des anciens psychotechniciens en Allemagne, comme dans le laboratoire de Charlottenburg ou dans ceux situés auprès de grandes usines de Berlin. On met à présent le candidat devant une tâche à accomplir demandant une activité complexe, à la fois intellectuelle et manuelle, et non pas devant des appareillages de devinettes qui mettent les candidats dans une situation artificielle et très éloignée de l’activité réelle de la vie professionnelle.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Attitude devant les tests
- Le Dr Decholy de Bruxelles a, sur ce point, donné son opinion dans un rapport des plus documentés et des plus suggestifs qu’il présenta en août dernier à Liège, à la Neuvième Session de l’Association internationale pour la protection de l’enfance.
- Détachons de son rapport si riche sur « l’examen rationnel des écoliers » le passage ci-dessous, auquel ne peuvent que souscrire tous ceux qui s’occupent, à un titre ou à un autre, du problème de la détermination des aptitudes :
- « Parmi les personnes qui entravent le mouvement en faveur des épreuves mentales et pédagogiques, il faut citer tous ceux qui, de tout temps, ont mis obstacle au progrès, dans quelque direction que ce soit, notamment :
- « 1° les pontifes à courte vue qui, n’ayant pas connaissance d’une question, en nient l’autorité, la valeur et l’existence même ;
- « 2° les timorés, qui ne s’aventurent jamais sur un domaine inexploré, do crainte des mécomptes possibles, préfèrent se tenir prudemment sur le terrain des traditions et partager l’opinion du plus grand nombre de leur groupe ;
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- « 3° les incapables, qui s’emballent et, sans préparation, se servent d’un instrument qu’ils ne peuvent manier, le faussent et font reculer le progrès au lieu de l’avancer ;
- « 4° les sceptiques, qui sont le plus souvent des paresseux et préfèrent l’attitude passive de la critique à la recherche loyale ;
- « 5° et encore les jaloux et les orgueilleux, qui ne peuvent accepter que d’autres créent ou réussissent et combattent à priori tout ce qu’ils n’ont pas trouvé ou préconisé eux-mêmes.
- « Avec Thorndike, nous ajouterons que si la plupart de ceux qui critiquent voulaient s’atteler à collaborer à l’effort nécessaire pour améliorer ces instruments qu’ils dénigrent, la peine qu’ils se donnent à signaler les insuffisances ou les défauts de ceux-ci deviendraient en grande partie superflue.
- « Et pour finir, rappelons qu’Edison, pour découvrir la lampe électrique, élabora au moins 3.000 théories différentes sur la lumière électrique. Or, dans deux cas seulement, l’expérience prouva l’exactitude de sa théorie ; et pour obtenir le filament de carbone approprie, il dut envoyer .des agents dans tous les coins du monde avant de découvrir la fibre de bambou qui répondait aux conditions voulues.
- « Peut-on alors faire grief à ceux qui, cherchant patiemment à résoudre des problèmes au moins aussi compliqués, demandent qu’on leur fasse crédit et qu’en tout cas on n’augmente pas, par d’inopportunes et inutiles objections, les difficultés suffisamment nombreuses qu’ils rencontrent et dont les plus désagréables sont précisément l’effet de suggestions malencontreuses sur ceux dont dépendent souvent les solutions. »
- Il semble qu’en France — la terre des tests -—• ces sceptiques, pontifes, timorés et jaloux soient en assez grand nombre, tout au moins en ce qui concerne l’orientation professionnelle. D’aucuns qui, jusqu’ici, s’étaient contentés de donner un conseil amical ou... intéressé à un jeune homme en quête de profession sur le simple vu d’une recommandation, par exemple, ne peuvent croire qu’en agissant ainsi ils faisaient tout à fait l’opposé de ce qu’il convient d’appeler : orientation professionnelle. Quoi d’étonnant, dès lors, qu’ils dénigrent à tout propos des méthodes scientifiques qu’ils ne connaissent pas et ne comprennent pas !
- Il appartient justement à l’Institut national d’Orientation professionnelle de dessiller les yeux de ceux qui ne savent, ni ne veulent voir et d’ouvrir les oreilles de ceux qui font les sourds.
- J. F.
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- Les limites de la pratique de l’examen psychotechnique pour l’0. P. publique
- L’examen psychotechnique, tel qu’il est pratique actuellement (1), peut encore rendre des services importants à l’industrie : 1° En lui sélectionnant des sujets appropriés et 2° en distribuant Les travailleurs parmi certains groupes de métiers.
- Il existe pourtant des cas où cet examen devient insuffisant et où une Orientation 'professionnelle rationnelle n’est possible sans une analyse psychologique profonde de la personnalité de l’individu. Les cas de ce genre sont constitués par des individus souvent bien cloués, mais instables, déséquilibrés, leur nombre est considérable — pour l’année 1927, ils ont constitué 17 °j„ de la totalité des personnes examinées (1.200 sur 7.000).
- L’auteur propose l’institution de services spéciaux où des psychiatres et des psychologues s’occuperont de l’Orientation professionnelle de ces individus, ce qui permettra de conserver à la société des membres utiles. L’auteur croit que les bénéfices produits par le travail de ces derniers compenseront largement les dépenses d’installation des services spéciaux. B, N.
- Test d’aptitude des ouvriers spécialisés dans l’industrie chimique (2)
- Description d’un dispositif, qui permet d’étudier l’aptitude du sujet à la manipulation des appareils régulateurs de la terripérrr-ture, si important dans l’industrie chimique.
- Ce dispositif est constitué par un cylindre en fer blanc, à l’intérieur duquel se trouve un tube (serpentin) rempli d’eau courante. Le sujet doit élever et maintenir la température de cette eau à un niveau indiqué, en rapprochant ou en éloignant un brûleur du cylindre.
- L’expérimentateur note la 1° de l’eau toutes les 10 secondes. La courbe ainsi obtenue est plus ou moins régulière, elle permet de distinguer les différents types de travailleurs et de choisir les meilleurs. Il y aurait une bonne corrélation entre les résultats de ce test et le travail à l’usine.
- (1) H. Bogen. Grenzen der berufseignungspsyêhologisehen Praxis ira Rali-meti der ôfâentlichen Beru(sberalung (Les limites de la pratiqué” de l’examen psychotechnique pour l’O. P. publique). Zeitsch. /. angewandle Psychologie, 36, 1 et 2, 1930, pp. 3-13.
- (2) H. Liebmann. Eignungsprüfung von spezialarbeitern in der chemischen Industrie. (Test d’aptitude des ouvriers spécialisés dans l’industrie chimique). Ind. Psychot. VII, 4, 1930, pp. 97-100.
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- Le dispositif décrit peut servir également pour faire l’apprentissage préalable du travailleur. B. N.
- Le contrôle des méthodes charlatanesques en 0. P.
- Il y a toujours des inventeurs de systèmes plus ou moins abracadabrants capables de fournir, d’après eux, un pronostic sûr en matière d’aptitudes professionnelles, et bien des gens se laissent prendre à leurs boniments plus ou moins habiles et à leurs manœuvres parfois impressionnantes où l’examen du crâne, l’appel à des dispositifs électriques, ne laissent pas d’en imposer.
- De temps à autre un contrôle correct montre qu’il n’y a derrière une façade de pseudo-science, absolument rien de sérieux ou d’utile.
- Nous trouvons un nouvel exemple d’un tel contrôle, effectué aux Etats-Unis par A. Ford, de l’Université de Michigan, à propos d’une méthode « vitosophique » fondée sur des mesures crâniennes (1). L’estimation de l’habileté mathématique; scientifique, musicale, mécanique, verbale ou scolaire, d’une part d’après les résultats « vitosophiques », d’autre part d’après les réussites effectives, a fourni des corrélations tantôt faiblement positives, tantôt faiblement négatives, en moyenne rigoureusement nulles, ce qui veut dire que les prédictions vitosophiques avaient exactement mêmes valeurs que celles qui seraient faites au hasard sans aucune
- donnée sur les sujets. H. P.
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- Étude des tests pour la profession de couturière
- À la suite d’une étude du travail des couturières (à la machine et à la main), faite dans les ateliers de l’école professionnelle de Münzenbourg, les auteurs (2) ont choisi les tests suivants susceptibles de déterminer les aptitudes des sujets à ce métier. :
- Tests de niveau mental : 1° complément de lacune d’après Eb-binghaus ; 2° analogie ; 3° connaissances.
- Tests de la fonction constructive et combinatrice : 1° construction ; 2° division d’après Rybakoff ; 3° test de Friedrich ; 4° problèmes techniques.
- (1) Cf. Personnel Journal, IX, 2, août 1930, pp. 121-123.
- (2) A. N. Michalewa und A. A. Knjasewa. — Unlersuchunçj zur Eignung-sprüfung für den Schneiderberuf (Etude des tests pour la profession de couturière). Psychotechn. Zeitschr.' V, I, 1930, pp. 14-19.
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- Tests de concentration : 1° tables d’Andrijensky ; 2° pointage des carreaux ; 3° appareil de Piorkowsky.
- Tests d’exécution de modèles : 1° modelage de ligures en terre glaise ; 2° continuer des dessins d’après Rupp.
- Tests pour étudier la sensibilité des articulations : 1° percer avec un style l’épaisseur de 30 feuilles de buvard ; Z* appareil du sens tactile de Schulte.
- Tests de coup d’œil : 1° ranger des formes carrées ; 2° des formes rondes, établissant un rang progressif des variations.
- Tests de coup d’œi'l et de coordination motrice : 1° dessiner en déplaçant le papier sous un crayon immobile, d’après Rupp ; 2° support ; 3° découpage d’un papier ; 4° bâtir un ourlet ; 5° plier un fil de fer.
- Tests des mouvements complexes : faire des modèles à l’aide d’une machine à coudre.
- Ces tests ont été appliqués sur 57 élèves de l’école professionnelle. 24 de ces élèves ont été qualifiées comme « bonnes », 13 comme « moyennes » et 20 comme « mauvaises » par les professeurs.
- Les résultats des tests ont permis de classer les sujets en bons et mauvais. En divisant le nombre de bonnes réponses données, pour chaque groupe, pour les tests d’une fonction, par ïe nombre des sujets, les auteurs ont établi des quotients combinés qui font ressortir nettement la différence entre les deux groupes, les bons et les mauvais.
- QUOTIENTS COMBINÉS
- Tests Bons Mauvais
- Niveau mental.............................. 24,5 14,4
- Fond, combinatrice et constructive... 29,0 20,1
- Exécution de modèles....................... 16,1 9,7
- Coup d’œil................................. 28,9 21,6
- Coup d’œil et coordination motrice.. 36,4 26
- Fonctions motrices (les résultats ne sont pas donnés).
- Ces quotients sont en bon accord avec le classement professionnel fait à l’école. En établissant le profil de l’écart étalon pour chacun'des trois groupes, on obtient trois courbes séparées qui ne chevauchent pas l’une sur l’autre. Après avoir donné à chaque quotient la note de 1 à 5 suivant le rang qu’il occupait parmi les autres, les notes ont été additionnées et présentées comme des
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- quotients généraux de l’aptitude professionnelle. Le quotient général le plus faible ©st 6, le plus élevé 30. Parmi les « bons » au point, de vue professionnel 96 °j„ avaient le quotient général de 15 à 24, et 4 "/» de 12 à 14. Parmi les mauvais, 85 le quotient de 6 à 14, et 15 7.. de 15 à 17.
- La comparaison du classement professionnel en trois groupes : bon, moyen et mauvais avec le même classement psychotechnique montre une assez bonne corrélation pour les groupes .extrêmes. Parmi 24 bons au point de vue professionnel, 16 sont bons et 8 moyens d’après les tests. Parmi 20 mauvais, li sont mauvais, 5 moyens et 1 bon d’après les tests. Il y a ‘moins d’accord pour le groupe moyen ; parmi les 12 classés comme moyens dans le métier 3 sont moyens, 4 bons et 5 mauvais d’après les tests.
- Il apparaît donc de cette étude que la série des lests proposée peut être utilisée pour la sélection des couturières.
- B. N.
- Quelques données intéressant l'Orientation Professionnelle d’après les analyses de l’Année Psychologique
- G. E. Ssoi'kharewa et S. W. Ossipowa. — Materialen zur Erfors-chung der Korrelaiionen zwisehen den Typen der Begabung und der Konslitution (Matériaux pour l'étude des corrélations entre les types d’aptitudes et la constitution psychophysique). — Z. fur g. N., C, 1926, p. 489-528.
- Les auteurs se sont inspirés des travaux de Kretschmer. I|s ont choisi 30 types constitutionnels bien tranchés d’enfants, dont 15 enfants psychopathiques et 15 s’écartant peu des variations moyennes normales. Ils les ont répartis en 4 groupes que voici :
- 1er groupe : 6 schizoïdes (psychopathiques) et 6 introvertis du schizothymiques (pseudo-normaux).
- 2e groupe : 3 cycloïdes et 5 synloues, instables et hypomania-ques.
- 3e groupe : 2 épileptoïdes et 2 sthéniques.
- 4e groupe : 4 hystériques et 2 irritables.
- Us ont étudié ces enfants à un double point de vue : a) examen psychiatrique (état mental et moteur et examen caraetérologique) ; b) examen pédagogique (rendement scolaire et social et aptitudes spéciales).
- En recherchant les corrélations de chaque groupe pris séparé-
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- ment avec la constitution physique, les auteurs sont arrivés aux conclusions suivantes :
- 1. Les .aptitudes : motrice, technique, graphique sont en corrélation .avec le type schizoïde.
- 2. L’aptitude théâtrale avec le type hystérique et instable
- 3. Les aptitudes : littéraire, musicale, graphique avec le type schizoïde.
- 11 ne manque à ces résultats fort beaux qu’une confirmation sur des faits suffisamment nombreux et assez bien étudiés. .1 A.
- AV. Ai TENRiiiTii. — Zur Bewertung der Gesamlpersônlichkeii des Schülers (Sur la détermination de la personnalité intégrale de l’écolier). — Z. fur pad. Ps., XXIX, 2, 1928, p. 65-79.
- Dans le but de l’orientation professionnelle et scolaire des enfants, A. a établi une fiche d’observation à l’usage des maîtres portant l’énumération de dix-huit traits de l’intelligence et du caractère, le maître devant indiquer le degré de développement de chacun de ces traits sur une échelle de trois points. La moyenne des points ainsi obtenus a donné avec l’appréciation synthétique de la valeur sociale de la personnalité estimée par le même maître, une corrélation de p = 0,88 sur un groupe de 28 écoliers ; les appréciations synthétiques portées par deux maîtres ont, donné p = 0,89. Avec le rendement scolaire, la corrélation a été de 0,74, pour l’appréciation analytique, de 0.90 pour l’appréciation analytique, de 0,90 pour l’appréciation synthétique. Enfin, ces appréciations sont, encore comparées aux résultats des lests d’aptitude pour li a profession commerciale et les cas de quelques sujets ayant obtenu des rangs différents dans ces diverses séries de valeurs sont examinés plus en détail.
- A juste titre, A. insiste sur l’importance de la personnalité pour la réussite dans la vie. D. W.
- LES MÉTHODES ÉTRANGÈRES EN 0. P.
- Recherches sur les aptitudes exigées par les différents métiers
- Fiches psychologiques du Dr E. Mira (Suite et fin)
- 'railleur (Coupeur). — Travail psychique, variable, perceptoréac-lionnel, spatio-verbal, qui demande : une intelligence spatiale normale ; de l’habileté pour développer, en surface, des volu-
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- mes irréguliers ; une bonne imagina lion constructive visuelle (stéréognosique) ; la mémoire visuelle et tactile des tissus ; une bonne coordination oculo-munuellc.
- Tanneur (Chef d'équipe). — Travail spatial, psychophysique, de dimensions moyennes, surtout perceptoréactionnel, qui demande : une bonne capacité discriminative et une bonne mémoire visuelle des tonalités chromatiques ; une attention visuelle concentrée, d’intensité moyenne, mais de grande persistance.
- Tanneur (Corrogeur). — Travail spatial, surtout physique, déterminé et réactionnel, qui demande : une bonne sensibilité tactile, de pression et musculaire, des extrémités des bras ; de la rapidité et de l’intensité dans les réactions psychomotrices.
- Tanneur (Déchausseur). — Travail spatial, surtout physique, déterminé, perceptoréactionnel, qui demande : une bonne sensibilité tactile, de pression et musculaire, des extrémités des bras ; une bonne inhibition des mouvements réflexes des mêmes extrémités ; une bonne coordination oeulo-manuelle ; de la stabilité émotionnelle.
- Tapissier (artisan). — Travail spatial, psychophysique, déterminé, perceptoréactionnel, qui demande : une bonne perception des directions linéaires, une attention visuelle micrométrique' intense et persistante ; une aptitude normale au dessin ; une bonne mémoire d’appréhension visuelle des contours et des positions ; une bonne discrimination chromatique ; une bonne agilité des mouvements des doigts (bonne sensibilité tactile et musculaire) ; de la mémoire motrice ; du goût artistique.
- Tapissier (colleur de papiers peints). — Travail spatial,, de grandes dimensions, principalement physique et réactionnel, qui demande : une certaine capacité pour la comparaison mentale de surfaces rectangulaires, une sensibilité tactile normale, la pe roeption de la verticalité, une précision et une rapidité normales dans les mouvements du bras et de l’avant-bras. Du goût pour les combinaisons des Ions chromatiques.
- Taquigraphe. — Travail surtout psychique, verbo-spatial, variable, perceptoréactionnel, de petites dimensions, qui demande : une excellente mémoire auditive d’appréhension verbale ; une bonne mémoire visuelle des symboles et de la rapidité associative audi-graphique ; une excellente mémoire motrice, de la précision et de la rapidité dans les microréactions motrices des bras ; une attention étendue, intense et persistante ; une bonne mémoire logique (des idées), une intelligence générale normale.
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- Téléphoniste. — Travail surtout psychique, .verbospatial, de dimensions moyennes, mixte, perceploréactionnel, qui demande : une bonne capacité d’appréhension auditive des nombres et des mots ; une excellente mémoire visuelle et motrice des positions (mémoire topographique), de (la rapidité et de la précision dans La coordination oculo-manuelle ; une attention visuo-auditive étendue, intense et persistante.
- Teinturier. — Travail surtout physique, déterminé, réactionnel, de dimensions moyennes, qui demande : une bonne rapidité visuo-motrice et tactomolrice ; de l’agilité digitale (facilité d’appréhension et automatisation ; des complexes kinesthésiques), une bonne mémoire et une bonne imagination chroma tiques. Une attention visuelle étendue.
- Tisserand. — Travail die type spatial, de dimensions moyennes et petites, surtout perceptionnel, qui demande : une rapide perception visuelle des altérations de position des ensembles linéaires.
- Tisserand (contremaître). — Travail de type spatial, surtout psychique, perceptoré/aetionnel, de toutes dimensions, qui demande : une bonne perception, une bonne mémoire et une bonne intelligence spatiale ; une bonne capacité 'de concentration attentive.
- Tisserand (dessinateur). — Les mêmes aptitudes que pour le théoricien en tissus ; plus d’habileté pour le.dessin textile, qui se base principalement sur l’existence de : une bonne mémoire visuo-motrice des contours, des directions et des positions linéaires ; de La précision oculo-manuelle ; une excellente imagination spatiale constructive (en surface) ; du goût artistique : une discrimination chromatique normale.
- Tisserand (monteur). — Travail spatial, psychophysique, variable et perceptoréactionnel, qui exige les aptitudes du monteur mécanicien et du tisserand.
- Tisserand (piqueur de canons). — Travail surtout physique, déterminé et réactionnel, de dimensions moyennes, qui demande : une précision normale et une bonne rapidité de la coordination ocuLo-manuelle.
- Tonnelier. — Travail psychophysique, déterminé, surtout réactionnel, spatial, de dimensions moyennes, qui demande : une bonne perception visuelle des formes et des volumes ; une bonne coordination oculo-manuelle, une bonne sensibilité musculaire, articulaire et à la pression ; une bonne discrimination et une bonne mémoire des degrés de saturation du rouge.
- Tourneur. — Voir mécanicien.
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- Typographe. — Voir imprimeur.
- Vermicelier. — Travail spatial, de dimensions moyennes, surtout physique, déterminé, réactionnel, qui demande : une sensibilité tactile et musculaire normales, spécialement ides organes de la préhension (mouvement de pince) ; une perception visuelle normale des différences de grosseur ; une attention visuelle concentrée d’intensité et de persistance moyennes.
- Vitrier. — Travail psychophysique, déterminé, pereeptoréaetion-nel, qui demande : une bonne appréciation du po'i et des degrés de transparence ; une bonne perception et. une bonne mémoire visuelles des formes, de l’aptitude pour le calcul intuitif des surfaces ; une bonne précision et une bonne mémoire des mouvements de l’avant-bras.
- A travers les Revues
- Dans une intéressante étude publiée par Y Etudiant socialiste, le philosophe Marcel Déat, ancien député, examinant, sous une forme très générale, le problème de l’école unique, considère que renseignement secondaire ne doit pas avoir pour fonction de « sélectionner une élite». «Transposant, dit-il, la hiérarchie des valeurs sociales sur le plan de l’intelligènce, nous évaluons les niveaux spirituels et culturels selon une table qui n’est pas faite pour eux, envisageant au surplus deux idées complémentaires, mais distinctes, celle de l’utilité sociale de lia fonction et celle des qualités personnelles de celui qui la remplit. » Selon lui, « il faut que l’idée de sélection soit remplacée par celle d’orientation professionnelle, les plus hautes fonctions, les plus désintéressées môme, n’étant, après tout, ne devant plus être, dans un ordre social rationnel, que des professions encore. »
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- Dans le Personnel Journal d’août 1930 est publiée la communication qu’Eric Farmer a faite au dernier Congrès de l’Association britannique pour l’avancement des sciences (section de psychologie) pour l’étude psychologique de la propension aux accidents, étulde qui n’en est encore qu’à ses débuts et qui n’a pas encore résolu la question de savoir si une telle propension est générale ou limitée à une certaine forme d’activité professionncle.
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- Le numéro cle juin 1930 du Psychological Bulletinconsacré à la psychologie pédagogique, comprend une 'série de revues sur les tests : Tests d’intelligence par R. Pintner (180 travaux), tests pédagogiques par Vernon Jones et. Mason Crook (162 travaux) , tests de personnalité et de caractère enfin par Mark A. May, IIartsiiorne et Rut<h E. Welty (127 travaux).
- INFORMATIONS
- Un Vœu légitime. — JJ Association inlcrnd.ionale pour la protection de l’enfance, qui a tenu, cette année, sa 9e session à Liège, a adopté, à l’unanimité, le voeu que l’examen des écoliers soit généralisé à tous les établissements d’instruction afin de permettre leur classement rationnel, la fiche étant établie d’après les modalités suivantes :
- « a) Eji ce qui concerne l'examen physique :
- « 1° Dans les grandes villes» et communes importantes, il est désirable que l’inspection scolaire soit confiée à des médecins qui se consacrent exclusivement à cette branche. Là où le nombre d’écoles et d’enfants le justifient, un médecin-femme pourra être (désigné pour les jardins d’enfants et les écoles de filles.
- « 2° Dans les mêmes localités, là où la clinique hospitalière est trop éloignée ou trop chargée, il est recommandable d’organiser une clinique scolaire spéciale où les divers spécialistes et surtout le dentiste pourront faire les examens demandés par le médecin scolaire et pratiquer certains traitements sans hospitalisation.
- « 3° Dans les mêmes localités, des infirmières scolaires visiteuses (avec l’aide du personnel enseignant et au besoin d’un instituteur ou d'une institutrice spécialement désignée) s’occuperont des petits soins d’urgence, de l’application de certains traitements prescrits par Je médecin scolaire ou les spécialistes, conduiront les enfants aux diverses œuvres de l’enfance indiquées, elles feront lie dépistage des affections contagieuses, les enquêtes sociales et se tiendront en rapport avec les parents.
- « 4° Le médecin, l’infirmière, les directeurs d’écoles, ou les instituteurs s’abstiennent d’intervenir dans le choix d’une clinique ou d’un médecin. Mais ils fournissent aux intéressés la liste complète des spécialistes, des hôpitaux et cliniques où des soins et des conseils peuvent être fournis par des personnes compétentes.
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- « 5° Dans les petites communes et à la campagne, il est désirable que l'inspection médicale scolaire soit confiée à des inspecteurs-médecins spécialisés eux aussi et se consacrant exclusivement à ce travail.
- « Ces inspecteurs pourront être désignés par cantons ou circonscriptions scolaires, comme les inspecteurs de renseignement scolaire. Si le nombre d’enfants le permet, une inspectrice médecin pourra être chargée de la surveillance médicale des jardins 0’enifants et des écoles des filles.
- « 6° Dans ces mêmes localités, il y aura lieu de nommer des infirmières visiteuses scolaires en tenant compte de la population des écoles et de leur dispersion.
- « 7° En cas de besoin, les médecins scolaires, infirmières cl membres du corps enseignant fourniront aux parents La liste complète des médecins spécialistes, cliniques et hôpitaux.
- «8° 11 est recommandable d’organiser des cliniques scolaires cantonales ou intercommunales, là où les cliniques et hôpitaux outillés font défaut ou sont trop éloignés.
- « 9° Il est désirable que l’inspection soit étendue aux écoles payantes officielles et privées, ainsi qu’aux écoles d’enseignement moyen.
- « 10° Il est désirable que les fiches soient conçues de manière à pouvoir être utilisées depuis la pouponnière jusqu’à la fin des études et si possible jusqu’au service militaire.
- « 11° Il est désirable que les examens soient appliqués aux élèves entrants et répétés chaque année ;
- « 12° La fiche scolaire comprendra au moins les renseignements suivants, en mettant surtout en évidence, ce qui est anormal : renseignements administratifs : date de naissance, profession des parents, etc., écoles fréquentées. — Renseignements sur les antécédents : composition de la famille, étapes du développement physiologique et psychique, vaccinations, maladies et accidents. — Résultats des examens physiologiques portant sur le poids, la taille assise, le périmètre thoracique, bouche, dent, nez, gorge, appareils respiratoire, digestif, urinaire, génital (puberté), système osseux, colonne vertébrale, système nerveux, hernie, peau, cuir chevelu, troubles endocriniens, état général du sang.
- « B. — En ce qui concerne l’examen mental et pédagogique :
- « a) Examen mental :
- « 1° Il est désirable que tous les élèves entrant à l’école ainsi que les écoliers- présentant des troubles dans leur évolution scolaire, soient examinés au point de vue des aptitudes psychiques ;
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- « 2° Les examens auront pour but de réaliser d’abord un premier triage au moyen des épreuves collectives et seront complétés par des examens individuels lorsque ceux-ci paraîtront nécessaires.
- « 3° Les épreuves à utiliser pour ces examens doivent être choisies parmi celles qui offrent les garanties voulues au point de vue de leur technique, de leur correction et de l’estimation de leurs résultats.
- « 4° Les épreuves collectives pourront être appliquées par les inspecteurs, directeurs ou instituteurs, qui auront été initiés à l’emploi de ces épreuves.
- « 5° Les épreuves individuelles par contre, doivent être confiées à des personnes spécialisées dans la psychologie appliquée à l’éducation et qui ont une expérience suffisante de l’enfant et de la vie scolaire.
- « 6° Il importe que les épreuves utilisées portent sur l’intelligence associée au langage aussi bien que sur l’intelligence sans langage.
- « 7° La connaissance du caractère de l’enfant avant une grande importance pour faciliter son éducatioji, il est souhaitable que les parents et les instituteurs soient mis en mesure de fournir les renseignements nécessaires pour parvenir à cette connaissance.
- « 8'° Dans les grands centres, il est désirable qu'à côté de la clinique médicale, la clinique psychologique soit organisée où seront adressés tous les cas qui exigent un examen individuel.
- « b) Examen pédagogique :
- « 1° Il est désirable que les examens pédagogiques, comportent des épreuves standardisées et étalonnées pour chaque pays en tenant compte des programmes d’études en vue de permettre des comparaisons plus précises du niveau scolaire atteint par les élèves.
- 2° Ces épreuves seront confiées aux inspecteurs, directeurs et instituteurs, préalablement initiés à leur technique.
- « 3° Les résultats de ces examens seront éventuellement communiqués aux psychologues en vue de permettre leur confrontation avec les résultats des examens psychologiques et de suggérer les mesures pédagogiques ou autres, dans l’intérêt de l’écolier.
- « c) Les rubriques de la fiche psycho-pédagogique seront conçues de telle sorte que les renseignements qui s’y trouvent puissent être utilisés en vue des mesures pédagogiques à prendre et aussi de l’orientation professionnelle intérieure. »
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- Cours d’orientation professionnelle à Turin. — En janvier 1930 a été organisé à Turin pour la deuxième fois, un cours d’Orienta-tion professionnelle pour les éducateurs piémontais sous la direction de L. Cimatti, directeur du laboratoire de psychotechnique de l’Institut Fossati, cours devant aboutir à l’octroi d’un diplôme de conseiller cl'O. P., ayant valeur légale.
- Voici le programme de ce cours : A. — Partie générale et historique : I. — Problème du choix de la profession en rapport avec les buts éducatifs. II. — Les occupations et le choix des professions à travers les temps. III. — Le mouvement pour l’orientation professionnelle. IV. — L’origine des méthodes. V. — Examen critique des diverses méthodes. — B. — L’étude du milieu : I. — La valeur sociale de l’O. P. IL — I/étude du milieu social. III. —-L’étude du milieu du travail. IV. — L’étude du milieu familial. — C. — L’étude de l’individu. I. — Données générales de biologie, anthropologie et physiologie appliquées à l’O. P. IL — Système musculaire et système nerveux. III. — Les sens. IV. — Qualités psychiques. V. — Qualités affectives. VI. — Aptitudes, habileté motrice, capacité de travail. — D. ITOricntation éducative : I. — La fiche biographique. — IL La préparation à la vie complète. —
- III. Les jeux comme moyens d’éducation de la capacité motrice.
- IV. L’acheminement vers la profession. — E. Procédés pi^atiques : I. Comment on fonde un service d’orientation. — IL La méthode. — III. L’assistance aux apprentis.
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- Orientation professionnelle universitaire des étudiants. — A l’Université de Chicago, d’après le rapport du président F. Wood-ward, a succédé à un ancien office de conseils et d’emplois un « Board of vocational guidance and placement» dont le secrétaire exécutif est M. R. C. Woellner. Ce service d’orientation professionnelle et placement se préoccupe de faciliter déjà le placement industriel et commercial d’étudiants en cours d’études et soucieux de gagner leur vie, comme cela est normal en U. S. A.
- A la Société de médecine, chirurgie et pharmacie de Toulouse (mai 1930) M. Lafforgue a exposé las raisons qui instituaient en faveur de la cure de travail chez les tuberculeux aù sanatorium, les essais de travail utile devant faciliter l’orientation professionnelle des convalescents à leur sortie de l’établissement de cure.
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- La Vie de l’Institut National d’Orientation professionnelle
- La Quinzaine provinciale d’O. P.
- Conformément aux indications du Parlement, qui avait inscrit dans ce but un supplément budgétaire dans un chapitre de l’enseignement technique, l’I. N. O. P. a organisé, du 6 au 18 octobre, un enseignement intensif de perfectionnement destiné aux praticiens de l’O. P. appartenant aux départements, la Seine exceptée, enseignement conforme au programme publié dans notre dernier Bulletin. Nous disposions de 40 bourses, mais, au dernier moment, trop tard pour que de nouveaux bénéficiaires pussent être désignés, certains boursiers furent empêchés, pour des raisons diverses, en sorte que 32 participèrent effectivement à cette quinzaine, sur une centaine de personnes qui nous avaient adressé des demandes. Voici la liste, par ordre alphabétique, des boursiers présents :
- M-. Emile Bannwartii, directeur d’école à Soultzeren (Haut-Rhin). M. le Dr L. Barbedor, professeur à l’Institut régional d’éducation physique de Rennes ;
- M. V. Bertrand, directeur de l’Office municipal d’O. P. de Lille ; M. G. Boudouresqee, rédacteur à la Préfecture des Bouches-du-Rhône, chef de l’Office d’O. P. de Marseille ;
- M. André Camiade, directeur de l’Office d’O. P. de Mont-de-Marsan ;
- M. Planel-Court, directeur d’école, directeur de l’Office d’O. P. de Valence (Drôme) ;
- M. J. Dauteroche, sous-préfet de Saint-Claude, directeur des offices départementaux de placement et d’O. P. du Jura ;
- M. René Duheilije, directeur d’école à Foug (Meurthe-et-Moselle) : M. Jean Dussarps, directeur du bureau de placement de Bayonne : M. O. Fée, directeur du service départemental d’O. P. de Seine-et-Marne, à Melun ;
- M. J. Fraison, directeur du service départemental d’O. P. des Ardennes, à Charleville ;
- M. L. Henry, directeur de l’Office du Travail de Lorient ;
- MUe Anne-Marie Joyet-Lavergne, institutrice à Villiers-sur-Marne (Seine-et-Oise) ;
- M. L. Jugla, directeur d’école honoraire, directeur du Cabinet d’O. P. de la Gironde, à Bordeaux ;
- M. IL Ley, secrétaire général de la Chambre des métiers d’Alsace, à Strasbourg ;
- M. le Dr J. Magnan, Oto-Rhino-Laryngologiste des hôpitaux, à Tours ;
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- M. M. Mathieu, directeur de l’Office d’O. P. de la Charente, à Angoulême ;
- M. P. Mutuel, directeur de l’Office de placement et du Cabinet d’O. P. de Millau (Aveyron) ;
- M. C. Peter, directeur des Ecoles pratiques de commerce et de perfectionnement de Haguenau (B,a;s-Rhiii) ;
- M. G. Poullaouec, chef du Service d’O. P. de Nantes ;
- M. H. Réveillé, directeur de l’Office d’O. P. d’Argenteuil (Seine-et-Oise) ;
- M. Antoine Rorelet, inspecteur départemental de renseignement technique, directeur de l’Office d’O. P. de la Chambre de Commerce de Bourg (Ain) ;
- M. G. Sallé, instituteur, conseiller d’O. P., à Nevers ;
- M. R. Servais, directeur de l’Office régional de Saint-Nazaire et de l’Office d’O. P., à Saint-Nazaire ;
- M. Al. Sève, instituteur, directeur de l’Office municipal d’O. P. de Saint-Etienne ;
- M. J. Sourigues, directeur du Bureau municipal de placement de Biarritz (Basses-Pyrénées) ;
- M. Félix Sueur, instituteur honoraire, directeur de l’Office d’O.P.
- de l’arrondissement de Saint-Quentin ;
- Mme M. Tiiibaudat, professeur du Cours complémentaire, conseillère d’O. P., à Nevers ;
- Mlle Zoé Piteux, institutrice à Hierges (Ardennes) ;
- Mme J. Trépier, conseillère d’O. P., à Nancy ;
- M. le Dr Varé, médecin scolaire chargé de service d’O. P., à Nancy ;
- M110 L. Will, employée à l’Office municipal et départemental de placement et d’O. P., à Strasbourg.
- La quinzaine a été ouverte et close par des conférences de M. Luc, directeur adjoint de l’Enseignement technique, qui a prononcé des paroles d’accueil et d’adieu, auxquelles, le dernier jour, .a répondu M. Robe lot au nom des boursiers.
- Ceux-ci ont eu, du fait de leur réunion prolongée, alors qu’ils venaient de tous les coins de la France, l’occasion de se connaître, d’échanger des idées, et cette collaboration, qui devra se continuer, promet d’être féconde. Ils ont d’autre part pris contact avec l’I. N. O. P. qui compte, grâce à son Bulletin, ouvert aux praticiens soucieux du progrès de leur technique et de leurs méthodes, maintenir ce contact pour !le plus grand profit,, aussi bien de la science que de la pratique.
- A tous les boursiers de la Quinzaine, l’I. N. O. P. adresse un amical souvenir et un cordial « au revoir ». u d
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- CORRESPONDANCE
- Nous avons reçu l’intéressante lettre suivante que nous nous faisons un plaisir de publier :
- « Monsieur le Directeur,
- « Nous lisons dans le dernier numéro du Bulletin de l'Institut national d’Orientation professionnelle, l’article sur « Fragilité pulmonaire, inhalation de poussières et pneumokonioses ».
- « Nous sommes tout à fait de votre avis qu’il est contre indiqué en orientation professionnelle d’encourager un jeune homme à devenir mineur-fonceur dans une exploitation au marteau perforateur, car on n’a pas encore trouvé le moyen pratique, soit d’empêcher la poussière de se dégager, soit de la capter.
- « L’injection d’eau est une gêne à la perforation dans beaucoup de cas, imposer un masque est impossible, il n’y a que le capteur à sec qui semble donner un résultat. Il existe dans les Iles Britanniques un modèle construit par une usine de Cardiff, agréé par b « Mines Departement », et dont un grand nombre d’exemplaires sont, paraît-il, en usage dans le sud du Pays de Galles.
- « Si nous vous écrivons sur ce sujet, c’est pour vous signaler que c’est à tort qu’on se sert de l’expression « ardolsier » dans les études médicales ou sociales.
- « 11 y a dans notre métier d’ « ardoisiers » plusieurs catégories d’ouvriers : des employés, des mécaniciens, des comptables, des rouliers, etc., mais les deux principales catégories pouvant rentrer dans le cas qui nous occupe, ce sont les ouvriers du jour dits « d’ahaut », les ouvriers du fond dits « d’abas ».
- « Dans les ouvriers du jour, le fendeur travaille en plein air, sous un abri dit « tue-vent » et il n’absorbe pas plus de poussière de schiste que le paysan qui travaille sur une terre argileuse. Il absorbe même moins d’éléments siliceux et, surtout, moins de mauvais germes que le voyageur qui circule sur une route macadamisée poussiéreuse. 1
- « Les ouvriers du fonds respirent tous une atmosphère qui, à certains moments contient de la poussière de schiste en suspension, mais comme l’aération est bonne, les contremaîtres ou clers, les treuillistes, les pompiers, les boutefeux, les journaliers, etc., ne peuvent en absorber que très peu et moins que dans les rues pour retourner chez eux. Il n’y a que les fonceurs au marteau perforateur qui font une absorption importante.
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- « La poussière de schiste ardoisier, qui est un mélange d’éléments microscopiques : silicate complexe d’alumine avec un peu de sesquioxyde de fer, bisulfure de fer, phosphate d’aluminium, titanate d’aluminium, carbone graphiteux et silice, n'est pas sclérosante.
- « Il est certain qu’il vaut mieux pour un individu sain, respirer l’air pur des montagnes, mais nous croyons l’atmosphère poussiéreuse de nos fonds moins dangereuse que celle des rues de Paris, car elle ne contient pas toutes les bactéries infectieuses, cause des maladies.
- « On ne sait, d’ailleurs pas, sous quelle forme exacte se fait l’absorption de ladite poussière, dans laquelle beaucoup d’éléments en suspension sont de dimension de \ à 10 microns, probablement à l’état colloïdal.
- « Nous croyons donc, qu’il faut être prudent en cette matière et ne pas croire, à priori, à une maladie professionnelle des ardoisiers qui serait la schistose, ou plutôt la silico-schistose.
- « Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de nos sentiments distingués.
- Le président du Conseil. d’administration, administrateur délégué,
- Paul H ANE T.
- N. B. — Nous attendons le rapport de la Conférence de Johan-nesbourg d’août 1930, sur la silicose, et nous nous proposons de faire étudier nos poussières au moyen des rayons X, par la nouvelle méthode du rayonnement X Coolidge monochromatique.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- F.-L. Bertrand. — Essai d’analyse psycho-sensorielle et de psychogénie scolaire. — In-8° de 300 pages. Paris, Alcan, 1930.
- L’auteur de cet ouvrage, thèse principale de doctorat ès lettres-philosophie, a montré, comme inspecteur primaire, de très belles qualités d’animateur, et a su obtenir une collaboration active de son personnel d’instituteurs, pour une expérimentation psychopédagogique dans les classes de sa circonscription. Le livre contient la relation de tests, une série d’expériences variées, de valeur évidemment inégale, ainsi poursuivies dans les écoles suivant ides directives générales communes, expériences dont l’ordre
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- chronologique permet de suivre l’effort continu en vue d’une plus satisfaisante précision, d’une amélioration technique progressive.
- Les recherches ont principalement porté sur l’attention et la distraction d’une part, sur le développement des éléments sensoriels intervenant dans la vie mentale, d’autre part, avec un intéressant chapitre sur la « dactylésie », c’est-à-dire sur l’activité exploratrice tactile, avec d’ingénieux lests imaginés par François Sarrieu, comportant une reproduction par modelage des objets palpés.
- On lira avec intérêt le livre de F.-L. Bertrand et on admirera la continuité de son bél effort, inspiré de l’esprit expérimental de Binet, auquel l’auteur a consacré d’autre part un enthousiaste ouvrage qu’il a bien voulu me demander de préfacer (1).
- Sans partager toujours la confiance que paraît avoir F.-L. Bertrand dans la valeur scientifique rigoureuse des résultats obtenus, qui auraient besoin d’être soumis à une sévère critique expérimentale, on doit reconnaître que sa foi a eu du moins pour résultat d’intéresser un grand nombre d’éducateurs à la pédagogie expérimentale et à l’étude psychologique de l’enfant, et de leur permettre, en apprenant à mieux connaître leurs élèves, de perfectionner leurs méthodes éducatives et de mieux assurer les bases scolaires de l’orientation professionnelle. IL P.
- IL Wallon. — Principes de psychologie appliquée. — 1 vol. in-16 de 224 pages de la collection Armand Colin, Paris, 1930.
- Si les ouvrages de psychologie appliquée en langue allemande et surtout en langue anglaise.sont particulièrement nombreux, il n’v avait en français, mis à part quelques livres de pure technique, aucun manuel ou traité de caractère général consacré à cette nouvelle branche de pratique scientifique. Le petit volume d’Henri Wallon comble cette lacune, et il la comble de façon particulièrement heureuse ; il a su dominer son sujet, vaste et complexe, avec une belle maîtrise ; son exposé, clair et complet, fondé sur une connaissance étendue et précise, et sur une élaboration critique très sûre, permet au lecteur de suivre les grandes directions de la psychologie appliquée, de se rendre compte des résultats déjà obtenus et des possibilités d’avenir de chacune d’elles.
- La première partie est consacrée à la psychologie du travail (conditions physiologiques, effets psychiques, courbes de travail,
- (1) F. L. Bertrand. Alfred Binet et son œuvre (avec bibliographie complète des œuvres de Binet et portrait hors-texte). In-8° de 335 pages. Paris, Alcan, 1930.
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- effort et rendement, etc.), la 'Seconde à la question des aptitudes et à la méthode des tests, la troisième à l’activité professionnelle (rationalisation, sélection et orientation), enfin la quatrième aux motifs et conséquences psychiques de l'activité (réclame, témoignage, etc.).
- Ce précieux petit livre doit constituer une base fondamentale pour les étuldes de psychotechnique, et en particulier le chapitre relatif à T orientation professionnelle et à ses fondements psychologiques ne peut manquer d’être médité, avec le plus grand profit, par tous ceux qui ont à s’occuper d’O. P. II. P.
- René Jadot. — Le sens et les destinées de l’Ecole unique.
- In-16° cle 118 pages (vol. III des cahiers de la Centrale).
- Cet intéressant volume de l’actif échevin de l’instruction publique d’Angleur dont on connaît les belles initiatives (classe expérimentale et laboratoire psychopédagogique) est de nature à bien montrer les relations étroites que l’école doit avoir avec la vie sociale, en vue d’une utilisation rationnelle optima des hommes que les écoliers annoncent et préparent.
- L’Orientation professionnelle est étroitement apparentée à la formation professionnelle et par là au problème éducatif dans son ensemble. Aussi lira-t-on avec fruit ce petit livre clair, énergique et documenté. H. P.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Che{ de service : M"* Henri Piéron.
- OFEICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M“* L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M1" C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à 'l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M1" Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M“* A. Fessard, licenciée ès lettres.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : D' Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris.
- Organisation de l’Orientation professionnelle et technique des métiers. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Technique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles ; Auribault, inspecteur divisionnaire du travail.
- Sélection professionnelle dans ses rapports avec l’Orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TRAVAUX PRATIQUES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François Physiologie : M“* C. Veil.
- Technique des tests scolaires : Mm“ Henri Piéron.
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- REVUE MENSUELLE (ÎO 3NTuméros par _A.n)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABOMIVEMEIVT s'
- Pour la France..,.. 1 £> fr. \ Pour l'Etranger............... SS fr.
- Prix du numéro : S francs
- Prière d’adresser le montant des abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut : Paris C/C
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement.
- (On peut se procurer la première année complète au prix de 18 francs, au Secrétariat,
- 41, rue Gay-Lussac, Paris (ve).
- Articles publiés au cours de la première année
- J. Fontègne : Une visite aux Offices d’Orientation professionnelle de Vienne et de Munich (N° 1 et 3).
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le chronoptôscope (N° 2).
- — Orientation professionnelle e^ « Docimologie » (N° 6).
- — L’Orientation professionnelle à Madrid' (N° 10).
- A. Fessard : La validité des Tests d’aptitude professionnelle (N° 2, 3, 4 et 5).
- — L’intérêt des méthodes statistiques en Orientation professionnelle (N° 6).
- — L’Interprétation des résultats numériques (N° 9).
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3).
- Mme H. Piéron : Les étalonnages de Tests (N° 1, 2 et 3).
- — Etalonnage d’un Test d’attention (N° 4).
- Mllc D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N° 5).
- Mnc A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des Tests professionnels ( N° 6)' N. Levitof : La Consultation professionnelle à Moscou (N° 7).
- Regnier : Comment organiser l’Orientation professionnelle dans un centre de moyenne importance (N° 7).
- L. Bourdel : L’Instruction publique et la question professionnelle en Bulgarie (N° 9). Waikenthaler : Quel métier doit choisir un malade du sanatorium pour tuberculeux (N° 1®)'
- Articles publiés au cours de la seconde année
- A. Fessard : La détermination des caractères d’un ensemble de mesures (N° 1 et 3).
- — Les courbes de fréquence et le hasard (N° 5 et 6).
- Mme H. Piéron : L’étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psychologique d’O. P'
- — Les premiers efforts de l’organisation en France de l’O. P. (N° 4).
- Braunshausen : L’Office d’O. P. de Luxembourg (N°l).
- Henri Piéron : Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2).
- Pierre Abraham : Sur l’Orientation Professionnelle de la figure humaine (N° 5 et 6).
- M. et Mme Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de la fiche psychologique d’Orientation professionnelle (N° 7).
- R. Jeudon : Éducation physique et Éducation professionnelle (N° 8).
- Gérant : Paul ARJ°-
- Agen.
- Imprimerie Moderne (Assoc. Coor. Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- 2e Année
- N° 10
- Décembre 1930
- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I. — M. François : Quelques remarques sur le test de barrage (fin)........... 249
- II. — M11' J. Abramson : Notes sur quelques visites à des laboratoires d’Orien-'
- tation professionnelle : 2° Zurich................................ 255
- III. — Notes et Documents : L’Office d’O. P. de Nancy. — Le Test des cent questions de Ballard. — L’O. P. en Russie. — Tuberculose et profession. — Examen d’aptitude des commerçants et des employés. — Une comparaison expérimentale de Tests pédagogiques et de compositions. — La propension aux accidents chez Tes
- conducteurs de véhicules...................................... 258
- IV. — Les méthodes étrangères en 0. P. : Recherches sur les aptitudes exigées
- par les carrières et les arts libéraux, par le Dr E. Mira.. 267
- V. — A travers les Revues.................................................. 269
- VI. — Informations...... .................................................. 271
- VII. — La Vie de l’Institut National d’Orientation professionnelle........... 272
- VIII. — La Vie de l’Amicale.................................................. 274
- IX. — Bulletin bibliographique.............................................. 275
- Table des matières des Tomes I et II........................................ 277
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE 41, Rue Gay-Lussac, 47
- ( PARIS
- (Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- d’Orientation Professionnelle
- Etablissement reconnu par l’État (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire dés Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D*ADMINISTRA TION
- En outre du Bureau :
- M'1* Caron, directrice du Lycée Fénelon. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’An-thropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 2' Année
- Décembre 1930
- BULLETIN
- ( Suite et fin)
- par M. M. FRANÇOIS
- l’Institut National d'Orientation Professionnelle
- Quelques remarques sur le Test de barrage
- Peut-on essayer dans une certaine mesure de remédier à cette difficulté. 11 faudrait essayer pour cela de déterminer les causes qui font que pour un sujet donné, tel signe semblera plus difficile qui semble peut-être plus facile ou seulement indifférent à d’autres. Et tout d’abord une question se pose, que nous venons de signaler, celle de savoir dans quelle mesure on peut étendre à tous les signes les constatations que nous avons faites pour deux d’entre eux. Nous pensons que cette généralisation est probable pour la raison suivante : Il semble bien que les huit signes forment en réalité deux groupes distincts ceux dont le trait forme un angle de 90° avec le carré, d’une part, et d’autre part ceux dans lesquels le trait est oblique, prolongement extérieur de l’un des diamètres du carré. Les sujets, sans que nous ayons fait encore sur ce point d’expériences systématiques, semblent bien considérer comme un tout le groupe des signes N., E., S. et O. et comme un autre tout celui des signes N. E., S. E., S. O. et N. O. Tel sujet qui trouve que le signe O. par exemple est plus difficile que le S. E. le considère en tant que signe à trait droit et l’oppose à l’ensemble des signes à trait oblique. Sans pouvoir l’affirmer de façon absolue, il semble bien que ce soit la rectitude ou l’obliquité du trait, bien plutôt que sa position en haut, en bas, à droite, ou à gauche, qu’il faille considérer comme l’élément différentiel entre les signes. Quels essais d’explication peut-on apporter de ce fait? Tout d’abord en observant le test d’assez près, on note que les deux espèces de signes, les droits et les obliques, ne sont pas absolument semblables dans leur ensemble, graphiquement parlant. Les nécessités de la composition typographique ont amené en
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- effet à donner à la barre des signes obliques une longueur très légèrement supérieure à celle de la barre des signes droits. La différence est minime, un quart à un demi millimètre au maximum. Elle peut cependant, au dire de certains sujets (et en. particulier pour le sujet que nous citons plus haut, qui avait fait le test cent fois de suite) être un élément de facilitation en ce qui concerne les signes obliques, ceux-ci sautant davantage à l’œil du fait de cette petite supériorité de longueur. Mais cette explication, si elle est valable, ne peut l’être que pour une partie des cas (qui se trouve la minorité dans notre expérience). Il nous semble plutôt que c’est dans le symbolisme des signes qu’il faille chercher la solution. En effet, nous ne retenons pas les signes à barrer, du moins dans la très grosse majorité des cas, par simple enregistrement visuel du modèle fourni. La plupart des sujets au début de leur travail ne mettent pas simplement un cliché sans étiquette dans leur mémoire, mais savent que c’est le signe Nord ou Sud, ou le signe avec trait à droite, ou en bas et à gauche qu’ils doivent effacer sur le test. Or il est vraisemblable que celte traduction symbolique joue plus facilement pour les signes droits que pour les signes obliques. Il n’y a dans les premiers qu’un élément à considérer et à retenir, ce sont les signes Haut, Bas, Droite ou Gauche, ou encore Nord, Sud, Est ou Ouest, si on intellectualise davantage la symbolisation. Pour les autres, il faut au contraire considérer deux éléments simultanés, Nord-Est, par exemple, ou en bas à gauche, ce qui est évidemment plus difficile, que dans le premier cas. D’autre part, il semble que ces notions mêmes de Haut, Droite, etc., soient plus claires, plus nettes, plus familières que les autres, parce que correspondant aux expériences constantes du langage et à notre comportement général dans la vie. Nous sommes accoutumés à nous, placer à droite ou à gauche des objets, à les voir devant ou derrière nous, plutôt, qu’à la fois en avant et à droite, en arrière et à gauche, position plus exactement définie, mais que nous ne précisons pas autant dans la majorité des cas de notre expérience courante. Il y aurait peut-être là une explication possible de la majorité des résultats montrant une difficulté plus grande des signes obliques. D’autre part, toute question de groupe de signes mise de côté, on note souvent que tel ou tel
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- signe évoque spontanément chez un sujet une image familière. Pour l’un le N. E. représente une casserole schématique; pour une fillette, le S. E. est l’image, également schématique, de la tête d’une de ses petites camarades qui porte une natte, tel autre voit dans le N. l’ébauche d’une croix sur un socle, etc., etc. 11 est certain qu’une telle représentation va aider considérablement à retrouver un signe et à empêcher de le laisser passer sans le voir, par rapport à un signe qui n’évoque rien de particulier. Là encore, par conséquent, nous ne sommes rien moins que certains que les différences individuelles observées dans la précision du travail relèvent réellement d’une inégalité fonctionnelle de la fonction attentive, et il faudrait plutôt les rapporter semble-t-il à des différences purement fortuites d’associations imaginatives.
- Ces quelques remarques permettent de comprendre, dans une certaine mesure, que tel signe semble plus facile à un sujet ou plus difficile. Mais, d’où provient que les différences observées entre les erreurs faites pour chaque signe varient considérablement en importance d’un sujet à l’autre ? Autrement dit, si nous arrivons à expliquer approximativement la possibilité de la qualité de ces différences, comment faut-il expliquer leur quantité ? Nous avons vu que, chez certains sujets, la supériorité d’un signe sur l’autre, quant aux fautes qu’elle entraîne, n’était que minime, que chez certains, au contraire, elle pouvait être considérable. Faut-il penser simplement que, pour certains sujets, ces facteurs de composition du signe, de symbolisme, d’intellectualisation vont jouer faiblement, alors que pour d’autres, ils interviendront avec une très grande intensité. Si cette explication peut entrer en ligne de compte pour une certaine part, elle nous semble cependant insuffisante à elle seule et il nous paraît possible de la compléter par les considérations suivantes : Quand on fait exécuter le test de barrage, en demandant au sujet de barrer deux signes ou plus, on considère que l’épreuve est une épreuve d’attention concentrée, et on l’oppose aux épreuves d’attention distribuée dans lesquelles tout en barrant les signes indiqués, le sujet doit faire du calcul mental, ou compter mentalement des coups frappés à côté de lui. Est-ce entièrement légitime? Nous ne le pensons pas. Il nous semble au contraire plus logique de considérer que l’épreuve est
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- un test d’attention distribuée dès que l’on demande au sujet de barrer plus d’un signe. La distribution se fail, c’est incontestable, sur des éléments moins éloignés, moins hétérogènes que dans les expériences d’attention distribuée proprement dites, il n’en reste pas moins vrai que le sujet doit faire attention à plusieurs choses à la fois (à plusieurs signes), ce qui est, croyons-nous, la définition même de l’attention distribuée. Ce n’est là encore qu’une hypothèse que nous comptons vérifier en recherchant si, en des temps identiques, le sujet examine ün nombre de signes proportionnel à celui des signes à barrer, suivànt qu’il doit en barrer un ou plusieurs. En admettant ce point de vue particulier, on comprendrait peut-être mieux les différences individuelles énormes que nous avons pu mettre en évidence. Chez certains sujets l’attention, moins apte que chez d’autres à se distribuer, se localiserait principalement sur l’un des signes à barrer, le choix inconscient de celui-ci étant alors fait en fonction des nombreux facteurs dont nous avons essayé de dégager plus haut quelques-uns. Nous basons celte hypothèse sur l’observation suivante : dans certains des tests que nous avons examinés, on note que le sujet, qui avait fait pendant une première partie de son travail un nombre élevé de fautes sur l’un des signes et beaucoup moindre sur l’autre signe, se met, à partir d’un certain endroit, à commettre des fautes nombreuses pour le signe qu’il barrait jusque-là presque sans jamais l’omettre, et n’oublie presque plus de barrer le signe qui semblait auparavant le plus difficile pour lui. On a l’impression d’assister à un véritable renversement de l’objet sur lequel porte principalement l’attention, à une sorte de changement de polarisation, serait-on presque tenté de dire. Voici des cas de ce genre : Le n° 31 de notre groupe C, par exemple, dans les dix premières lignes du test, commet 20' erreurs pour le signe O. et 10 seulement pour le signe S. E. Dans les dix lignes suivantes, il commet 3 omissions pour l’O. et 14 pour le S. E. Faut-il penser qu’il a « appris » tout à coup à ne plus oublier le signe O. et que, par ce contre-coup, il omet davantage le signe S. E. ? Il nous semble plus logique dans un cas de ce genre de penser à un renversement (dont la cause reste d’ailleurs inexpliquée) de l’objet principal de l’attention. De même pour le-sujet 28 A, qui omet d’abord
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- 10 O. et 5 S. E., et, clans une deuxième période de longueur égale, 4 O. et 12 S. E. ; et encore pour le sujet 19 B, dont les chiffres sont d’abord 12 O. et 6 S. E., et ensuite 2 O. et 12 S. E.
- Cette intervention de/T attention distribuée peut ne pas aller/jusqu’à un tel renversement, mais plus simplement se traduire par une"augmentation brusque des omissions d’un signe, le nombre de celles faites pour l’autre signe restant sensiblement le même. Le sujet 35 du groupe C, par exemple, fait dans une première période 12 fautes sur le signe O. et une sur le signe S. E. Dans la période suivante, on relève 7 fautes sur le signe O. et 10 sur le S. E. Il semble difficile d’admettre que de telles variations soient purement fortuites, et, s’il s’agissait d’une baisse simple du niveau attentif par fatigue ou distraction, comment expliquer que cette baisse ne porte que sur l’un des signes, et se traduise même par une légère amélioration pour l’autre? il y a bien une baisse, croyons-nous, mais une baisse de la capacité de distribution uniquement, ce qui est tout différent.
- Si, à côté du degré de facilité ou de difficulté spécifique inhérent à chaque signe, il y a en plus intervention, comme nous le pensons, de l’aptitude plus ou moins grande de chaque sujet à distribuer son attention, on devrait en trouver une vérification expérimentale en comparant le nombre relatif de fautes entre signes différents suivant qu’on doit les barrer isolément ou simultanément. C’est ce que nous cherchons à établir actuellement dans une nouvelle série de recherches dont nous publierons ultérieurement les résultats.
- Quoi qu’il en puisse être de l’interprétation théorique des résultats auxquels nous sommes parvenus, ceux-ci n’en restent pas moins valables et incontestables, croyons-nous. Les chiffres que nous avons relevés mettent en évidence le fait que chaque sujet a en face du test de barrage “un véritable comportement individuel dont il serait infiniment dangereux de ne pas tenir compte dans Dévaluation des résultats. Oue ce fait restreigne dans une certaine mesure les possibilités d’application, surtout collectives du test, c’est possible, mais semble préférable à une généralité d’emploi dont le caractère superficiel pourrait rendre suspectes les conclusions que l’on en tirerait- C’est une preuve nouvelle, après tant d’au-
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- très, des précautions infinies dont on doit s’entourer avant de passer à l’application généralisée d’un test, et ces quelques remarques rappelleront peut-être à quelques psycho-techniciens qu’avant d’être une unité dans une courbe de fréquence, ou un point sur une échelle de répartitions, un sujet est tout de même une individualité psychologique, c’est-à-dire quelque chose que l’on ne peut pas toujours, sans dommages, intégrer purement et simplement dans un groupe en lui en attribuant tous les caractères.
- En terminant, nous voudrions insister une fois encore sur le soin avec lequel on doit matériellement constituer un test, puisque des éléments aussi semblables en apparence que les huit signes du test de barrage se montrent à l’épreuve de valeur très différente pour les différents individus. A ce sujet, une remarque qui s’écarte un peu de notre sujet nous paraît utile : en dépouillant les tests que nous avons utilisés, nous avons pu remarquer un certain nombre de fois que des sujets faisaient des omissions avec une facilité toute particulière quand le signe à barrer se trouvait être le premier ou le dernier de la ligne de 40 signes. Ceci, à la réflexion, n’a rien de très étonnant. Au moment de l’accrochage et du décrochage d’une ligne par l’œil, il y a certainement une accommodation moins parfaite ; d’autre part, il y a sans doute une légère accélération du mouvement de l’œil au début et à la fin de chaque ligne. Quoi qu’il en soit, le fait étant assez nef chez certains sujets, il y aurait donc intérêt, pour que les signes aient des degrés de difficulté comparables, à ce qu’ils soient tous répétés un nombre égal de fois au début et à la fin des lignes. Nous avons vérifié ce qu’il en était et avons trouvé les chiffres suivants :
- Signe Début
- Fin Tolal
- O. .............. 6
- N.E.........:. 4
- S. 0............. 6
- S................ 4
- E................ 3
- S. E............ (3
- N................ 9
- N. O............. 2
- 40
- 4
- 4
- 6
- 6
- 7
- 2
- 9
- 2
- 40
- 10
- 8
- 12
- 10
- 10
- 8
- 18
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- On voit donc que l’égalité, surtout pour les deux derniers signes, est très loin d’être réalisée. En supposant qu’un sujet ait à barrer le N. O. tandis qu’un autre aurait à barrer le N., il serait donc très possible, si ces deux sujets étaient sensibles à cette difficulté topographique spéciale, que le premier fasse sensiblement moins de fautes que le second, sans que cette différence puisse être imputable à une différence de leur fonction attentive. Il y aurait intérêt, croyons-nous, à unifier le test de ce côté, ce qui serait des plus facile sur un nouveau cliché du test.
- Ce travail de critique minutieuse des expériences, des résultats obtenus et du matériel employé pour y arriver est, à notre sens, l’un des aspects les plus nécessaires à envisager de la technique psychométrique, et les quelques remarques qui précèdent n’ont d’autre ambition que d’en donner un exemple, et de montrer peut-être que l’on peut ainsi, dans certains cas, arriver à mieux « comprendre » à pénétrer davantage les résultats que fournissent telle ou telle épreuve psychotechnique- déterminée.
- Notes sur quelques visites à des laboratoires d’orientation professionnelle
- par M " J. ABRAMSON
- IT. - ZURICH
- Le 1 nfioratoire de l’Institut psychotechnique de Zurich, qui fait partie de la Fondation suisse pour la psychotechnique, est dirige par les professeurs Suter et Carracd. C’est un institut de recherches et d’expertises, en même temps qu’un laboratoire d’orientation pratique. Il organise aussi des cours pour la formaltion de psy-ehotechnicicns.
- L’examen d’orientation professionnelle est basé, en ce qui concerne les aptitudes motrices et sensorielles et l’Intelligence, sur un étalonnage fait avec dés adultes de 20 à 30 ans. Les aptitudes moyennes sont désignées par la lettre C. Le symbole B/C indique des aptitudes légèrement supérieures et C/D des aptitudes légèrement inférieures à la moyenne. Les aptitudes B/C, C et C/D sont celles d’environ la moitié des cas observés. Les aptitudes du.
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- quart supérieur et celles du quart inférieur sont marquées A, A/B et B d’une part et D, D/E et E de l’autre.
- Lee aptitudes sensorielles et motrices sont examinées à l’aide d’appareils. Cette épreuve ne dure pas moins de trois heures. On étudie les caractères généraux du rendement du sujet : spontanéité, rapidité, mobilité, concentration, richesse, exactitude et finesse. On éprouve ainsi surtout les habitudes de travail du sujet. Cet examen si approfondi porte sur :
- Perceptions visuelles : acuité, « coup d’œil », vue en profondeur, perception des couleurs, perception de la luminosité, adaptation à l’obscurité, vue de nuit, champ visuel en vue indirecte.
- Perceptions auditives : des deux oreilles, aptitude à discerner des tons, des différences de tons.
- Perceptions olfactives et gustatives : aptitudes à discerner les divers genres de goûts et d’odeurs, les différences de goûts, d’odeurs, et les différences d’intensité de goûts et d’odeurs.
- Perceptions tactiles : sens tactile des dimensions et de la rugosité.
- Perception de la pesanteur.
- Perceptions statiques : aptitude à reconnaître une position des membres et la position du corps.
- Perceptions dynamiques : aptitude à percevoir l’accélération.
- Perceptions du rythme, moteur et sensoriel.
- Perception du mouvement rythmé et non rythmé.
- Réaction automatique : rapidité et régularité.
- Rapidité des mouvements.
- Force musculaire.
- En ce qui concerne les aptitudes intellectuelles, on éprouve la mémoire immédiate, la fidélité de la mémoire pour les objets sans rapports logiques et pour les objets en rapports logiques ainsi que la faculté d’apprendre ; on examine l’aperception des choses concrètes et d’idées. Quant à 1 intelligence à proprement parler, on examine la pensée active concrète et abstraite, la pensée associative et la pensée logique. On se sert, pour les aptitudes intellectuelles, des mêmes notions que pour les aptitudes sensorielles et motrices et on les examine aux mêmes points de vue formels de la spontanéité, de l’attention, de la rapidité, de la mobilité, de la richesse, de l’exactitude èt de la finesse. L’examen de l’imagination et les remarques générales terminent cette série d’épreuves sur l’intelligence générale.
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- Quels sont les tests qui servent de base à cette analyse si approfondie de l’intelligence ? C’est purement et simplement un morceau de lecture ou une phrase lue et interprétée par le sujet. La conversation en rapport avec la phrase lue est poussée aussi loin que possible, et cette analyse permet de révéler les caractères généraux de la pensée du sujet. On voit que les tests usuels ne sont pas en honneur au laboratoire de Zurich.
- L’examen de l’affectivité et des traits du caractère est très approfondi également. On étudie :
- Le tempérament : émotivité, nature des intérêts, excitabilité. • forme, durée, régularité, effets secondaires, etc. ;
- La volonté : mêmes points de vue de l'excitabilité, de la force de la durée, etc., et de la fatigue ;
- La confiance en soi et la suggestibilité ;
- L’attention : son genre, sa mobilité, sa tension et sa durée ;
- L’allure au travail ;
- La tendance à l'exactitude : penchant naturel et habitude de travail ;
- La conscience : la droiture et le sens des responsabilités ;
- Ici, point de notations par signes, mais des remarques qualitatives sur les traits de caractère du sujet.
- Un résumé de l’examen et des conclusions pratiques achèvent ces recherches.
- On sent ici une forte influence de la caractérologie de Kl âges et de son école. Aussi cet examen du caractère, n’étant pas expérimental, ne pourrait-il être confié qu’à des examinateurs ayant, outre une grande intuition, une forte culture caractérologique, culture fort peu répandue à l’heure actuelle.
- On pense avec mélancolie aux efforts des Binet, des Stern et d’autres psychologues pour appronfondir et faire progresser la méthode des tests. On applique cependant là la méthode de Rors-chach et la méthode des associations dans les cas où l’on révèle des traits psychopathiques. Les jeunes psychopathes sont envoyés en observation à la colonie de Stephansbourg, annexée à l’hôpital psychiatrique de Burghôlzli.
- (‘Travail du Laboratoire de Psychologie appliquée de la Clinique de Neuro-Psychiatrie In[antile de la Faculté de Médecine).
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- NOTES ET DOCUMENTS
- L’Office d’O, P. de Nancy
- Le rapport de M. Adrien Di-dion sur le fonctionnement de l’Office d’orientation professionnelle de Nancy en 1929-1930 rappelle que l’organisation de1 l’Office a été préparée par une discussion générale sur les indications données par M. Réveillé, d’Argenteuil, président de l’Association des anciens élèves de l’I.N.O.P., et par une conférence de M. Fontègne qui a présenté une série de films destinés aux écoliers.
- Grâce au concours de Mme Trépier et des Drs Varé et Thouvenin, l’Office a utilement fonctionné dès sa première année. Voici quelques données précises fournies par ce rapport :
- « Dès le mois de mai, des fiches pédagogiques en blanc ont été remises aux directeurs et directrices des écoles municipales et libres : elles avaient pour objet de consigner toutes les indications susceptibles d’éclairer la Commission de l’Office, et notamment le choix du métier envisagé par les familles pour leurs enfants.
- « D’autre part, le médecin municipal avait sous les yeux les carnets médicaux établis au cours des années de scolarité et signalant les aptitudes ou inaptitudes physiques de chaque enfant.
- « Puis, le bureau de placement avait fait appel aux principaux industriels et commerçants de Nancy, les priant d’indiquer la gamme des situations qu’ils pouvaient offrir à des apprentis.
- « Chaque enfant fut invité à se présenter avec ses parents, à l’école même qu’il fréquente, devant la Commission ainsi nantie d’une documentation précise : dans un entretien familial, l’intéressé exposait ses préférences, les raisons motivant le choix de la profession envisagée.
- «Le médecin avait mission de dire si l’enfant pouvait, sans risques, s’orienter ou non vers la carrière indiquée par la famille, puis la nomenclature des offres d’emploi signalées au bureau de placement était présentée à l’intéressé.
- « Apportons maintenant des précisions chiffrées.
- « Le nombre des enfants inscrits pour être entendus par la Commission s’est élevé à 385 : 275 répondirent à notre invitation.
- « Motifs des absences : Départ des familles depuis la confection des dossiers, raisons de santé, cérémonies familiales, inscriptions aux écoles primaires supérieures, etc.
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- « Les 86 familles qui ont ,accompagné leurs enfants nous ont exprimé leur gratitude en termes qui ne laissent aucun doute sur leur 'sincérité.
- « 179 avis favorables ont été donnés, conformes .au choix des enfants et des parents.
- « 24 ont été nettement déconseillés : d’autres professions furent recommandées.
- « 48 enfants, avant de fixer définitivement leur choix, se représenteront devant le médecin après les vacances.
- « 18 redoublent leur classe.
- « 6 ont refusé notre intervention.
- « Tel est le premier stade parcouru : en résumé, l’entente harmonieuse entre l’inspection de renseignement primaire, les médecins municipaux et le bureau de placement s’imposait de toute nécessité ; cette triple collaboration s’est merveilleusement établie à Nancy. »
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- Le testées cent questions de Ballard
- BalLard a établi, en Angleterre, un test collectif de développement mental comportant 100 questions de types variés, certaines comportant surtout des connaissances acquises, un grand nombre étant de véritables épreuves d’intelligence. L’étalonnage de Ballard, pour le maximum possible de 100 points (étalonnage basé sur un petit nombre d’enfants) donne dos moyennes de 40 points à 8 ans, 48 à 9, 56 à 10, 64 à 11, 72 à 12, 80 à 13 et 88 à 14 ans. Decroly a utilisé le test chez les enfants flamands et wallons d’un grand nombre d’écoles belges (7.160 dont 3.845 garçons et 3.315 filles) et a donné, dans Y Année Psychologique (27e année, 1927, pp. 57-93) avec la version française du test, les résultats de son étalonnage.
- Dans les Archives brésiliennes d'hygiène mcrdale de septembre 1930, une version portugaise (avec une seconde forme) est donnée par Ulysses Pernambucano et Annita Paes Barreto, avec les résultats obtenus chez les écoliers de l’état de Pernambouc, au Brésil.
- Voici les résultats moyens obtenus, comparés à ceux de Decroly, pour les différents âges :
- 8 ans 9 ans 40 ans Il ans 42 ans
- Brésil .... 24,9 29,3 35,9 46,5 53,1
- Belgique. . . .... 47,4 49,0 53,3 61,2 65,4
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- * 13 ans 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans
- Brésil .... 58,1 63,2 70,4 78.6 82,1
- Belgique. . . .... 69,7 73,8 82,4 83,2 83,3
- Les moyennes sont très inférieures aux premiers âges chez, les enfants brésiliens, pour atteindre à peu près les valeurs des enfants belges à la fin de l’adolescence.
- Mais les ogives de Gallon données par Dccrolv ont montré que le test convenait très bien, d’après la dispersion des résultats, pour les enfants de 8 à 9 ans (3e année), avec variation de 4 à 85 points (le médian correspondant sensiblement à la moitié du maximum) ; ,au delà le plafond du test écrase les niveaux supérieurs, et dès Ions les différences sont plus difficilement susceptibles de se manifester.
- Dans l’excellente étude psychotechnique poursuivie par les auteurs à l’Institut d’orientation professionnelle de Pernambouc, on trouve, avec la détermination de l’ordre de difficulté des 100 questions, et le quartilage pour les différentes classes et niveaux d’âge, un calcul de la corrélation entre les résultats du test collectif de BalLard, et ceux de l’échelle Binet-Terman : cette corrélation brute (sans correction d'atténuation) est assez élevée, elle atteint + 0,761 + 0,044.
- H. P.
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- L’Orientation professionnelle en Russie
- Nous extrayons les renseignements ci-dessous d’un rapport annuel récent du « Service d'Oricntation professionnelle du Commissariat du Travail à l’Institut Bechlerew » de Leningrad.
- 1° Le service en question a été créé en mai 1927 sur l’initiative de feu le professeur Bechlerew ; il est entretenu par le Commissariat du peuple au travail et le Conseil supérieur économique.
- 2° Les principes suivants sont à la base du travail d’O. P. :
- a) l’O. P. est en relation très étroite avec le placement en apprentissage ;
- b) Détermination préalable des désirs et goûts de l’enfant ;
- c) Examen de la situation sociale et de la manière de vivre ;
- ci) Examen médico-pédagogique à l’école même ;
- e) Etablissement de la notice scolaire ;
- f) Examen psychotechnique, etc...
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- Le Service d’O. P. suit les jeunes gens à leur entrée à l’Ecole professionnelle de l'usine où ils ont été placés.
- 3'° Un des premiers buts du « Service » fut d’attirer l’attention des enfants d’ouvriers sur le travail de fabrique.
- 4° L’examen psychotechnique comporte à la fois des épreuves collectives et des épreuves individuelles aux appareils spéciaux. On examine plus particulièrement :
- a) Le développement intellectuel général ;
- b) La compréhension technique ;
- c) Le comportement au travail ;
- d) Les mouvements (forme, force, durée) du candidat.
- 5° En 1928, il fut examiné 5.563 personnes au point de vue psychotechnique.
- 6° Les recherches scientifiques portèrent sur l’étude générale des questions relatives à l'O. P., sur l’établissement des différentes no-# lices devant constituer le dossier du candidat, sur les problèmes
- que pose journellement la formation professionnelle des jeunes gens orientés, sur « les chemins qui conduisent au travail qualifié », sur « le cinéma au service de l’Orientation professionnelle », etc., etc...
- 7° Des examens spéciaux d’aptitudes ont porté sur 1.300 élèves en vue d’établir s’il y avait convenance ou non entre les résultats de ces examens et ceux qui étaient obtenus à l’Ecole professionnelle ; des monographies professionnelles bien étudiées furent établies pour les métiers de la mécanique, les industries textiles et le métier de tailleur ; des méthodes spéciales furent arrêtées et appliquées pour l’examen des connaissances en mathématiques, on langue maternelle, en « vie usuelle ».
- 8° En vue d’intensifier le travail, des sections furent organisées dans les principales Ecoles professionnelles d’usines avec le programme de travail ci-dessous :
- 4 ...
- a) Modification du profil psychologique lorsque l’apprenti arrive à un haut degré de qualification ;
- b) la courbe du stade « mauvais » au stade « bon » au cours de l’apprentissage professionnel ;
- c) Corrélation entre les résultats des observations psychotechniques et l’appréciation portée sur l’élève à la fin de la scolarité de
- 2 l’apprentissage ;
- dl) Fatigue et enseignement professionnel,.,
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- 9° En résumé, le Service d’Orientation professionnelle » de Leningrad considère l’ü. P. comme une des parties les plus importantes du problème du travail qu’il importe d’intégrer dans les organismes de placement ; il en fait un acte obligatoire auquel doivent se plier tous ceux qui désirent entrer dans les écoles professionnelles annexées aux usines et n’en voit le succès que si elle est établie sur une base industrielle solide.
- J. F.
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- Tuberculose et profession
- En vue de compléter l’étude parue, sur ce sujet, dans le n° 10 de la lre année de notre Revue, nous croyons bien faire de résumer un rapport des docteurs Vigne, Gardère et Jeanni concluant comme suit :
- 1° La tuberculose dans le personnel hospitalier :
- a) Etudiants externes ayant fait un stage dans les services spéciaux de tuberculose : 7 cas sur 150 externes en fonction en 1925 ;
- b) Personnel infirmier (Eugène), sur 4.470 agents employés dans les hôpitaux de Paris on a trouvé 526 tuberculeux ;
- c) Sœurs Augustines de la Charité (Letullc), de 1875 à 1899, sur 110 décès, 82 étaient dus à la tuberculose.
- 2° Blanchisseurs (Landouzy) la tuberculose dans cette profession cause 75 °/o des décès d’hommes et 56 °/„ des décès de femmes.
- 3° Industries déterminant l'inhalation de poussières siliceuses (Dcsavvre) : 50 à 60 °/0 de tuberculeux parmi ces ouvriers. N’est-ce pas cette cause qui entre autres intervient dans la fréquence de la tuberculose dans le Limbourg ?
- 4° Industrie de la nacre (Voridje et ILavens) : sur 12 ouvriers tourneurs, 7 tuberculeux et 22 sur 33 coupeurs.
- 5° Minerai d’étain (Prudential Company New-York) : 40 °/o de décès par tuberculose.
- 6° Employés de salles de vente à Paris : 72 °/0 de décès p.ar tuberculose.
- 7° Boulangers-pâtissiers (Barrai) : sur 400.000 ouvriers boulangers en France, 28.000 doivent être considérés comme tuberculeux. Les statistiques américaines donnent 35
- 8° Gardiens de la paix, à Paris : 37 °ju de tuberculeux.
- 9° Prostituées : Spilman en 1905, note 36 "/„ de tuberculeuses, en 1909 Bernheim et Diamant-Berger comptaient 197 cas sur 480 prostituées.
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- 10° Domestiques (Landouzy) : sur 953 cae de tuberculose il y avait 246 domestiques et 107 couturières.
- 11° Population agricole. Mortalité extrêmement faible (Prudential Company). Mortalité totale sur 10.000 agriculteurs, 5,13 et mortalité tuberculeuse, 0,8.
- 12° Mineurs de charbon (Fleury au Congrès de Saint-Etienne et Prudential Company) : mortalité faible.
- 13° Ouvriers chaufourniers. Tuberculeux extrêmement rares. (Renon-Twedell, etc.)
- Ce nous est une occasion de rappeler les recherches de Som-merfeld que nous résumerons dans le tableau ci-dessous :
- Sur 100 vivants sont morts de tuberculose Sur 1000 cas de morts la tuberculose en compte
- Métiers sans développement de poussière 2.39 381
- —- avec développement de poussière 5.42 480
- moyenne 5.46 478.9
- MÉTIERS AVEC DÉVELOPPEMENT :
- A. — Poussières métalliques 5.84 470.6
- a) Industries employant le cuivre, 5.3! 520.5
- b) — employant le fer 5.55 403.8
- c) — employant le plomb ^7.79 501.7'
- B. — Poussières minérales 4.42 403.4
- Tailleurs de pierres 34.90 893.3
- Ouvriers en porcelaine 14 » 591
- Maçons 4.26 382
- C. — Poussières orqaniques 5.64 537.04
- * Cuir-Peaux et plumes.' 4.4 5 565.9
- Laine et colon 5.35 554 4
- Bois et papiers 5.96 507.5
- Tabac 8.47 598 4
- Si on se reporte aux statistiques médicales prussiennes de 1910 (Frey), on trouve que les mineurs, principalement ceux qui tra-\ aillent dans les mines de houille, sont les moins atteints par la tuberculose.
- C’est ainsi que sur 10.000 travailleurs, on en compte, morts de tuberculose :
- 1907 1008
- Mines, Salines, Tourbières.................. 12,58 15,43
- Agriculture................................. 17,20 16,04
- Industrie des terres et des pierres......... 18,17 16,44
- Métiers d’art............................... 44,29 63,78
- Il est vrai que cette différence à l’avantage des mineurs provient de ce que ceux-ci sont examinés par le médecin avant leur entrée
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- dans la mine, raison qui milite en faveur d’une orientation professionnelle judicieuse.
- Ajoutons qu’en 1904, la Caisse de malade des imprimeurs de Berlin accuse 33 morts p.ar tuberculose sur 10.000 ouvriers, alors que le °/„ total pour la population berlinoise est de 25,91 °/ooo...
- Avec le Dr Vigne (Lyon), concluons qu’il conviendra de détourner des professions particulièrement insalubres les enfants débiles dont les prédispositions héréditaires ou acquises en feraient des proies faciles pour la tuberculose.
- J. F.
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- Examen d’aptitude des commerçants et des employés (i)
- Les tests suivants ont été appliqués aux'41 sujets adultes (de 25 à 35 ans).
- I. — Intelligence générale :
- a) Test de complément de lacunes.
- b) Test modifié de Stern-Wiegmann : trouver des contradictions dans le texte d’une lettre.
- II. — F onctions'spéciales de Y intelligence :
- a) Aptitude d’organisation. — 1° Test de Giese : établissement d’un plan d’action. — 2° Test de Marbe : transmission d’un ordre complexe.
- b) Aptitude commerciale (Kaufmânnisches Denken) : choix d’une offre.
- c) Habileté verbale : conversation par téléphone.
- III. — Mémoire :
- ) Mémoire logique.
- ) Mémoire des chiffres.
- c) Mémoire des mots et des chiffres.
- IV. — Aptitude à Y observation :
- a) Distribution de l’observation (recherche des chiffres sur un tableau).
- (1) B. Herwig. — Eignungsuntersucliungen von Kaufleuten und Beamten, Zugleich ein Beilrag zur Methodik der Personlichkeilsdiagnose. (Examen cl aptitude des commerçants et des employés, contribution à la détermination du type de la personnalité). Indust. Psychot. Août-Sept. 1930, p. 225-243.
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- b) Concentration (test de Bobertag, test de Couvé, test de Baum-garten).
- c) Action complexe.
- V. — Méthode de travail :
- a) Attitude prise dans des situations nouvelles (test de Couvé).
- b) Conduite vis-à-vis du travail pressé.
- c) Conduite vis-à-vis du travail régulier.
- L’évaluation des aptitudes commerciales des sujets, d’après cet examen, avait été comparée ensuite avec leur rendement professionnel. Sur 32 sujets ainsi étudiés, pour 26, il y avait une correspondance très bonne entre les deux appréciations, pour cinq sujets l'évaluation psychotechnique était meilleure qu’en pratique, pour un cas, elle était moins bonne. ^
- Une comparaison expérimentale de tests pédagogiques et de compositions
- M. Gin/vt a utilisé, dans une classe de première AA’ de 38 élèves, un test pédagogique américain pour la physique, simplement traduit, et a comparé les résultats fournis par le test (comportant une série de questions, avec durée d’une demi-heure) avec les moyennes générales des, notes des élèves (1). Il a fait de même pour les résultats d’une composition (problème qui avait été posé à une session antérieure du baccalauréat). El enfin il a comparé encore aux résultats moyens de l’année ceux de l’épreuve d’examen notée par les élèves au baccalauréat (question de cours suivie de problème).
- Les élèves ont eu à l’examen deux correcteurs, l’un pour la série A, l’autre pour la série A’. Or, dit M. Ginat « les résultats ont été bien supérieurs aux moyennes, sauf toutefois pour les quelques élèves de la série A qui ont eu affaire à un autre correcteur que ceux de la série A’. On peut noter en passant l’influence du correcteur sur les résultats d’une épreuve de ce genre. Peut-être conviendra-t-on qu’une telle divergence dans les échelles de notation (l’un notant de 0 à 14, l’autre de 0 à 19), peu justifiable par les différences des compositions, n’est pas admissible. »
- Les conclusions, appuyées sur la comparaison des 4 courbes
- (1) L'Enseignement scientifique, juin 1930, p. 277.
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- de distribution des valeurs numériques individuelles, sont nettes : « Ni la composition, ni l’épreuve d’examen n’ont permis d’atteindre la valeur réelle des candidats, en admettant que celle-ci soit exprimée par la moyenne. Le test a fourni des résultats plus corrects. Cela n’est pas autrement étonnant. Le test avec ses nombreuses questions posées de diverses manières est bien une épreuve complète ; ses résultats ont une valeur statistique que ne peuvent avoir des épreuves isolées comme les compositions de classe ou d’examen. »
- -Et pourtant le test, reconnaît VL Ginat, était loin d’être parfait. 11 y a là un argument très fort en faveur du principe de la méthode.
- H. P.
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- La propension aux accidents chez les conducteurs de véhicules
- Peut-on déceler la propension à causer des accidents ? C’est ce que se sont demandé Si.oçomrk et Brykeman, de la Personnel Research Fédération de New-York, en s’adressant à 2.300 conducteurs de tramways de Boston, après constatation de ce fait que 55 °/o des accidents étaient causés par seulement 27 °/„ du personnel.
- Ils étudièrent tout particulièrement 472 individus ayant eu le plus d’accidents (7 en moyenne, entre 5 et 18 comme extrêmes, contre une moyenne de 2 chez les 1828 autres), les soumettant à des séries de lests relatifs à la persévération (réactions de choix et tapping), à l’instabilité (oscillation dans la rapidité de réactions simples ou de choix et dans l’exactitude des dernières), à la vitesse (réactions simples ou complexes à la lumière et au son), à l’exactitude (réactions de choix et de types) et au contrôle musculaire.
- L’emploi des coefficients bruts de corrélation n’a pas permis de donner une valeur pronostique notable aux tests pour cette propension aux accidents (indice de 0,20).
- Toutefois en comparant deux groupes limités d’individus envisagés par couples, très semblables pour toutes les conditions d’âge, santé, ancienneté de service-, mais l’un indiquant une propension forte aux accidents, l’autre une propension nulle ou très faible, les auteurs trouvent des différences qu’ils considèrent comme décisives en faveur des tests.
- Se sont montrés bons aux tests 16 individus du premier groupe et 20 du second, moyens 19 et 21, mauvais 8 et 2.
- Mais à vrai dire, ces différences indiquent encore une bien faillie valeur pronostique des tests, du même ordre que le coefficient de corrélation trouvé. Les facteurs essentiels doivent être d’autre nature. H. P.
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- LES MÉTHODES ÉTRANGÈRES EN 0. P.
- Recherches sur les aptitudes exigées par les carrières et arts libéraux
- par le Dr E. Mira
- Nous complétons la série de fiches psychologiques des métiers par celles
- des carrières libérales du même auteur.
- Architecte. — Travail éminemment psychique, spatioabstrait, qui • demande : une bonne mémoire, une bonne imagination, et une bonne intelligence, constructives spatiales; d’excellentes per-, copiions visuelles des formes, des volumes, des distances, des reliefs, des directions linéaires et des valeurs angulaires ; de l’habileté pour le dessin, la peinture et le calcul (une intelligence abstraite normale ou bonne). Du goût artistique.
- Astronome. — Travail surtout psychique, spatioabstrait, surtout perceptionnel, qui demande : une bonne intelligence abstraite et spatiale ; de l’habileté pour le calcul mathématique ; une excellente mémoire topographique (visuelle, des positions stellaires) ; de la patience, de la méticulosité, de l’esprit d’obser-vation ; une excellente acuité visuelle et une excellente vue nocturne ; une bonne discrimination des faibles intensités chromatiques.
- Avocat. — Travail éminemment psychique, abslracto-verbal, qui demande : une bonne intelligence abstraite et verbale ; une excellente mémoire verbale (logique et illogique), de fixation et d’évocation visuo-auditive des noms et des dates ; un parfait équilibre moral, un esprit d’observation personnel et de la capacité de résistance aux suggestions. Un bon avocat est un psychologue empirique. Les types impulsifs comme les timides, les excités comme les asthéniques, en un mot, ceux qui s’éloignent d’une affectivité normale, doivent fuir la carrière du droit, car les problèmes légaux exigent une sérénité de jugement qui est incompatible a'vec de tels défauts.
- Chimiste. — Travail surtout psychique, spatio-abstrait, perceplo-réactionnel, qui demande : de bonnes conditions sensopercep-tives générales ; une bonne mémoire visuelle en général, une excellente mémoire chromatique, olfactive et gustative ; une bonne mémoire motrice el articulaire. Une bonne intelligence , spatiale. Une intelligence abstraite normale ; de l’habileté pour le calcul ; une bonne mémoire des noms et des chiffres-. Un esprit d’observation. De la précision et de l’agilité dans les
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- micro-réactions de la main. De la patience et de la méticulosité. La rapidité n’est pas exigée.
- Chirurgien. —• Travail surtout psychique, de type mixte : spatio-abstracto-verbal-perceptoréactionnel, qui demande : une bonne intelligence spatiale, une intelligence verbale et abstraite normale ; une excellente mémoire topographique ; une bonne coordination oculo-manuelle ; une bonne inhibition des mouvements réflexes des bras ; de l’agilité (rapidité et précision) dans les mouvements des doigts ; une bonne imagination visuelle ; une bonne sensibilité tactile musculaire et articulaire ; un bon contrôle émotionnel. De la rapidité réactionnelle visuomotrice.
- Ingénieur. -—- Travail éminemment psychique, spatio-abstracto-verbal, perccptoréactionnel, qui demande : une intelligence spatiale et abstraite excellente ; une intelligence verbale normale ; une bonne mémoire visuelle topographique ; une bonne appréciation des formes, des volumes et des distances ; une bonne imagination visuelle constructive ; de l’habileté pour le dessin et le calcul. De l’aptitude au commandement et aux relations sociales.
- Médecin. — Travail surtout psychique, de type mixte, abstracto-verbo-spatial, qui demande : un excellent esprit d’observation et de critique ; une bonne capacité d’évaluation phénoménologique (pour l’abstraction et l’association inconscientes) ; une bonne mémoire des noms et des chiffres (doses). Une adaptation au milieu facile (anpassungefâhigkeit) ; de bonnes conditions sensoperceptives générales ; une précision normale dans les petites réactions de l’avant-bras et des doitgs (injections, etc). Conditions morales : affabilité, grande honnêteté, esprit de sacrifice.
- Physicien. — Travail surtout psychique, abstractospatial, percep-toréactionnel, qui demande : une bonne intelligence abstraite et spatiale ; une bonne perception des formes, des volumes et des distances (Augenmass) ; une bonne aptitude pour le calcul ; une bonne mémoire et une bonne imagination spatiales ; de la précision dans les réactions motrices faibles ; un esprit analytique. La rapidité réactionnelle importe peu ; mais un type lent est préférable.
- Prêtre. — Travail éminemment psychique, abstracto-verbal, surtout perceptionnel, qui demande : une bonne intelligence abstraite et verbale ; une bonne mémoire et une bonne imagination verbales ; une bonne capacité d’adaptation personnelle ; une parfaite sublimation sexuelle. •
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- A travers les Revues
- Le n° de juillet 1930 du British Journal of Psychology (XXI, I) fenferme toute une série d’études de psychologie appliquée, l’une de M. Drury Smith sur les périodes de stagnation dans le progrès d’un apprentissage (un jeu de balle), une autre, dont il est d’autre part rendu compte, sur la propension aux accidents, de Si.ocombe et Brakeman, une autre encore, d’Emc Farmer, sur la relation de certains aspects du caractère avec la réussite industrielle, enfin la communication que Shepherd Dawson avait faite au Congrès sud-africain de l’Association britannique pour l’avancement des sciences (juillet 1929) sur les tests psychologiques en relation avec les méthodes d’éducation et l’orientation professionnelle.
- Dans le Psyc.hological Bulletin d’octobre 1930 (p. 567-635), une revue de psychologie industrielle (en y comprenant la sélection professionnelle), avec bibliographie de 480 travaux tout récents, a été donnée par M. Morris S. Viteles.
- Le n° 2 du Bulletin du Musée Pédagogique (septembre 1930) comporte une notice sur l’I. N. O. P. rédigée par M1Ie L. Bourdel.
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- La conférence de M. Robert sur l’O. P. à l’Institut Emile Met/, de Dommeldange, à laquelle avaient été conviés, la dernière année scolaire, les élèves de l’I. N. O. P. a été publiée dans le n° 37 du Bulletin de la Société française de Pédagogie (octobre 1930).
- Dans La Revue Scientifique du 5 novembre 1930, Louis Danty Lai-rance publie la première leçon de son enseignement consacré à l’organisation scientifique du travail dans la chaire nouvelle du Conservatoire des Arts et Métiers, et le Dr Rollier, médecin-directeur des établissements héliothérapiques de Leysin, décrit la très intéressante clinique-manufacture internationale dans laquelle la
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- cure de la tuberculose osseuse et articulaire est organisée de façon à permettre une activité utile, rémunératrice, une rééducation par le travail, dont l’action morale s’ajoute à la thérapeutique solaire.
- Le fascicule 3 du volume VIII de YArchivio italiano di Psicologia a été entièrement consacré à la Psychotechnique ; après une introduction de Gemelli et de Ponzo, une série de rapports ont été donnés sur les contributions des Instituts psychologiques italiens à cette branche de la Technique, à Turin (Ponzo), à Rome (Banis-soni), à Naples (Galdo), au Sacré-Cœur de Milan (Gemelli), à Bologne (Ferrari), à Florence (Bonaventura) et à Padoue (Mu-satti). En outre, deux études de Gemelli et Galli (adaptation de l’activité humaine à la machine, et tests de sélection pour des ouvrières triant des laines), et d’autres encore, de Corberi (sélection des conducteurs de véhicules rapides), de Gatti et Ponzo (sur les travaux des ateliers dans les écoles professionnelles en rapport avec l’O. P.), de Bonaventura (le synchronisme auditivo-moteur et la sélection du personnel récepteur en radiophonie), etc.
- Le choix de la profession et VOrientation Professionnelle des jeunes files à la campagne. — Nous relevons dans la revue : Berufsberatung und Berufsbildung, janvier 1930, p. 8-9, un article de A. Waller (Die Berufswahl und Berufsberatung der Madchen auf déni Lande) qui est le résumé d'un exposé fait à La conférence des Orientations professionnelles suisses le 21 septembre 1929 à Brunnen, dont voici les conclusions principales ; la majorité des jeunes filles de la campagne en Suisse est préparée pour les occupations domestiques ; d’autres professions ne sont envisagées que pour un petit nombre de sujets. Pour ces derniers, il serait plus important de tenir compte des conditions économiques et pratiques du travail (état du marché du travail, conditions économiques locales) que du goût et des aptitudes des jeunes filles. L’élude du marché du travail a montré qu’il existe un besoin de bonnes déjà bien formées pour les travaux de ménage, pas de demandes de débutantes. L’inverse s’observe pour les professions industrielles (sauf pour le métier de coiffeuse); là, au contraire, on ne demande que des débutantes. Dans le commerce, les travaux de bureau, pas de places pour les femmes.
- A la fin, l’auteur indique les difficultés du travail de l’Orientation professionnelle à la campagne, surtout pour le placement des
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- débiles physiques et psychiques. La participation de l’Orientation professionnelle à la vie économique rurale en Suisse étant très restreinte pour le moment, l’auteur exprime le désir de voir augmenter le nombre des centres d’Orientation professionnelle et de constater une collaboration plus étroite entre ces centres et les
- écoles. B. N.
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- Dans le numéro d’août-septembre de Industr. Psychotecnik 1930, N. Ersciiowitz apporte les résultats d’une étude comparative de l'intelligence et du coup d'œil, faite sur des sujets normaux et débiles mentaux. L’auteur aboutit à la conclusion que la fonction physiologique du coup d’œil est difficile à mettre en évidence. Elle est en relation trop étroite avec l’intelligence du sujet. Les débiles ne réussissent pas à comprendre les tests du coup d’œil, l’analyse psychologique des réponses des sujets intelligents montre que, chez ces derniers, l’intelligence compense la fonction physiologique insuffisante.
- INFORMATIONS
- A la réunion annuelle de la Société d'Ophtalmologie de Paris, a été discuté un intéressant rapport de MM. Bourdier et Sciiaaf sur les procédés d’exajncn de la vision des couleurs, après une conférence de M. Piéron sur le problème général de la vision des couleurs. Une petite exposition des principaux appareils et tests classiques utilisés pour le dépistage des anomalies avait été organisée à cette occasion.
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- La Fondation suisse pour la Psychotechnique a tenu sa réunion annuelle à Magglingen du 28 au 30 août dernier, sous la présidence de Carrard, de Zurich, avec comme sujet à l’ordre du jour : « Le rôle de l’observation systématique pendant les épreuves psychotechniques ».
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- I 'Administration communale de Liège (Belgique) vient d’annexer à ses écoles primaires communales, un Centre d'observation méthodique des écoliers, embryon d’un Laboratoire de psychologie scolaire qui aura pour objets : 1° l’examen médico-psycho-pédagogique des enfants en vue de constituer des classes homogènes ; 2° la sélection des enfants anormaux ; 3° la préparation de la sélec-
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- tion des mieux-doués ; 4° l’Orientation professionnelle en fin de scolarité primaire.
- 11 convient de féliciter l’Administration communale de Liège qui, par cette nouvelle initiative, indique son intention de tenir son enseignement à la hauteur des progrès de la psychologie et de la pédagogie expérimentales.
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- Récompenses à l'Exposition internationale de Liège, 1930. — Nos lecteurs savent qu’une classe avait été réservée spécialement à l’organisation scientifique du travail à l’orientation professionnelle. Dans le domaine de la sélection et de l’orientation professionnelles, le jury supérieur de l’Exposition ,a décerné, à la classe 94 D., deux grands prix à la Fabrique nationale d’armes de guerre de Herstal (Belgique) et aux usines Philips d’Eindhoven (Hollande) ; six diplômes d’honneur à l’Institut Fossati de Turin, à l’Institut biotypologique de Gênes (Dr Pende), à l’Office d’Orien-tation professionnelle de Luxembourg (Prof. Braunshausen), au Laboratoire de psychologie de l’Université de Louvain (Prof. Mi-, chotte), au Laboratoire d’Ergologie de Bruxelles (Dr Solfier et Drabs), au Laboratoire de Biométrie de Liège (Dr Bené Ledent et Lucien Wellens) ; deux médailles d’or, au service psychotechnique des chemins de fer polonais (M. Wojciechowsky) et au Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Institut de psychologie et de l’Ecole pratique des Hautes Etudes de Paris (M. Laliy) ; neuf médailles d’argent et de nombreuses médailles de bronze.
- C’est la première fois que la Psychotechnique figurait dans une exposition internationale, indice de la place toujours plus large que prennent les problèmes d’orientation profesionnelle dans la vie sociale.
- B,appelons que TI. N. O. P. n’a Voit pas exposé dans cette classe, mais dans le Pavillon de la France.
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- L’agrégée de l’Université d’Innsbruck Martha Moers est nommée professeur de Psychologie de l’Académie pédagogique de Benthen.
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- La Vie de l'Institut National d'Orientation professionnelle
- Le jeudi 4 décembre, M. Luc, directeur adjoint de l’Enseignement technique, a fait, au Conservatoire des Arts et Métiers, devant une nombreuse assistance, qui ne lui a pas ménagé ses chaleureux applaudissements, une importante conférence sur le rôle économique de l’Orientation professionnelle,
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- M. Cuminal, sénateur, rapporteur du budget de l’Enseignement technique, qui avait bien voulu accepter la présidence de cette réunion, ayant été empêché, en raison de l’interpellation de M. Héry, reportée à ce jour, c’est M. Yvon Delbos, ancien ministre de l’Instruction publique, qui apport», par sa présence au fauteuil de La présidence, un précieux témoignage de sympathie à l’Institut national d’Oricntation professionnelle, qui lui en est très reconnaissant. M. Delbos ouvrit la séance par la brève allocution suivante :
- « Mesdames, Messieurs,
- « Les hasards de l’actualité parlementaire qui, pour une fois, met la Chambre en sommeil et le Sénat en vedette, me créent l’agréable devoir de me substituer à M. le sénateur Cuminal au dernier moment et de présider cette séance.
- « Mon intention n’est pas de prononcer un discours superflu, mais je tiens à vous dire combien je suis heureux de cette occasion de m’inscrire, bien que ce ne soit qu’à titre honoraire, parmi les pionniers de l’orientation professionnelle, dont j’aperçois quelques-uns des plus éminents dans cette salle. C’est grâce à leurs efforts d’organisation et de propagande que la France, qui, bien souvent, est plus apte à semer les idées qu’à les réaliser, est en train de' regagner dans ce domaine le temps qu’elle a peut-être perdu par rapport à d’autres nations. Déjà en province existent des offices locaux d’orientation professionnelle qui ont obtenu d’intéressants résultats. La tâche qui s’impose maintenant est de généraliser, dans un effort national de recherches scientifiques et d’organisation administrative.
- « Sans préjuger des résultats futurs, je crois pouvoir vous affirmer —• car je connais l’intérêt que le Parlement tout entier porte aux choses de l’enseignement — qu’il comprendra cette grande nécessité.
- « En attendant, permettez-moi de saluer l’œuvre de l’Institut national d’orientation professionnelle qui a le double mérite d’enseigner les méthodes et, par ses recherches si utiles, de faire progresser les techniques. Permettez-moi aussi d’associer mes espoirs à ceux que vous fondez tous vous-mêmes sur l’expérience si intéressante qui est en réalisation cette année dans le département du Rhône par la collaboration de l’enseignement technique et de l’enseignement primaire. La réussite de cette expérience, à mes yeux comme aux vôtres, n’est pas douteuse, et je suis persuadé que le résultat ainsi obtenu nous aidera à réaliser l’œuvre nationale d’ensemble dont je vous parlais tout à l’heure.
- « Permettez-moi, en terminant, non pas évidemment de vous' présenter le conférencier — ce serait encore plus superflu que mon
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- discours — mais de me faire l’interprète de votre reconnaissance pour son dévouement inlassable et de le féliciter des qualités d’apôtre et d’organisateur qui font de lui le digne collaborateur de cet autre apôtre et organisateur qu’est M. Labbé. Avec de tels hommes, nous pouvons avoir une entière confiance dans l’avenir de l’orientation professionnelle et de l’éducation nationale.
- Je n’en dirai pas davantage, persuadé que la meilleure manière de servir cette cause c’est de sortir des généralités où m’a confiné mon incompétence pour écouter les utiles précisions que M. Luc va nous faire entendre. »
- La Vie de l’Amicale
- Le Conseil directeur s’est réuni le 2 décembre. Il a préparé l’audience sollicitée auprès de M. Larcher et fixée au 4 décembre.
- Le tirage au sort a désigné MUe Biscay, MM. Réveillé et Beaume comme soumis à réélection.
- Le Conseil directeur a décidé de mener une enquête sur l’O. P. en France. Le questionnaire sera établi par tous les membres de l’Association dans la séance de travail du vendredi 16 janvier.
- Les membres de VAssociation et les nouveaux élèves sont donc convoqués le vendredi 16 janvier, à 21 h., 41, rue Gay-Lussac.
- Le bureau a été reçu le 4 décembre par M. Larcher, inspecteur général de l’Orientation professionnelle.
- Le banquet annuel a eu lieu le 10 décembre, au restaurant Mirabeau.
- Le 19 décembre, la séance de travail a été consacrée à l’audition des impressions des Etats-Unis de Mlle Blanc. Notre collègue vient de faire un séjour pour études à Boston pendant une année.
- Assemblée générale. — L’assemblée générale aura lieu le vendredi 13 février. Les candidates et candidats au Conseil directeur sont priés de se faire connaître au secrétaire C. Pivert, 6, rue de l’Arrivée (XVe), avant le 5 janvier 1931
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Kiamil Nassri. — Tests d’intelligence et Rendement scolaire.
- — In-8° de 246 pages. Paris, Presses Universitaires, 1930.
- L’auteur, professeur cle pédagogie à l’Ecole normale d’instituteurs de Damas, et ancien élève de l’I. N. O. P., a présenté ce très consciencieux travail comme thèse de doctorat de l’Université de Paris, et le jury — dont je faisais partie avec Lahy et Wallon — lui a attribué la mention très honorable.
- Le sujet consistait essentiellement dans la comparaison, chez les écoliers, d’un test verbal d'intelligence, à formes multiples de questions du type du lest de Barcelone, mais en éliminant les questions de connaissances, élaboré par Lahy, et d’autre part d’un test non verbal étalonné aux Etats-Unis par les auteurs, Pintner et Patterson. L’étude, fondée sur des méthodes psychotechniques rigoureuses, a fourni d’intéressantes données sur les écoliers examinés, mettant en évidence, par des discordances individuelles curieuses entre la réussite scolaire et les résultats des tests, des c,as anormaux qu’une analyse directe a permis d’élucider (troubles du caractère par exemple). La corrélation entre les deux tests a été assez élevée (0,68) ; avec le rang à l’école chaque test n’a eu qu’une corrélation relativement faible (entre 0,30 et 0,20). Le test américain convient d’ailleurs bien pour les enfants jeunes, mais il a un plafond trop bas pour les écoliers étudiés, dans les dernières classes (entre 10 et 16 ans), au moment où se pose le problème de l’Orientation professionnelle. Pour étudier l’intelligence concrète, en dehors des mécanismes verbaux, à ces âges, d’autres épreuves que le test Pinlner-Patterson conviendront mieux.
- En tout cas les données précises du travail de K. Nassri, précédées de considérations générales sur l’intelligence et la méthode des tests, seront certainement utiles à consulter. H. P.
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- Grâce Arthur. .. A Point Scale of Performance Tests. Volume I. — In-8° de 82 pages. Commomvealth Fund, New-York, 1930.
- Ce.travail est consacré aux résultats de l’étalonnage d’une échelle de tests non verbaux choisis dans l’arsenal des épreuves devenues' classiques aux Etats-Unis, étalonnage pour lequel une subvention
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- de 5.000 dollars (125.000 francs) avait été donnée par le Common-weallh Fund.
- La première forme utilisée de l'échelle (Journal of applied Psychologij, décembre 1925) comprend 9 épreuves (cube de Knox, Form Boards de Seguin, Pintner et Knox, Puzzles du mannequin et de la jument de Pintiier-Patterson, complètement de dessins de Ilealy, Labyrinthe de Porteus, désignation des cubes de Knox ; la deuxième forme choisie fut très analogue (limitée à 8 épreuves au lieu de 9).
- L’étalonnage de la première forme a été fait sur 1.100 enfants, dont 535 ont été réexaminés un an plus tard avec la forme 2.
- La notation a été établie de manière à constituer une échelle en points absolus à partir d’un zéro arbitraire. La mesure pour chaque année d’âge entre 5 et 15 ans est donnée, non seulement pour le total, mais pour chaque épreuve. En outre, un tableau permet de traduire les valeurs des points, au total, en âge mental (en ans et mois) pour le calcul du quotient d’intelligence.
- Il y a là un solide et utile travail. H. P.
- Errata
- Lire dans le n° 9 :
- 1° page 227, ligne 2 : Van den Wyenbergh, au lieu de Van den Weejenbergh ;
- 2° page 228, ligne 15 : Schulte, au lieu de Schultrc ;
- 3° page 235, lignes 3 et 4 : 1. Les aptitudes : motrice, technique, graphique sont en corrélation avec le type cycloïde et syntone, au lieu de schizoïde.
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- TABLE DES MATIÈRES
- TOMES I ET II
- (1920-1930)
- ARTICLES
- Abraham (Pierre) : Sur l’orientation professionnelle de la figure humaine. T. 2, N" 5, p. 109 - N° 6. p. 133.
- Abramson (Mlle J.) : Notes sur quelques visites à des laboratoires d’Orien-lation professionnelle. T. 2, N” 9, p. 226. T. 2. N" 10, p. 255.
- Bourdel (L.) : L’instruction publique et la question professionnelle en Bulgarie. T. 1, N° 9, p. 234.
- Braunshausen : L’Office d’O. P. de la ville de Luxembourg. T. 2, N" 1, p. 14.
- Fessard (A) : Les courbes de fréquence et le hasard. T. 2, N° 5, p. 116 — N° 6, p. 142.
- La détermination des caractères d’un ensemble de mesures. T. 2, N° 1, p. 1. - T. 2, N° 3, p. 53.
- L’intérêt des méthodes statistiques en Orientation Professionnelle. T. 1, N° 6, p. 166.
- L’interprétation des résultats numériques. T. 1. N° 9, p. 229.
- La validité des Tests d’aptitude professionnelle T. 1, N° 2, p. 54. T. 1, N° 3, p. G2. T. 1, N" 4, p. 101. T. 1, N” 5, p. 133.
- Fessard (Mme A.) : Une expérience de contrôle de la validité des tests professionnels, T. 1. N° 6, p. 153.
- Fontègne (J.) : Une visite aux Offices d’Oriertation professionnelle de Vienne et de Munich. T. 1, N" 1, p. .25.
- L’orientation professionnelle à Munich. T. 1, N° 3, p. 69.
- François (M.) : Quelques remarques sur le test de barrage. T. 2, N" 9, p. 221. T. 2, N° 10, p. 249.
- Jeudon (IL) : Education physique et éducation professionnelle. T. 2, N° 8,
- p. 208.
- Piéron (M. et Mme Henri) : Instruction pour l’emploi de la fiche psychologique d’Orientation professionnelle. T. 2, N° 7, p. 161.
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- Piéron (Henri) : Techniques simplifiées de laboratoire : les lemps.de réaction : le chronoptoscope. T. 1, N° 2, p. 49.
- Orientation professionnelle et « Docimofogie ». T. 1, N” 6, p. 161.
- L’Orientation professionnelle à Madrid. T. 1, N° 10, p. 253.
- Un projet de fiche psychopédagogique. T. 2, N° 2, p. 29.
- Piéron (Mme IL) : Les étalonnages de lests. T. 1, N° 1, p. 40. T. 1, N" 2, p. 61 — T. 1, N° 3, p. 87.
- Etalonnage d’un lest d’attention. T. 1, N° 4, p. 105.
- L’étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psychologique. T. 2, N° 1, p. 8 — N* 2, p. 36. N° 3, p. 60.
- Les premiers efforts, d’organisation en France de l’Orientation professionnelle. T. 2,-N° 4, p. 81.
- Laugier (IL) : La Physiologie et l’Orientation professionnelle, T. 1, N° 3, p. 78.
- Lévitof (N.) : La consultation professionnelle à Moscou. T. 1, N° 7, p. 177.
- Régnier : Comment organiser l’orientation professionnelle dans un centre de moyenne importance. T. 1, N° 7, p. 180.
- Waikenthaler : Quel métier doit choisir un malade du sanatorium pour tuberculeux ? T. 1, N‘ 10, p. 258.
- Weinberg (Mlle) : La détermination du caractère en Orientation professionnelle. T. 1, N° 5, p. 125.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Accidents. — La propension aux accidents chez les conducteurs de véhicules. T. 2, N° 10, p. 278.
- Achromatopsies. — La différence des deux sexes dans la fréquence des achromalopsies. T. 2, N° 1, p. 20.
- Acuité visuelle. — Quelques données sur acuité visuelle et finesse d’audition chez les enfants. T. 1, N° 4, p. 112.
- Apprentis. — La formation des apprentis dans les métiers spécialisés T. 2, N" 5, p. 123.
- Aptitude. — Intelligence et aptitude mécanique T. 2, N° 4, p. 91.
- Aptitudes. — Les qualités des défauts et les aptitudes professionnelles. T. 2, N° 3, p. 69.
- Arriérés psychiques. — Utilisation de quelques arriérés psychiques. T. 1, N° 4, p. 117.
- Asymétries. — La fréquence des asymétries sensorielles et motrices. T. 1, N° 7, p. 192.
- Ateliers. — Ateliers-Ecoles d’Orientalion et de Préparation à l’apprentissage de la Chambre de Cômmerce de Paris. T. 1, N° 8, p. 219.
- Le caractère. — Etude sur le tempérament et le caractère. T. 1, N" 7, p. 193.
- Conducteurs. — Un test de Poppclreuler pour conducteurs d’automobiles. T. 2, N° 6, p. 152.
- Congrès. — Le 9' Congrès international de Psychologie. T. 1, N° 10, p. 262.
- Comparaison. — Une comparaison expérimentale de tests pédagogiques et des compositions, T. 2, N° 10, p. 265,
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- Conseillers. — Préparation des consei.lers de vocation à Harvard. T. 1, N° 4, p. 118.
- Corrélation. — Une élude de corrélation entre divers lests de mémoire. T. 1, N” 10, p. 265.
- Couturière. — Etude des lests pour la profession de couturière. T. 2, N°.9,-p. 232.
- Délinquence. — Les facteurs de la délinquence juvénile et la nature de la prédisposition. T. 1, N° 6, p. 173.
- Développement. — Les normes de développement (poids et taille). T. 1, N° G, p. 171.
- Données. — Quelques données intéressant 10. P. d’après les analyses de l’Année psychologique. T. 2, N° 3, p. 72. T. 2, N° 4, p. 94. T. 2, N" 5, p. 124. T. 2, N" (3, p. 213. T. 2, N° 9, p. 234.
- L’écriture. — Les lois de l’écriture et l’interprétation graphique. T. 2, N° 3,
- p. 68.
- Enquête. — Enquête sur les conditions dans lesquelles les jeunes gens ont changé de métier. T. 1, N" 7, p. 187.
- Étude. — Une étude professionnelle sur les élèves de collège aux Etats-Unis. T. 2, N° 1, p. 18.
- Examens. — Les examens d’aptitude professionnelle à l’Office d’Orienta-tion Professionnelle de Francfort-sur-Main. T. 1, N° 9, p. 244.
- Examens d’aptitude des commerçants et des employés. T. 2 N° 10 p. 2G4.
- L’examen psychotechnique. — L’examen psychotechnique de la consultation professionnelle de Moscou. T. 1, N" 7, p. 184.
- Les limites de la pratique de l’examen psychotechnique en O. P. publique. T. 2, N° 9, p. 231.
- L’examen psychotechnique. • — Les limites de la pratique de l’examen psychotechnique en O. P. publique. T. 2, N" 9, p. 231.
- Finesse d’audition. — Quelques données sur acuité visuelle et finesse d’audition chez les enfants. T. 1, N °4, p. 112.
- Formation. — Le statut de la formation professionneLe en Espagne. T. 1, N" G, p. 169.
- Goûts. — Goûts professionnels chez les enfants brésiliens. T. 2, N° 7, p. 185.
- La variabilité des goûts professionnels chez les enfants. T. 2, N° 2, p. 44.
- Hygiène. — La psychotechnique et l’hygiène mentale scolaire en Australie. T. 2. N° 3, p. G9.
- Incapacité. — L’incapacité orthographique et l'Orientation Professionnelle. T. 2, N" 1, p. 19.
- Industrie chimique. — Test d’aptitude des ouvriers spécialisés dans l’Industrie chimique. T. 2, N" 9, p. 231.
- L’initiative. — L’initiative pédagogique d’Angleur et l’Orientation professionnelle. T. 1, N° G p. 1G8.
- Intelligence. — Intelligence technique et test de Decroly. T. 2, N° 4, p. 90.
- Intelligence et aptitude mécanique. T. 2, N* 4, p. 91.
- Méthodes. — Le contrôle des méthodes charlatanesques en O. P. T. 2, N” 9, p. 232.
- Une méthode pratique ^Orientation professionnelle. T. 1, N° 3, p. 94.
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- Application des méthodes psychotechniques dans l’exploitation des tramways électriques à Prague. T. 1, N° 5, p. 141.
- Métiers. — L’étude des métiers (marbrerie et serrurerie du bâtiment). T. 2, N" 4, p. 93.
- Modiste. — Essai de lests pour l’aptitude au métier de modiste. T. 2, N”
- 8, p. 212.
- Monotonie. — L’influence de la monotonie. T. 2, N° 3, p. 70.
- Office. — Activité de l’Office d’Orientation de la Chambre de Commerce de Bourg en 1928. T. 1, N\7, p. 186.
- L’Office d’Orientation Professionnelle de Marseille. T. 1, N° 4, p. 118. L’Office d’Orientation Professionnelle de Nancy. T. 2, N° 10, p. 258.
- L’O. P. — L’O. P. en Algérie. T. 2, N° 6. p. 150.
- L’orientation professionnelle à Düsseldorf. T. 1, N° 5, p. 142.
- L’O. P. en Portugal. T. 2, N° 2, p. 43.
- L’Orientation professionnelle à Stuttgart. T. 2, N° 1, p. 18.
- L’O. P. dans l’organisation de l’enseignement technique. T. 2, N" 7,
- p. 186.
- L’O. P. en Russie. T. 2, N" 10, p. 260.
- L’organisation. — L’organisation de l’Orientation professionnelle. T. 1, N° 4, p. 114.
- Pilotage. — Le rôle des facteurs psycho-physiologiques dans l’admission du pilotage d’avion. T. 2, N° 3, p. 71.
- Poids. — La corrélation entre la taille et le poids. T. 2, N° 6, p. 153. Préférence. — La préférence oculaire. T. 1, N° 7, p. 192.
- Présélection. — Tests psychotechniques et présélection. T. 2, N° 5, p. 122. Profils. — Profils de métiers. T. 2, N° 8, p. 210.
- Relief. — L’examen de-la finesse de perception visuelle du relief. T. 2, N" 2, p. 42.
- Rendement. — Rendement des enfants des vides et de ceux des campagnes d'ans l’apprentissage de l’industrie métallurgique. T. 2, N° 7,
- p. 186.
- Renseignements. — Les renseignements scolaires et leur utilité pour l’O.P. T. 2, N* 2, p. 40.
- Sélection. — Un essai de sélection professionnelle au Brésil. T. 1, N" 5, p. 140.
- Taille. — La corrélation entre la taille et le poids. T. 2, N° 6, p. 153.
- Tempérament. — Etude sur le tempérament et le caractère. T. 1, N° 7, p. 193.
- Tests. — Altitude devant les lests. T. 2, N" 9, p. 229.
- Intelligence technique et test de Decroly. T. 2. N* 4, p. 90.
- Une élude comparée de divers tests d’attention. T. 1, N° 9, p. 243.
- Les Tests mathématiques. T. 1, N” 7, p. 189.
- Une élude de corrélation entre divers tests de mémoire. T. 1. N° 10, p. 265.
- Un test de Poppelreuter pour conducteurs d’automobiles. T. 2, N° 6, p. 152.
- Etude de tests pour la profession de couturière. T. 2, N° 9, p. 232.
- • Essai dé tests pour l’aptituude au métier de modiste. T. 2, N" 8, p. 212. Les tests des 100 questions de Ballard, T. 2, N° 10, p. 259,
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- Tramways. — Application des méthodes psychotechniques dans l’exploitation des tramways électriques à Prague. T. 1, N° 5, p. 141.
- Tuberculose et Profession. — T. 2, N° 10, p. 262.
- Universitaire. — L’emploi universitaire des épreuves d’aptitude. T. 1, N" 5, p. 139.
- Vertige. — Une contre-indication professionnelle : Vertige ou cremno-phobie. T. 1, N° 7, p. 191.
- Vision. — La fréquence des .défauts de vision des couleurs chez les écoliers. T. 1. N" 7, p. 193.
- Le dépistage des anomalies dans la vision des couleurs. T. 2, N.° 4, p. 88.
- Vocabulaire. — Recherches nouvelles sur le vocabulaire de la langue française. T. 2, N° 3, p. 64.
- Le vocabulaire des enfants d’âge scolaire. T. 1, N° 9, p. 245.
- Vocations. — Une enquête sur les vocations en Australie. T. 1, N” 9, p. 242.
- Vocation médicale au Maroc. T. 1, N° 7, p. 188.
- LES MÉTHODES ÉTRANGÈRES EN O. P.
- Classification. — Classification des travaux professionnels en accord avec leur nature psychotechnique. T. 2, N° 2, p. 45.
- Aptitudes. — Recherches sur les aptitudes exigées par les différents métiers. — Fiches psychologiques par le Dr E. Mira. T. 2, N °3, p. 75. T. 2, N" 4, p. 99 — T. 2, N° 5, p. 126 — T. 2, N" 6, p. 153 —
- T. 2. N° 7, p. 187 — T. 2, N° 8, p. 214 — T. 2, N° 9 p. 235 — T. 2, N° 10, p. 267.
- A TRAVERS LÉS REVUES
- A travers les revues. — T. 1, N° 2, 64. T. 1, N° 3, p. 98. T. 1, N* 4, p. 119. T. 1, N” 5, p. 144. T. 1, N° 6, p. 174. T. 1, N° 7, p. 198. T. 1, N° 8, p. 220. T. 1,JV° 9, P. 246. T. 1, N° 10, p. 266.
- T. 2, N* 1. p. 21. T. 2, N° 2, p. 46. T. 2, N° 3, p. 77. T. 2 N° 4, p. 102.
- T. 2 N" 5, p. 129. T. 2. N° 6. p. 156, T. 2, N° 7, p. 190. T. 2, N° 8.
- p. 217. T. 2. N" 9, p. 23fc T. 2. N° 10, p. 269.
- INFORMATIONS
- Informations. — T. 1, N” 2, p. 66. T. 1, N° 3, p. 98. T. 1, N" 4, p. 121. T. 1,
- N" 5, p. 146. T. 1, N° 7, p. 201. T. 1, N° 8, p. 222. T. 1, N° 9,p. 248
- T. 1, N° 10, p. 267.
- T. 2, N” 1, p. 21. T. 2, N° 2, p. 49. T. 2, N” 3, p. 77. T. 2. N° 4, p. 105.
- T.2, N° 5, p. 130. T. 2. N° 6, p. 158. T. 2, N° 7, p. 191. T. 2, N° 8,
- p. 218. T. 2, N° 9, p. 239. T. 2, N” 10, p. 271.
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- LA VIE DE L’INSTITUT NATIONAL D’O. P.
- La vie de l’Institut National d’Orientation Professionnelle. — T. 1,
- N° 8, p. 205. T. 2, N” 7, p. 191. T. 2, N° 8, p. '197. T. 2, N° 9, p. 243. T. 2, N° 10, p. 272.
- LA VIE DE L’AMICALE
- Vie de l’Amicale. — T. 1 N° 10, p. 272. T. 2, N” 1, p. 25. T. 2, N° 2, p. 50. T. 2, N° 3, p. 79. T. 2, N° 4, p. 10G. T. 2, N° 6, p. 159. T. 2, N" 7 p. 194. T. 2, N° 10, p. 274.
- CORRESPONDANCE
- Correspondance. — T. 2. N° 1, p. 27. T. 2, N° 9, p. 245.
- BIBLIOGRAPHIE
- Abraham (Pierre). — Figures. Recherches sur la création intellectuelle. T. 2, N° 6. p. 160.
- Arthur (G.). — A Point Squale of Performance lests. T. 2, N° 10, p. 275.
- American Council of Education. — Monographie des professions intellectuelles. T. 1, N° 1, p. 45-46.
- L’année Psychologique. — T. 2, N" 3, p. 80.
- Berliet (J.-J. von). — Rapport sur nos recherches à l’Office Intercommunal d'Orientalion professionnelle. T. 1, N° 3, p. 100.
- Bertrand (F.-L.). — Essai d’analyse psycho-sensorielle et de psychogénie scolaire. T. 2. N° 9, p. 246.
- Chavigny (Paul). — La vocation de nos enfants. T. I, N° 4, p. 123.
- Cimatti (Doit. Leone). — Corso di Orientamiento professionale. T. 1, N" 6, p. 176.
- Conférence. — Cinquième conférence internationale de Psychotechnique. Comptes-rendus publics par le Comité National. T. 1, N° 5, p. 150.
- Crépieux-Jamin. — A. B. C. de la graphologie .T. 2, N" 4, p. 108.
- Decroly (O.) et Buyse (R.). — La pratique des lests mentaux. T. 1, N” 2, p. 03.
- Introduction à la pédagogie quantitative. T. 2, N° 1, p. 26.
- Fagoaga (Lucio Gil y). — La Sélection professional de los Estudiantes. T. 2 N° 2, p. 52.
- Goodenough (Florence L.). — The Kuhlmann-Binet Tests. A crilical study of évaluation. T. 1, N" 6. p. 176.
- Hollingworth (Leta S.). — The psychology of the Adolescent. T. 1, N° 6, p. 176.
- Institut provincial. — Mitteilungen des rheinischen Provinzialinstilutes für Arbeits und Berufsforschung Dusseldorf (communications de l’Institut provincial rhénan pour l'éludé du travail et des professions). T. 2, N° 2, p. 51.
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- Die Begulachtungsserie des Rheinischen Provinzial Instiluls for Arbeits und Berufsforschung. (Tests de 1 Institut Provincial Rhénan pour l’étude du travail et des professions). T. 2, N° 5, p. 131.
- Jadot (René). — Le sens et les destinées dé l’Ecole Unique. T. 2. N° 9, p. 248.
- Ledent (Dr René) et Wellens (L.). — Précis de biométrie à l’usage des médecins et des éducateurs. T. 2, N° 1, p. 26.
- Madariaga (César de). — Organizacion cienlifica del Trabajo. T. 1, N° 6, p. 176.
- Monroe (Walter S.) and Olhers. — Ten Years of Educational Research. T. 1, N” 6, p. 176.
- Mouvet (E.). — Oriôntation professionnelle des jeunes gens et des jeunes filles. T. 1, N° 6, p. 176.
- Nassri (K.). — Test d’intelligence et rendement scolaire. T. 2. N° 10, p. 275.
- Oblath (Oscar). — Tests de-vision des couleurs. T. 2, N" 7, p. 196.
- Piéron (IL). — L’année psychologique. T. 1, N° 1, p. 47.
- Le développement mental et l’intelligence. T. 2, N° 4, p. 107.
- Ponzo (Mario). — Alla ricerca delle allitndini nei giovanni. (A la recherche des aptitudes chez les jeunes gens). T. 1, N° 7, p. 204.
- Rodger (E.-G.). — Careers. T. 1. N“ 6, p. 176.
- Rossolimo (G.) — L’individualité de l’enfant. T. 1, N° 9, p. 252.
- Salmont (Dr André). — Les services de médecine et d’hygiène industrielles et l’organisation scientifique du Travail. T. 1, N° 10, p. 276.
- Schmaler (Rudolf). — Das Problem der Berufsauslese für die Industrie (Le problème de là sélection professionnelle pour l’industrie). T. 1, N° 9, p. 252.
- Shanon (J.-R.). — Personal and Social Traits Requisite for Iligli Grade Teaching in Secondary Schools. T. 1, N" 3, p .100.
- Simon (Th.). — Les bénéfices du mouvement pour l’orientation. La lacune principale. Quelques résultats positifs et méthode pour l’ajustement des métiers et des aptitudes. T. 1, N° 1, p. 46.
- Strickler (Fred). — The Training and Expérience of 480 Industrial Arts Teachers. T. 1, N° 6, p. 176.
- Thouvenel (Dr André). — Remarques sur l’exploration fonctionnelle du cœur et des poumons chez les écoliers. T. 1, N° 10, P. 276.
- Wallon (II.). — Principes de psychologie appliquée. T. 2, N° 9, p. 247.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles. Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : M”' Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours •de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M1" L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone • Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNA NT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M“* C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, méde-•cin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’Anthropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M'" Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique •des Hautes-Etudes ; M”" A. Fessard, licenciée ès lettres.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit •de Paris.
- Organisation de l’Orientation professionnelle et technique des métiers. — A) Organisation générale. -- Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Technique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles ; Auribault, inspecteur divisionnaire du travail.
- Sélection professionnelle dans ses rapports avec l’Orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TR A VA UX P RA TIQ UES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François
- Physiologie : M"* C. Veil.
- Technique des tests scolaires : Mnc Henri Piéron.
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- REVUE MENSUELLE (ÎO ZEsTiiméros par _A.n)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABONIVEII1EIVT :
- Pour la France....... 15 fr. | Pour l'Etranger.............. 25 fr.
- Prix du numéro : 3 francs
- Prière d’adresser le montant des abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut : Paris C/C 1444-7$
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement.
- (On peut se procurer la première année complète au prix de 18 francs, au Secrétariat,
- 41, rue Gay-Lussac, Paris (ve).
- Articles publiés au cours de la première année
- J, Fontègne : Une visite aux Offices d’Orientation professionnelle de Vienne et de Munich (N° 1 et 3).
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le chronoptôscope (N° 2).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie » (N° 6).
- — L’Orientation professionnelle à Madrid (N° 10).
- A. Fessard : La validité des Tests d’aptitude professionnelle (N° 2, 3, 4 et 5).
- — L’intérêt des méthodes statistiques en Orientation professionnelle (N0 6).
- — L’Interprétation des résultats numériques (N° 9).
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3).
- M”* H. Piéron : Les étalonnages de Tests (N° 1, 2 et 3).
- — Etalonnage d’un Test d’attention (N° 4).
- Mlle D. Weinberg : La détermination du caractère-en Orientation professionnelle (N* 5).
- Mnc A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des Tests professionnels (N° 6). N. Levitof : La Consultation professionnelle à Moscou (N° 7).
- • Regnier : Comment organiser l’Orientation professionnelle dans un centre de moyenne importance (N° 7).
- L. Bourdel : L'Instruction publique et la question professionnelle en Bulgarie (N° 9). Waikenthaler : Quel métier doit choisir un malade du sanatorium pour tuberculeux (N° 10).
- Articles publiés au cours de la seconde année
- A. Fessard : La détermination des caractères d'un ensemble de mesures (N° 1 et 3).
- — Les courbes de fréquence et le hasard (N° 5 et 6).
- M"' H. Piéron : L’étalonnage des épreuves de mémoire de la fiche psychologique d’O. P. (N° 1, 2 et 3).
- — Les premiers efforts de l’organisation en France de l’O. P. (N° 4).
- Braunshausen : L’Office d’O. P. de Luxembourg (N°l).
- Henri Piéron : Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2).
- Pierre Abraham : Sur l’Orientation Professionnelle de la figure humaine (N° 5 et 6).
- M. et MmF Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de la fiche psychologique d’Orientation professionnelle (N° 7).
- R. Jeudon : Éducation physique et Éducation professionnelle (N° 8).
- M. François : Quelques remarques sur le Test de barrage (N° 9).
- Gérant : Paul Arjo.
- Agen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor\ Ouv.), 43, rue Voltaire.
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