Bulletin de l'Institut national d'orientation professionnelle
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- 4e Année
- N° 1
- Janvier 1932
- BULLETIN
- DE
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- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I. — Henri Pieron: Quelques données sur un lest pour l’épreuve de hauts
- niveaux d’intelligence................................v......... 1
- II. — J. Monnin : Le travail de la viande dans l’industrie des conserves...... 6
- III. — Notes et Documents : Le problème de la stabilité des goûts profession-
- nels chez les enfants. — Accords et désaccords entre réussite scolaire et tests d’in'elligence. — Monographie professionnelle:
- La maroquinerie. — Etablissements publics d’Orientation Professionnelle en Autriche. — Le rendement ouvrier et la rationalisation. — Capacité ouvrière et acuité visuelle......... 9
- IV. — L’O. P. à l’Etranger: Base pour la classification des professions suivant
- leurs incompatibilités somatiques par le Dr C. Soler y Dopfl.
- — Enquête sur le travail par équipes. Questionnaire de Mlle
- Rodrigo de Madrid............................................... 16
- V. — A travers les Revues........................................................ 17
- VI. — Informations.................................................................... 19
- VIL — La Vie de l’Institut national d’O. P............................................ 21
- VIII. — La Vie des centres d’O. P..................................................... 22
- IX. — Bulletin bibliographique........................................................ 23
- 1 2501 00044483 9
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE il, Rue Gay Lussac, il
- PARIS
- (Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- cl’Oirieii'tei'tioxx Professionnelle
- Établissement reconnu var l’État (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l'Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Outre le Bureau :
- M“* Caron, directrice honoraire des Lycées.— MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’An-thropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 4e Année
- N* 1
- Janvier 1932
- BULLETIN
- DE
- l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- o+o
- QUELQUES DONNÉES sur un Test pour l’épreuve de hauts niveaux d’intelligence
- par M. Henri PIERON
- Dans la plupart des tests d’intelligence, le plafond est trop facilement atteint pour permettre le classement des intellectuels, et, en général, on limite le temps pour rendre la tâche plus difficile et l’on classe les individus d’après ce qu’on peut appeler la vivacité d’intelligence. Aussi, il y a quelques années, avais-je tenté d’établir un test difficile, pour lequel on n’imposerait pas de limitation de durée, et sur lequel des essais d’utilisation furent faits dans divers milieux universitaires.
- Le test comprend trois questions, dont l’une comporte une série de relations logiques, impliquant combinaison et élaboration, une autre des translations verbales, pour lesquelles domine la compréhension, la dernière exigeant de l’invention, de l’ingéniosité pratique.
- Voici ces questions telles quelles sont posées :
- I
- D’après les renseignements sur les tailles respectives des diverses personnes désignées ci-dessous par leur prénom, répondez aux cinq questions qui vous sont posées, en mettant dans les trois premières le mot qui manque (plus, moins, aussi) si la réponse vous paraît possible, et sinon, en écrivant en marge : « réponse impossible », en donnant le nom qui convient pour les deux dernières.
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- Paul est plus grand que Pierre et moins que Jacques ; Emile est plus grand que Paul et moins -que Louis ; André est plus grand qu’Henri et moins qu’Emile ; Jacques est plus grand que Lucien et moins que Louis ; Lucien est plus grand que Pierre et moins qu’Henri ; Joseph est plus grand qu’Etienne et moins que Pierre.
- Henri est....................grand que Pierre ;
- André est....................grand que Paul ;
- Joseph est...................grand que Jacques ;
- Le plus grand de tous est. Le moins grand de tous est
- II
- •En utilisant les correspondances ci-dessous entre des phrases écrites dans une langue inconnue d’un côté, en français de l’autre, donnez la traduction du texte terminal écrit dans la langue inconnue, en inscrivant sous chacun des mots de ce texte le mot français correspondant :
- Cur blasa rin in ninun sun paradian. E ru sela in tir veran sun meran.
- Su niera tiphan ri i ninu'su lauraa. Su pura tiphan rannin sun fellan.
- Les voyageurs se sont couchés avec plaisir.
- Les montagnes sont particulièrement hautes dans cette contrée.
- Le soleil s’est couché derrière la montagne.
- Derrière la fenêtre, les étoiles brillent.
- Rin in ninun sun lauman
- III
- Vous êtes en possession d’une série de quatre couples d’anneaux fermés.
- Vous avez besoin de réunir ces anneaux en une chaîne continue et solide, dont tous les anneaux soient fermés. Or, on ne vous permet pas de couper ou de souder à votre gré vos anneaux : tant en coupures qu’en soudures, on n’autorise
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- que 4 opérations en tout : Est-il possible avec ces 4 opérations seulement (tant coupures que soudures) de constituer votre chaîne continue, à anneaux tous fermés, avec vos 4 couples d’anneaux ? Si la chose est possible, décrivez comment vous la réaliserez en indiquant les nos des anneaux sur lesquels seront pratiqués coupures et soudures, et l’ordre des anneaux constituant la chaîne au moyen de ces opérations.
- Les instructions données aux expérimentateurs étaient les suivantes :
- <( Le test ci-joint d’intelligence générale, comportant trois épreuves difficiles, doit être utilisé sans étroite limitation de temps.
- « Dans la mesure où l’on pourrait avoir pleine confiance dans une personne testée ainsi, il suffirait de lui remettre le test, et de lui demander de le rendre avec indication du temps employé à l’essai de solution des problèmes. Toutefois, une telle méthode ne présente pas assez de garanties pour être généralisée.
- « Dans une séance collective, il faut prévoir an minimum une heure, étant entendu que chaque personne soumise au test est libre d’employer son temps à son gré, à condition de remettre le test l’heure terminée, (ou aussitôt qu’il a achevé la tâche s’il le préfère) en indiquant le temps employé.
- « Il est permis de se servir de papier à son gré, pour les essais de solution, avant d écrire sur le test les réponses.
- « Pour la dernière question, la solution proposée sera inscrite au verso. »
- Pour la notation, on compte deux points par réponse correcte dans'Ta première épreuve (5 questions, 10 points), et 1 point par correspondance correcte (réduit à | point si le mot correspondant n’est pas au genre voulu, pluriel, ou singulier) dans la 2e question (5 points au maximum).
- Enfin la 3e question joue sur le tout ou rien, et la réponse correcte vaut 5 points, en bloc.
- Grâce à la collaboration de M. Delvolvé, professeur à la Faculté des Lettres de Toulouse, et de M. Blondel, professeur à la Faculté des Lettres de Strasbourg, le test fut appli-
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- qué à des groupes d’étudiants, de médecins et de professeurs.
- En outre, deux essais furent faits chez les élèves de dernière année de deux écoles normales d’instituteurs. Mais l’une des écoles dut être éliminée, en raison de fraudes qui vicièrent les résultats.
- Sur les 30 sujets gardés, 4 atteignirent le maximum, ce qui montre que le plafond n’est pas encore assez haut pour assurer un classement suffisant, lorsque la limitation de temps ne ioue pas.
- Voici les résultats obtenus pour les groupes de sujets qui se sont prêtés à l’épreuve :
- Groupe I : 7 intellectuels (3 professeurs de Facultés de Lettres, 2 professeurs de Facultés des Sciences, un médecin-directeur d’asile, un docteur en droit, procureur de la République).
- Groupe II : 5 étudiants de la Faculté des Lettres de Toulouse (19 à 25 ans).
- Groupe III : 10 étudiants de la Faculté des Lettres de Strasbourg (dont 3 femmes, 1 médecin, 2 instituteurs).
- Groupe IV : 4 étudiants de la Faculté des Sciences de Toulouse.
- Groupe V : 10 élèves de 3e année d’une école normale d’instituteurs (du Sud Est).
- Nombre moyen des points obtenus et temps moyen :
- Question Q Q Total Extrêmes Temps Extrêmes
- 1 2 3 moyen
- Groupe I .. 7,7 5 0,7 13,4 9 20 45’ 30-55’
- Groupe II .. 7.2 2,6 3,0 12,8 4-20 44’ 22-58’
- Groupe III 8,2 4,0 1,0 13,2 8-20 36 25 53’
- Groupe IV .. 8,5 5 2,5 16,0 11-20 37’ 17-60’
- Groupe V .. 7,4 3,4 6,5 11,3 3-18 40’ 20 60’
- Temps moyen. .. .. 7,8 4,0 1,2 13,0 3-20 40’ 17-60’
- Pour la lre question, le maximum (5 bonnes réponses) est obtenu par 3 sujets du groupe I sur 7, 2 du groupe II, sur 5, 3 du groupe III sur 10, 2 du groupe IV sur 4, et 2 du groupe V sur 10, donc 12 en tout sur 36 ; aucun des 36 sujets n’a
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- complètement échoué (un seul sujet n’a qu’une bonne réponse, les autres, soit 23, en avant 2, 3 ou 4). Un peu facile, 'l’épreuve est assez classante.
- Pour la 2e question, le maximum est atteint par les 7 sujets du groupe I, 2 du groupe II, 6 du groupe III, les 4 du groupe IV, et 3 du groupe V, en tout 22 sur 36. Il y a 2 échecs complets dans le groupe II, I dans le groupe III et 1 dans le groupe V.
- L’épreuve est dans l’ensemble trop facile et insuffisamment classante.
- Pour la 3e question, qui ne comporte malheureusement pas de gradation, on note une seule réussite dans le groupe I, 3 dans le groupe II, 2 dans le groupe III, 2 dans le groupe IV et 1 dans le groupe V, soit 8 en tout sur 36. L’épreuve est difficile ; mais il en faudrait d’autres, d’un caractère un peu plus facile, pour fournir un moyen de classement.
- A l’essai, ce test ne s’est donc pas montré assez satisfaisant pour qu’on puisse en préconiser l’emploi tel que. Mais il a permis d’établir qu’il était possible d’envisager, même en dehors de la rapidité intellectuelle, une appréciation des hauts niveaux d’intelligence.
- Seulement, pour une telle appréciation il sera nécessaire de pouvoir spécialiser la recherche vers une forme ou une autre d’intelligence (forme exclusivement logique ou exclusivement verbale par exemple) et d’explorer à part les capacités d’ingéniosité inventive.
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- Le Travail de la Viande dans l’Industrie des Conserves
- par Jeanne MONNIN
- Conditions de travail en général
- La mise en conserve de la viande comporte une suite d’opérations très variées, dont certaines sont réservées aux femmes, par exemple : le triage du bœuf, le désossage et le parage des épaules de porc... etc.
- Ces différents travaux mettant l'ouvrière en contact avec des pro duits destinés à l’alimentation, toutes les maladies qui peuvent être transmises par cette voie aux consommateurs sont des contre-indications formelles : tuberculose avancée, affections cutanées (eczema, etc...) ; la transpiration des mains et la malpropreté habituelle sont également peu compatibles avec les manipulations exigées par ce métier.
- D’autre part, les conditions du travail peuvent être préjudiciables à l’ouvrière elle-même. Ainsi., la conservation de la viande ne peut être assurée qu’avec le maintien de basses températures, gênantes pour les sujets prédisposés aux affections pulmonaires, ou présentant une grande sensibilité au point de vue intestinal. D’autant plus que, pour nettoyer le sol des ateliers où des déchets de viande tombent inévitablement, on procède à des lavages à grande eau, très fréquents et qui entretiennent une humidité constante. Le contact de la viande froide, humide, contribue à rendre ces travaux pénibles pour les rhumatisants, les sujets prédisposés aux engelures.
- Le maniement constant de grands couteaux est la cause de petites blessures, dangereuses pour les, hémophiles ou les sujets présentant facilement de l’infection. Il rend impossible l’emploi d’individus atteints d’épilepsie ou de troubles psycho-moteurs entraînant un tremblement des mains, par exemple.
- Mais, par contre, l’organisation individuelle du travail rend la surdité tout à fait compatible avec ces différentes occupations.
- En plus de ces conditions, d’ordre général, exigées par les travaux de boucherie, chaque catégorie d’opération nécessite des aptitudes particulières..
- Triage du boeuf
- Nature du travail. — Il s’agit de découper des blocs de viande (de quelques kilogs) pour en enlever les os, la graisse et les ma-
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- tières de dcchet (tendons, peaux, etc...) de façon à obtenir le maximum de viande de première qualité, absolument nette de déchets et la viande de deuxième qualité (celle où des déchets sont restés mélangés).
- Ce travail comporte deux phases :
- 1° Découpage du bloc en bandes minces, plus facilement maniables.
- 2° Débit de ces morceaux en diverses catégories.
- Conditions du travail. — Ce travail se fait assis, l’ouvrière étant placée obliquement devant la table, et nécessite une torsion du tronc. Ceci s’explique par l’obligation de répartir à tout instant les diverses espèces de viande entre de grands bacs mélalliques placés à ses pieds.
- Une certaine souplesse de la colonne vertébrale est indispensable et les sujets menacés de scoliose ou cyphose doivent être exclus. Le découpage se fait de la main droite, toujours active, tandis que la gauche produit un effort de résistance, appuie sur la pièce de viande pour la maintenir ; il exige des efforts prolongés et répétés des membres supérieurs.
- Aptitudes nécessaires. — Cependant, la force n’est pas la qualité essentielle du mouvement, la précision semble avoir un rôle prépondérant. Il faut, à la main et à l’avant-bras une grande souplesse pour assurer une adaptation constante de la pression sur le couteau, à la résistance variable de la viande (muscle ou membrane tendineuse). Ceci est indispensable, non seulement pour éviter les accidents, mais pour faire un triage économique, le muscle auquel adhèrent quelques fragments de déchets est classé dans la deuxième qualité, ce qui constitue une perte.
- L’effort finement nuancé, au point de vue de la puissance et de la direction, est beaucoup facilité par une bonne vue et surtout par une connaissance très nette de la constitution des différentes pièces de viande. Ainsi, dans la première opération,, quand l’ouvrière doit débiter le bloc en tranches plus petites, il lui faut suivre exactement le contour des os et surtout des membranes, séparant les couches de muscles. Une viande tailladée maladroitement, où les aponévroses sont hachées avec le muscle ne peut donner de première qualité.
- La diversité des morceaux complique ce travail qui doit être fait avec méthode et exige une bonne compréhension.
- Un tempérament calme est préférable à une grande vivacité ; les meilleures ouvrières donnent l’impression d’un rythme presque lent, mais très régulier, avec des mouvements longs, continus et
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- bien gradués, tandis que des ouvrières travaillant à une allure très rapide, avec un geste court, saccadé, ont un rendement médiocre, au point de vue qualité et quantité.
- La monotonie de ce travail, la nécessité d’une attention soutenue, le rendent peu compatible avec des tempéraments vifs, aimant la variété et prenant volontiers des initiatives.
- Désossage d’épaules de porc
- Ce travail se fait debout, il est à déconseiller aux femmes souffrant de varices. Il n’exige pas de torsion du buste, mais les con-ditions de température, humidité sont les mêmes que pour le triage.
- Ici encore, il faut insister sur la force et la précision du mouvement. Toute déviation du couteau sur l’os est dangereuse, mais ce travail est rendu facile par la connaissance, dans chaque morceau, de l’endroit précis où la pointe du couteau doit être introduite pour disjoindre les os sans grand effort ; l’automatisation est rapide et le travail monotone, car il porte toujours sur les mêmes pièces de viande : épaules ou côtes desquelles il faut détacher le filet. (Dans certains ateliers on a organisé une chaîne, de sorte que chaque ouvrière répète toujours le même geste). Il est indispensable de le faire soigneusement pour éviter les pertes et rapidement pour obtenir une prime suffisante.
- Parage des épaules. — Peut se faire debout ou assis.
- Les ouvrières retouchent les morceaux de viande pour leur donner un bon aspect (dégraissage partiel, dégagement de la noix, etc...) ; elles ont à faire pour cela diverses petites opérations qui demandent peu de force, mais une certaine habileté manuelle, gestes courts, précis, bien ordonnés, pour obtenir l’effet désiré dans le minimum de manipulations qui déchiquettent l’épaule.
- Une vue normale, du bon sens et quelque habileté manuelle sont indispensables.
- Pour ces trois catégories de travaux, la prime à la production constitue une partie importante du salaire ; aussi l’ouvrière doit être capable d’une rapidité suffisante, tout en ayant un tempérament calme, seul compatible avec la bonne exécution de ces travaux.
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- NOTES ET DOCUMENTS
- Le Problème de la stabilité des goûts professionnels chez les Enfants
- Pour beaucoup de raisons, on doit se préoccuper des goûts en orientation professionnelle. Mais quelle est la valeur de ces goûts ? Une question qui a été l’objet de nombreuses études est celle de leur stabilité. Deux auteurs américains, dont nous avons déjà signalé les travaux (Bulletin, t. II, p. 44) apportent de nouvelles données à cet égard, d’après des recherches effectuées actuellement sur plus de 26.000 enfants du Kansas (garçons et filles en nombre à peu près égal).
- Ces auteurs, Lehman et Witty (1) insistent toujours sur la variabilité des goûts impliquée par le changement progressif de certains choix de professions avec l’Age (entre 8 et 18 ans).
- C’est ainsi qu’à 8 ans plus des deux tiers des enfants veulent être cowboys, et la décroissance est continue avec l’âge jusqu’à annulation à peu près complète à 18 ans.
- En revanche, les diverses carrières d’ingénieurs séduisent les proportions suivantes d’enfants pour les divers âges :
- Age : 8 9 10 il 12 13 14 15 10 17
- °/o : 3 4 6 8 11 14 15 15 10 20
- La dernière proportion est énorme, et évidemment sans rapports avec les besoins des Etats-Unis en ingénieurs (0,46 °/0 des travailleurs blancs, soit 135.789 sur 29.653.677).
- Pour les jeunes filles désirant devenir sténographes et dactylographes, on trouve une variation du même genre :
- Age : 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
- °/o : 3 6 9 12 16 20 23 20 25 24 31
- Là encore il y a un saut brusque chez les jeunes filles les plus âgées, dont les aspirations dépassent les besoins sociaux, puisque, en 1920, on comptait aux Etats-Unis 562.664 sténographes et dactylographes sur 6.962.246 femmes travaillant, soit 8 °/0, ou quatre fois moins.
- De ces données, il résulte qu’une organisation rationnellle devant se préoccuper de la répartition des besoins de la société est obligée de réfréner certains goûts excessifs.
- (1) Journal o/ Educalional Psychology, XXII, 7, 1931, p. 481.
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- Mais, en ce qui concerne les variations, il apparaît toutefois entre 13 et 17 ans une certaine stabilité plutôt encourageante. Comme nous l’avions indiqué déjà, il faut se défier des goûts précoces, mais peut-être aussi de modifications tardives pouvant réfléter des actions passagères des milieux. H. P.
- Accords et désaccords entre réussite scolaire et Tests d’intelligence
- Dans une étude faite à l’Institut de Psychologie de Würzburg sous la direction de Marbe, G. Finzel (1) a comparé le classement scolaire avec la réussite dans une série de tests chez 32 écolières d’une douzaine d’années (6e classe d’une école publique de Schweinfurt). Les lests utilisés ont été : ceux des 3 mots de Piorkovski pour la capacité de combinaison logique, de Müller sur les relations et concepts, d’Ebbinghaus sur les lacunes, et d’analogie, pour l’intelligence ; de Ries pour la mémoire logique et des syllabes à acquérir, de Bourdon, de Kraepelin (additions) et de Baumgarten (ajouter 3 à chaque 4e nombre et retrancher 3 à chaque 7e nombre dans des séries) pour l’attention.
- Globalement, le classement par l’ensemble de ces tests a donné, par la méthode des rangs, une forte corrélation avec le classement scolaire, de 0,85. Les deux tests de mémoire, ‘isolément, ont donné avec le classement scolaire des coefficients de 0,56 et 0,57, les trois tests d’attention de 0,13 ; 0,35 ; et 0,27, enfin les quatre tests d’intelligence de 0,49 ; 0,49 ; 0,63 ; et 0,30.
- C’est le test d’Ebbinghaus qui, isolément, permet de mieux prévoir la réussite scolaire (du moins dans les conditions où elle était déterminée dans cette classe d’une école allemande), faisant appel à une intelligence à forme verbale. Ensuite, les tests de mémoire sont ceux qui assurent la meilleure prédictivité du succès scolaire, pour les tests de combinaison logique et en dernier lieu le test d’analogie, et les tests d’attention, ce qui est un peu surprenant.
- Malgré la corrélation assez élevée des résultats d’ensemble, deux désaccords notables se sont rencontrés entre les deux classements, pour deux élèves, l’une classée 4e par les tests et 16e à l’école, l’autre classé 251 * 3 aux tests et 10e à l’école.
- L’auteur a procédé à une analyse complète du cas de ces deux écolières, montrant que la première avait une supériorité marquée
- (1) Vergleich der Leislungen in den Intelligenzprüfungen mit der Leis-
- tungen in der Volksschuile. Archiv für die gesamle Psychologie, 1931, T. 80,
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- dans ses capacités logiques, avec des défauts de mémoire (mémoire mécanique) et d’attention (instable), et une faible intelligence pratique, et que la seconde se montrait d’intelligence théorique très médiocre (avec une bonne intelligence pratique toutefois), mais avait une excellente capacité d’attention et une supériorité de la mémoire.
- Les analyses, très instructives, et qui s’accordent avec d’autres, déjà poursuivies à maintes reprises, sont bien faites pour rappeler qu'il ne faut pas prétendre mesurer l’intelligence, sans plus, d’après la réussite scolaire. TT _
- Le rendement ouvrier et la rationalisation
- D’après des études systématiquement poursuivies dans divers pays, la rationalisation, dans laquelle commence à peine à agir le facteur d’orientation professionnelle, a eu sur le taux de la production des effets de l’ordre suivant :
- Dans les cas analysés, les rendements ouvriers ont été accrus de 10 à 40 °/„ par la sélection professionnelle, de 27 à 200 °/„ par les nouvelles méthodes de formation des travailleurs, de 20 à 700 °/p par la rationalisation des mouvements, de 40 à 260 °/„ par le travail à la chaîne, de 15 à 300 °/0 par les modes de rémunération stimulants, de 2,8 à 33 °/0 par l’introduction de pauses dans le travail. En ce qui concerne l’action des facteurs matériels, on a relevé des augmentations de rendement de 60 °/0 par un meilleur aménagement des locaux, de 30 à 40 °/„ par un meilleur aménagement des places de travail, de 36 à 159 p/0 par le perfectionnement de l’outillage.
- En Allemagne, de 1925 à 1928, les hausses de rendement dues à la rationalisation ont été de 16 à 100 °/0, suivant les industries, en Autriche, de 1924 à 1927, de 27 à 78 °/0. Aux Etats-Unis, en six ans, le rendement moyen par ouvrier pour les quatre principales branches de l’activité nationale : agriculture, mines, manufactures, chemins de fer, a augmenté de 27 °/0. En Grande-Bretagne., dans un groupe de dix industries, de 1924 à 1929-1930, l’augmentation de la production a été de 11 °/„, avec une diminution de l’effectif des travailleurs employés de 8 "/„.
- Dans les mines de houille, la rationalisation a provoqué les augmentations de rendement suivantes pour les ouvriers du fond : en Allemagne, de 1913 à 1929, 34 °/0 ; aux Pays-Bas, de 1925 à 1928, 54,5 °/„ ; en Belgique, de 1913 à 1929, 16 °/0.
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- Dorure
- Cartonnage
- Découpage
- Emboutissage
- Fu tiers
- Apprèteurs
- Ferreurs
- Termineurs et termineuses
- Salaires moyens 7 f. 50
- Coffreterie
- Sellier • maroquinier en articles de voyage Ferreurs Mécaniciennes Garnisseuses
- Sellerie-Maroqninerie
- en articles de voyage
- Salaires moyens 5 à 8 f.
- Gainerie bijouterie-étalagiste.
- Gainerie fantaisiste. Gainerie portante pour orfèvrerie.
- F utiers
- Couvreuses
- Garnisseuses
- Salaires moyens 5 à 6 f.
- Gainerie
- Dessinateurs, Modellistes
- Coupeurs Ouvriers et ouvrières
- • Travail à façon (à forfait, à domicile) Travail en atelier (à la chaîne)
- Salaires moyens : 6 à 10 f.
- Echantillons - Collections - Références Représentants - Grossistes
- Maroquinerie
- Bijoutiers Polisseurs.
- / graveurs.............
- Spécialistes en argent \ reperçeuses ..
- v bijoutières et marcassite j polisseurs.
- \ sertisseurs
- Spécialistes en dorure et galvanoplastie. .
- Apprèteurs et apprêteuses Outilleurs.............
- atlacheuses .. ..
- chargeuses ............
- bijoutières en cuivre ..
- Fermoir
- LES INDUSTRIES DE LA MAROQUINERIE
- SELLERIE (tarnacheurs)
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- Monographie professionnelle : La Maroquinerie
- M. P. Panel, directeur de l’Atelier-Ecole de maroquinerie, gaî-nerie, voyage, fermoir, 36, rue Grange-aux-Belles, Paris (10e), a bien voulu, le 5 décembre dernier, faire à nos étudiants une causerie sur les métiers de la maroquinerie.
- Regrettant ne pouvoir la reproduire in extenso, qu’il nous soit permis de reproduire ci-dessus le tableau qui illustra les explica-
- lions données. Voir tableau, p. 12.
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- Etablissements publics d’Orientation Professionnelle en Autriche ( i )
- Les offices de placement, renseignement professionnel postscolaire et l’apprentissage, sont, en Autriche, entre les mains de commissions industrielles régionales. Celles-ci tendent à assumer un rôle analogue à celui de l’établlissement d’état allemand pour le placement et l’assurance contre le chômage. Une partie de l’O. P. publique est donc également faite par les commissions industrielles régionales, tant dans une partie de la Basse-Autriche (celle qui dépend de la Commission industrielle de Vienne), que dans les régions de Salzbourg, Tvrol, Styrie, Càrinthie et Burgenland.
- A Vienne même, dans certaines grandes villes de la Basse-Autriche et dans la Haute-Autriche, l'orientation professionnelle est en partie municipale et en partie régionale.
- Les examens psychotechniques d’aptitudes sont faits, pour les offices de travail et d’orientation professionnelle, rattachée aux Commissions industrielles régionales de Vienne, de Grâtz, et d’Innsbruck, par les Instituts psychotechniques de ces Commissions, dans ces v illes mêmes.
- En dehors de ces établissements, les examens d’aptitudes sont utilisés par 1 01 lice d’O. P. de la ville de Vienne, où ils sont poursuivis avec le concours d’un laboratoire psychotechnique, directement rattaché à l’Office.
- Les Offices d’O. P. sont les suivants :
- 1. Vienne-ville. — Office d’O. P. de la ville de Vienne et de la Chambre de travailleurs et d’employés, avec un laboratoire d’examens psychotechniques d’aptitudes qui lui est rattaché directement, vu, Hermangasse 28.
- 2. Vienne-banlieue. — Office d’O. P. de la Commission industrielle régionale, Vienne, Singerstr. 26.
- 3. Basse-Autriche :
- (1) Renseignements donnés dans la Psychotechnische Zeitschrift de décembre 1931.
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- a) Offices de travail et d’O. P. de la Commission industrielle régionale de Vienne à : Liesing, Bruck-sur-la-Leithe, Schwechat. Ganserndorf, Stockerau, Tulln, Klosterneuburg.
- Les examens psychotechniques pour les offices cités sous les numéros 2 et 3 a sont faits par l’Institut psychotechnique de la Commission industrielle régionale de Vienne, I, Seilerstatte 8/iv.
- b) « Protection professionnelle » (Berufsvormundschaft) de l’Office régional bas-autrichien de la jeunesse à Baden.
- c) « Protection professionnelle » de l’Office régional bas-autrichien de la jeunesse à Krems.
- d) Office municipal d’O. P. à Wiener Neustadt, Pfarrplatz 15.
- e) « Protection professionnelle » de l’Office régional bas-autrichien de la jeunesse à Gmünd.
- 4. Haute-Autriche. — Office régional de la jeunesse dépendant du gouvernement régional.
- 5. Salzbourg. — Office d’O. P. de la région de Salzbourg rattaché à la Commission industrielle régionale de Salzbourg, Fa-berstr. 20.
- 6. Tyrol. — Office d’O. P. de la Commission régionale, Inns-bruck, Ilerrengasse, 1. Les examens d’aptitudes sont exécutées pour cette institution par le laboratoire de la Commission industrielle régionale d’Innsbruck, à l’Institut psychologique de l’Université, Schôpfstrasse 41.
- 7. Stijrie. — Office d’O. P. de la ville de Gratz, affilié à la Commission industrielle régionale de Gratz, avec une filiale à Leoben. Les examens psychotechniques d’aptitudes sont exécutés par l’Institut psychotechnique de la Commission industrielle régionale, Gratz, Burgergasse 2.
- 8. Carinthie. — Office d’O. P. local, rattaché à la Commission industrielle régionale de Carinthie, à Klagenfurth, Kumpfgasse 9.
- 9. Burgenland. — Commission industrielle régionale à Eisens-tadt-Oberberg, Esterhazygasse 2.
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- Du fait des assurances et des lois relatives aux accidents du travail, on s’est depuis longtemps préoccupé de chiffrer les déficiences résultant de pertes partielles de vision.
- Les données peuvent être utilisées quand on doit prévoir une capacité professionnelle d’un adolescent ayant une vision déficiente. Aussi vaut-il la peiné d’examiner de près les calculs utilisés et leurs bases.
- Capacité ouvrière et acuité visuelle
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- Or, il vient justement de paraître une intéressante étude d’un ophtalmologiste canadien, qui fournit des tables d’appréciation de la diminuation de capacité de travail en fonction de la baisse d’acuité visuelle pour les deux yeux (1).
- L’auteur, en tenant compte des exigences de la loi canadienne (fixant à 20 °/0 la diminution de capacité professionnelle pour perte totale d’un œil) pose deux principes qui sont fort justes : le premier, c’est que la capacité professionnelle ne suit pas exactement la capacité physiologique de vision, en ce sens que le travail devient impossible avant que la cécité devienne complète, et en revanche qu’une diminution légère d’acuité n’influence pratiquement pas le travail (du moins pour un grand nombre de métiers ne présentant pas des exigences visuelles particulières) ; le second, c’est que les diminutions du pouvoir visuel entraînent sur le travail des effets croissants, chaque perte d’un nouveau dixième d’unité entraînant une réduction proportionnellement plus élevée de capacité professionnelle.
- Le Dr Paneton a établi une formule de progression et calculé une table donnant (en valeurs arrondies) le taux pour cent de réduction de la capacité de travail en fonction de la baisse d’acuité pour chacun des deux yeux.
- Nous reproduisons ce tableau, mais en donnant, pour les valeurs d’iacuité inférieures à la normale (2), les capacités relatives de travail eu appelant 100 la capacité de l’individu supposé doué d’une vision normale (voir le tableau ci-joint).
- Acuité l’œil droit gauche ^ 0,9 0,8 0,7 0,6 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 0,03
- t 0,9 100 99 98 97 96 94 91 87 83 80
- 0,8 99 99 98 97 96 94 91 87 83 80
- 0,7 98 98 97 96 95 92 89 84 81 78
- 0,6 97 97 96 95 93 90 87 82 77 72
- 0,5 96 96 93 93 90 88 84 79 73 67
- 0,4 94 9i 92 90 88 86 82 75 67 60
- 0,3 91 91 89 87 84 82 78 70 60 50
- 0,2 87 87 84 82 79 75 70 60 50 35
- 0,1 83 83 81 77 73 67 60 50 35 15
- 0,03 80 80 78 72 67 60 50 35 15 0
- (1) Ph. Paneton. Etablissement d’une table mathématiquement exacte pour le calcul dles incapacités ouvrières dues à des pertes d’acuité visuelle. Annales d’Oculistique, novembre 1931, p. 905-923.
- (2) On sait que l’acuité d’un œil est égale à l’unité quand la discrimination peut se faire de deux traits séparés par un angle d’une minute. Il s’agit là d’une limite inférieure de l’unité moyenne, le pouvoir dliscriminateur (qu’il faut connaître en O. P., quand on envisage des métiers à grandes exigences visuelles) pouvant notablement dépasser l’unité en bonne lumière. Les acuités inférieures à l’unité sont dites anormales.
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- Bien entendu, pour tous les métiers ayant des exigences visuelles particulières (bijoutiers, horlogers, sertisseurs, polisseurs, etc.), une échelle générale, nécessairement grossière, ne peut convenir, les capacités intéressant alors une réduction supplémentaire qui pourrait être calculée par application d’un coefficient propre au métier envisagé.
- Sans donner une trop grande valeur à des barèmes de ce type — dont la signification pratique réside dans des taux d’indemnités attribues en cas d’accidents — pour les prévisions à faire chez les déficients de la vue, ils permettent de fixer les idées.
- L’Orientation Professionnelle à l’Etranger
- Base pour la classification des professions suivant leurs incompatibilités somatiques par le Dr G. Soler y Dopff
- Acuité visuelle......)
- Absence d’astigma- (
- tisme ............. t
- Perceptions normales ( des couleurs....... t
- Graveurs, photograveurs, compositeurs, pilotes, bijoutiers, mécaniciens, dessinateurs.
- Horlogers, techniciens pour la constitution des tissus, mécaniciens de précision.
- Emailleurs, peintres, teinturiers, tapissiers d’art, pilotes, machinistes.
- Amplitude du champ ( visuel.............. 1
- Audition............. |
- Sensibilité tactile.... j
- Excellente constitu-tion physique, sys- \ tème ostéo-muscu-laire............... (
- Appareil respiratoire. j
- Tisserands, conducteurs de voitures (chauffeurs-cochers).
- Téléphonistes, radiotélégraphistes.
- Mécaniciens, forgerons, tourneurs, tanneurs, ciseleurs, fabricants de cannes, machinistes, correcteurs d’imprimerie.
- Comprend toutes les professions de travail absolument physique : Piqueuses de cartons (textiles), charpentiers, fondeurs, tanneurs (celui qui frappe et celui qui décharné), contremaîtres des métiers à tisser, marbriers, agriculteurs, etc.
- Vitriers, sculpteurs, tailleurs de pierres, fariniers, tisserands, métallurgie en général, industries chimiques (émanations de chlore et d’arsenic), minières (oxyde de carbone).
- Classification d’après les appareils organiques les plus exposés à la maladie selon chaque activité professionnelle
- / Les professions fatigantes, les marins, celles qui Appareil circulatoire, j prédisposent aux maladies par le froid et les rhu-( matismes, teinturiers, tanneurs.
- / Cuisiniers, pâtissiers, forgerons, chauffeurs, et en
- Appareil digestif.... général les professions qui obligent à se tenir au
- v voisinage d’une source de chaleur.
- Appareil urinaire Intoxications industrielles (plomb, mercure) : Tra-
- l vaux intensément musculaires.
- ppail f Pelletiers, eczéma des ouvriers du ciment. Indus-
- ( . tries chimiques en général.
- Svstème nerveux ( Neurasthénie des téléphonistes, intoxications indlus- .
- J ( trielles, neurotropes.
- / Travailleurs qui manient la chaux et le ciment, éma-Sens de la vue • nations chimiques (aniline, arsenic), soudeurs à
- I l’autogène, souffleurs de verre (cataracte), nys-
- \ tagmus du mineur.
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- Encuesta Sobre el Trabajo por Equipos
- (Enquête sur le travail par équipes)
- In : Revista de Formacion Projesional — Agosto 1930. p. 235-237.
- L’Office international d’éducation de Genève fait une enquête sur le travail par équipes auprès des Instituts pédagogiques, des Ministère! de l'Instruction publique, des éducateurs de tous les pays et des personnes qui ont pratiqué sous une forme quelconque le travail par équipes. A cet effet il a été publié un questionnaire dont nous donnons ci-dessous les subdivisions. C’est Mm® Mercé-dès Rodrigo, de Madrid, à qui incombe le soin de réunir les réponses el toute la documentation relative à cette enquête.
- Questionnaire sur i.e travail par équipes
- I. — Description du travail par groupes.
- A. Qu’entendez-vous par « travail par équipe.» ? (7 questions).
- B. Comment se forment les groupes ? (19 questions).
- C. Avec quels enfants travaillerez-vous ? (7 questions).
- D. Relations entre les membres dlu groupe. (13 questions).
- E. Relations entre les groupes. (9 questions).
- II. — Division du travail par matières (26 questions)
- III. — Comment avez-vous institué le travail par groupes ?
- (9 questions).
- IV. — Les résultats du travail par équipes.
- A. Du point de vue des connaissances acquises. (7 questions).
- B. Du point de vue de l’éducation intellectuelle. (3 questions).
- C. Du point de vue de l’éducation morale (3 questions).
- D. et E. Questions diverses.
- A travers les Revues
- Dans le Personnel Journal de décembre 1931, Alfred R. Root publie un questionnaire de préférences (10 questions avec, pour chacunes d’elles, six alternatives) destiné à diagnostiquer le type introverti ou extroverti des sujets, grâce à un mode de notation spécial, qui en fait un test dont la cohérence (d’après deux épreuves successives chez 196 sujets) s’est montrée très satisfaisante (r - 0,83 ± 0,015).
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- Dans le Journal of Educational Psychology d’octobre 1931, R. H. Gundi.ach et Elizabeth Gerum examinent les relations de goûts professionnels révélées par le questionnaire de Strong, et sont conduits à distinguer deux classes fondamentales d’intérêts, Furie technique et l’autre sociale.
- L’application de tests d’intelligence générale à 1.840 étudiants de l’Université de Londres (au début des études, pour les promotions de 5 années) indique d’après les données obtenues par Jen-nings Write (Dritish Journal of educational Psychology, novembre 1931, p. 279), l’ordre décroissant du niveau intellectuel pour les différents ordres d’études : lettres, sciences, médecins, architectes, ingénieurs, élèves des Beaux-Arts, une correspondance élevée entre les résultats des tests et le succès des études s’étant manifestée (sans calcul de corrélation).
- Dans la même revue, page 313, James Mainwaring expose de nouveaux tests d’habileté musicale.
- Dams la Zeitschrift für Psychologie de novembre 1931 (Bd. 123, p. 1-19), Annelies Argelander donne les résultats de son application à 116 étudiants du test d’aptitude pour adulles de Bobertag (publié par le Zentral Institut für Erziechung, Postdamer Strasse 120, à Berlin W. 35), obtenant (pour un maximum de 186 points) une réussite moyenne de 91 + 19 points.
- L’orientation professionnelle aux Etats-Unis fait l’objet d’une étude documentaire succincte de IL D. Kitson, de l’Université Columbia, dans Y Industrielle Psycholechnik, de novembre 1931. Dans le même journal W. Efimoff et Olga S. Tschernomordik, de Moscou, examinent les aptitudes nécessaires du « rationalisa-teur » dans l’industrie, donnant un psychogramme aussi du « normalisateur » et du «chronométreur».
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- INFORMATIONS
- Nous sommes heureux de signaler une heureuse initiative qui permettra, nous l’espérons, de venir en aide aux intellectuels.
- il s’agit de la création d’un Centre d’études pratiques permettant aux titulaires, de licences des Facultés et aux élèves diplômés des grandes écoles de compléter leur bagage scientifique par des études spéciales qui les mettront en face des réalités, et même encore leur permettant de trouver des postes que leur culture générale à elle seule ne les rendrait pas capables d’occuper.
- Sous le haut patronage de M. Boucherot, président de l’Union des syndicats d’ingénieurs, de M. Bouglé, directeur adjoint de l’Ecole normale supérieure, de M. le bâtonnier Henri-Robert, de l’Académie Française, de M. Marcel Labbé, professeur à la Faculté de droit, le Centre d’études pratiques procure, dans une organisation unique, les différents renseignements susceptibles de faire acquérir la formation nécessaire.
- La directrice générale des cours est Mlle Caron, directrice honoraire du Lycée Fénelon, qui avait organisé à notre institut des consultations d’O. P. pour les jeunes filles de l’enseignement secondaire. La direction administrative est assumée par Louis Gal-lié, avocat à la Cour, délégué général de la Confédération des travailleurs intellectuels, et Suzanne Grimberg, avocate à la Cour, membre adjoint du bureau de la Confédération des travailleurs intellectuels.
- Les méthodes de travail du Centre d’études pratiques reproduisent, autant que possible, les conditions d'activité existant réellement dans les affaires.
- Le> Centre d'études jjraliques est donc spécialement indiqué pour ceux et celles qui recherchent des collaborations ou secrétariats auprès de personnes exerçant des professions intellectuelles, et appartenant par conséquent au monde judiciaire, des lettres, des sciences ou de la politique.
- I. — Organisation.
- Le Centre d’études comporte un enseignement théorique et un enseignement pratique dont la durée est de six mois.
- L’enseignement théorique comprend des cours et conférences qui auront lieu à la Sorbonne, salle 2 bis, galerie Richelieu, les mardis et vendredis, de 4 «à 6 heures, à partir du 2 février 1932.
- Les élèves recevront d’abord les notions essentielles relatives aux méthodes modernes de travail. L’enseignement sera ensuite
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- pratiquement organisé de manière à leur donner des travaux personnels à effectuer : préparation de dossiers ou de rapports, enquêtes et articles, comptes rendus de livres, recherches bibliographiques, établissement de fiches, etc... Les élèves envisageront les cas types de collaboration avec des avocats, des hommes de lettres ou auteurs dramatiques, des hommes de science, médecins, ingénieurs ou savants, des parlementaires, etc.
- Des cours pratiques de sténo-dactylographie (méthode au choix des élèves) complètent renseignement et ont lieu le matin.
- II. — Conditions cl droits d’inscription.
- Les inscriptions sont reçues jusqu’au 26 février, inclus, à la Sorbonne, salle 2 bis, galerie Richelieu, les mardis et samedis, de 2 à 4 heures.
- Pour s’inscrire il faut justifier du titre de licencié d’une Faculté ou d’un diplôme de l’Ecole des sciences politiques, des Chartes, du Louvre, etc., etc.
- Le Centre d’études pratiques est ouvert aux étrangers.
- Le prix des cours est fixé à 1.200 francs pour l’ensemble de l’enseignement (cours et travaux pratiques).
- Des arrangements particuliers peuvent être pris pour les élèves justifiant de connaissances suffisantes en sténo-dactylographie.
- Lewis M. Lerman, professeur à Stanford University (Californie), qui a élaboré la première révision de l’échelle de Binet, connue comme échelle Binet-Stanford, a entrepris une nouvelle révision de l’échelle, sur laquelle il a donné quelques renseignements dans une communication au Congrès de la Western psychological Association. Aux Etats-Unis, en juin dernier, de nouvelles épreuves ont été essayées sur 1.500 enfants, et celles qui ont été conservées forment deux séries équivalentes applicables de 2 à 18 ans. L’étalonnage en cours doit porter sur 3.000 enfants. Deux années seront encore nécessaires pour la mise au point définitive de la nouvelle forme d’échelle.
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- Il s’est fondé à Kovno, en août 1931, une Société de Osijcholech-nique et Orientation professionnelle (adresse : Lieluvos Psichotech-nikosir Profesines Orientacijos Drangija, 16 d. Vasario 9, vi 2, Kovno, P. D..D1' Lasersohn).
- Le président du Conseil d’administration est le professeur Jonas Schimkus, le secrétaire est le Dr Lasersohn. Une commission cou-
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- sultative a été constituée, que préside le professeur Vabalas-Gu-üeitis, directeur de l’Institut de pédagogie et psychologie pratique de l’Université de Kovno. Un laboratoire psychotechnique va être constitué, et, comme psychotechnicien et spécialiste de l’O. P., c’est un ancien élève diplômé de l’Institut, Karl Koch, qui a été appelé.
- L’Association médico-pédagogique Liégeoise a consacré, pour son XXe anniversaire, un cycle de conférences à l’étude des « aptitudes et de l’éducation musicales ».
- La voix et le chant lurent l’objet de trois causeries : M. le L)r Galet, du Service anthropologique, sur les aptitudes respiratoires ; le professeur C. Breyre, de la Faculté de médecine de Liège, sur l'hygiène de la voix ; le Dr René Ledent, attaché à l’Institut d’éducation physique de Liège sur le chant et l’éducation physique.
- Les aptitudes violonistiques furent exposées par M. le professeur Léopold Charlier, du Conservatoire de Liège, un maître qui forma plusieurs des virtuoses réputés de l'école liégeoise.
- Dans le premier Irimestre de 1932 sont annoncées des causeries sur le rythme et l’éducation, la musique et l’enfant, la méthode Jacques Dalcroze ainsi qu’une démonstration des tests de Seashore. Ainsi sont posés les jalons d’une orientation professionnelle musicale dans un groupement d’études et nous saluerons avec sympathie la publication des conférences de T Association médico-pédagogique liégeoise (qu’on peut recevoir en s’adressant au secrétaire, 25, rue de Seraing, à Liège).
- La Vie de l’Institut
- En raison de l’obligation d’un versement spécial pour la signature ministérielle des diplômes de conseiller d’orientation, la modification suivante est apportée aux règles concernant la scolarité .
- Le droit d’examen est ramené de 100 fr. à 50 fr., mais il est perçu, en outre, pour versement au ministère de l’Instruction publique (enseignement technique), un droit de diplôme de 100 fr.
- Ce droit de diplôme est perçu au moment de l’inscription à l’examen et aucune dispense ne peut être accordée. Toutefois il sera restitué aux candidats qui n’auront pas été admis et qui en feront la demande.
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- La Vie des Centres d’O. P.
- Comité d’Orientation Professionnelle de Levallois-Perret.
- Pendant l’année scolaire 1930-1931, le comité a reçu 205 familles (20 °/o de plus que l’année précédente). Il y a eu 28 contre-indications formelles au point de vue médical, économique ou scolaire.
- 32. enfants ont été placés. En outre 15 visites d’ateliers, d’usines, d’écoles professionnelles ont été organisées pour 448 écoliers et écolières et deux séances de vulgarisation ont été faites, l’une* sur les métiers de la grande industrie, par M. Colette, directeur des ateliers-écoles Citroën, l’autre par M. Pilette, des magasins du Printemps, sur les emplois commerciaux.
- De plus, activité particulièrement importante, le comité a suivi 70 jeunes gens et jeunes filles déjà engagés dans leur profession.
- Service départemental d’O. P. de Seine-et-Marne (Met.un)
- L’Office départemental coordonne les efforts des offices municipaux, il les guide et leur fournit la documentation nécessaire.
- Il a organisé une série de conférences faites par MM. Luc et Larcher. M. Fée dans les centres du département, fait imprimer et distribuer en grand nombre, des tracts de conseils aux parents et aux enfants, affiches, fiches individuelles d’enfants, questionnaires à remplir par les parents et interrogatoires des enfants.
- Il a aussi réuni les premiers éléments judicieusement choisis d’une bibliothèque d’O. P.
- Les comités locaux du département, au nombre de huit, sont en général en formation, sauf ceux de Meaux, Montereau et Melun qui sont de fondations déjà plus anciennes.
- Comité d’O. P. d’Asnières, Gennevilliers,
- VILLENEU VE-LA-GARENNE
- Pendant l’année scolaire 1930-1931, le directeur a reçu 461 familles.
- 11 séances de vulgarisation ont été organisées et ont réuni 1.600-personnes ; et un certain nombre d’enfants ont été emmenés eu visite d’ateliers et d’usines.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Livres nouveaux entrés à la Bibliothèque
- Collection Hachette. — Ernest Perrochon : Vinstituteur, 121 p. — Mgr E. L. Julien : Le prêtre, 123 p. — Pr. Charles Richet ; Le savant, 126 p. — Abel Hermant : Le bourgeois, 111 p. — François Piétri : Le financier, 128 p. — Henri Robert : L'avocat, 129 p. — Louis Barthou, Le Politique, 123 p. — Maurice Larrouy : Le marin, 120 p. — Maurice de Fleury : Le médecin, 126 p. — Jules Cambon : Le diplomate, 120 p. — Pierre Mille : L’écrivain, 122 p. — Pierre Bouchardon : Le magistrat, 123 p.
- Fritz Giese : Psychologie der Arbeitshand. — Urban et Schw&r-zenberg, 1928, Berlin-Wien, 325 p.
- Henry B. Elkind, M. D. et Henry P. Kendall. — Préventive Management, B.. C. Forbes , New-York, 234 p.
- C. Spearman : Creative Mind. — The University Press, Cambridge, 153 p.
- Alan M. Emley : Guiding ihe Child to success, William H. André 1930, Denver, Colorado, 109 p.
- Edouard Seguin : L'Education physiologique. — lu-16, Paris, rlammarion, 1931. — Prix : 12 francs.
- La collection « Education » a eu l’heureuse idée de rééditer une partie des œuvres d’Edouard Seguin, précurseur des méthodes modernes, actives, concrètes, libérales, d’éducation, et qui, installé aux Etats-Unis quand la République à laquelle il était profondément attaché fît place au Second Empire, exerça sur le développement pédagogique aux Etats-Unis une influence importante et durable. *
- Elève d’Itard, qui s’était consacré à l’éducation des arriérés, médecin, éducateur des anormaux de Bicêtre, puis des enfants qu’on lui confie à son école de la rue Pigalle, Seguin donne à juste titre une grande place à l’éducation des sens, et Mme Montessori s’est largement inspirée de son œuvre.
- Dans les pages publiées, qui sont empruntées au traitement mo-s ral, hygiène et éducation des idiots (1846) et au rapport sur l’éducation des enfants normaux et anormaux (posthume, 1895), on trouve des chapitres relatifs aux bases de l’éducation, à la méthode physiologique (imagination, éducation des sens, de la main,
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- culture esthétique), à divers enseignements (dessin, écriture et lecture, musique, géographie, mathématiques), aux jardins-écoles, aux jouets, et à l’école telle qu’elle devrait être (mobilier, matériel d’enseignement, livres, discipline, contrôle physiologique, etc.).
- Il n’y a que bien prendre temps que les idées de Seguin ont acquis droit de cité en France, il reste encore beaucoup à faire pour qu’elles passent définitivement dans la pratique. H. P.
- Bertiiold C. Friedl. — Les idéals des enfants, gr. in-8° de 78 pages. Paris, 1931.
- M. Friedl, maître ès Arts de l’Université de Chicago, a procédé à une enquête sur les idéals d’enfants, tout d’abord dans les écoles élémentaires et secondaires d’Urbana, aux Etats-Unis, où il enseigne la linguistique à l’Université, puis dans diverses écoles d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique et de France.
- Les résultats de ce travail ont fait l’objet d’une thèse pour le doctorat de l’Université de Paris, tout en ne présentant encore qu’une esquisse provisoire et qu’un premier essai. Les données ne sont pas assez nombreuses et l’échantillonnage n’est pas assez large, en effet, pour qu’on puisse donner une réelle valeur générale à la comparaison des idéals d’enfants américains et français ; mais les indications fournies sont déjà intéressantes, et il est souhaitable que l’auteur puisse, comme il en ,a l’intention, continuer et compléter son travail, fondé sur un questionnaire complété par des dessins, et visant à la détermination, d’une part des lois possibles dans 1’évolution et l’idéal au cours de l’enfance, et, d’autre part, des influences sociales (nation, classe, famille, religion, école, etc.) qui peuvent s’exercer sur la formation de cet idéal.
- La question est importante en O. P., comme le note justement l’auteur, qui pense qu'un idéal erroné peut avoir des conséquences désastreuses dans la vie professionnelle et l’évolution de la person nalité. « L’orientation professionnelle, déclare-t-il, doit concevoir le travail, non seulement en tant que réalisation commerciale avec espoir d’une rétribution pécuniaire, mais elle doit surtout le regarder dans un sens plus haut de réalisation de soi-même. Car l’harmonie de la personnalité demande l’unité entre le travail et la vie. c’est-à-dire une activité en rapport avec les aptitudes spéciales et l’idéal de la vie de l’individu. » II. P.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : M”* Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M"* L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone • Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M"’ C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Mm# A. Fessard, licenciée ès lettres ; M,u Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris. — Professeur suppléant : M. H. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Caen
- Organisation de l’Orientation professionnelle et technique des métiers. — A) Organisation générale. — Professeur ; M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Technique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles ; Auribault, inspecteur divisionnaire du du travail ; M'"' Letellier, inspectrice du travail.
- Sélection professionnelle dans ses rapports avec l’Orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TRAVAUX PRATIQUES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François Physiologie : M"* C. Veil.
- Technique des tests scolaires : M"' Henri Ptërun
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- Bulletin de l'Institut National d’Orientation Professionnelle
- (ÎO N uméros par _A_n )
- LES ABONNEMENTS PABTENT DU 1er JANVIER
- AHONIVKMEN.T :
- Pour la France.... 15 /r. | Pour VEtranger........ 3£> fr.
- Prix du numéro : 2 francs
- Prière d’adresser le montant des abonnements au Compte Chèques poslaux de l’Institut : Paris C/C 1444-79 Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement. On peut se procurer, pour la France,
- la première année complète au prix de 20 francs, les deuxième et troisième années au prix de 18 francs, et les trois premières années au prix de 50 francs, au Secrétariat, 41, rue Gay-Lusasc, Paris (ve).
- Choix d’articles publiés au cours des trois premières années
- Pierre Abraham : Sur l'Orientation Professionnelle de la figure humaine (N° 5 et 6,T. II).
- A. Fessard : La validité des tests et méthodes statistiques (N° 2, 3, 4, 5, 6, 9, T. I. — N° 1J 3, 5, 6, T. II).
- A.-B. et A. Fessard : L’aptitude musicale et les tests de Seashore (N” 1 et 2, T. III,).
- M°1C A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des tests professionnels (N° 6, T. I
- A. Fessard, J. Monnin et H. Pieron : Quelques données sur les indépendances fonctionnelles révélées par les épreuves psychotechniques (N° 8, T. III).
- J. Fontègne : Une visite aux Offices de Vienne et Munich (N° 1 et 3, T. I).
- — L’O.P. au Congrès international de l’enseignement technique (N° 10, T. III).
- M. François : Quelques remarques sur le Test de barrage (N° 8 et 9, T. II).
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3, T. I).
- M. et Mn,e Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de la fiche psychologique d’O. P. (N°7,T. II).
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le chro-noptôscope (N« 2, T. I. N» 3, T. III).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie » (N° 6, T. I).
- Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2, T. II).
- — Organisation professionnelle et organisation du travail en U.R.S.S. (N° 9. T. II).
- M1”' H. Piéron : Les étalonnages de tests (N° 1, 2 et 3, T. I ; N° 1, 2 et 3, T. II).
- Mlle D. Weinberg : La détei mination du caractère en Orientation professionnelle (N° 5,T. II).
- M. Luc : L’importance économique de l’orientation professionnelle (N° 1, T. III).
- — Importance morale et sociale de l’orientation professionnelle (N° 6, T. III).
- Mlle J. Abramson : Notes sur quelques visites à des laboratoires d’O. P. (N° 2 et 3, T. III).
- F. Louis Bertrand : Kinesthésie, dactylésie, et orientation professionnelle (N* 3, T. III).
- Dr G. Paul-Boncour : Sur la formation professionnelle des épileptiques (N° 4, T. III).
- J.-M. Lahy : Etalonnage du test d’habileté mécanique de Stenquist (N1 5, T. III).
- H. Laugier et R. Bonnardel : Les aptitudes requises pour le personnel de la fabrication dans les usines de matières colorantes (N° 6, T. III).
- JVP'Mazé : Recherches sur la finesse des perception* chromatiques chez les écoliers(N°10.T. III).
- Gérant : Paul Arjo.
- Acen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor. Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- Année
- Nc 2
- Février 1932
- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- I. — M“'° S. Horinson : Essai d’application de deux tests de sensibilité
- laclile.........................................................
- II. — J. Fontègne : Essai de monographie de conseiller d'orientation professionnelle ...................................................................
- MI. — Notes et Documents : La prédisposition convulsive et le tempérament des écoliers. — Poussière d’amiante et silicatose professionnelle. Les tests d’intelligence pour les enfants et les adultes. — Les gauchers et l’O. P. — L’àge d’entrée en apprentissage. — Le
- contrôle de l’O. P. à l’Institut de Londres...............
- IV. — L’O. P. à l’Etranger : Indications et contre-indications à l’usage des
- orienteurs d’une école industrielle, par Jiuseppe \ idoni.......
- V. — A travers les Revues.....................................................
- VI. — Informations...............................................................
- VII. . — La vie de l’Association des anciens élève^...............................
- VIII. — La Vie des centres d’O. P.................................................
- IX. — Bulletin bibliographique...................................................
- SOMMAIRE
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE 41, Rue Gau Lussac, 41
- PARIS
- (Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- cL’Ox'ieaa-taition Professionnelle
- Etablissement reconnu vav l’Etat (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU I)U CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateiiers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique, ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL I) ’A D MINIS TR A TION
- Outre le Bureau :
- M1" Caron, directrice honoraire des Lycées. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’An-thropologie, médecin-chef de l’Institut mcdico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l'Institut de Psychiatrie à l'Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 4" Année
- N” 2
- Février 1932
- BULLETIN
- DE
- l'Institut National d'Orientation Professionnelle
- ESSAI D'APPLICATION de deux Tests de sensibilité tactile
- par S. HORINSON
- (Travail de la clinique de Neuro-Psychiatrie infantile)
- La décision prise sur l’avenir des jeunes sujets qui se présentent à la consultation de Neuro-Psychiatrie Infantile est précédée d’une étude minutieuse de toute la personnalité de l’enfant.
- Soucieux de ne rien négliger qui puisse le renseigner sur les aptitudes ou les déficiences de ces sujets, notre Maître, le Docteur Heuyer, a fait appel, entre autres, à des méthodes de psychologie expérimentale.
- Dans le désir d’apporter à son effort notre modeste contribution nous avons entrepris les recherches dont nous présentons ici quelques résultats.
- Dans notre étude, qui portait sur la sensibilité tactile, nous nous sommes occupés du discernement des épaisseurs et des rugosités.
- Un grand nombre de métiers exigent une bonne sensibilité tactile. Ainsi, par exempel (1) : un linotypiste, un compositeur d’imprimerie, un doreur doivent être dotés d’une excellente sensibilité tactile ; un chapelier (de feutre), un chemisier, un passementier, un tailleur, un marqueur (imprimerie), un tourneur, un polisseur, un opticien doivent posséder une bonne sensibilité tactile.
- (1) Recherches sur les aptitudes exigées par les différents métiers. Fiches psychologiques du Dr Mira. Bulletin de l’Institut national d’O. P., mars-décembre 1930.
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- - éâ -
- Certains métiers moins spécialisés que les précédents, où même des travaux simples mais nécessaires dans telle ou (elle fabrication, exigent une finesse de discernement tactile (triage de la laine dans le textile, par ex.)
- Les lests et leurs techniques. — L’examen de la sensibilité tactile auquel nous soumettons nos sujets comporte deux épreuves : une ayant trait au discernement des épaisseurs, l’autre — des rugosités. Le matériel de la première épreuve se compose de 10 plaquettes métalliques d’épaisseur variant de 2,10 mm. à 0,50 mm. avec un écart de 0,55 mm. 0,30 mm. et 0,20 mm. pour les trois premières et de 0,10 mm. pour les 7 dernières. Pont* les épreuves de rugosité nous employions des bandes de toile émeri (Nos 4, 5, 0, 0, 00, 000, 0000, 00000) de 10 centimètres de longueur et de 5 centimètres de largeur. Nous les fixions sur des planchettes de mêmes dimensions à l’aide des punaises pour pouvoir les changer facilement. Les sujets devaient, par l’intermédiaire du toucher, sans faire intervenir le discernement par la vue, classer les plaquettes métalliques et les bandes de toile émeri par ordre décroissant d'épaisseur et de rugosité. (Les sujets étaient placés devant un cadre recouvert d’un petit rideau). Nous estimions comme erreur chaque erreur de placement, en comptant pour chaque élément du iest la différence entre le numéro d'ordre correct et le numéro d’ordre donné par les sujets. Par exemple, soit la série de plaquettes numérotées dans l’ordre suivant :
- 123 4 567890 le sujet les range
- les fautes de classe-
- dans l’ordre suivant : 1 2356 4 8790 mentsontpour
- ____________________________ chaque élément
- du test : 0 0 0 1 1 2 1 1 0 0
- Doue au to 1 al le sujet a fait 6 erreurs.
- Nous faisions faire trois épreuves successives et nous retenions la moyenne de ces trois épreuves.
- Les sujets. — Ces épreuves ont été appliquées à 100 jeunes garçons dont l’âge variait entre 13 et 20 ans — avec comme âge le plus fréquent de 16-17 ans. Ces sujets appartenaient à des milieux divers, avaient un développement intellectuel et des acquisitions scolaires très différents. Nous trouvons
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- parmi eux tous les intermédiaires entre les bien doués et les débiles mentaux, entre ceux qui faisaient leurs études secondaires ou universitaires, 1 étudiant en pharmacie et des illettrés avec un retard scolaire entier. La plupart d’entre eux avaient déjà exercé différents métiers d’une façon pins ou moins complète. Ces sujets présentaient des troubles divers. Dans la plus grande majorité des cas, des troubles du caractère, dont les plus fréquents étaient l’instabilité à différents degrés. Parmi d’autres troubles nous relevons le plus souvent des tendances paranoïaques, des inclinations au vol et à la paresse. Cinq d'entre ces sujets étaient atteints de démence précoce (au début) ; deux de ces malades ont été internés par la suite, tes trois autres continuent à mener une vie à peu près normale. Trois sujets étaient des pervers instinc-lifs ; un était cyclothymique, un obsédé, un post-encéphali-tique.
- Les examens auxquels on les soumettait avaient pour but de rechercher à l'intérieur de ce groupe les sujets les plus aptes à commencer ou à continuer l’apprentissage d’un métier choisi ou déjà exercé.
- Etude des résultats. — La constance de ces deux tests a été étudiée à l’aide de la méthode des rangs de Spearman. Cette constance a été de 0,59 pour l’épreuve d’épaisseur et de 0,31 pour celle de rugosité. La constance des tests sensoriels étant en général peu élevée, il nous semble que 0,59 pour l’épaisseur est un chiffre acceptable ; d’autant plus que cette épreuve est destinée à entrer dans une petite batterie de lests de sensibilité tactile. Le chiffre 0,31 pour ta rugosité est beaucoup trop bas pour que lepreuve telle qu’elle se présente actuellement, soit tolérée, même dans des conditions analogues. Aussi sommes-nous sur le point de changer le matériel de ce test. Un outillage moins altérable que la Iode émerie donnera peut-être plus de cohérence à notre épreuve.
- Le tableau ci-dessous donne les résultats numériques du rendement des sujets dans les épreuves de l’épaisseur et de rugosité :
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- Tableau I Tableau II
- ÉPAISSEURS RUGOSITÉS
- Moyenne des erreurs Fréquence Moyenne des erreurs Fréquence
- 0.7 1 0.7 1
- 1.3 4 1.3 4
- 2.0 8 2.7 2
- 2.7 9 3.3 4
- 3.3 17 4.0 6
- 4.0 13 4.7 18
- 4.7 10 5.3 14
- 5.3 17 6.0 15
- 6.0 7 6.7 14
- 6.7 4 7.3 9
- 7.3 5 8.0 4
- 8.0 2 8.7 3
- 8.7 2 9.3 3
- 10.0 1 10.0 3
- K
- Dans l’étude des résultats obtenus, nous avons essayé de nous rendre compte de la relation qui existait entre ces deux ordres de sensations tactiles : discernement des épaisseurs et des rugosités. La corrélation trouvée était de 0,22 (méthode des rangs de Spearman). Ce coefficient peu élevé paraît, à un certain degré avoir été influencé par l’incohérence du test de rugosité. En appliquant la formule de correction de Spearman (Corrélation for atenuation) (1) nous obtenons une corrélation de 0,52. Ce chiffre peu élevé encore, indique que même si nos moyens d’investigation étaient irréprochables, cette corrélation serait encore loin d’être parfaite. On peut donc supposer qu’il exisle une certaine indépendance entre ces deux sensations tactiles.
- Nous avons tenté de voir ensuite quelle était la relation entre le rendement dans le test d’épaisseur d’une part, et le niveau mental, l’acquis scolaire, l’habileté manuelle (2) et les métiers exercés par les sujets, de l’autre.
- (1) Corrélation for atténuation. Formule d'e Spearman :
- 12
- “ O. I Uc 1,
- où rc est la corrélation corrigée — ri2 — la corrélation empiriquement trouvée ; ri i la cohérence du test I, r2n la cohérence du test 2.
- (2) D’après les examens faits par Mlle Abramson et M. Baille.
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- La diminution du pourcentage des sujets à niveau intellectuel normal et l’accroissement du pourcentage des débiles mentaux au fur et à mesure qu’on approche des quartiles à rendement inférieurs est visible par le tableau suivant :
- Rendement dans test des épaisseurs Sujets à niv. normal Sujets lée. débiles (1) Sujets débiles
- I quartile 81.5 "/„ 3.7 •/„ 14.8 °/o
- II-III quartiles 69.2 »/„ . ll.o "/„ 19.3 %
- IV quartile * 60 »/. 10 %>• 30 %
- Pour la comparaison entre le rendement dans ces tests et les acquisitions scolaires nous n’avons pris en considération que des grosses arriérations scolaires, commençant à se chiffrer par un retard de 3-4 ans.
- Rendements dans lest Gros retard
- des épaisseurs scolaire
- 1 quartile 18.b 7»
- II-III quartile 40.3 7»
- IV quartile 60 7o
- Nous croyons pouvoir conclure de ces chiffres ([lie les déficients sensoriels dans noire groupe de sujets se recrutent en très grande partie parmi les déficients intellectuels et, que, des gros arriérés scolaires, quelle que soit l’origine de cette arriération, débilité mentale ou insuffisance de fréquentation scolaire, présentent un appauvrissement de leurs moyens de reconnaissance tactile.
- La corrélation entre l’épreuve de l’épaisseur et les deux lests d’habileté manuelle (vissage des écrous et enfilage de perles) est de 0,19. Il nous semble qu’il faut rapporter cette basse corrélation au fait que la sensibilité tactile (discerne-
- (1) Les débiles graves où l’incompréhension des instructions a nécessité une modification dans la marche <te l’examen sont éliminés de ce classement.
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- ment des épaisseurs) a été beaucoup moins que l’habileté manuelle influencée par l’exercice préalable d’un métier.
- Les métiers exercés par nos sujets ne faisaient pas spécialement appel à l’aptitude de discernement des épaisseurs et, par la suite, ne contribuaient pas à l’affinement du sens du toucher, cependant il existe tout de même une coïncidence entre les bons résultats dans les tests et le métier plus ou moins spécialisé de nos sujets. Cette relation étant plutôt fonction de beaucoup d'autres facteurs dont l’analyse dépasse les limites de ce travail nous nous bornons à signaler deux faits : Le rendement dans le lest baisse au fur et à mesure qtie le nombre de sujets à métiers non spécialisés augmente. Ainsi, le nombre de manœuvres et d’ouvriers agricoles dans le 1er quartile est de 14,8 %, des 2e-3e de 23,8 % et arrive à 30 °/ dans le 4e quartile. De plus, tous les sujets du 1er quartile ayant exercé des métiers tels que tailleur, mécanicien, imprimeur se trouvent accumulés dans le premier décile.
- Le milieu auquel le sujet appartenait aurait pu être susceptible d’influencer, d’une manière indirecte, le rendement dans les tests. Les enfants des familles aisées, qui n’avaient jamais travaillé de leurs mains, pourraient avoir, grâce à la finesse de leur peau, plus de facilité dans la perception tactile. Il nous semble, qu’entre l’état de la peau de ces sujets et celui des autres qui avaient déjà exercé des métiers manuels cl avaient exécuté des travaux parfois très durs, les différences n’étaient pas aussi grandes qu’on serait porté à le croire. Nous n’avions pas la possibilité de l’apprécier autrement qu’en inspectant les mains de nos sujets. La plupart d’entre eux, délinquants juvéniles, nous étaient envoyés par le Tribunal des mineurs, et se présentaient à l’examen après un séjour, plus ou mois long, en prison ou au patronage de l’enfance et de l’adolescence. L’espace de temps était donc suffisant pour qu’aient disparu les callosités dues au maniement du marteau, du tour et de la charrue. Une autre particularité de la peau — l’hyperhydrose palmaire, facilement décélable et signalée chez 50 % de nos sujets — n’a nullement infuencé leur rendement. Nous pouvons donc supposer que l’état momentané de la peau, s’il joue un rôle dans le discernement tactile, ne joue qu'un rôle de second ordre,
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- En plus des facteurs dont il a été question jusqu’à présent — milieu, développement intellectuel, niveau scolaire, métiers — il faut encore que nous nous arrêtions sur la notion d’ « anomalie » de nos sujets. Sur 100 enfants il y en avait 11 qui accusaient des troubles complexes et graves. Les autres rentraient dans la catégorie des enfants anormaux pour des causes d’ordre social, plutôt que névropathiques. Ces derniers ne sont pas assez nombreux pour que nous puissions étudier l'influence de leur troubles sur leurs aptitudes sensorielles (discernement des épaisseurs). Le trouble le plus marqué et le plus à craindre était, chez les autres, l’instabilité. Or, au cours des examens qui forment la base de notre classification, nous n’avons remarqué, ni dans le comportement des sujets, ni dans les résultats des épreuves, de manifestation exagérée de ce trouble. Nous osons nous fier à notre observation car, chez les mêmes sujets, à une autre occasion, notamment à l’étude de la constance de ces tests (répétition des mêmes épreuves) celle instabilité s’était fait sentir et nous a contraint à modifier le plan de notre étude.
- Conclusions. — Les conditions spéciales de notre travail - groupe déterminé de sujets et possibilités limitées de placement — n’ont pas nécessité une comparaison de nos sujets avec des éléments en dehors de notre groupe. Notre travail s’était limité, pour le moment, à apporter une différenciation entre nos sujets seulement. L’appréciation que nous donnions sur l’aptitude de discernement taclde, même si elle n’entrait pas en ligne de compte comme indication ou contre indication professionnelle pour lel ou tel métier, renseignait toujours sur une partie d’équipement psycho-biologique de l’enfant. Ces quelques donnés psycho-biologiques enrichies par d’au-Ires (visions, audition, sens baresthésique) (auront leur valeur dans le pronostic professionnel général des sujets, même dans les cas où elles n’auront pas à jouer directement le rôle des indications ou des contre indications professionnelles,
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- ESSAI DE MONOGRAPHIE
- DU ONSEILLER D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE
- Plan de la causerie faite par M. FONTÉGNE, à la séance d’ouverture de l’I. N. 0. P. (6 novembre 1931)
- I. Ce qu'est une monographie professionnelle. — Photographie interne cl externe du métier. Fournit toutes indications utiles sur :
- a) l’objet du métier ;
- b) les connaissances qu’il présuppose, celles qu’il exige pour être examiné judicieusement ;
- c) les aptitudes diverses qu’il demande (physiques, intellectuelles, morales, sociales...) ;
- d) les conditions d’apprentissage ;
- e) les possibilités de développement, dé perfectionnement ;
- f) l’avenir de la profession, les salaires, etc...
- II. Objet du métier de conseiller d'O. P. — a) Une première définition de l’O. P. : conseiller à Uenfant, généralement au sortir de l’Ecole Primaire, un métier qui réponde à ses gopts particuliers et intérêts dominants, à ses connaissances (scolaires et extra-scolaires), à ses aptitudes de toute nature, compte tenu de la situation de la famille et de l’état du marché du travail.
- b) Une deuxième définition : établir s’il y a convenance ou non-convenance entre un métier avec ses exigences et un individu avec ses caractéristiques.
- L’O. P. s’adressera non seulement à l’enfant, mais aussi a l’adolescent, à l’adulte : au chômeur ; aux déficients ; à In femme...
- Le conseiller d’O. P. n’est ni un instituteur, ni docteur, ni ingénieur ; c’est une personne qui aura à interpréter (pour les utiliser) les données fournies par l’instituteur, le médecin, le technicien, etc...
- On n’est pas forcément conseiller d’O. P. parce que médecin, psychologue ou technicien.
- III. Connaissances et aptitudes que présuppose la profession déconseiller d'O. P.
- Savoir écrire convenablement (rôle considérable de la [tresse) :
- Savoir parler (conférences dans les milieux les plus divers) ; ce qui suppose :
- a) de bonnes connaissances générales, que, sans doute, vous possédez tous ;
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- b) un certain nombre de connaissances techniques, que quelques praticiens de 10. I*. parmi vous possèdent vraisemblablement mais que vous acquerrez par :
- le cours de technique des métiers,
- les conférences-visites (ateliers, usines, chantiers, bureaux),
- les présentations cinématographiques ;
- c) un certain sens social, qui s’acquiert, je crois — quand on ne le possède pas d’instinct — par :
- la fréquentation des adolescents, par certaines activités de 1 ordre :
- du scoutisme,
- de l’assistance sociale,
- de l’enseignement, bien entendu...
- d) une certaine connaissance de la vie qu’on entrevoit, croyez-moi, d’une façon toute différente, suivant qu’on a 30 ou 40 ans :
- misères familiales,
- contradictions sociales,
- appréciation plus saine des bouleversements économiques ;
- e) mais,, avant tout, un sincère amour de Venfant et de l’adolescent, qui fait qu’on arrive, en vertu de ce que nous pourrons appeler une certaine « intropathie », la Einfühlung allemande, à se « mettre dans la peau » de celui qu’on veut orienter.
- D’aucuns sont incapables d’établir le contact entre l’enfant et eux : les questions de ceux-ci sont froides, les réponses de celui-là restent monosyllabiques ;
- L’un ne se livre pas, parce que l’autre n’a rien su ou rien pu lui suggérer ;
- L’enfant n'a pas confiance, du fait que l’orienteur n’est pas arrivé à trouver le point sensible du sujet : amour-propre, vanité, désir du gain, hâte d’abandonner les études, que sais-je encore ?
- /) Et cette « intropathie » demande également à s’exercer auprès des parents qui, tout autant que leurs enfants, ont besoin d’être orientés.
- Combien, parmi eux, ressembent à ces « crédits » dont on parle sans cesse, aujourd’hui : ils restent « gelés », parce que l’orienteur a peut-être v oulu manifester une autorité, que les parents — pour une foule de raisons — ne lui reconnaissent pas :
- Soit qu’il se soit montré plus censeur, plus « moraliste » que véritable éducateur,
- soit qu’une certaine attitude physique, p. ex., n’inspire pas confiance :
- . -'^1
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- — 34 —
- g) Mais cet amour /!.; l’enfant n’exclut nullement une grande fermeté :
- Vis-à-vis des enfants :
- 1. qui viendront à vous, non pour être orientés, mais pour
- être placés en apprentissage ;
- 2. entêtés...
- 3. indécis, timides...
- 4. plus « malins » que vous...
- \ is-à-vis des parents :
- 1. à qui votre air de jeunesse n’imposera pas toujours,
- 2. qui se croient plus « forts » et plus renseignés que vous,
- 3. qui v iendront à vous pour vous « essayer », etc...
- //) Votre travail d’orienteur demande aussi une grande facilité d’adaptation, car vous n’avez pas le droit, ni d’être schématiques, ni systématiques : ce sont des individus que vous avez à conseiller et non des collectivités à guider. Il faut, comme on dit vulgairement, savoir prendre chacun par le « bon bout » et ne pas oublier, surtout, qu’on ne traite pas un adolescent de 14 à 16 ans, comme un enfant de 11 ou 12 ans ;
- i) Mais pas de sentimentalité surtout, et plus particulièrement vis-à-vis des parents :
- 1. qui auront toujours une « misère » à vous raconter.
- 2. qui se plaindront souvent d’une injustice, d’une rancune,
- 3. qui trouveront constamment que leur fils ou leur fille sont
- aptes à tout..., etc...
- Cas particuliers des anormaux, déficients, déshérités....
- le) En tout cas, une saine logique dans le jugement. Soyez plus objectif que subjectif ; aucune précipitation dans, vos jugements, de façon à ne pas être obligés de vous contredire, ce qui conduirait fatalement à là méfiance.
- I) 11 n'est pas jusqu’à certaines aptitudes physiques qu’il sera bon de posséder : mine avenante, ton agréable, pas d’air maladif.
- etc...
- S il m’était permis de résumer en une formule lapidaire ma cou ception de l’orienteur, je dirais qu’il doit être avant tout :
- un éducateur : son rôle en face des enfants,
- — — des familles,
- — — des employeurs.
- du personnel enseignant..
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- un conciliateur, car, à vrai dire, l’0. P. est, purement et simplement, une résolution de conflits . entre l’enfant et l’orienteui, entre l’enfant et la famille, entre la famille et l’orienteur, entre la famille et l'instituteur, entre l’instituteur et l’orienteur..., etc...
- C’est-à-dire que, pour être bon orienteur, il vous faudra posséder les connaissances et aptitudes de l’un et de l’autre.
- Tranquillisez-vous : l’I.N.O.P. vous aidera à acquérir les unes, à développer les autres (examen détaillé du programmé des cours).
- IV. Avenir de la profession :
- a) secrétaire d’Offîee d’O. P.,
- b) orienteur attitré.
- c) voire même, par un- enseignement complémentaire dont
- la création vient d’être envisagée, directeur d’un Office ou d’un service d’O. P. (1). Julien Fcntègne.
- NOTES ET DOCUMENTS
- La prédisposition convulsive et le tempérament des écoliers
- Le « signe de Chvostek » est souvent envisagé comme révélant la « spasmophilie », ou tendance convulsive chez les enfants. Ce signe consiste en une contraction unilatérale des muscles faciaux provoquée du côté où un petit choc est porté sur la joue, un peu en avant du conduit auriculaire (sans qu’on sache s’il s’agit d’un réflexe trigémio-facial, ou d’une irritabilité directe du nerf moteur ou des musclas innervés, à l’excitation mécanique).
- Le Dr H. Rimmel, médecin-scolaire d’Iéna, a systématiquement recherché le signe de Chvostek, à plusieurs reprises, chez environ 5.000 écoliers, trouvant des résultats constants (posititfs ou négatifs) chez 70 °/0 d’entre eux.
- Parmi ceux qui présentent un signe facial positif il introduit des divisions, un groupe présentant plus facilement de la prêdisposi-
- (1) M. Luc, Directeur-adjoint de l’Enseignement Technique, a montré, à la suite de la causerie die M. Fontègne, l’intérêt qu’avait le Sous-Secrétariat, d’Etat à l'Enseignement Technique à une marche rationnelle de l’I. N. O. P.
- On peut être assuré que, grâce à lui, une Organisation judicieuse de I O. P., verra bientôt le jour clans tout le pays, pour le plus grand bien fh> noire jeunesse cl.,, des orienteurs formés par l'Institut, (N.D.L.R,)
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- lion névropathique, prédisposition qu’on ne peut affirmer de par la seule présence du signe ; et il a désigné pour une étude psychologique un groupe d enfants présentant constamment ce signe positif, et désignés comme « Fa.zialiskinder », étude qui a été poursuivie par Annie Jung sur 300 d’entre eux environ, avec un groupe de comparaison, malheureusement un peu restreint..
- Conformément aux prévisions, les enfants présentant l’irritabilité excito-motrice que révèle le signe de Ohvostek n’ont pas manifesté de différences appréciables arec le groupe témoin pour ce qui concerne l’intelligence. Mais ces enfants ont une moindre capacité d’attention, due surtout à des oscillations, à de l’instabilité, ce qui peut entraîner une moindre réussite dans certaines épreuves, telles que le test d’intelligence fondé sur la description des images.
- De nouvelles recherches sont envisagées sur les groupes subdivisés (harmoniques, inharmoniques et dominés]). Mais dès maintenant, si l’on peut envisager une certaine signification du signe de Chvostek au point de vue du caractère, remuant, irritable, instable, des enfants, il apparaît bien qu’il ne comporte pas de signification intellectuelle (1). H. P.
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- Poussière d’amiante et silicatose professionnelle
- On sait que, chez des travailleurs de la pierre, les poussières de roches silicieuses engendrent une fibrose pulmonaire, dite « pneumoconiose ».
- Des poussières de silicate peuvent exercer une action semblable avec l’ardoise (silicate d’alumine) et avec l’amiante, dont l’utilisation. industrielle croissante entraîne des manipulations auxquelles se livre un personnel ouvrier de plus en plus nombreux.
- Aussi le Dr André Feii a,-l-il consacré à F « Amiantose professionnelle » une étude très documentée dans la Presse médicale (F), suivant celle du Dr Dhkrs dans la Médecine du Travail (juillet 1930, p. 157).
- Au cours du travail de ce minéral filamenteux, variété d’asbeste (silicate de magnésium combiné à diverses bases métalliques) il se dégage des poussières, certaines formées de grains assez volumineux, d’autres très fines, certaines consistant même en particules ultramicroscopiques. L’inhalation de ces poussières, chez le cobaye,
- (1) Dr Hans Hummet, et Anni Jung, Psychologis elle Pnlersuchungen on Schulkindern mit Fazialisphünomen. Zeitschrift für Psi/eholooqie, t, 123, 1931 p. 20-93.
- (2) 19 .décembre 1931, p. 1872-1874,
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- sans exercer d’effets toxiques, provoque une fibrose pulmonaire d’origine mécanique.
- L’important rapport consacré à la question professionnelle en Angleterre par Merewether et Price (1930) montre clairement le rôle de la concentration des poussières et de la durée d’exposition sur l’atteinte pulmonaire des ouvriers. La morbidité est minime dans les filatures d'amiante où il n’y a que peu de poussières
- Le ta.bleau suivant démontre le rôle de la durée de travail :
- Cas de fibrose pulmonaire
- Durée du travail Nombre total Nombre absolu Pourcentage
- (années) d’ouvriers
- 0 à 4 89 0 0
- 5 à 9 141 36 23,5
- 10 à 14 84 27 32,1
- 15 à 19 28 15 53.6
- plus de 20 21 17 80
- Le problème de la 'susceptibilité pulmonaire doit donc se poser pour les métiers à manipulation d’amiante. P.
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- Les tests d’intelligence pour les enfants et les adultes
- Etant donné que l’on admet actuellement que le développement mental n’est pas uniquement quantitatif mais comporte des transformations dans les modes de pensée, et que la logique enfantine ne se confond pas, comme l’a montré Piaget, avec la logique des adultes, sont-ce les mêmes tests d’intelligence qui peuvent servir à tous les Ages ?
- Ce ne sérail possible qu’à condition de ne pas faire appel à la logique abstraite, et de se limiter à des tests concrets, imaginatifs, à des questions solubles par jeu intuitif. C’est ce qu’a fait Bur-cahu (1) en établissant une série de lests 'd’intelligence pour adultes, dont Gertri d Zixk, dans l’Institut de Wü/.burg, dirigé par Marbe, vient de montrer h; validité dans leur application à des entants de 13 ans et même de 10 ans (2).
- Bans les 7 catégories d’épreuves, voici les valeurs moyennes et extrêmes obtenues chez les adultes par Burgard et chez les deux
- (1) Teslreihc znr lintersuchung dcr \llegemeinintellige:iz Erwachsener Archiv für die aesaine Psychologie, 1910, t. 6C, p. 325.
- (2) Teslreihc znr l Tnlersuchiing dcr Tntelligcnz dreizehnjâhriger Volks-schüler, idem, 1931, I. 80, p. 403.
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- groupes d’enfants, malheureusement un peu étroits (12 garçons et (iIles de 13 à 1 \ ans, 8 de 10 à 11 ans) :
- MOYENNE MAXIMUM MINIMUM
- Adultes 13 ans 10 ans Adultes 10 ans 13 ans Adultes 10 ans 13 ans
- 1 17.4 10.1 9.2 38.3 13.5 13.0 3 6 5.5
- 2 16.5 6.7 4.3 37 44 9.5 2 3 4
- 3 16.9 3.8 4.4 34 12 9 0 2 3
- 4 97.7 31.8 17.8 321.4 69.4 44.6 10. o 3.0 3.5
- 5 36.2 12 1 6.6 97.o 18.0 11.0 0.5 6 2.5
- 6 37.9 26.4 36.3 90 7 45.0 58.5 0 9 12
- 7 11.2 34.3 11.4 27 16.5 18.5 0.5 8 8
- Ces résultats ne sont pas sans laisser voir cependant des différences notables suivant les épreuves, la supériorité des adultes étant très inégale (et faisant même défaut dans un cas), en ne tenant compte que de la valeur moyenne, bien entendu, les groupes d’enfants étant trop restreints pour comporter une dispersion suffisante. Et d'autre part, tout en tenant compte do la transformation évolutive, est-il indifférent de connaître les capacités logiques abstraites des enfants de 12 à 15 ans ? S’il n’y a pas parallélisme avec la dispersion des résutats chez des adultes, le classement n’en reste pas moins significatif, à cei âge déjà. H. P.
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- Les gauchers et l’O. P.
- Y a-t-il lieu de se préoccuper, en orientation professionnelle, de la tendance prédominante à se servir de la main gauche ? Autrement dit, y a-t-il, ou non, des contre-indications professionnelles pour les gauchers ?
- Lg, question n’a pas été systématiquement étudiée jusqu’à présent, et l’on ne trouve que quelques indications, encore très incomplètes dans le travail qui lui a été récemment consacré en Hollande par Uarrenstein (I). Cet auteur a posé une série de 32 questions aux dirigeants d’une quarantaine d’entreprises industrielles et commerciales, au sujet de la présence et de l'utilisation d'employés ou ouviiers gauchers.
- La méthode ne peut fournir de données bien précises, et en particulier, si les entreprises touchées avaient un grand personnel (58.000 en tout), il n’a pas été même possible de savoir le nombre réel des? gauchers. Deux entreprises seulement donnèrent une pro-
- (1) Jcugd en Beroep, 1930, III, p. 339-345.
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- portion cpii n’aurait été cpie de 1 alors que normalement on trouve environ 4 °/0 de gauchers. Mais serait-ce qu une sélection de fait avec élimination des gauchers, ou n’a-t-on remarqué que des gauchers particulièrement inhabiles ? Des examens directs et non des enquêtes, permettraient de préciser cette donnée, pourtant fondamentale, de la proportion réelle des gauchers dans les différents métiers.
- En tout cas. et de.façon générale, il n’y aurait pas de contre-indication professionnelle absolue à l’utilisation ries gauchers, l’adaptation de ceux-ci étant toutefois un peu plus difficile dans certains métiers
- Il serait bon, dans les monographies professionnelles, d’examiner la question du rôle relatif des deux mains dans le travail, et la possibilité de renverser ou non les participations droite et gauche. H. P.
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- L’âge d’entrée en apprentissage
- Nous relevons dans le bulletin de la C.T.i. (confédération des travailleurs intellectuels, n° 39, 1932) quelques indications relatives à la limitation et à l’âge d’entrée des enfants dans l’apprentissage. L e Dr P \i lois envisage surtout la question de savoir si pour l’enfant et pour l’industrie il y a avantage à commencer l’appren-tissage à 14 ans au lieu de 13 ans comme actuellement.
- Cet allongement de la scolarité permettant, en insérant dans le programme de l’école beaucoup d’heures de travail manuel, d’éveiller l’intérêt des enfants pour certaines profession, de se rendre compte de leurs aptitudes et de pouvoir mieux les orienter.
- A quel âge actuellement les enfants entrent-ils dans le commerce ou l'industrie ?
- Sur 1.000 enfants on en trouve 1,22 au-dessous de 13 ans. 28,22 de 13 à 14 ans et 970,55 au-dessus de 14 ans. Il semblerait donc-que la très grande majorité ne commence à travailler qu’après 14 ans et que, par conséquent, la limitation à cet âge de l’entrée dans l’industrie ou le commerce serait très justifiée et qu’elle est même entrée dans les mœurs. Mais cette statistique ne tient pas compte du fait qu’au-dessous de 14 ans beaucoup de ces enfants sont dans des Ecoles d’apprentissage.
- En général l’entrée en apprentissage se fait à 13 ans, mais elle varie avec les professions, c’est ainsi que pour les mécaniciens et les ébénistes on demande 14 ans, pour les cuisiniers et les brocheurs 15 ans. C’est par suite de 16 à 18 ans que l’apprenti passe ouvrier. Quelques patrons trouvent que, dans certaines profes-
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- sions. tout an moins le début de l’apprentissage pourrait se faire à 12 ans. On va même jusqu’à dire que dès 10 ou 11 ans on peui se rendre compte que certains enfants n’ont aucune aptitude pour le travail scolaire et qu’il serait plus avantageux pour eux de les aiguiller des ce moment vers une profession manuelle qui serait plus dans leurs goûts.
- Cependant, en tenant compte des cas particuliers dépendant de la nature de lq profession et des qualités physiques, intellectuelles ou morales de l’enfant, il semble que, d’une façon générale, il serait préférable de ne commencer l’apprentissage qu’à 14 ans. Il y a d’abord une question de santé, l’enfant, à ce moment, est plus fort. Au-dessous de cet âge, il est plus joueur et a bien raison de s’amuser. A partir de 14 ans, il devient plus sérieux, plus attentif et comprend mieux ce qu’il fait et pourquoi il le fait. Son apprentissage est, par suite plus rapide ; il apprend en six mois ce qui lui aurait demandé deux ans s’il avait commencé à 12 ans.
- Cette prolongation de la scolarité et le recul de l’àge d’entrée dans la profession ont d’ailleurs également attiré l’attention du Congrès international des intellectuels et fait l’objet d’un vœu demandant que l’entrée en apprentissage coïncide avec l’âge de sortie de l’école et soit le même dans tous les pays.
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- * *
- Le contrôle de l’O. P. à l’Institut de Londres
- Nous trouvons dans le n° 2 de la revue The Human Factor, nom nouveau du journal de l’Institut national de psychologie industrielle de Londres, un nouveau rapport, avec relation de cas typiques, sur les résultats observés à la suite des conseils d’orientation donnés en 1927-28, grâce aux réponses à des questionnaires adressés, et aux données de l’enquête.
- Des 321 individus examinés, 225 ont pu être suivis (182 gqrçons et 83 tilles), dont 178 seulement de façon satisfaisante. De ceux-ci 44 sont étudiants d’Université, et 134 occupent une profession.
- Voici, avec ces derniers, les résultats sommaires, pour quatre catégories, la première dans laquelle la profession adoptée était celle qui avait été recommandée tout en correspondant au goût spontané ; la deuxième dans laquelle le goût fut suivi contre les recommandations ; la troisième où le choix fut conforme à la recommandation et contraire au goût ; la quatrième enfin où la profession finalement adoptée ne correspondait, ni à la recommandation, ni au goût :
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- Nombre Réussite Echec Doute
- i 45 39 (87 “/„) 1 5
- II 10 5 (50 °/(1) 2 3
- Iïl 25 20 (80 %) 4 1
- IV 36 17 (47 %) 13 6
- Ces résultats sont de nature à montrer l’importance énorme d’une O. P. scientifiquement conduite, qui augmente de 30 à 40 °/0 la réussite professionnelle. Il ne s’agit plus ici d impression a priori, mais de démonstration expérimentale dont on ne saurait trop souligner et diffuser la valeur. H. P.
- L’Orientation Professionnelle à l’Etranger
- Le Dr Vidoni, l’infatigable apôtre italien de 1 orientation professionnelle, à qui «on pays doit non seulement des recherches fécondes, mais aussi des réalisations pratiqués remarquables, après avoir passé en revue quelques essais .antérieurs, résume le tableau des indications et contre-indications qu’il a établi à l’usage des orienteurs d’une école industrielle. Nous en reproduisons ici la partie essentielle (1).
- Mécanicien de précision. — Principales aptitudes : attention visuelle, bonnes capacités visuelles, d’observation et d’intuition, habileté motrice, patience, constance, ordre ; principales contre-indications : erethisme nerveux, ouïe défectueuse.
- Modeleur-traceur. — Principales aptitudes : bon état général, bonne vue (l’emploi des lunettes est toléré), attention développée, de même (pie le pouvoir d’observation, la mémoire des formes, l’habileté motrice, sens artistique, de la précision et des proportions. La force musculaire aussi bien qu’une ouïe excellente ne sont pas exigées. Contre-indication principale : varices.
- Tourneur (métal). — Principales aptitudes : bon état général, bonne vue (l'emploi des lunettes est toléré ouïe suffisante, attention bien développée de même (pic le pouvoir d’observation et l’habileté motrice (bras, mains, doigts) ; aptitude au calcul et au dessin linéaire ; principales contre-indications : santé défaillante, varices, érethisme neuro-psychique.
- (1) Extrait de Uinnovamcnlo Medico, N° 4, 1931,
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- Ajusteur. — Principales aptitudes : bon état général, bon état des voies respiratoires et des poumons, bonne vue, pouvoir d’attention développé, habileté motrice (bras, mains, doigts), ordre, diligence, patience, aptitude au calcul, au dessin linéaire. Principales contre-indications : insuffisante habileté manuelle, défauts de la vue ou de l’ouïe, varices, etc.
- Fondeur, forgeron. — Principales aptitudes : bon état général, force physique, organes de la respiration et conjonctives saines, bonne vue (sans emploi de lunettes), ouïe normale, pouvoir d’attention, mémoire des formes, coup d’œil, prudence, habileté motrice (bras). Contre-indications : petite taille, maladies du cœur, varices, daltonisme.
- Electricien. — Aptitudes : bon état général, vue, ouïe, capacité d’attention et d’observation normales, bon développement in'.ellec-luel, habileté manuelle, diligence, patience, ordre. La sensibilité aux courants électriques, de même que les vertiges, figurent parmi les contre-indications essentielles.
- Menuisier. — Aptitudes : organes do la respiration sains, bon développement de la kinésthesie, de la sensibilité tactile, de la mémoire motrice, de l’attention et de l’observation ; coup d’œil, jugement, aptitude pour le dessin, patience, diligence et ordre. Contre-indications : prédisposition pour la tuberculose et les, varices erelhisme neuropsychique, vue et habileté manuelle défaillante.
- Tourneur (bois). — Aptitudes : bon état de la respiration, vue normale (l’emploi des lunettes est toléré), pouvoir d’observation bien développé, aptitude à saisir les formes et les contours. Contre-indications : prédisposition à la tuberculose, varices, etc.
- Bobineur. — Aptitudes : vue excellente, pouvoir d’attention développé, habileté motrice (doigts), précision, sensibilité tactile. La force musculaire n’est pas requise. De même une bonne sanie n’est pas indispensable.
- En bon psychologue, le l)r Vidoni tient à souligner que ce tableau, de même que les tableaux analogues établis par d’autres chercheurs, ne joue que le rôle d’un point de repère : en d’autres termes, il ne suffit pas de le connaître pour pouvoir s’en servir,
- E. Scjireider,
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- A travers les Revues
- Nous relevons dans lu Rivista di Psicologia, avril-juin 1931, un article de G. Yidoni et T. Tamburri : Contribution à l’activité pratique d’orientation professionnelle qui signale les résultats suivants :
- Sur 05 cas examinés, dans 17 seulement le diagnostic psychotechnique s'est trouvé en désaccord avec l’appréciation formulée par les chefs des ateliers. L’accord a été particulièrement remarquable en ce qui concerne les meilleurs sujets.
- D’après les résultats obtenus par les deux savants italiens, il apparaît que parmi les facteurs de réussite figurent, chez les apprentis tourneurs, une vue et une ouïe excellentes, le sens des proportions considérablement développé, un esprit éveillé cl un pouvoir d’attention remarquable. Chez les ajusteurs, par contre, le • succès semble conditionné par la sensibilité tactile, par l’habileté motrice, par le sens des proportions et l’attention. E. Son.
- lue nouvelle revue de Psychologie, Psychiatrie et Hygiène mentale vient de se créer au Brésil. Elle s'intitule : Archivos da Assis-tencia a Psychopathes de Pernambuco. Dans le premier numéro ont paru plusieurs études psychotechniques sur’ un test de l’Echelle Biuet-Simon-Tcrman (test de « la boule dans le champ ») ; sur les lests Alpha ; sur le test illustré de Ballard (avec figures et étalonnage) ; sur les quotients d’intelligences dans les écoles de Récité ; sur un essai d’application de tests pédagogiques avec la publication de la fiche d’examen de l’Institut de Psychologie de Pernambuco (13 tests) et sur le lest de vocabulaire et d’inlelligencc de Simon (avec étalonnage).
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- Dans le Journal of the National Institute of Industrial Psycho-l°gy, qui prend un titre général avec ce premier numéro de sa 6e année, celui de The lluman Factor (janvier 1932) et qui annonce une périodicité mensuelle, nous pouvons signaler une courte étude relative à la sélection des employés de commerce, fondée sur l’entretien direct et l’application d’une série de tests, étude collective soumise par l’Institut de Londres à la Commission d’Edu-cation commerciale de Grande-Bretagne.
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- Dans le n° 5-6 du Tome 40 de la Zeitschrift für angewandte Psychologie (Décembre 1931, p. 369-492) II. Ott, de Cassel, publie une importante étude sur l’emploi de l’ingénieuse méthode de « recherche » proposée par A ch, pour le choix des bien doués à l’entrée des écoles supérieures.
- rt
- Dans le Personnel Journal (1931, X, p. 79-94), une étude de F. A. Moss donne des renseignements sur l’application aux étudiants en médecine de tests élaborés par un Comité spécial de h Association of American medical collèges : Dans 22 écoles de médecine on a examiné 4811 étudiants de lre année, et 963 ont été suivis 2 ans ; les résultats ont été assez satisfaisants pour que l’Assemblée de l’Association ait unanimement décidé de requérir l’emploi de ces tests (non publiés) pour l’admission dans toutes les Ecoles de Médecine des Etats-Unis.
- Dans VIndustrielle Psychotechnik de décembre 1931 une étude des ingénieurs U. Pickl et II. Schager, de Vienne, est consacrée à la typologie du mécanicien de locomotive, au point de vue de la détermination des aptitudes professionnelles.
- INFORMATIONS
- Nécrologie. — Nous avons eu le regret d’apprendre la mort, survenue le 10 janvier, en pleine maturité (à l’âge de 46 ans), du professeur Grunraum, directeur du laboratoire de Psychologie d’Amsterdam, représentant bien connu de la Psychotechnique hollandaise, membre du Comité de direction de l’Association internationale de Psychotechnique.
-
- O. P. et Education en Belgique. — Des laboratoires psychopédagogiques fonctionnent actuellement, non plus seulement à Angleur, mais encore à Liège même et à Jeineppe-sur-Meuse, auprès des écoles officielles.
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- — 4f>
- La question d’orientation a fait un grand pas dans les écoleâ professionnelles de Bruxelles, dans les écoles techniques provinciales de Liège ainsi qu’auprès de nombreux cercles de parents dont on signale la création en de multiples endroits.
- D’autre part, en octobre 1932, un Institut supérieur d’éducation physique doit s’ouvrir à l’Université de Liège, complétant le travail de l’Institut supérieur de pédagogie.
- La vie de l’Association des anciens Elèves
- Des convocations individuelles ont été envoyées pour l’A. G. du 19 février.
- Une séance de travail est fixée au 18 mars, à 21 heures, 41, rue Gay-Lussac. Cette séance sera consacrée au rôle des directeurs et instituteurs en O. P. ; un exposé sera présenté et une controverse suivra.
- Des visites d’usines seront prochainement organisées. En outre, l’Association présentera — si elle suit les suggestions de son Comité directeur — un rapport au congrès international de Bruxelles (août 1932). — Ch. Pivert.
- * *
- La Vie des Centres d’O. P.
- Opfice d’O. P. de la Chambre de Métiers • de la Gironde et du Sud-Ouest.
- L’activité de l’office est double.
- D’abord le directeur participe à l’orientation des élèves des écoles primaires en collaboration avec le directeur de l'Office départemental. D’autre part il procède au siège de l’Office à l’orientation des enfants qui sollicitent ses conseils. En 1930, le directeur a fait plus de 26 causeries et examiné 283 fiches d’orientation. En plus de sa participation à l’orientation scolaire où le rôle prépondérant revient à l’Office départemental, l’Office de la Chambre des métiers a examiné seul en 1930, 148 enfants qui se sont présentés spontanément à l’Office ; 132 avis donnés ont été conformes aux désirs des parents ou des enfants et 16 avis n’étaient pas conformes aux désirs, 10 par suite de contre-indications médicales, et 2 par suite de contre-indications scolaires...
- De plus, 41 enfants furent placés par l’Office. L’Office essaye de se créer une petite bibliothèque.
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- Cabinet d’O. P. de Béziers (Hérault)
- Au cours de l’année scolaire 1930-1931 les résultats obtenus furent les suivants :
- 101 garçons eurent leurs fiches remplies alors que 139 fiches avaient été distribuées.
- Parmi les garçons 02 °/„ sont âgés de 13 ans et. plus.
- Pour les filles, sur NT fiches remises 93 seulement furent remplies. L’âge moyen des filles esti plus bas, 49 °/0 seulement ont 13 ans ou plus.
- Sur les 101 garçons, 78 continuent leurs études et 73 filles sur 93 resteront également à l’école. 11 restait donc 23 garçons à orienter.
- On choisit : 4 mécaniciens, 4 menuisiers, 3 ébénistes, 2 serruriers, 2 électriciens, 2 tailleurs, 2 coiffeurs, 2 imprimeurs, 1 cordonnier, 1 cuisinier.
- Les 20 filles qui restaient à orienter ont été réparties ainsi : 9 couturières, 3 modistes, 5 dactylographes, 2 culotières, 1 brodeuse. Dans l’orientation de ces enfants les orienteurs ont rencon-tré 17 contre-indications d’ordre scolaire, 4 d’ordre médical et 5 d’ordre économique.
- 15 patrons et industriels avaient fait 47 offres et 10 patronnes 21 offres. La différence entre les demandes des patrons et les placements provient des parents n’ayant pas présenté leurs enfants par indifférence.
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- Office d’O. P. de Tours
- Le fonctionnement de cet Office est assuré par les soins de la Chambre d’apprentissage d’Indre-et-Loire.
- Cet office organise dans les écoles des conférences sur l’O. P. et distribue des tracts et des monographies de métiers.
- S’appuyant sur les renseignements fournis par l’instituteur, le médecin, le maître de travaux manuels et sur les renseignements de l’enfant lui-même, l’Office éclaire le choix des parents et renseigne sur l’avenir de la profession choisie.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Liste dos livres reçus récemment à la bibliothèque de l’Instilut :
- Dr W. Rou en. — La Science du caractère. Delà diaux et Niestlé, Neuchâtel-Paris, 351 p.
- Emil Brüker. .. Psychotechnische untersuchungen zur Ban-darbeil. —Johann Ambrosius Bartli, 1931, Leipzig, 50 p.
- Katherine M. Look. — Biennial survey of éducation in the United State§ 1928-1930. — Vol. 1 (2 ex.) Government Printing Office 1931, Washington, 56 p.
- Fritz Giese et ('lare Oordemann. — Psycliologische beobach-tungstechnik bei arbeilsproben. — Garl Marhold, 1931, Halle a.S.,
- 82 p.
- ( ’lemens Pieper. — Der wechsel des arbeitsgebers. — (Uebertra-gung des Arbeitsverhaellnisses). Heinr. eL .1. Lechte 1930, Fins-detten, 65 p.
- *
- Alfred Cendrier. — Organisation de VOrientation professionnelle. — Librairie des lois et décrets commentés, 1931, p. 222. ( l'hèse de droit.)
- En un langage très clair, fort bien écrit et agréable à lire, M. Cendrier a présenté là un bon exposé, net, rapide et complet de FO. P. à travers le monde.
- < ’el ouvrage étant une thèse de droit, c’est la partie législative qui est la plus étendue. Néanmoins, l’auteur a touché à tous les sujets : L’introduction expose l’aspect social (par ses origines) et I aspect scientifique (par ses méthodes et par son but) de l’O. P. ; l’historique qui suit débute aux antécédents de l’O. P. dans les différents pays d’Europe et d’Amérique, et aux premiers essais qui datent du commencement du siecle, passe par la période d’ac-tivité subite de la guerre (Allemagne, Suisse, Etats-Unis), et aboutit au mouvement général de l’après-guerre qui atteint à peu près tous les pays du monde civilisé.
- Le chapitre de l’organisation étudie : dans quel esprit les différents pays ont compris l’O. P. ; sous quels auspices elle est organisée (initiative privée : chambres de métiers, instituts, groupements divers ; rôle des pouvoirs publics : textes, institutions centrales, Offices publics de placement, Offices municipaux ; concours
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- divers) ; l’école et la préorientation (rôle de l’école, préappréii-lissage) ; et le conseiller de vocation (recrutement, formation) ; le fonctionnement, c’est la propagande par la presse, les congrès, les conférences, les brochures, les concours, le cinéma, les expositions ; ce sont les monographies ; c’est le .cabinet d’O. P. avec le médecin et les tests ; c’est encore le placement. Quelques cas particuliers amènent des problèmes nouveaux : O. P. des enfants à la campagne, O. P. dans l’enseignement secondaire et supérieur, réorientation des mutilés.
- Les conclusions montrent combien l’O. P. est en croissance depuis 10 ans et combien les résultats s’avèrent de plus en plus satisfaisants.
- L’auteur donne en appendices quelques documents très intéressants, notamment le questionnaire de Binet ; les décrets et arrêtés divers concernant l’O. P. en France ; la composition de l’Office de Berlin ; le plan général pour la publication de monographies professionnelles, publié à Philadelphie.
- Une bonne « bibliographie sommaire » de 353 références termine l’ouvrage : elle signale 156 livres et brochures, 67 articles, 23 rapports et circulaires, 21 comptes rendus de congrès, 6 documents divers, 4 listes de métiers, 76 périodiques.
- Le livre de M. Cendrier, excellente mise au point de l’O. P. jusqu’à ce jour, sera utilement consulté en de nombreuses circonstances. — Léone Bourdel.
- AVIS
- Nous rappelons à nos abonnés qui n’auraient pas encore acquitté l’abonnement de 1932, que nous serions heureux de recevoir, incessamment, le montant de leur abonnement, afin d’éviter, le plus possible, les frais de recouvrement.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : M"“ Henri Piéron.
- OFFICE I)E DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours •de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M"‘ L. JBourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone • Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à TEcole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M"* C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’E-cole pratique des Hautes-Etudes ; M- A. Fessard, licenciée ès lettres ; M'1' Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes. >
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris. — Professeur suppléant : M. H. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit
- de Caen
- Organisation de l’Orientation professionnelle et technique des métiers. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, direcleur-adjoint de l’Enseignement Technique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles ; Auribault, inspecteur divisionnaire du du travail ; Mme Letellier, inspectrice du travail.
- Sélection professionnelle dans ses rapports avec l’Orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TR A VA UX PR A TIQ UES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François Physiologie : M11* C. Veil.
- Technique des tests scolaires : M“' Henri Piéron
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- (ÎO 3ST uméros par .A.xi)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- A BO îV M- K nfc te 1V T Ï
- Pour la France....... 15 /r. | Pour T Etranger.......... 25 fr.
- Prix du numéro : 2 francs
- Prière d’adresser le montant des abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut: Paris C/C 1444-71
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement.
- On peut se procurer, pour la France,
- la première année complète au prix de 20 francs, les deuxième et troisième années au prix de 18 francs, et les trois premières années au prix de oO francs, au Secrétariat, il, rue Gay-Lusasc, Paris (ve).
- Choix d’articles publiés au cours des trois premières années
- Pierre Abraham : Sur l'Orientation Professionnelle de la figure humaine (N® 5 et 6,T. II).
- A. Fessard : La validité des tests et méthodes statistiques (N® 2, 3. 4, 5, 6, 9, T. I. — N® 1 3, 5, 6, T. II).
- A.-B. et A. Fessard : L’aptitude musicale et les tests de Seashore (N® 1 et 2, T. III,).
- M“" A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des tests professionnels (N° 6, I . I
- A. Fessard, J. Monnin et H. Pieron : Quelques données sur les indépendances fonctionnelle révélées par les épreuves psychotechniques (N® 8, T. III).
- J. Fontègne : Une visite aux Offices de Vienne et Munich (N° 1 et 3, T. I).
- — L’O.P. au Congrès international de l’enseignement technique (N® 10, T. III).
- M. François : Quelques remarques sur le Test de barrage (N® 8 et 9, T. II).
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N® 3, T. I).
- M. et Mnie Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de la fiche psychologique d’O. P. (N® 7.T. H
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le chro-noptôseope (N® 2, T. I. N° 3, T. III).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie » (N® 6, T. I).
- Un projet de fiche psychopédagogique (N® 2, T. II).
- — Organisation professionnelle et organisation du travail en U.R.S.S. (N“9;. T.H
- M"" H. Piéron : Les étalonnages de tests (N® 1, 2 et 3, T. I ; N® 1, 2 et 3, T. II).
- M11® D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N® 5,T. Hi
- M. Luc : L’importance économique de l’orientation professionnelle (N® 1, T. III).
- — Importance morale et sociale de l’orientation professionnelle (N° 6, T. III).
- Mllr J. Abramson : Notes sur quelques visites à des laboratoires d’O. P. (N° 2 et 3, T. III).
- F. Louis Bertrand : Kinesthésie, dactylésie, et orientation professionnelle (N® 3, T. III).
- Dr G. Paul-Boncour : Sur la formation professionnelle des épileptiques (N° 4, T. III).
- J.-M. Lahy : Etalonnage du test d’habileté mécanique de Stenquist (N“ 5. T. III).
- H. Laugier et R. Bonnardel : Les aptitudes requises pour le personnel de la fabrication dans le! usines de matières colorantes (N“ 6, T. III).
- Mlut'Mazé : Recherches sur la finesse des perception (chromatiques chez les écoliers i N® 10. T.
- Gérant : Paul Arjo.
- Agen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor. Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- SJSfii
- 4e Année
- N° 3
- Mars 1932
- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I. — M. Rieffel: Goûls professionnels delà Jeunesse ouvrière de l’U.R.S.S. 49
- II. — Notes et Documents : Fréquence des accidents oculaires graves et spécialisation du travail. — Inspection psycho-pédagogique et O. P. — L’examen médical des téléphonistes. — La proposition de loi Queuille pour l’organisation de l’éducation générale et professionnelle des arriérés. — La variation du temps de réaction avec l’âge. — Le sens pédagogique et la sélection des
- éducateurs................................................... ^
- III. — Chronique docimologique : Un effort de rationalisation des examens... 65
- VI. — A travers les Revues................................................. 67
- V. — Informations.................. .................................... 68
- VI. — La vie de l’Association des anciens élèves............................. 69
- VIL — La Vie des centres d’O. P............................................. 69
- VIII. — Bulletin bibliographique.............................................. 71
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE
- il, Rue Gaij Lussac, il
- PARIS
- (Tous droits réservés)
- r
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- INSTITUT NATIONAL
- d’Orientation Professionnelle
- Établissement reconnu var l’État (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître, de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION
- Outre le Bureau : ^
- M"* Caron, directrice honoraire des Lycées. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’An-thropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpita] Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 4® Année
- N" 3
- Mars 1932
- BULLETIN
- DE
- l’Institut National d'Orientation Professionnelle
- GOUTS PROFESSIONNELS de la Jeunesse ouvrière de l’U. R. S. S.
- ( d’après l’article DE Mra® ZOR1NA (i)
- par M. RIEFFEL
- il serait superflu d’insister trop ici sur l’importance de loul ce qui peut contribuer à connaître, à côté des aptitudes du sujet à orienter, ses goûts professionnels, leurs origines, leur stabilité.
- L’enquête faite dans ce sens par Mmo Zorina, en 192G, sur 2.019 enfants (1.724 garçons et 295 filles) devant entrer dans les écoles de la Direction des établissements industriels (âge : 15 à 16 ans, instruction moyenne 4 degrés b) et dont nous essayons d’exposer ici les résultats, semble intéressante à un double point de vue. C’est d’abord le modèle d’une enquête bien conçue, car elle tient largement compte de tout ce qui peut renseigner sur l’origine des intérêts des jeunes apprentis ; c’est ensuite, toutes réserves faites sur l'impartialité de ce document, un tableau reflétant sinon la mentalité profonde de la jeunesse actuelle russe, du moins l’empreinte que les conditions de vie tout à fait spécifiques de l’U.R.S.S. y ont marquée.
- Les enfants examinés ont été dirigés à l’Office d O. P. ou t enquête a été poursuivie par trois établissements : 1° La Bourse du travail ; 2° Les entreprises auxquelles sont rattachées les écoles de la Direction des établissements industriels ; 3° La Section Moscovite de l’Instruction Nationale.
- (1) L’Ouvrier adolescent et le choix de la.profession. Recueil publié par 1 Institut d’htudes des maladies professionnelles, W.-A. Obouch sous la direction de A.-J. Pachomytcheff, Moscou 1929, in 8°, pages 159 à 174.
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- Enfants, pour la plupart, d’ouvriers et de petits employés ; un certain nombre provenait des Maisons d’enfants. •
- Le texte de l’enquête se composait de 24 points dont voici les principaux :
- (1 et 2) Nom, âge. — (3) Es-tu pionnier ou appartiens-tu à l’Union de la jeunesse communiste ? De quels cercles ou commissions fais-tu partie ? — (4 à 8) Reneignements sur le métier et l’occupation des parents. — (9) Depuis combien d’années es-tu à l’école ? — (10 et 11) Matières d’études préférées et celle que l’enfant aime le moins. — (12 et 13) Jeux et livres préférés. — (14) Qu’aimes-tu mieux : continuer à étudier ou faire un métier ? — (15) Quel métier veux-tu avoir ? —r (16 et 17) Que veux-tu être quand tu seras grand et pourquoi ? — (18) En quoi précisément va consister ton travail ?
- — (19) Quels sont les outils dont on se sert dans ce métier ?
- — (20) Où as-tu vu faire ce travail ? —- (21) As-tu choisi ce métier de toi-même ou quelqu’un te l’a-t-il conseillé ? — (22) Quel autre métier te plait-il encore ? — (23) Pourquoi ne le choisis-tu pas ? — (24) Quel est le métier que tu ne voudrais avoir d’aucune façon ?
- Nous nous permettons de présenter les résultats de l’enquête dans un ordre un peu différent de celui adopté par l'auteur. Nous les grouperons en réponses concernant : 1° Le choix du métier à proprement parler ; 2° Les mobiles et les conditions de ce choix ; 3° Les renseignements complémentaires.
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- I. — Réponses relatives à la profession choisie.
- Sur 1.884 réponses indiquant les métiers préférés, 1.345 donnent les industries des métaux, soit 66 %, dont 1.304 pour les garçons (75 %) et 41 pour les fdles (13,9 %).
- Parmi ces professions préférées des industries des métaux, citons par ordre décroissant :
- Serrurier : 89 enfants (34,42 %) dont 689 garçons (39,96 %) et 6 fdles (2,03 %). — Tourneur : 228 enfants (11,29 %), dont 212 garçons (12,29 %) et 16 filles (5,42 %). — Electrotechniciens : 92 enfants (4,56 %), dont 88 garçons (5,10 %) et 4 fdles (1,35 (%). — Professions techniques supérieures : 91 enfants (4,50 %), dont 83 gar;ons (4,81 (%) et 8 fdles
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- (2.71 %). — Mécaniciens : 88 enfants (4,35 %), dont 87 garçons (5,05 %) et 1 fille. — Métallurgistes en général : 60 enfants dont 56 garçons (3,25 %) et 4 flllles (1,35 %).
- Vinrent ensuite les métiers suivants n’ayant été choisis que par des garçons : Electromécaniciens : 21 garçons (1,22 %) ; modeleurs : 19 garçons (1,10 %) ; constructeurs de machines : 9 garçons (0,52 %) et mécaniciens de cinéma : 21 garçons (1,22 %).
- Parmi les autres professions choisies nous relevons : Polijgraphes (compositeurs, imprimeurs, etc.) : 56 choix (2,77 %), dont 35 pour les garçons (2,03 %) et 21 pour les filles (7,12). — Travail intellectuel (médecin, artiste peinlre, savant, instituteur, écrivain) : 53 enfants (2,62 %), dont 29 garçons (1,68 %) et 24 tilles (8.13 %), il est intéressant de noter que sur 15 enfants ayant désiré la profession médicale, il y avait 13 filles et que pas une fille n’a désiré être écrivain. — Couture : 44 filles (2,18 %) et pas de garçons. — Transports : 43 enfants (2,12 %), dont 42 garçons (2,44 %). — Travail du bois : 35 garçons (2,03 %) et pas de filles. — Travail de bureau : 26 enfants (1,28 %), dont 5 garçons (0,29 %) et 21 filles (7,12 %). — Activité sociale, travail du parti : 26 enfants (1,28 %), dont 21 garçons (1,22 %) et 5 filles (1,69 %). — Industrie textile : 22 enfants (1 %), dont un seul garçon et 21 filles. — Armée, marine, aviation : 18 enfants, . tous garçons : 14 aviateurs (0,82 %), 2 marins (0,11 %) et 2 militaires armée de terre (0,11 %). — Postes et télégraphes : désiré par seulement 4 filles (1,35 %). — Tricotage : 14 filles (4,74 %). — Métiers divers : 80 enfants (3,96 %), dont 51 garçons (2,96 %) et 29 filles (9,83 %).
- Parmi tous ces enfants, 60 (2,97 %) se déclarent indécis : 48 garçons (2,79 %) et 17 filles (5,76 %) et 46 enfants 2,27 %), dont 26 garçons (1,51 %) et 20 filles (6,78 %) sont indifférents.
- Si, d’autre part, nous relevons la fréquence des choix subsidiaires : professions qui plaisent également aux enfants, nous voyons que les industries des métaux viennent encore nu tout premier plan : 650 enfants (37,19 %) dont 632 garçons (36,66 %) et 18 filles (6,10 %). Viennent ensuite par ordre décroissant : Travail du bois : 98 enfants (4,85 %), dont 96 garçons (5,57 %) et 2 filles (0,68 %). — Transports : 69 enfants (3,41 %), 68 garçons et 1 fille. — Travail intellec-
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- luel : 01 enfants, 41 garçons (2,37 %) et 20 filles (6,78 %) (dont 20 filles pour la profession médicale et 14 garçons pour artiste peintre). — Polygraphie : 38 enfants (1,87 %), dont 24 garçons (1,39 %) et. 12 filles (4,01 %). — Travail de bureau : 29 enfants (1,44 %), dont 21 filles (7,12 %). — Armée : 22 garçons (1,27 %), etc...
- Ajoutons que 318 enfants (15,75 %), dont 292 garçons (16,94 %) et 20 filles (8,81 %) déclarent n’aimer aucun autre métier que celui qu’ils ont indiqué comme métier préféré.
- A la question demandant aux enfants d’indiquer les professions dont ils ne voudraient absolument pas, 1.150 enfants ont répondu. Parmi eux, 17 enfants : 12 garçons et 5 filles aiment tout ce qui est travail et ne connaissent pas de profession qu’il leur répugnerait d’exercer : 153 (110 garçons et 37 filles) ne veulent pas de travail intellectuel et 50 % des répugnances spécifient que c’est pour Y enseignement. — 130 (dont 133 garçons et 3 filles) ne veulent pas des industries des métaux ; 130 (120 garçons et 4 filles) de Yindustrie du crin; 110 (109 garçons et 1 fille) de Yindustrie du bois; 91 (59 garçons et 32 filles) du métier d’homme de peine ; 78 garçons ne veulent pas être ouvriers du bâtiment ; 78 (53 garçons et 25 filles) ne veulent pas entrer dans le personnel inlérieur d’établissements techniques ; 59 enfants (52 garçons et 7 filles) ne veulent pas de travail de bureau; 34 refusent d’entrer dans les transports ; viennent ensuite comme dégoûts énoncés et par ordre d’importance les professions suivantes : Industries textiles (29), travail rural (28), commerce (24), domestiques (32 filles), coulure (21 filles), aviateurs (10 garçons) et vidangeurs (7 garçons).
- Abordons à présent le point important et délicat : la motivation des choix.
- A ce point de vue, 1529 réponses furent classées. Il y en eut 490 (dont 389 pour les garçons et 101 pour les filles) qui. trop vagues, ne purent être classées.
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- Deux sortes de motifs :
- 1° Motifs d'ordre intérieur : 1.066 enfants (52,79 %), dont 960 garçons (55,74 %) et 106 fdlcs (35,93 %) donnent comme motif l’intérêt pour le métier choisi ; 63 (3,12 %), dont 50 garçons (2,90 %) et 13 filles (4,40 %) croient avoir les aptitudes nécessaires ; 4 seulement ont déjà fait le métier ; 27 (1,33 %), dont 20 garçons (1,5 %) et 7 fillles (2,37), indiquent que le métier choisi leur permettra de continuer à se cultiver ; 24 garçons (1,39 %) y voient une satisfaction d’amour propre et 86 enfants (4,25 %), dont 76 garçons (4,41 %) et 10 filles (3,39 %) y trouvent une utilité sociale.
- 2° Motifs d'ordre extérieur : 83 enfants (4,10%), dont 75 garçons (4,35 %) et 8 filles (4,10 %) avouent avoir été influencés par d’antres personnes ; 2 garçons attribuent leur choix à l’influence de lectures ; 33 enfants, dont 27 garçons- ont choisi leur métier parce qu’il est facile, 15 '(dont 11 garçons) parce que c’est un travail permanent, et 113 (5,54 %), dont 75 garçons (4,35 %) et 38 filles (12,88 %) ont surtout recherché les avantages matériels.
- A la question leur demandant si leur choix a été spontané ou sous quelle influence il s’était exercé : 1.289 enfants (63,84 %), dont 1.080 garçons (62,64 %) cl 209 filles (70,85 %) ont déclaré avoir agi d’eux-mêmes. 505 (25,01 %), dont 450 garçons (26,10 %) et 55 filles (18,64 %) sous l’influence de personnes proches ; 24, dont 21 garçons, sous la pression des circonstances, et 201 (9,95 %), dont 173 garçons (10,04 %) et 28 filles (9,49 %) ont donné des réponses vagues.
- Il leur était ensuite demandé les raisons pour lesquelles 1 enfant n avait pas choisi en premier le métier indiqué comme lui plaisant beaucoup aussi.
- A cette question, 519 (25,70 %), dont 468 garçons (26,56 %) et 61 filles (21,09 %) ont déclaré que le métier choisi leur convenait encore davantage ; 125 (6,19 %) ont choisi comme second métier aimé un métier qui leur paraissait inaccessible ; 90 (4,45 %) se croyaient inaptes à le bien remplir:
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- 41 (2,03 %) ne se trouvaient pas une instruction suffisante pour y accéder, et 42 (2,08 %) trouvaient qu’il comportait de mauvaises conditions de travail ; 28 (1,38 %) le connaissait trop imparfaitement pour désirer s’y engager et 23 (1,13 %) déclarent qu’au fond ils l’accepteraient aussi bien que le métier indiqué en premier lieu.
- Les réponses aux questions 18, 19 et 20 (connaissance du métier choisi) se répartissent comme suit :
- 67 % (1.213 garçons et 159 filles) ont vu le travail choisi, mais un certain nombre d’en Ire eux ne peuvent pas dire en quoi il consiste.
- 47 % (844 garçons et 1.134 filles) peuvent indiquer les outils nécessaires.
- De ces résultats on peut, d’accord avec l’auteur, conclure que :
- 1° Les professions les plus recherchées pour les garçons sont celles ayant trait à l’élaboration des métaux ;
- 2° La plupart des enfants connaissent, du moins superficiellement, la profession qu’ils choisissent ;
- 3° Le choix s’effectue, dans une grande majorité des cas, indépendamment ;
- 4° Le principal mobile déterminant le choix est l’intérêt pour le travail ;
- 5° Les professions les plus indésirables sont celles non spécialisées ou bien préjudiciables pour l’ouvrier et pour son entourage. .
- Quelques réflexions s’imposent.
- En ce qui concerne la préférence tellement marquée pour les industries des métaux, elle s’explique en partie par ce fait que la plupart des enfants examinés devaient entrer dans les écoles de la Uirection d’établissements industriels rattachées aux usines métallurgiques.
- Néanmoins, cette tendance doit être assez générale, car
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- elle se manifeste également dans un très fort pourcentage (que l’auteur n’indique pas) de réponses données par les enfants entrant dans d’autres établissements. Même ceux qui veulent continuer leurs études (voir plus loin la réponse à la question 14) s’expriment dans le même sens. Est-ce tout simplement un symptôme inhérent à l’âge des enfants, comme le prétend l’auteur ou plutôt une expression de l’attitude admi-rative pour la machine (culte du tracteur) tellement caractéristique de l’époque du plan quinquennal ?
- En ce qui concerne les mobiles et le fondement du choix, il semble bien qu’il n’est pas fait à la légère. D’une part, les méthodes éducatives de l’U.R.S.S., visites des usines et des magasins, excursions à la campagne, modelages, dessins techniques, etc., font que les enfants, même jeunes, possèdent au moins une idée générale des métiers à choisir.
- D’autre part, la tendance à rendre l’enfant indépendant par rapport à sa famille, à surestimer la valeur de son propre jugement, contribue beaucoup à exagérer cette « spontanéité » du choix. Aussi il semble bien que ces résultats sont significatifs pour l’époque.
- Voyons maintenant les renseignements supplémentaires (questions 3 et 10 à 14 de l’enquête).
- Le point 14 est particulièrement intéressant. 65 % de garçons et 54 % de filles préfèrent le travail professionnel, 22 % de garçons et 24 % de filles désirent continuer leurs études. Mais, même ces derniers, prétendent que le travail les intéresse beaucoup.
- Comme le problème, pratiquement, se réduit à ceci : continuer les études pendant 7 ans, avec un faible espoir d’entrer soit à l’établissement de l’instruction supérieure, soit à l’Institut technique, ou se lancer immédiatement dans la vie pratique. Il y a donc lieu de distinguer deux facteurs qui ont pu déterminer cette majorité des voix pour le travail immédiat : les nécessités matérielles et la « mystique du travail », un des plus curieux aspects de la mentalité de la Russie soviétique.
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- Les réponses à la troisième question : Es-tu pionnier ou appartiens-tu à l’Union de la jeunesse communiste ? De quels cercles ou commissions fais-tu partie ? sont tout à fait inté-
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- ressantes : 1.063 enfants (52,65 %), dont 967 garçons et 96 filles ne travaillent nulle part ; 810 (40,11 %), dont 660 garçons (38,29 %) et 150 filles (50,85 %) sont pionniers et font partie de l’Union de la jeunesse communiste ; 73 (3,61 %) font partie de commissions économiques ; 60 (2,97 %) de cercles politiques ; 54 (2,67 %) de commissions sanitaires ; 53 (2,62 %) de cercles sportifs ; 42 (2,08 %) s’occupent d’instruction ; 36 (1,78 %) de travail administratif ; 35 (1,78 %) font partie d’un cercle musical ; 35 (1,73 %) d’un cercle dramatique, et 24 garçons (1,39 %) s’occupent de l’organisation internationale d’aide aux révolutionnaires (Secours rouge international) , 20 garçons (0,99 %) travaillent à la chimie d’aviation (gaz) ; 20 (0,99 %) entretiennent le journal Mural ; 17 (0,84 %), dont 9 garçons (0,52 %) et 8 filles (2,71 %) font partie de cercles industriels aiors que 12 enfants (0,59 %), presque tous garçons (10 garçons (35,80 %) et 2 filles (0,67 %) s’emploient comme amis d’enfants ; 12 enfants, dont 1 fille, sont membres du cercle d’inventeur ; 11 garçons du cercle de la marine de guerre, 10 enfants (5 garçons et 5 filles) des cercles de joueurs d’échecs ; 8 de© cercles d'économie rurale et 3 (1 garçon (0,06 %) et 2 filles (0,67 %) font partie des « Sans Dieu ».
- Pour les jeux et lectures préférées, on voit que la grande majorité, 1.493 enfants (73,94 %), dont 1.394 garçons (80,86 %) et 99 fdles (33,56 %) préfèrent les sports ; que 804 enfants (39,82 %), dont 717 garçons (41,53 %) et 87 filles (29,49 %) aiment les jeux mouvementés alors que 154 (7,52 %) préfèrent les jeux calmes (7,54 % pour les garçons et 8,14 % pour les filles) ; ou en trouve 49 (2,42 %), dont 34 garçons (1,97 %) et 15 filles (5,08 %) qui n’aiment pas jouer du tout et 12 (0,59 %) qui n’aiment que la musique ou le chant.
- Leurs livres préférés sont par ordre décroissant : Les livres d’aventure et de voyage (46,55 %) ; les classiques (35,31 %), surtout chez les filles (85,59 %) ; les belles lettres (10,35 %) ; les écrivains soviétiques contemporains (10,20 %) ; les ouvrages politiques généraux (8,82 %) ; poésies et chansons (0,34 %) ; etc...
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- tara
- Enfin les réponses concernant les matières d’enseignemenl préférées montrent que les mathématiques tiennent le premier rang (36,85 %), à valeur à peu près égale (37,90 et 30,17 %) pour les garçons et les filles ; que la langue russe tient le
- second rang
- ,) avec prédominance chez les filles
- (34,91 %). Vient ensuite la physique (9,21 %) aimée surtout des garçons ; el enfin la géographie (4,50 %).
- On trouve 4,06 % d’enfants à qui plaisent également toutes les matières et 2,27 % (tous chez les garçons) à qui toutes les matières d’enseignement déplaisent.
- En somme, toutes ces réponses paraissent bien s’accorder entre elles : la préférence pour les mathématiques s’explique par l’intérêt pour les métiers techniques. Le peu d’attraii pour la poésie lyrique s’explique étant donné leur milieu de vie où l’intimité est mise obligatoirement au dernier plan et où les dures nécessités de la vie et l’intérêt collectif priment tout.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Fréquence des accidents oculaires graves et spécialisation du travail
- Luc statistique personnelle de 3.388 cas de blessure oculaire par accident de travail a fourni au D1' IIurstel quelques intéressantes données, sur la nature et la gravité des accidents et sur leurs causes principales (1).
- J-Mns la moitié des cas l’accident est dû à la pénétration d’un corps étranger dans la cornée, l’œil gauche étant le plus fréquemment atteint ; les incapacités permanentes sont heureusement races (1,55 °/o des cas) et le tiers est représenté par la perte totale d’un œil.
- Les causes de ces accidents (qui entraînent le versement du tiers des indemnités totales pour accidents du travail) sont fréquemment, en dehors des insuffisances d’éclairage, ou des défectuosités d’outillage, les déficiences visuelles, ou quelques autres déli-
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- (1) Les accidents oculaires du travail, Thèse de médecine, Paris, 1931.
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- ciences physiologiques, représentant une mauvaise adaptation de l’ouvrier à sa tâche.
- Et, en outre, les accidents sont beaucoup plus fréquents chez
- les ouvriers non spécialisés.
- C’est ainsi que, parmi les 18i ouvriers examinés (dans une région où prédomine l’industrie métallurgique), les quelques indications numériques suivantes peuvent être relevées :
- Incapacités permanentes
- Total d’accidents Nombre absolu
- Pourcentage
- 0,18
- 0,59
- 3,42
- Tourneurs. . . Ajusteurs. . . . Manœuvres. . .
- 3
- 8
- Il y a là une nouvelle illustration de l’importance économique
- d’une meilleure adaptation ouvrière au métier.
- H. P.
- Inspection psycho-pédagogique et 0. P.
- Nous empruntons à une conférence de M. l’abbé Jeanjean sim la fatigue et le surmenage scolaires, au Congrès de l’Ecole des parents de décembre 1930 (1) quelques passages relatifs à l’organisation scolaire dans lesquels le très distingué directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Institut catholique de Paris, envisage cette organisation en relation avec les problèmes d’O. P.
- « C’est depuis peu de temps seulement que l’inspection médicale commence à fonctionner chez nous, surtout dans l’enseignement secondaire. Or il est indispensable, même au point de vue strictement pédagogique, de les instituer partout et le plus tôt possible... Mais le contrôle médical n’est pas suffisant...
- « Tout élève en retard ou très faible dans ses études, aussi bien que tout élève indiscipliné, difficile ou paresseux devrait être examiné, non seulement au point de vue médical et psychiatrique, mais encore au point de vue psychologique et pédagogique : détermination du niveau mental et scolaire, des goûts, des aptitudes, de la capacité d’attention, de mémoire, d’activité, des lacunes scolaires, des singularités du caractère et du comportement, etc. Cette inspection psycho-pédagogique doublerait l’inspection médicale et, d’ailleurs, resterait en contact avec elle... Le psychologue suivrait ensuite l’élève ainsi étudié et s’occuperait de sa rééduca-
- (1) Cf. L'Adolescence, F. Lanore, éditeur, Paris 1931, p. 154-191.
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- lion... Mais j’estime qu’il pourrait aussi s’occuper des sujets normaux et rechercher leurs aptitudes, en vue de l’orientation et de la direction de leurs études, ou même de les amener, d’accord avec leur famille, à choisir, en de meilleures conditions, la profession ou des professions auxquelles ils seraient le plus aptes. Ce dernier point est d’autant plus important, à l’heure actuelle, que l’encombrement des carrières libérales et demi-libérales s’accentue davantage...
- « Le choix d’une carrière est à l’heure actuelle chose très délicate et difficile. Nos établissements seront amenés progressivement à s’v intéresser davantage, et à aider, plus et mieux qu’autre-fois, les élèves — bien orientés — à passer du collège à la profession, ou du moins aux écoles ou facultés où l’on s’y prépare. Le mouvement d’ailleurs est amorcé déjà dans l’école primaire, où l’orientation professionnelle, à l’issue de la scolarité, commence à s’organiser ».
- . *
- A
- L’examen médical des téléphonistes
- Le Dr Jean Goossens, qui appartient au service de physiopathologie du travail, de l’Université de Bruxelles, a consacré une étude général© au problème de la sélection professionnelle des téléphonistes (1), dans laquelle, après une mise au point des méthodes préconisées par Munsterberg, par Fontègne et Solari, par Klütke, par Giese, et enfin par la Michigan Bell Cy, il insiste sur 1 importance de l’examen médical qu’il trouva trop négligé. Eu fait, d’après les données de Miss Richardson, aux Etats-Unis, en 1919, 473 apprenties sur 618 avaient dû abandonner leur travail pour raisons de santé.
- Et l’examen nerveux est tout à fait capital, car la place des névroses est grande dans les affections constatées chez les téléphonistes ; la statistique officielle anglaise de 1926 a montré que 5 °/0 des congés de maladie accordés aux téléphonistes de Londres lavaient été pour névrose. H- P*
- (U Bruxelles Médical, X, 23, 1930, p. 029-639.
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- 00
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- La proposition de loi Queuille pour l'organisation de l’éducation générale et professionnelle des arriérés
- Nous donnons ci-dessous les considérations générales très judicieuses développées par M. Queuille à l'appui de In proposition de loi qu'il a déposée au sujet des déficients mentaux (1).
- Il est nécessaire que la loi de 1838 sur les aliénés ne puisse plus s’appliquer aux enfants anormaux. Les incurables doivent être placés dans les établissements où ils seront soignés. Les curables, dans des maisons qui doivent participer bien plus des écoles que des asiles, mais où ils ne doivent plus être internés d’office.
- La loi de 1909 qui s’applique aux anormaux utilisables, doit être modifiée en ce isens que là où elle édicte une faculté, il faut qu’il y ait une obligation. .
- a) Ecoles autonomes
- Tous les services ouverts d’enfants anormaux remplaçant les services fermés, auraient un autre esprit par le fait qu’ils ne seraient plus un asile, mais deviendraient une école autonome au sens de la loi de 1909.
- Si l’on veut créer de toutes pièces ces écoles, les dépenses nécessaires seront énormes.
- Au contraire, si l’on veut transformer les services fermés d’enfants anormaux dans les asiles en écoles autonomes, il n’y aura que des dépenses de transformation.
- b) Les classes annexes
- Pourquoi n’y a-t-il pas davantage de classes annexes, et pourquoi sont-elles en général mal organisées ?
- Pour plusieurs raisons :
- 1° A la création de classes annexes s’oppose l’intérêt personne des directeurs d’écoles qui bénéficient d’une prime proportionnelle au nombre de leurs élèves.
- Les classes annexes leur enlèveraient des élèves ; ils sont souvent hostiles à leur organisation. Dans un grand arrondissement
- (1) Le nombre die ceux-ci est probablement de 80.000 en France, étant donné que dans les écoles, l'enquête officielle en a révélé 45.969 (1,58 °/„ de la population scolaire) (27.459 garçons et 18.510 filles), dont 70 °/„ perfectibles.
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- de Paris, l’unique classe annexe qui existe contient 10 enfants seulement ;
- 2° La sélection est défectueuse ; dans ces classes qui devraient être réservées aux arriérés légers ou moyens, on trouve de grands arriérés imperfectibles ou difficilement perfectibles, faute d’écoles autonomes en nombre suffisant ;
- 3° Le manque d’examens psychiatriques est regrettable. Il faut le rendre obligatoire :
- a) A l’entrée des élèves dans les classes pour le dépistage des arriérés ;
- b) Durant tout le cours des études des anormaux, car le psychiatre doit sans cesse aider le maître par un traitement approprié ;
- 4° La sélection des enfants devrait être automatique ; le système alsacien semble excellent. Quand un élève a redoublé une classe sans succès, le maître doit signaler son cas au médecin compétent qui donne son avis ;
- 5° Dans les écoles autonomes et dans les classes annexes, devra être organisé pour les élèves de 13 à LS ans un enseignement professionnel, principalement agricole.
- c) La préparation des maîtres pour anormaux est mal organisée.
- Il faut l’organiser. A défaut de la création d’une école normale d’instituteurs spécialisés pour anormaux, dont le coût serait élevé, il serait très facile d’organiser pour les instituteurs des cours théoriques, par exemple dans les facultés de médecine, et des stages dans les écoles autonomes existantes.
- Les dépenses seraient nulles. Il y aurait seulement lieu de verser à l'instituteur son traitement pendant la durée du stage.
- d) Les crédits
- La question assez importante qui se pose est celle des crédits nécessaires. Pour les évaluer, il faut défalquer, des sommes nécessaires à l’équipement de l’enfance arriérée, une partie des dépenses d’entretien des aliénés dans les asiles et des délinquants dans les prisons. On s’aperçoit alors que des économies seraient réalisées en même temps qu’un geste élémentaire de solidarité serait accompli, en récupérant la plupart des anormaux, en les adaptant a la vie, en leur enseignant lin métier manuel, en les plaçant dans des conditions qui leur éviteraient de devenir des criminels ou d être à la charge de leur famille et de la société.
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- PROPOSITION DE LOI
- Article premier. — Les enfants déficients mentaux incurables seront placés dans des établissements spéciaux ou des sections à eux réservées d’établissements hospitaliers.
- Art. 2. — Pour les déficients mentaux récupérables devront être organisés des établissements médicaux-pédagogiques.
- Art. 3. — Dans un délai de cinq ans les départements devront être en mesure d’appliquer la loi du 15 avril 1909.
- Art. 4. — Les classes annexes et les écoles-internats autonomes seront sous la surveillance effective et mensuelle d’un médecin psychiatre.
- Elles comporteront un enseignement professionnel pour les élèves entre treize et dix-huit ans.
- Art. 5. — Dans les écoles autonomes, les frais de l’internat seront supportés par l’Etat, les départements ou les communes dans les mêmes conditions que les dépenses résultant de l’application de la loi de 1905 lorsque les familles seront indigentes, ou à la charge des familles dans le cas contraire.
- Art. 6. — Il sera organisé pour les instituteurs et institutrices déjà pourvus de diplômes d’Etat un diplôme d’enseignement des enfants arriérés, par le moyen de cours théoriques dans les facultés de médecine complétés par des stages pratiques de deux mois au moins dans des écoles autonomes existantes.
- Durant cefte période, les instituteurs et institutrices percevront leur traitement.
- Art. 7. — Un règlement d’administration publique fixera les conditions d’application de la présente loi.
- Le Dr Phil. Paul Surber, de Zurich, a procédé à des recherches sur les temps de réaction auditifs simples chez des écoliers et des étudiants, en vue de déterminer la variabilité avec l’âge (1).
- Il a utilisé le chronoscopc de Iiipp partant à l’établissement du courant, le bruit du choc de fermeture de la clef de Morse manoeu-vrée par l’expérimentateur constituant l’excitation.
- (1) Paul Surber, ReakLionen au{ Schallreize, ;n-8° de 50 pages (Publication n° 10 de l’Institut de Psychologie de l’Université de Zurich, sous la direction de G. F. Lipps). Gebr. Leemann et C”, Zurich et Leipzig, 1930.
- La variation des temps de réaction avec l’âge
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- Voici les résultats qu’il a obtenus, chaque chiffre représentant en millièmes de seconde, une moyenne de 5 séries de 20 temps obtenues chez chacun des quatre garçons ou hiles correspondant a une année d’âge, les adultes étant représentés par des étudiants (20 à 30 ans) de l’Université de Zurich :
- Garçons Filles
- Age Temps Ecart étalon Temps Ecart étalon
- 7 ans. 144 10,7 177 14,4
- 8 ans. .... 156 10,0 149 - 8,8
- 9 ans. 141 8,7 139 8,8
- 10 ans. .... 125 8,4 127 8,5
- .11 ans. .... 112 7,5 126 7,4
- 12 ans. .... 110 7,0 115 8,6
- 13 ans. .... 104 7,6 119 7,9
- 14 ans. .... 104 7,7 113 6,8
- Adultes. .... 104 6,5 112 5,9
- liez un enfant de 5 ans et un autre de 6 ans (pris au Jardi
- d’enfant), avec plus de variabilité d’une série à l’autre (7 séries de chez chaque), les temps moyens ont été de 0,210 et 0,189 sec. (avec des écarts étalons dans chaque série de 32,5 et 40,8 en moyenne).
- Dans l’ensemble il se manifeste une décroissance continue des temps de réaction, et de la variabilité (celle-ci n’étant pas toutefois indépendante de la durée absolue des temps) : plus de rapidité et plus de stabilité surtout avec l’âge.
- Mais il va de soi que les valeurs numériques, correspondant à de si petits nombres de sujets, n’ont qu'une valeur d’indication et ue peuvent appuyer un étalonnage utilisable. H. P.
- Le sens pédagogique et la sélection des éducateurs (1)
- Existe-l-il un sens pédagogique ? Avouons que nous nous en soucions bien peu.
- La conformité de l’homme à sa fonction attire de plus en plus l’attention et elle semble appelée, dans l’avenir, à caractériser la valeur de l’individu. Jadis, nous classions assez brutalement les hommes d’après un certain degré d’une intelligence d ailleurs assez difficile à définir, et qui aurait ouvert des possibilités dans tous les domaines. Nous sommes revenus de cette conception un peu sim-
- (1) Nous empruntons à l’Ecole Libératrice ces réflexions judicieuses de M. Lhotte, instituteur à Vitry.
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- pliste et nous avons admis plusieurs variétés d’intelligences, tellement même de variétés et si diverses qu’il n’a plus été possible de conserver le mot intelligence pour les désigner toutes.
- Le langage vulgaire parle d’un « sens », du sens des affaires par exemple, comme ori parle, en dessin, du sens des formes, du sens des couleurs, du portrait, de la caricature, du paysage.
- (Jette appellation devient courante. J’ouvre une revue culturiste : on y déplore la perte de notre « sens » musculaire. J’écoute une conférence d’un savant docteur ; il parle du « sens » médical, dont seraient dépourvus la majorité des praticiens, ce qui, d’après lui, est la cause de l’impuissance de la médecine. N’avait-il pas le « sens » de la mécanique, ce gamin de 13 ans que je vis démonter et remonter correctement et sans guide le mécanisme d’une montre ? J’ai connu au régiment un spécialiste, presque dépourvu de connaissances techniques, qui dépannait les postes de T.S.F. avec une adresse et une sûreté merveilleuses. 11 prenait le casque : ça vient de tel transfo. Y aurait-il un « sens » des ondes hertziennes ?
- Eh bien, pour être moins évident que le sens de la mécanique, le « sens » pédagogique ne m’en paraît pas moins réel et important. Nous avons tous connu l’agrément des leçons claires, attrayantes, efficaces, et subi le supplice des cours lamentables, stériles, de certains professeurs, parfois fort savants et vieux dans le métier. Ne se découvre-t-il pas là une aptitude spéciale, indépendante de toute érudition, et sur laquelle l’expérience aurait peu de prise ?
- Je ne prétends pas, d’ailleurs, que la pédagogie, don de la nature, puisse se dispenser de toutq étude, fous les arts s’étudient et c’est par un rude labeur qu’on parvient à leur possession véritable. Dans le même ordre d’idées, Edison disait que le génie se compose de 1 °/« d’inspiration et de 99 °/0 de transpiration. Oui, mais n’abusons pas ceux qui font leur affaire de la transpiration : l’inspiration est indispensable. Que deviennent les enfants dans les mains de ceux d’entre nous qui n’ont pas la vocation ? Car la vocation, c’est bien, n’est-ce pas, le sens du métier au service de la foi ? Et il est bien naïf, n’est-il pas vrai, de prétendre que les examens qui nous ont jetés dans la carrière se soient préoccupés de cela ?
- Il nous faut bien l’avouer, à l’heure actuelle, notre « vocation » n’est, le plus souvent, que le fruit du hasard, des préjugés ou de considérations tout artificielles. Que penserions-nous d’une grosse jument boulonnaise qui dirait à son poulain : « Mon petit ami, il y a du chômage dans les labours à cause des tracteurs ; les champs
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- de course, au contraire, sont en pleine prospérité, c’est par là qu’il faut te diriger. » Je crois que notre poulain aurait bien de la peine à acquérir le « sens » de la course, et que la race chevaline ne gagnerait rien à cette détermination.
- Et pourtant, n’est-ce pas un peu de cette manière que nous devenons instituteurs ?
- R. Litotte.
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- Un effort de Rationalisation des Examens
- La question des examens est à l’ordre du jour ; elle fait partie des problèmes généraux de sélection qui se posent à la psychotechnique, et est en relations étroites avec l’O. P. à plusieurs points de vue. Il est important de suivre ce qui se fait dans cette direction, et nous aurons à maintes reprises à ouvrir la rubrique « docimologique ».
- Il existe, consacrée au problème d’examens, une commission internationale d’enquête Rockfeller qui comprend une section française. Dans celle-ci, malgré un curieux et regrettable souci d’élimination de toute compétence technique, et grâce à l’initiative de M. Maurain, doyen de la Faculté des sciences qui a cédé sa place, notre ami H. Laugier pourra représenter le point de vue scientifique, auquel on a fait dans les sections des autres pays une large et légitime place. Au Congrès mondial de la Ligue internationale pour l’éducation nouvelle qui se tiendra à Nice, sous la présidence de Langevin, du 29 juillet au 12 août prochain, une commission d’examens se réunira également, et, comme introduction aux travaux de cette commission, j’ai publié une courte étude dans la revue Pour U Ere Nouvelle, sur les relations des examens avec les méthodes nouvelles d’éducation (n° 73, décembre 1931, p. 270).
- Aujourd’hui, je tiens à signaler L’intéressant exposé d’un effort de rationalisation présenté à la Ligue de VEnseignement de Bel-gique par M. Lorent, directeur de l’école normale provinciale de Morlanwelz, l’un des deux délégués belges à la Conférence internationale de psychotechnique de Moscou (1).
- Rappelant les critiques adressées aux examens qui laissent une grande place à la chance et s’adressent plus à la mémoire verbale
- (t) Bulletin 3-4 dte la 67' année, mai-octobre 1931, p. 53-60.
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- qu’aux capacités véritables, il pose en principe que l’éducation générale a pour but d’habituer à certaines pratiques d'action (lecture, calcul, dessin, travail manuel), d’initier à des méthodes de travail dont l’usage rende apte à aborder des questions nouvelles (rédaction, solution de problèmes, traductions, etc.), enfin, par application d’un programme de connaissances, faciliter la possession de ces méthodes de travail et la mise en œuvre des pratiques d’action.
- Ce qui importe, dans les examens, c’est avant tout de contrôler les méthodes de travail, et c’est une organisation adaptée à ce but qu’envisage M. Lorent, en tâchant de s’accommoder des exigences réglementaires qui paraissent d’ailleurs assez souvent favoriser une méthode rationnelle. L’important est de faire porter l’épreuve sur une matière non étudiée dans les classes ; c’est ce qui est exigé par un règlement belge récent pour les analyses littéraires ; c’est ce qui est possible pour l’histoire et la géographie.
- Des exemples, à cet égard, sont donnés d’après des procès-verbaux d’examens, en cours d’études ou à la sortie, à l’école normale de Morlanwelz. Par exemple, en histoire :
- « Les élèves ont sous les yeux les passages de deux historiens relatifs à l’économie politique de la Belgique de 1830 à 1890. Il leur est demandé d’en dégager les traits caractéristiques de l’évolution économique de notre pays durant cette période, l’apport dans les réponses d’éléments étrangers aux deux textes étant considéré comme une faute, »
- Autre exemple, en géographie :
- « Il est' remis aux élèves un croquis de la nature du sol des Pays-Bas, des chiffres relatifs à l’humidité du climat, des chiffres relatifs à l’occupation du sol (prairies et pâturages, 36 °/o, etc.), la liste des trois principaux produits d’exportation (margarine, fromage, beurre). Mettre en rapport ces différentes données et les expliquer les unes par les autres. » (Les Pays-Bas n’ont pas été objet d’étude dans la classe.)
- Par ces exemples, l’auteur pense pouvoir « démontrer la possibilité de remplacer, aux examens, des épreuves de mémoire par des épreuves de culture. »
- L’essai est fort intéressant et paraît surtout bien convenir à des épreuves de concours. Dans certains examens, il peut être utile d’assurer le contrôle de l’acquisition d’un minimum de connaissances, ce qui pourrait être fait par une méthode de test, laissant peu de place au hasard en multipliant les sondages. Le contrôle des pratiques d’action, c’est-à-dire de l’usage des mécanismes nécessaires dans notre vie sociale (parler, lire, écrire, calculer) peut nécessiter aussi des modalités particulières d’épreuves.
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- On doit se rappeler que dans les examens, les buts vises peuvent être différents et que la rationalisation implique une adaptation des épreuves à des buts clairement conçus.
- H. P.
- A travers les Revues
- Dans El Siglothedico (n° 4067, 21 novembre 1031, p. 515), un article du Dr Loues Prieto est consacré à la question des lests d’aptitude pour les étudiants en médecine.
- * *
- A signaler dans le Personnel Journal (numéro de février 1932, consacré, pour le 10° anniversaire-de la revue, à la conférence de novembre 1931 de la Personnel Research Fédération) parmi les nombreuses études intéressant l’O. P., celles de Morris S. Vite-ees sur l’orientation professionnelle des .adultes, de Harvey N. Davis, président de l’Institut Stevens de technologie sur l’expérience d’O. P. poursuivie à cet Institut, de F.-W. Dietz sur une expérience d’utilisation rationnelle à la Western Electric Company, d’ouvriers professionnellement « handicapés ».
- Dans le Bulletin du Comité de Patronage d’apprentis et de VOffice d’O. P. du xve arrondissement (n° 27, janvier-mars 1932) se trouve publié le résumé d’une des conférences de l’Ï.N.O.P., sur les origines du mouvement d’orientation professionnelle par M. F ontègne, ainsi que l’étude, relative à la conscience professionnelle, d’une conférence faite par M. Luc, aux pupilles de la nation de Clichy.
- Dans les Milteilungen des Rheinischen provinzial — Instituts für Arbeils — und Berufs-forschung (III, 1-3,1931), sous la direction de Walther Schulz, paraissent une série d’intéressantes études sur l’emploi des épreuves écrites d’intelligence, dans le cadre d’un examen total d'O. P., et plus particulièrement sur le test des lacunes d’Ebbinghaus, sur le test du dessin (consistant à suivre un trajet plus ou moins compliqué avec une pointe entre deux traits parallèles voisins qui ne doivent pas être franchis), avec
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- résultats statistiques sur 400 garçons et 300 tilles (temps et erreurs), la courbe de celles-ci étant très symétrique, le mode correspondant même à l’absence de fautes), sur les types cidétiques de Jaensch, etc.
- Dans le Polskie Archiwum Psychologii (T. IV, 1931, n° 4), M1Ie J. Budkiewicz décrit trois séries de tests élaborés .au Laboratoire psychotechnique municipal de Varsovie pour la détermination de l’aptitude professionnelle des couturières, des lingères et des brodeuses.
- INFORMATIONS
- L’Institut provincial rhénan pour l'étude du travail et de la profession s’est installé, en avril 1931, dans la Standehaus de Dusseldorf, après cinq années d’existence, dirigé, après la mort du Dr I ^angenberg, par le Dr Walther Schulz, qui est aidé par deux assistants, le Dr O. Müller et Mlle Elisabeth Meyer. Il a publié, à la fin de 1931, le cahier 1-3 du 3e volume de ses intéressantes Mitteilungen, où figure entre autres la statistique annuelle de l’Institut (2.056 examens d’O. P., dont 1.956 d’adolescents, 1.225 garçons et 731 filles).
- Au Congrès international de VEnseignement technique, à Bruxelles (1932), parmi les questions à l’ordre du jour, qui sont mises à l’étude par VAssociation pour le développement de renseignement technique, on remarque les deux suivantes : Rôle du médecin et rôle de l’école primaire en O. P.
- La Fête de l’apprentissage organisée à la mairie de Vaugirard par l'actif Comité de patronage des apprentis du XVe arrondissement (dont M. Gensse est le Secrétaire administratif), le 20 décembre 1931, sous la présidence de M. Drijot, inspecteur général de l’Enseignement technique, représentant le sous-secrétaire d’Etat, empêché, a été très réussie. Le palmarès des lauréats de l’exposition de l’apprentissage comportait 463 noms. M. Laugier représentait l’I.N.O.P. à cette fête.
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- La Vie de l’Amicale
- Assemblée générale du I!) février 195%
- Etaient présents :
- Mlles et Mmes : Mamelle, Biscay, Favre, Iloupillard, Mourruau.
- Benoit-Lévy, Joyet-Lavergne, Hubault.
- MM. Baille, Bouillé, Réveillé, Metge, Mounier, Vial, Kohn.
- Pivert, Beau me.
- Excusés : MUes Tournier, Lechevallier, Monnin, M. Menessier.
- M. Beaume est désigné comme secrétaire de séance.
- 1° Rapport moral. — M. Pivert, secrétaire général, rend compte des séances de travail organisées par l’Association ; des démarches effectuées auprès de MM. Pomaret et S pi nasse, de l’entrevue avec M. Piéron ; de la correspondance échangée, notamment à propos des rapports à fournir à M. Pomaret ; de l'offre de la ville de St-Nazaire, etc. ; il examine la situation de Paris, dans la Seine ; il nous entretient des banquets organisés ; de la quinzaine provinciale, etc. Ce rapport est adopté à l’unanimité.
- 2° Rapport financier. — A l’unanimité et avec félicitations le rapport présenté par Mlle Mamelle est adopté. Certaines suggestions seront à étudier ultérieurement.
- 3° Elections. — Sont élus membres du Conseil directeur : M. Pivert, 19 voix ; M. Metge, 13 voix ; MUe Benoit-Lévy, 12 voix, sur 23 volants.
- Première suppléante : MUe Blanc, 9 voix ; deuxième suppléante ; Mmo Iloupillard, 8 voix.
- La séance est suspendue 5 minutes pour l’organisation du bureau. Sont élus : T résorière, Mlle Mamelle ; secrétaire, M. Beaume ; président, M. Pivert.
- 4° Plan d’action. — Demande de subventions ; séances de travail ; v isites d’usines ; rapport à présenter au nom de l’Association au Congrès de Bruxelles ; fiches, etc.
- Le secrétaire : C. G. Beaume.
- 125, rue St-Maur, Paris (11e).
- Nous rappelons qu’il existe une bibliothèque à l’usage des élèves et anciens élèves.
- La Vie des Centres d’O. P.
- Office d’O. P. de Roubaix
- Cet Office est municipal et en liaison avec l’Office de place-ment. Il se met en rapport avec les parents qui sont convoqués à
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- l’école cl il est directement en liaison étroite avec l’école oui est au courant de ses travaux.
- Au cours de l’année 1930-1931 il y avait 568 enfants arrivés au terme de la scolarité (302 garçons, 266 fdles) dont 417 sont venus consulter l’Office (233 garçons et 184 filles). Il y a eu 297 avis conformes au désir de l’enfant (157 pour les garçons et 140 pour les filles), et 120 avis non conformes (76 pour les garçons et 44 pour les filles). On a constaté quatre contre-indications d’ordre scolaire chez les garçons, 116 contre-indications d’ordre médical (72 chez les garçons et 44 chez les filles).
- Le bureau de placement a placé 130 garçons et 57 filles.
- Il y a eu 127 enfants qui ont continué à étudier, 47 dans des écoles d’enseignement général (20 garçons, 21 filles et 80 dans des écoles d’enseignement technique (42 garçons et 38 fillettes).
- I/O. P. de la. Charente
- Au cours de l’année 1931 l’Office a examiné 74 garçons et 24 filles. Ces chiffres sont en augmentation sur l’année 1930, de 21 poulies garçons et S pour les filles. <*
- L’Office a délivré 41 contrats d’apprentissage ; il s’est occupé également des élèves qui, étant en âge de quitter l’école, désiraient sé diriger vers des carrières intellectuelles, et a conseillé à 12 d’entre eux, particulièrement bien doués, de continuer leurs études.
- Cet Office qui fonctionne en étroite liaison avec le service de placement en apprentissage, essaye dans les possibilités de son matériel scientifique, encore un peu réduit, de rendre aussi exactement que possible la détermination des aptitudes psychologiques et physiologiques du médecin éclairé se chargeant de déterminer les indications ou contre-indications d’ordre médical.
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- CORRESPONDANCE
- Nous recevons de la Société des Ardoisières de Renazé la lettre amante • Paris, le 29 février 1932.
- A Monsieur le Directeur du Bulletin de l'Institut National d'Orien-tation professionnelle, 41, rue Gay-Lussac, Paris.
- Monsieur le Directeur,
- En novembre 1930 vous avez très aimablement mis vos lecteurs au courant du doute que nous avons de l’existence d’une maladie professionnelle « schistose » ou « silicose ». Permettez-nous d’appeler à nouveau votre attention sur ce doute à cause du caractère trop affirmatif de l'article paru page 36 du bulletin de ce mois que je reçois ce matin.
- Nous doutons que les poussières d’ardoise puissent engendrer une fibrose pulmonaire dite « pneumoconiose », dans nos travaux. D’ailleurs au début de décembre 1931, à l’Académie de médecine, M. Moreau a démontré qu’aucun signe ne permet d’individualiser la silicose pulmonaire comme maladie professionnelle diagnosticable, que ni la radioscopie ni la radiographie ne peuvent la mettre en évidence et que les images fournies n’ont aucun caractère de spécificité qui permette de poser avec certitude le diagnostic.
- Nous ne connaissons chez nous, qui exploitons depuis plus de trente ans, aucun cas de ce genre et nous ne croyons pas que, depuis que la loi de déclaration obligatoire existe, il en ait été déclaré un seul cas dans les bassins ardoisiers.
- Agréez, Monsieur le Directeur, l'assurance de nos sentiments dévoués.
- Le Président du Conseil d'administration délégué, Paul HANET.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- 1’’. AI. Earle. — Methods of Choosing a Career (avec préface de Ch. S. Myers, et avant-propos du Vicomte d’Abernon). —• In-8° de ?*34 pages, George G. llarrap, 1931.
- Dans ce très important ouvrage on trouve complètement'décrite par une phalange des actifs collaborateurs de l’Institut de Psychologie industrielle de Londres, l’expérience d’orientation professionnelle organisée par cet Institut et qui a porté sur 1.200 écoliers londoniens pendant deux années (1925-26) avec contrôle poursuivi pendant les années suivantes.
- Les conseils se sont trouvés en accord avec les désirs des enfants dans 50,5 °/0 des cas chez les filles, et 35,8 °/„ chez les garçons (un certain nombre d’enfants n’ayant pas d’idées nettes).
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- Les résultats de l’expérience d’après la satisfaclio i dans le travail, la satisfaction des employeurs, les changements de place ou de métier, sont donnés sous forme statistique détaillée pour le groupe orienté et un groupe de contrôle, et quelques cas individuels sont relatés. Les résultats montrent que l’orientation professionnelle a été réellement et effectivement utile et donnent des garanties sur le rendement social d’une O. P. sérieusement conduite.
- La technique est très complètement décrite (avec, en appendice, les lests utilisés pour l’examen psychologique) et l’on peut se rendre compte de la sérieuse manière dont a été conduite, scientif'i-L/uement, cette belle expérience, qui pourrait serv ir utilement de modèle. H. P.
- 11. Hartmann, M. Parpenheim et E Stransky. — 1. Internationale Tagung für angewandle Psgchopalhologie und Psychologie (Vienne, juin 1930). — ln-8° de 241 pages. — Berlin, S. Karger, 1931. (Heft 61 des « Abhandlungen aus der Neurologie, etc. »).
- Dans les rapports et communications de cette première réunion internationale de psychopathologie et psychologie appliquées, nous pouvons relever les suivants : Rudolf Allers, de Vienne, envisage la signification psychologique de la psychopathologie ; Eliasberg, de Munich, sur la question « Science du travail et psychopathologie », traite particulièrement le problème de l’évaluation des diminutions de capacité professionnelle, qui doit tenir compte, non seulement de l’individu, mais des conditions de milieu ; Hans Luxenburger consacre une étude à l’hérédité dans ses relations avec la psychopathologie, en particulier au point de vue des essais de prophylaxie eugénique, et E. Hitschmann à la « pathographie » en rapport avec la psychanalyse. D’Erwin Stransky une étude générale sur la psychopathologie appliquée et la civilisation actuelle, et de F. Suter sur psychotechnique et psychopathologie, montrant les buts parallèles (connaître et traiter les hommes) de la psychiatrie et de la psychotechnique, et réclamant l’organisation universitaire d’une Faculté anthropologique où les deux disciplines se trouveraient étroitement unies (se rapprochant ici des idées défendues en France depuis longtemps par Ed. Toulouse).
- Toute une série d’autres études encore, touchant à la caractérologie, aux problèmes juridiques, donnent à cet ensemble une réelle valeur et un grand intérêt théorique. H. P.
- ERRATUM. — Dans le n° 9, de novembre 1931, article : Orientation professionnelle en U. It. S. S., lire page 226', à la lk ligne : M. Koiransky au lieu de Kérensky.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles. Directeur : H. Piéron.
- Clie[ de service : Mm* Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M"' L. Bourdel, licenciée ès-letlres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone • Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M11* C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d Anthropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M"* A. Fessard, licenciée ès lettres ; Mu* Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- _. Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Qr'S — Professeur suppléant : M. H. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit
- . Organisation de l’Orientation professionnelle et technique des métiers. — ) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Te*îh-fiue ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles ; Auribault, inspecteur divi-°nnaire du du travail ; M™' Letellier, inspectrice du travail.
- Sélection professionnelle dans ses rapports aaf.c de D’Ecole Pra-
- M. J.-M. Laliy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de 1 Lcole bfiue des Hautes-Etudes.
- TR A VA UX PR A TIQUES
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- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François Physiologie ; M‘u C. Veil.
- Technique des lests scolaires : M*' Henri
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- (ÎO IsTuméros par _A-n)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABOMIVEMËIVT :
- Pour la France.... 15 fr. | Pour VEtranger........... 25 fr.
- Prix du numéro : 2 francs
- Prière d’adresser le montant des abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut : Paris C/C 1444-1 Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement. I On peut se procurer, pour la France,
- la première année complète au prix de 20 francs, les deuxième et troisième années au prix de 18 francs et les trois premières années au prix de 50 francs, au Secrétariat, 41, rue Gay-Lusasc, Paris (ve).
- Choix d’articles publiés au cours des trois premières années
- Pierre Abraham : Sur l'Orientation Professionnelle de la figure humaine (N° 5 et 6, T. II). I
- A. Fessard : La validité des tests et méthodes statistiques (N° 2, 3, 4, 5, 6, 9, T. I. — N° 1 I 3, 5, 6, T. II).
- A.-B. et A. Fessard : L’aptitude musicale et les tests de Seashore (N° 1 et 2, T. III,).
- M'“‘ A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des tests professionnels (N° 6, T. l|
- A. Fessard, J. Monnin et H. Pieron : Quelques données sur les indépendances fonctionnelle® révélées par les épreuves psychotechniques (N° 8, T. III).
- J. Fontègne : Une visite aux Offices de Vienne et Munich (N° 1 et 3, T. I).
- — L’O.P. au Congrès international de l’enseignement technique (N° 10, T. III). I
- M. François : Quelques remarques sur le Test de barrage (N° 8 et 9, T. II).
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3, T. I).
- M. et M"IC Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de la fiche psychologique d’O. P. ( N° 1 1 1
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le 0111’°® noptôseope (N° 2, T. I. N“ 3, T. III).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie » (N° 6, T. I).
- Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2, T. II). r ,1
- — Organisation professionnelle et organisation du travail en U.R.S.S. (N°9. T.H)1
- Mm* H. Piéron : Les étalonnages de tests (N° 1, 2 et 3, T. I ; N° 1, 2 et 3, T. II).
- Mlle D. Weinberg : La détei mination du caractère en Orientation professionnelle (N° 5, T. H)-|
- M. Luc: L’importance économique de l’orientation professionnelle (N° 1, T. III).
- — Importance morale et sociale de l’orientation professionnelle (N° 6, T. III).
- Mtle J. Abramson : Notes sur quelques visites à des laboratoires d’O. P. (N° 2 et 3, T. III). 1
- F. Louis Bertrand : Kinesthésie, dactylésie, et orientation professionnelle (N° 3, T. IlI).
- Dr G. Paul-Boncour : Sur la formation professionnelle des épileptiques (N° 4, T. III).
- J.-M. Laby : Etalonnage du test d’habileté mécanique de Stenquist (N° 5, T. III).
- H. Laugier et R, Bonnardel : Les aptitudes requises pour le personnel de la fabrication dansles| usines de matières colorantes (N° 6, T. III).
- WP'Mazé: Recherchessur la'finosse des perception i chromatiques chez les écoliers(N° 10.T. Ih) :
- Gérant : Paul Arjo.
- Agen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor*. Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I. — M. B. Lahy : Le test des chiffres en désordre......................... 73
- II. — M. Henri Piéron : La défense de la profession médicale et le point de
- vue rationnel de l’O. P....................................... 81
- III. — Notes et Documents : Test d’intelligence et réussite universitaire. —
- Les bases légales de l’O. P. en Espagne. — Nouvelle statistique sur la fréquence du Daltonisme. — Les établissements d’arriérés en France. — Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’année psyehologique.........*....... 83
- IV. — Chronique docimologique : Un exemple d’analyse statistique : La com-
- position française à l’Ecole polytechnique.................... 91
- V. — A travers les Revues................................................ .. 93
- VI. — Informations.... ............................................. ..... 94
- ! VIL — La vie de l’Association des Anciens Elèves............................. 97
- VIII. — La Vie des Centres d’O. P.............................................. 97
- IX. — Bulletin bibliographique................................................ 99
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE
- il, Rue Gai] Lussac, il
- PARIS
- (Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- d’OiL-ien-tsi-tion Professionnelle
- Établissement reconnu vav l’État (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au direc teur de l'Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et 'à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL IïADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateiiers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D'A DMINIS TR A TION
- Outre le Bureau :
- IM11* Caron, directrice honoraire des Lycées. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l'Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre an Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’An-thropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l'Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l'Institut de Psychiatrie à l'Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 4e Année
- N° 4
- Avril 1932
- BULLETIN
- DH
- l'Institut National d'Orientation Professionnelle
- ÉTUDE D’UN TEST
- Test des Chiffres en désordre
- par M. B. LAH Y
- I. — Introduction
- Le laboratoire de psychologie expérimentale de l’hôpital Henri-Ro uselle nous a chargé de mettre au point et d’étalonner un test destiné tu dépistage de l'instabilité chez les entants des écoles.
- Nous avons utilisé un test mettant en jeu à la lois la rapidité mentale et le pouvoir de concentration de l’attention. Cette épreuve, à laquelle nous avons donné le nom de « Test des chiffres en désordre »,-parce qu’elle demande Remploi d un tableau de chiffres en désordre, a déjà été employée, sous des formes voisines, par certains psychologues étrangers. Cependant, à notre connaissance, l’élude systématique n’en avait jamais été entreprise ; aussi les recherches dont nous allons donner le résumé ont-elles eu pour but de combler celte lacune.
- II. — Test
- Le matériel du test des chiffres se compose de trois tableaux muraux construits sur le même principe. Ces tableaux sont divisés en un certain nombre de cases de façon à former un carré ; au centre de ces cases est inscrit un chiffre pris dans une série continue de nombres de deux chiffres, de 11 à 59 par exemple. La distribution de ces chiffres a été réalisée par tirage au sort, et correction après coup, afin d’éviter que deux chiffres consécutifs soient côte à côte. Voici, d’ailleurs,
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- les trois tableaux dont nous nous sommes servi au cours de notre enquête et réduits à l'échelle (fig. I, II, III).
- Figure II . Figure III
- 14 38 53 49 16 51 31 Figure I 47 12 26 52 ' 39 56 31
- 44 35 32 29 31 30 56 28 20 17 35 33 57 ?7 55 17 21 30 54
- 37 15 13 59 25 21 39 12 26 16 25 15 43 48 33 46 25 34 16
- 1- 42 19 41 11 46 17 5 ? 29 14 11 13 24 18 24 50 11 59 29 49
- 51 45 23 50 33 55 2j 32 22 19 21 20 58 28 23 41 13 32 53
- 1 36 28 24 48 27 12 27 31 23 34 18 40 36 45 19 15 35 32
- 20 40 58 18 43 57 47 20 22 51 42 37 41 14
- Le sujet a pour iâche de montrer avec une baguette les chiffres, dans l’ordre arithmétique, en les dénonçant à haute voix ; il doit aller le plus vite qu’il peut et ne pas passer un seul chiffre. L’opérateur placé derrière lui surveille la marche de lepreuve et chronomètre le temps.
- Le premier tableau de ving-cinq chiffres est employé pour l’apprentissage. Nous avions remarqué, en effet, pendant les expériences préliminaires, que des enfants même très rapides et nullement arriérés étaient portés à s’arrêter subitement au milieu de l’expérience pour poser une question ; d’autres encore n’effectuaient pas correctement l’épreuve, ce qui nécessitait une rectification de la part de l’opérateur. En outre, ce tableau peut servir pour classer les sujets très arriérés ou très ralentis, qui sont incapables de terminer une épreuve plus longue.
- On passe ensuite au deuxième tableau qui comporte quarante-neuf chiffres et dont le résultat servira à classer le sujet. Le troisième tableau est un test parallèle de même difficulté et qui nous a servi pour calculer la -constance du lest des chiffres.
- Les tableaux seront accrochés au mur à une hauteur telle que le milieu soit au niveau des yeux du sujet. Celui-ci se placera à la distance qu’il jugera convenable pour avoir l’en-
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- semble du tableau dans son champ visuel. L’opérateur devra veiller à ce que les sujets atteints de troubles de la vue portent des verres, sans quoi leur rapidité de préhension des chiffres en serait diminuée. Autre précaution : couvrir les tableaux afin d’éviter toute fraude. Nous avons obtenu ce résultat en articulant les tableaux sur des pivots, de façon à pouvoir retourner contre le mur la face où les chiffres étaient inscrits.
- III. — Technique d’application
- La mise au point de la technique d’application du test des chiffres a été assez délicate ; nous voulions, en effet, rendre cette épreuve utilisable pour classer à la fois les enfants, les adultes et les aliénés, car il entrait dans notre projet d’appliquer ce test aux sujets les plus divers.
- Nous avons donc adopté la technique suivante comme étanl la plus conforme aux buts proposés.
- Technique de l'expérience
- L’opérateur donne les explications suivantes :
- « Voyez-vous ce tableau où ce trouvent des nombres en désordre ?
- « Vous allez prendre cette baguette et me montrer les nombres dans leur ordre habituel en commençant à 2 et en allant jusqu’à 35. Vous les lirez à haute voix ; souvenez-vous que vous ne devez pas en omettre et qu’il faut aller le plus vile possible. »
- « Allez. »
- L’opérateur déclanche le chronomètre et note sur la fiche dans la colonne 2 le temps indiqué par le chronomètre chaque lois que le sujet prononce les chiffres 15, 20, 25, 30, 35.
- Si le sujet pose des questions, l’opérateur pourra lui répondre car cette première épreuve sert uniquement à l’apprentissage.
- A la fin du test, l’opérateur arrête le chronomètre et dit au sujet : « C’est très bien, maintenant nous allons faire cet
- exercice sur un tableau qui a davantage de chiffres, il fau-(' dra faire la même chose, les énoncer dans l’ordre en com-(; mençanl à 11 et aller le plus vite possible, sans en omettre.»
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- L'opérateur tourne le volet pour faire apparaître le tableau de 49 chiffres (le nombre 14 étant dans la première case en haut et à gauche) et déclanche son chronomètre en disant : « Allez. »
- On utilise pour marquer les résultats une fiche de six colonnes.
- Dans là première sont portés, les uns au-dessous des autres, les chiffres 5, 10, 15, 20, 25, 30, 35, 40, 45, 50. Dans la seconde on inscrit les temps du lest 25. Dans la troisième, les temps du test, 49. Dans la quatrième, les durées partielles. Les colonnes 5, 6, 7 doivent servir à recevoir les durées rangées, les écarts et les carrés des écarts.
- En haut de la fiche individuelle on relève les résultats (durée globale, moyenne arithmétique, écart étalon, variation moyenne.
- L’expérimentateur inscrira sur la fiche, dans la colonne 3, le temps indiqué par le chronomètre chaque fois que le sujet prononcera les chiffres 15, 20, 25, 30, 35, 40, 45, 50, 55, 59. A la fin de l’expérience il arrêtera le chronomètre.
- Le tableau de 49 chiffres, dont la première case à gauche et en haut porte le nombre de 47, est utilisé lorsqu’un sujet fait ce test pour la deuxième fois.
- Dépouillement des résultats
- 1° Test de 25 nombres. — En faisant les soustractions des chiffres de la colonne 2i on obtient les différentes durées mises par le sujet pour énoncer les tranches de cinq chiffres (de 11 à 15, de 16 à 20, etc...). On inscrit les nombres trouvés dans la colonne 4. On fait le total puis la moyenne de ces nombres.
- 2° Test de 49 nombres. —- On opère de même pour les nombres de la colonne 3, pour trouver les durées partielles que l’on inscrit dans la colonne 5.
- l’a disposition de la fiche de notation permet le calcul rapide et commode de la variation moyenne et de l’écart-étalon.
- Sur la partie supérieure de la fiche, on note les divers résultats trouvés pour le test de 49 chiffres seulement.
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- IV. — Etude statistique
- Après avoir mis au point le matériel et la technique du test des chiffres, nous avons fait son étude statistique.
- Tout d’abord, nous' avons appliqué le test dans une école de la ville de Paris sur des sujets qui avaient déjà subi des épreuves psychologiques el psychiatriques. Ces enfants se répartissaient en deux classes : a) le cours supérieur A, âge moyen 13 ans, 3 mois ; b) le cours supérieur B, âge moyen, 12 ans. En tout 70 enfants subirent une première épreuve du lest ; les résultats nous ont permis d’établir une courbe de fréquence.
- i , »
- Ces courbes se rapprochent de la courbe normale. Mais pour savoir si le test donnera toujours des résultats comparables à eux-mêmes dans tous les cas où il sera utilisé, il faut calculer la constance du test. Pour cela, nous avons appliqué une deuxième fois le test au moyen du tableau n° 3 sur les enfants du cours supérieur B, quinze jours après la première épreuve. Nous avons calculé la corrélation au moyen de la formule de Spearman :
- ? = 0,52 ± 0.01273
- Nous avons cru pouvoir expliquer ce coefficient de corrélation relativement peu satisfaisant par une mauvaise application du test. En effet, nous avions remarqué une certaine mauvaise volonté et de l’ennui chez les enfants, principalement au cours de la seconde épreuve. Le soin d’appliquer le test des chiffres dans une autre école fut confié à une personne plus âgée que nous, fort au courant de la méthode des tests et sachant se faire aimer des enfants. Nous avons pris avec elle toutes les précautions pour que les deux épreuves du lest soient appliquées sur des enfants du meme âge et dans les mêmes conditions que dans la première école. Le coeffi-
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- dent de corrélation entre les deux épreuves, toujours calculé par la méthode de Spearman, fut trouvé encore inférieur à celui de notre première enquête :
- P = 0,39 ± 0,01479
- Ce n était plus l’habileté de l'expérimentateur mais la valeur même du lest des chiffres qui était en jeu. Nous nous sommes trouvé en face du problème suivant : un lest, appliqué sur plusieurs groupes d’enfants, donne des courbes de dispersion voisines de la normale mais n’a qu’une constance très inférieure ; ce test est-il utilisable ?
- Les premiers résultats que nous avons obtenus avec le test des, chiffres tendent donc à prouver que sa valeur pronostique est à peu près nulle en ce qui concerne les enfants. Toutefois, avant de l’abandonner, nous avons voulu calculer sa constance sur des adultes. Nous avons fait subir ce test à 35 jeunes filles d’une école de commerce qui suivaient des cours de psychologie. Et nous avons trouvé cette fois un coefficient de corrélation bien meilleur : p = 0,74 ± 0,00789. Ce résultat bientôt suivi par celui obtenu sur 150 receveurs de tramways (R = 0,75 ± 0,0029) nous a permis de conseiller l’emploi du test des chiffres pour les adultes. Depuis, une nouvelle application de celte épreuve à cinquante étudiants et étudiantes est venue confirmer nos dires ; la cohérence s’est montrée de p — 0,72 ± 0,00720.
- Y. — Etalonnage ,
- Nous possédons maintenant tous les éléments pour tracer une courbe de centilage. Nous donnons ci-dessous deux de ces courbes. L’une est calculée sur les résultats fournis par les étudiants et l’aulre par des receveurs de-s tramways et d’autobus. On ne manquera pas de remarquer que, d’une part les valeurs significatives de ces courbes : médian, écart étalon caractérisent les deux groupes sociaux auxquels n. u> avons fait subir le lest et que, d’autre part, ces courbes restent constamment parallèles.
- (Voir fty. p. 79.)
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- En ce qui concerne l’étalonnage sur les enfants, nous discuterons tout à l’heure les restrictions qu’il y a lieu d’y apporter.
- VI. — Validité du Test
- Restait à connaître la validité du test des chiffres. Nous u'avions à notre disposition que des moyens très réduits pour faire le classement des enfants au point de vue émotivité et instabilité mentale, troubles que nous estimions être en rapport avec le rendement dans le test. Sur une classe de 25 élèves. 20 de ceux-ci avaient subi l’examen psychiatrique. Nous avons remarqué que les 5 derniers, ceux qui avaient mis le plus longtemps pour faire l’épreuve de 49 chiffres, étaient tous des enfants soit arriérés, soit émotifs. Le reste était composé d’enfants normaux ou n’ayant que de faibles tares mentales. Ce résultat n’est donc pas concluant, car nous n’avions pas assez de cas, mais il nous semble devoir être retenu parce qu’il montre qu’il n’y a probablement pas, chez les enfants lents dans le test, de sujets bien doués.
- D’autre part, tous nos sujets ont subi une épreuve d’intelligence, ce qui nous a permis de remarquer qu’il n’existait pas de rapport entre le classement du test des chiffres et la valeur intellectuelle. Ce fait montre que le lest des chiffres
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- répond bien ou but que nous nous éiions assigné. L’activité intellectuelle qu’il met en jeu est minime et se rencontre à peu près uniformément chez tous les sujets normaux.
- Les résultats fournis par l'étude statistique de nos expériences nous permettent d’expliquer comment un test dont la constance est bonne, quand il est appliqué à des adultes, ne peut être ipso facto appliqué à des enfants à cause de la faible constance qu’il présente dans ce cas.
- La raison nous paraît résider dans la différence de comportement de l’enfant et de l’adulie devant une tâche peu intéressante. Le premier freine son élan dès que la monotonie s'impose à lui, l’adulte au contraire peu mettre de la bonne volonté dans ce qu’il entreprend et poursuit sa tâche jusqu’au bout.
- Cette attitude se retrouve quand il s’agit d’effectuer une épreuve psychologique quelconque. L’adulte se caractérisera par sa stabilité au cours de plusieurs épreuves identiques. Quand on calcule la cohérence d’un test en le répétant une deuxième fois aux mêmes sujets, on 11e fait qu’utiliser cette propriété.
- Nous estimons donc que les enfants qui se classent parmi les bons sujets dans une épreuve du test des chiffres, puis parmi les mauvais dans une deuxième épreuve, diffèrent de ceux qui ne varient que légèrement par le fait qu’ils n’ont pas encore atteint leur maturité psychologique.
- Notre intention est d’ailleurs de poursuivre des recherches afin de confirmer cette hypothèse. Nous étudierons en particulier la cohérencé par âge des tests qui servent d’ordinaire à classer les écoliers.
- En résumé, nous avions cherché à établir un test mesurant la concentration de l’attention et nous avons réussi dans une certaine mesure. Si nous n’avons pas pu rendre le test des chiffres applicable aux enfants, c’est que les enfants sont beaucoup trop instables, sauf quelques sujets d’élite, alors qu’au contraire les adultes sont capables de se concenîrer, sauf dans des cas exceptionnels et chez les anormaux.
- Rappelons, enfin, que le lest des chiffres est un test de cul-lure. Ce test, nous l’avons vu, permet de discriminer des groupes d’individus n’ayant pas reçu le même dressage mental.
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- La défense de la Profession Médicale et le point de vue rationnel de l’O. P.
- par M. Henri PIÉRON
- Il y a pléthore de médecins en France, et les nécessités vitales entraînent, du l'ail de la concurrence, surtout dans les grandes v illes, un abaissement de la conscience professionnelle.
- I.'institution d'un ordre des médecins pouvant retirer à tel ou tel le droit d’exercer la médecine est évidemment désirable. Mais d autre part il est utile de remedier dans l’avenir à la cause du mal, a celte pléthore qui risque de s’aggraver.
- Fa fonctionnarisation des médecins, que tend à entraîner la généralisation de l’application des assurances sociales, n’est pas de nature à apporter une solution complète et satisfaisante. Il ne faut pas qu’un aussi grand nombre de jeunes gens s’engagent dans des éludes longues et coûteuses qui ue leur ouvriront pas une carrière honorable.
- Or, une fois engagés dans les études médicales, les étudiants arrivent toujours à obtenir le titre final, ce qui ne laisse pas d être regrettable, car le diplôme est loin de garantir le minimum d’aptitude professionnelle qu’on serait en droit d’exiger. I ne organisation [dus satisfaisante des examens devrait donc être une des premières préoccupations. Les mesures qui viennent d’être prises a cet égard, ne sont certainement pas encore suffisantes. Fl il est surtout nécessaire d’éliminer les incapables le plus tôt possible, et par conséquent d’envisager une sélection plus rigoureuse à l’entrée même des études. L’institution du P. O. l\. a été évidemment utile eonirne obstacle, comme barrière, mais il reste en dehors de I organisation proprement dite des études médicales.
- Ft l'on n’ose pas envisager le principe du concours. Cela lient à cc que les concours médicaux ont assez fâcheuse réputation.
- Or il serait normal, en somme, qu’on n’admette chaque année dans l’ensemble des Facultés de médecine française qu’un nombre déterminé de nouveaux étudiants, comme cela se fait déjà dans certaines Universités étrangères (à la Faculté de médecine de Sao-Oaulo, au Brésil, par exemple, et dans plusieurs Universités des F ta ts-Unis).
- Il y aurait évidemment lieu de prévoir, à la base de cette sélec-tmn d’entrée, non des épreuves de pure mémoire (comme dans les concours des hôpitaux, bêlas ! ), mais des épreuves garantissant l°s aptitudes essentielles et les capacités fondamentales. Au lieu
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- de cela, nous voyons qu'on cherche actuellement à organiser lui système d’obstacles pour assurer par des moyens, peut-être efficaces, mais certainement pas logiques, et peu conformes aux exigences de l'orientation professionnelle, une diminution automatique des candidats aux études médicales. (J’cst ainsi que le Sénat, non suivi par la Chambre, avait accepté de rendre obligatoire le baccalauréat latin-grec pour Centrée dans les Facultés de médecine, à la demande des syndicats médicaux, plus préoccupés de fermer hâtivement les portes que d’organiser rationnellement l’avenir de la profession.
- Sur ce point les Facultés des sciences protestèrent et les Associations médicales en revanche s’élevèrent contre une protestation qualifiée d’incompétente. Mais voudrait-on nous ramener alors a Ja médecine de Üiafoirus ?
- 11 est entendu que, pour le flair clinique, certaines qualités intuitives proches du goût littéraire peuvent être utiles ; il est certain, d’autre part, que, dans l’enseignement secondaire, c’est généralement une élite qui s’engage dans l’étroite voie du latin-grec. Mais c’est aller un peu loin que de considérer que la connaissance du grec est réellement nécessaire à l’exercice de la médecine comme on le trouve exprimé dans certaines argumentations vraiment puériles. Baptiser une maladie est une excellente chose, mais ce n’est ni la diagnostiquer, ni la guérir. Ira-t-on s’assurer, avant une opération, que le chirurgien se montre capable de lire Homère dans le texte ?
- Elever le niveau de culture du médecin, soit, mais en se rappelant que la culture scientifique doit tout de même aujourd’hui être mise en première place.
- Et, d’une manière générale, ce qui est vraiment triste, c’est de voir, contrairement à tout esprit scientifique, s’opposer sur cette question des opinions à priori qui s’affirment avec d’autant plus d'intransigeance qu’elles se justifient moins.
- Qu’on fasse enfin appel à l’esprit expérimental sans lequel il n’existe pas de progrès, à cet esprit pastorien qu’il ne faudrait pas abandonner pour revenir aux discussions des médecins de Molière. Qu’on cherche à préciser la nature de l’aptitude médicale, qu’on cherche à la déceler, qu’on pratique sur ces bases des sélections rationnelles, et, pour les méthodes d’éducation et de culture, qu’on examine dans la mesure du possible les résultats objectifs afin de permettre des comparaisons qui ne restent pas affectives ou arbitraires ! Au lieu de cela, toutes les fois que se posent les grands problèmes d’éducation qui devraient relever de la technique, on assiste encore à des discussions d’allure et de ton purement politiques ! En matière humaine, ce n’est pas sans peine que la science
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- arrive à étendre les applications d’une méthode pourtant éprouvée !
- Aussi ne faut-il pas nous étonner des résistances que rencontre notre effort pour le développement technique de l’O. P.
- H. P.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Tests d’intelligence et réussite universitaire
- Une étude très large a été faite par H. D. Jennings Whitf, (1) sur des étudiants d’Üniversité, en Angleterre, soumis à des tests classiques d’intelligence générale. Environ 1.800 élèves des diverses Facultés et Ecoles spéciales, ainsi examinés, ont été suivis dans leurs études universitaires, et l’on a noté les échecs aux examens et les réussites très satisfaisantes.
- En divisant d’autre part en trois groupes les étudiants d’après leur réussite dans les tests, on trouve la correspondance suivante :
- Classement par Test. Echecs universitaires. Succès marqués.
- Supérieurs 10 °/„ 33 %
- Moyens 27,5 °/„ 15 °/„
- Inférieurs 51 °/„ 4 °/0
- Dans l’ensemble il existe un certain accord de réussite dans les tests et dans les examens universitaires ; mais il y a aussi des désaccords (particulièrement nombreux dans une école d’architecture où doivent jouer des facteurs d’aptitude technique très différents de ceux qui sont impliqués par les tests d’intelligence). L’auteur s’est intéressé à l’étude directe des cas de désaccord notable, et voici, d’après lui, les remarques générales qu’il a été amené à faire.
- Quand des étudiants, inférieurs dans les lests, réussissent très bien dans leurs examens, on constate qu’ils s'intéressent tout particulièrement à leur travail, qu’ils y consacrent un plus grand nombre d’heures par jour que les autres, qu’ils ne se laissent pas dis-traire par des préoccupations étrangères.
- Pour ceux qui. cà l’opposé, réussissant bien dans les tests, échouent aux examens, ce sont des étudiants qui se laissent distraire par des préoccupations étrangères à leur travail, qui ne s’in-
- (1) On application of mental tests to University stridents. British Journal °l educational psycholoriy, I, 3 et IT, 1, 1931-1932, pp. 279-295 et pp. 53-70.
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- téresscnt pas à celui-ci, qui ont, en somme, mal choisi leur branche d’études, qui sont mal orientés.
- Et l’auteur conclut très justement à la nécessité d’organiser, à l’entrée de l’Université, une orientation rationnelle des étudiants. Diriger des jeunes gens vers l’enseignement supérieur n’est encore, ne l’oublions pas, qu’une préorientation. Entre lettres et sciences, arts et techniques, droit et médecine, les différences d’aptitude doivent jouer, eL de l’histoire à la philosophie ou aux langues, des mathématiques à la chimie ou à la biologie les divergences sont assez grandes encore pour que les succès d’un individu donné puissent être très inégaux dans ces différentes directions et qu’un choix rationnel ait une haute importance. II. P.
- Les bases légales de l’Orientation professionnelle en Espagne
- Le statut de la Formation professionnelle du 21 décembre 1920 stipule, dans son art. 3, que la formation professionnelle comprend :
- a) l’orientation et la sélection professionnelles, ayant pour but la détermination initiale et la vérification constante de la formation professionnelle la plus appropriée à chaque travailleur, tant en méthode qu’en objectif, et la détermination du travailleur le plus apte à chaque activité professionnelle, dans le but d’obtenir que tout individu puisse exercer le droit et pourvoir à l’obligation d’atteindre son plein rendement de'travail...
- Sont considérés comme Instituts d’orientation et de sélection professionnelle ceux de Madrid et de Barcelone, déclarés officiels le 24 mars 1927 Leur rôle est :
- a) de former le personnel devant être affecté aux services nationaux d’O. P. et de S. P. ;
- b) de définir les méthodes et techniques de travail dans les bureaux-laboratoires ;
- e) de recevoir et élaborer les renseignements statistiques recueillis au cours du fonctionnement des bureaux-laboratoires en vue d’arriver à la formation de types nationaux ;
- d) de réaliser l’orientation collective ;
- c) d’intervenir dans la solution de cas nouveaux ou douteux ;
- f) d’exercer une inspection directe sur le fonctionnement des bureaux-laboratoires ;
- y) de sélectionne]' les candidats aux bourses d’études en Espagne et à l’étranger ;
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- h) d’étudier l’influence des facteurs psychophysiologiques dans les accidents du travail ;
- i) d’organiser les sections de préapprentissage de Madrid et de Barcelone ;
- k) de procéder à l’étude scientifique des méthodes d'apprentissage ;
- /) d'élaborer un classement scientifique des métiers modernes...
- Quant aux bureaux-laboratoires d’orientation professionnelle et de sélection professionnelle, ils devront disposer d’un local comprenant au moins :
- Une salle de visite médicale ;
- Un laboratoire de psychotechnique ;
- Un bureau pour le secrétariat
- Les patronages locaux, dont ils dépendent administrativement, devront prévoir, au minimum, un budget de première installation de 15.000 pesetas et, pour faire face aux frais, d’un autre budget de 15.000 pesetas.
- Le personnel de ces bureaux-laboratoires sera désigné d’après un concours sur titres et un examen d’aptitudes et connaissances Il ne sera pas considéré comme permanent ni fonctionaire ; on lui appliquera le système des délégations quinquennales. J. F.
- Nouvelle statistique sur la fréquence du Daltonisme
- A la réunion commune des sociétés américaines d’optique et de physique une communication de Godlove apporte de nouvelles données sur la fréquence des achromatopsies, d’après des déterminations faites sur des visiteurs de l’Exposition de la couleur organisée au Musée des Sciences et Industries, à New-York (1).
- Il s’est trouvé 6.539 personnes qui ont eu la curiosité de se faire examiner avec les tests d’Ishihara.
- Du fait qu’il y a ainsi une cei laine sélection (dans laquelle ont peut-être joué d’ailleurs des facteurs antagonistes, certaines personnes connaissant ou soupçonnant une anomalie n’ayant peut-être pas voulu se prêter à l’épreuve, d’autres au contraire ayant pu saisir celte occasion de faire examiner leur sens chromatique), la valeur statistique de ces résultats appelle quelques réserves..
- Quoi qju’il en soit, sur 6.539 visiteurs (comprenant 70 °/0 d’hom-
- (l) Bulletin o/ the American Physical Society, VU, 1, 1932, p. 10,
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- mes et 30 °/0 de femmes), il a été décelé 10 hommes et une femme présentant la cécité complète aux couleurs.
- Les daltoniens étaient au nombre de 282 (dont 59 hommes soit 5,9 %, et 24 femmes, soit 1,3 "/„), parmi lesquels se rencontraient des décorateurs, des peintres, ignorants de leur anomalie !
- Tous étaient aehromates au rouge vert, aucun au bleu jaune.
- H. P.
- Les établissements d’arriérés en France
- La liste des établissements dans lesquels peut être assuré en France l’enseignement des arriérés a été officiellement communiquée par le Ministre de l’Instruction publique, en réponse à une question de M. Monnet, député, du 4 décembre dernier. La voici :
- Alger, école de garçons, rue Franklin ; Côtes-du-Nord, Créhen près Plancoët (internat de garçons et filles) ; Gironde, Bordeaux, école Saint-Bruno (externat) ; Haute-Garonne, Toulouse : école Lakanal ; Bouches-du-Rhône, Marseille : une classe annexée à l’école, 30, rue Nau ; Hérault, Montpellier : deux classes annexées à l'école Voltaire et à l’école Jules-Ferry ; Indre-et-Loire, Tours : école Mirabeau (externat) ; Loiret, Fleury-les-Aubrais (internat garçons et filles) ; Puy-de-Dôme, institut départemental des sourds-muets : les Gravouses ; Iihône, Villeurbanne (internat garçons et filles) ; Sarthe, Le Mans : une classe de garçons, une classe de filles ; Seine, Asnières : section de perfectionnement annexée à l’institut départemental de sourds-muets ; Paris : sept classes annexées à différentes écoles ; Levallois : deux classes : Seine-Inférieure, Yvetot : établissement départemental (internat garçons et filles) ; Seine-et-Oise, Gargan-Livry : institut médico-pédagogique Marie-Thérèse ; Vienne, Poitiers : école autonome de garçons ; Bas-Rhin, Strasbourg . huit écoles ; Haut-Rhin, Colmar : une école ; Mulhouse : une école ; Moselle, Metz : une école.
- Quelques données intéressant 1*0. P. d’après les analyses de l’année psychologique
- P. E. Vernon. — Tests of tempérament and personnality (Les tests de tempérament et de personnalité). — Br. J. of Ps., XX. 1929, p. 97-117.
- Les nécessités de la vie sociale et en particulier celles de la production sociale organisée, font ressortir de plus en plus l’utilité des tests de tempérament, et de personnalité, susceptibles de coin-
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- pléter les lests d’intelligence. Il convient de reconnaître toutefois que les nombreux tests de tempérament qui ont été imaginés et employés, surtout Nau Etats-Unis, n’ont pas rendu jusqu’ici tous les services escomptés. V. estime que cet échec doit s’expliquer par la tendance fâcheuse à son avis à donner aux tests eu question une apparence d’objectivité et de rigueur scientifique et à éliminer* entièrement tout ce qui pourrait donner lieu à une appréciation qualitative et si peu que ce soit entachée de subjectivité. Ayant utilisé lui-même le test de volonté et de tempérament de June Downev il a pu constater son insuffisance pour le diagnostic -des traits fondamentaux de la personnalité. Cette épreuve serait passible, d’après lui, de plusieurs objections : non seulement certains tests partiels semblent révéler des aptitudes motrices et des habitudes plutôt que des traits psychologiques, mais il se trouve même que leur cohérence statistique est très faible.
- D'une manière générale, le grand défaut de ces tests, c’est cpi’ils négligent la complexité des facteurs subjectifs qui interviennent nécessairement dans les réactions des personnes examinées. La personnalité et le tempérament sont pourtant des ensembles organisés et qu’il est impossible d^ transposer en termes purement quantitatifs. Aussi pour les apprécier et pour les évaluer est-il indispensable d’avoir recours à l’observation qualitative et à l’in-' tuition. A cet égard on devrait s'inspirer dos méthodes employées dans certaines recherches par Kôhler et Blirt qui représentent précisément une sorte de compromis entre un lest objectif et un interrogatoire « subjectif ».
- C’est donc en partant d’un tel point de vue que Y. a effectué une recherche avec un certain nombre de tests (11), constitués par des jeux ou par des problèmes mécaniques et qu’il s’est attaché à noter (en évitant d’ailleurs l’introspection proprement dite), non seulement les résultats objectifs des opérations, mais aussi l’attitude générale des sujets révélai)le par les réponses à des questions appropriées. Chaque lest, dit-il, donnait une indication précise sur la personnalité des sujets et permettait, dans ces conditions d’étude, clc mettre en lumière les différents traits du tempérament tels que les tendances constructive ou esthétique, l'instabiité émotionnelle, l’introversion et l’extroversion, la suggestibiité et le de-g|,;' de la persistance des tendances provoquées.
- ('e qu’il faut encore souligner c’est que les réponses à des tests s accordaient d’une façon satisfaisante .avec les caractéristiques des personnes étudiées telles qu’elles sc révélaient dans la vie réelle.
- D’auteur annonce son intention de vérifier sur un plus grand nombre de sujets la valeur de cette méthode mixte. p
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- M. Gourewitch et. N. Ozeretzki. — Die konstitutionnellen \ a-rialionen der Psychomotorik und ikre Beziehung zum Kôrperbau und. zum Charakter (Les variations constitutionnelles de la psycho-motricité et leurs rapports avec la constitution somatique et avec le caractère) Arch. f. Psychiatrie u. Nervenkrankheiten, 1930. XCI, p. 286-318
- Les auteurs veulent compléter la théorie de Ivretschmer sur les rapports entre le corps et le caractère, en se basant sur un effectif de cas très considérable. Ils ont examiné en tout 8.167 personnes.
- Lepto somes Athléti- tiques Pyc- niques Infan- tiles Dis- plasti- ques Type mé- langé Type indé- fini Total des cas
- Cyclothymes ) [)6mmes J J > Hommes Schizothymes ) [jemmes J 1 Hommes EPiihy™s i ï:r.' Labiles 1 »zz Caractère y Femmes mélangé / Hommes Caractère y Femmes indéfini / Hommes Total 86 183 432 932 23 119 23 29 84 157 39 111 14 26 101 305 163 398 12 16 11 97 19 83 202 547 29 21 4 6 51 36 13 9 7 3 13 14 2 2 3 5 44 59 3 5 2 3 1 3 14 33 78 167 2 6 2 4 2 59 105 144 293 123 326 58 33 171 429 166 462 H 43 49 138 33 119 18 19 98 203 31 178 386 921 771 1.274 427 1.140 208 198 382 904 264 842 8.167
- 2.219 1.245 928 155 312 2.369 940
- Après avoir écarté un grand nombre de personnes comme appartenant à des types trop mélangés, ils ont utilisé les mensurations de 4.858 personnes, dont 3.381 hommes Agés entre 15 et 50 ans et 1.477 femmes entre 16 et 45 ans. Ils ont trouvé parmi eux 2.218 leptosmes (687 femmes et 1.531 hommes) ; 1.245 athlétiques (320 femmes et 925 hommes) ; 928 pycniques (306 femmes et 622 hommes) ; 155 infantiles (67 femmes et 88 hommes) ; 312 dysplas-tiques (97 femmes et 215 hommes).
- Le tableau ci-dessus indique la répartition des cas dans leurs rapports entre le corps et le caractère.
- Suivent huit tableaux indiquant, d’une part, les rapports de la constitution somatique et de la motricité, d’autre part, les rap-
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- poi ls du caractère el de la motricité. Les auteurs eu tirent les conclusions suivantes :
- Il existe quatre types essentiels de psychomotricité : le cyclothymique pvenique, le schizolhjmique leptosome, l’épithymique athlétique et le labile infantile. Ces quatre types correspondent aux quatre types constitutionnels purs. Aux types mélangés correspond un certain écart de la psychomolricité. Les femmes se répartissent de la même façon que les hommes, mais avec un cer-iain écart vers le type cyclothymique-pyçnique. On note chez elles de meilleures aptitudes manuelles que chez les hommes. La pro-lession cl l’exercice influencent dans une certaine mesure.la psy-chomotricilé. sans toutefois altérer ses propriétés conslilutionncl-les. Ces propriétés des types psychomoteurs se répercutent dans les expressions motrices spéciales, comme par exemple, récriture Les auteurs relèvent la signification des études sur la psychomo-Iricilé pour les sciences appliquées, telles que la psychotechnique, la pédagogie, la neurologie et la psychiatrie. J. A.
- L. B. Hi/rlock. — SuggeslibUitg of children (La suggestibilité des enfants). — J. of-genct. Ps , XXXVII, 1, 1930, p. 59-74.
- L’opinion commune que la suggestibilité des enfants est très grande n’est pas confirmée par les résultats de celle étude. 40i écoliers de New-York, soumis au test de suggestibilité de Olis. ont résisté en moyenne à 2/3 des suggestions offertes.
- Les enfants blancs (194 sujets : âge chronologique = 12,83 : VI = 102,54) ont été un peu moins suggestibles (Olis = 64,15) fine les jeunes nègres (210 sujets : Age chronologique = 13,53 ; QI = 93,14 Olis = 62,66) ; les garçons (blancs 65,39 ; nègres 63,61), un peu moins que les filles (blanches = 63,25 ; nègres = 61,30) ; les enfants les plus jeunes, moins que les plus Agés. Les corrélations avec l’Age mental mesuré par le test A de l’armée, ont clé respectivement de 0,65 et 0,62. Considérées du point de vue statistique les différences entre groupes sont à peine significatives.
- A. R.-F.
- L O. Bi
- :ckm\n et \1. Lis vi nk. — Selecling Executif es. An Evn-1ion of Three 'l'ests (La sélection des employés. Une évaluation '•idc de trois lests). — Fers. .L, VIII, 1930, p. 415-420.
- e test d’Allport (domination et soumission), le test de I aird LroversionTinlroverpion), el le « Following Directions Test »
- PM
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- (qui consiste à remplir des carreaux suivant des indications données), ont été appliqués par les auteurs à 61 employés, dont 30 occupaient des postes responsables, et 31 des postes non responsables .Le but des auteurs était d’évaluer les aptitudes professionnelles des employés d’administration. Une corrélation de 0,41 a été trouvée entre les résultats du test d’Allporl et le rendement professionnel de l’employé à une première application du lest. A une seconde application la corrélation a été 0,46, avec un quotient de cohérence de 0,94. Ce test paraît donc avoir une certaine valeur pour la sélection des employés directeurs. Le « Following Directions lest » a également été mieux effectué par les meilleurs employés. Par contre, la corrélation entre le test de Laird el le rendement professionnel était — 0,01, une corrélation de — 0,25 a été trouvé entre le test d’Allport et l’introversion. Le dernier trait de caractère serait donc sans importance pour un travail directeur de l’employé. B. N.
- G. Ganuto. — Sulla prevenzione degli infortuni per mezzo délia selczionc degli opérai (La prévention des accidents par la sélec lion des travailleurs). — Ar. it. di Psic., VIII, 2, 19301, p. 61-64.
- La question des accidents de travail est étroitement liée à la question de la sélection. L’auteur en étudiant les aptitudes professionnelles el les causes des accidents conclut que les facteurs subjectifs des accidents sont influencés non seulement par les aptitudes d’ordre général, telles que habileté manuelle, attention, résistance à la fatigue, mais en plus grande partie encore par les apti Indes spéciales exigées dans des métiers déterminés. Les recherches qu’il a faites chez des ouvriers tourneurs ont démontré une relation plus étroite entre le nombre d’accidents et des capacités caractéristiques exigées par le métier de tourneur (aptitude à évaluer les grandeurs et sens stéréoscopique) qu’avec d’autres aptitudes d’ordre plus général (habileté motrice, sens musculaire, temps de réaction visuels et auditifs). S. II
- Ralph Piddingtox. — Psgchological Tests for Clérical Worhers (Tests psychologiques pour employés de commerce). — \ust. J of Ps., VIII, 1, 1930, p. 59-68.
- Etude des tests pouvant être utilisés pour la sélection d’employés de commerce : teneurs de livres, dactylos, sténos, comptables. P. rapporte quelques résultats obtenus précédemment par T.ink, Tlmrslone, et expose sa propre méthode : application de séries
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- de lesls à des professionnels, des étudiants et des écoliers de 14 à IG uns ; sélection des tests significatifs par La recherche du degré de corrélation entre les résultats obtenus par les employés et leur valeur professionnelle exprimée en rangs par des inspecteurs.
- La comparaison des résultats obtenus par les trois groupes de sujets : moyenne, médian, déviation, intercorrélations, corrélation avec la valeur professionnelle des uns et la valeur scolaire des autres, permet de constater que certains tests ont un rapport avec les aptitudes au travail étudié, mais pas avec le rendement scolaire. Ne sont retenus que les lests de : substitution, orthographe, nombres mélangés, associations libres, liste de noms avec lesquels le sujet doit construire des séries de problèmes, test d’attention, elas sification ; affectés chacun d’un coefficient, ils donnent dans l'ensemble une corrélation de 0,65 avec le travail de dactylo, 0,59 avec le rendement professionnel des employés de commerce, 0,56 avec la sténographie.
- Pour la sélection d’employés P. fait précéder ces épreuves de lests d’intelligence, et de lesls moteurs pour les sténos et dactylos.
- J. M.
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- Un exemple d’analyse statistique : la composition française à l’Ecole Polytechnique
- Cne étude statistique est consacrée, dans Y Enseignement scientifique (du 25 février 1932) à la composition française à l’Ecole Polytechnique, par M. Carvallo. Tout d’abord la courbe de fréquence relative des notes obtenues, en 2e année, par les élèves des promotions sorties en 1906 et en 1907 d’un côté, en 1909 et 1910 de 1 autre, montre une forme en cloche très satisfaisante, « forme à peu près parfaite que la théorie des probabilités indique et que 1 expérience confirme pour la répartition des écarts fortuits. C’est une garantie que l’enseignement est normal, l’épreuve régulière, te correcteur bien équilibré ».
- Mais entre 1906-07 et 1909-10, il ya un déplacement général de la courbe dans l’échelle des notes, déplacement d’environ deux points. Le mode (environ 25 °/0) est à 12,2 au lieu de 14,2 (le minimum vers 6,5 au lieu de 8,25. le maximum vers 18 au lieu de 19X Ce changement correspond à un changement de correcteur (survenu en 1908) et à une diminution du temps consacré aux compositions (1 heure au lieu de 3 h. |).
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- Si l'élude de docimologie avait été faite chaque année, il eût été possible d'analyser plus exactement la cause réelle du changement (plus de sévérité du correcteur ou plus de négligence des élèves).
- Si les courbes trouvées pour la répartition des notes de composition française à l’école même se sont montrées satisfaisantes, d n’en a pas été de même pour celles qui concernent l’épreuve de composition française aux concours d’admission de 1904 à 1907.
- En effet, dans chacun des concours, et, chaque année pour les trois groupes envisagés par l’auteur d’après les éludes secondaires des candidats, la courbe est bimodale, avec un maximum de fréquence (environ 16 °/„) correspondant à la note 11, et un autre, à peu près égal,-correspondant à la note 14,5.
- L’interprétation de l’auteur est ingénieuse. Tout se passe, dit-il, comme si les élèves liraient au sort leur sujet de composition dans une urne où ils pein ent en trouver de deux catégories,, soit un sujet favorable, soit un défavorable avec autant de chances d’en tirer un d’une sorte que d’une autre. Cela revient à admettre que les sujets choisis conviennent à une moitié des candidats et non à l’autre.
- Cette hypothèse trouverait appui dans le fait qu’une année la courbe de répartition des notes fut correctement unimodale, en 1910, avec maximum de fréquence (18 ”/„) pour la note 12, année où le sujet choisi devait également convenir à tous, parce que traitant de la méthode, question très générale, bien connu des esprits scientifiques, et familière aussi, par l’étude du discours cartésien, aux jeunes gens de culture philosophique.
- Dans les conditions ordinaires, où le sujet peut convenir ou non suivant les tendances d’esprit et la formation, le hasard correspond au décalage des deux courbes, et prend, avec le coefficient de l’épreuve, une place excessive, ce qui montre qu’il est nécessaire de réviser l’épreuve.
- Une comparaison faite enfin des réussites en compasition française, pendant quatre années, des élèves ayant fait du latin ou seulement de,s langues vivantes, a montré une équivalence complète. lin revanche les candidats ayant obtenu le baccalauréat de philosophie ont, à l’entrée, une petite supériorité, qui diminue dans les épreuves en cours d’études.
- Cet ensemble de données est un bon exemple de méthode pour l’application de la statistique à la docimologie, que l’on rapproche ainsi de la psychotechnique. H. P.
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- A travers les Revues
- L’orientation professionnelle des jeunes délinquants fait l’objet d’un article de M. le Dr Heuyer, Dr Serin, Mme Horinson et le Dr Baille, paru dans Y Hygiène Mentale de février 1932.
- Complétant la fiche sociale, l’examen mental et le profil psychologique, une fiche psychotechnique a été établie, permettant à la direction du Patronage de l’enfance le choix du métier possible ou de la décision à prendre pour l’avenir de l’enfant.
- Voici comment est composée cette fiche psychotechnique :
- 1° Vision. — Acuité visuelle établie à l’aide de l’échelle optométrique de Snellen ; sens chromatique établi à l’aide des laines de Holmgren.
- 2° Audition. — Acuité auditive mesurée à l’aide de la montre.
- 3° Tact. — L’appréciation des épaisseurs est faite à l’aide des objets d’épaisseur graduée, et l’appréciation des rugosités par la présentation de surfaces de rugosités variées. ,
- 4° La force musculaire est étudiée à l'aide d’un ergographc permettant d’établir la courbe de fatigue.
- 5° La mémoire motrice est étudiée par le déplacement de deux cavaliers sur une tige de métal suivant le principe de l’appareil de Michotte.
- G0 L’habileté motrice est appréciée au moyen de différents tests : traçage (appareil de Lahy) ; lests d’habileté manuelle (enfilage des perles, etc.) employés par Lahy.
- Une série d’autres lests spéciaux actuellement en étalonnage au centre de recherches de l’Institut national d’Orientation professionnelle (M. et Mnle Piéron) est appliquée aux sujets sélectionnés, grAcc à leurs connaissances scolaires et à leur niveau mental suffisant et permet de déterminer des aptitudes particulières.
- Les résultats obtenus par la mesure de l’habileté motrice sont portés sur une courbe et échelonnés de 0 «à 100. Les résultats divisés en 4 quarliles permettent d’apprécier la valeur motrice du sujet à la lecture de la courbe.
- 7° Le temps de réaction (réaction viso-molrice) est calculé à l’aide d’un appareil à chute (le chronoptoscope de Piéron) qui donne des renseignements de deux ordres : la rapidité donnée par la moyenne arithmétique des temps de chute, et la régularité don-oce par la variation moyenne.
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- Dans la Revue Médicale de la Suisse romande (25 février 1932, p. 65) une étude de Franck, est consacrée à certaines dermites professionnelles, et plus particulièrement à celles cpii s’observent chez les horlogers.
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- Dans l’Hygiène mentale de décembre 1931, un singulier article du Dr Ixrafft, de Zurich, est consacré à la possibilité d’établir une Caractérologie basée sur la Cosmobiologic (à laquelle est consacrée une publication allemande, le Iàhrbùch füv kosmo-biologis-chc Forschung), ce qui représente un essai, correspondant aux mouvements néo-mystiques, pour la réhabilitation de l’Astrologie !
- Dans le Psychological Bulletin de février 1932 les revues générales pour les 4 dernières années, sont consacrées aux lests d’intelligence, par Rudolf Pintner (179 travaux dont 170 de langue anglaise), aux tests éducatifs par Vernon Jones et Mason Crook (168 travaux, tous de langue anglaise), et aux mesures du caractère et de la personnalité par Goodwin Watson (171 travaux, dont 149 de langue anglaise).
- INFORMATIONS
- Orientation professionnelle illustrée par Radio. — Une formule heureuse permettant de faire connaître l’orientation professionnelle est celle nouvellement adoptée par les Etats-Unis au moyen de la radio.
- Pendant les mois de février, mars et avril une série de conférences sur l’orientation professionnelle sera diffusée par le National Advisory Council on Radio in Education, en coopération avec la National Vocational Guidance Association ; ces conférences sont radiodiffusées par le réseau du Columbia Broadcasting System. On note parmi les conférenciers de nombreuses personnalités, qui apportent aux auditeurs des points de vues différents : M. John M. Brevver, directeur du bureau d’orientation professionnelle de l’Ecole supérieure d’Education de Harvard University ; M. Cyrus F. Ching, directeur des relations publiques et industrielles de l’U. S.
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- Rubber Company ; M, C. R*. Mann, directeur de l’Âmerican Coun-cil on Education. Il est également intéressant de noter que fréquemment les conférences d’u quart d’heure sont suivies d’une petite scène illustrant un problème d’orientation professionnelle, jouée dans le studio. Ceci a l’avantage de retenir l’attention des auditeurs et varie heureusement la manière habituelle de présenter des idées.
- M. E. Borel, au sujet de la gratuité progressive des classes de lycée a vivement soutenu l’effort en faveur du développement technique et de l’accès pour tous à l’enseignement supérieur.
- « La gratuité dit-il, c’est la sélection. Mais on nous objecte qu’il faut prendre garde de ne pas exercer une sélection prématurée à l’égard de jeunes gens de 13 à 18 ans, c’est-à-dire de jeunes gens dont les aptitudes ne se sont pas encore nettement révélées.
- « L’objection n’est pas sans force. C’est pourquoi j’estime qu’à côté de l’enseignement secondaire il importe de développer les enseignemnts techniques du second degré.
- « Ces enseignements techniques du second degré devraient à mon avis être obligatoires pour tous. .Te sais que les nécessités de Ta vie ne sont pas les mêmes pour tous- les enfants, mais je crois, que tous les enfants devant avoir un métier, il serait utile de leur donner, ne fût-ce que quelques heures par semaine, un enseignement, les préparant à ce métier.
- « Les meilleurs des sujets qui auront reçu cet enseignement technique pourraient à dix-sept ou à dix-huit ans faire appel de la sélection qui les aurait éliminés à douze ans. Naturellement, les carrières qui s’ouvriraient à eux ne seraient pas aussi nombreuses que pour les enfants qui auraient été admis à l’enseignement secondaire. Il serait donc parfaitement possible à des jeunes gens intelligents et bien doués d’arriver à l’enseignement supérieur par la voie de l’enseignement technique.
- « Donc, un enseignement supérieur s’adressant à l’élite ; un enseignement du second degré comprenant deux catégories : Renseignement secondaire proprement dit et l’enseignement technique ; enfin, un enseignement primaire, le même pour tous.
- « Une première sélection à l’entrée de Renseignement du second (legré et, pour les éliminés, une seconde sélection à la lin des études. »
- l’eut ceci réclame en outre, ajouterons nous, la révision des moyens de sélection. Celle-ci devant se faire en tenant compte à la fois de l’acquit des enfants et des aptitudes qui leur sont propres °l qui sont socialement les plus intéressantes à développer.
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- L’O. P. au Congrès international de Venseignement technique de Bruxelles (26-28 septembre 1932). — L’ « Association française pour le développement de l’enseignement technique » vient d’envoyer à toutes ses sections départementales le questionnaire ci-dessous qui a trait à la question du Rôle de l’Ecole primaire en O. P.
- Il y aurait intérêt à ce que les anciens élèves de 1T.N.O.P. adressent avant le 1er juillet, au siège du Secrétariat du Congrès, 2, place de la Bourse, Paris (2e), tout rapport ou communication s’v rapportant. J. F.
- Questionnaire. — 1. Appartient-il à l’instituteur d’être l’orienteur definitif de l’enfant ?
- 2. Quel est le rôle de l’Ecole primaire au point de vue de la préparation de l’orientation professionnelle (préorientation professionnelle) : I. Quand et comment l’Ecole appellera-t-elle l’attention des enfants sur l’importance du choix judicieux d’une profession ? — II. a) Utilisation de monographies professionnelles ; h) Présentation de films ; c) Visites d’ateliers, de magasins, d’expositions, etc. ; d) Généralisation du travail manuel éducatif.
- . 3. Quels renseignements l’Ecole primaire peut-elle fournir à l’orienteur : a) Quant à ses goûts ; h) Quant à ses connaissances : c) Quant à ses aptitudes et inaptitudes.
- 4. Comment l’Ecole peut-elle se procurer ces renseignements : a) Par l’observation ; b) Par l’expérimentation ; c) par les méthodes actives (travail manuel).
- 5. Comment l’Ecole peut-elle consigner ces renseignements ? (Modèle de fiche scolaire.)
- 6. Relever les différents points ne figurant pas dans ce questionnaire.
- 7. Indiquer, par une note complémentaire, ce qui s’est fait dans votre département, en ce qui concerne le rôle de l’Ecole primaire en O. P.
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- La Vie de l'Association des Anciens Elèves
- Le Conseil directeur s’esl réuni le 4 mars sous la présidence de M. Pivert.
- M. Beaume, secrétaire, est chargé de s’informer à la Préfecture de police des formalités à accomplir pour la déclaration de l’Association.
- lue séance de travail a eu lieu le 18 mars sous la présidence de M. Beaume, en remplacement de M. Pivert, empêché.
- Mlle Mamelle a donné lecture du résumé qu’elle avait préparé, de la conférence d’une haute personnalité en O. P. sur le sujet suivant : « Le rôle de VInstituteur et du Directeur d’Ecole en O. P. ».
- Malheureusement chacun des auditeurs a déploré l’absence des membres de l’enseignement, étrangers à l’association. La controverse a ainsi manqué de variété et d’étendue.
- Finalement, les idées émises ont été dans l’ensemble, approuvées, l’Instituteur ni le Directeur, ne peuvent à eux seuls, assumer 1 0. P. des adolescents.
- Mlle Mamelle a bien voulu se charger de faire tapér les exemplaires des statuts à déposer à la P. de P.
- La prochaine réunion du C. D. aura lieu le 6 mai, à 6 h. 1/4, 41» rue Gay-Lussac.
- La prochaine séance de travail, le 20 mai.
- Le secrétaire : C. G. Beaume.
- La Vie des Centres d’0. P.
- Comité n’O. P. d’Asnières
- L’office a reçu pour l’année 1930-1931 en tout 345 visites laites Par 294 familles soit ICO visites pour Asnières, 137 pour Genne-villiers et 42 pour Villeneuve ce qui représente une augmentation de 72 °/0 sur le nombre de visite de l’année précédente.
- 8ur les 294 familles venues au centre, 118 étaient déjà venues 1 année précédente, présenter 72 garçons, et 40 fillettes et 176 sont venues pour la première Cois avec 122 garçons et 55 fillettes. Les observations ont porté sur 244 cas dont 164 avaient été convoqués (Les familles avaient répondu dans 63 °/0 des cas à Asnières, dans d;) 7o a Gcnneviliers et 55 °/„ à Villeneuve).
- Lxaminons maintenant les désirs formulés d’après les renseignements recueillis auprès de 237 familles.
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- Nous en relevons : 79 qui se destinent à des travaux manuels. — 4 seulement pour i’alimentation. — 0 à l’agriculture et au jardinage. — 9 pour le dessin industriel. -—- 18 songent au commerce dont : (8 pour les bureaux, 4 comme employés, 3 comme vendeurs,
- 1 représentant, 2 pour la banque). —- 12 pensent à être fonctionnaires : (4 comme postiers, 7 comme instituteurs). — 2 veulent être métreurs. — 2 ,aide-dentiste. — 6 ingénieurs. — 1 géomètre. — 8 veulent aller dans la marine. — 1 dans un service de T. S. F. — 3 dessinateurs décorateurs.—- 4 pensent seulement à continuer leurs études. — 7 sont indécis.
- Du côté des 75 fillettes : 25 veulent prendre un métier manuel dont 14 couturières. —- 2 manœuvres. — 2 condilionneuses. — 2 -coiffeuses. — 26 se tournent vers le commerce dont : (9 sténo-dactylos). — 2 pensent au dessin d’art. — 6 à l’administration dont : (4 à l'enseignement). — 1 à l’agriculture. — 3 veulent continuer leurs études. — 5 sont indécises. — Enfin pour la première fois, nous notons une qui a pensé aux nouvelles professions et qui veut être assistante sociale.
- L’office n’a pu donner un avis favorable à toutes les indications formulées et il y eut 22 contre-indications, 2 d’ordre médical, 7 d’ordre économique, 13 d’ordre intellectuel ce qui représente près de 8 °/o.
- Comité de patronage d’apprentis d’Asnières
- Complétant le très intéressant centre d’O. P. d’Asnières ce comité qui ne fonctionne complètement que depuis un an a eu cette année une grosse activité. 167 adolescents (100 garçons et 67 jeunes filles) s’y sont adressés ; 104 venaient d’Asnières, 51 de Genne-villiers et 14 de Villeneuv.
- Sur ce nombre 57 avaient été vus les années précédentes par le Comité d’O. P., 110 étaient nouveaux : 1 d’entre eux a été vu la première fois en 1924 ; 11 en 1925 ; 31 en 1926 ; 23 en 1927. Comment ces adolescents sont-ils venus au Comité de patronage d'apprentis ?
- Sur 163, nous comptons 101 convoqués, 23 venus d’eux mêmes, 14 envoyés par des personnes diverses, 2 à la suite de lectures d’articles, 19 parce cpic nous avions vu leurs sœurs ou leurs frères,
- 2 ont été vus chez eux, 2 après lecture des feuillets apposés sur les livrets d’apprentis.
- C’est le but de cet organisme de suivre tous les enfants vus au Comité d’O. P. afin de leur continuer l’aide commencée et de ne les abandonner que lorsqu’ils seront devenus ouvriers qualifiés dans
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- leur profession ; ou de les faire changer de métier lorsque les en fanls ne s’adaptant pas au métier qu’ils axaient cru devoir prendre
- Le comité donne également des bourses aux familles d’enfants doués pour les inciter à les laisser continuer leurs études ; ou suivre les cours professionnels qui ont pu être créés dans le cadre de l’association philotechnique et qui préparent à obtenir le certificat d’aptitude professionnel pour la coulure, la lingerie, la fabrication du gilet et du corset.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- W, Boven. — La Science du caractère. Essai de caractérologie générale. — In-8° de 350 pages. Delachaux et Niestlé, 1931.
- Etant donnée l’importance du caractère dans la réussite professionnelle, on ne saurait donn.er trop d’attention aux efforts qui se poursuivent pour organiser nos connaissances dans ce domaine complexe des personnalités individuelles.
- Aussi lira-t-on avec intérêt l’ouvrage général de Boven sur « l’homme dans la vie ».
- L’auteur cherche à décomposer la « structure » du caractère, en séparant une première assise, fondamentale, celle des dispositions, concernant le système végétatif (intérêts, impressions organiques), le système moteur, et le système sensoriel, dont l’ensemble conditionne la céneslhésie, puis un deuxième étage, celui des « traits » correspondant à un centre régulateur des dispositions, 1’ « égocen-h‘e », situé dans le mésocéphaïe (thalamus, corps strié), la personnalité, le « moi », avec ses caractéristiques (telles que l’amour propre) se définissant déjà dans cctle assise moyenne, enfin, au troisième étage, celui des « linéaments », se complète l'individualité par apport de l’intelligence et des diverses fonctions intellectuelles,
- de la volonté. La systématisation est intéressante et correspond a un schéma psychologique en accord avec les données aujour-d hui acquises ; mais le livre est intéressant surtout par les discussions psychologiques et les faits utilisés (rôle du milieu, hérédité, influence du sexe, pathologie, etc.). II. P.
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- W. Rawson. — Education in a Changing Commonwealth. — Publication de The New Education Fellowship. In-16 de 275 pages, Londres, 1931.
- Dans ce volume de comptes rendus de la Conférence qui s’est tenue au Bedford Collège, de Londres, en juin 1931, les diverses contributions sont rangées dans les trois grandes rubriques suivantes : Education et monde moderne ; éducation et empire britannique ; progrès dans la technique éducative.
- Cette dernière partie est elle même, clairement subdivisée, et la première subdivision (influence de la psychologie moderne) contient les comptes rendus de deux sections qui méritent d’être signalées ici, l'une sur les examens et les tests (contributions de Cyril Burt et de B. C. Wallis), l’autre sur l’orientation professionnelle, avec un rapport d’Angus Macrae, chef du service d’O. P. à l’Institut national de Psychologie industrielle de Londres, et la relation résumée d’un intéressant effort d’O. P. dans une école de second degré (« post primaire ») commune à tous les enfants, avant toute division et toute spécialisation par F. M. Earle. H. P.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : M”* Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M"* L. Bourdel, licenciée ès-lctlres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone • Danton 82.51.
- PERSONNI L ENSEIGNANT
- Physiologie. — Pro{esseur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M1" C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, mcde-cin-chcf de l'Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Mn* A. Fessard, licenciée ès lettres ; M"’ Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : D' Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Loquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris. - Professeur suppléant : M. H. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Caen
- Organisation de l'Orientation professionnelle et technique des métiers. — A) Organisation générale. — Professeur M. J. Fontègne, inspecteur général de ' Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Te^h-uique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles ; Auribault, inspecteur divisionnaire du du travail ; M"‘c Letellier, inspectrice du travail.
- Sélection professionnelle dans ses rapports avec l’Orientation. — Professeur :
- J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pra-uque des Hautes-Etudes.
- TR A VA UX PR A TIQ UES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François Physiologie : M,u C. Veil.
- Technique des tests scolaires : M*' Henri
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- (ÎO 3STuméros p>a,r _A.n.)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABOIVIVEME1VT :
- Pour la France..... 15 fr. \ Pour VEtranger............ 25 fr.
- Prix du numéro : 2 francs
- Prière d’adresser le montant des abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut : Paris C/C 141 Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnemet On peut se procurer, pour la France,
- la première année complète au prix de 20 francs, les deuxième et troisième années au prix de 18 fri et les trois premières années au prix de 50 francs, au Secrétariat, 41, rue Gay-Lusasc, Paris (v*).
- Choix d’articles publiés au cours des trois premières années
- Pierre Abraham : Sur l'Orientation Professionnelle de la figure humaine (N° 5 et 6,T. U
- A. Fessard : La validité des tests et méthodes statistiques (N'° 2, 3, 4, 5, 6, 9, T. I.
- 3, 5, 6, T. II).
- A.-B. et A. Fessard : L’aptitude musicale et les tests de Seashore (N° 1 et 2, T. III,).
- M"' A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des tests professionnels (N° 6, ï
- A. Fessard, J. Monnin et H. Pieron : Quelques données sur les indépendances fonctionflf révélées par les épreuves psychotechniques (V 8, T. III).
- J. Fontègne : Une visite aux Offices de Vienne et Munich (N° 1 et 3, T. I).
- — L’O.P. au Congrès international de l’enseignement technique (N° 10, T. H1
- M. François : Quelques remarques sur le Test de barrage (N° 8 et 9, T. II).
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3, T. I).
- M. et Mme Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de la fiche psychologique d’O. P. (N° 'd
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps le réaction; le cl1 noptôscope (N° 2, T. I. N° 3, T. III).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie » (N° 6, T. I).
- Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2, T. II). .
- — Orientation professionnelle et organisation du travail en U.R.S.S. (N° 9. TJ1
- Mme H. Piéron : Les étalonnages de tests (N° 1, 2 et 3, T. I ; N* 1, 2 et 3, T. II).
- Mlle D. Weinberg : La déteimination du caractère en Orientation professionnelle (N° 5,T'
- M. Luc : L’importance économique de l’orientation professionnelle (N° 1, T. III).
- — Importance morale et sociale de l’orientation professionnelle (N° 6, T. III).
- M"' J. Abramson : Notes sur quelques visites à des laboratoires d’O. P. (N° 2 et 3, T. 1^'
- F. Louis Bertrand : Kinesthésie, dactylésie, et orientation professionnelle (N° 3, T. IlI)-
- Dr G. Paul-Boncour ; Sur la formation professionnelle des épileptiques (N" 4, T. III).
- J.-M. Lahy : Etalonnage du test d’habileté mécanique de Stenquist (N° 5. T. III).
- H. Laugier et R, Bonnardel : Les aptitudes requises pour le personnel de la fabrication daC* usines de matières colorantes (N° 6, T. III).
- Mrai‘ Mazé : Recherches sur la finesse des perception • chromatiques chez les écoliers (N010 ^
- Gérant : Paul Abj0
- Agen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor*. Ouv.j, 43, rue Voltaire.
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- 4e Année
- N° 5
- Mai 1932
- BULLETIN
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I. — M°’e Henri Piéron : L'étalonnage d’un test de classement de cartes... 101
- H- — Notes et Documents : Quelques données pour l’unification de la terminologie psychotechnique. — Recherches sur l’âge physique : action de l’exercice sur la fréquence cardiaque. — L’Orientation professionnelle â Prague. — La crise économique et l’O. P. en Allemagne. — L’importance du dépistage de la tuberculose dans les professions de l’alimentation : Les gaveurs de pigeons. — L’école unique et la sélection. — L’organisation dans la Loire de l’Inspection médicale scolaire. — Quelques données intéres-
- sant l’O*! P. d’après les analyses de l’année psychologique. 412
- III. — A travers les Revues...............................................
- IV. — Informations.......................................................
- V. — La Vie de l’Amicale.................................................. 130
- VI. — La Vie des Centres d’0. P........................................... 131
- VII. — Bulletin bibliographique......................................'•••• 132
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE il, Rue Gaij Lussac, il
- PARIS
- (Tous d-roits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- d’Orientation Professionnelle
- Établissement reconnu var l’État (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de 1 Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de lUniversilé de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de ia Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général ; M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D’ADMINISTRA TION
- Outre le Bureau :
- M“* Caron, directrice honoraire des Lycées.— MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central rie la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’An-thropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Pié-ron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Ilenri-Rousselle, directeur de l'Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 46 Année
- N° 5
- Mai 1932
- BULLETIN
- DE
- l’Institut National d'Orientation Professionnelle
- r
- L’Etalonnage d’un test de classement de cartes
- PAR
- Mme Henri P1ÉRON
- Nous avons entrepris au cours de l’année scolaire au Centre de recherches de l’Institut national d’orientation professionnelle l’étude d’un test de classement de cartes.
- Ces expériences ont été faites par Mme Mazé et intercalées entre les trois épreuves du chromatophanomètre de Piéron (1).
- Les sujets , au nombre de 184, comprenaient 90 garçons et 94 hiles d’un âge moyen de 12 ans 3 mois.
- Description du test
- Voici en quoi consistait ce test.
- Le jeu complet des cartes à classer dont les dimensions étaient celles des cartes habituelles (10 centimètres de haut sur 7 centimètres de large) comprenant 64 cartes.
- Les figures représentées sur les cartes variaient à la fois de formes et de couleurs.
- H y avait quatre formes : des carrés de deux centimètres et demi de côté, des triangles équilatéraux de trois centimètres et demi de base et trois centimètres de haut, des cercles de deux centimètres et demi de diamètre et des losanges de deux centimètres de côté.
- Chacune de ces surfaces était peinte complètement de ripo-ün de quatre teintes différentes. Il y avait, pour chaque
- 0) V. M. Mazé, Recherches sur la finesse des perceptions chromatiques 0)ez les écoliers, Bull, de l’Inst. Nat. d’O. P., décembre 1931, pages 256-
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- groupe de forme, seize cartes dont quatre rouges, quatre jaunes, quatre vertes, quatre bleues. Les couleurs employées sont définies et faciles à retrouver, ce sont pour le rouge, le ripolin Andrinople foncé n° 9 ; pour le jaune, le ripolin jaune foncé n° 14 ; pour le vert, le ripolin irlandais clair n° 29 ; poulie bleu, le ripolin azur foncé n° 17.
- L’ordre de présentation, toujours le même, avait été étudié pour éviter que des associations de contiguité de couleurs se retrouvant trop fréquemment risquent de créer des rythmes. Voici cet ordre de présentation dans lequel l’ordre des deux moitiés est identique.
- Carrés rouges .... Nos 5. 28. 37. 60
- Carrés jaunes .... Nos 12. 21. 44. 53
- Carrés verts N08 16. 19. 48. 49
- Carrés bleus .... N°s 1. 32. 33. 64
- Cercles rouges ... Nos 15. 18. 47. 50
- Cercles jaunes ... N08 4. 29. 36. 61
- Cercles verts ... Nos 11. 22. 43. 54
- Cercles bleus ... N08 6. 27. 38. 59
- Losanges rouges. . . . ... Nos 2. 31. 34. 63
- Losanges jaunes ... Nos 14. 19. 46. 51
- Losanges verts ... N08 7. 26. 39. 58
- Losanges bleus Nos 9. 24. 4L 56
- Triangles rouges. . . . ... Nos 10. 23. 42. 55
- Triangles jaunes. . . ... Nos 8. 25. 40. 57
- Triangles verts ... Nos 3. 30. 35. 62
- Triangles bleus ... N03 13.. 20. 45. 52
- Technique d’application du test
- Chaque élève eut quatre classements à faire. Dans la première expérience, on lui expliquait qu’il ne devait pas attacher d’importance à la couleur de la carte mais uniquement à sa forme et qu’il devait, aussi rapidement qu’il lui était possible, classer ses cartes en quatre groupes homogènes : les
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- Mode de notation des résultats
- Pour établir notre étalonnage, il paraissait suffire de classer les temps mis par les enfants.
- Il nous a semblé que les erreurs devaient entrer en ligne de compte pour l’évaluation de cette tâche.
- Les erreurs sont de deux sortes : les unes ont été corrigées aussitôt vues par l’enfant et de celles-ci il n’y a pas lieu de tenir compte puisque le fait de leur correction a allongé le temps mis ; pour les autres qui n’ont pas été corrigées, nous avons cru devoir les pénaliser par un allongement de temps.
- Voici comment on a procédé. Pour chaque enfant ayant fait dans une série des erreurs non corrigées on a établi le temps moyen mis par l’enfant pour le classement d’une carte de cette série, c’est-à-dire que l’on a pris la 64e partie du temps total de cette série puisque le jeu est de 64 caries. Ce temps moyen est la valeur de sa pénalisation pour une erreur.
- Il ne reste donc qu’à le multiplier par le nombre de fautes non corrigées et à l’ajouter au temps chronométré pour avoir Ie temps pénalisé qui entrera dans l’étalonnage.
- carrés, les cercles, les losanges, les triangles. On lui explique aussi qu’il a le droit, s’il s’en aperçoit, de corriger ses fautes. L’expérimentateur fait partir son chronomètre aussitôt que l’enfant commence à poser sa première carte et note le temps qu’il met pour le classement de ses 64 cartes.
- Il note également en les différenciant le nombre d’erreurs corrigées et non corrigées.
- Dans la seconde expérience, la technique est la même, mais l’enfant est averti que, cette fois, il doit négliger la forme et ne classer que les couleurs ; il a donc ainsi quatre groupes : les jaunes, les rouges, les verts et les bleus. On note les résultats comme pour la première expérience.
- Une semaine après, on refait les deux mêmes expériences de classement mais en ordre inverse (3e expérience, classement par couleurs, et, 4e expérience, classement par formes).
- On a donc ainsi pour chaque sujet : le résultet de deux clas-* seinents par formes (lre et 4e expériences) et deux classements par couleurs (2e et 3e expériences).
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- Etablissement de l’étalonnage
- Nous avons donc pour chaque sorte de classement deux temps pénalisés et deux temps non pénalisés. Nous avons pris les moyennes de ces deux sortes de temps pour établir notre étalonnage.
- Nous donnerons entre parenthèse au-dessous de chaque temps pénalisé représentatif du décile le temps, très peu différent d’ailleurs, obtenu, sans tenir compte des erreurs non corrigées.
- NORMES OBTENUES DANS LE DÉCILAGE DU TEST Etalonnage des Filles
- 1° Pour le classement par formes, nous avons obtenu les valeurs suivantes :
- 1» 10» 20» 25° 30» 40” 50»
- 55” 1/2 l’6” 1/2 riQ” 1/2 1’ 14” 1> 47” 1’ 21" 1’ 25”
- (85” 1/2) ( l’6”l/2) (1* 10») (l’ 13” 1/2) (1’ 16”) (1’ 21”) (1’2 4”)
- 60» 70» 7 S» 80» 90» 100»
- 1’ 31” 1/2 1’ 40” 1’ 43" l’47” 2’20” 3’ 1?
- (1 MO” 1/2) (l’40’) (1’ 42”) (l’45”l/2) (2’ 17” 1/2) (3’ 17”)
- 2° Pour le classement par couleurs, nous avons les normes ci-dessous :
- 1* 10” 20» 25» 30” 40» 50»
- 53” o9” 1’ 3” r 4”1/2 r 6” 1/2 1’ 9” 1/2 •r 15” 1/2
- (53”) (58”) (l’2” 1/2) (1’ 4”) (1*5” 1/2) (1*8” 1/2) (•r 14” i/2)
- 60» 70» 75» 80» 90» Ô O
- 1’ 19” 1’ 24” 1/2 1’ 27” 1 ’ 30” 1 ’46” 2’ 20”
- (!’ *8”) (1’ 241/2) (1’ 27”) (1*30) (!’ 45”) (2’20”)
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- 1° Pour le classement par formes, nous obtenons les valeurs suivantes :
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- Etalonnage des Garçons
- d» dO» 20° 35° 30» 40» 50»
- 56” 1’ 3” 4/2 d’ 9” d’d2” d’d 5” d’d9 d/2 d ’ 2 i”
- (56-) (d’3”) (d’ 9") (!’ dl”) (I’d2”) (d'd8” d/2) (l’2î”)‘
- 60» 70» 75" 80» 90» 100»
- d1 29” d’3d 1/2 d ' 4d *’ d’46” 2’ 2’ 23”
- (1* 29") (d * 30’’) (d’39”) (d* 41”) (d’35) (2’21”)
- 2° Pour le classement par couleurs, nous obtenons les normes ci-dessous :
- 52”
- 10» 20» 35" 30» 40» 50»
- r d’3” d’4” d’5” 1’ 8” d’dO” d/2
- (d) |(d’2”) (d ' 3” d/2) (l’5”) (1’8”) (T 10)
- 60» 70» 75» 80» 90» 400"
- d’d 4” r 20” d’25” d’27” d ’ 35” 2’ 40”
- (d’ 13”) (d, 49”) (d’24”) (d’26”) (d’32”) (2’ 8”)
- Valeurs des temps de classement
- Si nous calculons le temps moyen mis par nos sujets pour tes différentes expériences, nous relevons les valeurs suivantes :
- Pour le classement par Formes exécuté par les filles, nous ^vons : p 42” de moyenne pour la première expérience ; te 22” pour la seconde expérience et 1’ 32” pour les deux expériences mélangées.
- Pour le classement par couleurs, toujours chez les jeunes filles nous obtenons, pour la moyenne de la lre expérience,
- v
- ÜB
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- 1’ 25” ; pour la 2e expérience, 1’ 12”, et 1’ 18” pour les deux expériences réunies.
- Les normes obtenues par les garçons sont les suivantes : Pour le classement par formes le temps moyen de la première expérience est 1’ 31”, il est de 1’ 25” pour la seconde et de 1’ 28” pour les deux réunies. Pour le classement par couleurs la moyenne de la première expérience est 1’ 22”, celle de la seconde expérience 1’ 11” et la moyenne des deux expériences réunies est égale à 1’ 16”.
- Comparaison des valeurs obtenues dans les deux sortes de classement
- Si nous comparons les moyennes obtenues, d’une part, dans le classement des formes et, d’autre part, dans le classement des couleurs, nous voyons que, chez les fdles comme chez les garçons, le classement par couleurs est plus rapide que le classement par formes : Filles couleurs, V 18” ; formes, F 32”. —- Garçons : couleurs, 1’ 16” ; formes, F 28”. Cette différence de temps est bien spécifique des difficultés différentes des deux modes de classement. On ne peut, en effet, penser que ce sont les ordres de classements qui en sont la cause.
- Les deux classements par couleurs constituaient les 2° et 3e expériences, alors que les classements par formes étaient, l’un le point de départ (lre expérience), l’autre la fin de l’étude (4e expérience).
- Voici les valeurs des temps dans l’ordre d’exécution de la tâche.
- 1“ Exp. 2“ Exp. 3° Exp. 4° Exp. i
- Forme Couleur Couleur Forme
- Filles V 42” 1’ 25” \\ 22” r 12”
- Garçons F 31” r 22” 1’ 25” i’ -ri”
- On voit que les deux classements de couleurs sont plus rapides que les deux classements par formes sauf pour les filles dont le 4e classement est meilleur que le troisième.
- Si nous considérons le nombre de fautes non corrigées
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- chez les filles et garçons, nous trouvons allant parallèlement avec rallongement des temps pour le classement par formes comparé au classement par couleurs une augmentation du nombre des fautes dans le classement des formes ; filles et garçons réunis ont un total de 85 erreurs non corrigées pour le classement par formes au lieu de 42 pour le classement par couleurs, c’est-à-dire sensiblement le double.
- Constance du test
- Si nous cherchons par la formule Bravais-Pearson les corrélations entre les quatre exercices, nous voyons que, si nous envisageons les corrélations entre les exercices successifs de chaque sorte de classement, nous obtenons pour les corrélations entre les deux classements par formes :
- Pour les garçons ............... — r = + 0.48 ± 0.0547.
- Pour les filles................. — r = + 0.40 + 0.053.
- Pour les corrélations entre les deux classements par couleurs :
- Pour les garçons.................— r = + 0.50 i 0.0538.
- Pour les filles..................— r = + 0.72 + 0.034.
- Si, au contraire, on examine les résultats des deux groupes d’expériences composés chacun d’un classement par formes et d’un classement par couleurs, on obtient pour la corrélation entre ces deux groupes :
- Pour les garçons................ : r = + 0.46 ± 0.0545.
- Pour les filles................. : r = + 0.70 + 0.032.
- Et enfin, pour les corrélations entre la somme des deux classements par formes avec la somme des deux classements par couleurs, nous avons les résultats suivants :
- Pour les garçons.................... : r = 0,48 + 0.0547.
- Pour les filles..................... : r = 0.71 ± 0.034.
- Ce qui ne semble pas indiquer l’existence de deux types différents, l’un plus apte aux reconnaissances de couleurs, l’autre plus apte aux reconnaissances des formes.
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- Influence du sexe
- Reprenons les résultats en vue d’examiner s’il y a similitude ou non entre les résultats des filles et des garçons. Nous constatons que les garçons sont plus rapides que les filles aussi bien pour le classement par formes que pour le classement par couleurs moyennes de 1’ 16” pour les garçons (couleurs) et 1’ 18” les tilles et 1’ 28” pour les garçons (formes) contre 1’ 32” pour les filles.
- Les garçons ont fait également un nombre total de fautes pour les quatre classements moindre que le total des fautes de filles : 56 pour les garçons et 71 pour les filles.
- Mais si l’on partage les fautes se rapportant aux formes et celles se rapportant aux couleurs on voit que les filles ont fait moins de fautes que les garçons (17 contre 56) pour le classement par couleurs alors que le nombre de fautes des filles pour les classements par formes dépasse de façon notable le nombre de fautes des garçons (54 fautes pour les filles et 31 pour les garçons).
- Considérons aussi chaque expérience séparément. Nous trouvons là encore un comportement différent pour les garçons et pour les filles.
- Pour le classement par couleurs les filles (|ui ont fait 11 fautes dans la première expérience en ont fait 6 dans la seconde, ce qui ne représente qu’une correction de 45,46 %, alors que les garçons, qui en avaient fait 19 dans la première expérience, n’en ont fait également que 6 dans la seconde, ce qui représente cette fois 68,44 % d’amélioration.
- La différence est beaucoup plus grande dans les classements par formes.
- Alors que les filles n’améliorent le rendement de la 2e expérience que de 36,37 %, les garçons diminuent les fautes du second exercice de 89,29 %.
- Influence de la répétition sur le temps de classement
- Nous avons vu que le temps mis pour le second exercice de chaque sorte de classement était inférieur au temps du premier exercice.
- Le gain chez les filles est de 19,60 % pour le classement par formes et de 15,29 % pour le classement par couleurs.
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- Il est de 6,60 % pour les garçons (formes) et 13,41 % pour le classement par couleurs.
- Pour le classement par formes 52 garçons ont amélioré leur temps d’une moyenne de 16” chacun, 37 enfants ont, au contraire, augmenté leur temps de 9” 9”’ en moyenne. Un garçon a donné exactement le même temps dans les deux classements. Pour les filles, nous trouvons que 70 enfants ont gagné en moyenne 29” 9”’ dans leur second classement par formes, 22 ont donné une moyenne d’allongement de temps de 9”.
- Pour les couleurs, 65 garçons ont gagné un temps moyen de 16” 6’” alors que 17 allongeaient leur temps de 7” en moyenne et que 8 n’ont donné ni gain ni perte.
- Les filles ont donné un gain moyen de 19” 5’” pour 76 sujets, et un allongement de temps moyen de 17” 5’” chez 17 filles ; une seule n’a eu ni. gain ni perte de rapidité.
- La rapidité et l’exactitude
- V a-t-il parallélisme ou opposition entre la rapidité et la valeur qualitative de l’épreuve ? Si nous cherchons dans l’étalonnage qui ne tient compte que du temps à quels déciles se placent les 49 enfants qui ont commis des erreurs non corrigées, nous voyons qu’ils se répartissent dans tous les quar-Üles mais assez inégalement. Chez les plus rapides (1er quar-Üle) nous trouvons 7 enfants (3 couleurs, 4 formes). Dans le second quartile 11 enfants (5 couleurs et 6 formes) ; dans le troisième 12 (2 couleurs et 10 formes) ; dans le quatrième quartile 19 enfants (9 couleurs et 10 formes).
- En somme, dans la meilleure moitié la plus rapide, se classent 36,72 % des enfants ayant fait des erreurs (16,32 % pour les couleurs et 20,80 % pour les fromes) et 63,24 % dans la moitié la plus lente (22,44 % pour les couleurs et 40,80 % pour les formes).
- H n’y a pas opposition entre la rapidité et l’exactitude et, au contraire, c’est dans le dernier quartile, c’est-à-dire chez les plus lents que l’on trouve 39,75 % des enfants ayant fait tles fautes. #
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- Le test de classement et l’intelligence
- Sur les fillettes ayant fait ces quatre séries d’expériences on avait au préalable appliqué la fiche psychologique (1) et déterminé leurs profils.
- Il était intéressant d’essayer de voir si l’intelligence intervenait beaucoup ou peu dans la réussite.
- En 1929, W. Line (1), essayant d’apporter une vérification expérimentale des vues de Spearman sur la nature des perceptions, avait soumis 1.500 enfants de 2 an \ à 16 ans à un lest de triage de cartes portant des lignes brisées de différentes formes et de différentes couleurs.
- Il avait trouvé que la corrélation avec les tests d’intelligence de Spearman était élevée : + 0.89 + 0.01.
- D’aulre part, K. C. Gaurison (1), dans une étude de quelques épreuves simples de vitesse, avait également appliqué un test qui consistait en distribution de cartes de cinq sortes.
- Il avait constaté qu’il n’y avait aucune corrélation entre le test d’inlelligence d’Otis et ce test (— 0.02 ± 0.09).
- Pour nous, nous avons également trouvé des corrélations extrêmement petites entre différents points du profil d’intelligence et le test du classement.
- Nos corrélations sont d’ailleurs nettement plus faibles lorsqu’il s’agit du classement par formes que du classement par couleurs.
- Voici les chiffres trouvés :
- 1° Corrélations entre l’efficience de l’attention et les classements :
- a) par couleurs : p = + 0.136 + 0.0992 ;
- b) par formes : p = — 0.06 + 0.1005 ;
- 2° Corrélations entre la mémoire des formes géométriques et les classements :
- a) par couleurs : p — + 0.17 ± 0.098 ;
- b) par formes : p = + 0.13 ± 0.099 ;
- (1) M. et M"' Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de la fiche psychologique d’orientation professionnelle. Bulletin de l’Institut National d’Orien-tation professionnelle, 2“ année, juillet 1930, n° 7 pages 161-185-
- (2) W. Line, Die Lehre der Noegenesis .Arch. fur ges. Psych. LXVIII, 1-2, 1929, p. 240-267.
- (3) K. C. Garrisron. An Investigation of some simple Speed activities (J. of. appl. Psych. XIII, 2, 1929, p. 167-172.
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- lil —
- 3° Corrélations entre les points de compréhension et les classements :
- a) par couleurs : p — + 0.19 ± 0.097 ;
- b) par formes : p = —0.03 ± 0.1007 ;
- 4° Corrélation entre l’intelligence générale et les classements :
- a) par couleurs : p = + 0.27 + 0.093 ;
- b) par formes :f p = + 0.02 ± 0.118;
- 5° Corrélations entre les résultats du premier apprentissage du code et des premiers classements de chaque catégorie :
- a) par couleurs : p — + 0.13 ± 0.0992 ;
- b) par formes : p = —0.09 ± 0.1000 ;
- 6° Corrélations entre les résultats du second apprentissage du code et des secondes classements de chaque catégorie :
- a) par couleurs : p = 0.23 ± 0.0955 ;
- b) par fomes : p — + 0.10 ± 0.0998.
- K. C. Garrison avait trouvé des corrélations comparables. H avait obtenu entre son test de distribution et un test correspondant en partie à notre code (substitutoins de lettres aux chiffres) une corrélation de + 0.30 ; entre son test et un test d’attention qui consistait au barrage de quatre lettres dans un texte, la corrélation de + 0.16, et avec un autre lest d’attention qui consistait à barrer tous les 4 sur une liste de chiffres la corrélation avait été de + 0.22. Ce sont toutes des corrélations sans signification.
- En définitive, le test de classement tel qu’il a été étalonné paraît n’être qu’un indice de rapidité, la tâche est si facile que l’intelligence n’intervient guère, le nombre de formes et le nombre de couleurs est petit et ne met guère en jeu la mémoire.
- Il semble qu’il soit plus facile de distinguer les couleurs que les formes puisque le temps moyen de classement est plus petit et que le nombre de fautes y est moindre. Au point (le vue des différences sexuelles, on constate que les garçons
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- sont un peu plus rapides que les filles, qu’ils sont nettement plus précis (56 fautes pour les garçons et 71 fautes pour les filles), mais que les filles sont plus cohérentes :
- Indices pour les filles : 0.72 — 0.40 — 0.71 ;
- Indices pour les garçons : 0.50 — 0.48 — 0.48.
- NOTES ET DOCUMENTS
- ________ \
- Quelques données pour l’unification de la terminologie psychotechnique
- Au Congrès de psychotechnique de Moscou s’esl réunie une Commission d’unification terminologique présidée, en l’absence de Mme Baumgarten, par M. Claparède.
- Cette Commission a étudié les termes suivants dont elle a ainsi fixé la signification :
- 1. Centile. — Suivant une ancienne proposition de M. Piéron, et d’accord avec M. Claparède, la Commission a décidé de remplacer le terme percentile par celui de centile, formé selon la même règle que « décile » et « quartile ».
- 2. Age. — Suivant une convention mathématique universellement admise, un âge, exprimé en années, doit correspondre au médian des âges compris entre deux échelons successifs ; ainsi 10 ans correspondra aux âges qui se dispersent entre 9 ans 6 mois 1 jour et 10 ans 5 mois 29 jours, etc.
- 3. A la suite d’une proposition de M. Piéron, la Commission a précisé comme suit le sens des termes erreur, variation et écart qui sont encore souvent employés indistinctement et d’une manière confuse :
- a) Erreur. — (Anglais, error ; allemand, Fehler ; italien, errore : russe, oshibka ; polonais, blad.)
- Il y a erreur lorsqu’on ne peut mesurer qu’avec approximation une valeur inconnue, mais constante (par exemple, l’éclat d’une étoile).
- . b) Variation. — Si l’on mesure un processus dynamique (par exemple le temps de réaction d’un sujet), on a, outre les erreurs de mesure, encore des variations, car le sujet varie d’une réaction à l’autre.
- c) Ecart. — (Anglais, déviation ; allemand, Abweichung ; italien, deviacion ; russe, otklonenie ; polonais, odchglenie.)
- Si l’on caractérise un groupe d’individus, la différence entre
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- une valeur individuelle et une valeur significative du groupe est appelée écart.
- 4. Indices statistiques d'un test. — Ayant pris connaissance d’une note de Mme Bauingarten, la Commission a décidé d’en extraire les termes relatifs aux indices statistiques des tests et adopté les définitions suivantes :
- a) Homogénéité. — Le coefficient de corrélation entre les deux moitiés d’un test (questions paires et impaires) doit être considère comme mesurant l’homogénéité du test et devra être appelée coefficient d’homogénéité.
- b) Equivalence. — Le coefficient de corrélation entre deux formes supposées équivalentes d’un test appliquées à de brefs intervalles sera appelé coefficient d’équivalence.
- c) Constance. — Le coefficient de corrélation entre deux applications d’un même test sera appelé coefficient de constance, quel que soit l’intervalle de temps écoulé entre les deux applications.
- d) Fidélité. — Anglais, reliability ; allemand, Zuverlâssigkeit ; l'usse, nadejnosl ; polonais, peonosc.)
- • Les trois coefficients examinés plus haut sont considérés comme mesurant la fidélité du test et peuvent être appelés coefficients de fidélité. La Commission recommande toutefois de ne jamais employer le terme de fidélité et de coefficient de fidélité sans préciser duquel des trois coefficients il s’agit. Le terme de cohérence, mutile et équivoque, est à éviter.
- c) Valeur de différenciation d’un test est'sa capacité de fournir mie courbe de répartition satisfaisante en vue de mettre en lumière les différences individuelles des sujets.
- f) Valeur diagnostique. — On dira qu’un test a une bonne valeur diagnostique lorsque sa valeur de différenciation et sa fidélité seront satisfaisantes.
- g) Validité. — La validité d’un test exprime le degré de liaison 0I1h‘e le rendement du sujet dans le test et son rendement dans une autre activité, que le test est censé prévoir. Le coefficient de validité est le coefficient de corrélation entre ces deux séries.
- h) Valeur pronostique. — Lorsque la validité s’adresse à une activité postérieure l’application d’un test, elle mesure la valeur Pronostique du test.
- Nota. — Le terme de valeur symptomatique est à éliminer parce CIU il laisse supposer qu’on cherche à atteindre derrière le résul-1^1 du test une faculté psychologique inconnue et inconnaissable.
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- 5. Termes généraux s’adressant à la notion de liaison entre deux grandeurs.
- A la suite d’un exposé de M. Darmois, la Commission a accepté les définitions qu’il avait proposées, à savoir :
- a) Liaison. Il y a liaison entre deux caractères dans une population, si l’un des caractères étant fixé à l’un de scs étals de grandeur, la disposition de l’autre se trouve modifiée.
- b) Corrélation. — Dans le cas de grandeurs mesurables, la liaison prend le nom de corrélation et il paraît désirable de limiter à ce cas l’emploi du terme « corrélation ».
- a) Le coefficient de corrélation de Pearson est désigné par le terme de coefficient de corrélation tout court, ou corrélation de grandeurs.
- b) Le coefficient de Spearman est désigné par « coefficient de coordination » ou coefficient de corrélation de rangs (allemand, Ranghorrelation ; anglais, rankcorrelalion ; russe rangowaya kor-relazia ; polonais, horelacia rang.)
- c) Contingence. — Dans le cas des grandeurs non mesurables, la liaison prend le nom de contingence.
- Nota. — Le mot covariation, qui est parfois employé dans le sens exact qui' a été donné ici au mot « corrélation » devient inutile.
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- Recherche sur ll’âge physique Action de l’exercice sur la fréquence cardiaque
- L’augmentation de la fréquence cardiaque, sous l’influence d’un exercice, a surtout été étudiée chez l’homme à l’occasion des performances sportives ; mais il ne semble pas qu’on ait recherché comment elle variait avec l’âge, ni, par suite, si elle ne pourrait pas être utilisée comme signe du développement physique de l’enfant.
- Nous nous sommes proposés de mettre en évidence les lois moyennes de cette évolution. Afin d’étouffer les variations individuelles, nous avons dû examiner un grand nombre de sujets : 464 garçons des écoles de la ville de Paris, ayant subi auparavant un examen médical, et dont les âges se répartissaient entre 5 ans 8 mois et 16 ans 5 mois.
- L’épreuve à laquelle nous nous sommes arrêtés, après divers essais, consistait à faire courir le plus rapidement possible chaque enfant sur une distance de 50 mètres. A un exercice musculaire déterminé, exécuté sur un rythme fixe, nous avons préféré la course
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- à pied, activité plus naturelle à l’enfant, et pour laquelle il peut, suivant ses capacités propres, donner à chaque instant son effort maximum.
- La fréquence du pouls a été déterminée par simple palpation de la radiale chez les sujets assis, juste avant et immédiatement (4 secondes au plus) après la fin de la course. Le phénomène d’accélération s’atténuant très rapidement, cette dernière mesure a été prise seulement pour les 15 premières secondes.
- Le- tableau ci-contre résume les résultats globaux de l’enquête. On y trouve indiqués, en regard de chaque âge, le nombre d’enfants examinés, la fréquence moyenne du pouls de repos (pour 1/4 de minute), l’accélération moyenne du pouls sous l’influence de la course, la fréquence cardiaque moyenne après la course. On a, de plus, fait suivre les moyennes d’accélération (résultats essentiels) d’un indice de précision de la moyenne, et d’un indice de dispersion des sujets.
- 1 AGE moyen en années NOMBRE de sujets POULS de repos jusqu’à 1/4 minute ACCÉLÉ- RATION jusqu'à 4/4 minute PRÉCISION de la moyenne Erreur probable DISPERSION des secondes Ecart probabie FRÉQUENCE après la course
- 6 -1/2 44 22,9 9,8 0,28 1,85 32, 7
- 7 4/2 51 21,2 40,9 0,22 4,60 32,4
- 8 4/2 81 20,8 41,6 0,20 4,82 32, 4
- 9 4/2 89 20,7 42,3 0,20 4,87 33, 0
- 1 10 1/2 59 20,2 43,6 0,28 2,43 33,8
- 41 1/2 33 19,5 44,3 0,36 2,03 34, 3
- 12 4/2 28 49,3 . 45, 0 0,40 2,45 34,3
- 43 4/2 29 18,2 46,4 0,37 2,00 34,3
- 44 4/2. 49 18,7 45, 6 0,49 2,42 33, 3
- 45 4/2 23 47,9 46,2 0,45 2,46 34,4
- De l’examen des chiffres se dégagent trois faits principaux :
- 1° Une diminution de la fréquence cardiaque au repos, à mesure que l’âge croît, phénomène bien connu.
- 2° Une augmentation progressive avec l’âge de Vaccélération du pouls sous Vinfluence d’un exercice physique.
- 3° Une relative constance de la fréquence cardiaque après la course, les plus jeunes tendant toutefois vers une limite un peu
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- moins élevée que les plus âgés, ce qui suggère (conformément à l’observation) une moindre capacité de fournir un effort violent chez les jeunes.
- Les données numériques et les courbes qu’elles ont permis de construire nous renseignent sur la forme de la dépendance entre les facteurs considérés et l’âge. Par le calcul des corrélations totales, nous avons de plus établi — en utilisant la formule de corrélation de Pearson — la force de ces dépendances. Entre l’accélération et l’âge, nous avons trouvé un coefficient positif de 4- 0,54 (+ 0,022). La relation ne fait donc aucun doute. On peut facilement s’en convaincre si l’on considère que la corrélation entre le pouls de repos et l’âge, exprimant un lien universellement reconnu, n’a été que de 0,47 + 0,024 (coefficient négatif cette fois, puisque le pouls de repos diminue lorsque l’âge croît).
- Cependant on était en droit de se demander dans quelle mesure l’augmentation de l’accélération avec les années était attribuable à l’âge propre (ensemble de facteurs non isolés), ou à quelques autres facteurs plus évidents dont nous savons qu’ils varient avec lui. Nous avons envisagé comme possible l’influence propre du pouls de repos et du poids du sujet. Par le calcul de la corrélation partielle entre ce dernier facteur et l’accélération, à âge constant, nous avons d’abord reconnu l’inefficacité du poids (coefficient, pratiquement nul de — 0,05). Pour étudier l’influence propre du pouls de repos, dégagée de celle que ce facteur peut avoir sur l’accélération par l’intermédiaire de l’âge, nous avons calculé la corrélation entre ce facteur et l’accélération, lorsque l’âge est maintenu constant. La valeur trouvée (— 0,35) nous montre que la croissance de l’accélération avec l’âge s’expliquera en partie par le fait que le pouls de repos diminue. Mais ce facteur ne suffît pas à rendre compte de la loi établie. Son influence étant éliminée, on trouve encore entre l’accélération et l’âge une corrélation partielle de + 0,40.
- Enfin, la corrélation mulliple lorsqu’on tient compte à la fois du pouls de repos et de l’âge pour essayer de prévoir l’accélération d’un sujet s’élève à + 0,62, coefficient d’importance moyenne, qui montre bien que si l’accélération individuelle se trouve sous la dépendance étroite des facteurs généraux dont nous avon=; dégagé l’influence, il subsiste encore tout une multiplicité de causes secondaires (émotivité, capacité d’effort, etc...) responsables de la grosse variabilité résiduelle (1).
- A. B. Fessard, A. Fessard, et IL Laugier.
- (4) Note à la Société de Biologie, Mars 19H2, T. CIX, p. 602.
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- L’Orientation professionnelle à Prague
- En 1931, l’Office d’O. P. de Prague, dirigé par le Pr J. Miklas, a examiné 795 enfants : 435 garçons et 360 filles.
- 49 °/0 des garçons ont été confirmés dans leur choix ; sur les 31 °/o de cas où des contre-indications ont été relevées : 4 °/„ ont trait aux aptitudes, ou plutôt aux inaptitudes physiques et 27 °/„ aux inaptitudes relevées par l’examen psychotechnique.
- Chez les fillettes : 70 °/«> de confirmations ; 15 % de contre-indications, dont 6 médicales et 8 psychotechniques.
- Pour les garçons, c’est aussi la mécanique qui constitue le pôle attractif : 119 désirent devenir ajusteurs, mécaniciens d’autos, électriciens, 64 préfèrent les emplois de bureau et 40 les travaux d'imprimerie. Les métiers féminins qui sont le plus demandés sont ceux de couturières, vendeuses et employées de bureau ; on ne compte que trois cuisinières, une servante et six bonnes d’enfants.
- 45 °]„ des garçons désirent exercer des métiers hautement « qualifiés », alors que 28 °/„ seulement paraissent présenter les aptitudes souhaitables ; 47 °/„ accusent des « aptitudes moyenne », 37 °/o seulement choisissent les métiers correspondant à ces apti tudes ; 20 °/n (et c’est peu) se décident à des métiers pour lesquels la question d’aptitudes spéciales ne semble pas jouer un grand rôle. ' J. F.
- La crise économique et l’Orientation Professionnelle en Allemagne
- Le 15 février dernier, le Président de l’Institut allemand du travail (Ministère du Travail) a publié, sur cette question, une circulaire des plus intéressantes dont il nous plait de signaler à nos lecteurs les parties les plus importantes.
- Plus d’un orienteur de chez nous y trouvera des aperçus qui ne diffèrent guère de ceux qu’il pourrait attendre d une autorité française. Groupons-les sous les dix rubriques ci-dessous :
- L — L’orienteur doit s’efforcer d agir contre le pessimisme qui Se répand de plus en plus, qui menace la joie au travail et la productivité de la main-d’œuvre.
- On montrera clairement à la jeunesse les dilfiçultés actuelles de la vie professionnelle, tout en lui faisant néanmoins remarquer que l’état du marché du travail n’est, aujourd’hui, ni normal ni permanent...
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- II. — Etant donné l’encombrement de presque toutes les profes-
- sions, il importe, lors de la décision à prendre, de mettre l’aptitude au premier plan. Une sélection professionnelle minutieuse est, au moment où les exigences demandées aux candidats sont plus impérieuses qu’en temps normal, de première nécessité. Elle sera d’autant plus sévère que la profession est encombrée. Pourtant il pourra être dirigé vers des métiers déjà encombrés des jeunes gens particulièrement qualifiés....
- III. — Du fait de la longue durée du chômage chez les non-
- apprentis, l’orienteur cherchera à en diriger le plus grand nombre vers les métiers nécessitant un apprentissage, tant sont grands les dangers que fait courir le chômage au caractère, au rendement et à la discipline...
- IV. — La difficulté d’établir une discrimination exacte entre les
- différentes causes du chômage conduira l’orienteur à distinguer très nettement entre les « oscillations de la conjoncture » et les changements dus à des considérations d’ordre économique ou professionnel : tricots plus demandés que tissages, éleclrciité supplantant le gaz, conséquences de la rationalisation.....
- V. — Le danger des « métiers à la mode » reste le même ; aussi veillera-t-on à répartir la jeunesse :
- a) dans des activités professionnelles qui sont en plein développement ;
- b) dans celles où se manifeste le plus le manque de main-d’œuvre qualifiée (certains branches de l’industrie textile, par exemple) ;
- c) dans celles où, par suite de la carence nationale, il a fallu faire appel aux étrangers ;
- cl) dans les métiers qui sont peu demandés, soit qu’ils apparaissent comme fatigants, sales ou difficiles, soit qu’ils soient peu considérés au point de vue social ;....
- VI. — L’orienteur cherchera à contrecarrer l’afflux vers les professions dites « supérieurs » et à diriger les « intelligences » vers les métiers manuels.
- VIL — L’exode rural retiendra également l’attention des orienteurs qui s’efforceront, tout au moins pendant les époques de travail à la campagne, de diriger vers la terre les adolescents des grands centres industriels.
- VIII. -— Toute spécialisation prématurée sera évitée : ce qui importe, pour la jeunesse, c’est une éducation professionnelle aussi étendue que possible. La préférence sera donnée aux métiers qui facilitent une utilisation « probylatérale » dans les branches d’industrie les plus variées.
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- Sans doute, le besoin d’éléments professionnels qualifiés .a-t-il diminué dans certaines industries, mais il ne faut pas oublier que la production pose, de plus en plus, des problèmes d’outillage, d’organisation et de réparation....
- IX. — L’orienteur prendra soin d’attirer l’attention de la jeunesse sur les « connexions professionnelles » et sur l'opportunité de compléter toujours davantage le métier principal.
- C’est notre théorie de l’apprentissage de deux métiers (jardinier-agriculteur-petit éleveur ; jardinier-chauffeur ; chimiste-fabricant de petits appareils... ; ouvrier du bâtiment-ouvrier d’abattoirs : fleuriste-plumassière), avec cette remarque qu’il vaut toujours mieux apprendre un métier à fond que d’en exercer deux à demi...
- X. -— Une propagande tout particulière sera Jait auprès des parents pour les engager à ne pas dépenser toutes leurs ressources pour faire faire des études à leurs enfants, le mieux étant d’en consacrer une partie pour une éducation professionnelle « approfondie, polvlatérale et pratique »....
- Nos lecteurs remarqueront que l’accent de ces « directives » allemandes porte surtout sur le côté économique de l’orientation professionnelle. Nous ne saurions trop engager les orienteurs à ne pas oublier ce point de vue capital, s’ils ne veulent pas exécuter
- un travail «en l’air». Julien Fontègne.
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- L’importance du dépistage de la tuberculose
- dans les professions de l’alimentation. — Les gaveurs de pigeons
- D’actives campagnes ont été déjà entreprises pour demander la surveillance médicale des ouvriers qui manipulent les denrées alimentaires. Certaines professions avaient été l’objet d’études et d’observations, en particulier celle des boulangers, si souvent atteints de tuberculose. M. André Feil vient de révéler à l’Académie de médecine l’intérêt du dépistage de cette affection dans un autre genre de profession : celle des gaveurs de pigeons.
- En effet, l’ouvrier, pour que le pigeon soit « à point », doit pratiquer l’engraissement forcé par un véritable gavage. Normalement, les pigeons de trois à quatre semaines ne savent pas s’alimenter seuls et restent tributaires de leurs parents qui recueillent la nourriture dans leur jabot pour la redonner par « abecque-ment», c’est-à-dire en introduisant dans leur bec et en leur faisant ingurgiter une nourriture déjà à demi digérée. Or, dans l’élevage, c’est l’ouvrier qui procède à celle opération délicate en aspirant dans sa bouche des graines qu'il projette ensuite dans le bec cntr ouvert du pigeon.
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- Si ce procédé de gavage n’est pas sans inconvénient pour l’ouvrier qui peut s’inoculer certaines affections du pigeon (diphtérie, aspergillose), il est susceptible aussi de faire courir un risque aux consommateurs : celui de la projection de crachats bacillifères dans le jabot du pigeon.
- Une surveillance médicale s’impose donc aussi dans cette branche de l’industrie alimentaire permettant le dépistage des lésions tuberculeuses.
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- L’École unique et la sélection *v
- Nous extrayons d’un très intéressant article du Dr Ed. Toulouse les passages suivants sur l’Ecole unique et la sélection :
- Jusqu’à présent on a cherché à recruter l’élite de la nation dans une couche sociale ; et le résultat n’est pas mauvais, puisque pour les postes de direction on trouve facilement des hommes aptes. Mais cela ne prouve-t-il pas surtout que la race française est riche ? Il tombe sous le sens que si le choix portait sur deux fois, cinq fois plus d’individus, il serait encore meilleur, et la puissance nationale augmentée.
- L’intérêt de l’enfant n’est pas moins justifié. Celui-ci tient de sa nature même une vocation pour exercer ses aptitudes ; ce faisant, il est plus utile à son pays et trouve généralement le bonheur pour lui-même.
- Toutes les autres questions sont secondaires : droit du père, privilège de la bourgeoisie, revendication des travailleurs, budgets publies, et aussi indifférence des syndicats.à l’égard d’un triage capable de priver le peuple des éléments les plus intelligents, enfin difficulté de la sélection.
- Toutefois, un point vraiment délicat c’est la sélection., An début, les méthodes ne seront pas très bonnes. Mais aussi mauvaises qu’elles soient, elles ne sauraient être pires que le système actuel où pour beaucoup l’argent décide. Los vieux modes d’examen seront perfectionnés, et à mesure qu’on v fera intervenir des procédés scientifiques ils s’améliorcronl. Cela n’est au fond pas plus complexe que le triage opéré tous les jours à l’hôpital psychiatrique et portant sur des milliers de cas observés annuellement. Là aussi nous ajustons nos méthodes en les appliquant ; et les techniques de laboratoire nous aident à mieux reconnaître par exemple la svphilis nerveuse sous les masques les plus trompeurs.
- En toute chose il faut être optimiste, avoir un point de direction plus ajusté et se jeter bravement à l’eau, au risque de boire un coup. Le rôle du médecin est encore plus dangereux puisqu’il tient entre ses mains la vie de son sujet tandis que l’éducateur ne
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- risque pas de produire un choc mortel dans une application de méthodes pédagogiques.
- Puisqu’il s’agit en somme de former l’élite de la nation, il n’y a qu’une méthode réellement efficace, la méthode expérimentale, dont les procédés relèvent de la psychotechnique. Il faudra déterminer les caractéristiques de la supériorité des bons élèves, et aussi le travail scolaire le plus favorable comme les acquisitions les plus utiles. On aura alors les moyens de sélectionner les enfants et d’améliorer les méthodes d’enseignement.
- Encore le problème ne sera-t-il parfaitement résolu que lorsqu’on aura précisé le rapport entre la valeur scolaire et le rendement social, à quoi aboutissent toutes les activités mentales, même les plus désintéressées en apparence.
- L’étude des hommes supérieurs dans chaque profession peut apporter des éléments en nombre suffisant. Et les types exceptionnels, les génies, resteront des espèces rares, qu’il ne faut pas négliger ; car les surnormaux sont comme des faits grossis plus explicatifs ou suggèrent des recherches fécondes ; tels les cas pathologiques pour la physiologie générale. C’est dans cet esprit que j’avais au début de ma carrière entrepris une enquête médico-psychologique sur des hommes tels que Zola, Henri Poincaré, Ber-tlielot, Dalou, auxquels j’appliquais les méthodes d’observations cliniques.
- Enfin l’étude ne sera pleinement féconde que si l’on s’attache à déterminer les caractères essentiels psychiques, physiques et morbides, dont l’efficience mentale n’est que la résultante. Dans cet ensemble, le rôle du médecin sera important, car il pourra souvent expliquer et — ce qui est mieux encore — améliorer. La sélection deviendra alors une mesure prophylactique dont toutes les familles comprendront l’utilité.
- Je n’ai pas la superstition de l’expérimentation, du test, du laboratoire. C’est elle qui doit apporter les raisons les plus sûres ; naais il lui faudra être aidée et précédée constamment par l’observation, qui explore plus complètement et contrôle l’expérience.
- L’Université n’a pas encore compris la nécessité d’entrer dans cette voie. Cette orientation n’est d’ailleurs point aisée ; mais il n’y en a pas d’autre, et il faudra bien passer par ce défilé, qui impressionne les professionnels.
- Sans doute les méthodes empiriques employées ont cet avantage qu’elles flattent la tendance au moindre effort et masquent l’incompétence. Mais les procédés expérimentaux sont en train de devenir une science propre avec sa discipline, et la masse des maîtres actuels sera un jour dépossédée de son droit de sélection. Nous sommes au tournant ingrat où l’évolution nous force d’appliquer
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- d’autres techniques. Ainsi, de bons médecins ont perdu pied dans la clinique moderne, faite de l’observation et du laboratoire.
- L'organisation dans la Loire de l’Inspection médicale scolaire
- D’après des renseignements donnés par le Dr Vinay, chef du Service de l’inspection médicale scolaire de la Loire, le Service médical de ce département vient d’être créé sur les bases suivantes :
- 1° Collaboration des médecins praticiens ;
- 2° Contributoin financière des communes.
- Le personnel comprend :
- Un médecin chef de service qui a le titre d’inspecteur départemental d’hygiène adjoint et dont l’action peut, par conséquent, s’étendre aux questions d’hygiène périscolaires.
- Des médecins inspecteurs locaux ou de circonsprition. Ces médecins sont pris parmi les médecins praticiens. Ils sont nommés par le préfet pour une durée de trois années renouvelables et avec l’assentiment des maires des communes intéressées.
- Les honoraires des médecins-inspecteurs ont été fixés de la façon suivante après entente avec le syndicat des médecins de la Loire : le prix de la visite' est de 5 francs par enfant et l’indemnité kilométrique égale à celle de l’A. M. G.
- Des assistantes d’hygiène scolaire nommées au concours et titularisées après un an de stage.
- L’inspection médicale scolaire porte :
- 1° sur les locaux scolaires et sur le mobilier scolaire ;
- 2°) sur les conditions d’hygiène des élèves et sur leur état sanitaire ;
- 3° sur l’état de santé et les aptitudes physiques des élèves en vue de leur orientation professionnelle ;
- 4° sur les mesures hygiéniques spéciales relatives à la tuberculose et aux maladies contagieuses ;
- 5° sur l’observation des conditions imposées au personnel des écoles en matière d’hygiène par les règlements ; le médecin inspecteur accompagné du directeur visite chaque école au moins une fois par an.
- Enfin, sans jamais se substituer au médecin traitant, le médecin inspecteur procède une fois par an, entre la Toussaint et Pâques, à un examen médical individuel des élèves. Cet examen porte sur l’état général de l’enfant voies respiratoires, système osseux et locomoteur, organes de la vue et de l’ouïe, gorge, dentition, cœur et circulation, ganglions, peau et cuir chevelu, etc.
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- Le médecin-inspecteur indique le cas échéant aux autorités scolaires les mesures qui lui paraissent nécessaires et s’il estime un traitement médical, il avertit les familles en les invitant à s’adresser à un médecin de leur choix. Il consigne le résultat de son examen sur une fiche sanitaire individuelle qui est conservée par l’assistante.
- Cette fiche contient obligatoirement :
- Les renseignements d’ordre médical donnés par la famille ; l’indication semestrielle du poids, de la taille et du périmètre thoracique ; d’acuité visuelle et l’acuité auditive ; les notes pédagogiques relatives à la fréquentation et à l’état intellectuel ; les différentes consultations des 'spécialistes ; les diverses vaccinations et leur résultat ; l’enquête sociale s’il y a lieu ; l’orientation professionnelle.
- Ces fiches sont tenus à jour par les assistantes d’hygiène scolaire qui procèdent avant la visite du médecin aux pesées et mensurations, à l’examen de l’acuité auditive et de l’acuité visuelle avec l’aide du personnel enseignant.
- Communication de la fiche est donnée aux familles le jour de la visite du médecin-inspecteur.
- Déjà l’inspection médicale scolaire est bien accueillie dans le département. 163 communes ont donné leur adhésion et voté leur part contributive. Naturellement, les communes (19) déjà pourvues d’un service d’inspection médicale scolaire suffisant ont gardé leur autonomie. 81 communes ont accepté le principe et ajourné pour cette année et pour diverses raisons le vote de la subvention. C’est donc un total de 263 communes sur 306 qui ont répondu favorablement à l’appel du préfet.
- Le service fonctionne en liaison parfaite avec les dispensaires antituberculeux et avec les dispensaires des maladies de la peau. Les diverses consultations gratuites des hôpitaux ont été ouvertes aux enfants signalés par les médecins-inspecteurs (othorinolaryn-gologie, ophtalmologie, neurologie, chirurgie osseuse et orthopédique, etc).
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- Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’année psychologique
- G. Pfahler. — System der Typerlehren. Grundlegung einer Pddagogidshen Typenlebre (Système des typologies. Etablissement dune typologie pédagogique). — Iu-8°( 334-xv pages, Barth, Leipzig, 1929.
- L’éducateur ne peut pas, dans les conditions de l’organisation scolaire, se consacrer à chaque enfant individuellement ; mais il
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- peut, tout au moins, envisager des types d’enfants et il a, par conséquent, le plus grand intérêt à connaître les doctrines modernes dans l’étude des types psychologiques, les « typologies » actuellement en cours.
- C'est pour fournir cet instrument au maître que P. passe en revue les récentes théories typologiques, en se bornant uniquement d’ailleurs aux auteurs de langue allemande. Ses préférences personnelles vont vers Kretschmer à qui il reproche seulement de ne pas faire intervenir, à côté du tempérament et de la structure morphologique, des facteurs intellectuels de classification : le mode de perception et d’élaboration des expériences. En citant les recherches expérimentales de Scholle et d’autres, conduites sous la direc-de Kroh, P. rappelle qu’elles ont abouti à montrer l’importance de certaines attitudes intellectuelles très différentes chez les schizothymes et les cyclothymes.
- Des expériences personnelles de P. ont porté sur l’interprétation des taches d’encre, sur la formation d’un récit avec des mots donnés et sur la mémoire de mots sans liens apparents. Pour 5 adultes et 7 enfants dont le type psychologique a été préalablement déterminé dans le sens de la classification de Kretschmer, P. a trouvé chez des sujets à prédominance cyclothymique une plus grande richesse d’images dans l’interprétation des taches d’encre et une facilité beaucoup plus grande dans l’imagination des liens associatifs nouveaux entre des mots hétérogènes. La distinction de Kretschmer, qui caractérise les cyclothymes comme réalistes et les schizothymes comme dramaturges apparaît donc comme trop absolue : les cyclothymes peuvent fort bien dramatiser, mais ils le font d’une toute autre façon que les schizothymes.
- Pour P., qui s’accorde en cela, d’ailleurs, avec les résultats de recherches antérieures, les cyclothymes sont caractérisés par la richesse et la fluidité des associations, les schizothymes par la force de persévération.
- En somme, si la contribution personnelle de l’auteur est peu importante, son ouvrage a l’avantage de présenter une revue générale des travaux allemands. D. W.
- Ralph Piddington. — Psychological Tests for Clérical Workers (Tests psychologiques pour employés de commerce). — Aust. J. of Pe., VIII, 1, 1930, p. 59-68.
- Etude de tests pouvant être utilisés pour La sélection d’employés de commerce : teneurs d livres, dactylos, sténos, comptables. P. rapporte quelques résultats obtenus précédemment par Link,
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- Thurstone, et expose sa propre méthode : application de séries de tests à des professionnels, des étudiants et des écoliers de 14 à 16 ans ; sélection des tests significatifs par la recherche du degré de corrélation entre les résultats obtenus par les employés et leur valeur professionnelle exprimée en rangs par des inspecteurs.
- La comparaison des résultats obtenus par les trois groupes de sujets : moyenne, médian, déviation, intercorrélatoins, corrélation avec la valeur professionnelle des uns et la valeur scolaire des autres, permet de constater que certains tests ont un rapport avec les aptitudes au travail étudié, mais pas avec le rendement scolaire. Ne sont retenus que les tests de : substitution, orthographe, nombres mélangés, associations libres, listes de noms avec lesquels le sujet doit construire des séries de problèmes, test d’attention, classification : affectés chacun d’un coefficient, ils donnent dans l’ensemble une corrélation de 0,65 avec le travail de dactylo, 0,59 avec le rendement professionnel des employés de commerce, 0,56 • avec la sténographie.
- Pour la sélection d’employés, P. fait précéder ces épreuves de tests d’intelligence, et de tests moteurs pour les sténos et dactylos.
- J. M.
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- O, M. Hall. — The Disagreeahle Job. Selecting Worhers Who 1 Vill Not be Annoyed (Le travail désagréable. Sélection des travailleurs qui pourront supporter ce travail). — Pers. J., IX, 1930, p. 297-304.
- Pour sélectionner les sujets pouvant supporter le travail dans des conditions désagréables, comme par exemple manier le linge S£de, les ordures, des substances à odeur répugnante, l’auteur propose un questionnaire, dans lequel sont énumérées diverses situations. Le sujet doit les apprécier comme indifférentes ou désagréables!
- Parmi une série de 23 questions il s’en est trouvé 8 qui donnent des réponses semblables. Le sujet qui trouve désagréable de voir llne chambre sale trouve également désagréable de voir une mauvaise dent entendre jurer et sentir l’odeur du mauvais tabac.
- Ces 8 questions ont donné avec la question « voir une personne sale » un coefficient de 0,60 (résultat d’étude de 122 personnes), elles pourront être utilisées pour la sélection de ce type de travailleurs. *
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- J. Spielrein. — La méthode de la désautomatisation artificielle dans la recherche psychologique. — Psychot. i Psychophys. Tr., HI, 2-3, 1930, p. 105-128 (en russe).
- C’automatisation qui suppose « un degré de formation des habitudes tel que le travail n’est pas ralenti ou entravé dans les réac-
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- tions de choix » est une condition indispensable d’un travail professionnel satisfaisant. La marche est un exemple des plus frappants des activités automatisées.
- La fatigue, ou quelques processus pathologique chez le sujet peut, de même qu’une modification des conditions extérieures, provoquer la rupture d’un automatisme. Pour les besoins de la recherche psychologique, on est obligé de provoquer artificiellement une telle rupture, afin de pouvoir procéder à l’analyse du phénomène. Les méthodes de la psycho-physiologie expérimentale (étude des réflexes conditionnels, destruction de certains territoires du cerveau ou création d’obstacles aux réactions normales de l’animal) sont autant d’exemples de « désautomatisation artificielle ». En psychologie différentielle, les épreuves d’intelligence doivent éviter la mise en jeu des réactions automatisées ; et en psychotechnique, la « méthode active » préconisée par S., qui consiste à faire faire au psychotechnicicn l’apprentissage du métier, permet de saisir la structure psychologique du métier avant que les réactions qui , caractérisent le travail soient automatisées. D. W.
- Y. Frischeisen-Kôhler. — Untersuchungen an Schulzcugnisscn von Zwillingen (Recherches sur les livrets scolaires des jumeaux). — Z..fur ang: Ps., XXXVII, 5-6, 1930, p. 385-416.
- L’auteur a comparé les livrets scolaires de 120 jumeaux univi-tellins et de 82 jumeaux bivitellins (le£ deux jumeaux étant toujours du même sexe).
- Les écarts entre les notes de deux jumeaux sont, en général, très faibles et plus pour les jumeaux univitellins que pour les bivitellins. Chez les premiers, les écarts (par rapport à la note moyenne de deux jumeaux) ne dépassent pas 0,2 point (sur une échelle de notes scolaires allant de 0 à 5 points). Les écarts les plus forts se trouvent chez les garçons, en calcul, en latin, en histoire, chez les filles, en français, en anglais, en histoire, en calcul et en écriture. Pour toutes les matières scolaires, à une exception près, les écarts de notes sont plus élevés chez les jumeaux bivitellins. La différence en faveur des univitellins est la plus grande pour les sciences et le dessin, et, chez les filles, pour la gymnastique. Il semblerait que ces matières relèvent tout particulièrement de dispositions héréditaires, alors que le rendement scolaire de l’enfant en calcul, en latin, en histoire sera praticulièrcment sensible à l’influence des conditions extérieures. En calculant le rapport entre l’écart moyen des univitellins et l’écart moyen des bivitellins, l’auteur arrive, à cette conclusion que les facteurs du milieu (non pas
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- tous, ceux qui se trouvent être différents pour les deux jumeaux d’un couple) interviennent avec un poids de 54 °/„ environ dans l’ensemble des causes qui créent les différences de rendement scolaire chez deux jumeaux. ' D. W.
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- Struve. — Typische Ablaufsformen des Deutens, bei 14-15 jâhri-gen Schullcinclern (Les formes typiques d’interprétation chez les écoliers de 14-15 ans). — Z. für ang. Ps., XXXVII, 3-4, 1930, p. 204-274.
- L’auteur a appliqué à 117 écoliers de 15 ans et à 106 écolières de 14 ans un test de « taches d’encre » (sur des modèles préparés par lui-même, avec beaucoup de soins et comprenant des rectangles noircis avec une intensité inégale), un test de continuation d’un récit et un test d’invention et d’histoire d’après deux mots types. Les résultats sont classés en quatre groupes, suivant la manière dont le sujet enchaîne et développe les différentes parties de sa réponse : a) l’énumération : le sujet énumère les différents objets vus sur la tache d’encre et, dans les récits, fournit une série d’éléments indépendants ; b) l’explication : le sujet justifie ses affirmations (par des parce que, car...) ; c) la description : les images aperçues sur la tache d’encre, le récit, forment un tout cohérent, souvent caractérisé par un ton affectif (Stimmung) ; d) l’invention ordonnée : l’interprétation est originale, elle contient des éléments relativement nouveaux et personnels ; e) l’invention désordonnée l’exposé est aussi original, mais le sujet saute d’une idée à l’autre et ne fournit pas un ensemble cohérent.
- Le type descriptif prédomine chez les garçons ; l’énumération chez les filles. Voici, d’ailleurs, les pourcentages pour tous les résultats : garçons : a) 24,4 °/n ; b) 8,5 °/„ ; c) 43 0/o ; d) 10,7 °l„ ; c) 13,5 °/n. Filles : a) 43,1 °/0 ; b) 15,1 "/„ ; c) 28,1 °/„ ; d) 7,9 °/„ ; e) 5,8 °/o.
- Un sujet maintient-il toujours la même forme de réponse dans les différents tests ? L’auteur considère comme relativement constants ceux qui sont classés dans le même groupe dans 4 tests sur 7, ce qui équivaut à une constance de 4/7e = 55,7 °/0 ; sur l’ensem-ble des sujets, 84 °/„ atteignent ou dépassent ce degré de constance ; leur constance moyenne est égale à 73,23 °/„.
- Mais quelle signification attacher au type d’interprétation, au delà des tests ? L’auteur, pour répondre au moins en partie à cette question fournit les données puisées dans les observations des maîtres pour 5 sujets de types très pronocés, ; ce qui paraît évidemment quelque peu insuffisant pour esquisser autre chose que des hypothèses. U. W.
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- A travers les Revues
- Dans la Zeitschrift für pàdagogische Psychologie (33, 4-5, avril-mai 1932), une étude du D1' Schmidberger, de Hambourg, est consacrée aux différences des deux sexes dans l’aptitude au calcul (écoliers de 8 à- 14 ans, appartenant aux mêmes classes, dans des écoles de coéducation), montrant une supériorité masculine, mais extrêmement faible, en moyenne de 2,5 °/0 (avec un peu plus de variabilité aussi chez les garçons et une corrélation chez eux un peu plus faible entre l’aptitude au calcul et le succès scolaire global) ; une différence significative apparaissant toutefois quand on envisage la difficulté des tâches : la supériorité masculine croît nettement avec la difficulté.
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- Dans The Human Factor (VI, 5, mai 1932, miss E. P. Allen relate l’expérience d’O. P. poursuivie à Birmingham pendant quatre années, avec utilisation de tests d’aptitude et enquête sur les résultats, expérience qui a donné des résultats très satisfaisants, et qui a conduit le Comité d’éducation de cette ville à le continuer encore, en accord avec l’Institut national de psychologie industrielle de Londres. +
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- Dans le Bulletin de VOffice intercommunal pour VG. P de l’agglomération bruxelloise (n° 4.4) se trouve une étude du directeur aie l’Institut de psychotechnique et d’O. P. de la République Argentine, le Dr Cari Jesingttaus, sur l’orientation vers la carrière médicale, cette question à l’ordre du jour en France, mais qui se pose différemment en Argentine où à peine la moitié des étudiants de première année arrivent à la fin de leurs études !
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- Force, adresse et énergie. — Dans un très intéressant article de Max Rtngelmaxx sur le travail mécanique de l’homme, paru dans le Bulletin de la Société d’hvgiène alimentaire, nous voyons que, pour des travaux très différents, les uns demandant ce qu’on appelle de la force, les autres un peu de peine, que les ouvriers habiles effectuent la même quantité de travail avec une moindre dépense d’énergie que d’autres qui ne savent pas prendre leur ouvrage : l’habileté supplée ainsi à l’énergie dans une certaine mesure.
- Les femmes sont fréquemment employées dans les travaux agricoles ; plus adroites et énergiques, bien que moins fortes que les ouvriers masculins, elles fournissent souvent autant d’effet utile que ces derniers.
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- IN FORMATION S
- Bureau international de l’Enseignement technique. — Le Congrès international de l’Enseignement technique, siégeant à Paris en 1931, reprenant le vœu adopté au Congrès de Liège en 1930 et confirmant les motions des Congrès de Rome en 1923 et de Char-leroi en 1925, a émis le vœu de voir poursuivre sans interruption le travail commencé par le Bureau provisoire international de l'Enseignement technique, qui a siégé à Paris depuis trois mois.
- L’ordre de préférence des travaux du Bureau devrait être donné à l’orientation professionnelle, à la formation, au recrutement et aux échanges des professeurs ainsi qu’à l’étude du matériel didactique et des sciences appliquées.
- Le Bureau provisoire a été invité à déposer ses conclusions et un projet de statuts au Bureau international du travail, en lui offrant d’être sa Commission consultative pour l’Enseignement technique, à condition d’être agréé comme tel par son Conseil d’administration.
- Considérant les facilités données par la Chambre de Commerce de Paris et l’aide promise par les Pouvoirs publics, ce Congrès u décidé d’établir le siège du Bureau international à Paris.
- Conformément à ces directives, un statut a été établi qui a reçu l’approbation du B. I. T.
- Le B. I. E. T. doit comprendre des gouvernements affiliés et des membres adhérents (collectivités ou particuliers visant une contribution au moins égale à 2.500 francs). Deux directions sont prévues, chacune comportant trois sections. L’O. P. et la sélection professionnelle constituent la 2e section de la lre direction (Services généraux).
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- Ee Congrès de Bruxelles de VEnseignement technique. — Le Bu-’eau international de l’Enseignement technique appelle l’attention sur le règlement du Congrès inleniational de l'Enseignement technique qui doit se tenir à Bruxelles les 26, 27 et 28 septembre 1932.
- Ultérieurement, il sera adressé aux adhérents, par les soins du Comité organisateur, un programme général du Congrès comportant, outre la composition du Comité organisateur et la liste des membres du Comité d’honneur, toutes indications utiles relatives aux facilités de transport, conditions de séjour, séances de tra-vad, réceptions, fêtes, banquet de clôture, etc.
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- Les bulletins d’adhésion doivent être adressés avant le 15 juin au Secrétariat, 2, place de la Bourse, Paris (IIe).
- Le montant du droit d’adhésion (25 francs français) et de la souscription au compte rendu du Congrès (50 francs français par exemplaire) devront parvenir à l’adresse de M. Raoul Mortier, trésorier, 31, rue de Bourgogne, Paris (VIIe). (Compte chèque postal : Raoul Mortier, Paris 773-59.)
- Rapports et communications, établis conformément aux prescriptions de l’article 5 du règlement général, seront adressés au Secrétariat, 2, place de la Bourse, Paris (IIe), avant le 1er juillet, dernier délai. Aucun engagement ne saurait être pris pour la publication des documents qui parviendraient après cette date.
- Sous la présidence de M. le sénateur Louis Serre, le Comité national de Ylnstitut national des métiers, réuni le 31 mars 1932, en son siège à Paris, 30, rue des Vinaigriers, a nommés membres de sa section Apprentissage et éducation :
- MM. Jean Giraud, horloger, à Nice ; Albert Le Brasseur, attaché au Service de l’Enseignement, à Paris ; Pierre Limousin, expert, à Vichy ; Léon Charles, professeur de sténographie, à Paris ; Martial Lisard, directeur d’école, à Casablanca ; Constant Beaume, instituteur public, à Paris ; Jean Bertrand, directeur d’hôtel, à Aix-en-Provence ; Paul Dethieux, pâtissier-traiteur, à Brest.
- La Vie de l’Amicale
- Office d'O. P. — A l’issue de la séance de travail du 18 mars, le Conseil directeur s’est réuni pour examiner le projet d’organisation, par l’Office des Pupilles de la Nation, d’un office d’O. P.
- Il a été décidé d’adresser aux directeur de l’I.N.O.P. une lettre reflétant notre émotion et protestant contre ce projet, qui nous paraissait constituer un danger sérieux pour les anciens élèves.
- Nous avons reçu une réponse très rassurante dont nous prenons acte. En voici d’ailleurs des extraits :
- ... Il a été prévu un appel aux élèves diplômés de l’Institut
- pour les postes d’orienteurs.....
- ...... Il n’y aurait donc aucune raison de nous inquiéter si le projet aboutit, au contraire...
- Nous remercions MM. les Directeurs, et nous espérons qu’une solution favorable à nos légitimes intérêts sera bientôt trouvée.
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- Visite des usines Citroën. — Gros succès pour l’Association. Plus de 40 élèves et anciens élèves prirent part à cette visite, très intéressante à tous points de vue.
- Le Secéiaire : C.-G. Beaume.
- La Vie des Centres d’0. P.
- Le Centre d’O. P. de Dieppe
- Chaque année, avant la période de certificat d’études, des causeries sont faites dans les écoles, des tracts sont distribués aux familles et aux employeurs et des monographies de métiers sont remises aux élèves.
- En 1931, il y eut 97 enfants quittant l’école, 89 ont été présentés à l’Office et celui-ci a pris 77 décisions conformes aux désirs des enfants.
- Comme décisions non conformes à leurs désirs on en note 12, dont 5 °/0, par suite de contre-indication d’ordre médical et 7 0/« d’ordre économique.
- 32 enfants ont poursuivi leurs études et 26 ont été placés par l’Office.
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- Office départemental d’O. P. et de Placement de Strasbourg
- Pendant l’exercice. 1930-1931, il y eut 681 enfants, dont 374 garçons et 307 filles qui, sur le point de quitter l’école, ont passé les examens d’O. P.
- Sur l’ensemble de ces enfants, 19 furent maintenus un an de plus à l’école.
- Il y eut 6,3 °/„ de contre-indications médicales, 2,2 °/„ d’ordre économique et 3,3 °/0 d’ordre scolaire.
- 297 élèves, dont 206 garçons et 91 filles, ont été placés en apprentissage.
- Sur ces enfants, 121 garçons et 44 filles ont été placés dans la profession choisie par eux en premier rang ; 31 garçons et 13 filles ont été placés dans la profession choisie en second lieu ; 54 garçons et 34 filles dans une profession étrangère à leurs désirs.
- Interrogés sur le motif du choix du métier préféré, 78 garçons et
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- 37 filles ont déclaré s’inspirer seulement de leur goût personnel ; 7 garçons et 1 fille ont voulu exercer le métier de leurs parents ; 67 garçons et 19 filles ont déclaré obéir aux suggestions de leur famille ou d’amis.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Quelques livres entrés récemment à la bibliographie de l’Institut d’O. P. :
- Erna Barsciiak. — Die idee der Berufsbildung und dire Einwir-kung auf die Berufserzieliung im Gewerbe. -— Quelle et Meyer, 1929, Leipzig, 174 pages.
- Dr Beiirend. — Vom Sinn und Unsinn des Berechtigungswesens.
- — Quelle et Meyer, 1929, Leipzig, 135 pages.
- Jules Goffart. — La question des examens et notre enseignement. — Association médico-pédagogique, 1932, Liège, 23 pages.
- Dr M. Ka tz. — Die Berufsmoeglichkeinten der Schueler lioehe-rer Lehranstalten. — Quelle et Meyer, 1930, Leipzig, 92 pages.
- Dr Arnold Knoke. — Was Kann unsere Tochter werden ? — Quelle et Meyer, 1929, Leipzig, 202 pages.
- Dr Richard Liebenberg. — Berufsberalung Metliode und Tech-nik. — Quelle et Meyer, 1925, Leipzig, 234 pages.
- J.-O. Mallot. — Biennial Survey of Education in lhe United States 1928-1930. Chapter V. — Commercial Education (2 ex.). — Government Printing Office, 1931, Washington, 48 pages.
- Dr Ludwig Rennschmid. — Der Lchrling in der industrie. — Gustav Fischer, 1931, Jena, 88 pages.
- John J.-B. Morgan. — Child psijchology. — Richard, R. Smith. Inc. 1931, New-York, 474 pages.
- IL B. Butler. — Les problèmes du chômage aux Etats-Unis.
- — Bureau international du travail, 1931, Genève, 129 pages.
- Dr A. Wicart. — Les puissances vocales, le chanteur. — Vol. I et II, Philippe Ortiz, 1931, Paris, 346 et 318 pages.
- Norma V. Scheidemann, Ph. D. — The psychology of exceptio-nal children. — Houghton Mifflin Company, Boston, New-York, etc., 520 pages.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Che( de service : Mm” Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M‘“ L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M"* C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : D' Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’E cole pratique des Hautes-Etudes ; M”* A. Fessard, licenciée ès lettres ; M"" Wein berg, chef de travaux à l’Ecole pratique des. Hautes-Etudes.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès let-tres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : D' Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris. — Professeur suppléant : M. H- Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Caen
- Organisation de l’Orientation professionnelle et technique des métiers. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de •Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine.
- . Chargés de conférences : MM. Luc, direcleur-adjomt de l’Enseignement Te-sh-n>que ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles ; Auribault, inspecteur divisionnaire du du travail ; M,nc Letellier, inspectrice du travail.
- Sélection professionnelle dans ses rapports avec l’Orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Prague dos Hautes-Etudes.
- TR A VA UX PR A TIQ UES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François Physiologie : M,u C. Veil.
- Technique des tests scolaires : M“ H^nri P»#»v.n
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- (3.0 N uméros par -A_n.)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABONNEMENT !
- Pour la France. 15 /r. | Pour T Etranger.. 25 fr.
- Prix du numéro : 3 francs
- Prière d’adresser le montant des abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut : Paris C/C 1444-H
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement On peut se procurer, pour la France,
- première année complète au prix de 20 francs, les deuxième et troisième années au prix de 18 franc et les trois premières années au prix de 50 francs, au Secrétariat, 41, rue Gay-Lusasc, Paris (ve).
- Choix d’articles publiés au cours des trois premières années
- Pierre Abraham : Sur l'Orientation Professionnelle de la figure humaine (N° 5 et 6,T. II)' A. Fessard : La validité des tests et méthodes statistiques (N° 2, 3, 4, 5, 6, 9, T. I. — N'I
- 3, 5, 6, T. II).
- A.-B. et A. Fessard : L’aptitude musicale et les tests de Seashore (N° 1 et 2, T. III,).
- Mmc A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des tests professionnels (N° 6, L
- A. Fessard, J. Monnin et H. Pieron : Quelques données sur les indépendances fonctionne^' révélées par les épreuves psychotechniques (N° 8, T. III).
- J. Fontègne : Une visite aux Offices de Vienne et Munich (N° 1 et 3, T. I).
- — L’O.P. au Congrès international de l’enseignement technique (N' 10, T. M)-
- M. François : Quelques remarques sur le Test de barrage (N° 8 et 9, T. II).
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3, T. I).
- M. et M"" Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de la fiche psychologique d’O. P. (N° 1 .T'
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps le réaction ; le chr°
- noptôscope (N° 2, T. I. N° 3, T. III).
- Orientation professionnelle et « Docimologie » (N° 6, T. I).
- Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2, T. II). .,
- Orientation professionnelle et organisation du travail en U.R.S.S. (N° 9. T.IL
- Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2, T. II)
- Mm* H. Piéron : Les étalonnages de tests (N° 1, 2 et 3, T. I ; N° 1, 2 et 3, T. II).
- M11' D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N° 5,T.^
- M. Luc : L’importance économique de l’orientation professionnelle (N0 1, T. III).
- — Importance morale et sociale de l’orientation professionnelle (N° 6, T. III).
- Mtle J. Abramson : Notes sur quelques visites à des laboratoires d’O. P. (N° 2 et 3, T. HD'
- F. Louis Bertrand : Kinesthésie, dactylésie, et orientation professionnelle (N° 3, T. Ill)-Dr G. Paul-Boncour : Sur la formation professionnelle des épileptiques (N° 4, T. III). J.-M. Laby : Etalonnage du test d’habileté mécanique de Stenquist (N" 5, T. III).
- usines de matières colorantes (N“ 6, T. III).
- M^Mazé: Recherches sur la finesse les perception? chromatiques chez les écoliers(N°l
- jjj
- H. Laugier et R. Bonnardel : Les aptitudes requises pour le personnel de la fabrication daDs
- Gérant : Paul AbJ°-
- Agen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor. Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I. — M. Larcher: Contribution à l’élude d’une classification des professions.. 101
- II. — P. Massiot : Classification des professions dans le cadre de l’industrie des
- transports .... •...................................'........... 135
- III. — Comité de l’école à l’atelier. — Essai de contrôle de l’Orientation profes-
- sionnelle .......................................J.............. 143
- IV. — Notes et Documents : Recherches sur l’âge physique. Action d’un exer-
- cice physique sur la pression artérielle. — Ecole unique et O. P. —
- Les premiers essais d O. P. — Conditions sociales et succès scolaires. — L’O. P. dans l’Enseignement secondaire. — L’influence sexuelle sur le poids et la taille. — Les contre indications médicales au Centre d’O. P. de Nantes. — Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’année psychologique........................................................... 146
- V. — L’Orientation professionnelle à l’Etranger : Le questionnaire de M.
- Marston modifié par 1 Institut d’O. P. de Madrid. — L’Institut de Riga........................................................... 134
- VI. — A travers les Revues............................................... 156
- VII. — Informations.... '..................................................... 137
- VIII. — La Vie de l’Amicale..................................................... 138
- IX. — La Vie des Centres d’O. P.............................................. 158
- X. — Bulletin bibliographique................................................. 159
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE
- 47, Rue Gay Liissac, 47
- PARIS
- (Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- d’Onentation Professionnelle
- Établissement reconnu var l’Etat (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l'Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie dé l'Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU I)U CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateliers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION
- Outre le Bureau :
- M11* Caron, directrice honoraire des Lycées.— MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie i Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’An-thropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Pié-ron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 4* Année
- Juin 1932
- N° 6
- BULLETIN
- DE
- l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- CONTRIBUTION
- à l’étude d’une Classification des Professions
- par M. LARCHER
- Toutes les personnes, qui ont à s’occuper de l’orientation professionnelle, savent quelles difficultés elles éprouvent lorsqu’il s’agit de se faire une idée d’ensemble des activités nombreuses qui peuvent s’offrir au choix des intéressés. Les instituteurs seraient désireux d’avoir à leur disposition une sorte de tableau synoptique qui pourrait servir de base à une série de causeries et de conférences scolaires, d’autre part les con-seiilers d’orientation professionnelle eux-mêmes accompliraient leurs opérations avec beaucoup plus de facilité s’ils possédaient un plan d’ensemble qui marquerait l'étendue de leur action et qui, en même temps, l’éclairerait.
- Les services de main-d’œuvre et de placement qui apportent aux services d’orientation professionnelle une collaboration à laquelle on ne rendra jamais assez hommage possèdent one nomenclature des professions qui a été extraite du grand tableau dressé par la statistique générale de la France, et qui comprend 21 groupes généraux entre lesquels sont répartis 235 numéros. Ces 21 groupes sont les suivants :
- I -II. Pêche, forêts, agriculture. — III. Industries extractives. — IV. Industries de l’alimentation. — V. Industries chimiques. — VI. Caoutchouc, papier, carton. — VII. Industries du livre. — VIII. Industries textiles. — IX. Vêtement, travail des étoffes, pailles, plumes, vannerie, sparterie. — X. Cuirs et peaux. — XI. Industries du bois. — XII. Métallurgie et travail des métaux. — XIII. Travaux des métaux
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- fins et pierres précieuses. — XIV. Terrassement, constructions en pierre. — XV. Travail des pierres et terres à feu. — XVI. Manutention, manœuvres. — XVI bis. Ouvriers des ports de mer. — XVII. Transports. — XVIII. Commerces de l’alimentation. — XVIII bis. Soins personnels. — XIX. Commerces divers. — XX. Professions libérales. — XXI. Services domestiques.
- Comme on peut le remarquer, cette classification ne repose pas sur un principe unique mais sur trois principes au moins. Tantôt c’est la matière qui est prise en considération (ex. : cuirs et peaux), tantôt ce sont les besoins que l’objet fabriqué doit satisfaire (ex. : industries de l’alimentation), tantôt enfin la technique employée (industries chimiques, industries extractives).
- Ces groupes sont d’ailleurs répartis dans la statistique générale de la France sous les grandes divisions suivantes : I. Pêche. — II. Forêts et agriculture. — III. Industries extractives. — IV. Industries de transformation. — V. Manutentions et transports. — VI. Commerce et banque. —• VII. Professions libérales. — VIII. Soins personnels. Services domestiques. — IX. Services de l’Etat.
- Lorsqu’on aborde ces classifications, une préoccupation doit tout d’abord saisir les conseillers d’orientation, c’est celle de savoir quelles sont parmi ces professions celles qui sont suffisamment caractérisées et « qualifiées .»
- Comment déterminer cette qualification ? Il semble que tout métier qui peut donner lieu à l’établissement d’un programme de connaissances susceptibles d’être sanctionnées par un certificat délivré après examen constitue un métier qualifié. Signalons que cette préoccupation apparaît même dans la législation. La loi du 14 juillet 1913 sur l’assistance aux familles nombreuses étend aux enfants de 13 à 16 ans, pour lesquels aura été passé un contrat d’apprentissage, les bénéfices concédés aux enfants de moins de 13 ans et le décret pris en exécution de cette loi qui a été modifé le 31 mai 1930 prévoit qu’il sera dressé pour chaque département une liste des professions pour lesquelles la pratique de l’apprentissage est consacrée par les usages locaux. Des dispositions analogues ont été prévues par la loi du mois de mars 1932 sur les alloca* tions familiales.
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- Dans le travail entrepris avec la plus grande conscience par M. Massiot, ingénieur, élève diplômé du Conservatoire national des Arts et Métiers, et que nous présentons aujourd’hui au public, ces préoccupations apparaissent puisque pour les différentes spécialités auxquelles ont recours les industries relatives aux transports terrestres et aériens une mention particulière indique les spécialités occupées par des techniciens, par des professionnels ayant fait un apprentissage, les postes qui peuvent être occupés par des manœuvres spécialisés, le cas échéant, sans connaissances techniques préalables. Nous voudrions nous joindre à M. Massiot pour faire appel à la collaboration des lecteurs dans une tâche entreprise avec le seul'souci de l’intérêt public, à un moment où le reclassement des professions soulève des problèmes que des études, entreprises dans cet esprit, aideront à résoudre.
- CLASSIFICATION DES PROFESSIONS dans le cadre de l’Industrie des Transports
- par P. MASSIOT
- Le but que nous poursuivons dans cette étude est de rechercher tout d’abord les différentes spécialités auxquelles ont recours les industries relatives aux transports terrestres et aériens et à quel personnel est confié l’exploitation de ces modes de locomotion.
- Pour faciliter le classement de ces professions, nous prendrons, en ce qui concerne la construction du matériel roulant ou volant, l’organisation type de l’industrie automobile, pui ensuite nous indiquerons les spécialités se rattachant à l’industrie aéronautique et enfin celles entrant dans le cadre des compagnies de chemins de fer et de tramways.
- Nous nous efforcerons dans une prochaine étude de classifier les professions que nous mentionnons dans la présente étude, pour lesquelles il est créé un certificat d’aptitude professionnelle.
- Nous signalerons : de la lettre (T), les techniciens ;
- de la lettre (S), les professionnels ayant fait un apprentissage ;
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- de la lettre (M), les postes pouvant être occupés par des manœuvres spécialisés, le cas échéant, sans eonnaissances techniques préalables;
- de la lettre (F), les postes occupés par des fonctionnaires de l’Etat on ouvriers d’Etat.
- Personnel employé dans les constructions Automobiles
- (Moteurs, châssis, équipement)
- A. — Bureaux d'études
- Ingénieurs (T). Soüs-Ingénieurs (T). Dessinateurs (S). Calqueurs (S). Démonstrateurs (S). Chronométreurs (S).
- B. — Fabrications
- a) Fonderie :
- Modeleurs-mécaniciens (S). Mouleurs (S). Noyàuteurs (S). Fondeurs (S). Rémouleurs (M). Ebarbeurs (M). Sableurs.
- b) Forge et laminoir :
- Pilonniers (M). Matrieeurs (M). Etireurs (M). Lamineurs (M). Emboutisseurs (M). Estampeurs , (M). Ecrouisseurs (M). Forgerons (S). Chauffeurs (M). Décapeiirs ^Mi-
- c) Régulage :
- Réguleurs (S). Soudeurs (S). Ajusteurs (S).
- d) Chaudronnerie :
- Chaudronniers (S). Formeurs (S). Tôliers j (S). Soudeurs (S). Braseurs (M).
- e) Traitements thermiques :
- Trompeurs (S). Cémcnteurs (M). Sableurs (M). Chauffeurs (M). Billeurs-essayeurs (S).
- f) Nichelage-vernissage :
- Polisseurs (M).. Vernisseurs (S). Nickeleurs (M).
- g) Construction, vérification
- Tronçonneurs (S). Centreurs (S). Tourneurs (S). Régleurs (S). Traceurs (S). Perceurs (S).
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- Reclifieurs (S).
- Alaiseurs (S).
- Fileteurs (S).
- Taraudeurs (S).
- h) Affûtage :
- Affûteurs (S).
- i) Assemblage :
- Ebarbeurs (M).
- Polisseurs (M).
- Meuleurs (M).
- j) Montage :
- Ajusteurs-monteurs électriciens (S)
- k) Carrosserie :
- Carrossiers (S).
- Tapissiers (S).
- Bourreliers (S).
- Peintres (S).
- Vitriers (S).
- l) [Pneumatiques :
- Gonfleurs (M). Monteurs-réparateurs (M).
- ni) Ateliers d'outillage :
- Mêmes spécialistes qu’au paragraphe (g), mais choisis parmi les meilleurs professionnels.
- n) Magasin d'outillage :
- Magasiniers-outilleurs (S).
- o) Magasin de pièces détachées :
- Magasiniers (M).
- p) Entretien général :
- Corroycurs (S). Electriciens (S).
- Graisseurs (M). Maçons (S).
- Balayeurs (M). Menuisiers (S).
- Serruriers (S). Fumistes (S) etc...
- Nous allons voir maintenant sucessivement les divers spécialistes travaillant effectivement pour l’aéronautique, utilisant l’avion et s’occupant de l’exploitation des transports aériens,
- Menuisiers (S). Ebénistes (S). Tôliers (S). Ferronniers (S), Serruriers (S).
- Tailleurs d’engrenages (S). Calibreurs (S).
- Contrôleurs (S).
- Vérificateurs (fixes et volants) (S).
- Meuleurs (M).
- Ajusteurs (S). Assembleurs (S). Equilibreurs (S).
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- I. — Spécialistes des constructions aéronautiqués
- A. — Avions et hydravions.
- B. — Groupe moto-propulseur (moteurs-hélices).
- Remarques •
- 1° Il n’y a pas lieu de mentionner à nouveau les divers professionnels des contructions aéronautiqués, attendu qu’ils sont les mêmes que ceux auxquels fait appel la construction automobile (moteurs, châssis, carrosserie).
- 2° Toutefois, il est bon de signaler que la main-d’œuvre féminine est très employée encore actuellmeent pour les diverses opérations que nécessite la fabrication des ailes entoilées (vernissage intérieur des ailes, assemblage des toiles à la machine à coudre, entoilage, lardage, etc.).
- Cependant, il faut prévoir la disparition de cette main-d’œuvre, du fait de la construction métallique des avions qui se généralise.
- 3° Les hélices métalliques en alliage léger de cuivre et d’aluminium ont de beaucoup réduit le nombre des héliciers (ouvriers spécialisés dans le taillage ddes hélices en bois) et des vernisseurs-laqueurs.
- II. — Spécialistes pour l’équipement
- A. — Des moteurs.
- B. — Des avions et hydravions.
- Comme pour les constructions aéronautiques, on emploie pour l’équipement des moteurs et des avions les mêmes spécialistes que l’industrie automobile.
- Cependant les professionnels les plus'particulièrement employés sont :
- A. — Accessoires moteurs
- a) pour la fabrication des carburateurs, pompes et exhausleurs :
- Modeleurs (S). Fondeurs (S). Sableurs (M). Ajusteurs (S).
- Pcrçeurs (S). Chaudronniers-tôliers (S). Soudeurs autogène (S). Régleurs-essayeurs (S).
- Tourneurs (S).
- b) pour la fabrication des réservoirs, radiateurs, silencieux anti-retour de flammes :
- Tôliers-chaudronniers (S). Soudeurs autogène (S). Perceurs (S).
- Polisseurs. (M). Ajusteurs (S). Monteurs (S).
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- c) pour la construction des magnétos d'allumage, bougies, dispositif de démarrage :
- Ajusteurs (S). Tourneurs (S).
- Monteurs (S). Régleurs (S).
- Electriciens (S). Essayeurs (S).
- d) pour la fabrication des manomètres, jaugeurs, etc. :
- Ajusteurs de précision. Monteurs (S).
- Emboutisseurs. Régleurs (S).
- Essayeurs.
- B. — Accessoires avions
- a) pour la construction duHrain d'atterrissage (roues, pneus) :
- Ajusteurs (S). Monteurs (S). ,
- Spécialistes du caoutchouc (pneus) Emboutisseurs (M).
- (M).
- b) pour la confection du capitonnage :
- Selliers (S). . Piqueurs à la machine à cou-
- Bourreliers (S). dre (S).
- c) pour la confection des parachutes :
- Les fabriques de parachutes emploient presqu’uniquement la main-d’œuvre féminine :
- Carpeuses (S). Piqueuses à la cmahine à cou-
- dre (S).
- Les travaux lois plus pénibles sont exécutés par les
- Selliers-bourreliers (S). Ajusteurs-mécaniciens (S).
- Cordiers (S).
- d) pour la construction du matériel éleclric/ue et de T.S.F. pour avions, des instruments de bord, de navigation, de photo et cinéma •
- Ajusteurs-mécaniciens de préci- Electriciens (S).
- sion (S). Opticiens (S).
- Horlogers (S). Miroitiers (S).
- III. — Spécialistes des industries diverses auxquelles les
- CONSTRUCTIONS AÉRONAUTIQUES FONT APPEL
- 1° Industries chimiques (vernis, enduits, peintures, etc.);
- 2° Industries textiles (tissages des toiles) ;
- 3° Industries métallurgiques (aciers, cuivres, aluminium) ;
- 4° Industries du bois ;
- 5° Industries du caoutchouc ;
- 6° Industrie du livre (impression des cartes aéronautiques) (cartographe) (S).
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- IV. — Personnel navigant de l’aéronautique
- Pilotes (S). Radio-électriciens (S).
- Mécaniciens-navigants (S). Opérateurs-photographes (S).
- Navigateurs (S).
- Uniquement, clans les formations de l’aéronautique militaire et maritime :
- Mitrailleurs. Bombardiers.
- Ce personnel est attaché aux compagnies de navigation aérienne.
- V. — Personnel chargé de l'exploitation des lignes DE TRANSPORTS AÉRIENS
- Chef d’aéroport (F).
- Mécaniciens (F).
- Monteurs d’avions (F).
- Electriciens pour le balisage (F).
- Radio-télégraphistes (lecteurs au son et monteurs (F).
- Conducteurs d’automobiles de dépannage (F).
- Météorologistes (F).
- Téléphonistes (F).
- Médecins (F).
- Radiologistes (F).
- VI. — Personnel chargé de l’entretien et de l’aménagement
- DES AÉROPORTS ET DU BALISAGE
- Infirmiers (F).
- Traducteurs-interprètes (F).
- Secrétaires (F).
- Comptables (F).
- Douaniers (F).
- Policiers (F).
- Assureurs (incendie, vie, accidents, vols), juristes pour les questions de réglementation internationale aéronautique (F).
- Postiers (F).
- a) spécialistes du bâtiment (maçons, serruriers, menuisiers) ;
- b) spécialistes des industries électriques, radiotélégraphiques et téléphoniques (éclairage, balisage, T.S.F.) ;
- c) spécialistes pour la pose et l’entretien des appareils de levage, manutention, pesage (balanciers) (S).
- Nous indiquerons ultérieurement les études qu’il faut faire et quelles sont les connaissances indispensablles requises pour devenir spécialistes de l’aéronautique.
- Nous ferons connaître, en outre, la situation, par régions, des usines de constructions aéronautiques et automobiles.
- Voyons maintenant les emplois occupés par le personnel des transports ferroviaires (personnel technique et administratif).
- 1° Personnel attaché au service de direction
- Ingénieurs (T). Interprètes.
- Dessinateurs-calqueurs (S). Expéditionnaires (S).
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- Facteurs aux écritures (S). Dactylographes (S). Télégraphistes (S).
- 2° Personnel attaché au service de f exploitation
- Employés de bureau (S). Téléphonistes (S;.
- Juristes (T).
- Comptables (S).
- Li_i_ ]_
- Ingénieur (T). Dessinateurs-calqueurs (S).
- Chef de gare (S).
- Elève bureau de gare (S). Gérante de halte (M).
- Facteurs aux écritures (S). Comptables (S).
- Magasiniers (M).
- 3° Personnel attaché au
- Ingénieurs (T).
- Architectes (T).
- Aiguilleurs (M).
- Ajusteurs (S). Ajusteurs-monteurs fs;. Balanciers (S).
- Bobiniers électriciens (S). Cantonniers (M).
- Charpentiers (S).
- Charrons (S).
- Couvreurs (S). Dessinateurs-calqueurs (S). Electriciens (S).
- Ferblantiers (S).
- Fumistes (S).
- Juristes (T).
- Dactylographes (S).
- Employés de bureau (S). Receveuses aux billets (M). Télégraphistes des gares (S). Téléphonistes des gares (S). Interprètes (S).
- Policiers (F).
- service de la voie et bâtiments
- Horlogers (S).
- Lampistes (M).
- Maçons (S).
- Magasiniers (M).
- Menuisiers (S).
- Peintres (S).
- Piqueurs (S).
- Plombiers (S).
- Semaphoristes (M).
- Serruriers (S).
- Surveillants du service électrique et des signaux (S).
- Vitriers (S).
- Zingueurs (S).
- 4° Personnel attaché au service (Dépôts et
- Ingénieurs (T).
- Affûteurs (S).
- Agents des trains (M).
- Ajusteurs (S).
- Ajusteurs-monteurs (S).
- Ajusteurs de ressorts (S).
- Alaiseurs (S).
- Bobiniers-éleclriciens (S).
- Billeurs (S).
- Boulonneurs (S).
- Bourreliers (S).
- Braseurs (S).
- Calibreurs (S).
- Caleurs d’essieux (S).
- Charpentiers (S).
- Charrons (S).
- Chauffeurs (M).
- Cémenteurs (M).
- Centreurs (S).
- Coupeurs (S).
- Chaudronniers (S).
- Chantourneurs sur bois (S). Dactylographes (S).
- du matériel et de la traction ateliers)
- Découpeurs (M). Dessinateurs-calqueurs (S). Ebarbeurs (M).
- Ecrouisseurs (M).
- Electriciens (S).
- Emballeurs (SI Emboutisseurs (M).
- Employés aux écritures (S). Estampeurs (M).
- Elireurs (M).
- Ferblantiers (S).
- Ferreurs (S).
- Fileteurs (S).
- Fondeurs (S).
- Forgerons (S).
- Fraiseurs (S).
- Garnisseurs (S).
- Graisseurs de trains (M). Graisseurs de transmissions (ateliers (M).
- Lamineurs (M).
- Magasiniers (M).
- Marteleurs (M).
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- Matriceurs (S).
- Mécaniciens de route (S).
- Mécaniciens de manœuvre (S).
- Menuisiers (S).
- Modeleurs-mécaniciens (S).
- Mortaiseurs (S).
- Mouleurs (S).
- Nickeleurs (M).
- Noyauteurs (S).
- Peintres en voitures (S).
- Perceurs (S).
- Pilonniers (M).
- Planeurs (S).
- Polisseurs (M).
- Ponceurs (M).
- Raboteurs (S).
- Reclifieurs (S).
- Régleurs de machines-outils (S).
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- Remarque. —< Le personnel du réseau de l’Ouest-Etat est, soit fonctionnaire, soit ouvrier d’Etat.
- 5° Personnel attaché à la Compagnie internationale des wagons-lits et restaurants
- Cuisiniers. Serveurs.
- Maîtres d’hôtels.
- Le travail que nous venons de présenter étant particulièrement complexe, nous faisons appel à la bienveillance des lecteurs que la question intéresse et qui constateraient dans cet exposé quelques erreurs ou omissions de bien vouloir nous les signaler.
- Ce sera une preuve évidente de l’utilité de cette entreprise un peu audacieuse et d’avance nous prions nos lecteurs d’accepter nos plus sincères remerciements pour leur obligeante collaboration éventuelle.
- P. Massiot,
- Ingénieur, Elève diplômé
- du Conservatoire national des Arts et Métiers. (Mai 1932.)
- Réguleurs (S). Remboureurs (S). Remouleurs (M).
- Sableurs (M).
- Scieurs (S).
- Serruriers (S).
- Soudeurs (S).
- Tapissiers (S). Taraudeurs (S).
- Tôliers (S).
- Tourneurs (S).
- Tourneurs do roues (S). Traceurs (S).
- Trempeurs (S).
- Tubiers (S).
- Vernisscurs (S).
- Vitriers (S).
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- COMITE DE L’ECOLE A L’ATELIER
- Essai de Contrôle de l’Orientation Professionnelle (1)
- ENQUÊTE 1331
- En 1921, M. Bailly, directeur de l’Ecole primaire de garçons de la rue de Lesseps, M. Laraud, professeur du cours complémentaire professionnel, demandèrent à M. J.-M. Laiiy, directeur d’études à l’Ecole des hautes études, d’organiser un Service de psychotechnique appliquée à l’Orientation professionnelle au sein du Comité de l’Ecole à l’Atelier qui venait d’être créé.
- Pendant les premières années, M. Bailly, directeur de l’Ecole, et M. Jacob qui succéda à M. Laraud, comme professeur du C.C. P. purent suivre, sans avoir besoin de faire des enquêtes spéciales, les résultats obtenus par l’Office d’orientation (2)..
- Au bout de quelques années, le nombre des sujets à orienter et à placer augmenta considérablement. Alors, le Contrôle qui doit être considéré comme la dernière phase, et non la moins importante de l’Orientation professionnelle devint impossible, pour le moins en grande partie, à MM. Jacob et Bailly.
- Lorsque M. Bailly prit sa retraite, M. Lahy lui demanda de liquider le passé en ce qui concernait ce point capital et d’assurer d’une manière régulière, maintenant qu’il avait plus de loisirs, ce contrôle indispensable. M. Bailly accepta. Sa première idée fut d’aller chez tous les industriels dont il avait la liste et chez qui des anciens élèves avaient été placés. On lui dit qu’on ne pouvait ainsi répondre immédiatement à son désir et qu’il veuille bien laisser la liste des enfants placés : on lui enverrait les réponses par écrit. Il attendit. Aucune réponse ne lui fut adressée. N’ayant pas réussi, par ce moyen, à liquider un passé que l’absence de moyens pécuniaires avait créé, M. Bailly résolut de s’adresser directement a ses anciens élèves.
- (1) Nous extrayons d’un très long rapport communiqué à l’Institut national d’Orientation professionnelle dont l’aide financière avait permis l’enquête les pages ci-dessus.
- (2) Les résultats des premières années ont été publiées par J. M. Lahy et le Dr TIeuyer : Quelques résultats de l’Orientation professionnelle dans une école publique de la ville de Paris. Compte rendu du Congrès des ntédècin^ 'aliénistes et ndur'oldgiSteS, Paris 1S25, pages 30.1, cl Suivantes:
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- Grâce à l’obligeance de M. Laurent, son successeur à la direction de l’Ecole, il releva lui-même les noms et les adresses de tous ses anciens élèves qui, depuis 1921, ont quitté le C.S.B. et le C.C. P. de l’Ecole et leur adressa une lettre et un questionnaire.
- Le nombre de réponses lui paraissant encore trop inférieur par rapport au nombre des questionnaires envoyés, il lui apparut enfin que, pour compléter son enquête, il pouvait faire prendre des renseignements oraux parmi les membres de l’Association des anciens élèves dont un grand nombre avaient été orientés et n’avaient pas répondu par écrit.
- C’est le résultat de ce travail, aussi aride que long que l’on trouvera ci-après. Ce travail, M. Bailly l’a dépouillé avec le plus grand soin et les résultats qu’il fournit sont de la plus stricte, de la plus loyale et de la plus parfaite sincérité.
- Garçons, 11, rue de Lesseps
- Généralités
- Nombre de questionnaires envoyés, 655. — Nombre de questionnaires non retournés et de renseignements oraux non obtenus, 305. — Nombre de renseignements écrits et oraux obtenus, qui se décomposent comme suit :
- 46 sujets déménagés, 68 portés inconnus, 6 décédés, 240 ayant répondu par écrit ou oralement, au total : 360.
- Examen concernant les conseils donnés aux enfants passé devant le C.O.P.
- (219)
- Conseils du C.O.P. : Nombre de conseils du Comité adoptés à la fois par l’enfant, et par les parents, 183. — Nombre de conseils non acceptés par les parents, 2. — Nombre de conseils non acceptés par les enfants, 11. — Nombre de conseils non acceptés à la fois par les enfants et par les parents, 23 ; au total : 219.
- Conseils du C.O.P' qui ont été suivie : Qui n’ont pas été suivis :
- sans regret : 192 avec regret : 6
- 198
- sans regret : 3
- avec regret : 18
- 21
- Enfants entrés dans d'autres écoles
- (101)
- Emploi en sortant de cette école : conforme aux études faites : 54, non conforme aux études faites : 13.
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- Enfants entrés directement en apprentissage (139)
- Il ne sera examiné cLaprès que les enfants passés devant le
- Conseil de vocation, soit 118 au lieu de 139.
- Enfants ayant fait un contrat d’apprentissage : 23 sur 118. 19 °/0 Enfants ayant fait un apprentissage complet : 67 sur 90.. 75 °/„ Enfants en cours d’apprentissage : 28.
- Enfants ayant continué leur métier dans la maison où ils
- avaient fait leur apprentissage : 54 sur 90 .......... 60 °/0
- Sujets ayant changé de métier :
- Parmi ceux qui sont entrés dans une autre école : 8 sur 67. 12 °/„
- Parmi ceux qui sont entrés directement en apprentissage :
- 15 sur 90............................................... 16 %
- Parmi ceux dont le conseil du C.O.P. a été suivi : 12 sur
- 122................................................... 10 %
- Parmi ceux dont le conseil du C.O.P. n’a pas été suivi :
- 13 sur 18............................................... 72 »/0
- Sujets ayant chômé :
- Parmi ceux qui sont entrés dans une autre école : 5 sur 67. 7 °/o
- Parmi ceux qui sont entrés directement en apprentissage :
- 11 sur 90............................................... 12 "/„
- Sujets ayant accompli leur service militaire (56)
- Ont retrouvé leur place :
- 1. Elèves entrés dans une autre école : 23 ^ur 27....... 85 °/0
- 2. Elèves entrés directement en apprentissage : 95 sur 118. 80 °/0
- Non conforme aux désirs anciens :
- 1. Elèves entrés dans une autre école : 5 sur 101....... 5 °/„
- 2. Elèves entrés directement en apprentissage : 23 sur 118. 20 °/0
- Observations des enfants sur le fonctionnement d’un C.O.P.
- Le questionnaire porte comme dernière mention :
- Observations et la lettre adressée indique que, sous cette rubrique, on voudra bien noter les remarques personnelles sur le fonctionnement d’un Comité d’orientation professionnelle.
- En portant cette rubrique, M. Bailly avait le désir de répandre l'idée d’orientation en y intéressant ses anciens élèves et d’y trouver peut-être des idées nouvelles dont on pourrait tirer profit au C.O.P. du Comité de l’Ecole à l’Atelier. Les réponses écrites qu’il
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- a obtenues, moins nombreuses qu’il le desirait, sont néanmoins très intéressantes.
- Quant aux réponses orales, elles sont très favorables à l’œuvre.
- En ce qui concerne les écoles vers lesquelles se dirigeaient les sujets qui ont été examinés, nous ne nous sommes opposés aux désirs des enfants et des parents que lorsqu’une contre-indication médicale était nettement énoncée ; les renseignements psychotechniques étant donnés après les examens, on n’a pas pu en tenir compte dans ces cas particuliers. Une organisation nouvelle permet maintenant de faire l’O. P. avant les périodes d’examens et de baser le choix des écoles sur les aptituddes des enfants. O11 évitera ainsi certainement le déchet constaté plus haut : 13 sujets sur 67 ont en effet quitté leur carrière après la fin de leurs études
- NOTES ET DOCUMENTS
- Recherches sur l’âge physique Action d’un exercice physique sur la pression artérielle (I)
- Dans une note antérieure (2), nous avons montré comment variait avec l’âge, chez l’enfant, l’accroissement de fréquence cardiaque que provoque un exercice physique déterminé, soit, dans notre cas, une course de 50 mètres effectuée aussi rapidement que possible. En utilisant de nouveau cette épreuve, nous avons étudié de la même manière les variations du second facteur essentiel de l’activité cardiaque, la pression, tout au moins dans la mesure où il est possible de le mettre en évidence avec les techniques usuelles (mesure des pressions artérielles maxima, minima et différentielle, et occasionnellement de la pression moyenne).
- Compte tenu des conditions spéciales de nos examens, qui exigeaient commodité, promptitude, et cependant un certain degré de précision, nous avons adopté, après essai de divers appareils, l’oscillomètre de Pachon sans dispositif inscripteur. Les pressions, ainsi que la fréquence par 1/4 de minute, étaient mesurées sur l’enfant assis, d’abord avant puis immédiatement après la course.
- Les épreuves ont eu lieu dans les mêmes écoles de la ville de Paris que précédemment, et sur une partie des mêmes enfants,
- (1) Note à la Société de Biologie. Comptes rendus de la Société de Biolo' gie, CIX. 10, 1932, p. 807-809.
- (2) A. B. Fessard, A. Fcssard et H. Laugier. C. R. de la Soc. de Biologie, 1931, CIX, p. 602.
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- soit sur 164 garçons en bonne santé (1) de 6 à 16 ans. La très faible dispersion des valeurs individuelles de pression à chaque âge (l’écart probable pour un intervalle d’un an est en moyenne, pour la pression maxima, de 0,72 cm.) légitime la limitation de nos examens à un nombre peu élevé de sujets.
- Nous avons résumé dans le tableau ci-dessous les principales données de notre enquête :
- A N M o m o M i m \ Ad A d % n o A n n \
- 7 9 10,3 7,0 12,3 6,9 2,2 66,6 23,2 11,7 34,9
- 8.... 14 10,8 0,9 13,3 6,5 2,8 71,8 23,3 9,6 32,9
- 9..... 19 11,1 7,2 13,7 6.9 2.8 71,8 20,8 13,2 34.0
- 10...... 15 12,0 7,8 14 6 7,3 3,1 73,8 20,8 13,7 34,5
- U.... 19 12,4 7,5 14,9 7,1 2,9 59,2 20,6 13,4 34,0
- 12.... 21 12,5 7,7 15,3 7,0 3,6 73,9 20,1 14,7 34,8
- 13 18 13,5 7,9 16,5 7,0 3,9 69,6 20.1 15,0 35,1
- 14 17 13,7 7,8 17,1 6,9 4,3 72,9 20,6 15,3 35,9
- 15 11 14,5 8,4 18,2 7,5 4,6 75,4 19,0 15,1 34,1
- 16 .., 11 14,4 7,7 18,6 7,2 4,7 70,1 19,3 15,5 34,8
- 17 10 13,8 7,6 18,2 7,1 4,9 78,2 16,9 18,0 34,9
- A : Age en années. — N : Nombre de sujets.— M0 : Pression maxima au repos.— m0: Pression d au repos. — M, et m, : Pression maxima et minima après la course. — n0 et n, : Fréquence Pouls au repos et après la course. — Ad et An : Accroissement de la pression différentielle et galion du pouls.
- Les chiffres relatifs à la fréquence cardiaque reproduisent assez fidèlement les lois moyennes signalées dans la note précédente, mais avec plus d’irrégularités par suite du nombre moins élevé ae sujets. La corrélation de l’accélération d’efforts avec l’âge est la même (+ 0.52 au lieu de + 0, 54).
- Pour la pression artérielle au repos, on constate, conformément aux lois déjà établies par maints auteurs : 1° une augmentation marquée de la pression maxima avec l’âge (corrélation + 0,70 ± 0,03).
- 2° une augmentation concommitante extrêmement faible de la pression minima.
- 1 es valeurs moyennes obtenues après la course montrent que 1 exercice choisi a eu pour effet d'augmenter notablement la pres-S1°n maxima et de diminuer faiblement la minima — antagonisme déjà signalé — et que ces phénomènes ont tendance à croître avec 1 âge. La variation est nette pour la maxima (corrélation + 0,28 ± 0,05), presque insignifiante pour la minima, plus marquée pour
- (1) Contrôlé médical du Dr Laufer.
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- la différentielle, qui cumule les deux effets (corrélation + 0,41 ± 0,05).
- Relativement aux deux principaux facteurs de l’activité cardiaque que nous avons été amenés à envisager ici, fréquence et pression (1), nous pouvons donc dire qu’il y a une évolution parallèle avec l’âge des répercussions — mesurées en valeurs absolues — qu’ils subissent du fait d’un travail physique bref et intense. Il n’en résulte pas que ces deux aspects fonctionnels du développement physique soient étroitement liés l’un à l’autre : au contraire, le calcul de la corrélation à âge constant entre les deux accroissements, A n (accroissement de la fréquence) et A d (accroissement de la pr. différentielle) suggère leur indépendance mutuelle complète (+ 0,02 + 0,06).
- Etant donnée la complexité des facteurs en jeu, il est difficile d’interpréter physiologiquement ce résultat statistique, les données classiques de la dynamique circulatoire faisant plutôt penser à une sorte d’antagonisme compensateur entre les 2 phénomènes.
- Ajoutons qu’on paraît avoir une représentation plus suggestive des phénomènes en exprimant l’augmentation de la pression différentielle par rapport aux valeurs initiales. Les pourcentages d’accroissement ne varient alors plus systématiquement avec l’âge (voir tableau).
- Au contraire, si on applique ce mode de représentation aux chiffres relatifs à la fréquence, l’influence de l’âge sur ce dernier facteur en paraît encore accrue. Mais on retrouve l’indépendance approximative vis à vis de l’âge en additionnant la fréquence du pouls de repos et son accroissement à la suite de l’effort (fréquence en fin de course).
- C’est dire que, malgré les apparences, les deux principales répercussions cardiaques que nous avons étudiées (variations de la fréquence et de la pression) se présentent à nous sous des aspects assez différents pour qu’on les envisage à part dans les recherches théoriques sur les effets physiologiques du travail et dans les applications biométriques comme celles qui visent à la détermination de l’âge physique.
- A.-B. Fessard, A. Fessard, D. Kowarski et H. Laugier.
- (1) En ce qui concerne le travail du cœur, des travaux récents montrent qu’il est sans doute plus juste de considérer la pression moyenne comme un des facteurs significatifs. Des examens tardifs faits sur une trentaine de sujets (8 à 12 ans) nous ont montré que la pression moyenne variait peu avec l’âge et ne changeait pratiquement pas au cours du travail imposé.
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- École unique et Orientation professionnelle
- Le sous-secrétaire d’Etat de l’Enseignement technique, M. Du-cos, comme rapporteur du budget de l’Instruction publique, envisageant les aménagements nécessaires dans le cadre de l’Ecole unique, a exposé ses vues comportant prolongation de la scolarité jusqu’à 14 ans avec enseignement commun jusqu’à 11 ans, mais au delà orientation vers des branches diverses d’enseignement.
- « La prolongation de la scolarité ne permettra pas seulement de donner à nos enfants, dit-il dans son rapport, une culture générale et une formation pratique plus développées et mieux adaptées à leurs besoins ; leurs caractères, leurs goûts, leurs aptitudes s’étant un peu précisés, il deviendra possible d’organiser leur orientation professionnelle plus rationnellement, et de tenir davantage compte de ces aptitudes en mémo temps que des désirs des familles, des exigences particulières des diverses professions et de l’état du marché du travail ».
- Les premiers essais d’O. P.
- Nous avons reçu de M. Ouillard, à qui nous adressons nos remerciements, une brochure datée d’octobre 1916 contenant déjà les monographies de 112 métiers.
- Nous avons précédemment signalé les premiers efforts d’organisation de l’orientation professionnelle de M. Chaintreau en 1909-1910 (1). Nous sommes heureux de voir que vers les mêmes années était déjà en fonctionnement dans le 13e arrondissement sous le contrôle du comité de patronage des apprentis du XIIIe, un centre d’O. P. C’est ce comité qui, en 1916, éditait ce fascicule de monographies. C’est un très intéressant document contenant pour chaque métier les renseignements suivants :
- 1° En quoi consiste ce métier (description très détaillée) ;
- 2° L’âge d’entrée et la durée d’apprentissage ;
- 3P Les aptitudes physiques et intellectuelles que ce métier exige ;
- 4° Les salaires-(naturellement à reviser) ; , • . ?
- b" Les avantages et-les inconvénients ; .,*• , \ •
- 6° Les écoles ou les cours qui enseignent ce métier ;
- (1) Bulletin de l'I. N. O. P., 2° année,- ri®. 4, -avril 1950/
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- Parmi les 112 métiers étudiés il y en a : 9 pour l’industrie de l’alimentation — 20 pour le bâtiment et les travaux publics — 11 pour l’industrie du vêtement — 11 pour l’industrie d’art — 8 pour celle du bronze — 12 pour celle du papier — 9 pour l’industrie du bois et de l’ameublement — 6 pour l’industrie chimique et l’art du feu — 11 pour l’industrie du cuir et 15 pour la mécanique et l’électricité.
- Conditions sociales et succès scolaire
- Dans un travail, dirigé par le professeur Marbe, Andréas Millier (1) a procédé à une enquête soigneuse sur 50 fillettes (de 10 à 15 ans) dans la quatrième classe d’une école (ayant une seule institutrice, d’où l’homogénéité des appréciations scolaires, compensant dans une certaine mesure l’insuffisance numérique). Il a trouvé que la réussite scolaire était en très forte corrélation (0,60) avec la situation économique (niveau d’aisance) et plus encore (0,70) la situation sociale (d’après la hiérarchie professionnelle). En faisant un classement des enfants d’après une combinaison des niveaux social et économique de la famille, la corrélation (0,82) est exceptionnellement élevée.
- En divisant les enfants en quatre groupes représentant des niveaux progressifs des parents, on trouve un niveau scolaire moyen qui s’élève aussi de façon nette.
- Groupes Nombre Niveau scolaire
- I 10 1,55
- II 17 1,99
- III 13 2,15
- IV 10 2,71
- Dans les métiers des parents, on trouve des manœuvres, des ouvriers spécialisés, des mécaniciens de locomotives, des commerçants, des ingénieurs, des inspecteurs des chemins de fer, etc...
- Une certaine analyse des réussites scolaires envisagée pour le calcul, la langue, la religion et les arts d’agrément, montre que le niveau social a une influence particulière sur le maniement de Ja langue. Sur la réussite en calcul, c’est le rôle du calcul dans la profession des parents qui a le plus d action, en dehors du niveau proprement dit (réussite plus grande des enfants de commerçants).
- (1) Abhângigkeit der Schulleistungen von wirtschaftlichen und soziaîen Einflusfen. Àrthio fur1 die gegarnie Psychologie, t. 83, 1032, p'p. 110-190.
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- Il y a donc certainement un rôle de l’éducation propre par le milieu familial, mais d’autres facteurs peuvent intervenir pour la détermination exacte du poids desquelles des recherches analytiques seraient nécessaires : hérédité ; état de nutrition et de santé (rôle de l’hygiène) ; âge plus ou moins précoce d’entrée à l’école, etc. H. P.
- *k
- L’Orientation professionnelle dans l’enseignement secondaire
- L’Orientation professionnelle a son cadre principal dans l’enseignement primaire, mais elle doit s’étendre à toutes les branches de l’éducation nationale.
- A cet égard, il y a lieu de signaler l'étude de C. A. Parkinson, publiée par The Human Factor de juin 1932 (VI, G, p. 198-208) d’après Kent Education Gazette, et consacrée à la question de l’O. P. dans les écoles secondaires. P. signale combien le choix de la profession est hâtif et peu étudié, les parents, qui exercent l’influence principale, ne se préoccupant guère que des avantages pécuniaires et sociaux que peuvent fournir telles ou telles professions.
- Il propose, pratiquement, la création, dans chaque établissement, d’une Commission d’O. P. comprenant des maîtres, des anciens élèves, des parents, possédant une information complète pour donner tous renseignements désirables sur les professions possibles, faisant remplir aux parents des questionnaires sur leur propre profession, et assurant un examen des enfants permettant de leur donner un utile conseil, en utilisant les observations de caractère, les tests d’aptitude, en particulier pour caractériser l’intelligence abstraite, mécanique et sociale, les résultats scolaires et l’inter' rogatoire direct du jeune homme dans sa dernière année de scolarisé.
- L’interrogatoire serait assuré par un secrétaire de la Commission qui serait, dans la mesure du possible, un conseiller d’orientation spécialisé.
- La Commission devrait avoir pour tâche, en outre, de suivre les jeunes gens après leur sortie, en gardant avec eux un contact doublement utile, pour eux et pour le contrôle de l’efficacité de l’O. P. ainsi assurée.
- Le projet est parfaitement raisonnable. Et il serait à désirer que n°s établissements d’enseignement secondaire prennent l’initiative de la création de ces commissions d’O. P., en faisant appel, le Ca’s échéant, à des concours extérieurs. H. P.
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- L’influence sexuelle sur le poids et la taille
- Il ressort d’un très intéressant article de Max Ringelmann sur le travail mécanique de l’homme paru dans le Bulletin de la Société d'Hygiène alimentaire, que les rapports entre les valeurs des tailles pour les hommes et pour les femmes et le même rapport pour les valeurs des poids varie différemment avec l’âge.
- Voici les valeurs relevées par Ringelmann :
- AGES RAPPORTS des TAILLES AGES RAPPORTS des POIDS
- HOMMES FEMMES Rapport HOMMES FEMMES Rappoit
- 13 1,44 1,40 0,97 13 34,38 32,94 0,95
- 15 1,54 1.50 0,97 15 43,62 40,57 0,93
- 17 1,63 1,66 1.55 1.56 0,95 0,93 17 52.85 57.85 47,31 51,03 0,89 0,88
- 18 18
- 19 1.67 1.68 1,68 1.57 1.58 1,58 0,94 0,94 D,94 19... . 60,06 62,93 63,65 52.28 53.28 54,33 0,87 0,84 0,85
- 20 20
- 25 25....
- 30 1,68 1,67 1,64 1,58 1.53 0,94 0,91 0,92 30 63,67 55,23 0,86
- 40 40 63,46 61,94 56,16 0,88 0,87
- 50 1,51 50 54,30
- *
- Les contre indications médicales au Centre d’O. P. de Nantes
- en 1931
- Les examens de 1.109 jeunes gens ont montré que deux défauts principaux donnaient lieu à contre indication. C’était d’abord l’insuffisance des muscles de la ceinture thoracique et en second lieu les troubles de vision.
- Voici la nomenclature des principaux défauts physiologiques et troubles fonctionnels qui ont donné lieu à une modification de l’orientation de 146 sujets (123 garçons et 232 filles) :
- Malformations du squelette : 23 enfants (19 garçons et 4 filles) ; Mauvais état de l’appareil circulatoire : 12 enfants (11 garçons et 1 fille) ; de l’appareil digestif : 10 enfants (7 garçons et 3 filles) ; de l'appareil respiratoire, surtout par insuffisance respiratoire *• 57 enfants (44 agrçons et 13 filles) ; du système musculaire (53 enfants (42 garçons et 11 filles).
- Pour les organes des sens nous trourvons 67 contre indications (41 pour les garçons et 26 pour les filles) et dans ce nombre 63 relèvent des troubles de vision surtout nombreux proportionnellement chez les filles (26 filles et 37 garçons).
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- Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’année psychologique
- R. O. Beckman et M. Levine. — Selecting Executives. An Evaluation of Three Tests (La sélection des employés: Une évaluation à Laide de trois tests). — Pers. J., VIII, 1930, p. 415-420.
- Le test d’Allport (domination et soumission), le test de Laird (extroversion-introversion), et le « Following Directions Test > (qui consiste à remplir des carreaux suivant des indications données), ont été appliqués par les auteurs à 61 employés, dont 30 occupaient des postes responsables, et 31 des postes non responsables. Le but des auteurs était d’évaluer les aptitudes professionnelles des employés d’administration. Une corrélation de 0,41 r été trouvée entre les résultats du test d’Allport et le rendement professionnel de l’employé à une première application du test. A une seconde application la corrélation a été 0,46, avec un quotient de cohérence de 0,94. Ce test paraît donc avoir une certaine valeur pour la sélection des employés directeurs. Le « Following Directions test » a également été mieux effectué par les meilleurs employés. Par contre, la corrélation entre le test de Laird et le rendement professionnel était — 0,01, une corrélation de — 0,25 a été trouvée entre le test d’Allport et l’introversion. Le dernier trait de caractère serait donc sans importance pour un travail directeur
- de l’employé. B. N.
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- A. Gemelli et A. Galet. — Testi di selezione per operaie addette alla cernita delle Jane in una petlinatura (Test de sélection des ouvrières affectées au triage de la laine). — Ar. it. di Psic., VIII, 3, 1930, p. 213-216.
- Les auteurs ont eu recours aux méthodes des tests analytiques ou à des tests analogues tels que :
- 1° Test d’attention, barrage de lettres (il n’y a pas d’analphabètes dans l’usine) ;
- 2° Test de discrimination tactile (rugosité) ;
- 3° Test de reconnaissance de la qualité de la laine (comparaison de plusieurs écheveaux de laine avec des échantillons donnés).
- La sélection des ouvrières par cette méthode ayant donné de très bons résultats, l’administration de l’usine a adopté ces tests qui, devenus d’usage courant, rendent de grands services dans l’élimination des inaptes, S. IL
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- L’Orientation Professionnelle à l'Étranger
- INSTITUT D’ORIENTATION ET DE SÉLECTION PROFESSIONNELLE DE MADRID
- QUESTIONNAIRE DE R. MARSTON, MODIFIÉ
- Nom du sujet...............................Age ........ garçon ou fille ?
- Nom de celui qui remplit la feuille......................Il connaît le sujet
- depuis...............ans. Relations avec le sujet (parent, maître ou voisin) ................
- Instructions
- 1. Ne remplissez pas celte feuille si vous n’avez pas eu l’occasion de connaître le sujet à fond.
- 2. Ne consultez personne pour la remplir ; nous désirons connaître votre opinion sans qu’elle soit influencée par ce que les autres peuvent en penser.
- 3. Ne dites pas au sujet que vous le jugez, allez le juger ou l’avez jugé, même si vos appréciations lui sont favorables.
- 4. En répond'ant à un trait quelconque de son caractère, essayez de na pas tenir compte d’autre chose. Plusieurs réponses à ce questionnaire do:-vent être répétées, parce que la personne qui les donne se laisse conduire par l’impression générale qu’elle s’est formée du sujet, au lieu d’analyser isolément chacune des particularités de son caractère avant die les juger.
- 5. Dans la liste suivante des caractéristiques opposées (groupées par couples), marquez de deux croix celles qui sont vraiment propres au sujet ; s’il ne possède aucune des deux caractéristiques d’un couple, marquez d’une croix celle vers laquelle il incline ou à laquelle il paraît le plus prédisposé. Si vous ne pouvez dire laquelle des deux lui est la plus propre, marquez-les de ce signe —.
- Caractéristioues
- ( ) Est orgueilleux. i
- ( ) N’aime pas parler devant du 2 monde ; s’il y est obligé, le fait avec difficulté.
- ( ) Préfère la solitude dans son 3 travail ou dans, ses divertissements.
- ( ) Têtu ; cherche toujours à con- 4 vaincre les autres.
- ( ) Aime les détails et tous les tra- 5 vaux qui demandent de la beauté et du soin.
- ( ) Aime méditer et réfléchir avant 6 de se décider ; parfois inutilement préoccupé par des choses sans importance.
- ( ) Très intéressé par le milieu phy- 7 sique et social qui l’entoure curiosité pour lire la presse.
- ( ) Est modeste.
- ( ) Aime être écouté ; aime la discussion.
- ( ) Préfère travailler, jouer ou se divertir en compagnie.
- ( ) Facilement suggestible ; sc laisse convaincre tout de suite.
- ( ) Préfère les travaux qui demandent plus de force que die précision ; il préfère les commencer que les achever, et ne se préoccupe pas des détails.
- ( ) Impétueux et impulsif ; prompt dans ses décisions.
- ( ) Assez indifférent à ce qui l’entoure ; froid dans ses relations.
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- ( ) Confiance en .soi ; ne tient pas 8( compte des suites quand il se propose. Aime diriger.
- ( ) Réservé et froid1, excepté pour 9( ses amis intimes ; n’accorde pas facilement son affection.
- ) Tendance à la dépression ; pa-10 ( raît fréquemment préoccupé ou d’humeur extravagante.
- ( ) Assez indifférent aux opmions H ( des autres ; aime vivre d’une façon indépendante.
- ( ) Non prédisposé à l’anxiété, con-12 ( fiant et tranquille.
- ( ) Parle à peine. 13 (
- ( ) Ce qui est nouveau le gêne. 14(
- ( ) Aime se distinguer partour. 15 (
- ( ) Inconstant dans ses sympathies 16 ( et dans ses affections.
- ( ) Ennemi de l’affectation ; se com-17 ( porte sincèrement et ingénument dans le commerce social.
- ( ) Oublie facilement ce qui lui est 18 ( désagréable.
- ( ) Généreux avec les autres. 19 (
- ( ) Admirateur envers qui lui est 20 ( supérieur ; traite, en échange, avec froideur qui lui paraît inférieur.
- ( ) Aime être plaint. 21 (
- ( ) Matérialiste et pratique. 22 (
- ( ) Il s’effraye plus facilement qu’il 23 ( ne s’irrite.
- ( ) Est économe. 24 (
- ) Très susceptible et facilement irritable ; réagit fortement aux louanges ou aux crit’ques.
- ) Préoccupé et facilement angoissé ; de tous les côtés voit des difficultés.
- ) Parle beaucoup.
- ) Aime tout ce qui est nouveau.
- ) Préfère passer inaperçu et est ennemi de toute publicité.
- ) Persévérant dans ses sympathies, affections et propos.
- ) Circonspect et maniéré ; il est difficile de savoir ce qu’il pense et veut réellement.
- ) Se souvient avec persistance de ce qui l’a blessé.
- ) Egoïste ; se satisfait lui-même.
- ) Tolérant envers les faibles, conserve sa dignité et se montre assez fier envers ses supérieurs.
- ) Aime être admiré.
- ) Idéaliste et rêveur.
- ) Il s’irrite plus facilement qu’il ne s’alarme.
- ) Préfère dépenser son argent que de le garder.
- L. B.
- L’Institut de Riga
- Sur l’initiative du I)r Môller a été fondé à Kiga, en 1923, V Institut für Jugendforschung und Berufshunde, comprenant d’abord l|ne section de psychologie scolaire, puis, en 1924, un office d’orien-hdion professionnelle de la ville, et un laboratoire psychotechnique, qui s’est complété en 1927 d’un service d’examen d’aptitude de-s chemins de fer, enfin une section de science du travail et une de rationalisation en économie rurale (1928).
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- ) Manque de confiance et soi et d'initiative. Aime suivre la ma jorité.
- ) Cordial et affectueux envers les inconnus. Se fait des amis avec facilité.
- ) Tendance à l’optimisme, rare ment de mauvaise humeur ou préoccupé.
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- Sïl ifïfïttiï*» ? Ml w
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- L’Institut qui dispose de 40 pièces, a 21 collaborateurs réguliers, sans compter 15 à 30 collaborateurs intermittents. Le nombre d’individus ayant passé à l’Institut pour examen annuellement, de 76 en 1923, a atteint 10.906 en 1929.
- Depuis 1930 l’Institut publie une revue, dont une partie des fascicules, rédigés en langue lettone, sont bien difficilement accessibles. Une autre série doit être rédigée en allemand.
- Dans les premiers fascicules de cette série de « Psychophysiolo-gische Arbeiten » on trouve deux études du directeur Môller, l’une sur les épreuves d’aptitude des chauffeurs pour services publics, l’autre sur le problème des conseils d’orientation pour les jeunes gens, et deux autres de son collaborateur R. Drill, sur la chro-nocyclographie du travail, cette brancche nouvellement développée de la méthode graphique de Marey, avec exemple d’analyse particulièrement poussée sur la frappe au marteau pour l’enfoncement des clous. H. P.
- A travers les Revues
- Dans la Rivista di Psicologia (XXVIII, 1, 1932, p. 19) une nouvelle étude de G. Vidoni et E. Tamburini est consacrée-à l’orientation professionnelle dans ses relations avec la détermination des types anthropologiques par l’examen biotypologique, notant en particulier que la prépondérance hypophysaire s’accompagne d’un développement de l’attention avec perspicacité technique, mais d’une déficience en ce qui concerne l’exécution des mouvements délicats, tandis que la prépondérance thyroïdienne comporte fréquemment une insuffisante attention, mais une rapidité motrice notable.
- Dans la Zeitschrift für angewandte Psychologie de mars 1932, Henriette Schwung, de l’Institut de Psychologie de Hambourg, consacre une importante élude» à la psychologie do la résolution professionnelle (acte essentiel du choix de la profession, à partir du désir professionnel), se fondant sur une étude poursuivie chez des écolières de 14 ans.
- Dans le n° d’avril, c’est O. Lipmann qui fournit une série de données relatives à la méthodologie convenable pour déterminer la signification pratique des déterminations d’aptitudes.
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- Godfrey II. Thomson, bien connu pour ses beaux travaux de statistique psychologique, examine, comme contribution à la théorie des examens, la question de la standardisation des tests par groupe d’àge en relation avec la dispersion ’des quotients d’intelligence. (British Journal of Educational Psychology, juin 1932), trouvant que sont injustement défavorisés les enfants plus âgés mais intelligents, dans un groupe d’âge, quand on adopte la mesure par le quotient, et proposant d’y substituer un résultat moyen ajusté pour donner l’équivalence d’âge exacte au niveaux différents d’intelli gence.
- **
- Dans Industrielle Psychotechnik d’avril 1932, l’ingénieur Martin Cobliner trace le « Berufsbild », le tableau professionnel du constructeur (aptitudes et connaissances).
- ***
- Dans Notre Temps du 22 mai 1932, en sa chronique «l’Ecole et la Vie », E. Sciireider consacre une intéressante étude à « une science nouvelle : La docimolgie », avec d’utiles remarques sur la « typologie » des examinateurs, et La conclusion que le système actuel d’examens doit être profondément modifié, dans le sens des évaluations objectives élaborées par la psychotechnique.
- INFORMATIONS
- Il s’est fondé cette année, à Saô Paulo (Brésil) un Institut d'organisation rationnelle du travail, qui publie une revue mensuelle depuis janvier 1932 sous le nom — réunion d’initiales — d’ldorl, avec une commission de rédaction dont font partie A. de Salles Oliveira, A. Ribeiro, de Azevedo, da Silva Freire, R. Mange, G. de Paula Souza, Paciieco e Silva, ingénieurs, hygiénistes, psychiatres. Une série d’intéressants articles ont déjà paru dans cette revue.
- L’Institut comprend deux sections, l’une d’organisation administrative du travail, l’autre d’organisation technique dont le directeur est Robert Mange, qui a organisé déjà à Sao Paulo des épreuves Psychotechniques de sélection professionnelle dans une école d’ap-prentissage et dans des ateliers de chemins de fer. L’entreprise a été mise en bonnes mains. Dans la section technique, les quatre groupes d’études ont trait à l’orientation professionnelle, à la sélection et la formation professionnelle, à la technopsychologie du travail, et enfin à l’hygiène du travail.
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- Le « Perceptotachymètre », établi par Mira pour la sélection des conducteurs, à Barcelone, et qui permet d’apprécier le coup d’œil dans l’évaluation de points de rencontre de mobiles animés de vitesses différentes, est construit aux ateliers Atlas, 4 Barcelone (au prix de 177 dollars, franco frontière).
- Il est créé pour l’année 1932-1933 sous les auspices du ministre du Commerce et de l'Industrie œt du sous-secrétariat de l’Enseignement technique à l'occasion de la 3me Exposition nationale du travail : Les meilleurs ouvriers de France, un concours national d’apprentissage.
- Sont admis à ce concours les apprentis des deux sexes français ayant moins de 19 ans et étant entrés dans leur dernière année d’apprentisage.
- Sont admis également les élèves des écoles professionnelles ayant fini leur 3mc année et ayant passé le concours de fin d’année de ces écoles.
- Ce concours aura lieu en deux degrés : 1° un concours départemental et 2° un concours national.
- La Vie de l’Amicale
- L’Association des anciens élèves s’est réunie le 27 mai, en séance de travail.
- La question à l’ordre du jour était la préparation du rapport à présenter au Congrès de Bruxelles.
- Après un échange de vues, il a été décidé que l’examen se poursuivrait en réunion du Conseil directeur, le 10 juin. M. Beaume, qui, en principe, a été désigné pour représenter l’Association, présentera un projet.
- Le Secrétaire : C.-G. Beaume.
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- La Vie des Centres d’0. P.
- Centre d-’O. IE3. d.e Nantes 1331
- Ce Centre qui compte déjà dix années d’existence est un des touts premiers centres français.
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- Son succès se marque par la courbe ascendante de Son influence.
- En 1921, l’Office a conseillé 254 jeunes gens, en 1928 il y a 658 jeunes gens orientés, 733 en 1929, 936 en 1930 et 1.109 en 1931, ce qui représente pour cette dernière année 2.598 visites de familles, 598 visites d’employeurs et 530 visites diverses.
- Le nombre des placements en apprentissage s’élève à 700.
- En 1931, une initiative très intéressante fut la création d’un Centre d’orientation intellectuelle destiné à documenter les élèves des écoles d’enseignement primaire, secondaire, supérieur ou technique sur les carrières, professions ou fonctions possibles pour eux. Ce centre a réuni les programmes des études, des examens et des concours et ce centre, commencé en mai 1931, ayant déjà permis de conseiller 52 jeunes gens avant la fin de l’année.
- Le service d’orientation, sur les 1.109 jeunes gens qu’il a orientés, en a trouvé 91 indécis qui naturellement n’ont pu donner lieu à contre-indications, 25 pour lesquels l’orientation était impossible puisque leur seul désir était de gagner immédiatement un •salaire élevé.
- Sur les 993 sujets restants, il y eut 79 contre-indications scolaires pour les garçons et 59 pour les filles soit au total 14 °/o ; 123 contre-indications d’ordre médical pour les garçons et 23 pour les filles, soit au total 15 °/0 ; et 68 contre-indications économiques pour les garçons et 20 pour les filles, soit en tout 9 °/o* Si nous envisageons les décisions prises nous voyons que sur les 700 enfants placés en apprentisage (528 garçons et 172 filles) 405 ont été placés dans la profession initialement choisie ; 58 dans une profession similaire ; 197 dans une profession différente et 40 ont été placés sur les conseils de l’Office dans un emploi temporaire.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- H. Piéron. — L’Année psychologique, 31e année (1930). Bibliothèque de philosophie contemporaine. Alcan, éditeur, Paris. 2 vol. in-8° de 1.100 pages, prix 120 francs.
- Comme les années précédentes, ce volumineux ouvrage comprend trois parties.
- La première (216 pages) ne contient que des mémoires originaux, la seconde (44 pages) est réservée à des notes et revues et la troisième, de beaucoup la plus importante (818 pages) est consacrée aux analyses bibliographiques qui, cette année, sont au.nombre de 1.690. La chronique annuelle, qui tient au courant de tout
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- ce qui touche et intéresse la psychologie (nécrologies, congrès, enseignements, mouvement des revues, etc.), termine l’ouvrage.
- Dans la première partie, notons comme particulièrement intéressants pour l’orientation professionnelle l’article de MM. O. De-croly et M. L. Wauthier : Contribution à l’élude des enfants bien doués ; — celui de L. Waltiier : Quelques chapitres de la techno-psychologie du travail industriel et celui de D. Heller-Kowarski,
- L. Kowarski et M. François : Contributions à l’étude de l’apprentissage.
- Les autres articles sont plus spécialement consacrés à l’étude des sensations.
- W. Dolansky, aveugle lui-même, traite le sujet : Les aveugles possèdent-ils le sens des obstacles ; G. Durup et A. Fessard étudient le seuil de perception de durée dans l’excitation visuelle ;
- M. Rostoiiar montre l’évolution de la représentation visuelle à partir de l’impression initiale et G. Békêsy y parle de la théorie de l’audition.
- Toutes les Notes et Revues doivent intéresser cette année les orienteurs et les psychotechniciens. On y trouve, en effet, La notion de validité (A. Fessard et II. Piéron). — Le facteur subjectif dans les notes d’examen (A. Laugier et D. Weinberg). — Mesure de la suggestibilité motrice (J.-M. Laiiy). — Du minimum de mesures nécessaires pour l’étalonnage d’un test dans un but psychométrique (A. Fessard et H. Piéron).
- Parmi les analyses susceptibles d’intéresser plus vivement ceux qui font de la psychologie appliquée. Nous en notons : 61 se rapportant à l’évolution psychologique de l’individu ; 42 sur la mémoire, l’apprentissage et le témoignage ; — 41 sur l’association, l’imagination et l’invention ; — 35 sur l’activité, l’entraînement et le travail ; — 166 sur la psychologie appliquée (applications industrielles, commerciales, judiciaires, les professions^ les aptitudes et la sélection) ; — 130 sur la psychotechnique (généralité, les tests et leur emploi, étalonnage, critique des tests, procédés de calcul et appareillage).
- Une table alphabétique des auteurs analysés et une table des matières où chaque analyse se retrouve dans son groupe logique font de ce recueil un instrument de travail précieux et agréable.
- M. II. P.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : Mm* Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M11’ L. Bourdel, licenciée ès-Iettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M“* C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — À) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M”’ A. Fessard, licenciée ès lettres ; M11' Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès Jettes, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris. — Professeur suppléant : M. H. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Caen
- Organisation de l’Orientation professionnelle et technique des métiers. — V) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de t’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Technique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles ; Auribault, inspecteur divisionnaire du du travail ; M”e Letellier, inspectrice du travail.
- Sélection professionnelle dans ses rapports avec l’Orientation. — Professeur : M- J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Prague des Hautes-Etudes.
- TRAVAUX PRATIQUES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François
- Physiologie : M" C. Veil.
- Technique des tests scolaires : M"' H«nri
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- (ÎO IsTuméros ;pa,r .A-n)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABOKHVEMG1V.T ï
- Pour la France.. 15 /r. | Pour VEtranger..... 25 fr.
- Prix du numéro : 3 francs
- Prière d’adresser le montant des abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut : Paris C/C 1444-iî
- Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement On peut se procurer, pour la France,
- la première année complète au prix de 20 francs, les deuxième et troisième années au prix de 18 frallC> et les trois premières années au prix de 50 francs, au Secrétariat, 41, rue Gay-Lusasc, Paris (ve).
- Choix d’articles publiés au cours des trois premières années
- Pierre Abraham : Sur l'Orientation Professionnelle de la figure humaine (N° 5 et 6,T. ID'
- A. Fessard : La validité des tests et méthodes statistiques (N° 2, 3, 4, 5, 6, 9, T. I. — N" 3, 5, 6, T. II).
- A.-B. et A. Fessard : L'aptitude musicale et les tests de Seashore (N° 1 et 2, T. III,).
- M”c A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des tests professionnels (N° 6, *
- A. Fessard, J. Monnin et H. Pieron : Quelques données sur les indépendances fonctionné révélées par les épreuves psychotechniques (N° 8, T. III).
- J. Fontègne : Une visite aux Offices de Vienne et Munich (N° 1 et 3, T. I).
- L’O.P. au Congrès international de l’enseignement technique (N® 10, T. IH)1
- M. François : Quelques remarques sur le Test de barrage (N° 8 et 9, T. II).
- H. Laugier : La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3, T. I).
- M. et Mme Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de la fiche psychologique d’O. P. (N0!-^
- Henri Piéron : Techniques simpjifiées de laboratoire : Les temps le réaction ; le ^
- noptôscope (N° 2, T. I. N° 3, T. III).
- Orientation professionnelle et « Docimologie » (N° 6, T. I). Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2, T. II).
- ud projet ue ricne psycnopeaagogique z, î. juj. ..j
- Orientation professionnelle et organisation du travail en U.R.S.S. (N° 9. T-1 !•
- Mmt H. Piéron : Les étalonnages de tests (N° 1, 2 et 3, T. I ; N° 1, 2 et 3, T. II).
- Mlle D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N* 5,
- M. Luc : L'importance économique de l’orientation professionnelle (N” 1, T. III).
- — Importance morale et sociale de l’orientation professionnelle (N° 6, T. III).
- M,le J. Abramson : Notes sur quelques visites à des laboratoires d’O. P. (N° 2 et 3, T. 1^'
- F. Louis Bertrand : Kinesthésie, dactylésie, et orientation professionnelle (N® 3, T. Ri)-Dr G. Paul-Boncour : Sur la formation professionnelle des épileptiques (N° 4, T. III)• J.-M. Lahy : Etalonnage du test d’habileté mécanique de Stenquist (N* 5, T. III).
- usines de matières colorantes (N° 6, T. III).
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- MracMazé: Recherches sur la finesse des perception i chromatiques chez les écoliers (N® 10-
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- H. Laugier et R, Bonnardel : Les aptitudes requises pour le personnel de la fabrication daIlS
- Gérant : Paul An*0,
- Agen.
- Imprimerie Moderne (Assoc. Coop. Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- 4e Année
- N° 7
- Juillet 1932
- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I. — M"' Henri Piéron: Essais en vue de l’établissement d’une fiche d’aptitude
- technique..................................................... 161
- 11. — Notes et Documents : Ecole unique et sélection (Une circulaire du Ministre de l’Education Nationale. — Léon Brunschwicg et 1’ « Education Nationale ». — L’influence de l’intérêt sur le ren dement. — Les goûts des enfants de la région Nantaise. — Les caractéristiques individuelles dans le retour au rythme normal après l’accélération cardiaque de l’effort. — Le chômage et l’O. P.
- — Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’année psychologique......... ............................... 164
- III. — L’Orientation professionnelle à l’Etranger : La fiche médicale du
- Dr Soler y Dopff............................................... 174
- IV. — A travers les Revues.................................................... 175
- V. — Informations....................................................... 176
- VI. — La Vie de l’Institut...............................................v.. 178
- VIL — La Vie de l’Association des anciens élèves de l’I. N. 0 P.............. 179
- VIII. — La Vie des Centres d’O. P.............................................. 180
- IX. — Bulletin bibliographique................................................ 187
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE il, Rue Gaij Lussac, il
- PARIS
- (Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- d’Orientation Professionnelle
- Établissement reconmi var l’État (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de 1 Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateiiers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D'A DMINIS TR A TION Outre le Bureau :
- M* Caron, directrice honoraire des Lycées. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre . de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’An-thropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de, Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 4* Année
- Juillet 1932
- N° 7
- BULLETIN
- DE
- l’Institut National d'Orientation Professionnelle
- Essais en vue de l’établissement d’une fiche d’aptitude technique
- Par Mme Henri PIÉRON
- INTRODUCTION
- De même qu’il a été possible d’établir une fiche psychologique d’intelligence générale (1) permettant une évaluation analytique de l’intelligence de l’enfant et la possibilité d’établir pour lui un profil facile à lire et indiquant nettement ses supériorités ou ses infériorités ; de même il nous a paru possible et désirable de réaliser une fiche d’aptitude technique permettant également l’établissement d’un profil.
- La fiche que le Centre de recherche de l’Institut national d’O. P. essaye d’établir doit comprendre deux parties.
- Dans la première partie, il est fait appel uniquement à des formes élémentaires.
- Cette partie doit donner quatre points du profil.
- Le premier point marquant la facilité de coordination oculo-motrice.
- Le second point la rapidité d’activités élémentaires.
- Le troisième la précision d’évaluation oculaire.
- (1) M. et M"’ Henri Piéron ; instructions pour l’emploi de la fiche psychologique d’orientation professionnelle ; Bull, de l’Institut National d’O. P., 2' année, n“ 7, juillet 1930, pages 161-185.
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- Le quatrième point la facilité de perception et représentations spatiales, perceptions dans lesquelles c’est l’observation qui a le rôle prédominant.
- La seconde partie vise à étudier les formes supérieures de l’intelligence technique. Elle comporte cinq points du profil.
- Le premier point fait appel aux perceptions dans lesquelles c’est la représentation imaginative que joue le plus grand rôle.
- Le second point fait appel à l’imagination pure...
- Le troisième point explore la compréhension de mouvements.
- Le quatrième s’adresse à la compréhension mécanique.
- Le dernier point vise à étudier une forme de compréhension spéciale qui est la recherche d’une loi de série, compréhension déjà recherchée dans la fiche psychologique, mais au lieu que l’on s’adresse à des séries numériques dont il faut comprendre la loi et qu’il faut continuer, comme dans cette fiche psychologique, on .s’adresse cette fois à des séries qui ne font appel à aucune connaissance numérique et qui sont constituées par des dessins formés de lignes droites.
- Les tests employés sont des tests en majeure partie utilisés et étudiés déjà à l’étranger ; ils sont au nombre de 19, mais ce nombre pourra être modifié dans la fiche définitive.
- 11 y a en effet deux points du profil pour lesquels nos tests sont insuffisants, ce sont les points notant la précision d’évaluation oculaire employés partout et dits tests de coup d’œil et qui ne nous ont pas donné une cohérence suffisante pour être de bons indicateurs.
- Pour eux, il semble qu’il est désirable que les questions de ce genre soient en plus grand nombre pour être significatifs et nous devons faire pour ces tests des recherches avec tout un ensemble de questions.
- 11 en est de même du point de profil s’adressant à l’imagination pure qui doit être complété et modifié dans le même sens.
- Tous ces tests ont été appliqués d’une part dans des écoles professionnelles de garçons et de jeunes filles et d’autre part
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- dans les écoles communales de la Ville de Paris sur des enfants garçons et tilles devant quitter l’école et par conséquent destinés à être orientés si l’O. P. fonctionnait normalement à Paris.
- Nous donnerons dans chacun de nos numéros suivants l’étude d’un ou de plusieurs de ces tests indiquant en les différenciant les étalonnages des écoles professionnelles et celui des écoles communales et en mettant toujours à part les deux sexes.
- Nous indiquerons aussi pour chaque test quelle corrélation il a présenté avec la réussite dans le métier des enfants d’écoles professionnelles et nous rechercherons quels sont les résultats que ces tests ont fourni aux examinateurs.
- Nous désirons appliquer de nouveau ces tests aux enfants d’écoles professionnelles en même temps qu’aux élèves des ateliers-écoles, ceux-ci étant plus près du travail professionnel véritable le facteur rapidité intervenant plus que dans les écoles professionnelles et, en dernier lieu, à des ouvriers spécialisés ayant terminé leur apprentissage, cela pour essayer d’établir des batteries de tests spécialisées et indicatrices de la réussite pour chaque grande famille de métiers avant de rendre la fiche définitive.
- Notre fiche est destinée à être faite collectivement ; chaque test ayant un temps d’exécution déterminé. C’est une supériorité incontestable sur les tests individuels que la rapidité avec laquelle les examens peuvent être effectués.
- Nous nous sommes demandés cependant si nous étions en droit de passer du résultat donné par un enfant en présence d’un problème technique présenté sur un dessin comme cela se passe dans notre fiche collective au résultat donné par le même enfant mis en présence d’un véritable petit appareillage.
- Pour quelques-uns de ces tests nous avons expérimenté les deux manières et nous indiquerons pour ces questions les résultats obtenus des deux façons.
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- Les sujets des écoles professionnelles sur lesquels cette fiche a été appliquée soit au nombre de 467.
- Dans ce nombre, il y a 177 garçons de l’Ecole professionnelle Diderot appartenant aux métiers d’ajusteurs, chaudronniers, forgerons, outilleurs, précisionnistes, serruriers, tourneurs, modeleurs et menuisiers, et 290 filles appartenant aux métiers de l’aiguille (couturières, costumières, lingères, brodeuses) et au métier de dessinatrice. Ces jeunes filles appartiennent aux deux écoles professionnelles de la rue Bouret et de la rue Ganneron.
- Beaucoup de ces tests avaient été étudiés séparément les années précédentes dans ces mêmes écoles, en général sur un plus grand nombre d’élèves, avant d’avoir été intégrés dans cette fiche et nous avions cherché la corrélation entre leurs résultats et la réussite dans le métier.
- Nous relèverons pour chaque test ces observations et ces résultats.
- La fiche a enfin été appliquée à 607 enfants d’écoles communales devant quitter l’école (300 filles et 307 garçons).
- (A suivre.)
- NOTES ET DOCUMENTS
- Ecole Unique et Sélection (Une Circulaire du Ministre de l’Education Nationale)
- M. de Momie a tenu à poser les bases de la sélection rendue nécessaire par Vorganisation de l’école unique, sélection qui doit évidemment s'intégrer dans une orientation professionnelle généralisée ; on verra que l’appel prévu à un représentant des offices d'O. P., quand ceux-ci existent dans la commission d’entrée en sixième consacre ce principe. Il faudra évidemment développer celle collaboration, préciser les méthodes ; la voie est ouverte, nous donnons ci-dessous les principales lignes de l’importante circulaire ministérielle :
- Il ne s’agit pas d’accueillir dans l’enseignement secondaire un plus grand nombre d’élèves, mais d’y faire entrer et d’y retenir ceux-là même qui peuvent en tirer profit, tout en orientant les
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- autres vers une meilleure utilisation de leurs aptitudes. L’urgence même de cette circulaire en limite nécessairement la portée. Elle n’en prépare pas moins une réforme envisagée sur le plan de l’éducation nationale.
- Les inscriptions pour la classe de sixième qui auraient devancé cette circulaire ne constituent pas un droit acquis, même si elles concernent des internes. Ces inscriptions concourront avec les demandes produites ultérieurement, compte tenu des disponibilités de chaque établissement.
- Les candidatures devront être appuyées d’un certificat médical délivré par un médecin assermenté, de préférence par le médecin du lycée ou du collège. Cette exigence vise à écarter les'enfants atteints, soit d’une maladie contagieuse, soit d’une affection ou infirmité constituant un empêchement rédhibitoire à une scolarité normale.
- Seront reçus dans la classe de sixième :
- 1° Les enfants déclarés admis au concours des bourses première série ;
- 2° Ceux des élèves de sixième qui, ayant échoué à l’examen de passage institué à la fin de l’année scolaire, seront reconnus par le conseil de classe aptes à recevoir avec profit l’enseignement secondaire ;
- 3° Les enfants âgés de 10 ans révolus â la rentrée des classes pourvu qu’ils aient été jugés aptes à commencer les études secondaires, aptitudes déterminées au vu d’un dossier comprenant :
- a) une pièce d’état civil (bulletin de naissance par exemple) ;
- b) les notes scolaires pour les élèves des classes élémentaires, le carnet de correspondance ou les notes scolaires pour les élèves des écoles primaires publiques ; des certificats ou documents produits sous sa responsabilité par le chef de l’établissement pour les élèves des écoles privées ; les cahiers de devoirs visés par l’inspecteur primaire pour les enfants qui ont été instruits jusque là dans leur famille.
- Cet examen sur titres sera confié à une commission présidée par le proviseur, le principal ou la directrce, ladite commission comprenant :
- 1° Un professeur de l’établissement secondaire désigné par ses collègues réunis en assemblée générale ;
- 2° Soit l’inspecteur primaire de la circonscription, soit un directeur ou une directrice d’école primaire de cette circonscription délégué par l’inspecteur primaire ;
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- 3° Un représentant de l’association des parents d’élèves de l’établissement désigné par ladite association ; à défaut d’une telle association, un parent d’élève désigné par le chef de l'établissement ;
- 4°' Un délégué cantonal désigné par l’Inspecteur d’académie.
- Dans les villes où fonctionne un office d’orientation professionnelle, un délégué de cet office sera adjoint à la commission à titre consultatif.
- En 1931, la commission se prononcera, par exception, dans la première quinzaine de juillet sur les demandes d’admission formées avant le 3 juillet par le® chefs de famille ou, s’agissant de pupilles de la nation, par le directeur de l’Office.
- Un cinquième des places disponibles sera réservé pour les demandes d’inscription tardives. La commission se prononcera dans la seconde quinzaine de septembre sur l’attribution des places ainsi réservées. Les demandes retenues en juillet mais provisoirement écartées faute de place concourront avec les demandes nouvelles.
- J’entends donner à l’admission d’un enfant dans La classe de sixième, un caractère d’épreuve et d’essai. Il faut laisser à chaque enfant admis en sixième la possibilité de courir sa chance pendant toute l’année scolaire. Par contre, à la fin de la sixième, une sanction déjà sérieuse s’impose sous forme d’un premier examen d’orientation. Mais ce premier examen d’orientation n’aura pas un caractère définitif ; des retouches ultérieures seront toujours possibles si l’élève révèle des qualités scolaires qui n’étaient point encore apparues.
- Une commission aura à examiner les aptitudes des élèves qui ont subi sans succès les épreuves de l’examen de passage. Elle décidera s’ils redoubleront leur année d’études ou s’il leur sera conseillé une autre orientation. Mais La solution ordinaire au sortir de la sixième doit être, pour tous les élèves très faibles, l’abandon d’études vers lesquelles ils paraissent avoir été mal orientés.
- La môme commission aura à se prononcer sur les demandes formées par des élèves étrangers à l’établissement dont les familles solliciteraient l’admission directe en cinquième.
- La • commission chargée d’examiner les dossiers scolaires sera composée .
- 1° Du proviseur, du principal ou de la directrice ;
- 2° de deux professeurs, choisis par l’assemblée des professeurs, l’un dans l’ordre des lettres, l’autre dans l’ordre des sciences ;
- 3° du représentant des parents d’élèves ;
- 4° d’un délégué de l’enseignement technique, désigné par l’inspecteur d’académie ;
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- 5° d’un professeur de l’enseignement primaire supérieur, désigné par l’inspecteur d’académie.
- La commission pourra éventuellement faire appeler l’enfant et l'interroger afin de préciser, s’il y a lieu, ses aptitudes.
- Pour la prochaine rentrée scolaire et dans l’expectative de la réforme générale, en ce qui concerne l’admission des élèves en troisième, deuxième et première, il est recommandé aux conseils de classe d’user de fermeté et d’écarter les jeunes gens mal orientés.
- Inversement les élèves de l’enseignement primaire supérieur reçus au brevet élémentaire ou au brevet d’enseignement primaire supérieur (section générale) pourront être admis en troisième B ou deuxième B s’ils sont présentés par le conseil des professeurs de leur école.
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- Léon Brunschwicg et 1’ « Education Nationale »
- Dans son discours à la distribution des prix du Concours général, notre premier ministre de l'Education nationale, M. Anatole de Monzie, a rappelé la. brochure de 1922 où le philosophe T.éon Brunschwicg a éloquemment indiqué la grande tâche qui s'imposait à nos organisateurs et que symbolisait l'expression aujourd'hui enfin adoptée. Nous redonnons ici ce passage de l'important discours ministériel :
- Le mot d’éducation nationale et l’idée qu’il exprime n'ont pas eu audience en 1872, n’ont pas audience en 1907. « L’empirisme établi résiste de toute la force de son inertie », note Edouard Her-riot dans un de ses rapports sur le budget de l’instruction publique. Contre la force de cette inertie, M. le professeur Léon Bruns-"hvieg élève en 1922 la protestation d’un petit pamphlet qu’il intitule Un ministère de l'éducation nationale. Dix ans s’écoulent encore dans le flot des paroles et des dépenses. Et voici au détour d’une crise ministérielle, au tournant d’une crise générale, le mot cher à Turgot qui ressurgit parmi le bruit frivole des contesta-lions ou polémiques grammaticales.
- Les paroles de M. Léon Brunschvicg, mal entendues, mal écoulées dix ans plus tôt, prennent soudain tout leur sens et toute leur vertu : « Il importe que tous les enfants de France soient considérés également comme des plantes vivantes, dont on assurera la croissance spontanée grâce aux mêmes méthodes, laissant seulement le tronc grandir plus ou moins haut avant de permettre le départ des branches, mais sans jamais opposer d’obstacle artificiel à l’expansion de l’être que sa puissance de sève élèverait au-dessus du niveau qui aurait été prévu pour lui. »
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- Longue phrase à longue portée ! Lourde phrase à lourde décharge ! Tout y est inscrit de ce qui constitue notre programme prétendument improvisé. Tout — le principe de l’égalité scolaire, la règle d’intégrale gratuité, l’ohligation pour l'Etat de trier et d’orienter les aptitudes juvéniles. Ce que M. Léon Brunschwicg avait peut-être omis dans sa brochure, le vénérable Charles Richet doyen des physiologistes philosophes — l’a ajouté en une ligne de son abrégé d’histoire générale. Une ligne, une seule : « La sélection humaine est la plus grande des espérances humaines. »
- L’Influence de l’Intérêt sur le rendement
- Dans un article de Max Ringelmann sur le travail mécanique de l’homme, paru dans le Bulletin de la Société d’hygiène alimentaire, nous voyons que le même ouvrier, effectuant les mêmes travaux fournit une quantité différente d’ouvrage lorsqu’il est payé à la tâche ou à la journée. Les rapports entre ces quantités, résultant d’un grand nombre d’observations (terrassements, chargements, labours à la bêche, sciage du bois de feu, travail à la manivelle, à une machine élévatoire, travaux de moisson et de fenaison, transports, etc'.), peuvent se résumer dans le tableau suivant, dans lequel l’auteur ajoute le travail exceptionnel lorsque l’ouvrier exécute un ouvrage pour son propre compte et lorsqu’il a peu de temps pour l’effectuer (lors de ces mesures il est nécessaire que l’ouvrier ne remarque pas qu’on effectue des observations sur son travail). Au tableau est joint le travail pratiquement exécuté par la femme.
- Quantité d’ouvrage
- effectué dans le même temps
- L’ouvrier travaille : — — —
- Pour son propre compte 100 107 158
- A la tâche 93 100 147
- A la journée 65 70 100
- Femme 37 40 60
- Les goûts des Enfants de la région Nantaise
- Nous notons incidemment dans le rapport du centre d’O. P. de Nantes pour 1931, les goûts ou plutôt l’indication du métier désiré par 796 garçons et 313 filles. Nous ne notons que ceux réclamés par un assez grand nombre d’enfants.
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- Sur ces 796 garçons : 12 désirent l'agriculture, 40 les industries de l'alimentation, 17 les industries du livre, 10 la fabrication des vêlements, 6 celle des cuirs cl peaux, 37 les industries du bois, 206 la métallurgie, 32 les terrassements, 45 la manutention, 64 le commerce et les emplois de bureau, 7<S sont indécis et 184 désirent poursuivre leurs éludes.
- Pour les 313 filles : 59 désirent l’industrie des vêtements, 96 le commerce et les emplois do bureau, 13 sont indécises et 120 désirent poursuivre leurs études.
- Les caractéristiques individuelles dans le retour au rythme normal après l’accélération cardiaque de l’effort
- L’effort entraîne une accélération du rythme du cœur, avec quelque variabilité dans cette réaction cardiaque. Mais, d’après W. Mires, qui a procédé à des recherches expérimentales sur la question, la variabilité est beaucoup plus grande dans les modalités de retour à la normale après l'effort (1).
- L’étude a été faite par la méthode moderne de l’électrocardio-graphie chez des hommes jeunes, en bonne santé qui, reposant sur une chaise longue, se soulèvent par traction à une barre fixe placée au-dessus de la chaise pendant 7 secondes, pour se replacer aussitôt dans la position de repos initiale.
- Dans ces conditions, un peu avant l’effort, le cœur s’accélère déjà (de 3 °/0 environ), et pendant l’effort une accélération moyenne de 25 °/0 se produit. Après le repos le rythme accéléré persiste quelque temps, puis le ralentissement se produit, mais de façon différente, suivant les types, qui présentent des modalités variées dans le comportement du mécanisme de régulation cardio- inhibiteur : Il y a un type régulier, à ralentissement progressif, et un type oscillant (chacun de ces deux types pouvant être plus rapide ou plus lent dans la récupération).
- Il resterait à déterminer les corrélations générales de ces types lents ou rapides, réguliers ou oscillants, pour chercher la signification pratique des différences individuelles dans la régulation ioL-bilrice.
- H. P.
- (1) The normal sensitivity of the cardio-inhibitorv center. Journal o/ industrial Hygiène, XIV, 1, 1932, p. 3-17.
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- Le chômage et l’Orientation Professionnelle
- Nous extrayons d’un rapport de M. Gaillard sur les ateliers-écoles les précisions suivantes :
- « La crise économique que nous subissons a des effets divers. Le plus grave, et aussi le plus apparent, est le chômage. Mais ce n’est pas le seul. Nous constatons, du fait môme du manque à travailler qui se manifeste dans certaines professions, une inquiétude chez les individus qui, sans s’attarder à réfléchir, rendent responsable de leur oisiveté forcée la profession qu’ils ont choisie et cherchent à en sortir. Des employés de commerce demandent à apprendre un métier tandis que des manuels recherchent des emplois de bureau ; des mécaniciens voudraient entrer dans ralimentation alors que des ouvriers du bois pensent qu’ils auraient mieux réussi dans la mécaniquè ; des couturières, des modistes, louent une machine à écrire pour s’entraîner à la dactylographie ; des vendeuses abandonnent le magasin pour tenter du travail en atelier. Tous et toutes recherchent dans un métier autre que le leur la sécurité qui, brusquement, leur a fait défaut. S’évader au plus vite et par tous les moyens de la profession qui ne fait pas vivre, voilà le but auquel on consacre toute sa volonté, toutes ses forces et aussi, parfois toutes ses économies. Ainsi, avons-nous vu des jeunes filles payer très cher des cours qui devaient les conduire — la promesse n’en était-elle pas faite sur les prospectus ? — à des situations stables dans les bureaux...
- « Ce chassé-croisé entre les professions doit retenir l’attention car il ne peut généralement (pie provoquer d’amères déceptions.
- Si nous nous reportons aux cas nombreux qui nous ont été soumis depuis quelques mois, que constatons-nous ? C’est que, dans la plupart des cas, dans presque tous les cas, ceux qui ont été les premiers touchés par le chômage et qui ont été, par suite, tentés de changer de profession, sont ceux qui n’avaient pas appris de métier ou qui, alléchés par un gain plus rapide, avaient choisi une spécialité qu’ils considéraient à tort comme un métier, plutôt que de consentir à un apprentissage prolongé et moins rétribué.
- « A l’heure actuelle et malgré la crise, nous trouvons des places pour ceux qui connaissent bien leur métier. Nous n’en trouvons pas pour les autres. Et ceci nous permet de dire que, le plus souvent, ce n’est pas la profession qu’il faut incriminer mais l'individu lui-même, qui n’a pas pris la peine de l’apprendre. Il peut changer de métier, il trouvera, dans les mêmes circonstances, les mêmes mécomptes.
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- « Une autre constatation que nous .avons faite est celle-ci : les ouvriers qui ont été replacés le plus facilement sont, ceux qui avaient la formation professionnelle la plus étendue. Un bon ajusteur, par exemple, est toujours demandé parce qu’il est susceptible d’être employé dans la plupart des branches de la mécanique. Mais le mécanicien spécialisé est d’un placement plus difficile s’il n’a pas une formation complète d’ajusteur. Le changement de profession peut s’effectuer sans inconvénient dans le cadre élargi d’un groupe de professions si l’on a une formation de base assez large, il devient souvent impossible lorsque celle formation s’est trou tôt rétrécie dans les limites d’une profession nettement déterminée.
- Quelles conclusions peut-on tirer de ces observations ?
- Tout d’abord apparaît la nécessité d’une orientation professionnelle réfléchie appuyée sur l’expérimentation. Les jeunes gens et les jeunes filles victimes de la crise que nous avons examinés ont presque tous choisi leur métier au petit bonheur. La plupart ont confondu le travail momentané qui procure le salaire immédiat avec le métier qui est le résultat d’une éducation prolongée et qui donne une valeur à l’individu. »
- Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’année psychologique
- P. Maecwigz. — O niektorych metodach badarda t. zw miary wzrokowei (Quelques méthades d’examen de Vexactitude du « coup d’œil »). — Kwart. Psych., I. 4, 1930, n. 381-425.
- Analyse critique des appareils et des méthodes des épreuves du « coup d’œil ».
- M. s’appuie sur les résultats des recherches poursuivies à l’Inst. Psychotechn. de Varsovie. On a examiné en tout 2.356 garçons, de 13 à 20 ans, dont 1.846 élèves d’écoles communales (classes de 2° à 7e), 237 élèves de lycées (cl. de 1TO à 5e) et 237 élèves des cours complémentaires du soir, en leur faisant subir 4 séries d’épreuves :
- 1° La division en 2 parties égales d’un segment de 12 centimètres ; 2° la mise en position verticale d’une droite ; 3° la détermination du centre d’un cercle ; 4° la construction d’un angle droit. Les sujets étaient obligés d’exécuter une série de manipulations avec des appareils spéciaux (disques, planchettes mobiles, etc.). La classification des résultats a été établie pour chaque série d’épreuves d’après les erreurs moyennes des sujets (3 expériences dans chaque épreuve). La lre épreuve a donné 2.356 moyennes,
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- la 2e 2.282, la 3e 1.022 et la 4e 1.185. Ces moyennes ont été groupées : 1° d'après l’Age des sujets , 2° d’après leur degré d'instruction. Les tableaux reproduits dans l’article donnent pour ces divers groupes : la moyenne arithmétique d’erreurs, le mode, le médian et l’écart moyen. Les moyennes arithmétiques sont représentées en plus, par des graphiques.
- Il résulte de l’analyse des tableaux et des graphiques que l’erreur moyenne ne change ni avec l’âge ni avec le degré d’instruction dans deux épreuves : celles de la division d’un segment et là détermination du centre d’un cercle ; elle diminue avec l’âge, mais sans présenter des variations avec le degré d’instruction, dans la 2e épreuve (la mise en posit. vertic. d’une droite). Dans la construc-lii'U d'un angle droit l’erreur moyenne diminue nettement avec d‘ l’âge et du degré d’instruction.
- La divergence, peu admissible, des résultats faisant conclure tantôt à l’existence d’une aptitude innée et invariable (lre et 3e épreuve) tantôt à l’éducabilité de cette même disposition (2e et -i6 épr.) amena M. à réviser les appareils et la méthode d’interprétation des résultats numériques.
- En effet, les appareils dont on s’est servi pour la lre et la 3e épreuves présentaient des inexactitudes pour l’évaluation des erreurs. M. suppose que refaites avec des appareils plus précis, ces épreuves confirmeraient les résultats des deux autres.
- Indépendamment de celte considération, la moyenne' arithmétique semble à M. inapte à exprimer le degré de l’aptitude des sujets. Les variations qu’elle indique ne sont pas suffisamment marquées même dans les 2e et 4e épreuves. En plus, un examen des cas particuliers montre que la même moyenne peut être obtenue pour des sujets, dont les erreurs successives sont tout à fait différentes. Cela lient entre autres à ce fait que le nombre d’essais faits par chaque sujet, et le nombre même des sujets sont trop res-treints, et que les écarts autant entre les erreurs absolues d’un même sujet, qu'entre les moyennes des sujets différents, groupés ensemble, sont trop considérables.
- Etant donné que les erreurs successives d’un même sujet tantôt positives,' tantôt négatives, se groupent en forme de la cloche de Gauss, M. propose de substituer à la moyenne arithmétique Vindice de précision (h) ou l’erreur probable (m) cju’on calculera d’après les formules :
- lo mh — 0,4769, h
- -,T . >— (W = écai t moyen) ; 2° n — ke W y 2
- (// — la courbe, e = 2 72 x — erreurs).
- la 2e 2.282, la 3e 1.022 et la 4e 1.185. Ces moyennes ont été groupées : 1° d’après l'âge des sujets , 2° d’après leur degré d’instruction. Les tableaux reproduits dans l’article donnent pour ces divers groupes : la moyenne arithmétique d’erreurs, le mode, le médian et l’écart moyen. Les moyennes arithmétiques sont représentées en plus, par des graphiques.
- Il résulte de l’analyse des tableaux et des graphiques que l’erreur moyenne ne change ni avec l’âge ni avec le degré d’instruction dans deux épreuves : celles de la division d’un segment et la détermination du centre d’un cercle ; elle diminue avec l’âge, mais sans présenter des variations avec le degré d’instruction, dans la 2e épreuve (la mise en posit. vertic. d’une droite). Dans la construc-!i<>u d’un angle droit l’erreur moyenne diminue nettement avec
- La divergence, peu admissible, des résultats faisant conclure tantôt à l’existence d’une aptitude innée et invariable (lre et 3e épreuve) tantôt à l’éducabilité de cette môme disposition (2e et 4e épr.) amena M. à réviser les appareils et la méthode d’interpréta-
- épreuves présentaient des inexactitudes pour l’évaluation des erreurs. M. suppose que refaites avec des appareils plus précis, ces
- épreuves confirmeraient les résultats des deux autres.
- Indépendamment de celte considération, la moyenne' arithmétique semble à M. inapte à exprimer le degré de l’aptitude des sujets. Les variations qu’elle indique ne sont pas suffisamment marquées même dans les 2e et 4e épreuves. En plus, un examen des cas particuliers montre que la même moyenne peut être obtenue pour des sujets, dont les erreurs successives sont tout à fait différentes. Cela lient entre autres à ce fait que le nombre d’essais faits par chaque sujet et le nombre même des sujets sont trop res-treints, et que les écarts autant entre les erreurs absolues d’un même sujet, qu'entre les moyennes des sujets différents, groupés ensemble, sont trop considérables.
- Etant donné que les erreurs successives d’un même sujet tantôt positives,' tantôt négatives, se groupent en forme de la cloche de Gauss, M. propose de substituer à la moyenne arithmétique l’indice de précision (h) ou l’erreur probable (m) qu’on calculera d’après les formules :
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- Dans la 2® partie de l’article, M. fait un essai d’application de l’indice de précision pour la 2e et la 4® épreuve.
- I. Pour la mise en position verticale d’une droite (1.767 résultats donnés-par les élèves d’écoles commun., classes de 2e à lrr) l’indice de précision (multiplié par 1.000) se présente ainsi :
- 14 ans (110 sujets) — 57
- 15 » (380 » ) — 62
- 16 » (453 » ) 64
- 17 » (355 » ) 68
- 18 » (219 » ) — 72
- 19 » (167 » ) — 75
- 20 » ( 83 » ) — 83
- Le coefficient de corrélation entre l’âge et l’indice de précision d’après la formule de Pearson est : 0.99. Le rapport est donc direct et absolu. Il peut, pour les âges de 14 à 19 ans, être représenté par la fonction empirique : y — 3,6 x + 6,6 (y —ind. de préc., x — âge). Le coefficient de corrélation calculé, d’après la même formule, entre Yerreur moyenne et le degré d’instruction (classe de 2e — 26 sujets — 9 ; 3e — 96 sujets — 10 ; 4e — 291 sujets — 10 ; 5e — 418 sujets — 9 ; 6e—- 365 sujets — 9 ; 7e — 589 sujets — 8) est : — 0,625.
- IL L’épreuve de la construction d’un angle droit (922 résultats obtenus sur les élèves des éc. commun.) donne les indices de pré-
- cision suivants : 14 ans ( 29 sujets) — 26
- 15 » (175 » ) — 24
- 16 » (198 » ) — 28
- 17 » (188 » ) — 31
- 18 » (141 » ) — 33
- 19 » (119 » ) — 35
- 20 » ( 72 » ) — 55
- Le coefficient de corrélation entre l’âge et l’indice de précision est : 0,85. En plus, M. a trouvé une régularité de progression dans les indices de précision entre 15 et 19 ans qu’il a présentée sous forme d’une fonction : y = — 0,5 x2 + 19,5 x — 156 (y — ind. de préc., x —• âge).
- Le coefficint de corrélation entre l'erreur moyenne et le degré d’instruction (classe de 2e — 4 suj. — 25 ; 3® — 34 suj. — 38 ; 4° — 106 suj. — 24 ; 5e — 188 suj. — 20 ; 6e — 226 suj. — 15 ; 7® — 368 suj. — 14) est : — 0,70.
- Si, malgré la critique de M., l’amélioration de l’exactitude du coup d’œil en fonction de l’âge et du degré d’instruction s’est mani-
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- Testée môme dans l’emploi des moyennes arithmétiques, c’est que : 1° le nombre des résultats des épreuves en question était assez élevé ; 2° la moyenne arithmétique est en rapport avec l’indice de précision.
- W X Vï
- ou
- h =
- L’attitude des sujets pendant les 2 épreuves (2e et 4e) fait supposer que dans l’évaluation de la position verticale et de l’angle droit interviennent fortement les Sensations musculaires du cou et de la colonne vertébrale. Ceci peut s’appliquer dans une certaine mesure à la division d’un segment. Il s’agirait donc là d’une aptitude basée plutôt sur les sensations musculaires que visuelles. — A. R.
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- La fiche médicale du Dr Soler y Dopff
- Nom..................
- Profession choisie_____
- Poids..................
- Taille debout..........
- Taille assis. . .......
- Envergure..............
- Périmètre Ihoracique :
- Inspiratoire.........
- Expiratoire..........
- Observation................. Age
- ........ Occupation actuelle.....
- ..... Capacité pulmonaire. . .
- ..... Force musculaire :
- ..... Main droite................
- ..... Main gauche.................
- Indice vital Stigmates....
- Indice pulmonaire........ Indice pondéral
- ........... Température.................
- Antécédents familiaux (tuberculose, folies, psychoneuropalhies, etc...) :
- Père................................ Profession.........
- Mère................................ Frères et sœurs,
- Antécédents personnels :
- Fièvres éruptives.................. Rhumatismes,
- Coqueluche......................... Bronchites. .
- Angines............................................
- EXAMEN
- Appareil respiratoire
- Perméabilité nasale.................. ^Végétations. . . .....................
- Corysa. • ........................... Phonacion........................
- Epistaxis. .......................... ' _ Conformation thoracique. . ........
- Amygdales............................ Nombre de respirations par minute.
- Appareil circulatoire
- Pulsations par minute................ Battement de la pointe.................
- Après l’effort....................... Palpitations...........................
- Tension artérielle : Arythmie. ...........................
- Maxima............................ Dyspnée..........................
- Minima............................ Varices................................
- Après l'effort : Œdèmes. . ...........................
- Maxima............................ Circulations suppémentaires.............
- Minima....................................................................
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- Système nerveux
- Réflexes :
- Tendineux. . ...............
- Pupillaires.................
- Vertiges.......................
- Céphalgies.....................
- Coordination des mouvements
- Elocution. . . Tremblements
- Tics.........
- Spasmes. . . Sommeil . .
- Organes des sens
- Vision............................... Odorat.
- Audition. . ......................... Goût. .
- Tact. . . . ....................................
- Appareil digestif
- Dentition Appétit Dyspepsie Constipation Hémorroïdes Ictères
- Nutrition
- Appareil génito-urinaire
- Conformation Troubles fonctionnels. Urine Varicocèle Ectopie
- Système ostéo-articulaire
- Conformation Pieds plats Incurvations rachitiques Colonne vertébrale.
- Troubles fonctionnels : Paralysie Ankilose.
- Système musculaire
- Développement. . . . Orifices herniaires. . . Système lymphatique
- Adénopathies. Système extérieur
- Téguments Sueur. . Villosité Pigmentation Dermatose Aspect esthétique
- Synthèse
- A travers les Revues
- Nous trouvons, d’après les données fournies par Lloyd Mills dans VAmerican Journal of Ophtalmology (septembre 1931, p. 917) que la cinématographie comporte des dangers oculaires professionnels : sur 49 hommes de 24 à 55 ans examinés, parmi les travailleurs du cinéma (durée de 6 à 14 ans), 6 avaient des vacuoles cristalliniennes et 4 une cataracte.
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- Dans le Bulletin du Comité de patronage d’aprenlis et de l'Office d’O. P. du XVe arrondissement (Numéro spécial, à l’occasion de la 6me Exposition de l’apprentissage), signalons une étude de Mme Coullaud-Minier, présidente de l’Union des industries du corset, sur l’orientation professionnelle féminine (rôle de l’école primaire).
- A
- Le Dr Willy Frôhlich a consacré un article à l’orientation professionnelle dans la S’chweizerische medizinische Wochenschrift (1917, LXI, p. 371), insistant sur l’importance du rôle du médecin, qui peut èn particulier user de son autorité pour agir sur les familles, et qui intervient avec l’éducateur, et le conseiller d orientation, ce dernier devant avoir de la maturité d’esprit, de l’expérience et une culture générale lui permettant d’envisager le problème d’O. P. sous ses multiples aspects, physiologiques, psychologiques, économiques et sociaux.
- Dans le Journal of applied Psgchology d’avril 1932, une étude de Holgomb et Laslett est consacrée au pronostic des aptitudes à la profession d’ingénieur, et W. V. Bingiiam publie son rapport au Congrès de Moscou sur la validité et la cohérence.
- L'Industrielle Psychotechnik de mai 1932 contient un article de Falk sur une méthode d’épreuve des aptitudes à l’emploi d’assistant radiologue.
- INFORMATIONS
- Au Xe Congrès international de Psychologie, qui se tiendra à Copenhague du 22 au 27 août, plusieurs communications annoncées concernent le problème de l’intelligence et la question des aptitudes ; celle de C. S.-Myers sera consacrée à la démonstration de la valeur de l’orientation professionnelle.
- **k
- L’inauguration de la 6me Exposition de l’apprentissage à la Mairie du XVe arrondissement a eu lieu sous la présidence de M. Larcher le 25 juin dernier.
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- Un Institut de Psychologie, dirigé par W. Radecki, a été fondé à l’Université de Rio (Brésil) par décret du 19 mars 1932, comprenant cinq sections, de psychologie générale, de psychologie différentielle et orientation professionnelle, de psychologie appliquée à l’éducation, à la médecine et au droit.
- A la XIIe Assemblée générale de VAssociation des Surinten-dnnles d'usine, assemblée présidée par M. PiquE.wnn, après quelques mots du Dr Armand-Delille, président de l'Association, et les divers rapports, le directeur des usines de la Société « Le Matériel Téléphonique », M. Prévost, a fait une intéressante conférence sur le facteur humain dans la vie industrielle, relatant les efforts de cette société, qui occupe 4.000 personnes dans ses usines de Boulogne et scs laboratoires, et qui a organisé, pour F embauche, un examen systématique, physique, psychophysiologique et professionnel.
-
- La convention annuelle de la «National Vocational Guidance Asociation» des Etats-Unis s’est tenue à Washington en février dernier, avec trois cents participants et 07 communiquants sur le thème général du Congrès : F Orientation professionnelle dans un inonde en pleine transformation, « iu a çhanging World ». Pour l'année courante, Miss Mildred E. Lincoln, de Rochestcr, a été élue présidente de l’Association.
- k
- D’après les Informations sociales du B. I. T., le nombre d’habitants par médecin varie de 837 en Autriche à 3.450 en Yougoslavie. Pour F Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Espagne et !a Tchécoslovaquie, les chiffres sont respectivement de un médecin par 1.307, 1.596, 1.069 et 1.666 habitants.
- Pour les grandes capitales, les chiffres sont compris entre un médecin pour 309 habitants à Budapest cl un médecin pour 1.424 habitants à Stockholm (Paris, un médecin pour 630 habitants, Berlin, un médecin pour 700 habitants, Londres, un médecin pour 995 habitants).
-
- Le recteur de l’Université catholique de Milan, frère Agosttno Gemeli.i, qui occupait la chaire de psychologie expérimentale à
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- La Faculté de philosophie, vient d’être nommé titulaire de la chaire de Psychologie appliquée, la première en Italie, rattachée à la Faculté des sciences politiques, économiques et commerciales.
- Mme le Dr B.vumgvrten-Tramer, privat-docent de psyehotechni que à l’Université de Berne, vient d’être nommée membre du Comité d’experts pour le travail féminin au B. 1. T.
- La Vie de l’Institut d’Orientation professionnelle
- La quatrième année d’enseignement de l’I. N. O. P. vient de se terminer par la session d'examens de juin.
- fl y eut cette année H) élèves inscrits ; sur ce nombre, 17 ont: été reçus, un candidat avait été refusé à l’écrit et un à l’épreuve pratique.
- Personne n’a eu cette année la mention très bien ; il y eut deux mentions bien (moyenne générale au moins égale à 14 sur 20) et huit mentions assez bien (moyenne générale au moins égale à 12 sur 20).
- Il y avait, sur les 19 inscrits, 13 femmes et 6 hommes; 13 Français et 6 étrangers (deux Américains, un Luxembourgeois, une Lettonne, une Boumaine, une Grecque).
- Voici les noms des élèves diplômés dans l’ordre déterminé par le nombre de points obtenus : MUe Danos (mention bien) ; M. Pierre (mention bien) ; MUe Barbe (mention assez bien) ; MUe Parmentier (mention assez bien) ; M Schmit (mention assez bien) ; Mlle Garnier (mention assez bien) ; Mlle Bosebery (mention assez bien) ; M. Tenmoneroff (mention assez bien) ; MIle Libersalle (mention assez bien); Mlle Wasbutzky (mention assez bien); Mlle Lafontaine (mention assez bien) ; M1,e Fischgold ; M. Varenne ; M. de Tur ; Mlle Galinaud ; M1,e Anfroy ; MUe Grosstefan.
- L’écrit comprenait trois épreuves : 1° épreuve de psychologie et de pédologie à choisir parmi les trois sujets suivants :
- Ier sujet (M. Piéron). — Quelles sont les indications pratiques qu’on peut tirer de la psychologie de la mémoire pour l’orientation professionnelle et l’organisation du travail ?
- 2me sujet (M. Piéron). — Quelles sont les conditions auxquelles doit satisfaire un bon test ?
- 3me sujet (M. Wallon). — Des aptitudes au dessin chez l’enfant •et des indications qu’elles peuvent donner à l’orienteur ?
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- 2° Une épreuve de physiologie et de pathologie à choisir parmi les trois sujets suivants :
- 1er sujet (M. Laugier). — Quelles sont les caractéristiques de la fonction musculaire, les différences individuelles à cet égard el les applications à l’O. P. de son étude ?
- 2me sujet (M. Paul-Boncour). — Le médecin a découvert une insuffisance respiratoire et indiqué sa cause. Oue ferez-vous ?
- 3me sujet (M. Heuyer). — Les règles de l'orientation professionnelle d’un débile intellectuel.
- 3° Une épreuve d’organisation de l’orientation et de sciences économiques à choisir parmi les sujets suivants :
- 1er sujet (M. Noyelle). — Décrire et caractériser l’organisation internationale du travail.
- 2me sujet (M. Fontègne). —1 Vous venez d’être appelé comme conseiller d’O. P. dans une ville de moyenne importance. Comment concevez-vous votre rôle ?
- 3me sujet (M. Lahy). — Faites la description d’un dossier d’orientation professionnelle. Classez les documents qui le composent d’après l’importance que vous leur attribuez. Justifiez votre classement.
- La Vie de l’Association des Anciens Elèves de l’I. N. 0. P.
- 1. — Rapport au Congrès de Bruxelles. — Le Conseil directeur de l’Association s’est réuni les 10 et 17 juin pour étudier le projet de rapport établi par Beau me et y faire apporter les modifications désirées.
- Il décide de consacrer une séance de travail à la présentation du rapport et à sa mise au point définitive.
- Cette séance a eu lieu le 21 juin. Diverses observations sont produites, notamment par MUes Biscay, Benoit-Lévy, Blanc, MM. Metge, Pivert, Beaume. Des votes contradictoires sont émis. Il n’est pas pris de décision ferme.
- Une nouvelle réunion du Conseil directeur est alors prévue pour le 1er juillet. Beaume propose, étant donné les discussions, qui se sont élevées à la séance de travail et qu’une trop faible majorité, favorable à l’envoi du rapport s’était dégagée, de ne pas déposer ce rapport.
- MUe Biscay aurait voulu voir traiter plus à fond un point particulier du questionnaire.
- MUe Mamelle et M. Metge estiment que le rapport n’est pas suffisamment étudié et qu’il vaut mieux ne pas l’adresser.
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- Pivert regrette que le travail du rapporteur soit alors perdu, ainsi (pie celui des membres du Conseil directeur qui ont contribué à l’élaboration du rapport ; et qu’il eût été préférable que l’Association, en l’envoyant, eut donné signe de vie.
- Finalement, il a été décidé que l’Association s’abstiendrait de présenter un rapport au Congrès de Bruxelles.
- 2. — Nouveaux élèves diplômés. — Une circulaire leur sera adressée, les invitant à se grouper autour de nous.
- 3. — Banquet d'été. Le 'banquet qui aura réuni, quand paraîtra ce bulletin, les anciens élèves de l’Institut d’O. P., à la Faisanderie, aura eu le succès de celui de l’année précédente et aura resserré les liens qui unissent les membres de F Association.
- Le Secrétaire : C.-G. Beaume.
- La Vie des Centres d’O. P.
- Nous croyons utile de publier la liste des offices départemental d’O. P. telle qu’a bien voulu nous la communiquer M. Larcher, inspecteur général de l’O. P.
- Ain ................ Bourg : Office d’orientation professionnelle
- de la Chambre de Commerce, 9, rue Notre-Dame. M. A. Robelet.
- Bellegarde : Office d’orientation professionnelle Maire. M. J. Régnier.
- Aisne............... Saint-Quentin : Office d’orientation profes-
- sionnelle de l’arrondissement de Saint-Ouentin et de l’Aisne, 48, rue Raspail. M. Sueur.
- Allier............... Moulins : Office départemental d’orientation
- professionnelle. Hôtel-de-Ville. Le Directeur de l’Ecole pratique.
- Alpes-Maritimes. . . Nice : Office de la Chambre d’apprentissage, 20, boiilev. Carabacel. M. Martin.
- Ardennes............. Mézières : Office départemental d’orierta-
- tion professionnelle, Préfecture des Ardennes. M. Fraison.
- Ariège. ............. Foix : Office d’orientation professionelle. .
- Préfecture.
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- Aube...............
- Aude...............
- Aveyron............
- Bouches-du-Rhône. .
- Cantal............
- Charente. . ....
- Charente-Infér. . .. Cher...............
- Corrèze...........
- Côte-d’Or..........
- Deux-Sèvres......
- Dordogne..........
- Doubs.............
- Drôme.............
- Troyes : Office d’orientation professionnelle de la Chambre de métiers, Ecole des Jacobins, quai du Comte-Henri. M. Canet.
- Carcassonne : Office d’orientation professionnelle, 11, rue Barbés.
- Narbonne : Office municipal. Directeur de l’Ecole pratique.
- Millau : Office d’orientation professionnelle, Mairie.
- Marseille : Office d’orientation professionnelle de l’Office départemental et municipal de placement, 11, rue Sainte-Claire (Office de placement). M. Boudon resque.
- Aurillac : Office d’orientation professionnelle, Préfecture.
- Angoulême : Office départemental et municipal de placement gratuit et d’orientation professionnelle, 1, boulevard Bcr-Ihelot. M. Mathieu.
- La Rochelle : Office municipal et départemental (Offi e de placement). M. Dielle.
- Bourges : Office municipal d’orientation professionnelle, 5, rue Joyeuse. M. Chevillard.
- Tulle : Office d’orientation professionnelle, Mairie. MM. Piffault et Ségéral.
- Dijon : Office départemental .d’orientation professionnelle, 52, rue des Forges. M. Parizon.
- Niort : Office municipal. AI. Chauveau.
- Périgueux : Office municipal et départemental, 23, boulevard du Président-Wilson.
- Besançon : Office municipal, 96, Grande-Rue. MM. Siffert et Dr Camus.
- Bornans : Office municipal d’orientation professionnelle, Ecole de garçons, rue Tortotel. M. Chevalier.
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- , Valence : Office d’orientation professionnelle, 19, rue Berthelot. M. Planel-Court.
- Gard.................. Nîmes : Office d’orientation professionnelle
- du Gard, Chambre d’apprentissage du Gard, 24, rue Colbert. M. Mazet.
- Gers. . . ............ Audi : Office d’orientation professionnelle,
- Préfecture. M. Mengelle.
- Gironde. . ........... Bordeaux : Cabinet d’orientation profes-
- sionnelle rattaché à l’Office départemental de placement, 50 bis, cours d’Alsace-Lorraine. M. G. Blanche.
- Office d’orientation professionnelle de la Chambre des métiers de la Gironde et du Sud-Ouest, 57, rue des Trois-Conils. M. F. Mauvezin.
- Haute-Garonne. . . . Toulouse : Office d’orientation professionnelle de Toulouse, 35, rue des Potiers. M. Félicien Court.
- Bagnères-de-Luchon : Office d’orientation professionnelle.
- Hérault............ Béziers : Office municipal d’orientation pro-
- fessionnelles, 58, boulevard de Strasbourg. M. Delbos.
- Montpellier : Office d’orientation professionnelle de l’Office départemental de la main-d’œuvre, 29, rue du Maréchal-Foch. M. Eustache.
- Sélé : Office municipal d’orientation pro-
- fessionnelle, Mairie, 2, rue Gambetta.
- Indre................ Le Blanc : Office d’orientation profession-
- nelle, Mairie. M. Legendarme.
- Indre-et-Loire....... Tours : Office d’orientation professionnelle
- de la Chambre d’apprentissage d’Indre-et-Loire, Hôtel-de-Ville. M. Hervé-Gar-çon.
- Isère................ Grenoble : Office d’orientation profession-
- nelle de la Chambre de Commerce. M. Garabiol.
- Voiron : Ecole pratique.
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- Landes. . . .......
- »
- Loire..............
- Loir-et-Cher.......
- Loire-Inférieure. . .
- Lot................
- Lot-et-Garonne. . . .
- Haute-Marne........
- Maine-et-Loire. . . . Manche.............
- Mayenne............
- Meurthe-et-Moselle
- Meuse..............
- Morbihan...........
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- Mont-de-Marsan : Office départemental d’orientation professionnelle,' Préfecture. M. Camiade.
- Saint-Etienne : Office municipal d’orientation professionnelle, 24, rue Rouget-de-Lisle. M. A Sève.
- Blois : Office départemental d’orientation professionnelle, Préfecture. M. Michel.
- Saint-Nazaire : Office d’orientation professionnelle, Mairie. M. Servais.
- Nantes : Office d’orientation professionnelle de l’Office régional de la main-d’œuvre, 1, rue de l’Ecluse. M. Schloessinger.
- Caliors : Office départemental, Préfecture.
- A g en : Office, départemental d’orientation professionnelle, Préfecture. M. Albert Leblanc.
- Chaumont ; Office municipal, Ilôtel-de-Ville. M. Biandet.
- Angers : Office de la Chambre d’apprentissage, 8, boulevard du Roi-René.
- Cherbourg : Office d’orientation professionnelle, 13, rue de l’Alma. M. Pierre Greard.
- Laval : Office d’orientation professionnelle, 5, rue Mazagran. M. Lachaise.
- Nancg : Office d’orientation professionnelle de l’Office départemental et municipal de placement, 3 bis, rue des Dominicains. M. Simonin.
- Bar-le-Duc : Office d’orientation professionnelle, Ilôtel-de-Ville. M. Tapin.
- Commcrcy : Office d’orientation professionnelle, Hôtel-de-Ville. M. Huin.
- Ligny-en-Barois : Office d’orientation professionnelle, Hôtel-de-Vil'le. M. Duguet.
- Lorient : Office municipal d’orientation professionnelle, 41, rue Paul-Bcrt, et 2, rue du Puits. M. Ludovic Henry.
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- Nièvre Nevers : Office municipal d’orientation professionnelle, Mairie. M. le Dr Gaillard.
- Nord . Lille : Office municipal d’orientation pro-fessionnelle, 4, rue des Sarrazins. M. Bertrand. Roubaix : Office municipal d’orientation professionnelle, Mairie. Tourcoing ; Office municipal d’orientation professionnelle, II, rue de Tournai.
- Pas-de-Calais. . . . Calais : Office municipal d’orientation professionnelle, Ilôtel-de-Ville. Le Maire.
- Basses-Pyrénées. . . Pau : Office d’orientation professionnelle de l’Office départemental de placement, Préfecture. M. Peypoudat. Ballonne : Office d’orientation professionnelle, Bureau municipal de placement, Hôtel-de-Ville. M. Laborde. Biarritz : Office municipal d’orientation professionnelle, Hôtel-de-Ville. Le Maire.
- 11A U TE S- P Y R ÉNÉE S , Tarbes : Office d’orientation professionnelle de l’Office départemental et municipal de placement, 47, rue Branhauban M. Marin.
- Pyrénées-Orient. . Perpignan : Office d’orientation professionnelle de l'Office départemental et municipal de placement, 52, rue du Maré-ehal-Focli. M. Jean Denamiel.
- Rhône Lyon : Office d’orientation professionnelle, 20, quai de la Guillotière (Lyon et Villeurbanne). M. Perret. Villefranche-sur-Saône • Office d’orientation professionnelle de la Chambre de Commerce, Mairie, 37 bis, rue Corlin. M. Ruet.
- Sartiie Le Mans : Office d’orientation professionnelle de l’Office départemental et municipal de placement, Préfecture. M. Marcel Henry.
- Savoie Chambéry : Office municipal et départemental de placement. M. Devaut.
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- Haute-Savoie Annecy : Office municipal, Mairie. M. Petit.
- Seine-Inférieure. . . Rouen : Commission d’orientation professionnelle, Préfecture. M. Coulon. Dieppe et Neuville-lès-Dieppe : Office d’orientation professionnelle, Mairie de Dieppe. M. Rouedhart. Le Havre : Office d’orientation professionnelle, Hôtel-de-Ville. M. Buchard. Elbeuf : Office d’orientation professionnelle, Hôtel-de-Ville. M. Thomas.
- Seine-et-Marne. . . Melun : Préfecture. M. Fee.
- Seine-et-Oise . Argenteuil : Office municipal d’orientation professionnelle, Mairie. M. Réveillé.
- Tarn Albi : Office d’orientation professionnelle rattaché à l’Office départemental de placement, rue Tiinhal. M. Gervais. Graulhet : Office de placement,
- Tarn-et-Garonne. „ . Montauban : Office d’orientation professionnelle, Mairie. M. Dulaut.
- Vaucluse . Avignon : Office départemental et munici-pal, 81, rue Bouneteru. M. Pillet.
- Vienne . Poitiers : Office d’orientation profession-nelle rattaché .à l’Office départemental de placement, place de la Cathédrale. M. Gautier.
- Yonne . Auxerre : Office d’orientation profession-nelle de la Chambre de Commerce. M. Siméon.
- Bas-Rhin. . . .:.... ALSACE ET LORRAINE Haguenau : Office d’orientation professionnelle, Ecole de perfectionnement. M. Peter. Strasbourg : Office d’orientation professionnelle de l’Office régional départemental et municipal de placement. M. Friedrich.
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- Colmar : Office d’orientation professionnelle de l’Office départemental et municipal de placement, 15, rue Rapp. M. Ed. Wagner.
- Mulhouse : Office d’orientation profession- nclle de la Chambre de métiers, 39, rue Sauvage. M. Kunz.
- Sarreguemines : Office d’orientation professionnelle, Ecole pratique. M. Wy-brecht.
- Metz : Office municipal, Mairie.
- Centre d’O. P. d’Avignon
- Service tout récent mais qui a fonctionné en fin d’année scolaire 1930-1931.
- Chaque jeudi à tour de rôle les enfants devant quitter l’éeole viennent accompagnés de leurs parents et munis de leur fiche (état civil, fiche pédagogique et fiche médicale) se faire interroger par une commission composée d’un orienteur, d’un médecin, d’un directeur d’école, d’un délégué patron et d’un délégué ouvrier.
- Après avoir exposé son choix et montré ses goûts et ses capacités, la commission consigne son avis sur l’emploi qui paraît indiqué et place si possible.
- Il y eut 160 fiches remplies (107 garçons et 53 filles).
- Le nombre de candidats examinés dans le service est de 136 (garçons 93, filles 43). Les contre-indications données sont 9 d’ordre scolaire, 5 d’ordre médical.
- 46 enfants furent placés en apprentissage par les soins de l’Ol-fice départemental (42 garçons et 4 filles).
- 63 enfants (41 garçons, 22 filles) eurent les métiers qu’ils avaient choisi en premier rang ; 22 (16 garçons, 6 filles) ceux qu’ils avaient indiqué en second lieu et 51 (36 garçons et 15 filles) eurent des métiers tout à fait étrangers à leurs choix.
- 120 enfants (80 garçons et 40 filles ont déclaré prendre le métier par goût personnel, 10 (8 garçons et 2 filles) parce que c’était celui de l’un des parents.
- Quelques adultes sont également venus se faire orienter.
- Haut-RhIn
- Moselle...........
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- Centre d’O. P. de Nice
- Le centre n’a fonctionné encore qu’une année complète. Pour cette première année, 180 enfants sont venus avec leurs parents faire 438 visites.
- De plus, les orienteurs sont allés faire une tournée dans les écoles et y ont examiné 99 enfants dont 35 étaient accompagnés de leurs parents, ce qui fait un total de 279 enfants (247 garçons et 32 filles).
- Sur les 180 enfants vus au centre il y a eu 35 contre-indications scolaires, 29 médicales et 38 économiques.
- Parmi ces enfants, 51 ont été placés en apprentissage par les soins de l’Office ou par la famille, 54 apprennent un métier dans les écoles professionnelles, 33 continuent leurs études et 18 ont été maintenus un an encore à l’école primaire, 16 sont en attente de place, 8 n’ont plus donné de leurs nouvelles.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- J. Fontegne. — Le problème de Vorientation professionnelle. Ses applications aux professions de la maçonnerie. Essai de psyeho-loçjie professionnelle. — In-16 de 44 pages, Extrait de la Revue mensuelle de la Chambre syndicale de la maçonnerie.
- Après avoir montré que les accidents du travail, ne sont pas plus nombreux dans cette branche que partout ailleurs et que les causes tiennent généralement plus à l’individu qu’au métier lui-même, l’auteur donne la monographie du maçon.
- Il analyse l’objet du métier, les conditions dans lesquelles il s exerce, — ceci à l’usage des instituteurs et des orienteurs — et •I expose ensuite ce que l’on doit dire à l’enfant au sujet de ce métier.
- Puis, à propos de cette monographie, l’auteur indique comment °n doit arriver à connaître un métier et il donne un programme détaillé pour l’établissement des monographies professionnelles.
- M. H. P.
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- Liste des livres reçus récemment à la bibliothèque de l’Institut ‘
- Angel, Garrett, Milles, etc. — Psichology today. — The Université of Chicago Press, 1931, Chicago, Illinois ; 43 p.
- W. Boyd et M. Sadler. — Towards a new éducation. — Alfred A. Knopf, 1930, London el New-York ; 497 p.
- I. David Coiien. — Principles and practices of vocational guidance. — The Century C°, New-York et London ; 471 p.
- Dr Paul Godin. — La croissance pendant l’âge scolaire. — De-Lachaux et Niestlé,, Neuchâtel ; 301 p.
- IIartshorne et May. — Studies in the nature of character. —
- I. , Studies in Deceit. The Mac Millan Company, 1930, New-York, 414 et 306 pages.
- Hartshorne et May. — Studies in the nature of character. —
- II, Studies in service and Self Control. The Mac Millan Company, 1930, New-York, 559 pages.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : M*‘ Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M1" L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone • Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- . Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M"’ C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’E cole pratique des Hautes-Etudes ; Mm* A. Fessard, licenciée ès lettres ; M11’ Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. Q. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris. — Professeur suppléant : M. H- Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Caen
- Organisation de l’Orientation professionnelle et technique des métiers. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement (echnique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Technique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles ; Auribault, inspecteur divisionnaire du du travail ; Mm' Letellier, inspectrice du travail.
- Sélection professionnelle dans ses rapports avec l’Orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Prague des Hautes-Etudes.
- TRAVAUX PRATIQUES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François
- Physiologie : C. Veil.
- Technique des tests scolaires : M“" Henri Pié»on
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- ( ÎO USTuméros r>a,r -A_xi)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABONNEME W,T :
- Pour la France..... 15 /r. | Pour l'Etranger....... 25 fr.
- Prix du numéro : 2 francs
- Prière d’adresser le montant des abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut : Paris C/C 1444-19 Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement. On peut se procurer, pour la France,
- la première année complète au prix de 20 francs, les deuxième et troisième années au prix de 18 francs et les trois premières années au prix de 50 francs, au Secrétariat, 41, rue Gay-Lusasc, Paris (ve).
- Choix d’articles publiés au cours des trois premières années
- Pierre Abraham : Sur l'Orientation Professionnelle de la figure humaine (N° 5 et 6,T. II)'
- A. Fessard : La validité des tests et méthodes statistiques (N° 2, 3, 4, 5, 6, 9, T. I. — N“ t 3, 5, 6, T. II).
- A.-B. et A. Fessard : L’aptitude musicale et les tests de Seashore (N® 1 et 2, T. III,).
- Mmc A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des tests professionnels (N° 6, rL I*
- A. Fessard, J. Monnin et H. Pieron : Quelques données sur les indépendances fonctionnelle8 révélées par les épreuves psychotechniques (N° 8, T. III).
- J. Fontègne : Une visite aux Offices de Vienne et Munich (N° 1 et 3, T. I).
- — L’O.P. au Congrès international de l’enseignement technique (N* 10, T. M)-
- M. François : Quelques remarques sur le Test de barrage (N° 8 et 9, T. II).
- H. Laugier : La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3, T. I).
- M. et Mmt Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de la fiche psychologique d’O. P. (N°7,T.
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps de réaction ; le chr° noptôscope (N° 2, T. I. N° 3, T. III).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie » (N° 6, T. I).
- Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2, T. II). ..
- — Orientation professionnelle et organisation du travail en U.R.S.S. (N°9. T.!*)1
- M”" H. Piéron : Les étalonnages de tests (N° 1, 2 et 3, T. I ; N° 1, 2 et 3, T. II).
- M11' D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N® 5,T*^
- M. Luc : L’importance économique de l’orientation professionnelle (N® 1, T. III).
- — Importance morale et sociale de l’orientation professionnelle (N® 6, T. III).
- Mtle J. Abramson : Notes sur quelques visites à des laboratoires d’O. P. (N° 2 et 3, T. IH)
- F. Louis Bertrand : Kinesthésie, dactylésie, et orientation professionnelle (N® 3, T. Ill)-
- Dr G. Paul-Boncour : Sur la formation professionnelle des épileptiques (N° 4, T. III).
- J.-M. Lahy : Etalonnage du test d’habileté mécanique de Stenquist (N° 5, T. III).
- H. Laugier et R, Bonnardel : Les aptitudes requises pour le personnel de la fabrication dans >e usines de matières colorantes (N° 6, T. III).
- MracMazé: Recherches sur la finesse des perception» chromatiques chez lesécoliers(N010.T• ^
- Gérant : Paul Arj0-
- Agen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor> Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- 4e Année
- N° 8
- Octobre 1932
- BULLETIN
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I. — Mine Henri Piéron : Essais en vue de l'établissement d’une fiche d’aptitude
- technique (SuiteJ............................................. 189
- II. — Notes et Documents : Un indice pratique de la fatigabilité. — L’Orientation professionnelle. — Création d’un service d’inspection médicale dans l’Isère. — Hypoacousie professionnelle dans le personnel de navigation aérienne. — L’épreuve d’hyperpnée. —
- La réalisation des choix spontanés des professions. — Le problème de l’encombrement des professions libérales officiellement
- fiosé en Espagne. — Quelques données intéressant l’O. P. d’après
- es analyses de l’année psychologique ......................... 195
- III. — Chronique docimologique................................................. 204
- IV. — A travers les Revues.................................................... 205
- V. — Informations......................................................... 208
- VI. — La Vie de l’Institut.................................................. 209
- VIL — La Vie des Centres d’0. P................................................. 216
- VIII.— Nécrologie............................................................... 216
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- MUSÉE PÉDAGOGIQUE 41, Rue Gaij Lussac, 41
- PARIS
- (Tous d-roits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- cL’Ox*ie:n.-ta,-tio:n. Professionnelle
- Établissement reconnu var l’État (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateiiers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D’ADMINISTRA TION
- Outre le Bureau :
- M“* Caron, directrice honoraire des Lycées.— MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’An-thropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. Piéron, professeur au Collège de France ; Boger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 4* Année
- N° 8
- Octobre 1932
- BULLETIN
- DE
- l’Institut National d'Orientation Professionnelle
- -----KHCH----
- Essais en vue de l’établissement d’une fiche d’aptitude technique
- (suite)
- Par Mme Henri PIÉRON
- Nous donnerons dans nos bulletins dans l’ordre occupé dans la fiche globale (1) les renst nts et les chiffres se
- rapportant à chaque test et le cliché représentant (en réduction) ce test tel qu’il est présenté à l’enfant avec l’explication imprimée lui permettant de retrouver la consigne s’il n’a pas suffisamment pris attention à l’explication donnée par l’expérimentateur.
- A 1 P
- Essayez de reproduire au crayon, dans chaque petit carré garni de points, la.petite figure qui se trouve placée à côté dans le môme rectangle.
- Le point un peu plus gros vous indique le point de départ de la ligne.
- Regardez comment est fait l’exemple ci-dessous et faites seul les 10 petits dessins de droite.
- EXEMPLE
- Test A 1
- y üi UN liiii
- % % iiV Il
- > H! iiH iiüi
- ii^ iüii
- ? iii ü k m
- (1) Voir le premier article B. I. N- O. P. juillet 1932, p. 161-164,
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- Après avoir expliqué à l’enfant ce qu’il doit faire, l’expérimentateur prévient qu’il y a à côté du tableau à remplir un exemple déjà fait.
- Temps : Le temps accordé est de 5 minutes.
- Correction : La correction est facile. Il suffit d’avoir sur un papier transparent marqué les tracés tels que l’enfant doit les faire pour qu’ils soient corrects et de vérifier sur la feuille du sujet expérimenté la coïncidence des traits.
- Notation : Nous avons donné 1 point par petit dessin complètement bien fait et 0 pour celui qui présente une ou plusieurs divergences.
- La maximum est donc 10 points.
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- Ce test fait partie d’une série de tests établie par J.-W. Mac Ouarrie (1) dans le but de déceler les aptitudes mécaniques.
- L’auteur l’avait appliqué à 250 sujets et en avait été satisfait.
- Moyennes des résultats : Appliqué par le Centre de recherches de l’Institut à des élèves des écoles professionnelles de filles et de garçons de la Ville de Paris, nous avons trouvé que les résultats sont supérieurs chez les garçons par rapport aux filles.
- La moyenne donnée par les garçons est de 8.20 (177 sujets) et celles des filles de 6.50 seulement (273 sujets).
- Les jeunes filles appartenaient à deux écoles ; nos moyennes par école sont de 7.25 pour 113 enfants de la première école et 5.97 pour 160 élèves de la seconde école.
- Pour les écoles communales, nous avons obtenu les résultats suivants :
- 5,74 pour les garçons et 4,27 pour les filles.
- Résultats des Garçons
- Moyennes des divers métiers. — Reprenons la moyenne générale 8.20 obtenue chez les garçons et considérons comment elle se décompose par rapport au métier appris. La
- (1) E. VV Mac Quarrie. A Mechanical Ability test. Journal o/ Personal Research, V, 9, 1927, pp. 329-337.
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- moyenne la meilleure se trouve chez les ajusteurs (8.95), puis chez les modeleurs (8.82), les outilleurs (8.25), viennent ensuite les précisionnistes (8.16), les menuisiers (8.13), les forgerons (8.10), les serruriers (7.43), les tourneurs (7.36) et enfin les chaudronniers (7.33).
- Prédictivité du test par rapport aux métiers. — Si au lieu d’envisager quelle est la réussite moyenne de chaque groupe d’enfants classés par métiers, nous cherchons à savoir quelle est la corrélation entre la réussite de ces sujets dans le métier qu’ils apprennent et leur réussite dans ce test, nous verrons que ce test paraît significatif surtout pour le métier de serrurier (moyenne 7.43) pour lequel nous obtenons une corrélation (1) positive très forte de 0.809, puis pour le métier de tourneur (Moy. 7.36) dont la corrélation positive de 0.445 est encore très satisfaisante et le métier de menuisier (Moyenne 8.13) — qui a encore une corrélation positive de 0.385.
- Viennent ensuite des métiers où la corrélation est nulle : ajusteur (Moy. 8.95) corrélation positive de 0.080 et le métier de modeleur (Moy. 8.82) dont la corrélation est juste de 0.
- Et nous trouvons trois métiers offrant des corrélations négatives : le métier de précisionniste (Moy. 8.26) à corrélation négative faible — 0.273 ; le métier d’outilleur (Moy. 8.25) à corrélation négative plus forte — 0.350 ; et enfin le métier de chaudronnier (Moy. 7.33) à corrélation négative forte de — 0.548.
- Mais tout ceci n’a qu’une valeur d’indication, il faut reprendre la même étude sur des ouvriers complètement formés et surtout sur des ouvriers réussissant spécialement bien dans
- (1) Le nombre de sujets par métiers étant trop petit pour permettre de se servir des formules de Bravais Pearson ou de Spearman, nous nous sommes adressés au coefficient de contingence de Yule dont la formule est la suivante :
- ad — bc ^ ad + bc
- dans laquelle ad représente la somme des cas semblables, c’est-à-dire les cas où îe sujet est supérieur ou inférieur à la moyenne de son groupe, à la fois dans le test et dans le métier, et bc la somme des cas où le sujet est tantôt inférieur et tantôt supérieur à la moyenne dans l’un des deux.
- La corrélation sc lire donc du rapport entre les cas semblables et la somme des cas.
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- leur métier ; les enfants testés n’étant en somme que des écoliers en cours d’apprentissage.
- Résultats des Filles
- Parmi les 273 jeunes fdles testées ayant donné la moyenne générale de 6.50 nous trouvons surtout deux métiers ; d’abord la couture qui réunit pour les deux écoles 171 sujets et le dessin 36 sujets, les autres sujets appartiennent à divers autres métiers, modistes, corsetières, etc., mais én si petit nombre dans chaque métier que nous n’en tenons compte que dans nos moyennes générales.
- Pour la couture, la moyenne générale obtenue est de 6.42 se décomposant en une moyenne de 6.06 pour une école et 6.92 pour l’autre.
- Pour le dessin, la moyenne est supérieure et atteint 8.33.
- Etalonnage
- Voici l’étalonnage que nous avons obtenu. Nous mettons toujours le premier celui qui a donné le meilleur résultat et le 100e celui qui a donné le plus mauvais rendement.
- Centilage (maximum 10)
- m 0 1° 10 20° 30° 40o 50° 60° 70° 80° 90° 100°
- —- — — —
- O' « Ecole prof.. 10 10 10 10 9 9 8 8 6 6 2
- <! Ô Ecole comm. 10 10 9 8 7 6 5 4 3 2 0
- (fi S A Ecole prof.. 10 9 9 8 8 7 7 6 4 3 0
- —
- H fo Ecole comm. 10 8 8 6 5 4 3 2 1 0 0
- Le centilage montre que ce test est trop facile pour les garçons d”écoles professionnelles et classe mieux les filles de ce même genre d’écoles.
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- Le test de Mac. Quarrie est un de ceux qui ont été le plus employés à l’étranger, nous le retrouverons dans diverses études de métiers mais il a été étudié en tant que test d’une façon remarquable en U. R. S. S. (1).
- Ce test a été appliqué en U. R. S. S. sur 2.551 enfants correspondant à 6 niveaux d’instruction, qu’ils appellent des grades et les résultats en sont donnés d’une façon très détaillée. Ces enfants se répartissaient en 544 garçons de 15 ans, 668 garçons de 16 ans, soit en tout 1.212 garçons et, d’autre part, 587 filles de 15 ans et 623 de 16 ans, soit au total 1.210 filles ; la différence, 129 enfants, ayant ou plus de 16 ans ou moins de 15 ans. Les résultats ont été notés en pourcentage de réussite, c’est-à-dire en nombre de dessins bien faits sur le nombre de dessins devant'être exécutés.
- Les auteurs ont ainsi donné des résultats numériques permettant de rechercher l’influence du sexe, l’influence de l’âge, l’influence du degré d’instruction.
- Influence du sexe. — Les examens des enfants russes comme ceux que nous avons faits sur des enfants français montrent une supériorité de réussite chez les garçons par rapport aux résultats des jeunes filles appartenant aux mêmes grades (divisions dans la hiérarchie des études).
- Ces grades vont du 2e grade au T grade pour les âges envisagés. Or la supériorité masculine s’affirme à peu près la même, quel que soit le grade des sujets étudiés.
- Cette supériorité se trouve être de 36,90 % au grade 2, de 25 % au grade 3 ; de 36,77 % au grade 4 ; de 25 % au grade 5 ; de 24,87 % au grade 6 ; et de 36,06 % au grade 7.
- Influence de l'âge. — Si nous reprenons seulement les enfants de 15 et 16 ans, c’est-à-dire les 544 garçons et les 587 filles de 15 ans et les 668 garçons et 623 filles de 16 ans, nous
- (1) « L’ouvrier adolescent et le choix de la profession », recueil publié par l’Institut Obouch, sous la direction de Tacliomytchcff, Moscou, 1929. Article de Barabanoff.
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- trouvons pour les garçons une réussite moyenne de 27,47 % à l’âge de 15 ans et une réussite moyenne de 29,45 % pour l’âge de 16 ans, c’est-à-dire une très petite différence. Pour les filles, la moyenne de 15 ans est de 21,25 % et pour 16 ans de 21,35 %, la différence est donc nulle.
- L’âge ne semble donc pas jouer tout au moins pour des âges si rapprochés.
- Influence due au degré de culture. — Si nous examinons les moyennes de réussite % obtenues par les enfants quels que soient leurs âges, nous verrons qu’au fur et à mesure que la division est plus avancée la réussite augmente.
- Voici pour les garçons la réussite par grade : grade 2, réussite de 8,4 % ; grade 3, réussite de 11,2 % ; grade 4, réussite de 22,3 % ; grade 5, réussite de 32 % ; grade 6, réussite 57,5 % ; grade 7, réussite de 53; 8 %.
- Il y a donc une amélioration sensible et continue dans le résultat de ce test avec l’augmentation du degré d’instruction qui représente pour les garçons un gain de 45,4 %.
- Pour les fdles, l'amélioration est également nette, la réussite allant de 5,3.% au 2e grade pour atteindre 34,4 % au 7e grade, ce qui représente un gain de 29,1 %.
- Il semble donc que c’est surtout l’influence du développement des connaissances qui se marque dans les différences de réussite, étant entendu que l’expérience est faite sur des enfants n’ayant fait l’apprentissage d’aucun métier.
- Il est probable, d’autre part, que l’apprentissage de certains métiers doit développer la possibilité d’exécution de ce test puisque les moyennes de réussite chez les enfants groupés par métiers pour lesquels ils sont en cours d’apprentissage nous ont donné à Paris des résultats allant de 89,5 % de réussite chez les ajusteurs à 73,30 chez les chaudronniers.
- (à suivre)
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- NOTES ET DOCUMENTS
- Un indice pratique de fatigabilité
- Le physiologiste brésilien Miguel Ozorio de Almeida a proposé une intéressante méthode, purement empirique, pour la mesure, si importante, du degré de fatigabilité d’un individu à un moment donné d’après le rapport de la force d’un muscle à sa puissance au cours d’un travail prolongé, lorsque la fatigue joue (/).// a, au cours de son séjour cl Paris, inspiré des recherches expérimentales vers la détermination de cet indice et sa valeur. Les résultats de ces recherches, dA. Chweitzer et F. Vaiil sont indiqués dans la note ci-jointe, que nous reproduisons :
- La méthode en question de la mesure de la fatigabilité chez l’homme consiste à examiner le quotient de la force d’un muscle par la puissance de ce muscle. En désignant cet indice par y nous avons :
- F
- où F est la force dynamométrique et P le travail par unité de temps que le muscle est capable d’accomplir sans fatigue. Pour déterminer ce dernier, il faut connaître la fréquence avec laquelle le muscle est capable de soulever un poids donné, sans que l’amplitude des soulèvements diminue au cours du temps. On peut alors estimer que, pour ce travail, il y a réparation complète. L’indice ainsi obtenu est donc, pour une force donnée, inversement proportionnel au travail que le muscle peut accomplir sans se fatiguer ; il est plus grand lorsque la fatigabilité est plus grande, et plus petit quand elle est plus petite.
- Nous avons entrepris une série de recherches afin de voir les résultats expérimentaux qu’on pouvait obtenir en utilisant cette méthode. Une cinquantaine d’expériences ont été faites sur des sujets d’âge et de sexe différents.
- On a utilisé dans ces expériences l’ergographe de Mosso avec quelques modifications. Au début de l’expérience on mesure la force du sujet au moyen d’un dynamomètre rattaché à l’ergogra-phe. Ori remplace ensuite le dynamomètre par un poids et on
- (1) Miguel Ozorio de Almeida. Principes pour une méthode de mesure de , la fatigue dans le travail. Comptes rendus de la Société de Biologie, 1912, CIX, pp. 1164-1166.
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- demande au sujet de faire des soulèvements à un rythme imposé. On commence par quelques soulèvements à un rythme très lent (1 par minute), on augmente la fréquence progressivement (en faisant faire au sujet 6-10 contractions pour chaque fréquence). Lorsque La hauteur du soulèvement diminue d’une façon nette, l’expérience est interrompue ; on considère comme « fréquence limite » la fréquence maxima pour laquelle il n’y a pas de diminution d’amplitude. La valeur de l’indice est obtenue en divisant la force dynamométrique en kgr. par la puissance en kilogramme-centimètre par minute. Dans la plupart des cas on obtient des résultats assez précis, dans d’autres les résultats sont moins nets.
- Dans certaines expériences les sujets ont été obligés d’interrompre l’exercice parce que le frottement du doigtier provoquait une irritation.de la peau ; ces expériences donnent tout de même une indication sur la « limite supérieure » que peut avoir l’indice. On a avec d’autres expériences (décroissance d’amplitude déjà pour des fréquences très basses) la « limite inférieure » de l’indice.
- Nous avons rencontré, au cours de nos recherches, quelques difficultés expérimentales que nous essayerons de surmonter par la suite. La technique demande encore à être perfectionnée.
- Chez 25 sujets nous avons mesuré l’indice pour le médius de La main droite ; en outre quelques expériences ont été faites sur d’autres doigts. Parmi ces 25 sujets 7 ont été examinés plusieurs fois à des jours différents.
- Les chiffres que nous aons obtenus suggèrent les conclusions suivantes : l’indice peut varier pour différents sujets de 0,04 à 0,45 et peut devenir plus grand encore ; il semble en même temps, d’après les expériences que nous avons faites sur différents sujets, que les résultats sont assez cohérents ; autrement dit, les variations du même sujet d’un jour à l autre sont petites par rapport aux différences qui existent entre les sujets différents ; il semble donc épie la valeur de l’indice peut caractériser un individu donné. Un matériel plus grand nous permettra d’étudier la question avec des méthodes plus précises.
- On peut se demander si la valeur de l'indice présente une corrélation avec l’âge des sujets, étant donné le nombre insuffisant de sujets que nous avons, mais cette relation semble assez vraisemblable. Si nous divisons nos sujets en deux groupes, le premier comprenant des sujets de 20 à 40 ans, le second des sujets de plus de 40 ans, nous voyons que les indices inférieurs à 0,08 appartiennent tous au groupe le plus jeune, tandis que les indices inférieurs à 0,30 ne se rencontrent que dans le groupe âgé. La fatigabilité mesurée par l’indice augmenterait donc avec l’âge des sujets.
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- Nous avons essayé aussi de voir si l’état physiologique du sujet influe sur la valeur de l’indice. Nous avons déterminé la valeur de l’indice avant et après un travail ergographique fatigant. Le tableau ci-joint donne ces résultats.
- Sujet. Doigt. Avant travail. Après travail
- Mi....... Médius droit. 0,27 >- 0,40
- Lam...... Médius droit. 0,29 0,72
- VVa...... Médius droit. 0,08 > 0,16
- Wa....... Médius droit. 0,05 0,10
- Wa....... Médius droit. 0,12 0,14
- Sous l'influence d’un exercice fatigant la valeur de l’indice devient plus grande et peut par conséquent caractériser l’état de fatigue du muscle étudié.
- Nous pensons étudier d’une façon plus approfondie ce phénomène ainsi que l’influence de différents facteurs sur la valeur de l’indicé. Il semble intéressant d’autre part, de déterminer l’indice pour d’autres muscles, et d’étudier ses variations dans différentes conditions de travail (1).
- (Laboratoire de physiologie appliquée à la prophylaxie mentale et d'organisation physiologique du travail, Ecole des hautes études). A. Chweitzer, F. Vahl.
- A
- L’Orientation professionnelle
- D’une très intéressante conférence faite au Conservatoire des Arts et Métiers par M. Labbé sur le sujet suivant : « Occupons-nous de l'adolescence » (2), nous extrayons le passage suivant :
- « L’éducation physique organisée, il faut s’occuper ensuite de l’adaptation de la jeunesse à la vie économique collective. Ce sauvetage économique doit d’abord être assuré par l’orientation professionnelle, d’une importance capitale, qui ne doit pas seulement avoir les plus heureux effets matériels, en améliorant la production, mais qui doit être pour l’adolescence une garantie d’équilibre moral, en limitant le chômage, le nomadisme professionnel, les accidents, tous ces troubles qui ont tant contribué à rendre inquiète et précaire la condition des jeunes gens.
- Au début de toute industrie, il y a un un besoin essentiel, le recrutement. Celui-ci peut avoir lieu au hasard et c’est le cas
- M
- (1) Extrait des comptes rendus des séances de la Société de Biologie. Tome CX, 1933, n* 19, pp. 351-253.
- (2) Conférence parue dans la Formation proiessionnelle. mars 1932, n* 6.
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- ordinaire. Les métiers sont choisis au dernier moment sous l’influence de® conseils de rencontre, ou bien on procède à l’embauchage d’une façon non moins hasardeuse. Le plus généralement, aucune méthode, on ne tient pas compte des vocations, des aptitudes et de là tant d’erreurs qui pèsent sur toute une vie, qui créent automatiquement des chômeurs, des accidents, des déclassés, qui suscitent le plus sérieux obstacle aux progrès économiques. Un seul remède, l’orientation professionnelle. Il faut déterminer les aptitudes de tout ordre qui sont nécessaires aux métiers que nous voulons organiser, les faire connaître, .attirer à eux ceux qui les possèdent et ceux-là seuls. C’est la condition pour qu ils réussissent, ce qui est conforme à leur intérêt propre, à l’intérêt de tous. »
- Création d’un Service d’inspection médicale dans le département
- de l’Isère
- Le mouvement de création de services médicaux s’étend, nous avons .signalé celui du département de la Loire, c’est le tour du département de l’Isère où la création d’un service départemental d’inspection médicale des écoles .a été votée par le Conseil général de l’Isère, après un rapport du docteur Martin.
- Des renseignements fournis par l’inspection académique, il résulte que, en admettant le principe de la visite obligatoire, 72.000 visites annuelles seraient nécessaires.
- Lu fixant à 5 francs la visite annuelle, la dépense serait donc de 360.000 francs, plus une indemnité horo-kilométrique évaluée à 40.000 francs.
- Il y a lieu d’ajouter encore une somme de 32.000 francs pour acquisition du matériel à mettre à la disposition des praticiens.
- Enfin, il convient d'envisager la collaboration du personnel enseignant dans la période d’organisation. L’établissement des fiches sanitaires est rémunéré dans certains départements à raison de 0 fr. 25, ce qui donnerait lieu à une dépense de 18.000 frs, soit une dépense totale de 450.000 francs.
- Telle serait la répercussion financière du service de l’inspection médicale scolaire s’il était confié aux médecins praticiens du département.
- Mais le docteur Martin, rapporteur, a été d’avis qu’il était préférable de suire l’exemple de plusieurs départements qui ont remplacé les praticiens libres par des inspecteurs-adjoints nommés après concours et ayant pour attribution l'application de toutes les dispositions réglementaires de la loi du 15 février 1902. L'ap-
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- plication de ce système dans le département amènerait la suppression de 90 circonscriptions sanitaires et, par contre, la création de quatre postes d’inspecteur-adjoint.
- Les dépenses afférentes à ce dernier système seraient de l’ordre de 220.000 francs.
- Les propositions présentées par le docteur Martin ont été votées à l’unanimité.
- Hypoacousie professionnelle dans le personnel de navigation
- aérienne
- On sait que, chez les aviateurs, la sensibilité labyrinthique esl normalement diminuée (d’après l’épreuve du nystogmus à la rotation par exemple), et en particulier les réflexes végétatifs — si désagréables — provoqués par l'excitation, normale ou artificielle, des canaux semi-circulaires, sont très atténués, ce qui facilite la résistance au « mal de l’air ».
- Mais l’appareil auditif n’est-il pas atteint par le massage un peu vif dû aux variations rapides des pressions qu impliquent les changements de hauteur, en particulier ,au départ et à l’atterrissage ?
- D’après une étude d’A. Balla (1), la diminution d’acuité auditive est très fréquente chez les aviateurs, assez pour que l’hypoa-cousie prenne un caractère professionnel.
- Le bruit du moteur, l’action du vent, les variations d’humidité et de température ne sont sans doute pas sans jouer également leur rôle.
- Mais, et ceci reste inexpliqué, l’hypoacousie présente souvent un caractère unilatéral. Quoiqu’il en soit, le rôle favorisant des obstructions naso-pharyngées dans la production de cette diminution d’acuité auditive doit être envisagé quand on procède à la sélection du personnel aéro-navigant.
- L’Epreuve d’hyperpnée
- L’importance de la ventilation pulmonaire a suscité la recherche des diverses épreuves propres à en permettre le contrôle (capacité vitale dans l’inspiration forcée, débit expiratoire, etc...)
- Une épreuve nouvelle est proposée par R. Goiffon, Parent et J. Waltz (1), qui insistent sur la nécessité de connaître les capa-
- (1) L’ipoacusia net personale aéronavigante ; suo eventuale carattere « pro-fessionale ». Valsava, 1929, pp. 1-12.
- (1) L’épreuve d’hyperpnée provoquée en espace clos. Son application chez le normal. Presse médioale, 16 juillet 1932, pp. 1113-1115.
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- cités respiratoires au cours de l’effort, quand les exigences sont accrues, et pas seulement an repos.
- Ils cherchent à mesurer la ventilation maxima qui peut être fournie au cours d’un effort, non pas volontairement, mais par nécessité, la « capacité vitale réflexe » envisagée comme véritable critère physiologique de la respiration. Mais, en fait, ils ont remplacé raccumulation d’acide carbonique due au travail musculaire par une accumulation artificielle, en faisant respirer le sujet en vase clos — l’équivalence des deux méthodes étant toutefois loin d’être évidente — et ils ont fait construire un spiromètre spécial à cet usage, la quantité cl’air limitée étant de 7 litres. On voit normalement, dans ces conditions, l’amplitude respiratoire croître jusqu’à un maximum, puis le rythme s’accélérer et le sujet, à un moment donné met fin à l’épreuve quand elle devient pénible (6 minutes environ).
- C’est l’amplitude réflexe maxima qui fournit la mesure de la « capacité vitale » qui, chez un adulte normal ne doit pas être inférieure à 2 litres (moyenne de 2,2 litres chez les sujets sans entraînement respiratoire).
- Le rapport de cette capacité réflexe à la capacité volontaire (inspiration maximale) peut d’ailleurs apporter une indication intéressante.
- Il serait utile que les auteurs fournissent, avec leur. méthode, non pas seulement une moyenne, mais un étalonnage statistique qui pourrait rendre des services en O. P. H. P.
- La réalisation des choix spontanés de professions
- Nous trouvons dans le Bulletin de l’Office intercommunal d’O. P. dirigé par Christiaens (n° 46, p. 11) au cours d’une étude d’E. Lobet sur le Goût de l'enfant dans le choix d'une profession d’intéres-sqntes données relatives à des élèves sortis d’une école communale (Wavre) en 1925, et dont 29 sur 35 avaient indiqué nettement la profession qu’ils voulaient embrasser.
- Une .enquête faite auprès de ces. 29 jeunes gens, 7 ans plus tard, a donné les résultats suivants, au point de vue de la réalisation effective de leur choix :
- Il y en a 4 qui sont devenus mécaniciens sur les 9 qui avaient décidé de le devenir, 4 menuisiers sur 5 ; celui qui avait dit qu’il serait jardinier et celui magasinier le sont effectivement devenus.
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- Aucun des autres n’est ce qu'il voulait devenir, soit 19 sur 29 (2 commerçants, 2 instituteurs, 2 typographes, 1 coiffeur, 1 employé, 1 ingénieur, 1 mouleur, 1 peintre, 1 pilote d’avion, 1 chef traceur).
- Sur les 10 qui ont le métier qu’ils voulaient, 5 avaient choisi le métier de leur père. Et, sur les 19 qui ont dû changer de voie, 5 encore se sont rabattus sur le métier paternel.
- Rien que portant sur un petit nombre de cas, ces intéressantes données sont bien faites pour montrer l’utilité des conseils d’O. P. Laissées à elles-mêmes les choses ne marchent pas fort bien toutes
- seules. P.
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- Le problème de l’encombrement des professions libérales officiellement posé en Espagne
- Le ministre espagnol de l’Instruction publique a récemment publié un décret convoquant les représentants de toutes les facultés de la République à une grande consultation nationale en vue de remédier à l’encombrement des professions libérales.
- Le décret de convocation paru dans la Gazette officielle d’Espagne émet quelques considérations préalables dont nous détachons quelques passages.
- « A l’issue de la guerre, une véritable ruée s’est produite vers les universités dans tous les pays y compris les neutres.
- « Pour ces motifs, et d’autres encore, on se préoccupe partout de l’institution de méthodes sélectives appelées à permettre d’utiliser au maximum les talents et d’éviter à la jeunesse, autant que possible, une course incertaine vers l’avenir.
- « Les questions qui se posent sont tellement graves et urgentes qu’à titre d’exemple le ministre propose à la considération des universités le cas d’une carrière libre comme la profession médicale où la proportion entre ceux que meurent et ceux qui entrent dans la carrière est, en Espagne, à pep près de un à cinq ou de un à six».
- Il sera intéressant de connaître les mesures qui seront proposées à cette occasion.
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- Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’année psychologique
- M. Ponzo. — Considerazioni sulto sviluppo e sut regresso di attitudini psichiche (Considérations sur le développement et la récp'ession des aptitudes psuchiques). — Riv. di Psic., XXVI, 4, 1930, pp. 233-239.
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- L’échelle de Binet-Simon fixe les étapes du développement mental de 3 ans à l’àge adulte. Les tests de Yerkes établissent l’existence d’un accroissement mental, lent gu début, plus rapide par la suite, revenant à son allure initiale dans son troisième stade (courbe en S). Le ralentissement se produirait après 20 ans, s’accentuerait après 30.
- Une signification générale ne peut être accordée à ces constatations qu’avec beaucoup de circonspection, car comme dit de Sanctis « la psychologie différentielle laisse intacts et en dehors de toute classification les tréfonds de la personnalité humaine ».
- Néanmoins en admettant le concept de développement mental progressif et global, nous sommes astreints à accepter comme évident l’enrichissement de la mentalité de l’adulte et de l’adolescent par rapport à celle de l’enfant. Ces transformations peuvent être attachées à la maturation successive des aptitudes innées, ces changements se produisant tantôt en faveur d’une catégorie d’aptitudes, tantôt en faveur d’une autre. L’A. préconise l’utilité de la substitution au concept de niveau mental, du concept de niveau d'aptitudes. Les modifications des rapports entre les niveaux d’aptitudes d’âges différents permettraient de déceler les causes de transformation de la personnalité infantile et serviraient d illustration au concept de régression relative des aptitudes déterminées à un moment donné de l'évolulion de l’individu. Mais le problème de la nature du phénomène de progrès ou de régression ne se trouvera pas élucidé par cette détermination statique. Ce qui rend efficient le germe d’aptitude, c’est le facteur inclination, préférence, pour telle ou telle forme d’activité. Ce facteur se trouve dynamiquement présent dans l’individu sous la forme de tendances. Celles-ci sont analogues aux tendances instinctives. Dans la grande majorité des cas ces tendances restent en germe, attendant l’heure propice à leur manifestation. L’ambiance (famille, école, etc.) abonde en stimuli qui provoquent leur éclosion. L’analogie des « tendances aux aptitudes » avec les tendances instinctives rend compréhensible leur apparition successive, leur exaltation sous l’influence de l’ambiance. Si l’instinct est pour certains psychologues (Mac Dougall) une force qui ne s’éteint qu’apparemment pour se révéler à l’occasion favorable, pour d’autres (W. James), il est une force qui mûrit jusqu’à un certain âge et qui s’atténue par la suite. L’habitude que cet instinct a formée supplée à sa force diminuée.
- Celte divergence d’opinion est conciliable avec la théorie du développement et de la régression des aptitudes psychiques. Car si Mac Dougall ne fait rentrer dans sa classification qu’un nombre
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- restreint d’instincts fondamentaux, parmi ceux énumérés par W. James, il y en a un certain nombre qui rentrent dans la catégorie des « tendances aux aptitudes psychiques ».
- L’analogie avec les instincts se poursuit. Les tendances aux aptitudes psychiques fortement prononcées (talents) franchissent, tels les instincts, toutes les barrières qui s’opposent à leur développement. Là où ces tendances sont moins accentuées elles ont besoin pour se manifester d’un concours de circonstances favorables, elles ont besoin d’être cultivées.
- La recherche des tendances aux aptitudes psychiques sera pour la pédagogie d’une grande utilité ; les psychotechniciens l’ont déjà réalisée pour le besoin de leur cause. S. H.
- Th. Valentiner. — Ausserintellektuelle Einflüsse bei der Intel-ligenzprüfung (Influences autres qu influences intellectuelles dans b examen de Vintelligence). — Ind. Psychot., VII, 7,1930, p. 198-208.
- Pour serrer de plus près la question des influences d’ordre affectif qui interviennent dans le résultat des tests d'intelligence, V. s’est attaché à comparer les résultats des tests aux appréciations des maîtres. Sur un groupe de 132 écoliers qui ont subi un test d’intelligence du type des tests américains, V. a trouvé que, pour un tiers environ, le test et les appréciations des maîtres ont donné le même résultat ; un autre tiers a fourni des désaccords ne dépassant pas un demi-degré, sur une échelle de quatre degrés ; enfin, chez le dernier tiers, les désaccords allaient jusqu’à atteindre un ou deux degrés, c’est-à-dire jusqu’à 50 % de l’échelle.
- Parmi les facteurs les plus fréquents qui inhibent le rendement dans Jes tests, V. note les défaillances de l’attention, le manque d’intérêt ou d’effort volontaire, l’émotivité excessive (timidité, excitation, trac), les malaises physiques. Dans les cas où le sujet se montre meilleur dans le test que dans le jugement du maître, il s’agirait, selon V., d’un effort exceptionnellement intense sous l’influence d’un stimulant particulier : nouveauté de la tâche, désir de paraître supérieur.
- Pour dégager les aptitudes intellectuelles de ces influences affectives, V. s’efforce : 1° de ne recourir qu’à des tests individuels ; 2° de choisir le contenu des tests de telle façon qu’il soit familier aux candidats des différentes professions (problèmes techniques pour les candidats apprentis, questions de commerce pour les postulants aux emplois de commerce, etc.), et 3° de ne pas se contenter du résultat numérique du test qui doit être interprété à l’aide de tous les autres renseignements recueillis sur l’enfant.
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- Le jugement des maîtres a été, en somme, considéré par V. comme un critérium exact de l'intelligence du sujet ; mais ne faudrait-il pas tenir compte des erreurs subjectives du jugement, et n’est-il pas dangereux de décider a priori que, dans tous les cas de désaccord entre le jugement du maître et le résultat du test, c’est celui-ci qui est exact ? D. W.
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- La Ligue pour l’éducation nouvelle a institué une commission des examens qu s’est déjà réunie au Congrès d’Elseneur, et a adopté un certain nombre de recommandations.
- Au Congrès de Nice, en l’absence du président de cette Commission, Carson Ryan, c’est le Dr Zilliacus, recteur de Finlande, qui prit la présidence, avec Ellis comme secrétaire.
- A ses travaux ont participé, entre autres, Mme Maurette et Mme Ilammar, de Suède. Malheureusement les sollicitations nombreuses d’un Congrès chargé n’ont pas permis à cette Commission de faire beaucoup de besogne.
- Ellis a réclamé une enquête sur l’influence que les examens, tels qu’ils existent, exercent sur la pratique des méthodes nouvelles d’éducation, et sur les difficultés que l’on peut rencontrer de leur fait, dans la généralisation de ces méthodes.
- Pour ma part, j’ai, dans un article publié par VEre nouvelle à l’occasion du Congrès, insisté sur la nécessité de faire la distinction fondamentale des deux aspects des examens, si souvent et si fâcheusement confondus : ceux qui visent au contrôle d’une certaine formation éducative, et d’une acquisition de connaissances, à la fin d’un cycle d’études ; et ceux qui doivent présider à la sélection des individus les. plus aptes à profiter d’une certaine formation, à l’entrée d’un cycle d’études. Qu’il me soit permis’ de citer à cet égard quelques passages de mon article :
- « Le contrôle de la formation éducative doit porter sur les capacités acquises, sur le maniement des mécanismes de pensée et d’expression, lecture, écriture, calcul, usage des concepts, raisonnement, et sur l’utilisation de tous les instruments de connaissances dont on peut disposer dans la vie : dictionnaires, atlas, traités, etc. Il faut, pour réussir à tirer vraiment parti des ressources intellectuelles que tout le monde dans notre société peut facilement se procurer, un certain nombre de connaissances bien acquises, un minimum de conquêtes mnémoniques. Mais il faut aussi des habitudes d’esprit, des méthodes de travail, dont l’ac-
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- quisition est beaucoup plus importante que l’étendue du bagage de souvenirs. Les examens devraient donc porter sur le contrôle de cette formation indispensable en permettant aux candidats de suppléer aux défaillances de leur mémoire par un libre usage des instruments intellectuels dont ils continueront à disposer.
- « De tels examens sont parfaitement compatibles avec une grande liberté dans les modalités d’enseignement, avec une éducation ne se laissant pas impressionner par des détails de programmes impératifs ».
- En ce qui concerne les examens de sélection qui se présentent généralement sous forme de concours, « l’erreur fondamentale, c’est que l’on prépare ces concours, et que la sélection se trouve faussée par cette préparation, qui est un véritable doping intellectuel. Au lieu de pouvoir juger les aptitudes naturelles des individus, on se trouve en présence de candidats dressés aux épreuves, et dont certains réussiront mieux parce que plus habilement dressés, prenant la place d'autres réellements meilleurs ; et l’on reçoit ainsi les poulains des écuries les mieux outillées.
- « C’est cette préparation, viciant les conditions de la sélection, qui est la seule cause du surmenage réel des jeunes gens. C’est donc à elle qu’il faudrait s’attaquer en supprimant les programmes des concours et en faisant appel à des épreuves déroutant les préparations ».
- Et voici ma conclusion :
- « Il y a deux catégories d’examens qui sont nécessaires à notre organisation sociale, l’une pour le contrôle des formations éducatives générales ou spéciales, l’autre pour le dépistage des plus aptes à bénéficier de certaines formations destinées à la préparation de telle ou telle carrière.
- « Si des examens sont réellement appropriés à leur but — ce qui est loin évidemment d’être le cas à l’heure actuelle — ils requièrent eux-mêmes le développement des méthodes rationnelles de l’éducation nouvelle. Il importe donc au succès de ces méthodes d’obtenir une réforme des examens dans le sens de cette appropriation.
- « Il faut constituer une « docimastique » rationnelle. »
- H. P.
- A travers les Revues
- Dans VIndustrielle Psijchotechnik de juin 1932, un rapport de Gustav Immig expose les résultats de 14 années d’épreuves d’aptitude industrielle dans la Maison Carl Zeiss, d’Iéna.'
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- La Rivista di Psicologia publie une relation fort intéressante du voyage de G. C. Ferrari,en U.R.S.S. à l’occasion de la conférence de psychotechnique de 1931. Dans le n° 2 de 1932, un •article de Maria Diez Gasca est consacré à l’étude du choix rationnel des employés, montrant que certaines épreuves usuelles ne
- sont pas satisfaisantes. .
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- Dans la Riforma medica du 25 juin 1932, un article du Dr C\c-curi est consacré à la silicose des ouvriers dans l’industrie de la céramique.
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- Le Siècle Médical, à l’occasion du Congrès de Bruxelles, a publié sur 1 orientation professionnelle et sur le rôle respectif à attribuer aux divers techniciens, en particulier au physiologiste et au médecin, deux articles de M. Poullaouec, chef du Service d’O. P. de Nantes, dont l’excellente organisation et l’activité sont aujourd’hui bien connues. Le rôle du conseiller-orienteur est ainsi défini : « Etablir une harmonie durable entre un adolescent avec ses qualités et scs imperfections et une activité avec ses exigences et ses risques ».
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- Le numéro de juillet 1932 de la revue Pour VEre Nouvelle, à l’occasion du Congrès de la Nouvelle Education de Nice, est consacré à Y Education en Erance, avec des articles de IL Piéron, L. Hourticq, M. Weber, G. Lapierre, F. Barrier, Bertier, etc.
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- Dans un article de la Presse médicale du 3 septembre -1932, MM. IIeim de Balsac et André Feil, du Conservatoire des Arts et Métiers, relatent les résultats d’une enquête sanitaire sur la peinture au pistolet, enquête assez favorable, mais à condition qu’on ne mêle pas aux solvants de vernis cellulosiques, de benzol ni de corps chlorés +
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- Dans les intéressants Arquivos da Assistencia a Psicopatas de Pernambuco (Il G avril 1932) dirigées par le Dr Pernambucano, on trouve une série d’études psychotechniques sur des tests, des profils, des échelles, parmi lesquelles on peut signaler celle de José Lucèna et Lourdes Paes Barrf.to sur les relations du développement physique et de l’intelligence, et celle d’ÀNiTA Paes Barreto sur un examen (avec divers tests et profils de Rossolino) de 4 enfants surnormaux de 11 ans (atteignant 87 à 94 points au test des 100 questions de Ballard).
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- Dans le Journal of applied Psychologij de juin 1932, J. R. Dyer signale que, à la fin de cinq années d’études d’un collège, 79 des 101 étudiants examinés ont maintenu le choix de la profession qu’ils avaient indiqué dans leur première année.
- Walter Krause (Zeitschrift fur Psychologie, I. 126, 1-3, 1932) a procédé à des recherches dans 102 familles (376 personnes) sur la transmission héréditaire de l’aptititude au calcul, trouvant effectivement une relation étroite entre les capacités des parents et des enfants, expérimentalement déterminées.
- Le n° 5-6 du tome XI des Genetic Psychologij Monographs est consacré à une étude de Richard M. Page sur la mesure du coût de l’énergie humaine dans l’industrie, d’après une revue d’environ 650 travaux.
- Dans Idart (n° 7) un article de Léon Walther traite des changements de profession au point de vue de l’O. P.
- Le Personnel Journal d’avril 1932 contient une étude de El. G. IIayes relative à la sélection des femmes magasinières (avec application de tests de peg board à 1.541 sujets) et un article de E. Jones sur les traits des personnalités supérieures (25 traits de comportement ayant été étudiés chez un grand nombre de sujets éminents).
- Le Dr Audo-Gianotti, de la clinique des maladies professionnelles de l’Université de Turin, considère le sulfure de carbone (employé dans les industries du caoutchouc et de la soie artificielle) et dont on connaît l’électivité toxique pour le système nerveux, comme responsable de certains cas de parkinsonisme (affection généralement engendrée par l’encéphalite), en sorte qu’il intitule son article de la Presse médicale (20 août 1932) : « Le parkinsonisme sulfo-carboné professionnel ».
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- INFORMATIONS
- L’inspection médicale des écoles. — Le Conseil général de l’Isère a créé quatre postes de médecins inspecteurs des écoles, tout en reconnaissant qu’il en faudrait au moins dix de plus (pour visiter 72.000 enfants).
- A La Rochelle, l’inspection médicale des écoles a été faite de façon complète, mais avec une seule visite par enfant; il a été signalé aux parents et aux maîtres, comme nécessitant une surveillance spéciale, 2.235 enfants. (Etat général : 453 ; état respiratoire : 254 , attitude vicieuse ou scoliose : 321'; vision défecteuse : 397 ; état de l’audition, du nez, de la gorge : 251 ; dentition : 361 ;
- autres causes : 198.) * .
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- A l’occasion de la création, en Charente, d’une filiale du Comité national d’éducation et d’assistance de l’enfance arriérée et anormale, notre excellent collaborateur, le Dr Paul-Boncour, a été faire à Angoulême une conférence sur l’enfance anormale et arriérée.
- ***
- A la séance du 21 juillet de la Société Médico-Psychologique, les Drs Heuyer et Baille ont fait une communication, sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir, pour décrire des tests moteurs dans l’orientation professionnelle des anormaux de l’intelligence
- et du caractère. ^ .
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- En treize années d’existence, la République tehéco-slovaque a créé 180 classes pour les enfants anormaux, 11 internats pour les enfants d’intelligence faible, 4 écoles moternelles pour les enfants difficiles, 6 foyers pour les enfants infirmes, une classe pour les enfants entendant mal, une classe pour les enfants voyant mal, deux classes ambulantes, 4 internats pour les enfants débiles, 8 classes pour les enfants faibles dans les instituts pour les sourds-muets. Les maîtres de ces enseignements spéciaux ont plusieurs revues, dont deux sont publiées en allemand et deux en tchèque.
- A la 6e Conférence mondiale de la Ligue pour VEducation nouvelle, qui avait pour thème l’éducation dans ses raports avec l’évolution sociale et que présidait Paul Langevin (Nice, 29 juillet-11 août), une place importante avait été donnée à l’orientation professionnelle.
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- Notre collaborateur H. Wallon a fait une des grandes conférences du Congrès sur l,a question « Culture générale et O. P. », et H. Laugier a parlé de la biotypologie en relation avec FO. P., cependant que M. Weber faisait une place importante à l’0. P. dans son «programme de rénovation de l’école en France»
- L’Ecole supérieure de vente, administrée par la Chambre de Commerce de Paris, annonce l’ouverture de ses conférences du lundi matin, sous le titre : « Lés notions utiles au commerce de détail » (comptabilité, organisation matérielle, budget, personnel, publicité, droit, etc.)
- La conférence d’ouverture a eu lieu le lundi 10 octobre.
- Au 10e Congrès international de Psychologie qui s’est tenu avec un grand succès à Copenhague du 25 au 27 août, la section qui s’est tenue le samedi 27 sous la présidence du Professeur Giese a entendu d’intéressantes communications, de Stone (du Darmouth College) sur la personnalité en relation avec la direction éducative et l’O. P. ; de C. S. Myers, directeur de l'Institut de psychologie industrielle de Londres, sur les récentes expériences organisées par cet Institut et qui établissent de façon indiscutable la valeur de l’O. P., enfin de Mira (de Barcelone) sur la détermination, au moyen de tests de choix, de la capacité de jugement moral, et sur un procédé pour le contrôle de la sincérité du témoignage.
- La Vie de l’Institut d’Orientation professionnelle
- La quinzaine qui commencera le lundi 17 octobre pour se terminer le samedi 29 octobre et dont voici le programme, comprendra :
- 1° Les leçons du malin, à 9 heures et 10 h. 30, qui auront lieu à l’I. N. O. P., 41, rue Gay-Lussac (5e), et seront réservées aux boursiers et aux auditeurs autorisés.
- 2° Les conférences du soir, ù 18 heures,, qui auront lieu au Conservatoire national des Arts et Métiers, 292, boulevard Saint-Martin, elles seront publiques et annoncées par voie d’affiches. Les Boursiers seront tenus d’y assister.
- Lundi 17 octobre. — Séance d’ouverture, à 10 h. Conférence de M. Luc : « L’O. P. et l’individu ».
- A 14 h., M. M. François : Exercices pratiques de psychologie au laboratoire de psychologie de la Sorbonne.
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- A 18 h., au Conservatoire des Arts et Métiers, M. Piéron : « Les bases psychologiques de l’O. P. »
- Mardi 18. — A 9 h., M. Fontègne : «Les origines du mouve-ment d’O. P. »
- A 10 h. 30, M. Paul-Boncour : « Les troubles respiratoires et les contre-indications qui en résultent. »
- A 14 h., Exercices pratiques de psychologie.
- A 18 h., M. Laugier : «La Fiche physiologique et son application à l’O. P. »
- Mercredi 19. — A 9 h., M. Paul-Boncour : « Les troubles de la croissance et les contre-indications qui en résultent.»
- A 10 h. 30, MUe C. Veil : « Mesures anthropométriques. »
- A 14 h., Exercices pratiques de psychologie.
- A 18 h., M. Fontègne : « L’Ecole primaire et l’O. P. »
- Jeudi 20. — A 9 h., M. H. Noyelle : «Les modalités du salaire moderne ».
- A 10 h. 30, M. Wallon : «Les principaux caractères différentiels de l'intelligence chez l’enfant et chez l’adulte. »
- A 14 h., Exercices pratiques de psychologie.
- A 18 h., M. Oualid : «L’évolution internationale de la législation du travail. »
- Vendredi 21. — A 9 h., Mlle Veil : «Mesures relatives à l’appareil circulatoire. »
- A 10 h. 30, M. Piéron : « Les sens et leur examen ».
- A 14 h., Mlle C. Veil : «Exercices pratiques de physiologie (Laboratoire de physiologie du travail du Conservatoire des Arts et Métiers) ».
- A 18 h., M. Paul-Boncour : «Le rôle du médecin en O. P. ».
- Samedi 22. — A 9 h., Mlle Veil : « Mesures relatives à l’appareil respiratoire ».
- A 10 h. 30, M. Piéron : «L’activité et l’efficience. »
- A 14 h., M. Paul-Boncour : « L’émotivité morbide et l’épilepsie ; leur importance dans l’O. P. »
- Lundi 24. — A 9 h., M. Noyelle : « Les crises économiques et la lutte contre le chômage ».
- A, 10 h. 30, M. Piéron : « La Mémoire ».
- A 14 h., Exercices pratiques de physiologie.
- A 18 h., M. Fessard : «L’application des méthodes statistiques en O. P. ».
- Mardi 25. — A 9 h., M. Fessard : « La valeur représentative des mesures et la corrélation».
- A 10 h., M. Lomont : «L’O: P. par les ateliers-écoles».
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- A 14 h., Exercices pratiques de physiologie.
- A 18 h., M. Laliy : « La psychotechnique en relation avec l'O. P. »
- Mercredi 26. — A 9 h., M. Lahy : « Profils psychologiques d’enfants à orienter ».
- A 10 h. 30, M. Luc : « L’O. P. et la'famille ».
- A 14 h., Exercices pratiques de physiologie.
- A 18 h., M. Larcher : « L’organisation administrative des offices d’O. P. ».
- Jeudi 27. — A 9 h., Mlle Veil : « Les mesures relatives à l’appareil neuro-musculaire ».
- A 10 h. 30, M. Fontègne : « La pratique de l’O. P. ».
- A 14 h., Mme Henri Piéron : « Exercices pratiques de tests collectifs-(laboratoire de psychologie de la Sorbonne)».
- A 18 h., M. Wallon : « Apparition et développement du sentiment de personnalité chez l’enfant ».
- Vendredi 28. — A 9 h., M. Fontègne : « L’O. P. à l’étranger».
- A 10 h. 30, M. Piéron : « L’intelligence et ses formes ».
- A 14 h., Exercices pratiques. de tests collectifs.
- A 18 h., M. Luc : «L’O. P. et l’Université».
- Samedi 31. — A 9 h., Mlle Weinberg : «Les fiches psychologiques et leur emploi. »
- A 10 h. 30, M. Wallon : «Les étapes du développement moteur chez l’enfant .»
- A 14 h., séance de clôture. Conférence de M. Luc : « L’O P. et l’Etat », au Conservatoire clés Arts et Métiers.
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- ENSEIGNEMENT POUR LA PRÉPARATION AU DIPLOME DE CONSEILLER D’ORIENTATION
- (Année scolaire 1932-1933)
- Diplôme. — L’Institut décerne un diplôme de conseiller d’orientation aux élèves régulièrement inscrits ayant suivi avec assiduité, pendant un an, les enseignements théoriques et pratiques organisés pour la préparation de ce diplôme, fait un stage dans des offices d’orientation désignés à cet effet, et subi avec succès les épreuves de fin d’année.
- 11 pourra en outre être décerné un diplôme supérieur d’orientation dont les conditions d’obtention seront ultérieurement fixées.
- Inscriptions. — Pour être inscrit comme élève de l’Institut, il faut présenter une demande écrite, sur papier libre, accompagnée d’un extrait de l’acte dp naissance, et une notice sur les études déjà faites et les diplômes obtenus. Le registre d’inscription est
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- ouvert au secrétariat pendant le mois d’octobre. L’admission est prononcée par le Conseil de direction et est justifiée par l’octroi d’une carie d’inscription. Le nombre des inscriptions est limité.
- Pour s’inscrire à l’examen, il faut présenter une demande écrite, appuyée de certificats d’assiduité aux travaux pratiques délivrés par les chefs de travaux, et fournir un rapport de stage. L’admission aux épreuves est prononcée par le conseil directeur, après vérification de l’assiduité aux cours sur les registres de présence. Sur justifications spéciales, des dispenses d’assiduité peuvent être accordées. En particulier, les médecins peuvent être dispensés de certains cours et travaux pratiques ; les directeurs d'office d’orientation peuvent être dispensés de stage, etc.
- Droits d’inscription et d’examen, dispenses. — Le droit d’ins cription (donnant droiit aux cours et aux travaux pratiques) est fixé à 150 francs, qui doivent être versés au moment de la délivrance de la carte.
- Le droit d’examen est fixé à 150 francs, versés au moment de l’inscription pour l’examen, dont 100 francs requis pour la signature ministérielle et pour lesquels il ne peut être accordé de dispenses.
- Toutefois, seront dispensés des autres droits :
- 1° Les membres de l’enseignement public ;
- 2° Les membres des offices d’orientation professionnelle ;
- 3° Les boursiers des départements et des villes ;
- 4° Les étudiants et travailleurs spéciaux qui, ayant présenté une demande justifiée, auront la dispense accordée par le Conseil directeur.
- Examen. — Une session d’examen pour l’obtention du diplôme a lieu tous les ans entre le 15 juin et le 14 juillet, à une date fixée par le Conseil directeur. Les épreuves consistent :
- 1° En trois compositions écrites d’une durée de deux heures chacune et portant sur :
- a) La physiologie et la pathologie (générale et psychiatrique).
- b) La psychologie.
- c) L’organisation de l’orientation et les sciences économiques.
- 2° En trois épreuves pratiques, d’une durée de deux heures~cha-cune et relatives :
- a) A l’examen physiologique.
- b) A l’examen psychologique.
- c) A la technique de l’orientation.
- 3° En cinq interrogations orales portant sur :
- a) La physiologie et la pathologie (générale et psychiatrique).
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- b) La psychologie.
- c) L’orientation et les sciences économiques.
- d) La pédagogie.
- e) La technique des métiers.
- Nota. — Lorsque la composition écrite sera exclusivement consacrée à La physiologie, l’interrogation orale portera exclusivement sur la pathologie et inversement. De même, lorsque la composition écrite sera exclusivement consacrée à l’organisation, l’interrogation orale portera exclusivement sur les sciences économiques et inversement.
- Les épreuves écrites sont cotées de 0 à 20. Un total de 30 points est nécessaire pour être admissible aux épreuves pratiques. Les épreuves pratiques sont également cotées de 0 à 20, et un total de 30 points est nécessaire pour être admissible aux épreuves orales. Les interrogations orales sont cotées de 0 à 10.
- Pour être définitivement admis, il faut un minimum total de 85 points. La mention assez bien est accordée aux candidats dont le total des points atteint 102 (moyenne de 12 sur 20) ; la mention bien à ceux dont le total des points atteint 119 (moyenne de 14 sur 20) ; et la mention très bien à ceux dont le total atteint 130 (moyenne de 16 sur 20).
- La mention figure sur le diplôme décerné aux candidats admis.
- Le bénéfice des admissibilités (première ou deuxième admissibilité) acquises à une session d’examen, pourra être conservé à la session suivante.
- Programme
- Pour le programme détaillé des cours de physiologie, pathologie, psychologie, pédologie, sélection et orientation, consulter le Bulletin de VInstitut National d’Orientation professionnelle (10e année), n° 8, octobre 1929, pages 207 et suivantes.
- Pour l’organisation pratique de l’orientation et pour les conférences complémentaires de M. Luc, consulter le Bulletin de l'Institut National d’Orientation professionnelle (20e année), n° 8, octobre 1930, pages 202 et 203.
- I. — Physiologie
- (M. Laugier, prof., MUe C. Veil, chargée du cours)
- 20 leçons faites au Conservatoire national des Arts et Métiers, 292, rue Saint-Martin.
- Conservatoire des arts et métiers. — M. Laugier, professeur, fera cette année les mercredis et samedis soirs, à 21 heures, amphithéâtre A, un cours sur les fonctions physiologiques élémen-
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- taires (12 leçons), l’hygiène industrielle générale (quatorze leçons) et l’Orientation Profesionnelle (quatorze leçons) (lre leçon au début de novembre, consulter les affiches).
- Ce cours, sans faire partie des cours obligatoires de l’Institut national d’orientation professionnelle, peut servir de complément utile aux élèves et anciens élèves de l’Institut. En particulier les Grilles d’orientation professionnelle, récemment établies par le Laboratoire de physiologie du travail, pour les déficiences physiques, y seront examinées.et dépouillées d’une façon critique.
- D’autre part, des travaux pratiques auront lieu au Conservatoire le dimanche matin, à partir du 23 octobre. Ces travaux pratiques portent sur la biométrie humaine ; ils seront complets en deux ans. Les élèves et anciens élèves de l’Institut peuvent y être admis pour y perfectionner leurs connaissances techniques.
- II. — Pathologie
- a) Pathologie générale (M. Paul Boncour prof.)
- (6 leçons faites au Musée pédagogique)
- b) Psychiatrie (M. Heuyer prof.)
- (4 leçons faites au Musée pédagogique)
- III. — Psychologie (M. Piéron prof., M. et Mme A. Fessard et Mlle Weinberg, chargés des cours)
- (25 leçons faites au Musée pédagogique)
- IV. — Pédologie (M. Wallon prof.)
- (10 leçons faites au Musée pédagogique)
- V. — Economie politique et sociale (M. Oualid prof.,
- M. Noyelle suppléant)
- (20 leçons faites au Musée pédagogique)
- VI. — Technique des métiers A. — (8 leçons faites 41, rue Gay-Lussac)
- 8 conférences relatives à l’hygiène industrielle sous la direction de M. Auribault et de Mme Letellier.
- B. — Des conférences-visites se feront sous la direction de M. Fontègne, le jeudi, à des heures qui seront fixées d’accord avec les élèves.
- VII. — Organisation et pratique de l’orientation L'orientation professionnelle. Organisation générale et pratique-
- (20 leçons)
- A. — Cours de M. Fontègne (16 leçons)
- B. — Cours de M. Lomont (4 leçons)
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- VIII. — Sélection et orientation (M. Lahy prof.)
- (5 leçons faites 41, rue Gay-Lussac)
- Conférences complémentaires Conférences publiques de M. Luc
- Ces conférences auron lieu au Conservatoire des Arts et Métiers, 41, rue Gay-Lussac (les dates seront fixées ultérieurement).
- Horaire des cours et travaux pratiques
- La séance d’ouverture aura lieu le mercredi 9 novembre, à 17 heures, à l’Institut, 41, rue Gay-Lussac.
- Lundi, 18 heures, 14 novembre au 30 janvier : Pédologie, 10 leçons (41, rue Gay-Lussac) ; du 6 février au 27 mars : Technique des métiers, 8 leçons (41, rue Gay-Lussac).
- Mercredi, 18 heures : du 16 novembre au 7 juin : Psychologie, 25 leçons (41, rue Gay-Lussac).
- Jeudi, 14 heures, du 17 novembre au 27 avril : Organisation, 20 leçons ; du 4 mai au 8 juin : Sélection et Orientation, 5 leçons (41, rue Gay-Lussac).
- Vendredi, 18 heures, du 18 novembre au 28 avril : Economie Politique, 20 leçons (41, rue Gay-Lussac) ; du 5 mai au 2 juin : Psychiatrie, A leçons (41, rue Gay-Lussac).
- Samedi, 18 heures, du 12 novembre au 22 avril : Physiologie, 20 leçons (au Conservatoire des Arts et Métiers) ; du 2 mai au 6 juin : Pathologie, 6 leçons (41, rue Gay-Lussac).
- Travaux pratiques et exercices d’application
- Jeudi, de 9 h. 30 à 11 h. 30, à partir du 17 novembre : Psychologie : M. François, chef des travaux (Laboratoire de psychologie de la Sorbonne).
- Mardi, 16 heures, à partir du 14 novembre : Physiologie : MUe C. Veil, chef des travaux (Laboratoire de physiologie du Conservatoire des Arts et Métiers).
- Mardi, 14 h. 30, les 9, 16 et 28 mai : Technique des tests scolai-res : Mme Henri Pieron, chef des travaux (dans une école communale de jeunes filles).
- Jeudi, à 15 heures, après le cours d’organisation, présentation avec commentaires de Films de métiers, au nombre de 20 environ ; du 4 au 18 mai, technique des tests scolaires : Mme Henri Pieron, chef des travaux (Laboratoire de psychologie de la Sorbonne, à 16 heures).
- Exercices pratiques d’orientation et stage
- Des séances d’examen d’enfants et de pratique d’orientation
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- seront organisées sous la direction de M. Fontègne avec la collaboration de M. Anfroy, ancien directeur d’école de la ville de Paris. i | i I
- Les jours et heures de ces séances, organisées par petits groupes d’élèves, seront fixés en accord avec les élèves intéressés.
- LA VIE DES CENTRES D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE Centre d’O. P. de Lille
- Ce centre a organisé d’intéressantes conférences filmées. Il a fait l’achat d’un matériel scientifique petit mais déjà intéressant : un oscillomètre de Boulitte, un dynamomètre, un spiromètre de Verdun et un acouscope.
- En 1931 le nombre des élèves parvenus en fin de scolarité était de 548. Sur ce nombre 353 se sont présentés à l’office (64 °/0).
- Les examens ont donné lieu aux résultats suivants : Sur 203 garçons, 163 ont vu leur choix ratifié par l’avis de l’Office ; 40 ont eu un avis non conforme à leur choix.
- Pour les 150 filles, l’avis était conforme au choix pour 118 et non conforme pour 32. Il y a eu 20 °/0 de contre indication, 10 °/° d’ordre scolaire, 6 °/0 d’ordre médical et 4 °/o d’ordre économique.
- Centre d’O. P. de Millau
- En 1931 le centre a reçu 16 fiches (10 pour les garçons et 0 pour les filles). Ce nombre très restreint permettra aux orienteurs, ainsi qu’ils se le proposent, de suivre les progrès des enfants orientés au cours de leur apprentissage et pendant les années suivantes afin de contrôler la valeur de leur appréciation.
- Nécrologie
- Nous avons le regret d’apprendre la mort du directeur des Services psychotechniques du Ministère de la Guerre de Tchécoslovaquie, le professeur Eorster, de Prague, qui était venu travailler à Paris pendant une année, en 1922.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : Mm* Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- Musée Pédagogique, 41, rue Gay-Lussac. — L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi).
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M,u L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone ; Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M11* C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : Dr Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de* cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’E cole pratique des Hautes-Etudes ; M" A. Fessard, licenciée ès lettres ; M"* Wein berg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris. — Professeur suppléant : M. H. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Caen.
- Organisation de l’Orientation professionnelle et technique des métiers. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine,
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Technique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles ; Auribault, inspecteur divisionnaire du du travail ; Mmc Letellier, inspectrice du travail.
- Sélection professionnelle dans ses rapports avec l’Orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TRAVAUX PRATIQUES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François Physiologie : M“* G. Veil.
- Technique des tests scolaires : M“' Henri PJWttwi
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- INSTITUT NATIONAL
- d-’Orientst-tion. HPirofessioirmellQ
- X ,
- Établissement reconnu var l’Etat (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. 1. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au dire<y teur de l'Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateîiers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine.
- Secrétaire général ; M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION
- Outre le Bureau :
- M“* Caron, directrice honoraire des Lycées.— MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie ; Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orientation professionnelle ; Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne ; A. Mayer, professeur au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l’Ecole d’An-thropologie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H. P»é' ron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Henri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- 4* Année
- Novembre 1932
- N° 9
- BULLETIN
- DE *
- l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- L’Orientation Professionnelle
- AU CONGRÈS INTERNATIONAL DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
- (Bruxelles, 25-29 septembre 1932)
- PAU
- J. FONTÈGNE
- Le Congrès international de renseignement technique de Bruxelles fut un digne successeur de celui de Paris (1931) : nombre imposant de congressistes (plus de 1.500) ; participation vraiment internationale puisque dans la discussion se rencontrèrent Anglais et Belges, Français et Luxembourgeois, Hollandais et Allemands, Suisses et Espagnols, etc., etc. ; organisation matérielle minutieusement étudiée ; rapports agréables et cordiaux entre congressistes ; discours éloquents aux séances d’ouverture et de clôture ; discussions bien conduites, quoique un peu rapides ; unanimité complète lors de la mise aux voix des vœux...
- Comme bien l’on pense, la question d’orientation professionnelle fut au premier plan. Nous laissons à notre collègue Laugier le soin de relater le travail qui fut fait dans la sous-commission qui avait à s’occuper du rôle du médecin en O. P. et résumons brièvement les résultats obtenus dans celle où fut étudié le rôle de l’école primaire en O. P.
- Rappelons tout d’abord le questionnaire qui avait été envoyé aux futurs participants par 1’ « Association française pour le développement de l’enseignement technique » et qui servit de base au programme adopté par le Bureau international de l'enseignement technique (B.I.E.T.), organisateur du Congrès.
- A. — Appartient-il à l'instituteur d’être l’orienteur « définitif » de l’enfant ?
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- B. —• Rôle de F Ecole primaire en ce qui concerne la « préparation » à l'orientation professionnelle (préorientation professionnelle) :
- 1° Quand et comment l’Ecole appellera-t-elle l’attention des enfants sur l’importance du choix judicieux d’une profession ?
- 2° Quand et comment l’Ecole primaire créera-t-elle chez l’enfant une mentalité professionnelle :
- a) Commentaire de monographies professionnelles ;
- b) Visites d’ateliers, de bureaux, de chantiers, comptoirs, etc... :
- c) Présentation de films ;
- d) Généralisation et caractères du travail manuel éducatif.
- C. — Rôle de VEcoie primaire en ce qui concerne les « renseignements » à fournir à Vorieniateur.
- 1° « Quels » renseignements peut-elle fournir ? :
- a) quant aux goûts de l’enfant,
- b) quant à ses connaissances,
- c) quant à ses aptitudes et inaptitudes ?
- 2° « Comment » peut-elle se procurer ces renseignements.
- a) par l’observation ;
- b) par l’expérimentation (tests) ;
- c) par les méthodes actives (travail manuel) ?
- 3° Comment peut-elle « consigner » ces renseignements ? (La fiche ou notice scolaire.)
- D. — Relever les différents points ne figurant pas dans ce questionnaire, quant au rôle de VEcoie primaire ou de l'instituteur en matière d’orientation professionnelle.
- E. — Indiquer, par une note complémentaire, ce qui se fait dans votre département en ce qui concerne la collaboration apportée par l'Ecole primaire à l’orientation professionelle.
- Nombreux furent les rapports présentés : noiis en relevons 28 français, 7 belges, 1 roumain, 1 espagnol, sans compter les nombreuses notes et communications remises au cours du Congrès et dont nos lecteurs pourront prendre connaissance dans le volume consacré aux travaux et qui paraîtra très prochainement.
- Comme on le voit, la question posée avait été très nettement délimitée. Pourquoi faut-il que certains congressistes aient, à nouveau, exprimé le besoin de redire tout ce qu’ils savaient sur l’orientation professionnelle ! C’est ainsi que nous enten-
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- dîmes quelques couplets sur la liberté des familles, sur les origines du travail manuel, sur l’excellence de tel ou tel procédé de détermination des aptitudes, sur l’obligation de l’O. P., sur l’inutilité des orienteurs professionnels, etc., etc...
- Heureusement que le rapporteur général, M. Luc, était là. Sa connaissance parfaite de tous les problèmes qui gravitent autour de l’O. P., sa belle maîtrise, l’ascendant — j’allais presque dire fascinateur — qu’il exerce sur ceux qui l’écoutent, la sympathie générale qu’il a su acquérir dans les milieux internationaux suffirent pour qu’on ne s’écartât pas trop des limites qui avaient été tracées...
- Dans son exposé introductif à la séance d’ouverture, M. J. Hiernaux, rapporteur général du Congrès et directeur général du B. I. E. T., avait, s’appuyant sur les directives judicieuses tracées par M. Labbé, indiqué les grandes lignes du problème de l’O. P. Ces grandes lignes, nous les retrouvons dans le rapport substantiel présenté par M. Doumenq au nom de la C. G. T. française ; dans les aperçus*— un peu trop succincts, à notre gré — des praticiens que sont Court de Toulouse et Perret de Lyon ; dans les considérations pleines d’a-propos de Ménessier (Seine) et Garabiol (Grenoble) ; dans les réalisations heureuses de Ricardo Vinos en Espagne ; dans certains rapports belges qui, d’après nous, auront leur place plutôt marquée au prochain Congrès international ; dans l’étude de Pignochet (Paris) où se révèle le pédagogue ; dans les observations toutes de bon sens faites par l’Office d’O. P. de Nantes ; dans les remarques qui ne manquent pas de finesse qui nous viennent de Marseille, etc., etc...
- Bref, toutes les questions figurant au questionnaire donné plus haut ont été abordées. Tout le monde reconnaît que l’instituteur, seul, ne peut procéder à l’orientation professionnelle de l’enfant ; qu’il n’y a rien ou presque rien à changer au programme des écoles primaires pour qu’en fin de scolarité les élèves soient placées dans une certain ambiance professionnelle où ils acquerront cette « mentalité professionnelle » sans laquelle nul progrès n’est possible.
- D’ou vient que l’attention de la majorité des congressistes se porte sur l’importance du travail manuel éducatif en O. P. Aurait-on reconnu qu’il constituait une des meilleures disciplines scolaires en vue de la recherche des aptitudes profes-
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- sionnelles ? En mettant, l’accent sur l’importance qu’il a ou doit avoir, aurait-on voulu donner une réponse à ceux qui, préconisant la prolongation de la scolarité, aimeraient savoir ce qui se fera durant les deux dernières années passées à l’école ? Ne serait-ce pas plutôt la preuve convaincante que l'Ecole doit, avant tout, préparer à la vie ?
- On pourra voir, par ces quelques indications succinctes, qu’au Congrès de Bruxelles, le problème de l’O. P. fut surtout examiné au point de vue pédagogique. La faute n’en serait-elle pas à l’absence des psychologues de tous pays effrayés, peut-être, par l’expression : Congrès de l'Enseignement technique ? Toujours est-il qu’il fut peu question de 1’ « observation psychologique », de l’aide précieuse qu’apportent les « tests » dans la détermination des aptitudes, des fiches « psycho-pédagogiques ». Pouvons-nous exprimer le souhait que ces questions, d’importance capitale, trouveront, pour les prochains congrès, des rapporteurs qualifiés ? C’est, sans nul doute, le désir du rapporteur général, M. Luc ; ce fut, en tous cas, celui d’un assez grand nombre de congressistes qui, dans les « coins » ou dans les « couloirs » s’étonnèrent de la... carence des psychologues...
- Toutes les discussions de la 2e section du Congrès se trouvent résumées dans le vœu ci-dessous éloquemment commenté par le rapporteur général et adopté à l’unanimité :
- « Le Congrès international de l'enseignement technique de Bruxelles,
- « Considérant :
- « Oue si l’école primiare ne peut et ne doit être seule chargée de l’orientation professionnelle, elle peut seule la préparer ;
- « Qu’elle y intervient ensuite comme élément nécessaire ;
- « Que cette tâche convient à toutes les écoles primaires de garçons et de filles, urbaines et rurales ;
- « Que l’école n’est pas ainsi déviée de son rôle normal, mais confinée au contraire dans ses véritables fonctions de préparation à la vie ;
- « Emet le vœu :
- « 1° Que l’attention des maîtres soit officiellement appelée sur l’importance de l’orientation professionnelle, leur collaboration provoquée et encouragée ;
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- N # b # *•
- « 2° Que l’école soit mise en état par des instructions précises, par la durée de la scolarité, par l’inspection médicale, par l’institution d’un carnet scolaire à la fois médical et psychologique, par l’utilisation rationnelle des travaux scolaires et, en particulier des travaux manuels, de préparer efficacement les enfants au choix judicieux d’un métier ;
- « 3° Que les maîtres soient préparés dès l’école normale à leurs fonctions de collaborateurs de l’orientation professionnelle, en particulier qu’ils soient documentés sur l’état du marché du travail, facteur capital de l’orientation professionnelle ;
- « 4° Que celle ci soit organisée de façon à tenir compte efficacement de la contribution de l’école primaire et de ses maîtres... »
- Le Rôle du Médecin en O. P.
- (CONGRÈS INTERNATIONAL DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE)
- Bruxelles, Septembre ip32
- PAH
- H, j LAUGIER
- Au Congrès international de l'enseignement technique, à Bruxelles, la séance du 27 septembre (matin), présidée par M. le docteur Sollier, a été consacrée à l’examen du problème suivant : rôle du médecin en orientation professionnelle. Il faut féliciter sans réserve le bureau du Congrès d’avoir mis cette question à l’ordre du jour, afin d’attirer l’attention de tous les congressistes, sur l’urgence d’une mise au point précise de la pratique de l’orientation professionnelle.
- Naturellement, il ne pouvait être question, dans une seule séance, de faire progresser la partie technique du problème, dont les aspects scientifiques ont déjà donné lieu à tant de travaux et à des discussions si poussées, dans les congrès des spécialistes de l’orientation professionnelle. On pouvait seulement se proposer de confronter les points de vue généraux, et les attitudes d’esprit des médecins, des usagers, des directeurs d’office, devant le problème.
- C’est ce qu’a fait excellement dans son rapport instructif le docteur Martiny, médecin chef du centre médico-social des ateliers-école de la Chambre de Commerce de Paris. Il y a résumé les réponses venues de divers pays au questionnaire général envoyé par le bureau du Congrès.
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- Tout le monde paraît d’accord sur la nécessité de faire jouer un rôle important au médecin, en Orientation professionnelle. Les divergences se manifestent sur la nature de ce rôle. Les uns limitent strictement le rôle du médecin à une mission négative. Il serait chargé simplement de dire si l’état physique du sujet est compatible avec l’exercice du métier choisi ; d’autres pensent que son rôle de conseiller doit être plus actif et préconisent des indications positives données par le médecin. D’autres enfin, plus nuancés, pensent avec juste raison, semble-t-il, que, au fur et à mesure des progrès de la professiographie d'une part, et de la biotypologie d’autre part, le rôle du médecin d’abord limité à l’établissement de contre-indications négatives, s’étendra progressivement à l’établissement d’indications précises positives. Orientation professionnelle positive, orientation professionnelle négative, telle est la question qui a retenu essentiellement l’attention du Congrès et qui a motivé le dépôt de réponses écrites ou d’interventions en séance d’un nombre important de congressistes ; tels : le docteur Szagunn, de Berlin ; le professeur N. Pende, de Gênes ; le docteur Aubi-noni, des écoles techniques dé Morlanvetz ; du docteur Dufestel, de Paris ; et d’un grand nombre de directeurs d’office d’Orienta-tion professionnelle de France (en particulier : Aube, Charente, Dordogne, Haute-Garonhe, Hautes-Pyréné’es, Isère, Loire-Inférieure, Loiret, Nièvre, Nord, Rhône, Seine).
- Parmi ces intéressantes contributions, dont la plupart mériteraient une reproduction in extenso, citons quelques points de vue particulièrement pénétrants.
- Le professeur N. Pende insiste d’une part, sur la nécessité d’un examen biotypologique complet, et, d’autre part, sur l’utilité d’un examen d’épreuve du sujet dans l’ambiance même du travail :
- « J’affirme la nécessité de deux organes de recherche pour la « psychotechnie rationnelle : l’un de caractère scientifique, l’autre « de caractère pratique et expérimental. Pour l’instant, le pre-« mier de ces organes doit être confié, non seulement, comme « jusqu’à présent cela s’est fait, à des Instituts de physiologie ou « de psychologie expérimentale, mais encore à un service de mé-« decine générale disposant de tous les moyens de recherche sur « la constitution humaine, physique et psychique...
- » Je nie qu’il suffise de connaître le mode de fonctionnement « des muscles et du cerveau d’un individu pour comprendre et « évaluer sa personnalité psychophysique en ce qui concerne les <( applications aux multiples formes de l’activité de travail. Je
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- « soutiens que seule l’étude du biotype humain complet, c’est-à-« dire de l’ensemble des caractéristiques morphologiques, physio-« logiques, humorales et psychologiques, qui constituent le type « personnel du sujet, avec son patrimoine d’hérédités et de prédis-« positions morbides, avec son bagage d’anomalies et de défauts « organiques acquis pendant la période de formation de l’être, « avec sa richesse de valeurs physiques et psychiques, seule cette « évaluation intégrale de la personnalité peut nous permettre un « premier jugement (non pas, comme il a été dit, un jugement « définitif) sur la meilleure orientation professionnelle de l’indi-» vidu dans son intérêt et dans celui de la collectivité...
- « ... Les recherches faites dans, mon Institut par Vidoni sur « les apprentis, ont démontré que certaines qualités physiques ou « psychiques ne se révèlent pas, ou se révèlent d’une façon dou-« teuse à un premier examen, et même à une répétition de cet « examen psychotechnique, tandis qu’elles s’épanouissent rapide-« ment par la pratique du travail...
- « ... De là la nécessité d’un quatrième ordre de considérations « sur les moyens d’orienter, à savoir ceux fondés sur l’épreuve « pratique du candidat pour les métiers pour lesquels il se montre « plus adapté. Voilà pourquoi nous soutenons la nécessité d’Ins-« tituts d’Etat, de physiologie, de psvchotechnie, de médecine, « d’hygiène et d’accidents du travail, pour l’instruction aux diffé-« rents métiers. »
- D’autre part, divers participants signalent la nécessité d’une culture particulière pour les médecins chargés de l’orientation, et rappellent que l’examen médical ne constitue qu’un élément dans l’ensemble des mesures qui doivent servir à l’orientation professionnelle.
- M. Perret, de Lyon, s’exprime ainsi :
- « L’expérience me confirme dans l’opinion qu’il convient de « demander au médecin,, en matière d’orientation professionnelle, « non pas qu’il indique la profession à choisir ou la profession à « déconseiller, mais qu’il fasse simplement un examen clinique « de l’enfant, afin que le résultat de cet examen constitue un des « éléments d’appréciation qui, rapproché d’autres éléments, per-« mettra à la personne placée au centre de l’opération d’orienta-« tion professionnelle de concilier l’ensemble des caractères phv-« sique, intellectuel de l’enfant, sa condition sociale, son degré « d’instruction, avec les exigences et les ressources profession-« nelles de la région où il sera placé. »
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- M. Poullaouec, de Nantes, insiste sur la nécessité d’une préparation spéciale du médecin, lequel doit posséder une connaissance complète morphologique et psychologique de l’être sain. Il estime qu’un stage à l’Institut national d’O. P. serait fort utile (1).
- D’autre part, le rapporteur général, Dr Martiny, a bien signalé l’unanimité des rapports particuliers sur le point suivant : l’action médicale doit, s’exercer dès la préorientalion, puis au moment de l’orientation même, puis pendant l’apprentissage. On a parlé souvent d’orientation continue, exerçant son observation, sa surveillance, pendant toute la période scolaire, et pendant l’apprentissage ; cette orientation continue a besoin évidemment d’un appui et d’un, contrôle médical continus.
- Enfin, tant dans les rapports particuliers que dans le rapport général, et dans la discussion, un peu à bâtons rompus qui s’est déroulée en fin de séance, un grand nombre de questions ont été sinon traitées, du moins évoquées ; question de la liberté des familles, question du secret professionnel des médecins, question du contrôle médical de l’éducation physique, nous les mentionnons seulement ici, car elles n’ont pu être qu’effleurées, avec beaucoup de passion quelquefois, mais d’une manière extrêmement rapide.
- Au cours de la discussion, MM. Laugier et Bonnardel ont communiqué au congrès leur intention de publier prochainement un album de grilles d’orientation et de sélection professionnelles, portant sur les aptitudes physiques. Nous n’y insistons pas, car une note spéciale paraîtra dans le Bulletin de l’Institut, prochainement, à ce sujet.
- L’Orientation Professionnelle (* 2)
- PAR
- Par P.-L. LARCHER
- On s’efforce, à l’heure actuelle, de faire pénétrer un peu plus de raison dans le choix des professions et des métiers, et cela en éclairant ce choix de conseils et de renseignements. Ce souci, ces efforts sont englobés sous le nom d’orientation professionnelle. Mais ce s efforts demeureront vains tant qu’un préjugé subsistera
- fl) Signalons ici, que l’Institut national d’orientation professionnelle a m's à l’étude, en vue de réalisations prochaines, la création de quinzaines spécialisées di’O. P. pour les médecins d’abord, puis pour les éducateurs.
- (2) Article paru dans la revue Le Ceteiste, octobre 1932, page 5.
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- suivant lequel li y a deux catégories de sujets, les uns qui sortent de renseignement primaire et des écoles professionnelles et qui sont destinés à ce qu’on peut appeler les métiers, les autres qui sortent de l’enseignement secondaire et qui sont destinés à ce qu’on peut appeler les carrières et les professions. Deux questions doivent être posées. Ne pourrait-on pas, dès le début de la scolarité, aider à taire cette répartition de la jeunesse, non certes en portant atteinte aux droits légitimes de la famille, mais par des conseils qui seraient offerts et surtout par de la documentation et des renseignements 7 On constate qu’il y a bien des erreurs et que s’il était possible avec le concours de 1 Ecole de convaincre les familles des erreurs qu’elles risquent quelquefois de commettre, bien des souffrances seraient épargnées à des jeunes gens qui, par la situation socjale de leurs parents, paraissent devoir être dirigés vers des carrières libérales alors qu’ils manifestent de véritables dispositions pour des travaux manuels.
- Les familles ne sont-elles pas obligées d’accepter avec résignation cette limitation inévitable qu’apporte à leur liberté, au seuil de bien des carrières, l’exigence parfois hasardeuse, pourtant, de concours et d’examens ? Ne reste-t-il pas, à la suite de ces éliminations successives, de véritables épaves qui flottent à travers la société, allant d’un emploi subalterne à un autre emploi subalterne, jeunes gens aigris, mécontents, désespérant leur famille, remplissant la société de leurs doléances désespérées d’incompris et de sacrifiés, alors qu’ils auraient peut-être été pour la société de véritables forces si l’on avait su, en appréciant leurs aptitudes, saisir le courant favorable qui devait les entraîner jusqu’au port C’est ce sentiment de prévoyance qu’il est indispensable de faire naître au sein des familles afin de le substituer à cet aveuglement qui ne veut voir l’avenir qu’à travers le mirage que peuvent faire naître certaines aspirations certes légitimes mais que la réalité condamne, et cela simplement parce que l’on occupe dans la société telle ou telle situation.
- Enfin, ne constate-t-on pas dans le choix même de ces professions de véritables engouements auxquels il serait utile de remédier, si l’on basait son choix sur les besoins plus judicieusement appréciés de la société ? La lutte pour la vie est déjà assez âpre sans que l’on accroisse encore son âpreté en risquant de porter trop d’activités dans le même sens. Tantôt, la sécurité qu’assurent les situations à revenu fixe qu’offrent l’Etat et les grandes administrations attire les familles, tantôt les gains que procurent le commerce et l’industrie constituent un attrait tel que l’honneur et la sécurité attachés aux fonctions publiques n’ont plus aucune
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- valeur aux yeux cl’une jeunesse qui veut mener une vie large, el le malheur est que l’on passe d’un engouement à l’autre par des sortes de réflexes qui se généralisent à travers toute la société. C’est ainsi que l’on a vu le titre d'ingénieur, d’une valeur pourtant bien variable à l’heure actuelle, provoquer un tel attrait que la majorité de ceux qui le portent ont grand’peine souvent à l'utiliser. Tout ceci démontre qu’au moment du choix d’une profession ou d’une carrière, il ne s’agit pas seulement de connaître le désir du sujet et de se renseigner même sur ses aptitudes intellectuelles cl, pourrait-on dire, morales aussi, car la volonté a souvent la plus grande importance pour poursuivre jusqu’au bout les épreuves qui ferment souvent l’accès des carrières intellectuelles. 11 faut aussi s’entourer de renseignements complets sur l’étendue et le coût des éludés qu’il est indispnsable de faire, l’aide que les moins favorisés peuvent obtenir, enfin l’avenir de ces carrières qui peut apparaître lorsqu’on observe leur évolution au cours d’un cycle assez long d’années, observation qui permet de découvrir les périodes où certains engouements atteignent leur maximum, afin de tirer pour l’avenir de véritables leçons de ces chiffres qui seront souvent plus éloquents pour les familles que des discours où elles ne découvriraient la plupart du temps qu’un désir de porter atteinte cà une volonté arrêtée ou de substituer une volonté plus forte à la leur. 11 faut qu’une documentation assez riche et abondante, surtout contrôlée, soit assez objective pour s’imposer en dehors de toute considération personnelle.
- Puisse ce mot d’orientation professionnelle pénétrer dans le domaine intellectuel, sortir du monde purement manuel où il est d’ailleurs trop souvent confondu à tort avec la sélection. Puissent ces études de ce milieu, par ceux qui le connaissent bien, se multiplier pour mieux l’éclairer et substituer à l’empirisme qui préside encore à la conduite des existences un peu plus de méthode et surtout plus de raison. Ce serait le moyen de conserver aux professions intellectuelles, comme d’ailleurs aux métiers manuels, leur éminente dignité qui consiste, pour les unes comme pour les autres, dans la pensée en laquelle réside toute notre dignité humaine.
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- NOTES ET DOCUMENTS
- Les aptitudes des conseillers en 0. P.
- U. L). Allen, clans le Vocational Guidance Magazine (1931, p. 68), a examiné quelles élaicnl les aptitudes nécessaires pour un conseiller d’orientation appelé à exercer dans des établissements d’enseignement secondaire. Il faut cinq conditions principales d’après cet auteur : les conseillers doivent avoir sur les enfants une action personnelle, être capables de leur communiquer de l’enthousiasme ; ils doivent, en outre, inspirer confiance, non seulement aux enfants, mais aux familles ; ils doivent avoir assez de doigte pour susciter des coopérations et apaiser les antagonismes ; leur intelligence doit être logique et ils doivent avoir l’esprit scientifique ; enfin il leur faut des qualités de caractère, de l’amour du travail, un esprit de service, et quand ces conditions sont remplies, encore faut-il une formation technique ! P.
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- En Suisse : Contre un mauvais usage de la psychotechnique
- Le conseil municipal d’une ville suisse licencia, dernièrement, un employé des tramways sur le vu d’un certificat délivré par un « psychotechnicien ». Cet avis n’ayant pas été reconnu fondé par les autorités du canton, le licenciement fut rapporté, ce qui motive la note suivante du Comité fédéral :
- « Les applications des examens psychotechniques dans la vie économique prennent de plus en plus d’extension et conduisent à des conséquences désagréables. Sans aucun doute on surestime la valeur de la psychotechnique, ce qui peut finir par être très dangereux. Les examens psychotechniques sont souvent entre les mains de personnes insuffisamment formées. On trouve, parmi les psychotechniciens, des gens qui n’ont eu aucune formation psychologique. Et pourtant, ces examens jouent, dans la vie d’un grand nombre d’hommes, un rôle extrêmement important... C’est pourquoi les autorités devraient porter une attention des plus grandes sur ce domaine non réglementé jusqu’ici de « l’occupation des psychotechniciens ».
- Un conseiller fédéral ajouta à cette note les observations suivantes : « Il en est de la psychotechnique comme de toutes les nouveautés. Quand apparaît une nouvelle méthode, on trouve immé-
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- diatement des gens qui voient en elle la panacée universelle. Plus d'un croit que la psychotechnique est le seul chemin qui conduise à l’examen minutieux de la constitution intellectuelle, physique et mentale de l’individu. Il n’y a là, naturellement, que superstition... »
- il n’est pas mauvais que de telles paroles soient prononcées, si l’on veut éviter le mercantilisme et le charlatanisme en orientation professionnelle. J. F.
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- Un grand précurseur de l’Orientation Professionnelle :
- Jean-Jacques Rousseau
- Dans son livre sur l’histoire littéraire des gens de métier en France, M. J. Bruyère, qui s’intéresse lui-même à 10. P., nous signale l’intérêt de quelques réflexions de Jean-Jacques Rousseau sur ce sujet.
- La philosophie de Rousseau, éducateur, éclaire singulièrement les pages de l’Emile sur le choix d’un métier. Ces pages divinatrices, où l’auteur considère d’une part les goûts et les aptitudes de l’enfant, d’autre part le marché du travail et les divers genres de métiers, sont à l’origine du vaste mouvement d’orientation professionnelle actuel.
- L'idée initiale est simple et généreuse : le travail étant une contrainte, on diminuera d’autant cette contrainte, dans l’intérêt individuel et social, en donnant à l’enfant une profession qu’il aime, et qu’il puisse bien exercer. « Mais, dit Rousseau, il faut des observations plus fines qu’on ne pensé pour s’assurer du vrai génie et du vrai goût de l’enfant. » (1).
- Ces observations n’existaient pas. Le mot de Pascal sur la profession, fruit du hasard, ne cessait d’être exact. Au xxe siècle, il l’est encore, hélas, en grande partie. I/imitation, la mode, les traditions locales et familiales, déterminent le choix du métier. Elles produisent les mauvais artisans et détruisent l’équilibre du travail ; elles établissent, dans la répartition des métiers, un ordre irrationnel, souverainement injuste. La profession, loin de posséder une valeur éducative, devient une des causes de haine sociale et de révolutions :
- « Une erreur commune et dont il faut vous préserver, c’est d’attribuer à l’ardeur du talent l’effet de l'occasion, et de prendre
- (1) L'Emile (IR). Extrait dans Histoire littéraire des gens de métier en Fdanee, par J. Bruyère, pages 156-158.
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- pour une inclination marquée vers tel ou tel art, l’esprit imitatif commun à l’homme et ail singe, et qui porte machinalement l’un et l’autre à vouloir faire tout ce qu’il voit faire, sans trop savoir à quoi cela est bon. Le monde est plein d’artisans et surtout d’artistes qui n’ont point le talent naturel de l’art qu’ils exercent et dans lequel on les a poussés dès leur bas-âge, soit déterminé par d’autres convenances, soit trompé par un zèle apparent qui les eût portés de même vers tout autre art s’ils l'avaient vu pratiquer aussitôt. Tel entend un tambour et se croit général ; tel voit bâtir et veut être architecte. Chacun est tenté du métier qu’il voit faire quand il le croit estimé. » (1).
- Parmi les observations*'de Rousseau touchant les convenances entre l’homme et le métier, les unes, d’ordre physiologique, ont un caractère intransigeant. Rousseau interdit à son élève les métiers malsains et les professions casanières ou sédentaires qui n’imposent pas de mouvements vigoureux au jeune homme dans îa force de l’âge.
- Ces remarques sont, excellentes par le principe qui les anime. « Donnez à l’homme un métier qui convienne à son sexe et au jeune homme un métier qui convienne à son âge. » Cependant Rousseau ne définit pas les métiers malsains : telle profession, comme celle de tanneur, malsaine pour un jeune homme chétif, sera pénible seulement pour un ouvrier robuste. A l’adolescent qui souffre des voies respiratoires conviennent l’air des montagnes et les exercices forestiers, non le travail des ardoisiers. Mais Rousseau comprend que certains métiers veulent des tempéraments actifs, des ouvriers aux membres souples, agiles ; qu’à d’autres suffisent les faibles forces des femmes ou des jeunes gens atteints de déficiences, d’infirmités physiques : « Si j’étais souverain, je ne permettrais la couture et les métiers de l’aiguille qu’aux femmes et aux boiteux réduits à s’occuper comme elles. »
- Les autres observations, d’ordre psychologique, n’ont pas le même caractère impératif. Ce sont celles-là surtout, « plus fines qu’on ne pense » qui font hésiter Rousseau. Il confesse la difficulté d’apprécier sûrement les aptitudes réelles d’un enfant : « Je voudrait qu’un homme judicieux nous donnât un traité de l’art d’observer les enfants ; cet art serait très important à connaître : les pères et les maîtres n’en ont pas encore les éléments. »
- L’orientation professionnelle actuelle s’efforce d’y réussir, dans la détermination des goûts et des aptitudes, en complétant l’intui-
- (1) L’Emile, livre III.
- (2) idem.
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- tion de l’observateur, l’art du maître, par des méthodes scientifiques ; elle s’est avancée dans la connaissance des formes de l’habileté motrice, de l’attention et de la mémoire au moyen d’un ensemble d’analyses et de mesures précises ; elle dispose d’épreuves expérimentales et d’instruments de laboratoires ; elle n’appréhende pas encore le fond même de l’être, —• le cœur et le caractère — d’où sourdent les sentiments et les actes, ni la profonde et vivante diversité de l’intelligence. Mais les travaux entrepris, les résultats obtenus et les horizons découverts honorent le génie précurseur de J.-J. Rousseau.
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- L’épreuve vasculaire d’effort
- Une épreuve pour le contrôle des réactions vasculaires à l’effort a été proposée par E. May et F. Lavant (Comptes rendus de la Société de biologie, T. CX, 1932, p. 751) : Le sujet doit faire sur place une minute de pas gymnastique, simplement, et on détermine, avec le Vaquez, le niveau de la pression artérielle, et avec le Pachon l’indice oscillométrique, avant l’effort, puis après l’effort, à plusieurs reprises (de 5 en 5 minutes). Normalement, le « rapport oscillométrique » (rapport de l’indice oscillométrique à la pression différentielle) doit diminuer après l’effort,, puis regagner progressivement la valeur primitive (dépassée de façon passagère avant l’équilibre). Cette influence de l’effort, serait corrélative d’une diminution du calibre artériel par vaso-constric-tion (les artères augmentant, tout comme le muscle cardiaque, leur force de contriction).
- L’augmentation du rapport serait l’indice d’une hypotonie vasculaire (vaso-dilatation passive), se rencontrant chez les affaiblis (convalescents, déprimés, etc.). ’ P.
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- La dissymétrie d’acuité auditive
- Des déterminations d’acuité auditive chez 1.280 étudiants à l’Université de Calcutta ont permis au professeur M. N. Banerjée de constater la supériorité constante de l’oreille gauche, se maintenant entre 17 et 27 ans, malgré la baisse, avec l’âge, de la finesse d’audition.
- Le test employé était celui de la montre, avec détermination soigneuse de la distance maxima d’audition.
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- La distance moyenne s’est'trouvée de 56,60 cm. à droite et 67,12 à gauche (avec la meilleure moyenne chez les plus jeunes, de 16 ans, 72,64 cm. à droite et 77,30 à gauche, et la moins bonne chez les plus âgés, à 25 ans, 46,20 cm. à droite et 56 cm. à gauche).
- Les résultats, étendus à près de 20.000 étudiants, appartenant à divers collèges hindous, ont donné une différence nette (au total, la moyenne est de 71,1 cm. à droite et 75,2 à gauche). La question fut alors reprise chez des écoliers (au nombre de 733) d’âges compris entre 6 et 14 ans. La supériorité moyenne de l’oreille gauche s’est encore manifestée de façon constante, à peu près de même valeur (3 à -5 cm. de plus pour la distance d’audition à tous les âges), l’acuité ayant son maximum vers 11 ans, croissant jusque là et décroissant ensuite. Mais la supériorité moyenne ne fait que traduire la fréquence plus grande des gauchers d’acuité auditive : Tl y a 55 °fn d’individus dont l’oreille gauche est plus fine, 42 °j„ dont c’est la droite qui est la meilleure, et 3 °/o qui ont une audition égale des deux côtés.
- Dans la dominance oculaire, les droitiers sont au contraire prédominants.
- Mais l’auteur ne nous donne pas, ce qui serait le plus intéressant, la fréquence des gauchers et droitiers auditifs pour chaque âge. H. P.
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- Quelques données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’année psychologique
- N. N. Voronof. — Examen psychotechnique des élèves d’un cours pour la préparation des ouvriers du bâtiment à la section de Kiev de l’Institut central du travail. — Psycho. i Psychophys. Tr. III, 2-3, 1930, p. 143-171 (en russe).
- La section locale de l’Institut Central du travail ayant organisé, à Kiev, des cours pour la formation des ouvriers du bâtiment, la Section Psychotechnique de l’université a été chargée de mettre au point des épreuves pour la sélectiop des candidats aptes à se préparer au travail professionnel.
- L’auteur a abandonné les épreuves écrites, en raison de l’instruction scolaire très variable des candidats et a utilisé des épreuves simples, se rapprochant du travail professionnel.
- Indiquons la série des -épreuves, puisqu’il s’agit d’un métier encore peu étudié, et puisque les résultats de cette première recherche se sont montrés satisfaisants.
- 1er gr0Upe ; Orientation dans l’espace, absence de vertiges.
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- 1. Monter sur un pont aérien suspendu à une hauteur de 2 mètres et demi. 2. Indiquer l’horizontale et la verticale sur des papiers accrochés « de travers » au mur ; le faire tantôt en position immobile, tantôt en se balançant sur une balançoire.
- IIe groupe : Aptitude à comprendre et à exécuter rapidement des ordres simples : 3. Disposer rapidement des briques en rectangle ; 4. Disposer les briques d’après un dessin simple ; 5. Réunir les deux moitiés d’une brique, dans .un tas de briques cassées chacune en deux parties ; 6. Compter les briques dans un tas, en les enlevant une à une ; 7. Le faire au rythme donné par l’opérateur •
- 8. Lancer les briques à son voisin.
- IIIe groupe : Appréciation des relations spatiales des objets :
- 9. Indiquer sur le mur la direction de l’horizontale ; 10. Indiquer la verticale ; 11. Apprécier les petites inégalités de la surface d’un mur (bosses et creux) : 12. Reproduire des angles au compas ; 13. Jeu de patience : réunir les parties d’un cône.
- IVe groupe : Précision des gestes : 14. Plier des fils de fer, en imitant les dimensions d’nn modèle ; 15. Donner un coup de marteau sur des clous, légèrement enfoncés dans une planchette (de sorte qu’une frappe dont la direction n’est pas rigoureusement verticale, fait dévier ou sauter le clou).
- Les résultats de tous les tests ont été traduits en notes sur une échelle de 4 à 10 degrés, suivant l’importance présumée de chaque test, et le rendement d’un sujet a été exprimé par la somme des notes obtenues, en °fn par rapport au maximum qu’il était possible d’atteindre.
- Au bout de deux mois, à la fin du cours, les élèves ayant été classés en huit catégories, d’après la valeur des travaux pratiques effectués durant le cours, la comparaison avec les notes psychotechniques a donné les résultats suivants : Sur 233 sujets, les 110 classés dans les deux meilleures catégories professionnelles ont eu des notes psychotechniques variant de 51 à 99 ; les 75 sujets appartenant aux deux catégories suivantes ont eu des notes allant de 32 à 70 (et 6 sujets seulement ont eu des ^otes de 40 et au-dessous). Enfin sur les 28 sujets renvoyés avant la fin du cours faute d’aptitudes suffisantes, 14 ont eu des notes psychotechniques de 32 à 42 ; et 14 autres, de 0 à 31. D. W.
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- A. B. Zalkind. — Les caractères fondamentaux de Vâge de puberté. — Pédologuia, I, 193-, p. 3-25 (en russe).
- Généralement la pédologie considère l’âge de puberté comme
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- une période critique négative du développement individuel. On attribue à la puberté des tendances pathologiques, on souligne l’égocentrisme outrancier de l’adolescent, on insiste sur son instabilité neuropsychique, etc. D’où une sorte de pessimisme pédagogique, qui considère le problème de l’adolescent comme un problème « tragique ». Z. proteste contre ces généralisations qu’il qualifie de « réactionnaires ». D’après lui, l’âge « intermédiaire » comprend trois étapes comprises entre 10-11 et 16-18 ans environ. La première période est caractérisée par la consolidation des acquisitions neuropsychiques et infantiles. En même temps se déroulent des processus préparatoires, liés à l’accumulation des éléments qui seront mis en valeur aux. étapes successives du développement. Cette première période ne présente point de difficultés pédagogiques excessives. Par contre, la période suivante constitue une étape vraiment critique, se composant de trois processus essentiels : stabilisation et consolidation des résultats acquis du développement antérieur ; changements considérables dans le système nerveux, par affaiblissement des processus d’inhibition et des fonctions perceptives, imputable non au fonctionnement défectueux des organes des sens, mais à l’état d’excitabilité générale : enfin premières manifestations des éléments spécifiques de l’Age adulte. Cette multiplicité de phénomènes contradictoires complique, sans doute, la tâche du pédagogue, mais elle rend aussi plus aisée une éducation « combinée », qui en partant des éléments stabilisés de l’organisme permettra de surmonter les obstacles qui résident dans les processus critiques proprement dits.
- Enfin, la troisième période est aussi hérétogène. D’un côté, de nombreux processus de formation biologique et nerveux s’achèvent, de l’antre on est en présence d’attitudes bien définies, propres à l’adulte, qui exigent des techniques éducatives nouvelles.
- Pendant, la troisième période se perfectionnent les caractères positifs de la première. Les relations avec le milieu environnant perdent leur coloration émotionnelle et subjective qui caractérisait l’étape intermédiaire, l’exploration du monde extérieur s’opère avec le concours de l’analvse objective. Les états d’Ame et les émotions sont contrôlés, les fonctions sensorielles deviennent plus ordonnées, même si les intérêts ne les dirigent pas puissamment. Voilà le schéma de Z. qui se refuse d’envisager « l’Age de transition » comme un processus de développement uniforme, dominé à toutes les étapes par les mêmes caractères bio-psvehiques.
- L’auteur ajoute quelques précisions sur l’évolution de la mémoire et de la pensée. Tl établit les distinctions suivantes ; ]re période : développement considérable de la mémoire logique et
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- mécanique ; la répétition joue un grand rôle dans la fixation mnémonique ; 2e période : affaiblissement de la mémorisation mécanique, rôle prépondérant des intérêts directeurs dans la fixation ; celle-ci est particulièrement stable si l’objet du souvenir se rattache à l’imagination ou à une action éclatante ou intense ; 3e période : travail synthétique, qui se rapproche de celui de l’adulte. Pensée systématique, qui, étant soumise au contrôle volontaire peut même entrer en conflit avec un intérêt dominant. Quelques pages finales sont consacrées au problème du groupe où l’A. souligne l’importance qu’a pour l’adolescent le chef ou
- le meneur. E. S.
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- R. A. Mc Farland. — An experimental study of the relationskip hetwen speed and mental ability (Etude expérimentale de la relation entre la vitesse et l’habileté mentale). — ,T. of gen. Ps., III, 1, 1930, p. 67-96.
- L’auteur reconnaît d’abord que la plus simple réponse mentale est un processus très complexe. La lenteur d’un sujet intelligent peut être due à la pratique du contrôle de soi ou de la précision dans les réponses, voire aux modalités matérielles de celles-ci. La vitesse n’est pas simplement l’inverse du temps de réaction, qui n’est pas toujours occupé par le seul acte mentql demandé. A défaut de contrôle objectif, les précautions suivantes s’imposent : éliminer les réponses incorrectes, multiplier les épreuves et surtout varier au maximum la complexité des tests. Si tous présentent les mêmes différences individuelles, celles-ci concernent bien les réponses demandées ; sinon il faut supposer qu’intervient la distraction, la fatigue, l’intérêt, des défauts physiques ou du tempérament, la pratique du test, etc.
- Dans deux séries d’expériences, Il tests, de 40 questions chacun, furent appliqués à quatre sujets, puis 15 tests d’une centaine de questions chacun à 5 sujets. Ces tests allaient de la simple réaction auditive aux problèmes compliqués, demandant aux sujets de répondre « aussi vile et aussi exactement que possible », tantôt oralement, tantôt par écrit. Beaucoup de soin fut apporté à éliminer les facteurs de trouble. On constate que les sujets se classent à peu près dans le même ordre, quant à la vitesse, pour les différents tests.
- Ce résultat est confirmé sur 34 sujets, auxquels on applique 10 tests de 30 questions. La vitesse est donc bien inhérente au travail mental du sujet, que la réponse soit simple ou complexe,
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- . )
- (11 Levitoff. Psichotechnika : Professional naüce Prigordnost, 1928 in-8° do, 237 pages.
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- et on peut supposer un facteur général de vitesse, caractéristique du comportement mental. La corrélation entre vitesse et habileté mentale, mesurée au moyen des tests typiques d’intelligence (information exclue) est de 0,68. La faculté de vitesse est donc un facteur essentiel dans l’acte mental. G. D.
- Les Métiers du Fer
- Nous donnerons dans nos bulletins des études intéressantes faites à l’étranger concernant l’étude des métiers. En quoi ceux-ci consistent, les qualités requises pour y réussir, les tests employés pour déceler ces qualités.
- Nous grouperons ces documents non par pays ayant étudié les métiers mais par groupes de métiers eux-mêmes, exposant successivement ce que nous aurons pu glaner de part et d’autre.
- Nous commencerons par les métiers du fer. Ce sont en effet les plus importants, ceux que l’on a le plus étudiés dans les différents pays.
- Nous trouvons d’abord, dans un article de Levitoff (1) (U. R. S. S.), une classification des métiers de métallurgistes au point de vue des qualités psychologiques surtout. Il classe ces métiers de la façon suivante :
- 1° Fondeurs, mouleurs. — Profession demandant de la force physique et de la résistance, de la prudence et la maîtrise de soi-même.
- 2° Forgerons. — Profession demandant de la force physique, de la résistance, de la prudence, la maîtrise de soi comme pour les fondeurs et de plus de la justesse de mouvement et de la sensibilité aux couleurs pour la discrimination des différences de teintes de métal chauffé.
- 3° Serruriers. — Profession demandant de la force physique, un certain niveau d’intelligence générale, une aptitude motrice lui permettant de coordonner les mouvements et de prendre un rythme de travail ; un certain niveau d’aptitudes techniques (coup d’œil, représentations spatiales).
- 4° Tourneurs. — Profession demandant une intelligence géné-
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- raie au moins égale à la moyenne, une aptitude technique assez développée, une bonne aptitude motrice et. de la sensibilité visuello-motrice.
- 5° Monteurs. — Profession exigeant une intelligence générale moyenne, une aptitude technique considérable et une bonne aptitude motrice.
- Pour les aptitudes physiologiques nous trouvons un professio-gramme des ouvriers métallurgistes en général, aptitudes exigée? en Pologne (1).
- Les particularités physiologiques exigibles sont une force physique moyenne, une résistance normale aux refroidissements.
- Système nerveux. — Aucune résistance particulière n’est importante.
- Malcédies. — Il est désirable de n’avoir ni maladies du poumon, ni maladies du cœur, ni épilepsie. Les rhumatismes ne sont pas contre-indications.
- Habileté sensorielle. — Il est indispensable d’avoir très développés la précision du coup d’œil, la possibilité de visualiser en profondeur et une très bonne sensibilité tactile.
- Motricité. — Il faut une très bonne collaboration des deux mains et beaucoup de précision de mouvements. Il est bon d’avoir des mouvements moyennement rapides mais la rapidité de la réaction à des stimulis brusques ou inattendus n’est pas nécessaire pas plus que l’aptitude aux mouvements complexes.
- Mémoire, attention, caractère. — Aucune sorte de mémoire n’est indispensable, il est désirable que le sujet possède de la résistance, de l’attention contre les excitations perturbatrices, il a besoin d’être capable d’une attention diffusée moyenne et doit être capable de soutenir une légère attention constamment.
- Il a besoin d’avoir une volonté persévérante, mais l’aptitude à la résistance à la désorientation, la maîtrise de ses réactions affectives et la rapidité de sa décision n’interviennent pas dans le métier.
- Intelligence. — Une bonne moyenne suffît au point de vue de la précision de la pensée, de la faculté spontanée de combinaisons spatiales, de l’activité d’esprit et du niveau d’intelligence générale.
- La rapidité du processus du raisonnement n’intervient jamais.
- (1) Compte rendu du l’Office d'O. P. de Léopold (Lwow).
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- Aptitudes spéciales. — 11 est exigible que l’aptitude technique et la patience soient très développées.
- 11 faut également une assez bonne aptitude au calcul et de l’esprit d’ordre.
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- Nous redonnerons, par la suite, les professiogrammes détaillés des métiers du 1er et nous indiquerons quelles sont les méthodes employées à l’étranger par les psychotechniciens pour déceler les aptitudes à ces différents métiers.
- (A suivre.) M. H. P.
- CHRONIQUE DOCIMOLOGIQUE
- Une enquête sur le Certificat d’études
- Nous avons reçu et nous publions ci-dessous le texte d’une enquête sur le certificat d’études primaires entreprise par la Commission française de ïEnquête Carnegie sur les examens. La Fondation Carnegie a chargé, en 1931, l’institute of International Education de l’University Columbia, dirigé par Paul Monrqe, d’une enquête internationale sur les conceptions, les méthodes, la technique et la portée pédagogique et sociale des examens et concours.
- line série de comités se constituèrent, et se réunirent à la conférence internationale d’Eastbourne (mai 1931), dont les comptes rendus ont été publiés par les soins de Paul Monroe (1).
- Dans ces comités figuraient une série de représentants éminents des techniques d’examens psychologiques, comme Thorndike aux Etats-Unis, Ballard, C. Burt et Spearman en Angleterre ; Bober-tag en Allemagne, G.-ll. Thomson en Ecosse ; Bovet et Piaget en Suisse. En France, en revanche, on n’avait, réuni que des administrateurs : MM. Barrier, directeur adjoint de l’Enseignement primaire ; Bouglé, directeur adjoint de l’Ecole normale supérieure ; Cope, président du Syndicat des professeurs des lycées ; Des-clos, sous-directeur de l’Office national des Universités, et Mau-rain, doyen de la Faculté des Sciences.
- (1) Conférence on Examinations, in-8” de 316 pages. New-York, Columbia University, 1931. Compte rendu des six séances, avec un appendice, une note sur le régime des examens dans les différents pays représentés. L’exposé sur les examens et concours en France, sommaire, mais précis, représente un très utile document.
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- En dépit de certaines résistances à l’introduction du point de vue psychotechnique, résistances que l’on est habitué à rencontrer chez quelques sociologues de tendances littéraires et qui semblent redouter l’introduction de l’esprit expérimental, fatal à l’éloquence, dans les choses humaines, grâce au désistement du doyen Mau-rain, la docimologie a pu pénétrer dans le comité français en la personne de notre collègue Henri Laugier, et, désormais, il n’y a plus le contraste, si frappant à 1-a conférence d’Eastbourne. entre le Comité français et les autres comités (1).
- Le nouvel esprit commence, encore timidement, à se manifester dans le Comité français, que l’on doit aider en sa tâche, en répondant à l’enquête ci-dessous. H. P.
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- Enquête sur le certificat d’études primaire élémentaire
- Observations
- Gette enquête ne porte pas sur l’organisation, les programmes, les méthodes, l’esprit de renseignement primaire, qui ont été souvent étudiés par ailleurs.
- Elle a seulement pour obiet de rechercher :
- si la technique, les procédés et les méthodes actuellement en vigueur à l’examen du Certificat d’études primaires élémentaires répondent ou ne répondent pas exactement au but de cet examen ;
- s’ils sont propres à assurer :
- a) la mesure ou Z’évaluation des qualités recherchées chez les candidats ;
- b) la précision et l'obiectivilé de cette mesure ou de cette évaluation ;
- enfin quelles améliorations pourraient être apportées au système en vigueur.
- Le questionnaire suivant précise les points à étudier.
- I. — Objet nu certificat d’études priai vires élémentaires
- Question 1. — Le C.E.P.E. examen de fin d’études primaires élémentaires.
- Dans que'Ie mesure atteste-t-il actuellement :
- a) une habileté- suffisante à manier les outils de l’intelligence : lecture, écriture, calcul, dessin et habileté manuelle ;
- b) la possession des connaissances fondamentales qui constituent le minimum indispensable de culture humaine ;
- c) la connaissance pratique des règles de l’hygiène et de lia culture physique ;
- d) le développement des qualités intellectuelles : curiosité, aptitude à l’observation, à la réflexion, au raisonnement ;
- e) les qualitési du caractère et la préparation aux devoirs moraux et sociaux.
- 11 y aura lieu de rechercher :
- dans quelle mesure les différentes épreuves, écrites, orales, ou pratiques peuvent correspondre à ces différents objets ;
- dans quelle mesure elles y répondent effectivement ;
- (1) Le Comité comprend actuellement, outre MM. Barrier, Bouglé, Desclos, membres anciens, MM. Gastinel, Laugier, et Luc, membres nouveaux.
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- si, en particulier, un juste équilibre est observé entre les épreuves de mémoire et celles qui sont de nature à attester le développement des qualités physiques, intellectuelles ou morales.
- Le cas échéant, il conviendra d'indiquer les modifications qu’il serait possible et désirable d’apporter soit au programme de l’examen, soit à la composition et à la répartition des épreuves (au besoin par l'adjonction de tests), pour que le C.E.P.E. sanctionne plus exactement la formation primaire élémentaire.
- Question 2. — Le C.E.P.E. examen de sélection.
- ) Quelles sont actuellement, les études et les écoles dont l’accès est subordonné à la possession du C. E. P. E. ? Que pensez-vous de la sélection scolaire ainsi opérée ?
- ) Estimez-vous utile d’exiger ce diplôme pour il’accès à d’autres études ? Lesquelles, et pourquoi ?
- c) Que pensez-vous de la proposition tendant à scinder le C.E.P.E. en deux parties :
- la première consisterait en un examen de passage commun à tous les enfants avant l’accès soit aux enseignements du second degré (enseignements secondaire, primaire supérieur, technique), soit aux cours supérieurs et complémentaires ;
- la deuxième serait passée à la fin de la scolarité (éventuellement prolongée au moins jusqu’à 14 ans), par les élèves des Cours supérieurs de l’enseignement primaire ; elle porterait sur l’enseignement théorique et pratique donné dans ces cours.
- Dans ce cas, comment concevriez-vous l’examen de sélection scolaire constitué par la première partie du C.E.P.E. (esprit, programmes, épreuves) ?
- d) En quoi conssite le Certificat d’études primaires du second degré dans les quelques départements où il existe ? Quelle préparation sanctionne-t-il ?
- Dans quelle mesure constitue-t-il un examen de sélection sociale ? Quelle valeur lui reconnaît-on ?
- e) Vous paraît-il désirable et possible d’organiser, pour les élèves sortant de l’école primaire, un examen portant sur leurs aptitudes naturelles ou acquises, et sur leurs connaissances d’ordre pratique ?
- Comment concevriez-vous cet examen :
- dans le cadre du C.E.P.E.,
- en dehors du C.E.P.E.,
- dans les conditions actuelles de la scolarité,
- avec une scolarité prolongée jusqu’à 14 ans et un C.E.P.E. unique, avec une scolarité prolongée jusqu’à 14 ans et dans l’hypothèse envisagée plus haut (paragraphe c), un C.E.P.E. en 2 parties ?
- IL — Technique de l’examen nu certificat d’etudes primaires élémentaires A. — Programme.
- Question 3. — Le programme sur lequel porte actuellement le C.E.P.E. correspond-il bien à l’objet de cet‘examen ? Quelles modifications vous paraissent souhaitables ?
- Question 4. — Y aurait-il intérêt, pour éviter les questions trop ambitieuses, ou une préparation superficielle :
- a) à préciser plus nettement les indications du programme officiel ? Comment ?
- b) à établir, pour certaines disciplines, des programmes limitatifs ? Dans quelles conditions ?
- e) à répartir -sur deux années le programme de certaines matières (par exemple pour l'histoire, la géographie, les notions de sciences), les notions d’ordre général restant chaque année au programme ? Comment concevriez-vous cette répartition ?
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- B. — Epreuves.
- Pour l’objet des diverses épreuves et les modifications à apporter, le cas échéant, à leur composition ou à leur répartition, voir I, Question 1, in line.
- a) Epreuves écrites.
- Question 5. — Que pensez-vous des conditions dans lesquelles sont Choisis actuellement les sujets des épreuves écrites ?
- Question 6. — Quelles observations avez-vous a présenter sur les sujets ordinairement proposés pour les diverses épreuves :
- Rédaction ;
- Composition d'orthographe et de langue : que pensez-vous en particulier des questions destinées à contrôler l’intelligence du texte et la conftaissance de la langue ?
- Composition d'arithmétique ;
- Composition de sciences usuelles : les sujets permettent-ils de contrôler suffisamment chez les candidats l’habitude de l’observation et le jugement ? Dans quel esprit doivent-ils être choisis ?
- Composition d’histoire et de géographie.
- b) Epreuves orales.
- Question 7. — Estimez-vous désirable le tirage au sort des questions orales ?
- Question 8. — Comment orienter l’interrogation de façon à assurer leur juste part au contrôle des connaissancees acquises et au contrôle des qualités d’observation et de jugement ?
- c) Epreuves pratiques.
- Question 9. — Le choix des épreuves pratiques (exercices de dessin, de travail manuel, éducation physique) appelle-t-il de votre part des observations ? Lesquelles ?
- d) Tests.
- Question 10. — Estimez-vous utile l’emploi des tests ? Dans quelles conditions ?
- e) Importance relative des épreuves.
- Question 11. — Que pensez-vous de l’importance particulière accordée aux épreuves écrites ?
- Question 12. — Quel coefficient proposeriez-vous pour les diverses épreuves :
- a) dans les conditions actuelles ;
- b) compte tenu des modifications que vous proposez dans la nature, le nombre et la répartition des diverses épreuves ?
- f) Durée des épreuves.
- Question 13. — Avez-vous des observations à formuler sur les conditions de temps des épreuves écrites, orales et pratiques ?
- C. — Examinateurs.
- Question 14. — Que pensez-vous des conditions dans lesquelles sont désignés les examinateurs :
- a) appartenant à l’enseignement public ;
- b) appartenant à l’enseignement privé ;
- c) n’appartenant pas à l’enseignement ?
- Quelles modifications proposeriez-vous au système actuel, et pourquoi ?
- Question 15. — La constitution et la composition des sous-commissions vous suggèrent-elles des observations ? Lesquelles ?
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- D. — Correction et cotation.
- Question 16. — La correction des copies dans les conditions de temps actuelles, et séance tenante, offre-t-elle des garanties suffisantes ? Si non, quelles modifications proposeriez-vous ?
- Question 17.
- a) Le ou les systèmes de correction et de cotation emp’oyés présentement permettent-ils de réaliser l’uniformité et l’objectivité des corrections et des notes ?
- 61 quels résultats en particulier pourraient être obtenus di’aorès-vous : par l'établissement d’un accord de principe sur la façon de corriger et de noter (discussion en commun du sujet, et correction collective d’une ou de plusieurs compositions! ;
- par l’étab’issement d’un barème indiquant les éléments dont il do:t être tenu comnte dans ’la fixation de la note générale, et l’importance à attribuer à ces divers éléments ;
- par l’établissement d’un barême indiquant les éléments dont il do;t être tenu compte dans la 'ixation de la note générale, et l’importance à attribuer à ces divers éléments ;
- par la correction d’une même composition par plusieurs examinateurs ; c) quelles autres réformes proposeriez-vous pour éliminer dans la mesure du possible le coefficient subefctif dans l’attribution des no'es ?
- Question 18. — Dans quelle mesure est-il tenu comnte. ou peut-il être tenu compte, des antécédents scolaires des candidats pour Ir. fixation des résultats ?
- E. — Organisation matérielle de l'examen.
- Question 19. — Quelles observations avez-vous à présenter : sur l’époque, le nombre et la durée des sessions d’examen ? sur les conditions favorables ou défavorables dans lesquelles les candidats sont appelés à composer : aménagement des sa’les, horaires, conditions hygiéniques ; sur les modalités de la surveillance.
- Question 20. — Que pensez-vous de la rèa^e d’après laquel’e une commission d’examen ne peut avoir plus de 50 candidats à examiner par session ? Est-ehe observée dans la pratique ? Si non, est-il désirable d’en assurer l’application ? Comment ?
- III. — Incidences Pédagogiques
- Question 21. — Que pensez-vous de la limite d’âge minima de 12 ans fixée pour le C.E.P.E., et de la tolérance accordée à ce sujet dans les dernières années ?
- Question 22. — Quelle est l’influence du C. E. P. E. : al sur l’orientation des études primaires : chez les élèves1 ? chez les maîtres ?
- 61 sur les méthodes d’enseignement ? cl sur les programmes ? d1 sur les livres et les manuels scolaires ?
- Question 23. — Le nombre d^s candidats au Certificat d’études primaires est-il en rapport normal avec le nombre des élèves en âge de s’y présenter ?
- Question 24. — La proportion entre les candidats, les admis et les refusés vous paraît-elle satisfaisante ?
- IV. — Incidences Psychologiques et Physiologiques
- Question 25. — La préparation au C.E.P.E. entraîne-t-elle pour les candidats un danger de surmenage ?
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- Question 26. — Quelles conclusions faut-il tirer de ces constatations : pour les enfants, pour les maîtres, pour les familles ?
- V. — Incidences Sociales
- Question 27. — La possession du C.E.P.E. exerce-t-elle une influence sur l’orientation ultérieure des enfants ?
- Le cas échéant, que pensez-vous de cette orientation ?
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- Vous êtes prié de répondre à ces questions en fournissant des exemples concrets et en exoosant vos idées, vos conceptions, vos critiques, puis d'en tirer, si vous le fuyez nécessaire, une conclusion générale sur le Certificat d’études primaires élémentaires.
- Veuillez adresser votre réponse au Secrétaire général de la Commission française pour l’enquête Carnegie sur les examens et concours, 41, rue Gay-Lussac, Paris-V”.
- A travers les Revues
- Dans les Archives de psychologie de juillet 1932 (p. 336), Ed. Claparède expose le test qu’il avait établi pour les chemins de fer fédéraux afin d’éprouver les aptitudes à l’emploi de chef de gare (dans les petites stations), sans qu’il ait été donné suite au projet d’examen, et il fournit un centilage de ce test, établi à Bcllo-Hori-zonte (Brésil) par deux élèves de MUe Antipoff, Mlles Campos et de Castro, et à Genève par M1Ie Soubeyran.
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- Dans lqj,n° 4 de la Revue de psychologie appliquée de VEsl (juin 1932), une étude est consacrée par C. Camilovitch et P. Varé à » Dix ans de travail de l’Institut scientifique d’organisation du travail de Kazan », avec un paragraphe consacré à la Section psycho-technique, qui a élaboré des professiogrammes et des psychogrammes (en particulier de l’ingénieur, de l’administrateur, du médecin, du juge, de l’éducation, etc.), et qui constitue une école pour la formation professionnelle des psychotechniciens.
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- Le volume II (1931) d’Adaptation (Annuaire du laboratoire de pédagogie et de psychologie d’Anglens) contient une série d’intéressantes études, de pédagogie expérimentale (classe expérimentale, centre d’observation, étude expérimentale de quelques aspects de la fatigue des écoliers) et de docimologie (une contribution.
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- sur laquelle nous reviendrons, au perfectionnement des méthodes d’examen).
- Dans le n° 9 (juin 1932), de La Formation professionnelle (29e année), on trouve des monographies professionnelles (consacrées à la technique du travail) pour les métiers de constructions mécaniques : ajusteurs (y compris les traceurs, monteurs, outil-leurs) ; tourneurs et rectificateurs ; conducteurs de machines-outils (aléseurs, fraiseurs, mortaiseurs, perceurs, raboteurs, tailleurs d’engrenages) ; conducteurs de machines mobiles et fixes ; mécaniciens d’entretien.
- INFORMATIONS
- Le professeur Latarjet, de la Faculté de médecine de Lyon, a été nommé conseiller technique, pour les questions d’ordre médical, au sous-secrétariat d’Etat de l’Education physique.
- — Le professeur Claude organise, avec les Dr Roubinovitch, Paul-Boncour, Gilbert Robin, Le Guillant, Lagache et Mlle Serin, les mardis, à 17 heures, un cours élémentaire de neuro-psychiatric appliqué à l’enseignement des enfants anormaux.
- — Au 3e Congrès international du rhumatisme (13 octobre 1932) a été étudiée la question de l’origine professionnelle du rhumatisme chroniaue, cette affection se manifestant surtout dans les métiers exigeant une vie de plein air.
- A l’une des dernières séances de la Société de médecine de Paris, M. Tï.-M. Fay a montré la complexité de l’examen neuro-psvchiatrique des enfants et la nécessité qu’il y a à s’entourer pour chaque cas de tous les renseignements utiles touchant les antécédents héréditaires et personnels, la personnalité et le comporte ment du malade, sa vie et ses capacités scolaires, enfin son milieu familial et social. Il a communiqué et commenté les feuilles de renseignements qu’il fait remplir par la famille, les maîtres, les assistantes sociales ou scolaires, cette documentation facilitant grandement les bons résultats psychologiques, pédagogiques et
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- sociaux des consultations pour enfants anormaux du caractère ou déficients.
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- Des cours d'orientation professionnelle fonctionnent d’une façon fort intéressante à Marseille sous l’égide du Centre d’O. P. Ces cours, qui s’adressent aux enfants des écoles, comportent une leçon d’une heure par mois et ont lieu dans les classes suivantes des différents groupes d’école : cours supérieur lrs armée et 2e année, cours complémentaire de préapprentissage et d’enseignement général lre et 2e année.
- Les leçons comprennent trois cycles où l’enseignement donné devient de plus en plus technique. Le premier cycle (cours supérieur lre année) traite surtout de la nature du travail, de ce qu’on entend par aptitude et du choix des professions suivant les aptitudes.
- Le second cycle (cours supérieur 2e année) indique surtout les caractéristiques des diverses professions (commerce, administration, enseignements, emplois moyens et supérieurs de l’industrie).
- Le troisième cycle s’adresse aux élèves des écoles primaires supérieures et donne des monographes et des renseignements précis sur beaucoup de professions intellectuelles et manuelles.
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- L'Association des cours professionnels d'apprentissage de monteurs d'installations électriques (54, avenue Marceau, Paris), publie le programme de cours théoriques et pratiques qui paraissent nécessaires et suffisants pour la formation de ces spécialistes.
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- M. Justin Godart, ministre de la Santé publique, a constitué, sous sa présidence, une Commission pour l'élucle des causes pathologiques des accidents d'automobiles, et des divers problèmes physiologiques et médicaux posés par ces accidents. Cette commission, qui a pour vice-président M. Serge G\s, comprend des médecins (Tanon, E. Toulouse, J. Renault, Godlewski Ray-nier) et des représentants des associations de tourisme et d’automobilisme (E. Chaix, baron Petiet, vicomte de Rohan, Max Hermant.
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- La Vie de l'Association des Anciens Elèves de 1T. N. 0. P.
- Le conseil directeur s’est réuni le vendredi 7 octobre, 41, rue Gay Lussac.
- Reaume a donné un compte rendu rapide du Congrès de
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- Bruxelles. Un compte rendu plus complet devait être mit le mercredi 25 octobre, en séance de travail.
- 11 a été décidé que le banquet d’hiver, auquel de nombreux professeurs veulent bien nous faire l’honneur d’assister, aura lieu le vendredi soir 2 décembre. A l'heure où paraîtra ce bulletin, vous aurez tous reçu des indications complètes à ce sujet. Nous espérons que le nombre des convives sera important.
- 11 avait été aussi décidé que l’Association prendrait contact avec les élèves de la quinzaine, au cours d’une séance de travail du mercredi 26 octobre, et à laquelle ils seraient conviés.
- Ce soir là, à la brasserie Uipp, boulevard baint-Germain, une quinzaine d’anciens élèves se trouvèrent réunis avec une demi-douzaine de stagiaires. Plusieurs membres de l’Association s’étaient excusés.
- i\llle Biscay préside en remplacement de Pivert empêché. Beau me souhaite la bienvenue aux élèves de la quinzaine, puis fait un compte rendu du Congrès de Bruxelles ; il parle notamment de la séance d’ouverture et signale les discours de M. Hey-man, ministre belge, où sont exposées les idées de la révision des valeurs humaines, de la réhabilitation des travailleurs manuels, de la culture essentiellement moderne de l’enseignement technique ; de M. Labbé, directeur de l’enseignement technique de France, qui indique qu’une manifestation comme celle-ci sert à la fois la cause du progrès et celle de la paix ; puis rend hommage à Albert Thomas et rappelle le mot profond d’Auguste Comte : « Les morts gouvernent les vivants ».
- La séance consacrée à l’étude du rôle du médecin en O. P. fut marquée par des discussions au sujet du secret médical, dont les médecins ne veulent pas se départir. C’est une question de législation. Il y eut toutefois unanimité pour reconnaître qu’il faut au médecin d’O. P. une formation spéciale.
- Le docteur Laugier donna connaissance aux congressistes de la publication prochaine d’un ouvrage grâce auquel, par un ingénieux système de grilles, le conseiller d’orientation obtient des indications précieuses sur les contre-indications absolues ou relatives, pour l’exercice d’une profession, en rapport avec les déficiences physiologiques des sujets examinés. Ce livre, fruit d’un long travail, rendra certainement de grands services et contribuera au développement de l’O. P.
- Le Dr Laugier s’était excusé. Il aurait pu nous donner des explications complémentaires ; nous avons tous regretté son absence.
- M. Luc est le rapporteur de la question du rôle de l'école primaire en 0. P. Elle ne peut, ni ne doit, dit-il, assurer à elle seule
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- 10. P. ; mais elle peut et doit la préparer. Le vœu présenté est adopte à l’unanimité, qui tend à ee que l’école soit conlirmée dans ses véritables fonctions de préparation à la vie, que la scolarité soit prolongée, et que les maîtres soient encouragés à se consacrer à la préorientation professionnelle. Le vœu serait à citer en entier ; au reste il paraîtra dans le compte rendu officiel du Congrès.
- Une causerie a lieu ensuite. Les élèves de la quinzaine sont invités à exposer ce qu’ils font dans la ville où ils s’occupent respectivement d’O. P. C’est ainsi que l’on entend à tour de rôle : iU. .Toulon, de Dijon ; M. Marin, de barbes ; M. Martin, de Nice, M. Boudouresque, de Marseille, et M. Gallaud, de Lille ; xMlle May, de Lyon, qui tous apportent des indications intéressantes.
- M. Foulon parle ensuite du danger des créations anarchiques d’oflices d’O. P. Après une brève discussion, faute de temps, il est décidé que cette importante question sera étudiée lors de prochaines séances du conseil directeur, et de travail ; et s’il y a lieu, à l’assemblée générale.
- M. Coijdot se propose de collaborer activement à nos travaux et exposera différentes idées à une prochaine réunion.
- Enfin M. Marin remercie l’Association au nom de ses camarades de la quinzaine de son aimable réception.
- Le Secrétaire général : C. G. Beaume.
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- LA VIE DES CENTRES D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE Le Centre d’O. P. de Metz.
- Office qui fonctionne au sein de l’Office de placement. Pour favoriser et faciliter l’apprentissage et pour déterminer, d’une façon plus certaine, les aptitudes de l’enfant pour tel métier plutôt que tel autre (l’examen étant uniquement fondé sur une interrogation et indication du choix), le Centre d’O. P. essaye en ce moment de faire créer des cours de pré-apprentissage pour les enfants arrivés en lin de leur scolarité.
- En 1931 : 94 garçons et 134 ülies, soit au total 228 élèves, ont passé la visite médicale scolaire ; il y a eu 41 contre indications de ce chef (14 garçons et 27 filles).
- Il y a eu 104 mises en apprentissage (88 garçons et 16 filles). Voici comment se répartissent ces choix : 4 garçons pour l’industrie du livre, 2 pour l’agriculture, 1 pour la confection des vêtements, 12 pour la métallurgie, 7 pour la manutention, 2 pour les
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- transports, 16 pour le commerce de l’alimentation, 43 pour les autres branches du commerce et 1 pour les professions libérales.
- Pour les filles, nous notons 4 pour la confection des vêtements, 2 pour la manutention, 5 pour le commerce et 5 pour les services domestiques.
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- Centre d’O. P. du Gers
- Attaché à l’Office de placement, le service d’O. P. fonctionne pour Audi, Condom, Lectoure, Lombez et Mirande. La commission départementale d’O. P. comprend des représentants de l’instruction publique, de l’enseignement technique, du travail, de l’agriculture, du commerce et de l’industrie. L’enfant est examiné à sa sortie de l’école par le médecin orienteur en présence de l’instituteur et de ses parents.
- Ensuite le placement est fait par l’Office départemental de placement.
- En 1930-1931 il y eut 73 enfants examinés (50 garçons et 23 filles) qui donnèrent lieu à 21 contre indications : 6 d’ordre médical, 7 d’ordre économique et 8 d’ordre scolaire. Mais le Gers étant un département agricole où les industries sont rares, le placement des apprentis est difficile et le centre essaye surtout de maintenir les jeunes gens à la terre ou de diriger vers les métiers d’artisanal rural les jeunes gens qui seraient disposés à s’orienter vers une profession déterminée.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Paul Silberer. — Arbeits Schulung, in-8° de 178 pages. Poly-graphischer Verlag, Zurich, 1932.
- Dans ce petit volume sur l’apprentissage, l’auteur, ingénieur attaché à l’Institut psychotechnique de Zurich, envisage dans son introduction ce qu’est la psychotechnique, et le rôle qu’elle doit jouer dans l’organisation de l’enseignement du travail, de la formation professionnelle. Puis, envisageant la sélection des apprentis, il pose la question des aptitudes et de l’orientation des conseillers d’orientation eux-mêmes, et expose les méthodes de l’Institut zurichois. Il passe ensuite au choix des maîtres, recherchant les aptitudes qui le caractérisent. Il en arrive enfin (p. 56) à la question fondamentale des bases psychotechniques de l’organisation
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- de 1 apprentissage (y faisant rentrer les problèmes plus généraux de l’étude et de l’organisation du travail).
- Bien que de documentation assez étroitement limitée et ne représentant que le point de vue de l’Institut de Carrard dont les travaux sont pratiquement les seuls cités dans une bibliographie succincte, ce petit volume rendra service. H. P.
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- Quelques livres entrés récemment à la bibliothèque de l’Institut d’O. P. :
- Franciska Baumgarten. — Die soziale Seiie der Psijchoteclinik. — « Soziale Praxis », Berlin, 1931, 18 pages.
- E.-O. Bottenfield. — A program of educalïonal guidance for high schools. — The University of Illinois, Urbana, 1929, 30 pages.
- J.-S. Kinder et G.-W. Odell. — Educaiional tests for use in institutions of higher learning. — The University of Illinois, Urbana, 1930, 95 pages.
- Walter S. Monroe. — Educaiional guidance in high schools. — The University ol Illinois Urbana, 1923, 14 pages.
- François Simiand. — Le salaire, l'évolution sociale et la monnaie. — F. Alcan, Paris, 1932, 3 vol., 586, 620, 152 pages.
- Edward K. Strong, Jr. — Change of interests with âge, — Stanford University Press, California, 1931, 235 pages.
- NÉCROLOGIE
- La mort subite du Dr Ovide Decroly, le 11 septembre dernier, est une très grande perte pour la psychologie appliquée et la pédagogie expérimentale.
- Son œuvre fut considérable, son influence fut à la fois ample et profonde. Il a rqjnouvelé les méthodes éducatives grâce aux données fournies par la psychologie de l’enfant, avec l’introduction de la méthode globale et l’appel aux centres d’intérêt. Ses travaux de recherche sur les tests intellectuels et sur les tests de caractère, ses livres documentés de technique psychologique sont universellement connus et utilisés.
- Ceux qui ont eu la joie de l’approcher ne pourront oublier sa simplicité, son charme, son désintéressement et sa bonté. P.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles
- Directeur : H. Piéron.
- Chef de service : Mm* Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi), 41, rue Gay-Lussac.
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M“* L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone • Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Pro{esseur : H. Laugier, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, maître de Conférences à la Sorbonne, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de con[érences : M'“ C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : D' Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’E cole pratique des Hautes-Etudes ; M“* A. Fessard, licenciée ès lettres ; MIU Wein berg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris. — Professeur suppléant : M. H. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Caen
- Organisation de l’Orientation professionnelle et technique des métiers. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Technique ; Lomont, directeur général des Ateliers-Ecoles ; Auribault, inspecteur divisionnaire du du travail ; Mra' Letellier, inspectrice du travail.
- Sélection professionnelle dans ses rapports avec l’Orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TRAVAUX PRATIQUES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François Physiologie : M* C. Veil.
- Technique des tests scolaires : M"' Henri Pier.ui
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- (ÎO 3ST uméros par An )
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABOIVIVEMUNT :
- 4e Ai
- Pour la France........ 15 /r, | Pour l'Etranger........... S5 Jr.
- Prix du numéro : 3 francs
- Prière d’adresser le montant des abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut : Paris C/C 1444-791 Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement.
- On peut se procurer, pour li France,
- la première année complète au prix de 20 francs, les deuxième et troisième années au prix de 18 francs-et les trois premières années au prix de 50 francs, au Secrétariat, 41, rue Gay-Lusasc, Paris (ve).
- Choix d’articles publiés au cours des trois premières années
- Pierre Abraham : Sur l'Orientation Professionnelle de la figure humaine (N° 5 et 6,T. II).
- A. Fessard : La validité des tests et méthodes statistiques (N® 2, 3, 4, 5, 6, 9, T. I. — N® 1-3, 5, 6, T. II).
- A.-B. et A. Fessard : L'aptitude musicale et les tests de Seashore (N® 1 et 2, T. III,).
- M“c A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des tests professionnels (N° 6, rl. !
- A. Fessard, J. Monnin et H. Pieron : Quelques données sur lés indépendances fonctionnelles révélées par les épreuves psychotechniques (N® 8, T. III).
- J. Fontègne : Une visite aux Offices de Vienne et Munich (N® 1 et 3, T. I).
- — L’Ü.P. au Congrès international de l’enseignement technique (N* 10, T. III)-
- M. François : Quelques remarques sur le Test de barrage (N® 8 et 9, T. II).
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N® 3, T. I).
- M. et M",e Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de la fiche psychologique d’O. P. (N® 7,T. 0
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps 3é réaction ; le chro-noptôscope (N® 2, T. I. N° 3, T. IIL).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie » (N® 6, T. I).
- Un projet de fiche psychopédagogique (N® 2, T. II).
- — Orientation professionnelle et organisation du travail en U.R.S.S. (N® 9. T.ll)-
- H. Piéron : Les étalonnages de tests (N® 1, 2 et 3, T. I ; N° 1, 2 et 3, T. II).
- M11® D. Weinberg : La déteimination du caractère en Orientation professionnelle (N® 5,T. H
- M. Luc : L’importance économique de l’orientation professionnelle (N® 1, T. III).
- — Importance morale et sociale de l’orientation professionnelle (N° 6, T. III).
- MUe J. Abramson : Notes sur quelques visites à des laboratoires d’O. P. (N° 2 et 3, T. III)
- F. Louis Bertrand : Kinesthésie, dactylésie, et orientation professionnelle (N® 3, T. Iil).
- Dr G. Paul-Boncour : Sur la formation professionnelle des épileptiques (N* 4, T. III).
- J.-M. Lahy : Etalonnage du test d’habileté mécanique de Stenquist (N° 5, T. III).
- H. Laugier et R, Bonnardel : Les aptitudes requises pour le personnel de la fabrication dans les usines de matières colorantes (N° 6, T. III).
- M'"'Mazé : Recherches sur la finesse des perception? chromatiques chez les écoliers(N° 10. T. HI
- Gérant : Paul Arjo-
- Agen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor. Ouv.), 43, rue Voltaire.
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- 4e Année
- N° 10
- Décembre 1932
- BULLETIN
- DE
- REVUE MENSUELLE
- SOMMAIRE
- I. — P.-L. Larcher : L’orientation professionnelle vers les industries aéro-
- nautiques. .... .................... ..................... 249
- II. — M"e S. Horinson : Le rôle de la famille et de l’orienteur dans le choix
- d’une profession..............................'........... 255
- III, — Notes et Documents : L’O. P. en Australie. — Les exigences d’une bonne
- orientation. — L’aide apportée par les tests dans le choix du métier. — Quelques données sur l’inspection médicale sommaire.
- — L’examen des conducteurs jd automobiles. — L’aptitude à la vie dans les climats chauds. — La taille et le poids des écoliers de la région Nantaise- — Taille et poids chez les écoliers hongrois. — Quelqnes données intéressant l’O. P. d’après les analyses de l’Année psychologique............................ 259
- IV. — L’Orientation professionnelle à l’étranger : Les métiers du fer : Le
- travail de la fonderie.................................... 270
- V. — A travers les Revues.............................................. 273
- VI. — Informations....................................................... 276
- VII. — La vie de l’Institut National d’Orientation Professionnelle........ 278
- VIII. — La Vie des anciens élèves de l’I. N. 0. P........................... 279
- IX. — Bulletin bibliographique ......................................... 280
- X. — Table des matières de l’année 1932................................ 281
- Institut National d’Orientation Professionnelle
- 47, Rue Gaij-Lussac, 47
- PARIS
- (Tous droits réservés)
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- INSTITUT NATIONAL
- ci’Ox’ieintsttion. Professionnelle
- Établissement reconnu var l’Etat (Décret du 25 juin 1930)
- COMITÉ DE DIRECTION
- MM. 3. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l'Enseignement de la Seine
- H. Laugier, professeur à la Sorbonne et au Conservatoire national des Arts et Métiers, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, directeur du Laboratoire de Psychologie de la Sorbonne.
- BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
- Président : M. Labbé, Directeur général de l’Enseignement technique.
- Vice-présidents : MM. Barrier, inspecteur d’Académie, adjoint au directeur de l’Enseignement primaire , Gaillard, président de la Commission exécutive des ateiiers-écoles de la Chambre de Commerce de Paris ; Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement technique ; Sellier, ancien président du Conseil général de la Seine. -
- Secrétaire général : M. Fontègne.
- Trésorier : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit.
- CONSEIL D ’A DMINIS TR A TION
- Outre le Bureau :
- M" Caron, directrice honoraire des Lycées. — MM. C. Bouglé, directeur-adjoint de l’Ecole Normale Supérieure ; Contenot, conseiller municipal, inspecteur régional de l’Enseignement technique ; Félicien Court, directeur de l’Office d’O. P. de Toulouse ; Dubreuil, membre de la Commission exécutive de la Confédération générale du travail ; Fagnot, chef du Service central de la main-d’œuvre au Ministère du Travail ; Lahy, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; Langevin, professeur au Collège de France, président de la Société Française de Pédagogie î Lapicque, de l’Institut, professeur à la Sorbonne ; Larcher, inspecteur général des services d’Orienlation professionnelle ; Laugier, professeur à la Sorbonne et au Conservatoire des Arts et Métiers ; A. Mayer, professent au Collège de France ; Paul-Boncour, professeur à l Ecole d’Anthropo-logie, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry ; H- Pie* ron, professeur au Collège de France ; Roger, inspecteur général de l’Instruction publique ; Thiercelin, médecin des hôpitaux ; Toulouse, médecin-directeur de l’Hôpital Ilenri-Rousselle, directeur de l’Institut de Psychiatrie à l'Ecole pratique des Hautes-Etudes.
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- JK. ç?.
- 4‘ Année
- N" 10
- BULLETIN
- DE
- l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- Décembre 1932
- L’Orientation Professionnelle
- vers les industries aéronautiques
- Par P.-L. LARCHER
- Sur noire demande M. Massioi, ingénieur, élève diplômé du Conservatoire national des Arts et Métiers, a bien voulu continuer son étude documentaire sur l’Orientation professionnelle vers les industries de 'transport et en particulier aujourd’hui vers les industries aéronautiques.
- Nous estimions en effet qu’après la classification des emplois et des spécialités (techniciens, spécialistes, manœuvres), il importait de rechercher quels sont les moyens particuliers de formation appropriée.
- De plus ces industries constituant un groupe tout à fait particulier il a paru intéressant d’indiquer les centres s’occupant de leur développement dans chacune des régions de France. C’est ce qu’a fait M. Massiot en donnant tout d’abord la liste des aéroclubs. Cette liste pourra être utile aux directeurs d’offices d’Orientation professionnelle qui pourront établir une liaison profitable entre les jeunes gens qui désirent être dirigés vers les industries aéronautiques et les organismes qui contribuent au développement de ces industries.
- La formation des techniciens n’a pas paru devoir donner lieu à un étude spéciale étant donné que les écoles que l’on pourrait indiquer sont celles que l’on connaît : Ecole polytechnique, des Mines, Ecole Centrale des Arts et Manufactures, Ecoles Nationales d’Arts et Métiers (Angers, Aix, Châlons, Cluny, Lille, Paris, Strasbourg), Ecole spéciale des travaux publics, Ecole supérieure d’électricité, les écoles spéciales d’électricité (Violet, Moquet, rue de Sèvres et rue Béliard), l’Ecole spéciale des travaux aéronautiques, etc.
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- Mais M. Massiot a porté son attention sur les associations et écoles s’intéressant à la formation du personnel navigant et à son perfectionnement technique (pilotes, navigateurs, mécaniciens, radio de bord). '
- Peut-être y aurait-il intérêt à signaler, à cette occasion, le rôle que pourraient jouer les commissions locales professionnelles dans le cadre de la loi Astier pour la création de cours de mécaniciens d’avions ainsi que l’a fait la municipalité de Meudon que cite M. Massiot ; il y aurait enfin la possibilité d’organiser un certificat d'aptitude professionnelle pour sanctionner ces cours sur l’initiative de cette commission locale.
- Le travail accompli par M. Massiot étant le premier de ce genre et bien qu’il soit scrupuleusement et soigneusement établi il peut comporter quelques erreurs ou omissions que l’auteur demande au lecteur bienveillant de bien vouloir lui signaler. C’est à cette condition qu’il a accepté d’assumer ce travail dont nous le remercions.
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- * *
- Orientation de la jeunesse vers les industries aéronautiques Par P. MASSIOT
- Dans la présente étude, qui fait suite au premier article paru en juin, il est indiqué tout d’abord les administrations d’Etat et les aéro-clubs provinciaux affiliés à la Fédération nationale aéronautique, dont le siège est 37, avenue Rapp, à Paris, qui sont généralement bien documentés au point de vue aéronautique. Ils ont néanmoins intérêt à connaître eux-mêmes les questions touchant à l’orientation professionnelle de la jeunesse vers les industries aéronautiques.
- Dans l’état actuel de l’aéronautique, presque tout le personnel technique ou navigant de l’aviation a reçu une instruction aéronautique initiale, aussi mentionnons-nous les associations s’intéressant à la formation du personnel navigant et à son perfectionnement technique (pilotes, navigateurs, mécaniciens, radios de bord).
- A titre d’indication, à notre connaissance, seule la ville de Meudon (S.-et-O.) a organisé un cours civil municipal de mécaniciens d’aéronautique, qui fonctionne à la mairie.
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- Administrations et Aéro-Clubs
- Ministère de l’Air, 35, rue Saint-Didier ,Paris.
- Ministère de l’Education nationale (Enseignement technique), rue de Grenelle, Paris.
- Chambre syndicale des industries aéronautiques, 9, rue Anatole de-la-Forge.
- Aéro-Club de France, rue Gallilée, Paris.
- — de l’Ailier, Montluçon.
- — de l’Aisne, 18, rue Raspail, Saint-Quentin (Aisne).
- — d’Algérie, 7, rue de Constantine, Alger.
- — d’Alsace, 18, place Broglie, Strasbourg (Bas-Rhin).
- — des Ardennes, 37, Avenue Nationale, Charleville (Ar-
- dennes).
- de l’Atlantique, 1, rue Maurice-Duval, Nantes (Loire-Inférieure).
- de l’Aude, boulevard Barbés, Carcassonne (Aude).
- — d’Auvergne, 7, place Jaude, Clermont-Ferrand (Puy-
- de-Dôme).
- — du Béarn, rue Saint-Louis, Pau (Basses-Pyrénées).
- •— du Berry, 24, place Notre-Dame, Bourges (Cher).
- de Boulogne-sur-Mer, 2, place de Capécure, Boulogne-sur-Mer.
- — de Belfort, avenue de l’Arsenal, Belfort.
- — de Brive, à Brive (Corrèze).
- — de Bourgogne, 15, rue de la Motte, Chalons-surSaône
- Saône-et-Loire).
- du Cantal, 17, avenue Gambetta, Aurillac (Cantal).
- — de Champagne, 2, rue Warnier, Reims (Marne).
- — des Deux-Sèvres, 1, avenue de la République, Niort
- (Deux-Sèvres).
- — de la Drôme, hôtel de ville, Monléliinar (Drôme).
- — de l’Est, 40, rue Gambetta, Nancy (Meurthe-et-Moselle). Forézien et Vellave, 1, place de l’Hôtel-de-Ville, Saint-
- Etienne (Loire).
- du Gard, Syndicat d’initiative, Nîmes (Gard).
- — de l’Hérault, 6, rue du Jeu-de-Ballon, Montpellier
- (Hérault).
- — du Nivernais, 5, rue de la Banque, Nevers (Nièvre).
- — du Mans, Le Mans (Sarthe).
- — du Maroc, 2, rue de l’Horloge, Casablanca (Maroc), de Nice, rue Massenet, Nice (Alpes-Maritimes).
- du Nivernais, 5, rue de la Banque, Nevers (Nièvre).
- — de l’Ouest, 19, rue de la Préfecture, Angers (M.-et,-L.).
- — de l’Oranie, 6, rue de la Bastille, Oran.
- — de Picardie, 4, rue de Noyon, Amiens (Somme).
- — du Poitou, 35, rue Gambetta, Poitiers (Vienne).
- de Provence, 25, quai des Belges, Marseille (B.-du-R.). • — des Pyrénées, 79, boulevard Lazare-Carnot, Toulouse
- (Haute-Garonne).
- — du Rhône, 1, cours Gambetta, Lyon (Rhône). Rouennais, 13, rue de la Cage, Rouen (Seine-Inférieure). Sablais, hôtel de ville, Les Sables-d’Olonne (Vendée).
- — du Sud-Ouest, 1, rue Franklin, Bordeaux (Gironde).
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- Aéro-Club de Touraine, 15, quai d’Orléans, Tours (Indre-et-Loire), de Tunisie, 65, avenue Jules-Ferry, Tunis.
- Vosgien, 4, rue du Collège, Epinal (Vosges).
- — Vauclusien, 2, rue Rempart-de-la-Ligue, Avignon (Vaucluse).
- Association aéronautique du Nord, 19, rue de Pas, Lille (Nord). Club aéronautique de l’Aube, place Jean-Jaurès, Troyes (Aube). Club aéronautique de la Seine, 6, place de la Légion-d’Honneur, Saint-Denis (Seine).
- Société aéronautique de Versailles, 13, rue Jouvencelle, Versailles (Seine-et-Oise).
- Aviation-Club de Touraine, 26, rue de Bordeaux, Tours.
- Club aéronautique, à Dunkerque (Nord).
- Club d’aviation, à Valenciennes (Nord).
- Etoile nautique de 1 Oise, Creil (Oise).
- Aéro-Club Bergeron, 40, rue Müller, Paris.
- Société française de navigation aérienne, 19, rue Blanche, Paris. Ligue aéronautique de France, avenue Victor-Emmanuel-III, Paris.
- Associations s’intéressant à la formation du personnel navigant et à son perfectionnement technique (pilotes, navigateurs, mécaniciens, radios de bord) :
- 1° Ecoles de piïotage :
- Ecole Sardier, à Aulnat (Puy-de-Dôme).
- — Morane-Saulnier, à Villacoublay (Seine-et-Oise).
- — Blériot, à Bue (Seine-et-Oise).
- — Caudron, à Ambérieu (Ain) et Guyancourt (Seine-et-Oise).
- — Farman (vol sans visibilité), à Toussus-le-Noble (S.-et-O.).
- — Fourcaud, à Rochefort-sur-Mer (Charente-Inférieure).
- — Hanriot, à Bourges (Cher) et à Chalons-sur-Saône (S-et-L.).
- 2° Cours techniques d'aviation :
- (Mécaniciens d’avions et mécaniciens radiotélégraphistes)
- A PARIS
- Ecole Nationale des Arts et Métiers, 131, boulevard de l’Hôpital. Alérion, rue de la Sourdière.
- Anciens de l’Aéronautique militaire, 17, rue de Choiseul.
- Ecole aérotechnique, 1, rue Mirabeau.
- Amicale des professionnels de l’aéronautique, 14, rue Henner. Union Française de la Jeunesse, 157, boulevard Saint-Germain. Radio-Club de la Seine, 14, rue de la Victoire.
- Aéronautique-Club de France, 58, rue J.-J.-Rousseau.
- Académie aéronautique de France, 17, rue de la Présentation.
- A NOGENT-SUR-MARNE Icare, 24, rue Paul-Bert.
- Allier. — Aéro-Club de 1 Allier, à Montluçon.
- Alpes-Maritimes. — Aéro-Club de Nice, 3, boul de Cimiez, Nice.
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- Aube. — Club aéronautique de l’Aube, 23, place J.-Jaurès, Troyes. Aude. — Aéro-Club de l’Aude, boulevard Barbés, Carcassonne.
- Aéro-Club « Les Ailes », à Narbonne.
- Bas-Rhin. — Aéro-Club d’Alsace, 18, plaee Broglie, Strasbourg.
- Institut technique militaire, 18, place Broglie, Strasbourg.
- Basses-Pyrénées. — Aéro-Club du Béarn, place Royale, Pau. Bouche-du-Rhône. — Aéro-Club de Provence, 25, quai des Belges. Calvados. — Centre technique d'aviation, 6, rue Le Bailly, Caen. Cantal. — Aéro-Club du Cantal, 17, avenue Gambetta, Aurillac. Cher. — Aéro-Club du Berry, 24, rue Notre-Dame, Bourges.
- Ecole nationale professionnelle, Vierzon. Charente-Inférieure. — Ecole de mécaniciens d’aviation, Rochefort. Corrèze. — Aéro-Club de Brive, à Brive.
- Côte-d’Or. — Association amicale aéronautique, Beaune.
- Aéro-Club de Bourgogne, à Dijon.
- Eure-et-Loir. — Ecole du 22e régiment d’aviation, à Chartres. Gironde. — Aéro-Club du Sud-Ouest, 1, rue Franklin, Bordeaux. Haut-Rhin. — Football-Club de Mulhouse, à Mulhouse. Haute-Garonne. — Aéro-Club des Pyrénées, Toulouse.
- Hérault. — Aéro-Club de l’Hérault, 6, rue du Jeu-de-Ballon, Montpellier.
- Indre. — Aéro-Club du Berry, Châteauroux.
- Indre-et-Loire. — Aéro-Club de Touraine, 58, du Gazomètre, Tours.
- Aviation-Club de Touraine, 26, rue de Bordeaux, Tours.
- Assurances locales de Radio-Club et de Boys-couts de Tours, à Tours.
- Isère. — Association pour l’enseignement post-scolaire, 11, rue Millet, Grenoble.
- « L’Engoulevent », à Vienne.
- Ecole nationale professionnelle, à Voiron.
- Jura. — Aéro-Club de Bourgogne, à Dole.
- Loire. — Aéro-Club Forézien et Vellave, 1, place de l’Hôtel-de-Ville, Saint-Etienne.
- Loire-Inférieure. — Ecole nationale professionnelle, Nantes.
- Aéro-Club de l'Atlantique, rue Maurice-Du-val, Nantes.
- Loiret. — Centre d’instruction militaire (Etat-Major du 5e Corps d’Armée), à Orléans.
- Maine-et-Loire. — Aéro-Chib de l’Ouest, 19, rue de la Préfecture, Angers.
- Maroc. — Aéro-Club du Maroc, Rabat.
- Moselle. — Ecole du 11e Régiment d’aviation, à Metz.
- Radio-Club de Metz, à Metz.
- Société civile de préparation de mécanicien d’aviation de la Moselle, Thionville.
- Nord. — Ecole nationale professionnelle, Armentières.
- Club aéronautique, Dunkerque-
- Ecole d'arts et métiers, boulevard Louis XIV, Lille. Union Française de la Jeunesse, 19, rue des Poissonceaux
- Lille.
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- Nord. — Ecole professionnelle des industries lilloises, 82, rue des Meuniers, à Lille.
- Club d aviation, à Valenciennes.
- Oise. — Etoile Nautique de l’Oise.
- Pas-de-Calais. — Aéro-Club de Boulogne-sur-Mer, 2, rue Cape-
- Cil T* P n RmilArvn a
- cure, à Boulogne-sur-Mer.
- Aéro-Club d’Auvergne, 7 place Jaude, Clermont-Ferrand.
- Puy-de-Dôme.
- Rhône. — Aéro-Club du Rhône, 4, quai de la Pêcherie, Lyon. Radio-Club du Rhône, à Lvon.
- 7?' ~ AC1U‘^1UU ae bourgogne, 15, rue de la Motte. Aero-Club du Mans, Le Mans.
- ieure. Aéro-Club Rouennais, 13, rue de la Caee
- TD --- 6 ’
- Rouen.
- Seine-et-Oise. — Cours municipal de Meudon.
- Somme. — Aéro-Club de Picardie, 4, rue de Noyon Amiens
- Territoire de Belfort. - Aéro-Club de Belfort, 4, faubourg des
- Ancêtres.
- Var. Aero-Club d’Hyères, Hyères.
- Vienne. — Aéro-Club du Poitou, Cbâtellerault.
- Aéro-Club du Poitou, 35, rue Gambetta, Poitiers
- Vosges. — Ecole nationale professionnelle, Epinal.
- \ onne. — Aéro-Club de Bourgogne, Auxerre.
- N. B. — Les sociétés assurant à la fois l’instruction des mécaniciens d’avion et des mécaniciens radiotélégraphistes sont en ilaliques.
- 3>°^Cours de navigateurs aériens :
- Aéro-Club de France, rue Galilée, Paris.
- Union Française de la Jeunesse, 157, boulevard Saint-Germain, à Bans, et 19, rue des Poissonceaux, à Lille (Nord).
- 4° Cours de radio-électriciens :
- Ecole Centrale des P. T. T., rue de la Lune, Paris (3e).
- Ecole de T. S. F., 152, avenue Wagram, Paris (17e).
- Ecole pratique de radio-électricité, 27, rue de Vannes, Paris (14e).
- Conformément à la loi relative à la navigation aérienne du 31 mai 1924, les pilotes, mécaniciens-navigateurs, radio-navigateurs, doivent être en possession d’un brevet délivré par 1 Etat (Service de la navigation aérienne, ministère de l’Air) pour être affectés aux transports publics.
- Les conditions minima requises pour l’obtention de brevets et licences de pilotes ou de navigateurs (conditions médicales d’aptitude et épreuves techniques) sont indiquées dans le Bulletin de la Navigation aérienne (extrait des n08 50, 80 et 81). Editeur : Blondel La Rougerie, 7, rue Saint-Lazare, à
- Paris (IXe).
- Paul Massiot.
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- Le rôle de la îamille et de l'orienteur
- dans le choix d'une profession
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- M« S. HOR1NSON (i)
- M. Fontègne dans son « Essq,i de monographie du conseiller d’O. P. » résume comme suit sa conception de l’orienteur : « Il doit être avant tout un éducateur et un conciliateur, car à vrai dire l’0. P. est une résolution des conflits : entre l’enfant et l’orienteur, entre l’enfant et la famille, entre la famille et l’orienteur, entre la famille et l’instituteur, etc ».
- Ce qui frappe surtout dans cette formule c’est l’importance du facteur famille dans tout ce réseau de conflits. L’intervention des parents dans la solution des problèmes que pose la direction de l’enfant est tout à fait naturelle et souvent désirable. Mqjs encore faut-il que les parents fassent preuve d’une intelligence et d’une bonne volonté qui soient à la hauteur des circonstances.
- Si des incidents pénibles ont lieu dans des milieux normaux, à plus forte raison sont-ils à craindre quand il s’agit d’enfants dont l’intelligence ou le caractère ne sont pas toujours bien équilibrés. Des conflits dans ces cas sont d’autant plus à craindre que l’entourage de ces sujets n’est pas, dans la très grande majorité des cas. exempt des troubles que présente l’enfant.
- « En règle générale » — disait le docteur Heuyer dans une de ses leçons (1) — « ils (les parents) se préoccupent peu des dispositions intellectuelles et morales du jeune apprenti, de ses capacités physiques ,sensorielles ou motrices, de ses goûts même et de ses tendances. Ils se décident au hasard ; débiles eux-mêmes ils acceptent la suggestion de l’entourage, camarades d’atelier ou voisins d’étage ; ou bien autoritaires, ils imposent à leur enfant un métier qu’ils ont choisi de parti pris et selon des motifs dont ils ne peuvent point toujours rendre compte... Même après les explications données nous avons rarement vu des parents com-
- ;
- (1) Travail de la Clinique Annexe de la Clinique de neuro-psychiatrie infantile.
- (2) M. .T. Fontègne. — Essai de monographie professionnelle du conseiller d’O. P. — Plan d’une causerie. — Bulletin de l’Institut National d’O. P., février 1932.
- (I) Dr G. Heuyer. — Enfants anormaux et réactions familiales. Leçon faite le 12 janvier 1926, parue dans la « Semaine des Hôpitaux de Paris » V 9 avril 1926. p. 178-182.
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- prendre et admettre leur faute initiale... Toutes ces réactions interpsychologiques des parents dominent leurs relations à l’égard de Tenant, à l’égard du médecin dont ils sollicitent le conseil et l’appui, à l’égard des personnes qui leur apportent une solution pratique ».
- En 1926, la situation était telle qu’elle justifiait pleinement le pessimisme que le docteur Heuyer exprimait dans la même leçon « et en toute circonstance, disait-il, nous rencontrerons un obstacle que nous devons connaître. Je veux parler des parents de nos enfants. Nous utiliserons les enfants débiles, nous amenderons les pervers, mais je doute que nous modifions jamais avantageusement l’état d’esprit des parents ».
- A cette époque, rares étaient les familles qui savaient renoncer à leurs idées préconçues et qui jugeaient nécessaire de demander conseil quant à l’orientation de leurs enfants dès le moment où ce problème surgissait. Us attendaient pour la plupart jusqu’à la dernière limite, et ce n’est qu’une fois épuisés tous les moyens à leur portée — et les difficultés persistant — qu’ils se décidaient à faire appel aux personnes mieux avisées.
- Nous voudrions par quelques exemples, tirés de notre pratique journalière, illustrer ces moments orageux de la vie professionnelle de nos jeunes gens, moments, dans l’appréciation desquels se sont rencontrés M. Fontègne en pensa.nt aux enfants normaux et M. Heuyer en parlant des enfants anormaux.
- Ch...., Marcel, 18 ans, est un garçon à intelligence et à acquisitions scolaires normales. Il présente des troubles du caractère : inaffectivité, instabilité, paresse. Il a commis quelques vols domestiques, a fait une fugue. Il en veut, beaucoup à son père qui ne tient aucun compte de ses goûts personnels et qui s’obstine à vouloir en faire un employé d’e bureau. Trois échecs de placement — suivi le dernier d’une fugue — amènent le père à notre consultation. L’enfant désire travailler la terre — goût qu’il avait contracté lors d’un séjour dans la ferme de ses grandis parents. L’idée d’entrer dans une école d’agriculture plaît beaucoup à l’enfant, content de savoir qu’il pourra, ses études terminées, se consacrer à l’agriculture et à l’élevage.
- Cette décision prise d’emblée aurait non seulement épargné une perte de temps considérable, mais très probablement aussi évite les actes répréhensibles dont l’enfant s’était rendu coupable.
- L..., Roger, 17 ans, bien doué intellectuellement, son certificat d’études passé, déclare vouloir faire de la mécanique, entrer immédiatement en apprentissage. Ses parents (père vendeur dans une maison de porcelaine, mère employée de bureau) ont rêvé pour leur fils une toute autre carrière que celle d’un ouvrier. Les parents le placent, à deux reprises, dans des bureaux, et, malgré les supplications de l’enfant, ne veulent pas le retirer, persistent à lui imposer leur volonté. Les dissentiments entre l’enfant et les parents soutiennent et accentuent le goût de la vie indépendante que le ararçon manifeste dès son jeune âge. Une fugue de 15 jours qui fait encou-
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- — 25?
- rir au jeune garçon tous les risques des mauvaises rencontres, fait réfléchir sa famille et la rend accessible aux arguments qu’elle ne trouvait pas concluants auparavant.
- L. .., Guy, 19 ans, un peu débile au point die vue intellectuel, est, en outre, très maladroit au point de vue moteur. Sa famille, tous des instituteurs (père, mère, frère aîné), ne le jugeant pas apte à un travail intellectuel, décident qu’il gagnera sa vie comme ouvrier. On le place chez un menuisier. L’enfant ne fait que se plaindre. Il n’est pas habile au travail, les propos un peu rudes des ouvriers l’effarouchent. « Je ne peux me faire à leur manière » ne cesse-t-il de nous répéter. Mais le père est tenace. Durant deux ans, pendant lesquels le garçon n’a rien appris au point de vue professionnel, il le contraint à poursuivre le but que lui, le père, lui avait imposé. L’état physique de l’enfant — très médiocre — incite les parents à venir consulter un médecin. •
- La famille, pourtant intelligente, a de la peine à comprendre que les échecs continus dans le travail, les efforts vains d’adaptation du milieu dans lequel elle avait mis l’enfant presque de force, risquent — entre autres conséquences — d aggraver les dispositions maladives de l’enfant (grande émotivité, inhibition) et de compromettre son avenir mental.
- M. .., Emile, 17 ans, vit dans un milieu déplorable. Famille dissociée. Le père ne s’intéresse pas à son fils. La mère, instable, insouciante, de conduite légère, est incapable de surveiller, d’autant plus de guider le garçon. Quoique sa scolarité ail été irrégulière — l’enfant ne présente qu’un léger retard scolaire — son intelligence est normale. Voyant que personne ne s’occupe de lui, il cherche à se caser de lui-même. Il trouve une place de domestique de ferme, se plaît dans ce milieu campagnard, donne satisfaction dans son travail. Mais sa mère — remariée entre temps — ne veut plus qu’il reste éloigné d’elle. Elle le retire de la campagne, le place dans une pâtisserie, à proximité d’elle. Là encore, l'enfant s’adapte au milieu et au travail. L’accès de tendresse maternelle ne dure pas longtemps. La mère quitte le pays avec son second mari et abandonne l’enfant. C’est son père, maintenant, qui va décider de son sort. Il l’oblige à quitter la pâtisserie car il veut que son fils travaille en usine. Ce genre de travail ne plaît pas au garçon, il demande à être envoyé à la campagne ou à être replacé dians une pâtisserie. Le père ne veut rien entendre. Le jeune homme, voyant qu’il ne peut ni s’adapter à son nouveau métier, ni fléchir la volonté de son père, s’enfuit. Pour subsister il est obligé de prendre n’importe quelle besogne. Il passe par les milieux les plus divers, le plus souvent très suspects au point de vue moral, subit les influences les plus néfastes.
- Un conseil judicieux donné aux parents, une surveillance continue de l’enfant, aurait évité à ce dernier tous les déboires que lui ont occasionnés les habitudes fâcheuses contractées au cours de ses pérégrinations et qui maintenant rendaient peu favorable le pronostic professionnel et moral de ce sujet.
- M..., Paul, 14 ans, a une intelligence et une scolarité normales. Les troubles du caractère qu’il présente, instabilité, paresse, sont de peu de gravité, mais inconsciemment entretenus par le milieu 'familial. TouAe la famille, oncles et tantes inclus, a voix au chapitre quand il s’agit die choisir une carrière pour l’enfant. Le père, un compositeur de musique raté, veut
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- que son (ils essaie de réussir dans une carrière artistique. La mère, qui est à la tête d’une entreprise commerciale, désire aiguiller son fils vers un métier pratique. L’enfant a quelques vagues dispositions pour le dessin, on voudrait donc qu’il fasse du dessin, meubles ou tissus. Le dessin cartographique plairait à un oncle, la reliure à une tante. La trop grande sollicitude familiale finit par désorienter l’enfant. 11 repousse tous les métiers qu’on lui propose et déclare vouloir aller dans les colonies. Imaginant les splendeurs de son tout proche avenir, il remet à plus tard le choix d’un métier. Il promet alors de ne pas être difficile, de faire n’importe quoi, commerce, exploitation.
- On conçoit qu’il est dangereux de laisser prendre racine à des idées de cet ordre. Un examen objectif des aptitudes de l’enfant, un coup d’œil critique dans la situation-familiale parmi les conseils prodigués, il y en a peut-être qui sont acceptables, un peu de persuasion, résoudraient le problème de l’O. P. du jeune garçon à la satisfaction de tout le monde.
- Le jeune L..., Henri, 18 ans, semble présenter de gros troubles du caractère : instabilité, amoralité, paresse. Un examen plus serré montre qu’il est plutôt perverti par le milieu que pervers lui-même. Son père et sa mère sont des toxicomanes et mènent une vie un peu aventureuse. Le père, ingénieur de son métier, veut que l’enfant fasse un métier analogue. Il le place dans un établissement technique préparant à la, marine. Le garçon se sauve au bout de 15 jours, trouvant trop dures les études techniques. Le père manque d’autorité pour lui imposer sa volonté, et, d’autre part, manque d’expérience pour envisager d’autres possibilités. Après des disputes et des discussions qui n’aboutissent à aucun résultat, le père résout ce conflit par un désintéressement total quant à l’avenir de son fds. Celui-ci cherche un emploi qui ne soit pas trop absorbant. Il trouve un engagement dans un théâtre. Ses débuts en qualité «d’artiste lyrique» sont pitoyables. Il ne renonce pourtant pas à son emploi, môme relégué dans les coulisses où il chante quelques chansons sans paraître devant le public. Il persiste dans son effort parce que deux voyantes lui avaient prédit «un brillant avenir artistique».
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- Est-il trop osé d’espérer que les prévisions d’un orienteur auraient eues chez ce jeune homme le même écho que les paroles des voyantes ? L’autorité défaillante du père n’aurait-elle pas profité d’un soutien en cas où son fils se serait révélé apte au métier d’ingénieur ou à tout autre ?
- Telles sont les diverses péripéties par lesquelles passent ces jeunes gens ou moment où leur avenir se prépare.
- Actuellement, grâce à l’activité des centres tels que la consultation de neuro-psychiatrie infantile, grâce à l’extension que prend l’idée de l’O. P., un retour semble s’opérer dans l’opinion des parents. De plus en plus nombreux sont ceux qui sollicitent à temps l’intervention d’une tierce personne, plus qualifiée qu’eux, et de
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- plus en plus rarement leur altitude se montre récalcitrante aux solutions qu’on leur suggère (1).
- On voit donc que l’orienteur — en dehors meme de toute recherche d’aptitudes professionnelles — a un vaste champ d’action. Toutefois, il nous semble que son rôle n’est pas terminé avec l'œuvre de direction et de conciliation. Du moins en est-il ainsi pour nos jeunes gens désaxés ou déséquilibrés, que ce déséquilibre leur soit inné ou qu’il soit dû aux circonstances. Il est souhaitable pour eux que la vigilance de l’orienteur continue à s’exercer aussi longtemps que possible. En collaboration avec la famille confiante et compréhensive, ces jeunes gens devraient être guidés et soutenus jusqu’au moment où leur avenir professsionnel semblerait ne plus être menacé par un conflit prévisible.
- NOTES ET DOCUMENTS
- L’O. P. en Australie
- La Revue Inter nationale du Travail d’octobre 1932 publie, sur cette question, une étude très intéressante de G. R. Giles, chef du service de l’Orientation professionnelle au ministère de l’Instruction publiquè de l’Etat de Victoria.
- Nous aurions aimé trouver, dans cet article, des renseignements plus précis, des statistiques, des résultats, etc... Malgré cela, il nous est agréable de relever quelques « points », qui montreront à nos lecteurs que, quoi qu’on fasse et qu’on écrive, il est des difficultés qui se présentent dans tout pays, quel qu’il soit. Néanmoins, il nous sera permis d’avancer que, chez nous, bon nombre de ces difficultés sont déjà résolues et qu’il faudrait bien peu de chose pour que l’O. P. y trouvât une solution heureuse.
- Ceci est une autre affaire !
- Donc, en Australie, on considère :
- 1® Oue le placement professionnel est considéré comme 1 aboutissement de l’œuvre éducative. Pourrait-il en être autrement ? ;
- 2° Que l’O. P. est « largement influencée par les conceptions du Ministère de L’Instruction publique ». — Est-il encore quelqu’un aujourd'hui qui puisse nier que l’O. P. est, avant tout, une question d’éducation ? ;
- 3° Oue n’est pas orienteur qui veut, et on regrette « que des
- (1) Nous nous proposons, par la suite, de rapporter les résultats de cette heureuse, quoique très lente évolution.
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- individus s!,ans scrupule ni formation scientifique cherchent à profiter de 1 intérêt manifesté pour l’orientation professionnelle en exploitant l’incapacité du public de distinguer entre les bonnes et les mauvaises méthodes». Qu’on veuille bien se souevnir de ce que nous avons écrit au sujet du charlatanisme et du mercantilisme en O. P. !
- Accord complet sur ces différents points en Australie. Divergence quant « à l'utilité d'un bureau spécialement chargé d’examiner les enfants à orienter. » D’aucuns estiment — et ils ont tort selon nous — qu’un « instituteur documenté sur les diverses professions est à même de conseiller les enfants avec quelque chance de succès » (où trouvera-t-on un tel instituteur) ? D’autres considèrent « que l’avis de l’orienteur doit reposer principalement sur les résultats de tests et d’observations psychologiques ». Il est, enfin, un troisième groupe qui, croyons-nous, ne doit pas avoir beaucoup de partisans, qui « préfèrent s’en tenir à l’appréciation du maître, d’après les résultats des examens et les données du livret scolaire ».
- Cette triple constatation facilite, cela va sans dire, notre conclusion, à savoir que nulle orientation professionnelle n’est possible, qui ne Lient pas compte :
- 13 Du point de vue économique ;
- 2° Des résultats scolaires ;
- 3° Des observations d’ordre psychologique.
- Ceci dit, entrons un peu dans le détail, ne serait-ce que pour attirer l’attention de certains de nos praticiens d’O. P.
- Dans la Nouvelle-Galles du Sud, par exemple, le bureau d’O. P. « s’abstient, autant que possible, de procéder au choix définitif, afin qu’on ne puisse le suspecter de favoriser les intérêts d’une personne en particulier... ».
- Dans l’Etat de Victoria — et nous applaudirions si semblable mesure était prise chez nous — tous les instituteurs passant par les écoles normales reçoivent « quelques indications sur les différents types d’écoles et sur les méthodes à appliquer pour l’orientation et les conseils professionnels ». Pour ceux qui sont en exercice, des conférences sont organisées, dont le compte rendu est publié dans le Bulletin départemental.
- Sans doute, rejetterons-nous tous cette conception de l’Australie méridionale qui veut que l’enfant ne soit soumis à aucun test psychologique, qu’il ne soit pas amené à exprimer des préférences quant au choix d’une profession et qui demande, purement et simplement, que l’O. P. consiste « en un approbation ou une désapprobation des désirs des parents. »
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- Nos préférences iraient à la formule du Queensland, où nous voyons apparaître :
- 1° Un test d’intelligence générale ;
- 2° Des explications et une préparation avant que l’enfant ou ses parents soient a.ppelés à prendre des décisions au point de vue professionnel ;
- 3° L’envoi d’un questionnaire, aux parents ;
- 4° Un examen médical au cours de la période d’enquête ;
- 6° La communication aux parents d’une décision écrite concernant l’élève...
- Notre conclusion sera, brève en Australie, comme partout ailleurs, on cherche sa voie, qu’il s’agisse d’orientation scolaire ou d’orientation professionnelle. Il nous semble toutefois que les méthodes suivies en France ne sont pas sans intérêt. C’est pour nous une raison de plus de poursuivre l’œuvre si heureusement commencée par l’Institut national d’orientation professionnelle.
- Julien Fontègne.
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- Les exigences d’une bonne orientation
- Du rapport de Pende au Congrès de Bruxelles on peut extraire ce qui a trait aux conditions exigibles d'une bonne orientation professionnelle :
- « Nous pensons que le jugement décisif d’orientation professionnelle d’un jeune homme qui demande conseil doit s’appuyer au moins sur cinq ordres de considérations, tenant compte naturellement de la connaissance des différentes requêtes techniques que chaque métier ou profession demande à tous les individus :
- 1° La première considération est l’ensemble des aptitudes psychiques, physiques et positives, la somme des tendances fonctionnelles, des vocations, la synthèse biotypologique ou constitutionnelle de l’individu.
- 2° Lu seconde est la confirmation des prédispositions ou diathèses morbides qui peuvent empêcher ou limiter en lui la mise en valeur de ses énergies productives et spécifiques, de ses tendances et vocations. On comprend que certains métiers ou professions prédisposent facilement à la maladie les sujets qui ont des raisons constitutionnelles ou congénitales de diminution de résistance organique envers certains agents morbides associés à des métiers déterminés.
- 3° La troisième considération doit être le jugement de la valeur individuelle dans l’ambiance du travail. Les recherches faites dans
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- mon institut par Vidoni sur les apprentis, ont démontré que certaines qualités physiques ou psychiques ne se révèlent pas ou se révèlent de façon douteuse à un premier examen, et môme à une répétition de cet examen psychotechnique tandis quelles s’épanouissent rapidement par la pratique du travail.
- 4° De là la nécessité d’un quatrième ordre de considérations sur les moyens d’orienter, à savoir ceux fondés sur l’épreuve pratique du candidat pour les métiers pour lesquels ils se montre plus adapté. Voilà pourquoi nous soutenons la nécessité d’instituts d’Etat de physiologie, de psycholechnie, de médecine et d’hygiène, et d’accidents du travail, avec écoles laboratoires pour l'initiation aux différents métiers.
- 5° Enfin, un cinquième ordre de considérations doit se porter sur le marché du travail à un moment donné afin qu’il n’arrive pas que le sujet qui montre des aptitudes, une vocation et une préparation excellente pour un métier ou une profession, ne trouve plus ensuite par 1 état défavorable du marché du travail, une garantie certaine à son emploi. De là naît la nécessité de voir les instituts d’orientation professionnelle étroitement liés avec les bureaux de placement de travailleurs. »
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- L’aide apportée par les tests dans le choix du métier
- Dans quelle mesure l’emploi des tests facilite-t-il l’orientation professionnelle ? Telle est la question qui fait l’objet de ce rapport (1). L’expérience a été conduite avec toute l’objectivité désirable ; elle avait d’ailleurs pour but de contrôler par une nouvelle expérience les résultats obtenus à Londres et qui font l’objet d un autre rapport : « Méthodes of choosing a carer. » (Comment choisir un métier.) (G. Harrap and C°).
- La méthode adoptée fut la suivante : constituer deux groupes d”élèves aussi comparables que possible ; soumettre le premier groupe à des tests, guider le second sans le secours des tests ; contrôler après deux ans les résultats de ces deux méthodes d’orientation professionnelle.-
- Les tests employés peuvent se ranger en six séries :
- Tests de performance ; tests d’adresse ; tests d’intelligence manuelle ; tests d’aptitude aux travaux de couture ; tests d’intelligence ; tests d’aptitude aux travaux de bureau.
- Voici quelques-unes des conclusions du rapport :
- (1) Commission d’éducation de la ville de Birmingham (président, P. P. Innés).
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- L’expérience de Birmingham confirme celle de Londres : la méthode des tests facilite l’orientation professionnelle.
- Le pourcentage des échecs dans un emploi donné est beaucoup plus faible lorsque le sujet ayant été testé a suivi le conseil des orienteurs.
- Les changements d’emploi au cours des deux années ont été moins fréquents chez les sujets testés que chez ceux simplement orientés.
- Le milieu d’où provient le sujet testé influe sensiblement sur le résultat dans les tests d’intelligence de nature verbale.
- Le goût de l’enfant et le choix des parents n’apportent pas une garantie suffisante pour suffire à l’orientation.
- LO. P. doit tenir compte du caractère, et il convient ici de faire appel à l’expérience des maîtres et à l’observation scientifique.
- Toutes choses égales d’ailleurs, les filles sont plus stables dans leur emploi que les garçons.
- Bref l’expérience do Birmingham comme celle de Londres démontrent que, si les tests ne sauraient être la base exclusive de l’orientation, leur emploi facilite grandement cette orientation.
- R. Duthil..
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- Quelques données sur l’inspection médicale scolaire
- L’extension des services d’inspection médicale des écoles, qui sera si précieuse pour l'O. P., est un but qui doit être activement poursuivi.
- En France, la ville de Montpellier s’énorgueillit d’un service particulièrement bien organisé, et dont le succès s’affirme auprès des parents d’élèves. Les consultations otorhinolaryngologiquc et oculistique ont eu à examiner 192 et 65 élèves envoyés pour des affections spéciales. Parmi les derniers, il y avait 14 cas de myopie et 13 d’hypermétropie notables, 27 d’astigmatisme, 3 de strabisme, I de cataracte congénitale.
- Parmi les altérations pathologiques qui doivent attirer l’attention, il y a les affections’ thyroïdiennes, en raison de l’influence que la sécrétion de la thyroïde exerce sur le développement mental, et à cet égard l’Office de santé, de Prague a donné l’ordre à tous les directeurs d’école de faire spécialement examiner par le médecin scolaire tous les enfants dont le cou paraîtrait anormalement gonflé.
- D’autre part, à Naples, on s’est très préoccupé de l’adénoïdisme, et le professeur Dei.le Cioppe mène une campagne active pour le dépistage des enfants porteurs de végétations adénoïdiennes.
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- Pendant les dernières années scolaires, 40.000 élèves environ ont été visités dans les écoles élémentaires. Sur ce nombre, 6.489 étaient reconnus porteurs de végétations .adénoïdes qui ont été traitées, c’est-à-dire environ 16 °/0 des élèves, dont 2 °/0 ont eu besoin d’interventions chirurgicales.
- Dans une seule année scolaire, on a découvert et traité 2.000 adé-noïdiens sur 14.120 élèves examinées, soit 14 °/0 environ De ceuy-ci, 1.041 étaient des adénoïdiens du premier degré, 594 des adénoïdiens du deuxième degré et 365 des adénoïdiens du troisième degré.
- Une attention particulière a été portée sur le travail fourni par ces enfants en classe, leurs notes obtenues, en relation avec leurs manifestations adénoïdiennes.
- Il en résulte que sur 2.000 .adénoïdiens, il y en a 510 dont le travail est insuffisant, c’est-à-dire 25 °/0, qui doivent redoubler la cla.sse.
- Les interventions précoces permettent d’éviter bien des insuffisances de développement intellectuel que l’on ne pourra plus tard que constater au moment où se fera l’orientation professionnelle. - p
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- L’examen des conducteurs d’automobiles
- La nouvelle loi fédérale suisse pour la réglementation de la circulation doit entrer en vigueur en 1933.
- Une Commission a été chargée de préparer les modalités d’application. Elle a prévu l'examen médical obligatoire pour les conducteurs de transports en commun et les chauffeurs de taxis.
- Toutefois, les experts officiels devraient cependant examiner tous les conducteurs en ce qui concerne la vue et l’ouïe. Des questions concernant les maladies et les infirmités présentant le plus de danger pour la circulation devront être posées dans la formule de demande d’obtention d’un permis d’élève-conducteur. La liste de ces questions sera encore soumise à la Chambre médicale suisse. En cas de doute, l’expert, officiel devra exiger l’examen du candidat par un médecin de confiance ou le soumettre à un examen psychotechnique.
- Dès maintenant le canton de Yand a pris certaines mesures, en particulier en ce qui concerne l’acuité visuelle, qui, chez les borgnes devra être au moins égale à 0,8, et pour ceux qui ont deux yeux actifs, ne pourra être inférieure, au total, à 0,6 ; en outre le champ visuel horizontal (pour les deux yeux)'devra être au moins égal à 150° (champ normal d’un seul œil), c’est-à-dire
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- qu’un borgne ayant un champ visuel rétréci ne pourra obtenir le permis d econduire .
- La perte d’un œil devra entraîner l’interdiction de conduire pendant au moins six mois (et reculer au moins d’une -année l’obtention d’un permis de conduire).
- En dehors de l’examen visuel, l’examen médical général est obligatoire pour les candidats ayant dépassé 60 ans. Et si l’expert a cru constater des défectuosités nerveuses, le futur conducteur doit se soumettre à un examen psychotechnique.
- Enfin une déclaration est demandée à tous les candidats, déclaration pouvant entraîner, si des troubles pathologiques sont avoués, le refus du permis.
- Voici le texte de cette déclaration :
- « Je soussigné déclare être physiquement apte à conduire une automobile.
- « Je réponds comme suit aux questions suivantes qui me sont posées :
- « 1. Quelle est votre date de naisssance ?
- « 2. Avez-vous l’usage normal de vos deux yeux ?
- « 3. Portez-vous des lunettes, pince-nez, etc., pour voir de près ou de loin ?
- « 4. Etes-vous atteint de surdité ?
- « 5. Les fonctions de vos membres supérieurs sont-elles intactes ?
- « 6. Les fonctions de vos membres inférieurs sont-elles intactes ?
- « 7. Avez-vous eu une ou des crises d’épilepsie ?
- « 8. Avez-vous été soigné pour une maladie mentale ?
- « 9. Avez-vous d’autres renseignements à nous communiquer au sujet de votre état physique ?
- « Les renseignements demandés sont confidentiels et pour l’usage exclusif du département des travaux publics ».
- En France, dans la Commisssiori qui a etc instituée par le Ministère de la Santé publique pour l’étude des causes pathologiques des accidents d’automobiles (4.145 morts et 80.000 blessés en 1931 pour 1.500.000 cartes grises), le Pr Toulouse, dans une interview donnée à Excelsior, a réclamé la généralisation de l’examen des candidats.
- « La solution rationnelle, a-t-il déclaré, serait d’examiner très sérieusement les candidats et d’éliminer ceux qui, pour une raison quelconque, présentent quelque inaptitude sur quelque point : tête, cœur, système nerveux. 11 y a parmi les causes : les troubles visuels, les troubles nerveux, les troubles cardiaques, les
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- troubles mentaux, les dillicultcs motrices, etc. Il y a parmi les candidats des émotifs aux réflexes maladroits.
- « L’alcool est responsable de bien des accidents. 11 ne faut pas laisser l’alcoolique jouer avec le risque.
- « Il conviendrait de retirer le permis de conduire quand cette mesure est prudence, souci de la sécurité, et de ne le icdonncr à l’intéressé qu’après examen médical.
- « Actuellement il n’y a d’examen médical que pour les conducteurs de poids lourds. 11 faut le rendre obligatoire pour tous ceux qui veulent conduire. Encore faudra-t-il compter avec la différence qui existe entre la capacité au laboratoire et la capacité réelle dans la rue, sur la route. On ne peut faire en l’espèce qu’une .approximation, mais suffisante, et c’est ici que la psychiatrie peut le mieux agir.
- « Notre métier est de savoir, étant donné l’inventaire psychique de l’individu, comment il se comportera dans la vie.
- « De nombreux accidents ont pour cause.l’émulation, l'amour-propre, le besoin de doubler, d’aller vite, et plus vite que les autres. Ce sont des éléments psychologiques qui sont chez tout le monde, mais plus ou moins accusés, et un examen psychologique peut donner là quelque lumière.
- « Nous voyons ici des conducteurs de taxis qui sont cardiaques, .l’en ai même vu qui sont épileptiques. Us continuent à conduire et je n’ai pas Je moyen d’intervenir. Nous sommes liés par le secret professionnel. Nous ne pouvons que leur conseiller, dans leur intérêt même, une autre profession.
- « Les maladies qui menacent la vie d’autrui d’un accident devraient être inscrites à la suite de celles qui imposent la déclaration parce qu’elles sont une menace de contagion ».
- Ce sont là des réflexions particulièrement judicieuses.
- H. P.
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- L’aptitude à la vie dans les climats chauds
- Dans un article de la Revue Générale des Sciences (15 juillet 1932, p. 387), R. Porak envisage le test de la température et psychophysiologie humaine, dans lequel il signale que la tendance à l’hypothermie, dangereuse pour la vie dans les pays froids, est au contraire une condition favorable à la vie dans les pays chauds, où les personnes frileuses se trouvent bien, tandis que les individus qui font spontanément de l’hyperthermie, qui ont un niveau habituel élevé de température souffrent dangereusement sous les tropiques.
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- l.a connaissance de la température interne normale peut donc fournir une indication intéressante en matière de carrières coloniales, pouvant impliquer une Aie prolongée dans des climats chauds.
- Mais il y a plus : dans certains métiers, la vie professioncllc implique des. séjours prolongés dans un milieu chaud et humide (riiumidité, qui gêne le refroidissement par évaporation augmentant beaucoup Faction nocive de la chaleur). Or, là encore souffrirait surtout celui dont la régulation thermique comporte un niveau normalement élevé, d’où une contre-indication nécessitant la connaissance de la température normale des sujets, nécessitant l’emploi du « test de la température », suivant l’expression de Porak. P.
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- * *
- La taille et le poids des écoliers de la Région nantaise
- Nous relevons dans le très intéressant rapport sur le fonctionnement du service d’orientation professionnelle de Nantes, les renseignements suivants :
- La moyenne du poids des enfants de 12 à 13 ans s’élève à 36 kgs 100 ; de 13 à 14 ans à 38 kgs 900 ; de 14 à 15 ans à 41 kgs 700. Ces moyennes obtenues sur 900 garçons sont nettement supérieures à celles obtenues par les docteurs Apert, Variot el Ohaumel, sur les élèves des écoles parisiennes. Notons les poids groupés de 2 en 2 kgs des 500 garçons de 13 à 14 ans :
- De 24 à 26 kgs nous comptons 2 garçons
- De 26 à 28 kgs — — 6 —
- De 28 à 30 kgs — — 17 —
- De 30 à 32 kgs — — 40 ;
- De 32 à 3i kgs — — 65 —
- De 34 à 36 kgs — — 67 —
- De 36 à 38 kgs — — 57 '
- De 38 à 40 kgs — — 48 —
- De 40 à 42 kgs ’— — 48 —
- De 42 à 44 kgs '— — 45 —
- De 44 à 46 kgs — — 28 —
- De 46 à 48 kgs — — 26 —-
- De 48 à 50 kgs — — 17 —
- De 50 à 52 kgs — — 11 —
- De 52 à 54 kgs — — 7 —
- De 54 à 56 kgs — — 6
- De 56 à 58 kofs — — . O O —
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- .De 58 à 60 kgs De 60 à 62 kgs
- 1 —
- 2 —
- 1 —
- 3
- De 62 à 64 kgs — —
- De 64 à 66 kgs — — .
- Pour les tailles nous obtenons la moyenne de 1 m. 44 pour les enfants de 12 à 13 ans, de 1 rn. 47 pour les enfants de 13 à 14 ans, et de 1 m. 51 pour les enfants de 14 à 15 ans.
- Si nous reprenons les 500 garçons de 13 à 14 ans pour lesquels nous avons relevé les sommes des poids, nous obtenons les chiffres suivants, dessinant une courbe bimodale :
- De 1 m. 23 à 1 m. 28 on i note 2 garçons
- De 1 m. 28 à 1 m. 30 — 5 —
- De 1 m. 30 à 1 m. 32 — 7 —
- De 1 m. 32 à 1 m. 34 — 4 —
- De 1 m. 34 à T m. 36 — 15 —
- De 1 m. 36 à 1 m. 38 — 29 —
- De 1 m. 38 à 1 m. 40 40 —
- De 1 m. 40 à 1 m. 42 — 35 —
- De 1 m. 42 à 1 m. 44 — 14 —
- De 1 m. 44 à 1 m. 46 — 14 —
- De 1 m. 46 à 1 m. 48 — 12 —
- De 1 m. 48 à 1 m. ,50 — 17 —
- De 1 m. 50 à 1 m. 52 — 42 —
- De 1 m. 52 à 1 m. 54 — 31 —
- De 1 m. 54 à 1 m. 56 -— 25 —
- De 1 m. 56 à 1 m. 58 — 19 -—
- De 1 m. 58 à 1 m. 60 — 18 —
- De 1 m. 00 à 1 m. 62 — 8 —
- De 1 m. 62 à 1 m. 64 — 3 —
- De 1 m. 64 à 1 m. 66 •— 6 —
- De 1 m. 66 à 1 m. 68 — 3 —
- De 1 m. 68 à 1 m. 70 ,— 2 —
- De 1 m. 70 à 1 m. 78 — 3 —
- Vario.t et Chaumet avaient calculé sur 4.400
- siens les moyennes respectives suivantes :
- 12 à 13 ans, 1 m. 376 ; de 13 à 14 ans,.! m. 451. et de 14 à 15 ans, 1 m. 538. M. H. P.
- *
- * *
- Taille et poids chez les écoliers hongrois
- Une étude de Braunhoffnfr sur 41.868 écoliers de 6 à 14 ans appartenant à 113 écoles hongroises donne, pour la taille et le poids des garçons et des filles les moyennes suivantes :
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- GARÇONS (21.073)
- FILLES (19.195)
- Age Taille (cm) Poids (kgs) Taille (cm) 1 Poids (kgs)
- 6-7 115,8 21,2 114,8 21.2
- 7-8 119,1 22,7 118,0 22,1
- 8-9 124,4 25,2 123,7 24,6
- 9-10 129,2 27,4 128,2 27,0
- 10-11 132,1 29,1 132,0 28,9
- 11-12 135,1 31,2 136,4 31,8
- 12-13 139,2 33,6 140,4 34,5
- 13-14 143,3 36,3 145,2 38,5
- L’auteur a mis en parallèle ses données avec celles obtenues
- dans divers pays et plus particulièrement celles déjà publiées
- pour la Hongrie.
- P.
- *
- * *
- J. of
- Quelques données intéressant l’0. P. d’après les analyses de l’année psychologique
- A. M. Jordan. -— Mental Growih (Croissance mentale). appl. Ps., XIV, 6, 1930, p. 517-532.
- L’auteur a testé à six reprises, à intervalles semestriels, un groupe de 183 écoliers de 7 à 12 ans, à l’aide de tests nationaux d’intelligence. Malheureusement, le nombre restreint de sujets pour chaque âge ne lui permet pas d’obtenir des courbes bien régulières. Il semble, cependant, que les courbes de. croissance entre 7 et 14 ans — si l’on considère les moyennes des sujets des différents âges — se rapprochent sensiblement d’une droite, avec une inflexion vers 13 ans.
- Dans les courbes semestrielles, qui indiquent la croissance des mêmes sujets pendant une période de 3 ans, on remarque, pour tous les âges, une inflexion à la 5e ou même à la 4° épreuve, sauf pour le groupe d’enfants de 12 ans, dont les résultats, d’ailleurs, s’écartent de l’ensemble ; mais l’auteur caractérise ces courbes comme des droites complètes, et leur médiocre régularité rend bien des interprétations plausibles.
- Retenons surtout le fait de constance satisfaisante des Q. I., constance qui semble être du même ordre dans des groupes différents de sujets classés d’après le Q. I.
- D. W.
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- S. G. Garrison. — Retests on Adults at an Interval of ten Years (Tests refaits sur les adultes après une intervalle de W années). — S. and S., 6 sept. 1930, p. 326-328.
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- En 1916, une première expérience avait été faite sur un lotql de 241 adultes de 17 à 56 ans.
- En 1926, Fauteur a eu l’idée de refaire l’expérience avec les mêmes tests (Yerkes-Bridges-Hardwick, point Scale), sur 300 personnes parmi lesquelles il a paru faire entrer 32 hommes (sur 72) et 41 femmes (sur 169) ayant participé à la première expérience.
- La comparaison des résultats obtenus lui a permis l’élaboration de quatre tableaux statistiques d’où il ressort :
- 1° Que, dans l’ensemble, l’expérience a donné les mêmes moyennes, pour les âges correspondants, en 1916 et en 1926.
- 2° Que parmi les personnes qui ont servi aux deux expériences, celles qui avaient moins de 30 ans ont donné de meilleurs résultats après 10 ans, tandis que celles qui avaient plus de 30 ans ont manifestement baissé, et presque dans les mêmes proportions, perdant à peu près ce que les autres gagnaient.
- L. B.
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- L’0. P. à l’étranger. — Le travail de la fonderie
- Voici l’analyse du travail professionnel de fondeur et lu détermination des aptitudes importantes pour l’exécuter d’après Bült-
- MANN (1).
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- Le mouleur reçoit tout d’abord un livret de paye à la pièce sur lequel il trouve la commande de pièce à mouler. Dans une conversation avec le contremaître il établit le procédé du modelage et le genre de la fonte à employer.
- Ici le mouleur doit faire preuve d’attention, de mémoire et d’une grande aptitude de représentation ; qualités qui seront nécessaires également pour le sableur. Les préparatifs ne doivent pas prendre beaucoup de temps, le mouleur doit avoir tout sous la main.
- Le sableur doit se préoccuper du choix du sable, des fils de fer des grilles et du combustible. Les matériaux pour l’établissement d’une pièce et le sable sont apprêtés par des ouvriers expérimentés mais il n’existe aucune garantie qu’ils conviennent pour l’objet à exécuter. Le choix de la matière doit donc, en dernier lieu, être fait par le mouleur lui-même.
- La fonderie demande beaucoup d’aptitudes, on parle même de « Vart du fondeur ».
- (1) Bültmann. Psycholechn. Eignungs prü fung von Gussereifacharbertern, In i industr. Psychotechnik, 1927, p. 101-173.
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- Les morceaux manqués sont fréquents car il est difficile de réaliser un bon moule à la fois suffisamment dur pour résister à la pression du fer liquide et cependant poreux pour que le sable puisse s’échapper.
- Première phase du travail. — Pour que la forme soit bien réussie il faut que les coups de pilon soient réguliers et que l’ouvrier exerce un contrôle continu en éprouvant la pression par les doigts. L’ouvrier qui travaille avec le pilon doit attraper le manche du pilon avec la main droite et appuyer avec une force déterminée sur un endroit déterminé du moule ; là ou le moule est mou on ne peut tirer aucune conclusion pour la dureté de la fonte d’après la résistance du sable. L’attention doit être toute dirigée sur l’énergie du coup.
- Il faut donc dans le choix des tests appuyer sur l’aptitude motrice, sur la finesse des sensations articulaires et musculaires jointe à une bonne mémoire, sur la domination des impulsions, sur la coordination de l’œil et de la main.
- Bien que le travail au pilon soit fréquent et que le fondeur ait l’occasion de s’exercer on remarque que l’apprentissage n’est pas suffisant et qu’un bon travail tient beaucoup plus à une bonne disposition naturelle.
- Deuxième phase du travail. — La deuxième phase du travail est celle où l’ouvrier compare le moule qu’il vient de faire avec son modèle. Cette comparaison demande une bonne représentation spatiale d’un genre spécial puisque la comparaison va d’une forme positive à une forme négative.
- Avec la pelle à polissage (truelle) on doit arranger les angles endommagés, boucher les trous et retoucher certaines parties à la main.
- Le sableur lui aussi doit savoir se servir du pilon il a aussi besoin des mêmes aptitudes que le fondeur-mouleur.
- Les endroits où il doit mettre du sable sont indiqués par des traits noirs.
- Avant de commencer le travail il doit se rendre compte dans quel ordre il faut procéder. Les pièces demandant beaucoup de sable nécessitent donc une grande aptitude aux représentations spatiales, il lui faut, en effet, parfois défaire son travail lorsqu’il s’aperçoit que le sable déjà mis l’empêche d’en mettre à d’autres endroits où il est nécessaire ; il lui faut donc une très grande sûreté des mouvements de la main, beaucoup de soin et beaucoup d’attention.
- D’autre part, le sable doit, être suffisamment résistant pour que
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- le fer liquide puisse couler à sa’surface il lui faut donc se rendre compte de la dureté exigée par le métal.
- Qualités requises pour le sableur. — En résumé pour le sableur il faut surtout de la tranquillité et de la sûreté des mouvements, surtout des mains. Il doit être capable de faire du travail simultané des membres avec contrôle de l’œil et bonne représentation spatiale.
- Il doit avoir facilement la compréhension technique des processus physiques des matières employées et avoir une grande conscience professionnelle.
- Troisième phase du travail. — Le moule étant sablé il doit être nettoyé et recouvert d’une caisse supérieure.
- Ici il faut veiller à ce que la caisse retombe régulièrement et lentement et prenne sa bonne place.
- Bien que la préparation de la fonte soit faite par des ouvriers spécialisés, le mouleur dans une grande majorité des cas, doit y prendre part.. Un bon mouleur doit reconnaître la température de la fonte d’après sa couleur d’incandescence, d’après le jeu des plis de sa surface, d’après l’épaisseur de la couche liquide. Il s’appuie sur les expériences antérieures et procède par comparaison. Il a donc besoin d’une bonne sensibilité pour la discrimination des couleurs d’incandescence et d’une bonne mémoire. La fonderie demande une bonne force physique, une grande résistance à la chaleur brûlante du fer liquide, à la fumée, et à la poussière. Le fondeur doit avoir beaucoup de calme, de soin et d’attention.
- Résumé des qualités requises pour les ouvriers fondeurs
- 1° Calme et sûreté de la main, jointes à line grande habileté de mouvements et à une bonne coordination oculo-motrice.
- 2° Une sensibilité articulaire et musculaire.
- 2° Une grande force régulière et une maîtrise des impulsions.
- 4° Sensibilité aux couleurs d’incandescence jointe à une bonne mémoire.
- 5° Peu de sensibilité à la chaleur et à la douleur.
- 6° Beaucoup d’aptitude aux représentations spatiales.
- 7° Bonne mémoire des formes.
- 8° Attention soutenue, absence de distraction.
- 9° Beaucoup de soin et de propreté dans le travail et grande conscience professionnelle.
- En plus de ces qualités il est désirable que l’ouvrier ait une bonne intelligence technique, de l’ingéniosité, des réactions rapides et de la persévérance.
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- L’auteur de cette analyse du métier de fondeur a appliqué une série de tests qui lui ont donné toute satisfaction ; nous les donnerons ultérieurement.
- (A suivre). M. Ii. P.
- A travers les Revues
- Les numéros d’octobre et novembre 1932 de Pour VEre nouvelle, ont été consacrés au Congrès d’éducation de Nice, donnant, en particulier, le texte de quelques unes conférences du Congrès, parmi lesquelles on doit signaler particulièrement celle d’Henri Wallon sur ce sujet : Culture générale et orientation professionnelle.
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- La Revue Philantropique publie dans chaque numéro mensuel le répertoire bibliographique de l’Office national d’hygiène sociale (entre autres rubriques : Accidents du travail, Hygiène du travail, Enfants délinquants, Tests mentaux).
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- VInformation Universitaire, reprenant sa rubrique : « Conseils pratiques d’orientation professionnelle », a'consacré en novembre une de ses colonnes aux « assistantes aux mœurs », cadres féminins chargés d’assurer, au Palais de Justice, la garde des jeunes délinquantes mineures comparaissant devant le Tribunal pour enfants de la Seine.
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- Le numéro d’octobre de Berufsberatung und Berufsbildung, (Orientation et formation professionnelles), organe trilingue de l’Association suisse pour l’O. P., est entièrement consacré à la question de l’O. P. en agriculture.
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- Dans le Paris Médical du 24 septembre 1932, une étude sur les risques professionnels dans l’industrie de la distillation de la houille et de la fabrication du gaz d’éclairage est publiée par Heim de Balsac, Agasse-Lafont et Feii..
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- MUe Vera Kovarsky a consacré des articles à l’inspection psychologique des écoles, dont elle a obtenu l’institution à Montpellier, et qui a surtout pour but 1’ « orthopédie psychique », mais dont elle montre les relations avec la tâche de l’O. P., concluant son étude publiée dans la Défense artisanale du Midi (juillet et août 1932) en déclarant qu’ « un examen psychologique approfondi et strictement analytique permettant de déterminer à coup sûr les capacités et les aptitudes de chaque individu est une des bases indispensables de l’O. P. ».
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- La carrière de l’Administration des contributions indirectes est étudiée dans le n° 15 (octobre), de Y Orientation professionnelle.
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- Le numéro de novembre de La Nouvelle Education publie le résumé de la conférence (L’Education, problème social), que Mme Montessori a faite au Congrès de Nice.
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- Dans une étude sur la valeur de l’O. P. (The Iluman Factor n° 12, déc. 1932), Ch. S. Myers fait ressortir l’insuffisance de l’intérêt personnel pour un métier déterminé, pris seul, comme base d’orientation. Cette dernière doit s’appuyer sur un grand nombre de considérations. Les méthodes pratiquées par le National Institute of Industrial Psychology de Londres et dont l’auteur rapporte les résultats, se sont montrées, dit-il, pleinement, satisfaisantes.
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- The Educational record, publication trimestrielle de American Council on Education, publie dans le n° 4 (oct. 1932), un programme détaillé des lests appliqués en 1932 dans les collèges « Sophomore » (correspondant à peu près aux classes de baccalauréat). On y trouvera, disposés en tableaux détaillés, à côté des résultats de tests de connaissances scolaires, ceux du test d’intelligence d’Otis (Self-Administering).
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- IL D. Kitson et E. M. Stov^er, passent en revue dans l’article : « Measuring vocational guidance, à Summary of attempts » (The Personnel Journal, n° 3, oct. 1932), les résultats apportés par l’O. P. dans le dernier quart de siècle. Ils citent différents au-
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- leurs (Myers, Edgelson, Lincoln, etc...). Les conclusions qu’ils tirent semblent encourageantes.
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- A. Macrae, étudie dans son article : Vocational guidance and the Health of the Industrial IVorher (The Human factor, n° d’oct. 1932), La nécessité d’une collaboration entre le médecin et le psy-chotechnicien, de môme que d’un contact entre les parents et les orienteurs.
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- Le.numéro de septembre de « Australasian Journal of Psycho-logy » publie l’article de G. R. Gii.es, présentant un compte-rendu de la pratique d’O. P., pendant l’année 1932, dans les différents Etats d’Australie.
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- La « Reichsarbeilsblait », organe officiel du Ministère du Travail allemand, publie dans le n° 32 (15 nov. 1932), une étude sur l’empoisonnement chronique par l’oxyde de carbone, dûe à K. W. JÔTTEN.
- A signaler dans le même numéro : 1° l’article de E. W. Baaden et du Dr W. Weise sur les rapports entre l’inspiration chronique du sulfure de carbone et les maladies du tube digestif.
- 2° Une étude statistique .sur les maladies professionnelles, et en particulier sur la silicose et l’empoisonnement par le plomb, survenues en 1931.
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- On trouvera dans l'article du Dr IL iVI. Fay, « L’Enseignement et l’Education des anormaux en France » (U Education, n° de nov. 1932), à côté de quelques aperçus théoriques des données précises sur l’historique et l’état actuel du problème.
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- A. Bi.oss cherche dans son article : « Die Hauptbestandteile der Eignungsfeststellung » (IndusIr. PsychotechniU, août 1932) à coordonner les différents moyens de renseignements servant de base à une détermination pratique des aptitudes professionnelles. Il résume son travail dans un tableau synoptique, dont la traduction sera reproduite prochainement.
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- INFORMATIONS
- La Commission d'orientation professionnelle intellectuelle des compagnons des professions intellectuelles a repris «es séances. Un rapport de M. Lalou a été consacré à la collaboration des professeurs de lycée à l’œuvre d’O. P. (24 octobre et 8 novembre). M. Piéron a exposé son point de vue sur les problèmes de l’O.-P. au cours de l’enseignement secondaire du second degré (25 novembre).
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- Nous relevons dans la séance du 29e congrès radical et radical socialiste de Toulouse (1932), le rapport d'un élève diplômé de l’Institut, M. Varenne, sur l’organisation de l’Ecole unique : L'Ecole unique et l’enseignement professionnel. Ce rapport fait largement appel à l’orientation professionnelle pour mettre chacun à la place que lui assignent ses aptitudes.-
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- La République a consacré une enquête, conduite par Anne Mathilde Paraf, à la question : « Quel métier donner à nos filles », envisageant surtout les carrières libérales ou administratives, du médecin, de l’avocat, du dentiste, du rédacteur de ministère.
- Parmi les réponses obtenues, de femmes qualifiées, pour ces diverses professions, celle de Me Yvonne Netter se marque par un souci des aptitudes nécessaires chez l’avocate :
- « Les qualités de psychologie, de conscience professionnelle de la femme lui seront des plus utiles au barreau. Mais pour être avocat il faut avoir une voix bien timbrée, forte et profonde — que les petites voix flutées et pointues s’abstiennent — et une excellente santé. Toujours sur la brèche, levée de grand matin, courir au Palais, chez le juge d’instruction, assister aux appels, recevoir ses clients, faire les recherches que comporte leur cause, les expertises aux prisons, préparer ses plaidoiries, etc... voilà la vie de la femme avocat. »
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- M. Ducos, sous-secrétaire d’Etat à l’enseignement technique, a présidé, le 4 décembre, à Saint-Quentin, la cérémonie de la distribution de récompenses aux élèves des cours d’apprentissage et de perfectionnement de la « Société industrielle de Saint-Quentin et de l’Aisne ».
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- Dans le discours qu’il a prononcé à cette cérémonie de la distribution des récompenses, en réponse à M. Trocmé, président de la société, M. Ducos a insisté sur la nécessité qu’il y a pour l’enseignement technique de mettre l’orientation professionnelle à la base de son action.
- « L’orientation professionnelle, a-t-il dit, a été souvent mal comprise et jugée au-dessous de sa valeur. En réalité, elle est un élément, et des plus précieux, de l’organisation générale du travail, de celte organisation dont la répétition et la gravité des crises économiques, des crises sociales révèlent l’absolue nécessité. Que faut-il pour faire régner définitivement l’ordre ? Que chacun soit à sa place ; que, selon le grand principe platonicien, il y ait harmonie entre l’homme el la fonction. Cette harmonie, la vie économique la réclame : l’honune doit convenir au métier, le métier à l’homme. Mais la vie sociale ne l’exige pas moins : elle l’exige au nom de la justice ; elle l’exige au nom de la prudence, car, sur ce point capital, les discordances se payent par le désordre et par la violence. »
- M. Ducos a conclu en rappelant que l’enseignement technique « se propose, non seulement de former des ouvriers habiles et exercés, mais aussi de les émanciper en les élevant au-dessus des outils qu’ils manient et des machines qu’ils dirigent ». Encourager un lel effort, doit concourir à l’accroissement des énergies morales autant que des ressources matérielles du pays.
- L’éducation des déficients, des inadaptés scolaires est un des problèmes les plus urgents. On se préoccupe un peu partout d’assurer le dépistage de ces déficients.
- Un centre de dépistage a été fondé en Charente au mois de mai dernier et fonctionne activement sous la direction des docteurs Trousset et Anglade.
- Des consultations médicales sont faites régulièrement à la Maison de la Mutualité à Angoulême ; un service social très actif est assuré par Mme Delaurière.
- Les instituteurs collaborent à cette œuvre sociale en signalant les inadaptés scolaires.
- Dans les dernières séances de la British Psijchological Society, signalons une conférence de M. Seymour, sur les confins de l’éducation et de l’industrie ; le professeur Burt doit parler, à la séance de mai 1933 de l’enfant retardé.
- bution des récompenses, en réponse à M. Trocmé, président de la société, M. Ducos a insisté sur la nécessité qu’il y a pour l’ensei-
- de son action.
- « L’orientation professionnelle, a-t-il dit, a été souvent mal comprise et jugée au-dessous de sa valeur. En réalité, elle est un élément, et des plus précieux, de l’organisation générale du travail, de celte organisation dont la répétition et la gravité des crises économiques, des crises sociales révèlent l’absolue nécessité. Que faut-il pour faire régner définitivement l’ordre ? Que chacun soit à sa place ; que, selon le grand principe platonicien, il y ait harmonie entre l’homme el la fonction. Cette harmonie, la vie économique la réclame : l’honune doit convenir au métier, le métier à l’homme. Mais la vie sociale ne l’exige pas moins : elle l’exige au nom de la justice ; elle l’exige au nom de la prudence, car, sur ce point capital, les discordances se payent par le désordre et par la violence. »
- AL Ducos a conclu en rappelant que l’enseignement technique « se propose, non seulement de former des ouvriers habiles et exercés, mais aussi de les émanciper en les élevant au-dessus des outils qu’ils manient et des machines qu’ils dirigent ». Encourager un lel effort, doit concourir à l’accroissement des énergies morales autant que des ressources matérielles du pays.
- L’éducation des déficients, des inadaptés scolaires est un des problèmes les plus urgents. On se préoccupe un peu partout d’assurer le dépistage de ces déficients.
- Un centre de dépistage a été fondé en Charente au mois de mai dernier et fonctionne activement sous la direction des docteurs Trousset et Anglade.
- Des consultations médicales sont faites régulièrement à la Maison de la Mutualité à Angoulême ; un service social très actif est assuré par AIme Delaurière.
- Les instituteurs collaborent à cette œuvre sociale en signalant les inadaptés scolaires.
- Dans les dernières séances de la British Psijchological Society, signalons une conférence de M. Seymour, sur les confins de l’éducation et de l’industrie ; le professeur Burt doit parler, à la séance de mai 1933 de l’enfant retardé.
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- La Vie de l’Institut La quinzaine d’O. P. de l’I. N. 0. P.
- Comme les deux années précédentes et grâce aux subsides budgétaires alloués par le Parlement nous avons pu organiser une quinzaine d’O. P., du 17 au 29 octobre, 4 laquelle participèrent 39 boursiers venus de différents centres provinciaux.
- Parmi ces 39 boursiers, 9 revenaient pour la seconde fois. Il nous a été permis de constater qu’entre temps plusieurs d’entre eux avaient heureusement mis en pratique dans leurs centres respectifs, les directives qui forment la base de l’enseignement de la quinzaine.
- Voici la liste des boursiers :
- M. Louis Abbes, instituteur en retraite, conseiller orienteur, Béziers.
- M. Léonce Jugla, directeur d’école honoraire, directeur du cabinet d’O. P. de la Gironde, Bordeaux.
- M. Aimable Pillet, directeur d’Office départemental de la main-d’œuvre, Avignon.
- M. Gérard Peypoudat, inspecteur départemental du travail, directeur de l’Office départemental de placement et de l’Office d’O. P., Pau.
- M. René Pauwels, directeur du Bureau de placement et du Cabinet d’O. P. de Graulhet, Graulhet.
- M. Léopold Martin, directeur de l’Office d’O. P., à la Chambre de commerce, Nice.
- Mme Nicette Courtois, assistante à l’Office d’O. P., Angoulême.
- M. Louis Fouillousc, contrôleur de la main-d’œuvre, conseiller d’O. P., Toulouse.
- Mme Hélène Plantard, secrétaire d’O. P., des jeunes filles, Nantes. MUe Lieunard, secrétaire du Service d’O. P., 3e div. 2e bur., Metz. M. Raymond Gallaud, secrétaire de l’Office d’O. P., Lille.
- M. Louis Dupret, docteur, chargé du service médical de l’Offîcc d’O. P., Lille.
- M. René Leconte, secrétaire général des Cours professionnels, Epinal.
- M. Ludovic Henry, directeur de l’Office du travail et d’O. P., Lorient.
- M. J. Villain, inspecteur primaire, Coutances.
- M. René Bourdelon, professeur au C. C. de préapprentissage, Marseille.
- Mlle Béatrice Mage, employée à l’Office^’O. P., Lyon.
- MUe Marguerite Philibert, secrétaire-adjoint de l’Ass. d’hygiène sociale et de la Société de protection de l’enfance, Neufchâteau.
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- M. Emile Garabiol, ingénieur Arts et Métiers, directeur de l’E. T.
- à la Chambre de commerce de Grenoble et à l’O. P., Grenoble. M. Alfred Andignac, contrôleur dép. des services d’assistance, Mont-de-Marsan.
- \I. Henri Perronnet, secrétaire d’Olïice départemental d’O. P., Moulins.
- M. E. Foulon, inspecteur du travail, Dijon.
- M. A. Maurannc, directeur de l’Office d’O. P. et de placement, Aurillac.
- \lUe Ehrard, directrice Cours complémentaire, Nuits-Saint-Georges. Mlle Marthe Durand, secrétaire de la Chambre des métiers, Tours. Mme Lacassagne, directrice d’école, membre de la Com. d’O. P., C. G. de J. F., ancien collège, Montauban.
- Mlle Madeleine Gautier, docteur-médecin, adjoint au service d’O. P.
- de la Chambre de commerce de Grenoble, Grenoble.
- M. Emile Bannwarth, instituteur, Mulhouse.
- M. Gérard Boudouresque, chef de l’Office d’O. P. de Marseille, Marseille.
- M. Cadenel, instituteur public, école de garçons, Marseille.
- M. Village, instituteur public, Marseille.
- M. Vesperant, instituteur public, Marseille.
- Mlle El ise Esquilat, directrice des cours professionnels de jeunes filles, Toulouse.
- M. Emile Daru, professeur honoraire d’E. P. S., journaliste, Dax. M. Emile Marin, directeur Office d’O. P., Tarbes.
- M. G. Cabanieu, directeur des ateliers-écoles de préapprentissage d’O. P., Montluçon.
- Mme E. Revet, inspectrice du travail, secrétaire de la Commission d’O. P., Le Havre.
- M. Maxime Soubeiran, inspecteur dép. de l’E. T., Montpellier.
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- La Vie de l’Association des anciens élèves
- Le Conseil directeur de l’Association s’est réuni le 18 novembre, pour la préparation du banquet.
- Celui-ci a eu lieu le 2 décembre, chez Poccardi, boulevard des Italiens, sous la présidence de M. Luc, entouré de MUes Veil, Weinberg, Monnin et de MM. iMugier, Wallon et François.
- M. Pi'éron, souffrant, s’était excusé ainsi que Mme Piéron ; le Dr Heuyer, absent de Paris pour raisons de santé ; et plusieurs anciens élèves.
- Une franche gaîté s’étendit aux trente convives. A l'heure des
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- discours, Pivert prit la parole pour remercier M. Luc., MM. les professeurs et les anciens élèves. Puis il fit part des désillusions de ses camarades, et de leurs espérances. M. Luc lui répondit par une critique serrée, mais ou perçoit l’intérêt qu’il porte aux anciens élèves, et le désir d’aboutir à une solution. Il rendit hommage au dévouement de Mlle Mamelle. Il rappela le rôle social de l’O. P., en plein accord sur ce point avec le Dr Laugier.
- Puis la séparation eut lieu, chacun emportant un excellent souvenir de celle soirée. — Le secrétaire : C. G. Beaume.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
- Jean Bruyère. — Histoire littéraire des gens de métier en France. — In-8° de 264 pages, Paris, Jouve, 1932.
- L’auteur, dans cet intéressant ouvrage, s’est proposé de nous donner l’image que les littérateurs français, depuis la fin du moyen âge, jusqu’à aujourd'hui, se sont fait des métiers, et des gens de métiers, artisans et ouvriers.
- Il sait d’ailleurs reconnaître que la place donnée aux gens de métiers dans les œuvres littéraires a toujours été très limitée. C’est contre quoi protestent aujourd’hui ceux qui veulent substituer à la culture bourgeoise une culture prolétarienne donnant au travail et‘aux travailleurs la première place dans celle échelle de valeurs.
- Sans prétendre se rattacher à ce mouvement sur lequel il y aurait d’ailleurs bien à dire, sans méconnaître son intérêt et sa valeur, Jean Bruyère nous déclare qu'il a voulu surtout « honorer le labeur anonyme des gens de métier».
- Il y a pleinement réussi, et l’on prendra plaisir à suivre avec lui, de François Villon à Pierre Hamp, le reflet du travail de la main des hommes dans l’œuvre des artisans de lettres. H. P.
- Karl Marre. — Die gerichtspsychologische Begutaçhtung von Autounfâllen und die Eignung zum Chauffeur. — In-8° de 64 pages, Leipzig, Hirschfeld, 1932.
- Dans ce petit guide des experts, juristes et policiers pour l’expertise psycho légale des accidents d’automobile et la détermination des aptitudes des chauffeurs, l’éminent maître de Wüurzburg a réuni les données essentielles sur un problème de jour en jour plus important, en citant tous les travaux utiles à consulter ; il a donné à la question des temps de réaction une place de premier plan. H. P.
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- Ce numéro est le dernier de l’année 1932. Nous serions heureux si nos abonnés, désireux de nous éviter des frais de recouvrement, voulaient nous adresser dès à présent le montant de leur abonnement pour 1933 en un chèque postal :
- PARIS G/G 1444-79
- ou par tout autre moyen à leur convenance
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- TABLE DES MATIÈRES
- tome: iv
- (1032)
- ARTICLES
- Fontègne (J.) : Essai de monographie de conseiller d’orientation professionnelle. — N° 2, p. 32.
- L'orientation professionnelle au Congrès international de renseignement technique. — N° 9, p. 217.
- Horinson (Mme S.) : Essai d’application de deux tests de sensibilité tactile. — N° 2, p. 25.
- Le rôle de la famille et de l’orienteur dans le choix d’une profession. — N " 10, p. 255.
- Lahy (M. -B.) : Le test des chiffres en désordre. — N° 4, p. 73.
- Larcher (M.) : Contribution à l’étude d’une classification de professions. — N” 6, p. 101.
- L orientation professionnelle. — N° 9, p. 224.
- L’orientation professionnelle vers les industries aéronautiques. — N* 10, p. 249.
- Laugier (H.) : Le rôle du médecin en O. P. au Congrès international de l’Enseignement technique. —. N° 9, p. 221.
- Massiot (P.) : Classification des professions dans le cadre de l’industrie des transports. — N° 6, p. 135.
- Monnin (J.) : Le travail die la viande dans l’industrie des conserves. — N ° 1, p. 6.
- Piéron (Henri) : La défense de la profession médicale et le point de vue rationnel de l’O. P. — N“ 4, p. 81.
- Quelques données sur un test pour l’épreuve de hauts niveaux d’intelligence. — N” 1, p. 1.
- Piéron (M”e Henri) : Essais en vue de l'établissement d’une fiche d’aptitude technique. — N“ 7, p. 161.
- Essais en vue die rétablissement d’une fiche d’aptitude technique (suite). — N° 8, p. 189.
- L’étalonnage d’un lest de classement de cartes. — N° 5, p. 101.
- Rieffel (M"‘*) : Goûts professionnels de la jeunesse ouvrière de l’U.R.S.S. — N* 3, p. 49.
- NOTES ET DOCUMENTS
- Accidents. — Fréquence des accidents oculaires graves et spécialisation du travail., — N° 3, p. 57.
- Acuité auditive. — La dissymétrie d’acuité auditive. —• N° 9, p. 230.
- Acuité visuelle. — Capacité ouvrière et acuité visuelle. - N" 1, p. 14.
- Age physique. — Recherches sur l’âge physique, action d’un exercice physique sur la pression artérielle par A.-B. Fessardi, A. Fessard, D. Kowarski et IL Laugier. — N° 5, p. 114 et n* 6, p. 147.
- Apprentissage. — L’âge d’entrée en apprentissage. - N" 2, p. 30.
- Arriérés. — Les établissements d’arriérés en France. — N° 4, p. 86.
- La proposition de loi Queuiïle pour l’organisation de l’éducation générale et professionnelle des arriérés. — N° 3, p. 60.
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- Choix de professions — La réalisation des choix spontanés de professions. — N" 8, p. 200.
- Chronique docimologique. — (Commission des examens de la Ligne pour l’éducation nouvelle). — N ' 8, p. 204.
- Un effort de rationalisation des examens. — N° 3, p. 65.
- Une enquête sur le certificat d’études. — N” 9, p. 237.
- Un exemple d’analyse statistique : La composition française à l’Ecole Polytechnique. — N° 4, p. 91.
- Comité de l’école à l’atelier. — Essai de contrôle de l’Orientation professionnelle. Enquête 1931. — N° 6, p. 143.
- Conseillers d’O. P. — Les aptitudes des conseillers en O. P. — N° 9, p. 227.
- Contre-indications professionnelles. — Les contre-indications médicales au Centre d’O. P. de Nantes en 1931. — N° 6, p. 152.
- Daltonisme. — Nouvelle statistique sur la fréquence, du Daltonisme. — N° 4, p. 85.
- Dépistage de la tuberculose. — L importance du dépistage de la tuberculose dans les professions de l’alimentation. — Les gaveurs de pigeons. — N* 5, p. 119.
- Docimologie. — Voir à Chronique docimologique.
- Ecole. — Conditions sociales et succès scolaire. — N° 6, p. 150.
- Ecole unique. — Ecole unique et l'orientation professionnelle. — N“ 6, p. 149.
- Ecole unique et sélection (Une circulaire du ministre de l’Education nationale). — N° 7, p. 164.
- L’école unique et la sélection. — N" 5, p. 120.
- Education nationale — Léon Brunschvicg et « l’éducation nationale ». — N* 7, p. 167.
- Effort. — Les caractéristiques individuelles dans le retour au rythme normal après l’accélération cardiaque de l’effort. — N" 7, p. 169.
- L’épreuve vasculaire d’effort. — N° 9, p. 230.
- Examen médical. — L’examen médical des téléphonistes. — N” 3, p. 59). (Voir aussi à Dépistage.)
- Fatigue. — Un indice pratique de la fatigabilité. — N" 8, p. 195.
- Gauchers. — Les gauchers et 10. P. — N" 2, p. 38.
- Goûts professionnels. - Les goûts des enfants de la région Nantaise. — N° 7, p. 168.
- Le problème de la stabilité des goûts professionnels chez les enfants. N° 1, p. 9. (Voir aussi à Choix de professions.)
- Inspection médicale scolaire. — L’organisation dans la Loire de l’Inspection médicale scolaire. — N" 5, p. 122.
- Maladies professionnelles. — Poussière d’amiante et silicatose professionnelle. — N" 2, p. 36.
- Monographie professionnelle. — La maroquinerie. - N" 1, p. 13.
- Orientation professionnelle. — Le chômage et l’orientation professionnelle. — N” 7, p. 170.
- Un grand précurseur de l’Orientation professionnelle : Jean-Jacques Rousseau. — N° 9, p. 228.
- Inspection psycho-pédagogique et O. P. — N” 3, p. 58.
- L’orientation professionnelle. — N° 8, p. 197.
- L’orientation professionnelle en Australie. — N° 10, p. 259.
- L’orientation professionnelle' dans l’enseignement secondaire — N° 6 p. 151.
- Les exigences d’une bonne orientation. — N” 10, p. 261.
- Les premiers essais d’O. P. — N° 6, p. 149.
- Professions libérales. — Le problème de l’encombrement des professions libérales officiellement posé en Espagne. — N° 8, p. 201.
- Rationalisation. — Le rendement ouvrier et la rationalisation - N* 1
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- Rendement ouvrier. — L'influence de l’inlérêt sur le rendement. — N" p. 168. (Voir aussi à Rahonalisalion).
- Sélection à l’école. — Voir à Ecole unique.
- Sélection des éducateurs. — Le sens pédagogique et la sélection éducateurs. — N“ 3, p. 63.
- Sexes. — L’influence sexuelle sur le poids et la taille. — N" 6, p. 152.
- Tempérament. — La prédisposition convulsive et le tempérament écoliers. — N° 2, p. 35.
- Temps de réaction. — La variation des temps de réaction avec l’âge. — N° 3, p. 62.
- Terminologie. — Quelques données pour l’unilication de la terminologie psychotechnique. — N° 5, p. 112.
- Tests d’intelligence. — Accords et désaccords entre réussne scolaire et lests d’intelligence. — N* 1, p. 10.
- L’aide apportée par 'es tests dans le choix du métier. — N“ iu, p. 262.
- Les tests di’inlelligenee pour les entants et les adultes. — N° 2, p. 37.
- Tests d’intelligence et réussite universitaire. — N" 4, p. 83.
- Usage de la psychotechnique. — Ln Suisse : contre un mauvais usage de la psychotechnique. — JM0 9, p. 227.
- QUELQUES DONNÉES INTÉRESSANT L’O. P. D’APRÈS LES ANALYSES DE L’ANNÉE PSYCHOLOGIQUE
- R. O. Beckman et M. Levine. — Selecting executives. An Evaluation ol Three Tests. — N° 4, p. 89.
- G. Ganuto- — Sulla prevenzione degli inlortuni per inezzo délia selezione degli opérai. — N° 4, p. 90.
- R. A. Mc Farland. — An experimental stiîdy ol the relationship betwen speed and mental ability. — N° 9, p. 234.
- Y. Frischeisen-Kôhler. — Untersuchungen an Schulzeugnissen von Zwil-, lingen. — N" 5, p. 126.
- A. Gemelli et A. Galli. — Tesli di selezione per operaie addette alla cer-nita dielle lane in una pettinatura. — N° 6, p. 153.
- M. Gourewitch et N. Ozeretzki. — Die konstitulionnellen Variationen der Psychomotorik und ihre Beziehung zum Kôrperbau. — N“ 4, p. 88.
- O. M. Hall. —- The Disagreeable Job. Selecting Workers who will not be
- annoyed. — N° 5, p. 125.
- E. B. Hurlock. — Suggestibility ol children. — N° 4, p. 89.
- P- Macewicz. — Quelques méthodes d’examen de l’exactitude du «coup d’œil». — N° 7, p. 171.
- G. Pfahler. — System der Typenlehren. Grundlegung einer pâdagogischen Typenlehre. — N“ 5, p. 123.
- Ralph Piddington. — Psychological Tests for Clérical Workers. — N° 5, p. 124.
- M. Ponzo. — Considerazioni sullo suiluppo c sul regresso di attitudini
- psichiche. — N* 8, p. 201.
- J. Spielrein. — La méthode de la désaulomatisation artificielle dans la recherche psychologique. — N° 5, p. 125.
- Struve. — Typische Abiaufsformen des Deuten bei 14-15 jàhrigen Schulkin-dern. — N” 5, p. 127.
- Th. Valentiner. — Ausserintellektuelle Einflüsse bei der Intelligenzprüfung — N“ 8, p. 203.
- P. E. .Vernon. — Tests of tempérament and personnality. — N° 4, p. 86.
- N. N. Voronoff. — Examen psychotechnique des élèves d’un cours pour
- la préparation des ouvriers du bâtiment à la section de Kiew de l’Institut central du travail. — N° 9, p. 231.
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- A. B. Zalkind. — Les caractères fondamentaux de Fàge de puberté. — N’ 9, p. 232.
- L’ORIENTATION PROFESSIONNELLE A L’ÉTRANGER
- Base pour la classification des professions suivanl leurs incompatibilités somatiques, par le Dr C. Soler y Dopff. — N° 1, p. 16.
- Les bases légales de l'Orientation professionnelle en Espagne. - N* 4, p. 84. Le contrôle de l’O. P. à l’Institut de Londres. — N* 2, p. 40.
- La crise économique et l’orientation professionnelle en Allemagne. — N" 5, p. 117.
- Enquête sur le travail par équipes. — N* 1, p. 17.
- Etablissements publics d’orientation professionnelle en Autriche. — N' 1, p. 13.
- La fiche médicale du Dr Soler y Dopff. — N* 7, p. 174.
- Indications et contre-indications à l’usage des orienteurs d’une école industrielle, par J. Vidoni. — N° 2, p. 4L
- Institut d’orientation et de sélection professionnelle de Madrid. Questionnaire de P. Marston, modifié. — N° 6, p. 154.
- L lnstilut de Riga. — N“ 6, p. 155.
- Les métiers du fer (U. R. S. S. et Pologne). — N" 9, p. 235. - N" 10, p. 270. L’orientation professionnelle à Prague. — N° 5, p. 117.
- A TRAVERS LES REVUES
- A travers les revues. — N° 1, p. 17 ; N° 2, p. 43 ; N0 3, p. 67 ; N ° 4, p. 93 ;
- N° 5, p. 128; N° 6, p. 156; N* 7, p. 175; N" 8, p. 205; N° 9, p. 242;
- N" 10, p. 273.
- INFORMATIONS
- INFORMATIONS. — N" 1, p. 19 ; N0' 2, p. 44 ; N° 3, p. 68 ; N" 4, p. 94;
- N” 5, p. 129; N° 6, p. 157; N" 7, p. 176; N* 8, p. 208; N° 9, p. 243;
- N° 10, p. 276.
- LA VIE DE L’INSTITUT NATIONAL D’ORIENTATION PROFESSIONNELLE. — N” I, p. 21 ; Na 7, p. 178 ; N° 8, p. 209 ; N" 10, p. 278. VIE DE L’AMICALE. - N" 2, p. 45; N“ 3, p. 69; N° 4, p. 97; N° 5, p. 130 ; N° 6, p. 158 ; N° 7, p. 179 ; N° 9, p. 244 ; N° 10, p. 279.
- LA VIE DES CENTRES D’O. P. — N' 1, p. 22 ; N“ 2, p. 45 ; N° 3, p. 69 ; N* 4, p. 97; N* 5, p. 131; N” 6, p. 158; N° 7, p. 180; N” 8, p. 216; N“ 9, p. 246; N° 10, p. 276.
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- Berthold C. Fiedl. — Les Idéals des Enfants. — N° 1, p. 24.
- Hartmann (H.), Pappenheim (M.) et Stransky (E.). — I. Internationale Tagung für angewandte Psychopathologie und Psychologie. — N° 3, p. 72.
- Piéron (H). — L’Année Psychologique. - N" 6, p. 159.
- Rawson (W.). — Education in a changing commonwealth. — N° 4, p. 100. Seguin (Edouard). — L’Education physiologique. — N” 1, p. 23.
- Silberer (Paul). — Arbeits Schulung. — N° 9, p. 247.
- Bruyère (Jean). — Histoire littéraire des gens de métier en France. N” 10,
- p. 280.
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- CENTRE DE RECHERCHES
- Laboratoire de Psychologie à la Sorbonne, 45, rue des Ecoles.
- Directeur : H. Piéron.
- Chef de service ; Mm* Henri Piéron.
- OFFICE DE DOCUMENTATION
- L’office est ouvert tous les jours de 3 heures à 6 heures (sauf le samedi), 41, rue Gay-Lussac.
- Les lettres et demandes de renseignements doivent être adressées à M"* L. Bourdel, licenciée ès-lettres, secrétaire-archiviste, 41, rue Gay-Lussac. Téléphone Danton 82.51.
- PERSONNEL ENSEIGNANT
- Physiologie. — Professeur : H. Laugier, professeur à la Faculté des Sciences et au Conservatoire des Arts et Métiers, directeur de Laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargé de conférences : M11* C. Veil, docteur ès sciences, assistante à la Faculté des Sciences de Paris.
- Pathologie. — A) Pathologie générale. — Professeur : D' Paul-Boncour, médecin-chef de l’Institut médico-pédagogique de Vitry, professeur à l’Ecole d’An-thropologie.
- B) Psychiatrie. — Professeur : Dr Heuyer, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris.
- Psychologie. — Professeur : H. Piéron, professeur au Collège de France et à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris.
- Chargés de conférences : M. A. Fessard, directeur adjoint de laboratoire à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; MmD A. Fessard, licenciée ès lettres ; Mlle Weinberg, chef de travaux à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes
- Pédologie. — Professeur : H. Wallon, docteur en médecine et docteur ès lettres, chargé de cours à la Sorbonne, directeur du Laboratoire de Psycho-biologie de l’Enfant, à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes.
- Chargés de conférences : Dr Jeudon, maître de conférences à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes ; M. Sainte-Lagüe, professeur agrégé de mathématiques ; M. G. Luquet, professeur agrégé de philosophie ; M. Pierre Abraham ; M. I. Meyerson, directeur adjoint à l’Ecole des Hautes-Etudes.
- Economie politique. — Professeur : M. Oualid, professeur à la Faculté de Droit de Paris. — Professeur suppléant : M. H. Noyelle, professeur à la Faculté de Droit de Caen
- Organisation de l’Orientation professionnelle et technique des métiers. — A) Organisation générale. — Professeur : M. J. Fontègne, inspecteur général de l’Enseignement technique, adjoint au directeur de l’Enseignement de la Seine.
- Chargés de conférences : MM. Luc, directeur-adjoint de l’Enseignement Te^n nique ; Lomont-, directeur général des Ateliers-Ecoles ; Auribault, inspecteur divisionnaire du du travail ; Mme Letellier, inspectrice du travail.
- Sélection professionnelle dans ses rapports avec l’Orientation. — Professeur : M. J.-M. Lahy, directeur du Laboratoire de Psychologie appliquée de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes.
- TR A VA UX PRA TIQ UES
- Directeur des stages : J. Fontègne.
- Chefs des travaux pratiques. — Psychologie : M. François
- Physiologie : M"* C. Veil.
- Technique des tests scolaires : M“! H*nri Piernn
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- Bulletin de l’Institut National d’Orientation Professionnelle
- (ÎO Wuméros par -A_xi)
- LES ABONNEMENTS PARTENT DU 1er JANVIER
- ABONNEMENT s
- Pour la France,.:.. 15 /r. | Pour VEtranger........ S5 fr.
- Prix du numéro : 3 francs
- Prière d’adresser le montant des abonnements au Compte Chèques postaux de l’Institut : Paris C/C 1444-791 Les Abonnés nouveaux recevront les numéros de l’année déjà parus au reçu de leur Abonnement.
- On peut se procurer, pour la France,
- la première année complète au prix de 20 francs, les deuxième et troisième années au prix de 18 francs-et les trois premières années au prix de 50 francs, au Secrétariat, 41, rue Gay-Lusasc, Paris (ve).
- Choix d’articles publiés au cours des trois premières années
- Pierre Abraham : Sur l'Orientation Professionnelle de la figure humaine (N° 5 et 6,T. II).
- A. Fessard : La validité des tests et méthodes statistiques (N° 2, 3, 4, 5, 6, 9, T. I. — N° I 3, 5, 6, T. II).
- A.-B. et A. Fessard : L’aptitude musicale et les tests de Seashore (N° 1 et 2, T. III,).
- M”,c A. Fessard : Une expérience de contrôle de la validité des tests professionnels (N° 6, T. I.
- A. Fessard, J. Monnin et H. Pieron : Quelques données sur les indépendances fonctionnelles révélées par les épreuves psychotechniques (N° 8, T. II ).
- J. Fontègne : Une visite aux Offices de Vienne et Munich (N“ 1 et 3, T. I).
- — L’O.P. au Congrès international de l’enseignement technique (N° 10, T. 111).
- M. François : Quelques remarques sur le Test de barrage (N° 8 et 9, T. II).
- H. Laugier: La Physiologie et l’Orientation professionnelle (N° 3, T. I).
- M. et Mrae Henri Piéron : Instructions pour l’emploi de lafiche psychologique d’O. P. (N° 7,T. I).
- Henri Piéron : Techniques simplifiées de laboratoire : Les temps le réaction ; le chro-noptôscope (N° 2, T. I. N° 3, T. III).
- — Orientation professionnelle et « Docimologie » (N° 6, T. I).
- Un projet de fiche psychopédagogique (N° 2, T. II).
- — Orientation professionnelle et organisation du travail en U.R.S.S. (N° 9. T. II).
- M",e H. Piéron : Les étalonnages de tests (N° 1, 2 et 3, T. I ; N° 1, 2 et 3, T. II).
- M"c D. Weinberg : La détermination du caractère en Orientation professionnelle (N° 5,T. I).
- M. Luc : L'importance économique de l’orientation professionnelle (N° 1, T. III).
- — Importance morale et sociale de l’orientation professionnelle (N° 6, T. III).
- Mlle J. Abramsoa-: Notes sur quelques visites à des laboratoires d’O. P. (N° 2 et 3, T. III)
- F. Louis Bertrand : Kinesthésie, dactylésie, et orientation professionnelle (N° 3, T. 111).
- Dr G. Paul-Boncour : Sur la formation professionnelle des épileptiques (N° 4, T. III).
- J.-M. Lahy : Etalonnage du test d’habileté mécanique de Stenquist (N" 5, T. III).
- H. Laugier et R. Bonnardel : Les aptitudes requises pour le personnel de la fabrication dans les usines de matières colorantes (N° 6, T. III).
- M^Mazé : Recherches sur la finesse des perception i chromatiques chez les écoliers (N° 10. T. III).
- Gérant : Paul Ario.
- Agen. — Imprimerie Moderne (Assoc. Coor. Ouv.), 43, rue Voltaire.
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